(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Itinéraire de poche de l'Allemand et de la Suisse : avec les routes de Paris et de Pétersbourg"

Digitized by the Internet Archive 
• in 2009 



' http://www.arcliive.org/details/itinrairedepocOOreic 



Itinéraire de Poche 

B E 

L'ALLEMAGNE ET DE LA SUISSE, 

AVEC LES ROUTES DE 

PARIS ET DE PÉTERSBOURG. 



Ouvrage extrait 

DU , 

PASSAGER. ALLEMAND 

D £ 

Mr. REICHARD, 

Conseiller de guerre du Duc de Saxe- Gotha, 

et augmenté 

à'im grand nombre d'additions, par le même auteur. 



Avec une c ar t e d e Poste. 

A FRANCFORT s. I. M. 

chez Fr. Wilmans, libraire. 

1809. 



AOAKISi;^-/ 



Avant - Propos. 



v>et Itinéraire de ■poche, est la traduction d'un ouvrage 
allemand, dont plusieurs éditions ont été successivement 
épuisées , sous le titre : JDer Passagier an/ der Heise in 
Dentschland etc., et qui a été ptiblié, par M. lieichard, 
conseiller de guerre du Duc de Saxe -Gotha, déjà avan. 
tageusemsut connu par son Guide des Voyageurs en Europe. 
Mais ce n'est point une traduction simple et proprement 
dite , c'est plutôt un abrégé raisonné du Passager alle- 
mand j calculé sur les besoin» des voyageurs étrangers, 
et rendu plus portatif, en y supprimant tout ce qui 
n'auroit eu qxi'un intérêt bien vague pour eux. De plus 
il faut regarder cet Itinéraire comme un ouvrage tout 
refait et nouveau. Car M. Reichard , en voulant bien 
surveiller lui - même et l'abrégé et la traduction , l'a 
enrichie, en y ajovitant xin grand nombre d'additions 



IV 

et corrections et plusieurs articles noiivcanx, qni man- 
quent totalement à sa dernière édition de l'original alle- 
mand, et qui n'y peuvsiit trouver place qu'à la publication 
d'iuie quatrième édition, que les circonstances du terns 
retardent encore. 

Nous pouvons donc offrir cet Itinéraire de poche, au 
public voyageur, tant étranger qu'allemand, comme un 
guide de voyage, dont il ne manquera pas de reconnoître 
l'utilité et l'exactitude. Et pour le rendre à l'avenir 
encore plus exact, plus digne de son but, nous prions 
les personnes qui voyagent, de vouloir bien y contribuer 
elles . m.êmes , en faisant parvenir à notre bureau de li- 
braiiie , les notes et corrections, qu'elles jugeront né- 
cessaires. 

A "Francfort sur le IMein , 
ce I. Février i8og. 

Fr. Wiîmans. 



Table sommaire. 



(,^vis. Cette table sommaire, conjointement avec la table 
alphabétique, sutlira aux lecteurs, pour consulter ce 
livre, et pour y trouver d'abord les renseignements 
qu'il renferme.} 



y^vant • Propos. Page. 

J, Conseils de pratique générale , IMaximes etUègles 

pour les voyageurs i 

Plan de voyage — adresse des lettres — passe. ports — 
habillement — dictionnaires et grammaires des 
langues Européennes — contrebande — douajie 
Françoise — Visitation — plombage — manière de 
se procxirer des notices d'un pays et de s'orienter 
dans une ville — largesse — jeu — compagnons 
de voyage — domestique — pistolets à deux coups — 
défejise qiiand on est attaqué — passage nocturne 
d'une forêt ou d'une rivière — lettres de re- 
commandation — jiapiers , écritures — coffres, 
malles etc. — vaches — sacs de nuit, valise etc. — 
cassette de voyage — lit de voyage — rouleau de 
voyage — gobelets, plume etc. — cours de Par- 
gent dans les différents pays — lettres de créd t, 
lettres de change — papier - xuoniioie — calcul des 



VI 

Page. 
frais de voyage — prix des chariots et des che- 
vaux de poste — séjour dans les auberges — 
séjour dans les grandes villes. 

11. Le voyageur à Vauberge 27 

Quelle est Tatiberge qu'il faut choisir? — comment 
saura, t. ou quelle est la meilleure ? — précaution 
à prendre pour ne pas perdre le nom de son au- 
berge — choix des chambres — attention aux 
poêles — remède contre les pimaises — précau. 
tian à regard des inconnus — garde des effets , 

du voyageur — auberges isolées et suspectes — 
renseignements à prendre sur les ordonnances de 
police — valet de place, blanchisseuse, ouvriers etc. 
— le manger — table d'hôte — moyeu pour ne 
pas entendre de bruit — compte de l'aubergiste — 
moyen de n'être pas dupe dans le payement du 
compte — change d'argent — les pour • boire. 

III. Observations méte'orologiques : ou indices du beau 
tems , et de la pluie. 36 

Importance — pronostics que donnent les animaux — 
l'atmosphère — le baromètre — les nuages — les 
araignées. 

IV. Etat des monnaies et du cours de l'argent t en 
Allemagne et quelques pays limitrophes 5o 

Allemagne — proportion entre les cinq pieds — 
monnoies d'or et d'argent — monnoies étrangères —, 
papier.monnoie — Breslau et la Silésie — Cassel et 
le Mouveau royaume de Westphalie — Hambourg 
—•Munich, Bavière — Bohême — Vienne, — 
France -— espèces d'or et d'argent — valeur de» 
monnoies étrangères — Suisse — Basle — Berne — 
cours des monnoies étrangères — Amsterdam et 
le royaume de Hollande — argent de change et 
courant — poids des espèces eu sacs —.banque. 



VII- 

Fage. 

V. Poids et mesures , reçus en Allemagne et quelques 
■pays limitrophes 70 

Allemagne — mesures linéaires — poids des com- 
merçants — desemaille — de l'or et de l'argent — 
d'apothicaire — de perles et pierres précieuses — 
Hambourg — Berlin — Leipsick. — Francfort sur 
le Mein — Vienne et Pragixe — France — réduc 
tien comparative de quelques mesures étrangères 

— dénominations de l'an III et IX. — Suisse — 
Basle — Berne — Zurich — Amsterdam et le ro- 
yaume de Hollande — différentes manières do 
compter en Allemagne — or en oeuvife — argent 
en oeuvre — poids absolu et relatif de quelques 
espèces de monnoies — mesures des vins — ta- 
bleau comparatif des milles géographiques. 

VI. IVIanière de voyager en Allemagne, ou par la 
voie des' coches et diligences , ou par la poste 
extraordinaire 94. 

A' Voyages par la voie des coches et des diligences. — 
Désagréments — agréments — coches et diligences 

— notice de quelques-unes, à Vienne, Prague, 
Leipsick etc. — xierte d'effets — passe - volants — 
tringxieltes des postillons et ^guemaîtres — malles 
et valise — diligences de Francfort. 

J3. Voyages par la poste extraordinaire. — Agré- 
ments — chaises de poste — qualités d\ine bonne 
voiture de voyage — différence de la voie , et 
moyens d'y remédier — Viennoises — coupés — 
bâtarde — chariot de Hollstein — prix des che- 
vaux de poste — Ostfrise — Ordonnances de 
poste— chevaux de p «3 — cotiriersetpiqueurs — 
graissage — autres faux.fraix — les pour, boire 
aux postillons — cahotement du pavé — troquer 
les chevaux — chaussées et chemins ferrés — 



VIII 

droits de pdage — cljemins de traverse -- costume | 
du voyageur — différence de la voie en Alle- 
magne , et pays étrangers. 

VII. Tableau de la navigation sur le lihin , jusqji'à 
Cohleiice , et retour par terre , et par le cJiemiii 

des hains 125 

Trois manières de faire ce voyage T),:r eau — chemin 
de poste — passe-ports — douane — détails et ob- 
servations locales — retour jiar terre — Eras — 
Schwalbach — Sciilangenbad _ AVisbaden — Sel» 
tex's plan d'une course rapide — livres à con- 
sulter, gravures. 

VIII. Esquisse du voyage sur le Danuhe , depuis 
RatisboTuie , jusqu'à. Vienne. i5i 

Tableau du Danube — diligence d'eau — bateau 
particulier — Détails et observations locales — 
la remole — le toiirnant — douanes — livres à 
consulter — retour par terre à Eatisbonne. 

JX Voyage sur le Harz et sur le BrocLen i36 

Disparité des Alpes Suisses et du Brocken — Kat- 
lenbourg — Osterode — Klaustlial — Gofslar — 
le Brocken — les cinq sentiers et les trois che- 
mins poiir les voitures — description du Brocken 
— l'auberge neuve — sources et rivières — Rofs- 
trapp — Oderbrucke — canal de Rchberg — hau- 
teur du Brocken — le sabat des sorcières — El- 
bingerode — grottes de Baumann et de Biel — 
retour à Goettingiie — Andréasberg — "Wernige- 
rode — Bîankenbourg — Bailenstedt — plan d'un 
voyage — longitudes et latitudes du Harz _ idi- 
omes des habitants — bons et mauvais chemins— - 
Eisleben — Mansfeld — auberges — livres à con. 
sulter — gravures. 



ÏX 

« 

Page. 

X. Voyage aiix monts Siidètes, vulgairement nommést 

Tnontagties des géants xZj 

Boutes que les voyageurs prendront — venant ~ 
du Nord— du Nord. Ouest — du cercle dcBunz- 
lan — àe Prague — de Berlin — de Hirscliberg — 
Vi'arnibrunn — auberges — L.iebvverda — gîtes 
aux Bauden ou cli.ilcts — é\'ahiatioii des frais 
du voyage — gv.ides — tems à choisir — bagage, 
provisions etc. d'un pèlerin des monts Sudètes — 
caractère des habitants — manière de se comporter 
avec eux — curiosirt's de quelques endroits — 
Adersbacli et son labyrinthe — Arnau — Bran- 

jiay Flinsberg — llcrmsdorf — Hohenelbe — 

Johannesbad — Rocliiitz — Bubezalil — Schmie- 
deberg — Steinseiffcn — Wiegandsthal — le Saus- 
snre des Sudètes — ban leurs de quelques point» 
livres, cartes, vues, {gravures. 

X/. JDescriptiom^dé^ilîéû des eaux minérales et des 

hains les plus fréqjientés de P Allemagne 172 

Avis préliminaire — Carlsbad — Prahzbad ou Franz, 
brnun — Toeplitz — Pyrraont — Bain de mer à 
Dobberaii. Isle de Rugen et bains de Sagard. Bain 
de mer de Norderney — Liebenstein — Lauch- 
stedt — Sichersreuth ou bain d'Alexandre — 
IS'enndorf — Ilissingen et Boklet. 

A'I-iT. lioute de Paris 219 

Tasse-ports — tarif des postes françoises — route de 
Strasbourg — route de Metz par Strasbourg et 
r*Iayence — route de Paris par les Ardennes — 
pr<?férence à donner à la roiite de Coblence et 
de Trêves — bains de Eertlich — curiosités de 
Trêves — route de poste de Coblence et de 
Trêves — routes de Paris , par Genève et par 
Lyon _ route par Basle — tableau de Paris — 



Page. 
(édifices principaux — Musées — établissements 
publies — mélanges utiles et curieux — avis anx 
étrangers — plans, livres, cartes de sûreté, cours 
de postes — distances. 

XIII. Route de St. Pétershourg 260 

Premièie route de Leipsick. par Dresde, Grodno, 

Mit au _ seconde route par Berlixi et Koenigs* 
berg — trois routes de Koenigsberg à Mérael — 

Passe -port route avec des voituriers jusqu'à 

Riga — prix des chevaux et des ponr- boire — 
petit dictionnaire — les postes Ijivonieujies — 
voyage en traineau — cours de l'argent — au- 
berges de Janibourg et de Strelna — lés bacs — 
les relais — les auberges de Pétersbourg — petit 
tableau de cette ville superbe — avis. 

XIV. Cent- deux routes principales de V Allemagne. 
On y a ajouté l'indication des loges Francs - 
IS'Iaçonnes , et des auberges \ deu deuils curieux 
sur les villes de passage, et des observations lo- 
cales , qui renferment des notices intéressantes. 285 

1. Route d'Angsbourg à Basie par Schaffhoiisc. . . 289 

2- — d'Augsbo\irg à Basle par Fribourg 291 

3. — d'Augsbourg à Francfort sur le Mein . . . 291 

5. — d''Augsbourg à Francfort sur le Mein par 

Ûillingen , Canstadt et Heilbronn 296 

1.5. — d'Augsbourg à Fribourg 397 

6. __ d'Augsbourg à Insbruck . . . . v 298 

7. — d'Augsbourg à Insbruck par Mittevvalde , et 

à Trente et Mantoue 299 

8. — d'Augsbourg à Lindau . Soi 

9. — d'Augsbourg à Munich 3o2 

10. — d'Augsbourg à Nuremberg 3o5 

XI. -^ d'Augsbourg à Ratisbonne 3o7 

\%. — d'Augsbourg à Salzbourg et Trieste à Venise oo^ 



XI 

Fuse. 

1 5. Route de Trieste à Venise 3ii 

14. — d'Augsbourg à Vejiise 3i4 

i5. Seconde route à Venise 5i6 

16. Route d'Aiigsbouig à VVurzbourg 5 18 

J7. — d'Angsboiirg à Vienne ' . . Sig 

18. — d'Angsbonrg à Constance et à Zurich . . . 3a7 

ig. Route de Berlin à Breslau 028 

20. — de Berlin à Breslaii, par Koepnick et Liepnitz o5o 
ai> — de Berlin à \%''esel, à Utrecht, et retour à 

Leipsick 35 1 

22. — de Berlin à Dresde 356 

23. — de Berlin par Burg à Magdebonrg et Halber. 

stadt , S.'»o 

2'f. — de Berlin à Hambourg 341 

25- — de Berlin à Brunswick, et Hannovre .... 041 
26. — de Berlin à Leipsick, et tableau de Koenigs- 

berg 3i2 

28. — de Berlin à Stettin et Str.iisnnd 343 

28. Route de Cologne à Aix-la-Chapelle 545 

29. de Cologne à Bruxelles par Liège S^S 

30. — de Cologne i\ Francfort sur leMein par la route 

Na.poleou et par la route des bains .... 546 

3i. — de Cologne par Paderborn à Hambourg . . . 849 

32. — de Cologne par Dusseldorf à Munster . . . 35o 

33. _ de Cologne à Amsterdam 5jt 

54. Route de Dresde à Berlin 354 

35. — de Dresde à Carlsbad 359 

36. — de Dresde à Leipsick 659 

37. — de Dresde à Nuremberg 362 

38. — de Dresde à Prague 565 

39. Route de Francfort sur le Mein à Augsbourg, 

par Heidelberg, Stiittgard, Ulm 067 

40. — de Francfort s. 1. M. à Augsbourg par Dil- 

lingen et Heilbronn 669 



XII 

41 • ï^oiite de Francfoit Mir le Mein à Wxirzboxirg et 

Eamberg 069 

42. — de Francfoi-t sur le Mein à Basle 072 

43. — de Francfort s. 1. M. à Cassel et Brème . . . 074 

44. — de Francfort s- 1. M. à Baireuth , Egra et 

Carlsbad 076 

45. — de Francfort s. 1. M. à Cologne 078 

46. — de Francfort s. 1. M. à Hannovre, Hambourg 

et LiTibeck ôyS 

47. — Francforts.l. M. parFiildeetGothaàLeipsick 335 

48. — de Francfort s. 1. M. à Manheira 5g2 

49. Route de Manheim à Strasbourg . 093 

50. — de Francfort s. 1. M. à Paderborn et Munster SgS 

5i. — de Leipsick à Berlin par Dessati 594 

52. — de Leipsick par Halle et Brunswick à Brème 095 

63. — de Leipsick à Hambourg 699 

54. — de Leipsick à Breslau et Varsovie 401 

55. — de Leipsick à Carlsbad 401 

56. -s 

67. 1 trois routes de Leipsick à Nuremberg .... 402 
58. J 

69. N 

^ i trois routes de Hambourg à Amsterdam ... 40 5 

DO. S 

6.. ) *°« 

62. FiOute de Hambourg à Brixnswick 407 

63. — de Hambourg à Coppenhagiie et trajet à Hei- 

ligeiihaven 407 

64. Route de Munich k Prague ^. . . . . 409 

65. — de Munich à Ratisbonne 410 

66. — de Munich à Vienne 411 

67. Fioute de Piatisbonne à Vienne 411 

63. — de Nuremberg à Augsbonrg 4x2 

69. — de Nuremberg à Ansbach et Heilbronn . . . 412 

70. — de Nuremberg à Manheim 4x0 



xiri 

Page. 

71. Route de Heidelberg à Wiirzbonrg 414 

72. — de Niiremberg à Prague 414. 

75. — de Knremberg à riatisbonne 4i5 

74. — de Kiiromberg à Ulm ....,,...■.... 416 

75. — de Prague ,\ Kreslau 416 

76. — de Prague à Carlsbad 417 

77. — de Prague à Vienue 418 

78. — de Ratisbonne à Egra 418 

7g. — de Ratisbonne à Baireutli . 419 

80. — de Ratisbonne à Prague 41g 

81. — de Ratisbonne à Salzbourg 419 

82. — de Ratisbonne à Stuttgard 420 

85. — de Ratisbonne à Ulm 421 

84. — de Stuttgard à Nuremberg 421 

85. — de Stuttgard à Schaffhouse et Constance . . 4-21 

86. — de Stnttgard à Strasbourg 422 

87. — d'UIm à Constance 423 

88. — d'Ulm à Lindau 423 

8g. — de Lindau à Constance et Schaffhouse . . . 424 

go. de Vienïie à Brunn 425 

gi. — de Vienne à Oedenbourg, Seralin et Belgrade 425 

92. de Vienne à Ollmutz et; Brcslaii 426 

g3. — de Vienne a Cailstadt 42 7 

— de Vienne à Ciagenfort 427 

— de Vienue à Cracovie 428 

— de Vienne à Bude et îlerrmanstadt .... 43o 

— de Vienne à Salzbourg et Insbruck .... 43i 
'~~ de Vienne à Pi osbourij 45i 

— de Vienne ù Graiz, Laybach et Trieste ... 45 1 

100. Route de Vienne à^'cnise, par la nouvelle route 402 

101. _ de Vienne à Ztiigg 455 

102. — de Hannovre , par Gotha et Meiningen 

à Wurzboiirg 435 



XIV 

Fage. 
XV. Esquisse d*iin voyage eh Suisse. 

1. Guide indispensable 45'> 

2. Cartes itinéraires 4^7 

3. Indication de qnelqiies bonnes auberges . . 4^7 

4. Koms de quelques guides à recommander . 4^7 
6. Indication des routes, où l'on trouve des relais 45P> 
6. Plans de voyage 433 

1. Itinéraire, pour parcourir la Suisse en entier 459 

2. Quinze itinéraires divers, pour les voyag;eurs, 

qui Jie peuvent pas s'arrêter longteras en 
Suisse 5 et qui desireut néanmoins d'en voir 
quelques parties intéressantes : (à partir de 
Zurich , de Schaffhouse , deBasleî deBcrne 

et de Genève 455 

\VI. ^Ipperçii stat.ist.ique de V Allemagne , à la fui 

de Vannée 1808 470 

'XV'Il. SiLpfÀénient i contenant des changemens sur- 

venus pendant Vimpressioti 47(5 



I. 

Conseils de pratique généf-ale^ Maximes et 

..-■■. ' .,.,., , 

Fièghs -pour les voyageurs. 



l ne sitffit pas, de se faire d'uii voyagé <fiié''l'6h îiieâîtè 
\\n pLni gt'n(fral et raisonné, dont on ne sVcarte jamais 
sans des morifs utgeris , et des îiotes snr lék relais, les cou- 
chces , et les endroits It^s pins remAt(^xiables , oit l'on 
jiigeroit à propos de s'arrêter qnelqTie tems; mais on doit 
encore en remplir les interstices par d'antres iJetits plans 
de détail, concei'nant leâ choses et les persotines qui a<trtt 
à voir dans eh aqiie ville , ainsi que la liàtnre des objets 
qni doivent y déterminer iirincipaTcrrieiif lâ'diiréf> de notre 
séjonr. En suivant cette méthode , tin vôyageiir saura 
mettre à profit toxites les lieiffcs efepar^iier la dépense*, 
sans être exposé à perdre son terris à des eliqxutei; en* 
niiyenses, à des résolutions qni ne le sonl: pas moins oii 
même à des choses toiit- à -fait inntiles. C'est 'ah ssidaits 
cette vtie qne noiis conseillons aiYx royagjefii'Ê hiar'chand's, 
■rexcellent ouvrage de Bchn intitiilé I.e marchand expert 
( Der erfahrne Kaufmaiiri) et dxi^'ékvkrié^' le' dispositif 
( J'orL^rc'ifiaig) de M. d'Uffenbach. 



Les voyages faits en courant sont malhenreusenite; 
les plus ordinaires , mais aussi les plus coûtenx et le 
plus inutiles. Ils laissent la tête vuide ; ils nuisent egall| 
lement au corps et à l'esprit, et n''ont d'autre mérite qu 
d'avoir fait courir à leur homme bien des postes. 



On doit, avant le départ, se consulter avec ses con 
noissances au sujet des liettx oii elles pourront non 
adresser leurs lettres oti en recevoir de nous , et en de 
terminer soigneusement le mode et les époques ; car i 
peut survenir des affaires dont il nous importe infînimeri 
de recevoir ou de donner avis. Les adresses Poste restante 
sont justement les moins sûres ; il vaut mieux faire 
adresser, à qTielque banquier, on marchand connu, ou 
à quelqne btu'eau de librairie , de tel et tel lieu , le 
lettres et les paquets, que l'on désire d^ recevoir. 



Il ne faut pas omettre non phis de se munir dHii 
passe- port de son gouvernement ou des autorités cons 
titue'es de .son endroit. Quand bien même on viendroi M 
par la suite, à se relâcher en Autriche, en Bavière, ei 
France, en Suisse, en Italie, en Angleterre, en Hollande etc , 
de la sévérité avec laquelle on exige l'exhibition de passe > 
ports en bonne forme et leur vidimation, il restera en/( 
core assez de cette rigueur et long-tems , pour rendr \ 
cette précaution indispensable > et puis le cas imprévv' 
où un certificat bien en règle peut nous être d'une ex . 
trême nécessité et nous épargner des contrariétés des de 
sagrémens même ? — Gardez- vous aussi de vous donne] 
aux portes d'une ville ou dans la ville un nom étranger 
Cest un enfantillage qui peut attirer quelques mortifica 
lions , surtout dans les pays où la police ne se laisse pai 
«i aisément donner le change. 



Shakespear a déjà donné les meilleures règles sur la 
manière de s'habiller, lorsqu'il fait dire au père de- Laërtes: 
Habille - toi aussi hien que ta, bourse -peut le comporter ^ 
sans donner dans V extravagance ; pas toujours précieuse, 
menti mais avec goût. LJ'hahit trahit son homme. Que 
l'on ue s'habille donc jamais ?\.yGC trop de magnificence, 
mais toujours d'après le costume du pays. L'envie de 
jouer le grand seigneur par le moyen de l'habillement, 
est une passion qui coi\te cher. Avec un hahit à la mode 
on est vêtu, on est dispensé de suivre la mode, avoit 
déjà dit JMercier. 



La langue Françoise est tellement répandue , qu'un 
voyageur qxii se propose de voir des pays dont il n'entend 
pas la langue, doit ati moins entendre le François: ou 
suppose comme de raison qu'il connoît déjà parFaitement 
'a sienne propre et qu'eu outre , il sait Fort bien e'crirô 
?t compter. On peut recommander dans cette vue 
]uelques livres de première nécessité et Fort commodes 
l porter, tels que le nouveau dictionnaire de poche français' 
xllem.and et allemand, fram^ois , nouvelle édition, chez 
Uahenhorst a L.eipsik et aussi le nouveau dictionnaire 
■jortatif français ' allemand et allemand 'français par IVLr. 
'latel. N. E. Brunswick. Les grammaires et autres ou. 
.-rages des abbés Daulnoy et IMozin, peuvent être égale, 
nent proposés comme très - utiles aux voyageurs qui 
lUToient encore le loisir dans leurs courses de Faire une 
'tude particulière de la langtie Françoise. Le même li- 
braire de Leipsik, iy[. liabenhorst , a publié un livre 
ntitulé : Handworterbuch der deutschen Sprache zum 
Gebrauch des Lesens , Sprechens und Schreibens , Ttach 
ien besten deutschen Sprachfor schern. Cet oiUTage mérite 
singulièrement d'être recommandé à caiise de sa brièveté 
il de son utilité. En Angleterre , c'est toute autre chose. 
Si l'on n'e veut pas s'exposer dans ce pays là à une Foule 



4 

<ile .^^a;êix,'inens , il faut de toute '.né<;es site en savoir rt 
ea ..parler la langue ;' et le meilleur moyen d'apprendre | 
r^^g^ûis eia Angleterre est, ^de se . mettre tout sj^mplernciic 1 
efi.^i^n-sioni chez quelque ministre ou jpastenr de yiUage ; | 
on y fera des, progrès beancoirp pîns rapides, ^n'aveci 
les maîtres de langue ^k.^ojid^-^s. O^n^.pi^i^t sa prociiroî.- ; 
d'avance et à. cet e^Tet^n?^. bpn ..çxiyyage intitule',: >iN~.ï'^^ ; 
poc/ifit' Dhctionarj af ths E}i§Uihafi(i Germaii langii-g-gcs . 
Il est dans le ?ri,Opie ..^erma^,^<^ije.^l_^, pr^/^ij^ et a^-j^^xw i 

de TOÔmei chez - le, ,li't>raixîe ïlah^uhorsù^.k ^eipâiis,. , a^^otis | 
avons encore dans ce genre un antre onvrag^^ i]^î^ty,le;: ' 
Saylej^s engliscJi - deub-sclie^-uud deutsch - ciiglisches Wor- ' 
terhucji , uriTtgecir^eitet pou J..xl. Fahren^^^M§er ^rje/^a a^o i . 
la dixièînfi. .^e'<îi!.^f/a/^.. ,.J'^yp^tefai|^^ toiis, 

nn catalogiiei des, o,UYra^s le:g p,lus noxiveanx Cj!; les iphis 
utiles anx voyage,iiX'S, spiis lev ^-apport des-langiies dj^ ,not-'e 
Enrape,;.-.— Langae. Aaiglpiseoetc, etc. 

. Gr.iunmci.rs of the EngîLsh^fyFr-fiiich , Italie n. », ,&f/^iii si ly 
Germccn,, Juatin etc. lcLiLgv%ge^.,^^j Gec^rge Ba.jley^f,J^ojL- 
doniQoii-' Langue, italienne. , Di^^ipizc^rip J^n.ovp jy^^^atil^ 
italiano-tedesço et tedesco-italiano , coTnjjeitdiato da.^upllo 
d-^4lherti, I.eipzig hei Ra.hti,i^J,i,orst, s. î^ûlr^L^r.gxie.çs^.^g^ple^ 
Diccionario .j^.qrtatil j dsrprQnHnçit^tifin. esf/afîTipl.-fT^çij^^x 
j frances ' espctmiol al , us o de amhas nuciones 'jyt^r J- Mr 
F. Cornion f Lyon a3xip>i 2^ /^oZ. «8,. Laggi,ie p,Q|^tngaisp, 
Mova. JDiCcionario , ,Fr/i:^Gez : Frorfugi^ez ^coinposço .sçgunda 
os ï^icûs celehr.es. diçc^iojiarios.j.^J^Uhpfci'^QQ...^^ ,.SecretçLX}Q 
Fortuguez ou met]ipdç( , de .es.(ir£f}^s cartas j-, por^ Frçtucisco 
Jozé Freire,- L.ishoa.i'jgj. 8. Xiaagne_ Danoise. , J^^.JSf* 
TLlemauii dàniscTics Ixsehitch /ur\Qeitfsph,e^\nebst]^eiiner 
îiurzeiz diiiiiscJien SprachlehrC) Koppeiihagetif Q. Langue 
Suédoise, ... SchivediscTi >■ d.eutsches und deutsch^.scJuoedi' 
sclies Wci-ter^iu.çh. von JDiiihnert , Sirfilsm^d.ffmd.-,Jfl'eij^?>ig 
1796. SchwediscFier iJoïlnistschcr fur die Deutsche, 
JLi^iebur.g 1S06. 12. Laiigiie LoMaudoise. . Dictionuave 



Traiicois-HGllandois et IIoIlandoiS'Trançàis j>cir ISlarin, 
Amsterdam 1782. 2 Vol. ciiiquiêifie édition. '; et pnr ordre 
cl^iiGoiîverïienient : Isedes duitîdie Spractlikuiisb ,' Atnsler- 
(îtifTiiBoi. Siegenheek TFoorderhoedi etc. ,iljeydemZo'S. 
liflui^iie Polonaise. Tizscheiiwdrterbuch der frambsischen 
énd polnischd'it Sprache, Breslaii undPf^arscka/uiSoS. 8. 
■Grammatyha Frcttzhuzha i Folska etc, ytar IST^ Pdynofhy 
nouvelle édit. , Breslciu 1S06. 8. Langue Russe. JSouveaii 
JDictionnmré Russe- Français- Allemand, par Jean Hey m, 
jMosGOw 1802.. 8.' Birmans de la langue Fms se , St. Pe. 
tershoTiv^ i79i'.''â. • >l.e Dictionnaire de cinq nations , 
annonce dans la ôme éditioji du Guide des Voyageurs , 
aie tardera i^as à être puLlie. Ce dictionnaire ,- dont Pnti- 
lift' ne sera pas méconnue san? doute par les voyageurs, 
comprendra les langues allemande ^ française, russe ^ 
anglaise et italienne. 

• <■■' -.■■ ' : . ' V' :..\[ ■ 

Avant de passer d'ini pays dans un autre',' on prendra 
des informations exactes stir ce- qui est'regnrdé , comme 
toarchandises de'fendues ou de contrebande. Si par haziird 
ou en avoit de telles, avec soi, le plus sage est de s'en 
tlefaire ou de les déclarer ^tout bonnement' par devant 
rautorité constituée ad Jibc. J^e tabac ,' par exemple, les 
cartes à iouer, la porcelaine etc. sont' de- contrebande 
flans i a ph'ipartides paysv Ce cineVon ^peUe> frajcde ne 
convient luilleineni: à un homme d'hOTineur, et c^^st dé}?i 
tin motif fruffisanf pour tout voydgeivr qtii se. respecte^ 
de jie pas s'en rendre coupable, sans compter une foule 
de désa2;remens que l't)n s''attireroit infaillibleirient par 
cette conduite. On à beaucoup crié jusqu'ici contre les 
doTianes et péages de l'^/^utriche et de la Prusse, mais 
5'ai trouvé moi - mCme que., là comme ailleurs, un peu 
de politesse , un mot Lorsinétc ne lïianqnent point leTir 
effet et que l'on a tort de se 'plaindre de difficultés et 
de chicanes; on ivVprouve oiidinairement qiie celles que 



l'on s'est attirées soi-même. Avec un pour -boire conle 
dans la main et à propos , on a bientôt fini. Les droits 
de plombage, de visite et antres souffrent infiniment moins 
de difficultés, et qnand on saura combien sont contenx 
les droits exigés à la rigneur et désagréables snrtont par 
le retard qn'ils occasionnent à itn voyagenr, pressé de 
continuer sa ronte , qnel est celui qui voudra alors re- 
gardera qiielques sons , quand même il seroit bien assuré 
de n'avoir point avec lui le moindre article de contre- 
bande. Si Ton veut entrer en Autriche , il faut , dès 
que l'on est à la fi'ontière, y déclarer fidèment et en dé- 
tail tout ce qtii est sujet aux droits de douane. Ne souf- 
frez jamais que vos gens se chargent de contrebande ; 
car ordinairement c'est le maître qui porte en pareil cas 
la peine de la faute j il paye partout pour le domestique. 



' Une règle de la plus haute importance pour les voya- 
geiirs est celle qui regarde l'argent mounoïé , et qx!'!!* 
doivent scrupuleusement observer, soit qu''ils entrent sur 
le territoire françois , soit qu'ils en sortent. Il fatit 
savoir qu'il existe encore, et en pleine viguenr, deux 
loix de l'Assemblée nationale qui défendent, sous peine 
de confiscation et même d'amende et de prison , d'ex- 
porter, du territoire françois, toute espèce d'argent eu 
barre ou en oeuvre, monnoies du pays ou étrangères, à 
moins que l'étranger, à son entrée en France, n'ait dé. 
claré l'espèce et la quantité d'or ou d'argent qu'il a pris 
avec lui, et ne se soit fait délivrer tm certificat de sa 
déclaration au bureau de la frontière. Mais aussi on a 
permis, depuis peu, l'exportation de l'or en oeuvre par 
les orfèvres et jouailliers, pourvii qu'il soit marqué au 
nouveau poinçon ou contrôle. Tout étranger, qui veut 
aller en France, doit donc faire, au premier biireaii 
qu'il trouvera sur la frontière, la déclaration de la quan- 
tité à.*ox et d'argent qxi'il apporte avec lui et tirer un 



certificat de sa déclaration, afin qti'il puisse se légitimer^ 
en cas de retour et éviter la confiscation de son argent. 
Il doit de pins insister sur cette déclaration , quand même 
les douaniers, comme on en a des exemples, refuseroient 
de l'accepter , sous prétexte qii''elle est inutile ; mais un 
moyen bien jîlus siîr encore de se mettre à Tabri de 
tonte chicane, est de transporter, à son retour, tout son 
argent, par le moyen des lettres de chazige , sur la rive 
droite du Rhin ou au delà d'une frontière quelconque 
de l'Empire François ,' et de ne prendre sur soi tout au 
plus que 6 à 12 Liivres. 



Il est aussi très - intéressant pour un voyageur de 
savoir qu'il doit bien prendre garde à ne pas emporter 
avec lui, sur le territoire françois , des paquets scellés 
ou même de simples lettres cachetées. Rien de ce qu''il 
a avec lui dans ce genre ne doit être scellé, autrement 
il s^'expose au danger d'être non seulement jeté en prison, 
mais encore de payer 5oo Liv. d'amende pour chaque 
lettre. Il y a aussi un genre de voitures et particulière- 
ment les Berlines ou Coupés qui ne peuvent entrer qu« 
sous la garantie d'être renvoyés hors de France , au bout 
d'un an. Aujourd'hui ou a la loi suivante: (No. 2i4« 
T. de Paris an XI.) On paye, en entrant eu France, 
à la douane du port d'arrivée *)j le tiers du prix de la 
voiture qu'on amène avec soi. Un qiiart de ce tiers est 
rendu au retour, argent comptant, contre le reçu que l'on 
représente et l'autre quart reste au profit de la douane, 
comme droit acquis. 



*) N'a serait • on pas tenté de conclure de ce mot , que 
la, loi n*a en vue que les ports proprement dits et 
l'importation des marchandises anglaises? 



3 

Ne laissez jattiais Visiter deux coffres en m'me tPiBS 
on autres clioses semblables ; car on ne peut pas avoir 
Poeil partout. Il' peut arriver que tandis que vous êtes 
occupé de l'un , on vous escamote quelque chose dans 
Paxitre , ou mC-me qu'on y glisse certains objets , à dessein 
de vous mettre dans Pembarras; Il est d'usatçe dans bien 
des pays de faire sceller ou xj'.omber ses coffies pour se 
soustraire à tous ces désagremens de visite , le long de 
la route. Là dessus quelques précautions ; par exemple, 
je conseillerois k tout . voyageur , allant à Bei-lin , de 
laisser visiter et non plomber ses malles sur la frontière, 
et de les faire plomber et non visiter s'il va à Ccirïsbach 
Au reste , il n'est pas prudent de faire plomber son coffre 
pour une grande distance, parcequ« cett« mesure esfe 
non seulement incommode , mais peut mtme devenir 
dangereuise, puisque la moindre lésion possible du cachet 
oxi plomb, attireroit infailliblement plus de désagrémens 
qu^'on n\auroit voulu s'en épargner par- le plombage.' 11 
est aussi défendu dans certains pays d'y apporter ou à.'G\\ 
emporter des paquets et lettres cacJiJet(?es. En Prusse, on 
ne peut, à son départ , emporter de Taigent monnoyt^ 
ail delà d'une certaine somme fixée. C'est la mcme chose 
en France, comme nous l'ayons dit dÏJ-' dessus, en par- 
lant des douanes sur la frontièi-e. Voilà donc des .cir- 
constances dont un voyageur ne doit pas négliger de se 
faire instruire. 



t'" H'^fre faut jamais touclier aux opinions dVm pa^'s , 
même aux préjugés et aux erreurs vulgaires y • encore 
moins les discuter ou s'-en t.'tablir-1-arbitre. Ou doit aussi 
éviter, autant que possible, totite conversation sur la 
politique ou les disputes sur la reîigioai. Savoir se taire' 
et observer,' dev'rôit être à' l'ôrdire"'G:^ez tO'«ît>'^voyageur, 
eli V^ys ëfrai'ïg'èr ,^ ce qui n'empêche n'ullemërit -qu'il ne 
iniisse placer seul mot à temsi A^i reste toiit ce ijué Ton 



€nî;eiid on ce que l'on voit cîo remarqiialjle , desaoit êtie 
couchi.' tons les soirs sur le papier , poxir ne pis trop 
laisser amasser les inatéri.iiîs et s'exposer, p.ir cette 
îié""!igeiice , à oublier ce qui scroit vraimejit digne d\'it. 
tejitiou. Quant anx nouvelles extrtrmeineiil iraportautes, 
il faut, poni' plus grande sûreté, prendre note sur le 
champ du nom, de l'état et de la demeure de la persouiia 
qiii nous lesauroit communicjuées ; car delà dépend très- 
souvent la mesxire juste de leur authenticité. 



Ke manquez jamais à vous procurer et à porter cous- 
tammcnt sur vous le plan de l'intérieur des grandes 
villes, comme Londres , Far.s, Fctersboiir^ et m:ima 
Tienne t Hambourg et lierlin. C'est le meilleur guide 
r;ue vous puissiez avoir, puisqu'il contiejit essenlielle, 
ment le panorame des rues et places publiques, le tout 
dans le plus grand dérail. Celte dépense deviejit inutile 
dans les villes du troisième rang et axi dessous i d'ail- 
leurs il seroit difficile de se procurer de pareils l'Iaus 
pour ces dernières; car il n'en existe point - du - tout ou 
fort peu. ]Lj\iuteur de cet Itinéraire a essayé d'y xemy'dier 
en publiant un Petit Atlas des plans des villes aile. 
7nandes les plus rciiiurqiLahîcs , sous le tîîrc. Klciner 
deirtscher Stiidte Atlas , eiulialtend die Cjundrissc von 3.) 
deutschen StUdten , nebst einem Text als Beilage die Fost- 
einrichtziiigen hetreff^iid , voiri Kriegsraik Beichard. Ham- 
hurg xBoG' qiieer Fol. Le voyageur y trouve les plans 
des trente villes, et un format portatif. Il y a dans Les 
villes de toute grajuleur *) et on ne dcvroit jamais ou» 
blier de s'en infonnï. r , d.e5 descriptions topograpliiques, 
des feuilles, hebdomadaires , ou petites affiches des jour, 
naux et autres écrits ou ^jamphlets de pure localité etc. 
C'est dans ces sortes d'écrits qu^ l'on trouve et qxic l'on 

*) Excepté en France. 



10 

peut rassembler avec profit des indices souvent mécon- 
uns , des donni'es intc'ressajiles sxir iiiie ville, sons le 
triple rapport de la physique, de la politique et de l'his. 
toire. J'ose même soutenir qn'un voyageur qni ne s'in- 
tt'resseroit à rien de tout cela, feroit bien néanmoins de 
jeter wn coup d'oeil sur les gazettes et petites affiches 
partout où il en trouvera. lUen en effet de pins aisé à 
concevoir qn'il petit y trouver des choses qni l'intéres- 
sent, qui hii procnrent morne un jilaisir inattendu oti 
qui le regardent immédiatement. Arrivé dans une grande 
ville, MU voyageur devroit, le plan de cette ville à la 
main , monter sur la p>lus haute tour. Là, il pent en 
considérer l'ensemble topographique et s'orieiiter d"'après 
le plan. Voilà par exemple la meilleure manière de con» 
iioître IDjesdd , savoir de la tour de l'église de N. D. 



On trotive aussi quelquefois dans les caffés des per- 
sonnes dont on peut tirer quelques connoissances utiles 
concernant les artistes célèbres qui demeurent dans la 
ville, sur les atteliers , les maisons de travail *), les 
manufactures, les pensions ou instituts etc. c^r enfin un 
voyageur, avide de s"'instruire , n'ira pas sans doute 
s"'amuser à regarder, bouche béante, l'extérieur des fa. 
briqxies et des édifices publics , il cherchera au cou- 
tx'aire à se procurer la permission de pénétrer jusque 
dans leur intérieur. Pour moi je me souviens encore 
avec wn sensible plaisir des visites que je fis , il y a 
quelques années, dans les atteliers et autres maisons d'in- 
dustrie de la ville de Lyon. 



Qii'un voyageur ne soit jamais par trop intéressé. 
Les gens du peuple, du secours desquels on a tant besoin 



*} En France y maisons de correction i ce qui n'est pas 
toujours le cas en AllemOigne. 



11 

dans les voyages , ne se l.-jissent guère mener que par 
l'argeiif; mais aussi avec peu, ou leur fait faire beaucoup. 
DHia antre côte , il nVst rien d'anssi fon qne de faire 
sonner hant son argent dans les auberges. On lit de 
ces gens - là quand ils ont le dos tourne , et leur bourse 
en pâtit. Ce q\îe vous ne trouverez pas tout à fait à 
votre guise dans les auberges, faites le changer, si cela 
est possible , en le demandant avec politesse et sans hur 
lîieur. Il n'est x^as rare de trouver des aubergistes et de» 
maîtres de poste qui, sans être ce qu"'on x^«^ii^t appeler 
mal. honnêtes., OJit une sorte de fierté. Oji se tire tou- 
jours mal d'affaire avec eux , en le iprenaut sur le 
même ton. 



Un jeune homme adonne au jeu , ne devroit jamais 
entreprendre de voyages. >i 'apprenez jamais à jouer on 
apprenez le comme il faut, avant d'entrer dans le monde. 
JLe meilleur et le plus si\r de ces deux partis est encore 
le premier. Je ne jamais vu mépriser ou même négliger 
\in homme pour avoir répondu, à une sommation de jouer, 
qu'il n'entendoit pas le jeu on qii'il ne l'aimoit pas. 



Voyagez autant que possible avec des personnes de 
connoissance et le moins possible avec des visages incon- 
nus, lifiàis , comme ce dernier moyen n'est pas toujours 
praticable , gardez, vous de montrer trop de confiance 
envers des compagnons de voyage, que le hazard seul 
vous aura fait connoître. Ne les interrogez jamais, soit 
sur le biit de leur voyage , soit sur le se'jour qu'ils se 
proposent de faire dans tel ou tel endroit , et ne ré- 
pondez jamais non plus d'une manière positive k ceux 
qui vous feroient les mêmes questions. Si l'on rencontre 
de ses compatriotes que l'on n'ait pas bien connus au- 
paravant , il ne faut pas leur montrer plus de confiance 
qu'à tout antre étranger, mais attendre que l'on se soit 



12 

procuré des rcnseîgnejliens pins positifs sur ler.r compte. 
On ne doit jamais prendre dans sa voiUire les inconnus 
on les pie'tons qne Pou rejicontre ; cette fausse compas- 
é^ion C£t le meilleur mo5'en. de se faire voler ou assassiner 
en route. 



-ToTiî ié raonde ne pe;;t pas prendre" en voyage tiii 
dorae&tiq-ae avec soi J mais ceux q«i -0111 ce lioyen 'île 
peuvent être trop scrnpnlenx diins le- cÎTôix d'un piiréil 
eompqgnon, pour ne pas s'exposer à trainei- à leur suite 
un homme iiïutile et incommode, mais au contraire pour 
avoir, dans s? personne, un serviteur -Edèle , sobre, 
discret et actif dans le danger. Il seroit assez dans Por- 
dre qu'uii pareil domeslique'entejidlt le françois , ecrivîc 
lisiblement et sût, dans l'occasion, ouvrir la veine 
lorsqti'il n'}^ a pas de chirurgien. dans l'endroit. Si jamais 
vo'.îs a\ez le bonheur de rencontrer un domestique tel 
que je Je dépeins ici, ce qui seroit un vrai trf'sor , vous 
ferez bien de gagner de plus en plus son affection en le 
traitant avec une bo^rté vraiment paternelle. Le meilleur 
seroit de- le prendre daus sou propre lieu natal, c'est une 
laison de plus j)Our qu'il s'attache plxis fortement à son 
maitre dans l'étranger. Il ne doit être ni trop jeune ni 
trop âgé, et en ce point comme partout, le meilleur 
chemin est celui du milieu. ^ # 



A votre arrivée dans \u\e capitale > ne manquez jamais 
àvous faire annoncer chei Parnbassadeur de votre nation, 
s'il y en a un , ann de pouvoir, en cas de malh^eut, compter 
siu- sa protection, et vous faire aussi présenter dans les 
bonnes maisons et dans 'les meilleures compagnies. Il est 
d'usage en bien des endroits de. ne pioint admettre dans 
Ja bonne société, tout éî ranger qui n'est pas reconnu on 
avoiié par le ministre de son gouveruem^ent. 



10 

Les pistolets à deux rçoiips-^ surtout s'il Ji'fât besqlu 
pour les tirer une d'nu seui et mOme njpuvemeut de 
maiii , £Oi:t eaicoxe lps;^^illcures armes ,,;C|iii'iii,i.yov;ag.er^ 
p^i^se avoir, pour sp tlt^iei).dre. - ijts efj^ijppo^jçnt ^4r'W^V 
se^ir, q-ui A^oit deiix.bàtterlevS -dirigées sur .Ij-ii-î .car raèrae 
,fji,.^p.p.pp&a,i}t qu'un .des .rdeu;x: coups ne parte, , pas , il 
ii''est • pas probable que- l'autre fera desmême. Le^ 
ierr es , . d'.igat;J[ije,j soati pi;eferables ^îix pi,«^rre?,-A't^ - fus^il 
ordinaires., La .x:)Osition huri?;piita,],ç d^^s.;;.pi.=;toleta dans la 
vqi^ure..jçroijti bieir, la. jplus. jfatu-relîe,, ^.^afr.geqjj^'ald^xs.'lA 
.cjiar^ge^j^^'est; point i-ujette à se rapgr.oçb*fi:,fie^là (boiuJip 
.Pj^r,,]^.. c^lLâteraeiatrj-. mais cejieada^Lt.leuri, situp.tiou yer- 
jtipale.jfliîest pas à,. rejeter , pare£qi\?elije ^çsv^.Ja. pl^viS; ,ei|i 
us.^get,K,ef.^f^ ^ccond lieu qiie les. pistç^f t;^ç»pUiQt'Sj4f S?^^ 
jxijuiij<^r^ ont dans chaque caiion unep^tit^ bagaette ronde, 
qui repose exacteriiejit s^rja Çj^'i^iiè;?? eî^jj^iii, lorsqu'on 
ti]rejr,ayn.e , xestfi . R^3.i^ée fi\\■■£q'^^^l]ea^^.,., Çç,$i sçvtx^^ ^e 
couloirs destinés à einpîclier le&.pirçt9rets deP'^i'tir au rep.o,s 
,so^f^ une, très - bonne inventiçn., luais ^i^yj:iix est. assailli 
^^îîïUisq^iement , on n'a pas toujoi^rs le t^OT% de,,leSr^]etirer 
et même on n'y pense pas dans ,sO(n trouble. Je ne con- 
seille donc pas leur usage. Un pistolet donl le.chien- e^st 
au repos ,et en bpn état , ne partira jamais de. lui, -mtna^. 
J'ai toixiours eu coutume de ne cliafger. àib,aU,er.qvi''ua des 
canons de. me^ pistolgt;s et de mettre dans, l'iuitre dç grosse 
dragée, poiir me servir de l'une.çu de L'autresuiv.'^nt les 
.cas. Je n'ai cependant, jamais été exposé à cette .trisfe 
nécessité, dans auciin de mes. voyages, et je cro.is.au tojid 
que les personnes qui courent la poste sonitrès. rarement 
attaquées en route. C'est tpu,t.e aiitre chp^e avec les mes- 
sageries et diligences. Elles sont souvent, chargées d'ar- 
gent et d'autres effets précieux, dont des voleurs peuvent 
avoir vent, et sur lesquels ils fout leurs si:)éç.xilaîions 
.ordinaires. Dans ce dernier ca<s , un voyageur, qui n'aura 
pa-s de perte .sensible à' craindre, fera uriiciemm eut. de 



14 

ne pas se mettre en d'fense, et de regarder tout ce mewage 
comme lui étant ijarfaitement étranger. En général ou 
pont dire que c'est une question bien délicate que de dé. 
terminer, quand on doit je servir» de ses armes. Pour 
moi, je réponds qu'on ne doit le faire qu'à la dernière 
extrémité, si l'on voit dms ani danger éminent sa propre 
vie, et celle des siens, on que, dans iine pareille attaqtie, 
on prévoye non pas seulement de mauvais traitemens et 
le vol de ses effets, mais encore de ces pertes qui se di- 
gèrent difficilement, et dont le souvenir ne passe point. 
Cependant, plutôt rester tranquille que de faire les choses 
H demi ; car alors on a moins de ménagemens à attendre 
des agresseurs. Que celui qui veut se défendre le fasse 
avec fermeté et constance. Il ne faut pas tirer de trop 
loin avec le pistolet , mais attendre que le voleur soit 
assez près pour qu'on puisse hii voir le blanc des yetix', 
et alors visez toujours à moitié corps, si vous tirez à balle, 
et aux jambes avec la dragée. Les coups portent mieux 
de cette manière» Axi reste les bandes de voleurs, même 
les plus nombreuses, sont toujours en crainte, sachant 
bien qu'elles auront dans le premier stirvenant, itn ennemi 
natTirel et un défenseur-né des personnes attaquées. Il 
s''entend de soi-même qtie tout ce que nous venons de 
dire du mode de défense, n'est qu'en cas d'attaque de la 
part des assassins et des voleurs ; car ce seroit folie que 
de vouloir repousser la force , si Ton étoit arrêté pont 
porter avec soi des marchandises défendues , oti pour 
passer par des chemins non. permis, parla faute de nous 
ou de notre voiturier. N'est . il pas possible d'appaiser 
l'affaire avec qxielqiies pièces de monnoie, et seroit -ce 
même une sorte de concussion du moins d'après les ap. 
parences, n'importe, il faut en pareilles circonstances se 
faire conduire par devant l'autorité constituée la plus 
voisine , l'exiger même absolument : on s'en tirera dfe 
cette manière beaucoup mieux que par les voies de fait. 



' 10 

Comme la vie du voyi^eur peut dépendre du bon 
état des pistolets, on ilcvroit du moins visiter , de deux 
jours l'iiii , le bassinet: et la pierre et voir si Tamorre 
est où elle doit être, si la pierre est ferme et aignjs^'e 
et la charge bien appnj't^e. On ne doit jamais non plus 
laisser trop loug-tems les pistolets chargés. La pluie, 
les brouillards et l'humiditu portent , dans le canon et la 
batterie une rouille , i|ui pent faire crever l'arme à la 
•première décharge. Rechargez, pour le plus sur, vos 
pistolets tous les quinze jours. 



Si vous avez nue rivtèr ', ou un pont à passer pen- 
dant la nuit, n'ayez point de confiance aveugle en vos 
postillons. Ils sont souvt:ut ivres ou endormis, La 
moindre erreur de leur part petit les faire pcfrir eux et 
les voyageurs. Soyez aussi sur vos gardes si vous avez 
à traverser n\iitamment un<* forCt vaste et isolée. Ne le 
fiites jamais sans une grande nécessité, attendez plutôt 
le point du joxir. 



Des lettres de recommaiulation , non seulement pour 
des banquiers solides , mais oicore potir différentes per- 
sonnes dans les autres conditions de la société, sont ou 
du moins pexwent être très . utiles. Ne dédaignez pas 
cette précaution. Il n'est guère probable qn'un voys-geur 
ait par trop d'amis dans l'étranger, et combien ne peut-, 
il jjas STirvenir en voyage de ces cas imprévus, qui exi- 
gent que l'on se procure, poiir se tirer d'embarras, xui 
appui, une protection quelconque; et le premier comme 
fie pins siir moyen d'y parvenir, est l'amitié des personnes 
■qui nous connoissent ou auxquelles ïious anrons été re- 
commandés. D'nn autre côté, il est, je l'avoue, nombre 
de circonstances qui rendent assez inutiles ces lettres de 
recommandation, par exemple dans les grandes villes, où 
les banqiiiers sont assaillis de ces sortes de lettres, dont 



reffet se borne ordiiiairemen!: k un on deux dîners et il 
donner crédit onvcît an bnreaii. (,>ii'elles servent ati 
reste peu ou point, toujours est»ii certain qu'elles ne 
peuvent uiïiie. 



Un excellent moyen de conserver ses papiers et écrits, 
est», de les rotilcr et eavelopT^cr dans du papier fort et 
approchant dn carton, et de les mettre au fond du coffre 
après avoir pris note de leur contenu quelcj^ues raojnens 
auparavant. Le foi^d du coffre est aussi la place des ron- 
leaux d'argent, des i>aqnets pesants, des livres et autres 
objets qui pourroient froisser et endommager, par leur 
poids, lesroffets plus ligers. Les grandij porte • feuilles 
ifermaHt<î^<^çf , sont encore ce qu'il y a de meiiîeur pour 
la coas«rvatiou des papiers. -Le comte Bcrtliold recom- 
înaiîde: aussi porir les papiers importans , une sorte de 
ceinture couverte en peaxi rouge, garnie de quatre iJoches 
.à la distance d'un pouce les unes des autres, poiir rendre 
le tout pliant. Cette ceijiture, large de dix i^ouces en. 
virouj "se met sous la veste et on l'attache autour du corps 
par le moyen de six petites bondes, et chaque poche en 
est fermée par un petit bouton plat de métal. Comme où 
peut garder bien des papiers de cette manière, et qu'il 
ii'est pas aisé de les perdre, on ne x^eiit trop recommander 
ce genre de porte .feuille aux voyageiirs à. cheval et aux 
couriers. . 



Les coffres hauts et cottrts sont meilleurs que ceux 
qui sont longs et plats , pîli'cequ'ils vont à toutes les 
voitures. Ils doivent :êtreextrêiiîemivet solides ; cela s'en- 
tend de soi- même et. c'est leur première qualité. Si: vous 
avez votre propre voiture, employez le rnoyen connu 
qui est le moins coTitcux et le plus commode, celui dte 
faire garnir le fond de voti:e malle de trois .à quatre 
bandes de fer un peu épaisses, de faire passer au travers 



37 

de ce^ bandes des vis à bouton, avec lesquelles voiis 
attacherez fortement- votre malle sur le derrière de la 
voiture. Cette méthode est la meilleure possible, car 
par là le coffre est assi^ré j on ne peut l'enlever , et 
Von n'a pas besoin de faire ôter et remettre l<?s conr- 
ïoies ou chaînes à chaque station. Potir empêcher ce» 
pendant ces vis de se déranger par la secousse, on fera 
bien de les assujettir par de petites courroies. ILe boiitou 
doit être en dessus, j)osé sur la bande de fer et vissé 
par dessous. 11 vaut mieux faire placer son coffre entre 
les roues de devant, c'est- à. dire, autant que possible et 
en gardant les précautions que nous venons d'indiquer. 
Par ce moyeji non seulcriient on a , ses effets totijours 
sous les yeux, mais soulage encore les chesaux; le der- 
rière de la voiture n'est pas aussi fortement secoué, et 
l'on risque beaucoup moins de verser. 



Au reste il faut toujours faire sa malle la veille de 
son départ, et ne jamais attendre an dernier moment; 
car on tombe par là dans le cas de bien des voyageurs, 
de gâter ses effets, en les entassant l'un sur l'autre à la 
hâte, ou même d'en oublier aine partie. 

On appelle Vache une sorte de malle recotiverte en 
cuir de la haiiteiir tout au plus d'un pied et rarement 
davaiîta^e , que l'on attache avec des boucles sur l'im- 
périale des voitures ou même des chaises , si ces dei'nières 
peuvent le sixpporter. Ces Vaches sont ordinairement 
faites de manière à se mouler sur les impériales, et ou 
les ferme avec des cadenats. Ou a des demi Vaches, c'est 
à- dire qui ne prennent que la moitié de rimpériale, 
et d'entières ; mais les premières sont à préférer p.«-ce- 
qix'elles pèsent moins. Une vache doit être iJir elle, même 
de construction légère, et pour le mieux, faite de natte. 
11 ue faut la remplir que de choses de peu de ^oidS;, 

2 



i8 

comme d'Ualtifs , de toilette de femme etc. Les effets 
phis lourds tels que le linge, les livres, l'argent ap- 
par,tieuueiit au coffre. Les vaches sont d'une grande 
utilité , siirtont à IVgard des habits , parceqn'on peut 
les y étendre ordinairement dans leur longueur, sans 
les y presser, comme on est ol»]i|îé de le faire dans les 
malles ; mais aussi une vache trop haute ou trop pesante^ 
est extrên*ement dangereuse. Ce ne sont pas seulement 
les ressorts de la voiture, qui en souffrent et cassent 
fOus le fardeau , la voitur;e elle - même perd l'équilibre 
et verse au premier choc. 



On fera bien, si l'on a sa propre voiture, d'y pra- 
tiquer ce qu'on appelle magazin et poches pour y mettre 
ce dont on abesoin la nuit et axitres choses que l'on veut 
toujours avoir soiis la mains, ou dont on vent se servit! 
dans la route, afin de n'être pas obligé de faire et dé- 
faire la malle à chaque instant. Quand on n'a point de 
voiture à soi, il faiit se pourvoir d^in sac de nuit tels 
qu'on les a en France et en Suisse et , pour j)lus grande 
commodité encore, d'un porte -manteau, sorte de bourse 
faite de cuir mince ou dVtoffe épaisse et garnie de cour-î 
roies ou chainettes avec lesquelles on l'ouvre et ferme 
à volonté. Harrington à Londres, rue Holborn No. 3o5. 
vejid des valises en cuir de son invention, impénétrables 
à l'eau lors même qu'elles y tombent. Le prix est de 
deux livres sterlings , 6 schillings. 



Le raexible le pl\i5 indispensable en voyage pour ceii^jL 
qui en ont le moyen et la commodité, est nue cassette. 
Cette cassette sert à renfermer ce que nous ayons de 
précieux, comme bijoux, argent, lettres de change, 
papiers etc.^ Le pajjïer, Veiicre, les ]Hunies , la cire a 
cacheter, les oïiblies et les cartes de visite y trouvent aussi 
leur pluce. Il est bon de se pourvoir, eu voyage, de 



ces dernières, »ravees ou imprimées. On aionte srir ces 
cartes, ponr les grandes villes senlement , le ]iom de 
l'auberge on le Numéro de la maison oxi l'on est descen- 
dTi , afin que nos coimoissances et amis srtchent on nous 
trouver. Ces cartes emptcbent aussi , lorsqu'on est in- 
terrogé aux portes des villes sur son nom, condition etc.> 
que Ton estropie le tout, comme il arrive souvent. Un«f 
cassette de voyage doit avoir des vis , qui en ti^aversent 
le fond ou les côtés, pour l'assujettir fortement daris la- 
voiture ou dans la chambre de Tauberge , de sorte qu.iL 
soit impossible à nu tiers de l'enlever, autrement qufe de 
vive force. Toiite cassette est ordinairement garnie d'une 
écritoire ; d'autres contiennent en outre n^irtibro d-Vist' 
tenciles commodes, comme assiettes, bôuftalliçs,. fl'abonsv 
rasoirs , savonnettes , bassin etc. ou bieiï e-lles forAient, 
étant oiivertes , une sorte de secrétaire,-' Tout ceci aiv 
reste dépend du choix et du goxït de l'amateifl?; . 



(Quelques personnes ont coutume de porter avec elleis 
nu grand sac, fait de cuir impénétrable à l'eau, et que 
l'on attache avec de petites boucles sur le coffie, ou sous 
le siège des domestiques, lequel sac renferme, un lit de 
voyage complet, tels que matelats, convertnreis , oreil- 
lets , draps et même qiielqiiefois un châlit pliant, oti llo 
de cam^i , fait en fer, mais bien léger. Lady Craven av oit 
perfectionné ce lit de voyage, par une jolie invention 
pour se préserver des insectes, qui foui'milleht quelque- 
fois dans les chambres des auberges , et viennent tonC 
aussi bien se nicher dans ces lits portatifs que dans tout 
autre. Cette dame faisoit mettre les pieds de son lit 
dans de petits seaux , o\\ vases remplis d'eau , ce qui 
conpoit toute communication entre le lit et les insectes. 



Tout le monde ne peut pas porter de semblables lits 
avec soi, parcequ'ils augmentent considérablement Téqtii. 



m . \ 

page- et qu'ils supposant ttne.siii^ niOmbreiise de ddmesï ; 
tiques.. C'est un privilège , réservé aux personnes opu- 
lentes et de distinction. Cependant comme on n'est 
jamais siu7 eaaTVfOyage, de trouver partout des lits propres, | j 
et que de ceux qiii ne le sont pas, il peut résulter des 
effets dangereux et dont on pourroit ressentir toute sa vie > 
la maligne influence , il faut, pour se préserver de lai 
contagion;, port-er constamment avec soi un drap de lit,' 
et deiïx peaux de cerf tannées et cousues ensemble, 
longues de 6 pieds xjiielques poiices, et larges de trois et; 
davantage. Arrivé dans raiiLerge, on étend ces peaux 
sur le. Ut ou matelas, on les recouvre de son propre 
drap:, et par ce moyen on empGche toute espèce de vapeur i 
iiuisibl^e, qui pourroit s'exhaler du lit. de la maison. On I 
prend alors sur soi une couverture de laine ou de soie, 1 
que l'on doit également porter dans ses voyages, et l'on 
met par dessus, en cas q^ue l'on ait besoin de chaleur, 
la couverture du lit de Pauberge, o\i ses propres habits. 
Si les peaux de cerf sont assez longues pour sVtendre : 
jiisques sur .les coiissins , pu n'a pas besoin d'en mettre 
à la place de ceux qtie Pon trouve sur le lit, sinon l'on 
doit être ■ pourvti d'un petit oreillet cari'é et de pean , 
bourré en dedans de crin et de laine, mêlés ensemble, 
et sur lequel on peut s'asseoir ]î0ur plus de commodité i 
pendant le jour, soit dans sa propre voittire , soit dans 
les diligences. Tout cet appareil n'est ni dispendieux ni 
onéreux; Ton eu fait un très- petit rouleau , que l'on 
peiit attacher sous le siège de la voittire ; on doit cepen- 
• dant avoir soin , îi son lever, de mettre à.l' air , la peau de 

cerf pendant quelques minutes, avant de l'empaqueter. 
Quiconque n'a pas avec soi un semblable lit de voyage, 
ne devroit du moins jamais se coucher entièrement dés. 
habillé dans un lit suspect. 11 faxit toutefois ôter tout 
ce qui poiirroit arrêter la circiilatiou du sang et attirer 
l'apoplexie, çoinme jarretières, cravattes etc. 



^1 

Le rouleau de Doyage est une des commodités^ diii Inxe. 
11 rend le mouvement de la voiture infiniment plus doaiM. 
Souvent on ne peut ni dormit ni même appnycr sa t«te; 
la laisser pendre en se tenant assis sans antre- commn^ii- 
.cation avec la voiture qile son siège, est toiïf'^aitssi i^- 
commode. Le rouleau an contraire prévient cet incon- 
^vénient. Cest un bourlet de six pouces d'éiîaisseui', fait 
4e peau de mouton fine , jaiine , passée à poil-j- et .remplie 
,de duvet d'oie, mais tassé de manière qu''il J^viàâs^ s*ap- 
Jpliquei' facilement , partie autoiir des ëpanles , partie 
• autour du cou , et s*attachér par devant WXs. deux ex- 
trémités avec des coTirroies ; et même dans les- aifberges 
ce n'est point encore \in meuble inutile ; ou peut en 
faire, en le pliant » un oreillet fort propre. ' ^ 

Ce seroit folie que de vàuloîr ^"rescrîfe'^a'è'hacitn^cse 
qu'il doit emiiorter avec soi d'effets et meiibles de voj'age. 
Cela dépend du goitt, des besoins et facultés du Voyageur. 
Il y a cependant certaines choses que tout Vo^ agcftr'de. 
Vr oit prendre avec lui, qti^il voyage dans les "Voitttres 
publiques ou dans la Sienne prôi)re ; à pied oti à cllèyal; 
par exemple l '^ un gobelet de voyage avec s o il étui. On 
eu fabrique en Angleterre qui sont faits de corne et 
plaqxtés en dedans, en argent. Un pareil -'è'obéFét'ébAte i 
Lcipsick dans le magazin de llost 4 à 5 l'ixdiiles; 2° uu 
f! tut garni de sa cuillère, fourchette et coixteau ; ces sortes 
d'étuis chez Bestelmayer à Nuremberg méritent qu'on 
les recommande ; ils coiîtent un éeu de six francs et con- 
tiennent encore d'autres choses, telles qiie tire -bouchon, 
carrelât etc., 5° une forte serrtire à vis On un petit 
verrou en forme de croix ; toxis deux s'appliquent très- 
f.icilement à une porte ou se vissent de même ; on ne doit 
s'en iservir, bien entendu, que dans des lieux susi)ects, 
on dans des auberges isolées etc. ; car comme ces sortes 
d'instruraens de précaution, laissent de leurs marques 



m. 

aux; piD&tfe^s-îîrle^ atfrher^sfresr ne le voyant pas souvent dt 

Tjoii XJeilV, ^t P^'is c'est eu gc'iiéral nu assez mauvais com- 
. pltmeut- qiie Ion ffiif à leur m;iisou , sous le rapport de 
'l&&mStÂV:^°',H"e>^^VTf^^. à) écrire, qu ce qu'on appelle à 
préseuç en, France, un Tilsit , fait de corne ou de métal, 
aydiU au haut iHie petite capsule d'oiï l'encre tombe d'elle- 
:Jni$rp$!d^ns,,.l?';^^C')de la plume, le tout cependant si bien 
■fermé qtijo^ilip eut le porter sur soi sans la moindre craint e. 
Xies Qaç^pt^res ,C^its,au eraj çjn t'tant très- sujets à s'effacer, 
•OU; tire 4ê; (Çl^St-pl'U'fl'ye*' w» j^çr-yice tout aussi commode :et 
•bçancoiîp plus solide. Il existe eucore d^'autres meubles 
.de yixyjage t^ls Kjue les baromètres a<i, /j oc. de l'invention 
idjJSjjfirl^ist.çs Z.uç et llosenthcfl. 'Des^jjendules de voyage 
co^me ou eu; voit cbez lYIonsieur ^eyf/ert à JP^eçàe et! 
qui ont été citées avec-éioge d:*ns le journal astronomique! 
f^e^M-Vs 'A^.^f^Lh*" û ;TaH5, cos-.objets sont particulièremVnt 
.^ii) rfi^sqïj: :4P;? s^??*»^ , djtçs/ i^atturalistes , des ajSferonoJmes!» 
,d,^S: géogra,|)hès , aussi bien que certains appareils très»- 
,ç{îm^<)des , à porter, avec lesquels on peut prendre fejt 
,,%Qi>sç];^ei: les insectes , -et qiie les amateurs peuvent ,s;e 
,pi-<)çurer p pur un écu 4.e. si^.JtiVï^e^: chez Bescelmayâr,]^ 
jS'icrembers. . -.,•., -•' • 



Un, voyageur qui a sa propre voiture, devroit se borner 
à un coffre, T^ine vache et; Sjine: cassette : ce qui est au 
de- là, est plus onéreux iqiie, 'commode , phts à charge 
qu'à profit; car combien de chos«s\»e peiit-on pas serrer 
dans les magazins de la voituje g , ; 

■ (^ <'i ''.?'.' " 

Tout voyageur est assez ordinairement pourvu de 
porte- feuilles avec leur garniture ; cependant on ferabieu 
de l|^isser à la disposition de son domestique quelque peu 
de toile, des aiguilles, du fil et l'attirail nécessaire pour 
allumer du fexi. 



23 

Une connoissance des plus nécessaires à im voyageur 
est celle des différentes soiteù Je moiliioies qui ont conrs 
dans les divers pays qii"'il se propose de parcourir, et de 
l'agio qu'elles peuvent subir. On règlCy d'aprè& ces don- 
nées, la nature, la qtiantité et le change de l'argent <£ue 
l'on apporte avec soi du lien de son départ. ■ Comme 
l'argeTit est très* pesant de lui-même, on fera beaucoup 
mieux de se pourvoir d'espèces en or le tout selon le 
cours du pays. Par exemple dans cette partie dé l' Alle- 
magne qui comprend la haute et basse . Saxe , la S'S est* 
phalie , la Prusse, les monnoies qui ont le plus de cour» 
sont les thalers de conve)ition, IS'apoléons - et Frédérics d'or, 
les pièces de 20 et 10 kreiitisers ; dans l'Autriche, ce sont 
les ducuts f les couronnes , les thalers de convetition , les 
pièces de '20 et io kreutzers, ou mC-me les billets de banque. 
En Suisse, c'est, la raonnf)ie de France, ancienne et nou- 
velle; en Italie, dans leDanneraark, la Pologne, la Russie 
et la Suède, ce sont les ducats qui, d'un autre côté, ne 
sont point reçus enAngleterre ni en France; euAugletei're, 
ce sont des couronnes et demi-couronnes , des guinées et demi' 
gui né es ; eu France , c'est Tancienne monnoie,' tels que" 
les vieux louis, les écus de six francs auquel faut il ajouter 
la nouvelle qui consiste en T^apoléons d'àr , eu pièces de 
5 livres et autres fractions de 3o-, 1.5 et 5 sons. Au reste 
il est très - imprudent à uiï voyageur de se charger de 
beaucoup d'argent • comptant ; le plus sûr' est de le 
couvertir en lettres de change ou de crédit. Les lettres 
de crédit sont en bien des. cas préférables a\tx lettres de 
change ; car celles- ci peuvent souvent porter tme somme 
plus grande ou plus petite que ne l'exigent nos besoins 
dans l'endroit même; ajoutez les procès dans lesquels 
elles peuvent nous jeter malgré nous , et autres accidents 
qui nous arrèteroîent dans le cours de notre voyage. 
Les filous peuvent également profiter d'une ressemblance 
de nom , même éloignée , pour se faire délivrer les lettres 



M 1 \ 

chargées de lettres de change avec Vaàtesse poste restàntet\ \ 
et reposaftt ainsi sur la foi publique jusqu'à l'arrivée de; 
leur possesseur légitime. Ce malheur est arrivé, il n'y 
a pas long. ;tfms à. un voyageur .poioiiois; au contraire', 
les lettres de crédit ont encore cet avantage, de donner 
au voyageur une sorte de droit à la protection du négo- 
ciant ou du banquier sur qui elles sont tirées. Il est 
d'usage de donner des sûretés pour le montant d'une 
lettre.de crédit, lequel montant est ordinairement fixé, 
on d'.en. payer d'avance le contenu en argent - comptant 
ouj ce qiù vaut mieiiK , en rescriptions.. 



j ,,Gn,a aujourd'hui tant dâ billets de banque y billets de 
Gûbisse%.p»P'i^r' " ynonnoie etc. qu'un voyageur ne petit pas 
tQi^jowr5'.Vs,e dispenser d'eM recevoir en paiement, pour 
iLHe ibanwe, partie de ses ilettres de change ou de crédit. 
Mai^/SCQmme: la. falsification de ces papiers ou leur imi. 
tatipn, ne sgnt malhe,ureusement que trop possibles, iiii 
voyagexir fera bien, non seulement d'y aller en toute pre- 
caiitîpnr et circonspection , mais aussi de prendre garde 
qiie ces sortes de papiers ne montent trop haut. Dailleurs 
des ^ billets de banque en petites s'ommes ont un cours 
plus facile, au lietiiqilê de phis gros ne vont j)oint ordi. 
nairement sans escompte. 



<,! Toutjixomme raisonnable ne manquera pas d'ajoTiter 
au plan, de son voyage la supputation des fraix qu'il doit 
entrainer.' Il ne faut pas croire cependant qu'un pareil' 
calcul, pui)Sse se déterminer à quelques écns près. Ajoutez^ 
a^i, calcul fait, tm quart en sus de la somme et vous verrez 
H la fin que Vous n'aurez rien eu de trop. Une pareille 
SRipputation ne peut, après tout, jamais être exacte.' 
Que de circonstances qni s'y opposent? Le voyageur est- 
il sobre et boa éco:nome ? Donne- t-il volontiers dans la 
hoiiiie chère et les morceaux délicats ? Aime -t-il la dé- 



25 

pense et les auberges clières ? Prend, il son 'tems en. 
tontes choses, ou va- 1. il vîte en besogne? Voilà an. 
tant de variantes, contre lesquelles vient échouer toiite 
espèce de règle générale. On pont toutefois donner 
^nelqnes apperçus d'où un voyageur peut partir , pour 
arranger son calcul. Far exemple les dépenses les plus 
inévitables sont i ?. l'argent payable pour - la poste à 
chaque station, avec autres petits accessoires , comme 
les pour -boire , péages etc. 2'^ le boire et le manger 
en route. 3° la déj^ense de la table dans les auberges 4° 
les pour- boire k donner aux gardes, intendants, cotLÀ 
cierges des maisons renfermant des collections curieusesi 
«ans compter les doxaestiques de louage , voitures de 
remise etc. J 



On peut compter pour chaque mille fait dans les di- 
ligences 8 à g bons gros ou bien 5o à 54 kreuzers: 
et en poste, en ne com[3tant que dcnx chevaux , un 
maitre et un domestique , un écu de six francs ; 3 
chevaux et trois personnes un écu de 6 francs et demi, 
ou trois petits écns de France ancienne monnoif*. Vu 
voyageur en poste qui conrt de station en station jusqu^iu 
but, oii il se- propose de s'arrêter qnclquç lems, qui dîuB, 
sonpe et dort dans sa voiture, trouvera encore dans ses 
trois petits écus par mille allemand, de quoi fournir à sa 
dépense quotidienne et peut- être même lui en restera-t-il 
encore quelqiie bagatelle à son arrivée dans le lieu qu'il 
avoit ejx vue. Uii grand profit au re»te des voyages eu 
poste, c''est l'épargne du tems et de la dépense; aussi 
les voyages que l'on entreprend avec ses inopres chevaujc 
et dans des voitures de louages sont - ils coûteux et 
souveaC d'un ennui à moiirir : il faut toutefois faire une 
exception en faveur de la !ytusse et de l'ItaUe. On y 
renconire chaque jour des objets dignes d'être vns , et 
en si grand uo^nbre qxi'il u'est pas permis de parcouiir 



£6 

ces -belles contrées en' oisean de passage. La dépens'e à 
Patibeige, en la *iiiJposant modérée., sans être mesquine, 
peut se monter chaque jour, pris Piiu dans l'autre, à 
trois florins bon argent, et au plus à nn louis -d'or neuf, 
c'est - à- dire pour une personne et un domestique. Qtland 
aux châteaux, édifices publics, musées, jardins etc. et les 
pour- boires à donner aux gardes et concierges, tout cela 
dépend du plan général du voyagexir, et ne peut guère 
se déterminer que sur les lieux** On peut même écono. 
miser dans cette sorte de dépense, en se réiuiissant avec 
la société que l'on a trouvée dans son auberge. Les pour» 
boires se trouveut alors partagés entre les hôtes. Un 
domestique de louage coviterdans presque toutes le& villes 
\in florin ou 60 kreutzers. 



Un séjour de courte durée dans les grandes villes, est 
toujours cher ; mais il le devient beaucoup moins* si l'oïi 
prend ses arraugemens , et d''aprèf« l'ex^iérience que l'on 
en a , pour s'y arrêter plusieurs mois. Le mieux alors 
est de se loger en chambre garnie : de cette façon ou vit 
plus commodément : et plus économiquement. C'est la 
vraie manière, surtout dans les grandes villes, telles que 
Berlin i Dresde t Hamhoiirs ^ Faris , Londres etc. 



27 



II. 

Le voyageur a l'auberge. 



G' 
tst \ine règle ancienne et constante que les auheigeâ 

Jes plxis fiéquentées sont aussi ceJles où il en coi\te le 

mohîp., Ajoutons qne le \-oy;i!j;eur mofl»'Ste , qui met des 

bornes à ses désirs ^ s<"ra. partout mieux servi qne celui 

qui ire fait qne brnsqner sou monde. Il est vrai que 

toutes lesatiberges qui ont quelque vog\ie, ne convieii- 

ïient pas indifféremment à tontes sortes de voyoJ:eiu's. 

Cela; doit s'entendre priircipaloment des grandes villes, 

où il faut savoir faire distiitctiou des grands hôtéQs attx 

ftnU^rges moyennes et ardinaires. C'est au voyageur à 

choisir l'rtuberge qui convient le niienx à son rang et 'à 

l'état de ses finances. Mais qu'il parte toujours dfe la 

régie prescrite, en choisissant Pauberge la plus iOUom. 

mée et la plus fréq\ieniée daus son espèce. Une chose 

bien certaine, c'est qne, dans les auberges mauvaises et 

médiocres, on est commiuiémejit bien plus étrillé que 

dans les bonnes i ou y est d'ailleurs mal servi, sans 

compter qu'on y a rarement occasion d''y faire coiinois- 

Srince avec des honimes estimibles de la classe 1 onnéte 

des citoyens ; car il est à préoumer que ces derniers n'iront 

pas choisir une mauvaise auberge pour leur rendez- vous. 



28 

Mais le moyen d'apprendre quelle est- la meilletue 
auberge? C'est par la voix publique, et surtout par le 
xecit des autres voyageurs. Quant aux éloges des postil- 
lons , il n'y faut guères compter , non plus que sur ceux 
des axibergistes , qui peuvent être convenus entre eux de 
s'envoyer réciproquement des pratiques. On trouvera 
à la vérité , dans ce manuel , l'indication des principales 
ai\berges de différents pays,;, mais rien de si peu stable 
que la bonté des auberges.- Bien des fois cela dépend du 
changement de propriétaire, plus souvent encore de celui 
d'un jiremiçr sommelier.. Il y a plus: dans beaucoup 
d'auberges , on est mieux traité et à \in prix plus mo- 
dique dans telle ou telle saison que dans xine autre. 

Dans les grandes villes, si l'on n'est point accompagne 
d'un valet de place , on fera bien do prendre exactement 
note du nom et de la rue de l'auberge oxi l'on «st des- 
cendu i car : il se pourroit qu'il 5- eût , dans le Même 
endroit, deux auberges du même nom. ' 

Comme il n'y a rien de plus nuisible à la santé qiie 
de prendre ses repas, ou de coucher dans une chambre 
qui a pu être long - temps fermée, ondevroit, dès qu'oit 
entre dans la chambre, ouvrir les fenêtres pour en pu- 
rifier l'a.ir. Les chambres peintes (à l'exception cepen- 
dant de celles qui l'ont été tout récemment) ou bien 
celles qui sont tout simplement tapissées de papier, ou 
même celles qui n*ont que quatre murailles tOTites blanches, 
doivent être choisies de préférence à celles, dont les ta. 
pisseries sont de laine ou de soie ; par la raison qu'il n'y 
a rien comme la laine et la soie pour conserver long- 
temps le mauvais air, quand on a le malheur de sxic» 
céder à un étranger qui auroit une maladie épidémique. 
Quant aux commodités qu'on peut attendre dans les 
chambres d'auberges , elles dépendent trop des circon- 
stances, pour qu'on puisse rien fixer là- dessus. La chose 
principale est, sans contredit avant tout , la pro}3reté' Quir 



29 

conqiie n'a point ses propres draps eu voyage, ne saiii' 
roit trop insister sur la nécessite de draps blancs de lés. 
sive ; qu''il fasse faire son lit eu sa présence, et qxi'il se 
garde surtout des draps moites et raal secliés. Si l'on a 
un lit à pavillon et rideaux, on ne fera point mal d''eu 
éloigner son lit, parcequ'' orLÎinaireraent le ciel et les 
rideaux « servent de retraite à différentes sortes de ver. 
xnine qu'il n'est pas nécessaire de nommer ici. Ajoutes 
à cela qu'il peut bien se faire que ces vieiix ornements 
ne soient pas bien fixés au plafond; et il ne seroit i:>as 
agréable d'être ainsi réveillé en sursaut par la chute da ciel. 
En hiver, les chambres chauffées sont aussi désagré- 
ables qxie dangereuses pour les voyageurs; près de sa 
chambre oii on a fait du feu , il faudroit en avoir une 
que l'on n'eût point chauffée pour y coiicher , Ccar rien 
n'est si mal sain qne la vapeur du poêle) ; outre cela ou 
a l'avantage de pouvoir de temps en temps oiiviir la porte 
poiir laisser passage à l'air extérieur. Il ne faut jam.iis 
présenter le visage au poêle allumé ; cela est: nuisible 
pour la poitrine et pour les yeux. Les poêles de faïence 
o\i de terre sont préférables à ceux de tôle ou de fonte. 
Les poêles qui se chauffent en dedans , emportent le 
mauvais air ; bien entendu qu'il ne faut pas brûler du 
charbon de terre, mais dti bois. 

Une des grandes incommodités, que l'on trouve qiielque. 
fois même dans de grandes et bonnes atiberges, est celle 
des punaises. Il est raille moyens de s'en préserver i 
mais un des plus efficaces est le suivant: mettez quatre 
morceaux de camphre, chacun de la grosseur d'une jioix, 
àewx aux pieds de votre lit, et deux à la tête, entre le 
drap de dessous et le matelas, et éloignez en même temps 
votre lit de la muraille. A la longue, ce remède poiirroic 
bien faire sur les nerfs l'effet d'un narcotique; mais 
employé de temps h autre, il ne peut être n\iisible. 
Deux ou trois chandelles aljmnees posoes sur des guéri- 



3o 

dons, on des chaises près dn lit avancé également an 
milieu de la chambre, sont encore nn antre préservatif 
dont je me snis bien trouvé dans différentes auberges. 
En Italie et dans les pays chands , on a xm nonvean mar- 
tyre, ceini des moncherons ; il n'y a pas d'antre moyen 
de s'en garantir, que de tendre atttonr de son lit une 
Zinzalière , on ridean de gaze contre cette sorte d'insectes. 

Il est de la pins hante iroporrance ponr nn voyagent. 
à''avoir nne chambre à Ini sen! , et de n'y aclraettre péri 
sonne pour coucher, à moins qu'il ne connoisse bien 
celui qiii se propose , on qu"'il n'y ait pas moyen de. 
l'éviter: et, dans ce cas, on Jie saiiroit être trox^ sur ses 
gardes , -ponr ne pas en Otre 3a dupe. 

Il ne suffit pas de fermer sa chambre et d'emporter 
la clef; car l'hôte et ses gens peuvent en avoir d'antres. 
Il faut doue avoir soin de bien fermer sa malle on sa 
valise; parceqjie, pendant votre absence, des gens, ponr 
le moins indiscrets , pourroient bien venir fouiller vos 
effets, et chercher à connoitre pnr là la fortune on Pétat 
du pjropriétaire. Dès qu'on vent sortir, on enferme ce 
qu'on a de pins précieux, et, an lien de garder^ la clef 
snr soi, on la remet à l'aubergiste ou à \'\in de ses pre. 
jniers garçons. C'est alors an maître à répoudre de tonC 
ce qui se tronve dans la chambre , en supposant tonte- 
fois qne le voyageur l'en ait prévenu. Si Panbergisre 
refuse, et qne Ton compte séjourner quelque temps j 1^ 
voyagenr fera bien de porter ses effets les plus précieux 
chez le banquier snr lequel il a des lettres de change, 
de crédit on de recommandation , et il le priera de lui ejt 
donner nne reconnoissance. Qu'il ne laisse jamais sa 
chambre ouverte, quand même son absence ne seroit qnô 
de quelques miniites ; car qui ponrroit répondre dn ca- 
ractère d'un voisin qu'on ne connoît pas? 

Si l'on vient à être ol)ligé de s'arrêter dans des con- 
trées isolées, et de descendre dans une auberge où l'on 



3* 

ait sujet d'appréhender poiir sa personne, il est "bon de 
se pourvoir de cadenas ou de verroiix. Ayez aussi de la 
lumière dans un mortier de veille , et faites coucher votre 
domestique auprès de a'Ous. Si vous ne pouvez pas cade. 
nasser vos portes ni les verrouiller , vous pouvez du 
moins les barricader avec les taldes et les chaises de 
votre chambre. 

Il se peut qu'il y ait dans plusieurs villes des règle. 
ments de police qu"'il importe de conuoître pour ne pas 
être pris en contravention. Le voya^'eur, qui compte y 
faire quelque séjour , a^it prudemment en demandant à 
l'aubergiste ou à ses garçons que» sont les règlements 
atixquels il faut se conformer. 

Dans les grandes villes, tant qu'on n*st pas encore 
orienté, un valet de place est indispensable. S'il n'y a 
pas de taxe fixe, il faut convenir avec lui du prix qui 
est ordinairement d'un floi'in ou d'un petit écu par jour. 
Si vous faites faire qnelqxies emplettes par cet homme, 
prenez garde qti'il ne s''entende avec le marchand ou 
rouvrier pour vous duper. Cependant, comme le dit 
Mercier, si ces domestiques vous volent un peu, en re. 
vanche ils empêchent de l'autre côté que vous ne le 
soyez outre mesure. D'ailleurs le meilleur parti qui soit 
à prendre pour le ciioix du va et de p'ace et de la blan. 
chisseuse , c'est de s'en rapporter tout uniment à l'an- 
bergiste. 

Les aubergistes ont coutume de demander aux voyageurs 
ce qu'ils veulent avoir à lexirs repas? Dans ce cas, il vaut 
mieux demander ce qu'il y a , et s'en contenter; car, si 
-vous commandez quelques mets particuliers, on vous fera 
payer le plat que vous desirez et outre cela le repas or- 
dinaire. Si vous êtes dans une ma\ivaise auberge , ne 
mangez pas de ragoûts, parce q\i'ils pourroient être com- 
posés de mauvais restes mal-propres et mal. sains. De- 
inandea plutôt du rôti f^oid ou chaud , des oeufs , du 



laitage, des k'giimes cuits à l'ean , des fruits crus etc. 
Dans xine mauvaise atibcige , contentez- vous du vin or- 
dinaire au lieu d'en demander d'étrangers , qui n'en sont 
pas mains tire's du même tonneau, et qu'on atira de 
plus frelatés pour vous les faire payer bien cher. 

Tout voyageur qui est seul , vit à meilleur compte 
et avec p us d'açrément à table d'hôte que s'il restoit 
dans sa chambre. De i^areilles tables offrent surtout 
beaucoup d"'amusement dans les endroits où d''honnètes 
gens du pays cuit coutume d*'y venir prendre leurs repas: ! 
on y fait souvent des connoissances fort agréables. C'est 
sans contredit le plus si\r moyen d'apprendre à connoître 
le lieu, et ce qu'il peut renfermer de plus remarquable, 
les moeurs et usages des habitants , l'esprit public du 
pays. Après de j^areils entretiens , vous en saurez plus 
que vous n'en auriez appris, eu coiuant une semaine 
entière avec votre valet de place qui vous auroit mené 
indifféremment dans tous les muse'es , châteaux, églises 
et autres lieux publics. Mais c'est aussi à table d''hôte 
qu'il faut Tiser de la circonspection la plus scrupuleuse . 
lîour ne rien dire qui puisse vous compromettre, et vous 
causer quelques désagréments. Ces sortes de tables ont' 
Ipur i«,commodité , c'est que celui qui fait trop de façons 
e^ passe tout aux aiTtres, risque aiissi de sortir de table 
sVffamé, sans avoir eu d'autre plaisir que celui d''avoIr 
fait la revue des plats. Quant aux personnes qui voyagent 
avec leur famille, ou qui ai)nent leurs aises à table, et 
qui, trouvant à Tauberge des mets de le\ir goiit , veulent 
à loisir s'en passer l'envie, elles feront mieux de manger 
dans leur chambre ; bien entendu qu'il en coiite davan- 
tage, lorsqxi'on prend ce dernier parti; car les aubergistes 
qui tiennent table d'hôte, se croient eu droit de taxer 
IjIus chèrement ces tables iiarticulièrcs. 

Il est xine chose à laquelle on a de la peine à s'ac- 
coutumer en voyage, c'est le bruit des auberges. Le temps 



33 

de la nnit où l'on est le pins tranquille dans ces maisons, 
dnre depxiis les lo heures dn soir jnsqu'aix lendemiiu 
vers cinq hexires , et on devroit employer cet espace de 
temps à dormir et à se reposer. Mais on ne sanroit 
gnère compter là- dessus; car il pent dans la nuit ar- 
liver des étrangers, de mCme qiril en pent partir d'antres 
avant la pointe dn jour etc. Madcnne de Geiilis con- 
seille un excellent remède poxxr ne pas être iiiterrompu 
dans son sommeil : c^'est de mettre dans chaque oreille 
\in peu de coton bien imbibé d''hniîè d'olive, à.pexi.piès 
de la grosseur d'une petite noisette , et de mettie encore 
par dessiis un autre petit flocon de coton sec. Par ce 
moyen, vous serez sourd à ne pas entendre le plus grand 
vacarme. 

Gardez . vous de vous asseoir à nii sur les commo- 
dités d'une auberge, et évitez, autant que possible, d'y 
aller, immédiatement après une autre -persorine. Ke vous 
servez jamais de chaises percées qui ne soient pas pro. 
près. 11 peut y avoir dans le pa5''s des maladies con- 
tagieuses, comme des diarihées épidémiques , des dysseii- 
teries et autres semblables. Il vaut infiniment mieux 
aller en plein champ faire ses besoins naturels. 

Lorsqiie l'on veut séjourner quelque temps dans une 
auberge, il faut payer sa dépense chaque jour, ou pour 
le moins tous les deux ou trois jours. C'est \\\ie méthode 
qui ne plait pas à tous les axibcrgistes ; mais c''est une 
raison de plus pour la suivaT. On est siir jjar ce mcyeii 
de n'être pas si étrillé, et de ne payer que ce qu'on a 
reçu ; on s'en trotive aussi mieux sous plusiexirs rapports, 
parce que l'aubergiste est alors dans l'appréhension que 
vous n'alliez changer de gîte. 11 ne faut jamais deraau. 
der le total de sa dépense, mais se faire remettre un 
compte spécifié de tous les articles qu''on a eus. S'il ar- 
rive que vous ayez quelque sujet de mécontentement, 
ne le faites pas remarqiier à votre hàiQ ; car il pourroit. 



?4 

taudis qiv'il vous tient, grossir son compte dans la per. 
snasion oii vous l'auriez mis, que vous ne voulez pins 
remettre le pied chez lui. Priez - le plutôt poliment de 
rabattre quelque chose , pour obtenir ce que vous jtigez 
convenable. 

Il y a des pays oii il faut, dès qu'on descend dauiS 
une aubeige , s'informer du prix de la chambre, de la 
table etc. , si l'on ne vent pas être surfait, et payer 
trois ou quatre fois au dessus de la valeur. Dajis le^ 
villes, comme Berlin, où Ton tiouve \in tarif fixe d''aprè^ 
lequel on peut savoir l'à-peu-près de son écot, on n'^ 
point ce surhaussement à appre'hender. Mais, dans les 
.endroits .o VI cette pratiqiie n'existe pas, et où la plume 
de l'aubergiste est à double bec , le voyageur n'a pas 
d'autre parti à i)rei'idre qu' à pendre la croix à la chemine'e, 
pour jie phis repasser le seuil de la porte d'ime telle ' 
maison. Quant aux plaintes qu'on en pourroit portejc 
devant la justice, nous croyons devoir dire qu'il n'y g(, 
guéres qije des fraix de plus à payer et une nouvelle 
dépense occasionnée par la prolongation du séjour. 

Gardez - vous de recevoir de votre aubergiste, ou 
d'autres personnes avec qui vous pourrez avoir affaire, 
de la petite monnoie siir les pièces d'or ou d'argent que 
vous aurez données; car cette petite monnoie, pourroi^ 
bien n'avoir point de cours dans les pays voisins. Tant 
que cela se poui'ra, faites- vous rendre de grosses pièces, 
de celles surtout que vous savez valoir sur la plus grande 
partie de votre route. 

Dans la plupart des axiberges , on vefse les pour 'boire 
dans une caisse commune pour les distribuer, à la fin 
de l'année, entre les co- x'artageants. C'est ordinairement 
le sommelier qui reçoit ces ij-mo^HeZ^^ej- y cependant, comme 
le garçon de l'hôtellerie ne participe point à la distribu- 
tion annuelle, il est bien juste de lie pas l'oublier. Ou 
ne sauroit de'terminer la mesure du trinsçuelte : cela de- 



35 

pend et du temps qu'on a -.séjourne , et d« degré decon. 
tentemeiit pour le service et le traitement de Pauberge. 
Plus vous rester de temps dans une maison , plus vous 
donnez d'occupation aux gejis , et phis vous devez par 
consequejit rendre votre reconuoissance sonnante. Oir 
sent bien qu'il n'est pas ici question de l'avantage qu'on 
a de donner de forts pour - Ijoire aux postillons ; néan- 
moins la lézine, en pareil cas, est un défaut dans lequel 
jamais un honnête homme na devroit tomber. 



36 



m. 



Observations météorologiques : ou indices 
du beau tems , de la pluie etc. 



Ri 



lien de plus important pour qtielqti'un qiii veut se 
mettre en route , que de pouvoir pronostiqtier avec 
quelque certitude, si le tems le favorisera ou non, et 
s'il doit en conséqxience , différer ou. accélérer son dé- 
part. Il faut donc qu'il soit au fait de ces signes avant- 
coureiirs, et qu'il sache, à quoi s'en tenir. P. e. 11 
est divers animaux qui nox^s annoncent la pluie : les^ 
chàiive -souris, lorsqu'elles ne se montrent pas le soir; 
les hirondelles, loi'sque , dans leur vol, elles se raj». 
prochent de la surface de la terre ou qu'elles effleurent 
la face des eaux *) ; les corneilles, lorsqu'elles vont et 
reviennent solitairem.ent dans les sables; les corbeaux, 
lorsque leur croassement est clair, et qu'ils s'attachent 
aux arbres; les poxiles , les pigeons , les moineaux, lors- 
qu'ils se plongent dans le sable ou la poTissièiej les gre- 



*) Elles n'en agissent ainsi que pour prendre les mou- 
cherons et autres insectes volants , qui descendent aussi, 
H qui leur iervent de nourriture. 



37 

nouilles mangeables, lorsque, sortant de l'eau , elles vont 
se disperser dans les prairies, on qu'elles se retirent au 
fond de Pean ; le mâle de la grenouille verte , lorsqu'il 
coasse beaucoup; les poissons en général, mais surtout 
les carpes, lorsque, s'élevant du fond des eaux, elles 
viennent bondir à la surface; les taons lorsque s'attachant 
aux jambes des chevaux, des boeufs et des vaclies , ils 
les piquent si douloureusement que ces animaux ne font 
que trépigner, ou bien lorsque ces mouches viennent 
dans les maisons inquiéter les hommes ; les vers de terre 
lorsque, i)ar un beau temps, on les voit ramper à la sur- 
face de la terre ; et plusieurs autres animaux semblables. 
Mais ce sont les araignées qui sont les plus sensibles aux 
mutations de l'atmosphère ; comme nous le marquerons 
à la fin de cet article. 

On n'est pas toujours à même de faire de pareilles 
observations : aussi doit . on toujours préférer, pour plus 
de sûreté, les pronostics que nous présente l'atmosphère 
elle-même, tels que les a trouvés Mr. le Professeur 
Lampaditis. Voici les principaux : 
j) Lorsque le soleil pompe de l'eau, il s'en suit or- 
dinairement \in temps pluvieux, parce que cela an- 
nonce l'existence de plusieurs couches de nuages. 
Observez, à cette occasion, si cela arrive, lorsqu'à- 
près un temps pltivieuk, les nuages se déchirent, ou 
lorsqu' après un temps clair, ils se rapprochent et 
s'amoncèlent ; dans ce dernier cas, c'est de la pluie 
qu'ils annoncent. 
2) Les couronnes o\i cercles autour du soleil et de la 
lune , les parélies et les parasélènes indiquent iine 
chute prochaine de brouillard, pluie ou neige. Ces 
météores lumineux ne paroissent que qtiand il se 
trouve dans l'air une certaine quantité de vapeurs 
aqueuses, ou même de Teau libre ou de la glace: 
ordinairement la précipitation a déjà lieu dans les pre- 



:: amièrès- douze heures qui siiivent Tapparition de la 
coTironne. 
5) L'état de Tatmosphère, au lever et aii coucher du 
soleil et de la lime, donne diverses indications. Çnand, 
par un temps clair, les astres se lèvent ou se couclient 
plus ou moins rouges, et difFormes dans leur figure, 
cela annonce une forte masse de vapeurs aqxieuses 
dans les couches inférieures de l'air, et la décompo. 
sition ne peut pas tarder. Voyez alors si les hygro- 
mètres indiquent l'huraidité ou la sécheresse; car, 
si cette apparition provient d'un brouillard sec oti 
brume épaisse semblable à la fumée , elle indique au 
contraire la sécheresse. Lorsqiie , dans un joxir plu- 
vieux ou nébuleux, il fait un vent d'ouest dominant, 
■et qtie le soleil, à son arrivée à l'horison , se couche' 
dans; une région, claire de l'atmosphère, cela nous 

»' i^mojiçe. lin beau temps pour le moins de 24 heures.' 
On ne peut rien se promettre du lever du soleil le' 

.- plus serein, dans la période des vents de l'Ouest : jîour 
les vents d'Est , c''est l'opposé. Lorsque ,. dans \\n 
:jour chaud i on voit dès le matin d'éjjaisses masses 
de nuages circonscrites couvrir et masquer le soleil 
levant , on peut s'attendre à un orage pour la soiriée ; 
cette couleur rouge que l'on remarque le matin à la 
région orientale et le soir à la partie occidentale, in- 
dique aussi qu'il y a des vapeurs à l'horison. 
4 ) S'il y a quelques nuages isolés , et que l'air soit 
d'une couleur bleu -noir obscur, de même qxie si, 
au contraire, l'air paroît d'un bleu clair, dans l'un 
' et l'autre cas , c'est de la pluie qui va nous arriver. 
Dans le premier, la précipitation n'a vraisemblablement 
lieu que par rapport à la trop grande électricité de 
Tair , dans le second, par rapport à la trop grande 
masse des vapeurs aqueuses de Patmosphère. 
5) L'approche apparente des objets éloignés, et en gé- 



39 

néral les reflets de l'air i ne peuvent annoncer la pUiie 
qui doit arriver, que quand la cause de ces appari- 
tions «1 pour fondement une quantité de vapeurs amon- 
celées dans la couche inférieure de l'atmosphère. 
6) (^\iand , par \in temps serein, nous voyoiis filer des 
nuages dans les régions élevées , ce sont communé- 
ment des avant . coureurs de pluie. Lorsque , dans 
une journée pluvieuse , le ciel se rasénère partiel- 
lement, et que Ton voit encore des nuages volants, 
cela annonce que la sérénité de l'air ne sera pas de 
longue durée. Il est rare de voir les nuages passa, 
gers se dissiper; d'ordinaire, avant que 24 heures 
se soient écoulées , ils se résolvent en pluie. Surtout 
s'il vient à se présenter d'abord quelques nuages bas 
à l'endroit où ceux-'là se rassemblant commencent à 
couvrir le ciel , la pluie alors n'est pas loin. En 
hiver , ils annoncent le dégel ; ils sont communément 
les précurseurs du vent du sud. 
7) L'observation des brouillards nous montre le plus 
souvent que le beau temps va venir avec une tem- 
Ijératiire plus froide. On est surtout fondé à compter 
sur la sérénité de l'air lorsque, dans une matinée 
nébuleuse , le baromètre monte , vraisemblablement 
parce que Télectricité de l'air est plus forte , et qu'il 
n'y a plus alors autant de vapeurs aqueuses qui puis- 
sent se décomposer pour se ratler avec Tair ; raison 
pour laquelle elles se changent en nuages. Mais quand 
les brouillards n'arrivent que vers raidi, quand ils 
restent plus de 24 heures , quand le baromètre descend 
à leur apparition , ils se résolvent d'ordinaire en pluie 
ou en neige. On dit souvent: le brouillaTcl tombe, il 
fera beau; c'est comme si Ton disoit qu'après la pluie 
le soleil doit luire -, car un tel brouillard tombant est 
une petite pluie, et il n'est pas rare de le voir se 
changer en longue pluie des plus fortes. 11 n'est point 



40. 



vi"ai que xoo jours après chaque brouillard du mois i 
de mai , il doive y avoir autant d'orages. 
S») Quand ujie bruine se change en pluie , on pevit 
s'attendre k voir bientôt les nuages se dissiper ; car 
Je procédé principal de la pluie est passé. Cela se ter- 
mine par une foible précipitation. 
g) L'observation de la marche des vents, comparée 
avec les indications des instrTim.ents météorologiques, 
fournit les données principales du temps à venir dans 
la période régiilière. Voici ce qu'on peut dire des 
vents ( pour l'Allemagne ) : Les vents d'ouest sont 
humides et d'tme température modelée qui n*est point 
très - variable ; c'est pourquoi ils nous semblent frais 
en été, et tièdes en hiver. C'est à Pocéan atlantique 
qu'ils doivent leur q\ialité. Les vents du nord nous j 
amènent dans chaque saison de grands froids, surtout 
celui du nord» est. Les vents du nord . ouest nous 
amènent des j)luies passagères , des giboulées , des 
-guilées de neige , les vents du nord , de longues pluies 
générales ou un temps neigeux de longiie durée. Les 
vents d'est sont accompagnés de sérénité et de séche- 
resse. Les vents du sud - Est et du sud nous amè- 
nent quelquefois de grandes chalei^rs; ceux du sud. 
Est presque jamais , et le vent du sud souvent de 
la pluie. Les plus violents orages viennent presque 
toujours de l'ouest , et ils sont le plus souvent ac- 
compagnés de pluie; aussi est- il d"'usage , en Alle- 
magne , de nommer le côté occidental des bâtiments. 
Je côté orageux. En Egypte , les pyramides sotif- 
froient plus du côté oriental, à cause des particules 
salines et humides qu''apportoient dans les terres les 
vents de mer. 

Le baromètre porte les lois siiivantes. 
a) L'ascension du baromètre est quelquefois suivie, 
d^m ciel serein j quelquefois la sérénité a lieu 



41 

en même temps qne le baromètre monte. D'antres 
fois ni Pnn ni Pantre n'arrivent. Le temps x)!"»^-- 
vieux demeure, ou il cesse çur le champ , lorsque 
le baromètre est à sou plus haut point. A mesTire 
que l'air se dt-barasse des vapeurs aquetises , à 
mesure que ces vapeurs se résolvent en air , et 
que ratmosplière devient plus tranquille , le ba- 
romètre monte , et la sérénité du ciel en est le 
xéstiltat. Cependant il peut arriver qiie la co- 
lonne d'air axigmente par \in concoius de courants 
d'air, oii qu'elle se condense par des vents froids; 
alors le baromètre montera , sans que le temps se 
soit rasséréné, 
b) Une descente peu considérable du baromètre est 
presque toujours sniivie de pluie ou de vent, 
après un gr.md orage. Tendant la descente , l'air 
devient presque toujours plus chaud. La réso- 
lution de l'air et des A'^apeurs aqueuses en nuages, 
aiiisi que celle des nuages en phiie, produit un 
vide que doit remplir Pair qui siuvient. Si cette 
précipitatiion a lieu sous notre horison , aio\is voyons 
tomber le baromètre, sans qu'il pleuve déjà chez 
nous ; c'est la raison pour laquelle il reste qiieloue- 
fois au vent. D'antres fois , le point de i^luie ci\: 
marqiié pour notre horison , et d'autres fois encore 
il arrive que la pluie commejice chez nous; c'est 
pourquoi aussi le baromètre ne descend pas avant, 
mais avec la pluie. Lorsqu' en hiver,' ce qui est 
rare, le froid augmente, tandis que le baronJètie 
descend, ou peut alors s'attendre à tui froid ri- 
goureux; il ne fera qu'augmenter, lorsque le ba- 
romètre remontera. Il est rare de voir le baro- 
mètre beaucoup tomber , sans qu'il survienne beau- 
coui) de rent ou de pluie. Dan.> ce cas, l'écou- 
lement de l'air peut se faire peu à pen de Pendrc'it 



4^- 



oii le baromètre descend, et les couches d'air su- 
périeures peuvent insensiblement s'abaisser. Quand 
Tair s'écoule lentement de cette manière et de 
plusieurs côtés , il doit en résulter au centre de 
l'écoulement un air assez tranquille. 
,c) La marche du baromètre se règle sur celle des 
vents. Ce qui amène une espèce de résultat pé- 
riodique , par exemple celui-ci: Il fait un vent 
du midi par tin temps clair , le baromètre tombe, 
l'air se brouille , et la pluie arrive. Sur ces en- 
trefaites , le vent passe vers l'ouest, il continue 
de pletivoir, et le baromètre monte; le vent est 
au nord- ouest, le temps se change en pluie de 
passage. 11 devient plus froid , le baromètre monte 
toujo^irs , et le vent est nord et nord- est. Voilà 
le baromètre à son plus haiit point. Le ciel est 
serein, et le froid est aussi grand que la saison 
le comporte. Il fait un vent d'Est, le baromètre 
descend nu peu.- Cependant le temps reste tou. 
jours clair. Le ventre tourne au sud- est; le ba. 
roraètre descend encore. La chaleur reprend; le 
vent va au sud , et la chaleur alors est au plus 
haut degré possible pour la saison. Le baromètre 
tombe et nous voici revenus au premier point. 
Il y a , chaque année, plusieurs de ces pe'riodes 
dans chaqiie saison. Quelquefois toute cette marche 
dure quelques semaines j quelquefois aussi elle ne 
dure que quelques joîirs. 

d) Il est des temps oii la moindre descente du ba- 
romètre annonce de la pluie , et la moindre ascen. 
siou un ciel pur et serein. 

e) Il est des temps où la plus grande chii4-e du ba. 
romètre annonce tout au plus du vent sans pliiie, 
et l'ascension la phis haute n'annonce pas la sé- 
rénité de l'air, oîi les vents — c) ne suivent pas 



43 

la marche régulière que nons avons deciite. L'ex- 
' perieiice m ijitrera encore si, dans ce dernier cas, 
iï ne survient pas des altérations extraordinaires, 
comme on a tont lieu de le croire. Les tremble- 
ments de terre, lu x^roximité de la lune pourroient 
Lien contribuer à ce désordre. Cest dans ces pé- 
riodes que le vulgaire maudit' ses baromètres, 
f) Lorsque le baromètre monte lens émeut vers son 
plus haut point, le beau temps d\irdinaiie de- 
vient plus constant; et quand il tombe lentement, 
le temps variable et orageux est aussi de plus louj^^ie 
durée. La combinaison du vent et du baromètre 
avec la sérénité ou l'humidité de l'atmosphère se 
manifesle lorsque, par un vent d'ouest, il tombe 
de la pluie. Si ensuite le baromètre monte un 
peu, qr.e le thermomètre descende, et que l'hy- 
gromèîre s'élève , on a lieu de présumer que le 
vent se tournera au nrd- ouest, et que les pluies 
fréquentes vont cesser ou du moin? se changer 
en légères ondées. Si le baromètre continue de 
monter , le vent sera vraisemblablement nord et 
noid-est. Le temps prendra plus de consistance, 
et le ciel sera, du moins le matin, et le soir, sans 
nuages. Le froid et la sécher.esse migmciiteiit. Le 
vent se toiirjie tout-à.f.iit à l'Est, et le beau 
temps devient constant. Lorsque le oaromètre 
tombera, il f.mdra s'attendre au vent du sud -est. 
Si le baromètre, après être tin peu descendu, re- 
monte encore une fois, le vent retourne à Tlùst , 
et le temps en devient p'us ron-tamment sec t-t 
serein. M.!l.s s'il continue de tomber, on ne peut 
s'attendre qu'au vent du sud qui am.ènera une pré- 
cipitation pluvieuse. La phiie s'annonce aussi par 
des nuages de passage et Tascension du therra »- 
mètre ainsi que par la chiite de l'hygromèti*. 



44 



Lcrsqne la pliûe vient dti sud, on a lien d'es- 
]pérer bientôt le retour du vent d'ouest, sans que 
le vent s'arrête long- temps au sud- ouest. Le 
temps reste pluvieux , si, au bout de quelques 
jours, le vent d'ouest ne retourne pas au nord, ouest, 
mais bien au sud- ouest ou au sud , on peut compter 
qu'il y aura tme peViode de vent d'ouest plus ou 
moins longue. Le cai'actère de cette période est 
de faire continuellement chauger le vent entre 
l'oxiest et le sud. ouest, rarement entie le sxid et 
le nord -ouest ; il arrive de ces régions des n/uages 
. et des pluies fréquentes, que le baromètre monte 
ou descende. Le vent semble quelquefois essayer 
de jiasser par le nord - ouest , mais le baromètre 
retombe déjà, et le Aï^ent d'ouest recommence. Si 
le point du baromètre, au moment de l'arrivée du 
vent nord - ouest et de la période de sécheresse 
qui le suit, cependant colonne progressivement 
montante, est considérablement bas ; si l'ascension 
du mercure et la marche du vent vers l'Est n'a lien 
que lentement, toute ]a période en durera plus 
long -temps que dans le cas opposé. On conçoit 
d'aillenrs qite cette période doit àA'^oir son carac- 
tère particulier. 

10) Lorsque, par lin temps clair, des lits ou couches 
de nuages peu élevés viennent à se camper sur de 
hautes montagnes voisines , la phiie ne tardera pa's. 
Dans les montagnes de Saxe , on dit alors : Voilà lé 
"brouillard de JBohème qui vient. Le JBrocken , la i^lus 
haute des montagnes du harz , est comme le Kief. 
liciusser des montagnes de Thuringe , le Prophète de 
temps. On dit qiie les montagnes s'enveloppent, 
qu'elles couvrent leur tête etc. 

11) On tire de l'espèce des nuages et de leurs diverses 
couches les inductions suivantes. Plusieurs couches 



45 

•^ "^^amonceMes annoncent toiijours que la pliiie est pro. 
chaiiie; des flocons de n^iage?, le beau temps ; d'épaisses 
niies circonscrites, Torage. Lorsqne, par nn ciel cou- 
vert, on voit des nnages s'abaisser, c'est un signe 

' '^••findubitable de plnie. Onand ces derniers vo.erit ra- 

- "pidement, on i^eiit encore en axignrer qti'il va pleu- 

voir. Lorsque les nuages se croisent, c'est un signe 
d'orage. 

" 12) Dans les grandes chaleurs , si l'on voit paroîtte 
subitement de ces opacités locales, de ces broiiil-ards 
secs que les Allemands nomment fumées d'en- huit 
C hôhenrauch) , voxis potivez compte!" snr un orage 
violent. Si ces A-^apenrs viennent à i^aroître dans les 
journe'es fraîches, et qu'eUes dnrent plus d"itn jour, 

>' c'est un signe de s'.'clieresse. 

-13) La fumée des nnages et des rochers durant un temps 
pluvienx en annonce la continuation. Le brouillard 

- >^des rivières est quelquefois siiivi du mauvais temps} 

• 'niais on n'y peut pas toujours compter. 

j4) Dans les soirées des jours chauds, lorsqu'on voit 
ce qu'on nomme des éclairs de chaleur (wetterlench- 
ten) , on peut s'attendre à un orage ponr la nuit 
prochaine ou le jour suivant, h moins qiie, dans la 
nuit , le baromètre ne s'avise de monter, et que l'air 
ne soit de beaucoup rafraîchi. 

i5) Lorsque , par un temps clair et serein , il n'est 
point tombé de rosée , et que la tempe*ratuTe n'a pas 
considérablement diminué, il est très - vraisemblable 
qii'on aura, dans la journée, de la pluie de manière 

• ou d'autie. Il est rare d'avoir deux nuits de suite 
sans rosée; mais, quand cela arrive, la précipitation 

'■'''pluvieuse en est d'autant plus considérable. 
î6) Lorsqxi'en hiver, le _vent souffle comme par ondu- 
lations, c'est ordinairement signe de dégel. On s'at. 
tend au même résultat quand, la terre étant couverte 



46 

de neige, les nuages, à l'horison, paroissent -noi- 
râtres. 

17) Si l'electromètre, par nn temps nébuleux, annpnce 
nne forte c'iectricité positive, attendez . vous à voir 
le ciel se rasséréner ; si la même indication a lieu par 
un temps c^air , Qu'est signe que le beau temps se main- 
tiendra encore. Mais si, par un ciel -pwv et serein, 
rélectriciré est presque nulle, la pluie doit s'eiisiiivre. 
. 18) L'ascension du thermomètre annonce aussi fréqtiew- 
ment que la chute du baromètre, Ifi phiie ou la neigo 
prochaine j et sa descente , surtout combinée avec 
l'ascension, du baromètre, l'arrivée du beau temps. 

ig) Quand l'hygroçaètre >.,par .uù temps clair ^ ou en gé- 
néral sans se trOjUyer dans le, brouii^aid oix la rp^ée, 
tombe considérablement, on peut certainement c.Dmpter 
sur Tuie pliiàe. prochaine. Mais lorsqiie , inCme .pe^J- 
dant la pluie, il monte, beaucoup vers la séche^ii^sse, 
. . on. peut en augurer que ce météore va cesser. ,i>De 
tous les instruments servant à faire connoître, les 
changements de temps.,, nn bon hygromètre est sans 

• doute un de ceux qui méritent la piéférence. 

20) Les inductions de la grande chaleur et du grand 
froid dans différents pays, dépendent beaucoup de la 
situation du lieu par rapport aux entours et de l'air 
venant de ces coiitrées... , , , 

21) Lorsqu'on voit roijlçr -d-^ns l'atmosphère beaucoup 
d'étoiles tombantes , ce sont presqiie toujours des 
avant-coureurs d'une prochaine décomposition de l'air. 

22) Les aurores boréales, surtout qiiand elles s oirt bien- 
tôt suivies du vent du nord, annoncent uu temps sec, 
,et , eu hivqr, un temps froid. 

25)^^LorsqT^ie la fumée s'arrête dans les maisons et sur 
. les hameaux; lorsque le furnier réi^and une odeur forte, 
la pluie n'est pas loin.. Ce phénomène peut s'ex- 
pliquer par le baromètre de même que cet autre qui 



47 

nous annonce le beau temps, quand la fnmee s'élève 
directement dans les airs. 

24) Lorsqu'il fait bien chaud et point de vent, ou peut 

s'attendre anx plus violents orages. Les orages pré- 
coces, principalement ceux qui viennent du nord- 
ouest et du nord nous ramènent ordinairement la 
froidure. Pour l'Allemagne, c'est une règle qui a son 
effet jusque vers la. rai -juin. 

25) Dans les jours sereins , de petits toiubillons annon- 
cent un orage prochain. 

26) Lorsqu'en automne, après un ^emns pluvieux, le 
sommet des montagnes paroît couvert de neige , on 
peut s'aitendre à a voir bientôt ari"ivor dans les vallées. 
Avec un peu d'expériej)ce , on peut bien en géjiéral 
à la simple inspection du thermcmùtie , savoir dans 
les contrées basses si, quand il y pleut, il neige dans 
les montagnes. 

Il me reste à joindre ici les observations que nous de- 
vons à M. Çuatremère tV hjonval , et dont j'ai souvent 
eu l'occasion de reconnoître l'authenticité. 11 s'agit de 
la qualité qu'ont les araignées de prévoir les changements 
de temps. L'expérience a suffisamment prouvé que pour 
toutes les variations de l'atmosphère, on peut compter avec 
plus de sûreté sur elles que sur les baromètres, thermo- 
mètres et tous les antres instruments destinés à cet usage. 

. I. Araignées Pendices. 

'' B e a II. 

Lorsqiii'il y a beaucoTip d'araignées pendices, o\\ lorsque 
les araignées travaillent à grands fils. Lorsqu'elles font 
dans la nuit une jiouvelle toile. Lorsqu'elles corameii- 
cent à muer. 



48 • 

Beau Jl X e. 

Quand les araignées pendices filent an long et an large| 
les maîtres- "brins de quelques nonveanx tissus. 

F'ariable. 
Quand il n'y a que peu d'araignées x^endices , ou quand 
elles ne travaillent qxie lâchement et en petit. 

F l u i e. 

Lorsqu'on ne voit point d'araignées pendices , ou 
lorsqu'elles restent sans filer. JLorsqu'elles attachent de 
très- court les maîtres brins de leur toile. 

Veut. 

LorsqTi'elles ne travaillent x'oint du tout, c'est signe 
de pluie et vent. Si elles ne font que tendre les rayons 
de la roue , sans y adapter les fils circulaires qxii doivent 
graduellemet environner le centre de l"étoile, le vent 
n'est que passager, le vent tomhera dans l'espace de lo 
à 12 heures. 

Si elles déchirent suhitement un quart ow un tiers de 
leur filet, et qu'elles s'enfuient se cacher dans leur trou, 
c'est qu'elles pressentent UJi vent impétueux, qui s'ap- 
l^aisera bientôt après , et ramènera le beau temps. 

II. Araignées aux coins des murs ou cantonnières. 

JB e a u, 

Lorsque l'araignée cantonnière confinée dans son tissu 
nous montre la tète, en étendant ses pattes. Lorsqu'elle 
fait ses oeufs, ce qui arrive sept fois dans les années où 
il fait chaud. 

S e a u fi X e. 

Plus elle étend ses pattes en avant, plus le temps se 
mettra au beau fixe. 



I . 49 

Pluie c ons t a nte. 
Lorsque l'araignée aux coins se retourne dans sa toile, 
et qu''elle nons montre son derrière , c'est signe de pluie 
constante. 

, ///, Araignées hivernales. 

\ Froid. 

Lorsque les araignées caaitonnières qui hivernent dans 
nos demeures courent çà et là, luttent entre elles pour 
[s'emparer dés tissus déjà finis et les mieux situés. L,prs- 
|qu' elles font de nouveaux filets , qu'elles travaillent beau, 
coup, ou bien lorsque, Vlans la nuit, elles trament un ou 
iplusieurs tissus les uns_par dessus les autres , c'est qii'elles 
pressentent un grand froid constant qui , d'ordinaire , 
n'arrivera que dans 9 à ip jours. 

Remarque. Plus l'araignée qui sert aux observations 
raétéorolop-iques est grosse, pins elle est propre à jnes- 
sentir et annoncer les variations de l'atmosphère. 



w. 



Etat deT monnoies et du cours de V argent efi 

Allemagne et quelques jiays limitrophes. 



Allemagne, 

J^Je poids; de' Cologne pour l'oi- et l'argent est reçu par 
tonte rAllemagne da^iis les hôtels de monnoie et à tons 
les bnreanx de change. Son nnité principale 's'appelle 
IVEarc. Le marc se diAdse dans l'usage coinniTin en x6 
loths t et le loth en ^^/lô. Si l'on pèse an trébnchet , on 
partage le marc en 16 loths et le loth en 65536 pfennings 
de comparaison , par le moyen de seize divisions succes- 
sives de chaque partie en deux antres égales. Dans les 
essais où l'on éprouve le titre de l'or on de Pargent d'aloi, 
on divise le marc d''or en 24 carats (le carat à 12 grains) 
et le marc d"'argent en 16 loths (le loth à 18 grains). 
Lorsqn'on pèse une pins grande quantité d'or monnoyé 
an poids dit Einsatzgewicht *) , on partage toiit bonne- 
ment le marc en 67 ducats, on 35 pistoles on ^6 couronnes 
et demie , on enfin en •jijlorïns d''or , an pied de 24. 



*) On appelle ainsi les petits poids qui s'emhoitent les 
uns dathi les autres , et qui sont connus presque partout. 



51 

Les deux pieds de monnoie , d'après lesquels on compte 

plus ordiiiaireraent eu Alleinague, sont le jjied de 20 
'irins et ceUii de 24. I^e premier est connu sons le nom 
\trgeiLt de convention ou hoii argent ou mojuioie forte. 
atre ces denx pieds, il existe dans la phipart des con. 
ees de l'Allemagne \\n conrs connu sous le nom d''ar. 
lit courdiit ou mauvais argent ou monnaie léz^ère et qui 
t sujet H de très - grandes variations, puisqu'il dépend 

Vni^io de fixer, d'après différentes caiises purement 
cales, 1.1 valeur de telle et telle sorte de monnoie d'or 
i d'argent. D'après ce dernier cours dont nous x'arlons, 

louis d'or , par exemple étoit , il y a quelqiie tems à 
rixdales , quelquefois à 5 rixdales et 8 gros hon arzeiit 
uargent de convention et .\ 5 rixdales, 17 et nicme 18 
os argent courant ou moiuioie h'gère. Quant au tha. 
' *) de convention et à l'écTi de France, le premier va- 
t et vaut ejicore dans toute la Saxe - ducale i thaler 

gros et le dernier 1 thaler i5 gros , c'est - à • dire 
gent conrant. 

Le pied de vingt florins , pied de convention ainsi 
•mmé d'après la convention faite en 176 5. entre IWii. 
che et la Bavière touchant le raonnoj'age de l'argent, 
t reçu en Autriche, dans la Hongrie, la Saxe, le Bran- 
bourg, dans les pays de Brunswick , de Hannovre et 
ute la basse- Allemagne. Le pied léger on ])ied d^ Ent- 
re de 24 florins a cours dans la haxite- Allemagne , la 
uabe, la Franconie, la Bavière, le Palatiuat, à Franc, 
rt , dans les contrées du Rhin et du Mein ainsi qxie 
ns la Hesse et dans les villes ci- devant impériales 
sq.n'aux limites de la Suisse. Cinq thalers d'après le 
ed de 20 florins , en font six d'après celui de 24 ^t vice 
rsù. Cent thalers de Saxe font \'Jo florins impériajix — 
.trichiens, et iSo florins d'JLmpire , ox\ monnaie légère. 

') Thaler et rixdale sont absolument la. mêm,e chose. 



Outre ces pieds, il y en a encore trois antres en Aile, 
magne, savoir: i -* Le pied courant de Luheck, on le pied 
de 17 florins, reçu à JLubeck, dans le pays de Mekleu 
bourg . Scliwe>in , dans le Dannemark, (le marc de Co 
logne évalué à 11 florins et ^3); (le pied du Holstein. 
danois introduit depuis l'érection des Banques d'Altonâ 
et de Copenhague) (le marc évalué à 9 thalers et V4 d< 
convention. Les monnoies de ce pied portent à leiu 
coin denx chiffres , qui en désignent la double valeur 
celle de species ou Banco et celle dite courante; o,^ 
pied de Hannovre ou de t8 florins reçu dans le pays d» 
Brnnswick- Lunebourg et <dans la Poméranie- suédois» 
(le marc de Cologne évalué à 12 thalers et ^s). Ce piec 
s"'appelle anssi argent de laisse de hannovre , et il est 
20 florins ou pied de convention , comme 14 est à i5i 
Une pistole, argent de laisse, vaut 4 Thl. 16 gr. , maii 
seulement pour les contributions publiqnes. Dans Iji 
commerce on se sert de l'argent appelé Geld-Valuta don' 
la monuoie est frappée sur le pied de convention 'Courattt] 
3° enfin le pied courant prussien on de Brandebourg qw 
est de 21 florins, (le marc de Cologne évalué à i4 Thl.) 
Ce même marc de Cologne est porté à i3 Thl. et Va d'apr< 
1-e pied de 20 florins et à 16 Thl., d'après cehii de 2^ 
n'est à présumer, qne dans le royanme de 'Westphalie 
qiii réunit les pays de Brunswick, de liesse, et nne pa< 
tie de Hannovre , tous ces pieds céderont bientôt à ni 
seul , fixé pour le royaiime. On trouvera à l'article d« 
Cassel, le cours des différentes monnoies, réglé d'aprè 
le nouveau décret roj'al. 

Proportion entre ces cinq pieds ou titres de monnoie. 
ÏAibeck. Leipsick. Conv eut. courant. Prussien. Pieddcz^R 
lOoTl. 109TI. 117TI. i5gi)4. i23T].^. i4iT1.4g.)'^ 
On compte en Allemagne par tlialers O^n. rixdales , fio'\ 
rins , marcs, gros et kreutzer s ou Cruches, suivant quelque 
traducteurs. 



53 

"Le ThaTer on la Rixdale a cours i • dans la plus grande 

artie de Ja haute- et basse- saxe sur le pied de 24 bons 

ros , (à 12 pfennigs le gros) ou de 36 gros dits Marieiif 

roschen, (le gros à 8 pfenuiugs); a'^ dans le pays de 

;e3se- Cassel , où il vaut 32 alhus de hesse (l'albus à 9 

ifeiinings) , 5^ dans la Silésie où on le prend pour 00 

\ros appelés d'arge?it on Silhergroschen (le gros à 12 dé- 

'|arj) ; 4° à Francfort sur le Mein et dans la haute. Alle- 

i|.ag]ie sur le pied de 90 l^reutzers dits légers (lekreutzer 

4 pfennings ) 5° dans la "Westphaiie ci . devant prus- 

enne, pour 60 stuver (le stuver à 4 orts) ; 6° dans le 

i-devant pays de Cologne, pour la valetir de 78 k 3o 

Ibits (Palbus à 12 liellers) ; 7° à Brème pour 72 groten 

le groten à 5 schwareu) ; 8° enfin à Hambourg, Lu- 

eck, dans le Meklenbourg , le Holstein et la Poraéranie- 

lédoise , sur le pied de 48 schelliiigs (le schelliug à 13 

fennings lubekois). 

