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JOURNAL ASIATIQUE 



HUITIÈME SÉRIE 
TOME XX 



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JOURNAL ASIATIQUE 



OU 



RECUEIL DE ^MÉMOIRES 

D'EXTRAITS ET DE NOTICES 

RELATIFS À L'HISTOIRE, À LA PHILOSOPHIE, AUX LANGUES 
ET À LA LITTÉRATURE DES PEUPLES ORIENTAUX 



PAR MM. BABBIBK DB MBTRABD, A. BABTH 
M. BASSBT, CUmMORT-OARNBAU, J. DABMB8TBTRR, J. DBBBRBOORG 
PBBB, POUCAOX, nkiÀrr 
IIASPIRO, OFFERT, RCHAR, B. SRlfART, ZOTBRBBRG, ETC. 

ET PUBLIÉ PAR LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE 



JlTI 



HUmEME SERIE 
TOME XX 



PARIS' 

IMPRIMERIE NATIONALE 

ERNEST LEROUX, EDITEUR 

nUK nON^PARTF, 18 

M UCCC XCII >* 



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- imc 




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JOURNAL ASIATIQUE. 

JUILLET-AOÛT 189 L 



PROCÈS-VERBAL 

DE L/V SÉANCE GÉNÉRALE DU 16 JUIN 1892. 



La séance est ouverte à 3 heures et demie, sous 
ia présidence de M. Barbier de Meynard , vice-pré- 
sident, en labsence de M. Ernest Henan, empêché. 

Le procès-verbal de ia dernière séance annuelle 
est lu et la rédaction en est adoptée. 

Est nommé membre de la Société : 

M. Talod, élève diplômé de TEcole des langues 
orientales, employé à la dette ottomane à 
Cionstantinople , présente par MM. Barbier 
de Meynard et Houdas. 

M. Rubens Duval lit le rapport de la Commis- 
sion des censeurs. 

Lecture est donnée dune lettre par laquelle 
M. Rhys Davids, représentant le Comité d'organi- 
sation du Congrès des orientalistes de Londres 
en 1892, invite la Société asiatique, de la part du 
Comité d'organisation, à nommer deux délégués 



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6 JUILLET-AOÛT 18ï>2. 

pour la représenter au Congrès. M. Barbier de 
Meynard rappelle à rassemblée que le Conseil a 
décidé, Tannée dernière, de ne prendre part officiel- 
lement à aucun Congrès; mais il engage les mem- 
bres à adhérer individuellement à Tinvitation du 
Congrès de Londres. 

M. Textor de Ravisy annonce qu'il est chargé 
par le Comité d'organisation du Congrès interna- 
tional des orientalistes , qui se tiendra à Lisbonne à 
la fin de septembre 1 892 , sous la présidence du roi 
de Portugal, de faire connaître aux orientalistes 
français le prix que le Comité attacherait à leur par- 
ticipation. 

M. Textor de Ravisy informe aussi la Société que 
le Ministère de Tinstruction publique a décidé la 
création d'une section orientale dans le Congrès des 
Sociétés savantes qui se réunit tous les ans à Paris. 

M. James Dannesteter, secrétaire, lit son Rap- 
port général sur les travaux du Conseil durant les 
deux dernières années. 

U est procédé ensuite au dépouillement du scrutin 
pour la nomination du Bureau et du Conseil. Tous 
les membres sortants sont réélus. 

La séance est levée à 5 heures et demie. 



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PROCES-VERBAL. 7 

OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIÉTÉ. 
(Séance du 16 juin 189a.) 

Par le Gouvernement néeriandsiis. J. W. Ijeer- 
iiian , Beschrijving der OaiOieiden naby de Soetu-Karia 
en Djadja-Karta [met atlas, séparé). Batavia, 1891. 
ïn-û». 

— A.-C. Vreede, Catalogus van de Javaansche €n 
Madoeresche Handschriften der Leidsche Universiteits- 
Bibliotheek. Leiden, 18^1. in-ti''. 

Par TAcadéniie de Saint-Pétersbourg. Mémoires 
de l'Académie impériale des sciences, t. XXXVIII, 
n^y-XXXIX, l89l.In-4^ 

Par la Société. Bulletin de l'Institut é^ptien, 
3' série, n** 2 et 3. Le Caire, 1892. In-8\ 

Par les éditeurs. Geographical and Geological Survey 
of the Rocky Mountain Région, t. VI, The Gegiha 
language, by J.-O. Dorsey. Washington, 1890. 
ln-/i». 

— Dolletino, if i55. Fiienze, 1892. In-S"". 

— Revue critique , n" 28, 20 juin 1892. In-8". 

— Revue atxhéologicfue , mars-avril 1892. In-8'*. 

Par les auteurs. H. Lammens. Coar5 gradué de 
traduction française -arabe, textes français, i" et 
2" parties. Beyrouth, 1892. ln-8** 

— Ij. Thuasno. Djim-Sultan (1 459-1 690). Paris, 
i892.In.8°. 



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8 JUILLET-AOÛT 1«92. 

Par les auteurs. M. Bloomfield. Contributions to 
the interprétation of the Veda, fourth séries. Balti- 
more, 1892. In-8^ 

— W. Groff. Étude sur l'expression « mot-tamoutn. 
Le Caire, 1892. In-^". 

— B.-L. Rice. Camataka-sahdanusûsanam. Benga- 
lore, 1890. In-4". 

— W. Muir. The Caliphate, its Rise, Décline and 
Fall, 2* édition. London, 1892. In-8". 

— E. Legrand. Céent dix lettres grecques de Fran- 
çois Filelfe. Paris, 1892. ln-8". 

— H. Lavoix. Catalogue des monnaies masal- 
manes, Espagne et Afrique. Paris, 1 89 1 . In-8^ 

— R. Gagnât. L'année romaine d'Afrique et C occu- 
pation militaire de V Afrique sous les empereurs. Paris, 
1892. In-8^ 

— M. Hocotzian. La langue d^Accad. Gonstanti* 
nopie, 1892. Br. in-fol. 



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RAPPORT DES CENSEURS. 



RAPPORT 

DB LA COMMISSION DES CENSEURS SUR LES COMPTES 

DE L* EXERCICE 189I, 

LU DANS LA SÉANCE GÉNÉRALE DU 16 JUIN 1892. 



Messieurs, 

L'examen des comptes de Texercice 1891 nous a fait 
constater, cette année encore , l*état prospère des finances de 
notre société. Les cotisations et les abonnements au journal , 
qui avaient diminué légèrement l'année précédente , accusent 
une progression sensible : les cotisations ont monté de 1 1 6 à 
ia3, et les abonnements de 9^ à i^5. Il y a eu 4 cotisations 
à vie au lieu de 3 ; la vente des publications a aussi produit 
une somme supérieure à celle des exercices antérieurs. Grâce 
aux augmentations des recettes , on a pu pourvoir à des dé- 
penses extraordinaires et augmenter la réserve , sans que les 
fonds déposés en compte courant à la Société générale aient 
été entamés. Ces fonds étaient , au 3 1 décembre dernier, de 
1 1,906 fr. 27, somme à peu près semblable à celle du pré- 
cédent exercice. Aux dépenses extraordinaires figurent : 
1* 4,701 fr. 45, prix d'acquisition de 10 obligations commu- 
nales de 1880; 2* 4,879 fr. i5, montant du second mémoire 
des frais d'impression du tome II du Mabàvastu ; 3* 3oo francs 
payés pour la revision des Carnets d'Huber; 4° 842 francs 
pour la réorganisation de la bibliothèque; 5** 922 francs pour 
la reliure des livres. Les recettes comprennent les mêmes 
articles que l'on retrouve dans les comptes précédents, si 
l'on excepte une somme de 1 ,000 francs souscrite par le Mi- 



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10 JOILLET-AOCT 1892. 

nistère de rinstmction publique pour le Journal de voyage 
d'Huber. Nous souhaitons que cet état financier qui témoigne 
de la vitalité de notre société se maintienne pendant de 
longues années. 

H. ZOTSNBBRG, R. DtVAL. 



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UAPPORT DE LA COMMISSION DES FONDS. 1 1 



RAPPORT DE M. SPECHT, 

AU KOH DC LA COMMISSION DES FONDS, 

ET COMPTES DE L'ANNÉE 1891 



Messieurs, 

La réorganisation de notre bibliothèque a augmenté cette 
année nos dépenses de 1,764 francs, dont 84a francs ont été 
employés pour i achat, la rédaction des fiches et la rétri- 
bution à Tapparitenr chargé du travail matériel : copie des 
fiches , mise en ordre des volumes et apposition des étiquettes 
sur chaque volume. La note du refienr s*est montée à 
933 francs; ces derniers frais ont été occasionnés, en grande 
partie , par la refiure de nos collections , lesquelles avaient été 
fort négligées jusqn*à ce jour. Aujourd'hui ,- grâce au zèle et 
au dévouement désintéressé de notre confirère, M. Drouin, 
nous possédons presque complètement tontes les revues qui 
se rapportent à nos études. Malgré ce surcroit de dépenses , 
nos comptes donnait un excédent de recettes de 4,754 fr. 1 7 ; 
il est vrai que nous n avons eu à payer que les frais d'im- 
pression pour la seconde moitié du tome II du Maliavastu. 

Nous avons acheté au mois de juillet 1891 en emploi de 
fonds 10 obligations communales de 1880 émises par le 
Crédit foncier. Le solde de notre compte courant avec la So- 
ciété générale , au 3 1 décembre 1 89 1 , était de 1 1 ,906 fr. 27. 
à peu près le même que celui de Tannée dernière. 



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U JUILLET-AOÛT 1892. 

COMPTES I> 



DEPENSES. 

Honoraires du libraire pour le recouvre- 
ment des cotisations 676' 00' 

Frais d'envoi du Journal asia'iqae hh^ 00 

Ports de lettres et de paquets reçus. ... 7165 

Frais de bureau du libraire i35 5o } i.632'55' 

Dépenses diverses soldées par le libraire, 
dont 3^6 fr. 5o pour le Journal asia- 
tique 3o8 5o 

Honoraires du sous-bibliothécaire 1,100 00 

Service. 1 05 00 

Chauffage, éclairage, etc 220 70 

Reliure et frais de bureau de la Bibliot. . 1,028 i5 / 3,618 5o 

Contribution mobilière 76 o5 1 

Contribution des portes et fenêtres. ... 17 10 j 

Assurance 1 1 5o / 

Réorganisation de )a bibliothèque ( achat 

de iiches et de registres) 1 3i 26 ) 

Rétribution à l'appariteur et service. . . 710 70 ) 

Frais d'impression du Journal asiatique . 8,2 3 1 1 5 
Indemnité au rédacteur du Journal asia- 

tiqae 600 00 

Indemnité pour la revision de la 3* par- ) 1 4,010 3o 

tie des Carnets d'Huber 3oo 00 

Frais d'impression du second mémoire 

du tome U du Maliâvattu 4.879 i5 

Société générale. Droits de garde, timbres, frais de 

conversion , . 86 10 

Total des dépenses de 1891 19*189 hb 

Achat de 10 obligations communales èc 1880 (Crédit 

foncier) 4,701 45 

Espèces en compte courant à la Société générale au 

3 1 décembre 1891 i»»9o6 27 

Ë.'vsfiMBLE ''^^191' 17* 



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RAPPORT DE LA COMMISSION DES FONDS. 13 



1891. 



RECETTES. 



1 23 cotisations de 1891 3,690*^ oo* \ 

60 cotisations arriérées , 1 ,800 00 ^ 

h cotisations à vie 1,200 00 ^ 10,^72^ ^o' 

1 45 abonnements au Journal asiatiqae 3,900 00 
Vente des publications de la Société.''. . 882 90 

Intérêts des fonds placés : \ 

1* Rente sur l'État 3 p. 0/0 1 ,800 00 

4 1/2 p. 0/0. . . . 45o 00 

Legs Sanguinetti (en rente 4 1/2 p. 0/0). . 4 10 00 
2* 64 Qbligations de l'Est (5 p. 0/0). i,453 82 
3* 60 obligations d'Orléans (3 p.o/o). 864 00 
4* 58 obligat. Lyon-fusion (3 p.o/o). 785 5o 
5* 60 obligat. de l'Ouest (3 p. o'o). 864 00 ^ -7,^70 ni 
6" 3o obligations de l'Est (nouveau) 

(3 p. 0/0) 288 00 

7* 3o obligat. Crédit foncier i883 

(3 p. 0/0) 432 00 

8* 10 obligations communales 1880 

( 2* trimestre) 67 3o 

Intérêts des fonds disponibles déposés à 

la Société générale 56 1 o / 

Souscription du Ministère de l'instruc- 
tion publique 2,000 00 \ 

Crédit alloué par l'Imprimerie nationde '. 5 ^^^^ ^^ 

en dégrèvement des frais d'impression i 

du Journal asiatique 3,ooq 00 / 

Souscription du Ministère de Finstruction publique 

pour l'impression des Carnets ^Huher i ,000 00 



Total des recettes de 1891 23,943 6i 

Espèces en compte courant à la Société générale au 

3i décembre de l'année précédente (1890) 1 1,853 55 



Total égal aui dépenses et à l'encaisse au 3 1 dé- 
cembre 1891 35,797^7' 



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H JOILLET-AOUT 1892. 

TABLEAU 

DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 

COHPOainHERT AUX 1I0VIHATI05S FAITBS DA^S PaSSKYIL^B G^RéRALB 
DD 16 JDIIf 1892. 



PRESIDENT HONORAIRE. 

M. Barthélemy-Saint Hilaire. 

PRESIDENT. 

M. Ernest Renan. 

VICE-PRÉSIDENTS. 

MM. Barbier de Meynard. 
E. Senart. 

secrétaire. 
M. James Darmesteter. 

SBGRÉTAIRB adjoint et BIBLIOTUÉCAIRB. 

M. Rubens Duval. 

TRESORIER. 

M. le marquis Melchior de Vogué. 

commission des fonds. 
MM. Drouin. 
Specht. 
Clermont-Ganneau. 



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TABLKAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION. 15 

GBNSRURS. 
MM. ZOTENBERG. 

Rubens Duval. 

MEMBRES DU GONSEII.. 

MM. le \y Leclerc. 
A. Barth. 
Maspero. 
H. Derenbouro. 
Sylvain Lévi. 
Clément Huart. 
Rodet. 
Deveria. 
Oppert. 
J. Hal^ty. 
Michel Breal. 
Berger. 

HOUDAS. 

GoftmER. 

DiEULAFOY. 

labbé Barges. 

ZOTENBERG. 

FoircAiFX. 

J. Derenbourg. 

dHerviy Dft Sawt-Denys. 

Gh. SCHEFER. 

Fber. 

LAUeBREAU. 

Spiro. 



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IG JUILLETAOÛT i892. 



SOCIÉTÉ ASIATIQUE, 



I 

LISTE DES MEMBRES SOUSCRIPTEURS, 

PAR ORDRE ALPHABBTIQOE. 

Nota. Les noms marqués d*un * sont ceux des Membres à vie. 
IVAcADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BeLLES-LeTTRES. 

MM.*Abbadie (Antoine d') , membre de Tlnstitut , rue 

du Bac, I ao, à Paris. 
Adda Fredj, instituteur, rue dTsraèl, 27, à 

Constantine. 
Allaoua BEN Yahya, profcsseur au Collège, h 

Mostaganem. 
Allotte de la Fuye, chef de bataillon du 

génie, à Grenoble. 
Alric , drogman de TAmbassade de Fcsmce , à 

Gonstantinople. 
Amélineal (E.) ♦ maître de conférence» à TÉcole 

des hautes études, rue Saint- André-des-Arts , 

33, à Paris. 



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LISTE DES MEMBRES. 17 

MM. ÂURoux , juge de paix , à Gonstantine. 

* Aymonier (E.), chef de bataillon dmfanterie 
de marine , rue du Général-Foy, 38 , à Paris. 

Bibliothèque Ambrosienne , à Milan. 
Bibliothèque de l Université , à Utrecht. 
Bibliothèque orientale, Université Saint Joseph, à 

Beyrouth. 
Bibuotheque universitaire, à Alger. 
MM. Bachmann (le ly.Johannes), N. W. Gerhard- 
strasse, a8, à Berlin. 

Bang (Wilhelm), professeur au GoUège, à 
Melie-iès-Gand (Belgique). 

Barbier de Meynard , membre de Tlnstitut , pro- 
fesseur au GoUège de France et à l'École des 
langues orientales vivantes, boulevard de 
Magenta , 1 8 , à Paris. 

Barges (l'abbé), professeur honoraire de la 
Faculté de théologie de Paris, rue Maie- 
branche , 1 1 , à Paris. 

Barré de Lancy, premier secrétaire-interprète 
du Gouvernement pour les langues orien- 
tales , rue Gaumartin , 3 2 , à Paris. 

Barth (Auguste), rue du Vieux-Golombier, 6, 
à Paris. 

Barthélémy, au Gonsulat de France, à Alep 
(Syrie). 

Barthélemy-Saint Hilaire , ancien Ministre des 
AfiEaires étrangères, membre de l'Institut 
boulevard Flandrin , /i , à Paris. 

XX. a 



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18 iUILLETAOÙT 1802. 

MM. Basset (René), professeur d arabe k TÉcole des 

lettres, rue Michelet, 4 9, à TAgha (Alger), 
Beauhegard (Ollivier), rue Jacob, 3, à Paris. 
Becr (Tabbé Franz-Seignac), rue Duranteau, 

3 1 , à Bordeaux. 
Bëkermann (Joseph), à Firiej, par Radom (Po- 
logne russe). 
Belkassem BEN Seoira , professeur à TEcole des 

lettres, à Alger. 
Bénéotte (Georges), attaché au Musée du 

Louvre, rue du Val-do-Gràce , 9, à Paris. 
Bbmsley, professeur d arabe à fUnivenité de 

Cambridge. 
"^Berchbm (Max van), privat-docent à fUniver- 

site de Genève. 
B|(R6ba (Philippe), sous-bibiiothécaire de Tin- 

stitut , au palais de llnstitut, rue de Seine, 1 , 

à Paris* 
Besthorn (G.), Guldbergsgade, 9, à Copen- 
hague. 
BiNOBR (le capitaine), officier d*ordonnance du 

grand chancelier de la Légion d*honneur« 

à Paris. 
Blomay (Godefroy de), rue de Médicis, 5, à 

Paris. 
Bœll (Paul), élève titulaire de TÉcde des 

hautes études, rue de Saint-Quentin, a5, 

au Havre. 
BoissiER (Alfred), rue Calvin, à Genève. 
B0NCOMPAGN1 (le prince Balthasar), à Rome. 



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LISTE DES MEMBREa 19 

MM. BoKzoN (Jacques), rue Spontini, i3, à Paris. 
BossoDTROT, interprète miliitaire, détaché à 
rx\diiunistration centrale (Je Tarmée tuni- 
sienne , à Tunis. 
*BouRQUiN (le Rév. A.), à Lausanne. 
Bréal (Michel), membre de l'Institut , profes- 
seur au Collège de France , rue d'Assas, yo , 
à Paris. 
BuDGE (E. A. Wallis), litt. D. F. S. A., au Bri- 

tish Muséum , h Londres. 
BiJnLER (George), professeur à Tlji^titut orien- 
tai, à rUniversité de Viem^e. 

* BUREAU (Léon), rue Gresset, *5, à Nantes. 
*BuRGESS (James), Sutton place, î2 2, à Edim- 
bourg. 

Camssanti-Motylinski (de), à la Direction des 
apures indigènes, à Constantine. 

CA5Aiimri, membre de )^ Mission archéolo- 
gique, afti Caire. 

Gastries (le comte Henri de) , captaine attaché 
à rÉtaVmajor généi^} du Ministre de la 
Guerre, rue de Grenelle, 7 5, à Paris. 

Cbrubschi ( Henri)» avenue Velasquea, 7» parc 
Monceaux, à Paris. 

Chabot (l'afebé P.), à Codftflans-Gharenton. 

Charencey (le coipte dï), rue Barbey-de-Jouy, 
s5, à Paris. 

* Chavannes (Emmanuel-Edouard), attaché à la 

Légation de France, à Pékin. 



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2a JUILLET-AOÛT 1892- 

MM. Ghwolson , professeur à l'Université de Saint- 
Pétersbourg. 

GiLLiÈRE (Alph.), consul suppléant de France, 
à Gonstantinople. 

Clercq (L. de), rue Masseran, 5, à Paris. 

Glermont-Gannead , membre de Tlnstitut, se- 
crétaire-interprète du Gouvernement, pro- 
fesseiu* au Gollège de France, rue Newton , 
5 , à Paris. 

Gohen Solal, professeur d arabe au Lycée, à 
Oran. 

GoLiN (Gabriel), licencié en droit, breveté de 
rÉcole des langues orientales , rue de Rennes , 
iSy, à Paris. 

GoLiNET (Philippe), professeur à TUniversité, 
à Louvain. 

GoRBETT (Fréd. de), secrétaire de la Société 
asiatique de Geylan, à Golombo (Geylan). 
*GoRDiER (Henri), professeur à l'École des 
langues orientales vivantes, place Vintimiille , 
3 , à Paris. 

GouLBER , capitaine au a" de ligne belge , à Ter- 
monde. 

CociRANT (Maurice), attaché au Gonsulat de 
Séoul (Gorée). 
*Groizier (le marquis de), boulevard de la 
Saussaye , i o , à Neuilly. 

GusA (le commandeur), professeur d'arabe à 
l'Université de Païenne. 



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LISTE DES MEMBRES. 21 

MM.*Danon (Abraham), à Andrinople. 

* Dariaesteter (James), professeur au Collège 

de France, boulevard de Latour-Mau- 

bourg, 18, à Paris. 
Débat (Léon), boulevard de Magenta, i45, à 

Paris. 
Degodrdemanghe (Jean- Adolphe), rue Taille- 
pied, 4, à Sarcelles (Seine-et-Oise). 
Delattrb (l'abbé), rue des Récollets, 11, à 

Louvain. 
Delon DRE, rue Mouton-Duvemet, 1 6 , à Paris. 
*Delphin (G.), professeur à la chaire publique 

d'arabe , à Oran. 
*Derenbourg (Hartwig), professeur à l'École 

des langues orientales vivantes, rue de la 

Victoire, 56, à Paris. 
Derenbourg (Joseph), membre de l'Institut, 

rue de Dunkerque, 27, à Paris. 
* Des Michels (Abel), professeur à l'École des 

langues orientales vivantes, rue de l'Ermi- 
tage, a8, à Versailles. 
Devéria (Gabriel), secrétaire d'ambassade, 

interprète du Gouvernement, boulevard 

Pereire, i5, à Paris. 
D1EULAPOY (M.), ingénieur en chef, impasse 

Gonti , 2 , à Paris. 
DuxMANN , professeur à l'Université de Beriin , 

Schill Strasse, 1 1 a, à Berlin. 
Donner , professeur de sanscrit et de philologie 

comparée à l'Université de Helsingfors. 



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2i JUILLET-AOÛT 1892. 

MM. Drouin , avocat , rue de Vemeuil , 1 1 , à Paris, 

Duras {Jules), rue des Petits-Hôtels, 9, à 
Paris. 

DuRiGHELLO ( Joseph-Auge) , antiquaire , à Sidon 

(Syi-ie). 

DuTREUiL DE Rhins, voyageur et géographe, rue 

de Toumon , 4 , à Paris. 
DcvAL (Rubens), rue de Sontay, 1 1, à Paris. 

*FARGUEs(F.),àTéhéran. 
* Favre ( Léopold) , rue des Granges , 6 , à Genève. 
Feer (Léon), attaché au département des ma- 
nuscrits de la Bibliothèque nationale, rue 

Félicien-David , 6 , à Àuteuil-Paris. 
Fell (Winand), professeur à TAcadémie de 

Munster. 
Ferracd ( Gabriel ) , agent résidentiel de France , 

à Mananjary (Madagascar). 
Ferté (Henri), chancelier du Consulat de 

France , à Tripoii de Barbarie. 
*FiMOT (Louis), archiviste ^léographe, attaché 

à la Bibliothèque natioÉïale , rue Monge , 68 , 

à Paris. 
FxAc«, professeur au Collège de France, rue 

de Beriin, Sy, à Paris. 
FoucAUK (Edouard), professeur au Collège de 

France ^, me Perronet, 3, à Paris. 
FoucrtER (A.), agrégé des letti^, rue de Vau- 

gi^ard, 607, à Paris. 



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LISTE DES MEMBRES. 23 

MM.*Fkye« (le major George), Madras StafF Corps , 
Depuly Gommissioner, British Burmah. 

Gaignière (H.), substitut du procureur de la 

République , à Châlons-sur-Mame. 
Gantin, ingénieur, élève diplômé de TEcole 
des langues orientales vivantes, rue de la 
P^inière , i , à Paris. 
* Gautier (Lucien), professeur d'hébreu à la Fa- 
culté libre de théologie , à Lausanne. 
Graffin (l'abbé), professeur de syriaque à 
l'Université catholicpie, rue d'Assas, iy, à 
Paris. 
*<imFF (William N.), à Ghizeh (Egypte). 
Grosset, licencié es lettres, à la Faculté des 

lettres , à 'Lyon. 
Grossi (Vincenzo), à PoUone, Biella (Italie). 
*GuiEYssE (Paul), ingénieur hydrographe de la 

marine, rue des Ecoles, 4^, à Paris. 
* GtJiMET (Emile) , au MuséeGuimet, place d'Iéna, 
à Paris. 

*Halévy (J.), rue Aumaire, q6, à Paris. 
Hamy (le jy) , membre de l'Institut conserva- 
teur du Musée d'ethnographie, au Troca- 
déro, à Paris. 

*Harkavy (Albert), bibliothécaire de la Biblio- 
thèque impériale publique, à Saint-Péters- 
bourg- 



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24 JUILLET-AOÛT 1892. 

MM Harlez (C. de), professeur à ITJniversité , à 
Louvain. 

Hebbelynck (Adolphe), professeur à fUniver- 
sité, à Louvain. 

Hélouis, consul, attaché à la Légation de 
France, à Tanger. 

Henry (Victor), professeur à la Facidté des 
lettres de Paris, rue Notre -Dame -des- 
Champs, io5,«i Paris. 

Herbed Meherjibhai Palanji m adan , Old So- 
naporeLane, Dhobitalas, Bombay. 
*Hériot (labbé Étienne-Eugène-Louis), boule- 
vard Montparnasse, 96, à Paris. 

Hérold (Ferdinand), licencié es lettres, an- 
cien élève de TEcole des chartes, boulevard 
Saint-Germain, iSa, à Paris. 
*HERVEy de Saint-Denys (le marquis d'), mem- 
bre de rinstitut, professeur au Collège de 
France, avenue Bosquet, 9, à Paris. 

HoRST (L.), rue des Veaux, 20, à Strasbourg. 

HouDAS , professeur à FEcole des langues orien- 
tales vivantes, avenue de Wagram, 29, à 
Paris, 

HuART (Clément), drogman de l'Ambassade de 
France, à Constantinople. 

Imbault-Huart (Camille), consul de France, 
à Canton (Chine). 



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LISTE DES MEMBRES. 25 

MM. Jeannier (A.) , chancelier du Consulat de France, 
à Bagdad. 
Jeqdier (Gustave), rue de Médicis, 5, à Paris. 

*M"*Kerr (Alexandre), à Londres. 
MM. Kesseler (Charles), place Saint -Charles, à 
Tunis. 
KouLiKOvsKi , professeui* de sanscrit à TUniver- 

sité de Kharkov. 
KÙNOS (Ignace), docteur de l'Université de 
Buda-Pesth, à Constantinople. 

Lambert (Mayer), rue Guy-Patin, 5, à Paris. 
Lancbreau (Edouard), licencié es lettres, rue 
de Poitou , 3 , à Paris. 

* Lamdberg (Carlo , connte de) , docteur es lettres , 

Gœthestrasse , i o , à Stuttgart. 
Landes (A.), administrateur des affaires indi- 
gènes, à Saigon (Cochinchine). 

* Lanman (Charies) , professeur de sanscrit à Har- 

vard Collège, à Cambridge (Massachusetts). 

La VALLÉE Poussin (Gaston de), professeur à 
l'Université, à Gand. 

Leclerc (le ly), médecin-major de i" classe, 
à Ville-sur-Ulon (Vosges). 

Ledain, rue du Calvaire, 35, à Saint-Cloud. 

Ledoulx (Alphonse ), drogman de l'Ambassade 
de France, à Constantinople. 

Lefevre (André), licencié es lettres, rue Haute- 
feuille , 2 1 , à Paris. 



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20 J€!LLET.AOOT 18Î>5. 

MM. lyfirèvRE PoNTALis, Fuc Montalivet, 3, à Paris. 
Leriche (Louis), drogman au Consulat de 

France, à Tanger. 
Leroux (Ernest), éditeur, rue Bonaparte, 28, 

à Paris. 
*Lb8trange (Guy), piaxza Indipendenza , tia, à 

Florence. 
Levé (Ferdinand), rue Cassette, 17, à Paris. 
Lévi (Sylvain), maître de conférences à l'Ecole 

des hautes études, place Saint-Midiel, 3, à 

Paris. 
LiÉTARD (le ly), médecin inspecteur des eaux, 

à Plombières. 
LoiSY (Fabbé), professeur d'hébreu k l'Univer- 
sité catholique, rue d'Assas, 44, à Paris. 
LoRGEOD (Edouard), interprète du Consulat de 

France, à Bangkok. 
LnciANi, sous-chef de bureau au Goavemement 

général, à Alger. 

* Machanoff, professeur au Séminaire religieux , 
à Kazan. 

Mallet (Dominique), rue Mazarine, 19, à 
Paris. 

Marrache , rue Laffon , 1 o , à Marseille. 

Marre (Aristide), chargé du cours de malais 
et de javanais à l'Ecole des langues orien- 
tales, à Vaucresson, près Saint-Cloud. 

Maunoir (Charies), secrétaire général de la 
Société de géographie , à Paris. 



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LISTE DES MEMBRES. 27 

=MM.*Maspero , membre de Tlnstittit , professeur au 

Collège de France , ancien directeur général 

des Musées d'Kgypte, avenue de lX3bser- 

vatoîre, ^4, à Paris. 

Masqueray (Emile), directeur de TÉcole des 
lettres, roe Colbert, i, à Alger. 

Massieu de Clerval (Henri), rue Mademoi- 
selle, à Versailles. 

MÉCHiNEAtJ (fafcbé), rue de Sèvres, 35, à 
Paris. 

MBHti£;M (le ]>), professeur de langues orien- 
tales, à Copenhs^^tte. 

Meillet (Antoine) , agrégé de grammaire , élève 
de FÉcole des hautes études, boulevard 
Saint-Michel^ fi 4 , à Parts. 

Mercier ( E. ) , interprète4raductear assermenté, 
meoolbre associé de TEcoledes lettres d'Alger, 
rue Desmoyen , 1 9 , à Gonstantine. 

Merx (A.), professeur de langues orientales, à 
Heidelberg. 

Michel (Chéries), professeur à FUniversité, 
avenue d'Avroye , 1 1 , à Liège. 

Mio0EL«T, colonel (ki -génie en retraite, rue de 
rOrangerie, 38, à Versailles. 

MiLLOUE (L. de), conservateur au Musée Gui- 
met, place dléna, à Paris. 
* Mission archéologique française, au Caire. 
M. *MocArrA (Frédéric D.), "Connaught Place, à 
Londres. 



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28 JUILLET-AOÛT 1892. 

MM. MoHN (Christian), vico Nettuno, 28, Chiaja, à 
Naples. 
MoMBYNES (Gaudefroy de), rue Cassini, i4, à 

Paris. 
MoNTET (Edouard), professeur de langues 
orientales à l'Université de Genève, villa des 
Grottes. 
Morgan (J. de), au Caire. 
MouLiÉRAs, professeur d'arabe au Lycée, à 

Oran (Algérie). 
MuiR (Sir William), membre du Conseil de 
rinde, India Office, à Londres. 
*MijLLER (Max), professeur à Oxford. 

Nedbauer (Adolphe), à la Bibliothèque Bod- 

léienne , à Oxford. 
NouET (labbé René), curé à Roëzé, par la 

Suze (Sarthe). 

Oppert (Jules), membre de l'Institut, profes- 
seur au Collège de France, rue de Sfex, 2 , 
à PaiTs. 

Ottavi (Paul) , drogman-chancelier du Consulat 
général de France, à Zanzibar. 

* Parrot-Laboissiére (Eid.-F.-R.), Barrière S**- 
Catherine, par Moulins. 
Patorni, interprète principal à ia division, à 
Oran. 



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LISTE DES MEMBRES. 29 

MM. Pereira (Estèves), lieutenant du génie, Poço 
do Borratem , 4 , à Lisbonne. 
Pertsch (W.), bibliothécaire, à Gotha. 
Petit (labbé), à Romescamps , par Abancourt 
(Oise). 
*PiiiL ASTRE (P.), lieutenant de vaisseau, inspec- 
teur des affaires indigènes en Cochinchine, 
à Cannes. 
PiAT, vice-consul de France à Bouchir (golfe 

Persique). 
PiEHL (le D' Kari), docentd'égyptologie à TUni- 
versité, à Upsal. 
*PuN APPEL, docteur et professeur de langues 

orientales, à Middelbourg. 
*PiNART (Alphonse), à San-Francisco. 
* Platt ( William ) , Callis Court , Saint-Peters , île 
de Thanet (Kent). 
Pognon, consul de France, à Bagdad. 
*Poi3SSiÉ (le D'), rue de Valois, 2, à Paris. 
Pr^etorius (Franz) , Kaiser Wilhelmstrasse ,89, 

à Breslau. 
Priaulx (O. DE Beauvoir), The Mount, Guer- 

nesev. 
Prym (le professeiu- E.), à Bonn. 

Quentin (l'abbé), aumônier au lycée Louis-le- 
Grand, rue Saint Jacques, laS, à Paris. 

Raboisson (l'abbé) , rue de Viiliers, 80 , à Levai- 
lois. 



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30 JUILLET-AOÛT I8<>2. 

MM. Rat (G.), secrétaire de la Chambre de com- 
merce, à Toulon. 
Ravaisse (P.), chargé de cours à TEcole des 
langues orientales vivantes, avenue Kléber, 
39, à Paris. 
Regnaud (Paul), maître de conférences, pour 
le sanscrit, à la Faculté des lettres, à Lyon. 

* Régnier (Adolphe), rue de Grenelle, 35, à 

Paris. 
*Rehatsek (Edward), M. G. E., à Bombay. 
Remzi Bey (le colonel Hussein), professeur à 
rÉcole impériale de médecine, à Gonstanti- 
nopie. 
Renan (Ernest), membre de Tlnstitut, admi- 
. nistrateur du GoUège de France , à Paris. 
Reuter (le D' J.-N.), docent de sanscrit et de 
philologie comparée, à TUniversité de Hel- 
sîngfors. 
*Revillout (E.), conservateur adjoint au Musée 
égyptien, professeur à l'École du Louvre, à 
Paris. 
*Reynoso (Alvaro), docteur de la Faculté des 
sciences de Paris, à la Havane. 

* Rimbaud, rue de Versailles, Sg, au Ghesnay, 

près Versailles. 
RiviÉ (fabbé), curé de Saint-François-Xavier, 
boulevard des Invalides, Sg, à Paris. 
*Robkrtson Smith (W.), Chrisfs GoUege, à 
Gam bridge. 



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LISTE DES MEMBRES. 31 

MM. RoDET (Léon), ingénieur des tabacs, rue de ia 

Collégiale , i , à Paris. 

* RoLLAi«D (E. )» rue des Fossés-Soint-Bernai^d , 6 , 

à Paris. 

RoNDOT (Natalis), ex*délégué du commerce en 

Chine, rue Saint- Joseph , 20, à Lyon. 
Roque -Fbrhibr, chancelier du Consulat de 

France, à Tauris (Perse). 
RosifY (L. de), professeur à l'École des langues 
orientales vivantes, avenue Duquesne, 4 7, à 
Paris. 
RoTH (le professeur), bibliothécaire en chef de 
rUniversité, à Tubingue. 
*RtJDY (Ch.), professeur, rue Royale, 7, à 
Paris. 
Rylands (W. F. S. A.), secrétaire de la Société 
d archéologie biblique , Great Russell Street, 
37, Bloomsbury, à Londres. 

