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Full text of "Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, 1656-1735, et de Jules Robert de Cotte, 1683-1767, conservés à la Bibliothèque nationale"

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J 




INVENTAIRE 



DES 



PAPIERS DE ROBERT DE COTTE 



ET DE 



JULES-ROBERT DE COTTE 



MAÇON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS. 



DOCUMENTS RELATIFS A L'HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE FRANÇAISE 



INVENTAIRE 

DES PAPIERS MANUSCRITS N 

DU CABINET DE 

ROBERT DE COTTE 

PREMIER ARCHITECTE DU ROI 
(1656-1735) 

ET DE 

JULES-ROBERT DE COTTE 

(1685-1767) 

CONSERVÉS A LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 
PAR 

Pierre MARCEL 




PARIS 
HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 

5, QUAI MALAQUAIS 
1906 



A Monsieur Henri BOUCHOT 



HOMMAGE DE RESPECTUEUSE SYMPATHIE 



Pierre MARCEL 



INTRODUCTION 



L'histoire de l'architecture en France n'est bien connue 
que jusqu'à la fin du xvi e siècle. Trop occupés à combattre 
la Renaissance au profit du Moyen Age, les historiens, les 
esthéticiens et les critiques du xix e siècle n'ont pas eu le 
temps d'étudier le xvn e et le xvm e siècle. Ils ont constaté la 
survivance de la tradition gréco-latine, et ils se sont désin- 
téressés des hommes et des œuvres. Ils ont été logiques 
avec eux-mêmes d'ailleurs : s'ils méprisaient les hommes de 
la Renaissance, ilsdevaient mépriser leurs successeurs. Aucune 
révolution, en effet, n'a profondément modifié l'art architectu- 
ral du xvi e siècle à nos jours; notre système constructif est 
encore celui de Philibert de L'Orme, et les ordres forment 
toujours le fondement de notre décoration. Les transforma- 
tions, dans le style, se sont produites lentement, par une 
évolution à peine sensible, et elles n'affectent guère que la 
distribution intérieure et le détail de la décoration. 

Un édifice bâti sous le règne de Louis XIV ne peut être 
confondu, cependant, avec une construction du xvi e siècle. 
Les architectes des deux époques partent des mêmes prin- 
cipes et, à ne considérer que leur idéal artistique, ils tendent 
au même but; mais les contemporains de Louis XIV 
adaptent les formes traditionnelles à des conditions de vie 
nouvelles. Ils sont directement, étroitement soumis au 



VIII INTRODUCTION 

souverain. Louis XIV entend faire participer à sa poli- 
tique et travailler à l'éclat de son règne toutes les activités 
sociales, y compris l'art; il n'aime que les hommes qui 
remplissent ce dessein ; il ne goûte que les œuvres qui 
proclament la majesté de sa personne ou l'étendue de son 
pouvoir. Son goût, son idéal — si l'on ose dire — s'im- 
posent aux nobles qui vivent autour de lui, de ses largesses; 
chacun, dans la mesure de son autorité et de ses moyens, 
s'efforce d'imiter le Maître ; la mode s'impose de vivre sans 
cesse en représentation; l'intimité, la vie familiale dispa- 
raissent; on cache son âme, on rougit de ses sentiments; 
on a honte d'aimer et de souffrir : une implacable impassi- 
bilité domine la vie quotidienne. La peinture et la sculpture 
traduisent alors le goût général dans des allégories 
ennuyeuses, et les architectes négligent, dans leurs plans, 
les appartements privés, pour les pièces d'apparat. Le palais 
ou l'hôtel sont essentiellement composés d'une enfilade de 
pièces de réception, sans destination précise, aboutissant 
toutes au salon d'honneur, plus grand, plus somptueuse- 
ment décoré que les autres salons, cadre admirable pour le 
roi, les jours d'audience, pour les grands, les soirs de récep- 
tion. Les appartements sont relégués dans les angles ; les 
pièces qui les composent sont généralement basses, souvent 
petites, et, pour les atteindre, il faut presque toujours tra- 
verser l'enfilade des salons : on y couche, on n'y habite pas. 
Mais un besoin d'intimité, d'autant plus vif qu'il est con- 
trarié, se manifeste soudain dans la société, au milieu de 
l'exaspération de majesté qui marque la fin du règne. Toute 
la jeune génération se révolte contre la rigueur du proto- 
cole, et elle trouve un chef dans la famille royale môme. 
En haine de M me de Maintenon et des légitimés, le duc de 
Chartres, bientôt duc d'Orléans, et plus tard Régent, combat 



INTRODUCTION IX 

tous les goûts du roi, son oncle. Sa politique se trouve être 
en harmonie avec les aspirations de ses contemporains, et 
il groupe autour de lui, au Palais-Royal, tous les jeunes 
seigneurs qui ne s'accommodent plus de l'étiquette suran- 
née. 

Nous avons essayé de montrer, ailleurs, que l'école de 
peinture traverse alors une des crises capitales de son his- 
toire : les peintres abandonnent les allégories pompeuses, 
les mythologies héroïques pour les anecdotes gracieuses et 
les mythologies galantes; aux tableaux d'histoire, ils substi- 
tuent les tableaux de genre. L'architecture évolue dans le 
môme sens ; les longues enfilades de salles de réception dis- 
paraissent des palais et des hôtels ; les architectes donnent 
tous leurs soins aux appartements privés : ils ménagent des 
jolis boudoirs intimes, des petits salons discrets; ils ima- 
ginent des escaliers dérobés ; au lieu de se surmarcher, 
îeurs pièces deviennent indépendantes, et donnent toutes 
sur un couloir central. 

L'évolution de l'architecture, au début du xvm e siècle, a 
été signalée beaucoup plus tôt que celle de la peinture. Les 
tableaux sont trop abondants alors, et trop inégaux, pour 
permettre une analyse rapide ; les constructions sont assez 
rares, au contraire, pour que la différence de distribution 
soit sensible de l'une à l'autre. Dès 1765, Patte écrit dans 
ses Monuments érigés en France à la gloire de Louis XV : « A 
l'exemple des bâtiments antiques et de ceux de l'Italie, que 
« l'on prenoit pour modèles, les intérieurs étoient vastes et 
« sans commodité (au xvn e siècle). Cétoient des salons à 
« double étage, de spacieuses salles de compagnie, des 
« salles de festin immenses, des galeries à perte de vue, des 
« escaliers d'une grandeur extraordinaire ; toutes ces pièces 
« étoient placées sans dégagement au bout les unes des 



X INTRODUCTION 

« autres; on étoitlogé uniquement pour représenter, et l'on 
« ignoroit l'art de se loger commodément et pour soi. 
« Toutes ces distributions agréables que l'on admire aujour- 
« d'hui dans nos hôtels modernes, qui dégagent les appar- 
« tements avec tant d'art, ces escaliers dérobés, toutes ces 
« commodités recherchées qui rendent le service des domes- 
« tiques si aisé, et qui font de nos demeures des séjours 
« délicieux et enchantés, n'ont été inventées que de nos 
« jours; ce fut au Palais-Bourbon, en 1722, qu'on en fit le 
« premier essai, qui a été imité, depuis, en tant de 
« manières '. » 

La décoration traditionnelle ne convient plus à cette dis- 
tribution nouvelle. On n'imagine pas, dans les boudoirs 
galants et dans les salons intimes, les allégories héroïques 
peintes jadis aux plafonds, et les bas-reliefs massifs, sculptés 
aux cheminées des galeries. Les arabesques pompeuses, 
qui formaient un cadre parfait aux contemporains de 
Louis XIV, écraseraient les hommes de la Régence ; les 
guirlandes légères, les palmettes délicates, les rinceaux élé- 
gants qui courent autour de bois joliment amenuisés et 
dorés, ou de glaces, les remplacent bientôt 2 : « Ce change- 
« ment dans nos intérieurs, écrit Patte, fit aussi substituer 
« à la gravité des ornements dont on les surchargeoit, toutes 
« sortes de décorations de menuiserie, légères, pleines de 
« goût, variées de mille façons diverses... On supprima les 
« solives apparentes des planchers et on les revêtit de ces 

1. Texte publié dans Dussieux, Les Artistes français à V étranger, 3e édition, 1876, 
in-8, p. 118. 

2. Si profonde que soit la transformation qui s'accomplit alors, elle n'affecte, 
remarquons-le bien, ni l'appareil constructif, ni la forme des façades, ni la décora- 
tion extérieure essentielle. Le système constructif reste fondé sur la stabilité 
inerte ; les proportions des façades sont toujours simples ; les ordres forment 
encore le fondement de la décoration. 



INTRODUCTION XI 

« plafonds qui donnent tant de grâce aux appartements et 
« que l'on décore de frises et de toutes sortes d'ornements 
« agréables ; au lieu de ces tableaux et de ces énormes 
« bas-reliefs que l'on plaçoit sur les cheminées, on les a 
« décorées de glaces, qui, par leur répétition avec celles 
« qu'on leur oppose, forment des tableaux mouvants qui 
« grandissent et animent les appartements, et leur donnent 
« un air de gaieté et de magnificence qu'ils n'avoient pas \ » 

Patte n'est pas le seul critique du xvm e siècle à signaler 
la décoration nouvelle qu'imaginent les architectes, mais il 
est le seul, peut-être, à la comprendre et à l'aimer. Tous les 
autres, qui proscrivent cependant les demeures incom- 
modes de l'âge précédent, protestent contre les transforma- 
tions normales, nécessaires, que la distribution nouvelle 
impose à la décoration. Ainsi Caylus, dans son Eloge de 
Watteau prononcé à l'Académie, déplore que les arabesques, 
mises à la mode par Claude Audran, aient « fait détruire les 
« plafonds des appartements que les plus habiles peintres 
« avaient exécutés » et « que ce changement de mode, 
« auquel les ornements de plâtre ont succédé..., prive 
« encore tous les jours (les peintres) d'une occupation qui 
« [leur] permettoit d'emploïer leur talent dans le grand et 
« dans l'héroïque 2 » Et La Font de Saint-Yenne attribue ce 
qu'il appelle, et ce qu'il croit sincèrement être, la décadence 
de la peinture, à la mode des glaces et des vernis que tous 
les artistes ont adoptée 3 . 

Ce sont les successeurs directs de Jules-Hardouin Man- 
sart : Boffrand, Oppenordt, Leroux, Dorbay, Lassurance 

i. Texte publié dans Dussieux, Les Artistes français à l'étranger, 1876, p. 118. 

2. Ed. de Goncourt, L'Art du XVIII e siècle, première série, p. 23. 

3. La Font de Saint-Yenne, Réflexions sur quelques causes de l'état présent de la 
peinture en France, éd. de 1752, Paris, in-12, p. 200-201. 



XII INTRODUCTION 

père, Robert de Cotte, etc., qui condamnent la distribution 
et la décoration traditionnelles des édifices civils, et qui 
réalisent ce qu'on peut appeler le « style Régence », à con- 
dition de donner à ce terme un sens extrêmement large. 
Dans cette pléiade d'artistes, Robert de Cotte tient la pre- 
mière place. 

Robert de Cotte est mieux connu que beaucoup de ses 
contemporains, quoique ni l'histoire de sa vie, ni celle de 
ses œuvres n'aient été sérieusement étudiées. Il descendait 
d'une famille d'architectes. Son grand-père était Frémin de 
Cotte, ingénieur au siège de La Rochelle et auteur d'un 
ouvrage : Explication briève et facile des cinq ordres d'architec- 
ture, dédié à Antoine de Mesmes. Les actes d'état civil de son 
père n'ont pas été retrouvés, mais Jal croit pouvoir affirmer 
— et avec raison, semble-t-il — que ce père était Charles de 
Cotte, architecte également, dont plusieurs actes men- 
tionnent le nom. Charles de Cotte eut un autre fils que 
Robert, Louis, admis à l'Académie d'architecture le 15 avril 
1725, et mort en 1742 : Louis ne paraît pas avoir tenu une 
bien grande place dans la vie de son frère. 

Robert de Cotte naquit vers 1656. Les jeunes artistes 
s'instruisaient encore volontiers dans l'atelier paternel au 
milieu du xvn e siècle : Charles enseigna les premiers 
principes à son fils. Mais il eut le double mérite de dis- 
cerner les dispositions heureuses du jeune homme et de 
reconnaître son incapacité à les développer; aussi confia- 
t-il à Jules-Hardouin Mansart une éducation qu'il redoutait 
de ne pouvoir mener à bonne fin. Mansart était de dix ans 
à peine plus âgé que son élève, et ne portait pas encore le 
titre de Premier Architecte du Roi, (il ne l'obtiendra qu'en 
1686), mais il occupait déjà une situation importante. 
Louis XIV l'avait remarqué comme il travaillait à l'hôtel de 



INTRODUCTION XIII 

Vendôme, sous les ordres de Libéral Bruand, et, dès 1672, 
il l'avait chargé de grandes constructions. De Cotte s'occupa 
d'abord obscurément sous les ordres de Mansart. Il ne semble 
pas avoir bâti sur ses propres plans avant 1681, date où il 
construisit l'église de Saint-Germain. Sa carrière officielle 
commence en 1685 ; les Comptes des Bâtiments le nomment, 
cette année-là, architecte du roi, avec un traitement de 
2.400 1. Il portera ce titre pendant quinze ans, quinze ans 
d'apprentissage, semble-t-il, où ses œuvres personnelles sont 
encore rares. Mais, en 1700, il est spécialement chargé de la 
conduite du bureau des dessins, et il cumule les charges 
d'architecte et contrôleur de Paris, avec une pension de 
9.000 1., et d'intendant et ordonnateur général des Bâtiments, 
au traitement de 4.500 1. En 1702, il reçoit des lettres de 
noblesse. Il est donc, dès cette époque, un des premiers 
dans sa profession, car le roi n'ennoblit que les hommes 
auxquels il réserve une place auprès de lui. En 1708, enfin, 
à la mort de Mansart, il hérite du poste de Premier Archi- 
tecte, avec un traitement supérieur à 25.000 1. Cette carrière 
heureuse dans les Bâtiments se double naturellement d'une 
carrière académique brillante. Dès 1687, de Cotte est direc- 
teur de l'Académie d'architecture; le 7 mars 1699, l'Acadé- 
mie de peinture et de sculpture le reçoit au titre de conseil- 
ler amateur, et le 30 juin 1704, elle le choisit comme vice- 
protecteur. 

L'artisan de cette fortune rapide est évidemment Jules- 
Hardouin Mansart. De Cotte a trop peu construit encore 
en 1708 pour que ses œuvres personnelles aient assuré son 
succès. Il a presque uniquement travaillé sous les ordres de 
Mansart, dont il est l'adjoint officiel, dont il interprète les 
plans, et qu'il décharge des soucis d'exécution. C'est ainsi 
qu'il a conduit pour son maître les travaux de l'église des 



XIV INTRODUCTION 

Invalides et de la chapelle de Versailles, qu'il a surveillé l'exé- 
cution d'un premier projet du Vœu de Louis XIII à Notre- 
Dame et qu'il a fait le voyage de Lyon pour mettre au point 
les dessins de la place Louis-le-Grand... Implacable pour ses 
ennemis, Mansart est au contraire très fidèle à ses amis. S'il 
poursuit longtemps de son inimitié Noël Coypel, dont la 
renommée, presque rivale de la sienne, inquiète son orgueil, 
Louis Dorigny, dont le père s'est moqué jadis de François 
Mansart, et Joseph Parrocel, qui l'a fait arrêter un jour, par 
des exempts, en plein Versailles, il protège avec une sin- 
gulière constance le peintre Charles de La Fosse, il lui 
donne un appartement dans son hôtel, et tente — en vain 
d'ailleurs — de lui confier la décoration complète de l'église 
des Invalides et de la chapelle de Versailles. L'amitié qu'il 
porte à Robert de Cotte est aussi vive et plus efficace. Il 
assure à son élève une carrière brillante, et le fait entrer dans 
sa famille en lui donnant en mariage Catherine Bodin, sœur 
d'Anne Bodin, sa propre femme. 

Les relations de Jules-Hardouin Mansart et de Robert de 
Cotte ne sont pas connues en détail ; mais on devine aisé- 
ment les qualités — et les défauts — de l'élève qui durent 
séduire le maître. Si de Cotte n'a fait preuve, dans aucune 
de ses constructions, du génie qu'en dépit de Saint-Simon 
il faut bien reconnaître à Mansart, il a souvent fait œuvre 
d'artiste agréable, et toujours de praticien expert : « Il était 
« doué, dit d'Argenville, d'une imagination facile, vive, et 
« réglée par un jugement sain et un travail assidu... On 
« trouverait dans ses ouvrages l'élégance jointe à l'exacti- 
« tude des règles dont les anciens nous ont laissé des 
« modèles "... » De plus, ses qualités d'homme étaient très 

i. D'Argenville, Vie des fameux architectes, 1787, in-8, p. 417-418. 



INTRODUCTION XV 

séduisantes : dans son portrait, par Rigaud, ses traits sont 
fins, son regard intelligent et clair, son geste élégant, son 
costume très seyant. Beau causeur, il avait la répartie 
prompte et adroite : il se concilia l'amitié des plus grands 
seigneurs, qui le traitaient sur un pied d'égalité. Enfin il 
était fort audacieux et — ce qui dut surtout charmer Man- 
sart, spéculateur avisé, — fort adroit en affaires : il achetait 
sans cesse des terrains, faisait bâtir et revendait 1 . Plusieurs 
de ses spéculations nous sont connues en détail. 

Les constructions originales de Robert de Cotte, presque 
toutes postérieures à la mort de Mansart, sont très nom- 
breuses. En combinant les renseignements donnés par 
Lance et par Bauchal dans leurs dictionnaires des archi- 
tectes français, et par M. Charles Lucas dans son article 
de la Grande Encyclopédie sur R. de Cotte, on en dresse une 
liste à peu près complète. On remarque d'abord — en con- 
sultant cette liste — que de Cotte a fort peu travaillé pour 
Louis XIV et pour Louis XV, quoiqu'il ait porté le titre de 
Premier Architecte pendant vingt-sept ans. Les Bâtiments 
royaux ne furent pas très actifs de son vivant : le duc d'An- 
tin s'en désintéressait, et les fonds manquaient souvent 
même pour entretenir les palais. A défaut d'édifices officiels, 
de Cotte construisit à Paris plusieurs hôtels pour des par- 
ticuliers, l'hôtel d'Estrée, rue de Grenelle-Saint-Germain, par 
exemple, l'hôtel de Lude, rue du Bac, l'hôtel de Meulan, près 
des Capucines, et l'hôtel de Bourbon-Condé, plus tard hôtel 
du Maine, qui réalise si parfaitement la distribution nouvelle 
qu'il sert encore aujourd'hui de type du style Régence. 

i. Nous connaissons plusieurs des maisons qu'il posséda dans Paris et qu'il 
n'habita certainement jamais. Voy. Lefeuve, passim. Une de ses spéculations a 
été contée en détail par M. Ponsonhaile, La Maison de R. de Cotte, Réunions des 
Sociétés des Beaux-Arts des départements, 1901, p. 508. 



XVI INTRODUCTION 

Mais c'est en province et à l'étranger, surtout, que de Cotte 
travailla activement. En province, il dessina des plans pour 
trois évêchés, Châlons, Verdun, Strasbourg. A Orléans, il 
travailla à la reconstruction de la cathédrale et rebâtit 
l'église Bonne-Nouvelle. Le marquis de Grammont l'em- 
ploya à son château de Besançon, l'évêque de Metz à Fres- 
cati, la municipalité de Lyon à la décoration de la place 

Bellecour A l'étranger, ses titres officiels lui donnaient 

une grande autorité auprès des souverains, des seigneurs 
et des prélats qui faisaient bâtir, et qui, en Allemagne, en 
Espagne, en Italie même, recherchaient presque tous des 
architectes français au début du xvm e siècle. L'électeur de 
Cologne lui confia la direction effective des travaux du 
palais de Bonn et lui demanda des plans pour ses maisons 
de Brûhl, de Poppelsdorf, de Godesberg, et pour le sémi- 
naire archiépiscopal de Cologne. Le prince de La Tour et 
Taxis, l'électeur de Bavière, le comte de Zinzendorf peut-être, 
l'occupèrent également. Il travailla pour le palais royal, pour 
le Buen Retiro de Madrid, et Victor-Amédée II de Savoie lui 
soumit les plans de reconstruction du château de la Vénerie, 
et de restauration du château de Rivoli. 

Plusieurs de ces œuvres — peu relativement — ont été 
étudiées, mais l'histoire de Robert de Cotte lui-même a 
rarement profité des monographies qui ont été consacrées à 
ses travaux, aussi la vie de l'architecte, sauf sa vie officielle, 
est très mal connue. Nous avons, au contraire, quelques 
détails précis sur sa mort. Un acte de décès, publié par 
M. Herluison \ nous apprend qu'il mourut le 14 juillet 1735, 
à Passy, et qu'il fut enterré, le 16 juillet, dans une chapelle 
de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. Ses deux fils, Jules- 

1. H. Herluison, Actes d'état civil d'artistes français, Orléans, 1873, iri-8, p. 89. 



INTRODUCTION XVII 

Robert et Jean-Armand, et son petit-fils, Julien-François de 
Cotte, assistèrent aux obsèques, et signèrent sur le registre de 
la paroisse. Les Extraits du Journal desreligieux Barnabites des- 
servant ïéglise de Passy 1 nous indiquent, de plus, que les 
moines veillèrent le corps, nuit et jour, dans l'espoir d'une 
gratification, et qu'ils le transportèrent eux-mêmes à Saint- 
Germain-l'Auxerrois, le 16 juillet, à huit heures du soir. 

Des parents qui signèrent aux obsèques, retenons seule- 
ment ici Jules-Robert de Cotte, qui suivit la tradition fami- 
liale et se consacra à l'architecture \ Contrôleur des Bâti- 
ments du roi d'abord, et, à ce titre, directeur des Gobelins, 
Jules-Robert fut nommé, le 25 janvier 17 10, conseiller ama- 
teur de l'Académie de peinture. En 171 1, il entra à l'Aca- 
démie d'architecture, et, à la mort de son père, prit le titre 
d'intendant général des Bâtiments du roi. Il fut aussi direc- 
teur des Monnaies et Médailles. D'Argenville juge très 
sévèrement son œuvre : « Il présida à l'exécution des plans 
« du Château d'eau, du portail de la Charité et de celui de 
« Saint-Roch, dit-il. Sans doute que si notre architecte 
« (Robert de Cotte le père) eut lui-même conduit ces 
« ouvrages, on ne verroit pas, dans le premier, l'ordre 
« dorique associé avec le rustique; dans le second, des pro- 

1. Publiés dans le Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, t. 1 (1892 
94), p. 194. 

2. On possède quelques renseignements sur la descendance de R. de Cotte. Son 
second fils, Jean-Armand, fut prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine de l'église 
de Paris, abbé des abbayes de Saint-Seurin et de Lonlay, et grand vicaire de l'évê- 
ché de Verdun. Une fille de R. de Cotte épousa le procureur général Gilbert des 
Voisins. — Jules-Robert eut au moins deux enfants : un fils, Julien-François, et 
une fille, Catherine-Suzanne, qui épousa Etienne Le Peletier. Le président de Cotte 
était-il de la famille de l'architecte ? En tous cas, il s'intéressait à l'architecture 
puisque Natoire écrit à Antoine Duchêne : « Vous pourrez voir chez M. de Cotte, 
le président, les derniers volumes de Piranèse où il a traité la manière dont con- 
struisaient les anciens Romains. » Archives de l'Art français, t. II, p. 298 : Corres- 
pondance de Natoire avec Duchêne. 

Inventaire de R. de Cette. b 



XVIII INTRODUCTION 

« portions altérées, une ordonnance négligée et des orne- 
ce ments contraires au caractère de la chose; dans le troi- 
« sième enfin, un ordre dorique employé avec tant de 
« négligence que sans les ornements de son entablement on 
« le prendrait pour un ordre corinthien, et un corinthien 
« aussi pauvre que mal exécuté, le tout accompagné d'or- 
« nements mesquins et d'une distribution peu heureuse '. » 
Jules-Robert de Cotte paraît avoir été, en effet, un très 
médiocre artiste. Il n'imagina aucune œuvre originale et 
compromit les constructions auxquelles il collabora. S'il 
n'avait occupé, grâce au crédit de son père, des charges 
officielles importantes, son nom serait sans doute tout à 
fait oublié. 

Puisque Robert de Cotte est un des apôtres de la distri- 
bution nouvelle des appartements au début du xvm e siècle, 
et qu'il contribua grandement aussi au rajeunissement de la 
décoration, en mettant les glaces à la mode dans les salons 
et dans les boudoirs 2 , une étude approfondie de sa vie et 
de son œuvre apportera certainement une contribution 
importante à l'histoire de l'architecture française. Un des 
éléments essentiels de cette étude sera la mise en œuvre 
méthodique, la consultation minutieuse des Papiers du 
cabinet de l'architecte conservés à la Bibliothèque natio- 
nale, et dont nous donnons ici l'inventaire. 

Ce fonds précieux a été acheté, en 1811, par l'Etat, à la 
famille de Cotte, non à la mort de Jules-Robert, comme le 
croyait Duplessis 3 — Jules-Robert était mort depuis, en 1 767, 

1. D'Argenville, Vie des fameux architectes, 1787, in-8, p. 419. 

2. D'Argenville et Patte lui attribuent tous deux cette innovation. 

3. Ga\ette des Beaux-Arts, 1™ partie, t. VII, p. 140. G. Duplessis, Le Cabinet du 
roi, son origine et ses dévelobpements successifs. 



INTRODUCTION XIX 

— mais, sans doute, à celle de son fils Julien-François. Il 
est composé de documents manuscrits, de quelques pièces 
imprimées, de plans et de croquis \ L'ensemble fut d'abord 
attribué au Cabinet des Estampes, mais le respect des fonds 
n'était pas la première vertu des bibliothécaires au début du 
xix e siècle, et, dès 1815, la collection fut dispersée. Tandis 
qu'une partie des manuscrits — la plus importante — res- 
tait avec les dessins et les plans au Cabinet des Estampes, 
l'autre était envoyée au département des Manuscrits, et un 
certain nombre d'imprimés passait au département des 
Imprimés. Cette distribution, absolument arbitraire en 
apparence, sembla sans doute rigoureusement logique aux 
bibliothécaires et aux archivistes contemporains. En prin- 
cipe, dans leur pensée, les plans et les croquis seuls devaient 
rester au Cabinet des Estampes, tandis que tous les manu- 
scrits et tous les imprimés entreraient dans leurs départe- 
ments normaux. Mais ils prirent la peine de parcourir les 
documents, et s'aperçurent que presque tous les plans 
devenaient incompréhensibles si on les séparait des manu- 
scrits annexes, et que bien des manuscrits étaient avant tout 
des commentaires des plans. Ils se résignèrent alors à laisser 
aux Estampes les papiers, manuscrits ou imprimés, qui 
parurent utiles à l'explication des plans. Malheureusement 
leur lecture avait été hâtive, leur choix fut arbitraire; ils 
commirent de grosses erreurs et séparèrent des pièces qui 
se complétaient : une partie des papiers relatifs à l'évêché 
de Verdun, par exemple, resta au Cabinet des Estampes, 
l'autre passa aux Manuscrits. 

Non contents de disperser les documents d'archives, ils 
éparpillèrent encore les croquis et les plans. S'ils firent grâce 

1 . On y trouve aussi de très rares estampes. 



XX INTRODUCTION 

à quelques recueils tels que le Dôme des Invalides, les Eglises 
d'Italie, le Buen Retiro de Bonn, etc., dont l'intérêt cependant 
eût dû les mettre en garde contre les fautes qu'ils allaient 
commettre, ils classèrent la plupart des pièces dans la collec- 
tion Topographie, où il est souvent difficile, parfois impos- 
sible, de les retrouver. 

Voici comment se répartissent actuellement les papiers 
du fonds de Cotte à la Bibliothèque nationale. Le Cabinet 
des Estampes possède six cartons de manuscrits, petit in- 
folio, reliés en rouge, portés au catalogue sous le titre : 
Devis, mémoires, etc., relatifs aux travaux de R. de Cotte, et 
cotés : Hd 135 à Hd 135e ; les recueils de plans et de dessins 
suivants : Architecture (Ha 18, in-folio), Architecture du palais 
de Bonn (Ha 19, in-folio), Buen Retira (Ha 20, cart. max.), 
Dôme des Invalides (Hc 14 et Hc 14a, 2 vol. cart. max.), 
Églises d'Italie (Vf 7 in-folio), Etudes et dessins d'architecture 
(Hd 11, in-folio); enfin des centaines de plans et de croquis 
répartis dans la Topographie 1 . Au département des Manu- 
scrits, on trouve d'abord deux recueils reliés, in-folio, 
(fr. 7801 et 9447), exclusivement composés de papiers 
divers provenant du fonds de Cotte, puis deux petits carnets 
in-8 (fr. 14663-14664), consacrés au voyage d'Italie accom- 
pli par l'architecte 2 . Enfin, nous avons retrouvé tout récem- 
ment aux archives de l'Administration de la Bibliothèque, 
deux petits in-folio consacrés à l'hôtel de Xevers et à la 
Bibliothèque royale, conservés jusqu'en 1862 au Cabinet 
des Estampes, et qui n'étaient plus portés sur aucun inventaire. 



1. Quelques pièces manuscrites ont été classées également dans la Topographie, 
parce qu'elles commentaient très exactement un plan, ou parce qu'elles étaient 
écrites sur la feuille même d'un plan. 

2. La lettre de R. de Cotte, conservée aux Manuscrits dans le recueil du fonds 
français n° 3291, n'est pas entrée à la Bibliothèque avec les papiers de R. de Cotte. 



INTRODUCTION XXI 

Les papiers remis aux Imprimés en 1815 sont les moins 
importants de la collection : ils font presque toujours 
double emploi avec des pièces conservées dans d'autres 
séries de la Bibliothèque. 

Tous les plans, croquis et groupes de papiers manuscrits ou 
imprimés du cabinet de Cotte ont été inventoriés — avant 
leur entrée à la Bibliothèque, sans doute, — dans un registre 
petit in-folio, relié en vélin blanc : Inventaire manuscrit des 
papiers et dessins de R. de Cotte, que l'on peut consulter au 
Cabinet des Estampes (Ye 36). C'est ce répertoire, si som- 
maire soit-il pour les manuscrits, qui a permis à quelques 
chercheurs de mettre le fonds à contribution, au xix e siècle. 
Chaque pièce — ou groupe de pièces, — y est accom- 
pagnée de deux numéros, l'un à l'encre noire, l'autre 
à l'encre rouge. Le premier n'a plus aucune valeur : il se réfé- 
rait à un classement des papiers en trente-six portefeuilles, 
antérieur à 181 1 ; le second, au contraire, est très important. 
Reporté sur les plans, sur les croquis sur la première feuille, 
au moins, de toutes les liasses de documents manuscrits ou 
imprimés, il signe toutes les pièces de la Bibliothèque 
Nationale provenant du cabinet de R. de Cotte. C'est grâce 
à lui que les plans dispersés dans la Topographie peuvent 
être souvent encore identifiés. 

Les érudits du xix e siècle n'ont tiré en réalité qu'un assez 
médiocre profit des papiers de Robert de Cotte. Duplessis 
cependant signalait déjà l'intérêt de la collection dans 
un article sur le Cabinet des Estampes ', et Destailleur, 
quelques années plus tard, l'analysait dans ses Notices sur 
quelques artistes français 2 . Destailleur a donné un premier 



1. Galette des Beaux- Arts, i r e partie, t. VII, p. 140. 

2. Destailleur, Notices sur quelques artistes français, Paris, 1863, in-8, p. 2i2etsuiv. 



XXII INTRODUCTION 

essai d'inventaire que je tiens à signaler ici. Il énumère les 
principales liasses de manuscrits conservées aux Estampes 
dans les cartons Hd 135 à Hd 1 35e ; il analyse les princi- 
paux recueils de plans ; c'est grâce à ses indications que nous 
avons pu retrouver les papiers relatifs à l'hôtel de Nevers 
dont nous parlions tout à l'heure ; mais il ignore, ou il 
néglige, tous les papiers conservés au Cabinet des Manu- 
scrits. 

De tous les érudits français du xix e siècle, c'est Dussieux 
qui a tiré le parti le plus intelligent des papiers de Robert 
de Cotte. Il a très exactement déterminé, d'après eux, la 
place de l'architecte parmi ses contemporains et l'impor- 
tance de ses travaux à l'étranger ' ; mais il n'a consulté, 
semble-t-il, comme Destailleur, que le fonds du Cabinet 
des Estampes. Louis Paris, au contraire, n'a connu que les 
documents des Manuscrits; il en a publié plusieurs; mais, 
faute d'avoir étudié la collection complète, il a commis 
quelques erreurs que nous relèverons en note, chemin fai- 
sant. Dans ces dernières années, plusieurs chercheurs ont 
mis à contribution les papiers de R. de Cotte pour l'étude 
particulière de différents édifices : M. Abel Lefranc en a fait 
état dans son Histoire du Collège de France, M. Henry Jouin 
dans son Coysevox, M. Gustave Brière dans son étude sur le 
Mausolée du Maréchal d'Harcourt (Revue d'histoire moderne 
et contemporaine, année 1899, p. 169 et suiv.), M. Pon- 
sonhaile dans son article sur La Maison de Robert de Cotte 
(Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, 
1901, p. 508). Et ce ne sont là ni tous les érudits, ni toutes 
les monographies qu'il faudrait citer pour être complet. Je 
signalerai seulement encore l'excellente étude d'un écrivain 

1. Dussieux, Les Artistes français à l'étranger, 3 e éd., 1876, p. 116 et suiv. 



INTRODUCTION XXIII 

allemand, M. Renard, intitulée : Die Bautcn der Kurfursten 
Joseph Clemens und Clemens August von Kôln, publiée, en 
1896, dans les Jahrbùchem des Vereins von Alterthumsfreunden 
im Rbeinland (Bonn). Ce travail est essentiellement une 
mise en œuvre du fonds de Cotte. Son auteur a mieux 
compris que la plupart des érudits français la valeur des 
papiers de l'architecte et le parti qu'on en pouvait tirer. 
Presque toujours, les documents de la Bibliothèque natio- 
nale doivent être complétés par des pièces empruntées à 
d'autres collections. C'est ainsi que M. Renard a trouvé 
aux archives de Dûsseldorf plusieurs manuscrits apparte- 
nant à la même série que les lettres, les devis et les rap- 
ports du Cabinet des Estampes relatifs aux travaux exécu- 
tés pour l'électeur de Cologne, Joseph-Clément. 

Les papiers de la Bibliothèque nationale ne fourniraient 
pas tous les éléments nécessaires à une histoire de Robert de 
Cotte et de son œuvre. L'architecte ne conservait pas métho- 
diquement tous ses dossiers; nous possédons même rare- 
ment des séries complètes : les lettres de l'évêque de Châ- 
lons qui nous restent, par exemple, étaient certainement 
précédées d'une correspondance déjà longue; de plus, nous 
n'avons guère que des rapports, des devis et des lettres 
adressés à de Cotte. Les papiers émanant directement de lui 
ne sont pas tous définitivement perdus d'ailleurs : on en 
retrouverait un grand nombre en dépouillant minutieuse- 
ment les principaux dépôts d'archives de France et de l'étran- 
ger : les Archives nationales, les Archives de Verdun, de 
Francfort et de Dûsseldorf, entre autres, en possèdent. Seuls, 
les édifices construits à Paris, pour des particuliers, risquent 
d'être toujours mal connus. De Cotte surveillait lui-même 
ses chantiers de Paris, il n'échangeait pas à leur sujet de 
correspondance avec les conducteurs, les entrepreneurs ou 



XXIV INTRODUCTION 

les clients; il ne gardait pas même, le plus souvent, un 
double de leurs plans. 

Cependant les documents acquis par l'État, en 1811, sont 
extrêmement précieux : on y recueille une somme importante 
de renseignements très divers. Les carnets de notes (Ms. fr. 
14663-14664) nous apprennent, par exemple, que Robert de 
Cotte fit le voyage d'Italie, en 1690 probablement. L'archi- 
tecte visita religieusement tous les monuments, et, selon la 
vieille tradition, il les mesura. D'ailleurs, pas un souvenir 
pittoresque dans les notes qu'il rapporte, pas une exclama- 
tion d'enthousiasme, pas un témoignage d'admiration fer- 
vente ! On garde, après avoir lu ses petites pages couvertes 
d'une écriture serrée, l'impression qu'il accomplit sage- 
ment un exercice scolaire, mais qu'il n'a pas ardemment 
désiré voir l'Italie et qu'il ne subit pas le charme de Florence 
et de Rome. 

Les historiens de Paris tireront un grand profit des manu- 
scrits relatifs aux égouts et aux canaux de la capitale dont 
l'histoire est encore assez obscure. On sait qu'avant les grands 
travaux qui assainirent Paris au milieu du xvm e siècle, bien 
des projets furent proposés à la municipalité, mais on n'en 
sait pas davantage. Plusieurs de ces plans furent élaborés 
entre 1708 et 1735. De Cotte, qui connaissait de tous les 
travaux de voirie comme Premier Architecte du roi, dut les 
étudier; il ne les fit pas exécuter, faute d'argent, peut-être, 
mais il en garda le texte dans ses portefeuilles. 

Presque toujours incomplets, les documents relatifs à des 
monuments construits par l'architecte, en province ou à 
l'étranger, permettent cependant de rétablir, le plus sou- 
vent, l'histoire des édifices ; ils nous apprennent aussi com- 
ment un architecte parisien procédait, au début du 
xvm e siècle, pour travailler au loin. Parfois, quand le client 



INTRODUCTION XXV 

était un personnage, le bâtiment considérable et la distance 
pas trop longue, de Cotte allait sur les lieux visiter le ter- 
rain avant de se mettre à l'œuvre. Le plus souvent, il se 
faisait envoyer un relevé exact de l'emplacement à bâtir, 
dessinait ses projets et les soumettait au client avec lequel 
il correspondait toujours directement. Les plans définitive- 
ment adoptés, il envoyait sur place un de ses élèves pour 
surveiller les entrepreneurs et régler les difficultés d'exécu- 
tion inattendues : c'est ainsi qu'on trouve Guillain, puis 
Jossenay à Verdun, Benoît de Fortier, puis Hauberat à Bonn, 
Meusnier à Châlons, Carlier à Châlons et à Madrid ', Le 
Chevalier à Strasbourg. 

Les manuscrits de Robert de Cotte apportent enfin une 
contribution très importante à l'histoire des idées esthé- 
tiques aux xvii e et xvm e siècles, et permettent de corriger 
plusieurs erreurs graves accréditées en France, au xix e siècle, 
par les apôtres du moyen-âge. Viollet-le-Duc et ses con- 
temporains ont prêté aux hommes de la Renaissance et à 
leurs successeurs de la haine et du mépris pour l'art des 
siècles précédents, et nous les avons cru trop aveuglément. 
En réalité, si le xvn e et le xvm e siècle ne portent pas une 
admiration fervente aux monuments gothiques et romans, 
ils ne les détestent pas non plus. Quand Félibien écrit 
dans la préface de son Recueil historique de la vie et des 
ouvrages des plus célèbres architectes : « L'on trouvera moins 
« d'architectes dans le troisième livre que dans le précé- 
« dent, et on ne doit pas en être surpris, puisqu'il ne con- 
« tient que des siècles si pleins d'ignorance et de barbarie 
« qu'ils semblaient destinés à la destruction générale des 
« sciences et des beaux-arts 2 » ; il ne songe pas aux siècles du 

i . A Madrid, de Cotte envoie aussi son propre fils. 
2. Édition de 1706, Amsterdam, in-12, Préface. 



XXVI INTRODUCTION 

moyen-âge, mais à la période de décadence réelle, ou plutôt 
de transformation, de chaos, qui va du V e au xi e siècle. Il 
n'a pas de dédain pour le gothique : « On remarque, 
« écrit-il, deux sortes de bâtiments gothiques, savoir d'an- 
« ciens et de modernes. Les plus anciens (entendez les édi- 
« fices romans) n'ont rien de recommandable que leur 
« solidité et leur grandeur. Pour les modernes (entendez 
« les édifices gothiques proprement dits), ils sont d'un 
« goût si opposé à celui des anciens gothiques qu'on peut 
« dire que ceux qui les ont faits ont passé dans un aussi 
« grand excès de délicatesse que les autres avaient fait 
« dans une extrême pesanteur et grossièreté 1 . » Ce juge- 
ment n'est peut-être pas très profond, mais il n'est pas non 
plus bien sévère. Au reste, si les hommes de la Renaissance 
et leurs successeurs avaient poursuivi les monuments 
romans et gothiques de la haine qu'on leur prête, notre 
admirable collection d'églises du moyen-âge n'existerait plus. 
On a beaucoup construit en France aux xvi e , xvn e et xvm e 
siècles; les rois, les nobles, les chapitres dépensaient avec 
prodigalité pour les bâtiments ; les architectes étaient nom- 
breux ; ils abattaient volontiers un édifice pour le bâtir sur 
nouveaux plans : cependant, le nombre de monuments 
du moyen-âge volontairement détruits est relativement res- 
treint. 

S'ils avaient proscrit, même en paroles, les procédés et les 
formes gothiques, les artistes des trois derniers siècles de l'an- 
cien régime auraient été d'ailleurs en contradiction avec eux- 
mêmes. Malgré leur culture exclusivement gréco-latine, ils 
n'ont jamais abandonné complètement le système construc- 
tif du moyen-âge. Ils emploient encore l'arc-boutant comme 

i. Edition de 1706, Amsterdam, in- 12, Préface. 



INTRODUCTION XXVII 

moyen de butée, à la chapelle de Versailles, par exemple; 
on a noté déjà que Saint-Roch et Saint-Sulpice « ne sont 
« autre chose que des églises gothiques, bâties par des pro- 
« cédés plus coûteux, et revêtues d'ornements empruntés à 
« l'art classique \ » 

Les édifices gothiques ont été si peu condamnés après 
l'avènement de la Renaissance qu'aux xvn e et xvm e siècles 
les artistes ont souvent tenté de les restaurer dans leur style 
original. On en trouve des témoignages dans les papiers de 
Robert de Cotte. L'architecte reconstruisit en style ogival le 
portail de la cathédrale d'Orléans, et, s'il proposa un dessin 
néo-grec pour les deux tours, le chapitre n'accepta pas son 
projet et fit exécuter celui de Blondel, dans la manière 
gothique. Quand de Cotte dut, en collaboration avec 
Mansart, rebâtir l'église de l'abbaye de Poissy, détruite de 
fond en comble par un incendie, il ne songea pas plus que 
son beau-frère à substituer le style classique au style du 
moyen-âge. Il reconstruisit, ou plutôt il crut reconstruire, la 
vieille église telle qu'elle était avant le sinistre. Nous avons 
conservé ses plans et ses élévations ; sans doute on n'y 
retrouve plus ni la grâce, ni l'imprévu qui charment dans les 
édifices français antérieurs au xvi e siècle; mais enfin de 
Cotte avait beau jeu pour proposer un plan nouveau : il 
ne l'a pas fait. L'église du monastère de Poissy a com- 
plètement disparu ; mais on peut admettre sans peine 
qu'elle n'était pas beaucoup moins gothique que Sainte- 
Clotilde de Paris ou le portail de Saint-Ouen de Rouen. 
En tous cas, l'histoire de sa reconstruction, qu'on peut 
suivre en détail dans les manuscrits et sur les plans du Cabi- 
net des Estampes, prouve qu'il ne faut pas accorder trop de 

i. A. Choisy, Histoire de l'Architecture, Paris, s. d., in-8, t. II, p. 747. 



XXVIII INTRODUCTION 

crédit aux historiens qui ont voulu nous faire croire à la 
haine des architectes de la Renaissance et de leurs succes- 
seurs pour le système constructif ogival et pour la décora- 
tion gothique. 

L'inventaire analytique des manuscrits de Robert de 
Cotte, que nous donnons ici, facilitera, nous l'espérons, 
l'étude d'un assez grand nombre de questions biogra- 
phiques, artistiques ou historiques, et permettra de clas- 
ser définitivement les papiers du Cabinet des Estampes. 
Nous répondons, en le publiant, au vœu qu'exprimait, il 
y a quelques années, un très clairvoyant érudit, M. Maurice 
Tourneux. Dans le numéro du 20 octobre 1902 (col. 561) 
de V Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux, M. Tour- 
neux écrivait en effet : « Le Cabinet des Estampes de la 
Bibliothèque Nationale possède un certain nombre de 
manuscrits tels que les papiers de la famille de Cotte, 
une partie de ceux de P.-J. Mariette, le Journal de 
J.-G. Wille, divers ouvrages de Jules Renouvier, etc., 
mais, jusqu'à présent, aucun inventaire de ces richesses, 
si sommaire qu'il soit, n'a été publié. Les travailleurs 
auraient cependant grand intérêt à connaître la nature et 
l'étendue des documents dont la plupart d'entre eux ne 
peuvent parler que par ouï-dire, et il serait conforme à 
l'esprit actuel qui règne au Cabinet des Estampes de com- 
bler une lacune si regrettable. » 
Voici le plan que nous avons adopté dans notre travail. 
Les papiers sont divisés en quatre groupes : Paris, Provinces, 
Etranger, Divers. Dans ce dernier chapitre, nous avons 
réuni tous les documents étrangers aux constructions de 
Robert de Cotte ou aux projets qui lui furent soumis : la 
lettre autographe du cardinal de Bouillon (n° 833), par 



INTRODUCTION XXIX 

exemple le Mémoire des dépenses que le roi a faites dans ses Bâti- 
ments depuis l'année 1664 jusqu'en l'année 1690 inclusivement, 
établi par Marinier (n° 740), ou les inventaires et les comptes 
de l'administration des Bâtiments. Les pièces de chaque 
groupe sont classées dans l'ordre chronologique, les papiers 
non datés étant renvoyés à la fin '. Nous avons compris 
les manuscrits relatifs aux travaux de Jules-Robert de Cotte 
— il y en a un certain nombre au Cabinet des Estampes — 
dans la classification générale. Pour les retrouver sans 
peine, il suffira de se reporter à la table alphabétique, 
imprimée à la fin du volume : le nom de Robert de Cotte 
n'y est pas inscrit; celui de Jules-Robert de Cotte, au con- 
traire, y figure, avec l'indication de toutes les pages où on 
le rencontre. 

Chaque article de l'inventaire est essentiellement com- 
posé d'un titre donnant le sujet de la pièce 2 , et d'une ana- 
lyse du texte, aussi brève que possible, mais où trouvent 
place tous les noms propres de personnes ou de lieux con- 
tenus dans le document. Les plans et croquis (avec leur cote 
renvoyant à l'Inventaire Ye 36) sont énumérés après les 
articles auxquels ils se rapportent. Nous n'avons pas 
indiqué les recueils du Cabinet des Estampes où ils sont 

1. Les pièces imprimées qui sont restées parmi les manuscrits du Cabinet des 
Estampes ont été comprises dans la classification générale. On trouvera seulement, 
après leur titre, l'indication : (Pièce imprim.). 

2. Nous avons respecté aussi souvent que cela était possible, c'est-à-dire toutes 
les fois que cela ne nous entraînait pas à des longueurs ou à des répétitions, la 
forme même des phrases. Au contraire, nous n'avons reproduit l'orthographe 
ancienne que dans les citations entre guillemets. Beaucoup de documents sont 
l'œuvre d'artisans peu lettrés, dont les fautes d'orthographe n'offrent pas d'intérêt. 

3 . Il existe dans les papiers de Robert de Cotte un nombre important de plans qui 
ne se rapportent à aucun manuscrit. Ayant seulement le dessein de dresser un 
Inventaire des Papiers manuscrits de l'architecte, nous n'avons tenu aucun compte 
de ces plans. On en trouvera la liste dans le Répertoire du Cabinet des Estampes, 
Ye 36. 



XXX INTRODUCTION 

conservés; ces références auraient été très vite inutiles, 
puisque presque tous ces plans ont été répartis dans 
la Topographie et que l'augmentation constante de cette 
collection les expose sans cesse à changer de volumes. 
D'ailleurs toutes les pièces versées dans la Topographie ne 
peuvent plus être retrouvées. Les relieurs ont souvent rogné 
les plans trop grands pour entrer dans les formats adoptés; 
le précieux numéro d'inventaire à l'encre rouge, que por- 
taient à l'origine tous les papiers du cabinet de R. de Cotte, 
n'ont pas été respectés, et les pièces, privées de tout signe 
distinctif, ne peuvent plus être identifiées. 

Dans les notes qui accompagnent un certain nombre 
d'articles, on ne trouvera pas un commentaire méthodique 
et minutieux des pièces, mais seulement les explications 
indispensables à la clarté des analyses et les renseignements 
recueillis un peu au hasard, chemin faisant. Commenter 
tous les manuscrits, c'eût été réunir presque tous les éléments 
nécessaires à un ouvrage complet sur Robert de Cotte, 
et nous n'avons voulu apporter qu'une contribution plus 
modeste à la biographie de l'architecte et à l'histoire de l'ar- 
chitecture au début du xvin e siècle. 

Nous avons pu mener ce travail à bonne fin grâce à 
l'amicale collaboration des conservateurs du Cabinet des 
Estampes, de Georges Riat, d'abord, mort trop tôt cet été, 
et à la mémoire duquel nous rendons ici un dernier hom- 
mage, de M. Henri Bouchot, dont la bienveillance éclairée 
ne nous a jamais fait défaut, de MM. Courboin, Guibert et 
Moureau, qui nous ont souvent guidé dans une maison qui 
leur est familière et où notre inexpérience aurait risqué de 
se perdre sans eux. 



Nous avons adopté quelques abréviations : 

Les chiffres [I], [II], [III], [IV], [V], [VI] désignent les six portefeuilles de 
papiers de Robert de Cotte conservés au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque 
nationale sous les cotes Hd 135, Hd 13a, Hd 135b, Hd 135c, Hd 135c!, Hd 135e. 

Les indications [Ms. 7801], [Ms. 9447], [Ms. 14663], [Ms. 14664] représentent 
les cotes des manuscrits de Robert de Cotte conservés au Cabinet des Manuscrits. 

La lettre : p., suivie d'un chiffre, p. 223, par exemple, donne la page du manu- 
scrit où se trouve la pièce analysée, et la lettre p., suivie de deux chiffres, p. 195-203, 
par exemple, les pages où commence et où finit la pièce analysée. 

Les chiffres entre guillemets (1386) par exemple, donnent la cote à l'encre rouge 
que portent presque tous les papiers de Robert de Cotte, et qui correspond à la cote 
du répertoire manuscrit (Ye 36) conservé aux Estampes. 

On lira donc l'abréviation [V] (1709) : Cabinet des Estampes, Cinquième porte- 
feuille (Hd 1 3 >d), pièce 1709; et l'abréviation [Ms. 7801, p. 221-222] (1386): 
Cabinet des Manuscrits, Manuscrit français 7801, pages 221-222, pièce 1386. 



INVENTAIRE 

DES 

PAPIERS DE ROBERT DE COTTE 

ET DE 

JULES-ROBERT DE COTTE 



PARIS 

Collèges de Tréguier, de Cambrai, royal de France. 

1. Contrat d'union du collège de Tréguier au collège royal de France ; 
du 28 juin 1610 [Ms. 7801, p. 221-222] (1386). 

Le collège de Tréguier consent à être uni au collège royal à con- 
dition d'y être logé et de recevoir, en attendant la reconstruction 
des bâtiments, une indemnité de 400 1. par an pour le principal, le 
procureur et les boursiers. 

Note. Toutes les pièces concernant les collèges de Tréguier, de Cambrai et le col- 
lège royal ont été mises à contribution par M. A. Lefranc, Histoire du Collège de 
France, 1893, in-8, chapitre VII, où sont étudiées (p. 238 à 241) les querelles 
des trois Collèges aux xvn e et xvm e siècles. 

2. Contrat d'union du collège de Cambrai au collège royal de France. 
Avril 1612 [Ms. 7801. p. 215-216 et de 226 à 229] (1386). 

Les principales conditions sont : le roi donnera 1.600 ou 
2.000 francs pour 4 à 500 toises de terrain; il indemnisera les 
boutiquiers, libraires et locataires du collège s'il rompt leurs baux; 
les gens du collège continueront à loger dans la maison tant que la 
démolition des derniers bâtiments ne sera pas nécessaire. Quand ils 

Inventaire de R. de Cotte. I 



2 COLLEGES DE TREGUIER, DE CAMBRAI, ROYAL DE FRANCE 

devront quitter les lieux, ils recevront une indemnité de 60 1. par 
tête et par an, et le principal une indemnité de 150 1. 

Plans 1381. Ancien plan du collège de Cambrai. — 1382. Plan en grand du 
rez-de-chaussée dudit collège avec changements et augmentations de bâtiments. — 
1383. Autre plan dudit collège, savoir rez-de-chaussée, premier et second étage 
suivant les augmentations. — 1384. Élévation de la façade dudit collège sur la rue. 
— 1385. Profil dudit bâtiment. 

3. Arrêt du Conseil d'État relatif au collège de Tréguier et au collège 
royal. 27 février 1630 [Ms. 7801, p. 212-213] (1386). 

i° Le principal et deux boursiers de Tréguier seront logés dans 
les bâtiments construits au collège royal. 2° Le portier du collège 
royal doit recevoir chez lui les lecteurs royaux quand ils ont des 
leçons à faire. 3 A cet effet on bâtira un petit logement et entre- 
sol où demeurera le portier. 

4. Autre exemplaire de la même pièce [Ms. 7801. p. 219] (1386). 

5. Mémoire concernant le collège royal de France, fondé le 28 juin 1610 
aux lieux et places des collèges de Tréguier et Cambrai (de la fin du 
XVII* siècle peut-être) [Ms. 7801, p. 214] (1386). 

Suivant le plan qui se trouve à la surintendance, à Versailles, le 
collège doit être composé d'un grand corps de logis entre deux 
pavillons. L'aile gauche, bâtie à la place du collège de Tréguier, 
doit servir de bibliothèque au roi, la moitié du grand bâtiment de 
logement au principal et boursiers du collège de Tréguier, l'autre 
moitié aux officiers et boursiers du collège de Cambrai, l'aile droite, 
en bas de chapelle, au premier de lieu d'expérience pour les lecteurs 
royaux. Sur la place de Cambrai on bâtira des boutiques au profit 
du roi. 

6. Mémoire relatif au nouveau plan du collège de France, par rapport 
au collège de Tréguier uni audit collège royal [Ms. 7801, p. 224-225] (1386). 

L'ancien plan donnait aux collèges de Tréguier et de Cambrai le 
grand corps d'hôtel et réservait les ailes au collège et à la biblio- 
thèque royale. Le nouveau plan inverse l'ordre. Dans ces conditions, 



COLLEGES DE TREGUIER, DE CAMBRAI, ROYAL DE FRANCE 3 

le collège de Tréguier demande l'aile gauche pour un grand nombre 
de raisons qu'énumère le mémoire. Pour la distribution des lieux, 
il faudrait consulter les officiers du collège. 

7. Mémoire que le principal, le procureur et les boursiers du collège de 
Tréguier uni au collège royal de France, fournissent à M. de Cotte, 
intendant des bâtiments du roi [Ms. 7801, p. 217-218] (1386). 

Ce mémoire demande l'exécution des clauses du contrat du 
28 juin 16 10 et des conclusions de l'arrêt du Conseil d'État du 
27 février 1630 : le roi avait donné à Mansart l'ordre d'exécuter le 
contrat de 1610; l'architecte cherchait des fonds pour y parvenir 
quand il mourut. L'exécution de l'arrêt de 1630 est très légitime. 
Toute la partie du collège royal terminée est bâtie sur l'emplace- 
ment du collège de Tréguier. Les professeurs royaux n'ont aucun 
droit d'y loger. Les gens du collège de Tréguier abandonneraient 
même les 400 1. qui leur reviennent sur les fonds des bâtiments 
si on leur laissait tout ce qui est bâti du collège royal à l'exception 
des classes des lecteurs royaux. Ils consentent à l'échange de la terre 
à condition de pouvoir construire en face de la place de Cambrai les 
maisons qu'ils doivent rebâtir pour élargir la rue Saint-Jean-de- 
Latran. 

8. Mémoire du collège de Cambrai au duc d'Antin pour obtenir que la 
salle du collège de Cambrai ne soit pas réparée au profit des gens de droit 
[Ms. 7801, p. 238-239] (1386). 

Si cependant les gens de droit arrivaient à obtenir cette salle du 
roi, il faut qu'ils s'engagent, avant d'y toucher pour la reconstruire, 
à donner au collège un dédommagement qui est précisé. 

9. Mémoire pour justifier que la salle de l'École de droit, qui dépendait 
ci-devant du collège de Cambrai, appartient au roi [Ms. 7801, p. 232-233] 
(1386). 

D'après les stipulations du contrat de 16 12, le roi a le droit de 
faire abattre les bâtiments selon les besoins, sans autorisation. Il 
paye annuellement 180 1. pour le logement de trois boursiers que 



4 COLLÈGES DE TREGULER, DE CAMBRAI, ROYAL DE FRANCE 

l'on suppose ne pouvoir être logés au collège. Comme le collège en 
compte six, trois seulement ont droit au logement avec le procureur, 
le principal et le chapelain. Le reste des bâtiments est au roi qui 
peut sans consentement nouveau et sans indemnité faire abattre 
les bâtiments au-dessus de la salle de Cambrai. 

10. Mémoire pour le collège de Cambrai [Ms. 7801, p. 234-235] (1386). 

Le duc d'Antin prétend que le collège touche indûment 180 1. 
pour trois boursiers censés habiter en ville et qui logent en réalité au 
collège. C'est vrai; mais l'indemnité n'en est pas moins due puisque 
le corps de bâtiments qu'ils devaient habiter a été détruit. Le pro- 
cureur et le principal ont dû leur céder leur logement. — Les 
boutiques que loue le collège n'appartiennent pas au roi. Elles ont 
été construites à l'aide d'aliénations de rentes. D'après l'acte de 
1612, le collège devait continuer à jouir de la salle que « ces mes- 
sieurs du droit » riches cependant et possédant des écoles rue Saint- 
Jean-de-Beauvais, ont usurpé sans droit. — Le roi doit au collège 
20 ans d'arrérages. Il doit faire les réparations et ne les fait pas. 
Suit l'énumération et l'emploi des revenus du collège de Cambrai. 

11. Mémoire résumant les réclamations du collège de Cambrai et du 
collège de Tréguier [Ms. 7801, p. 241] (1386). 

12. Brouillon de devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction 
du collège royal [Ms. 7801, p. 230-231] (1386;. 

Note. Malgré les devis, aucun travail ne fut exécuté à la fin du xvn e et au début 
du xviiic siècle. Voy. Lefranc, op. cit., chap. VII. 

13. Mémoire des imprimeurs royaux au duc dAntin relatif à leur loge- 
ment au collège de France [Ms. 7801, p. 240] (1386). 

Ils ont été logés au collège dès François I er . Par complaisance, ils 
ont prêté leur local aux marchands libraires qui se le sont appro- 
prié. Il a fallu trois ordres successifs de Louis XIV pour les déloger, 
mais les imprimeurs n'ont pas repris la place. Les libraires 
intriguent auprès du Régent pour l'obtenir de nouveau ; mais les 
imprimeurs ordinaires de Sa Majesté rappellent que le collège est 



CONSTRUCTION DU LOUVRE 5 

destiné aux écoles publiques, aux professeurs royaux et aux impri- 
meurs royaux. 

14. Mémoire pour les imprimeurs et libraires de Paris relatif à leur 
logement au collège royal de France [Ms. 7801, p. 242-243] (1386). 

En 16 17, ils obtinrent un logement au collège royal pour leurs 
assemblées et la visite des livres entrant à Paris. Cette grâce, plu- 
sieurs fois renouvelée, fut supprimée en 1673 quand le nombre des 
professeurs du collège fut augmenté. Ils continuèrent leurs assem- 
blées et visites dans la grande et ancienne salle du collège de 
Cambrai jusqu'à ce que les professeurs de droit les en aient délogés, 
en 1679. On leur promit alors un autre logement, mais les guerres 
firent oublier la promesse. Ils sont contraints, depuis ce temps, de 
louer une maison. Comme il est question d'achever le collège de 
France, ils font observer qu'il sera de toute justice de leur accorder 
un local dans les nouveaux bâtiments. Pendant les guerres, ils ont dû 
emprunter pour subvenir aux besoins de l'Etat : ils font gratuite- 
ment la police des livres, ce qui les contraint à de lourdes dépenses. 



Construction du Louvre. 

15. Déclaration du roi du 4 janvier 1624 sur la construction de son châ- 
teau du Louvre [Ms. 7801, p. 9-11] (1433). 

A l'avenir, il ne pourra plus être construit de maisons sur les 
terrains compris dans les plans du Louvre établis sous Henri IL Les 
vieux bâtiments ne pourront être rétablis, ni ceux qui sont com- 
mencés achevés sans le commandement exprès du roi. Des trésoriers 
seront désignés pour dresser un procès-verbal des bâtiments exis- 
tants sur l'emplacement desdits plans. 

16. Arrêt du Conseil d'État du 20 août 1667, relatif à l'achèvement du 
Louvre [Ms. 7801, p. 1, 2] (1433). 

Il est défendu de construire de nouvelles maisons aux environs 
de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, rue des Fossés, sur le quai, 



6 CONSTRUCTION DU LOUVRE 

et depuis l'encoignure de la rue des Poulies, rue Saint-Honoré, 
jusqu'au monastère des Feuillants ; il est défendu aussi de réparer 
celles qui tombent en ruines et qui devront être vendues au roi 
après estimation d'experts. 

17. Alignement et recoleraent opérés le 27 août 1697 entre Sa Majesté 
et le sieur et damoiselle Paulmier, par les architectes jurés François 
Doussot pour le roi et Jacques Mazière pour le sieur et damoiselle Paul- 
mier. d'un mur mitoyen séparant le magasin des marbres de Sa Majesté, 
rue Saint-Nicaise , d avec le principal corps de logis et la cour desdits 
sieur et damoiselle Paulmier [VI] (2389). 

18. Soumission du s r Paulmier et de sa femme pour une écurie, remise 
de carrosse et petit corps de logis qu'ils ont fait construire au derrière de 
leur maison, rue Saint-Nicaise, le 12 septembre 1698 [VI] (2389). 

Les bâtiments nouveaux n'ont pu être construits qu'avec l'autori- 
sation de Villacerf, la rue Saint-Nicaise étant comprise dans les 
terrains réservés au Louvre. L'autorisation a été accordée en 
échange de rengagement des propriétaires de n'exiger aucune 
indemnité nouvelle si le roi achetait leurs deux maisons. 

Note. La rue Saint-Nicaise fut en effet expropriée en partie. On lit dans Saint- 
Victor, Tableau historique de Paris (1808-1810), t. I : « Une partie de cette rue a 
été démolie pour la construction de la galerie septentrionale du Louvre » 

19. Copie de la soumission du s r Thouin pour une petite maison qu'il 
a fait construire au bureau des carrosses de la suite de la Cour, rue 
Saint-Nicaise, le 20 septembre 1698 [VI] (2389). 

La rue Saint-Nicaise se trouvant comprise dans les plans d'achè- 
vement du Louvre, le sieur Thouin n'est autorisé à construire qu'à 
condition de s'engager à ne réclamer aucune indemnité pour le 
nouveau bâtiment si le roi venait à acheter sa maison. 

20. État et estimation de plusieurs maisons appartenant au roi, à 
Paris, quartier du Louvre [V] (2183;. 

Ces maisons sont situées sur le terrain prévu pour l'achèvement 
du Louvre. Il y en a quatre rue Saint-Vincent, évaluées à 18.000 1., 



TUILERIES ET CHAMPS-ELYSEES 7 

n.ooo 1., 14.000 h, 5.000 1.; deux rue Saint-Honoré, évaluées à 
5.000 et 8.000 1.; trois rue du Chantre, évaluées à 12.000 l. s 
8.000 1., 6.000 1.; deux rue Froidmanteau, évaluées à 6.000 1. et 
4.000 1.; une rue de Beauvais, évaluée à 3.000 1.; cinq rue Champ- 
fleury, évaluées à 4.000 1., 10.000 1., 3.000 1., 6.000 1., 3.000 1.; 
une au bout du cul-de-sac des Prêtres de l'Oratoire, évaluée à 
40.000 1.; une rue du Coq, évaluée à 9.000 1. — Les noms des 
locataires, les charges et impositions qui grèvent les maisons sont 
indiqués. 

Note. Le plan auquel se rapportait cette pièce et que signalent des notes margi- 
nales n'est pas dans les papiers de R. de Cotte. 

21. Extrait de l'estimation des maisons appartenant au roi dans l'en- 
ceinte du dessin du Louvre, louées au profit de Sa Majesté [V] (2183). 

Estimation de trois maisons rue du Chantre, une rue Froidman- 
teau, deux, rue Saint-Honoré, une rue Saint- Vincent. Des prix 
(sans doute de location) sont marqués dans les marges, au crayon. 
Les locataires sont Coysevox, Legrand, la veuve Touvelle, Cassin, 
Vivien, Lereiste, Roze serrurier. 



Tuileries et Champs-Elysées. 

22. Arrêt du Conseil d'État du 10 février 1664, relatif aux maisons 
adossées aux murs du palais des Tuileries et aux bâtiments faits sur les 
murs desdits palais et jardins, et sur l'alignement du gros pavillon du 
côté de la grande écurie [Ms. 7801, p. 3 et 4] (1433). 

Les propriétaires devront démolir leurs bâtiments et retirer leurs 
matériaux dans le délai d'un mois à dater de la signification de l'ar- 
rêt, le roi voulant parfaire son palais, et l'autorisation de bâtir 
n'ayant été accordée qu'à condition de rendre la place en cas de 
continuation dudit palais. — A la fin de la pièce, signification de 
l'arrêt au sieur Mitton, conseiller du roi, trésorier de l'extraordi- 
naire des guerres, en son domicile, dans la maison dont il est 
propriétaire sur l'alignement du gros pavillon. 



8 TUILERIES ET CHAMPS-ELYSEES 

23. Mémoire pour accompagner le plan du palais des Tuileries. Le 
8 novembre 1700 [VI] (non num.). 

24. État des baraques qui sont établies dans la place du Carrousel, à 
Paris, avec le nom de ceux qui les occupent et ce qu'ils payent [VI] 
(2383). 

Le total du produit annuel de ces baraques est de 664 1. 8 s. — A 
la fin de la pièce, on lit : « Je donne à M. l'abbée Boiseau (?) pour 
distributions à mes gens de livrées, les mêmes baraques que M. le 
duc d'Antin avait accordez aux siens pour en recevoir les loyers à 
commencer du premier janvier 1737. — Le cardinal Fleury. » 

25. Arrêt du Conseil d'État du 14 juillet 1667, relatif à l'estimation des 
terrains, derrière le palais des Tuileries, jusquà Chaillot [Ms. 7801, p. 7 
et 8] (1433). 

Cette estimation est ordonnée, les propriétaires n'ayant pas 
représenté les titres en vertu desquels ils jouissent des terres et les 
baux faits depuis 15 ans, malgré l'arrêt du 28 avril. 

26. Arrêt du Conseil d'État du 24 août 1667, relatif aux terres sises 
derrière le jardin des Tuileries jusqu'à la montagne de Chaillot et depuis 
le bout du cours la Reine jusqu'au Roule [Ms. 7801, p. 5 et 6] (1433). 

Défense aux propriétaires , détenteurs ou fermiers de labourer et 
ensemencer lesdites terres, le roi ayant résolu de les planter d'ave- 
nues d'arbres pour l'embellissement des Tuileries et ayant enjoint 
déjà, par arrêt des 28 avril et 16 juillet 1667, à tous les détenteurs 
de représenter leurs titres. 

27. Procès-verbal d'arpentage et estimation des maisons, marais et 
autres héritages que le roi veut acquérir pour l'augmentation des plants 
d'arbres des Champs-Elysées [V] (1617). 

Assistaient aux opérations Robert de Cotte, Hennin, La Motte, 
Gabriel, Mollet, Desgotz, intendants et contrôleurs généraux des 
Bâtiments, assistés de Delépine, architecte expert, et de Dubois, 
géographe et arpenteur ordinaire du roi. Le prix d'expropriation, 
les indemnités aux locataires sont prévus. 



TUILERIES ET CHAMPS-ELYSEES 9 

Plans 161 5. Plans du cours la Reine et des Champs-Elysées, avec partie du 
faubourg Saint-Honoié. — 1616. Autre plan idem, coté et chiffré. — 2353. Plan 
d'un projet de place à l'entrée des Champs-Elysées. — 2354 à 56. Plans et éléva- 
tions de l'entrée des Champs-Elysées. — 2357-2358. Plans généraux des Tuileries 
et des Champs-Elysées. — 2359. Élévation d'un autre projet pour l'entrée des 
Champs-Elysées. — 2379. Plan d'une partie de la ville de Paris du côté des 
Champs-Elysées. 

Notes. Les Champs-Elysées ou Grand Cours furent pour la première fois plantés 
d'arbres en 1670. Ils se régularisèrent petit à petit. En 1723, d'Antin les fit replan- 
ter presque complètement ainsi que le cours la Reine où « il fit la cérémonie 
de replanter lui-même le premier de ces arbres et attendit que les autres le fussent, 
ce qui fut exécuté en trois heures de temps. » Ces acquisitions de maisons se rap- 
portent certainement à tout le plan que le duc avait entrepris de réaliser dans ce 
coin de Paris auquel il s'intéressait particulièrement. Comme on le verra par la 
pièce suivante, les plans exécutés par d'Antin avaient été déjà conçus par Colbert 
quand il planta d'ormes le Grand Cours. 

28. Procès-verbal d'arpentage et d'estimation des terres, prés et marais, 
maisons que le roi veut acquérir pour l'augmentation des plants d'arbres 
des Champ-Élysées, et ce, depuis le cours la Reine jusqu'au grand égout de 
Chaillot, suivant l'arrêt du Conseil d'Etat du Roi du quatorze juillet 
mil six cent soixante sept, sous Monsieur le Marquis de Colbert [V] (1617). 

Les terres appartenant à 15 propriétaires ont une superficie de 
65 arpents 15 perches et sont estimées 139.435 1- Etaient présents 
aux opérations Robert de Cotte et Lassurance, de Cotte fils, de 
La Motte, Gabriel, Mollet, Desgotz, intendants et contrôleurs géné- 
raux des Bâtiments, de Lespée, expert, et Jacques Dubois, géo- 
graphe et arpenteur ordinaire des Bâtiments. A la fin de la pièce, 
« Récapitulations des quantitez et évaluations des sommes conte- 
nues en cest Estât » . 

29. Autre procès-verbal d'arpentage et d'estimation de terres en face 
du jardin et du palais des Tuileries et Champs-Elysées [V] (1617). 

Assistaient aux opérations Robert de Cotte, Delauvergne, de La 
Motte, Gabriel, Mollet, Desgotz, intendants et contrôleurs généraux 
des Bâtiments, assistés de Matis, géographe et arpenteur ordinaire 
des Bâtiments. Les terres appartiennent à 19 propriétaires et sont 
évaluées à 91.937 1. A la fin de la pièce : « Récapitulation des 
sommes... » 



10 PONT ROYAL 

30. Extrait des terres de plusieurs particuliers à prendre dans les 
Champs-Elysées [V] (1617). 

Composé d'articles pris dans les deux pièces précédentes et con- 
cernant les terres de 17 propriétaires, évaluées à 148.393 1. 

31. Procès-verbal de visite, d'arpentage et d'évaluation par R. de Cotte 
et de l'Espine d'une maison appartenant à l'hôpital des Enfants trouvés, 
située faubourg Saint-Honoré et rue de l'Abreuvoir, au devant des allées 
des Champs-Elysées. Du 15 mars 1717 [V] (1617). 

La superficie est de 85 toises environ; l'évaluation de 7.430 1. 
est rectifiée en marge 7.810 1. 

Note. La pièce 29 indique pour la valeur de cette maison 8.173 1- 

32. Acte de location consentie par le sieur J.-L. Duplessis, valet de 
chambre du duc d'Antin à Thomas Trophi, pâtissier du duc d'Orléans, 
d'une place attenante à la maison de Trophi à l'entrée des Champs-Elysées, 
pour y faire planter des arbres et en disposer pendant neuf ans moyennant 
225 1. l'an [VI] (non num.). 

Le bail sera annulé si le roi reprend la terre pendant ce temps. 
La propriété des arbres et autres ajustements et accommodements 
qu'il aura apportés restera naturellement au locataire. En marge on 
lit : « Le bail résilié du jour de la mort du sieur Duplessis. » 



Pont Royal. 

33. Devis des ouvrages nécessaires pour la construction du pont de 
pierre que le roi a ordonné de faire sur la rivière de Seine, à Paris, vis-à- 
vis le milieu du gros du pavillon du bout du palais des Tuileries, suivant 
les plans et élévations qui en ont été faits par l'ordre de Sa Majesté 
MDCLXXXV (Pièce imprimée) [II] (941). 

Notes manuscrites dont l'écriture semble de R. de Cotte. Les plus 
importantes indiquent les prix des différentes parties de la construc- 
tion. Une note finale accorde au sieur Gabriel l'entreprise du pont, 
soit pour une somme globale de 677.000 L, soit, au détail, selon la 



PLACE DAUPHINE II 

qualité des matériaux et de l'exécution. Dans le cas du prix global, 
une somme de 30.000 1. sera défalquée en tout ou en partie si l'on 
supprime les pilotis ou si on n'en met que quelques-uns. 

Plans 940. Trois différents projets pour le Pont Royal à Paris, — 942-43. Autre 
dessin pour le même pont. 

Notes. Le Pont Royal remplaça en 1685 le pont de bois, dit pont Rouge en 
raison de sa couleur et enlevé en 1684 par les glaces. Mansart et Gabriel dirigèrent 
d'abord les travaux. Ce Gabriel, Jacques II, fils de Maurice, né en 1637, fut 
architecte du roi et contrôleur général des Bâtiments de Sa Majesté, arts et manu- 
factures de France. Il construisit Choisy avec Fr. Mansart pour la Grande 
Mademoiselle et mourut en 1697 (Lance, Dict. des architectes, I, p. 281-282). 
Devant les difficultés que l'on rencontra dans la construction du pont on fit venir 
de Maestricht le frère François Romain qui, en 1684, avait construit le pont de 
Maestricht et qui réussit le Pont Royal. 



Place Dauphine. 

34. Ordre du roi enjoignant aux propriétaires des maisons de la place 
Dauphine, depuis le Pont Neuf jusqu'à la porte Neuve du Palais, rue de 
Harlay, et d'un quai à l'autre, de laisser le porteur lever des plans, visiter 
leurs maisons et de lui montrer leurs baux. Fait à Versailles le 13 juin 
1685 [VI] (2564). 

Plans 1754. Projet pour une place vis-à-vis le cheval de bronze du Pont Neuf 
où est figuré un plan de piédestal. — 2564. Plan de la place Dauphine. 

35. Noms des propriétaires à qui appartiennent les maisons de la place 
Dauphine [VI] (2564). 

36. Noms des propriétaires et des maisons sises tant sur le quai des 
Morfondus qu'à gauche en entrant dans la place Dauphine, au côté du 
Pont Neuf [VI] (2564). 

37. État des maisons qu'il convient de démolir pour faire l'ouverture de 
la place Dauphine, suivant le dessin présenté à Mgr de Louvois [VI] (2564). 

Il faut abattre 20 maisons, 10 de chaque côté, quai des Orfèvres, 
des Morfondus ou place Dauphine. Elles valent Tune dans l'autre 
30.000 1. Le total est donc de 600.000 1. Détail desdites maisons. 



12 CANAL SAINT-MAUR 

38. Mémoire des maisons à abattre, tant dans la place Dauphine et rue 
de Harlay que sur le quai des Orfèvres et celui des Morfondus pour faire 
une place, vis-à-vis le cheval de bronze [VI] (2564). 

Description des maisons et indication de leur valeur. 



Canal Saint-Maur. 

39. Acte de société fondée entre Raphaël de la Bordasle d'Anglure, 
Ange Le Normant, conseiller secrétaire du roi. greffier en chef du grand 
conseil. Jean Parayre. aussi conseiller secrétaire du roi. Perrotin de 
Beaumont, aussi conseiller secrétaire du roi, conservateur des hypo- 
thèques, Clair Adam, aussi conseiller secrétaire du roi, Thibault Cadot, 
conseiller du roi en sa Cour des Monnaies, Robert de Cotte, architecte 
ordinaire des Bâtiments de Sa Majesté, et Nicolas Bardou. conseiller du 
roi, receveur des amandes et épices des juridictions royales de Baillac 
l'Isle et Rabastin. à l'effet d'entreprendre l'exécution d'un canal depuis 
Saint-Maur jusqu'à Paris. Du 12 janvier 1690 [II] (750). 

Cet acte donne des détails sur le canal, sur le profit qu'on en 
peut tirer et les conditions de l'association. 

40. Mémorial contenant l'explication des facultés et avantages que le 
canal navigable proposé à faire (de Saint-Maur à Paris) causera à la ville 
de Paris, à la France et à toute l'Europe, et sur lequel Mémoire les 
patentes du privilège demandé à Sa Majesté doivent être dressées et con- 
tenir leur substance, à l'effet d'être imprimées à l'édification du public et 
du commerce général... [II] (750). 

Entre autres choses, il faut relever dans ce mémoire le projet 
d'établissement de fontaines d'eau pure prise au canal et communi- 
quant avec les maisons, ce qui dispensera de boire l'eau de Seine 
polluée, l'emploi de ladite eau au nettoyage des rues, l'idée de créer 
de grands dépôts de marchandises et de grands hôtels qui don- 
neront beaucoup d'activité au commerce, comme à Dantzig, 
Lubeck, Brème, etc. Chaque nation aurait son hôtel et son magasin. 

41. Mémoire relatif à l'utilité du canal de Saint-Maur à Paris, aux con- 
ditions dans lesquelles on peut l'entreprendre, aux profits que l'on peut 
en tirer [II] (750). 



LES INVALIDES 1} 



Les Invalides. 

42. Énumération et prix des chapiteaux de l'église des Invalides (com- 
mandes de 1691) [V] (1709). 

Il y a 65 chapiteaux pilastres réglés à 60 1. et 8 chapiteaux 
colonnes réglés à 120 1. Les autres chapiteaux pilastres ont été réglés 
à 55 1. Les 32 chapiteaux corinthiens des chapelles ont été payés 
160 1. pièce. 

Plans 1670. Plan général de l'hôtel royal des Invalides. — 1671. Plan de 
l'église dudit hôtel avec un projet de quatre pavillons et deux ailes circulaires avec 
galeries formant une cour pour arriver à ladite église. — 1672. Élévation en 
perspective dudit projet. — 1673. Plan en grand de ladite église coté. — 1674-75. 
Autre plan de ladite église où sont marqués les compartiments du pavé de 
marbre. — 1676. Plan de ladite église, au-dessus du premier ordre d'architec- 
ture. — 1677. Autre plan idem. — 1678. Plan des fondations de l'église des 
Invalides. — 1679. P' an de ladite église et du dôme. — 1680. Élévation d'une 
partie du dôme. — 1681. Plan particulier de la partie du dôme. — 1682. Plan 
du maître-autel, coté. — 1683 à 1685. Différents plans du dôme de ladite église. 

— 1686-87. Plan du logement des Pères de Saint-Lazare aud. hôtel des Invalides. 

— 1688-89. Plan du rez-de-chaussée et du premier étage. — 1690. Coupe de la 
charpente dudit dôme. — 1691. Coupe dudit dôme sur sa longueur. — 1692. 
Coupe idem sur sa largeur. — 1693. Coupe d'une des chapelles de ladite église. 

— 1694. Autre coupe idem. — 1695. Élévation de la lanterne dudit dôme. — 
1696. Élévation de la croix au-dessus de ladite lanterne. — 1697. Dessin des 
orgues de ladite église. — 1698. Élévation de ladite église par un des côtés. — 1699. 
Dessin des fers des croisées pour la face. — 1700. Profil desdits fers. — 1701 à 
1706. Dessins différents pour les' grandes croisées de ladite église des Invalides. 

— 1707. Dessins de quatorze figures posées dans les chapelles de ladite église avec 
le nom des sculpteurs qui les ont travaillés et le mémoire des marbres employés à 
cet effet. — 1708. Dessin de différents bas-reliefs pour ledit dôme (ce numéro se 
compose de 28 pièces). — 171 1. Dessin de la figure du roi sur un piédestal 
pour être placé dans la cour de l'hôtel des Invalides. — 1714. Plans des bou- 
cheries dudit hôtel. — 1715- Profils desdites boucheries. — 1716-1717. Plan 
général dudit hôtel et de ses environs, avec nouvelles rues de la Grenouillère et 
du Pré aux Clercs et l'état d'arpentage à ce sujet. — 1719 a 1721. Autre plan 
idem sur lequel est un projet de jour pour communiquer de la chaussée du bout 
du jardin des Tuileries à la rue faubourg Saint-Germain. 

Note. Voir numéros 68, 73, 86. Pour tous les papiers des Invalides, voir 
J. Guiffrey, Comptes des bâtiments du Roi sous le règne de Louis XI F, t. III et IV passim. 



14 LES INVALIDES 

43. 1° Liste des sculpteurs chargés d'une médaille et d'un intervalle de 
mosaïque au piédestal du dôme des Invalides, à 500 1. chaque. 2° Liste des 
sculpteurs chargés des panaches du dôme, à 1.000 1. [VJ (1709). 

Notes. Les médailles représentent Clovis, Dagobert, Pépin le Bref, Charlemagne, 
Louis le Débonnaire, Charles le Chauve, Philippe-Auguste, saint Louis, Louis XII, 
Henri IV, Louis XIII, Louis XIV. 

44. Devis de Mazeline pour un des groupes de patriarches des angles 
extérieurs de la grande église des Invalides. Du 19 juillet 1698 [V] (1709). 

Il demande 1.200 1., non compris le modèle, la pierre et la pose. 

45. Devis d'Hurrelle pour le même travail : 20 juillet 1698 [V] (1709). 
Il demande 1.200 1. 

46. Devis de Van Clève pour le même travail [V] (1709). 

Il demande 1.600 1. pour le groupe de David recevant l'épée 
des mains d'Abimélec et de Gédéon, haut de 16 pieds avec attri- 
buts, modèle, pierre et pose non compris. 

47. Devis de Flamen pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 1.500 1. 

48. Devis de Coustou pour le même travail. 22 juillet 1698 [V] (1709). 

Il demande 1.500 1. y compris le modèle mais sans la pierre et la 
pose. 

49. Devis de Slodtz pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 1.600 1. y compris le modèle. 

50. Devis de Poultier pour le même travail [V] (1709) 
Il demande 1.600 1. 

51. Devis de Raon pour le même travail [V] (1709. 
Il demande 1.600 1. 



LES INVALIDES 15 

52. Devis de Dedieu pour le même travail. Le 22 juillet 1698 [V] (1709). 
Il demande 2.000 1. 

53. Devis de Granier pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 2.000 1. 

54. Devis de Vigier pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 2.000 1. 

55. Devis de Legros pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 2.100 1. 

56. Devis de Jouvenet pour le même travail. Le 25 juillet 1698 [V] (1709). 
Il demande 2.000 1. 

57. Devis de Prou pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 1.800 1. 

58. Devis de Huilot pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 1.650 1. 

59. Devis de Barrois pour le même travail [V] (1709). 
Il demande 1.500 1. 

60. Extrait des prix donnés par les sculpteurs pour chacun des quatre 
groupes de pierre de Saint-Leu représentant des patriarches, pour mettre 
aux quatre angles, en dehors de la grande église des Invalides, par le 
haut. Le roi fournira la pierre, la posage et les échafauds [VJ (1709). 

61. Billet de [nom illisible] à M. Desgodets [V] (1709). 

La pierre a été fournie aux sculpteurs travaillant aux Invalides. 

62. État du cube des marbres de blanc veiné de bleu turquoise qu'il 
faut pour la construction du piédestal de la figure pédestre de Louis XIV 
aux Invalides [V] (1713). 

Le total s'élève à 87.725 1. 



l6 LES INVALIDES 

Note. Cette statue ne fut jamais élevée. — Pour les plans et dessins, voir n° 42. 
Sur un dessin (n° 171 1) au-dessous d'une inscription illisible on lit 1724, ce qui 
date ce devis et les trois suivants. 



63. Devis des sculptures de bronze nécessaires au piédestal de la statue 
pédestre de Louis XIV dans la cour des Invalides [V] (1713). 