Le florin a cours dans l'Autriche , la Bohême, la Mo- 
ivie etc. sur le pied de 60 hreiuzers , argent fort \ 2° 
ir le pied de 60 kreutzers , argent léger dans la hautç 
llemagne , la Frauconie, la Suabe, le Palatinat e't les 
outrées du Rhin et du Mein; 5° sur celui de 16 hons 
ros dans les pays de Saxe, de Hannovre, du Brandebourg 
t de la basse - Allemagne. Un florin de Frauconie, c'est- 
• dire dans les pays d''Ansi)ach , Eayreuth etc., fait 7^ 
■eutzers , 16 gros ou \\i\ florin et iG l.rentzers. 

Le marc a cours à Hambourg , Lubek dans les pays 
u Meklenbourg et du Holstein sur le pied de i6 schel. 
ns (le schelling à 12 pfeniiings lubekois. J) 

Les monuoies d'or se divisent en Carolins , ISlax d''or 
e Bavière , Souverains d'or , ou vulgairement SévcrinSf_ 
Ducats, PisLoles ou Frédérics d'or, ces derniers sqnt qôm- 
ris généralement sons le nom. de Louis d'or. Les mou* 
oies d'argent consistent en'écxis oii thalcrs de conven- 
on (le thaler à 2 florins) en florins, demi florins, en 



54 

'fractions de Thaler de i , 2, 4' et 6 gros t en ttemi- grc 
on inèces de six pfeniiings en kofifstucken et moitiés o 
•quarts de ces K.opfstuchen en Siehenzehner , JBatzen , Ku, 
'iergroschen et Tymjyfes. Les monnoies de cuivre sor 
trop variées et en trop grande quantité pour qne Po 
puisse en donnier ici l'énnmeration. 

La Vcflenr dWs monnoies d'or et d'argent désignées c 

dessus monte ôTi baisse d'après dies circonstances local* 

. et d'après le phis on moins d'agio jjui en occcasiôiïn 

le changement. Les monnoies d'or, quand elles sont d 

poids, ont en cours la valeur fixée qui suit : 

Pied de 20 florins pied de 24 florins. 

Le Carolin à 6 Thl 7 Thl. 8 gr. on 11 fl. 

Le Max d'or 4 Thl. 4gr.î ', H -^Thl. 22 gr. ou 7fl. 24kr 

Le Se vérin ou Souverain d"'or 

à 9 Thl. . . . . . . . . . . lo Thl. on i5 fl. 

Le Ducat et aussi la pistole ou 

le Louis d'or à 5 Thl, . . 6 Thl. ou 9 fl, 
et ainsi des pièces doubles, des moitiés et des quarts d« 
pièce dans la même proportion. 
' ■" JS'. É.' Lorsque les monnoies d'or ne sont pas depoid^ 
èiftàqite" as qui manque doit être snppléé par nn gros 01 
4 krentzers. oauftH;. 

Le Thaler de convention vaut dans toute l'Allemagn'i 
deux florins on 1 Thl. 8gr. monnaie forte et 1 Thl. lOgr. 
ou un flotin et 24 kf . monfioie légère. Le kopfstiick est 
àfe 5 gr. 4pf- on 20 kr. rnonnoie forte et de 5 gr. 8 pf. on 
24 kr. rnonnoie légère. 

Entre les monnoies étrangères, les Napoléons d'or 
les anciens Louis - neufs , les écns de six livres on lanl>« 
fhalers et les écus neufs à 5 Francs sont reçus en Aile 
rnagrie comme les monnoies du pays. Le louis- neuf esl 
àii même' taux c^ue le carolin. Le Laubthaler ou écTi dt 
six livres se prend en Saxe pour i Thl. et 12 à i5 gr. J 
piédà^ vingt florins; dans la Thiifinge , le Voigtland etc^ 



à 



55 

pour 1 Thl. et i5 à 16 gr. argent courant i dans ^Empire, 
pour 2 il. 45 kr. Dans l'Autriche et la Bohême le Cronen 
( couronne ) vaut- 2 il. 16 kr. et le Laubthaler ne vaut pas 
dav.antage, ain?i ,1'on se tire mieux d'affoire dans ces pays 
là a,vec des co\ironnes , qu'avec des lau^t^alers ou écus de 
six francs. 

Nous ferons mention, à la rubriqjtie devienne, des 
hiliets de banque et obligations des fonds , des billets du 
résqr', hypothèques , actuellement en cours, I>fous 
dirons ici un mot en passant des billets de caisse de la 
Saxe-royale. Le premier juillet 1806,' les anciens bil. 
ïet: de caisse ont été retirés du coxirs et remplacés 
jar d''autres qui sont encore plus difficiles à cOntre- 
aire et dont 'la valent totale ne monte pas plus haut 
[ue la somme d'iin ipillion' et défeii- 'de thalers. Au lieu 
jue les autres étoient divisés en 6 classes dei,- 2, 5, 10 
't 100 Thl., ceux-ci n*'en forment que 3 marqxtées des 
ettres A, B, C, et de ly 2., et 5 Thl. En Prusse, on 
ivoit créé, peu de tems avant la dernière guerre des bil. 
'ets du 'trésor f dont le coiîrs a bien baissé, de même que 
es billets de banque, et les, papiers d'état, dits Fonds- 
éligationen. .lora ai) H-vÔï 3o 

Voici encore quelques apperçtis de^différentes manières 
le compter en Alleraagiie. .,.;,,/- 

( • : jiJïOflO'I-- 

, / 

Breslàu et'laSilésie. 

T 

:onv. ThaZcr. Schles. Thaler. Gulden. Gute Groschen^ 
* . .^Yt. : ■ ^.'A 24 

1 16 

1 



56^ 



Kaiser • oit 


' TFeisse 








Silbergrosch. 


Groschen, 


Kreuzer. 


GrojcheL 


Denaren 


So 


45 


90 


120 


36o 


24 


. 56. ii > 


iiv...:.72.: • 


--■igS'^ 


288 


ao -" '• 


•■ ^■■So-^^^^ û 


»-ti-- «0 


.■'■■'■'86 -■■• 


24> 


>/4 


— 


— 


5 


^•■ir 


X 


^'/5 


3 


4 


ai 




s 


2 


— 


8 






I 


— 


4 



. , , itJn : àDôïj^r a tr&is hellers. V^ schpçk fçrt, est de 60 et 

nri' ischock léger càe-: 40. '^roj d^firgetit. }Jn marc fort est; 
de 52 et un Tjzarc' léger, ownnarc- de gros e&tàe q.% gros 
d'argent et demi- o\x de. o-ji wjisse Groscheii. et un Trearc »&■• 
solument léger i\^skf&,e j^ôl gros d'cf^rgenÉ oii' de 24 weissA 
Groschen^ i sft . 

C a S S e l 

et le nouveau rpçyaume de J/JZestphalie. 

"■' Oo\irs des espêfces- d'bir et" d'^argent ,^ ^ët' de "billon fixé 
par le décret ro^'al du mois de Janvier 1808. 

IVIjQnn:aiiieri de FrfltTiÇje.,. 

Napole'ons d'or •"^^'.^^é^^'Ft.' 

(Le doiil)le à proportion.) 

Pièce de 5 Fr, . . ^ 5 — .-o 

Pièce de 2 Fr. S t 

Pièce de 1 Fr i — 

La demi- Pièce ... . . . . . ; — — 5o Ct. 

Louis d*or de 24 Livr '. 23 — 70 — ^°/27Frt. 

(Le double à proportion.) 

Pièce de 6 Livr. . . * 5 — 92 — ^^2! "" 

Pièce de 5 Livr a — 96 — ^ly -- 



s? 

monnaies de Hesse ' Cas sel. 

Ecn de convention 5 Fr. iS Ct. 

1 Thaler, de 24 gr 3 _ 03 _ |^.Frl;., 

1 Florin, de 16 gr. 2 — Sg — — 

j demi - Thaler , de 12 gr 1 — 94 — V^^ — 

1 demi- Florin, de S gr i — 2g — 1,^ _ 

a qnart de Thaler ou 6 gr 97 — VS — 

Pièce de 4^ gr 64 — J^ — , 

Pièce de.3 gr 48 —9/^6 — 

Pièce de 2 gr. . 03 — 3^8 — 

1 .àoiible_\'^eifspfenning, 1 V^ gr. . . . 24 — 9/xi — 

a demi. Weifspf. ou 4 Pfenning^ .... 5 — ^^^ — 

1 ^ros ou 12 pf. . 16 — ^ „— . 

Pièces de 8 — 1 Heller ou pfen. , le pfen. à 1 — 't/^i^ — 

>\ ' 

IVlonnaies de Bruiisivick - pf^oîfeniuttel. ^ 

1 Cari d'or 20,;^-flS.Lr8o Ct. 

(Le double à pw>poitioii.) . . ■■'^î-i o- 

1 demi . . . .- .. . . , ^ . 10 — 40 — 

1 écu de convention, de 02 gr. . 5 -- 18 — 

1 Florin ..,,•,....... 2 — 69 — 

Pièce de 8 gr. ........ i — 29 — ^j Fvtw 

Pièce de 4 gr. . . .. .. ..... .. ...... 64 — J/^- -^,\ 

Pièce de 2 gr. ...... .^ ..... 03 — ^ •"-^. f 

Pièce de deux IVfariengros , qu 1 ys gros ., 21 7- ^11 ^ 

i*ièce d'r." gr. ou 12 pF. -....'.. i6 — ^i6 —, 

JVTonnoies de Saxe j de Hildesheim ^ JVIunster , 
Paderiorn. 

a double, ducat . . . ..... 11 Fr. 63 Ct. 

a AiigiTSte d'or . . 20 — • 80 — ■ 

(Le double à proportion.) 

} demi. Auguste d'or ..... 3.0 —. 40 -^ 

a e'cu de Convention. . .. ,. ^ ^ ,5 .— 1.8 .— 



53 

1 Florin . . . . . . . . . . . s Fr. 69 Ct". 

Pièce de 8 gros 1 — 2g — y^ Frt. 

Pièce de 4 gr — — 64 — V4 — • ^" 

Piêce^de 2 gr . . . — — 02 — ^8 — 

JVlonnoies de Hannovr e. 

1 écii de Coftvehtiofn, à 48 Mariengr. 

'ou 32 bons gro-s . . . . . . 5 Fr. yS Ct. j^ Frt.~ 

1 demi ou Florin . 2 — ^7 ~ /■^— ^ 

Pièce 'dé 12 iviargr; on S gr. . . . i' — 43 ~~ yS — • ' 

Pièce de 6 Margr. ou 4 gr. ... — — 71 — ^^i6 — 

Pièce de 4 Margr. ou 2 gr. 8 pf. . — — 47 — ^}^ — 

Pièce de 3 Margr. ou 2 gr. ... — — 35 — =^32 — 

Pièce 'de 1 MaTgr. Oti 1 gr. 4 pf. '. — — 26 — 23/4S-* 

TVjT o n n o i e s de Prusse. 

1 Frédéric d'or . ... . . . 20 Fr. 80 Ct. 

(Lie double à proportion.) 

1 demi Frédéric dY'r . . . . . 10 — 40 — 

a Thalerde 24 gr. , . ^ v . . • 3 — 70 — •• j: 

1 Florin de 16 gr. . •. . . . . 2 — 46—^3 Frt." 

Pièce de 12 gr. . . . . . . . . i — 85 — — — 

Pièce de 8 gr. . .■ •. i- — 23 — ys — 

Pièce de 6 gr. . . ........ •. •. 92 — J/^ -?- 

Pièce de 4 gr. ........... -. 61 — -^Sj ^^.'i 

Pièce de 2 gr. 3o — ^ -^ ." 

Pièce de 1 gr. .. » -. v »-.... . 10 — yis — " 

iVlo nnoies de Hamhour g. 

1 Ducat 11 Fr. 63 Ct. 

ï Thaler Banco 5 — 82 — ^■4,Frt. 

1 Marc Lubs 1 — 62. — 

IMonnoies de H oll and e. 
1 Ducat .......... 11 Fr. 63 Ct. 

1 Florin 2 — 12 -* 



69 

JVLonnoies de Brahant. 

1 écii de couronne . . . . . . 5 Fi". 82 Ct. ^ Frt, 

1 demi . . 2 — -gi — Ys ~ 

1 quart . . 1 _: 45 _ ii/jg — 

"Wlonnoîes âe V Autriche et du ci - devant Empire 
germanique, 

1 ducat ...."... 1 .... 11 Fr. 63 Ct. 

I Souverain d'or 17 — 41 — 

(Le double à proportion.) 

1 écu de convention 5 — 18 — 

1 Florin 2 — 69 — 

Pièce de 20 kreutzers ou kopfstuck — ' — 86 — yi Frt. 

Pièce de lo kreuzers — — 43 — Ye — 





H a 


Tïi bon 


r §•' 




Tfund 




Wechsel. 




Schilling 


Flàmisçh. 


Thaler. 


Thaler. 


Marck. 


Flàmisçh. 


1 


■ . /a 


-oV. 


7 /a 


20 




î 


-'A 


3 


8 






1 


2 

X 


5 /3 

2 2/3 

1 



Schilling Liihisch. Pfennig Flàmisçh. Pfennig Luhisch. 

120 240 1440 

48 96 576 . 

33 64 384 

16 , 32 192 

6 , 12 73 

126 

l o 



^0 



Gulilen . 

1 



Munich^ Bavière ebc, 

Batzcn. Kaisergr. Landmiinze. Alhiis. 



i5 
1 



24 





A' 


rcuzer. 
60 

4 
5 

.. s /a 

. 2 

1 




Pfennig. 
240 

10 
8 

4 


»« 






-B 


Il ê m e 


► 




*) Schock Bbh 


m. 


^peciçs- 


Curretzt. 




Kaisergr. 


Croschen. 




Thaler. 


Thaler. 


Groschen. 


B'ohmen. 


a 




^'A 


Z 


3 


60 






1 


x/3 


2 


40 








X 


X 


3o 
20 

1 


Weisse Gr. 


K 


reuzer. 


Ifeisse Ffennigc 


Pfennige, 


77 y? 




180 


540 




720 


.513/7 




120 


060 




480 


S8 4/7 




90 


270 




56o 


25 ^7 




60 


180 




240 


- ^7^ 




3 


9 




12 


a 




2/3 


7 




9/3 






1 


5 

-1 




4 



*'')]i.ypt^ssioii seulement en usage dans les actes des trihiinauac. 



Dans la Bolitnie et la monarchie autrichienne , les 
grosses esp«l-ces d'or et crargent ont cours comme il suit : 
Le sonvcraiii d'or à i5Il- 20 kr- ; le Ducat à 4 II. 3okr. ; 
le Ducat hollandois h 4 A- ^5 kr. J les anciens louis de 
France à 9 II. 12 kr. ; les louis ucTifs de France à. 8 fl. 37 kr. ; 
les ducatons de Brabant à 2 fl. 3 kr. ; les couronnes de 
Brabant à 2 11. 16 kr. ; les thalers de couveutiou ou spe- 
des à 2 fl. ; l'ccu d'Espagne à 2 fl. 3 kr. 



F^ i e n n e, 

Speciesthaï. Conv.lhî. Gulden. Schillinge. Groschen. 



1 ' 


./3 


2 




16 


40 




1 


1 ^ 


/^ 


12 


5o 






1 




8 

1 


20 


Kreuzer. 


Crôschel. 




r/ennige. 


Heller. 


120 


160 




480 




960 


90 


a 20 




36o 




720 


60 


80 




240 




480 


7>^ 


10 




30 




60 


5 


4 




12 




24 


1 


x/3 




4 




8 




1 




3 

1 




6 

2 



A Vienne et dans toutes les parties de la monarchie 
autrichienne , on a des billets de banqxie de 1 , 2 , 5 , 
10, 25, 5o, 100, 5oo, 1000 florins qui sont reçus dans 
tontes les caisses de l'état ati pair de l'argent et ont coiirs 
quelqTiefois au pair de l'argent, quelquefois à Tin 
rabais. Outre ces billets de banque, on a encore 
des ohligations de fonds portant inte'rêt savoir 1 '' de 
la ville de Vienne à 5 pr. Ct. 2° de la caisse d'amor- 
tissement à 5, 4 et 3 ^ pr. Ct. 3° obligations de la 



63 

chambre swperietire de Vienne à 5 , 4 et 3 ^ pr. Ct- Tons 
ces billets se nrgocient an pair de l'argent. Depxiis le 
1 Janvier i7g5- jusqu'au 01 Décembre 1802., on a frappé 
dans tons les hôtels des œonnoies de l'Emperenr pour 
pins de 295 millions de nionnoies d'or , d"'argent et de 
enivre. 

France, 

Depnis les denx décrets de 1793 et 1795 et le non- 
veau système des poids et mesures introduit en consé- 
qnence , Punité de la monnoie est représentée par nne 
pièce d'argent pesant 5 grammes et composée de y'io d'ar- 
gent pnr et de V^o d'alliage. Cette pièce s'appelle /ra«c / 
elle est divisée en dix parties on décimes , et subdivisée 
en céntauues appelées ce/ztzr/zej-. Un franc est à l'ancienne 
livre comme 81 est à 80, oti bien, ww franc contient juste 
l'ancienne livre , plus nn centime (petite pièce de monnoie 
de enivre de la grandeur à- peu -près d'un gros oti d'un 
•pfenning d^empire Cd'oxi il suit que les anciens écus de 
six livres ou Lauhthaïers sont de 6 centimes moindl'es qne 
6 francs , et reçus sur ce pied dans les caisses. '"Par ex- 
emple dans tout le département de la Txoex où le pied de 
Cologne ou de Clêves fait loi , l'écn de six livres e&t-£ïis 
pour 1 Thl. 81/ stuber. 

Trcpordon de Vancienne et nouvelle monnoie. 

1 Franc itt qS 3d 

1 Décime — 2 0,0 

1 Centime — — 2,45 

Les raonnoies d'or doivent anssi contenir 9/io d'or pnr et 
lin alliage de y^o. On a encore frappé depuis , beanconp 
de monnoie d'or et d'argent; des pièces d'or à l'effigie 
de Napoléon, de 40 et de 20 francs (surtont à Tnrin> 
sons le nom de Napoléons d'or. Les premières valent 
10 ëcns 7 Thl. 4 gr. Y2 ou 18 florins 35 kr. ^ les der- 



63 

nières parçonseqnent 5 eciis 3 Thl. 8 gr. ^^ on 9 florins 
16 kr. ys argent d'Allemagîie. ' "^ ^" -' 

On a snbstitné aux anciens t'cns de six livres des ecns 
de cinq francs qni sont de fort belles pièces de monnoies, 
et valent nn son et qnelqnes deniers pltis qne les cinq 
livres de l'ancien titre. Qnant à la monnoie frappée du 
tems de la Répn'bTiqné, on voit d.aïisle conrs depnis 1791 
des pièces de i5 èf 3o sôiis et en'nionnoie de enivre des 
pièces de denx décimes ( 2^ ) d''\\n décime (i*^ d'nn et 
de denx centimes etc. Les villes de ce grand Empiré 
qni ont actneîlement des hôtels de monnoies sont; Paris 
(sur le Çuai Conti) Perpignan, Bayonne , Eordeanx, 
Nantes, Lille, Lyon, Strasbonrg, Genève, Marseille, la 
Bochelle, Limoges, Rouen, Toulouse, Turin, Bruxelles. 



Comparaison des monnoies de Jrance avec 
monnoies étrangères. 

Francs. 

tJn species on écn de convention .... 5 

Un florin de 60 kreutzers 2 

10 kreutzers — 

Un marc de Lnbek 1 

Un marc banco de Hambourg 1 

"Un marc courant de Hambotirg 1 

Un Thaler de 24 gros 3 

Un gros — 

Un florin de convention 2 

Un Thaler de Bâle de 3o batzes 4 

Un franc de Berne . . . • l 

Un Thaler de Znrick de denx florins . . 4 

Un florin de Hollande 2 

Un stuber de Hollande — , 

Un Rouble 4 

Un Sciido de Piémont de 6 lires 7 



les 



Cent. 
27 
63 
44 
90 
90 
55 
76 
i5 
63 
44 

52 

78 

17 

65 

5 

17 



64 • 1 

Francs. Cent. 

Une Lire i 29 

Un Ducat de Naples de 100 grani .... 4 27 

Un Carlino : — 45 

Un Diicat de Venise de 8 lires 4 24 

Un Sctido délia Croce 6 56 

Une Ginstine 5 82 

Une Lire vénitienne 35 

Un Scndo romain 5 55 

Un Paolo — 55 

Suisse» 

D'après luie résolution définitive prise par la diète de 
la confédération helvétique, en date dn 11 Août i8o3.> 
il n'y a plus qu'une seule espèce de monnoie ponr tous 
les dix- neuf cantons. Ce i>ied est basé sur le franc suisse 
qiîi contient 127 grains et ^'Vgo de grain d'ai'gent lin , de 
sorte que le marc d'argent fin est de la valeur de 36 francs 
et y^. On a également déterminé les sortes de monnoie* 
qui doivent être frappées , c'est, à- diue sur le pied ci. 
dessus ; ces pièces sont de 1 , 2 et 4 francs , les pre. 
xnières an nomhre de o2 parties et ^00 du marc brut, les 
secondes de 16 et ^yico, les troisièmes de 8 et de ^^^loca 
aussi parties égales du marc brut. La monnoie de billon, 
dont le titre est plus bas , consiste en pièces de 5 
batzen dhm batzen, d'un demi batzen et rappen de 64 1 
So, 120 et 36o parties aussi du marc brut. Les pièces d*iin i 
franc portent, d''un côté, l'empreinte du sceau de la con- 
fédération helvétique et de l'autre les armes du canton 
qui les a fait frapi^er» Les pièces de billon ne portent 
que les armes du canton et sur le revers l'indication de 
leur valeur nominale. Un canton joeut aussi faire frapper 
de la monnoie d'or, mais alors il faut que ces pièces con. 
tiennent, par chaque //anc, 8 grains et^sde grain d'or fin. 



65 



La livre oii le franc suisse, à 20 sons et 12 deniers, vaut 
9 gros î pf. 78 ou 41 kr. 34. 

Avant la révolution, chaque canton avoit son hôtel 
des monnoies , sa manière de compter, ce qui rendoit 
i le cours extrêmement variable. 

B â l e. 

On comptoit à Bàsle par Thalers de 60 sous chacun, 
le sou à i2 deniers, par livres de 20 sous , ou par Tha- 
lers de 108 kreutzers ou enfin par florins de 60 hreuizers, 
le kreutzer à 5 pfennings. 

Thalers. Florins. Livres. 

1 1 y5 3 



^/3 



JBatzen. 
27 
i5 



JBatzen suisses. 
3o 
16 a/3 



Grox. Phlappert Schellings . Soûs. Kreutzers. liappen. 



36 
20 



45 

25 

Tfennings. 
540 
3oo 



60 
33 ys 



108 
60 

Deniers. 
720 
400 



270 
i5o 



Les anciennes monnoies du canton, mais qui sont de- 
venues rares H présent, sont, en or, le Ducat k 6 florins 
et en argent le Thaler à 5o hatzen. 

Berne. 

On comptoit à Berne par livrés de 20 sous et le jo« i 
12 deniers ■.oii par livres de dix hatzen ou par couronne, 
monnoie imaginaire de 25 batzen, le batzen à 4 kreutzers. 



Livre. 


Batzen, 


«SOZ^T. 


Kreutzers. 


Deniers 


X 


ao 


20 


40 




240 




1 


2 


4 




.24 






a 


2 

1 


5 


12 
6 



66 

Une ancienne monnoie du même canton et aussi de 
venue rare aujourd'hui, mais q\ii avoit, il y a quelque 
années, beaucoup de cours en Egypte, est composée, ei| 
or, de Ducats à 76 hatzen , et de L.ouis d^or 5 thalers 
ces derniers depuis 1795.; en argent, elle consiste ei 
Lauhthalers de 4 livres et en j)ièces à'wn franc à 10 hatzen 

L'argent François étoit » déjà depuis long-tems, celu 
qui avoit le plus de cours dans la Suisse. La révolution 
les rapports et les liaisons devenus plus intimes entre ce 
pays et sou puissant voisin et aussi le long séjour que 
les armées françoises y ont fait, n'ont pas peu contribué 
à en aiigm enter la circulation. Un Lanhthaler de France 
ou écu de six francs vaut en Suisse au moins 40 hatzen i 
à Zurick, où Ton compte sur le pied du bon argent, il 
vaxit 2 florins 3o kr. ; à Berne, 4 francs de pays; à Lu 
cerne 3 il. ; à Schaffhouse, Appenzell etc. 2 fl. 45 kt. î 
chez les Grisons 3 fl. ; à Neufchâtel, Bienne et Fribourg 
42 batzen. 

Depuis 1800, le Gouvernement directorial, helvétique 
avoit fait frapper quantité de monnoies d'or et d'argent. 
La monnoie d'or consiste en carolins simples ou doubles, 
ayant dHin côté Tancienne empreinte suisse, dite Guil. 
laiime Tell avec l'inscription : Tiépuhlique helvétique et 
sur le revers la valeur nominale de 16 ou 02 francs. 

La monnoie d'argent a la même effigie et la même ins- 
cription que !a monnoie d'or et sur le revers sa valeuï 
nominale évaluée en batzen. Il y a des pièces de ce genre 
qui sont de 10, 20 et 40 hatzen. Les pièces de àix. batzen 
valent dans le cours 40 kr. ou nn franc suisse] celles 
de 40 hatzen ressemblent à un Lanhthaler, On trouve 
encore dans la Suisse quelques pièces de cette monnoie 
directoriale. 



Amsterdam 

et le royaume de Hollande. 

Espèces d'or. 

' Le Ryder pesant 6 Engels i 5 as , an titre de 22 carats, 
cours ponr 14 florins, le demi- Ryder à proportion. Le 
'ncat, pesant 2 Engels 8 as , axi titre de 23 carats 7 grains, 
cours pour 5 fl. 5 s. 

Espèces d"* argent, 
avec lenr valeur en Sols. 

Dncaton 63 Sols. 

Pièce de 3 fl 60 

Risd. de Ze'lande 62 

Ris^aler 60 — 

V2 Dncaton Z\ Y2 — 

Daler 3o _ 

Florin d''or 28 _ 

y^. Eisd. de Ze'i " 26 _ 

y^ Risdaler 25 — 

Florin 20 — 

i^Risd. de Ze'l. .' i3 — 

V^ Risdaler 12^2 — 

Pièce de 8 S 8 — 

ys Risd. de Ze'l 6 J/< _ 

Escalin 6 — 

Zesthalf 5 /a — 

Double, Sou 2 — 

Sou : . . . 1 _ 

La seule espèce de cuivre, est nommée 23ihV5«, flont 
font un sou. 



68 



Argent de change. 
Liv.Jîam, Risd' Flor.d^or. Flor. Escal. SoU. GroS' Venn. 



à yn 
1 



6 20 , 120 240 

2/3 sys 5o 100 

■1/5 



4^3 

sys 



28 

20 

6 

1 



55 
40 
12 

2 

1 



1920 

800 

556 

520 

16 



Ducaton. 

1 



Argent 
Flor in . Zesth alf, 

1 

1 



courant. 

Double sou. 

3i Y^ 

10 



^S/. 



5oZ. 

63 

20 

1 2 

Pour faciliter les payeraens en numéraire, toutes les 
espèces sont comptées en sacs; voici le nombre des pièces 
dans chaque sac et sou p-oids 

Contenu 

Espèces. 7, c 

' cL un bac. 

Diicatons 200 

Flor., soit pièces 

de 1, ly^etSfl. 600 

Risd al. de Zél. 200 

200 

3oo 

1000 

1000 

3ooo 

6000 



Risdalers 
Florins d'or 
Escalins 
Zesthalfs 
, Doubles Sols 
Sols 

- La banque d'Amsterdam fnt établie en 1609. La vill 
est garant des sommes y déposées. Les payemeus se foi 



''^aleiir en 


Foids de JMarCi 


Florins. 


M. 


0. 


E. A. 


600 


26 


3 


i5 27 


600 


25 


5 


i5 20 


5 20 


2^ 


3 


11 i3 


5oo 


22 


6 


11 7 


420 


23 


7 


_ — 


5oo 


20 


— 


7 i5 


275 


18 


6 


— 


Soo 


19 


5 


4 8 


3oo 


19 


4 


4 12 






€9 

par de simples assignations , appell^es hillets de hanque, 
3n transcrivant du compte de l'un à celui d'un autre^ 
elle somme que l'on exprime dans le billet, que l'on 
lélivre à la banque, qui est tous les jours ouverte de- 
)uis 9 h. du matin jusqu'à ii h. A trois h. la banque 
îst ferrae'e. On se procure de l'argent de banque, i^ eu 
de'posant des espèces, 2) en achetant de l'argent de 
>anque: 3) en se faisant ouvrir un compte à la banque. 



^ 



V. 

Poids et mesures reçus en Allemagne et 
quelques pays limitrophes. 



Je ne me propose ici que de traiter préliminairemen 
des mesures de longueur, des poids du commerce, d 
ceux de l'or et de l'argent, et des apothicaires; divisioi 
qui me paroit assez naturelle comme e'tant la plus ordij 
naire en Allemagne. Je finirai cet article par le tablea 
des poids et' mesures des cinq principaux points de l'Aile 
magne, Hambourg ^ Berlin , Leipsikt Francfort sur h 
IS/Iein et Vienne. 






Hiithe. 


Klafter, 


Aune. 


Pied. 


X 


2 


6 


12 




X 


3 


6 






1 


2 
1 




Fouce, 


Ligne. 






144 


1728 • 






72 


864 






24 


288 






12 


144 






1 ' 


12 





71 

•> L'aune de Erabant de 3o5 lignes ^ de France ( an- 
enne mesure) est la Hichtelle ou Vanne régulatrice la 
us commune de l'Allemagne, surtout par rapport aux 
offes de coton et de laine ; celles de soie et aussi quelques 
aes de laine se vendent d'après Pauno de Paris ( an- 
enne mesure.) 



Poids du Commerce. 



' Livre. Marc. 


Once. 




1 


z 


16 






1 


8 

1 


'^oth 




Çuentchen ou Drachme^ 


Tfennin^ 


32 




128 


5l2 


16 




64 


256 


2 




8 


32 


1 




4 


16 






1 


4 








1 






Hellergewicht. 


As s es. 






1024 


10080 






5l2 


6040 






64 


600 






32 


3i5 






8 


78/4 






2 


19 "A 



Le poids de semelle (Richtpfuixd) le plus connu en 
Uemagne est la livre de Cologne , d'après laquelle on ap- 
»lle par comparaison les autres livres : Livres légères ^ 
)res pesantes ou livres communes. 



72 



Poids de l'or et de l'argent. 



Livre. Marc. 


Once, 


Loth. 


1 3 


a6 


32 


1 


6 


16 




1 


2 

1 


Çuentchen ou Tirachme. 


Ffenning' 


Asses de Cologne 


128 


5 12. 


8704 


64 


256 


4352 


8 


32 


544 


4 


16 


272 


1 


4 


68 




1 


17 

1 



Tarcelles du Hichtpfenmg , ou -poids de semelle- 

101072 

65536 

8192 

4096 

1042 

i 256 

Un TVLarc de Cologne pèse , lorsqu"'il est de bon aloi, 
56û8 grains anglois, 0760 grains d'apothicaii'e , 44oo grains 
de France (ancien style) on 4864 as de Hollande. Ce 
ïiiarc a ete' adopté depuis i524 dans toute T Allemagne 
comme échelle des monnoies. 



Poids d'A potîiicaire. 

Livre. Once. Çuentchen ou Drachme. 

112 96 

1 8 

a 



Scrupule. 

288 

24 

3 

1 



7452 


6x1 


77/8 


25 7/8 


1 'i^/iéa 



73 

Gratin du poids d^im grain d'orge^ 
SySo 
480 
60 

20 

1 

Le poids d'apothicaire de TsTurernberg est la règle et, à 
proprement parler, la source de tous les autres de ce genre 
par tonte l'Allemagne , où il^est généralement adopté, 
salifies pays autrichiens , dans lesqtiels le poids est à celui 
de Nuremberg comme roo est à 117 ^y'^. ■ 

Les perles et pierres précieuses" se pèsent par carats, 
le carat à 4 grains et divisé par moitiés, quarts et hui- 
tiètnes. Pour les peser, on ne se sert dans toute l'Alle- 
magne que de deux poids ; cehii de Hollande et celui 
d'Angleterre partagé en 64 carats — 0688 poids de 
semelle de Cologne — 270,71875 as de Hollande ; d'où il 
suit que 1 carat — 4,27685 as de Hollande. Il est extrê- 
mement piobable que nous tenons cette manière de peser 
les perles et les pierreries des Orientaux eux - mCmes , 
chez lesquels ce luxe a pris naissance. 71 carats font 
un L.Qth de Cologne. 

H a m 'b o u r g, 
Wl e s u r e s de c a -p a c i t e. 



T.asb , ou Charge de 


'Last d'orge 




froment, seigle pois etc. 


avoine ete. 


Wispel. 


1 a 


ib 


5 a 
2b 
1 a 
ib 



74 



SheffeU 


Fajs. 


Himten. 




Spint. 


3o a 


6o a 


120 a 




480 a 


so b 


6ob 


120 b 




480 b 


10 a 


2o a 


4o a 




160 a 


10 b 


3ob 


6ob 




240 b 


1 a 


2 a 


4 a 




16 a 


1 b 


3 b 


6 b 




24 b 




1 a b 


2 a 


b 


'4 a b 






1 à 


b 


4 a 



J[^e s ures des liquide s. 



Tuder. 


Ahm. 




Amher. 


Eimer. 


Viertel. 


X 


6 




24 


5o 


120 




1 




4 


5 


20 








1 


1 


5 

4 
1 


Stuhchen. 




Quartier. 


JNoesel 


om' Oessel, 


240 






960 


1 


920 


40 






160 




320 


10 






40 




80 


8 






32 




64 


2 


- 




8 




16 


1 


# 




4 

1 




8 

2 



IVIesures de longueur ^ ou line'aires. 

U'Aune de Hambourg a deux pieds quatre quartiers 
et 24 ponces. Le T^/ec? de Hambourg est de 12 pouces et 
chaque ponce est divisé en 8 parties ; le -pied dn Rhiu 
ail contraire a 12 poiices, le ponce 10 lignes et la ligne 
10 parties. Ce dernier pied est an premier comme 21 à 
23. Ij.* Aune de Brabant, dont on se sert aussi beancoiip 



75 

à Hambourg a 4 quartiers et le quartier 4 seizièmes. 5 
aunes de Brabant en font 6 de Hambourg. La verge dite 
JVIarschruthe a 7 aunes et celle dite Geestriithe en a 8. 
La verge rhinlandique est an contraire de 12 pieds aussi 
du Rhin et 7 verges de ce genre fout 92 pieds de Hambourg. 

]VI i l l e s Allemands. 

66 JMilles de Hambourg en font 67 d'Allemagne anti'e. 
ment appelés Milles géographiques. Le IMille allemand 
ou géographique, compté sur le pied de i5 an degré et 
de deux heures de marche , comprend 4000 pas géogra- 
phiques et d'iiprès le degré du méridien déterminé par 
IVlaupertuis et Picard, ce même IMille contient 3807 an- 
ciennes toises de France et J/iS ou 1970 verges rhinlan- 
diqiies et yé. 

Quant aux poids du commerce , nous en avons parlé 
ci - dessns. 



Berlin. 

IVFe s ur e s de capacité'. 

Un Last de froment a 5 Wispels ; mais le Last d'orge 
et d^'avoine n'en a que deux. 



Wispel. 


Malter. 


Sheffel. Viertel. 


Metzen. 


1 


2 


24 96 


584 




1 


12 48 


192 






1 4 


16 






1 


4 




JMiesures 


de s liquides. 




Fuder. 


Oxhoft. 


Ohm. 


Eimer. 


i 


4 


6 


12 




1 


-Y^ 


3 



76 



Anker% 




Quart. 


Oessel. 


24 




468 


i5o6 


6 




192 


384 


4 




128 


256 


2 




64 


128 


X 




32 


64 






1 


2 


La bière se 


mesure 


par kupen, 


le kupen à 2 /«/j-. 


Fctfs. Tonnen, 


Oehmgen. 


Quart. Oessel. 


1 2 




8 


192 384 


1 




4 


96 192 






1 


24 48 
1 2 



JVFesures de longueur y ou line'aires. 
JJAune de Eerliix est de 296 lignes fraiiçoises. 27 
aunes de Erabant font 28 aunes de Berlin et 55 de ces 
deiiiières en font 64 de Hambourg. 

Z^ e i }j s i k. 

Le poids de commerce, autrement dit poids légers 
pour le distinguer du poids de boucheiie dont les divi- 
sions ne consistent qu'eu livres plus pesantes , est dis. 
tribué comme il suit : 



erou Quintal. Stein. 


Livre 


ou Ffund. 


L.oth. 


1 5 




110 


3520 


1 




32 


704 


1 




1 


33 


Quentchen ou Drachmes^ 




Ffennings. 


X 


14089 




56520 




2Ôx6 




11264 




128 




5l2 




4 


' 


16 




1 




4 





Une livre oxi pfund a 2 marcs ^ le marc à i6 Loths. 



77 

Wte sures de capacité, 

JFispel. Malter. Scheffeî. Viertel. Metzeii. Mâschen. 

j 2 24 96 084 i5o6 

1 12 48 192 768 

a 4 16 64 

1 4 16 

1 4 

Seize Scheffels de Leipsik en font 21 de Dresde. 

JVl e s ur e s de liquides. 

Un Eimer de Leipsik contient 65 kannes, la kanne 
2 noesels, le noescl 4 qiiartiers. Un Eimer de Dresde 
contient 72 kanne^ , mesure du pays, oti 56 kannes d© 
Leipsik ou enfin 48 kannes de jeaugeage. Un gebraeude 
de Hère à Dresde contient ^^^fafs du pays et 16 de Leip- 
sik. Un fa/s de bière de Dresde contient 2 viertel 
4 tonnen et 240 kannes. Un fafs de Leipsik en a autant, 
sauf qu'il est seulement de 3oo kannes. Un viertel de c« 
fafs est de 2 tonnes et la tonne de 76 kannes. 

JVlesures de longueur y ou line'aires. 

l/'Aune a 2 pieds , le pied 12 poiices ou 10 lignes 
décimales. JJ'anne de Leipsik est longue de 25o , celle 
de Dresde de aSo'-^ lignes de France, ancienne mesure. 
g annes de Brabant en font onze de Leipsik on de Dresde. 

Le mille de Saxe appela mille de police est de 2000 
verges , la verge évaluée à 8 aunes de Dresde. Ce mille 
contient par conséc|ûent 28854 j>oids rhinlandiques , ou 
27878 pieds , ancienne mesure de France. ' Un degré du 
Méridien contient 12 de ces milles et 29/106. 



78 

Francfort sur le Mein, 
]V[ e s u r e s de capacité. 

AchtelouMaîter. Simmer, IMetzen- Sechter, Gescheid. 

. . i 4 8 i6 64 

I 2 4 16 

ï 2 8 

1' 4 

Wle sur es des liquides. 



Stuck. 


Fuder. 




Ohm. 


X 


^/4 




nV^ 




1 ' 




6 

1*) 


Maas: 




Schoppen. 




600 




2400 


/ 


480 




1920 




80 




320 




4 




16 




1 




4 





WLesures de longueur ^ ou line'aires. 

T.* Aune de Francfort est de 239 lignes françoises, 
ancienne mesnre ; mais les marchandises françoises se 
mesurent ordinairement par aunes anciennes de Paris et 
les marchandises de Hollande snr l'aune de Brabant, 5 
aunes de Paris font 1 1 aunes de Francfort et 52 aunes 
de Brabant en font 41 aussi de Francfort. 

Voyez ci- dessus le poids du commerce. Sexilement 
on doit observer que le poids de quintal est de 8 p. C. 



*) Son poids, contenant]' du vin^ doit être de 3oo îiores 
Marco. 



-3 



79 

plus pesant que -le poids de livre , on ce qui revient an 
même, qu'un Quintal ou Centner contient 108 livres. 

Vienne et Prague, 

TVl e s u r e s de capacité. 

jMuth. Metze. Viertel. Achtel. 

1 3o 120 240 

148 

WLe sur es des liquide s. 

Fuder- E-ynur, Viertel. NLaaJs ou Achtring. 

1 32 128 1280 

14 40 . 

a 10 

X 

Koe^j/e. Seidel, 

S240 5376 

70 168 

17 Y2 42 

1 ^/a 4 

1 2/3 

Un Dreyling contient 5o ejmers- 

JVlesures de longueur ^ ou line'aires, 

IsAune de Vienne a 344 lignes françoises, ancienne 
mesure. 8 aunes de Vienne en fout 9 de Brabant et 14 
de Hambourg. 

F oïds du commerce, 

Livre. Viertel. Once. Loth. Çuint^l. 

1 4 16 32 128 

1 4 8 32 

12 8 



80 

La nature des poid^ et mesures de Bohême exige 
qiiélqiies détails plus précis. On se sert dans ce royaume 
indistinctercent des anciens j)oids et mesures du pays el 
des poids et mesures de l'AntricIie, de ces derniers sen. 
lement depuis 1760. C'est ce qui m'engage à en donnei 
ici le tableau comparatif. 

Bohême. 

Un Klafter a 3 aunes, Vaune 2 pieds ^ le pied J5 
pouces et le pouce 12 lignes. 

Autriche. 

. Un Klafter a 3 pieds , le pied 1 2 pouces etc. Xe 
Tilafter de Bohême et celui d''Autrlcli6 sont entre eux 
comme 6626 à 6000. Le pied d'Autriche est au pied dei 
Bohême, comme 1000 : 987 2/3 et à celui de France comme 
1000 à 1028. Uaune d'Autriche est à celle de Bohême 
comme 2465 A 187g. 

WL e s u r e s de grains. 
Bohême. 

Un strich contient 4 viertels , le viertel 4 metzen , le 
metze 3 pintes et une pinte 4 seidel. 

Autriche. 

Un metze a 4 i>iertels , un viertel 2 achtels , un ac^- 
/<îZ 2 maas. Le metze d'Autriche est au strich de Bohêmie 
cDmme 10000 à. 16220. 

# 

Wl e s u r e s des liquides* 

Bohême. 

Un fa/s a 4 eimers , un eimer 32 pintes ^ une /smie 
4 seidel S' 



8i 

Autriche. 

Un fap contient 4 eimers , un eimer 40 maas , une 
r7za«j 4 seidels. Une maas d'Autriche est à une pinte de 
Bohême comme 1000 à io5o. 

V o i d s. 
S o 7i e m e- 

Un ccntner pèse 120 livres , ]a livre o3 Zof^j et le 
oth 4 quintels. 

A n t r i c h e. 

Un centner pèse 100 livres , la Z/pre 02 Zo^/zj' et le Zo/7t 
quintels. 100 livres d'Autriche sont à 100 livres de 
îohème, comme 1000000 à 91847. 100 cenCiiers d'Au- 
riche en font ii3 de Bohème. 

France, 

Le mètre est l'uiiite fondamentale de tons les poids 
t mesnres de PEmpire frauçois. Un degré du méridien 
yant été évalué à 67027 toises, il s'ensuit que le quart 
Il méridien c'est-à-dire pris dn pôle jusqu'à l'équateur 
n contient 5102400. Si l'on partage actuellement ce quart 
Il méridien en dix millions de parties, chacune de ces 
arties contiendra o pieds w lignes et '♦^/iio de ligne , ce 
ui fait la longueur du mètre. 

Le mètre est donc tme mesure de longueur et il est 
ivisé à son tour en 10, 100 et 1000 parties que Pou 
ppelle décamètre i centimètre et millimètre. On a aiissi 
.es mesures de 10, 100, 1000 et 10000 mètres que l'on 
lomme décimètre , hectomètre y kilomètre et myrinmètre. 

Pour mesurer les surfaces , on a pris un quarré dont 
haque côté est de 10 mètres et que l'on appelle are. 
^Jare se divise de rechef en dccicire > centiare, comme 

6 



8» 

le vaètre , et lo, loo, looo et loooo de ces ares soni 
de>igiiés i^ar les noms de décare , hectare, hilare et 
jnyriare. 

'Lie culée ox\ mesure ciihiqiie pour les iliiides et dont 
chaque côté doit êtxe \\n dixième du inètre, s'aj^pelle litrt 
lequel se divise pareillement en décilitre, centilitre, 
millilitre ; et une addition de phisieiirs litres prend, pr 
gressivcment comme ci. dessus, les noms de décalitre, 
hectolitre et hilolitre. 

La mesure des bois de constriiction et de chauffage 
est un cube dont chaque côté est un mètre. On l'appelle 
stère qui se divise également en décistères , centistères et 
ministère. 

On appelle gramme le poids qui fait la millième par- 
tie du décimètre cubique ou litre. Le gramme est l'unité 
du poids. Il contient aussi des fractions dites décigrammes 
centigrammes y milligrammes. Les additions successives 
de grammes prennent, d'après la progression si souvent 
citée, les noms de décagramme , hectogramme, kilo, 
gramme et myriagramme. Le graTnme contient, an- 
cienne mesxire , iSjO/j-igrains, poids de marc, oii 20,00 as, 
de Hollande o\\ enfin, aSorichtpfennings de Cologne et J/2.J 

ï 

Réduction comparative de quelques mesures e'trangères 

d'après l'almanac impérial. 

Mesures. Millimètres, 

Pied françois ancien ou pied de roi ..... 3,247 

Pied anglois 3o4,7 

Parra de Castille " . . . . 836,6 

Pied rl'inlandique 3i3,9 

Pied de Vienne 3 16,0 

Pied de Hollande 283, o 

Pied de Suède 5g7,i 

Pied de Russie . . 354, i 



83 

Comme toxTS ces noms grecs e(- leur singularité rendoient 
le calcul extrêmement difficile et ë^mpêchoieiit mèmej 
jusqu'à un certain point, l'introduction et Tusage ^^e ces 
poids et mesures parnai les François , il sortit le i5 Bru- 
maire au IX. un Arrêté qui en ordonuoit la traduction 
eji langue A^ulgaire. On reprit donc en grande partie les 
anciennes dc'nominatic ns dans les \affaires publiques et 
particulières, comme il suit ; 

U' nominations du TDé nomination du 

iS. Germinal y an III. lo. Bfumaire , an IX. 

JVle S ur e s de longueur. 

De^ré .■ Degré 

Myriamètre Lieue 

Kilomètre Mille 

Hectomètre ' . . . Stadion 

Décamètre ; . . Perche linéaire 

Mètre Mètre 

Décimètre Le palme 

Centimètre Doigt 

Millimètre . .' Trait 

De'cimillimètre Point. 

JVIe s ur e s de capacité'. 

Degré quarté -. . Degré quarré 

Myriamètre quarré Lieue quarrée 

Myriare ou kilioraare quarré .... Deçà- arpent quarré 

Ki'iare ou Hectare quarré Arpent quarré. 

Hectare ' Arpent 

Decare D^ca perche quarrée 

Are Perche quarrée 

Centiare ou mètre quarré . , . . . . Mètre quarré 

Décimètre quarré .,.-.. Palme quarré 

Centimètre quarré y Doigt quarré 

Millimètre quarré Trait quarré. 



J 



JVIes ures de solidité. 

Péca - stère ,• Corde 

Stère Stère 

Décistère Solire 

Centistère , Mètre- cube. 

Ministère Palme . cube 

Deci- ministère Doigt- cube. 

Centi- ministère Trait- cube. 

m es ures de liquides. 

KilioHtre Tonneau 

Hectolitre Poinçon 

Deca:itre Velte 

Jjitre Pinte 

Décilitre Verre. 

mesures de capacité' pour les matières sèches. 

Kiliolitre Miiid 

Hectolitre > Setier 

r>écalitre Boisseau 

T-.itre Pinte 

Deci. litre ..•....., Picotiiv 

Poids. 

— — Millies 

— — Aonneaudemeç 
. — — Quintal 

Myriagramme . De'ca - livres 

Kiliogramme . Livre 

Hectogramme . * Once 

Deçà- gramme Gros 

Gramm^e Deoier 

Di^ci . gjramme Grain 

Centigrrjmme Grain 

Miliijîramrae Grain. 



85 
Suisse,. 

Le système décimal n'ayant pas olitenii cours dans 
ce pays * je me conformerai à l'ancienne division des poids 
y et mesures que je donne ici d'après les trois principaux 
cantons savoir: Bdle , Berne et Zurich. 

Baie. 

La grande aune est de 622 lignes de France , ancienne 
mesure. La petite aune appelée Braccio n'a que 241 de 
ces mêmes lignes. Six grandes aunes de Bâle en font 
i5 petites, et 17 de ces mêmes grandes aunes font 29 aunes 
de Brabant. 

Le poids du commerce est encore le même que l'ancien 
poids de Paris. Le poids de l'or et de l'argent n'est autre 
que le poids de marc de Cologne. 

La mesure de capacité s'appelle sac. Un sac contient 
8 mudd on scheffels , le sche/fel 4 hupfli et le kupfli 
2 hecJier. 

La mesure des liqiiides se divise en Saum , Ohmen, 
anciens et nouveaux pottcn. Un saum a 5 olunen et 96 
potten anciens ou 130 nouveaux; xiu ohmen a par consé- 
quent 52 des premiers potten aiiciens et de 40 des seconds. 
(Quatre potten anciens en font ainsi 5 nouveaux. 

Berne. 

Uaune de Berne se divise en moitiés, quarts et hui- 
tièmes, comme axissi en tiers, sixièmes de 140 anciennes 
lignes de France et yn sont sa mesure. 60 aunes de Berne 
en font 47 de Brabant. 

Les galons, Vor , Vargent , la soie et le sel se pèsent 
d'après l'ancien poids de marc de Paris ; par conséqnenC 
21 marcs de Berne font 22 marcs de Cologne. 

l^K livre, dont cent au qiùntal ou centner , se partage 
l||i 16 onces, l'once en 2 lotlis , le loth en 4 quentlein ou 



86 

drachmes et la clracJime en 4 p/ennings. 
livres eu font III. de Cologne et ^8. 



100 de ces 



D'Iesures de ca-pacite. 




IVLutt. ■ Mas, Immi. Achterli. Sechzehnerli. 


1 12- 48 96 


192 


14 8 


16 


1 3 


4 

1 


I 


a j 


7W esur e s des liquides. 




Landfafs. Saiim. liimer pu Brente, 


Maas. 


1 6 24 


600 


1 4 


100 


1 


25 



Un /a/j n*a que 4 saum , 16 eimers on hrente et 400 
rnaas. "La^ maas , appellée pinte, se divise en 2 inoitiés 
4 vierteli oti 8 moitiés de viei-teli. Une maas de lait cou- 
tient 5 vierteli de la maas de vin on, pour mienx dii'e, 
4 pintes de lait en font 5 de vin. 



Z u r i c h. 

I/aune de Znrich a 266 lignes de France, ancienne 
mesure; 53 de ces aunes en font 96 de Brabant et 07 font 
4i aunes de Berne. 

Le poids est de deux sortes ; le léger et le pesant. 
Le premier, autrement dit antorjer pfund et qui est dVisage 
dans le commerce des soieries, se divise on deux marcs 
ou x6 onces ou 32 Zo^Zsx et il pèse 976 3 as de Hollande. 
Le second poids ou poids d'épicier est de 18 ojices ou do 
56 /û^^j et ii pèse 10972 as de Hollande- Le premier de 
ces deux poids est au second, comme 9 à 8. Le poids de 
marc d''or et d'argent et celui de la monnoie, sont chacun 
la moitié du poids , dit poids léger. 



MtUt. 

I 



8^ 

]\/[e sures de capacité. 

Vierteî. Vierling. JMosli. 

4 16 46 

1 4 16 

1 4 

Le malter à 16 vierteh est la mesure des semences lé- 
5T.mineiises. On l'appelle Haiihemaas. , 

IVl e s ur e s des liquides. 

On a deux sortes de mesures , savoir celle que l'on 
ppelle trouble ou trube maas et celle dite mesure claire 
ou lautere maas. 

Divisions de la première. 
Suum. Eimer. Viertel. Kopf. IMaas. Ç,uurtli. Stotzen. 



-'A 


6 


48 


96 


192 


334 


1 


4 


,32 ■ 


64 


128 


256 




1 


8 


16 


32 


64 






1 


2 


4 


8 








1 


2 

1 


4 
2 



Divisions de la seconde. 
Saum. Eimer. (.Viertel. Kopf. IMaçcs. Quiirtli. Stotzen. 
i 1 //a 6 45 90 180 060 

X 4 90 60 120 240 

a 7^ i5 3o 



60 



Amsterdam et le royaume de Hollande, 

JVI e s ur e s linéaires. 

X.\iM/îe d'Amsterdam , qui est aussi reçue dans la plu- 
part des villes des Paj^s-bas, est de 5o6 ligues de France, 
ancienne mesure , ou de 26 duym 3^2. 610 aunes d'Amster- 
iam en fout 612 duBrabant. iL''aMKe de Flandres a 3i5 des 






m 



anciennes lignes de France et 27 duym J/Çî ^02 de ces aunes 
en font io5 d'Amsterdani. 

Le mille d'Allemagne est à celui de Hollande comm^ 
x5 à ig. 

Poids. 

Le poids mt'dicinal est, ou poids d''apot}ncaire , oii 
poids des drogues. 

Les fractions du premier sont 12 onces et 24 Icths. 
"Lie second a 16 onces, l'once 8 drachmes , la draclime 
trois scrupules et le scrupule 20 grains. L^or, Vargent 
et la monnoie se pèsent sur le pied du marc Troys. Un 
marc ' troys a 8 onces , l'once 20 engels , un engel 32 as. 
19 marcs de ce genre en font 20 de Cologne. 

Poids du commerce. 

Il se divise de la manière suivante. 

Schif/pfund. Centenaar. ILyspondt. Steeu' Pfund. 
1 : Si 20 37 ys 3oo 

6 y3 12^'^ 109 



1 



i7/8 



1 8 



i5 i 

o I 



La livre ou pfund a 2 marcs % 16 onces 32 loths . \l%' 
drachmes et une drachme a 2 engels y^. /■ 

TMTejttre^ <ie c ap a ci te\ 

JLa^t. , Tonn. IMudden. Sah. Schepels. Vierderat. Kop. 

1 21 ^5 27 56 io3 402 3^56 

1 1 /4 



.^3 


5 


20 


i6-o 


I/S 


4 


16 


12O 


1 


5 


12 


9» 




z 


4 


52 






I 


8 



8i 

Jl^esures des liquides. 

Aam. Ankers. Stehar. Vierccls. Stoopen- IVIingelen. Finten. 
1 4 8 ai 64 128 269 

1 2 5y^^ 16 32 64 

1 2 5' S 8 16 02 

1 — 6^2 — 

1 2 4 

1 2 

"Une pinte a 4 ynusjes. Un Oxhoft de vin de France 
ioit contenir 200 IMingelen , tme 7:'z/>'e de vin d'Espagne 
)n de Portiigal 540, un vat d'hiiile d'olive 717, Tin aam 
rimile de navette 120, et nn vat ou baril d'huile de 
Mieine 192. 

Il ne faut pas croire que tous les barils ou tonneatix 
l'Amsterdam pour les vins, eaux. de. vie, huiles etc- soient 
ous justement de la capacité que nous venons de de'signer 
ci, mais cette capacité est celle q^xUls doivent avoir et 
L'après laquelle ils sont visités et jeaugés. 

Poids de perles et diamans. 

JMarc. Karat. Grain. 

a '^^ 24 283 

^^x 1 12 

Différentes manières de compter en Allemagne. 

Un Decher contient ... 10 pièces ou stuch. 

Une Grosse ou Gros ... 12 douzaines. 

Une Douzaine ou Duzend 12 pièces. 

Une Grosse de centaines . 2 schocks et 6 stiegen. 

Un Salloù ou FacJien ... 10 pi. 

Une Chaine ou Jiing ... 4 schocks. 

Un Saiim 12 

Un. Scliock 3 stiegen ou 60 pièces ou aunes. 

y ne Stiege 20 pièces ou aunes. \ 



9(1 

Un Stein de lin 20 livres ou p/und. 

VnSteinde plumes ou de laine 10 livres ou p/und. 
Une Grosse de mille .... 

,5 chaines ou mille ... 20 schocks et 60 stiegen. 

Une Pièce de drap 3a aunes. 

Uiie Tonne d^ or .... looooo thalers ou florins > 
Une Tonne de heivre à Ham- 

boxirg, Bit me et dans le 

lîoTstein pèse 224 livres. 

Un J,fitj£ t/e Harengs est de 12 tonnes. 

Une Tonne de. Harengs salés en Suède contient 1000 d< 

ces poissons. 

Un JVuhl est de 80 j^i/c/i om aunes. 

Une JVehe ou pièce de toile , 72 studi ou aunes. 

Un Zimmer ou paquet a . . 4 decher. 

Un rjunid ou livre de Heller ( sorte d'amende en usage 

dans le Wirteraberg) est de 46 kreiitzers et ^7- 

Onant au papier on en divise les mesures de la manière 
suivante : 



I 



Balle. 


nies ou Rame. 


Buch ou Main' 


X 


10 


200 




1 


20 

1 



Feuilles. 

Papier à écrire- Papier d'' impression. 
4800 5ooo 

480 5oo 

24 25 



OroKPrag'e'. . 

On ti'availle l'or en France sur le pied de 22 carats' 
9^Si. ou 920 millièmes, d'après la -nouvelle division, ou 
de 20 carats et ^32 ou 0,1 5625. L'or ouvragé à 16 carats,' 



91 

itieœent dit or de breloque, n'est ni reconnu ni garanti 

:ir la loi. 

, En Hollande, Por ouvragé est de 19 carats et en Alle- 

,iagne de 14 à 32. 

Argent ouvrage. 

En France, il est à 900 millièmes (11 deniers 9 grains 
}'io de l'ancien régime) ou à 800 millièmes (gd 14g 5 ç» 
ème rapport que ci - dessxTS. ) 

Dans d'autres pays, on l'eValue par loths ( x6 loths 
•gent de coupelle.) 

Augsbonrg i3 Loth. 

Berlin 12 — 

Ereslau 12 — 

Vienne i3 — 

Prague 10 — 

Dantzick i5 — 

Kôjiigsberg lô — 

Nuremberg a 5 — 

Copenhague 1 3 — 

A Hambourg , eji Saxe et dans 

le pays de Hannovre, il est à 12 — 

Poids absolu et relatif de quelques espèces de 
THOnnoies. 

4.4 guinées ^ pèsent une livre. 

57 ducats pèsent un marc ou 16 loths (demi -livre). 

35 pistoles, même poids. 

72 florins d'or, même poids. 

00 Fre'derics d'or pèsent, x livre i5 loths et 2 drachmes. 

00 Thalers de Prusse en espèce ou en pièces de 12 et de 

6 gros pèsent, 4 livres, 25 loths, 2 drachmes. 
'.ïi pièces d'un tiers ou No. 8. , 5 livres, 10 loths. 



9^ , 

En pièces d'un sixième on No. 4-, 6 livres, 25 loths 

2 drachmes. 
En pièces de sechseis on No. 48- » i5 livres, 3o loths, 

TV/ e s u r e s des vins. 

Un stucJ:fa/s de vin, à Francfort sur le Mein , con 
tient 1 fude?' y^, 7 oh me s '/a et 68 o maas. 

Un fuder de Francfort contient 6 ohmes de Berlin e 
de Cassel ou 4 oxhbfte ou 12 eimers et 2 fafs yi ou li 
eimers de Leipsick. Dans toute la Franconie le jaugèagi 
du fuder est de 11 eimers , à Hambourg de 24 ancres ov 
3o eimers t en Hannovre de i5 eimers y à Nuremberg d( 
12 , à Vienne de 3o eimers sur le pied chaciui de 40 mucci 
dans le "Wirteœberg de 6 eimers et à Liibek de 6 ohmeSi\ 
Un ohme contient, à Francfort et à Leipsik, 2 eimers e1 
à Brêm^e 4 ancres , l'ancre à 5 viertels. 

Vu-eimer à Leipsick est de 65 kannes , mesure d'an- 
berge, -ou 54 hannes ordinaires ou 81 kannes de Dresde, 
à Breslaa , de 20 pots ou 00 quartes et dans le "Wirtem- 
berg de 16 im,i ; chaqiiê imi à 10 maas et la maas à 4 
schof-pen. Un eimer Trubeick ^ contient 16-7 maas ou 160 
lautere-Eichmaas. La mesure de Trieste appellée JVein- 
Orna est la même que Peijner de Vienne. 4 oxhofte font 
lin fafs à Hambourg > et chaque oxheft contient 3 eimers 
ou S ancres. Le grand anthal de vin de Hongrie coutienÇ 
80 bouteilles et le petit 60. Dans la basse. Hongrie Z'^zV/ze; 
contient 2668 pouces cubiques de vin, mesure de France^ 
ou 49 quartés yxo de Berlin ; mais dans la haute- Hongrie^ 
il contient 3824 pouces cubes de France ou 65 quartes ^5: 
de Berlin. 

; Un tonneau de vin à Prague contient 4 eimers , urf 
eimer 02 -pintes , nne pinte 4 seidels. Un Both de vin à^j 
K.<iuigsberg contient 1 pipe y^ 2 oxhofts , 3 ohmes, la 
ancres j 60 velten et 060 stoof. , 



9Î 



Tableau com-parat\J des milles gêograpJiiques. 

iHi au degré. 

avière (petit mille; , . . 14 ys 

randebourg 14 ^5 

ol.'-me id ys 

lannemarc 14 yi 

Uemagne (mille commun) 17 '}4 

(mille géographique) i5 

rance (lieue ancienne) . . 25 

(mille de mer) . . 20 

(myriamètre ou lieue 

moderne) ... 11 y 8 

(kilomètre ou mille) m ys 

arabourg (mille) .... 14 ^y 5 

ollande 19 

uremberg i3 y^o 

utriche 7 y^ 

ologne 20 

russe 14 y? 

ussie (verste) 104 ^10 

ixe (mille de police) . . 12 ^lo 

lesie 17 ^5 

.lisse *) a 5 710 

ongrie i3 Yva 



pieds du lihin. 
25,000 
24>ooo 
22,017 
24,000 
20,000 
25,661 

14,197 

17»745 

3 1,362 
3i,862 

24; 000 
16,680 
27,000 

47,5oo 
17,745 
24,700 
3402 
28,887 
20,68.5 
26,633 
26,686 " 



*) D'après Feer , on compte 24 lieues et 0,6171 au dâgré. 



9't 



VI. 



Manière de voyager en Allemagne ^ ou par h 
voie des coches et des ddligences , ou jjqr la poste 
extraordinaire. 



A. 

Voyages -par la voie des coches 
et diligences. 

XI est pénible et fatigant de voyager en Allemagne pa 
le coclie ou la diligence. On est assis à Pt'troit , mal i 
son aise, souvent par nne chaleiii" étouffante; on se seul 
traîiier lentement par des chevatix dont les conducteur! 
indoients dorment sur la selle; quelquefois la corapagnit 
est un amas incohérent de passagers ennuyeux,, sales o\\ 
grossiers; on s"'en trouve rarement dédommagé par unt 
connoissance agréable, intéressante; tout cela n'est guèreî 
fait pour engager un voyageur à prendre la diligence. 
Ajoutez à cela la perte du temps. Dans toutes les villes, 
les bourgs, les stations , il faut s'arêter pour décharger, 
recharger, enregistrer; et cela demande des hexires en- 
tières. Il faut souvent rester dans un endroit insigni- 
fiant , sans amusement quelconque-, dépenser son argent 



9'5 

;n attendant tonjonrs , et d'instant en instant* le dvpart ; 
m se trouve d"Tin côté avoir trop de temps et d'un autre 
l'en avoir pas assez ; car on ne peut ui partir ni reposer, 
jarce qu'il faut demeurer en. faction près de la voiture, 
t ne pas perdre de vue ses effets. En un mot , une 
elle manière de voyager met la patience à de rudes 
'preuves. Et, s'il y a dans la diligence des sommes d'ar- 
ent ou d'autres objets de prix, et qu'il vif^niie à se 
erdre quelque chose, le voyageiu" risque d'être oblige 
e s'arrêter dîuis sa route, d'essuyer des avanies, ou 
ien d'être attaqué par des brigands dans une confrée 
Q.al - siire en voyageant de jir.it. 

'^'oilii les désagréraeiîs ; venons en aux agrémens: 
In tête la modicité du prix. Tout le monde n'a pas le 
îOyen de voyager en poste ; et cepeiidant chacun veiit 
lire ses affaires. La diligence ou le coclie lui offre des 
Toyens de transport qui ne lui reviennent pas cher; et, 
'il ne peut ])as toujours déterminer le temps où il pourra 
tre rendu à sa destination, dii moins la différence n'est 
ïmais considérable. Il faut aussi dire qu'on a quelque- 
ois des aventures récréatives. PïTais ce qui vaut encore 
lieux, c''est que bien des voyageurs sont redevables à 
a diligence de plusieurs ccnnoissances a;iréabres ou 
tiles. Comme tout est réglé d'après un tarif, le voyageur 
st exempt de beaucoup d''embarras concernant la quan- 
[té de chevaux, le siirhaussement de payement et autres 
ésagrémens de cette natxire, auxqiiels on se trouve ex- 
osé, quand en voyage en poste. 

Dans le midi de l'Allemagne ainsi qti'en Aiitriche, 
fs diligences so*t couvertes, comme en France; et Pou 
est du moins à Pabri de l'intempérie de l'air. Pvîais, 
ans les pays de Saxe, de Hesse, de Prusse, elles sont 
écouvertes. Aussi les nomme -t- on les chariots décou- 
srts , poiir les distinguer de certains coches qui ont une 
ouverture de cxiir^ et qui, à des jours marqués, par- 

/ 



95 

teiit de certaines villes dont elTes portent le nom, ponr 
d'antres d'où on 1-es reexpédie également à des temps 
fixes. Il y a , dans ces sortes de voitures nn condnctenr 
qni en a l'inspection ; et comme on prend ordinairement 
pour cela des gens si'irs et intelligents qni , par l'iiati- 
tiide qu'ils ont d*'accorapagner les diligences le long de 
la route et de les ramener , doivent bien connoître les 
chemins , les stations et les axiberges ; avec de la poli, 
tesse et x\n tringuelte honnête, on peut compter sur la 
complaisance d'un tel homme, qui se fait alors nn plaisir 
de procnrcr au voyageur tous les agrémens possibles. 
Ces avantages rendent cette voiture iuHnimejit préférable 
au chariot découvert. Le voyageur feroit donc bien de 
s'informer où il pourroit, sur sa route, rencontrer le 
coche. Nous croyons faire plaisir aux voyageurs, en lenr 
donnant une notice de qtieîques. unes de ces diligences, 
que l'on trouve dans les principaux pays de l'Allemagne. 
A Vienne on nomme Foetkntsche o\i Diligence ce qu'on 
appelle ailleurs TLandJiMtsclie ou coche. La diligence con- 
tient 8 personnes, dont deux se trouvent placées en de- 
hors. L'expédition s'en fait dans la TFollzeil No. 817, 
et l'on donne pour arrhes la m.oitié de la taxe de poste. 
Quiconque ne se rend pas à l'instant du départ, ou ne 
veut plus partir , perd ses arrhes. On paie la moitié du 
prix pour les places an dehors. Les enfants que l'on 
porte sur les genoux iraient un cinqTiième , ceux qxie l'on 
l^lace entre deux persoiines, un quart de la taxe. La di. 
ligence de Vienne va jusqu'à Temeswar et en Italie. Ou 
a outre cela celles de Graetz, 'le IMoravie , de Saxe et 
de JBohême. Les coches et messageries vont jusqu'à 100 
et plusieurs milles, mais sans changer de chevaux. Leurs 
postillons n'ont i)<^i"t' » comme ceux des postes et dili- 
gences le cornet de poste. Ils font ordinairement huit 
milles d'Allemagne. Il leur arrive quelquefois de re- 
mettre leurs passagers à un troisième coche / celui . là à 



.97 

un autre; c'est au voyageur à se tenir alors sur ses gardes. 
Tous ces coc'lies et messageries ont leur adresse Hxe à 
Vienne. Voici les noms des principaux : Baaden, Brunn, 
Crems , Bohême, Grèitz, Caruithie, iSi'olosin, Oêdehhoiirg^, 
Ofen ou Bicde , Presiourg ^ St. Foh , Pologne, Baaè , 
Sàlzbourg et Schemnitz. Ou nomme Zeiselwagen en Au-, 
triche, les chariots de louage, auxquels l'on permet sxir 
\ei toutes de poste , de passer et repasser, et dont les 
ridelles ne consistent qu'eu nattes de jonc. 

Il y a à Prague des diligences qui partent le mardi à 
8 heures du matin et le samedi à midi pour Vienne. Une 
fois tous les i5 jours, le chariot part pour la Gallicie, 
en passant par Brunn , et toxis les mardis le chariot par 
Nachod i)Our la Silésie. i° Tous les mardis à midi jsar 
■Peterjwalde pour Dresde. 5° Tous les mercredis à huit 
he^iesdn matin par Boumbourg pour la L.usaC'e. 4° Tous 
les i5 jours, le vendredi, le chariot part, à midi pour 
les xnovinces méridionales de l'Allemagne, il se partage 
k Pilsen , et va à Waldmnnchen et Bgra. 5° Tous les 
dimanches et les mercredis à midi et demi: pour Caris- 
had , mais seulement pendant la saison des bains. 
. .;.; A Z.eipsichi outre îa diligence de Dresde et celle de 
'Brunsivich, oU' a encore les occasions suivantes, tant pour 
Je transport des personnes que des effets : les chariots 
d'jiltenloiirg, de Géra, de Halle, de féna , de liant' 
hoiirg , de 3'Iagdehourg t. de IS'nremherg , de convoi ou 
Gelett , de TVitCenberg et le chariot de la chambre de Zeitz. 
, , Un voyagexir peiit , par la diligence de llatishonne et 
■d^Augshourg, parcourir toute TAUemagne jusqu'aux fron- 
•tières de France et d'Italie. 

i Quiconque veut voyager par la diligence o\\ le coche, 
doit se rendre au bureaii pour s'y faire inscrire. Il faut 
s'y prendre de bonne heure , parceque les places se 
donnent selon que vous êtes des premiers ou des der- 
niers inscrits. Il est. des bureaux où l'on vous remet 

7 



9? 



1 



jm billet sur lequel il est marqué que vous avez payé 
tflle et telle somme pour telle place au coche ou à la 
diligence. Il seroit injuste et assez superflu de demander 
une autre place que. celle qu'on a d'après l'ordre de l'in- 
^scription ; car quel droit et quel moyen de déplacer vos 
compagnons de voyage ? Les places du milieu près des 
mantelets ou des portières sont, pour les voitures cou- 
vertes, les meilleures. Aux places, du fond , lorsque le de. 
vant est occupé , on ne peut étendre ^es jambes., ce- qui 
le.s engourdit et les enfle. Il y a des moyens d'obvier 
à cet inconvénient en se couvrant chaudera.ent : voyez 
ce que nous disons, à ce sujet, à Tarticle des voyages 
en poste, qu'on nomme extraposte , en Allemagne. Cela 
est d'autant plus nécessaire qii'on voyage de nuit comme 
de jour, et qu'on est exposé à toute l'intempérie de 
Tair. Pour les chariots découverts , on fait bien de se 
munir d'un paraiiluie pour se garantir non seulement de 
la pluie mais encore de l'ardeur du soleil. Trouvez -vous 
toujours avant le temps marqiié à la maison de poste ou 
au bureau des diligences ; car, la plupart du temps, les 
chariots partent à l'heure fixe. Aj'^ez toujours l'oeil sur 
vos effets, votre porte -manteau, votre malle ou cassette, 
et ne vous embarquez jamais sans y avoir vu ou sans 
vous être bien informé. Souvent il y a des me'prises, 
surtout lorsque c'est de nuit que se fait l'expédition et 
le rechargement. Si vous arrêtez de nuit quelque part, 
voiis ferez bien d'emporter avec vous votre valise , votre 
manteau etc., au lieu de les laisser à la maison de poste, 
oii l'on peut fort aisément les confondre avec d'aiitres 
effets, sans compter qu'on peut aussi leS' dérober. :I1 
est aussi bon- de se poiu'voir de cordes ou de chaînes 
pour attacher ses malles. Car, dans bien des pa5^s , on a 
jugé à propos de ne point répondre des effets des passa- 
gers , à moins que les employés de la poste ne se soient 
chargés de veiller à leur garde, ou ne les aient fait metti-^e 



99 

SUT \u\ Beiwagen oti voiture de réserve. D'ailleiirs , il 
faut, anfant qu'on peut, t'yitrr d'emporter beaucoup de 
petits paquets ou boites. Il y a des pays où il est dé- 
fendu de fumer dans les voilures publiques ou d'èmme. 
ner des chiens. Comme les sièges sont assez durs, on. 
ne sauroit guères , sans coussins, faire x\ii long voyage. 
Quiconque donc a son lif, peut s'en servir pour cet usagé; 
il en sera x>Ius commodément et plus doucement a^ssis. 

Les postillons ont coutume , pour udc légè*e rétri- 
bution de quelques verres de brandevin , de pTendre, 
en route, des piétons de leur connoissançe ou de pauvres 
voyageurs. Kiil passager n'est tenu de consentir à la 
réception <le ces passe . voyants , qui ne sont pas toujours 
des gens bien propres ni bien sûrs. Oji n'a , en pareille 
circonstance , qu'à menacer le postillon de le dénoncer 
au premier bureau de poste. 

Dans le midi de l'Allemagne, la taxe du pour - boire 
des postillons est de 6 kreuzers par station fimple; dans 
les pays de Saxe, de liesse , de Brunswick et d'Hannovre, 
elle est de deux gros. En Prusse, en Silésie, et dans 
les Etats autrichiens, le tringuelte est compris dans le 
prix de votre place. Néanmoins, si l'on veut encourager 
le postillon, il sera bon de lui donner de quoi boire du 
brandevin. En général , le voyageiir des diligences de. 
vroit avoir potir maxime de ne jamais montrer de lésine 
H l'égard des postillons. Ordinairement , au lieii de 6 
kreiizers , on en donne de 8 jusqu'à lo , et, au lieu de 
2 gros 3 ou 4- Une bagatelle au dessus de la taxe gagne 
ces sortes de gens ; et l'on s'en trouve bien aux stations 
suivantes , parce qu'ils se disent cela réciproquement. 
A proprement parler, on ne doit rien au condnctenr ,' 
mais on ne laisse pas de hii donner quelque chose, s'il 
est soigneux et complaisant. Dans les pays d'Hanovre, 
de BrTuiswick , de Hesse , de Prusse , on donne un trin- 
guelte de detix ou plusieurs gros au vague, maître, au 



100 

cliargeiir et autres gens offîcietix (même dans les endroits: 
où l'on change de voiture.) One cela fasse partie du 
règlement on non, le voyageur fera bien de récompenser; 
le zèle de ces gens dont les services peuvent être fort 
mtiles. Dans les endroits oii Pon quitte la diligence, où. 
ron commence un nouveau cours , on donne une coTiplej 
de gros au vague- maître et aux porte -faix ou crochetetirs.j 

Chaque passager a un nombre marqué de livres pe- 
sant qm ne se paie pas ; c'est ordinairement sa valise. 
Le surj)lus , ou ce que ï)èse sa malle, il le paie d''après 
lin tarif accoutumé, à tant par livre et selon la natiire 
du bagage. Le passager peut emporter 40 livres de ba- 
gage , en Prusse; dans les 'pàjs de Hesse , d'Hanovre, 
de Brunswick. , d'Autriche , de Hollstein, il a 5o jusqu'à 
60 et 70 livres de port franc. Dans les diligences de 
France de 10 à i5 livres. CexDendant si l'excédent n'est: 
pas trop considérable, on ne regarde nulle part à quelques 
livres de plus. Cet excédent se nomme , en termes de 
messagerie, le surpoids , ainsi que la somme qu'il en 
faut payer. 

Quant au prix des places, on trouve une taxe affichée 
dans toutes les maisons de poste. 

Ou est , depuis peu, redevable à deux hommes de 
mérite, M. de Vrints - Herherich et M. Uiez d'une dili- 
gence journalière entre Francfort sur le Mein et Stras- 
hourg. Ces messi«urs ont aussi établi entre la première 
de ces villes et celle de Bàle un coche qui part quatre 
fois par semaine. Ces denk diligences sont construites 
à l'insUr de celles d''Aiigleterre et pourvxies de toutes 
sortes de commodités pour la facilité des voyageurs de 
condition. Il y a six places. On peut bien se faire une 
idée de la bonté de ces voitures, qiiand on sait ce qu'elles 
ont coûté. Les entrepreneurs ont donné pour chacime 
d'elles la somme de i5oo florins. Ou parcourt en 06 
heures les 27 milles d'Allemagne qii'il y a. de Francfort 



101 

à Strasboiirg, en comptant le temps que l'on s'arrête en 
(jliemin. Une personne ne paie pas pins de 3ô krentzers 
du Rhin par mille , et elle peut avoir un sac de nnit on 
nn paquet de i5 livres franc de port. Les antres voi- 
tures pnbliqnes de Francfort it Nuremberg, Stuttgard , 
Fulde , Heilbronn , Manheim , sont tontes suspendues, 
depuis quelques années. On paie par raille 26 kreutzers, 
et l'on peut avoir de franc 00 à 06 livres pesant. L'an- 
teur de ce manuel a déjà fait plusieurs fois l'éloge des» 
diligences et messageries de la Tour et Taxis qui l'em- 
jportent à bien des égards et pour la commodité et pour 
le prix sur celles du nord de l'Allemagne. Il est per- 
suadé qiie tous les voyageurs qui les connoissent , en por- 
teront le même jugement. 

B. 

Voyages en -posts extraordinaire. 

La plus prompte , la plus commode comme la plus 
agréable manière de voyager est sans contredit la iioste 
extraordinaire. On est maître de sa personne , de son 
temps , de son séjour ; le plus grand désagrément qui 
puisse arriver, c'est d'être contraint de prendre, dans 
quelques endroits , un cheval de plus qu'il ne vous au- 
roit fallu , parcequ'il plaît à messieurs les maîtres . de 
poste d'en disposer ainsi. 

On a sa propre voiture ou non. Dans ce dernier cas, 
ie station en station, le maître - de poste vous en donne 
une pour une rétribution qui est ordinairement de 4 gros 
on de 2b kreutzers par mille. On paie en Prusse 6 gros 
sans tringuelte J dans les pays d'' Autriche , de Luuehourg 
et de JJanemarck rien ; dans celui de Brunswick égale- 
juent rien quand on ne prend que des voitiires décou« 
/ertes. Cependant l'embarras du chargement et du dé- 



1^2 

charçeraent répété mille fois, la perte du temps, le man-i 
vais état des calèches qui vous cahotent tout le long dii6 
chemin , en vous préservant assez mal de l'intempérie| 
de l'air, les frais de louage si souvent renouvelles dans| 
itn grand voyage , tout cela doit prouver au voyageur, 
que c'est gagner , sous tous les rapports , que d'avoir 
une voiture en ^îropre. 

En voyage , une voiture commode est précisément ce 
qu'est, dans la vie commune, une habitation commode 
La première qualité dHine bonne voiture de voyage con. 
friste à. être légère sans être fragile. Un cheval de pins 
ou de moins à une voiture ne laisse pas de faire une 
grande différence dans vos déboursés. De hautes roues 
de devant contribuent beaucoup à faire facilement rou- 
ler \ine voiture. Les voitures à flèche se mènejit aussi 
plus aisément que celles à cols de c^'gne ; ajoutez à cela 
qu'on éprouveroit moins de difficultés à faire réparer 
chez le premier maréchal de village uiie flèche qui vien. 
droit à se briser. Il est vrai qu'avec une voiture à flèche 
on lie petit pas tourner aussi coiirt sur l'avant- train ; 
mais tout le monde sait que, sur une grande route, on 
ne va pas tout- à -fait comme dans une grande ville, et 
qu'une chaise de poste n'est pas un carrosse. Pour ob- 
vier aux accidents qui, par la mixture de la cheville 
ouvrière, pourroient survenir, en montant les hauteurs, 
on peut adapter à la pointe de la flèche une forte bande 
de fer ou un anneau , en faire autant à l'extrémité pos- 
térieure dii timon , et passer dans ces deux crampons de 
fortes courroies. Par ce moj'en , Pavant . train ne se 
sépare pas de l'arrière - train, quand môme la cheville 
A'iendroit à se rompre. Les essieiix de fer roulent mieux 
que ceux de bois ; mais il y a un inconvénient ; c'est 
que s''ils se brisent, ce qui ne laisse pas d'arriver assez 
souvent, iuriout lorsqu'il fait grand froid, il est plus 
difficile de les réxxirer. De vieux essieux de fer qui ont 



io3 

i 

servi dans plusieurs voyages, et qni sont par conséquent 
à l'épreuve , sout bien préférables à ceux qui seroieiit 
tout neufs. On en peut dire autant des voituies de 
! voyage qui ont beaucoup servi , bien entendu qu'elles 
ne doivent pas être délabrées : elles volent infiniment 
1 mieux que celles qui sortent des mains du carrossier. 
On a différents moyens d'empêcher l'essieu de se dégager 
du moyeu des roues , et de prévenir par cette précaution 
les malheurs qui pourroient en résulter. Voici les prin- 
cipaux : des vis d'essieu avec une goupille qiie vous fixez' 
par le bas à l'aide d''une petite coiirroie , pour que le 
mouvement de la voiture ne la fasse pas sortir; des aron- 
délies qu'on attache au moyen d^'iuie vis siir la happe à 
Textrémité qui dépasse, ce qui n'est pas dispendieux, et 
peut se trouver partout ; des esses qu'on bouche avec 
une courroie à un crampon fixé dans l'essieu. Ce der- 
nier moyen est le phis usité pour les chaises de poste ; 
mais il ir'est pas le plus siîr : si la voiture vient à tomber 
d.ms un chemin creux ou ailleurs , votre coxirroie ou 
votre crampon peut fort aisément se détacher, sans qu'on 
s'en apperçoive, surtout si c'est de nuit que vous voyagez. 
Com^me la voie varie beaucoup en Allemagne , c'est une 
grande commodité que d'avoir une voiture dont les es- 
sieux soient assez spacieux pour en élargir ou rétrécir 
la voie à volonté ; ce qui cependant ne peut avoir lieu 
que pour les chaises de poste. Quant aux bâtardes et 
voitures angloises qui sont surmontées d'une vache, on 
s'exposeroit au danger de verser , si on vouloit en ré- 
tiécir la voie plus que ne le comporte la nature de leur 
construction. A la fin de cet article, on en trouvera im 
autre concernant la différence de la voie. Il est prudent 
d'avoir de nuit des lanternes à sa voiture. Il vaut en. 
core mieux n'avoir qu'une lanterne au milieu , pour 
éclairer eu même temps au milieti des chevaux et dans 
l'intérieur de la voiture. Une telle lanterne doit avoir 



par cons^ciiient deux verres on demi - globes , et celui de j 
l'intérieur doit pouvoir se férnaer. Une grande lanterne, 
comnle je l'ai dit, est pre'férable à deux lanternes iatér^- i 
les, par la raison qne si l'une vient à s'éteindre, on ne| 
peut se servir de l'autre à cause de la fausse lumière | 
qu'elle jette sur le chemin. Il n'est pas ici hors de pro* 
pos d'observer que les flambeaux sont un meuble très- 
superflu ; non- seulement il est dangereux d'en avoir par 
rapport aux villages oii l'on pourroit bien mettre le leii 
en passant ; mais encore il y a des chevaux qui peuvent 
5?en effaroucher. Je n'ai guères besoin de dire qxt'il 
doit y avoir dans chaque voiture une caisse que l'on 
puisse fermer à clef et enlever à volonté Quant à cette 
petite espèce d'armoire en demi -rond qui est pratiqxiée 
en dehors dans le fond de derrière, et qu'on nomme le 
tamhoiir , c'est une commodité qui devroit se trouver dans 
chaque voiture ; c'est un coffre, fort où l'on peut en- j 
fermer quantité de choses qu'on aime d^'avoir à sa portée. 

Les meilleures voitures, celles dont on se sert le plus 
communément, sont les chaises de Vienne ou Viennoises 
les voitiires angloises et les bâtardes, et, depuis quelques 
années , les voitures de HoUstein. 

On se sert le plus généralement, en Allemagne, des 
voitures demi- couvertes , qu'on nomme c/ia/jej ou vieil' 
noises, vraisemblablement parceqaie l'invention en vient 
de l'Autriche où l'on entend parfaitement le charronnage 
et la confection des voitures. Ces viennoises sont aussi 
légères que commodes, à quatre places; et poxir que les 
personnes assises sur le devant soient protégées contre 
le mauvais temps, on peut y adapter, k une tringle de 
fer, des mantelets de cuir que Ton peut très • prompte- 
raent boucler et déboiicler. Quant aux deux personnes 
du fond ,; elles sont suffisamment à l'abri des injures de 
Pair. Depuis quelque temps , on donne à ces chaises une 
demi- couverteur avec de petites fenêtres latérales, par 



io5 

devant iiwe petite jalousie qui s'ouvre et se ferme à vo- 
lojité arec quantité de petites fenêtres à la place du rtiaiu 
telet de cuir > dont oii se ^servoit autrefois. Cette der- 
nière manière est pre'férable à l'aiitre , attendu qu'on 
peut mettre une vache sur la voiture, sans compter 
qu'on a Tavantaje d'être aussi bien enfermé et par con- 
séquent aussi protégé contre le maiivais temps que si 
l'on se troxivoit dm s la meilleure berline du monde. Il 
est rar« qu'on s'a\*ise en chemin de rabattre le souFflet 
d^me chaise ; car, s'*il fait de la poussière ou que le 
soleil luise, ou aime mieux être à couvert ; et, s'il pleut^ 
l'abri est indispensable. Les chaises qu'on nomme fran- 
çaises ont le dessus à demeure. Lies anciennes chaises 
de Vienne ne sont suspendues qxie par derrière; par de- 
vant elles reposent sur l'essieu : ces voitures vont plus 
légèrement que celles qui sont à ressorts par durant 
comme par derrière. A présent on fait par tout de pa- 
reilles chaises. Il en existe une excellente fabrique à 
Offenhach ; cependant celles de Vienne et de Frague au- 
ront toujours la préférence. Un voyageur j^eut, presque 
dans toutes les villes \\n peu considérables, trouver à 
acheter cette sorte de chaises de rencontre et à très « bon 
marché. Elles peuvent coûter neuves de loo à ooo écus, 
selon le degré de bonté, d'élégance etc. etc. Une telle 
A-^oiture avec une malle et deux personnes se mène avec 
deux chevaux dans toute l'Allemagne, excepté dans le 
Hanovre, la Hesse et la Priisse, où cela souffre toujours 
quelques difficultés. En Saxe, le règlement autorise 
aussi les maîtres de poste à atteler trois chevaux pour 
deux pei sonnes , dès qu'elles ont leur propre voiture, 
quand même elle ne seroit pas chargée, tandis qu'ails sont 
obligés de mener deux personnes avec malle seulement 
eji attelant deux chevaux , dès qu'on prend la chaise à 
la poste. Cependant, sur les grandes routes, bien fré- 
quentées , les maîtres de poste sont assez justes pour ne 



io6 

^as l'exiger. On voit d'après tont ce que nous avons 
dit qu'une telle chaise de Vienne est pour le voyageur 
qui a son domestique , on en général pour deux per- 
sonnes , la voiture qui offre le plus de commodités, qui 
vous mène le plus vite , sans beaucoup de frais et avec 
le plus d'agrément. 

Ce qu'on nomme , en Allemagne, voiture anglaise est» 
à proprement parler, une chaise de poste d^ Angleterre. 
Trois personnes peuvent se mettre dans le fond ; et il y 
a ordinairement assez de place pour qu'on puisse mettre 
encore $ur le devant tm banc pour une qtiatrième i)er- 
sonne. Elles joignent à un extérieur élégant la légèreté, 
la solidité et la commodité au plus haut degré : hautes 
roxres de devant, malle, vache, essieux de fer, jalou- 
sies , serrures aux portières et quantité d'avantages sera- 
blabl\s. En nu mot, si la voiture est Phabitation du 
voyageur , les voitures angloises sont assurément l'habi- 
tation la plus commode et la plus agréable qu'il puisse 
choisir. On sait ce que c'est qu'un ouvrage anglois ; une 
pareille voiture est bien faite pour en prouver l'excel- 
lence. 

Dans les papiers publics des grandes villes , on trouve 
souvent des annonces de toutes sortes de voitures de 
rencontre. Un coupé anglois se mène, sans difficultés, 
avec 4 chevaux dans toute l'Allemagne , bien souvent 
avec 3 seulement; et moi-même, dans mes voyages, 
même dans les montagnes de Bohème, je n'ai jamais eu 
que trois chevatix à mon coupé. La marche des chaises 
angloises, sur les belles routes, est si douce qu'on ne 
sent presque point de mouvement. Madame de Genjis 
prétend, dans son Voyageur, que les personnes qui vo- 
yagent pour leur 'santé, devroient i^référer les voitures 
un peu dures aiix douces , par la raison que le mouve- 
ment d'une telle voiture , pourvii qu'il ne soit point trop 
fort, peut être salutaire contre la jaunisse, les obstrue- 



107 

tions et autres maladies. Cependant je doute qtie tontes 
les dames se de'clarent de sou opinion; je snis persuadé 
qu'elles préféreront toujours un léger balancement à tous 
les cahots possibles, dussent - ils être cent fois pins fa. 
vorables à la santé. Les voitures augloises ont ordinaire, 
ment le train et la volée sans palonniers. Comme les 
postillons d'Allemagne ont d.ius l'idée que leurs chevaux 
en vont mieux, lorsqu''il y en a , je conseille aux voya- 
geurs d'en faire mettre à leurs voitures, pour éviter les, 
désagréments qui pourroient en résulter pour eux, si, 
faute de palonniers , on avoit mal attelé. 

Une sorte de voiture qui, pour la solidité, la légé. 
xeté, la commodité et tontes les autres qualités possibles, 
ne le cède pas à ces chaises angloises , sans être aussi 
élevée , et qui mérite d'être recommandée aux dames et 
aux personnes qui voyagejit avec le\ir famille ou aux 
voyagcnrs de distinction , est une voiture d'iu\"entiou 
axitrichienne : on la nommi> Bùtarde. Elle a toute l'élé- 
gance des voitures angloises. Au devant de la caisse est 
une avance qui, en dehors, -forme un siège pour un 
cocher ou \\n domestique ; et en dedans elle présente , 
dans sa capacité, phis de place qu'il n'en faut pour ujk; 
cassette et d'autres effets de voyage. Une autre com- 
modité, c'est que le clapet qui ferme en dedans, fait en- 
core Toffice d'une table à ressorts qui se lève et se baisse 
à volonté. Entre les deux roues de devant, on atlaclie 
une malle ; on en fixe une autre avec des vis par der. 
rière près du siège du domestique; et, sur l'impériale, 
comme sur celle des autres voitures , nu peut mettre 
nue vache. J'ai vu, dans le midi de l'Allemagne, de 
telles bâtardes avec trois et quatre personnes, un bagage 
assez volumineux, que trois chevaux traînoient avec ali- 
tant de facilité q\\e si ce n'eiît été qu'une malle de cour- 
rier. Ces voitures avec la vache ne reviennent guères 
qu''à 400 ou 600 floiins ou à 200 ou 3oo écus de conven- 



io8 

tion. Cependant il n'est pas rare de. les acheter à meil- 
leur marché de rencontre, à Vienne et à Frague. Main- 
tenant on en fait partout ; mais lés bâtardes de Vienne 
conservent toujours la prééminence. 

Ce seroit ici le lien d'insérer , ponr les possesseurs 
de voitures angloises , bâtardes et autres voitxires fermées, - 
quelques notices concernant la manière d'en tirer tout 
le parti possible, et d'obvier à raille inconvénients qii'on' 
ne prévoit pas toujours. Les meilleures jalotisies sont 
celles de bois : il faut que les bandes soient disposées 
de manière à ce qu'au moyen d'un ressort on puisse les 
tendre horisontalement , en laissant assez d'intervalle pour 
voir les objets extérieurs , donner un libre passage k l'air, 
et garantir contre le soleil. Si, au lieu de se tendre, 
elles se lèvent, on passe on haut un bouton pour qu'on 
xje puisse les baisser par ie dehors , ni x'^sser la main, 
dans la voiture. Les rideaux de soie sont antiques, in- 
commodes, emp'chent de voir au dehors, et dérobent 
l'air libre. Les meilleurs ressorts, ceux qui ont le plus 
de solidité sont formés en renversé. Il faut que chacun 
des ressorts soit entouré de fortes cordes. Dans le« pas- 
sages dangereux , abaissez toujours vos glaces ; rien de 
si dangereux que les morceaux de verre, surtout de 
verre de miroir lorsqu'on verse, ou que les glaces, par 
qiielqn' accident, viennent à se briser et à voler en éclats. 
Dans les bois , pareil accident peut aussi arriver par le 
choc des rameaux et des branches d'arbres ; il faut par 
conséquent user de la même précaution, et se garder 
aussi de mettre les mains oxi la tête aiax portières. 
Lorsqu'il fait bien chaud, il est un moyen de se procu. 
rer une agréable fraîcheur ; c''est de faire mettre sur 
l'impériale de sa voiture une couverture de laine bien 
imbibée dVaii froide sortant du puits. Faites- la re. 
tremper à chaque station, et vous ne serez j)oint incom- 
mode de la chaleur. Que la malle iirincipale soit toujours. 



109 

comme iions l'avons déjà observe, entre les roues de 
devant , et que le siège du domestique avec ses poches 
boucle'es à l'eiitour se trouve derrière, sans toutefois 
ôter aux voyageur la vue des ol;jets exte'rieurs. On de- 
vtoit toujours avoir dans un sac de cuir attache à sa voi- 
ture les objets suivants, pour pouvoir se tirer d'embar- 
ras, en cas de besoin : une cheville ouvrière, une couple 
de ressorts que l'on puisse substituer sur le champ à 
ceux qui seroient rompus , un marteau formé eu hdchè 
d'un côté et le bout du manche eu queue d'aroude de 
fer, des clous à vis, ■éês' èssés ou arondelles de roue etc. 
Oue l'enrayure, meuble indispensijble.en voyage, soit de 
fer et attachée par le moyen d'une chaîiie. Adaptez à 
votre enrayiu'e d'un côté un crochet et de l'autre une 
courroie ou petite chaîne, que vous passerez en dedans 
sur la jante. Vous eraptci.ez par ' là l'enrayure de se 
détacher, ce qui petit arriver dans les descentes dange- 
reuses. 

Depiiis quelques années, on se sert beaucoup, en 
Allemagne d''une sorte de voiture nommée en langue à\i 
pays : Kiirwagen ou Stuhliuagen. On ne les connoissoit 
autrefois que dans le Holistein et les contrées environ. 
liantes. Ces voitures ont de la ressemblance avec les 
chariots décaiïverts dont on se sert en Saxe : elles ont 
de hautes roues de devant; au milieu est suspendue tine 
Clisse de voiture aii moyen de courx'oies ou de ressorts ; 
deux personnes peuv.enc y être fort commodémetit à l'abri 
des injures de l'air. On. peut , outre cela, mettre plu- 
sieurs bancs , mais à découvert. Derrière, est le magasin 
pour leî bagage qui se couvre avec uu tablier de cuir. 
Il n'est point de yoittire de voyage sur laquelle on puisse, 
sans qu'il y paroisse , charger aiitant d'effets. Il y a de 
ces voitures de Holistein qui sont si légèrement construi- 
tes qu'on l«s mène sans difficulté à la poste , avec deux 
chevaux seulemejut, chargés de deux personnes. Les 



110 

meilleures sont sans doute celles qn^on fait eu Basse. 
Saxe où elles sont en vogue ; cependant on en fait aussi 
à présent d'excellentes à Berlin et dans les nouvelles fa- 
briques d''Off''.iihach et de Darmstadt. Les prix sont en 
proportion de l'elegance et d'^autres qualités plus essen- 
tielles : il Y en a de i5o à 400 écns, 

L.*'nsage d'Allemagne est de payer à la poste , avant 
le de'part. Dans les paj-^s où il existe une différence entre 
ce qu'on nomme l'argent de convention et l'argent .cou. 
rant, c'est tonjo^irs cette sorte d'argent qu'il faut don. 
ner. On payoit par mille pour chaque cheval, en 1808. 

Iloy. de Saxe. JJiichcs de Saxe. lioy. de ffeslphalie. 

10 gros. 10 gros. 10 gros, 

autrefois 8. autref. 8. autref. 8. 

Hanovre. Prusse. 

12 gros. 12 gros. 

autref. 8. autref. 8. 

A la deriiière station en allaiit à Berlin , et en par. 
tant de cette ville, on paie le double: cela se nomme 
poste royale. 

Alix postes de la Tour et Taxis. 

37 kreutzers et y^ et aussi 45, 

autrefois 00. 

Dans les Etats autrichiens, 

35 kreutzers , argent fort, 

autrefois 22 y4- 

Nous ignorons jusqu'à présent si ces augmentations 
seront de longue durée , ou si on eu reviendra aux an- 
ciens prix. Cela dépend, en grande partie, de la cherté 
des fourrages. 

Dans la Tojnéranie suédoise, on paj'oit autrefois par 
mille, pour chaque cheval 8 gros en moniioie de Suède. 



1 1 i 

Une calèche coiite 4 gros par mille. Le tringuelte ac- 
coutumé est de 4 gros par station ponr 2 chevaux, de 3 
pour 4clievaxîx, et de 12 gros p'our 6 chevaux. On vous 
donne 2 chevaux i)our une voiture demi . couverte on 
une chaise légère à deux places et à petite voie, pourvi\ 
^ne vous n'ayez qu'une valise. Si vous avez plus d'équi- 
page , ou que vous soyez trois personnes, ou qne votre 
voiture ait la voie large, on voiis attèle 5 chevaux, et 
tnême 4, si votie bagage pèse plus de 5oo livres, eu 
comptant une grande persojine pour i5o livres, et les 
enfants au .dessons de 14 ans pour 76 livres. On met 
toujours 4 chevaux à un coupé anglois ou voiture de 
vo)'"age, pourvii que le j)oids des personnes et celui de 
leurs effets n'excède pas 800 livres J si non il faudroit 
prendre 5 ou même 6 chevaux. 

Il eu est de même dans les pa^^s de Schleswjg, Holî' 
steiti et Altona. On paie 16 schellings de Lxibek par 
cheval pour \\n mille. Le vague - maître reçoit deurs;; 
schellings par voiture, et le postillon quatre schellings 
par mille. 

Il existe, dans VOstfrue , des règlements de poste 
tout particvliers. C'est un certain nombre de bourgeois 
nommés TîoztZi'erj- qui, sons la direction du maître- de post» 
de chaque endroit, fournissent, à tour de rôle , les che. 
vatix de poste, ou comme ils les nomment les charrois 
à.^ ordonnance. Le prix des milles varie suivant les sai- 
sons ; en été', savoir, depuis le i. Mai jusqu'au dernier 
Septembre, on paie par cheval 8 gros; mais, en hiver, 
25- stubers o\\ ii gros. Le poiir- boire est, par mille, 
de 6 ^ stnbers ou de 3 gros. Quiconque n'a pas sa 
propre voiture paie pour une calèche oti verte .i3 st. et 
^ ou 6 gros ; p,oiir une voiture couverte à 2 chevaiix 
9 stub. par mille , et pour une à 4 chevaux i3 st. «t demi. 
Le vague-maître reçoit, d'après le règlement, 3 stub. pour 
une voiture à 2 chevaux, 4 stiib. j)our une à 4, pour 



112 • 

Li commande des chevaux et outre cela 4 st. et demi potiir 
la graisse { Schmiergeld). Le voyageur a encore des 
droits' de i^eage, de bac, de pont, de passage à payer. 
1 ou 2 personnes avec 200 livres pesant de bagage, et 

3 personnes avec 100 livres prennent 2 chevaux. Four 
éviter toute dispute, on a fixé les distances de la ma- 
nière suivante. 

De Aiirich à Emden , Korden , Esens , "WittHiund 2 
milles ou 4 lieues. Jéver 5 m. ■ Neubouig 4. Bockhorii 

4 y^. Varel 0, Oldenbour^g 8. Delmenhorst 11. Brème 
1,3. Leer 3. Weender 4.- Liugeu 12 milles. 

De JLmden à Norden et Leer 2 milles. De Leer à 
Nordeii 4' mil. Esens 5. "VVittmund 5. lever 6. Goedens 
6 y^.'-Néuenbourg 4. Eockhorn 4 y^. Varel 5. Oldeu- 
bourg 6 Y^. Delmenhorst 10 J,4 Brome 1 1 j/^. '"Weender 
1. Liugeu g milles.^ f:fi<l «'^l auivfj Sïtci^B» ©.fa j;ia iw. ii 

De JS'orden à Emdp'n ét'E^eïisr 2'"'Aiilles;\ A/Vittiniind 5, 
Jéver 4. Goedëns 5 ^. Neuènbotirg 6. Bockhorii 6 y^ 
Varel 7. Oldejibourg 10.. Delmenhorst 10.. Brème iS. 
Leer 4- Weeiider 6. Lingeu i4 milles. 

Dans la plxîpart des règlements de poste, en AUemiagne, 
on a statué sur le nombre de chevaux que doit prendi"© 
■3e voyageur , en raison de son bagage et du aiombre des 
personnes. jS'ons' avons déjà parié des postes du, royaumfiî 
de Saxe. Dans le pays de Brimsivick , une voiture à 
qiiatre places avec 4 personnes , 2 domestiques et tout 
au plus 000 livres d'effets s'attèle avec 4 chevaux }- une 
avec personnes, 1 domestiqtie et 200 livres,, 3 chevaux ; 
une aveo 2 personnes, 1 domestique et aôo livres, 2 
cheva.ux ; une demi,- chaise avec 3 personnes , eu comp- 
tant les domestiques et i5o livres,. 2 chevaux.. ; 
•■'"Au mois d'Octobre 1800., on fit, en Prusse, un ex- 
trait des règlements de poste j en vertu duquel, sur toutes 
3es routes fréquentées , toute poste qui arrive "doit êti?e 
expédiée dans l'espace d'une heure. Si le voyageur fait 



ii3 

attendre «ii delà d'une heure les chevaiix attelas, il est 
tenu de payer par cheval et par heure, 2 gros pour l'at- 
tente ; il en paie autant s'il a envoyé nn passe, avant, 
et qu'il soit arrivé neuf qxiarts d'heure plus tard qu'il 
n'dst marqué dans son passevant. Mais alors on ne compte 
pas les deux premières heures. Une thaise à demi, cou- 
verte , on une autre voittire légère d'une construction 
semblable avec une demi- couverture ou sans couverture 
ne s'attèle à la vérité qu'avec deux chevaxix , s'il n'y a 
qu'une personne et xme malle ; mais s'il y a 2 person- 
nes, il faut chaque fois prendre et payer 3 chevaux; et, 
s'il y a 3 personnes, il Emit 4 chevaux. -Quand on a 4 
chevaux, le postillon est obligé de se mettre en selle, 
si ou l'exige ; mais quand on n'en a qu« 2 ou 5 , sa 
place est siir le siège. Une voiture fermée à deux places 
avec 1 ou 2 personnes , prend 5 chevaux; et, s'il y a 
3 ou 4 personnes, 4 chevaux. Chaqiie voiture à quatre 
places, à demi ou tout- à -fait décoxxverte, ou entière- 
ment couverte, demande 4 chevaux, quand même il n'y 
auroit que 1, 2 ou 3 personnes. PoTir 4 personnes, on 
est teim de prendre et de payer 5 chevaxix. Si le nombre 
des personnes s© monte à 5 , 6 ou 7 , il faut 6 chevaux 
et 2 postillons. Et si, outre les 7 personnes, les équi- 
pages sont considérables, on vous oblige à prendre et à 
payer 8 chevaux. Si l'on vous donne quelqiie part moins 
de chevaux qxie ne le prescrit le règlement, c'est sans 
conséquence pour les aiitres stations ; on auroit donc 
tort de s'en prévaloir. Chaque domestique compte pour 
1 persomie. Les enfants au dessous de 6 ans ne comp- 
tent pas. i ou 2 enfants de 6 à 12 ans pour une per- 
sonne, et chaque enfant au dessTis de 12 ans pour une 
grande personne. On. doit faire sur la chaussée 1 mille 
à l'heure , sur un bon chemin ordinaire ^, et sur un 
mauvais chemin ^2. Ou nomme mauvais chemins tout 
sol sablonneux où, jiar une grande sécheresse, on en- 

8 



*M 



l 



fuiiee dans.,l<^ sable ,• ton t terroir grgs et lirnQiienx que 
les temps phivieiix -et Jinipide* pi» t rempli de , fondrière.- i 
Kn parei^ cas,, si le^ voyageur n]^, pas pris, du conseiite- ■ 
^naent du maître de. iiofte , .le, nombre de chevaux prescrir, 
^1 ne peut ;pas wiSu plus, yii les mauvais chemins, se 
prévalpir, du règl|p^ent i^rJcite'. Aucun postillon ne doit, 
,^aus, l'aveu du voyageur, s''arrcier. ,60 chemin , changer 
.jl,e. chevaax avec un autre, entrr-r ,-m cabaret, excepté 
dans les stations de 4 mil|es j_ iilor^s il. lui est permis de 
donner une seule fois à ses chevaux du foin et dii pain. 

Dans les pays de Heste et d'I^Linovre , 2 ijersonne* 
doivent prendre oche\^aux; 5 ou 4 perso2nies, 4 chevaux.; 
5 ou 6 personnes, 6 chevaux. C'est .dans le midi de l'AU 
lemagne et dans les Etats autricliicns que l'on traite les 
voyageius le p.his raisonnablement, sous le rapport du 
nombre de chevaux. Deux personnes n'y prennent ja- 
.raais plus de 2 chevaux , 3 ou 4 personnes iCeix j>ren- 
nent que 3 ; et il faudi;oit qu'une voiture fxit bien lourde, 
surchargée ou trop pleine de voyageurs, pour que l'on 
refusât de la mener avec 4 chevaux. 11 est bon de se 
faire précéder d'un passe, avant, ppur trouver à chaque 
station les chevaux toiit prCts. Cettp mesure est même 
indispensable poiir tout voyageur qui: voudra parcourir 
en peu de temps tine grande, éteudtie. dç, pays. , 

La règle ordinaire, est de do,nnei:anx voyageurs, pour 
les mener plus loin, autaiit;^ de chevay^jf qu'ils eji avoiejit 
en arrivant. Mais, il^^sj df^^u-jîtriC^ d,e .p<9st,e, qui savent, 
assez soiivent vous forcer^ s<pns divers p;i;évextes, d'en 
prendre davantage. On s'en consoleroit bien, si Ion 
étoit quitte pour une seule poste ; mais il est rare que 
l'on pnisse se défaire de ces surnuméraires qui , au bout 
du voyage, ne laissent pas de faire un grajid surcroit de 
dépense. Ces maîtres - de poste ont beau vous donner 
des cerrificats par lesquels ils attestent que vous n'êtes 
venu qu'avec tant de chevaux, et que ceux qu'on vous 



ii5 

A donnes âe pins, vn l'eirpire des circonstances, ne doi- 
vent point tirer à conséquence anx stations suivantes; 
tons ces écrits ne vons servent de riènj car les antres 
maîtres -de poste n'y ont axicnn égard. Si vons n'avez 
pas le règlement pour vons, vos prières, vos menaces 
seront de nnl effet; vons êtes à la merci de ces mes» 
sieurs. Ci? qu'on peut faire de mieux, c'est de donner 
lin bon tringxielte au vague-maître, ou de gagijer de la 
même manière le postillon qui doit vons mener , pour 
qu'il n'aille pas vous débarqiier devant la poste, mais 
bien dans une auberge où il détélera, sans q\i'on sache 
le nombre de chevaux que vo\is aurez eus poxir venir. 
Vous pouvez aussi proposer au maître- de peste de lui 
payer un ou deux chevaux de plus qu'on n'en a mis. 
Quand un paj^s est connu pour ces sortes de difficultés, 
le i:>his sage parti est de prendre tout uniment un voi- 
turier ' de louage pour parcourir cette partie de votre 
route. Quant aux courses de couriers , et tout ce qui 
est d'usage pour les domestiques ou piqueurs que les 
grands seigneurs font courir la poste, à côté de leurs 
voitures ou devant, le postillon doit se charger de la 
valise du courier, dont le poids ne doit pas accéder 
celui de 40 livres, et le domestique qui accompagne la 
voiture à cheval, ne doit la quitter , et prendre le de. 
vaut , qu'à une lieue du relais. 

Dans bien des endroits, le castiel dii graissage est au 
vague-maître, souvent même au maître - de poste. Dans le 
roidi de l'Allemagne , on paie i2 à 14 kreuzers , en Au- 
triche 17 kreuzer et 10 lorsqti'on se sert de sa propre 
boîte à graisser les essieux. Dans les pays de Saxe, Prusse, 
Hanovre, Hesse, on ne donne pas moins de 3 à 4 gros. 
Nous avons déjà dit quel étoit l'usage en Poraéraïiie , 
dans les pays allemands du Roi de Danemarck. et en Ost- 
frise. On peut dire en général que cette vieille routine 
d'Allemagne de graisser les essieux à chaque poste , con- 



ii6 

serve'e plntôt par la cupidité que par la nécessité, est 
une des raille et une entraves qu'on i"encontre en voya* 
géant dans ce pays, et qui ne laisse pas de vous caiiter 
à la longue un temps considérable. 

Les roues ne s'embrasent pas atissi facilement que 
bien des gens se l'imaginent. Il n'y a guères que les 
voitures toutes neuves qui soient sujettes k cet inconvé- 
nient, et qui aient quelquefois donné lieii à cette ap- 
préhension. <^uant à celles qui ont déjà servi, elles se 
troTivent suffisamment garanties par l'épaisse croixte de 
cambouis dont sont enduits les essieux» mais, a\i cas 
que cela arrive, on n'a qu'à jeter un on deux seaux d'eau 
sur les moyeux. Je ne sais que l'Autriche on il existe 
un règlement fort sage q\ii veut que, dans les stations 
de deux milles, on ne graisse qu'à la orne. Comme dans 
beaucoup d'endroits, la graisse consiste en une substance 
mal- propre, coriace au lieu d'une graisse onctueuse, 
le voyageur qui aime à ménager sa voiture, feroit bien 
d'avoir toujours sa propre boite à graisser. Toutes les 
fois que l'on graisse, dites .à. votre domestique d'avoir 
l'oeil à ce que cela se fasse bien , ou voyez . y vous 
même, ce qui est encore plus sxir, afin qiie les vis, cla- 
vettes, goupilles, tout en un mot soit remis en ordre; 
car personne n'y est plus intéressé que voxts. A cette 
occasion ne manquez pas de faire votre ronde autour de 
votre voiture , pour voir si les malles , sont en bon état, 
et si rien ne s'est dérangé. Il existe, dans quelques pays, 
outre le graissage, d'autres faux - fraix ; comme à Ham- 
bourg par ex. on donne au vague -maître i marck pour 
l'expédition. X)an$ le pays de Bninsv^-ick i30ur la com- 
mission de 3 à 4 chevaiix, 2 gros, de 6 chevaux, 9 gros. 
Dans le midi et quelques autres parties de l'Allemagne, 
on vous fait payer une certaine somme à titre d'amende, 
quand votis faites attendre les chevaux attelés au delà 
d'iuie demi - hç-xue. 



117 

Pour faire aller la voitnre , il faut bieii graisser ! 
Vérité qui doit plutôt s'eutendre des postillons que des 
essieux. De tous les tringiieltes qu'un voyageur dispense 
en route, il n'eu est pas de mieux employé 'x^ue celui 
qu'il donne au Schwager y (ce mot, qui signifie hcaw 
frère t f>e donne familièrement aux cochers et pqstillons 
d'Allemagne, comme on dit, en France, compère à de» 
gens du commun, pour les mettre plus à leur aise, et 
les rapprocher de soi. ) Quiconque , en pareil cas , se 
montre ladre et mesquin , prouve qu'il n'a pas beaucoup 
voyagé, et qu'il n'entend pas ses intérêts. Quelques 
gios de plus , quelques kreuzers an delà de la taxe, 
c'en est assez pour faire votre réputation de x>oste eu 
poste; et cette tradition rapporte à celui qui en est l'ob- 
jet un profit tout clair, en ce qu'on l'expédie plus promp- 
tement, on le mène plus lestement, et on en ménage 
pins sa voittire. La phipart des règlements fixent le 
pour - boire des postillons ; mais c'est une taxe que le 
voyageur ne doit jamais prejidre à la lettre, à moins qu^il 
n'ait quelqtie sujet d'être mécontent du Schwwger. Il y 
a de ces sortes de gens qiii ne sav^ejit pas sentir le prix 
d'un bon traitement. Dans tnie telle extrémité, pour 
qu'un pareil drôle ne s'avise pas de vous noircir dans 
l'idée de ses camarades , j\ii coutume , après quelques 
remontrances, de lui donner son pour «boire en présence 
du nouveau postillon ; et je fais entendre à ce dernier 
q\ie j'espère en être mieux fiaité, et qu'au cas qu'il ne 
me satisfasse pas non i)his , il n'aura pas cette bagatelle 
mais mon taux ordinaire qui est, de tant et tant . . etc. 
^ux postes du Prijice de la ToTir et Taxis, l'usage est de 
\onner, par station de 2 on 3 milles, nu florin du Rhin; 
't, en Saxe, en Priisse, dans le Hanovre, au moins «11 
lorin de convention. Si les stations sont plus longues, 
1 est bien juste de donner davantage. 



ii8 

Dans les Etats de la monarchie autrichienne, on a, 
depuis i8o3. , fixé le taux du pour- boire de la manière 
suivante. 

Ifl'oTnbres dé çhev. Post simple, i Va station. Double station 

a 3o kr. 45 kr. i fl. 

5 45 — 1 fl. 1 — 3o kr. 

4 ifl. ^î_. i_3o— 2 

6 1— 3o— <i-^ i5 — 3_ — — 

Les postillons ont coutume de mener vite dans les 
villes : il ne faut pas sVn formaliser, mais les exciter 
bien plutôt à redoubler de vitesse; car, s'il y a qilelquo 
chose de détraqué à votre voiture , il vaut mieux que 
cela se découvre là où l'on peut avoir de prompts se 
cours. Ce seroit bien pis, si cela ne se déclaroit que 
sur la grand, roxite. Si votre voiture soittient le cahô 
tement du pavé, vous avez tout lieu d'espérer que vous 
ferez sans accident pour le moins la première poste. 
Quand quelque chose vient à se rompre, les ouvriers, 
4''i^itelligence avec le postillon ou le vague. maître, vons 
jfont le dommage plus grand qu'il ire l'est , pour tirer 
phis d'argent du voyageur. Examinez donc vous-même, 
ou faites examiner par un domestiqiie de confiance , avant 
de faire raccommoder ce qui s'est brisé > et convenez 
du prix. 

Il failt rendre aux postes de la Tour et Taxis la justice 
qu'elles méritent. Elles vous expédient très- bien et mè- 
nent diligemment , sans vous faire aucune de ces diffi- 
culiés inutiles qu''on fait, ailleurs • à l'égard du nombre 
des chevaux; ajoutez à cela , que les employés des bureaux 
sont plus honnêtes , les postillons plus modérés , plus, 
faciles à contenter que dans beaucoup d'autres pays dVM», 
lemagne. J'ai été à même de m'en convaincre dans mes 
voyages en Souabe, en Franconie, sur les frontières dçj 
la Bohème, sur les routes de Ratisbonnc, Constance, 



119 

Lindaii, Aiigsboiirg ; et j'aime à en rendre nu si bon 
témoignage. On en pent dire aiitant de tous les antres 
pays de l'Allemagne méridionale. Quant au^ord , depuis 
la guerre de Prusse , les coiiriers françois ont bien su 
faire perdre aux postes de cette contrée leur ancienne 
lenteur ; elles rivalisent à présent avec celles du raidi. 

'" Lorsque deux postillons de deux stations se rencon- 
trent en route, il leur arrive quelquefois' dé'^^trôquer de 
chevaux, ee qui est fort désagréable pour le voyageur. 
Mais ses protestations ne sont pas toujours écoutées ; et 
quelquefois même il y gagne , s''il est vrai qu'il y ait 
manque de relais à la prochaine station , et que ce ne 
soit pas un vain prétexte , iin simple caprice du Schwager. 
Rien n'est si peu fait pour plaire aux A^oyageurs que 
cette nouvelle: Ici finit ht chaussée \ Le midi de PAUè- 
mague a, sous ce rapport, de grands avantages sur le' 
nord. On peut, dans l'Allemagne méridionale, aller dans ■ 
toutes les divectioiiS'- possibles, dep*iis Frkiicfbrt; -jusqu'à 
Vienne , de là jusqu'en Italie et en Suisse , et de la Suisse 
retourner à Francfort; et l'on trouvera par tont des 
chaussées, c'est-à-dire des chemins bien ferrés. Bés"f 
chaussées de Bavière , de Fulde , de Wnrzbourg , ds "^ 
Wurtemberg, de Eayreuth sont du nombre des plus bel- ' 
les qu'on puisse voir , si elles n'ont pas été ;i;ritées par 
les fréquents passages de troupes, les transports d'artil- 
lerie et de munitions de guerre. Joignez -y celles d''Au- 
triche, de Bade et du Prince • Primat. Les chaussées de 
Saxe, Meiningen , Weimar, Gotha qTii existent depuis 
quelques années, et que l'on continue d'ejitreténir avëo 
le plus grand soin, nous font espérer qu'en y compre- 
nant celles de quelques districts du pays d'Hanovre et de la 
Hesse , ces utiles établissements né feront" que s'étendre 
de plus en plus en Allemagne, à la satisfaction des ha- 
bitants et des voyageurs. 11 li'esfi pei-sônne qui ne paie 
volontiers une couple de gros ou de kieu'iers, dès qu'on 



120 \ 

me les exige pas pour de simples barrières sans cl^ansséei 
mais bien i)onr une bonne rovite et une véritable amé*\ 
lioratiou de chemins. En Bavière et dans le Palatinat, 
on fait payer au voyageur Is droit de péage en totalité et j> 
"une fois pour toutes ; les postillons , sotts prétexte d'é- 
pargner aux voyageurs la peine de changer des pièces de 
monnoie et d'arrêter au bureau , ont coutume de s'of- 
frir de le payer au retour. Comme il est bien possible 
qu'arrivés à la station, ces gens demandent plu>s qu'il ne 
leur revient, le voyageur a toitt sujet de craindre (Jue 
le Schwager ne le dxipe. Le mieux qu'on ait à faire, est 
donc d'avoir toujours tout prêt un peu de monnoie du 
pays qu'on peut aisément se procurer à l'instant du dé- 
part, pour donner soi-même le péage à chaque bureau. 
I^îe permettez jamais à vos postillons de sVcarter de la 
grand, route pour prendre des chemins de traverse ou 
passer sur lés champs ; ce seroit s'exposer à des amendes 
pécuniaires et peut-être à de plus .grands désagréments. 

Disons nn mot toucïiant le costume le plus favorable 
pour les voyages, du moins celili des hommes. Il n'en 
est peut-être pas de plus commode, de plus propre à 
garantir de l'engourdissement, de l'enflure des jambes et 
des pieds ainsi que de toutes les sortes de mal . aise que 
cause un long voj'-age, il n'en est pas de plus convenable 
que les pantalons qu'on porte à présent avec des demi- 
bottes larges qui ne gênent point , ou bien des so\ilier3 
noués avec des rubans. Si la saison est belle, et que 
ni la neige ni la glace ne commandent un vêtement plus 
chaud , au lieu de traîner avec soi une ample redingotte 
ou un manteau embarrassant , on fera bien de n'emporter 
qu'un Spencer qu'on met par dessus ses habits , de nuit 
et dans les fraîches matinées ; et ce préservatif sera bien 
suffisant pour ne point contracter de maladie. 



121 



Différence de la voie ^ ou, distance entre les roues, 
en Allemagne. 

Pieds du lihin. Pouces. 

AngsboTirg ............ 3 . . Syk 

Bavière ....."....... 4 , . 4)^4 

Berlin et la Marche de Brandebourg 4 . . 1 

Boli?=itie 3 . . 6 

Brmis\vick . * 4 • • 4/4 

Danzick ..'.•..;..... 3 . . 2 

Dresde ............ 3 . . 6 

Francfort sur le Mein 3 . . 1 1 V4 

Gueldres ^ . . . 5 • . — 

Halle, pays de Magdeboiirg .... 4 . . 5 V3 

Hambourg 4 .. 2j4 

Hanovre et Kalenberg 5 • • x ^ 

Hanovre et Luneboiug dans les sables 5 . . 5^/2 

Leipsick . 3 . . 85^ 

liubeck 4 •• 2J/2 

Moravie 3 . . 6 

Mecklenbourg 3 . . 6 

l^înremberg et Franconie 3 . . 11^3 

Palatinat 5 . . — 

Pays de la domination autrichienne 3 . . 6 

Pomeranîe o . . 6 

Silésie 3 . . 3 

9ouabe 4 • • 4 /'2 

Thnringe 3 . . 5 

"Wurtemberg, comme la Souabe et les 

environs 3 . . 6 

Zittau, Lusaid 5 . . 2 

P a y s é t r a ng e r s. 

Angleterre 4 • - 4y4 

Danneraarck 4 • • 4 

France 4 . . 4 14 



122: 

Piedxdurihin. Fonces. 

Hollande • 3 . . 6 

■^loiigrie 3 . . 6 

Pologne 3 . . 6 , 

Prusse 3 • • 2 

I\iga , et Livoiiie . 4 • • 9 

Russie 4 • • 4 

Suède 4 • • 4 

Suisse 3 . . Il y^. 

Quelle embarrassante diversité ! Si votre voiture n'a 
pas la voie , elle soxiffre indubitablernent ; elle n'est plus 
roulante, va de droite , de gauche , tombe dans des creiix 
d'où elle ne se retire qTi''avec peine. Il y a plus : il 
est des pays ovi , sur les chaussées , on demande axi voy- 
ageur le doTible du péage ordinaire pour le dommage 
que l'on suppose occasionné par le manque d'erres. A 
Hambourg, par exemple, un Voyageur trouve vers l'Est 
Tine tout autre voie que celle qu'il avoit eue vers l'ouest. 
Une voiture quelconque , qu'elle ait été construite où 
l'on voudra, aura, d'après ce que nous venons de dire, 
trop de largeur dans un pays et pas assez dans le pays 
le plus prochain. Comment donc remédier à cet incon- 
vénient? Potir les chaises, ce n'est pas bien difficile. 
On n'a qu'à donner à l'essieu la longueur de la plus large 
voie ; à - peu . près 6 pieds et yi du Rhin. Il y a de 
chaque côté un morceau de bois tout particulier avec 
un anneau de fer qu'on peut adapter à l'essieu et ôter 
à volonté. Si l'on ôte ces deux morceaux, on a la voie 
la plus étroite ; si on en ajotite un au milieu et qu'on 
mette les deux , on a la phis large. Cependant on se 
ïappelera ce que nous avons dit à ce sujet pour les voi. 
tuies hautes et chargées de vaches. On courroit trop 
de risques à vouloir en. rétrécir ou élargir la voie par 
la raison que le moindre changement dans Penserable et 



123 

les proportions d'une telle voiture peuvent aisément U 

xeudre plus versante, et nccasionner les plus fâcheux acci- 
dents. Les voitures angloises ont 4 pieds 4 p. et y^ de 
largeur; la voie ne peut se rétrécir tout au pins qu'à 
quatre. Les bâtardes d'Axitriche ont toutes 5 pieds 6 
pouces ; et cette mesure est, k mon avis, la plus cou. 
venable et celle qui mérite la préférence ; car une voi- 
ture , avec une pareille voie , passera partout sans dif. 
ficult<?s. 



124 



VII. 

Tableau de la navigation sm- le Rhin ^ jusqiCh 

Coblence y et retour jyar terre et par le chemin 

des bains. 



Il y a trois manières de faire par eau ce voyage. 

1. On prend une place au coche ou diligence d'eau; 
ces coches partent de JSÎayence oxx de Cassel , tous les 
Jours pour Coblence. Pans les longs jours d'été, on ter. 
mine qnelqxiefois ce voyage dans un'e seule journée, 
mais par un vent contraire , il y faut plus de tems. Prix 
d'une place, 6 Francs, et le pour- boire. Au reste ces 
coches d'eau ont tous les inconvéniens et tous les agré. 
mens de ces sortes d'entreprises publiques. 

2. Ort prend un Yacht, ou bàteâu couvert, qui 
û'est monté que par nous et par notre compagnie. C'est 
la manière la plus commode , la pluis Visitée , mais aussi 
la plus dispendieuse. Car le fret d'un tel bateau est de 
quatre à 7 carolins , sans le pour- boire. On paie la 
moitié pour le retour. On m'a assuré, qu'en remontant 
par terre jusqu'à Ultvil ox\ Wallouf , on pourroit trouver 
de ces bateaux à des prix plus modérés , qu'à IVIayence 
ou Cassel. Quand les eaux sont basses, et quand lèvent 



125 

est contraire , il fatit deiix fortes jotirnées pour ce voyage, 
et toxijoixrs autant pour le retour, parcecpi'eu remon- 
tant le Tthin , le biitean est remorqué par des chevanx, 
ce qui retarde de beauconp. Ces Yachts sont jolis, 
et ont une petite cabane avec des fenêtres; on y fait sa 
cuisine , et on y couche même. Les bateliers de Rudes; 
heim passent pour les meilleurs. 