Sabbathier, agrégé de l'Université, rue du 
Cardinal-Lemoine , 1 5 , à Paris. 

Sauvaire (Henri), consul honoraire, à Rober- 
nier, par Montfort-sur-Argens (Var). 

ScHBER (Eugène), inspecteur des écoles indi- 
gènes de l'Algérie , rue Dupuch , 1 o , à Alger. 

ScHEFEA (Charies), membre de l'Institut, pro- 
fesseur de persan et administrateur de l'Kcole 
des langues orientales vivantes, rue deLille, 2 , 
à Paris. 



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32 JUILLETAOOT 1892. 

MM. ScHMiDT (Valdemar), professeur, à Copen- 
hague. 
Schwab (M.), bibliothécaire à la Bibliothèque 

nationale, cité Trévise, i A, à Paris. 
Senart (Emile), membre de Tlnstitut, rue 

François l*', 1 8 , à Paris. 
^SiMONSEN, rabbin, à Copenhague. 
SiouFFi, consul de France, à Mossoul. 
SociN, professeur à TUniversité, Querstrasse, 

5 , à Leipzig. 
SoNNECK (de), interprète principal à rÉtat-major 

de Tarmée, au Ministère de la guerre, à 

Paris. 
Specht (Edouard), rue du Faubou^rg-Sainl- 

Honoré, 19 5, à Paris. 
Spiro (Jean) , à Vu(flens-la-Ville, près Lausanne. 
Steinnordh (J.-H.-W.), docteur en théologie 

et en philosophie, à Linkôping. 
Strehly, professeur au lycée Louis4e-Grand , 

rue de Vaugirard , 1 6 , à Paris. 

Taillefer, docteur en droit, ancien élève de 
l'Ecole spéciale des langues orientales, bou- 
levard Saint-Michel, 81, à Paris. 

Talou , employé à TAdministration de la dette 
ottomane, à Constantinople. 

Teutsch (Alfred), au Consulat général de France , 
à Bangkok (Siam). 

Textor de Ravisi (le baron), avenue de Cli- 
chy, 4 1 , à Paris. 



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LISTE DES MEMBRES. 33 

MM. TouHAMi BEN Larbi , interprète judiciaire asser- 
menté à Ksar et-Tir, Sélif (Algérie). 
*Tdrrettini (François), rue de l'Hôtel-de-VilIe, 
8, à Genève. 
ToRRiNi (Giuseppe), professeur de sanscrit à 
rUniversité de Bologne. 

Vasconcellos-Âbreu (de), professeur de sanscrit, 

rua Barata Salgueiro, 1 5 , à Lisbonne. 
Vaux (Bernard de), rue Saint-Guillaume, i4. 

â Paris. 
Vernes (Maurice), directeur adjoint à l'École 

des hautes études , boulevard Saint-Germain , 

76, à Paris. 
Vilbert (Marcel), drogman de TAmbassade de 

France, à Constantinople. 
ViNSON (Julien), professeur à TÉcole des 

langues orientales vivantes, rue de Beaune, 

5 , à Paris. 
VissiÈRE (Arnold), premier interprète de la 

Légation de France, à Pékin. 
Vmo (Errico), consul d'Italie, à Alep. 
VoGiJÉ (le marquis Melchior de), membre de 

rinstitut, ancien ambassadeur de France à 

Vienne, rue Fabert, 2 , à Paris. 

Waddington (W.-V.), membre de l'Institut, 
ambassadeur de France à Londres, rue 
de la Trémouille, 28, à Paris. 
* Wade (Sir Thomas), à Londres. 



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34 JUILLET-AOOT 1892. 

MM. WiLBiLif (Eug.), proIe5seui% i léna. 

*Wyie (L.-N.-Bonaparte), viHa Isthmia, au 
Cap-Brun, par Toulon. 

ZoBROS Pacha, général de brigade, profes- 
seur de clinique à la Faculté de médecine 
de Constantinople, rue Agha Haman, à 
Péra. 
*ZoGAAFHOS (S. Exc. Ghristaki Effendi), avenue 
Hoche, a a, à Paris. 

ZoTENBERG (H.-Th.), bibliothécaire au dépa^ 
tement des manuscrits de la Bibliotb^ue 
nationale, avenue des Ternes, 96, à Paris. 

II 
LISTE DES MEMBRES ASSOCIÉS ÉTRANGERS 

SUIVANT L^ORimB DBS NOMINATIONS. 

MM. Rawlinson (Sir H. C), à Londres. 

Weber , professeur à TUniversité de Berlin. 

Salisbury (EL), secrétaire de la Société orien- 
tale américaine, à Worcester (Massachu- 
setts). 



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LISTE DES SOaÉTÉS SAVANTES ET DES REVUES. 35 

III 
LISTE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES REVUES 

AVEC LESQUELLES 

LA SOGll^TÉ ASIATIQUE ECHANGE SES PUBLICATIONS. 
L'ACADÉBOE DE LlSBOHNB. 

UAcADÉMii; DE Saint-Pétersbourg. 

La R. Asiatic Society de Londres. 

La R. Asiatic Society op Bengal, à Caieutta. 

La Deutsche MORCENLiENDiscHE Gesellschaft, à 
HaUe. 

L' American Oriental Society, à New-Haven (États- 
Unis). 

La r. Âsutic Society of Japan , à Tokio. 

La Bombay bbanch of tue Asiatic Society, à Bom- 
bay. 

La Societa Asiatica italiana , à Floreace. 

La Reale Accademia dei Lincei , à Rome. 

John Hopkins University, à Baltimore (États-Unis). 

L'Indian Antiquary, à Bombay. 

Le Polybiblion , à Paris. 

La Société de géographie de Paris. 

La Société de géographie de Genève. 

La r. Geographical Society, à Londres. 

La Société des sciences de Batavia. 

La Revue de l'Histoire des religions. 

L'American journal of arch/Eology, à Baltimore. 

La Société historique algérienne. 

3. 



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36 JUILLETAOÛT 1892. 

La Deutsche gesellschaft fur Natur- und Voel&er- 

KUNDE Ostasiens, à Toldo. 
La Société de philologie, à Paris. 

IV 
LISTE DES OUVRAGES 

PUBUBS PAR LA SOGIÉTÉ ASIATIQUE. 

En vente cLez M. Ernest Leroux , éditeur, rue Bonaparte , 28 , à Paris. 

Journal asutiqub, publié depuis 183 a. Collection com- 

plèle 1 ,000 Dr. 

Chaque année a5 fr. 



Choix de fables arméniennes du docteur Vartan , eo armé- 
nien et en français, par J. Saint-Martin et Zohrab. i8a5, 
in-8' 3 fr. 

Eli^ments de la grammaire JAPONAISE, par le P. Rodriguex, 
traduits du portugais par M. C. Landresse, etc. Paris, 
1 8a5 , in-8*. — Supplément à la grammaire japonaise « etc. 
Paris, 1826, in-8' 7 fr. 5o 

Essai sur le Pâli, ou langue sacrée de la presqu île au delà 
du Gange, par MM. E. Bumouf et Lassen. Paris, i8a6, 
in.8*. (Épuisé.) i5 fr. 

Mbng-tseu vel Mbngium , lalina interpretatione ad interpre- 
tationem tartaricam utramque recensita instruxit, et per- 
pétue commentario e Sinicis deprompto iiiustravit Stanis- 
las Julien. Lutetiœ Parisiorum , i8a4, 1 vol. in-8*.. . 9 fr. 

Yadjnadattabadha, ou LA Mort d*Yadjnadatta, épisode 
extrait du Ràmàyana, poème épique sanscrit, donné avec 
le texte gravé, une analyse grammaticale très détaillée. 



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OUVRAGES PUBLIÉS PAR LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE. 37 

ane traduction française et des notes, par A.-L. Chézy, et 
suivi d*uae traduction latine littérale, par J.-L. Bumouf. 
Paris, i8a6, in-^*** avec quinze planches 7 fr. 5o 

VOGABOLAIRE DE LA LAN6DE GEORGIENNE, par J. Klaprotll. 

Paris, 1837, in-8* 7 fr. 5o 

Elégie sur la Prise d*Éoesse par les Musulmans, parNer- 
sès Klaietsi , patriarche d* Arménie , publiée pour la pre- 
mière fois en arménien, revue par le docteur Zohrab. 
Paris, i8a8, in.8' 4 fr. 5o 

La Rbconnaissange de Sacountalâ, drame sanscrit et prâ- 
crit de Câlidàsa , publié pour la première fois sur un ma- 
nuscrit unique de la Bibliothèque du Roi, accompagné 
d'une traduction française, de notes philologiques, cri- 
tiques et littéraires, et suivi d*un appendice, par A.-L. 
Chézy. Paris, i83o, in-4', avec une planche 10 fr. 

Chronique gÀ)rgienne, traduite par M. Brosset. Paris, Im- 
primerie royale, i83o, grand in-8* 9 fr. 

Chrbstoiiathie chinoise (publiée par Klaproth). Paris, 
i833, in-8' 7 fr. 5o 

Éljêvbnts de la langue GEORGIENNE, par M. Brosset. Paris, 
Imprimerie royale, 1837, îï*"^* • 9 fr* 

GioGRAPHiE d'Aboulf^da, texte arabe publié par Reinaud 
et le baron de Slane. Paris, Imprimerie royale, i84o, 
in-4* 24 fr. 

RAdjataranginI, ou Histoire des rois du KachmIr, publié 
en sanscrit et traduit en français, par M. Troyer. Paris, 
Imprimerie nationale, 3 forts vol. in-8* ao fr. 

Pr^is de législation musulmane , suivant le rite malékite , 
par Sidi Rhalil, publié sous les auspices du Minbtre de la 
guerre , 5* édition. Paris, Imp. nat. , 1 883 , in-8'. ... 6 fr. 



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38 JUILLET-AOUT 1892. 

COLLECTION D'AOTEURS ORIENTAUX. 

Les Voyages d Ibn Batootah , texte arabe et traduction par 
MM. C. Defrémery et Sanguinetti. PerrU, Imprimerie na- 
tionale , à vol. in-S"*. Chaque volume 7 fr. 5o 

Table alprab^ïqub de» Voyages dIbn Batoutah. Paris, 
1859, in-6* a fr. 

Les Prairies dor de Maçoudi, texte arabe et traduction 
par M. Barbier de Meynard (les trois premiers volumes 
en collaboration avec M. Pavet de Courteille). 9 vol. in-S*. 
(Le tome IX comprenaht Tlndex.) Chaque vol. . . 7 fr. 5o 



Le Mahâvastd , texte sanscrit , publié pour la première fols , 
avec des Introductions el un Commentaire , par M. Ém. Se- 
narl. Volumes I et IF. 3 forls volumes in-8'. Chaque vo- 
lume 2 5 fr. 

Chants populaires des Afghans, recueillis, publiés et tra- 
duits par James Darmesteter. Précédés d*une Introduction 
sur la langue, l'histoire et la littérature des Afghans. 
1 fort voL in-S" 20 fr. 

Journal dun voyage en Arabie (i883-i884), par Charles 
Huber. Un fort volume in-8*, illustré de clichés dans le 
texte et accompagné de planches et croquis 3o fr. 

Nota, Les membres de la Société qui s'adresseront directement 
au libraire de ia Socidtë, M. Ernest Leroux, rue Bonaparte, 2S, à 
Paris, anront droit h une remise de 33 p. 0/0 sar les prix de tous 
les ouvrages ci-dessus , à Texception du Journal asiatique. 



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RAPPORT ANNUEL. 39 

RAPPORT 

LES TRAVAUX DU CONSEIL DE LA SOCrÉTÉ ASUTïQUE 

PENDANT LES ANNÉES 1800-1801-1S02. 
PAIT POUR LA SÉANCE ANNDELLB DB LA 90CIBTÉ« 

LE 16 JUIN i8ga, 
PAR M. JAMES DARMESTGTER. 



Messieurs, 

Luniformité douloureuse qui marque le oom- 
mencement de tous ces rapports se retrouve mal- 
heureusement encore dans celui d*aujourd*hui. 

Nous avons perdu en M. Maxence de Roche- 
monteix, non seulement un de nos confrères les plus 
sympathiques et les plus dévoués, mais un de ceux 
dont' la science française attendait le plus, et son 
nom vient s'ajouter à la liste déjà si longue des tra- 
vailleurs qui, dans ces dernières années, nous ont 
été enleva coup sur coup avant llieure et sans avoir 
eu le temps d'accomplir l'œuvre pour laquelle ik 
étaient nés. 

M. deRoohemonteîx était né en 1 8A9 à Glermont 
en Auvergne, d'une vieille famille aUiée à la meil- 
leure noUesse du Berry et du Languedoc. Nombre 



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40 JUILLET-AOÛT 1802. 

de ses parents s étaient fait un nom dans Tannée ou 
dans rÈg^se : il voulut faire le sien dans la science. 
D se forma de bonne heure. U avait commencé ses 
études à Paris, il les acheva en pays arabe, à Alger; 
servit en 1870, dans les turcos, si je ne me trompe; 
et quand il revint à Paris, il rapportait de son séjour 
en Algérie une connaissance pratique très appro- 
fondie de l'arabe et du kabyle. Il entra, en 1871, à 
rÉcole des hautes études, devenue le centre d'un 
grand nombre de jeunes et généreux écrits qui, 
dans les différentes branches de la connaissance, 
rêvaient la revanche par la science. C'était un foyer 
d'étude intense où l'on travaillait avec le sentiment 
d'un devoir religieux et comme pour le rachat d une 
génération sacrifiée ou coupable. Il s'attacha avec 
ardeur à l'égyptologie et suivit les cours de M. Mas- 
pero à rÉcole des hautes études, puis au Collège 
de France. M. Maspero comprit la haute valeur de 
cette recrue nouvelle, qui, à l'ardeur de la jeunesse 
et à la passion de l'étude, joignait à un haut d^é 
la curiosité philosophique et le goût des grandes spé- 
culations scientifiques. Je me rappellerai toujours la 
première conversation que j'eus avec lui, quand 
j'entrai à l'Ecole des hautes études. Il m'étonna par 
la précision et la décision de ses idées sur nombre 
de problèmes qui étaient tout nouveaux pour moi, 
par la largeur de sa curiosité et de ses aperçus et 
par l'ardeur contenue de ses ambitions scientifiques. 
«Quand un étudiant a passé la vingt-cinquième 
année, me disait-il, sans avoir trouvé l'idée qui rem- 



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RAPPOBT ANNUEL. 41 

plira sa carrière, sa vie est manquée. » fl avait à peu 
près vingt-cinq ans' alors, mais il avait trouvé Tidée 
de sa vie ; il lavait exposée , dès i SyS , dans un travail 
lu -au Congrès de Paris sur les rapports de 1 égyptien 
et du berbère. Quand il aborda la langue des hiéro- 
glyphes, il avait été frappé de tout ce qu'il retrouvait 
de berbère dans la morphologie et le lexique du vieil 
égyptien; il était arrivé à la conviction de Tidentité 
des deux familles, et son rêve, auquel il n a jamais 
renoncé, malgré tous les changements de direction 
que les hasards de la vie allaient lui imposer, c'était 
dembrasser Tensemble des dialectes berbères et de 
reconstituer Tunité linguistique de la famille du 
Nord. En iSyS, il partit en mission pour TÉgypte, 
où il resta jusqu'en 1878. Après quelques tâtonne- 
noents, sur les conseils de M. Maspero, U s attaqua 
au temple d'Ëdfou ; il s'y enferma dans les premiers 
jours de 1 877 et y demeura près de quatorze mois, à 
copier, estamper et décrire tout ce que le pinceau a 
déposé sur les murs du temple d'hiéroglyphes et de 
tableaux. C'était la première application sur une 
aussi vaste échelle de la méthode nouvelle inaugurée 
par Mariette et poursuivie systématiquement par 
M. Maspero, durant son passage à l'Ecole du Caire, 
et qui consiste à regarder un monument comme un 
texte unique , dont toutes les parties s'expliquent les 
unes par les autres et que toute publication fragmen- 
taire et partielle rend nécessairement obscur et pré- 
sente sous un faux jour. C'était une des premières 
et des plus grandes pages de ce cadastre archéolo- 



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42 JUILLET-AOÛT 1892. 

gique de l^Egypte entrepris par la Mission du Caire. 
Un immense monum^it comme' celui d'Edfbu, qui 
date d'une époque relativement récente et reproduit 
toute la vie religieuse qui a précédé , oflre à la science 
une des occasions les plus précieuses d'embrasser 
un système à la fois dans la complexité de son en- 
semble final et dans les développements de son évo- 
lution historique. Durant son séjour à Edfoa, 
M. de Rochemonteix , ne perdant point de vue 
ses premiers projets, recueillait auprès des Nubiens 
de races diverses qui habitent le pays les déments 
dune grammaire des divers directes, relevant des 
vocabulaires, des contes, des phrases, notés avec le 
soin du phonéticien le plus expert. H était arriré 
rapidement, non seulement à les comprendre, mais 
à parler leur langue avec élégance. De retour à 
Paris , il commençait à classer les innombrables ma- 
tériaux qu'il avait réunis , quand sa connaissance des 
mceurs et des affaires de la Haute-Egypte le fit ap- 
peler au poste de sous- directeur de la Commission 
des domaines de TEtat égyptien qu on oi^anisait 
alors. Nommé en novembre 1878, il resta sept ans 
en Egypte : ces sept années, toutes consacrées à 
Tagriculture et à ladministration , furent perdues 
pour la science, ou du moins pour le travail scien- 
tifique; car, dans la vue et le maniement quotidien 
de. la vie indigène, il accumulait sans doute bien des 
observations et des impressions qu'il aurait retrouvées 
dans sa conception du passé. En ]885, l'état de sa 
santé le força à donner sa démission; il revint s'éta- 



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RAPPORT ANNUEL. 43 

blir à Paris et reprendre le cours de ses travaux. En 
1887, il ouvrit un cours libre d'histoire ancienne 
à la Sorbonne : sa leçon d'ouverture traitait du 
temple égyptien ^ ; c'était le meilleur moyen d'intro- 
duire ses auditeurs dans l'esprit de la vieille Egypte, 
car c'est toute sa religion et toute sn métaphysique 
qui se déroulent dans les détours et sur les murailles 
du temple. En 1 889 , une crise aiguë d'angine de 
poitrine l'empêcha de donner à son cours le déve- 
loppement qu'il aurait voulu. Il vécut depuis lors 
sous la menace d'un dénouement subit. Il dissimu- 
lait soigneusement son mal pour ne pas inquiéter 
les siens, et travaillait seulement h mettre assez 
d'ordre dans ses papiers, pour qu'ils ne fussent 
point, apr^ lui, perdus pour la science. La fin vint 
à l'improviste. 

Son œuvre publiée est peu considérable, il laisse, 
outre le mémoire de 1878, un mémoire sur le 
temple d'Apet, im recjieil de contes nubiens, un 
recueil de contes berbères , des notes dans le Recueil 
d'égyptologie et dans le Jmmcd asiatique, un mémoire 
sur la prononciation moderne du copte dans la 
Haute-Egypte, publié dans les Mémoires de la Société 
de tingnistique^, dont il fut président l'année qui 
précéda sa mort. Ce ne sont que des parcelles de sa 
grande œuvre philologique. Sa belle leçon sur ie 
temple égyptien et ime conférence publiée après sa 

* Le temple égyptien, dans la Uevue internationale de l'enseigne- 
, i5 joUiet 1887. 

* Paris, Imprimerie nationale, 1891, 36 pages in-8^ 



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44 JUILLET-AOCT 1802. 

mort, sur la grande salle hypostyle de KamakS 
nous donnent l'esprit de son œuvre archéologique, 
n laisse deux grands ouvrages inachevés : la descrip 
tion du temple d'Edfou et une étude d ensemble des 
dialectes non sémitiques de TAfrique du Nord. D 
avait commencé Timpression d'Edfou, mais na pu 
corriger que la première feuille : Touvrage entier 
devait contenir trois volumes in-4* de textes, traduc- 
tions et planches. M. Maspero, avec l'infatigable 
piété scientifique dont il a déjà donné tant de 
preuves, n a point reculé devant la tâche de publier 
lœuvre colossale et rendra à son élève le service 
posthume qu'il avait déjà rendu à son maître Ma- 
riette. M. Maspero pense aussi pouvoir publier une 
partie considérable de son entreprise phiiologicpie, et 
grâce à lui M. de Rochemonteix n'aura pas en vain 
vécu pour la science et son labeur ne disparaîtra 
pas avec lui. 

Nous avons perdu parmi nos membres étrangers 
l'abbé Gorresio et Miss Âmelia Edwards. Bien que 
M. Gorresio, depuis des années, n'appartint plus à 
l'orientalisme actif, son nom restera associé d'une 
façon durable à l'œuvre de fondation des études 
sanscrites en Europe. Élève d'Eugène Bumouf, il 
avait pris sous la direction de ce maître incompa- 
rable des habitudes de précision scientifique qui 
avaient manqué à la génération précédente, plus 

' Librairies-imprimeries réanies, 1891, qi pages ia-8* (Extrait 
du journal l'Architectare, à* année > 1891). 



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RAPPORT ANNUEL. 45 

préoccupée de chercher et de trouver dans la littéra- 
ture orientale des beautés artistiques à admirer que 
des documents historiques et psychologiques à ma- 
nier. L'édition et la traduction du Râmâyana, qui 
parurent à Tlmprimerie nationale, aux frais du roi 
de Piémont, de i843 à iSSg, ont été la grande 
œuvre de sa vie scientifique. 11 suivit dans cette édi- 
tion la recension bengalie , dont le premier éditeur 
du Râmâyana , Schlegel , avait méconnu la valeur et 
Tindépendance , et en la suivant fidèlement sans y 
rien admettre des autres sources, il livra au futur 
historien du Râmâyana, sous une forme pure et 
sûre, un des éléments de cette question complexe : 
son travail n'aura pas à être refait, ce qui est le plus 
bel éloge que Ton puisse faire du travail d'un savant. 
Il eut l'honneur, en 1 85 1 , d'inaugurer à Turin l'en- 
seignement du sanscrit dans la première chaire d'in- 
dianisme qui ait été fondée en Italie, et l'école in- 
dienne d'Italie était justement fière de son doyen. 
Pour nous, son nom, comme ceux de Sanguinetti, 
d'Amari et quelques autres, est doublement vénéré, 
car il nous rappelle un temps lointain où la France 
et la science française étaient aimées en Italie. 

Miss Amelia Edwards n'était pas une orientaliste 
de profession, bien quelle ait collaboré plus d'uhe 
fois au Recueil égyptologique de M. Maspero; mais 
elle a fait plus que pas un pour le progrès de nos 
études. Elle s'était fait connaître depuis des années 
par des romans qui sont encore popidaires, quand 
un voyage sur le Nil , pendant l'hiver de i SyS- 1 Syi , 



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46 JUJLLET-AOÙT 1892. 

décida de sa vocation et transforma la romancière 
en égyptologue. En rendant compte de son dernier 
ouvrage, Pharaons et Fellahs, M. Maspero nous a 
dit, il y a un mois à peine \ tout ce que ia science 
doit à lenthousiasme de Miss Edwards. Navrée de 
voir ia ruine qui menace les chefs-d'œuvre de la 
vieille Egypte, devant le vandalisme de notre civili- 
sation , elle n'eut qu unQ pensée : faire déblayer les 
monuments et sauver par la publication ceux qui 
sont condamnés à périr. VEgypt exploration Fand 
n existerait pas sans elle et n a subsisté que par elle 
et par son constant et ardent apostolat en Angle- 
terre et aux Etats-Unis. Ses livres, écrits pour le 
grand public, comme le sont presque tous les livres 
d'érudition orientale en Angleterre , sont inspirés par 
un amour ardent de la vérité et de la science pour 
elle-même, et montrent un sens critique et un dis- 
cernement dans le choix des théories qui ne sont 
point communs , même parmi les gens du métier. 

Notre société doit aussi un souvenir à un littéra- 
teur qui, je crois, ne s est jamais directement occupé 
des choses de l'Orient, et qui néanmoins a cru que 
nos efforts devaient être encouragés, M. Claudius 
Popelin. Peintre et poète, amoureux du rare et du 
raffiné, il comprit sans doute que la poésie véritable 
de l'Orient ne peut se dégager que des études aus- 
tères et techniques que vous représentez. Je regrette 

' Revue critique , 1895» 16 mars. 



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RAPPORT ANNUEL. 47 

qu'il n y ait pas dans notre pays un plus grand 
nombre d'amateurs pour comprendre qu'à défaut 
d'une collaboration active, ils peuvent donner à 
la science l'assistance de cette sympathie active dont 
elle a besoin : car elle ne vit pas seulement d'esprit, 
mais aussi de notes d'imprimeurs à solder. 

Vous me permettrez de donner en votre nom, 
bien cp'ils n'aient pas fait partie de notre société, le 
remerciement d'adieu dû au travailleur qui s'en va, 
à trois hommes qui , de &çon bien diverse , ont bien 
mérité de la science française : Edouard Reuss, 
Henri Duveyrier et Isidore Loeb. Edouard Reuss a 
trop longtemps professé dans une chaire française et 
il a trop bien marqué son attachement à sa patrie 
première en reprenant notre langue afin d'écrire 
cette traduction de la Bible où se résume l'œuvre de 
sa rie, pour que nous ne le revendiquions pas pour 
nous à l'heure dernière. On peut dire de Reuss que 
son nom est légion , car toute la critique religieuse 
de cette seconde moitié de siècle est sortie de lui et 
s'est inspirée de son esprit. Si , dans le développement 
de la science, son œuvre ne peut être définitive, 
parce qu'il a presque systématiquement ignoré tout 
ce que la création des épigraphies sémitiques et 
égyptiennes a jeté de lumière sur les problèmes bi- 
bliques, il a eu la gloire d'achever et de résumer 
tout le mouvement d'une école; et il est peu pro- 
bable que jamais l'analyse biblique, enfermée dans 
le seul cercle des textes traditionnels, puisse aller 



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48 . JUILLET-AOÛT 1892. 

plus loin qu elle n a fait sous la main vigoureuse et 
patiente du plus grand des «bénédictins protes- 
tants». 

Henri Duveyrier, à peine âgé de vingt-cinq ans, 
montrait à la France , il y a plus d un quart de siècle , 
comment Ion peut aller au ccBur du Soudan et en 
revenir. Fils d'un saint-simonien , il avait porté dans 
son aventure Tesprit d'intelligence et de sympathie 
de Técole, et prouvé que le continent noir pouvait 
être conquis pacifiquement par le seul ascendant 
d une force morde supérieure. Quand la Société de 
géographie décerna ^ en 1 867 , la grande médaille d*or 
au jeune explorateur du pays touareg, la voie était 
ouverte : on manqua de confiance et on la ferma 
pour la rouvrir plus tard par la violence; avec quel 
résultat, on le sait. Duveyrier, malade des &tigues 
de son voyage et déçu dans les plus nobles rêves de 
son patiîotisme, rentra dans un silence qu'il n'inter- 
rompit plus que rarement. En 1873, il révélait le 
premier la puissance naissante des Senoussis, renou- 
velant en face des empiétements de l'Europe l'œuvre 
des confréries du xvi* siècle et la concentration des 
forces de l'Islam. L'an dernier, dans les instructions 
rédigées pour les voyageurs en Afrique, il résumait 
tout ce que l'on sait de l'épigraphie libycpie avec 
une précision magistrale. Ily a quelques semaines, 
il mit le terme à une agonie de vingt-cinq années. 

M. Isidore Loeb représentait dans toute son éten- 
due un des départements de l'histoire qui exigent 
l'érudition la plus variée : l'histoire des juifs, depuis 



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RAPPORT ANNUEL. 49 

la dispersion , dans les divers pays où la persécution 
les a jetés. Des aptitudes natives, des études très 
vastes, jointes à certaines circonstances favorables, 
entre autres sa situation de secrétaire de T Alliance 
israélite universelle, avaient fait de lui comme un 
centre d'information incomparable. La Revue des 
étadesjaives, qui a publié depuis dix ans une masse 
précieuse de docvunents sur cette vaste enquête, 
était en grande partie son œuvre et vivait de son 
activité. Dans les dernières années, il avait abordé 
les périodes plus anciennes de l'histoire juive, et le 
cours libre dont il fut chargé quelque temps à 
l'Ecole des hautes études n'a pas été sans porter des 
firuits. La Société des études juives et l'Alliance 
israélite considéreront sans doute comme un devoir 
de réunir ses nombreux mémoires sur l'histoire des 
juifs au moyen âge, et peut-être aussi ces riches bi- 
bliographies qui forment un répertoire unique de 
toute la production scientifique sur le domaine hé- 
braïque et juif dans la dernière décade : ce sera le 
meilleur hommage à sa mémoire et un grand ser- 
vice rendu à l'histoire du moyen âge. 

Il est bon , de temps en temps , de remonter dans 
notre passé, et c'est dans le passé le plus glorieux 
de notre tradition que nous font remonter les héri- 
tiers d'Eugène Bumouf en publiant un choix des 
lettres du maître ^ de 182 5 à l'époque de sa mort 

^ Choix de lettres de Bumouf, i825-i852 , suivi d'une bibliogra- 
phie; 1 vol. in-8*. xvi-584 pages (Paris, Champion, 1891). 

XX. à 



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50 JUILLET-AOOT 1892. 

(iSSi). Cest surtout rhomme qu*ils ont voulu faiiv 
renaître, et Thomme qui revit dans ces lettres fami- 
lières est bien Tidéal moral du savant, vir bonus 
sciendi cupidus. Les orientalistes auraient désiré peul- 
(^tre que les lettres d'un intérêt purement scienti- 
fique eussent été données également, au risque de 
doubler le volume du livre. Sans doute beaucoup 
des idées qui s y trouvent exprimées ont passé dans 
les livres publiés de Bumouf : il en est aussi aux- 
quelles il aura renoncé; mais cest toujours une 
chose précieuse que de voir la découverte à Tétat 
naissant et de recueillir la confession .inconsciente 
du génie. Tel quel pourtant, ce recueil, où les cor- 
respondants de Burnouf s'appellent Lassen, Bopp. 
lyiohl, Prinsep, Benfey, Pott, Wilson, Weber, pré- 
sente un intérêt historique de premier ordre et qui 
ne va pas sans tristesse, il nous parie d'un temps où 
le monde de la science, bien qu'il ne fôt pas exempt 
de ses misères humaines et que la Société asiatique 
elle-même eût ses orages, dont un écho passe par- 
fois à trai^ers les lettres du sage, était pourtant pé- 
nétré d'un large et généreux esprit que depuis le 
canon a fait taire. Des hommes comme Bumouf, 
Bopp, Prinsep, se sentaient concitoyens dans la ré- 
publique de la vérité, et l'on n'avait pas encore ima- 
giné de faire de la science un instrument politique 
et un ferment de division. Heureusement tout passe 
dans ce monde, même la haine. 

LVsquisse biographique de Silveslre de Sacy 



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RAPPORT ANNUEL. 51 

(1758-1838), par M. Harlwig Derenbourg*, nous 
fait remonter à la génération qui précéda Bumouf 
et en qui se fit la transition glorieuse de l'ancien 
orientalisme , Kmité aux trois langues classiques de 
l'Orient, au nouvel orientalisme, indéfini dans son 
domaine. Sacy demeura sur le terrain classique et 
-y découvrit des régions inattendues. 

Avant de passer en revue les diverses sections de 
notre monde oriental, je dois vous entretenir de 
quelques ouvrages dun intérêt général et qui inté- 
ressent par leur objet plusieurs d'entre elles. V His- 
toire de iécritare dans l'antiquité, de M. Philippe 
Berger^, touche à toutes les branches de Tépigraphie 
et 1 on peut dire de l'histoire de la civilisation : car 
les signes par lesquels Thomme a marqué sa pensée 
sont, à lorigine, des documents psychologiques uni- 
ques, et plus tard, dans leurs voyages à travers le 
monde et leur transmission de peuple en peuple, 
sont des témoins historiques , dont le geste muet est 
aussi sûr et parfois plus précis que la parole. Le 
livre de M. Berger est un des plus beaux restes de 
f Exposition de 1 889. Chargé d'oi^[aniser une expo- 
sition rétrospective des divers spécimens de récri- 
ture depuis ses origines jusqu'à la constitution des 
alphabets grec et latin dune part, arabe et sanscrit 
de l'autre, M. Berger choisit autant que possible les 
monuments les plus célèbres ou ceux qui ont jouo 

* Paris, L. Cerf, 189-» , xxvni pnges in-8*. 

* Paris, Imprimorie nationale, xvrn-SSg pages în-8", 1891. 



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52 JUILLETAOÛT 1892. 

un rôle dans le déchiffrement des écritures an- 
ciennes. La critique a regretté quelques omissions, 
telles que celle du copte, de l'arménien, du khmer, 
qui chacun de leur côté auraient eu ime histoire 
intéressante à nous dire; mais, malgré ces lacunes 
et malgré les réserves de détail que ne peuvent 
manquer de soulever certains chapitres et certaines 
théories ^ M. Berger nous a donné un tableau gé- 
néral du développement organique de Técriture , et 
ce tableau contient, selon l'expression de M. Re- 
nan , « toute la doctrine qui résulte des travaux de 
la paléographie orientale accomplis depuis quarante 
ans ». C'est en particulier dans l'histoire des déve- 
loppements sémitiques de l'alphabet phénicien que 
M. Berger a déployé la maîtrise des formes, acquise 
par le maniement des milUers de monuments qui 
lui ont passé par les mains dans sa longue collabo- 
ration au Corpus. «Depuis l'instription de Mésa, 
dit M. Renan , jusqu'à l'écriture arabe de nos jours, 
il ne manque pas un anneau à la chaîne du dévelop- 
pement continu. On fera de nouvelles et de surpre- 
nantes découvertes ; toutes viendront prendre place 
dans des cases déjà créées. » Des reproductions ad- 
mirables mettent sous les yeux du lecteur les pièces 
les plus instructives et les plus dramatiques de cette 
grande enquête : l'inscription de Mésha, roi de 
Moab ; la coupe brisée de Baal du Liban ; la pierre 



* V. Henry, Revue critique, 1892, 28 mars; — R. Du val. Jour- 
nal asiatique, 1892, t. I, 36i-366. 



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RAPPORT ANNUEL. 53 

de Teïma, payée du sang de Huber; rinscription 
de Siloah, le plus ancien souvenir épigraphique 
d'Israël, détruite hier par un mercanti grec. 

La petite Histoire de l'Orient, de M. Maspero^ et 
ses Lectures historiques^ sur TÉgypte et TAssyrie, 
quoique écrites pour des écoliers, doivent être 
signalées ici. 11 n'y a de vulgarisation utile et hon- 
nête que celle qui est faite par un maître , et, géné- 
ralement, une vulgarisation de ce genre constitue 
en elle-même un progrès pour la science; car un 
livre élémentaire est la plus commode des synthèses. 
Sur un terrain si mobile et si renouvelé que l'histoire 
d'Orient, une addition ici, une omission là, sont 
des indices délicats et sûrs de la position que prend 
l'auteur dans les questions contestées ; et pour le lec- 
teur averti chaque page est un résumé de doctrine 
et le dernier mot, au moins pour l'instant, d'un 
procès où il y a tant de plaidoyers contradictoires. 
Dans ses Lectures, M. Maspero a admirablement 
réussi à rendre limpression de la vie antique chez les 
deux peuples les plus civilisés que la terre ait portés 
avant les Grecs. Les précieuses chroniques d'Orient 
rédigées par M. Salomon Reinach, depuis i883, 
et qui font au jour le jour, avec une richesse d'in- 
formation sans égale, l'histoire des fouilles et des 
découvertes sur toute l'étendue de l'Orient hellé- 



* Paris , Hachette , 1891, 1 vol. in- 18. 

* Paris, liachette, 1890, 1 vol. in- 12. 



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54 JUILLET-AOÛT 1892. 

nique, ne sont quen partie consacrées à rarchéo- 
logie grecque classique et contiennent une foule de 
documents nouveaux sur ïintercoarse de la Grèce 
avec rOrient aux deux extrémités de son histoire, 
c'est-à-dire aux origines de sa civilisation et à Tépoque 
du syncrétisme. M. Reinach vient de réunir en an 
volume les chroniques de i883 à 1890^ et d ou- 
vrir une nouvelle série, qui promet d'être aussi in- 
téressante que la première pour les orientalistes: 
ainsi le premier fascicule^ nous fait connaître les 
monuments égyptiens découverts à Mycène, les mo- 
numents mycéniens découverts en Egypte et nous 
feit remonter dans Thistoire gréco- égyptienne au 
xn* siècle avant notre ère; et à 1 autre versant, il 
nous fait descendre jusqu'aux guerres de Gaiérius 
contre Narsès, marquées, dans fart gréco-romain 
par Tare de triomphe de Salonique, au in* siède 
de notre ère„ 



» Chroniques d'Orient , 1883-1890, 78G pages in-8" ( Paris , Fir- 
min-Didot, 1891). 

