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Full text of "journal francoise 26 avril 1902"

I « >' A N S : 








Ce Journal de Trançoi$e 



(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) 
PARAISSANT DEUX FOIS PAR xVIOlS 



Dire vrai H- faire bûn. 



ABONNEMENT : 
Un AN - - - - fa.oo 
Six Mois - . - - i.oo 

strictement payable d'avance. 



REDACTION et ADMINISTRATION 

80, Rue Saint-Gabriel, Montréal, 

Tes.. Btti, Mai» 999 



"■ ent ya's^twlff d^sTaîsce; 



^î^î^;^;^;^^^;^t^i^;^^^^^t^t^l:^i^^^=^^^^ 



^'^^^^^^'^^^^^'^^'^•^^•^^'^''^^•' ^•'^•^^•"^•'^•^^' 



à 



SOMMAIRE 

V0BST.4CLE {Poésie) StrLLY Pjîri!HO.\îMS 

RÉPONSE A '■ JUSTICE " Fk.*.S(,oise 

T,'ASvSOCIATîON NATIONALE ET LA FEMME OANADIEN-NE,. .M.mk D-i^sdi-rasp 

LETTRE PARISIENNE Vicomtesse B"AuBi:Rv».ï,iHR5 

MARIAGE D'UNE PETITE PRINCESSE yEhide Wstarique) MitB S,\nv.4ii.K 

NOTRE PROJET DE COLON I3.VTI0N Ed.monb os Nkvess 

LE ROMAN D'UNE PRINCESSE {Suite-} C.ikmex Syi.v.% 

PAGES DES ENFANTS: 

CORRESPONDANCE LOBLor S.4fVAi.i.K 

VARIÉTÉS • • • 

LES JEUX D'ESPRIT 

PETITE POSTE EN FAMILLE ï.^stb Nin^wk 

LES DEUX CEUFS DURS {Suite) 

A TRAVERS LES LIVRI'.S FR.-iNÇ«JSE 

REMERCIEMENTS • 

A PROPOS DE M. HUGUES LkROUX 

L'ART DE S'H.\B1LLER S0I-Mf;ME Marie BofnKT 

TRIBUNE LIBRE ^^^s X 

EN GLANANT 

PENSÉES D'ALBUM 

CONSEILS UTILES ■■■ 

LA CUISINE FACILF -••■ 

jj^Yjg . . l.'-\5->MXNlST»ATM.>î! 




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A L'KTEAÎÎGBR ; ,-\ 

' Ira .510. |y|S 



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y-:M^ 



L. 



Ce Journal de f rançoi$e 



(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) 






PARAISSANT DEUX FOIS PAR MOIS 



Dire' srai et faire bien. 



ABONNEMENT : 

Un AN - - - - Î2.CrO 

Six MOIS . . - - i.oo 

strictement payable d'avance. 



REDACTION et ADMINISTRATIOI 

80, Rue Saint-Oabriel, Montréal, 

Tes.. Bcut, M*iB 999 



C Obstacle 

Les l'èvrcs qui veulent s' mtir 
A force d' art et de constance, 
Malgré le temps et la distance, 
Y peuvent toujours parvenir. 

Mais ce qui fait durer l' exil 
Mieux que l' eau, le roc ou le sable 
C est un obstacle infranchissable 
Qui n' a pas V épaisseur d' un fil. 

C est l' honneur ; aucun, stratagème, 
Nul âpre effort n' est vainqueur. 
Car tout ce qii' il oppose an cœur, 
jl le puise dans le cceicr même. 

Vous saves s'il est rigoureux, 
Pauvres couples à l' âme habite 
Qn' une noble horreur de la faute 
Empêche seule d' être heurcu.v. 

Penchés sur le bord de l' abîme, 
Vous respectes au fond de vous, 
Comme de cruels garde-fous, 
Les arrêts de ce juge intime ; 

Purs amants sur te) re égarés. 
Quel étrange martyre est le vôtre .' 
Plus vos cœurs sont près l' un de l'autre, 
Plus ils se sentent séparés. 

(M l que de fois fermente et gronde. 
Dans un air de fvid nonchaloir, 
Votre souriant désespoir 
Dans la mascarade du monde ! 

Que de cris toujours eonicuus / 
Que de sanglots sans délivrance ! 
Dans l'apparente indiff'êfence, 
Que d'hêroismes méconnus ! 

Aux ivresses mêmes impunies 
Vous préfères un deuil phts èetm, 
lit vos t'évres mêmes an tombmu, 
Attendent le droit d'être unies, 

Slîl,I.V PRUDHOMMB. 



A 1,'ETRASGEa ; 
Us AS - - Qmaxe irsmes. 
Six mois - - ' 7 frs SB. 



D Justice 

•USTICE? je le veux bien. Et 
c'est même ttne de mes plus 
chères aspirations que d' essayer 
de la rendre à qui elle revient. 

" Voilà quatre ans, écrit un corres- 
pondant dans La Patrie, que monsieur 
le supérieur du Séminaire soutient de 
sa propre bourse, en grande partie, k 
cours régulier de littérature. Quand 
a-t-on songé à l'en remercier ?" 

Oui eut pu s'imaginer qu'on aurait, 
à l'Université Laval, laissé si long- 
temps en .souffrance ce billet de recon- 
naissance ? Quand à moi, — l'autorité 
est mince, je l'avoue volontiers — ^ j'ai 
pourtant la souvenance de ni' être hau- 
tement réjouie de la fondation de cette 
chaire de littérature. Et le .sujet m'est 
tellement agréable qu'il ne œedépîait 
nullement d'y revenir. 

De la .souscription généreuse du 
Séminaire, chactni a eu comiais- 
satice, et c'est déjà un commeneement 
de justice que de le savoir. Le Sémi- 
naire n'a fait, il est VTaî, en aidant 
l'Université, que remplir une partie 
de ses obligations envers le gouverne- 
ment qui lui avait laissé îa Jouissance 
de certains revenus, afin de les consa- 
crer plus largement à des fi»s reli- 
gieuses et éducationne!le.s, mais nous 
ne lui avons pas moins de reconnais- 
sance d'avoir employé ces re-ssources 

— une partie ilu ntotns - d'une façon 

aussi intelligente et aussi profitable 
pour tons. 

Et puisque nous soinraes aa cha- 
pitre de la reconnaissance, .soyons-le 
donc aussi pour le gouvernement pro- 
vincial qui a aeqotdé, par rent.remisê 
de Thon, M. RûWdoux, mille dollars 
par année, à l' étabrissement de la ehaîre 



de littéTatBjre à T Université Laval de 
Montréal. C'est lui, surtont, le gou- 
vernement, qui atirait raison de de- 
mander qîî'on lui fit justice, car war 
me servir des. propres, expressions du 
correspondaiît de La Pairie i propos 
du Séminaire : ' ' Qaatnd a-t-on songé 
à l'en remercier^"'' Noasa^'ons iiiênie 
si peu fiateiidi; varier de cette sabï^E- 
tîoo que: la majorité des faabîtaBts de 
la ville de Montréal en appreadra aii- 
joard'btss, pour la première fois. !a 
nouvelle. 

J'ai eu qtielqiies lîgiMs de regrets 
parce qi.ie l"l'm%"ersité Eaval a' a pas 
convié chez, elle les littérateurs de re- 
no.m qui furent deraîèreiiKat de pa.s- 
sage à Montréal Je n' ai constaté cette 
oniission, ni vivement, ni âpreiH«Bt. Il 
me serait facile de prouver à mon 
distingué adversaire la différence qu'il 
existe entre le ton que j'ai, pris et 
celui «jn'ii me reorodie. Il n'y a donc, 
en réalité, aucnne divergence' d'opinion 
entre "' Jxistîce" et snoi. pîiîsqne,, per- 
sonnellement, il désirait que "'rUni- 
veîsité Laval reçût les conféieacSers 
français de Harvard' * eï qsie tmâ aassi. 
f&a ai fait le vœu tout personnel ; je 
.sens maintenant qu'oa aurait manvaise 
grâcfi' de m'e» blâmer. 

Le conîs régnliei- de îittératare à 
l'I'aiveïsité .Laval a surt!0.at pour ob- 
jet d'aider au motii.*eTOewt littéraire 
eheK. les jeuiies, et ks professeurs, 
gardent la tâche, comme le reœiaïïjaaîl 
l'un d'eux, " de faire des orateurs et 
des poète-s." 

Ç® bïit est'il rempli? et l«s éta- 
dîants qui fréquentent ces cosrs soait- 
ils RW^ nombreux qu'ils le devraient ? 
Je né k tïtàs. pas, tuais c«tt« coBsidiê- 
ration préocsiipe peu les gens au 
mond« qai f assistent eu fotjle, et ta 



l.K lOl'RNAL DT{ KKANÇOTSE 



et la femme Canadienne 



J.l 


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M. 


Laii- 



çats sur le «ètr* 
'.licites- du Kî quand le jeuno C::; .Hf n serait 
,„|,,'à pé, ^.îéckrë tHèî, par k ,^ maîtres .W^^^^ ^^^^ ,^^^^^ ^^^^^^.j ^^^^^ ^^^^^ 

,i-#iî.r-5îv ■ -.; - : .r\cnir che?: lions prcn- ,,, 

'V ras'jg mérité par son taietU ' 

. '. -- , ^,...,;4. " RéiW-cliissoîis à notre part tic respousa- 

rs -.!.-->clHues. îaîiûir; qu'on en envenait , - > , ,,■ xt 

' . bUilé daus les evt'ninneuts publics. Nous 

mx autre se préparer à Ut! succéder ^„,,,i^t„^„g ^^^^ l'occasion d'agir s'offre 
après un périple «mvcinie. Et nous d'clïe-œéme tous les jours, 
ferions ainsi tiae c'uaîae d'hoinnses Si vous aie denjotîdie?. encore de vous si- 
T^m'ui. le i-renâCT, svmMtbiqtte et ÎRStruits dont nous doterions le pays gaaîer l'imt de ces occasions, je uoiumerais 
", , A i».n^iit!«it^ tout de suite : l'dCuvre delà Société Saiut- 

fi _, ™^^^,.^.^ ,„™, -tï;,-!,, ^.^^^i ^« Tean-jlapuste. Nous, les Canti'.iieunes, uous 

, :.-^ ,,,,-. j..;. n,-imiTa»«(TT>; 1^ ^"^ manque pas. Dieu merci, au ■», . ' - , , -, ! -, 

,.K.r., t,.-, aumiiai^urfe _ , , . . , , , devrsous tenir à honneur de seconder les 

i:^^...- ..:::.. r.^u;::;.:..:,i. longtemps: Canada, de jemes apUtudes dont le ,,^^^,,^„i, p^^^^^j^^ q„i travaillent depuis 

k- ;secoind, or!;ginaî eî persounel. iîu- "sveiopi^ement coninhueraît a repan- quelques années avec le plus admirable dé- 

jifessi^irjne et frappe plus TJvemept '^^''*^ '^^^ rayon plus vif sur nos belles vouement et un succès mérité à la prospéri- 

,' -, ,-' _. ,, , destinées. té, à la grandeur de notre race. Demandons 

: * j, - .. . , - .- Et de vrass Canadiens se succède- notf«part de travail afin de pouvoir revendi- 

aîlJeïirs sont dones û mi talent mais- . ..,,,. . . nn^r nns-r,- narK-i-insip* rf<!iTitat<iniit<.uii« " 

„ . . ,, ■ - -, raient asnsi daus les chaires uiuversi- ^^^^ ^^^^ P^" *'^"^ ^^ résultats obtenus. 
cntaMê, qîïe je Teccmuais sans craintlre 

de Ummt la modesde de M, c3e La- ^'^^ sans que jamais leurs travaux, n y ^ encore deux ou trois points 

bncSM-qm se Hra pas ces IWses et '^"^* capaatés et — faut-il ajouter ce importants sur lesquels notre collègue 

.«las scrupule envers M. Latirentle'qui ^"^ mercautile ? - aotre argent - ne attire l' attention de ses concitoyennes, 

sait :iéii tout -œ que Je viens de dire ^^^^ Pemu^ur nous _ ^ ^^^ j^ invitant à user de leurinflueuce 

, . " , i J Ilg seraient de nous, ils seraient a „„„^ „,„^„^^ i^^ ^^t^^^^^^ aâ^;^^Mc.^ 

de lîH. — et pltis encore Tieiit-être - ,-, ■ ^, pour ameuer les relormes désirables. 

'^ ., ' -^ ' ' nous ces jeunes conierenciers. Ils 

. ,, *'^* .connaîtraient la note juste à faire '■ Vous avez pu lire, dit-elle, dans les jour- 

Jf 'CatlSaîS. 1 aatre SOÎr, de OOnfé- -, ■ - î- j-*. - - naux, des statistiques assez humiliantes pour 

^ , ,, . ' vibrer ; jamais ■ 1 auditoire, quoique ' - . . , •„ ^^ - ^ i 

leiiîss et de ocmierenaers avec tin ... ^ , . notre province dont les illettrés .sont deux 

-i. »-.,,, ... - diversement compose, ne leur serait „„ trmefr,isr,ln^nnnihrpnv nn? rlan«: !*.« an 

'ateiyen eanneEt ée Montréal qrai me - ... , . ^" ^'^'^"^ '°'^ P'"'' i"o™»reux que dans les au- 

1' , , ,., . . moonau ; ils sauraient comment lui très xiarties du Canada. 