3. Quand on n'est pas eu compagnie avec des femmes, 
on quand on ne traîne pas une voitvire avec soi,, il van - 
droit miexix fréter nn simple canot, ou esquif, couvert 
seulement d'nne toile, et pouvant porter. 6 à 8 person. 
nés. La marche de ces canots est très •. rapide, mais aussi 
moins sûre que celle des Yachts. Le fret dHin tel ca- 
not est de 2 à 3 Napoléons d'or. 

Je conseillerois axix voyageurs , que letir mauvaise 
étoile contrarie par le vent ou par les eaiix basses, et 
qui sont pressés de se rendre à Coblence, sans perdre de 
tem.s, de préférer aux bateaux, les chevaux de poste, 
et la nouvelle route ISapoléon , route superbe, qui lon- 
ge le Fihin, et qui est riche en points de vue charmàns, 
car on court la poste, toujoiirs en face du Rhin, et de 
la belle rive oj)posée. V. No. 3o. de P Itinéraire. Prix 
d'\in cheval par poste Françoise , i Franc 5o centimes ; 
les guides ou pour, boire du postillon, sont fixés À 75 cen- 
times par poste. A la sortie de IMayence, on doit payer 
une demi, poste en sus de la distance. 

Il est de toute nécessité, d'être muni de passeports 
visés par les autorités Françoises , et bien en règle: car 
comme on descend, dine ou couche, à la rive gauche, 
qui fait partie.de: l'Empire François, on risqueroit, sans' 
cela, de grands inconvéniens. De même il faut éviter, 
d'avoir des démêlés avec les douaniers ; il vaut mieux 
laisser sou argent et ses malles au bateau , quand ou 
ne descend que pour quelques heures., ou en faire d'a- 
bord sa déclaration aux préposés. 



Détails et ohs. loc. Biherich. Charmant château et 
jardin du Duc de IS'assau- Près d'^ Erhsnheim et s\ir le 
chemin de Wisbaden , il y a de jolis paysages. — Elfeld 
on Eltvil. Très -bonnes auberges,' à la Rose, et an Cerf. 
Vis-à-vis de la première, à Pantre rive, les mines du 
Palais de Charlemagne à ISFieder - Ingelheim- Dans les 
environs d' Eltvil, la ci- devant abbaie d''Erhach, roma- 
iiesqxiement située. — Hattenheim. C'est l'endroit oti 
croit ce vin «i recherché , dit IMarhhrunner . En pap* 
sant par Oestrich , Mittelheim et Winhel, on vient â\i 
Johannisherg , mont célèbre par le vin délicieux de ce 
nom. Dn Balcon, du Ghâtean, oji jonit d'une vne superbe 
et généralement admirée. — Geisenheim. A l'église, le 
tombeau par rLaucJiTnuUer. On conserve au couvent d'^Eii* 
hinger , sur le chemin àe'IiudesJieim^ l'anneau, le cou. 
teau , le livre de prières , et les lettres de Ste Ildegarde; 
qui a fondé ce couvent an icme siècle. Un chemin p^nir 
les voitures conduit à la montagne et aux bois- de Nie- 
derwald , que le comte d''Gsieiii, a métamorphosé en 
jardin anglois , .vaste et charmant, où la nature et l'ait 
s'unissent pour enchanter le voyageur. Ce parc domine 
le bourg considérable de Hudesheim , et le sentier lé 
plus court pour les piétons, s'5- rend lie ce bourg. Ilu~ ' 
desheim est célèbre par ses antiquités Romaines et par le 
vin exquis de son crii. Bonnes auberges chez Achermanii 
et chez Lindt. Derrière Eiudesheim, dans xme situation 
romanesqueinlerconveut des Cap.ncinsji et leipélerinage de 
de ISfoth gottes . -^ Bingen. he mont ^ Jioch us j les recueils 
et le passage du Bingerloch , élargi par les Hollandois, 
il a. 2 ou 3oo ans. Ce passage n'est nullement périlleux. 
Au milieu de la rivière, la vieille totir, dite J^Iatathurmé 
X.es montagnes commencent à se resserrer plus étroite» 
ment, et le fleiive à devenir plus rapide. Des ruines, 
des restes de vieux châteaux (surtout Stahîeck et Wer. 
îieislùrche , Winsherg et Schoeiiherg) , des villages, des 



«1.27 

coxivens , embçllissent les deux ;ii\re5 jiisqxi"* Bâcha- 
rach , connu, tout comme Asmanshausen , par ses vins 
excellens. Non loin de BacJiarach , dans le lihin , la 
grande pierre , supposée avoir été "l''#i%tel de Bacchus. — 
Caub. Bonne auberge, à la viUe de Heide'.berg. Le pe- 
tit fort Pfalz, est sittié mx un ilôt de, roc, au milieu 
du Rhin. Dans la. va,>li4e\-sauX'-age de Sauer , l^s .raiiqies 
de Sauerburg , château d^i fameux Siçkingen. — JJ'esel ou 
Obar-Wesel. L.^ ruine pitt,ore.sque et .vaste de Sck^nl>çrg '. 
l'église dans le govtîi. gpthiquei — , St. Goar,. à la ;fprf,t 
verte: axi lys, ' Les belles rujines de. la, citadelle, de Ilhein. 
fels. La pêche du saumon. Le banc de sable, passage 
pe'nible et dangereux po,ur les bàteaxix- "Vis •à'- vis de la 
ville, St. Goarshaus en, avec ses deux châteaux , vulgai- 
rement appelle?, le chat et lu souris. Un peu iihis loin 
on apperç-oit d'autres restes d^anciens donjons, ce sont 
les deux frères , ou les castels de Liabensteiii e% Stern- 
fels. — Bornhofen. Couvent de Caxnicins , très.rejiomraé 
comme pèlerinage. — Boppart. Ville d'une haute anti- 
quité'. A. à la poste, et: au miroir.— lihense. Près de 
là, la place d'une antiquité germanique; c'étoit le siège 
royal, ou l'endroit, où les Princes -Electeurs , s'assem. 
blèrent pOTir <?lire le Fioi des Germains. Tout a di.sparxi. 
Bonne auberge à Bhciise, che? KucJielcJien. -~ Brauhach. 
Ces mines de cuivre et d'argent et des eaux rainer aies., -r 
.Ober-et Nieder- Lahnstein. à l'embouchurp àe \&, Lucthn^ 
et les mines pittoresques de Lahueck, A la rive gauche, 
les mines de Stolzeufels. Ui^ petit vin rouge, .jtrès.-.agrt*- 
jable, nommé Bleicherti çxoit, dans l<;s eiivinvjus .de?; Iji 
Lcifin. Le village àe Pfaf/en^orf inèa d' Ehrfnbreitstein, 
en produit aussi d'excellent, et. l'on y trouve un très- 
beau jardin, qui appartient à ]\Œ, Vnhescheiden, et dont 
la belle situation, ,riya,Iise avec celle de la .ci- devaiit 
Chartreuse de Coblence. — Coblence. Bonnes auberges, 
aux trois Suisses, sur le Rh^j; et à la cour d«j Trêves. 



Le pont sx\r la Moselle : le cliàteâiV de résidence, à pré- 
sent caserne: l'hôtel texitonicjiiê,' à présent salle de spec- 
tacle: de grandes et belles églises, places, promenades, 
au delà de la Muselle, le fort Marceau,- avec les tom- 
beaux de Marceau et Hoche. V. Coblenz^i ein hist. topo- 
'■*rraph. Versuch von Lessoux , Cohlenz iSo3. 8. On passe 
sur le pont, volant, à Ehrenhreitsteinf à la rive droite: 
excellente auberge, à la poste, chez Groschop ; il faut 
choisir de préférence les appaitemens , qui donnent sur 
le Rhin. Les ruines de la forteresse d'E.hrenhreitstein 
sont pittoresques et imposantes. Le joli château de JCw«o- 
En"ers , et le parc de Sayn sont sur la route d« Neii' 
ivied , ville commerçante et industrieuse; bonne auberge 
à la ville de Brunswick' Au château \ine collection dNiii- 
tiquités PiOraaines , tirées des fouilles d'un Castriim Ro- 
main ; Monrepos , château de plaisance ^ l'institut d'édii. 
cation de Schellenherg etc.' 

Tietour par terre, en visitant les ba.ins d'JEms, Schival- 
icich , Schlangeniad , Wishaden. Postes. d'Ehrenbreit. 
stein k Nassau, i ^2 p. Schwalbach 2-. Wi&baden, pas- 
sant par Schiangenbad 2. 

Sains d'Ems. On prend son logement à la cour de 
Darmstadt ou de Nassau, ou chez M. liup , dont l'an- 
berge est dans xine belle situation- Les bains sont au 
bord de la Eahn, à ^^ d'heure du village. On use de ces 
eaux salutaires , ou comme boisson Ou comme bains. 
La source la x^his forte esit telle, dite Subencjuelle. Ou 
fait des parties en bâteaxi ou sirr la Z.ahn , ou sur le Bhin : 
on se promène dans les vallées riantes de Sporhenhurg ou 
dé la Silberhittte le romaii de <2ldire du Plessis à la main, 
dont les scènes peintes par Lafontaine, ont poxir théâtre 
cette vallée romanesque. Il y a tables d'hôtes, bals les 
dimanches etc. V. La description, que M. Iluin en a 
publiée. 



129 

I^assau. Entre Ems et Kassau, la petite ville de 
Soussena,u t d'un aspect vraiment pittoresque et gothique. 
A JS'assau les mines du château, et le joli parc de M. Stein. 
Schwaîbach. On loge ou à la chaîne d'or (bonne tabla 
d'hôte) ou au treffle , et à la fontaine d'or. Le Stahl- 
hrunneji et le TVeiïihrunnen , sont les deux sources accré- 
dite'es , surtout la première. On déjeune au salon des 
juifs, on joue à la salle des Empereurs, et on danse à 
la grande salle. Les amateurs de la belle nature, préfé- 
reront la promenade <V Adoîphseôi.. V. FreimutJiige IBriefe 
iiher Schwaîbach , fur Aerzte iind Laien, Franhfurt 1.^07. 
8. L'auteur est M. le docteur Fenner , médecin des e^ux. 
Schlatigenhad. A. i ^^ lieue de Schwaîbach. C'est iin 
paysage me'laiicolique, et saxivage , mais où l'art a sii 
ajouter beaucoup d'agrémens etd'embellisseraens. Ces eaux 
ont beaucoup de ressemblance avec celles de Plombières. 
On dit que les eatix rendent la peau lisse et douce. Ou 
loge ou à l'hôtel de Hesse , surtout au IS'cne . Ban, ou à 
celui d'Usingen. Les dimanches il y a bal. V. Das 
Schlangenbad in Tnediciiuscher Ilucksicht , eon Dr. Fenner, 
JMarbourg. 1807. 8. 

Wishadeii. On est environ deux heures en l'oute. 
Belle vue près de la maison de la chaussée , à l'endroit 
dit, hohe JFurzel. Bon logement à l'Aigle, et au Schiitzen- 
Ilof. Presque toutes les maisons se distinguent par des 
enseignes. Il y a 25 maisons de bains , et 14 sources 
chaudes. Le Faidbrntinen et le JFiesenbrunnen , sont deux 
autres sources minérales. Il y a bal les dimanches on 
à l'Aigle ou au Schutzenhof. Les promenades favorites 
se font aux bosquets , au TFiesenthal , aux ruines de Son- 
neberg , (salon de /a/.eZ: ) a\ix plantations jHa/;Zoc72/e««<?J 
sur le JS'eresberg , à Cîarethal , a Geïjberg chez Kopp etc. 
Tous ces endroits sont renomme's par les beaiite's de leurs 
sites et de leurs points de vue. Wisbaden étoit déjà 
très - fréquenté du teras des Romains. On y trouve et ou 

9 



i3o 

y déterre xtn grand nombre de leiirs moniimens. M. IJ.dz 
possède la collection la plus riche de ces antiquités. Du. 
rant la saison des eaux, une diligence commode passe 
et repasse entre TFishaden et Fraticfort. V. Denkwur. 
digkeiten der Stadt TFishaden , von liitter. JMainz 1800. 8. 

En allant à Limbourg , pour retourner à Francfort , 
(vue superbe du sommet appelle, la Flatte) on travei?e 
Setters j les eaux célèbres de ce nom, ne sont qu'à un 
quart - de lieue de distance. La différence est grande 
entre ces eaux salutaires, prises à la source et celles 
tirànsportées en cruches. On loge à Nieder • Selters , à la 
cour de Trêves. A trois quarts- de lieue de Sel ter s , 
on trouve les eaux de Fachingen. 

Plan d'un voyage rapide de Francfort a Cologne. 
1. Journée, très -petite, par terre à Mayence ou à Cas sel. 
(A. à l'ours noir ou à la ville de Francfort). 2. Par eau 
a Coblence. 3. à Cologne. 4. Séjour. 5. Retour à Col 
bleirce, par eau ou par terre. 6. Retour par le chemin 
des bains à Schwalbach. 7. à Francfort. 

Guides. Gravures. Le meilleur Guide est san,.s con 
tredit , le Voyage pittoresque sur le lihin , traduit de 
V Allemand, par ikZ". VAhbé Liehert , et orné de 32 gra 
vures exécutées par des artistes célèbres. Francfort 1806 
8. TVE- Wilmans , qui a publié cette belle édition, vient 
d'annoncer un autre ouvrage , pareillement exécuté avec 
les plus grands soins. C'est la Collection des vues pitto- 
resques du lihin, dessinées d'après nature par Schutt, 
et gravées à l'aqua- tinta par Jiadl. 



i3i. 



VIII. 

Esquisse du voyage sur le Uanuhe , depuis 

Ratisbonne jUsquU tienne. 



L. 



e TDanube dont l'eau est ordinairement d'une couleur 
jaune et argileuse, est la rivière la plus considérable 
de l'Allemagne, Tantôt ce fleuve se précipite dans des 
eiicaissemens profonds , resserre entre deux chaînes de 
montagnes , tantôt il coule entre des prairies , et des 
champ , décores d'une riche végétation. Ses rives enchan* 
I tent les voyageurs par la variété et la bizarrerie de leur^, 
formes, et sont parsemées de mines, de vieux châteaux, 
de couvejis et de chapelles; un grand nombre de villes, 
de bourgs et de villages augmente cette diversité. C'est, 
un charme tout particulier aux paysages, du Danube ^ 
^uand, de grand matin, Tin brouillard couvre les. cîmes des 
ontagnes., offusque le soleil levant, et jète un reflet 
ie rose sur le face voilée des alentours. 

Les bateaux qui naviguent sur le Danube , marchent 
i force de rames , si l'on suit le cours du fleuve ; 
ils sont tirés contre le courant par un grand nombre 
ie chevaux, ce qui va très, lentement , et non sans 
langer , à cause que le lit est hérissé de rochers. 



l32^ 

De plusieurs villes situées sur le Danube, mais surtcrut 
d' Ulm et de Ratishonna , il part tous les dimanches des 
biiteaiix ou coches d'eau, à midi, poiir Vienne. 11 y a 
à liatislùnne 16 à 17 patrons bateliers privile'giés , qi»i !] 
font alternativement le service de cette diligence. On ne ,J 
paie pour ce voyage , qu'un gros écu , ou tout au plus 
un dncat, i)ar tète. Les places à la pouve sont d'un 
prix plus bas , que celles à la proue , quoiqu'ati reste, 
l'une vaille tout aixtant que l'autre. Mais le voyage daus 
cette diligence d'eau, est accompagné d'une foule de 
désagrémens. Heureux donc le voyageur, à qui sa for- 
tune permet de louer un bateau partici^lier ! La distance 
de HatLsbonne à. Vienne , est de 60 milles allemands , et 
il faut trois journées, et quelquefois trois et demie, pour 
la franchir. Autrefois le fret d^xn tel bateau n'alloit 
pas axi . delà de 11 ducats, mais à présent on paie le 
doiible et plus. Les rameurs sont pour la phtpart , des 
garçons de métier , qui , par ce travail, gagnent les frais 
de leur voyage. 

Après avoir quitté Hatisbonne , ses vignobles, ses 
champs et ses plaines, après avoir admiré les ruines de JDo. 
tîtliihiziiff , on jète l'ancre auprès de F/orter vis. à- vis 
&.XL Worth , connu par ses agrémens. Le lendemain on 
passe sous le pont de S_trauhingen , réputé poxir l'ixn des pas. 
s^ges dangereixx de ce voyage ; c'est ce j^ont d''oxi la cé- 
lèbre beauté , ./i?^Mi?je JSenuiuer fxit précipitée dans les 
flots. L'église près de Foyen semble vouloir s'écroxxlep 
sur la tête dxi navigateur. De sombres forêts de sapins, 
^t des ilôts , bornexxt par -ci et par -là la perspective 
Les rives s'élèvent amphithéatraîement , jxxsqxx'à ce qxxe 
ïés rxxines dxi châteaxi de Natternher g -paroissent. .O Isère 
se joint axx flexxve , près de la ville de TJ echendorff , et 
la Vils, reixommée par la délicatesse de ses truites et de ses 
saxxmoiieaxxx , s'y jète à VUshofen. Plxxs on approche de 
Fussaii, et plxxs le Danube preixd ixn caractère mélanco 



i33 

liqiio et pittoresque i les sinuosités de son coiu's coupé 
par 4e!s rocs, exigent toute l'attention du pilote. Fassau 
est placé sur un ; Isthme formé par le fleuve et l'Jnn. 
L'Jnn, quand il, se joint au Danube, est plus large die 
1 10 pieds que ce dernier. Ce fût à Fassau , qwe Sal- 
vator liosa recueillit les sujets de ses paysages célèl>re§. 
On- jouit d'une vue superbe, dw haiit de la citadelle., ji 

Derrière Passau, le JJtanu^e form^ .plusieurs! ilôts fort 
jagréables. Le petit cjiâtçau de Krempenstein , est perché 
pittoresquement siir le .somme.t d'une montagne. Le 
fÇhâteau de Furstenstelit,^^ ."^xésçwte un coup -d'oeil très- 
romai^tiqiie.^ J/rt/rterzeZ^i! i>'est habité que par des potiers, 
comme l'indique déjà son nom : les creusets que l'on 
y fal)riq\ie , sont expprtgi jnsqu^a'^x; ln4e&.i, i A EngeU 
Jiardszçll on trouve la première douane Aaitricliienne ; 
les yisites s'y font avec rigueuç. ^ lihçinctch ec JMçtrs- 
(pacfi, sont dqiix châteaxiîç remarquables. Un donjon isolé, 
^i.gauche ,' est renommé par des cojites et traditions dans le 
goût de^ romans.de Mistrifs liadcli/f. On admire les sites 
de NeuhaUs et cVulschaut et on atteint eiiliu la ville de 
Xti-nzt dont l'air riai^t, et_ Ja beauté du site, enchantent 
les v.oyageurs. Le Danube, qui roule fièrement ses flots. 
Mil beau i^ont , le tumulte des ouvriers et des pas. 
saus , régUse magnifique de Bostelfelcl , 'raspefct d'U/er. 
Z.iiiz, des vignobles, des champs cultivés, et dans le 
lointain les Alpes de Sctlzhoiwg , couvertes de neiges : 
tout cet ensemble, forme un spectacle vraiment magique. 
Les rivières de Traun et d''Eiu se jèteut dans le Danube. 
La \iU.e d' Enf , est jolie et riante. Les ruines de Spiel- 
berg sont prêtes à s'écrouleront. Après avoir passé 
le beau château de TFaldsée , celui de Greyn se présente 
ilèrement sur des rocs escarpés ; le bruit des brisans à 
ses. pieds, lui a fait donner le surnom de Greynes'Schwall.^ 

Un autre bruit, semblable au roulement du tonnerre, 
aiuioiice la fameuse remole ou le Strudel. Un ilôt'de rocs 



escarpés cotipe le^ Daniilié'; les bateaux passent -sxir des 

bas i .fcjidfe et des écùeils , en se tenant à la gaiich'e.' Pourvu 

que M '«an ne soit pas l tt^ap basse ,■■ 011 qiié lès bâtéliei's 

■'À'e' soient "pas ivres , il n'y a ancnn accidenta craindre. Ce 

■Sbnt le^ travaux ordonhes par IVEarie ■■ Thérèse, qui ont 

fertdn ce passage plus praticable. Mais à tifi quai^t ^ do 

lierte delà , le loi&riant "oli >Wirbél offre des dangers^ -^Ws 

réels. Les flots lirhpétné'ifk dn i)a«K5e/ reponss-ës par 

lui cap araufeé ou promontbir« de rochers , traversent Vt 

' fermerit ' en tértles rapid'^iV ' «eu ra'^nt's , mugissons , le' pàfe 

étroit', entre les deiix rivés fesàetrées. Les bateliers nfe 

manqtient jamais de se mettre en prière, avant et aptes 

«es pàssagèài ' ncHi uf). ù'I ■«o-». 00 

La petite ville (Pins, lé éhateau à.e BesenBirrgy'et xiu. 
autre chàteau^en riiiîiés / forment un triangle romantique. 
Maffia i. "Éife^î'i ^ ^\i atffli'e» plus de l'àooo pélerim^étran. 
4éi*s par an , ôbtiroiiiie ia p'oiiite d'un roc' isolai 'L'âbbaye 
de jyièlh, se- présente ïiiajestiiensemerit eV^ec Ses tours et 
murailles. Un mitr liàturel déroclieirs,' 'estirènbnirtié sou« 
le nom de Tniir du diable , et' passe pour PduVra'ge de cet 
esprit malin. Sjnetz et ses riches vignobles, sôut sitites 
au - dessus de ce mur. A Paspect de Thierslèiti l'ion en- 
tonne : Oliichard, (î mon lîoïj et l'on bénit la mémoire 
de son fidèle Ménestrel. Â^x^s Krems , XJnd, Stein , ôii 
voit sur une hauteur , là vaste abbaye de Gottwich , si 
chère aux sciences et à l'hospitalitéi ^Bientôt •Qii ap'per. 
çoit Kloster • ISTeiibontg , et la montagne dit T.éopôîdsherg; 
jusqti'à ce que la vue de Vienne étoniie et frappe vos 
3'eux. On met pied à terre a. Nufsdorf, où la dôualie 
vous attend. - 

Le meilleur guide potir cette navigation et le pins 
circonstancié, a paru à Hatisboniie en 1802. sous le titre: 
Donaureise von liegensburg bis Wien, mit Angabe aller 
Ortschaften und ihrer JMerkwiirdigheiten. Il faut se pré- 
parer H ce voyage , par la lecture intéressante du troii 



i35 

sième volume des Courses à.e'Nl^à.eHeJs. N'eue IDurch. 
/luge etc. U Antiquaire du Danube , est un ouvrage 
trop vieux. 

Lps patrons des bateaux qui ont descendu la rivière, 
les vendent à Vienne , et retournent avec leurs gens par 
terre , à liatishonne. Ils ne sont que 4 nuits et 4 jours 
en roiite* Ce voyage se fait, partie en voiture, partie à 
cheval , partie en esquif. C'est une manière de voyager, 
aussi rapide que peu coûteuse; car l'étranger, qui veut 
y participer , ne paie ordinairement que èrente florins 
par personne , y compris la nourriture. 



\ 



i36 



<i'-f,'r/uo ir. 



IX. 

Voyage sur le Harz et sur le Brocken* 



i-Noiis siipposons que l'on part de Goettingiie, poni" se 
rendre sur cette famexise chaîne de montagnes. Cepen. 
dant, qiiand même les voyageurs anroient pris une toute 
antre direction pour parcourir cette contrée des Alpes 
germaniques , les renseignemens et les notices que jious 
allons leur communiquer , ne leur en seront pas moins 
utiles et profitables. 

Bien des personnes regardent le Harz comme un mo- 
dèle ou comme une copie des hautes contrées de la Suisse ; 
mais les montagnes et les vallées du Harz ne saïuoieiit, 
d'après ISI. IMeiners qui est le juge le plus compétent 
dans cette matière, faire naître dans l'ame des voyageuis 
les sensations qu''ou éprouve à l'aspect des Alpes. C'est 
principalement dans la prodigieuse différence des hau- 
teurs qu'il faut chercher la cause de cette frappante dis- ' 
pai'ité. Le Brocheity qui en est le sommet le plus élevé, 
n'a pas phis de 3276 lîieds au dessus du niveau de la 
mer Baltique. Par conséquent ce pic du harz est de 
bien des centaines de pieds x)lus bas que le Niesen, le 
Stockhorn, le Chasserai , ces monts secondaires , qui ne 



i37 

sont que les promontoires des lîionts sotircillenx de la 
Suisse, et qui corapare's aux Alpes proprement dites, on 
aux montagJies de PHelvétie et de la Savoie , redeviennent 
d'humiliés collines qui stirpasseiit encore trois à quatre 
fois le Broc/ien en élévation. Même le petit village de 
Heiligenhîzct , sur le Grand' Glocf:ner , près de Salziourg, 
est plus élevé de looo pieds que le Brocheu' Ajoutez à 
•cela que l'intérieur comme ^extérieur du Harz et de la 
Suisse sont tel ement dissemblables , 'que ce qii'on voit 
sur le premier zie vous rappelle que bi'en foiblement ce 
que vous avez vu dans les Alpes. Les plus grandes ri« 
chesses de la Suisse montuéuse consistent dans ses ver- 
tes prairies, dans ses gras pAtttrages , ses nombreux troti. 
peaux ; les plus grajides ricliesses dii Harz au contraire 
sont des minéraux qu'il faut arracher avec des efforts 
des entrailles de la terre. Cette diversité dans la manière 
d'exploier le pays occasionne noii- seulement" une grande 
différence dans les oecxiiiations , les demeures , la noiir- 
riture et les moeurs locales des habitans de ces deux 
contrées ; mais elle donne même à la nature, en tant que 
soumise à la puissance arbitraire de Phomme, une forme 
particulière et une disposition toute différente. La seule 
ressemblance parfaite qtie l'on remarque dans les monta- 
gnes du Haiz et de la Suisse est celle des sonnettes que 
Ton attache au cou des vaches , et qui rompent agréable- 
ment le vaste silence de ces solitudes aériennes. 

Derrière Goettingiie , après avoir quitté la chaussée 
de Nordheim , on passe par Hattleiihourg , dont le site 
est magnifique. Du chfttean et du bailliage qui dominent 
de 104 i)ieds de rai le bassin de la Baltique, on découvre 
tine vue ravissante sur une vallée fertile et riante, ar- 
rosée par la Rune et la Soese, l'une des rivières les phis 
rapides du Harz. L'auteur de ce manuel a eu l'avantage 
de passer , dans ce château , avec de Luc et d'autres 
hommes chers aux amis de la philosophie et des lettres. 



i33 

quelques journées agréables dont il ne perdra jamais le 
soiiveuir. Les tombeaux ou collines d'anciens héros ger- 
mains, qui y succombèrent contre les Romains, se trou- 
vent dans les environs. C'est an bont de cette vallé^, 
que commencent à s'élever les limites antérieures dps 
monts herciniens. Osterode : (on temple de la Con- 
porde) , on trouve , à quelque distance de cette ville, 
des eaux minéiales qui jonissoient autrefois de quelque 
réputation,. Il y* a à Osterode des manufactures de ca- 
melots , de flanelles imprimées, d'étoffes rayées, de bon. 
netterie çtCrj' le superbe grenier d'abojidance pour le 
Harz, les -plâtriêres, les moulins à fouler le plâtre. — Des 
assemblées qiù ont lieu toutes les semaines, des pique- 
niques et des. baU» tels sont les plaisirs de la société 
distinguée de Klausthal. Pour y aller, ou passe par un 
long village , Zx erbach , doi^t les habitans se distinguent 
des autres montagnards par une plus grande quantité de 
goitces,, ainsi que par leur rusticitef. On y voit un phé- 
nomène assez rare en Europe; ce sont deux Albinos ^ 
un garçon et iiu.e fî,lle, Klausthfil (à l'auberge dix soleil) 
est de 1 574 pieds de roi plus haut que Goettingue ; et 
même le point le plus bas du puits de la mine de liosen- 
hoefer n'est que de 248 pieds, plus bas que le niveau d« 
celte ville. La minière de Klaus thaï a trois cantons. 
Dans le premier qu'on nomme le canton de Bourgstaedt, 
sont situées les riches mines, dont -l'une la Caroline de 
igo toises, et la Dorothée de i5o toises de profondeur. 
le George Hollerit (canal de George) qui est destiné à 
l'écoulement des eaux souterraines est un ouvrage admi- 
rable. La première évaluation des fraix de constriiction 
étoit de 000,000 écus ; mais l'exécution en a coiité bien 
d.ivaiitage. (Voyez la description authentique de la cons- 
triiction remarquable du Georgehollen , par J. C Gott- 
hard , Wernigerode 1801. 8.) 11 faut aller voir les bo- 
cards, les fonderies, affineries, forges, entrer dans les 



i3§ 

différents conduits et galeries de mines. En 1785. l'ex- 
ploitation de la Caroline rapportoit tons les trimestres 
54 (/en s par portion ou quartier de mine , et la Doro. 
thée 40. Le fond pierreux de tout le Harz supe'rieur ^ 
consiste daita iiiie roche grisTitre , où l'on trouve les fi- 
lons dans la direction du nord ati stid. A Thôtel des 
monnoies de Klcnisthal , on raonnoie, par semaine, 600 
.marcs d'argent, le marc à 12 écus : le rapport est de 
574,000- écu s par an. Autrefois on y battoit bi€n annuel- 
lement pour Ik valeur de 4 à 5oo,ooo écus. La forgej 
près dé Gittelde mérite d'être vue pour la granulation 
dif fer. Les environs 'de ée bourg sojit remarquables 
par deuxmonuments de l'histoire de l'Empire Germanique-: 
le jpremier est le Stanf/enèerg avec les? ruines dn château 
fort de Henri l'Oireleur; te second est l'étroite valléeaii 
dessous de Stauffenberg ; on la nomme Heinrichswinkel., 
ce qui signifie le Coin de Henri. Ce Viinc^ ètoi^\occv'^é 
à prendre des oiseaux, lorsque îës; dépùtt?S' de'!* Dièt* 
furent lui offrir la couronne impériale.— Gcffsiai' (bonne 
atibèrge, chez Mme. Scheffler) .à deux' lieues de Klaus- 
thaï. Dii sommet du iVJo«i- T/zot/zo;/* i?V7««&/i, airisi^ quô 
de la^haiitenr dite la haute • gorge ( Jwhe hehle on jouit 
de la vue la plus pittoresque sur tin vallon de plusieurs 
milles. Près de la grand- route, oh trouve une ardoi- 
sière. Puis un peu plus loin vous voyez le vieux Go/j. 
laY avec ses toits co\iverts en ardoise , et à qiielque dis- 
tajice de là le fameux HamfhëîsBerg. La bière, connue 
sons le nom de Gose se i>art;ige en bière ordinaire ,"■ bière 
forte et bière à 4 gros. Il en existe encore imé qna- 
Irtème sorte qui en est comme la qttintessènce : elle est 
très - spiritueuse et même plus capiteuse que le vin. 
A»vssi la nomme-t-ôn le meilleur Pot ou la meilleure 
C^uéhè , Beste Krug. De la cime du Rammelsherg , vous 
devez voir Halberstadt. Entrez dans les galeries des mines, 
A une certahie profondeur , la chaleur augmente à tin tel 



140 

point qu'on en sue comme: dans une étuve. Dans toutes 
ces galeries, votre oeil est enchanté ii l'aspect de toutes 
ces concrétions vitrioliques qui les tapissent sous mille 
formes bizarres , tandis que votre oreille est agréable. 
ment frappée du bruit que fait l'ean vitriolique en dé- 
goiittant des i>arois et de la voûte. On troiwe. au, liant- 
rnelsberg de la mine de plomb très- sulfureuse , de la 
raine de cuivre, de la pyrite sulfureuse , de l'antimoine, 
de la fausse galine , du talc, du soufre natif ^jd«i.l'i3.1un 
de. plumes. On prétend que le revenu annuel du Hnni' 
■melsherg est de 55,ooo écus , dont i5,ooo pour les fraix 
d'expioita;tiQn. On peut;voir dans la Cathédrale de Gofs^ 
lar qiielqnes antiquités remarquables: mais la principale, 
l'autel à.e Crotho , ^ là.o\e des anciens Germains vien.t A'êtfe 
transporté 'ja^ix Musée de Paris.- Visitez les salions -d^ 
jSfeiistadt^ Sur le chemin de Gofslccr k Ilsenhourg , -çxès 
ù^.'StaffêlnkouT-g , on jouit d'une supe-rbe. perspective. 
On troiiv«'.sitr .une plaine magnifique uUie auberge isoléie 
«gui ses nomme le Eichenhrug ,-, ùavernë de chêiiei ,-^ \ç 
Srocken,' Quant à; la saisoii, la plus favorable pour ce 
voyage ,. c'est, l'automne j l'air est alors pliis pur; jet plus 
serein qu'eau coeur de l'été, au mois de Juin et de^. Juil- 
let. D'autrçs personnes ont coutume de • recommander 
^irssi le temps de la St. Jean. Les chemins les plus com. 
jnod^s-poUjT se rendre sur ces montagnes sont ceu^. de 
JVernigerode t Blankenhourg et Elbingerode i ou peut.^ 
sans auciui danger, partir en voiture des deux premières 
de ces villes pour arriver jusqu'à Frédéricshoehe,, hau. 
teur de Frédéric , nom de la maison qui est sitiiée sur 1 
le Brocken. Le chemin d^Ilsenhonrg ^ en passant devant 
l'endroit où ITlse a sa source, est plus fatigant et moins 
giir ; on y rencontre beaucoup de fondrières, ce qui fait 
qu'on a toujours les pieds mouillés , eût - on les meil. 
îeures bottes du monde. L'endroit marécageux qu'on 
uommoit le I.ac des sorciers (Hexensée) a disparu par la 



Ml 

tOTir'b'e qu'on y a prise ; mais la pente'infeiienreS* grand 
Brocken est toujours très, marécageuse. Il y a en général 
trois chemins principaux ponr les voitures et cinq princi- 
paux sentiers. Les trois chemins pour les voitnrcs pas- 
sent le 1 er par ylltenrode , Dj-iihan Ilsenhourg , la vaileo 
<VIlsen, pi'ès du Vie d'ilsen; c'est le pins intéressant, 
se Par ScJiierke ; c'est le plus difficile; entre Scfiierke et 
le sommet, on rencontre qiielqnes blocs de granit, qui 
rappellent aux voyageurs Suisses le Gottharcl et la Grim. 
sel. 3e Par Darlingerode , Oehrcnfeld et Flasssnhoiirz : 
c'est la meilleure route et propre pour tonte sorte de 
voiture , surtout par le Herrcnweg , que l'on prenil , 
moyennant nue gratification de 6 gros , ;i la maison de 
chasse dHlehrenfelà, pour recevoir 1;» clef do la b-irrière. 
Si vous êtes cinq o\\ six personnes , on vous donne a 
Wernigerode 4 chevaux que l'on vous fait payer ù-peu. 
près i5 à 16 cens j il vous faut 7 heures de temps 
ponr arriver au Brocken. Le sentier préférable, et le 
plus commode pour les piétons , conduit par Ilsenhourg^ 
et longe les chûtes pittoresques de l'Use. Un autre, 
moins intéressant, mais plus, court de deux lieues, j)asse 
par le Fechenhans , les Hohnerocs , et le Jacobshrnch. Il 
ne faut dans aucun cas faire de nuit le voyage du Bro- 
cken ; on s'exposeroit à trop de dangers ; le moindre 
des inconvénients qui pût vous arriver seroit de vous 
égarer , de vous perdre dans les bourbes et les fondrières, 
même avec de bons guides ; sans compter qiie vous ne 
jouiriez pas des superbes points - de - vue qu'offrent si 
fréquemment les montagnes. Ayez aussi la précaution 
d'emporter pour cette course des vêtements chauds ; car, 
lorsqu'on s'est e'chauffé à escalader les hauteurs, et qvi'on 
se trouve ensuite dans une région supérieure , exposé ;\ 
tous les vents, on peut fort aisément gagner \\n refroi- 
dissement dangereux. 



l42 

"Le .piateau du Brocken est Siec, mais fangeux. Cette 
plage a une demi - lieue de circuit. C'est là que croît 
l'anémone du Brocken qu'on nomme la Fleur magique ^ 
la mousse d''Islande, le pin des montagnes etc. Le noyau 
du Broc/ien est composé de granit ; mais toutes ses som- 
mités sont obtuses et arrondies. Les Coines de cerf sont 
deux pointes de rochers me'diocres qui sortent du KoS' 
ni^'sherg ou petit Erochen. Ou voit de bien plus gran- 
des masses s'élever des flancs de qnelques rochers voisins 
contigtxs au Brocken. La plus hauta est le llsensteint 
roc de Tllse ; x^Ue a 020 pieds de hauteur ; ensuite vien- 
nent les roches de Schnarcher , Beiineckey et HoTine. On 
les trouve marquées sur la carte pi'trographique de jM. 
ILasius. Quiconque se propose de faire une excursion 
sur le Hctrz , devroit se pourvoir de cette excellente 
carte ainsi que de celle de Gussefeld. Les millions de 
blocs de granit et d'autres sortes de pierres plus petites 
qxie l'on trouve confondus sur tous les flancs du Grand- 
Erocken, maïs principalement stir ceux du petit, nous 
donnent lieu de présumer qiie cette montagne fut origi- 
nairement bien plus élevée , lorsque toutes ces masses, 
maintenant désunies, forraoient encore des parties ioté- 
grantes de son tout. La fontaine des sorciers est une 
source qui ne tarit jamais et d'où coule nne eau pure 
et limpide ; l'autel et la chaire des sorciers sont des amas 
de débris de granit qui ont l'air d'avoir été ainsi amon- 
celés et arrangés par la main des hommes. Ce qu'il y 
à de plus remarquable sur le Brocken , c'est la vue im. 
jnense dont on y jouit: on en évalue retendue à 17 
milles et )^ d'Allemagne ou 3o lieues de France. On 
voit, à l'oeil nu, comme sur xine carte géographique, 
les comtés de Stollherg et de Mansfeld, les principautés 
de Blankenhourg , Halberstadt et Anhalt» une partie de 
la Hesse et du Schwarzbourg , les montagnes du Harz, 
de la Thuninge et de la Hesse, le pays d'Eichsfeld» le 



143 

Inselierg et le châfcaiT dti JDuc de Gotha , le Tiamlerg 
près de Çuedlinbonrg , le lac près de Séehoiirg , le Féterf" 
berg près de Halle, IS'apoléonshoehe près de Cas sel, les 
villes de Halherstadt, Çiiedlinbourg^ JMagdehourg, Blaii. 
henlioiirg , JLlhingerode , Klausthal, quelques autres dis- 
tricts plus ou moins grands , et r Elbe comme un fil d'ar. 
gent. Mais pour découvrir, comme l'assure un voyageur, 
avec une lunette de Dollond la contrée de Harribours: , 
il faut, je crois, Uii grand effort d'imagination. Vous 
avez sur le Brocken , surtout dans le voisinage de cette 
montagne, des points- de - v^e qui sont magnifiques; uu 
des plus beaux est, sans contredit, celui de la ville de 
Wernigerode àont le site est vraiment romantique; ajou- 
tez-y les groupes de rochers qu'on nomme Holienldippeny 
au dessus desquels se montie obliquement , lorsque la 
sérénité du ciel le permet, le Vétersberg de Halle dans 
lin éloigueraent de 14 milles d'Allemagne. Mais il est 
rare que le temps soit favorable ; et bien des fois l'attente 
des voyageurs a été trompée. Les régions inférieures sont 
ordinairement masquées par d'épais brouillards et par ces 
vapeurs ou brumes qu'on nomme en .'allemand {Hoehen- 
rauch (^fumées d'en, haut ^ , et quelqxiefois il y a sur le 
Brocken même, des nuages qui vous mouillent comme la 
pluie. Celui qui se perd dans ces voiles nébuleux a beau 
crier, prendre le ciel et les hommes à partie, il faut 
qxi'il y reste; faire quelques pas sans un guide bien siir, 
ce seroit s'exposer à périr. Mais aussi, quand ces nu- 
ages viennent à se dissiper, il en résulte souvent les 
'illusions optiques les phis fantasqties : heureux le vo- 
yageiir qui se trouve alors sur la cime du Brocken ! Il 
peut aussi quelquefois jouir du spectacle imposant de la 
formation des orages, et voir le tonnerre à ses pieds. 
Si vous arrivez , par \\i\ beau jour, encore avant le cou. 
cher du soleil, à la maison du Brocken, hâtez- vous de 
jouir de l'immense vue qui peiit encore s'offrir à vos 



144 f 

regards ; le temps dii lendemain ne vous le permettra 
peut- être pas. Hexirensement que le sommet de la mon. 
tagiie est lui-même un baromètre infaillible. Si vous, 
voyez planer aiitour de la cime des nuages ou seulement 
de légères vapeurs semblables à des laclies de brouillard, 
c'est un signe immanquable de mauvais temps et de pluie;; 
mais si l'atmosphère qui envii'onne le Brochen est claire 
et sereine, vous pouvez compter sur nu beau jour. Il 
est des personnes qui font ce voyage de préférence par 
nir mauvais temps pour avoir le plaisir incertain de voir 
le ciel s'éciaircir et revêtir ^ous les objets des plus belles 
couleurs. Il est vrai qu'à présent l'auberge du Brocken 
est assez commode pour qii'on y puisse attendre patiem- 
ment que ce vieux Géant des mont;ignes du Harz se dé- 
barrasse des images qiii viennent quelquefois obscurcir 
son front sourcilleux. 

Le comte de Stollherg . T^crnigerode , dont le nom 
seul est un éloge , non content d'avoir prociiré , ainsi 
que son illustre famille, toutes sortes de commodités aux 
voyageurs qui aiment à visiter le Brochen ; — (on. saura: 
entre autres qu'on doit aussi à cette maison rétablisse- 
ment de la bonne auberge qui est située dans le faubotirg 
JSfoescheiirode à Wernigerode) — a fait construire eu 1800 
une hôtellerie, nommée Friedrichshbhe » bien plus spa. 
cieuse et mieux distribuée , que les anciennes cabanes 
de Heinrichshbhe et Wolkenhàuschen. Lors de l'ouragan 
du 9 Novembre 1800, qui a causé de si grands dégâts 
dans les forêts du Harz , cette auberge a donné la phi s 
grande prexive de sa solidité, en bravant la violence de 
tous les vents déchaînés , témoignage bien flatteur pour 
M. Barth , qui en est l'architecte. Après l'hospice du 
grand Saint. Bernard , (celui du Saint- Gothard est dé- 
truit , et celui du Simplon n'est pas encore achevé) la 
maison du Brocken est le plus beau et le plus haut bâti- 



145 

«Jéiit d'Eiifope qui soit habité *) ; elle a i5o pieds de 
loiip- sur 5o de large, et n'a qu'un étage ; les murailles o«t 
5 pieds d'épaisseur. On y trouve > outre la salle et les 
pièces destinées au ménage , dis clianabres povr les étran. 
gers ; chacune d'elles a une fenêtre et deux lits. L'ar- 
raugeriient intérieur et l'ameublemejit sont on ne peut 
mieux. Il y règne une grande propreté. Comme un se\il 
poêle sert à chauffer deux chambres, la chaleur est tou- 
jours douce et tempérée. En cas de besoin, ou a des 
volets pour fermer l'accès aux v^ents orageux ; et le cor- 
ddor qui sépare le bâtiment eu deiix parties, mène aux 
portes de chaque chambre. Le milieu est surmonté d'une 
:our , du haut, de laquelle l'oeil rassemble eu un point 
un horison iinraense. Pour prévenir les accidents de la 
'oudre , on a mis trois paratonnerres. Ce sont deux mil- 
ets qui portent journellement toiites les provisions né- 
•.essaires à la vie- Il arrive quelquefois que des voyageurs 
fcur donnent leur bagage à porter, et les suivent jusqu'à 
'Fernigerode et Ilsenhour^. On peut, si Pou n'a rie^i 
.e mieux à f lire , s'amuser à feuilleter quatre ou six re- 
istres ou albums où les étrangers écrivent d'ordinaire 
3urs noms. Oji est traité, comme dans la meilleure a,^, 
erge , et à un prix fort raisonnable. D'ailleurs la . taxe, 
lie vous pouvez demander à voir, empfqhe qu'oum© 
ous surfasse. En 1801, une chambre i; deux lits ne 
le coxuoit pas plus d'un écu. Le Comte de Stollherg a 
éposé , dans cette maison, pour l'usage local des voya- 
eurs , un grand télescope et phisicurs exemplaires de 
ouvrage du savant Sohroeder sur le Brochen. L'a\iber. 
iste y demeure eu été et eu hiver. Le voyageur qiii» 



*) On sait que ta ville de Çuito, située sur la chaîne 
des Andes , dans l* Amérique 77ic.ridionale , est de 
6007 piedf de roi pins haute encore que le sommet du 
Brochen. 

10 



146 

après iine marche pénible , trouve, an ternie de sa course, 
cet àéile au repos,' et tontes les comraodite's de la vie, 
à iïîie'^ài?eille élévation an' dessus des autres hahitatioiM 
des hommes, éprouve >nn sentime'ut bieu doux à TaspeQt 
• de ces murs' hospitaliers. Il ne les quitte i)oint , sanï 
■'i'émercier , au fond de son coeur, le mortel géiiéréits 
d^ii lui a facilité les moyens de séjourner qùelc^ue tempj 
dans la régibu des orages. 

L''eau îde'é' "rivières o\i fleuves du Karz est dHine con-i 

•leur rembrunie ou noirâtre, ce qui provient du sol quii 

est 'marécageiik ; mais j>uisez.la dansées rivières noires 

Vous la tro'uV^erèz côfemimément claire comme du'crista 

•'et d'il h g'o'ût'pur.' Voici les noms des principales: ïf ' 

^JBôWe i l^^tloifemme i V Oder , le Sieber , la. Zorge , l'Èllergn 

-\d''Soéïê^i POeker, l'Use, PEcI;er ,'l'è* Radau , Phmerst^ 

*Xa '■pltis*''cohsidérable est ri ^ode , dont Ton redônho'^ 

la richesse 'et^' l'abondance des eaux k la qiiantité de sit. 

^p^i-bes hVàéè de granit ^ qiii reiUplisseiit èoiî lit jusqu'ati 

■'Vîila^'e' à«' UèthleV- lieâ 'ttuites' de ^étette rivière prfsseiti i\ 

'pour êh'e'lfes'pltis sa-'VoiVreiis'es" d«^ toutes celles ^u'oifll 

'^'èché dans ' îe's eaux vives du Hai'z. Elle forme, 'à 11 

^SiiroiWAKi^IibfHràpp la chute d'eau la plus forte qu'on 

-trouve? dàiis ces montagnes. Le liojstrapp estuuassemî 

'felagé Ou paîii dé rochers, creusé ~ de trois côtés jusqu'3 

-H profoftâKit aé<J'6oo à 800 pieds. Ce B.ofstrapp ave^ 

la das'cacfë de la: Bodè et ]e flot de bois (à 2 lieues dé 

"B2ank€Hbo7frg , Z àe Çuedlinhotirg , 5 à.ë TVemigerode, i 

^é -GyrÀràdê^,^ 4'- Q.ë' ■Harzgérode , et 11 du Etochen ) es 

"saiTS contredit line des premières curiosités du Hârz. Vo« 

nrbyez vis • à- vis^de ces mass^ifs rochers une p-ace qii'oi 

nomme Teufelstanzplatz, la salle à danser du Diabl. 

Ajontez'r y^J'Oderbriicke (vous- trouvez dans l'endroit d 

,çe nom .dpi)X< auberges qui ne sont point mauvaises 

^ejle^ s!ap}?elle\it le JDammgrabeiv et V Oderbruck) puis l 

canal de liekherg et le rocher du même nom. JL'odei^i 



147 

hruck , ou la clidussée de V Oder est ime digne toute com- 
posée de pierres de granit, et qxii enferme V Oder dans 
nu ctaiig dont la surface comprend io,i33 perchés car- 
rées de Kaîenberg. Cet étang nourrit qiiaiitité de grosses 
tx'uites d'un goiit exquis , et il mérite l'attention des 
voyageurs ainsi que le grand canal de liehberg , qui * 
presque la longueur d'un mille d'Allemagne. Le chemin 
qui y condiiit offre à chaque pas les sites les pins r^nian- 
tiques et les points de vue les plus pittoresques. ■L'ûden 
teich , on étang de l'Oder, est à a lieues de l'Andréas- 
herg , mont Saint. André; et sur la chaussée on digxie de 
roder , il y a nu chemin de pied qui conduit an Brochen. 
C'est dans les riches mines de l''ylndyéasherg que l'on 
exploita , en 1728, ce fameux lingot de 80 livres d'*ar. 
gent vierge, morceau inappréciable pour les amateurs ; 
on le montroit autrefois au Mnsée de Goettuigiie où il 
fut volé de unit, en 1785. 

On varie dans les données des mesures de hauteur 
du Brochen : Selon Bosenthal , le sommet de cette mon- 
tagne est éJevé de 34^5 pieds de roi an dessus de la 
Baltiqiie, selon I.ashis de de 3a63. La cime domine la- 
ville d'Hanovre de 0246 pieds (snivaivt de Luc de 3 186,) 
de 2926 celles de JS'ordhausen et de Goettingue , de loBx 
celle d'Oderbriich (suivant de Luc io53), et de 326 Tan» 
cienne auberge du Brochen. Zhnvierniann donne à la 
hauteur du sommet 3o3i pieds 8 ponces; et il eu meD 
la pointe en par.iUèle avec la hauteur de Genève. D'après 
les nouvelles observations, oii évalue la hauteur du Bro» 
"".heu à 3375 anciens pieds de Paris. 

Avant de quitter ce dôme dxi Harz , nous avons en- 
core à faire mention de ce qui a le plus vraisemblable- 
ment donné lien , à cette vieille tradition des assemblées 
aocturnes des sorciers sur le Erocken, pour y tenir lexir 
>abbat, conte ridicule qui, dans les temps d'ignorance 
et d'obscurantisme , a coiîté la vie à bien des innocents. / 



148 

IjCs Saxons -païens, qui s'etoi.eilt vonés aU culte de Krodo, 
dont Pautel est à présent à Paris, célébroieut la princi» 
pale fête de ce Dieu , le premier de Mai à Harzhoiirg : 
ce n'étoient que sacrifices , danses et divertissements àe 
tonte espèce. Après la destrnction de ce culte, et en* 
Gore long, temps après l'établissement du christianisme, 
ces idolâtres, jiour se soTistraire à la iJersécution, celé» 
broient secrètement la grande fête anniversaire de Krodo 
sur le J5ro.c/ieH , dont l'accès étoit difficile et presque im- 
praticable : delà cette fal>le du passage des soiciers pour 
aller au Sabbat, d^'iutant plus que les nouveaux chrétiens 
qualifioiênt Krodo de Grand Diable ( Grot Tnhel , en 
langue tudesque). On avoitaussi coutume, le iredeMai, 
de faire sortir les troupeaux de leurs étables oii ils avoient 
passé tout l'hiver, (comme cela se pratique ejicore maiu- 
tenant à la même époque, dans les m,étairies de TFer.^ 
nigerode) pour les mener dans les pâturages des monta., 
gnesj et, la veille, on offr oit un sacrifice de propitiatio a 
pour implorer l'assistance du cieK 

Eîbingerode, où se trouve une bonne auberge à VAnge» 
hleii,. et oxi l'ow arrive du Brocken en 4 heures de che« 
inin, est à uue petite lieue du village de Hnheland , fa- 
meux par les deux grottes Ae Baurnann et de Biel. La 
première est la plus ancienne; on l'a rendue praticable 
aUx voitures dès le commencement du lyme siècle. Le 
guide, chargé d'y mener les étrangers, est un descen- 
dant ou parent de Bamnann dont on a donné le nom à 
la gTQttelt parce, que c'est lui qui l'a découverte. La fa. 
mille de cet homme jouit des rétributions iraj)Osées sur 
la curiosité des voyageurs ; elle en a seule le privilège et 
le profit. Cette caverne s'étend vraisemblablement plu*, 
avant dans la montagne ; mais il n'y a jusqxi'à présent 
que six grattes d'accessibles et de praticables. La pre» 
laière est la i^lus grande et la i^lus sauvage a 220 pieds 
de profondeur, 3o de hauteur, 190 de longueur. Il y. 



I 



^9 

a'iine fontaine dont l'eau est agréable à boire. Toutes 
les six grottes réunies occupent une longueur liorisoii- 
tale de 758 pieds. Ces mesures ainsi que celles de la 
caperne de Eiel viennent de M. Use le jeune qui les a 
p;ises géométriquement , en 1788. Ce sont des pieds de 
12 pouces de Brunswick. La caveriie de Biel a 13 di. 
visions qui oomprennent toutes ensemble 6\6 ^4 pieds 
de longueiir. La première est la plus considérable. Ou 
l'avoit bien découverte en 1672 ; mais ce u'est qu'eu 
1788 qu'un nommé Sécher , inspecteur à la carrière de 
marbre, est parvenu à en rendre l'entrée praticable. 
Elle est d'un accès moins difficile que la JBaumaiinshohle ; 
et le guide de cette caverne a le bon esprit de l'eiitre- 
tenir toujours en bon état; la phipart des voyageurs eu 
sont aitssi plus satisfaits. Le nom de cet homme signifie 
en allemand Boulanger ; mais , comme le guide de la 
Baumannshoehle est xni (Becker) boulanger, il faut bien 
se garder, qriand on demandera le guide de la Biels- 
hoelile , de confondre le nom de l'un avec la profession 
de l'autre. Ponr éviter les mépr/ses, qui ponrroieuC 
d'autant plus aisément avoir lieu , que le guide de Bau- 
raannshoehie paroît être d'intelligence avec le cabaretier 
de Piubeland , vous ferez sagement d\iller tout niument 
trouver riuspectenr Bêcher soit daiis son domicile, qui 
n'est pas éloigné du cabaret , soit à la carrière mènic ; 
»inou vous courez risque d'être mtiné dans tiue caverne 
iutre que celle que vous eussiez voulu voir. Dotize ;\ 
juinze gros de Marie suflisejit pour lei Tringiicldei 
le ces guides. Au reste ces deux autres ou cavernes 
le marbre se ressemblent assez sous le double rap[)ort 
le leur structure et de leius stalactiques. La lueur bla- 
"arde des lampes , la scintillation de la lumière réiléoliie 
)ar toutes ces pétrifications suspciidues aux voûtes et aux 
)arois humides de ces grottes enchantées, le jeu des 
ouieurs de ces concrétions qui sont, pour aiusi dire. 



i5o 

autant de prismes, vos guides chancelants, ' dont les fl- 
giives qiii tantôt s'alongent , tantôt^se racconrcissent, ont Ij 
Pair des ombres du Ténare, le silence, je dirois presque 
sépulcral, qui règne dans ces souterrains, et qui n''est 
interrompu que par le bruit sourd des gouttes tombantes, I 
et des paroles sans suite que l'admiration vous fait reli. ! 
gieusement articuler; tout cela donne à ces cavernes un j 
air de féerie imposante qui vous charme, et vous inspire 
un recueillement mêlé de crainte et de respect. 

Les personnes qui retOTirnent à Goettingiie , prennent 
le chemin du Mont- Saint' André, {Ancb-easherg) en 
passant par Harzherg , oii il y a une manufacture d'armes 
qui mérite d'être vue , et par une partie du paj-^s d'Eicks* 
feld. Mais, qitand on voyage pour son plaisir et sou 
instruction, on aime àVécarter à droite et à gauche, se- 
lon que les circonstances y invitent: c'est aussi ce que 
font les voyageurs qui en ont le temps ; ils se rendent à 
Wernigerode oii l'on peut visiter le parc et la ménagerie 
du Comte de StoUberg , et de là ils se portent sur Blan 
henhourg et JBcillenstedt. JBlankenhourg ( auberge à la 
Couronne d'or) est à i mille de Ruheland et à une égaîe 
distance du Ilo/strapp , à i mille et /'a d'^Elhingerode , 2 
milles de Halherstadt, Wernigerode , et 5 milles de Hal. 
lenstedt. On vante, et c'est avec raison, la ville de 
Elanhenhourg , pour ses forges , ses ardoisières , ses sta. 
lactiques, ses marbrières, ses ouvrages en marbre, les 
Curiosités de ses environs , la beauté de sa situation , et 
la sociabilité ainsi que le bon ton de ses habitants. Ou 
vous montrera aw château qui a 276 chambres , la col» 
lection des verres à boire dans la salle à manger i sui 
le balcon la vue est magnifique; vous y verrez un pxîits 
qui a 54 brasses de profondeur, le parc, le Lomsen. 
bourg etc. Au dessous d'une maison située sur la place, 
il y a x\i\ conduit souterrain dont les voiïtes fiJtrejit à^i 
stalactiques. La belle promenade de la Thie où sont entre 



i5i 

antres deux tilleuls -très . v-iexix; les ruines an cliàteau 
sur le Regenstein, (Roc pluvieux) éniiueuce du haut de 
laquelle ou découvre une vue admirable, siirtout lors-,. 
qu'on monte sur un banc de rocher qui est , pour ainsi 
dire, suspendu dans Pair, et qu'on nomme le Siège du 
Général; cependant, si vous prenez aisément des ver- 
tiges, je ne vous conseille pas d'aller vous y asseoir. A 
deux lieues de Blaiilieithourg , près d'un endr.qit qu'on 
appelle Benzingerode , vous remarquerez trois monumens 
qu'on nomme Hunnenstebie que l'on croit être les tom. 
beaux de quelques héros païens qui seroient tombés dans 
ce lieu. — Ballenstedt. Siir la grande route qui mène 
de Blankenbourg à cette ville, on trouve, auprès du 
village de Kattenstedt , deux collines dont l'ime nom- 
mée le BroTnhcerberg , ( mont, ronceroi ) et Tautre Sal- 
pclterkopf ( tête de salpêtre). La première se^nble être 
eu partie, et la seconde, en entier, un monceau de ca- 
davres de guerriers. On a déterré des os de morts et des 
armes dans ces endroit; et, encore maintejiaut, en fouil- 
lant avec un bâton, on peut tirer de terre des ossements 
et des crânes d'hommes. Vous trouverez à Ballenstedt 
un grand hôtel sur le Schlojsbcrg (ijiont du château). 
Dorrière le château est un beau jardin seniV>lable à un 
paie, et à quelque distance de là une maison de chasse 
qu'on nomme le Boehrkopf , d'où l'on a une superbe vue, 
dont ou jouit aussi maintenant des fenêtres de la jirande 
auberge, avec la différence qu"'on est moins élevé' et 
qu'oji n'y domine pas une si vaste étendue. .La ville 
neuve ( iS'eusiadt ) où l'on va par une longue allée de 
tilleuls , est élégamment bâtie. On a établi une m.aison 
de bains sur le ruisseau de Bieder. La vallée dite Selk. 
tluil , a l'air d'un parc anglois : visitez l'endroit qu'on 
nomme JMacdcheiispruug (le saut des filles), I»'s eaux 
minérales, les fonderies, forges etc. le vieux château de 
Fulherstein, mais surtout l'énorme tour ronde avec ses 



l52' 

prisons, sou cul àe basse- fosse , et la superbe vue qui' 
est très diversifiée ; IMeiseherghaus : tons noms de cineîques- 
nnes des ptinciiiales curiosités des environs. Du lYLaed- 
cJiensprUng, nue bonne chaussée vous conduit à Stnfcn. 
herg (jDoiitagne des dégrés ) oii la roaison de plaisance 
qu'on nomme Herrnliaiu est nn des endroits les plus 
frécjuentés à 5 ou 6 lieues à la ronde. Les dimanches 
et les jours de fête , on y voit arriver de tontes parts 
de nombreuses compagnies qui y viennent danser et se 
livrer à toutes sortes de divertissemens. Ou y est aussi 
mieux traité que dans la grande auberge de JBallenstedt. 
Au pied de la montagne est située la petite ville de 
Genirocle. La vue qu'on découvre des fenêtres s'étend 
à la distance d'un mille d'Allemagne. De Stufenbcrg allez 
air moulin du Tjïable ( Tùiifelsniilhle) , sur le Tiamnibcrs;, 
et à la chïlte du bon Tuisseau, iFall des giiten Wasser. 
iachs). Après la vue du Brocken , celle que Pou a du 
Teufelsjniihle est la plus étendue , la i^lus illimitée de 
tout le Harz. Ballenstedù est à lui petit mille de Oued. 
linhdurg , à deux milles àe' yischerslehen. 

Qu'il me soit permis de proposer le plan d''un voyage 
autour du Hajz , en admettant toujours, qu'on parte de 
Goettingue. Les étudians de cette iiniversité pourroient 
employer leurs vacances de la Pentecôte à faire cette pe- 
tite excursion à pied, qui ne leur demanderoit que 7 joins. 
Ije dimanche, vous partez de Goettingue, passez par 
Herzhërg ]^o\yv allet à. ^Indréasletg. Le lundi, d''Aiidréa&' 
Lerg par le liehherger Grahen et VOderteich jusqu'à la 
maison neuve du Brocken. Le mardi, à lluheland, à la 
Haumannshoehle et la SlelshoeJile , la IMarmormilliîe et 
HlanhenhouTg. Le mercredi , au llofstrup^j et à TVerni. 
gerode. Le jeudi à Goslar. Le vendredi, vous voyez': 
les curiosités de l'ancien monde à Goslar et le llammels- 
her§ i delà vous allez h. Clausthal et au Georgs- Sùolleiit 
et ensuite, par T.eerhcicli , où sont les deux Kake?hcihs, 



i53 

à Osterode. "Le samedi, d'Osierode vo\is reiowmez a Gof. 
ti/i^uti. On voit que ce plan iînit où le nôtre a commencé, 
et réciproquement. C'est ait lecteur à choisir }e cliemin 
qui Ini convient le mieux, selon le temps dont il pent 
disposer. Si l'on pouvoit rassembler \ine société de 7 
à y personnes pour ce petit pèlerinage, et que les tiin- 
gueltes fussent par conséquent donnés en commun , ce 
ne seroit pas iin voyage bien dispendieux; on en seroie 
quitte ponr la somme de deux loiiis. 

On évalue la surface de tout le Harz à 64 milles ear« 
rés. Le noml)re des bourgs et des villes se monte à 40, 
et la population à 5o,ooo Times. Le produit net des mi- 
ïies lient, anjiée commune , s'élever à la somme de 140,00a 
écHs d'Allemagne. 

Les personnes, qiii aiment lefs observations astrono, 
miques , ne seront pas fâchées de trouver ici riudicatiou 
des longitudes et latitudes de différents points du ITarZi 
qiie nous avons tirées des annales astronomiques du cé- 
lèbre Bode. 

l^atititde : I^on^itiule. ; 

Osterode 5i° iW iC>" 27° 56' 09" 

Klausthal ...... 5i 48 3o 38 — 17 

lleinrichshoehe à la mai- 

sonnette du Brocken Ci 47 5o "3 07 1 3 

Pointe du Brockeu . . 5x 48 29 28 16 20 

Ilsenbourg 5i 5i 46 28 29 67 

Ville de Wernigerode . 5i 5o 34 28 27 i5 

Ville de Rlankenbonrg 5i 47 55 28 07 — 

Selon les observations que fit, en i8o3, le colonel Ea, 
xon de Zadi , à l'occasion des signaux à poudre, il -so 
trouve que la maison neuve du Brocken est située par 
le Gi'', 11', 65" de latitude et le 28^, i6', 53", 65 dé 
longitiide. 

On parle sur le Harz trois principaux dialectes: 1) la 
bas. allemand dans les provinces bas- saxonnes du IIurz> 



i54t 

inférieur et dans quelques vallées du Harz supérieur ^ 
2) le haut - allemand dans les provinces haut, saxonnes 
du Harz inférieur; 3) x\n dialecte qui tient le milieu^ 
entre le dialecte de Franconie et le haut- allemand, lan- 
gage qui, avec quelque mélange de bas -allemand, s'est 
conservé depuis la transmigration des mineurs qui , à. 
deux époques différentes, 1016 et 1419» vinrent de la 
Franconie et de la Saxe pour s''éfablir au Harz.. X 

Les chemins, comme on peut bien se le représenter, 
sont difficiles : tantôt pleins de quartiers de rocs , tantôt 
remplis de fondrières. Les voitures dont on fait usage, 
ont les roues hautes, la voie étroite, (2 pieds 3 pouces 
dit Rhin ) ; et les chevaux s'attèlent à la suite des uns 
des autres. Le nouveau chemin est le plus fréquenté 
pour le commerce ; on le prend à Stollherg ou à JS'ord- 
JiausfJi ( à l'innocence coiironnée) ; ces deux routes se 
rejoigneiit à IBraïuilage pour ji'en faire qu'iuie. Dans 
les cavées, on est tenu de se détoiuiier pour faire place 
à tous les charretiers du Harz qui voiturent des minéraux, 
du charbon etc. Quant aux voyageurs qui viennent soit 
de la Tiiuringe soit de la Saxe , et qui ne veulent pas 
exposer leur voiture dans ces chemins de montagnes, où 
la voie est si étroite et les ornières si creuses , (comme 
%\.\x le mauvais chemin de Harzgerodes près de ITlpper) 
je leur conseille de prendre la route {d''Eisîeheu ou de 
SangcrhaiLsen qui conduit à Hazkerode et ainsi de suite 
A Sullenstedt et à JBlankenhourg, Ils pourront alors, 
avec de bons chevaux de poste, suivre des chemins de 
traverse commodes, et commencer leur excursioii dxiHarz 
avec des voitures du pays , à partir de Blankenhourg ou 
de Ballenstedb ou bien encore de Wernigerode , où ils 
reprendront leur propre voiture , à leur retour. La pins 
grande curiosité d'' JLislehen est la maison de Luther, où 
l'on conserve encore quelques reliques de ce réformateur. 
On y trouve une relation détaillée qui se vend aux vo- 






i55 ' 

yagenrs, qu'on invite en oiitre à écrire leurs noms dans 
nn alhum consistant d'jà en cinq in-folio, qui sont déjà 
tout remplis dos noms des curieux, qui ont vonhi voir 
la résidence de TAither. Il faut ajoiîter k ces objets 
quelques tableaux de Luc Kranach , et principalement 
le travail des mines, A une lie\ie delà vons-voj'ez IMans- 
feld, où l'on vous montrera les ruijies du château des 
comtes de ce nom, si fameiix autrefois. On a moderne 
ces restes d'une habitation jadis si glorieuse, et on les 
a transformés en un parc anglois , espèce de IMemento 
rnori des grandeurs humaines. Les bains de I^a^iclistmlt 
ne sont qu'à 5 lienes d Eulehen. De Uarherode à lilan. 
/lenboiirg, il y a cinq petits milles, à Ballenstedt deux. 
J'ai trouvé dans la personne du maître de poste de Haz- 
kerode , un homme foit honnête et aimant à obliger. J'ai 
encore à proposer une seconde route commode, qui m'a 
été recommandée par iin voyageur, qui est bien en état 
d'en jxigei-, la voici; vous allez de Sondersltaiiseu droit 
à Stollherg 3 mi les (cav a peine le cliemin de JVordhati. 
sen est • il praticable) de Stollberg à Hasselfelde , de Ilas' 
stdfelde à Hlanheiiboxirs; etc. Dans les auberges des vil- 
les-de montagnes, ainsi que dans celles du Harz inférieur, 
vous trouvez du caFé, du vin , des viandes , des cham. 
bres , en un mot tout ce qu'il faut à des voyageurs, si- 
non toujotu's d'une excellente qualité, du ^oins assez 
bon pour qu'on omisse s'en contenter. Il y a cepeniint 
deux choses dont se plaint IM. JMsiners , savoir les pî.in- 
cheis de plitre , et la difficulté d'avoir des draps de lit 
qui soient blmcs de lessive. Il existe quantité de livres 
qui traitent des montagnes du îïarz : mais celui, c[ui 
rend stiperfliis tous les antres, et qui devroit se trouver 
dans la poche de chaque pèlerin du Brocl.ni , c'est: le 
T.uchenhitch fiir Fieisendc in d'H Ilarz , von H. Gottschalh, 
rnit Ku))ferti und einer Karte , Magdebtirg i3o6. 8. Ceux 
de nos lecteurs qui aiment la Botanique trouveront avec 



i3Ô 

plaisir un commencement de Flore herciniénne dans îe 
troisième tome d'un excellent ouvrage assez volumineux 
qui a pour titre : Gatterers Anleitung , deii Harz iitid 
a-iiclere Bergwerke mit T^utzeii zu hereisen. Ceux qui s'adon* 
lient à la géologie , à la minéralogie ne liront pas sans 
intérêt le livre de Lasius intitulé : Beohachtungen iiher 
die HuTzgebirge, Cet ouvrage donne une série systéma- 
tique de toutes les sortes de montagnes du Harz en 119 
pièces (à 12 éçus ). Quant au traité du Urocken par 
ScliToeder , il est connu de tout le monde. 

Les voyageui's du //arz feront très- bien de se munir, 
comme je l'ai déjà dit, de la carte du Harz supérieur et 
inférieur par Gussefeld. (Weimar x8oi.) Le dessinateur 
JLberleiii de Goettingue a commencé, en 1802, la livraison 
d'tm certain nombre de Vues du Harz, par cahiers, dont 
chacun renferme cinq grandes planches. Le prix de chaque 
cahier est d'un Frédéric d'or. "On trouve , dans le pre. 
mier , la vue de la. maison neuve du Erocken. Le pay« 
gagiste Koch du Thaï- Ehrenbreitstein a également donné 
'au public 4 vues du Harz, qui se vendent chez Grofs» 
à Htilberstadt. 



i57 



X. 



p^oyage aux inonts Sudebes^ viilgaivement; 
nommes JVlonta^nes des Ge'ans. 



X outes les personiios qui, venant du Nord, veulent, 
au sortir de la Lusace, aller voir ces monts fameux, ont 
ralteniative, ou de j^rendre, en quittant JVEefftrrsdorf et 
passant par FUnsherg ^ la route qu'on a percée, depuis 
quelques années, à travers les forêts, et qui conduit aux 
verreries de Schreihenhau , oii bien d'aller à JS'eueweltt 
en passant la Tafeljichte ^ le Isergehirge ^ les IserJiaciisser 
et autres contre'es. Si c'est la première de ces deux 
tournées que vous préférez , vous trouverez la première 
moitié du chemin plus intéressante que la seconde , at- 
tendu que, la piiipart du temjjs , vous avez de sombre» 
^t antiques forêts à parcourir ; quant à la seconde, vous 
avez , dès le début, des hauteurs considérables à gravir, 
et, sur la Tu/eJficbte la vue de toute la Lusace, vue qui 
èl elle seule vaut bien la peine d'entreprendre ce voj'açe. 
Le reste du chemin pourra ne pas offrir beaucoui) d'agré- 
mens à la plupart des voyageurs ; mais les naturalistes 
pourront en faire le théâtre de leurs observMtions scien- 
tiGqxiea. 



.i5g 

Les personnes qui: , partant du Nord- ouest , de la 

contrc^e de Friedland on de l.iehwerda , se proposent de 
pénétrer par le phis court chemin au sein des montagnes 
des Géaus, n'ont pas d'antre parti à prendre, qne de se 
diriger snr l'anberge isolée dans les bois, près du riiis- 
sëaii de Wittia; et de la corniche de ce nom , en traver- 
sant, pendant l'espace de 5 à 6 heures ^ -les sombres fo- 
rêts du sauvage Isergehiri^e , ou de se porter par les Strim 
cJieuhaeiuser sur TS'euweJt on par Toi au snr liochlitz. 
Mais les voyageurs qui viejinent directement de l'Ouest, 
et qui veillent faire leur excursion dans les montagnes 
dés Géants, en passant par la contrée de lieicheiiherg , 
doivent prendre le chemin de JohajiiiestJial, IVIorgensteru 
et Pezicheivicz pour se rendre à TiocJilitz Ce^ chemin 
est à la vérité moins uniforme que le précédent; mais il 
est également pénible à cause des hauteurs qu''il faut 
escalader, et des bois fourrés qu'il faut traverser. Ouanc 
aux personnes qui peuvent sacrifier un jour de plus à 
cette expédition , elles pourroient aussi et avec plus \ 
d'agréroeiit, visiter les montagnes des Géans, en partant 
de L.iehivSTda , et prejiant un des chemins déjà indiqués 
par TvleffeTsdorf dans la haute Lnsace , de même que 
celles qiii viennent de lieichetiberg , pourroient, en fai- 
sant quelques détours, gagner le chemin que nous indîi 
qiierons d'une manière plus détaillée, et q\ii passe par 
tlochstctdt et Wickoivitz- 

Le chemin le moins long pour ceux qui viennent dé 
l'intérieur du cercle de Bunzlau par Turiiau, et traveri 
sent une partie de la vallée romantique qu'ion nomme 
Vlserthal, passe par Gesseiiey sur Hochstadt ^ et delà, 
ou par Gahlenz pour mener à liochlitz, on bien, plus 
sur la droite , par Wibhewitz , en se dirigeant sur les 
Schusselhaiiden. La première de ces deiix routes vous 
conduit entre la grande Steinlehne et le Schnéherg à VElhe. 
U'iese i la seconde, par le Kaho/iesch , à la contrée de 



169 

l'aile occidentale de ces montagnes , on , par le Schlussel. 
^er^-,' directement» aux Siehengrunde (sept vallées). 

Le chemin le pins conrt ponr les personnes qni vien. 
nent de l'intérieur de la JBohème , et nommément de la 
contrée de Prague, conduit par Gitsddn et Lommitz à 
HoJienelhe et Friedrich s chai anx Siehengrunde , ou parce 
qu'on nomme le Steinweg (chemin pavé) et par Peunels. 
dorf anx Hennerbauden. Ponr celles qni partent des con- 
trées méridionales de la Bohème on de la Moravie , elles 
petivent se diriger par Trautenau , et delà par Freyheit 
et Gro/ssaupe sur le liiesengrnnd (val des Géans) on par 
Traiitenhach et Sehatzlar sur les Graenzbaudcn *) (cha- 
lets limitrophes). 

Les pins proches et les plus importants passages, siir- 
tont pour les voyageurs qui viennent des contrées de 
Breslàu , Sc/iU>eidmtz et l.aiidshjit sont: en partant de 
^<Schmiedeberg ou - par Arnsberg en se dirigeant sur le 
ForsHkamme (la ôrtierie) , on par Krurkhubl siir la Heni,' 
pelbaiide ; ce dernier chemin est plus court i mais l'un 
et Tautre leur offriront les sites les pins pittoresques et 
les accidents les plus variés. Mais Ceux qui viendront 
•du lirandenhonrg , de Berlin, de la basse - Silésie , de 
Glogan et d'autres contrées nord - orientales , trouveront 
an sortir de Hifsthbetg (iewx. avenues priuciitale's qtii les 
menei'ont aiix rrrrints des Géans. S'ils veulent commencer 
plntôt cette exciirsion montagnarde près de Schmiedeberg^ 
et qu'ils soient presWs de pénétrer au coeur de ces monts 
Eimeux, ils ont l'option de se porter de Seydorf par 
liriichenberg sur les Dreysteinen ( trois roches) oii par 



*) Dans J es montagnes des Géans, on donne le nom de 
JBaude u des habitations qni sont tantôt éparses, tan- 
tôt réunies, mais qui ne se trouvent Jamais en assez 
grand nombre pour former un hameau. Cest ce qu'on 
nomme chulee s dans les Alpes de Suisse et de Savoie, 



i6o ! 

.J-Ixiyn (le bocage) sitr îa StTirm^?auhè>. Si» aft contraire, ; 
ils aiment iiiier.x passer par JT'arinbriuin , {e^ws. miiu-ra- 
J.es chaudes) pour gagiior les vallons septentrionaux des i 
■am-rtuts Sndètes , et q\i'ils souhaitent, comme la j)Iiipart j 
/des, voyageurs que la curiosité amène dans ces monta- 
gnes , connoître- ces bains, le rendez- vous d'une multi- i 
Jtlide.d'etrangers qui y affluent, tous les étés, des pays voi- 
,î«:«5 , et éloigne'» , ils poiuiont , de cet endroit , se diriger, 
.pSr- M'^rnt'sdorf et Agentandorf , sur les Siehengrimde \ 
(^sBiit vaHt'es) qu parvenir , yjar SchreiherJiau et le vieux i 
•clralet siléi^içn sc^ilesùô/ie JBaude , au flanc occidental de ' 
.la montagne dés Géans. Les deux chemins ont leurs 
beautés particulières et des avantages qu'on ne rencontre 
.point ailleurs. 

Ceux euiîn qui viennent de Loeweiiher^ ^ Greifenherg^ 
«t autres lieux situés dans cette direction , feront bien 
de prendre le .chemin que nous venou-s d'indiquer, ou 
■par Mirs-cJiherg et JVarmhruiuL , ou par Friedherg et Flirts* I 
herg^ Ce n'est pas que je veuille dissuader les voyageurs 
de prendre d'autres routes: bien loin delà, je suis i^er* 
suadé qu'iine excursion, dans quelque sens que ce fût, 
dans,, les montagnes secondaires qui avoisinent celles des 
iGéans auroit pour bien des arnateurs de la nature, mais 
surtout pour' les minéralogistes, phlsieur? sortes d'intérêt. 
l'Vcùrnihruyin. est renommé, dès le treizième siècle, ponr 
ses eaux, thermales , bonnes! pour la boisson et les bains» 
X'aïnéiiité de la contrée jointe à la salubrité de ses eaux 
•jninérales , axiXv éta,blissements plexus de goût qui se trou, 
vent dans cet endroit , y attire de toutes j)arts une grande 
affluence de ni onde. On y âiatingue entre autres deux 
bâtiments commodes ^destinés à> loger leç, étrangers: ce 
sont la Gallerie et P Aigle ^ Il y a aussi à Warmhrunn 
deux artistes fort habiles ; ce sont M. M» IVlaywctld et 
Friedrich , le premier est lapidaire et l'autre polisseur. 



i6ii 

Les voyageurs qui comptent passer qnelqiie temps 
dans ces montagnes , et qui ne_ peuvent ou ne veulent 
pas se charger de provisions , ne doivent pas s'attendre 
à faire bien bonne chère chez les simples habitants des 
chalets , accoutume's à une vie extrêmement frugale, 
(^uant aux villes montagneuses de la Silésie , telles que 
Schmiedeherg , JUandshiit , Hirschberg , WarmhnaDi et 
Flinsberg , ainsi que Viegandithal dans la Kâute- Lusace, 
les étrangers y trouveront l'élégance , la projpreté et toutes 
les commodités des meilleures auberges de l'Allemagne. 
Ceux d'entre eux qui, au coeur des montagnes, auront 
dii se contenter de pain d'avoine, de fromage, de beurre 
et de lait , et qui auront pu , par hasard , se reconforter 
avec tme omelette ou \\n plat de truites , avec quel dé- 
lice, à leur retour au pied de ces montagnes, ne jouis- 
sent - ils pas de tous les plaisirs d'une bonne table , garnie 
de mets siicculents , de viandes bien assaisonnées? L'eau 
limpide des fontaines a bien pu leur plaire la première, 
la seconde fois, mais cette eau qu'ils auront bue jusqu'à 
satiété, l'espace de trois ou quatre jours, vaut- elle cette 
bonne bouteille de vin d'Allemagne, de France, d'Espagne 
ou de Hongrie, qu'un aiibergiste complaisant a mise de- 
vant leur couvert? Dans les chalets, ils auront couché 
régulièrement toxites les niiits dans un misérable fenil ; 
ici un lit mollet les attend; ils pourront se reposer de 
toutes leurs fatigues , et reprendre des forces pour de 
nouvelles expéditions. On en peut presque dire autant 
des premières auberges de Truutenun, Jqhaiineshad et 
Hohenelhe , du côté de la Bohême. Mais s'il est un en- 
droit digne de remarque, soits ce rapport comme sous tant 
d'autres , c'est l'agréable I.iehiverda , qui mérite peut- 
être la première place parmi totis les lieux que nous avons 
nommés. Des appartements spacieux et commodes , des 
prix raisonnables, de bonnes tables dMiôtes , et deux 
sources qu''on a découvertes depxiis trois ans, contribuent 

11 



l62 ' 

■beaucoup à attirer \\n grand concours d'étrangers anxi 
bains de Liebwerda. Les postes qui viennent de Prague, , 
vous y mèneront par lieichenherg. Toittes les semaines, 
une diligence part et repart entre ces deux villes. 

Pour les auberges 011 plutôt hôtelleries , de la phipavt 
des endroits tant soit peu considérables de Bohème et de 
Silésie , tels que Neuweh , liochlitz y JVitzewitz, FriecU 
richsthal , L'aiiguenau , Schwarzenthal , Freyheit, IMar. 
schendorf , Trautenhach , Scliatzhvr , Oppau , Aresherg, 
Steinseïfen, Aresdorf ^ Seydorf, Giersdorf , Ilermsdorft 
rétersdorf et Schreiberhaii , on y est logé et traité à- peu- 
près comme on doit s'attendre à l't^tre , dans les meil» 
lenres hôtelleries villageoises de ces deux pays. 

Comme tous ces endroits sont fort peuplés , et que la 
pliipart des habitants, adonnés aux manxtfactures et fa- 
briques , y sojit à leur aise, ils font de la dépense, et 
aiment à se réunir souvent dans les guinguettes ; aussi 
tx"ouve-t- on généralement dans les cabarets ou auberges, 
des provisions de toutes sortes de comestibles et de bois- 
sons. H n'y en a pas où vous ne trotiviez de la bière 
et de l'eau- de- vie. Dans beaucoup d'endroits du côté 
de la Bohème, on peut avoir du vin de Bohême, d'Au- 
triche, mais le plus communément du vin de Hongrie; 
dans la plupart des auberges du côté de la Silésie , du 
caffé et de bonnes liqueurs de JBreslau. 

La bière de Bohème comme celle de Silésie n'est pas 
également bonne dans totis ies endroits ; mais on peut 
dire en général que la bière fermentée immédiatement 
tirée du tonneau, sans être mise préalablement en bou. 
teille , est plus forte , plus substantielle et plus saine ; 
an lieu que la bière de Silésie mise en bouteille , mais 
imprégnée d'acide carbonique par la fermentation arrêtée, 
cent bien être plus agréable à boire, plus spiritueuse, 
et bien souvent tant soit peu capiteuse et enivrante pour 
4juelques instants. 



i63 

Dans "intérieur et dans la montagne des Géants pro- 
prement dite, tons les clialets on habitations isolées sont 
pins on moins propies à recevoir ponr qnelqne temps 
des voyagenrs modére's dans leurs désirs; cependant par. 
ini denx mille cinq cen^ts chalets dispersés dans tonte 
1 étendue de ces montagnes, en les considérant de près, 
il n'y eil a oii'nn très . petit nombre qni mérite le nom 
d'hôtellerie, .'-avoir ceux qni, x^ar rapport à leur situation, 
sont les pins fréquentés , et pins disposés qne les antres 
à recevoir et satisfaire les étrangers ; les habitants des 
autres chalets , écartés des sentiers les pLns battus, n'ont 
gnère qne les provisions nécessaires k leur propre snb- 
sistance. De ce nombre sont la Tïlesenbaude snr la prairie 
blanche , la He7nj)elba2icle au Seifctilerg , le vieux chalet 
Silésien, antrement dit Hcillmannsbaiide au delà de Schrei- 
herknic, et pent-ètre encore le chalet nommé Hufbaudit 
en montant le mont pelé de l'antre côté de Hochlitz. Ou 
peut joindre à ces véritables huudes on chalets la plnpait 
des habitations des syndics, venenrs et meuniers des vil- 
lages qni, ponr leur hauteur et leur isolement, sont re- 
gardés comme chalets de montagnes. Toutes ces maisons, 
quoique extéi"ienrement conformes anx antres chalets, 
se rapprochent, par leur arrangement intérieur, des 
auberges qu'on trouve dans les hameaux. Ontre ce qaie 
chaque chalet indistinctement peut lui offrir comme du 
pain d'avoine, dn lait, de la crème, dn beurre, dn fro- 
mage et des ^pommes déterre, le voyagenr pourra se pro- 
curer ici de la bouillie an lait, nue omelette ou nn plat 
de truites, moins fréquemment de la viande; ponr la 
boisson, ce sera de la bière, quelquefois aussi nne bon- 
teille de vin, du caffé , de l'eau- de -vie on dn Rosoli 
de JBreslaii. Cependant oh ne peut pas dans tons les 
temps , ni dans chacune de ces maisons s''attendre à trou- 
ver toutes ces choses- là ; il se peut rencontrer qu^'on n'ait 
à vons offrir telle on telle chose aujonrd'hiii qne dans" 



i64 

cette habitation, demain que telle antre chose dans nne 
seconde, toiites ces choses réunies dans une troisième, 
selon qu*'il est venu plus ou moins d'étrangers dans ces 
coutiées. Toutes les provisions de votre hôte ont p\i 
être consommées de la veille ; ou bien il se sera tout 
lécemment poxvrvû. C'est pourquoi je conseiUerois aux 
personnes qui voyagent en compagnies et qui' ont par 
conséquent besoin d'un certain nombre de gens pour 
porter leurs effets, de se munir de comestibles, comme 
de pain blanc, de caffé, de sucre, de chocolat, de viandes 
froides, de jambon ou de langues fourrées, de bon vin 
et d'essence de punch , pour ne pas courir le risque de 
manquer de bonne nourriture dans leur expédition 
montagnarde. 

Quiconque entreprend seul, avec un simple messaget 
ou guide, ce voyage des montagnes des Géants, peut 
compter qu'il lui en coiitera tout au ^ilus pour son con- 
ducteur 45 creutiiers iDarjour ; sa dépense pour lui-même 
ainsi que pour son homme pourra lui revenir à, 1 florin, 
tout au plus à un florin 45 creutzers ; on voit par là 
que , tout compris , la dépense journalière ne peut guère 
se monter qu'à 2 florins. Si vous avez encore un oxi 
deux compagnons de voyage , il vous ea coxite encore 
moins ; cela peut faire pour chacun 1 florin 3o creutzers, 
peut-être même pas plus d''un florin. Mais lorsqu'on 
est plusieurs personnes, et que l'on a plus d'iiu porteur 
avec soi pour les vivres , la dépense peut bien être plus 
coirsidérabîe, sans cex^endant s'élever au delà de 2 florins 
par jour. On coaaçoit aisément que les voyageurs, suivis 
de leurs domestiques, ont à proportion plus de dépense 
à faire, selon le nombre des gens qui les accompagnent. 
Il peut y avoir des circonstances oxx , dans des maisons 
jiarticulières ou des gîtes extraordinaires , on se trouve 
plus avantageusement soxis le lapport de la commodité 
et d'autres agréments, qu'on ne rencontre pas toujours 



i65 

dans les auberges ; mais ces asiles ne sont économiqnes 
qn''aiitant que le voyagexir peut y séjourner quelque 
tenii)S. Un seul bon repas, ou un Ht commode dans nne 
maison considérable coiite ordinairement à Pétranger, 
qui ne se soucie pas de passer pour un, avare , ou pour 
iiu parasite , plus qn'il n'atiroit dépensé à l'auberge. 
C'est bien le moins qn"'on puisse faire que de reconnoître 
par de bons tringueltes, les soins et les peines que nous 
avons causés ans gens de la maison , où l'on nous a si 
tien accueillis. Qxiant aux villes montagnardes voisines 
de la Silésie on de la Bohème, on pent s'attendre que,' 
flans les bonnes aiiberges, il en coWtera, par jour, environ 
le double de ce qu'on aura dépensé dans les montagnes,- 
supposé que l'on n'ait ni chevaux, ni voiture, ni cocher, 
ni personne qiielconqiie à sa suite. Ce que vous aurez 
dépensé journellement dans les montagnes pour votre 
guide ou porteur, que vous venez de congédier, vous 
allez vraisemblablement le dépenser en présents, que vous 
donnerez aux gens qui vous montreront les diverses cu- 
riosités renfermées dans les endroits qui sont sur votre 
route , de sorte que l'on peut bien compter stu- une dé- 
pense journalière de 5 à 4 florins, lorsqu'on veut vivre 
sur un certain pied , dans les villes tant soit peu con- 
sidérables de ces contrées. Outre cela, si vous ne voti. 
lez pas faire toutes vos excursions à pied , vous n*'en 
serez pas quitte à moins de 4 florins l'un j)ortant l'autre 
pour votre voiture de poste ou de louage par demi- jour- 
née; ce qni fait pour le total de votre dépense journa. 
lière la somme de 7 à 8 florins. 

Le salaire Journalier d'un guide dans les montagnes 
des Géants, varie en raison des relations locales , des ser- 
vices que peut vous rendre ce conductenr, et même de 
l'air plus ou moins sain qu'il peut avoir. Les guides 
qui n'en font point profession, ou des guides extraor- 
dinaires , et q\ie l'on prend dans les villages ou hameaux, 



i66 

dit côté de la Eolième et même dans bien des chalets de 
Silésie , ne vous coùtei-ont par jour que 5o , 56 à 40 
creutzers, en s'engageant encore à porter votre bagage. 
Quant aux guides ordinaires et qui sont pour ainsi dire 
passés, maîtres dans la connoissance des montagnes, ce 
sont des messieurs qui savent bien taxer leurs bons of- 
fices, lis demandent 1 florin, quelquefois même x florin 
i5 creuzers; encore refusent -ils même de se chai ger de 
vos effets. Si donc vous avez un paqiiet , trop gros pour 
qu'on le puisse porter à la main, ils vo\is font payer en. 
core séparément le porteur. C'est le voyageur qiii prend 
régxilièrement sur lui de pourvoir à la subsistance de sou 
conducteur ou porteur, sans égard au salaire dont il est 
convejiu avec lui. Outre que par là le voyagenr se trouve 
moins sujet à être étrillé , attendu que les aubergistes 
ne lui feroient pas moins payer la dépense du guide , 
cela contribue encore à rendre cet hoijime plus dépendant 
de rétranger ; et comme ils prennent leur repas à la même 
heure, le voyage en souffre moins de retard. Parmi 
ces conducteurs, il en est un principalement qui mérite 
d'être préféré. C'est le nommé John Vcdné.^ de TYLeffers- 
dorf: cet homme étoit le gxiide favori de feu M. de 
Gersdorff t le Saiisswe des monts sudètes. D'autres vo- 
yageiirs recommandent aussi les deux Zeidler , père et 
fiis^ de Schreihershauy et le nommé Finger de Bruchenberg. 

Lorsqire le temps est neT^uleux ou pluvieux , il seroit 
très - imprudeftt de se fier à ses propres connoissances 
locales, ou à sa carte topograj)hique et son compas, pour 
continuer, sans guide, son chemin sur les hauteurs 
agrestes et désertes des montagnes des Géants ; cette té- 
mérité pourroit avoir les suites les plus funestes. Dans 
ces montagnes, il y a quantité de sentiers douteux et mal» 
surs, qui ne sont que des passages pour les bestiaux, eir 
qui peuvent fort aisément aboutir à des fondrières dans 



167 

les plus épais halliers, dans des chablis impraticables» 
des bois fourrt's inextricables , on des éboiilements de 
pierres, oii le voyageur peut rester des heures entières 
sans secours , abandonné des hommes , dont il auroit le 
plus pressant besoin, luttant contre un danger de mort 
iiaminent. Heureux encore sij après bien des efforts, il 
parvient, à sauver, aux déx'ens de sa santé, sa vie pé- 
riclitante ! 

Je conseille, outre cela, au pèlerin des monts Sudètes, 
, d'arranger son bagage de manière à ce {qu'il soit aussi 
léger, aussi portatif qiïe possible; car il pourroit se faire 
par exemple, qu'il ne trouvât point de guide, ou bien 
encore qu'il n"'en eût plits besoin en certains endroits : 
raison de plus pour ne pas négliger cette épargne et de 
'temps et d'argent. A votre arrivée dans un lieu quel, 
conque , si vous y voyez plusieurs haudes ou chalets * 
choisissez toujours le plus grand, celui qui a le plus 
d'apparence , à moins que votre guide , instruit par sou 
expérience, ne vous en propose un autre. Dans vos cou- 
-Versations avec les montagnards Sudètes, dépouillez -vous 
de toute morgue , dé toute présomiition bien ou mal 
fondée, sur la noblesse de votre oiigine ou l'éclat de 
votre rang dans la société. Ne vaut.il j>as mieux, par 
votre condescendance , par une bienveillance expansive, 
par une cordialité naturelle, prouver à ces bonnes gens, 
que dans l'homme, c'est l'homme que vous honorez, sans 
égard pour les distinctions que le hasard donne le plus 
souvent, et que le mérite obtient si rarement? La fierté, 
l'arrogance, dans ces m.ontagnes où l'ambition est incoii- 
niie , où l'amour du travail procure une honnête aisance, 
où les besoins sont bornés, la fierté, dis- je, et l'arro- 
gance ne peuvent qu'augmenter les difficult(?s et les em- 
barras du voyage, en faire hausser les fraîx, et aliéner 
des coeurs qu'il étoit si aisé de se concilier. Si le simple 
montagnard vous fait quelques questions, répondez- y 



toitÇoutSiflathrelîétn'cîTt , franchement et d'un ton qui soit 
à sa portée. Si vbiis avez' qiielqtie sujet de ne pas hii 
répondre préciscment, sur te\ on tel point scientifique 
de votre voiyage , évitez du moins toute affectation de 
mystère. Ce vaiu étalage où l'orgueil se complait, ne 
' «eit qu'à exciter la méfiance, et quelquefois même qu'à 
■ entraver r,dl)jet de votre expédition. Surtout ne vous 
permettez jamais de vous moquer de sa simplicité, de sa 
• diiriosité,o\i de la- fausseté de ses jugements. Vous ne 
gagnerez ces bonnes gens que par un air franc et loyal, 
une conduite et des manières dr^iteS' ef honhûtes^ alors 
vous -pouvez (îjOinpter sur leur penchant à votis obliger, 
siir leur ingéîiuité et leur cordialité. Il est encore un 
m.oye.n plus .sûr de s'attirer leur confiaircé , c'est de se 
familiariser a.vec l-ëtir dialecte , de manièie à leiu' faire 
croire qu'on a déjà visité leur contrée, oir même qu'on 
est leur coraj)atriote on leur voisin ; mais cet expédient 
n'est pas à la disposition de tous les voyageurs. 

Les lecteurs raisonnables sentiront combien il est im- 
portant de suivre les maximes que noiis venons de con- 
siguer dans cet article. Ils les observeront égalementà 
l''égard de leur guide ouporteur; et je conseillerois même 
au voyageur, à son arrivée dans les haudes , dans les 
villages on hameaux , partout, de faire manger cet homme 
.avec lui , autant que cela est praticable. Le guide lui 
en marquera beaucoup plus de dévouement ; et, d'ail, 
ieurs , isolé qu'il est de la société et de ses démarcations 
de rang dédaigneuses et offensantes, quel pUisir peut-il 
avoir à faire seul, win. repas qtii ne vant pas mieux que 
celui qu'on a servi à son conducteur dans un autre coin 
de la chambre! Henri IV. '^ le hou Henri , comiûe l'appe- 
loient ses contemporains, s'étant é^aré à la chasse, entra 
dans une cabane du hameau de Lieursaint t et y prit un 
chétif repas dans la société d''nn simple iiaysari , que ce 
valeiireux l\oi combla de bontés dans la suite. 



169 

Curiosités de quelques endroits. J'ai déjà £iût men- 
tien des bains de TKarnibrunn et JLiebiverda. Je vais 
encore faire quelques observations locales, qni pourront: 
être utiles aux voyageurs , qui passeront dans ces con- 
trées. AdershacJier Felsen • Labyrinth {Labyrinthe des 
roches d'^ylderbach). Cet endroif ne dépend pas, à pro- 
j^rement parler, de la montagne des Géants ; mais il n'en 
est pas fort éloigné; et c'est une scène fort intéressante 
■que ces groupes bizarres de grès. On en a la vue géné- 
rale, lorsqu'on est à l'auberge où Pon est fort bien traité, 
et où l'on trouve, en été, nombreuse compagnie. Le 
forestier de l'endroit sert arissi de giiide ; c'est lui qui 
•se charge de tirer \e& t)oîtes destinées à éveiller Técho 
remarquable des environs. On lui donne pour cela une 
petite rétribution. • il iï> xi 

Aniau. Belle promenade le long de l'ElbetKal (vallon 
de l'Elbe) jusqii'à Holienelbe. 

Sra-nuay. C'est ici qne l'industrie paroît avoir fixé 
son séjour. On 3^ fabrique ces belles toiles q^^i se veu- 
dent ensuite sous le nom de toiles de Hollande, et des 
toiles de batiste , qui ne le cèdent guère à celles du 
Cambrésis. 

Flinsber^. Ce n'est qiie depuis 17^4' qn'on a arrangé 
ces bains de manière à pouvoir y recevoir des étrangers^ 
mais leur acide est de moindre qualité que celui des eaux 
de lAehwerda. 

Hermsdorf. On voit au cbâteau une assez belle bi. 
bliotbèque, et quelques aiitres curiosités parmi lesqxielles 
itn bas - relief du Kynast. Les restes de cet ancien fort, 
fameux par la superbe vue qu'on découvre au loin, ne 
sont qu'à un qiiait de lieue de là. Une enseigne que 
vous verrez sur la porte d'un tisserand de l'endroit, an. 
nonce qu'il fait les fonctions de conducteur. 

Hohenelbe. Vous y trouverez chez Augustin Fraizz 
des modèles en bois , d'une partie de la chaîne des monts 



170 

Sudètes- Vous y cnteiidrez aussi à chaque pas le bruit 
nionotoiie de la navette du tisseraiid. 

Johanneshud. Eaux minérales tièdes , assez semblables 
à celles de JT'armhrunn, sans être aussi fameuses. 

licchlitz- La situation de ce lieu est raagnifiqtîc. Les 
manufactures et les fabriques en rendent le séjour fort 
agréable. On voit dans l'église qui est un bel édifice, 
quelques bons tableaux. Iluhenzahls lievier (Verdière de 
l\ubeiiz.ihl). Les sept vallées et le Teufelsgrund (val du 
Diable} ainsi que la schwarze Koppe ( Tête noire)) sont 
principalement le théâtre de tous les contes de ces fan- 
tômes fameux des montagnes des Géants. 

Schmiedeherg. Auberge à l'Etoile. Belle ville, recom- 
mandable par l'activité industrieuse de ses habitants. La 
situation et les alentours en sont éminemment roman- 
tiques. ^Beau parc du Comte de Boeder. L'Odéon est 
une société qui se rassemble, une fois la semaine, pour 
jouir du plaisir de la déclamation et de la pusique. SteiH' 
sejffen est fameux par le modèle de feu Sccmuel KaJil, 
Le fils de cet artiste montre le premier essai de son père 
dans une cabane. Il travaille dans le même genre. 11 
fait au ciselet toutes sortes d"'insectes en bois. On peut 
dire qu'en général, il y a dans cet endroit des ciseleurs 
en bois, qui font d'aussi beaux ouvrages, que ceux de 
JBerchtols gaden , dans le pays de Sctlzbourg. JTIegandsthali, 
célèbre pour sa position au centre des objets les plus 
remarquables des monts sudètes , ainsi que pour le voi- 
sinage de Meffersdorf, ancienne résidence du Baron de 
Gersdorf , dont la mémoire est chère à totis les amateur» 
de la nature, et qui fut i30ur les montagnes des Géants 
ce que furent Saussure et Bourrit poTir les Alpes de la 
Suisse. 11 a fait à la ville de Goerlitz un legs précieux* 
celui de son musée d'histoire naturelle et de sa biblioi 
thèque. Il avoit élevé un observatoire météorologique 
dans son parc. 



171 

Hauteurs de quelques points des monts sudètes au-dessus 

de r Océan. 

Kiesenkoppe 814 toises. 

Brxinnberg 785 — 

Kesselberg 72S ^ 

Lahuberg 752 — 

I^ad 764 — 

Tafelfichte 5gi — 

Zackeiifall 557 ~~ 

Spiegelberg 648 — 

Foistberg 624 — 

Livres; Cartes ; Vues; gravures. Le livre qiii renferme 
tout ce qu'il y a de j)îus important à savoir concernant 
les monts sudètes , et qui nous a foiirni la plupart des 
renseignements que nous venons de commnniqiier à nos 
lecteurs , est l'excellent ouvrage du Docteur Hoser de 
VienJie. Il est intitule : Dus liiesengehirge , iti ejiier 
statistischen , topographisdicii luid pittoresqucii Uebersicht. 
On y trouve un modèle de tarte, qui se vend aussi se- 
parement: Karte des liiesengehirgcs , Vienne 1806. gravée 
l>ar Junker. Je la recommande comme tin \'ade-mecuni 
ïiecessaire à tout pèlerin des monts sudètes. Joignez • y 
les dessins de M. de Gersdorf : ylussichten von dcr Fiit:. 
sen/'iOpjje Jind Aussichten ans der TletnpcLhuude , Frc)herg 
1804. 4- ainsi que les vues : Schlesische Aiisicht.en voifi 
liiesengehirge in 14 Aqna tinta. Bliittern , dessinJes par 
]S'ascheetgra.vées]>HiI£eldenioang, Ilassel , L.hner , 1806. 
Toutes ces vues avec six horisons et trois panoramas pris 
de la hauteur des trois montagnes de l'uni, Groehelsherg 
et Friesenstein forment un tout bien capable de satisfaire 
les connoisseurs les plus difficiles ; et les voyageurs y 
trouveront une source d'instruction et de jouissance. 



172 



XI. 



Description détaillée des eaux minérales et 
des bains les plus fréquente's de V<Mlema§ne* 



Avis. 

Al a paru à Jena en 1801. nn ouvrage intitule: Syste- 
matische Seschreibiing 'aller Gesundhrunnen und Bàder etc 
c. à. d. TDescription sjstérnatique des bains et eaux ruiné- 
Taies de tous les pays connus et surtout de VAllemagné 
avec un traité de leurs propriétés jjJiisico . clijmiquns et de* 
leur usage médicinal (2 Edition^. Cette seconde édition 
en deux voîiimes d^m ouvrage, xmiqiie dans son genre, 
a été corrigée, revue avec un soin extrême et considé- 
i-ablement aTigmentée. On a encore , sur les eau:s miné- 
rales , de l'Allemagne un compendiutn très - utile par 
Zwierlein et qui a pour 1 itre : Allgemeine Brunnenschrift 
fiir Brunnengàste etc. c. a. d- Observations générales sur 
les bains' à V usage des médecins et des buveurs d^eau: 
{JVeissenfels et I.eipsick 1793.)- On peut joindre à ces 
ouvrages d'autres î)1us modernes, tels que ceux ci: 1° 
Taschenbuch fiir jBrunnen • und JBadegàste c. a. d. Livre 
portatif pour les persomtes qui fréquentent les bains. 
(Edition de Leipsick 1800. avec deux cartes géographiques). 



173 

2 ° TDer Rathgeher vor , hey und nach dem Baden ete. von 
JDr. ISleyer , JDresden 1807. 13. 

1. Carlshad. ' 

Population. A- peu- près 4000 H. Le nombre des 
personnes qui y sont allées en 1807, se inonCoit à plus 
de 700 numéros ; ainsi en y joignazit les domestiques , ou 
peut estimer le total entre 2 et 3ooo Etrangers. 

Parties remarquahles. L'église, la maison de ville, 
la nouvelle comédie, les salles de Bohême et de Saxe. 
Le maître de la première de ces deux salles eât renomme 
pour l'excellence de ses confitures et Von ne manque 
presqi^e jamais d'en emporter avec soi. 

Ce que l'on appelle Prairie, Wiese ^ est une place on 
terrasse bordée d'une longue file d^'arbres et de maisons. 
Le long de cette place coule le Tnpel , dont le lit de- 
venu régulier par les travaux qu'on y a faits, a donné 
la facilité d''établir de l'aiitre coté de l'eau et vis - à vis 
de la jirairie une terrasse semblable avec une route large 
et commode pour les voitures. La Prairie elle même ne 
dépareroit certainement pas une grande ville. Comme ou 
y jouit d'un air salubre et d'une vue belle et très- étendiie 
et que tous les rez-de-chaussée à- peu -près sont des 
magazius ou bo\itiques , il n'est pas étonnant que presque 
tous les étrangers viennent s'y établir de préférence. 

Sources et leurs vertus. L'eau de Carlsbad fortifie et 
nettoie les premières voies. Elle dissoiit et détruit les 
obstriictions du bas . ventre , purifie le sang de se$ acrétés, 
emporte avec elle les petites pierres et gravier de l'urètre; 
elle gtiérit enfin luie infinité d'autres ma\ix dont le dé- 
tail seroit ici siiperflu. La plus ancienne des sources de 
Carlsbad, au nombre de sept, est le 

Sprudel. Quelq\ies- uns placent sa découverte enl'au 
iSig. C'est l'Empereur Charles IV. qui, d'après le tlire 
des gens du pays, doit l'avoir trouvée par hazard eu 



174 

poursuivant un cerf à la chasse. L''animal pousse sur; 
le haut d'un rocher assez escarpé sauta eu bas et en mé- 
moire de cette avanture , ce rocher fut appelé le saut du 
C'irf ( TlirscJisprung) nom qu'il porte encore aujourd'hui. 
Klaproth , dans son traité analytique des eaux minérales 
de Carlsbad (Edition de Berlin 1790.) regarde le bassin 
du Sprjidel comme un réservoir peut- être l'unique de 
son espèce que la nature elle même a formé de toxites 
les parties calcaires fournies par la source , et qu'elle a 
recouvert d'une triple voûte de marbre , épaisse en bien 
des endroits de trois aunes, pour y conduire et rassembler 
l'eau préparée dans les mines souterraines des env'^irons. 
On appelle Springer , un canal de bois qui livre l'eau 
nécessaire. Ce canal ou tuyau est pratiqué dans une ou- 
verture du bassin. Il y a encore en outre 7 a\itres ou- 
vertures que l'on trouve sous la partie de la couverture 
faite de planches. Le plus grand réservoir du Sprudel 
ne se rencontre que soxis le troisième banc de pierre, il 
s'étend de là sous le marché, et une grande partie des 
maisons n'a d'autre fondement que !a voûte qui le re- 
couvre. Le Spriidel est la phis chaude dés trois sources^ 
Sa chaleur est en gént'ral de i65 dégrés, échelle de Fa- 
renheit. D'après le calcul du docteur Bêcher , le Springer 
et cinq axitres ouvertures et conduits du Spriidel four- 
nissent par hcTire i65 Eimers *) d'eau, ce qui en fait par 
jour 16920 et par an 6175800 Eimers , ou 494,064000 pots. 
La nouvelle source {I\euhrunnen). L'eau en est moins 
chaude et l'on en fait un très . grand usage depuis quelques 
années. Non loin delà est le JMuhlenhad, le Theresien- 
hrunneny et le Bernhardshrunn. La maison qui a été 
bâtie par les ordres de Marie-Thérèse a un rez - de chaussée» 
des bains commodes et de jolies chambres pour les baig« 
neuTs. JSîon loin delà on voit sur le chemin de JZwodu, 
l'hospice pour les pauvres, malades ou valétudinaires. 



*) ^ 80 pots, cette mesure. 



175 

La fontaine du Château ou ScJilofsbrunnen, On a 
«rtabli entre cette fontaine et la ISeiJjrunnen , nn chemin 
de communication en forme de terrasse. Cette source, 
qui n'a été, que depuis quelques années, à la mode, est 
devenue nne source très-frerqnentée. C'est elle qui contient 
le plus d'air acide. Sa température est de 120 à 126 de. 
grès , échelle de Farenheit. Quant à la source appelée 
halte Sàuerling., on n'en fait presque pas d'usage. Elle 
sort derrière la brasserie sur la pente d'un rocher de 
granit et elle est couverte d'une couche d'air acide épaisse 
de 4 à 6 ponces. Klajjroth attribue et avec beaucoup de 
fondement la chaleur des eaux de Carlsbad à des masses 
de charbon minéral profondément enfoncées daus la terre, 
vrai reste des débris du rè^ne végétal du monde ancien. 
Cette matière est, selon lui, l'aliment du feu souterrain 
qui donne à ces sources^ depuis tant de siècles la ch.ileuï" 
qu''elles ont ejjcore aujourd'hui. On en retrouve encore 
des traces à Ilohdorf , lÀssa et plusieurs autres lieux. 
L'eau acide de Gieshiiehler que l'on rencontre à 7 lieues 
delà sur la roiite de Prague ^ se met dans les bou- 
teilles que l'on troxive chez les débitans de vins et autres 
boissons. La première de ces eaux est d'un grand usage 
à table ; mais elle est défendue par beaucoup de médecins 
à Carlshad , pendant la durée des eaux et sans donte 
pour de bonnes raisons. 

Industrie et fabrique. 1 ° Des ouvrages en étaira et 
en acier très - renommés : ceux eu acier, sont stirtout du 
dernier fini, chez le sieur Damm à l'enseigne des trois 
marches. 2° Les célèbres épingles, particulièrement 'a 
renseigne de la Baleine et de la Sirène. 3" Des ouvrages 
de ménuisserie, des fabriqties de chaussures assez estimées, 
des arquebuses, pistolets et autres sortes d'ai'raes à feu. 
Chez le sieur Joseph IMidler , habile graveur de cachets 
et axitres pierres i)récieuses, on trouve à acheter de pe- 
tites collections parfaitement bien ordonnées de minérauji 



de Carlshaà et autres merveilles de la nature que ce lien 
T«nferme. C-Mr. de Goethe vient de donner à ces eol. 
1-ections un prix infini , par la description ou le catalogue 
raisonné, qu'il vient d'en publier, sous le titre: Samm,' 
lung zur Kenntni/s der Gebirge von und iiber Carlsbad, 
nngezeigt iiud erlautert von Goethe, Carisbad 1807. o. ^ 
1.6 sel de Carisbad se vend chez les apothicaires , en 
paquets cachetés et la livre à 2 florins. On obtient tous 
les ans quelques quintaux de ce sel neutre et sulfureiix, 
par évaporation et cristallisation. j 

Logemens et dépense. Chaque maison a une enseigne, 
ou une dénomination qui lui est propre, et par laquelle 
elle se distingue des autres , telles que les maisons dites 
la belle Tieine , la Sirène, les trois marches , la maison de 
j)ierre , les trois roses, la couronne d'or, l'agneau d'orf 
le faisan. Toutes ces maisons, de même que celles que 
j« puis recommander en bloc , comme bonnes et com- 
modes, sont situées le long de la prairie. (^Pierre le grand 
a logé à Vaigle rouge sur la prairie). Vous trouvez, sur 
le marché, le lion , V aigle, le mercure, la poste, toutes 
maisons spacietises , à grands appartemens , et qui ne ser- 
vent ordinairement qu'aux personnes de distinction. On. 
peut y joindre', l'auberge à Vécu d'or , établie par le 
Comte de Bolza , près du pont st. jean. Le loyer de 
toutes ces maisons varie suivant le plus ou moins d'af- 
Huence des Etrangers. On ne loue ordinairement un logis 
que pour le tems de la cure , c'est-à-dire à.peu-près 
pour trois ou quatre semaines. Cela dépend au reste, 
comme on le pense bien , de l'état du malade. Pour dix 
à. 12 florins la semaine, on peut avoir un très -bon loge- 
ment de plusieurs pièces. Cepeiidant il faut observer que 
les prix diffèrent suivant les époques ; par exemple , en 
automne, on a un très -beau logement pour la moitié, 
quelquefois mCnie pour le tiers de ce qu'il a coxîté à la 
saison brillante, c'est-à-dire aux mois de juin et juillet. 



177 

Carlshad peut être mis dans la liste des bains , oîi l'on 
peut vivre à très - bon compte. Pour 8 o\\ lo bons gros, 
on a chez le traiteur Tf'eishaiipt (et chez l'entrepreneur 
de la salle de Saxe, à 2 florins par tête) un excellent di. 
ner , que Ton se choisit, chez le premier, soi-même snf 
la carte. Potir des tables d'hôte, il y en a fort pe\i, (il 
y en avoit une fort bonne, en 1807. > chez le comte de 
Holzci) ; on mange ordinairement seul, on en société que 
l'on rassemble chez soi. Si l'on vent faire son ménage, 
on trouve de tout en abondance pour cela , jusqu'à des 
ananas qui n'y sont point rares. Le médecin que l'on 
prend, coûte, pour toute la diirëe du traitement, trois 
à quatre ducats. Les docteurs IDavim et I\'Iinc?hacJier 
e'toient très- estimés , lors de mon dernier voyage (eu 
1807.) ils avoient , presque à eux seuls, toute la vogue. 
Entre les médecins étrangers, Mrs. r/^n/i- de Dresde , et 
LVT. Braun de Joachimsthal , avoient tme forte pratiqxie. 
On fera bien, surtout dans le fort de la saison des bains, 
de retenir d'avance un logis, pour ne pas être exposé ?t 
Il ■'en obtenir aucun, ou un fort incommode. Les per- 
jonnes qui n'ont point de connoissances à Carlshad peii- 
vrent s'adresser par lettres , à l'un des deux médecins que 
'ai cités en premier lieu. Ces Messieurs se feront \\n 
ilaisir de s'en occuper. 

JJivertissemens. On trouve de toiit en ce genre à 
Carlshad. Promenades, Cours, spectacles, cojicerts, pique- 
liqiies, déjeiiners avec danse et miisique , bals par sous- 
iription (l'entrée à un florin et tour- à. tour dans l'une 
les salles). Bals libres, quelquefois, assez agréablement 
ilnminés. Les Promenades sont très ■ variées : noiis eu 
lonnerons la liste: 1. Celle dans les allées qui passent 
levant la salle de Bohême, 2. Le chemin de Gottek. 
). Le chemin neuf qui conduit du temple de Dorothée 
w pavillon des JBohêmes avec de charmants points de 
,ut. — La promenade romantique par le pont de Par. 

12 



cliiiiuc Charles, jnsqTî''à \à: cour de la poste avec ses salles 
et cabinets, et d!e]à aux places dites Antonsruhe et Freiuid- 
schaftssitz et r\\ rnoulin li papier (cette dernière pro- 
menade a été changée par les généreuses dépenses qu'y a 
faites le noble Lord Findlaters , eu tine chaussée largCj 
et superbe qui conduit à la forge ; on fait à la forge 
souvent des parties de plaisirs, des piqueniques, des 
goûters). — Plus loin, la nouvelle fahriqiie de porcelaine 
etla ptacéroght , toutes deux dans Un endroit pittoresque 
La promenade dite do^ vjiiatre heures, avec le temple dédié 
a la reconnoissance , ainsi que les belles vues qui ^e 
partagent , surtout du sommet d'un monticule , sur la 
vallée où est situé le moulin à papier, swr Carlshad et 
du côté d'Egra ; enîîn le sentier détourné qui conduit 
dans un bois profond et solitaire ; c"'est encore là un 
mouument que le Lord Findlaters , qui eu est l'auteur , 
s'est érigé dans le coeur reconnoissant des étrangers, qui 
affluent à Carlshad. Au bout de cette promenade, peut- 
être la phrs agréable de toutes, la ville a fait ériger en 
l'honïieur de ce généreiix Lord un obélisque dont le 
point de vue est lui-même très . pittoresque. La vue de 
la colline des amis est encore plus étendue. 4- Le Uam 
jnersherg , sui^ lequel on peut monter"^ar le moyen de 
gradins fort commodes pour cela , et dont ou est rede. 
vable à la libéralité de Mr. de Vogt de Hamhourg , cou- 
seilîer d'état. 5. La inontagne des trois croix un pen 
pénible à monter, il est vrai, mais qui dédommage abon- 
damment le voyageur, par les vues étendues et lointaines 
qu'elle lui présenté. 6. La promenade distribuée ei 
forme de parc axitour du Hirschsprung (le saut du cerf, 
et riche en vues charmantes de toutes espèces ; on l^ 
doit, dans son état actiiel , à l'entremise d'un comte di 
Stollherg' TVernigerode. Le marchand Meyer de Vienne 
(dont la boutjqiie est sans contredit la mieux fourme en 
bijouteries et autres marchaiidîses de luxe, le tout dans 



179 

le dernier goût) , a ajouté an Hirschspriins: de nouveaux 
a"^rt'ments i>ar la construction d'un pavillon garni de bancs 
et dé liâbles, auquel on monte par un sentier à degrés et 
bien ombragé , qu'il a fait pratiquer dans le flanc du 
rocher. 7. Le rocher de Frédérique , consacré à la mé- 
moire de Mad. la princesse douairière de Prusse. Cet 
endroit paisible et solitaire , cher aux âmes sensibles , 
est situé, non loin du grand chemin de Pragtie, entreprise 
hardie, qui rappel' e les anciens ouvrages Romains 'dans 
ce genre. 8. La vallée d''Egra par où l'on va à Sattel. 
9. Les promenades qui mènent à Tischerii (charmant 
village où l'on fait des piqneniques) ainsi que le non. 
veau pont d'Egra. Les promenades ^^n peu lointaines , 
en voitures ou à cheval, conduisant 1 ° au châteatt Eich 
jvec des vues extrêmement ngréables snr la vallée d"Egra» 
st vers le rocher appelé Heilin^jfehen que le roman de 
Spiefs a rendu célèbre ; 2° à Ellenhogen d'où part un 
hemin singulièrement agréable, qui mène aux huttes où 
on lave l'étain, ainsi qu'à celles o^ii l'on prépare le vi- 
riol ; 5° k ILiigelhaiu (maison de l'ange) ancieii chAteau 
étruit par les Hussites ; 4° à SchluCfienwerth où Pou 
'■oit un jardin dans l'ancien goi\t françois. 5. à Schlak- 
eniualde: intéressant pour les amateurs du travail des 
nines, de même que le voyage à Joachimsdial. Ces 
xcursions demandent, les unes un jour entier, d'atitres 
me demi, journée etc. Mais pour pou&sèr jusqu'à Schoen- 
lofen , si digne d*ailleurs d'être vu, et que plusieurs 
omparent au parc . de Wbrlitz , il faut au moins deux 
ours et demi; cependant comme ce beau Jieu se trouve 
)récisément sur la route de Toepîitz et de Chemnitz , les 
'■oyagenrs qui ont dessein d'y aller, font bien de remettre 
a partie jusqu'à l'époque de leur départ pour l'un ou 
'autre de ces deux lieux. Le premier jour, ils doivent 
lier jusqu"'au relai de Fodersam qui n'est phis qu'à 
me demi, lieue de Schoenhof en, ou encore mieux jusqu'à 



i8o 

Sçlioeiihofen même, on l'on troiive xine bonne auberge 
On a besoin, an moins d'une demi - journée pour voir 
toutes les curiosite's remarquables de ce parc , principa 
leraent , la chapelle gothique, le temple avec la cataracte 
en face, surtout au commencement de la chiite d'eau: la 
maison chinoise; l'herinjtage ; le sarcophage; la h\itte 
du pêcheur; le pont; Tobélisque etc. On donne axi jar 
dinier conducteur , un tringuelde de 2 a 3 florins. — 
Lorsque, vers le soir dans les jours de fêtes, on éclaire 
les petites chapelles et les croix qui se trouvent semées 
siir les rgchers autour de Carlshctd, cet ensemble de lu 
miùres , qui percent au travers du sombre des pins qu 
les environnent, forme un coup d"'oeil agréable et iinique 
dans son genre. 

'B/lélanges et Notices. Il règne à Cccrlshacl un ton ex. 
cellent. On y vit sans étiquette , sans auciuie gêne. On 
peut s'abonner à la poste pour les feuilles publiques pen^ 
dant tout le tems de la cure; le prix est de deux florins 
il est le même j)Our la liste imprimée des étrangers , avet! 
cette différence que cette .liste voiis reste en propriété. 
Le domestique qu'on loue pour porter les cartes de vi- 
site , coiite autant, c'est- à-dire, denx florins. On a éga. 
lement coutixme de donner tm pour • hoire ati garçon du 
Caffé ou Ton déjeune d'habitude et il est à remarquej 
que les déjeuners à Carlsbad font la plus belle partie du 
jour. Si l'on peut amener un éqiiipage avec soi, c'est encore 
le mieux ; les écuries sont bonnes et le fourrage à bor 
marché. L'étranger qui n'a point de voiture à lui, er 
prend une à la poste, et une promenade d'une heure 01; 
deux lui revient à deux florins. On trouve pour se bai^ 
gner des cabinets destinés ad lioCf ou communément oi 
se baigne chez soi, et la domestique qui a soin de l'eai 
xeçoit, chaque fois, 3o kreutzers pour ses peiires. — Comn* 
pn ne boit tout au plus que 14 gobelets d'eau et que ï^ 
vcure ne va point au delà de 26 jours, un buveur a pris 



1«1 

dans cet espace dé tems , d'après le calcul de KlaprotJi 
une qurlntité" proportionnée des parties intégrantes de 
l'eau minérale savoir r T-* ^ "^'- • - -'i 

Àlkali minéral eh état"' ae ■ctysfàîlisa'tion Sgia grains 
Be\ de glailber'aiis'sï eh élat de Crjyst. . 6928 — 
Sel d,e citisine . .......... 1248 — 

Terre calcaire 460 — 

Teire de gravier gi — 

' Terre ferruginense '"6*/^' — ■> 

Air acide ii*?t) ' — 

Livres. Gravures. 

Dr. Bêcher s Abkandlung iiber das Carlshad 1789. N. E. 

rois volumes. — Seschreihiing von Carlshad , Prug 8. 

'auteur est M. Ho'sêr , Médecin de l'archiduc Charles. 

tirlsbad iiiid die umliegônde Gegejid , Prag 1801. 8. par 

1. de liarfer. Ansicht , oâër neiieste Beschreibung von 

arlshud tvie es jetzt isi : Prag und Carlshad 1802. 8. 

auteur est M. Sùbhr. (Le rédacteur de cet itinéraire, 

propose, de donner, sous peu, au public voyageiir, 

ne description encore plus détaillée et plus récente de 

lieTi célèbre). On a les vues des environs de 

ar/sbad en gravures , partie enluminées , mais elles 

étoient aiitrefois les unes et les autres rien moins que 

fisfaisantes. Cependant depuis 1802, ce qui maiiquoit 

tts ce rapportaux voeux du public a été rempli en grande 

rfie, par d'excellents dessins qu'un artiste - amateur, le 

?nte de C- i a fait prendre d'une douzaine des plus beaux 

)ints de vues, dont le choix est d'un goilt exqxiis et 

l'il a communiqués à Mr. le professeur Scliiihe à IDresde. 

? dernier les a gravés en grand dessin enluminé et 

une netteté singulière; il les livre à 4 thalers la pièce. 

'adresse est, hors le SeetJior ]S'° 412 îi Dresde. 

Chemins conduisant à Carlsbad. La phlpart des che- 
ins qui condtiisent à Carlsbad sont à quelques milles 
la ronde raboteux , mauvais , informes et montueux. 



l82 

:lVlau{iih cherrf.ins , disait, ivfiïyem^]^ - un p5>^^tç.-»al]seniao,jd- 
qui n'ont jamais été répçLrgs ^e;pi^ifrle,iqHrd^:\.l§iiÇf-éation. 
Celui qui passe par Annaherg ou Schnéeberg (où l^a post' 
offre uji logemeiit cpmmo,de . et. dont l'église, avec ge| ta 
bleaux antiques ,m^çitçr dîêt^e ,v^ie)^ifist-,«jpfv6iieiij;^ ^çptl es 
vrai, mais extrêmement pittoresque et vJirië, Le meil 
leur de- tons ces chemins est, sans contredit, .oeJL\ii qu 
vieut de Frague ou Toepîitz , de même que ceux qu 
traverseoit Egj;a, et Zwoda : Cette dernière route> d 
même, que la première, sera toute en chaussée: déjà 1 
partie entre Zwoda et Carlshad est finie, et 1,'iin de 
chemins les plus roulants etles mieux faits de ^Allemagne 
métamorplipse vraiment mirac^lpiiset en compi^raison d 
ce quU} ay (été auparayaji^t, Gçtte rpu^e i^asserak J'ayeni 
par F(^ljf.£fiuiu fA\r lieu, de J^iuoda, e.^ s^^ia pa,vtagée . e^^txQ^h 
stations, de deux milles chacune^ ^ Alors on pourra, faii: 
ces sis m,ill,es en 5 ou 6 heures. On arrivée à Egra i ■ 
par Hqf ft-:^sch de la Saxe et de la Thijj-iiige , où l'oij 
travaille également à établir une grande route plus di' 
recte , et qui passe par Franzhad<. 2° Du Sud de l'Aile; 
magne par Baireuth et Thier s}f.eiv^,.j 5° De Tirsclyenrfiut, 
par liatisionne et IS'urenibers;. De tous ces trois chemin' 
celui qui passe ^sa- ~Baireuth et Thiej-^hfiirfi est le [Bçieil 
leur , et dans sa partie qui trave^rse- ^^ partie supérieur 
ou V Oherland, il offre en abondance de très beaux er 
virons. On peut arriver: aussi k,Egra, àe Hof en allaii 
ori en droiture , mais par un chernin de traverse', de Ho 
à Weissenstadt , 4 milles, qn,, en suiygt^t la route, d 
poste, àe IVLuenchberg , 2 milles, W'eissensladt^yiZniill'' 
et demi, Thiersheitn, 2 milles, Egia l .^iWes ^ toute 
grand . routes dans le meilleiw? état. 4° Une autre rout 



*) Cet endr-oit ejt dans J^ ppismctgei; d^ ■^ichfirjrseute 
JSadj voyez la description de ce bain plus bas dan 
la liste. 