* Chroniques d'Orient, 1890-1891, 91 pages in-8"; Paris. Leroux, 
1893. — Le Manael de conversation en trente langues, rédigé par 
M. le docteur Poussié, avec la collaboration de savants français et 
étrangers , quoique ayant un objet tout pratique et destiné aux voya- 
geurs, est rédigé avec un soin et un sentiment grammatical que 
ne présentent pas d'ordinaire ces sortes de livres et pourra rendre 
des services aux pbilologjucs (x\-2o4 pages; Pari». Le Soudier, 
1890). 



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RAPPORT ANNUEL. 55 



I 



Nous sommes heureux de voir par le Rig-Véda de 
M. Regnaud et par les Hymnes Rohiias de M. Henry 
que les études védiques ne sont pas entièrement 
abandonnées en France et que les voies ouvertes 
par M. Bergaigne ne se sont pas refermées après 
loi. Le champ de {Indianisme est si vaste, les ave- 
nues qui le traversent sont si nombreuses, et le 
nombre des explorateurs est malheureusement en- 
core si limité chez nous, que les travailleurs, pour 
faire œuvre utile et marcher de Tavant, doivent, en 
bonne méthode, savoir se spécialiser et se désinté- 
resser momentanément de beaucoup de choses. 
M. Bergaigne, après avoir consacré pendant vingt 
ans son admirable puissance d abstraction et de gé- 
néralisation à Tinterprétation des idées védiques, 
songeait, au moment où il fut enlevé à la science, à 
passer du monde des idées dans le monde des faits 
et sattachait à pénétrer ses élèves de la nécessité de 
faire entrer les études védiques sur le terrain de 
rhistoire. L'impulsion qu il donna dans ce sens , dans 
les dernières années de sa vie, a été féconde et du- 
rable : c'est à présent Tindianisme historique qui 
domine dans les chaires où il enseignait; et comme 
iliistoire malheureusement commence tard dans 
rinde, les études védiques passent par là môme à 
larrière-plan. Il ne faudrait pourtant pas qu on ou- 



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56 JUILLETAOClT 1892. 

biiât absolument que leVéda , quelle que soit l époque 
où il a reçu sa forme définitive, et si exagérées 
qu aient pu être les idées que Ton se faisait naguère 
encore de son antiquité et de son originalité, nen 
représente pas moins, pour la langue et pour les 
idées, ce qu'il y a de plus anciennement organisé 
dans rinde , et que c'est la racine de toute connais- 
sance de la vie et de Thistoire indiennes. Il peut être 
nécessaire et même utile de le délaisser pour les pé- 
riodes modernes ; car le meilleur moyen de le com- 
prendre, c'est de voir ce qui en est sorti; mais 
s'éloigner de lui, ce n'est point le perdre de vue ni 
l'oublier. 

C'est à l'Atharva-Véda que M. Henry s'est attaqué, 
n a détaché d'une traduction complète de l'Atharva, 
terminée pour son usage personnel , un premier frag- 
ment qu'il soumet au public ^ afin de juger par l'ac- 
cueil de la critique si une traduction complète faite 
dans cet esprit et cette méthode serait utile à la 
science. Il a choisi le XIII'' livre de l'Atharva, l'un 
des plus faciles à détacher de l'ensemble et qui n'a 
point d'équivalent dans le reste de la littérature vé- 
dique. Il est consacré à la glorification d'un couple 
mythique qui n'apparaît guère que là , le dieu Rohita, 
« le rouge », et son épouse Rohinî, en qui M. Henry 
reconnaît le soleil et l'aurore , et où il voit im couple 
divin aussi ancien que d'autres, mais qui n'a pas eu 

* Les Hymnes Rokiias, — Livre XIII de l'Atharva-Védaj^ traduit et 
commenté par Victor Henry; xu-56 p»ges in-8* (Paris., Maison- 
neuve, 1891). 



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RAPPORT ANNUEL. 57 

ia même fortune. Un juge plus compétent que moi, 
M. Bloomfield ^ a rendu hommage à la précision de 
la traduction, au soin et à Tentente avec lesquels 
M. Henry a rapproché tous les passages parallèles 
de la littérature védique , à la prudence et au bon- 
heur qu'il apporte dans la critique du texte, et nous 
ne pouvons que nous associer au souhait exprimé 
par le savant américain que M. Henry consente à 
nous donner sa traduction tout entière. Une tra- 
duction de TAtharva, en même temps qu'elle est 
plus facile quune traduction du Rig, est peut-être 
plus utile et aussi moins décevante; M. Bergaigne 
se demandait souvent si une traduction du Rig 
pourrait jamais être autre chose qu une trahison 
soit envers le livre, soit envers le lecteur: la langue 
et surtout la pensée moderne n'ont point encore, 
malgré une certaine école littéraire, les richesses de 
vague et d'incohérence raisonnée qui seraient néces- 
saires pour rendre l'immense complexité, puérile 
et savante , des métaphores et des conceptions védi- 
ques. L'Atharva n'offre point le même écueil : ce 
n'est plus le livre du prêtre métaphysicien, c'est le 
livre du prêtre sorcier, le livre du folk-lore, et nous 
sommes là sur un terrain qui, pour être aussi fan- 
tastique et aussi étrange, n'en est pas moins plus 
solide et plus résistant. On entre là dans la vie réelle 
du peuple, et l'histoire et l'ethnologie y trouveront 



* M. Bloomfield, Contributions to the interprétation of the Veda» 
fV*'' séries (Baltimore, 189:?). 



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58 JUILLET-AOÛT 1892. 

sans doute des points d'attache à la fois plus nom- 
breux et plus sûrs. 

J aurais dû ouvrir cet exposé des études védiques 
par le grand ouvrage de M. Regnaud sur le Rig-Véda 
et les origines de la mythologie indo-européenne ^. 
Mais je dois vous avouer qu'après avoir lu le pre- 
mier volume, le seul qui ait encore paru, je ne me 
sens pas assez sûr d avoir saisi exactement la pensée 
de lauteur pour me permettre de lapprécier. 
M. Regnaud, on le sait, occupe et revendique une 
position isolée au milieu des diverses écoles d'inter- 
prétation védique, comme au milieu des diverses 
écoles de grammaire comparée ; et les nécessités d'une 
polémique multiple et dirigée dans des directions 
très diverses, en même temps que la variété des 
objets qu'il poursuit, car il étudie les Védas à la 
fois comme monument indien et comme monument 
indo-européen, troublent nécessairement l'unité et 
la lucidité de l'exposition. M. Regnaud, si je l'ai 
bien compris, croit au caractère primitif de la my- 
thologie védique, comme l'ancienne école natura- 
liste; mais il croit, comme la nouvelle école, que 
les Védas sont avant tout mi livre liturgique. Il 
reproche à l'ancienne école d'expliquer les Védas 
par une hypothèse mythologique qui lui est exté- 
rieure et antérieure, que ce soit une mythologie 
purement naturaliste comme avec Kuhn, Roth et 

^ AnruUei da Musée Gmmet (Bibliothèque d'éludés) , vm-iig pages 
ia-8* ( Paris , Leroux , 1 89 3 ). — Les origines du mythe d'Anrva ( Revwe 
de l'histoire des religions, 1891, t. XXIII, 3o8-3i5). 



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RAPPORT ANNUEL. 59 

Max Muller, ou une conception mystique, comme 
avec Bergaigne; il reproche à la nouvelle école, qui 
cherche le mot de Ténigme védique dans le rituel 
brahmanique, de lexpliquer par des documents 
moins anciens que ceux dont il s agit de trouver le 
mot. Pour lui, presque tout, dans le Véda, se rap- 
porte au sacrifice et à ses deux éléments, l'élément 
liquide , Soma , et 1 élément igné , Agni , se combinant 
ou se transformant Tun dans l'autre; et Tensemblc 
des conceptions védiques se rapporte moins à une 
conception faite qu'à une conception en voie de se 
faire. Le livre de M. Regnaud consiste en l'étude 
d'im grand nombre de passages où il retrouve sans 
cesse l'image directe de cet acte sacrificial primitif. 
Le jugement à porter sur le système dépend natu- 
rellement de celui que les indianistes porteront sur 
la valeur philologique de ces traductions. 

Tandis que M. Henry et M. Regnaud conti- 
nuent diversement la tradition de M. Bergaigne 
dans l'étude des Védas, M. Sylvain Lévi réalise un 
des vœux les plus chers du maître, un des deside- 
rata sur lesquels, dans ses dernières années, il appe- 
lait avec le plus d'insistance l'attention de ses élèves, 
en organisant dans l'enseignement et dans ses tra- 
vaux personnels la recherche purement historique. 
On sait que la base première d'une histoire de l'Inde 
se trouve dans le rapprochement des inscriptions 
d'Açoka et du ténioîgriagc des historiens grecs du 
siècle d'Alexandre. La péi'iocle qui a vu l'Inde s'ou- 



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60 JUrLLET-AOÛT 1892. 

vrir devant les armes du Macédonien et de ses suc- 
cesseurs séleucides et bactriens est, avec toutes ses 
obscurités, la première qui nous donne des lumières 
et des certitudes, des faits précis et des dates. La 
première chose à faire est donc de réunir tout ce 
que la Grèce sait de l'Inde. C'est par là que Lassen 
a commencé et M. Lévi nous a déjà montré qu'après 
un demi-siècle cette source n'est pas encore épuisée. 
Dans une thèse présentée à la Faculté des lettres de 
Paris, il a fait la contre-partie et cherché dans la 
littérature sanscrite ce que l'Inde sait des Grecs et 
ce qu'elle a reçu d'eux ^ Malgré le préjugé courant 
sur la stérilité de l'histoire indienne, M. Lévi montre 
que la période indo- grecque s'éclaire par l'Inde 
comme par la Grèce et que les deux ordres de do- 
cuments se complètent, se contrôlent et se confir- 
ment. Il tire de là des conclusions très optimistes et 
encourageantes pour l'historien : c'est que l'Inde a 
les éléments d'une histoire politique; les matériaux 
d'origine indienne recueillis jusqu'à présent, si 
partiels qu'ils soient, donnent une charpente chro- 
nologique ; mais , pour en faire usage , il faut une cri- 
tique historique propre. L'Inde voit l'histoire avec 
l'esprit qu'elle porte dans sa littérature; elle a son 
optique propre et ses procédés à elle, que l'histo- 
rien ne peut manier sans être indianiste. Peut-être 

* Qaid de Grœcis veterwn Indorum monunenia tmdiderint ? 67 pages 
in-8** [ Paris , Bouillon , 1 890 ) ; remanié en français dans la Revae des 
études grecques, 1891, 34-45 (La Grèce et Tlnde d'après les docu- 
ments indiens). 



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KAPPORT ANNUEL. 61 

y aurait-il quelque danger à pousser trop loin ces 
principes : il n'est pas douteux que i'épigraphie et 
la littérature indienne ne puissent fournir des ren- 
seignements précieux pour remplir les cadres his- 
toriques déjà fixés, mais il est permis de douter 
qu elles suffisent jamais à fixer ces cadres. Je ne 
sais si le génie le plus perspicace aurait pu esquisser 
seulement Thistoire des dynasties grecques de llnde 
avec les seules données indiennes, fût-ce avec les 
listes pouraniques de rois yavanas : pour les grands 
faits et les grandes dates, la lumière initiale vient 
du dehors et c'est à des textes grecs, chinois, arabes 
que sont toujours suspendues la chronologie et l'his- 
toire des révolutions de l'Inde. 

M. Lévi a transporté les mêmes principes dans 
l'histoire littéraire de l'Inde et, bien que la thèse 
Qflrît ici plus de difficultés encore, puisque nous 
n'avons pas pour l'histoire littéraire la contre-partie 
des témoignages grecs, peut-être sa démonstration 
est-elle plus convaincante pour l'histoire littéraire 
que pour l'histoire politique. Sa thèse sur le théâtre 
indien ^ est une des œuvres les plus fortes et les plus 
neuves que l'histoire littéraire ait produites dans ces 
dernières années. C'est la première tentative qui ait 
encore été faite pour embrasser dans son ensemble 
le développement d'un genre littéraire dans l'Inde. 
La critique savante a été unanime à reconnaître que 

* Le théâtre indien, xv-432 pages et appendice de 1 26 pages in-8*; 
Paris, Bouillon, 1890 (83* fascicule de la Bibliothèque de l'École 
des hautes études). 



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Cr2 JUILLET-AOOT 1892. 

le livre de M. LiWi est destiné à prendre la place du 
livre de Wilson , qui était resté classique depuis 1827, 
non qu'il fôt considéré comme définitif, mais parce 
que le nombre infini des documents accumulés 
depuis et la complexité des questions engagées ef- 
frayaient ceux qui auraient eu f ambition de le refaire. 
Il nous est impossible de donner un résumé suf- 
fisant de ce puissant travail qui contient à la fois 
lexposé de la théorie dramatique de Tlnde, l'his- 
toire de la littérature dramatique et la recherche 
des origines du théâtre indien. La partie la plus 
neuve et la plus saisissante est certainement la 
seconde, où l'auteur suit la succession des œuvres 
depuis les précurseurs connus de Kâlidàsa jusqu'à 
nos jours. L'histoire littéraire de l'Inde est si peu 
connue que chaque nom soulève un débat : mais 
M. Lévi n'a pas reculé devant la tâche de construire 
un système chronologique complet. Ses solutions, 
souvent révolutionnaires, seront sans doute atta- 
quées sur plus d'un point : mais il semble du moins 
avoir établi l'existence de données chronologiques 
suflisantes pour classer une somme d'œuvres consi- 
dérable répartie sur plus de six siècles. On sera 
surtout curieux de connaître la solution donnée par 
M. Lévi au problème passionnant de l'origine du 
théâtre indien. Est-ce un fruit naturel de l'Inde ou 
lui a-t-il été apporté pîir les conquérants grecs, 
comme son art, comme sa monnaie, comme son as- 
tronomie? M. Webcr et surtout M. Windîsrh ont fait 
ressortir les analogic^s iioinl)reus(»s el rra|>j)anles des 



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RAPPORT ANNUEL. 03 

deux ihéâires : la division de la pièce en actes, 
remploi des mômes conventions scéniques, le nom 
du rideau appelé « la grecque » , les figurantes appe- 
lées du même nom, les ressorts d'intrigues communs 
aux deux drames, les types communs, l'usage du 
prologue. M. Lévi, reprenant de près chacun de 
ces rapprochements, n'a pas eu de peine à montrer 
ce qu'ils ont certainement de factice ou de forcé. Il 
pense et il montre que le théâtre indien peat s'ex- 
pliquer tout entier par des données indiennes et 
par le développement naturel de l'esprit indien , et 
que rien n'y suppose ou n'y accuse la présence loin- 
taine d'un élément étranger. S'il y avait eu emprunt, 
pense M. Lévi , llnde l'aurait avoué : elle a toujours 
elle-même dénoncé ses emprunts , soit par un aveu 
exprès, soit par l'évidence de la chose, et il retrouve 
dans la constitution même et le fond du théâtre 
indien la marque de son originalité et de sa sponta- 
néité. Il voit déjà le théâtre en germe dans les hymnes 
dialogues du Rig-Véda : l'épopée mûrit le germe, la 
religion le cultive, les genres populaires, spectacles, 
marionnettes, préparent l'art savant'. Peut-être 
M. Lévi, entraîné par la rigueur logique de son 
esprit, a-t-il été conduit à trop accorder à des raisons 
d'esthétique et à des possibilités psychologiques et trop 
peu à des rapprochements de faits , dont l'importance , 
comme le fait remarquer M. Senart dans un article 



' La religion et le théâtre dans l'Inde, par Louis Finol (Revue de 
i histoire des religions. 1891, t. XXIV, 92-96). 



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04 JUILLKT-AOÛT 1892. 

d'un sentiment historique profond sur \e théâtre in- 
dien', consiste moins en leur force probante di- 
recte, qui par elle-même serait faible, que dans le 
fait reconnu que les Grecs ont été les maîtres de 
rinde dans les domaines de Tart et de la science. 
Si nous ne connaissions que les formes modernes 
ou médiévales de la monnaie ou de la sculpture in- 
diennes, nous n'aurions jamais soupçonné quelles 
sont nées ou imprégnées de lart grec, tellement 
elles ont pris les couleurs de Tlnde : heureusement 
nous les saisissons à Tétat naissant, tandis que le 
drame indien nous apparaît achevé et parfait dès 
le premier représentant qui nous en soit resté , Kâ- 
lidàsa : sjx ou huit siècles ont bien pu suffire à 
rinde pour absorber et pour indianiser ce qu'elle a 
pu emprunter à ses maîtres. Le livre même de 
M. Lévi nous montre combien il faut peu de temps 
au théâtre contemporain de l'Inde pour assimiler et 
transformer ce qu'il reçoit de la civilisation euro- 
péenne. Aussi nous est-il difficile, pour prendre 
l'expression de M. Senart , de partager « cette séré- 
nité dans la négation » ; et sans considérer la thèse de 
l'origine grecque comme prouvée , ce qui serait en- 
core moins justifié, peut-être est-il bon de laisser la 
question ouverte et d'attendre que le progrès de la 
recherche et les bontés du hasard nous apportent 
de nouvelles données et comblent le vide des pre- 
miers siècles. 

' Le théâtre indien ( Revue des Deux-Mondes, 1891, n* du i" mai). 



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RAPPORT ANNUEL. 65 

Ce beau livre n'épuise point ce que nous devons 
à l'activité de M. Lévi. Nous le retrouverons tout à 
ITieure sur le terrain buddhique. Ses notes de chro- 
nologie indienne abondent en combinaisons ingé- 
nieuses et subtiles qui, même quand elles ne forcent 
pas la conviction , ouvrent des possibilités séduisantes 
et renouvellent les questions. Il est peu d'indianistes 
qui portent au même degré l'art d'ajuster les données 
ÎAolées et de les faire aboutir à des conclusions his- 
toriques d'une précision qui dépasse peut-être la 
solidité de ces données. Quand on le voit fixer 
l'époque relative des trois grands grammairiens, 
Pânini , Kâtyâyana et Patai^jali, d'après la façon dont 
ils envisagent le titre royal d'Açoka, Devândmpriya S 
on ne peut tout au moins se garder de (pielque 
inquiétude. Signalons encore l'ingénieux rapproche- 
ment de Çâlivâhana avec le Celebethonas contem- 
porain de Pline ^, qui, s'il devenait définitif, fixerait 
la date de l'un des noms les plus illustres et les plus 
ballottés de l'histoire indienne et constituerait une 
brillante victoire pour la tradition. La tradition, en 
eflTet, veut que l'ère Çaka, qui date de l'an 78 du 
Christ, ait été fondée par le roi Çâlivâhana pour 
commémorer la défaite des Scythes : or Hine écrit 
en 77, et si Çâlivâhana est son contemporain, voici 

* Journal asiatùiae, 1891, t. Q, 549-553. 

* Ibid. , 1 B90 , t. n , 547-55 1 ; objections de BL Vioson , ihid. , 1 58- 
159; c£ 337-339; àateàe VasvihanikvL[wfMÊA^ moitié du vi* siècle), 
t&ûf.» 553-553. — Articles sur les ères indiianes et sur le jainismc 
dans la Grande Encyclopédie, 

11. 5 



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(kJ JUILLET-AOÛT 1802. 

un nouveau point solide , établi sur le sol mouvant de 
la chronologie indienne. Mais il faut dire quun do- 
cument épigrapliique daté relie cette ère au sacre du 
grand roi scythe, Kanishka, et il est probable que 
nous assisterons bientôt, dans la conscience des in- 
dianistes, à un débat intéressant entre les séductions 
de la tradition, rehaussée par un témoignage qui 
serait décisif, s*il n était hypothétique, et Tautorité 
d un texte daté qui la contredit directement. 

On sait que les diverses sectes buddhiques avaient 
chacune leur livre de la légende divine : le Lalita- 
vistara est le plus anciennement connu. M. Fou- 
eaux, qui Ta traduit jadis sur le .tibétain, plus ré> 
cemment siu* le texte sanscrit, vient de compléter 
cette dernière traduction en donnant les variantes 
de la version tibétaine qui date du vu* siècle et 
qui, étant faite sur des manuscrits très anciens, 
nous rapproche de Toriginal sanscrit plus que nos 
meilleurs manuscrits ^ Le Mahàvasta, dont M. Se- 
nart continue la publication ^, répond au LaUtavis- 
tara dans la secte des Mahâsânghikas. Cette vaste 
compilation , que Bumouf considérait comme une 
des plus anciennes de la collection du Népal, offre un 
double intérêt : par la langue qui est la langue à la fois 



' Le LaUtaoistara, seconde partie, notes , variantes et index, t Q, 
34o pages in-4*^ (vd. XIX des Annales da Mtuée Gmmet: Paris, 
Leroux, 1892). 

* Le Makâvastu, vol. II (dans ia Collection d auteurs orientaux 
publiée par la Société asiatique, 1891). 



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RAPPORT ANNUEL. 07 

barbare et savante des Gâthas buddhiques et prête 
à quelques-uns des problèmes d'histoire littéraire 
les plus curieux, et par la masse d'épisodes et de 
digressions de tout caractère, théorie et légende, 
métaphysique et folk-lore, qui se sont enfilés au 
cours de la légende principale. Le premier volume 
nous avait conduit jusqu'à la naissance du Buddha : 
le second volume nous mène jusqu'à la défaite de 
Mâra. Le plan suivi pour ce second volume est le 
même que pour le premier : il contient une ana- 
lyse, complète et serrée qui permet même au pro- 
fane d'utiliser le fond du livre sans connaître la 
langue, et l'éditeur a relevé tous les détails qui peu- 
vent éclairer la composition d'un texte qui parait 
avoir subi plus d'un remaniement et oiiies soudures 
n'ont pas toujours été bien faites. Le commentaire 
note et explique toutes les formes obscures ou cu- 
rieuses, et elles ne manquent pas dans ime langue 
aussi indécise et tremblotante. Tel nom propre 
comme PeUyaksha, où M. Senart croit voir une dé- 
formation du latin FeUx, ouvre bien des échappées 
sur cette histoire extérieure de l'Inde qui forme à pré- 
sent une des préoccupations principales de la science. 
Un troisième volume terminera bientôt cette vaste 
publication , qui offre des difficultés d'un ordre uni- 
que par le nombre et la complexité des problèmes 
philologiques qu'elle présente dans le détail. 

Une autre forme de la légende buddhique , rédigée 
en sanscrit classique absolument pur et en forme de 
lïâvya, est attribuée à l'un des pères de l'église bud- 

5. 



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C8 JUILLET-AOÛT 1802. 

dhique, Açvaghosha, que l'on met aux temps de 
Kanishka: cest ie Buddhacarita , déjà connu par une 
traduction chinoise du v* siècle, traduite par M. Beal , 
mais qui sécarte considérablement de ioriginal. 
M. Lévi a donné dans notre journal, comme spé- 
cimen, le texte et la traduction du premier chant ^ 
Dans un essai sur les rapports du buddhisme et des 
Grecs, il a groupé avec beaucoup d'art toutes les 
données cpie fournissent Tépigraphie et la littérature 
sur Texpansion du buddhisme vers TOccident et les 
inductions qu'elles peuvent suggérer^. 

Grâce à M. Feer, nous possédons à présent la 
traduction de YAvadânaçataka^ ou Centurie de lé- 
gendes ', ce recueil de récits si essentiellement bud- 
dhicpies, destinés à rendre palpable le lien qui rat- 
tache les événements de la vie présente aux actes 
de la vie passée. Burnouf et ses successeurs avaient 
déjà fait usage de ces récits : il faut remercier 
M. Feer de nous avoir donné dans leur totalité 
cette collection de légendes qui illustre de la façon 
la plus pittoresque l'esprit du buddhisme et de la 
société buddhique. De nombreux rapprochements 
avec les recueils congénères du Nord et du Sud 
ajoutent à la valeur et à l'utilité de ce long travaU. 
M. de la Vallée-Poussin nous donne une traduction 
partielle du Bodhicâryâvatâra, ou «Introduction à 

^ Jomrncd asiati<iae, 1891, 30i-336. 
* Revue de F histoire des religions, 1891, t. XXIU, 36-^9. 
' Avadàna-çataka , traduit du sanscrit (Annales da Masée Gaimet, 
1891, 1 vol. in-A*, xxx?ni-496 pages). 



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RAPPORT ANNUEL. 69 

la pratique de la sainteté bouddhique » , sorte de 
Bhagavadgita du buddhisme, rédigée au vu* siècle, 
par Çantideva, un des docteurs du Grand Véhicule*. 
G*est à la métaphysique du buddhisme que M. de 
Harlez s attaque dans sa traduction de la Vajrache' 
dikâ^. Ce sûtra, qui résume la PrajAâpâramitâ, sorte 
de somme philosophique du buddhisme qui cou; 
tient la partie spéculative la plus élevée de la doc- 
trine, ne nous a été longtemps connu cpie par la 
version tibétaine, publiée et traduite par Schmidt 
en 1837. Plus récemment, M. Beal le publia sur 
une traduction chinoise. Le texte sanscrit fut décou- 
vert au Japon il y a quelques années et M. Max 
Muller Ta publié en 1 88 1 dans les Anecdota d'Ox- 
ford. M. de Harlez nous donne à présent une traduo 
tion faite sur l'original sanscrit, avec les variantes 
de la version chinoise et une version mandchoue. 
M. de Harlez croit arriver à la conclusion que le 
texte publié par M. Max Mûller diffère de celui sur 
lequel Kumârajiva fit sa traduction chinoise au 
conmiencement du v* siècle. M. Millioud a com- 
mencé la traduction d'une esquisse des huit sectes 
buddhistes du Japon , écrite à la fin du xui' siècle 
par un prêtre japonais, Gyau Nen^, et qui a foiuni 
en grande partie les matériaux de l'histoire des sectes 



■ Extrait da Mméon, 1893 (38 pages]. 

' Journal asiatique, 1891, t. II, 4iio-5o9. 

' Revue de Vhistoire des religions, 1892 , t. XXV, a 19-343. — Sur 
la propagande buddhique , voir L. Feer, Trois plaidoyers en Javeur 
du buddhisme (ibid.« 192-318). 



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70 JUILLET-AOÛT 1892. 

japonaises , traduite il y a trois ans par notre confrère 
M. Fujishima Ryau-On. L'histoire des sectes bud- 
dhistes au Japon offre cet intérêt spécial qu elle 
pourra servir à éclairer par le fait moderne l'his- 
toire des sectes anciennes de llnde sur lesquelles 
les données nous manquent. 

Le chinois est la source la plus riche et la plus 
sûre pour Thistoire du buddhisme et de sa litté- 
rature : il comble par ses traductions les vides que 
le temps a faits dans les textes originaux, il éclaire 
les obscurités de ceux qui sont restés. Les voyageurs 
de la Chine ont su dire ce qu'ils voyaient et ses his- 
toriens ont eu le sens du réel , la curiosité et le res- 
pect du fait. Rémusat et Stanislas Julien ont montré 
tout ce que la Chine recèle d'enseignements pour 
l'indianiste ; mais ils n'ont eu que le temps d'ouvrir 
la source et d'organiser la recherche, et n'ont pas 
eu de successeurs. Aussi serer-vous heureux d'ap- 
prendre que l'un d'entre nous, M. Specht, a bien 
voulu se charger d'un cours libre à l'École des 
hautes études, consacré à l'étude du chinois sans- 
crit, c'est-à-dire à l'étude du chinois en tant que 
traduisant le sanscrit. Cette branche de la science 
n'a point fait de progrès depuis Julien , -et il y a lieu 
de reprendre l'œuvre du maître où il l'a laissée , de 
préciser mieux qu'il n'a fait les lois de transcription 
du sanscrit, de dresser le vocabulaire sanscrit-chi- 
nois, d'apprendre à l'indianiste suivant quels pro- 
cédés il peut décalquer ce chinois en sanscrit et re- 
trouver le texte sous la traduction. Il y a ensuite à 



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RAPPORT ANNUEL. 71 

appliquer ces principes et à passer en revue les 
deux littératures et faire leur histoire lune par 
Tautre. De la collaboration dun sinologue comme 
M. Specht et dun indianisant conmie M. Lévi, 
dans le nouveau laboratoire ouvert à TÉcole des 
hautes études, il est permis de beaucoup attendre. 
Dans la numismatique indienne , nous n avons à 
signaler que les considérations de M. Drouin sur la 
généalogie des Guptas rétablie au moyen des mon- 
naies^. Les notes d'épigraphie indienne de Georges 
Guyesse, publiées par son maître, nous rendent un 
dernier souvenir d'une carrière tristement brisée 
à la première heure. Guyesse, pour se famUiariser 
avec Tépigraphie indienne , avait entrepris un index 
contenant tous les noms d'hommes et de lieux men^ 
tionnés dans les inscriptions, avec toutes les don- 
nées qui s'y rapportent. Cet index aurait été un 
instrument puissant mis dans les mains des india- 
nistes, puisqu'ils y auraient trouvé rassemblées et 
classées les innombrables données recueillies de- 
puis un siècle, mais restées presque hors de service 
par leur dispersion dans vingt revues, la plupart 
inabordables. U n'a eu le temps que de dépouiller 
quelques-unes de ces revues : espérons que quel- 
qu'un de nos jeunes indianistes reprendra l'œuvre 
de leur camarade^. 



' Journal asiatique, 1890, t. II, 36o-36g. 

* Ibid., 1890, t. II, 379-401. Le dépouillement porte sur les Âsia- 
tic Uesear^œt et les Trajuactions publiées à Madras en 1827, à 
Delhi en i853 et à Agra en 1876. 



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72 JUILLET-AOÛT 1892. 

L'Inde d au delà le Gange nous a rendu dans les 
dernières années deux nouvelles épigrs^hies, celle 
du Cambodge et celle du Tchampa. L'une et lautre 
se présentent sous deux formes : la forme savante, 
qui des deux côtés a le sanscrit classique pour or- 
gane, et la forme vulgaire ou populaire, qui est ie 
khmêr pour Tune, le tcham pour l'autre. Ber- 
gaigne, le premier, avait tracé le cadre de l'his- 
toire du Cambodge et du Tchampa avec les don- 
nées des inscriptions sanscrites. M. Aymonier, à qui 
la science est redevable de presque toute cette épi- 
graphie qu'il est allé recueillir sur place, nous a 
aussi donné, en 1889, le pi*^i^^i* ^^^ ^^ déchi£Bre- 
ment des textes vulgaires du Cambodge, en se ser- 
vant du khmér moderne pour interpréter le khmêr 
ancien. A présent il aborde la même tâche pour les 
inscriptions en vieux tcham, en suivant la même 
méthode, c'est-à-dire en se servant du tcham mo- 
derne, conservé dans deux dialectes dont il a publié 
la grammaire et dont M. Landes a fait connaître une 
chrestomathie. 

Les Tchams, qui ne forment plus aujourd'hui 
qu'un misérable débris, épars dans le Binh-Tliuan 
et le Cambodge, formaient autrefois un vaste em- 
pire de civilisation brahmanique et qui occupait 
tout l'Annam moderne^; ils furent les premiers 
pionniers de l'Inde dans la péninsule, et la province 

' Première étude twr les inscriptiont tekames (Joiwn4d eMaûqae, 
1891, t. I. 5-86). 



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RAPPORT ANNUEL. 73 

de Khanh-hoa , le coin de terre le plus oriental des 
régions indouisées, possède une des plus anciennes 
inscriptions sanscrites connues : celle du roi Mara. 
Refoulés h l'ouest par une nouvelle vague de colons 
indiens, qui furent les ancêtres des Khmérs, au 
nord par l'invasion chinoise et annamite, « le grand 
royaume de Giamba » , visité par Marco Polo , ré- 
sista pendant douze siècles avec des alternatives de 
succès et de revers et succomba au xv* siècle. La 
dure domination des mandarins annamites procéda à 
Tassimilation et à l'extermination lente des Tchams, 
dont les derniers restes n'ont été sauvés que par la 
conquête française. M. Aymonier suit leur histoire 
sur cette épigraphie qui s'ouvre au ni* siècle, qui, 
d*abord exclusivement sanscrite, bilingue au x* siècle 
et bientôt exclusivement tchame, reflète dans ces 
variaâons la dégradation progressive de la civilisa- 
tion indienne qui coïncide avec la décadence de la na- 
tion. La civilisation des Tchames n'a point laiss.é des 
monuments aussi grandioses que celle des Khmêrs ^ ; 
mais elle est intéressante par son archaïsme et 
par la pauvreté même de son art, qui peut servir 
à dater, par contraste, le grand art importé de 
rinde par leurs cousins du Cambodge. M. Aymo- 
nier nous donne aussi le tableau de leurs religions 
modernes, brahmanisme chez les uns, islamisme 
chez les autres. Les deux religions , fortement impré- 

> Lemire, Les tours kiames de la province de Binh-Dink (Excnr- 
sions et reconnaissances, 1890, t XIV, 307-216); Moaaments kiams 
de la province de Binh-Dink , ibid. ( 317-326). 



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74 JUILLBTAOÛT 1892. 

gnées lune de l'autre, entachées de buddhisme et 
pénétrées de superstitions, et de coutumes toutes 
locales, offrent un curieux exemple de syncrétisme 
religieux ^ au moins dans le groupe tchame du Cam- 
bodge. Le groupe plus compact de Panrang, dans 
le Binh-Thuan , préservé des influences étrangères , 
représente le résidu d'une vieille civilisation, dégé- 
nérée, il est vrai, et en partie évaporée, mais pure 
encore dans ses éléments. Les légendes histori- 
ques, extraites par M. Aymonier de leurs maigres 
Chroniques royales, donneront lieu à des recher- 
ches instructives; et ce n'est pas une des moindres 
surprises de ce petit monde qui revient au jour 
que de voir les Tchams musulmans du Cambodge 
mettre en tête de leur dynastie un roi Noursavan , 
ayant pour ministres Bubaker, Umaret Asman, et 
reproduire d'une façon inattendue la légende qui , 
au temps de Tabari, envoyait les armées de Nou- 
chirvan à la conquête de Ceylan^. 



II 



Les Annales da Masée Guimet ont publié la pre- 
mière partie d'une nouvelle traduction du Zend 
Avesta par votre secrétaire', comprenant les livres 

' Aymonier, Les Tckamx et leurs religions, i lo pages in-8* ( Paris , 
Leroux, 1891). 

* Excursions et reconnaissances, 189b, t. XIV, 1 4 5- a 06. 

* Le Zend Âvesta , traduction nouvelle avec commentaire histo> 



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RAPPORT ANNUEL. 75 

liturgiques, c est-à-dire le Yasna et le Vispéred. U ne 
m'appartient pas d apprécier la valeur de cette tra- 
duction : je crois seulement devoir vous dire l'objet 
que je m'y suis proposé et en quoi elle diffère des 
traductions antérieures, déjà assez nombreuses. On 
a jusqu'à présent traduit ces textes avec les seules 
ressources de la philologie, comme des textes qui 
se suffisent et ont leur sens en eux-mêmes; mais 
ces textes étant liturgiques, c'est-à-dire se rappor- 
tant à une série de cérémonies religieuses et d'actes 
symboliques qui en accompagnent la lecture d'un 
bout à l'autre, ne p.^uvent être compris dans leur 
vrai sens que par le cérémonial dont ils sont comme 
l'écho et auquel ils se reportent constamment, soit 
par allusion directe, soit par adaptation symbo- 
lique. Malheureusement, à part quelques menues 
indications données par Anquetil,le rituel du Yasna 
était absolument inconnu. Grâce à un voyage fait à 
Bombay et à des études faites sur place avec le con- 
cours des prêtres parsis, M. Darmesteter a pu com- 
bler cette lacune et éclairer les livres liturgiques 
par le commentaire matériel de la liturgie même. 
Il a trouvé à Bombay deux ordres de documents 
qui permettent de suivre le rituel depuis l'époque 
ancienne jusqu'à nos jours : d'une part, les ma- 
nuels gujratis, destinés aux prêtres, fournissent 
Tusage contemporain de la secte dominante, les Ras- 



rique et phUologiquo« i*' volume : la liturgie ( Yarna et Vispéred) ^ 
1 vol. in-4*, cxix-5oo pages, 6 planches (Paris, Leroux, 189a). 