âei^opîïa «a t»laH qti il avait ojnça à , ' , . , , ,- "^«^ i«"^uc» uu ^tu^ua ^ 

it « - parler, et, quand même leur barbier \ ous avez peut-être lu, comme moi, des 

«pn^ws. Je le trouvai sî ton, si pa- «u kur valet de chambre se trouverait 3etti-e..d-in.stitutrices enseignant aux enfants 

i-noti|iueîjaeielîndeH»atKiailapenais- ^^^,3 ^, assistance, ils ne craindraient * nos campagnes-lettres témoignant d'ex- 

SMïa m. eo parier ici, et de Je «BUOiettre - -, -, 1 celïentes intentions, mais criblées de fautes 

àtoasœnx qui oot à c<«,r "■l'avance- If ^ de traiter des sujets de liante por- de construction et d'ortographe ? 

m^Bt te tettres en aotre pavs et les îouiomtœLrir"'" '^^ '^'■'''''' """j compatriotes villageoises et campa- 

, , ,, ., ,^ ' îonjou-Tb tvnipiis. gnardes, ne -se sont peut-être jamais douté 

moyens de le rendre possible. ^es élèves eux-mêmes, pénétrés que le«:r tofluence pourrait contribuer, dans 

13 s agii-ait de préparer des jetiaes ^e l'idée qu'ils s'adressent à un com- «« 1^^»^ "mesure, à changer un pareil état 

Caaaéiœs i ocsnper d'une manière patriote, mettraient plus de confiance *« ''^'^^^ 

irrèprotimye, îa ciiaire de littérature et moins de timidité peut être dans . ""''?''"' ^? ^ y,,tre connaissance, que 

à f l'uîV'ersîté Laval • ^■^"^^ aa.ns les grandes villes de notre pays, les 

„ „ . . , " , ., , , . l'expressiOn de leur pensée. Et si les universités anglaises sont ouvertes aux fem- 

PcmîaBtr4BelqM^ai,iïees,iïfa«ir«t ^,^^,^^^ appelés è être jugés étaient m^, ce qtii donne à nos concitoyennes de 

iaîre le sicnftoed tme certaine sonmie ^^j^g » pj^gg ^g ^jjg ^^jg ,^3 autres " l'autre ^«g°«. ^"î" "^û^^' l'avantage d'avoir 

dargent — disoHS douze cents dollars n^i autre que. des compatriotes ne 'le accès â certaines professions libérales pro- 

■ — |seair stibreuîratix frais d'assistance saurait, curant â la fois, aux personnes de notre 

attx««i:rsd.. .aement supérieur, ' Ce projet, éminemment louable est f"' '^«""'^f^'^'^" «* rémunération assez 

en France, o .;,„ jeu» homme qui digne q^'oii lui accorde mi peu d'atten- «=-g«P°°r«bvenu- aux charges qu, souvent 

aurait pnéaîabktem mentfe œtte d»- tron. _ ,^^^^ ^^^^^^^ ^^ ^^^^^ ^^^ Etats-Unis et 

tbctiOT en îsortaat Ix>d premier d'au !-« g-ouvemement, qui, en sa qualité fiau g i,e« provinces voisines, un grand essor 

aammxm sérieux. 'ff «ontnbuable, a breii k droit de ^st donné à renseignement des arts ma- 

C^ élu .levr.it, m-bas. mm mile- f;n^7^,:^nS\TréP2SZ '''^'':^' "'^ '"''"^'"'^'^ «^^ '' ''««"'="^- 

Al", j ji . ,'^ t *^*"'^'^350U taîJglWe Ja rea.teatiOU de tare. Cela met encore nos artisans et nos cul- 

.^àletadedclateé- mte œawe absotonent^ nationale, tivatwrs moln« fuvorisé., dans de. c<>udi. 

ua.utv ra^r^ a^m se® pîij», légers Kt le ^séminaire, jeu suis sÛre, ne n^ns d'Mémnhé par mp,»rt â leurs co«- 

.déta&, :iiaî» eijcore 3pî>rend.re k b«»au resterait pas en arrière pour seconder cunttni»." 

latîgîMse 4*» s^-, nuyn<*s variép^H ""^"*'^'^'**"'"'^"^'^'"^^^^^^ lïe même ,'',.,, 

^tnZZi^ ^^^ ' V'",," que nous Be resterions rm- en arrière Mkh.- Dandurand ajoute, et nous 

TZ^ FonoïKi^Uion agréabk ,^„rlui en témoigner notre reconnais- somme* de «>n avis : 

'^^'omoi.fsmetttbfmiUmimmMmimm siinœ et lui rendre tfwtç la iit.sti« „ „. , 

«îtti4©îJ»MtattKmol*an clmrme ..itii qui Iwi serait du»-, J aitt» c«s dioses, «lesdauies. nous ne 

nou* att«««t «lœ fogt .eçwsta.mm«t la V^.AWÇmm. Oxm^t di«ci«i««t â notre vi. n-aiunale." 



LE JOURNAL DIÎ FRANÇOISE 27 

Clttrt PârtJliWIlt les que cet examen Impatktitait. L«s Martin et récUam cinq «& fiancs 

ttuiles de Réjane ont conservé de lear pour chaque année indâtuest aj««tée 

Pana, 5 av rgoî. p^^,^ d'origine nn fonds de gaieté i>ié- â son état civil. On jgaore qîiel mm 

Ma chère Pirectrice, puisable, et s'amusèrent, sans crier k trerdict, mais M. Jules Martin 

WORSQtTR vous avez quitté ce bon gare, à foncer dans le tas des badauds aurait toujouta la ressource défaire 

Paris j'ai pris envers mes amies dont plusieurs {urent piétines, puis â payer par les artistes avantâ-gées de 

canadiennes un engagement «« sauver dans la direction de l'écarie quelques amnies en moins,, les dômma- 




appei qui traverserait l'Atlantiqi , 

vous ouvrir le petit sac aux potins, et ^^^1^ où ces fantaisies sont très appré- l'iastinct monétaire des feames de 
de vous fournir aussi régulièrement ciées des combattauts Boers, T,^tre cêté de rAtlaBtiqae. la société 

qu'il vous plaira une petite gaseé/e, La mode de cribler les députés de niçoise est actaellement ea émoi. Le 
pas trop rasse où vous retrouverez, projectiles de toute nature se projsage fflicis deroierdiciîs coquettes termaiés, 
en oasture convenable d'ailleurs, mais ^vec une inquiétante vélocité. Le nsois yankees sutkeutïqaes, OH-rrirent daas 
toujours suffisamment suggestive, les dernier, en plein Palais-Bourbon, M. le quartier cosmopolite an '^ bar" aώ- 
marionncttes grandes et petites de la Paumier, député de la Seine-Infé- ricain pour dames. De plastiqaes amé- 
comédie du iour rieure, recevait par la tête, des mains ricaines et de séniillaates étrangères 

Il est convenu n'e.st-ce pas. que d'une femme dont ii avait digéré les s'y rétinissaîent à l'iietire de l'apéritif 
tout ce caquetage sera féminin, pas économies, une omelette peu ragoù- pour siroter, jncbées sar de haats 
féministe oh non ! Et que je parlerai tante. L'autre jotir, M. Gabriel Ha- tabourets. les Manhattan cocktails et 
des hommes le moins possible, quand notaux, ancien ministre des affaires l'absinthe suisse. lî y eut des proîes^ 
il le faudra, hélas ! étrangères, assistait à Cran, à une tatîons discrètes auxquelles les haM- 

Inutile de consommer votre espace réunion de la Société de géographie ; tuées de F établisement opposèrent 
aux bagatelles de la porte; je dispa- au sortir d'une des séances, il fat qas celui -ci répondait à an besoin de 
rais dans la couli.sse et le rideau se abordé par une femme élégante, mais Tépoque. Mais les protestations se 
lève. fatale, qui lui soufHa à l'oreille quel- changêreot en M&,, qaaMïl fatcoiîiia 

Otéro, la toujours belle Otéro, ques paroles indistinctes pour l'entou- que les deux barmaids n'étaient pas 
n'ayant eu depuis quelque temps, ni rage. M. Hanotaux e.ssaya de s'en les propriétaires du bar ïaais siraple- 
prccès ni diamants nouveaux, a donc débarrasser en lui murmurant avec ment les employées de deux riches 
éprouvé le besoin de rentrer en scène, un calme apparent: "Vous pouvez atnéricaînesi, qui avaient chofeîoeiBode 
Elle se fait construire un ballon pour bien faire ce q ne vous voudrez ! " A peu scrapwku.^: pour s'assarer un 
accomplir le trajet de Paris à Biarritz peiue a', ait-il prononcé ce mot qu'il supplément de re-pemi atj.s dépens des 
où son apparition est annoncée pour le recevait en pleine figure «r^e bourse \ices de leurs compatriotes et dn 
mois d'août prochain. Cependant, peu garnie que la dame avait Jusqu'à- .snobbîsnie de lents hôtes. Les tenan- 
comme elle ne tient pas à abandonner lors tenue à sa main. Elle accompagna cières se sont défendues en disant 
trop librement sa précieuse personne cet envoi du sarcasme suivant : "Vous qu'elles avaient l'intention de verser 
aux caprices des vents, le su.sdit m'avez ruinée, e'e.st bien le moins que les profits réali^ aax insdtntî^as 
ballon sera captif, c'est-à-dire retenu vous preniez le portemonnaie arec le charitables. Oa lear a répondia sut 
par un fil qui le reliera à un automo- reste." La j»lice a- sistait impassible l'air des lampions, et cette piiijïiHDiîe 
bile chargé d'assurer la direction à cette exécution qui n'a pas eu de exploilatioa est morte pour le moment. 
constante et le ravitaillement néces- suite Mort aussi, ua des chats ssiavages, 

saire Ce fil sera même une échelle, de Toutes les femmes ne se vengent de Meîba. Jaloase de ▼«r Saraà «t 
soie, .'ans doute, permettant d'étabhr pas aiu.si. Il s'en trouve de plus pra- tant d'antres s'offrir It Imxe d'ani- 
entre l'aimable créature de la nacelle tiques. Un auteur boulevardler, M. maux exotiques et de la réclaia«cOHî- 
et la terre, des communications aussi Jules Martin a fait i>araÎÈre un Hvre plaisante qui en décQïiîe, elle avait, à 
agréables que po.ssible. Charmant, ititituié A'f.v Artistes contenar.t nu Marseille, iicqtiis d'an cargador mal- 
n'est-ce pas, Françoise? certain nombre de monographies féaii- tais deux anMsurs de chats s3iH-a|;«s, 

Cette pauvre Réjane n'a décidé- nines. Quetque.s-uMs des porfraits qn' eliie appo-rta à Paris wigiieusement 
ment pas de chance avec l'attelage étaient Battes. Les sujt.ts .s\u rejoui- enferûîés dans une cage et qa,'eOe 
pittoresque dont le roi de Portugalhii rent ; pour d'autres, k griffe perçait iustalla dans ses appartements de 
a fait cadeau. Les mules qui le eom- ,souh In i>iit te blanche et cerlaities dates l'Hôtel Rite. La femme de chambre 
posent lui ont déjà causé une foule dé.sagréahlos s'étalaient indiscrète- q ni avait charge da repas des.faîa\'«s 
d'ennuis et l' autre jour encore ont ment. 11 paraît même que l'âge de commit Timprudence d'entroireir 
failli amener nn malheur, La \ictoria quehiues artistes fut indécemment démesnreineat te cage et les félins 
de la charmante artûste était arrêtée à esagéré. !>• ià, vehoiîion en règk. kii sautèrent tu visage : elk se -sau- 
la porte d'un grand couturier de la rue cri,s et pknsr.^, l'm des victimes, ira en fennaal derrièr* elte la porte 
de h» Paix, ta foule s'amassait pour ponrtniU, con(,nit une ldé«- huuinensie ; et en laisn-jant eu liberté dans la 
admirer léscoursierH aux longnesoreil- elle a traduit t-n justice M. Jules ehajabre les eofanls «le la foïêt. 



tS m JùlRKAL DE PRANÇOLSK 

1:-: . - Suc X ,ud ravage îk * n^jrjafie H'iiiie Petite PrlBcesie f ^^^ «'''™ ^ ;«"^^ - 'i""^";' ^"^^it.à 

Il Le personnel de r'àêtel, " _ ^ twil ce qii eUc avait «le plus clier.— 

■!;■■: : «iç la boiserie. enteîAit (EîMde âùf»nçm) Certaiiictnenl la pensée d'être nu jour 

.u'T U::s twîscîses et y^;,^ ^„u, ,i^. g^^^tw ^ait en srund '"*^''"'^ <'""" ^^'''"''^ 1:»>'^ '« A'^ttait beau- 

.-.- ttsnn qaekio^wneHt la Uj^ émoi k 15 septembre i6o6. eoiipe^ devaiiliti donner du courage. 