. i83 

également bonne et commode, où Ja me e.st récrée, à 
chaque instant , par des sites et des paysages extrême- 
ment variés, mène de CarJ^bad k Leipsik jpni' Fodçrscmit 
Saatz^ IVEurienherg , Chejnnitz et., j^oçwf^s. ^ , Ce qui ^reconif. 
mande cette dernière loiite est, outre qii'elle est en, 
grande partie nue cl^anssée régulière, i° Schoenhofen 
devant .leqnel^op ^a§&^,., ,p°,,|^5^monta^ne:^ ^cle ]\îisjnie p.u 
V ETZ^ehirge ^, avec .leurs ;Viies pittoresques ,, 5 ° "iine foule 
de fabriques et de, rui^ie^, .en pleine explo,itatipu,5_euujjL. 
les bons gîtes que l'au trouve à Schoenhofen,.^aft,tz,J$er, 
hustLansbeig , JSJarienherg et Chemnitz , singulièrçmeiit à^ 
Sebastiausherg sur le marché, à IMarienberg ^ à la croix 
près de la poste^et à Chemiiitz , à renseigne de 1 Ange. 

2. Franzbad ou Franzhrunn près d'E§ra. 

Deux siècles et demi ont siiffisamment fondé I<t ré- 
pntarioii des eaux minérales d'Egra autrement appele'es 
eaux de Schladu , village au sud de cette v^Ue à,^iine 
distance à -peu- près de 200 pas. Cette dernière déno- 
mination se trouve encore dans les anciens auteurs. 

Mais les dispositions qu'on y a faites pour rendre 
Tendroit agréable, ne datent que de l'dnijjje A79JL. De-^ 
puis cette époque on a vn sortir , comme par le coup, 
d'une baguette magique, des cours,, des maisons ,, des 
édifices publics, des salles, qui offrent, aux étrangers des. 
logements commodes, et des lieux de .rassemblement dans, 
le goût moderne et qui, dans leur détail, commue, dans 
leur ensemble, feroient l'ornement d'une grande ville. 
On peut s'adresser x'C'nr retenir un logement, au djDç^u,jp, 
Jtdier y médecin aussi habile que porté ^ obliger, ou à 
monsieur l'inspecteur dos bains, qui se charge aussi de^ 
l'envoi de ces eaux chez l'étranger. Cet envoi se fait 
dans de petites cruches rondes, de la forme de celles de 
Selters y et que l'on fabrique à Ilaefler , à une !de9ii..lieue, 






i84 

de la soiTrcè? Cette eau a un goût aigrelet, agréable; 
elle est rafraichissaute, un peu acérée et ferrugineuse. 
Sa température est ordinairement de 7 a 8 degrés iui dessus 
de zéro, thermomètre à.e Réaurmir. A "en juger d'après 
la nature de ses parties intégrantes , elle a assez d'affi- 
nité avec l'eaii de Carlshàd ,' à6i\t eWè ne diffère prin- 
cipalement que par la fraicheur de sa températiire , et 
une plus grande quantité d'acide, et d'air fixe. Le sel 
minéral d^Egra se vend aussi 'pour l'usage de la méde. 
cine, comme celui de Carlshàd. L'eau de Fr-anzbad est 
confortative , excellente contre les maladies chroniques 
du bas ' ventre^ et surtout dans les affections nerveiises. 
Un« livre de cette eau contient en état (Tfe crystàllisation : 
Soude avec acide carbonique .... 17 grains. 

Soude ave^c acide sulfureux ... . . 52,53 — 
Soude avec acide de sel commun . . 8,96 — 
Fer avec a'cide carbonique ..... i,35 — 

Chaux avec même acide i,58 — 

Terre de gravier i — 

Total 83,1a grains 

de parties Salines et terreuses. 

lôo pouces cubiques de cette eai'i .fournissent eu o'utre* 
162,3 pouces cubiques de gas de charbon. 

'Tout le pays aux environs de Franzhad est marécageux. 
Le fond semble avoir été autrefois recouvert par un lac 
tfôrisidéràible', qui paroit avoir été absorbé par une veine 
de houille, encore aujourd'hui en état de combustion. 

Traitement et sa durée. Ordinairement on boit l'eau 
àé TFrànzbad , mais aussi beaucoup) de personnes s'y bai- 
gnent et avec le plus grand succès. Le buveur vide son 
vetre chaque matin de très- bonne liexire et à la source 
même, ou pour mieux dire, il n'eu boit d''abord ique la 
moitié i potir faire passer dans l'estomac lé plus possible 
dir gas carboniqiie qui se trouve â la partie supéi'ieure 



i85 

dti fluide. On commence par 4 on cinq verres, et Ton y 
ajoute chaque jour un ou deux, jusqii'à ce qu'on soit 
X^arveiui à en boire dix on douze , tout au plus. Une 
plus grande quantité seroit plus nuisible qu'utile. Il faut 
bien se garder aussi de boire coup sur coitp , mais à un 
intervalle de dix minutes entre chaque verre , intervalle 
que l'on remplit par un exercice modéré. Certains ma- 
lades , trop sensibles à la fraicheur de l'eaiT , y mêlent 
trois on quatre parties de lait. La durée de la cure, 
se règle comme de raison , sur la nature de la maladie, 
et elle est pour bien des malades de trois seraaiiies et 
davantage. Les personnes qui prennent les eaux d'Egra, 
comme une sorte d'arrière- traitement après celle de Caris- 
had, ce que font réellement la plupart des étrangers, 
ont fini ordinairement en quinze jours. Mais il seroit 
fort mal. sain de courir subitement de Carlsèad à Egra- 
et même de ne mettre entre les deux tems qu'un espace 
de 6 à 8 jours. L'époque la plus brillante à Franzbad 
commence au mois de Juin et finit au mois d'Aoust. 

Tarif de dépense. Pour une chambre au premier on 
au secojid , et donnant sur la rue , on p.^ie, par semaine 
2, 3 , et 4 florins, d'après la situation du logis et sa 
commodité. Un étage entier composé He plusieurs 
chambres, se paye jusqu'à aoo flitriiis, (toujours par se- 
maine). Un florin ou florin et demi pour une chambre 
de domestique, le lit compris. Une place dans une remise 
pour la voiture , 14 kreutzers et celle d'un cheval dans 
une écurie , 21 kreutzers ou 3 kreutz. par jour. Les 
é^trangers qui ne font que passer, oii qui ne veulent 
3'arrèter qu'un jour ou deux, trouvent dans les ancien- 
nes auberges une chambre toute meublée à 3o kreutz. 
par jour, au premier, et à i5 au second étage. Moi- 
même j'ai trouvé chez un boulanger une chambre pa- 
reille pour -une nuit. On peut mauger chez soi ou à table 
i'hôte, comime on veut. Naturellement on préfère ce 



i86 

dernier parti à caTtse de la société également nombreuse 
et élégante , que l'on trouve surtout dans les belles salles 
de la maison commune. On y paie Ip diner , composé 
de six plats, 40 krentz. et le souper, 20, la boisson à 
part bien entendu. Si Ton vent manger chez soi, pii 
reçoit du traiteur six plats pour un llorin. Ce même 
traiteur fournit aussi le vin et antres rafraichissements. 
A: E'^ra la bière de la ville est estimée des connoisseurs. 
Les étrangers:, non sujets de l'Empereur d'Autricbe ,. ont 
le dïoit de faire lentrer vin Eimèr de leur vin, de table, 
sairs> patytïr- .d'impôt et c'est de même dans tous les baiijs 
de li'â«màwation' autrichienne. Le domestique attache 
aù^b'aia, et» qui voius donne la clef du lieu , d'aisance, 
reçoÀt' de,, chacun r-xiiT, pour* boire de dei^x pri^ices de 24 
a» momeat du départ, „MÏi.h:ii>, n . 31 

Ks-JJlverCissÂmens. Eals dans la grand - §al^f>>.Oîfdina'irer 
nmTifiet .diimançlie , Peutrée à nn florin : Concer-t? , gïaAidçs 
kssémbiéësi •Béjeusiie^.s , Piqueniqnes, Fiomeiyri^f^Ç' eji 
voitures ou à cheval, à Egra (une lieue) à Srcherg Q^u\e 
lieue,);.. (On trouve en cet endroit des fabriques de mous- 
seline et de fil) enfin à Kammer , bois superbe en forme 
de parc et, qui appartient au Comte.de Zedwitz. : De 
plus granderc' excursions ont quelquefois lieu ; ce sont 
celles q^ie l'on pousse jiisqu'à JVcddyfasseii . on Sichers* 
rex,Lth (itc- SMV les territoires limitrophe^ de BaireutJi et 
au Pulottinut. Comme l'endroit,, l'occasion, 1^ ton, les 
nécessités communes rapprochent extrêmement les iiins 
des. antres , les. étrangers qui se rendent à Franzbad , le 
ééjour y est; par là. même im des plus agréables sous le 
rapport des liaisons de société ; aussi n'a. t- on besoin 
que de peu de jours jiour y être connu. ; 

Chemins. Ils sont les mênies que ceux qui oii.t été 
décrits ci- dessus à l'article ^de Carlsbad qui n'est éloigné 
de Franzbad que de 7 lieues et oii l'on peut aller de l'uiv 
à l'autre, sans toucher Egra, puisque l'on peut envoyer 



i87 

chercher des cheraux de poste dans c^tte dernière ville. 
J^^ route, gui va de ylsch (station). à Egra, coadiiit droit 
par Franzbud , qui se présente de loin dans la vallée 
^vec tons l^s charmes que lui prêtent son site, et la 
llp^y:eauté de ses constrnctions. Livres à consulter. Be. 
schreihung vqtii .Tranzenshrunitt von Dr. Hoser (avec vvie 
^t plan ge'iie'raî) , Prague 179g. Anleitung zjcni Gebrauch 
l des J^gerJ^runneus , von Dr, llenfs , Prague 1794. Ces 
^eu3s Ouvrages sont estimés et méritent de Pètre. 

3. T'O e jj l i t z. 

Là vayée dans laquelle est situé Txjeplitz yers le Sud, 
est borjipe ait Nord et à l'Ouest parles hauH'S raontagnes 
de JVIlsnie et au midi par une partie des moûts secqudai- 
jres, et elle forme l'angle le plus profond de cette grande 
pl^aine, qui desc,end par une pente iusensipîe de Kaaden 
' ^u&q.lC'i Aussig. Cette vallée est inégale dans ?a largein", 
<[ui, aux approches de Tocplitz, a environ nn raille, et 
est surpassée de beaucoup par la lo^igueur- Elle est en 
jl^Utre coupée par de petites collines , allant de l'Est à 
l'Ouest , et tontes presque parallèles à la plus élevée des 
jiiontagnes secondaires; distribv.ti,on qui la. rend à la vé- 
rité fort inégale et même montueuse ,, raa^.xiui ne laisse 
pas de ménager au voyageiir des surprises , agréables , 
et des vues qiii ne le sont pas moins par ietir variété. 

Situation particulière de la ville. La ville elle-même 
est défendne à l'Est et ,au Sud -Ouest par deux mon- 
tagnes, le Scldo/sherg etle TVachJioldeiherg qui ont tontes 
les ip.3rques de n'être que des bras détachés des mon- 
"fagiîes secondaires , atu pied le phis allongé desquelles se 
prouvent la ville, qui -s'étend vers le Nord^ et le jardin 
duch.iteau. Toep/itz est encore pins resserré par quelques 
antres monticules, telles, que le Ko]jfhue%el à l'Ouest, le 
Judejiherg an Nord , le Spitalherg de l'Est au Sud, qxioiqu'à 



i88 

dire vrai, toutes ces petites montagnes soient encore se- 
farées les unes des antres, de qnelqiies mille pas,' ce 
qui permet à la ville de s'étendre au large, et Ini. pro- 
cure des perspectives fort gaies et des courants d'air 
frès - saltibres. Le Schlofsherg est le plus «?ïevé de tous; 
on y trouve des carreaux de porphyre, souvent couverts 
àcs empreintes dendrites. Sur la pointe on voit encore 
les' ruines d'une forteresse considérable, appelée TJo- 
hroivska'^ijbra. On trouve aussi dans la vallée une foulé 
de petites collines de basalte , sans compter les pierres 
sablonneuses, calcaires , avec toutes le's pétrifications pos- 
sibles. On y voit aussi de l'argile rouge et de la mine 
dé fer eii 'morceaux ronds. C'est à ces collines que s'ap- 
puient des couches de charbons de terre, d'argile, et de 
pieri'è's calcaires. 

De tous les édifices que l'on découvre dans cette val. 
lée , celui qtii frappe davantage est le chuteau, accdm» 
pagtié d'iin 'jardin de plaisance, digne d'Gtre recommandé 
à tous égards. Parmi les autres il y en à qui méritent 
de fixer Pattention , tels que le théâtre. Im salle du 
jafdui , la, maison .commune du vain dite Geineindehad>- 
haits on le Stadtbad , Vhôtel de ville, l'' église de la ville, 
celle du château et, au-delà de la porte Biliii , la chdi 
■jjelle de Lorette ('avec un hôpital poxir 12 peisonnesf 
Jîioitié de chaque sexe), la chapelle de lit croix ^'P école 
commune , Za' salle des arquebusier-^ et l'école dés juifs i 
il ne faut pas oublier le nouvel hôpital pour les pan- 
vres , tant du pays qu'étrangers , obligés de fréqtienter 
ce bain. Cette institution , qui doit son existence à une 
collecte projetée et exécutée par le docteur John, mérite 
i'approlîation et les bienfaits d'un chacun. Les maisons des 
particuliers qui avoient été détruites par un incendie, 
sont ressorties de leurs cendres, peu. à -peu, et plus 
belles qu'auparavant. Elles sont presque toutes en pierre 
et rehaussées d'un étage. 



i89 

Caractère des hahiuint.s. Un grand zèîe poiir obliger 
et un penchant extrêîne pour le plaisir, forment les deux 
principaux traits du caractère des habitants de Toeplitz , 
qixoiqii'an reste la ville ne manque pas d'ouvriers, qui 
cherchent ù se distinguer par les produits de leur labeur. 
Une quaiitité . considérable d'entre eux s'occupe à faire 
des bas au métier, et ils ont poiissé cet art à un très- 
haut degré de perfection. Ce n'est pas seulement dans 
la ville, que l'on entend le bruit des métiers , c'est aussi 
dans tous les villages situés au pied des montagnes du 
Erzgehirge. Beaucoup de ces manuficturiers s'occupent 
particulièrement de la fabrique de pantalons et de man. 
teaxix pour le bain. Les deux Jung, armuriers, livrent 
d'excellents fusils et autres armes à feu. Le grmûex liofiol 
est un fort habile ou7rier. Ou x^eut avoir de fort bons 
draps chez Mr. Schiich et îlclin et chez Hun/.e. Dans 
le magazai de Prague on trouve à acheter des gobelets 
de grès dits Bruiinenhecher sur lesquels sont représentés 
les environs de Toeplitz. Ajoutez que l'on tire des campagnes 
environnantes des frnits de toute espèce et d'un goiit exquis. 

Divertissements . On n'en manque pas plus qu'à Curls- 
lad. On a par exemple, "Le théâtre construit dans une aîlo 
du chàrean et qui est très - élégant. Les haïs qui se don- 
nent tout i^rès du théâtre dans un jardin: Concerts, pique- 
niques. La place, autrement maison des arquebusiers, 
o\\ Ton tire l'oiseau à l'arbalète, o\i l'on danse, est si- 
tuée sur une montagne très - voisine de la ville, et riche 
en perspectives de tout genre. En général, cette vallée, 
.très • étendue et très - romantique , olfre dans son ensemble 
une infinité de sites et de promenades magnifiques. Les 
seuls jardins du prince sont si spacieux et si multiplies 
que l'on peut y varier long-teras ses plaisirs , et toujours 
avec une nouvelle satisfaction. Les lieux ordinaires de 
divertissement sont le Sclilofsgarten , le Gartensaul , la. 
ci -devant faisanderie, qui est xin paie très- agréable, le 



iCnhèusch' t ^^elonse assez grande et coupée par des' allées; 
^\ns loin le 'T^oppeïhuî-g avec ses cerfs,' ses chéVretTils , 
s oii repos de chasse (petit chàtec-m) et ses àiitr<?s détails 
propres aùk' {Parties de plaisir. La faisaiiderie (jardin pltl 
toresqne du prince à JDorna) , le bois taillis de IdJiney 
et le JVaxhholderberg,£o\\XDis,%en\, chacun selon son genre, 
des iJroinenades extrêmement agréables. ' On" nCf^'pfeïit 
presque l'ien voir de phis Leau , que la vue aè 'IDorha. 
et du JT'achhblderherg , sur le chàtea^l et là ville dé 
Toeplitz et s'etendant delà jnsqn'anx raontagnes'an Erz- 
gehirge , s'élevant amphithéatrâ'ement , de mêitie , rien de 
pins romantique que la promenade à JDohroivsHà- Hora , 
ruines d'un ancien château des templiers. Parvenu nne 
fois au sommet de cette montagne , l'on ne regrète" poinU 
une fatigne dont on se trouve amp'ement dédommaj^é.' 
D'a^ltres lieux de plaisance , pins éloignés , sont IDux 
avec sa grande écurie, ses beaux jardins, son cabinet 
d'histoire naturelle , ses trophées du temps de TVallen. 
stein (entre autres, la pèrtuisane avec laquelle il fut as- 
sassiné) et un ancien arbalète en marqueterie sur le- 
quel on trouve déjà une parfaite représentation de la 
guillotine etc. Il y a aussi k Dux des fabriques d'étoffes 
et de bas - au - métier. Lie monastère Osseg de l'ordre de 
Citeaux , qui se présente dans une sittiation magnifique, 
et offre nombre de curiosités ; il est à la gauche du 
chemin qui va de Brix à Toeplitz- La belie maison des 
ci- devant Jésuites , IMarienschein. Le boTirg Oherleuters- 
dorf oii se fabrique le drap le plus fin de la Bohême ainsi 
que des landrins etc. L'eaii minérale de Biliii , si salu- 
taire, voit de tems en temps venir les étrangers à sa 
source, oii l'on peut voir la préi^aration du sel neutre 
et purgatif de Saidschiitz. Une des curiosités les plus 
remarquables de ses environs , est le pic ou roc de Bilin, 
d'où une vue excellente peut percer jusqu'à Frague et 
même, jusqu'aux montagnes de Fichtel. 



II n'y avoit encore à Toe-jûitz , dans le lyme siècle 
ni médecins ni médecines, point d'apothicaires, tont ait 
plus lin écu vis te, et il falloit envoyer jnsqn'à Leiitmeritz 
poni" avoir un médecin et des remèdes. Aujourd'hui il 
•y en a trois qni jouissent d'une très • bonne réputation, 
savoir les doctetirs Hansa , Amhrozi et John. En Chi- 
rurgiens, les sieurs Hachenschmidt et Steinau méritent la 
confiance publique par leur habileté ; ils demeurent dans 
le voisinage des bains. Ajoutez à cela ulie apotbicairie 
excellente etc. 

Les bains à Toeplitz se divisent en huins de la ville 
et ha'uis de j>ierre ( Steinbàder ). 11 y a eu général 38 
cuves, ou étnves. Depuis 1796. ou a commencé à boire 
de l'eau minérale du jardin , dont la source est dans le 
potager derrière la maison seigneuriale. Une étuve dans 
la maison du haut , coûte de 7 à 10 kr entiers et une 
douche 17 krentzers. 

Tontes les étnves ou bains sont si bien occupés qne 
souvent les malades les obsèdent la journée entière et 
même davantage, c'est-à-dire depuis heures du matin 
jusqu'à dix heures du soir. Cependant il y a encore 
beaucoup de personnes qui, pour plus grande commodité, 
ou par délicatesse, ou ponr éviter quelqiies inconvénients 
graves, se baignent dans des baignoires placées dans leur 
propre appartement. 

Les parties principales de l'eau de Toeplitz sont un 
alkali minéral , chargé d'acide cai-bonique sulfureux et 
de sel commun, une terre calcaire avec acide' dé charbon, 
du fer avec même acide, de la terre sablonneuse, de la 
résine et des parties extractives. 

Cette eau est particulièrement recornmandée dans les 
rhumatismes et dans les maladies arthritiques ; dans les 
paralysies, les apoplexies (on peut dire que les bains de 
Toeplitz sont le refugei général des personnes affligées de 
ces deux dernières maladies) dans les sécheresses, dans !es 



192 ^ 

roideurs des parties externes , et dans les enflxires ex. 
tërieiires et sans inflammation ; dans toutes les maladies 
quelconques de la peau , dans les ulcères chroniques, 
opiniâtres, fistnleux , tenant même du scrophule ou du 
mal vénérien j dans les suppressions ou irrégularités des 
jnenstrties et autres maux qui en proviennent, tels que 
la stérilité, les fausses-couches, les fleurs blanches, les 
douleurs hémorroïdales , celles des reins, enfin la pierre; 
de plus dans les obstructions du bas- ventre , dans celles 
du système glanduleux, dans le scrophule, le spleen et 
les autres maladies de nerf, qui en dérivent comme 
l'hystérie, l'hypocondrie, les vertiges et quelques espèces 
d'épilepsie. Les hains de pierre QSteinhcider) jnontrent, 
dit -on, plus particulièrement le\ir vertu dans les mala. 
dies extérieures, dans la guérison et le dessèchement des 
pustiiles qnelconqTies , dans les ulcères, les blessures et; 
l'affoiblissement général. 

Il y a des mets qu''il vaut éviter pendant tout le teras 
du traitement , par exemple le pain trop frais et qui n'est 
pas assez c\iit, les •^âteairx sans levain et gras, les oeufs 
brouillées et durs, toute sorte de viande fumée, les lé- 
gumes farineux, les mets acides, la salade, la chair de 
porc, les saucisses, cervelats etc. et stirtout les écrevisses. 
Il faut aussi se donner de garde de rester long-tems au 
serein et de se vêtir trop à la légère. Comme il est connu 
que les bains manifestent tons une vertu plus ou moins 
résolutive, on fera bien de boire deux fois par semaine 
une demi-bouteille d'eaii amère de Saidschutz, de prendre 
par là dessus un exercice siiffisant ce qui facilite révacuatiou. 

On doit aussi déconseiller l'usage de ces eaux dans les 
hémorragies, les crachements de sang, la toux avec cra. 
chement sanguinolent, pendant la durée des menstrues, 
dans les fièvres lentes qui ont pour cause une suppu. 
ration dans la poitrine et dans une vraie attaque de goutte 
ou d'hydropisie. .,->/«.) 



193 

Ces sources sa^wbres furent découvertes la lyme année 
du règne de JS'ézumist, dnc de Prague: d'antres la pla- 
cent en l'an 763. Ainsi l'usage en est connu et en vogue 
depnis plus de mille ans. 

Hôtels ou [''on donne ù manger. Au Vaisseau d'or ; et 
an Cabaret des potiers ou Toepferschenhe (tout près des 
bains , toujours rempli et même trop par les étrangers 
qu'y attire la beauté du logement), se trouve le rendez- 
vous presque général x'our la table. Le prix des mets est 
à Toeplkz à- peu- près comme à C.cuhbad. Le manger 
y est abondant et fort bien apprêté. Oji x*^^^t raajigor à 
table d'hôte on chez soi suivant son got'it. A l'étoile 
bleue on est fort bien servi et à bon raaiché. La salie 
du jardin (Gartensaal) est encore l'endroit le plus agré- 
able sotis ce rapport- Ou -peut aussi vivre à la portion 
au Cerf d'or, à l'Arbre noir, et à l'Aigle noir, ou faire 
porter son manger chez soi. 

Logements. On en trouve de fort bons^ et dans le 
voisinage des bains , à la lioue d^or, an Salut anglais, au 
Pigeon d'or. La Y)his grande affluence des malades est 
atix mois de jiiillet et d'Aoust. Le loyer se paie toutes 
les semaines. Les appartements sont fort propres, et le 
service y est prompt et bon. 

Chemins et routes. Le chemin qui part de Dresde', 
est chaussée jusqu'à Zéhist; au- delà il est sablonneux; 
la partie qui passe sur le Geyersberg, est fatiguante mais 
romantique. Depuis peu on en a ouvert xui autre pour 
les postes qui passent par JJntcr.Arhesau (2 milles de Top- 
litz) de- là i^ar Peierswalde (2 milles) ce qui occasionne 
nu détour d'un mille ; mais ce nouveau chemin est en. 
core si pierreux et si montueiix i/Sr lui-mCme, que la 
ph'ipart des voyageurs aiment mieux s'en tenir à l'ancien, 
qui est cehii dti Geyersherg , quoique par là on ait à 
courir trois milles de Toeplitz jnsqu'-i PeterswnUle. Mais 
la poste de Toeplitz fait des difficultés de prendre ce 

i3 



»9^ 

dernier chemin. Un attelage de boeufs pour passer le 
Geycrsherg a son tarif, oo krentzers par paire de boenXs. 
A la poste à Peterswalde vous trouvez bon gîte et boune 
table. Un qiïart de lieue plus loin est la douane impé- 
riale des frontières. En partant: de I.eipsili , on a la belle 
route, qni condnit par Chemnitz et Suatz, et dont nous 
avons parlé à l'article de Curlshad. La ronte de ce der- 
nier endroit condnit également à Suatz etc. — Livres, lï 
consulter. JBescIireibung von Toeplitz, avec une gmvxixe, 
Prague chez Calve. L'auteur est le docteur John à Top- 
litz. VersncJi einer Anleitung ziim Gehrauch der warmen 
Mineralquellen zu, Toplitz, von Dr. Amhrozi. U;i ouvrage 
très-commode pour les étrangers et très -bien fait a poi^r 
litre.: ToepUtz , seine Çuellen und Vmgelungen,. Jlin', 
Taschenhuch fiir l'rernde. KeueAuJlage ^ Firna, xBoZ. B. 

4» P y r îH o n t. 

Saison des eaux- Une liste imprimée donne le nom 
des étrangers, et annonce leur arrivée. Ceux qui pré- 
fèrent de petites sociétés , aux cercles nombreux et bri,^- 
lants, feront bieji de s'y prendre au commencement dp 
Juin On au mois d'Aoust , plutôt que d'y aller dans le 
tems.de l'affliience , en Juillet. La réputation de ces 
eaux date déjà de i5o2 , et la célébrité de la fontaine 
.sainte , comme on l'appelloit alors, y avoit rassemblé en 
ji556 plus de mille personnes des pays les plus éloignéa. 
La température de la source est de 67° échelle de Pcp. 
renheit. 

Journées de ryrjnont. On commence à boire dès sia 
heures du matin et tout est fini à 8. A 9 heures le dé 
jeûner et alors commencent aussi les grands déjeuner; 
pour lesquels on donne et Ton reçoit des invitations 
Entre trois et quatre heures de l'après. midi, on revien 
dans l'allée, mais habillé, et en plus grande parure le; 



jours de fête. Le reste du jour se passe dans les diver- 
tissements dont lions parlerons pins bas, et l'on se met 
an lit de bonne heure. Quant aux reproches que l'on 
faisoit autrefois à cette roideur d''étiquette presqu'orien- 
taie, le brave Docteur IMarcard les déclare mal. fondés 
aujourd'hui. 

Edifices et autres choses à. voir. Le château du prince. 

La nouvelle maison pour les bals et assemblées. La mai. 

;on du bain. Celle où l'on va boire. Le Brodclhrunnen 

ni l'on se baigne. (La grande Douche n'a été établie que 

depuis peu dans la maison du bain). La grande allée, 

;onsistant en quatre rangs de tilleuls ha\its et touffus. 

îlle fut plantée en 1608 et elle a 5oo pas de lojigueur 

>t 40 de largeur. On peut la regarder comme la bourse 

le Pyrmont où l'on rencontre tout le monde, et où l'on 

ait toutes ses affaires. Des deux côtés sont les boutiques 

tarmi lesquelles celle de madame Elison , et an magaziu 

'argenterie et autres marchandises précieuses, attiroient 

u 1800 le plus de cha^.ants. L''apothicairie. La librairie. 

es deux grandes salles. La salle de spectacle. La fou. 

e elle . même. Toutes ces parties ainsi qvie les nieil> 

.s appartements pour les étrangers , sont réunis de 

'' c»rt - iprès et avoisinent la grande allée. Aussi depuis 

^'3 matin (quand il y a musi-^ue) , jusqu'au soir, cette 

"* ernière ne se vuide pas d''étrangers , qui y promènent, 

boivent, déjeûnejit, dînent et jouent. Lorsque le soir 

y a illumination ou feu d'artifice, cette allée offre nu 

ès-beau coiip d'oeil. 

Divertissements . Théâtre allemand. (Le prix des pre. 

^ lières places un florin). Les bals à la semaine. Les 

■^^ éjeuners. Les piquejiiques. Les concerts. L'illumination. 

^ es fexix d'artifice. Banque de roiige et noir et de Pharaon. 

Promenades. Outre la grande allée il y a encore les 

i^i^lres dite$ longues et d'autres qui il sont l'Ouest. (Le soi- 

Lsant grund tour dans ces allées se fait par les piétons. 



jes 

r" 

'leiu! 



196 



les moins bons, an moins une fois le jour). Le Bom- 
ber::^ qni offre du haut de son sommet une des plus 
belles vues possibles ; elle a été gravée par Pierre 
IMdZcl ', ou peut y monter à pied et en voiture. Le 
Kbnigsherg \ moiit dulioi: il s'appeîoit autrefois Oestherg 
et il ne perdit ce dernier nom qu'à l'époque oii Frédéric 
le srand le choisit pour y prendre les eaux; on dit mtm 
qu'il y dressa le plan de sa seconde campagne de Silésie. 
On y voit un monument en marbre qui a été érigé er 
son honneur ; mais le souvenir de ses glorieux exploit 
résistera au torrent des siècles long- temps après que cett( 
pierre aura disparu! L'obélisqtie en bois de Frédéru 
Gidllaume second est de'jà en ruine. Cette montagne pa 
roit être Tattelier où la nature prépare en grand les eair:s 
de Pyrmont. «La colonie des Ouackers à FriedcnstJud. 

uiiiherges. La maisoii du bain , nouvellement bâtie e 
la rnsLison libhing. (On trouve en outre des chambre 
garnies dans les maisons^bourgeoises. 

Fxcitrsioiis dans le voisinage. Les Salines. Le mo 
nastère et le bourg I.adge on Charlemagne célébra la fCt 
de Noël en 784. Il faiit voir surtout IVglise d'une an 
tiquité très -reculée, de mCme que ses sépulcres. Schit 
der riche en situations romantiques; on y va souveii 
en parties et l'on y dine sur la verdure. L'arminiushurs^ 
Schell ' Tyrmont t château abandonné. La miue de souffr 
(.Schivefelgrube') . Le beau jardin à Schwoehber que To 
pourroit appeler le bisaïeul de tous les jardins angle 
en Allemagne et qui est du plus grand intérêt pour le 
botanistes. U'èxtersteiit à trois milles et demi de Pyrmoiu 
Huit roclters de hauteur inégale, montiments du mond 
ancien et plus vieux peut être de bien des siècles que I 
montagne, qui ne semble être qu'un produit d'alluvior 
jE/7j^«, source sulfureuse, semblable à celle ' de Neni 
dorf et très - fréquentée par les étrangers ; elle n'est pa 
loin de PyrTnanC. 



197 

jVotices instructives. Dans la nouvelle maison du haiu 
oi'i le traiteur, le marchand de via, les bains racine, 
tout est ensemble et sous le mOrae toît, on voit le prix 
du loyer de chaque chambre afiiché à la porte. T-jC prix 
des repas est à Pyrniont d'un demi florin jusqu'au Horia 
entier , le louis d'or compté à 5 risdaiers. IVIcme pour 
douze gros, on est dc'jà assez bien servi. Il est d'usage 
de donner à son départ un pou?-, ioire au garçou du bain. 
Gi l'on désire d'envoyer chez soi de l'eau minérale, il 
faut s'adresser au commissaire dxi bain. Personne ne porte 
l'épée à Pyrmoiit. Le chemin qui conduit en Hanovre 
est une bonne chaussée. L'eau de Fyrmout contient du 
sel, du fer, de l'acide carbonique; elle soulage i^ar cou- 
séqvieut et fortifie le corps ; elle le débarasse de la pituite, 
des impuretés ordinaires, des humeurs acres; elle dissout 
les obstructions, divise les sucs, vivifie la circulation du 
sang, l'améliore, donne aux organes plus d'activité, aux 
fibres plus d'élasticité et diminue de cette manière Tiu- 
tensité des maladies , ou vient à bout de les guérir. 
Livres à consulter. Kleines Pyrinonter Brunncuhncli fiir 
Kiirgiiste zu Hause und an der Çuelle, zujeite Aujlna^e , 
JJunnover i8o5. L'auteur est M. le docteur JMarcurd, 
qui publia déjà en 1784» ime dôscriiitiou de Fyrmout eu 
doux vohimcs. Mais ce petit ouvrage est d'un besoiji 
indispensable, et renferme un grand nombre de notices 
utiles. 

5.. Bain de mer a Doheran. Ile Rvgen et Bains de Sa^ard. 
Bain de tuer a Norderney. 

IDoheran t le premier bain de mer qu\'iit possédé l'Al- 
lemagne, est un bourg irrégulier et en grande partie nou- 
vellement bâti. 11 est situé dans une vallée enviiounée 
de collines assez basses ; ces collines sont presque tontes 
boisées et du bommet de quelques • luies on a dfcs per- 



198 

spectivps ravissantes. L,a vue plonge snr la mer, et swr 
une porfion de pays plats très- grande; d'tin côté l'on 
voit les tours de liostock lorsque le ciel est serein et de 
l'autie les vaisseaux qui se croisent dans toutes les 
directions. 

La maison de poste sur la place api^elée Kanip , oit 
place du marché est le rendez. vous de tons les étrangers 
de moyenne forttme, efeîle est très-agréablement située. 
Les personnes de condition plirs élevée descendent or 
dinairement aul.ogierjiaus, construite en forme de châ 
teaû avec des ailes. 

Un des points de vue les plus agréables des environs 
de IDohherun est le pavillon sur le Jungfernberg. (Quelle 
variété d'objets l'oeil n'embrasse- t-il pas tout d'un coiip, 
dei^viis la surface aztnée de la mer Baltique jusqu'au cou. 
tin fut avec ses villes, ses champs, ses prairies, ses vil 
lages, ses forêt & erc. 

JJolhuran est à ^ de mille du rivage de la mer , ce! 
rivage est à proprejnent parler le lieu mtme du bain. 
On y va dans le beau tems par un chemin agréable, et 
dans le mauvais teras par nu antre qui est affreux. La 
maison du bain, bâtie près de la mer, a une situation 
charmante, entre les vagues écnraantes de l'océan, et 
un bois taillé en bocage, qui s'étend le long de la côte. 
La mer y forme elle-même une sorte d'anse, dont on ne 
voit qu'une petite partie. La côte est couverte, dans 
une étendue cojisidérable, d'une grande quantité de cail- 
loux ronds ou aiguisés et polis, qiiela mer y jète encore 
tous les jours. Cet amas de pierres s'appelle la digue 
sainte, der heilige Damm, en conséquence d'un trait 
de légende du moj^en âge. Lorsque le soleil levant tombe 
sur ces petites • pierres amoncelées par millions, la vue 
peut à peine en soTitenir la réverbération. 

On voit presque toujours les ports voisins remplis de 
vaisseaux. Ces ports en partie très-fréquentés sont 2>a» 



199 

ï>emunde, ÎT^rtrnemunde et TVismar. Les navires passent 
simv'cnt si \)iùs de la côte qu'on peut y voir distincte- 
m^'nt et surtout à l'aide d'une bonne lunette d'approclie, 
tons les mouvements de Péijuipage. Le bois a été emljetli 
j.jr des promiiiades Hiénagees avec goût, et qui devien- 
v.eiit trèà. récréatives par la foule des étrangers qui s'y 
promènent au sortir du bain. 

A Dohberan mCme on trouve un jardin angîois très, 
agréable. On voit an milieu de ce jardin l'ancienne 
église gothique auprès de laquelle sont encore les ruines 
d'un cloître. Très delà est une colline couverte de liè- 
tres qiii fait partie du jardin, et procure une promenade 
de'liciense et vraiment romantique. Le lever du soleil 
vu de son sommet offre un des plus magnifiques spec- 
tacles (\\\e l'on iniisse s"'imaginer. 

Les moments de la joiuiiée se distribuent de la ma- 
nière suivajite. Le matin on va en voiture aux bains 
et on y entend une fort belle mtisique, A midi , table 
d'hôte à laquelle se troxive le Duc en personne. Le reste 
du jour est consacré aux divertisseraejits ordinaires daiK 
les bains, et suivant le goût de chacun. Le soir à dix 
heures tout le monde va au lit, excepté les joueurs. 

La banque publique de Pharaon tient trois séances 
par jour. Toutes les semaines il y a des bals auxquels 
toute la société prend part. Le théâtre est petit, il est 
viai , mais ordonné avec goiit ; il est construit dans une 
ancienne maison de religieux. Tous les dimanches, il y 
a d'ordinaire feu d'artifice ou illumination dans le jardin 
anglois. C'est le Duc qui s'en charge. Sur le rivage est 
lin petit bateau dans lequel on fait, si Ton veut, des 
promenades sur la mer ; on va même jusqu^'à Warnernunde 
ot l'on revient. Cette promenade est de près de deux 
milles et extrêmement récréative. 

Une fois à Dohberan , on ne devi'oit jamais oublier 
de faire luie petite traite par delà Straltund jusqu'à la 



200 

charmante île de Rtigen avec son rivage -dans le génrevde^ 
antres et rocliers cV Ossian, et ses monuinens des ancien^ 
tems d<;s héros du Nord. L'eau minérale de 5a^ar^ dan? 
cette île, augmente tous ie» ans en crédit depuis '1794. 
La manière de vivre y est très - agréable , par le bo^i 
ton et une sorte de cordialité sociale qui y régnent; <?t 
les parties de plaisir à Stuhhenkammer , Jlerthaburg k la 
intirre des sacrifices vieille de plus de mille ans, à Fidilz 
à Sussenicz ( village qni sert d'habitation anx pêcheurs) 
occupent les étrangers lorsque la danse, le spectacle ou 
les concerts , ne les tiennent pas cloiiés au LÀndenhause. 
3-.es sources sont ferrugineuses. On y a bâti des bains. 
liG bain dit iSteinhud coi'ite 8 gros et le bain chaud en 
coûte 6. On a nn logement pour trois à 4 thalers la se- 
maine, et le dîner pour cinq à six gros. Le Lindeti» 
hriiise reçoit par mois 12 gros., la poste 2 gros par se. 
maiue et pour la. musique , les cavaliers payent 8 gros 
et les dames G. Oji donne an caissier 8 gros de gratifi* ■ 
cation et au porte - faix 4- ^' Streifziige durch dus llii- 
genlaiid, in Briefen vûn Indigera. Altona. i8o5. 8. avec 
gravures. 

Le bain de mer à l^Tordemey , dans les eaux de la 
mer du Nord , a été établi dans une île de ce nom de 
rOstfrise , dont le meilleur endroit pour se baigner se 
trouve à JVeststrande. (Il est bon de remarquer que les 
eaux à IS'orderney qui sont celles de la mer du Nord, 
contiennent presque le double de parties constitutives 
minérales, de celles de Dohheran ou de la mer baltique. ) 
L'époque proprement dite de ce bain, laquelle tombe en 
éré , saison oii l'on a feu la facilité de préparer tout pour 
3a commodité dxi voyage et du séjour des étrangers, com- 
mence vers le milieu de Juillet, et dure jusqu'aux pre- 
miers jours de Septembre. Les chariots de bain sont faits 
sur le modèle de ceux de JDeal en Angleterre, et chaqne# 
fois on paie 4 gros. Le baiji est partagé par une ligne.! 



201 

en deiix parties, dont celle qui est au snd est pour les 
femmes, et celle qTii est au Nord, pour les hommes. 

Quatre fois par semaine, c'est-à-dire les lundis. 
Mercredis, Vendredis, et samedis, on trouve à cet usage 
au bas de la digue, dans un endroit destiné pour ceia, 
■une galiQteoii il y a une cajute. Cette galiote est tiès- 
sûre et dHine propreté extrême. Il ne se passe d'ailleurs 
presqtie pas de jours, où l'on ne trouve d'autres vais- 
«çeanx 'raiigos le long de la digue, et l'on peut aussi se 
faire venir des barques de l'île même ; mais il faut les 
ïetenir la veille, eu .s'inscrivaut dans une des auberges 
•de la vaille de Isorden, Dans ce dernier cas, le bureau 
;ne répond de rien de ce qui reçrarde la commodité du 
voyageur, et la promptitude du service. 

?»'Iais comijie Jç- départ des galiotes et autres barques 
se règle naturellement sur le ten»s dn reflux, et que l'on 
pourroit arriver ou trop tôt ou trop tard à l'endroit 
marqué, on en annonce les jotirs et les heures dans les 
feuilles hebdomadaires de VOstJriesc près le commence- 
,ment des -bains, ou vers le milieu de Juillet. Otiant au 
Jtetour de l'Ile, la chose devient phis aisée, parceque les 
"barques appartiennent à la maison même où on loge. 

Il peut arriver, que le tnauvaistems sur mer empêche 
la barque de partir aux jours fi:ié& ; mais ce départ, si le 
.mauvais tems ne dure pas , a lieu le lendemain quand 
même ce jour ne seroit pas uj» des jours désignés. Au 
reste il n'y a pas le moindre daiiger à courir dans ces 
promenades i)ar eau. JLes barques sont solides et les 
marins expérimentés. On ne met pas plus d'une heure 
et demie par \u\ bon vent, po\ir aller à Tile. Le pas- 
sage se paye par tète six bons gros , autant pour le re- 
tour ; mais en revanche, on ne vous prend rien pour 
votre bagage. 

Le' départ a lieu dans- la partie de la digue où est 
située la éox- disant maison des pccJietcrs. On peut y 



202 

venir en voiture et en une demi» heure de la ville de 
JS'orden , au travers d'uu terrain fertile ayant de fort 
beaux environs. Ceux qui ne veulent faire le voyage de 
l'île que poxir peu de tems , et -çoxit letir plaisir , et qui 
pour plus grande commodité ne veulent pas renvoyer 
leurs équipages à la ville , peuvent les laisser dans cette 
maison des pêcheurs ; on y trouve même à manger dans 
le besoÏTi. . 

Outre cette traversée \*nr eau, l'on peut encore faire 
le voyage de Tîle par un autre chemin , à cheval on en 
voiture, comme l'on veut; alors on se dirige par Nordeii 
et l'on va jusqu'^à l'écluse de Hilgenrièdèr. Là' ôif trouve 
■un inspecteur des côtes qui est obligé d'accompagner les 
voyageurs jusqu'à l'île et de leur montrer le chemin par 
le Watt' Il faut à-peu-xirès trois heures,- pour arriver 
à cheval ou en voiture aux premières maisons de l'île , et 
l'on a assez de tems pour ne pas craindre d'être snrpris 
par lé reflux. Il faiit avouer que cette dernière méthode 
de voyager n'est guère pratiquée et ne peut être recom- 
mandée qu'aux personnes qui craignent trop les voyages 
par eriii, ou le mal de mer qu'il n'est pas possible quelque- 
fois d'éviter. 

Aussitôt que le navire a jeté l'ancre dans la rade de 
l'île, on en voit sortir des voitures destiuées à reprendre 
les passagers et leurs effets , et à les transporter dans 
une partie plus haute de la ville , ce qui dure environ 
dix minutes. Ce voyage , quand on le fait potir la pre- 
mière fois, a quelque chose qui saisit d'étonnement les 
étrangers. On voit des voitures qui roulent assez pro- 
fondément dans l'eau, avant d'avoir atteint la partie pins 
élevée de la rive, ou d'être parvenues aux Dunes. 

11 y a dans toute l'île 60 chambres à-j)eu-près, qui 
sont à louer, et c'est pour cette raison qu'il faut aussi, 
tôt à son arrivée, ou encore mieux auparavant, se faire 
inscrire chez i'iuspectçur , qui cherchera certainement à 



2o3 

ï'époiidre aux désirs des personnes, autant que le local 
peut le tni peinietrie. Dans la plupart des maisoiis il 
n'y a qu'une seule chambre à louer; daiifs quelqiies autres 
denx , et dans très-ppu, aussi deux avec cuisine. Mais 
comme les edinces de la ville sont très - voisins les uns 
des autres , tme société qui auroit besoin de plusieurs 
chambres, pourroit les louer ddus différentes maisoi-.s, 
sans en ressentir une trop grande incommodité. Les lo- 
gements an reste n'ont rjeji de ce quVni regarde comme 
du goàt moderne ; mais en revanche ils sont tits-propres, 
richement garnis à la mode de l'endroit, et plusieurs ont 
des vues superbes sur la rade et sur la tene ferme. 

On peut se faire du cafté chez soi, lorsqu'on a ejivie 
de rester seul. Pour la table des insulaiies, même celle 
des plus aisés de l'île, je ne la proposerois pas aux étran- 
gers qui sont accoutumés à une chère pins qu'ordinaire. 
Si l'on veut tenir son mc'jjage , il y a divers logements 
qai en doinieut les moyens. On peut se faire venir les 
choses nécessaires du continent , et tous les jours, ce 
qui n'entraîne pas beaucoup de détails , on peut s'en 
procurer la plus grande partie dans Tîle niTme. Il n'y a 
qu'une setile table d'hôte et c'est chez l'inspecteur; la 
salle à manger peut contenir cent personnes. Mais ou 
n'envoie point à manger à qui que ce soif, excepté aux 
malades qui ne peuvent sortir. Le diuer co)isJste en deux 
■mets, simples à la vérité, mais bien accommode's; il coiîte 
lo gros de Prusse. Le souper en coûte de 4 à 6. 

Le prix des antres nécessites de la vie, tels que le 
vin, l'eau minérale etc., a assez de lapport avec celui 
que l'on trouve dans les auberges du continent, et l'on 
auroit tort de s'en p'aindie ; et comme il est d*usn|^e qu« 
tout se paie sur le champ, et d'après un tarif déterminé, 
les "étrangers savent tout de suite à quoi s'en tenir. 

Hors les hetires des repas, on se rassemble dans la 
mais un dite Conversai ionshause ou de conversation i on peut 



204 

aussi s'y faire servir. Celte maison a une très - belle vue 
sur tous les points, une salle vaste, quelques cj^binets, 
et elle est tellement arrangée , qu'elle offre un séjour 
frais et ■ qui met les i^ersonnes à l'abri du soleil , sou- 
vent d'une chaleur pe'netrante dans cette île. Comme 
cette maison a été construite pour le plus grand avantage 
du bain, les étraiigeis, qui font leur ménage à part > 
peuvent en user comme il leur plaît. 

Tout près et directement sur la ligne de cette maison, 
est celle du bain où il y a quelques chambres. L'eau de 
la mer coule dans les unes j^ar le moyen de tuyaux que 
l'on a pratiqués à cet effet. On peut lui donner dans 
le bain même la température nécessaire. 

An nombre des divertissements que procui'e le séjour 
dans, l'île, on peut mettre quelques petits voyages par 
mer aux îles voisines , et la promenade en voiture le long 
de la rive, où l'on respire \in air dont la salubrité con. 
tribue cxtraordinairement à fortifier le corps, et à don- 
ner à la respiration toute la liberté qu'elle exige. 

Les amateurs de la chasse ont de quoi satisfaire leur 
goût, dans la quantité d'oiseaux de mer qu'ils y trouvent, 
et le naturaliste peut employer lUilenient quelques-uns 
de ses moments oisifs , à la recherche des prodxictions 
maritimes de tout genre, que le flux laisse chaque jour 
sur ie sable ; et de plus quel beau spectacle que celui 
du lever et du coucher du soleil , réfléchis dans les flots» 
plus oïL moins tumultueux et toujours ezi mouvement. 

6. Liehens'tein. 

Lieheustein , qui a pris son nom de son ancien chà- 
teau, car le nom propre du village est Saiierh-unnen ^ 
est situé dans xule des plus belles , des plus fertiles con. 
trées du comté de îlenneherg , c'est à dire dans la por- 
tion de ce comté qui appartient à 2Meiningen. A l'Oucsï 



205 

et tout près àxi villa=^e, s'élève nne montagne converto 
de bois, particnlièremciit de hCtres , sur le sommet de 
laquelle se montre le vieux Liehenstein, détruit dans la 
guerre des paysans, puis après rétabli et habité, jusque 
vers le milieu du siècle dernier. Ce chPiteau est fondé- 
sur le roc et entre deux rochers. Des fenêtres de cet 
édifice, on a de superbes points de vue. Dans le fond, 
la Werra fait briller le crystal de ses eaux ; et tout au^ 
tour ou voit s'élever majestueuseinent les plus broutes 
montagnes des environs, telles que l'Inselslur^ , l' Och' 
seiif..oj)f, le Hayer etc. Le lever o\\ Je coucher du soieil, 
vus du même point, offrent aux curieux \\\\ spectacle des 
plus magnifiques. Si, au sortir de cette ruine, on s'en, 
fonce dans le bois , on se trouve agréablement surpris 
par une chaîne de rochers , formant nne sorte de mur 
dans l'obsciirité de la forCt, Tous ces rochers sont semés 
de grottes , dont la plus remarquable est la grotte ap- 
pelée la hohle Scheune Qa gratine creuse). Quelqxxc chose 
encore de plus roiririnriqne que tout' cela , ce sont les 
environs qui touche^it à Altenstein. Ce district s'étend 
à piiis d^'une lieue; c'est nne suite de forOts, d-e mon- 
tagnes coupées en promenades dans toutes les directions. 
Le créatetir de cet endroit charmant, a été le feu Georza 
de jMeifiingeii , que son peuple , qui lui doit tant d'éta» 
blisscments utiles, n'oubliera jamais. Immédiatement der- 
rière la maison de campagjie que ce prince habitoit , on 
trouve de très, belles ruines de l'ancien château d\4î' 
tenstein, lesquelles dominent une grande partie du jar- 
din. Tout près de là, on voit sur un rocher une cha- 
pelle décorée suivant l'ancien costume des chevaliers, eu 
mémoire des anciens possesseurs de l'endroit, messieurs 
les chevaliers de Hun d de JJen/Jieim, si célèbres dans les 
fastes de la franche-maconnerie- Allemande, On descend 
de cette haiiteur p.ir des allées taillées dans le roc. Bien 
de plus beau que cette partie appelée le pcnt du diullf, 



?o6 

qui joint deux rochers enseml)le. On voit encore d'an. 
.très rochers, mai? eiitièrenient luids , en allant vers Lie. 
heiisteiu et le Gluciishrunn où la maison dn IZuc ds 
Gotha , et les antres bâtiments qui servent à la prépa* 
ration dn cobalt, sont très. agréaUlement grouppes. C'est 
là que l'on a découvert an pied de ces rochers prtîcise'. 
ment an delà de Gliickshrunn , nne grotte natnrelle très, 
remarquable. Elle est vaste ; on y tronve çà et là des 
places assez grandes, qnelqnes bassins remplis d'ean, et 
beancoup do stalactiqnes; Une antre cnriosité qiii ap. 
partient à l'histoire natnrelle est la quantité d'or que 
l'on déterre tons les jonrs dans cette grotte. Lorsqu'elle 
est illnminée, ce qni arrive sonvent, elle fait l'effet le 
pins magiqne , et tient son rang parmi les vnes les pins 
enchantées de l^iehenstein. An dessus de cette grotte est 
le hohla Stein , qni fait corps à part et est séparé de la 
grande masse des antres rochers. Du côté de la vallée 
il aune longne fente extrêmement étroite, an travers 
de^ laqnelle on est surpris par nne vne charmante, qni 
s'étend snr les vallojis et snr le reste dn pays. L.e Dnc 
Geo7-ge a fait ]3Jatiqner des dégrés le long de ce roc, et 
applatir son sommet, de manière qne l'on peut se tenir 
debont snr sa ronte , et de ce point, qni est très élevé, 
considérer, à son aise, tonte la contrée. 

D'après les recherclies et expériences du docteur 
Gottling de Jena, l'ean de LÀehenstein est nne des p!ns riches 
en parties ferrnginenses qii'il y ait dans l'Allemagne, 
et en acide carboniqne, elle le cède à fort peu. Trois 
livres d'ean de l'ancienne source contiennent 

Acide gasenx de charbon g6 pOTices - cnbes. 

Chanx de fer acidulée par le charbon 6 graine 

Terre calcaire avec acide carboniqne 8 grains. 

Alkali jpinéral avec acide carboniqne et siilfnreiix, 
ensemble, i6 grains. 



207 

li'eaii de la soi-disant nouvelle source y est absohîment 
de même natiire , sauf qu'elle est même tm peu plus 
riche en acide carbonique. Le médecin actuel k TAeheii. 
stein est le médecin de la cour Fanzerhieter de IVleimai' 
gen. Un traiteur y tient table d'hôte qui est de plus de 
loo couverts, surtout les dimanches. Le prix du vin 
et de chaque couvert, n est rien moins qu'exorbitant. 
L'année dernière on donnoit par semaine trois florins et 
demi du Rhin pour une chambre et un lit. Chaque lit 
loué à part revient par semaine à 48 kreutzers. Le dî- 
ner, à table d'hôte cnùtoit 48 kreutzers et le sonper 36. 
Un bain coiite près de 8 gros; cinq femmes, payées cha. 
Cime à 6 gros par jour, portent de l'eau dans les cham- 
bres pour le bain. Les lits étoient d'une très - grande 
propreté, et les vins très, bonset nullement tiavaillés. 
Monsieur Klimme tJia ger inspecteur du bain , remplit ses 
Xpnctions avec beaucoTip de zèle et d''inteliigence. On y 
a aussi à présent 1a liste imprimée des étrangers. 

Altenstein avec ses jardins, est natiirel'eraent le lien 
favori des. personnes qui fréquentent ce bain. Steiiihach 
village considérable, propre et bien bâti, situé dans «ne 
sorte de fond obscur mais beau, Barchfeld sur la IT^erra 
avec les jardins du Landgrave, et d'autres endroits en. 
core , offrent des promenades très - récréatives. Si Pou 
setpi'opose de faire de plus grandes excursions, on a Salz' 
ungen avec ses salines à deux lieues de Liehenstein , la 
Huhla, autrefois aussi un bain, à deux lieues, Eisenach 
à; 4 et Vlnselsberg à 2 et demi. Quant aux parties en 
voitures, on y a pourvu par l'établissement de voiture* 
de louage, que l'on peut avoir à tris, bon compte, ainsi 
que des chevaux. Par exemple, les chevaux pour Gotha 
qui en est éloigné de 7 lieues, ne coûtoient l'année der- 
nière que n florins courant ou un carolin. La partie du 
chemin qui conduit à IMeimingeti est chaussc?e et en bon 
état. Les voyageurs qui vexilent aller a G<Kku, gagne- 



208 

roieiit sbxis tons les rapports, nonobstant nn petit détonr; 
si an lien de prendre par Schmalkalde , ils alloient de 
Meinungeu à Liehenstein ^ et delà directement à Gotha 
•dont le chemin, qnoiqne simplement de traverse, est bon 
■par nn tems sec ; de même ils ponrroient se rendre par 
Eisenach , dans les départements dn royaume de Westi 
X^halie, on dans la Thiiriiige Saxonne. 

j. h a u c h s t a d t. 

PejLite ville, située an milien d'^un champ à blé sans 
point de vne , n'aj^ant en nn mot rien de ce qii'on ap- 
pelle environs. La salle du bain oii Ton mange est danà 
nue place nullement défendue contre les raj-ons du soleil', 
et qui d'ailleurs est troj) vaste, i^our le nombre ordinaire 
des étrangers. Les bosqiiets sont formés de haies vives, 
hantes , taillées à angle droit. La belle allée de mar©i- 1 
niers n'est pas mCme épargnée par le fer du jardinier-. 
Toutes ces parties , vties eit détail oti dans leur ensemble 
n*enchautent guère an premier coup d'oeil; mais un. pins 
long- séjour y accoutume le monde peu- à- peu. 

Le genre de vie y est très - uniforme, sans bruit, mais 
agréable. Le matin on se promène nn jîen ; peut-être 
quelqxies x)ersonnes vont- elles dans l'allée boire îeiirs 
eaux amères , leurs eaux de Fyrrnont on d'Egra. ' Oil 
î encontre quelquefois une ou deux bonnes îilles accontf* 
pagnant leur mère dans sa promenade au bain du matin. 
Chacun déjeune chez soi pour prendre le bain , et ce 
n'est que vers les dix heures que l'allée se remplit de 
dames et de messieurs. Ou se partage dans les' bon^* 
tiques, on se promène avec cérémonie de long en large, 
on travaille , on fait de petits plans de parties de i>lai. 
sir; tout va ainsi son train , jusqn''à ce que quelques daraeis 
en toilette complète avec gants et éventail viennent à 
paroitre ; ■ alors l'allée se vnide en im instant et chaciui 



£09 

se hà^e d'aller s'Iiabiller pour le reste du jour. La toi- 
I<'i:!e est très - recherchée , très ek'jjante , comme pour un 
Gala dans une cour, quoiqu'on ne se rende là qu'à un 
simple tiré dansant. Le manger dans la salle du bain 
est bien apprêté et nullement cher; sur la place qui est 
devant cette salle, on trouve tout ce que l'on i>eut dé- 
sirer comme réuni sous sa main, thé, caffé, giaces, frviit.^. 
On danse et, ce qui fait honneur au digne médecin de 
l'endroit, on danse avec précaution. On danse souvt^nt 
il est vrai, mais toujours pour i^eu de teras. Vers le 
soir, lorsque la trompette appelle au spectacle, la société 
se sépare; on joue, on s'en va chez soi ou à la comédie. 
Le souper ainsi que la promenade qui le suit, rassemble 
la société de noiiveau ; oii 3'^ rest« tant qiie cela plaît 

Fresque chaque maison bourgeoise pejit fournir plu- 
sieurs chambres tout arrangées , pour les personnes qui 
viennent à ce bain et les logements sont taxés i^ar le 
magistrat à JS'Iersehurg. Les plus belles maisons sont sur 
e marché. Dans chaqTie logement est une cuve que le 
raaitre de la maison fait emplir le matin d'eau chaude 
nise à la source minérale. 11 est également libre aux 
bourgeois de fournir à leurs hôtes le manger , le vin , la 
i)ière etc. 

La source qui se trouve dans le soi-disant jardin du 
ain , reste des fossés de l'ancien château , fut découverte 
lu commencement du siècle passé; elle est froide, même 
laiis les plus grandes chaleurs de Pété, claire, trans- 
lareute et a un goût astringent. Immédiatement auiuès 
le la source est le bain à douche qui est vaste. Une 
utre source découverte en .1789 et qui doit être un 
>eti plus forte que la première, coule au bout de l'allée. 

Pour un diner très - ordinaire et sans le vin on paie 
)ar semaine deux tlialers j mais à table d'hôte et dans la 
allé de danse, le couvert coûte 10 gros dans la semaine, 
t le dimanche seize. Chaque bain que l'on prend chez 

ï4 



/ 



210 

soi coûte 4 gros que l'on donne à son hôte, sans comp. 
ter ce que reçoivent encore à part les gens qni vont 
chercher et font chauffer l'eau. 

Laiichstàdt est à deux lieues de JMersehurg, à trois de 
lioshach, d'où (depuis 1808, la colonne ék'vee en me^ 
moire de la bataille de ce nom, a été transportée à Paris), 
4 de TVeissenfels , 5 de Çner/ort et de Huile. BesclireU 
hung Lauchstàdts , von Dr. Koch i79x. 

^ 8. Sichersreuth ou bain d'Alexandre, 

Sichersreiith qui mériteroit, ne fût-ce que pour les 
beautés de détail qu'il renferme, dêtre plus fréquenté, 
est situé dans le Fichtelgehirge. Sa source minérale fut 
découverte par hazard en 1734 ? elle fût munie d'un 
entourage en 1743, réparée en 1782 et mise dans l'état 
où elle est aujourdMiui i^ar les soins à.\\ Margrave Alex- 
andre prince également bienfaisant et magnifique. La 
«attire y a été prodigue en beaux sites de toute espèce. 
Les environs sont couronnas par des montagnes , mais 
du sitd - est au sud '• ouest est une longue et large vallée, 
qtxi se trouve entre ces montagnes, et les collines les 
plus voisines sont si peu élevées qu'on peut sans beau. 
coup d'efforts et de perte de tems , se ménager à chaque 
instant de nouvelles vues , un nouvel horizon. 

La principale façade de l'auberge, qui a été bâtie aux 
dépens du Margrave, et qui est très • considérable, re 
garde pltitôt l'est que le Nord, est; direction parcoi! 
séquent très - avantageuse qui porte dans les chambres 
des étrangers la clarté réjouissante du soleil levant , et 
leur épargne au milieu du jour tout le poids de la cha- 
leur. Comme il n'y a dans cette auberge que 40 cha: 
bres de maîtres , on fera sagement d'écrire d'avance â 
l'inspecteur, pour en retenir une, et pour n'être paj; 
exposé à les trouver toutes occupées. Chambres, lits. 



211 

tout est extrêmement propre et en bon ^tat. Une large 
allée qui prend du côie de-!a maison, tonrné vers le midi, 
conduit, par nue pente douce de quelques cent x'^s, 
a la source bienfaisante, que l'on trouve entourée d'une 
balustrade eu granit. Au delà est une place où les étran- 
gers se rassemblent ; cette place est rafraîchie par un om. 
biage touffu et impénétrable aux rayons du soleil et dé 
chaque coté sont deux bâtiments assez considérables, où 
Ton trouve des chambres de bain. La présence du roi 
et de la reine de Prusse à Sichersreurh en 1806, a influé 
le pins avantageusement possible sur le bien de cet en- 
droit. Les bâtiments ont été augmentés, le plan embelli 
dans son ensemble, les routes réparées et rendues plus 
commodes, mais le monument de granit, élevé en son 
honneur , meiuce déjà ruine. 

L'eau de Sichersreiith a quebjue ressemblance aveo 
celle d^Egra; elle pétille fortement et pique agréable, 
ment la langue. Des parties ferrugineuses en abondance, 
d'autres salines, alkalines , argiileuses et de Pair fixe, 
tel est le composé salubre de cette eau. Voyez : Phy- 
sihalische Vntersuchungen des Mineralwassers zii Sichers- 
reuth par le Doctenr Hildehrand , Erlnngen i8o3. Cette 
eau a fait ses preuves, partie comme bain , partie comme 
boisson, singulièrement dans les maladies arthritiques et 
une iuRnité d'autres maux, tels que le relâchement des 
fibres et du tissu cellulaire, les flatuosités chroniques, 
la toux humorale, les fleurs blanches, les diarrhées 
chroniques, la goiitte, le scorbut, la pierre, les vers 
des intestins et les éruptions chroniques. Il se fait aussi 
de fortes" exportations de cette enu , que l'on enferme 
dans des cruches fort épaisses , fabriqriées à JT'ininedel 
et à Arzherg ', car elle fait sauter celles d''Egra\ et lors- 
qu'on la mêle avec du vin et du sucre, elle est infini- 
ment lîlus agvé.ible que l'eau de Selters. 



212 

On boit, on se baigne, on se promène, l'on déjerine 
et l'on revient se promener. On dine ensemble à midJ 
H table d'hôte. Les mets sont abondants et bien accora.i 
modes, les vins bons et non travaillés , et cependant ?! 
très-bon compte, ce qui est aussi apiilicable au loyer deij 
chambres. De là on va jouer au billard ou au commerce 
prendre le caffe, faire des parties à clieval ou eu \ oi 
ture pour voir les raretés botaniques , minéralogiq\ies 
métallurgiques des environs. Voilà le genre de vie qn<| 
l'on mène à Sichersreuth' La danse est de règle tons le;I 
dimanches. Le ton est celui de bonne société et sau. 
contrainte. 

On va quelquefois aussi à la JLoos- ou laixhourg poni 
danser. C'est une de ces beautés romantiques et vrai 
ment libres de-îa, nature à une derai-lieue du bain sur h 
penchant de la montagne, derrière l'auberge, et remar 
quable STirtout à caiise d^m amas énorme de pierres 
qui semblent avoir et t' jetées là pèle-mèle, les unes su 
les autres , par un tremblement de terre. Toute la cam 
pagne aux environs est tellement semée de ces énorme 
blocs blanchis de granit, qu'on la prendroit i)our le ci 
metière d'une ville , grande axi delà de l'imagination 
Cependant on' approche, on s'avance au milieu de ce 
rochers , qui deviennent toujours plus hauts et plu 
amoncelés, et l'on est agréablement surpris, de trouve 
au milieu de ces ruines du tems passé, de petites plan 
tations , de jolis dessins, qui appartiennent au temp 
moderne. On a su tirer parti de toutes ces formes bi 
zarres , pour créer ici une grotte , ou pour former I 
lui point de vue. Quelquefois le roc est décoré d'un 
inscrii)tion analogue, ou il sert de banc,, ou de dosier 
Dans tel endroit vous ne voyez autour de vous qiu 
des rochers entièrement nuds , dans un autre une foré 
de pins tristes et sombres, dans un troisième se déve 
loppe sou» vos yeux une vallée belle , grande et ou 



,f 



2l3 

verte, au milieu de laqiielle se présente fa ville de Wun- 
siedel. Le point de vue qui part de la galerie est très 
étendu, et d'un charme inexprimable; cette galerie est 
sur le sommet du Burgsteins , pic de rocher très -haut 
et à y^ de lieues de l'auberge. La vue plonge d'un côte 
jusqu'à J\laria - Culm près de Carlsèad , et de l'autre 
assez avant dans le Falatinat t et l'on a aii dessous et 
lutour de soi » comme une carte géographique de villes, 
le boiirgs, de villages, de vallées, de rivières, de lacs 
ît de ruines. Du haut de la cîme , dite Casein , Poeil 
îlane , dans un tems serein , jusqu'au pont de Tiatishonne ; 
i fabula ver a ! 

On arrive à Sichersreuth , par de grandes routes bien 
atretenues, par exemple d'JLgra par Thiersheim qui est 
ne station ; mais une partie du chemin n'est pas ferrée, 
t la chaussée ne recommence qu'à Wunsiedel, et en deçà 
e Thiersheim. De Hof 4 milles en droiture , chemin de 
averse par l^Veisseiistadt où l'on a sans interruption une 
lie route, une poste bien servie, dé même que quand 
1 vient de Eaireuth par Serfieck et JVeissenstadt. Ces 
andes routes reçoivent en otitre de notiveaux charmes 
'S bois pittoresques , des étangs, des forges, des villages, 
;s bourgs, dont elles sont bordées ou qu'elles traversent. 



Toute personne qui veut voir Sichersreuth et delà 
rcourir le Fichtelgehirge , voyage qii'on ne regrettera 
rtaineraent pas, ne devroit jamais manquer, de porter 
ec soi l'ouvrage suivant. Versuch einer geographisch- 
turhistorischen Beschreihung des Tichtelgehirges , avec 
"tes et dessins, par le Recteur Helfrecht 2 parties, Hof 
99 et 1800 chez Grau. Un autre excellent guide pour 

environs de Sichersreuth jusqii'aux rocliers de Ba'^alte 
is de Thiersheim est le ciuqinèine caîiier des Jiriefe 
r JBaireiith und Anshach , Erlangen 1798. 



2l(\ 

* g. N e n n cl o r f. 

Ua contemporain de Luther a déjà fait mention d 
cette ea\i , il y a trois siècles. Dans les tems modernes 
elle n'a commencé à être phis connue qu'en 1786 et de 
ptiis cette époque elle est regardée comme la sourc 
froide de TAUemagne la plus riche en souffre , et qi; 
peut dédommager de celle d'ylix lu chapelle. Les deu 
sources ou fontaines de NennUorf livrent une si grand 
içjuantité d'eau, qu'elles fournissent chaque iour, san 
compter le réservoir, 141 cnves de pierre ou de porc* 
laine et 5o autres de bois ; ajoutez qu'avec le réservoi 
on peut encore préparer en sus, i57 bains. Celte ea 
est toujours la même d.uis tontes les températures, dan 
toutes les saisons ; elle sort très - froide de la sourc» 
mais elle ne gèle jamais, même par le j)lus grand froic 
Le souffre dont elle est si richement pourvue, se man 
feste non seulejuent par son odeur, mais encore par d'ai 
très signes extérieurs. D'après la décomposition ch; 
raique faite, il résulte que 8 livres de cette eaii coi 
tiennent ' 

Sel minéral alJcalisé 7 grair 

Sel amer de cuisine 9"~ 

Terre hitTuuincuse 3 — 

Magnésie vitriolée 27 — 

Alkali minéral vitriolé i2 — 

Sélénit 63 — 

Terre calcaire avec acide de l'air . . . , so — 
Tétre salino-amère avec même acide . . . 4 -^ 

Terre de caillou 4 — 

Cette eau opère dans ses effets , tout ce que Pou pei 
attendre d'une eau, chargâe de souffre, d'aîkali et t 
bitume. Prise intérieurement, elle est dissolvante, ap 



ritive, elle purifie le sang. Employée extérieurement, i 
qui est plus essentiel , elle est adoucissante , apéritit 
et eJe dissout la pituite. Les maladies de la peau, su 



2l5 

gTilIèrement celles qtii y impriment des taches , la goxïte 
de toutes les façons, les rhumatismes chroniques, l'en- 
durcissement des glandes, les défauts dans les entrailles, 
les accès d'hypocondrie , les i^fourdissements , la surdité 
les affections paralytiques etc. 

Le pays est bien en lui-même et riche en situations 
très . variées et toutes charmantes. Une des plus belles 
est sur le Galenherg , qui sVlève insensiblement au mi. 
lieu d'une belle plaine, et du haut de laquelle la vue porte 
sur tous les points de l'horizon. Le Galenherg est pré- 
cisément vis. à -vis de la fontaine, et à deux cents pas 
à peu près de distance. De là on voit aussi le lac Stein- 
hitder avec le fort Wilhelmstein. C'est une vite qui 
enchante , surtout au coucher du soleil. Dans le voi- 
sinage même de la source, on ne manque ni de prome- 
nades bien dessinées , ni de lieux de rassemblement etc. 
La chiite d'eau près de Langenfeld, est nue de ces beau- 
tés de la nature vi'ainient digne d'être vue , iet aussi le 
JFelsenberg , le Hohenstein méritent qu'on se donne la 
peine d'y grimper. Les bâtiments que l'on a élevés avec 
beaucoup de goût autour de la fontaine, forment un 
cercle ; au milieu, sont les deux jirincipales sources. La 
plus considérable de ces deux sources est conduite par 
les canaux dans les différents bains : l'autre , munie d'une 
lorape , fournit Peau pour boire ; elle sert aussi pour 
e bain. Les édifices qui ont été arrangés pour recevoir 
ît héberger les étrangers, sont le Grossenhctu, la Gabrie, 
'' Arcadenhau t le temple , les Ecuries, \à remise, les trois 
nuisons du hain , ajoutez à tout cela la grande et la -pe» 
ite maison du Traiteur, l''yJpothicaire la maison Heischetc. 
1 n'est point de bains, sauf quelqires-uns des plus pe- 
:its , dont le bassin ne soit de pierre ou de porcelaine. 
Du descend dans chaque bassin par cinq degrés , et ils 
ont assez longs et assez larges, pour que, dans tons les 
;as , plusieurs personnes puissent s'y baigner ensemble. 



2l6 

La personne qui se baigne peut, à volonté y introduire 
de l'e^u .Froide ou chaude, ou faire écouler le bain en- 
tier. Ces maisons Sont égaî.èment fournies de bains, de 
douche et de bains de vapeurs. 

VApothicairic est la maison la plus distinguée de tout 
Tendroit ; c'étoit autrefois la maison de campagne du 
comte Gnillaunie de Schaianboiirg lu LJppe. 

Les étrangers mangent à table dMiôte dans la salle des 
Arcades t pu dans leur appartement. Le tarif est affiché 
dans la salle, dès le matin. On paie 12 gros pour le dî. 
nei- et 6 pour le souper. On peut avoir dans la maison 
du traiteur, ou dans l'apothicairie , ou chez le confiseur, 
des vins de toutes sortes , les meilleurs eaux minérales 
étrangères, difPérfntes bierres' de l'étranger, du caffé, 
du thé, du chocolat, des glaces et des rafraîchissements 
do toute espèce, le tout à prix fixé et publiquement af« 
^9h,é> , On y trouve aussi des litières et des fauteuils à 
roues pour les malades débiles. Mîisique , librairie, bil- 
lard, on a de tout. La poste voisine de Fiodenherg ^ 
soigne la correspondance et la remise des lettres. 

Cas sel est distant de 'Nenndorf de i5 milles, Brème 
de 10, Fyrmont de 6, IVIinden de 3^, IjiicJ;.ehnrg de 
2 '^4, liehhurg de 3 , Hintelii de 5, Hameln de 3 et Ha. 
navre de 2J/2. Dans le voisinage se trouve aussi Eilsen 
avec sou eau sulfiu'euse , nouvelleraeut découverte, très- 
semblable, à .celle de Jsenndorf et qxù déjà a beaucoup 
de praticj^ues. 

Les ouvrages suivants peuvent servir de guides aux 
étrangers : ISeundorfs asphaltische Schive/elquellen , he- 
schrieben voii^^JÇ^r. i^cjiroter^,^ lilntehi 1792. 8. Homhurg^ 
Beschreibiiiig ^er Aiijagen des Schiuefelhad?, zii IS'erindorff 
Uamiover 1801. 3. ISfdhere JErîdàriuig des Plujis von deit 
Aiilageii zu Js'eiiiulorf , nehst einem Verzeichnisse aller^ 
corliundenen in • laid auslcindischen Holzarten und TJlan.'^ 
zèn, von Hû.mhurg, ILannovsr 1801. 8. 1 



i 



■-' 



/ 



217 



10. Kis sin g en et ■ Bô ckl e t. 

Kissingen est .\ 6 lieues de IVerneck , i de Jseiistadt, 
3 de Minnerstadt , 5 de Schweinfurt ee de BriichenaUf 
dans une vallc'e riante, en Fianconie, et stir les bords 
de la Saal. Déjà dans le i6me siècle, ses esnx minérales 
a voient de la réputation. Devant la maison du bain , et 
dans un circitit de 200 pas, on trouve trois soirrces dif- 
férentes dont la plus ordinaire ressemble ii celle de Sel' 
ters , seulement que son eau est un -^ew plus salée. Les 
effets sont renommés dans les caries , les obstructions, 
les érux)tions cutanées, les maladies de nerfs et la goutte. 
La ville est petite ; m.ais aussi les loj^ements et la table 
y sont à bon marché. Il y a deux tables d'hôte chez 
detix différents traiteurs. Le ton y est bon, sans céré- 
monie et inspire la confiance. Les promenades sont belles 
et les ruines d'un vieux Burgschlo/s que l'on voit sur 
la montagne, prêtent à la vallée un air encore i)lus ro- 
mantique. Très de-là est luie fort belle saline. 

BocLlet est à deux lieues de Kissingen. Comme sou 
eau contient plus de parties i'errugineuses que celle de 
Kissingen, tandis que celle-ci est à sou tour plus dis. 
solvante , les étrangers se rejulent la plupart, de Kis' 
singen à Bochleè, pour se restaurer. Ce dernier endroit 
est un village bâti sur ia pente d'une raoutagiie riche- 
ment garnie de chcnes. L'église en est assez anciejuie. 
Les sources y sont au nombre de 7, toutes différentes 
les iinei des autres eu force et autres qualités. Elles sont 
recouvertes par nu <;rajid édillce sur la porte duquel ou 
lit cette inscription : Pour le plus grmtd Lien de Vhu- 
infcnité souffrante. Dans une des ailes sont les b;àns, et 
dans l'autre est une sal'c pour les bals, avec une cliam- 
brc de ieu , qui est fort grande. A quelqties pas dc-lk 
est mi autre grand bâtiment où peuvent loger environ 
cent personnes. L'eau muiérale de JBocklet est claire, 
limpide, contient beaucoup d'air fixe, mousse et pique 



2l8 ^ 

agréablement la langue. On vante ses effets, prise en 
Lain ou en boisson , dans les éruptions , les rhumatismes 
et toutes les maladies qui proviennent de l'acreté du 
sang. OA exporte depuis quelqxie tems de cette eau re- 
làchaiite que roii vend dans des bouteilles scellées de 
poix - résine à 24 kieutzers la ï»ièce. Il y a table d'hôte 
dans la jaile à manger, avec musique, à chacun des re. 
pas de la journée, c'est-à-dire le matin, le midi et le 
soir. Boc/ilet est à 4 lieues de Minnerstudt t 9 de IMei- 
ningen, 7 de Schweinfurt , 14 de Wiirzburg et 6 de 
Mruskenau. 



2ig 



XII. 

Route de Paris» 



J— ^es grands événements dont Paris a été le théâtre , les 
trésors, les chefs- d'oeuvres que cette ville renferme 
dans son sein, et qui sont le fruit des conquêtes des 
aimées françaises , les trophées que la victoire s'est plii 
H élever sur les bords de la Seiim , tout concourt à faire 
afiliier les voya;jeurs des différeiues nations dans cette 
moderne capitale de TUnivers : 

Rome n'est plus dans Flou H' y elle est toute a Paris! 

On ne sauroit trop recommander aux voyageurs qui 
veulent aller en France, de se faire délivrer des passe- 
ports par les ambassadeurs, chargés. d''affaires. Résidents 
fiançais près les cours étrangères , et de les faire viser 
partout où besoin sera, poi^r éviter les désagréments aux- 
quels sont exposés ceux qui ne prennejit point cette 
précaution. TiCs décrets dç 1807 et i8o3, ordonneiit da 
pins, que les passeports accordés pour voyager dans Tin- 
térieur , ou pour en sortir, tant atxx français qu'aux 
étrangers , ne peuvent être délivrés que sur un papier 
uniforme , qxie le Miziistre de la Police a été chargé de 



£20 

faire fabriquer et de distribuer anx autorités constituées; 
il ue pourra être payé pour chaque passeport, pour tous 
frais , y compris ceux de la fabrication et du timbre , 
que deux prancs. Tous les visa doiveut être donnés 
gratuitement. A l'arivee a Pans , on rend son passeport 
à la. préfecture , et l'on reçoit sa carte. Le passeport ne 
voxts est rendu qu'à votre départ , et je vous conseille 
de vous y rendre de bonne heure, parceque souvent il 
y a queue , et que votre patience est mise à l'épreuve. 
!Nous donnerons d'abord le tarif des ordonnances de poste. 

Nouveau Tarif. 

JS'omhre des JSomhre des Prix par cheval Somme totale 
personnes. chevaux. et par poste. par poste. 

Cahriolets , et voitures a quatre roues et a soufflets^ 
ayant timon. 

,Tr. Cent. Tr. Cent. 

i 2 X 5o 3 — 

a a 1 5o 3 — 

3 3 1 6o 4 5o 

4 ' 8 2 _ 6 — 

"Limonier es. 
1, 2, 3 3 1 5o 4 So 

4 3 2 — 6 _ 

Il sera payé i Fr. 5o Cent, pour chaque personne ex. 
cédant le nombre des 4. 

IBerlines. 
i, 2, 3 4 1 5o 6 6 

4,5 6 1 60 9 — 

Ç> .Ç> 1 75 10 5o 

11 sera payé 1 Fr. 5o Cent, par chaque personue, au- 1 

dessus du nombre de 6 J mais il ne sera jamais attelé, | 

au-delà de 6 chevaux sur chaque Berline. Un enfant 



221 

ae 6 ans ef an-dessons, ne pourra être considéré coniree 
.'oyagenr. Deux eiifans , de quelque âge qii'i's soient, 
tiendront touiours lien d'nn voyageur. Chaque voiturr, 
oit ca])riolet, chariot allemand ou berline, pourra êtie 
cliargée d'une vache , soit qu'elle soit entière ou en de- 
roi • parties , et d'une malle. II sera payé par chaque ar. 
ticle excédant, 5o centimes par poste, outre le prix des 
chevaux. V. le livre de poste, qui paroît chaque année 
sous l'autorité du Gouvernement, et qui porte le titre. 
Postes impériales. Etat général des postes et relais de 
l'Empire Français etc. suivie de la carte des routes • des- 
servies en postes. A Paris ^ de V imprimerie im.périale , 8. 
Quand on vient de l'Allemagne par Francfort ou 
Mayence , on prend la roiite de Strasbourg ou de JMetz, 
pour se rendre à Paris. Je parlerai de la première qu« 
j'ai tenue de la manière suivante : 

Postes 

françaises. Noms des Stations. 

De Strasbourg à 

2 Ittenheim. (Il est du à la sortie de Strasbourg, 
une demi, poste, en sus de la distance.) 

1 J/a Wasselonne. 

ly^ Saverne, qti'on nomme aussi en allemand Za- 
hem. Lorsque vous êtes sur la fameuse cor- 
niche qui vous mène sur les Vosges , vous 
voyez" l'Alsace comme un immense jardin et la 
tour qu'où appelle le Mujister comme iine co. 
lonne élevée dans la plaine. Voyez à Saverne 
le superbe château qui appartenoit atitrefois a\x 
Cardinal de Piohan ; il est absolument dans le 
même style que celui de Ifeissenstein ou ISa- 
poléonsJibhe , près Cassel. Population, 5 189. 

1^/^ Pfalzbourg (jolie forteresse.) 

1 Hommartin. 



£22 

Fostes Koms des Stations, 

françaises. 

X Saarboiirg (c'est dans cet endroit qiie la Sarr 
commence îi être navigable.) 

1 Heinming. 

2 Elamont, 

2 Jieiianienil. 

1/^ Linieville. (Poinilation , io,436.) Cette ville es 
fameuse par le traité de paix de ce nom. On] 
voyoit encore an cliâteau l'ancien télégraphe 
1 /^ Dorabasle. 
2 Nanc)'^. Aiiberge , à l'hôtel dix Petit- Paris, près 
de la Pîace du Penple. Il est peu de villes qTii; 
soient mieux bâties. Le ^énie de la révoUition 
n'a point respecté les monuments et les statuesi 
qui ornoient les places de Nancy. Cest à Li 
porte neuve que fut tué Désilles lors de ia 
rébellion des régiments en 1790. Du côté de 
.IMeiZt vous verrez le champ de bataille où| 
périt Charles . le - Hardi , en 1477. L'obé- 
lisque qu'on y vo3'oit autrefois est maintenant 
dans u?» terrein marécageux , i^rès de la porte 
St. Jean. Le magnifique ancien couvent des 
Yonistes , IMaréville, n'est qu'à* trois quarts de 
lieue de is'ancy. (Population 28,227-) 
1 ^ Velaine. 

1^2 Toul. (Population 6,940) sur la Moselle; les 
vins en sont estimés. Il y a dans cette ville 
une bonne faïeiicerie. 
1 ^2 Layes 

2/2 Void.* I 

134 Saint- Aubin. 
1 Ligny. 

3 Bar-sur- Ornain. Ci . devant Bar- le -Duc; lesj 
groseilles confites ainsi que les truites de Bar. 



2^3 

Poster Noms des Stations. 

^ran^aiseSt 

sur - Ornaia sont recherchées des gourmands. 
Population 6961. * 

1^2 Sanldrupt. 

ij/^ Sfiint- Dizier. (La Marne y commence à porter 
bàtean.) 

1Y2 Longchamp. 

2 Vitry. sur. Marne. (Ci. des'-ant Vitry . le- Fran- 
\^ çois , du nom de son Fondateur François. 
Remier. ) Ceiix qui vont à Sce. IMt'iu'Jiouh 
txMversent la campagJie fameuse par la canonade 
de Vahny dans \a guerre de la révolution. 
Le même chemin conduit aussi à Varennes. 

2 La Chaussée. 

ft Châlons. sur -Marne. (Ici se réunissent les d-enx 
routes de Metz et de Strasbourg. Les troiipes 
allemandes parvijirent jusque dans Iç voisinage 
de cette ville, en 1792. La promenade tlii 
Jurs est nue des plus belles de France. OïL 
vante aussi les tours et le choeur de la Ca. 
thédrale de Chalons. On paie à la sortie, un 
quart, de. poste en sus de la distance. Popu» 
lation ii,i2oO 

2 Jalons. 

a Epernay. (On y fait le meilleur vin de Cham. 
pagne.) Les cuves et le dépôt de vins de Chara. 
pagne chez M. IVEonit sont très, remarq^iabiea. 
Population 4,43o. 

a Fort à Binsou. 

1 Dormans. 

1 ^ Peroy. 

1 Château. Tliierry. (Lieu natal du GélèVre La 

Fontaine. ) 
1^ Ferme de Paris. 



224 

Postes Isoms des Stations. 

fraiK' aises . j 

S La F.erté - sous . jouarre. (Belles prôraenadesOi 

1 Siiiut. Jean. 
ly^ , Meaux. (Le grand maiclié mérite d'être vu. ^ 

(C*est ItV qu'on fait les fromages de Brie.) Po 1 
puiatiou 6,648. I 

S , Clayes. 

2 Boijdy. 

1 JA Paris. (Il est d\\ à l'entrée et à la sortie de Paris 

Tuie poste, en sus de ]a distance fixée.) 
.An total 6 1/4 postes, ou à-x'eu-près le même nom- 
bre de milles d'Allemagne. 

Route de 3'letz h Paris, en venant de Strashourg 

ou de IMayeiice. 

En partant de Strashourg , on se rend à JMet7^. 

Fastes 
françaises. IS'ovis des Stations. 

gY^ Hemming. V, la première route. 
2V^ La Bourdonnage. 

2 Moj'envic. 
1 Château - Salins. 
lyci Delme. 
1^2 Soigne. - 

1 y^ la Hogue. 
13/^ Metz. 
En partant de ^lajence, ou à la sortie on paye une 

demi -poste, en sus de la distance, on se rei,i:4 à - 

Fostes i 

françaises. ISfoms des Stations. 

2 Oppenheim. (Au sortir de cet endfoiit jusqiï'à 

Worms et aux environs, vous voyez les vignes 
qui produisent les fameux vins de Isicrenstein, 



225 

Fostvs 'Noms des Stations, 

françaises. 

de KaterlocJi , de Vnser ' Lielen - Trauen. IMilch, 
ce qui signifie lait de Notre-Dame, et iihi- \ 

sieurs antres sortes de vins estimes.) 
5 Wornis. (Voyez à AVorms diverses anticpùtes li 

Romaines , et la salle où LutJier fit piiblîixue- l 

ment sa profession de foi.) 
I 2 Oggersheim. 

2 Diirkheim. 

2 Frankenstein. 

2 Kaysers - Laiitern. (Population 3,365.) 
2 Landstxihl. { 

1 Brtickmiihlbach. 

2 Hombourg. 

3 Rohrbacli. 

2 Saarbriicken (Population 5,191.) i 

1 y^ Forbacli. 
2J/4 St. Avold. 
1 Fouligny. 

1 Courcelles. 

2/4 Metz. (Ville fameuse pour ses fortifications et 

ses casernes. Ou fait à JMetz d^xcelleutes con. 

fitures de mirabelles et ûe framboises blanches. 

Auberges : hôtel de France et Palais fran<5ais. 

(Population 32,09g. La Diligence de JMetz va 

à Paris en trois jours et demi.) 
2\(\ Gravelotte. 

1^4 Mars- la. Tour. / 

1 y, Harville. 

1^4 Manheule. " 

2. Verdun. ( Célèbre par la campagne de 1792, 

C'est là qu'on fait ces bonnes confiture» et ces 

dragées connues sous le nom de • dragées de 
Verdun. Varennes , où fut arrêté le dernier 

.s 



226 

Postes Noms des Stations, 

françaises. 

Roi de France , n'en est pas trop éloigné. Au- 
berge: aux trois Maures. Population 9,106.) j 
2 Domballe. j 

\y^ Clerraout en Argonne. (Toute cette contrée fut 
le théâtre de la camp.igue des armées allemaïuies 
en 1792.) Sainte -Meiiéhoult. (Dans le voisi- 
nage du chemin qni mène à Chalons , vous 
voyez les hauteurs de Valmy connues par la 
canonade de ce nom. Cette époque est chc-re 
aux Français qni • dès lors , commencèrent à 
combattre avec confiance leurs adversaires 
d'Outre . Rliin. Aussi l'Empereur des Français 
a-t-il donné récemment le nom de Duc de 
Valmy au brave Maréchal Kellertnann.) 

1 Orbeval. 

2 Pont de SorameveT. 

2 Chalons. sur- Marne. (On paie un quart de poste 

en sus de la distance, a la sortie de cette ville.) 

Cest ici, comme noiis Pavons déjà rembarqué, que 

se réunissent les deux routes de IVIetz et de Strasbourg. 

Il y a encore line troisième roiite , qui conduit de 
JMayence à Paris, par les Ardennes ^ par lieims , Me» 
zières et JLuxemhàurg. 

Postes françaises. Noms des Stations. 

3 Bingen. 

2 . Saleshult. , 

2 Simmern. ^ | 

■ 1^ Kirchberg. 

3J/^ ....... . Mentzelfeld. 

8 , . . . Helzenrath. 

2% Trêves. 

? Grevenmachern, 



227 

Postes françaisee. IS'oTns des Stations. ■ 

Tisi». 19^2 

11/4 Roodr. 

1 ^ Luxembourg. 

4 Va Loiigwy. 

2 Longxiyon. 

3 ~'^. Moiilmédy. 

1 y'i Stenay. 

2 Mouzon. 

2 Sedan. 

2^4 • r Mezières. 

aV^ Launoy. 

1 14 Vaiixelles. 

1^ Rethel. 

2^2 Isle. 

2 Reims. 

2 Jojicliery. 

1 1^4 Fisraes. 

i^'a Braine. 

2y4 Soissoiis. 

1 V^ Veitefeiiille. 

1^^ Villers-Coterets. 

2 Levignau. 

1 Vs ....... . Nanteiiil. 

1 1/2 Damraartin. 

1 ........ Mesnil. 

2 lioiirget. 

ij/^ Paris. 

69><. 

La plupart des voyageurs passent par Francfort 1 

Vdayence et delà comme nous l'avons indiqué, par Deux- 

\onts et Saarbruck, pour se rendre à Metz. Depuis le 

lois de Décembre 1802 , il y a une diligence qui part 

)us les jours à midi de JVlayence pour Paris, et qui fait 



228 

ce chemin en 4 jours et 4 nnits. C'eîit anssi la ronte 
que tiennent les personnes qui ont leur propre voiture 
et qui voyagent en poste. Mais , il faut Tavouer , cette 
route est i^lus longue que celle qiii passe par Trêves j et 
elle n'est intéressante que jusqu'à DurJJieim. Du reste 
vous n'avez que des landes à traverser, des montagnes 
d^un aspect sauvage à monter; et, à l'exception de Saar. 
hriicJi, vous ne voyez pas une seule ville qui soit tant 
soit peu considérable. Les chemins sont fort mauvais ; 
et les auberges fort médiocres. Pourquoi les voyageurs 
ne passent-ils pas par Cohlence^ La route que l'on vient 
de faire sur la rive gauche dii Rhin est si belle, si en- 
gageante qu'ils y gagneroient sous tons les rapports. Il 
suffit d'ailleurs d'avoir quelque goiit pour les beautés de 
la nature pour préférer le voj^age par eau de IMayeiice 
k Coblence. Ajoutez à cela que l'on peut faire à très, 
bon compte ce trajet de JMayence à Coblence et à Cologne i 
car il jiart tous les jours de Ivlayence pour ces deux en. 
droits un coche d'eau, qiii ne met pas plus de deux 
jours pour aller à Cologne. Mais pour remonter le Rhin, 
c'est-à-dire pour revenir de Cologne k IVIajence , il faut 
trois jours. Cette diligence est couverte ; elle a des fe- 
nêtres , et même un xKiéle en Axitomne, On va au bu- 
reau sur la rive se faire inscrire, pour retenir une place 
jusqu'au lieu oii l'on se propose de débarquer. Il en 
coûte six francs jusqu'à Coblence , et le double de cette 
somme jusqu'à Cologne. Si vous avez beaucoup d'effets, 
il faut payer quelq^ie chose de plus. Je sxippose que vous 
partiez à cinq heures du matin de IMajence , et que le 
vent soit favorable , vo\'is arrivez à huit heures du soir 
à Coblence, sinon Je trajet dure une demi, journée de 
plus. De Coblence k Trêves, il n'y a que 12 petits mille»i] 
d'Allemagne ou 20 lieues de France. Il est vrai que,]] 
l'espace d^ quelques lieues , la route est abominable; 
mais elle n'e*t pas plus mauvaise qne celle de DurlJieim 



229 

à 'Ldxiterti. Qtiant aux voyageurs qui n'aiment ^las à 
courir la j)Oste pendant la nuit , je leur conseille , au 
lieu de s''arrêter à la couchée de Liizerath , mise'rable 
village, où ils ne trouveroient qu'incommodité et mal- 
propreté, de faire un petit détour d'iuie lieue pour gagner 
les Bains de Bei-tlLch, où ils seront infiniment mieux, 
sans compter qu'ils auront l'agrément de voir un vallon 
charmant, qui vaut bien la peine que l'on fasse ce voyage. 
C'est avec ravissement, qii'au sortir d'un désert sauvage et 
stérile, l'ami de la nature se trouve transporté subite- 
ment dans une solitude pittoresque , située dans le cra- 
tère d'un volcan éteint. Il y voit des cascades pour les. 
quelles de riches seigneurs donneroient volontiers de 
grandes sommes d'argent, s''il leur étoit possible de les 
faire transférer dans leurs parcs. Ici, la nature les .verse 
sans effort sur des collines et dans des bassins de lia- 
salte; de petits coteaux, des éminences s'élèvent du sein 
d'un goufre entouré de rocs calcinés. Contrée enchan- 
teresse, où bien des i^aysagistes troxiveroient des objets 
dignes de leiir pinceau ! 

Vous verrez d'ailleurs à Trèoes le beau Mausolée des 
Secoiidiens , la Porta iiigra et d'autres restes d'édifices 
Bomains. G o tJie h\i' même , et homme de lettres célèbre 
qui a voit vu l'Italie et qui l'a si dignement cliuntée dans 
ses vers, trouva ces monuments très . remarquables et 
bien faits pour exciter l'attention de tous les voyageurs 
instruits et cultivés. On y trouva, en i8oi , quantité 
d'ejc^voto et plus de 24,000 médailles en cuivre, ainsi que 
quelques statues de bronze. Les personnes qui sont 
sensibles aux beautés de la nature ne manqueront pas 
d'aller voir, à un quart . de. lieue de la ville, le jardin 
de liollis ainsi que le Fehenthal C val- de- roc) près de 
Pollein. Il n'y a de Trêves à Aletz que 10 milles d'idle- 
magne ou 16 k 17 lieues de France; et Ton peut, avec. 



23o 

«ne bonive diligence , faire 1 e reste du trajet jwsqw^k Paris 
pour la somme de 60 francs. 

Route de -poste île Mayence a Trêves , et de Trêves 
a JVIetz , -par la rive gauche^ 

Postes françaises. Fielais. 

5 Bingen. 

x^ • • Bacharach. 

a^/^ ........ St. Goar. 

1^/4 Boppart. 

2 y2 Coblence. 

3 Polich. 

2 Kaisersescli. 

2 Liizerath. 

Q.Y2 Trêves. 

2 Grevenmacher. 

1)4 Eoodt. 

1 ^ . . Luxembourg^ 

a^ Frissaiige. 

a Tliiouville. 

iV^ Mondelance. 

2 Metz. 

36^1 postes. 

C'est au voyageur à voir à présent laquelle de ces 
quatre routes , que nous avons décrites , peut lui cou* 
venir le mieux. 

Il part tous les jours de Mayence comme nous l'avons 
déjà annoncé, une diligence pour Paris et qui passe par 
]VIetz. 11 faut aller se faire inscrire au bureau 24 heures 
d'avance: on vous fait payer votre place dans la voiture 
qui en a quatre, 60 francs jusqu'à Metz, dans le cabriolet 
sur le devant à côté du conducteur 54 francs, et vous 
donnez environ 6 francs au conducteur, qui se charge 



( , 



23l 

alors du tringuelte des postillons tout le long de la route, 
qr.e l'on fait ordinairement en 4 jours et 4 nuits. Il vous 
ej: coûte communément pour un bon dîner avec du vin 
un petit ecu ou trois livres. Il part de Strasbourg une 
diligence pour Paris tous les jours pairs, c'est-à-dire 
le 2. 4. 6. 8. 10 efc. Il y a de même entre IMayence et / 

Strasbourg des diligences qui ne restent que deux jours 
èa chemin. Tous les jours il part de L)on un coche 
pour Paris, et réciproquement de Paris pour Lyon. 
Le coche ne met que quatre jours et demi pour faire ce 
trajet. Il y a une diligence q\ii, uue fois jjar semaine, 
part de Genève j^oxir Paris, en passant par Dijon, et qui 
reste 7 jours en route. Une autre ne met que 5 jours. 
Les voyageurs qui de la Suisse veulejit se rendre à 
Paris t ont deux points de départ : Genève et Eàle. Au 
soitir de la première de ces villes, vous avez l'option 
de trois chemins: 1) par Lyon qui est à xg postes fran* 
çaises de Genève. C'est le chemin le plus long. (A l'en, 
trée de Lyon, on paie une demi -poste en sus de la dis- 
tance, et à la sortie, une poste entière.) 2) Par Maçon, 
Melun, Axixerre, Sens, 69^/4 postes et demie. 3) Par 
Gex, Morez, Dole, Dijon, Troyes, 61 ^4 postes. Ce 
chemin est le plus court et celui que l'on prend ordi- 
nairement. Quatre routes de distances très • différentes 
mènent de Lyon à Paris. 1) Par Melun, Auxerre et 
Autun 58J/2 postes. 2) Par Dijon et Troyes 62 postes. 
5) Par Mevers et Moulins Sg postes. 4) Par Joiguy, 
Dijon et Chàlons , 62 y^^ postes. 

Lorsqu'on vient de Bdle , on passe par Béifort., Ve- 
soul, Langres et Troyes. Il y a 5g Y^ postes. Entre Pu- 
ris et Bùle , vous avez une. diligence qui reste cinq jours 
en route. Le bureau est à la Cicogne. 

Paris renferme , selon Prony, uue population de 
600,000 habitants , selon Camus, 6^.0,600, et, selon 
Valtnanach imyériul , 547,756; cette dernière évaluation 



232 

se rapporte assez aux deux premières, qui comprennent 1 
aussi les étrangers , dont i'afflnence est toujours considé. 
Table dans cette capitale. Lorsqu'il est question d'ure 
ville comme Paris , il est impossible de faire menticai 
de toutes les choses remarqiiables qu''eile peut offrir ; et 
comme le voyageur qui s'y rend, n'a guère d'autre but, 
que celui de satisfaire sa curiosité , comme il doit y se. 
journer quelque temps, c'est à lui à se procurer sur les 
lieux les descriptions les plus propres à remplir son ob. 
jet. C'est pourquoi je me bornerai, dans cette exquisse, 
à quatre points principaux. Les voici: i) Edifices re- 
marquables, 2) Musées, 3) Etablissements publics, et 
4} Mélanges utiles et curieux, 

I. 

^ 'Edifices -princ ip aux. 

Le Palais Impérial, nommé les Thuilerief. (Voyez 
le Guide du promeneur aux' Tuileries, II. édit. Paris IX. 
VIII. > Dans le Pavillon Marson à droite étoit autrefois 
la salle de la Comédie Française, où Voltaire fut cou- 
ronné en 1778. C'est là que la Convention tenoit ses 
séances, et que lloherspierre vit finir sa tyrannie. Ce 
local sert maintenant au Conseil d"'Etat. A gauche , le 
Pavillon de Flore est habité par l'Empereur. Parmi les 
objets remarquables qu'offre ce magnifique bâtiment, il 
faut distingtier les statues qui ornent le jardin. (Voyez 
la Description des statues des Tuileries. 12) A l'entrée 
des champs Elyse'es, on voit deux superbes groupes de 
chevaux par Coustou ; ils étoient jadis à Marly. Sur 
quatre piliers de la grille des Tuileries sont les quatre 
chevaux de bronze qui ornoieirf^utrefois la place de 
St. Marc à Venise. On le^ nomme à présent Chevaux 
de conquêtes. Au milieu , sur l'arc de triomphe érigé 
sur la pîace du Carrousel, on a mis le quadrige qui se 



233 

vovoît, ci-devant sur lu magnifiqne porte de Brandehourg 
à Berlin. Vous enfvez dans le jardin: 'ces deux allées, 
la seconde et la troisième , à maiiï droite sont les pro- 
menades favorites du beau -monde. II est du bon ton 
d'y aller à midi et vers le soir. On a démoli toutes les 
maisons qui circonscrivoiei-.t trop laf vue de la Fîace du. 
Carrousel qui, par les embellissements que Ton vient d'y, 
ajouter, est devenue une des places les jjIus remarquables ' 
de l'Europe. Le i5 de chaque mois, elle offre un spec- 
tacle magnifique , celui de la grande parade à laquelle 
assiste l'Empereur en personne. La foule y est toujours 
immense pour voir et admirer ce héros à la tète des 
braves qu'il conduisit si souvent k la victoire. PoTir 
pouvoir entrer au château, il faut être muni d'an billet; 
mais on peut voir aussi la parade des fenêtres des mai- 
sons environnantes. Après la grande Farade , il y a 
toujours grande audience. La Terrasse près de l'ancien 
m^anège qui n'existe plus, est cette fameuse terrasse des 
Feuillants si connue dans l'histoire de la 'révolution. — 
Le Luxembourg f ci- devant Palais du Directoire ^ à pré- 
sent Palais du Sénat. Les amateurs y vont admirer les 
Marines on Vues de ports par Vemet et ses élèves , la 
Gallerie de Rubens , les Tableaux de Le Sueur qui étoient 
autrefois aux Chartreux, la Bibliothèque etc. (Pro- 
curez - vous l' Explication des tableaux du palais du Sc' 
tiat ; à Paris chez Didot.) Du jardin qui est très -beau, 
vos regards se portent sur la place oîi étoit la Chartreuse 
dont le terrein a été converti en vignes. Le Palais du 
corps législatif , ci- devant Palais - Bourbon i Salle su- 
perbe. Vous ne XDOuvez la voir sans carte d'entrée. Le 
reste du palais, qui ressemble à une petite ville, est 
occupé par l'Ecole polythechnique et les archives d'Etat. 
L'hôtel des monnaies. Le Palais des arts et des sciences 
au Louvre , édifice que l'on se plait à citer comme un 
des plus beaux monuments de l'architecture moderne. 



234 

Nous en parlerons à la seconde division. l'Hôtel dss 
Invalides. Le lion de St. Marc surmonte la Fontaine 
qui est devant l'hôtel. Aux angles des avant -corps la- 
tt'raiix , les figures colossales, ci- devant à la place des 
Victoires. Voyez l'église, l'horloge, le dôme, clief- 
d''oeiivre de l'arèhitectnre française. Le dôme a 3oo pieds 
de haureiir. Un nombre infini de drapeaux de toutes 
les nations, trophées glorieux des armées françaises, or- 
nent les voiites. Le Tombeau de Turerine , dans la cha- 
pelle à droite et vis-à-vis le passage du Rhin par JLoiiis 
XIK; , tenture sortie des Gobelins. Le magnifique pave 
en mosaïqixe. Placez - vous au centre , et levez les yeux 
vers les peintures et les troj)hées , c'est un coup, d'oeil 
imposant. Examinez les tableaux du lo Août. Vous 
verrez, à la Bibliothèque, IS'apoléoii - le . Grand à Che- 
val , peint par David , et les batailles du grand Coudé ^ 
peintes par Casanove. L'Empereur a fait présent à l'hô- 
tel, de l'épée de Frédéric- le- Grand , de son cordon, 
et des drapeaux 'que portoient sa garde , à la guerre de 
7 ans. La vue que Ton découvre de la lanterne dit Dôme, 
ainsi que celles du dôme du Panthéon et de la platte- 
forme de l'observatoire impérial, est une des plus éten- 
dues de Paris. Les réfectoires avec les tableaux des ba. 
tailles gagnées par Louis quatorze. Ces peintures , qu'a- 
voit osé souiller le vandalisme révolutionnaire , vien- 
nent d'être restaurées. Le Fanthéon (ci -devant Eglise 
de Ste. Geneviève') où l'on a déposé les cendres de llous. 
seau et de Voltaire. (Les restes de Descartes étoient en- 
core , il y a quelque temps , dans un sarcophage antiqxie 
des Petits- Augustins.) On sait que l'on a retiré du Pan- 
théon IMirabeau , IVLarat et Felletier. La grande cou- 
pale s'est crevassée , et, comme on désire savoir si elle 
continue de s'affaiser, on a, pour s'en assurer, adapté 
k la voûte un poids pointu sous verre, attaché au moyeu 
de quatre chaînes et destiné à marqxier le poiut d'affai- 



235 

sèment sur une pierre plane, scellée dans la muraille. 
Le dôme du Fanthéon est pour les Voyageurs qni arri- 
I vent à Paris ce qu'est l'église de Saint- Paul pour ceux 
! qui vont à Londres. C'est l'objet qui frappe de plus 
lloiii les étrangers. L'^Ecole militaire et le Champ- de. 
] Mars : Théâtre de la première ascension des aérostats, 
en 1783. Place remarquable par la première fédération. 
Il y a une caserne pcynr la Garde impériale à^ cheval. 
On y trouve encore \\n observatoire et trois tableaux de 
batailles dans une ancienne chambre dti Conseil. Le 
magnifique bâtiraient de rEcole de Chirurgie, achevé par 
Louis -Seize. On voit sur le péristile les médaillons de 
cinq célèbres chirurgiens. L''hôtei . de ^ ville. C'est là 
iqne Bctilly reçut le Roi Louis -Seize, eiî 1789. C'est 
aussi là que finit le règne de Tiohespierre ; on montre 
encore où il voulut se tuer. La place de Grève vis-à- 
vis est fameuse par les exécutions a mort. La première 
qui s'y soit faite est celle d'une femme hérétique qui 
fut brii'ée en i3io. Dans un coin, au dessus de la bou- 
tique d'un épicier, ■ est le fameux réverbère auquel fut 
attaché, le Prévôt des marchands, Toulon. Le Palais de 
Justice. La salle des Procureurs est unique en France 
pour sa grandeur. C'est dans cette salle que Louis. Saize 
tint la séance éternellement mémorable par où commença 
la révolution. La Grand- chambre , bâtie par Sciint- Louis, 
a souvent retenti des arrêts de mort qu'y prononcoit le 
fameux Tribunal révolutionnaire. C'est maintenant le 
le lieu des séances du Tribunal de Cassation. En avan- 
çant an côté de la rivière, vous frémissez à l'aspect des 
prisons de la conciergerie d*où tant d'innocentes victimes 
ont été envoyées à la mort. En passant devant ces abo- 
minables cachots o\\ devant ceux de l'Abbaj'e , ou se 
rappelle, malgré soi, les massacres de Septembre 1792. 
Le souvenir de ces horreurs porte l'homme sensible 
qu'elles ont affligé , à be'iiir le gouvernement du héros 



236 

t[ui a fixo les destinées de la France , et empêche' le re. 
tour dé pareils attentats. L-a Prison d'Etat, le TevijjJc, 
mémorable par la captivité de; Louis. Seize et de sa f,i- 
mille. Le Palais du tribiinat (autrefois Palais 'lioyaJ, 
et, priiddiit la révolution, Palais . Egalité, Petite ville 
dans une grande. C'est liç.tbéàtre de tontes les passions; 
«Tienne ville an m^onde, pas,;jnônie Londres n'offre rien 
de semblable, (Procnrez - vous ,^e livre intitnlé : Quide 
lie rétran^cr aii^ Palais du Tribif.naf.) Le chemin le plus 
fréquenté de Paris et peut- être de toute TEurope est le 
fameux passage de Rad;iiyil,.,, C'est à ,6 heures du matin 
qu'on ouvre le Palais ; mais il'affluence n'a lieu que vers 
deux lienres de l'aprôs-midà jusqu'à six. L'époque jour, 
nallère la phis brillante e^it,,à'[dix heures du soir, à la 
eortie .des spectacles. L'observatoire impérial. Dans la 
grande salle du ijremier étage e§t tracée la ligne méri- 
4ieiin,ef,<jtij,j prolongée au, Sud et au (Nord , traverse toute 
l'ancienne France dcpitis Çollioure jusqu'à Dunkerquc. 
Les caves qui sont très - profondes forment un vrai dé- 
dale ou il est extrêraenient dangeretixdepéwétrer sansguide. 
Vous trouverez dans le voyage du Danois Biigge la des- 
cription des instruments et d'autres curiosités astrono- 
miques. On yoyoit ci . devant s\ir l'observatoire l'un des 
quatre anciens télégraphes de Paris ; les deux, encore 
restants sont sur Phôtel de la Marine et TEglise de St. 
Sulpice. La Halle au bled» La coux^ole qui en couvroit 
toute la cour et qui avoit i20 i)ieds de diamètre s'csti 
écroulée dans un incendie,, en 1802. Ce dôme, le pluS; 
giand q\ii fût en France étoit composé de planches de 
eapin. On remarque encore une vieille tour qui servoit 
d'observatoire à Catherine de IVIédicis. Le vandalisme 
des révolutionnaires n'a point épargné les ornements qui 
en décoroient la voiite et entre antres les C. et H. lettres 
initiales des noms de cette Princesse et de Iltu^ri • second^ 
son époux. Les machines à fendu Port. neuf, Pont-Notre», 



Dame, Chaillot, Gros - Caillou et Isie . des - Cygnes, qni 
foni-nissent de l'eau dans tons les quartiois de Paris. 
Parmi les i'2 églises d'arrondissement, il y va a princi- 
palement trois de rejtiarqnables qni sont IS'otre' Dma^y 
Saint- Eus tache et Saint- Sulpice. Tontes ces églises ont 
beaucoup souffert du fanatisme anti- religieux; la plu- 
part ii'offroient plus que des murs nus et depojrilk's : 
Ce'toit dans la force du terme V ahomi nation de la déso- 
lation ; mais, depuis la restauration du trône et de l'an- 
tel , on s'est occupé de les rétablir et de les orner de 
nouve;aux tableaux. Notre-Dame a 65 toises de long sur 
24 de large. Les toiirs ont chacune 54 toises de haut ; 
n y monte par \u\ escalier de 589 maiclies. Il y avoit, 
avant la révolution , aux clochers de cette cathédrale 
uit grosses cloches ; mais les campanoclastes n'eu ont 
respecté qu"'nne, le Bourdon Inirnanuel , que l'on n'a re- 
commencé à sonner qu'aux fêtes de Pâques 1802. C'est 
dans cette église que s'est faite la brillante et mémorable 
cérémonie du co\ironnement de l'illustre Empereur Nu' 
jjolc.on. r>e Portail de Saint- Sulpice est un chef-d'oen- 
vre d'architecture. Vous y verrez sur le pavé une jr.é. 
ridienne, au vrai Nord- Sud , tracée par Ilcjiry . Sidly- 
L'église de Saint- Germain- l'Auxerrois est la paroisse de 
'Empereur; on y voit ces fameuses grilles qui sont d'un 
fer poli orné de bronze, et qui méritent l'attention dos 
cnrieuxi C'est du clocher de cette église qu'est parti le 
premier signal du massacre de la Saint • Bar thelemi. La 
dépouille mortelle dti fameux IVLirahean est déposée dans 
l'ancien cimetière de la paroisse de St. Etienne. Cette église 
Saint-Etienne-du-Mont vous étonnera parla beauté de sou 
choeur, la légèreté et la hardiesse de ses totirelles» C'est 
la sépxiltnre de jjlnsieurs hommes chers a\ix arts et aux 
lettres, tels que le Sueur, surnommé le Raphaël de 
delà France, Racine, son plus célèbre poète dramatique, 
et. Pascal, antewr des Provinciales, otivrage où la prose 



238* 

française, fut Bxée et perfectionnée. Les ProtestantÉ 
ont anjonrd'bni trois e'glises jjonr l'exercice public dé 
lenr culte. Fluces- La première comme la pins bellç 
place de Paris est celle dei la Concorde , anciennement 
Place Louis XV, naguères place de la Révolution. Cette 
place est le théâtre oii a coulé le sang des plus illustre^' 
des Français , celui de Louis ^ XVI. et de sa famille à 
l'endroit même où l'on avoit érigé une statue en l'hon- 
neur de son prédécesseur. On conserve encore un pied 
de cette statiie équestre , unique reste des monument* 
qui ornoient jadis les ,places de Paris , et qui sont tombés^ 
sous les haches et les leviers des niveleurs révolution- 
naires. La place des victoires , oii se trouvoit la statue 
pédestre de Louis -le- Grand. On y élève nn montiçaent 
en ]'houue\ir du général TDésaix- Place Vendôme, avec 
ïa colonne d'Austerlitz. La place de la Bastille n'est phis 
qii^m vaste chantier, oxi l'on ne voit que quelque» 
miirailles et un fossé profond , seuls restes de cet af- 
freux château , palais de la vengeance , qui renfermoit 
souvent le crime et l'innocence. La Place des Jacobins. 
Oji vient de démolir le local où s'assembloieut les for-f 
cenés qui avoient pris le nom de Jacobins. J-^a Place 
des Cordelieis, oii étoit le Club de ce nom. Le Marché 
des Innocents. Il faut aller voir la fontaine qui est \\n. 
vrai chef, d'oeiivre, ainsi que celle de la Rue Grenelle', 
et la Fontaine - Desaix , sur laquelle on a placé le buste- 
de ce général. On compte à Paris 60 fontaines , dont 26 
conduisent des eaux de la Seine. Les fabriques et ma- 
niifactures les plus renommées sont: les Gobelins; la^ 
Savonnerie ; la grande manufacture des Glaces ; (les plus 
grandes dimensions sont de 120 pouces de hauteur sur 
68 de largeur.) La grande manufacture de porcelaine de 
Madame Gérard , hôtel d'Angoulême , qui soxivent égale 
et surpasse même quelquefois celle de Sèvres ; la fabrique 
de tapisserie de Salladouze^ Parmi les jjortes 4© la capirf 



239 

taie, celles qui méritent le plus l'attention des voyageurs 
sont la Porte Saint. Denis que la magnificence de son 
architecture met au rang des monuments les phis CTirit''!x. 
de Paris. Ou lui avoit donjié , pendant la révolution, 
le nom de Porte- Frajiciade. La porte St. Martin est, 
LOJiinie la première, un clief. d'oeuvre exécuté par J2nl. 
jfe£ sur les dessins de Bloude.l. Il y a. dix- huit pOJJts. 
Nous parlerons des -ç\ni fréquentes et des i^lus beaux : 
Le Pont- neuf, sur lequel ixxt brûlé Jacques de Moîay, 
jrand . maître des Teiqpliers. Au milieu de ce pont , sur 
a place qu'on nommoit Place d'Henri IV, on voyoit la 
tatue équestre de bronze qni représentoit ce bon Roi. 
>on nom seul eût bien dû la f;iire respecter des vanda- 
es révolutionnaires; mais on sait que pour ces monstres 
l n'y avoit rien de sacré. Aujourd'hui c'est un cjflé 
[ui occupe cette place. Pont- Notre -Dame qui, pendant 
1 re'volution , avoit pris le nom de Pont- de la Raison; 
e pont fut construit en i4'*9' ^--^ Pont, neuf, com- 
léncé, en IJ78, ne fut achevé qu'en 1S74. Pont de 
i Concorde , dont l'arche mitoyenne a 96 jiieds dans 
euvre. C'est Loiiis - Seize qui l'acheva, eu 1790. Pont 
es arts , vis-à-vis du Louvre ; il est de fer et le s*^nl 
e cette manière ei\ France. Sa longueur est de 5 16 
ieds sur 5o de largeur. Il pèse 600 milliers. On doit 
tablir de nouveaux ports , de nouveaux quais , de non. 
elles places et rues : ce sojU des embellissements con- 
niiels, et qui a vu Paris il y a 5 ou 10 ans, ne le 
îconnoîtra plus. 

Ceux des hôpitaux et autres établissements pieux qni 
éritejit d'être distingués sont: l'hôtel . Dieu ; la Cha- 
té; les maisons de force, Bicêtre et la Salpétrière. (Vu- 
ez surtout dans le premier de ces deux hospices le puits 
Lii mérite l'admiration des curieux.) Les Enfants-Trouvés ; 
■s Quinze. Vingts ; le Val -de. Grâce etc. Ajoutez- y 
s cinq dispensaires de la Société Jhilanthropiqxie, selon 



^o 

Je noiiveaii plan de Chamoiisset. On compte en tout ii| 
hôpitaux, 8 hospices et 23 maisons de bienfaisance. 

Nous allons terminer cet article par l'indication de| 
quelques maisons et endroits remarquables dans Phis-H 
toire : hôtel Villette , aiT coin de ]a rne de Eeanne : c'est 
]à qu'est naoït Voltaire. Kôtel, rne du mont- blanc ; Pvîi 
rabeau y est mort. Bue de la mortellerie, N°6g2. C'etoil 
la demeure de Molière. Paie Platrière, N°553. Demi. 
cile de Jean • Jacques Eonsseau. Rne Eétizi , seconde 
maison à gauche , en venant de I» rue de la Monnoie 
c'est là que fut assassiné l'Amiral de Coligny. Hôtel d« 
la RochofoTicault , rue de la Seine; maison de Tnrenne, 
Ftue de la Ferronerie , vous verrez à nne maison nnc 
fausse lanterne, c'es.t devant cette maison qu'un fana 
tiqiie poignarda Henri- quatre ; il y avoit autrefois ur 
buste qu'on a dctruit pendant la révolution. Maisor 
Duplay j rue St. Honore', 1Sΰ Sg. Cest là que demeu. 
Toit Robespierre. Butte- des - Moulins ; la Piicelle d''Or 
léans y fut blessée dans un assaut. 

IL 

JVLusees et Cabinets curieux, avec Vindication des 

jours d'ouverture. 

La JBlhliotlièque Impériale où l'on compte plus d< 
35o,ooo voltimes. Dépendances de cette bibliothèque 
i) la Gallerie des maniïscrits qui , déjà même avant lï 
révolution, se montoient à 80,000 j C) le Cabinet de; 
médailles ; 3) le Cabinet des antiques (oii se trouve h 
Collection du Comte de Caylus, et ovi l'on conserve le 
armures de Henri IV et de François Premier , ainsi qui 
d'autres ciiriosités déposées jadis au Garde- meuble 4) ï' 
Cabinet des Gravures. Toutes ces riches collections é 
principalement la Bibliothèque et les manuscrits se soià 
considérablement augmentés des dépoiTilles des ■grande! 



24l 

villes de l'ïlalie et de l'Allemagne tombées a\i pouvoir 
des Français, par les victoires de IS'ajJoIéon- le' Grand. 
Procurez- vous les JVctices et extraits des manuscrits de 
lahihliothèque jjjiblics par l"" Institut JS'ational de France t 
et Vhistoire abrégée du cabinet des médailles et antiquités 
de la Bihl. întyériçiJe avec les acquisitions et augmen- 
tations ^ JJur Cointreau i^aris IX. Les bibliothèc|iies de 
riiistitut national j^jjdu *iibiinaC, du Séîiat , du Corps- 
Législatif^ des Ministre^ du Tribunal de Cassation , du 
Conseil d'Etat, du Panthéon , du Jardin des Plantes, de 
l'Arsenal (apparteiiaiit autrefois à Fauhny d^Argenson ; 
on montre à l'arsenal le cabinet qu'habitoit Sully). Beau- 
coup de ces bibliothèques ne sont pas publiques ; on 
trouvera ci. bas le tableau de celles où le public est ad- 
mis. Voici d'après Allar le nombre des volumes : Arse- 
ual 260,000. Panthéon 100,000. Magazin 80,000. Insti» 
ut 5o,ooo. Conseil d'Etat 00,000. Conseil Législatif 
0,000. Tribunat 5o,ooo. Lycée impérial 00,000. Ecole 
ie Médecine 20,000. Tribunal de Cassation 20,000. Ecole 
Polythecnique 20,000. Invalides 20,000. Conservatoire 
ies arts 10,000. Musée d'hist. naturelle 6000. Dépôt 
ie la guerre 6000. Conservatoire de musique 5ooo. 
Ecole vétérinaire 5ooo. Ecole des mines 4000. Ponts 
3t Chaussées 4000. Quant à la Bibliothèque impériale, 
1 se trompe en ne lui donnant que 200,000 volumes et 
)0,ooo maïuiscfits. NEiisée d^histoire naturelle ou Jardin 
ies Plantes. Tout s'y voit gratis; et, sous aucun pré» 
exte , on ne peut vous rien demander à titre de rétri- 
bution ou de pour, boire. Munissez - vous de l'ouvrage 
iititulé : Promenades au Jardin des plantes , à la IVEé» 
nagerie et dans les Galleries du muséum d^liistoire na» 
':urelle par J. B. Pajoulx. A Paris i8. 2 tomes; prix 3 
rancs. Le musée est composé a) du jardin botanique, 
fondé par Gui de lu Brosse , médecin de Louis XIII. 
On a mis son corps dans une cave du musée , lors de la 

16 



2^ 

démolition de la^. chapelle où on l'a voit d'abord déposé. 
On peut regarder le cabinet et le jardin comme le tableau, 
en raccourci-, des productions des trois règnes de la na. 
tiire. On voit encore le cèdre du Liban , planté par Juis- 
sieii ; dxirant les troubles de la révolution, la cime de ce 
roi des arbres â été atteinte d'^i boxilet de canon. Rien 
de plus libéral qtie la condirif|||HLi gotivernement actuel 
à l'égard des trésors qtie renfejMe ^|^magnifique jardin. 
L'Empereur a permis qu'on ew Vi^Jaes envois aux in. 
tendants des jardins botaniques ét^an^^s tels que ceux 
de Halle, Jéna et Goettingue. b") De|MFCallerie où sont 
exposés les divers objets des trois rè^gfwts ; on y a mi^j 
aiissi les morcea\ix précieux conquis en Hollande et qui' 
étoient au Cabinet de la Haye, c) De la Bibliothèque de g 
à 10,000 volumes, parmi lesquels sont les herbiers de 
Tournefort et de le Vaillant. d) De la ménagerie , di. 
visée en deux parties, Tune ppur les animaux apprivoi- 
sés, l'autre pour les bites féroces. On y voit l'éléphant 
de la Haye , les ours de Berne et d\iutres animaux en. 
levés dans les pays conqiuis. Il y a aussi des Kanguroos. 
La ménagerie est ouverte au public les mardi , vendredi 
et Dimanche, depuis 11 heures du matin jusqu'à 6 heures 
du soir, en hiver jusqu''à 4 hexires de l'après-midi. V. 
IMénagerie du Muséum d'hùt. nàt. par I.acepède , et les 
peintres IVIaréchal et de Wailly t/FoX. e) De l'amphithéAJ 
tre destii'ié aux différents cours' d'histoire naturelle; c'est: 
là que se trouve le laboratoire de chimie. Le Musée 
Napoléon d,ans l'ancien Louvre. Les enfants n'y entrent 
point. Il est composé 1 ) de la Gallerie des. aùtiques { 
2) de la Gallerie des tableaux ; 3) des Dessins. 4) de 
la Calcographie. C'est ici le théâtre de tous les arts d'ii 
initation, le Dessin , la Peinture et la Sctilpture. Les 
chefs- d'oeuvres que Ton possédoit déjà en France for- 
inent, avec ceux qui étoient épars dans les pays conquis, 
iiu tout tel qu'il n'en existe pas de semblable dans le 



reste du monde. A l'entrée, on vous offre tin catalogue 
imprimé qni voits coiite i franc La longueur de la 
gallerie des tableaux est de 400 pieds , et l'on se propose 
encore de l'atjgmenter. Dès le commencement de l'année 
iSoi, ou y avoit exposé : logo tableaux d'^écoles étran. 
gères ; 270 de raucienne école française et plus de 1000 
de la moderne école; 20,000 dessins; 4000 planches de 
cuivre; 00,000 gravures eu taille-douce; i5o statues an- 
tiques; quantité de vases, tables de marbre et de por- 
phyre ; les envois du gouvernement Napolitain du musée 
e Portici etc. Depuis les campagnes victorieuses de 
806 et 1807 il faut y ajouter un grand nombre d'autres 
richesses des arts , dont le catalogue imprimé est de log 
lages. Parmi les tableaiix , le plus grand nombre est 
le l'école flamande, et, parmi ces derniers, les liubens 
sont les plus complets. Pour les table/iux de l'école ita. 
eune, la ph\part sont de VAlhane, du Dominiquin., du 
hiide t de Gnercini'-, il y en a moins de Raphaël ^ du 
orrêgâ , de Léonard de Vinci. Pour l'école française, 
eux qui se distinguent sont ceux du Poussin, de Claude- 
e- Lorrain, àe le £run , le Sueur , Ver net , Champagne.' 
1 y a 17 tableaux de Raphaël ; vous voyez le premier 
t le dernier qu'il ait peints. La Belgique, Rome, Ve- 
lise, Turin, Florence, la Lombardie, l'Allemagne, tous 
es pays où la victoire a. couronné les Français se sont 
us dépouillés de ces objets précieux qu'on accumule 
laintenant sur les bords de la Seine. On y voit les huit 
olonnes antiques du tombeau de Charlemagne qui étoient 
Aix-la-Chapelle, et dans les 7 salles, l'Apollon, le 
jaocoon, le Torse et autres chefs - d'oeiivres , auxquels 
n a encore joint la Vénus de Médicis et la Pallas de 
ellétri à l'autel de Crotho ; les Mnses de Potsdam ; la 
)ueuse aux dés de Sans -souci , les chefs- d'oeuvres de 
>onach, de Durer; les nTmixr es d* Attila , d' Eugène ete. 