Ces sculptures se composent de deux armoiries du roi avec déco- 
rations, de quatre consoles sous la corniche avec des têtes, de 
chutes de laurier et de festons, de quatre encoignures enveloppées 
d'une grande feuille d'acanthe, avec des rouleaux et rinceaux de 
chaque côté, de deux figures représentant des Vertus héroïques 
avec leurs attributs. Le devis s'élève à 82.000 1. 



64. Mémoire ou devis de ce que coûteront les ouvrages de sculpture en 
bronze faits pour le service du roi par Guillaume Coustou, sculpteur ordi- 
naire du roi [V] (1713). 

Ces ouvrages de bronze doivent servir de monument au piédes- 
tal d'une figure pédestre de Louis XIV, qui doit être posée aux 
Invalides. Coustou demande 1 14.000 1. 

Noie. On se souvient que Coustou exécuta le même travail pour la statue de 
Louis XIV, place Vendôme, dont le piédestal était resté sans décoration depuis 
1699 (voy. Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Nogent-le-Rotrou, 
1899, in-8). 



65. Détail de la dépense à faire pour le piédestal de la figure pédestre de 
Louis XIV que le roi désire faire placer dans la grande cour de l'hôtel 
royal des Invalides [V] (1712). 

La maçonnerie, les substructions et le transport de la statue de 
Versailles à Paris reviennent à 14.932 1., les marbres blancs veinés 
de bleu turquin pour la construction du piédestal y compris la taille 
et la pose à 83.725 1., la sculpture en bronze à 88.000 1. 

Note. Le prix du transport de la statue de Versailles à Paris indique que la 
statue existait déjà. 



LES INVALIDES 17 

Pièces qui se trouvent dans le Recueil : de Cotte, Dôme des Invalides, 

t. II — Estampes (Hc 14 a). 

66. Mémoire des marbres blancs statuaires qui sont nécessaires pour les 
quatorze figures des chapelles du dôme de l'hôtel royal des Invalides (1707). 

Dans la chapelle de la Vierge : la Vierge ; dans la chapelle oppo- 
sée : sainte Thérèse ; dans la chapelle saint Augustin : saint Augustin, 
saint Alype, sainte Monique ; dans la chapelle saint Jérôme : saint 
Jérôme, sainte Eustochie, sainte Paule ; dans la chapelle saint Gré- 
goire : saint Grégoire, sainte Emilienne, sainte Sylvie. 

Note. Pour les dessins, voir n° 42. 

67. Commande à Bonvallet, Sainte-Marie, Varin le Jeune de douze dessus 
de croisées, à 35 1. chaque [p. 18 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 169 1. — De Villacerf. 

Note. Cette commande et les suivantes sont en marge ou au verso des dessins 
même. 

68. Commande à Boutet, Du Four et Dedieu de la sculpture de vingt- 
quatre chapiteaux, à 155 1. pièce [p. 18 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

69. Commande à Cornu de la sculpture des ornements de dix arcs 
doubleaux, six en pierre tendre, quatre en pierre dure, à 550 1. pièce [p. 18 
verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

70. Commande à Guyot et aux deux Mazière de quarante-huit consoles, 
à raison de 12 1. pièce [p. 18 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

71. Commande à Magnière, Lespingola, Legros. Dedieu d'un des quatre 
Évangélistes des panaches, à raison de 1.800 1. pièce [p. 19 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 
Inventaire de R. de Cotte. 



l8 LES INVALIDES 

72. Commande à Hurtrel, Poultier, Legros, Cornu, Granier, Rayol d'un, 
et à Mazière l'aîné de deux Pères de l'Église, à 400 1. pièce [p. 19 verso] 
(1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

73. Commande à Jouvenet l'aîné, Varin, Langlois, de la sculpture de 
soixante-cinq chapiteaux réduits, à 60 1. chaque [p. 21 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

74. Commande à Rayol de deux dessus du grand vitrail, à raison de 
750 1. pièce [p. 22 recto] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

75. Commande à Mazeline des deux dessus du vitrail du sanctuaire, à 
400 1. chaque [p. 23 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 169 1. — De Villacerf. 

76. Commande à Flamand des sculptures du fond du sanctuaire, pour 
800 1. [p. 23 verso] (1708;. 

A Versailles, le I er juin 1690. — De Villacerf. 

77. Commande à Doisy et Goy de la sculpture des armes du roi sur la 
grande porte du dedans de l'église pour 690 1. [p. 24 verso] (1708;. 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

78. Commande à Legros et à Lespingola de trois, à Granier d'une des 
quatre niches entre les colonnes, sous les tribunes, servant de passage aux 
chapelles, pour 850 1. pièce [p. 25 verso] (1708;. 

« Les sculpteurs ne toucheront point aux figures du milieu 
sans un ordre exprès de M. Girardon qui réglera la chose avec 
M. Mansard. » A Versailles, le 30 janvier 1691. De Villacerf. 

79. Commande à Van Clève et à Magnière de deux, à Slodtz, Legros, 
Lespingola, Hurtrel d'un des huit bas-reliefs de l'église au dessus de la 
porte des chapelles, à raison de 1.200 1. pièce [p. 26 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 



LES INVALIDES 19 

80. Commande à André et à Carlier de huit dessous de plafonds et de la 
clef pendante en forme de cul de lampe au passage des chapelles, à raison 
de 90 1. pièce [27 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

81. Devis de Boutet et Guyot pour les sculptures des petites calottes en 
pierre dure des petites chapelles [28 recto] (1708). 

Prix de chaque calotte, 648 1., l'architecture, les modèles et les 
échafauds à la charge du roi. 

82. Commande à Chauveau et Goupy, Le Grand et Briquet, Taupin et 
Lalande, Maubeuge et Hanard des corniches des quatre chapelles, sous 
la conduite de Jouvenet l'ainé qui donnera les modèles [29 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

83. Rectification à la commande précédente [p. 30 verso] (1708). 

84. Commande à Raon, Coustou, Jolly et Flamand de trois chacun et à 
Martin et Poultier de chacun deux des seize dessous des croisées des 
chapelles, à 400 1. pièce [p. 31 recto] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

85. Commande à Barrois de seize des dessus de vitraux, à raison de 751. 
chaque [p. 31 verso] (1708). 

A Versailles le 30 janvier 169 1. — De Villacerf. 

86. Commande à Drouilly, Dedieu, Jouvenet l'aîné et Boutet de six des 
vingt-quatre chapiteaux réduits des chapelles, à raison de 160 1. par cha- 
piteau [p. 32 verso] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 

87. Commande à Doisy et Lefébure de quatre dessus de porte au der- 
rière des tribunes, à 450 1. [p. 33 recto] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 1691. — De Villacerf. 



20 L OBSERVATOIRE 

88. Commande à Leîébure et Rousselet de cinq, à Prous-Bourderel (?) 
et Renard de deux des douze dessus de niche des chapelles, à 450 1. 
chaque [p. 36 recto] (1708). 

A Versailles, le 30 janvier 169 1. — De Villacerf. 

89. Description de la nouvelle église des Invalides ]Ms, 7801, p. 12 à 35] 

(1710). 

Signée J. F. F. De 22 pages. 

Note. C'est le texte manuscrit de l'édition de 1702 de la Description des Inva- 
lides de Félibien. Le manuscrit de l'édition de 1706, signé J.-J. Félibien, de 
45 feuillets, se trouve à la bibliothèque de Rouen. Ms. 334. 

90. État d'arpentage des maisons, jardins, clos, terres, prés et marais 
de plusieurs héritages, sis au pourtour de l'hôtel royal des Invalides 
jusqu'à la rivière, pour servir au projet des rues de Bourgogne, de Bour- 
bon, de l'Université et de Babylone et des avenues proposées au pourtour 
dudit hôtel depuis la rivière jusqu'à la rue de Sèvres, mesuré par Dubois 
arpenteur du Roi, à raison de 18 pieds pour perche et 100 perches pour 
arpent. Le tout coté et chiffré suivant la carte qui en a été faite T] (1717). 

Le total général du terrain arpenté est de 54 arpents 27 perches f. 

91. Arrêt du Conseil d'État concernant les nouveaux plants d'arbres 
des environs des Invalides, du 26 mars 1720. (Pièce imprimée) [V] 

(1718). 

92. Autre exemplaire de la même pièce [V] (1718). 

93. Autre exemplaire de la même pièce [V] (1718). 



L'Observatoire. 



94. Explication des lettres marquées sur le plan souterrain, derrière 
l'Observatoire, fait par le sieur Roze en janvier 1691 [V] (1723). 

Plans 1722. Plan des carrières sous le bâtiment de l'Observatoire. — 1731-32. 
Plan des routes au-dessous du ciel des carrières et plan des fondations des bâti- 
ments de l'Observatoire. 



l'observatoire 2 1 

Notes. On lit dans les notes de Cl. Perrault, recueillies par Ch. Perrault et 
publiées par P. Clément, Lettres, instructions, mémoires de Colbert, t. V, p. 515, en 
note : « La résolution de bâtir l'Observatoire sur un terrain proche de la fausse 
porte Saint-Jacques ne fut pas plutôt prise qu'il se trouva une grande difficulté à 
son exécution. Le terrain était creux par-dessous par de grandes carrières... 
Cependant, comme il n'y allait que de la dépense de remplir ces carrières de 
maçonnerie aux endroits où l'édifice serait planté, on passa outre : on trouva 
même que cette rencontre était heureuse parce que cela donnerait des lieux sou- 
terrains où l'on pourrait faire plusieurs expériences pour la physique et la mathé- 
matique. » 

95. Mémoire pour l'eau qui entre au petit regard de l'acqueduc d'Ar- 
cueil dans le clos de l'Observatoire, suivant le plan ci-joint. 22 mars 1694 
[V] (1726). 

A la fin on lit : « Il serait nécessaire dans quelque temps qu'il 
y aura moins d'eau d'oster les sables et bourbes en quelques 
endroits en dedans du clos de l'Observatoire pour donner à cette 
eau plus d'écoullement. Ce 22 mars 1694. D'Orbay. » 

Plan 1725. Plan de la masse dudit bâtiment. (Ce titre est faux. Le plan 1725 
se rapporte bien à cette pièce. Il est signé d'Orbay et daté du 22 mars 1694.) 

Notes. Le clos de l'Observatoire était sans doute le terrain limité par le mur 
de clôture construit sur l'ordre de Colbert en 1668 (voy. C. Wolf, Histoire de 
V Observatoire de Paris, de sa fondation à 1J93, Paris, 1902, in-8, p. 10). 

96. Mémoire pour accompagner le plan des logements de l'Observatoire 
en mai 1745 [V] (1733). 

Plans (se rapportant en général à l'Observatoire) 1724. Plan du terrain de 
l'Observatoire avant la construction dudit bâtiment. — 1727. Plan général de 
l'Observatoire et de ses environs. — 1728-29. Plan idem avec les murs de clôture. 

— 1730. Élévation et perspective de l'Observatoire. — 1734. Premier plan du 
rez-de-chaussée, plus bas que la grande terrasse. — 173 5. Second plan du rez-de- 
chaussée, au droit de la grande terrasse. — 1736. Troisième plan du grand étage. 

— 1737. Quatrième plan au droit de la terrasse au-dessus du bâtiment idem. — 
1738. Profil dudit bâtiment, coupé du midi au septentrion. — 1739. Profil de 
deux tours du couchant au levant. — 1740. Profil par le milieu du septentrion 
au midi. — 1741. Profil dudit bâtiment, coupé de la tour du levant à celle du 
couchant. — 1742. Élévation dudit bâtiment du côté du septentrion. — 1743. 
Elévation dudit bâtiment du côté du levant. — 1744- Élévation idem du côté du 
midi. — 2708. Plan général de l'Observatoire. 

Note. Nous n'avons pu retrouver à quel plan en particulier se rapporte la 
pièce 96. 



22 MAITRE-AUTEL DE SAINT-JEAN-EN-GREVE 



Maître-autel de Saint-Jean-en-Grève. 

97. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction de l'autel 
de Saint-Jean-en-Grève que Messieurs les Marguilliers veulent faire 
bâtir suivant les dessins qui en ont été faits par M. de Cotte, intendant 
des Bâtiments du roi et architecte de Sa Majesté. 1700 [II] (520). 

Les travaux sont minutieusement énumérés mais le prix est laissé 
en blanc. En marge on lit 4.400 1. 

Plans 519. Plan et élévation du maître-autel de Saint-Jean-en-Grève à Paris. — 
520. Profil dudit autel. 

Notes. Quoiqu'on lise sur le plan 519 l'indication suivante signée de Mansart : 
« J'ay veu et examiné le présent dessein pour le maistre autel de la paroisse de 
Saint-Jean-en-Grève que j'ay trouvé bien pour estre exécuté. Fait à Paris, ce vingt 
septième juillet 1700, » ce maître -autel ne fut cependant pas exécuté sur les plans 
de R. de Cotte, mais en 1724 sur ceux de Blondel. — L'église Saint-Jean, d'abord 
chapelle baptismale de la paroisse Saint-Gervais, fut érigée en paroisse en 121 2, et 
agrandie en 1255, 1326 et 1735. Supprimée en 1790, elle fut en partie démolie 
quelques années plus tard. 

98. Devis des ouvrages de sculpture et marbre pour le maître autel 
de Saint-Jean-en-Grève que Messieurs les Marguilliers désirent faire con- 
struire suivant les dessins de M. de Cotte... [II] (520). 

Les travaux sont énumérés et les prix indiqués en marge au crayon. 

99. Devis des sculptures de marbre pour le maître autel de Saint-Jean- 
en-Grève [II] (520). 

Le total s'élève à 6.794 !■ 



Quartier Saint-Germain-des- Vrês et projets pour l'hôtel 
des Mousquetaires. 

100. Arrêt du Conseil d'État du roi relatif au quartier Saint-Germain- 
des-Prés et au quai de la Grenouillère, 18 octobre 1704. (Pièce imprimée.) 
[IIIJ (1044). 



QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRES 23 

Le rempart planté d'arbres destiné à former la nouvelle enceinte 
de Paris au quartier Saint-Germain-des-Prés sera continué en ligne 
droite depuis la rivière jusqu'à la rencontre au point milieu de la 
rue de Varennes. Le quai de la Grenouillère sera continué en ligne 
droite de 10 toises de large depuis le pont Royal jusqu'à la rencontre 
du rempart. 

PLins 2648. Plan du quai de la Grenouillère et des rues avoisinantes. — 2663- 
64. Plan du quai de la Grenouillère et des rues avoisinantes. 

Notes. Après la construction du Pont Royal, on fit une refonte complète du 
quartier du bord de l'eau, rive gauche, entre le pont des Saints-Pères et l'extré- 
mité de la rue de Bourbon, comme le montrent les pièces suivantes. Boucher 
d'Orsay était à ce moment prévôt des marchands : c'est alors que le quai prit le 
nom de quai d'Orsay. — Cet arrêt a été réimprimé en partie dans Duplomb : La 
rue du Bac, 1894, in-8, p. 98. 

101. Arrêt du Conseil d'État qui ordonne la perfection du quartier Saint- 
Germain-des-Prés, la construction du quai d'Orsay, de l'hôtel des Mousque- 
taires de la première compagnie de garde de Sa Majesté, l'ouverture des 
rues de Bourgogne et autres, remparts et plants d'arbres depuis la rue 
de Varennes jusqu'à celle du Cherche-Midi, la construction de fontaines en 
différents endroits et l'imposition de contributions sur les propriétaires 
des maisons du faubourg Saint-Germain, tant pour la partie des dépenses 
à faire que pour être déchargés de la contribution à l'entretien et usten- 
siles du nouvel hôtel des Mousquetaires. Du 23 août 1707. (Pièce impri- 
mée) [III] (1044). 

Notes. C'est au moment de la refonte du quartier qu'on songea à reconstruire 
l'hôtel des Mousquetaires. Piganiol {Description de Paris, éd. de 1742, VII, p. 296), 
rapporte les incidents et les difficultés que souleva ce projet. Pour comprendre les 
pièces suivantes, il faut reproduire ici toutes les indications qu'il donne, malgré 
leur longueur : 

« Dans cette même rue (rue de Beaune) est aussi YHôtel de la première Compa- 
gnie des Mousquetaires du Roi, bâti dans l'endroit ci-devant nommé la Halle 
Barbier et isolé entre les rues de Beaune, de Verneuil, du Bac et de Bourbon. Cet 
hôtel se trouvoit en si mauvais état que sur la représentation du Prévôt des Mar- 
chands et des Échevins de la Ville de Paris il intervint un Arrêt du Conseil d'État 
du Roi, du 7 Août 1707, par lequel Sa Majesté ordonna qu'il seroit construit un 
nouvel Hôtel pour le logement de ladite compagnie, sur le Quai d'Orsay, près le 
Pont Royal, en face de la rivière de Seine. Les difficultez qui se trouvaient à faire 
l'acquisition du terrein firent suspendre ce dessein. Cependant la caducité de 
l'Hôtel ayant augmenté à un point de dépérissement, Sa Majesté, par Arrêt de son 
Conseil du 21 May 171 5, permit au Prévôt des Marchands et Échevins de la Ville 



24 HÔTEL DES MOUSQUETAIRES 

de Paris d'emprunter jusqu'à la somme de deux cens mille livres, pour être employée 
aux réparations dudit Hôtel, à quoi l'on a travaillé depuis sans avoir fait aucun 
emprunt. Enfin, sur ce qu'on s'est apperçu que toutes ces réparations deviendraient 
inutiles, à cause que toutes les fondations, les voûtes des caves et partie des gros 
murs, planchers et combles que l'on s'étoit proposé de pouvoir conserver se trou- 
voient totalement ruinez et hors d'état de servir, lesdits sieurs Prévôt des Mar- 
chands et Échevins firent leurs remontrances au Roi et à S. A. R. Monseigneur le 
duc d'Orléans, Régent du Royaume, et indiquèrent une place dans le même 
quartier , même rue et même aspect que celle ordonnée par le feu Roi pour bâtir 
à neuf ce nouvel Hôtel. Sur ces remontrances, S. A. R. donna ses ordres par écrit 
au duc d'Antin, Surintendant des Bâtimens du roi, d'en faire l'acquisition pour 
dans la suite y faire bâtir le nouvel Hôtel des Mousquetaires. Ce fut en consé- 
quence de ces ordres que le duc d'Antin acheta de Jean-Jacques Descombeaux, 
Prêtre, Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, etc., une place située à Paris, 
rue de Bourgogne, et sur le Quay d'Orsay, contenant en superficie cinq mille deux 
cens quatre-vingt-seize toises, à raison de 50 livres la toise superficielle. Le con- 
trat en fut passé en l'Hôtel du Duc d'Antin, le 31 d'octobre de l'an 1717. Ce con- 
trat de vente fut approuvé, confirmé et homologué par Lettres Patentes du Roi, 
données à Paris le 12 février 17 18 et registrées au Parlement le 19 mars de la 
même année. Par ces Lettres, le Roi ordonna aussi qu'il serait incessamment pro- 
cédé à la vente et adjudication des bâtimens de l'ancien hôtel des Mousquetaires de 
la première Compagnie, appelé ci devant Halle Barbier, au Bureau et par-devant le 
Prévôt des Marchands et Échevins de la Ville de Paris, au plus offrant et dernier 
enchérisseur, en la forme et manière accoutumée, avec pouvoir à ceux qui en seront 
adjudicataires d'y établir un marché public avec douze étaux de boucherie et des 
échoppes et étalages convenables pour en jouir à l'instar des autres marchez et 
étaux de la Ville de Paris, suivant le tarif qui en a été arrêté au Conseil, etc. 

Sur ce qu'il fut représenté au Roi que dans l'obligation où l'on avoit été d'assu- 
jétir à ladite place le plan que Sa Majesté avoit pour lors ordonné de dresser dudit 
Hôtel, il ne se trouvoit pas encore assez de profondeur pour distribuer tant de 
bâtiments, cours et écuries, avec les proportions convenables aux différens usages 
auxquels ils sont destinez, Sa Majesté ordonna, au mois de juillet 1719, aux sieurs 
de Cotte et Beausire, ses Architectes, d'en faire un nouveau plan. Ce plan ayant 
été fait et approuvé du Roi, les deux Architectes que je viens de nommer repré- 
sentèrent à Sa Majesté qu'il ne pouvoit s'exécuter qu'en l'étendant vers l'Occident 
et en prenant des places appartenantes à la Duchesse Douairière de Bourbon que 
l'on pourroit échanger avec d'autres appartenantes à Sa Majesté au même lieu. Le 
Roi, par Arrêt de son Conseil d'Etat du 10 Août 17 19, ordonna que lesdites 
places seraient toisées et estimées par les deux architectes ci-dessus nommez, les- 
quels trouvèrent que trois mille trente trois toises appartenantes à Madame la 
Duchesse dévoient nécessairement entrer dans l'emplacement dudit Hôtel et les 
estimèrent cent cinquante-un mille cinq cens cinquante livres à 50 livres la toise. 
Ils firent pareillement toiser une place appartenante au Roi, inutile au dessein dudit 
Hôtel , suivant le nouveau plan , contenant trois mille trois cens douze toises 
qu'ils estimèrent cent quatre-vingt-dix-huit mille sept cens vingt livres, à raison 
de soixante livres la toise, et conclurent que pour rendre cet échange égal Madame 



QUARTIER SAIXT-GERMAIN-DES-PRES 25 

la Duchesse Douairière de Bourbon devrait au Roi la somme de quarante-six mille 
sept cens quatre vingt deux livres. Le Roi, étant en son Conseil, ordonna que le 
plan seroit exécuté et approuva et homologua l'échange réglé par lesdits Architectes 
par Arrêt du conseil d'État tenu à Paris le premier de Septembre 17 19 et par ses 
Lettres Patentes données à Paris le 2 de Septembre et enregistrées au Parlement le 
6 du même mois de la même année. Tous ces beaux projets n'ont point eu d'exé- 
cution. On a tellement restauré l'ancien Hôtel qu'on l'a presque rebâti à neuf et 
on n'a plus pensé à en bâtir un à la Grenouillère, ni aux autres changements qui 
dévoient en être la suite. » 



102. Autre exemplaire de la même pièce [III] (1044). 

103. Arrêt du Conseil d'État relatif à la reconstruction de l'hôtel des 
Mousquetaires. Du 23 août 1707 ; suivi de lettres patentes enregistrées 
le 2 mars 1708. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

Messieurs les Prévôts des Marchands et Echevins de la ville de 
Paris pourront emprunter cinq cent mille livres à constitution de 
rente au denier dix-huit, et affecter au payement du principal et des 
arrérages tous les biens et revenus de ladite Ville, et, par préférence, 
le double droit attribué aux offices d'inspecteurs, visiteurs et con- 
trôleurs des boissons créés par édit du mois d'octobre 1705, réunis 
au corps de la Ville, et, en outre, établir une halle et marché publics 
sur l'emplacement de l'ancien hôtel des Mousquetaires de la pre- 
mière compagnie de la garde de sa Majesté qui sera démoli au 
moven de la construction d'un nouvel hôtel et déchargé et affranchi 
des droits de lots, ventes et indemnités qui pourraient être préten- 
dus par les seigneurs en la censure desquels est ledit emplacement 
et des droits d'amortissement envers Sa Majesté. 

Plans (se rapportant à la construction de l'hôtel des Mousquetaires) 1030. Plan 
gravé de l'ancien hôtel des Mousquetaires du Faubourg Saint-Germain tel qu'il 
était anciennement. — 2482-83. Plans généraux de l'hôtel des Mousquetaires, 
faubourg Saint-Germain. — 1031-32. Projets pour la reconstruction dudit hôtel. — 
1033. Plan dudit hôtel suivant l'exécution, savoir rez-de-chaussée, premier, second 
et troisième étage. — 1034. Partie du plan en grand dudit hôtel idem. — 1035. 
Partie d'élévation dudit hôtel suivant l'ancien et le nouveau bâtiment. — 2644 à 
2647. Plans et élévations de l'hôtel des Mousquetaires, rue du Bac. — 2484-85. 
Détails pour l'hôtel des Mousquetaires, faubourg Saint-Germain. 



2é HÔTEL DES MOUSQUETAIRES 

104. Arrêt du Conseil d État du 9 octobre 1708, relatif à la reconstruc- 
tion de l'hôtel des Mousquetaires. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

L'arrêt du 23 août 1707 est modifié en ce que le double droit 
attribué aux offices d'inspecteurs, visiteurs et contrôleurs des bois- 
sons est remplacé par le droit simple pour donner confiance aux prê- 
teurs. Le double droit n'appartient pas à la Ville; le roi le lui a 
accordé quelques années, mais il doit disparaître. 

105. Effectif de la compagnie de Mousquetaires qui doit occuper le 
nouvel hôtel [III] (1044). 

1 capitaine lieutenant, 2 sous-lieutenants, 2 enseignes, 2 cor- 
nettes, 8 maréchaux de logis, 4 brigadiers et 16 sous-brigadiers 
compris dans les 150 mousquetaires, 6 tambours, 4 hautbois. L'ar- 
murier, le chirurgien, le maréchal ferrant sont rayés. 

106. Mémoire sur les omissions qui se sont faites pour le logement 
des Mousquetaires dans le plan qui a été présenté à Monsieur Mansart 
pour être paraphé [III] (1044). 

Ces omissions sont les logements des tambours et hautbois, de 
l'armurier, une forge, un magasin pour les fusils, un logement pour 
le chirurgien et une pièce où il puisse raser les mousquetaires et 
exercer son métier. Il faudrait donner aux logements deux pieds de 
plus de profondeur et revenir sur le refus d'installer des auberges 
dans l'hôtel, car les mousquetaires seraient contraints de prendre 
leurs repas en ville. 

107. Lettre du marquis de Vins (?) à Mansart [III] (1044). 

Accompagnant le mémoire précédent et priant Mansart de le 
prendre en considération. Au dos, on lit : « A M. de Cotte pour 
m'en parler. » 

108. Description de la distribution de l'hôtel des Mousquetaires du roi 
de la rue de Charenton [Topog. de Paris, XII e arrondissement, 48 e quartier] 
(1037). 



QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRES 2*J 

Plans 2480-81. Plans généraux de l'hôtel des Mousquetaires, faubourg Saint- 
Antoine. — 1037. Projet des plans pour l'hôtel des Mousquetaires du faubourg 
Saint-Antoine, savoir, rez-de-chaussée et premier étage avec les élévations et pro- 
fils. — 1038. Plan particulier d'une écurie pour les chevaux malades dudit hôtel. 

— 1039. Élévation de la façade de l'hôtel des Mousquetaires du faubourg Saint- 
Antoine tel qu'il est. — 1040. Élévation d'un des côtés du bâtiment dudit hôtel. 

— 1041. Elévation des écuries dudit hôtel. 

Notes. L'hôtel des Mousquetaires du faubourg Saint-Antoine fut construit rue 
de Charenton. Il avait été bâti, en 1701, aux frais de la Ville. C'est, dit Piganiol 
(Descrip. de Paris, t. IV, p. 474), un des plus grands bâtiments de la Ville : on y 
pouvait loger 1.000 à 1.200 personnes. En 1779, le roi ordonna, à la demande 
du cardinal de Rohan, que les Quinze-Vingt y fussent transférés (Saint-Victor, 
Tableau historique de Paris, 1 808-181 1, t. II, p. 699). 



109. Comparaison des dimensions et de la distribution de l'hôtel des 
Mousquetaires Saint-Antoine et du nouvel hôtel des Mousquetaires Saint- 
Germain [III] (1044). 

L'hôtel des Mousquetaires Saint-Antoine est un peu plus grand, 
4.836 toises contre 3.797. La distribution est la même : mais au 
fau bourg Saint-Germain, on a supprimé dans les plans 18 anti- 
chambres d'officiers. Voici l'énumération des locaux prévus fau- 
bourg Saint-Germain : 140 chambres de maîtres, 135 chambres de 
valets, 1 chapelle, 2 salles de billard, 1 pavillon d'entrée, 2 auberges, 
2 cabinets de commodité à chaque étage, la cour de l'hôtel, la cour 
des exercices, les écuries pour 301 chevaux, des logements pour 
l'armurier, le sellier, le maréchal. 

110. Énumération des locaux indispensables dans le plan du nouvel 
hôtel des Mousquetaires [III] (1044). 

Une écurie pour 300 chevaux, des greniers pour le foin, la paille, 
l'avoine, etc., des écuries pour les chevaux des gradés, un logement 
pour le concierge, un pour le maréchal, un pour le sellier, un pour 
l'armurier, un pour le cordonnier, quatre auberges, un magasin, 
quatre bureaux, deux grandes salles d'exercices et de billard, une 
prison haute pour mousquetaires, une prison basse pour valets, un 
corps de gardes au dessus de la prison haute, une chapelle. 



28 HÔTEL DES MOUSQUETAIRES 

111. Devis des dépenses relatives au loyer des échoppes occupées par 
les Mousquetaires, dans la halle Barbier [III] (1044). 

Noie. On appelait cet emplacement halle Barbier (comme l'a déjà indiqué le texte 
de Piganiol, pièce n° ioi) parce que le contrôleur général des forêts de l'Ile de 
France, Barbier, qui possédait ces terrains, provenant du parc de l'hôtel de la reine 
Marguerite, les avait transformés en une halle entourée de 26 maisons ou échoppes. 
Cette halle était encore connue sous le nom de halle du Pré aux Clercs. 



112. Arrêt du Conseil d'État du 21 mai 1715 relatif à la reconstruc- 
tion de l'hôtel des Mousquetaires, suivi de lettres patentes du 15 avril 
1716. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

Les prévôt des marchands et échevins pourront emprunter, à cons- 
titution de rente au denier 20, la somme de 200.000 1. à prendre 
sur les 321.714 1. qui restent à consommer des 500.000 1. dont l'em- 
prunt a été accordé par arrêt du Conseil et lettres patentes des 
23 août et 8 octobre 1707, sur les droits des inspecteurs des bois- 
sons pour les réparations de l'hôtel des Mousquetaires. 

Note. Il n'est pas encore question d'abandonner la construction du nouvel hôtel, 
mais l'ancien, situé entre les rues de Bourbon, du Bac, de Verneuil et de Beaune, 
est dans un état de délabrement qui exige des réparations immédiates. 

113. Arrêt du Conseil d'État et lettres patentes du 1 er décembre 1715 
relatifs au rempart du quartier Saint-Germain [III] (1044). 

Ordonnant la continuation du nouveau rempart. 

114. Arrêt du Conseil d'État du 10 janvier 1716 dispensant la ville de 
faire construire l'hôtel des Mousquetaires. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

Les prévôt et échevins sont dispensés de faire construire l'hôtel 
des Mousquetaires, à charge de payer les deniers provenant de l'em- 
prunt de 200.000 1. que l'arrêt du 21 mai 171 5 a autorisé, ainsi 
que les réparations faites à l'ancien hôtel et de les achever, à charge 
aussi de payer les réparations de l'hôtel des Mousquetaires Saint- 
Antoine. Les arrêts des 18 octobre 1704, 23 août 1707, 21 mai et 
I er décembre 17 15 concernant le quartier Saint-Germain restent 
exécutoires pour tous les articles que celui-ci n'abroge pas. — Les 



QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRES 29 

échevins pourront disposer des terres achetées pour la construction 
de l'hôtel, à charge d'employer l'argent provenant des ventes au 
remboursement des rentes constituées lors de l'emprunt d'acquisi- 
tion. Les échevins sont aussi dispensés d'ouvrir une rue en face de 
l'hôtel des Mousquetaires du faubourg Saint-Antoine. 

115. Rapport de visite des bâtiments et écuries de l'hôtel des Mousque- 
taires du quartier Saint-Germain, fait par l'architecte Beausire le 
25 novembre 1716, en présence de Trudaine, prévôt des marchands, du 
procureur du roi, accompagné du greffier de l'Hôtel de Ville, du capitaine 
lieutenant commandant la première compagnie de Mousquetaires, d'Arta- 
gnan, et de Robert de Cotte [III] (1044). 

Depuis le rapport du 19 mars 171 5, l'encoignure de l'hôtel, du 
côté de la rue de Beaune, a été reconstruite et on reconstruit l'en- 
coignure du côté de la rue du Bac. Pour tout le reste, l'état de 
délabrement et de caducité a augmenté. La réparation ou recon- 
struction de l'hôtel sur place monterait à 400.000 1. 

116. Arrêt du Conseil d'État relatif à la rue de Bourgogne. Du 15 mars 
1717. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

La largeur de la rue de Bourgogne, au bout de celle de Bourbon, 
est fixée à 5 toises depuis le quai d'Orsay jusqu'à la rue de 
Varennes. 

117. Mémoire sommaire sur la dernière visite faite aux bâtiments de la 
grande écurie des Mousquetaires de la première Compagnie du quartier 
Saint-Germain le 23 avril 1717 et autres jours suivants [III] (1044). 

Cette visite a été faite pour vérifier des solives à changer. On a 
constaté, à cette occasion, l'état déplorable des différentes poutres 
et la fragilité de la charpente du comble. D'autres procès-verbaux 
indiquent le mauvais état des bâtiments qu'il a fallu étayer et qui 
sont presque partout inhabitables. 

118. Arrêt du Conseil d'État du 13 décembre 1717 relatif à la recon- 
struction de l'hôtel des Mousquetaires. (Pièce imprimée) [III] (1044). 



30 HOTEL DES MOUSQUETAIRE 

Permettant à la Ville de vendre les bâtiments et emplacements 
de l'ancien hôtel des Mousquetaires du quartier Saint-Germain. 

119. Arrêt du Conseil d'État du 20 décembre 1717 relatif à l'alignement 
du quai d'Orsay. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

Conformément à l'arrêt du 18 octobre 1704 les maisons du 
quai d'Orsay, en vue des Tuileries, ne pourront être bâties que 
suivant les plans agréés par le roi et les alignements donnés par 
la Ville. 

120 Estimation du vieil hôtel des Mousquetaires du faubourg Saint- 
Germain en l'état présent. 1717 [III] (1044). 

1.120 toises de place en superficie, à 100 1. la toise = 112.000 1. 
327 toises de superficie de vieux bâtiments sur les quatre rues, à 
300 1. la toise superficielle, à cause de la caducité = 98.100 1. Les 
écuries... autour et dans la cour étant de nulle valeur 12.000 1. Total 
222.100 1. 

121. Autre estimation de l'hôtel des Mousquetaires en l'état présent. 
1717 [III] (1044). 

1.120 toises de place faisant face sur quatre rues, par estimation à 
150 1. la toise = 178.000 1. — 327 toises de superficie des bâti- 
ments faisant face sur quatre rues, estimées, en l'état qu'elles sont, 
à 400 1. la toise superficielle, 131.6001.; les écuries : 15.000 1. Total : 
346.000 1. 

122. Brouillon incomplet d'un rapport de R. de Cotte relatif à l'achat des 
terrains pour l'hôtel des Mousquetaires [III] (1044). 

Après avoir acquis une partie des terrains fort coûteux et mal 
commodes près du Pont Royal, après avoir réparé à grands frais, 
et toujours sans succès, les anciennes constructions, on a trouvé 
près de la Seine, au bout de la rue de Bourbon, un terrain favo- 
rable qu'il est nécessaire d'acquérir sur-le-champ. — Sur la même 
pièce, fragments de brouillons de lettres de R. de Cotte relatifs à 
l'achat des terrains. 



QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRES 31 

Plan 1036. Plan d'un projet pour la construction d'un nouvel hôtel des Mous- 
quetaires à placer au Pré aux Clercs, signé de M. le duc d'Orléans. 

123. Mémoire pour la construction d'un nouvel hôtel pour les Mousque- 
taires dans le faubourg Saint-Germain [III] (1044). 

Les fonds nécessaires doivent d'abord être fournis par la vente de 
l'ancien hôtel. Le moyen de vendre cet hôtel est d'indiquer aux 
acheteurs les ressources qu'ils en peuvent tirer. On peut diviser le 
terrain en 34 maisons d'un revenu de 34.000 1., les 12 étaux de 
bouchers se loueraient 6.000 1. et la place du marché rapportera 
4.000 1. D'autre part, pour mettre les lieux en état, les acquéreurs 
dépenseront environ 150.000 1. Ils auront comme charge le paye- 
ment d'une rente hypothécaire sur l'hôtel de 1.820 1. (on leur 
tiendra compte du capital, soit 36.400 1. dans le prix de vente). Si 
l'on déduit des revenus de l'hôtel ces 1.820 1. et les intérêts des 
150.000 1. de mise en état, reste un revenu net de 30.580 1. Par 
conséquent, en comptant les choses au denier vingt, on peut vendre 
l'hôtel à 611.600 1., mais on ne le donnera à ce prix qu'à condi- 
tion que les acquéreurs payent en trois années et entrent en jouis- 
sance la quatrième seulement, époque où le nouvel hôtel sera achevé. 

124. Lettres patentes sur arrêt, données à Paris le 12 février 1718, 
relatives à l'achat d'un terrain pour la construction de l'hôtel des Mous- 
quetaires. Registrées au Parlement le 19 mars 1718. (Pièce imprimée) [III] 

(1044). 

Portant confirmation et homologation du contrat du 31 octobre 
17 17 relatif à la vente d'une place pour la construction d'un nouvel 
hôtel des Mousquetaires et à l'établissement du marché de la halle 
Barbier, avec le tarif des droits à percevoir dans ledit marché. 

125. Autre exemplaire de la même pièce. (Pièce imprimée) [III] (1044). 
Muni d'une couverture portant le titre. 

126. Extrait des registres du Conseil d'État du 10 août 1719 relatif à 
l'achat d'un terrain pour la construction de l'hôtel des Mousquetaires 
[III] (1044). 



32 HOTEL DES MOUSQUETAIRES 

De Cotte et Beausire sont nommés pour examiner, toiser et 
estimer les terrains appartenant au roi et à la duchesse douairière 
de Bourbon qui se trouvent sur l'emplacement où l'on doit con- 
struire le nouvel hôtel des Mousquetaires. 

Plans 1020 à 1022. Deux plans de l'emplacement appartenant à S. A. S. Madame 
la Duchesse, avec projets en masse. — 1023. Plan au crayon d'un projet pour ledit 
emplacement. — 1024. Autre plan au crayon idem. — 1025 Autre plan au crayon 
idem. — 1026 Autre projet pour ledit emplacement, lavé en rouge. — 1027. 
Autre projet idem. — 1028. Autre projet idem. — 1029. Autre projet idem. 

Note. C'est sur ces terrains que la duchesse fît commencer, en 1722, la construc- 
tion du palais Bourbon par Lassurance et Gabriel père sur les plans de Cardini. 

127. Procès-verbal de la visite faite par Robert de Cotte et Jean Beau- 
sire le 14 août 1719 et jours suivants à l'emplacement où doit se con- 
struire le nouvel hôtel des Mousquetaires [III] (1044). 

Ils constatent la nécessité d'exproprier des terrains appartenant à 
la duchesse douairière de Bourbon, font l'estimation de ces ter- 
rains, de ceux que le roi veut lui donner et règlent les conditions 
de l'échange. Signé de Cotte, Beausire et le métreur Aubert. 

128. Autre exemplaire (non signé) de la même pièce [III] (1044). 

129. Brouillon de la même pièce suivi du plan d'un arrêt prescrivant 
l'exécution du projet de R. de Cotte et Beausire [IIIJ (1044). 

Après l'échange des terrains, c'est la duchesse qui sera redevable 
au roi de 47.070 1. 

130. Extrait des registres du Conseil d'État du £« septembre 1719 rela- 
tif aux terrains destinés à l'hôtel des Mousquetaires [III] (1044). 

L'échange des terrains avec la duchesse de Bourbon est prescrit. 
Le brouillon de cette pièce se trouve à la pièce précédente. 

131. Devis et conditions des ouvrages de maçonnerie pour la construc- 
tion de l'hôtel des Mousquetaires de la première compagnie que le roi 
désire faire bâtir au faubourg Saint-Germain, à Paris, au bout et en face 
de la rue de l'Université, suivant les dessins qui ont été réglés par Son 



QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRES 33 

Altesse Royale Mgr le duc d'Orléans... faits par Monsieur de Cotte... sui- 
vant les ordres de Mgr le duc d'Antin 1719. (Pièce imprimée) [III] (1044). 

Ce devis se divise en 3 parties : i° qualité des matériaux; 
2° description des constructions à exécuter; 3 énumération des 
travaux en 62 articles. 

132. Devis fourni par le sieur Roquet, entrepreneur pour les travaux de 
maçonnerie de l'hôtel des Mousquetaires [III] (1044). 

133. Extrait des travaux de maçonnerie à faire à l'hôtel des Mousque- 
taires [III] (1044). 

Fragment de devis sans nom d'entrepreneur. 

134. Extrait en total des prix qui ont été donnés par les entrepreneurs 
pour l'hôtel des Mousquetaires le 15 février 1720 [III] (1044). 

Dorbay, 1. 391. 93 5 1.; Roquet, 1. 291. 785 1.; Dusable, 
1.096.739 1.; Couvert, 1. 157.054 1.; Legout, 1. 158.486 1.; 
Dufour, 1. 186. 165 1.; Le Monceux, 1. 149. 652 1.; Bourdet, 
1. 165.052 1. 

135. Feuille de calculs, d'après le détail précédent, des prix totaux 
demandés par les différents entrepreneurs pour les travaux de l'hôtel des 
Mousquetaires [III] (1044). 

136. Brouillon d'un tableau comparatif des prix demandés par les diffé- 
rents entrepreneurs pour les travaux de l'hôtel des Mousquetaires [III] 
(1044). 

137. Copie au net du tableau précédent [III] (1044). 

Au bas, on lit : « Adjugé à Du Sable ce 23 février 1720. » 

138. Arrêt du Conseil d'État du 15 mars 1720 relatif à la reconstruction 
de l'hôtel des Mousquetaires [III] (2546). 

Sur ce qui a été représenté par la Compagnie des Mousquetaires 
que le logement qu'elle occupe pour l'instant est le plus pratique 

Inventaire de R. de Cotte. i 



34 MANUFACTURE DES GLACES 

pour elle, près du château, à proximité de son service et dans un 
centre où les frais de subsistance sont moindres qu'au bout du 
faubourg, et sur la demande qu'elle a faite au roi de le faire rebâtir 
sur place, ce qui sera d'une grosse économie, le Roi, nonobstant les 
arrêts précédents, ordonne à de Cotte et Beausire de lever un nou- 
veau pian de l'hôtel pour voir les agrandissements qu'on y peut 
faire et ordonne aussi que les emplacements acquis par contrat du 
I er septembre 1719 seront revendus au profit du roi qui en 
emploiera l'argent à la reconstruction de l'ancien hôtel. 

139. Arrêt du Conseil d'État relatif à la restauration de l'hôtel des 
Mousquetaires [III] (1044). 

Les sommes qu'on tirerait de la vente de l'hôtel des Mousquetaires 
ne suffiraient pas à la construction d'un nouveau bâtiment; d'autre 
part la vente de l'emplacement acheté pour le nouvel hôtel, plus les 
46.782 1. dus par la duchesse douairière de Bourbon suffiront par- 
faitement à la mise en état de l'ancien; aussi le roi ordonne cette 
remise en état et annule les arrêts des 23 août 1707, 10 janvier 171e, 
13 décembre 17 17, 12 février 17 18, I er septembre 1719, relatifs à 
la construction d'un nouvel hôtel et à la transformation de l'ancien 
en marché. 

140. Lettres patentes du 18 février 1720 relatives à la continuation de 
la rue de Bourgogne. (Pièce imprimée; [III] (1044 . 

La continuation de la rue de Bourgogne est ordonnée jusqu'à la 
rue Rousselet et celle des autres rues adjacentes jusqu'au nouveau 
rempart. 

Manufacture des glaces. 

141. Mémoire adressé à Robert de Cotte (non daté, mais de 1708) 
[Ms. 7801, p. 364] (583). 

Les glaces de mauvaise qualité qui restent dans les magasins de 
la manufacture de glaces n'ont pas été fabriquées du temps où le 



HOTEL DES POSTES 35 

sieur La Pommeraye était associé à l'ancienne compagnie ; la com- 
pagnie actuelle en est bien responsable. 

142. Lettre de M. Voysin à R. de Cotte du lundi 4 juin 1708 [Ms. 7801 . 
p. 365) (583). 

Il demande à de Cotte d'accompagner MM. de Marillac, d'Agues- 
seau, le lieutenant civil et lui-même dans une visite à. la manufac- 
ture de glaces pour savoir si les plaintes des miroitiers sont fondées. 

Note. Aux Archives nationales, O' 1990 (Manuf. des glaces, etc.) on trouve 
une pièce relative à l'affaire dont traitent ces deux documents. C'est une lettre 
des associés de la manufacture à Mansart, du i« r mars 1708, accompagnant un 
placet qui implore la protection du surintendant. 



Hôtel des Postes. 



143. Détail, en forme de devis, des ouvrages à faire à l'hôtel de Mgr le 
duc de Fleury, sis rue des Poulies, à Paris, pour le rétablissement des 
Postes (non daté mais de 1709) [VJ (2176). 

Le total général des travaux à entreprendre s'élève à 48.390 1., 
qui se répartissent comme suit : le bâtiment sur aile, compris le 
grand escalier, 14.373 1- '■> l'aile où est la glacière, 15.551 1. ; le 
bâtiment du fond, 8.908 1.; le bâtiment des remises et escalier, 

9Ô58 1. 

Plans 2169 à 2171. Plans et profil de la maison du duc de Fleury, rue du 
Petit Bourbon. — 2172-73. Plan de la même maison avec quelques changements 
lavés en rouge. — 2174-75. Plan de la même maison avec plusieurs changements 
et agrandissements considérables lavés en rouge. — 2362-63. Plan de l'hôtel de 
Longueville. 

Note. La rue qui va du quai de l'École à la rue Saint-Honoré est divisée en 
deux parties. La première, jusqu'à la rue des Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois, 
s'appelle rue du Petit-Bourbon, la deuxième rue des Poulies (Piganiol, op. cit., II, 
170). — L'hôtel dont il s'agit ici était situé rue des Poulies, en face de la rue des 
Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois. Il avait été bâti en 1581 par la duchesse de 
Longueville et fut réparé en 1709 pour le duc d'Antin {Saint-Victor, op. cit., I, 

P- 370- 



36 ÉGLISE DE LA SORBONNE 



Église de la Sorbonne. 

144. Devis des ouvrages de serrurerie qu'il convient faire pour la fer- 
meture du chœur de l'église de la Sorbonne, suivant le dessin de Mon- 
sieur de Cotte Le 7 juillet 1714 [I] (422). 

François Caffin, qui donne ce devis, décrit minutieusement la 
grille qu'il s'engage à exécuter pour 16.500 1. 

Plans 419 à 421. Dessins... d'une grille de fer pour la Sorbonne. 
Note. Cette grille ne fut sans doute jamais exécutée. 

145. Lettre de A. Lemoyne à R. de Cotte. Du 21 juin 1715 [I] (422). 

Le dernier dessin envoyé par de Cotte pour la grille du chœur 
de l'église de la Sorbonne convient, mais il soulève quelques diffi- 
cultés matérielles qu'on énumère. Si de Cotte a besoin d'autres 
éclaircissements, qu'il envoie la personne qui a levé le plan. Ces 
Messieurs de la Sorbonne lui seraient obligés de passer lui-même, 
lors de son prochain voyage à Paris. 



Égouis et canaux de Paris. 

146. Mémoire du sieur de Ressons, lieutenant général de l'artillerie du 
roi, au sujet d'un canal à creuser pour empêcher les débordements de la 
Marne et de la Seine (1714) ? [I] (393). 

Ce mémoire propose de détourner la Marne à Gournay dans un 
canal qui traverserait les basses prairies de Chelles, les fonds de 
Gaigny, Villemonde, Tillemonde, Pantin où l'on creuserait un 
bassin. A cet endroit, le canal se séparerait en deux bras, l'un 
allant aux Fossés de la Bastille, l'autre empruntant le trajet del'égout 
jusqu'à la Savonnerie. Le mémoire expose tous les avantages du 
projet qu'on peut réaliser en un an à l'aide des troupes sur le 
point d'être congédiées. 



ÉGOUTS ET CANAUX DE PARIS 37 

Plans (se rapportant aux canaux et égouts). — 390. Plan de la ville et environs 
de Paris avec un projet de canal. — 391. Autre plan idem. — 392. Autre plan où 
est projeté un canal depuis la barrière du Temple, jusqu'auprès de la manufacture 
de la Savonnerie. 

Notes. Des relevés du niveau des égouts qui se trouvent dans la même liasse 
(pièces 1 50 et 151) permettent de dater ce projet et les suivants de la même époque 
environ. — Voir au sujet des canaux projetés pour empêcher les crues de la Marne : 
De La Lande, Canaux de navigation, 1778, p. 264 et suiv. — Cette pièce et les sui- 
vantes concernent les égouts de Paris dont l'état était déplorable au début du 
xvin e siècle : on ne pouvait séjourner dans le voisinage du grand égout, simple 
tranchée sans maçonnerie, sans pavés, creusée à travers des marais, encombrée 
d'immondices, sans pente, et dont les eaux refluaient parfois dans Paris. Il ne fut 
réellement remédié à cet état de choses qu'en 1737, quand Turgot fit construire un 
nouvel égout de 3 600 toises de long, depuis la rue du Calvaire jusqu'à la Savon- 
nerie, égout maçonné et parfaitement sain, où l'on fit couler, pour assurer le net- 
toyage, l'eau de l'acqueduc de Belleville, retenue dans un réservoir contenant 
22.112 muids, et celle d'un puits de 17 pieds, qui était amenée au réservoir 
par un corps de pompes aspirantes et foulantes. Tous les projets et tentatives expo- 
sés ici indiquent qu'en 1714-1715 on se préoccupait déjà de la situation et qu'on 
voulait en même temps creuser à travers Paris une nouvelle voie navigable dont 
les droits de passage auraient payé tous les travaux. Aucun de ces projets ne fut 
exécuté. Cependant on fut obligé de faire des travaux provisoires, de détourner les 
égouts de la vieille rue du Temple et de la rue Saint-Denis qui ne trouvaient plus 
d'issue dans le grand égout et de les faire passer dans les fossés de la ville pour les 
faire aboutir à la Seine, au bastion de l'Arsenal. Le résultat fut d'infecter la rivière, 
qui devint noire d'ordures dans plus de la moitié de sa largeur, surtout par les 
temps d'orage. (Vov. Bonamy, Mémoires sur les acqueducs de Paris, dans Mémoires 
de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XXX (1764), p. 750, et De La 
Mare, Traité de la Police, t. IV, p. 408, 410, 411.) 

147. Mémoire du sieur de Ressons, lieutenant général de l'artillerie 
du roi, relatif à un projet de canal d'importance moindre que le précédent, 
en cas qu'on n'en veuille pas faire la dépense [IJ (393). 

Ce canal n'aurait que 2 toises de large et partirait de Gournay. Il 
assainirait complètement Paris mais n'empêcherait pas les inonda- 
tions de la Marne. On emploierait les troupes au travail. 

148. Mémoire, par extraits, de plusieurs propositions faites à la Ville en 
différents temps, pour garantir Paris des inondations dans les déborde- 
ments, faire communiquer la Seine, de l'Arsenal à la Savonnerie, assurer 
le nettoyage des égouts et la navigation au dessus et au dessous de Paris 
[I] (393). ' 



38 ÉGOUTS ET CANAUX DE PARIS 

Inachevé. Contient le résumé de la première proposition de 
Ressons. 

149. Mémoire du sieur Thomas, ingénieur ordinaire du roi, qui propose 
d'élever en face de l'Arsenal une quantité d'eau de Seine suffisante pour 
assainir les égouts du Marais et autres qui se jettent dans la Seine au- 
dessus de l'Arsenal [I] (393). 

Le sieur Thomas énumère les avantages de son projet. Si on 
doute de la réussite, il fera construire la machine élévatoire à ses 
frais et on ne la lui remboursera pas s'il échoue. Il propose aussi 
de construire cinq ou six abreuvoirs dans Paris pour le bien public. 

150. Relevé des niveaux du pavé de l'égout allant de l'hôpital Saint- 
Louis à la Savonnerie en passant par le Marais. Du 11 mai 1714 [I] (393). 

151. Relevé de différents nivellements à exécuter dans les égouts de 
Paris et des environs [IJ (393). 

152. Observations pour servir d'addition à la requête que le sieur Bois- 
son, ingénieur du roi, a présentée à Sa Majesté pour la construction d'un 
canal, depuis l'Arsenal jusqu'à Chaillot, et aux mémoires qu'il a remis au 
Conseil (1723?) [Ms. 9447, p. 30 et suiv.] (1442). 

Ce canal, dont la possibilité est reconnue, sera fort utile pour 
empêcher les crues, les inondations et nettoyer les égouts. La muni- 
cipalité a obtenu, par arrêt du 4 décembre 1720, l'autorisation de 
reconstruire le grand égout découvert qui va du rempart derrière le 
Calvaire au ponceau de Chaillot, d'y faire des embranchements, de 
le couvrir en partie, à condition que les dépenses, estimées à 2 mil- 
lions, soient supportées par les propriétaires des terrains qui y 
aboutissent. Si le sieur Boisson est autorisé à construire son canal, 
il se chargera de la reconstruction du grand égout, y fera tomber 
celui de la rue Saint-Louis et en construira un semblable à la 
droite du canal. Pour faciliter ses travaux, il demande la faculté 
d'acheter 50 perches de large de terrain sur toute la longueur du 
canal, aux conditions accordées par l'arrêt du 2 décembre 1720 à 
la municipalité pour l'achat de terres destinées à la construction 



EGOUTS ET CANAUX DE PARIS 39 

d'un nouveau quartier. Les frais s'élèveront à 8 millions environ. 
Pour les couvrir, le proposant demande l'autorisation de contracter 
un emprunt de 8 millions, hypothéqué sur les terrains achetés et 
les constructions. Pour le rémunérer de ses travaux, il aura droit 
au privilège de certains droits qui sont indiqués. Tous les travaux 
seront achevés en cinq ans. 

153. Mémoire de la dépense pour la construction du canal du sieur 
Boisson autour de Paris [Ms. 9447, p. 35] (1442). 

La dépense s'élève à 6.436.000 1. dont les intérêts au denier 
vingt montent à la somme de 321.800 1. par an, et la régie à 
144.562 1. ce qui fait en tout, par année, la somme de 466.362 1., 
de sorte qu'il se trouve, déduction faite du surplus du revenu, 
rester 87.398 1. Cette somme, avec les intérêts, sera employée à 
rembourser les fonds empruntés dans le courant des 30 années que 
durera le Privilège. 

154. Requête de Boisson, ingénieur du roi, à Mgr le contrôleur géné- 
ral [Ms. 9447, p. 34] (1442). 

Il sait le moyen de construire les canaux, bassins, chaussées des 
étangs de manière à supprimer toute infiltration. Il peut réparer les 
anciens canaux sans les mettre à sec, et demande l'occasion d'en 
faire la preuve; son secret épargnera bien des dépenses au roi. En 
même temps il réclame une récompense. 

155. Lettre de Boisson (peut-être au surintendant des Bâtiments) rela- 
tive à son projet de canal et à son procédé pour rendre les fonds de 
canaux imperméables. De Paris, le 18 février 1727 [Ms. 9447, p. 32] (1442). 

Il a fait l'expérience de son procédé devant R. de Cotte en con- 
struisant dans sa cour un bassin retenant parfaitement l'eau. C'est 
sur le conseil de l'architecte qu'il écrit cette lettre. Il rappelle que 
ses plans du canal de Paris lui reviennent très chers. De Cotte 
ne les a cependant estimés qu'à 10.000 1. dont pas un sou n'a été 
payé. — Il se fait fort de construire son canal pourvu qu'on lui 
accorde les mêmes secours qu'aux constructeurs de l'aqueduc d'Ar- 



40 EGOUTS ET CANAUX DE PARIS 

cueil. Les experts ont évalué son projet beaucoup trop cher; il faut 
en nommer d'autres. Le feu duc d'Orléans lui avait fait espérer une 
forte récompense ; il n'espère pas moins de son correspondant. 
Depuis plus de 30 ans il se consacre à découvrir des secrets utiles à 
l'État 

'Note. En haut de la lettre, à droite, on lit : A M. de Cotte, 19 février 1727. A. » 
Cet A est peut-être le monogramme de d'Antin. 

156. Projet d'un canal navigable depuis l'Arsenal jusqu'à la Savonnerie 
au dessous de Paris, en le faisant passer par les Marais [Ms. 9447, p. 38 à 
48] (1442). 

La Ville gagnerait à ce canal : i° des avantages sanitaires, 2° des 
facilités pour le commerce, 3 une diminution des crues de la Seine, 
4 la sécurité des bateaux pendant l'hiver, 5 une diminution, par 
suite du transit par canal, des charrettes qui encombrent Paris, 
6° l'arrosage facile des jardins du Marais, 7 une augmentation de 
valeur des maisons riveraines, 8° l'impossibilité de franchir cet 
obstacle pour les fraudeurs des droits du roi, 9 une facilité 
d'éteindre les incendies, io° un accroissement de la quantité de 
glace disponible à Paris, il la faculté de construire sur les bords 
un abattoir central. Les détails techniques de la construction sont 
énumérés. Vient ensuite l'estimation de la dépense, soit plus de 
18 millions. La Ville devrait faire les frais, à moins qu'on n'ait 
recours à une société par actions dont les intérêts seraient payés par 
la perception des droits. Au bout de 30 ans, le canal appartiendrait 
à la Ville. 

Note. Ce projet n'est pas celui de Boisson (pièce n° 152 et suiv.). Sur le projet 
d'abattoir central qu'il prévoit, voir De La Lande, Canaux de navigation, 1778, in- 
folio, p. 270, et De La Mare, Traité de la Police, IV, 215, 221, 228, 258-284. 

157. Nivellements pour la suppression de l'égout Saint-Louis au Marais 
et ses branches [II] (738). 

r 

Etat des rues et des maisons devant lesquelles il serait nécessaire 
de remuer le pavé pour donner écoulement aux eaux en supprimant 
le grand égout de Saint-Louis et ses branches. 



EGOUTS ET CANAUX DE PARIS 41 

Plan 737. Plan et profil de l'égout rue Saint-Louis au Marais, avec les détails 
de l'ouvrage. 

Note. Il s'agit dé la rue Saint-Louis, entre la rue de l'Écharpe et la rue des Filles 
du Calvaire, aujourd'hui rue de Turenne. Elle s'appela d'abord rue de TEgout, 
parce qu'il y avait un égout sur l'emplacement qu'elle occupa, puis rue de TÉgout 
Couvert, parce qu'en 161 8 l'égout fut reconstruit et couvert. Nous ignorons à 
quelle occasion et à quelle date elle prit le nom de Saint-Louis. 

158. Détail de deux toises courantes d'acqueduc de la rue Saint-Louis 

[II] (738). 

Brouillon du prix auquel montent 2 toises de travaux. 

159. Mémoire du dommage que causera à la maison de M. Foucault, 
conseiller d'État, rue Neuve Saint-Paul, l'abaissement de 13 pouces du pavé 
devant la porte cochère [II] (738). 

Entre autres choses il faudra abaisser de 1 3 pouces toute la cour 
et les communs, changer le seuil de la porte, remettre en sous- 
œuvre une assise de pierres de taille à la façade et à toute la maison, 
modifier le perron du grand escalier. La maison est neuve. 

Note. Voyez dans De La Mare, Traite de la Police, t. IV, p. 273, les lettres 
patentes qui donnent gain de cause aux propriétaires du quartier dont nous avons 
ici les réclamations et qui ordonnent, le 28 février 17 18, la reconstruction à neuf de 
l'égout sous le pavé de la grande rue Saint-Louis au Marais. 

160. Mémoire du dommage considérable que causera l'exécution du 
projet de supprimer le grand égout des Boucheries Saint-Paul pour faire 
passer par une pente ou ruisseau jusqu'à la rivière, au milieu de la rue 
Saint-Paul, toutes les immondices et infections [II] (738). 

Relatif au dommage que causera le projet à la maison de 
M me la comtesse d'Angennes et de M. de Cramaille, rue Saint-Paul, 
faisant l'encoignure de la rue des Barrées. 

161. Mémoire du dommage que causera ledit projet aux maisons de 
M. de Balincourt, sises rue Saint-Paul et rue des Lions [II] (738). 

162. Mémoire des inconvénients qui peuvent se rencontrer dans l'exécu- 
tion du projet concernant le grand égout des Boucheries Saint-Paul [II] 
(738). 



42 TRAVAUX DE VOIRIE RUE GAILLON 

Les travaux causeront une grande infection. Il faudra mettre des 
perrons à toutes les maisons de la rue Saint-Paul dont le sol sera 
abaissé de 2 pieds. Il faudra baisser également les voûtes des caves 
de toutes les maisons. Pendant 4 ou 5 ans, tout le quartier sera 
impraticable. Les rues Neuve-Saint-Paul et des Lions ne seront 
plus au même niveau. La batellerie souffrira des travaux 

Note. Cette pièce semble une pétition des habitants menacés par les travaux. — 
Trudaine, qui y est plusieurs fois nommé, est Charles Trudaine, conseiller d'État, 
Prévôt des Marchands de Paris, destitué par le Régent comme trop « honnête 
homme ». 



Travaux de voirie rue Gaillon. 

163. Lettre du prévôt des marchands, Turgot, au contrôleur général. 
Du 31 mai 1740 [V] (2168). 

L'égout de Gaillon, qui débouche rue Louis le Grand près le 
magasin des marbres du roi, vient d'être reconstruit plus droit et 
voûté dans toute sa longueur. Son tournant est engagé sous une 
petite place appartenant au roi, cédée jadis aux fermiers généraux 
pour y établir un bureau de barrière et louée à un cabaretier. Les 
travaux ont nécessité la démolition d'une partie d'un petit bâtiment 
sur la place. Le prévôt demande la permission, pour la Ville, de 
supprimer la pointe de cette place pour procurer un tournant et 
une entrée plus aérés à la rue Louis le Grand sur le rempart. La 
Ville se chargera de rétablir le bâtiment détruit. — En tête de la 
pièce, on lit : « A M. de Cotte pour qu'il m'en parle en me repré- 
sentant le plan entier du magasin. 2 juin 1740. » 

Plan 2167. Plan de la place Louis le Grand. 

Note. Il s'agit naturellement de Jules Robert de Cotte, le fils, Robert de Cotte 
étant mort en 1735. 

164. Copie d'un mémoire du prévôt des marchands et des échevins de 
la ville de Paris relatif au même objet que la lettre précédente, suivie de 
la réponse [V] (2168). 



ABBAYE-AU-BOIS — QUAIS ET PONTS 43 

La suppression de la petite place est autorisée, mais l'étendue des 
travaux projetés par la municipalité est réduite. 



Abbaye-au-Bois. 

165. Lettre de Pontchartrain à Robert de Cotte. De Marly, le 9 juillet 
1715 [II] (539). 

Il l'avise du mauvais état de l'Abbaye-au-Bois, des démolitions 
qu'on y a faites et l'invite à visiter les lieux pour déterminer les 
réparations à faire. 

Plans 539. Plan de l'Abbaye-au-Bois, faubourg Saint-Germain, à Paris. 

Note. Il s'agit des bâtiments de l'Abbaye-au-Bois, 16, rue de Sèvres. Pontchar- 
train parle, dans cette lettre, du défaut d'un « lieu pour faire le service divin ». 
L'église ne fut commencée qu'en 17 18. 

166. Lettre de Pontchartrain à R. de Cotte. De Marly, le 16 juillet 1715 

[II] (539). 

Il lui demande le plus tôt possible le procès-verbal de sa visite à 
l'Abbaye-au-Bois. 

167. Récapitulation des sommes à quoi montent les ouvrages faits dans 
le monastère des Bernardines de l'Abbaye-au-Bois [II] (539). 



Quais et ponts. 



168. Devis des ouvrages de maçonnerie et charpenterie qu'il convient 
faire pour la reconstruction de la partie du mur, quai des Orfèvres, en 
l'étendue de la brèche qui est faite par la chute du Pont, au mois de jan- 
vier dernier, en quinze à seize toises de long environ, suivant les des- 
sins qui en ont été faits par le maître général des Bâtiments de la Ville, 
en exécution des ordres de Messieurs les prévôt des marchands et 
échevins de cette ville de Paris... Fait et présenté au Bureau de la Ville, 
ce huitième Juillet mil sept cent seize. (Pièce imprimée) [II] (741). 



44 Q.UAIS ET PONTS 

Plan 739-740. Plan et élévation d'une réparation faite au quai des Orfèvres à 
Paris, en l'année 17 16. 

Note. La réparation fut exécutée par Beausire, architecte, maître général des 
Bâtiments du Roi et de la Ville, ainsi qu'en témoignent deux inscriptions du 8 juil- 
let 1716 au dos du plan et de l'élévation. 

169. Brouillon d'un procès-verbal d'examen des murs qui forment la 
place au milieu du Pont-Neuf qui enferme la figure équestre de Henri IV. 
Le 3 juillet 1716 [I] (434). 

Des dégradations menacent la solidité de l'éperon du Pont Xeuf. 
Les causes en sont indiquées ainsi que le moyen d'y remédier. 

170. Autre exemplaire de la même pièce [I] (434). 

171. Devis et conditions pour la construction du pont de bois à faire 
sur la rivière de Seine pour la communication de l'île Saint-Louis et 
de l'ile Notre-Dame à Paris, suivant les dessins de M. de Cotte II] (735). 

Plans 731 à 734. Quatre dessins du pont de bois communiquant de l'île 
Saint-Louis à l'île Notre Dame à Paris (datés de 1717). 

Notes. Au dos du dessin n° 731, on lit : « Tant que l'Ile Saint-Louis ne fut 
point couverte de maisons, il n'y eut point de pont pour communiquer à la cité. 
Mais il paraît qu'en 1634 il en existait un. Il fut fort endommagé dans l'hiver de 
1709 et détruit l'année suivante. Ce ne fut qu'en 1787 qu'il fut rétabli. Il prit 
alors le nom de Pont Rouge parce qu'il était peint de cette couleur. On avait 
accordé un péage pour le construire. Les seuls piétons y passaient. » 

172. Engagement de Gervais [mot Mis] Rennequin qui promet de con- 
struire en 1717 le pont de bois entre l'île Saint-Louis et l'île Notre-Dame, 
selon les plans de Robert de Cotte et les stipulations du devis. Du 2 mars 
1717 [II] (735). 

En paiement de son travail il touchera le péage pendant 12 ans, 
soit 1 liard par personne, 1 2 deniers par cavalier ou bête de charge 
accompagnée, 3 liards par chaise à porteurs, 12 deniers par char- 
rette à 2 roues. Il veillera à l'entretien du pont qu'il rendra en bon 
état. Si avant 12 ans un pont de pierre remplaçait le pont de bois 
il garderait en dédommagement les matériaux du pont de bois. 

173. Arrêt de la Cour du Parlement du 5 septembre 1718 relatif à la 
reconstruction du Petit Pont (Pièce imprimée) [III] (non numér.). 



QUAIS ET PONTS 45 

On ne reconstruira pas les maisons incendiées sur le Petit Pont et 
qui sont énumérées, non plus que les échoppes longeant l'Hôtel 
Dieu. Les maisons qui pourront être rebâties sont spécifiées. Le 
Petit Pont sera reconstruit après l'hiver. 

Notes. C'est le 27 avril 17 18 que brûla le Petit Pont. Piganiol décrit tout au 
long l'incendie et indique les causes du sinistre, Description de Paris, I, p. 118 et 
suiv. 

174. Devis des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, gros fer et 
plomb qu'il convient faire pour la reconstruction des trois arches du pont 
de pierre dans l'espace du bassin de la rivière, entre l'Hôtel Dieu et le 
Petit Chatelet et partie de leurs piles et culées au-dessous de l'eau, tant 
au sujet de l'incendie arrivé le 27 avril 1718 que de leur mauvais état par 
vétusté (Pièce imprimée) [III] (non numér.). 

175. Extrait du toisé et détail des prix pour la reconstruction du Petit 
Pont [III] (non numér.). 

Le total général des prix est de 93.365 1. 10 s. 

176. Devis des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, gros fer, plom- 
berie, fouille de terre et épuisement d'eau qu'il convient faire pour la 
construction à neuf d'un mur de quai depuis le devant du massif de la 
double rampe, au-dessous de la culée du Pont Neuf, dit de l'École, en la 
longueur de cent quinze toises ou environ, jusqu'au coude, au delà du Port 
au Blé, avec un abreuvoir au lieu de celui de Bourbon qui sera supprimé, 
et deux descentes en la rivière, et un terre plein au devant dudit mur de 
quai, pour soutenir les ports au Blé et aux Fruits, le tout suivant les plans, 
profils et élévations qui en ont été faits et les alignements donnés de 
l'ordre de messieurs le prévôt des marchands et échevins de cette ville 
de Paris par le sieur Beausire, conseiller architecte du Roi et de son 
académie... le tout construit des qualités et matériaux ci-après déclarés. 

Le 3 février 1719. (Pièce imprimée) [III] (non numér.). 

177. Devis des ouvrages à faire pour le quai du Louvre [III] (non 
numér.). 

Incomplet. Indique les prix des épuisements d'eau et batardeaux, 
des pieux de bois et de tous les bois nécessaires, des toises cubes de 
mur du quai, des toises courantes de mur de cordon, des toises 
courantes de parapet, des bornes. 



46 NOTRE-DAME DE PARIS 



Notre-Dame de Paris. 



178. Devis des ouvrages de marbre pour la chapelle de la Vierge dans 
l'église de Notre-Dame de Paris, que son Éminence Mgr le Cardinal de 

Noailles veut faire construire suivant les dessins de M. de Cotte et 

des constructions ci-après déclarées. Le 25 mars 1718 [II] (684). 

Avis aux entrepreneurs, leur indiquant les travaux et les 
conditions des marchés à passer. Les marbres étant fournis, les 
travaux devront être exécutés pour 8.300 1. Les démolitions appar- 
tiendront à l'entrepreneur. 

Plans 677-678. Deux différents dessins projetés pour la chapelle de la Sainte 
Vierge en [ladite] église (Notre-Dame). — 679-680. Deux différents dessins projetés 
pour la chapelle de la Sainte Vierge en ladite Eglise. 

Note. Voy. pour cette pièce et les suivantes la décoration de la chapelle de la 
Vierge par le cardinal de Noailles, dans Piganiol, Description de Paris, 1. 1, p. 424 
et suiv. 

179. Devis, prix et qualité des ouvrages de marbre qu'il convient faire 
pour la construction de l'autel, coffre d'autel, lambris, marche et marche- 
pied de la Sainte Vierge à Notre-Dame de Paris [II] (684). 

Le prix des marbres est de 8.750 l., celui de la façon de 7.000 1., 
celui des agrafes, barres de fer, crampons, etc., de 1.000 1. 

180. Devis des ouvrages de bronze qui composent tout le tabernacle de 
la chapelle de la Vierge de Notre-Dame de Paris, fait par ordre de 
S. E. Mgr le Cardinal de Noailles et de M. de Cotte. A Paris, le 15 mai 1719 
[II] (684). 

Le total est de 5.510 1., auquel il faut ajouter 1.900 1. si le 
cardinal veut le dessus du tabernacle en bronze doré d'or moulu. 



181. Devis des ouvrages destinés à la construction de la balustrade de 
fer qui doit orner la ceinture de la chapelle de la Vierge de l'église de 
Paris suivant les dessins faits par M. de Cotte... [II] (684). 



NOTRE-DAME DE PARIS 47 

182. Mémoire de ce qui a été fait et fourni de serrurerie pour 
S. E. Mgr le Cardinal de Noailles, archevêque de Paris, au sujet de la 
construction de la chapelle de la Vierge dans Notre-Dame, par Osmont. 
maître serrurier [II] (684;. 

Modéré par de Cotte le 14 mai 1719, à 1.599 1- 

183. Mémoire des augmentations d'ouvrages de sculpture qui ont été 
faits à la chapelle de la Vierge de l'église de Paris, par ordre de S. E. Mgr 
le Cardinal de Noailles, au sujet du tabernacle et des groupes d'enfants, 
faites par Vassé, sculpteur dans l'année 1719 [II] (684). 

184. Double d'un mémoire des ouvrages de sculpture faits par augmen- 
tation, par l'ordre de Monseigneur le Cardinal de Noailles, au sujet de la 
chapelle de la Vierge de l'église de Paris, par le sieur Vassé, sculpteur 
du roi pendant les années 1720-21-22 [II] (684). 

Il s'agit de la Vierge déjà commencée par l'artiste, mais qu'il dut 
refaire, le Cardinal la voulant plus grande. Le total général porté par 
Vassé à 9.025 1. fut modéré le 27 août 1722 à 6.650 1. 

185. Récapitulation des sommes dues à Vassé pour ses sculptures à la 
chapelle de la Vierge [II] (684). 

Mémoire du 22 mars 17 18 : 20.000 1. Mémoire d'augmen- 
tation du 16 décembre 1720 : 7.620 1. Autre idem du 27 août 
1722 : 6.650 1., dont il faut déduire : deux figures de saint 
Marcel et sainte Geneviève non faites : 2.600 1. ; le tabernacle du 
premier marché non fait : 1.550 1; la première figure de la Vierge 
non faite : 3.500 1. Reste un total de 26.620 1. 

186. Récapitulation des changements faits au projet de la chapelle de 
la Vierge depuis le marché qui en a été réglé [II] (684). 

Un chapiteau en marbre a été commandé en plus. Le couron- 
nement a été exhaussé de 4 pieds. Les ornements du socle d'en 
haut se font en métal au lieu de bois. Deux cartels nouveaux en 
bois, avec des ornements, ont été commandés. Au contraire, ont été 
supprimées deux figures et culs-de-lampe. Cela porte à 19.200 1. 
le total des sculptures de la chapelle de la Vierge. 



48 NOTRE-DAME DE PARIS 

187. Devis de la sculpture pour la chapelle qui fait symétrie à celle de 
la Vierge à l'église Notre-Dame de Paris, que S. E. Mgr le cardinal de 
Noailles veut faire construire suivant les dessins qu'elle en a réglé [II] 
(684). 

Ce devis comprend 6 chapiteaux, le couronnement de l'autel, 

2 groupes d'enfants, 2 vases, 18 médaillons, 2 cartels, 4 ornements 
dans les panneaux, 1 grand cadre de tableau, des ornements en 
bronze à l'attique, 2 consoles à l'attique, 2 torchères de bronze à 

3 bobèches, 2 consoles d'angles du coffre de l'autel, 2 crédences, 
des ornements de socle. — Engagement de Frémin le 26 novembre 
17 19 d'exécuter ces travaux pour 18.350 1. 

Note. C'est de la chapelle Saint-Denis ou des Martyrs qu'il s'agit. Voy. Piganiol, 
Description de 'Paris, I, p. 48, pour cette pièce et les suivantes. 

188. Même devis [II] (684). 

Cayot s'engage à l'exécuter pour 16.820 1. — Le 27 novembre 
1719. 

189. Même devis [II] (684). 

Bousseau et Lepautre s'engagent à l'exécuter pour 16.190 1. — 
Le 8 décembre 17 19. 

190. Même devis [II] (684). 

Les sculpteurs Hoffemant, Charpentier, Montheau s'engagent à 
l'exécuter moyennant 15.760 1. — Le 9 décembre 17 19. — La pièce 
se termine par un bon du cardinal de Noailles de 13.680 1. du 
16 décembre 1719. 

Note. Le sculpteur Charpentier, dont on trouve le nom ici, est-il Claude Char- 
pentier qui obtient le grand prix en 1698, et dont Bellier de la Chavignerie écrit, 
Dictionnaire des Artistes de l'Ecole française, I, p. 233 : « Charpentier mourut-il pen- 
dant son séjour à l'École de France, à Rome ? C'est ce que nous ignorons, n'ayant 
trouvé sur son compte aucune autre indication ? » ou bien René Charpentier, qui, 
selon les Comptes des Bâtiments du roi, travailla à Notre-Dame en 171 1 et à la cha- 
pelle de Versailles ? Et n'y aurait-il pas identité entre les deux artistes ? Les collabo- 
rateurs de Charpentier sont bien connus : ils sont employés à diverses reprises par 



NOTRE-DAME DE PARIS 49 

Louis XIV. (Voy. Comptes des Bâtiments du roi sous le régne de Louis XIV, publics 
par J.-J. Guiffrey, passim.) 

191. Table comparative des prix demandés par Cayot, Frémin, Le 
Pautre et Bousseau, Charpentier, Hoffemant et Montheau pour les divers 
articles de sculpture de la chapelle qui fait symétrie à celle de la Vierge 
à l'église Notre Dame de Paris [II] (684). 

192. Marché passé le 18 avril 1721, par Nicolas Coustou, pour l'exécu- 
tion de la statue de saint Denis, dans la chapelle des Martyrs, à Notre- 
Dame, qui fait symétrie à celle de la Vierge [II] (684). 

Coustou se charge de tous les frais, de l'achat du marbre, de 
l'exécution de deux moulages en plâtre, de la mise en place, moyen- 
nant 6.000 1. dont les dates de paiement sont indiquées. 

193. Mémoire des augmentations de la sculpture en bois faite à l'autel 
de Saint-Denis, dans l'église de Notre-Dame à Paris, par ordre de 
S. E. Mgr le Cardinal de Noailles , archevêque de Paris, et sur les des- 
sins de Monsieur de Cotte... par Charpentier et Montheau [II] (684). 

Ce mémoire comprend uniquement des sculptures décoratives et 
des dorures qui sont détaillées. Le total, 2.572 1. 12 s. 6 d., est 
réduit par de Cotte à 1.944 1« 

194. Devis des ouvrages de menuiserie qu'il convient faire pour la 
construction d'un retable d'autel et lambris au pourtour que Mgr le duc 
de Noailles veut faire faire dans une chapelle de Notre-Dame, vis-à-vis 
le sanctuaire, suivant les plans et dessins de Monsieur de Cotte... 
[II] (576). 

Les travaux à exécuter sont décrits. Quelques prix seulement 
sont indiqués, en marge, presque tous au crayon. 

Plans <>66 à 575. Plusieurs plans et autres dessins pour la chapelle de M. le 
Cardinal de Noailles dans l'église Notre-Dame de Paris. 



-,-v 



Notes. S'agit-il ici des chapelles Saint-Martin et Sainte-Anne, réunies en une seule, 
qui servait de sépulture à la famille de Noailles, et que le cardinal de Noailles fit 
décorer sous la direction de Boffrand ? 

Inventaire de R. de Cotte. a 



50 BIBLIOTHEQUE DU ROI 

195. Devis et marché des ouvrages de menuiserie qu'il convient faire 
à la chapelle que désire faire construire Mgr le duc de Noailles en 
l'église de Notre Dame, suivant les plans, dessins et profils de Monsieur 
de Cotte... [II] (576). 

Les prix sont indiqués. Le total s'élève à 3.600 1. 

196. Devis des ouvrages de sculpture en bois qu'il convient faire à la 
chapelle de Mgr le duc de Noailles, à Notre-Dame, conformément au 
dessin de Monsieur de Cotte [II] (576). 

Les prix sont indiqués. Le total est de 4.341 1. A la fin, un 
compte de détail relatif aux travaux de la chapelle. 

197. Devis des ouvrages de serrurerie qu'il convient faire pour ladite 
chapelle [II] (576). 

Il s'agit des portes de clôture avec leurs battants, serrures, ver- 
rous, etc., portant les armes de l'archevêque. 

Note. De Cotte dirigea à Notre-Dame d'autres travaux auxquels ne se rap- 
portent aucun manuscrit, mais sur lesquels on peut consulter les plans et dessins 
suivants de l'ancien répertoire : n 05 674 à 676, 681 à 683, 1581 à 1584, 1855 à 
1863, 2210 et 221 1, 2220, 2268 à 2270. 

198. État de ce qui doit être dessiné et gravé concernant le chœur de 
l'église Notre-Dame, par moi, Charles Nicolas Cochin. Le 12 août 1717 

[II] (576). 

i° Le plan géométral du chœur, 2° L'élévation perspective du 
fond du chœur, 3 Une façade en longueur, en deux morceaux, 4 Le 
fond où est l'autel et ce qui l'environne, 5 L'autel en particulier 
avec le tombeau, ornements, bas-reliefs, gravures et anges, 6° La 
façade d'entrée où sont les deux chapelles et la grille. Le prix con- 
venu est de 3.330 1. 

Bibliothèque du Roi. 

199. Projet d'installation de la Bibliothèque du Roi au Louvre [IV] 
(1517). 



BIBLIOTHÈQUE DU ROI 51 

Ce projet propose d'affecter à la bibliothèque une partie de la 
Grande Galerie du côté du Grand Salon. 

Plans 15 13 à 15 16. Plusieurs projets pour placer la Bibliothèque du Roi au 
Louvre. 

Notes. On lit dans l'Essai historique sur la Bibliothèque du Roi, par Le Prince, 
réimpression de Louis Paris, 1856, p. 75 : « Tant de richesses firent bientôt con- 
naître que les deux maisons de la rue Vivienne ne suffisaient plus pour contenir 
cette bibliothèque. M. l'abbé de Louvois se proposait alors de la transporter dans la 
grande gallerie du Louvre, mais l'arrivée de l'infante d'Espagne qui devait demeurer 
dans ce Palais dérangea ce projet. » — Il y eut d'autres projets de transfert de la 
bibliothèque royale dont on retrouve les plans dans les papiers de R. de Cotte : 
i° à la place Louis-le-Grand, plans i486 à 1503 ; 2° à l'hôtel de Nevers (ce qui 
fut fait), plans 1 504 à 1511. 

200. Extrait de la dépense à faire pour la Bibliothèque du roi au 
Louvre pendant les années 1720, 1721, 1722 [IV] (1517). 

Le devis s'élève à 620.000 1. 

201. Fragment de devis concernant la Bibliothèque du Roi au Louvre 

[IV] (1517). 

Le total général s'élève à 671.120 1. 

202. Devis des ouvrages de sculpture en plâtre et bois que le Roi 
désire faire faire à sa Bibliothèque au Louvre à Paris, suivant les des- 
sins qu'il a arrêtés, faits par M. de Cotte... [IV] (1517). 

203. Récapitulation de la dépense à faire à la Bibliothèque du Roi au 
Louvre [IV] (1517). 

Le total s'élève à 178.554 1. 11 s. 6. 

204. Mémoire de Robert de Cotte sur la distribution de la Bibliothèque 
du Roi dans l'hôtel de Nevers, selon les indications à lui fournies par 

l'abbé Bignon, suivi d'un devis des frais d'aménagement 1727 

[Ms. 7801, p. 244 à 248] (non numér.). 

Ces frais s'élèvent à 344.995 1. — On lit à la fin : « J'ay vu et 
examiné tous les plans et projets cy dessus dressés avec grand soin 
par Monsieur de Cotte sur les mémoires que je luy avais remis 



52 EAUX DARCUEIL 

après avoir fait les calculs de la quantité et hauteur des différents 
volumes de la Bibliothèque du Roy. Fait à Paris le 7 septembre 
1727. — Signé : L'abbé Bignon. » — Et « Le projet me paraît le 
plus beau du monde et le plus sage, et la Bibliothèque du Roy est 
un objet si considérable et mérite tant d'attention que je voy qu'il 
n'y a point d'ouvrage plus pressé, d'autant que le plus difficile est 
fait par l'achat de la maison qui est des plus vastes de tout Paris. 
Fait à Paris le 8 de septembre 1727. — Signé : Le duc d'Antin. » 

Plans 2335. Plan général de la bibliothèque du... — 2336. Plan des bâtiments 
de la Banque avant qu'on y ait placé la Bibliothèque du Roi, rez-de-chaussée, 
premier étage et combles. — 2337. Plan des bâtiments de la Bibliothèque du Roi 
avec un projet pour le salon des Globes, rez-de-chaussée et premier étage. — 2338. 
Plan des bâtiments de la Bibliothèque du Roi avec trois projets pour le salon des 
Globes, rez-de-chaussée et premier étage. — 2339. Plans des bâtiments de la Biblio- 
thèque du Roi avec un projet au crayon pour le Salon des Globes, rez-de-chaussée 
et premier étage. — 2340. Plans des bâtiments de la Bibliothèque du Roi avec un 
projet pour l'aile du Midi et l'aile de l'horloge, rez-de-chaussée et premier étage, 
en partie exécuté. — 2341. Plans des bâtiments de la Bibliothèque du Roi avec 
projets pour une aile à bâtir au midi et changements dans l'aile de l'horloge, rez- 
de-chaussée et premier étage (non exécuté). — 2342. Plan d'un projet général pour 
la Bibliothèque du Roi avec projet pour une aile à bâtir au midi et changements 
dans l'aile de l'horloge, rez-de-chaussée et premier étage (non exécuté). — 2342. 
Plan d'un projet général pour la Bibliothèque du Roi en portant les Bâtiments jus- 
qu'à la rue Vivienne, rez-de-chaussée et premier étage. — ■ 2343 à 2347. Elévation 
et coupes de différentes parties de la Bibliothèque du Roi. — 2348 à 2351. Détails 
pour les bâtiments de la Bibliothèque du Roi. — 2585 à 2588. Plans et projets 
pour la Bibliothèque du Roi. 