-.i' ê!' appeler à l'aide les ein- '^ ' - "" |.j, p^is venait d'être eisfns A''^*^' jusqu'au dernier moment, fut- 

pîïvj'es (lu Jardin d'AcdÎHiatatîon qui j;ijr!i|.e avec le sp-and roi, et par ce «lie ,=i.sse?, gaie ; elle consolait môme sa 

sjoowmireBt et pénétrèreot dans îe ^j-aité. In neutralité die l'Italie était -'^œiir ; elle lui donna sa belle cage 

lepaire. L'isn des matoias f«î exécuté garantse de part et d'atitre. la France '""'-'*^' ■'^'^^ '^'='"^ P'-'^its serins, elle lui 

liînn C€W!p de revolrer et l'autre rein- restituait au dnc Victor-Amédée II, '"*-'<^™"^*'''"'^a <^' en avoir bien soin, ainsi 

îé^ré ::=:-■:=: '^ ' -rre «îus il ttieOBibe ^^,^^^5. j^^ pj^^^ ^^ij ju; avaient été en- ^"^ ^^ ^«« poupées ; mais il en fut une, 

* Me, - .,. ooinpte prodi- iç^^^es depuis le commencement de la Violaine, qui fit le voyage en France, 

-.égals ; il est Tiaï qu'il lui guerre, ^" fond d'une caisse ; elle avaifconfié 

..-.. .., .ymrtsre du défunt Enifîn comme gage de paix et d'al- ce secret à Mlle Marquette, sa dame 

Vmix évémmenis matriraoHÎaax lianœ, le mariage de Marie-Adelaîde d'atoin-s qui devait l'accompagner et 

agitenl toMt Paris. L'on est le ma- de Savoie avec L&uis de France, duc celle-ci, n'avait osé refuser ce caprice 

riage étt ftwse Duc de Chauîoes à de Bourgogne, petit fils de Louis XIV, à l'enfant qu'elle avait vu naître, 

Mîle Ck'bharl, la riclte héritière amé- était décidé. Le comte de Tessé, com- qu'elle avait élevée et qu'elle aimait 

ricffiiue. Ce Hom de Chaulnes ramène mandant de Pignerol fut chargé de tant. A l'âge 01: nas enfants jouent 

m resprit tonte la trapqne histoire de négocier le mariage. Le contrat fut encore à la poupée, ces filles de rois 

reîic pativre duche&se qui se lit enle- signé en la chapelle du château de ou de princes sa%^aient que leurs desti- 

versesenfanî.set|séïïtdaîisJa misère, Turin. La jeune princesse était âgée nées s'agitaient dans les chancelleries 

éelïoîiée daas ub fremîer, psauvre né- de onze ans moins trois moi.s. et que \-ers douze ou treize ans au plus' 

vrosée et iBorphiBomaue, après a¥oir Voilà d'après les rapports de Tessé, tard, il serait disposé d'elles sans 

mmta ïaas les enirremeHts .de la alors ambassadeur du roi de France, qu'elles fussent consultées même pour 

lieauté et de la richesse. L'autre, c'est ie portrait de Marie-Adelaide : la forme.— Elles acceptaient leur sort 

l'uaîoarosBaEesqaeia prioce Robert "Petite plutôt que grande, moins comme on accepte l'inévitable .sans que 

de B^lie. âgé de 21 ams a^^c la ^dle que jolie, moins jolie que gra- l'idée d'une rébellion leur vint un 

t-ée qui fris-e adorablement îa tren- "™*^ ' 1*^ ^cheveux châtam-clair, le mstant â 1 espnt. La princesse Adé- 

lajne. Ls prisce Amédée de Broglie, fr*^^ bombé et trop haut, des yenx. laïde fut-elle au courant de ces négo- 

k père, iî totst pour empêcher le ma- iiiconiparables, le teint uni, agréable- dations où durant trois années sa pe-' 

mp;, mais les tœirtereatix s'enfuirent ment niiaucé de blanc et de rase, la tite persoime tint une .si grande place ' ' 

tjtie k %^alJdité de Ymwa «t Mtre ™^^ "^^^^ -spirituelles, un i^eu trop tôt au duc de Bourgogne, tantôt au 
Labôri est Fan^ocal des évadés. Tous Rendues quand elle riait aux éclate ; le roi des Romains, suivant que les uéccs- 
les gTAtûs noms âe France s ut mêlés nez très fin, les dents blanches et assez .sites de sa politique tournaient Victor- 
à wtle escalade amoureuse. mal rasigées, le menton trop long, ce Auiédée du côté de la France ou de 

éST^^''^^^ .enton^aulrichien qui lui ..nait de l'Allemagne, --- Si elle soupçonna les 
"Je3.nîïei'Arc." On avait constaîn- ^° arrière grand' mère, ânne d'Au- négociations qui étaient en cours entre 
meMcmciu'iîteèestiaaitàSarali Ber- tiiclie; un ensemble î^eu régulier, mais Turin, Versailles et Vienne ef si elle' 
ahardi. Mans ia " IMvJne "' âeina, pa- emjolivé par des mom-ements adroits avait une préférence cette préférence 
:^;J^tonf relSrr f ''S2 ^^y^ -™ avenames.- „e pouvait être que pour la France ; 

TMïèse de Catulle Meadès. La pièce ^^'^^'"^ ^<-* Mamtenon datis sa cor- «a mère était demeurée si française et 
«st réser%-ée aux débats artistiques respoudance en donne un portrait iden- sa grand' mère, madame Royale n'avait 
d"as« fewRie an monde qui a versé '■"P*-' '^^ Madanje de Sévigné dans une Jamais oulïlié cet heureux temps de sa 
ti» beau fflillîmi de frao» p<»m eu lettre à Madame de Grignan ne îa dit ieunesse (iui s'était écoulée à la cour 
awrfapniaeur hUà^mt Mminnâ z pas Jolie, mais "gracieu.se et intelli- d' Auaed'Autrkheetlesre^-etsou'elle 
dwiie oeîte mmmne nm lecture de Lt..t .>^ 4,„.* a <r •? 1- ., , « «""y'^^iHncnecticsregietsqu elle 

Immvts †«u mari : c'est, m'attire- ^^f, i ? y 'f^^"*' ^^ ''' ^^^" ^''^^'^ éprouvés de cpiitter cette France 
i-m, «p* :wne d'idylle tragique ou ^«^ ';»«"«'•''«« îk. lors de sou mariage avec son cousin 

4«-lîagédkid>llit|ue, geurcTennysQij ^« que le contrat fut sigué, on ki Charles-Emmanuel. Klle f|ui s'était 
D"8ilienrs,, voas l'entendre/, ea A»é- traita en jxHîtt- reine. Stjii départ pour «Jœupée de ,sa petite-fille jusqu'à lui 
riqm, car Cîiaries Fromaa es a acheté la Frauce fui immédiatement fixé '^oiiner «es premières leçons de lecture 

kpK»priaéetdertiBékrèlfi,pr»cipâi yudtepeusfe? quels rêves traver- Z,^T'^'T' '^''"f 1:*^"^'^ "'•'' *^«"- 

I Aame Russe! . • ^ 1 . ■ .. , vtrit t.e u.itc i!,;,-.i>li:;udissant(* cour dc' 

M^Btena«t,jemedm garnit al«R. «te j^etite tête d'enfant Versailles qui brillait alors d'un éclat 

au monmit de quitter mn pays, jm «ans iHireil et pr<.)t)aîjlej,uent luifaisait- 

^f<y yi^- . iMreut», sa graiid'wière si affectionnée, ^'''^ eHl:jv\oii- (nr'uu jour elle pourrait 

/ ....t^-^^^'é^^-^ qui avsjit <h4 isa prejaiire institutrice, **" aPP''«^lier. 

/ ■ —' y >^ sa petite gflitjr Mark--L<>ui8e, la com- Maoamk v^ai'v.\(,i,«. 

^ ....■•^*^<^e**-*.^^!É-«--* i'«f **« «î« î*^ {A suivre) 




rjî Tf)URNAL mi FRAMÇOÎSE 2,9 

notre projet ÛC colonisation iioimnes de deroir et d'honneur, bons eu k plaisir de '.-oir j.ft#. Unat;, ;.„,,,■>- 

citoyens, bons époux, bons pères, et, te, an ouvrage admirable «tti placera 
de véritables HollandaM, aa point de ceTtamement soa auteur a la tête àtss 
kON, nôtre projet n'a pas été vue des habitudes de propreté II éctivains relîgi«iu,x 'îe t;--j';.'': .-:.,,.„■ 
abandonné; au contraire, il s'agit, enfin, de défricher, d'iri à vingt Personne ne sera ét^ : ■ . , ./ 

est en bonne voie de réali- ans, tonte la terre colonisable de la «iae foi patriotJfj;tte ardenk: et b «oif 
sation. Déjà nous avons trouvé les province de Québec et de la peapler dt> dévouement faisant bon raésage 
prêtres dévoués qui vont consacrer de cultivateurs, établis sur des bases awc de hautes csnceptions ists-kc- 
tous leurs efforts à le mener à bonne solides et saines et qui n'auront aucune tuelles, dans un esprit bkn aménagé, 
fin et les colons au bénéfice desquels raison de songer à éniigrer aux Etats- puissant et profond. 
cette œuvre va être fondée — 30 jeunes Unis. Qu'il me .soit penaïs de le dire en 

gens de dix-sept à vingt ans, intelli- "Nous aurons besoin, me disait passant- un frère de l'abbé: A. M., 
gents, robustes, ayant quelque ins- l'abbé Louis R..., qui a^'ait fait tous (je n'indique que ses 'isMales, anjcrar- 
truction et d'une saine hérédité, pour les calculs nécessaires, de trois ou d'hui, potsr ne pas effaro.îïcfaer m 
notre premier établissement — enfin, quatre mille dollars pour nous mettre modestie) sur lequel j'ai attiré l'atten- 
nous sommes a.ssurés des vives sym- en mesure d'inaugurer et de mener tioa, dans un article récent publié i^r 
pathies du haut clergé de Québec, du notre entreprise à bonne fin : de quoi La Patrie, est, lui aussi, an bieiiM- 
clergé canadien en général et de celles vivre un an, d'abord, sans presque teur de sa race, et, il a fait accomplir 
d'un grand nombre de nos principaux aucun revenu, de quoi construire une à une institution essentielle à Fa^an- 
citoyens. Si, maintenant, les dames scierie et une vaste maison d' habita- cément de notre province, d'énorsîe'S 
canadiennes nous accordent leur bien- tion comprenant une petite chapelle, progrès, depuis quelques anuées. 
veillance et nous viennent en aide, meubler le tout et subvenir à nos autres Les deux autres prêtres qat colîa- 
nous arriverons sûrement et vlcto- frais d' installation. Après cela, " /#«/ boreront à l'établissement de notre 
rieusement au but. marchera comme sur des toukiies" et colonie agricole, ont, comime Fabbé 

J'ai publié, fin décembre dernier, nous n'aurons jamais besoin de rien. A. M. des âmes d'apâîres et se seu- 
les confidences de feu l'abbé Louis demander à qui que ce soit, pas même gent qu'à être utiles à leur proviace. 
R... l'auteur du projet et tous les pour la fondation d'autres établisse- Deux cnrés de mes amis, à la tête 
détails pratiques relativement à son ments ; car nous ne nous en tiendrons de paroisses riehes, mais toutes défii- 
exécution ; mais je ne crois pas, bien pas à une seule petite colonie, nous chées et où, comme partout daiîs notre 
que mon article ait été reproduit par nous multiplierons, et cela, très rapi- province, les familles sont nombreuses. 
La /"/'«^e de Montréal, que beaucoup dément je l'espère. Nous comptons tiennent à notre disposîô'oa vingt- 
de personnes en aient eu connaissance, sur le gouvernement provincial pour deux jeunes gens de cHx-^pt à vingt 
Oiii en vérité, si j'en excepte les pa- nous concéder gratuitement le terrain ans, dans les conditioa&îiidîqaêesplas 
triotes convaincus et toujours sur le que nous mettrons en valeur, mais haut ; M. l'abbé M-. actneHement 
qui-vive, va se donner la peine de lire tout ce que nous ferons ensuite, nous vicaire dans l'une des paroisses de 
un long article de quatre colonnes, le ferons sans aide." notre ville, amènera avec M quatre 

sur la colonisation ? On a appelé la communauté tempo- ou cinq Jeunes meîiinisïeïs et eharpen- 

Aujourd'hui, que le si sympathique raire qui sera fondée par les prêtres et tiers de Saint-Sam:«aT ; ou &*adjoin- 
et si délicat écrivain, mademoi-selle les colons " un ori^^-e' de défricheurs ■■' ; dra s'il est possàW* la deuxième 
Laure Conan a donné son adhésion à ce ne sera pas un »rdrv, car aucun vœu année après la londatiois de Fœm-re, 
notre œuvre, je ne redoute plus Fin- ne sera prononcé ; ce sera plutôt une e'e.st-à-dîre Tannée prochaine, -aa 
différence des dames au moins, et je jonV//, dans laquelle les prêtre&met- élève avanoê d'une de n«si écoles 
vais prendre la liberté de me rééditer, trout, comme actif, tout leur dévoue- d'agricnlUire, aiîn de ne pas laisser la 
tout simplement afin de renseigner les ment, tout leur savoir, tous leurs rouitime s' in^^ roduire daas îa Commu- 
lectrices du Journal db Fr.'VNÇoise. efforts, pour en retirer mie haute sa- ne : j'ai rînîention de raiiwjter, raioi- 

II s'agissait pour l'abbé Louis R .., tisfaction patriotique et chrétienne; même, de France où je compte^ hk^ 
il s'agit pour nous de créer une classe dans laquelle les jeunes colons met- rendre cet antonine, un cautonjaier 
de colons prudents et prévoyants, tront beaucoup de bonne volonté, de (préposé à Feutretsen des vaies pufeîi- 
ayant des qualités d'ordre et chez les- soumission, d'aideur au travail et se ques) et na jardinier; enia, deux 
quels le goût du beau .sera développé, soumettront à un règlement facile qui frères coaveTsJ'uneuisiaieretî'aîitre 
d<2 niÊtoeque l'habitude de l'économie sera, d'ailleurs, rédigé tout eu vue de apprenti boulanger ont proraîs de faire 
et la science tlu calcul ; des hommes leur progrès moral et inteHeetuel. partie de la société. 