244 

Musée des monuments français, aux Petits- Augiistihs, 
Voyez la description des monuments français , par I.t- 
noir , 8. Il en a déjà pain plusieurs tornes avec figiiresr 
Cest an zèle et aux soius scriipnlenx de 2V2". le Noir que 
Ton doit la conservation et la fondation de ce mnse'e. 
Il existe un gnide plus en raccourci par le. mêrae auteur. 
C'est la description historique et chronologique des monu- 
ments réunis au J\Iusée , tme édit. -2 francs 40 centimes. 
Ce mnst-'e renferme phis de 3oo monuments soit isolés 
soit murés, qu'on a trouvés dans les églises et les palais. 
On les a arrangés par siècles. Ce sont des antiques des 
Celtes et des anciens Grecs qui en forment le commence, 
ment. La collection est fort intéressante; c'est le tableati 
le plus frappant de la fragilité et de l'instabilité des cliosej 
humaines. Ce mélange de tombeaux, de statues, d'épi, 
taplics de Rois, d'hommes d'Etat, de grands Capitaines. 
de Foudres de Guerre, de Chevaliers, de Savants, d"'Ar., 
tistes , de Saints, de Prélats, de Religieux, de IVonncs 
cette réunion de personnages qui, de leur temps, onl 
occupé les bouches d<? la renommée est bien faite pouii 
porter la mélancolie dans l'ame du spectateur sensible 
Dans l'emplacement dit l'Eljsée , se trOTive un monu 
ment renfermant les cendres d\4hélard et d^îléioïse 
C'est aussi là que reposent sons des cyprès et des f)eu 
pliers les restes de IVIoUèrt-. , 'La. Fontaine, Boileaii, Des 
cartes, ISlabillon et JMontfaucon , qxi'un bon génie a Lie» 
voulu sauver au milieu des ruines des églises où leur 
contemporains les avoient déposés. Le Nlusée d* Industrie 
ou Conservatoire des arts et métiers. Cette collection si 
compose -de modèles et de machines de toutes les sorte 
trouvés dans les cabinets soit publics , soit particulier 
des émigrés et des victimes de la révolution ainsi qin 
de divers instituts et académies de l'ancien régime. 1 
peut bien y en avoir 20,000. Le Musée de l'Ecole de\ 
mineS' Vous verrez sur Pescalier le buste de le Sa^e 



24'5 

dent le cabinet a contribué à la formation de ce musée, 
"en 177S. hes précieuses collections de l'Ecole Polythec- 
nique. Les archives des cartes militaires . Celui des cartes 
marines et des modèles de vaisseaux. Le Musée de V Ar- 
tillerie. C'est une collection complète de tous les ins- 
truments meurtriers qu'inventa jusqu'ici le démOn de 
la guerre. On y voit aussi les armures de quelques per- 
sonnages illustres qu'on a tirées de Chantilly et du Gar- 
de.raeuble, entre autres celles de Godefroid de Bouillon, 
de Jeanne d'arc , Fucelle d* Orléans , de Louis quatorze etc. 
Il existe- beaticoup de cabinets particuliers: l'un des pre. 
iniers est sans contredit la collection d'instruments de 
lohysique du Professe\ir Charles |[tii passe pour la plus 
omplète de toute l'Europe. — Le Cabinet physiologique 
t ijathologique du Professeur Bertrand ; le Magasin 
histoire naturelle de Mademoiselle Gaillart. . (Quand 
)n n'achète rien , on donne 1 franc pour l'entrée. ) 
l'Académie des beaiix- arts des frères Firanesi etc. 

Bemarqtie. La Bibliothèque Impériale , le Musée 
''histoire naturelle et le Musée Isapoléon, ainsi que ce- 
li des Monuments français sont par leurs richesses , 
niques dans le monde entier. Aussi n'est- il jioiut de 
vaut , d'artiste et même de simple amateiu" qui ne sente 
besoin de se rendre a Paris. Heureusement qu'il n'en 
yCite rien pour voir et admirer de près toutes ces cu- 
osités. Cependant je conseillerois à tout étranger bien 
é de rechercher la connoissance de M. M. Grégoire et 
ïillin (ce dernier est auteur des antiquités nationales) 
i célèbre I.acépède et de quelques autres savants et 
tistes de l'accueil desquels plusieurs de mes amis ont 
i à se louer. En supposant que le voyageur ne puisse 
sposer que d'un très - court espace de temps, et qu'il 
it en conséquence obligé de mettre tous ses instants 
profit, il fera bien de se former, dès son arrivée, un 
an* calculé siir la distance des lieux qxi'il doit visiter 



246 

et STir l'indication des jours d'onvertxtre , qiioiqxie les 
étrangers , moyennant nne légère rétribution , puissent 
être aussi admis les autres jours. 



S? tri 

Ski — M. 


w 


w w 


w w 


H 


S ? ^ 


^ 


^ S 


•. 


< 




? 


? c^ 


S' o* 


c; 


ses 


s 


-^ .^ 




te 2 










en *-- 


• w> 




cp o» 




!L ^' 


^' 


o o 


s- o 


o 


f6 rt 








î i ^ % 


t' 




o» 'C'' 


rù' 






?" ^ 


'i ':;f t^ 


^ 


■^ fcû 


U2 \& 


>a 


EJ' O 


U3 


1-1 5j 




Si <" 


D • ;i 


"i 


^ ^ 




r-> 


M- «> 1— ' 




1-1 '^ 




S . 






CD C6 




3 


«1 -» 


B 
o 




n • 

en 


»9 


S 


> 5 


«• a 2> 


3 S ■:? 


3 


3 : 


a 


G 


rr 


S 


O '■" 

i. m 






J (fl es 


rr 


o • 
en • 






O 










à 




"-n 




«6 


X 






Q £, 


»- S- • 






2j 






* 






, 




. 


a 




3 




a, 








. 


►^ • 




, 




c» 




a 








. 




• 






H*» 




(o 


Ot) 








l-l 






















'I' • 














*-* 










, 










«>i^ 






















c 


A-. 








■ 












S 


0> 


i 1 1 


1 




I : 




. 




" • 


I 


'ipiin^j «. 


\-J. 




















&i 


O 

«v4 
























III 


1 


• • 




1 


1 






1 


: -w-i-viM a 


O 




















c 


t. 


t 1 1 


l 


: 1 






• 








: 'l-pdX0X9J/(t g 


O 




















ç 


s 

hl 


1 1 1 


, 


1 1 




. 


\ 




! 




I -ipngf r 












































r 


< 


1 1 1 


• 


: 1 




■ 1 


1 




• 




; 'ipdwpztdj^ ç 


• <t 






















►0 
o 


1 1 1 


1 


1 : 




• I 


'' 




'. 




1 '}p9iur>g r 


w- 






















s 






















<^ 






• • 






• 


! ' 


1 


1 


1 'aipuvtu-içj 




O C O O O c 


o 


C 


d 




o 


c 


H» 




1-1 c K) K 


N 1= 


ta 


p to 


o-» 


- 1 


^ï' 


4>' 


% 'aMijQiJ 



247 

• irr. 

Etablissements scientifiques et futilité publique. 

*) L'Institut impérial des sciences et des arts , destiné 
à remplacer les anciennes académies} il a 4 classes, dont 
chacune s'assemble 2 fois par semaine, Henri qnatré 
mourut des suites de son assassinat dans la pièce con. 
tigue à celle où l'Institut tient à présent ses séances par« 
ticulières. Le collège de France, les 4 L^^cées et le grand 
nombre d'écoles. L'Athene'e des arts, divisé en Gelasses. 
Il rend tous les ans dans iin annuaire compte de ses tra- 
vaux et des inventions qui ont été couronnées. LWthenéô 
de Paris: On, y peut suivre des cours sous Fourcroy, 
yjercier , Boldoni etc. La société des Belles. Lettres , 
connue d'abord sous le nom de Fiosati. Les séances pu. 
blic^ues se tiennent le 35 de chaque mois. L'Institut des 
aveugles qui travaillent. (Ecole du ci. devant culte théo' 
jjJiilunthropique.^ Dans ce même local, jadis hôtel de 
TVlesmes , mourut, en i567 , le Connétable de IVIonlmo-- 
rend ;, c'est aussi le théâtre de la fameuse banque de 
' Law , dont le iiernicieux système ruina tant de familles. 
La Société philomatique , dont le bulletin est un des 
ouvrages périodiques les plus estimés. La Société Calli- 
graphique , anciennement bureau académique d'écriture. 
C'est là qu'on trouve les meilleurs originaux des plus fa- 
meux écrivains, ceux (Vyîlais , Sauvage ^ F aillas s on * 
JXossignol , liolancl etc. L'athéiiée des étrangers. L'école 
de chiriirgie. L'institut des Sourds -muets. On y peut 
entrer le 2e et le 4e jeudi de chaque mois ; mais il faut 
se munir pour cela d'un billet d'entrée qui ne peut ser- 
vir qu'à la personne qui désire assister aux leçons , et 
qu'elle est obligée d'aller chercher elle-même. La So- 
ciété d'histoire naturelle ; celle d'émulation et d'en. 



*) Uuniversité impériale » rétablie en 1806. 



248 I 

seif'nement public; la Société impériale d'Agriculture; 
l'Académie de Législation ; de Jurisprudence ; la Société 
Polythecnique ; l'Ecole de médecine; la Société Galva- 
nique; le Prytauée Français; les Ecoles du Service pu. 
blic, savoir: Ponts et chaussées, mines. Géographie, 
artillerie, fortification, construction navale, navigation 
et natation; et l'Ecole gratuite de dessin ; le Bureaii des 
Longitudes; le Conservatoire de musique; la Société 
d'observateurs d'hommes ; le Concert Clery. 

Hemarqiie. Nous avons jugé à propos de marquer 
d'un astérisque ceux des (établissements qui méritent prin- 
cipalement l'attention des A^^oj'-ageurs instruits. Il en est 
même qxie nous n'avons pas nommés , et entre antres 
l'Institution de la Société maternelle. Il nous reste à 
dire qtie tout étranger peut être admis aux thés litté- 
raires qui se donnent toutes les semaines chez le célèbre 
JMilliii qui se fait \n\ plaisir d'accueillir toutes les per- 
sonnes qui montrent quelque goi'it pour les sciences. 
Nous n'avons pas besoin de recommander au voyageur 
d'aller voir l'Imprimerie de Didot et ses. éditions stéréo- 
types. Il y a Paris quatre rotondes , qui renferment au- 
tant de Panoramas. 

IV. 

JVIe langes utileset curieux. 

Paris est divisé en 12 arrondissements ou mairies, 
dont chacune comprend quelques sections de la ville et 
a un chef- lieu, où se trouvent les bureaux, et où se 
tiennent les audiences de la police municipale. Pendant 
la révolution , les prétendus régénérateurs de la France 
qui vouloient tout chaziger , avoient donné d'atitres noms 
aux rues de la capitale qui n'écoit plus elle-même qu'une 
commune comme celles d'Auteuil et de Passy. On appe 
Joit par exemple la rue de Fiichelieu , rue de la Loi ; 



249 

la Chaussée d'Antin , ^Tcnt-Rlanc ; la "rue Montmorency, 
rue de la Réunion etc. Mais, depuis l'avéïiement de 
JVapoléon , les anciens noms ont repris faveur et chassé 
les dénominations révolutionnaires qui les a\coient sup- 
plantés. — On donne à Paris 7 lieiies de cii^uit et 2 de 
diamètre. Les rues sont illuminées i^ar 45 00 réverbères. 
On compte 1068 rues et 128 cuis de sacs, 54 marchés, 
83 places , 35 quais , 7 poïtes , 22 boulevards , 56 bar- 
rières , près de 52,000 maiso]!s , parmi lesquelles 5jo hô- 
tels plus ou moins beaux, oii il y a toujours quelque 
chose de curieux à voir. En 1789, il y avoit 56 impri- 
meurs, à présent 25o i il n'y avoit que 120 libraires, à 
présent il y en a 5oo J on comptoit à peine i5oo restau, 
rateurs, aujourd^'hui on en compte plus de 2000. Ajoutez 
à cela environ 3ooo caffés , 2800 fiacres et 2000 cabrio- 
lets. Les boulevards se divisent encore en boulevards 
anciens et boulevards nouveaux. Des troiipes d'élégants 
y courent étaler le luxe de leurs voitures qui changent 
aussi souvent de formes et de noms qu'ils changent eux- 
mêmes de costximes. Ils ont eu , dans l'espace de deux 
à trois ans, des carricks, des bonbonnières, des taba- 
tières , des bokeis et des guignes. On avoit autrefois 
des vis- à- vis; on a maintenant des dos- à- dos: le 
cocher regarde le midi, le laquais le nord, IVTadame est 
tournée à l'est, et monsieur est an couchant. Ces pro- 
menades iréquentées par tout ce qu'il y * de plus distin- 
gué dans Paris offrent le tableau mouvant de cette capi- 
tale. La plus grande affluence se borne aux boulevards 
du nord , surtout depuis la porte St. Martin jusqu''à la 
rue de Ménil - montant, et depuis les Italiens jusqu'à la 
rue neuve des Capucins. Spectacles. Depuis l'arrCt du 
25 d'Avril xSo7 , les théâtres de Paris consistent en gTands 
théiïtres et théâtres secondaires. Il y a trois grands thé* 
àtres , savoir, le théâtre Français auquel est annexé le 
théâtre de T Impératrice : le théâtre du grand opéra ou 



230 

r<icadeiiiie Impériale de mttsiqne , et le théâtre de l'opéra 
comique, avec le théâtre Biifia. On compte cinq théâtres 
secondaires ; du Vaudeville , des Variétés , de 'a porte 
St. Martin on du Mélodrame, de la. gaîté ou de Nicolet, 
et des variétés étrangères. Les autres théâtres sont re- 
gardés comme annexes ou doubles des théâtres secon. | 
daires. Il est encore d'autres spectacles que ceux des 
théâtres , et qui ne laissent pas d'intéresser les étrangers ; 
tels sont: l'Amphithéâtre de Franconi, pour les tours 
d'équitation , danse et voltige sur les chevaux; le cirque 
olympique de ses fils, mêmes exercices; le cabinet de 
figures en cire de Curtius appartenant à présent à sa S 
veuve; ce cabinet renferme, entre autres curiosités, la ' 
chemise sanglante d'Henri quatre du jour où ce bon Roi 
fut assassiné. Pour amuser les oisifs et divertir' de leurs 
travaux les gens occupés, on annonce souvent des fêtes 
champêtres , feux d'artifice, ascensions d'aérostats dans 
des jardins séduisants comme ceux d'Amathonte, des pa- 
lais enchanteurs comme cexix d'Armide, des maisons dé. 
licieuses où tout est divin ! Nous citerons ejitre autres. 
Tivoli, l'un des temples de l'amour les plus fréqxientés 
(autrefois Jardin Sontin.) L'entrée coûte 3 francs. Jar- 
din Matboeuf; Mousseaux, qui est à présent public ; la 
Muette; Jardin Biron, rendez, vous de la bonne com- 
pagnie ; Jardin de l'arsenal , promenade publique , mais- 
peu fréquentée; la vue, du côté de la rivière, est très, 
agréable; Jardin de l'Infante, qui est toujours fréquenté; 
par les bonnes qui y vont promener les enfants; Jardin 
de l'Elysée- Bourbon , ou Hameau de ChantiUy ; on en 
paie l'entrée. Cet endroit est très • fréquenté dans la 
belle saison ; La Veillée , ancienne église de St. Pierre 
des.arcis, voit souvent rassemblée dans son enceinte la 
plus brillante société. Il en coûte pour une dame et. 
sou cavalier 5 francs. On y trouve tous les divertisse., 
ments possibles» et même spectacle. Quant au Club des» 



25l 

étrangers , on n'y pent être admis sans ballottage ; on 
paie 5 Lonis par an. Mons ne passerons pas sons silence 
les bains. Vigier , qui mérùent snrtoiit l'attention des 
voyagenrs ; on (Jonne pour 5 billets 6 liv. 25 centimes. 
JJalrnanac Imjjéricil est nn livre que tout homme 
d'affaires doit toujours avoir à sa j)ortée. Ou y trouve 
les titres des grands Dignitaires de l'Empire ainsi que les 
noms et qualités des personnes qui composent la maison 
de l'Empereur, de l'Impe'ratrice , des Princes et des Prin- 
cesses. II est également indispensable pour toutes les 
personnes qui ont quelque intérêt à connoître les auto- 
rités constituées, instituts, lois, règlements et toutes les 
branches de l'administration. Ajoutez, y un livre non 
moins nécessaire, c'est le Cérémoniel de l'Empire Fraii' 
çois t à Paris a3o5. 8. 

V. 
Avis aux étrangers. 

^Domiciles. Le prix des logements dans les hôtels 
garnis est très -variable; il dépend de bien des avantages 
secondaires tels que la situation, la beauté du local, le 
luxe de l'ameublement. L.a lumière et le chauffage se 
paient séparément. C'est dans les environs du pal.ii> du 
Tribunat , des Tuileries ou de la Chaussée d'Aiitin que 
les logements sont le plus dispendieux. On peut troti- 
ver de très . bons hôtels garnis à des prix plus modérés 
dans des quartiers moins fréquentés. Si vous ave^s l'in. 
tention de passer six mois à Paris , le meilleur conseil 
que j'aie à vous donner, c'est de louer tout uniment un 
appartement vide que vous meublerez à votre fantaisie. 
Po\ir un très, modique loyer, vous trouverez tous les 
meubles possibles chez tous les tapissiers de Paris. Au 
reste, il n'est peut- être point de ville au monde où 
l'on soit plus prévenant: vous lirez souvent dans les 



202 

Petites affiches, les indications, le supplément an Jour, 
liai de Paris, milié offres de cette nature qui ne vous 
laissent que l'embarras du choix. Mais , avant de rien 
conclure, voyez vous-même l'appartement qu'on vous 
propose; car, si d un côté la modicité du prix vous sé- 
duit, vous trouverez de l'autre des incommodités qui 
vous fert*iit repentir de la précipitation que vous aurez 
mise à faire votre marché. C'est dans les environs du 
Palais dii Tribunat et des Tuileries que la pliipart des 
étrangers curieux vont s'établir ; c"'est aussi le quartier 
le rlus intéressant de la Capitale. M. Reicîiar^t de 
Berlin , recommande à ses lecteurs , dans ses lettres cou. 
Jîdeutielles, Phôtel des Languedociens, rue de la Loi; 
il parle, *vec éloge, des propriétaires. Lors du séjour 
que je fis à Paris, avant la révolution, je me logeai à 
l'hôtel de Lancastre , à présent hôtel de Strasbourg, à 
une quarantaine de pas du Palais royal; et j'eus tout 
lieu d'être content. On peut voir par les exemples sui- 
vants, combien les loyers varient en raison du local ; un 
de mes amis a payé par mois pour un appartement de 4 
chambres à l'hôtel de Toscane 36o francs ; à l'hôtel de 
Piémont 160; à l'hôtel de Dijon i5o, pour le même nom- 
bre de pièces. 

Chaque hôtel garni a son valet -de .place qu'on peut 
louer au jour, à la semaine, au mois. Vous lui donnez 
par jour 3 à 4 francs) mais si vous le prenez pour plus 
long, temps, vous lui donnez moins. Si vous demeurez 
dans une maison particulière , et que vons soyez sans 
connoissances, vous pouvez, au bureau des domestiques, 
ou d'après l'indication des feuilles publiques , vous pro. 
CTirer des domestiques de l'un et de l'autre sexe tels 
que vous les desirez. Si vous n'avez point de domestique, 
celui de la maison, du consentement de ses maî>res, 
vous rendra de petits services au dedans comme au de- 
hors ; potrr cet effet, on fera bien de s'adresser au por- 



a53 

tier. Quant aux commissions, on en charge phis com- 
mune'ment les commissionnaires , dont l'adresse et la 
fidélité mcritejit des éloges. Un voyage ordinaire , tel 
qtie l'envoi d'une lettre coûte 6 à 2.'f soiis, selon la dis- 
tance de l'endroit. On s'accorde anssi avec ces gens, là 
ponr le transport d'effets soit à porter, soit à mener sur 
nne brouette. 

CaffeS' On y trouve du thé, du caffé, du punsch , 
de la limonade, toutes sortes de liqueurs, de la bière, 
mais pas de vin, à moins que ce ne soit dans les caff.'s 
où l'on déjeune à la fourchette , c'est-à-dire avec d<*s 
côtelettes , des viandes froides accompagnées d'un bon 
verre de vin de Bourgogne. C'est Hardy, au coiji de !a 
me Cerutti. qui a mis ces déjeiiners à la mode; il a un 
émule dans la personne de son voisin, To'rtoni. Le prix 
du caff'.* et de la liqueur est llxé ; on p-iie an comptoir. 
On donne, si Ton veut, qxielque chose aux garçons, 
mais ils ne demandent jamais rien. 11 n'est pas d'usage 
d'aller déjeuner avec nne dame dans nn caffé ; mais ou 
peut dîner avec elle chez un restaurateiir. Tout ce qu'on 
joue dans les caffés ordinaires se réduit à une partie de 
domino, de d.jmes on d'échecs. Quant aux grottes, oii 
est.TniiiîCts , ou tabaj^ies , que l'on vient d'établir aux 
environs du Palais du Tribunat , je couseillerois aux 
étrana;ers de les éviter , pour ne point êtres dupes^ des 
chevaliers d'industrie et des jolies demoiselles qxi'on y, 
rencontre. Les caffés les x'ius fréquentés sont le caffé 
Conti, celui de Foix, du caveau, du Valais, des étran- 
gers (excellente eau de caffé^ Tortoni (le chocolat y est 
très - bon) , Corazza (la propriétaire est une des plus belles 
limonadières de Paris}, Zoppi , autrefois Procope (jadis 
rendez- vous des bea\ix- esprits du siècle dernier, des 
Piron, des Voltaire ; à présent ce caffé s« distingue sur- 
tout par ses glaces qxii sont délicieuses.) 



254 

Hestatirateiirs. Il est denx maiùères de s'y faire trai» 
ter: \° d'après un prix fixe depuis 5o sous )iisqxi''à x2 
francs , eu y comprenant ordiuairpment le via , et en 
couveuant du nombre de plats; 2° d'après la carte, c'est» 
à - dire d'après la note de tous les mets et vins indiques 
avec le prix de chaque objet , de sorte qu'il ne tient 
qu'à vous de choisir et de demander ce que vous voulez. 
Les tables d'hôte ne sont presqtie plus en usage à Paris; 
on prend à la vérité son repas d^ns une salle commune, 
mais à une table séparée. On vons donne nn cabinet, 
si vous ne voulez pas manger dans la salle commune. 
Dès que vous entrez, on vous apporte nn couvert et la 
carte, pour choisir. Après votre repas, vous demandez 
la carte payante, on la note des mets qu'on vous a servis 
au prix désigné sur la première carte. On paie au comp. 
toir, on au garçon qui a sex'vi , et pour lequel on ajoute 
nn petit potir- boire. Les principaux restaurateurs sont 
Beanvilliers, Very, Robert, Naudet , Léda ; mais il y 
en a encore une infinité d'autres, oii l'on paie à la vérité 
moins, et où l'on est traité honnêtement, surtout chez 
ceux du troisième rang. Vous y troiivez souvent bonne 
compagnie, et la conversation ii,istructive et amusante. 
On lapporte que, vers l'an 1765, un traiteur nommé 
Boulanger s'avisa d'offrir à ses hôtes des bouillons, des 
oeufs, des poulets, et autres restaurants sur de petites 
tables de marbre ; il avoit fait mettre au dessus de sa 
porte, ce verset de la Bible : Venitç ad me omnes qui 
sloniacJio laboratis , et ego restaiirabo vos ! Telle est l'ori. 
gine des restaurateurs qui se sont si fort multipliés, 
qu'on en compte à présent deux nrwle dans Paris. 

Voitures. Cabriolets. Fiacres. On a trois sortes de 
voitures. 1. Les voittires de remise, qui sont très.élé. 
gantes et à quatre roues ; on les loue, cocher et chevaux 
à la journée, à la semaine, au mois, comme on veut. 
Le prix est en raison de la beauté de la voiture et de 



255 

Taîtelage. On fixe l'heure et l'espace de temps qtie l'on 
compte avoir besoin de la voitifre. Le prix d'mi caresse 
de remise est de i5 à 20 louis par muis et nn lonis po\ir 
le cocher. 2. Les cahriolets. Ils sont fort commode?, 
et ordinairement les che\'-anx sont assez lions. On les 
loue comme les voitures de remise, et le prix varie ('ga- 
iement selon la qualité de la voiture et du cheval. 
Le loueur vous donne en même temps un conducteur, 
qui monte par derrière, si vous voulez mener vous- 
même. Il est défendu de permettre aux enfants de cou. 
duire , ainsi qxie d'aller plus vite que le trot. Le prix 
est d'un franc par course. Ces deux espèces de voitures, 
éelles de remise et les élégants cabriolets vous sont tout 
aussi utiles que s'ils vous appartenoient eu propre; vous 
pouvez, avec les premières, faire visife dans les maisons 
l'es phis distingu(fes. Les voitures de remises et les ci. 
brio'ets qu'on lotie pour q\ielqnes jours , semaines o\i 
mois, sont axissi tenus de vous mener dans les environs 
de Paris, pourvu qiie ce ne soit pas trop loin, et qu'cii 
puisse encore être de retour avant la nuit, à moins qu'on 
tl'en ait disposé autrement en conveucint du prix et des 
conditions, o- Fiacres et cabriolets de place. A touros 
les heures jiisqn'après mia\iit , on trouve en station sur 
différentes places des cabriolets et des voitures à quatre 
roues qu'on nomme fiacres. Il en existe environ 3ooo, 
qui ont leur numéro même en dedans ; et il est très- 
prudent d'en prendre note pour des cas qii'on ne peut 
pas toujours prévoir , et qui peuvent aisément arriver. 
On les paie ou par course ou par heure : par coTirse 00 
BOUS ; la première heure 2 francs et chacune des sui. 
vantes So sous. En montant, si l'on a loué par heure, 
on montre au cocher -rhenre qu'il est, et oïi en fait an. 
tant en le congédiant. Si vous avez beaucoup de courses 
à faire, vous ferez bien de louer par heure. On ajoute 
^Tielqixes sous a.\\ prix convenu pour le cocher , surtout 



2.56 

i 

si la course a été longue. Passe rainxiif, on paie le douLIe. 
Le fiacre ne va que jusqn'axix barriôres ; si l'on veut 
aller pins loin, il faut faire Tin nouveau prix pour le 
voyage et le retour. Pour alleï à Bicètre, il en coiiie 
ordiiiairement 4 francs. 

VoUures des environs. Suijposé que vous soyez eu 
rienx de conjioître les env'irons de Paris, sans prodiguer 
votre temps ni votre argent, vous trouverez par exerople 
pour aller à Versailles, Saint- Cloud, St. Germain etc., 
vous trouverez, dis. je, sur les places de la Concorde 
et de Montmorenci , anx portes de St. Denis et Sceaux 
sur les Boulevards du Temple ; sUr la place St- Michel etc. 
des cabriolpts nommés voitures des environs qui sont là 
eu station jnsqirà ce qu'il se présente quelqu'un qiii 
vienne louer une ou plusieurs places en attendant qu'on 
prenne les antres , ou qui retienne toute la voiture pour 
son propj e compte. Il n'est point de règlement qui eu 
marque les prix qui varient suivant les circonstances. 
Par exemple, pour aller à St. Cloud ou même à Versailles 
on vous fait j)ayer par place 20, 3o à 40 sous, et les 
fêtes et dimanches, on votis demande 3 francs. Cest le 
retour qni vous coiitera le plus. Aussi ferez . voxis bien 
si vous retenez toute la voiUtre , de vous arranger avec 
votre coclier pour le retour. Le péage est compris dan; 
le prix ordinaire des places ; mais , en prenant toute 1; 
voiture, il faut stipuler cet article dans votre marché 
Outre ces voitures de terre, on a aussi des occasions pa 
eau. Par exemple, vous avez la Ga'iotte et le Zéphire 
sur la Seine entre Paris et St. Cloud. On les trouve ai 
pied du Pont. royal près des Tuilel-ies. Les prix son 
fixés. On part à 10 heures. Les dimanches et les jour 
de fête, il y a beaucoup de monde; mais, les jours ou 
vrables , on est plus commodément. On donne aux ba 
.teîiers quelques sous de plus qu'on nomme le Pour St 
IS'icolas. Je ne vous conseille pas de prendre les coche 



è57 

d'ean de Haiitô . Seinô ; car, ontie qu'ils vont fort Itr. 
temejit, vous y trouveriez une socitte un iien trop nit'- 
lange»* 

TaiUeitrs. Cordonnieri. Si vous voulez vous faire 
habiller à la mode, il ne faut pas aller prendre le pre. 
niier.venu. Vous risqueriez de vous trouver costumti 
à l'antique et de porter des choses surannées. Adressez. 
vous tout uniment au propriétaire de l'hôrel où vous 
demeurez ; il vous fera venir l'ouvrier qui vous cou. 
viendra, et qui, bien entendu, se de'domm.igera dans lo 
eompte qu'il vous présentera de la rétribution quelconque 
qii'il aura cte en conscience obligé de donner à son pro- 
tecteur. Cette manière est la plus sure et la meilleure, 
à moins que vous n'ayez déjà de bonnes connoiss.încea 
qui vous recommandent les sujets dont vous potivez 
«voir besoin. 

vr. 

Livres, Pians, Cartes de siinitu'. Correspondance, 
Cours des postes. 

tl existe quantité d'ouvrages descriptif», de plans et 
l^anoramas de Paris. Le lecteur fera bien de se procurer 
le rluLii de Paris et de ses environs avec le de'uxil dt^s 
Kouveaux embellissemen/s, projettes ou exécutes, Paris 1S07. 
4., ou le Plan routier de Paris par Picqïiet, Quant aux 
livres, nous conseillerons principalement le Parist-um 
ou Tahleau de Paris f en 1804, par J. Fr. E, BlanviH 
lain , à Paris , 12. Cet owvrage est fait avec beaucoup 
ie soin. Joignez, y: Paris tel qu^il a été ^ tel qu'il ser:t 
?/t 10 ans» par Charles Lauhert , Paris 1808. Paris tiù 
ses curiosités avec les environs t 2 Vol. in 12. 180 3. Edi- 
ion refondue et augmentée. Le voyageur qui aime la 
Botanique n\ ubliera pas le Vademecxim du botaniste aux 

17 



£58 

e nuirons de Paris t rédigé par C. D. Ç. Baris cheZ-Son-» 
doMmjj. ï8o4-„ 12. 

Aussitôt qu'xin étranger arrive à Paris, il est teniv 
de se rendre chej l'ambassadeur ou l'envoyé- de sa na. 
tion pour faire certifier par ce ministre qn''il est vrai-! 
meut la personne désigné dans le passeport. Muni de 
ces deux certificats, il se transportera à la Préleçtiire de 
Police , oiï il Ifes déposera -entre les mains des personnes 
HOinniéesk cet- effet. Eu sa présence, on transcrira là 
substance 'de ces deux doGiiments dans nu grand livre, 
où on Ini fera inscrire son nom. Sur quoi on lui' dé i» 
vrera gratis une carte de si\reté. Le passeport ainsi que> 
le certificat restent au bureau JTisqu'au joiir 'de votre' 
départ. Il n'est pas rare de' voir.' k Paris des étrangers 
qui négligent de porter sur exiji leUrr pass.eport ou leur, 
carte, et cela peut-être dans la crainte de les perdre. 
Mais c'est une imprudence qui peut exposer à bien des 
désagréments. Si, après minuit, vous êtes rencontré et 
arrête' par la garde, la xarésyiitation de votre carte sufCt 
poiir vous faire rem ettrtfe en liberté; et, de jour, elle 
vous ouvre les portes des galeries et des cabinets. II y 
a plus : vous pouvez avec elle voyager dans tout le dé- 
partement de la seine. Cet usage des cartes de sûreté et 
des cartes des citoyens existe toujours à Paris. Les boni", 
geois établis et contribuables ont uiie carte blanche; les 
étrangers une bleue ; et les fils, .de.jcitayeus français au 
dessous de 20 ans, une rouge. Vs ■^îj.uio-î J<^. . ■- 

En vertu d'un arrêté consulaire du 1er Septembre 

1802, les lettres pour la Hante . Allemagne, et pour la 
Turquie en passant par Vienne, partent tous les jours 

de Paris et' passent par Strasbourg et Mayence; mais, en 
passant, par Coblence et Worms., seulement tous les deux! 

jours. .Les postes pour Ja Basse. Allemagne et tout le' 

Nord particnt tous les jotirs de:.P,aris, et passent ^oit paii 

Cologne , soit par; iieMf&\et*Dii!ssel,dorf. 



259 

vrr. 

Distancé de Paris a différentes villes considt'rahles 

d'Europe. 

Limes de France. 

Amsterdam g!j 

Berlin 216 

Berne 117 

('(ipjjenhagTie 25o 

Diesiie 210 

Dublin lyS 

Florence 260 

Francfort sur le Mein iij 

GCues 188 

Ilambonrg 180 

I,eii)sick ' . 19' 

Lisbonne 55o 

Lojidres 90 

BTadrid 267 

Milan 160 

Moscou 600 

^aplcs 3i5 

Prague 204 

Batisbonne 174 

Tiome 290 

Saint-Pétersbourg 5oo 

Stockholm 3Bo 

Vienne 262 



So 



^ Xllî. 

Route de F e t e r s h o u r g. 



•lliii partant de Leipsich , vous avez l'option de deux 
grandes routes pour vous vendre par terre à Saint-Péters- 
bourg. La prexùière est la moins freqiientée par les vo- 
yageurs qui viennent de la Saxe : elle j>asse par Dresde, 
traverse la Silésie, le Duché de Varsovie ; près de Groduo, 
elle entre eu Russie, et traverse l'ancien duché de Li.^ 
tluianie et la Courlande jusqu'à Mitau, où elle rencontr* 
l'autre route qui est plus courte et qui passe par Kc- 
ni^sherg. Les chemins jusqu'à Grodno se sont fort de', 
tériorés. depuis quelques années ; et l'on pense bien que 
la guerre n'a i>as contribué à les améliorer; il est vrai 
qu'on les répare çà et là ; mais comme en ge'néral on 
tient peu cette route , la poste i>*y est pas des mieux 
servies. Je vous recommande avant tout de veiller à c< 
que votre voiture ne soit point trop pesante ; car les 
cfievaiis sont foibles , peu vigoureux, fatigués, étant 
toujours en route, et les postes forç longues, et les 
sables incommodes et pénibles. Si vous n'avez pas la 
précautioii. de commander les chevaux d'avance, on vous 
f«ra long, temps attendre, parceqiie la guerre a fait mou* 



ibi 



rir \in grand nombre de cLevanx. En gt'nt'ral on ne 
voyage pins en Pologne av»?c autant de célérité et d'agré- 
ment qii' autrefois. Ce qu''il y a cependant d'avantageux 
sur cette ro«te, c'est qn^au sortir de la Saxe, vons nn 
troiivez pins de montagne; c'est presque continuellement 
pays plat jusqu'à Fétershonrg. Mais aussi fait- on assez 
mauvaise chère ; il est des stations où vous ne pouvez 
avoir que du caffë, que l'on fait en revanche fort bon 
et nourrissajxt. A l'exception de quelqiies auberges de 
Grodno , de Varsovie t ( Q à Varsovie, au Cliaudeliev 
d'or: à la Colonne), et de la maison de poste de liawa, 
vous trouvez à x'^i^e» tout le long de la rouie de Ketn. 
psn à JMitaii , un gîte qui soit passable. 

Les postes se paient, depnis Grodno jusqu'à Kenipen, 
à raison de 8 gros; depuis Kempen jusqu'anx frontières 
de Saxe, aujourd'hui encore à raison de dix gros. Nous 
allons donner le tableau des relais, y compris les chan* 
gements opérés de concert avec les anciennes postes de 
Prusse par rapport à la distance des stations. 



Bêlais. Milles. 

De Leijjsidi à 

Wurzeu 5 

Wermsdorf . . , . . 2 

Staiichiz -2 

Meissen z'/j 

"Dresde 5 

Scmiedefeld 3 y^ 

Bauzen 3 ^i 

Rolhenkretschraer . 3 

joerliz 3 

VValdau 3 

îunzlau 3 

lagnau 3}^ 

Liegnitz c ^î 



Txelais. Milles. 

Ncumarkt 4^ 

Breilau 4 J/j 

Oels 4 

Wartenberg 4 

Kerapen 5 

"Wieruszow 2 

Naramice 3 

AVielky 3 

Wiflowa 3 

Lonki « 

Rosraiatowice .... 2 

Mzurki 3 

Petrikau 2 

Wolbors^s 4 



262 



Hélais. Milles. 

Transport 80 yi 

Tjubochaia 3 y 2 

Rawa 4 

Clirzonowice .... 3 

Mszcianow 2^2 

Zabiawola 3 

Raszyii 4 

Varsovie 2 

Ivfieporent 2^2 

Popowo 2 

Wyszkowa 3 

Brok 4 

Goasorovvo ..... 3 

Ciechauovvitz .... 3 

Bransk. 3 

Bielsk 5 

Woyski ....... 2 

Bialystock 3 • 

Eiikstel 3 

Sokolka 3 

Kusziiica ... . . . 

Groclno ....... 4 

( Poste Hiùsse.) 

Grajiizna .... .. . 2 V^, 

Bxistehle 2 V? 



lîelais. Millesi 

Transport 148 ' 

Roliiizâ . . . -.;u>. 'i> ii^i'in 

Mereczow . . . . ^.'1^'%"!'' 

Orany 4 -'' 

Leiphiiii 4 1 

Gossen , . 4 ^ -' 

Wilna ........ 31/ fi 

Ricoiid 5 ■ i 

Siirailiszky . ^ . . . 3 " 

Zysmory 5 

Riimszysky . ^ . , .i a- • 
Kowno (Kaii«u) . . 3 • 

Bobty .3 

Montwydow .... 3 ' 

Keydaii 3 ^4 

Beysagall • , 3 

Szadow 2 ■■ , 

Radziwilysky .... 2.y^'j 

Sica\viii 3 

Me.skuczy 3 

Jajiisk ........ 3 

Kalbe ........ 2 

Miuau . 4 



.5iva^ 



La seconde route passe par Berlin , Kdnigsherg. Ce. 
pend.tnt, au sortir de Leipsich y vous pouvez, pa^r nu 
chemin moins long et pins direct, aW^x h Kouigsbfîrgt 
sans passer par Berlin. Voici les stations : 

De Leipsick à 

Eulenborg .5 Milles. 

Torgau 5 _ 

Hel2];erg g — 



263 

j Hôhenbnckau 9Îtfist'Ji»<«fi v^iiKt .: 2 Miller. 
Linck.au . - o .; )^-\\j. '. . ; . 2 — 
Liibbeu .. . , icr^inot .^ . . ..... 2 — 

LieberoscLfft aOiiliaiJt.'X'u.'T. .-; ». i. •; 3 — 
BesekoW'ua. ^iiji^j «T>i4/&« iyi. 'WJpaf.îva— w :. • 
Muhlrose 'ifc <»:«»!-..> .'<m *jf<. ii.ittg ■ — '• 
Francfor^riuK'd'Qder'. r>* »% fjtt.^^i' î5 — 
Ctis.triii t» 3i.ii-.<4; ..> *.:.-. . . 4 — 
Poiiï les relâîy) Siiiraatîsa*r ,«oye» la route de la non. 
-relie Marche. . .;.i;i .1-'» >' . 

He Berlin, ou va 'à Kofiigs^herg , en pas&ant'par Cus- 
trin et les autres stations indiquées. Ce sout les rel.tis 
àe ia. route WUlbingiu! , qui sont les mieux servis, at- 
tendu que beaucoup d'étrangers aiment à visiler les villes 
«iluées.sur les cotes de la B.iltiqne. Quant aux coiir- 
liers , la plupart xiu temps, ils préfèrent passer par CuS' 
Cr/«. LLorsque Ijss. chemins ne sont point gâtés, et qu'-il 
fuit sec, le détour que vous faites eu passant par £7- 
hingue, ( rn Constance, à la Concorde couronnée) ne vous 
retarde gnères.,(. parce qu'il ,y a peu d*; sables; mais 
quand ilie longues i^luies. ont dégradé , le^s cliemins, sur- 
tout depuis Koiiigsherg jusqu'à IJauziick , ( f^ k lu Con- 
corde ; Eugénie, au Lion couronné),, il n'est presque 
pns poa.silsle. de s'en tirer. .Sur la route de fjuitrin,. vous 
rrouvea également .beaucoup dé sabiies et quelqTiofois 
Joint dutout, d'autres ;fois d» si mauvais chevaux qu'on 
Jie peut -aller qu.e...fort lè'iitement.i coflame. cela a'airive 
]ue trop souvent aujonrd'hui , surtout du côté de Grnit. 
icjiz, Fielehne, Driesén. lin f;éuér.il , la. i^rofondeur des 
r*bLes contribue beaucoup à rendre fort .pénibles les vo- 
'iij^es xjue l'on fait en été darts ces provinces. Aussi 
onseillerois- je aux voyageiirs de prendre \ine voiture 
égC^^e à hautes roues, pour éviter les altercations qu'ils 
ouirojent avoir à chaque poste au s^ujct du jinmhre de 
;hevaux, qu'on leur donucroit. Une telle voiture est. 



2^4 i 

fous tons les rapports, préférable à fontfei atitre , point 

le long voyage de Petershourg -, car les cdsev»ti± Russes j 

sont pour la 'plupart petits , maigres; ils conreiit bieujji 

f 
mais ils sont trop foibles i^our tcalucr. de lourds fardeaux |;i 

Ajoutez à cela que les sables qui, surtout passé lîigaj^f 

sont très . profonds sivr un espace de 20 fi 4'^ liexics 

contribuent beaucoup à rallentir et entraver la marclu 

de votre voiture.. Je vous conseille donc de prendre 

de xiréference, rxne de ces voitures' de Holstein ou Stichl 

jvagen , où la cbaise est suspendue sur nu chariot à ïI 

délies. Comme elles, passent lîour légères, les inaltr'es d« 

poàté sont infiniment plus souples , plus accommodant 

tjuant au nombre des chevaux; sans comj)ter que voiv 

aiez beaucoup de place pour vos effets. Comme les pos 

tj'ilons Busses, surtout au soitir |^e I<^arva, ne sont poin^ 

dans l'habitude d'être à cheval pour mener, il faiit avoiai 

la précaution de leur méiiager tm. siège sur le dev^int 

Cependant ils n'^xigoiYt j)a«:"q«^oaif|e&i M'ôtte trop à l'aise 

une inalie , tm porté • mantéaii , st)tiv^nt même un mot 

ceau de bois tilowé pi> travcrsii letir snfiît.- 

De Ktini'g'sb^ ^tiiJjTewè^,"» V-ousi'gvîez trois chemins 

le premier i>àr càu sur ieCurisch- Haff. *) Ce traje 

est in'onîpt , ■ commode et peti dispendieux; il est for 

agréable 1 or squ-on .a vent et'marée; mais on ne peut ja 

juais savoir d'avancé si le gros temps ne surviendra pas 

te qui arrive fort souvent tout -à- coup et air momem 

où l'on &^y attend le moins. : Vous vous ;troitv«aieiigag« 

daus un golfe mal. sûr et même dangereux. Aussi voit. 

vu peu de voyageurs s'y exposer. Le second chemin vou! 

inène.le long du rivage; c'est le plus court, mais aussi 

le 2'liis ennuyeux. Cette roule devient de plus en pluî 



*) La Vis tille et la IMcmel ou "Ni amen forment à 
leur embouchure des espèces de lacs que les Allemandi 
appellciic Iluff. 



265 

I irnpi-aticablc, siiiitout pour de lourds éqTiipages. Les 
derniers' relais sont des x^Ius mauvais tant à cause des 
, s:ibles et des fondrières qxi'k canse du mangue de bons 
rhevaiix. A prës*nt ou fait souvent ces trois dernières 
stations par eau; mais à chaeTine il faut débarquer, et 
I .lyer comme si on alloit pu- terre. Quand on va par 
terre, on suit un isthme étroit qxii sépare le Curisch- 
Ilaff dç la mer Baltique. -On fait ainsi 18 milles et cela 
' continuellement dans des sables profonds qui avec l'eau 
sont les seuls objets qui frappent votre vue, de loin en 
Jniu peirt-être quelques arbres rabougris : tel est le clie- 
niiii de Komgshcrg k. JMétnel ; et, pour comble de mal- 
heur, A'ou's ire trouvez pas un seul gîte où vous iniis. 
siez pxisser la unit. Les maisons de poste ne sont pas 
t,nx la route, ce nC' sont pour la plupait que de misé- 
tables cabanes. On- fait bien de ne jias s'y faire con. 
duire, et de s'arrêter sur le chemin jusqu'à ce qu'on soit 
allé chercher les chevaux à la station. Aussi a-t-on 
iconstruit i>our cet effet des baraques aux endroits où les 
^osti'lons ont coutume d'arrêter. Le postillon détèle ses 
chevrfux, •qu'il mèjie à la station; et, si l'on est cxpj- 
ditif, au bout d'une demi, heure, vous hvcz des clie- 
Vaux frais. Lorsqu'il a plu, les sables sont plus fermes. 
Souvent et pairticulièr«mént aux environs de IMc'/riei ,- 
les postillons mènent si près de l'eau qu'une roue va 
dans la Baltique. Il n'y à que les sables mouvants qui 
soient à craindre. S'il vous arrive de rencontrer un tel 
endroit, et que le postillon n'ait pas le bon esprit d'à- 
vancer sans hésiter, la voiture s'enfonce quelqtiefois au 
point, qu'on a bien de la peine à la retirer. On en a 
des exemples effrayants. Le sable pénètre souvent avec 
tant de véhémence par une portière que les personnes 
^issises dans la voiture ont à peine le temps de se sauvep 
de l'autre côte. On rapporte qu'un voyapeur, à qui pa- 
l'eil accident étoit arrivé, fut obligé de faire pour ainsi 



266 ' • 

dire dx'pecer et déterrer sa voifiiire ^jii s'eriFonjçoit ds 
plus en plus. Cette langue de teire se termine près dâ 
lS/lémel\ on y passe dans un ^bac le détxoit qui a environ 
lin quart de lieue de largeur. On vous oblige, sur cette 
route, de prendre xm cheval de. plus que: vous n'aviez* 
à cause de la profondeur des sables. C'est ce qin'ojiiuopirae 
Cheval riverain, i H [est bon de se iaiumir. ide %'^ivj:es et 
de vin à Rônigsbergi chx , •dunsjcxttd domnée agreste et 
de'serte, insqn^k.MéTnel , oriJi>e trwnveipoint ou du m»ins 
fort peu de nourriture. I .Tel, est le .voyage des côtes; entre 
JSŒéjnel et Kokvgsher-g^^ encore a(vQn5>iioi]S oiiblié de f/iirê 
mention dé l'erdeiw désagré^blfiiVdè la iner. .Aussi nn vot 
yageur qui connoît très - bieit; tout .qe^ piay>3f, noxfs ^it,*,il 
dans' ses Souvenirs, ^ iju'il vaut .iB-SiùiiuKut nùeuiX.pJîf ndrg 
ïa. route de^' rif/j^iti.nial^rtf.'jlarlongtieujr du de'tour qu'on 
est obligé de faire. Ce troisîèjùie! chemins ]pàX: Tilsù el 
histerhourg est la roiitci ordinairei» .elle est de. 14 .millgj 
plus longue , mais eu' Teaîanclîef;Êilèiest;.^lUj9>fig]ç^abJe, et 11 
bien préférable aux deux' autres, taht^tr;çauge de la boiit^iiii 
des chemins qu'îi caTiie de Paménité de la çqntïiée, , et- dd ii 
la réunion de toutes les commodités ; que rieçife^erçh^l^t) JfiS 
voyageurs. Notis donnerons plus bas ie tableau des relajsjij 

C'est à JMtimel ( Q Drène ;, Memphisj> quYon fai.E vi&ei> n 
ses passeports -i car j liv&ut ûm'i&mtivAé\k' ,te^xi^h'^ià9\y, 
Piussie, on ne trouve plus que la-, deruière atatiaij-. .FfTjs,-i 
sienne qui est Nimmersatt ,• où l?oaï ne iV;ouS dejTi'Uul*ft,|]) 
l^his à voie vos» passeports» Asxme'ïVUsue'-ydbuX^imnieirfi^t,, 
vous entrez dans l'Empire de Ru8sie<> et vous ,arj;iyez:'li 
aussitôt apiiès à Polange, qiri est la prjemièr^ j>oste Rwiîse.- 
C'est là' 'que des militaires viennent .lîousj.denjander. à 
voir vos passeports, dans lesquels je- vous conseilla de. i 
faire spécifier tous vos compagnons de voyage^, oêtjlesj ]\ 
domestiques tant mâles qxie femelles. . (.;..- >,■:>■ i ;?.» li 

Quand on a examiné et visé vos passeports à Polange^il 
on vous viàite , ce qui se fait avec plus ou moins d^. 



rigueur. Quant aux marchandises ou effets , peripijs on 
prohibés, c'est à vous à vons eu iuformer à'Avaiice-j^.ff. 
vous ne voulez pas vous exposer à des désagréments dont 
le moindre seroil quelque retardement dms votre marclie. 
E^^itez surtout, eu entrant connue en sortant, d'avoir 
des pièces de monnoie qui soient de l'Empire de Russie. 
Les visitenrs de ces frojitières parlent aliemajid; mais les 
militaires ire parlent communément que le russe, et ils 
ne se montrent i^as plus récalcitrants que les douaniers 
lorsqu'on leur offre quelque petite gratification. Ce n'est 
pis qu'on ait poiir cela .droit d'en attendre quelqwtî f'"*- 

vcnx i mars, si ce$ préposes sont sévères , on peut dire 

. ' . ' "■"'■, '"'.' , '■'.-'■ ■■■- " , iii'j! * 

aussi qu'ils sont honnêtes et com^naisants. Nous con- 

:inuez sans emptchemeut votrje route jusqu'à I\licauj ou 

vons êtes encore tenu de faire viser votre, passeport par 

■- n . ', • f : ;, • 
.e gouverneur et la police de cette ville. Lé plus coiut 

parti que vous ayez à prendre , c'est de co*ïs\ikér à ce 

nijet quelque x^ersoune de l'endroit, pour éviter de per- 

Ire votre tcijnps ei\ courses inutiles et votre argent eji 

iépenses superflues. Depuis Polange jusciu'à IMiiau, la 

loste se paie enctn^e 6- gros par cheval pour le mille. 

1 y a à Mitaii deux bonnes auberges , Tune chez 2\lo. 
■elli, restaurateur fraïKjais, l'autre chez 'ÏTàécte. ' A' thà/jue' 
lation, les voyageurs so*if olihgt^ de docljprier leurs noms 

t qtiaiités , et de montrer leiu" bi!l«H de poste ou leiu' 

)ermis pour tant, de chevaux ^ . . Ce permis est connu 

■■ . ■ " -' 3i- -• .■.;t~',-, / 
nr toute la route sous le nom.de J^oUurofchna. Le 

)remier gouverneur .^ue vous trouvez vons remet nu 

el permis, après l'exhibition de votre xiasseport. Comme 

e!a a lieu, sur la route, à IVIitau , votre passeport est 

i seule chose qno vous demandejit les maîtres Ue poste 

nsques-là. A partir des frontières de Russie jusqu'au 

eu où Ion compte se rendre dans cet empire , ou paie 

la Couronne i copeck par Werste ; ce qui se calcula 

^3 riusiant où l'on vous délivre le roUarojcIina. 



268 



Voici la trad\iction de ce billet imprimé en langua 
Russe : 

Passeport de voyage. 

De par «a Maj es té* l'Empereur 

N.. N. 

autocrate de toutes les Russies , 

etc. etc. etc. 

De \Viliia jusqu'à St. Pétersbourg, on donnera au 
Sieur C noms et qualités) ainsi qu'aux personnes de 
sa suite ou compagnons de voyage, sans retard, dèâ 
éhevaux avec des conducteurs, moyennant le paie» 
ment requis. 

Wiïna, le . . . 

Le Gouverneur des frontières de Lithuanie. 

N. N. 



Ce permis nous a été 
exhibé à Riga 

N. N. 



( 



sceau de la v 

Régence du Gouvernement \ 
de . / 



à compter de Grodno, Il a été 
Bourquemestres préposés acquitté pour ce congé sur 
à la Police ii33 Werstes la somme de 45 

Nro. 17. roubles 32 copecks. 

Le Caissier N. N. 



il 



269 

Passeport de retour. 
J><: par Sa Majesté l'Empareur 
N. N. 
autocratre de toutes les Russies, 
etc. etc. etc. ^ 

Depuis St. Pétersboiirg jusqu'à Polange, les maîtres 
de poste donneront , sans faire éprouver aucun re« 
tard, à N. N. ainsi qu'à ses domestiques N. et N. . . 

^. tel liombre de clieva\is: avec un voituiier , moyen- 

^. nant le paiement comme de droit. 

St. P^ersbourg, le . . . 



tu nom de sa Majesté 
{mpériale mon gracieux 
iouverain, le Géne'ral 
le cavalerie , gonver* 
fieur militair* de St. 
Péiersbourg, 



( 



sceau de la v 

Régence du Gouvernement 1 
d« / 



îl a été payd pour 802 Werstes 
32 roubles 8 copecs. 

Le Caissier N. 



Il est bon d'observer que lé nombre de chevaux dé* 
igné sur votre Podaroschna , n'oblige point les maîtres 
le poste de s'en tenir à la lettre, et que vous ne sau. 
iez vous réclamer de ce permis pour vous dispenser do 
rendre le surplus de chevaux qu'on veut mettre à votre 
oiture. Cependant si vous prenez de vous-mCme plus 
e chevaux, vous n'avez pas d'excédent à payer, «t l'on 
• voiis demande que vos deux copecs à chaque relai. 



D'après le noTivea\i,rescrit- impérial , adressé au Sénat 
en 1807, î^s passeports des étiasjgers doivent être expé- 
diés par le jVIiiîi'stîe des affaires étrangères i'i Sf; Péters- 
Tjonrg, qui ne les accorde que sur les" présentations des 
ministres et consn!s Russes dans les différents pays, qui 
ne les demajiderônt'qué d'âpres Pavis du gouvernement 
près duquel ils ext'icent' leur mission. 

On peut A'ivrè*'^a^s'a'bJeraent sur toute la route jusqtT'à 
IVIitaii ; 6\itr6\ïve 'du rtidiils la plupart du tem'ps quelque 
chose à l'nanger. Ôh peut fort bien 'profiter des occasions des 
Vbitiirièrs pour aller de Konfgsheri^ k ^/'mel et même à 
îliga ; et, selon queîqtj'ts" Voyageurs i'-^cefte nianlèi-e est 
préféraliJe ^ la poste. Mais aussi , si l'on va eu poste 
jnsqu'à Mitau , on fera bien de prendre des chevaux de 
loxiage depuis Wlitau jusqu'à Tiiga. On perd du temps 
iij'xlianfîer â'cbàqtVe relai , taillis qiie les voituriers dé 
A'J;Z/zfV Vcfiït contiiniell'é'monf leur chemin jusqu'à Tiigu 
Il n"'eu est pas de la Pinssie comme de l'Allemagne oii 
l'on est forcé de prendre des chevaiix de poste, lorsqxron 
est arrivé de cette manière. Jamais' on iie vous empèchi 
de profiter de chaque occasion et de prendre ^'''è'ii'' ton 
tenij>S;V des chevaux .deL^ipitage. 

A votre arrivée à liiga , il faudra encore présente 
votre passeport au gouverneur et à la police , et I' 
faire viser. Tous les voyageurs s'accordent à dire qui 
lés' villes 'de Miàiu^i 'liî^a'^ sont celles' où il fhit le ph 
cher vivre; il ji'eii-cau'tè" pas irtiême autant à Feterslourg 
Il y a à Jh"^« un iôtel'' îioinnié la Ville de Tétershourg 
qui est à Ja vérité mieux situé q\ie ïes àutre?i 'comme pâ 
exemple la. Ville de 'Londres , ott là' Ville' de '^aHs', t K 
où l'on payoit exorbitàranient cher. "Mais, depuis' l'Soà 
on y a mis ordre, et il existe aujourd'hui un tarif poti 'f 
les aubergési *•< gn 



£7i 

A lliza i qv.icouqi\e veut aller à l'étranger n'a qu'une 
fois besoin fl'artnoncer son dJpart dans les feuilles pn, 
bliqiies. Toute perôoiïiie qui i>art est tenne de se pour- 
voir de deux passeports; l'un qui porte le nom, renferme 
la permission de voyager, l'antre qui desi£;ne le noml>re 
de chevaux, 5'appelle l'odaroschna, cùrnrae noits l'.iv'Oiis 
déjà dit. C'est le gouverneur civil qui délivre le premier, 
et le gOTiverneiu- militaire le second. Il faut payer ï co- 
peck d'imposition par werste pour cliiiqne cheval. Nç 
jtianquez pas, lorsque vous serez à l'Jgu, (A l'épée) da 
monter sur la belle tour de Saint- Pierre. Vous verrez 
dans cette ville un. pont de bateaux Uîiique dans sou 
è8x:>èce ; il a 900 pas de longueur. Il y a de belles pro- 
menades : la plus fréquentée est celle du Weidtndamin, 
ainsi cpie de l'autre côté de la JDwiiia c<lle qui mène à 
tcrusaUm , HeinrichsJ-of et au bois iU Fnsçelsho/is. Le 
principal club est celui qu'on nomme ia jMusse. 

Quand vous avez passé lliga , les sables commencent, 

our durer encore plus ou moins l'espace de 5 .^ 6 sra- 

ions. C'est cntie Engelhardlshof et liilhensehr qu'ils 

nt !e plus; de. profondeur. Comme \\n cheval de poafe 

le fait par vverste que deux copecs , et par conséquei t 

(Uiiuuze copies' par raille d'atlemague , on peut bien 

)rcndre un ou deux chevaux de. plus pour s'en débar- 

asser plus vite. Le pour- boire est aussi peu de chose; 

l n'est point fixé. Le."» courriers ne donnent souvent que 

copecs; mais ordinairement le tringuelte est de 10, 

5 à îC copecs. Si vous T te» libéral, et que , par werste 

u mPflie par cbev^al, vous donniez un copeck de phis, 

otre i»ostiilon redoublé d'empressement il va ixisqtv'u 

lettre un cheval de plus k votre équipage, il se dépOcbe 

e graisser votre voiture pour la faire mietix rouler, 

ous l'entendez donner le signal du départ à ses chevaux 

ui vous emmèfiivn-t avtff la rapidité du veiit. La course 



212 

finie , vous le Voyez aller an grand galop à la mafeon d© 
poste, pour presser les gens de vous amener des chevanj^ 
frais; jamais vous ne l'enteudez murmurer dans sa langut! 
ce compliment de m^auvais augure Ah ! le grippe » soûl 
pour aimoucer à ses camarades un voyageur peu génc'« 
reux. Vous le voj'^ez au contraire faire k son successeur, 
des gestes d'ijitelligence qui lui témoignent sa satisfaction; 
et il a l'air de le féliciter de rixeureuse rencontre en lui 
criant à lui rompre la t?te : L^aiibaine est trop» bonnô 
pour toi y maraud ! C'est de ces deux exclamations qiu 
dépend la diligence avec^laquelle on mène les voyageurs. 
Les courriers extraordinaires ainsi qiie les riches quj 
ne sont point regardants sont accoutumés à s'entendr< 
louer de celte manière. 



Sur toute la route jusqu'à îCarwa , Vous trouvez des 
maîtres de poste , qui savent l'allemand. Mais , passe 
cet endroit, vous n'entendez plus parler cette langue j 
à moins que ce ne soit A Jariihourg où voiis avez encoit 
dans les maisons de postes des hôtes allemands. Néan 
moins on se tire partout d'affaire, sans savoir le russe 
excepté en chemin, lorsqu''on a quelque chose à dii< 
aux postillons; car, si l'on veut par exemple être men« 
plus Vite ou plus lentement, si l'on veut faire entendre 
au conducteur qu'il. £era bien de prendre la droite ou 1 
gauche pour éviter des chemins pierreiix ou raboteux 
comment s'expliquer ? C'est pourquoi j'ai jugé à propoi 
de joindre à cet itinéraire, les phrases suivantes des, d 
vers idiomes qui se parlent dans les pays, par oii passen 
les voyageurs qui vont à Fétershourg ; j'espère qu'elle 
pourront quelquefois les tirer d'embarras. 



273 



o?-i 





<-r 

5'» 


►"• ju O 

Hi rt- O a 


r- o X 

- O 3 

D2' 


en fî ^C* 




Oi 

d 




1 


O -X) 


pi 


(6 3 — «n 


^ 


a: 


û 


O S 


'B 


3 •— 


•N3 O -- 


2.» 3 


•^^fVC5 -' 


fD 


l-T 


2 


<-» 


<i 


N 


•— 


rf 


^n cr 


!;! '"'"-^ 


• 


O 


rr 










•^ 


<t a:- . 











*" S " 

rt'2 ri 

O m 



w. 


S^^^ 


nV) 


(" ù a> 


o2 


ht^-;^ 


<m '^^ 


t ^ !-; 



O *" a> 
O 



rro Dj 





en 


o 


-^ 


5Î 


";.-s: 






> 


tii 


0) 


« Wl 

cB 




r2:« 




r. 




O 


?^ 


rr 






Cl» !^ 


"-► ^ fî 


^ 

M 


o 

rr 
en 




3 

R 

S 






•- 


rf 


If 








(« 


W. 




On trotive potir les postes , en Cotirîande, une grande 
iifference .en comparaison avec celles de lÀvonie et WEs- 
Jionie- On y paie la poste an delà du double ; et les 
règlements y sont si vagues qu'ion est à la merci des 
maîtres • de . postes pour ce qui regarde le nombre des 
;hevanx. Outre qu'il en coûte beaucoup dans les aii- 
serges, oa y est fort médiocrement traité, à l'exceptiou 
le celles de Frauenbourg. 

Les postes livoniennes sont à la noblesse du pays ; 
vous ne trouvez^ chaque station qu'un commissaire, 
jtii a son scribe pour l'expédition. On est servi presque 
partout à souhait ; et, comme on a la louable pr«itique 

i8 



274 

d'afficher la taxe des vivres, on peut compter qu'on ne 
sera pas snrfait. Il arrive souvent que, quand le maître l| 
de poste on son secrétaire a v\i ^nx votre PodarojcJ/naft 
que vons n'êtes pas d'un rang assez distingué , ponrj i 
être de quelqtie influence , il ose vous dire que pour le 
moment on n'a point de chevaux à votre service. Ce 
seroit vouloir être dupe que de montrer de la foiblcsse 
ou de la condescendance. Menacez- le sérieusement de 
faire sur le champ pai'venir vos plaintes à qui de droit, 
et vous le verrez plutôt céder à vos menaces qu''à vos 
prières. Mais le meilleur expédient , c'est de promettre 
au scribe un rouble ou demi-rouble au cas qu"'il von 
procure proraptement des chevaux. On peut aussi de 
mander à voir le livre où sont inscrits les chevaux qu 
sont en route; et, comme, par ce moyen, on peut voiri 
le nombre de chevaux qiii doivent être à la poste, on 
«ait à quoi s'en tenir , et l'on parle en conséquence 
Mais on pense hien que ces gens, là ne manquent pas 
de défaites plus ou moins spécieuses: tantôt ce sont lej 
postillons qui n'y sont pas ; tantôt ces chevaux qui sont 
à récurie sont destinés au service des courriers o\\ 
estaffettes. Quelquefois on est plus promptement expé. 
dié lorsqtx'on prend qitelque chose à la poste , qtiaiîc 
même ce ne seioit que du caffé. Si l'on rencontre ei 
chemin garnison Russe , on demande au voyageur sor 
passeport, qu'il faut porter çà et là, chez les magistrat 
ou officiers supérieurs , chargés de cet examen ; ce qu 
ne laisse pas de demander quelquefois beaucoup de temps 
vu que la plupart des bas - officiers ne sont pas fort ex 
ercés dans l'art d'écrire. 

Si vous ne craignez pas le froid , ( il est si aisé d( 
•s^en garantir) la meilleure manière d^ voyager en hiver 
c'est d'aller en traîneau. On va vite; et siîrement, pou: 
votre voiture, on la démonte; le train, les roues, ton, 
-se met dans des baillea ou baquets; et, comme toute; 



È 



k 



i( 



i 



£75 

les rivièreç sont gelées et que les chemins sont larges et 
unis , on va d'une vitesse étonnante. La largeur des 
chemins, la sûreté des routes , la clarté des nuits en 
liver comme en été, tout est fait pour porter les per. 
onnes les plus timides , les plus craintives , à voyager 
(e nuit, avec autant de confiance qu'elles le feroient de 
our. (^uant au paysage , la perte n'est pas grande ; ou 
e parcourt la plupart du temps que des contrées ennu- 
j euses et uniformes ; et les gîtes , qiii poiirroient être 
his commodes et plus propres, n'engagent guères les 
oyageurs à se livrer au repos. Il est cependant quelqttes 
Dntrées qu^'on ne sera pas fâché de i^arcourir de jour : 
; sont les environs de IDorpat , ceux de IMernel sur les 
Dvds du lac nommé Peipits - sée qui a 12 milles de lon- 
lenr sur 10 à 3 de largeur, sur les frontières du duché 
'Esthonie , les environs de Vf^eiivora et de JVarwa ainsi 
le la dernière station de Strehia jusqu'à Pi'tcrshour^ \ 
ns ces pays, là, dis -je, paroîtront enchanteurs aux 
nxdes voyageurs, qui atiront traversé des plages agrestes 
sablonneiises , des terres incultes et désertes. 
La saison la plus désagréable pour ce voyage est celle 
i printemps, quand le dégel arrive. Alors les chemins 
it affreux, la neige qui est encore profonde, mais iné. 
le et par intervalles, n''a plus assez de fermeté ponr 
'on puisse aller en traîneau ; la glace des rivières ve- 
nt à se rompre ne peut plus porter de fardeaux ; ces 
ières elles-mêmes sont assez gelées, pour empêcher 
'on ne jette des ponts de bateaux ou même qu'on les 
5se en bac; car, au delà de Mémel t vous ne trouvez 
is de ponts à demeure, pas même sur les rivières le» 
s considérables, excepté à IDorpat sur celle cVEmbach. 
s joiïrs sont encore fort courts , les ntiits longiies et 
nbres. Aussi est -on quelquefois obligé de s"'arrêter à 
laii, devant Higa, et aux environs de Jambourg plu- 
iirs jours de suite , ponr attendre la débâcle. Comme 



276 

la rivière reste long, temps prise à Bisça , oft s'y exposa 
souvent eu voiture , lors même que la glace a déjà d 
grandes crevasses ; mais il arrive quelquefois des acci 
dents si funestes que nous ne concevons pas comraen 
on peut comiTLettre une imprudence, dont les suites pei; 
vent coiiter la vie. 

Dans les états Priissiens , on voyage avec de l'arge 
de Prusse, mais, en Courlande, à commencer à Polang 
il vous faut des écus Alhertins ou d'autres hionnoies étrai 
gères qxie vous trouvez aisément à changer dans la vil 
de IMémel. On y prend toutes les pièces de deux gro 
sur-tout celles de Saxe. 

Procurez - vous à liiga, du papier - monnoie et de 
monnoie de cuivre. Cette dernière consiste pour la m 
jeure partie en pièces de cijiq copecks, qu'on met daj 
des sacs à sa portée, pour payer les postillons et souvei 
axissi la poste , lorsque les commissaires ne veulent p 
ou ne peuvent pas vous rendre siir les billets de cii 
roubles, qui sont ceux qu'il faut surtout se procur 
Avec 25 roubles de copecks , ce qui est passableme 
lourd , vous allez jusqu'à Pétershourg. Cependant un v 
yageur m'a observé, il n'y a pas long-temps, que 1' 
pouvoit faire tous ses comptes avec des billets de ciii 
roubles, et qu'il s'étoit en conséquence bientôt débal 
xassé de son énorme fardeau de copecks. 

A Jambourg , ville de fabriques , on trouve de bonn 
auberges, les meilleures peut-être qu'on rencontre da 
toute la route. On y est bien mieux qxCk JS^arwa, 
il n''y a pas moyen de séjourner. Il y a à Kashowa w i, 
nouvelle auberge où l'on est bien logé. En génér; tli 
vous troTiverez par tout des lits et des chambres propr 
mais vous n'aurez pas toaijours de bon vin ni de b 
pain. Le même voyageur dont j'ai parlé, dit qu'il fa es 
se méfier d' Apolie , Czierkowitz et Kiepen. On est tri tdi 
bien à Strelna qui est la dernière station en allan ^ 



277 

Pétersbourg. On vous y visite encore nue fois î et vous 
ferez bien de vous arranger de manière à pouvoir arriver 
de joTir de bonne heure à Pétersbourg , car il vous faut 
le temps de faire examiner vos joasseports , et de chercher 
un logement convenable , ce qui ne laisse pas de vous 
retarder; et, de jour, on éprouve moins de difficultés. 
Vous payez de Strelna à Pétersbourg A.o\\h\e Pogoa; c'est 
ùwsi <|u'ou nomme le paiement de la poste. Les che- 
mins, sans être ferre's , sont assez bons, depuis JS'uruia 
usqu'à la capitale, quoique l'on rencontra çà et là des 
i)assages raboteux, des fondrières d'où Von ne peut se 
l;irer qu'avec beaucoup d'intelligence. La plupart du 
|emps, vousj lisez les distances sur des tables attachées 
de hauts i)icux , plantés ù votre gauche en allant à 
Pétersbourg \ (ce sont les colonnes railliaires de Russie) 
votre droite, vous voyez d'autres petits pieux, ordi- 
airement au nombre de deux , servant à indiquer les 
oms des terres dont les seigjieurs sont tenus d'entre- 
înir les chemins. L'un marque la terre et les limites de 
)n ressort pour l'entretien du chemin, Tautre la terre 
n voisin qxii est tenu d'en faire autant dans l'étendue 
e son domaine. On ne paie point de péage. Cependant 
est des endroits où l'on taxe le passage des rivières ; 
en est d'autres, où l'on est obligé de vous passer pour 
en. Mais ces droits de long et de travers varient sou- 
?nt selon la distance du trajet. Lorsque les rivières 
•mmencent à charier, et que les glaçons rendent le pas- 
ge difficile, on paie souvent plus qu'à l'ordinaire. Ce 
li arrive iJrincipaleraent à Jamboiirg ^ où la rivière est 
rt rapide. Quand on y arrive dans le temps où la glace 
! porte plus , les colons allemands qui sont établis dans 
t endroit et sur-toiat ceiix qtii demeurent plus bas et 
es du fleuve, viennent vous prêter le secours de leurs 
rdes, de leurs machines et de leuft bras pour le pas- 
je de votre voiture. Mais, comme ils savent ss /faire 



/ 



278 

largement payer de leurs bons offices, il est prudent de con- 
venir d'avance du prix qu'ils veulent y mettre, on en a vu 
qui ne rougissoient pas de demander cinq à six ducats. 

Nous allons donner maintenant le tableau des lieux 
de relais et distances de toute cette route : 



a) De Leipsich ù Berlin. 

Beelitz 2^4 

Potsdam 2 ^ 

Zehîendorf 2 

Berlin 2 



De Leipsick à Milles 

Duben 4 

Kemberg 3 

Wiltenberg i ". 

Treuenbrietzen . . .4 



21M 



Poste Prussienne. 

i) De Berlin à Konigsberg. 

Première route par la Poméranie. *) 



De Berlin à Milles. 

"Wernichen 5 y 2 

Freyenwalde .... ^ 

Grunberg 2 ^ 

Konigsberg, nouvelle 

Marche ..... 2 ^ 

Bahn 5 y^ 

Pyritz 2 j4 

Stargard . ' 5 

Massow 2 y^ 

!Naugard 3 

Plathe 3 ya 



Millei 

Pinnow 2 ^^ 

Leppin 2 

Coerlin 2 J4 

Coesliu 5^ 

PoiikeJien 5 y. 

Schlawe ^ y 

Stolpe . . . ■ 3 y 

Liupovv 5 y 



Goddeatau (. 5 

Neustadt 5^ 



*) Ou bien Von passe par Bernau 3 M. , Neustadt Eber 
ivalde 3 yi , Angermunde 3 Va , Schwedt 3 , Koeni^ 
berg noiw. Marche 2 , delà sur Bahn et le reste de 
route ainsi qu^il suit ci' dessus. 



279 



Milles. 
Katz ......... 3^4 

JDanzick *) 2 ^2 

( Dirsschaii 4 > /^ 

; Marienboiirg ..... 2 y^ 

Elbing 4yi 

( LJ Constantia à la 
Concorde couronnée) 
Par Beraaû t il y a gS J/2 Milles. 



Milles. 

Trwnst 2 

Braunsberg 3 y^ 

Hoppenbriich . '.■ '. . 2 Vj 
Brandebourg .... 3 
Koenigsberg'.' , . . . 3 



923/ M. 



Seconde route pdr la nouvelle TS/larche» 



De Berlin à Milles 

Vogelsdorf 3 

Mnncheberg .... 3 y4 

Doegelin 2 V^ 

( D Fréde'ric Guil- 
laume au Sceptre 
d'or.) 
Belz ....... .^ . 5^4 

Landsberg 3 

(Nouvelle route de- 
puis i8o3. 

Friedeberg 5 ^4 

AVoldenburg .... 2 ^j 

Schloppe 5 1/2 

Deutsch . Crone . . . 4 
Freuienfiihr .... 



f 



/= 



Ja^trow 2y2 

Peterswald 5]/^^ 



Milles. 

Schlochow 5^4 

Konitz 2 

Tuchel 5 

Junkershof 3 

Osche . 2 

Plachatzin ...... 3 

Neuenburg a 

(Ou passe la Vistule.) 



iVIarienwerder . . . 
Riesenbourg .... 
IVI. Braunsberg . . . 
Preufsisch Mark . . 
Preufsisch Holland . 
Muhlhausen .... 
.Ainsi de suite comme 
la première route. 



3/2 

4 

2 



75 V. M. 



*) Allez a Jenl^au à une lieue de DanzicI: ; vous y 
verrez la célèbre maison d'cducaeion de M. Conrad. 



28Q. 



C) De Koenigsherg (bonne auherge, à la couronne de 
laurier') à IVLemel. 
Première route. 
Par eau sur le goife du Ciirisch • Haff. 

Seconde route.» 



De K.oenigsberg à Milles. 

Mulsen 3 

(On prend ici le 
cheval riverain.) 

Sarken 5 

Bositte Zy, 



Milles. 

Nidden 3 

Schwarzort 4 

(On passe le golfe.) 
Me'mel 3 



19 /a M. 



Milles. 
( Q LoTiise au coeur 
sincère.) 



(Cette ronte n'est que pour la poste.) 

Troisième route. 
DeKoenigsberg à Milles. 
Pogauen ....... 2 ^ 

Tapiau' ........ 2 ^ 

Taplaken 3 

Insteibolirg 4/^ 

( □ à Aigle de 
Prusse.) 

Ostwethen 4 

Tilsit 4 



Szahmeitkehmen 



/: 



Haydekriîg 3 

Proekuls 4.V2 

Mémel 1 3 

(Bonne auberge chez ' 

W'^aiis:eroiv .^ 



(Pour les diligences et voitures publiques.) 
d) De Méincl à Riga. 
De Mémel à Milles. 

IViimmersatt 3 

(Frontières de Russie) 
Polange ....... 1 

(On pas se la Swieta ) 

Rutzun 4 

Ober-Bartan .... 4 



55 M. 



(On passe un bras de 
la rivière Upissa.) 



Milles. 

Thadlyken 

Drogden ^3 

jSchrnnden 4 

(En avant de Scbi'nn- 
den, surlaWeka) 
Franenbourg .... 4 

Bechhof 4 

Doblen 5 V^ 



£8l 



Milles. 
Transport 30^2 

Mitau 4 

COii rencontre ici la 
rente qui vient de 
Varsovie) 



Milles, 



Oley . 5 

liis^a 3 



De Riga à 



e) De Riga, à St, Fctershourg. 
Ver s tes . 



19 

21 
23 



Nenenmnhlen . . . 
Hilkensfelir .... 
(On passe la rivière 

dite Aa.) 
Engelhardtshof . . . 

Koop 

*) Lenzenhof . . . 

Wolmar i8 

Stakeln , 20 

Gnlben ....... 21 

(On passe l'Embach) 

Teilitz 18 

Knikatz 22 

L'ddern 24 

Doerpt 2j 

Iggafer ,23 

Torma 23 

( On côtoie le lac dit 

Peipns sëe) 
Nennal ....... 25 



41 M. 



Ve?-stes. 
14 



Rana Pnngern . . . 

(On quitte ici le 
Peipns sée) 
Klein Pungern ... 24 

Jewe 20 

(On apperçoit{le golfe 

de Finlande) 
Fockenfofof Kiidley 11 
(Oz) est près du golfe) 

^Vei\vara 17 

Narwa 22 

Jambonrg 23 

(On passe la Narowa) 

Apolie i5 

Czieikowitz .... 25 J. 'a 

Kaskowa 23 

Kiepena 19 

Strelna 25 

Pétersboiirg .... 17 



561/2V. 



) yl une petite distance de I.enzenJtof est situé 
Wendetif la résidence de M- lleUc/iel, auteur 
d^ine carte très . détaillée de toute la route de Ri g et 
ù Pétershourg. On peut encore s^en procurer des ex- 
emplaires chez l'auteur. 



282 

En partant de Leipsick et passant par 

i) Berlin et Koenigsberg, tont le voyage est 

a) de Leipsick à Berlin . . . .21 ]\Iilleu 
h) de Berlin par la Poinéranie et 

Koenigsberg 9^3/4 — 

<r) de Koenigsberg snr la Nehrung 

jusqu'à Mémel , 19 3^ — 

d) de Mémel à t\iga 44 "~ 

e) de Riga à Pétersbonrg en comp- ' 
tant (20 verstes pour 3 milles 
d'Allemagne.) 84 J/a — 

26 13/4 Mil. 
2) Par Dresde et "Varsovie . ' 

a} de Leipsick à Biga ;, ... . 220 Milles, 
i) de Riga à Pétersbonrg:. . . . . 84^^ — 

' &) DireeteménÉ T^av Koenigfhèrg . . , 2493/2MiL 

Dès que vous serez arrivé à Saint • Pétershourg , lé 
maître de l'hôtel où • voxis s.erez logé ne manquera pas 
de vous dire, quels sont les règlements auxquels les voi 
yageurs sont obligés de se conformer. Il y a dans cette 
capitale, un riche propriétaire nommé Demeuth , qui à 
deux hôtels considérables , qtii offrent toutes les cora. 
modités quelconques pour tous les besoins de la vie. 
L'un de ces bâtiments, qu'on nomme la Ville de Londres 
a une situation superbe vis-à-vis de ^amirauté et du 
Palais Impérial. L'autre est situé sur la IMoïha. Les per. 
sonnes qui vont s'y loger ne tardant pas à être enchan- 
tées du tableau mouvant qu"'offre la grande place du j>a. 
lais i on est rempli d'admiration à la vue de cette ville 
magnifique ; l'ordre qui y règne , la bonne police qui 
règle le chemin des piétons , celui des cavaliers et des 



^ 



283 

voitures , tout y ravit IN/tranger qui, en outre, a Pavan- 
tage d'apprendre à counoitre bientôt. quel est le costume 
des diverses classes de la société. Paris, Londres, les 
phis grandes villes ne font jamais sur les voyageurs l'ef- 
fet que produisent rapproche et l'entrée d« Suiiu-Féters- 
hourg , et la vue de tant d'édifices superbes dont est dé- 
corée cette résidence des Empereurs de Russie. Selon 
le dénombrement de 1804, ou y comptoit 2|iooo habi- 
tants ; et l'on évaluoit le nombre des maisons dont quelques- 
aines sont très- spacieuses à 71-24. On fait monter la va- 
leur des maisons des particulieis à la somme de 70,597675 
roubles. Les bords de la Néivu qui sont de granit et les 
quais ont une étendue de 55 verstes. Ils ont coûté 12 
millions de roubles, eu y comprenant les i^^rapets et les 
ponts. Ou a fait quantité de nouveaux embellissements 
entre autres la grande allée de la magnifi'pie perspective 
de ISfeivshy qui a 658 toises de long, la salle de la Bourse 
avec le quai, et la nouvelle cathédrale de Notre-Dame 
de Kasun. Pour procurer à mes lecteurs une petite idée 
des trésors qu'on a rassemblés de toutes les parties de 
l'Kurope et du monde, je me contenterai de donner la 
nomenclature des chefs- d'oeuvre"s des sciences, art.s, 
littérature et curiosités qu'on voit au Palais de VlLernii. 
tage : 1) la Galerie des tableaux au nombre de ^.oou, 
2) le cabinet de pierres taillées: il yen a plus de lu.ooo; 
on y voit réunies les fameuses collections de Natter et 
du Duc d'Orléans. 3) Le cabinet des médailles- 4) 
Le cabinet minéralogiq\ie du célèbre voj'ageur Pallas. 
5) Le cabinet de bijous et de pierreries. 6) Les biblio- 
thèques de Voltaire, Diderot, d'Alembert et Eusching, 
7) La collection de cartes géographiques de Busching. 
On conuoît l'excellent ouvrage de M. de Storch , intitule' 
Tableaii de Pétersbourg. Mais depuis, M. de Reimers, 
éditeur de l'ouvrage périodique qui a paru sous le titre 
de CoHStantinojjIe et rélershourg , a fait part au public. 



ddus les deux volumes qui traitent de la dernière de ces 
villes, de tous les changements et embellissements dont 
on l'a décorée dans ces derniers temps.' C'est un exceU 
lent guide pour les étrangers. Il est connxi sous le titre 
de Fétershoiirg am Ende des ersten Jahrhunderts . 

Un carrosse de remise coiite 35 roubles par semaine, 
et 5 à 6 roubles par jour. Une chambre garnie dans un 
quartier vivant coiite environ lo roubles par semaine; 
et l'on donne un rouble et demi par jour à un domes- 
tique de louage. Il y a plusieurs sociétés : la plus au^ 
cienne est le club anglois de 1770. Vieiment ensuite 
l'assemblée musicale dont PEmpereur est membre; 1* 
club des Bourgeois, la Société américaine; l'ancien club 
de danse, et la nouvelle société bourgeoise pour le bal. 
Les étrangers ont coutume de régler leurs montres sur le 
cadran du Palais d^hyver. 

Dans la seconde édition de mon Guide du Voyageur, 
on trouve une bonne carte enhiminée et un Plan de St. 
rétersbourg, et dans la cinquième édition de ce raêrn* 
ouvi'age l'apperçti du local de toutes les choses remar- 
quables qui se voient dans cette capitale. C'est un petit 
carton qui se vend séparément, soirs le titre de Panora- 
ma des curiosités de Saint- Pétersbourg. 



285 



XIV. 

Ceub deux routes principales de VJllemagne, 

On y a ajouté l'indication des aiiherges , des détails 

curieux sur les villes de -passage ^ et des observations 

locales , qui renferment des notices intéressantes. 



IS'ota. Les milles, sont des milles allemands, dont deux 
comptent pour joie poste ; dans tont le Snd de l'Aile* 
magne. Le signe D intéresse les Francs • Plaçons . 
L'astériqiie dési'^ne VauLerge , repute'e la meilleure on 
la plus fréquentée. 

No. 1. 
Route d^Âugsbourg a Basie, par Schaffliausen. 



Milles. 


lîelais. 


Milles. 


lielais. 


3 


Zusmarshausen. 


. 2 Va 


Singen. 


3 


Gunzbourg. 


2 


Schaffhausen. 


3 


U!m. 


3 


Lauchingen. 


3 


Ehingen. 


2 


Wa'.dshut. 


3 


Riedlingen. 


2 


Lanfejiberg. 


2 


Mengen. 


2y2 


Rheinfelden. 


2 
- 1 / 


Moeskirch. 
Stockacli 


2 


Casle. 


ayb 


im\A Tvr 





286 

Drl ails , et ohfervations locales. Ausshourgt 3o,ooo h. 
Ci. devant ville libre impériale. Aiiberges, aux 5 îs'ègres; 
à la Grappe d'or, où s'assemble le chib ; à l'Agiieau d'or, 
hors de la ville. L'hôtel de ville : le plus beau et le 
plus régulier de l'Alleroagiie, construit en 1620 ■pur Ho/l'y 
(de beaux tableaux de Cranach , de IDurej-, de Kager \ 
et depuis 1807 les parties de chasse par liuhens , le 
massacre des enfants de Bethlehem etc.) le palais Fugger; 
la tniir hydraulique; la maison des bouchers; la maison 
de correction; la Pfalzt ouïe palais episcopal : (la salle 
où se fit la lecture de la confession d'Augsbourg, n'existe 
l^lus) l'e'gise de St. Ulric et Afra , superbe bâtiment go- 
thique ; la cathédrale, ses portes de bronze, ses vitres 
peintes, ses tableaux de mérite: l'église luthérienne de 
de Ste. Aniie, la chaire, les tombeaux au cloître, les ta- 
b'eanx de Cranach: IVglise des religieux déchaussés, 
sur-tont le chef d'oeuvre de l'orgue : le collège des Ex- 
Jésuites : l'église des Dominicains , son maître- autel : la 
maison de ÎVÎ. de IJehertî la superbe rue Maximilienne :, 
les anciennes peintures en fresque, qui décorent encore 
la façade à& quelques maisons : la porte dite Hinlafs, 
remarquable par son méchaniirne ingénieux : la grande 
fabrique de M. de Schuîe : les trois fontaines d'Iîercule, 
de Mercure et d'AugTiste : les 3 hospices des pauvres et 
des enfants -trouvés : l'institut d'éducation de Mad, de 
Stetten: l'académie des arts, et. l'école de dessin : nombre 
de bibliothèques et de collections tant publiques que 
particulières, sTir-rout la bibliothèque de la ville, et de 
Ste. Anne, et les cabinets de tableaux, de médailles, 
d'histoire naturelle, de M. M. de Stetten, de Ilelsckachf 
Hoschel , de Cohres , Traiienknecht , I.ang etc. etc. "Les 
cartes géographiques de M. Walch: les estarnpes de BT. 
M. Haèd , Tessari , ffilhelmt les antiquités Romaines, 
enchâssées dans les murs de la cathédrale, de l'église de 
St. Ulric, et dans la maison ^e Wieser : (une curiosité 



a87 

sin2;ulièrp se consTve dans la famille de Seuffert % c'est 
la fraise du grand Gustave . Adolphe , qui Ini fi'it arrachée 
par une demoiselle de cette famille, en lui refusant nu 
baiser-) Les promenades an parc de Spik/iel: au parc de 
la ressource, avec le moniiment de Parchidnc Charles: 
devant la porte de Gogglngcn • les parties de divertisse» 
ment, au hohen Ablafs , aux sept tables, à Gbggingen^ 
Oberhaiisen, Kobel , liosenaii, TFolhenhurg etc. Le Ca. 
sino ; spectacle allemand: des concerts, des bals masquées, 
des clubs, dits Trinhstuhen, V. Tiiicherinnerungeii an die 
ehemalige lieichsstadt Augshiirg , nehst Ilinsichteu cuif die 
jetzige Verfassung , von Hoscher. Augslurg 1807. 8. L^ 
plan de la ville se trouve ddus ma collection, àïte Klei. 
fier deiitscher Stàdte- Atlas. — Gilmliourgi A. à la poste, 
le collège; l'église des Piéristes; le couvent et Tinstitut 
dVdncalion des religieuses angloises ; dans le voisinage, 
à K'oniginhildt la belle église du chapitre. — Vint, 12000 
h. n aiix trois ormeaux A. aii boenf ; Cbel aspect du 
Dajiube, et dajis un tems clair des roonts Tyroliens.) à 
la couronne} au Baumstarck ; an boeuf; à la couronne, 
»V«e sur le Danube. La cathédrale, édiJice du plus beau 
gothique ; largeur 92 p. longueur 200 p. hauteur de la 
tour , 35? p. OJi y monte par 400 marches. L'hôtel de 
ville , et ses peintures en fresque : l'hôpital : la nom. 
breuse société' de lecture , à la Couronne : théâtre de 
société : une gazette estimée et très - répandue , aJlge' 
\meii%e Zeitimg , se publie dans cette ville , par M. Steg. 
mutin: le pain d'épices, le gruau, les asperges, et les 
limaçons engraissés d'UIm sont recherchés par les gour- 
mands. Les fortifications sont démolies, depuis la capi- 
tulation fameuse de IMack. On fait des promenades eu 
bateau sur le Danube , àe nn lien de plaisance , dit le 
Haynf à \ine petite lieue de la ville. V. Kurzgefafste 
Beschreihung der Stadt Vl?n , Vlm i8oi. 8. — JMÔshirch, 
Stockach , Singen sont renommés par les campagnes de 



PArchiduc Charles et de IMoreau. A Stochach existe le 
trihuiial des foux , qui date encore de la bataille de 
IMorgarten, lorsque l'Archiduc U.opold y négligea le 
sage conseil de 5011 fou , Jean de Stochach ; non loin 
de Singen les imines Ae Jlohentwil de l'an iSoo, lamen- 
tée n'est ntillemént difficile. — Schaffhauseni gooo h. 
A. H la Couronne, excellente auberge. Le pont célèbre 
n'existe plus, et est remplacé par un autre : les cata 
ractes du Rhin, à une lieue de la ville, sont la curie 
site principale de cette ville: L'image la plus fidelle, et 
qui doit être mise au premier rang, est l'estampe exécutéa 
par Mr. Keller, en 1807. llfatxt voir les promenades et 
les jardins de Fessenstaiib , où s'assemble une société 
choisie. (V. Itinéraire de la Suisse.) Le voyageur qni 
se rend de Schaffhaïuen à Donaueschingen t V. No. 2 
doit aller à la poste de liheinheim, de la à Zollhaus et 
JDonaiicschingcn , 2 postes. De Hheinheim on se rend à 
Arhurg en Suisse, avec des chevaux de relais. (V. Iti- 
néraire de la Siiisse.) Laiifenhurg \ chiite remarquable 
du Rhin. TJieinfelden '. le Gwiîd, est une contrée ro- 
manesque et sauvage ; on traverse, sur le chemin de 
Bas le , les ruines de l'ancienne ville Romaine d^Augst 
On continue d'y faire des fouilles ; on trouve la collée 
tion la plus riche de ces antiquités déterrées à Basle 
dans le jardin de Mr. Tréville. — Basle'. i5ooo h. A 
aux trois Rois, belle vue sur le Rhin et le pont; à I 
Cigogne, du côté de Huningue, le montxment du généra 
Abaïucci. 



\k 



aag 



No 2. 
Rotite â^Augshourg a Basle f -par Frïbourg. 



Milles. 


lielais. 




Milles. 


lielaif. 


21/2 


Stockach. 


V. 


No. i 


• ^% 


Offenboiirg. 


«/. 


Eno^en. 






^^ 


Friesenheira. 


2 


Geisingen 






3 


Kinzingeji. 


■■/» 


Donanescl] 


iugen. 


./, 


Eramendingen 


■■/< 


Villingen. 






3 


Fribourg. 


../a 


Schilrach. 






1 


Kroziixgeu. 


»/= 


Hornberg. 






a 


Miihlheim. 


•J^ 


Haixsach. 








Kalteheiberge, 


'/. 


Biberach. 






3 


Bâsle. 



52/aIVI. 

Détails et observations locales. Eiigen. En s'appro- 

hai)t| ou jouit de quelques hauteurs, d'une belle vue 

nr le lac de Constance , et siir les ruines pittoresques 

e plusieurs donjons et châteaux. IDonuueschingen. Le 

bateau du Prince, et le jardin, avec une belle vue; 

y a une aul)erge. Dans la cour dn château, la sotirce 

rétendue du Danube, que l'on franchît, pour pouvoir 

? glorifier d'avoir enjambé le Danube. Dans le voi- 

nage , les ruines de IJohehowen, avec une vue très. 

endtie. Of/enbourg A. à la Couronne , ci • devant 

!le impériale. Du cimetière de la cathédrale on apper. 

>it la flèche du Munster à Strasbourg. Les environs 

nt célèbres par les campagnes de Turenne , et de la 

terre de la révolution. Kinzingen. JLrnmenduLgeti. 

3ute cette vallée ressemble à \\\\ jardin, et surpasse, 

Ion mon avàs , les beautés tant vantées de la Bergstrajse. 

e riches villages, des abbnies et grands couvents, tels 

le celui de Schuttern, se succèdent, et varient la scène. 

ribourg. gooo h. A. au Nègre; belle situation; belle» 

lées ; la tour de la cathédrale, ég.ale presque en hau. 

19 



290 

tenr celle de Strashonrg , et son architecture gothiqîi© 

excite l'aclmirafion ; l'université et sa bibliothèque en- 

ricliie par celles des couvents du JBrisgaii ; le cabinet 

d'hist. nat. et de physique , ci- devant à St. Biaise; le 

jardin botanique; l'institut clinique, le théâtre d'ana-i 

tornie ; le cabinet d'hist. nat. àe Klein ; l'institut de 

science forestière, -ci- devant à Schwezingeii ; l'institut 

pour les panvres ; belles vues, hors de la ville, de la ter 

rasse d'un hermitage , de la montagne de fFolfenweilerf 

et près de Heitersheim. Non loin de Muhlheimt on trouve 

à Budeiveiler , des thermes Rorri'ains, très-bien conserves 

et découverts en i784» Ces bains sont encore en usage, 

Belle vue du vieux chàteaii , et de la petite maison d'< 

campagne. Kaltenhcrhcrge. Maison isolée. On peui 

aussi se rendre d'ici k Tiheinfelden^ sans touchera Basle, 

I/d route de Basle traverse la haute montagne de Fritsch 

L'oeil plane sur la plaine, qui s'étend à perte de viie 

et se perd à droite, dans les campagnes de l'Alsace. — 

Basle. V. No. i. Note. Pour se rendre' à 6"^. Biaise 

ci -devant abbaie célèbre, et où l'église magnifiqu 

existe encore ;. mais les corps et ossemens de plusieuri 

Piinccs de la maison d'Autriche , et les riches collection 

scientifiques et littéraires, ont été transportés à Viehn 

et à Fribourg, ) On passe de JDonazieschingen, à TJnadin 

gen 1 Y2 M. Bondorf l/:^ M. (il faut 4 heures de tems. 

6V. Biaise 2 M. bonne chaussée. De Schaffhausen 

St. Biaise i on compte, 6 M., par Oher ' Lauechingen 

mais le chemin est des plus mauvais. V. le 12. Vol. d 

Voyage de JSd, jSicolai , sur l'ancienne splendeur d 

6t. Biaise. 

\ 



No. 3. 
Route d'Augsbourg a Francfort sur le ]\ïein. 



Milles. 


Hélais. 


Milles. 


Relais. 


9 


Ulm. V. No. 1. 


2 


Bretteu. 


3 


Westeistetten. 


1 


Bruchsal. 


2 


Geifsiingen. 


»'/ 


Wisloch. 


3 


Goeppingeii. 


2 


Heidelberg. 


2 


Blochiiigen. 


2 


Weiiiheim. 


2 


Stuttgard. 


^/^ 


Ifeppeiiheim. 


3 


Entzweihingeu. 


5/. 


Daimstadt. 


3 


Kuittliugen. 


3 


Francfort. 



42 /a M. 

Détails et observations locales. Ulm. V. No. i. Geifs- 
liiigen. A. au Lion. Cette ville est célèbre par ses ou- 
vrages faits au tour ; ou eu exporte par au , pour la va- 
leur de plus de goooo florius. Goppingeiu Des eaux 
minérales: les ruines de HoJienstaiifen , souche de la 
maison de ce nom. Blochingcii. Le pont, est bâti sur 
le modèle du ci- devant pont de Scha/fhausen : toute 
cette route de Geifslingen jusqu'à Stiutgard , traverse 
lui pays beau et pittoresque. Stuttgard. Capitale du 
Royaume de "Wirtemberg. 22000 h. A. à PEmpereur Ro- 
main, bien située : au Cor de chasse. Le château de ré- 
sidence, décoré avec goût: le vieux château, où se trou- 
rent aussi la chapelle de la cour, les archives, les ca- 
ttiuets de médailles, de curiosités, et d'hist. nat., les bà- 
:imens de la ci- devant académie: le palais du Prince 
Royal: le théâtre d'opéra: le chancelterie : les écuries: 
'église collégiale avec les tombeaux des Princes : l'hôtel 
le ville : le gymnase, avec l'observatoire, le cabinet d'ins. 
ruments de physique et de mathématiques : les grandes 
àsernes : les hospices et hôpitaux: la bibliothèque ro- 
■aie, surtout la collection de bibles, la plus complète 



29a 

qui existe : la sellerie royale, et les superbes harnois 
que l'on y garde : le jardin botanique : les attelierj 
de M. M, Tctnnacker et Sheffhauer ^ statuaires; de M. 
Tiedernann , rnéchauicien ; de M. IVEuller , graveur. L 
gravure sur pierre, et l'imprimerie en pierre, établie 
chez M. Cotta , avec privilège. Le cabinet de tableaux 
de M. Frohmanrif surtout le St. Jean. L. ■'académie de 
Peinture et Sculptixre : l'institut forestier de M. Har- 
tung : la société d'hist. nat. des Opéras : le théâtre aile 
maud: des concerts: des bals au grand café. Deux pro 
meuades publiques, la Fiante, et les Allées. Aux envi 
rons , la belle vue du Kalilberg , près de Cronstadt ; lei 
bains d'André ou le Hirschhad. Z-ndwigshourg : ville jo. 
lie , agréablement située , entourée de bosquets et d'aï 
lées : le superbe château de IMonrepos , ci -devant dii 
Seehaus , à une demi. lieue de la ville, sur le chemir 
de Francfort, et digne de toute votre attention; la ferm 
royale qui y est annexée: le vieux château, qui renferm 
la chapelle, la galierie de tableaux; celle de Stuttgard ] 
est réunie ; (dans le cabinet de miniature la collectioi 
de dessins erotiques) le jardin , qui est vastff et beau 
la tour d'Obyn ; l'orangerie ; la ménagerie J (on y gard< 
des Kanguroûs) le monument du Comte de Zepplin : 1 
salle d'Opéra; la maison des orphelins militaires; la mai 
son de correction : la fabrique de porcelaines. V. Stutt 
gard mit seiner nahen Gegend nacli der JSatur als Pa 
noramct (.vom Kahlenherg) in 12 Blàttern dars;estelh 
Stuttgard 1804. Le plan de la ville se trouve dans moi 
petit Atlas de villes allemandes , fournéie intéressante 
"Be Stuttgard à Hahenheim : ( &\\t le grand chemii 
de Tubingen , à une petite lieue de la route qui mèm 
an relais de Waldenhuch ; ce parc , célèbre et ses monu 
ments , dont M. le professeiir Heidloff a gravé les prin 
cipaux sites , n'offre presque plus que les vestiges d« 
son ancienne splendeur:) do Hohenheim à Schortihausem 



^ 



£93 

(!e monnment de ZolWiofer) de . là k Echterdingen (la 
rnosqiiee , la faisanderie, le jardin anglois) puis retoiir- 
iicinr, par le lac des ours t et la Solitude en ruines, à 
Stuttgurd. Les eaiix minérales de Lieienzell , de JDei' 
nuch, et celles de Wildbad , qui sont les plus fféqwen- 
te'es, ne sont éloignées que de quelques lieues àç Stutt' 
giud. Bruchsal. A. à la poste ; au Cerf: le château : les 
promenades au jardin qui y est annexé: les salines. De 
IVisloch à Heidelberg , on apperçoit les tours rouges de 
1.1 cathédrale de Spire , et Phdippshourg — Heidelberg. 
V. No, 39. HeppeiiheiTTi. A. au Soleil: (on a eu face 
les ruines de Sturl>.enbourg.) On traverse les campagnes 
si renommées sous le nom de JBergstrafse , à cause de 
leur fertilité et de leurs agréments. L>a montagne du 
JMélicobus ou Kattenberg , entre Heppenheim et JDarm. 
studb , n'est pas d'*une montée trop difficile. L'oeil y 
.domine toute la vallée du Fihin , depuis Spire jusqu'à 
JBingen , et l'horizon n''est borné que par le JVLont-Ton* 
nerre^ et les montagnes des Vosges. On y % élevé une tour, 
jdout la clef se garde à Alsbach. Il faut quitter la chaus. 
^ée à Zwingenberg, et chercher à Alsbach \u\ guide et 
.cette clef. Erbach , dans VOdeuwald, est dans le voisi. 
nage d* Heppenheim. On y admire , outre \ine collée, 
tion d'antiquités Romaines, la salle des chevaliers, ornée 
d'armures d'anciens preux. V. sur ce Musée d'armes, 
unique en Allemagne, et peut-être dans le reste de 
l'Europe; Kurze Beschreibung des liittersaals in dem 
Schlofs ZH Erbach , Amorbach i8o3. 8. Darmstadt. 
Capitale du grand Duché de Hesse. 12000 h. A. à la 
Cour de Hesse : à la poste. Le château de résidence: le 
bâtiment pour les exercices militaires , unique dans son 
;enre: le Pédagogium: la salle d'opéx'a: les bâtiments des 
ribunaux : le Musée du Grand. Duc: la bibliothèque de 
a Cour: l'académie de musique: les écoles de la ville et 
la garnison : l'école d'industrie : le jardin du château. 



aveô le monnTnpnt , qne Frédéric - le . grand fit ériger à 
la dernière Landgrave: Carlshof^ on la ferme de Bock, 
haus '. le jardin liiedesel: les jardins dn Grand -Duc à 
Bessungeu et Kranichstein : le château et les eanx miné- 
rales d^ 'Auerhach : les excnrsions de divertissement à 
Mherstadt et Arheiligen. Une diligence commode est 
établie entre Trancfort et Darmstadt. — Francfort. Ci. 
devant ville libre impériale. 46000 li. O Socrate à la 
Constance : à la Corde (et la grande Loge Provinciale.) 
A. à l'hôtel d'Angleterre, snr le Bofsraarkt; àl'Empereni 
Eomaini sitii la Zeile ; an Cigne blanc, snr la place du 
théâtre ; an Weidenhof ; au Weidenbiisch ; an Bonc noir* 
(les axiberges de Francfort sont justement renommées 
dans tonte l'Allemagne.) La cathédrale, on se fit jadis 
l'élection et le conronnement de l'Empereur Romain; on 
y remarque le tombeau de Gunther de Schwarzbourg : le! 
iiomer , ou l'hôtel de ville; (l'original de la bulle d'or: 
]a bibliothèqiie de la ville où l'on trouve une bible im- 
primée la première -par Fust sur par chemin en 1462, et 
une collection intéressante d'imprimés ayant rappoit à 
la guerre de 5o ans ; pendant la foire on établit au 
Pioemer des boutiques.) L"'ég]ise neuve du culte Ltithé: 
rien; les deux oratoires réformés, allemand et fraii'^ois : 
le ci • devant Palais dé l'ordre tentonique : le Palais du 
Prince. Primat , ci- devant Palais de Taxis: la salle des 
spectacles : grand nombre d'hôtels particuliers , p. e. hô- 
tel Schweizer , I^eonhardi , Schmidt, ISIulhens , Sarasirif 
lliimpf , (dans ce dernier la loge des Francs - Maçons , le 
Casino, et le cabinet de lecture, qui fait tant d'honneiir 
à son fondateur, feu" M. de Schwarzkopf.) Braunfels\ 
Cou est la bourse, et oii l'on trouve de grandes range'es 
de magasins et de boutiques) l'hôpital du St. Esprit : 
l'hôpital des bourgeois, (fondation de Senkenierg avec' 
la bibliothèqite , le jardin botaniqiie, et le théâtre d'ana- 
toraie;) l'hôpital des pauvres et des orphelins; la maisoni 



295 

des fous : îe chapitre des demoiselles, fondation de Krow 
stàlt'. le pont sur le Mein , et le nouveau quai qui longe 
ce fleuve: le monument des Hessois, devant la porte de 
Vriedherg'. le Saalhof , ci -devant la résidence des Caro. 
IJugiens : l'église de St. Léonhard , édifice d'une haute 
antiqiiiti : le Gymnasium : l'école de dessiu : le nouveau 
IVIiisée , établi en i8o8 : théâtre allemand; académie à6 
musique: concerts des amateurs: bals masqués: cojicerts 
et bals à la maison rouge, à l'hôtel d'Angleterre, au Cheval 
d'or: le grand Casino', (il est composé de deux classes 
de membres, dont la première, forte de i5o personnes, 
a seule le droit de voter : 5 directeurs et 3 suppléants 
forment le directoire.) Les jardins de BetlimaiLu , de 
JîolzhaiLsen , de JDichi de Gontard , de Gogcl, d'Engel. 
bach : la maison de chasse et les nouvelles plantations de 
M. de Bethniann au liiedhof : les promenades et excur- 
sions de divertissement au Torsthuus , à BochenJiemi , 
JEjjrnheim, llodelhei/n , Oberrad , Gienheim, à la mon. 
tagiie de lloder , au Sundhof etc. Deux grandes foires 
à Pâques et à la fin d'Août. Cinq gazettes, très -accré- 
ditées. Depuis i3o7, il n'y a plus qu'nne seule poste, 
celle de Taxis. Trois coches deau, ceux de JMayence, 
de Ilunau et d' 0/fenbach , partent et reviennent tous 
les jours. Outre les diligences qui partejit et arrivent à 
des jours fixes, sur les routes de Strasbourg et di 
Basld , et dont nous avons déjà parlé, il y a encore 
es diligences et journalières de JVIayence , et de Ti'isba. 
deii , la dernière, durant la saison des eaux. V. Getreuer 
IFegiveiser von JFranJifurt ù IM. , nehst einem Grundrisse 
iud einer Karte , par feu Mr. Ilusgen , Frankfurt am 
Mayn 1802. 8. et le plan de la ville , dans mon petit 
tlds des villes allemandes. Environs. OJfenbach. Ville 
iante et pleine d'industrie. A. à la Cour de Nassau; à 
a Cour d'YsemboTirg. L'institut d'éducation : le Casino : 
pectacle allemand: la Polyantographie de J. André; Tat- 



S96 

telier de sellier, carossier de M. M. Kirschten et JDyh)) 
Bijouterie de Ch. Graiimann.: fabriques en porte-feiiiile^ 
de Creceliiis et Kugler, et de Moller et Dejonge etc.: le^ 
temple aux bains de IW.JVletzler. Wilhelnisbad : sur la route 
de Hanan ; pour s'y rendre, on ne paie que 5o kreuzer de 
plus par cheval de poste : on trouve des eaux ferrixsi- 
iieuses , des sites et des promenades charmantes à \Vil- 
helrasbad, qui est très-fréquenté dans la belle saison, sur- 
tout les jours de dimanches. Tout y est à prix fixe , dé. 
signé par l'affiche. — Un militaire ne doit pas oublier 
les champs de bataille de Bergen, et sur la JS'iddu. 

No. 4. 

Route d'jiugshourg a Francfort ^ -par Dlllingen et 
Canstadt , et Heilhronn. 

IMiîles. 
2 
2 
2 
2 
1 
1 
3 
3 
3 

Détails et observations locales, JDillingen. A, à la 
poste. Sur la route de Dqnauwerth on traverse les 
champs fameux de la bataille de Hochstedt ou JBlenheir/i 
de i'an 1704. — Canstadt. Le Hirschbad ; les eaux mi- 
•iiérales : la vue superbe du haut du Kahlenberg. — 
Stuttgard et Ludwigshourg. V. No. 3. De Ludwigsbour* 
à Heilhronn, on passe par Bessigheim rénommé pour sei 
vins rouges, dont les souches ont été tires de la Valtej 



Ixclais. 


Milles. 


Bel ai s. 


Biberach. 


1 


Stuttgard. 


Wertingen. 


e 


Ludwigsboiirg. 


Dillingen. 


4 


TleiJbronn. 


Gieugen. 


3 


Siuzheim. 


Heidenheim 


2 


Maner. 


Aalen. 


'K 


Heidelberg. 


Gmundt. 

Schorndorf. 

Canstadt. 


10 


Francfort. No. 3. 


42;/<M. 





297 

line. A iMuffen, on joxût d'une rue pittoresque. — 
Heilhronn. A. à l'électeur, auberge excellente ; la poste 
aux chevaux s'y trouve. La tour de St. Kilian , remar. 
quable i^ar son architecture. Dans les archives de la 
ville, des lettres originales de deux Preux célèbres, 
Sickingen et Giiz de Berlichingeii. La tour où ce che- 
valier fut enfermé. Son tombeau se voit au couvent de 
Schbnlhal, non loin de la ville. Le pont couvert. La 
maison de correction. La bibliothèque de la ville. La 
grande fonlaine. Le Tl ai-tthurm et le Jagdhaus , sont 
deux lieux de plaisance, très, fréquentés: non loin de 
là les bains de Loewensteiii et de l^eherhrunn. La route 
la plus romantique , passe de Heilhronn à Jleidelherg, 
par Nechar- Gmund — Ileidelberg. V. No. 38. Franc* 
fort. V. No. 3. 

No. 5. 

Route uAugsbourg a Frïbourg. 

l 

Milles. llelais. Milles. Relais. 

21^2 Stockach. No. 1. 2 Neustadt. 

lyi Engen. 2 Stai^. 

2^ Pfora. 2 Frïbourg. 



1 y^i Unadingeu. 



54 M. 



Détails et observations locales. Stockach. Engen. 
V. No. 1. 'JSeustadt. Dans toute cette contrée on fait 
ces horloges de bois, qui sont si recherchées , il s'y 
fait aussi \in grand trafic av'^cc des oiseaux de chaut: ou 
y fore ce taille des grenats, des cristaux. Non loin de 
Keustadt on traverse le passai;e fameux dit Venfer, qu« 
les François forcèrent en 1797. Fnhourg. V. No. :î. 



298 

No. 6. 



Route d'^ugshourg a Inshruck. 



Milles. 


Tielais. 


Milles.- 


llelais. 


5 


Schwabmimchen. 


3 


Lermos. 


^/a 


Biicliloe. 


2 


Nassereit. 


2/. 


Kaxifbeuern. 


2 


Barweis. 


^/. 


Fiiessen. 


^•/ 


Zierle. 


2 


Reuii. 


2 


Insbriick. 




24 V2 





Uétàils et observations locales. Kaufheuern. Ci- devant 
ville libre impériale : ci - devant fameux pèlerinage de 
Crescence: à ses portes, TEx-Abbaie d^Yrsée. Fuessen'. 
on y fait des violons et des Inths , très-estimés : à Schon- 
gau, on fait des fliites d'une espèce particnlière. lieuti'. 
A. à ia poste. Lermos. A. au Lion d'or. JS'assareit: des 
montées et des descentes rudes. Zicrl: de belles forêts 
de pins et de mélèzes. Inshruck. 12,000 ii. A. au Soleil; 
au Lion d'or. L'église de la Cour, avec les monumejits 
de Maximilien, et des Archiducs, et la chapelle, dite 
d'argent: IVglise de St. Jacques, son maître - autel , et le 
tableau célèbre , de Marie au secours : Péglise de St 
Ji.au , et ses tableaux à fresque, par Schopf '. l'église co!- 
légiale; un autel est érigé à la place de la mort de Frart' 
rois I. le château, dans le jardin, promenade publique, 
î.i statue de Léopold , dans le château le plafond peint 
ji-ar JMaulhertsch ', les faits -d'armes de Charles VI. repré. 
sentes à la salle des géants ; le toît en cuivre , qu'une 
fable suppose d'être d'or , sur le balcon de la chancelle* 
lie etc. L'hôtel de vi'de : la salle d'opéra : le grand 
manège: le parc: le pont sur VInn'. spectacle allemand: 
des concerts: des bals masqués: des combats d'animaux: 
le Musée du Lycée : le cabinet d'estampes au couvent 
des Servites : la bibliothèque de M. Eggers , et sa col- 



£99 

lection d*onVrages des peintres Tyroliens : le JLycée : la 
société patriotique. V. Plan und Ansicht der Stadt Ins- 
hruch, von H. Viehbach , i8o5, Aiix environs. Le cou- 
vent de Weilau et la chiite de la SU. Le rocher à pic, 
dit IMartinsivandy célèbre par Pavantiire de JMaximilien, 
en chassant des chamois ; hauteur de la croix au-dessus 
de rinn , 114 toises, et de la roche perpendiculaire, 
296 toises. Ambras '. ses collections renommées sont 
presque toutes dispersées; les armures anciennes,- les 
pUis curieuses , se trouvent à Paris, au JMusée jS~apoIéon. 
V. Kurze Nachricht von Ambras , von Primisser , Insbruch 
3777.8. Hall: ses salines (en 1801. ou y faisoit 219600 
quintaux de sel commun;) les bains d'Enbrickle. ISota. 
Pour pouvoir se rejidre par la route la plus commode et 
la plus coitrte , de Zier\ et Wallersée , il faut obtenir la 
permission du gouvernement , qui ne l'accorde pas tou- 
joTirs. 

No. 7. 
'Route d*Augshourg a Inshruck ^ -par 3'Iittenwaîde y 
a Trente et JVTantoue, 



Milles. 


lielais. 


Milles. 


lielais. 


4 


Landsb.erg. 


2 


Ober-Mittenwald 


2 


Bayerdissen. 


2 


Erixen. 


2 


Weilheim. 


2 


Collmann. 


£ 


Murnau. 


2 


Teutschen. 


5 


Bartenkirch. 


2 


Bolzono. 


2 


Mittenwalde. 


2 


Eransoll. 


3 


Seefeld. 


2 


Iveumarck. 


2 


Insbruck. 


2 


Salurne. 


2 


Schouberg. 


2 


Laviso. 


2 


Steinach. 


2 


Trente. 


2 


Brenner. 


2 


Calliano. 


2 


Sterziijgeiï. 


2 


Boveredo. 



3oo 



Milles. 


Tlelais. 


Milles. 


lielais. 


a 


Alla. 


3 


Castelnuovo 


2 


Péri. 


4 


Roverbella. 


2 


Volargino. 


2 


Mantoue. 



67 M. 
Détails et ohseroations locales. On passe , successive 
ment jusqu'à Jnsbruch, le ZxcJi ^ V Ambre ^ la Tutnsau 
la l.eisach et P Inti. A Murnau on trouve beaucoup cl< 
peint tes en veiTe et des fabriques de fleurs artilicielles 
]\'îicte.inuuhie est renommé poxir ses violons et ses bourseï 
de liloial.e, Iiishrucli. V. No. 6. Schcnherg. A. à 1î 
poste. Ijt's sites ressemblent aux sites Suisses. Le gla 
cier de 6tuhuye est dans le voisinage. Mreiifier. A. à J« 
postfet lîlévation au-desstis de la mer, 4481. p. de Pa. 
,xis. Le passage des montagnes du Tyrol, se fait. avec des 
chevaux de poste , et par des chaussées superbes. Des 
paysa;ies pittoresques, des gezis affables et obligeants, de^ 
postillons de bonne volonté, de bonnes ordonnances de 
poste, .des auberges propres, où Ton est bien régalé jj 
et à des prix raisonnables , font préférer ce voyage à 
bien d'antres. A peu de distance du grand- chemin du 
Jirenner , rEisach sort d'une source chaude. — Ster' 
zingen. A. à la poste. Depuis Collmcinn le climat s'a- 
doucit de plus en plus, et les chataîgners , les noyers, 
les vignes, deviennent plus fréquents. Beaii j)ays, vallées 
sauvages et romantiques. La ville de Bolzano est étroite, 
mal- propre, mais pleine d'indxistrie , et très.cbmmer- 
çante. Trente. La langue allemande comraenjce à dispa« 
roître. A. à l'Aigle d'or: à l'Europe. Devant la cathé- 
drale, xine fontaine ornée de sculptures médiocres. L'é- 
glise de Ste. Marie , où se tint le concile , est écroulée 
eu partie. Le plus beau tableau de la cathédrale , se 
trouve au premier autel, à gauche en entrant. Calliano. 
I/Aclige parcourt la vallée, et partout s'élève un triple 



3oi 

araphithéâfre de villages, sur le penchant des montagnes. 

lioveredo. A. à la Rose. Alla. On troque chez le 

maître de poste ses voitures à 4 roues contre des Sedias 

Italiennes, et réciproquement en revenant de llralie. 

Pas remarqnable et sauvage de la Chinsn. Castelniiovo. 

Les plaines de l'Italie étalent lenrs charmes: des couvents, 

des églises superbes, des fermes, des maisons de carn» 

pagne élégantes, des j^iairies remplies de bestiaux, des 

mûriers entrelacés de guirlandes de pampre, enchantent 

l'oeil. IMaiitoiie. A. au Lion. 20,000 h. Le palais du T. 

(le chef d'oeuvre de Jules Tioniain , dans la grande sa'ie, 

est totalement r\iiné; ce pa'ais sert en partie de caserne) 

la maison de Jules riomuin , avec la statue du Mercure, 

restauré par lui - même : (son tombeau dans l'église des 

servîtes, est sans monument:) la cathédrale, belle ar- 

ïhitecture ; dans l'intérieur, grand nombre de tableaux, 

'église de St. André, avec le tombeau du Comte An- 

ireasi : Péglise de St. Maurice, avec le beau tableau 

leint par Carrache: Madonna del Orto , et ses tableanx. 

\u mnsée des antiques la tête de Virgile, né à Picto^o, 

ion loin de la ville; son monument, et Tacadémie Vir- 

;ilienne. Belle vue du pont St. Giorgio, surtout dans 

es soirées. Cette ville, bien fortifiée, est célèbre par 

es sièges qu'elle a soutenus. 

No. 8. 

Route d'Augshourg a Lindau. 



t- 


Milles. 


Relais ' 


Milles. 


lielaif. 


(• 


5 


Schwabmiinchen. 


3 


Leutkirch 


k 


S 


Mindelheim, 


S 


Wangen. 


IC. 


S 


Meramingen. 


5 


Liudau. 



18 M. 



302 

Détails et observations locales. CV'toit entre Schwah- 
miuichen et Mindelheim , que je jouis pour la première 
fois, dans nn temps clair, de l'aspect superbe de la 
chaîne des Alpes et montagnes du Tyrol et d'Appenzell, 
amoncelées sur l'horizon , comme les sombres nuages 
d''une temprte lointaine. JMemmingen: 800 h. Q à l'An* 
rore. A. au boeuf blanc : le bel hôtel, de - ville , le Ly- 
cée ; la bibliothèque de la ville ; à une lieue de distance 
la ci -devant Chartreuse de Buxheim , qui renfermoit 
bien des curiosités. Lindaic. Ci -devant ville libre im- 
périale, placée sur trois isles , ce qui lui à fait donner 
le nom, de Petite' Venise. A. à la Couronne, belle vue 
sur le lac des appartements de derrière : à l'Oie d'or. 
L'église de St. Etienne: le pont de bois, long de 3oo 
pieds ; la vue marine de ce pont est superbe. La Hei' 
deniricuœr passe pour un ouvrage Romain , ce qui est 
très . équivoque. Du haut des montagnes de Heuer et 
des canards , l'oeil embrasse un horizon intéressant. De 
Lindau à Constance l'on peut se rendre , ou par terre 
V. No. 83., ou par le lac: un bateau public part tous 
les samedis, et arrive les vendredis; prix du trajet par 
tête, 24.kreuzers. Un autre b.lteaii passe et repasse entre 
Lindau et Roschacli , tous les mardis. 

No. 9. ^ [ 

Route d'Aui^siourg a JVlunuh, 
i 

Milles. Relais. 

2,^2 Erasbourg. 

3 SchwabhaxTsen. 

3 Munich. 



L'i 



ay.M. 

Détails et observations locales. Friedherg: situé dan) 
^me belle plaine, est renommé par ses montres et horloges. 



3o3 

et DacJiau, par la belle vue, du haut de son château. 
Entre Schwabh ans en et JVTunich , on peut s'arrêter i 
Tsymphenbourg , en s'arrangcaut avec le maître de poslo 
du premier relais. IMunich. Capitale du Royaume de 
Bavière. A. à l'Aigle uoir ; au Coq d'or : au CerF d'or : 
à la Cour de Londres. 5o,ooo h. Cette ville s'embellit 
d'un jour à Pautre. Le château de résidence, dont les 
appartements sont de la dernière magnificence, etienfer- 
ment des curiosités en tout genre; l'escalier de marbre; 
la galerie de tableaux (déjà si ceièbre par ses tableaux 
de Durer t son Vandyk etc. elle vient d'être enrichie 
par un grand nombre de chefs, d'oeuvre, par la galerie 
de Dusseldorf, par un cabinet d'estampes au nombre de 
100,000, et par 3ooo dessins originaux de grands ma.'tres. 
Y . \Beschréibiing der Bildergallerij , vont Uirector JMuiut- 
lich, Munclmn 8. 2 Vol.) La chapelle dite ht belle , et 
ses collections de curiosités et des pièces d'art : le tré- 
sor etc. Le palais de Gnillanme : les palais Preissiiig et 
Thbring: les bâtiments de l'académie: les écuries: l'hôtel 
de ville: l'église de N. D. les tableaux du maifre- autel, 
et le monument de Louis IV. l'église des Théatins , lo 
tableau de Saiidrat \ l'église et l'institut d'éducation des 
Angloises : l'église de l'ordre de IVIalthe : le ci- devant 
collège des 'jésuites , réputé le plus superb? que l'urdre 
possédoit: (on doit y placer la grande Bibliothèque Tio. 
yale et nationale; cette bibliothèque , augmentée par celle 
de Manheim, de Freysingue, et par tant d'autres de tant 
d'abbayes et couvents supprimés , deviendra sous peu 
l'une des plus riches et des plus curieuses de l'Europe. 
On y remarque, entre antres, le livre de prières d© 
Durer, avec des dessins de sa main et de celle de Z.u. 
cas Kranach. Le grand jardin militaire : l'hôpital du St. 
Esprit : l'institut d' Haberle » pour soigner les malades. 
(Un grand nombre d'églises et de couvents viennent 
^'ètre suppriroés , et changer de destination. ) L'académie 



3o4 

des sciences et ses riches collecHons , le Lycée : l'école 
de dessin: l'école militaire: les instituts de travail et 
d'éducation , par le Comte de linm/ord'. et un graiid 
nombre d'autres, tant publics que particuliers. Les ca- 
binets de médailles et d''hist. nat. du Roi : la salle d'an- 
tiques: les bibliothèques des comtes Preissing et Tatten- 
hach: le cabinet de tableaux de M, Stroleh Spectacle 
allemand : les académies do musicjue : les bals masqués, 
durant le cariiav^al : les sociétés, dites le Musée et l'Har. 
monie. Le jardin de la Cour : la place de parade ; la 
place Maximilienue : le jardin Anglois: le grand et petit 
Ilesseliocli : Glasf^arten : Hnbergarten etc.; les parties de' 
divertissement, à Bogenbausen, Kalteherberg, Osterwald. 
V. Bcschreihiing der Stadt lïŒiinchen , von Ilnher, nehst 
eineni Plan , TSlûnchen i8o>. 8. 2 Vol. bon guide. Le 
plan de la ville se trouve aussi dans mon Petit Atlas de 
villes. — Environs. Is'jmphenhourg : bâti sur le modèle de 
Versailles: le château d'Amélie; le bain, le plus beau 
après Gelui de Cassel etc. — Schltiichsheim : à 3 lierres ; 
on' peut s'y rendre par eau. Ce château renferme plus 
de 3oo appartements. Le salloii est orné des combats 
de Maximilien contre les Turcs. A une lieue, les eaux 
minérales de IMohingcn. — Le lac de TViirm : (bonne 
auberge à Sternherg. Les eaux de ce lac sftnt toujours 
agitées. Sa longueur est de 5^2» sa largeur de i yj, et 
son étendue de i3 lieues.) — Non loin du village de 
Perlach , on remarque les tilleuls plantés par le grand 
Gustaphe- Adolphe , et qui reçurent les hommages de 
son arrière -petit . fils , en 1804. IS'ota. On doit être 
muni d'un passeport de police, quand -on qiiitt^ une 
ville bavaroise où l'on a fait quelque séjour. 



3o5 



No. 10. 
Route d'yîusrsbouro; à Nurçmhersi' 



Milles^ 


llclais. 


Milles. 


Fielais. 


3 


Meitiiigen. 


2 


Plein fe!d. 


3 


Donaxnvôrth. 


2 


Rot]). 


2 


Moiiheirn. 


2 


Schwabach 


S 


Dietfurt 


2 


Kxiremberg 



i3M. 

JDétails et observations locales. Donainuorth : A. à la 
Comonne : palais et jardin Fiigger ; promenade an JVbrlh. 
Uonuriivôrth a élé an i3 et 19e siècle le théâtre de pin. 
sieurs combats sanglants; d'ici à 'Dilliiigen, le cliamp de 
bataille de Hochstadt ou lileinheim } c'est de la tour de 
l'église, que l'on en embrasse le mieux l'ensemble. Les 
François ont emporté en xjçfi , les drapeaux que l'on 
çardoit à l'église. Situation agréable du ci . devant monas. 
:êre de Kaysersheim et de la ville cVUloiiigeu. Schwa' 
ïhich : les f.ibriques célèbres d'aiguilles et d'épingles : le 
naître- autel de l'église paroissiale avec le tableau de 
Vohlgemuth : la maison de correction : la fabrique d'in. 
liennes, de Stiirmer : le club: la société de lecture: le 
ardin de Haa^. IS'urcînhtirg. Ci. devant ville libre im. 
ériale. 5o,ooo h. Q Joscphe de la concorde: aux trois 
èches. A. axi Cheval rouge; au Coq rouge: au Eittcr- 
olz : à l'Oie d'or. L'église de St. Sébalde : (le criuifix 
e laiton, du poids de ijvS livres , et le crucifix do 
ois de Veit. Sto/s.) L'église de St. Egide: (le tableau 
e Vanclyh) l'église neuve de l'hôpital; on y garda ci- 
avant les ornements de l'Empire germanique. La él- 
evant église de Ste., Catherine ; (le tombeau de JMurtin 
\eheini, le Coxe de son siècle.) L'église de St. Lau- 
îuce, ses vitres peintes, sur. tout celles de Volkraar, 
t nombre d'autres églises tt tlia^ elles , en partie snp- 

20 



3o6 . 

primées, mais remarquables par leiirs-antiquités ; au cime'- 

tière de celle de St. Jean le tombeau d'' Alhrecht Durer. 