Note. Ce mémoire a été publié dans le Carnet historique de Louis Paris, année 
1857, tome III, p. 85 à 90. Un commentaire annonce à tort qu'il n'est pas 
accompagné de plans, parce que Louis Paris n'a pas connu les papiers de R. de 
Cotte conservés au Cabinet des Estampes. 



Eaux d'Arcueil. 

205. Mémoire concernant les eaux de Rungis et d'Arcueil (par de 
Francine, sans doute) ; 1724 [V] (2707). 

Les sources appartenant au roi ont considérablement diminué 
depuis 17 19. En 1724, il n'arrive plus d'Arcueil que 18 pouces d'eau. 



EAUX DARCUEIL 53 

Avant l'entrée à Paris, on en distribue 2 pouces 4 lignes en cam- 
pagne. La ville prend | des eaux arrivant à l'Observatoire. Il n'entre 
donc dans le bassin du roi que 12 pouces d'eau. Le roi en distribue 
108 lignes avant l'arrivée au Luxembourg. Restent donc n pouces f. 
Le palais du Luxembourg consomme 6 pouces |. On distrait 
112 lignes avant la Croix du Trahoir où il n'arrive par consé- 
quent, en principe, que 5 pouces §. Malgré tous les soins du sieur 
de Francine, il n'arrive en réalité pas une goutte d'eau à la Croix 
de Trahoir. On a essayé de retrouver les fuites, mais sans succès. 
La faute en est à l'extrême profondeur où se trouvent les tuyaux 
du roi par suite de l'exhaussement des pavés. Le seul remède est 
de fouiller la conduite d'un bout à l'autre. Quand on le fera, il 
faudra continuer la voûte de l'acqueduc sur une longueur de 
65 toises, exécuter sur la conduite quatre regards avec robinets qui 
permettront de limiter les recherches en cas d'accident. Ces travaux 
sont urgents. 

Plans 2 187-2 188. Deux cartes des environs d'Arcueil et de Rungis avec les 
acqueducs pour lesdites eaux. — 2189 à 219g. Plans et élévations de plusieurs 
regards... pour les eaux d'Arcueil et leur distribution dans Paris. — 2700. Plan 
d'une partie du quartier de l'Observatoire et de la conduite des eaux d'Arcueil. — 
2701. Plan général de la conduite des eaux d'Arcueil, depuis Rungis jusqu'à la 
place Saint-Michel. — 2702. Minute d'un plan général de cette même conduite. — 
2703 à 2706. Plans de divers regards des eaux d'Arcueil. 

Note. Les eaux qui alimentaient Paris étaient les eaux de la Seine montées par 
les machines du Pont Notre-Dame, les eaux du Pré Saint-Gervais, de Belleville et 
d'Arcueil ou Rungis. La construction de l'aqueduc d'Arcueil avait été terminée 
en 1624. Elle avait été commencée par Sully et aurait été abandonnée à la mort 
de Henri IV si Marie de Médicis n'en avait eu besoin pour le Luxembourg. La 
maçonnerie seule avait coûté près d'un million de livres. En 1656, on fit de nou- 
velles fouilles qui amenèrent au bassin de réception des eaux, à l'Observatoire, 
84 pouces d'eau au lieu de 50. Voy. Bonamy, Mémoire sur les acqueducs de Paris, 
1764. Les « intendants des eaux et fontaines des châteaux royaux » étaient depuis 
longtemps les Francini ou de Francine de Villepreux. 

206. Mémoire pour servir à la connaissance des eaux d'Arcueil, à la 
distribution d'icelles, aux entretiens de l'acqueduc, regards et con- 
duites en plomb desdites eaux [V] (2200). 

Le « grand quarré de Rungis » où les eaux prennent leur source 
est décrit, le débit, le chemin parcouru jusqu'à l'Observatoire sont 



54 EAUX D ARCUEIL 

indiqués. A l'Observatoire ces eaux sont divisées entre le roi qui 
en prend | et la ville qui en prend £. Le partage se fait dans deux 
bassins où les eaux sont jaugées. La distribution chez les particuliers 
est détaillée, puis les conditions d'entretien de l'acqueduc, dont la 
surveillance est confiée au sieur de Francine. 

207. Autre exemplaire de la même pièce [V] (2200). 

208. Note indiquant les travaux importants exécutés depuis le début 
du XVII e siècle pour l'adduction des eaux de Rungis [V] (2200). 

La première recherche est de 1612 et a été payée sur la ferme de 
30 sols d'entrée par muid de vin. La deuxième est de 1655 et a été 
faite aux frais communs de la Ville et du sieur de Francini. Ces 
sources, augmentées de sources accessoires, amenaient, en 1676, 
80 pouces d'eau au château d'eau. En 1671, suivant arrêt du 
25 juillet, la ville fit une recherche qui donna l'eau du regard 
de Cachan. Un arrêt du 2 avril 1671 ordonne la création de 
1 5 fontaines en différents endroits sur les eaux de Rungis. 

209. Copie d'un arrêt du 3 juillet 1630 relatif aux eaux d'Arcueil [V] 
(2200). 

La reine mère accorde aux Bénédictines du faubourg Saint-Ger- 
main | pouce d'eau sur les eaux de Rungis ; les Bénédictines feront 
les canaux à leurs frais. 

210. Copie d'un arrêt du 16 juin 1631 relatif aux eaux d'Arcueil [V] 
(2200). 

La reine mère accorde aux religieuses bénédictines de la congré- 
gation du Calvaire, au faubourg Saint-Germain-des-Prés, un demi- 
pouce d'eau qui sera prise à la décharge de la fontaine du grand 
parterre de son palais, sis audit faubourg. 

211. Lettre du duc de Bouillon (au duc d'Antin ?). Du château de 
Navarre, le 7 novembre 1732 [V] (2200). 



EAUX D ARCUEIL 5 5 

Il doit recevoir 2 pouces f d'eau dans son hôtel, suivant acquisi- 
tion faite en 1656-1657. Tout l'été ses conduites ont été vides; 
presque tous les ans, il en est ainsi. Il a réclamé en vain à de Cotte. 
Son concierge a dû ouvrir les robinets d'un regard situé quai des 
Grands-Augustins et construit aux frais communs de l'hôtel de 
Conti et de l'hôtel de Bouillon. Le sieur Ballot, fontainier, les tenait 
obstinément fermés. Il demande une visite du regard commun aux 
hôtels de Conti et de Bouillon et de la cuvette de jauge de son 
hôtel. De plus, il désire que l'entrée du regard soit interdite au sieur 
Ballot, qui, de la sorte, ne pourra plus réserver l'eau pour ses amis. 

212. Réponse, sous forme de note en deux articles, à la lettre du duc de 
Bouillon du 7 novembre 1732 [V] (2200). 

i° Il est vrai que le duc a manqué d'eau, mais comme le roi, les 
grands seigneurs et les particuliers. Dans la visite qu'on vient de 
faire au regard de l'hôtel, on a constaté non seulement qu'il y avait 
de l'eau pour le moment, mais qu'il y en avait même 2 pouces § au 
lieu de 2 pouces f . Cette augmentation est due à la violation com- 
mise par le jardinier de l'hôtel de Bouillon d'un regard appartenant 
au roi, délit dont il devrait être sévèrement puni. En fait, les 
2 pouces | d'eau que réclame le duc devraient être réduits des f par 
la seule raison que les sources ont diminué d'autant. — 2° Le regard 
du quai des Grands-Augustins, au coin de la rue Dauphine, n'a 
pas été construit à frais communs par l'hôtel de Conti et l'hôtel de 
Bouillon, mais il appartient au roi. Il a été construit en 1625, lors de 
l'établissement des eaux d'Arcueil, et la concession de l'hôtel de 
Bouillon n'est que de 1656-1657. 

213. Mémoire relatif à la distribution des eaux d'Arcueil [V] (2307). 
Ce mémoire sert de légende à un des plans signalés pièce n° 205. 

214. Brouillon de la pièce précédente [V] (2307). 



5 6 PONT-NEUF — ÉGLISE SAINT-THOMAS — RUE DE L'ABREUVOIR 



Pompe du Pont Neuf. 

215. Copie du contrat pour la construction du bassin destiné à réser- 
ver les eaux de la Samaritaine ou pompe du Pont Neuf. Du 5 mars 1607 [V] 
(2037). 

Eglise Saint-Thomas du Louvre. 

216. Extrait des registres du chapitre de l'église royale, collégiale et 
paroissiale de Saint-Thomas du Louvre, à Paris, concernant des répara- 
tions. Le 2 septembre 1726 [IV] (1344). 

A la suite d'accidents survenus par la chute de pierres sur les 
desservants et les fidèles, le chapitre a délégué, le 2 septembre 1726, 
MM. Auhert, doyen, et Baslin, chanoine, à M. de Cotte (l'église étant 
de fondation royale), pour le prier de visiter les lieux et de dresser 
procès-verbal. 

Plans 1341 à 1343. Dessins faits pour le maître-autel de Saint-Thomas du 
Louvre. 

Notes. Si des réparations furent exécutées à ce moment, elles ne suffirent pas à 
consolider l'église puisque Le Bœuf écrit, t. I, p. 54, que « la voûte ayant manqué, 
le 15 octobre 1739, il y eut plusieurs chanoines écrasés sous les ruines ». D'autre 
part, on lit dans Piganiol Description de Paris, 1742, t. II, p. 266, que le « Chapitre 
étant censé de fondation royale, cette qualité lui a mérité les bienfaits du roi 
Louis XV qui, sur les très humbles représentations de l'abbé Larcher, un des 
chanoines de cette église, lui a accordé la somme de cent cinquante mille livres 
pour être employée à rebâtir à neuf l'église Saint-Thomas, celle d'aujourd'hui 
menaçant ruine et étant même en péril menaçant. » 



Ouverture de la rue de l'Abreuvoir. 

217. Requête des curé, marguilliers, seigneurs et principaux habi- 
tants de la paroisse de Sainte-Marie-Magdelaine de la Ville l'Évêque, 
faubourg Saint-Honoré , à Paris, demandant que la rue de la Bonne 
Molue (?) ou de l'Abreuvoir soit rendue à la circulation, et réponse de 
Pierre Garlier, fermier général, à leur requête; 1729 [VI] (non numér.). 



OUVERTURE DE LA RUE DE L ABREUVOIR 57 

Les habitants ont fait paver et éclairer cette rue; les fermiers 
généraux l'ont fait fermer sans aucune formalité de justice. Il en 
résulte trois gros inconvénients : i° Un retard dans l'administration 
des sacrements aux habitants des Champs-Elysées, par suite du 
détour à faire; 2° Le cul-de-sac que forme la rue sert de repaire à 
tous les bandits et duellistes du quartier; 3 En cas d'incendie, on 
ne pourrait tirer d'eau de la Seine. — Pour empêcher la fraude, les 
fermiers généraux n'ont qu'à poser une barrière. 

Pierre Carlier, fermier général, répond que, lors de la construc- 
tion du Pont Tournant des Tuileries, on démolit, entre autres mai- 
sons, le bureau de perception servant à la barrière du Cours. Le 
nouveau bureau se trouvant à éo toises de la rue de la Bonne 
Molue (?J, les fraudes pouvaient se commettre sur cet espace. 
Un arrêt du Conseil du 24 avril 17 17 autorisa les fermiers à con- 
struire un mur pour remédier à cet inconvénient : c'est ce mur que 
les habitants prétendent construit sans aucune formalité de justice. 
Personne ne s'est plaint alors. Les trois arguments invoqués par les 
habitants sont mauvais. Le détour pour arriver aux Champs-Elysées 
est presque nul. Les bandits pris dans un cul-de-sac sont bien plus 
vite capturés. En cas d'incendie on aura bien plus tôt fait de tirer 
trente seaux d'eau d'un puits voisin que d'aller à la Seine. Il faut 
donc laisser les choses en l'état. Tout changement amènerait des 
dépenses supplémentaires au roi et à Pierre Carlier. 

218. Arrêt du Conseil d'État accordant l'ouverture de la rue de la 
Bonne Molue (?). Le 13 décembre 1729 [VI] (non numér.). 

Vus les deux mémoires précédents, un mémoire de Tarlet, mar- 
brier du roi, qui prétend que les marbres du roi déposés aux 
Champs-Elysées auront à souffrir du percement de la rue, la 
réponse des habitants, les deux arrêts du I er août 1716 et du 
24 avril 17 17, l'avis du sieur Hérault, maître des requêtes, 
lieutenant général de police, à Paris, ouï le rapport de Le 
Peletier, conseiller d'Etat ordinaire et au Conseil Royal, le Conseil 
reçoit la demande des habitants, décide que la rue de la Bonne 



58 HÔTEL D ARMAGNAC 

Molue (?) sera ouverte sur les Champs-Etysées et qu'une barrière y 
sera construite aux frais des fermiers généraux. 



Hôtel d* Armagnac. 

219. État des bâtiments de l'hôtel d'Armagnac, sis à Paris, au Carrou- 
sel, près les Tuileries, appartenant au roi, et destinés pour le logement 
du Grand Écuyer, 1734 [VI] (2331). 

Les fondations n'ont plus aucune valeur. Les voûtes des caves 
ont suivi l'inclinaison des murs, ainsi que deux piliers de pierre 
destinés à les soutenir. Les murs de face ne sont plus au même 
alignement. Les murs de refend sont crevassés dans toute leur hau- 
teur : on a dû étayer des planchers pour empêcher leur chute, 
étayer aussi la voûte du grand escalier. Les bois des combles sont 
pourris. Si la maison n'était pas soutenue de haut en bas, elle 
s'écroulerait. 

Plans 2325 à 2327. Plan de l'hôtel du prince Charles, depuis hôtel de Brionne. 
— 2503. Plan de l'hôtel de Brionne, rez-de-chaussée, I er et 2e étage. — 2504 à 
2508. Élévations de l'hôtel de Brionne. 

220. Début de brouillon du procès-verbal de la visite de l'hôtel d'Ar- 
magnac, situé à Paris, rue de l'Échelle, joignant le Palais des Tuileries, 
faite par Robert et Jules Robert de Cotte, le 28 novembre 1734, pour 
déterminer les réparations à effectuer [VI] (2331). 

221. Détail des ouvrages à faire à l'hôtel d'Armagnac, à la place du 
Carrousel, à Paris [VI] (2331). 

Le total du devis des réparations s'élève à 129.218 1. 

222. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la reconstruction de l'hô- 
tel qu'occupe le Grand Écuyer de France, vis-à-vis la rue de l'Échelle, à 
Paris, que le roi a ordonné de démolir, étant de nulle valeur et prêt à 
tomber, conformément au procès-verbal qui en a été dressé par Mon- 
sieur de Cotte, premier architecte du roi, et par Messieurs les Officiers 
des Bâtiments de Sa Majesté, en date du dix-huit novembre mil sept 



MANUFACTURE DES GOBELINS 59 

cent trente-quatre, lequel devis a été dressé par mond. sieur de Cotte, 
suivant les plans, profils et élévations qui en ont été par lui faits [VI] 
(2331). 



Manufacture des Gobelins. 

223. Lettre d'Orry à Jules Robert de Cotte, relative aux tapisseries des 
Gobelins pour le roi de Pologne [Ms. 7801, p. 325] (2259). 

Il le prie de passer à Meudon pour estimer la tapisserie et les 
quatre portières que désire le roi, et lui en remettre un mémoire. 

224. Ordre au sieur Cozette, concierge des Gobelins, de livrer au roi 
de Pologne les douze tentures des mois Lucas et les quatre portières de 
Diane [Ms. 7801, p. 330] (2259). 

Note. Non daté, mais du 15 mars 1737. 

225. Ordre au sieur Duvivier, inspecteur de la manufacture de la 
Savonnerie, de délivrer au roi de Pologne un tapis de trois aunes de 
large sur trois aunes six seize de haut. Du 24 avril 1737 [Ms. 7801, p. 352] 
(2259). 

226. Ordre au sieur Duvivier, inspecteur de la manufacture royale de 
la Savonnerie, de délivrer au roi de Pologne six grandes feuilles de 
paravent, six moyennes, six petites, quatre grandes banquettes et douze 
tabourets [Ms. 7801, p. 353] (2259). 

227. Ordre d'Orry à l'inspecteur de la manufacture de la Savonnerie 
de délivrer, pour le roi de Pologne, quatre banquettes semblables à celles 
qui ont déjà été livrées [Ms. 7801, p. 349] (2259). 

228. Lettre de M. de Mesckeck, grand maréchal du roi de Pologne, à 
Jules Robert de Cotte. De Lunéville, le 4 avril 1737 [Ms. 7801, p. 362] 
(2259). 

Il le prie de faire envoyer le tapis de la Savonnerie dont le roi 
n'avait pas voulu d'abord. 

229. Copie de la lettre écrite à M. de Mesckeck le 10 avril 1737 
[Ms. 7801, p. 361] (2259). 



éO MANUFACTURE DES GOBELINS 

Le sieur Pescheur, chargé de l'expédition à Lunéville des objets 
choisis par le roi de Pologne, tant aux Gobelins qu'à la Savonne- 
rie, les a fait partir. Seul, le tapis de la Savonnerie, dont n'a pas 
voulu le roi, n'a pas été joint au ballot. Si le roi le désirait, le total 
de ses commandes à la Savonnerie s'élèverait à 9.737 1. 11 s. Que 
M. de Mesckeck s'informe du mode de payement que le roi entend 
adopter. 

230. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, 
le 15 avril 1737 [Hs. 7801, p. 360] (2259). 

Il le prie de faire envoyer à Lunéville le tapis de la Savonnerie 
dont le roi avait paru ne pas vouloir d'abord, et qu'il prend au 
prix de 2.227 1- I0 s -> ce qui &** avec l es ouvrages mentionnés au 
premier mémoire 9.737 1. us. 

231. Copie de la lettre écrite le 30 avril 1737 à M. de Mesckeck, grand 
maréchal du roi de Pologne [Ms. 7801, p. 359] (2259). 

Le tapis de la Savonnerie souhaité par le roi arrivera incessam- 
ment. 

232. Copie de la lettre adressée le 18 juillet 1737 à M. de Mesckeck 
pour lui demander les 9737 1. dues au sieur Noinville pour travaux de la 
Savonnerie livrés au roi de Pologne [Ms. 7801, p. 358] (2259). 

233. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, 
le 15 août 1737 [Ms. 7801, p. 356] (2259). 

Le paiement des ouvrages des Gobelins et de la Savonnerie a été 
retardé par un voyage qu'il a dû faire en Allemagne. 

234. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, 
le 17 août 1737 [Ms. 7801, p. 350] (2259). 

Il lui demande de vouloir bien envoyer le plus vite possible 
quatre banquettes semblables à celles que son maître a déjà. Qu'il 
en dise le prix en même temps, pour qu'on le fasse payer sans retard. 
Les commandes précédentes doivent être complètement payées. 



MANUFACTURE DES GOBELINS él 

235. Lettre d'Orry à Jules Robert de Cotte. De Versailles, le 22 août 
1737 [Ms. 7801, p. 348 j (2259). 

Il l'autorise à fournir au roi de Pologne quatre banquettes de la 
manufacture de la Savonnerie. 

236. Lettre de M. de Mesckeck à Jules Robert de Cotte. De Lunéville, 
le 9 décembre 1737 [Ms. 7801, p. 354] (2259). 

Si le payement des quatre banquettes de la Savonnerie a été 
retardé, ce n'est pas par oubli, c'est faute d'occasion d'envoyer les 
fonds. Si de Cotte ne trouve pas l'occasion de se prévaloir de cette 
somme sur M. Retel, trésorier du roi Stanislas, on comprendra le 
mémoire, soit 1155 1., dans la première lettre de change sur Paris. 

237. Copie de l'engagement d'Audran et de Monmerqué d'exécuter les 
douze Mois Lucas et quatre tentures de Diane moyennant 63.0521. 10 s., 
suivie d'un ordre à Cozette, concierge des Gobelins, de rendre le bon qui 
lui a été donné pour sa sûreté quand il a livré les pièces au roi de 
Pologne, aussitôt qu'Audran et Monmerqué auront achevé leur travail 
[Ms. 7801, p. 333-334] (2259). 

Note. Il s'agit ici de Mathieu Monmerqué, chef d'atelier de basse lisse de 1730 
à 1736, et de haute lisse de 1736 à 1749, et de Michel Audran, chef d'atelier de 
haute lisse, de 1733 à 1772. 

238. Mémoire indiquant la valeur totale des douze Mois de Lucas 
[Ms. 7801, p. 331-332] (2259). 

Ils valent 53.287 1. 10 s. Les quatre tapisseries de Diane valent 
9.765 1., les transformations à accomplir valent 979 1. Total 
64.031 1. 10 s. — Au dos, indication des accomptes donnés à 
Audran et Monmerqué pour l'exécution de ces pièces du 3 avril 
1737 au 23 février 1740. 

239. Mémoire des pièces des Mois de Lucas que le sieur Monmerqué a 
faites pour être remplacées dans les magasins du roi de la part du roi 
de Pologne [Ms. 7801, p. 327] (2259). 



62 MANUFACTURE DES GOBELINS 

Le prix de six Mois, y compris celui de deux portières, est de 
29.305 1. 18 s. 6 d. — A la fin se trouve un reçu de Monmerqué 
pour la somme ci-dessus du 28 janvier 1741. 

Note. Voir la pièce n° 238. 

240. État de la dépense qu'il convient faire pour les changements des 
douze Mois de Lucas et des quatre portières de Diane [Ms. 7801, p. 329] 
(2259). 

Ces changements consistent en transformations d'armes et de 
chiffres. Le total est de 979 1. qui furent payées à Audran le 6 avril 

1737- 
Note. Voir pièce n° 238. 

241. Mémoire des pièces des Mois de Lucas faites par le sieur Audran 
pour être remplacées dans les magasins du roi , de la part du roi de 
Pologne [Ms. 7801, p. 328] (2259). 

Le prix total de six mois, y compris celui de deux portières est 
de 33.825 1. 16 s. 11 d. A la k fin se trouve un reçu d' Audran pour 
la même somme, du 28 janvier 1741. 

Note. Voir la pièce n° 238. 

242. Copie de l'engagement du sieur Noinville, maître tapissier de la 
manufacture royale de la Savonnerie, de faire les ouvrages de tapisserie 
contenus dans l'ordre remis au sieur Duvivier le l ei avril 1737 [Ms. 7801, 
p. 347] (2259). 

Ces ouvrages sont six grandes feuilles de paravent à 2. 3 78 1. 6 s. 3 d., 
six moyennes à 1.532 1. 13 s. 6 d., six petites à 1.082 1. 16 s. 3 d., 
quatre grandes banquettes à 1.155 1., douze tabourets à 1.361 1. 5. s. 
Total : 7.510 1. 1 s. (?) 

243. Indication des dates de payement du mémoire précédent à M. de 
Noinville [Ms. 7801, p. 336] (2259). 

244. Ordre de payement de 3.000 1. à Noinville, à compte de ses tra- 
vaux pour le roi de Pologne. Du 30 décembre 1737. — Signé : J. R. de 
Cotte [Ms. 7801, p. 337] (2259). 



MANUFACTURE DES GOBELINS 63 

245. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 10 janvier 1738 
[Ms. 7801, p. 338] (2259). 

246. Ordre de paiement de 2.000 1. à Noinville, à compte sur ses tra- 
vaux pour le roi de Pologne. Du 27 août 1738. — Signé : J. R. de Cotte 
[Ms. 7801, p. 340] (2259). 

247. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 3 septembre 1738 
[Ms. 7801, p. 341] (2259). 

248. Ordre de paiement de 3.000 1. à Noinville, à compte sur ses 
travaux pour le roi de Pologne. Du 3 mars 1739. Signé J. R. de Cotte 
[Ms. 7801, p. 342] (2259). 

249. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 3 mars 1739 
[Ms. 7801, p. 343] (2259). 

250. État des ouvrages reçus de M. de Noinville pour remplacer ceux 
que le roi de Pologne avait tirés du magasin de la manufacture royale de 
la Savonnerie suivant les ordres du roi. Le présent état fait et rempli le 
28 août 1739 [Ms. 7801, p. 335] (2259). 

Ces ouvrages se composent de six grandes feuilles de paravent, 
six moyennes, six petites, d'un tapis, de douze tabourets, huit 
grandes banquettes pour le prix total de 10.892 1. 11 s. 

251. Ordre de paiement de 2.892 1. 11 s. à Noinville pour parfaire le 
prix de ses travaux pour le roi de Pologne. Du 6 septembre 1739. Signé 
J. R. de Cotte [Ms. 7801, p. 344] (2259). 

252. Quittance de Noinville pour ladite somme. Du 6 septembre 1739 
[Ms. 7801, p. 345] (2259). 

253. Régie de la manufacture royale des Gobelins, telle qu'elle a tou- 
jours été administrée depuis Monsieur de Colbert jusqu'à présent, 
1« décembre 1745 [Ms. 7801, p. 319 à 323] (2259). 

La manufacture des Gobelins et de la Savonnerie a toujours été, 
depuis Colbert, sous le contrôle direct du surintendant des Bâtiments, 
sans que le premier architecte ni l'inspecteur général des bâtiment^ 



64 MANUFACTURE DES GOBELINS 

puissent s'en mêler. Le contrôleur général du département de Paris 
dirige la manufacture sous le surintendant. Il a sous ses ordres un 
inspecteur qui garde en même temps les travaux, un concierge qui 
garde les tentures, quatre maîtres tapissiers (deux hautliciers, deux 
basliciers), un teinturier et des apprentis peintres, sculpteurs, 
orfèvres, graveurs, bijoutiers, vernisseurs, menuisiers, serruriers et 
un portier. Il y a en outre un chapelain attaché à la manufacture. 
Le rapport détermine le rôle de chaque fonctionnaire et les sommes 
affectées aux travaux. Les hautliciers ont 29.000 1. de fonds, les 
basliciers 2.000 1. chacun. La consommation des laines est de 3.000 
à 3.500 1., celle des soies est de 4.000 1. à 5.000 1. Le teinturier 
touche 1.000 à 1.200 1., le maître de dessin 120 1. par semestre. 
Tous les ouvriers sont logés aux Gobelins. Neuf pensions de 200 1. 
sont réservées aux vieux ouvriers. Autrefois les maîtres tapissiers et 
les teinturiers touchaient 150 1. de pension comme commensaux du 
roi; cette distinction les attachait à leur devoir : il serait bon de la 
rétablir. 

Note. Ce rapport est de Jules-Robert de Cotte, directeur de la manufacture, comme 
contrôleur général de Paris. — M. Gerspach, dans La Manufacture nationale des Gobe- 
lins, 1892, in-8,p. 241, où il publie la liste des directeurs des Gobelins, indique Robert 
de Cotte comme directeur, de 1709 à 1735, et Jules Robert, de 1735 à 1747. Or, 
dans ce rapport, Jules Robert écrit : « M. de Cotte, mon père, qui était premier 
architecte du Roy et qui dans l'interrègne de Monsieur Mansart à Monsieur le duc 
d'Antin avait fait le règlement des Bastimens du Roy par ordre de Sa Majesté, tel 
qu'il a cru le devoir faire et désirer pour luy même, ne s'est jamais cru autorisé 
à devenir non seulement l'ordonnateur de ces manufactures et il n'y a même 
jamais pensé, mais encore il n'a jamais donné d'ordres à qui que ce soit de ces 
manufactures... M. de Cotte, intendant et contrôleur des Bâtiments du Roy au 
département de Paris, affirme que du moment qu'il a été nommé par le Roy con- 
trôleur du département de Paris en 1709, Monsieur son père ne s'est jamais 
meslé directement ny indirectement de ces manufactures » 

254. État général de toutes les dépenses qui ont été faites dans les 
manufactures des Gobelins et de la Savonnerie pendant l'année 1745 [Ms. 
7801, p. 324] (2259). 

Le total pour les Gobelins est de 75.831 1. 10 s. 5 d.; pour la Savon- 
nerie, de 21.890 1. 13 s. 10 d. Le total général, de 97.722 1. 4 s. 5 d. 



EXPROPRIATION DE TERRAINS DERRIERE LA CHANCELLERIE 65 

255. Fragment de compte relatif à la manufacture des Gobelins [Ms.7801, 
p. 326] (2259). 

Expropriation de terrains derrière la Chancellerie. 

256. Arrêt du Conseil d'État du 24 avril 1742 relatif à l'expropriation de 
terrains voisins du Luxembourg, appartenant aux sieurs Crozat et 
Castagnier [VI] (2312). 

Les propriétaires de ces terrains situés entre la rue Neuve du 
Luxembourg et l'hôtel du Chancelier de France, ayant manifesté l'in- 
tention d'y élever des constructions, ce qui rendrait l'hôtel à peu 
près inhabitable, le roi veut savoir s'il convient d'acheter ces ter- 
rains. Jules Robert de Cotte est chargé d'en lever le plan. Provisoi- 
rement, toute construction est interdite aux propriétaires. Suit le 
procès-verbal de signification de l'arrêt à Crozat et Castagnier, le 
15 février 1743. 

Plans 2308 à 231 1. Plans des terrains avoisinant l'hôtel de la Chancellerie. 

— 2313. Plan d'un petit bâtiment sur la rue Neuve du Luxembourg (c'est le 
I er étage du n° 2477). — 2314. Plan d'un petit bâtiment occupé par M. de Cotte, 
sans doute à la Chancellerie. — 2315-16. Plan et élévation de la chambre de 
M. le chancelier. — 2317 à 2324. Plans et élévations d'un bâtiment à élever sur 
le terrain de M. de Tugny, derrière la Chancellerie, rue Neuve du Luxembourg. 

— 2474 à 2476. Plan de l'hôtel de la Chancellerie, rez-de-chaussée, I er et 2 e étage. 

— 2477. Plans du terrain avoisinant l'hôtel de la Chancellerie. — 2753. Plusieurs 
plans de l'hôtel de la Chancellerie. 

Notes. Par Luxembourg, dans le titre, il faut entendre l'hôtel du Luxembourg 
sur l'emplacement duquel avait été percée, de 1720 à 1725, la rue Neuve du 
Luxembourg, après achat par des entrepreneurs à François Frédéric, duc de Piney 
Luxembourg. L'hôtel de la Chancellerie se trouvait place Louis le Grand, aujour- 
d'hui place Vendôme. Piganiol écrit à son sujet, Description de Paris, t. II, p. 403 : 
« Luillier, un des fermiers généraux, fit élever une autre belle maison en 1702, 
laquelle, en 1706, fut vendue à Paul Poisson Bourvalais. Celui-ci en a joui jus- 
qu'en 1717 que le Roi l'ayant prise en payement d'une partie de la taxe, à laquelle 
la Chambre de Justice avoit condamné ce Traitant, de même que la maison 
voisine qui appartenoit à un autre Traitant nommé Villemarec. De ces deux mai- 
sons on n'en fit qu'une, sur la porte de laquelle est un marbre noir avec cette 
inscription : Hôtel du Chancelier de France. » 

257. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. Du 17 février 1743 [VI] 
(2312). 

Inventaire ât R. de Cotte. 5 



66 EXPROPRIATION DE TERRAINS DERRIÈRE LA CHANCELLERIE 

Il lui envoie l'arrêt du Conseil le chargeant de lever le plan des 
terrains voisins de la Chancellerie et le prie de venir se concerter 
avec lui sur les mesures à prendre. 

Note. Il s'agit de Daniel-Charles Trudaine, conseiller d'État depuis 1734, qui 
devint intendant des finances et directeur des Ponts et Chaussées en 1744. 

258. Procès-verbal de la visite faite par Jules Robert de Cotte, en vertu 
de l'arrêt précédent, aux terrains des sieurs Crozat et Castagnier [VI] 
(2312). 

Les deux terrains réunis mesurent 890 toises £ qui, à raison de 
iéo 1. la toise, valent 142.440 1. Les constructions projetées auraient 
été fort préjudiciables à l'hôtel du chancelier. D'autre part, celui-ci 
manque de basse-cour, d'écurie, de remise, de cuisine, d'office, de 
cour pour le fumier. Il serait donc bon que le roi achète les terrains 
qui se trouvent « dans l'étendue » du jardin du chancelier, soit 
563 toises 4 pieds 4 pouces de superficie qui valent 90.195 1. 11 s. 1 d. 

259. Autre procès-verbal de Jules Robert de Cotte, relatif à la même 
visite [VI] (2312). 

Variante dans les conclusions. Au lieu de conseiller l'achat de la 
partie du terrain qui se trouve dans l'étendue du jardin du chance- 
lier, de Cotte propose l'acquisition du tout. Le surplus, inutile à 
l'hôtel du chancelier, pourra être revendu pour le compte du roi, 
dont la dépense ne s'élèvera ainsi qu'à 90.240 1. 

260. Autre procès-verbal de Jules Robert de Cotte relatif à la même 
visite. Le 1 er avril 1743 [VI] (2312). 

Variante dans les conclusions. De Cotte propose l'achat d'une 
bande de terrain bien plus petite, évaluée seulement à 33.360 1., 
mais, pour empêcher qu'à l'avenir les propriétaires ne projettent des 
constructions nuisibles à l'hôtel du chancelier, il demande que le roi 
leur impose l'obligation de ne construire, sur le terrain qui leur res- 
tera, à plus de 20 pieds de haut, et seulement des bâtiments qui ne 



EXPROPRIATION DE TERRAINS DERRIERE LA CHANCELLERIE 6j 

pourront être couverts que d'un toit à la française et ne prendront pas 
vue sur le jardin du chancelier. 

Note. D'après le mémoire des sieurs Crozat et Castagnier (voy. pièce n<> 262), 
c'est ce procès-verbal qui fut définitivement adopté. 

261. Estimation de deux places appartenant aux sieurs Crozat de Tugny 
et au sieur Castagnier, adossées au jardin de monsieur le Chancelier [VI] 
(2312). 

Les terres, de 865 toises de superficie, valent 103.800 1. On pour- 
rait en revendre pour 71.300 1. Reste une dépense de 32.500 1. 
environ. Les frais ne seraient pas considérables, tandis qu'il fau- 
drait abandonner tout projet si on laissait les propriétaires construire 
librement. 

262. Mémoire des sieurs Crozat et Castagnier relatif aux terrains situés 
entre le mur de clôture du jardin de la Chancellerie et la rue Neuve du 
Luxembourg dont le roi veut les exproprier [VI] (2312). 

Ce mémoire rappelle et analyse l'arrêt du 24 avril 1742 et le rap- 
port de J. R. de Cotte relatif à la solution à intervenir. Ce rapport 
se divise en deux parties. De Cotte, dans la première, conseille 
l'achat d'une partie du terrain pour l'agrandissement du jardin de la 
Chancellerie. Mais est-ce bien la question posée par l'arrêt du 
24 avril, puisque, ce terrain acheté, il faut encore imposer des ser- 
vitudes aux propriétaires ? Si l'intérêt du roi est d'augmenter ce jar- 
din, les propriétaires s'y soumettront, demandant seulement que les 
angles du terrain dont on les exproprie soient arrondis, car ils y 
trouveront commodité pour la construction de bâtiments qui n'ont 
rien à voir avec la Chancellerie. Quant à la seconde partie du rapport, 
elle propose une chose parfaitement injuste. Il est impossible que le 
roi, après avoir acheté le quart d'un terrain à des propriétaires, 
veuille rendre les trois autres quarts inutilisables en les grevant de 
lourdes servitudes. Si le roi avait voulu agir ainsi, il n'aurait eu besoin 
de l'avis d'aucun expert, car il aurait commis un acte arbitraire. 
Deux partis seuls sont raisonnables : que le roi achète tout le ter- 



68 EXPROPRIATION DE TERRAINS DERRIERE LA CHANCELLERIE 

rain, ou qu'il n'en achète que la partie faisant suite au jardin de la 
Chancellerie ; mais qu'il ne charge pas de servitudes des terres dont 
il ne veut pas et auxquelles il enlève ainsi toute valeur. Quelle que 
soit la solution à intervenir, les propriétaires demandent, dès main- 
tenant, levée de l'interdiction de bâtir dont l'arrêt du 24 avril 1742 a 
inutilement frappé toute une partie du terrain qui n'a rien à voir 
avec le jardin de la Chancellerie. 

263. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. Du 3 août 1743 [VI] 
(2312). 

Il envoie à de Cotte le mémoire précédent pour qu'il en juge. 
Qu'il examine le plus vite possible la demande des intéressés de 
construire sur les terrains dont, dans aucun cas, les jardins de la 
Chancellerie ne peuvent être agrandis. 

264. Réponse au mémoire présenté par les sieurs Crozat et Castagnier 
en observation sur le procès-verbal d'avis, en exécution de l'arrêt du 
Conseil du 24 avril 1742... [VI] (2312). 

La demande que forment les propriétaires au sujet de l'arrondis- 
sement des angles du lot de terrain dont le roi veut les expro- 
prier peut leur être accordée sans peine. Quant à la suppres- 
sion des servitudes, de Cotte ne croit pas, pour les raisons exposées 
dans son procès-verbal, qu'elle soit possible. Aussi la seule solution 
qui contenterait tout le monde serait l'achat par le roi de la totalité 
du terrain à 120 1. la toise. 

265. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. De Paris, le 24 août 
1743 [VI] (2312). 

Le rapport de J. R. de Cotte ne répond pas au point principal 
du mémoire de Crozat et Castagnier qui est la demande de permis- 
sion provisoire, formulée par les deux propriétaires, de bâtir sur 
le terrain qui n'est pas dans l'alignement de celui du chancelier. 
Que l'architecte veuille bien examiner ce point et ajouter son avis 
au rapport que lui renvoie Trudaine. 



EXPROPRIATION DE TERRAINS DERRIÈRE LA CHANCELLERIE 69 

266. Second rapport de Jules Robert de Cotte sur le mémoire de Crozat 
et de Castagnier [VI] (2312). 

De Cotte répète que la meilleure solution pour tout le monde est 
l'achat du terrain complet. On peut accorder aux propriétaires la 
levée de l'interdiction de construire sur les terrains qui ne sont pas 
en question. 

267. Mémoire pour servir à l'acquisition des terrains à bâtir qui sont à 
l'extrémité du jardin de l'hôtel de la Chancellerie de Paris, ayant face 
sur la rue du Luxembourg [VI] (2312). 

La superficie totale des terrains est de 1.078 toises 2 pieds, dont 
706 toises 3 pieds au président Crozat de Tugny, et 371 toises 

5 pieds à M. de Castagnier. Une partie est grevée de servitudes, soit 
392 toises 1 pied 6 pouces qui ne peuvent servir qu'à des jardins et 
doivent être estimées éo 1. la toise environ; les 686 toises 6 pieds 
libres de charges valent 160 1. la toise, soit en tout 133.308 1. 

6 s. 8 d. Si le roi ne veut acquérir que la partie qui continue le 
jardin de la Chancellerie, soit 564 toises 2 pouces, dont 360 toises 
libres de servitudes, la dépense sera de 69.443 1. 6 s. 8 d. 

268. Lettre de Trudaine à Jules Robert de Cotte. Du 13 décembre 1743 
[VI] (2312). 

Comme on a accordé à MM. d'Auriac et de Tugny, mainlevée 
des défenses qui leur ont été faites de bâtir sur les emplacements 
qu'on n'a pas en vue pour l'agrandissement du jardin de la Chan- 
cellerie, il faut, dans l'arrêt concernant cette mainlevée, déterminer 
exactement les limites de ces emplacements. On ne peut le faire 
sans un plan qu'on annexera à la minute de l'arrêt. Trudaine 
envoie à de Cotte celui que M. de Tugny a fait lever. Qu'il veuille 
bien le vérifier, et, s'il y a lieu, le certifier véritable. 

Note. Il n'a pas encore été question dans toutes ces pièces de M. d'Auriac. C'est 
sans doute un autre nom de M. de Castagnier. 

269. Fragment de mémoire indiquant exactement les terrains sur les- 
quels le roi a permis aux sieurs Crozat et Castagnier de bâtir [VI] (2312). 



70 COUVENT DE LA VILLE-L EVEQ.UE 

270. Lettre de Le Norraant de Tournehera à Jules Robert de Cotte. De 
Versailles, le 28 septembre 1747 [Estampes. Topog., Paris, Va 234] (2478). 

Le roi ayant consenti à l'acquisition du terrain derrière la Chan- 
cellerie, Gabriel et J. R. de Cotte sont chargés conjointement de 
l'estimation : comme Gabriel est obligé d'être à Choisy quand le roi 
y sera, il faut faire cette opération un jour de chasse. 



PARIS — PIÈCES NON DATÉES 

Couvent de la Ville-VEvêque. 

271. Devis des ouvrages que S. A. S. Madame la princesse de Conti, 
première douairière , désire faire bâtir dans l'intérieur du couvent des 
dames bénédictines de la Ville-l'Évêque, endossés contre l'église, au dessus 
de l'oratoire de la petite chapelle et de la sacristie intérieure, contenant 
environ 7 toises 2 pieds de longueur compris l'escalier d'augment,... sur 
environ 13 pieds § de large, hors œuvre [IV] (1335). 

« Les trois pièces destinées pour S. A. S. sont composées d'une 
antichambre qui conduit à une oratoire où il y a une tribune pour 
entendre le service divin et la troisième pièce servira de cabinet, et, 
au dernier palier de l'escalier, on entrera dans une pièce en saillie 
pour la chaise d'un côté, et de l'autre des lieux communs. » 

Plans 1333. Plan de l'église et de partie du couvent des Bénédictines de la Ville- 
l'Évêque. — 1334- Élévation du bâtiment neuf dudit couvent. 

Notes. Il s'agit du couvent des Bénédictines de la Ville-l'Évêque, fondé sous le 
titre de Notre-Dame de Grâce, le 12 avril 161 3, par Catherine et Marguerite 
d'Orléans Longueville. Voy. Piganiol, Description de Paris, t. II, p. 442 et suiv. 
La duchesse et princesse de Conti, première douairière, est M lle de Blois, veuve, 
le 9 novembre 1685, de Louis Armand, prince de Conti. 

272. État de la dépense à faire pour la tribune de S. A. S. Madame la 
princesse de Conti, première douairière au couvent de La Ville-l'Évêque 
[IV] (1335). 

Le total s'élève à 7.240 1. 

273. Autre exemplaire du même état [IV] (1335). 



ÉGLISE DES GRANDS-AUGUSTINS — CHAPELLE DES CONDÉ 71 



Église des Grands- Augustins. 

274. Détail du projet pour l'église des Grands Augustins depuis le dedans 
œuvre du portail jusque, et y compris, les piliers de la croisée [VJ (1666). 

Trois projets sont prévus. Le projet A, plus complet et plus 
détaillé ici que les deux autres, coûterait 747.000 1., en gros 
800.000 1. Le projet B coûterait 678.000 1., en gros 700.000 1. Le 
projet C coûterait 660.000 1., en gros 700.000 1. 

Plans 1657. Plan du couvent des Grands Augustins de Paris avec cinq différents 
projets pour l'église dudit couvent. — 1658. Autres plans et projets idem. — 
1659-1660. Dessin d'une partie du chœur de ladite église et de la salle des 
Chevaliers du Saint-Esprit. — 1661 à 1663. Profils de l'église et des bâtiments 
dudit couvent. — 1664-1665. Profils et coupe pour les projets de ladite église. 
— 1666. Détail des projets pour ladite église. 

Notes. On lit dans Piganiol, Description de Paris, 1742, t. VI, p. 170 : « ... Ce 

fut Charles V qui eut la principale part à la construction de cette église Malgré 

tant de soucis et de temps, on peut dire que cette église n'en est pas plus belle et 
qu'elle se ressent du mauvais goût du siècle où elle a été bâtie. On a formé plu- 
sieurs fois le dessein d'en faire bâtir une, en sa place, qui fût de meilleur goût et 
plus magnifique. Tout ce qu'il y a aujourd'hui d'habiles architectes en France ont 
donné à l'envi des desseins, mais jusqu'ici tous ces projets n'ont point eu d'exécu- 
tion. » 

L'église des Grands Augustins fut en partie abattue lors de la suppression des 
ordres monastiques. Une vingtaine d'années plus tard, on acheva de la démolir 
pour bâtir à sa place le marché à la volaille et au gibier (Saint-Victor, III, p. 547). 

275. Extrait du détail de l'église des Grands Augustins [V] (1666). 
Mêmes totaux que dans la pièce précédente. 



Chapelle des Princes de Condé, à l'église des Jésuites. 

276. Devis de l'ouvrage de marbre et bronze qu'il convient faire à 
l'une des arcades de la chapelle des sérénissimes Princes de Condé, en 
l'église royale des R. P. Jésuites de la rue Saint-Antoine où sont en 
dépôt les cœurs des sérénissimes Princes de Condé [IJ (248). 



72 MAISON RUE DES VICTOIRES — HOTEL DE VILLEROY 

Il s'agit du mausolée de M. le Prince. L'ouvrage se compose d'un 
groupe représentant la Vertu, du piédestal et du socle, d'un bas- 
relief représentant un sujet de batailles, de Victoires et différentes 
décorations moins importantes. Le devis s'élève à 30.000 1. 

Plans 243 à 247. Plan de la chapelle des Princes de Condé dans l'église des 
Grands Jésuites, avec cinq différents dessins pour un mausolée de M. le Prince. 

Note. Ce devis se rapporte sans doute au monument que le président Perrault 
fit élever à Henri de Bourbon, prince de Condé, et que décrit Piganiol, Description 
de Paris, 1742, t. IV, p. 381. Il est peu probable, quoique les dates semblent mieux 
s'accorder, qu'il s'agisse ici des travaux que fit exécuter, en 171 1, dans la chapelle, 
Louis-Henri, duc de Bourbon. C'est en 1663 que furent posés les Vertus et les 
bas-reliefs. En 171 1, Louis Henri fit simplement « incruster de différents marbres 
l'arbre qui perce sous le gros jambage du dôme, et fit mettre une figure d'ange 
au milieu de l'arc, de face, accompagnée d'une urne, de plusieurs ornements, le 
tout en bronze doré » (Piganiol, op. cit., t. IV, p. 383). 



Maison n° 16 rue des Victoires. 

277. Résumé d'un contrat d'échange passé entre M. Sonnier et M. Ber- 
quet (ou Bouquet), concernant la maison portant le n° 16 de la rue des 
Victoires [I] (418). 

Le second cède la maison au premier moyennant 8.500 1., plus une 
rente de 50 1. au principal de 1.000 1. 



Hôtel de Villeroy. 

278. Détail des travaux de maçonnerie, charpenterie, couverture, 
plomb, menuiserie, serrurerie, sculpture, glaces, fers, peintures, etc., à 
exécuter à l'hôtel de Villeroy [II] (847). 

Sur un feuillet détaché joint à cette pièce on lit : « Suivant le 
premier dessein, la dépense monte à 75.000 1., et suivant le second 
à 90.000 1. » 

Plans 835. Plan de l'hôtel de Lesdiguières avec le jardin, prés de l'Arsenal. — 
836. Plan des caves dudit hôtel. — 837. Plans du rez-de-chaussée, premier et 



MAISON YVON — HOTELS DE PONTCHARTRAIN, DE BERINGHEN 73 

second étage dudit hôtel. — 838. Plan d'une partie dudit hôtel avec projets. — 
839 à 842. Autre partie de plans et autres projets. — 843 à 846. Profils et éléva- 
tion dudit hôtel. 

Notes. L'hôtel de Villeroy, c'est l'hôtel de Lesdiguières, rue de la Cerisaye, 
bâti par Sébastien Zamet et qu'on appela le palais d'Amour parce que Henri IV 
y conduisait souvent ses maîtresses. A la mort de la duchesse de Beaufort, Fran- 
çois Bonne, duc de Lesdiguières, l'acheta aux enfants de Zamet. Sa postérité 
éteinte, l'hôtel passa aux Neuville-Villeroy, mais continua à s'appeler de Lesdi- 
guières. Piganiol note (pp. cit., éd. de 1742, t. IV, p. 34-35), qu'il fut vendu à 
des entrepreneurs pour y percer une rue allant de la rue de la Cerisaye à la rue 
Saint- Antoine. Cette rue ne fut percée qu'en 1765. Il ne peut s'agir ici de l'hôtel 
de Villeroy, rue de Varenne, dont Piganiol dit « bâti tout nouvellement, n'a rien 
de bien grand ni d'extraordinaire, surtout lorsqu'on sort de l'hôtel de Lesdiguières » 
(pp. cit., t. VII, p. 105). 



Maison de M. Yvon, rue Neuve-Saint- Augustin. 

279. Note de M. Yvon indiquant le rapport de la maison qu'il possède, 
vis à vis l'hôtel du duc d'Antin [Topographie 2 e arrondissement, 
V e quartier] (1566). 

Hôtel de Pontchartrain. 



280. Mémoire pour accompagner les plans de l'hôtel de Pontchartrain 
[Topographie 2 e arrondissement, V e quartier] (759). 



Hôtel de Beringben. 

281. Détail des bâtiments à reconstruire dans une partie de l'hôtel de 
Beringhen appartenant au roi, où demeure le Premier Écuyer du roi et 
plusieurs officiers de la petite écurie, sis à Paris rue Saint-Nicaise, vis à 
vis la petite écurie, aux lieu et place de ceux qui menacent une ruine 
prochaine [VI] (2334). 

Le total général s'élève à 146.998 1. 

Pians 2332-2333. Plans de l'hôtel et du jardin de M. de Beringhen, premier 
écuyer, rue Saint-Nicaise. 



74 HOTEL DE LA VIEUVILLE — CHATEAU DE MAINTENON 



Hôtel de la Vieuville. 

282. Mémoire au sujet de l'hôtel de La Vieuville, près Saint-Paul 
[Ms. 7801, p. 204-210] (1293). 

Indiquant à la suite de quels héritages il se trouve entre les mains 
du duc actuel de La Vieuville, et quelles charges le grèvent. 

Plans 1 290-1 291. Plan de l'hôtel de La Vieuville, près Saint-Paul, savoir: caves, 
rez-de-chaussée et premier étage. — 1292. Autre plan dudit hôtel avec projet 
pour des boutiques. 

Notes. Cette pièce est postérieure à 17 19. Une phrase de son texte cite des actes 
passés à cette date. — Piganiol écrit (pp. cit., t. IV, p. 24) : « Dans la même rue de 
Saint-Paul, en allant vers la rivière, est l'hôtel de La Vieuville qui n'est aujourd'hui 
ni bien grand, ni bien magnifique. » 



ENVIRONS DE PARIS 



Château de Maint enon. 



283. Billet de Louvois à R. de Cotte. Du 31 juillet 1686 [I] (374). 

Rectifiant des ordres donnés à Mansart au sujet du boisement et 
du parquetage de différents appartements du château de Maintenon. 

Plans 363. Plan général du château en masse. — 364. Autre plan dudit château, 
savoir rez-de-chaussée, premier et second étage. — 365. Autre plan dudit châ- 
teau avec projets pour un parterre. — 366. Autre petit plan en masse dudit châ- 
teau. — 367. Autre plan dudit château, haché à la plume. — 370. Élévation de 
la façade dudit château, du côté de la porte d'entrée. — 371. Élévation de la 
façade dudit château du côté du potager. — 372. Profil du château et de l'écurie. 
— 373. Autre profil dudit château. 

Note. Robert de Cotte, en 1686, est employé par le roi comme architecte ayant 
« gages pour servir généralement dans toutes les maisons royalles et Bastiments 
de S. M. ». C'est le titre sous lequel il paraît dans les Comptes pour la première 
fois en 1685. Il était adjoint à Mansart pour les travaux de Maintenon. 



5 . 



TERRE DE MONTIGNY — EGLISE DE L ABBAYE DE POISSY 75 

284. Lettre de Louvois à R. de Cotte. Du 4 août 1686 [I] (374). 

Relative au détail de travaux de menuiserie, peinture, charpentes, 
etc., en cours à Maintenon. 

285. Billet de Louvois à R. de Cotte. Du 6 août 1686 [I] (374). 

Relatif au paiement du sieur Reicet employé au château de Main- 
tenon. 

Note. Le nom de Reicet ne figure pas, au moins sous cette forme, aux Comptes 
des Bâtiments. Son paiement fut sans doute compris dans l'article ainsi libellé : 
« (Dec. 1686) A d'autres particuliers, entrepreneurs et ouvriers, pour le payement 
des ouvrages qu'ils ont faits au château de Maintenon, 45 .959 1. 19 s. 9 d. » 



Terre de Montigny. 

286. Contrat de bail passé relativement à la terre de Montigny, proche 
le château de Fontainebleau, entre le comte de La Vieuville et Antoine 
Bidault, marchand, le 7 août 1700 [II] (548). 

Ce dernier a droit à l'occupation de toutes terres et bâtiments, à 
l'exception des chambres hautes que se réserve le bailleur, de la 
cuisine, d'une cave, d'une écurie. 

Plan 547. Plan de la terre et seigneurie de Montigny, proche le château de 
Fontainebleau. 



Église de V abbaye de Voissy. 



287. Procès verbal de ce qu'il convient de faire pour réparer l'incendie 
arrivé par le tonnerre sur l'église de l'abbaye royale des dames reli- 
gieuses de Saint-Louis de Poissy. Par Mansart. 20 février 1700 [V] (1601). 

Il faut refaire entièrement le grand comble et celui d'un des bas 
côtés, ainsi que le clocher et la flèche. Le feu a été si violent qu'il a 
calciné en partie l'extérieur des voûtes. Les « piliers buttans », les 
murs qui portent les voûtes, les pignons de l'église sont fort endom- 



7 6 ÉGLISE DE L'ABBAYE DE POISSY 

mages. L'église ayant 43 toises de long sur 20 \ de large, cette répa- 
ration coûtera plus de 180.000 1. 

Plans 1589. Plan de l'église de l'abbaye royale de Poissv. — 1590. Plan du 
dessus des voûtes de ladite église. — 1591 à 1595. Élévation de la flèche et 
plan de son enrayure. — 1596. élévation d'un des côtés de ladite église. — 1 597. 
Plan et élévation d'une des pyramides extérieures de ladite église. — 1598-99. 
Plan et profil d'un des bas côtés du dessus de la voûte de ladite église. — 1600. 
Elévation d'une des croisées de ladite église. 

Notes. L'église dont il s'agit ici n'est pas l'église paroissiale et collégiale de 
Poissy que restaura Viollet-le-Duc et qui existe encore, mais l'église de i'abbaye, 
construite sous Philippe le Bel, vers 1304, complètement détruite aujourd'hui. 
Voy. sa description dans O. Noël, Histoire de la ville de Poissv, 1870, in-8, p. 195- 
196. Le même auteur donne, p. 231, la relation, par un historien du temps, de 
l'incendie qui endommagea l'église le 21 juillet 1695, et indique, p. 237, dans 
quelles circonstances l'édifice fut définitivement détruit en 1802. 

288. Bref en indulgence donné par le pape Clément XI, le 5 juin 1705 
[V] (1601). 

Accordant aux rois de France la nomination des abbesses de 
Poissv, à condition que Louis XIV prendra à ses frais le rétablis- 
sement de l'abbaye endommagée par l'incendie. 

Note. « Après l'incendie, le roi, qui avait déjà payé les réparations les plus 
urgentes, offrit 300.000 1., à condition que le pape lui accorderait un induit pour 
nommer les prieures perpétuelles » (Oct. Noël, op. cit., p. 234). 

289. Mémoire des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, couverture, 
plomberie, gros fers et autres qui se sont trouvés à faire en la visite 

faite par M. Mansart le 5 e du présent mois d'août 1705 à l'église 

royale de Poissy pour le rétablissement d'icelle à cause de l'incendie 
arrivé par le feu du ciel [V] (1601). 

Dans les bas côtés, vers le clocher, rétablir les ogives, et, derrière 
le chevet, les voûtes en lunettes ; à la dernière voûte des bas côtés 
rétablir les montants et roses des vitraux. A la grande voûte, au 
dessus du chœur, rétablir les fractions au pourtour des lunettes, 
refaire le pavé de pierre de presque toute l'église; rétablir une partie 
de la voûte d'ogive au portail extérieur et les arcs boutants ébranlés 
par la chute du comble; rétablir les marches de l'escalier, les vitraux 



EGLISE DE L ABBAYE DE POISSY 77 

et les roses ; refaire une partie de la voûte d'ogive de la croisée, une 
partie de l'escalier de la tribune où était l'horloge; reprendre en 
incrustement les murs et arcs boutants du côté du cloître, les arcs bou- 
tants sur les murs de face des bas côtés; rétablir une grande partie 
des entrelacs entre les arcs boutants ; refaire à neuf les combles au- 
dessus des bas côtés ; réparer les dalles des bas-côtés, les meneaux et 
appuis de pierre des vitraux ; démolir le pignon de l'église au-dessus 
du petit portail et y refaire les roses et compartiments gothiques ; 
rétablir les pointes des deux pyramides de chaque côté de ce pignon ; 
remettre au pourtour de l'église deux assises et même trois, sur les- 
quelles seront posés les combles; refaire la plus grande partie de la 
balustrade en entrelacs qui est au pourtour de l'église et les orne- 
ments gothiques en manière de vases aux pointes des murs des 
vitraux; achever de démolir le deuxième pignon du côté de la croi- 
sée, le grand pignon au bout de l'église et les reconstruire comme 
ils étaient, flanqués de pyramides, ainsi que les pyramides des piliers 
buttants; refaire les gouttières sculptées en gothique, tout le grand 
comble, la flèche en pyramide sur le carré de la croisée, et une autre 
petite flèche vers le milieu du chœur des dames; rétablir les vitraux. 

290. État des deniers provenant de la loterie de l'abbaye royale de 
Poissy remis par Madame l'abbesse aux trésoriers des Bâtiments pour 
être employés aux ouvrages de l'église [V] (1601). 

Cet état va de 1706 à 171 1. Le total des sommes qui y sont por- 
tées est de 57.052 1. 19 s. 7 d. 

Note. Les réparations de l'église ayant dépassé les sommes prévues, Louis XIV 
accorda au monastère l'autorisation de faire une loterie de 400.000 1., à 1 1. le 
billet, sur laquelle 8 % seulement seraient employés en réparations et le reste en 
lots. 1.147 lots devaient être distribués. Cette loterie se tira en juillet 1705. Les 
32.000 1. revenant au monastère sur cette opération ne suffisant pas, le roi auto- 
risa une seconde loterie de 600.000 1. qui procura 84.000 1. au couvent (Oct. Noël, 
op. cit., p. 234-235). 

291. Mémoire des ouvrages et réparations de maçonnerie qu'il convient 
faire pour le rétablissement de l'église royale de Poissy, tant pour ce qui 
a été gâté par le feu que pour ce qui s'est ruiné par la vétusté. — De 



78 ÉGLISE DE L'ABBAYE DE POISSY 

1706 à 1711. — Suivi d'un mémoire de la charpenterie, couverture, plom- 
berie, gros fer, sculpture en pierre, vitrerie [V] (1601;. 

Les totaux sont : maçonnerie 83.718 1., charpenterie 103.275 1., 
couverture 8.080 1., plomberie 78.000 \., gros fers 98.700 1., croix 
du clocher du chœur et 5 cloches 10.000 1., sculpture en pierre 
6. 000 1., vitrerie 2.000 1. Total général 305.878 1. 

292. Devis des ouvrages de maçonnerie qui sont à faire au royal mona- 
stère de l'abbaye de Poissy [V] (1601). 

Note. Établi sans doute par un commis et soumis à de Cotte qui y a ajouté 
quelques indications manuscrites. 

293. Devis des ouvrages de charpenterie qu'il convient faire aux bas 
côtés de l'abbaye de Poissy [V] (1601). 

Les prix ne sont pas indiqués. 

294. Extrait des ouvrages et réparations à faire pour le rétablissement 
de l'église de Poissy [V] (1601). 

Le prix des réparations est indiqué par articles. Le total est de 
319.000 1. Il faudra en six ans 53.166 1. de crédits par an. Suit, en 
prévision de ces crédits, une répartition de tous les travaux, de 1706 
à 1711. 

295. Autre répartition sur six années des réparations de l'église de 
Poissy; 1706-1711 [V] (1601). 

Note. Ce travail est certainement postérieur au précédent, beaucoup plus exact 
et plus minutieux. 

296. Devis des ouvrages de charpenterie qu'il convient faire pour le 
comble de l'abbaye royale des dames religieuses de Poissy, suivant les 
dessins et devis faits par M. de Cotte; 1709 [V] (1601). 

Tous les travaux sont minutieusement décrits. Deux prix sont 
prévus pour les bois : un pour les combles, l'autre pour les clochers. 
En marge, on lit, à la fin, les indications suivantes, relatives sans 
doute au prix du cent de bois : « Malet 700 1., Girardin 680 1., 
Aubert 650 1. » 



EGLISE DE L ABBAYE DE POISSY 79 

297. Devis des ouvrages de maçonnerie que le roi désire faire conti- 
nuer pour les réparations de l'église de l'abbaye royale de Poissy, dressé 
par M. de Cotte; 1710. Pièce imprimée [V] (1601). 

Les prix sont indiqués à l'encre, en marge. On lit en tête : « Au 
s. Villecaut, à Poissy. Premier marché. » 

298. Devis des ouvrages de maçonnerie que le roi désire faire construire 
pour les réparations de l'église de l'abbaye royale de Poissy, dressé par 
M. de Cotte; 1711. Pièce imprimée [V] (1601). 

299. Autre exemplaire de la même pièce [V] (1601). 

300. Extrait des mémoires de tous les ouvrages qui ont été faits pour 
le rétablissement de l'église de l'abbaye royale de Poissy, depuis le com- 
mencement de l'année 1706 jusqu'à, et y compris, l'année 1716 [VJ (1601) 

Les différents entrepreneurs sont énumérés et leur part de travail 
indiquée. Le total des sommes portées aux mémoires est de 
287.237 1. 

301. Toisé des ouvrages de maçonnerie au monastère de Poissy en 
l'année 1716 par ordre de Mgr le duc d'Antin..., sous la direction et con- 
trôle de M. Derusé, par André Videcoq, entrepreneur des Bâtiments du 
roi [VJ (1601). 

Le prix total de la maçonnerie exécutée en 171e a été de 
2.356 1. 13 s. 4 d. 

302. Mémoire par détail des ouvrages qu'il faut faire pour l'entier para- 
chèvement de l'église de l'abbaye royale de Poissy, suivant le toisé et 
l'estimation qui en ont été faits le 14 e jour d'octobre 1717 [V] (1601). 

Reste à démolir et reconstruire le portail, à refaire le pavé, à faire à 
neuf le guillochis au bout du vitrail du chœur, près de l'église des 
dames, à faire plusieurs raccords, à rétablir des vitraux, deux 
cloches au grand clocher, à démolir l'escalier où descendaient ancien- 
nement les poids de l'horloge. La dépense totale prévue pour ces 
travaux est de 55.114 1. 



8o ÉGLISE DE L'ABBAYE DE POISSY 

303. Extrait de l'état des sommes payées pour les ouvrages et répara- 
tions de l'église de l'abbaye royale de Poissy, depuis 1705 jusqu'en 1717 
[V] (1601). 

Le total est de 210.32e 1. 8 s. 3 d. 

304. Extrait de la dépense générale faite par le roi pour le rétablisse- 
ment de l'église de l'abbaye royale de Poissy, depuis y et compris l'année 
1706 jusqu'à, et y compris, celle de 1717 [V] (1601). 

Les totaux payés à chaque entrepreneur sont indiqués sans dis- 
tinction d'année. Le total général est de 300.439 1. 3 s. 4 d. — En 
tête, on lit : « Double du mémoire donné à Mgr le garde des sceaux 
le 29 novembre 17 18 », et à la fin, une attestation d'exactitude de 
R. de Cotte datée du 28 novembre 17 18. 

305. Brouillon de la pièce précédente [VJ (1601). 

306. Extrait de la dépense générale faite pour le rétablissement de 
l'église de l'abbaye royale de Poissy, depuis et y compris l'année 1706 
jusque et y compris celle de 1717 [V] (1601). 

Au lieu d'être par espèces comme le précédent, ce compte est par 
années. Le total général, au lieu d'être de 300.439 1. 3 s. 4 d., n'est 
que de 271.328 1. 1 s. 1 d. Suit un certificat, signé le 13 octobre 1718, 
par Delamotte, premier commis des Bâtiments, affirmant que les 
comptes sont conformes aux registres des Bâtiments et un certi- 
ficat semblable de R. de Cotte du 19 octobre 17 18. 

307. Brouillon de la pièce précédente [V] (1601). 

308. Devis des ouvrages de maçonnerie qu'il convient faire, pour le 
service du roi, pour le rétablissement du portail ou porche extérieur de 
l'église de l'abbaye royale de Poissy et autres réparations de la grande 
voûte, en la présente année mil sept cent dix neuf [VJ (1601). 

Les travaux prévus sont : démolition et reconstruction d'une 
partie du porche et toutes autres réparations du porche, répara- 
tion du pavé et d'une partie de la voûte. 



ÉGLISE DE L'ABBAYE DE POISSY 8l 

309. Devis de d'Orbay, architecte et entrepreneur des Bâtiments du roi 
pour les travaux de maçonnerie de l'abbaye de Poissy. Le 10 novembre 
1719 [VJ (1601). 

Pour la démolition et la reconstruction du porche il demande 
12.500 1.; pour chaque toise de pavé neuf, 36 1.; pour chaque toise 
de vieux pavé à retailler et à reposer, 17 1. 10 s. ; pour le rétablis- 
sement d'une partie de la grande voûte, 3.400 1. 

310. Devis de Legoux, entrepreneur, pour les mêmes travaux. Le 
17 novembre 1719 [V] (1601). 

Pour la démolition et la reconstruction du porche, il demande 
13.000 1.; pour la toise de pavés, 36 1.; pour la toise de vieux pavés 
à retailler et à reposer, 16 1. 10 s.; pour le rétablissement d'une 
portion de la grande voûte, 3.500 1. 

311. État des réparations qui restent à faire à l'abbaye de Poissy [V] 
(1601). 

Le total est de 55.258 1. 
Note. Cette pièce n'est pas datée, mais semble bien, par son total, être de 17 19. 

312. Copie du procès-verbal fait en présence de M. de Machaux, le 
26 février 1719, estimant les dépenses qui restent à faire pour l'église de 
Poissy [V] (1601). 

Le total des dépenses prévues est de 47.530 1. 

313. Lettre du duc d'Antin à Robert de Cotte. De Versailles, le 15 août 
1726 [V] (1601). 

Le surintendant demande des nouvelles des réparations de Poissy. 
Il est temps de terminer les travaux. Que de Cotte se transporte au 
plus tôt sur les lieux et rende compte de sa visite. 

314. État de la dépense qui reste à faire à l'abbaye royale de Poissy. Du 
20 août 1726 [V] (1601). 

Le total est de 5 . 1 16 1. La dépense concerne surtout le maître-autel. 

Inventaire de R. de Cotte. 6 



82 MAUSOLÉE DU PRINCE D'HARCOURT 

315. Brouillon de la pièce précédente [V] (1601). 

316. Brouillon d'une lettre de Bobert de Cotte au duc d'Antin. Le 21 août 
1726 [V] (1601). 

Selon le mémoire fait à Poissy de concert avec les architectes 
Lassurance et de l'Espée, les travaux, qu'il énumère, monteront à 
5.246 1. Lassurance, qui se rend à Petit-Bourg, rendra compte au 
surintendant de l'état des travaux, puis il reviendra surveiller la 
besogne. De Cotte a vu l'abbesse et s'est efforcé de lui faire com- 
prendre qu'étant donnée la dureté des temps elle devait modérer 
un peu ses exigences. Il serait nécessaire d'ordonner quelque argent 
au serrurier, au charpentier et à quelques autres ouvriers. 

Note. Cette pièce n'est pas datée, mais la suivante permet de la dater. 

317. Lettre du duc d'Antin à Bobert de Cotte. De Petit Bourg, le 22 août 
1726 [V] (1601). 

Le surintendant est bien aise que de Cotte ait examiné à fond ce 
qui reste à faire à Poissy, car il faut en finir. Que les ouvriers ne 
quittent pas leur besogne avant d'avoir terminé. Tout le monde sera 
payé le mois qui vient. 



Mausolée du prince d'Harcourt. 



318. Devis des ouvrages pour la construction d'un mausolée que Mgr le 
prince d'Armagnac veut faire construire en mémoire de S. A. Mgr le 
prince d'Harcourt, son père, led. mausolée placé dans une chapelle de 
l'église de l'abbaye royale de Boyaumont, le tout suivant les dessins de 
M. de Cotte. Du 16 novembre 1704 [II] (582). 

Plans 578 à 581. Quatre dessins d'une chapelle de Royaumont pour le mauso- 
lée de M. le comte d'Harcourt. 

Note. Ce devis a été imprimé par M. H. Jouin : Coysevox, 1883, in-i6, docu- 
ment XV, p. 276. Les sculptures du monument sont de Coysevox. M. Jouin, 
p. 145, dit que le mausolée est perdu, mais M. Brière, dans la Revue d'histoire 
moderne et contemporaine, année 1899, p. 169 et suiv., a rectifié cette erreur et 
reproduit le monument qui se trouve dans l'église d'Asnières-sur-Oise. 



CHATEAU DE LA MUETTE — ABBAYE DE SAINT-DENIS 83 



Château de la Muette. 



319. Extrait de ce qui est dû aux ouvriers qui ont travaillé au châ- 
teau de la Meute pour l'appartement des bains, le laboratoire et autres 
ouvrages pendant les années 1717, 1718 et 1719 [Ms. 7801, p. 159] (1378) 

Le total est de 58.859 1. 7 s. 

Plans 1363. Plan général du château et des jardins de la Muette. — 1364. Plan 
dudit château et de ses basses cours. — 1365. Autre plan idem. — 1366. Autre 
plan dudit château. — 1367 à 137s. Différents projets pour ledit château, tant 
pour la chapelle que pour les appartements. — 1376. Projet pour la basse cour 
proche la porte de Passy. — 1 377. Plan des volières dudit château. 

Note. Cette pièce confirme une note sur le château de la Muette rédigée sous 
Louis XVI, et que M. F. Bournon donne dans les Rectifications et additions à l'his- 
toire de Paris de Lebœuf, p. 465 : « Cette année 17 17 paraît la première dans le 
cours de laquelle le château est entré sous la direction de l'ordonnateur des Bâti- 
ments... Il faut que ce soit dès 1717 que la propriété soit passée dans les mains du 
Roi puisque, en cette même année, la direction des Bâtiments a dépensé 
12.548 1. 10 s. pour commencer une Orangerie » 

320. État des appointements et dépenses pour l'entretien du château de 
la Muette [Ms. 7801, p. 160] (1378). 

Le total est de 9.600 1. 



Abbaye de Saint-Denis. 

321. Ordre du roi aux prieur et religieux de Saint-Denis concernant le 
mausolée du maréchal de Turenne. Marly, le 16 juillet 1710 [I] (97). 

Les héritiers de Turenne ont abusé de la permission donnée par 
le roi d'élever au maréchal un mausolée dans la chapelle Saint- 
Eustache de Saint-Denis où il est enterré. Ils ont fait placer dans 
cette chapelle, et dans celle qui est au-dessous, des ornements et les 
armoiries du vicomte. De Cotte est chargé de supprimer cette déco- 
ration. Ordre est donné aux prieur et religieux de ne tolérer dans 
l'église aucune construction faite par un particulier sans l'autorisa- 
tion expresse et écrite du roi. 



84 ABBAYE DE SAINT-DENIS 

Plans 92. Plans des chapelles Notre-Dame de la Blanche et Saint-Eustache, en 
l'église de l'abbaye de Saint-Denis. — 93. Profils des deux dites chapelles. — 95. 
Dessin du mausolée du vicomte de Turenne. — 96. Dessin de la grille de la cha- 
pelle Saint-Eustache. 

Note. On sait que Napoléon fit transporter aux Invalides les cendres de Turenne. 
Voy. la description de son tombeau à Saint-Denis dans Piganiol, op. cit., t. VIII, 
p. 17. 

322. Supplique des religieux de Saint-Denis au duc d'Antin, relative à la 
démolition de la chapelle des Valois [I] (97). 

La chapelle menace ruine et risque, en tombant, de détruire les 
beaux mausolées de Henri II et de Catherine de Médicis. Les moines 
proposent sa démolition et offrent d'en supporter les frais ainsi que 
ceux du transfert des corps et du mausolée des Valois dans une autre 
partie de l'église. Ils demandent au roi l'autorisation nécessaire, et 
en même temps, la propriété des matériaux de démolition. 

Note. M. de Boislisle écrit dans La Sépulture des Valois, Paris, 1877, p. 48 : « Il 
est certain que dès la fin même du xvi e siècle la construction était en très mau- 
vais état. Dans un compte général des dépenses, il est fait mention de 6 écus 
50 sols payés, en 1597, à un tailleur de pierres pour « avoir fait des étalements 
aux sépultures Saint-Denis en France et repris une fondation. » Quelques gravures, 
de Marot par exemple, montrent ce délabrement. 

323. Rapport d'une visite faite le 8 mars 1719 par R. de Cotte à Saint- 
Denis, pour vérifier l'état de la chapelle des Valois. Le 15 mars 1719 [I] (97). 

Il en fait la description et indique l'état de délabrement extrême. 
Les réparations urgentes monteraient à 30.000 1., et la mise en état 
complète à 300.000 1. environ. 

324. Projet d'arrêt du roi, relatif à la démolition de la chapelle des 
Valois [I] (97). 

Vu le procès- verbal de R. de Cotte, de février 1719, et le rapport 
de la visite faite le 8 mars, considérant que la chapelle menace ruine 
et risque même de faire tomber la croisée de l'église du côté sep- 
tentrional, le roi ordonne le transfert des corps des Valois et des 
mausolées de Henri II et de Catherine de Médicis dans l'église, 
entre le tombeau de Louis XII et la chapelle de Notre-Dame-la- 



ABBAYE DE SAINT-DENIS 85 

Blanche, et décide la démolition de la chapelle. Il confie la con- 
duite des travaux aux prieur et religieux, et leur accorde, pour cou- 
vrir leurs dépenses, tous les matériaux des démolitions. 

Note. A propos de ces matériaux, M. de Boislisle dit, op. cit., p. 50 : « qu'ils 
furent dispersés aux enchères et qu'on n'en connaît plus aujourd'hui que les 
colonnes dont le Régent se servit pour le Parc Monceau. » Voy. Musée des Monu- 
ments français, t. II, p. 31. 

325. Projet d'arrêt concernant le même objet. Du 15 mars 1719 [I] 97). 

Ne se distingue du précédent que par des différences de rédac- 
tion. On lit en haut : « Projet d'arrest apostille de Monseigneur le 
garde des sceaux le 15 mars 1719 », écrit de la main de R. de Cotte 
sans doute, ainsi que les corrections de la 2 e et de la 3 e page. 

326. Lettres patentes sur arrêt pour la démolition de la chapelle des 
Valois, données à Paris le 24 mars 1719, suivies d'un extrait du registre du 
Conseil d'État contenant l'arrêt précédent. (Pièce imprimée) [I] (97). 

Note. M. de Boislisle cite cette pièce, op. cit., p. 49, note 1. Il en a trouvé le texte 
aux Archives nationales, dans la Collection Rondonneau. Le même auteur rapporte, 
d'après le Plumitif de la Chambre, 1719, 26 mai, 10 et 17 juillet, que la Chambre 
des Comptes, à qui était dévolue la surveillance des travaux, rechercha s'il n'exis- 
tait pas quelque titre obligeant les religieux à conserver et à entretenir l'édifice 
entier. Ils ne trouvèrent rien et durent, le 21 août, enregistrer l'arrêt du Conseil. 

327. Rapport de visite de la chapelle et des tombeaux des Valois à 
Saint- Denis adressé à la Chambre des Comptes par les architectes 
Nicolas de l'Espine et Jean Beausire, le 14 juin 1719 [I] (97). 

Chargés par ordonnance du 12 juin de visiter les lieux pour 
savoir ce que coûterait le rétablissement total de la chapelle, ou, en 
cas de démolition, ce que vaudraient les matériaux et ce que coûte- 
rait le transport du mausolée, ils concluent : i° qu'il est inutile de 
réparer et d'achever le monument ; 1° que le prix des matériaux suffit 
à peine à couvrir les frais de démolition; 3 quant au mausolée, ils 
approuvent son transport entre le tombeau de Louis XII et la cha- 
pelle Notre-Dame la Blanche. Le travail est estimé à 10.000 1. 



86 PÉPINIÈRE DU ROULE 

328. 1° Rapport de R. de Cotte, de N. de l'Espine et J. Eeausire à la 
Chambre des Comptes, en date du 25 octobre 1721, relatif aux travaux 
exécutés à la chapelle des Valois qui devaient être achevés en dix-huit 
mois [I] (97). 

Ils se sont transportés à l'abbaye. Les travaux préparatoires du 
transport des corps ont été bien exécutés. Le mausolée et sa déco- 
ration ont été reposés selon l'art, et les statues bien restaurées. Quant 
à la démolition de la chapelle, elle a été faite dans toute sa hauteur, 
et les murs de l'église même, endommagés par le « dépérissement » 
de la chapelle, ont été réparés. 

2° Procès-verbal de François Tivré (?), notaire à Saint-Denis, relatant la 
cérémonie du transfert des corps des Valois dans la grande église de l'ab- 
baye. Le 7 octobre 1719 [I] (97). 

Les personnes présentes sont énumérées. Le grand prieur a fait 
célébrer une messe de requiem. Puis, après constatations du notaire, 
les corps des Valois ont été processionnellement transportés à 
travers l'église au caveau préparé, où une cérémonie funèbre a été 
célébrée par les religieux de l'abbaye. 

Note. Un autre exemplaire de ce procès-verbal se trouve aux Archives nationales' 
K 102, n» 4. (Voy. Boislisle, op. cit., p. 50.) 



Pépinière du Rouie. 



329. Procès-verbal d'arpentage et estimation de plusieurs héritages 
appartenant à divers particuliers, que le roi veut acquérir pour faire un 
nouveau jardin et pépinière du Roule vis à vis la maison et jardin où 
loge le sieur Morlet, appartenant au roi, à cause que la pépinière est 
destinée pour la Monnaie, lesquels héritages sont situés sur le terroir de 
Clichy la Garenne [V] (1621). 

Le total général des expropriations s'élève à 70.850 1. 

Plans 1379. Pl an du logement de l'inspecteur des pépinières du roi au Roule. 
— 1380. Plan et élévation de la porte cochère de la nouvelle pépinière — 1618. 



EAUX MINÉRALES DE PASSY 87 

Plan de l'ancienne pépinière du roi au Roule. — 16 19-1620. Plan de la nou- 
velle... — 2486. Plan de la pépinière du Roule. — 2487. Plan de la maison et du 
jardin du directeur de la pépinière, rue du faubourg Saint-Honoré, un peu plus 
haut que l'église. — 2642. Plan de la pépinière du Roule. — 2643. Plan d'une 
maison..., peut-être le logement de la pépinière. 

Notes. « Son premier emplacement (de la pépinière) était entre les Champs-Elv- 
sées et le faubourg du Roule, dans le sens de la longueur ; entre les rues qui portent 
maintenant les noms deBerry et de La Boétie dans le sens de la largeur. M. H. Bon- 
nardot {Monographie du VIII e arrondissement , Paris, 1880, petit in-4 ) signale au 
département des Estampes à la Bibliothèque nationale des plans qu'il date approxi- 
mativement de 1720, figurant un projet de construction de l'hôtel des Monnaies 
sur les terrains de la pépinière du Roule, projet qui n'eut pas de suite. C'est 
l'époque où l'établissement horticole fut transféré de l'autre côté du faubourg du 
Roule dans un terrain que circonscrirait aujourd'hui le boulevard Haussmann à 
son intersection avec le boulevard Malesherbes, la rue de la Boétie, l'avenue Per- 
cier et la rue de Courcelles » (F. Bournon, Rectifications et additions à l'Histoire 
de la ville et du diocèse de Paris de l'abbé Lebœuf, 1890, p. 519 et 520). Voy. aussi 
Aubert du Petit-Thouars, Notice historique sur la pépinière du Roi au Roule, Paris, 
1825, in-8. 

330. Extrait de la dépense à faire pour la nouvelle pépinière du roi 
pour l'année 1720 [V] (1621). 

Le total, y compris l'expropriation, la construction des murs, serre 
et orangerie, le transport des arbres de la vieille à la nouvelle pépi- 
nière est de 234.350 1. 



Eaux minérales de Passy. 

331. Supplique du sieur Charles Guichou, marchand bourgeois de Paris, 
au roi [IV] (1315). 

Il fait opposition à un arrêt du Conseil d'État du 1 1 novembre 
1724 le contraignant à vendre à l'abbé Le Ragois les terres de son 
jardin où se trouvent des sources d'eau minérale. Il raconte la 
découverte des sources dans son jardin et expose les phases de son 
différend avec l'abbé qui prétend à tort que ces sources ne sont 
qu'une dérivation des siennes. Il apporte les attestations du Père 
Sébastien de l'Académie des Sciences, du sieur Heurteux, directeur 



88 HÔTEL DE LORGES, A VERSAILLES 

des eaux et fontaines de S. A. S. Mgr le Duc, à Chantilly, du sieur 
De Fert, fontainier du duc d'Orléans à Saint-Cloud. 

Plans 13 13-13 14. Plan des fontaines des nouvelles eaux minérales de Passy, 
près Paris. 

Notes. Les eaux de Passy étaient très célèbres au xvme siècle et ont été très étu- 
diées par les contemporains. Voy. par exemple Moullin de Marguery, Traite des eaux 
minérales nouvellement découvertes au village de Passy près Paris, Paris, 1723, in-12. 
— Extrait d'un mémoire lu à l'assemblée publique de l'Académie des Sciences le 
13 novembre 1726, sur les nouvelles eaux minérales de Passy près Paris, s. 1. n. d., 
in-8, 1 5 pages. — Avis sur les nouvelles eaux minérales de Passv près Paris, 
quatre sources différentes, s. 1. n. d. (1726), in-8°, par Neil. — Lebceuf, Histoire de 
la Ville et du diocèse de Paris, consacre, t. I, p. 405, une étude à ces eaux et à 
leur exploitation par l'abbé Le Ragois. Enfin le docteur Paul Raymond a écrit dans 
le Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passv, 1892, p. 52 et suiv., un 
article très documenté sur les sources, l'entreprise de Le Ragois et ses procès avec 
Guichou et autres. 



332. Procès-verbal d'estimation et de délimitation, par de Cotte et 
Denis, des terrains du sieur Guichou au village de Passy contenant des 
eaux minérales, que celui-ci, en vertu de deux arrêts du Conseil d'État, du 
11 novembre 1724 et du 10 février 1725 est contraint de vendre à l'abbé 
Le Ragois. A Paris, le 26 février 1725 [IV] (1315). 

La superficie est de 95 toises qui valent 760 1. 
Notes. Le sieur Denis était directeur des fontaines du roi à Versailles. 



Hôtel de Lorges, à Versailles. 



333. Compromis entre Geneviève de Durfort, veuve d'Antoine Nompar 
de Caumont, duc de Lauzun, et Denis Genty, bourgeois de Paris, tant en 
son nom qu'en celui de son épouse, Marie Geneviève Giroux, relatif à l'hô- 
tel de Lorges. — Le 3 février 1724 [IV] (1346). 

Ils acceptent Robert de Cotte comme arbitre pour régler à 
l'amiable les contestations qui pourraient s'élever, en raison du 
retrait, intenté à la requête de la duchesse de Lauzun contre 
Genty et sa femme, de l'hôtel de Lorges acquis par eux à Versailles. 






HÔTEL DE MAILLEBOIS, A FONTAINEBLEAU 89 

Plan 1345. Plans de l'hôtel de Lorges, à Versailles, rez-de-chaussée, premier et 
second étage. 

Notes. Geneviève de Durfort est la fille du maréchal de Lorges que Lauzun 
épousa à 73 ans ; elle avait 16 ans. Lauzun mourut le 19 novembre 1723. L'hôtel de 
Lorges à Versailles occupait l'emplacement actuel des n os 19, 21, 23, 25 de la rue 
du Vieux-Versailles. (Voy. A. Le Roi, Histoire de Versailles, 1868, in-8, t. II, 
p. 275.) 

334. Rapport de la visite de Robert de Cotte à l'hôtel de Lorges, faite 
en vertu du précédent compromis. Le 5 février 1724 [IV] (1346). 

Il énumère et évalue les dégradations faites par le sieur Genty et 
sa femme à l'hôtel, et, en même temps, les réparations indispensables 
exécutées par eux et dont il faut tenir compte. 