fiers de leur état et eu comprenat^t la Le prêtre ^^^^^^^ E»mO^.> 0E N«v:k.s. 

dignité, in-atiquaut l'esquîse hospita- tion de l'œuvt^ est un ancien eleve 
Hté d'autrefois et vivant dan,s l'ai- du séminaire canadien à Rome, où il Qu-^bes, 9 «vriltsic^, 
sance , en .somme, une cla.sse de fer- a imssé quatre ans. docteur en tfeéolo- 

mm&%nmJknuit. non pas dans le sens gie, docteur en droit canoo. et qni a ç^ mnm.} 

anglais du mot, mais dans le sens actuellement sous presse, un ouvrage 



I.e Roman d^ine Princesse | 



«> 

,^ >'S'T. après toîit,eHqufti pouvÉ-ïi-vous m'-t'tre 

V_ -,.y.i's:iiiit' utilité queîcoiiqtie ? Si ft-îais dn in<mi< 
hi*tt«k-n et ?«i je vows aiTachais les tnysîères df la eotil'O- 
dt-ration dt! Rhin, pwir piiWier ensuite hih grand oinT.iiiv 
. î'OCMiiaeats inédits '" Si j'étais rotnancier, 
t-i M jï t»4»u5o.£us qtmdqise dramatiqtie récit, en donnant ira 
vk-wx eliâteati poKr cadre à une brome tête de jeune fille l 
Bnm doré * Si cette nisançe at'ait existé éans ma jeu- 
jîifâM:,, peat être naat boniiie foHHie, — exœîletite épouse 
'tjiaij vide an besesB VÊOt fitope axec son mari, et sert de 
Bière ans élèves „ ■qo"ii loge cliei lui, — .se serait-elle 
tlêcîéée à me émmei nue petite fille ; La pi-ochaitie fols 
que vkascîra le coiSear, s'il tombe une mêshe, ne ni'ou- 
Miex jfflS. Um es mes collègues écait wn traité "Sur la 
cheipelttre înnmaine :; '" ce serait agir dans Fintétêt de la 
i«cîei»ce de lai fsenuettre d'étudier des cheveux de prin- 
ces^ au taicroscope et d'en parler dans une note. Une 
jernue jjeEScauie aussi savaiïte, déjà nourrie de latin, doit 
oooipfEâMlra que ia sciencs: est qaelqae chœe de sérieux. 
Votre illMstee 'père coaseri?e peut-être encore les préjugés 
d'BO atifcre âge ; — il n'est pas nécessaire de le consulter. 
Voïis ne lui 'demandez pas sa permissioii pour vos 
iBeœndines -adtes ? ^Juant à l'otne beauté, peu m'importe, 
psûsqu'èlle n'est ^»s encore un antique, et que par consé- 
qmeitt eJk n'est |«as mûre pova: qu'on en parle dans 
am :gras. livre. 

CoŒtne l'Utile, venus raus eu apercevrez» est mon idole, 
JK vais voîis faire part 4c ses irieufaits, en vous donnant 
qtielqiMS ■eoîîseiis .: 

0' abord,, avant toutes cîwses, conser\?ez votre .a%'ersion 
pour ks Jeuiffles gens. Je fcs oonHaK,. J'ai été jadk 
gmt'g^eTmmf d'an méchant garnement, qui aurait au 
'besoén grijnpé jtisqu'aiB, sooï.niet du Raucbraistein, juéme 
par Vm&^t. A prc^xjs d'orage î Prenez garde à la 
îwaàxs ^tt^sâ vo«s courk la forêt avec vos cousîus ; un 
éc3^ fmas: éeî'aiit ies yeas ; on se |ftte dans les bra.ç 
pcoteieKMis,,.— «liïaiïd j'3' .SMtge, use véritable horreur nie 
fâôsât î ! '! Kwî hoiBBie, ftit-œ le meilleur, — celui par 
eKètBpîe «jtii hataîe aae ville uiii%'ersitairfc du Xord, près 
«fer ia grande place, eu fsioe d'un \iei,l hôtel de ville — 
iwr vaut la peiu*: qvm votw petit coeur batte une seule fois 
pgMttr lui. lÎMSœtK,, cmstinnez. à aimer votre papa ; c'est 
dams rwréfe, M<m'i3ïêa»e, r^i ai dénoncé la faBiille jxïiir 
î'eBaeHji jarée lée î'Muaaoîté, j'aurais certaitiement de la 
syan^tbée pcmr îœ ;; {il s'«j «loque Hen !;. Mais ne 
soyez pas trap tnidine. Les câlitJMrries ii'wjt rien à faire 
av«c l'affection ; iJ est plus inâk de ne pas embrasser les 
g&aa, fitvtms sir^z un caractère mâle, je vois cela d'ici ! 
En otfotinttant daii* cet' vous obtiendrez peut être 

un niîrack et votis vou» révtslter«ii£ un jour transformée 
en garçon. }'^èt6 tp» vm cheveux ne mut jpas trop 
longs Tm;«/ les sufiSiainoïeitt courts, afin qu 'su i&<HBei|t 



ÎVK FRANÇOÎSR 

nkcisil, ils tio [w>«'nt pas contre vous dans la balance du 
Uon Dieu ! 

\'«viis dites qise vos ycHx sont quelquefois noir.s ; cela 
.me provive qn'iui vieil in-folio, mis par moi de côté en 
hochant la tcte { vt>ns croyez aux vieux in-folio, quand 
ils sinU encore pias vieux que votre Rauchensteiti ? ) 
était iih!s sa\-ant que moi. J'y li.sais que le.s yeui: bleus 
(Ci».'! ! ;ncc quelle joie je verrais vos yeux bleus, mais je 
tUsceiidrai certainement dans la toml>e avant, etc., etc.), 
les yeux Mens, dis-je, su.sceptibles de tourner au noir, 
,siniî FaiiaïKige exclusif des hommes ! Une fois que vous 
serez ainsi heureusement métamorphosé, sire Ulric, \-Ows 
%-iendrez vous fixer dans la plus laide des universités. 
Papa pourra vous accompagner ; nous l' installerons awc 
tout le respect qui convient au château Putbus. Une de 
" mes terres " est située dans l'île de Rugen, où se troU- 
\e le lac d'Hertha, (la "sorcière " .serait charmée, je 
suppose, d'aller dauser au clair de lune sur les vieilles 
pierres de sacrifices : ) où les grands hêtres croissent dans 
le roc calcaire et luttent de murmure avec la nier qu'ils 
regardent. Cependant il ne fait pas .si beau ici que clïez 
vous ; jusqu'à i'Â.scension, on porte des fourrure, et on 
1«; reprend à la Saint-Jeau. Pendant les vacances, vous 
m'emmèneriez à votre cliâteau comme répétiteur. Il 
faudra voyager à petites journées ; je suis bien cassé ! J« 
ne connais pas l'espèce de lierre que vous me décrivez ; 
daignerez- vous enrichir mon herbier ? Ou est-ee trop 
d'audace ? 

Ce soir, je fais une conférence publique sur Praxitèle, 
ou du moins sur ce que nous savons de lui. Me peitnet- 
tez-vous d'}- introduire votre opinion, que c'était " un 
être bon," .sans citer l'auteur ? Nous lirions tous ideu-x 
Homère dans le texte, si vous étiez à l'université, ^i 
donc aurait cru qu'une princesse puisait aitija aux ,pl«s 
pures sources de la poésie ! "Vous reviendriez dan» mon 
cabinet de travail, dont les fenêtres ont l'air de brèches 
faites par des bombes ; ee devait être du goût de Wallens- 
tein. Du reste, il est meublé avec la .simplicité qui c<mj- 
vient à mon origine plébéienne ; pour le jeuB« UJric, 
nous emprunterons un fauteuil. 

Il faut conclure ; ma Wnue femme firappe à la porte -et 
me dit que la voiture est là. La salle de cotiférence est 
plus loin que la porte Steinbeck, Si je me ris<|iîais 4 
pied dans la campagne, le vent qui pourrait tne prendre 
ixjur «H épouvantai! aux oiseaux, i>rofiterait seul de mes 
idées, qu'il emijorterait vers le sud, — le smd-ouest. 

Comment ai-|e été assez maladroit pour ne pas deviner, 
à votre avant-da-nsère lettre, que vous étiez u-ne toM« 
jeune fille ? La seule hypothèse dont vous tie i>arliez pas 
devait évidemntent être la vraie. Maint-enant, ma obère 
{jetJte, comme les cheveux blancs doivent inspirer de la 
vénération â tout enfant qui craint le Seigneur, ayez- 
pitié du vi«ux pécheur et éclairez bientôt la ntwtdesa 
baitsei^e i)ar un de vos rayons doré.s (brun-doré, la 01m- 
kur de mes rêves ) 1 

Bruno ïïai,i,i«jth. 



LK JOURNAL 



VII 



Raisehenstein, 8 mars i8,,. 

Je ne suis pas Loreley et je u* ai encore fait mourir per- 
sonne ; ce qui est même plus étonnant, je ne suis pas du 
tout daugereuse ! Clie-/- moi, tout est trop indiscipHiié, 
trop brusque, pour plaire aux liomnies. Quand je deviens 
tendre j'étouffe les gens, et l'on me repousse en s' écriant : 
Pas tant de véhémence ! — d'ailleurs, cela ne m'arrive 
pas souvent. Qu'y a-t-il par exemple de plus désagréa- 
ble, que lorsqii'on vous tient la main en causant ? Cela fait 
éprouver une sorte d'angoisse ; il semble qu'on empiète 
sur votre liberté personnelle. Je n'aime même pas qu'on 
me regarde dans les yeux ; je croi.s lire une critique au 
fond de chaque regard, et j'ai peur de dire quelque chose 
de choquant. Je cause tout aussi bien qu'une autre, 
quand je me promène en forêt avec quelqu'un, marchant 
sans nous regarder ; mais dans un salon, les yeux dans 
les yeux, je dis à toute minute des sottises. J'aime bien 
mieux les éclairs ! Dès que j'entends tonner, surtout la 
nuit, j'ouvre ma fenêtre toute grande, et je regarde. 
G'e-st .superbe, les montagnes, la forêt, la Lahn, qui appa- 
raissent comme en plein jour, et puis tout d'un coup, la 
nuit noire ! Le clair de lune est aussi très beau, surtout en 
hiver, quand les lièvres sortent du bois et viennent jouer 
sur la neige ; en automne également, mais il faut que les 
cerfs brament ; ce cri a quelque chose de démoniaque qui 
fait frissonner et le clair de lune en paraît d'autant plus 
fantastique. 

Ne me parlez pas de votre principe utilitaire I A quoi 
servent les éclairs et le cri des cerfs, et qu'y a-t-il de plus 

beau ? 

Me jeter dans les bras d'un coasin, peut-être ce garne- 
ment que vous avez si mal élevé ? Moi ! 

Je crois que si je me ca.ssais une jambe, je reutrerais à 
cloche-pied plutôt que de me laisser aid«- par quelqu'un. 
Mais quand Dieii parle, me réfugier près d'un homme ;— 
pour cela «on ! La mer est aussi une des voies de Dieu, 
et sa grandeur et sa simplicité doivent faire penser à ia 
Bible. Je voudrais bien la voir ! Ce doit être, comme si 
l'on assistait à un fragment de l' histoire de la création, 
de rester jour et «uit, .sans dire un mot, couché sur un 
rocher, à regarder monter les vagues. Avez-\'ûus jamais 
eu cette idée-là ? Vous aimez ce qtii a une grandeur tita- 
nique,— et vous venez me parler de coiffeur, à propos de 
mes cheveux, que personne n'a encore touchés que moi I 
Si votre livre ne m'avait pas fait un plaisir surhumaiu, Je 
serais presque furieu.se contre vous, Au.<ssi c'est ma faute: 
qu'avais-je tiesoin df vous ^«irler de ma persouno ? Cela 
ne iKHivait vous ivitéres.ser, et je mérite que vou.s vous 
moquiez de moi. 

Mon père trouve que c'est de ma j>art une affreuse 
indiserétio» de vous écrire et de vous faire perdre un 
temps précieux. Je lui ai dit que vous avieï. envie d'avoir 
une fille comme )iu>i. Il a ri, et a ajouté que vam w 
diriez pas cela, si vou.s me comnaîssie/.. Nous espérons 
tbu^ deux avoir bientôt k plaisir de faire vot» e«»ii»»is- 
sance. Péut-être vie»u1re«-vous aous voir peïidaul les 



DE FRANÇOISE ji 

vacasi- ' '■■' ^ '>îis beaucoup <î« savaiït», qui vkaii- 
neut '■■ ' ■■ Giesîîeîi. L'évêque «fe Liœtwwirg 

nous vient aussi très scuiverit; ^^t afer,. il y a des dlîs' 
cusîioiK terribles, entre le» ehréîiais et fcs libres,-p«3!seo»., 
plus de tapage même que si nous aw«s dans. ïa maiscas 
cinquante invité.s jx^ur les chasses. J'irais, très -roIrontiBiT:* 
à l'Université, mais plutôt à Bcnin et à HeidelTserg, oà 
l'on travaille le plus, cit où sont te gTa.mfe cbiinfetes et. 
les grands physiciens. Ces. copuraià, je les suivra.!*- sias. 
en manquer un seul ; mais ensuite éebon», dehors, et 
chanter : ' ' Gaudeamius \ " J'aimerais encore ihîêhx aîler 
à Rugen, à cau,se de.s .souvenirs païens. Y a-t-iî par là de 
belles légendes ? Peut-être des histoires de reveaasits ? 
Nous en racontons souvent ici;, seakmeiit nosis i» ffloa» 
croyons plus les uns les autres et le Irimrjn ae ûate p^ 
une demi-seconde. Mon père n'aime pascela ; poîirta«t, 
il est bien obligé d'en rire. 