(Il porte le No. 649. La société des amis des arts le 

fit Ouvrir en 1802, et acqxiit cette place, pour y faire 1 

enterrer les artistes.) Le château ci -devant Impe'rial ; 

(ses curiosités; le puits etc.) L'hôtel de ville , construit 

eu i332. beaucoup de tableaux d'' Alhrecht Durer. V 

Beschreibuïig des ISfiirnberger Txathhauses , von IL von 

JMurr. 1790. 8. La maison de Hans Sachs y ancien trou- 

badoTir allemand, mort en 1676. Les ponts dits, Baar. 

fufser t ABC. Fleischbrucke , surtout l'arche du deruier. 

Les fontaines de la p'ace du marché, et de celle de St. 

Laurence. La maison des enfants- trouvés : la maison de 

correction : la tour hydraulique : les moulins des ouvriers 

et Jondeurs en cuivre et en bronze. Les bibliothèques: 

et collections publiques de la ville, (riches en antiquités, 

tableaux, instruments et autres choses rares et remar. 

quabies : la bibliotlièqiie et les médailles àe Dilhers : les 

bibliothèques de JFeiiitzer, JMarperger , ITill ; le Musée 

d'Ehner : la bibliothèque et les collections de l'académie 

de peinture et de dessin: (je liasse sous silence les bi. 

b'iolhèqiies et cabinets des particuliers, ceux de Praun, 

de IMurr etc.) Le magasin de tableaux et d'estampes de 

M. Frauenholz: le magasin de quincaillerie de M. Bes- 

telmeyer : les bureaux de carte^ géographiques de M. M. 

Schneider, ci devant Homann. L'ordre des fleurs de la 

Pegnitz , fondé en 1644^ : l'académie de peinture et de 

dessin: le club des artistes : la caisse de secours pour 

les commis des négociants : l'institut d'éducation de Buch' 

ner : les' écoles d'industrie : le cabinet de lecture. (De 

l'ancienne société des troubadours allemands, ou IMeistev' 

sànger , on en remarque encore quelques vestiges, dans 

les corps de métier.) Spectacle allemand : les concerts 

du dimanche au cheval rouge: des bals an salon d'Auen 

neimer : l'harmonie ; cette société sassemDle au chevai 



3o7 

rnixge; le mardi est le jour des dames.) Le chib au 
Seine [s p'aheiL \ le club des négociants: les promenades et 
parties de plaisir à la Huiler. Wiese ^ au Dutzend Teich 
au JudeiihriJil t Aws. jardins de VolLamer , Beheirn, SiU 
berrad, Kraftshof , (où s'assemMoit l'ordre des fleurs.) 
Trois foires par an. L'ancienne différence des sonneries 
des horloges, n'existe plus depuis Toccnpatiou bavaroise. 
y. Kurze Beschreihung der Stadt ISuj-Jihe? g , nelsù deicn 
Crundrisse t von JMidldr , Isiu-nlerg z0o2. 8. 2de édition. 
J.e plan de la ville se trouve dans le petit Atlas des 
vdles allemandes. Hiivirons. ylltdorff. L'université qui 
^ate de 1622. Le bâtiment du collège, avec ses auditni- 
res et bibliothèques : le IVIusée de Trew : l'observatoire : 
la collection d^ucuruhles , du Prof. Schicaîz : le jardiu 
botanique : la fontaine de Sophie , à Giuuberg , exidroit 
agréablement situé. 

No. 11. 

Route d^ Auzshoursi: a Ratishonne. 

Milles. Bêlais. Milles. Bêlais, 

3 Aichach. 2 y^ Neustadt. 

3 AVaidliofen. 2^^ Postsaal. 

3 Geiseufeld. 3 I^atisboune. 



17 M. 

Détails et observations locales. Aichach. Les ruines 
des deux châteaux de U'ittelsbuch , souches de la maison 
royale régnante. Batishonne. Ci - devant ville libre im- 
périale, et jadis depuis 1662. 1806 , le siège de la diète 
de l'Empire séante dans les salles sombres de l'hôtel de 
ville. D Charles aux trois clefs. 22,000 h. A. aux 3 
Casques : à l'Agneau blanc , sur le pont. La cathe'drale, 
lAtie en 1400: l'église de St. Emmeran et ses , tableaux : 
l'église des Minorités , avec deux tabi-eaiix de Guide RhcnC. 



3o8 



le Palais du Prince de Taxis: le pont sur le Danube,!; 
long de 1091. -p. i5 arches. Les bibliothèques du Princeji 
de Taxis , de la ville etc. Nombre de cabinets particn»!, 
liers. Spectacle allemand, trois fois par semaine: le Càs-il 
sino delà noblesse, à Obev' JVdrth. Les assemblées etj 
académies de mxisiqxie , chez le Prince de Taxis: les con 
certs d'hyver, an coq ronge: des bals masqnés : les deux 
sociétés on clubs , sons le nom de r Harmonie, et lies 
source', le jardin et la société botaniqne: les promenades 
aux allées de Taxis, aux deiix Worths '. les excnrsions 
de divertissement à l'auberge de Bonienhrunn, à la ferme 
d'Eiiihausen, aii bain de Winzer. Les pistolets et armes] 
à feu de Kugelreuth , sont jnstement célèbres. An bureau 
des arts de Kayser et Niedermayr, les presses polyanto 
graphiques. Sur le voyage par eau de Uatishonfie à Vienne. 
V. les détails à la page 
mit einem Grundrisse , Regenshurg 1802. 8 



V. TVegweiser in liegenshiirg. 







No. 


12 






Route d'Aiigshourg a 


Salzbourg 


et Trieste. 


Milles. 


lïejais. 






Milles 


Hélais. 


8/2 


Mûnnich. 


No. 9 


. 


2 


Hadtstatt. . 


^% 


Zeanetting 


. 




• 2 


Unterthaiien. 


2^2 


Stejnering. 






2 


Twengg. 


2 


Wasserbourg. 




5 


St. Michel. 


2 


Kabertsheim. 




- 2 


Rennwegg. 


2 


S tain. 






3 


Gmunden. 


2 


^"aging, 






s 


Spital. 


I>/2 


Schorliam. 






2 


Sr. Paternion. 


^Yz 


Sal^bonrg. 






3 


Villach. 


2 


Hailein. 






a 


Velden. 


2 


GoUing. 






2 


Klagenfurt. 


3 


Werfen. 






2 


Kirschentheuer 


2 


Littann. 






. .4 


Neumarkt. 



3o9 



miles. 


Jielais. 


Milles. 


llelais 


3 


Krainboiirg. 


2 


Adelsberg. 


3 


Laybach. 


2 


Prewald. 


2 


Ober . Laybach. 


5 


Sesîaiia. 


2 


Liassée. 


2 


Triesie, 



Détails et observations locales. IMiinich. V, No. 9. 
Les glaciers dti Tyrol et de Salzboiirg^, te montrant à 
la droite. Wasserhourg : bonne aubei-ge , à la poste. Si- 
tuation marine de la ville ; pont sur V Lan long de 480 
pieds. UInn et le lac de TVeller fournissent un poisson 
délicat, appelle. Waller , du poids de 10 à 5o livres. 
Wagiiig; lac de Tacher. Salzhourg. 16,000 li. A. au 
Navire, sur la belle place de la cathédrale; à la Grappe 
d'or. Belle ville. La cathédrale, bâtiment magnifique; 
l'église de la Trinité et le collège Virgilian : les écuries, 
le manège dMiiver et d'été , avec les loges percées dans 
le roc : l'église de St. Sébastien , son cimetière , réputé 
.'un des plus beaux de l'Europe ; le fameux Para. 
:else y est eiïtei'ré, à l'entrée: la porte neuve du IMoncJiS' 
'erg (ouvrage hardi qui mérite bien cette inscription, 
Te saxa loquuntur') et la vue superbe , du haut du 
Mônchsberg : la statue de la Ste. Vierge ; la belle église 
tes Cajetans, et nombre d'autres : la résidence et le 
•aliment neuf, qui renferme la bibliothèque et les 
ribunaux : l'hôpital de St. Jean : le palais et le jardin 
;e Mirabel : le château et le jardin du comte To- 
ron : le château du comte Tlrmian : le cabinet d'hist. 
at. de M, liehling et d'autres collections tant publiques 
lie particulières. V. Beschreihung cler Haupt'Und lîs. 
denzstadt Salzhurg , von L. Ilubiier^ Salzburg 1792. 8. 
Vol. Tnvirons. HeUhrunn', son amphithéâtre^ de rocs, 
)n parc dçs chamois. BercJitesgaden et le lac de Bar- 
lélémi : on y pêche de petits saumons , qui sont ré- 



3io 

clierches par les gourmands : les ouvrages faits au tour, 
p.ir les liabitaiits , sont célèbres. Gastein : belle nature 
sauvage; ses mines, ses eaux minérales. M. Kuttner ne, 
peut se lasser de recommander ces excursi(*is, faites au 
milieu d'un beau pays Alpestre , sur de bonnes routes, 
et avec des chevaux de poste excellents : on mange le 
le meilleur pain ]peut-être de l'Allemagne. V. Tieise durch 
das Erzstift Salzhurg , voit L. Hiibner , nebst Stutidetf 
zeiger und Strafsenliarte , 179S. 8. SchuUes J\eise dtertn 
Salzhurg und Eerchtesgaden , JP~ien i8o4- 2 Vol. 8. dt le 
charmant ouvrage de M. le chevalier de Bray', Voyage 
dans le Tirol et aux Salines de Salzhourg et de Ileiclieh- 
hall, Paris 1807. 12. Halleiii'. raines dé sel célèbres; 
on compte 32 réservoirs ; rillumiiiation dé ces souter. 
rains est un spectacle vraiment magique. D'après un caL 
cul fait dans les années 1790 — 1799- on peut porter les 
revenus nets à 199000 florins par an. JLntre Villach et 
Velden la. route côtoie presque le lac de IVer-the?- , si 
pittoresque. Chaque amateur de la belle nature n'onliîierï 
pas, d'aller visiter la Ville du Prince de Hosenberg, ai- 
bout de ce lac. — KlagenfuTth. A. au Soleil. Le palai; 
impe'rial : la maison des états : la résidence : le canal qii 
aboutit au TVerther \ près de là le prieuré àe IMariasaal] 
le siège des Frinces , de marbre, célèbre par l'inaugn! 
ration des anciens ducs de la Carinthie ; cette cérémoni(j 
eut lieu pour la dernière fois, en i4i4' — Kirsclien 
theuer. Derrière ce relais , on gravit le Pas de Loibel 
élévation au-dessus de la mer, 4000 p. de Paris; c 
chemin est l'une des entreprises humaines les plus hai 
dies comme les mieux exécutées. Il faut prendre à Ki? 
s chentheuer des chevaux de renfort, qui se paient à rai 
son de deux milles, jusqu'au sommet. Belle plaine, qu 
traverse la Sawe — Krainhourg, A. à la poste, — Z.ây 
hach. A. à THomme sauvage. Le vieux château, et beai 
bois de chênes et de_ hêtres : la cathédrale , dont Tinté 



;5ii 

rienr ressemble à celui de S. Pierre à Rome: la ci-devant 
e'glise des Jésuites, décorée avec un goiît infini: le ly. 
cée : la salle de spectacles, le pa'ais Anersberg, ses col- 
lections littéraires et d'arts: les jardins Anersberg: les 
carrières de marbre siir la rivière de Laybach : (les bals 
rnasqnés se donnent au ci- devant collège des Jésuites.) 
-Ober. Laybach. A 4 milles d'ici est située la ville d' Idria, 
célèbre par ses raiftes de vif - argent A. à la grande an- 
berge. Elévation â. d. de la mer, 144S. p. de Paris. A 
l'entrée de la va'lée on vous demande voire passeport. 
Chez l'homme dit, Kleidermann , On vous revêtit de la 
cappe et du costume des mineurs , pour descendre dan* 
les iiuits. Dans celui d'jlntoine , on descend commode, 
ment par des marches de pierre. D. Idria on rejoint la 
grande route par Loitsch , 5 M. Flanian 1^ M. Adels- 
berg. A. Osteria grande. Des grottes très «remarquables 
et vastes, surtout celle de Ste. Ma^delaiiie , et à 3 lieues, 
le lac de Zirknitz. Le château de Lueg , à deux lieues 
d^ Adelsberg, placé dans une grotte où est une curiosité des 
plus singulières. Une magnifique du haut du Karst (élé- 
vation a. d. de la mer, i486, p. d. P.) sur la mer, sur 
les côtes , et sur la ville de Trieste. Trieste. 00,000 h. 
A. Osteria grande, sur la grande place; alla dogana vec- 
chia ; H la citta di Londra , (où sont réunis, la salle de 
spectacle , la salle des redoutes, et un café) Le grand 
Molo : les deux lazarets : la maison des pauvres et des 
enfants trouvés : le Palazzo : la cathédrale : l'église des 
ci. devant Jésuites: le château - fort, et la vue magni- 
fique dont on y jouit: la salle d'opéra: la bibliothèque 
publique, et l'institut des gazettes qiù y est annexé. La 
grande foire d"'Aoi'it : les deux sociétés d'assurance. Spec- 
taçle allemand et italien. Opéra italien: des bals masqués 
à la salle de spectacle, durant le carneval: le grand Cas- 
sino : des promenades en voitxire sur la JMolo , et en 
bateau dans le port. V. Plan der Stadt Triest, Wien 1802. 



Beschreihiing des Handeîs der Stàdte Tries t iind Tiumet\^ 
1804. 8. — Environs. La grotte de Corgiiale k deux |f 
lieues, qui surpasse celles d^Adehherg. Belle vue du! 
liant de la laontagne Foliso , eu s'y rendant. Les étangs! 
salins de Zaula et Servola. Frossech et ses vignes, qui 
donnent le Tiheinfall , vin estimé. JDumio , renommé 
par les limaçons noirs, que l'on y tronye tont vivans 
d.ins le roc, et qni passent ppnr tiu mets exquis. — Le 
vieux château de Sei-ff •■, la vue s'y étend jusqu'à Venise: 
on y cueille les vins estimés de Tvlarzeminer, et Tslier- 
nehaller— Pola: l'arc de triomphe; le théâtre, bien con. 
serve i le temple Romain. Oji s'y rend par eati. Prix 
d'un bateau à 5 raraes , 12-16 ducats. Jl faut se munir 
de vivres. V. le 4e volume du Voyage de EeuM.Kiiêtner. 
(Leipzig i8o4.) et StreifzUge an Istriens Kiiste ^^ Wien 
i8o5. 8. 

No. i3. 

Routé de Trieste a Yenise. 
Milles. 



lielais. 


Milles. 


lielais. 


St. Croce. 


5 « ' 


Tordenone. 


Moiifalcone. 


3 


Sacile. 


Gradisca. 


2 


Cornegliano. 


Kogareto. 


2 


Lovadiria. 


Udine. 


2 


Treviso. 


Codroipo. 


3 


Mestre. 


Valvassoiie 


2 


Venise, (par eau.)' 



35 M. 



D'tails et observations locales. A la montée du Karst.^ 
on doit prendre des chevaux de renfort. Sur le sommet 
de cette montagne, il y a ladoiiane, et pour ne pas s'ar- 
rtter, chemin faisant, on fera bien de faire visiter et 
plomber ses malles dans la ville ; ou reçoit un passe- 



:3l3 

avant) que l'on montre à la douane et aux douanes sui- 
vantes; mais il faut faire attention qu'alors tons les 
plombs soient arrachés , sans cela on risque de s'attirer 
des de'sagréments. — N^on loin de St. Jean, les fontes 
et saxo. Timaevi de Vii-gile ; on passe le Timr'vo en bac. 
Grudisca. D^lci k Gorititz 2 Milles. A. à l'aigle bleue. 
Sitiiation riante de cette ville, surtout du Castcllo , on 
croît aussi un vin excellejit. Salle de ypectacle. Chemin 
pittoresque. Cn traverse le lAsenzo, qiii fait la frou-ticre 
des états Autrichiens et du l'ioyaume d'Italie. De Goritia, 
à JVogareto 4 Milles. Vdine. A. à la ci'oix de Malthe. 
Ville industrieuse et animée. La catiiédiale: palais de 
l'archevêqtie : belle salle d'opéra: palais dnJjuogotenente : 
dans la chapelle de Torreani , les reliefs de Torretti. — 
En allant H Codroipo , x\n détour de peu d'importance vr,is 
mène à laVilla magnifiqiie de Passeriano, qui servit de lo- 
gement à JS'upoléon, en concluant la paix à.e Cctmpo . For. 
■jnio: on passe par le village de ce nom, et Pou montre 
la maison ifiesquine , ovi se fit la signature. L'accroisse- 
ment du Ta-gliamento , force quelquefois de le passer en 
bac; alors vous ferez bien, d'accorder axTparavant avec 
les bachoteurs , ce qui n'emj)êchera pas, que v^ous ne 
soyez surfait outre . mesure. — Sucile : à la x^oste. Pav 
tout les traces de son ancienne splendeur : le pont : le 
jjalais du Podesta : les li^iiifjJiUes etc. "— Cornegliano. 
lionne auberge. Derrière cette ville on traverse sur un 
pont de bateaux la Place. Tout ce pays retrace les cam- 
pagnes glorieuses de JS^apolrou. — Preoiso. A. à l'aigle. 
L'église de St. Nicolas : nombre de palais et d'églises re- 
marquables : l'hôtel de viîle. — IMestre. à rEnipereur. 
Ville très - commerçante et très - peuplée. Le canal four- 
mille de bateaux et gondoles. Le trajet d'ici à Venise^ 
ne demande guères que 2 heures de temps. Prix d'une 
gondole, 9^ lires, sans la bonne-main. En entrant 
dans les lagunes , vous êtes assailli des bateaux de doiiane 



3 14 

et de police , qui vous font exhiber votre passeport. 
Ou laisse sa voiture à JVTestre. Prix du remisage par jour, 
1 lire. — Venise. V. No. 14. 



No. 14. 

Route d'Au2;shours « Venise. 



Milles. 


Hontes. 


Milles. 


Hontes. 


49 


Trente. No. 7. 


4 


Bassauo. î 


3. 


Bergine. 


4 


Castelfranco. ' 


■3 


Borgo. 


3 


Treviso. 


3 


Primolano. 


5 


Venise. No i3. 



72M. 

JDétails et ohservations locales. Hassnno. C'est dans 
les environs que l'on fabriqTie ces chapeaux fins de paillêl 
Italiens si recherchés chez rëtranger. Treviso. Meitre, 
\\;.No; i3. Venise', 140000 h. Ci - devant capitale de 
la république de ce nom. Toutes les grandes villes se 
ressemblent, mais Venise, sortant des Ilots, avec ses 
palads, «''ayant pour rues que des canaux, oFfre un spec- 
tacle magique et tel qxi'il n'existe plus ailleurs. A. chez 
Pédrillo , sur le grand canal : au lion blanc : à IVcu de 
France. L'église de St. Marc; (l'une des merveilles 
modernes; 7 coupoles, 12 ilortiés , 5oo colonnes la déco^ 
reat ; son pavé mosaïque, ses richesses, ses monuments 
frappent et étonnent.) Le ci- devant palais du Doge; 
l'escalier colossal, le monument de Mauroceni , les p;. 
ombi , et un grand nombre d'autres monumejits et ta^ 
bleaux , sont les curiosités de ce pa'ais majestueux. La 
place de St. Marc (c'est le rendez- vous des habitants,) 
le Palais -Royal de Venise; elle ressemble à l'Almeidan 
d'Ispahan. Sept colonnes, les deux prociiraties, la Zecca^ 
la décorent. Les Arcades qui l'entourent sont remjîlies 
d« boutiques , de Casini et de cafés, La tour ou lel 



3i5 

clocher de Sr. Marc , liant de 334 p. y compris l'Ange, 
est célèbre par la beauté de la vue , qni y domine la 
mert la ville et les' côtes du continent. Palais Trevisani, 
Cl - devant la propriété de Biancci Cct'pcUa. L'église St. 
Geminiano, avec le torabeau àe JLaw. Les conservatoires 
de Pieta , les seuls qui se donnent encore. Palais Pisani, 
et le tableau de Veronèse. Palais Mancini : (la Psyché de 
.Canova.) Pont Fiialto , d'une seule arche, de .89 p. 
d'ouverture. La Scuola di St. Piocco : (décorée des pein. 
tures de Tintoretto.) Le grand arsenal, petite ville dans 
nue grande: (la statue (VEmmOf ^ar Canova'-, lé Bucen. 
dore etc.) Le cou\'^ent Scalzi , fait en marbre, por- 
phyre et verd antique, La Scuola délia Carita , bea,u 
tableau du Titien. 23 hôpitaux et 72 églises : (sur-tout 
l'éghse del Piedemtore , l'une des plus remarquables; 
celle de St. Giacomo del Orio; de Fiari , avec le tombeau 
du Titien') des ci - devant Jésuites, des mosaïques su- 
perbes; de Madouïia del Orto ; de la Sahrte ; le couvent 
et réglise de St. Georgio maggiore , le Pape actuellement 
régnant y fût élu ; sa bibliothèque, ses jardins , qui sont 
l'ruie des promenades favorites ; Te'glise de St. Sebasiien, 
avec le tombeau de Veronèse; de Ste. Lncie , (^Aré.tin y 
est enterré.) — L''isle de IMurans , (ses manufactures re. 
nommées de glaces , ses verreries ori l'on fabriaxie une 
infinité de jo'ies babioles, et des cristaux superbes.) — 
L''isle de Lido : (le porc, le fort, des jardins très -fré- 
quentés : Venise s'y préseiitc sous l'aspect le plus inté- 
ressant.) Le Alolo ; (ouvrage que Napoléon a honoré 
de sou admiration , et qui mérite bien son inscription 
iîère , aiisii Romano y aëre T^eneto.) La grande biblio- 
thèque et Ic's médailles de St. Marc : la bibliothèqiie du 
couvent des Arméniens et les presses Grecques : des ca- 
binets et des collections des particuliers etc. de ISfani, 
de Snaier , d\Alberici, (l'ilébé, par C^nopo.. ) L''académîe 
de peinture ; les académies d'Oziosi discordenti , argo- 



3i6 . 

nanti etc. Six théâtres , snrtoTit cenx de S. Angelo e 
de S. Samiiele. Les promenades à Ja place de St. Marc 
au q\iai , an jardin de S. Georgio maggiore , au jard 
• Sarvorgiian etc. Les Casini ; le carnaval ; rilhiminatioi 
de St. Marc, le Vendredi - saint; les Ragatus on courses 
^es gondoles ; (la pins snperbe et la dernière , se donna 
en l'honiienr de IS'apoleon 1807. Dans la semaine sainte, 
la grande place a Casteîlo est le rendez-vous 'des élegantSji 
povir ruanger \e& frittola délia Çuaresima. Prix des gon- 
dolés -çAV jonrnée, 10 lires, et 2 lires an gondolier; la 
jilace d'honnenr est à la gauche. Il y a 6 entrées oui 
Forti, des Lagunes. Manufactures et fabriques d'étoffes* 
de soie, de draps, de dentelles, de galons d'or et d'ar* 
gent, de fleuri àrtiificielles , de broderie. Des raffine- 
ries de sucre, de borax, de camphre, de saturne , de 
térébenthine etc. (La thériaqxie se préparoit jadis publi- 
qnement) de savon parfumé; de liqueurs; fabrique de 
vernis ; plus de 5oo orfèvres et jouaillers. V. U Fa» 
restière illuminato. Is. £. 

No. i5. 

Seconde'route a Venise, 



Milles. 


Bêlais. 


Milles 


Relais. 


59 


Volai-gineNo. 7. 


2 


la Silesica. 


s 


Vérone. 


S 


»Padoue. 


2 


Caldieri. 


3 


Adole. 


S 


Montebello. 


S 


Fussine. 


a 


Vicence. 


3 


Venise: par eau 



3oM. 

Détails et observations locales. Vérone. 5 0,000 h. A. 
tre Torre. L'amphithéâtre r.omain : la cathédrale : le 
Musée: Castel vecchio: Porta nuova et striiopa : l'hôtel 
de ville, et ses statues: l'université: course de chevaux 



3i7 

au Corso : foire au champ de Mars : on montre le sou- 
terrain, où fût enterrée Juliette que ^haJiespeare a immor- 
talisée par lioinéo ; l'archiduc Jean a acquis la pierre sé- 
pulcrale de Juliette, pour sou Musée. Vicence: 20,000 
h. A. Scudo di Trancia. Beaucoup de palais, bâtis [)ar 
le grand Palladio: le théâtre olympique, chef- d'oeuvro 
de cet architecte» et où s'assemble la société olympique : 
Pont délia Bacchia : couveuC de Madoniia del Monte, 
où l'OM jouit d'une vue superbe ; 011 y garde aussi un 
tableau célèbre de Véronèse\ la fabrique à filer de soie 
de Frasizeschiiii : la rotonde dai Marcbese Cnprai : la 
:^niaisou du comte Culda^iio. — Fadoue. 06,000 h. A. 
Aquila d'oro ; Stella d'oro. L'hôtel de viUe, où l'on ad. 
mire le s alloue , ou la grande salle, toute voi'itée, avec 
le monument de Tite l.ive : i'e'glise de Ste. Justine, rmi 
des beaux ouv^rages de l'Italie et sa bibliothèque choisie: 
la collection précieuse d'instruments de piij'sique : la 
chapelle de St. Aaitoine : la cathédrale ; (^Pétrarque en, 
fut chanoine) le séminaire: l'université, le jardin bo- 
tanique, robser%''atoire : Tacadémie des sciences: le pn. 
lais du préfet, av^ec la bibliothèque de la ville: Il prito 
del Valle, promenade : Le voyage par eau de Padoue à 
Venise, sur la JBrenta , est vanté par tous les voyageurs; 
la rivière est bordée des villas et des maisons de cam- 
pagne , parmi lesquelles il faut surtout distinguer la villa 
d* AUiechiero. Prix d'une barque à 4 rameurs, 3o lires, 
Vrijz des chevaux de poste du Ixoyaume d^ItalLe'. Ordon- 
nance royale du 20 floréal , 1807. 1 Franc 5o centimes, 
irgent de France, par cheval et par poste. Cahriclets ' 
i ou 2 pers. 2 chev., 3 pers. 3 chev. 4^2 Fr., 4 pers. 
> chev. à 6 Francs. L,imonières : 1,2,3 pers. 3 chev. 
i 4 Tr. 5o cent. Bcilines x 1, 2, 3 pers. 4. chev. 6 Fr., 
j., 5 pers. 6 chev. 9 Fr. , 6 pers. 6 chev. xoFr. , Socent. 
Jn enfant d« 6 ajis et au- dessous n'est pas cojupté. 



3i8 



No. 16. 
Route H'AuS^shour^ a PVurzbour»-' 



Milles. 


Bêlais. 


Milles. 


Relais. 


3 


Meiîiiigen. 


3 


Rotenboing 


3 


Doïîaiiwoith. 


2 


Uffenheini. 


3 


IS'Ôrdliiigen. 


3 


Ochsenfurt. 


3 


Duiikelsbiihl. 


2 


W'^irzboiirg. 


1 


Feuchtwansen. 







24 M. 
Noha. La roiue qui passe par ISFuremberg , est phis fré» 
qiieïitée, quoiqu'elle soit pins forte de six Milles. 

Dt'tails et observations locales. JDonauworth» V. No. 
10. — Nordlingen. Ci . devMjit ville libre impériale. 
7000 h. A. à la coiiroime, La tonr de Ste. Magdeleine, 
est l'une des pins, hautes de l'Allemagne. Crucifix de 
Michel. Ange, et beau tableau de Durer. Champ de 
bataille de i634 , et de 1796. Tjunkelshi'ihl \ 7000 h. A.! 
aux 3 Ivègres. Beau tableau du maître. antel dans l'église 
des Carmes. Les fromages de la ville sont estimés. T\0' 
teubourg. A. à Tagneau blanc. Belle sittiation , cVlIffeum 
heirri, Ochsenfurt etc. la route longe en partie le Mein —i- 
Wurzbonrg. Capitale du Grand - Duché. 17000 h. A. an 
oigne blanc, qui offre la perspective du Mein,' de la 
citadelle et du pont: à la cour de Bavière; an trefie. 
Le c])àteau de résidence, le grand escalier, les tableaux 
de Tiepolo : la citadelle; au milieu un temple rond, ci- 
devant cojisacré à la déesse Freia : la grande place et la 
chapelle de Ste. Marie : la fontaine neuve avec l'obé- 
lisque: la cathédrale, remplie de monuments et d'inscrip- 
tions, la chaire est un chef . d'oeuvre gothique: l'hôpital 
de Jiiles: (cet hôpital, ses collections et son église, raé. 
ritent de fixer -votre attention : ) le pont sur le Mein. 
L''université ; Pécole vétérinaire ; le Mujsée ; le cabinet 
d''hist. nat. du célèbre Père P/a«cA, appartenant à l'uni» 



3i9 

versité ; le cabinet de physique: les cabinets et collée» 
tions de M. de Huit 6)1 et de I\î. Oberthair. Spectacle al- 
lemand: café, au ci. devant chapitre do Ste. Anne: le 
jardin du château : le jardin de Iliitten. Les vins cé- 
lèbres de Lelstcn et de Steiii, croissent aux environs de 
la citadelle, et snr le cheiniji de VeitshocJihcim. Le meil- 
leur vin de Stein se vend <\ l'hôpital de Iules ; prix 2 
flor. 1 5 kreuzer la bouteille. V. Wirzhtirg und seine Vmr 
gebuiigen; eine Skizze. Bamberg 1806. 8. 

No. 17. 

Route cf Au2'shours: a V^ienne, 

Milles. lielais. IMilles. Relais. 

17 Piatisbonne. jNc-ii. 3 Ens. 

3 Pfdder. 2 Stremberg. 
5 Stianbingen. 3 Amstetten. 

4 Plattling. 5 Kemmelbach. 
4 Vilshofen. 5 Môlk. 
4 Tassau. 2 Sr. Polten. 
3 Scharding. 2 Perschling. 

2 Si^^harting. 3 Sighardtskirclieii 
. 2 Beyerbach. 2 Burkersdorf. 

3 Efferding. 2 Vienne. 

3 Linz. " 

7 2 M. 

Détails et observations locales. Ilatisbonne. V. No. 11. 
et le tableau de la n(ivigatio?i sur le Daizube , qui con- 
tient des détails snr un grand nombre des villes ci.men» 
tionne'es , et la inaiiière, pour retourner à peu de frdix 
de Vienne à Ratisbojine. — S^raiibingen: belle église du 
chapitre: an couvent des Carmes, le tombeau d''Alberr : 
le tombeau de la belle Agnès Berjiaiier , à la ch.i pelle 
de son nom. L'ancien monument est enclavé* près de 
autel. Pèlerinage de Sossau, — Fassan : A. k l'aigle 



3^0 

d'or. — lAnz. A- an lion d'or. Le château, d'i û l'on' 
jouit d'une vue étendue, la bililiothèque, le cabinet de 

physique, le jardin: la maison des états: le pont: le ci- 
devant collège des Jésuites : le Lycce et ses collections ; 
glande mamifactnre d'étoffes de laine. En sortant de la 
ville , il faut exhiber les passeports de la douane et do la 
police. On vante la beauté du sexe et leur taille dé 
Iiawn. — TMolJi. La liclie abbaye de ce nom, est située, 
au sommet d'uiie montagne ; on y monte pour admirer 
l'église et ses collections nombreuses, ses médailles, 
sa bibliothèque etc. — La maison de poste à Hurgersdorf 
porte l'inscription: Soyez hi hlen- veinie\ — Vienue. Ca- 
pitale do la monarchie Auuichienne. En 1807, on porta 
le nombre des habitans conscrits, les étrangers et les 
militaires exclus, à 260000, et le nombre des maisons 
numérotées, à 6855, dont plusieurs de 6 à 9 étages; 
on évahie leur loyer annuel, à 5 millions de florins. C'est 
la plus grande villa de l'Allemagne i elle a 00 faubourgs. 

Q aux trois ailles : ou palmier. A. à l'Empereur Romain ; 
à l'Impératrice d'Autriche; au boeuf blanc , bonne tab.e 
d'hôte; au griffon. (Prix d'une chambre à l'aaberge, 2 
à 2 ^'2 florins par jour. Mais les étrangers ne s'yarrCiejit 
guères ; ils ^îréfcrent d'occuper plutôt des- chambres 
garnies; les prix de ces cha.iibres varient, suivant la 
situation dii quartier oiî du faubourg ; ou paie par moi.';, 
depuis 8 jusqu'à 24 florins, pour une chambre. Les 
quartiers les plusvivajis et les t)1us animés, sont le Xo///- 
mciTlit, le Graheii, la Kuriithcr . Gu'sseï et les faubourgs 
de JVIariahilf , Lcopoldstadt , Landstrafse , Jfleden.) — 
L'église de St. Etienne: (Longueiir 024 p. largeur st'Zp. 
hauteur 79 p. le trésor, 38 axitcls de marbre; les tombeaux 
d'' Eugène , de Spiefshammer y KoUouitz t de Traiitsoii't 
élévation du j)avé a. d. de la mer, 461 p. hrmteur de la 
tour, 425 p. et 753. marches. Poids de la grande cloche 
55400 livres, et du battant, loool.) Le ch.âteaii impérial,! 



i 



321 

OTi le Bourg y (les tableaux de Titien, du Donner , de 
Maratti dans les deux chapelles; le trésor impérial, où 
se trouve le diamant de Charles .le- hardi ; le cabinet 
d'antiques ; le cabinet de médailles et la bibliothèque 
numismatique; ce cabinet est le plus riche de l'Enrope; 
]e cabinet de physique; le cabinet de minéralogie et 
dMiist. nat. , il faut avoir un permis d'entrée : la collec- 
tion des mosaïques de Florence, et celles de conchyles 
et de fossiles y sont justement célèbres; la bibliothèque 
particulière de PE^mpereur; le cabinet d'estampes de feue 
rimpérattice.) Plus de 120 palais, (surtout, les deux 
Palais des Princes de Ldchtenstein ; du Prince de Schivar. 
z^nherg ; de Starenberg ; de Bienen/eld ; du ci ■• devant 
liasilffietqsky et son jardin.) Xi ''école de fabrique; le palais 
de la chambre des finances; l'hôtel de ville ; les denx 
arsenaux, celui de l'Empereur et cehri de. la ville : (vidés 
en grande partie par les François, ils ne renferment 
plus que qiielques- unes de leurs curiosités — la ci- 
devàn't chancellerie d'Empire , beau bâtiment : l'hôtel du 
co]iseil de guerre; (c"'est du balcon de l'église, que Pie 
T^/. donna là bénédiction) Péglise de St. Pierre: les denx 
coionnes de Ste. Marie et de la Trinité: la fontaine du 
î^ieumarktc, avec 'les statues de ■ iDonner , et la fontaine 
neuve , à' la place :jée,'Se.> Ffaiiçoii /i 'avec la statue de 
Moïse: Péglisê des Capucins , dtï sont les tombeaux de 
Sy princes et princesses de la maison d'Autriche; on re. 
marqiie'stVt^out cexxK'^'Eiéonore de Neubourg , de Fraïf 
■^ois I. et jyrarie Thérèse.' L'église et les bâtiments neufs 
îe l'université ; (ses collections nombreuses , le buste de 
Sw«fe^e?i , Tobservatoire , le jardin botanique: la superbe 
»toussure de l'égli«e ; la bibliothèque est ouverte tous 
es jours.) L'égalise de la nation Italienne; la colonne 
osephe ; l'église de St. Charles, sur le liennweg', (elle 
îasse poxir la phis belle de toiites:) la commanderie et 
église de l'ordre teixtonique, avec le tombeau de Stah' 

21 



322 

remberg : la fonderie: l'hôtel des nionnoies, ci -devant 
palais du Prince Eugène: le superbe bâtiment de la chan 
cellerie de Bohême et d'Autriche : le palais de l'arche- 
vêque: l'église de St. Michel, et le Collège des Barna- 
bites : (le portail et les statues de IMartellii) l'église des 
Augustins ; ( plusieurs tableaux de prix ; les tombeaux 
de Daun et de Swieteni) le grand hôpital des orphelins 
l'hôtel des cadets et du génie : l'hôtel des Invalides : le 
manège coiivert , le plus beau de l'Europe : les casernes 
d'artillerie: l'hôpital des bourgeois, Cqni par son étendue 
ressemble à une petite ville, les loyers montent' à 80000 
florins par an:) le palais de la garde noble hongroise: la 
fontaine à JMaria-Hilf , exécutée par ordre de l'archi- 
duchesse Christine : le monitment élevé à cette .prjncesse 
illustre : la Statue de Joseph 11. ( érigée à la place de 
ce nom, chef d'oeuvre de Zauiier\ hauteur de la figure 
i3V!2 pieds; hauteur totale du monument 5 toises, 3p 
8 pou poids, 400 quintaux, sans le piédestal.) La biblio. 
thèqiie impériale: (forte de 5o,ooo volumes, et i2,oop 
manuscrits; elle est ouverte tous les matins, depnis 8 
ou 9-12 heures. La collection nombreuse d'incunables: 
le codey: purpureus ; la carte Eeutingérienne ; les manu» 
sci'its de JDioscorides f de Tite Live , du Tasse \ les livres 
Mexicains ; l'ancien tombeau d'Ephêse'y la colIec;;ion di à 
cartes géographiques, par Siosch etc.) la. galerie impérial< fe 
de tableaux: (elle est ouverte lundi, mercredi et ven 
dredi; elle contient les tableaux de 5o8 maîtres célèbres 
et le plus ancien tableau à l'huile, de l'an 1292. V, ]< m 
catalogue que M. Giuseppo liosa vient de^ publier. Lei 
enfants n'entrent pas:) les collectipais du, théâtre^nAto 
mique , de l'académie Joséphine de chirurgie , de l'aca 
demie Thérésienne : le cabinet précieux du Duc de Tes 
chen, renfermant plus de 5ooo dessins originaux e 
80,000 estampes et gravures : le cabinet d'estampes di 
Prince de Paar; la bibliothèqiie et la galerie de tableaui tei 



323 

dti Prince de Lichtenstein "i (le catalogue imprimé con- 
tient les noms de 700 tableaux de prix, outre iine colr 
lecti-n d'estampes. Le prince permet aux artistes d'y 
prendre des copies : ) la bibliothèque et le cabinet d'es- 
tampes du comte de Palfy : la -galerie de tableaux du 
Vdnce de Kaunitz : (quatre de Raphaël) le cabinet du 
comte de Frie/s : ( des tableaux de peintres modernes ; 
des antiqiies ; le Thésée, par Canova.') La coHection des 
vases étrusques , du comte de Lamlerg : Onous passons 
sous silence un grand nombre d'autres collections d'ob- 
jets des arts, des sciences, et d'histoire .naturelle , ré- 
pandiies dans cette gi'ande ville.)' L'université, fondée 
en io63 ; l'académie des arts; les académies de chirurgie 
et de médecine , des langues orientales , du commerce , 
et deux Thérésiennes. L'école vétérinaire: 5 lycées: l'in- 
stitut des sourds et muets : la maison des enfants troiivés; 
le grand hôpital des malades avec la maison: des fous et 
l'hôpital des incurables : l'hôpital des Jxiifs :. nombre 
d'autres fondations pies , pour le soulagement des pauvres 
et des malades : (la police de Vienne est renommée par 
son exactitude et sa vigilance.) La grande banque. — ■ 
Trois spectacles allemands le^^plus fréquentés, 1. le grand 
théâtre national , qui joue alternativement au théâtre du 
château et à celui de la porte de Corinthie 3.» les- repré- 
sentations à la nouvelle salle de Schikaneder 3. au fau- 
bourg de Léopoldstadt x Opéra italien: grands feux d'ar- 
fi.ce : les bals de carnaval au château : les académies Û.& 
miisique , surtout celles qxii se donnent au bénéfice des 
veuves des musiciens . artistes dans le tems de l'avent 
t du carême : le casino chez Jahn : les bals à la IVFekl^ 
^rnhe. Le sallon d'Apollon, de Mr. JFblfssohn : (Sallon 
ie fêtes, de danse, et vraiment magique par ses déco- 
rations et ses agréments.) — Les promenades au Prater, 
'les après-midis et les soirs à la 4me allée, qiii est le 
rendez, vous principal) à VAusarUn (dans la matinée : 



324 



chez le restaairateui: Joc^^w on trouve tontes sortes de 
rafraichissements :) au JBrigittenaii : sur les remparts , ou i 
Bastions (dans les soirées d'été, surtout à la Burghastey^ 
à lâ'piace du Graben\ (le beau monde s'y rend depuis 
11 heures jusqu'à 2 heiires de l'après-midi) au Belvé- 
dère i au jardin de Scliivcnzen'berg etc. Isotices diverses. 
On compte dans cette ville plus de 3ooo carosses , 000 
voitures de' remise et 700 fiacres numérotés : prix d'un 
carosse de remisç, 8 à 9 florins par jour, 90 fl. par raoisi 
géo fl. par an, • et; un pour- boire au cocher. Qiielquefois 
on peut s''arramgei avec, les propriétaires , en ne prenant 
ces remises que pour là sOirée ou l'après . midi , à un 
rabais considérable : prix d'une course de fiacre, 3o kreu- 
zers : CitoÊftwti'se noter- le numéro du- fiacre , pour pou- 
voir porter^ ses plaintes à la police, si le cas Pexige.) 
80 porte -chaises numéx'Otées , à 34 et à 40 kreutzers , si 
la course ■'est ifiXoiguée : 000 laquais de iplace privilégiés, 
à 1 et 2 florins par joPitr : 56 cafés: (le premier café à 
Vienne, etvraisemblaiement dans toute l'Allemagne, date 
du second siège. Turc :- ce fut iih espion , nommé TCoZ- 
sthitzky , qui en reçut là permission, par récompense; 
les cafés IMilani., ^TaJrometc.^ Hiiglmann, sur le chemin 
du Praier, son* -les .pMsi fi^équentfcsO 118 auberges, i3 
traiteurs, des sallésr de danse , des casinos, dès tavernes' 
et des cabarets pour les classes' iii^féfieures : (les tables, 
chez l«s testaurateurs JbZîre^et -'ikîbwwzer , sont les plus 
recherchées, paîix 1 florin jusqu'à 1 ^ et 5 et à table 
séparée^ On preUt manger à tpus les prix chez les au- 
tl^es ti'aiteiir&:, et daus- les tavernes , gargotes et petits ca- 
bkrets- dii second et troisième rang, établis en partie dans' 
des caves.) La petite poste expédie des lettres et des 
paquets :i. cinq fois par jour, à des tems fixes, depuis 8 
heitres du. matin , 1 jusqu'à 7 h. du soir. Les bains de 
Fierro- sur le Danube ; le Kaysersbad est le plus préféré,) 
prix 5o et 48 krëuzers, 1 florin et 1 fl. la^kreiizers. L» 



l 

k 



lombard impérial , à 8 potir cent. Une gazette officielle 
allemande ; 2 3 librairies et 26 imprimeries. Les loyers 
et les besoins de la vie , sont un peu moins chers dans 
les faubourgs. Qui vent quitter un logement , pi'is par 
mois, doit le déclarer quinze jours avant le tems expiré, 
et trois mois d^'avance , si c'est un logement pris pour une 
demi- année. Pour trouver des logements et des chambres 
garnies, on n''a qu'à consulter les affiches ans portes des 
maisons ; il y a des tapissiers et des revendeurs qxii 
louant des meubles. On lit aux coins sur de petites 
tables blaziches, les noms des l'ues; le numéro de chaque 
maison est marqué sur une pareille tablette. Chaque 
année s''imprime le Voîlstàndiges Hàuser . Schéma , ocler 
Verzeichnijs der numerirten Hcluser, Eigenthu?^cr , Straf- 
fe:i etc. On appelé Haiumeister , un valet de la maison, 
inconnu dans le reste de rAllemague , chargé de diffé- 
rentes fonctions domestiques , entre antres , d'ouvrir la 
nuit la porte après 10 h. sonnées , moyennant une gra- 
tification convenue. Les belles grisettes, dites Stiihen- 
màdchen , sont assez connues. Il est d'usage de donner 
1 im petit pour, boire aux domestiques qui vous éclairent, 
en sortant d^nn repas. Ou fera sagement de s'habiller 
chaudement, sur. toiit au printems et vers l'automne, 
car le climat est si variable , que l'on parcourt quelque- 
fois trois saisons dans une journée. L'eau à boire n'est 
pas trop bonne, et purge au commencement. Il faut la 
mêler avec un peu de vinaigre. La meilleure eau potable 
se trouve au palais du Prince de Schwarzenherg , et chez 
les Capucins au Neianarht. Le vieux vin d'Autriche, 
mêlé avec de l'eau, est la boisson à préférer. Les vins 
'Jde Hongrie sont trop fiametix et violents, si l'on n'y est 
'jpas accoutumé. On; estime fort les bierres de IVlilan, 
Horner , de liatishonne t à 8 et 18 kreuzers la cruche. 
En entrant à Vienne, on vous demande le passeport et 
e billet de la douane frontière, et on vous signifie par 



â26 I 

un billet, imprimé, de vous rendre dans les 24 h- au ! 

bureau de la police, pour recevoir votre permis de se- | 

jour. Quand on quitte "Vienne , il faut faire plomber ii 

ses malles , et se munir à la chancellerie d'e'tat d'un per. I 

mis de sortir. Sans ce permis , les chevaux de poste j 

ii 
sont refusés. Un voyageur qui a vu bien des pays, feu 

M. Kuttner , assigne à Vienne la première place, dans 
la classification des villes allemandes. C'est sans cou. 
tredit la ville allemande la plus hospitalière , et la plus 
riche en jouissances et en plaisirs. Le meilleur guide, 
est : la. Description et plan de la ville de Vienne , par 
Fezzl, Vienne i8o3. format de poche. N- E. Le même 
aiiteur a publié tout récemment. N'eue Skizzen von Wien. 
2 vol. , c'est un tableau de Vienne , à la manière du ta. 
bleaii de Paris par IVEercier. — Environs. Sclibnhrunn l j 
(le jardin botanique; belle vue du haut de la colline i 
de la Gloriette ; la ménagerie.) I.axeniourg ^ à 2 lieues 
de Schonhrunni (la statue de Joseph II. le jardin anglois;; 
le château Caprice ; le donjon ; le châteaii des anciens 
Preux; la place des tournois où l'on présente un Album i 
aux étrangers.) Domhach: (le temple de Diane; les 
tombeaux de Lascy et de Brown ; les bosquets anglois : 
sur la route, Hermals , avec le tombeau de Clerfait f 
et un Calvaire remarquable.) Erlau : (il faut avoir un 
permis d'entrée , du propriétaire. ) Hadersdo?/ : (tom- 
beau et monument de Eaudon.) Jardin et maison de 
campagne de la comtesse Koszinsky à Ehersdorf : Jardin 
et villa du comte Cobenzl. Le Kahlenherg et le Léopolds. 
ierg: (à 2 petites lieues ; sur le premier il faut remarquer 
la belle vue du pavillon Bel -oeil, et la terrasse du 
jardin du Prince de Ligne ; et siir le second on jouit 
au-devant de l'église, d'tme vue-superbe sur le Danube, 
la plaine , et la ville à ses pieds : il y a au Kahlenherg 
un restaurateur.) JSufsdorf , Keu . Lerckenfeld , Pen- 
zing etc. Baden t et ses eaux thermales à 4 lieues de! 



327 

t 

Vienne. (C'est le Bath autrichien. V. ISfaturschonheiten 
imd Kunst ' Anlagen der Stadt Baden , 1804. 12. Dans 
la saison des eaux f on trouve à toutes les heures , de* 
diligences et des voitures en course. Prix d'une place 
1 florin.) V. pour toutes ces excursions ; Beschreibung 
der Umgehungen von îVien , mit Flan und Karte , von 
Pezzl. — JVTalerische Streifzuge durch die interessantesten 
Gegenden um prien, Wien 1806. 2 vol. par M. fVide- 
mann.g 

No. 18. 
Route cCAugsbourg a Constance et a Zurich. 

Milles. Balais. Milles. Bêlais. 

9 Memmingen. 8. 2 IVTbrsburg.(parle lac.) 

3 "VVurzach. 1 Constance. 

1 Y2 "Wolfegg. avec des voituriers. Frauenfeld. 

1 ^2 Ravensbourg. — Winteithur. 

2 Stadel. 6 Zurich. 



26 M. 



Détails et observations locales. Memmingen. V. No. 8. 
Wurzach. Célèbre par la défaite totale des paysans, dans 
a giierre civile de iSaS. Tout ce pays a été le théâtre 
le la guerre de la révolution. Wolfegg'. le ci- devant 
cuvent de TVeingarten , dans la situation la plus riante 
t la pins pittoresque. Mbrshoiirg. Le séminaire ; le 
hàteau de résidence ; j'ai payé à 4 bateliers , pour le 
lansport de ma voiture , de mes malles et, de ma per- 
onue , 3^2 florins, sans le pour- boire. Le lac de Con- 
tance est quelquefois très - orageux. Une espèce de 
ruites , sous le nom de Felchen et Gàngeljisch » passe 
onr un mets délicat. Constance. A* à l'aigle d'or. La 
athédrale, ses portes, le maître . autel , la statue pré- 
îudiie de Hu/s. Du haut de la tour , on jouit d'une 



328 

vue étendue et délicieuse: le ci- devant couvent des 
Dojfiinicains, et à l'église l'épitaphe de Chrystolorax le 
Collège des ci -devant Jésuites, beau bâtiment: le maga. 
sin public , avec la salle du Concile fameux de 1414 — 
1418. J'ignore si l'on y conserve encore les sièges ver- 
moulus du Pape et de l'Empereur , et à la chancellerie 
de la ville les actes du Concile, et les dessins satyriqites 
du Codex picturatus. Le pont du Rhin , et le grand 
moulin. Le faubourg du Paradis , et la place prétendue 
où fut dressé le bûcher , qui consuma Hufs et Jérôme 
de Prague. Les excursions en bateau, aux isles roma- 
nesques de Heichenau et de lideinau. (De Constance à 
Duttlingen. V. No. 85. De Linduii à Constance, V. 
No. 89.) WinterthUr. A. * au Sauvage. Zurich. A. au 
Corbeau, sur le port, auberge très-fréqiiéntée; * à l'Epée, 
sur le pont et la lAnimat. 

No. ig. 

Route de Berlin a Breslau. 



Milles. 


Relais. 


3 


Vogelsdorf. 


'0% 


Munchberg. 


5 


Francfort s. 1.0. 


oY. 


Zibingen. 


iY, 


Crossen. 


4",4 


Grunberg. 


= /a 


AVartenbcrg. 



Milles. 


Hélais. 


-'A 


NeiistUdt. 


4/2 


Polkvvitz. 


2 


Luben. 


^yi 


Parcliwitz 


5 


Neumarkt. 


4?^ 


Breslau. 


44;4^I. 





Détails et observations locales. La chaussée qui coin 
duità Francfort, est bien entretenue. Munchberg. Aj 
au Lion. — Francfort sur VOder. 10,000 h. sans lâl 
garnison. LJ au coeur sincère. A.* aux trois Couronnes ;!l 
à l'Aigle noir. L'église de Ste. Marie, où l'on admire 
un beau tableau de Rode : la chartreuse : Thôtel -de 



329 

ville : la maison des orphelins : le pout sur l'Oder : le 
mouiiment que la Loge des Fraiics - Maçons fit ériger à 
Kleist : le monument du Dnc Léopold de Brunswick, 
et de soji dévouement géiiérenx : l'université, fondée 
eji i5o6, sa bibliothèque, son jardin botaniqiie : la so. 
ciéti pour l'encouragement des sciences et des arts: 
l'école des enfants militaires : l'institut d'éducation d'Ah- 
lemann : le cabinet de médailles de Wassermann : — Le 
bain : (au faubourg , sur la route de Berlin ; on y dé- 
couvre le champ de bataille de Kiuinersdorf Ag 1769, 
et VOder.) Les clubs des Militaires, des Francs-Maçons, 
du Civil, où se donnent en hyver des concerts d'ama- 
teurs: les promenades à Tonhcrg , sur le q\iai , à Tzesch- 
now , à l'auberge de la table verte, au moulin, Bnscli. 
miihle etc. Trois foires se tiennent par an, dans cette 
ville. — Crossen. A. * ville de Londres. — Grunherg. A. 
aux trois monts. De Gmabers; à Sagan il y a 5 railles. 
V. No. 20. — Wartenherg. Des voyageurs, qui veulent 
aller de Wartenherg hlGlogaii. ( Q à l'union. A.* à l'Aigle 
noir) abrègent d'un mille, quand ils se rendent par I^eu' 
then à Glogau. — Fol/iwitz : petite ville dont les per- 
siffleurs ont inventé bien des espiègleries et niaiseries, 
mises sur le compte de ses habitants.— Luhen'. le châ- 
teau de Fomsdorf. — IS'eumarlu : les ouvrages de ses 
selliers - carossiers sont très - recherchés. — Breslati. 
60,000 h. D Frédéric au sceptre d'or : aux trois squè. 
lettes: la colonne: la cloche. A. * au Lion d'or , et dans 
une belle situation : à l'Aigle d'or. Le maître- autel de 
l'église des Augustins: l'église de Ste. Elisabeth, (très- 
endommagée par le bombardement de 1806 ; la cloche, 
est une des plus grosses qui existent :) iVglise de Marie- 
Magdelaine : l'église réformée: la maison de ville: (du 
haut de la tour, l'oeil perce jusqu'a^i Zopteiiherg ^ et 
ScJmeehoppe : ) les greniers: la bourse: la salle de spec 
tacles ; le palais de Hatzfeld : le ci - devant collège des 



33o 



Jésuites: les machines hydrauliques; le monninent de 
Tauenzin : (Les fortifications viennent d'être démolies.) 
Lés deux gymnases ; l'école réale ; le théâtre anatomiqiie ; 
le jardin botanique; la société économique; les bains du 
Docteur Zirtzow. Les bibliothèques et cabinets de mé- 
dailles , d'hist. nat. des églises d'Elisabeth , de Marie 
Magdelaine, de la chambre de guerre et des finances.— 
Spectacle allemand; le café aiiglois chez Pfeifer ; les clubs 
de la noblesse; les promenades à pied et envoitiire, anx 
jardins de Fiehig , Finch , de Kriech , an parc de Schi» 
tins, an café de Griin etc. Il se tient denx foires à 
Breslan. En sortant de Ereslan on paie poste double. 
V. Geschichte und Eeschreihung von Breslau f Breslau 
U784. 8. Le plan de la ville se tronve dans mon petit 
atlas des villes allemandes. Le gravenr Endert a publié 
des vues colorées de Breslau. Environs. Sur le chemin 
de Liegnitz , le champ de bataille de Leuthen , de la 
guerre de 7 ans. — Le parc et le château de Sybillen- 
oit. — Oels'. le parc et le beau château de feu le Duc: 
j'ignore si ses collections scientifiques s'y trouvent encore. 
Le parc de Dyrenfurt — le parc de Furstensteiii ,39 
milles, et ses sites pittoresques. 

No. 20. 
Route de Berlin a Breslau, par Koepenick et Liegnitz. 

Milles. 

2 

3>^ 

4/2 

48 M. 



Mêlais. 


Milles. 


Relais. 


Koepnick. 


3 


Sagan. 


Erhner. 


2 


Sprottau. 


F^^rstenwalde. 


5 


Bunzlau. 


Francfort. 


3/4 


Haynau. 


Ziebingen. 


2^^ 


Liegnitz. 


Crossen. 


^434 


Neumarkt 


Naumbourg. 


4/ 


Breslau. 



33i 

Détails et observations locales. Trancfort. Crossen. 
V. No. 19. Sagan. A.* an Lion blanc: peiite ville, mais 
jolie et animée. — Swizhiu. A. chez Stephan, La po- 
terie de cette ville est rechercliée ; on montre un grand 
pot , qni contient pins de 3o boisseaux. Le jardin de 
fleurs de M. lAehen'-, les ouvrages méchaniques des Sieurs 
Jacob et Huttig. A nne demi- lieue est située Gnaderi' 
thaï y colonie des frères Moraves. L'auberge y est bonne. 
Liegnitz. A. à la couronne de rue ; à l'aigle d'or. Le 
château passe poiir l'un des plus beaux bâtiments de la 
Silésie ; l'académie noble; la maison de ville, oii l'on 
montre quelques armures curieuses; les tableaux du cou- 
vent de JVahlstadt , bâti sur les lietix , où les Tartares 
furent défaits en 1241. Ou évalue à 100,000 écus le 
produit anniiel de la culture des légumes et des jardins 
potagers. On traverse le champ de bataille de Leuthen, 
en allant à Breslau. 





No. 


21. 






Route de Berlin a TVesel. 


Milles. 


Hélais. 


Milles. 


Relais. 


2 


Zehlendorf. 


2/4 


Elze. 


2 


Potsdam. 


3 


Hohensen. 


3 


Grofskreutz. 


2»/ 


Oldendorf. 


2 


Brandebourg. 


-'A 


Luhden. 


zy^ 


Ziesar. 


2 


Munden. 


2^/4 


Hohenziaz. 


2 


Rehme, 


2>< 


Nedlitz."» 


>K 


Herford. 


2/4 


Magdebourg. 


2 


Bielefeld. 


2/4 


Wanzleben. 


3/4 


Neukirchen 


13/^ 


Heimersleben. 


23/4 


Lippstadt. 


25/4 


Halberstadt. 


3 


Huldrop. 


2/4 


Zilly. 


2/2 


Hamm. 


2/2 


Hôrenboiirg. 


^>4 


Liihnen. 



332 



Milles. 


Tielais. 


yLllles. 


Mêlais. 


2 


Eçiniim. 


2 


Olfen. 


3 


Nettlingen 


3/3 


Biirbaiim 


2/4 


Hildesheira. 


2 J^ 


Wesel. 



78 M. 

De Wesel à Clêves , 4 milles; de Wesel à Utrecht ^ et 
eu Saxe , V. les observ. loc. qui suivent. 

Détails et observations locales. Belle chaussée jusqii'à* 
rotsdam: x5 - 20,000 h. D Minerve. A. * à L'Ermite, 
vis-à-vis du chrdeau; au prince royal. Les deuxi)onts: 
le château royal: l'église du St. Esprit : la maison Brokes 
(l'un des plus beaux édifices de la ville) la maison de 
ville, (sur le modèle en petit de celui d'Amsterdam.) 
L'obélisque: le manège: (les statues ont été mutilées en 
a8o6.) L'église de la cour et de la garnison: (la chaire 
l'orgue; le carillon; les tombeaxix et le cercueil de Fré 
déric -le . Grand.) L'orangerie: les écuries royales 
L'église catholique; (les tableaux de Pesne:) la maison 
des orphelins: les maisons de Hiller et Brandy (imita, 
tion du château dé Whitehall '.) L'église Françoise : la 
porte de Brandebourg : la maison des pauvres. Sans- 
souci: (la quatrième pièce, ou la chambre à coucher, 
est le lieu où mourut le grand Roi Frédéric'., on montre I» 
encore la table tachetée d'encre, qui lui servit de se. lo 
crétaire, et dans le jardin les tombeaux de ses chiens 'f 
favoris; son épée, sa canne à bec de corbin, et d'autres 
reliques de ce giand homme, se conservent à présent 
aux Invalides à Paris ; de même le JVIusée Napoléoii 
garde les antiques et les tableaux les plus précieux qui 
faisoient jadis l'ornement de la galerie et du cabinet: 
Y. les descriptions que M. M. Oesterreich et Salzmann 
en ont publiées, le siècle passé.) Le château neuf', (châ- 
teau de la plus grande magnificence, mais qui se ressentiti 
déjà des ravages du lems , du vivant du grand Roij et 



333 

qtii depuis est tombé en dégradation de pins en pins.) 
Le relais de marhre , on le châtean sur le Heiligensée : 
(la colonnade ci. devant à Sans, souci; les tablear.x de 
Ha,ckert\ les bas-reliefs de Canova etc.) non loin de ce 
château, la villa Eertiniana. , auberge de restauration. 
l'isle des paons: (séjour favori de la Reine Louise de 
Prusse.) Le monximent de Çuanz , célèbre joueur de 
flûte , an cimetière du faubourg JS'aiicn. V. Guide de 
Berlin et Potsdam : par M. JS'icolai. Berlin 1802. {'. 
Berlin und Potsdam etc., von Bumpf , i8o5. 3. 2 vol. 
Tsote. La ville de Potsdam a un air de solitude et d'a- 
bandon, qui frappe d'abord, et qui s'est accru parles 
ïvéneraeiits de la guerre de i8o6. Une diligence , sons 
e uoni de Journalière , passe et repasse tous les io:ns, 
între Berlin et Potsdam, excepté les mercredis. Elle 
)eut contenir sept personnes. Brandeulourg, [j Fr<'* 
léric de la veq.tu. A. à l'aigle noir. L'hôtel des Inva. 
ides: les casernes: le port sur la Havel : l'église de Ste. 
"athérine, remarquable par son antiqnité, sa bibliothèque, 
t ses fonds baptismaux: la cathédrale, avec les tableaiijt 
e Lucas Kranach '. l'académie noble: les deux clubs: 
i belle vue du haut de la montagne Horlung. Behahui 
L célèbre par les institutions pédagogiques de feu M. de 
lochoiv , n'est distant que d'une liene. — IMagdehourg '. 
s(Jo,ooo h. n Ferdinand de la Félicité. A. * à la couf 
e Prusse ; au cigne blanc. La maison des princes : la 
laison des états: l'arsenal: l'hôtel des postes: le grand 
lagazin oti entrepôt: la statue d'Otton 1. la machine 
ydraulique: la cathédrale: (le sacristain voxtâ remet un 
nprimé, qui contient l'énumération de ses ciiriosités : ) 
tombeau de Guerike, à St Sébastien: la citadelle: (ofl 
on montre les prisons de Trench, Bahrdt, et la Fayette.) 
e Pédagogue : les deux écoles de commerce : l'éco'e 
jyale des filles : les bibliothèques de la ville , de St. 
laurice etc. les cabinets de M» M. Preissig, Kichek, 



^ 



334 

Siicro , Kuhne etc. La belle vue du Fiirstenwall. Spec. 
tacle allemand : des concerts : les trois sociétés connues 
sous les noms de Ressource, Harmonie, Club littéraire. 
Parmi les fabriques nombreuses de cette ville commer- 
çante , il faut distinguer les poteries de M. TFagiier. 
Cette ville très-forte , est devenue fameuse par les sièges 
de i63i et i3o6. V. ]\'Iagdehourg nnd die umliegeiule 
Gegciid'^ von H. Berghaiier , Magdehourg 1798. 8. 2 voh 
Le plan se trouve dans mon petit atlas des villes allem. 
Environs. Kloster Bergen: ( et ses collections:) Les sa- 
lines de Schbneheck: I (-produit annuel, jusqu'à loBooo 
boisseaitx de sel. vSur les bains à Peau salée, V. ToU. 
herSt iihcr die Aehnlich.Ji.eit der Saîzsole mit dem See- 
wasser, IVLagdehourg i8o3. 8. — Halberstadt. 10,000 h. 
Q aux trois maillets. A.* au roi de Pologne. La cathé- 
drale et sa bibliothèque , où l'on conserve des auto» 
graphes de Luther ; de la gallerie à plomb , l'oeil do. 
inine la ville, l'e'glise, et Torgue de N.D. le tombeau du 
poète Gleim , dans son jardin: le Club: les sociétés de 
dimanche , ou les conversations : la maison qu'habita 
Brejhahn , l'inventeur d'une sorte de bière, qui porte 
son nom. Les montagnes et les jardins anglois , dit 
Spiegelberge; la belle vue à la Heinrichs - Hohe , et la 
fête qui s'y célèbre le 23 Mai. La fête Dieu au cou 
vent de Huyshourg : les excursions de divertissement, 
aux Hoppenherge , au liofstrapp , à Blankenhourg , à StiDr 
henherg , au village de Strophe, renommé par ses joueurs 
aux échecs ; aux ruines du château de Gruningen etc. — 
Hildesheim. Q Porte de l'éternité : Temple tranquille 
JMinden. 8000 h. □ V\'"édéJcinde à la porte de West Ht 
phalie. Aurore. A. à la ville de Berlin ; à la poste. La 
cathédrale, beau bâtiment: la maison de ville etcj bu 
On jouit d'une vue superbe de la montagne et v?gn.fl daœ 
de Jacques f mais elle est encore plus étendue de dU Ifi 
Cluse Marguerite : ces deux montagnes forment , <?/? (j», 



335 

qu'on appelle la cluse on porte JVestphalienne. A 
1 lieue de IMindeti et de Buckebourg , et à 5 lieues de 
liinteln , est située la Cluse Buckehourgienne , auberge, 
d'un site sauvage et romantique , où l'étranger trouve 
toyis les agréments , et ce qiii lui peut servir de point cen- 
tral, pour faire des excursions intéressantes, an mont 
de JVédéhind i à Biichehourg , aux rocs de I^uhden , à 
ISfenndorf t à Pirmont etc. — Herford : L.'*église de St. 
Jean. Baptiste , et sa tour, haute de 400 p., le crucifix; 
le corps et le gobelet du Duc Wédéhind dont le sarco- 
phage se garde à Engres. A deux lieues, les eaux mi- 
nérales à Bunte. Y. Storchs -Beschreibiaig der Stadt Her' 
ford , 8. 6me édit. — . Bislefeld. 6000 h. Les églises 
de St. Nicolas et de Ste. Marie ; le couvent des Fran- 
cîscains etc. Bielefeld et ses environs , sont renommés 
pour la finesse des écheveaux de fil , et du tissu des 
toiles. Les toiles les phis fines viennent de ToUejibeclxt 
«J: lé ûl le plus fin , de Isselhorst. Les environs sont 
charmants, et abondent en promenades et jardins. Pot* 
tencLu t à un quart - de. lieue, est une belle terre avec 
lin parc: Brackwede , est un lieu de plaisance. — LJpjj. 
stadt. 3ooo h. A. à la cour de Hollande. La maison 
du négociant Jacqiies : château et jardin Bosenthal , à 
une lieue de la ville. — Hamm. U à la lumière forte. 
On estime les jambons de Hamm et qui portent en Hol- 
lande le nom de cette ville. — JVesel. 5ooo h. Q a\i 
glaive d'or. A.* au Duc de Berg ; à l'Empefeur. Le port: 
l'arsenal; la maispn.de cori'ection : Spectacle allemand: 
deux clubs ou sociétés ; les parties de plaisir à Ldien' 
Veon , au Bromer ' Hof ^ à Vis sel etc. — Boute de JJ'estd 
à Vtrecht: Rees 2)^ M., Elten 2^, Utrecht 6. Une 
barque ou Beurt • Schiff , part tous les jours pour Amster- 
iana.i Bout e la plus courte, pour aller de Wesel en, Saxe. 
Neurouhl 2^2 M* (42 Stuiver par cheval), Bockun 4^3, 
[agen S^a, Siegeu 9. Dillenburg 3, VVetzlar4f Gieseir 2, 



336 



ê 



ernnberg 2 /a , Ahlfeld 4, Heisfeld 4, Berka 4, Eisenacli 
de là à Leipeick. V. Mo. 47- 

No. 22. 
Route (le Berlin a Dresde. 



Milles. 


Ilelais. 


Milles. 


lielais. 


4 


Mittelwalde. 


3 


Elsteiwerde. 


3/. 


Barnth. 


2 


Grofsenhayn. 


3 

<2 


Liickau. 
Sonnenwalde. 


4 


Dresde. 



21 J/^ M. 

Détails et observations locales. PhisieTirs voyageurs 
préfèrent une seconde ronte , pins forte de deux milles 
mais dont une partie est chaussée, savoir: Barulh 7^m. 
Dahme 3, Horzb-erg 3, (bonne auberge), Kosdorf 3, 
Grofsenhayn 5, Dresde -j ,'(-23y5 Milles.) ^ Barnth. -Ai 

* à la poste; belle église ; à une lieiie d'ici la verrerie de 
Glasdorf , renommée pour s.01'1 VelTe bleu. Elsteriverda, 

* à la poste: château et par dde la- duchesse de Coiarlande. 
Grosscnhayn. A. * au Soleil ;* au Jioti'd'or, sur la place. 
Sur la route de Dresde, à gaiiche, le château de TVîb- 
rizhourg , son parc, ses étangs nombreux , et la chasse 
aux canards. — Dresde i Capitale dit' rbyâume de Saxe; 
55,000 h. Q à la pomme d'or faux' trdis glaives. A. * à 
l'auge d'or, auberge justement teiiohlftiéé'; "à l'hôtel de 
Pologne; *à Phôter de Bavière;-'* à'4'hôtelÔe Berlin , ci- 
devant Lindenberg. Le cliâteart royal i*'^^ (hauteur de la 
tour 355 y^ p. sans le paratonnerre ; les appartements, 
la salle d"'audience , la salle des géaiits > "téfèbiié par les 
fêtes brillantes d'Auguste II. , m^éritent votre attentiouO 
L'église de Ste. Croix, et le tableau d« Schonaw. l'église 
catholique: (réputée nn chef d''oeuvre d'architect-ure! 
hauteur de la tour, 3o3 p- l'orgue de Silhermann"-, \i 
tableau du maître - autel, par Mengs etc.') la salle d'opéra; 






337 

la rtiaisoft de ville : la liialsoti des états : l'egHse de N. 
J). (sa constnictioii a coùti- p'ns de 5oo ooo eciis , il f.,nt 
monter à Ja lanterne»df sa toiu, pom dominer la ville 
et les environs,; le pont sicr l'Ellie, long de 710 aunes î 
(c'est de la terrasse du jardin BruJil , qu'on jonit du 
pins beau coup d'oeil du pont et du fleuve: au 5e pilier, 
l'EbraèrreO ^e palais Japonois : (on y garde la biblio- 
thèque royale ,/ forte de plus de i5o,ooo volumes et 4* 
a 5ooo manuscrits; la coliection des porcelaines, depuis 
leur origine, collection unique et intéressante qu'aucun 
VO\a;^eur ne d^it ne^^liger ; et la galerie des antiques et 
des pâtres de D/Iengs. V. Angnsteum JDresdense : par 
M. Bedicr , garde des antiques.; La. s.\:itMe WyJuguste lî. 
l'académie noble: le cimetière de la ville neuve < avec 
la dajise des rnorts. Nombi'e des palais et hôtels dos 
comtes et grands Seigneurs, I.oos , Vizthnm, JBruhl , 
Murcolini etc. L'académie de peinture et d'architecture: 
(le 5me Mai est le jour d''^positiou des ouvrages.) 
L'école vétérinaire : les écoles du génie et des cadets : 
l'école des sages-femmes (et plus de 40 écoles publiques 
et particulières, telles que celles des Francs - Mat^-ons- 
Les cours d'archéologie du célèbre Mr. Bottiger, sonC 
très - fréquentés l'hyver : les Musées de M. M. Arnold 
et Pinther , sont ouverts aux étrangers, moyennant une 
souscription.) Outre les collections dont nous avoua 
déjà fait mention, il faut encore noter la bibliothèque 
particulière du Roi: la galerie royale de tableaux: (plus 
de i 2,000} la nuit de Correggio ^ le tableau de Buphaël't 
rAmouf, par Mengs. V. Beschreihung der Gem'dlde* 
Gallerie , mit Awncrhioigen und einern aljjJiahetischen 
Kiinstler . Verzeichnisse , Uresden 1806. 8.) Les cabi- 
iiets d'estampes , d'hist* naturelle , de i>hysique , et de 

I mathématiques ? ( toxis les 4 ati Zwinger ^ et riches en 
cxuinsités, sur. tout celui d'hist. nat. où l'on montre le 
masii£ d'argent , qui servit de table à l'Electeur Alhart. ) 

22 



o 



38 



le cabinet des curiosités: le trésor, dit grrm Gewdtbe : 
(surtout le brillant janne, le diamant vert, le grand 
onyx. V. IDas grilne Geivblhe , Dresden i8oi.) la salle 
d'armes: l'Arsenal: (on y montre la première arme à 
fen , inventée -çav Sertholde Schivarz.) Les mt^dailles: 
le cabinet d'estampes dn \nh\ce ^utoiiie. Le grand jardin; 
(la ronte de poste de Zehist le traverse, mnyejniant 
lin petit ponr-boire à la grille; chez le jardinier de la 
conr , et cbez le faisandier , il y a table, et mardi coi'.- 
cert : les jardhis dn prince y\ntoine , dn prince Maxi- 
miîien, de Brnhl , (snrtont la terrasse, et les vues de 
Dresde, par Canaleotto) de Marcolini, (où l'on adir. ire 
de beanx dessins de Scydelmann) d'Orlow , de Baknitz etc. 
La ville et le parc dn Lord Findlater , dans la situation 
la pins henrense , et décorée avec nn goût infini. Les 
promenades an Zivinger , aux allées de Jseustadt et Ostra 
au jardin de lleisawitz'- en bateau sur ViLlhe, et- an bain 
de Linh'i (orx il y a danj la belle saison spectacle aile, 
inand et des concerts , où s'assemb e beancoui) de 
monde) aux villages de Blasewitz , et de Leschwitz: la 
prairie verte etc. L'opéra italien donne ses représen- 
tations, pendant Tété à Fillnitz'. il faut avoir des billets 
d'entrée du maréchal de la Cour: le théâtre alleraa}id 
donire les siens en hyver à la ville , les lundis , mardis 
et jeudis : le bal masqué du carnaval n'est guères fré* 
quenté par les gens du bon ton. La musique que l'on 
exécute à l'église catholique de la Cour , est l'iiiie des 
choses les plus remarquables de cette capitale: (il y a 
encore d'autres académies de musique , au grand sallon, 
anx jardins de Hichter et de liiesch , et le beau couvert 
d'amateurs à la ville. neuve.) Le casino à l'hôtel de Pc 
logne , l'Harmonie, la Ressource, sont des clubs ou so 
ciétés , où un étranger doit être présenté par un mera 
bx'e , pour être admis ; ajoutons .y les sociétés de Perrini 
et Kriegel. — V. Description de Dresde et de ses en 






339 

t> irons , à î* usage des étrangers, traduite de V allemand . 

- T. ï. 2. JS". li. corrigpe et augmentée , 1807. 8 avec un 
plan nouveau de la ville. M. lliitner a annoncé en 1801, 
îine collection d'estampes et de ^raviires, accompagnée, 
par M. Dafsdorf , d'un texte explicatif, sons Je titre; 
yliissicj'ten von IDresden und der iindiegenden Gegend t 
iR planches, grand - format. Environs. Fillni/'z- (la pro* 
menade an Soosherg , ressemble aux charmes d'un jardin 
anglois ; mais la vue du sommet du Eoosherg , est trop 
vaste, pour qne l'oeil puisse l'embrasser; je conseille 
de se contenter de celle près de la Euine. Les gon* 
doles de la Cour à Pillnitz, sont décnre'es avec des carte? 

, topogxaphiques, et zoologiques de VElhe.) — Tharand 
et la vallée de Plauen : ( V. Beschreihung des Flauen» 
schen Grunds , vom Prof. Hecher t mit 25 K. , lS^urtd)erg 
1799. 4-) *^" trouve à Tharand ( Q aux trois monts.) 
de bonnes auberges, et des bains d'eau minérale. Les 
sites et le paysage sont des plus riants et des plus pitto* 
ïesques, entre antres la partie de la forêt i appellée le» 
i^oixtes sacrées. Feu M. de I.indemann doit être regarda 
comme le créateur de ces beaiités ; on lui a élevé un 
monument.) — Koenigstein : (élévation du rocher, igoo 
pieds; l'auberge sitTiée au pied, est assez médiocre. Il 
faut être muni d'une permission du gouverneur de 
Dresde , pour entrer ; mais Ton n'observe pas trop ri« 
gideraent cette ordonnance , sirr.tout vis à - vis des per<«,^ 

sj sonnes d'un certain rang. On pe^lt e'conomiser les dé- 
penses des pour, boire nombreux , si l'on se cotise. Les 
casemates sont un ouvrage étonnant; l'aspect d'en -haut 
de la vallée die Hutten, eît extrêmement romanesque.) 
Scifendorf : (V. la description de M. Bêcher, et la petite 
brochnre > Wegweiser diirch das Seifersdorfer Thaï. A 
une petite lieue d'ici sont les eaux salutaires de lladierg. 
V. lifidberg und seine heilsame Çuellen etc. Pirna t8o5; 
12. -^ TFeesenstein : (à deux lieues de Pirna; presque 



340 

entièrement construit dans le roc.) — !La Suisse Saoconne ' 
(c'est le nom que l'on donne aux vallées diverses, qni 
longent le cours de PÈlhe. Il faut consacrer an moins 
4 à 5 ■ journées. V. Schandau tnid seine Umgcltin^en ,, 
oder JBeschreihung der sogenannten Sàchsischcn SchtueiztVL 
mit Kiq)fern, von IM. Gotzinger y 'Neustadt i3o4. C'est 
le meilleur guide, et. qui, en prenant Schandau pour 
centre , donne des renseignements xitiles sur ces excur- 
sions. -Schandau, est très - fréq\i enté , à cause de ses 
bains efficaces, tant recommandés parle ce èbre médecin, 
M. Kajrp')— ISota. On trouve des appartements et des 
chambres garnies à Dresde , à des prix raisonnables. Il 
y a un grand nombre de restaurateiirs , de traiteurs, 
de x'âtissiers ; Csurtout Orlandini) chez Ferrini , sur la 
place, grande table d'hôte, de même que chez Hahle ^ 
an coin de la rue du lac : la première est fréquentée de 
préférence par les militaires. Le café de Schwarz, à la 
rue du château , passe pour le meilleur. Qtiic'onque part 
avec des chevaxix de voiturier, on des chevaux à lui, 
pour Leipsick , doit présenter auparavant requête à la 
chambre des finances , pour obtenir la permission de 
l^rendre la route de poste. Il gagnera en chemin , et 
aura un meilleur gîte à Hiihertshourg qu''à Oschatz. Le 
sellier de la Cour Huler , est aussi excellent astronome, 
qu'excellent sellier- carossier. — 

No. 23. 
Route de Berlin -par Burg a JVIagdehourgf et Halherstadt, 



Milles. 


Hélais. 


Milles. 


Relais. 


2 


Spandau. 


3/a 


Burg. 


n'A 


Wustermarck. 


3/^ 


Magdeboiirg 


4!/^ 


Brandebourg. 


3/4 


Egeln. 


4 


Genthin. 


3/2 


Halberstadt. 



26 /4M. 



3)1 



V. pour les observations locales, No. 21. La route 

qui conduit de Hcdle à IMagdehourg , est une chaussée 

fort belle; noms des relais: Kônnern 5^2 M. Bernbourg 

3, Azendorf 3/4» Magdebourg 3, 10^/4 Milles. 

No. 24. 

Route de Berlin a HamhourSL- 



Milles, 


TielaiS' 


Milles. 


Triais. 


3/. 


Eotzow. 


5/4 


Leutzen. 


A'A 


Fehrbellin. 


5 


Lubtlien. 


3/. 


Wusterhagen. 


^% 


Boitzenbourg. 


1 


Kyritz. 


4 


Eschebourg. 


5J^ 
« 1/ 


Kletzke. 
Perleberg. 


3 


Hambourg. 


2/3 


' 


Hambourg. 



37/2 M. 

Détails et observations locales.. Hheinfels ^ autrefois 
&i renommé par le séjour de Fre'deric • le . grand et du 
Prince Henri, ne montre plus que dégradation et ruine. — 
Tehrhellin : célèbre par la victoire que le grand Electeur 
y remporta en 1676 sur les Suédois. Feu M. de llochow 
a fait élever Tin monument à la place où se fit l'attaque 
qui décida. — Lentzen. Situation charmante ; ou passe 
TEIbe en bac. — Boitzenhourp. Ville jolie, qui a un air 
de netteté hollandoise. — • En allant d'Eschenèour^ à Ilam' 
hoiirg,onRen£àce la. ville àe Ijauenbourg et le fleuve. Grand 
nombre de maisons de campagne. — Hambourg. "V.N0.46. 

No. 25. 
Route de Berlin a Brunsic'uk et Hannovre, 



Milles. 


llelais. 


Milles. 


lielais. 


26^4 


Halberstadt. 


1 


Brunswick 




V. No. Si, 


5 


Peine. 


3/2 


Rockum, 


a 


Sehnde. 


2 /a 


Wolfenbuttel. 


2 


Hannovre. 



4o3/^M. 
V. pour les obeerv. loc. No. 21, 46 et 52. 



343 

No. 26, 
Jioute de Berlin a Leipsick, Tableau de Koenigsherg, 



Milles, 


Fielais. 


Milles. 


Bêlais. 


4 


Potsdam. No. 21. 


4% 


Witteuberg, 


23/4 


Beelitz. 


4 


Duben. 


s/4 


Treueubrietzen. 


4 


LeijJsick. 



Détails et observations locales. Une antre route so 
trouve No. 5i. et les tableaux de Potsdam et I^eipsich 
No. 21 et 36. -^ Witteuberg. A, à l'Oie. Les torabeauîd^ 
des trois grands hompies de la nation allemande, Luther, 
MelancTiton et Frédéric ■ le • sage \ sont réunis a l'église "* 
de la cour. On montre la chambre qu'habita Luther; 
et une inscription écrite à la craie, -çax Pierre' le- grand 
La chaire de Luther a été détruite, lors des événement^ 
de la guerre de i8o6. V". la description q\iei'on a publiée 
de cette ville en i8p2. -^ A. Treuenhrietzen , est la pre 
jnière douane Prussienne. Oa fera bien de faire visitei 
ses malles , et non de les plomber. En Prusse ou doit se 
faire donner un certificat de Visitation à la j>remièr 
douane, sans quoi on risque de la voir renouveller 
Entre Duhen et Leipsick, on traverse le champ de ba. 
taille* de Breitenfeld , célèbre par la défaite de Tilly 
dans la gtierre de 3o ans. 

Nota. La route de ^ Berlin à Dresde , et celle d( 
Berlin à Koenigsherg , est marqxiée dans la lioute di 
jjoste à Pétershourg. Mais nous douîierons ici le tableai 
de Koenigsherg , qui y manque. Koenigsherg 60,000 h 
Q à la tète de mort: au Phénix : aux trois couronnes 
A. * à l'hôtel teutonique : * au palmier, bien sitiié. L( 
châteaxi royal: (le sallon, dit Moscowite, sous iVglise d< 
]* cour; la vue riante et jîittoresqne du haut de la tour 
le§ jardins, les écuries etc, j la bibliothèque royale; M 



se - 

... 



343 

cabinet de curiosités, d'ambre janne, transporté en partie 
à Taris etc.) l'e'glise de St. Nicolas ; Thôtel de ville : la 
conr d'Artus ; (on se donnent les fêtes et festins.) Lia 
naisoii des venves et des orphelins : la cathédrale, 
(l'orgne , les sépn'cres, des Margraves etc.) le co lège 
Albertin : la bonrse des négociants : le théâtre d'anatomie : 
le palais Kuyserling . . , L'nniversité: le co'lège Frédé- 
ricien ; la société allemande : les bibliothèques de la ville, 
de Tniiiversité , de Wullenrod ; elle conserve le fameux 
code de Kennicott , Porigina du passeport de Luther, 
lorsqu'il se rendit à Angsbinrg etc.) le Mnse'e. V. Ver- 
such einer Geschichte iind Beschreibimg der Stadt Ko- 
nigsberg, von BaczJio. î<î. E. 1804. 8. . . . Kota. Le port 
de Pillau est très- vaste; à Alt. Pillau , la pêche de 
Testurgeon , et la préparation dn Caviar, ou oeufs d'es. 
tuigeon salés, attire beaucoup de monde, aux mois de 
Mars , Avril , Aoiit et Septembre. Frauenbourg , à 
quelques milles de distance de Koenigsberg , est remar- 
quable par le séjour de Copernic, dont on y montre en- 
core le tombeau et l'observatoire. Cours de l'argent, 
dans le royaume de Prusse î le Thaler , à 00 JDUtcJien , 
le jDiitchen à 3 Gros. lo JDiitclien fout 1 Jiorin. 



i 



No. 27. 
Route dà Berlin a Stetcin et Stralsumî, 



Milles. 

4 
4 

.K 

4 /a 
4/2 
3/4 



Hautes. 

Oranienbourg. 

Zehdenick. 

Templin. 

Prenzlow. 

Lôckenitz. 

Stettin. 



Milles. 


ïioutes. 


2 


Falkenwald. 


5/4 


Uckermuude 


454 


Auclam. 


4 


Greifswalde. 


4 


Straltnnd. 



42^2 M. 



344 

TDétails et ohservations locales. A Oranienhourg il 
y a TUi cabinet de lecture , le plus considérable ie 
l'Allemagne. — Prenzlow : Q de la vérité. L'église âe 
Ste. Marie ; la bibliothèque de M. d'^rnim: le lac d' Ucher, 
abondant en poissons.^ Stettin: 20,000 h. Q a\ix tro'is 
compas d'or. A. * à l'hôtel de Prusse, A l'é^li-^e du 
château les sépulcres des anciens ducs; la statue de 
Frédéric II. Le collège et sa bibliotlièqne : les coUec 
tions de la loge Franc- Maçonnne: le cabinet d'hist. nat. 
M. ]\Iayer : les magazins de la compagnie de sanrageî 
le port : les promenades au rempart , et à la place de 
parade: les i^arties de plaisir à Zie^enarth , le vanxlial 
dès habitants: la société de dimanche: V. Briefe ûher 
Stettin und die iimlicgende Gegeud, Berlin iSoo. 8. (On 
brasse ici nne soite de bierre forte , dite Bcrgmann 1 
qui est très-recherchée et exportée.)-— Anclam\ Q] Jules 
au coeur sensible. *A. au prince royal.-— Greifswalde\ 
4000 h. Q aux trois grifons. A. * chez Wilhelmi. L'é. 
glise de St. JVicolas, et les bâtiments de l'université, 
fondée en 14.56, sa bibliothèque, et ses autres collections. 
Les promenades aux remparts , et au bois d"" Eldena. 
Les parties de plaisir -et en bateau au port àe ^Wich^ Les 
salines. La société, ou la ressource. — Stralsiind: 
11 . 12,000 h. n Gustave Adolphe aux trois rayons. A, 
* au lion d'or. L'hôtel de ville, beau bâtiment gothique; 
on y conserve un cabinet d'hist. nat. La cathédrale (sur- 
toitt les fonds baptismaux et les tombeaux;) L'église de 
Ste. Marie: l'orgiie et quelques tableaux) la bibliothèque 
et les collections du collège. C'est de Stralsiind que 
l'on se rend en bateau, à l'isle de Bugen, (V, le tableau 
de Dohheran ) et en Suède. Le trajet de Stralsiind à 
Ystadt en Suède , est de 7 - 8 heures. Le paquebot 
Suédois part et revient à des jours fixes. Prix d'une 
place de maître, 2 écus 36 ehellings - lubs , y compris un 
coffre ou une m^lle ; pour le transport d'un domestique. 



.345 

2 éciis 12 shellings : d'tni cheval, «2 ecns 12 shel, d'une 
voiture 4 ou 5 <'cm> : d'une tonne de bagage, 16 shel, 
Quand on a sur soi des ducats ou d'autres espèces d'or, 
il faut se le f^tire attester, à Ystadt, afin de n'éprouver 
point là. dessus de désagréments , en voulant quitter la 
Suéde. A Ystadt^, banne axrberge , chez les filles Johnson. 

No. 28- 
Route de Cologne a Aix-lu' Chapelle, 
Postes de France. Hélais. 

3 Berchlieim. 

2y4 Juliers, 

3 Aix-la-Chapelle. 



8y^. P. ou autant de milles allemands. 
Détails et observations locales. Cologne. V. No. 3o, 
Aix-la-Chapelle: ci - devant ville libre impériale, à 
présent chef. lieu du de'partement de la Tiol-r. 23,000 h. 
A. * au grand hôtel: au dragon d'or: à la ville de Caris, 
bad. Lia cathédrale: (le tombeau de Charlenwgne; c'est 
aussi dans cette église que l'on gardoit jadis, une partie 
des ornements de l'Empire germanique.) L'hôtel de ville : 
les eaux thermales: ( il y a sept maisons de bains; le 
bain impérial, et le baiu de Cornélius, passent pour les 
principaux. ) 

No. 29. 
Route de Cologne a Bruxelles y par L.iège. 
Tostes de Fr. Hélais. Fostes de Fr. Fielais, 



8>< 


Aix . la . 


Chap 


elle. 


2/t 


St. Trond. 




No. 


28. 




2 


Tirlemont. 


3 


Bâtisse. 






2'X 


Louvain. 


^/a 


Liège. 






^/^ 


Cortenberg, 


2/4 


Orcy, 






XK 


Bruxelles. 




sep.ouM. 





34Ô 

JDi'tails et observations locales. Cologne No. 3o. yiix- 
la- Chapelle. V. No. 28. — De Bâtisse à S]ja, 3)4postesi 
de France. -^ Liège'. 5o,ooo h, A. * à_Paifjle noir: à 
l'hôtel de Flandres, La cathédrale: l'hôtel de ville: le 
pont snr la MeiTse, On paie à la sortie un quart- de. 
poste en sns de la distance. — Bruxelles'. 66,000 h. A. 
* à rhôtel Belle- vue. ^L'hôtel de ville: la salle de spec- 
tacles : la belle église rie Ste. Gndttle : le palais de la pré- 
fectiire : le palais d^Aremherg: l'église des ci -devant 
Jésuites: le Parc et la magnifique place Napoléin, ci. 
devant place Royale: le canai de J'Escant etc. On paie 
à la sortie une demi-poste en sus de la distance marquée. 

No. 3o, 
Jioute 4e Cologne a Francfort sur le JVlein ', far la 
route Ncffoleonj et par la route des hains. 
Postes de France, Bêlais. 

Q Bonn. 

- Q^Ya Remagen. 

3 Andernach. 

2 Coblence, 



loy.p. 



Haute JSapoléon; rive gauche du Bhîn, 



Postes. 


Bêlais. 


«-/' 


Boppard. 


^% 


St. Goar. 


./, \ 


Eacharach, 


>'/, 


Bingen. 


§ 


IVtayence, 


Milles, 




% 


Hadersheim, 


% 


Francfort, 


%SY^V. ou M, 



3,(,7 

Jioute des hains \ rive droite du TJiin, 

Milles. Relais, 

3 Nassau, 

a îvastadten. 

% Schwalbach, 

2 AVisbado-n, 

23/a Hadersheim, 

a Francfort, 



24 M, 



Détaiis et observations locales, Cologne ; ci -devant 
ville libre impériale. 40,000 h. A, * à la ville^de Prague; 
* à l'hôtel de l'Empereiir, belle vue sur le Rhia : * an 
St.' Esprit: * au grand Rheinberg; ( très • belle vue sur 
le Rhin.) Xa superbe caihédrale : l'iiôtel de ville, bâti- 
ment magnifique: Téglise de Ste. Ursule: celle des M.iC'» 
cabées : (ou comptoit ci- devant dans cette ville près de 
000 églises et roo couvents ou monastères.) La belle 
pl^ce nquve etc. La maison d'' Ibuch , où naquit le ce, 
lèbre lîuhens \ on y garde un tableau , peint par L.ehrnn^ 
Les fi;^ures en cire et les microscopes du vicaire ILirdi. 
Le cabinet de tableaux et de curiosités du Sieur Jî'ull^ 
raff. -^ Bonn : A. * à la cour impériale. La cathédrale, 
et sou parvis : la maison commune : le grand rempart. 
(Cette ville est décijue. de beaucoup de sou ancienne 
8j)lendeur.) Le cabinet minéralogique , dont M. Ao/a 
vient de faire présent à la ville , et qui sera expo.^é 
dans le ci- devant château. Le Lyce'e. Les eaux rainé, 
raies de Draitsch , au pied du célèbre Godesber;^ , ne 
sont éloignées que d'une lieue. A Godesheim, l'acadé- 
mie de commerce du Sieur Kjichelchen. — • Andernach : 
les grands trains de boîs flotté, connus sous le nom de 
flottes ou radeaux hollandois , et qui ressemblent à des 
ilôts peuplés : le Trafs oii Tuf, que l'on exporte en 



348 

Hollande, et d'atitres productions volcaniques: les eaux 
miiiéxales de Tinstein on ileiïbroiin ^ à 2 lieues: quelques! 
antiquités Romaines. — liemagen : on lit à côté de la 
grand' route, une inscription à l'honneur de Charles 
Théodore , qui rétablit et aggrandit cet ouvrage des au. 
ciens Romains , percé dans les rocs. Le mont Apollinarit 
-et les sept montagnes , si intéressantes pour les natura- 
listes, sont à peu de distance. V. Taschenbuch zur l^e- 
reisung des Sichengehirgs , von D. Wurzer , Colin i8o5. 
J2. — Dans la saison d'hy ver , et quand les clierains 
sont trop abîmés, la route passe de JVishaden à Castelf 
1. mille, Hadersheim 2 milles. Une diligence passe et 
repasse entre Wisbaden et Francfort , depuis le mois de 
jMai , jusqu'en Octobre. — V. sur la route ISTapoléon, 
sur Coblence, et sur les bains d-e la rive droite, les 
d(^tails , dans la description de la navigation sur le lihin, 
jMayence: ig.ooo b. viile très, forte, mais où tout porte 
encore les marques des sièges et des événements de la 
guerre 'de la révo'ution, A. * aux trois couxonnes : * à 
la cour de Mayence, Q aux Amis réunis. La cathédrale: 
(les tombeaux de l'épouse àe_ Charlemagne , de Frauen^ 
JjO etc. le monument décrété de Guttenherg , doit y être 
placé) les églises de St. Ignace et de St. Pierre: le ci- 
devant palais électoral: l'école de Médecine: le Lycée 
et ses collections: le pont: le fort de Castel , oii se 
ti'ouv^e la douane : (les visitations se sont avec plus ou 
- moins de rigueur ; cela dépend des circonstances, et 
quelquefois de l'exte'rieur de la personne. Une précau- 
tion très ♦ essentielle, c'est, de déclarer la somme d'or 
et d'argent monnoyé, que l'on importe en France, et 
de s'en faire délivrer le certificat.) 11 y a à IMajence des 
bureatix de diligences , pour Pax'is et les autres villes de 
f' rance , et ici et à Castel, des coches d'eau, qui par, 
tent tous les joui-s pour Cohlence et Cologne.) — Franc- 
fort T. Ko. 5. 











349 




No. 


3i- 






Route 


Je Colopie far 


Paderhorn h 


Hamhourgé 


unies. 


llelais. 




Milles. 


Fielais» 


4 


Wermeskirchen 


. 


4 


Lem^o. 


2 


Schwelrti. 




2 


ruDtelii. 


2 


Hageii. N 




ly^ 


IMindeu. 


^'A 


Iserlohe. 




5 


Lerse. 


z/. 


Schwerte. 




p 


Nienbonrg. 


^/^ 


Unna. 




2 


3\othem. 


23^ 


Ha mm. 




3 


Visselhôvcde 


a/. 


Hiildrop. 




4 


Wcl!. 


s 


Lippstadt. 




3 


Ilaurboxirg. 


3 


Paderborn. 




1 


Hambourg. 



47 72 M. 

Dctails et observations locales. Chemin mauvais eC 

moutiieiix, au milieu des forêts, jusqu'à Puderborn. —' 

Schioelm t connu par ses eaux minérales. — Iserlohe: 

Cj à la probité allemande. A. * chez IMedel. 7000 li. 

/•ille extrêmement industrieuse , et remplie de fabviiiues 

?t d*atteliers. Grotte de Sundvvich , et ses fossiles, — 

tiannn. Q à la lumière claire. ZJfjpstadt , riintelu, 

Mindeii: V. ^0.11 ■— Puderborn. Q à l'épéeflamboj'antc* 

\. à la poste. L'église coUe'giale , d'une haute antiqiiité : 

église des ci «devant Jésuites: les sources de la Pader: 

e jardin de Chabon : il y a dans cette ville , spectacle 

Uemand, un cîub, des concerts, des assemblées de thé, 

les bals: l'ouverture des plaisirs dix carnaval, se fait 

ar le bal brillant des trois Rois. KeiJians , petite ville 

olie, avec un jardin anglois , est le rendez-vous favori 

les habitants. — Haarbourg: Q au crocodile. A. à la 

•este: au Roi de Suède: c'est d'ici que partent les Ever, 

u bateaux de trajet, pour Hambourg. — Sur Hambourg, 

T. No. 46. 



35o 

No. 32. 

Route âe Cologne jjar DussetâorJ a Wïunster»^ 



un es. 


Hélais. 


Milles. 


Ilelaisé 


2 


Langeiifeld. 


3 


iDorsteu. 


^% 


Diisseldorfi 


3 


Dnlrnen* 


s 


Ëssen. 


^Y>. 


Munster. 



17 M. 

jDéfails et observations locales. iDiisseldorf. 12,000 h s 
A. * à l'ancre d'or; * à la cour de Hollande. L'hôtel de 
ville: la startie de l'Electeur Guillautne, par Crope/îo. 
le palais du gouvernerneut : la belle église des ci - devant 
Jésuites: les deux places du marché et de Charles: le 
Lycée, l'ol)servatoire , et le cabinet de physique. (La 
galerie de tableaux a été transportée à Munich', il n'en 
reste qu'un seul tableau de Cignani ou lluhens , peint 
sur bois. Ce fut dans cette galerie, que Taspect d'un 
tableau donna au comte de Zinsendorf , la première idée 
de sa fondation de la secte des frères Moraves.) Le ci* 
devant xîouvent de la Trappe , est dans le voisinage de 
cette ville. Belle vue du sommet du Grnfenherg. — *• 
Munster. rzi^Soch. Ville bien bâtie. U aux trois pou- 
tres du nouveau temple. A. * au roi d'Angleterre: à la 
ville de Londres: au sauvage. L'hôtel de ville, où l'on 
inontre la salle de la conclusiojî de la paix de Westphalie; 
la cathédrale , sa bibliothèque et la chapelle du bellrqiienx 
Bernard de Galen: l'église de vSt. Lambert : (au haut d^ 
la tour , les trois cages qui renfermèrent les corps dei 
chefs des Anabaptistes.) Le notiveau collège et l'écoL 
de dessin : l'université et sa bibliothèque, son jarditi 
botanique, et le laboratoire de chimie : les deux casinos) 
les bals et concerts qui s'y donnent: spectacle allemand î 
les jardins de Berhemeier et de Horneier. (Les graiic 



Milles. 


Fitiluis. 


MiUes. 


2 


Doi magen. 


3 


2 


Keiifs. 


»>^ 


2 


Crevelt. 


^/. 


S 


Gueldres. 


4^3 


4 


Clèves. 





35 1 

chemins, âiitonr de 3Iunster , »out abiméa dans un 
tcms pluvieux.) 

No. 33. 

Route de Cologne a Amstertlant. 

llelais. 
î^imès;ue. 
Ariiheim. 
Lnnrerii. 
A m ers fort» 
Nard;Mi. 
Amsterdam. 

27Î/4J^- 

JDrtaiîs et observations locales. Amsterdam. Capitale 

du royaume de Ho'lande. 220,000 h. A.* aux hôtels du 

grand. Doele , r«'ijuté le premier hôtel: * du nouveau 

Doele, on y tient table - d'hôte : * aux armes d'Amster* 

iam , fort à recommander ainsi que sa table d'hôte: * de 

a Bible : * du vieux cerf b!anc , table d'hôte à l'An» 

;1oise etc. ( et un grand nombre d'autres.) I.a vieille 

f^lise ; (réputée le plus ancien temple de la ville, avec 

es cénotaphes de Ileemsherk, van Ae Hills t ^ Sivecrs , et 

utres vaillants amiraux: (l'église neuve: (là reposent 

es cendres de Iluiter , de Bentink ^ de Gulen, et du 

oete Vondel ; les grands et petits orgues, sont très* 

stimés :) l'e'.^lise occidentale: (sa tour, de 79g p^. dVlé* 

afion , surpasse toutes les autres en liauteur.) Ou compte 

n tout 45 églises de divers cultes, et 5 synagogues 

lives. L'hôteU de- ville : (l'un des plus beaux ouvrages 

es siècles modernes; les premiers des 18609 mâts qui 

ervent de fondement, furent xolantés en 1648. Longueut 

2 p. largeur C32 ; hauteur avec le clocher, i83 p. On 

admire les chefs, d'oeuvres de liembrand', et d'autres 



grands peintres. V» Description des tahîeaux de Phôtel 
de ville par van JDyk. La salie d'armes; le musée; l'hoi* 
loge , les cloches pèsent ensemble 28,000 livres.) La 
bonrse: la bourse an bled: le rnagazin de ramirauté: le 
inagazin de la compagnie des Indes - orientales : les chàn*^ 
tiers de l'amirauté et des compagnies des Indes: la toiii* 
aux harengs: (il y fl htiit totirs à Atdsterdam :) l'hôpital 
des enfants-trouvés: l'hôpital des vieilles gens: la grande 
force : la maison de travail. .... l'Athénée : l'école 
de marine; quatre théâtres, royal hollandois , François, 
Allemand, Italien. L'ilhistre académie des arts, Pelix 
tneritis , et ses riches collections: (il fa\7t ou être in* 
troduit par un membre, ou être muni d^in billet, qui 
porte pour 6 personnes i 1 1 /4 est Pheure d'entrée.) Les 
deux sociétés, JDoctrina etamicitiâf et Coiicordia et li* 
hertate. Le Musée ou cabinet dé lecture. La société 
tôt mit raïut Allgemecn'. L'académie de dessin: la socïét(l 
de Poésie : le théâtre anatomique ; (sur-tout la collection 
des maladies des os, par Horius.) L''énumératiou des 
collections et cabinets particuliers nous meiieroit trop 
loint mais nous faisons mention de la galerie de tableaux, 
de dessins, et de gravures, établie par M. lloos '-, cette 
galerie est ouverte tous les jotirs, et les abonnés ont la 
liberté d'y mener les étrangers. . . . Les promenades 
à la plantation; (là sont aussi situ«?s les hains publicSf 
bel édifice ; le beau * monde d'Amsterdam s'y assemble 
d'ailleurs le dima7iche, à la grand salle:) au pOnt de 
l'Amstel, (où Ton joiiit du coup d'oeil le plus imposant 
de la ville et de la rivière)*; aux remparts ; aux boule- 
vards. Les brillants coups d'oeil sur le port, du Font' 
neuf , et du Pont de la grue ; les quais des beaux canaux 
du Heeren • et Keizersgracht^ Les parties d*amusenient< 
à l'hôtel de justice de la Diemermeir , et à Zeehurgi 
detix excellentes auberges, fort fréqilentées. . . TSoticel 
diverses. Les étrangers doivent écrire leur nom dans tii 



353 

i'egitre à leur arrivée, et faire viser leurs passeports ait 
bureau an grand- officier. S'ils n'amènent pas leurs do- 
inestiques avec eux, ils pourront faire usage des laqxiais 
de place, attachés à chaque logement, ou des Oppasseri 
s'i's se logent chez des particuliers , et qui sont poiii' 
l'ordinaire des militaires de la garnison. On peut se lo- 
ger de différentes manières- On trouve des logements 
magnifiques et Vastes, et chez les bourgeois de jolies 
chambres garnies, toujours à meilleur marché, quand 
on peut s*y mettre en pension* On peut dîner à table 
d'hôte, ou chez les traiteurs, ou chez qiielque chair» 
cwhiev , Gaar/i^uken , ou dans une cave à mets refroidis 
Ou faire apporter chez soi le dîner. En prenant une 
hambre garnie, l'hôtesse est obligée de la tenir propre, 
t de fournir de l'eau bouillie poxir le thé et le café* 
Du donne pour cela une bagatelle à la servante. Le 
oyer diffère selon le quartier ; au centre de la ville 
'est le x^lus cher. On peut louer des fourneaux à l'ai- 
emande, pour 8 florins l'hyver. La meilleure eau à 
•oire vient d'Utrecht, à 4 Stuivers la cruche. Les étran- 
ers qxii portent de la poudre aux cheveux, et qui res* 
sut plus d'un mois en ville , doivent prendre un certi* 
cat et payer par an 6 11. 12 st. Il n'est pas permis d''a. 
oir un chien, sans payer annitellement une rétribution 
e 2 fl. On fait des excursions à plusieurs villages des 
.(livirons , dont les plus remarquables sont Sardam et' 
|j|'rod/c. Sardam est célèbre par son commerce important, 
ir ses moulins à vent , au nombre de phis do 23oo, 
par la maison qxi'occiTpait Pierre -le . grand comme 
mple compagnon, charpentier. La fenêtre a été trans- 
itée au Musée de Paris. Broekt non • loin de là est 
nommé par l'extrême propreté de ses habitants , qui a 
inné lieu à des anecdotes plaisantes. — V. Tableau 
Amsterdam , ou Guide des étrangers , par IVTr. Witsen 
eysheek, 1807, orné de deux plans, d'une carte des 

23 



354 

environs, et des gravures. 12. A Amsterdam chez Hesse, 
pour le prix modique de 1 fl. 10 st. Guide excellent, et 
ouvrage indispensable aux étrangers, et aux habitants même. 
Avis. On trouve des renseignements sxtr la manière 1 
de voyager en Hollande, dans le Tom. I. de mon Guide 
des Voyageurs , et dans la seconde édition du Voyageur 
en Hollande , qui vient de paroître tout récemment à 
Amsterdam, chez M. Hesse , avec un atlas de ig cartes. 
Prix 3 fl. 10 st. relié et en étui. Le départ et l'arrivée 
des coches d'eau. Yachts, BexitsJiipps etc. dans tout le 
royaume de Hollande , est marqué dans un petit livre, 
in i6°, qiii se publie tous les ans, sous le titre: Leg. 
plaathen en lieiswyzer van elle Bewt • Shepen ^ Jaag-en 
Murht - Shuyten Postivagens etc. die van aile Steden de. 
gelyks afvaaren etc. 12. 

No. 34. 

Route de Dresde a Berlin. 

C'est la même que celle indiquée. No. 22., où l'or 
trouvera aussi une seconde route, préférée par beaucou] 
de voyageurs. En y r.envoyant nous nous bornerons an 
donner ici que le tableau de Berlin. — Berlin. Capitale d( 
la Prusse, et renfermant cinq villes et quatre faubourgs 
i55,ooo h. Q Trois gran ds- Orients : 1. aux trois globe 
et 4 loges : 2. Royal. York et 4 loges: 3. grande log 
d'Allemagne et 7 loges. Auberges les plus distingttées € 
de la première classe; * THôtel de Russie, aux tilleuls 
table d'hôte; * l'Hôtel de Rome; table d'hôte; * l'Aigl 
d'or; table d'hôte; * Ville de Paris; * l'Hôtel de France 
* Parlement d'Angleterre : Hôtel de Bavière : Roi d 
Portugal : l'Aigle noir : l'Aigle rouge. . . . Le châtea 
royal : (bfille vue des balcons , qui s'étend jusqu'à ] 
porte de Brandebourg; la chambre qu'occupoit Frédérû 
le. grand, et la croisée, où il aimoit d'être assis ; j| 



'\ 



355* 

statue du Prince Léopold de Dessau. V, Beschreihung 
des Kûnigl. Schîosses zu Berlin etc. Berlin i8o3. 8. Les 
écuries royales. L'Arsenal: bel édifice, dont Schlater 
fût l'architecte ; on estime sur- tout les 21 visages des 
mourants.) La salle d'opéra: (contenant 5ooo personnes.) 
La bibliothèque royale : les bâtiments de l'académie ro- 
yale des sciences : (l'observatoire, le manège, le théâtre 
d'anatomie. ) L'hôtel de ville. Le palais du gouverne, 
ment. L'hôtel des Invalides: (distant d''une lieue:) La 
Charité. Les palais des Princes de la maison ; les palais 
de Sachent de Schulenhourg , de l'ordre de St. Jean, de 
Hardenberg , de Schichler, de Vérone, de IVIichelet etc. 
La Bourse. Le nouvel liôtel des mônnoies. La iiou« 
velle salle de spectacle et la salle des concerts. L'église 
de Ste. Hedwige: (sur le modèle de la rotonde à Rome.) 
La cathédrale : (où sont les sépulcres et cénotaphes de 
la maison royale.) Les deux églises à la place des Gens* 
d'armes: sur-tout les deux tours, que l'on apper(jOit de 
fort loin, leurs bas -reliefs, et leurs statues en cuivre; 
les frais de construction montèrent à 35o,ooo écus.) L'é- 
glise de la garnison: (les cinq tableaux de Bode \ avant 
l'occupation Françoise en 1806, cette église étoit rem- 
plie ci- devant d'un grand nombre de drapeaux, trophées 
de l'ancienne valeur Prussienne.) L'église de St. Pierre. 
L'église de Ste. Marie : (le tombeau de Kanitz , poète 
célèbre; la belle tour gothique.) L'église de St. Nicolas; 
(intéressante par son antiquité: on y remarque plusieurs 
tableaux, et le tombeau de Vuffendorf. L'église parois- 
siale des Réformés : (la colonie françoise compte 5 églises 
et 13 pasteurs.) L'église de Ste. Dorothée; (le monu- 
ment du comte de la Mark, et ceux de IVIicTiéli, Ve- 
relst et Larnbert. Mad. Therhusch , peintre, a reçu aussi 
\\n monument an devant de cette église. De même on 
remarque dans un {autre cimetière , le monument de 
Tlech, acteur renommé, exéciité par Schadow.) La mai- 



356 

son des trib\inanx , avec le buste de Coccéjl. La place 
de Guillaume , et les cinq statues des. grands Capitaines 
de la guerre de 7 ans. La statue équestre du grand- 
Electeur, clief« d'oeuvre de Schluter , du poids de ôooo 
quintaux. La superbe porte de Brandebourg: (sur le 
modèle du proi)yl.ee d'Athènes ; mais le quadrige ne s'y 
trouve plus, servant de trophe'e à Paris.) Le pont royal. 
Le nouveau pont d'Hercule. . . . L'acadéinie royale 
des sciences: (tenant ses séances les jeudis.) L'académie 
ro^^ale des arts et des sciences raéclianiques : les dPux 
acadéiûies, militaire et d''artillerie : la société royale de 
médecine et de chirurgie : l'école vétérinaire : excellent 
institut, son bâtiment, un chef - d'oeuvre dans son genre.) 
L'académie des eaiix et forêts : l'institut des élèves des 
mines : l'école de vaccination gratuite : l'école des sourds 
et muets: les cinq collèges et écoles renommées, de 
Joachimsthal , du couvent gris, de Friedrichswerder et 
Friedrichsstadt, de Frédéric- Guillaume, ou l'ancienne 
liéal- Schule, et de la colonie Françoise. La société des 
amis de la nature. Les sociétés philomatique , pharma- 
ceutique , et des amis de l'humanité. L'académie de 
chant de M. Zelter j (institut excellent, de l'exécution 
lapins parfaite, et unique dans le Nord de l'Allemagne.) 
Les Musées de lecfare de M. M. Kuhn et Werhmeister. 
Nombre de pensionnats et d'instituts d'^éducation , et 
plus de 40 hôpitaux et établissements tant publics que 
particuliers , pour offrir des secours au malheur et à 
l'indigence ; tel que l'établissement connu sous le non» 
de Biirger - Hettungsinstitub. (Il est-à présumer que par 
les événements de 1806 et 1807. plusieurs de ces établis- 
sements ont dû ou éprouver des changements , ou ttre 
arrêtés par la perte des fonds.). ... La bibliothèque 
royale, les bibliothèques des académies et des collèges» 
les cabinets du roi et les collections royales des tableaux, 
des médailles, des antiquités, des curiosités des arts et 



357 

de la nature. (Toutes ces collections ont e'prouvé de 
grandes inertes , à la suite de la dernière gxierre ; grand 
jiombre de leurs raretés sont allées embellir les Musées de 
Paris : p. e. la machine pneumatique de Guériche ne se 
trouve plus à la bibliothèque royale , non plus que la 
carte en relief de la Snisse par Muller , au cabinet d'hist. 
natO Le cabinet royal d'anatomie,- ci-devant de Walter : 
- (V. JMiisi'UTîi Anatomicutn , i8o5. 4-) Nous ne saurions 
p.'i£ser sous silence, ies cabinets de quelques particuliers, 
les médailles de M. Adler ; le cabinet de iS'eale ; les ta- 
bleaux et dessins de M. JVTeil; scarabées du comte de 
Jlagen et les insectes du prédicateur Herhst . . . Les 
divertissements sont très. variés. L'opéra Italien ; l'opéra 
buffa ; (ies étrangers ont des places aux' secondes et aux 
troisièmes.) Le théâtre allemand, dit de la Cour: (.!//• 
îuncl , l'un des acteurs les plus distingués de l'Allemagne, 
eu est le directeur.} Les bals«Hiasqxiés du carnaval à la 
grand . sall« d''opéra. Le Casino , (c'est un des beaux 
édifices de la ville,) Les chibs ou ressources \ (celle à la 
nie des postes, est l'origine de toutes les autres : ajou- 
tons-y la société des vingt . quatre , celle de Lundis 
recherchée par les étrangers; celle dn Jeudi , et les as- 
semblées et concerts aux trois grands Orients des Francs- 
Maçons : le fameux Scliluter a été ^architecte de la belle 
salle de la grande loge YorJi à l'amitié.') Ou peut bien 
s'imaginer que Berlin abonde comme toutes les grandes 
villes en cafés, (de Fàchard, Tarone , IMich élis etc.) ta. 
vernes, taba;;ies , jardins de ïassemblement , (chez le 
chasseur de la cour , chez JMoîlart etc.^ Le parc ou le 
Thicrgarten, (le cercle est le rendez- Vous du beau monde, 
et les gens du bon toji fréquentent sur-tout Kcrsten, les 
piqueniques , festins etc. qui se donnent chez, lui;) les» 
p'aces de Donhof et de Guillaume , et les tilleuls ser. 
v-ent de promenades. Mais ce qui distingue Berlin , ce 
sont les assemblées d'hyver , qui se donnent aux serres 



3fi8 

chaudes des [if-ics Jlouchre. . . ^'otice.u Le prix d'une 
chaml)ii* garni»', dans une belle «xposition , n'excède 
gueres 6«Jk 7 t^cus ytav mois. 11 y a des bureaux de do» 
nie»tii]ues de i>lace. Les fiacres ont des Numt^ros comme 
par- tout aillenis. Il existe aussi une petite poste. I,e 
prix d'un carosso de remise est Jk 1 ou 3 t'^ctis par jour. 
Dans toutes les auberges, on trouve l'afficlie de la police, 
qui r«';;Ie le tarif des besoins. A l'arrivée aux portes, 
les malles .m)nt visitées, quand on ne peut pas prouver 
par Tin certificat, que la Visitation a été di'jîi faite jk la 
douane des frontières. Il n'est pas permis de visiter sur 
1(?8 grands • chemins. On risque de payer une amende 
considérable, si l'on déj^uise son nom. Au départ il faut 
«tre muni d'un passeport du pouvernement , pour pou- 
voir quitter la ville. Il est défendu d'emporter hors dti 
royaiimo de grandes sommes en espèces , ou de l'or et 
de l'argent jion •• monnoyé , excepté des ducats , et l'ar. 
gent blanc dti pays. ... V. Guida de lierfin avec lé 
plan. TV. E. Berlin 1802. 8. chez M. Nicolai, l'auteur. 
Jie?oIincum, ou description de Berlin ^ par M il a. Berlin 
j8o5. 0. Ixxicon von Berlin und tler lanliej^enden Ce. 
gend. Berlin i8o(i. 8. (Ce livre, en ordre alphabétique, 
renferme tous les renseignements possibles.) . . . En- 
virons. Chariot te nhoiir ^ '. (c'est le parc, q»ii attife les 
habitants de Berlin; on peut s'y rendre par eau.) Stralaii: 
(surtout à la pêche du mois d'Août.) Schonl/aiisen , Tem. 
pelliof, richelsherg , lAchtenherg'. (af/luence des joyeuses 
handes de toutes les classes. ) Friedrichshrnnnen: (des 
caitx minérales.)' Jardin de M. de Yojs à Bach etc. etc. 



359 

No. 35. 
Route de Dresde a Berlin» 

Mille*. lielais. Milles. lielais, 

2 Zehist. t Podei»ara. 

2 l'eterswalde. a Libkowitz. 

3 Tft[)lit;fc (oiiArbesaii) a Buclia\i. 

2 Brix. 2 Carlabad. 

3 Saatz. — ' — — — 

2oM. 

On trouvera les détails ot le» observations locales, 
qui regardent cette route, dans la description de Toep» 
luz et do Carlsbad , à l'article des baias , et au No. 38. 

No. 36. 

Route de Dresde a Le ips ic* 

Millet. Bêlais. Milles. lielais. 

3 lYIf'isseji. 2 WurzcM. 

3 Stauchitz. 3 I.cipsic. 

2 Va Wermsdorf. ' 

JJtftails et observations locales. C'est la route la plus 
frcqueutc'e et la plus à préférer; celle par Nnssen 4. 
\\ aldlicim 2J/2. Colditz 2. Grimraa i. Leipsic 3 Milles, 
uV-st guères connue des étrangers. Meissen. A. * au 
soleil * au cerf. La fabrique de porcelaine, est la prc. 
niière curiosité de cette ville. La cathédrale, beau bAti- 
ment gothique, sa tour, d'où Pon jouit d'une très.belle 
vue: le pont etc. Le chemin depuis Dresde, longe 
presque toujoiu's lo fleuve, et est riche en points» de- 
vue charmants. — Stauthitz: A. à la poste.— Pî^crms» 
dur/: A. * au boeuf rOuge. On remarque, chemin fai- 
s.iDt, le château de Iluhertsbourg , totalement délaiss*^, 
mais où la paix de la guerre de 7 ans fut signée. — 



Z6q- 

Wurzen: * à l'aigle d'or, La bière de cette ville, est 
\\ne boisçou estimée. On passe, tout près dti grand 
parc de Macherti q\\i a changé de propriétaire : ( V. Spa- 
z'ierfarJu-t nach Mach^rn- Leipzic hei Vofs.) Ou traverse 
Je village de Borsdorf ^ réputé avoir donné le nom à 
cette sorte de pomnies, — L.eipsic : 34.000 h. LJ Mi- 
nerve aux trois palmiers. Apollon : Tilleul : au Soleil 
levant. A. * Hôtel de Bavière, * Hôtel de Saxe, * Vais» 
seau d'or. * Hôtel de Prusse, ci- devant à l'heaume; 
(fréquenté sur- toiit dans la foire, par les marchajids de 
chevaux.) * Hôtel de France, * Joachirasthal. Ville de 
Berlin. . . . Château de Pleissenbourg : (robservatoirc ; 
le cénotaphe àe Fahlonoivsky.') LV'glise de St, Thoraus ; 
(les orgues; le clocher, hairt de 200 p.) Le Kloster , 
bel édifice, La salie de spectacle. L'hôtel de ville ; 
(construit en i556.) Maison et cour d'Aiierbach : (ce 
fut un médecin, natif d^Aiierbach dans le PaVatinat, qr.ij 
a construit cet édifice en i53o; rempli de boutiques, 
il sert dans la foire de rendez, vous aux marchands, aii 
bçau- monde, et aiix étrangers, et c'est alors^pour iL<;//7. 
iJ-iC , ce que le Braunfels , est pour Francfort.') L'au» 
ditoire de, Flattner , le plafond peint x)3r Cejer. La salle 
des concerts à l'ancien arsenal. Le Paulinuin ; (ancien et 
vaste édifice : dans le jardin le monument de Gellert,) 
L'église de St. Nicolas , décorée et peinte par Oeser. Les 
hôtels de quelques particuliers , de Criisius , de JDu/our, 
de Thomas , de IIoh?nann, de von der Seckc (douze pla. 
fo}ids peints par Ceser : do Breit/iop/, (des imprimeries 
et des fonderies de caractères , considérables etc.) La, 
statue du Pioi de Saxe , actuellement régnant. Le mo» 
îiument et tombeau de Gellert, au cimetière de St, Jean, 
Le lazaret, avec l'institut de Klein. , . . L'université 
(elle est des plus anciennes, sa fondation datant de 1409, 
époque de l'émigration des étudiants de Prague"; la biblio- 
thèqiie, le théâtre anatomique , et le jardiix botanique.) 



' 36i 

L'institut excellent, dit BiirgerscJiule. L'académie da 
peinture et d'architecture : l'iastitTit des sourds et muets : 
les 4 sociétés, économique, allemande, des arls, et Ja» 
blonowskienne : le Collegiiim phiîûbillicum: le P.î\isée de 
Jieygang : très, fréquexité par les étrangers: le P.Iusée 
artistique des héritiers de Rost. . . . La. bibliothCque de 
la ville, et ses collections de pierres gravées, estampes, 
antiquités : les bibliutiièques des écoles publiques et des 
sociétés diverses: les galeries de tableaux de TUduer^ de 
Stitiglitz: le cabinet de ctiriosités et d'hist. nat- à l'apo. 
thicairerie de Lin/i , (qiii date de la même époque que 
la fondation de l'université.) Les cabinets de minéralogie 
chez M. M. Geisler et Hanseit , et de physique chez M. 
Tuiiber. . . , Spectacle allemand, sur. tout dans les tems 
des foires : (non-compris alors les spectacles forains dont 
la p'ace à la porte de St. Pierre fourmille:) des aca. 
démies de musique au nouveau sallon, au Musée; grand 
nombre de sociétés particulières (telles que Tharmonie, 
la ressource, la concorde., les seize, les vingt -un, du 
jeudi etc.) Les assemblées à la place du repos et chez 
M. l'assesseur Elirhardt : des cafés et des jardins de 
café, outre les caves italiennes , (celles de Ijuzzi.t ^ctï- 
nom, Heine etc.') Les bosquets q\ii entourcjjt la ville, 
et qui servent de promenades : sur-tout les bosquets entre 
les deux guichets de Thomas et des Déchaussés.) l'espla» 
nade ; le jardin anglois de Lohr : (les jardins de IleicJiel, 
de Stieglitz , de Base, de Trier, des Francs .Marons, où 
est le monument de Gallish,) Le bois de liosenthal^ 
Les excursions à Gohlis , ( dans le jardin du seigneur, 
le monument de Sulzer et Gellert) à Connewitz , Hutritsch, 
à l'isle des laitages, au jardin de Hendel , ou jardin aux 
gâteaux etc. etc. . . . JS'ota. A Leipsic se tiennent ?} 
foires par an, les plus considérables de l'Allemagne ac 
tuelle. C'esi là à- Pâques, que s'assemblent les libraires 
de tous les jjays , et que se fait le débit principal et eu 



362 

grand, des lirres imprimés en Allemagne on chez l'é- 
tranger ; c'est la bourse de la librairie allemande. En 
tems de foire, les prix des chambres garnies et des do- 
mestiques de place , haiissent presque d'un tiers et plus. 
Devant les porus de Grimma et de Pierre, on trouve 
toujours des fiacres et des voitures de place. Les 
alouettes de Ijeipsic , et les pommes de Borsdorf , sont 
des friandises d''automne , très . recherchées. ... V. De- 
scription de L.eipzic et de ses environs pour servir de 
S,uide aux voyageurs et aux habitants de cette ville etc. 
Ouvrage orné d'un plan coloré ^ de vues, et précédé d"" un 
avant -propos du professeur JLéonhardi. A Ijeipsic 1808. 
8. prix relié 1. écu U Adrefs - Kalender qui s'*iraprirae 
chaque année, iiidiqiie les noms et demeures de tous 
les négociants, grands et petits, qui fréquentent les foires. 
(Un plan très - exact de cette ville, se trouve dans mon 
Tetit atlas des villes allemandes.) 





îjfo. 


37. 






Route de Dresde à Nuremberg. 


lilles. 


Bêlais. 


Milles, 


Hélait. 


2 


HerzogwaldCi. 


2 


Mônchberg. 


fi 


Freyberg. 


s 


Bernecke. 


a 


Oederan. 


2 


Baireuth. 


2 


Cheronitz. 


2 


Creussen. ' 


2 


Lungwitz. 


2 


Pegnitz. 


s 


ZwickaTi. 


S 


Hilpoldstein. 


a 


Beichenbach. 


2 


Escheuaii. 


2>^ 


Plauen. 


2 


Ei'langen. 


3 


Hof. 


3 


Nuremberg.. 



SSViM. 