335. Mensuration et estimation de l'hôtel de Lauzun à Versailles [IV] 
(1346). 



Hôtel de Maillebois, à Fontainebleau . 



336. Lettre du duc d'Antin à Robert de Cotte. Le 2 novembre 1724 [IV] 
(1483). 

Relative à l'estimation de l'hôtel de Maillebois. Il l'invite à faire 
le plus tôt possible un voyage à la Cour pour faire une estimation 
« et autres cérémonies ordinaires », M. le Duc lui ayant ordonné 
d'acheter une maison pour le roi. 

337. Procès verbal d'estimation fait par Robert de Cotte, de l'hôtel de 
Maillebois à Fontainebleau sur la grande place, vis à vis la cour des 
cuisines du château. Le 14 novembre 1724 [IV] (1483). 

L'hôtel, minutieusement mesuré et décrit, est estimé à 64.988 1. 

Notes. L'abbé Guilbert écrit, en 173 1, dans la Description historique du château, 
bourg et forêt de Fontainebleau, t. II, p. 144 : « Cet hôtel est de la dépendance du 
du château depuis l'an mil sept cent vingt-six que le Roy l'a acheté... au marquis 
de Maillebois qui l'avait fait bâtir en mil sept cent quatorze en place de quelques 
maisons qu'il avait acquises du maréchal de Boufflers. La petite Ecurie de Sa 
Majesté occupe la plus grande partie de cet hôtel, et l'autre est marquée pour 



90 CHATEAU DE MADRID 

quelques seigneurs à qui le Roy y donne leur logement. » — Le marquis de Maille- 
bois, dont il s'agit ici, est J.-B.-Franç. Desmarest, marquis de Maillebois, maréchal 
de France, né à Paris en 1682, mort à Paris le 7 février 1762, petit neveu de 
Colbert et fils du contrôleur général Nicolas Desmarest. — Il n'y a pas de plans, 
dans les papiers de R. de Cotte, se rapportant à l'hôtel de Maillebois, mais les 
n° s 1463 à 1482 de l'ancien répertoire concernent d'autres projets pour Fontaine- 
bleau. 



Château de Madrid. 

338. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Versailles, le 11 décembre 
1725 [V] (1614). 

Le roi désirant acquérir ou échanger des terres pour la décoration 
de Madrid, d'Antin prie de Cotte de se transporter sur les lieux avec 
les officiers des Bâtiments et le géographe arpenteur Mathis pour 
faire arpenter, estimer lesdites terres, et dresser un procès-verbal. 

Plans 1612-1613. Plans particuliers du château et jardin de Madrid. — 2624. 
Plan général du château et jardin de Madrid. — 2625 à 2640. Plans détaillés du 
château et dépendances de Madrid. 

Notes. La mort du Régent correspond à une période d'activité à Madrid. Outre 
cet achat de terrains (qui ne fut peut-être pas conclu d'ailleurs), Louis XV, par 
lettres patentes de janvier 1724, fonda une chapelle royale à Madrid sous l'invo- 
cation de saint Louis « et pour la dotation de ladite chapelle y a uni le Prieuré de 
La Celle, dépendant de l'abbaye de Montier La Celle lez Troyes, lequel vaut 
environ deux mille livres de rente » (Piganiol, op. cit., t. VIII, p. 57). 

339. Arrêt du Conseil d'État relatif aux travaux de Madrid. Du 12 août 
1725 [V] (1614). 

L'arrêt du 31 octobre 1724, qui avait affecté au pa) T ement des 
terres que le roi désire pour Madrid les deniers provenant de l'ad- 
judication de bois à lui appartenant est annulé, les propriétaires 
préférant procéder par un échange dont les conditions sont stipulées 
dans cet arrêt. 

340. Procès-verbal de mensuration et d'estimation des terres apparte- 
nant à des particuliers que le roi désire pour le château de Madrid, et des 
terres de Sa Majesté qui seront données en échange. — Signé R. de Cotte, 
Matis, Garnier d'Isle et un nom illisible. Le 31 janvier 1726 [V] (1614). 



PARC DU CHATEAU DE SAINT- FARGEAU 91 

Les terres que désire le roi sont à M. Augran, maître des requêtes 
et intendant de commerce, à M. Bellanger, avocat général de la Cour 
des Aides, à M. Mouchard, directeur de la Compagnie des Indes, à 
la marquise de Vaubrun. Elles mesurent n arpents 15 perches et 
sont estimées à 3.345 1. Les terres du roi dépendent de la capitaine- 
rie de Boulogne et mesurent ié arpents 72 perches §. — En tête on 
lit, de l'écriture de R. de Cotte : « Ce procès-verbal a été changé 
suivant l'ordre de M. le duc d'Antin et mis conforme à celui du 
coté A... » 

341. Procès-verbal de mensuration et d'estimation concernant le même 
sujet que le précédent et rectifié selon les indications du duc d'Antin [V] 
(1614). 

C'est la pièce cotée A signalée au numéro précédent. 



Parc du château de Saint-Fargeau. 



342. Devis des ouvrages de fouille et transport de terre pour former 
une grande pièce d'eau que Monseigneur le contrôleur général veut faire 
dans la prairie de Saint-Fargeau, en face de son château, qui contiendra 
environ 24 arpents, en faisant des chaussées et terrasses suivant les 
dessins qu'il en a réglés, annexés au présent devis, et paraphés tant par 
mondit seigneur que par l'entrepreneur. — Lesdits ouvrages à commencer 
au mois de juillet de la présente année pour être finis au mois de sep- 
tembre 1729 [IV] (1311). 

Le prix convenu pour le travail complet est de 30.000 1. 

Plans 1 308-1 309. Plans du château de Saint-Fargeau. — 13 10. Plan en masse 
dudit château avec partie du jardin et la pièce d'eau. 

Notes. Le château de Saint-Fargeau, dont l'histoire est connue depuis les débuts 
du moyen âge, et qui existe encore, fut occupé au xvn e siècle par la Grande 
Mademoiselle qui s'y retira après la Fronde et qui y vécut cinq ans de vie somp- 
tueuse. Il passa ensuite à Lauzun qui le vendit, en 171 7, à Crozat. Après Crozat, 
il appartint aux Le Peletier des Forts. Michel Robert Le Peletier des Forts, le con- 
trôleur général, qui fit faire au parc les transformations dont ces documents nous 
racontent l'histoire, modifia d'une façon assez malheureuse toute la partie nord- 
ouest du château qui, du nom de famille de Le Peletier, s'appela Pavillon des 
Forts. Le parc actuel est du xix e siècle. 



92 PARC DU CHATEAU DE SAINT-FARGEAU 

343. Autre exemplaire du même devis [IV] (1311). 
Signé : Nicolas Abraham fils et Charles Beaudoin. 

Note. Un des deux entrepreneurs, Abraham fils, fut remplacé, ainsi qu'on le 
verra dans les lettres suivantes, par un certain Desrochers. 

344. Lettre du contrôleur général Le Peletier à R. de Cotte. Du 8 février 

1729 [IV] (1311). 

Il envoie à de Cotte un extrait de la lettre que lui a écrite le 
sieur Desroches (Desrochers), au sujet des travaux de la pièce d'eau 
de Saint-Fargeau. 

345. Lettre de Le Peletier à R. de Cotte. De Versailles, le 9 octobre 1729 

[IV] (1311). 

Il lui communique une lettre de l'entrepreneur Beaudoin, relative 
à des fuites d'eau de la pièce de Saint-Fargeau, et le prie de don- 
ner des ordres à ce sujet. Il espère trouver de l'eau dans la pièce à 
son arrivée. 

346 Lettre de Le Peletier à R. de Cotte. De Ménilmontant, le 25 mars 

1730 [IV] (1311). 

Il le remercie de lui continuer ses conseils. S'il a des ordres à 
donner, le sieur Desrochers est à Paris et les recevra. Il compte 
toujours aller à Saint-Fargeau lors du voyage du roi à Fontainebleau 
et espère que de Cotte y passera quelques jours comme il l'a pro- 
mis. 

347. Lettre de Le Peletier à R. de Cotte. De Malesherbes, le 20 avril 1730 
[IV] (1311). 

Lors de son voyage, Le Peletier a trouvé les travaux de la pièce 
d'eau de Saint-Fargeau fort peu avancés. Il indique très exactement 
leur état à de Cotte, et surtout la difficulté que rencontrent les entre- 
preneurs Desrochers et Beaudoin à la construction de la rigole qui 
doit emmener les eaux. Us craignent l'ensablement et ne termine- 
ront rien sans ordres de R. de Cotte. Que celui-ci veuille bien leur 



MAISON DE NICOLAS BILLOT, A VERSAILLES 93 

envoyer directement ses instructions pour gagner du temps, et qu'en 
même temps il les presse un peu. 

348. Lettre de Le Peletier à R. de Cotte. De Saint-Fargeau, le 5 sep- 
tembre 1730 [IV) (1311). 

La pièce d'eau de Saint-Fargeau est entièrement terminée. Le 
Peletier remercie de Cotte d'en avoir donné le plan que tout le 
monde admire. Il espère sa visite à Saint-Fargeau, si toutefois sa 
santé le permet. 

349. Lettre de Le Peletier à R. de Cotte. De Saint-Fargeau, le 14 sep- 
tembre 1730 [IV] (1311). 

Il regrette que de Cotte souffrant ne puisse venir à Saint-Fargeau 
et l'entretient de différents détails relatifs au jardin. Entre autres, 
il voudrait bien planter des ifs, mais il lui en faudrait 400, et cette 
quantité l'effraye au point qu'il prie de Cotte de les demander 
au duc d'Antin pour lui. Toute une partie du jardin n'est pas 
commencée. Le Peletier voudrait en faire lever un plan et l'envoyer 
à de Cotte pour que l'architecte lui dessine un projet. 



Maison de Nicolas Billot, à Versailles. 

350. Procès-verbal de la visite faite par R. de Cotte le 1 er février 1732, 
en vertu d'un arrêt du Conseil d'État du 9 janvier 1732, d'une place et 
maison situées àVersailles, derrière la cour du grand maître, appartenant 
à Nicolas Billot, maître couvreur à Versailles, pour connaître l'utilité ou 
l'inutilité de ladite place pour la construction et établissement de l'hôtel 
des gens d'armes de la garde de Sa Majesté, sur un terrain joignant aud. 
Billot, suivant les plans et projets qui en ont été arrêtés par Sa Majesté 
[IV] (1485). 

Le procès-verbal conclut que le terrain du sieur Billot est néces- 
saire à l'hôtel des gens d'armes. 

Plans 1484. Plan de l'hôtel des gens d'armes de la Garde sis aux avenues de 
Versailles. 



94 PARC DE BERNY 

Notes. La caserne des gens d'armes occupa l'emplacement du n° 6 actuel de 
l'avenue de Paris, à côté de la Mairie construite à la place de l'hôtel du grand- 
maître. En 1732, le roi racheta une partie des dépendances de l'hôtel de la prin- 
cesse de Conti, aux sieurs Nicolas Billot et Denis, et fit construire sur cet emplace- 
ment un hôtel pour y loger les gens d'armes de la garde de service à Versailles. 
(Voy. G. A. Le Roi, Histoire de Versailles et de ses rues, Versailles, 2 vol. in-8, 
1868, t. I, p. 414.) 

351. Extrait des registres du Conseil d'État relatif à l'achat du terrain 
de N. Billot. Du 9 février 1732 [IV] (1485). 

De Cotte est chargé de faire l'estimation. 

352. Procès-verbal d'estimation de la maison de Billot, fait par de Cotte, 
le 10 mars 1732, en exécution de l'arrêt du Conseil d'État du 9 février 
1732 [IV] (1485). 

La maison est décrite et estimée à 5.155 1. 16 s. 8 d. 



Parc de Berny. 

353. Arrêt du Conseil d'État relatif au parc de Berny. De Versailles, le 
10 septembre 1735 [VI] (2699). 

Le cardinal de Bissy, abbé de Saint-Germain-des-Prés, ayant fait 
connaître que les pièces d'eau du parc de Berny sont depuis long- 
temps inutiles, car les eaux de Rungis qui les alimentaient ne four- 
nissent plus assez d'eau, et ayant demandé la suppression de plu- 
sieurs d'entre elles, entre autres de la pièce d'eau d'Orléans, dont 
on ferait un boulingrin, et aussi la suppression d'un petit bâti- 
ment hors d'œuvre et de symétrie construit dans le temps par 
l'abbé de Maizieu, le roi commet le sieur de Cotte (Jules Robert) 
pour visiter les lieux et dresser procès-verbal de la pièce d'eau et du 
bâtiment. 

Note. « Berny est un beau château sur le chemin d'Orléans. Il a appartenu autre- 
fois au chancelier de Bellièvre, puis à M. de Lionne, ministre et secrétaire d'État. Il 
appartient aujourd'hui aux abbez de Saint-Germain des Prez de Paris. Cette mai- 
son est distinguée tant pour ses ornements que pour les beautez singulières de ses 



PARC DE VINCENNES 95 

canaux et fontaines et la rareté et l'excellence des fruits qui croissent dans ses jar- 
dins. Au devant est une esplanade quarrée, au milieu de laquelle est un petit jet 
d'eau. » (Piganiol, op. cit., t. VIII, p. 129). 

354. Procès-verbal de Jules Robert de Cotte..., relatif à la pièce d'eau 
et au bâtiment de Berny. Fait au château de Berny, le 15 novembre 1735 
[VI] (2699). 

Toute la maçonnerie serait à refaire, il vaut mieux combler le 
bassin, le planter d'herbes et utiliser les canalisatinos encore bonnes 
à remplacer la conduite de grès, cassée et remplie de vase, qui 
amène l'eau de la concession des aqueducs du roi dans le réservoir 
de Frêne (?). Quant au bâtiment, il est de valeur nulle. On peut le 
détruire à condition que la paroi du canal sur laquelle un de ses 
murs est bâti, soit réparée aux frais de l'abbé de Saint-Gennain-des- 
Prés. — En tête, on lit : « Remis à M. le comte de Maurepas, 
l'expédition du présent procès-verbal, le 19 novembre 1735, à 
Versailles. » 

Parc de Vincennes. 

355. Devis des ouvrages de terrasse et régalement à faire dans la nou- 
velle enceinte du parc de Vincennes pour y former une nouvelle allée et 
des contre allées [V] (2297). 

Ce devis est suivi d'un engagement signé de l'entrepreneur 
Lemoyne le I er mai 1739, par lequel il accepte d'exécuter les 
travaux moyennant 3 1. 5 s. par toise cube et o 1. 3 s. 6 d. par 
toise superficielle. Pour chaque trou où l'on plantera des arbres, il 
demande 5 sols. 

Plans 2293. Plan général du parc de Vincennes. 

356. Mémoire des ouvrages de terrasse faits dans le parc de Vincennes, 
le long des murs de la nouvelle enceinte, du côté de Charenton, par les 
ordres de Monseigneur Orry... et sous le contrôle de M. de Cotte (Jules 
Robert)... lesdits ouvrages faits par Le Moyne, terrassier, pendant la pré- 
sente année 1739 [V] (2297). 

Le total du mémoire s'élève à 65.379 1. 2 s. 



$6 PONT SAINT-MAUR — CHATEAU DE CROISSY 

Notes. On lit dans Lebœuf, Histoire dt la Ville et du diocèse de Paris, t. II, p. 412 : 
« On commença vers l'an 1738 un grand travail au bout du parc, vis à vis les 
murs de l'hôpital de la Charité de Charenton. On y abbatit le mur du parc et on 
y creusa un fossé large et revêtu de pierres. Cet ouvrage ne fut pas continué. » 

357. Récapitulation des ouvrages de terrasse faits à Vincennes pen- 
dant les années 1739-40-41, jusqu'au 16 avril 1742 [V] (2297). 



ENVIRONS DE PARIS — PIÈCES NON DATÉES 



Pont Saint-Maur. 



358. Mémoire des bois, fers et cuivres qui entreront dans la construc- 
tion d'une machine pour le pont Saint-Maur, suivi d'un mémoire des bois 
et fers qui entreront dans la construction d'une machine pour monter les 
bateaux au pont Saint-Maur et d'un mémoire de ce qu'il convient faire à 
la royale machine de Saint-Maur [I] (242). 

Plans 236 à 241. Plusieurs dessins concernant une machine projetée pour le 

pont Saint-Maur. 



Château de Croissy. 

359. État à quoi montera la dépense de l'augmentation du bâtiment 
en aile que Monseigneur le marquis de Torcy désire faire construire en 
son château de Croissy [II] (504). 

Le total s'élève à 56.198 1. 

Plans 498. Plan général du château et parc de Croissy, appartenant à M. le 
marquis de Torcy. — 499. Plan du rez-de-chaussée et du premier étage dudit 
château avec le parterre. — 500-501. Plan des caves, rez-de-chaussée et premier 
étage dudit château, différents projets. — 502. hlévation de la façade de l'aile du 
côté de la cour, avec le profil du corps de logis dudit château. — 503. Elévation 
de la façade du côté de l'Orangerie. 



VOIRIE DE VERSAILLES — CANAL DU CHAROLAIS 97 



Voirie de Versailles. 

360. Mémoire concernant la voirie de la ville royale de Versailles et 
ses dépendances, établie en ladite ville par le feu roi Louis XIV [V] 

(2547). 

Ce mémoire, de Jules Robert de Cotte, grand voyer, rappelle les 
prescriptions concernant les alignements des maisons. Aucune cons- 
truction en saillie ne doit être faite dans les rues et avenues avoisi- 
nant le château sans l'autorisation du grand voyer qui veille aussi à 
l'entretien de la voierie, à ce que les particuliers ne transforment 
pas sans autorisation les façades de leurs maisons, à ce que les toits 
de tuiles soient remplacés par des toits d'ardoise, à ce que toutes 
les souches de cheminées et façades de maisons soient briquetées et 
rougies. — Suit le tableau des droits de voirie cà payer par les pro- 
priétaires et les locataires. — Pour que nul n'en ignore, il faudrait 
rendre une ordonnance de police contenant la fonction et le règle- 
ment du grand voyer et le détail des droits de voirie. 



PROVINCES 



Canal dit C barolais. 

361. Extrait du procès-verbal de la visite .faite en l'année 1644 par le 
sieur Valon, trésorier de France à Dijon, par le sieur Charrier aussi tréso- 
rier de France à Lyon, par le sieur Francini, intendant des eaux et fon- 
taines de Sa Majesté, et par les sieurs Maupin et de (nom illis.), ingénieur 
et architecte du roi, pour la jonction des deux mers Océane et Méditer, 
ranée, par le moyen d'un étang situé au pays de Charolais, dépendant 
du gouvernement de Bourgogne, suivant l'arrêt du Conseil du XX e jour 
du mois de mai 1644 [Ms. 9447, p. 21 à 24] (2201). 

Inventaire de R. de Cotte. 7 



98 CANAL DU CHAROLAIS 

D'un côté, le canal empruntera la Dheune, qui sort de l'étang de 
Longpendu , et se jette dans la Saône, laquelle se jette dans le 
Rhône, lequel se jette dans la mer; de l'autre, la Bourbence, qui sort 
du même étang et aboutit à l'Océan par la Loire. Le volume d'eau 
de l'étang, la rapidité des pentes nécessaires sont indiqués. Les 
écluses, les moulins, les étangs qu'il faudra racheter, les ponts qu'il 
faudra construire puisqu'on supprime les gués, sont énumérés. 
Le transport d'une mer à l'autre pourra se faire sans transborde- 
ment, et les dépenses, y compris les expropriations, monteraient à 
850.000 1. au plus. 

Note. Le Canal du Charolais, qui devait relier la Saône et la Loire par la 
Dheune et la Bourbence, a été plusieurs fois sur le point d'être exécuté aux xvi e , 
xvn e et xvin e siècles. Il en fut question dès François I er , en 15 15. Henri II avait 
commencé les travaux. Sully y avait songé en 1605, quand on commença le 
canal de Briare. Vers 1612-1613, on fit des visites sur les lieux et des marchés 
pour 800.000 1. En 1627, le marquis d'Effiat reprit le projet sans succès. Un 
procès-verbal fut dressé en 1632, concluant à la possibilité du canal. En 1642, il y 
eut une adjudication de 950.000 1., mais la mort de Richelieu interrompit l'affaire. 
— Quand Louis XIV ordonna l'ouverture du canal du Languedoc, il songea 
aussi au canal de Charolais. En 1665, le projet fut reconnu possible et le roi en 
ordonna l'exécution ; des fonds furent votés par les ctats, mais le public trouva 
que le canal faisait faire un long détour au commerce, et un arrêt du Conseil, du 
19 février 1667, suspendit l'exécution. — En 1696, Thomassin, un des ingé- 
nieurs de Vauban, chargé d'examiner les projets de canaux de Bourgogne, fut 
séduit par celui-ci. Le duc d'Orléans l'envoya, en 1 7 1 9, visiter les lieux; il leva des 
plans, fit un mémoire, mais les choses n'allèrent pas plus loin (Delalande, Canaux 
de navigation, 1778, in-folio). Le Canal de Charolais, qui est l'actuel canal du 
Centre, fut commencé en 1783 et terminé en 1793, sur les projets et sous la direc- 
tion de Gauthev. Voy. Grangez, Voies navigables de la France, 1855, P- l 4°- 

362. Avis pour rendre les rivières de Loire et de Saône communicables 
par le moyen des rivières de la Dheune et de la Bourbence, sortant d'un 
étang situé en Bourgogne, pays et comté de Charolais, lequel donnera la 
facilité de la navigation des deux mers Océane et Méditerranée par le 
milieu de la France. — Et les utilités qu'en recevrait la Ville de Paris et 
les provinces circonvoisines par la proposition qui en est faite par le 

sieur Le Baud, de Lyon, assisté des sieurs , ingénieur et architecte du 

roi et leur Compagnie. Non daté, mais sans doute de 1660. (Pièce impri- 
mée) [Ms. 9447, p. 10 à 13] (2201). 

363. Proposition faite au roi pour la communication des mers Méditer- 
ranée et Océane par la Bourgogne et le Charolais, au moyen des rivières 
de Saône et de Loire (non daté, non signé) [Ms. 9447, p. 19-20] (2201). 



CANAL DU CHAROLAÎS 99 

Le proposant s'engage à faire les travaux aux conditions sui- 
vantes. Il achètera toutes les terres nécessaires au passage des 
canaux et payera les estimations et dédommagements. Tout ce qui 
appartiendra au roi sera exempt d'indemnités. Il exécutera tous 
les travaux, assurera, pour la fin de 1668, le passage des bateaux de 
Saône en Loire, moyennant un forfait de 2 millions. Il fournira 
le surplus et entretiendra 30 ans le canal, à condition d'exercer, 
lui ou ses héritiers, le droit de haute, moyenne et basse justice sur 
les dépendances des rivières, ports, moulins, étangs, ponts, de tou- 
cher pendant 30 ans les droits de péages, écluses, voitures sur toutes 
les marchandises et denrées, calculés au taux du canal de Briare. Si 
le roi voulait diminuer les droits de moitié, il rembourserait toutes 
ses avances au proposant qui, moyennant la moitié restante, conti- 
nuerait à entretenir les travaux. 

364. Autre exemplaire de la pièce précédente [Ms. 9447, p. 25-26] (2201). 

365. Mémoire des distances et longueurs mesurées tout au long de la 
rivière, depuis le port de (mot illis.) jusgu'à l'étang de Longpendu, et jus- 
qu'au port de Digoing près La Motte Saint Jean sur la rivière de Loire 
[Ms. 9447, p. 23-24 (2201). 

La distance entre (mot illis.) et Digoing, en suivant les rivières, 
est de 95.445 t. dont tout le détail est donné ainsi que l'indication 
des pentes. 

366. Décret chargeant le sieur Pashl (?), entrepreneur des Bâtiments du 
roi, de visiter le tracé proposé du canal faisant communiquer les deux 
mers par l'intermédiaire de la Saône et de la Loire, réunies elles-mêmes 
par la Dheune et la Bourbence. Le 1 er décembre 1660 [Ms. 9447, p. 14] 
(2201). 

Il prendra des mesures, lèvera des plans, établira un rapport pour 
que le roi décide de l'opportunité du travail. Ordre est donné aux 
lieutenants généraux des provinces de Bourbonnais, Bourgogne, 
Nivernais, aux intendants de justice, maires, échevins des villes, et 
à tous les autres officiers et sujets de l'aider. 



100 DIVERS TRAVAUX DE LYON 

367. Extrait d'un calcul général de la dépense à faire pour la communi- 
cation des deux mers par les rivières de Dheune et Bourbence, etc 

[Ms. 9447, p. 15 à 18] (2201). 

Voici les totaux des dépenses dont cette pièce donne le détail : 
i° Dépenses à faire proche l'étang de Longpendu et autres étangs voi- 
sins pour faire le canal de distribution des deux rivières, 268.43e 1. 
2 Dépenses à faire du canal de distribution en Saône par la rivière 
de Dheune, 868.436 1. 3 Dépenses à faire sur la rivière Bourbence 
depuis le canal de distribution à prendre au pied de l'écluse qui se 
rend à la chaussée de l'étang de Montchanin jusqu'à la rivière de 
Loire, où ladite rivière entre au port de Digoin, 754.294 1. 
4 Total général, 1.89 1.3 70 1. 

368. Le plus juste à quoi se peut faire la transnavigation de Saône en 
Loire par les rivières de Dheune et de Bourbence qui prennent toutes 
deux leur origine de l'étang de Longpendu en Bourgogne, le tout réformé 
sur chaque article du calcul général [Ms. 9447, p. 27-28] (2201). 

Le total de 868.436 1. est réduit à 595.302 1. Le total de 
754.294 1. est réduit à 601.424 1. Le total de 1. 891. 370 1. tombe à 
1.379.926 1., et, en y ajoutant 112.240 1. pour les ponts à construire 
et 107.833 1. pour les expropriations, le total général devient 
1.600.000 1. 



Divers travaux de Lyon. 

369. Extrait des registres consulaires de la ville et communauté de 
Lyon, le 2 octobre 1700, relatif à la statue du roi et à la restauration de 
l'hôtel de ville. — Signé Perrichon [II] (636). 

De Cotte, envoyé par le roi, est venu à Lyon porter le dessin 
du piédestal de la statue du roi et les plans de restauration de l'hôtel 
de ville dressés par Mansart. Il a soigneusement revisé ces derniers 
sur les lieux ; le consulat va les faire exécuter sans tarder et demande 
à Mansart d'envoyer quelqu'un pour conduire les ouvriers, les 



DIVERS TRAVAUX DE LYON 10 1 

payer et prendre les mêmes soins relativement au piédestal de la 
statue royale qu'on construira aussitôt que Sa Majesté aura choisi 
entre les différents emplacements proposés par de Cotte. 

Plans. 607-608. Élévation de la figure équestre et du piédestal de ladite place. 

— 609. Dessin gravé d'une machine qui a servi à élever ladite figure sur un pié- 
destal. — 610-61 1. Deux plans de l'hôtel de ville de Lyon. — 612. Élévation 
d'une des ailes avec la coupe du corps de logis sur le devant et sur le derrière. — 
613. Élévation de la façade d'entrée dudit hôtel. — 614. Profil du grand corps 
de logis dudit hôtel, coté. — 615 à 618. Décorations de quatre faces de la 
grande salle dudit hôtel. 

Notes. Perrichon, qui signe cet extrait, était, à ce moment, secrétaire de la ville. 

— A propos du voyage de R. de Cotte à Lyon, il faut noter cette indication 
des Comptes des Bâtiments du roi en 1702, t. IV, p. 1022 : « Au s. de Cotte, 
intendant des Bâtiments, pour le voyage qu'il a fait en 1701 de Marly à Lyon, en 
poste, avec un dessinateur et un valet, au sujet des bâtiments de l'hôtel de ville et 
pour lever les plans de plusieurs places au sujet de la statue équestre de S. M., y 
compris le séjour pendant trois semaines et son retour à Paris, le tout en poste, 
1.500 1. » Tony Desjardins écrit dans la Monographie de F Hôtel de Ville de Lyon, 
1871, in-folio, p. 46 : « En véritable grand seigneur, il [de Cotte] ne voulut 
recevoir pour ses frais de voyage et ses peines aucune rétribution, quoiqu'il fût 
venu à Lyon, ainsi que le dit une délibération du 27 juin 1701 « avec un commis 
et valet ». Aussi le Consulat, afin de n'être pas en reste avec lui, et pour lui 
témoigner toute sa reconnaissance, fit-il acheter chez le sieur de Roze, marchand 
fabricant d'étoffes de soie, un meuble de damas de Gênes rouge cramoisi et une 
veste en brocard et or, et lui envoya le tout à Paris. De Cotte accepta, avec la per- 
mission du roi, ce riche cadeau qui ne coûta pas moins de 3.634 1. 10 s. au 
consulat. » — La statue de Louis XIV dont il est question dans cette pièce est celle 
de Desjardins qui fut érigée en 171 3 et détruite en 1792. Voy.à son sujet Réunions 
des Sociétés des Beaux-Arts des départements, 1903, p. 444 : « Projet d'une statue 
équestre au roi à Lyon : premier projet de la statue élevée dans la même ville en 
171 3. » Sur l'histoire des réparations de l'Hôtel de Ville de Lvon t à la fin du 
xvn e siècle, voy. Tony Desjardins, Monographie de l'Hâtel de Ville de Lyon, 1871, 
in-folio, p. 41 et suiv. — ■ Le conducteur d'ouvriers demandé par le consulat à 
Mansart, dans cette pièce, fut envoyé ; ce fut le sieur Claude Simon, architecte du 
roi. Voy. Tony Desjardins, op. cit., p. 45. 

370. Mémoire d'architecture, sculptures de marbre, pierre et plomb delà 
salle de l'hôtel de ville de Lyon [II] (636). 

Le total s'élève à 33.458 1. 

371. Lettre du prévôt des marchands et des échevins de Lyon à Robert 
de Cotte. De Lyon, le 9 août 1717 [II] (636). 



102 DIVERS TRAVAUX DE LYON 

Des difficultés se sont élevées dans la construction des maisons 
bordant la place Louis le Grand. Les entrepreneurs ayant modifié 
les plans de R. de Cotte, le sieur Bertaud, ingénieur de la Ville, 
les a assignés devant les officiers municipaux. On énumère à de 
Cotte les modifications et les défauts constatés et on demande son 
avis avant de rien décider à leur sujet. 

Plans 590. Plan de la place Bellecour, à présent Louis le Grand. — 591. Projet 
pour former ladite place, signé de M. le maréchal de Villeroy. — 592 à 594. Autres 
projets pour ladite place. — 595 à 601. Plans de ladite place avec sept différents 
projets. — 603. Plans des maisons de Bellecour, du côté de l'Opéra. — 604. Elé- 
vation de toute la longueur de ladite place. — 605. Élévation des deux bouts de 
ladite place. — 606. Partie d'élévation au crayon. 

Note. Les anciennes façades de la place Bellecour avaient été élevées sur les 
dessins de R. de Cotte. Le premier projet, réglé et arrêté par le maréchal de 
Villerov le I er mai 17 14, ne fut pas exécuté. Ces façades ont été reconstruites au 
début du XIX e siècle. Voy. Lyon ancien et moderne, publié sous la direction de 
L. Boistel, t. II, 1843, in-8, p. 36 et suiv. — Claude Bertaud, dont il est question 
dans cette pièce, portait exactement le titre de voyer de la ville, charge où il avait 
remplacé son père le 22 octobre 1708. 

372. Lettre de M. Perrichon, magistrat de Lyon, à R. de Cotte. De Lyon, 
le 2 novembre 1731 [II] (636). 

Il remercie de Cotte de tous les soins qu'il a donnés à la place 
Louis le Grand. On croit qu'il serait à propos d'y placer deux 
lontaines. Un traité a été passé avec M. Petitot à ce sujet, et il 
vient à Paris pour soumettre ses plans à de Cotte qui décidera en 
dernier ressort. 

Note. M. Perrichon était peut-être de la famille de ce Perrichon, parent des peintres 
du nom de Stella, que Rigaud peignit et que Santerre représenta avec sa famille 
dans le tableau intitulé les Cinq Sens. En 1700, il était secrétaire de la ville. Voir 
pièce 369. — Petitot était peut-être le père de Petitot, qui, né vers 1730, fut archi- 
tecte du grand duc de Parme. 

373. Brouillon de réponse de R. de Cotte à la lettre précédente [II] (636). 

M. Petitot lui a remis le projet des fontaines de la place Louis le 
Grand. Il est nécessaire, pour le réaliser, de construire d'abord le 
long des remparts un réservoir sur lequel de Cotte donne des détails 



DIVERS TRAVAUX DE LYON IO3 

techniques. Les deux bassins feront fort bien de chaque côté de 
la statue, mais qu'on ne les charge pas trop de décorations. Il ne 
reste qu'à obtenir l'assentiment du duc de Villeroy au projet. De 
Cotte le demandera aussitôt le retour de ce seigneur, actuellement 
chez M. de La Rochefoucault à sa maison, près de Sénart, car il 
vient de perdre son frère. 

Plans 602. Plan d'une partie de la ville de Lyon avec un projet pour un réser- 
voir. 

Note. Le brouillon est au dos de la pièce précédente. Le maréchal de Villeroy 
était « gouverneur de Lion et de ses provinces du Lionnois, Forés et Beaujolais ». 

374. Lettre de Petitot à R. de Cotte. De Lyon, le 7 janvier 1732 [II] (636). 

Un autre plan que celui de R. de Cotte a été dressé par 
M. Bertaud, ingénieur de la Ville, pour les fontaines de la place 
Louis le Grand. Auquel s' arrête ra-t-on ? Petitot donne des détails 
sur ce nouveau plan et parle des conditions matérielles dans 
lesquelles il se chargerait de l'exécuter. 

375. Mémoire de R. de Cotte pour répondre à la lettre que M. Bertaud 
lui a écrite au sujet d'un réservoir que Messieurs de la Ville de Lyon 
désirent faire construire sur le bord du Rhône [II] (636). 

De Cotte abandonne son propre projet en présence de celui de 
Bertaud qui lui parait préférable et donne des indications tech- 
niques pour la construction. 

376. Lettre de Petitot à R. de Cotte. De Lyon, le 8 janvier 1732 [II] (636). 

Le projet de M. Bertaud de placer le réservoir sur le Rhône n'a 
d'autre raison d'être que de faire échouer le projet de Petitot. Il expose 
en détail les raisons pour lesquelles le réservoir ne peut être installé à 
cet endroit et demande pourquoi on ne s'en tiendrait pas au projet 
proposé par de Cotte, moins coûteux, et qui n'a d'autre inconvé- 
nient que de retrancher une petite portion des remparts, sans 
importance, et où ne passent pas les carrosses. Le duc de Villeroy 



104 DIVERS TRAVAUX DE LYON 

a approuvé les plans du réservoir et des bassins de R. de Cotte. 
Petitot joint à sa lettre le mémoire qu'il envoie au duc 

377. État de la dépense qu'il convient faire pour le grand réservoir 
proposé, de même que pour les bassins de la place Louis le Grand et la 
conduite d'eau [II] (636). 

378. Projet adressé aux officiers municipaux de Lyon pour la recon- 
struction au Change d'une loge nécessaire au public [II] (636). 

Ce projet comporte le changement de place de la loge afin de 
la mettre en face du pont, ce qui ferait une des plus belles perspec- 
tives de France et insiste sur l'avantage qu'il y aurait à opérer ce 
changement. 

Plans 619. Plan de l'ancienne loge de la ville de Lyon. — 620-621. Deux 
projets pour une nouvelle loge de la ville de Lyon. — 622-623. Plan et élévation 
de ladite loge, premier projet. — 624-625. Plan et élévation idem, deuxième 
projet. — 626-627. Plan et élévation idem, troisième projet. — - 628-631. Plan et 
élévation idem, quatrième projet. — 632. Autre élévation idem. 

Notes. Le mot loge, employé dans le sens où il est pris ici, est exclusivement 
lyonnais. Les loges sont les parties ou les succursales de la Bourse où se 
retrouvent les gens d'une même spécialité. Il y a par exemple la loge au change, 
la loge aux marchands. Le projet dont il est ici question, oeuvre d'un architecte 
lyonnais sans doute, a probablement été envoyé à de Cotte pour l'examiner en 
même temps que les plans exécutés par « le célèbre chevalier Francesco Fontana, 
architecte de Notre Saint Père le Pape » et dont il va être question. Cependant le 
texte n'est pas très précis. Il se pourrait que de Cotte lui-même ait proposé ce 
dessin. —La loge ne fut, en fin de compte, reconstruite qu'en 1749, par J.-G. Souf- 
flot et les sieurs Roche. En 1803, elle a été transformée en temple protestant. 

379. Mémoire du célèbre chevalier Francesco Fontana, architecte de 
Notre Saint Père le Pape, relatif à la Loge au Change [II] (636). 

Ce mémoire, en italien, accompagne les quatre projets envoyés par 
Fontana et dont il fait lui-même l'éloge. 

Plans. Voir la pièce précédente. 

Note. Francesco Fontana, descendant du célèbre Domenico Fontana, est surtout 
connu par le transport et l'érection, sur la place Montecitorio, à Rome, en 1705, 
d'une colonne de granit rouge, consacrée à la mémoire d'Antonin par Marc- 
Aurèle et Lucius Verus (Biographie Michaud, t. XIV, p. 334). 

380. Traduction française de la pièce précédente [II] (636). 



TERRE DE MONTARET EGLISE SAINTE-CROIX 105 



Terre de Montaret, en Bourbonnais. 



381. Déclaration de la terre de Montaret près Moulins en Bourbonnais, 
appartenant à M. de Noailles, le 25 novembre 1704 [II] (525). 

Cette déclaration contient la description de la terre et de ses 
dépendances, rémunération de ses revenus et des privilèges qui y 
sont attachés. 

Plans 523. Plan du château et seigneurie de Montaret en Bourbonnais, apparte- 
nant à M. de Noailles. — 524. Elévation dudit château. 

382. Procès-verbal de visite du domaine de Chistain (?)et autres [II] (525). 

Description, état actuel, revenus, réparations et améliorations à 
exécuter. 

Note. Comme cette pièce, dans l'ancien répertoire, porte le même numéro que 
la précédente, il est vraisemblable que le domaine de Chistain (?) était une dépen- 
dance du domaine de Montaret. 



Église Sainte-Croix d'Orléans. 



383. Devis des œuvres de maçonnerie, architecture, pierre de taille, 
charpente, serrurerie, couverture, menuiserie, vitrage qu'il convient faire 
et fournir pour la fabrique du portail et tours de l'église Sainte-Croix 
d'Orléans, approuvés par Sa Majesté le 26 novembre 1708 [I] (284). 

Plans 277. Plan de l'église Sainte-Croix d'Orléans. — ■ 278. Élévation du portail 
et des tours de ladite église. — 279. Plan de l'enrayure, coupe et élévation de la 
flèche de ladite église. — 280. Partie du plan dudit portail. — 281. Profil de la 
charpente de ladite flèche. — 282. Autre plan de l'enrayure de ladite flèche. — 
283. Plan du chœur de ladite église au crayon. 

Noies. — La restauration de la cathédrale d'Orléans que les protestants avaient 
presque complètement détruite, commencée sous Catherine de Médicis, dura jus- 
qu'à nos jours. Barbet, Mansart, de Cotte, Gabriel, Trouard, Legrand, Paris la 
dirigèrent successivement. Le projet de R. de Cotte pour les tours ne fut pas 
exécuté, fort heureusement. Comme on pourra le voir par les plans énumérés 
ci-dessus, de Cotte les avait conçues en style grec. Ce n'est qu'en 1726 que 



106 ÉGLISE BONNE-NOUVELLE, A ORLÉANS 

Gabriel donna un plan dans le style ogival et commença les travaux. Au contraire, 
en 171 1, de Cotte reconstruit le clocher, bâti de 1643 à 1668 et démoli en 1691 et 
1708. On trouvera des détails sur ses plans pour les tours dans de Buzonnière, 
Histoire architecturale de la ville d'Orléans, t. II, p. 74 et suiv. 

384. Placet de Guillaume Hénault, contrôleur ordinaire des ouvrages de 
Sainte-Croix d'Orléans, au duc d'Antin [I] (284). 

Il demande à être appelé à Paris pour se justifier de différentes 
accusations que porte contre lui le bureau des Bâtiments. 

385. Placet de Guillaume Hénault... au duc dAntin [I] (284). 

Il ne touche rien des pensions qui lui ont été accordées et 
demande au duc d'Antin l'autorisation de poursuivre par les voies 
ordinaires le sieur Poitevin, architecte du roi. 

Note. Il s'agit de l'architecte Poitevin reçu à l'Académie en 1700, mort en 17 19. 



Église Bonne-Nouvelle, à Orléans. 



386. Avis de Guillaume Hénault, architecte et entrepreneur, à Mgr le 
duc dAntin, pair de France, gouverneur de la ville et duché d'Orléans, 
relatif à la congrégation de Saint-Maur et au terrain qui lui a été concédé 
pour construire une église (l'église Bonne-Nouvelle j [I] (295). 

Note. — Le sens général de cette pièce est incompréhensible. Hénault, comme 
l'indiquent les pièces précédentes et la suivante, semble avoir été atteint du délire 
de la persécution. 

387. Lettre de Hénault à R. de Cotte. Du 19 mars 1718 [I] (295). 

Il lui adresse un modèle du travail qu'il prépare pour l'église 
Bonne-Nouvelle, et il lui demande de le rectifier comme il a déjà 
fait pour ses travaux de Sainte-Croix. Si la Cour n'accorde pas à 
de Cotte la direction des travaux, qu'il lui renvoie son projet. 
Suivent des plaintes et des demandes de protection. 

388. Lettre de Didier Brillon à R. de Cotte. Du 30 mai 1724 [I] (295) 



EGLISE BONNE-NOUVELLE, A ORLEANS IO7 

Il le remercie de la part qu'il prend à la direction des travaux de 
la chapelle Bonne-Nouvelle et lui annonce l'envoi d'une caisse de 
« douceurs du pays ». Il se plaint en même temps de la mala- 
dresse des architectes d'Orléans. 

Plans 285. Plans de la chapelle N.-D. de Bonne-Nouvelle d'Orléans telle qu'elle 
était anciennement. — 286. Plan en petit dudit projet. — 287. Plan idem en grand. 
— 288. Autre projet au crayon idem. — 289-290. Élévation, coupe et profil de 
ladite chapelle. — 291. Autre élévation pour ladite chapelle. — 292. Élévation de 
la sacristie de ladite chapelle. — 293-294. Élévation et coupe au crayon du projet 
pour la chapelle. 

Notes. Le nom de Didier Brillon, qui écrit cette lettre, ne se trouve pas dans la 
liste des Dominicains d'Orléans, reconstituée à l'aide de l'ancien fonds des Domi- 
nicains conservé aux Archives départementales et publié par Jules Doinel dans 
le Bulletin de la Société archéologique de l'Orléanais, 1883-1886, p. 59 et suiv. Le 
prieuré de Bonne-Nouvelle d'Orléans, appartenait aux Bénédictins de Saint-Maur 
depuis 1654. — La chapelle dont il est ici question ne fut pas, semhle-t-il, con- 
struite par Robert de Cotte, mais par les architectes Gabriel, Le Chartrier et Pierre 
Hue. Elle fut consacrée en 1760 et n'existe plus. On trouvera des détails sur elle 
dans de Buzonnière, Histoire architecturale de la ville d'Orléans, t. I, p. 246-247. 

389. Lettre de Didier Brillon à R. de Cotte. Du 29 juin 1725 [I] (295). 

Il envoie un plan des bâtiments existants et une élévation de la 
façade d'entrée du monastère et de la sacristie, les deux édifices 
voisins de la future église Bonne-Nouvelle. Celle-ci n'aura pas la 
largeur qu'il avait espérée. Les trésoriers de France obligent par leur 
alignement à donner 16 pieds à la vue au lieu de 14 qui existent 
maintenant. Il cherche le moyen de remédier à cet inconvénient et 
soumet à de Cotte quelques difficultés d'exécution dont lui ont 
parlé les architectes Orléanais. 

390. Mémoire accompagnant les plan et élévation envoyés à de Cotte 
par Didier Brillon [I] (295). 

391. Lettre de Didier Brillon à R. de Cotte. Du juillet 1725 [I] (295). 

Il a reçu le second plan et l'élévation envoyés par de Cotte pour 
l'église Bonne-Nouvelle, et il lui fait à leur sujet des éloges et des 
objections. Il annonce l'envoi d'un plan de la place qui reste libre, 



I08 PALAIS DES ÉTATS, A DIJON 

et, à une question de R. de Cotte sans doute, répond que les maté- 
riaux en usage à Orléans sont la pierre de Briard et la pierre d'Apre- 
mont. 

392. Lettre de Didier Brillon à R. de Cotte. Du 27 juillet 1725 [I] (295). 

Il a reçu les nouveaux plans que de Cotte lui a envoyés pour 
Bonne-Nouvelle. Tous les architectes se sont mis d'accord pour les 
approuver. 

Palais des États, à Dijon. 

393. Lettre de l'architecte Martin de Noinville à R. de Cotte. De Dijon 
le 23 de'cembre 1709 [II] (260). 

Il envoie différents plans pour la reconstruction du palais des 
Etats de Dijon, indique l'état des travaux et demande son avis à 
R. de Cotte. 

Plans 258. Plan du palais du Roi et de la place royale de la ville de Dijon. — 
295-260. Plan d'une partie dudit palais. — 263. Façade dudit palais. — 264. 
Façade d'une des ailes dudit palais avec la coupe du corps de logis. 

Notes. Les travaux de reconstruction de la partie du palais des États donnant sur 
la place furent commencés en 1682 par Noinville et Gettard, élèves de Mansart, qui 
élevèrent le bâtiment principal. La colonnade du fronton et le vestibule de la Salle 
des ttats furent exécutés de 1685 à 1689, sur les plans de Mansart qui continua à 
diriger les travaux. Si Noinville s'adresse à de Cotte, en 1709, c'est que Mansart 
était mort l'année précédente. Plus tard, la direction des travaux passa à Gabriel. 
De Cotte ne semble pas avoir donné de caractère bien personnel à cette œuvre, ni 
même s'y être beaucoup intéressé. 

394. Lettre de Martin de Noinville à R. de Cotte. De Dijon, le 13 janvier 
1710 [II] (260). 

Il répète les questions de sa lettre du 30 décembre, à laquelle de 
Cotte n'a pas répondu. On a le choix pour la nouvelle aile que 
l'on va bâtir entre un plan de Gettard, qui n'est que solide, et un 
plan de Mansart, solide et élégant à la fois. 

Note. S'agit-il ici de Daniel Gittard, né le 14 mars 1625, architecte et ingénieur 
du roi, un des huit premiers membres de l'Académie d'architecture qui travailla à 



ÉGLISE SAINT-JEAN, A DIJON 109 

Saint-Sulpice, à Saint-Jacques du Haut-Pas, à l'hôtel de Saint-Simon, à l'hôtel de 
la Meilleraie, à la maison de Lulli, au château Saint-Maur, et qui mourut à Paris 
en 1686; ou de Pierre Gittard, son fils, membre de l'Académie d'architecture le 
5 mai 1699, qui, en 1712, était ingénieur en chef pour le service du roi à Philip- 
peville, et en 171 3 à Lille où il mourut en 1746. 

395. Lettre de Martin de Noinville à R. de Cotte. De Dijon, le 7 mars 
1711 [II] (260). 

Il envoie une partie des plans du logis du roi au Palais des Etats et 
les mesures intérieures de plusieurs pièces de S. A. R. le duc de 
Bourgogne à décorer. Il donne à de Cotte toutes les explications 
nécessaires concernant ces plans et lui demande de lui envoyer des 
dessins de cheminées, de balcons, de serrures. Qu'il lui indique 
aussi les parties que l'on doit boiser. 

396. Fragment de lettre de Martin de Noinville à R. de Cotte [II] (260). 

Il s'agit des constructions du logement du roi. Il est surtout 
question des cuisines. Le début et la fin manquent. 

Eglise Saint- Jean, à Dijon. 

397. Lettre de Conrardîà R. de Cotte. De Dijon, le 29 mai 1724 [II] (271). 

Cette lettre accompagnait des observations faites par les marguil- 
liers de l'église Saint-Jean sur les dessins de R. de Cotte pour les 
travaux de l'église. 

Plans 266. Plan de l'église Saint-Jean de ladite ville de Dijon. — 267. Pro- 
jet de portail au crayon. — 268. Plan du maître autel de ladite église. — 269. 
Autre plan dudit autel avec l'élévation. — 270. Élévation des croisées et de la 
rose de derrière ledit hôtel. 

Notes. Sur l'église Saint- Jean de Dijon, voy. Noellat, Guide de V Amateur et du 
Voyageur à Dijon, ou Statistique monumentale de la Capitale de V ancienne Bourgogne, 
Dijon, p. 37 et suiv. — Courtépée, Description du duché de Bourgogne, Dijon 1777, 
II, p. 203 et suiv. Dans Dijon à travers les dges, par H. Chabeuf, 1897, p. 11, on 
lit : « Quand vint la Révolution, la décoration de Saint-Jean était toute moderne. » 
Aucun de ces ouvrages ne donne d'ailleurs de renseignements précis sur les travaux 
de R. de Cotte. 



110 EGLISE SAINT-JEAN, A DIJON 

398. Lettre de Conrard ? à R. de Cotte, relative aux travaux de l'église 
Saint-Jean [II] (271). 

Illisible. 

399. Lettre de Conrard? à R. de Cotte, relative au même objet [II] (271). 
Illisible. 

400. 1° Lettre de R. de Cotte à Conrard?. Du 26 juin 1724 [II] (271). 

Il propose , au lieu de faire l'autel de l'église Saint-Jean en 
marbre, ce qui reviendrait très cher, de l'exécuter en bois. Avant 
tout, il faut dessiner un projet, aussi prie-t-il son correspondant de 
lui envoyer un plan du chœur entier. Le grand vitrail du fond, que 
l'on tient à conserver, est très défavorable au maître-autel, mais il 
faudra bien en prendre son parti. Qu'on lui renvoie les projets qu'il 
a déjà expédiés et qu'on lui dise aussi le prix que les marguilliers 
veulent mettre à l'autel. 

2° Réponse (en marge de cette lettre) par les fabriciens et marguilliers 
de l'église Saint-Jean aux propositions et observations de R. de Cotte [II] 
(271). 

On ne peut se décider pour le bois ou pour le marbre qu'en 
comparant les prix des deux projets. On ne trouverait à Dijon que 
de médiocres ouvriers en bois. Si on se décidait pour le marbre, 
on le ferait exécuter à Paris. La fabrique n'est pas riche, mais les 
paroissiens l'aideraient. Il ne faut pas cependant que le tout dépasse 
2.000 écus. Il n'est pas possible de placer, comme le proposait de 
Cotte, l'autel au milieu du choeur. On a une grande répugnance à 
cacher le vitrail qui représente les ducs et les duchesses de Bour- 
gogne. 

401. Lettre de Conrard? à R. de Cotte. De Dijon, le 18 juillet 1724 [II] 
(271). 

Puisque de Cotte veut bien se charger des travaux de l'autel de 
Saint-Jean, son correspondant lui envoie, avec cette lettre, les plans 
et éclaircissements qu'il avait demandés et s'excuse d'avoir tardé à 
les lui faire parvenir. 

Note. Voir pour les plans, pièce n° 397. 



EGLISE SAINT-ETIENNE — EGLISE DE DOMFRONT III 

402. Questionnaire et observations (des marguilliers de Saint-Jean ?) à 
R. de Cotte au sujet des projets qu'il a donnés pour l'autel de Saint-Jean 
à Dijon [II] (271). 

Les questions portent surtout sur le prix des différentes parties 
de l'autel. La principale critique est que le projet cacherait le 
vitrail où sont représentés les ducs et duchesses de Bourgogne. Un 
ancien projet retrouvé n'avait pas cet inconvénient. On l'envoie à 
de Cotte. Il pourra peut-être en tirer quelque parti. 

403. Devis envoyé par de Cotte du prix des ouvrages de sculpture tant 
en marbre, bronze, pierre, plomb que bois, pour le maître autel de Saint- 
Jean de Dijon [II] (271). 

404. Autre devis plus détaillé, relatif aux mêmes travaux [II] (271). 

405. Fragment de mémoire relatif à la construction de l'autel de l'église 
Saint-Jean de Dijon [II] (271). 



Église Saint-Etienne, à Dijon. 



406. Explication d'un projet de portail exécuté par R. de Cotte pour 
l'église Saint-Étienne de Dijon [II] (271). 

Plans 266. Plan de l'église de Saint-Étienne de ladite ville (Dijon), avec un 
projet de portail au crayon. 

Notes. Selon Courtépée, Description du duché de Bourgogne, Dijon, 1777, in-8, 
t. II, p. 72, le portail de l'église Saint-Étienne fut achevé en 1721 sur les dessins 
de Noinville, alors premier voyer de la ville. Le bas-relief du Martyre de saint 
Etienne, qu'on y voyait, aujourd'hui à Saint-Bénigne, est de Bouchardon. Noellat 
(Guide de l'Amateur à Dijon), 1822, in-12, dit, p. 41 : « Le portail qui subsiste 
encore est d'une belle architecture, mais il est dépouillé de ses ornements... » 



Église de Dont jr ont. 



407. Note indiquant les dimensions de l'emplacement réservé à l'église 
de Domfront, les plans et devis que l'on désire et la pénurie d'argent dans 
laquelle on se trouve [V] (2207). 



I 1 2 EGLISE SAINT-ALPIN, A CHALONS 

Plans 2002 à 2206. Plan, coupes et élévations de l'église paroissiale de Domfront. 
— 2222 à 2227. Plan, coupes et élévations de l'église de Domfront. 

Note. Comme on le verra par les pièces suivantes, c'est Jules Robert de Cotte 
qui travailla pour l'église de Domfront. 

408. Lettre de M. Beaufort à Jules Robert de Cotte. De Brioude, le 
15 décembre 1711 [V] (2207). 

Il prie J. R. de Cotte de lui envoyer les plans qu'il a faits pour 
l'église paroissiale de Domfront. Il pourra compter sur la reconnais- 
sance des habitants de Domfront. 

409. Lettre de M. Beaufort à Jules Robert de Cotte. De Domfront, le 
27 mars 1712 [V] (2207). 

Il le presse de lui envoyer les plans de l'église de Domfront. 

410. Brouillon d'une lettre de Jules Robert de Cotte à M. Beaufort [V] 
(2207). 

Il lui envoie les plans et élévations de l'église de Domfront. Il a 
observé, autant qu'il l'a pu, les commodités de ces messieurs de 
Domfront. Le chœur est séparé de la nef par deux chapelles. Des 
bas côtés sont prévus où l'on pourra au besoin placer des chapelles. 
Les deux escaliers marqués sur le plan serviront à monter aux 
voûtes et aux deux tours qui, sur le devant du portail, porteront le 
clocher. Les élévations sont jointes aux plans. Quant au prix, le 
cours des matériaux à Domfront permet de l'estimer à 60.000 1. 

411. Début de brouillon d'une note accompagnant les plans de Jules 
Robert de Cotte pour l'église de Domfront [V] (2207). 

Mêmes indications que dans la pièce précédente. 



Eglise Saint-Alpin, à Chàlons. 

412. Lettre de Gaston de Noailles, évêque de Châlons, à R. de Cotte. De 
Châlons, le 25 mai 1711 [II] (671). 



EVECHE DE CHALOttS I I 3 

Il lui envoie un plan de l'église Saint-Alpin, mal fait peut-être 
car il y a peu d'artistes à Châlons. C'est l'œuvre d'un jeune sculp- 
teur Le Brun, qui a travaillé à la chapelle de Versailles et qu'on a 
l'intention d'employer à Saint-Alpin. Le projet de R. de Cotte pour 
cette église convient, à quelques rectifications près. On espère que 
Carlier, collaborateur de R. de Cotte, viendra passer quelques jours 
à Châlons et que de Cotte lui-même pourra faire le voyage qu'il 
projette. 

Note. Cette lettre est une réponse. Il nous manque par conséquent le début 
des négociations relatives à Saint-Alpin. De même, dans la correspondance qui va 
suivre, entre l'évêque et de Cotte, relativement au palais épiscopal, bien des let- 
tres sont perdues. Les seuls travaux du début du xvm e siècle dont Louis Grignon 
fasse mention dans son Historique et description de Vèglise Saint-Alpin, 1878, sont 
(p. 22) la démolition du jubé et l'installation, de chaque côté de l'autel, des sta- 
tues de bois doré de saint André et de saint Alpin. — Le sculpteur Le Brun, qui 
aurait travaillé à Versailles, est tout à fait inconnu. Son nom n'apparaît pas aux 
Comptes des Bâtiments du Roi. — L'architecte Carlier, dont il est question, est pro- 
bablement François Carlier qui partit, en 17 12, pour l'Espagne, afin de diriger les 
travaux du Buen Retiro et du palais de Madrid. 



Évêché de Châlons. 

413. Lettre de G. de Noailles, évèque de Châlons, à R. de Cotte. De..., le 
20 avril 1719 [II] (671). 

Il indique à de Cotte une terre à vendre dans le cas où il serait 
toujours décidé à acheter une propriété dans le pays. Il le prie de 
venir établir sur place un devis des travaux nécessaires à l'évêché. 
Le duc d'Orléans accorde 50.000 1. ; il est nécessaire, non seulement 
que de Cotte donne des plans, mais encore qu'il règle la dépense 
sur les ressources. 

Plans 637 à 643. Deux plans de l'ancien palais épiscopal de Châlons-sur-Mame, 
avec les élévations et profils, aussi anciens. — 644-645. Plan du nouveau palais, 
savoir caves, rez-de-chaussée, premier et second étage, avec le jardin. — 646-647. 
Deux autres plans idem avec des cotes. — 648. Façades et profils dudit palais. 
— 649-650. Deux brouillons au crayon pour ledit palais. — 651-652. Plan de la 
chapelle dudit palais. — 653. Coupe de ladite chapelle sur sa largeur. — 654. 

Inventaire de R. de Cotte. 8 



114 EVECHE DE CHALONS 

Élévation de ladite chapelle sur le palais. — 655. Elévation idem sur la cathé- 
drale. — 656-657. Deux différents plans pour la porte du Jaar, proche ledit palais. 
— 658 à 660. Trois différentes élévations pour le même sujet. — 661. Plan des 
maisons et places particulières aux environs dudit palais, 

Notes. L'hiver rigoureux de 1709 avant causé de grands dommages au palais 
épiscopal de Châlons, l'évêque de Noailles demanda l'autorisation de le reconstruire 
en 17 19. Mais il n'eut le temps, avant sa mort, que d'en faire démolir une partie, 
la chapelle et le corps de logis principal. Voy. L. Grignon, Topographie historique 
delà Ville de Chdlons-sur-Marne, 1889, in-8, p. 75-76. Buirettedit, dans ses Annales 
historiques, qu'en 1720 l'évêque de Châlons fit commencer un nouveau palais, 
mais qui ne fut jamais achevé. Le plan de Varin, dressé vers 1760, indique que 
ce palais nouveau n'était autre que le presbytère actuel de la cathédrale, limité par 
la rue de Juigné, la place Saint- Etienne et les murs sud de l'abside de l'église. 

414. Brouillon de lettre de R. de Cotte à l'évêque de Noailles [II] (671). 
Il lui donne le devis total et l'estimation des constructions qu'il 

projette, soit 269.285 1. 

415. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De..., le 30 avril 1719 

[II] (671). 

Il donne à de Cotte, qui doit venir à Châlons, des renseigne- 
ments matériels sur le voyage. Qu'il veuille bien apporter tous les 
plans et mesures levés par Carlier afin d'abréger le travail du dessi- 
nateur qu'on payera bien, mais avec lequel on s'efforcera d'éviter 
les difficultés qu'on a eues avec Carlier. On mettra de Cotte, à son 
arrivée, au fait des différents matériaux dont on pourra se servir. 

Note. On verra plus loin que Carlier eut aussi des difficultés avec la cour de 

Madrid. 

416. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Châlons, le 3 juin 
1719 [II] (671). 

Il le félicite de son heureux retour à Paris et lui parle des châ- 
teaux qu'il pourrait acheter aux environs de Châlons. On a com- 
mencé la démolition de l'aile du palais située dans le jardin. Suit 
l'indication de différents prix. Que de Cotte mûrisse bien son plan 
avant de le communiquer au cardinal de Noailles. 

417. Billet de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. Le 3 juin 1719 [II] (671). 



EVECHÉ DE CHALONS I I 5 

Post scriptum à la lettre précédente. Que de Cotte insiste sur la 
nécessité d'obtenir un « rempart et le cavalier avec les glacis et 
fossez » entourant l'évêché, afin d'écarter ceux qui voudraient pro- 
fiter, contre les droits du roi, de la réduction des murs de la ville à 
hauteur de parapet. Qu'il insiste aussi sur la nécessité de bâtir une 
maison derrière les anciennes prisons. 

418. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 10 juin 1719 

[II] (671). 

Il faut insister auprès du Cardinal pour qu'il accorde les fonds 
nécessaires au rempart demandé. Si on ne les obtient pas, il faudra 
modifier les plans qui plaisent cependant beaucoup à l'évêque. Suit 
la discussion de quelques détails de ces plans et l'indication de l'état 
des démolitions. 

419. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 14 août 
1719 [II] (671). 

Indication de l'état des démolitions. L'évêque viendra prochaine- 
ment à Paris et pourra discuter le plan avec de Cotte qu'il voudrait 
bien ramener avec lui à Chalons pour ordonner les fondations : il 
le ferait reconduire à Paris dans sa berline. 

420. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Hautvilliers, le 
18 septembre 1719 [II] (671). 

On a dû commencer le matin même l'excavation nécessaire aux 
fondations. On mènera les travaux aussi loin que le permettra la 
saison. L'évêque discute ensuite la pierre dont on pourra se servir, 
et met de Cotte au courant des démarches qu'il a fait faire à Paris 
par son neveu pour le rempart et le cavalier qu'il désire. 

421. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Hautvilliers, le 
7 octobre 1719 [II] (671). 

Les travaux de fondation avancent assez rapidement bien que 
quelques pluies aient inquiété, peur leur solidité, l'architecte Meus 



lié EVÊCHÉ DE CHALONS 

nier qui les dirige. L'évêque va peut-être les faire interrompre, 
d'autant plus qu'on lui a dit qu'ils n'étaient pas solidement entre- 
pris, ce dont ne convient pas l'architecte d'ailleurs. Suivent quelques 
questions à de Cotte sur les détails des plans. 

422. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Châlons, le 
21 octobre 1719 [II] (671). 

Encore quelques jours de beau temps et les fondations seront à 
l'abri des pluies et des gelées ; elles seront très solides. Mais, pour 
trouver un terrain ferme, il a fallu creuser parfois jusqu'à 25 pieds, 
le plus souvent jusqu'à 21. Le sieur Meusnier est un excellent archi- 
tecte. L'évêque arrivera à Paris la semaine suivante et pourra se 
concerter avec R. de Cotte. 

423. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. De Hautvilliers, le 
25 octobre 1719 [II] (671). 

Le sieur Meusnier est mort subitement d'une rupture de vais- 
seau. L'évêque raconte sa mort et fait de lui un grand éloge. Il 
demande un remplaçant à de Cotte. En attendant il confiera les tra- 
vaux à son « petit concierge » et au beau-frère de celui-ci, qui con- 
tinueront les fondations. 

424. Lettre de l'évêque de Noailles à R. de Cotte. Le lundi 13 mai 1720 [II] 

(671). 

Court billet où l'évêque annonce l'arrivée du sieur Collin (pro- 
bablement le successeur de Meusnier) et où il traite du salaire qu'on 
lui donnera. 

425. Lettre anonyme adressée à l'évêque de Noailles. Le 20 juin 1720 [II] 
(671). 

Le sieur Lemoine, qui dirige la construction de l'évêché, est un 
incapable. Il ne vient presque jamais au chantier et fait sans cesse 
démolir les travaux qu'il vient d'ordonner, quand il n'est pas à 
boire, à fumer ou à dormir. L'évêque aurait-il un million à dépenser 



EVECHE DE CHALONS Iiy 

pour sa maison qu'avec le sieur Lemoine elle ne serait jamais 
achevée. La réprobation est unanime contre lui à Châlons. 

Note. Comme l'apprend la lettre suivante, le sieur Lemoine, avant de travailler 
à l'évêché, avait été contrôleur de la construction du pont de Château -Thierry et 
ingénieur de la Généralité de Soissons. C'est peut-être le Claude Le Moyne qui, 
en 1733, fit marché pour le rétablissement de l'auditoire de Saint-Hilaire, (comté 
de Mortain). (Voy. Lance, Dict. des Archit. franc., II, p. 54.) 

426. Lettre de l'évèque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 18 août 
1720 [II] (671). 

De retour à Châlons, il a constaté le bien fondé de toutes les 
plaintes portées contre Lemoine et il se félicite de l'avoir renvoyé. 
Il énumère longuement toutes les fautes commises et demande un 
remplaçant. Que de Cotte vienne lui-même, le mois suivant, à 
Châlons, vérifier l'état des travaux En post scriptum, l'évèque 
annonce l'arrivée des Battelier, entrepreneurs. 

Note. Sur les Battelier, voir pièces n os 427 et 440. 

427. Lettre de l'évèque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 2 sep- 
tembre 1720 [II] (671). 

Il s'informe d'abord de la santé de R. de Cotte, malade, puis continue 
à raconter les méfaits de Lemoine qui ne tenait aucun compte des 
lettres de R. de Cotte Les frères Battelier sont au travail et paraissent 
intelligents. Est-il nécessaire de faire venir le sieur Collinet pour 
remplacer Lemoine ? Les Battelier ne suffiraient-ils pas, surtout 
l'hiver? Suit la discussion de quelques détails du plan général. 

428. Lettre du cardinal duc de Noailles, archevêque de Paris, à R. de 
Cotte. De Paris, le 1" octobre 1720 [II] (671). 

Il remercie de Cotte d'un mémoire qu'il lui a envoyé et qu'il a 
fait parvenir à Châlons. Il regrette de n'avoir pu lui donner la ber- 
line qu'il désirait (souvenir sans doute de l'évèque mort). Il s'y est 
pris trop tard. Mais il en reste une autre à Châlons qu'il tâchera de 
lui ménager si elle lui agrée. 



Il8 ÉVÊCHÉ DE CHALONS 

Note. Gaston de Noailles était mort sur ces entrefaites. Les travaux étaient inter- 
rompus. Le cardinal de Noailles s'occupe du règlement des comptes. 

429. Brouillon d'une lettre de R. de Cotte à M. Perrier, intendant du 
cardinal de Noailles. De Paris, le 30 juin 1721 [II] (671). 

C'est la réponse à une lettre de M. Perrier demandant un 
mémoire des travaux exécutés par de Cotte pour l'évêque. L'archi- 
tecte dit qu'il lui est difficile d'établir ce mémoire. De 171 1 à 
17 19, il a conduit toutes les constructions de l'évêque, tant à son 
palais qu'à l'abbaye de Hautvillier. Il estime à plus de 4.000 1. la 
somme qui lui est due pour ses voyages à Châlons, ses dessina- 
teurs, etc., sans compter son travail personnel. 

430. Copie du brouillon précédent [II] (671). 
Légèrement modifié dans la forme. 

431. Lettre de Joleau (ou Soleau?) à R. de Cotte. De Châlons, le 
1 er février 1721 [II] (671). 

Il lui parle d'un payement de bois que réclame le sieur Collin à 
la succession de l'évêque de Noailles. 

Note. Voy. pièces n os 447 et 448. 

432. État et calcul pour le nouveau bâtiment de l'évêché de Châlons, 
suivant les plans et élévations de M. de Cotte [II] (671). 

Le total s'élève à 191.350 1. 

433. Récapitulation des prix de fondations, maçonnerie, charpente, cou- 
verture, ardoises, plombs, gros fers, menuiserie, serrurerie, peinture, 
auxquels montera la construction du corps de bâtiment principal de 
l'évêché de Châlons [II] (671). 

434. Mémoire et état des qualités de matériaux de Châlons et des envi- 
rons, pour servir à M. de Cotte [II] (671). 



EVECHE DE CHALONS 119 

435. État de la pierre de taille, libages et moellons qui peuvent se tirer 
de deux carrières, situées à Château -Thierry, l'une au-dessus de la 
Charité, appelée pierre de Brall, l'autre au lieu dit des Chenaux, au-des- 
sus de la Madelaine, lesquelles, pierres, libages et moellons pourront 
être employés à la construction du palais que fait construire Mgr de 
Noailles, qui se pourront transporter de Château-Thierry à Châlons en 
bateau [II] (671). 

436. État de la maçonnerie qu'il faut pour la fondation et élévation du 
nouveau bâtiment de l'évèché de Châlons, suivant les plans de M. de 
Cotte avec le prix du toisé superficiel sur son épaisseur, pour façon et 
main-d'oeuvre seulement [II] (671). 

Le total s'élève à 31.650 1. 

437. Devis et états pour le prix de maçonnerie du bâtiment à neuf à 
faire à l'évèché de Châlons, suivant les plans et élévations qui seraient 
marqués à l'entrepreneur par M. Meusnier, conducteur dudit bâtiment, le 
tout pour façon et main-d'œuvre seulement [II] (671). 

438. Table des prix des différents ouvrages pour le palais de l'évèché 
de Châlons pour chacune toise, façon seulement [II] (671). 

Il s'agit des gros ouvrages de maçonnerie. 

439. Devis donné le 15 février 1720 par Claude Trumeaux et Jean Caon, 
dit La Tour, maîtres maçons à Châlons, des prix, par toise, des travaux à 
faire à l'évèché de Châlons — façon et main-d'œuvre seulement [II] (671). 

440. Promesse de traité pour la maçonnerie du palais de Châlons, 
signée le 18 février 1720 par Pierre et Pierre-Joseph Battelier, de Vitry- 
le-François [II] (671). 

Les clauses du marché définitif sont minutieusement énoncées. 

441. Mémoire concernant les bois nécessaires à l'évèché de Châlons, 
leur prix moyen et l'endroit où on peut les trouver [II] (671). 

442. Mémoire concernant les bois nécessaires, spécialement à l'appar- 
tement de l'évêque de Châlons [II] (671). 



120 EVÊCHÉ DE CHALONS 

443. Brouillon d'un état, par chambres, de la charpenterie nécessaire à 
la construction du corps de logis central de l'évêché, pour les planchers, 
cloisons et combles, les travaux des ailes et de la basse-cour non com- 
pris [II] (671). 

Le total, y compris la main-d'œuvre, est de 17.073 1. 



444. Fragment de devis relatif aux bois nécessaires à l'évêché de Châlons 

[II] (671). 

445. Mémoire et état des vieux bois de charpente provenant de la démo- 
lition des vieux bâtiments de l'évêché de Châlons [II] (671). 

446. État général du calcul des bois de charpente qu'il convient avoir, 
par provision, le plus promptement possible, pour la construction du palais 
épiscopal de Châlons [II] (671). 

L'état, portant sur 5.544 pièces de bois à 5 1. l'une dans l'autre, 
donne un total de 27.720 1., dont il faut déduire 544 pièces de 
vieux bois de démolition de l'ancien palais à 4 1. pièce, soit 2.173 1- 
Restent à acheter 5.000 pièces neuves à 5 1., soit 25.000 1. 

447. Inventaire des bois devant servir à la construction de l'évêché de 
Châlons, suivi d'un traité entre le sieur Claude Colin, marchand à Saint- 
Dizier, et Jean Nestier, intendant de l'évêque, pour la livraison et le prix 
desdits bois, traité passé le 6 février 1720 en présence des sieurs Martin 
et Louis, marchands [II] (671). 

En marge, notes anonymes du 8 février 1720, relatives aux 
conditions du traité. 

448. Autre exemplaire du traité précédent, suivi d'un état des bois que 
le sieur Colin a délivrés à commencer du 18 mai, en finissant le 21 juillet 
1720 [II] (671). 

449. État de la charpente, couverture d'ardoise, plomb, gros fer, menui- 
serie, serrurerie, vitrerie et peinture du corps de bâtiment de l'évêché de 
Châlons [II] (671). 



CHATEAU DU MARQUIS DE GRAMMONT, A BESANÇON 121 

Total de la charpente, 19.250 1. - — de la couverture d'ardoises, 
4.200 1. — du plomb, 1.250 1. — du gros fer, 1.25 1 1. Total 
approximatif de la menuiserie, serrurerie, vitrerie et peinture, 
20.000 1. Total général, 45.950 1. 

450. Mémoire de ce qu'il convient faire pour exécuter les plans de 
M. de Cotte relativement : 1° à la construction du rez-de-chaussée de 
l'évêché ; 2° à la fosse des lieux placée dans l'angle du côté de la chapelle ; 
3° à la niche qui est au milieu de la face du bâtiment, du côté de la cour 

[II] (671). 

451. Mémoire des ouvrages de sculpture faits pour Mgr l'évêque de 
Châlons [II] (671). 

Le total de ce mémoire est de 1.555 1. En marge, on lit : Réglé 
à 1.115 1., le I er octobre 1720. 

Note. L'auteur de ce mémoire est, comme l'indique la pièce suivante, le sieur 
Voumier, sculpteur. 

452. Note indiquant que le sieur Voumier, sculpteur, qui a fait les 
modèles en bois pour les contrevents du palais de Châlons, est réglé à 
1.115 1. [II] (671). 



Château du marquis de Grammont, à Besançon. 

453. Lettre du marquis de Grammont à R. de Cotte. De Besançon, le 
15 octobre 1713 [II] (806). 

Il le prie de faire exécuter par un de ses dessinateurs la charpente 
qui doit couvrir son pavillon, telle qu'il l'a indiquée sur son plan. 
Les ouvriers du pays ont besoin d'être guidés. Que de Cotte 
donne aussi le croquis d'un toit, des dessins différents pour les 
boiseries des appartements bas de la maison, et des dessins pour 
tes cheminées et les parquets. Il faudrait que tout fût fini l'année 
même, et le toit avant la mauvaise saison. 



122 CHATEAU DU MARQUIS DE GRAMMONT, A BESANÇON 

Plans 791 à 805. Plan au crayon d'une maison appartenant à M. le marquis de 
Grammont avec dessins de lambris au crayon. 

Notes. Les termes de cette lettre indiquent que nous n'avons ici qu'une suite de 
correspondance dont le début ne se trouve plus dans les papiers de R. de Cotte. Le 
marquis de Grammont est un des membres de la famille originaire de Haute- 
Saône qui donna trois archevêques à Besançon, et qu'il ne faut pas confondre avec 
la famille de Gramont. — ■ Les ouvrages sur Besançon n'ont conservé le souvenir 
que d'une seule maison construite par les Grammont au début du xvm e siècle : 
l'évêché. Il semble douteux que ce soit de cet édifice qu'il s'agisse ici. Voy. A. Castan, 
Besançon et ses environs, 1880, in- 12, p. 208. 

454. Lettre du marquis de Grammont à R. de Cotte. De Besançon, le 
22 octobre 1713 [II] (806). 

Il le prie de joindre aux dessins déjà demandés des modèles de 
portes, de boiseries, de fenêtres et de lui envoyer le tout le plus 
tôt possible. 

455. Lettre du marquis de Grammont à R. de Cotte. De Besançon, le 
13 novembre 1713 [II] (806). 

Il le remercie des travaux qu'il exécute pour lui. Il lui envoie le 
plan qu'il a demandé. Les combles marqués A et B sont ceux qui 
lui semblent le mieux convenir ; il en discute cependant quelques 
détails et demande les mêmes renseignements que dans la lettre du 

15 octobre. 

456. Légende envoyée en même temps que la lettre précédente et 
accompagnant le plan de la maison [II] (806). 

Quelques indications sur la distribution des appartements accom- 
pagnent cette légende. 

457. Lettre du marquis de Grammont à R. de Cotte. De Besançon, le 

16 novembre 1713 [II] (806). 

Il le presse vivement d'envoyer le dessin des combles, car la 
saison avance. Il y a déjà de la neige, et il faudrait que les charpen- 
tiers aient terminé avant l'augmentation du froid. Répétition des 
recommandations données dans les lettres précédentes. 



RESTAURATION DU PONT NEUF DE TOULOUSE 123 

458. Lettre du marquis de Grammont à R. de Cotte. De Besançon, le 
28 juin 1714 [II] (806). 

Il lui redemande des dessins de boiseries et de parquets, et lui 
donne quelques indications sur la disposition des appartements. 

459. Devis des ouvrages de charpenterie qu'il convient faire pour la 
construction d'un pavillon en mansarde [II] (806). 

Note. Ce devis est, dans les papiers de R. de Cotte, réuni aux lettres du marquis 
de Grammont. Il est possible qu'il se rapporte en effet à la construction de Besan- 
çon ; mais rien ne le prouve expressément. 



Restauration du Pont Neuf de Toulouse. 

460. Procès-verbal et devis des ouvrages qu'il convient faire aux piles 
du Pont Neuf de Toulouse, pour les empêcher d'écrouler, fait par Henry 
Gautier, ingénieur, le 30 octobre 1713 [II] (829). 

Plans 826 à 828. Plan, élévation et coupe d'une partie du Pont-Neuf de la ville 
de Toulouse. 

Note. Le Pont Neuf de Toulouse avait été construit au xvi e siècle, à partir de 
1543. En 1626, il ne restait qu'une arcade à faire. Les meilleurs architectes y 
travaillèrent sous la direction de Nicolas Bachelier, dont le fils Dominique, aidé de 
Souffron, acheva la construction. Sous Louis XIV, Fr. Mansart éleva sur la rive 
gauche, au bout du pont, un massif arc de triomphe. Le pont avait été endommagé 
par suite du déplacement perpétuel des courants, et surtout du rude hiver de 1709. 

461. Copie d'une lettre de Ricquet (à R. de Cotte?) [II] (829). 

Il s'excuse de ne pouvoir indiquer un bon procédé pour la res- 
tauration du pont de Toulouse. Le plan proposé par M. Gautier 
n'aura qu'un effet limité. Il imagine de mettre des enveloppes aux 
piles; mais elles rétréciront les arches et l'eau les attaquera vite. Il 
vaudrait mieux, peut-être, mettre chaque année une arche à sec à 
l'aide de batardeaux, et « bâtir tout le dessous, entre les pilliers, 
fort solidement sur l'épaisseur de 3 à 4 pieds ». De Cotte ferait bien 
de consulter, au sujet de ces réparations, un des ingénieurs qui ont 
réparé le Pont Notre-Dame, rétabli le Pont Marie ou construit le 
Pont Royal à Paris. 



124 CHATEAU DE FOIX 

Note. Cette lettre est sans doute de P. P. de Riquet, comte de Caraman, fils de 
Riquet du Canal du Midi, qui, né vers 1650, fit la plus grande partie de sa carrière 
dans les armes, où il se distingua, et qui, vers la fin de sa vie, vint s'installer en 
Languedoc où il s'occupa de l'administration du Canal. (Voy. Biographie toulou- 
saine, 1823, in-8, t. II, p. 293 et suiv.) 

462. Copie d'une lettre de M. Abeille du 28 novembre 1713 [II] (829). 

C'est un rapport de la visite faite sur l'ordre de R. de Cotte au 
pont Neuf de Toulouse en compagnie des Capitouls, et indiquant 
l'état du pont, ses dégradations et les moyens de les réparer. 

463. Lettre de M. Lemaistre (à R. de Cotte ?). De Moulins, le 1 er janvier 
1714 [II] (829). 

Il estime nécessaire la mise à sec au moins de l'arche centrale à 
l'aide de batardeaux, ainsi que l'a préconisé Riquet, qui a parfaite- 
ment indiqué les défauts du projet Gautier. Seule, l'impossibilité de 
trouver des ouvriers capables d'exécuter les batardeaux, ouvriers 
très rares, devrait faire revenir à ce projet auquel il y aurait lieu 
d'apporter diverses modifications qui sont indiquées. 

Note. L'auteur de cette lettre est-il l'architecte Lemaistre qui, en 1 687-1 688, 
avait été architecte des Bâtiments du roi à Maintenon, qui avait sans nul doute 
travaillé à l'acqueduc, et qui doit être confondu avec le Lemaistre reçu à l'Acadé- 
mie en 1698? Où bien est-ce son fils, reçu à l'Académie en 1699? 

464. Double d'un mémoire de R. de Cotte du 9 décembre 1714 [II] (829) 

C'est un résumé de toutes les pièces qui précèdent. De Cotte 
conclut à l'établissement de batardeaux comme l'a indiqué Riquet. 
Il reproduit presque mot pour mot les termes de la lettre de 
Lemaistre. 

Château de Foix. 



465. Lettre de Muisoz(ou Muiroz) à R. de Cotte. Du 10 mai 1715 [I] (428). 

Il lui envoie les plans et devis des travaux que le marquis de 
Bonnac souhaite qu'on fasse au château de Foix et le prie d'inter- 



5 I 



RENNES. RECONSTRUCTION DE L EGLISE DE TOUSSAINTS 125 

venir auprès du gouverneur du château, M. de Ségur, pour que 
l'exécution lui en soit confiée. Il s'est brouillé avec M. de Boure- 
peaux, pour lequel il travaillait; s'il n'obtient pas les travaux de 
Foix il lui faudra revenir à Paris et la dépense sera considérable. 
Que de Cotte fasse une autre démarche en sa faveur au sujet de 
travaux à exécuter à un couvent. 

Plans 424 à 427. Plan, élévation... pour le château de Foix. 

Notes. Nous savons qu'à cette époque le château de Foix était dans un état 
déplorable, non seulement comme construction, mais comme ameublement. En 
1712, quand le marquis de Ségur y arriva, le major fut contraint d'emprunter aux 
consuls de la ville du linge et de la vaisselle d'étain. Voy. F. Pasquier et R. Royer, 
Le Château de Foix, Foix, 1900. D'après ces auteurs, les réparations exécutées au 
château pendant les trois derniers siècles furent toutes matérielles et sans aucun 
caractère artistique. 

466. Devis estimatif des réparations qui sont à faire au château de 
Foix suivant le dessin ci-joint [I] (428). 



Reconstruction de l'église de Toussaints, à Rennes. 



467. Lettre de M. de Guersans, conseiller au Parlement de Bretagne, à 
R. de Cotte. De Rennes, le 19 janvier 1716 [II] (833). 

Il est chargé de demander l'avis de R. de Cotte et de l'Académie 
sur les plans qui ont été remis par les architectes Huguet et Gerbier, 
pour la reconstruction de la paroisse. Le premier plan est accompa- 
gné d'un mémoire. On n'attend plus que ce jugement. Les travaux 
commenceront dès le mois de mars. 

Plans 830. Plan au crayon de l'église de Toussaints, en la ville de Rennes, en 
Bretagne. — 831. Bout de plan avec élévation d'une partie tombée de ladite église 
(c'est le projet de Gerbier, accompagné de légendes et de notes explicatives). — 
832. Façade et coupe de ladite église au crayon. 

Note. Je n'ai point trouvé de renseignements sur Gerbier. Huguet fut sans doute 
ce François Huguet qui fut chargé, comme successeur de Corbineau, de la recon- 
struction de la tour de la cathédrale de Rennes. 



I2é CHAPELLE DU CHATEAU DE FÎŒSCATI 

468. Lettre de Gerbier à R. de Cotte. De Rennes, le 24 janvier 1716 [II] 
(833). 

Il expose son projet de restauration et de reconstruction de 
l'église et, en même temps, attaque violemment celui de son con- 
frère Huguet qu'il accuse de mauvais procédés et d'indélicatesses. 



Chapelle du château de Frescati (près Met^). 

469. Lettre de René Chauveau à R. de Cotte. De Metz, le 14 juillet 1716 

[II] (702). 

Il lui envoie le plan de la chapelle du château construit par 
l'évêque de Metz, lui indique l'état des travaux et les critiques 
qu'en fait l'évêque : trop grosse épaisseur des murs, trop petite 
dimension des vitraux. Il essaye de les réduire à néant. L'évêque 
a choisi comme dessus d'autel un bas-relief dont Chauveau a fait 
le modèle. Enfin il expose différents détails de son plan. 

Plans 686. Plan général du château de Frescati, appartenant à M. l'évêque de 
Metz. — 687-688. Plan du rez-de-chaussée et premier étage dudit château. — 
689. Autre plan dudit château et cours. — 690. Élévation de la façade des basses 
cours. — 691-692. Deux plans de la chapelle dudit château. — 693-694. Élévation 
de la façade de ladite chapelle et de la porte d'entrée. — 695. Élévation d'un 
des côtés de ladite chapelle. — 696. Coupe de ladite chapelle et élévation de 
l'autel. — 697. Coupe idem et élévation de la porte d'entrée. — 698. Coupe 
de ladite chapelle sur sa longueur. — 699-700. Deux dessins, savoir un de fron- 
ton, l'autre de dessus de porte. 