Vous envoyer du lierre ? Noa, MoBsieur le prwessenar " 
Cela ressemtskrait à cette fenaison semtimeataïe. <i<mt «m. 
garnit tous les livres de prièn». Venez en aœiîlir voMS-' 
même. Il en jwusse au^i à Rugen : îaais nu savent 
comme vous ne voit pas ces petites choses qui n'ont pas 
d'histoires et pas de mérite artiîti^iiiie ; ce n'est qae k boa 
Dieu qui les a faites ; il n' y a rien ià d' imtér&siamt. 

J'aurais volontiers entendu votre contéreiKe. cepsaiésiMt 
j'aimerais encore mieux que vous m'en fissiez urne éams 
votre cabinet. Je n'ai pas besoin de fauteail. Je 
s.ra.s habituée aux bancs de Wis, comme au pain aoirsec,, 
et Je déteste tout ce qui est mollesse. Noos soannfis faits 
de bois dur. Nous avons ks membres robasteset ks dente 
solides ; la fatigue est chez nous hïk honte : aons l'écri- 
vons Paresse ; je me couperais la laagiie airec ks dénis, 
avant d' avouer que Je suis fatiguée. 

Mon père répète souvent : — "Je me reposerai 4^î^ 
l'éternité, jamais sur cette terre." U ne caaaait fsas. le 
repos, et cepeudanî sa haute taille est aussi droite, ssa 
pas aus.si élastique, que s'il était au début et aon. a» 
déclin de îa vie. Vous auriez poîîr lui de l'sMioiatioiî ! 11 
est si doux envers ceux qui pe.resent autrameHt que lui ; 
il dit que la coutradictiou est un crime ée lèse-hŒfàtaJîîé. 
Moi qui ai toujours une cootradictioîi au bout de la 
langue '. 

Votre coQclnsiou ne m'a pas pla. Celait ao ï^agiat et 
je m^en suis aperçue, Veuillea me dcaiaer votre pî«if*« 
prose. 

UijKlÛi'E Ds Hc»kst>-Rauchsss.tkis. 



VUI 



Greifswakî,, 13 asars 13,,, 

Séréuisssme Altesse, 
J'ai revu \-otre hoiiorée, «loa l'easpreissioa des ci»ïBrai«-. 
çants et de nous autre vulfaire, «* je s-uis tout «>w*e. «nae^ 
Sou AUesise votre i^ère se réjowissedeme conaaîîTe, Riera 
qoe cette parole est wae sorte de d«e»ra.tîiMi (e® sait que 
je laBgftis aprè-s elles.), et je sais toute îa c«iadHÊ!Sc«sBiiiiÉ,i»«s 
qu'elle renfenue. 



-; I,K JOURNAL DR FRANÇOISE 

* PAGE DES ENFANTS * 

rovve«iPt.nbrtncr ^''""^^"'" "^"^^ ^*" "' iw«t mais que ^eS JEUX D'ESPRIT 

W, OHiMVi''"««»"«^^ iatrouvaut trop petite, si n en avait 

. . ,. pas parlé tkvatit elle, alors elle s'était Charade 

dit: lit! un demandant moi-même Se perclei ^«s notre «n, «-ons serîeï ;1 la porte 

C'-^"- -.. .■ïA.,„ki=^mmii aue vous il mie le dira bien sûr." Mon ^««fl <a. i« i^reoç^peics deux-tiers 

:. j^iai.ji.6i;«.4.i,i>.i«» v^uv «tu.. ^ ^ Mon densiersisr les mûnts vit li comme un cloporte, 

rsffrexrb&spitalilé'âans un C'est aussi cette chère mignonne uounie reiise est oKsntosit, connu tiansvimivers. 

,,:!.ia du Jt-irKXAL DE qui a écrit à son papa pendant sa -n • tf 
Fsî •;., -, ,„c \v in'eiTsrTi'Sdie cl'ac- longue absence ; " Tu ne jouis pas de 

«^ ~3 chaTina«-îs rnvitatioa et moi en ce moment". N'est-ce pas Qui est-ce qui appelle tout le monde aux 

tut T«c», tanU- Xi«ette, avec qîidqttes que c'est délicieux ? '^«"*^''* «=' "'^ ™ i*«"«^ ' 

:=u,,,..;:,L-,te*. iuêtiîîes que le csêlèbre ocai- IvOUix>u SAm'Ai,LE. Ëttcstion d'Histoire Sainte 

cï. M'. Hnraes I.e Rottx. BOBS , . ... ^ j ■ 
a laiîctBt&s à im-es sct-nrs et a moî avec 

tJiiin 4e eliarme. de cîéSicatesse, de ^^^ -"^-^■^'^^^^ - - -^^^^^^^ — ^ Combien de temps les H ébi eux demeu- 



MtU 



:sse, de X " ' "'^'^ ' " " "■'-'■'-^ "'"''''''' H Combien de temps les Hébieux demeu- 

eni'rer * \/ A P? T ï^'^T^T^*^ * rèrenl-ila dans le désert et quelle était leur 

",,,',,,., ., t ^ i nourriture? A quel temps de la iournée de- 

^:e, gmads de sa belle etoqnenoe, li L^ ^^^^^... ^^ vaient-ilsla r^cieillir? 

sait mssi càarmer la }eiine=se et c'est j^^ ^^^^ ^,^ ^^^^ ^^, ^^^^^ , p^^.j^^ .,^.^ 

avec niivéritaMe ra-risseœeHt et i'âîne rentiers quelques annfes, qui était titu- Géographie 

émite parfois, 'Car tea tes ^S émotions Isùre d'an* renie destinée à soireenir à ses Isesains. Dans quelle province du Canada se trou- 

:SOl!l oOKîHlïIIïîcativeS, qoe nous l'écoa- Ccchat^j-isi répandait su swwn de Bis avait ap- vent siluées les villes suivaxites : Guysbo- 

tïtms. TMTter de ses «ifsatS et de aes P^rte^^» à nue vieille dame, qui, avant de mourir, rough, Port Hood, Gagetown, Invemess et 

a-sait vioulu eo fisre son l^ataîre. Brockville ' 
aventures de «yag-e. _ ^ Cc-œme te bét« « peuvent hériter, dk ima- 

Coiotme c'est tout frais encore dans gin» de MgHer aux foote ijîi.Rîdpaifâ de la rue 

laa îném&îre. j'ai fieaséftie vos petites des Quatre-fiis, à Paris, itoe sMBme de six Snlntiot! ries Tenir d'Fsnrif 

lectrices aiiaeraient à enteadre un "-"^'«^ dollars, à la (kmHe condition q«e la manî- J ^^ 

KÎK> ée c«- geMtilte choses et Je suis ^^^ flf'^'* ''^ ^ ''""'^^ ^' '^'''^'^'' Devinette No. z 

h«reaxtf'«êteriQterprête. Voici: ' Le&nfaîaceepi^.! k .«uaidpalité confia le . ^/f^^/J;;? ^^'"^'''' étaient les sœurs 

, . ,.,... .,-...- ■ ,. - ,. du frère décédé. 

Après mn exfëàmon en Abyssime, =^^ ^ ''»«^ eo«cte^c._ l,-» ,co.*r^t regt^er e. ^^^^ ^^^,^^ ^^^^^^ g^^^^ ^^^^^^ 

M,. Hutas Le Rgex, de retoar dans *^'^^- «'^"P^^^ f« ^'f"*,^ f« ^Tet. Marie-Ue Gcsselin, Chicoutimi ; Pîorence, 

.„ -. » ■■ - t a™ La oiwaerges.engageait a laeîi soigner léchai, „ ,. -, ■/ „ -r , • c^, ttm • ■ 

sa iamille. prenatt un pîarar extrême . j^ ^^^^ chaqt^e jo^r cl« foie e. I kit. Ea ^"^^'^ * Marguerite Préfontaine, St-H,laire. 

id''eîitretenJr ses enfants; de tontes les s^-ancbs, ta maaidpaitté Yersait à Mtne C... tous Charade No. 2 

ipéril»éties de son VOTaie. Un soir, tes trois iscsôs, la soebim de ottse doîkrs. , .„. ,, 

• > M.P'Tîotisc * Xiicâlr& 

après tme de ces CCa).ï*e,rsî3tïOas faini- <^^ ïJis et ntort, âlgi- de seke ans. Lesarré- nr,tKJ„„ .-ir^nrl., ■' M=„^„„ n„„=«t n.t, 

- 1 » 1' 't^.«.. , -^™t^«. .,^„.;t ^» ««^ df. legs seroat attribués selon le vr^u de la °°* *"''° répondu . Maunce Bauset, Otta- 

liales, ou 1 éloquent OOntear venait «e /^ . ^ "= ""^ "^ '* wa ; Jeaaae de Vareitnes, Waterloo ; Olivier, 

n . j - .- j 1 t j teststrioib a 3 atha^ de vesemeitis jwur les enfants „ : , , „ ,,,-,. ,..,„.■/ 

Jranffler la description dsi plateau de jg^ écoks. Montréal ; Ro-se-de-Mai, Montréal ; M. Ant. 

TAby^sie, «tuée â une altitude de iSis n'était pas k seur reistier (le 5.>n espèce. Gosselin, Chicoiatiini ; Jean LaFoutaine,- 

3,000 mèims, am-âessns de La mer, au l^ <^^t J'"*" «^éâire paAien esi propriétaire K^oitréal ; Philippine, Montréal ; Margue- 

mBm et déserte et formant an Imu ^*''- '-*'' ^^ ""-" P^^ J-'»' k directeur de ^te Préfc.ifai„e,_st-Hilaire ; Florence. Que- 

, - . ,-«•, . , ,. ce tSac-atre a ojsîiaîiue un capitaJ à cït effet. "®*^ j «etena, .Mcoiet. 

de repaiTe pour les oinérents liabs- 

tasis de la z>me torride, sa. dharmante ^*f rayone X Un méâ^in » exj^riBienté ftttestion drôlatiqtte 

petite me Marie-Kose, âgée de six l l*» ^^e«»l«®»e« effet., 4e» femeu. rayons Répoase : U tremble. 

n^^ «Odta Chee lui et demanda à -^ «'^f l^;;!^"^^'^^- ^^^^^P*'™''"'/"'"'"'^' Ont devi«é ; Maurice Bauset, Ottawa; 

a.j% îHonia tnez tui «i usm^noa. a ^ststsaie iMiViéss ; elles ont dénonifé que cer- ^,- • m * iS l a' / m / i m • 

:n-d.rtl0e"CMJ'S-«rsatîOiapartfÇ0Hèr€," tains avet^es éta.w,m sustajptibte* ile «rcevoir Y""*""' f «"'•'■^'j A"»''. Montréal ; Marie ■ 

, , ,, „ , 1 .-, ■r-i j Tr Antomette Gosselin, Chicoulinii ; Morence, 

"41or!S îtii dit-elîe tn q- vît dess <.(» Gibets ») *6tle <»r;'ïoni»X , ,, ™ -,• ■ .^ . , , ,. 

.uwi&„ iw wiKuv, nw -i, >i.. wea» „ ^ ^, ,, . ' ; , Québec. Philippine, Montréal; Marguerite 

E&m?" "Omhfvnmvuna." '* Et »« «'*»«^-* ^5* «««««« ^t pt. percevw i« ^^^^^^^j^^ g^fjjj,^.^^ 
, , , i I '4^ t. i >».!<<« «nte» es tes %«a de «jwlains objet». 0'antr«i>, 

deslêc^rd., et de«îépW. "J e.. ^^ ^^ ^^^^, .«i»ie™«,,, ...ni p„, ,j^„ ^, «a«xmair. 

a', va aaisa, j ai oiêiB* eu ïhmmm ,«««tfi *««»« J»}*»*» i.-«i«ei.« Itteeuoa ae grammaires 

4e mer wa lê&^asA, j'ai &md diassé Le ea« te s4»» i«tére»is,nt <tt»e le médecin ah eu *• '»'i«i« h*"''*^ «t de Iwnne heure. 

l'él&âiaîït/' " Ttt te immaàs aa- à A-Bdâ» «m «Wî d'atî wetig!» qui avait perda k !>*: bonne tetirt' «iguifte tôt ; Rx : Vous 

I i I i 1.1 ïsiic djBDiiii» tfiji «*j«. Il avait iccu dans Im ™,.. arrivextle bonne ÎMureauîourd'hui. Aboutie 

de^tts «tes naas^s, a est-ce pas?' ^m wpm* mx m*, n a^aa tm,» mm u» yeux ,,,„,■'. , 

^\~, . , ^. ' . ,. «, *. . ,, iiio pîwlKi! e..îP«,r es, la paupière adlî.%air a« ^^'^^ signifie en temps opptjrtun, au bon 

"•OfeÎQUt, Cesîftî tettt rAbyssHlse. ■ ^^,^;^^_ j^ ,; pl,^aiii4',a„ ^^^^^ ,5, ,,^_,,. moînent. Ex : J'arrive à bonne heure iwur 

Alors .s'appiîOcbaBt très près «t tout g™;««iii.u.: i„.......... d#*-ïflt W. Hwt parvenu Iw l>arter aujourd'hui, 

li»â â San «reillf " Oï^para, atJ'4e*sas * '•» disiii^jiW, wai» înwiiMnmtcBt eejjenrfant Ont bietî réi»ndii : Eose-de-Mai, Mont- 
ai** ««w«e a»4-t« vti î*. Rmi ni**i,>" P^*"; P^»*'>* ««'««• , , réa! ; Henri, Montréal ; Charles-Paul UfoH- 

ir i < * *t /. iV «1^ MHj!Ti<wi«i« Pli™ !,;««»«» «„*„i„„, tame, Montréal ; Marie- Antoaelte GosseUn, 

JUs clieite rwigeonns avait pea^ «ae * **? s*t»en«««*- f Hw ipaette cependant «tj- - ' 

^. *^ J» induit éssi . ' < mi &iMmi am mÀatiim P'fH' i^aKQmml ■) l'torence, puéfjet: ; Hétiiia, 

jîapi avait <iû rwr le Boa Dieu, ûi». Nicoiet. 