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76 JUILLETAOOT 1892. 

mis; d'autre part, de vieux manuscrits pehlvis du 
Yasna, contenant au (ur et à mesure du texte des in- 
dications sommaires sur les actes concomitants, four- 
nissent image ancien, qui a subsisté dans la secte 
archaisante des Qadimis et en Perse. Le traducteur 
a inséré, au cours de sa traduction, Tune et Tautre 
liturgie, donnant la liturgie moderne en résumé et 
Tancienne en texte et traduction. La comparaison 
des deux litm*gies conduit à reconnaître que la 
liturgie moderne n'est qu'un appauvrissement de la 
liturgie ancienne et que celle-ci dérive, par l'inter- 
médiaire de rituels pehlvis, d'un rituel zend qui 
faisait partie de YAvesta et dont il a pu retrouver 
des fragments conservés dans la littérature pehlvie 
du haut moyen âge. L'authenticité et l'antiquité de 
ces rituels est par là établie, ainsi que la légitimité 
de l'usage qu'on a essayé d'en faire dans l'interpré- 
tation du texte, et il devient possible de suivre d'un 
bout à l'autre, et dans tous ses détails d'acte et de 
parole, le sacrifice zoroastrien tel qu'il se célébrait 
à l'époque où la religion était dans sa pleine splen- 
deur. 

Le problème liturgique n'est point le seul qui 
fasse l'intérêt du Yasna : une partie du sacrifice con- 
sistait dans la récitation du texte le plus ancien, le 
plus sacré, mais aussi le plus mystérieux de l'Avesta, 
les fameuses Gâthas de Zoroastre. Ces textes, écrits 
dans une langue archaïque et dans un style oracu- 
laire, ont été l'objet de discussions sans fm, et les 



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RAPPORT ANNUEL. 77 

diverses écoles se sont accordées à donner une part 
considérable ou exclusive aux combinaisons étymo- 
logiques : le résultat nécessaire de cette méthode a 
été une divergence absolue dans les interprétations. 
M. Darmesteter a pensé que sur ce terrain , comme 
sur le reste , le seul point de départ solide et réel 
devait être donné par la tradition , consultée , d une 
part, dans ses formes directes et conscientes, c est-à- 
dire dans les traductions et les paraphrases indi- 
gènes, et, d autre part, dans ses formes indirectes 
et dérivées, c'est-à-dire dans tout le mouvement 
religieux et moral qui est sorti des Gâthas, autre- 
ment dit dans cet ensemble caractéristique, connu 
sous le nom de parsisme. Grâce à des manuscrits 
plus corrects de la traduction pehlvie ; grâce à une 
précieuse paraphrase des Gâthas découverte par le 
grand explorateur de la littérature pehlvie , M. West; 
enfin , en combinant lensemble des matériaux accu- 
mulés pour la connaissance du parsisme , dans les 
vingt dernières années, par Haug, par West et par 
les travailleurs de Bombay, on s est trouvé en état de 
soumettre à la critique une traduction des Gâthas 
qui, quelle que soit sa valeur propre, les présente 
du moins dans le mUieu et dans Tesprit qu'elles ont 
inspirés, les interprète au moyen de données homo- 
gènes, et par là, suivant le succès ou Téchec de la 
tentative, permettra de résoudre la question préju- 
dicielle de méthode et de décider enfin si le sens 
réel du livre qui a constitué le zoroastrismc doit 
être éclairé du dedans par le zoroastrismc même ou 



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78 ' JUILLET-AOÛT 1892. 

doit en être isolé et éclairé du dehors au moyen de 
données étrangères encore î\ déterminer. 

L*étude de M. Eugène Wilhelm sur Texpéditioii 
de Ninos contre le roi de Bactriane nous transporte 
dans le monde obscur des légendes qui se sont 
formées autour des origines du zoroastrisme *. 
M. Babin, de la mission Dieulafoy, a repris les 
études de métrologie perse inaugurées par MM. Op- 
pert, Aurès et Dieulafoy, et a recherché quelles 
étaient les proportions admises par les Perses dans 
les élévations^. Il arrive à la conclusion que l'archi- 
tecture » chez les Perses comme chez les Grecs, était 
réglée par une loi qui subordonne toutes les lon- 
gueurs à une mesure commune , laquelle est , chez les 
Perses comme chez les Grecs, le diamètre de la co- 
lonne. Gomme chez les Grecs, les rapports entre les 
dimensions sont des rapports simples et se rappro- 
chent souvent des proportions géométriques four- 
nies par la hauteur et la base du triangle équila- 
téral. Ce sont là des coïncidences instructives , et pour 
refaire f histoire de lart ancien, des emprunts ar- 
tistiquesj de la Perse à la Grèce des côtes valent un 
texte. 

Le rapport sommaire de M. de Morgan sur sa 
mission en Perse et dans le Lourbtan * fera attendre 



* L'expédition de Ninos et des Assyriens contre an roi de la Dactrie 
(Ëitrait du Mascon, 1891, 24 pûges). 

^ Métrologie et pr,}portion3 dans les monuments perses ( Hcvue ar- 
chéologique, 1891,1. 1, 347-379). 

* Journal asiiUiquc, 1892, l. I.jiHg-aoo. 



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RAPPORT ANNUEL. 79 

avec impatience à tous ses lecteurs le rapport dé- 
taillé de ses découvertes. M. de Moi^an a exploré 
en particulier des régions jusqu'ici négligées par les 
archéologues et placées en dehors des grandes routes 
de rhistoire : les régions de la Caspienne et le massif 
sauvage des Bakhtiaris. Les vocabulaires dialectaux 
recueillis parmi les Guèbres de Téhéran, dans le 
Mazandéran, à Âstarabad, dans le Kurdistan de 
Mukri ; les fouilles archéologiques, entravées malheu- 
reusement par les défiances du gouvernement per- 
san et les jalousies du gouvernement russe ^;^des iti- 
néraires relevés dans des lacets de montagne où les 
administrateurs persans ne s aventurent pas; des 
photographies et des estampages de monuments in- 
connus ou imparfaitement relevés, promettent une 
masse de matériaux nouveaux pour l'histoire linguis- 
tique, géographique, archéologique de la Perse oc- 
cidentale. Ce n'est point seulement l'histoire du pla- 
teau iranien , qui sera éclairé dans une de ses arêtes 
les plus vives et les plus obscures, mais toute une 
partie de la géographie des inscriptions assyriennes 
devient enfin abordable, car cet enchevêtrement de 
défilés a été le théâtre de luttes séculaires entre les 
rois d'Assyrie et les montagnards dont M. de Morgan 
a visité les descendants, les annales assyriennes en 
main. 

L'histoire de l'Asie Mineure nous réserve, eHe 

' Les nécropoles préhistoriques de TArménie russe [Bévue ar- 
chéologique, 1890, t. n, 176-203). — Les nécropoles préhistoriques 
du nord de la Perse {Ibid,, 1893, i. II, i-i5). 



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80 JUILLET-AOÛT 1892. 

aussi, des surprises, même pour les périodes relati- 
vement récentes; et je sais peu d'études plus sug- 
gestives et qui fasse mieux saisir en raccourd tout 
ce que durent amener de rencontres inattendues le 
choc et la fusion de lliellénisme et de la civilisation 
orientale, que le court mémoire de M. Théodore 
Reinach sur la dynastie de Commagène^. Ce pays de 
Kummukh , qui paraît si souvent dans les inscriptions 
des conquérants assyriens, en mentions d'ailleurs 
plus nombreuses qu'instructives, disparaît de l'his- 
toire à la chute de Ninive et reparait subitement au 
moment de l'invasion romaine en Arménie. C'est 
alors mie principauté de civUisation hellénique et 
dont la dynastie offire l'alternance singulière des 
noms de Mithridate et d'Antiochus , emblème de son 
caractère mixte helléno-iranien. L'histoire de cette 
principauté a été refaite presque tout entière dans 
les dernières années sur quelques inscriptions peu 
nombreuses, dispersées d'un bout à l'autre de l'Asie 
Mineure, mais précises et concordantes. Les plus 
importantes viennent du vaste et étrange monument 
élevé par Antiochus I*' de Commagène à la mémoire 
de ses ancêtres et découvert et exploré par la mis- 
sion allemande Humann et Puchstein. Ces inscrip- 
tions nous montrent cette dynastie se rattachant, 
comme celles de Cappadoce et du Pont, au sang 
des Achéménides par ses origines, à celui des Sé- 
leucides par ses alliances. L'arbre généalogique se 

' Bévue des éludes grecques, 1890, 363-38o. 



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RAPPORT ANNUEL. 81 

suit à travers sept siècles, de Darius àTrajan, en 
s*eiiibranchant à deux des plus illustres dynasties de 
l'Asie. A lorîgine, un des sept conjurés, gendre de 
Darius; au centre, un satrape bactrien révolté, 
Orontès, dont les descendants réalisent le rêve; au 
terme final, un fils de roitelet détrôné, Philoppapos, 
consul romain, firère Arvale, citoyen d'Athènes, 
qui oublie dans les plaisirs d'Athènes la couronne 
perdue, comme le font en ce siècle à Paris rois et 
roitelets en exil, et en qui la race de Darius s'éteint 
et se prolonge, immortalisée , dans un monimient 
qui subsiste encore, par la reconnaissance des Athé- 
niens pour le joyeux exilé qui les a amusés. 

11 y a moins loin qu'il ne semble des Iraniens 
hellénisés du i* siècle aux Touraniens iranisés du 
XII* siècle; et Mithridate, entouré de ses orateurs et 
de ses conseillers grecs, ressemble assez au Turc 
Seldjoukide Malik Shah, se faisant écrire par ses 
ministres persans leurs idées sur l'art du gouver- 
nement dans les matières laïques et religieuses. Des 
traités composés sur l'ordre du prince, un seul fut 
approuvé, le Siâset nâmèh de son premier ministre, 
le Nizâm oul-Muik ^ C'est un texte important pour 
ITîistoire des premiers siècles de la Perse musul- 
mane, riche en anecdotes sur les derniers Abbas- 
sides, sur les dynasties nationales qui les ont sup- 

^ Siasset namèh, traité de gouvernement, composé pom* le sultan 
Mdik-chAh par le vizir Nizam oul-Moulk , texte persan , in-2 1 3 pages 
in-8* (Paris, Leroux, 1891 ). 

XX. 6 



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81 JUILLET-AOÔT ï$9^. 

plantés et sur le siècle même de I auteur. La 
question religieuse préoccupait aussi le vizir et son 
maître, ce qui amène l'écrivain à donner sur les 
sectes hérétiques qui furent si vigoureuses alors et 
si remuantes, et dont lui-même devait bientôt être 
la victime, des détails abondants que Ion ne trouve 
pas ailleurs. M. Schefer a donc rendu un grand 
service à ITiistoire politique et religieuse de la Perse 
en publiant ce livre qui est aussi un texte de langue. 
Signalons ici, comme document persan, quoique 
écrit en arabe, Thistoire du sultan Djdal ed-din 
Mankobirti , prince du Kharezm , de Mohammed en- 
Nesavi, publiée par M. Houdas. Nous reviendrons 
sur ce livre, qui correspond à la lutte nationale 
contre Imvasion mogole, quand la traduction qui 
est sous presse aura paru ^ 

Deux siècles après Nizâm out-Mulk , la Perse cono- 
mence à souvrir aux Européens et une nouvelle 
source de documents vient s ajouter du dehors aux 
documents indigènes : rdations de voyageurs , de mis- 
sionnaires, de diplomates. M. Schefer a fait de ce 
domaine son domaine propre ; et par Tétendue de son 
érudition orientale, conune par sa eonnais^ance de 
toutes les raretés de la diplomatie et de Thistoire, 
il a singulièrement élargi la portée de ce genre de 
documents qui, poin* être réellement instructifs et 
s^, doivent être éclairés, contrôlés et vérifiés par 
une connaissance directe de TOrient et des sources 

' Daas les publioations de i'Ecole des langues onenttlet , i val. 
in-S*. 256 pages (Paris, Leroux. 1891). 



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RAPPORT ANNUEL. 83 

orientales. Dans la Bibliothèque des voyageurs 
français de Perse, le P. Raphaël du Mans, supé- 
rieur des capucins dlspahan , dont M. Schefer nous 
donne à présent VÉtat de la Perse en 1660, et dont la 
réputation posthume commence après deux siècles, 
occupera une place à part^ 

Le P. Raphaël passa quarante ans à Ispahan 
comme supéri^ir des capucins français et n'était 
connu jusqu'à présent que par les termes de hauta 
estime avec lesquels son nom est cité ptir des voya- 
geurs plus connus, par Chardin , Tavernier, Knem- 
pfer. 11 fonda indirectement renseignement persan 
en France, car cest de lui que Pétis de la Croix 
apprit les éléments du persan à Téhéran, Dans les 
dernières années, on découvrit aux archives des 
Affaires étrangères le mémoire que M- Schefer 
publie : c'était un mémoire rédigé pour Colbert, 
qui, toujours préoccupé du soin de créer de nou- 
veaux débouchés au commerce français, demandait 
partout les docmnents qui pouvaient fécbirer. Le 
mémoire du P. Raphaël trace un tableau fidèle de la 
Perse et des Persans à la fin du xvn* siècle, au com- 
mencement de la décadence des Sophis; et, n'étant 
pas destiné à la publicité , il renferme des apprécia- 
tions que ne pouvaient se permettre ni Tavernier, 
ni Chardin , qui étaient en relations d'affaires avec 

' Estât de la Perse en 1660, par le P. Raphaël du Mans, supë- 
neur de la mbsion des capucins dlspahan , publié avec notes et ap 
pendice par Ch. Schefer, cxv-464 pages in-S"; Paris, Leroux, 1890 
(Pobtications de l'École des tangues orientales vivantes). 

6. 



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84 JUILLET-AOÛT 1892. 

le Chah et les principaux seigneurs de la cour. Il 
n'a point le charme de Chardin et son long séjour 
en Perse semble avoir troublé légèrement sa langue 
natale; mais elle prend par là même une saveur 
toute particulière qui fait de ce mémoire d'un hon- 
nête prêtre, très bon homme, naïf et sincère, plein 
de compassion pour Taveuglement des païens, mais 
en même temps forcé, par le caractère de son cor- 
respondant, de prêter une grande attention aux 
détails de la vie commerciale, un des documents 
les plus attrayants, en même temps que des plus 
riches en renseignements techniques. Dans l'intro- 
duction , M. Schefer trace une large esquisse de This- 
toire des rapports de la Perse avec l'Europe et de la 
littérature à laquelle ces rapports ont donné nais- 
sance , sous la dynastie des Séfévis, et à laquelle con- 
tribuent tour à tour les diplomates et ambassadeurs, 
tels que Shiriey, Figueroa, CHearius; les voyageurs, 
tels que Pietro de la Valle, Jean de Laet, Taver- 
nier, Chardin, François Pétis de la Croix, Strauss, 
Kaempfer; les missionnaires, tels que Jérôme Xa- 
vier, Ange Saint-Joseph et le P. Gabriel de C binon , 
l'ami du P. Raphaël, auquel il ressemble fort de 
caractère et de style. Une série de documents, iné- 
dits ou rares, publiés en appendices, achèvent de 
faire de ce livre une mine pour l'histoire de la 
Perse vue du dehors au xvn* siècle. 

L'histoire des régions touraniennes soumises à 
l'influence persane ne nous est connue dans les pé- 



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RAPPORT ANNUEL. 85 

riodes anciennes que par des notices fragmentaires 
dans les histoires persanes et byzantines. La numis- 
matique , assez abondante, mais encore indéchiffrée , 
y ajoutera son contingent d'informations. Les mon- 
naies courantes dans les provinces touraniennes de 
l*empire portaient parfois à côté de la légende sassa- 
nideune légende en caractères inconnus : M. Drouin 
a très heureusement déchiffré la légende d une série 
de ces monnaies, où il a retrouvé le titre des Grands 
Rois, $hâhânsM{h) , qui, sur les légendes courantes, 
est représenté par le huzvaresh malkân mxdkâ^. 
M. Drouin retrouve le titre porté par les princes de 
Bokhara du ix^ siècle, kliodâdy sur des monnaies de 
Sogdiane qu il attribue aux princes Kouchans ou 
Scythes contemporains des derniers Arsacides et 
des premiers Sassanides ^. 

La philologie arménienne, qui, quoique essentiel- 
lement européenne, intéresse par tant de points la 
philologie orientale, a trouvé en M. Meillet un repré- 
sentant pénétrant et sagace ^, bien préparé pour sa 
tâche par de fortes études générales et par des 
études sur les dialectes populaires faites sur place. 
Les nombreux emprunts faits par Tarménien aux 
langues de la Perse sous les Arsacides et probable- 
ment à une époque plus ancienne encore permet- 



* Notice sar queltiaes monnaies hilingaes sassamdes (extrait de la 
Revue numismatique, 1890, 8 pages in-8°). 

' Journal asiatique , 1893, t. I, 3^5-348. 

» Notes de phonétique, dans les Mémoires de la Société de linguis- 
tique, 1890, t Vil, 161. 



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m JUILLET-AOÛT 1892. 

tent de considérer larménien comme une des 
sources à consulter pour des époques du dévelop- 
pement linguistique de la Perse où les documents 
directs nous manquent. L élégante dissertation de 
M. Carrière sur Moïse de Khorène et les génécdogie$ 
patriarcales ^ porte le dernier coup à lauthenticité 
des récits de Moïse sur les origines arméniennes : 
M. Carrière établit d'une façon décisive que le pré- 
tendu historien syrien, Mar Abbas Katina, auqud 
il se réfère, n'est qu'une fiction de Moïse, qui, vou- 
lant raconter un ensemble de faits dont personne 
jusque-là n'avait entendu parier, a couvert ses éhi- 
cubrations de l'autorité d'un historien syrien, non 
moins fictif que les récits qu'il lui prête. M. Carrière 
a traduit une correspondance apocryphe de saint 
Paul et des Corinthiens conservée dans une verâon 
arménienne ; M. S. Berger en a publié une version 
latine, faite sur l'originîd grec perdu, quil a décou- 
verte dans TAmbroisienne^. Le rapprochement de 
ces deux versions apporte des éléments nouveaux i 
l'étude de cet intéressant document des premiers 
siècles du christianisme. ^ 



' Paris, Cerf, 1891, 46 pages petit îb-S* (publie pour leqiiâtfe- 
vtDgttèine anniversaire de M. Derunbourg). 

* A. Carrière et S. Berger, Im corrcsptmdancc apocryphe de saint 
Paul et des Corinthiens: Paris, Fiscfabacher, 1891, 23 pages iii-8* 
( Elirait de la Bevw de tkéolo^ et de philosoftkie , t XXUl). 



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RAPPORT ANNUEL. 87 



III 

M. Clerinout-Ganneau a eu la bonne pensée de 
réserver chaque année la première leçon de son 
cours d^épigraphie sémitique au Collège de France 
à l'exposé général des découvertes et des publications 
concernant son vaste domaine, qui se sont produites 
dans 1 année précédente. Nous aurons donc, grâce à 
iui, le bUan annuel de Tépigraphie et des antiquités 
sémitiques, relevé de main de maître, et je n'ai déjà^ 
pour le détail de la dernière année , qu à vous ren- 
voyer au premier de ces bilans qui nous conduit 
jusqu'en décembre 1891 ^ 

L*épigraphie phénicienne ne nous offire point 
cette fois de ces trouvailles qui,. dé temps en temps, 
comme le roi Tabnit naguère, viennent relever le 
courage des chercheurs et leur prouver que ce sol, 
ravagé et stérilisé par tant de révolutions, tient 
pourtant encore des trésors en réserve. Ce n'est 
pourtant pas un fait insignifiant que l'entrée dans 
le Panthéon phénicien du dieu assyrien Salman, 
le patron de Salmanazar et de Salmonée, quç 
M.- Renan a découvert sur un mari:)re de Sidon, du 
III* siècle avant notre ère, récemment entré au 
Louvre'. L'épigraphie romaine apporte aussi son 

* L'épigraphie et les antiquités sémitiqaes en 1891 (Journal atiit- 
ttifue, 1892, i. I« io3-iâo). 

* inscription phénicienne inédile de Sidon (Revae d'astfriologie 
et darchéologie orientale, t. II, 75). Cf. Haiévy, Jowrnal asiatiqui. 



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88 JUILLET-AOÛT 1892. 

contingent au Panthéon phénicien , grâce à M. Ver* 
coutre, qui, dans le dieu Eruc, reconnaît Eryx, la 
divinité topique de la fameuse montagne de Sicile , 
où s'élevait le sanctuaire d*Astarté ^ ; et à M. Toutain , 
qui a découvert près de Tunis, au sommet du Bou- 
kournein, le sanctuaire d'un ancien Baal Caran 
[Satarmis Balcaranensis), jadis romanisé en Balcara- 
nensis, aujourd'hui arabisé en Bou-koumein^. C'est 
l'Afrique punique qui cette année a le plus donné : 
c'est là d'ailleurs que nos ouvriers sont le plus nom- 
breux et là ils sont chez eux. 

Après de longs tâtonnements, la recherche des 
antiquités dans l'Afrique du Nord commence à s'or- 
ganiser, et si les archéologues et les voyageurs s'in- 
spirent des instructions rédigées par le Comité des 
travaux historiques, ii y aura moins de bonnes 
volontés perdues et d'activité mal dirigée. Les in- 
structions de MM. Berger, Duveyrier, Saladin et Ba- 
belon sont de véritables manuels , très concis et très 
précis, d'épigraphie, d'architecture, de numisma- 
tique punique, néo-punique et berbère^, donnant 
pour chaque domaine le tableau des diverses écri- 
tures, dans leurs variétés géographiques ou chrono- 

1891, t. U, 1 3 et suiv. — Ph. Berger, Inscription néo-panique tTAt- 
tiburos, explication des lignes 8 et 9 (Paris, L. Cerf, 1891, in- 13). 

^ Sur quelques divinités topiques africaines (Revue archéologique, 
1 89 1 , 1. 1 , 1 56 ). M. Yercoutre essaye aussi de retrouver dans le nom 
de Gudma le dieu Malaghil, 

• Académie des inscrifHions et belles-lettres, 1891, 226. 

^ Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique ( Paris , ë. Le- 
roux, 1890; a52 pages in-8*). 



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RAPPORT ANNUEL. 89 

logiques, et les diverses classes de monuments. Des 
notions sommaires de topographie , des instructions 
pour les meilleurs procédés à suivre pour prendre 
des photographies, des estampages, des copies, met- 
tent les plus novices en état de rendre à la science 
le service préliminaire et essentiel, la récolte des 
matériaux. 

Le Corpas des inscriptions sémitiques^ vient de 
livrer au public le premier fascicule du second vo- 
lume phénicien : il continue la suite des inscriptions 
votives de Garthage, qui se répètent avec leur mo- 
notonie ordinaire, mais fourniront à la longue les 
éléments d'un immense onomastique. Le P. De- 
lattre, le patient explorateur de Garthage, a décou- 
vert six nouveaux tombeaux puniques dans la nécro- 
pole de Saint-Louis et donne la reproduction exacte 
de fun d*eux avec son mobilier^. 

Une inscription en caractères phéniciens clas- 
siques, recueillie par M. de |a Martinîère à Lixus, 
au Maroc, recule sensiblement les Umites de Tère 
géographique attribuéesjusqu à présent à Tépigraphie 
de Phénicie^. Un sarcophage anthropoïde, décou- 
vert récenunent à Gadix, vient attester pour la pre- 
mière fois, d*une façon irrécusable, le passage des 



* Corpas inscriptionnm semiticarwn, tomus U, fasc. primus; 
Paris, 1890, Imprimerie nationale (du n** 438 au n** goS). 

* Lt$ tombeaux pamqwes de Cartkage (Revue archéologique , 1891* 
1.1,51-69). 

' Académie des inscriptions et belles-lettres, 1891, 108. 



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90 JUiLLET-AOÛT 18Uâ. 

Phéniciens en Espagne ^ Peut-être ont-ils laissé leur 
trace d'une façon plus profonde dans ces statues, 
traitées jusqu'ici en suspectes, qui ont été décou- 
vertes, il y a vingt ans, dans le territoire de Gartha- 
gène, à Cerro de los Santos, et qui présentent un 
mélange intime des types grecs et des traditions 
d'art orientales^ : M. Heuzey croit y reconnaître le 
produit d'un art gréco-punique , qui se serait formé 
en Espagne au contact des colonies grecques et des 
colonies carthaginoises '. 

L'histoire de Phénicie se fait de pièces et de mor- 
ceaux par les efforts convergents d'une demî-doo- 
zaine d'épigraphies et de numismatique. M. Cier- 
mont-Ganneau croit trouver l'origine de la tradition 
qui, depuis Hérodote, fait venir les Phéniciens du 
golfe Persique, dans les textes assyriens qui mon- 
trent Âsarhaddon prenant Sidon, transportant ses 
habitants en Assyrie et les remplaçant par des colons 
transplantés des pays avoisinant le golfe Persique *. 
Il retrouve la Mahalliba mentionnée par Senna^ 
chérib dans la liste des villes conquises en Phénicie, 
dans la Mahalib moderne qui se retrouve sous ie 
même nom dans les documents arabes et francs du 
xii* siècle. M. Babelon rétablit par la numismatique 
la chronologie des rois de Sidon sous les Achémé- 



^ Académie dei iiiscriptioni et bêlle$-lettrts , 1891433a. 
* Bulletin de la Société des antiijaaires , 1890, iSS. 
^ Statues espagnoles de style gréco-phénicien (Recueil d*a$syriol., 
t. U, 96, pL \\\ et IV). — Revue d'assyriologie , 1891, t. Q, 96-1 1^. 
^ Revue hisUH-i^ue, 1 89 1 , juillet-août , 393. 



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RAPPORT ANNUEL. 91 

nides et confirme les inductions heureuses de 
M. Clennont-Ganneau qui faisait descendre la dy** 
nastie d'Elshmimazar et Tabnit de Tépoque perse, où 
on ia plaçait jadis, à Tépoque ptoiémaique^. 

Un cachet du Louvre publié par M. Ledrain*, 
deux fragments de briques découverts à Babylone 
et décrits par M. Pognon, sont les seuls docu- 
ments qui soient venus s'ajouter dans le domaine 
du vieil araméen. L'inépuisable terrain de Palmyre 
nous envoie un nouveau contingent de statues et 
d'inscriptions funéraires, décrites ou annoncées par 
M. Ledrain^ et M. Clermont-Ganneau *. La belle in- 
scription nabatéenne découverte à Madeba a fourni 
à M. Clermont-Ganneau un conunentaire inattendu 
d'un chapitre des Machabées^ en révélant le nom 
original de ce clan nabatéo^arabe des Yamri qui 
massacra Jean Machabée et ses six fils^. 

La Société asiatique et la Société de géographie 
ont payé leur dette à la mémoire de Gharies Huber^ 
en publiant une reproduction exacte des cinq car- 
nets de route du hardi et infortuné voyageur, qui 
explora si consciencieusement le nord -ouest de 

' BifleOfi de correspondance heUéniqne , t. XV* a 93^3 3 o. M« Babelon 
ravise k travail de M. Sii sur les monnaies d'Aradus et montre 
qu'dles sont datées des Séleucides (Revue nwnisniatique , 1891, 
p. 26a,pL Xl-XIfl). 

* BeemtU da$syriologie , t. Il , 93. 
^ ïhid,,i. 0,93-95. 

* Clennont-Ganneau , loco cit., iiS. 

* Jourml asiatique, 1891, L [, 535-5^3. Retrouvi; daat le }|>in 
de l'inscripiion de Dmer le moderne up^^ , grec : Eitka. 



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92 JUILLET-AOÛT 1892. 

TArabie en i883 et i884 et à qui nous devons un 
des plus beaux monuments de l'épigraphie ara- 
méenne, la stèle de Teïma. On trouvera dans son 
journal le fac-similé de nombreuses inscriptions 
araméennes, nabatéennes, sa&itiques, sabéennes, 
arabes ^ 

L* Académie des inscriptions et belles-lettres avait 
mis au concours pour le prix Bordin, en 1891, 
l'histoire politique, religieuse et littéraire d'Édesse 
jusqu'à la première croisade. C'était un des plus 
importants chapitres de l'histoire du christianisme 
oriental qu'elle mettait ainsi à l'ordre du jour, et le 
mémoire de M. Duval, qu'elle a couronné, a admi- 
rablement rempli im des vides les plus sensibles de 
l'histoire orientale^. A la fin du siècle dernier ( 1 78^), 
Bayer avait écrit ime histoire d'Édesse et de l'Os- 
rhoène; mais cette histoire, purement politique et 
militaire, était muette sur le rôle religieux et litté- 
raire d'Édesse, c'est-à-dire sur la chose même qui 
fait son importance dans l'histoire de la civilisa- 
tion. Construite ou reconstruite par Séleucus Ni- 
cator en l'an 3o4 avant notre ère, conquise dans 
la décomposition de l'empire grec de Syrie par des 
tribus nabatéennes et devenue pendant près de 



1 Journal d'an voyage en Arabie (i883-i884)« avec atks (Paris, 
1891, Imprimerie nationale). 

' Histoire politique, religieuse et littéraire d'Edesse jusqu'à la pre- 
mière croisade, (Paris Leroui, 1893, 3o 2 pages in-S**); publié d'abord 
dans le Joarna/ asiatique, 1890-1892. 



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RAPPORT ANNUEL. 93 

trois siècles et demi le siège d'un royaume floris- 
sant, réduite en province romaine par Garacalla, 
conquise par les Arabes au vn* siècle, siège dun 
comté chrétien à la première croisade, Édesse 
compte avant tout dans Thistoire comme iun des 
centres d activité intellectuelle, sinon les plus ori- 
ginaux, du moins les plus efficaces, pendant une 
période de plus de dix siècles. Après avoir été , à la 
fin du paganisme,' un des foyers de ce syncrétisme 
qui cherchait à ranimer le sentiment religieux par 
la fusion des religions mourantes , elle devient vers 
la fin du n* siècle le centre dune communauté 
chrétienne dont M. Duval suit les destinées avec 
une méthode et un sens historique très sûrs, à tra- 
vers le dédale de légendes que la piété des fidèles 
enroula bientôt autour de ses origines. Il nous 
fait suivre les changements curieux de cette église 
qui, d abord toute judéo-chrétienne et soumise à la 
direction de Jérusalem, se détache de la Palestine 
et se rattache à TÉglise hellénique, afin de lutter 
plus efficacement contre les gnostiques, qui trou- 
vaient entre le Tigre et TEuphrate un sol si bien 
préparé, et contre le génie philosophique et poé- 
tique de Bardesane. Nous la voyons ensuite , devenue , 
à la chute de Nisibe, le refuge des Chrétiens de Perse 
et accrue des forces qu'ils lui apportent, recevoir 
d'eux aussi un sourd sentiment d'indépendance et de 
révolte contre finfluence lointaine d'Antioche et de 
Byzance; devenir avec TÉcole persane un foyer 
de nestorianisme , que lorthodoxe Rabboula essaye 



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g4 JUJLLETrAOÛT 1892. 

en vain d'éteindre et que le bras séculier arrive seul 
à étouffer en 689 ; passer ensuite au monophysisme , 
prêché par Jacques Baradée, et rompre définitive- 
ment les liens qui rattachaient la Syrie à TÉglise 
grecque et latine. Au cours de ces luttes religieuses; 
Edesse produit une vaste littérature qui donne au 
«yriaque sa forme classique. A la conquête arabe, 
elle na plus d'importance politique ni religieuse; 
elle reste pourtant un foyer littéraire, plus conserva- 
teur que créateur, mais la nécessité du siède était 
plus de conserver que de créer. C'est par elle que 
le monde arabe s'initie à la culture syrienne et 
grecque, comme l'ont fait sans doute les Perses 
avant eux , et par suite c'est elle en partie qui a rendu 
possible l'éclosion de la philosophie arabe et tout ce 
que le moyen âge a connu et compris de 1 antiquité. 
Ce beau mémoire n'épuise point sans doute l'his- 
toire d'Edesse et il y a bien des points obscurs sur 
lesquels l'avenir apportera des documents nouveaux ; 
mais M. Duval, en restituant l'histoire continue 
d'Edesse, a tracé un cadre sur lequel s'attacheront 
au fur et à mesure les découvertes de l'avenir. 
M. Duval a continué en même temps la publication 
du Lexique de Bar Bahlûl : deux nouveaux &sci- 
cules nous conduisent jusqu'à la fin de la lettre 
mimy c'est-à-<lire presque aux deux tiers de l'ou- 
vrage. 

Le christianisme syrien a un moment étendu ses 
conquêtes par delà la Perse, à travers toute l'Asie 
centrale et jusqu'en Chine. 11 a tenu de bien peu 



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RAPPORT ANNUEL. 95 

qu il ne devint la religion de toute la steppe turque 
et tartare. M. Pognon nous envoie de Bagdad un nou- 
veau et curieux document de cette histoire : c est une 
inscription trilingue, syriaque, arabe et ouîgoure, 
de Tan 1298 de notre ère, découverte sur une tombe 
dans Téglise d'un couvent ^ M. Halévy nous fait con- 
naître les beaux travaux de M. Chwolson sur les 
nombreuses inscriptions funéraires syro-nestoriennes 
découvertes aux confins de la Chine , dans le terri- 
toire de Sémirzetschie, rédigées les unes en turc, 
les autres en syriacpie, la plupart du xiv* siècle. 
M. Halévy croit pouvoir retrouver dans certaines 
caractéristiques du christianisme turc, et en par- 
ticulier dans remploi d'un cycle animal dans le 
calendrier, la preuve que le christianisme a été 
porté dans l'Asie centrale par des prêtres de l'Eglise 
^lyptienne^. 

A une autre extrémité du monde chrétien, la 
myUiologie mandéenne présente une énigme qui n*a 
pas encore été résolue. Une traduction fidèle et pré- 
cise du corps des écritures mandéennes serait la 
première condition d'une solution durable. En at- 
tendant, signalons l'exposé de la religion mandéenne 
£ût par M. Halévy d'après le livre de M. Brandt, 
qui fait remonter le mandéisme à un syncrétisme 
chaidéo-grec, c est-à-dire à l'époque relativement 
ancienne où les vieilles conceptions de la Chaldée 

' Journal aneUiqae, 189a , %, l, 33(>-34a. 

• Revue de rhistoire des religions , 1890» 1. XXII, 389-301. 



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90 JUILLETAOÛT I80l 

rencontrèrent rhellénisme et se fondirent avec lui '. 
Rappelons que M. Wellhausen conteste Texistence 
de Télément chaldéen dans le mandéisme , dont tous 
les éléments analysables se rattachent aux sectes 
juives et chrétiennes*. 

IV 

La création de Tépigraphie sémitique a renouvelé 
et surtout renouvellera la critique biblique. M. Ber- 
ger a eu raison de rappeler aux élèves de TÉcole de 
théologie protestante ce que les inscriptions pro- 
jettent de jour nouveau sur l'histoire dlsraël et de 
ses idées; qu'un texte comme l'inscription de Cyrus, 
annonçant qu'il rouvre leur patrie aux déportés de 
toutes les nations, est le meilleur commentaire du 
second Isaïe; et comment les origines du jéhovisme 
s'éclairent par une stèle comme celle de Moab ou 
de Byblos ^. L'assyriologie et sans doute aussi l'égyp- 
tologie apporteront leur part de myrrhe et d'or à 
l'œuvre nouvelle : mais leur richesse même doit 
rendre plus difficile sur les données qu'elles appor- 
tent à pleines mains et il ne faut les accepter qu'à 
bon escient et quand elles justifient qu'elles sont 
bien en règle. Il semble bien que les précieuses 
tablettes de Tell-Amama, qui contiennent, entre 

* Bévue de l'hisloire des religions, 1890, t. XXII, 35-53. 

* Deatche Literaturzeitung , 11 octobre 1890. 

^ La Bible et les inscriptions » 2 4 pages in-S** ( Paris , Fischbacher, 
1890). 