Notes. René Chauveau est le frère d'Evrard Chauveau. On trouvera des détails sur 
sa vie et sur ses travaux à Frescati dans la Vie de François Chauveau et de ses deux 
fils, Evrard, peintre, et René, sculpteur, par Papillon, rééditée par Arnauldet, Chéron, 
Montaiglon, 1854, p. 34. — Frescati est sur la rive gauche de la Moselle, à six 
kilomètres de Metz, commune de Moulins-lès-Metz. C'est en 1709 que M. de 
Coislin le fit commencer, pour donner du travail aux pauvres. Don Sébastien 
Dieudonné en dit, dans un mémoire manuscrit sur Metz : « Le château et les 
jardins de Frescati ont coûté plus de douze cent mille livres à Coislin. Le château 
fut bâti sous l'appareil du sieur Louis le père, l'orangerie et la basse cour par 
Louis fils. » Il y a aux archives de Metz un devis concernant le château. Le parc 
était très riche en sculptures. Le château a été complètement démoli en 1802 et 
reconstruit. — Le bas-relief dont il est question dans cette pièce est dessiné sur le 
plan n° 696. 



CHAPELLE DU CHATEAU DE FRESCATI 11'] 

470. Mémoire des ouvrages de peinture sur verre faits pour la chapelle 
de Monseigneur l'évêque de Metz, duc de Coislin, pair de France, par 
Audran et Michu, peintres sur verre ordinaires du roi. — Lesdits ouvrages 
emballés et mis au coche de Metz, à l'adresse de mondit seigneur, le 
6 février 1717 [II] (702). 

Il s'agit d'armes et d'armoiries peintes sur verre, dont le total 
s'élève à 44 1. 

Note. Audran est Claude Audran, le décorateur, peintre d'arabesques, qui fut 
le maître de Watteau. Il est probable qu'il donna les modèles et que Michu 
les exécuta. Michu ou Micheu était peintre verrier : il travailla aux bordures de 
vitraux des Invalides. 



471. Extrait du mémoire de Monseigneur de Metz et de la modération 
par M. de Cotte [II] (702). 

Il s'agit encore de dessins d'armes et d'écussons, sans doute sur 
verre. Le mémoire, de 441 1. 5 s., est modéré par de Cotte à 264 1. 
5 s. 



472. Lettre de l'évêque de Metz à Robert de Cotte. De Metz, le 12 juillet 
1717 [II] (702). 

Il lui envoie le mémoire de Chauveau qu'il trouve très exagéré. 
De Cotte avait réglé à 1.500 1. son travail pour la chapelle. Il n'a 
fait en plus que le tableau en stuc de l'autel, qui ne vaut pas plus de 
500 1. et de petites besognes fort peu importantes. Il demande 600 1. 
pour un travail de huit jours. Il a été logé, chauffé pendant son 
séjour et a eu un garçon à sa disposition. Il faut tenir compte de cela 
dans le règlement. 

Note Papillon écrit dans sa Notice sur Chauveau du Dictionnaire de Moréri, 
t. III, p. 588 : « ... M. l'évêque de Metz, qui le payait par bourse sans faire 
de marché préfix, demanda à deux différentes fois à Chauveau combien il voulait 
gagner par jour. L'habile sculpteur, choqué d'une question qui répondait si peu à 
la manière dont ceux qui avaient coutume de l'employer récompensaient ses 
talents, quitta l'ouvrage et le château » 



128 CHATEAUX d'aMBOISE ET DE MEUDON 



Châteaux d'Amboise et de Meudon. 



473. Extrait des registres du Conseil d'Etat du 27 octobre 1718 [Ms. 7801, 
p. 172 à 174] (1626). 

La duchesse de Berry, à laquelle le roi défunt a assigné le châ- 
teau d'Amboise comme habitation sa vie durant, ayant demandé 
qu'on y fasse exécuter les réparations, accommodements et aug- 
mentations nécessaires, le Conseil décide que de Cotte se rendra à 
Amboise et établira un devis qui sera soumis au roi. 

Plans 1625-1626. Plan général du château d'Amboise. 

Note. Le roi avait donné le château d'Amboise à la duchesse lors de son contrat 
de mariage, en 17 14. 

474. 1° Autre exemplaire du même extrait [V] (1629). 

2° Procès-verbal de la visite faite par R. de Cotte au château d'Am- 
boise, le 2 novembre 1718, avec description et devis de toutes les répara- 
tions à effectuer dans ledit château [V] (1629). 

Le total est de 432.775 1. 

3° Projet d'augmentation et de restauration du château dAmboise pour 
le rendre logeable et praticable, suivi d'un extrait général des sommes à 
quoi reviendront lesdits ouvrages indispensables à faire [V] (1629). 

Le total est de 886.400 1., dont 437.015 1. de réparations et 
453.685 1. d'augmentations. 

475. Extrait des registres du Conseil d'État du 17 novembre 1718 
[Ms. 7801, p. 175-176] (1627). 

La dépense nécessaire à la mise en état d'Amboise étant trop 
lourde, le roi donne à la duchesse de Berry Meudon et ses dépen- 
dances, à condition qu'il n'ait aucune réparation à faire et que la 



STATUE DE LOUIS XIV — PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 129 

duchesse s'engage à entretenir le château. Et pour en faire au préa- 
lable consater l'état, évaluer les revenus et prévoir les dépenses 
annuelles, le roi délègue R. de Cotte. 

Note. Sur la duchesse de Berry et le château de Meudon , voy. de Grouchy, 
Mcudon, Bellevue, Cbaville, 1893, p. 66 et suiv. 



Piédestal de la statue de Louis XIV à Montpellier. 



476. Devis des ouvrages et tailles de marbre pour la construction d'un 
piédestal de la figure équestre de Louis le Grand, qui doit être posée à la 
place du Peyrou à Montpellier; par de Cotte. A Paris, le 2 octobre 1717 

[I] (411). 

Pians 408. Plan de la place Louis le Grand, à Montpellier. — 409. Plan et élé- 
vation du piédestal de la figure équestre de ladite place. 

Note. La statue équestre de Louis XIV sur la place du Peyrou fut érigée le 
27 février 1718 et renversée le 2 octobre 1792. La statue actuelle, modelée par 
Debay père et fondue par Carbonneaux ne date que de 1838. 

477. Devis des qualités et épaisseurs des marbres qu'il convient 
employer à la construction du piédestal de la figure équestre de 
Louis XIV à Montpellier [I] (411). 



Palais épiscopal de Verdun. 

478. Lettre de M. d'Ormesson à R. de Cotte. De Paris, le 11 mars 1722 
[IV] (1550). 

Il le remercie de vouloir bien visiter le palais épiscopal de Verdun 
et se charger des nouvelles constructions. Les fonds seront fournis 
par la vente d'une partie des bois de l'évêché. La besogne ne peut 
être mieux conduite que par lui, et le Conseil d'Etat ne peut s'ap- 
puyer sur un avis plus compétent. 

Plans 1 525-1 526. Plan du palais épiscopal de Verdun tel qu'il était en l'année 
1724. — 1527. Façade dudit palais ancien du côté de la cour. — 1528. Autre 

Inventaire de R. de Cotte. 9 



130 PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 

façade idem du côté du jardin. — 1529-15 30. Plan du bâtiment neuf dudit palais, 
haché à l'encre. — 1531- Plan en grand des caves dudit palais, lavé en rouge. — 
1532. Plan du grand étage dudit palais, aussi lavé idem. — 15 33. Plan de l'attique 
idem. — 1534-15 35. Deux autres plans en petit dudit palais, lavés idem. — 153 6- 
1549. Brouillons au crayon concernant ledit palais. 

Notes. M. d'Ormesson, signataire de cette lettre, est sans doute Henri-François 
de Paule Le Fèvre d'Ormesson, né en 1681, mort en 1756, qui fut maître des 
requêtes, membre du Conseil des Finances, plénipotentiaire pour régler les affaires 
de la Lorraine, conseiller d'État, intendant des finances et membre du Conseil 
royal des Finances. — Le palais de l'évêché de Verdun, construit par R. de Cotte, 
est au moins le quatrième qui fut bâti. Le précédent datait du xvi e siècle. Dès son 
arrivée, l'évêque Charles-François d'Hallencourt le condamna. R. de Cotte confirma 
cette condamnation dans un rapport qu'il fit en 1724, après une visite à Verdun, et 
qui doit se trouver à Verdun ainsi que d'autres documents de l'architecte. (Voy. 
Clouet, Histoire de Verdun, p. 493 et suiv.). Les constructions, commencées en 
1725, n'étaient pas terminées en 1754, à la mort de l'évêque d'Hallencourt. Les 
bâtiments, très vastes, sont d'ailleurs assez peu intéressants. De Cotte en donna 
les plans, et son élève Jossenay dirigea les travaux. 

479. Arrêt du Conseil d'État. De Versailles, le 25 janvier 1724 [Ms. 7801, 
p. 420-421] (1550). 

Il est ordonné à R. de Cotte de dresser procès-verbal des bâti- 
ments de l'évêché de Verdun qui peuvent subsister, de ceux qui 
doivent être détruits et de faire un plan et devis des constructions. 
— Arrêt rendu à la requête de l'évêque de Verdun qui indique 
que le procès-verbal de visite du grand maître des eaux et forêts 
aux bois de l'évêché de Verdun constate la nécessité de coupes 
importantes : ces coupes produiront des sommes considérables 
qu'on ne saurait mieux employer qu'à la reconstruction et restau- 
ration du palais. 

480. Procès-verbal de la visite faite le 26 mai 1724 par R. de Cotte à 
l'évêché de Verdun, précédé d'une copie de l'arrêt du Conseil d'État du 
25 janvier 1724 [Ms. 7801, p. 424-435] (1550). 

Après une description minutieuse du palais, des jardins, des 
communs, et un devis détaillé de réparations urgentes qui 
s'élèvent à 90.406 1., le procès-verbal conclut à la reconstruction 
du palais, en laissant toutefois subsister la chapelle et la porte d'en- 
trée principale. 



PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 1^1 

481. Lettre de Charles-François d'Hallencourt, évêque de Verdun, à 
R. de Cotte. De Verdun, le 15 juin 1724 [IV] (1550). 

Il n'a pas reçu de ses nouvelles depuis sa visite à Verdun. Le 
Parlement de Metz fait quelques difficultés pour enregistrer l'arrêt 
et les lettres patentes concernant la réformation générale des bois de 
l'évêché et leur coupe, parce que toutes ces opérations se font par 
l'autorité du Conseil d'Etat et non dudit Parlement. Cette opposition 
retarde l'adjudication des bâtiments ; aussi l'évèque cherche le moyen 
de la supprimer : intervention du garde des sceaux, du contrôleur 
général ou nouvel arrêt du Conseil dispensant de l'enregistrement. 
Il entretient ensuite de Cotte du plan arrêté pour les constructions 
nouvelles et lui propose quelques modifications. Il souhaite en ter- 
minant le bonjour à Delespée et à Jossenay. 

Note. Delespée et Jossenay, architectes tous deux, avaient sans doute accompa- 
gné de Cotte dans son voyage à Verdun. Denis Jossenay était membre de l'Aca- 
démie d'architecture depuis 1717. En 1739, il fut nommé professeur et mourut 
en avril 1748. Delespée construisit, en 1737, le chœur de Notre-Dame de Bon- 
Secours. Il était de l'Académie depuis 1728 et mourut en 1762. 

482. Lettre de Guillain à R. de Cotte. De Frescati, le 17 juin 1724 [IV] 
(1550). 

Il le remercie de sa protection, obéira à ses ordres et s'efforcera 
de satisfaire l'évèque de Verdun. 

Note. Il est probable que Guillain travaillait à Frescati sous les ordres de R. de Cotte 
qui l'envoya ensuite à Verdun. Dans la lettre de l'évèque à de Cotte, |du 28 juin 
1724 (pièce n° 483), on trouve à son sujet : « J'appréhende que ce Monsieur de 
Frascati qu'on appelle, je crois, M. Guillain ne soit pas assez au fait de vos idées 
et desseins pour emplacer la maison correctement. » Par la lettre du 27 avril 1725 
(pièce n° 494) on voit que Guillain ne travailla pas longtemps pour l'évèque qui 
ne lui devait que I130 1. à son départ. On lit dans cette lettre : «Je n'avais 
point eu du tout de ses nouvelles et je ne scay pas même où luy écrire. Je scay 
bien qu'il conduit un bâtiment à Monsieur le baron d'Eltz (à Metz), mais je ne scay 
où lui adresser ma lettre. » Guillain eut comme successeur aux travaux de Verdun 
un certain Carié, qui prend le titre d'inspecteur du bâtiment. 

483. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Châtillon-l'Abbaye. 
Le 28 juin 1724 [IV] (1550). 



132 PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 

Il l'entretient de ses difficultés avec le Parlement de Metz et le 
prie de lui envoyer au plus tôt plans, coupes, élévations. Il a fait 
estimer les bois qu'il veut vendre. L'évaluation est satisfaisante. On 
pourra prodiguer les glaces et mettre des doubles châssis à toutes les 
fenêtres. Il prie l'architecte de proposer l'achat de ses bois de con- 
struction — dont il fait l'éloge — aux marchands de Paris, et lui 
demande un état détaillé de ceux qu'il faudra réserver pour le palais. 
Il faudrait faire rendre un arrêt du Conseil pour commettre un 
régisseur des Bâtiments. Guillain de Frescati remplira-t-il bien ce 
poste ? Ne vaudrait-il pas mieux désigner Delespée ou Jossenay. Que 
de Cotte, enfin, fasse exécuter un plan en relief absolument indispen- 
sable au régisseur. 

484. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 5 juil- 
let 1724 [IV] (1550). 

Il l'entretient de ses difficultés, non encore réglées, avec le Parle- 
ment de Metz et des protections qu'il a fait agir. Il a déjà fait esti- 
mer 452 arpents de bois sur les 1.300 qu'il doit vendre, et on les a 
évalués à 600 1. l'arpent. Ce sont, il est vrai, les plus beaux de 
tous. Néanmoins de Cotte voit qu'on ne manquera pas d'argent. Il 
peut faire préparer la menuiserie pour des glaces dans le grand cabi- 
net d'assemblée, dans la chambre et le cabinet de l'appartement 
d'honneur, dans la chambre, le cabinet, les deux salons de l'ap- 
partement privé. Quant aux doubles croisées, on en mettra à 
toutes les fenêtres, sauf sur la cour. Il remercie l'architecte de ses 
plans et se réjouit de l'arrivée de Jossenay qui pourra diriger Guillain. 
Un prix a-t-il été convenu avec celui-ci ? 

485. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Boucquemont, le 
30 août 1724 [IV] (1550). 

Les difficultés avec le Parlement de Metz sont réglées. Les bois 
pourront être vendus vers le 25 octobre, et l'adjudication des bâti- 
ments pourra suivre immédiatement. Que de Cotte se hâte d'envoyer 
ses plans pour que l'on sache le bois qu'il faudra garder, — on l'achète- 



PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 1 33 

rait trois fois plus cher. N'y aurait-il pas lieu, pour décorer le bâti- 
ment sur la cour, de sculpter entre les deux étages une frise qui 
continuerait sur les communs. Au-dessus de chaque arcade, et dans 
les entre-deux, on sculpterait les armes des évêques de Verdun avec 
leur nom et les dates de leur épiscopat. A droite et à gauche de la 
porte du vestibule, on pourrait mettre les armes des alliés de l'évêque. 

486. Lettre de Ch. Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 5 sep- 
tembre 1724 [IV] (1550). 

Il résume la lettre précédente et prie de Cotte d'envoyer au plus tôt 
les plans et devis. Il suffira que le modèle en relief soit prêt dans trois 
mois. Delespée ou Jossenay seraient nécessaires, surtout pour la con- 
struction d'une terrasse par laquelle il est nécessaire de commencer, 
car elle doit donner le carré à tout l'édifice et servir à recevoir le 
déblai des fondations. 

487. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 29 sep- 
tembre 1724 [IV] (1550). 

Il lui accuse réception des plans, devis et élévations de l'évêché, 
lui indique ceux qui manquent et fait quelques remarques de détail. 
L'adjudication doit avoir lieu le 25 octobre. Il serait bon que Guil- 
lain arrivât quelques jours avant pour aider le grand maître qui n'y 
entend pas plus en architecture que l'évêque lui-même. 

Note. Le grand maître, dont il est déjà plusieurs fois question dans les lettres 
précédentes, est Jean-Baptiste Collart, chevalier, seigneur de Flize, conseiller du 
roi en ses conseils, grand maître enquêteur et général réformateur des eaux et 
forêts de France, au département de la Généralité de Metz et frontières de Cham- 
pagne. Il était chargé de procéder à l'adjudication des bois à vendre et des bâti- 
ments à construire pour l'évêque de Verdun. 

488. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 30 sep- 
tembre 1724 [IV] (1550). 

Il a feuilleté les plans, depuis qu'il les a reçus, au moins autant que 
son bréviaire et indique les rectifications qu'il désire à sa chambre et 
à son cabinet. Que de Cotte presse l'arrivée de Guillain. Il insiste 



134 PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 

encore pour que Jossenay vienne en personne. Il n'a reçu de devis 
que pour la maçonnerie; il en faudra pour la menuiserie, la char- 
penterie, la couverture et la serrurerie. 

489. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
17 octobre 1724 [IV] (1550). 

Il le remercie des explications relatives aux dimensions de sa 
chambre et lui rappelle tous les devis qui lui manquent. Peut-être 
serait-il bon de n'adjuger cette année que la terrasse. Les prix 
diminueront peut-être l'année suivante, et on aurait le temps d'en 
causer tout l'hiver. L'adjudication des bois aura lieu le 23 courant. 

490. Avis d'adjudication des constructions de deux murs de terrasse 
pour le palais épiscopal de Verdun, adjudication fixée au 25 octobre 1724, 
contenant la qualité des matériaux, les travaux à exécuter et l'indica- 
tion des rabais à consentir sur les prix d'adjudication..., suivi d'un procès- 
verbal de l'adjudication faite le 25 octobre au sieur Maurice Henry, de 
Verdun [IV] (1550;. 

491. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
26 octobre 1724 [IV] (1550). 

Il le remercie de lui avoir envoyé Jossenay. L'adjudication des 
bois n'a pas été complète. On n'a vendu que pour 40.000 écus. 
Les marchands s'étaient entendus et voulaient la marchandise pour 
rien. Il a fallu rompre l'adjudication. On vient d'adjuger les terrasses. 
Elles ne coûteront pas, espère l'évêque, 35.000 1. Jossenay et Guil- 
lain plantent des jalons pour l'alignement. L'évêque ne pourra 
examiner le grand plan au crayon apporté par Jossenay qu'après 
le départ du grand maître et de sa suite. 

492. Arrêt du Conseil d'Etat du 27 février 1725 [Ms. 7801, p. 422-423] (1550). 

Les frais nécessaires aux constructions ordonnées au palais 
épiscopal de Verdun par arrêts du Conseil, et aux réparations des 
anciens bâtiments, seront réglés et arrêtés par de Cotte et payés des 
deniers provenant des bois de l'évêché sur états signés du grand 
maître des eaux et forêts. 



PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 135 

493. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 29 mars 
1725 [IV] (1550). 

Il arrive de Paris, remercie de Cotte de toute la peine qu'il prend 
et le met au courant des travaux. La muraille de la terrasse s'élève. 
Elle semble bien construite. L'inspecteur du bâtiment, Carié, assure 
qu'elle pourra porter quatre fois le poids qu'on lui imposera. 

494. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 27 avril 
1725 [IV] (1550). 

Il a reçu le mémoire de Guillain apostille et réduit à 130 1. Il 
ignore où lui écrire : il sait seulement qu'il conduit un bâtiment 
pour le baron d'Eltz. Rien de nouveau pour la construction. La 
pluie retarde le travail. 

495. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à Jossenay, architecte. De Verdun, 
le 24 mai 1725 [IV] (1550). 

Il s'excuse d'être resté si longtemps sans lui écrire. Guillain est 
venu à Verdun et a touché ses 130 1. Il pense faire une vente de 
bois le mois suivant, mais comme il n'ose pas en vendre beaucoup 
à la fois, il demande seulement qu'elle rapporte 50.000 francs pour 
permettre d'adjuger la maçonnerie, la charpente et la couverture. 
Pour faire des économies, on pourrait supprimer les deux pavil- 
lons en saillie sur le jardin. La terrasse avance doucement. Il 
indique l'état exact des travaux, qui coûteront plus cher qu'on ne 
l'avait cru. 

496. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 19 juin 
1725 [IV] (1550). 

Il a reçu le plan modifié et il attendra de voir de Cotte pour lui 
communiquer quelques observations. La vente des bois a rapporté 
55.000 1., ce qui, avec les 116.000 1. de l'année précédente, fait 
181.000 1. Il en reste à vendre pour 100.000 1. environ. La terrasse 
avance lentement, faute d'argent comptant, le payement des bois ne 



I36 PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 

devant avoir lieu qu'en octobre. L'évêque indique ce qui est achevé 
déjà; puis il s'occupe du mode de payement à employer pour 
Jossenay. 

497. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 22 juin 
1725 [IV] (1550). 

Il lui propose différentes modifications aux plans. 

498. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
17 juillet 1725 [IV] (1550). 

Le mémoire de 600 1., qui doit être payé par le grand maître 
à Jossenay, n'est pas tout à fait en règle. On travaille au petit mur 
de la terrasse et on poussera le grand mur, cette saison encore, 
aussi loin que l'argent le permettra. C'est la pénurie de fonds qui a 
empêché de terminer. Il faut espérer que les deux murs seront finis 
en mai prochain, et que les maçons pourront commencer les fon- 
dations. L'évêque viendra à Paris vers la Toussaint. Il pourra 
discuter avec de Cotte les détails du plan. 

499. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
25 novembre 1725 [IV] (1550). 

Pendant les deux derniers mois, le beau temps aidant, la construc- 
tion des terrasses a remarquablement avancé. Il y a pour plus de 
25.000 1. d'ouvrage achevé, « et cela est miraculeux car tout cet 
ouvrage est fait sans argent ». Les échéances de payement des bois 
vendus vont arriver : on ne manquera plus d'argent. Cependant, on 
ne démolira la maison qu'après l'achèvement complet des terrasses. 
L'évêque indiquera à de Cotte, le mois suivant, pendant son séjour 
à Paris, quelques modifications au plan. On établira alors un projet 
définitif et on n'y reviendra plus. 

500. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
27 février 1726 [IV] (1550). 

Il profite d'un voyage de M. de Montesson pour envoyer des 
plans portant quelques modifications d'ordre pratique dont il n'a 



PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 1 37 

pu juger que sur les lieux. Le changement le plus considérable 
concerne le frontispice de la façade de la cour et l'adjonction, du 
côté du jardin, de deux petits corps de bâtiments avancés. Ces plans 
ont été dessinés par Carié. Que de Cotte les confie à Jossenay pour 
qu'il les étudie. 

501. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. Du 6 mai 1726 [IV] 
(1550). 

Relative à la construction d'une maison à Paris. Il énumère 
différents terrains qui pourraient servir, le cas échéant, et envoie 
par la même occasion l'inventaire de la terre de Caudeville avec 
l'état de ses revenus en 17 19. 

Note. Cette lettre serait incompréhensible sans les suivantes, qui indiqueront que 
l'évêque avait l'intention de se débarrasser de sa terre de Caudeville, à 17 lieues 
de Paris pour se faire construire un hôtel à Paris. L'acquéreur de cette terre 
devait être le fils de Robert de Cotte, et l'affaire devait se conclure dans les condi- 
tions suivantes qu'indique l'évêque : « Si ma terre luy convient bien on verra ce 
que vous devez l'acheter, on prendra sur le prix de la terre (de Caudeville) le prix 
du terrain (de Paris), l'on comptera ce qui restera du prix de la terre et l'on calcu- 
lera ensuite les bâtiments qu'on pourra faire de ce restant. » (Lettre de l'évêque 
du 21 juin 1726. Pièce n° 504.) Le fils de R. de Cotte dont il est ici question 
n'est pas Jules Robert de Cotte, l'architecte, mais Jean Armand, prêtre, docteur 
de Sorbonne, chanoine de l'église de Paris, abbé de l'abbaye de Saint-Séverin. En 
1729, il signa au mariage de sa nièce, Suzanne-Catherine, à Saint-Thomas du 
Louvre. Il portait alors le titre de grand vicaire de l'évêché de Verdun. 

502. Lettre de Çh.-Fr. d'Hallencourt à R. de Çotte. De Verdun, le 24 mai 
1726 [IV] (1550). 

L'adjudication des maçonnerie, charpenterie et couverture de 
l'évêché aura lieu le 2 juillet, mais pour la forme seulement. On 
s'entendra de gré à gré. Il faut donc que Jossenay vienne à Verdun 
avec les plans, élévations et devis. Il lui faudra bien douze jours 
pour s'entendre avec les ouvriers. Il sera nécessaire aussi de mettre 
le grand maître au courant. 

503. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 2 juin 
1726 [IV] (1550). 



I38 PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 

Il le remercie de lui envoyer Jossenay pour le 15 juin. Il travail- 
lera jusqu'au 25 avec l'abbé Teinturier, le sieur Deulneau et les 
entrepreneurs. Tout sera prêt quand le grand maître arrivera. Il 
remercie également de Cotte de lui établir un plan de maison à 
Paris, mais il craint que le terrain choisi, trop petit, ne puisse con- 
venir. Il en passe plusieurs autres en revue. Il désirerait que de 
Cotte le fils vît sa propriété avant que Jossenay ne quitte Paris. 

Note. L'abbé Teinturier dont nous trouverons une lettre du 25 novembre 173 1 
(pièce n° 515), était peut-être le secrétaire de l'évêque. Le sieur Deulneau était cha- 
noine de la cathédrale, comme l'indique la lettre de l'évêque du 27 novembre 1731 
(pièce n° 516). 

504. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Çotte. De Verdun, le 21 juin 
1726 [IV] (1550). 

Jossenay est arrivé. Il a montré le plan de la maison de Paris qui 
ne plaît décidément pas à l'évêque qui examine tous les autres 
terrains qui pourraient convenir. De Cotte, le fils, a-t-il visité Caude- 
ville? Si la terre ne lui convient pas, il est inutile d'aller plus loin. 
Jossenay traite avec les ouvriers. Le nouveau ministère arrivera-t-il 
à faire circuler l'argent ? L'évêque critique les dernières mesures 
financières, entre autres l'arrêt sur les vieilles espèces rendu au rap- 
port de M. Desforts. 

505. Lettre de Carié, inspecteur des constructions de l'évêché de Verdun, 
à R. de Cotte, le 22 juillet 1726 [IV] (1550). 

Au grand chagrin de l'évêque, on a été fort longtemps sans tra- 
vailler, faute d'argent. Pour l'instant, on termine la partie du mur 
commencée lors du retour de Jossenay à Paris. Un éboulis s'est 
produit dont il parle longuement, puis il indique les travaux qu'on 
va entreprendre ; il espère que les murs de la terrasse seront termi- 
nés cette année encore. 



506. Lettre de Çh.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De l'abbaye de la 
Charité en Franche-Comté, le 2 septembre 1726 [IV] (1550). 



PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 139 

Il va demander au grand maître une ordonnance de payement 
pour régler le dernier voyage de Jossenay. Il ne peut donner des 
nouvelles des travaux de la terrasse, étant en voyage depuis plus 
d'un mois. 

Note. Cette lettre est tout entière de la main de l'évêque. C'est la seule de toute 
la correspondance. 

507. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
18 novembre 1726 [IV] (1550). 

Il l'entretient, pour sa maison de Paris, d'un terrain situé à l'angle 
de la rue de Grenelle et de la rue des Bohèmes. Ce terrain coûterait 
24.000 francs ; l'évêque indique dans quelles conditions il l'achèterait 
et le parti qu'on en pourrait tirer. Il se décidera à son arrivée à Paris. 
Dans deux jours, les travaux projetés au palais épiscopal pour cette 
campagne seront achevés. La terrasse sera terminée, sauf le socle et 
le parapet; le pavillon, qui est au bout, sera élevé jusqu'à la hau- 
teur de la terrasse. On a rencontré dans la construction des substruc- 
tions des difficultés qui sont énumérées. 

508. Lettre de Carié à R. de Cotte. De Verdun, le 16 décembre 1728 [IV] 
(1550). 

En examinant le plan en relief, l'évêque s'est aperçu de défauts 
dans la pente des combles. Il faudrait peut-être, l'évêque le désire, 
supprimer les mansardes au-dessus du salon et de la porte d'entrée. 
Les charpentiers locaux se tireraient mal de leur construction, et 
on économiserait le plomb et la main-d'œuvre. Que de Cotte veuille 
bien renvoyer les coupes des profils pour que les charpentiers pré- 
parent leurs bois et qu'on ne soit pas contraint d'attendre, comme 
pour les bâtiments de la boulangerie, dont la couverture sera achevée 
à la fin de la semaine. 

509. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 
23 octobre 1731 [IV] [1550). 

Les travaux avancent lentement. Une petite adjudication de bois 
a rapporté 25.000 1. L'évêque ne l'a pas faite plus importante 



I4O PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 

parce qu'elle n'aurait pas rapporté le tiers de la valeur, tant il y a 
de bois sur le marché. Faute d'argent, on va ralentir les travaux, 
achever ce qui est commencé, à l'exception du gros pavillon entre 
la cour et le parterre. L'évêque indique tout le parti qu'il a tiré des 
démolitions, soit en se servant des matériaux, soit en les vendant : 
il a, par exemple, donné de vieilles vitres en compte au vitrier, de 
vieux plombs au plombier. Le serrurier, au contraire, a dû fournir 
tout le fer, car les vieux fers n'étaient pas prêts au moment où on 
en avait besoin. Il envoie six mémoires à régler pour que le grand 
maître puisse ensuite les ordonnancer. 

509 bis. Extrait du montant des mémoires des ouvrages faits à Verdun 
jusqu'au 27 septembre 1727, que j'ai toisés et calculés... A Verdun, le 
27 septembre 1727. Jossenay [IV] (1550). 

Il s'agit d'ouvrages de maçonnerie, charpenterie, couverture, 
plomberie, sculpture. Le total est de 64.736 1. 15 s. 10 d. 

510. Extrait des mémoires envoyés à R. de Cotte par Mgr l'évêque de 
Verdun, le 1 er novembre 1731 [IV] (1550). 

Ce sont des mémoires de démolition, serrurerie, plomberie, 
vitrerie, peinture, menuiserie. 

511. Double d'une lettre de R. de Cotte à Ch.-Fr d'Hallencourt. Du 
H novembre 1731 [IV] (1550). 

Il lui renvoie tous les mémoires du palais épiscopal examinés en 
compagnie de Delespée et Jossenay, et indique ceux qui ont été 
réduits. Le total des six mémoires est de 7.148 1. 12 s. et la 
réduction a été de 1.374 1- n s. 3 d. Il est nécessaire que les entre- 
preneurs détaillent mieux leurs mémoires et que Carié les vérifie 
en leur présence. 

512. Observations de R. de Cotte concernant les mémoires qu'il a reçus 
relatifs à l'évêché de Verdun [IV] (1550). 

Dans plusieurs des mémoires les articles ne sont pas assez exac- 
tement spécifiés. Pour la serrurerie, dont le total est réduit de 



PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN I4I 

3.858 1. 10 s. 9 d. à 2.838 1. 3 s. 6 d., de Cotte remarque que les 
ouvriers de Verdun sont plus chers que ceux de Paris quoiqu'ils 
aient le fer, le charbon, le logement. On n'aurait pas dû accepter 
le mémoire du plombier sans nom et sans date. 

513. État des ouvrages [de serrurerie] faits et fournis par Louis Chottin 
pour le palais de Mgr l'évêque et comte de Verdun. Le 15 juillet 1726 [IV](1550). 

Le total s'élève, après règlement, à 2.838 1. 3 s. 6 d. On lit à 
la fin : « Premier mémoire ne servant de rien. » 

514. Lettre du sieur Chottin, serrurier, à R. de Cotte. De Verdun, le 
23 novembre 1731 [IV] (1550). 

Il ne peut accepter les règlements que lui impose de Cotte. Il a 
fait prix avec l'évêque et il a exécuté plus que le travail convenu. 
On ne peut prendre comme base de règlement les prix de Paris : la 
main-d'œuvre est plus chère à Verdun. Le fer coûte trois sols la 
livre. Il faut ensuite le façonner, et le charbon est très cher. Que de 
Cotte veuille bien régler le nouveau mémoire qu'on lui enverra, 
sans quoi Chottin est ruiné et acculé à la faillite. 

515. Lettre de l'abbé Teinturier à R. de Cotte. De Verdun, le 25 novembre 
1731 [IV] (1550). 

Il plaide la cause de Chottin en invoquant les mêmes arguments 
que le serrurier dans la lettre précédente, et confirme que plusieurs 
des prix modifiés étaient convenus avec l'évêque. 

Note. Voy. sur l'abbé Teinturier la lettre du 2 juin 1726 (pièce n° 503). 

516. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De l'abbaye de la 
Charité', le 27 novembre 1731 [IV] (1550). 

Il le remercie de s'être chargé du règlement des mémoires et est 
fort étonné que le nom des ouvriers ne soit pas marqué. Pour le 
sieur Chottin, dont de Cotte trouve le mémoire tellement exagéré, 
l'évêque va charger le chanoine Deulneau d'essayer de lui faire 
entendre raison. En même temps, Carié va dresser un état des 
ouvrages de serrurerie pour l'envoyer à R. de Cotte. 



142 PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN 

517. Mémoire des ouvrages et fournitures de grosse peinture que Fran- 
çois Fanart, maître peintre, a faits et fournis au palais épiscopal de Ver- 
dun. Réglé en 1731 [IV] (1550). 

A la fin, on lit : « Mémoire ne servant de rien. » 



518. Mémoire des ouvrages et fournitures de verrerie que François- 
Fanart, maître vitrier à Verdun, a faits et fournis au palais épiscopal de 
Verdun. Réglé en 1731 [IV] (1550). 

A la fin, on lit : « Mémoire qui ne sert de rien. » 



519. Lettre de François Fanart, maître vitrier, à R. de Cotte. De Verdun, 
le 25 novembre 1731 [IV] (1550). 

Il expose dans quelles conditions il a passé les marchés de verrerie 
et de peinture, les raisons qui l'empêchent d'accepter les règlements 
proposés par de Cotte, et les difficultés qu'il a rencontrées dans 
l'exécution de son travail. 

520. Même mémoire que le n° 518. Réglé le 4 mars 1732 [IVJ (1550). 

Le total, après règlement, s'élève à 462 1. 16 s. 2 d. A la fin, 
certificat de Claude Carié, du 13 janvier 1732, indiquant que les 
travaux ont été bien exécutés. Le règlement est de R. de Cotte. 

521. Même mémoire que le n° 519. Réglé le 4 mars 1732 [IV] (1550). 

Le total, après règlement, s'élève à 721 1. 3 s. A la fin, certificat 
de Claude Carié du 13 janvier 1732, indiquant que les travaux ont 
été bien exécutés. Le règlement est de R. de Cotte. 

522. Lettre de Fr. Fanart à R. de Cotte. De Verdun, le 10 septembre 1732 
[IV] (1550). 

Il le supplie de ne pas réduire ses mémoires et annonce qu'il 
joint à la lettre des certificats prouvant que le verre et la couleur, 
venant de Rouen, coûtent plus cher à Verdun qu'à Paris. 



PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN I43 

523. Lettre de Ch.-Fr. d'Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le il sep- 
tembre 1732 [IV] (1550). 

Il lui envoie les mémoires de Fanart. Peut-être serait-il juste de 
tenir compte à l'entrepreneur des risques que court le verre. Quant à 
la peinture, elle est sûrement moins chère à Verdun qu'à Paris, et de 
Cotte fera ce qu'il voudra. A l'avenir, on prendra les ouvriers hors 
Verdun. L'évêque entretient ensuite de Cotte des affaires d'un pro- 
tégé, le sieur Royer, vicaire d'Autrecour, qui vient d'être nommé à 
cette cure. Il juge sévèrement le lit de justice du 3 septembre 1732, 
et demande des nouvelles du fils de R. de Cotte dont il n'a pas 
entendu parler depuis longtemps. 

524. Lettre de Fr. Fanart à R. de Cotte. De Verdun, le 12 septembre 
1732 [IV] (1550). 

Il proteste de nouveau contre la réduction d'un cinquième que 
lui propose de Cotte et produit quatre certificats tendant à prou- 
ver que les prix qu'il demande sont bien les prix courants de 
Verdun. 

525. Début d'un brouillon de projet pour le rétablissement des loge- 
ments de l'auditoire et celui de l'escalier de l'évèché de Verdun, accompa- 
gné d'un fragment de devis [IV] (1550). 

Note. C'est un devis de réparation, fait peut-être avant qu'on ait décidé la recon- 
struction totale. 

526. Mémoire indiquant le prix des matériaux à Verdun [IV] (1550). 

527. Détail général du bâtiment du palais épiscopal de Verdun [IV] 
(1550). 

La maçonnerie s'élève à 189.023 1., la charpenterie à 32.861 1., 
la couverture à 9.350 1., la plomberie à 10.000 1., le gros fer à 
12.500 1., les rampes à 1.200 1., les menuiserie, menue serrurerie 
et vitrerie à 43.649 1. 

528. Début d'un brouillon du détail des bâtiments du palais de Verdun 
[IV] (1550). 



144 PALAIS EPISCOPAL DE VERDUN 

529. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction d'un palais 
épiscopal que Monsieur l'évèque de Verdun est obligé de rebâtir à 
Verdun... [IV] (1550). 

Brouillon inachevé. 

530. Erouillon de devis concernant les murs de pierre et de maçonnerie 
de l'évêche' de Verdun [IV] (1550). 

531. Détail du prix d'une toise cube de maçonnerie en moellons [IV] 
(1550). 

532. Fragment de brouillon du devis de la maçonnerie du palais épiscc- 
pal de Verdun [IV] (1550). 

533. Brouillon d'un détail des ouvrages de charpenterie. de couverture, 
de plomberie, de menuiserie, vitrerie, menue serrurerie, décoration, etc., 
du palais épiscopal de Verdun [IV] (1550). 

Le total général est de 308.803 1. Au dos est une récapitulation 
de la dépense totale qui s'élève à 315.520 1. 

534. Double du mémoire des modèles de bois en relief du palais épisco- 
pal de l'évèché de Verdun, suivant les ordres de Mgr l'évèque, et confor- 
mément aux dessins de M. de Cotte..., lesdits modèles faits par Deschamps, 
menuisier, commencés en l'année 1726 et finis en 1727 [IV] (1550). 

Le total de ce mémoire, qui était de 3.594 1. 10 s. est réduit par 
de Cotte à 1.610 1. 

535. Brouillon de devis de « légers ouvrages >■ du palais de Verdun [IV] 
(1550). 

Le total s'élève à 2.500 1. 

536. Fragment de devis au crayon relatif au palais de Verdun [IV] (1550). 

537. Note indiquant la distance de Verdun à Châlons, le prix d'une mar- 
chandise (qui n'est pas spécifiée) de Verdun à Châlons, le prix du trans- 
port à Châlons et les moyens de transport [IV] (1550). 

Note. Cette note est peut-être relative aux bois que vendait l'évèque. 



FONTAINES ET PLACE ROYALE DE BORDEAUX I45 

538. Arrêt du Conseil d'État du 24 février 1739 [Ms. 7801, p. 438-439] 
(1550). 

Jules Robert de Cotte, intendant et contrôleur des Bâtiments 
du roi, est nommé pour continuer et achever les travaux commen- 
cés au palais de Verdun. 

539. Extrait du compte des impressions en peinture à l'huile et au ver- 
nis faites par le sieur Laurent au palais épiscopal de Verdun jusqu'au 
14 août 1741 [Ms. 7801, p. 437 recto] (1550). 

Le total s'élève à 3.474 1., 7 s., 6 d. 

540. Fragment de brouillon d'un extrait des comptes généraux des tra- 
vaux faits pour le palais épiscopal de Verdun jusqu'au 14 août 1741 
[Ms. 7801, p. 437 verso] (1550). 

541. État du montant de tous les ouvrages faits pour la construction du 
palais épiscopal de Verdun jusqu'à ce jour, 14 août 1741 [Ms. 7801, p. 440- 

441] (1550). 

Total de la maçonnerie : 245.199 1., 13 s., de la charpenterie : 
28.481 1., 5 s., 7 d., de la couverture : 13.217 1., 13 s., 2 d., du 
plomb : 4.969 1., 19 s., de la menuiserie : 13.853 1., 9 s., 5 d., de la 
serrurerie : 16.362 1., 1 1 s., 2 d., du blanc en bourre : 5.525 L, 16 s.^ 
8 d., de la vitrerie : 3.776 1., 6 s., 9 d., de la peinture : 3.474 1., 
7 s., 6 d., de la sculpture : 2.291 1., des plaques et fers : 3.535 1., 
18 s., du marbre : 1.570 1. Total général : 342.257 1., 16 s., 3 d. 



Fontaines et Place Royale de Bordeaux. 

542. Lettre de Boucher, intendant de Bordeaux, à R. de Cotte. De 
Bordeaux, le 17 avril 1727 [IV] (1319). 

Les eaux qui alimentent les fontaines de la ville viennent des 
environs. Les tuyaux qui les amènent sont à fleur de terre. Si l'on 
manque souvent d'eau, c'est peut-être qu'on a mal tiré le niveau. 

Inventaire de R. de Cotte. 10 



14e FONTAINES ET PLACE ROYALE DE BORDEAUX 

Notes. Claude Boucher, chevalier, seigneur des Gouttes, de Hébecourt, de 
Sainte-Geneviève et autres lieux, était d'une vieille famille parisienne. Il fut inten- 
dant de la Généralité de Bordeaux de 1720 à 1743. Quoique sa réputation ait été 
effacée par celle de Tourny, ce fut un administrateur habile. Il s'occupa beaucoup de 
l'embellissement de Bordeaux (Voy. Autographes de personnages ayant marqué dans 
V Histoire de Bordeaux, Société des Archives de la Gironde, t. XXX, p. 195). —Sur 
les eaux et l'histoire de la distribution des eaux à Bordeaux, voy. Bordeaux, aperçu 
historique, soi, population, industrie, commerce, administration, publié par la munici- 
palité bordelaise, 1892, in-4, t. II, p. 249 et suiv. 

543. Lettre de Boucher à R. de Cotte. De Bordeaux, le 2 août 1727 [IV] 
(1319). 

Il y a de nombreuses fontaines a réparer à Bordeaux. Boucher 
prie de Cotte de lui procurer un fontainier avec deux aides. On lui 
payera son voyage, et son retour s il ne veut pas rester. S'il 
veut se fixer dans la ville, on lui fera une pension suffisante, sans 
compter qu'il trouvera du travail pour des particuliers. 

544. Lettre de Boucher à R. de Cotte. De Bordeaux, le 28 novembre 1727 
[IV] (1319). 

Il lui rappelle qu'il lui a demandé un fontainier, et le prie de 
l'envoyer pour le début de l'été. 

545. Lettre de M. Hubert (?) à R. de Cotte. De Paris, le 20 décembre 1727 
[IV] (1319). 

Il lui donne des renseignements sur le nommé Brion, fontainier 
à Saint-Maur, homme sobre, rangé, habile en son métier, et capable 
de faire de grands travaux. Il n'avait chez S. A. S. (le prince de 
Condé) que 400 1. et le logement, mais il travaillait pour des par 
ticuliers. 

546. Lettre de M. Boucher à R. de Cotte. De Bordeaux, le 2 juillet 1728 
[IV] (1319). 

Les jurats ont décidé de passer marché pour cinq ans avec le fon- 
tainier envoyé. Il touchera 2.000 1. par an, mais payera son aide et 
ses ouvriers. Il sera logé, et aura 300 1. pour son voyage. Il trouvera 



FONTAINES ET PLACE ROYALE DE BORDEAUX I47 

certainement du travail pour des particuliers. Le duc d'Antin a 
écrit à Boucher qu'il a remis à de Cotte le mémoire relatif aux 
projets de bâtiments à élever sur la place où l'on doit mettre la 
statue du roi. 

Plans 13 17. Plan projeté pour une place à Bordeaux. — 13 18. Élévation, au 
crayon, pour la décoration de ladite place. 

Notes. Il s'agit ici de la place de la Bourse, autrefois Place Royale. Depuis long- 
temps on désirait que la ville, dont les quais étaient encombrés de maisons, eût 
une entrée plus majestueuse sur la rivière. Dès 1681, on pensa à établir une place 
monumentale avec la statue du roi ; des projets furent élaborés ; un des plus impor- 
tants fut établi au moment où on achevait la place des Victoires à Paris. L'inten- 
dant Boucher le reprit. R. de Cotte donna un dessin qui ne fut pas accepté. Ce fut 
celui de Gabriel qu'adopta le Conseil, le 7 février 1730, et qu'on réalisa. (Voy. 
Jullian, Histoire de Bordeaux, Bordeaux, 1894, in-4.) 

547. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Petitbourg, le 4 mai 1728 
[IV] (1319). 

Il lui envoie le mémoire et les plans qu'il a reçus de Bordeaux. 
L'emplacement est admirable, mais le plan ne vaut rien. Que de 
Cotte veuille bien en établir un autre qu'on enverra à Bordeaux. 

548. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Compiègne, le 13 juin 1728 
[IV] (1319). 

Billet accompagnant l'envoi de plans pour la place de Bordeaux, 
et d'un mémoire. 



549. Mémoire explicatif de la place où l'on veut élever la statue du roi 
à Bordeaux [IV] (1319). 

550. Double du mémoire de R. de Cotte concernant la place que la ville 
de Bordeaux veut former et construire sur le quai de la Garonne, entre 
les deux portes de la Ville [IV] (1319). 

Il indique pour quelles raisons le projet envoyé de Bordeaux lui 
semble mauvais, et il en présente un autre qu'il décrit, et dont il 
analyse les avantages. 



I48 CHATEAU DE SAVERNE 

Château de Saverne. 

551. Toisé d'un four de plâtre qui a été cuit à Saverne le 10 juin 1727 
[III] (non numér.). 

Le toisé est suivi de cette note : « Led. plâtre pillé et passé fin a 
donné cent quarante neuf Boisseaux de Paris. » 

Plans 1223. Plan en masse du château de Saverne, avec partie du jardin. — 
1224. Plan du rez-de-chaussée dudit château avec projets pour changer la cour et 
pour un pavillon. — 1225-1226. Plan d'une partie dudit château avec les mesures 
cotées des glaces et tableaux du cabinet de M. le Cardinal de Rohan. — 1227 à 
1234. Plan de l'appartement dudit Cardinal avec les décorations des faces du grand 
salon. — 1235. Plan du vieux château de Saverne. — 1236-1237. Plan et éléva- 
tion du cabinet dudit Cardinal. — 1238. Plan du parterre dudit château avec la 
tête du canal. — 1239-1240. Plan et profils dudit canal. — 1241. Façade dudit 
château. — 1242. Coupe du pavillon dudit château. — 1243-1244. Plan coté du 
pavillon des bains avec le profil. — 1245 -1246. Autre plan idem desdits bains 
sans être lavé. — 1247 à 1249. Autre plan idem lavé en rouge, rez-de-chaussée, 
premier étage et façade. — 1250. Autre plan idem, rez-de-chaussée, premier et 
second étage. — 125 1. Autre plan du rez-de-chaussée lavé en rouge. — 1252. 
Autre plan desdits bains lavé en noir. — 125 3-1254. Autre plan du rez-de-chaus- 
sée avec la façade. — 1235 à 1257. Plan, élévation et profil du salon, au bout de la 
chapelle dudit château, avec façade et profil. 

Notes. Les pièces des papiers de R. de Cotte concernant le château de Saverne 
ne se rapportent pas à la construction, car le château datait de 1670, et avait été bâti 
par Delamaire, probablement. Mais le cardinal de Rohan y fit exécuter des agran- 
dissements dont les plans furent donnés par de Cotte, et les travaux conduits d'abord 
par l'architecte Carbonnet, puis par Le Chevalier. On sait que ce château fut 
détruit par un incendie les 7 et 8 septembre 1779 et reconstruit par le cardinal de 
Rohan, le cardinal Collier, sur les plans de Willhelmshôhe, par Salins de Montfort. 

552. Lettre du cardinal de Rohan à R. de Cotte. De Versailles, le 23 juil- 
let 1728 [III] (non numér.). 

Il lui envoie les plans de l'architecte Carbonnet avec la lettre les 
accompagnant. Il s'agit de masquer un mur près du cabinet du 
Cardinal. Il s'en remettra au jugement de R. de Cotte. 

Notes. Ce cardinal de Rohan est Armand-Gaston-Maximilien, 1674- 1749, fils de 
François de Rohan et Anne de Chabot. Chanoine de Strasbourg à 16 ans, coadju- 
teur de l'évêque de cette ville en 1701, il devint évêque en 1704, à la mort du 
prince de Fùrstenberg. Il était, en outre, abbé de divers lieux et, en 1704, 



CHATEAU DE SA VERNE I49 

fut reçu à l'Académie française. Nommé cardinal en 1712, il devint grand aumô- 
nier en 171 3. Il était, à cette époque, un des chefs du parti moliniste et essaya de 
rendre la paix à l'église. En 17 14, à l'assemblée du clergé, il fit le rapport pour 
l'acceptation de la bulle Unigenitus, et, en 1720, fit signer un accommodement à 
un certain nombre d'évêques. Il sacra Dubois cardinal en 1720, et fut appelé, en 
récompense, au Conseil de Régence en 1722. 

553. Lettre du Cardinal de Rohan à R. de Cotte. De Saverne, le 
1 er octobre 1730 [III] (non numér.). 

En examinant le plan de l'architecte pour le pavillon des bains 
du château de Saverne, il s'est aperçu qu'il ne conviendrait pas, et 
qu'il est possible, au contraire, d'exécuter un projet, conçu pré- 
cédemment par de Cotte. Il a engagé l'architecte Le Chevalier à 
faire de ce projet un dessin exact sur les lieux, et celui-ci a consenti, 
à condition qu'on le soumettrait à R. de Cotte. L'architecte Carbon- 
net n'a pas soulevé d'objections. Que de Cotte veuille bien exami- 
ner les dimensions et donner son avis. Saverne devient un château 
magnifique. Le salon en façade est fort beau, quoique un peu lourd. 

Note. Le Chevalier, dont on trouvera plus loin (pièce n° 567) une lettre très inté- 
ressante, relative aux travaux de R. de Cotte à Strasbourg, est complètement 
inconnu. Peut-être est-ce un parent de cet Etienne Le Chevalier, dessinateur des 
Bâtiments, élève de Mansart, qui dirigea de 1687 à 1689, à Tours, la construction 
de l'Arc de Triomphe élevé sur les plans de Mansart à la gloire de Louis XIV. 

554. Toisé des cheminées de marbre de Flandre que le sieur Gisquain 
fait pour Saverne [III] (non numér.). 

A la troisième page, se trouve un croquis au crayon, avec 
mesures, d'une des cheminées en question. 

555. Énumération des tableaux faits pour Son Éminence Monseigneur 
le Cardinal de Rohan [III] (non numér.). 

Ce sont des copies en ovale de « Hercule entre le Vice et la 
Vertu », par Charles de La Fosse ; « Psyché et l'Amour qui fuit », 
par Ant. Coypel ; « Alceste reconnue par son mari au sortir des 
Enfers », par Ant. Coypel; « Psyché, tenant une lampe, qui vient 
voir l'Amour endormi », par Ant. Coypel. 



1)0 GRAND DOYENNE ET CATHEDRALE DE STRASBOURG 



Grand doyenné et Cathédrale de Strasbourg. 

556. Lettre du prince Frédéric de La Tour d'Auvergne à R. de Cotte. 
De Strasbourg, le 9 avril 1728 [III] (1258). 

Il a reçu une lettre de R. de Cotte avec le plan de deux tri- 
bunes pour la cathédrale. On va exécuter incessamment celles-ci. Au 
contraire, l'allongement du chœur est retardé. Il a envoyé à M. du 
Maupin, à Paris, les mesures des trois cheminées en marbre à 
poser au doyenné. Que de Cotte veuille bien se charger du marché. 
C'est le chapitre qui fournit l'argent. Le prince l'enverra dès qu'il 
le faudra. 

Plans 1220. Élévation de la façade et tour (de la cathédrale). — 1221. Plan du 
chœur et des tribunes de la cathédrale. — 1222. Idem avec profil au cravon. 

Notes. Pour l'allongement du chœur, d'autres dessins furent demandés à Le 
Chevalier. On lit, en effet, dans la lettre de Le Chevalier du 28 octobre I730(pièce 
n° 567) : « Monseigneur l'archevêque de Vienne m'a donné ordre de faire un 
plan pour allonger, à ses frais, du consentement des chanoines, le chœur de la 
cathédrale. Le sieur Saussard m'a remis un plan de vous qui ne peut s'exécuter, 
ne vous ayant pas envoyé le plan de l'église... » Il n'est pas certain que le projet 
de Le Chevalier lui-même ait été exécuté. Dans la même lettre, il dit : « Si ces 
Messieurs veulent augmenter ou diminuer sur ce projet, je leur laisserai faire par 
qui bon leur semblera. » — En 1727, le grand doyenné avait été reconstruit par 
l'architecte Armand Lagardelle (Seyboth, op. cit., p. 216). Il se trouvait dans la 
rue des Juifs (Voy. Hautemer, Description historique et topographique de la ville de 
Strasbourg, 1785, p. 55). Le prince Frédéric de La Tour d'Auvergne était grand 
doyen de Strasbourg. 

557. Brouillon d'un mémoire de trois cheminées de marbre du grand 
doyenné, suivant les dessins de R. de Cotte [III] (1258). 

558. Engagement d'Antoine Gisquain, maître marbrier, rue de Verneuil, 
à Paris, d'exécuter, sur les dessins de R. de Cotte, trois cheminées pour 
l'hôtel du prince Frédéric d'Auvergne, à Strasbourg. Le 1 er mai 1728 [III] 
(1258). 

Le prix total est fixé à 1.150 1., et la livraison aura lieu fin 
juillet. 



GRAND DOYENNE ET CATHEDRALE DE STRASBOURG 1 5 I 

559. Lettre du prince Frédéric d'Auvergne à R. de Cotte. De Strasbourg, 
le 12 mai 1728 [III] (1258). 

Il a reçu les marchés des cheminées et en remercie de Cotte. 
Mais il avait cru que le tout ne monterait guère à plus de 500 à 
600 1., et le mémoire est de 1.150 1. Le chapitre ne payera jamais 
cela. S'il était temps encore d'employer un marbre moins cher, le 
prince économiserait 200 écus qu'il devra payer de sa poche. S'il 
est trop tard, que de Cotte laisse aller les choses. Sa lettre a été 
remise à l'entrepreneur Saussard. L'état des travaux entrepris par 
Saussard est ensuite indiqué. 

Note. Malo Saussard apparaît à plusieurs reprises dans les Comptes des Bdthnents 
du Roi, t. IV, comme élève pensionné de l'Académie de peinture et de sculpture. 
En 1 721, le 16 août, il obtient un congé pour aller travailler à Strasbourg. On 
trouvera le texte de ce congé dans les Nouvelles Archives de V Art français, 1878, 
p. 21. 

560. Lettre d'Henri- Oswald de la Tour d'Auvergne, archevêque de 
Vienne, à R. de Cotte. De Strasbourg, le 15 mai 1728 [III] (1258). 

Cette lettre accompagne un plan du jardin du grand doyenné, 
les projets de l'archevêque relativement à ce jardin et un rapport de 
Malo Saussard. L'archevêque demande à de Cotte de faire des 
observations sur le tout. 

Note. L'archevêque de Vienne, Henri-Oswald de la Tour d'Auvergne, était frère 
du prince Frédéric de La Tour d'Auvergne, grand doyen de Strasbourg. 

561. Observations que Leurs Altesses Messeigneurs les princes d'Au- 
vergne ont fait au doyenné de Strasbourg [III] (1258). 

Ces observations concernent le relèvement du jardin projeté par 
de Cotte, et les inconvénients que présente le projet. 

Note. Ce sont les observations annoncées pièce n° 560. 

562. Mémoire pour M. de Cotte au sujet de l'hôtel du grand doyen de 
Strasbourg [III] (1258). 

Note.' C'est le mémoire de Malo Saussard annoncé pièce n° 560. 



152 PROJET DHOTEL POUR LE COMTE DE HANAU 



Projet d'hôtel pour Je comte de Hanau, à Strasbourg. 

563. Mémoire adressé à R. de Cotte, accompagnant l'envoi du plan d'un 
terrain appartenant au comte de Hanau [III] (1211). 

Les dimensions du terrain appartenant actuellement au comte 
sont marquées, ainsi que celles des propriétés voisines dont on 
pourra l'agrandir, au besoin, pour construire l'hôtel projeté. 

Plans 1207. Plan d'une place appartenant au comte de Hanau en la ville de 
Strasbourg. — 1208. Autre plan idem avec projets. — 1209. Autre projet idem. 
— 12 10. Autre projet idem. 

564. Brouillon de mémoire de R. de Cotte accompagnant l'envoi de diffé- 
rents plans. De Paris, le 30 mars 1728 [III] (1211). 

Il explique minutieusement trois projets dont il a établi les des- 
sins sur les plans et mémoires envo) T és de Strasbourg, et parmi les- 
quels on choisira d'après le terrain dont on disposera. 

565. Lettre du comte de Hanau à R. de Cotte. De Bouxviller, le 1 er juil- 
let 1728 [III] (1211). 

Il a longtemps différé de lui écrire car il attendait le départ de 
l'abbé de Chavannes qui devait remporter les plans à Paris. Comme 
il y a difficulté à acquérir la maison voisine, il a choisi le plus petit 
projet. Il le trouve fort beau, mais y propose cependant quelques 
modifications dont il a fait faire des dessins qu'il envoie à de Cotte. 
Il prie celui-ci de les examiner et de lui dire son sentiment. L'abbé 
de Chavannes lui donnera des explications de vive voix. 

566. Lettre du comte de Hanau à R. de Cotte. De Philippsruhe, le 28 juin 
1729 [III] (1211). 

Il le remercie des plans et mémoires qu'il lui a envoyés, et, pour 
lui témoigner sa reconnaissance, il le prie d'accepter une cassette 
contenant quelques porcelaines de Saxe que lui présentera M. de 
Berckheim. Il a renoncé, pour l'instant, à bâtir un nouvel hôtel, en 



PROJET D HOTEL POUR LE COMTE DE HANAU I ) 3 

raison de l'issue peu favorable d'un procès dont le produit devait, 
dans son idée, subvenir aux frais. 

Notes. Ce n'est qu'une défaite pour refuser le plan de R. de Cotte et accepter 
celui de son élève, Le Chevalier, qui écrit à de Cotte (voy. pièce suivante) : 
« M. le comte de Hanau allait faire exécuter un plan que M. Perdigué, second 
ingénieur, lui avait fait; tous les seigneurs s'y sont charitablement opposés, et 
Mgr le Cardinal dit en pleine compagnie, et devant l'ingénieur, que ce plan n'avait 
ni rime, ni raison, que, si il le faisait exécuter, il y ferait descendre la police. Il eut 
en même temps la bonté, et M. le Maréchal, de me présenter à M. le Comte, 
pour lequel je vais faire bâtir, mais il ne s'est point encore déterminé sur le plan... » 
— Dussieux indique, dans les Artistes français à l'étranger, 3 e éd., p. 188, que de 
Cotte construisit un château pour le comte, dans le comté de Hanau. Il y a là une 
double erreur puisque i° de Cotte ne construisit pas le château, 2 qu'il devait 
être à Strasbourg. 

567. Lettre de Le Chevalier, architecte, à R. de Cotte. De Strasbourg, le 
28 octobre 1730 [III] (1258). 

Il rend compte à de Cotte, son maître, de sa conduite depuis son 
arrivée à Strasbourg. Le maréchal de Brou le protège et l'a présenté 
aux principaux de la ville. Le prince de Birckenfeld lui a com- 
mandé les plans d'un hôtel ; puis il a fait deux plans sur deux 
terrains différents pour M. le Presteur, (il s'agit de l'hôtel prétoral 
et du préteur royal) qui choisira. M. de Brou l'a conduit à Saverne 
auprès du cardinal de Rohan, qui lui a fait visiter son palais, et qui, 
à un second voyage, lui a fait voir un projet de R. de Cotte pour le 
pavillon des bains en lui demandant d'en modifier le plan. Le 
Chevalier l'a fait, mais il serait désolé que son maître, dont il sol- 
licite les observations, en prenne ombrage. Il étudie les plans de 
R. de Cotte pour le palais épiscopal afin d'être en état de les faire 
exécuter lors de la construction. Le comte de Hanau allait faire 
construire un château par le second ingénieur Perdigué ; mais le 
cardinal s'y est opposé, et a présenté Le Chevalier au comte, qui, 
d'ailleurs, n'a pas encore adopté de plan. L'archevêque de Vienne 
a donné à Le Chevalier l'ordre de faire un plan pour allonger, à ses 
frais, le chœur de la cathédrale. Malo Saussard lui a montré sur ce 
sujet un projet de R. de Cotte, mais il est inexécutable parce qu'on 
n'a pas envoyé à de Cotte les plans de l'église, pour l'établir. Il 



154 PALAIS EPISCOPAL DE STRASBOURG 

expose son propre projet, et termine en priant son maître de 
continuer à le protéger. — A la fin de la lettre, croquis du plan de 
Le Chevalier pour l'allongement du chœur. 

Note. M. de Brou, dont parle Le Chevalier, est sans doute le maréchal de 
Bourg (maréchal de France depuis 1724), dont il est question à plusieurs reprises 
dans la correspondance d'Alsace adressée à R. de Cotte. C'est ainsi que le grand 
doyen écrit le 9 avril 1728 (pièce n° 556) : « M. le maréchal de Bourg m'a 
chargé de vous faire mille et mille compliments. Il a voulu voir les plans que 

vous m'avez envoyés, et, comme vous savez que sa folie est d'être architecte » 

Sur le plan n° 1207, « Plan d'une place appartenant au comte de Hanau... », on lit : 
« Quay que Mgr le maréchal de Bourg a fait espérer à Mgr le Comte de l'obte- 
nir de la ville pour l'agrandissement de la maison. » 



Palais épiscopal de Strasbourg. 



568. Bordereau contenant l'indication de divers plans, élévations et 
mémoires concernant le palais épiscopal de Strasbourg [III j (1258). 

A la fin, on lit : « Monsieur de Cotte m'a donné à copier tous 
les dessins et devis cy-dessus expliqués. Ce jourd'huy 9 juillet 1 73 1 . 
Massol. » 

Plans 1214. Plan en masse de l'ancien palais épiscopal de Strasbourg avec le 
projet. — 121 5. Plan en grand du rez-de-chaussée dudit palais. — 1216. Plan du 
premier et second étage dudit palais. 

Notes. M. Seyboth écrit dans Strasbourg historique et pittoresque, 1899, in-folio, 
p. 571, à propos du palais épiscopal : « L'antique résidence de nos évêques qui, 
déjà au XVI e siècle, menaçait ruine, fut démolie en 1728. L'évêque Armand- 
Gaston de Rohan fit alors successivement l'acquisition d'un certain nombre de 
vieilles maisons sises à l'entour, déplaça à ses frais le pont Sainte-Madelaine, qui 
fut porté à plusieurs mètres en aval, et fit élever, sur le vaste quadrilatère ainsi 
déblayé, le somptueux palais... Armand-Gaston de Rohan avait succédé, en 1704, 
au prince Guillaume Egon de Fûrstenberg... Nous ne connaissons pas l'auteur des 
plans du palais épiscopal, mais nous savons que l'exécution de ces plans fut con- 
fiée à Massol, qui construisit également la mairie et la sacristie de la cathédrale. » 
Le palais fut achevé en 1741. — L'auteur des plans est bien R. de Cotte, comme 
e confirme un passage de la lettre précédente de Le Chevalier (pièce n° 567) : 
« Son Altesse m'a remis vos plans pour son palais épiscopal, lesquels j'étudie 
tous les jours, pour, lors de l'exécution, être en état de les faire et construire aussi 
parfaitement qu'ils le méritent. » — Massol semble avoir été un élève de R. de 
Cotte. On trouvera quelques renseignements sur lui dans Pitton, Strasbourg illus- 



PALAIS EPISCOPAL DE STRASBOURG I 5 5 

tre, 1855, in-folio, t.i .11 construisit la sacristie du grand chapitre à la cathédrale, 
en 1744, et, plus tard, exécuta les plans de Blondel pour l'hôtel de ville. Le Pro- 
tocole de la Chambre des Treize, année 1738, p. 65, 88, 92, 98, donne quelques ren- 
seignements sur ses travaux à Strasbourg.. On y lit, p. 65, que le cardinal de 
Rohan lui reconnaît infiniment plus de goût qu'aux architectes allemands. 

569. Lettre de Massol à R. de Cotte. De Strasbourg, le 26 novembre 1731 
[III] (1258). 

Il le met au courant des travaux de démolition et de reconstruc- 
tion du palais épiscopal. Toute la démolition est achevée. On peut 
commencer le corps de logis principal. Les décombres sont répan- 
dus dans la cour, pour en élever le niveau. Il a fallu rendre acces- 
sible le canal en face de l'évêché pour que les chalands à matériaux 
puissent y aborder. Massol a fait creuser un puits pour reconnaître 
la nature du terrain, et élever un hangar pour les tailleurs de pierre. 
Le marché du moellon et de la pierre de taille est conclu avec le 
sieur Ponse. On attend les soumissions des entrepreneurs de maçon- 
nerie. Seuls Saussard et Rondoin ont donné leurs prix. 

Note. Il n'est pas une seule fois question, dans ces lettres, de l'architecte Gourlade, 
primitivement choisi par le cardinal de Rohan pour diriger la construction de son 
palais. En 1727, Gourlade était pensionnaire de l'Académie de Rome, et Vleughels 
écrit, le 1 3 novembre : « M. le cardinal de Rohan ayant choisi le sieur de Gourlade, 
fils de son maître d'hôtel, qui est pensionnaire du Roy, pour conduire le palais 
qu'il va faire construire à Strasbourg sur les desseins de M. de Cotte, il m'a prié 
de demander son congé à Votre Grandeur. » (Correspondance des directeurs de F Aca- 
démie de France à Rome, t. VII, p. 380). 

570. Lettre de Malo Saussard à R. de Cotte. De Strasbourg, le 28 novembre 
1731 [III] (1258). 

Il le prie de lui continuer ses bontés. Il lui envoie un état des 
devis qu'il a donnés pour la construction de l'évêché, et lui demande 
de le soutenir auprès du cardinal, en expliquant qu'il faut une 
personne entendue, et non un simple maçon, pour ces constructions. 
Les prix qu'il indique peuvent sembler un peu élevés, mais l'archi- 
tecte a tenu à ce que l'entrepreneur se charge des échafaudages et 
des équipages, quoique ce ne soit pas la coutume. Néanmoins, si de 
Cotte le demande, il fera son possible pour réduire encore son 
devis. 



15e PALAIS ÉPISCOPAL DE STRASBOURG 

571. Devis de Malo Saussard pour les travaux de l'évêché de Strasbourg 
[III] (1258). 

On lit en tête : « Prix que j'ay donné pour Pévesché de Strasbourg, 
pour la main d'œuvre, en fournissant tous les équipages et les écha- 
faux nécessaires, suivant le devis qui m'a été fourni par l'architecte. » 

572. Lettre de Malo Saussard à R. de Gotte. De Strasbourg, le 
17 décembre 1731 [III] (1258). 

On lui oppose pour l'entreprise du palais épiscopal de Strasbourg, 
un concurrent qui propose des prix si bas qu'il est impossible de tra- 
vailler dans ces conditions. Au reste, cet entrepreneur est incapable 
de mener le travail à bonne fin. Comme on ne fera sans doute rien 
sans consulter de Cotte, Saussard lui demande sa protection et 
énumère ses titres : les conseils qu'il a donnés pour la démo- 
lition, ses travaux pour le doyenné, etc. Il était même inutile de faire 
venir un architecte : Saussard eût fort bien pu travailler directement 
sous les ordres de R. de Cotte ; aussi bien est-ce lui qui a dû ren- 
seigner l'architecte sur toutes les questions pratiques. 

573. Mémoire du prix des matériaux et de la main-d'œuvre des ouvrages 
de pierre de taille, maçonnerie, couverture, plâtre, charpente, menuise- 
rie, gros fers, serrurerie en la ville de Strasbourg [III] (1217). 

On dispose en Alsace de deux espèces de pierres, le grès rouge 
des Vosges et la pierre blanche de Vasselonne. Le prix de ces pierres 
est indiqué, ainsi que celui de la chaux, du sable, des briques, des 
carreaux, de l'ardoise, des solives de chêne, de sapin, des lattes, des 
planches de sapin, du gros fer, du petit fer, du plomb, des pavés. 
Vient ensuite le prix de la main-d'œuvre : i° les matériaux n'étant 
pas fournis par l'entrepreneur ; 2° les matériaux fournis par l'entre- 
preneur. 

2° Estimation des sept maisons voisines du palais épiscopal de Stras- 
bourg [III] (1217). 

La valeur des maisons est de 45.200 1. 



PALAIS EPISCOPAL DE STRASBOURG 1)7 

574. Détail d'un bâtiment et des prix des matériaux à Strasbourg [III] 
(1217). 

Une toise de maçonnerie vaut 48 1., 19s., une toise superficielle 
de voûte 23 1., 5 s., 4 d., une toise superficielle de murs en moel- 
lons de 1 pied d'épaisseur 7 l., 11 s., de deux pieds d'épaisseur 15 1., 

2 s., 6 d., de 3 pieds d'épaisseur 23 L, 2 s. D'autres prix de détail sont 
indiqués, tels que ceux de l'achat, du transport, de la taille des pierres 
de Soulz et de Vasselonne. Une toise de couverture en tuiles vaut 
6 1., une toise de carrelage 4 1., une toise de dalles de pierres de 

3 pouces d'épaisseur 16 L, une toise carrée de plafond, corniche en 
plâtre, 6 1., un cent de solives de chêne 190 1., un cent de solives de 
sapin 160 1. Le gros fer est à o L, 4 s., 6 d. la livre, et le plomb, à 
ol. 8 s. 

Note. Cette sorte de barème, relatif à la construction du palais épiscopal, fut 
sans doute envoyé à R. de Cotte, de Strasbourg, pour lui donner une indication 
des prix d'Alsace. 

575. Autre détail de prix ne comprenant que la main-d'œuvre [III] 
(1217). 

576. Note sur l'ardoise employée en Alsace [III] (1217). 

Elle se tire de Mayence et il y en a 3 tailles. On ne la vend ni à 
la pièce, ni au mille, mais à une mesure ayant environ 7 pieds, 4 
pouces de long, où on met les ardoises de champ, pressées en file. 
Cette mesure s'appelle un riss et contient 230 à 250 ardoises. Le 
riss de grandes ardoises coûte à la carrière 3 L, 12 s., 4 d., pour le 
transport jusqu'à Mayence o 1. 16 s., pour le transport de Mayence à 
Strasbourg 3 L, 12 s., 4 d. Le péage, avec passe-port, coûte o 1., 13 s., 

4 d., sans passe-port, 3 1. Cela met le riss, en argent d'Empire, à 
8 1., 14 s., et, en argent de France, à 10 L, 17 s., 6 d. Le mille d'ar- 
doises revient donc environ à 45 1., 6s., 8d. La livre de clous à 
ardoises coûte L, 11 s. 

577. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction du palais 
épiscopal, que S. A. S. Monseigneur le cardinal de Rohan désire faire 



I58 PALAIS ÉPISCOPAL DE STRASBOURG 

construire sur l'emplacement de l'ancien palais épiscopal de la ville de 
Strasbourg suivant les dessins qu'il en a réglés, faits par M. de Cotte... 
[III] (1217). 

Les bâtiments à construire et la qualité des matériaux sont décrits. 
L'énumération des travaux à exécuter est minutieusement faite à 
la fin des 48 articles, en regard desquels le prix est marqué. 

578. Brouillon de la fin du devis précédent [III] (1217). 

579. Devis des ouvrages de charpenterie pour la construction du palais 
épiscopal que S. A. S. Monseigneur le cardinal de Rohan désire faire à 
Strasbourg [III] (1217). 

Toutes les pièces de charpenterie sont énumérées. Les prix n'en 
sont pas indiqués. 

580. Brouillon de devis pour la construction du palais épiscopal de 
Strasbourg [III] (1217). 

La maçonnerie monte à 240.908 1., la charpenterie à 26.3201., 
la couverture à 11.665 1-, ^ e plomb à 21.000 1., le gros fer à 
15.000 1., le pavé à 2.533 1. Le total général est de 316.926 1. (?), 
sans y comprendre la menuiserie, la sculpture, la dorure, les glaces, 
impressions, vitres et marbres. 

581. Récapitulation des sommes à quoi montera le bâtiment du palais 
de Strasbourg [III] (1217). 

Les fondations, voûtes, etc., montent à 60.528 1. Le total géné- 
ral de la maçonnerie s'élève à 198.950 1., de la charpenterie à 
26.320 1., de la couverture à 11.665 1-, de la plomberie à 21.000 1., 
des gros fers, clous, pattes, etc., à 15.000 1., des pavés de la cour à 
2.533 1- Le total général est de 274.968 1. (?), sans y comprendre la 
menuiserie, les glaces, les tableaux, sculptures, dorures, marbres, 
vitres et impressions. 

582. Brouillon de la pièce précédente [III] (1217). 

Légères variantes dans le texte. — Le total est le même. 



CATHÉDRALE DE MONTAUBAN ACQUEDUCS D ITALIE 1 59 



PROVINCES — PIÈCE NON DATÉE 

Cathédrale de Montauban. 

583. Rapport de R. de Cotte sur le plan donné par l'architecte Dorbay 
pour l'église cathédrale de Montauban, dont la voûte s'est écroulée [V] 
(1766). 

L'ensemble du plan est bon. Il faut seulement y apporter de petites 
modifications. Les sacristies, par exemple, sont trop petites, et il fau- 
dra changer la forme du chœur et du grand autel pour pouvoir 
placer le nombre de stalles indispensables. Il sera nécessaire de démo- 
lir tous les arcs doubleaux et de les reconstruire moins élevés, 
sous peine de s'exposer à un nouvel écroulement. C'est, en effet, 
moins la mauvaise construction des piliers que la trop grande élé- 
vation de la voûte qui a provoqué sa chute. La voûte plus basse ne 
nuira d'ailleurs pas à l'harmonie de l'ensemble. Quant à la tour du 
clocher, si on l'achevait comme elle est commencée, elle s'écroule- 
rait, un de ses murs portant à faux. On peut remédier à cela en 
employant le même expédient qu'à l'église paroissiale de Versailles, 
et qu'indique de Cotte. 

Plans 1755 à 1765. Petit plan de la ville de Montauban avec plusieurs dessins 
pour la cathédrale. — 2607. Plan de l'église de Montauban. 



ÉTRANGER 

Acqueducs d'Italie. 

584. Dessins de la décharge du lac Fucino, dans la rivière de Gariglian... 
avec explications [Ms. 9447, p. 50J (1120). 

Mémoire sur les procédés employés par l'empereur Claudius 
pour décharger le lac Fucin : i° comment l'ouvrage a pu être 



l60 VOYAGE D'ITALIE 

tracé et conduit; 2° comment Claudius a pu mettre 30.000 hommes 

en même temps à l'ouvrage; 3 comment on est parvenu à faire 

passer les canaux sous terre, à les conduire en ligne droite et à 

leur donner la pente qui avait été résolue. Sur la dernière page, 

on lit : « Descharge du lac Fucino dans la rivière de Gariglian, 

avec le profil de la décharge des canaux sous terre. Reçu en avril 

1685. » Deux croquis à la main dans le texte, trois hors texte, 

deux gravures. 

Plan 1121. Dessin d'une partie de l'acqueduc sur le chemin d'Albane. 

Xote. Ce rapport a sans doute été demandé dans le but de fournir des indications 
soit pour l'acqueduc de Maintenon, soit pour un canal, soit pour les égouts de Paris. 

585. Traité des acqueducs de la ville de Rome, par Frontinus [Ms. 9447, 
p. 64 à 70 et 80 à 101] (1122). 

Sous le titre, on lit : « Receu le 9 avril 1685. » 

Note. Cette traduction n'a pas été imprimée. La première traduction française 
du traité sur les acqueducs de Frontin est celle de M. Rondelet, architecte, 1820, 
in-4 . Le traité des acqueducs de Frontin était intéressant pour les hommes de 
ce temps, préoccupés sans cesse de la disette d'eau où se trouvait Paris. Il fut 
un peu remédié à cette pauvreté au milieu du xvni e siècle, mais Bonamy n'en écrit 
pas moins, dans son Mémoire sur les acqueducs Je Paris, publié dans les Mémoires de 
l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XXX (1764), p. 750 : « Mais que cette 
abondance (des eaux de Paris) paraît médiocre, lorsqu'on la compare à cette 
magnificence romaine dont parle Pline, et dont on peut voir le détail dans le 
Traité des Acqueducs de Frontin qui présidait à la police des eaux de Rome sous 
l'empereur Trajan. » Bonamy donne ensuite l'analyse du Traité de Frontin. — Ce 
manuscrit est relié de telle façon, dans les papiers de R. de Cotte, qu'il est presque 
impossible de le lire. Après la page 12 est intercalée une partie de V Inventaire des 
tableaux du Roi de Paillet. Les douze premiers feuillets sont dans l'ordre normal, 
mais le feuillet 1 3 est placé à la fin du manuscrit, tandis qu'un feuillet non numé- 
roté, mais qui devrait porter le n° 55-56, vient à sa place. 

586. Abrégé de deux livres de Frontin sur les acqueducs de Rome 
[Ms. 9447, p. 57 à 63] (1123). 

Sous le titre on lit : a Receu le 9 avril 1684. » 

Voyage d'Italie. 

587. Journal du voyage de R. de Cotte en Italie; 1689-1690? [Ms. 14663 
et 14664] (1125-1126-1127). 



ACADÉMIE DE FRANCE A ROME iél 

Longues énumérations sans appréciations personnelles, des monu 1 
ments vus par de Cotte en Italie. 

Note. Le texte est rédigé de la main de R. de Cotte. Il forme, au Cabinet des 
Manuscrits, deux carnets. Le texte du premier, le n° 14663 des Ms. fr., de la page 1 
à la page 70, correspond au n° 1125 de l'ancien répertoire (Ye 36). Des notes 
détachées, matériaux pour la rédaction sans doute, ont été reliées à la suite, de la 
page 75 à la page 85 : elles formaient le n° 1126 de l'ancien répertoire (Ye 36). 
La fin du texte, accompagnée de notes et de souvenirs concernant le voyage, n° 
1128 de l'ancien répertoire (Ye 36), constitue le manuscrit n° 14664. 

588. Mémoire des tableaux qui sont dans la maison du chevalier Du 
Puy...., suivi d'un mémoire de Justiniani et d'un mémoire du palais Pales- 
trin [Ms. 9447, p. 210 à 213] (1177). 

Note. Cette pièce semble écrite de la main de R. de Cotte et se rattacher au 
voyage d'Italie. — Le chevalier Du Puy est le commandeur Cassino del Pozzo, 
un des premiers protecteurs du Poussin, qui possédait les Sept Sacrements du 
Maître. 



589. Mémoire de ce qu'il y a de plus remarquable à voir dans la ville de 
Gênes [III] (1176). 

Note. Cette pièce semble se rattacher au voyage d'Italie. 



Académie de France à Rome. 



590. État de l'Académie du roi à Rome, contenant tableaux, ouvrages 
de marbre et de plâtre, meubles qui sont dans lad. Académie, ce 12 juil- 
let, quand le sieur de La Teulière l'a quittée [Ms. 9447, p. 218-224] (1124). 

Note. Cet inventaire n'a pas été publié dans la Correspondance des directeurs de l' Aca- 
démie de France à Rome. Mais on lit, à son sujet, dans la lettre de Houasse à Man- 
sart du 12 juillet 1699 (Corresp., t. III, p. 2) : « Je suis arrivé à Rome le sept de ce 
mois. J'ay travaillé incessamment, selon votre ordre, avec M. de La Teulière, à 
l'inventaire et recollement des choses appartenant au roi et dépendantes de l'Aca- 
démie dont nous avons l'honneur de vous envoyer le contenu que nous avons 
signé. » 

591. État de l'Académie d'architecture, peinture, sculpture, entretenue 
par Sa Majesté à Rome [Ms 9447, p. 225-226] (1192). 

Inventaire de R. de Cotte. il 



lé2 ACADÉMIE DE FRANCE A ROME 

592. Mémoire pour éclaircir, avec le plan du palais de l'Académie royale 
de Rome, ce qu'on y peut meubler. 1726. [V] (2254). 

Les pièces décorées et celles qui ont besoin de l'être au palais 
Mancini sont indiquées. Description des pièces décorées et indica- 
tion de la distribution du palais. 

Plans 1182-1183. Plans du premier et second étage de l'Académie de Rome au 
crayon. — 2252-2253. Plans de l'Académie de France à Rome, rez-de-chaussée, 
premier, second et troisième étage. — 1184 à 1191. Dessins de glaces et profils 
des bordures de ladite académie. 

Notes. L'Académie de France à Rome avait été transférée, par bail signé le 
31 mai 1725, au palais Mancini. Vleughels, depuis qu'il était à Rome comme 
adjoint de Poerson( 1724), insistait pour ce déménagement (voy. Corresp. des direct, 
de VAc. de France à Rome, t. VII, année 1724 et 1725). Le déménagement obtenu, 
il demande la décoration de la demeure. Dans la Correspondance, il en parle pour 
la première fois le 19 juillet 1725. D'Antin lui répond le 22 août 1725. Les pour- 
parlers continuent dans les lettres du 8, du 15, du 25 novembre 1725. Parla lettre 
du 15, nous apprenons, par exemple, que Vleughels avait déjà envoyé au contrô- 
leur de La Motte un mémoire pour qu'il le communique à d'Antin. Voir encore les 
lettres des 17, 20 et 31 décembre. Enfin le 16 janvier 1726, Vleughels demande 
des tapisseries des Conquêtes du Roi, et le 7 février 1726, d'Antin répond qu'il 
verra s'il y en a, et qu'il en fera exécuter s'il n'y en a pas. ■ — Le Mémoire 
que -nous voyons ici avait été demandé par le duc d'Antin le 19 mai 1726 : «... il 
me faut un mémoire instructif de la destination de chaque pièce... pour que je 
juge plus sainement de la décoration qui convient. » Le plan auquel il se rapporte 
avait été exécuté par un pensionnaire du nom de Gourlade. Voy. sur de Gourlade 
la note de la pièce n° 569 {Corresp., t. VII, p. 252, note 1). 

593. Note du duc d'Antin à J. R. de Cotte, relative au palais Mancini. à 
Rome [V] (2254). 

Il lui envoie deux derniers plans du palais avec un mémoire 
explicatif de Vleughels : soit un total de quatre plans. Que de Cotte 
les réunisse en un seul, sur ses papiers ordinaires, avec des feuilles 
retombantes pour les étages, afin que l'on puisse tout voir d'un 
coup et « qu'il ne faille pas un mulet pour le porter ». 

Notes. Les plans étaient de Gourlade. D'Antin écrit à Vleughels, le 3 mars 1726 : 
« Puisque Gourlade s'entend à faire des plans, qu'il me fasse celui de tout votre 
palais par étages séparez et cottez... s'il n'a pas d'assez grand papier, qu'il le colle 
l'un au bout de l'autre pour que je voie le plan tout d'un coup d'ceil et sans 
embarras, auquel cas je jugerai bien plus sainement de l'espèce de tapisseries qui 
vous convient, tant pour la longueur que pour la hauteur. » 



ACADÉMIE DE FRANCE A ROME 1 63 

594. Mémoire des (mot illisible) de tapisserie qu'il faut pour meubler 
le premier appartement de l'Académie de Rome [V] (2254). 

Les dimensions des quatre pièces à décorer sont indiquées. 

595. Mémoire des tentures de tapisserie qui peuvent convenir dans les 
quatre pièces du premier appartement de l'Académie de Rome [V] (2254). 

Les tentures qui conviendraient sont : l'Histoire du Roi, les 
Arabesques de Raphaël, l'Histoire de Psyché par Raphaël, ou la 
tenture des Indes. L'emplacement possible de chaque pièce est 
indiqué. 

596. Ordre du duc d'Antin à J. R. de Cotte d'envoyer des tapisseries à 
l'Académie de France à Rome. De Versailles, le 2 août 1726 [V] (2254). 