LE JOURNAL DE FRANÇOLSR , jj 

* PAGE DES ENFANTS * 

-^- - - -_- -. «^j âtUl OîUÎS ÛVlït à carreaux ronges et ndirs, et mis sar 

4 Petite poste en famille 4 , . sa tête utse carpette ealaweâdiOoMe 

J __ _ 1 (.Snik) visière «t à Carreaux jiojrs €t Maucs, 

7< ce moment décisif on vit deti% Ainsi confortaMemeat iastalîé,, et saun 
Philippine, tu es arrivée trop tard pfwr le ^e\^ hommes sortir en courant du goût national pour I, s carreaîix coin- 
premier numéro ; tes réponses étaient justes. „ , . , . i5.^„_ ^^ »-,£-».«,, 

les lettres reçues après les dix jours qui sui- buffet; le premier, grand, maigre, pktemtflt saùsiat, il oîa sansdeaiaii- 
veiit la publication du journal ne peuvent agile, atteignit en quelques bonds le der la permission, ses brodeqmBS â 
être insérées dans ce numéro. Tes bonnes fourgon placé à la queue du train et, à lacets pour les remplacer fsr des 
dispositions nie réjouissent, petite nièce; je ^ijj^ pjjjgj,g).,J3g|jUy^ 1^ j.ettg goj^ (Je pantoufles, et liourra sa pipe ea 
serai toujours pour toi une bonne tante à la astique; il s'en hissa, malgré bruyère avec da tabac qu'il cBiprenïa 

condition que tu restes toujours sage, n'est- '=-' . , , , , a ,. ,,,,-,,, 

, ^ j o r opposition des employés ; le second, au coBductcar. Apres rayoïraîhimee, 

, .■ . .,.,,, un des garçons da buffet, en veste il it entendre im gropiement de sstis- 
Mon cher r/;aw/'fl2«, le SUIS fâchée de ne . , ,. ,, • -^ c »- t a-^ a> >. -t ■ 

pouvoir publier celte épisode de l'Histoire "o.re et tablier blanc, suivait en faction et dit d un tom sifenaeo.^ : 

du Canada que tu m'envoies. D'atx.rd, elle criant : —Les Français ne savent pas voya- 

est de beaucoup trop longue, ensuite je pré- — Voleur ! voleur ! vous n' avez JfâS S^^- 

fèrerais que tu choisisses un récit plus per- p^y^ .^,^3 ^^^^ ^g^fg ^ly^s ! Descendez ~En tous cas, dit vivement le Oîll- 

sonnel.une.chose dont tu aurais été témoin, ^^^' . ^^^^^ ^^^^ anêter Vos œufs docteur, qui commençait à être agacé" 
une promenade, partie de plaisir, que sais-je ? j ^ ' _ ' ^ ' - * ^^^ manières. Un ceo sans gêne de SOQ, 

ie oublierai ces choses volontiers, toujours ^^^^ ■ voi> uîuxè. uurb . . -. ■ » 

i la' condition qu'elles ne soient pas trop Le fourgon quittait à son tour la ^^ quand lis w^gent us F«entœ 

^ i~r oi_ qu'ils doivent. 

longues. gare. Le voyageur, ainsi apostrophe, ^ . ,. , ., ,. * 

*" ,j..-iî —Je paiera, dit brièvement i Aa- 

Je donne aujourd'hui, Rose-de-Mai, «ne- se pencha en dehors, et, «ans le plus ^j^.^-' '^^ 

question d'Hstoire Sainte que lu ne pourras pur accent britannique, il cria ait gar- ^ Jjj^^^ , . :^^ ^^^^ le croire oîœ 

ça ne me paraît pas .sortir entièrement de ta . .e cTjuuui-icui. 

petite imagination. Ce que je viens de dire entraîner par lui jusqu a xMarseiUe. ^j^ ^„g^^ j^sista John Craise. 

à Champlain s'applique à toi-même égalt- — John Crabe n'est pas un voleur j^j^^ ^\^^ ^^g^ quand je reviendra de 

ment. J'aime beaucoup ton pseudonyme pe- je paiera à VOUS les deux œufs quand ^q^ voyage autour da monde. 
tite Rose-de-Mai ; il est frais comme toi et j^ reviendra.. . dans cinq ans. —Caiise toujours, mon bonhomme ! 

doux à l'oreiUe. ^^ j^ ^^^^^ disparut au milien des L'Anglais comprit qu'il ne per-uade- 

Bien certain, gentille ) zr«ir, que ton nom j.jj.gg ^jgg employés groupés sur le rait p -S soîi interloculenr :; il cessa la 

ne m'est pas inconnu, car à part le plaisir ^ ^ ^^' retourna avec acca- «Bversatiou. éteignit sa P^pe ai^ 

que i'ai à t'appeler ma uièce, ne sommes- H • ' & v , - ^ • s son ponce, et s îostalla ce nfortable- 

nous pas liées par un autre plus réel celui- blenieut raconter Sou ni,stoire^ a .son ^^nt r<s«r dormir. On pouvait déjà 

là ? je t'envoie une caresse, petite et t'invite patron, M., Garangeot, qui le mit îg croire parti pour le pays des stmgeis 

à. venir me voir encore. Tes réponses étaient séance tenante à la porte. quand il rouvrit tout à coup les yeux. 
justes, mais sont arrivées trop tard pour être j^^j^jg ^^ patron était un homme —Les Français, dit-il leateineBt et 

P«Wiées, ^^^^^^ ^^ le _^ir, «près la termetnre, ^^ ^^ mépris indicible. 1^* Fiaat»^* 

u ouuc, Ci, jc --«il, «F ^ sis ne comprendront laœais le Angle 

Mignimnette, ton nom est parfumé comme jj inscrivit sur son registre : ^^^^^ 

une brise d'été. C'est avec plaisir que je „ ^^^ ^^^^^ i anglais) doit. 3 œufs '^{^n seodormiî »oitr tout de bon. 

t'admets à faire partie de n>a grande famille ^ „ ^^^^ ^ passèrent fm&^ lesq«els 

de neveux et de nièces. Je t'ai adressé à tout ^^^J^;" «oufiiuoi la teirc couthiuera à tO«raeî «ÎOHf 

hasard le second numéro du J0URN..1, UB Le prix resta eu blanc . pourquoi ^a ^^^^^,^ ^^ ^^^^ ^^^^ autoar dt la 

FRANÇOISE et je ne sais s'il te par^■.endra,■ se lier soi-lueme par un tant qu on ^^^-^ ^^ -^ gentîeaimn était tia 

tu as oublié de me donner ton nom de fa- ,t .^,jj„g objecter plus tard. Ordre ^^^jj^çrcant de premier ordre "" 



ne 




aussi lu es arrivée en retard. d'uu mend ant. . ^ de revendre très cher M^îraporte K^mÀ 

je félicite /'Vmv#e' de sa clavigraphie, et Quant à John Crabe, aussitôt ^ ^,5^^^^^^^ ^-^„i^ ^t t« but iUe poœr- 

■'"""■ .-^ ., gg,j^ 

une 

ua«' 

de Mme Danduraud. Je crois que Meanche- tait assi-S à k ineilteiire place. Ctite ^j^^^ j^ règlement d wx compte, mais 

Hiin et Fils, libraires, te procureront les ou- qu'occui>e le conducteur, il avait mts §« cas de 1?es)0În. il trorapaît iaipu- 

vrages en question. . „i, ehâte à earreanK écossais sur ,se.s detnmeat s5çs dtenls sur la qtialité de 

ÏA8T8 Nm«TT«. épatiks, Il avait soîgi«useroeat en- ^ maB:handis*^ 

80, nie S«ut.Gdm.l, Montréal, roulé ses jambes dans uue mnvmimt \A mmr^ 




34 IM JOimNAl. DE FRANÇOISE 

Jl iTitêrS IW M©ft$ graiHlebienrallance fie l'auteur, qui se |(tM{P(i(in(t1lt$ 

serait reùisée d' égratig-ner, ne fntce 

j^ij , ,ï >. ^„ ::;,;. 1 £ icH-KS.u, T»s 'î^'^ ■''" *'***''^ "^^ ^® p'wrae, raraotir- IC^OUS remercions ax'ec enipresse- 

|ft) il \svd:saK, iwMïerâ Mïiecriîi- !'■'■' '.■ ceux qu'il met eo scène. 1=^ ment la presse, en g:énéral, de 

....... .-- :ivjts Bcrtueaax qtsi lui seront ; . olntion éootiomiqtie dans k ■■- ^ î' accueil sympathique qu'elle 

Provinee de Québec" par M. Errol a fait îiti Jovrnai. dk François» 

J -*t fe praift de créer m» co'oane Boueliette, est an travail sérieux, au et nous aimons à croire qu'elle 

m sera faite une apfwérîatwn sn^iar- cours duquel, M. Bouchette, prouve lui or>wtlmtera toujours ce,s bons 

tiiiîfe désiiité«î.îér fi >iiAc-e -.k^ qa'en dépit de tout ce qui a été écrit, témoignages de confraternité. Les 

(srwTCS ïin'©a votidra biem aie ïOU- "les Canadiens- français sont aptes au jouniaim canadiens-françaisde l'autre 

Biettre. l* t pniîsT m'aider dans cette ^î*it commerce et à la grande indus- côté de la frontière ne nous ont pas 

tâctie èélu,;:- ,>.■> écrivains oonscJea- truie.'* Il ne leur manque que l'en- ménagé non plus les encouragements 

lieux et coinpétcmts œ'cmt iwconis traÎDement et les écoles profession- que, faut-il le dire? nous comptions 

leur «»iK5»mrsL nettes ou l'application scientifique. Il un peu recevoir d'eux. 

La critique, teHc qu'elle doit être faudrait donner lecture de ce travail On rous permettra de reproduire 

faile. es* un genre qu'on ignore darts devant les Chambres des Communes ; ici quelques lignes de l'article, signé, 

la presse caBadrëraae trop prolixe en îl est de nature à faire réfléchir nos J. L. K. Lafîamme, de La Tribune 

oomtJîmeats : t»tiSL les ouvrages ne gouvernants. de AYoonsocket : 

«nt-ils p» tMJomrs " admiraWes," ïi^mercsements à M. Ch. Marciily « u,,^ ^^^,^^ féminine au Canada 

toaslesécrivainsd'iHi '■'i;énsegéBM,.' ' P°«'' ^" " ^^'' ^ Victor Hugo, à ^^^ bien à sa place. Elle fera sa part 

■pêmèMiM stvle - marqué au eœn " de l'occasion du centinaire du poète. Le ^e la lutte à côté des grands journaux 

tïffl» les saperlatifs aimables.? On bien ^^^Jest bon et_ ^d'agréable facture, ^^j^ établis, comme la femme cana- 

—aais ces ca;s sont rares— «1 témoigne J^ ^^"'^ ^^ dernière strophe qui est tienne- française a fait Fa part des 

âans un '* accasé de réoeftlon ■' une d nue be.le envolée : luttes nationales dont notre hi.stoire 

iitalTeillancx: extrême, sans atîctin fon- viaor H«jto ... tb peaï dormi--, t» gsosrt veijic, est remplie Et qui, sait, si bien des 

é««.t. basée ptetôt smr la peraon- 'X^^^Z^^:^Z:^^Z^: f««. ^'^^ ^^ P^^era pas un peu de 

Balité antJpiatMiîiie de raatenr que TenEMitSiireradieîraejitamitieiJosiMts; ,paix, beaucoup de paix dans les 

sur ses écrits. Le critiqtie aatoiisé , Eiprfeâtk.LToid«i«ètes. , . grands confrères, dans 

dm joursaî ne tombera pas dans ses ^ leur impitoyable soif de publicité, 

écarts, je î'espêxe Ccax cîsi ms«- ^.^^ brochure ne coûte que lo œnts. auront jeté l'angoisse et la déscspé- 

.,., , , , . C est a acheter en souvenir d un cen- t t t- 

»nt »ïis ^ cnMe severe ae detront ^^ ^^^ ^^^^^ ^^^^^ ^^^^^^ ^^ ^^^^^ ranœ... Le Jourkai. de Françoisk 

xms dans la inratlon des défauts qae «jg^ ^ q^ pi^g gi-aod sacrifice. ^"''^ surtout pour mission de consoler, 

l'iiiteotioa de fadlî ter leur disparition Reçu encore l'opuscule de M. Den3's d'adoucir les rudes atteintes du sort, 

et d'aider aa perfectionnement de Lanctôt : "Avenir des Canadiens- de relever les blessés épars sur la 

r,œBwe. Français." C'est écrit avec patrio- ^oute de la vie. A ce seul titre, et il 

, . ., - f . tisœe et a%-ec tout 1 élan dure belle ,. ,, , ., j'-~ i -^v 

fcn attmda«t, j accuse sm.plement ^^^^^_ ^^^^ ^j^j^ j^^^^.^^ ^^ en a bien d autres, il a deja droit a 

méoeptiou des breclitires sm3%'3aîe5 : Camp en parlant de ses vingt ans. **iotre admiration et à nos vœux de 

" Des FÎÎ6 de Famiîle envoya an J'approuve fort les beaux sentiments succès. 