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RAPPORT ANNUEL. 97 

antres, des correspondances du roi d'Egypte avec 
les gouverneurs de Palestine, un demi-siècle avant 
rentrée des Hébreux dans la terre promise, four- 
niront bien des éléments géographiques et histo- 
riques au commentaire de la prochaine traduction 
du Pentateuque; et st elles ne cachent pas, comme 
on avait été trop pressé de Tannoncer, le nom de 
Moïse et des Hébreux, elles ont beaucoup à nous 
dire sur Tétat, les peuples et la civilisation du pays 
qu'allaient bientôt envahir Moïse et les Hébreux* 
M. Halévy a essayé de réunir et dasser ces données 
dans une étude jdeine de rapprochements sédui- 
sants ^. Dans une partie des récits qui ornent la Bible et 
dont Ion faisait généralement honneur à Timaginatloo 
de Babylone, M. Groff voit la marque égyptienne : 
il transporte hardiment aux bords du Nil la légende 
de raii>re et la foute d'Eve, et il croit retrouver 
les formules de malédiction de Jéhova littéralement 
transcrites dans ce fameux conte des deux fibres, 
déjà tenu responsable pour les malheurs de Joseph 
et les légèretés de la femme de Putiphar^. M. Ba- 
belon a rendu un bon service à l'histoire du déluge 
en nous débarrassant du mythe du déluge phry- 
gien, localisé à Apamée, et en montrant que ce 
mythe, qui ne nous est connu que par des tradi- 

' hevme des étmdes jnves, 1890, t XX, 199-S19; t. XXI, 43- 

* Élude sur l expression •Mot-tamoutt^ communication faite à ' 
l'Institut égyptien; 9 pa<^ in -4** (le Caire, Imprimerie nationale, 
1892). 

IX. 7 



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98 JUiLLET-AOÔT 1892. 

tions tardives et par des monnaies du if siècle, 

n'appartient pas à un vieux fond local, mais a clé 

apporté en Phrygie par les colonies juives qui y 

fiu'ent établies en grand nombre par les premiers 

Séleucides^ 

Le dernier travail laissé par le regretté Isidore 
Loeb est une large étude sur la littérature des 
Pauvres dans la Bible. On entend par Pauvres des 
sortes de confréries puritaines qui se seraient for- 
mées au sein du judaïsme officiel et qui représen- 
taient un judaïsme plus fidèle, plus pur et plus 
actif. C'étaient des espèces de derviches, voués à la 
vie pieuse, humbles et pauvres par principe et par 
profession. Ils ont exercé une action puissante et 
décisive sur le christianisme naissant et M. Renan 
a montré que cet ébionismé existait déjà dans le 
judaïsme encore militant et luttant pour Texistence 
du temps des derniers rois. M. Loeb voit dans les 
Psaumes le livre des Pauvres, dont il fait un livre 
unique, dune seule coulée et animé du m^e 
souffle d un bout à l'autre. Il n y aurait au fond quW 
sujet dans les Psaumes, la lutte du Pauvre contre 
le Méchant, méchant du dedans et du dehors, et le 
triomphe final du Pauvre. Pour M. Loeb , la collec- 
tion est tout entière de l'époque du second temple 
et il n'y a pas un seul psaume qui soit antérieur à 
l'exil de Babylone. Par suite, les tentatives faites 
pour classer les Psaumes par périodes , pour y dé- 

* lievue de l'histoire des religions, 1891, t. XXlli. 17^-18^. 



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RAPPORT ANNUEL. 99 

couvrir le retentissement d'événements extériem^s, 
seraient illusoires et condamnées ^ Je crains que 
M. Loeb n ait poussé trop loin une idée juste dans 
le fond : il est bien vrai que Timmense majorité 
des Psaumes sont coulés dans le même moule, et 
appartiennent à un genre, toujours inspiré par la 
naême préoccupation édifiante ; mais il est non 
moins clair qu'il reste des Psaumes réels, qui ne 
rentrent que de force dans ce cadre purement lit- 
téraire, qui sortent de la masse uniforme, non seu- 
lement par laccent, mais par des préoccupations 
objectives, par des traits de décor, par un accent 
personnel et intéressé qui trahissent 1 œuvre jaiilie 
des circonstances. M. Renan, a pu légitimement 
utiliser certains psaumes pour le rè^e d*Échézias, 
et certainement un psaume comme le Super Jlumina 
n'est pas une pure composition' de style, une allé- 
gorie littéraire et morale^. ^ 

Les hébraïsants et les orientalistes de France et 
de l'étranger viennent de célébrer la quatre-ving- 
tième année du doyen des études hébraïques en 
France, M. Joseph Derenbourg, de la façon la plus 

' Revue des itndes juives, U XX, 161-198; t. XXI, i-4?, 161- 
306; t. XXni, i-3i. — La vie des métaphores dans la Bible, pour le 
Jubilé de M. Derenbourg, 37 pages ïn-S'* (Paris, Cerf, 1891). 

* Halévy, Recherches bibliques: Le Psaume ix (Revue, L XXU, 
36-33); Quelques psaumes de l'époque d'Ézéchias {ibid.,LXWU, 
53-ii3). — Israël Lési y Notes sur Malachie: Est-il identique à E:ra? 
(ibid., L XXni, 194-198). — Gagnai, Conférence sur l'amice ro- 
maine au siiqe de Jérusalem {ibid., t. XXII, p. xx?ni-Lix). 



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100 JOÏLLET-AOOT 1892. 

digne des services rendus par le mattre, en lui of- 
frant chacun tin mémoire scientifique original 
ressortissant k quelle point de ses vastes études *. 
M. Dercnbourg n a pas considéré que ce fut le 
signal du repos et il a achevé la publication du 
commentaire arabe sur Isaïe, d*Abou Zakarya ben 
Bilam*. M. Moïse Schwab a publié encore <piel> 
ques-unes de ces coupes magiques trouvées surtout 
à Babylone et qui mériteraient d'être étudiées avec 
précision^. La Reme des étadesjmvés a apporté son 
contingent ordinaire de recherches de détail à la 
grammaire hébraïque^, à la littérature talmudiq[ue 
et rabbinique et à Tétude de la dispersion. Parmi les 
publications néo-héhrafqties, la plus importante et la 



* Ont directement rapport- à Thistoire juive les mémoires sai- 
vanls : Henri Cordier, Les Jtdjs^en Chine (Paris, Cerf). — J. Dar- 
mesteter. Une prière judéo-piriane (ihid.). — lAayet Lambert^ Lue 
taie de Qeri Ketih, étude grammaticale (ibid,). — J. Lévi, Les 
Juifs et l'Inquisition dans ta France méridionale (A. Ihniacher). — 
J. Loeb, La vie des métaphores dans la Bible (Cerf). — A. Neubaaer, 
Petite granonaire hébrtdque provenant du Yemen (Leipâg, Otto 
Hanfftssowitc). — S. Reinach, Vn épisode de la vie des Juifs poUmais 
au IV uf siècle (Cerf). — M. Schwab, Deux vases judéo^Hibjloniens 
avec inscriptions magiques [Revue d'assjriologie), — CL Revue des 
éludes juives , t. XXÏI» 1-7; t. XXIII, 1 49-1 5 9. 

* Revue des études juives, t. XXII, Â7-61, 190307; t. XXHI, 
43-6i» , io6-a!i9. 

^ ProceedingS of Me Society of Biblkal Arckmohgy, L XII, 591- 
543; t. Xm, 583-595. Cf. supra, note 1. — Cf. Sorlin-Dorigny, 
Phylactère alexandrin contre Us épistaais (Revue des étsides grecques, 
1891, 387-296). — Schlumbergeir, Amulettes byzantines oncinoief 
destinées à eombàttre les mtdéjices et maladies (ibid., 1893 » 73*93). 

* Israël Lévi, Mélanges tabnudiques et midraschiques , t XXIII, 



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RAPPORT ANMU£U lOi 

seule qui ait un intérêt générai est la publication et 
la traduction par M. Lambert du Livre de la création 
ou Séfer Yesira, avec le commentaire de Saadia, le 
Gaon ^ 

Le Livre de la création, attribué par la tradition 
mystique à Abraham et par les plus modérés à 
Rabbi Akiba, est le livre fondamental de la Cabale. 
11 a pour objet de montrer comment le monde a 
été formé par Dieu au moyen des dix nombres et 
des vingt-deux lettres. M. Lambert croit que le Séfer 
Yesiru a été accaparé par la Cabale , mais n*a rien de 
commun avec elle dans son esprit. En effet Ja Cabale 
est Iwitôt une explication mystique de la Bible tirée 
des lettres mêmes du texte, tantôt une théorie mé- 
taphysique qui rattache Dieu au monde par une 
série d'émanations : or le Séfer Yesira n est ni i une 
ni Tautre. U se borne à expliquer la création en 
montrant les différents rapports que le monde, le 
temps et lespace ont avec la numération décimale 
et les divisions des lettres de Talphabet. Il rentre 
pour M. Lambert dans ce genre si éminemment 



1 35-129. — L'aveugle et le cul-de-jatte , dans le Talmud, t. XXHI, 
199-305. — Le Jaif de la légende, t XXII. 33o-336. — Hârtwig 
DeraDbourg, Catalogue des manuseritt jndai(fue$ entré$ au ffrilitk 
Muséum de 1867 à i890, t XXUI, 99-116. 379-301. — Isidore 
Loeb, Bibliographie juive , t. \XJ, 3o3-3i7; t. XXIII, i44-i54* — 
Sur ks Tahkemoni (séances) de Harisi (Halëvy, Journal asiatique, 
1891, 1. 1. 353-355). 

* Commentaire sur letSefer Yesira^ ou Livre de la Création, par 
le Gaon Saadya du Fayyoum (85* fascicule de la Bibliothèque des 
hantes études, p. io5 et isS; Bouillon, J1891). 



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lOS, JUILLETAOÛT 1892. 

juif, le Midrascky et cpii est caractérisé par les 
spéculations artificielles, généralement édifiantes, 
qui s enroulent autour d un texte ou d une tradition 
sacrée. Mais si le Livre de la création n est point 
l'œuvre du premier cabaliste, il faut avouer qu*il 
pourrait bien f être et que la Cabale pouvait légiti- 
mement le revendiquer : car il est inspiré d*uo 
bout à lautre par un esjMÎt de mysticisme qui se 
suffit à lui-même, et qui ne sent pas le besoin, 
comme le Midraschy de se reporter pour chaque 
ligne à un verset sacré comme sa source et sa jus- 
tification. Le parallèle qui se présente le plus natu- 
rellement à Tesprit est celui des spéculations sur les 
lettres dans les Brâhmanas, dont le Séfer Yesira a les 
combinaisons enfantines, le style oraculaire et ces 
éclairs de poésie inattendue qui jaillissent parfois de 
la rencontre d'une pensée puérile et d'une imagina- 
tion grandiose ^. 

V 

L'Université de Genève vient de donner un bon 
exemple en fondant une chaire d'archéologie arabe, 
et de faire un bon choix en y nommant notre con- 
frère, M. Max van Berchem. Le mémoire qu'il a 
publié dans notre Journal sur les monuments de la 
dynastie fatimite d'Egypte est un brillant spécimen 

* Halévy, L'article hébreu (son identUé aoec l'article Ukyoniu 
haln] [Recherches bibUques, 6^7]). — Mayer Lambert, Les prépo- 
siUons p, oy et le plarUl hébreu, t. XXIII « 3o2-3o3. — Noies 
exégétûfues , t. XXU, 139-132* 



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RAPPORT ANNUEL. 103 

de !a méthode à suivre dans ces séduisantes et diffi- 
ciles recherches, qui portent sur tous les monu- 
ments, cest-àrdire sur les produits de Tarchitec- 
lure, des arts du dessin ou des arts industriels, les 
inscriptions, les monnaies, les cachets et intailles, 
bref tous les documents, autres que les manu- 
scrits, qui fournissent quelque donnée à Thistoire, 
soit par leurs formes mêmes, soit par les textes 
qu'ils présentent ^ Suivant la méthode employée 
par M. Ravaisse dans son minutieux essai sur la 
topographie du Caire, il passe en revue, dans Tordre 
dironologique , les divers monuments élevés par les 
Patimites et qui furent décrits, quatre siècles plus 
tard, par le plus fidèle des guides, Maqrizi; il com- 
pare la description du xv' siècle avec Tédifice ou les 
ruines du xix*", reproduit les inscriptions, suit This- 
toire du monument des origines à nos jours , déter- 
mine les diverses influences artisticjues que les 
formes révèlent et que les rencontres historiques 
expliquent ou confirment. M. Max van Berchem 
rêve la constitution d'un Corpus des inscriptions 
arabes d'Egypte et de Syrie, les deux pays les plus 
accessibles du monde arabe, les plus riches et aussi 
les plus importants, car c'est là que l'art arabe a 
créé ses formes. C'est en efiet Tépigraphie avant 
tout qui fournit les dates et par suite la seule base 
solide pour l'histoire des monuments et des formes. 

* Notes d'archéologie arabe : Monuments et inscriptions fatimites 
(Elirait du Journal asiatique» iS^i, t. I, 4ii*495; t. II, 4O-87); 
1 ag pages in-S** ( Paris , Leroux , 1 89 1 ). 



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104 JOILLET-AOCT 1802. 

L*épigraphie serait plus avancée si les exploratears 
avaient assez de force de volonté et d abnégation 
pour se limiter à une ou plusieurs localités jusqa'à 
ce qu'ils les aient épmsées, de façon que le travail- 
leur qui vient après n'ait pas à refaire une oeavre 
accomplie. Pour des épigraphies relativement ré- 
centes et par suite superficielles, comme Tépigraphie 
arabe, pareil accord n'est pas impossible : là où il 
ny a pas de fouille à faire, où tout ce qui est à 
relever firappe directement le regard, il est possible, 
avec un peu d attention, de faire de ces dénom- 
brements bien complets dont Descartes faisait une 
des premières lois de sa méthode et sans les- 
quels la science ne peut marcher sans laisser der- 
rière elle un doute et un remords. M. Max van 
Berchem a conunencé le Corpus du Caire, en épui- 
sant quartier par quartier : il serait beau pour 
TEcole du Caire d'étendre le programme à toute 
l'Egypte. 

Le Corpus des inscriptions ne suffit pas, il faut 
aussi le Corpus des formes : et c'est ce que M. Bour- 
goin nous donne dans les admirables planches de 
son Précis de fart arabe ^ ; la partie publiée jusqu'à pré- 
sent contient des spécimens typiques de l'écriture, 
des vignettes, de l'ornementation des manuscrits; 
des détails architecturaux, voûtes, pans coupés, sta- 
lactites , linteaux , lambris , marqueterie , claire-voie , 



' Tome m, fascicule iv, 33-i i5 pages iM". a pL (Paris, Lenwi* 
1890). 



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RAPPORT ANNUEL. 105 

ienestrage, plafonds. Ce sont des matériaux pour la 
théorie et la technique de fart arabe qui, pour être 
aussi utiles à f archéologue qu'à f artiste, n'ont be- 
soin que d'être accompagnés de quelques indica- 
tions, si sommaires qu'elles soient. 

L'archéologie fatimite a également tenté M. Ca- 
sanova qui, grâce à une coupe magique au nom 
d'un imam Ël-Mostaçim Billah et datée de 871, 
a pu faire sortir de fombre la figure d'un des der- 
niers prétendants qui essayèrent de relever le tr6ne 
fatimite renversé par les Ayyoubites^ Dans une 
curieuse figurine au nom du calife Hakem, le dieu 
des Druses , et qui représente un bouquetin , comme 
si Hakem était adoré sous cette forme, M. Casanova 
croit retrouver, avec une allusion aux doctrines 
druses , une survivance du vieux culte égyptien des 
animaux sacrés'. 

Nous voyons avec plainr qu'une branche des 
études arabes, à peu près délaissée depuis la mort 
de Woepke, promet de refleurir grâce à un jeune 
travailleur bien préparé par de fortes études scien- 
tifiques, M. Carra de Vaux. Son mémoire sur le 
traité des rapports musicaux de Safi-eddin^ est la 
première étude importante sur la musique arabe 

1 Journal anatique, 1891, 1. 1, 3a3-33o. 

* Ratne archéolopqne , 1891, t. I, a98-3o3. — Decoiirdem«Qcbe , 
La légende d'Abraham chez Us Musulmans (Bévue de C histoire des 
religions, 1890, t. XXU, 54-75). 

^ Jownul asiatique, 1891, t. U, 379-355. 



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lOG JUILLET-AOÛT 1892. 

depuis la fameuse introduction de Kosegarten au 
Kitab el-Aghani. L'autorité suivie par Kosegarten, 
le philosophe musicien Farabi, est très proche en- 
core des musiciens grecs, et Kosegarten avait été 
trop préoccupé de montrer la dépendance des deux 
arts et de transposer les notions arabes en notions 
modernes par Imtermédiaire de cette origine com- 
mune. Safi-eddîn, écrivant au milieu du xiii* siècle, 
à la fm du khalifat, trois siècles après Farabi, le 
reproduit librement et montre la musique arabe 
émancipée de la tutelle greccpie et ayant pris un 
caractère propre et distinctif. M. de Vaux analyse le 
traité de Safi-eddin avec une clarté parfaite, une 
fidélité élégante, un esprit philosophique curieux, et 
porte le sentiment historique dans ce domaine dér 
licat et si fugitif. Ce beau mémoire, avec les notices 
sur le remaniement des sphériques de Théodose par 
Almaghrabi (vers i5oo) et sur un ingénieux traité 
des clepsydres, sans iK)m d auteur, et qui se donne 
comme traduit d*Archimède ^ forme un début d'une 
véritable distinction et nous fait e^érer que l'héritage 
de Woepke ne restera plus en déshérence. Signalons 
dans le même ordre la description que M. Delphin 
nous donne d'un astrolabe construit à la fin du 
siècle dernier par le grand chérif Aboul Hasan Ali; 
il accompagne cette description de curieux détails 
sur l'astronomie et sa sœur l'astrologie au Maroc, le 
pays musulman où la vieille science arabe s'est le 

> Journal (uiaûque , 1S91, t. I, 287-322. 



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RAPPORT ANNUEL. 107 

mieux conservée à Tabri des influences troublantes 
de l'Europe ^ . 

On sait que la mission catholique de Beyrouth 
est un foyer d'études arabes très actif : à propos 
d'une des dernières publications de la mission , celles 
des Lettres de Hamadani ^, M. Barbier de Meynard 
esquisse Thistoire de ce précurseur de Hariri^, créa- 
teur d'un genre d'élégances pédantesques, qui ferait 
pâlir nos Précieuses et toute l'école de Rambouillet, 
et qui, pour le malheur de la littérature et de l'es- 
prit arabes, est devenu l'idéal du beau. Les lettres 
de Hamadani, publiées par la mission, contiennent 
un compte rendu de ses luttes littéraires avec son 
rival, Abou Bekr du Kharizm, et donneraient, si on 
les traduisait, un tableau des mœurs littéraires du 
II* siècle de l'hégire qui ne nous dépayserait pas 
trc^ : « Qu'ils soient coifl*és, dit M. Barbier de Mey- 
nard, du bonnet de Sorbonne ou du turban blanc 
de la Medresseh, Vadius et Trissotin sont des types 
immortels. » 

M. Mercier est arrivé au terme de sa belle his- 

' Journal tuiatUfue, 1891, t I, 177-301. — D* Costomidès, 
Etudes sur les écrits inédits des anciens médecins grecs (souvent 
connas jusqu'alors par les seides traductions arabes). — Revue des 
études grecques , 1891, p. 97-110; 1893, p. 61-73. 

' Lettres de Bedi éz-zeman Hamadani, avec commentaire explicatif 
et littéraire. (Beyrouth, imprimerie catholique, 1890, 545 pages 
in^-). 

^ Journal onoa^ue^ 1891, t. 1, 339 ^^ *"'^' 



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108 JUILLET-AOOT 1892. 

loire de l'Afrique septentrionale ^ Ce troisièpie el 
dernier volume suit les destinées de la Berbérie de- 
puis le XVI* siècle jusqu'à 1 83o. Cette période est 
marquée par le mouvement de ooncentratioB de 
rislam, qui, expulsé de TËspagne où il a si long^ 
temps dominé, menacé à son tour et poursuivi par 
les Chrétiens sur son terrain même, se réorganise 
pour la lutte et se défend victorieusement pendant 
trois siècles. M. Mercier nous montre la chute des 
vieilles dynasties africaines, arabes et berbère», em- 
portées en Algérie et en Tunisie par les deux Bar- 
berousse; l'établissement de la domination turque; 
l'usurpation de ses beys aboutissant, en Tunisie , à la 
fondation d'une nouvelle dynastie et, en Algérie, à la 
création d'un état corsaire que la patience de l'Eu- 
rope et les jalousies des nations chrétiennes éternisent 
et consacrent; parmi les populations, le lien nationid 
brisé par les révolutions et remplacé par le liaii 
religieux, grâce au développement des confrérie^ 
religieuses qui s'organisent adors pour la lutte comme 
elles le font au même moment en Europe; au Maroc 
^ul, l'élément indigène berbère, resté plus pur à 
l'extrémité de la Berbérie , prenant le dessus et créant 
une dynastie qui dure encore après deux siècles. 
En i83o, la conquête française, eflFaçant à Alger la 
honte trois fois séculaire de la chrétienté et ^Qr^- 

* Histoire de l'Afrique teptentrionale [Berbérie)^ depait les temps 
Us plus reculés jusqu'à la conquête Jrançais^( 1830)^ t. HI, 637 pages 
in-S**' (Paris, Leroux, 1891). — Patorni, L'émir El Hadj Abd d 
K€uier, règlements militaires (Alger, 1890). 



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RAPPORT ANNUEL. 109 

chissant la Méditerranée, rouvre la Numidie à la 
eivilisation du Nord, retrouve sur le sol africain la 
trace de Rome et y reprend l'œuvre, interrompue, 
il y a quinze cents ans, par l'invasion des Barbares. 
La thèse de M» Gat sur les expéditions de Gharies- 
Quint en Afrique peut ser>'ir d'introduction à l'his- 
toire de cette période ^ L'auteur a mis à contribution 
les collections manuscrites d'Elspagne où il a rdevé 
là série des docmnents relatifs à l'histoire de l'Afrique 
du Nord durant le xvi* et le xvif siècle ^, aussi Wen 
que les documents publiés, tant européens que mu- 
sulmans; au prenûer rang parmi ces derniers il faut 
citer les relations arabes, d'origine turque, du siège 
d'Alger de 1 56 1 et de la grande défaite de Gharles- 
Quint, publiées et traduites par M. Basset^. 

Les dictons sur les villes et les tribus d'Algérie, 
recueillis par M. Basset « appartiennent à un genre 
de littérature très répandu chez les Sémites et dont 
h Bible offire le spécimen le plus ancien^ la Béné- 
diction des tribus de Jaoob et de Moïse. B consiste 
à décomposer un nom propre d'homme ou de peuple 
et à en combiner les éléments de façon à tirer un 
éloge ou un blâme, souvent aussi peu justifiés l'un 



' De CaroU V in AJrica rebut gettit ( Publications de l'École des 
lettres d'Alger), loi pages in-S"* (Paris, Leroox, 1891). 

* Mission bihUographUiue en Espagne, i48 pages iii-8* (Paris, Le- 
roux, 1891). 

^ Documents musubmans sur te siège d'Alger en iSài , 48 pages 
in-8* (Paris, Leroux, 1890). 



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110 JUILLET-AOÛT 1892. 

que {autre ^ Ces dictons, souvent insignifiants, con- 
tiennent aussi souvent des renseignements indirects 
et des souvenirs historiques ; ils sont fœuvre collec- 
tive et anonyme de plus d*une génération, quoique 
la tradition aime à les mettre sous lautorité de noms 
respectés, et ce blason populaire nous fait entrer 
plus vivement que des pages d^histoire dans la vie 
et lesprit national. La collection de M. Basset n est 
point la première qu on ait faite en Algérie , mais 
cest de beaucoup la plus vaste; elle contient c^t 
quinze dictons, relatifs surtout aux provinces d^Oran 
et d* Alger, et le commentaire qu*il y a joint est une 
mine de renseignements historiques et géographi- 
ques. Ces dictons sont prêtés à Sidi Ahmed beo 
Yousouf, un des apôtres du revival religieux au 
xvi* siècle. 

Dans la philologie arabe, nous avons à signaler 
lachèvement du vaste dictionnaire français-carabe de 
M. Gasselin, riche répertoire de Tarabe littéral et de 
larabe vulgaire des divers pays musulmans^, ainsi que 
la réponse de M. Barth aux observations de M. Lam- 
bert sur la formation nominale^; et le contingent 
ordinaire de grammaires et de chrestomathies que 
fournit renseignement de larabe littéral et vul- 
gaire, en Algérie*. Signalons en particulier la Chres- 



' Journal asiatique, 1890, t. II, 203-297. 
^ Paris, Leroux, t. II, 8G0 pages in-4^ 
^ Journal asiatique, 1890, t. II, 355-36o. 

^ Delphin, Recueil de textes pour l'étude de l'arabe parlé (Paris. 
Leroux , vi-363 pages) , contient nombre de renseignements sur les us 



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RAPPORT ANNDEL. 111 

toniathie maghrébine de M. Houdas, qui nous donne 
un choix dauieurs nés dans l'Afrique du Nord et 
en Espagne, différents par le genre, la date et le 
style ^ 

Dans le domaine de TArabie ancienne, nous ne 
rencontrons que Tinventaire des Monuments sabéens 
et hymiarites de la Bibliothèque nationale dressé par 
M. Hartwig Derenbourg, et dédié à Tillustre orien- 
taliste, son père, pour son quatre-vingtième anni- 
versaire^. Je terminerai en vous signalant un rap- 
port rédigé par M. Basset pour le Congrès oriental 
de 1891, et qui retrace, avec une précision et une 
clarté remarquables, la marche des études arabes en 
Europe, en Algérie et en Syrie durant la période 
qui s*étend de 1887 à 1891. G est un chapitre im- 
portant de ITiistoire de la science et je regrette seu- 
lement qu'il n aille pas jusqu'à 1893 : il aurait 
abrégé ma tâche et m'aurait permis de vous renvoyer 
à un rapporteur mieux informé et plus compétent 
que moi. 



et contumes des Arabes algériens. — AUaoua ben Yahya , Recueil 
de thèmes et versions en arabe parlé (Mostaganem, 1890). — Aug. 
Mouliérms, Cours gradué de thèmes français-arabes, 1890. — Med- 
jonb ben Kalaiat, Choix de fables traduites en arabe parlé (Constan- 
Une, 1890, xiv-175 pages in-is). 

* Chrestomathie maghrébine, 1 vol. in-i 6 ( Paris , Leroux ). — G. Lf 
Chatelier, Tribus du Sud-Oaest marocain (90 pages in-8*; Paris, 
Lerooi, 1891). Notes recueillies par renseignements oraui, et com- 
plétées sur quelques points par les données de l'histoire marocaine , 
sur les tribus situées entre Sous et Draa. 

* Paris, 1890. L. Cerf, hb pages in-8^ 



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112 JOILLET-AOÛT 1802. 

La Tunfaie £A$ie de M. Vital Cuinet ^ promet 
d'être une mine précieuse pour tous ceux qui s'oc- 
cupent de la géographie, de Thistoire, de l'ethno- 
logie, de l'industrie, du folk-lore de la Turquie. 

M. Clément Huart nous tient au courant de la 
production littéraire de Gonstantinople, en turc,aA 
arabe et en persan, durant la période 1889-1890. 
La liste qu'il dresse contient trois cent trois nu- 
méros, sans compter les innombrables traductions 
de romans français K 

Au moment où Tépigraphie sibérienne passe i 
l'ordre du jour et promet de rentrer dans le cadre 
général de l'orientalisme, on lira avec intérêt les mé- 
moires de M. Môhl sur l'histoire des langues sibé- 
riennes, pleins de rapprochements trop hardb et de 
conclusions historiques plus hardies encore sur les 
divers emprunts faits par les langues ougriennes de 
Sibérie, ostyaque et vogoule, aux groupes avoisi- 
nants, au samoyède, aux langues tartares et au 
russe ^. 

' La Turquie ttAtie, géographie administrative, statisti<{iie, des- 
criptive et raisoanée de chaque province de l^Asie Mineure (Paris, 
Leroux, 1 1, 803 pages in-8*). 

* Journal asiatique, 1891, t. I, 357-4 10. — Seconde éditioa, 
revue et corrigée, de ia Grammaire torque de Mallouf (Maison- 
neuve, 1891). — Youssouf. Dictionnaire portatif turc-framçais deU 
langue usuelle (Gonstantinople, 1890, 1 vd. in- 18). 

* Mémoires de la Société de Uaguistiqae» 1893, t Vil, 389-43i 



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RAPPORT ANNUEL. 113 



VI 



L archéologie assyrienne s'enrichit lentement de 
deux magnifiques œuvres d art : le catalogue de la 
collection de Glerq et la description des découvertes 
de M. de Sarzec par M. Heuzey. Le dernier fascicule 
paru du catalogue, rédigé par M. de Glerq avec le 
concours de M. Menant, contient une série de spé- 
cimens intéressants, quelques-uns dune rare beauté, 
de Khorsabad, de Koyunjik et de Kalakh, les trois 
centres de Tart assyrien ^ Le dernier fascicule des 
Découvertes en Ckaldée, qui nous reporte aux ori- 
gines de cet art, termine la description des statues 
trouvées dans le grand temple de Tello et décrit les 
fragments et les menus objets d'art. Le regretté 
Amiaud, dont les études assyriennes sentent encore 
amèrement la perte, avait entrepris pour M. Heuzey 
la traduction de lensemble des textes de Tello; il 
n'a pu achever que la traduction des inscriptions 
gravées sur les statues : M. de Sarzec et M. Heuzey 
ont rendu un dernier hommage à sa mémoire en 
reproduisant ces traductions avec sa copie du texte 

Pour lliistoire des rapports de la Turquie et de l'Europe à la fin 
du siède qui vit la prise de Constantinople, voir le livre de 
M. Thuasne : Djernsnltan [1459-1 496], étude sur la question 
d'Orient à la fin du xv* siècle (xii-457 pages in-S"*; Paris, Leroux* 
1892). 

' Tome II, 2* livraison, 1" fascicule, p. ii3-i4d; pi. XIV-XXII 
(Paris, Leroux, 1890). 

XX. 8 



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114 JUILLET-AOÛT 1892. 

originaP. M. Heuzey a montré par un exemple 
frappant, en interprétant une ligne inexpliquée 
dune inscription de Goudéa au moyen d une masse 
d armes trouvée dans le temple, comment l'archéo- 
logie peut, dans certaines ctrconslances* favorables, 
réussir là où la philologie échoue^. M. Heuzejr a 
restauré, d après les inscriptions des briques, ia 
généalogie des princes de Sirpouria, antérieurs à 
Goudéa^. Remercîons*le aussi davoir réuni en 
recueil * les divers mémoires qu'il a publiés sur 
les monuments de la collection Sarzec, et dont la 
réunion foimera un apport d'une haute valeur, par 
le sentiment artistique qui l'inspire, à Thistoire des 
origines orientales de l'art. Les inscriptions archaï- 
ques, déchiffrées par M. Oppert sur trois briques 
chaldéennes, nous font remonter jusqu'aux plus 
anciennes périodes de Sirpouria^. 

Après avoir longtemps discuté sur les tablettes 
de Tell*Âmarna, on s'est décidé à finir par où il 
Êdlait commencer, c'est*à-<lire à les publier et les 
traduire. Elles ont été publiées par les soins du 
Musée de Beriin; le P. Delattre et le P. Scheil 



* y livraison, i*' fascicule, p. id5-i68 et p. x\n (partie ^- 
grtphiquê), lo planches (i^ris, Leroux, 1891). 

* La nutësê d'armm de GnwAia (Rwn» archéûlo^qm, 1891, t. I, 
i5o-i55). 

* Repue d'asiyrwlêgie , 1891, t. H, 78-84. 

* Les origines orientales de l'art, 1" partie : Antiqttités assyr^- 
ekaldéennes , livraisons 1 et 2 ; 96 pages in-^"* ( Parts , Leroai , 1 89 1 ). 

* Revue d'assyriologie, 1891, l. D, 85-88. 



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RAPPORT ANNUEL. 115 

en ont traduit fdui>ieurs dans les ProceeJ^ngs de la 
Société archéologique de Londres * et dans le fi^- 
caeil (Tégyptologie^, et M. Halévy, en en publiant une 
transcription et une traduction complète dans notre 
Journal ^, a rendu à lassyriologie et à l'histoire un 
service dont elles lui seront reconnaissantes. 

Par la découverte de la stèle de Zabâh, M. de 
Morgan a fait pénétrer un rayon de lumière dans 
ce chaos du Zagros, qui est resté aussi longtemps 
inaccessible à la science qu il la été aux conquérants 
assyriens. Cette stèle, perchée sur les hauteurs du 
rocher près de Ser-i-poul , et dont Testampage a pris 
au vaillant explorateur plusieurs journées d'un tra- 
vail dangereux, a été érigée par un roi de Luluhi, 
en souvenir de sa conquête dans la montagne. L m- 
scription qui accompagne les bas-reliefs et qui est du 
plus pur archaïsme a été traduite par le P. ScheiP : 
die nous révèle la position de cet état de Lulubi, 
souvent cité dans les inscriptions assyriennes , éclaire 
la géographie ancienne du Zagros et nous apprend 
que le peuple de Lulubi était de langue sémitique 

* Proccedings, vol. XIII, 127-13?, 3i5-334. 317-327, 539- 
56i. 

* Becaml de travaux, t XUI, 73-76. M. Scheil croit retrouver le 
nom des Juifs , Yaouda , sur la 39* tablette (Joamal asiatique , 1891, 

t. U 347-349). 

^ Jourmal asiatique, 1890, t. II, 298-354, 4oi-462; 1891, t. I, 
87-133, 202-273, 496-531; t. II, i34-i85, 5n-536; 1891, t. I, 
270-333. 

* Hecueil de M. Maspcro, t. XIV, 100-106. 



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U6 JUILLET-AOÛT 1892. 

et imprégné de civilisation cbaldéenne. C est un 
des coins les plus obscurs de l'histoire assyrienne 
qui commence à sortir de Tombre. 

Une des plus curieuses surprises que les études 
cunéiformes, si ricbes en heureux hasards, nous 
aient encore fournies, c'est sans doute ce commen- 
taire inattendu de Ptolémée que M. Oppert vient de 
trouver dans un texte juridique de 1 an vu de Cam- 
byse. Ce texte décrit deux éclipses lunaires visibles 
cette année; or, sur les neuf éclipses lunaires, visibles 
à Babylone , que YAImageste rappelle , d après les don- 
nées des astronomes chaldéens recueillies par Hip- 
parque, s'en trouve une, celle de l'an 52 3 , qui cor- 
respondait exactement à une de celles que mentionne 
le texte de Cambyse ^ Un autre contrat du temps 
de Xerxès et daté d'un roi de Babylone jusque-là 
inconnu, Samas-irib , a fourni à la sagacité de M. Op- 
pert l'explication d'une énigme jusqu'à présent non 
résolue : pourquoi Xerxès détruisit Babylone? Samas- 
irib est le chef d'une insurrection qui aura éclaté à 
Babylone à la faveur des désastres de Xerxès^. 

M. Oppert a mis en lumière l'identité du héros 

' Un texte babylonien astronomique et sa traduction grecque iTaprh 
Claude Ptolémée, 20 pages in-8' (Extrait de la Zeitschrift d'assyrio- 
logie; cî. Journal asiatique, 1890, t. Il, 5ii-532). 

* Journal cuiatiqae, 1891, t. I, 543-545. — PoUmiqae astro- 
nomique entre M. Oppert et le Père Epping (ibid,, 1891, t. II. 
186-191). — Oppert, Liberté de la femme à Babylone (Revue dus- 
syriolotjie, 1891, t. II, 89-90). — Ledrain, Une statuette de bronze 
avec le nom d'Ashur-Dan [ihid., 91-92). 