Il enverra les six pièces de la tenture de l'Histoire du Roi en 
basse lisse (la prise de Dôle, la petite pièce de l'Entrevue, 
Douai, Dunkerque, la petite pièce de Marsin et la pièce des Gobe- 
lins). Il enverra également les huit pièces de basse lisse de la ten- 
ture des Indes (les Pêcheurs, le Cheval isabelle, l'Indien à 
cheval, le Chasseur, le Cheval rayé, les Taureaux, le Roi porté 
par deux Maures, le Combat des animaux, plus deux pièces répétées 
de la même tenture : le Chasseur et les Pêcheurs ; plus un dais de 
haute lisse complet et les parties qui sont de basse lisse, plus dix 
portières, cinq du char et cinq de Mars ; enfin quatre banquettes de la 
Savonnerie de 6 pieds \, douze de 4 pieds § et vingt-quatre tabourets. 

Note. Le 14 juillet 1726, d'Antin avait écrit à Vleughels : « Je vous enverrai 
douze banquettes et vingt-quatre tabourets de l'ouvrage de la Savonnerie. Vous 
connaissez l'excellence de cette manufacture. » Le 2 août, il écrit : « J'ay vu et 

examiné le plan du palais Manchini..., je l'ay fait voir à Messieurs de Cotte, je 

peux satisfaire en seureté l'envie que j'ay depuis longtemps de décorer l'Académie 
roiale... Je vous envoie donc tout tout ce qu'il faut pour meubler le grand appar- 
tement, et j'ose dire qu'il y a longtemps qu'on n'a fait un si bel envoi à Rome... » 
Suivent des indications sur l'emploi que Vleughels fera des tentures. 

597. Lettre de Michel Alexandre, marchand, à J.-R. de Cotte. De Lyon, 
le 10 septembre 1726 [V] (2254). 



164 ACADÉMIE DE FRAN'CE A ROME 

N'ayant pu voir de Cotte avant son départ de Paris, il lui 
annonce qu'il a trouvé, à son arrivée, les colis de la surintendance 
pour l'Académie de France à Rome bien conditionnés. Il va les 
faire charger pour Marseille, d'où ils prendront le prochain bâti- 
ment pour Rome. 

Note. Vleughels (Corresp., Lettre du 4 juillet 1726) écrit au sujet de ce Michel 
Alexandre : « Il y a un de mes amis à Paris, marchand français établi à Rome, 
qui se chargerait bien volontiers de la conduite de tout ce qu'[on] veut bien nous 
envoyer s'il était prêt dans le temps de son départ. Il se nomme M. Alexandre. » 
Voir aussi la lettre de d'Antin du 23 juillet 1726. 

598. Lettre de Michel Alexandre à J.-R. de Cotte. De Lyon, le 16 sep- 
tembre 1726 [V] (2254). 

A quoi a pensé la douane de Paris en affirmant que tous les 
droits des ballots étaient payés ? Au dernier bureau, on prétend 
qu'il faut payer pour la sortie du royaume, et les ballots restent en 
souffrance. Si de Cotte le juge à propos, Michel Alexandre payera, 
et Vleughels le remboursera. Mais, avant d'en parler même au duc 
d'Antin, il serait bon d'aller demander des explications à la douane 
de Paris. 

Note. Il y eut également des difficultés de douane à l'entrée des ballots à Rome. 
Voy. Lettres de Vleughels du 26 décembre 1726 et du 9 janvier 1727. 

599. Lettre de Michel Alexandre à J.-R. de Cotte. De Lyon, le 29 sep- 
tembre 1726 [V] (2254). 

Malgré la lettre de J.-R. de Cotte, le directeur des douanes 
s'obstine. Il vient de remettre la note à paver pour pouvoir dépas- 
ser Villeneuve. Comme cette note n'est pas très forte, M. Alexandre 
la fera payer et la joindra aux comptes d'embarquement et autres 
que Vleughels enverra à Paris, pour qu'on puisse, au besoin, se 
faire rembourser par les fermiers. 

600. Lettre de Vleughels à J.-R. de Cotte. De Rome, le 8 juillet 1728 , V] 
(2254). 

Il lui annonce l'arrivée de caisses de glaces dont une partie, au 
moins, celle qu'il a vérifiée est en bon état. Il ne déballera les 



ACADÉMIE DE FRANCE A ROME 165 

autres qu'une fois que les bordures seront dorées, de façon à les 
monter tout de suite, sans risque de les casser. Il accable ensuite 
de Cotte de compliments, de flatteries, et lui rappelle que c'est 
chez le duc d'Antin, où Crozat l'avait introduit, qu'il l'a vu pour la 
première fois. Le duc d'Antin doit faire envoyer un tapis de la 
Savonnerie. Qu'on veuille bien y joindre un buste du roi, en 
plâtre. On le fera exécuter en marbre, à Rome, par un sculpteur 
qui va venir. Il y a de l'agate à l'Académie et on pourra faire une 
gaine à peu de frais. 

Notes. On s'occupait déjà d'un tapis de la Savonnerie pour l'Académie en 1727 
Voy. Lettre du duc d'Antin du 4 avril 1727. Le 9 octobre 1727, Vleughels 
écrit : « Si j'osais lui dire (à Votre Grandeur) que si elle voulait joindre 
au tapis quelques glaces cela embellirait bien notre appartement. » D'Antin 
répond, le 26 octobre : « Quand on veut des glaces, on en envoyé les mesures ; 
aussi envovez les moi et mandez-moi en même temps où vous voulez les placer 
pour que je voie si elles y conviennent. » Et le 8 mai 1728, il écrit : « Vos ballots 
contenant glaces et bordures sont partis depuis trois jours. » 

601. Lettre de Vleughels à J.-R. de Cotte. Du 2 septembre 1728 [V] (2254). 

La décoration de l'Académie, que le duc d'Antin a entreprise, fait 
très grand honneur au roi en Italie. Vleughels remercie particuliè- 
rement de Cotte de la part qu'il a prise à l'expédition des meubles. 
Il lui envoie des mesures pour trois trumeaux. Il a trouvé à Rome 
un menuisier sculpteur français, très habile, pour faire les bordures 
des glaces. On gagnera ainsi du temps et de l'argent sur le trans- 
port. Il remercie de Cotte de ses compliments au sujet d'un tableau 
qu'il a envoyé à Gabriel. Il va s'efforcer de les mieux mériter encore 
dans une toile qu'il commence. Il y a de bons sujets à l'Académie, 
et Vleughels fait de son mieux pour les rendre meilleurs peintres 
que lui, et les renvoyer en France, habiles gens. 

Note. A propos du menuisier sculpteur dont il est question ici, Vleughels écrit 
dans sa lettre du 8 juillet 1728 (Corresp., t. VII, p. 437) : « Il ne faudrait ny 
envover parquet, ny bordure comme on a fait, car nous avons ici le père de ce 
petit Bernard qui a longtemps travaillé à Paris de sculpture en bois et qui est très 
habile. » 



l6é CHATEAU DE LA VÉNERIE, PRES TURIN 



Château de la Vénerie, près Turin. 

602. Lettre du comte de Sales à R. de Cotte [I] (48). 

Accompagnant l'envoi d'un devis de Michel-Ange Gavouet, rela- 
tif au château de la Vénerie, au duc de Savoie. Le comte de Sales 
répond à un mémoire que R. de Cotte, chargé de la transformation 
du château, avait remis au comte de Vernon, ambassadeur du duc 
en France. De Cotte demandait les plans exacts du château, des 
devis et des renseignements sur le personnel du duc que donne 
M. de Sales, avec son sentiment personnel sur divers détails. 

Plans 37 à 48. Plusieurs plans et élévations du château de la Vénerie. 

Notes. La fin de la lettre est écrite de la main du comte de Sales. On trouvera 
toute la bibliographie du château de la Vénerie dans Saint-Simon, édition Boislisle, 
t. I, p. 276, note 1, et t. XIII, p. 161, note 7, ainsi que dans la Correspondance des 
directeurs de F Académie de France à Rome, t. I, p. 41, note 1. — Le comte de Sales, 
qui écrit cette lettre, est sans doute Joseph, qui fut second marquis de Sales, né en 
1653, à la fois homme de guerre et administrateur, conseiller d'État du duc depuis 
1700, .son lieutenant général depuis 1703, son premier écuver et gentilhomme de 
sa Chambre, et qui mourra en 1707, au siège de Toulon. « Le comte de Vernon, 
qui avait été désigné pour le poste de France, dès 1698, était arrivé en juin 1699, 
avait fait son entrée le 17 janvier 1700, et avait eu son audience publique le 19. Il 
retourna en Savoie après la déclaration de guerre, en avril 1704, étant échangé 
contre l'ambassadeur Phelypeaux. Il était grand maître des cérémonies de Victor- 
Amédée, qui le renvoya encore en France, sous la Régence, en mai 1719. » (Saint- 
Simon, Mémoires, édit. Boislisle, t. VII, p. 225, note 4.) 

603. Devis du sieur Michel Angelo Gavouet, architecte et ingénieur du 
duc de Savoie, concernant la Vénerie que le duc a résolu d'agrandir et de 
décorer [I] (48). 

Travaux pour l'électeur de Cologne. 

604. Lettre de Joseph Clément, électeur de Cologne, à R. de Cotte. De 
Lille, le 13 août 1704 [I] (177). 

Il le remercie d'avoir examiné un mémoire concernant l'église 
qu'il veut faire construire à Bonn, et lui donne les indications qu'il 



TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 167 

a demandées. Il aura recours cà ses services pour la restauration du 
château et du jardin de Poppelsdorf. 

Plans 131. Plan des caves du château de Poppelsdorf, appartenant à l'électeur 
de Cologne. — 132-133. Plan du rez-de-chaussée et de l'attique dudit château. 
— 134. Partie du plan du même château (projet pour la chapelle). — 135. Coupe 
de la chapelle et des tribunes dudit château. — 135-136. Deux autres plans au 
crayon dudit château, avec des changements. 

Notes. Il s'agit de l'église Saint-Michel, qui ne fut commencée que vers la fin de 
la vie de l'électeur. (Voy. Renard, « DieBauten des Kurfûrsten Joseph Clemens uni 
Clemens August von Kôln », dans les Jahrbûcher des Vereins von Altertumsfreunden 
im Rheinland. Fascicule XCIX, Bonn 1896, p. 209.) On trouvera plus loin 
toute la suite de la correspondance de l'électeur avec de Cotte, relative au château 
de Poppelsdorf, dit Clemensruhe. Après avoir eu l'intention de le restaurer sim- 
plement, comme en témoigne cette lettre, l'électeur le fit reconstruire sur un plan 
emprunté à la Villa Rotonda de Palladio, dont Mansart s'était inspiré déjà à Marly. 
(Voy. Renard, op. cit., p. 110 et suiv.) Les travaux durèrent de 1715 à 1718. Il y 
avait près de cent ans que le château de Poppelsdorf et la forteresse de Godesberg, 
dont il sera question plus loin, étaient en ruine. — Toutes les premières lettres de 
l'électeur sont datées de France, car Joseph Clément avait été chassé de ses Etats 
par les coalisés en 1702, en raison de son alliance avec Louis XIV, et il ne put 
rentrer à Cologne qu'en 17 14, au traité de Rastadt. (Voy. Eunen, Der spanische 
Erbfolge Krieg uni Kurfûrst Joseph Clemens von Kôln, Iena, 185 1.) 

605. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Lille, le 1 er avril 1707 

[I] (177). 

Il lui annonce l'envoi de nouveaux plans pour qu'il les examine, 
et lui demande son sentiment sur l'ensemble des projets pour le 
château de Bonn. 

Plans 109. Plan du rez-de-chaussée du palais de Bonn, appartenant à l'électeur 
de Cologne. — 110. Plan du premier étage dudit palais. — ni. Autre plan du 
rez-de-chaussée dudit palais. — 112. Autre plan du premier étage dudit palais. 

— 11 5-1 16. Plans de la ville et du château de Bonn tel qu'il était avant qu'on 
l'eût fait à neuf. — 117. Plan en masse du projet du palais de Bonn en petit. — 
118-119. Plan en grand du premier étage dudit palais, avec explication de la dis- 
tribution par lettres alphabétiques. — 1 20-121. Plans et projets pour le palais de la 
ville de Bonn, à l'encre, sans être lavés. — 121 . Autre au crayon aussi pour le palais. 

— 122. Projet de jardin au crayon. — 126. Plan particulier de la galerie du palais 
de Bonn en grand et coté. — 127. Autre plan en grand d'une partie dudit palais 
aussi coté. — 128. Plan en grand du péristyle et du grand escalier dudit palais. 

— 129. Plan d'une partie dudit palais. — 130. Brouillon au vrai. — 147-148. Plan 
et coupe de la chapelle ancienne du palais de Bonn (avec une table de renvoi). — 



1 68 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 

149. Élévation du palais de Bonn, du côté du jardin. — 150. Élévation d'une des 
ailes dudit palais. — 151. Élévation dudit palais du côté de la cour. — 152. Autre 
élévation avec changements. — 153-154. Façade d'un des pavillons avec la coupe 
du corps de logis dudit palais. — 155. Élévation d'un des pavillons dudit palais. — 
156 à 159. Cinq différentes décorations des appartements dudit palais, au crayon, 
— 160 Plan de la chapelle dudit palais. — 161. Projet pour ladite chapelle, au 
crayon. — 162. Différentes décorations de cheminées pour les appartements dudit 
palais. — 163 à 171. Neuf feuilles de différentes décorations de menuiserie pour 
ledit palais. — 175. Profil du corps de logis du palais de Bonn. — 176. Autre 
profil idem. — Tous ces plans forment au Cabinet des Estampes le Recueil inti- 
tulé : Palais de Bonn (Ha 19). 

Notes. Quoique la reconstruction du château de Bonn ait été commencée dès 
1697, en conservant toutefois deux ailes du vieux château, ce n'est qu'en 1707 que 
nous voyons de Cotte entrer en scène. Jusque là, des architectes italiens avaient 
travaillé pour l'électeur. On trouvera sur eux des renseignements dans Renard, 
Die "Baulen der Kurfùrsten Joseph démens und Clemens August von Kohi , dans les 
Jahrbiïchcr des Vereins von Altertumsfreunden im Rheinîand, XCIX, Bonn, 1896. 

Cet ouvrage, d'ailleurs, étudie d'une façon très précise, et à l'aide des papiers 
que nous inventorions ici, les travaux de R. de Cotte pour l'électeur. L'auteur a 
connu, outre les pièces de la Bibliothèque nationale, quelques documents inédits 
se rapportant aux travaux de R. de Cotte à Bonn, et qu'il publie in extenso. Il nous 
semble bien, après les recherches que nous avons faites nous-mêmes, qu'il ne 
subsiste pas d'autres documents en Allemagne. 

606. Lettre de Joseph Clément à Robert de Cotte. De Valenciennes, le 
6 juin 1712 [I] {111). 

Il lui envoie le plan du château de Bonn, et un mémoire pour lui 
marquer ce qu'il souhaite comme décoration intérieure. Il le 
remercie de se charger de ce travail. 

Note. A Valenciennes, l'évêque vivait chez le marquis de Cernay. 

607. Renvoi du profil de la chapelle de S. A. S. l'électeur de Cologne à 
Bonn [I] (148). 

Note. Voy. pièce n° 605, plans 147-148. 

608. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. Du 13 juin 1713 [I] (177). 

Il lui demande quelques modifications à la décoration de la cha- 
pelle, le remplacement d'un Saint-Esprit par un Jéhovah, entre 
autres, et d'une arche par une crèche. Il le prie de l'aider toujours 
dans ses bâtiments, et lui annonce l'envoi du dessin général de son 
palais de Bonn. 



TRAVAUX POUR L ÉLECTEUR DE COLOGNE 169 

609. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 25 juin 
1713 [I] (116). 

Il lui annonce l'envoi du plan du château de Bonn et des projets 
d'agrandissement pour la ville. Il ne peut, pour le château, s'arrêter, 
comme il l'avait résolu, au plan primitif, dont il indique les défauts. 
Comme les murs de la ville doivent être rasés, on pourra agrandir 
le château de ce côté. Il explique différents projets qu'il envoie avec 
le plan. Que de Cotte lui dise celui qu'il préfère. Il énumère 
ensuite les pièces nécessaires à son appartement. En résumé, son 
dessein est de construire du côté du Rhin un nouveau palais joint 
au vieux par des galeries. Ce plan offre des inconvénients. En 
cas de guerre, il sera directement exposé aux canons de l'élec- 
teur palatin, auquel appartient l'autre rive du fleuve. En cas de 
crue, il sera exposé aux inondations. Que de Cotte se souvienne 
qu'il ne travaille pas pour Louis XIV mais pour un électeur, et 
qu'il ait plus égard au bon goût, à la commodité et à l'économie 
qu'à la magnificence. Il l'assure qu'il suivra les conseils qu'il lui a 
envoyés dans une lettre du 16 juin 1713, relativement à la chapelle, 
sauf pour l'autel qui serait ainsi trop semblable à ceux des luthé- 
riens. 

Note. Pour le plan dont parle l'électeur dans cette lettre, voy. pièce n° 605, 
plan 116. La plus grande partie de cette pièce a été publiée par Renard, op. cit., 
p. 231. 

610. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 16 juil- 
let 1713 [IJ (177). 

Il s'informe de la santé de l'architecte, malade depuis quelque 
temps, et lui envoie un plan exact du château de Bonn, avec expli- 
cation des renvois. Qu'il le fasse copier ainsi que les autres qu'il 
possède déjà, et qu'il en envoie un exemplaire, afin qu'on puisse 
plus aisément correspondre sur les « embellissements du dehors » 
et « la distribution du dedans ». 

611. Explication des environs du palais électoral de Bonn, tant dans la 
ville que dehors, comme il est à présent [I] (177). 



170 TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 

612. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes , le 
30 juillet 1713 [IJ (177). 

Il lui rappelle qu'il attend toujours son avis sur le dessin du 
palais de Bonn qu'il a envoyé. 

613. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. Du 7 mars 1714 [I] (177). 

Un des articles du prochain traité de paix lui permettra de ren- 
trer dans ses Etats. Il est temps de songer sérieusement à son palais 
et à l'agrandissement de la ville de Bonn. Il supplie de Cotte de lui 
donner, malgré toutes ses occupations pour le roi, au moins une 
idée pour le nouveau bâtiment qu'il veut construire, sans même 
entrer dans les détails. 

614. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 
23 mars 1714 [IJ (177). 

Dans une lettre du 15 mars, de Cotte lui a annoncé l'envoi de 
deux projets. Il craint, comme l'architecte parle d'une « idée d'une 
très grande étendue » qu'elle ne dépasse ses moyens. Il tâchera de 
la réaliser cependant. Comme, en attendant la construction du nou- 
veau palais, il va envoyer son architecte à Bonn pour aménager 
l'ancien, il demande un dessin général de l'emplacement qu'occu- 
peront les constructions, afin d'éviter des travaux inutiles. 

Note. Son architecte était peut-être encore Antonio Riva qui avait travaillé au 
palais avant de Cotte. 

615. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 8 avril 
1714 [I] (177). 

Il a reçu, le 25 mars, les deux projets de R. de Cotte. Us sont fort 
beaux, mais dépassent ses ressources. Il se contentera donc de faire 
exécuter la partie du plan où l'on pénètre dans la cour par une 
entrée circulaire. Tout le terrain prévu pour une grande cour et pour 
des galeries restera en jardin. Il demande à de Cotte des conseils 
pour une maison qu'il veut faire construire au bord du Rhin : le 
bas servira de douane, et le haut de maison de plaisance pour l'été. 



TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 171 

Il expose la distribution qu'il désire, et son projet de relier cette 
villa au vieux palais par une galerie. 
Note. Publié en partie par Renard, op. cit., p. 195-196. 

616. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 11 juin 
1714 [I] (177). 

Il fait différentes observations aux plans envoyés par de Cotte. 
Une des galeries, par exemple, est mal placée. Construite au con- 
traire comme il l'indique, elle donnerait sur un paysage magnifique, 
et laisserait la place de bâtir une petite ménagerie de basse-cour et 
un potager, où il pourrait, comme il l'aime, cultiver ses plantes 
et donner à manger aux poules. On gagnerait encore la place 
nécessaire à un chemin public. Quant à la grande galerie qui mène 
à la maison du Rhin, il souhaite qu'elle ait la même largeur que 
celle des Tuileries où sont les plans des villes et forteresses con- 
quises par le roi. Le rez-de-chaussée pourra servir aux écuries, et 
comme le terrain va en pente jusqu'au Rhin, et que la galerie doit 
rester à la hauteur de l'étage noble du palais, on pourra mettre 
dessous plusieurs étages dont il donne la destination et la disposi- 
tion. Il parle ensuite de la maison du Rhin. Il l'appellera la Douane, 
nom qu'elle porte depuis longtemps. Il n'y a guère d'année où 
quelque prince de l'Empire ne descende le Rhin. L'électeur était 
contraint jusqu'alors de les attendre dans son carrosse, ce qui 
était malcommode au possible. Il pourra maintenant les recevoir 
dans sa villa. Vient ensuite un mémoire des locaux nécessaires à 
l'écurie et à ses propres appartements. 

617. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 11 juil- 
let 1714 [I] (177). 

Il a reçu, le 6 juillet, le nouveau plan de R. de Cotte pour le 
palais. Il le trouve fort beau et s'efforcera de le faire exécuter le 
mieux possible. Soixante ouvriers travaillent déjà au jardin en ter- 
rasse; dès qu'il sera élevé, on commencera les écuries. Les jeux 
d'eaux semblent trop rares dans le jardin, mais ce sont des choses 



l~J2 TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 

qu'on ne peut régler que par la suite. Il fera faire une petite modi- 
fication à l'orientation du théâtre, mais trop minime pour en 
importuner de Cotte. Il attend les nouveaux plans promis par l'ar- 
chitecte. 

618. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Valenciennes, le 15 août 
1714 [I] (177). 

Les nouveaux plans envoyés par de Cotte, le 3 août, sont excel- 
lents. La seule objection, c'est qu'on ne peut passer de la grande 
salle de la maison du Rhin dans la galerie conduisant au château 
qu'en traversant les appartements intimes. Il faudra remédier à cet 
inconvénient en transportant les appartements au deuxième étage, à la 
place prévue pour les appartements des chanoines de Cologne venant 
faire leur cour, très insuffisants d'ailleurs : ces appartements ne se 
composent que d'une pièce, et les chanoines sont de très gros sei- 
gneurs. Suivent quelques indications sur la distribution des écuries et 
annexes, et quelques modifications au plan de R. de Cotte pour ces 
bâtiments. On travaille toujours au jardin en terrasse. L'électeur 
viendra bientôt à Paris. Il emmènera l'architecte chargé de la direc- 
tion générale des travaux. De Cotte lui donnera des indications de 
vive voix. 

619. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Paris, le 21 novembre 
1714 [I] (177). 

Il lui envoie un paquet (de plans sans doute) qu'on croyait per- 
du, et qui était resté au bureau des carrosses de Valenciennes. Il le 
prie d'examiner les remarques qu'il a faites, et de lui donner son 
avis à leur sujet. 

620. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Paris, le 21 novembre 
1714 [I] (177). 

Il a reçu les deux élévations des façades du palais : celle qui donne 
sur la cour est parfaite ; au contraire, celle du jardin a besoin 
de quelques modifications dans la partie centrale. Il prie de Cotte 
de lui envoyer le grand plan du potager et de la basse-cour. C'est 



TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 173 

là qu'on travaille pour l'instant, et, sans le plan, les ouvriers com- 
mettraient des erreurs. 

621. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Paris, le 24 novembre 
1714 [I] (177). 

Il lui demande de dessiner, en grand, un fragment d'élévation de 
la façade pour servir de modèle aux ouvriers, et lui envoie le plan 
noble pour une modification de détail. Que de Cotte choisisse d'ha- 
biles serruriers, plafonneurs, plombiers, doreurs, menuisiers, et 
qu'il indique les prix. 

622. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Paris, le 18 décembre 
1714 [I] (177). 

Avant son retour à Bonn qui est imminent, que de Cotte veuille 
bien lui rectifier les plans du château. Il demande en particulier des 
modifications à l'escalier, au vestibule, à l'appartement noble, à la 
salle des gardes surtout, qui doit être ample et majestueuse, car 
c'est là qu'il accomplit ses fonctions officielles. 

623. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Paris, le 22 décembre 
1714 [I] (177). 

Il le remercie de ses dessins, et le prie de passer chez lui, ou de 
lui envoyer son fils, pour prendre note de quelques observations 
relatives au plan de l'escalier. 

Note. Un fragment de cette lettre a été publié par Dussieux, Les Artistes fran- 
çais à l'étranger, 3 e édition, p. 180. 

624. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Liège, le 24 janvier 1715 

[I] (177). 

Malgré toutes ses affaires, il n'oublie pas son palais. La saison va 
permettre d'y travailler de nouveau ; mais son maître-maçon est 
mort, et la direction de ses bâtiments désorganisée. Il prie de Cotte 
de lui envoyer au plus tôt le sculpteur dont il lui a parlé, puisqu'il 
s'entend aussi en architecture, et pourrait remplir les fonctions. 



174 TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 

Notes. Il s'agit de Benoît de Fortier que de Cotte envoya en février 171 5. De 
Fortier ne s'entendit pas avec l'électeur et partit en juillet 171 6. (Voy. sur lui Lance, 
Dictionnaire des Architectes français, I, 270, et Bauchal, ici., p. 224.) — Si Joseph 
Clément séjourne ainsi à Liège, d'où il écrit plusieurs fois à R. de Cotte, c'est que 
l'électeur de Cologne était de droit évêque de Liège. 

625. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Liège, le 15 février 1715 

[I] (177). 

Il le remercie d'envoyer Benoît de Fortier auquel son résident 
de Waldor indiquera ses conditions. Comme il veut avant tout 
faire travailler à l'aménagement de l'ancien château, il demande un 
sculpteur, un menuisier, un doreur, un serrurier, un plombier. 
On ne commencera qu'à l'été une partie des fondations des bâti- 
ments nouveaux. 

626. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 28 février 1715 

[I] (177). 

Sur les lieux il s'est rendu compte que plusieurs parties des plans 
étaient inutiles et mal comprises. Ainsi la cour, qu'on avait arrondie 
pour l'agrandir, est assez grande pour demeurer carrée. On évitera, 
en la conservant, la démolition des vieux bâtiments. Il faudra seu- 
lement transporter l'entrée principale du côté de la porte de Stock. 
Pour indiquer à de Cotte cette transformation, il lui enverra un 
plan. Le plus pressé, pour l'instant, c'est que de Cotte lui expédie un 
modèle des serrures sur lequel il puisse faire exécuter toutes celles 
dont il aura besoin. Il donne la dimension des portes et le détail du 
fonctionnement qu'il désire aux serrures. Il redemande les ouvriers 
serruriers, doreurs, etc. 

627. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 21 mars 1715 

[I] (177). 

Le projet de la nouvelle entrée n'est pas encore terminé. Aussi- 
tôt qu'il sera prêt, de Cotte le recevra. Qu'il envoie au plus tôt le 
modèle des serrures. 

628. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 25 mars 1715. 

[Il (177). 



•> r 



TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE I75 

Le plan de la nouvelle entrée n'est pas encore terminé. Avec le 
printemps l'électeur voudrait faire travailler à ses maisons de cam- 
pagne de Poppelsdorf, de Brûhl, de Godesberg. Il prie de Cotte de 
lui envoyer des esquisses pour qu'on puisse profiter du beau temps. 
Il a ouvert à Bonn une nouvelle rue, la rue de Lille. Il désire 
que toutes les maisons en soient construites sur le même modèle, 
et demande à R. de Cotte des plans à ce sujet. 

Plans 11 3-1 14. Deux plans de la ville et château de Brùhl. — 125. Plan d'un 
château de Brùhl avec forteresses. — 172. Plan du château de Brùhl. — 137-138. 
Plan et projet d'un petit château à Godesberg. 

Note. Le château de Brùhl qui avait été brûlé en 1688, ne fut construit que sous 
le successeur de Joseph Clément, Clément Auguste par Schlaun de 1725 à 1728, 
dans le stvle roccoco. C'est maintenant un château royal. Est-ce de Cotte qui 
donna les plans à Schlaun comme le dit Dussieux? (Artistes français à l'étranger, 
3 e édit., p. 180). Le château de Godesberg ne fut pas construit non plus sous 
Joseph Clément. Pour les notes sur Poppelsdorf, voy. plus haut pièce n° 604. 

629. Lettre de Passerat à R. de Cotte. De Bonn, le 25 mars 1715 [I] 
(177). 

L'électeur lui ayant donné une des maisons de la nouvelle rue 
de Lille, il prie de Cotte de lui envoyer un plan pour la distribution, 
et lui indique les pièces qu'il désire. 

Note. Passerat était secrétaire de l'électeur, comme l'indique la lettre de l'archi- 
tecte Hauberat du 17 décembre 1716 (pièce n° 658). 

630. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 25 avril 1715 

[I] (177). 

Il a choisi le dessin de façade où il y a trois croisées. Il remercie 
de Cotte de ses plans pour Godesberg, mais il le prie de lui envoyer 
surtout ceux de Poppelsdorf et de Brùhl. Il ne peut rien commen- 
cer avant de les avoir. Benoit de Fortier lève correctement les plans 
du château de Bonn pour les envoyer à de Cotte. Toutes les 
mesures données jusqu'alors étaient fausses. 

631. Lettre de Joseph Cle'ment à R. de Cotte. De Bonn, le 24 mai 1715 

[I] (177). 



I76 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 

De Cotte a dû recevoir les projets pour Brûhl. Il a reçu lui-même 
les plans de Poppelsdorf. Ils sont fort beaux, mais il faudra les modi- 
fier un peu, dans le détail : il a fallu transformer presque complète- 
ment les plans du château de Bonn lui-même, les chanoines ayant 
absolument refusé de vendre un morceau de terrain indispensable. 
Benoît de Fortier termine les dessins qu'on expédiera à de Cotte. 

632. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 25 mai 1715 

[I] (177). 

Désormais on ne se servira, dans les mesures, que du pied de 
France, pour éviter toute erreur. Que de Cotte veuille bien confé- 
rer avec Vivien au sujet des peintures du salon et de la galerie. 

Note. Joseph Vivien était le peintre favori de l'électeur. Il avait peint son portrait 
en 1707. Il ne semble pas qu'il soit venu dans l'électorat avant 17 19. C'est à 
Bonn qu'il mourut en 1735. 

633. Lettre de Joseph Clément à Joseph Vivien, peintre. De Bonn, le 
25 mai 1715 [I] (177). 

Il se présente des peintres italiens pour décorer la galerie et le 
salon du palais de Bonn : mais ils ne plaisent pas à l'électeur. Que 
Vivien confère avec de Cotte au sujet de cette décoration, et, si pos- 
sible, en donne l'esquisse. Dans la galerie, Joseph Clément voudrait 
le portrait de l'empereur et des sept électeurs qu'on symboliserait 
d'autre part, au plafond, par les sept planètes. 

634. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 23 août 1715 

[I] (177). 

Il lui envoie enfin le plan du rez-de-chaussée et le plan noble du 
palais de Bonn avec la façade du côté du jardin, modifiée par suite 
de l'obstination des chanoines. Modification heureuse en somme, 
puisque, dans la nouvelle combinaison, la voie de Poppelsdorf sera 
plus belle. Il expose les modifications, les difficultés qu'elles entraî- 
neront dans la continuation des travaux, et les meilleures solutions 
possibles. Comme on ne va guère travailler pendant l'hiver, de 



TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE Ijj 

Cotte aura le loisir d'envoyer des dessins de façades. Il y a dans celle 
du jardin une erreur qu'il prie l'architecte de rectifier, puis il l'en- 
tretient du plan intérieur de la chapelle. 

635. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 1 er septembre 
1715 [I] (177). 

Il lui envoie le profil de la chapelle pour qu'il puisse lui donner 
des avis à ce sujet, et lui expédie en même temps un plan pour 
Poppelsdorf : celui de R. de Cotte était vraiment trop important. 
L'électeur n'emmène jamais que peu de monde à Poppelsdorf. Il 
demande à l'architecte d'examiner ce nouveau plan, quoique les 
travaux soient déjà commencés. Il a fait conclure un forfait avec les 
entrepreneurs, de façon à aller plus vite. Que de Cotte lui écrive 
dorénavant à Munich. Il part pour la Bavière. 

Note. Une partie de cette lettre a été publiée par Renard, op. cit., p. 206. 

636. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Munich, le 1 er octobre 
1715 [I] (177). 

Il accuse réception d'une lettre, et prie encore de Cotte d'écrire 
directement à Munich. 

637. Lettre de Benoît de Fortier à R. de Cotte. De Bonn, le 21 octobre 
1715 [I] (177). 

Il n'a pu encore lui écrire, comme il l'avait promis, parce que l'élec- 
teur a toujours voulu se charger lui-même des lettres. Il ne peut d'ail- 
leurs donner aucune indication précise, l'électeur changeant sans 
cesse d'avis, faisant même commencer des travaux avant l'achèvement 
des plans, avant, par conséquent, qu'on ait pu les soumettre à de Cotte. 
Il espère pouvoir mieux exposer les projets de l'électeur dans le 
courant de l'hiver. Pour l'instant il est surchargé de besogne, Joseph 
Clément lui ayant laissé la direction complète des bâtiments à son 
départ pour Munich. Il envoie à de Cotte les plans du palais et les 
projets des jardins, et lui donne quelques indications techniques. 

Inventaire de R. de Coite. 12 



178 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 

Qu'il veuille bien donner, sans tarder, son avis sur les plans de 
Poppelsdorf, auquel on travaille toujours. 

Note. Cette lettre a été analysée et commentée par Dussieux, Les Artistes français 
à Vètranger, 3 e édit., p. 181-182. 

638. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Dinkelspill, le 
30 novembre 1715 [I] (177). 

Il n'a pas reçu les élévations et profils du Buen Retiro qu'il avait 
prié l'architecte de lui expédier à Munich. Comme ils sont indis- 
pensables à la continuation du travail, que de Cotte les lui envoie 
à Bonn où il retourne. 

Plans 123-124. Deux plans du Buen Retiro du palais de Bonn, l'un à l'encre, 
l'autre au crayon. 

Note. Le Buen Retiro est le corps de logis gauche du château, comme l'explique 
l'électeur dans sa lettre du 23 août 171 5 (pièce n° 634). 

639. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte, De Bonn, le... décembre 
1715 [I] (177). 

Il approuve les corrections apportées par de Cotte aux plans de 
Poppelsdorf. Pour la chapelle, seulement, il désire \m autel central, 
sur les quatre côtés duquel quatre prêtres puissent officier, et qui 
soit surmonté d'un berceau où l'on placera une statue du Christ 
jardinier et de la Madeleine. Sur les quatre faces, on mettra des 
allégories des Quatre Saisons représentées par des saints et des 
attributs. La chapelle tout entière doit former comme un jardin. 

640. Note concernant la chapelle de Poppelsdorf [IJ (177). 

L'électeur ayant établi à Poppelsdorf une confrérie de jardiniers 
dont les membres doivent porter quatre fois par an des fleurs à la 
chapelle, il désire que celle-ci soit dans le goût d'un jardin. Il y 
aura, dans les ornements de l'autel et dans l'amortissement, de petites 
consoles pour poser les fleurs. Les offrandes des jardiniers auront 
lieu à quatre fêtes déterminées qu'il faudra symboliser par quatre 
bas-reliefs allégoriques sur le piédestal de l'autel. Les quatre faces de 
la chapelle devront être décorées, en réponse, d'attributs appropriés. 



i l 



TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 1J<) 

641. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le... janvier 1716 

[I] (177). 

Il fait ses observations sur les plans de R. de Cotte concernant 
les fortifications, le jardin, le potager, l'écoulement du canal de 
Poppelsdorf, l'emploi du terrain entre le jardin du palais et le Rhin 
où il met quelques communs et la grande écurie. Benoît de Fortier 
a dessiné des plans pour le pavillon de la Douane ; l'électeur en 
indique le détail à de Cotte. La place qui reste à remplir sur le plan 
est destinée à une église de la confrérie de Saint-Michel. Les plans 
donnés pour elle par de Fortier ne plaisent pas à l'électeur qui 
indique à de Cotte comment il la désirerait. Il lui annonce aussi 
Tenvoi de plans de Poppelsdorf. 

642. Renvoi des plans du palais épiscopal de Bonn [I] (177). 
Note. Ce renvoi se rapporte aux plans 109-110. Voy. pièce n° 605. 

643. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 25 février 1716 

[I] (177). 

Il attend les plans annoncés par de Cotte le 10 février; il désire 
que l'oratoire de la confrérie de Saint-Michel soit simple, et donne 
quelques détails sur les travaux en cours. L'Assemblée de ses États 
va se réunir et doit voter les fonds nécessaires à ses bâtiments. Aussi 
presse-t-il les travaux pour qu'on puisse voir un peu plus que les 
fondations. L'esquisse de Vernansal pour le plafond de la grande 
galerie lui plaît. Il souhaiterait fort que le peintre l'exécutât lui- 
même; que de Cotte lui demande s'il voudrait venir à Bonn et 
quelles seraient ses conditions. 

Notes. Voy. Lettres du 25 mai 1715, pièces n°= 632-633. C'est Vernansal 
qu'avaient choisi Vivien et de Cotte pour exécuter le projet de l'électeur. 

644. Explication de l'esquisse envoyée par Vernansal pour la décora- 
tion de la grande galerie du palais de Bonn [I] (177). 

645 Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 4 avril 1716 [IJ 

(177). 

Il lui réclame le plan de l'enceinte de la ville qui doit border le 
jardin, et lui annonce l'achèvement de la façade du palais jusqu'au 



l80 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 

rez-de-chaussée ; aussi attend-il avec impatience les plans de cette 
façade. 

646. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 18 avril 1716 

[I] (177). 

Il insiste pour avoir le plus tôt possible les plans des fortifica- 
tions de la ville derrière le jardin du palais. S'ils n'arrivent pas, les 
ouvriers ne pourront pas travailler. 

647. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 5 mai 1716 [I] 

(177). 

Il a reçu tous les plans ; on les exécutera exactement, à la réserve 
de ceux des fortifications au bout du jardin. L'esquisse de Vernansal 
lui plaît de plus en plus. Il craint qu'elle ne donne pas tout son 
effet dans la galerie et songe à la faire exécuter dans le grand salon 
du bout. Mais il redoute que le fréquent éclairage aux bougies ne 
gâte la peinture. Qu'en pense de Cotte ? En attendant, l'électeur 
envoie 1700 1. à Vernansal pour prix de son travail. Si cela ne 
suffit pas, le comte de Saint-Maurice, son représentant, donnera le 
surplus. 

648. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 23 mai 1716 

[I] (177). 

On va commencer la grande galerie reliant le palais au Rhin. Que 
de Cotte veuille bien en envoyer le plan sans tarder. L'électeur lui 
expédie les plans de Poppelsdorf avec explication des renvois et 
quelques réflexions sur les dessins du jardin. 

649. Renvois du dessin général du palais de Poppelsdorf [I] (177). 

650. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 27 juin 1716 

[I] (177). 

Il n'a pas eu le temps d'examiner attentivement les plans 
envoyés par de Cotte. Il est étonné et inquiet de n'avoir pas encore 
reçu le modèle d'autel en cire expédié depuis longtemps. Il remercie 



TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE l8l 

de Cotte de l'envoi d'un nouvel architecte qui , ayant toujours 
travaillé sous ses ordres, ne pourra que donner toute satisfaction. 

Note. Rien dans les lettres de l'électeur n'indique la cause du départ de Benoît 
de Fortier. Il est assez vraisemblable que celui-ci s'en alla de son propre gré. Dans 
la lettre qu'il écrit à de Cotte, le 21 octobre 171 5 (pièce n° 637), il semble déjà 
mécontent de son sort. 

651. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 18 juillet 1716 

[I] (177). 

Il annonce à de Cotte l'arrivée de l'architecte Hauberat. 

Note. Hauberat est le remplaçant de Benoît de Fortier. L'électeur le nomma, 
en 1721, intendant de ses Bâtiments et conseiller de la cour des Finances (Dussieux, 
Artistes français à l'étranger, 3e édit., p. 182). Il épousa la fille d'un conseiller de 
l'électeur nommé Steinmann, et habita à Bonn la maison de son beau-père, dans 
la Burgstrasse. Il quitta Bonn après la mort de l'électeur, en 1723. Le seul travail 
que l'on connaisse de lui, après cette date, est le palais du prince de La Tour et 
Taxis, dont les plans avaient été donnés par de Cotte en 1727. On trouve la preuve 
de la part prise par Hauberat à cette construction aux archives de La Tour et Taxis, à 
Regensbourg, et aux Archives de Dùsseldorf, où l'on conserve (Amt Bonn, Schlôsser- 
Garten, n° 2, vol. II) une lettre d'un stucateur de Dùsseldorf ( 1748) contant 
qu'Hauberat confia à des stucateurs de Bonn les travaux du château commencé en 
1730. Les archives de Regensbourg possèdent des lettres d'Hauberat, écrites de 
1730 à 1742, soit de Francfort, soit de Manheim. — Peut-être l'architecte a-t-il été 
employé aux grandes constructions de Manheim du xvme siècle. Dans les textes 
d'archives allemandes, il prend les noms les plus bizarres : délie Opère, dell'Opera, 
de Obra, ou Obéra, Dobra ou Aubra (Voy. Renard, op. cit., p. 224). 

652. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Liège, le 7 septembre 
1716 [I] (177). 

Il lui communique les modifications apportées par Hauberat au 
plan du château de Bonn et le prie de lui donner son avis sur un 
certain nombre de points dont il lui envoie le mémoire. 

Note. Ce mémoire ne se trouve pas dans les papiers de R. de Cotte. 

653. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Liège, le 25 septembre 
1716 [I] (177). 

De Cotte, dans sa lettre du 14 septembre, a demandé un certain 
nombre de dessins ; l'électeur expédie immédiatement ceux qu'il a 



l82 TRAVAUX POUR L ÉLECTEUR DE COLOGNE 

emportés à Liège; Hauberat enverra les autres. L'électeur proteste 
que le présent qu'il a envoyé à de Cotte ne vaut pas les remercie- 
ments de l'architecte. 

654. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 20 octobre 
1716 [I] (177). 

ïl ne s'occupe plus des détails de la construction puisqu'Haube- 
rat correspond directement avec de Cotte à ce sujet. On suivra, 
autant que possible, les plans de R. de Cotte pour l'escalier et les 
pièces. Malheureusement on ne peut relever les planchers du grand 
appartement qui sont trop bas. L'électeur se plaint des fautes com- 
mises par Hauberat. Il sera temps d'exécuter plus tard les change- 
ments proposés par de Cotte, si c'est nécessaire. Le modèle en cire 
de l'autel de Poppelsdorf est enfin arrivé, assez mal en point. On 
l'a réparé ; il sera exécuté en stuc. 

655. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte De Bonn, le 23 octobre 
1716 [I] (177). 

Il a grand besoin des conseils de l'architecte, en particulier pour le 
Buen Retire Les fautes commises par Benoît de Fortier ont com- 
promis la solidité des murs qui se fendent. Hauberat croit que les 
murs de refend consolideront le tout, mais on ne saurait prendre 
trop de précautions. L'électeur n'est pas content, non plus, de la 
colonnade d'entrée du palais. Hauberat consultera de Cotte à ce sujet. 

656. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 27 novembre 
1716 [I] (177). 

Comme le plancher de la galerie du château est trop bas, le beau 
projet de R. de Cotte pour la décoration n'est pas réalisable. On se 
contentera de quelques ornements de stuc, sans peintures. Les por- 
traits des électeurs, qui devaient décorer les trumeaux entre les 
fenêtres, seront remplacés par des glaces, en face desquelles on pla- 
cera, de l'autre côté, des bahuts portant des porcelaines et des sta- 
tues. Que de Cotte envoie un projet pour cette décoration. 



TRAVAUX POUR L ÉLECTEUR DE COLOGNE 183 

657. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 7 décembre 1716 [IJ (177). 

Le frère de M. de Kempis portera à Paris les plans demandés par 
R. de Cotte. Ils ont déjà coûté beaucoup de travail. De Fortier y a 
travaillé, puis Mollet, qui a conçu une terrasse qu'on remplacerait 
avec avantage par deux rampes : de Cotte s'en convaincra sur les 
plans. Par le premier ordinaire Hauberat indiquera à de Cotte l'état 
des travaux, et lui donnera les mesures des cheminées que l'électeur 
veut commander à Paris. Il a l'intention de les faire venir par eau, 
via Rouen, la Hollande et le Rhin. 

Note. Si Mollet dont il est ici question est un des membres de la famille des 
architectes des jardins royaux, dont on suit la vie depuis le xvi e siècle , c'est 
Armand-Claude Mollet, membre de l'Académie d'architecture en 1699, ou son fils 
André-Armand, membre de l'Académie en 1718, ou Charles, fils de Claude, et 
maître des jardins du Louvre en 1692. 

658. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 17 décembre 1716. [I] 
(177). 

Il lui envoie les plans de la galerie du palais de Bonn, et lui fait 
savoir que les arrière-voussures projetées aux fenêtres sont pos- 
sibles. Il le prie de faire exécuter les cheminées de marbre à Paris ; 
celle de la salle d'audience sera décorée d'argent : c'est la coutume 
en Allemagne d'avoir une chambre dont la décoration soit en 
argent. Comme la fabrication des ornements coûterait fort cher à 
Paris, de Cotte pourrait envoyer des modèles qu'on exécuterait à 
Francfort ou à Mayence. Qu'il commande également deux commodes 
ornées de bronzes, qui seront vernies comme les lambris. On fera 
la menuiserie en Allemagne. La cheminée du Cabinet des glaces 
est du dessin d'Oppenord. Hauberat envoie encore le plan de la cha- 
pelle avec les modifications proposées par l'électeur. La mauvaise 
saison a arrêté les travaux extérieurs; au contraire, l'activité est 
grande à l'intérieur : Hauberat indique l'état des travaux. 

659 Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 27 décembre 1716 [IJ 
(177). 

Il lui envoie le projet des rues et places à bâtir aux environs du 
château de Bonn. La décoration des maisons est telle qu'on ne 



184 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 

puisse les confondre avec le palais. Il lui signale, entre autres, un 
projet de maison pour un ministre, et lui indique les terrains qu'il 
conviendrait que l'électeur achetât. Il le consulte enfin sur l'empla- 
cement et la disposition d'un réservoir destiné à amener l'eau 
potable au château, et lui fait ses souhaits de bonne année. 

660. Lettre d'Hauberat à R de Cotte. De Bonn, le 21 janvier 1717 [I] 

(177). 

Il lui annonce l'envoi de plans du grand appartement. L'électeur 
a longtemps hésité entre deux projets de galeries envoyés par de 
Cotte. Il donne ensuite des détails sur la décoration intérieure, 
cheminées, tables, commodes, des différentes pièces de réception. 
De Cotte lui ayant demandé comment on construit à Bonn, il lui 
donne le détail technique du travail. 

661. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 10 février 1717 [I] 
(177). 

Il lui envoie le plan du bâtiment des cuisines, qui doit faire pen- 
dant au Buen Retiro, et dont les corniches ne se raccordent pas à la 
grande galerie à laquelle il est contigu. Il lui propose les modifica- 
tions nécessaires. L'électeur prie de Cotte de lui envoyer quatre 
poignées de tiroirs de bronze doré pour un bureau. Hauberat entre- 
tient ensuite de Cotte du réservoir dont il lui a déjà parlé. 

662. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 1 er mars 1717 [I] 

(177). 

L'électeur est enchanté des plans de maisons particulières et de la 
maison du chancelier envoyés par de Cotte. Hauberat désirerait au 
plus vite ceux de la tribune de la chapelle. On travaille au jardin 
de Poppelsdorf. Avec le printemps la maçonnerie va être reprise. On 
critique l'étroitesse de la porte d'entrée, mais il serait très difficile 
de la changer. On va se remettre aussi à la maçonnerie du palais de 
Bonn. L'électeur désire que l'on commence le bâtiment des cuisines, 
et que le Buen Retiro soit sous toit cette année. Le sculpteur Rous- 



TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 185 

seau est arrivé. Il a remis à Hauberat la recommandation de R. de 
Cotte. On s'efforcera de l'employer; mais ce sera difficile pour l'ins- 
tant ; rien n'est prêt. 

Note. Le sculpteur Rousseau (peut-être Bousseau) était, dit Dussieux (op. cit., 
p. 183), occupé à Bonn en 1717. Il exécuta chez le comte de Saint-Maurice un 
fronton et huit consoles sous un grand balcon. L'électeur l'employa aussi à sculpter 
des frises de plafonds. 

663. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 9 mars 1717 

[I] (177). 

Il le remercie des plans de la rue qu'on doit ouvrir en face du 
palais et l'accable de compliments. 

Note. Cette lettre a été publiée par Dussieux, op. cit., p. 120-12 1. 

664. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 18 mars 1717 [I] (177). 

Il a reçu les modifications apportées au Buen Retiro par de Cotte. 
Il l'entretient de différents détails de la décoration intérieure du 
château de Bonn et de la maison de Poppelsdorf où l'on travaille 
aux voûtes des caves. La construction du château avance lentement. 
Hauberat indique l'état exact des travaux. 

665. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 23 mars 1717 [I] (177). 

Il l'entretient de la décoration intérieure dont il lui envoie des des- 
sins. L'électeur possède à Bruxelles sept tapisseries, trop grandes et 
d'un sujet trop désagréable, (elles représentent les péchés capitaux 
sous figures de monstres), pour être accrochées au château. Il vou- 
drait s'en débarrasser, mais sans qu'on sache que c'est lui qui les 
vend. Avant de les expédier à Paris, Hauberat a conseillé d'en faire 
exécuter une esquisse et de l'envoyer à de Cotte avec les dimen- 
sions exactes, pour qu'il juge si on doit les faire venir. L'élec- 
teur attend toujours le dessin de la tribune de la chapelle. 

666. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 20 avril 1717 [I] (177). 

Il a reçu le plan du bout de la galerie du palais de Bonn et a 
remis à l'électeur, qui le fera payer, le mémoire des ouvriers de 



l86 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 

Paris. Il entretient de Cotte des détails de la décoration intérieure, 
et des meilleurs moyens de faire expédier les objets exécutés à 
Paris. Le dessin de la tribune plaît à l'électeur qui désire seulement 
le couronner par un bonnet électoral. On prépare les esquisses des 
tapisseries de Bruxelles pour les envoyer. Au château, on travaille 
pour l'instant à l'Orangerie, à l'appartement de l'électeur, qui pourra 
sans doute l'occuper l'hiver prochain, et à la décoration intérieure. A 
Poppelsdorf, on en est encore à la grosse construction. Le sculpteur 
Rousseau est occupé par le comte de Saint-Maurice, et Hauberat 
s'efforcera, dans la suite, de lui trouver du travail. 

667. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 11 juin 1717 

[I] (177). 

Il s'excuse de lui écrire moins souvent, mais Hauberat le tient 
au courant. L'intérieur du palais est fort avancé. La bibliothèque 
est prête à être vernie, mais on ne peut s'y mettre tant que la che- 
minée ne sera pas posée. Que de Cotte veuille bien lui envoyer 
cette cheminée au plus tôt, et en donner le prix, qui servira d'in- 
dication pour toutes les autres cheminées du château. 

668. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 10 août 1717 [I] (177). 

L'électeur a ordonné 2.000 écus pour les ouvriers de Paris : il en 
faudra déduire le change. Au Buen Retiro on travaille toujours aux 
murs. Au château on n'avance pas, faute d'argent; à peine s'occupe- 
t-on un peu de la décoration intérieure. Hauberat énumère les 
ouvriers qui sont sous ses ordres, tous dirigés par des Français. 
Poppelsdorf avance lentement. Le sculpteur Rousseau travaille tou- 
jours pour le comte de Saint-Maurice; est content de son séjour 
à Bonn. Hauberat tiendra de Cotte au courant de la guerre de 
Hongrie et des nouvelles dignes d'intérêt. 

669. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 26 août 1717 [I] (177). 

Il lui envoie 5.357 1. 8 s. en deux lettres de change. Un courrier 
de Bavière, arrivé la veille, annonce la défaite complète des Turcs. 



TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 187 

Hauberat indique l'état des différentes constructions et décorations, 
qui n'avancent guère. L'électeur doit se rendre à Liège la semaine 
suivante. 

Note. La défaite des Turcs, dont parle Hauberat, est celle du 16 août 1717 
devant Belgrade qui se rendit aux Impériaux le 18. 

670. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 28 août 1717 

[I] (177). 

Il a tardé à lui répondre parce qu'il voulait lui envoyer en même 
temps un acompte à distribuer aux ouvriers qui travaillent pour 
lui. Ses finances sont tellement dérangées qu'il a eu du mal à 
réunir les 2.000 écus qu'il expédie. Que de Cotte lui envoie les 
ouvrages de Paris aussitôt terminés, surtout la cheminée de la 
bibliothèque. 

671. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 16 octobre 

1717 [IJ (177). 

Il le remercie d'avoir expédié les deux cheminées dont il avait 
besoin, et d'avoir distribué les acomptes aux ouvriers. De Cotte a 
proposé Ballin pour les ornements en argent de la cheminée de la 
salle d'audience. Ballin est un artiste accompli, mais il est si cher 
que l'électeur préfère faire exécuter le travail en Allemagne, où on 
invente mal, mais où on exécute bien. Que de Cotte envoie sim- 
plement les modèles en cire qu'il a fait préparer. 

672. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 16 octobre 1717 [I] 

(177). 

Les cheminées et les bronzes sont arrivés à bon port. Un mar- 
brier assez entendu les montera. Au Buen Retiro, on continue à 
poser la corniche, et on va commencer les combles. On se met aux 
fondations du bâtiment des cuisines. A Poppelsdorf, la voûte de la 
galerie circulaire est terminée et on travaille aux cuisines. Il ne reste 
plus à construire que le pavillon d'entrée et celui de la chapelle. 
L'électeur a commandé, pour sa petite chambre à coucher, des 
glaces à une manufacture de Francfort. 



1 88 TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGXE 

673. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 30 octobre 1717 
[I] (177). 

Le Buen Retiro est presque sous toit. Il est temps de songer à 
sa décoration intérieure. Elle doit rappeler qu'on est dans un lieu 
de retraite, mais ne doit emprunter ses sujets ni à l'amour, ni 
à la religion. Les appartements de feu le dauphin à Meudon 
sont un bon modèle. Ne pourrait-on charger Claude Audran du 
travail, et, pour éviter les frais de transport, lui demander des 
esquisses qu'exécuterait La Roque, le peintre de l'électeur ? Au pla- 
fond de la grande galerie on pourrait mettre les arts libéraux qui 
conviennent au repos. L'électeur désire, comme le lui a proposé de 
Cotte, un cabinet tout en glaces et un cabinet de porcelaines. L'an- 
tichambre sera boisée, avec quelques portraits. Un cabinet, près du 
jardin, sera tout décoré de fleurs, etc. 

Note. Cette lettre a été publiée en partie par Renard, op. cit., p. 234. 

674. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn le 21 novembre 1717 

[I] (177). 

Il lui envoie le plan coté du Buen Retiro avec toutes les expli- 
cations relatives à la distribution et à la décoration. Il ne peut 
encore indiquer le prix payé au voiturier pour le transport des deux 
cheminées de marbre. Il n'est pas réglé, et M. de Kempis, qui pour- 
rait l'indiquer, n'est pas à Bonn. 

675. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 4 décembre 
1717 [I] (177). 

Il lui rappelle que dans une lettre précédente il lui a demandé les 
dessins de la décoration du Buen Retiro. Le grand escalier du palais 
pourra être magnifique, l'électeur de Bavière faisant cadeau de tout 
le marbre nécessaire. Quelle économie si on pouvait obtenir ainsi 
tous les autres marbres du palais ! Les finances de l'électeur sont 
mal en point. Ses États, pour le punir de son alliance avec 
Louis XIV, lui refusent des subsides. Si de Cotte pouvait, sans le 



TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE 1 89 

compromettre, prier d'Antin de faire passer au compte du roi tous 
les travaux exécutés à Paris pour Bonn, quel service il lui rendrait! 
Et ce serait si peu de chose pour le roi. 

Note. Publiée en partie par Renard, op. cit., p. 167. Aux Archives de Munich 
(Fùrsten-Sachen-Spezialia F. 667) se trouve une pièce intitulée Die von Kur- 
baiem \ur Kurkolnischen Residen^ nocher Bonn geliefert marmorsteinische Stiegen und 
deren Abfùhrung, 1718-1729. 

676. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 22 décembre 1717 

[I] (177). 

Après des souhaits de bonne année, il lui annonce qu'il va faire 
payer le voiturier qui a transporté les cheminées de Paris à Metz, et 
il indique le prix du transport. L'électeur a promis des acomptes pour 
les ouvriers de Paris. Hauberat indique ensuite l'état des travaux 
du château, du Buen Retiro, de Poppelsdorl. 

677. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 29 décembre 
1717 [I] (177). 

Il le remercie de son activité à travailler à la décoration du Buen 
Retiro. Il est désolé que la combinaison entrevue avec d'Antin 
n'ait pu aboutir : l'argent manque toujours. Que de Cotte s'en- 
tende avec Hauberat pour expédier le plus économiquement, et le 
plus vite possible, les tables de marbre, les ornements de bronze 
doré et les commodes, prêts à partir de Paris. 

678. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 9 mars 1718 [I] (177). 

Il n'a pas écrit de tout l'hiver parce qu'on a peu travaillé. Il va 
mettre les maçons au pavillon des cuisines dont il indique l'état 
d'avancement. Les doreurs ont travaillé tout l'hiver et n'ont pas 
encore fini. L'électeur promet sans cesse des acomptes pour les 
ouvriers de Paris : le voiturier de Metz, même, n'est pas encore 
payé. Pour l'instant, Hauberat s'occupe des jardins de Poppelsdorf. 
L'électeur va partir pour Liège. 



I9O TRAVAUX POUR l'ÈLECTEUR DE COLOGNE 

679. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 16 mars 1718 

[I] (177). 

Il le prie de hâter l'expédition des cheminées de la chambre d'au- 
dience et du cabinet de Bavière : ces pièces sont en état. Le prince 
électoral de Bavière et le duc Ferdinand, son neveu, doivent venir à 
Bonn, après Pâques. L'électeur voudrait les loger convenablement. 
Il s'efforcera d'envoyer à de Cotte un peu d'argent pour les ouvriers. 

680. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 16 mars 1718 [I] (177). 

Il le presse encore d'envoyer les cheminées demandées dans la lettre 
précédente. L'électeur désire un nouveau dessin pour l'escalier qui 
descend des appartements de Poppelsdorf au parterre. Hauberat, 
qui l'a exécuté, le soumet à de Cotte pour avoir son sentiment. 

681. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 4 juillet 1718 [I] (177). 

Il s'efforce d'obtenir de l'électeur le payement des cheminées de 
marbre et du voiturier de Metz, mais sans résultats. Le sculpteur 
Rousseau a remis en état les cires de la cheminée de la chambre 
d'audience, et un orfèvre du pays s'est parfaitement tiré de la 
fonte. Hauberat indique l'état des différents travaux de construc- 
tion et de décoration du palais, du Buen Retiro et de Poppelsdorf. 

682. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 1 er août 1718 [I] (177). 

En raison des difficultés d'exécution, l'électeur a décidé de sup- 
primer le canal qui devait rejoindre le palais à Poppelsdorf, et de le 
remplacer par une allée. Cela nécessitera quelques modifications 
dans la distribution des appartements de Poppelsdorf, dans l'em- 
placement de la cbambre à coucher, par exemple ; mais la dépense 
sera beaucoup moindre. L'électeur attend toujours de l'argent pour 
payer le voiturier de Metz et les ouvriers. Hauberat le presse à ce 
sujet. Il indique l'état des travaux. Un courrier de l'empereur vient 
d'annoncer la paix avec les Turcs : on ne sait pas les conditions. 

Note. Le traité concluant la paix avec les Turcs est le traité de Passarowitz 
(21 juillet 1718). 



) I 



TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE I9I 

683. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 29 août 1718 [I] (177). 

Il espérait toujours pouvoir envoyer de l'argent à de Cotte ; c'est 
pour cela qu'il a tardé à lui écrire : mais l'électeur promet toujours 
et ne donne rien. Que de Cotte retienne à Paris les objets termi- 
nés ; peut-être la nécessité décidera-t-elle Joseph Clément à payer. 
Hauberat indique ensuite l'état des travaux. De Cotte a demandé 
des nouvelles de Rousseau ? Hauberat s'efforcera de ne jamais le 
laisser sans travail. 

684. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 14 novembre 1718 [I] 

(177). 

S'il est resté si longtemps sans écrire, c'est qu'il était honteux de 
promettre sans cesse de l'argent au nom de l'électeur, et de n'en 
envoyer jamais; Joseph Clément lui a encore promis, le jour même, 
un acompte pour la fin du mois. Il indique l'état des travaux. Il 
espère pouvoir venir à Paris l'hiver suivant, et annonce la grave 
maladie du comte de Saint-Maurice. 

685. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 20 février 1719 [I] (177). 

Le peintre Joseph Vivien lui a remis la lettre de R. de Cotte. Il 
a beau faire, il n'obtient pas d'argent pour les ouvriers de Paris. 
Les tableaux envoyés depuis longtemps à l'électeur par Vivien, 
via Metz, ne sont pas encore arrivés. On a envoyé un courrier à 
leur recherche. Hauberat indique ensuite l'état des travaux. Il 
emploie le sculpteur Rousseau, qui serait capable de bien faire, 
mais qui aime un peu trop s'amuser. 

686. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 28 février 1719 

[I] (177). 

Vivien lui a remis la lettre de R. de Cotte. Vivien est un artiste de 
grande valeur, et les compliments que lui décerne de Cotte sont 
légitimes. Ne pourrait-on pas lui faire obtenir un appartement aux 
Gobelins ? 

Note. Joseph Vivien touchait, à ce moment, 200 1. par an du roi pour son loge- 
ment, car on n'avait pas trouvé d'appartement pour lui dans les palais royaux. 



192 TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 

687. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 27 mars 1719 [I] (177). 

Il lui envoie 6.000 1., en trois lettres de change, pour le paiement 
des ouvriers. Le comte de Saint-Maurice lui a promis le surplus 
pour la semaine suivante. On peut donc envoyer les objets restant 
à Paris. De Cotte voudra bien y joindre un mémoire de ce qui est 
encore dû. L'électeur est parti pour Liège. Hauberat indique l'état des 
travaux. Le prince Philippe de Bavière est mort au moment de son 
élection aux évêchés de Munster et de Paderbon. On s'efforce de 
faire élire à sa place le prince Clément. — Au dos, divers brouil- 
lons de répartition des 6. 000 1. expédiées par Hauberat où l'on 
trouve, entre autres, les noms de Boulle, Raon, Desjardins, Marteau, 
Dechamp, Doyen, voiturier. De la main de R. de Cotte. 

688. Brouillon de comptes relatifs aux travaux que R. de Cotte a fait 
exécuter jusqu'en 1719 pour l'électeur de Cologne [I] (177). 

Le dernier paiement est du 20 mai 17 19. 

689. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 27 avril 1719 [I] (177). 

Il a reçu la lettre de R. de Cotte annonçant l'envoi de vingt- 
neuf caisses. Il va écrire à la direction des voitures de Metz qu'on 
ne s'inquiète pas du paiement que de Cotte fera au sieur Doyen, 
à Paris. Il envoie une lettre de change de 5.000 1. Le comte de 
Saint-Maurice a promis de parfaire bientôt le solde des sommes 
dues, et dont de Cotte doit toujours envoyer l'état. L'électeur est 
encore à Liège. Le comte de Saint-Maurice est toujours malade. 
Les travaux avancent lentement. 

690. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 29 juin 1719 [I] 

(177). 

Hauberat a dû lui écrire que les derniers marbres, bronzes et 
commodes destinés au palais de Bonn sont arrivés en bon état. On 
payera bientôt le solde des sommes dues. Que de Cotte veuille 
bien continuer son concours à la direction des bâtiments de l'élec- 
teur. 



TRAVAUX POUR L'ÉLECTEUR DE COLOGNE I93 

691. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 4 janvier 1720 

[I] (177). 

Après des souhaits de bonne année, il le prie de se charger de 
l'exécution de six lustres pour sa chambre à coucher : quatre sym- 
boliseront les Saisons, les deux autres le Soleil et la Lune. De 
Cotte recevra bientôt un plan des nouveaux embellissements qu'on 
exécute au château. La passion de l'électeur pour les bâtiments est 
toujours très grande, mais il n'a pas d'argent. 

692. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 1 er février 1720 

[I] (177). 

Il le remercie de se charger des lustres de sa chambre. Hauberat 
lui enverra les profils de la décoration pour que ces lustres puissent 
être dessinés dans le même goût. 

693. Lettre de Joseph Clément à R. de Cotte. De Bonn, le 18 juillet 1720 

[I] (177). 

Un grand débat passionne la cour de Bonn au sujet de l'Orange- 
rie du château. Celle-ci est placée de telle façon que le vent du midi, 
très violent, y renverse parfois les arbres dont quelques-uns sont 
fort rares. Les jardiniers et une partie de la cour proposent de la 
transporter sur la terrasse de la grande façade du château. Mais 
Hauberat et l'autre partie de la cour assurent que cela défigurerait 
l'ensemble, et conseillent de construire simplement un corps de 
bâtiment, ou un péristyle, pour la garantir du vent. Mais, dans ce 
cas, la façade du Buen Retiro du côté de Poppelsdorf devient 
inutile. L'électeur ne sait à quel parti se résoudre : il demande con- 
seil à de Cotte. 

694. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 22 juillet 1720 [I] (177) 

Il n'a pas écrit depuis longtemps parce qu'il ne se passe rien de 
remarquable à Bonn : on travaille très lentement. L'électeur a 
mangé la veille, pour la première fois, dans sa grande salle à manger. 
Quoique inachevée, elle est fort belle. Ne voyant pas venir les 

Inventaire de R. de Colle. T ? 



194 TRAVAUX POUR L ELECTEUR DE COLOGNE 

quelques marbres qu'il avait demandés à de Cotte pour la petite 
chapelle, il a pris ceux du pays, et il a fait exécuter un dessin très 
simple, les ouvriers étant malhabiles. L'électeur fait dessiner deux 
petits parterres sur la terrasse. Hauberat entretient enfin de Cotte 
de la question de l'Orangerie. 

695. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 12 août 1720 [I] (177). 

Il s'excuse de n'avoir pas encore envoyé le plan demandé par de 
Cotte, mais sa lettre a suivi l'électeur. Il envoie le plan général du 
palais, avec une boussole pour indiquer nettement la position de 
l'Orangerie. Il insiste de nouveau sur la solution qu'il propose 
pour protéger celle-ci contre le vent. On travaille toujours fort len- 
tement. On pose les colonnes au vestibule du grand escalier; on 
établit la terrasse et les parterres. Si, comme Hauberat l'espère, de 
Cotte l'autorise à venir à Paris dans le courant de l'hiver, pour voir 
son père malade, il le mettra au courant des travaux. 

696. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 21 octobre 1720 [I] (177). 

L'électeur est tout à fait décidé à déplacer l'Orangerie ; les 
frais ne seront pas considérables : on la portera devant la face du 
Buen Retiro parallèle au château. Elle sera, de la sorte, très exposée 
au soleil. Hauberat indique l'état des travaux. Il espère toujours 
que de Cotte ne l'empêchera pas de venir à Paris dans le courant 
de l'hiver, vers le milieu de décembre. Il prendra ses mesures pour 
que les travaux ne souffrent pas de son absence. 

697. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 14 avril 1721 [I] (177). 

Il lui envoie le plan du terrain où l'électeur désire une grotte. 
Les bras de bronze doré envoyés par Vassé ne sont pas arrivés. Il 
transmettra à de Cotte le jugement de l'électeur à leur sujet. Il 
indique l'état des travaux. L'électeur doit aller à Bruhl pour voir 
son neveu, le prince Clément. Quoique atteint de la goutte, 
Joseph Clément a fait ses dévotions pendant la Semaine Sainte. 



MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 1 9 5 

Il vient de nommer Hauberat conseiller de la Chambre des 
Finances et intendant de ses Bâtiments. 

Note. Antoine-François Vassé père, sculpteur décorateur, 1683-1736, fut agréé 
à l'Académie en 1723, mais ne devint jamais académicien. 

698. Lettre d'Hauberat à R. de Cotte. De Bonn, le 8 décembre 1721 [I] 
(177). 

S'il n'a pas écrit pendant longtemps, c'est qu'on n'a rien fait 
d'intéressant à Bonn. On ne s'occupe guère que de la décoration. 
On n'a touché ni au grand escalier, ni à la salle des Gardes. 
Poppelsdorf n'est pas encore complètement couvert. Cette maison 
ne sera pas finie de sitôt. Quant au modèle de grotte dessiné par 
de Cotte, qu'il veuille bien le faire expédier à Liège. 

699. Mémoire, sans date, pour R. de Cotte, concernant la distribution et 
la décoration intérieure du palais de Bonn [I] (177). 

700. Explication des lettres marquées dans le plan du deuxième étage, 
ou plan noble, où est l'appartement de l'électeur, en son palais de Bonn, 
du côté du jardin, accompagnée d'indications sur la décoration intérieure 
et de quelques observations [Recueil Palais de Bonn : Ha 19] (119). 



Madrid : Palais Royal et Buen Retiro. 

701. Explication du palais du roi à Madrid, suivie d'une explication de 
la coupe des appartements du palais [III] (1019). 

Plans et gravure 987. Vue de la façade du château de Madrid gravée par le 
sieur de Feu. — 988-989. Plan d'une partie dudit château en grand, lavé. — 990. 
Autre partie du plan dudit château. — 991. Dessins de cheminées pour l'appar- 
tement du roi d'Espagne. — 992 à 995. Quatre dessins de façade de l'appartement 
du roi d'Espagne. 

Notes. Cette « explication » est la légende des plans 988-989. On ne sait pas 
la date exacte à laquelle R. de Cotte commença à s'occuper des constructions de 
Madrid, mais il semble bien que ce soit vers 1712. — Les papiers relatifs aux travaux 
de l'architecte en Espagne ont été mis, très heureusement, à contribution par Dus- 
sieux, Artistes français à l'étranger, 3 e édition, p. 119 et suiv., et p. 365 et suiv. Le 
palais de Madrid, dont il est ici question, n'est pas le palais actuel, qui ne fut com- 
mencé qu'en 1738, sur les plans de Giovanni Battista Sachettî. 



I96 MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 

702. Lettre de l'architecte Carlier à R. de Cotte [III] (1019). 

La princesse des Ursins voulant faire exécuter le Cabinet des 
Furies, au palais de Madrid, sur les plans de R. de Cotte, Carlier 
prie l'architecte de résoudre une difficulté au sujet de l'enfilade des 
pièces que contrarie la forme de ce cabinet. Il lui propose différentes 
solutions. Le plan adopté et les dimensions fixées, la princesse fera 
venir les glaces et le parquet de Paris. Il n'y a, dans le pays, ni bois 
de chêne, ni bois de charme; on ne se sert que de noyer et de 
sapin pour la sculpture, les charpentes, etc. L'usage du pays n'est 
pas de boiser les pièces, mais de les garnir de briques peu cuites 
qu'on arrose pendant les chaleurs. La plupart des beaux apparte- 
ments sont pavés mi-partie en briques, mi-partie en carreaux de 
faïence : cela est fort laid, la résistance des matières n'étant pas 
égale. On pourrait employer le marbre, dont les carrières sont à 
trente lieues à peine ; mais personne n'y songe. Carlier se plaint 
des difficultés qu'il rencontre... 

Notes. La fin de la lettre manque. Aucun plan, dans les papiers de R. de Cotte, 
ne se rapporte au Cabinet des Furies. — Carlier est, sans nul doute, l'architecte qui 
avait eu, en 171 1, des difficultés avec l'évêque de Châlons pour lequel il travail- 
lait (Voy. lettre du 25 mai 1711, pièce n° 412). C'est de Cotte qui l'envoie en 
Espagne, où il est chargé des travaux d'une partie du palais de Madrid et du Buen 
Retire II était médiocre et suffisant, comme l'indique toute cette correspondance. 
En 1 71 5 , il ne travaillait plus pour Philippe V. Dussieux (op. cit., p. 365, note 3) 
indique qu'on le retrouve à Madrid, sous Ferdinand VI, construisant le couvent 
des religieuses de l'ordre de Saint-François de Sales, fondé par la reine Maria 
Barbara. 

703. Lettre de la princesse des Ursins à R. de Cotte. De Madrid, le 
27 juin 1712 [III] (1019). 

Le duc d'Antin communiquera à de Cotte, pour qu'il les examine, 
les dessins que la princesse a fait composer pour les cheminées de 
l'appartement de la reine. Carlier les exécutera. On est content de 
ses services. Il vient de perdre sa femme et doit élever six enfants. 
La princesse a écrit en sa faveur à M rae de Maintenon et au duc 
d'Antin. Que de Cotte le protège aussi. La cour partira dans vingt 
jours pour le Buen Retira. On se mettra au travail dès la réception 



MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 197 

des réponses de R. de Cotte et du duc d'Antin. Il faudra se hâter 
pour que Leurs Majestés puissent habiter les pièces à leur retour. 

Notes. Cette lettre a été publiée par Geffroy, Lettres inédites de la princesse des 
Ursins, 1859, in-8, p. 417, et par Dussieux, op. cit., p. 120. En 1712, la princesse 
des Ursins était à l'apogée de sa puissance. Il est intéressant de noter que, parmi 
toutes ses occupations, elle avait encore du temps à consacrer aux arts qu'elle 
aimait. Comme M me de Maintenon lui avait écrit, un jour, que l'état des finances 
empêchait Louis XIV de faire construire selon ses goûts, elle répondit, le 
11 décembre 1706 : « Il est bien beau au Roi de se priver presque du seul plaisir 

qui lui reste Je comprends cela mieux qu'un autre, car je ne trouve guère 

d'occupation plus agréable que l'ajustement des maisons. J'ai fait faire dans ce 
palais-ci des bagatelles qui n'ont pas laissé de rendre les appartements du Roi et 
de la Reine commodes, qui ont fort peu coûté, et qui ont occupé des heures dans 
la journée que j'aurais passées ailleurs avec plus d'ennui. .. » (Geffroy, op. cit., p. 270.) 

704. Lettre de la princesse des Ursins à R. de Cotte. De Madrid, le 
18 de'cembre 1712 [III] (1019). 

Elle n'a pas répondu à sa dernière lettre parce qu'elle se trouvait 
aux eaux de Bagnères où les médecins interdisent aux malades de 
lire et d'écrire. A son retour, elle a trouvé des plans de Carlier 
pour les jardins du Buen Retiro. Leurs Majestés les ont approuvés. 
Elles prient cependant le duc d'Antin de les montrer à Louis XIV. 
Que de Cotte envoie aussi son sentiment. 

Plans 996. Plan général du palais du Buen Retiro appartenant au roi d'Espagne. 
— 997. Autre plan dudit palais. — 998. Autre plan idem. — 999. Autre plan 
idem. — 1000. Autre plan général dudit palais avec projet en masse. — 1001. 
Plan dudit palais, tel qu'il était avant les projets. — 1002. Profil du terrain. — 
1003. Plan général du premier projet pour ledit palais. — 1004. Plan en grand, 
au crayon, du premier projet idem. — 1005. Plan idem, lavé en rouge, du pre- 
mier projet. — 1006. Plan en grand de l'avant-cour et de la cour dudit palais du 
même projet. — 1007. Façade dudit projet du côté du jardin. — 1008. Façade 
idem du côté de la cour. — 1009. Façade de l'aile dudit projet du côté de la 
cour. — 1010. Plan au crayon du deuxième projet pour ledit palais, savoir rez-de- 
chaussée et cour. — ion. Autre plan à l'encre : même projet, rez-de-chaussée 
sans cour. — 1012. Plan à l'encre du premier étage du même projet. — 1013. 
Plan de l'avant-cour et des écuries pour le même projet, lavé en rouge. — 1014. 
Autre plan du projet marqué B. — 1015 à 1017. Profils et élévations dudit projet 
au crayon. — 1018. Profil du terrain avec le projet. (Tous ces plans se trouvent 
dans le volume Buen Retiro, Ha 20, cart. max.) 

Note. Cette lettre a été publiée par Geffroy, op. cit., p. 420, et par Dussieux, op. 
cit., p. 120. — Le palais du Buen Retiro, qu'on fit le projet de reconstruire, et 



I98 MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 

dont on voulut redessiner le parc de 17 12 à 171 S, datait, dans sa forme première, 
de Philippe IL C'est Olivarès, sous Philippe IV, qui avait fait dessiner le parc. La 
reconstruction projetée par la princesse des Ursins ne fut pas exécutée. 

705. Deux brouillons d'une lettre de R. de Cotte à la princesse des 
Ursins [III] (1019). 

11 lui indique les changements qu'il apporte aux dessins de 
Carlier et joint un plan à sa lettre pour que la princesse comprenne 
mieux son projet. 

706. Lettre de R. de Cotte à Carlier. De Marly, le 26 janvier 1713 [III] 
(1019). 

Il a attendu ses éclaircissements pour donner son avis sur les 
plans des palais et jardins du Buen Retiro, comme la princesse des 
Ursins le lui a demandé. Pour le palais, il faut, entre autres choses, 
éviter que la place de l'entrée soit petite. L'avant-cour de Carlier 
est trop longue pour sa cour. Au contraire, les terrasses de la 
cour principale sont bonnes. Il vaut mieux éviter le petit étage 
bas, prévu par Carlier, et le remplacer par un grand degré à décou- 
vert, qui aura l'avantage d'être décoratif. Aux deux extrémités du 
pavillon central, de Cotte ajoute deux pavillons en saillie qui rom- 
pront la monotonie de la façade. Il détaille les modifications qu'il 
apporte aux plans du jardin et aux effets d'eau projetés. Que Carlier 
le consulte sur les moindres difficultés qu'il rencontrera. 

707. Brouillon de la lettre précédente [III] (1019). 

708. Fragment de brouillon de la même lettre [III] (1019). 

709. Lettre de Carlier à R. de Cotte. De Madrid... [III] (1019). 

De Cotte a dû recevoir les plans et mémoires relatifs au Buen 
Retire II s'excuse de ne pas les avoir envoyés plus tôt. Il critique 
longuement, et assez impertinemment, les modifications proposées 
par de Cotte, que ni Leurs Majestés, ni la princesse des Ursins n'ont 
encore vues d'ailleurs. Enfin, il transmet à l'architecte la commande 
d'un bureau et d'une commode, dont Leurs Majestés voudraient le 



MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 199 

dessin de sa main, et qui doivent être de bon goût et peu coûteux. 

11 a écrit au duc d'Antin au sujet de ses enfants, et compte aussi 
sur l'assistance de R. de Cotte. 

710. Croquis du terrain du Buen Retiro, accompagné d'une légende [III] 
(1019). 

La disposition des lieux et la pente du terrain sont indiquées. 

711. Lettre de R. de Cotte à Carlier. De Marly, le 22 février 1713 [III] 
(1019). 

11 a reçu le paquet de dessins envoyés par Carlier, mais dans un 
état déplorable, mouillés, illisibles. Carlier n'indique pas si Leurs 
Majestés se sont décidées pour la porte donnant sur la Calle de 
Alcala ou pour la porte ouvrant sur le Prado. A l'égard des jardins, 
Carlier, qui est sur les lieux, jugera mieux ce qui convient. Le 
projet de jets d'eau qu'il a donné coûtera plus cher que celui de 
R. de Cotte. Y aura-t-il assez de bonne terre pour planter les bos- 
quets ? Il faudra s'inquiéter aussi de la qualité des plants. De Cotte 
entretient ensuite Carlier de ses affaires personnelles, et lui résume 
les démarches qu'il a faites auprès du duc d'Antin au sujet de ses 
enfants. 

712. Extrait d'une lettre de M. Orry à M. de La Croix. De Madrid, le 

12 juillet 1713 [III] (1019). 

Il faut absolument que de Cotte modifie le dessin de jardin pour 
le Retiro, car il ne comporte pas la moindre vue. On va remuer 
40.000 toises de terres pour se buter contre d'affreux murs de 
terre. Orry a fait comprendre à Carlier qu'en se retournant vers la 
rivière, au contraire, on aurait de la vue et de l'eau à profusion. 
Les jardins seraient en trois terrasses, mais la troisième pourrait 
s'étendre à perte de vue. Il n'y a pas à craindre que la rivière ren- 
verse jamais les murs des jardins. 

713. Extrait des lettres d'Espagne (peut-être de la princesse des Ursins) 
non datées [III] (1019). 



200 MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 

Dans ses projets pour le Buen Retiro, Carlier s'occupe de détails 
infimes et néglige le plan général. Que de Cotte lui ordonne d'éta- 
blir un dessin d'ensemble, dans lequel l'entrée du Buen Retiro sera 
Calle de Alcala. Suit le détail de ce que doit être ce dessin, le châ- 
teau étant bâti sur la hauteur, et les jardins descendant en terrasses 
jusqu'à la rivière. 

714. Lettre de R. de Cotte à la princesse des Ursins. De Marly, le 
10 novembre 1713 [III] (1019). 

Il lui envoie de nouveaux dessins de jardins pour le Buen 
Retiro, ayant reçu des éclaircissements de Carlier et d'autres rensei- 
gnements sur la vue du côté de la Calle de Alcala qui lui ont sug- 
géré ce projet. De la sorte, l'entrée du palais sera, comme le désire 
la princesse, du côté de la Calle de Alcala. Il a simplement ajouté 
un bâtiment en retour, avec un pavillon au bout, qui fait symétrie, 
et dont on aura une belle vue. Il n'a pas touché au clos des religieux 
de Saint-Jérôme. L'inconvénient du projet en cours d'exécution, 
c'est la hauteur des terres. Quoi qu'on fasse, on aura toujours un 
rideau devant les yeux. Mais Carlier paraît entêté sur ce dessin. 

715. Brouillon de lettre de R. de Cotte (au marquis d'Aubigny?). Le 
17 novembre 1713 [III] (1019). 

Il ne sait s'il pourra l'aller voir à Paris avant son départ. Il a 
chargé le sieur Guesnon de la menuiserie des trumeaux, des des- 
sus de cheminées et du parquet pour la pièce octogonale, le tout 
moyennant 5.000 1. Les sculptures en bois de Dugoulon monteront 
à 6.000 ou 7.000 1., les cheminées à 2.500 ou 3.000 1., ainsi que les 
bronzes de Vassé. Il y aura 6. 000 à 7.000 1. de glaces. Il faudrait 
donner à tous ces ouvriers des acomptes dont le total s'élèverait à 
6.500 1. 

Note. Nous voyons ici d'Aubigny occupé aux bâtiments de la cour d'Espagne : 
il aimait lui-même les arts et faisait travailler les artistes. On trouvera des ren- 
seignements sur ses relations avec les peintres dans la vie d'Henri de Favanne 
par Hulst (Mémoires inédits sur les membres de l'Académie de peinture et sculp- 
ture, 1854, in-8, t. II, p. 240-241). — On sait que Dugoulon est l'auteur des boi- 
series de Notre-Dame, et des appartements de Louis XV, à Versailles. 



MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 201 

716. Mémoire des ouvrages de sculpture en bois, faits pour le service 
du roi d'Espagne, de l'ordre, et suivant les dessins de M. de Cotte... par 
Dugoulon, Le Goupil, Taupin et Belan, sculpteurs, dans les années 1713 et 
1714 [III] (1019). 

Ce mémoire qui s'élevait à 23.951 1. 10 s. est réduit, article par 
article, par de Cotte. On lit à la fin : « Modéré à la somme de neuf 
mil trois cent vingt-cinq livres sept sols, huit deniers, cy 9325 1. 
7 s. 8 d. Fait à Versailles, ce 4 décembre 17 14. » 

Note. Le Goupil et Taupin travaillèrent avee Dugoulon aux boiseries des appar- 
tements de Louis XV, à Versailles. 

717. Mémoire des glaces à fournir pour les appartements du roi d'Es- 
pagne, réglé par Monsieur de Cotte [III] (1019). 

En tête de la pièce, de l'écriture de R. de Cotte, est écrit : « Der- 
nier ordre du 12 septembre 17 13 ». 

718. Mémoire des augmentations de glaces, chambranles de marbre, 
cheminées et trumeaux ornés de leurs sculptures et bronzes dorés, qui se 
doivent faire en France pour les appartements de leurs Majestés Catho- 
liques, dans leurs palais de Madrid, suivant les ordres de son Altesse, 
Madame la princesse des Ursins [IIIJ (1019). 