Détails et observations locales- La pins grande partie 
de cette route « savoir entre Z)resde et Chemnitz , entre 



363 

Ilof et Bctireutlt, entre Pegnitz et TSfuremberg , est chaus- 
see. L''ancieuiie x'oute passoit de Baireuth i)ar Strcit' 
herg, et abr^geoit de deux milles, mais elle étoit mon- 
tneuse et on y risquoit sa voiture: Streitlerg est fameux 
par la grotte de Muggendor/: (V. riosenmilUer t Merh- 
ivurdigheiten der Gegend um Muggendorf , Berlin i8o5. 
mie Kup/ern. Le nommé Wunsch , sert de guide dans 
cette grotte, qu'il a découverte.) — Herzogswalde : On 
passe sur les hauteurs de Kessehdorf , renommées par 
la Lataille de ce nom , gagnée par le vieux prince de 
JDessuu. On petit aussi s'y rendre par Tharand et la 
vallée de Flauen. — Frejberg: l_J aux trois monts- A. ^ 
* à l'étoile ; * au cheval noir. La cathédrale, où sont 
les sépulcres de la maison de Saxe, et le monument de 
PélQctenr JMaurice : l'hôtel . de -ville, qui renferme une 
collection d'anciennes armures: l'église de St. Pierre; 
(les orgues de Silbermanii , et la statue de Kunz de Kuiif' 
fniigen.) La célèbre académie des mines, et ses collée 
tions : ( chez M. TFerner , le cabinet de pierres pré- 
cieuses.) V. JDes mines de Freiberg , et de leur exploi- 
tation, par iVr. Daiibuisson. A Leipsic 1802. 8. 2 vol. 
Le produit net des io3 mines, exploitées dans le canton 
de Freiberg , étoit en 1799. ^^ 497^ + marcs d'argent 
monnoyé, et en 1800, de 45949 marcs, et à la fin du 
a8me siècle passé, il monta à 2 millions 370944, écus 
de convention. Ces mines s'exploitent deptxis le i5me 
siècle. Halsbruch , remarquable parla maison d'cunalga- 
mation, la seule existante en Europe, est à une forte 
lieue de Freiberg. Il faut être muni d'un permis, signé 
par le grand, capitaine des mines. Depuis pfu on a 
établi à Halsbruch, des bains de scories. V. Description 
abrt^gi'e de tous les travaux , en usage dans les atteliers 
de Hnlsbruck ; par JM. Fragoso de Sigueira. A JDresde 
1800. 8. — Oederaii. On doit s'arranger avec le maître 
de poste, pour aller voir le parc de L.icïttenivalde t ^t 



364 

dans l'c'gli'ïe d' Ehersdorf^ les habits des denx Princes, en- 
levés par Kunz, et délivrés par les charbonniers, et dont 
l'iui fnt la souche de la maison royale de Saxe. — 
ChemnilZ" A. * à l'ange. Ville pleine de fabriques et 
d'industrie ; la tour de St. Jacques : la promenade et le 
beau point de vue à la montagne du château ; le casino : 
Jes parties de divertissement à la fontaine d'or. D'ici à 
jiltenbourg , il y a un relais et 4^ milles de distance. — 
ZwicJiau' la grand -maison de force: la bibliothèque du 
collège : l'étang , qui renferme des carpes prodigieuses. 
De Zwickau à ScJineeherg, 2 milles. V. tableau de Carls' 
had,.^- P/auen: Q aux trois flammes. A. à l'ange. 
Ville très - commerçante et manufacturière. L'ancien 
château, dit Tiatschauer, — Hof. D à la balance d'or : 
à l'étoile du matin, A. * à l'Hôtel de Brandebourg. Ville 
manufacturière. On compte ici trois sociétés ou clubs. 
XI y a des académies de musique et des bals masqués. 
Chez M. Schniid, une collection intéressante des miné- 
raux dit FichtcJberg. Les paities de plaisir à Hofeck. 
On peut se rendre de Hof , en droiture a\i bain de Si- 
cher sreutJi , et -avec des chevaux de poste. — TMonch- 
berg ; * à la j)OSte. — Berneche : au pied des ruines pit- 
loresques d'un ancieii château, et à petr de distance de 
la maison de poste, est la célèbre pêche aux perles- On 
passe non loin de Berneche , le Mein, q\ii ne vient qiie 
de naître. — Bairenih l 10,000 h. Ville jolie, remplie 
de beaux édifices, mais qui a un air d'abandon. [_! au 
soleil. A. * au soleil d'or. Le château neuf, (un res. 
taurateur, tient table d'hôte au jardin qui est vaste et 
beau.) La statue du Margrave. Le faubourg de St. 
George , les atteliers , et les polissoirs et ouvrages de 
jnarbre, à la maison de force. En y allant, on montre 
1« monument d'un nain , favori d'un Margrave , et qui 
«'y cassa le cou. Les sociétés, sous le nom, de Har- 
mcnie , Casino, A une demi- lieue, le jardin de l'Er- 



365 

mitage, qui mérite bien Tine visite de votre part, sur- 
tout le berceau, et le temple ait soleil. 1^3. fantaisie ^ 
est le nom (.Vwn autre beau jardin , sur la ronte ée Bam- 
herg. Ou remarque, chemin faisai^t« nue inscription, 
raillée dans le roc , 'en rhonneni^^dô-iVI. de Hurdenherg^ 
?t nû tilleul d'un'e groj^uî"" énorme. — Hrlangen : 
^ Libai^n aux trois cèdres. A. * à la baleine , * à 
'hôtel de Bavière. L'université, (sa bibliothèque, le 
abiuet d'hist. uat. le jardin botanique; l'institnt clinique ; 
e théâtre d'anatomie.) La société des mercredis; celle du 
eudi etc. On peut se rendre en droiture à Anshach , 
h passant par Farnbach 2 milles, Kloster Heilsbronn 5, 
4nsbach 2. — JS'iLremberg : V. No. lo. 

No. 38. 
Route de Dresde a P r a ^ u es 



Milles. 


llelais. 


Milles. 


Bêlais. 


2 


Zehist. 


3 


Schlan. 


2 


Peterswalde. 




(la chaiissée 


2 


Aussigf. 




commence.) 


5 


Lowositz. 


2 


Strzdokluk. 


2 


Bndin. 


2 


Prague. 



i3M. 

Détails et observations locales. Fetersivalde. A. * 4 
I poste. Première doiiane Autrichienne. D"'ici à Tgjj* 
'tz 3 milles, en montant le Geyersberg , et 4 milles par 
I nouvelle route, par Unter ■. Arbesau 2 m., Tuplitz 2. 
jC chemin par LJnter - Arbesau , est aiissi montueux et 
ahotant, et moins romaiitiqns , que celui par le Geyerr. 
erg. Mais les maîtres de looste s'obstinent à prezidre la 
onvelle route. V. tableau de TÔplitz. De Prague à 
Voplitz '. Schlan 4 milles» I.aun 4- Bilin 2. Toplitz 2. 
'rague : 3o,ooo h. Q aux trois colonnes couronnées ; 



366 - 

aux trois étoiles. A. Kleiiueite: * à l'archiduc Charlcs,i 
très . fréqTieiitée. Aitstadt. * à la maison ronge : JSeuA 
stadt. à la rose noire. Gradschin. Le chapitre de Stro-; 
hof, (les orgues, la bibliothèqTie , les riches collections:! 
bel aspect de la ville que l*ou domine.) Le palais d^ 
Czernini: (d'architecture singulière; on y remarque d€ 
belles peintures à fresque, et une galerie de tableaux la 
plus remarquable de Prague, forte de pins de i-îoo ta 
bleanx.) La cathédrale: (d'architecture gothique, et 
pleine d'antiquités de la Bohème. ) Le château , oi 
Surs;:', (les vastes salles, le jardin, les anciennes prisons 
la fenêtre remarquable par le saut périlleux des magistrat,' 
dans la guerre de 5o ans. Bel aspect delà ville.) Klein 
seite. L'église de St. Micolas , surchargée d'ornements 
Le palais JValdstein, et son jardin pTxblic. Les collée 
lions de curiosités, d'estampes, d^e médailles, du comt- 
ISostiz , dn comte Sternherg et des Professeurs lienne. 
et Scliindler. Attstadt. Le pont ; (belle vue de la Klein 
seite et dii Lorenzberg.) L'église des chevaliers de I 
croix, bel édifice. Le ci. devant collège des Jésnites; 
qui renferme la bibliothèque impériale , le cabinet d'hi 
nat. l'observatoire, l'orchestrion de Vogler ^ et l'école d 
l'académie des arts.) L'église sur le Thein : (le monu 
ment de Tycho- Bralie.^ L'horloge, très .ancienne d 
la maison- de- ville. Les bâtiments de l'université: (c'es 
la plus ancienne de l'Allemagne , après celle de Heide, 
herg.) Des cabinets d'estampes, de tableaux, de médailles 
du comte Kollowrath , de M. Czerni, de M. lYEaders eti 
JS'eustadt. Le grand hôpital. L'hospice des panvrei 
La galerie de tableaux au chapitre d'Emaus. . . , Den 
spectacles allemands, et le théâtre de Casperl. (Pri 
d'abonnement d'une place séparée, au parterre noble, 
florins, pour une douzaine de représentations,) des ba 
masqaiés : des académies de musique : les bals de la s< jy, 
ciété noble : les bals chez M. de Beetfeld. (C'est à l'amie 



367 

berge an bain, à la salle du jardin de Gro/s , an sallon 
dn Convict , que s'assemblent les dimanches , les amis 
et amies de la danse , un essaim de jolies gri- 
settes et chambrières , dont Prague abonde. ) La 
société nombreuse , dite la Ressource. Les prome- 
nades aux jardins de Kinsky , de Wimmer , de Canal e.\ 
les excursions à l'étoile, (où l'on voit le monument de 
r Archiduc;) à N'ufsie , BubenZt Troja etc. 'Nota. Prix 
d'un carosse x^ar jour 5 fl. , d'un laquai de place i il-, 
d'une chambre à l'auberge, y compris celle dti domes- 
tiqiie i^fl., d'un couvert à table d'hôte, sans vin, i fl. 
Le café de Steinitz , par sa situation agréable, est le plus 
fréquenté. ... V. Prags gegemvàrtiger Ziutand , oder 
Anweisung fiir Fremde. Frag 1792. 8. Le plan de cette 
ville est contenu dans mon Petit atlas. 

^ No. 39. 

Route de Francfort s. l. TVI. a Augshourg , -par 
Heidelberg , Stuttgard , Ulm. 

Milles. Hélais. Milles. Bêlais, 

3 Darmstadt. 5 Stuttgard. 

5)4 Heppenheim. 2 Bloclnngen, 

2^2 Weinheira. 2 Gôppingen. 

2 Heidelberg. 2 Geifslingen. 

2 Wifsloch. 2 Ncuwesterstetten. 

2^2 Bruchsal. 2 Ulm. 

1 Bretten, 3 Giinzburg. 

2 Knittlingen. 3 Ziismarshausen. 

3 Entzweihingen. 3 Aiigsbourg. 

47>'2M. 

Détails et observations locales.^ V. Les obfcrv. loc. 
Ho- 1. et No. 3. Nous n'ajouterons ici, que le tableau 
à.Q Heidelberg. -^ Heidtlbergi i2,«ooh« /^. * au brochet 



363 

d'or, belie vue sur la rivière et le pont: * anx trois 
rois. Le pont sur 'le Necker , et la statue de CharJe.i 
ThéodoreX- V Ohertlwr : l'e'glise do St. Pierie ; (avec le 
tombeau de la célèbre Olympien Fiilvie IMorate:) l'église 
du St. Esprit: (les septilcres de plusieurs électeurs.) 
L'université: (la plus ancieiiiie de ^Allemagne , et qui, 
par le géuie tutélaire de Bâclât vient de briller d'une 
Splendeur nouvelle ; la bibliothèqiie ; le jardin botanique 
et forestier; les cabinets de physique, de minéraux, de 
modèles, de chyraie.) Le collège. Les instituts d'édu» 
cation de M. Schivarz et de Mad. liiuloJjjhi. L''institut 
des sciences forestières. Les ruines superbes du château; 
les statxf^s des anciens électeurs et comtes Palatins ; la 
salle des chevaliers ; la belle vue du balcon etc* Les 
souterrains se prolongent )Usqu*'à la grand , place de là 
ville. Un restaurateur s'est établi dans ces ruines. Le 
grand tonneau est encore une des curiosités. V. ZwoJf 
jlnsichteii vom Heidelberger Schlossâ, von Speth und Pri' 
tnavesi.) Les promenades an TVolfshrunnen, renommé 
par ses traites délicates, et à Iseçkergrnund. Les deux 
Casinos de danse et de musique» Lés cercles du dimanche, 
chez Mad. HudoJphi. L« cabinet de lecture de Zimmer» 
V. Heidelherg , TSŒannhebn etc. fiir lieisende , mit einer 
typographischen Karte t Heidelherg 1806. 12. — HeitibecJ;, 
Briefe iiher Heidelherg. Tûhingen 1808. 8. chez M, le 
libraire Cotta» 



369 



No. 40. 

Route de Fr ave fort s. h Tvl. a ^ugslourg y par 
Dillingc'îtt Htiilhronn. 



Milles. 


Bplait. 


Milles. 


Tielais. 


10 


Heidelberg. 


5 


Schwaliisch. 




Ko. 3g. 




Gmiind. 


5 


Sinzheim. 


3 


Aaleu. 


3 


Heiibroim. 


1 


Heidenheim, 


4 


l^udwigsbonrg. 


1 


Gieiigen. ,. 


2 


Stiitrgaid. 


2 


Diîlingen. 


1 


Canstadt. 


2 


Weitingen. 


3 


Schorndurf. 


2 


Biberach. 






2 


Augsboxirg. 



43 M. 

Détails et observations locales. V. No. i. et 4. Pes 
leux routes qui conduisent de Heideïber^ a HeilbroTin, 
elle de 'Neckargmund , passe pour la plus romantique. 

No. 41. 

Route de Francfort s. l. JVT. a pj'^irzhourg 

et Bambero;. 



Milles. 


Bel aïs. 


Milles. 


lielais. 


2 


Hanau. 


2 


Wurzbonrg. 


2 


Dettiiigen. 


2 


Dettelbach. 


-y^ 


Aschaffenboiirg. 


3 


Neufs. 


3 


Rolirbrunii. 


2 


Burgwinhcini. 


2 
3 


Esselbach. 
Bofsb^unn. 


3 


Bamberg. 



243/3M. 

Détails et observations locales. Hanau. 12,000 h. 

* à là poste j ail géant. Le château et sou jardin ; 

hôtel- de - ville à la ville, neuve: la grand. place: l'ai- 

24 



370 

lee, dite Françoise. Les sociétés de médecine, et de 
Technologie. Le joli château de plaisance, Philippshut, 
et Wilhemshad, C V. No. 3. à Tahicle de Francfort'-,) 
doivent être visités en allant à Trancforb\ c'est un petit, 
détour de ya lieue seulement, et eu paySnt 5o kveuzer 
de plus, par cheval de poste. Hcinau a beaucoup perdu 
de son ancien lustre, .par les é\^énements de la dernière 
guerre. — JOeLtini^en. Célèbre par la bataille de ce nom, 
en 1745. Ce fut à la plaine, dite chant de coq , que la 
maison du Roi fut jettce dans le Mein.— Aschaffeiihourg. 
A. * à la cour de JMayence: * à l'Empereur. Le châ- 
teau raagnifique du Prince Primat: le jardin an^ois: 
l'oiangerie : l'institut des sciences forestières. Oïl jieut 
s'y rendre aussi de i^7-a.«c/b7'^, par un chemin plus court; 
SeeJigenstadt S miiles. ylscliaffenhourg 2 ni. On traverse 
a.lors la jolie ville d^ Offenhach , remplie d''industrie et 
de rentiers étrangers. A. * à la coxir d'Ysembourg ; * à 
la cour de Nassau. Il faut voir le bain de M. JWetzlert 
sur le Mein ; le cabinet d''ornithologie de M. IMeyer', 
la fabrique de voitures et carosses, chez M. M. JDyk 
Kirsdnen et. Il y ^ dans cette ville, théâtre, académie 
de nmsique, Casino, bal masqué: A Seeligenstadt , on 
remarque à l'église paroissiale, les tombeaux delà tendre 
fille de C' arlemagiie , , et do son époux Hginhard. — 
d^Ascliaffenhourg et Gcinhausen, 4 milles de traverse,— 
liolirhritnn. C'est ici que commence la forêt du Spessart, 
dont les habitants se sont distingués par leur intrépidité, 
dans les dernières guerres. JFirzhourg. V. No. 16. Oi 
peut aussi choifir la route suivante: d'Aschaffenbour^ 
à Obernbourg 2 railles. Millenberg 2. Hundheim 2. Bi 
schofsheim 2. Wirzbourg 3/^ en tout 11^3 milles* D< 
IVirthourg II Jsurernherg: Kitzingen 2 mil. Possenheim 2 
Langenfeld 2. Emskirchcn 2. Farnbach2. Nuremberg 2 
On f.iit ces 12 railles en i6-i8 h. de tems. On travers* 
avant d'arriver ^ Nuremberg, la ville manufacturière d^ 



371 

Tilrth , ( O fîe la verittJ et amitié;) il y a deux grandes 

et bonnes anberijes , au Prince royal et à la cour de 

Brindebonrg , très - fréquentées , sur- tout au tems de la 

Kiffnès. De Wirzhourg à 7vlcinui^en\ bon cliemin , et 

:ii^is5ee. Werneck. 5 milles. ("A. * à la iioste , le chri- 

eau; et le jardin du ci -devant Evrqjie. On traverse le 

:hamp de bataille de 1796.) Bobcnhausen 2. iVîinner- 

tadf. (A. * à la j^oste. Le bain de Kissingeu est dans 

e voisinage de JFernecJi et de IMinnerstudt. V. tableau 

les bains.) Melrichstadt 5 mil. (près de la petite ville 

e JS'eustadt , le monument du D. lioder ^ chef des pay 

ans insurges 1796.) A IVglise de Melrichstadt, le cé- 

otaplie du liaron Hiaid , célèbre dans l'iiistoiie de la 

rancbe . Maçonnerie allemande. H'Ieiiungen 5 milles 

)n passe, en s'y rendant, au yiiià des ruines pitto- 

îsqnes de Ilenneherg , et x'rès de la belle faisanderie 

ucale. A. * à la cour de Saxe ; * au cerf. Le parc an- 

ois de feu le Duc (enterré au cimetière voisin) : à une 

eue de la ville à Dreissigac/.er , l'institut des sciences 

resrières de IVT. Bcchsiein: 1» casiiio : les assemblées 

hyver , les serres ducales. De JVIeiningen à Ijie. 

nsteiii' V. le tableau de ce bain. — IS'eufs. On passe, 

r la ci -devant abbaie dThcrach , dont il n'existe plus 

le le nom ; le reste ayant été ou aliéné ou démoli ; 

•g]ise renfermoit jadis les coevtrs embaumés des Princes- 

/■èques de Wiizbourg. — BLunlerg. 18,000 h. A * à 

cour de Bamberg ; à l'agneau blanc. Le ci- devant 

àteau de résidence : la cathédrale : (les sépulcres de 

empereur Henri et de son épouse, du Pape Clément IL 

s trésor n'existe plus.) La ci-devant église des Jésuites : 

ôpîfal , ail ci- devant couvent des Bénédictins, au 

licJ/elsberg : (institut excellent, organisé parle célèbre 

Jeteur Marcus f et dont le local domine toute la ville.) 

pont sur la Bednitz la place de IMaximilien . . . . Le 

7Cée : (sa bibliothèque, où se trouve aussi le Musée 



t!( 



372 



ci. devant à Banz:') les bains de Bayer, établis dans L 
liedniiz . . . Le C'.nb : le Casino : la société de la 710 
blesse : Buch, à Va lieue de la ville: (c'est nn lien d 
plaisance très - fréquenté *, les sentiers qui y condnis'Mit 
ressemblent à ceux d'un i.riiin anglois , et Ton peut i 
venir en gondole sur la Rediiitz. ) Altenhourg : (maiso: 
de campagne, sur le chemin, de Bamherg , appartenaj 
à M. JVTarcus , et dans une belle exposition.) Seehof o 
' JMarquardshourg '. (cliâteau de plaisance et beau )ardii|| 
sur le chemin de Baireuth.) V. JMerJavûrdigheiten dt 
Stadù Bamberg t ou H. v. IVIurr. 1799- 3. 

No. 42. 
Route de Francfort sur le JVIeîn a Basle. 



Milles. Bêlais. 

14^ Bruchsal. No. 09. 

2 Durlach. 

1 Ettlingen. 

a Rastadt. 

3 Buhl. 

5 Appenweilier. 

1 Offenbourg. 



«a 

Milles. Bêlais. \ 

1^ Friesenheim, 

3 Kinzingen 

1^2 Emniendinge 

2 Fril)o\irg, 

1 Krotzingen. 
2' Mliblh^'iin. 

2 Kaltenhérber 

3 Basle. 

42 M. 



fin 
h 
irai 

F' 

le», 



[raj 



JDétails et ohserpations locales. Une diligence coramo 
part* et repart, quatre fois la semaine, à des prix rais 
iiables de Francfort pour Basle , et vice versa, Bruchsal e 
"V. No. 3g, — Durlach. A. à la poste. De là à Car 
ruhe 1 mille, et de Carlsruhe à Schivetzingen. V.Ho.': *" 
Carlsruhe P] Charles de la concorde , les auberges * 
la croix d'or, et * à la poste. — Bastadt. A. * \ 
croix: * an soleil. Le château de résidence ; (les fr "" 
de la coustruction montoient à 12 millions. Ou y gai ""i 



Ibid 



373 

encore quelques ft-ophées Turcs du Prince Louis de Bade. 
On y montre les salles et les appartements, où fut con- 
due !a paix de 1714 et où l'on a tenu le Congrès de 1798. 
Vr. e \asie et étendue , dn haut de la Tour.) La fa- 
brique des frères Sclihiff , et ses atteliers de sellier -ca- 
rosMcr. A peu de distance, de la porte de la ville , la 
place de l'assassinat des députés François. Exciirsion 
dans a vallée de la JMurg. C'est la Suisse en miniature. 
Oji peut aller en voiture jusqu'aux sources de la IMurg. 
Euiuie auberge chez Kamp , â KlosterreichenbacJi. En. 
droits et points de vue charmants : la Fai>orite ; liothen. 
fels , et le temple de la Comtesse Ilohberg ^ Amalienberg 
et la colonne à l'honneur dn fondateur: Eberstein , la 
chapelle de Tell, et la vue supeibe du donjon dn châ- 
teaxi etc. V. Ansichten ans dem JMurgthal , von Kunz 
und Frim/ivesi , besclirieben von Schreiber. Çueer Toi. 
4. fl. coloré g fl. Exciirsion à Baden-Baden. Le château, 
et les souterrains fermés par des portes de roc , où furent 
tenues ci-devant les séances du tribunal secret, ou Velim- 
Gerlcht. M. Kliiber a cependant cherché à prouver l'in. 
irrajsemblance de cette oiùnioji répandue. Belle vue du 
aalcon. Les sources des eaux thermales, au nombre de 
iix. Collection des antiquités Romaines , déterrées à Ea» 
ien, et aux environs. Bonne auberge, au soleil. Ex- 
îinsions au IMummel.See, au couvent de Liïiouhal, à 
f.burg , et à la maison de chasse. V. Baden in der IMar- 
\rufschaft , mit seinen Badern iind Utngebunge.n , von 
^cîireiber. Carlsruhe i8o5. 8. Baden bei liascadt , von 
0. Kliiber, mit Zeiclinnngen. Tiibingen 1807. 8. — 
între Euhl et yJppeniveiher , on traverse Sasbach , vil. 
ige célèbre par la mort de Turenne , le 27. Juillet 1675. 
► n montre à la maison de l'Invalide, le boulet de ca- 
on qui le tua. Le vieux noyer existe encore, de même 
ne le monument de Tiohan , mais celui fondé par IMo' 
eau, n'est pas fini. ^Joii loin de £uhl , les eaux ther- 



"^71 



maies de Hueh , dans une contrée romantique -— Offert 
bourg etc. etc. V. JS'o. 2. — Basle. A. * aux trois rois 
belle situation sur le Rhin, * à la cicogne. 

No. 43. 

Milles. Bêlais. Milles. Bêlais. 

3 Friedberg. 2 Carlshaven. 

2 Eutzbach. 2 Beverungen. 

3 Giefsen. 3 Hôxter. 

3 Marburg. 3 Bain de Py vmoni 

3 Hoizdorf. '^ 5 Rinteln. 

2 Jesberg, 3 Minden. 

sj/a .Frizlar. 5 Uchte. 

5 Cassel. 2 Bahrenbnrg. 

2 yî Bain àe Hof-Geismar. .2 Bassiirn. 



3 Brêjne. 



e 

II 

M 
la 

ni 
511 
b 



le 



47 M. 

Détails et observations locales. Friedherg. A. 
trois epe'es. Dans le voisinage, le champ de bataille d< •" 
Johanuisherg t de la guerre de 7 ans, et les eaux miné 
raies de JSchwalheim. D'ici k Buzhach, on passe près des 
salines de JS'auheiin. De Buzbach à Wezlar 2 milles. -H|'* 
Giefsen. A. * à la licorne. L'université, fondée eu 1607 
la bibliotlièqne; l'observatoire; la promenade, dite Brand 
D'ici à IVezlar j il n'y a pareillement que 2 milles dt 
distance. A. * au lion d'or- TVetzlar a été le siège ai 
la chambre de l'Empire germanique. Cette ville a été 
immortalisée de plus i^ar le roman célèbre de Gothe. Ce 
roman à la main, les voyageurs recherchei-ont la fontaine "' 
dé Lolotte , devant la i^orte de fFildhach , le tombeau de" 
Werther , et les, deux tilleuls au cimetière de GarbenheirUf 
le Wahlheim du roman. Sur les routes de Wezlar à 
tVesel, et à Eisenach. Y. No. 2i. — Marhurg. A. * à 
la poste» * au cavalier. L'université, fondée eu iSa?» 



375 

Sa bibliothèque est belle. Dans IVglise de Ste- Elisa- 
beth , son céjiotaphe et celui d'un comte de Lippe. A 
une liene de la ville, dans nne contrée charjnante, le 
monument et la fontaine de' Ste. Elisabeth. — Jesherg. 
A. * à la poste. — Cassel. Capitale du royaume de la 
"Westplialie. ig,ooo h. Q Jérôme de la Fidélité. A.* à 
la poste, * Photel de Paris, * an roi de Prusse. Le 
clîàfeau royal et sa colonnade : le bain de marbre : l'An- 
garten : le Musée : (bel édifice : ses collections , de mi'me 
que la ci -devant galerie de tableaux, ont fait la perte 
de plusieurs de leur pièces les plus cixrieuses, en 1807.) 
la statue d'iui ancien. Landgrave, par JS'ulil: l'obser- 
vatoire : le théâtre anatomiqTie : l'Arsenal : l'éi^lise ré- 
formée et la statue de Charles : l'église catholique ; la 
maison des enfants-trouvés: la foaiderie : la salle d'opéra: 
l'orangerie: Bellevue : la maison de travail et des pau. 
vres : (ci -devant la maison de la collection des modèles, 
qui ont été rendus.) l'Académie de peinture: le lycée: 
la société des antiquités , et celle d'agriculture : le cullège 
Carolin: spectacle allemand et françois : la foire d'Août: 
on imprime alors le programme des fêtes : le Club : des 
bals masqués etc. A une lieue de la ville, le château et 
les jardins de Isapoleoiis • Holie'i (ci -devant Tî'eissenstein.') 
Les cascades; les jets d'eau; la Lbwenhurg , l'aqueduc, 
la stattie colossale d'Hercule, les bosquets etc. — On peut 
avoir vu bien des choses remarquables dans les autres 
pays de PEiirope , et cependant on retournera toujours, 
ie Napoléons - Ilohe , pénétré d'admiration et pleinement 
satisfait. Une auberge y est établie. Cathermeu' Thaï '. 
lutre château de plaisance, avec des alentours jolis. Fen 
Vr. Kutttier , dans ses voyages déclare Cassel, la qua. 
:rième des villes distinguées de l'Allemagne. V. Cassel 
ind die umliegende Gegend etc. Vierte Aujl. Cassel i8o5. 
5. l'Auteur est M. d'Apel. Mon petit Atlas , renferme' 
e plan de la ville. Le Moniteur Westphalien se publie 



376 , ! 

à Cassel. Nota. Entre Gotha et Cassel , on roule très-[ 
bien avec des voiixiiiers , et axissi vite qu'avec des che. 
vaux de poste. Ou s'arrête alors à Iloheneichen , où l'on 
trouve im assez bon gîte. — : Ho/ • Geismar. Bains assez 
efficaces ; séjour agréable. Deux traiteiiis y tiennent 
table d'hôte. Les logements, les bains etc. tout a soi» 
prix fixe. — P-^Tincfit. V. le tableau des bains. — Ilin^ 
teln. A. au lion d'or. L'université", la verrerie; les 
carrières sur le TV^eser : les rochers entassés de l'Exterm 
stein. V. Pyrmont. — IMindeii' V. No. 21. — Brème. 
Ville anséatique. 45, 000 h. □ à la branche d'olivier: 
A. * à la yille de Londres , sur le "Weser : * à la maison 
bleue: * à l'hôtel de Philadelphie. La cathédrale: (ses 
caves ou souterrains, qui conservent intacts les corps! 
morts.) l'Hôtel de ville: (a la cave de la rose, de bons 
vieux vins du Pihin.) La botirse: /la statue de Piolaud : 
les machines hydrauliques: l'observatoire d'Olhers: Vin- 
stitut de physiqiie et son Mxisée : trois sociétés d'assu- 
rances ; (Brème est l'entrepôt d'un commerce très. - actif 
de TAllemagne, avec la France et les Etats - unis de l'A. 
mérique.) Spectacle allemand: des clubs, surtout celui 
de l'Union : des parties de divertissement à Ohemeulandf 
et au bain de Lilienthal. (V. Heùiecheii's und Forgue- 
rolle's Rucklliçk auf Litienthals Bcider. Brème n i8o2. 8. 
Le plan de la ville est contenu dans mon petit Atlas des 
villes allem,andes. 

No. 44. 

JRoKte de Francfort a Baireuth , Egra et Carishad, 
IMilJes. Bêlais. IVIilles. Bêlais. 

s/f^^a Bamberg. N0.41. ay^ Weissenstadt. 



2 


■W^urgau. 


2 


Thiersheira- 


2 


Hohlfeld. 


^'/' 


Egra'. 


3 


Baireuth. 


2 


Zvvoda. 


2 


Bernecke. 


3 


Carlsbad. 



46/2 M. 



377 

Détails et observations locales. Sur Barriberg etc. V. 
No. 41. Jusqu'au relais de IVurgau, il y a chaussée, 
et ou £asse auprès du château et jardiu de Seehof. La 
montagne, derrière Wurgaii, est à présent un chemin 
ferré, mais de là jusqu'à Hohlfeld , la route es.t des 
plus ra^iuvairses, sur- tOTit dans \in tems phi vieux, mais 
elle doit être réparée. Entre Hohlfelel et JBaireuth, on 
touche au jardin de la Fantçiisie. V. s\ir Baireiah et 
Bernecke Ho. 67. — Sur TT'^eissenstadt , Thierslicim, et 
le bain d'Alexandre. V". les tableaux de Carlshad et de 
Sichersreuth. Le pont près de JVeissenstadt passe , par 
l'élévation du FichtelhcT-g , pour le plus haut de l'Aile- 
magne. Entre Berneche et JVeissenstadt , on traverse le 
bourg de Gfriist oià les gourmands n'oublîpront pas de 
goûter des truites du moulin. à-tan , ni les minéralogues 
d'aller admirer la collection intéressante de.s minéraux 
du Ficlitelbci'g f chez l'apcxhicaire. Le Chiustolite de 
Jlumhold se trouve dans les environs de Gfràs , et en. 
tre ce bourg et le relais dii ISIdnchberg , non loin de 
la grande route, on doit observer le fameux rocher j)0- 
laire, découvert par ce célèbre naturaliste. — Egra. 
A. * aux archiducs; * au soleil: la douane nVst qu'à 
iVÎ lieue de la ville. A la citadelle, les colonnes de 
marbre «ruue chapelle ruinée: à rhôtel .de -ville ^ quel- 
ques anciens tableaux et le portrait du célèbre IT^uld- 
s te in, "pins connu sous le nom de JVallenstein. On mou. 
tre à la ville, la chambre où il fut assassiné; Ia per- 
tuisane dont on le perça, se garde à Dan, ou cabinet 
de curiosités. Les piano - forte de Krfsler. A une 
lieue, les eaux renommées de Franzbr'unnen. V. ta- 
bleau. — Zwoda. A. * à la poste; on passe auprès du 
chapitre de IMarie- Cidln. De Zwoda, à Carlsbad, l'une 
des meilleures chaussées de l'Europe. V. tableau de 
Carlsbad. 



378 



No. 45. 
Route de Francfort a Cologne. 



Milles. 


Ilelais. 


Milles. 


llelais. 


2 


Koenigstein. 


2 


Wahlerth. 


•5 


Wmges, 


-'A 


Weyerbiish. 


3 


Limbiirg. = 


.y. 


Uckerath. 


2 


^Vo]^lel■ath, 


2 


Siegbtirg. 


s 


Freyiiugen. 


3 


Cologne» 



23 M. 

Uêtails et observations locales. V. ISTo. 3i, où nous 
avons indiqué deux antres routes à préférer, quoique 
plusieurs voyageurs lîersistent à suivre celle-ci, pour 
éviter les douanes fraïaçoises, et les droits de barrières. 
Lirnburg. A. * à l'aigle noir. De JLimburg , une troi- 
sième route, desservie en postes françoises, conduit à 
Cologne; savoir: Montabaur 3. p.. Coblence 3- Ander- 
nach c. Remogen 3. Bonn 23/2- Cologne 3. 16^ postes: 

No. 46. 
Route de Francfort a Hannovrey Hamhourg et Lilheck. 



Milles. 


Relais. 


Milles. 


lielais. 


19 


Cassel. No. 43. 


2>^ 


Bergen. 


2 


Miinden. 


2/2 


Soltau. 


3 


Goetiingue. 


5 


Welle. 


2 


Nordheim. 


3 


Haarbourg. 


2 


Eimbeck.. 


1 


Hambourg, 
par eau. 


S 


Bruggen. 


2^ 


Wandsbeck. 


2 


Liedenwiese. 


a^ 


Ahrensberg. 


s 


Hannovre. 


3 


Oldislohe. 


2/2 

2 y. 


Schillerslagen. 
Zelle. 


s-/ 


Liiibeck. 



63/2 M. 



\ 379 

JDétails et observations locales. Le chemin est chaiis» 
see jusqu'à Zelle. Casseî. V. No. 45' D© Casjel à 
lMiiiideiL\ on" moiUe d'aLord quelque tems, jouissant 
des beaux aspects de la vallée que l'on quitte; puis on 
trouve du côté de ISIiinden , une descente très- rude 
IMunden LU Pytliagore aux trois fleuves. A. * à la poste: 
axi lion d'or. L'activité des bateaux et bateliers; (un 
tàteau part et repart àens. fois la semaine de JMunden 
ou Cassel) et la beauté des environs, rendent cette 
ville très, vivante et agréable. Des fenêtres d'un café, 
on a un point de vue charmant. V. Geschichte von 
IHiaiden, von Willigers. Gbitingen. 1808. 8. Entre 
jyiunden et Goettingue on traverse le bourg de Trans- 
feld , iiavé de lave , comm.e JS'ufjles. — Goeitingue. 
8000 h. A. * à la couronne; à la ville de Londres. 
J^ L'université; (fondée en 1704, est réputée la plus dis- 
tinguée du l'Allemagne; sa sxiperbe bibliothèque et ses 
autres collectiojis riches, la galerie de tableaux, le mu- 
sée, le médailler, le cabinet de physique, ci- devant 
appartenant à feu M. L.ichtenbeTg , Pobservatoire, les 
jardiTis botaniques et économiques, la collection des 
modèles, la maison d'accouchement etc. V. Ueher den 
gegenwàrtigen Zustand der JJniversitàt Gùttingeu , von 
Brandes, Gbttingen 180-2. 8.) Le cabinet des criînes 
de M. Bliimenbach. La société royale de littérature aile, 
mande, et nombre d'antres instituts scientifiques et lit- 
téraires. LVcole des jeunes demoiselles. ( V. Treffurtht 
historische IS'achricht von der Tdchter - ScJnile etc. Han- 
itover. 1806. 8.) Les assemblées chez M. de IMartens. 
Le club des savants. Le club des familles. Les excur- 
sions et i^arties de divertissement à IVeende , Kirsch- 
lin grbder . Feld , aux ruines de Hanstein, (stir le che- 
min de JT^itzcnîiausen;} au moulin du FresospaJni , aux 
ruines de Plesse , de Gleichen, aux rois pittoresques 
<,de Rheinhausen't (sur le chemin de Heiligenstadt.) La 



38o / ^ 

gazette littéraire, justeraent accréditée en Allemagne et 
chez rériaii:;er, date de 1709. Le premier almanach 
des Muses allemand a paru à Goettingue. .V. Geschichte 
ujLcl Beschrclhung der Stadt Gottiiigeii luid nmliegenden 
Gegeiui , von C. JMeiners. Berlin , 1801. 8. Charte der 
Gegend lan Gutbingen, von Sulzenherg und Irseugorth. 
i8o6- Le plan de la ville se trouve dans le jjetit At- 
las. — Tsordlieim. A. * ati prince royal, ]Von loin de 
cette ville owi a découvert en 180 i une source d'eau sul- 
phureuse, et on en a établi des bains dans la maison 
du garde . bois. De 'Nordheim on se rend à Osterode^ 
c milles, et à Scesen 3 rail,les, sur la grand- route de 
Brunsivick — Salz • der • lialden possède des salines con- 
sidc'rables. Bruggen est agréablement situé, et les 
voyageurs trouveront à la maison de poste, une bonne 
auberge, préférable à celles à^Eimbech. r~j à Eimbeckf 
George aux 5 cOTironnes. — Hatinovre. 16000 h, D à 
l'ours noir: au cheval blanc. A. * à la taverne de Lon- 
dres; * à la nouvelle taveiiie , sur la grand - place. 
L'église du château; (on y garda ci-devant le trésotf 
de Hem i. le • Lion. La salle d'opéra: les écuries roya- 
les: la maison des états: le palais du duc de Cambridge'. 
la maison où s'assemble le grand club: le monument de 
Leibiatz : le monument de Werlhof , au cimetière de la 
ville vieille : l'attelier de charité de M. Alemann : l'in- 
stitut de Mad. Erxleben : celui de M. Bischof. Le 
jardin angîois de Mad. de Dechen: Le jardin du comte 
de iîùilmoden: les excursions à Uerrnhausen, (superbe 
collection des plantes rares) à Meuthrillant y à Marien- 
werder , au bois à.^Ii.llernried etc. (La bibliothèque ro- 
yale, le médaillet, le cabinet du comte de JValmoden, 
ne se trouvent plus dans cette ville, depuis les événe- 
ments de nos jours.) V. Kurze histor. Besch^eibung der 
Stadt Hannover. Hannooer. i8o5. 8. Le plan de la 
ville, fait partie de mon P^m Atlas. — Zelle. A. * 



38 1 

au Sfolzen . HoF: chez Helil. Le jardin du cliâteau, où 
est élevé le raonumeiit de la Reine IMathiîde. J^e cer- 
cueil qui renferme^ les restes de cette reine, et qui se 
voit dans le caveau sépulcral, des princes est d"uu fini 
précienx. La faisanderie: le jardin du commanduit: 
Patte'ier des ouvriers de bonne volonté'; (sur tout Va. 
m.imifatture de lias et de bourses. ) — Haarhourg. 
Cj au crocodile. A. s.\\ Roi de Suède. Le départ ai 
deux bateaux ou Evars , qui se rendesit de Iluarvour^ 
à Hu7iihourg, deux fois par jour, et à des prix fixes, 
se lègle suivant les saisons. (V. Ilamhurgisches yhlrefs- 
bitcli.^ Le prix d'un bateau qiie l'ou loneroit séparé- 
ment, seroit de 4 à 5 écus. En s'*approcliant de Ham. 
bonrç par le bras de la rivière dite lici/tenstieg, on croît 
avoir l'aspect d'une ville immense, car Hambourg , ^îl~ 
tona. Offensée , se réunissent à l'oeil, et ne semblejit 
former qu'une seule masse d''édi(ices. Il faut être sur 
ses gardes , quand on prend terre an Baumhaus , de 
s''arranger d'avance, avec les officieux qui veulent ss 
charger du transport de vos jnalles ou de votre voi- 
ture. — Hambourg. Ville anséatique. 100000 h. (mais 
on assure que ce nombre a beaucoup diminué de nos 
jours.) Q La loge provinciale de la Easse-Saxe, avec 
cinq autres loges y réunies. A. * St. l'éteisbourg ; (an. 
berge très - fréquentée ) * Kaisers - Ilof. * Roi d'/mgle. 
terre et un grand nombre d'a'utres aul>erges , toutes 
bonnes; p. e. Kramcr- ylmthaus , rothcs Hnus , schuuu: 
zer AdJer, OhergeseïhcJiuft eic. L'église de St. Pierre; 
(l'Autel, l'orgue, la perspective d'un temple, dans une 
chapelle à droite etc.) l'église de St. >ficolas: (elle pos. 
sède des orgues grands et excellents,) L'église de St. 
Michel; (montez au sommet de sa tour, haute de 402 
pieds de Paris, pour planer sur la ■^ille et ses environs.) 
L'hôtel. de-ville: \e Baumhaus'. (belle vue de la rivière.) 
Le palais d'ambassade autrichienne: la halle de la bourse: 



382 

(bel édifice; nn restaurateur y est établi; il faut être 
mnni d'une carte d'entrée , moyennant iin aboj)nement 

de 6 nî^rcs par roois : outre les appartements d'assemblée 

I 
et les salles de Ijal et de musique, on y trouve un ca- 
binet de lecture, un sallon des arts, et une bibliotliè. 
que.) Le sallon d'Apollon: l'hôtel de Potucki : l'obé- 
lisque élevé à feu le prof. liusch, snr le rempart dé- 
moli • . - .♦ Le collège: le Johaunéum : l'académie de 
commerce: la société pharmaceutique: la société patrio- 
tique: (institut e:çcel!ent dans un beau bâtiment avec 
l'inscription, Emolinnento -piiLlico, justifient parfaitement, 
le nom honorable quelle porte, pas ses écoles nom- 
breuses et gratuites, de métiers de dessin, de naviga- 
tion, pat sa caisse de: crédit, son établissement de se» 
cours, sa bibliothèque publique, et ses collections d'hist. 
liât, de modèles etc.) Les hospices et hôpitaux de la 
ville: l'établissement pour les pauvres, auquel est an- 
jiexée une école et une jnaisou de travail: les deux 
établissements de charité de la Franche . Maçonnerie : 
î'institiit particulier du soulagement et traitement des 
pauvres et de.t domestiques femelles: le bain pu.blic . . . . 
La ])ibliothèque de la ville : (avec la bibliothèque phy- 
sico-mathématique, le cabinet d'hist, nar. et la col- 
lection d'instruments: jours d'ouverture, le Mercredi et 

le samedi: ) grand nombre de collections des particu- 

•t 
liers , p. e. le Musée de M. ll'oding ; le cabinet de phy- 
sique de M. Gahores ; le cabinet de curiosités de IVI, 
Schulz ; la collection de tableaux et de dessins de M. 
M. T^Ieyer etc. Les bureaux de librairie de M» M. 

SoJiH , Fertiles t Uofmann Spectacles allemand 

et François: des académies de musique, à la grand- salle 
de concert: des sociétés ou clubs, oti chaque étranger 
peut être admis, introduit par un membre , p. e. la so- 
ciété par mois*, l'harmonie; le cercle de l'amitié; le 
club sous ce nom ; la ressource Juive : des bals masqués. 



383 

surtout à la salle du théâtre François, et les 4 bals de 
souscription chez llainville , le rendez - vous du nioîide 

élt'gaijt; les cafJs de 2'oT-nqiiist , Stuart etc Leà- 

jjronienades le long de V Alster \ au Jiuisfernsti;'^ , sui- 
tout les dimanches; aux remparts demoiis; à la niai>oii 
d* fortification; (qui sert de lieu d'assemhice, de pi- 
queniques etc.) .... Environs. Les excursions, 1. Par 
lu jjorte du quai', à llabe , JEfjpendorf , lîarnstehude f 
(ci- devant séjour fav^ori de HagedoTii, poète allemand 
t célèbre;) JBorstel , I.ogjiedc , TJhlanJiorst : (à la fête de 
jij St. Jean, les Francs - Maçons s'y rendejit par eau.) 
2. Forte d'Altoiia: à Evahuttel et son joli bois; aux 
jardins à Dochenhiiden, à 'Nieiistadten , à grand et petit 
JFlottht'.ch , (le superbe jardin de Voglit,) à Scavenhof, 
et au Temple de liuinville: (deiix restaurateurs fameux.) 
à ylltona \ (ou longe une allée magnifique de tilleuls, 
on laisse à gauche liuinville, à droite le tombeau de 
Klopsioch à Otteiisée, et on arrive à Ahonct. Q Charles 
du roc. Pélican. 3. Forte Steinthor: à Wandshsch'-, chez 
Kloclnnann à Schiffsheck'-, à FoppenbiLttel , (vallon ro- 
mantique près de récluse de l'Alster:) aux VierlandC-, 
(sur tout à la saison des fraises:) à Auiîiuhle etc. Avis. 
Il n'y a depuis 1807. qu'une seule poste aux lettres, 
c'est celle du Grand-Duc de Berg : mais la petite poste; 
la poste Américaine, et la poste aux chariots poiir l.U' 
Ilitch et Erèmc, continueut comme ci- devant. Les postes 
extraordinaires sont expédiées par les voituriers à tour 
de rôle; prix d'un cheval par mille i marc 8 siielliiigs, 
1 marc a\i Vaguomaître et 12 shelliUgs an gar<;jon. Le 
port dans la matinée , et la bourse entre les 2 et 3 litan- 
ies, sont les choses les plus curieuses à voir suivant 
l'expression de M. Meyer dans son tableau excellent de 
Hn'iTiLoiirg. (V. Shizzen zii einem Gemillds von Harti' 
lia g. 7 cahiers. 8.) Des paqueboots pour Cnxhaven 
et Tinningen , ont été expédiés de cette ville à des 



384 

teros et des prix fixes, jnsqn'en 1807. t • • V. Ham- 
hurg nnd seine JJvigelningen'. JLin nutzliches und notJi- 
loendiges IlandlnicJi von J, IL Scholz. JVFit einer Land- 
harte loid 3 yïnsic7ete?i der Sr.adt. Ilumhurg. \?^Q?i. 8. 
HamhurgeT nnd j4.ltonaer Adrejshuch , qni parnît cha. 
qne aimée. Il faiit y ajoiiter les Cris de Ildnihoiirg^ par 
Suhr , 18 estairipes colorées; et les Costumes de Ham» 
hoiirg , par le même, 55 pTanclies. Le plan de la ville 
se trouve rénui au Petit Atlas. ^ — — x^uhedi. Ville 
anseatiqiie. 00,000 b. [_! à la corne d'abondance: au 
globe. A. '' à la ville de Hajnbonrg; * à l'ange d'or. 
La carliedrale ; (le tableati des passioiis de N. S. par i>n 
élève de Durer:) l'église de Ste. Marie, (le maître .au- 
tel, la chaire, l'orgue, riirrloge astronomique:) l'hôtel- 
de. ville: (les peintures à la salle d'audience, et la salle 
d'assemblée des députés de la ligue ansc'atique; les ar- 
chives de ceffe ligtie se gardent encore à L.uhecîi, qijii 
eu fut le chef-lieii:) la bourse: la maison des paiivrçs 
et de trav^ail; (sur- tout les escaliers:} les machines hy- 
drauliques: la danse des morts .... le collège: les com- 
pagnies d'assurance: la société x^atriotique : la bibliothè- 
que de la ville: le cabinet d'bist. nat. de M. Tefsdorf: 
la gaUrie de tableaux de M. le Sénateur llodde . 
Environs. Les parties "de plaisir à la Schnfferey , au 
JLaxivehr, aux cabannes des pTcheurs etc. le beau jardin 
à Genin: la fabrique de porcelaine à Stodielsdorf: Tra- 
veniiuide . A. * à la ville de Hambourg; * à l'auberge de 
Lubeck. Aucu.ue personne ne devroit négliger de se 
rendre à Travemunde y ne fût-ce que pour s'extasier 
au spectacle magnilique du coucher et du lever du so- 
îeiî , du haut du phare. I)e plus on y a établi des 
bains de mer; prix d'un bain 12 shelliugs, et d'un bain 
chaud, 24 shelliugs. Dans la saison des eaux, tous les 
agréments et toutes les commodités d'un lieu de bain^ 
se réunissent à Travemunde, et l'afiluence des étranger^ 



383 

^t malades est assez grande... Avis. Un paquebot ré- 
gixlier se rend de LuLbcIl à Pétershourg. ... V. Griind- 
liche ISachricht von Liibech , f^an Meîl , 3e Edit. 1787. 8. 
( V. Siir les malheurs et la prise de cette ville par as. 
saut, en j8o6, la lettre de M. Villers- Le plan de la 
ville est inséré dans mon Petit Atlas.) — De Luheck à 
Kiel 10 milles. Eiitin 4 m. Ploeti 2. Kiel 4. Le lac 
d'Eutin et le jaidin anglois qui le côtoie , appartiennent 
aux sites les plus charmants de l'Allemagne ; belle vu© 
du pavillon de Sielheck. A. * chez liemmger. Plcen. A. 
* au Rathskeller. Les grands et les petits lacs qui en- 
tourent le château, forment l'ensemble le plus pitto- 
resque. Kiel. Q Louise de l'amitié couronnée. A. * à 
la ville de Hambourg. LHiniversité ; le port; le canal; 
les vues marines de JDusternhrook et JDànish - JS'euhof. 
De Kiel on devroit pousser jusqu'à ScJileswig : A. * chez 
Hafs. Le château ; le jardin royal ; l'église avec les tom- 
beaux des anciens ducs ; la petite église , qui fut le 
premier temple chrétien du Nord, sont autant d'ob- 
jets intéressants. A 4 oii 5 lieues de Schleswig com- 
mence un canton charmant, riche eu paysages délicieux, 
dignes du burin des artistes , «t de l'admiration des ama. 
ticurs de la belle nature. — 
i • 

No. 47. 

Route de Francfort s. l. M* par Fùulde et Gotha 
a Leipsick. 

Milles. Bêlais. Milles. Bêlais, 

2 Hanau. s Eisenach. 

3 Gelnhausen. 3 Gotha, 
s Saalmunster. Erftirt. 

2 Schlichtern. 5 Weimar. 

■a Neuhof. S Auerstedt. 

'a^ «Foulde. a Naumbourg. 

25 



a86 



Milles. 


Relais. 


Milles. 


Tielais. 


28 y^ 

2 


Hunefeld. . 


2 


Weifsenfels 


5 


Vach. 


a 


Liiitzeji. 


2 


Berka. 


2 


Leipsick. 



Détails et observations locales. To\ite cette route est 

une chaussée, à rexception d'une dixaiiie de milles, mai; 

qui ne tarderont pas à le devenir de même. Avant Pan 

née 1801, la route d^ JZrfort , passa par Buttelstedt 

Auentedt , et de IS'aumbourg , par llijjpach à LeipsicJ; 

Les voituriers prennent encore cette route, et leur gît< 

entre Er/ort et Nauinhourg , est alors à Cher - Eisen, 

bonne auberge. Il existe nne espèce de poste de voi 

tnriers entre Leipsick et Francfort , qui a ses relais 

de grandes distances, et dans des auberges connues, e 

qui va plus vite que la poste aux chevaux. Il faut s'ei 

informer à JSfaumbourgf Buttelstedt ^ Gotha t Eisenach 

Vach etc. — Hanaii. V, No. 41. on peut passer pa 

JVdhelrtis ' JBad. — Gelnhausen. A. * au soleil. D 

Gelnhausen à Aschaffenhourg, 4 milles. — Schlichtern 

A. * à la poste. D'ici à Erilckenau, bain très- fréqiiente 

(V, la description, que feu M. Weikard en a publiée e: 

françois , à Goettingue . 1798.) 5 milles de traverse, « 

de Fouîde à ce bain , 3 milles. — Foulde. A. * à la poste 

* à i'ttoile: (on trouvoit ci • devant à ces auberges, d 

même qu'à la poste de Hunefeld, deux sortes de vin 

exquis , le vin de Johannisherg , et le vin de Saalech 

dans des bouteilles, au cachet du Prince.) La catln 

drale; le château: l'église de St. Michel: (elle ressemb 

un peu au temple de Jérusalem^ le lycée et sa biblit 

thèqne: le parc: la faisanderie à Adolphs . Eck. Entj 

Jlunifeld et Vach, il y a une bonne auberge , où L 

voituriers et les voyageurs à cheval, aiment à s'arrêter. 



387 

Berha. A. * à la poste: (d'ici à Alsfeld, 5 milles,) — 
Risenach. gooo h. A. * au croissant; * à la couronue 
de riië. Les deux maisons de M. M. Streiber : Des bals 
jnasques , des concerts, le club: le jardin anglois de M. 
liose: avec des points de vue superbes. L'ancien château 
de Wartbourg\ (la salle des chevaliers, avec les armures 
de Kunz de Kaufxingen , de Henri III. de France etc. 
la chaire et la chambre du réfoimateiir lAither', la pri- 
son de Johnson, enfermé par les Francs . Maçons etc. V. 
la seconde e'dition -de la description de M. Thon.} Le 
chàteaii de plaisance, TKilhelvisthal , romantiquement ar- 
rangé et sur le chemin de l^ichenstein. De Eisenach à 
Liehenstein. V. le tableau des bains. En allant d' Eisen. 
ach à Goiha, on peut se rendre , par un petit détour 
à l'institut d'éducation de Schnepfenthul. d'^Eisenach 
à Cassel: I<fetra 3 milles. Bischhausen 2. Holzig 3. ra. 

''Cassel i m. V. sur le gîte de Hoheneichen et Cassel No. 

"4.3. — Gotha. Capitale du duché de ce nom: ii5oo h. 
Q Ernest à la boussole. A. * au dehors de la ville ; 
au Kègre ; (où se trouve attssi la poste aux chevaux) 

■'^' à la ville, * au grelot, sur la place; * à la ville d'Al- 
enbourg ; * au géant. Le château de résidence: (les 
louveaux appartements du Dnc régnant; la bibliothèque 
)ublique riche en manuscrits et en incunables; le cabinet 

''Ile médailles, enrichi par la munificence de feu le Duc 
Ernest IL d'une bibliothèqtie numismatique, et de 4 
abinets particuliers ; ce cabinet de médailles se range im« 
nédiatement après celui de Vienne j le cabinet des eu- 
iosités ; sur- tout de fossiles très- remarquables : le sal- 
on des plâtres et des antiques : le cabinet de physique de 
eu le Duc Ernest II. faisant partie du riche musée de 
è Prince l'ami des arts et des sciences : le cabinet chinois 
u Duc régnant. Le château est entouré de bosquets 
t plantations , qui forment une promenade publique et 
harmante, riche eu points de vue intéressants, se joi- 



aif 



388 

gnant d'un Jcôté à l'orangerie, et à des allées tonffnej, 

et de Paiitre an jardin de Stiidnitz, avec le tombeau du 

ci-devant propriétaire.) Le JF'riedrich.s ' Thaï, maison de 

plaisance et non loin de là, le joli jardin de M. Stopfal : 

l'Jiôtel du Prince Frédéric : le parc ou le jardin Anglois, 

de ce Prince: (c'est un legs, fait par son x>ère le Duc 

ILrnest II. , qui y est enterré , sans cercueil , et en 

pleine terre , au milieu d'une isle, an pied du monu 

ment de denx de ses enfants, n"'ayant lui-même d''antrc 

monument, qu'un saule planté par le Prince son fils, 

sur ison tombeati , et son souvenir , clier à jamais aux 

sciences et aux âmes sensibles.) La fabrique de porce 

laine : la maison habitée par Tuucas Kranach , sur la place. 

portant encore son enseigne. . . . Le collège , très - frcJ 

queuté par de jeunes étrangers, et son cabinet de pliy. 

sique : le séminaire des maîtres d'école : deux instituts 

d'éducation de jeunes demoiselles : le cabinet de miné. 

ralogie , de M. de Schlotheim. : le cabinet des conchylej 

âe M. Schmidt : (c'est à Gotha qu'a paru le premiei 

Almanach de poche , qui depuis a inondé l'Allemagne 

d'imitations; c'est aussi là que se publient encore ^ 

feuilles publiques des plus accréditées.) . . . Comme i 

règne un ton ti'ès - sociable dans cette ville, on y trouv» 

nombre de sociétés particulières, dont les plus ancienne! 

sont le Club t et la société du Jeudis ou du Thé. Du 

rant le carneval , bal masqué au Nègre. ... . Environs 

L'observatoire Ernestm , sur le Seeherg à ^ lieue de L 

ville :, (cet observatoire tant renommé, constitué le mo 

Tïtiment de son illustre fondatenr, à présent sans instru 

ments , a été, dès la mort d^Ernest IL , délaissé pa 

sou astronome et ne sera bientôt qu'une masure ânlia 

bitée, si l'on n'y prend sériensement garde.) Sur L 

grand, chemin d^Erfort: le jardin anglois à\i JMoenchhcf 

à droite, derrière une grille obscure, le tombeau d'xin* 

iemme célèbre Mad. die Buchwald '■, (sans moniimeu 



389 

mais immortalisée par les écrits du Prince. Primat , et 
de M. Gotter. Au cimetière du village, le tombeau, 
d'un autre homme de lettres célèbre, du Baron àeGrimm.*^ 
L,a jolie villa de S. E. M. le Baron de Franhenherg. 
JMolsdorf : ^t la colonie des frères IVIoraves à JVdu-Die' 
tcndorf : (en faisant nu détour de deux lieues seulement. 
Ton peut s'y rendre , de même qu'aux ruines des 
trois châteanx de Gleichen , fameux par le comte de ce 
nom, qui se trouva à son retour des croisades, l'époux 
de deux femmes. JS'eu. Dieteiido?/ a tons les agréments 
de ces sortes de colonies , et ]\Iolsdorf , a été l'habitation 
iu comte de Gotter t qu^ F?e'dt^ric • le • Grand a immor- 
talisé par sou épître ; on y trouve encore sa bibliothèque, 
ît nombre de portraits de ses contemporains. En allant 
1 Ariistadt , 3 railles. (A. à la poule.) Le détour n'est 
jue d'un quart de lieue , alors il faut s'arrêter à liing- 
'iDfen , pour jouir Ai i^lns beau point de vue de Gleichen. 
VArnstadt a Faidelstadt et Saalfeld , il n'y a que 4 
ailles. Sur le chemin d'' Eiscnach , avec nu détour de 
s y2 lieues , Schnepfenthal : institut célèbre de Mr. 
tulzTitann : (V. Schnepfenthal iind die umliegetide Ge. 
end. Leipzig i8oi. 8.) et non loin de là, le ci -devant 
lonastère de lleinhardshrunn , avec les monuments des 
jandgraves de la Thuringe , à présent la ferme d\i Duc- 
Gotha und die urnliegende Gegend , von Klebe , mit 
em Grundrisse. Gotha 1796. 8. — Er/ort. 14,000 h. 
Z} Charles»aux trois roues. A. * à l'Emperenr , où se 
Olive la poste aux chevaux : * au cheval blanc. La 
iihédrale et le ci- devant couvent des Bernardins; (la 
oche; le tombeau prétendu du comte de Gleichen:) la 
^llule du réformateur Luther, au ci- devant couvent 
38 Augustins, à présent maison des orphelins : le collège 



*) yiu pied de la tombe d'une personne bien chère au 
rédacteur de cet itinéraire. 



390 ■ j 

et ses collections: le cabinet et les oiivr.iges phellopIasJ 

tiques de M. May', spectacle allemand; des clubs; des 

ressources; les excursions à Stetten, à Molsdorft à Gls 

•perslcben etc. V. la description que M. ArnolcU a publiée 

de cette ville en 1802. I-^e plan est contenu dans le 

Tetit Atlas. d' Erfort à ArtLStadt , 2 milles; à Langen 

salza 4 ra. ; à TFeissensée 3 m. Il y a une diligence établi< 

entre Erfort et Hedigenstadt , par Langensalza. A. ; 

Heiligenstadtt à la maison Teutonique. — Weimar. Ca 

pitale du duché de ce nom: 9000 h. A. * à réléphaut 

* à la cour d'Alexandre ; au prince héréditaire. Q Amélie 

LjC château de résidence: (beau bâtiment, et son in 

ter leur bien digne de Padmiratiou des étrangers. L. 

chapelle grecque: l'église'paroissiale ; (les tombeaux de 

Ducs, surtout de Bernard -le,' grand \ les tableaux pa 

XAicas Kranack: les bâtiments vastes et décorés du bu 

reau d'industrie ; et tout ce qui app^tient à cet établis 

sèment des sciences et des atts : le parc ; (jardin et pr( 

rdenade charmante; la maison carrée; les monuments d 

prince de Dessau , de Blad. Eecker, d'un chien- lion etc. 

au cimetière public les tombeaux de Kranach , et d 

deux hommes de lettres de réputation, JMuséus et Scdc 

Lia bibliotlièqiie publique : ( les dessins et paysages d 

PAnglois , Gore , recueillis dans ses voyages; le portra 

du Duc; les tableaux de Kranach, le cabinet des curi( 

sites, entre autres', le buffie de Gustave Adolphe.) L'a 

teiier de Mr. Jagemann , les collections de dessins, d 

tableaux; de minéraux, de M. de Goethe: le coliègt 

l'académie de dessiia et de peinture, et ses expositioi 

annuelles. . . Spectacle allemand; (l'un des plus estim< 

de l'Allemagne:) des clubs, des ressources etc. des ba 

au sallon de la maison-de- ville : la société du Jeudi, cht 

Mad. Schoppenhauer etc. Environs. Belvédère , raaiso 

de plaisance, du prince héréditaire : Tieffurthî jardi 

de fene la duchesse douairière : Ettershur^ ; château < 



bois, entre- coupé de sentiers romantiqnes. De JVe'nnar 
k Weissensce , 3 milles. De Weirnar à Jena , 2 Va milles. 
Oji passe sur le famenx champ de bataille de 1806. Jeiia 
D Auguste à l'espérance couronnée. A. * au soleil. 
L'université; (ses collections, la bibliothèque, le Musée, 
te iardin botanique, l'école de dessin etc.) Péglise parois- 
siale, avec le portrait de Luther en laiton: le cabinet de 
a société miiiéraîogique : le club: le concert à la Eose: 
es excTirsions à Zwàtzen à JDrie/stiitz, au liauhthal etc. 
a montagne du biv^onac de TErapereur JS'afJoIéon , à côté 
le quelques arbres fruitiers sur le plateau de l'ancien 
Lanc/.g?afenberg, le jour de la mémorable bataille du 34 
octobre 1806. Ce fut le nommé Blauhach , porteur de 
ettres à Jena, qui fut api^ellé auprès du grand Empereur, 
jour lui servir de guide. V. Minerve, Journal d^ A? ch en- 
lolz. Année 1808. Jso. VI. V. Die Gegeiiden um Jena 
n radirten Blàttern , von Roux, mit JLrhlàrungen 1806. 
De Jena à Tsaumhourg , 5^2 mille*. — Auerstedt. A. * à 
a poste. On traverse une grande partie du champ de 
).-naille de 1806 , et on passe tout près des salines de 
Kcesen, et de Schul • Pforta, collège célèl)re. — TSauiri- 
'ourg. 12,000 h. A. * au brochet; * à la cuirasse. La 
Mthédrale ; bjitie en 1207, très . remarquable par ses an- 
iquités et par sa chapelle souterraine : l'église de St. 
'^enceslas : le café d"" Eichhof '. le Bur ger garten , lieu de 
laisance : la foire; (.qui commence le 26 Juin:) On 
lontre à la maison A.''\\n particulier, quelques lignes, 
crites à la craie ," par l'Electeur Jean Frédéric le Ma. 
nanime, fait prisonnier à la bataille de JXIuhlberg , par 
î àucd^élhe. Les eaux minérales de Bibra, découvertes 
u 1680 et très - fréquentées , sont dans le voisinage de 
Vaunilcurg. — JFeissenfels- [j Au compas de la coji- 
mde. A. * au cigne. Le canal : l'église avec les se» 
ulcres des ci-devaait Princes de Saxe. JVeissenfcIs : le 
minaire des maîtres d'école : le cabinet de lecture : le 



392 

pont sur la Saalc : la pêche du saumon ; à la maison du 
baillif , une inscription en mémoire de Gustave Adolphe , 
dont le corps y fut disséqué et embanmé. A 4 lieues 
de Weissenfels , le bain de TMuchstedt. V. Tableaix des 
bains: on passe sur le champ de bataille de liofshach.— 
LiUzcn. A droite, à peu de distance du grand chemin, 
on montre une grande pierre brute , roulée à l'endroit, 
où fut tue' dans la guerre de 3o ans , le grand Gustave 
Adolphe de Suède ; son corps étoit couvert de 9 blés. 
Bures. En allant à Leipsick , on passe par le bourg d* Alt' 
lianstedt , où fut conclue la paix de 1706, par Charles 
VII. et où l'on montre encore ses adieux à la Saxe, 
taillés avec le diamant dans un carreau de vitre. -'■ 
Leipsiclu V. No. 36. 

No. 48. 
Route de Francfort a TVIannlieim. 

Milles. Hélais. Milles. Relais. 

3 Grofsgerau. 2 Oggersheim. 

2 Oppenheîm. i Mannheim. 



5 Worms, 



11 M. 

Détails et observations locales... Depuis Oppenheim, 
po«tes françoises, à 1 mille la poste. Avant de passer 
le Rhin en bac , près d' Oppenheim , on rencontre la 
colonne Suédoise, ou le monument en mémoire du passage 
du Rhin, par Gustave Adolphe ; il n'y a pas longtems, 
que l'ossuaire des Espagnols tués à ce passage existoil 
encore. Plusieurs voyageurs pour éviter les douanes et 
barrières françoises, préfèrent la route suivante : Darra,. 
stadt mil. Heppenheim 3^. Mannheim 3 ^a- V. No. 3» 
et sur Mannheim No. 70. 



■v\ 



393 



No. 49. 

Route de l^'Iannheim a Strashouro-, 



Postes Françaises. lieîais. 

2 Spire. 

3 Gerinersheini. 
a Rhinzabern. 
3 Lauterbourg. 



Postes Fr. 


Bêlais. 


-'A 


Beiuheim. 


2 


Drnssenheim 


2 


Wanzeiiaii. 


./, 


Strasbourg. 



16 P. 



TDétaih et ohservations locales. Spire. A. * an cigne. 
ia cathédrale est remarquable par son architecture go- 
thique , et aj-ant servi de tombeau aux aîicieus Empe- 
reurs. — L.uutcrboiirg', célùbrc par les éve'nemeiits de la 
guerre de la rtîvolution. — Strashouro;. A. * à la ville 
de Lyon ; a l'esprit; * au corbeau. Il est dû à la sortie 
dô StrasboTirg )/2 poste, eu sus de la distance. — I.« 
nouveau pont de Kehl , construit par ordre de Napoléon 
et fini en 1808, réunit les deux rives. Une seconde 
route conduit par Luadaift savoir: Ojrgersheim r post. 
Neustadt 5 j)Ost. Landau 2. Carbelroth 1 y^. AVeissen- 
bourg 1^2. Sulz ■1Y2' Hagenau 2. Erufnat 1 J/Ç. Stras- 
bourg 2. ou 16 postes. îs'ous avons déjà fait mentioi* 
de la diligence commode , établie entre Fraticfort et 
Strasbourg. 



No. 5o. 
Route de Francfort a Paderhorn et JVltinster. 



Milles. 


Relais. 


Milles. 


lîelais. 


10 


Marbt\rg. No. 43. 


3 


Nienkirchen* 


3 


Franzenberg. 


2 


Herzebrock. 


3 


Corbach. 


2 


Warendorf. 


5 


Stadtbergen. 


4 


Munster. 



•4 M. 



Milles, . 


Titlais. 


2/4 


Beelitz. 


^Y^ 


Potsdam. 


2 


Zehieiidorf. 


2 


Berlin. 



Détails et ohservations locales. V, No. 45. No. 33. 
et No. 3i. où l'on trouvera les notices sur JMarbourg^ 
JVTunster et Paderhorn. Il y a atix environs de Fader. 
lorn , deux eaux minérales , celles de JDrihoiu-g et de. 
jVIeienberg'-, toutes les deux sont très - fréquentées et très- 
vantées. V. sur IDribourg le traité de Sucdicaid , inséré 
dans le Journal de IMédecine , par M. Hufeland. Vol. 14. 

No. 5i. 

Route de heipsick a Berlin ^ par Dessau. 

imiles. Relais. 

4 IIol^weissig. 

3 Dessau. 

3 Coswich. 

a y,; Postorf. 

2^2 Treiienbrietzen 

(Doua^ie Pruss.) 24/4M. 

Détail s et observations locales. Depuis Wulffen 
jusqu'à Dessau, il y a chaussée , le reste de la rouie 
jusqu'à Pot s dam , est un chemin sablonneux. Mais 
H Potsdam commence une chaussée excellente et on court 
ces 4 milles , quelquefois en 3 heures de tems. Pour 
aller à Coswich , on passe par TVerlitz , 2 railles. On peut 
aussi de Wârlitz se rendre directement à Halle ^ par Jia- 
degast , sans toucher à Dessau. De Dessau à Zerhit , 
9,i/^ mil. Zerbst. D Frédéric de la Constance. A. * au 
lion d'or. Clubs de la noblesse, et du tiers état: société 
et bals masqués au jardin de Koebler. Promenades au 
parc de Friegrichseck et à la faisanderie de Friedrichs- 
holz. Cette ville est renommée cliez les gourmands, à 
cause de ses bières et froma^jes. Dessau. 7000 h. A; * à 
l'anneau; * à la couronne de rue. Le château du Prince: 
la nouvelle chancellerie : le manège : la maison de chasse : 
îe pont sur TElbe : le cimetière public, remarquable par 



395 

ses monuments et par sa simplicité: les bains de la 
JMouhle. ... le Collège, ou le ci- devant Philanthroiiin : 
l'iiisrifiit d'éducation des Juifs, et celui, sous la direc- 
tion de Î\T. Tillich : le séminaire des maîtres d'école... 
Spectacle allemaïid: académie de musique: le Casino.... 
JLuvirons. La digne de l'Elbe, longue de 26016 pas, 
liaure de 10 — 11 pieds, et large par sa base de 60 p. 
lAiistiim: la maison du Prince George: Drehberg et 
le tombeaii futur du Prince régnant : le bois Siglitz' 
(piéf<.né par bien des personnes à JT'oerlitz' on y ad- 
mire sur. tout le temple de la santé, situé sur l'IT/^t', 
et le monument du comte à\lnluih , tué à la bataille 
de TorgaiL'. Tî"6rl'az. A. * la couronne de rue. Le 
château et le parc Anf^lois, célèbre dans toute TAlle- 
ro;:4ue. 11 est ouvert au public de 10 — i2 b. et de 2 à 
4 h. hors, les dimanches et jours de fête. La cliâtelaine 
montre le château aux. étrangers, et l'un des jardiniers, 
leur sert de guide dans le parc. Les souliers et bottes 
ferrées, et les cannes pointues sont défendues de même 
que de inarcher sur les bo\iiingrins. On ne peut ni dé- 
jeûner, ni goûter, ni tenir table, au château et dans 
le Parc. V. les trois estampes co'orées de feii M. K-raus: 
V. Wegweiser durch die G.ïrten zu iràrUtz, wie aiich 
in cien Studten JDessau iciul Zerbst. l'ima , 1804. 12. 

No. 52. 

Routa de Leîpsick far Halle et Brunswick a Brème, 
Milles. Tœlais. Milles. Hélais. 



-% 


Grufskugel. 


1 


Erunswick. 


^'A 


Halie. 


3 


Ohof. 


3'/2 


Cojuiern. 


3 


Zelle. 


3/4 


Aschersleben. 


4 


Hademsdorf. 


3 


Quedlinbourg. 


2 


Campen. 



396 



2 


Halberstadt. 


2 


Verdeii 


S/a 


Roklnm. 


2 


Achim. 


l'A 


"Wolfenbuttel. 


2 


Erême. 



41 Km. 

JDt'tails et observations locales. V, sur Halberstadt, 
Urèrne ^etc. No. 21. et No. 45. — De Halle à Magcle- 
bourg. V. No. 20. — Halle. 20000 h. ri aux trois 
•épées. A. * à raniieati d'or, sur la place; * au prince 
Eoyal. La cathédrale: la synagogue des Juifs: le chapi- 
tre reformé des dames nobles: tes salines, ou KotJienX 
(les ouvriers, qui passent pour les descendants des an- 
ciens JVeïLcleu , sont de'signe's par le nom de Hallores) 
la tour rougCj (haute de 268^ p. rhinlandiques.) Thô- 
tel de ville et la bulle d'or de PEmpereur Frédéric II. 
l'église de Ste. Marie: (on y conserve la face de Lu- 
ther , empreinte en cire: les bfitiments du Pédagogue 
royal; (et ses collections) la maison des orphelins: 
(cette belle institution renferme un grand nombre de 
curiosités, une bibliothèqiîc ; un cabinet d'hist. nat. et 
de raretés; l'apothicairerie, où se préparent les dro- 
gues de médecine, connues sous le nom des remèdes 
de Halle: une librairie et imprimerie, où furent im. 
primées les bibles de Carstein : le nombre des exemplai- 
res depuis 1712, surpasse déjà celui de 2 millions et 
demi.) Les ruines du château de Giebichensteini (célè- 
bre par le saut et l'emprisonnement du Landgi'ave Louis 
de Thuringe , qui en fut surnommé le sauteur.) Les 
bâtiments de l'université: (fondée en 1694, sa bibliothè- 
que, son musée, le théâtre anatomique, et le jardin 
botanique.) .... l'école de chirurgie; les deux collè- 
ges : la société d'hist. nat. le cabinet de lectiire de Bis' 
pinck^ et Gute. Les deux ressources, au prince royal ' 
et au lion d''or : des académies de musiqiie , les samedis 
d'hiver: les excursions à Bahrùs • Fiuke: à la vigne de 



397 

Keitcl; à Passendorf-. anx eaux de Zaitclistedt\ (V.* le 
tableau des bains) à T\Jersehojirg: Q à la croix d'or. 
(A. an ])ras d'or.) A la caihédraîe, le tombeau et la 
main coupte de Rodolplie de Sonabe ; au jardin du châ- 
teau, un tombeau antique, et de beaux points de vue: 
li bière de Mersebourg est très- renommée: on en bras, 
se de trois sortes, dout la meilleure s'appclie I^agerhier : 
on en exporte pour la valeur de 60000 risdalers jiar an. 
Dans le voisinaç^e; le jardin auglois de Dieslaii, les sa- 
lines, sur -tout celles de IDiirrcnusrg , et le champ de 
bataille de Rofsbach. Derrière le village de Kriimpe est 
le meilleur point de vue, mais la colonne, qui fut cri- 
ge'e en 1766 ne s'y trouve pîu^ ayant été envoyée à 
Taris en 1806. De Islerséboiirg à T\aumhourg i'^ m. 
"Weissenfels 2 , Naumbourg 2. ) V. le plan de la ville 
de Halle dans mon Petit Atlas, et Ilistorisch-topogra- 
phische Beschreibung der Stadt Halle ,^ von Briegcr. 
Grotthaii , 1788. — yîscherilehen Q aux trois feuilles 
de trèfle. — Çuedlinhourg. On conserva, ci - devant, 
au chapitre noble, un vase antique Tàornain, sous le 
aiom de cruche de Canaan, et à la bibliothèque de l.i 
ville, la cage qui servit de prison à un comte de lierri. 
stein. On montre encore à l'église les sépulcres de 
l'Empereur Henri I. , et de l'Im^jératrice Muthilde , et 
le corps de la comtesse ylitrore de KoenigsmurcJx , qui 
fut, suivant Vohfiirc, la plus belle femme de son tems. 
Jiallenstcdt, jBIanJcenhourg, Stiifenherg etc. sont les alen- 
tours de cette ville. "V. T'o)n.ge nu Hijrz- — IJolfen- 
luttcl : 6000 h- A. au prince héréditaire-. La bibliothè- 
que, forte de iSoooo h 280000 volumes, mais qui a 
"beaucoup perdu de ses raretés, depuis i8o6 est la cu- 
riosité la plus remarquable de cette ville. Il faut voir 
-le monument et le tombeau de T.essing. Sulzdtluvtf 
.autrefois renommé par sa galerie de tableaux, est à peu 
de distance — Bruiisuicl. ooooo h. Q à la coloupe 



3,98 

couronnée. A. * l'hôtel d'Angleterre ; le club s'y as* 
eemble : * k l'ange bleu: * à l'hôtel de Prusse, chez A^a- 
talis. Le grauer Ilof , ou château: l'hôtel- de -ville de 
la ville . neuve : le JMosthans , et sur la place de devant 
le monument d'un lion, érigé en 1172: le collège Caro« 
lin; (sa bibliothèque et sou Musée,) La saile d''opéra : 
le grand- hôpital : la cathédrale: (où sont les sépulcres et 
cénotaphes de Henri- le- lion , et d'autres princes de la 
maison des Guelfes:) la maison des orphelins: l'attelier 
et la fabrique de Hochgraët : les bâtiments de la fabrique 
de Gravenhorst , du corps de mercier^, de M. de Velt- 
Tieiin , de iVI. Vieweg etc. La fontaine sur la place du 
Hagenmarkt : les égliseg de St. Nicolas , de Ste. Catherine, 
de St. André: ( à la première, les tableaux du maître. 
aTitel , à la seconde, le cénotaphe de M. de Schiilenhiirgl 
à la troisième, la tour haute de 018 -p. Il y a deux 
maisons. No. 748, à la ScJiaaren • Gafse , No. 846, près 
de \a vieille porte de St. Pierre, qui sont remarquables, 
parceque le No. 748. servit de logement à Christine de 
Suède, comme le marque une couronne dorée, et le No. 
845, int possédé eu 1498. par Chrétien TMiirnme , i'in. 
venteur de la bière qui porte son nom, on a laissé sub» 
ister son enseigne, l'échiné d''un poisson, à caixse que 
cette bière est transportée au delà des méi^é. i ;''^.-. Le 
cabinet, ci - devant ducal, de curiosités, de tableaux, 
d'estampes : (mais qxii a fait , lors des événements de 
1806, des pertes considérables, vii que M. Tjenon a 
choisi les raretés les plus précieuses pour les musées de 
Paris: le magasin d'ouvrages en marbre de Blankenboiirg : 
la fabrique de porcelaine : les cabinets d'hist. nat. de 
M. ISl, Bruchmann et Gravenhorst'. le cabinet anato- 
mique du Docteur TVayler: la gaîeiie de tableaux de M. 
de Sierstorpf. . . On tiejit deux foires à Brunsivic/i , dont 
celle de St. Laurent est la plus importante. Le rendez- 
vous principal est alors à la Gallerie. V. Braunschweigm 



'399 

scher Kaufmannsludender von Hippantrop , li. Outre 
la bière dite JtJumme , expoitée jusqu'aux Indes, et 
les saucissons, vantés par les gonrmajids, on fabrique 
aussi à Brunswick. le café de cliicorée , et en si grande 
quantité, qxi'il y a des fabriques, où le salaire des ou- 
vriers monte à oooo risdalers jiar semaine, et que les 
exhalaisons de ces fabriq;ies se répandejit à une grande 
distance. C'étoit une comtesse de Tiurizau , qui mit la 
première ce café à la mode, il y a 5o ans. . . Spectacle 
allemand et françois ; le bal niasqud à la salle d'opéra : 
le café de Tlollmunii^ les glaces de Curnf.ins , le restau- 
rate\ir Jsatalis etc. Les promenades au jardin du Duc 
Charles, *aii jardin de Ilunsi , au Siechenhulz , à IMun» 
zenbcrg. Environs: Inchmoiul. V. JS'du- liic/imoiid , tfiii 
heschreiiendes Gedicht von ScJimidt , Brunnschweig \uoC>. 
— Vechelde: (institjit d'éducution, de I\I. HunelcLhrrf 
fort- fréquenté , sur la ro\ite de Hildesheira. V. Dis 
ILrzieliungsanstah in Vechelde , oder IS'acliricht etc. von 
F. G. BecJicr. Gotha 1806. 8.) Le plan de Brunswick, 
se trouve dans le Petit Atlas. V. aussi, llihbentrop. 
JBeschreihung der Stadt Jirnunschiveig , 1798. 8. deux 
vol. — Zelle. V. No. 46. — Verden: A. * auf dem 
Schaden. La cathédrale, bâtiment de haute antiquité, et 
ses moimments : des eaux minérales. 
No. 53. 
FiOute de Leipsick a Hamhourg. 



nies. 


Tielais. 


3/2 


Landsberg. 


4 


Coethezi. 


3 


Galbe. 


4 


VVansleben. 


4 


Helmstedt. 


5 


V'orsfeld. 


4 


^Yittingen. 



Milles. 


Bêlais. 


1 1 >- 

4 


Uelien. 


3 


Bienebuttel. 


2 


Lunèbourg. 


2 


Artelnbonrg 


2 


Bergdorf. 


2 


Hambourg. 



4 0^1 M. 



400 j 

Détails et observations locales. La route que nous 
venons de mai-quef, passe pour la pîus courte, dej 

' toutes les routes, au nombre de quatre ^ qui conduisent! 
de l.cipsick à Hambourg ^ et toujours plus ou moins,! 
par des chemins mauvais et par des sables et des landes! 
arides. Il faut bien qu'un voyageiir y passe, quelque 
route qu'il choisisse. Si les quais des étangs le permet, 
"tcnt , il faut choisir les Vierland&. fertiles, au lieu de 
Bcrgdorft pour s'approcher ô.e Haviboiirg; on jouit 
alors des belles vues marines de l'Elbe. La route la 
plus longue, est celle par I.aiidsherg . Coethen, Calbe, 
Magdehoiirg . (Wolmerstedt 2 M. Burgstall 2^4. Sten- 
dal 4.) Stendal, ( O à la couronne d'or.) Lenzen, 
Boizenhoxirg , EsclienhoiLrg. D'une colline près de ia/zû^j. 
herg , l'oeil parcourt une grande étendue de pays. Près 
de Coethen. {A. à l'ours noir: on remarque encore 
dans le jardin du Prijice , les devises et armoiries dé 
la société fructifiante , fondée en 1617.) il y a les ruines 
d'un chemin pavé, qui est exécrable, sur- tout en ap 
prochant de I,eipsich. — Calhe'. A. * à l'étoile. - 
Ilelmstiidt. A. chez Fischer. L'université, ses bâti, 
ments , la bibliothèque, et le jardin botanique: la so 
ciété allemande: le musée de M. Beireis y riche en cu- 
riosités. Dans les environs; le mont Corneltiis , avec 
les restes du culte des Druides. Amalienhad , bain fré 
queuté à cause de ses effets salutaires dans les maladie; 

\^outteuses. Non loin de là Harbks , si intéressant aux 
amateurs de la Botanique et d'une belle nature. — 
Wittingen. A. * à la x'oste. — Velzen : A. * à la poste 
Avant que d'arriver, et près d'un moulin la belle chûtt 
de la rivière Vllmenau. D'ici a Zelle\ Esche 4 m. 
Zelîe 2 m. — I^iméburg'. 10000 h. Q à la grappe d'or 
A. * o la Schotten. Les salines: l'académie noble dt 
St. Michel, et dans l'église, la table d'or, si elle ex 
iste encore, et le beau, groupe de JDoell. Le chapîtrc 



401 

de I.une. La raoutagne de chaux' près de Lunehour". 
A Bardewyk, la superbe cathédrale, d\m style gothique 
et colossal. Hambourg: V. No. 46. 

No. 54. 

Route de Leipsick a Breslau et Varsovie. 

V. HoiUe de FétershourS' 

No. 55. 

Route de Leipsick a Curlshad. 



Mines. 


Bêlais. 


iVJiZ/^j. 


Bêlais. 


3 


Borna. 


3 


Saatz. 


3 


Penig. 


2 


Podersam. 


2 


Chemnitz. 


2 


Libkowitz 


4 


Marieiiberg. 


2 


Buciiau. 


2 
2 


Sebastiansberg. 
Coramothau. 


2 


Carlsbad. 



27 M. 

Détails et observations locales. Cette route , quoiqxie 
a plus forte en milles, mérite d'être préférée, parce- 
u'on y trouve le plus de commodités, et de clierains, 
m peuvent rouler toutes sortes de voitures. 11 y a 
haussée depuis Benig à Chemnitz , depuis Sebastians- 
erg à Commothau , et depuis Lihhowitz à Carlsbad. 
>a route par Zwichau et Schneeberg , de 6 relais et 
8 milles, et celle par Chemnitz et Anneherg, de 6 re- 

et 17 milles, sont toutes les deux pleines de gor- 
es et de montagnes, et il faut une voiture bien solide, 
t qui ait bien la voie de ces monts escarpés, pour 
ouvoir y passer. De Borna, à Altenboiirg , 2 milles et 
; Fenig à Altenbourg 2^/3 railles. V. No. 56. — Chem. 
tz. V. No. 07. — JMarienberg. A. * à la croix: pe. 
te ville, presque toute peuplée de mineurs; tous les 
eiatOTirs sont remplis de raines. A une lieue de là, 

a6 



402 



Zohlitz renommé par ses carrières et ouvrages <3e ser- 
pentine. — Sebastiansherg A. * à la notivelle auberge 
sur la place. Douane Bohème — Fodersam: aune drmi- 
liene, le célèbre parc de Schonhoven, où il y a une 
bonne auberge. V. Carlsbad — Carlsbad. V. tableau 
des bains. 

No. 56. 57. 58. 

Trois Routes de Leipsick a Nureniherg. 



Milles. 56. 
3 
2 
2 
3 
2 

2 
2 
2 
2 
2 
2 
2 
2 
^ S 

3 



55 M. 



Hélais. 
Pegau. 
Zeitz. 
Géra. 
Aume. 
Sciileiz. 
Gfoll. 
Kof. 

Mônchberg. 
Bernecke. 
Bareutli. 
Creussen. 
Pegnitz. 
Hilpoldstein. 
Eschenau. 
Nuremberg. 



Milles. 
7 
3 
3 

2/2 

3 

2 



58. 



Milles. 57. lielais. 



5 
2 
4. 
2 

2>4 

3 

19 



3 5 y, M. 



Borna. / 
Alten bourg, 
Zwick.au. 
Reichenbach 
Plaiien. 
Hof. 

Nuremberg. 
V. No. 56. 



lielais. 
Géra. No. 56. 
Neustadt. 
Saalfeld. 
Grafenthal. 
Judenbach. 
Coboiirg. 
Gleiisen. 



tei 
b 
est 
1j 

lier 

li 

V 
le 
( 

■et: 
ei 






4o3 



2 


Rattelsdorf. 


2 


Baraberg. 


S 


Vorcliheiin. 


2 


Erlangen. 


5 


Nuremberg. 



33 M. 

TDêtails et observations locales. Y. sur Hof, Bemeche, 
Bciyreuth, Erlangen etc. No. 37- &\\x Bamherg. No. 4i, 
sur Nuremherg. No. lo. — Zeitz. A. * à la grappe. 
Beau tableau du maître, autel , à l'église du chapitre: 
bibliothèque du chapitre: maison et jardin Alhrecht'. la 
maison et l'e'cole de travail des paTivres : vieux château 
de Haynshourg. De Zeitz à Altenhourg. 3 m. — Géra. 
8oooh. Q Archimède à ralliance e'teruelle. A. * à l'arbre 
verd. II y a beaucoup de commerce et d'iiidustrie à ' 
Géra, et on qualifie cette ville. Petit . Leipsick. 11 y 
existe une socie'te, sous le nom cCErhoIilung. De Gerg, 
au bain de llonnehourg, 2 lieues et bonne chaussée. 
Les environs de Ronnebourg sont très. jolis, et pleins 
d'agréments. On loge * à la maison neiive du traiteur. 
Ce sont des eaiix ferrugineuses. De Géra à Jenu 4j/(m. 
Chemin sablonneux et montueux: on ^àsse -par Koestritz, 
renommé par une sorte de bière; l'auberge est assez 
jonne et en face du château , dont le jardin anglois 
;st très. joli. — Schlaiz. A. * à l'ange bleu. De Scklaiz 
i Egra , on passe par Hof et Asch , 10 milles. Deux 
iers du chemin sont chaussée. A une lieue à.^Asc.h, 
X douane bohCme. Près de Hof, on remarque nu 
bé'isque en bois, et le jardin anglois de. M. de P/o. 
ho. — Altenhourg. 10000 h. Q Archimède anx trois 
ibles à dessiner. A. * à la ville de potha; * au cerf. 
,e château de résidence, et le jardin y attenant: (la 
énêtre , par laquelle se fit l'enlèvement des deux Prin. 
es est murée. Y, Geschiehte des Prinzenrauhs von Schrei' 



404 

ter. Leipzig 1804. 8.) Les bâtiments de rétablissement 
lemarquable , pour soigner les iiaiiv^res. Le palais et 
le jardin anglois de S. E. M. de Thummel. Deux h'i- 
bliothèques publiques. L'institut d'édncâtion de Berger. 
Le cabinet de physique de M, Drehler. Tiiéâtre de 
société. Bal masque. Dans les environs, la ville de la 
Duchesse de Courlande. — De Keiistadt on passe par 
Posnec/i , ville commerçante et jolie. A. * au lion, où 
s'assemble le Club. De Fosneck à Schlaiz 5 m. et de 
SuuJfeîd à ScJdaiz, 4 m. par des chemins rudes et mon- 
tueux, — SaaJfeld. A. au cerf. Château de résidence, 
vaste et agréablement situé. A Saalfeld vît encore ui\ 
des descendants du fameux charbonnier Triller, qui dé 
livra les deux princes Saxons enlevés d'Aitenbourg. On 
a déposé au caveau d'une église le corps du Prince 
Louis de Prusse, tué à l'affaire du 10 Octobre 1806, 
sur le chemin de Fiudolstadt. On a placé une pierre 
brute, à l'endroit, où il succomba, en combattant vail 
lamraent. De Suaîfeld à liudolstadt. 13/2 milles et chaus- 
sée. 4000 h. D Gunther au lion debout. A. * au 
chevalier. Le château et les collections de feti le Duc. 
La fête du tir d'oiseau, attire au mois d'Aoïit beaucoup 
d'étrangers. Schvuarzhourg et Faul-iw Zelle t à peu de 
distance de liudolstadt , sont remarquables par les beau 
tés romanesques et inttoresques de leurs sites. — Entre 
Gràfeiuhal et Judenhach, vanté pour la délicatesse de 
ses fruits, on passe par des contrées sauvages, mai 
pittoresques; entre ce dernier relais et Cobonrg , il y 1 
la manufacture de glaces de Kdppelsdorf. — Cohourg 
A. au cigne. A l'église de St. Maurice le cénotaphe di 
Duc Jean Frédéric. Les cabinets d'hist. jiat. de raé 
Vailles et d'estampes du Prince. Le collège et ses col 
lections. Le jardin ducal. Deux théâtres de société 
Bals masqués. Casino. Cabinet de lecture. Les nou 
veaux bosquets, promenade. De Cohourg à IMeiningen 



■ 4^5 

on passe par lîodech 2 m. HUdhoiirghaiisen , 3 m. (A. 
la cour d'Angleterre Q Charles à la couronne de me.) 
Leutersdorff 2 m. IMeiningen, 2 m. 



No. 5g. 6o. 6i. 
Trois routes de Hambonrs: a Amsterdam. 



Milles. 


5 g. lîelais. 


Milles. 


60. lîeîais. 


2 


Blankenese. 


2 


Blankenese. 


2^^ 


Ziini Kranz. 


2>4 


Znm Kranz. 


-% 


Enxtehnde. 


2 


Hornbnrg. 


4 


Kloster- Seven. 


4 


Kloster-Seven. 


5 


Fisclierhtide. 


3 


Ottersberg. 


1 


Obernenland. 


3 


Brème. 


1 


Brème. 


a/. 


Delmenhorst. 


4 


Wildeshansen. 


4 


Oldenburg. 


5 


Kloppenbiirg. 


4V< 


Grofs. Sander. 


2 


Loningen, 


2/2 


Hesel. 


2 


Hasehine. 


2 


Leer. Q à la 
harpe d'or. 


a 


Liingen. 


2>^ 


Nenschanz. 


2 


Nordhom. 


2/. 


Schemte. 


2 


Ottmarsen. 


3 


Sudlar. 


2 


Araeloo. 


S 


Paylen. 


2 


Holten. 


2 


Hardenbiirg. 


2 


De venter. 


4 


Zwoll. 


2 


Loo. 


2 


Loo, 


2 


AmersforC. 


7 


Amsterdam. 


2 Va 


Naarden. 




V. 59. 


Amsterdam. 


57 M. 





47 M. 



4o6 ^ 



Milles. 61. 


Bêlais. 


6^2 ■ 


Honibiirg. • 




No, 60. 


2 


Eremervôide. 


7 


Elsfieth, 


^/^ 


Eariihorst. 


4% 


Grofs. Saiider 


^V^ ' 


Hesel. 


2 


Leer. 


-/a 


]Sfenschanz. 


3 


Grôiiingen. 


3 


Strohbnsh. 


2 


Dorkura. 


e 


Leewaiden. 


1 


Franecker, 


1 


Harlingue. 


14 


Amsterdam. 



5 31/ M. 

T)étails et remarques. No. 69. est la route la plus 
courte. Ko. 60. la plus sûre. No. 61. la plus commode 
et à peu de frais, pourvu que le tems favorise. Une 
quatrième route, par Ottersberg et Brème, passe par 
Haarbourg , 1 xa. Tostedt , 3 m. Botenhûiirg , 3 m. Ot. 
tersherg , 2 m. B-f-e'me, 3 m. On traverse VEIbe à Blarî' 
kenese et à Haarbourg , le Weser à Bremervbrde , et la 
mer de Zuyder , à Harlingue. A Tseuschanz commen- 
cent les Treckshuyt.es. A Oldenbourg. Q au cerf d'or. 
(V. le Guide des voyageurs, à l'article du roj-^aiime de 
Hollande.) — Amsterdam. V. No. 29. 



407 



No. 62. 
Route de Hamhourg a Brunswick. 



Milles. 


Relais. 


Milles. 


Relais. 


2 


Bergedorf. 


3 


Uelzen. 


2 


Artelnburg. 


5 


Grofs-Oesingeii. 


2 - 


Lnne bourg. 





Gambsen. 


2 


Bienebuttel. 


4 


Brunswick. 



23 M. 

Détails et observations locales. Il y a une route, 
seulement: de 18 milles, et la plus abrégeante des cinqt 
qui conduisent à Erunsv\'ick , est celle par Haarboio-g, 
j m. TFelle 3. Soit au 3. Bergen 2/2- Zelle 2)4. Oho/o. 
Rrunswic/, 3. Un voyageur moderne, vante l'auberge 
de la peste de Grofs- Oesingen , et le point de vue su. 
perbe de la chaîne du Broclien et des monts avoisinaiits, 
que l'on y distingue. V. sur Brunsivich et L.unebourg, 
]Vo. 52. et 55. — De Hambourg à Berlin ^ Hannovre et 
Leipsic/i , V. No. 24. 46. et 53. 

No. 63. 

Route de Hambourg a Coppenhague y et trajet de 
Heiligenhaven. 



Milles. 


Relais. 


Milles, 


Relais. 


S 


Pinneberg. 


2V2 


Sorghoë. 


- ^/4 


Elmshom. 


/. 


Middlefarth 


334 


Itzehoë 


6 


Odensee. 


3 


Bemmels. 


4 


Nyborg. 


3 


Rendsboxxrg. 


4 


Corsoër. 


33/4 


Schleswig. 


2 


Slagensee. 


4/.. 


Fleusboiirg. 


4 


Ringstedt. 



4o8 

kVi Apenrade. 4 llothscliild. 

4y$ lïaderslebcn. 4 Coppenhagiie. 

4 Colding. 

66y4M. sans compter le tems 

du trajet des deiix Belts. 

Détails et remarques. A Aperrade on tronve la 
première douane, et aux environs le chîiteaii de Gra- 
penstein, où le plus bean parc anglois, est sorti de» 
mains de la nature. Les alentours de Colding, renfer- 
ment la jolie et intéressante colonie des frères Moraves, 
à Chris tianstadt. A IMiddlefarth on traverse le petit 
Selt , dont la largeur ii''est ici cjtie d'une lieue; mais 
I)ar Aroësurid cette largeur est de huit lieues. A JSfy» 
horg , on passe le grand- Bel t. A Rendshourg , l'école 
militaire. — Passage des deux Belts. [Trajet du petit 
Belt: Embarquement de la voiture, 5 Marcs 12 shellings, 
non- compris les pour -boire et les dépenses à l'autre 
rive. Grand- Beh. Fret du bateau: 21 marcs. Embar- 
quement de la voitixre. i marc 8 shell. Poutonage. 
2 sheîl. Ancien droit du pont et canal; 14 shcU. Nou- 
veau droit du j)ont et canal. 2 marcs. Pour- boire aux 
manoeuvres, ou iJitzenhruder , 10 sliell. Au soldat qui 
porte le passeport. 8 shell. Au soldat de Corsoër. 5 shell. 
Débarquement de la voiture à Corsoër, mais seulement 
sur la rive, et sans la conduire à la poste, 12 shell. 
Pontonage à Corsoër. 2 shell. Pour -boire aux bateliers; 
12 marcs. Il nest ici question que des marcs et shel- 
liiigs Cuhs , dont 40 H 1 écu' de convention. Fotir ce 
qui regarde les pour- boire, ce n''est pas un tarif réglé, 
mais seulement une supputation quelconque, oii il y 
aura toujours à ajouter, suivant le cas. Depiais quel- 
que tems, on a établi des télégraphes, sur les deux 
rives du Belt , qui procurent au voyageur retenu par 
un vent contraire, l'avantage de pouvoir commander 
d'avance, d'une rive à l'autre, ce qui lui importe de 



409 

trouver tout prêt à son arrivée. Le prix d'une telle 
dépèche télégraphique, est 24 shell. de rétribution h 
chacini des denx inspectcnirs. — yitiberges. Schleswig. 
V. iSo. 46. Apeiirade : * à la poste. Hadersleben , * à la 
poste. Middlefaith, * chez Sor- Nolsen. IS'yborg, * chez 
L-uersen. Corsoër, chez Mad. Bûcher, liothschild ^ * à 
la poste. Coppeiihagne * au grand hôtel: * à IMiôtel 
Belle- vue, C<l"i mérite bien ce nom, car on appeicoit 
1 isle de Hiveen , les côtes de Suéde, et le passage du 
Suud.') — Trajet entre Heih'genhaveii et JS'y estant. Ce 
nonv^eau passage de l'Allemagne à Copj)enhagxie, ( Q Zo- 
robabel.) établi depuis iSo5", est bien préférable à l,i 
route, que nous venons de détailler. On abrège de 
20 milles par terre, et on gagne bien du tcms, car il 
ne faut qu'une journée pour le trajet: quelquefois même 
une demi . journée sufht. Depiiis le 16 Mars jusqxi'au 
5o Novembre, deux Yagds et nn petit Paqueet-boot, 
se tiennent toujours prêts, pour le transport des pas» 
sagexs et de leurs malles. De plus le grand Paquet. boot 
part régulièrement, les dimanches de ISfyestudt, et les 
jeudis de Heiligcnhavcn, à 7 ou S henres du matin. 
Les étrangers qui voyagent dans le Holstein, feront 
bien de consulter, comme guide l'ouvrage de M. de 
Golowin, Carte du duché de Schlejwig , 1 feuille, 1806, 
Les relais y sont marqiiés exactement. 

No. 64. 
Route de Munich a P r a g fi e. 

Milles. lie! ai f. 

2 Teynitz, 

2 Starkau. 

1 Staab. 

2 Pilsen. 
£ Hokitzan. 



Milles. 


Bêlais. 


x/. 


Gàrsching. 


2/4 


Freisingeu 


2 


Mospurg. 


2 


Landshut. 


a 


Lan dan. 



4io 



2 


Mengliofen. 


2 


Manth. 


a/î 


Strauhingen. 


2 


Zerkowitz. 


S 


Sfallvvaiig. 


2 


Zoitz. 


3 


Cham. 


1 


Berann. 


3 


■Waldmiinchen. 


2 


Diisnick. 


2 


Kleiitsch, 


2 


Prague. 



44/4 M. 

Détails et ohservatiûns locales. Freisingen. A. * à 
ia charrue: aux 7 glands. Belle église cathédrale: Cou. 
po'e et chapelle de St. Pierre: l'ex. collège des Jéstii. 
tes: l'ancien château de résidence. — Landshut. A. au 
soleil d''or. L'iini\œrsité , transplantée d'Ingolstadt en' 
1801. sa bibliothèque de 1 00000 voluiïies , et ses antres 
collections: le palais du Boi: IVglise de St. Martin, 
principalement sa belle tour gothique, haute de 408 
j)ieds rhinlandiques. L.e Casino. Cette ville passe pour 
la plus be!Ie de l'ancienne Bavière, après NLiXiiich. — 
Strauhingen. A. à l'aigle noir. Le lycée: le château: 
l'église collégiale: celle des Carmélites, avec le cénota- 
phe du duc Albert- Pèlerinage de Sossau. Y. Lori, JBe* 
schreihung von Strauhingen, 1806. 8. — Filsen. Deux 
foires considérables. Les environs donnent les plus 
lîeaux grenats de Bohême. — Prague. V. No. 38. 



No. 65. 

. Route de IVlunich a Ratishonne, 

Milles, Relais. Milles. Relais. 

8 Land«hut. No. 64. 1 Eglofsheim. 

3 Ergolsbach. 2 Eatisbouue. 

2 Buchhausen. 

16 M. 

V. sur Landshut. No. 64. et &\\v' Ratishonne. No. ii.j 



411 



No. 66. 
Route de Munich a Vienne. 



Milles. 


Fiel ai S. 


Milles. 


TXelais. 


2 


Parsdoif. 


4 


liinz. 


S 


Hohenliuden. 


3 


Elis. 


2 


Haag. 


2 


Stremberg. 


3 


Ampfing 


3 


Amstetten. 


5 


Ait . Oetting. 


3 


Kemelbach. 


3 


Markt. 


3 


Moelk. 


2 


Braunau. 


2 


St. Pôlteu. 


2 


Altheira. 


2 


Persch'lng- 


5 


Ried. 


3 


Sighai'dskirchen. 


2 


Untcrhag. 


2 


BiivkersdoiF. 


3 


Lambach. 


2 


Vienne. 


2 


Wels. 







57 M. 

V. pour les de'tails No. 17. et le talileati de la navi- 
gation STir le Danube. Hohenlinden , est iemaiciual>l« 
dans l'histoire des guerres de nos jours, par le traits 
ç[ui en porte le nom. 





No. 


67. 








Route de Ratis 


bonne 


a 


Vienne, 


nies 


Relais. 


Milles. 


Tielais. 


3 


Pfador. 


2 




Sigharting. 


3 


Straubingen. 


2 




Peyerbach. 


4 


Plattlingen. 


3 




Efferding. 


4 


Vilshofen. 


3 




Liiiz. 


4 - 


Scharding. 


25 




Vienne,, V. No. 66 



53 M. 

V. No. 66. et le tableau de la navigation sur 1: 
Danube. 



ql2 



No. 68. 

Route de Nuremberg a Augshourg. 



Milles. 

2 
2 
2 



Relais. 
Schwabach. 
Roth. 
Pleinfeld. 
Dietfurt. 



Milles. 

2 
2 

3 
3 

i8 M. 



Ilelais. 
Manlieim. 
Donauworth. 
Meitingea. 
Aiigsbourg. 



J'ai fait deux fois ces i8 milles en 24 — 26 h 
tems. Y.'swx Augshourg No. x. et No. 39. et sur Schwa 
bac II et Donauivdrth , No. 10. 



ic 



lel 



éjli 



No. 69. 
Route de ISfurewierg a AvshacJi et Heîlbronn, , 



Milles. lielais. Milles. , Hélais. 

3 Klosterheilsbronn. 3 Schwàbishhall 

2 Aiisbach. 3 Oeringen. 

5 Fetichtwangen. 3 Heilbronn 

2 Crailsheim. ' 

19 M. 



TDétails et observations locales. Depuis KlpsterJieils 
tronn le chemin devient une jolie avenue, bordée d'ar 
bres. Non loin de Klostersheilbronn, Isuremherg se pr 
sente sous l'aspect imposant d'une ville immense. — 
u4nshach, Q Alexandre aux trois étoiles. , A. * à Vé' 
toile;' à la couronne. Le château et ses alentoxirs . le 
jardin du château: à l'église de St. Jean, les tombeaxix 
des Margraves. Casino. Club maçonnique. — Schivcl' 
biskhall, A. à l'aigle. — Oeringen. A. * à l'hôtel d 
Hbhenlohe. — Heilbronn. Y. No. 4. 



4i3 

No. 70. 

Route de Nuremherg a JVfanheim. 

Milles- nelais. Milles. Mêlais. 

19 Heilbroiiii. No. 69. 3 Heidelberg. 

3 Sinzlieira. 2 BTanheim. 



27 M. 

IDétails et observations locales. Heilbronn. V. No. 4- ~* 
Heidelherg. V. 1^1 o. 5 g. — IX'îarJiaini , 19000 h. A. *à 
Id cour Palatine: * à l'agneau d'or, sur la place: aux 
trois rois, bonne table d'hôte. Le châteaTi : (qui porte 
encore les traces ù.\\ bombardement de 1795.) la cha- 
pelle: réglise de la cour, ci. devant des Jésuites : (belle 
église; beau tableati de KraJie,) le convent de religieu- 
ses de St. Augustin, (et la pension des jeunes filles:) 
l'Arsenal: la salle de spectacle: Pliôtel des monnoies: 
(le plan de la ville, qui fait i^artie de mon Petit Atlas, 
donne un apperçu de la régtilarité, peut-être trop 
uniforme, des places et rues de cette belle ville: mais 
les ruines et décombres des remparts et fortific-ations 
démolies, déparent ce tableau, et blessent l'oeil.) .... 
Ij.i nouvelle galerie de tableaux: (foible équivalent des 
riches collections qui ornoient ci -devant cette ville:) 
Tobservatoire : (sur-toiit l'escalier;) le jardin botani- 
que : . . . . Spectacle, allemand : le grand Casino , Tacadé- 
raie de musique. ... ScJ/wetzingen , à deux lieiies de 
Manheim : château et jardin remarquable et célèbre : 
(les bosquets turcs; la mosquée, le tombeau de Ninus ; 
le temple d'Apollon: le bain de marbre, qxii rivalise 
avec celui de Cassel : la peinture à fresque, illusion 
parf.iire; le Faune et sa grotte; le temple de botanique; 
l'obélisque, on donne une gratification de quelque» 
pièces de 24 Kreuzers, aux différents gardiens, qui ou- 
vrent les portes-) Bonnes auberges , au Prince Charles, 



4H 

et ati boeuf d'or. la rente de Carhriihe , conduit pa 
Schwetzingen: sa\''oir, Grahe i ^, TFaghausel i, (bell 
vue de Spire et de Fhilijjpshoiirg."; Schwetzingen i 
V. TIeidelherg , IManheim^ und Schwetzingen. Filr Ile, 
sende. Heidelherg^ 1806. 12. avec une carte topo 
giaphiijue- 

No. 71. 
Route tJe Heidelberg a PT^urzbourg» 



Milles. 


lielais. 


JMilles» 


Tielais. 


2>^ 


Wimmersbach. 


1 


Eischofslieim 


-~ 2 


]Meckarels. 
Bnchheim. 


5/a 


Wirzboiirg. 


2 







12 M. 

Uétails. Cette roiite est presque par tout tm che 
min de chaussée, ou ne tardera pas de l'être. Entre 
3uchheim et Bischofsheim , 'on passe près de Wallûiu 
ren , célèbre par le pèlerinage de ce nom. Wurzhourgt 
V. No. Al. 

No. 72, 
Route de Nuremberg a Prague. 



Milles. 


Bêlais. 


Milles. 


lielais. 


2 


Ruckersdorf. 


3 


Scliwandorf. 


2 


Altsittenbach. 


2 


Fnrn. 


2/5 


Haitmanshof. 


2 


Koez, 


3 


Snlxbach. 


2 


Waldmunchen. 


.•/, 


Amberg. 


' 23 


Prague. No. 65. 



41 M. 

Détails et observations locales. A ^Itsittenhach corn* 
ïTîence la cbanssée. L,a route depuis Kuremherg , est 
bordée de houblonnières. — Sidzhach. A. au boeuf: les 



4^^ 

aqnedncs: le château de résidence: le couvent des re- 
ligieuses, où il y a une pension de jeunes fiiles: les 
truites du liosenhach sont recherchées par les goixr- 
mauds. — Ambers;. A. * à l'homme sauvage. Le chA- 
teau : le lycée: la belle église de St. Martin: l'hôtel-de. 
ville, remarquable par sa haute antiquité. Le célèbre 
pèlerinage de IMariahilf ^ est non» loin de cette ville. — 
Prague. V. No. 53. 





No. 


73. 




Ro 


ute de Nurenib 

• 


erg a Fu 


'ttishonne. 


Tille S' 


Relais. 


Milles. 


lielais. 


2 


Feucht. 


2 


Daswang. 


2 


Postbauer. 


2 


Schambuch. 


2 


Teiuitz. 


3 


Ratisbonue. 



i5 M. 

nemarques. Entre Fosthauer et Teinitz , on traverse 
le champ de bataille de 1796 à Neumarck. Fosthauer. 
A. à la poste. — liatishonne. V. JNo. n- 

No. ,74. 
Route de Nuremberg a Ulni, • 



Milles. 


lielais. 


Milles. 


Hélais. 


2 


Schwabach. 


2 


Tischingen. 


2 


Wassermungenaii. 


2 


Giengej). 


2 


Gunzenhatisen. 


a. 


Nerestetten- 


3 


Oettingen. 


2 


Ulm. 


2 


Nôrdlingen. 








19 M. 

Détails et observations locale?. Schwabach. V. Ko. 10. ■— 
ISordlingéfi. Ci- devant ville impériale. A- à la cou- 
ronne. La cathédrale, ses tableaux et oiivragea de 



4:6 

sculpture; la tonr est l'une des plus hantes de l*Alle. 
magne. Cette ville est célèbre par la défaite des Sué- 
dois en 1634. — Nerestetten. A. * à la poste. — Vlm, 
V. Nd. 1. 



No-. 7^. 
Route de Prague a Breslau, 



mes. 


Relais. 


Milles. 


lialais. 


2 


Piechowitz. 


2 


Nachod. 


2 


Bôhmislibroda. 


3 


Eeinerz. 


2 


Pianien. 


3 


•Glatz. 


s 


Collin. 


3 


Fiankenstein 


2 


Czaslan. 


2 


Nimptsh. 


4 


Chriidim. 


2 


Jordansrauh.1. 


4 


Koiiigsgratz. 


3 


D.omslaii. 


a 


Jaromirz. 


2 


Breslaii. 



4x M. 

JDétails et 6bse?'vations locales. Une seconde route passe 
de Nimptsch k Strahlent 272 m Breslauj 5 m. — MbJi' 
mishbroda. A. à la poste. Cette ville est célèbre dans 
la littcratiire, par le Petit Frcphète de JBohniishbrodaf 
plaisanterie ingénieuse d'un homme de lettres très, re- 
nommé, M. le Baron de Grirmn, l'ami de Catherine- 
la' grande. — Entre Collin et Planian, le champ d'une 
grande bataille de la guerre de 7 ans. C'étoit des fenê- 
tres d'une auberge isolée, que Frédéric . le . grand diri- 
gea les mouvements de son armée: on y appercoit en- 
core les traces des boulets de canon. — Czaslau , le 
tombeau de Zisha. — Konigsgràtz. A. * à l'aigle bleu. 
Belle place, entourée d'arcades: la cathédrale et le col- 
lège des ex -Jésuites, sont deux bâtiments remarquables. 
A quatre lieues d'ici, les bains de Kuhus, très . fréquen- 
tes. — JSachod. Des eaux minérales, fort • accréditées. — 



4^7 

Gîatz* Vi'Te forte. □ anx trois triangles. On n*entre 
pas dans la citadelle sans mï permis. Beaux tableaux 
à l'e'glise catholique. Galerie de tâb'eaux de M. KrausSé 
Jardin botanique de son hère. La ressource, au ci-devant 
collège des Jésuites. — Frankenstein. Vue superbe du 
haut des ruines d'un ancien châteant ou apperçoit les 
montagnes de Glatz, et la forteresà^e de Sili>erl/crg. — 
Hfimptsch. Paysage romanesque. 'WïWnge àeVcgelgesang^ 
Parc ci'' IseritZ' Village de Kosennitz • renommé par ses 
chrysoprases. Belle vue du sommet du mont Kaffen* — 
Bresîau. V. No. 19. 

No. 76. 



Route de Prague a Carîshad, 



MilUs. 



Bêlais. 


Milles. 


Bêlait* 


Strzedowck. 


3 


Libkovvitz, 


Schlan. 


a 


Buchau. 


Rentsch. 
Kolloschowitz. 


2 


Carlsbad. 



i5M. 



Détails et observations localeS' Toute cette route est 
chaussée, ou ne tardera pas de l'être, alors — ou peut- 
être déjà — la poste de Kolloschowitz sera transférée à 
Horosedl , et celle de Bentsck , à Bodschoff. Les meil- 
leurs logements stir cette route, se troTivent à Schlan 
et à Bentsch , chez les maîtres de poste. A deux lieues 
de Schlan , sont les eaux minérales de Mscheno. Déjà 
afflnence des malades est considérable. V. JDie Mine» 
ralquelle zu Mscheno in Bbhmen , von F. A. Beiifs» 
Leipsick 1804. 8. — Carlsbad. V. tableau des bains. 



£7 



4i8 



No. 77. 



Route de Prague a Vienne. 



Milles. 


Bêlais. 


Milles. 


lielais. 


10 


Czaslan- No. 76. 


■2 


Freynersdorf. 


2 


Jenikan. 


2 


Znaim. 


2 


Steinsdorf. 


2 


Jetzelsdorf. 


2 


Tentschbrod- 


2 


Hollabrimn. 


2 


Stecken. 


2 


Malleberii. 


2 


Iglan. 


2 


StockeraiT. 


2 


Stannern. 


2 


Eiizersdorf. 


2 


Schelletau. 


2 


Vienne. 


2 


Biidweifs. 







42 M. 

Détails et observations locales. Czaslau. V. No. 76. — 
Iglau. Ce sont les mines les plus anciennes, auxquelles 
on ait travaillé en Allemagne. — Budweifs. A.* au cerf, 
la riche mine d'argent de liudolphstadt , est dans le voi- 
sinage. — Znaim : bonne auberge sur la grand' place ; 
la chartreuse; le château, où l'on montre les restes d'un 
temple antique ; la riche abbaie de I^uJika. On apperçoit 
de loin les montagnes . qui séparent l'Autriche et la 
Styrie. -^ Jetzelsdorf. On ^ntre en Moravie. — Vienne 
V. No. 17. 

^ No. 78. 
Route de Ratishonne a Esra, 



Milieu 


lielais. 


Milles. 


Relais. 


■2'A- 


Bonholz. 


2 


Weiden. 


.-/. 


Schwandorf. 


4. 


Tirschenreuth» 


« 1/ 


Schwarzenfeld. 
"VVernberg. 


3 


Egra. 


2/2 


. T\/r 





18 M. 



TDrtails. La ronte est agréable, sur-tout entre 5c7?war. 
zcnfcld et TFeiden et toute chaussée. Schwarzenfeld est 



419 



renomm»? par la bataille de ce nom j en 1796. Weiden 
on loge * à la poste. Tirschenreuth est joliment situé, 
et l'on passe près de la riche abbaie de fVuldsasieit ; 
elle vient d'être sécularis«^e. Les catacombes des abbé», 
sont cnrienx à visiter. Egrh V. No. 44. 

No. 7g. 
Fwute de Ratishonne a Bayreuth. 



Milles. 
5 
3 



lielais. IMilles. 

Scluvandoif. Ko. 78. 3 ' 
Amberg. 2 

Hambach. i^a 



lielais. 
Tnmbach. 
Treussen. 
Bayreuth. 



16 M.. 
Détails. Amberg. V. No. 72. — Bayreuth. Kq. S?. 

No. 80. 

Route de Ratishonne a Frasque. 



Milles. 


lielais. 


Milles. 


lielais. 


2 


Kirn. 


2 


Roez. 


2 


Nietenan. 


2 


Waldmnnchen. 


2 


Nenkirchen. 


23 


Prague. Np. 65 



33 M. 
Sur Prague. V. No. 38. 

No. 81. 
■Route de Ratishonne a Salzhaurs. 



Milles. 


Bêlais. 


Milles. 


lielais. 


2 


Eglofsheim. 


2 


Neumarck. 


2 


Buchhauseii. 


2 


Alt-Oetting 


2 


Egoisbach. 


2 


Bnrghauseu. 


3 


Landshut. 


./, 


Tittmaning. 


c 


Vilsburg. 


2 


Lauffen. 






2 Va 


Salzbourg. 



24 M. 



^ 



20 



Milles. 


Hélais, 


mutes. 


5 


JȻostsaal. 


â 


./. 


ÎSTeusfadt. 


1 


4 


Iiigolstadt. - 


4 


S 


Neiibnrg.- 


3 


"■ 3- -- 


Donaiiworth. 


5 


3 


Dillingen. 


1 



Détails etc. Landshui. V, No< 64. — Kett. Oettingi 
pedte ville, belle et agréablement située. Près du vieux 
château de Trausnitz\ le jardin Anglois. — Burghausen. 
Société économique. Le château sert à présent de ca- 
serne, et de maison de trayail. — Salzhourg. "V. No. 12. 

Nô. 82. 

Route de Radshonne a Stuttgard. 

Hetais. 
Gingen. 
Heidenheira. 
Schwab. Gmuud 
Schorndorf. 
Cànstadt. 
Stiittgard. 

-, 32 y^ M. 

Détails et ohservations locales. Ingolstadt. A. * à la 
Bose. Les fortifications ont été démolies; l'université a 
été transplantée à Landshut. L'église de Ste. Marie est 
d'un très . beau gothique. A l'église des I^ranciscains le 
cénotaphe de Geroldoi — Tseuhourg. A. * à la poste. 
Ville agréable, au château les portraits des âticieilâ priii. 
ces, et une vue superbe. Le lycée. Les écuries du 
Roi V. JVeuhurgsches Taschenbuch , 1808. *- Entre 
NeiJ?ourg éi Donauworth, près à' Oherhausen , le moitu- 
ment de Ijdtmir d'^Aiwergne , premier grenadier de l'Ar- 
mée Françoise, tiié à cet exidroit le 27 Juin 1800, 
dun coup de lance, et inhumé à côté de son chef de 
brigade, Forti. — Sur Donauworth, Dillingen, Hbch. 
stedt, dont on traverse le champ de bataille* V. IS'o.io. — 
De Ileidenheim à 17//re par l^erestetten , 4 milles,* et 
chaussée. — Canstadt , Stiittgard. V. No. 3. 



4^1 

No. 83. 

Route de Ratishonne a JJlm, 

Milles. Hélais. Milles. Bêlait. 

183/3 Dillingen. No. 82. 3 Ulra. 

3 Giinz bourg. 

24>4 M. 

V. sur Vlm. No. 1. 

No. 8^. 
Route de Stuttgard a Nuremberg. — 

Milles. . lielais. Milles. Relais^ 

7 Schw. Gmxmd. N0.82. 2 DunkeJsbiihl. 

3 Aalen. 1 3/2 Feuchtwangeii. 

2 Ellvvangen. 8 Nuremberg. 

' No. 6g. 

233/^ M. 

Uétails et observations locales, Elhvangen., A. à la 
poste. Le lycée : la cathédrale : l'église de Ste. Marie 
de Loretta. — Dunkelshiihl. V. No, x6. — Nuremberg, 
V. No. 10. 

No. 85. 

'Route de Stuttgard a Schafjhausen^ et de Duttlingen 
a Cfinstance. 



Millet. 


Helait. 


Milles. 


Helait, 


2 


Waldenbach. 


3 


Al tin g en. 


s 


Tiibijigeu. 


2 


Duttlingen. 


sy^ 


Hechingen. 


2V. 


Engen. 


a/3 


Bahlingen. 


5 


Schaffhaiisen, 



18/2 M. 

Détails et observations locales. Toute cette route est 
:haiissée. Waïdenhuch. On passe près du parc de Ho- 



422 

henheim, et Ton peut s'y rendre, avec le petit détour 
d'une lieue. — Tubingen. A. * à la grappe. Xi'iiniver-» 
site et ses collections. Nombre d'instituts scientiFiqiies, 
sur -tout le collège des théologiens et sa biblioilièque, 
La céroplastique dti Sienr Haselineyer. L'église du cha. 
pître et les tombeaux des princes. Au château de Ho. 
heu- Tuhingen, l'observatoire, les caves, le puits d'une 
grande profondeur. De Tubingen à Hechingen, chemin 
pittoresque. — Hechingen. Belle église: sur la mon- 
tagne, le château de Hohenzollem , remarquable par la 
maison illustre, qui en tire son origine. On y conservoit 
en 1785 une collection d'armures auciennes ; mais je 
doute qu'elle ait échappé aux événements postérieurs. 
Vue' snperbe et étendue du haiit de ses ruines. — Dutt' 
lingen. A. à la poste. On y passe le IDumibe , dont les 
sources se trouvent dans le voisinage , à JDonauescîiin' 
gen. De Duttlingen on peut se rendre à Constance, : 
par Stoc/iach, 2 milles, llndolfizell 2. Constance, Cette 
toute est riche en beautés; le lac, l'isle de lieichenctiif 
la Thitrgo0ie , les glaciers, Constance et ses tours, for- 
juent ixne file de points de vue ravissants. — Engen, 
Avant que d'y arriver, on a de jolies échappées, du 
liant d'une colline; on distingue une partie du lac de 

Constance , et les ruines de Hohenkràhe , Hohentviel. 

r 
nichées sur les sommets de leurs monts escarpés. Entre 

JZngen et Schaffhaiisen, on chaii^e de chevaux dans un 

village , à peu de distance des frontières Suisses. — 

Schaffhausen. Excellente auberge à la couronne. 

No. 86 

Route de Stuttgard a Strasbourg. 

Milles. Hélais. Milles. Relais. 

3 Entzweihingen, 3 Dtirlach. 

S Pforzheim. i\4 Ettliugeu, 



423 



MiNes. 

2 
2 

1 



Bêlai S t 
I\astadt. 
Bischofsheim 
Strasbourg. 



Milles. 

1 

2 

i8V^M. 



Hélais. 
Stollhofeii. 
Kehl. 



Détails et observations locales. Tforzheim. A. * à la 
poste. Le château et les tombes des anciens princes : le 
lycée: l'école de dessin: des fabriques très- coiisidéiahles 
de bijouterie, de quincaillerie, de montres. — Dur-Iitcîi, 
Ettlingen, Hastadt. V. No. 42. — Kehl, fait à présent 
partie de l'Empire François. Strasbourg. V, l>Jo. 49. 





No. 


87. 






Route d'Ulm 


à Constance. 




Milles. 


lîelais. 


Milles. 


Hélais. 


3 


Laubheim. 


2 


Stadele. 


2 


Biberacli. 


2 


Morsbourg. 


2/2 


\Valdsee. 
Ravensbourg, 


X 


Constance ; 


2 


. 1 / -i.™- 


par eau. 



/'t' 



Détails. Waldsee. liuvenshour^. A. * aux maisons 
ie poste. — Morsbourg. Constance. V. No. 18. 



Milles. 
3 

2 

23/^ 



No. 88. 
Route d' Ulin a Lindau. 



Mêlais. 
Laubheim. 
Biberach. 
Waldsee. 



Détails. V. No. 87- 
Lindau. V. No. 8. 



Milles. 

2 
2 



'A 



2 Va 



Hélais. 
Ravensbourg. 
Tettnang. 
Lindau. 



14 M. 

Tettnang. A. * à la roue. 



424 

No. 89. 
Route de hindau a Constance et Schaffhausen. 



Milles. 


Hélais, 


Milles. 


Hélais. 


../, 


Brégenz. 


a 


Radolfszell. 


3 


Roschach. 


1 


Singen. 


8 

d 


. la Hube. 
Constance. 


2 


SchaffhaiTsen. 



. Détails et observations locales. De Brégenz à lio. 
schach, ou passe le Rhin en baCj et l'on entre en Suisse. 
Derrière Jiheinegg , où l'on jouit d'une vue superbe, 
près de la table de pierre, on rencontre de nouveau les 
bords du lac, qiie Von qtiitta à Brégenz, et on les côtoie 
jusqu'à lioschack , ( A. * à la couronne.) L'aubergiste 
de la couronne, expe'die toutes les postés extraordinaires, 
qui lui arrivent de Brégenz. jnsqxi'k la Hube , canton 
de la Thurgovie, et là, un autre aubergiste , fournit les 
chevaux pour Constance. C'est à cause de cela, que le 
prix des chevaux de poste, siupasse, à ces deux relais, 
celui de la poste de la Tour et taxis. En 1807. il ctoit 
de 4 florins à lloschach^ et dé 3 florins So kreuzers à 
la Hube, par poste, et pour un attelage de deux che- 
vaux. Sur le chemin de Constance. (V. No. 18.) à Jîa-. 
dolfszelle. (A. * à la poste) il fnut s'arrêtera Almans. 
lach , et aller de là en bateau à Tisle de Beichenau. Les 
religieux sont pensionne's , leur bibliothèque a.éi.é trans. 
fortée à Carlsruhe , mais la vue délicieuse , près de la 
croix, existe comme toute cette belle nature, et attirera 
toujours les voyageurs vers cette isle. De Singen aux 
ruines de Hohentwiel , la montée n'est nullement pé- 
ïiible ; on peut même y aller en voiture. On y jouit 
d'iiuo perspective immens© et variée. Schaffhausen. 
iîo. 85. 



425 



MilleS' 

2 

2 
2 

2 
2 



No. 90. 
Route de Vienne a Bruiirt. 
Milles- 



Relais. 
Stammersdorf. 
"Wolkerèdorf. 
Gaunersdorf. 
Wulfersdorf. 
Poysdorf. 