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RAPPORT ANNUEL. • 117 

que ion appelait jadis Izdubar et dont M. Pinches 
a découvert le vrai nom, Gilgamès, le Gilgamos 
d'Elien , avec le Persée de la légende grecque ^ Dans 
le mythe babylonien , un prince , sur le conseil des 
devins, enferme sa fiHe dans une tour, par peur des 
enfants quelle pourrait avoir; elle a un fils d'un 
père invisible; Tenfant, précipité par les gardiens, 
est recueilli par un aigle et plus tard monte sur le 
trône. U faudrait qu un helléniste reprit la légende 
de Persée et la suivît dans Thistoire et la géographie 
pour déterminer par quels canaux, dans quelle ré- 
gion et sous quelle forme elle a passé de Babylone 
en Grèce. C est là un problème limité et précis qui 
devrait tenter la mythologie comparée, ou plus 
exactement la mythologie historique : les conclu- 
sions que donnerait la solution du problème four- 
niraient certainement des indications générales sur 
les procédés de formation de la mythologie grecque , 
dont rhistoire demande la connaissance de bien des 
éléments qui ne sont pas grecs. Le syncrétisme a 
commencé de meilleure heure qu'on n'imagine. 

Dans la philologie pure, nous retrouverons le 
souvenir et le regret d'Amiaud, dans les Notes de 
grammaire assyrienne recueillies par le P. Scheil au 
cours d'Amiaud et publiées par lui ^ : ces fragments 
sont d'une clarté et d'une précision à laquelle l'assy- 
riologie ne nous a pas toujours habitués. Citons 



* Journal asiatique, 1890, t. U, 553-555. 

* Recueil de travaux, l. XH, 96-10^; t. XJII, 180-187. 



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118 JUILLET-AOCT 1892. 

aussi les observations de M. Scheil sur les deux 
pronoms démonstratifs assyriens (shâ et shàsha *) et 
le nouvel assaut lancé par M. Halévy contre la théorie 
du dualisme suméro-sémitique dans la langue et 
dans la religion ^. 

La traduction du livre de M. Sayce sur les Hé- 
léens, par M. Menant, enrichie d'une préface et 
d'appendices originaux sur les inscriptions de Ha- 
mathet la glyptique hétéenne, mettra les lecteurs au 
courant des matériaux de la question et aussi d'une 
théorie qui a beaucoup de succès en Angleterre'. 
M. Menant a commencé dans le Recueil d'égypto- 
logie^ une analyse mitiutieuse et prudente du sys- 
tème graphique dos inscriptions , qui permet de dé- 
gager un commencement de déchiffrement. 



VII 

Ijorsque les prêtres d*Héliopolis constituèrent 
TEnnéade, c'est-À-dire une hiérarchie de neuf divi- 
nités principales dont le groupement expliquait )a 
création et en précisait les instants successifs, ils 

* Journal asiatique , 1890, t. il, 533. 

* Le suméiien préhistorique d'aprh M. Lehmatm ( Recherches Bi- 
bliques, 653-683). — La cosmologie babylonienne d après M. Jensen 
(Bévue de t histoire des religions, 1890, l. XXII, 180-208]. 

' />« Hétéens (Annales du Musée Guimet, Bibliothèque de vulga- 
risation, xiii-210 pages). 

* Études hétéennes, dans le Recueil, t. XIII, 26-48, i3i-i45. 
M. Quentin doune un lexle susicn du roi de Susianc Sil-ha-ak, fils 
de Sntruk Nakhunta, dont les briques qui soutiennent les archers 
de Darius portent le nom (Journal asiatique, 1891, t. l, i5o-i55). 



1 



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HAPPORT ANNUEL. 110 

mirent de Tordre et de la lumière dans le chaos des 
idées religieuses de TEgypte : M. Maspero, en nous 
apprenant comment les prêtres eux-mêmes ont dû 
arrivera constituer TEnnéade, met Tordre dans lliis- 
toire même de Tévolution religieuse de TEgypte. D. 
vient d achever Texpositîon de cette théorie à la foi» 
si simple et si complexe dont nous vou» avons déjà 
entretenus dans notre dernier Rapport, qui fait sortir 
Tévolution religieuse de TEgypte du nuage d'abstrac- 
tion métaphysique oii Tenfermaient les égyptologues, 
disciples inconscients et trop orthodoxes des prêtres 
de Tépoque ptolénNuque, et la rattache solidement 
au sol par tous les liens de Thistoire et de la géo- 
graphie. La religion égyptienne, sous sa forme der- 
nière, est née de la fusion des pdythéismes parti- 
cularistes qui, dans les divers centres rdigioux et 
politiques, s étaient formés et avaient essayé de so 
systématiser. Le système ékboré à Héliopolis, TEn- 
néade, qui groupait les neuf dieux principaux en 
un groupe indissoluble, supplanta ceux des autres 
sanctuaires. L'invention et la diffusion du système 
des Ennéades eut pour premier résultat de donner 
aux Égyptiens une théologie commune, et d'imposer 
à leur adoration un certain nombre de divinités, 
qui, tout en restant féodales dans leur domaine 
d origine, devinrent la propriété générale de la na*- 
tion^ 

* Revue de l'histoire des religions » 189a, t. XXV, 1-A8. — Cf. 
Revue criûqae, 1891 , n** 3 ^ à propos des fouilles de Navifie «ft Grif- 
fith à Tdl>el.Yehoiufia. 



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120 JUILLET AOÛT 1892. 

LTinnéade a donné à M. Maspero le mol de 
l'énigme de ces dynasties surnaturelles que Mané- 
thon met au seuU de l'histoire d'Egypte, où les 
dynasties humaines sont précédées d une dynastie 
de dieux, dune dynastie de demi -dieux et d'une 
dynastie de morts. M. Maspero montre, avec une 
abondance de rapprochements qui emporte la con- 
viction , que la dynastie divine n'est autre que l'En- 
néade descendue sur terre par un évhémérisme 
renversé. Manéthon, prêtre de Memphis, a mis en 
tête l'Ennéade memphitique, avec le dieu de Mem- 
phis, Ptah-Hephaistos, comme chef de lignée. L'his- 
toire fabuleuse de l'Egypte dans les diverses provinces 
reposait sur la tradition hiéropolitaine, modifiée par 
les seules exigences des vanités locales. L'histoire de 
cette dynastie divine, perdue dans les livres histo- 
riques, se retrouve par fragments dans les monu- 
ments : elle avait pour cadre les principaux faits de 
la cosmogonie. C'est le plus large exemple et peut- 
être le plus certain de ces constructions historiques 
que l'imagination des peuples élève à l'horizon de 
leur passé pour en remplir le vide avec les hauts 
faits de leurs dieux. 

M. Maspero a continué dans les Proceedings une 
série de Notes au joui- le jour ^ où il passe en revue 
les choses, les dieux et les hommes; justifie le vieil 
Hérodote, accusé d'envoyer de son autorité privée 



* Proceedings of tie Socifit;^ of BibUcaL Archœology, 1890 , t. XU, 
Ai9-43a. 



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RAPPORT ANNUEL. 121 

les Sainiens dans TOasis ; rétablit la géographie an ■ 
tique du nome d'Hermopolis; rétablit Tétat civil 
troublé des Thoutmosis ; fait le devis des décorateurs 
égyptiens, et par la publication de monuments des 
rois de la ix* et de la x* dynastie fait enfin rentrer 
dans rhistoire des dynasties et des siècles qui en 
semblaient exclus : il éclaire le mythe préhistorique 
des foirerons d*Horus par les mœurs du Soudan 
moderne, éternellement semblable à lancien ^ 
M. Maspero a continué la laborieuse publication 
des Pyramides par lui découvertes, et avec celles 
d'Ounas, Pépi II et Mirini P', il a achevé celte longue 
publication de textes qui ont mis fin à la théorie 
des pyramides muettes, qui nous ont rendu la doc- 
trine d outre-tombe de Tancien Empire et nous ont 
fait remonter dans les périodes archaïques de la 
pensée et de la langue ^. 

Le vUlage à présent classique de Tell-Amama, 
qui a donné aux assyriologues les fameuses tablettes , 
vient de rendre la tombe du prince qui a fait sa 
gloire, Khou-en-Aten *. Ce prince anticlérical, in- 
quiet des empiétements politiques du sacerdoce de 
Thèbes, avait songé à s'en affranchir en décapita- 
lisant Thèbes, pour faire retomber son dieu Amon 

» Proeeedings, U XIII, agS-SiS, ào-j-^:^-], 496-525; t. XIV, 
170-30^, 3oS-337. — Snr tinscription de Zaou, dans ie Recueil 
(t. XIII, 68-71). — Sur une inscription recueillie en face de Girgek 
( ihid. , 71-72 ). — ^rt monument de iancien Empire ( ibid, , 109- 111). 
— Monuments égyptiens du Musée de Marseille {ibid,, 1 1 3- 126). 

* Recueil de travtuus relatifs à iégjptologie , t. Xil , 53-95. 

^ Journal des Débats, 1 5 janvier 1892. 



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12i JUILLETAOOT 1892. 

au rang d*un simple dieu de province. Il établit sa 
capitale à Tcll-Amarna et y institua le cuhe d'Aten , 
le disque solaire. Ce Julien de ia xvni* dynastie périt 
à la peine, Thèbes reprit don rang, et Amon fbt 
bientôt assez fort pour donner Tempire à ses prêtres 
qui fondèrent la xxf dynastie. C'est la tombe du 
roi hérétique que M. Grébaut a découverte au com- 
mencement de cette année et cette tombe, avec ces 
tablettes , nous fait toucher Tépisode le plus curieux 
peut-être de toute fhistoire de TEgypte ancienne. 
M. Lefébure s'est attaqué de nouveau au problème 
que soulève la romantique tentative de ce personnage 
énigmatique, dont le sexe même est un sujet de 
dispute parmi les égyptologues : quelques-uns en 
avaient fait un eunuque; M. Lefébure en fait une 
femme et voit dans la révolution qu'il essaya un 
symptôme de névTose féminine ^ 

Le Musée égyptien y publié par M. Grébaut, est 
destiné à faire connaître les spécimens les plus im- 
portants découverts au cours des fouilles dirigées 
par son administration : le premier fascicule, qui 
contient des spécimens de toutes les époques, donne 
comme un résumé de ce qu'on peut s'attendre à 
rencontrer en Egypte depuis les dynasties mem* 
phites jusqu'à l'époque gréco-romaine*^. 

' Le titre d'ÀBEHS» dans les Prêceedingt , t. XIH, d47-&93. — 
Ibid., Élades sur différenU nonu égyptiens, i, XII « 433-438; t XIH« 
191^195, 333-349- 

* Le Musée égyptien* Recueil de monuments choisis et de notices 
sur les fouilles en Egypte, publié par MM. Grébaut, Bnigscfa-Bey et 



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RAPPORT ANNUEL. IÎ3 

M. Bouriant, directeur de TEcole du Caire, con- 
tinue dans le Recueil la série de ses Notes de voyage 
et de ses Petits textes et Petits monuments, où il 
enregistre les nouveautés découvertes cbaqae saison. 
Il publie entre autres une copie complète et aussi 
exacte que possible du traité de Hamsès avec le 
prince de Khéta, d'après le texte de Ramesséum , 
copie qui ne sera pas inutile à l'heure où ïa ques- 
tion hittite est à l'ordre du jour, et qui rendra 
d^autant plus service que ce document unique, un 
des éléments essentiels du problème hittite , et sur 
lequel on a tant écrit et raisonné, n'a jamais été 
publié complètement ni exactement ^ 

Dans les périodes anciennes, nous avons encore 
à signaler les recherches ingénieuses de M. Baillât 
pour déterminer dans la masse des monuments non 
datés ceux qui peuvent se rapporter aux dynasties 
encore vides, de la vui* à la xii*; les sept tombeaux 
de la xvni* dynastie publiés, décrits et commentés 
par M. Virey*; la suite de l'édition et de la traduc- 

Daressey; L 1, fasc. i (ao planches); le Caire, 1890. (Voir I0 
compte rendu de M. Maspero dans la Uevue critique, 1890, n" 49.) 
* Petits montanents et petits textes recueillis en Egjpte (dans le 
Recueil, t XIlï, ^BSa ). — > Notes de voyage [ibid, , i53-i8o; t. XIV, 
67-74 )• — G. Daressey, Notes et remarques (ibid., U XIV, 20-38). 
— Lettre à M. Maspero à propos de quelques points de son mémoire 
sur les momies de Veir el-Bakari (ibid., t. XIII, 145-1^9). — 
M. Groff, Etudes diverses (La Betennu-t ah-t du décret de Canope, 
cor.); Alger, Vial, 1890, 8 pages. — La Malaria (Alger, 1891)- 
, * Mémoires de la Mission du Caûr, 1891, t. V, i* fascicule. — 
Note sur quelques passages de la stèle de kouban (dans le Recueil, 
t. XIV, 96-99). 



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Ii4 JUILLETAOÛT 1892. 

tîon du poème de Peotaour, par M. de. Rougé; une 
édition nouvelle avec commentaire et traduction de 
Y Hymne au Nil, par M. Guyesse ' ; une longue étude 
de M. Amélineau sur la morale égyptienne dapres 
le papyrus moral de Boulaq*. Le travail de M. Amé- 
lineau comprend une partie philologique où il com- 
pare et discute les traductions, complètes ou par- 
tielles, de ses devanciers, MM. de Rougé, Maspero, 
Chabas, Brugsch, et une partie d*un intérêt pure- 
ment philosophique sur la valeur de la morsde 
^yptienne ', 

La linguistique est représentée cette année par 
M. Loret, dont le Manuel de la langue égyptienne ^^ 
comprenant une grammaire, un tableau des hiéro- 
glyphes, une chrestomathie et un glossaire, fournit 
à rétudiant français un guide d'une précision et d'une 
clarté remarquables. Une originalité particulière de 
cette grammaire , c est qu'elle présente une phonétique 
de la langue et un essai de syntaxe. Une langue 
n'entre dans le domaine commun que quand il en 
existe un bon manuel : c'est à présent le cas de 
l'égyptien en France. Les études publiées par M. Lo- 
ret sur diverses racines égyptiennes forment les pre- 
miers matériaux d'un dictionnaire par racines^. 

' Revue égjrptologique , 1891, t. VI, io5. 

« Recueil, i.\m, 1-26. 

' La morale égyptienne quinze siècles avant notre ère {Etude sur le 
Papyrus de Boulaq, n' 4; Paris, Leroux , 1892 , 1 vol. in-S'). — Un 
tombeau égyptien (dans la Revue des religions, l. XXIII, 137-173). 

* 1 vol. in-8", 170 pages (Paris, Leroux). 

* Recueil, t. XIV, 106-120. Cf. Proceedings, t. XiV, loS (Le 



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RAPPORT ANNUEL. 125 

De toutes nos écoles orientales, l*École égypto- 
logique est certainement celle où les rangs sont le 
plus serrés et où le recrutement ne subit point d'arrêt. 
L egyptologie fait appel aux artistes autant qu aux 
philologues et peut utiliser des aptitudes techniques 
qui ailleurs trouveraient moins facUement leur em- 
ploi. M. Legrain, après s'être formé dans la rédac- 
tion de catdogues pour ventes publiques, vente 
Sabattier, vente Ménasci, catalogue du Musée de 
Péronne, publie dans le Recueil les textes hiéro- 
glyphiques provenant de ces collections ^ . M. Chas- 
sinat débute avec une étude sur deux papyrus ma- 
giques du Louvre^. Le P. Scheil, déjà bien connu 
comme assyriologue, fait, je crois, ses premières 
armes dans Tëgyptologie avec une note sur les tom- 
beaux d'Assouan, déblayés par le général GrenfelP. 

Les études démotiques sont représentées par 
deux papyrus de l'époque ptolémaïque, publiés et 
expliqués par M. Denisse, de l'École du Louvre *, et 
par les recherches de M. Revillout sur un papyrus 
bilingue, grec et démotique, du règne de Philo- 
metor^, qui lui donne l'occasion d'étudier certains 

iiire d'AkemS'N-Kip). — Le champ des soachets (ie nom du souchet en 
égyptien; Recueil, t. XIII, 197 et suiv.). — A. Moret, De l'expres- 
sion Aà-àb [Recueil, t. XFV, 120-123). 

> Recueil, t. XIV, 64-67 (collection Sabattier). 

* Ibid,, 10-17. 

* Ibid,, 94-96. 

* Paris, Leroux, 1892 , 5i pages in-4". 

* Proceedings , t. XIV, 60-97, 120-1 3?, 229-265. 



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120 JUILLET-AOÛT 1^92. 

détails du système métrique, monétaire et fiscal de 

lancienne Egypte. 

La plus grande partie des textes coptes publiés 
au siècle dernier sont sortis d'une cellule perdue 
d' Akhmim , contenant les rebuts d'une vieilie biUio- 
thèque de couvent. Perdue et oubliée depub près 
d'un siècle, M. Maspero la retrouvée en i883 et la 
Bibliothèque nationale a acquis ce stock de manu- 
scrits dépareillés, environ quatre mille feuillets de 
parchemin, contenant des fragments d'ouvrages ré- 
digés en copte-thébain. A peine en possession de 
ces précieux fragments, M. Maspero a entrepris de 
les classer et de les préparer pour la publication. 
M. Bouriant s'est chargé des textes apocryphes, des 
vies de sainte et des actes des conciles; M. Améli- 
neau, des évangiles et d'une partie des sermons; 
M. Maspero lui-même s'est chargé des Iragments 
bibliques. Ces fragments viennent de paraître : ils 
donnent environ un cinquième de la BiUe^ Quel 
est le rapport du copte au vieil égyptien? En sort- 
il par transformation radicale et lointaine, comme 
le français du latin, ou en est-il le desceadant 
prochain , comme le français moderne est le des- 
cendant prochain du français du moyen âge? Si 
c'est dans le second sens qu'on se décide, le vieil 
égyptien ne sera que du copte archaïque et le copte 
sera le principal instrument pour le déchiffrement 

' Mémoires (U la Mission du Caire, l. VI i-iGo pages; 1892. 



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RAPPORT ANNUEL. 127 

des hiéroglypJies; dans lautre théorie, copie et 
égyptien seront en réalité deux langues dilTércntes 
et leur parenté sera trop lointaine pour que le copte 
soit un secours sûr ou suffisant. M. Amélineau , dans 
une lettre à M. Maspero , se décide dans le premier 
sens et fait ressortir les ressources que fournit le 
copte pour déterminer la prononciation et la voca- 
lisation du vieil égyptien ^ Malheureusement la pro- 
nonciation même et la vocalisation du copte sont 
des plus variables, à en juger par l'orthographe. Les 
transcriptions de Tarabe et Tonomastique locale sont 
à peu près les seuls documents de fait qui en res- 
tent, ia langue étant morte. Mais elle s est conservée 
comme langue psalmodiée dans la liturgie, et M. de 
Rochemonteix, en notant exactement la pronon- 
ciation en usage dans les offices coptes de la Haute- 
Egypte^, a fixé un des éléments du problème. 
M. Gayet a publié une collection considérable de 
monuments coptes tirés du Musée de Boulaq ^ : lart 
copie a jusqu'à présent été sacrifié à lart antique , 
bien à tort; car, à défaut de sa valeur propre, il a 
cette importance particulière qu'il est l'antécédent 
immédiat de l'art arabe dans le pays qà l'art arabe 
a pris sa véritable originalité, et par kii une conti- 

» Recueil, t\ïl, aS-Jl;. 

• La prononciation moderne du copte dans la Haate-Egypte {Paris ^ 
1891 ; extrait des Mémoires de la Société de linguistique, t. VII). 

' Mémoires de la Mission du Caire, i8go, t. IQ, i-3o (90 plan- 
ches); Supplément, p. 117-119 (5 planches). — F. de Villenoisy, 
Des donations d'enfants à l'époque copte (dans ia Revue égyptolo- 
gique, 189a, i5o-i53). 



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128 JUILLET-AOÛT 1892. 

nuité partielle s*étabiit entre lancien art égyptien et 
ce que Ton est convenu d'appeler l'art arabe*. Ci- 
tons enfin ici Tétude de M. Deramey sur les inscrip- 
tions d'Adoulis et d'Axoum : M. Deramey reven- 
dique lunité de Tinscription d'Âdoulis, qui, selon 
lui, ne comprend pas deux inscriptions remontant 
Tune à Ptolémée Évergète, l'autre à un conquârant 
encore inconnu, mais se rapporte tout entière aux 
exploits de Ptolémée. 

Dans le domaine éthiopien , nous ne trouvons que 
les pages de M. de Marx sur un fragment d'onoma- 
stique biblique, qui dérive d'un original grec et des- 
tiné à l'interprétation allégorique ou symbolique des 
Ecritures^; et le rapport de M. Basset, sur les pro- 
grès des études éthiopiennes durant la période 1887- 
1891, présenté au Congrès oriental de Londres en 
1892. 

Les voyageurs modernes qui ont pénétré dans 
l'oasis de Syouah, la fameuse oasis Ammon des 
anciens, ont été étonnés d'y retrouver im dialecte 
berbère : déjà Maqrîzi, il y a quatre siècles, avait 
reconnu l'origine berbère des indigènes. Les Lo- 
ouatas , qui forment le rameau le plus oriental de la 
famille berbère, sont-ils des hôtes étrangers, récem- 
ment entraînés vers l'Orient par la conquête fatimite, 



• Revue de l'histoire des religions, 1891, t. XXIV, 3i6-365. 

* Journal asiati<fne, 1891, 1. 1, 374-286. 



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RAPPORT ANNUEL. 120 

OU plus anciennement par les mouvements qui, du- 
rant Tagonie de la domination romaine en Afrique, 
poussèrent les tribus du désert sur la riche proie de 
l'Egypte? Ou sont-ils indigènes et représenteraient- 
ils les Lebous, ces antiques représentants de la race 
l>eri)ère, qui, vers les mêmes lieux, harcelaient les 
anciens Pharaons? G est à lavenir à résoudre la ques- 
tion. M. Basset, en attendant, a réuni et combiné 
tous les matériaux linguistiques recueillis par les 
divers voyageurs ' et en a tiré une grammaire et un 
lexique. M. Mouliéras a enrichi la littérature si 
pauvre du Zouaoua, le représentant classique du 
berbère d'Algérie, en publiant une série d'anecdotes 
dont le héros est le fameux Si Djaha des Arabes, 
• le Nasr-eddin Hodja des Turks , dont la renommée 
a pénétré jusque dans les montagnes du Jurjura et 
i qui Ton attribue des aventures où une fausse sot- 
tise triomphe souvent aux dépens de l'honnêteté^ ». 

VIII 

I^ notice sur la Chine de M. Cordier, extraite 
de la Grande encyclopédie^, contient sous un petit 
volume une masse considérable de données et de 
renseignements. Plusieurs chapitres, en particulier 



^ Le dialecte de Sjronak, i voL in-8* (Paris, Leroux, 1891). 

' René Basset, Rapport sur Ut études berbères, 1887-1891. — 
Bbulîéras , Les fourberies de Si Djoka, Oran , 1 89 1 , in- 1 2. 

' AÏNtce sur la Chine, \ 12 pages in-8* (Paris, LÉamirault, 1890). 
Le chapitre numisinatique est dû à M. Drooin. 

XX. 9 



laruHamiK ■a««s*l«. 



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130 JUILLET-AOÛT 1892. 

le chapitre cousacré aux relations étt^aiigères de la 
Chine, forment un véritable manuel de la question, 
plein , concis et précis. 

La plupart des travaux que nous avons à men- 
tionner cette année sont relatifs aux religions de la 
Chine. M. de Hariez, dont Tétonnanle aciivité se 
multiplie dan» toutes les directions, nous donne à 
la fois un tableau des religions de la Chine et une 
traduction des textes taoïstes. Dans le premier de 
ces livi'es \ M. de Hariez s'est efforcé de distiiiguer 
des périodes dans l'évolution religieuse en Cliine. 
La religion chinoise n est pas un tout uniforme , des 
premiers temps historiques à nos jours : il croit 
pouvoir établir aux origines un monothéisme, mêlé 
de démonolatrîet avec un die» personnel, souve- 
rain du ciel et des hommes , le Suprême Empereur 
— ce Shang-ti, sur lequel les missionnaires se sont 
tant querellés — et avec des esprits élémentaires au- 
dessous de lui. Cette religion, relativement pure et 
simple, s altère, selon M. de Hariez, sous la dynastie 
des Tcheous qui développent le culte des esprits, 
obscurcissent la personnalité de Sbang-ti, introdui- 
sent dans la religion à la fois le naturalisme et 
lapothéose des héros. M. de Hariez considère celte 
dynastie comme étrangère et comme ayant subi des 
influences aryennes. Il y a là une idée certainement 
nouvelle et qui étonne un peu d abord , et Ton vou- 

* Les reUgioni de la Chine, aperçu bistorique el critique, 
370 pages 111-8'' (Leipiig, Gerhard, 1891). — Cf. le compte rendu 
(le M. Devéria, dans le Journal asiatû/uc, 1892, t. I, 3^9-357. 



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•RAPPORT ANNl/EL. 13i 

drait trouver exposées avec plus de développement les 
raisons qui forcent h voir 1 action aryenne dans cette 
vieille période de Thistoire chinoise, les traits précis 
ou les textes qui la révèlent ou l'attestent, et les voies 
par lesquelles elle se serait introduite. Mais peut- 
être, dans des périodes si reculées, le vide même 
des monuments historiques, en provoquant les sys- 
tèmes et l'esprit de combinaison logique, les com- 
promet-il du même coup. 

Le grand historien Se-ma-t'sien, le père de 
l'histoire chinoise, dont Timmense compilation est 
le réservoir où tous les historiens qui ont suivi ont 
puisé pour les périodes anciennes jusqu'au il* siècle 
avant notre ère, l'époque où il vécut, est une des 
sources essentielles pour l'histoire de la religion, 
aussi bien que pour l'histoire politique; il était le 
grand astrologue de la cour et aussi sceptique que ' 
Cicéron il a écrit aussi son De augariis. C'est un 
traité sur les deux grands sacrifices offerts par l'Em- 
pereur au Ciel et à la Terre. M. Edouard Chavannes, 
qui est allé étudier sur place, et en se reportant aux 
sources anciennes, l'histoire et les rites de la Chine, 
nous donne la- traduction de ce traité dont il dégage 
des faits historiques intéressants ^ Le culte officiel ne 
date dans sa forme présente que de la dynastie des 
Tsin qui, rétablissant l'unité de la Chine, divisée en 
principautés indépendantes, du même coup réunit 

* Le tr€ttté sur ki sacrifices fong et chan ( Extrait du Journal oj 
tke Peking Oriental Society, xxx-gS pages in-S"; Pékin, typographie 
da Pei-t'ang, 1890). 



*-5 



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132 JUILLET-AOOT 1892. 

en un faisceau leurs institutions éparses et fonda une 
religion d empire, laquelle devint de plus en plus 
homogène avec les progrès de la centralisation et 
s étendit avec lexpansion de TElmpire. M. de Harlez 
a donné une traduction complète avec commentaire 
du l'ii, un des trois livres classiques des Rites, qu'il 
considère conune le plus ancien des trois et comme 
composé vers les derniers siècles de la dynastie 
féodale des Tcheous'. 

La collection des textes taoïstes traduits par 
M. de Harlez ^ contribuera sans doute à faire mieux 
comprendre les destinées de ce beau livre de Lao- 
tseu, le seul peut-être où la Chine ait déployé la 
poésie philosophique et qui a fmi par couvrir un 
des charlatanismes les plus effirénés : quand la mé- 
taphysique veut passer à la pratique, elle aboutit 
presque nécessairement à la magie. M. de Harlez a 
donné une nouvelle traduction du Livre de la voie et 
de la vertu, qui na pas la haute allure et laccent 
solennel de la traduction de Stanislas Julien, mais 
yai est sans doute un progrès, puisquelle vient 
après et que M. de Rosny, dans un livre sur le 
taoïsme et son histoire, nous assure que le Tao-te- 
king, dans la traduction de Julien , est un amas d ab- 



^ l'U, cérémonial de la Chine antique, avec des extraits des meil- 
iears commentaires, traduit pour la première fois, xvi-4a8 pages 
(Paris, Maisomieuve, 1890). 

* Testes taoïstes traduits des originaux chinois et commentés, Tn- 
391 pages in-4'* (Paris, Leroux, 1891; tome XX des AnnaUs du 
Musée Guimet). 



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RAPPORT ANNUEL. 133 

surdités et de non-sens ^ Le Tao-ie-king ne forme 
qu'une petite partie du livre de M. de Haiiez : il 
est suivi d'une série de textes, émanant des princi- 
paux maîtres de l'école^, ceux qui marquent le plus 
par leur valeur propre ou par leur influence sur la 
marche du taoïsme et sur l'évolution qui fit du plus 
grand penseur de la Chine le patron d une bande 
de charlatans et de sorciers. 

De la religion primitive et de la vieille métaphy- 
sique, M. de Hal*lez passe à la philosophie moderne 
avec le Sing-li. Le Sing-li ou Système de la Nature est 
sorti de Técole de Confucius, bien qu'il ne partage 
point ses croyances religieuses et ne soit fidèle qu'à 
sa morale. Ce système , fondé au début du xi* siècle 
par Tcheou-tze, a produit une foule d'œuvres dont 
les principales ont été réunies, en 1717, par ordre 
de l'empereur Kang-Jii. M. de Harlez a choisi dans 
cette collection les œuvres plus spécialement philo- 
sophiques, car elle forme une encyclopédie univer- 
selle, et il en donne l'analyse et la traduction^. 

Signalons encore une étude d'archéologie mathé- 

* Le laoUme, introduction par Ad. Franck , xxxvi-180 pages in-8** 
( Paris , Leroox , 1892). 

* Ko-hluen; le IVen-tze; Han-fei-tze (m* siècle avant J.-C); 
Hoei-nan-lze (i*' siècle); Tchuang-tze (iv* siècle après J.-C); Liè- 
tze (même siède); le Hoang-ti-nei-king ; Tchang-tze (vers io5o). — 
Le Yi-king, Sa nature et son interprétation (Jonmalatiaiique, 1891 
t. 1. 164-170). 

' L'école philosopkitiue moderne de la Chine ou Système de la 
nature (Sing-li); Bruxelles, Hayez, 1890, 196 pages in-4*. 



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134 JUILLET-AOCT 1892. 

matique de M. Chavannes qui retrouve dans les 
Mémoires de Se-ma-t'sien , écrits un peu plus d'un 
siècle avant notre ère, le plus ancien calendrier de 
la Chine. Un mathématicien chinois du xvn* siècle 
avait déjà dit : « Le système que donne le grand duc 
astronome (Se-me-t'sien) nest pas celui qui avait 
cours à son époque. » M. Chavannes prouve qu en 
effet le calendrier suivi par Se-ma-t 'sien n'est point 
celui de la dynastie contemporaine des Han, mais 
celui de la dynastie des Yn, qui s'éte^nit dèô le 
xn' siècle avant notre ère ^ 

L'histoire proprement dite ne commence guère 
en Chine qu'avec les Tcheous, longue période de 
féodalité, d'anarchie et de vieille légende, qui s'é- 
tend du xu" siècle environ au nf siècle avant notre 
ère. Un de nos plus méritants travailleurs de l'Ex- 
trême-Orient, M. Landes, a conmiencé la traduc- 
tion d'une histoire des grands fiefs au temps des 
Tcheous* : nous attendons avec impatience à la 
seconde partie les éclaircissements que M. Landes 
ne peut manquer de nous donner sur le texte qu'il 
traduit, car il est peu de périodes plus intéressantes 
dans l'histoire. C'est le désordre fécond d'où sont 
sortis Confucius et Lao-lseu, et je sais peu de livre 
plus séduisant et plus^ poétique que cette histoire, 



' Journal asiatique, 1890, t. I, 463-5 11. 

^ Histoire des grands fiefs orientaux au temps des Chdu orimtauj!, 
traduite du chinois (chinois est sans doute une faute d'impression, 
caries noms propres sont donnés sous ia forme annamite), t. 1, 
286 pages in- 18 (Saigon, Rey et Curioi, 1890). 



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RAPPORT ANNUEL. 135 

riche en ballades et en légendes historique!» d'une 
fantaisie et dune profondeur qui font songer au 
inoyen âge germanique. L'Histoire géograpliiqae des 
seize royaumes , dont M. Abel des Michels publie le 
premier fascicule, n a pas le même intérêt poétique, 
mais est utile pour l'histoire des royaumes qui se 
fcMTmèrent dans la décomposition de l'empire des 
Tsin, un siècle après celui qui vit en Europe les 
Trente tyrans. C'est une compilation rédigée à la fin 
du siècle dernier sur des matériaux anciens et énu- 
mérant pour chaque tocalii<'^ les faits mémorables et 
les légendes qui s'y rattachent, les monuments qui y 
existent ou y ont existé. Elle rassemble donc une 
masse considérable de données dispersées, tant sur 
l'histoire de cette période que sur l'ancienne topo- 
graphie de la Chine du Nord * . 

Le dictionnaire français-chinois^ publié par M. Bil- 



* ChUi loak houoh hiantf juk tchi ( Histoire géographique , etc. ) , 
i*' faac., ouvrage tradait cla chinois pour la première fois et an- 
DOlé (LXif-XXiV : 1G2 pages iD-S^); Paris , Leroux , 1891. (Publica- 
tions de i'bcole des langues orientales vivantes.) — Le Touikj pao 
(.\rchi\es pour servir à l'élude de l'histoire, des langues, de la 
géographie cl de l'ethnologie de l'Asie orientale, rédigées par 
E. SchJegel et H. Cordier; BriH, Leyde) a publié plusieurs Ira 
vauiL rdalifs à l'histoire diplomatique de la Chine. — G. de Riolle, 
Une mission chinoUe à Venise au xvil' siècle (t. I, 1890, 99-117). 
— H. Cordier, Les Français en Binnanie au XViti' siècle (t. I, 1890, 
16-38, 189-217; l. II, 91, 1-48, 390-Â00). M. Cordier y lient au 
courant la bibliographie chinoise (t. I, 1890, 87-94» 3d8). 

* I voL in-i*, 828 pages ( Peking , Ivpographie du l*eit'ang; Paris, 
Leroux, iSgi). — Réparons un oubli du defnier Rapport en signa- 



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lia JUILLET-AOOT 181^2. 

lequin, professeur de chimie et dliistoire naturdle 
au Collège impérial de Pékin, ofire un intérêt par- 
ticulier, car il reflète tout le mouvement qui se fait, 
sous laction de la civilisation européenne, dans l'es- 
prit de la Chine. Il contient en effet, outre les mots 
de la langue parlée et écrite, toute cette partie de 
la langue qui s est formée dans le dernier demi-siècle 
pour répondre à l'expression de faits et d'idées nou- 
velles. Le chinois, très riche pour leipression des 
idées morales, de la poésie et des relations sociales, 
était très pauvre pour l'expression des idées scienti- 
fiques. Une seconde langue s'est donc formée sous 
la pression de la nécessité, langue devenue officielle 
par ladoption qu'en a faite le gouvernement. C'est 
cette langue en formation que M. Billequin a essayé 
de fixer, en puisant dans les ouvrages qui en for- 
ment la source officielle , c'est-à-dire les livres publiés 
récemment sous les auspices du gouvernement pour 
initier la jeunesse studieuse aux arts et aux sciences 
de rOccident. Il a enregistré tous les termes tech- 
niques consacrés, relatifs aux sciences, à la religion, 
à la diplomatie , au droit public et international , à 
l'économie politique, au commerce, à l'industrie, et 
il a prêté une attention particulière à la nomencla- 
ture géographique de tous les pays ayant eu, à un 
degré quelconque, des relations avec la Chine. Ce 
qu'il adviendra de cette langue, nécessairement arti- 
ficielle, est le secret de l'avenir; mais il importe 

lant le nouveau Dictionnaire français-chinois, publié à Saigon, par 
M. Bailly (i vol. in-4% 61 3 pages; Rey et Curïol, 1889). 



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RAPPORT ANiNUEL. 137 

souverainement à TEuropéen de la connaître tandis 
qu elle existe. 