Cette pièce est accompagnée d'un croquis indiquant les formes 
des pièces et leurs dimensions pour les parquets. 

719. Lettre de Labbé à... De Paris, le 25 janvier 1714 [III] (1019). 

Il lui indique le poids des différents bois à expédier par bateau à 
Madrid. 

Note. Labbé était-il marchand de bois ou fonctionnaire des Bâtiments ? 

720. Lettre de Labbé à... De Paris, le 25 janvier 1714 [III] (1019). 

Relative au même sujet que la précédente. 

721. Lettre du marquis d'Aubigny à R. de Cotte. De Paris, le 2 mai 1714 
[III] (1019). 

Il aurait besoin d'une glace de 65 pouces pour un miroir qu'il 
veut faire exécuter en son absence. Il n'en existe pas de cette taille à 



202 MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 

la manufacture; mais, avec l'autorisation de R. de Cotte, on en 
pourrait prendre une au magasin du roi : elle serait remplacée avant 
qu'on n'en ait besoin. Il annonce son départ à de Cotte, et lui offre 
ses services en Espagne. 

722. Extrait des lettres de M. Carlier en date de 1713 et de 1714 [III] 
(1019). 

17 13, 29 février : Tl explique son projet du Retiro et donne une 
idée du terrain. — 3 août : Il parle du projet du Retiro. — 6 août : 
Il parle des ouvrages du palais de Madrid. — 20 août : Il parle de 
la pièce (des Furies ?). — 10 juillet : Il parle de la pièce (des 
Furies ?). — 2 décembre : Il parle du Retiro. — 17 14, 14 janvier : 
Il parle du Retiro. — 26 février, idem. — 9 août, idem. 

723. Lettre d'Orry à R. de Cotte. De Madrid, le 7 janvier 1715 [III] 
(1019). 

« Les changements survenus en cette cour », c'est-à-dire l'arres- 
tation et l'expulsion de la princesse des Ursins, n'ont pas interrompu 
les projets de construction. Aussi Orry envoie-t-il à de Cotte des 
renseignements sur la disposition des terrains, la distribution des 
appartements, les habitudes locales. Il lui indique un plan complet 
pour le Buen Retiro. Au début et à la fin de sa lettre, il le presse 
de hâter l'envoi de ses dessins : « Je persiste à vous conseiller 
de vous servir de cette idée que je scauray faire valoir, si vous 
m'envoyez promptement ces desseins, pour obtenir ce que je scay 
que vous attendez de la justice et de la libéralité du roi d'Espagne. » 

Note. C'est le 24 décembre 1714 qu'avait eu lieu le coup d'État par lequel la prin- 
cesse des Ursins, au sortir de la réception d'Elisabeth Farnèse, fut arrêtée, jetée 
dans une chaise de poste et conduite à la frontière. Le crédit d'Orry survécut 
quelque temps à cet exil ; mais il sentait bien que sa faveur ne durerait guère, 
puisqu'il écrit à de Cotte de se hâter s'il veut user de son influence. 

724. Lettre d'Orry à R. de Cotte. De Madrid, le 12 janvier 1715 [III] 
(1019). 

Il a visité lui-même l'emplacement du palais du Buen Retiro en 
compagnie de Carlier, auquel il a expliqué toutes les fautes qu'il avait 



MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 20 3 

commises. Carlier continue à être enchanté de ses propres plans; 
mais à ceux que lui proposait Orry il n'a pu objecter que la dépense. 
Que de Cotte se hâte d'achever ses dessins et de les envoyer par 
son fils, mais, qu'en attendant, il expédie au plus tôt un petit dessin 
et une petite élévation, pour les faire voir au roi. Il faut se hâter, 
car « il pourrait arriver telle aventure qu'il (de Cotte le fils) ne 
m'y trouverait plus. » 

725. Brouillon de lettre de R. de Cotte [à Carlier (non datée) [III] 
(1019). 

M. Orry s'est plaint des plans de jardins de Carlier pour le Buen 
Retiro. Carlier fait retirer 40.000 toises cubes de terre pour garder 
une montagne devant les yeux. En se retournant, simplement, on eut 
trouvé une vue superbe et des terrasses. Pourquoi Carlier s'est-il entêté 
si longtemps dans son projet absurde, malgré des remontrances et les 
mémoires de R. de Cotte, qui, en présence de cette obstination, s'est 
désintéressé de l'affaire ? Les fautes graves que commet son élève le 
mortifient cependant, car elles rejaillissent en partie sur lui qui l'a 
envoyé en Espagne. Que Carlier lui indique l'état exact du parc, 
la pente du terrain. Le projet d'Orry n'est pas difficile à réaliser, 
mais il est honteux de l'avoir laissé concevoir à Orry. Que malgré 
ces mécomptes Carlier ne se décourage pas ; tous les débuts sont 
difficiles. 

726. Lettre d'Orry à R. de Cotte. De Madrid, le A février 1715 [III] 
(1019). 

Carlier lui a remis la lettre de R. de Cotte du 12 janvier, avec le 
mémoire contenant le montant des glaces, menuiseries, sculptures, 
bois, bronzes et cheminées de marbre préparés à Paris. Le roi 
désire attendre l'arrivée de J.-R. de Cotte pour prendre une décision 
au sujet des travaux. 

727. Extrait des mémoires réglés à Paris pour les ouvrages faits pour 
Sa Majesté Catholique [III] (1019). 

Glaces par la manufacture royale : 38.729 1., menuiserie par 
Guenon 17.494 1., sculpture par Dugoulon 9.575 1., sculpture en 



204 MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 

bronze par Vassé 4.461 1., cheminées de marbre par Tarlet 4.483 1. 
Total 74.742 1. 

Note. C'est le mémoire dont il est parlé dans la pièce précédente. Il est à rap- 
procher des pièces n° s 716, 731, 732, 733, 734. 

728. Brouillon de lettre de R. de Cotte à Orry. Du 12 février 1715 [III] 
(1019). 

Son fils remettra à Orry les deux projets pour le Buen Retire Les 
indications données par Orry étaient grandioses, et avec raison : les 
travaux entrepris pour de grands rois doivent être dignes d'eux. 
Tous les projets pour l'Espagne ont été soumis à Louis XIV qui les 
a approuvés. Jules-Robert de Cotte prendra les mesures, examinera 
les matériaux, réglera les détails sur place, puis on enverra un 
architecte capable de diriger les travaux. 

Note. Si cette lettre fut envoyée, Orry ne la reçut pas, puisqu'il n'était plus à 
Madrid le 11 février. (Voy. pièce n° 730.) 

729. Mémoire instructif pour accompagner le nouveau projet pour un 
palais que S. M. C. veut faire bâtir au Buen Retiro [III] (1019). 

C'est l'explication des deux projets que de Cotte annonce dans la 

lettre précédente. 

Note. Cette pièce est probablement l'original même, que J.-R. de Cotte rapporta 
d'Espagne, les projets de reconstruction du Buen Retiro ayant été abandonnés après 
le départ d'Orry. 

730. Lettre du marquis d'Aubigny à R. de Cotte. De Madrid, le 11 février 
1715 [III] (1019). 

Ce n'est pas Carlier, comme de Cotte semble le croire, qui est 
coupable du retard apporté au paiement des ouvriers de Paris ayant 
travaillé pour Madrid, mais le trouble survenu à la Cour par suite 
de l'arrestation de la princesse des Ursins : les mémoires sont arrivés 
juste le 8 décembre. Depuis ce temps, d'ailleurs, d'Aubigny lui- 
même a été malade. Le départ d'Orry, non encore remplacé, a aug- 
menté le désordre. Cependant, les ouvriers seront payés dans les 
deux mois. En tous cas, à son arrivée à Paris, d'Aubigny arrangera 
tout. 



MADRID : PALAIS ROYAL ET BUEN RETIRO 205 

731. Lettre du marquis d'Aubigny à R. de Cotte. De Paris, le 12 novembre 
1715 [III] (1019). 

Il regrette de n'avoir pas trouvé de Cotte. Il a fait savoir au 
prince de Cellamare, ambassadeur d'Espagne, qu'il est nécessaire 
de retirer des Tuileries les objets appartenant au roi d'Espagne. Cela 
sera fait : on a reçu l'ordre d'envoyer en Espagne les caisses de 
glaces et les cheminées de marbre. Si de Cotte peut, comme le 
prince de Cellamare assure qu'il l'a promis, vendre les parquets et 
les autres menuiseries plus cher qu'ils n'ont coûté, qu'il le fasse. 
Mais d'Aubigny s'étonne de cette promesse. Sauf les parquets, de 
dimensions courantes, les boiseries ne pourront servir. Si on tire 
25.000 1. du tout on pourra s'estimer heureux. 

732. Extrait des mémoires arrêtés et réglés pour les ouvrages faits à 
Paris pour Sa Majesté Catholique [III] (1019). 

Ces mémoires sont ceux des glaces, de la menuiserie de Guenon, 
de la sculpture en bois de Dugoulon et consorts, des sculptures en 
bronze doré de Vassé, des cheminées en marbre de Tarlct, d'un 
bureau et d'une commode de Boulle. Le total des sommes dues, 
les acomptes et les soldes sont indiqués. Sous les acomptes on lit : 
« Payé par Monsieur d'Aubigny qui en a les quittances », et au bas : 
« n er que les originaux des mémoires des glaces et celuy de Boulle 
ont etez remis à Monsieur d'Aubigny. » 

Note. Les parties importantes de ce mémoire ont été publiées par Dussieux, op. 
cit., p. 366. 

733. Extrait des ouvrages de menuiserie faits à Paris pour le roi d'Es- 
pagne [III] (1019). 

Ce sont les ouvrages que d'Aubigny, dans la lettre du 
12 novembre 1715 (pièce n° 731), charge de Cotte de vendre à 
Paris. De Cotte vendit une partie des frises de parquets à M. le 
Premier, à M. de Montargis, à M. de Chenisot, à M. d'Aubigny 
lui-même. L'entrepreneur en reprit une partie en paiement, et il 
en resta pour compte, en pure perte, pour 4.203 1. 



20Ô AMBASSADE DE FRANCE A COXSTAXTIXOPLE 

734. Mémoire de la dépense faite pour le roi d'Espagne, au sujet de son 
palais de Madrid et du Buen Retiro, par M. de Cotte..., depuis l'année 1712 
jusque, et y compris, l'année 1715 [IIIJ (1019). 

Paiement des dessinateurs en 1712 : 1.275 !•> idem en 1713 : 
1.375 1. — Menues dépenses afférant à ce travail : 420 1. — Paie- 
ment d'un inspecteur en 17 12-17 13-17 14, pour les sculptures de 
bois, marbre et bronze du roi d'Espagne : 2.500 1. — Aux sculpteurs 
qui ont fait les modèles de cheminées : 500 1. — Paiement de cinq 
dessinateurs en 17 14 : 1.800 1., plus menus frais : 450 1. Frais de 
chargements et de transports pour le roi d'Espagne : 77 1. Dépenses 
de ports de lettres et paquets depuis 17 12 : 260 1. — Plus ce qu'il 
conviendra au roi de donner à R. de Cotte pour ses études et tra- 
vaux. — Le voyage de J.-R. de Cotte à Madrid, pour porter les 
plans du Buen Retiro, a coûté plus de 4.000 1. 

735. Autre exemplaire du mémoire précédent [III] (1019). 

En tête, une note indique qu'un premier mémoire a été remis 
à la fin de 171 5 au prince de Cellamare, qui a fait entendre à de 
Cotte, qu'en dehors du payement de ses frais, le roi se proposait de 
le récompenser et de lui faire un présent. Non seulement ce présent 
n'est pas venu, mais les mémoires n'ont pas été soldés. 



Ambassade de France à Constantinople. 

736. Mémoire, en forme de devis, pour la construction du palais de 
l'ambassadeur de France, situé au faubourg de Péra, à Constantinople 
[IV] (1409). 

Le palais actuel est de valeur nulle. Il faut le reconstruire 
selon les plans et élévations dressés par le sieur Vigny, architecte 
envoyé par M. de Cotte à Constantinople, sur l'ordre du roi. La 
distribution a été indiquée par le marquis de Bonnal, ambassadeur 
pour le roi à la Porte, en 1722. Les matériaux existant à Constan- 
tinople sont énumérés, leur prix est indiqué; puis les plans de 
Vigny sont décrits. Leur exécution coûterait 226.100 1. 



HOTEL DE LA TOUR ET TAXIS, A FRANCFORT 207 

Plans 1 387-1 388. Plan général de l'ancien palais pour l'ambassade de France à 
Constantinople, avec un projet pour un nouveau. — 1389 à 1 391 . Autre plan 
dudit palais et celui des Capucins. — 1 392-1 393. Élévation dudit plan ancien. 
— 1 394-1 395. Profil dudit palais idem. — 1 396-1 397. Élévation du bout dudit 
palais idem. — 1 398-1400. Trois plans projetés pour la construction d'un palais 
nouveau. — 1401-1402. Élévation pour ledit nouveau palais. — 1403-1405. Trois 
projets idem pour ledit nouveau palais. — 1406-1408. Trois élévations idem. 

Notes. Le sieur Vigny fut, selon Lance, admis à l'Académie d'architecture en 
1723. Il donna sa démission en 1758. On ignore la date de sa mort. On trouvera 
des renseignements complémentaires sur lui dans Bauchal, Dictionnaire des Archi- 
tectes, p. 567. — C'est peut-être le palais dont il est ici question que voulut 
embellir, en 181 7, l'architecte Huyot voyageant en Turquie. Le palais actuel de 
l'ambassade a été construit, vers 1840, par l'architecte Laurecisque. 



737. Mémoire de tous les dessins du vieux et nouveau palais de l'am- 
bassadeur de France à Constantinople [IV] (1409). 

Inventaire incomplet des plans signalés pièce précédente. Neuf 
plans seulement sont énumérés. 



Hôtel de La Tour et Taxis, à Francfort. 



738. Lettre du prince de La Tour et Taxis à R. de Cotte. De Bruxelles, 
le 20 octobre 1727 [III] (1202). 

Il le remercie d'avoir examiné et modifié le plan de son hôtel 
de Francfort, et lui demande comment il pourra lui témoigner 
sa reconnaissance. 

Plans 1 198. Plan au crayon du rez-de-chaussée d'un palais au prince de La 
Tour et Taxis, en la ville de Francfort. — 1199- Autre plan idem. — 1200. Autre 
plan idem, rez-de-chaussée et premier étage. — 1201. Élévation dudit palais sur le 
jardin. 

Note. Voir les notes de la pièce n° 651. 

739. Brouillon d'un mémoire de R. de Cotte accompagnant des plans 
qu'il avait donnés pour l'hôtel du prince de La Tour et Taxis, à Francfort. 
Fait à Versailles, le 8 septembre 1728 [III] (1202). 



208 COMPTES DES BATIMENTS 

Il expose minutieusement toutes les modifications qu'il fait subir 
aux plans qu'on lui envoie, et les raisons qui l'ont guidé dans ces 
modifications. 

Note. Il v a aux Archives de La Tour et Taxis, à Regensbourg, un rapport de 
R. de Cotte concernant ledit hôtel, signalé par Renard, op. cit. Peut-être est-ce le 

même que celui-ci. 



PIÈCES DIVERSES 



Comptes des Bâtiments. 

740. Mémoire des dépenses que le roi a faites dans ses Bâtiments, 
depuis l'année 1664 jusqu'en l'année 1690 inclusivement, (par Marinier) 
[Ms. 7801, p. 36 à 69] (1428). 

On lit dans l'avant-propos : « Le plan que l'on s'est proposé, 
dans cet ouvrage, a esté de supputer la dépense qui a été faite pour 
chaque maison royalle en chacune année, et composer un total de 
ce que chaque maison a cousté au roy pendant les vingt et une 
années de ces mémoires. Et à l'esgard de Versailles seulement, on a 
encore distingué ce qui a esté dépensé pour chaque nature d'ouvrage. 
Ensuite de ces chapitres particuliers, on a composé un chapitre 
général qui contient le total des dépenses que le roi a faittes dans 
ses Bâtiments depuis l'année 1664 jusqu'en 1690 inclusivement. » 
Le total général des dépenses des Bâtiments, de 1664 à 1690, est de 
153.282.827 1. 10 s. 5 d. 

Note. On lit, sur ce document important, dans les Comptes des Bâtiments du Roi 
sous le règne de Louis XIV, publiés par M. J.-J. Guiffrey, t. I, Introduction, p. xxi : 
« Un commis de Jules Hardouin Mansart, nommé Marinier, avait dressé, dès le 
commencement du xvme siècle, un état détaillé de la dépense de chaque palais... 
La récapitulation de Marinier, destinée au surintendant des Bâtiments, resta long- 
temps enfouie dans les bureaux, et ainsi put se répandre la fameuse anecdote qui 
montre Louis XIV jetant au feu les comptes de Versailles. La légende fit son che- 
min, malgré les réserves de Voltaire, à qui les Comptes authentiques furent com- 
muniqués. Cette fable ridicule était considérée à l'égal d'une vérité historique, d'un 
article de foi, et ceux qui s'en servaient pour accabler la mémoire de Louis XIV 



COMPTES DES BATIMENTS 209 

ne se faisaient pas faute, selon l'usage, d'ajouter quelques broderies au récit primi- 
tif, et de chercher à embellir l'anecdote. Grâce à ces additions successives, vers la 
fin du XVIII e siècle, les frais de construction de Versailles n'étaient pas évalués à 
moins de quatorze cent millions. 

« Tel était l'état de la question lorsque le relevé de Marinier tomba entre les 
mains d'un homme honnête, intelligent, connaissant par métier le prix des choses, 
et ne se pavant pas de mots. L'architecte Charles-Alex. Guillaumot, possesseur 
du mémoire de Marinier, demanda vainement, sous le règne de Louis XVI, l'au- 
torisation de le comparer aux registres originaux. Il ne put obtenir cette commu- 
nication ; mais bientôt la Révolution lui fournit l'occasion de pénétrer dans les 
bureaux, et d'acquérir la preuve ardemment recherchée. Toutefois, les circonstances 
n'étaient pas favorables pour mettre au jour un travail tout à l'avantage de l'an- 
cienne monarchie. La publication d'une pareille découverte eût suffi à rendre son 
auteur suspect. Guillaumot se tut ; quand des temps plus calmes revinrent, il se 
décida enfin à exposer au public le résultat de ses investigations. Il les résuma dans 

une courte brochure Malgré son immense intérêt, ce travail passa presque 

inaperçu. Il serait oublié depuis longtemps si le hasard ne l'avait fait tomber entre 
les mains de deux historiens qui, en le mettant à profit, rendirent à son auteur 
pleine justice. Le cardinal de Bausset jugea ce mémoire « si intéressant par son 
objet, si curieux et si exact dans ses détails » qu'il le reproduisit en entier dans les 
pièces justificatives de son Histoire de Fénelon. C'est par cette réimpression que le 
connut d'abord Gabriel Peignot. L'érudit bibliophile songeait lui-même à le réim- 
primer pour la seconde fois afin de le répandre davantage, quand il découvrit au 
fond d'un magasin de libraire trois copies in-8 des Comptes des Bâtiments pour les 
années 1664, i66f et 1666. Cette trouvaille venait à point corroborer l'exactitude 
des chiffres fournis par Guillaumot. » 

La brochure de Guillaumot était intitulée : Observations sur le tort que font à 
l'architecture les déclamations hasardées et exagérées contre les dépenses qu'occasionnent 
la construction des monuments publics, par A. Guillaumot, architecte, administrateur 
de la manufacture des Gobelins... 

Voici comment Guillaumot, p. 29 et 30, décrit le manuscrit de Marinier qu'il 
possédait : « C'est un folio relié en maroquin rouge, orné de festons et filets d'or, 
doré sur tranches, avec un cartouche au milieu aux armes de Hardouin Mansart, 
surintendant des Bâtiments, auquel il est dédié. » Cette description ne correspond 
pas au manuscrit qui se trouve dans les papiers de R. de Cotte. Si le travail de 
Marinier ne fut pas imprimé au xvm e siècle, il fut donc, au moins, copié à plu- 
sieurs exemplaires. 

741. Ordonnance du roi, du 13 février 1688, relative à l'approbation, par 
la Chambre des Comptes, des dépenses des Bâtiments [Ms. 7801, p. 317- 
318] (1432). 

Malgré les règlements antérieurs, la Chambre des Comptes devra 
adopter les comptes des Bâtiments sur production, par le trésorier en 
exercice, des ordonnances du surintendant des Bâtiments, du toisé 

Inventaire dt R. de Cotte 14 



210 COMPTES DES BATIMENTS 

fait en présence du contrôleur des Bâtiments et des quittances des 
intéressés. 

Note. L'ancien répertoire indique à tort sous le n° 1432 des édits concernant les 
trésoriers des bâtiments. 

742. État au vrai de la dépense ordinaire des Bâtiments du roi pendant 
l'année 1702 [Ms. 7801, p. 70 à 105] (1410). 

A la fin, on lit : « Le total de la dépense ordinaire des bâtiments 
du Roi à faire pendant l'année prochaine, 1702, montera à la 
somme de 757.074 1. » 

Note. Cet état est un brouillon ou une copie. L'original se trouve dans le Grand 
Etat de la dépense ordinaire des Bâtiments du Roi pour l'année 1702 (Arch. Nat., 
O 1 2314). — Il ne faut pas confondre cet état, dressé par les officiers des Bâti- 
ments avant l'exercice, et donnant les dépenses prévues, certaines, inévitables, telles 
qu'appointements du personnel, frais d'entretien, etc., avec les Registres des Comptes 
des Bâtiments, publiés par M. J.-J. Guiffrey, et indiquant la dépense réelle, ordi- 
naire et extraordinaire. En 1702, 757.074 1. étaient prévues, mais on dépensa 
3.067.762 1. 1 s. 5 d. (Guiffrey, Comptes, t. IV, p. 1265.) 

743. Extrait de l'état des gages des officiers des Bâtiments du roi que 
Sa Majesté veut être entretenus pour son service, en ses châteaux du 
Louvre et des Tuileries, Saint-Germain-en-Laye, Versailles, Madrid et 
autres lieux pendant l'année dernière (prochaine ?) [Ms. 7801, p. 277 à 281] 
(1412). 

Le total s'élève à 85.803 1. 

Note. Pièce non datée, mais de 1703 sans doute, car on lit à côté du nom de 
Pierre Thévenot, maçon : « Mort le 4 mars 1702. » 

744. État général de la dépense ordinaire des Bâtiments du roi pen- 
dant l'année 1708 [Ms. 7801, p. 106 à 155] (2548). 

A la fin on lit : « Le total général du présent état monte à la 
somme de sept cens quatre-vingt-quinze mile quatre-vingt-quatre 
livres, cy 795.084 1. » 

Plusieurs articles sont réduits en marge, sans doute de la main de 
Mansart. 

Note. L'original se trouve aux Archives Nationales O 1 2320. Le total n'en est 
que de 720.453 1., et, au-dessous, on lit : « Mon intention est que l'on ne change 



BREVETS DIVERS 211 

rien au présent état sans mon ordre ou ma permission. Fait à Versailles, le 
30 e jour de May 1708. » 



745. Différents modèles de certificats et de formules d'acquits qui 
doivent être remis, aux termes de la déclaration du roi du 7 juin 1708, 
aux trésoriers des Bâtiments, pour être employés dans leurs comptes 
[Ms. 7801, p. 188 à 200] (1443). 

746. État de la dépense à faire au garde-meuble du roi, à Paris, pendant 
l'année 1721 [Ms 7801, p. 155] (1362). 

C'est un devis de réparations : il s'élève à 35.300 1. 

747. État des sommes payées dans les Bâtiments du roi par fonds libel- 
lés [Ms. 7801, p. 156] (non numér.). 

Note. Pièce non datée, mais postérieure à 1 708, car, à côté d'un nom, on lit en 
marge : « Mort le 12 juin 1708. » 

748. État général des gages, appointements, pensions et gratifications 
des officiers et employés des Bâtiments du roi [Ms. 7801, p. 250 à 272] 

(1411). 

Le total s'élève à 411.872 1. 10 s. 

Note. Pièce non datée, mais postérieure à la mort de Mansart. De Cotte y est 
nommé Premier Architecte. — L'ancien répertoire signale à tort, sous le n° 141 1, 
un « Etat;'au vrai de la dépense des Bâtiments du roi pendant l'année 1708 », qui 
est en réalité le n° 2548. 



Brevets divers. 

749. Copie du brevet du sieur Gittard, pour être de l'Académie d'archi- 
tecture. Du 1 er décembre 1671 [Ms. 9447, p. 214] (non numér.). 

750. Copie de brevet de survivance de la charge de dessinateur des 
plans, parterres des jardins du roi, pour Claude Desgotz. Du 28 avril 1692 
[Ms. 9447, p. 216] (non numér.). 

Au dos, on lit : « Renvoyé à M. de Cotte le fils pour serrer 
avec les autres brevets. 



212 INVENTAIRES DES TABLEAUX DU ROI 

751. Copie de la provision de la charge de surintendant des Bâtiments 
du Roi pour M. Mansart. Du 7 janvier 1699 [Ms. 7801, p. 162 à 165] (1417). 

752. Commission de la charge de surintendant pour le sieur Mansart 
[Ms. 7801, p. 166 à 170] (1416). 

Note. A la suite est écrite, d'une écriture postérieure, cette date fausse : 26 juil- 
let 1691. 

753. Copie du brevet de dessinateur des plans, parterres des jardins du 
roi, pour le sieur Desgotz. Du 14 janvier 1701 [Ms. 9447, p. 215 (nonnum.). 

754. État des brevets de Messieurs les Architectes du Roi, qui ont été 
remis à Monsieur de La Motte le 7 mars 1718 [Ms. 7801, p. 394J (non 
numér). 

Première classe : MM. Gabriel, Desgodetz (nom illisible), de 

Cotte, Bofîrand, Beausire, Mollet, Bruand, de La Hire, Félibien, 
Lécuyer. Deuxième classe : MM. de Lespine, de Cotte de Fontai- 
nebleau, Dulin, Dorbay, Desgotz, Bullet, (nom illisible), 

Mathieu, Poitevin, Jossenet, Rivet. 



Inventaires des tableaux du Roi. 



755. Inventaire des tableaux du Cabinet du roi par Paillet, suivi d'un 
inventaire sommaire des sculptures, et d'un inventaire sommaire des des- 
sins [Ms. 9447, p. 232 à 293] (2538). 

On lit à la fin, quoique raturées, les lignes suivantes : « J'ai 
vérifié que les articles de ce présent inventaire cottez en marge à 
Versailles, et paraphés de moi, sont dans les appartements du Roy et 
magasin en ma garde à Versailles. Fait à Paris ce unziesme jour 
d'aoust mil six cens quatre-vingt-dix. Paillet. » 

Note. M. Engerand, Inventaire des tableaux du Roi par N. Bailly, Introduction, 
p. vu, ne cite qu'un inventaire de Paillet dressé en 1695, sous ce titre : « Inventaire 
général des tableaux qui sont à la garde du sieur Paillet, à Versailles, à Trianon 
et à Marly, Meudon et Chaville. » Les Archives nationales en conservent l'origi- 
nal et une copie (O 1 1964 et 1966). Il est assez naturel que Paillet ait établi un 
inventaire en 1690; c'est en novembre 1689 qu'il était entré en fonctions. 



INVENTAIRES DES TABLEAUX DU ROI 21 3 

756. Inventaire général des tableaux du roi, dessins, marbres, ivoires et 
bronzes qui sont à la garde particulière de Houasse, à Paris. Du 
22 novembre 1695 [Ms. 9447, p. 165 à 181 (2539). 

Note. Ce n'est pas l'inventaire de Houasse dont M. Engerand fait état dans son 
Inventaire des tableaux du Roi. M. Engerand ne signale qu'un inventaire de Houasse 
de 1691 : « Inventaire des tableaux et dessins du Roy étant à la garde du sieur 
Houasse, à Paris, signé par ledit sieur le 18 juin 1691 et continué », dont l'original 
est aux Archives nationales (O 1 1964). L'inventaire que nous avons ici est signalé 
dans une note de la couverture de la pièce précédente où on lit : « Cet inventaire 
est à garder seulement pour justifier, en cas de besoin, à cause de l'inventaire 
général nouvellement fait dans un autre ordre et bien plus net, et signé le 
22 novembre 1695. » 

757. Inventaire général des tableaux du roi qui sont à la garde particu- 
lière du sieur Paillet à Versailles, à Trianon, à Marly, Meudon et Chaville. 
Du 9 décembre 1695 [Ms. 9447, p. 73 à 79 et 102 à 164] (1413). 

A la fin on lit : « Collationné à l'original qui a esté remis au 
bureau de la surintendance des bâtimens de Sa Majesté, dans le por- 
tefeuille cotté tableaux et dessins du Roi. Marignier. » Des indica- 
tions marginales indiquent les transformations subies par les tableaux 
(agrandissements, arrondissements, etc.), l'endroit où ils se trou- 
vent, les noms qu'ils portent, etc. 

Note. Cette pièce est reliée à l'envers dans le recueil 9447, le début à la place 
de la fin et réciproquement ; la première partie est intercalée dans la traduction des 
« Acqueducs de Frontin ». C'est l'inventaire que signale M. Engerand. Voy. pièce 
n° 755, note. 

758. Tableaux du Cabinet du roi à Paris ; (sans date) [Ms. 9447, p. 182 à 
189] (1414). 

Inventaire non daté, ne signalant qu'une partie des tableaux por- 
tés à l'inventaire de Houasse, 40 au lieu de 90. Il en donne la des- 
cription sous une autre forme. En marge, des indications brèves 
(bon, médiocre, bonissime) indiquent la valeur des œuvres. 

Note. La fin de la dernière page, d'une écriture très hâtive, semble avoir été ajou- 
tée après coup. 



214 INVENTAIRES DE MIGNARD ET DE DORBAY 



Inventaires de Mignard et de Dorbay. 

759. Inventaire des tableaux et dessins qui se sont trouvés chez feu 
Monsieur Mignard, premier peintre du roi [Ms. 9447, p. 190 à 201] T2543J. 

Quatre parties : i° Tableaux faits depuis que M. Mignard est 
premier peintre. 2° Dessins faits depuis que M. Mignard est 
premier peintre. 3 Tableaux faits avant que M. Mignard ne soit 
premier peintre. 4 Dessins faits avant que M. Mignard ne soit pre- 
mier peintre. — Des indications marginales indiquent la valeur des 
tableaux, leurs propriétaires et les amateurs qui les ont commandés. 
D'autres notes, d'une autre écriture, désignent les œuvres qui 
doivent rester à la famille, et celles qui reviennent au roi. 

Notes. Il existe aux Archives Nationales (O 1964) un fragment d'un autre 
exemplaire de cet inventaire, qui a été publié par M. J.-J. Guiffrey dans les 
Nouvelles Archives de T Art français, 1874-75. Ce fragment porte des indications 
marginales semblables à celles que nous avons signalées. M. Guiffrey écrit à 
leur sujet : « Ces notes sont de deux écritures différentes : les unes ont été très 
probablement mises par le rédacteur de l'état, tandis que les autres, d'une écrirure 
tremblée et à peine lisible, émanent, sans nul doute, d'un personnage qui occupait 
une haute position à la Cour, ou tout au moins dans l'administration des Bâtiments 
du Roi. Je me suis assuré que l'écriture n'avait pas d'analogie avec celle de Man- 
sart, ni avec celle du ministre de la maison du Roi, Monsieur de Pontchartrain. 
Les attribuer à Louis XIV lui-même serait bien téméraire, et cependant les carac- 
tères rappelleraient assez l'écriture du roi à cette époque. » Je puis ajouter que 
l'écriture n'est pas celle de R. de Cotte, trop petit personnage encore, d'ailleurs, 
pour décider en maître des tableaux qui devaient revenir au roi ; mais pourquoi 
ne serait-elle pas du fonctionnaire qui a ordonné l'inventaire, de Villacerf? Cette 
attribution est d'autant plus vraisemblable qu'en tête de la pièce, on lit, d'une 
écriture tremblée : « Donner tous les tableaux et différents dessins qui sont au Roi 
à la garde du sieur Houasse », et que le titre de la pièce suivante (n° 760) porte 
que les tableaux de Mignard appartenant au roi ont été donnés en garde à Houasse 
« par l'ordre de M. le Marquis de Villacerf ». 

760. Inventaire des tableaux et dessins appartenant au roi, trouvés sous 
le scellé de feu Monsieur Mignard, lesquels ont été retirés par l'ordre de 
M. le Marquis de Villacerf, et mis au Cabinet de Sa Majesté à Paris à la 
garde de M. Houasse [Ms. 9447, p. 202-204] (2544). 



LOGEMENTS ACCORDES PAR LE ROI 21 5 

Extrait de l'inventaire précédent, ne contenant plus que les pièces 

du roi. 

Note. On lit dans le coin gauche, en haut de la première page : « Copie. L'ori- 
ginal a été envoyé à Monsieur le surintendant. » Cet original se trouve aux 
Archives Nationales O 1964. Il a été publié par M. Guiffrey, dans les Nouvelles 
Archives de l'Art français, 1874-75, p. 41 et suiv. 

761. Extrait de l'inventaire qui a été fait des dessins de feu M. Dorbay, 
architecte ordinaire des Bâtiments du roi. qui se sont trouvés appartenir 
au roi. Du 4 au 13 septembre 1697 [Ms. 7801, p. 390-393] (non numér.). 

Après inventaire il ne s'est trouvé qu'un portefeuille de dessins, 
modèles, mémoires, concernant les Bâtiments du roi. 

Note. François Dorbay, architecte, élève de Leveau et son gendre, conduisit, sous 
la direction de son beau-père, les travaux du collège des Quatre-Nations, puis du 
Louvre et des Tuileries. Ses ouvrages personnels sont l'œuvre de Saint-Germain 
l'Auxerrois, le portail de la Trinité rue Saint-Denis, l'Église des Prémontrés réfor- 
més, le couvent des Capucins, l'hôtel des Comédiens français rue des Fossés-Saint- 
Germain. Il travailla aussi à Lyon et à Fontainebleau. Fut de l'Académie d'archi- 
tecture dès sa fondation. Voy. Lance, t. I, p. 227. 



Logements accordés par le Roi. 

762. Lettre de Desmarest, intendant des finances, à M. Delaunay. De Ver- 
sailles, le 19 novembre 1695 [Ms. 7801, p. 292] (2403). 

Relative au logement que ce dernier tient du roi. Il n'a rien à 
répondre à la signification des chanoines de Saint-Thomas, sinon que 
la maison est au roi, et que c'est à Desmarest qu'il faut s'adresser. 

763. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 
1" juillet 1708 [VI] (2565). 

Contenant le détail des logements et locations de la cour du 
Louvre, de la place devant le Louvre, des dehors et alentours du 
Louvre. 

764. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 
1" janvier 1716 [VI] (2565). 



21 6 LOGEMENTS ACCORDÉS PAR LE ROI 

Plan 2565. Plan des logements de la galerie du Louvre (non daté, mais 
antérieur à 1717, car il indique encore le logement de J.-B. Santerre, mort cette 
année-là). 

765. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 
1" octobre 1721 [VI] (2565). 

766. Mémoire pour accompagner le plan des logements du Louvre, le 
l e r mai 1724 [VI] (2565). 

767. État des logements de la galerie du Louvre, ce 14 octobre 1744 
[Ms. 7801, p. 291-297] (2738). 

768. État des personnes qui sont logées aux galeries du Louvre, le 
1 er mars 1746 [VI] (2738). 

769. Billet d'Orry à J.-R. de Cotte. De Versailles, le 26 août 1743 [Ms. 
7801, p. 293] (2403). 

Le roi accorde à l'arquebusier La Roche le logement du Louvre 
libre par la mort du Hollandais. Que de Cotte fasse installer La 
Roche. 

Note. Voy. Nouvelles Archives de V Art français, t. II, p. 89, le brevet de loge- 
ment au Louvre de l'arquebusier J.-B. La Roche en place de Renier fils, dit Hol- 
landais, du 23 août 1743. 

770. Billet d'Orry à J.-R. de Cotte. De Versailles, le 20 mars 1745 [Ms. 
7801, p. 294] (2403). 

Qu'il remette les clefs du logement au Louvre du sieur Marti- 
neau, décédé, à La Tour, en faveur de qui le roi en a disposé. 

Note. Voy. Nouvelles Archives de V Art français, t. II, p. 90, l'indication du bre- 
vet de logement pour La Tour du 10 mars 1745. Martineau était valet de chambre 
horloger du roi. La Tour ne conserva pas ce logement. Par brevet du 7 avril 1750 
(Nouvelles Archives de V Art français, t. II, p. 915) il l'échangea contre celui du 
sieur Hermand ingénieur. 

771. Mémoire du mathématicien Deparcieux, demandant la survivance 
du logement occupé au Louvre par la veuve du mathématicien Hermand 
[Ms. 7801, p. 295-296] (2403). 

Il fait remarquer que les artistes s'efforcent d'accaparer les loge- 
ments que les privilèges de 1608 ne leur ont pas réservé exclusi- 



LOGEMENTS ACCORDES PAR LE ROI 217 

vement. En 1671, il y avait encore, aux galeries, cinq personnes 
qui n'étaient pas artistes. Le titre d'académicien ne peut être une 
cause d'exclusion ; au contraire, les académiciens n'arrivent à la pen- 
sion que dans leur vieillesse. Deparcieux expose ses titres scien- 
tifiques au nombre de dix. 

Note. Deparcieux obtint son logement du Louvre, en même temps que le titre 
de censeur royal. 

772. Copie d'une lettre de M. Seguin (capitaine du Louvre) à M. de 
Pontchartrain [Ms. 7801, p. 314] (2403). 

Le sieur de La Grange, garçon ordinaire de la Chambre du Roi, 
affirme que S. M. lui a accordé deux petites chambres dans l'attique 
du Louvre. Il ne les occupe pas pour l'instant, étant logé et nourri 
en ville. Mais Seguin les emploie à loger des portiers qu'on ne peut 
laisser au corps de garde quand ils sont malades. Si le roi accorde 
l'augmentation de portiers absolument nécessaire, il faudra ces deux 
petites chambres pour les loger, sinon on sera contraint de louer en 
ville. 

773. État des personnes qui sont logées au palais des Tuileries, le 1 er 
mai 1726 [Ms. 7801, p. 287-290] (non numér.). 

774. État des logements occupés par les officiers du roi, dans ses mai- 
sons royales à Paris (sans date) [Ms. 7801, p. 283-286] (non numér.). 

État des officiers logés au palais des Tuileries, au jardin des Tui- 
leries, dans des maisons particulières du roi, au vieux Louvre, à la 
Pépinière du Roule, à l'Observatoire, aux Gobelins, à la Savonnerie, 
au Jardin Royal, à Vincennes, à l'hôtel des Ambassadeurs, aux 
Capucines, au Cours la Reine, à Madrid, au Luxembourg. 

775. État des maisons appartenant au roi à Paris, le 1 er mars 1746 [VI] 
(2542). 

Ce mémoire donne non seulement la liste des maisons, mais 
encore le nom des locataires. 



2l8 ÉCOLE ACADÉMIQUE DE BORDEAUX 

Note. L'ancien répertoire appelle à tort cette pièce : État des maisons apparte- 
nant au roi dans l'enceinte du Louvre, et il indique, au lieu d'une seule pièce, deux 
documents, sous le même titre. Le deuxième ne se trouve pas dans les papiers de 
R. de Cotte. 

776. Mémoire pour accompagner les plans du Luxembourg, avec les 
noms des personnes qui y ont des logements, le 1 er janvier 1747 [VI] 
(2307). 

Plans 2298. Plan général du palais et du jardin du Luxembourg. — 2299 à 
2302. Plan du palais du Luxembourg, rez-de-chaussée, I er , 2 e et 3 e étage. — 2303 
à 2306. Plan des parties accessoires du Luxembourg. 

777. État des logements de l'hôtel des Ambassadeurs extraordinaires, 
rue de Tournon [VJ (2159). 

Plans 2155 à 2158. Plans de l'hôtel des Ambassadeurs, rue de Tournon, caves, 
rez-de-chaussée, premier étage et galetas. — • 2160. Élévation de la porte de i'hô- 
tel des Ambassadeurs. 

Note. C'était l'ancien hôtel du maréchal d'Ancre. Piganiol écrit, op. cit., 1. 1, p. 243 : 
« .... C'est ici que logent les ambassadeurs extraordinaires après leur entrée. Ils y 
sont traités pendant trois jours aux dépens du Roi, mais ceux qui viennent des 
pays fort éloignés, comme ceux de Moscovie, de Maroc et de Siam, de Turquie, 
etc., y sont logés et traités pendant le séjour qu'ils font à Paris.... » 



Ecole académique de Bordeaux. 

778. Lettre de Guérin, secrétaire de l'Académie de peinture et de sculp- 
ture, à Mansart. Du 1 er septembre 1704 [Ms. 9447, p. 230-231] (1424). 

Le roi a autorisé, en 1676, les Écoles académiques de province, 
sous l'autorité du protecteur de l'Académie de Paris, et sous le 
contrôle de ses officiers. Plusieurs ont été organisées ; une seule vit 
encore : celle de Bordeaux. Le fermier de Bordeaux prétend l'im- 
poser comme corps de métier, bien qu'elle jouisse des privilèges de 
la Compagnie de Paris, et ne soit soumise qu'à la capitation. L'École 
de Bordeaux s'est pourvue devant l'intendant, et l'Académie de Paris 
a envoyé un certificat en sa faveur. Mais l'intendant ne trouve pas 
ce certificat assez authentique. Que Mansart veuille bien en donner 
un autre, soit dans les termes du modèle que Guérin joint à sa 
lettre, soit sous toute autre forme qu'il lui plaira. 



PIECES RELATIVES AUX JETONS DES BATIMENTS 219 

Note. J. Delpit, dans les Documents qu'il publie à la suite de son étude sur 
l'Académie de Bordeaux, dans la Revue Universelle des Arts, t. X, p. 97 et suiv., 
ne publie ni cette pièce ni la suivante, mais une des lettres qu'il donne y fait allu- 
sion. C'est un billet de Guérin, écrit le 29 septembre 1704 à M. de La Bourdon- 
naye, intendant de la généralité de Bordeaux, où il lui demande de différer les 
poursuites contre l'école académique jusqu'à ce que le roi soit revenu de Fontai- 
nebleau et puisse intervenir. D'autre part, si les procès-verbaux de l'Académie ne 
signalent pas la démarche de Guérin auprès de Mansart, au moment même où il 
l'accomplit, ils notent que quand le surintendant vient à l'Académie, le 12 janvier 
1705, pour procéder à la distribution des petits prix, « la compagnie luy a repré- 
senté, comme elle l'avait déjà fait par un mémoire, que l'école académique de 
Bordeaux était inquiétée par les traitants des taxes... ce qui est contraire aux motifs 
de l'établissement de l'Académie et à ses privilèges... sur quoi il demanda qu'on 
lui fit un mémoire de cette affaire, plus succinct que le premier, pour en parler au 
Roi... » 

779. Modèle du certificat envoyé par Guérin à Mansart en faveur de 
l'Académie de Bordeaux [Ms. 9447, p. 229] (1424). 



Pièces relatives aux jetons des Bâtiments. 

780. 1° Provision d'intendant des devises et inscriptions des édifices 
royaux et publics en faveur de Claude Gros Bosc de l'Académie des Inscrip- 
tions, en remplacement de l'abbé Tallemand. Donné à Marly le 1 er juillet 
1706. 

2° Acte de démission de la même charge donnée le 26 juillet 1658 par 
Pierre Boulard. 

3° Procès-verbal de serment prêté en présence de Ratabon, le 20 mai 
1660, par le successeur de Boulard, Charles Quitel, sieur Desfontaines. 

4° Procès-verbal du serment prêté le 3 mars 1680, par l'abbé Tallemand, 
successeur du précédent [Ms. 7801, p. 307 et 308] (2404). 

Note. « Claude Gros Bosc » est Claude Gros de Boze, né en 1680, mort en 
1753. A 26 ans, en 1706, il est nommé secrétaire perpétuel de l'Académie des Ins- 
criptions et remplace Fénelon à l'Académie française. En 171 9 il est nommé garde 
du Cabinet des Antiques, et, pour mieux pouvoir remplir sa charge, il se débarrasse 
de sa collection personnelle; en 1742, pour la même raison, il donne sa démission 
de secrétaire perpétuel de l'Académie. 

781. Procès-verbal du serment prêté le 26 juillet 1706, entre les mains 
de Mansart, par Claude Gros de Bosc, en sa qualité d'intendant des devises 
et inscriptions [Ms. 7801, p. 309] (2404). 



220 PIÈCES RELATIVES AUX JETONS DES BATIMENTS 

782. Lettre d'Oudinet à R. de Cotte. De Versailles, le 28 octobre 1707 
[Ms. 7801, p. 302-303] (2404). 

Il lui rappelle qu'il lui a promis la Description des Invalides en 
grand et en petit. La chapelle de Versailles, vue de la cour, ferait un 
très beau jeton pour les Bâtiments, avec la légende : « Quantum 
decus addidit », et au bas, « Sacel. Reg. Versai. 1708. » Le latin 
vaut mieux que le français. 

Notes. Marc- Antoine Oudinet numismate (1643- 17 12), après avoir été avocat à 
Reims, sa ville natale, puis professeur à l'Université, accepta de partager avec 
Rainssant, son parent, la garde des médailles du cabinet du Roi. Il aida Rainssant 
à faire le catalogue des collections, et lui succéda en 1689. Il fut nommé associé de 
l'Académie des Inscriptions au renouvellement de 1701. — La Description des 
Invalides dont il s'agit ici est, ainsi que l'indique la mention « en grand et en 
petit », la Description de Félibien, qui parut en 1702 et en 1706 en deux formats 
différents. 

783. Lettre de l'abbé Prévost à... Du 26 novembre 1707 [Ms. 7801, p. 300] 
(2404). 

Il envoie la devise faite par M. Oudinet et le plan de la chapelle 
de Versailles, sur lequel on doit graver le jeton de l'année suivante. 
Il y joint la légende qu'il a proposée. 

Note. Cet abbé Prévost est peut-être l'abbé N. Prévost, chanoine de l'église de 
Chartres, prédicateur du roi, sur lequel on trouvera une notice dans Moréri, 
Dictionnaire, t. VIII, p. 563. 

784. Note d'Oudinet relative au jeton des Bâtiments de 1708. De Ver- 
sailles, le 23 novembre 1708 (?) [Ms. 7801, p. 301] (2404) 

Si on adopte la chapelle de Versailles comme sujet, il demande 
qu'on accepte la légende « Quantus décor additus... », qui convient 
mieux que la première, et reproduit, de plus, le langage de l'Écriture. 

785. Devise des Bâtiments pour l'année 1708 [Ms. 7801, p. 298] (2404). 

Corps de la devise : la chapelle de Versailles. Ame de la devise : 
Tutela domus augustae, ou bien : Decus et tutela. 

786. Modèle, sans la gravure, du jeton de 1708 avec les différentes 
devises proposées [Ms. 7801, p. 304] (2404). 



RACHAT DU PRET ET DU DROIT ANNUEL 221 

Quantum decus addidit ; quantus décor additus ; tutela domus 
augustae ; decus et tutela. Pièce imprimée avec inscriptions manu- 
scrites. 

Note. Tous les papiers sur les jetons de 1708 sont à rapprocher de cet article des 
Comptes des Bâtiments du roi, des 3 septembre 1708 et 25 mai 1709, « au sieur 
Mauger... pour la gravure des carrés des jetons d'argent des bâtiments pendant la 
présente année 1708, 650 1. » (Guiffrey, Comptes, V, p. 241.) 

787. Épreuve incomplète de la pièce précédente [Ms. 7801, p. 305] (2404). 

788. Plusieurs devises latines, avec traduction, relatives à la survivance 
des arts, même pendant la guerre [Ms. 7801, p. 312] (2404). 



Rachat du prêt et du droit annuel. 

789. État des finances que Messieurs les Intendants, trésoriers et con- 
trôleurs généraux des Bâtiments doivent payer pour le rachat du prêt et 
droit annuel et l'augmentation de gages [Ms. 7801, p. 178] (1427). 

Notes. Dans un mémoire de Desmarets au roi (du début de 171 5), publié par 
M. de Boislisle, Correspondance des contrôleurs généraux, t. III, p. 612-613, on lit, 
dans un paragraphe intitulé « État des finances en 1708 »: « Étant débarrassé de 
ces sortes de papiers (billets de monnaie, promesse à cinq ans, billets de l'extraordi- 
naire de guerre, etc.), Votre Majesté approuva le rachat du prêt annuel, l'aliénation 
du contrôle des actes des notaires, les rentes au denier douze sur le clergé, les 
augmentations de gages aux officiers comptables... » Le rachat du prêt et droit 
annuel produisit près de 24 millions. 

790. Copie d'une lettre de R. de Cotte à M... (nom illisible). De Versailles, 
le 8 décembre 1710 [Ms. 7801, p. 180-181] (1437). 

Cette lettre accompagne la copie d'un mémoire adressé au roi par 
les intendants et contrôleurs des Bâtiments. Comme ceux-ci n'ont 
que leurs gages pour payer, d'Antin a demandé l'autorisation de 
prendre 42.666 1. sur les fonds des Bâtiments, de sorte que les 
7. 1 1 1 1. de l'annuel sont ainsi payés pour les six officiers. Il leur reste 
de l'inquiétude pour le rachat du prêt. Ils espèrent en Desmarets, 
qui, par un arrêt, ou tout autre moyen, peut les décharger. Comme 
le destinataire de cette lettre aura l'occasion de travailler avec 



222 RACHAT DU PRET ET DU DROIT ANNUEL 

Desmarets, qu'il veuille bien lui parler de cette affaire. De Cotte 
lui envoie un projet d'arrêt qu'il pourrait lui soumettre. 

791. Mémoire pour Monseigneur le Contrôleur général [Ms. 7801, p. 184J 
(1427). 

Les contrôleurs et intendants des Bâtiments ont été dispensés du 
prêt, par le roi, pour être admis au droit annuel depuis 1683. L'édit 
de décembre 1709 a ordonné le rachat du droit annuel et du prêt 
à tous les officiers pourvus de charges. Les officiers des Bâtiments 
supplient le Contrôleur de les faire dispenser du rachat du prêt et 
des augmentations de gages. 

Note. Cette pièce n'est pas datée, mais sa copie (pièce n° 793) porte, de la main 
de R. de Cotte : « Coppie du mémoire donné à M. Desmarets le 7 décembre 
1710. « 



/ 



792. Brouillon de la pièce précédente [Ms. 7801, p. 187] (1427). 

793. Copie de la même pièce [Ms. 7801, p. 183] (1427). 

794. Arrêt ordonnant que les intendants ancien, alternatif et triennal 
des Bâtiments, et leurs contrôleurs, seront admis au paiement du rachat 
de l'annuel de leurs offices sans payer le rachat du prêt, dont Sa Majesté 
les a déchargés [Ms. 7801, p. 185-186J (1427). 

795. Brouillon de note relative au rachat du prêt et du droit annuel par 
les officiers des Bâtiments [Ms. 7801, p. 182] (1427). 

Les officiers payant chacun 444I. 8 s. 2 d. d'annuel, le rachat dudit, 
au denier seize, selon la déclaration du roi, est de 7.1 11 1. 1 s. 4 d. 
Le prêt, si les officiers n'en avaient pas été exempts, serait monté, 
chaque année, pour chacun, à 592 1. 1 1 s. 9 d., et son rachat, au 
denier seize, à 9.481 1. 8 s., soit, pour les six officiers, un total de 
56.888 1. 8. 

796. Quittance du rachat du prêt et du droit annuel de R. de Cotte 
[Ms. 7801, p. 177] (1427). 

Le prix du rachat est de 16.592 1. 9 s. 4 d., somme pour laquelle 
de Cotte est employé dans le rôle arrêté au Conseil le 28 avril 171 1, 



LES DE FRANCINE, INTENDANTS DES EAUX ET FONTAINES 223 

pour la finance du rachat qu'il est obligé de faire, en conséquence 
de l'édit de décembre 1709. Il n'est tenu de payer aucun droit de 
survivance ; seuls les nouveaux acquéreurs y sont astreints. Fait à 
Paris, le 28 mai 171 1. 

Note. On ne s'explique pas cette quittance après les pièces précédentes. Pour- 
quoi de Cotte paye-t-il le rachat du prêt et de l'annuel ? Peut-être, après l'arrêt du 
roi, les quittances furent-elles délivrées aux six officiers sans que le paiement 
ait été effectué en réalité. 



Les de Francine, intendants des eaux et fontaines des jardins royaux. 

797. Lettre de survivance de la charge d'intendant des eaux et fon- 
taines des châteaux royaux accordée à Henry-François de Francine de 
Grandmaison, comte de Villepreux [Ms. 9447, p. 1] (2707). 

798. 1° Brevet de nomination de Henry-François de Francine de Grand- 
maison, comte de Villepreux, à la charge d'intendant des eaux et fon- 
taines des châteaux royaux. Le 12 septembre 1714. 

2° Attestation du serment prêté par ledit au duc d'Antin. Le 27 octobre 
1714 [Ms. 9447, p. 2 à 6] (2707). 

Note. Sur les Francine, voy. Jal, Dictionnaire et Réunion des Sociétés des Beaux 
Arts des départements, t. XVIII, p. 1459, et XIX, p. 518. 

799. Lettres de provision de la charge d'intendant des eaux et fon- 
taines, grottes, monuments, acqueducs, artifices et conduites d'eau des 
maisons, châteaux et jardins de Paris, Saint-Germain-en-Laye et Fontai- 
nebleau, pour Thomas-Honoré-François de Francini, comte de Villepreux. 
Du i« décembre 1731 [Ms. 9447, p. 7 et 8] (2707). 

800. Brevet de nomination de Thomas-François-Honoré de Francini, 
comte de Villepreux, à la charge et intendance des eaux et fontaines i 
grottes, monuments et acqueducs, artifices et conduites d'eau des mai- 
sons, châteaux et jardins du roi à Paris, Saint-Germain-en-Laye et Fon- 
tainebleau, ensemble la charge, conduite et entretènement des eaux et 
fontaines de Rungis. A Paris, le 7 février 1732 [VJ (2707). 

801. Note du duc d'Antin relative à l'administration de la charge des 
eaux de Paris [V] (2707). 



224 OUVRIERS DE MOSCOVIE 

J.-R. de Cotte en est chargé jusqu'à ce que le sieur de Francine 
de Villepreux soit en âge de l'exercer. 

802. Mémoire concernant l'administration des eaux de Rungis. De 1747 
ou 1748 [V] (2707). 

M. de Francine, nommé intendant des eaux dans son enfance, à 
la mort de son père, depuis seize ou dix-sept ans, n'a pas pris encore 
possession de sa charge. C'est Jules-Robert de Cotte qui, à la prière 
du duc d'Antin, l'a exercée. L'acqueduc était dans un état déplo- 
rable : il fuyait ; les regards n'avaient pas de portes, et les particuliers 
y lavaient du linge. Pour éviter le retour de pareils errements, il 
faudrait que le jeune Francine n'eût pas la jouissance de la partie 
de ses appointements, 27.500 1., réservée à l'entretien des fontaines. 
Le contrôleur arrêterait les mémoires et le trésorier des bâtiments 
les payerait. De toutes façons, il est indispensable que M. de 
Francine ne puisse renvoyer aucun fontainier, ni exécuter aucun 
travail sans le consentement du contrôleur du département de Paris. 
Ne serait-il pas bon, même, de prier le sieur de Francine de n'en- 
trer en fonctions qu'à 25 ans. 



Ouvriers de Moscovie. 

803. Demande de passeport pour vingt-huit ouvriers, tant maîtres que 
compagnons, que le tzar désire faire passer en Russie. Signé : Huxelle. A 
Paris, le 7 avril 1716 [Ms. 7801, p. 396] (887). 

Note. Pièce publiée dans le Cabinet historique de Louis Paris, 2 e année, 1856, 
p. 190. 

804. Autorisation donnée par Jans, tapissier, hautlicier ordinaire du 
roi à la manufacture des Gobelins, aux sieurs Gaucher, Grignon, Vanocq 
et Roudin d'aller travailler où bon leur semblera, avec l'autorisation du 
duc d'Antin et de M. de Cotte. Du 11 avril 1716 [Ms. 7801, p. 397] (887). 

Note. Pièce publiée dans le Cabinet historique de Louis Paris, 2 e année, 1856, 
p. 190, avec quelques erreurs. Jans, par exemple, est appelé Jars, et intitulé direc- 
teur des Gobelins, alors qu'il était simplement chef d'atelier. 



PAPIERS CONCERNANT LE FONDEUR BALTHAZAR KELLER 225 

805. État des personnes qui désirent aller à Saint-Pétersbourg pour 
travailler au service de Sa Majesté czarienne [Ms. 7801, p. 395 à 400] (887). 

Note. Pièce publiée dans le Cabinet historique de Louis Paris, 2 e année, 1856, 
p. 191. — A rapprocher du congé accordé au sieur Le Blond et à sa compagnie 
pour aller près de Sa Majesté czarienne, le 15 avril 17 16, publié dans les Nouvelles 
Archives de l'Art français, 1878, p. 13 et suiv., et de la permission accordée à 
plusieurs ouvriers qui désirent aller à Saint-Pétersbourg, le 17 novembre 17 16, 
ibid., p. 17 et 18. 

806. État des personnes qui se présentent pour aller travailler pour Sa 
Majesté czarienne [Ms. 7801, p. 398] (887). 

Note. Pièce publiée dans le Cabinet historique de Louis Paris, 2 e année, 1856, 
p. 192. 



Papiers concernant le fondeur Baltha^ar Keller. 



807. Copie d'un marché passé, le 22 décembre 1683, entre le roi, repré- 
senté par M. de Louvois, et Balthazar Keller [Ms. 7801, p. 411] (736). 

Celui-ci s'engage à jeter en bronze, à cire perdue, toutes les 
statues de la hauteur de six à huit pieds qui lui seront ordonnées 
par le roi, à fournir tout à ses frais, sauf le cuivre et le laiton que 
fournira le roi, et sur lesquels un déchet de 10 % sera autorisé. Il 
touchera 1.200 1. par figure, 300 1. en plus si les figures ont plus 
de 8 pieds de haut, et 300 1. en moins si elles ont moins de 
5 pieds |. Il livrera ses commandes dans un délai de huit mois, 
et sera payé aussitôt après la livraison. 

Note. Cette pièce, et les quinze suivantes, constituent le dossier relatif aux récla- 
mations de B. Keller, puis de sa veuve, à la surintendance. 

808. Copie d'une lettre écrite par feu M. le marquis de Villacerf au feu 
sieur Keller. De Marly, le 31 juillet 1692 [Ms. 7801, p. 408] (718). 

Il lui demande de rester à Paris pour terminer la statue du roi et 
l'assure d'une récompense. 

Note. L'ancien répertoire indique tous les papiers concernant Keller sous le 
n° 736. Le n° 718 est consacré à un « Plan de la maison de M. de Senozan... » 

Inventaire àe R. de Cotte. i$ 



226 PAPIERS CONCERNANT LE FONDEUR BALTHAZAR KELLER 

809. Copie d'une lettre écrite par feu M. le marquis de Villacerf au feu 
sieur Keller. De Versailles, le 30 août 1693 [Ms. 7801, p. 408J (718). 

Il l'assure que s'il n'a pas encore reçu sa gratification c'est que le 
temps y est peu propre ; mais il la recevra certainement. 

Note. Les éditeurs de Y Abecedario de Mariette publient en note, à la page 20 du 
t. III, une lettre de Keller à Villacerf, du 5 mai 1693, où le fondeur réclame la 
gratification promise et le règlement de son compte. 

810. Placet de Balthazar Keller à Mansart, surintendant des Bâtiments 
[Ms. 7801, p. 406] (718). 

M. de Villacerf a toujours différé, sous divers prétextes, le paie- 
ment des soins donnés par Keller à la fonte de la grande statue 
équestre du roi. Ce travail cependant a demandé six ans, pendant 
lesquels Keller n'a presque rien touché, et a perdu son emploi 
à la fonderie des canons de Douai. Depuis qu'il a terminé ce 
monument magnifique élevé à la gloire du roi, dont il a fait 
réussir la fonte au risque de sa vie et de son bien, il se trouve sans 
emploi ni moyens de subsister. Il supplie Mansart de lui accorder 
la récompense qu'il mérite. 

811. Placet de Balthazar Keller au roi [Ms. 7801, p. 407] (718). 

Dans les mêmes termes à peu près que le précédent. Keller 
ajoute seulement que s'il n'a pas été payé sur-le-champ de la fonte 
de sa figure, c'est qu'il l'a livrée en 1692, au plus fort de la 
guerre. 

812. Nomination de Balthazar Keller à la charge de commissaire géné- 
ral des fontes de l'artillerie, en remplacement de Jacques Keller, son 
frère. Le 1 er janvier 1701. Collationné en l'original le 5 mars 1718 
[Ms. 7801, p. 401-402] (718). 

813. Inventaire des creux de plâtre appartenant au roi, et des ouvrages 
commencés pour son service et prêts à fondre, trouvés chez le sieur 
Keller, fondeur du roi, décédé. Le 24 mars 1702. (Copie du 6 mars 1718) 
[Ms. 7801, p. 403-404] (718). 



PAPIERS CONCERNANT LE FONDEUR BALTHAZAR KELLER 227 

i° Ouvrages prêts à être fondus : les groupes de Laocoon, la figure 
de l'Hercule Commode, le Faune de la reine de Suède, la figure de 
Larion, la figure du Point du Jour, quatre grandes cuvettes de 
Jouvenet et de Mazeline, quatre urnes couvertes. 

2 Creux de plâtre : les creux de Laocoon, d'Hercule Commode, 
de Larion, du Point du Jour, de la pyramide, des modèles de 
Girardon avec des Tritons, des cuvettes de Mazeline et Jouvenet, 
plus trois tonneaux d'un demi-muid remplis de différents creux, 
plus deux modèles de plâtre, dont l'un représente le Point du Jour, 
l'autre le Faune de la reine de Suède, plus un creux de Femme 
représentant une Rivière. 

814. Inventaire et estimation des moules de figures de bronze commen- 
cées pour le roi par feu le sieur Keller, en l'état qu'il les a laissés à sa 
mort, et comme ils étaient le 24 mars 1702 [Ms. 7801, p. 416-417] (736). 

Les figures sont estimées à 8.700 1., auxquelles il faut ajouter 
2.000 1. par an pendant les six ans que Keller a travaillé à la statue 
du roi, soit 20.700 1. En tête, on lit cette note (peut-être de la main 
de R. de Cotte) : « Double du mémoire signé et donné à M. le 
duc d'Antin, le 14 août 17 18. » 

815. Traduction d'une lettre écrite en allemand par les bourgmestre et 
sénateurs du canton de Zurich au comte de Luc, ambassadeur du roi de 
France en Suisse. Du 28 février 1715 [Ms. 7801, p. 409] (718). 

Ils lui demandent d'intervenir auprès du roi en faveur de la 
veuve et des enfants de Balthazar Keller dont les réclamations sont 
légitimes. 



"O 



816. Réponse du comte de Luc aux bourgmestre et sénateurs de 
Zurich. De Soleure, le 5 mars 1715 [Ms. 7801, p. 409] (718). 

Il a reçu la lettre précédente et écrira à Paris en faveur de Keller. 

817. Copie d'une lettre du duc d'Antin au comte de Luc. Le 15 mars 
1715 [Ms. 7801, p. 410] (718). 



228 PAPIERS CONCERNANT LE FONDEUR BALTHAZAR KELLER 

Il a reçu sa lettre du 8 mars et la copie de celle des magistrats du 
canton de Zurich. Les registres portent que toutes les sommes 
dues à Keller ont été payées. Si sa veuve a des réclamations à pré- 
senter, qu'elle produise ses mémoires en forme, et ses reçus. On les 
soumettra à la Chambre des Comptes, et prompte justice sera rendue. 

818. Copie d'une lettre du comte de Luc aux magistrats de Zurich. De 
Soleure, le 23 mars 1715 [Ms. 7801, p. 410] (718). 

Il leur envoie une lettre du duc d'Antin relative aux réclamations 
des héritiers de Balthazar Keller. 

819. Copie d'une lettre du duc d'Antin aux magistrats de Zurich. De 
Versailles, le 31 avril 1715 [Ms. 7801, p. 410] (718). 

Il leur donne les mêmes indications que dans sa lettre du 

15 mars au comte de Luc. 

820. Suppligue adressée au roi et à nos seigneurs de son Conseil par 
Suzanne de Boubers ou de Boubens , veuve de Balthazar Keller, du canton 
de Zurich, et ses enfants [Ms. 7801, p. 405] (718). 

Keller a fondu la grande statue équestre de Louis XIV sur la 
place Louis- le-Grand, et a exécuté plusieurs autres moules. Il n'a pu 
se faire payer de son vivant, et ses héritiers n'ont rien pu obtenir, 
quoiqu'ils aient fait intervenir, en 171 5, M. de Luc, ambassadeur 
du roi en Suisse. Que le roi daigne faire examiner les prétentions 
des suppliants par des experts, et qu'il récompense, comme il le 
mérite, le plus magnifique monument élevé à la gloire du feu roi. 

821. État de ce qui est dû à la veuve et aux enfants de feu Balthazar 

Keller , et dont le sieur Keller avait à prétendre le paiement lors de 

son décès arrivé en 1702 [Ms. 7801, p. 412-415] (736). 

i° Un paiement proportionnel basé sur le marché du 
22 décembre 1683 pour les figures commencées et prêtes à être 
coulées, qui ont été remises, après la mort de Keller, aux personnes 
commises par le roi. 

2° La gratification promise pour la fonte de la statue équestre de 
Louis XIV. 



ACADÉMIE DE PEINTURE ET DE SCULPTURE 229 

Suit le résumé des démarches déjà faites par Keller lui-même et 
par ses héritiers pour obtenir satisfaction. Ils espèrent avoir justifié 
leurs prétentions, comme le demandait le duc d'Antin dans sa lettre 
du 3 avril 17 15 aux magistrats de Zurich. Si l'on voulait de plus 
grands éclaircissements encore, on pourrait s'adresser au sieur 
Hubert, maître fondeur du roi pour la fabrique de l'artillerie de 
marine, et directeur du port de Rochefort, assistant de Keller dans sa 
fonte de la statue équestre du roi, et qui a reçu tous ses secrets. En 
tête de la pièce, on lit : « Monseigneur renvoyé les pièces ci-jointes 
à Monsieur de Cotte pour lui en rendre compte. Ce 20 mars 17 18. » 

Note. Pièce publiée par Louis Paris dans le Cabinet historique, juillet 1859, 
p. 182-185. 

822. Mémoire des héritiers de Balthazar Keller, concernant leur récla- 
mation relative à la gratification due à Keller pour la fonte de la statue 
du roi [Ms. 7801, p. 418-419] (736). 

Dans l'estimation de cette gratification, on ne doit pas tenir 
compte seulement du temps passé au travail, mais encore des risques 
courus par l'artisan, et des pertes qu'il a subies. C'est l'impossibilité 
de se faire indemniser qui a hâté la mort de Keller. Non seulement 
ses héritiers vont perdre les intérêts de la somme qui leur est due 
depuis 1702, mais encore, au lieu d'être payés en bonnes espèces, 
ils perdront 70 % sur la somme qu'on leur allouera, lorsqu'ils 
retourneront en Suisse. Aussi est-il légitime de porter l'indemnité 
à une somme bien plus élevée que ne le méritent six années de 
travail d'un bon ouvrier. 



Académie de peinture et de sculpture 

823. Rapport relatif à une contestation qui s'est élevée à l'Académie 
pendant le mois d'octobre 1721 [Ms. 9447, p. 228] (1424). 

Les recteurs et adjoints ont voulu empêcher Van Clève de prési- 
der la séance en l'absence du directeur de la Compagnie. La coutume 



23O DISTRIBUTION DE LA GLACE DES GLACIERES ROYALES 

s'est établie, en effet, de donner la présidence au chancelier dans ce 
cas ; mais l'article X des statuts réserve cet honneur aux recteurs, 
et, à leur défaut, aux adjoints à recteurs. De là est né le conflit. 

Note. On trouve un écho de cet incident dans les Procès-verbaux de l'Académie 
de peinture, séance du 25 octobre 1 721 : « La place de Monsieur le Directeur 
s'étant trouvée vacante par l'absence de Monsieur Covpel, il s'est mis une dispute 
entre Monsieur Van Clève et Monsieur de Boullogne pour occuper cette place. 
Monsieur de Boullogne était fondé sur les statuts, et Monsieur Van Clève s'est 
retiré et a protesté contre, et jusqu'à ce qu'il ait prouvé son droit, les statuts seront 
exécutés dans leurs forme et teneur. » Le samedi 22 novembre on lit : « Sur le 
différend survenu... Monsieur le duc d'Antin a envoyé une lettre adressée à 
M. Covpel, directeur de la Compagnie, ou, en son absence, au recteur en quartier. 
Comme cela regarde directement M. de Boullogne, il l'a présentée à l'Académie, 
laquelle a été lue par le secrétaire, et M. le Protecteur a décidé, selon l'article X, 
des statuts qui donne la préséance au recteur en quartier ou à son adjoint » 

824. Extraits des registres de l'Académie de peinture et de sculpture 
[Ms. 9447, p. 227] (1424). 

Girardon a présidé quinze fois l'Académie avec le titre de chance- 
lier, quoique n'étant pas recteur en quartier ; de La Fosse, Coyse- 
vox, Van Clève lui-même l'ont également présidée dans les mêmes 
conditions. 

Note. Cet extrait a peut-être été fourni au surintendant par Van Clève, pour prou- 
ver son droit. 



Distribution de la glace des glacières royales. 

825. Lettre d'Orry à Jules Robert de Cotte. De Versailles, le 12 avril 
1738 [Ms. 7801, p. 386] (non numér.). 

Il lui annonce l'envoi d'une liste de personnes auxquelles le roi 
consent qu'on fournisse de la glace à Paris. 

826. État des personnes à qui on distribuait de la glace des glacières 
du Louvre et du château de Vincennes [Ms. 7801, p. 387] (non numér.). 

827. État des personnes auxquelles le roi trouve bon qu'on fournisse de 
la glace de ses glacières de Paris, seulement quand elles y seront, et non 



PIECES DIVERSES 23 I 

en leur absence. Fait à Versailles, le 10 avril 1738 [Ms. 7801, p. 388] (non 
numér.). 

828. Description d'un feu d'artifice élevé et tiré par..., le... 1704, repré- 
sentant la Gloire consommée, ou le Trône glorieusement affermi par l'il- 
lustre naissance de Mgr le duc de Bretagne [Ms. 7801, p. 310-311] (2404). 

Note. Nous connaissons la description — imprimée — d'un autre feu d'artifice, 
ou plutôt d'un feu de joie, en l'honneur de la naissance du duc de Bretagne : 
« Description du feu de joye tiré à Versailles le mardy 8 juillet 1704 pour la 
réjouissance de la naissance de Monseigneur le duc de Bretagne, par Monsieur 
Lenoble. » Paris, 1704, in-4 . 



829. Toisé de marbres d'Ecosse pour les Bâtiments du roi [Ms. 7801, 
p. 201-202] (1438). 

A la fin, on lit : « De l'ordre verbal de Messire Jules Hardouin 
Mansart..., je soussigné architecte et expert des Bâtimens du Roy, 
en présence de Mons. de Beaufort, directeur des magasins du 
Roy, et de Mons. Ogilvie, pour et au nom de M. Jacques Ogilvie, 
seigneur de Boyne, gentilhomme écossais, ay toisé les soixante et 
dix blocs de marbre d'Ecosse qui sont au port de la Conférence, 
mentionnez dans ce présent État, lesquels, suivant les calculs par moy 
faits du contenu de chacque bloc, montent à cinq cent cinquante-sept 
pieds, trois pouces, dix lignes et demy cubes, cy 557 p. 10. Fait ce 
17 juillet 1705. Delépine. Ogilvie. » 



830. Alsace française ou Nouveau Recueil de ce qu'il y a de plus curieux 
dans la ville de Strasbourg, avec une explication exacte des planches en 
taille-douce qui le composent. Strasbourg, chez G. Boucher, marchand 
libraire, MDCCVI. (Pièce imprimée.) [III] (1219). 

Note. Cette pièce ne comprend que le texte, allemand et français, de l'opuscule. 
Les dix planches qui l'accompagnaient sont réparties dans la Topographie. 



831. 1° Mémoire des planches de cuivre qui sont dans le bureau des 
plans des Bâtiments du roi. 

2° Prise en charge desdites planches par Bizot, le 20 juillet 1706. 

3° Transport de charge de Bizot à Coustillier, le 6 avril 1712. 

4° Visa de R. de Cotte indiquant la répartition des planches [IV] (1415). 



232 PIECES DIVERSES 

196 planches ont été remises à Coustillier le 6 avril 1712, 
6 cà Le Pautre, 4 sont restées au bureau des dessins, 4 ont été per- 
dues au bureau de R. de Cotte, à Paris. 

Notes. Bizot était employé depuis 1703 au bureau des plans et dessins avec des 
appointements de 1.200 1. En 1711, les Comptes des Bâtiments le nomment garde 
des dessins, et en 1712, commis du sieur de Cotte. Les Coustillier sont assez nom- 
breux dans les Comptes des Bâtiments. Il y avait un François-Louis, un Martin, 
un Pierre, un François Coustillier, tous jardiniers, un Coustillier, secrétaire du 
duc d'Antin, celui enfin que nous voyons ici, qui apparaît aux Comptes, avec son 
titre de garde des plans et dessins du roi, aux appointements de 1.800 1., en 1712. 



832. Lettre du cardinal de Bouillon à Louis XIV. D'Arras, le 22 mai 1710 

[I] (98). 

Le cardinal donne sa démission de la charge de grand aumônier 
de France et de la dignité de commandeur de l'ordre du Saint- 
Esprit. Il se plaint des humiliations injustifiées dont on l'abreuve 
depuis dix ans, et reprend la liberté que lui confère sa naissance de 
prince étranger, fils d'un souverain indépendant, et de cardinal- 
évêque de la Sainte Église, doyen du Sacré-Collège, évêque d'Ostie, 
premier suffragant de l'église romaine. 

Note. Cette lettre a été imprimée en 17 10, dans le Recueil de quelques lettres 
écrites depuis le 14 de juin ijoç? jusqu'au 24 de may tjio, concernant Son Altesse 
Èminentissime le cardinal de Bouillon, doyen du Sacré-Collège, in-4 , p. 15. 



833. Liste des tableaux distribués par caisses que M. le duc de Bracbiane 
(Bracciano) a vendus à S. A. R. Mgr le duc d'Orléans, Régent [Ms. 9447, 
p. 205-209] (1439). 

Note. Il s'agit de la collection de tableaux de la reine Christine de Suède, pro- 
posée à Louis XIV en 1685 déjà, du vivant de la reine, et au sujet de laquelle les 
négociations avaient été plusieurs fois reprises avant d'aboutir. On trouvera l'his- 
toire de cette collection, depuis la mort de la reine jusqu'à son entrée au Palais 
Royal, dans Champier et Sandoz, Le Palais Royal, t. I. 



834. Arrêt du Conseil d'État du 10 février 1720, sur requête des entre- 
preneurs et ouvriers adjudicataires des ouvrages pour les Bâtiments de 
Sa Majesté [Ms. 7801, p. 316] (1434). 



PIECES DIVERSES 233 

La résiliation des marchés conclus à partir du I er janvier 1720 et 
la conclusion de marchés nouveaux sont ordonnées, le prix des 
matériaux, les journées d'ouvriers, etc., ayant augmenté dans de 
telles proportions depuis le début de 17 19 que les adjudicataires ne 
peuvent plus remplir leurs engagements. Les travaux exécutés en 
1719 seront évalués et toisés selon le prix courant de l'année, et le 
roi donnera un dédommagement aux entrepreneurs. 

Note. L'ancien répertoire (Ye 36) porte, sous le n° 1434 : « Arrêts du Conseil du 
3 septembre 17 14 concernant la place de Premier architecte du Roi. » 



835. Mémoire concernant l'incendie arrivé au chantier du sieur Boulle, 
le 30 août 1720 [Ms. 7801, p. 374-385] (1440). 

Note. Cette pièce a été publiée sans commentaires dans le Cabinet historique de 
Louis Paris, 2 e année, 1856, p. 175 à 188, et avec d'excellents commentaires de 
Montaiglon dans les Archives de Y Art français, t. IV, p. 334 et suiv. 



836. Lettre du cardinal de Rohan à R. de Cotte. De Fontainebleau, le 
28 septembre 1727 [III] (non numér.). 

Il lui recommande le fils de son serrurier, qu'il a amené de 
Saverne pour le faire entrer chez un serrurier du roi. Que de Cotte 
lui trouve une place le plus tôt possible pour qu'il ne mange pas 
son argent. 

Note. Sur le cardinal de Rohan, voy. pièce n° 553. 

837. Règles pour l'agréable jeu de passes [Ms. 7801, p. 442-444] (non 
numér.). 

838. Mémoire constatant l'état alarmant du commerce [II] (non numér.). 

Les remises que l'on fait à Lyon perdent 56 %. Les fabricants 
ne consentent à vendre qu'au comptant. Les officiers ne peuvent 
pas habiller leurs troupes. Bien des marchands sont acculés à la 
faillite. On ne trouve plus d'argent. Il n'y a qu'un remède à cet 
état de choses, c'est de fabriquer, à l'instar des Hollandais, des esca- 



234 PIECES DIVERSES 

lins. Le roi pourrait ainsi lancer un type de monnaie d'alliage d'ar- 
gent et de cuivre qui aurait cours dans tout le royaume, et permet- 
trait de retirer les billets de monnaie. Par l'arrêt qui créera cette 
monnaie, le roi pourra indiquer qu'il la retirera de la circulation 
dans un temps limité. 

Notes. L'escalin est une monnaie d'origine germanique. Le mot escalin est le 
même que le mot schilling en allemand moderne, schelling en flamand, shilling 
en anglais. — L'indication « Projet d'un canal de Saint-Maur à Paris », de l'écri- 
ture de R. de Cotte, qu'on lit sur cette pièce, indique qu'elle servait de chemise 
aux documents concernant le canal Saint-Maur. 



839. Mémoire pour prévenir les incendies et donner les premiers 
secours [Ms. 7801, p. 366 à 373] (1441). 

i° Précautions à prendre pour la construction et la réparation 
des maisons. 2° De la nécessité d'une exécution rigoureuse des 
ordonnances de police concernant les incendies. 3 Des dispositions 
à prendre en cas de sinistre pour porter les premiers secours. 4 Des 
modifications cà apporter à la disposition des ports et chantiers pour 
remédier aux malheurs qu'ils peuvent causer. On trouve dans ce 
mémoire un projet de compagnie d'assurances qui répondrait des 
maisons sinistrées moyennant une petite partie des loyers, la cen- 
tième par exemple, et qui serait chargée de la visite des maisons 
pour s'assurer de leur bonne construction, etc. 



840. Mémoire sommaire pour le sieur Beausire [III] (non numér.). 

Présenté à la ville par l'architecte Beausire pour obtenir un relè- 
vement de traitement. Il oppose ses appointements à ses charges et 
s'efforce de prouver que les charges sont supérieures aux appointe- 
ments. 

Note. Beausire était « maître général, contrôleur et inspecteur des Bâtiments de 
la ville, garde et ayant charge des eaux et fontaines publiques ». Cette pièce est 
intéressante parce qu'elle donne le détail de ces fonctions. 



841. Fragment de devis dont le début manque [I] (non numér.). 



BIBLIOTHEQUE DU ROI 235 



Les papiers suivants riont été retrouvés qu'après l'impression de notre 
inventaire ; aussi n occupent-ils pas leur place normale dans le classement 
général. Les pièces n os 842 à Sjo devraient suivre immédiatement la 
pièce n° ?o), et les pièces n os S51 à S8j, la pièce n° 204. 

Ces manuscrits, relatifs à l'hôtel de Nevers et à la Bibliothèque du roi, 
sont reliés en deux petits in-folio portant les anciennes cotes du Cabi- 
net des Estampes Hc 12 d et Hc 12 e. Ils ont disparu de tous les 
inventaires depuis 1S63, étaient conservés récemment encore aux archives 
de l'administration de la Bibliothèque nationale, mais ont repris leur place, 
maintenant, au Cabinet des Estampes. 



842. État des bâtiments de l'hôtel de Nevers, sis rue de Richelieu, à 
Paris, en l'état qu'ils sont présentement, le 10 novembre 1717 [Hc 12 d] 
(2352). 

Indication, en détail, du mauvais état des bâtiments. En marge, 
indications de valeur. 

Plans à ajouter à la liste donnée pièce n° 204. 1504. Plan ancien de l'hôtel de 
Nevers, rue de Richelieu. — 1505. Autre plan dudit hôtel, avec projet pour en 
faire la Bibliothèque du roi, rez-de-chaussée et premier étage. — 1506. Réduction 
du n° 1505. — 1 507-1 508. Coupes et profils dudit hôtel avec les décorations. — 

15 10. Autres projets idem pour une imprimerie, et pour y placer les globes. — 

1511. Profil et coupe de la partie où sont les globes. (La plus grande partie de 
ces plans, et de ceux qui sont énumérés à la pièce n° 204, se trouve au Cabinet des 
Estampes, recueil Hc 15.) 

843. Début d'un brouillon du procès-verbal de la visite de R. de Cotte, 
le 10 novembre 1717, à l'hôtel de Nevers, fait par Louis Fagon, conseiller 
d'État et au conseil des Finances [Hc 12 d] (2352). 

Louis Fagon avait été, par arrêt du Conseil du 21 septembre 
17 17, nommé commissaire chargé de suivre la visite de l'hôtel de 
Nevers, abandonné au roi par Charles Châtelain. 

Notes. Les négociations pour l'acquisition de l'hôtel de Nevers avaient donc été 
commencées avec Charles Châtelain qui avait acheté la maison au duc de Nevers. 
Mais, comme il n'avait pu la payer intégralement, le marché fut rompu, et, c'est 



23 e BIBLIOTHÈQUE DU ROI 

avec le duc lui-même que les mandataires de Law poursuivirent l'affaire. Voy. 
pièce n° 847. 

844. Mémoire de M. l'abbé de Louvois, relatif à 1 hôtel de Nevers 
[Hc 12 d] (2352). 

Pour mettre de Cotte en état de faire ses dessins, il a minutieu- 
sement examiné le plan de l'hôtel. Si l'on pouvait obtenir la por- 
tion de galerie occupée par M me de Lambert, toute la bibliothèque 
du roi pourrait tenir à l'hôtel de Nevers. On peut transformer en 
une seule galerie tout l'espace contenu entre le grand escalier et le 
bout de l'appartement de M me de Nevers. Pour placer la Bibliothèque 
du roi, il faut 900 toises de livres in-folio, 600 toises d'in-quarto et 
640 toises d'in-octavo. Tout cela peut tenir dans la même galerie, 
à condition d'adopter la disposition qu'indique en détail l'abbé de 
Louvois. Pour placer les deux gros globes (de Coronelli), il fau- 
drait construire un salon beaucoup plus large que la galerie. Si l'on 
n'obtient pas l'appartement de M me de Lambert, il faudra diviser la 
bibliothèque en deux, une partie dans la galerie haute, l'autre 
qu'on placerait sous les voûtes qui servent maintenant d'écuries. 
L'abbé indique ensuite les appartements où on pourrait loger les 
bibliothécaires et les commis, ainsi que l'emplacement possible de 
l'imprimerie royale. La petite cour de M me de Lambert pourrait 
servir pour les relieurs et doreurs. Dans les combles, on logerait de 
bas domestiques, et on placerait des magasins de papiers, de livres 
en blanc, de maroquins, etc. 

Note. Au sujet de l'appartement de M m e de Lambert, voy. pièces n° s 847, 870, 
871. 

845. Détail des ouvrages à faire à l'hôtel de Nevers, au sujet de la 
Bibliothèque du roi, suivant le dernier projet du mois de novembre 1717 
[Hc 12 d] (2352). 

Devis de la dépense par étages. Total général, compris 20.000 1. 
pour les galetas, la couverture et le plomb : 136.794 1. En marge, 
on lit : « En cas qu'on fasse de la sculpture 15.000 1., et pour le 
total 151.794 1. » 



BIBLIOTHEQUE DU ROI 237 

846. État de la dépense à faire pour l'établissement de la Bibliothèque 
dans l'hôtel de Nevers, sis rue de Richelieu [Hc 12 d] (1512). 

Ce projet comporte la construction de trois bâtiments neufs, dont 
le pavillon destiné aux globes de Coronelli. Le total général est de 
416.000 1. 