Csmaâii, Claude Le Beau,*' par M, J. de M,_DeiJ}'s, dont k nom ainsi ortlio- "Lamartine a dit quelque part: 

EiîmosâKoT, âûcîeiiresî-leîtres. Les graphie a d'abord produit è mon << Quand la Providence veut qu'une 

, .- - - ' J ™„ oreille une résonance douloureuse- .., , , j „ i. n 

étede»liisî0rîtiies,îagBefôdec«îio!iî. ^^^ classique, mais, il me semble idée embrasse k monde, elle I allume 

wnî tonJOTTs a,gTéabîes â lire, et j'en ^^^ ^^ j^jg rj' apôtre de Findépen- dans le cceur d'un Français." Est-ce 

f»i» mon siofêre contpHtîKmt à F au- danee du Canada, est un peu exagéré, que Le Journai, de Françoise ne 

tear. C'est tu» ge»re où il excelle quand il insinue qu'il y va du salut de représente pas «ne de ces idées fécoa- 

mà% parla vakor des documents, fXJit »?» ârnss quant à «ne évolution vers des destinées à répandre la vivifiante 

..■ , , ,-„ .■ .♦_„ .»,„„„»„♦ I impérial sme. Ah i monsieur Deny s, , -s . ,, -,, ^ . ». , 

Ttar î intérêt «jo il tjeut constamment '^^ t-. j • uiniiere du vrai partout ou on le 

pBj I luttjci <i» iHongieur Denys, quand je jwnse aux """"^"^ '-'" **<*« f<»iwui, 

«J 'éTeiî chr/- scmj lecteur. Ce travail a grands dangers que c art, même sous ^^'^^- ^^ 'l"^ ■anv.'» en connaissons 

été jtfi '^rwté devant k Société Hoyak le régiras actuel, votre jeune et inno- déjà nom; permet de le croire, et nous 

àii Canada,. œ"t« âme, un changement dans notre ne voyons pas en quoi nous pourrions 

Attsâ «He celtîi «uera'adrttse d'Ot- adajinisîratjoB, au point de vue spiri- ^^yg tromper Hur ce mint." 

— . ' r^i • .» i- .:*„sx tueJ, est encore ce qui m eitraie le ,, • r . 

■Uw» M. Leo-n <.ré«a, ^ imitMlé ^^^^^ ^ Meira, confrère. 

'■ K.jirt Mwvemci't Iutell«*:tM«l." Une «©u dîe revue, " Les Lectures -.,,..,,.....,„.,., 

libtijs, ces pa.g€S sont pasisés en revue Modenœs'" est mîjse «n t'ente chez 

tt»tt«lesécrjvaws— iKMMroeset tenjaies MM. Déoœ Frères, libraires, 1877 rue -Dmiment tfoMvez-youïcethé,dMnan<lait 

4u C«ï»da Ce*t îutértssaBt, tuais Saînte-Catterine. Cette publication Me dame d« ckBiimonHe .> C'«»t M. ,, q»i 

, , ,. ' ^t. .,, ,,, contteut de Wles illustrations et d« la l'a fdt venir <k Ruteie, —Ah! k croyai» 

l-i^W*.wce8saifeaïerrt limite, 4 foret ,^^^^, littérature. Prix, .0 cent» k que c'était M. le du.c d*'-* qui vou, l'avait 

M. Glïiiï, ie vérifier Ijeaiiçoap de de- Buiaéro. MM, Déom sont les sesls doimé, — j'ourquol? »- Farce qu'on dit <laii» 

tmh rt la critique eu â soiifert, â agents au Canada. te Monde qu'il » Ijwiajop de *e»/i (Imii 

«vins qae «, fésaltat iOJî dû à te Fkak^oïsh ibé) p9nr v«u«. 



LE JOURNAIv UK FRANÇOÎSE ^^ 

ciJlto '|Mi .-^,:;:i<:;t aneidée exacte de vL^iiPWïie itwre 

/p^OMMiî il n'est jamais trop tard i-, teinit; et de la form<2 d- u-Ue i>er- 



^^ j.o(u- parler encore ('c lui, uoiis .soniie, qui iîîdiquCDt si elie est de Madam.r: la Dirtctrke, 

^^— ^'uMis permettons de repro- tenue " régulière." '^voûtée" ou ^, , . - ., , 

duire le fragment d'une lettre que .. j.f>„,-,.,-,,^„ .. . ,;' j,,, épaules Wit J "^ ' ^ -' - ^^« J«î«« ^-a^g-iW- &=* 

nous éerit, relativement au grand œu- l,a„t... I.,*..s' ou movemies, en un ^^ ' laîpîemem adi^irm* > et 

férencier français, une jeune et spiri- „„,, ,; ,),, ,,t oa non de conformati,on. Z T^ \ ' T"^' ^ "^"^ ^ ^^ 

tuelle femme d'Ott.wa ; nwmale s.ir .e J - tout eu re-^ntaat leui 

■ ,' \ , -, ^^ .^ ™al. * J'^ait VempÊclier d'en 

" Il y a incontestablement chez M. On peut evH:lenu:nent tracer un vête- reconnaître la i.mes* J^ ms «ï- 

Hugues LeRoux une bonne grâce ment avec les seuie. mesures de pro- ^^^^^^. /^^, ^^ ^^^\ f^ 

persounelle, une originalité sedui- portions. On n'empioie même que , , , ,. . . 

sauTe qni oui itur valeur propre , il deux inesure-s pour dessiner les .séries de , . , . , 

prouverait, s'il en était besoin que .. „^.-„„, <.,'„.> ,i„„f „„ „^^,^,,,„, "^"^"^ ^^ J^ «« cartes, ne mat p3ss 

1. , j 1 1 ^ 1 . « patrons- tyi>es dont on se sert dans ,^„. >. ,-_,-. __ ,,^ „ _. ., „ 

l' arl de la parole est un don naturel , . ■; . . . toirt a îait complctes. Que dnait-iJ, 

et spontané comme l'an d'écrire. Ce ^^^ ^^^""^ ^"^ contection, et qu: sont ^^^^^ ^^, ^.^ appretmit -qme plu- 

n'est^ pas qu'il soit parfait, sa pro- ba.ses sur des proportions nornr^les. ^.^^^^ ^^^^^ ^^ ^^ ^^^ ^^ ^.^^ 
nonciation est sinon défectueuse, du Je pourrais ajouter que, si toutes les ^ ■; ^ ■ , 

moins quelquefois négligée, et il fe- personnes étaient de formes régulières. S^ ^ ^^ ^^^ ^ y«--^. ^-^ 

rait quelques liaisons que se.s audi- l, ,^,,,,,^, ^, conformation devien: ^^-"^-'^ P^^^^ ^«^ 1« î^«. ,^« -« *-#. 

teurs, si conquis soient-ils, n'y ver- , . , , • ., ^, i, pour avoir 3e pot. Ça, je 1 ai vu, de 

^-,;«„t „„.. rio „Toi io,.,o„vr !<. 1,,;^,. draient absolument mutues. Mallieu- „„_ . , „ \ 

raient pas de mal, je peux le lui as- . mes veux vu, ce qui s awjelle va. Les 

surer Mais uour racheter ses lés-ers reusement il n'en est pas ainsi et l'ex- ^.^^ 'j-, -- -' , 

sLuci. iVicti», puui iduiicLci SCS icgeib ^ r ^ premières lois que ie m en suis 

défauts, quel charme de diction, périence démontre que sur dix per- ,„„„ , -, • r.j, ■ - j,, 

,, c ,1 ,^., , '. ^ .^ , . *^ aperçue, 1 ai été saisie d fa-orreai' ; au- 

quellefinesse, quelle subtile douceur! sonnes, qui au premier coup d"œil nous -l.^^,,. _ , ^ , ^ ^ ^ %, . ^ 

Voilà biea l'ingénuité fin de siècle, à graissent être de même taille il n'en IT """'■ ""^ ^^**^* "^^ *'*''' ^"^^ 

l'Yvette Guilbei-t, quoi: le piquant Paraissent ttre cle même teUic,^il n en les épaules de mépris, 
d'une science de la" vie très expéri- est pas deux a qui le même vêtement ^^ ^ 

meutée et très cnmnlète dissminlép aille bien ; cela tient a. leurs difîérenc« , , *^ f", ' . 

mentee et ires complète, aissimuice . ' ,• ^ ^ , - ■,, gelier a été un peu séTère pour le 

sous l'artifice d un rien de candeur." de conformation et pousse la nécessité ^ , „ , . 

, , -, ^ ^ , eitchre. Ce ff est certes pais mn jeu em- 
, . absolue de toutes les mesures. . ^ , .■* 

L appréciation nous semble on ne p^^^^. ^^ vêtements d'enfant^ de traînant ponr un homme senatîx et 

peut plus juste et très féminine sur- fi„ettes et de Jeunes filles, tantqîi'elles «n aussi fin catisetir que l'est F atite» 

tout. Voilà M. Hugues URouk ^^.^^^^ ^^^^ ^^^^^^^^,^^^^„^é à déve- ^^ - Hier et Aujoitra-hm," mais 

arrangé à l'une de ses sept grandes j j^^^^ ^^^^^^ 3^^ ,^^^^^^ ^^ enfin, dans les reuniom, ae I apies- 

sauces dont il a donné lui-même la -ojK>rtious sont seules nécessaires car midi, entre femmes, ou dams cel.es diî 

recette au Monument National. Il ^^ ^ ^ ^, ^^il^^ à lui qui, à de «>ir entre jeiir.e5 gens,, c' est mi amuse- 

n'a donc pas à se plaindre. ^^^ exceptions près, répond aux ""«^^ toleiable. Je connais pis eaœie : 

. . , ^ ■ c'est de faire jouer le êitsM ûxns les 

besoins de tous. . , . •• . . . 

'"^^ "~~' V T 1 soirées, dites sans céremoîMe,, «aitxe 

Les mesures a prendre pour la cou- „,, . ' - 

EtTT .L .1 •• ■ >i. t « ^ .- J. T. J ■ en leunes tilîes et jeunes sçarçoBs, Je 

Hrt de $ bdbi kr SOi-nténit fection d'une robe, de jeune fille ou ■< . , ,- . . \. 

jiii Mv » i/Hviiivi «VI luviiiv •> crois qae cela dépasse toutes îsemes. ; 

de fenmie, sont les suivantes : , , , ... , , . 

._-,^T,,^^x,,-rT^TT^ ■ ,< développer et tavonserclieE les leanîes 

TORSQIj ' UNE temnie entreprend la , , , ^ , ï. , • j - i \ ,,_ 

I f .. 1, .. 1° LoofueTir du dos ; 2° longueur de la hommes la passMsa dia jea, — de toîites 

-N^^ contection d un vêtement quel- ^^^^^^ ^^^ ^^^ d'aplomb passant swr l'otiio- la plus terrible — et apprendre aax 

conque, soit par ctat, par économie ou pjate; s" Longueur de la a«q«e au point j^^^^g gy^ ^ dépenser follement nm 

par plaisir elle a certainement la vo- d'aplomb passant devaat contre l'examaa- -, ^ , 

, , ,, , , . , a r > , » 1 - . arsent qui ne leur appartieiiî v«s, cela 

lonlé et 1 amour propre de réu».sir. chure; 4° Longueur de la nuque à la pointe * 'J^ 5' . - J ,, , 

,-, ■ , • , des oiuces • S" Lonmteur de la numie à la me semble à peu près cnnUBel. Aa ; 

Pour \ ariiver, iilusieurschases.sont "«-'•$>"'«»> ■= J-«nfe»cur uc m. nuque » J» ^ - ,- . •■ • . 

. . taille devant; i>^ Haateur du dessous de elle «st jolie notre socieie : 

necess;ures. mais la plus importantede ,^,, . ,, i^^^,,,,, ,,,,i.,,, ^.^ ,,„g,,,, ^ ^^^^^ ^^ K^^ïriee. 

toutes est la prise des rnesuxes et je ne a„ bxas) ; 8* i*rg.ur d. de^ii-devant ; ,* ^^^^^ 

saurais tro|) recminnaiider de les pren- Denu-cmitoisr du busle; id^ Itemî-toar de >- rr . x 

dre avec la plus grandi- attention, et ^«'He ; n* Demi-tour d.-s hanches; la* Msta X, 

ïoiiv d'euunaïK'hiu'e ; ij* DeuH-tsurdusxsa. 



de n'eu omettre aucune, chacunt 
d'elles étant d'une utilité iilmniue. 