Lliistoire des aborigènes de Chine, antérieurs à 
l'expansion de la race chinoise et refoidés par elle, 
commence à peine. On a réuni, dans les dernières 
années, quelques dociunents sur deux de ces races 
dites barbares, les Lolos et les Miao-tze du Yminan; 
le terme barbare est inexact, si Técriture est le signe 
qui distingue le barbare du civilisé, car les Lolos et 
les Miao-tze ont une écriture qui, pour les Lolos, 
remonte, selon la tradition, au vi* siècle et dont les 
rapports avec l'écriture chinoise, dont elle dérive, 
ofiGre un curieux problème de paléographie. M. De- 
véria a résumé les données trop rares recueillies sur 
cet intéressant sujets 

Le livre de M. Dumontier sur les symboles , les 
emblèmes et les accessoires du culte chez les An- 
namites ^ sera utile h tous ceux qui s'intéressent à 
quelque département des choses de TAnnam; car 
ces symboles sont si intimement mêlés à toute la 
vie littéraire et sociale du pays que la connaissance 
parfaite en est nécessaire pour rien comprendre à 
la dvilisation et à la vie du pays. La plupart sont 
d origine chinoise et ne diffèrent que par le nom de 



> Les Lolos et les Miao-tze, à propos d'une brochure de M. P. Viol, 
wûssùnuuâre apostolûitte au Yun-nan (Journal asiatique, 1891, t. II, 
356^69). 

' 1 vd. in- 18, 17a pages; Paris, Leroux, 1891 (dans la Bî- 
Uiotbèqae de vulgarisation des Annales du Musée Guimet; ce livre 
est illustré de dessins annamites). 



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138 JUILLET-AOÛT 1892. 

Toriginal chinois; mais il y en a qui se sont formés 
sur le sol annamite, et la physionomie différente 
que leur donne souvent la seule différence phoné- 
tique rend utile et nécessaire une exposition indé- 
pendante. 

Les langues civilisées de la presqu'île indo-chi- 
noise sont à présent suffisamment connues, ou du 
moins les matériaux pour les étudier sont suflisam- 
ment nombreux pour l'étude. Mais il reste encore 
au centre de la péninsule, où les a emprisonnées 
l'invasion des races concpjérantes s'emparant des 
plaines, une masse de langues sans littérature, par- 
lées par les descendants des anciennes peuplades 
aborigènes. Il y a là entre le thaï, le birmanais, le 
cambodgien, le tcham et l'annamite un chaos lin- 
guistique qui reste à débrouiller et qui n'est pas 
sans contenir des éléments communs, peut-être par 
suite d'une parenté archaïcpie primitive avec qud- 
ques-unes des langues civilisées qui les entourent. 
Un débutant qui promet, M.Pierre Lefèvre-Pontalis, 
membre de la mission Pavie, a passé dix-huit mois 
dans les régions septentrionales de Tlndo-Chine et 
en a rapporté quatorze vocabulaires*. Les montagnes 
du Tonkin cachent un problème linguistique ana- 
logue à celui du Caucase, quoique, semble-t-il, 
moins complexe et destiné à résister moins long- 
temps, s'il est abordé avec patience et méthode. 

' Notes sur quelqties populations du nord de Vlndo-Chine (Journal 
asiatique, 1891 . t. I, 237-269). — Étude sui' quelques alpktà^s tt 
vocabulaires thaïs (dans le Tonng-Pao. 1892, t. III, 39*63). 



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LE POEME DE BACH TU'. 139 

LE POÈME DE BACH TÙ' {& R) 

(LA SOURIS BLAMCUB), 

MORALITÉ ANNAMITE, 

PAP» 

M. ABEL DES MICHELS*. 



Quelques détails sur le cîiractère de la poésie an- 
namite formeraient, jVIessieurs, une excellente intro- 
duction à la courte étude que je vais avoir l'honneur 
de lire devant vous; mais le temps très restreint pen- 
dant lequel il m'est permis de faire appel à votre 
bienveillante attention ne me les permet pas. J'ai 
d'ailleurs eu plu3ieurs fois loccasion de traiter ce 
sujet devant TAcadémie et dans mes publications. 
Je vais donc me borner à vous donner un aperçu 
succinct dun poème dont, a ma connaissance, au- 
cune traduction na encore paru, et qui présente un 
caractère spécial, assez rare dans ce genre de litté- 
rature. L auteur, qui, fidèle à la coutume annamite, 
na pas signé son œuvre, y fait parler les animaux 
tout comme le bon La Fontaine; ce qui ne veut pas 

• L'arlicic de M. De3 Michels n'ayanl pu élre lu pendant la 
séance générale à cause de Tlieuro avancée, nous le publions ici à 
la place qu*U orr4ipait dans l'ordre du jour de cette séance. (B. M.] 



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140 JUILLET-AOCT 1802. 

dire qu*il vaille notre fabuliste, bien qu il ne manque 

pas lui-même d esprit et de finesse. 

La scène se passe sous les Tràn, dynastie qui 
régna sur TÂnnam entre les années iaa6 et 1/107 
de Tère chrétienne. Les Tr4n étaient de fervents 
bouddhistes, s appliquant aux bonnes œuvres or- 
données par leur religion. Us semblent avoh* sérieu- 
sement cherché à rendre heureux leur peuple, qu*ils 
surent défendre contre la terrible invasion des Mon- 
gols. Peut-être est-ce pour cela que lauleur, en tant 
qu écrivant une moralité, a placé à cette époque 
laction de son poème. 

Un sage, nommé Hè sanh, homme au cœur cha- 
ritable, versé dans la connaissance des effets et des 
causes et instruit du langage des animaux, se pro- 
mène pendant une nuit de printemps dans les 
rues de la capitale. Tout à coup il entend dans la 
cour du palais du ministre Qui ly des aboiements 
terribles, et aperçoit une souris blanche conmie la 
neige, qui, chassée par un chien, traverse la cour 
d entrée et se réfugie dans un trou de la muraille; 
puis aussitôt une voix sonore et mâle prononce les 
paroles suivantes : « Qui êtes-vous, inconnue? Quel 
motif vous amène ici à cette heure avancée de la 
nuit?» Hô sanh, piqué de curiosité, s approche et 
écoute. C'est un rat qui, surpris par la souris dans 
le trou dont il fait sa demeure, vient d'interpeller 
ainsi la fugitive. Cette dernière lui explique la posi- 
tion critique dans laquelle elle se trouve. La dou- 
ceur de sa voix , les charmes de sa personne éveillent 



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LE POÈME DE BACH TU'. 141 

aussitôt les passions du Rat qui, la prenant d'ailleurs 
pour une créature de mœurs légères, veut faire son 
profit de la rencontre. « Comment, lui dit-il, sortez- 
vous ainsi durant les heures obscures? Vous n'êtes 
cependant point un Vac {oisecui nocturne) pour 
chercher votre vie la nuit. Mais peut-être avez- 
vous prévenu votre amant, et allez-vous à la ren- 
contre du vent printanier afin de respirer des fleurs 
(goûter les plaisirs de Tamour)? » — « Ma demeure, 
lui répond la Souris , est près d*ici , à lorient. Le cœur 
déchiré par la mort de mon époux, je ne sais plus 
que devenir! Gémissante, je regrette celui qui n'est 
plus, je me lamente sur le sort de mes pauvres 
petits, sans cesse attachés à mes pas sans qu'il me 
soit possible de leur trouver de la nourriture. Sans 
m'inquiéter du soleil ou de la pluie, plongeant ma 
tête sous leau comme la sarcelle, nageant avec mes 
pattes comme le canard, le jour et la nuit n'existent 
pas pour moi! » Puis elle explique à son hôte que, 
s'étant introduite dans le riche palais du ministre 
afin d'y chercher quelque aliment pour ses petits, 
la rencontre qu'eUe a faite d'un chien féroce l'a 
firappée de terreur, et que , ne sachant que devenir, 
elle s'est réfugiée dans le trou qu'il habite. A ce 
récit, la passion du Rat s'enflamme de plus en plus; 
il fait appel à l'amour maternel de la Souris pour la 
décider à vivre avec lui. t Je sais , lui dit-il, combien 
grave est le devoir des époux. Qui ne serait touché 
de la profondeur de Tafiection que vous conservez 
pour votre mari défunt! Cependant, puisque le lien 



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142 JUILLKT-AOÛT 1892. 

est brisé, il serait bon de chercher 'un refuge, afin 
de mettre à l'abri de risolement la veuve et ses en- 
fants orphelins. Ne craignez-vous pas, vous dont le 
corps est délicat comme la feuille du saule, de de- 
venir le jouet des libertins? Telle que la fleur du Qui 
[Helianthus giganteas) , qui se tourne toujours vers lé 
soleil, vous avez sans cesse présente à lesprit Timage 
de votre époux ; mais il vous sera bien difficile de 
continuer à vivre ainsi! » 

La Souris pleure abondamment et remercie le 
Rat de ses paroles affectueuses; mais elle lui déclare 
que, fid(de aux maximes des anciens, elle veut 
mourir sans prendre un autre époux. « L'ombre du 
jour de ma vie va s inclinant vers le couchant; 
comment oserais -je encore chercher un nouveau 
refuge en me jetant dans des bras étrangers? Que 
d'autres, tels que labeilie et le papillon, voltigent 
de fleur en fleur; pour moi, je ne veux pas souiller 
un seul instant de ma vie! » 

Le Rat s'obstine; il continue ses supplications, 
excitant les passions de la Souris et cherchant à 
l'effrayer par la pensée de son dénuen^ent. « Vous le 
savez, dit-il, le printemps ne vient pas deux fois, et 
dans un jour il n'y a qu'un matin. 11 convient qu'à 
l'ancienne union un lien nouveau succède. Ne crai- 
gnez-vous pas que la barque de votre existence flotte 
abandonnée à la surface des eaux!* N'avez- vous donc 
point entendu cette maxime qui court dans toutes 
les bouches : Profttom da piintemps de jmir qail ne 
finisse; la vieillesse est déjà sav nos pas! Lé temps 



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LE POEME DE BACH TU'. 143 

s'écoule avec la rapidité dun cheval qui passe 
devant une fenêtre; hâtons- nous de mettre de côté 
la tristesse et tenons notre cœur en joie! Quand la 
fleiu* sera flétrie, quand son pistil sera tombé, tout 
sera dit pour toujours! Combien de temps peut-on 
affirmer qu'on est jeune P Mettez soigneusement à 
profit les moments pendant lesquels vous l'êtes en- 
core; en qui, si ce n est en moi, trouverez- vous un 
appui? L'occasion est bonne! installez-vous ici, sous 
ma protection; voyez combien nous serons heu- 
reux, assis sur la même natte, reposant sur la même 
couche. Associés comme les bâtonnets qui servent 
aux repas, nous goûterons ensemble le piquant et 
l'acide, nous mettrons en commun le doux et le 
savoureux (tout nous sera commun, les épreuves 
conime les joies). Seule au milieu des nuits d'hiver, 
vous retournant sur votre couche dans votre chambre 
vide d'époux, quels plaisirs pouvez-vous goûter? » 

— « Comme les créatures de mon sexe, j'ai, dit 
ia Souris, f esprit épais et borné; mais encore sais- 
je distinguer ce qui convient de ce qui est répré- 
hensible. Le lien qui unit le mari et ia femme fut 
toujours digne de respect. Gomment pouvez-vous le 
traiter si légèrement? » Elle entame ensuite une assez 
longue démonstration, remontant jusqu'à l'origine 
du monde , pour prouver que le mariage est chose 
sacrée; mais elle ne convainc nullement le Rat, 
qui lui répond assez cavalièrement, et à la chinoise, 
que sar dix choses elle nea peut comprendre quane; 
ce qui signifie en français qu'elle est bien peu intel- 



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144 JUILLET-AOÛT 18d2. 

ligente et sourde à ses sous -entendus. Il lui cite 
toute Une liste de femmes célèbres par leur incon- 
duite, et cela dans un langage assez peu honnête, 
pour ne pas dire plus. Les poètes annamites, de 
même que les romanciers chinois auxquels ils em- 
pruntent d ordinaire leurs sujets, sont peu difficiles 
sous ce rapport. « Réfléchissez sur tous ces exemples , 
conclut-il. C'étaient là des personnes supérieures, 
bien différentes de nous autres pauvres créatures; 
et cependant, vous le voyez, elles faisaient peu de 
cas des principes. Lorsqu'on est à Tépoque favo- 
rable, on a le bonheur sous la main; agissons à 
notre gré; qu'importe le qu'en dira-t-on? • 

Gonune la Souris l'écoute en poussant des soupirs 
et qu'il voit ses yeux se mouiller de larmes, le Rat 
croit qu'il a ville gagnée et la presse de nouveau, 
en lui faisant un tableau assez original du peu de 
ressources qu'offre la maison où elle est établie. 
«Elle est étroite, lui dit-il entre autres choses, 
comme le corps d'une cigale; on n'y voit jamais ni 
viande ni poisson. Les poules, pour chercher un 
peu de nourriture, ont mis en poussière le sol de 
la cour; les chats sont réduits h aller tristement 
chercher leur vie ailleurs. Les chiens, couchés sur 
le sol, nont pas la force de remuer les oreilles. Le 
maître est si misérable qu'il tord son pilon pour 
en faire sortir le suc; encore a-t-il soin de tenir la 
main dessous pour empêcher qu'il s'en perde une 
goutte. Il fait griller les tessons des vases cassés afin 
d'en retirer la graisse, pend les chiens par le cou 



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LE POÈME DE BACH TU'. 145 

et attache le groin des porcs (pour les empêcher 
de manger). » 

Comme pendant à ce tableau , le Rat vante à la 
Souris Tabondance au sein de laquelle il vit dans le 
palais qull a choisi pour sa résidence. Le maître en 
est riche et bon; cest un mandarin du premier 
d^é de la première classe. Sa fortune est énorme, 
sa demeure est un vaste palais. A gauche se trou- 
vent des jardins remplis de fleurs; à droite des salles 
magnifiques brillent comme le jade et le diamant. 
De plus, on ne se lasse pas dy réciter des prières, 
et jeûnais on ny donna la mort à un animal. (Le 
Rat, pour se faire bien venir dune personne aussi 
vertueuse que Test la Souris, lui fait remarquer 
ainsi combien les préceptes de la religion boud- 
dhique sont strictement observés dans le lieu qu*il 
lui propose d'habiter avec lui.) Il lui vante encore 
d autres avantages dont il jouit. Dans sa demeure 
sont suspendues des amulettes présentant la forme 
du tigre noir, ce qui est, comme chacun sait, sou- 
verain pour garantir les enfants contre les attaques 
des mauvais esprits. Un médecin célèbre lui a donné 
la recette de plusieurs médicaments précieux, que 
celle qui sera sa compagne aura le privilège en- 
viable de pouvoir absorber tout comme lui; mais 
c'est cette compagne qui reste à trouver. Parmi 
celles auxquelles il pourrait faire llionneur de les 
prendre pour femmes de second rang, les unes 
ont la tête trop grosse, le museau trop peu effilé et 
les oreilles trop grandes ; chez d autres , les paupières 



10 



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140 JUILLET-AOÛT 1692. 

sont trop allongées et les sourcils placés trop haut; 
aucune ne réunit, comme sa charmante interiocu- 
trice, les perfections dont se compose Tidéal de la 
beauté souriquoise. 

Hier le Rat n a pas cessé de cligner des yeux; il a 
YU aussi devant la véranda une araignée qui des- 
cendait au bout de son fil : deux choses qui annon- 
çaient à coup sûr quelque événement imprévu. Pour 
en avoir le coeur net, û a côtoies deux pattes d'un 
poulet , et la position qu ont prise les doigts lui a pré- 
sagé la venue dune nouvelle épouse. Par bonheur 
sa femme de premier rang est absente pour quel- 
ques jours. Q ne saurait bénir assez le hasard qui 
lui amène une gracieuse concubine, si dififérente de 
ces personnes qui se trainent en chancelant, et dont 
la démarche est onduleuse comme celle des serpents. 
(D y a peut-être là une allusion à la marche des 
femmes chinoises, auxquelles on estropie les pieds 
dès leiu* nûssance pour leur donner cette allure 
singulière.) «fl est inutile d*ailleurs, dit-il à la 
Somîs, de s engager par des serments solennels, de 
jurer par les eaux et les montagnes. Amenés tout 
simplement vos eo&nts, et nous vivrons dans 
Tunion, dans la tranquillité la plus complète. • 

Ces dernières paroles , qui trahissent les mauvaises 
intentions du Rat, amènent dans Tesprit de la Souris 
le souvenir de Hô qui ly, qui est, nous Tavons yu« le 
maître du palais daûs lequel habite son séducteur. 
Il me semble que le poète annamite, qui va flétrir la 
mémoire de ce personnage histmique^ aurait pu 



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LE POÈME DE BACH TU'. 147 

trouver une transition plus ingénieuse et mieux 
amenée. 

Qui est-ce Hâ qui iy, dont on vient nous paiier 
au mflieu d'une intrigue entre un rat et une souris 
blanche? 

On le voit apparaître pour la première fois dans 
les Annales au courant de Tannée Ât meo (iSyS) 
de Tère du*étienne. Au milieu d'une sanglante dé- 
fidte infligée à Tarmée annamite par le roi ciampois 
Ghé bông nga. Lé qui ly (c était le nom quil portait 
alors) a la bonne fortune de ramener la flotte saine 
et sauve. Ce fait d armes, dû beaucoup plus à son 
bonheur quà ses talents militaires, lui donna im- 
médiatement une grande influence à la cour, où il 
ne tarda pas à dcnniner le roi Tr&n phé dé lui-même. 
L'ancien roi Tràn nghè tông, qui , selon la coutume 
adoptée par sa dynastie, avait conservé une grande 
partie du pouvoir suprême, voulant venger la dé- 
faite dont il vient d'être parié, lui donna le com- 
mandement de la flotte qu'il avait sauvée, tandis 
que l'armée de terre était placée sous la conduite du 
général Bd th* binh. Lé qui ly avait déj4 commencé 
l'attaque, lorsqu'un mandarin, probablement gagné 
par l'ennemi, prit la iuite en entraînant avec lui un 
certain nombre de vaisseaux. Le reste de la flotte 
n aurait pas tardé à les suivre; mais Lé qui ly fit 
immédiatement arrêter le chef des fuyards, qui fut 
décapité séance tenante en présence de toutes les 
troupes, lesqudles^ ranimées par cette action éner- 
gique, dispersèrent complètement la flotte du 



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14S JUILLET-AOCT 1892. 

Ciampa. Le qui ly fut proclamé généralissime de 
toute larmée. Le vieux roi Nghê tông le combla 
d^honneurs et voulut bientôt, à son instigation, (aire 
descendre son neveu I4ié dé du trône où il lavait 
élevé pour donner la couronne à un des fils qui lui 
étaient nés postérieurement. Les grands du royaame, 
indignés, levèrent Tétendard de la révolte; mais 
Phé dé, leur préchant lui-même la soumission, se 
retira dans tme pagode. On le força à s y étrangler 
de ses propres mains. Gomme le prince Chiéu dinh , 
qui avait été proclamé roi à la place de Phh de, 
donnait des marques d'énergie et semblait vouloir 
régner par lui-même, Le qui ly parvint à lui faire 
substituer son frère cadet qui subissait entièrement 
son influence. Il était cependant dépourvu lui-même 
de toute capacité. Occupé exclusivement d'intrigues 
de cour, il laissait mettre le pays au pillage par les 
brigands et les aventuriers. Les Ciampois y faisaient 
des incursions victorieuses; et si par hasard un gé- 
néral remportait quelque avantage , il ne tardait pas 
à être mis à mort par le tyran, jaloux de toute supé- 
riorité. Le qui ly distribuait tous les hauts emplois 
à ceux de sa famille. 

Après la mort du roi vieux Nghê tông, qu'il 
avait abusé pendant toute sa vie par ses protestations 
de fidélité , il se proclama lui-même Précepteur royal , 
chargé de toute ladministration , et il contraignit le 
roi Tràn thuân tông à abdiquer en faveur de Thiéu 
dé , son propre petit-fils. Ayant pu déjouer une con- 
spiration organisée contre lui et qui avait été sur le 



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LE POÈME DE BACH TU\ 149 

point d'aboutir, ii fit exécuter tous les conjurés, con- 
fisqua leurs biens et vendit comme esclaves leurs 
femmes et leurs filles; quant à leurs fils, ils furent 
enterrés vivants ou jetés dans le fleuve. Dès lors, 
rendu maître de tout par la terreur qu'il inspirait, 
il contraignit le roi son petit-fils à abdiquer, et monta 
lui-même sur le trône sous le nom de Ho qui ly, 
reprenant ainsi Tancienne désignation de sa race, 
qui était Hà; mais, pour une cause que l'histoire 
ne nous a pas transmise, il en descendit lui-même 
presque aussitôt et fit couronner son fils à sa place. 
Cette usurpation ne fut pas heureuse. La Chine, 
profitant de ce que le pays était épuisé par les dis- 
sensions intestines et par la guerre avec le Ciampa, 
envoya dans l'Annam une armée forte, au dire des 
Annales, de 800,000 hommes, qui s'empara du 
pays et emmena prisonnier le vieux Hâ qui ly, son 
fils le roi Hô hân thu^o'ng et son petit-fils Hè nhué. 
L'Annam retomba , en cette année Binh ho'i ( 1 407 ) , 
pour quelque temps sous la domination de l'empire 
du Milieu. . 

Voici l'appréciation que le poète, parlant par la 
bouche de la Souris blanche, fait de ce tyran cé- 
lèbre : 

« H6 qui ly, le maître de ce padais que vous ha- 
bitez, est im homme d'une nature basse et d'un 
caractère soupçonneux. C'est un orgueilleux aux 
vues étroites, comparable à la grenoudle qui se 
dénïène au fond d'un puits. 



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150 JUILLET-AOOT 1892. 

« Vây vùng èch gténg tu' ktéu ! » 

(Le sens de cette singulière mais expressive com- 
paraison est précisé dans le Luc van tien, dans le- 
quel on lit : 

« Ech nàm dây gièng th&y b4y nhiéu trô*i? 

« Une grenouille au fond d'un puits aperçoit bien 
peu du ciel! ») 

« Doué d*une ambition effrénée, dans le palais du 
Roi, au pied même du trône, il ne s'occupe que de 
ses propres intérêts. Oublkux de la défense du 
royaume, il ne pense qu'à ourdir des maclûnations 
astucieuses, toujours prêt qu'il est à nuire à l'État et 
au peuple. 11 n'a en vue que son propre avaoïtage; 
que lui importe celui des autres? Mais lorsque la 
terre tremblera, que le ciel sera ébranlé (lorsqu'une 
révolution veng^esse aura éckté), il se trouvera 
pris comme le poisson des fossés alors qu'on in- 
cendie la ville. Croyez-moi, ce qu'il y a de mieux à 
faire, c'est de le fuir au plus vite. » 

Pourquoi l'auteur du Bach thû* parie-t-il tout à 
coup et si longuement de Hè qui ly, qui semble 
n'avoir pas grand'chose à voir dans l'intrigue? H me 
parait douteux qu'il ait choisi an hasard ce person- 
nage historique pour citer simplement un exemple 
de perversité. Je tendrais plutôt à pensar que le 
poème qui nous occupe a été composé au temps 
même où vivait le tyran ou à une époque très rap- 



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LE POÈME DE BACH TU*. 151 

prochée, peut-être d*ailleurs sous une forme très 
différente de cefle qu'il présente actueliemoit; car 
ies Annaoïites ne se font pas ia même idée que nous 
de la propriété littéraire. Chaque lettré se croit en 
droit de modifier k son gré les oeuvres des autres, et 
il est bien rare , si même cela arrive jamais , que ïoa 
rencontre deux éditions identiques du même poème. 
Le premier auteur du Bach thù' aura fiadt la satire de 
HÀ qui ly, et cette satire aura été reproduite dans 
les éditions successives du poème en perdant de 
pfais en plus 1 actualité d mtérét qu'elle avait à lori- 
gine, en même temps qu'elle revêtait, comme le 
reste du poème, l'apparence moderne quelle pré- 
sente atgourd'hui au point de vue du style. 

« La maison de mon maître, continue la Souris, 
est bien préférable à celle du vôtre. Il ne possède 
qu'une chaumière divisée en trois compartiments 
(c'est la disposition des maisons annamites de la 
classe moyenne). H s'inquiète peu de courir à la 
poursuite du lièvre, d'adler à la chasse du chevreuil! 
(H ne recherche pas ies gros bénéfices.) Tel est le 
Dragon, lorsque, cachant ses griffes, il attend au 
fond de Tétang le moment de monter au cieL Si la 
baleine est satisfaite de son sort, la crevette l'est 
aussil. . • Le Con sa (espèce de martin -pêcheur), à 
la vue de 1 appât, tombe dans le piège, emporté 
qu'il est par sa gourmandise. H vaut mieux manger 
de petits crsbes et ronfler [sic) à bouche que veux-tu 
que de se nourrir de viande de bœuf en vivant 
chargé de soucis ... « 



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15J JUILLETAOOT 181)2. 

La discussion se prolonge : la Souris continue à 
se défendre en invoquant le souvenir de son époux, 
dont la pensée lui a fait déjà bien des fois, dit-elle, 
remplir son bol de riz de larmes amères. Le Rat perd 
patience et finit par donner un tour des plus 
cyniques à ses propositions. La Souris trouve dans 
son indignation des paroles énergiques qui rame- 
nent son séducteur au sang-froid. Il feint de se re- 
pentir, mais ce n est que pour revenir par un dé- 
tour au sujet qui Toccupe. La Souris le menace 
de la colère de sa femme; mais cela Imtimide 
peu. «La maîtresse de cette maison, répond-il, est 
une personne distinguée. Pour ce qui est d être une 
dame, c'est une dame véritable. Elle parie toujours 
doucement et ne prononce jamais de paroles dé- 
placées , car elle n oserait pas manquer à la soumis- 
sion quelle doit à son époux. Toujours douce et 
affable, elle donne tous ses soins à la tenue du mé- 
nage, et serait heureuse d'avoir pour Taider une 
compagne avec laquelle elle vivrait dans la plus 
parfaite harmonie. Jamais elle ne se montrerait 
jadouse! » — « Une femme, réplique la Souris, cède 
son riz et son vêtement; mais elle ne cède pas son 
époux! Brisons là; je ne vous écouterai pas davan- 
tage. » — « Partagez du moins mon repas, lui dit 
le Rat. Vous mangerez du pâté de Phénix, des 
nids dliirondelle, des tendons de cerf, des na- 
geoires de poisson et des champignons de pin; ce 
sont là choses délicieuses! Puis, lorsque vous serez 
rassasiée, vous porterez le reste à vos enfants. » La 



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LE POÈME DE BACH TU*. 153 

Souris se montrant inaccessible à cette nouvelle sé- 
duction, le Rat est pris d'un nouvel accès de 
colère; Timpudence de ses discours redouble et 
pousse à bout son interlocutrice qui le menace de 
se tuer devant lui. Le séducteur se repent enfin et 
lui fait cette fois des excuses sincères; mais il est 
trop tard! Au moment où la Souris blanche sort de 
diez lui, la femme du Rat revient de son voyage. 
Elle laperçoit et, dévorée de jalousie, elle fait à son 
époux une scène furibonde qui forme une opposi- 
tion comique avec Téloge que ce dernier vient de 
faire de la mansuétude et de faménité de son na- 
turel. 

La longue discussion qui intervient alors entre 
les deux époux est loin de présenter le même carac- 
tère d originalité que le reste. U faut cependant y 
noter quelques expressions assez piquantes. C'est 
ainsi que la femme du Rat dit à son époux qu il lui 
serait aussi difficile de lui dissimuler ses incartades 
que de couvrir un éléphant avec un panier. Elle lui 
déclare que lorsqu'une mouche passe devant ses 
yeux, elle a le regard assez perçant pour constater si 
elle est mâle ou femelle ; mais , en somme , les longues 
récriminations auxquelles elle se livre sont celles 
qui ont toujours lieu en pareil cas. La sortie de 
Tépouse qui s'éloigne en gémissant sur son infor- 
tune après avoir accablé son mari d'injures et les 
mauvais traitements qu'elle fait subir à la Souris 
blanche rentrent aussi dans l'ordinaire de ces sortes 
de situation. Le dénouement seul a quelque chose 



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Ibk JUILLET.AOÛT 1892. 

d'inattendu. G est un chat qui s'en charge, et cesl 
par son intervention que le Ciel punit le coupaUe 
et protège imnocent. Les deux souris jH^ennent la 
fuite; mais la femme jalouse tombe dans un fossé 
où efie barbote sans pouvoir se tirer d'affaire , tMidîs 
que la vertueuse Souris blanche parvient à r^fitr»' 
dans la maison, où elle se trouve un refuge dams 
une jarre pleine d'im riz délicieux. Cependant, 
conmie la femme du Rat n'a, en somme, à se re- 
procher que d'être acariâtre et jadouse, le Ciel per- 
met qu'eUe ne périsse pas. Hâ sanh, le philosophe 
observateur de toute la scène, intervient au mo- 
ment où elle va se noyer et la sauve en mettant le 
chat en fuite; mais il lui £ùt une longue monde. 
Heureusement que meilleur et plus avisé que le pé- 
dagogue de La Fontaine il ne lui inflige son discours 
qu'après être venu à son aide. Elle est du reste 
sensible à ses remontrances, se repent de sa jalousie 
et va demander pardon à son ^oux. Quant à notre 
philosophe, il prend ndb^ de tous ces événements 
pour l'instruction des générations ftitures. Suit na- 
turellement la monde du poème. Une honnête femme 
trouve toajours à répondre aax arguments dun séduc- 
teur, quelque spécieux qu'ils puissent être; le Ciel 
châtie toajours les coupables; aussi a-t-ii puni la ja- 
lousie de la femme du Rat en permettant qu'elle 
tombât dans un fossé plein d'eau; ii protige toujours 
les innocents; aussi a-t-il procuré à la Souris bbocbe 
un asile dans lequel, désormais, sa subûstance est 
assurée. 



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LE POÈME DE BACH TU'. 155 

Tel est, dans son ensemble, le poème moral de 
Bach thû*. Cette oeuvre ne manque ni d originalité, 
ni d'esprit, ni même d'une certaine naïveté. Mal- 
heureusement, comme toutes ses pareilles, elle pré- 
sente un grand défaut. C'est, s'il m'est permb de 
me servir de ce mot, le pédantisme. Le texte anna- 
mite est hérissé de citations et d'allusions tirées non 
seulement des classiques et des canoniques chinois , 
mais encore de toutes sortes d'ouvrages historiques, 
médicaux, divinatoires et autres. J'ai écarté, autant 
qu'il m'a été possible , ces allusions du présent compte 
rendu; car, outre qu'il faudrait de longues heures 
pour les expliquer, elles en rendraient la lecture in- 
compréhensible , pour ne pas dire intolérable. Un 
pareil exposé ne peut être fait que dans un ouvrage 
de très longue haleine. Je l'ai essayé de mon mieux 
dans les traductions que j'ai données des poèmes de 
Kim vân kièu truyên et de Luc van tien. Ces poèmes 
de l'Annam, pour être complètement et exactement 
interprétés, demandent non seulement une connais- 
sance approfondie de la littérature chinoise et de la 
langue poétique du pays, mais encore il faut, lors- 
qu'on n'en possède pas le texte transcrit en carac- 
tères latins, se livrer à un véritable travail de con- 
jecture et d'induction pour savoir ce que l'auteur a 
voulu écrire, tant est grande l'indépendance, pour 
ne pas dire plus, avec laquelle les écrivains de ce 
pays se servent de leur caractères démotiques. Ces 
signes, alors même qu'ils sont écrits correctement, 
ce qui est fort rare, n'ont rien de fixe et dépendent 



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15Ô JUILLET-AOÛT 1892. 

du caprice ou du plus ou moins de science de l^écri- 
vain, n faut encore compter, et ce n'est pas la moindre 
difficulté, avec Tignorance des typographes qui les 
impriment, et avec lobscurité que présente le tirage, 
détestable au delà de toute vraisemblance. Malgré 
les vingt-cinq années que j ai déjà consacrées à une 
étude incessante de la littérature chinoise, je n ose- 
rais répondre de présenter une solution infaillible 
de toutes les difficultés de détail que contient le pré- 
sent morceau. Je serais heureux néanmoins , si laperçu 
rapide que j'ai pu donner de ce spécimen d'une 
poésie si peu connue encore pouvait être regardé 
comme n'étant pas absolument dépourvu d'intérêt. 



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LE DIEU ALLAH. 157 



LE DIEU ALLAH 
DANS UNE INSCRIPTION MINÉENNE, 

PAR 

M. HARTWIG DERENBOURG. 



Le monumeDt qui est l'objet de cette courte 
notice a été publié pour la première fois dans un 
mémoire que j*ai consacré à la collection, dont il 
fait partie, dans le Babyhman and Oriental Record, 
I, p. 172-1 73 ; tirage à part, sous le titre de Ye*- 
men Inscriptions; ihe Gloser Collection in the British 
Muséum, p. 6-7. Je lui avais donné le n** HI, il est 
aujourd'hui coté ga. Ses dimensions, telles que je 
les ai prises en septembre 1 89 1 , sont ai centimètres 
de hauteur, 56 centimètres de largeur, 8 cenli- 
mètres de profondeur, M. D. H. Mûller en a donné 
d'autres, je ne sais d'après quelle source de rensei- 
gnements, lorsqu'à son tour il s'est occupé de ce 
texte ; voir ses Kritische Beitràge zur sûdarahischen Epi- 
graphik, dans la Wiener Zeitschrift fàr die Kande des 
Morgenlandes , U (1888), p. a8i-ii8a. Avant de 
passer à une nouvelle étude de ce document épi- 
graphique minéen, je crois devoir faire remarquer 
qu'il est intact en haut et en bas, ainsi qu'à droite. 



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158 JUILLET-AOÛT 1892. 

Les lignes ne sont atteintes quà gauche, où nous 
essayerons de déterminer Tétendue de la partie dis- 
parue. Nous lisons dans ce qui reste : 

ihoBiAno^*ihoiiifiiBiv#*io^îih I 

•Hîhftl01îhHinh>IBo|i|i>^A*IHJ> 2 

xnnftioHifiMHXîxnixHixH^ft 3 
i*iHnn>iHHniniîHHiîi4»hio^ 4 

X*hBIBH#*IHV1MÎ*3>IV#*X 5 

Transcription en caractères hébraïques : 

I ]m I oa^tt^i I ]m \ ^^ | npi | yD'»^» i 

• î3 I b I :?:2K I irr^îa | ni | n:iD 3 

b^ I ]72i I pa | ©^:i | ^hna \ yc 4 
m3D i Dipi I in^K I >itf-) I npin 5 

Ligne i . Cette inscription est la première à nous 
foire connaître îlyafo* Wâkâh, roi de Ma^n. — Ajou- 
tez à la (in : l|r:pD; nous supposons donc qu'il 
manque à chaque ligne une moyenne de sept à huit 
caractères, y compris les traits de séparation. 

Ligne a. Les verbes itM et mtfo sont des infini- 
tifs continuant le parfoit r^po; cf. F. Praetorios, 
Dos vermeinttiche energetische Perfectum des Sabài' 
sehen, dans la Zeitschift der deutschen morgeniàndi- 
ichen Gesellschaft, XLII (i888), p. 56-6 1. — 3KT 
est un nom d'homme, écourté de hn^n (Hal. 353, 



1 



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LE DIEU ALLAH. L59 

I. 1 et 8). — Que ID>3 soit un nom de ville ou de 
tribu, on le retrouve non seulement à la ligne 4 de 
ce même texte, mais encore à la ligne lo de Im- 
scription U de la même collection » Hal. ^38, 
comme il sera dit à propos de la ligne d. — Après 

n^KD «=" ^Osjil ou ^^\ ^, lisez : i|in^»|. H sera 

parlé longuement de ]nbH à propos de la ligne 5. 
Avec le copule wa commence une parenthèse que 
termine yt (1. 4). 

Ligne 3. Pour }n>u «offrande», j adopte Imter- 
prétation proposée par M. D. H. MùUer, Je complète 
à la fin : "^^N | MD^]?:! , avec la marque minéenne de 
l'état construit au pluriel. Sur cette formation, voir 
les exemples cités par M. D. H. Mûller dans la Zdt- 
schrtft der deat. morg. Geselbchaft, XXX Vil (i883), 

P- 9- 

Ligne 4. ^VnK me parait être le complément di- 
rect conmiun aux trois verbes des lignes i et 3. On 
trouve de même >^nK dans Hal. 1 88 , 1. 3 ; 1 96 , 1. 1 4 ; 
353 , L li (rVnN); enfin îi38 , 1. 5 , où la lecture '•VnK 
doit être changée en "^hnn , d'après le monument lui- 
même acquis de M. Glaser ( Glaser, 283) par le Musée 
Britannique où il est maintenant coté 9 1 ; cf. le 
n" n chez Hartwig Derenbourg, Yemen Inscriptions; 
ihe Glaser Collection in the British Muséum, dans 
le Bahyhnian ami Oriental Record, I, p. 170-172; 
tirage à part, p. kS. Je navals pas osé traduire, 
bien que, dans la même collection, au n"" XVIII 



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160 JUILLET-AOÛT 1802. 