847. Copie de l'acte de vente de l'hôtel de Nevers à Law, le 10 mai 
1719 [Hc 12 d] (2352). 

Sont compris dans la vente le local occupé par la marquise de 
Lambert, et qui doit revenir au duc de Nevers ainsi que les glaces, 
tableaux, ajustements, ornements, etc., posés par la marquise, et 
acceptés en échange d'une somme de 8.000 1. due par elle au duc 
de Nevers. Les droits de propriété du vendeur sont minutieuse- 
ment établis. Le contrat d'échange, passé antérieurement entre 
Charles Châtelain et le duc de Nevers, qui avait cédé l'hôtel audit 
Châtelain, moyennant 8.000 1. de rente au denier 25, soit en 
capital 200.000 1., et 5.000 1. de rente au denier 20, soit 100.000 1. 
de capital, ayant été annulé par arrêt du 9 avril 17 18, Châtelain 
n'ayant pas tenu ses engagements. L'acquéreur prend à sa charge le 
cens et les droits seigneuriaux depuis le I er janvier 17 19. Il s'engage 
à payer 400.000 1-, dont les conditions de versement sont indi- 
quées ; il donne en garantie au vendeur une hypothèque sur tous 
ses biens meubles et immeubles. Il s'engage à respecter le contrat 
passé avec la marquise de Lambert. Le vendeur s'oblige à acquitter 
sur le prix de la vente un certain nombre de dettes hypothécaires 
qui sont stipulées. 

848. Copie de lettres patentes concernant le logement de la Biblio- 
thèque royale. Versailles, mai 1724 [Hc 12 e] (2352). 

La Bibliothèque royale est l'assemblage le plus complet « de ce 
qui peut contribuer au progrès des sciences les plus utiles en un 
Etat. » Le roi a jugé à propos, pour lui donner un logement digne 
d'elle, d'acquérir l'hôtel de Nevers, avec une autre maison qui en 
dépend faisant l'encoignure de la rue de Richelieu et de la rue 



238 BIBLIOTHÈQUE DU ROI 

Neuve-des-Petits-Champs, pour servir à l'avenir exclusivement à 
placer les livres et à loger les bibliothécaires, sans cependant déroger 
au droit que possèdent la marquise de Lambert et le marquis, son 
fils, de jouir, leur vie durant, d'une partie de ces bâtiments. Signé : 
Louis. Par le Roy : Phelypeaux ; avec paraphe et visa, signé : Fleu- 
riau. Enregistrées par le Parlement le 16 mai 1724. Signé: Isabeau. 
Enregistrées par la Chambre des Comptes le 13 juin 1724. Signé: 
Beaupied. — Copie certifiée conforme le 30 juillet 1724. Signé : 
Bignon. 

849. Procès-verbal de la visite faite à l'ancien hôtel de la Banque 
royale, récemment acheté par le roi pour y transporter sa Bibliothèque 
par Charles-François de l'Espée, expert ordinaire des Bâtiments du roi, 
en présence de M. de Cotte, le 20 août 1725 et jours suivants [Hc 12 e] 
(2352). 

Description et dimensions du terrain (2.078 toises § de superficie). 
Description, dimensions et décoration de tous les appartements, 
pièce par pièce. 

850. Mémoire de Bobert de Cotte sur la distribution de la Bibliothèque 
du roi dans l'hôtel de Nevers, selon les indications à lui fournies par 
l'abbé Bignon, suivi d'un devis de frais d'aménagement. Septembre 1727 
[Hc 12 e] (2352). 

Autre exemplaire de la pièce n° 204. 
Note. La pièce n° 204 est une copie; la pièce n° 850 est l'original. 

851. Devis et conditions des ouvrages de menuiserie et assemblages de 
charpente que le roi veut faire construire pour sa grande Bibliothèque, à 
Paris, dans l'ancien hôtel de Nevers, suivant les ordres de Monseigneur 
le duc d'Antin..., et les dessins et devis de Monsieur de Cotte, lesdits 
ouvrages pour être commencés en l'année 1728 (Pièce imprimée) [Hcl2e] 
(2352). 

Désignation et description des armoires et des tablettes néces- 
saires. Cahier des charges imposé aux soumissionnaires. — A la fin, 
engagement manuscrit de l'entrepreneur Leschaudelle d'exécuter le 
travail à raison de 600 livres la toise. Le 2 avril 1728. 



BIBLIOTHÈQUE DU ROI 239 

852. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Bellegarde, le 27 avril 1728 
[Hc 12 ej (2352). 

Il espère que de Cotte est du même avis que l'abbé Bignon et 
lui-même relativement à la suppression du grand salon de la Biblio- 
thèque. Rien n'en imposera plus aux curieux que la masse des 
livres. En tous cas, qu'il se conforme aux idées de l'abbé Bignon. 

853. Mesures que M. Marteau doit observer dans la construction des 
nouvelles tablettes à faire dans la galerie de la Bibliothèque du roi. Fait 
à Paris, le 30 avril 1728, par l'abbé Bignon [Hc 12 e] (2352). 

854. Devis des ouvrages de sculpture en bois qu'il convient faire sur la 
menuiserie des armoires pour les livres de la Bibliothèque du roi, à Paris, 
suivant les modèles et dessins qui en ont été faits et arrêtés par M. de 
Cotte..., suivant les ordres du duc d'Antin... Lesdits ouvrages pour être 
faits dans l'année 1728 [Hc 12 e] (2352). 

Les prix ne sont pas indiqués. 

855. Devis de Lelong père et fils pour les mêmes ouvrages. Le 29 juin 
1728 [Hc 12 e] (2352). 

856. Autre devis de Lelong père et fils [Hc 12 e] (2352). 
Les prix sont différents. 

857. Devis de Roumier pour les mêmes ouvrages. Le 1 er juillet 1728 [Hc 
12 e] (2352). 

858. Devis de Simon pour les mêmes ouvrages. Le 1 er juillet 1728 [Hc 
12 e] (2352). 

859. Devis de Moriseau pour les mêmes ouvrages. Le 2 juillet 1728 [Hc 
12 e] (2352). 

860. Devis de Bridault pour les mêmes ouvrages [Hc 12 e] (2352). 

861. Devis de Dugoulon et de Legoupil pour les mêmes ouvrages [Hc 12 e] 
(2352). 



24O BIBLIOTHÈQUE DU ROI 

862. Tableau comparatif des prix proposés par Vassé, Lelong père et fils, 
Simon, Bridault, Roumier, Dugoulon et Legoupil, Moriseau, pour les diffé- 
rents articles de sculpture en bois de la Bibliothèque du roi [Hc 12 e] 
(2352). 

Sur la même feuille, énumération du nombre des corniches, 
pilastres, etc., à décorer. Au verso, calcul du prix de revient total 
de la décoration. 

863. Autre exemplaire de la pièce n° 854 [Hc 12 e] (2352). 

Quelques modifications de détail dans la forme. Les prix sont 
indiqués. A la fin, engagement signé par Legoupil et Dugoulon, le 
9 juillet 1728, d'exécuter les travaux aux prix fixés. En marge, on 
lit : « Adjugé à Dugoulon et Legoupil. A Paris, le 17 de juillet 
1728. » 

864. Copie d'une lettre du duc d'Antin à l'abbé Bignon. De Bellegarde, le 
27 août 1728 [Hc 12 e] (2352). 

Il a reçu sa lettre du 23, et pense, comme lui, que des colonnes 
sont, inutiles dans une bibliothèque, et qu'une cheminée y est dan- 
gereuse. 

865. Lettre de l'abbé Bignon à R. de Cotte. De Lislebelle, le 30 août 1728 
[Hc 12 e] (2352). 

Il a exprimé au duc d'Antin son désir de voir supprimer la che- 
minée et les colonnes du salon pour en faire une salle de livres, et 
le duc l'a prié de transmettre à de Cotte son avis dans une lettre 
que l'abbé joint à celle-ci. Il viendra prochainement à Paris causer 
à de Cotte de quelques cabinets qu'il a l'idée de faire aménager 
dans ce salon, et dans l'espace contenu entre le grand escalier et la 
première galerie, pour les savants qui travaillent à la Bibliothèque. 
Monsieur Labbé, au courant du projet, pourra l'exposer à de Cotte. 

866. Lettre du duc d'Antin à l'abbé Bignon. Du 5 mai 1729 [Hc 12 e] (2352). 

Il reçoit la lettre de l'abbé du 4 mai. Puisque l'avis du roi, trans- 
mis par M. de Maurepas, et son propre avis sont qu'un concierge 



BIBLIOTHÈQUE DU ROI 24 1 

est nécessaire à la Bibliothèque, on confiera le poste au sieur 
Villeneuve, avec appointements de 600 1. D'Antin viendra visiter 
la Bibliothèque à son retour de Compiègne. 

867. Devis des ouvrages de sculpture en bois qu'il convient faire à la 
face des armoires de la Bibliothèque du roi, à Paris, suivant les dessins 
et modèles qui ont été faits par M. de Cotte. Le 23 janvier 1730 [Hc 12e] 

(2352). 

Description des consoles, pilastres, ornements sur la doucine de 
la corniche, ornements sur le carderon (?) avec oves et petits fleu- 
rons, ornements du plafond, etc. Les prix sont indiqués en marge. 

Note. Les prix en marge et le dernier article sont de la main de R. de Cotte. 

868. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Fontainebleau, le 22 avril 
1730 [Hc 12e] (2352). 

Il lui envoie le placet de M me de Lambert, remis au roi par le duc 
du Maine; les clauses de son contrat paraissent fortes et gênantes. 
Que de Cotte lève un plan des appartements de M me de Lambert et 
des projets pour les globes, et qu'il y joigne un mémoire rétor- 
quant les arguments de M me de Lambert. L'abbé Bignon fera très 
bien ce mémoire. Qu'on n'exécute pas de travaux en attendant. 

Note. Sur le plan 1505, conservé dans le recueil Hc 15, on lit : « Projet pour 
la Bibliothèque, antérieur à 1725, et abandonné à cause des réclamations et des 
droits de M ra e de Lambert sur le logement qu'elle occupait, et que les construc- 
tions du fond auraient gênés. » 

869. Mémoire de la marquise de Lambert pour la défense de ses droits 
à l'hôtel de Nevers [Hc 12e] (2352). 

Par traité du 8 mars 1698 et du 3 septembre 1699, elle a acquis 
du duc de Nevers un terrain qu'elle a fait bâtir pour en jouir sa vie 
durant. Quand le roi s'est rendu, sous le nom de Law, acquéreur 
de l'hôtel de Nevers, il a ratifié ce traité. De plus, en considération 
des pertes subies par la marquise par suite du remboursement de 
plus de 500.000 1. en papier, le roi a ordonné la continuation de sa 
jouissance au profit de son fils, par arrêt du 2 février 1724. Sur la 

Inventaire de R. de Cotte 16 



242 BIBLIOTHEQUE DU ROI 

foi de cet arrêt, elle a fait de grands frais de décoration, et son fils 
en a fait également dans l'appartement qu'un arrêt du 6 avril 1722 
lui a accordé, au-dessus de celui de sa mère. Il ne se peut qu'on 
veuille élever, pour la Bibliothèque du roi, de nouveaux édifices qui 
violeraient ces droits; cependant les bâtiments qu'on propose 
seraient à quatre toises à peine des fenêtres de la marquise, et 
couperaient toute communication avec la basse-cour. 

870. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Bellegarde, le 6 mai 1730 
[Hc 12e] (2352). 

Il n'a pas répondu plus tôt à sa lettre du I er désirant la commu- 
niquer au cardinal avec les plans. Son Eminence ne trouve pas que 
le deuxième projet vaille le premier, et donne l'ordre de suspendre 
le travail. Le duc d'Antin garde cependant les plans pour en parler 
de nouveau, le cas échéant. 

871. Lettre du duc d'Antin à R. de Cotte. De Marly, le 4 octobre 1731 
[Hc 12e] (2352). 

Accusé de réception d'une lettre du I er octobre 173 1. 

872. Note, par l'abbé Bignon, des dimensions que devront avoir les 
tablettes nécessaires aux volumes d'estampes dans le Salon des Globes. 
Paris, le 2 avril 1732 [Hc 12e] (2352). 

873. Note du duc d'Antin à J. R. de Cotte. De Fontainebleau, le 
15 octobre 1733 [Hc 12e] (2352). 

Le marquis de Lambert pourra emporter de l'hôtel de Nevers 
toutes les glaces de ses appartements. 

874. Note relative à la grille de la Bibliothèque royale [Hc 12e] (2352). 

D'habitude, on emploie sur place ou on vend les démolitions des 
Bâtiments du roi. La grille de la Bibliothèque pourrait être 
employée sur place. Il est possible, cependant, de la céder au Jardin 
royal. 



BIBLIOTHEQUE DU ROI 243 

875. Mémoire sur une grille de fer que l'on doit ôter de la cour de la 
Bibliothèque du roi, et qui pourrait être employée utilement au Jardin du 
roi, avec une épargne considérable pour les façons [Hc 12e] (2352). 

Description, mesures de la grille, et indication des emplacements 
du Jardin du roi où elle pourrait servir. — En tête, on lit : « A M. 
de Coste pour m'en parler », et, à la fin, une note d'Orry, du 
29 mars 1737, chargeant J. R. de Cotte de faire un relevé des 
grilles nécessaires au Jardin du roi et d'employer audit Jardin les 
grilles de la Bibliothèque du roi, dont le surplus servira autre part, 
ou sera donné en acompte aux ouvriers. 

876. État de la grille de la Bibliothèque, délivrée le 3 juin 1737 au sieur 
Du Faye, inspecteur général du Jardin royal des Plantes pour être 
employée au Jardin royal [Hc 12e] (2352). 

Description, dimensions et poids : 10.098 livres. En bas, on lit : 
« Il y a un ordre de M. Orry pour la délivrer. » 

877. Nom des personnes qui font le service actuel de la Bibliothèque, et 
qu'il faut nécessairement loger [Hc 12e] (2352). 

Ces personnes sont : MM. Sevin, Jallier, Malin, Boudot, 
Lefebvre, Capperonier, Ascary, Gaillard, Guiblet, l'abbé Jourdain, 
La Croix, Carpentier et deux frotteurs. L'abbé Bignon est logé 
dans deux petites maisons (le corps de logis double de la Biblio- 
thèque). Il ne reste plus une chambre à donner : le concierge même 
et les employés travaillant tous les jours à la Bibliothèque ne 
peuvent être logés. Il faudrait que le roi acquière une partie des 
logements de la Compagnie des Indes et, en tous cas, avise à loger 
ailleurs l'abbé Bignon pour pouvoir supprimer : i° Les cheminées 
qui traversent les pièces des manuscrits ; 2° Les greniers à foin sous 
les combles de ces mêmes pièces. 

878. Lettre d'Orry à J.-R. de Cotte. De Versailles, 27 mars 1740 [Hc 12e] 
(2352). 

Le roi exige que personne ne loge au-dessus ni au-dessous des 
livres de la Bibliothèque; que de Cotte se transporte donc sur les 



244 BIBLIOTHEQUE DU ROI 

lieux, et qu'il accorde aux occupants jusqu'à la fin du mois suivant 
pour déménager. Qu'il bouche ensuite toutes les cheminées des 
appartements. 

879. État des personnes qui logent actuellement à la Bibliothèque du 
roi. Le 29 mars 1740 [Hc 12e] (2352). 

Avec indication des appartements qu'elles occupent. 

880. Lettre de M. de Maurepas à J. R. de Cotte. De Versailles, le 5 avril 

1740 [Hc 12e] (2352) 

Il lui envoie un état des personnes à loger à la Bibliothèque du 
roi; qu'il veuille bien faire un projet, en répartissant les logements 
d'après l'emploi de chacun. 

881. Lettre de M. de Maurepas à J.-R. de Cotte. De Versailles, le 25 juin 

1741 [Hc 12e] (2352). 

Il a rendu compte au roi des logements nouveaux établis dans des 
bâtiments dépendant de la Bibliothèque. Il prie de Cotte d'en faire 
la distribution aux personnes dont il lui envoie la liste. 

882. Distribution à faire des logements dans les bâtiments que l'on 
construit à neuf à la Bibliothèque du roi, à Paris, donnant sur la rue 
Colbert (non daté) [Hc 12e] (2352). 

883. Distribution des logements de la Bibliothèque (non datée) [Hc 12e] 
(2352). 

884. État général de tout ce qui se trouve actuellement de tablettes 
dans l'hôtel de la Bibliothèque du roi pour tous les livres de toutes gran- 
deurs (non daté) [Hc 12e] (2352). 

Les livres sont distribués en quatre départements : les Manuscrits, 
à la garde de l'abbé de Targuy; les Imprimés, à la garde de l'abbé 
Sallier ; les Généalogies, à la garde de M. Guiblet ; les Estampes, à 
la garde de M. Ladvenant. Les livres sont classés en trois catégo- 
ries, par tailles : in-folio, in-quarto, in-octavo et formats divers. 
Description des locaux des quatre départements, indication du 



BIBLIOTHEQUE DU ROI 245 

nombre des tablettes existantes et du nombre de tablettes néces- 



saires. 



885. Projet de tableau pour la Bibliothèque du roi [Hc 12e] (2352). 

Apollon, Mercure et Hercule, les trois protecteurs des arts. Sans 
nom d'auteur. 



886. Projets de dessus de portes pour la Bibliothèque du roi [Hc 12e] 
(2352). 

Courtes descriptions des Neuf Muses, accompagnées de devises 
latines, et inscrites sur des feuilles d'estampes représentant les 
Muses. En bas des feuilles représentant Clio, on lit « Boucher », et 
Erato, « M. Vanlo ». 



TABLE ALPHABÉTIQUE 



DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX 



Abécédario de Mariette, 226. 

Abeille, ingénieur, 124. 

Abraham fils (Nicolas), entrepreneur 
de terrassements, 92. 

Académie de France à Rome, 161 à 165. 

Académie de peinture et de sculpture, 229, 
230. 

Acqueducs d'Italie, 159. 

Adam (Clair), conseiller secrétaire du 
roi, 12. 

Aguesseau (d'), procureur général du 
Parlement, 35. 

Albano, près Rome, 160. 

Alexandre (Michel), marchand, 163, 
164. 

Alsace (/'), 156, 157. 

Ambassadeurs de Moscou, du Maroc, 
de Siam, de Turquie, 218. 

Amboise (château d y ), 128. 

Ancre (maréchal d'), 218. 

André, sculpteur, 19. 

Angennes (comtesse d'), 41. 

Anglure (Raphaël de la Bordasle d'), 
12. 

Antin (duc d'), directeur, puis surin- 
tendant des Bâtiments, 3, 4, 8, 9, 10, 
24, 33, 35, 40, 52, 54, 64, 79, 81, 
82, 84, 89, 90, 91, 93, 106, 147, 162, 
163, 164, 165, 189, 196, 197, 199, 
223, 224, 227, 228, 229, 230, 238, 
239, 240, 241, 242. 

Apremont (Pierre d'), 108. 

Artagnan (d'), capitaine lieutenant de 
Mousquetaires, 29. 

Ascary, fonctionnaire de la Biblio- 
thèque du roi, 243. 



Asniéres-sur-Oise (église d'), 82. 

Aubert, marchand de bois (?), 78. 

Aubert, doyen de Saint-Thomas du 
Louvre, 56. 

Aubert, métreur, 32. 

Aubert du Petit-Thouars, historien, 
87. 

Aubigny (marquis d'), 200, 201, 204, 
205. 

Audran (Claude), peintre, 127, 188. 

Audran (Michel), tapissier, 61, 62. 

Augran, maître des requêtes et inten- 
dant de commerce, 91. 

Auriac (d'), 69. 

Bachelier (Dominique), architecte, 

123. 
Bachelier (Nicolas), architecte, 123. 
Bagnères, station thermale, 197. 
Bailly (Nicolas), garde des tableaux 

du roi, 212. 
Balincourt (de), 41. 
Ballin, orfèvre, 187. 
Ballot, fontainier, 55. 
Barbet, architecte, 105. 
Barbier, contrôleur général des forêts 

de l'Ile-de-France, 28. 
Bardou (Nicolas), conseiller du roi, 

receveur des amendes et épices des 

juridictions royales de Baillac l'Isle 

et Rabastin, 12. 
Barrois, sculpteur, 15, 19. 
Baslin, chanoine de Saint-Thomas du 

Louvre, 56. 
Battelier (les), entrepreneurs de 

maçonnerie à Vitry-le-François, 117. 



1. Les noms de personnes sont en petites capitales; les noms de lieux en italique. 



248 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS 



Battelier (Pierre), 119. 
Battelier (Pierre-Joseph), 119. 
Bauchal, auteur du Dictionnaire des 

Architectes, 174, 207. 
Bausset (cardinal de), 209. 
Bavière (la), 177, 186. 
Bavière (électeur de), 188, 190. 
Bavière (prince Philippe de), 192. 
Beaudoin (Charles), entrepreneur de 

terrassements, 92. 
Beaufort, 112. 
Beaufort (de), directeur des magasins 

du roi, 231. 
Beaufort (duchesse de), 73. 
Beaumoxt (Perrotin de), conseiller 

secrétaire du roi, conservateur des 

hypothèques, 12. 
Beaupied, 238. 
Beausire (Jean), architecte, 24, 29, 32, 

34, 44, 45, 8s, 86, 212, 234. ' 
Belax, sculpteur en bois, 201. 
Belgrade, 187. 
Bellanger, avocat général de la Cour 

des Aides, 91. 
Bellegarde, 239, 240, 242. 
Bellier de la Chavigxerie, histo- 
rien, 48, 
Bellièvre (chancelier de), 94. 
Bénédictines du faubourg Saint-Ger- 
main, 54. 
Berckheim (de), 152. 
Berixghex (de), premier écuyer, 73. 
Bernard, sculpteur en bois, 165. 
Bernardines de l'Abbaye-aux-Bois, 43. 
Bemy (château et parc de), 94, 95. 
Berquet (ou Bouquet), propriétaire, 

72. 
Berry (duchesse de), 128, 129. 
Bertaud, ingénieur de la ville de Lyon, 

102, 103, 104. 
Besançon, 121 à 123. 
Bibliothèque du roi, 50, 51, 52, 235 à 

245. 
Bidault (Antoine), marchand, 75. 
Bigxon (abbé), bibliothécaire du roi, 

51, 52,238,239,240,241, 242, 243. 
Billot (Nicolas), maître couvreur à 

Versailles, 93, 94. 
Birckenfeld (prince de), 153. 
Bissy (cardinal de), 94. 
Bizot, garde des dessins du roi, 231, 

232. 



Blois (MUe de), voy. Conti (princesse 
de). 

Blondel, architecte, 22, 155. 

Boffraxd, architecte, 49, 212. 

Boiseau (abbé), 8. 

Boislisle (A. de), historien, 16, 84, 85, 
86, 166, 221. 

Boistel (L.), historien, 102. 

Boxamy, historien, 37, 53, 160. 

Bonn, 166 à 195. — Buen Retiro, 178, 
182, 184, 185, 186, 187, 188, 189, 
190, 193, 195. — église Saint-Michel, 
167, 179. — Palais, 167 à 195. — 
Rue de Lille, 175. 

Bonxac (marquis de), 124. 

Boxxal (marquis de), ambassadeur de 
France à Constantinople, 206. 

Boxxardot (H.), historien, 87. 

Boissox, ingénieur du roi, 38, 39, 40. 

Boxvallet, sculpteur, 17. 

Bordasle d'Axglure (Raphaël de la). 
Voy. Anglure. 

Bordeaux, 145 à 147. — École acadé- 
mique, 218, 219. — Place Royale, 
auj. de la Bourse, 145, 147. 

Bosc (Claude Gros). Voy. Boze (de). 

Boubers ou Boubexs (Suzanne de), 
femme de Balthazar Keller, 228. 

Boucher (Claude), intendant de Bor- 
deaux, 145, 146, 147. 

Boucher (François), peintre, 245. 

Boucher (G.), marchand libraire à 
Strasbourg, 231. 

Boucher d'Orsay, prévôt des mar- 
chands, 23. 

Boucquemont, 132. 

Boudin, tapissier, 224. 

Boudot, fonctionnaire de la Biblio- 
thèque du roi, 243. 

Boufflers (maréchal de), 89. 

Bouillon (cardinal de), 232. 

Bouillon (duc de), 54, 55. 

Boulard (Pierre), intendant des devises 
et inscriptions des édifices royaux, 
219. 

Boulle, ébéniste, 192, 205, 233. 

Boullogxe (Louis de), peintre, 230. 

Boulogne (capitainerie de), 91. 

Bouquet. Voy. Berquet. 

Bourbence (la), rivière, 98, 99, 100. 

Bourbox (duchesse douairière de), 24, 
25, 3 2 > 34- 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



249 



Bourbon (Louis-Henri, duc de), 72. 
Bourbonnais (le), province, 99. 
Bourdet, entrepreneur de maçonnerie, 

33- 
Bourepeaux (de), 125. 

Bourg (maréchal de), 153, 154. 

Bourgogne (la), 97, 78, 99, 100. 

Bournon (F.), historien, 83, 87. 

Bourvalais (Paul Poisson), traitant, 

65. 
Bousseau, sculpteur, 48, 49. 
Boutet, sculpteur, 17, 19. 
Bouxviller, 152. 
Boze (Claude Gros de), intendant des 

devises et inscriptions des édifices 

royaux, 219. 
Bracciano (duc de), 232. 
Brachiane (duc de). Voy. Bracciano. 
Brème, 12. 

Bretagne (duc de), 231. 
Briard (Pierre de), 108. 
Briare (canal de), 98, 99. 
Bridault, sculpteur sur bois, 239, 240. 
Brière (Gustave), historien, 82. 
Brion, fontainier à Saint-Maur, 146. 
Briquet, sculpteur, 19. 
Brou (maréchal de). Voy. Bourg. 
Bruand, architecte, 212. 
Brùhl, 194. 

Briihl (château de), près Bonn, 175, 176. 
Bruxelles, 185, 186, 207. 
Buirette, historien, 114. 
Bullet, architecte, 212. 
Buzonnière (de), historien, 106, 107. 

Cachan, localité près de Paris, 54. 
Cadot (Thibault), conseiller du roi en 

sa cour des Monnaies, 12. 
Caffin (François), entrepreneur de 

serrurerie, 36. 
Canal. Voy. aux noms. 
Caon (Jean), dit La Tour, maître 

maçon à Châlons. 
Capperonier, fonctionnaire de la 

Bibliothèque du roi, 243. 
Carbonneaux, fondeur, 129. 
Carbonnet, architecte, 148, 149. 
Cardini, architecte, 32. 
Carié (Claude), architecte, 131, 135, 

137, 138, 139, 140, 141, 142. 
Carlier, sculpteur, 19. 
Carlier (François), architecte, 113, 



114, 196, 197, 198, 199, 200, 202, 
203. 
Carlier (Pierre), fermier général, 56, 

57- 

Carpentier, fonctionnaire de la 

Bibliothèque du roi, 243. 
Cassin, 7. 
Castagnier, propriétaire, 65, 66, 67, 

68, 69. 
Castan (A,), historien, 122. 
Caudeville (terre de), 137, 138. 
Cayot, sculpteur, 48, 49. 
Cellamare (prince de), ambassadeur 

d'Espagne en France, 205, 206. 
Celle (prieuré de la), 90. 
Centre (canal du), 98. 
Cernay (marquis de), 168. 
Chabeuf (H.), historien, 109. 
Chabot (Anne de), 148. 
Chaillot, 8, 38. 
Chalons (évêque de), 196. 
Cbdlons-sur-Marne, 112 à 121, 144. — 

Eglise Saint- Alpin, 112, 113. — Evê- 

cbé, 113 a 121. — Place Saint-Etienne, 

114. — Rue de Juigné, 114. 
Champier (Victor), historien, 232. 
Charenton, 95. 
Charité (abbaye de la) (Franche-Comté), 

138, 141. 
Charles V, 71. 
Charolais (le), 97. 
Charolais (canal du), 97 à 100. 
Charpentier, sculpteur, 48, 49. 
Charpentier (Claude), sculpteur, 48. 
Charpentier (René), sculpteur, 48. 
Charrier, trésorier de France à Lyon, 

97- 
Château-Thierry, 119. 

Châtelain (Charles), 235, 237. 

Chatillon-V Abbaye , 131. 

Chauveau (René), sculpteur, 19, 126, 

127. 
Cha vannes (abbé de), 152. 
Chaville (château de), 212, 2:3. 
Chelles, 36. 
Chenisot (de), 205. 
Chistain ? (domaine de), 105. 
Choisy (château de), 11, 70. 
Chottin (Louis), serrurier à Verdun, 

141. 
Claudius, empereur romain, 159, 160. 
Clément XI, pape, 76. 



250 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



Clément (le prince), 192, 194. 

Clément (Pierre), historien, 21. 

Clément Auguste, électeur de Co- 
logne, 167, 168, 175. 

Clichy-la-Garenne , 86. 

Clouet (historien), 130. 

Cochin (Charles-Nicolas), graveur, 50. 

Coislin (de), évêque de Metz, 126, 
127. 

Colbert (Jean-Baptiste), surintendant 
des Bâtiments, 9, 21, 63, 90. 

Collart (J.-B.) seigneur de Flize, 
grand maître des eaux et forêts au 
département de la généralité de Metz, 

133- 

Collin, architecte, 116. 

Collin (Claude), marchand de bois à 
Saint-Dizier, 118, 120. 

Collinet, conducteur de travaux d'ar- 
chitecture, 117. 

Compicgne, 147, 241. 

Condé (Henri de Bourbon, prince de), 
72. 

Condé (princes de), 71. 

Conrard, 109, 110. 

Constantinople. Ambassade de France, 
206, 207. — Faubourg de Pe'ra, 206. 

Conti (Louis-Armand, prince de), 70. 

Conti (princesse de), première douai- 
rière), 70. 

Corbineau, architecte, 125. 

Cornu, sculpteur, 17, 18. 

Coroneîli (globes de), 236, 237. 

Cotte (Jean-Armand de), 137. 

Cotte (Jules-Robert de), 9, 42, 58, 
59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 
68, 69,70.94,95, 97, 112, 137, 145, 
162, 163, 164, 165, 203, 204, 206, 
211, 212, 216, 224, 230, 242, 243, 
244. 

Cotte (Suzanne-Catherine de), 137. 

Courtépée, historien, 109, m. 

Coustillier, garde des plans et des- 
sins du roi, 231, 232. 

Coustillier, secrétaire du duc d' An- 
tin, 232. 

Coustillier (François), jardinier, 232. 

Coustillier (François-Louis), jardi- 
nier, 232. 

Coustillier (Martin), jardinier, 232. 

Coustillier (Pierre), jardinier, 232. 

Coustou, sculpteur, 14, 19. 



Coustou (Nicolas), sculpteur, 49. 
Couvert, entrepreneur de maçonnerie, 

33- 
Coypel (Antoine), peintre, 149, 230. 
Coysevox (Antoine), sculpteur, 7, 82, 

230. 
Cozette, concierge des Gobelins, 59, 

61. 
Cramaille (de), 41. 
Croissy (château de), 96. 
Crozat, 91, 165. 
Crozat de Tugny, propriétaire, 65, 

66, 67, 68, 69. 

Dant^ig, 12. 

Dauphin (le grand), 188, 

David recevant Yèpée des mains d'Abimé- 

lec et de Gèdèon (sculpture), 14. 
Debay père, sculpteur, 129. 
Dechamp, 192. 
Dedieu, sculpteur, 15, 17, 19. 
De Fert, fontainier du duc d'Orléans, 

88. 
De La Lande, historien, 37, 40, 98. 
Delamaire, architecte, 148. 
De La Mare, historien, 37, 40, 41. 
Delamotte, premier commis des 

Bâtiments, 80. 
Delaunay, 215. 
Delauvergne, intendant et contrôleur 

général des Bâtiments, 9. 
Delépine (Nicolas), architecte expert, 

8, 10, 85, 86, 212, 231. 
Delespée ou De Lespée (Charles- 
François), architecte expert, 9, 82, 

131, 132, 133, 140,238. 
Delpit (].), historien, 219. 
Denis, propriétaire à Versailles, 94. 
Deparcieux, mathématicien, 216, 217. 
Derusé, contrôleur des Bâtiments (?), 

79- 
Deschamps, menuisier, 144. 

Descombeaux (Jean- Jacques), prêtre, 
24. 

Desforts. Voy. Le Peletier des 
Forts. 

Desgodets, architecte, 15, 212. 

Desgotz, intendant et contrôleur géné- 
ral des Bâtiments, 8, 9. 

Desgotz (Claude), dessinateur des 
plans et parterres des jardins du roi, 
211, 212. 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



251 



Desjardins, 192. 

Desjardins (Martin), sculpteur, 101. 

Desjardins (Tony), historien, 101. 

Desmarets (J.-B.-F.). Voy. Maillebois 
(marquis de). 

Desmarets (Nicolas), intendant des 
finances, puis contrôleur général, 90, 
215, 221, 222. 

Desrochers, entrepreneur de terrasse- 
ments, 92. 

Deulneau, chanoine de la cathédrale 
de Verdun, 138, 141. 

Dheune (la), rivière, 98, 99, 100. 

Dieudonné (don Sébastien), historien, 
126. 

Didier Brillon (d'Orléans), 106, 107, 
108. 

Digoing, 99, 100. 

Dijon, 108 à ni. — Eglise Saint- 
Bénigne, 1 1 1 . — Eglise Saint-Etienne, 
in. — Eglise Saint-Jean, 109 à 1 1 1 . 
— Palais des Etats, 108, 109. 

Dinckehpill, 178. 

Doinel (Jules), historien, 107. 

Doisy, sculpteur, 18, 19. 

Domfront, 112. — Eglise, III, 11 2. 

Dorbay (François), architecte, 21, 214, 
215. 

Dorbay fils, architecte et entrepreneur, 
33, 81, 212. 

Dorbay (père ou fils), architecte, 
159. 

Douai, 226. 

Doussot (François), architecte juré, 6. 

Doyen, voiturier, 192. 

Drouilly, sculpteur, 19. 

Dubois, cardinal, 149. 

Dubois (Jacques), géographe et arpen- 
teur ordinaire du roi, 8, 9, 20. 

Du Faye, inspecteur général du jardin 
royal des plantes, 243. 

Dufour, entrepreneur de maçonnerie, 

Dufour, sculpteur, 17. 

Dugoulon, sculpteur en bois, 200, 201, 

203, 205, 239,240. 
Dulin (Nicolas), architecte, 212. 
Duplessis (J.-L.), valet de chambre du 

duc d'Antin, 10. 
Duplomb, historien, 23. 
Du Puy (chevalier). Voy. Pozzo. 
Durfort (Geneviève de), 88, 89. 



Dusable ou Du Sable, entrepreneur 

de maçonnerie, 33. 
Dussieux, historien, 153, 173, 175, 

178, 181, 185, 195, 196, 197, 205. 
Dùsseldorf, 181. 
Duvivier, inspecteur de la Savonnerie, 

59, 62. 

Ecosse (marbres d'), 231. 
Effiat (marquis d'), 98. 
Eltz (baron d'), 131, 135. 
Engerand (Fernand), archiviste, 212, 

213. 
Espagne (/'), 196. 
Espagne (roi d'), 196, 197. 
Espine (Nicolas de 1'). Voy. Delespine. 
Etang de Longpendu, 98, 99, 100. 
Etang de Montchanin, 100. 

Fagon (Louis), conseiller d'État et au 

Conseil des Finances, 235. 
Fanart (François), maître peintre à 

Verdun, 142, 143. 
Farnèse (Elisabeth), reine d'Espagne, 

202. 
Fa vannes (Henri de), peintre, 200. 
Félibien des Avatjx (J.-J.)> historio- 
graphe et architecte, 20, 212. 
Fénelon (François de Salignac de La 

Mothe), 219. 
Ferdinand VI, roi d'Espagne, 196. 
Ferdinand (le duc), 190. 
Feu (de), graveur, 195. 
Flamand, sculpteur. Voy. Flamen. 
Flamen (sculpteur), 14, 18, 19. 
Fleuriau, 238. 
Fleury (cardinal de), 8. 
Foix (château de"), 124, 125. 
Fontainebleau, château, 75, 89, 90, 92, 

215, 219, 223, 241, 242. — Hôtel de 

Maillebois, 89, 90. 
Fontana (Francesco) architecte, 104. 
Fortier (Benoît de), architecte, 174., 

175, 176, 177, 179, 181, 182, 183. 
Foucault, conseiller d'État, 41. 
Francfort, 181, 183, 187. 
Francine (famille des), intendants des 

eaux et fontaines des jardins royaux, 

223. 
Francine (de), intendant des eaux et 

fontaines des châteaux royaux, 52, 

S 3. 54, 97- 



252 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



Francine (Henry-François de), 223. 

Francine ( Thomas-Honoré-François 
de), 223. 224. 

Francini (de). Voy. Francine. 

François I er , 4, 98. 

Fremin, sculpteur, 48, 49. 

Frescati (château de), 126, 127. 

Fronde (la), 9 1 . 

Frontin, historien romain, 160. 

Frontinus. Voy. Frontin. 

Fucin (lac), 159, 160. 

Fùrstenberg (cardinal prince Guil- 
laume Egon de), 148, 154. 

Gabriel (Jacques II), intendant et con- 
trôleur général des Bâtiments, 10, 11. 

Gabriel (Jacques-Ange), premier archi- 
tecte du roi, 70. 

Gabriel (Jacques-Jules), premier archi- 
tecte du roi, 8, 9, 32, 105, 106, 107, 
108, 147, 212. 

Gabriel (Maurice), architecte, 1 1 . 

Gaigny, 36. 

Gaillard, fonctionnaire de la Biblio- 
thèque du roi, 243. 

Garigliano (le), rivière, 159, 160. 

Garnier d'Isle, 90. 

Garonne (la) 147. 

Gaucher, tapissier, 224. 

Gauthey, ingénieur, 98. 

Gautier (Henri), ingénieur, 123. 

Gavouet (Michel-Ange), entrepreneur, 
166. 

Geffroy, historien, 197. 

Gênes, 161. 

Genty (Denis), bourgeois de Paris, 88, 
89. 

Gerbier, architecte, 125, 126. 

Gerspach, historien, 64. 

Girardin, marchand de bois (?), 78. 

Girardon, sculpteur, 18, 227, 230. 

Giroux (Marie-Geneviève), femme de 
Genty, bourgeois de Paris, 88. 

Gisquain, marbrier, 149, 150. 

Gettard ou Gittard, architecte, 108, 
211. 

Gittard (Daniel), architecte et ingé- 
nieur du roi, 108. 

Gittard (Pierre), ingénieur et archi- 
tecte à Philippeville et Lille, 109. 

Gobelins (Manufacture des), 59, 60, 61, 
63, 64, 65, 163, 191, 209, 217, 224. 



Godesberg (château de), 167, 175. 

Goupy, sculpteur, 19. 

Gourlade (de), architecte, 155, 162. 

Goumay, 36, 37. 

Goy, sculpteur, 18. 

Grammokt (famille de), 122. 

Grammont (marquis de), 121, 122, 

123. 
Grammont (Château de), 121 à 123. 
Gramont (famille de), 122. 
Grangez, historien, 98. 
Granier, sculpteur, 15, 18. 
Grignon, tapissier, 224. 
Grignon (Louis), historien, 113, 114. 
Grouchy (vicomte de), historien, 129. 
Guérin, secrétaire de l'Académie de 

peinture, 218, 219. 
Guerre de Hongrie (1717), 186. 
Guersans (de), conseiller au Parlement 

de Bretagne, 125. 
Guesnon ou Guenon, menuisier, 200, 

205. 
Guiblet, conservateur des Généalogies 

de la Bibliothèque du roi, 243, 244. 
Guichou (Charles), marchand, bour- 
geois de Paris, 87, 88. 
Guiffrey (J.-J.), historien d'art, 13, 

49, 208, 210, 214, 215, 221. 
Guilbert (abbé), historien, 89. 
Guillain, architecte, 131, 132, 133, 

134, 13 5- 
Guillaumot (Ch.-AIex.), architecte, 

209. 
Guyot, sculpteur, 17, 19. 

Hallencourt (Charles-François d'), 
évêque de Verdun, 130 à 144. 

Hanard, sculpteur, 19. 

Hanau (comte de), 152, 153, 154. 

Hanau (comté de), 153. 

Harcourt (prince d'), 82. 

Hauberat, architecte, 175, 181, 182, 
183, 184, 185, 186, 187, 188, 189, 
190, 191, 192, 193, 194, 195. 

Hautemer, historien, 150. 

Hautvillier (abbaye de), 115. 

Hénault (Guillaume), contrôleur ordi- 
naire des ouvrages de Sainte-Croix 
d'Orléans, 106. 

Hennin, intendant et contrôleur géné- 
ral des Bâtiments, 8. 

Henri II, roi de France, 5, 98. 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



253 



Henri IV, roi de France, 53, 73. 

Henry (Maurice), entrepreneur à Ver- 
dun, 134. 

Hérault, maître des requêtes, lieute- 
nant général de police à Paris, 57 

Hermand , ingénieur, mathématicien, 
216. 

Heurteux, directeur des eaux et fon- 
taines de M. le Duc, 87. 

Hoffemant, sculpteur, 48, 49. 

Hollandais (les), 233. 

Hollande (la), 183. 

Houasse (René-Antoine), directeur de 
l'Académie de France à Rome, et 
garde des tableaux du roi, 161, 213, 
214. 

Hubert, 146. 

Hubert, fondeur, 229. 

Hue (Pierre), architecte, 107. 

Huguet (François), architecte, 125, 
126. 

Huilot, sculpteur, 15. 

Hulst, historien, 200. 

Hurtrelle ou Hurtrel, sculpteur, 
14, 18. 

Huxelle, 224. 

Huyot, architecte, 207. 

Infante d'Espagne, 51. 

Inventaire des tableaux du roi de Paillet, 

160. 
Isabeau, 238. 

Jal, historien, 223. 

Jallier, fonctionnaire de la Biblio- 
thèque du roi, 243. 
Jans, tapissier, 224. 
Joleau (?), secrétaire de l'évêque de 

Châlons, 118. 
Jolly, sculpteur, 19. 
Joseph Clément, électeur de Cologne, 

166 à 195. 
Jossenay (Denis), architecte, 130, 131, 

132, 133, 134, 136, 137, 138, 139, 

140, 212. 
Jossenet. Vov. Jossenay. 
Jouin (Henry), historien, 82. 
Jourdain (abbé), fonctionnaire de la 

Bibliothèque du roi, 243. 
Journal de R. de Cotte en Italie, 160, 161. 
Jouyenet l'aîné, sculpteur, 15, 18, 19, 

227. 



Jullian (C), historien, 147. 
Justiniani, 161. 

Keller (Balthazar), fondeur, 225, 226, 

227, 228, 229. 
Keller (Jacques), fondeur, 226. 
Kempis (de), 183, 188. 

Labbé, 201. 

Labbé, 240. 

La Bourdonnaye (de), intendant de 
la Généralité de Bordeaux, 219. 

Lac Fucin. Voy. Fucin. 

La Croix (de), 199. 

La Croix, fonctionnaire de la Biblio- 
thèque du roi, 243. 

Ladvenant, conservateur des Estampes 
de la Bibliothèque du roi, 244. 

La Fosse (Charles de), peintre, 149, 
230. 

Lagardelle (Armand), architecte, 1 50. 

La Grange, garçon ordinaire de la 
Chambre du roi, 217. 

La Hire, architecte, 212. 

Lalande, sculpteur, 19. 

Lambert (marquis de), 242. 

Lambert (marquise de), 236, 237, 238, 
241. 

La Motte, intendant et contrôleur 
général des Bâtiments, 8, 9, 162, 212. 

La Motte Saint-Jean, 99. 

Lance, auteur du Dictionnaire des 
Architectes, 11, 117, 174, 207, 215. 

Langlois, sculpteur, 18. 

Languedoc (canal du), 98. 

La Pommeraye, associé de la manufac- 
ture de glaces, 35. 

Larcher (abbé), chanoine de Saint- 
Thomas du Louvre, 56. 

La Roche (J.-B.), arquebusier, 216. 

La Rochefoucault (de), 103. 

La Roque, peintre de l'électeur de 
Cologne, 188. 

Lassurance, intendant et contrôleur 
général des Bâtiments, 9, 32, 82. 

La Teulière, directeur de l'Académie 
de Rome, 161. 

La Tour (Maurice Quentin de), 
peintre, 216. 

La Tour d'Auvergne, (Henri Oswald 
de), archevêque de Vienne 150, 
151. 



254 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS 



La Tour d'Auvergne (Frédéric de), 
grand doyen de Strasbourg, 150, 151. 

La Tour et Taxis (prince de), 181. 

La Tour et Taxis. Archives, 208. — 
Hôtel, 207, 208. 

Laurecisoue, architecte, 207. 

Laurent, entrepreneur de peintures à 
Verdun, 145. 

Lauzun (Antoine Nompar de Cau- 
mont, duc de), 88, 89, 91. 

La Vieuville (comte de), 75. 

La Vieuville (duc de), 74. 

Law, 236, 2:7, 241. 

Le Baud, ingénieur (?) de Lyon, 98. 

Le Blond, architecte, 225. 

Le Bœuf, historien, 56, 83, 87,88, 96. 

Le Brun, sculpteur, 113. 

Le Chartrier, architecte, 107. 

Le Chevalier, architecte, 148, 149, 
150, 152, 153, 154. 

Le Chevalier (^tienne), dessinateur 
des Bâtiments, 149. 

Lécuyer, architecte, 212. 

Lefébure, sculpteur, 19, 20. 

Lefebvre, fonctionnaire de la Biblio- 
thèque du roi, 243. 

Lefranc (Abel), historien, 1, 4. 

Legoupil, sculpteur en bois, 201, 239, 
240. 

Legout ou Legoux, entrepreneur de 
maçonnerie, 33, 81. 

Legrand, 7. 

Legrand, architecte, 105. 

Legrand, sculpteur, 19. 

Legros, sculpteur, 15, 17, 18. 

Lelong père et fils, sculpteurs sur 
bois, 239, 240. 

Lemaistre, architecte, 124. 

Lemoine, conducteur des travaux de 
l'évêché de Verdun, 116, 117. 

Le Monceux, entrepreneur de maçon- 
nerie, 33. 

Le.moyne ou Le Moyne, entrepreneur 
de terrassements, 95. 

Lemoyne (A.), 36. 

Le Moyne (Claude), entrepreneur, 117. 

Lenoble, 231. 

Le Normant (Ange), greffier en chef 
du grand conseil, 12. 

Le Normant de Tournehem (Charles- 
François-Paul), surintendant des 
Bâtiments, 70. 



Lepautre, sculpteur, 48, 40, 232. 

Le Peletier des Forts (famille des), 
91. 

Le Peletier des Forts (Michel- 
Robert), contrôleur général, 57, 91, 
92, 93, 138. 

Le Prince, historien, 51. 

Le Ragois (abbé), 87, 88. 

Lereiste, 7. 

Le Roi (A.), historien, 89, 94. 

Leschaudelle, entrepreneur de menui- 
serie, 238. 

Lesdigutères (François Bonne, duc de), 

73- 
Lespine. Voy. Delespine. 

Lespingola, sculpteur, 17, 18. 

Leveau, architecte, 215. 

Liège, 173, 174, 181, 182, 187, 189, 
192, 195. 

Lille, 166, 167. 

Lionne (de), ministre et secrétaire 
d'État, 94. 

Lislebelle, 240. 

Loire (la), rivière, 98, 99, ipo. 

Longpendu {étang de). Voy. Etang. 

Longueville (duchesse de), 35. 

Lorges (maréchal de), 89. 

Lorraine (la), 1 30. 

Louis père, architecte, 126. 

Louis fils, architecte, 126. 

Louis, marchand, 120. 

Louis XIV, 4, 49, 76, 77, 97, 98, 123, 
167, 169, 188, 197, 204, 208, 214, 
232. 

Louis XIV (figure pédestre de) aux Inva- 
lides, 15, 16. 

Louis XIV (statue de), à Montpellier, 129. 

Louis XV, 56, 90, 238. 

Louis XVI, 83, 209. 

Louvois (abbé de), 51, 236. 

Louvois, surintendant des Bâtiments, 
11, 74, 75, 225. 

Liïbeck, 12. 

Luc (comte de), ambassadeur de 
France en Suisse, 227, 228. 

Lutllier, fermier général, 65. 

Lunéville, 59, 60, 61. 

Lyon, 100 à 104, 163, 164,215,233. 
— Loge au Change. 104. — Place Belle- 
cour ou Louis-le-Grand, 102, 103, 104. 

Machaux (de), 81. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS 



255 



Mademoiselle (la grande), 91. 
Madrid (château de), près Paris, 90, 217. 
Madrid, 195 à 206 — Buen Retiro, 113, 

195, 196, 197, 198, 199, 200, 202, 
203, 204, 206. — Calle de Alcala, 
199, 200. — Clos des religieux de 
Saint- Jérôme, 200. — Couvent des 
religieuses de Saint-François de Sales, 

196, — Palais royal, 113, 195, 196, 

197, 200, 201, 202, 206. — Cabinet 
des Furies, 196, 202. — Prado, 199. 

Maestricht, 1 1 . 

Magntère, sculpteur, 17, 18. 

Maillebois (J.-B.-F. Desmarets, mar- 
quis de), 89. 

Maine (duc du), 241. 

Maintenon, 124. — Acqueduc, 160. — 
Château, 74, 75. 

Maintenon (M«" de), 196, 197. 

Maizieu (abbé de), 94. 

Malesherbes, 92. 

Malet, marchand de bois (?), 78. 

Malin, fonctionnaire de la Bibliothèque 
du roi, 243. 

Malo Saussard, entrepreneur et archi- 
tecte, 150, 151, 153, 155, 156. 

Manheim, 181. 

Mansart (François), architecte, 11, 
123. 

Mansart (Jules-Hardouin), architecte, 
surintendant des Bâtiments, 3, 11,18, 
22, 26, 35, 64, 74, 75, 76, 100, 105, 
108, 149, 161, 167, 208, 209, 210, 
211, 212, 214, 218, 219, 220, 231. 

Maria Barbara, reine d'Espagne, 196. 

Marie de Médicis, 53. 

Mariette, historien, 226. 

Marillac (de), 35. 

Marinier, commis des Bâtiments du 
roi, 208, 209, 213. 

Marly, 43, 101, 167, 199, 200, 212, 
213, 225, 242. 

Marne (la), 36, 37. 

Marot (Daniel), graveur, 84. 

Marseille, 164. 

Marteau, menuisier, 192, 239. 

Martin, marchand, 120. 

Martin, sculpteur, 19. 

Martineau, valet de chambre, horlo- 
ger du roi, 216. 

Martyre dt saint Etienne, bar Bouchar- 
don, in. 



I Massol, architecte, 154, 155. 

Mathieu, architecte, 212. 

Matis, géographe et arpenteur ordi- 
naire des Bâtiments, 9, 90. 

Maubeuge, sculpteur, 19. 

Mauger, graveur en médailles, 221. 

Maupin, ingénieur du roi, 97. 

Maupin (du). 150. 

Maurepas (Jean-Frédéric Phelippeaux, 
comte de), ministre de la maison du 
roi, 95, 240, 244. 

Mayence, 147, 183. 

Mazeline, sculpteur, 14, 18, 227. 

Mazière (les), sculpteurs, 17. 

Mazière l'aîné, sculpteur, 18. 

Mazière (Jacques), architecte juré, 6. 

Médicis (Catherine de). 105. 

Méditerranée (mer). Voy. Mer. 

Ménilmontant, 92. 

Mer Méditerranée, 97. 

Mer Océane, 97. 

Mesckeck (de), grand maréchal du roi 
de Pologne, 59, 60, 61. 

M<t%, 126, 127, 189, 190, 191. — Par- 
lement, 131, 132. 

Meudon, 59, 128, 129, 188, 212, 213. 

Meusnter, architecte, 116, 119. 

Michu ou Micheu, peintre verrier, 127. 

Midi (canal du), 124. 

Mignard (Pierre), peintre, 214. 

Mitton, conseiller du roi, trésorier de 
l'extraordinaire des guerres, 7. 

Mollet, intendant et contrôleur géné- 
ral des Bâtiments, 8, 9, 212. 

Mollet, jardinier à Bonn (?), 183. 

Mollet (André-Armand), architecte, 
183. 

Mollet (Armand-Claude), architecte, 
183. 

Mollet (Charles), maître des jardins 
du Louvre, 183. 

Mollet (Claude), architecte, 183. 

MoNiMERQUÉ (Mathieu), tapissier, 61, 
62. 

Monnaie (la), 86, 87. 

Montaiglon (Anatole de), historien, 
233. 

Montaret, près Moulins en Bourbonnais, 
105. 

Montargis (de), 205. 

Montauban, 159. — Cathédrale, 159. 

Montchanin (étang de). Voy. Etang. 



25e 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



Montesson (de), 136. 
Montheau, sculpteur, 48, 49. 
Montier-la-Celle-le^-Troyes (abbaye de), 

90. 
Montigny (terre de), 75. 
Montpellier, place Louis-le-Grand ou du 

Peyrou, 129. 
Moreri, auteur du Dictionnaire, 127, 

220. 
Moriseau, sculpteur sur bois, 239, 240. 
Morlet, 86. 
Moselle (la), rivière, 126. 
Mouchard, directeur de la Compagnie 

des Indes, 91. 
Moulins, 124. 
Moulins-les-Met^, 126. 
Moullin de Marguery, historien, 88. 
Muette (château de la), 83. 
Muiroz. Voy. Muisoz. 
Muisoz ou Muiroz, architecte, 124. 
Munich, 177, 178, 188. 
Munster (èvèchè de), 192. 

Napoléon h r , 84. 

Navarre (château de), 54. 

Xeil, historien (?), 88. 

Xestier (Jean), intendant de l'évêque 
dé Châlons, 120. 

Neuville- Villeroy (famille des), 73. 

Xevers (duc de), 235, 237. 

Xevers (M me de), 236. 

Nivernais (le), 99. 

Xoailles (cardinal de), 46, 47, 48, 49, 
50, 114, 115, 117. 

Xoailles (Gaston de), évêque de Châ- 
lons, 112 à 121. 

Xoailles (de), 105. 

Noailles (duc de). Voy. Noailles (car- 
dinal de). 

Xoailles (famille de), 49. 

Xoel (O.), historien, 76, 77. 

Noellat, historien, 109, ni. 

Xoinyille, tapissier, 60, 62, 63. 

Noinville (Martin de), architecte, 108, 
109, in. 

Ocèane (mer). Voy. Mer. 

Ogilyie, 231. 

Ogilyie (Jacques), seigneur de Bo\ - ne, 

gentilhomme écossais, 231. 
Olivarès (duc d'), 198. 
Oppenord, architecte, 183. 



Orbay (d'), architecte. Voy. Dorbay. 
Orléans, 94. — Église Bonne-Nouvelle, 

106 à 108. — Eglise Sainte-Croix, 

105, 106. 
Orléans Longueville (Catherine d'), 

7 °- • , 

Orléans Longueville (Marguerite d ), 

70. 

Ormesson (Henri-François- de -Paule 
Le Fèvre d'), conseiller d'Etat, inten- 
dant des finances, etc., 129, 130. 

Orry (Jean), ministre de Philippe V, 
199, 202, 203, 204. 

Orry (Philibert), directeur général des 
Bâtiments, 59, 61, 95, 216, 230, 243. 

Orsay (Boucher d'). Voy. Boucher. 

Osmont, serrurier, 47. 

Oudinet (Marc- Antoine), garde des 
médailles du roi, 220. 

Paderbon (èvèchè de), 192. 

Paillet (Antoine), peintre, garde des 

tableaux du roi, 212, 213. 
Palladio, architecte, 167. 
Pantin, 36. 

Papillon, historien, 126, 127. 
Paraire (Jean), conseiller secrétaire du 

roi, 12. 
Paris, architecte, 103. 
Paris (Louis), historien, 51, 52, 224, 

225, 229, 233. 



PARIS 

Abbaye-aux-Bois, 43. 

Abreuvoir de Bourbon, 45. 

Acqueducs et eaux d'Arcueil, 21, 39, 52, 

53, 54, 55- 
Acqueduc et eaux de Belleville, 37, 33. 
Arsenal (/'), 37, 38, 40, 72. 
Avenue Percier, 87. 
Bastille (fossés de la), 36. 
Boulevard Haussmann, 87. 
Boulevard Malesherbes, 87. 
Calvaire (le), 38. 
Capucines (les), 217. 
Champs-Elysées, 7, 8, 9, 10, 57, 58, 87. 
Chancellerie (la), 65, 66, 67, 68, 69, 70. 
Collège de Cambrai, 1, 2, 3,4, 5. 
Collège des Quatre-Nations, 215. 
Collège royal de France, 1, 2, 3, 4, 5. 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 
PARIS PARIS 



257 



Collège de Tréguier, 1, 2, 3, 4. 

Cours la Reine, 8, 9, 217. 

Couvent des Bénédictines de la Ville- 
VÉvéque, 70. 

Couvent des Capucins, 215. 

Couvent des Feuillants, 6. 

Croix du Trahoir, 5 3 . 

Cul-de-sac des Prêtres de l'Oratoire, 7. 

église des Grands-Augustins, 71. 

Eglise des Jésuites , rue Saint-Antoine 
(chapelle des princes de Coudé), 71, 72. 

Église Notre-Dame, 46, 48, 49, 50. — 

Chapelle Saint- Denis ou des Martyrs, 

48, 49. — Chapelle Saint-Martin et 

Sainte-Anne, 49. — Chapelle de la 

, Vierge, 46, 47, 49. 

Eglise des Prémontrës reformés, 215. 

Eglise Saint-Germain-l'Auxerrois, 5,215. 

Eglise Saint-Jacques-du-Haut-Pas, 109. 

Eglise Saint-Jean-en-Grève, 22. 

Eglise Saint-Sulpice, 109. 

Eglise Saint-Thomas du Louvre, 56. 

Eglise de la Sorbonne, 36. 

Eglise de la Trinité, 215. 

£^02// des Boucheries Saint-Paul, 41. 

£s>yw/ de Chaillot, 38. 

Egout de Gaillon, 42. 

P^tw/ Saint-Louis-au-Marais, 40, 41 . 

Faubourg du Roule, 87. 

Faubourg Saint-Antoine, 2j. 

Faubourg Saint-Germain. Voy. Quar- 
tier Saint -Germain-des-Prés. 

Faubourg Saint-Honoré, 9, 10, 56. 

Grand Cours. Voy. Champs-Elysées. 

Grenouillère (la). Voy. Quai de la Gre- 
nouillère. 

Halle Barbier, 24, 28, 31. 

Halle du Pré-aux-Clercs, 28. 

Hôtel des Ambassadeurs, 217, 218. 

Hôtel d'Antin. 24, 73. 

iïo7e/ d'Armagnac, 58. 

//o7e/ de Beringhen, 73. 

Hôtel de Bouillon, 55. 

ffo7e/ de Brionne. Voy. PTo7e/ d'Arma- 
gnac. 

Hôtel des Comédiens français, 215. 

iïo7e/ *fe Conti, 5 5 . 

Hôtel-Dieu, 45. 

i7o7e7 dî* dz<c de Fleur y. Voy. //o7e/ des 

P05/£5. 

Inventaire de R de Cotte. 



Hôtel de la Vieuville, 74. 

Hôtel de Lesdiguières. Voy. f/dfr'/ de 

Villeroy. 
Hôtel de Longueville. Voy. Hôtel des 

Postes. 
Hôtel du Luxembourg, 65. 
Hôtel de la Mtilleraie, 109. 
Hôtel des Mousquetaires-Saint- Antoine, 

26, 27, 28, 29. 
Hôtel des Mousquetaires-Saint-Germain, 

22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 

31, 32, 33, 34. 
Hôtel de Nevers, 51, 235 à 242. 
Hôtel des Postes, 35. 
Hôtel du prince Charles. Voy. Hôtel 

d'Armagnac. 
Hôtel de la reine Marguerite, 28. 
Hôtel de Saint-Simon, 109. 
Hôtel de Villeroy (rue de la Cerisaye), 

72, 73- 
Hôtel de Villeroy (rue de Varennes), 73. 
Hôpital de la Charité de Charenton, 96. 
Hôpital des Enfants-Trouvés, 10. 
Hôpital Saint-Louis, 38. 
Ile Notre-Dame, 44. 
Ile Saint-Louis, 44. 
Invalides. Hôtel, 13, 15, 16, 20. — 

Eglise, 13, 14, 15, 20, 84, 127. 
Jardin royal, 217, 242, 243. 
Louvre. Palais, 5, 6, 7, 50, 5 1, 210, 21 5, 

216, 217, 218. — Glacières, 230. 
Lulli (maison de), 109. 
Luxembourg (palais du), 53, 217, 218. 
Marais (le), 38, 40. 
Observatoire, 20, 21, 53, 54, 217. 
Palais Bourbon, 32. 
Palais de justice, 1 1 . 
Palais Royal, 232. 
Pa/r Monceau, 85. 
Paroisse Saint-Gervais, 22. 
Paroisse Sainte- Magdelaine de la Ville- 

VEvêqiie, 56. 
Petit-Chatelet, 45. 
Petit-Pont. 44, 45. 
P/ace de Cambrai, 3 . 
P/ace dîi Carrousel, 8, 58. 
Place Dauphine, 11, 12. 
P/aee Louis-le-Grand, 16, 42, 51, 65, 

228. 
P&U2 Saint-Michel, 5 3 . 



258 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 
PARIS PARIS 



Place Vendôme. Voy. place Louis-le- 
Grand. 

Place des Victoires, 147. 

Pont de l'Ecole. Voy. Pont-Neuf. 

Pont Marie, 123. 

Pont Neuf {dit de l'Ecole), n, 44, 45, 
56. 

Pont Notre-Dame, 53, 123. 

Pont Ronge, il, 44. 

Pont Royal, 10, n, 23, 30, 123. 

Pont des Saints-Pires, 23. 

Pont Tournant des Tuileries, 57. 

Port au Blé, 45. 

Port de la Conférence, 231. 

Port aux Fruits, 45. 

Pré aux Clercs, 13, 31. 

Porte Saint-Jacques, 21. 

Quai de F Ecole, 3 5 . 

Quai des Grands- Augustins, 55. 

Quai de la Grenouillère, 13, 22, 23, 25. 

Quai du Louvre, 45. 

£)«a/ des Morfondus, il, 12. 

j2*fû» d« Orfèvres, 11, 12, 43, 44. 

Quai d'Orsay, 23, 24, 29, 30. 

Quartier Saiut-Germain-des-Prés et fau- 
bourg Saint-Germain, 13, 22, 23, 25, 

27. 32. 
Quinze-Vingts (les), 27. 
2?t# de V Abreuvoir, 10, 56, 57, 58. 
i?z/e tft? Babylone, 20. 
ifae J« ifoc, 23, 25, 28, 29. 
i?z<e Je5 Barrées, 41. 
ifoe Je Beaune, 23, 28, 29. 
i?zze J« Beauvais, 7. 
i?ue Je Berry, 87. 
i?z/e Je /a Boêtie, 87. 
/?we J« Bohèmes, 139. 
ifr/e de /a Bonne-Molue (?). Voy. i?«e Je 

V Abreuvoir. 
Rue du Bourbon, 20, 23, 28, 29, 30. 
Rue de Bourgogne, 20, 23, 24, 29, 34. 
Rue du Calvaire, 37. 
Rue de la Cerisaye, 7 3 . 
ifae Champfleury, 7. 
ifae Jw Chantre, 7. 
i?z<e Je Charenton, 26, 27. 
/foe Jzz Cherche-Midi, 23. 
ifoe Colbert, 243. 
#«e Ju Coj, 7. 



i?z/e Je Cour celles, 87. 

i?zze Dauphine, 55. 

i?z<e Je VEcharpe, 41. 

i?z/e Je V Echelle, 58. 

ifr/e Je l'Egout, 41. 

i?;/e Je V Egout-Couvert , 41. 

i?z/e Jw Faubourg-Saint- Honoré, 87. 

/fae Jes Filîes-du-Calvaire, 41. 

i?zze Jes Fossés, 5. 

i?z/e Jes Fossés-Saint- Germain-T Auxer- 
rois, 35, 215. 

i?z/e Froidmanteau, 7. 

/?ue Gaillon, 42. 

ifae Je Grenelle, 139. 

i?m> Je Harlay, 11, 12. 

i?;ze Jei Lions, 41, 42. 

ifr/e Z.ozzz -le-Grand, 42. 

/?z/e Neuve-du-Luxembourg, 65,97, 66 . 

i?z/e Neuve-des-Petits-Clkvnps , 238. 

i?z<e Neuve-Saint- Augustin, 73. 

i?«e Neuve-Saint-Paul, 41, 42, 74. 

i?zze ^7îi Petit-Bourbon, 35. 

i?z*e Jes Poulies, 6, 35. 

ifoe Je Richelieu, 235, 237. 

i?we Rousselet, 34. 

•R«e Saint-Antoine, 73. 

i?we Saint-Denis, 37, 215. 

i?we Saint-Honoré, 6, 7, 35. 

i?we Saint-] ean-de-Beauvais, 4. 

i?z<e Saint-Jean-de-Latran, 3. 

i?zze Saint-Louis, 38, 41. 

i?we Saint-Nicaise, 6, 73. 

i??/e Saint-Paul. Voy. .Rwe Neuve-Saint- 
Paul. 

Rue Saint-Vincent, 6, 7. 

ifae Je Sèvres, 20, 43. 

i?zze J« Temple, 37. 

Z?w Je Tournon, 218. 

i?w* Je l'Université, 20, 32. 

i?«e Je Varennes, 23, 29. 

.R«e Je Verneuil, 23, 28. 

i?zze Je5 Victoires, 72. 

i?z«e Vivien ne, 51, 52, 

Rungis (eaux de), 52, 53, 54, 94, 224. 

Samaritaine (la), 56. 

Temple (barrière du), 37. 

Tuileries. Jardin, 13. — Palais, 7, 8, 9, 
10, 30, 58, 171, 205, 210, 215, 217. 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



259 



Pashl (?), entrepreneur des Bâtiments 
du roi, 99. 

Passarsowit^ (traité de), 190. 

Passerat, secrétaire de l'électeur de 
Cologne, 175. 

Passy, 83. — Eaux minérales, 87, 88. 

Pasquier (F.), historien, 125. 

Paulmier, propriétaire, 6. 

Paulmier (demoiselle), 6. 

Peignot (Gabriel), historien, 209. 

Pépinière du Roule, 86, 87, 217. 

Perdigué, ingénieur, 153. 

Pères de Saint-Lazare, 13. 

Perrault (Charles), littérateur, 21. 

Perrault (Claude), architecte, 21. 

Perrault, président), 72. 

Perrichon, secrétaire de la ville de 
Lyon, 100, 101, 102. 

Perrier, intendant du cardinal de 
Noailles, 118. 

Perrotix de Beaumont. Voy. Beau- 
mont. 

Pescheur, 60. 

Petit-Bourg, 82, 147. 

Petitot, ingénieur à Lyon, 102, 103. 

Petitot, architecte du grand-duc de 
Parme, 102. 

Phelypeaux. Voy. Pontchartrain. 

Phelypeaux, ambassadeur de France 
en Savoie, 166. 

Philippe II, roi d'Espagne, 198. 

Philippe IV, roi d'Espagne, 198. 

Philippe V, roi d'Espagne, 196. 

Philippe le Bel, roi de France, 76. 

Philippsruhe, 152. 

Piganiol de la Force, historien 23, 
27, 28, 35, 44, 46, 48, 56, 65, 70, 
71, 72, 73, 74, 84, 95, 218. 

Piney Luxembourg (François-Frédé- 
ric, duc de), 65. 

Pitton, historien, 154. 

Pline le Jeune, 160. 

Poerson, directeur de l'Académie de 
France à Rome. 

Poissy (église de l'abbaye de), 75 à 82. — 
Eglise paroissiale et collégiale, 76. 

Poitevin, architecte du roi, 212. 

Ponse, marchand de pierres à Stras- 
bourg, 155. 

Pontchartrain (Jérôme Phelypeaux, 
comte de), ministre de la maison du 
roi, 214, 217. 



Pontchartrain (Louis Phelypeaux, 
comte de), chancelier de France, 45. 

Poppelsdorf (château de), 167, 175, 176, 
177, 178, 179, 180, 182, 184, 185, 
186, 187, 189, 190, 193, 195. 

Poultier, sculpteur, 14, 18, 19. 

Poussin (Nicolas), peintre, 161. 

Pozzo (commandeur Cassino del), 161. 

Pré Saint-Gervais, 53. 

Prévost (abbé), 220. 

Prince (Monsieur le). Voy. Condé 
(Henri de Bourbon, prince de). 

Prou, sculpteur, 1 5 . 

Prous-Bourderel (?), sculpteur, 20. 

Quitel (Charles), sieur Desfontaines, 
intendant des devises et inscriptions 
des édifices royaux, 219. 

Raissant, garde des médailles du roi, 

220. 
Raon, sculpteur, 14, 19. 192. 
Rastadt (traité de), 167. 
Ratabon, surintendant des Bâtiments, 

219. 
Raymond (docteur Paul), historien, 88. 
Rayol, sculpteur, 18. 
Regcnsbourg, 181, 208. 

RÉGENT (le), 4, 24, 31, 33, 40, 42, 85, 

90, 232. 

Reicet, employé au château de Main- 
tenon, 75. 

Renard, sculpteur, 20. 

Renard, historien, 167, 168, 169, 171, 
177, 181, 188, 189, 208. 

Renier fils, dit Hollandais, 216. 

Rennequin (Gervais), entrepreneur, 44. 

Rennes, 125, 126. — Eglise de Tous- 
saints, 125, 126. 

Ressons (de), lieutenant général de l'ar- 
tillerie du roi, 36, 37, 38. 

Rétel, trésorier du roi de Pologne, 61. 

Rhin (le), 169, 170, 171, 172, 179, 180, 
183. 

Rhône (le), 98, 103. 

Richelieu (cardinal de), 98. 

Rigaud (Hyacinthe), peintre, 102. 

Riciuet ou Ricquet (comte de Cara- 
man), 123, 124. 

Rio_uet, créateur du canal du Langue- 
doc, 124. 



2Ô0 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



Riva (Antonio), architecte, 170. 

Rivet, architecte, 212. 

Roche fort, 229. 

Rohan ( Armand -Gaston-Maximilien, 
cardinal de), 148, 149, 153, 154, 
155, 157» '58, 233. 

Rohan (le cardinal de), (le cardinal 
Collier), 148. 

Rohan (François de), 148. 

Rohan (cardinal de), 27. 

Roi de Pologne (Stanislas Leczinski), 
59, 60, 61, 62, 63. 

Romain (frère François), architecte, 1 1 . 

Rome, 160, 161 à 165. — Palais Man- 
ant, 162, 163. — Palais Palestrini, 
161. — Place Montecitorio, 104. 

Rondelet, architecte, 160. 

Rondoin, entrepreneur à Strasbourg, 

155- 

Rondonneau (collection), aux Archives, 8 5. 
Roquet, entrepreneur de maçonnerie, 

33- 
Rouen, 142, 183. — Bibliothèque, 20. 

Roule (le), 8. 

Roumier, sculpteur sur bois, 239, 240. 

Rousseau, sculpteur, 184, 185, 186, 191. 

Rousselet, sculpteur, 20. 

Roxaumont (église de V abbaye royale de), 

82. 
Rover (R.), historien, 125. 
Royer, vicaire d'Autrecour, 43. 
Roze, architecte ou ingénieur (?), 20. 
Roze, serrurier, 7. 
Roze (de), marchand fabricant d'étoffes 

de soie, 101. 
Russie (la), 224. 

Sachetti (Giovanni Battista), archi- 
tecte, 195. 

Saint-Denis (abbaye de). — Chapelle N.-D. 
la Blanche, 84. — Chapelle Sa int-E us- 
tache, 83, 84. — Chapelle des Valois, 
84, 85, 86. — Mausolée de Henri II 
et de Catherine de Médicis, 84. — Mau- 
solée de Turenne, 83, 84. — Tombeau 
de Louis XII, 84, 85. 

Saint-Denis (religieux de), 83, 84. 

Saint-Fargeau (château de), 91 à 93. 

Saint-Germain-en-Laye (château de), 2 10, 
223. 

Saint-Leu (pierre de), 1 5 . 

Saint-Louis, 90. 



Saint-Maur. Canal, 12,233. — Château, 
109. — Pont, 96. 

Saint-Maurice (comte de), représen- 
tant de l'évêque de Cologne, 180, 
185, 186, 191, 192. 

Saint-Pétersbourg, 225 . 

Saint-Simon (Mémoires de), 166. 

Saint-Thomas (chanoines de), 215. 

Saint-Victor, historien, 6, 27, 35, 71. 

Sainte-Marie, sculpteur, 17. 

Sales (comte de), 166. 

Salins de Montfort, architecte, 148. 

Sallier (abbé), conservateur des impri- 
més de la Bibliothèque du roi, 244. 

Sandoz (Roger), historien, 232. 

Santerre (Jean-Baptiste), peintre, 102, 
216. 

Saône (la), rivière, 98, 99, 100. 

Sarry, 115, 117. 

Saverne, 148, 149, 233. — Château, 

148, 149, 15 3 
Savoie ( Victor- Amédée, duc de), 166. 
Savonnerie (manufacture de la), 36, 37, 

38, 40, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 163, 

16s, 217. 
Schlaun, architecte, 175. 
Sébastien (le Père), de l'Académie des 

Sciences, 87. 
Seguin, capitaine du Louvre, 217. 
Ségur (de), gouverneur du château de 

Foix, 125. 
Sénart, 103. 
Seine (la), rivière, 10, 12, 23, 30, 36, 

37, 38,40, 44, 5 3, 57- 

Senozan (de), 225. 

Sevin, fonctionnaire de la Bibliothèque 
du roi, 243. 

Seyboth, historien, 150, 154. 

Simon, sculpteur sur bois, 239, 240. 

Simon (Claude), architecte du roi, 101. 

Slodtz, sculpteur, 14, 18. 

Soleau. Voy. Joleau. 

Soleure, 228. 

Sonnier, propriétaire, 72. 

Soufflot (J.-G.), architecte, 104. 

Souffron, architecte, 123. 

Soul^ (pierre de), 1 57 

Steinmann, conseiller de l'électeur de 
Cologne, 181. 

Stella (les), peintres, 102. 

Strasbourg, 150 à 158, 231. — Cathé- 
drale et grand doyenné, 150, 151. — 



TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS 



26l 



Evêché, 154 à 158. — Hôtel du comte 
de Haiiau, 152, 153. — Pont Sainte- 
Madeleine, 154. — Rue des Juifs, 150. 
Sully, 53, 98. 

Tallemand (abbé), intendant des 
devises et inscriptions des édifices 
royaux, 219. 

Tapisseries diverses, 163. 

Targuy (abbé), conservateur des manu- 
scrits de la Bibliothèque du roi, 244. 

Tarlet, marbrier du roi, 57, 204, 205. 

Taupin, sculpteur, 19, 20. 

Teinturier (abbé), secrétaire de 
l'évêque de Verdun, 138, 141. 

Thévenot (Pierre), maçon, 210. 

Thomas, ingénieur du roi, 38. 

Thomassin, ingénieur, 98. 

Thouin, propriétaire, 6. 

Tillemonde, 36. 

Tivré (?) (François), notaire à Saint- 
Denis, 86. 

Touyelle (veuve), 7. 

Torcy (marquis de), 96. 

Toulon (siège de), 166. 

Toulouse (Pont Neuf de), 123. 

Tourny, intendant de Bordeaux, 146. 

Tours (arc de triomphe d), 149. 

Trianon, 212, 213. 

Trophi (Thomas), pâtissier du duc 
d'Orléans, 10. 

Trouard, architecte, 105. 

Trudaine (Charles), prévôt des mar- 
chands de Paris, conseiller d'État, 29, 
42. 

Trudaine (Daniel-Charles), conseiller 
d'État, 65, 66, 68, 69. 

Trumeaux (Claude), maître maçon à 
Chàlons, 119. 

Tugny (de). Voy. Crozat. 

Turcs (les), 186, 187, 190. 

Turgot, 37, 42. 

Ulin (d'). Voy. Dulin. 
Ursins (princesse des), 196, 197, 198, 
199, 200, 201, 202, 204. 

V alenciennes , 168, 169, 170, 171, 172. 
Valon, trésorier de France à Dijon, 97. 
Van Clève, sculpteur, 14, 18, 229, 

230. 
Van Loo (M.), peintre, 245. 



Vanocq, tapissier, 224. 

Varin, 114. 

Varin le jeune, sculpteur, 17, 18. 

Vassé, sculpteur, 47. 

Vassé (Antoine-François), sculpteur dé- 
corateur, 194, 195, 200,204,205,240. 

Vasselonne (pierre de), 156, 157. 

Vauban (Sébastien Le Prestre, marquis 
de), ingénieur, 98. 

Vénerie (château de la), près Turin, 166. 

Verdun. Evèchè, 129 à 145. 

Vernansal (Guy-Louis), peintre, 179, 
180. 

Vernon (comte de), ambassadeur du 
duc de Savoie en France, 166. 

Versailles, 2, 17, 18, 19, 20,61, 70, 81, 
88, 89, 92, 93, 94, 95, 97, 130, 163, 
200, 201, 207, 208, 209, 210, 211, 
212, 213, 215, 216, 220, 221, 226, 
230, 231, 237, 243, 244. — Avenue 
de Paris, 94. — Chapelle, 48, 113, 
220. — Église paroissiale, 159. — 
Hôtel des Gens (farines de la Garde, 
93, 94. — Hôtel de Lorges ou de Lau- 
\un, 88, 89, — Hôtel de la princesse 
de Conti, 91. — Vue du Vieux-Ver- 
sailles, 89. 

Victor-Amédée. Voy. Savoie. 

Videcoq. (André), entrepreneur des 
Bâtiments du roi, 79. 

Vigier, sculpteur, 15. 

Vigny, architecte, 206, 207. 

Villacerf (marquis de), surintendant 
des Bâtiments, 6, 17, 18, 19, 20,214, 
225, 226. 

Villemarec, traitant, 65. 

Villecaut, entrepreneur de maçon- 
nerie (?), 79. 

Villemonde, 36. 

Villeneuve, concierge de la Biblio- 
thèque du roi, 241. 

Villeneuve, 164. 

Villeroy (maréchal duc de), 102, 103. 

Vincennes. Château, 217, — Parc, 95, 
96. — Glacières, 230. 

Vins (?) (marquis de), 26. 

Viollet-le-Duc, architecte, 76. 

Vivien (Joseph), peintre, 7, 176, 179, 
191. 

Vleughels (Nicolas), directeur de 
l'Académie de France à Rome, 155, 
162, 163, 164, 165. 



262 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS 



Voltaire, (François-Marie-Arouet de), 

208. 
Vosges (grès rouge des), 156. 
Voumier, sculpteur, 121, 122. 
Voysin, chancelier, 35. 

Watteau (J.-A.), peintre, 127. 



Willhelmshohe (château dé), 148. 
Wolf (O), astronome et historien, 21. 

YvoNj propriétaire, 73. 

Zamet Sébastien), 73. 

Zurich (canton de), 227, 228, 229. 



ERRATA 



Page 12, ligne 13, au lieu de amandes, lise% : amendes. 
Page 13, ligne 10, au lieu de Hurrelle, lise% : Hurtrel. 
Page ji, ligne 30, au lieu de 344.995 1. lise% : 244.995 1. 
Page 213, entre les lignes 3 et 4, ajoute? : A la fin, prise en charge 
des tableaux, dessins, etc., par Coustou, le 2 mai 1704. 



TABLE DES MATIERES 



Pages. 
Introduction vu 



PARIS 

Collèges de Tréguier, de Cambrai, royal de France i 

Construction du Louvre 5 

Tuileries et Champs-Elysées 7 

Pont Royal 10 

Place Dauphine 11 

Canal Saint-Maur 12 

Les Invalides 13 

L'Observatoire 20 

Maître-autel de Saint-Jean-en-Grève 22 

Quartier Saint-Germain-des-Prés et projets pour l'hôtel des Mousquetaires. 22 

Manufacture des Glaces 34 

Hôtel des Postes 35 

Église de la Sorbonne 36 

Égouts et canaux de Paris 36 

Travaux de voirie, rue Gaillon 42 

Abbaye-au-Bois 43 

Quais et ponts 43 

Notre-Dame-de-Paris 46 

Bibliothèque du Roi 50 

Eaux d' Arcueil 5 2 

Pompe du Pont-Neuf 56 

Église Saint-Thomas du Louvre 56 

Ouverture de la rue de l'Abreuvoir 56 

Hôtel d'Armagnac 58 

Manufacture des Gobelins 59 

Expropriation de terrains derrière la Chancellerie 65 



266 TABLE DES MATIERES 

PARIS. PIÈCES NON DATEES 

Couvent de la Ville-l'Évêque 70 

Église des Grands-Augustins 71 

Chapelle des princes de Condé, à l'église des Jésuites 71 

Maison n° 16, rue des Victoires 72 

Hôtel de Villeroy 72 

Maison de M. Yvon, rue Neuve-Saint- Augustin 73 

Hôtel de Pontchartrain 73 

Hôtel de Beringhen 73 

Hôtel de La Vieuville 74 

ENVIRONS DE PARIS 

Château de Maintenon 74 

Terre de Montigny 75 

Église de l'abbaye de Poissy 75 

Mausolée du prince d'Harcourt 82 

Château de la Muette 83 

Abbaye de Saint-Denis 83 

Pépinière du Roule 86 

Eaux minérales de Passy 87 

Hôtel de Lorges, à Versailles 88 

Hôtel de Maillebois, à Fontainebleau 89 

Château de Madrid 90 

Parc du château de Saint-Fargeau 91 

Maison de Nicolas Billot, à Versailles 93 

Parc de Berny 94 

Parc de Vincennes 95 

ENVIRONS DE PARIS. PIECES NON DATEES 

Pont Saint-Maur 96 

Château de Croissy 96 

Voirie de Versailles 97 

PROVINCES 

Canal du Charolais 97 

Divers travaux de Lyon 1 00 

Terre de Montaret en Bourbonnais 105 



TABLE DES MATIERES 267 

Église Sainte-Croix d'Orléans 105 

Église Bonne-Nouvelle, à Orléans 106 

Palais des États, à Dijon 108 

Église Saint- Jean, à Dijon 109 

Église Saint-Étienne, à Dijon 1 1 1 

Église de Domfront 1 1 1 

Église Saint- Alpin, à Châlons 112 

Evêché de Châlons 113 

Château du marquis de Grammont, à Besançon 121 

Restauration du Pont-Neuf de Toulouse 123 

Château de Foix 1 24 

Reconstruction de l'église de Toussaints, à Rennes 125 

Chapelle du château de Frescati (près Metz) 126 

Châteaux d'Amboise et de Meudon 128 

Piédestal de la statue de Louis XIV, à Montpellier 129 

Palais épiscopal de Verdun 129 

Fontaines et place Royale de Bordeaux " 145 

Château de Saverne 148 

Grand doyenné et cathédrale de Strasbourg 150 

Projet d'hôtel pour le comte de Hanau, à Strasbourg. 152 

Palais épiscopal de Strasbourg 154 

PROVIN'CES. PIÈCE NON DATEE 

Cathédrale de Montauban 159 

ÉTRANGER 

Acqueducs d'Italie. 159 

Voyage d'Italie 160 

Académie de France, à Rome 161 

Château de la Vénerie, près Turin 166 

Travaux pour l'électeur de Cologne 166 

Madrid : Palais Royal et Buen Retira 195 

Ambassade de France à Constantinople 206 

Hôtel de La Tour et Taxis, à Francfort 207 

PIÈCES DIVERSES 

Comptes des Bâtiments 208 

Brevets divers 211 

Inventaire des tableaux du roi 212 



268 TABLE DES MATIERES 

Inventaires de Mignard et de Dorbay 214 

Logements accordés par le roi 215 

École académique de Bordeaux 218 

Pièces relatives aux jetons des Bâtiments 219 

Rachat du prêt et du droit annuel 221 

Les de Franchie, intendants des eaux et fontaines. 223 

Ouvriers de Moscovie 224 

Papiers concernant le fondeur Balthazar Relier 225 

Académie de peinture et de sculpture 229 

Distribution de la glace des glacières royales 230 

Pièces diverses 231 



Bibliothèque du Roi (supplément) 235 

Table alphabétique des noms 247 



MAÇON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS. 







Z Marcel, Pierre 

ôl 95 Inventaire des papiers 

.3 manuscrits" dû cabinet de 

M3 Robert de Cotte 

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