Les mesures marquées (_*j -sont les 



Les mesures à prendra ^k-un eut se ,„eHvues d,c proportions 



di\'i-.L>r cil deux classes : i" Les me- 



Gotitran se trotive «ez à ae« avec 



Comme l'es^iaee ;\ nui disposltiott ess ^-^^^ bottier, lequel ae twrd pas une si 

sures de propurlious, ou mesures .sim- limité je donnerai dans îe prochain belk occasion de lai rappeler la petite 

pics. 2" Les mesures de conforma- ,i„„,|,-o la manière de prendre exacte- note en sowf rance, 

riuii , ..11 nicsiiiô, e,,mnlém..-ni,drfs. ,„..,„ .,„. ,„^„,,,« — JeT«i$ y penser, promet Gootiara, 

m,.nt c.s mesures. p^^^^ ^^^^^ ^^^^ ^^. ^,^^^ ^^ ^^ ^^ 

Makib Botipsï. mois, si aous ax^ wx laoroent,.. à 



!,i •■ nuiure-i de ])i npuiiinns sont 
cilli.:- (|iti iiidiqiii'iii; la f^iaudeur et la 



grosseur il mir pci-Miuue, rîjeeteflesi 4rt»et SJêtwr». 



36 I^ JOURNAL DE FRAKÇOISK 

"è$ EN ûLANANT *^ ^^^^ ^l\mm U (ul$lwe facile 

^^^ , , . f TcndroHS de veau attx petits poîs 

La u:ù>ae est le rotiiiîe des femmes 
Lt's l*ct'W« tsaWies e» Roasie - ~ . „ ^ «, '^ Cou|>eK les teisdroiw en petits uior- 

Kiui 1% Oui pas ue î^Oul. , . , -3 

' :^ «naàîtes gramies villes de '' „ , ceaux, taites les cuire dans un roux : 

e-.K- WQt TOir parfois ïsh asseï Cmufcsse Dimir, ^i^,^^^ poi^rrez, ajoutez un verre d'eau; 

ès^ni-rti;,. *■ laisse?, bouillir doucement une heure 

:*otit des jecieurs piuuics. >«■ mmuc- a» moias, ajouter; des pois et achevez 

n«î ,:.vec tni »«-«a! qn'ik tiennent l^'a^oi"" «t comme «n arbre, ,1 la cuisson. 

^c^e.«W™eorà 1. r..dL Ils se pré- l-«^ ^e îui-même. jette p>-otonde- ^" T/'L de ri. une 

s«l«n a«x p.v«>Bs s,.p«os&nesa.. ^^ ^^ racines dans tout notre être F- es avec oe la fanue de u une 

. , * - , , . ,^ et continue soovetit de verdover sur bouilhe épaisse, mekz-y du sucre et 

,. , . T , . ^ Tin cœur en Tuiae de^s macarons pilés, aromatise/, de 

îes ».«wles en jonr. La lecture des «« «^^^ ^b rame. ^^^ ^^^^^^^^^ ^^ ^J^ ^^^^__ ^,^^^^^^ ^^^ 

^m,x€ûes ioc:al« tmite bb topeck :; ^^^^ ^^,^^^^^^ ^^ ^^^ blancs fouettés 

celle an leEiiOeton dcTix kopecks, etc. * * o , ,=., ;=. frv,,t -^o,ic ,„if. tnnr- 

eu neige, placez le tout dans une lour- 

La voix de la conscience, c'est le tière sous le four de campagne. Laissez 

£traag«} tic-tac d'hoTlog^e qu'on onbUe dans monter le soufflé et .servez rapidement. 

Tb sms bïjsarre Tfient d'être afficM le bruit du jour, mais qui s'exaspère julieaîie aux œufs pochés 

ans ecHBimissariats de police de Lon- .d^ns le silenœ et l'obscurité de la y^^^j, ^^.^^^ préalablement préparé 

dresTelatk'emeatàanerfantqtfona n^t. ^^^^ ^^^^^ julienne ordinaire; faites 

irotiré skhandMroé âaBS te rae. Afa,a^f Frewsf. ^^^^^^ j^,^ ^^^.^^ ^^^... ^^^^^ ^^^ p^^. 

- A.ge probaHe de Feafa : ^,^ ^^^^^^^ . 3^^,^.,. j^^ ^aas un plat, arrosés 

,..mMm^. KQseigBCTeits donnes par ^^ ^^^^.^^^^^ ^^^^^^^ ^^ ^^.^^ ^^^^p^ 

rs-nfaiit au .sujet de som domicaîe : Xoas ne ;SQiames ati fond ni tout cme la soupière de Julienne. 

a:.:.:. boH ni tout Hiaiivais, raais nous pa- _ „ 

, , '. . , - , Sarcelle rotie 

Ce QÏ5Î serait oeauoonp f»lMS etOH- raîssoHS tous plus mauvais dans nos ., . 

. -,.-.'-.. j ' 1 1 î Videz votre sarcelle ; mcorporez-lui 

ffiant. c est si 1 eiUant avait donne le actes que aous ae le sommes ctaus nos . ' ^ . 

' „ , , ^,™.»., un bouquet de per.sil ; bridez et rotisiez 

nom tî 1 adresse de ses fis»eiit& cœurs. . , . „ , , , 

Fasuet. ^ f^" ^'^^ '^'^'^ quart d heure eu arrosant 
de beurre; servez avtc des citiots 

I»a |»atiiei!ce boaâdMst'C _„. — ., — ^„ coupés. 

EMê v% quelqtie fols très Wn ! Crème frite 

A« mois de décembre de l'année ^9M$di$ StH^S Faites réduire à moitié de la crème 

dersièrc, iiM nioioe îjonddliiste 2 été et du lait mêlés ensemble avec quel- 

(xm&smaé à six iocms de priscm j^roe Pour préserver les lainages et four- ^^gg grains de sel et de citron, joi- 

gw'îl s'est refttsé de îéaioîgiier contre nires, il suflSt de bien les battre et de g^ez-y assez de farine, pour faire une 

ks •bandits qui Ta vaic-Btattaqaé. Le les envelopper de manière à les mettre ^^^^ Aplatissez cette pâte .sur une 

Bjoine se retraBciiaiî derrière les pa- complèteinent à l'abri de l'air. On ^^bk avec un rouleau, coupez-la par 

Mies de BoudcUia- : "Si un bandit !««* encwe î«s saupoudrer de bonne peti|.g morceaux d'une forme régu- 

p^sd tuae sâeet oommeiiceà sder ton pondre de pyrètbre. Imis, que vous tremperez dans la pâte 

©orfs, ne te fâche pas." — Pour enkver sur des grainires ou â frire et que votis ferez frire. Glacez 

„ des feoilkts ém taches de graisse, vos beifoets^de sucre comme les bei- 

La Patrie de Sarab appliquer, à l'endroit et à l'envers des g^-^^ "^^ ^""!!:,„„„,„„., 

„ , ... ^.. £? 1 I» „î,„,j, «„ tacîies, des sacîiets de mousseline ren- ..,,- 

Cto a fait naître SaraJb BerahaMt tai ' ^,,.». AVIS 

, , ,, _. . ;„., i„ fermant des œBdres de bois très fines. /-i ▼ i »^ 

l*a î^rto«i, al«rs qa eil^ est «m.ple- ^^^ ^^^^^ ^ ^,^.^^ ^^ ^^^^ ^^ ^^^ ^ ^^^^^ ^^^^^ ^^^^.^^^ 

ment FMmmm légèrement chauffées, le feuilkt entre d'envoyer au bureau de tout journal, 

Interrogé* sur les braits qo 00 avait *» , ,, , une carte portant le nom des pensou- 

répa«lm5 disaiJt qu'elle était née eu ^' *««^ ^«^ff " K^uf vckr 1 of^e- ,^^^.^ ^^^^^^ ^^^ ^^^-^^^ ,^. „^,^„^.^,^ ^^^ 

aS»« Mme Sarah Bemlmdt a ^^*''<'« 3"«»"'^ *^ coruplète absoptiou ah journal qui leur est adre>ssé, et ce, 

Tétxmdu q« lo«* ce. bmits »nt ab- ^« ^ »«**^« g»^*^* ^ ^^ t^»P^^*- ^,a»*^ J"' ^' ^» «'^te a qui que ce soit. 

ivyviKiu iwt yj« Après cet averti.sseuieiit, nous ne pou- 

mirdes et dénaé» d« fondement. ^ ,^,,,„jg j>ou.sser plus loin le dé.sintéres.se- 

"Je sms néx à Paris, a-î-elk dit, et nient et la complaisance. 
j*ai passé la preoiière partie de ma L'irrespectueux Bob â son préeep- !*«* personne.* donc qui accepteront 

immms chez .roon grand - père, à teur ; « troifflème numéro serout désormais 

« . j — î',.^ .,-f,,,.. «.*» T,r*-mi^r*> —M'si©H l'abbé, ¥ a-t-îl US /wrwa/ «:««sMérfo alwnnées régulières au 

éitecatM» daas os o«wi?eat <»thobque, ^-'^giag^nère ^ttestloe. Four qtidte Prière encore aux locataires qui dé • 
pfèg de Ver«3J:U«s,. <rt je tî as jamais x^^g^^^ j^ vous prie ? iijétîageroat au usois de niai de nous 

îiiîte ks pied.8 <tn .A,^ri*iw airaiit mon —limm, {>our i»blier les décrets de efawyer leur nouvelle adresse. 
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L'Air de la fier dans 

les Affections 

Nerveuses 



Aussitôt qu'uu tnécleciu ordonne l'air de 
la mer à une personne nervetise, celle-ci se 
précipite invariablement vers la villégiature 
la plus proche, y passe la majeure partie de 
son temps sur la plage, se tourmente plus ou 
moins du prix des hôtels, puis au bout de 
deux ou trois semaines revient à la maison 
travailler comme quatre pour réparer le 
temps que lui a fait perdre ce modeste con- 
gé. Il en résulte nécessairement uu surcroit 
de douleurs nerveuses, la cure a été trop 
courte pour produire un résultat satisfaisant. 

Les PIT;tTI,]eS ROUGES sont aussi sa- 
lutaires pour les nerfs que l'est l'air de If- 
mer ; mais comme la bise Siiline, elles ne 
peuvent pas faire elTet immédiatement. 

Les PILULES ROUGES nourrissent 
et reconstituent les tis.sus. Ce n'est pas uu 
slimulaot et l'on ne doit pas en espérer iaimé- 
diatement des résultats définitifs, mais levir 
emploi suivi amènera ce, tainemeut un mieux 
durable. 

Les PILULES ROUGES sont un 
auxiliaire actif de l'estomac, elles facilitent 
la digestion et l'assimilation des aliiuents. 
Voilà la façon ralionelle d'obtenir force et 
.santé, voilà le remède qui dure, qui mgtm- 
dru et .léve'oppe l'énergie, créatrice de tou- 
ti'r il , :./i.iM,!es choses. 

Les PILULES ROUGES ne sont que 
pour les femmes étant spéeialemetit adap- 
técB aux maladies auxquelles elles sont 
exposées ; e les guérissent à coup sûr tontes 
les personnes qui les prennent avec jiersévé- 
rauee. 



Notre asmntàaxsst es Boaîfeaai- 
tés poxir le printaaps est mata- 
tenant cwœplet. TJtae râite à 
notre Espasîti«a -Ksas sera aTaœ- 
tagease. 

N. BEAUDRY & FILS 

Eîjcuttieirs Ojsticiems 

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ft'e et des ïiiaîns 

le» 



'"'^^J te c«Lci«-. R. J- DEVINS, 1884 Ste-GatteFine 



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Pour les Cheveux 

e.s1 une meiveille, essavex-le, jxrar 
les oheveus faibles et gi'ia, il leur 
redonne leur couleur et les fait 
croître. Guérit les Pellicules et 
donne aux clieveux la force et le 
lustre de la jeunesse. 

.APPLICATION GRATUITE aux 
Salons de Toilette de "LA PRES- 
SE," Cbatubre 14- 



EMILE ZOLA 



EMILE ZOLA écrit : 

*" Le Vin Mariani — UEïmîi de la 
we, qui 'Combat la débilité chez les 
teaiBJies, ,îa ^'éritabîe cause de cliaque 
loailaïîk— use véritable fontaine «rien 
tjfe|ue d« Jottveiice, qui, en doima»' 
îa lorœj la .sasté et l'énergie, crée mu 
xacc iii0avdle et tout â fait siuî»érieurt' . 

EMILE ZOLA. 

Paris, J'VaiiCtf, 




L'Ecrivain Français bien connu, spécialement 
célèbre dans l'affaire Dreyfus. 



fee fin fl^aifiani 

Kenterce Us ftr$nm% TafbUs 

Spiédale-uieat recominaudé contre les mala- 
<!ieg âe la gorge, l'indigestiou, l'anéinie, îa fa- 
tigue mentale et Oïrporelle, ks maladies des 
iierfs et débilité gétiéraîe. 

he Tonique Stituulant Français 
Méal Renomaié daiie le monde 
entier , 

Chez tous les Pkarraaciens. 

Refusez les substituts, 



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LAWRENCE A. WILSON Cie, Agents Canadiens, MONTREAL