Relais. 
Niclasbourg. 
Mariahilf. 
Latz. 
Eriinn. 



18 M. 



Détails. Brunn. 20,000 h. Eglise superbe des Ex- 
Jésiiites : Couvent des Angiistins , avec le tableau de 
Lucas Kranach. Palais de Dietrichstein : Institut de M. 
André': école normale: Spielberg, prison d'e'tat : char- 
treuse de Konigsfeld. Parc d'^iisterlitz , et le champ de 
bataille de ce nom. 

No. 91. 
Route de Vienne a Oldenhourg-, Semîin et Belgrade, 



Milles. 


Relais. 


Mdles. 


Relais. 


2 


Laxenbourg. 


2 


Funfkirchen. 


2 


Windpassing. 


3 


Sicklosch. 


2 


Grofshônein. 


S 


Baranyawar. 


2 


Oedenbourg. 


2 


Laskafeld. 


2 


Worischdorf. 


2 


Essek.' 


2 


Giins. 


2 


Vera. 


2 


Stein am Anger. 


2 


■Wedkowar. 


3 


■\Vormend. 


2 


Oppatowacz. 


2 


Berend. 


3 


lllok. 


2 


Sala. Egeoseck. 


2 


Sznszek. 


3 


Hahad. 


2 


Czerowici!. 


3 


Grofs.Conischa. 


4 


Pet«rwardein. 


a 


Iharosh. 


2 


Cailowitz. 


# 


Bresuicza. 


2 


Poskn. 



426 



Milles, 
3 
3 
2 
2 



"Relais. 
Babrosa. 
Ischtwandi. 
Grofs- Sigeth. 
St. Laureiiz. 



Milhs. 
3 
3 

% 

'8oV4M. 



Relais. 
Banovce. 
Seralin. 
Belgra^de. 



IVote. On porte à 204 lieues la distance de Belgrade 
à Constantfnople. Il y a jusqu'à Adrinople 1 1 relais 
établis pour les cotirriers , et autant de gîtes. d''Adri-. 
nople à la capitale ottomaune, deux journées. 

No. 92. 
Route de Vienne a Olhnutz et Breslau. 



Milles. 


Relais. 


Milles. 


Relais. 


18 


Brunu No. 90 


2 


Freudenthal 


2 


Passorziz, 


2 


Wyrbethal. 


â 


"Wischau. 


2 


Zuckmautel. 


3 


Profsnitz. 


5 


Neifs. 


' 2 


Ollmutz. 


3>< 


Grotkau. 


2 


Steruberg. 


4 


Oliiau. 


a 


Brauuseif. 


4 


Breslau. 



Détails. Ollmutz. A. à l'aigle noir: au cigne. Bel 
Jiôtel- de . ville : la cathédrale; l'académie noble et sa bi. 
bliotlièque. — Sternherg. Une autre route de 66^4 mil., 
conduit de Steruberg à Breslau, par Hof, Teschen , 
Troppau, Jagerndorf, Neustadt, Breslaix. — l^ei/s. [^k 
la colombe blanche. A. l'aigle d'or : axix trois couronnes. 
Le territoire de Prusse commence. — Breslau. V. 
Ko. 19. 



427 





No. 


93. 








Route de païenne a 


Car 


Istadt. 


Millee. 


Fielais. 


maies 


Relais. 


12 


Guiis. Ko. 91, 




2 


Oesteriez. 


2 


Stein am Anger. 


3 


3 Rois. 


3 


Kormend. 




2 


BelloAvar. 


2 


Lôvô. 




2 


Agram. 


a 


Paksa. 




a 


Rakotepatok. 


£ 


Lendwa. 




2 


Jaska. 


a 


Csakrhnrra. 
Warasdein, 




3 


Carlstadt. 


a 









43 M. 



No. 93. 
Route de Vienne a Klagenfurt. 



Miller. 


2{e/aù. iV 


Iilles. 


iîafajj. 


2 


Neudorf. 





Leoben. 


2 


Giinseldorf. 


2 


Kreiitbath. 


2 


Keiistadt. 


a 


Knieteiifeld 


2 


Keiikirchen. 


2 


Jiideiibom-g 


2 


Schottwien. 


3 


Unzmark. 


a 


Môrzxischlag. 


3 


U c- limai k. 


a 


Krieglach. 


2 


rreisach. 


a 


Môrzhofen. 


5 


St: Veit. 


2 


Brugg sur le Muhr 


2 


Klagenfiirt. 



40 M. 

Détails et observations locales. Nenstadt. A. au lion 
d'or. C'est une jolie ville, et qui s''est toujours signalée 
par des traits de patriotisme. Theresienfeld , est le nom 
d'un village nouveau, dont Pe'Iégauce efface bien des 
villes. A IS^adelbourg^ de grandes fabriques d'e'piiigles, 
comme l'annonce déjà le nom de ce bourg. — Schotcwien. 



428 

A. * à la poste. Pas étroit et fort. On s'enfonce de plus er 
plus, dans les montagnes. — IMbrzuscIdag. Commence 
ment de la Styrie. Un monument en marbre , sur 1< 
sommet du S'ommering é marque la frontière des deiis 
provijices. Elévation du Sbmmering au. dessus de la 
jner , 2944 pieds de Paris. On prend des chevaux de 
renfort. Belle et riche vallée de la IMurg. — Morzho. 
fen. Le bain de Stainz , est renommé à cause de ses in 
crustations. — JBrugg. A- * à l'autruche. Le château : 
les usines : le^ mines de fer. L'acier que Pon y pré 
pare, est reconnu l'un des meilleurs de l'Europe. — 
Leohen. Ce fut dans la maison du jardin d' £chenivaldt', 
que fut conclue la paix, qui en porte le nom. Le pro- 
priétaire l'a consacrée ^ar un petit monument. — JS'eu. 
rnark- Là commence la Carinthie. — St. Veit. A.* chez 
Markofer. Belle vue du balcon de cette auberge. Sur 
la place, on remarque une belle fontaine, dont le bassin, 
est une antiquité Romaine. ~ Klagenfurt^ "V. No. 13. 

No. 95. 

Route de V^ienne a Cracovie, 

Milles. Relais. - Milles. Bêlais. 

27 Ollmntz. No. 92^ 2 Bielitz. 

2 Ober-Aujedz. 2 Kenty. 

3 Weifskirch. 3 Woydeewice. 
3 Neutitscheiu. a Izdebnik. 

a Freiberg. s Moyilani. 

2 priedek. ^ Podgorze. 

3 Teschen. 3 Cracovie. 



s Skotshan. 



60 M. 



JDe'tails et observations locales. Ollmutz. V. No. 9^2.— 
Teschen. L'hôtel -de. ville ; le ci. devant collège des Jé- 
suites ; l'église paroissiale. Les armes à feu des fabriques 



4^9 

de cette ville sont c^èbres; les petites carabines rayées, 
connues sons le nom de Teschinls , en ont reçu leur 
nom. -^ Cracovie. 20,000 h. A. chez Mat. Lebon. La 
cathédrale; (le mausolée du giand Sohieshy \ le tombeau 
de St. Stanislas : quantité d'autres monuments ; des 09 
pre'tendus des géants, suspendus à la rotite.) Le cloître 
ies Franciscains; (la boiserie du choeur de l'église, e^t 
d'un joli travail.) Le cliAteau ; (qui n'est remarquable 
que par la belle vue,, dont on y jouit; l'université, 
fondée en i342. L'observatoire; le jardin botanique; 
ia bibliothèque.) — La mine de sel ît Wilitzka : on y 
va toujours de Cracovie ; il fatit l 'y 2 h. pour s'y rendre; 
le maître de poste fait payer 2 milles et un pour le re- 
:our. La profondeur totale de la mine, divisée en trois 
^)arties et cinq étages on coiitis^naiions y est de 112 toises. 
Du descend sur de petits sièges de sangles , attachés 
lutour de la grande corde ; on peut être cinq, et au. 
ant au. dessons. Il y a aussi wxv escalier de 470 marches. 
3n montre une grande chapelle, où tout est eu sel, 
jième deux moines, qui servent la messe, et la statue 
l'Auguste m. Les ouvriers vendent'de fort belles cri- 
.tallisations , et de petits ouvrages faits de sel. Quatre 
)u cinq heures suffisent pour voir ce qu'il y a d'in- 
l'ressant. On peut évaluer le débit annuel \ 100,000 
onneaux , de 5 a 6 q\iintaux. On donne un ducat à 
■elui que le directeur donne pour guide, 3 ducats, ou 
noias, an même, pour les distribuer à ceux qiVi ont 
fclairé, suivi, fourni la camisole mise par dessus les 
jabits etc-, et un pour- boire aux gens du directeur, si 
'on a déjeuné. ou dîné chez lui. V. le premier volume, 
ie Briefe iiher Schlesien , Kra/,au etc. , von Zolhier. 
Berlin 1792. 8. 



43o 



Nd. 96. 
Route de Vienne a Bude et Herrmannstadt. 



lilhf 


lielais. 


Milles. 


Milles* 


2 


Schwechat. 


2 


Kistelek. 


2 


Fischiiment. 


2 


Sathraar. 


2 


Riegekbninn. 


2 


Segedin. 


a 


Teiitsch-Altenboiii 


•g 4 


Klein. Kauischfi 


2 


Kittse. 


3 


Mokrim. 


2 


Rakendorff. 


2 


Komlash. 


2 


Wieselboiirg. 


2 


Eschadar. 


2 


Hochstrafs. 


2 


Bersclikerek. 


e 


Raab. 


2 


Temeswar. 


2 


Gonyô. 


4 


Koveres. 


2 


Ais. 


2 


Sinnersek. 


<2 


Comorrn. 


2 


Liigos. 


2 


Nesmely. 


3 


Boschnr. 


2 


■JVeiidorf. 


2 


Fasched. 


2 


Doroph. 


2 


Kossova. 


S 


Wereshwar. 


2 


Czoszed. 


2 


Bude. 


2 


Dobra. 


2 


Soroksar. 


2 


Lesnek. 


2 


Gescha. 


2 


Deva. 


2 


In ares. 


3 


Szasvaros. 


2 


Eikeuy. 


3 


Sibst. 


2 


Feldek. 


2 


Mnhlenbach. 


2 


Kecskemet. 


2 


Beismarkt. 


2 


Paka. 


2 


Mag. 


2 


FeJgyhasa. 


2 


Herrmanstadt. 



J12M. 

Herrmanstadt : ( Q St. André 
marines.) 



aux trois feuilles 



43i 



No. 97. 
Route de Vienne a Salzhours: et Inshruck. 



Mi/les. 


lie? ai s. 


Milles. 


iîe/rt/j-.' 


25 


Ijiiiz. No. 66. 


2 


AVaidriiig. 


4 


Wels. 


2 


St. Jean. 


2 


Lambacl). 


2 


F^llnianii. 


3 


Vôklabruck. 


3 


Worgl. 


2 


Fraiikenmark. 


2 


Katlieiiberg. 


3 


]S'eum.irk. 


3 


Scliwarz. 


3 


Salzboiirg. 


2 


Volders. 


4 


Uiiken. 


2 


Iiisbruck. 



64 M. 

liemarques. T.inz. V. No. 66. — Sahlourg. V. No. 
I 2. — TJnhen. A. * à la poste. — Inshruck. \. No. 6. 

No. 9b. 

Route de Vienne a Vreshours- 

Milles. Bêlais. 

2 Tcutsch-Altenburg 
2 Presbotug. 



Milles. 


Fitilais. 


2 


Scliwfcbat. 


2 


Fischamcnt. 


2 


Regelsbninn 



10 M. 



No. 99, 

Route de Vienne f a Graiz , I.aybach et Triesteé 

Milles. 
ï9 



Relais. 


Milles. 


Relais. 


Bnigg. No. 94. 


3 


Franz. 


Boltstein. 


2 


Sr. Oswalde, 


Peggaii. 


2 


Popetish. 


Graitz. 


3 


Laybach. 


Kalsdorf. 


a 


Ol)fcr.r>aybach 



432 



UUes. 


Bêlais. 


Milles. 


Helais. 


z 


Lebering. 


2 


Lasser. 


s 


Ehrenhausen. 


3 


Adelsberg 


3 


Mohrbiirg. 


3 


Prewald. 


s 


Feistritz. 


3 


Sessana. 


2 


Ganowitz. 


2 


Trieste. 


a 


Cilly. 


/^ * -Tt/r 





64 M. 

DJtaih et observations locales. Brugg. V. No. 94 •^*' 

Graitz. A. * soleil. Cette ville est placée, \>o\\x les agré* 

inents et le bon ton de société, parmi les villes aiitri* 

chiennes, immédiatement après Vienne et Prague. La 

citadelle, et la vue superbe dont on y jouit. Le pont, 

couvert de boutiques. L''arsenal. L'hôtel des états. Le 

palais , qyii servit de logement à PEmpereur Napoléon en 

iT'gy. Le château. Le mausolée de Ferdinand II. La 

salle de spectacles. Les parties de plaisir au jardin de 

JVIeerschein , et à Eggenboiirg. Les meilleurs vins de la 

Styrie , qui ont déjà tont le feu des vins d^Italie, vien. 

lient des environs àe Hadkershour g. La bière de Graitz, 

est fort estimée. — Lajback, Adelsberg , Trieste. V. 

No. 12 et x3. 

No. 100. 

.Rouie de Vienne a Venise ^ par la nouvelle route. 



Milles. 


lielais. 


Milles. 


Tielais. 


40 


Klagenfurt. No. 


94. 2 


Valvassone. 


2- 


Velden. 


3 


Pordenone. 


â 


Viaiach. 


2 


Sacile. 


2 


Arnoldstein» 


S 


Cornegliano. 


2 


Tarviso. 


a 


Lavadlne. 


2 


iPontiebba. 


2 


TrevJso. 


2 


Rasiata. 


3 


Mestre. 


2 


Ospitaletto. 
San. Danielo. 


2 


Venise » par la 
mer. 



75 M. 



433 

Détails et observations locales. Klagenfnrt. V. No. 
94. — Pontiehba. Douane des frontières. — San IDu' 
nielo. Le château hospitalier et la bibliothèque de Cori' 
cina. — Valvassone' pour aller à Trieste y on preiid ici 
la route de Cocleripo. — On passe le Tagliarnento eu 
bac ; et les autres rivières sur des ponts. — Tréviso. 
Mesure. V. No. i3. — Venise. V. No. 14. 

No. 101. 

Route de Vienne a Zengg. 

Milles. Bêlais. Milles. Bêlais. 

43 Caristadt, No. 95. 3 Jeszerane. 

2 Generalsky - Stoll. 3 Pratwick. 

S Josephthal. 2 Zengg. 



56 M. 



No. 102. 
Route de Hawiovre, -par IVIeinîngen a M~urzhourg. 



Milles. 


Bêlais. 


Milles. 


Bêlais. 


11 


Gôttingen. No. 


46. 


2 


Gotha. 


3 


Heiligenstadt. 




4 


Schmalkalden. 


2 


Dingeistedt. 




3 


Meiningen. 


2 


Muhlhouse. 
Langensalze. 




12^4 


Wurzbourg, 
No. 4i. 


2 




. / -^IT 



41/2 M. 

Détails et observations locales. Giittingen. V. No. 46. — 
Heiligenstadt. A. à la maison teutonique. 11 y a chaus- 
sée depuis Giittingue , jusqu'à i ^2 lieue de Muhlhouse. 
On passe entre Gottingue et Heiligenstadt , par une belle 
vallée, et près des rocs de Bheinhauseiu — Muhlhouse. 
A. * au oigne. * à l'Empereiir. Club et Casino. — Lan- 
gensalza. Sur xine «olliue, les ruines du couvent de 

28 



434 

Horribourg , et une belle vue. Les environs sont riches 
en Osteocelles. De Langensalza , à ILisenach , 3 mil. à 
Erfort 4 ra. , à Weis sensée 4 ni. De Weissensée à IMerse- 
hourg et Leipsic 4 relais; on longe les écluses de l'Un- 
strut. — Schmalkalden. On montre encore la roaison, 
où s'est tenue rassemblée de la ligue de Schmalkalden. 
Entre Gotha et Schmalkalden, on s'arrête à Tomba,ch, 
renommé par ses trnites. On traverse la forêt et les 
montagnes de la Thiiringe. — JMeiningen et le détail de 
la route. V. No. ^x. — Wurzhourg. V. No. i6. 



435 



XV. 

Esquisse d'un voyage en Suisse, 



v>omme le chapitre du Passager allemand, qui traite 
de la Suisse, n'est proprement qti'nn extrait de Touvrago 
excellent de M.^Ebel, qxii, à ce que nous présumons, sera 
dans les poches de chaque voyagenr Suisse, paicequ'il 
est de toute nécessité à quiconque veiit parcourir ce 
pays intéressant utilement et commodément; nous avons 
réduit dans notre traduction tout ce chapitre, à ce qui 
suit. 

1- Ciride indispensable. Ehel , JVf. D. , Anweisitng 
auf die niitzlichste nnd genujsvollste Art die Scl/ueiz. zn 
hereisenf i u. ir Theil, zweitc , ganz ïimgearheuete Auf- 
lage. Ziirichy bei Fuessi nnd Con/p , 1804. 8. trois vol. 
ClVIit der Ansicht der Alpen/.ette , einer Schiveizerharte, 
eintir Vrofdkarie.') 11 en a parn une traduction Françoise. 
Il y a peu d'ouvrages qui réunissent à un tel point tons 
les différents genres d'utilité. Le voyageur y trouve 
toutes les instructions qu'il désire : la notice des ou- 
vrages et cartes publiés jusqii'à ce jour ; celle des frais 
qu'occasionnent les voyages en Suisse , et les séjours 
qu'on y fait : quelle est la manière la plus utile et la 



436 

moins dispendieuse de voyager en Siiisse ; combien de 
tcms il f:iut employer poiir la x^aicourir ; quels sont les 
mois les plus favoraLles pour cela; précautions et arran. 
geraents à prendre pour les piétons; règles salutaires pour 
ceux qtii voyagent à pied i trente, cinq plans de voyage; 
la manière de voyager dans le pays des Grisons ; quels 
sont les endroits où l'on peut voyager en voiture, et 
quels sont ceux où la chose n'est pas praticable ; les 
dessins et estampes coloriées et non coloriées , relatives 
à la Suisse; l'indication critique des relations de voyage 
et des meilleurs écrits sur l'histoire, la constitiuioii 
politique, l'histoire naturelle des 19 cantons Suisses; 
les monnoies du pays, et le cours de l'argent; le dic- 
tionnaire de quelques termes et expressions des idiomes 
■Suisses etc. etc. De phis l'indication des aiiberges ; les 
choses remarquables à voir; promenades, belles vues, 
chûtes d'eau, glaciers, noms et hauteurs des montagnes, 
routes et sentiers à travers les montagnes; observations 
botaniques, minéralogiques ; commentaires historiques etc. 
A ce livre utile le voyageur peut ajouter deux ouvrages 
charmants , faits pour augmenter l'intérêt et l'agrément 
d'un voyage en Suisse, et qui ont pour auteur une 
dame dont la phime rivalise avec le pinceau et le burin 
des paysagistes Suisses les plus célèbres ; Tagwibuch einer 
lieise durch die bstliche , sudliche uiid italietiische Schvueiz 
in den Jahren 179S iind i799- ^on FrideriJ.e Brun y geb. 
■IVEunter , Koppenhagen 1800. 8. Episoden ans lieisen 
durch das siidliche Deutschlund , die westliche Schweiz» 
Genfetc. in den Jahren 1801, 1802, i8o3. Zurich 1806, 
1807. 8. 2 volumes, par la même. L'auteur de cet itine- 
Taire a publié en i8o5 , en allemand , un voyage pitio- 
resque de la Suisse, orné de plus de 60 gravures et pay. 
sages. Ce voyage a paru à Jena , à la librairie aca- 
démique, et fera revivre par sa lecture des souvenirs 
bien agréables. 



43? 

2. Cartes itinéraires. Reisekarte durch die Schweiz. 
Berne, au bureau t)pographique. — Carte géiieiale de la 
Suisse, par M. J. H. TV^eifs. Araii, 1798. chez M. iVZeje?-. 

3. Indication de quelques bonnes auberges. Bas Le. 
Aux trois rois ; (belle vue sur le pont du Rhin , sur ce 
fleuve et sur Huniugue : ) à la cigogne. Stein ■ sur- le- 
Bhin. Très . bonne auberge, vis- à . vis du fleuve. Berne. 
Au. faucon ; à la couronne. Fribourg. Aux marchands : 
à l'aigle. Lausanne. Au faucon; (vue sur le lac et les 
Alpes;) aux balances. Vevay. Aux trois couronnes; à 
riiôtel de Londres. Lucerne. A l'aigle d'or. Zurich. Aii 
corbeau, située près du lac et très . fréqiientée : à l'épée. 
Zug. Au cerf. Genève. A l'écu de Genève; (sur-tout les 
appartements qui donnent sur le lac:) aux baUnces ; 
aux Sécherons. Schafhouse. A la couronne. TVinterthur. 
Au sauvage, ylltorf. A la maison rouge- Scluvitz. A\i 
cerf: au cheval. Tayerne. A Tours. Yverdun- A la raai- 
son-de.ville. l^ieufchàtel. Au faucon. Soleure. A la cou- 
ronne. JMont Bigi, Au cheval : au boeuf. Grimdelwald. 
Chez M. le curé. Lauterbrunn. De même. Jioute da 
Chamouny. Bonneville. Aux balances. Salenche. A St. 
Martin: (mais il faut se contenter de la beauté de la 
vue dont on y jouit.) Fr Leur é ou chef -lieu. Chez Mad. 
Couteraut: chez M. Terraz. Trient. Bonne auberge. 
Martigny. A l'aigle. 

4. JVoms de quelques guides ii recommander . JMont 
liigi. Antoine Eberhardt , habitant d'Art. Dominique 
Liez , y demeurant aussi. Thun. iVi". Werre , le guide* 
de IMeiners-') Vnterseen. Les trois frères ÏVJzc//eZ. Zurich. 
Les nommés Johannes, (domestique de Lavater.^ FJutcr 
et IVLuller , domestiques de place , au corbeau et à l'épée. 
Chamouny. Jacques Bahnat , surnommé le Mont -blanc 
parcequ'il atteignit le premier la cîme de ce mont célèbre. 
Fierre Balmat\ (le guide de Saussure.) Jacques Bulmut, 
dit des Dames. JS'icûîas Bulmac. Michel Cachât, dit 



438 

le Géant-, (le guide de Boivrit. On trouve chez lui des 
mulets au prix de 5 livres, au lieu de 6. Il se conten- 
te aussi de 5 livres pour sa personne, par jour.) Fierre 
Cachât , dit V Aiguille. IVIarie Carrier. JMarie Charnel. 
Victor Charlet. Les trois frères Claret. Les deux fiéies 
Cupelin. Les trois neveux Pacardo. IMichel Simon. Les 
trois frères Tissau. Les trois frères Terraz, fils de Tau- 
bcrgiste. (Tous ces guides, conduisent et accompagnent 
les voyageurs, par toute la Suisse, et dans toutes leurs 
courses alpines.) 

5. Hautes ou Von trouve des relais. Entre Schafhonse 
et Berne : de Schafhouse k la poste de liheinheim , puis 
changeant de chevaux chez les aubergistes de Brngg, 
d\drau et WArboiirg. Entre Zurich et Basle; changeant 
de chevaux chez les aubergistes de Briigg , de Stein am 
Bhein , et de Bheinfelden. Entre Zurich et Berne; chan- 
geant de chevaux à Brugg , Arau et Arhourg. Entre 
Lindiiu et Constance: à la poste de Brègence , puis clian- 
geant de chevaux chez les aubergistes de Iloschach et 
Hube. Les chevaux des voituriers Suisses étant à un 
très • haut prix, on gagne par cette espèce de poste, 
non . seulement bien de l'argent , mais aussi bien du 
leras ; on abrège son chemin , et on n'a pas besoin de 
coucher ni de s'arrêter, après xuie courte journée. 

6. Plans de voyage. 



43iJ 

X. Itinéraire pour parcourir la Suisse en èfttier, ' 

Ç,Lieiies cfune heure de chemin.) 

Je coiiduirois le voyageur qui entre dans la Suisse 

par Schafhouse , de la manière suivante : 

Lieues, 

De Schafhouse t (V. No. i. des routes d^ Allemagne,) 

par Stein-am-Filiein, Constance, Arbon, à Roschach. 

(V, No. 89. des routes d^ Allemagne. A lloschach on 

jouit des marches dti snperbe Grenier, d'une vue 

étendue sur le lac.) 16 

De lioschach, on a le choix entre deux routes 
différentes ; 1° . L'une de ces deux routes vons con- 
dnit le long du lac de Constance, par la pins belle 
partie du Rheinthal , par Rheineck , Altsfâtten, 
Haard, par la forêt dxi Rheinthal et Eggerstanden au 
Bourg d'Appenzell , de - là par Gaifs, par- dessus le 
Gahrifs-Berg *j. (Belle vue près de la table de pierre, 
non loin de liheinech , et près de la maison de cam- 
pagne dite la Piatte. ) Trogen, Speicher, Voglifseck, 
a 6^^ Gall i3ài4 

De St. Gall par Hérisau , en suivant la grande 
route, ou par Te\iffen. **) Schwellbrunn , Peter- 
zeil, en suivant le sentier par- dessus la montagne, 
par Wattwyl, Hammelwald, Eildhanfs, Kallbrunn, 
Schenis à Wesen i3àl4 



*) Le lecteur observera une fois pour tout que Berg signifie 
en allemand .montagne, et Th a l , vallée , et que 
nous ne traduirons pas ces deux mots lorsqu'ils entre- 
ront dans la composition d''uu nom. 

**) Par Teuffen il y a une lieue et demie de détour, 
mciis on en est dédommagé par la vue d^une belle partie 
du Tilioden extérieur , ou l'Appenzell réformé. 



440 

lÂeueS' 
Q.^ . L'autre des deux routes à choisir de Hoschach 
à TVesen , mène de Hoschach , par St. Gall , Vo°^Iifs- 
eck, Speicher , Trogeu , par- dessus le Gabrifs -Berg 
(vue immense du haut de cette montagne.) à Gaifs ; 
par Biihler et Teuffen, ou par Haslen et \Vonnen- 
stein. Couvent de filles, à Hérisau, puis par Hund- 
wyll, à Appenzell, d'où Ton entre dans le Rhein- 
thal, eu passant la montagne de Stofs; et par Kobel- 
wiefs, Oberried, Hirteu-Sprung, Sennwald (où l'on 
garde le corps du baron de Hahen- Sax, assassiné 
en i556, espèce de momie desséchée, ) Saletz , sous 
le chPiteaii de Torsteck , dans la Seigneurie de Sax; 
AVerdenberg, (de la maison du baillif, un beau coup 
d'oeil. L.a Fûiitavie , homme de lettres allemand, 
a choisi ce château i^our la scèjie d'un de ses romans 
les plus estimés,) Buchs, Sevelen, Artzmoos, Trii- 
benbach, Sargans^, Valienstatt, et par le lac de Wal- 

lenstatt à TVeseii 27 à 28 

De Wesen par Mollis à Glaris 2 

Si l'on veut parcourir toute la vallée, il faut 
compter eii tout, tant de GIa?-is à la Panten-BrûcJi 
(■pont^^ePanten) que pour le retour à Glaris- . . 11 

De Glaris, par le KlÔutha], (célèbre par la marche 
hardie de Suwarow ; au pied du Glamish , on 
trouve dans un roc isolé , gravé le nom de 
Gesner , ) sur le Pragel , ensuite par le Mutter- 
thal (près d'ihach la i^lace , où se tient rassemblée 
du petiple,) kSchwiéz, (ce bourg fameux, est aussi 
la patrie et le séjoiu' d'Aloys lleding, qui a si bien 
jmérité de sa patrie, ) une journée de dix à onze 
lieues, dont quatre et demie en montant .... loàii 

De Schwitz , par.* dessus le Hacken ou Myten. 
berg, (là une auberge, où l'oeil pénètre bien en 
avant dans les plaines de l'Allemagne,) à Noùre'Dame 



441 

Lieues f 
des Hermites ( Einsiedeln ) trois lieties dont une 
et demie eu montant. C'est ii Eituiedeln que na- 
quit Paracelse '■> ZivingU y a été curé. L'im-age mira- 
ciileuse vient d'y être raj^portée. Non loin de là 
le champ de ScJiindeUeggi , célèbre par la victoire 
d''Aloys lieding et de ses braves 3 

De N. D. des Hermites , i)ar - dessiis l'Etzelberg 
(sur la cîme Paspect des trois lacs , de la Suisse 
septentrionale, et de la chaîne orientale des Aipes,) 
àRichterswyl, et descendant le long du lac, \ Zurich- 8 

Ce voyage d'environ 8o lieues *) peut se faire 
très .commodément à pied en i6 jours, et de ma. 
nière à poiivoir jouir de tous les objets remarquables 
que la nature présente dans cette course. 

De Zurich par Eaden , Windisch, Konigsfelden, 
Schintznach, (à Baden, des bains célèbres non loin 
de la ville; Windish est l'aîjcieujie Vindonissa, où 
l'on déterre beaucoup d'antiquités romaines : à Ko- 
nigsfcldeii , la éhapelle en mémoire de l'assassinat 
d'Albert I. et des peinttires superbes sur vitres. 
Schinznach f non loin les ruines de Hahshourg, et 
des eaux tj^ès- fréquentées ,) Wildegg, à ylraii. (A 
Araii , chez IMeyer , les costumes Siiisses , et le 
bureau des cartes de la Suisse. Le relief ne s'y 
trouve plus, ayant été transporté à Berlin, et puis 
à Paris.) 9 

Ou bien, l'on n'aura en prenant de Bciden par 
Lentzburg qu'à peine cinq lieues jxisqu'à Arau , 
mais cette route est moins intéressante 5 



*) On observera , qiî'ici , et par la suite , je propose îô 
plus souvent différentes routes de tel endroit à tel autre, 
en notant chaqiLS fois le nombre de lieues , qu'on ne 
saurait par couséquent additionner pour en faire un total. 



44a 

L,ieues. 
TPArau en passant la montagne de Schafmatt , 

dans \g Canton de liAle, à Liestall 6à7 

Ott a une lieiu; à monter pour arriver sur la Scf/uf- 
matt : ( ]}rès du signal , la vue sur toute la 
chaîne des Alpes) a Erlishuch , qui est au pied 
de lu montagne , il faut prendre un guide , 
juscjiûa ce qu^on ne puisse plus s''e'garer. 
De Licscall par Hollstein, Wallemburg , Lan- 
genbruck , par. dessus la montagne du Haiienstein, 
à BaJlstal , (le chàte.iu de T'al/.enstein , se présente 
très- pittoresqnement ,) et pai la Clus , Widlisbach 
à Soleure. i Droit en face de la ville s'e'lève le J^F'eis- 
senstein. Je conseille expressément à tont voyageur 
d'y faire Ttne course. On peut commodément l'ef. 
fectiier a cheval et mêm« en voiture. A pied il ne 
faut que 2 ou 3 h. pour arriver aux chàiets. On y 
passe la nuit. De la fenêtre de la métairie votre 
oeil embrasse toute la lisière des Alpes, et je doute 
qu'il y ait aucun autre point de la Suisse, qui soit 
axissi favorablement placé. 11 faut jouir de ce spec- 
tacle , sur •• tout au coucher d'un beau soleil.) . . . gy2 

Ou bien: on peut prendre d''y/?uu par Olten, 
Aarbourg , Zoffingen , Langenthal, à Soleure. . . . i43^ 
.// faut une heure pour monter le Hauenstein ; et 
de Langenthal à Soleure, on peut prendre un 
sentier qui vous fait gagner quelques lieues. 
De Soleure par Arberg, (excellente auberge,) 
Seedorf, par. dessus le Frinisberg, à Maison- neuve 
et à Berne. {Hofwyll, à deux lieues de &erne, sur 
la route de Soleure, vient d'être illustré par Tins- 
titut d'économie rurale de M. Fellenberg.) .... 12 

De Berne par Langnau , dans l'Emmenthal , Esch- 
lismatt, Schtipfen, Hasli, EntUbuch , passer la liram. 
^'êS» P"is par Scliaciien , Malters, à Lucerne. (Le 



443 

lAeues. 
relieï de Pfyffers y existe encore chez les héritiers; 
on y conserve aussi les restes de l'obélisque de 
liciynul , frdppé \yàx la fondre au moment de la ré- 
volution de 1797.) x? 

De I^ucerne, on se rend, par le lac, à Kiifsnacht, 
(la chdpelle de Tell, et la Hohlengafs , où fnt tué 
Cefslcr t ) de. là à Immensée et par le lac à Ziig. . 5 

De Zug par Egeri , Morgarten , (terre classique 
de riiistoire Sniss^- , célèbre par les événements de 
i5i5 et de 1798- Ce fut liodolphe lleding et Alojs 
Ileding, qui y commandèrent les peuples des can- 
tons forestiers, en i5i5 et 1798. ) Sattel , par le 
«entier qui conduit ijar-dessns le Stciner-lierg , k Art. dkj 
On monte jje.nilunt unti lieue et tleniie fwiir se 
rendre ù Rgeri. 
Ou d^ Egeri en prenant par le Rotzberg à Art. . 5à6 
En prenant cette route , on a. une lieue et demie 

ù monter. 
Au cas qu''on ne veuille pas faire ce chemin, oa 
peut se rendre , par le lac ou à pied , le long du 
rivage de Zug , droit à ylrt, en trois lieures. (Cette 
contrée est devenue malheureusement célèbre, par 
la chute d'une partie du IlocZ' ou liufji. Berg , le 
2. Septembre 1806. Plus de 5oo âmes avec 400 
pièces de bétail ont été les victimes de cette terrible 
catastrophe, qui attire tous les voyageurs. On trouve 
des détails officiels et exacts dans l'ouvrage de M. 
le docteur Zay, Goldau und seine Gegend was sie 
war und was sie geuiorden. Zurich 1807. 8. Il y 
a aussi des gravures et des estampes, qui représentent 
ce dégât , dont la somme est estimée à 1,175,479 
florins Suisses. Le nouveau sentier d''Art à J^owerz, 
qui traverse les ruines , est très • pénible et rabo- 
teux. ) 3 



444 * 

Lieues. 

jyArt sur le Mont Rigi , qu'on descend par sou 
revers ,' pour se rendre à TVeggis. (On couche au 
Higi H l'une de deux bonnes auberges situées pas 
loin de Thosiiice , on monte jusqu'au Culm, ou au 
sommet , oii l'on jouit d''une vue immense. Jvon 
loin des auberges est le monument d" Erneste Duc 
de Saxe • Gotha. V. Der liichiherg in Zeichniingen 
nach der Natur , von Fuessly und Keller, mit einer 
lîeschreibiing , deutsch und franzbsisch hegleitet, von 
J. II. JS'Ieyer. Zurich 1807. Fol Ouvrage qui réunit 
la fidélité à l'exécution artistique la plus finie.) . . 7 

De Wcggis , sur le lac des quatre Cantons, par 

Alpnach à Sarneii 5 

De Sarnen on peut i)rendre trois différentes routes. 

FrcinièTC route. De Sarnen par Kerns , Stanz , 
(cette contrée, dévastée dans la guerre de la révd- 
lution, est ressortie de ses ruines, et ri'cn. conserve 
qite les souvenirs et quelques tombeaux. C'est à 
Stanz , dans la ci-devant maison des orphelins , que 
Festaiozzi fit les premiers essais de sa nouvelle mé- 
thode d'éducation,) dans la valle'e d''Engelberg et, 
revenant par le même chemin, jusqu'à jBuochs, , . 10 

Seconde route. De Sarnen par Saclislen , (c'est 
là que reposent les cendres du vénérable Nicolas de 
Flue, ) par le lac de Sarnen, à Gyswill , par. dessus 
la montagne de Keysersstuhl, par le lac deLungern, 
ou en suivant le sentier qui borde sa rive, à Lun- 
gern , et par- dessus le Brunig, Zollhaus, Wyler, 
à Meyringen g 

Le Zollhaus ou Maison de péage sur le haut du 
JBrunig , est en même tems une auherge , ou 
Von peut coucher. On monte une lieue et de- 
fnie pour y arriver. 



445 

De 3Ieyringen, eu passant ?a petite montagne 
de Kirchet, à. Kdsîygruud , "VVeiler , par le Genthel- 
TJial sur le Rofs. Weid- Alp , Engstlen - A!p , snr le 
Joch , la fontaine d^ Engstlen, dont les écoulements 
sont périodiques, (le chemin qn''on fait en montant 
est de cinq lieues) delà vers le Joch- See, ou Lac 
de Joch, et par le Obeitviibsee- Alp , (on apoerçoit 
la cîjae du Tittlis ; elle a été escaladée deux fois , 
en 1744» ^t par le docteur Feyerahend , »u 1786.) 
à Eiigelberg loàn 

Sur P Engstlen- Alp on peut coucher dans les 
Chalets. 

Troisième route. De Sarnen , à travers le Melch. 
tlial, par- dessus la Storegg, (c'est le chemin le plus 
long) ou si l'on veut prendre le plus court, mais 
bien plus pénible, eji passant le Min - Alp et le 
J'.ichli, à Engelherg. (Ce couvent est très -hospita. 
lier, et possède une belle bibliothèque, riche en 
incunables , et deux tableaux de fVurS'Ch , brûlé vif 
à StanZy lors du sac d''Unterwalden 738 

Il y a d'Engeïberg a Buchochs 5 

Il y a d'Engeïberg xin chemin qui mène par-dessus 
les Surenen- Alpen (Alpes de Surène) à Altorf , il 
est de 8 à 9 lieues, très-pénible, et n'est praticable 
que pendant les mois les plxjs chauds. Et comme 
mon voyageur aura assez d'autres coxitrées mon* 
tueuses à voir, je lui conseille de se rendre l\.^ Al- 
torf , par le lac, qui est très-intéressant dans cette 
partie, ainsi : 

De Buochs , sur le lac, à Fluelen , et de -là à 
Altorf. (^Altorf vient de ressortir des cendres de 
l'incendie qui l'a consumée.) 6^/3 

ly Altorf par le Beufsthal, (Vallée de la Beufs) 
le Stag, Wasen, Gôschenen , ù travers les Schelliiies, 



4'i6 

TJeues. 
par- desstis le pont du Diable, (qui n*a jamais été 
détruit dans la guerre révolutionnaire,) par le trou 
d'Ury, dans la vallée d'Urseren , (on pe\u atissi se ' 
rendre d'Urst^rn à Jjisentis , et chez les Grisons. 
V. La remarque à la fin de cet itinéraire,) An-der- 
Maf^ , Hôpital, à l'Hospice (qui n'existe plus, non 
plus que les capucins liospitaliers ; il n'y a plus que 
des cabanes , et quelques hommes , poiir garder les 
marchandises et ballots,) sur le St. Gothard. ... il 

De VHospice par A'irolo à Dazio (la Maison de 
péiïgo , (bonne auberge.) 5 

De Dazio par Faido , Giornico , Poleggio à Bel- 
lluzoïia. (Belle vxie à une lieue de la ville, sur la 
montagne alt'a JMotta , du côté de l^xigano. Et v^ue, 
extraordinairemeut étendue, sur la cime du Ga- 
mo'^hes , à i2 lieiies de la ville. Il tant passer la 
nuit dans un chalet sur lalmoutagne, afin d'ttre ar- 
rivé au sommet, avant le lever du soleil.) g 

De Bellinzona , en passajit sur le Monte Cener'e 
à l.itgano, {près du couvent al Bigorio, charmante 
perspective. La situation , les promenades et points 
de vue de I.ugano, sont des plus agréables. Bonne 
auberge chez Tuglioretti.') 6 

D,e Liigano , passant à côté du petit Lac IMiiz- 
zano , et prenant le sentier qui conduit à Viglio , 
on s'y embarque pour traverser le lac St. Agno , et 
ensuite le petit Lac (Laghetto) ; on aborde près du 
Pont de Tressa , et l'oji se rend par Osteria Ma- 
donna del Piano à Luvino 7^8 

De TMvino on va voir les fameuses Isles £orro. 
inées , d'où Ton se rend à Mergozzo > où l'on des- 
cend à terre, et de. là par Ugona à TDomo d'Ossola. 
(La douane Italienne à JDomo d'Ossolci est très- 
sévère.) . . . , lO 



417 

Lieues. 
Si l'on ne peut pas faire ce voyage en un jour, 
il faut aller coucher à Inira on Palaitza , vis- 
à • vis des Isles Horroini'es , et us se rendre 
que le lendemain it Domo d''Ossola'. sans cela 
ou ne trouvcroit qu^un très • mauvais gîte. 

De TDomo d^ Ossola, on piisse le Simplou ; d'Oii 
l'on descend H Brieg. (Le [jassa^je du Simplou, tel 
que je le vis en 1785, er.oit im imys de rochers, 
de l'aspect le plus sauvage, d'une morne solitude, 
et du terrible le plus effrayant, il vient d'être 
changé, sons les auspices du grand homme de nos 
jours, en une route de poste, la plus commode, la 
plus surprenante , comme la plus abrt?geaute , de 
toutes les routes qui condiiiicnt en Italie. Cette 
route et ses travaux sont l'une des curiosités les 
plus remarquables des Alpes. De IJomo d" Ossola , 
au pied au IVIofit • liossa , dont l'élévation ne le cède 
à celle du Mont- Blanc que de 160 pieds, il n'y a 
que 10 à 12 lieues. Ou loge alors à IVIacugnoga x 
chez Antoine Marie del Trato-^ i4 

De Brieg à Oher • Gestelen , dans le liant- Valais, 
presqii'an pied du Grimsel g 

lyOler' Gestelen, vers le glacier du Rliône, par- 
dessus la Mayen . AVaud, sur le Grimsel, d'où l'on 
descend à Spithal (PHôpital) 45^2 

Si l'on ne veut pas passer la Mayen- Wand , qui 
n'est pas dangereuse , mais excessivement pénible 
et incommode, il laut revenir à Obev - Gestelen , et 
suivre la route qui passe sxir le Grimsel , ce qui 
vous fîit faire au moins sept lieues pour vous rendre 
à VTlôpital. . . . , 7 

De l'Hôpital par Handeck (c'est nu Chalet) par 
le village de Gnttanen , et par Hasligriind, à Mey. 
ringen. ... « 7 



44'8 

lAèues. 

De IMeyringen on passe le Scheideck (ce passage 
est très ' intéressant , tant à canse de la magnifique 
cascade dn Ile ic7zenbac7i , (qui n'est surpassée par au- 
cune antre de la Suisse, excepté par la chi\te de 
la Tcsa, dajis la vallée de Formazza) que par les 
chàlotset les pâturages nombreux, où l'on peut s'ins. 
\ truire à fond d» la fabrication des fromages, et 
> de la vie pastorale des habitants. ) et d'abord par 
Schwendi, Sagemiihîe (le moulin â scie) Rosenlaui- 
Bad (Bain de Rosalaui) Bruch-Alp, Schwarz-Wald- 
Alp (où est situé le dernief châlet) Alpigeln- Alp, 
rEselsri'ickeji (le dos d'Ane) la sommité du Scheid- 

d"'où l'on descend au Grbidelivald 8' 

On a, cinq lieues et demie a monter. 
\ Du Grindelivald y par Zweyliischiuen , à LaU' 
terhriinn 4 

Ou si Ton veut prendre le chemin le plus inté- 
ressant, ou passe le Lauterbrunnen -Scheideck et le 
^Vengcr•Alp. (Cest là que Pou voit /a Vierge, dans 
toute sa magnificence.) 5à6 

De Lauterhriainen on revient à ZweylïLSchinen, 
de- là par Wilderschwill , ou par- dessus le Gsteig, 
bien plus intéressant, à Interlachen. (Consultez, 
pour ce qui regarde GindcJwald , IjUiiterbruiin etc. 
l'ouvrage de M. Konig , i^eintre établi à Unterse'e : 
TVand.erungen durch das Oherland , mit Anleitiing 
fiir lîeisende , und mit Kupfern. Untersee 1804. . 3^2 

JD^ Interlachen , par le lac de Thun , à Fulensée, 
ou en suivant les bords de ce lac, Aechi, de-là par 
MiiUinen , Fraitingen , à Kanderstàg 8 J/a 

De Kanderstàg, on passe la Gemmi ; et d'abord 
ou se rend à l'auberge, puis au Dauhensée (Lac des 
pigeons), ensuite on descend dans les bains de Leuck 
o\\ Louache. (Cette descente, est l'une des curiosités 



449 

luieues. 

principales de la Suisse ; son élévation perpendicii. 
aire est de 1600 pieds, et la longueur du cheniiii 
de 101 lo pieds. Lorsqu'on est an bas, on considère 
î <c étonnement cette hante paroi, où l'on cherche 
inntilemeiit , jnsqu'à l'ombre de la trace d'nne route 
quelconque. Des personnes sujettes anx vertiges, 
doivent se faire porter , les yeiix bandés. Les bains 
sont très- efficaces , mais les arrangements ponr les 

baigneurs pitoyablement mauvais.) 7àS 

On monte plus de cinq lieues dans cette route. 
De Leuck, par Sierra (al. Siders) , Sion, Mar- 

tigny, à St. Maurice i5 

De St. Maurice, par Bex, à Aigle 2 

ID' Aigle il y a denx routes à -choisir. 

Première Route. D'' Aigle, par Roche, Ville-neuve, 

à Montreux 5 

De Montreux • en passant la Dent de Jaman , (vue 
snperhe sur le lac de Genève, le pays de Vaud, le 
înta, et les Alpes de la Savoie et du Vallais ,) dans 
le canton de Fribourg, et par Montbovon à Gruyères. 8 
Il y a sept lieues a monter. 
De Gruyères y (vis-à-vis le Molaisson , avec 
une vue magnifique et immense. On i)eut s'y rendre 
en 5 à 4 h. Il faut passer la nuit dans un chalet, 
pour bien faire,) par Bulle (c'est le dépôt des fro- 
mages de Gruyères,) à Fribourg aàS 

"De frilourg, parMorat, (l'ossuaire n'existe plus, 
ni l'inscription de Hailer ^ ni l'arbre de liberté, qui 
devoit la remplacer,) Payerne, Moudon, Carrouge 
au Jorat, Mezières, Esertes, passant près du lac de 

Bré , à Vevay *4-3^ 

Seconde Route. ID^ Aigle, parSepey, Vallée, Or- 
mond dessous, sur les Mosses, Lecherette , au 
Château d'Oex 748 

«9 



45o 

JLieues. 
■ On monte pendant cinq lieues. 

Du Château d'Oex, par RougemonC,; (nn petit 
ruisseau fait la ligne de séparation des langues alle- 
mande et Françoise,) Gessenay (célèbre par ses fro- 
mages et laitages. V. Les belles lettres de Bonstet- 
ten : Briefe iiher ein schweizerisches Hirtenland , al. 
Saanen) , JLaiienen, en passant la montagne de Haslé, 
ail village de An'der. Lenh lO 

Il y a quatre à cinq lieues u monter. L" auberge 
de Lauenen est des plus chétives. 

De An- der ' I^enh t par Zweysimmen , Weissen- 
bowrg, (n'oubliez pas de visiter les bains, et sur- 
tout d'aller à la source, sur le dos d'un des garçons 
de bain ; c'est une promenade intéressante par sa 

singularité,) Wimmis , à Thun laàiS 

v^i De Thun^ par Berne, Friboiirg , Bulle, St. De- 
ny» , à Vevay 24 

iSé Vevay t (entre Vevay et Lausanne , passent et 
repassent deux diligences , par jour ; prix d'une 
place, Q.S batz. On peut aussi voyager à présent dans 
le pays de Vaud, avec le courrier du Goxxvernement ; 
prix 5 batz , par lieue ; mais il n'y a place que pour 
une personne,) par Lausanne, Morges , Rolle, 
Nyon, Coppet (séjour de la célèbre Mad. de Staël i 
on y voit le tombeau de Necker et de sa femme,) 
à Genève 16 

De Genève, par Chesne , Nangy, Contamine, 
Bonneville, Cluse, Maglan, St. Martin, Sallenche, 
Chède, Servoz , en passant l'Arve sur le pont le 
Pelissier, et la montagne appellée les Montées , puis 
par Ouches (le premier village de la vallée de Cha- 
mouny) au chef- lieu de cette vallée nommée le 
Prieuré. (V. phis bas de plus grands détails , à la 
route de Genève.^ ' i3 



45i 

Lieues ■^ 
Du Prieuré , par le même chemin , à Genève. . 18 
De Genève, par Nyon , Gimmel , en i^assant la 
inontagiîe appelles Marchaiiii , dans la vallée du lac 
de Jùux. (La chaudière d^En/er , non loin de la 
source de la Lionne, mérite bien d'être vue.) . 10 à 12 

De la vallée du lac de Joux , si, après avoir 
passé la Dent de T^aulion , ou se rend par Fiomain- 

Motîier et Orbe à Yverdun , on ftra 6 à? 

Mais, si, après avoir également passé la JDent de 
Vaulion , on veut se rendre , par VfJlorbe , Mont- 
cliarand , Balaigues, Ligneroîles, Valeire audit i^iier- 

dun , on ne fera pareillement que 637 

D' Yverdun, (l'institut de Pestalozzi) par Gran. ' 

son, Vaumarcus , St. Aubin, Boudry, Colombiers, 

Auvernier , Serrières, à ISeuchù-tel 6 

De TSfeuchiXtel , par Peseux, Corcelles, Rochéfort, 
Brot, Noiraigue, Rosières, Travers, Couvetj à Mot- 
tier. ( Fameux par le séjour de Jean Jacques. ) . . 6 

De JMottier, par St. Sulpy, les Verrières, les Ba- 
yards, la Côte aux Fées , la Brévines, (des bains) > 
le liOcle , ( O des vrais frères unis ) à la Chaux- 
de ' fond. (Ces deux bourgs sont connus par leurs 
manufactures de montres, d'biivrages d'orfèvrerie, 
et de méchanique. A L.ocle , les ingénieux moulins 

souterrains.) 9 

On peut aussi se rendre de IMottier , pa,r So- 

ver es se , ou St. Sulpy à travers la montagne, 

droit ù la Brévines. On a une lieue à monter, 

et le chemin est beaucoup plus court que par 

les Verrières. 

De la Chaux, de 'fond, on peut choisir. i°. Ou 

de se rendre tout droit, par le val de St. Imier, à 

Soncehoc , ce qui ne fait que 8 



45â 

Lieues. 

On 2°. De retourne!' de la Chaux • de - fond , en 
gnivant le val de Sagne , le val des Ponts , le val 
de Rnz , par Vallengin , à IS'euchàtel 7 à 8 

De N'euchiltel , par St. Biaise, Cornaux , Cressier, 
Montel , la Nenveville, Gleresse, Douanne, Bienne, 
Bon Jean, la Rnchenette, à Sonceboz 8y2 

On 3°. De St. Biaise, par Marin, Pont de Thièle, 
Cerlier (al. Erlach), par le lac de Bienne, à Bienne 
(Beanconp de voyageurs évitent à présent Bienne t 
à cause de la douane Françoise. Il y avoit à Bienne 
ci - devant une auberge excellente , celle de la cou- 
ronne. Derrière Bienne , s\ir le penchant de la 
montagne , on a l'aspect dç toute la lisière des Alpes 
et des glaciers) et de. là à Sonceboz . • -^^ . .> 7 . . . 9 

Cette Toxite de J^ Chaux • de -fond à Sonceboz t 
quoiqxie beaucoup plus longue que celle du val do 
St. Imier , autrement appelle l'Erguel, est infiniment 
plus agréable, plus variée et plus intéressante à tous 
égards. De pareilles contrées se voient deux fois 
avec la même satisfaction. Si mon Voyageur a sui^^i 
strictement mon plan, il arrivera précisément pour 
les vendanges sur les bords des lacs de Neuchàtel - 
et de Bienne, ce qui ne laisseroit pas de bien aug- 
menter encore ponr \\\i les agréments de ce beau pays. 
."De Sonceboz, par Pierre.Pertuis, Tavannes, Mal- 
lerai. Court, Montier, Roche, Correndelin , Soi. 
hieres, Lauffen» Grellingen , Aesch, Reinach, (V. 
Course de Bàle à Bienne , par les vallées du Jura, 
•par M". Bridel, 1789. avec une carte: et Voyage 
pittoresque par M. Birnmann, le texte pareillement 
sorti de la plume de M. Bridel, curé à IMontreux, 
et justement célèbre par tine infinité d'ouvrages 
marqués au coin du bon goût, et par les Etrennes 
hthétienngs, qvii paroissent tous les ans,) à Bâle. i5ài6 



453 

Ce voyage de Zurich à Bille, dont on trace ici l'iti- 
néraire est de quatre cents lieues, qtii peuvent se fairo 
très - commodémeut en deux mois et demi. Mais comme 
on ne peut pas se mettre en route tous les jours , et qu'on 
en passe un, deux, et souvent davantage tantôt dans 
xin endroit, tantôt dans un autre, soit pour se reposer, 
soit pour voir ce qu'une ville offre de remarqxiable, soit 
enfin que le mauvais tems" vous y oblige , il faut compter 
tout au moins sur quatre mois , et par conse'quent pour 
la totalité du voyage quatre mois et demi à cinq mois. 
Le voyageur qui voudra suivre ce plan , devra, pour bien 
faire , arriver ea Suisse vers la fin d'Avril ou dans le 
courant du mois de Mai. 

Cenx-qui seroient tentés de se rendre , pour qiielque* 
jours, de Lugano à. Milan, pourroieut aller par le lac 
de Lugano , à Capo del Lago, on ils tronveroient une 
voiture toute prête , qu''il8 auroient fait commander de 
JLugano dès la veille , et qui les r endroit facilement, par 
JMendrisio et Ccime le même jour à IMilan. Veut -on 
s'arrêter à Corne et se rendre , par le lac de ce nom , à 
Villa- Pliniana, il faut y mettre un jour et demi. A 
Morbegno , sur le lac de Côme , il y a une auberge ex- 
cellente, qui rivalise avec celles de IVIilan. De IMilan, 
on revient jusqu'à Sesto , d'où l'on se fait mener dans 
une nacelle aux Isles Borrommées , et de. là à Intra ou 
Palanza , oii l'on couche. En partant à trois heures du 
matin de Milan, on peut être rendu, pour le coucher 
du Soleil, à Intra. 

On peut encore aller en droiture, de Lugano, gagner 
le Lac de Côme , en se faisant condiiire sur le lac à 
Forlezzo, et de- là, passant près du petit lac de Piepa, 
on gagne une montagne au haut de laquelle on joui! 
d'une vue des plus superbes , et on se rend , par sa 
descente, à Menas io , et vers le Lac de Côme. Mai» 
cette route a la réputation de n'être pas sûre » à cause 



454 

des bandits. Il faudroit s'informer à Lugano, si cela 
n'a pas changé. 

Le voyage du Sïmplom est des plus intéressants ; il 
vous conduit au travers d'une contrée hérissée des plus 
affreux rocher« , et qui vous offre un des tableanx les 
plus effrayants , les plus étonnants et les plus singuliers 
qui existent à côté de la route, la plus belle et la plus 
commode ponr les voitxires. Mais si l'on vouloit se rendre 
au Grimsel par un chemin pins court , on ponrroit faire 
le voyage suivant , qui n'est pas moins intéressant. On 
se rend sur le Lago DtŒaggior , à Locarno , c'est un tra. 
jet de sept à huit lieues.; de Z.ocarno , par le VuLIVIag. 
gio , à Formazza , d'oii après avoir passé le Glacier, ad. 
miré la chute superbe de la Tosa , et escaladé la mon- 
tagne de Griez , on vient à Obergestelrt , dans le bas Va- 
lais ; la course est de quatorze- à quinze lieues , dont il 
y en a cinq en montant; d'' Obergesteln , on suit après 
cela la route indiqiiée ci . dessus. 

Les voyageurs qui se rendent en Suisse par I\Tunnic7i 
et Augshoiirg , viennent ordinairement par TJlm , Schaf- 
house. Je leiir conseille, moi, de diriger leur route, 
■par JMeynmingen , sut Lindau, petite ville située au bord 
dn Lac de Constance. Sans faire plus de chemin, ils se 
procureront la jouissance de l'aspect de ce lac magni- 
fique dans toute sa plénitude. On peut se rendre de 
Lindau^j: le long delà rive allemande, à Merspurg, d'où 
l'on pent se faire passer , sur le lac, à Constance, de.là 
à St. Gall où l'on prend la roiite ci- dessus. On peut 
aussi passer de Lindau à Constance sur le Lac, et aller, 
' par terre, en passant par Bregenz, Rheineck, et Rosch- 
ach à St. Gall, (V. No. 89. des routes de l'Allemagne) 
la course est de huit à neuf lieues. Avec un vent fa- 
vorable on petit faire le tra,jet de Lindau à Constance 
ou à lioschach , en quelques heures. La route qui mèni^ 
le long de la rive allemande est infiniment préférable aux 



I 



455 

ivtres, en ce qu'elle vous procure la vue et le spectacle 
raposant du côté de la Suisse. Pour faire entrer Schaf- 
touse dans le plan , il fant que les voyageurs s'y i-en- 
leuc depuis Sille , et au cas qtie la chose ne s'accorde 
)as avec leurs projets ultérieurs, il faut qu'ils aillent de 
Zurich il Schafhouse , de -là à Bade et ensuite ils sui- 
j aont l'itinéraire ci - dessus. 

Le pays des Grisons mérite bien d'entrer dans le 
ïlan de cet itinéraire. On devroit alors 'se rendre de 
Lindau à Caire. De Caire, ou passe par deux grands 
îhemins en Italie: i. par le Septimêr et Julier , ou par 
\^Abhula\ 2. par le Splugen , et la via mata. On peut 
lussi se rendre de Caire dans le Valais, en allant de 
JDifsentis , par le Gatthard et la Fourche. Pour passer 
ians le Tirol , ou va par Davos , Engadin, Pont IMartin, 
et Tinsbermunze. M. Tlhcl met aii nombre de sept> les 
curiosités principales des ligues Grises, i. La vallée de 
IDiemletsch. 2. Le, pont de Salis, réputé pour le phvs 
élevé de l'Europe. 3. La via mala. 4. Le glacier du, 
Rhin. 5. La vallée de. JMisacco. 6. Le glacier Bernina, 
le plus grand glacier des Alpes. 7. Les eaux minérales 
de St. Maurice. 



456 



2. Ouinzo itinéraires divers -pour les voyageurs , qui 

ne peuvent pas s'arrêter long - tems en Suisse , et ^ 

désirent néanmoins d''en voir quelques parties 

intéressantes. 



(Pour ce qui regarde le» ddtails , et quelques noticesi 
curieuses, les lecteurs sont reiivoy«5» à Titinëraire 
précédent.) i 

fl) De Zurich, 

, lAeues. 

De Zurich, sur le Lac, ;\ Lachen, on le long 
de sa rive , par WoMishofen, Kilchbcrg, Riischlikon. 
Thalweil, Oberrieden, Horgen, Wadenschwyl, I\ich- 
terswyl , Pfeflikon , Alteudorf, à Lachen 7^8 

De iMchen, par Galgiien, Siebuen, Schiibelbach, 
Reichenburg, Bilteu , ISieder-Urnen , Ziegelbriicke, 
à Wesen 4 

De Wesen , sur le lac de Wallenstadt, à "Walleii- 
«tadt , de . là à Sargaus 7 

De Surgans, par le Wartau , i\ Werdenberg; de. 
là, par la Seigneiirie de Sax, dans le Bhehitlial, 
puis, par Saletz, Seuuwaid , Hirtzeiispruug, Ober- 
riedt, Kobelwies : et, passant par la forêt du Rheia» 
thaï et liggctistandeii , au Bourg d^Appenzell. ... 12 

iyAf>])enzcllt on peut choisir; ou de s'en re. 
venir par Gaiis , et, passant le Gabrisberg , à Tro- / 
gen ; de. là, par Speicher, Vôgliseck, St. Gall, à 
Hérisuu 6 

De Hérisau, par Schwellbrunn, Peterz»*ll, AVatt- 
wyl, Hummelwald, Bildhaus, Utznach, \ Schniérihon. 11 

De SchmériliOn, sur le lac, à Steffa , et de- là, 
en suivant le rivage, à Zurich 10 

58L.OU8J, 



45? 

IJeutis. 

On bien: d^Jppenzelî, s'tii rerenJr, \>ax Gaifs, 
Teuffen , IIéris"aii, St. Gall, a Roschach 

De Jiosc/uich , iiar Arbou , Constance, Stein , k 
Schafhouse i6 

De Schafhouse , ytixv Eglisan ou VVintertliur, à 
Zurich, . : 8. '19 



64 Lieues ou 
8 .'19 Jonis. 



Z-ieues. 

De Zurich, k I.achcn 7118 

De I.acfien , par liilten, Uiiien, NiifeU , Netstal, 
k Gluris 5 

De Gluris, dans le KIontlial, passer le Piagel , 
descendie dans Je Mntfatlial, par leqnei on se rend 
à Schioitz. C'est une jouince de ... loiill 

De Scliwitz , par riiiinncn, puis, par le Lac, à 
Bnochs, de -là, par Staiii^, Stanzstad, encore par le 
laC| à J Hcerne S^j! 

De Iiuzerne , sur le lac, à Kiifsnacht ; de. là à 
Imineujit^e , et, traversant le lac de Zng , à Ztig . . Sy^ 

De Zug , par -dessus i'Albis , ou, en laissant le 
pont de la Sihl , par Bocke, à côté de lIor{;en , par 
Thalweil , à Zurich 5à6 



44 Lieues ou 
6 Joues. 

c) 

I^ieues. 

De Zurich, par Richterswyl, et en passant l'Ezel- 
berg, à N. JD. des Ilermites 9 

On bien : par Horgen, Bocke, L(>lismiUli et Scliin. 
dellrgi 6 ya 

De iV. D. des Hermites , par TAlptlial , et, en 
passant le Haciceu , à Schwitz 5 



458 

— Lieues» 

DC' Sehwitz , à Briinn , par le îac , à Fhielen et re- 

venir à Gersau. 8 

De Gersau, par \e lac, à Ltfcerne 4^5 

De Lucerne , par le lac, à Weggit. 2^ 

D« Weggis , sur le Rigi , descendre à Art ... yàS 
i ly Art , à Zug, par le lac, on, en suivant le ri-' 

vage. 5 

De Zw"" à Zurich t comme ci-dessiis 5à6 

44 Lieues ou 
5 à6 Jours. 

^) 

Lieues. 
De Zurich , par Baden, "Windisch, Konigsfelden, 

Schi^znach , Wildeck, k Arau • 9 

D'Arau, par Erlischbacli , par. dessus la Schaf- 
jnatt , à Oltingen , de - là par Weisligen , Tegnau, 
Gelterkinden , Sissach, à Liestall 6à7 

^^y «ja«£ que trois lieues de Liestal à JBasle , 
Vauteur , en ti'y faisant pas passer son voja- 
S/euT:, supposée, sans doute, qu'il connoit déjà 
cette ville célèbre. Four passer la Scha/matt, 
on monte une lieue. 

"De Liestal , par Hollstein, Wallemburg» passant 
le Hauenstein, pxiis, par Balstal , la Clus, Wittlis- 
bach , à Soleure 9 ^j 

De. Soleure t par Bienne, sur le lac, à l'Isle de 
StçiPierre; de- là à Cerlier (Erlach, ) puis par Anet, 

Morat, à Berne i4ài5 

: De Berne, par l'Emmenthal et la vallée d'Entli- 
hvLCh; k Lucerne , comme ci- dessus i6ài7 

T>e Lucerne t par Kiifsnacht et Zug, à Zurich, xoyz 



459 

On bien : de Berne, par Thiin, Unterséen, Brienz, 
en passant le Brûnig, dans l'Underwald , de . là par 
Stanz , BiiochSjl^Kiifsnacht , à Zurich. ...... 35 à 35 

■67 oïl 76 L. 
on 8 à 10 J, 
e) De Schafhouse. 

On peut de cette ville, fairelesmem.es petites courses 
qu'en partant de Zurich. Comme on n^'anra que huit 
lieues à faire pour se rendre audit Zurich , on n'era. 
ploiera que deux jours de plus pour chacune des courses 
dont on a donné les itinéraires. 

Lieues. 

De Schafhouse y par Stein , à Constance 9 

De Constance , sur le lac, à IMersehurg 2 

jye iMersehurg, par BTichorn, Langenargen, Was- 

serbnrg, à Lindau 10 

De lAndau, par Eregenz, Bheineck, Roschach, 

Arbon , à Constance 14^/2 

De Constance f par Winterthur, à Schafhouse. • i5 

48 Lieues ou 
6à6jours. 

Ou bien: de Roschach, par St. Gall, Vogliseck, J.. 
Speicher, Trogen, Gaifs, Appenzell, Hnndwyl, à 
Hérisau. • lôVg 

ID^ Hérisau , par Schyvellbrunn, Wattw^yl, Hum- 
tnelwald , Bildhaus , Utznacii , à Schmérikon .... 1 1 

De Schmérilioti par Rapperswyl, à Zurich. ... 10 



De Zurich , à Schafhouse 8 à 



9 



67 Lieues on 
8 à g Jours , 
y compris les 21 lieues de Schaffhouse à 
Lindau et Roschach. 



46e 

/) De Basie. 

Lieue r- 

Ce que j'ai dit au commencement du N° . pré- 
cédent , à regard de Schafhouse ; je le répéterai à 
l'égard de Bcisle , avec cette différence, qu'il faut 
ajoiiter quatre journées à chaque course , vu qu'il 
y a seize lieues et demie de Basle à Zurich. 

Dé Basle t par Rheinach , Aesch , Grellingen, 
Lauffen , Soyères, Correndelin, Roche, Mouders, 
Court, Mallerai, Tavannes, Fierre.pertuisà Sonceboz. i5 à 16 

De Sonceboz, par le Val de St. Imier, à la Chaux- 
de -fond 8 

De la Chaux • de ' fond , par le Locle, la Brevine, 
par. dessus la montagne et par S. Sulpy, à IMotiers. 7a 8 

De JSlotiers , par le sentier, à Yverdim .... * 4 

JD^Ysierduii, par Granson, Vaumarcus, St. Aubin, 
Boudry, Colombiers, Auvernier, Serrières, à Neu- 
chiltel 6 

De Keuchàtel, par St. Biaise , Marin, Pont de 
Thieie , Cerlier (Erlach) sur le Lac, à Bienne. . . 6 

De Bienne , par Avberg , et Seebach, à Berne . 6'/^ 

De Berne à Soleure « 6 

De Soleure, par Balstall , passant le Hauenstein, 
par Wallenbourg et Liestal , à Basle 12 '/a 

73 Lieues ou 

9 à xo Jour s. 
g") De Berne. 

LAeues. 
De Berne , on peut choisir entre les trois tours 
de Suisse suivants ; 1 ° . de Berne , par TEmmen- 

thaï, et la vallée d'Entlibuch a JLucerne 17 

De JLucerne, on passe, sur le Lac à Kufsnacht, 

;^uis , par Immensée et Art, à Schwitz g 

; /De Scliwitz t àBrunnen, par le Lac» à Fliielen, 
piiifi, par Altorf, à Am- Stàg. . 8 



4^1 

LA eue s, 
lyAm-Stàg , par la vallée d'Urseren, par-dessus 
la Furca et ensuite la Mayenwand^ji-rSjir le Grimsel 

et descendre a Mcyringen. . , . . 20à2i 

De Meyringen , passer le Scheideck, descendre 
an Grindelvvald , puis par Lauterbriinn , Unterséen, 
Aeschi , Frntingen , Kaiidersteig , aller passer la 
Gemmi, descendre aux bains de Leuk, et, par Sierres, 

Sion , à Martigny 45 à 44 

De IMctrtigny f par -dessus le col de Balme , à 
Chamoiiny, de «là à Genève • . 27 



126 Lieues. 



LAeues. 

On bien: 2°. àe Berne, parThun, Laaterbrunn, 
Grindelvvald, Meyringen, passer le Brunig, puis 
par Sarnen , Stanz , Buochs , par le Lac , à Altorf, 
dans la vallée d'Urseren, par- dessus la Furca, à 
Oberwald; puis, par Munster, Lax, Erieg, Leuk, 
en passant la Gemmi, dans le Kanderthal ; puis par 
Miillinen, Wimmis, le Simmenthal, An-der-Lenk, 
Lauenen, Gefsenay, Montbovoji, et passant la Dent 
de Jaman à Montreuil : de -là par Aigle, Bex, Mar- 
tigny, et par le Col de Balme, à Chamouny, ptiis 
à Genève- Cette course, en comptant les trente, 
quatre lieues de Berne à Genève, est de igo 

Ou bien: 3°. de Berne, par Thun , Brienz , 
Meyringen, Grindelvvald, Lauterbrunn, Untersëen, 
Aeschis , Frutingen , Kandersteig, et, passant la 
Gemmi, descendre à Leuk; de. là, par Brieg, Na- 
ters, Lax, Miinster, Oberwald, les glaciers du Rhône, 
entrer, par la Furca, dans la vallée d'Urseren, des- 
cendre à Altorf, de. là, par le lac , à Lucerne ; de- 
là, par le Lac, à Zug, de. là, par l'Albis, ou pas- 
sant 1« pont de la Sihl, à Ztirich: de. là, par Con. 



462 

Lieues . 
stance , Stein, Schafhouse, Bade, Scbinznach, Araii, 
par Langentlial ou par Olten , à Soleiii^è; puis i>ar 
Bienue j Neuchàtel, Yverdun, à Genève. Ce qui 
ftiit, eii comptant les trente- quatre lieue^ de Genève 

à Berne. ........... ~ 214 

lie preinier de ces trois tours exige vingt- deux jours, 
le second, vingt- sept jours, et le 3me un mois, avec 
les se'jours dont on ne peut guères se dispenser, 4, 5 eC 
6 semaines. 

Lienes. 

De Berne t par Thun , sur le lac de Thun , à 

TJnterscen lOyz 

par Gsteig , ou par AVildersyT)-^! , et Zwej'liitschineu 

à Bcuiterhrunn 3^2 

De Liauterbriuin f revenir à Zvveyliitsclanen et 
de. là a^i Grindelwald. . • . 4 

0^1 en passant le Wenger . Alp 6 

Du Grindelwald t encore i^ar Zweyliitschinen, 
Untejrséen, Thun, à Berne iSyi 

35 à 3b Lieues 
on 5 Jours. 
Si l'on vouloit du Grindelivald , en passant le Schei- ! 
deck, se rendre jusqu'à IMu^ringen^ (sept lieues) de. là, 
àBrieiiz, et revenir, sur le Lac, à Unterséen', (six lieues) 
il faudroit mettre un jour de plus. 

lui eue s. 

De Berne f par Thuri , à JMiillinen 9 

De IMnllinen , par Frutingen , à Kandersteig '. . 5 
De Kandersteig, en passant la Gemmi, aux Bains 

de Leuk 7 à S| 

Il y a cinq lieues à monter. 



463 

Lieues. 
Des Bains , par le Eourg de Leiik , Rarogne, 

Visp à, Brieg ,. ■ . .i . ■;■ < g ■• i> 

De Brieg, par Katers,' Labc, Miinster'. à. Oier- ' 

gestelii. . .» 3k"9 

D* OhcrgesteliiydiW^G\a.ciexsà\\ Rhône etle rieîofir. '4 
ID'Obergescelu, sur le Grimsel, à l'Hospice ... 3^ 
Ou bien: Des Glaciers du Bliône, passer la Mayen- 

Wand, et de-la sur le Grimsel , à l'Hospice 43/2 

De VHospice , descendre à Guttanen , et de- là 

à IVLejringen . 7 

De JVLeyringen, en passant le Scheideck au Grin- 

delwald 7 à 8 

De -là, par la vallée ou en passant le Weiiger- 

Alp , à Lauterhrunn 4 ^'^'^ ^ 

De Lauterbrunnt par UnterséenetTliun, à Berne. ,14. 

80 Lieues oxi 
, 9 à 10 Jours- 

Lieues. 
De Berne ■> par Bienne , Boiijean , Riichenette , 

Sonceboz, Pierre- Pertuisi la Vallée de Moutiers- 
Grand -Val, Lauffen, Rheinach , ù Basle. ..... 24 

De Basle, par Stein et Lauffen , à Schafhouse. 17 yz 

De Schafhouse -çs-X Stein, à Constance 9 

De Constancei par Arbou etEoschach, à St. Gall. 8 
De St. Gall par Vôgliseck , Speicher, Trogen, 

Gaifs , à Appenzell 5 

jy Appenzell , entrant dans le Rheiiithal , par- 
dessus le Stofsberg , et par Kobelwiefs , Sennwald, 
Saletz , Werdenberg, Buochs , Seveln , Atzmoos, 

Triibenbach, Sargans , a Wallenstatt i5ài6 

De Wallenstatt, sur le Lac, à W'esen, de. là, 
par Ziegelbriick, Bilten, Reichenburg, Lachen, Pfef- 
iikon , Richterswyl * Ilorgen, « Zurich 16 



De Zurich, par l'Albis à Zng ^ et par Immensée 
et Kiifsnacht , sur le Lac, à Lucerne lO^j 

De Lucerne y par l'Entlibiich et l'Emmenthal, ci 
Berne 17 

Oa bien : De Zurich, par Badeet Araii, ù^ Berne. 24 

i23ài3oL. 
ou i5 à X7J. 

n 

Lieues. 

De Berne* par Solenre, Bieiine » sur le lac, à 
Cerlier, (Erlach) et, par le Pont de Thiel et St.Blaise, 
ù TSfeuchàtel .19 ) 

De ISfeuchiltel , par Vallengin , le Val . de . Ruz , 
le Val -des -Ponts et la Chaux - de . fond, de -là, par 
le Locle, la Brévine, passant la Montagne et par St. 
Sulpy, ou par Boveresse, U Mottiers i5 

De IMottiers à Yverdun , par le Sentier 4 

D'' Yverdun , par Valeyre , Lignerole , Balaigues, 
rfîoncherand , Valorbe j ou par Orbe , à Romaiu- 
Mottiers ; de- là, passant la Dent de Vaulion, dans 
la Vallée de Joux ; de- là, passant le Jura, à Mar* 
cheru '■) ï)uis, par Gimmel et Aubonne, à Lausanne. i5 à 16 

De Lausanne > par Moudon, Payerne et Morat, 
à Berne 14 

68 Lieues oïl 
10 à 12 Jours. 

Toiites ces petites courses calculées depuis Berne , 
peuvent également «e faire de Soleure et de Fribourg, 
qui ne sont éloignées chacune que de cinq à six lieues 
de la première de ces villes. 



465 

m) De Genève, . 

I Lieues» 

jf T>e Genève, allant loasser , le long du lac , du 
coteau de Cologny, et à côté de celui de Boisy, 
par Thouon» Evian, Tonr ronde, Meillerie, St. Gin. 
gouph , et après avoir passé le Rhône, à Villeneuve, 
pnis, devant le château de Chillon , par Vevay, St. 
Saphorin , Cully, L.ntry, à Lausanne 17 à 18 

De Lausanne, i>ar Morges, Rolle, Nyon, Copet, 
Versoy , à Genève • 13 

/■ SiLienesoii 

V, 4 Jours. 

n) 

Lieues, 

De Genève, par Lausanne, Vevay, St. Denis» 
Ëulle, à Fribourg â8 

De Fribourg, par Morat, sur le lac , par le Vtnily, 
Anet, Cerlier, Pont de Thiel,St. Biaise, à JSi'euchâùel. loà il 

Ou bien,: De Cfrlier , par St. Jean , le Landeron, 
St. Biaise, à ^Seuchùtel ...âà4 

De Keuchàtel , faisant la course telle qu'elle est 
.t> -'taillée dans le'^iii'^ . 29, jusque dans la Vallée du 
lac de Joux . 25 à 27 

De ta* vallée de Joux, passant le Jura , p. Mar- 
chairu, Gimmel, Aubonne et Nyon, à Genèài. . loàiâ 

82 Lieues, OU 
li à 12 Jours. 

jLieue.St 
De Genèvû , par Lausanne, à Vevay. ..».., 16 
De Vevay, en passant près du lac de Eret, à IVEoudon^ /> yt 
De IMoudon, par Payerne , et Morat, ,ù Berne- H 
De Berne, par Soleure , à Bienne- ....... la 

De Bifinne t F^r I^eiichâtel, à Yverdun ..... 19 

3o 



466 

IJeiies. 
T^Yoerdurif an lac de Jditx et pour le retour 

à Yverdun i2ài4. 

Il faut consulter le Wo. i . pour les détails de i 

Vitinéraire de ce voyage. 
On peut aller d"^ Yverdun droit à IMottiers , par.^ 

les sentiers 4 

De IMottiers aii Locle et à la Chaux - de -fond. 
De la Chaux - de . fond , par le val de St- Imier, i 

à Sonceboz, puis, par Pierre -Pertuis , et la vallée 

de Moutier- grand- val à Bas le 23 à 24 

\ ___________ 

99^/2 Lieues. 

•p^ A Chamouny. 

Lieues. 

De Genève t parChesne, Contamine, Bonneville, 
Cluse, M.aglan , St. Martin , à Sallenches 12 a i5 

De Sallenches, par St. Martin, Chède , Servez, 
passer l'Arve , sur le Pont- Pélissier , puis la mon- 
tagne des Montées , descendre à Onchés, le premier 
village de la vallée de Chamouny, de«là, ensuivant 
la vallée, au Prieuré, qtii en est le ch^f . lieu. . . 5 

Arrivé au chef, lieu, on fait les excursions de 
coutume, 1. awx. glaciers; 2. au chapeau; 5. à la 
mer de glare» on au JMontanvert , alors on ne va 
pas au chapeau; 4. à la source d^Arveiron, en re- 
venant du Montanvert. Les voyageurs, qui ont la 
tète et les pieds faits aux montagnes , montent sur 
/le Buet et sur le Bréven- 

Depuis quelque -teins , on conduit les étrangers 
à la Tléchiere. C'est une montagne qiti fait partie 
du Bréven , et qui est aussi hante que le IMontan- 
vert. On y décoxivre le Mont- hlanc dans toute sa 
splendeur, et les six glaciei-s qui en descendent. 
Cette excursion, pour Taller et le retour, ne de- 



46? 

Lieues. 
inaTide que 6 à 7 heures, et peut toute être faite à 
dos de nrnlet. 

Dn Prieuré à Martigny » il y a deux chemins. 

Le premier, en suivant la vallée, passer à côte 

du petit village de Prés et de la chapelle de la 

Tines , par les villages de l'Argentière et de la Tour, 

passer devant les cLâlets de Chamarillan, et monter 

an haut du Col de Baîme 5 

On monte pendant deux lieues. 
Descendre aux Chalets les Herbagères, dans la 
vallée de Trient, monter sur la Forclaz, et descen. 

dre à I\Tartigny. . .... . ^ . . 4^5 

On monte une demi .lieue. 
Par le -second: on se rend, du Prieuré ^ comme 
par le piemier chemin, à l'Argentière , oii la rotite 
tourne vers le Nord , et mène dans une gorge très- 
rocailleuse appellée les Moutets , aux villages de 

Poya, puis, par Couteraie , à Valorsine. 4 

De Valorsine y on suit la rivière de Bérard, ou 
Eaux noires , pour aller passer le pont; et après avoir 
monté tin escalier taillé dans le roc, on passe sous 
un portail, qui sépare la Savoie du Valîais ; de- là, 
on passe encore un pont, près d'un moulin; enstiite 
on monte siir la Tête noire, au sommet de laquelle 
on parvient, par un aixtre escalier taillé dans le 
rocher*, appelle Maupas (mauvais pas); on descend •" 
dans la vallée, et, en suivant la Trient, on arrive 
au village de ce nom, et de- là, passant la Forclaz, 
ou le col de Trient , on arrive à IMartigny. ... 5 à 6 
On monte trois lieues et dem,ie en tout. 
De IMartigny, par St. Maurice, Bex, Aigle, 
Villeneuve, Vevay, Lausanne, à Genève. .... 24ài25 

63 L. ou6J. 



468 

I - ' ^_ 

V. pour cette course, et pour la suivante, l'ouvrage 
de' M. Botirrït : Itinéraire de Genève , des Glaciers de 
Chamouny , du Valais, et du Canton du Vaud. 1808. 

Ou trouve à présent à Chamouny , chez Joseph Sur- 
net ^ et Etienne Josephe Carrier, de petits bas. reliefs, 
parFaitement bien exécutés, au prix d'un, de quatre, et 
8 caroUus, suivant leur grandeur. Ces bas. reliefs com. 
prennent tout l'espace entre le Col. de- Bulme et le 
<Tont Pélissier à\\n. côté, et entre le Breven et Cor. 
mayeur de l'autre. Six voyages ont été entrepris avec 
phis ou moins de succès , pour escalader la cîme du 
JVEont'hlanc, C'est en 1786 que l'on est parvenu pour 
la première fois à son èommet , et en 180S , ati mois 
d'Aoïit, le nomme Jacques • Bahnat , le premier voya. 
geur du Mont - blanc , et qui en a reçu le surnpm , y 
conduisit avec succès, i5 habitants de Chamouny r une 
femme étoit de ce nombre. C'est le dernier voyage connu. 

q) Dans le Val-d'Aost et sur le grand St. Bernard,- 

Lieues. 
De Genève, par Bonneville, à Sallenches. . laàiS 

De . là , par St. Gervais , à Bionnay 3 

Veut -on auparavant voir Chamouny, on re- 
brousse chemin de Sallenches à Ouches , et l'on se 
rend par. dessus le col de la Florclaz, par une 

vallée du Mont Joye , à Bionnay 5 

De Bionnay, par Contamine, sur le Bonhomme, 

vers les chalets de Nant «Bourant, par le plateau du 

Mont Jovet , et par le plateau des Dames , au som- 

jnetdii Bonhomme, et descendre au village de Chapin. g 

On monte pendant quatre à cinq lieues. 

De Ghapin, par l'Allée blanche, au petit village 

de Glacier 2 

Le chemin le plus court , depuis le sommet du 
Bonhomme , monte encore wne lieue plus haut sur 



4^9 

Zùeiies. 
l'aiguille du Four, et descend rapidement Tespace de 
deux lieues jusqu'au village de Glacier. ^ 

De ce petit village ^ il y a un chemin qui con- 
duit , par- dessus le petit St. Bernard, dans io Val- 
lais. L'autre, qui mène à Aost, passe par -dessus 
le Col de la Seigue , d'abord vers le Chalet de Mo- 
tet , sur le sommet du Col de la Seigne. . ^ . . . . 3 

On en descend, par xine pente rapide, après avoir 
passé à côté du lac de Combal et de quelques chalets, 
à travers une gorge sauvage , dans la belle vallée de 
Veni, puis par la vallée de Courmayeur, au village 
de Courmayeur 5 

De ce village , par la vallée de Doire, le village 
de Salle et Villeneuve, à Aost 7*3 

I}''Aost , sur le grand St. Bernard 8 à 9 

De V Hospice (Hospizio) établi sur cette montagne, 
on descend, par St. Pierre , ;Liddes , Orsières , St. 
Branchièrs, ii IMartigny >k . . 7 

De Martignf, par St. Maurice, Bex, Aigle, Ville- 
neuve , Vevay , Lausanne, ci Genève ej. 

87 Lieues. 

Ce voyage ne peut être entrepris qti'aii gros de l'été» 
pendant les mois de itiillet ou d'Août. 

Je pense qu'il n'est point d'étranger qui , dans ce grajid 
nombre d'itinéraires ou Plans de voyage, à commencer 
par No. 1, Ji'en puisse trouver nu propre à le satisfaire ; 
I ou qu'axi moins tout voyageur ne puisse, par leur secours, 
être mis en état de se dresser lui même un plan coirposr, 
qu'il lui sera facile d'adapter à ses vues et à l'pspace de 
tems qu'il voudra destiner à son voyage. 



470 



XVI. 

Appcr^u statistique de V Allemagne ^ a la fin 
de Vannée 1808. 



]V[ anarchie autrichienne, 

(Avant la paix de Presboiirg. ) 
Grandeur. Population. Txevemis. Forces de terrt. 

1 2,000 Mil, 26,000,000 120 Millions 
carrés aile m. de florins- è 

(Après la paix de Presbourg.) 
10,936 2/1,900,000. 110 Millions. 540,000, non 

(siiivantle (siiivantM. compris la non- 

calcul de M, liohrer. velle levée 

llohrer a3,233,094.) armée. 

xx,458.) 

IVlon archie Prussienne. 

(Avant la guerre de i8o6.) 
6,096 Mil, 10,646700 p. 35 Millions 239,oooF.d.t. 
non compris de risdalers R. 

Ansbach, Clèves 
et Wenchâtel, 



(Après la paix de Tilsit.) 
*«96o)4> ô«673iâ3S. Inconnus. 



42,000 



471 

Confédération du Rhin. 

Royaume de Bavière. 

(Avant la paix de Presboiirg.) 

Grandeur. Population. Revenus. Forces de terre. 

1133^2 Mil. 2, 406, 563 P. 1 2,399,000 flor. R. 

Après la paix: divisé en iSeercles, savoir: le cercle 
du Mein ; de la Pegnitz , de la Naab, de la Rezat , d'Alt- 
mnhl , du Danube supérieur, du Lech, du Regen, du 
Danube inférieur, dTsar : de Salzach , de i'Iiler , de 
l'Inn , d'Eisach , de l'Adige. Et i5 chefs - lieux : Bam- 
berg , Nuremberg, Amberg, Ausbach , Eichstedt, Ulra, 
Augsbourg, Straubingen, Passau, Munich, Eurghauseu, 
Kerapten, Insbruck^ Erixen , Trente. 

Grandeur. Population. Revenus. Conting. 

i636^M. 3,23ij57oP. i4>ooo,ooorid. R. 3o,oqo 

Royaume de M^ur te mh er g. 1 

(Avant la paix de Presbourg.) 
185^2 M. 771,440 P. 6,000,000 fl. R. 

Après la paix: divisé en 12 cercles, savoir: cercle et 

chef, lieu de Stuttgard, Ludwigsbourg, Heilbronn , Oe- 

xingen, Calw, Rothenbonrg , Rotweil, Urach , Ehingen, 

Altdorf, Schondorf, EUwangen. 

3ooMil. 1,182,139p. 3,85o,ooorisd.R. 12,000 C. 

Royaume de Saxe, 

(Après la paix de Tilsit. ) 

756MiI. 2,146,000 P. 8,000,000 risd. R. 20,000 C. 

(Duché de Varsovie.) 
gSoMil. 1,000,000 P. 

Roy aume de PT^estphalie. 
Divisé en 8 départements, savoir: de TEIbe, de la 
Fbulde, du Harz, de la Leine, de l'Ocker, de la Saala, 



472 

de la Werra , dn W(*ser i et 8 chefs - lienx , Magde. 
bourg, Cassel, Heiligenstadt , Goettingiie , Briinswici', 
Halberstadt , Marbourg, Osnabruck. 

Grandeur. Population. lievenus. - Contin^. 

8o2 Mil. i,9i2,3o3P. 10,000,000 risd. R. 25, 000 

Le Prince' Primat, 
55 Mil. i6i,oooP. j,ooo,ooorisd. R, 968 C. 

G r a n d ' D u c h e' de Bade* 
(Avant la paix de Presboarg.) 
137 Mil. 44o,oooP. 3,000,000 fl. R. 

Après la paix : divisé en trois pravincès , savoir : les 
provinces du Rhin supérieur, moyen, et inférieur. 
S46Mil, 922,649 p. SjOOOjOoorisd.R, 800G. 

Grand- Duché' de Cïèves et Berg ^ a la France. 
i99Mil, 494,oooP. i,5oo,ooori6d. R. SoooC» 

Grand - Duché' de Hes^se, 
(Avapt la paix de Presbourg.) 
i54 Mil. 319,000 P, 

(Aprèè la paix.) 
S02 Mil. 498,800 p. i,66ooorid. R. 4000 G. 

Grand -Duché de tVurzho ur g. 
SoMil. i5o,oooP. j,5oo,ooo risd.R. soooCé 

Ducs et Princes* 

Anhah • Dessaii. ' 

SI Mil. 55,000 P. 280,000 rid. R. S5oC. 

^ Anhalt,JBernhourg. 

19 Mil, 40,000 P. 216,000 risd. R. 240 C. 

A n h a l t • C 6 t h e n. 
16 Mil, 56,oooP, x2i,oooiisd. R, ,210 G. 



.473 

A r e m h e r g. * 

Grandeur. Population. Revenus. Conting. 

5iMil, 65,ooo P. ■ 1 io,doorid.R. SygC. 

Hohenzollem - Hechingen. \ 
6 Mil. i3,oooP. 5o,ooo risd. R. 97 C. 

Hohenzollern - Siegmaringen. 
6MiI. i4,5oo P. 66,ooorisd.Ft. igSC. 

^ Y s c n h o 11 r ^. 
i4MiI, 24,000 P. 83,ooo risd. R. 291 C. 

L e y e w. 
2 Mil. 4,5ooP, 20,000 risd. R. 89 C, 

Ij i c h e e n s t e i n. 
a Mil. 6ûooP. 40 C. 

I^ i p p e . JD e t rn l d. 
26 Mil. 70,54pp. 1 24,000 R. 500C. 

Lippe. S c h a u m h II r g. 
loMil. 20,i52P. 6o,oooR. i5oC. 

JMçchl e nbour g - Schwerin, 

326 Mil. 333,656 P, i,ooq,oooR. 1900 C. 

IMe ctile tibo ur g . Strelitz. 

48 Mil. 70,000 P. 000,000 R. 400 C. 

Nassau- Usin^en. Isassau- Weilbours:- 
i5o Mil. 349,000 P. 1,000,000 R. a,63oC. 

O l d e n h it r g, 
100 Mil. 160,000 P. 5oo,oooR. 800 C, 

lieufs • Flauen, lieufs • I^obenstein- Ehersdorf. 

e5 Mil, 75,000 200,000 R. 45o C, 

é 

S a X e ' W e i m a T. 
3? Mil. 120,000 P. 560,000 R. 800 C» 



474 

Saxe- Gotha. 

Grandeur. To-jndation. lievenus. Conting. 

63 Mil. 181,000 P. 75o,booR. iiooG. 

Saxe. Me i n i n g e n. 
aoMil. 5o,ooo P. 167,000 R. 3oo C. 

Saxe . Hildboiir ghaus e n. 
31 Mil. 35,600 P. 74,000 R. 200C. 

Saxe' C o b o u r g. 
i7Mil. 60,000 P, 80,000 R. 400 C. 

' Salin ' Salm. Salm- Kirhours» 

3o Mil. • 6 3,400 P. 120,000 R. 323 C. 

Schujarzhourg - Sondershausen. 
25Mil. 56,000 P. i5o,oooR. '\ 

Schwarzhoxirg ' lludolstadt. ^ 65oC. 

•22Mil. 45,000 P. 120,000 R. J 

W a l d e c h. 
23Mil. 62,000 P. 208,000 R. 55'o C. 

Etat sépare. 
]\Ie r gentheim. 
joMil, 22,000 f. 

Villes dites Hanse a tiques. 
(Avant la paix de Tilsit-) 

Ij u b e c /.'» 
5 Mil. 60,000 P. 

Hambourg. 
7 Mil. 126,000 P. ;, 3,800,000 marcs R. 

S r ê m e. 
3 Mil. 40,000 P. i5o,ooo risdalers R. 



475 

Vays conquis et occupes par les troupes Françoisesy 
et dont le sort n'est pas encore fixe'. 

Elector at de Brunswick . Lunebour s. 
Grandeur! Fopidutwn. Hevenns. 

462Mil. 652,000 P. 3,5oo,ooo florins R. 

L.a Fomêranie - Suédoise. 
6o2/2lVIiI. 110,000 P. Soo.ocoflor. R. 

F r incipaut ê de Baireuth. 
47 "/4 Mil. 35o,ooo P. i,4oo,oooflor.R. 

Fr incip aut é de Fulde. 
57 Mil. 90,000 P. 53o,oooflor. R. 

F r i n c i p a u t é d'' E r f or t. 
l5 Mil. 48,000 P. 144,000 flor. R. 

Comté de II a n a u. 
22 Mil. 60,400 P. goojooo flor. R. 

Comté de Katzenellhogen . inférieur. 
6y4Mil. 18,000 P. 95,600 flor.R. 



/ 



476 



xvir. 

Supplément , contenant des changements sur» 
venus -pendant l'impression. 



Ad Page 99. 

X rix des diligences et charriots de poste du royatime 
de Westphalie, e'dit du i3. Octobre 1808. Par place et 
par mille, 1 Franc 3o Centimes; et un ponr-boiie au 
postillon, de 00 centimes, par station. On a 5o livres 
de port franc. 

Ad Page 110 et ii5. 

TariE et ordonnances des postes du royaume de West- 
phalie , édit du i3. Octobre x8o8. Prix d''«.i cheval de 
poste, par mille, 1 Franc 60 centimes, ou à-peu-près 
neuf gros, argent allemand. 

Ordonnances, qxii règlent le nombre des chevaux. 

Isornbre 'Norribre Tsonibre 

des "perjpnne^. des chevaux^ des postillons. Bagage. 
Chaises de postes , «• 2 ec 4 roues. 
1 ou s. a» 1. i4o livres. 

5 ou 4. 3. 1. __ — . 



5. 




1. 


malle et vache on 
X'oite.manteaxi. 


3. 


payé 4. 


1. 


malie , vache et 








porte-mantean. 


3. 


payé 4. 


1. 


malle et vache ou 
poite-manteaii. 


4. 




I. 


malle, vache et 


6. 




2. 


1 ou 2 malles , 
vache et porte, 
manteau. 



477 

Isomhre l^ornbre l^ùnibre 

ies personnes, des chevaicx. des postillons. Bagage. 

Chaises de postes , à 2 et 4- roues. 

Berlines. 
3» 



3. 

o. 

4 o\\ plus. 



Le vague- maître reçoit pour le graissage, dans les 
chefs-lieux, 60 centimes, et dans les antres lieux, 5o 
centimes. Un Stulihvagen ne doit être attelé que de 
deux chevaux, même s'il étoit chargé de 4 personnes. 

Ad Page 5o8^ 

On vient de placer à Batishonne , le%ionument de 
Keppler , le 27- Décembre i8o3 , jour de sa naissance. 

A d F a s e "5x2. 

\ 
Nouveau gwidè de Trieste ; Triest und seine Umge» 

hungen von Kolman. Wien 1809. *2» 

Ad Page 53o* 

Nouveau guide de Breslau : Breslau , ein 'Handhuch 
fur Fremde und Einheimischeî nehsc dem Situât ionsplan 
der jetzigen Stadt , ven K. JD. Nenke, Breilau i8o3. 8. 



47a 

Ad Page SnS. 

Observatoire du Seeherg. M. de LAndenau contimie-^ 
à présent les observations astrouomiqties ; les instrn- 
ments viennent d'y être placés de iiouveaii, et par ordre |l 
de M^r. le Duc , on s''occupe sérieusement du rétablis. • 
sèment des bâtiments. 



479' 



Table alphabétique* 



Page. rage. 

iVdelsherg . Sog. 3ii. 432 Andernach .... 34.7. S?.^ 

AdersbacU 169 Ai'dieasberp . . . 147. i52 

Adrinople 426 Amiaberg .... iP,2. 401 

Açram 427 Aiisbacli ... . 305. 41 3 

Aichach ....'.... 3o7 Aosfe, val 46^. 469 

Aigle 449 Ap^urade 408 

Airole . 446 A|)penzell .... 456. 463 

Aix-la-Chapelle. . . . 345 Araii .... 438. 441. 453 

Albis, mont 4^4 Arberg ^\<i 

Alla 000. 3oi Arburg . 2S3 

Alsfeld 087 Arnati 169 

Altdorff . . 307. 437. 445 Anisradt 389. 590 

Altenbourg . 3G4. 401. 403 Art . . . . . . . . 443. 458 

Alticcherio 3 17 Ascii .... i33. 187, 4o5 

Altoiia 583 Aschaffeuboiirg . 570. 386 

Alt-Ranstedt 3g2 Aschersleben 397 

Air ■ Sirtenbach 414 Atieistedr 091 

Amalieiibad ...... 400 Aiigsbding 285. 286. 291 . 41 i 

Amberg 41 5. 419 Aiigst 283 

Ambras 299 Axirich xii 

Amsterdam 335 Aiisterlitz 425 

tableau 35 1. 406. Az^endorf ....... 341 

Anclam 044 



48a 



B. ^^*^- Page^™ 



Baden 326 Biclshblile ....... 14 

Baden , en Suisse . 441- 4^8 Bienue . . . 452. 453.' 46 

Baden-Baden ..... 575 Bilin ig^ 

Badewciler 290 bingen ; . . 126. 226. 23<. 

Bailenstedt ., i5i Bischofsheim 41.J 

Bamberg . . 371. 377. 400 Blankenboiirg i5o, i53. i55 
Barchfeld ........ 207 S 5. 

Bardewyk 4oi- Blejiheim . . 296. 5o5. 42- 

BayreTith 182- 2i3 Blochingen 29' 

tableau 064.577.419- Bôlimischbroda 41' 

Barnth 356 Boitzeiibourg 04 

Bar . sur . Ornain . . . 222 Boklet 21 

Basie 231.285.288.289.372. Bolzano 299. 3â 

aub. 457. 438. 453. Bonn 347- S??' 

Bassaiio oi4 Boppart i27' 23e 

Bauroannshohle .... 148 Borna 4° 

Belgrade . 426 Bornhofen 12. 

Bellinzona ....... 446 Borsdorf • . 36 

Belts , grand et petit . 4^8 Branuay 16 

Berchtesgaden 309 Brandebourg . . . 33i. ^ 

Berlin 278 Bregenz ^ 4~ 

tableaxi 554. 894. Breitenfeld 54 

Bergen' ........ 296 Brème 11 

Bergstrafse 295 tableau 676. 406. J 

Bernbonrg 541 Brenner 299. 3c 

Berne . 457. 453. 460. 466 Breslau 261. 328. 329.4i6«42 

Bernecke . . 064. 377. 4o5 Brieg 447- 46' 

Berka . . ... . . . . 3S7 Brienz 46^ 

Bertlich 229 Brocken , Mont. ... 14 

Bessigheim 296 Broek 35 

Bex 449 Brncbsal . . . 291. sgS. 37 

Biberich 126 Brucknaii . . 217. 218. 33 

Bibra 691 Brngg . . . ♦ 428. 45i. 4- 

Bielefeld 335 Bruggcn 38* 



48a 

Page. Page, 

Brnnn 426 Château - Thierry . . . 228 

Brunswick. ...... 38o Chaux.de. Fond 45x. 460.466 

tableau .... 397. 407 Chemnitz . . i83. 364. 401 

Bruxelles 346 Chillon . . . . .... ... 466: 

jBuch. . . ... . ... . 372 Chiusa 3oi 

Buckebourg 335 Clêves 332 

Bude . , . , 430 Coblence 1 27- 228. 200. 378 

Budweis 418 Coboiirg 40 4 

Buhl 373 Codroiiîo 3i2.3i3 

Bunte 335 Coetheu 400 

Bunzlau . . . 261. 35o. 33i Coire 455 

Buochs ...... 444.445 Collin 416 

Burgersdorf. . . . 319.320 Collmana . .... ,299. ood 

Burghausen 420 Cologne . . . ... 228. 344 

Biizbach 374 seq. tableau 547.378. 

Côme 453 

^* Constance 3o2. 327.422.423. 

Calbe 400 454. 459. 463 

Calliano 39g. 3oo Constantinople 426 

%ampo.FormiQ ..,;e^ .'.. 3i3 Coppet 450 

Canstadt 296 Corgnale ........ 3ia 

3arlsbad . . ■. 173.401.417 Coppenhague ..... 4©^ 
Oarisrube .. . . . . 372.414 Cornegliano . . . . 3i2. 3i3 

Carlstadt 427.453 Corsoër 408.409 

Cassel, tableau 676. 379. 587 Cratovie , tableau. . .. 4^9 
Castelnuovo . . . 5oo. 001 Crossen , . . SîB.SSg.^SSi 

Caub . 126 Curisch-Haff . • . . , 265 

Châlons.sur -Marne 223. 226 Custrin a65 

Chamoxiny, détails du Czaslaii 416.418 

voyage 466 

auberges 437. guides ■'-'• 

ib. 461.' Danzick 263.27g 

Chavlottenbourg .... 358 Darmstadt .... 291. 29» 

Château d'Oex 449 Deinach 29S 

II 



48« 

Fager. Page. 

Delmenhorst 112 Elbingen . , v. 260.279.50,5 

Dessau, tableau .... 694 Eilbogen . ^ 179 

Dettingen 870 Ellwangen . 421 

Dillingeii ..... 296. 420 Elsterwêrda 536 

Dobberan 197 Eltvil . . ..... 124. 12G 

Dombach 526 Emden ......... 112 

Domo d'Ossola 446 Emmedingen 289 

Donaiiescliingen 288. 289. Ems 128 

42^2 Engelberg 445 

Donauworth 5o5. 3i8. 412. Engelhardszell io3 

420 Engen 289. 297.422 

Dorpat 275 Entlibuch . . . . ! . . 464 

Dreissigacker ..... 371 Epernay . 225 

Dresde 261. 336 Erbach . ... • . 126.295 

Driboiu'g ....... 094 Erfort , tablean . . 38g. 434 

Dubben 342 Ergiiel 462 

Piiino • 3i2 Erlangen . ....... 365 

Dunkelabiihl . . . 318,421 Erlau 326 

Diirlach 372. 423 Eutin 385 

Dusseldorf 55o Exterstein .... 196. 676 

Duttlingen ....... 423 

Diix ........ 190. 377 r . 

Fachingen ....... loo 

Falkenstein 442 

Egra 182. 187. 2i5 Fehrbellin 341 

tableau 377. 419- Flinsberg . . . i58. 160. 169 

Ehrenbreitstein .... 128 Flottbeck 383 

Eich 179 Formazza, vallée . 448.454 

Eilsen . • 196.216 Francfort s. 1. Mein 221. 291. 

Eimbeck 38o 294. 073 

Einsiedehi .... 441.457 Francfort sur l'Oder 263.328! 

Eisenach 207.387 -^ ^ - Soi 

Eisleben i54 Franlenstein 417 

Elbingerode 148 Franzbad i85. 577 



Page. Page. 

Fra^enbonrg . . . 273. 043 Godesheim 347 

Freisingen ....... 410 Goeppingen .' 291 

Freyberg 363 Goerîitz . ........ 061 

Fribourg . . ... 289.297 Coettingxie •. . i36. i5o. 162 

Fribotxrg en Suisse 43'^. 449. Goritia 3i3 

464: 465 Gofslar . i3g 

Friedberg 3o2. 074 Gotha, tableau .... 587 

Friedrichsbninn .... 358 Gottwich 134 

Ftiessen 29S Gradisca 3i2. 3x3 

Fulde 386 Grafeiithal . 404 

Fiirca, mont 461 Graitz . 433 

'Fxxrth . 371 Greifswalde 344 

Grimma . 35q 

""• Grimsel .... 447.454.461 

Gaifs . ....... 440.455 Grindelwald437.448.46x.462 

Gasteiix 3xo Grisoixs, pays 455 

Geliihaxiseii .... 370. 386 Grodixo 261'. 262 

Geisenheim 126 Grosseiihayix 336 

Geijsliiigen ..... . zgx Grofs- Oesingen .... 407 

Gemmi, mont. '. . 448. 46 x Grxinberg 328.329 

Genève 23i. 437.450.465. Grixyères . 44g 

466. 463 Gixnzboiirg 287 

Géra 4o5 H. 

Gersaa 408 Haarboxxrg . . 34g. 38x. 407 

Gessenar 430 Habsbourg 441 

Geyersberg .... 193. 565 Hadersdorf . ...... 026 

GfrUs 377 Hafnerze!' i33 

Gittelde . xSg Halbeystadt . . 331.334.396 

Glaris 440.457 Hall 299 

Glasdorf 336 Halle, tableau 396 

Glatz . 417 Hallein 3ia 

Gleichen, châteaux . . 589 Hambotirg 341 

Glogaxx 329 tableau 38x. 407. 

Gnadenthal S5i Hamm .... S^^i. 335. 349 



484 

Page- Pi^S^- 

Hanati ...••• S69. 386 Hoheiitwiel . . £88.422. 424 

Hannovre, tableau ". . 38o Hohenzollern 422. 

Uarbke ......... 4oo Hohlfeld 077 

Harkerode . . . . . 164. 1 55 Horgen ........ 4^7 

Harzberg . . .• i5o Hiibertsboiirg 359 

Harzgerode i54 Hweb 374 

Hasselfelde ....... i55 • 

Hattenbeim ...... 126 1* 

Hechingen ....... 422 Jambourg 272.275.271^.^77 

Heidelberg . . 291.290.296 289 

tableau 367.414. Idria ^ 011 

Heilbronn 296.297.369.412 Jeiia , . . ...... . Sgi 

Heiligenhaven ..... 4^9 Jesberg 375 

Heiligenstadt . 379« 390. 453 Jetzelsdorf . -, 418 

Hellbrunn 3o9 iglau .......... 41S 

Helmstedt 4oo llsenboiirg . . 140. i4ii53 

Heppenheim . . . . 291.290 insbriick . . . 298.299.451 

Hérisaii ...... 456.459 Insterboiirg .... . . 266 

Herford . . . ... ,53i.o55 interlaçhen . . .j,5.,^,j» 448 

Hermsdorf ....... 169 Johannesbad .,170 

Herrmanstadt ..... 43o Johannesberg . . . ... 126 

Heizberg. . 336 Joux, vallée . 451.464.465 

Herzogswalde ..... 363 Iserlohe . . . , ^ 349 

Hildbotirghausen . . . 4o5 Isles Borromées . . 446.453 

Hildesheim 334 Italie: prix des chevaux 

Hochsfàdt . . 296. 305.420 de poste ...... 3i7 

Hof . . . 182. '2i3. 364.403 Jiidenbach 404 

Hof • Geismar 376 

Hofwyll 442 . 

Hoheneichexi . . . 676.387 Kalteherberge ..... 290 

Hohenelbe ....... 169 Kandeistag . . . • 448-463 

Hohenheim .... 292.421 Karst, m^piit,. . . . 5i 1.519 

Hoheuliuden. ^ «j^gj^j,:. 4»i Kâskowa . .... . . » ?7^ 

Hoheustaiifen ... . . 291 Kattlenboiirg . . . . . i37 



485 

Page. P^S^' 

Kaiifbetiern ..;.;. 298 Laiisanne 437- 45o. 464. 465 
Kayserslautern . , 226. 229 Lamerbrunn 407448 461 462 

Kesselsdorf 363 Lauterboxiig 093 

Kiel 385 Laxenbourg .... 326. 425 

Kinzingen ........ 289 Laybach . . . 309. 3io. 482 

Kirschenthener . , 3o8. 3xo Leer 112 

Kissingen 217.371 Leerbach . . . . . i38. i52 

K-itzingen ^ -. . . . . . . 370 Leipsick 260. 261. 2'62. 278 

KlagenhirthooS. 3iO;428.432 tableau 36o. y 

Klaiisthal i38. i52 Lenzen 341' 

Klonthal ..... 440.457 Lenzenhof . .... . . 281 

Kloster . Bergen .... 334 Leoben 428 

Klosterheilbronn ... 412 Lermos ...... |. . 298 

Koenigsberg. . 263. 278» 280 Leiick . . 448.461.462.463 
tableau 340. Leiithen . . . 329. 53o. 33i 

Kônigsfelden 441 Libkowitz . 401 

Kôjiigsgràtz 416 Lichteuwalde ..... 565 

Kônigstein 339 Liebenstein . .204.371.087 

Kônnern . 341 Liebenzell 295 

Kôstritz 433 Liebwerda 161 

Krainboiirg .... Sog. 5io Liège ......... 346 

Kxikus T . . . 416 Liegnitz ..... 33Ô. 3oi 

Kiinnersdorf . ..... 329 Liestall ...... 458.460 

Kufsnacht . . 443.458.464 Lilienthal ....... 676 

Kimo-Engers 128 Limbourg . ... . 130.378 

Liiidau . . 301.302.420.454 

■'-'• Linz . . . i33. 320.411. 431 

Landau ........ 593 Lippstadt . • • 33i.o35. 349 

Landshnt ..... 410. 420 Locarno 454 

Langensalza . . . 390. 433 Locle -451.460.466 

Laiichstedt 154.208.392.397 Lowerz . V'.^'^'^S V- . • 443 
Laiienbonrg ...... 341 Lixbeck , tableau . . . 384 

Vtiaiifenbourg 288 Liiben 329 

Lauffen ........ 297 Lucerne437.442.457.458.464 



4S6 

Page. i'^B^- 

' Ludge 196 Memel .... 264. 266. 280 

Liidwigsboiirg . . . 292. ÇQO Memmingen ooi.3o2^327-454v 

liueg • • • 3ii Merseboiirg ...... 597. 

Liigano . ..... .446.455 Mestre . 012. 3i3. 314. 402 

liiinebourg / . • • * 4oo-4o7 Metz . .... 224. 255. 25o 

Luneville 222 Meyringen 444.447. 462- 4^5 

Liiviuo . 446 Mezieres . 227 

liuxbourg ., 212 Middlefoith . . • • 408.409. 

Liixembourg . . . • 227- 25o Mietaii . . . •. 262.267.280 

ML.»zeratlx . 229 Milon . • • • 453 

Lyon 23i Mindelheim . . . . . 3oi. 5o3 

Mindeii . 35i. 334. 349- 376 
, ^'■* Miuuerstadt .... 217- 37i 

Machern . 36o Mittenwalde .... 299.300 

Magdebourg » 33i. 333. 340. Môlck . 32o 

341 096.400 MÔnchberg «... 564.377 
Manheim .392 Morsbiirg 327.423.454.469 

tableau 41 3. Morzhofen 428 

Mansfeld . ....... i55 Môrziischlag A^^» 

Mantone ....... 3oo.5oi MÔrskhch ....... 287 

Marboiirg 374. 894 Mohingen 3o4 

Maria - Ta ferl i34 Molsdorf 389 

Mariebonrg . . . . . . 279 Mont- blanc 467 

Marienberg. . .... i83. 401 Mont. Rosa . ... . . 447 

Mariewerder 27g Montreiix • • * .. ^î... . 449 

Marfiguy 437.467 Morat . . ..... 449.464 

M^yence . . . 221.224. 227 Moritzbotirg .•. . ^ . . 336 

tableau 348. Mottier . . .. 461.460.464 

Meaux . 224 Mscheno ......... 4^7 

Meffevsdorf . . * •• • i7P Muggendorf 365 

Meiningen 207. 218. 3ii. 404 Muhlheim .... 289.290 

tableau 454. .Muhlhouse 455 

Meifsen ..... 261. 369 Mimcbberg 028 

Melibocus 290 Mundeii . 079 



• ' 48? 

Page. Page. 

Mniûcb . î . . 3o2. 3o3. 3o8 Nuremberg . . 3o5. 370. 4i5 

Munster. ..... 35o. 394 Nufsdorf . 134 

Murg, valle'e 373 Nyborg 408.409 

Miirnau 3 00 Nyestadt . -. 409 

Nymphenboiirg . . 3a3. 304 

Nachod . ........ 416 ^* 

Nanci 222 Ober.Eisen 386 

Nassareit . 298 Ober-Gerseln 447.454.463 

Nassau .... 128.129.047 Ober-\'V'^es«l 127^ 

Nauheim 374 Ochseufurt . ...... 3i8 

Naumbourg .... 591.397 Oedenbonrg ...... 425 

ÎTeckargmimd . . . 368.369 Oderbriick 146 

Neifs 426 Oederan 363 

Neundorf 214 Oels 33o 

Nastetten ..... 416,420 Oeringen ....... 412 

Neubourg 420 Offenbach ....... 295 

Neuchâtel 437.451.464.465 Offenbourg ... . .' . 289 
Neu - Dietendorf . . . 389 Oldenboxirg . . .. 112.406 
Neumark . . . . . 416.428 OUmutz ....... 426.428 

Neiimarkt 328. 829 Oppenheim '. . . '.2^4.392 

Nèuschanz 406 Oranienboitrg 544 

Neufs 571 Orbe . . . .•. . . . . . 461- 

Neustadt . . . 297-404.427 Ossegg ......... 100 

N^uwied 128 Osterode . . . i38. i53. 38o 

Niederwald ....... 126 

Nimptsch 416. 417 

Nordlingen . . 3iS.38o.4i5 Paderborn . . : ; . 349.394 

Norden 112 Padoue 3i6. 017 

Norderaey ....... 200 Paris . . - '. *. '2I9. 224. 23i 

Nordhausen ...... î54 Passau .so33. 319 

Nordheim . 33o Passeriaiio ....... 3i3 

Notre-Dame des Her- " Peipus - Ste .... 275.281 
mites 441.457, Penig . . ^ 401 



488 

Page. " Page. 

\ Perlach 3o4 Radolfszell . .... 442.4^14 

Pëtersbonrg 26o.277'28i.282 Rastadt . ..... .572.423 

Peterswalde .... 195-565 Ratisbonue i32. 3p7. SiQ. 41 o 

Peterwardein 426 416. 419 

Pfader .... i$z. 319.411 Reichenberg 1C2 

Paffendorf 127 Reims . 227 

Pfalzboiirg 221 Rekahn . • i 353 

Pforzheim ....... 423 Remagen . ..... 048. 078 

Philippsbourg 414 Rendsbourg . ... . . 408 

Philippshist 370 Heiiti 298 

Pillaxi 342 Rheinfelden . 288. 290.438 

Pilinitz . 359 Rheinfels ». 341 

Pilsen 410 Rheiuheim 2S8. 438 

Plaiien ......... 364 Rhense 127 

Plaiien, vallée. . . 339.363 Riga . 270. 271- 275. 276. 281 

Ploen . 385 Rigi, mont. • . • . 457.444 

Podersam , . . 179.183.402 Rinteln .... 335.349.376 

Pôsneck . . . . . ... 404 Rochlitz 158.170 

Pela .......... 012 Rohfbrunu 570 

Polangen 266.280 Roniiebourg ....... 400 

Polkwitz . ..... 528.329 Rosbach . . . 210.392.397 

Poiitiebba .... * • ,. 433 Rosc^ach 3o2. 424. 439. 454. 

Poppenbuttel ..... 383 463 

Postbauer ....... 416 Rolstrapp 146 

Potsdam 278.531.332.342.395 Rothenbourg 3i3 

Prague iSg. 363. 410.416. 417 Rothschild 409 

Prenzlow 344 Roiigemont 450 

Pre^bon^g ....... 45i Roveredo ..... 299.300 

Prosseck 5i2 Rubezahl 170 

Pyrmont ... ... 194. 376 Rudelstadt . . . . , 389. 404 

Riidesheim 126 

^' Riigen, isle ...... 200 

Raab , . . . 43o Riihla 207 

Radberg ........ 339, 



489 

S. Fage. Page. 

Saalfeld 404 Schlakkeiiwerth . . . . 179 

Saai bourg 222 Schlan ^17 

Saarbruck 225. 228 Sclilaugenbad . . . . 128. 12g 

Saaz J.85. 194 Sclileisheim 504 

Sacile i • . 3i2. 3i5 Schlesvvig 335 

Sagan 32g. 35 1 Schlichteni 386 

Sagard 200 Schraérikon . .... 456.469 

Salz. der-Helden . . . 58o Schmiedeberg lyo 

Salzbonrg 3o8. 009.420. 43i Schueeberg . . . 182.064. 40X 

St. Bernard 468 Schnepfenthal . . . . 587.589 

St. Biaise 290 Schônbrunn 326 

St. Dizier 223 Schônebeck . 534 

St. Gall . 439.454.4^6.463 Schoenhofen .... 17g. 402' 

St. Goar 127. 200 Schonthal 297 

St.Gothard .... 446. 461 Schottwien 427 

St. Iniier 452 Schnl-Pforta ogi 

St. Maiirice 449 Schtvabach . . oo5. 412.415 

St. Veit . . / 428 Schwcibisch . Gmund . 420 

St. Mene'hoult . 223-226.279 Schwabisck - Hall . . . 412 

San-Danielo 400 SchwalDach . 128. 12g. 047 

S.1118. souci 337 Schweinfuit . . . • 217. 2i8 

Sardam 353 Schwelm 5-j^g 

Sarnen 444 Schwetzingen 372 tabl. 413. 

Sasbach 375 Schwitz . 437.440.457.458 

Saverne 221 Schwoebber ...... \qS 

Saxeln .... ; 444 Sebastiansberg . . .183.401 

Schaffhaiisen 2B8. 2go. 422. Seehof 572 

424.439. 45g. 463 Seeligenstadt 370 

Schandau 340 Seesen 08a 

Scheideck .448 Seifersdorf 33g 

Schierke 141 Selters j3o 

Schindelleggi . . . 441.467 Semlin 426 

Schlaiz 4o5. 404 Sennwald ..... 440. 456 

Schlakkenwald 179 Serff Sxa 



490 • / 

Page. X. Page. 

Sichersrenth . . . 2x0. 064 Teschen 4^8 

Silberberg 417 Tettwang 423 

Simpîon, naoiit. . . 447. 4^4 Tharand Sog. 363 

Siiigen é'Sj. 424 Theresienfeld . . . . . 427 

SoissoBS 227 Thiersheim . . 18^2.210.377 

Soleure .457. 442. 458. 460 Tbiersteiu i . . . . . . i54 

Sômmering, mont. . . 428 Thionville 2 5o 

Sonceboz . . . . . 45i. 460 Thnn . . 437. 460. 461. 462 

Sondershau«en .... i55 Tilsit 266. 280 

fipa 346 Tinstcin 048 

Spietz i34 Tirschenrexith 419 

Spire 095 Tittlis 445 

Stainz . 428 Toeplitz ." . ; . . . . 187.045 

Stanz 444 Torgaii ......... 262 

Staiichitz ,....'.. 559 Toiil 222 

Steinhiider , lac .... 2i5 Transfeld . 079 

Steinseifen W70 Travemiinde 084 

St«nay 277 Tienie 299. 000 

Stendal 400 Treuenbrietzeu 542 

Sternbevg 4^6 Trêves . . 226. 228. 229. 200 

Sterzingen 299.300 Treviso . . 3i2. 3i3 014. 432 

Stettin 344 Trieste 309.311.452 

Stockach . 288.289.297.422 Tiibiiigen 422 

Stollberg . . . . , . 154. i55 

Stralau ......... 558 U. 

Stralsund 344 Udine 3i2. ôi3 

Strasbourg 221. 224. 093. 423 Uelzen 400 

Straubiiigen . i52. 319.410 Uffeiiheim . ....... 018 

Streitberg ,.».... 363 Ulm . 133.287.291.415.420. 

Strelna. 276 421.423 

Strbpke 334 Unken 45i 

Stufeiiberg i52. 334 Unter- Arbesaii . . 193.365 

Stiittgard . . • 291. 296. 421 Uuterseeii . . . 437 461.46a 
Sulzbacli 414 UUeckt . ..... . 532. 335 



* 491 

V. Page. Page. 

fVaîmy 2 2 3. 226 Werdenberg .... 440. 465 

Valvassone 455 Werneck 217. Syx 

Varennes 226 Weruigerode . 141 • 144. i5a 

Varsovie 261. 262 Wesel 552. 555 

Vechelde 099 Wesen 459.466.463 

Venise 314.402 Wezlar 3-4 

Verdun 226 Wiegandsthal 170 

Vérone 5i6 "Wilbad 295 

Vevay . . 407. 449. 460. 465 Wilhelmsbad .... 296. 570 

Vicence . 017 W^i'itzka . , . , 429 

Vienne, tableau . i35. 020. Wi'ma <, 263 

411.418 Wintertluiv . 027. 028. 45?. 
Vitry- sur- Marne . . . 220 4Û9 

Wiirzboiirg . . 01 S. 870. 45 + 

*^' Wisbadeu . . 128. 12g. 048 

Waghausel 414 "Wisîoch 291. 293 

\Vaging 3o8. Sog Wittenberg .... 278,. 5^2 

Waldheîm SSg "VVolfegg 527 

%Valdsassen 419 Woîfeiibuttel 397 ^t 

"Wallenstatt .... 440. 465 "^Vorlitz 594. SgS 

Wallthuren . . . ^ . . 414 ^Vorms 226 

Wandsbeck 533 Wnrgen 077 

VVarrabrunh 160 AVvirzach 527 

Wartenbefg .... 528. 029 Wiirzen 261.360 

Wasserbonrg .... 5o8. Sog 

Weesensteiii SSg "^ * 

Weiden 419 Ystadt 344 

W^eilaii 299 Yverdiin . 407. 454. 460 464. 

Weiraar , tableau . . . Sqo 4^5 

7 

■V\''eisensée . . 590.391.434 ^' 

"Weissenbourg 45o Zehist igS- 558 

"Weissenfels 5g 1 Zeitz 4o3 

Weissenstadt . 182. 21 5, 877 Zello .38o. 400 

W^eissenstein . . . ... 442 Zengg 433 



492 

Page. ■ Fage. 

Zerbst \ . . 394 Ztig . . .. 443- 457- 458:464 

Zierl 298 Zurich , 327. 528. 457- 44*' 

Zivckuitz, lac 5ii 456.459 

Znaim 418 Zwickaii 564. 401 

Zôblitz 402 Zwoda . . . . .-. . . 182. 677 



'•) 



Z*^ impression et le papier par C. L. Bred 
à Offenhach. 



Errata. 



JV o * *. 



Pasre. 

6^ 

^i 
io3 

104 

1 20 

121 

127 
129 
ib. 

i3i 

l32 

ib. 

i53 

154 

107 

ib. 

i33 

ib. 

148 

149 
164 

i56 

173 

195 

206 

ib. 

212 

2l5 
223 
226 
229 
25'i 

235 

^''\ 
•266 

271 
2P.8 
295 

2g4 
5()4 
3io 
3ii 

5 1-2 

3i5 

ib. 

616 



(Les astériqties on ♦ qui dévoient être mis, page 148 
et suiv. ont été parfaitement oubliés , de même 
que ceux , page 285 et suiv. pour désigner l'au- 
berge , réputée la phhs fréquentée.) 

Lisne. ail lieu de 



dernière 

5 

dernière 

16 

3o 

37 et 28 

2 

3 

10 

7 

22 

3o 
16 
17 
28 
6 
28 et 33 
22 
28 

16 

26 

8 

i5 
avant-dernière 
n 
23 
i5 

25 et 26 
. 6 
25 
18 
21 
16 

25 

10 

25 

i5 

9 

12 
30 
20 
6 
23 
3i 



Phlappert 
No. 8. 
volent 

demi-couvertewr 
grand, route 
LiUsaid 
mines 
Sussenau 
mines 
mines 
pouve 
Pfoiter 
s'écrouleront 
10,000 
d'exploier 
Ratt^enbourg 
o)i temple 
Hollen 
Fech^■^haus 
gTOttelt parce, que 
autres 

à l'innocence 
Hazkerode 
sortes 
Tupel 
qui à sont 
or 

route 
libres 
Gabrie 

cuves, Monit 
S te. Ménéhoiilt 
et homme 
Mars on 
Toulon. 
Magazin 
■ Drène 
H L'épée 
Tréville 
Méiicobus 
à la Corde 
Hesselloch 
Ville 

\liie magnifique 
Dnmio 
IvTurans 
les médailles 
Hagatus 



lisez. 
Plappert. 
Gr. 8. 

roulent. 

demi- couverture. 

grande route. 

Ijusace. 

ruines. 

Daussenaui 

ruines. 

ruines. 

poupe. 
Pfader. 

s'écrouler. 

aoo.ooo 

d'exploiter. 
Kattlenbourg. 

Lj temple. 

StoUen. 

Zechenhaus. 

grotte, parceque. 

antres. 

[") à l'innocence. 

Harkerode. 

pierres. 

Toepel. 

qui sont à 

os 

croupe. 

belles. 

Galerie. 

caves , Monit. 

2.Ste.Ménéhoult. 

cet homme. 

Marsan. 

Foulon 

M'azarin. 

Irène. 

[j à L''épée. 

Frévil'e. 

Mélibncus. 

à la Concorde. 

Hasselloch. 

Villa. 

Vne magnifique. 

Duino. 

Murano. 

le raédailler. 

Eégatas. 



Ta.g 


î. LÀ^nc. 


. : au. lieu de 


lisez. 


32r? 


19 


oiî/palmier 


au palmier. 


323 


2 + 


Coriiithie 


Carinthie. 


355 


2 


relais de marbre 


palais de marbre. 


338 


14 


la ville 


la villa. 


35q 


8 et 9 


Boosbei-g, 


Borsb«rg. 


359 


2 


Berlin 


Carlsbad. 


563 


20 


traites 


truites. 


37a 


1 1 


ou Murr 


von Mnrr. 


374 


5 (manque la rubrique: 


Route de Francfort 








ù JBreme. 


575 


18 


rendus 


vendus. 


077 


28 


Dun , ou 


Dux, au 


379 


avant-dernière 


rois 


rocs 


38? 


16 


Offensée 


Orrensée. 


396 


12 


Weneleu 


"W^el^den. 


ib 


23 


Carstein 


Caiistein. 


399 


16 


Huneleiker 


Hiindeifcer. 


400 


53 


la 


à la. 


40 B 


28 


Cnbs 


Lubs. 


425 


17 


Oldenbourg 


Ordenbourgj. 


43 5 


20 


Dinpeistedt 


Din^elstedr. 


439 


17 


Gahrifs-Berg 


Gabriis-Berg- 









■'T 



Jl./>r„ r/m.o/, y>„ t.,.,,.. 




^ Pf '' /■ -H J /> nf,i.^,^J /t J l , . r l 






i