(Glaser, 399 ; Musée Britannique, 84 ; voir id. , ibid. , 
I, p. 1 97; tirage à part, p. 1 7), on lise à la ligne à 
I^Sntc, avec un trait de séparation; aux lignes 3 et 5 
'»KD^'7nN, avec un suffixe encore obscur. Dans ces 
divers passages, ^*?nK semble être partout le pluriel 
à Fétat construit d'un singulier ^^n == j^^ « ornement, 
parure». Le pluriel à Tétat construit n exclut pas, 
en sabéen plus quen éthiopien et en araméen, ïetn- 
ploi immédiat ensuite de la préposition i; voir 
D. H. Mùller, Der Status constractas im Himjarischen , 
dans la Zeitschrift der deatschen morgenlàndischen Ge- 
seUschaft , XXX ( 1 876 ) , p. 1 a 1 ; Corpus inscriptionam 
semiticarum; pars quarta, inscriptiones sabaeas et 
himyariticas continens, I, p. 129. — Que Ton 
admette ou non la comparaison suggérée par 
M. D. H. Mùller avec Dssn à la ligne 5 de Tinscription 
d*Obné, le sens est toujours celui que j'avais pro- 
posé, c est-à-dire édifice ou sanctuaire. — A la fin 
lisez : Dl|^Dl|]*?i, de nouveau sept lettres, y compris 
les lignes de séparation. C'est un vœu qu'introduisent 
les deux dernières lettres conservées de cette ligne; 
j'ai supposé qu'elles étaient suivies de "^Di « et puisse- 
t-il protéger » , comme dans l'inscription 1 9 du Mu- 
sée Britannique = 1 8 d'Osiander = 87 du Corpus in- 
scriptionum semiticarum ^ ligne 9 (I, p. 1 4 1). 

Ligne 5. Cette ligne, la plus importante de 
l'inscription , débute par la fin du mot npin[Dl , une 
vraie dixième forme, qui suit tD^ai (cf. nosl. 2 et à) 
dans la deuxième inscription de la Gloser Collection « 



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LE DIKU ALLAH. . 161 

Glaser, 2 83 = Halévy, 2 38, 1, 10; voir aussi npino 
dans la première inscription de la Glaser Collection , 
1. 9. Le sens doit être à peu près identique à celui 
de la première forme 7^\>^ t exaucer», si fréquente 
sur les bronzes de *Amrân conservés au Musée Bri- 
tannique, et qui figure à la Hgne 1 de notre inscrip- 
tion comme surnom honorifique d'Ilyafa\ 

Le complément direct des deux verbes est | ^icf"î 
]nbH. Le sens de ^^Wi parait absolument établi par 
les recherches antérieures. Ce mot est presque tou- 
jours suivi du nom d'une divinité ou de celui d*un 
éponyme élevé au rang des dieux, plus rarement du 
nom d*un temple. 11 indique sans conteste le titulaire 
de fonctions sacerdotales, comme déjà Ewald l'avait 
soupçonné, comme M. D. H. MûUer Ta démontré 
par le groupement de tous les exemples connus; 
voir de lui Himjarische Insclvriften , dans la Zeitschrift 
derdeais. mnrg. Geselbchaft, XXIX (1876), p. 6o3- 
60 4 ; et Siegfried Langeras Reùeberichte , ibid. , XXXVII 
(i883), p. 4o4-4o5; 86-87 du tirage à part. L'éty- 
mologie est plus douteuse. Le mot n a pas fait souche 
en arabe. Ce serait blasphémer que de penser à la 
rischwUy ce pourboire par lequel les plaideurs es- 
sayent de peser sur la décision des juges. M. D. H. 
MùHcr avait comparé naguère le chaldéen nittf") « fa- 
culté, puissance », Thébreu d'Ëzra (m, 7) jVÇf"| « li- 
berté ». Il s'est abstenu de revenir sur cette question 
et nous préférons aussi attendre, pour nous pronon- 
cer, que de nouveaux documents apportent des 
éclaircissements sur la nature de cette prêtrise. Quoi 



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162 JUILLET-AOÛT 1892. 

quil en soit, ces prêtres devaient être, dans le cuhe 
de certaines divinités, groupés deux pai* deux, ou 
pour se relayer comme ministi^es du culte, ou pour 
se prêter un mutuel appui dans les rites, peut-être 
aussi dans les sacrifices. C'est ainsi que nous trou- 
vons le duel '»i«t") à Tétat construit, non seulement 
dans notre texte, mais encore trois fois dans Halévy, 
287, où, 1. 4, 5 et 8, on lit J^ID^IC^-) «les deux 
prêtres (du sanctuaire) de kalilàn». 

Dans mon premier essai de traduction j'avais con- 
sidéré ]nht( « Alhân » comme un nom de tribu ou 
de pays, et, en dehors du Compte rendu des voyages 
de Langer, j'aurais pu citer à l'appui de mon asser- 
tion Môrdtmann und MûUer, Sabâische Denkmàler, 
p. 38-39, rempli de citations intéressantes, de com- 
paraisons curieuses. Ni l'un ni l'autre ne m'em- 
pêchent d'avoir adopté une solution toute différente 
de celle à laquelle je m'étais arrêté d'abord. De même 
que ptDH") signifie non pas « les divinités miséricor- 
dieuses » , conune nous l'avions traduit d'une ma- 
nière erronée , mon père et moi [Joarnal asiatique de 
i883, n, p. 264 et 266), mais reproduit le nom 
de ce dieu Ar-Rahmân ((^^l^-CJJ) qui, dans certaines 
parties du Coran, occupe une place prépondérante, 
de même jnSîC, avec la noûnation, désigne son rival 
heureux et vainqueur, ÂUâh (aH|). Le nom est de 
nouveau la marque de la détermination, comme 
l'article dans la notation arabe. Le dieu national des 
musulmans, si jaloux de son unité, avant de rejeter 



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LE DIEU^ALLAh. »ô5> 

tout associé, avait dû se contenter, dans la Ka^ba et 
dans les panthéons sémitiques, non seulement dfe 
figiirer à côté de sa parèdre Al-Lât (c^^t)^ nuiis en- 
core de subir à côté de lui une ass^Doblée nombreuse 
de dieux et de déesses qui ne se sont pas laissé ren- 
verser par le monothéisme sans opposer de résis- 
tance à son attaque. Le paganisme arabe s'est dé- 
fendu, avant de succomber sous les coups de la 
propagande et du glaive. Ar-Rahmân est resté de- 
bout le dernier, et les homme» ont reçu Tordre de 
se prosterner devant lui, comme étant ;ses serviteurs 
{Coran, xxv, 6i et 64). On lit encore [ibiLy xvn, 
lie): « Dis : Invoquez Allah, ou bien invoquez Ar- 
Rahmân », le Prophète laissant le choix, parce qu'il 
est indécis auquel des deux il donnera lui-même la 
préférence. 

Sans aborder le problème si ardu de la chrono- 
logie minéenne, le dieu Ailàh, si Ion admet cette 
interprétation , est reporté à une très haute antiquité. 
Le couple Allah et Al-Lât nous était déjà apparu 
dans certains noms propres composés théophores, 
comme on en rencontre tant dans fépigraphie him- 
yarite. Ainsi nSiyo -^5x1 *>Jui dans Tinscription 7/1 
du Corpus, l. 1 (I, p. 1 1 1), et dans D. H. MùDer, 
Ejdgraphische Denkmâler aas Arabien, p. 80 (n** 36); 
n'?3m = AMl 4^^, éid.y p. 59, 60 et 76 (n~ a, 4, 

27); n'7-n = M\ 4X^, Md., p. 63 (n*' 7); nbuiD = 
^t ijji, ibid., p. 73 et 87 (n*** 25 et 72), avec la 



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I 



164 JU[LLETAOÛT 1892. 

forme abrégée nbiD, Uni., p. 79 (n** 34); nVprn = 
^^^. ihid., p. 75 (n" q6); n*?iyD = K^^iîSjLL, 
dans rinscription 9 du Louvre, 1. 1 (cf. Joseph et 
Hartwig Derenbourg, Les monaments sabéens et him- 

yarites du Louvre, p. 11); n*?l3D = «i>5ÎJt *Xjs2, dans 
rinscription 19 du Corpus, \. 8 (I, p. 29); n'?i33r = 
«cOÏJt ù4^y dans Halévy, 168, 1. 2; peut-être 76, 
1. 3, A et 6; peut-être aussi 2 34, 1. 1; nVow = 
^^t jiji, dans Langer, 17,!. 1 ; nVTT = i^àï .x^, 
dans rinscription 3o du Musée Britannique = 3 2 
d'Osiander, 1. 1 ; et dans Halévy, 4 1 », 1. 5. 

De nouvelles découvertes allongeront cette liste 
déjà fort suggestive. Ajoutons que lappellatif n*?» = 
»5l! « dieu » n est pas rare dans Tépigraphie yéménite, 
non plus que le féminin nn'jK , et le pluriel redoublé 
après suppression du dernier radical rh^bn , pluriel 
au sens masculin malgré sa terminaison féminine, 

comme larabe a^J'. M. D. H. Mûller a cru retrou- 
ver ce dernier pluriel, si fréquent dans le Coran, 
sur un texte d'Al-^Oulâ ; voir Epigraphische Denkitià- 
1er aus Arabien, p. 71 (n° 2a). 

La ligne cinquième devait finir un peu en reti'ait 
et je la complète en ajoutant le sufiixe duel : |mp^ 
^DD]m3D , comme terminaison du vœu introduit par 
b^ (1. 4). Je compare Dip à larabe *3^ et nuD h 
»JhU, attesté par le KâmoùSy dont se déduit le pluriel 



^1 



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LE DIEU ALLAH. 165 

J'imagine que le substantif déterminé \rn^ = jM , 
.\llah , aujourd'hui isolé dans Fépigraphie du Yémen 
comme nom propre d'une divinité, sera confirmé 
tôt ou tard, soit par de nouveaux textes, soit par 
un examen ultérieur des matériaux anciens où son 
identité aurait été jusqu'ici méconnue. J'avais cru na- 
guère pouvoir assimiler SSy n sur un petit autel apporté 
d'.\s-Saudâ par M. Ed. Glaser (Glaser, 3oi = Musée 
Britannique, 86) à l'arabe JU> « qu'il soit exalté » , 
la plus courte des formules qui accompagnent d'or- 
dinaire le nom d'Allah. Voir The Babylonian and 
Oriental Record, I, p. 198; p. 19 du tirage à part. 
M. D. H. MùHer croit cpie bb:fn « HaHal » est le nom 
porté par l'auteur de l'inscription. En présence des 
difficultés grammaticales très réelles que soulève mon 
interprétation d'alors, jy renonce, en apportant à 
l'appui de l'opinion contraire émise par M. D. H. Mill- 
ier deux arguments nouveaux. Tout d'abord , j'ai la 
conviction qu'en tête de la deuxième ligne il faut 
lire I'»3(ici et que Ha'lal est considéré comme origi- 
naire d'Abyan , la ville bien connue du Yémen ; cf. 
Dhoù Abyan , roi de Himyar, dans la Zeitschrift der 
dealschen morg. Geselbchaft, XXX, p. 35 et 698 . 
D'autre part, le nom propre HaHal pai*ait confu^mé 
par le nom propre composé, de formation et de sens 
énigmatiques , oSip | rn^K l 'j'jyn , dans Cruttenden, 
3 = Fresnei, 3 = Halévy, 3 = Glaser, 7 = Corpus, 
6, 1. a [Corpus, I, p. 16- 19). 



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166 JUILLET-AOÛT 1892. 

Voici la reconstitution en caractères hébraïques 
et la traduction française que je propose pour Tin- 
scription minéenne, objet de cette notice : 

1 I r:pD]|îyDlD3yefi|}yphVDlnpi|yD^SK i 

^^K I '»nn>] î3 I "JD I :fiw I iiT^îa | ni | miD 3 

01 I ''D1 1] h^ I îMi I pn I ts^ai | ^hnn \ yn ^ 

To) m:D I Dipi I ]nbH \ ^i«fT | npir 5 

1 tlyafk^ Wàkâh , roi de Ma*in, et sa tribo MaHn, [ont con* 

sacré, et 

2 voué et offert largement, avec Ra'b de Nayit, entre les 

mains [d'AUâh (et 

5 cette offrande fut la (dus conndérabie de tontes les ofirui- 
[des d'ilya- 

4 fa^) les panires provenant de Nayit , dans ce temjJe. Et 

puisse-t-il [protéger et ex- 

5 aucer les deux prêtres d'Allah et accomplir les souhaits 

[de tous deux ! 



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KSEMENDRA. 167 



KSEMENDRA. 
LE BUDDHAVATÂRA, 

PAR 

M. A. FOUCHER. 



Dans le numéro de la Kâvya-mâlâ du mois de 
novembre 1891 a été publiée pour la première fois 
une vie du Buddha d'un caractère assez original : 
elle fait partie d'un poème sur YHistoire des dix ava- 
tars ( le Daçâvatâracarita ) ; le Buddha nous y est donné 
pour une incarnation de Visnu et, comme tel, placé 
le neuvième, entre Krsna etKalki, lavatàr à venir. 
Or, d'après M. Bûhler, ce texte, daté avec certitude 
de Tan 1066 de notre ère, est le premier qui nous 
montre le Buddha introduit dans le Panthéon brah- 
manique^; du moins est-ce la première fois que 
nous ly voyons introduit avec honneur. La tradi- 
tion des puranas^, de date daUleurs incertaine bien 

* De fiût, M. Holtzman , réunissant tout dernièrement toutes les 
références brahmaniques sur le Buddha, n'indique aucun texte qu'on 
poisse regarder avec certitude comme antérieur à Ksemendra. (Voir 
Holtzman, Zur geschichte mnd kriiik des Mahabhârata, Kid, 1893, 
p. io3.) 

' Bkâgavala- purana (f, 3, ik) et Vltnu-purana (ili, cbap. x\u 
et wiii). 



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108 JUILLET-AOÛT 1892. 

que probablement antérieure, ne fait en effet du 
Buddlia qu une incarnation ou plus exactement une 
émanation illusoire et hérésiarque de Visnu; le dieu 
crée ce « Mâyâmoha » à la prière des dieux que les 
Asuras ont privés des sacrifices à force d'orthodoxie 
et d austérités; d abord nu comme un jaïna, puis 
vêtu d'une robe rougeâtre comme un moine boud- 
dhiste et tenant chaque fois des discours conformes 
à son déguisement, le perfide fantôme «égare les 
Daityas du chemin des Védas » , et les livre , dés- 
ormais sans défense, aux coups de ces mêmes 
dieux cpi'ils avaient vaincus. La tradition contenue 
dans le neuvième livre du Dacâvatâracarila est ani- 
mée dun esprit tout différent, et à ce titre louvrage 
semble mériter quelque attention. 

Ksemendra, son auteur, nous est bien connu : 
M. S. Lévi, dans le Journal asiatique (années i 885- 
i886), lui a consacré une longue étude; on y voit 
revivre la figure de cet aimable polygraphe, poète, 
théoricien, moraliste, historien, commentateur, au 
demeurant Thomme du monde le plus capable de 
« mettre en madrigaux » n importe quel sujet. Il 
était originaire de la vallée de Cachemire, où 
n avaient point encore pénétré les incursions maho- 
métanes et dont les querelles de cour ou les guerres 
civiles troublaient peu, semble-t-il, la prospérité. 
Il doit y avoir passé paisiblement sa vie ^ à com- 



^ Sous le règne des rois Ananta et Kalaça. (Voir RAjataran- 
gini, i. VII.) 



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KS£M£NDRA. 169 

poser sur toute chose des « bouquets » , conune il 
disait, des résumés, des manuels de toute sorte 
et toujours en vers. H abrégeait comme d*autres 
compilent, mais ses abrégés eux-mêmes ne sont pas 
sans longueurs. Nous le retrouvons, dans ce court 
poème sur la vie du Buddha (y 4 stances), fidèle aux 
préceptes cpi'il avait donnés lui-même^ et tel que 
M. S. Lévi nous lavait montré dans la Brhat-kaihâ- 
manjari : il court rapidement et prosaïquement sur 
toutes les circonstances nécessaires à Tintelligence 
du récit : ce nest là pour lui que 1 accessoire, le 
cadre où loger ses développements poétiques. Mais, 
en revanche , avec quelle complaisance il s attarde en 
chemin sur tous les motifs qui prêtent à la compo- 
sition de stances savantes , un coucher de soleil, un 
lever de lune, la description du bois où s est retiré 
le Bienheureux! Remarquons cependant, pour être 
juste, que ces thèmes sont ingénieusement renou- 
velés par des allusions à letat de Tâme du Buddha 
et à sa destinée : la lune se lève comme lui , dans sa 
blanche clarté, pour dissiper laveuglement du 
monde (st. 28); le soleil, prenant la robe rougeâtre 
du couchant, semble, lui aussi, se faire moine 
(st. 24); le bois où s*est retiré le sage respire le 
silence et la paix (st. 5i et 52); plus loin, le con- 
traste entre l'ascétisme du Buddha et la vie volup- 
tueuse quil menait jadis « dans ses palais de cristal, 
sur des lits souriant du reflet des soies » (st. 60) lui 

^ Dans son traité de pottique, Ir Kavikaiiihâbharana. 



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170 JUILLETAOÛT 1892. 

donne prétexte à quelques antithèses heureuses : en 
somme, on ne peut nier que plusieurs de ces stances 
ne soient fort bien venues et quelques-unes même 
d un sentiment assez profond *. 

On aurait tort toutefois de chercher dans cet 
abrégé de la vie du Buddha des renseignements 
nouveaux et précis : qu'il nous suiSise de constater 
qu'à une époque aussi basse cette vie, dans ses 
grandes lignes, était encore bien connue. Comme la 
plupart des prétendues biographies que flnde nous 
a laissées de Çàkya-muni (le LaUiot-Vistara et le 
Buddha-carita par exemple ), le Baddhâvatâra s'ouvre 
avec la naissance du jeune prince et finit brusque- 
ment aussitôt après la première prédication. On n'ima- 
gine guère une Messiade qui, conunencée à la Nati- 
vité , se terminerait avec le Sermon sur la montagne 
et le fait pourrait étonner : il s'explique pourtant. 
Des trois périodes que les docteurs bouddhistes dis- 
tinguaient dans « les vies » du Maître^, c'est toujours 
sur celle qui va de sa dernière renaissance à sa pre- 
mière prédication que semble s'être arrêtée le plus 
volontiers l'imagination du peuple et des poètes : 
aucune n'était plus riche d'édification , plus féconde 
en descriptions et en miracles; aucune ne prêtait 
mieux avec ses dramatiques contrastes couronnés 



* Nous signalerions encore les stances i3, 18, 20, 35, 36, ou, 
64, 68, 71. 

* Voir E. Senart, Légende du Buddha, introcluclion , p. x. La 
période qui nous occupe ici porte dans la terminologie &colasliqup 
It^ nom d'Avidâre-nidâna. 



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KSEMENDRA. 171 

par l'Illumination finale aux amplifications et à la 
mise en scène de la légende et de lart. Ksemendra 
suit d'ailleurs fidèlement la version ordinaire du 
Nord. S'il omet la venue du rsi Asita lors de la 
naissance de Tenfant prédestiné, s'il né^ige la des- 
cription du célèbre sommeil des femmes dans la 
nuit où le Bodhisattva, dégoûté du monde, cpiitte 
son palais, ce nest pas qu'il ait ignoré ces détails; 
mais il désespérait sans doute de pouvoir mieux 
&ire sur ce point que ses devanciers. Ce doit être 
pour la même raison que, glissant sur les premières 
prédications attribuées au Buddha, il s'attache tout 
aussitôt à l'entrevue entre le père et le fils ^ : il 
trouvait là un sujet moins rebattu et il lui consacre 
presque les deux derniers tiers de son poème (st. 46 
à 71); mais ce choix même n'était pas sans exemple : 
d'après un renseignement que je dois à l'obligeance 
de M. Senart, le Mahavasta finit lui aussi, ou peu 
s'en faut, sur cette entrevue. 

L'exactitude générale du récit de Ksemendra est 
donc établie ; mais le principal intérêt est ailleurs : 
il est dans l'esprit nouveau qui a inspiré son ou 
vrage. Nous ne trouvons chez lui rien de pareil au 
ton âpre et aux intentions sectaires du Visnu-purana. 
An Cachemire, les diverses sectes devaient vivre en 



' Dans la version ordinaire, cette entrevne n'a lieu que douxo ans 
après que le Buddha a quitté sa maison « lors d'un voyage qu'il fait 
au pays de Magadba. Le LaLiiOrVùtara n'en parie pas et le Buddha- 
earita en parie à peine : au contraire, ces deux ouvrages décri\eiil 
tout au long l'arrivée du rsi Asita et le Sommeil des femmes. 



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1 



172 JUILLETAOÛT 1892. 

assez bonne intelligence , ou du moins , comme dans 
le reste de l'Inde, n'étaient guère divisées que par 
des rivalités d'intérêt plutôt que de croyances. 
D'autre part, Ksemendra était, par tempérament, 
l'homme le moins fanatique du monde : élevé dans 
le çivaïsme, puis converti au vishnouïsme, il a eu 
en même temps la singulière fortune de devenir un 
des auteurs canoniques du bouddhisme thibétain ^ : 
tout porte à croire que vers la fin de sa vie, au 
moment où il composait son Daçâvatàra-carita, il 
professait un large éclectisme. H avait d'ailleurs des 
amis dans toutes les sectes : infatigable écrivain, il 
écrivait à la prière des uns et des autres, pour les 
brahmanes Râmayaças et Devadhara conrune pour 
le bouddhiste Nakka. Réussit-il dans son Baddhâva- 
tara à contenter tout le monde? Il semble au moins 
qu'il l'essaya. On sent, à le lire, que (sans oublier 
de placer à propos ses plus jolis effets de style), il 
songe à ménager de part et d'autre toutes les sus- 
ceptibilités. Tout d'abord il accepte sans arrière- 
pensée la valeur morale de la tradition boud- 
dhique : si Bhagavat est descendu sous la forme du 
Buddha, c'est pour sauver le monde, et non pour le 
perdre en le décevant; mais, d'autre part, comme il 
fait bon marché, au profit de la doctrine brahma- 
nique des avatars de Visnu, de toute la mythologie 
du bouddhisme avec ses infinies successions de 

^* Grâce à son Avadànorkalpalatà qui a mérité d'enU^r dans ie 
canon tliibëtain et dont la version thibétaine est en ce moment en 
cours d«* publication dans la Bibliotheca Indica. 



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KSEMENDRA. 173 

Buddhas! U loue sans réserves la bonne loi que le 
Buddha a enseignée (st. 45) ; mais les discours qu'il 
lui prête , un brahmane ne les désavouerait pas : ce 
ne sont que vagues considérations sur la vanité des 
choses terrestres. Ici (st. 53) il nous montre le 
Buddha apportant le bonheur aux dieux, aux Sid- 
dhas, aux hommes et aux Nâgas; mais plus loin 
(st. yS) il semble donner à entendre que Çâkya- 
muni n a guère converti à sa doctrine que les Gâkyas 
ses parents. 11 va bien jusqu'à faire entrer de force 
dans ses vers les termes techniques qu'employaient 
les bouddhistes pour désigner les quatre étapes suc- 
cessives de la sainteté (st. yS)^ : peut-être est-ce 
par simple gageure de méiricien et pour le plaisir 
de la difiBculté vaincue. Ailleurs (st. Sg) il insiste 
avec quelque malice sur le fait qu'en cherchant le 
bonheur de tous les êtres, le Buddha a commencé 
par désobéir à son père et par lui causer le plus vif 
chagrin; il semble même commettre l'irrévérence de 
supposer que le Buddha, en voyant se briser sous 
lui la montagne où il s'était assis pour méditer, ait 
pu changer de visage (st. Sg) ^; ou encore il trouve 

* Bans les vers de Ksemendra, au lieu des termes ordinaires : sro- 
tâpanna , sakrdâgânun , anâgâmin et arhat , nous lisons à cause des 
nécessités métriques : srotah-prâpta, sakrt-samâgama , âgâmika et 
arhat; mais le sens n'est pas douteux, non plus que l'intention du 
poète. 

* L'irrévérence fait frémir même un lecteur européen: toutefois, 
comme me l'a fait remarquer M. Senart , on peut aussi entendre 
« YÎvigna-vaktrah > dans un sens tout opposé: t ayant le visage non 
troublé». C'est là un de ces mots à double entente dont nous par- 
lons. 



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174 JUILLET-AOÛT 1892. 

moyen en finissant de l'appeler adroilement « Tami 
des gens de bien ...» ou des « brahmanes » (jwwi- 
bândhavah) : en vérité, on dirait qai\ a cru deroir 
jeter rà et là quelques mots à double entente pour 
mettre Torthodoxie brahmanique en repos. La tenta- 
tive (si cen est une et non la consécration littéraire 
dune idée reçue) n'en est que plus curieuse, et sû- 
rement Ksemendra n'était point seul de son opinion: 
son ou\Tage représente à tout le moins pour nous sur 
ces questions le sentiment des Gachemiriens instruits 
et modérés au xi* siècle de notre ère, et à ce point 
de vue il a quelque intérêt. 

Peut-être même pourrait-wi se hasarder à tirer 
de cette étude des conclusions plus générales : nous 
retrouvons ici un nouvel exemple de Thabiieté avec 
laquelle les brahmanes ont toujours su confisquer à 
leur profit non seulement les divinités populaires, 
mais encore toutes les grandes apparitions religieuses 
de rinde, celles même qui, au début, leur étaient 
le plus hostiles. Ce n'est pas tout : pour quWe pa- 
reille « absorption » pût se produire, il (allait que le 
bouddhisme fût à ce moment singulièrement afimbU 
et ce n'est pas le seul symptôme que nous ayons de 
sa décadence. En ce sens encore, il serait permis 
d'affirmer, même à défaut d'autres preuves, que le 
Visnu-purana représente pour nous une tradition 
antérieure à celle que nous a conservée le Buddhâ- 
vatâra; son ton injurieux et polémique sufitt pour 
prouver qu'il remonte à une époque où le boud- 
dhisme était toujours vivace et qu'il provient d'un 



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KSEMENDRA. 175 

pays où les deux religions se disputaient encore la 
prééminence. Au contraire, au temps où écrivait 
Ksemendra , la doctrine de Çâkyamuni agonisait au 
Cacheraire comme dans le reste de Tlnde : on n a 
tant de condescendance que pour un ennemi .qui 
n'est plus à craindre; son adoption par ceux mêmes 
qu'il avait toujours combattus dut être la fin du 
bouddhisme en tant que secte distincte : en embras- 
sant leur rival, les Brahmanes achevèrent dç Té- 
touffer. 

Un autre point sur lequel on ne peut s'empêcher 
d'insister, c'est la merveilleuse facilité avec laquelle 
la légende du Buddha a pu , sans subir d'altération 
notable, se transformer en une histoire vishnouïte 
et prendre place dans la suite des dix avatars. Le 
fait n'a rien d'étonnant pour quiconque est au cou- 
rant des travaux récents sur la légende du Buddha 
et des emprunts qu'elle a faits aux mythes et aux 
aventures de Visnu-Nârâyana et de Krsna; mais il 
est peut-être piquant de voir Ksemendra prévenir 
ces théories modernes et en donner par avance une 
sorte de vérification expérimentale en plaçant d'em- 
blée le Buddha parmi toutes ces figures congénères , 
au milieu desquelles sa présence détonne si peu. 



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170 JUILLET-AOÛT 1892. 



NOUVELLES ET MÉLANGES. 



Traité dv QUADRiLATànE, attribué à Nanmàdm-el-TouiSY. D'après 
an mannscrii tiré de la hiblioAèqw de S. A, Edhem, Pocha, ancien 
grand vizir, traduit par Alexandre Pacha Caraiheodory, ancien 
Ministre des affaires étrangères. Constantinople. Osmanié, 1891; 
Paris, chei Gauthier- Villars et Cls, in-8*, 371 pages, dont 187 de 
texte arabe. 

Un des plus grands représentants de la science arabe est 
assurément Nasir Eddin Attûsi (597-672 de rhég.= laoo- 
1273 Ch.) Esprit encyclopédique et relativement original, 
il loucha ou approfondit tous les sujets en témoignant d'une 
érudition et d'une habileté qui lui valurent dans le monde 
musulman une réputation immense. Khondemir a raconté 
comment , disgracié par le khalife AlmustaSim , il avait offert 
à Hùlàgû ses services et poussé le khan mongol contre Bagdad. 
Le conquérant et son fils lui prodiguèrent leurs faveurs. Ils 
fondèrent pour lui et dotèrent avec magnificence l'observa- 
toire de Marâgliali , où furent élaborées , sous sa direction, les 
Tables Ilklianiennes. Ce grand homme laissa des œuvres nom- 
breuses et importantes autant que variées , et qui sont presque 
entièrement ignorées en Europe. Nous ne pensons pas qu'il 
soit possible d*y rencontrer beaucoup d'ouvrages d un plus 
grand intérêt que ce traité du quadrilatère que le savant édi- 
teur de Constantinople vient de nous révéler. 

Le manuscrit entièrement arabe d'après lequel l'édition 
a été faite est sans nom d'auteur; mais son titre figure dans 
certaines listes des ouvrages de Nasir Eddin ; de plus , il y est 
dit au début que l'auteur, ayant écrit son livre en persan. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 177 

I avait traduit lui-même en arabe , et qu'il en avait achevé la 
composition en 658 (1360). Ces simples indications con- 
finnent de la manière la plus forte Tattribution proposée 
par Téditeur. 

Nous avons pu voir ce manuscrit chez S. A. Edhem Pacha 
qui le possède aujourd'hui. Il est daté de Tan 677 et en bon 
état de conservation ; récriture en est remarquable par sa fi- 
nesse; son déchiffrement a du exiger beaucoup de patience 
et de soin. Les figures, nombreuses, aux traits déliés, ne 
sont pas absolument exemptes des erreurs de notation qu il 
est si difficile au copiste d'éviter dans des écrits de cette es- 
pèce; mais ce léger défaut ne saurait diminuer la valeur d'un 
manuscrit rare, peut-être unique, qui, outre la délicatesse 
de l'exécution matérielle , offre encore . comme garantie de la 
correction du texte , cet avantage qu'il est presque contempo- 
rain de l'auteur du traité. 

Le sujet et des qualités propres recommandent cet écrit. 
Le sujet est le dénombrement des figures triangulaires et 
quadrilatères tracées sur le plan et la sphère, les rapports 
auxquels elles donnent lieu, les formules trigonométriques 
déduites de ces rapports, celles aussi que les auteurs mo- 
dernes ont obtenues par d'autres voies, et finalement la 
résolution dei^ triangles. Les qualités qui distinguent ce traité 
sont l'originalité de la méthode, l'unité de composition et 
l'attention , rare chez les mathématiciens orientaux , de rap- 
porter les théorèmes à ceux qui les onl inventés. 

Cinq livrés forment l'ouvrage. Le premier, sorte de cha- 
pitre préliminaire , fournit les définitions et les propositions 
rdatives au rapport composé, c'est-à-dire au rapport consi- 
déré en tant qu'égal au produit de deux autres. Le deuxième 
livre, analyse les douze figures différentes du quadrilatère 
fdan, et il apprend à trouver des rapports entre les douze 
segments de droites limités à ses sommets. Il donne trois 
méthodes permettant de choisir de trois manières différentes 
six de ces segments susceptibles de former un rapport com- 
posé. Les démonstrations des trois espèces de rapports ainsi 



11 



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178 JUILLET-AOÛT J892. 

obtenus sont ensuite présentées successivement ; elles se font 
au moyen de parallèles tirées des angles du quadrilatère et 
déterminant dans la figure des triangles semblables. Cette 
analyse, très suivie, très complète, aboutit, en définitive, à 
reprendre la démonstration d'un rapport de ce genre , donnée 
par Ptolémée , et à l'étendre à tous les autres cas. On con- 
state dans ce livre un progrès remarquable de Tesprit de gé- 
néralisation si nécessaire aux sciences mathématiques. 

L'analyse de Nasir Eddin est pourtant encore assex diffuse 
et pénible à tiosyeui ; il y a dans sa recherche du nombre des 
cas possibles quelque puérilité ; il compte que la discussion de 
la figure du quadriktère fournirait quatre cent quatre-vingt-dix- 
sept mille six cent soixante-quatre expressions de rapports, 
mais avec cette t^striction , qui enlève tout intérêt k sa st^ 
putation , que dans ce nombre beaucoup de rapports seraient 
répétés. Néanmoins le progrès est ici incontestable : Nasir 
Eddin a traversé le dédale dans lequel ses prédécesseurs 
se perdaient. 

Le livre sur\'ant expose brièvement la méthode de réso- 
lution des triangles plans , établit la formule de la propor- 
tionnalité des sinus des angles aux côtés opposés , apprend à 
déterminer deuîc arcs consécutifs d'une circoi^érence lorsqu'on 
connaît leur somme et le rapport de leurs sinuf . Dans le qua- 
trième livre , l'auteur étudie le quadrilatère spliérique formé 
par quatre grands cercles qui ste coupent. Il suit très heureu- 
sement la même marche qu'il a suivie dans l'étude du qua- 
drilatère plan. D«8 vingt-quatre arcs déterminés par les in- 
tersections des grands cercles , il en choiât six , de différenles 
manières , entre les sinus desquels il démontre l'existem^ de 
rapports composés. Abandonnant la démonstration de Pto- 
lémée , établie pour un cas seulement , il en donne une antne , 
plus systématique, accompagnée d une minutieuse discussion 
des cas. 

En tout ceci , Nasif Eddin ne fait que généraliser habile- 
ment les résultats obtenus par la science antique, étendre les 
propriétés dont s'étatent servis Ptolémée et, avant lui, Mé- 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. , 179 

nëlas. Daus le cinquième livre , de beaucoup le plus impor- 
tant de son ouvrage , il expose les méthodes que les modernes 
avaient essayé de substituer aux méthodes anciennes pour 
arriver à la résolution des triangles sphériques. Deux mé- 
thodes étaient en usage de son temps. La première , dont on 
trouverait le germe dans Ménélas et Ptoiémée , a été perfec- 
tionnée chez les Arabes par trois géomètres : Abu Nasr ^Ali 
ibn Iraq, Abuiwéfa de BÙKdjàn et Abu Mahmùd Aikhod- 
jendL Elle consiste a considérer la figure formée de deux 
triangles sphériques ABC, AB'C rectangles en B et en B' 
et ayant en A un angle commun ou deux angles opp09(és par 

le sommet. Cette fiirure donne Heu au rapport : - — = -: — r 
^ * * UQ a ftin a 

qui , si l'on fait Tare b' éiral à un quadrant , devient ^^^ = -r^ — . 

On lit de nombreuses démonstrations de cette formule : trois 
démonstrations de Abu Nasr, une de Abu Iwéfa , une de Abu 
Mahmùd , une autre encore dont ont fait usage Abu Fadl de 
Niriz et Abu Dja^far Alkhâzin; une dernière, tirée de la règle 
des six quantités , est assurément la plus élégante. On déduit 
de la même formule , dans le cas de triantes quelconques , la 

formule -: — r = -: — :t» «*> ^ ti*"*® de corollaires, dans le cas 

no 6 sin D 

du triante rectangle , les deux autres relations : 

cosa I cas A 

jr= et = smc. 

eoso C08 c eus a 



La seconde méthode imaginée par les modernes est celle 
dont rhonneur revient à Abûlwéfa de Bùzdjàn et qui se base 
sur remploi des • ombres » ou tangentes. De la figure de la 
précédente méthode, considérée sous un autre aspect, on tire 

la formule caractéristique de celle-ci : sin c = -^ — . Cette for- 
mule est démontrée de plusieurs Qianiëres et très élégamment 
par la règle des six quantités; elle reste inapplicable aux 
triangles quelconques. Elle a pour conséquence les formules 



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180 . JUILLET-AOÛT 1892. 

suivantes, dans les triantes supposés toujours rectangles 

enB: 

Aclff 6 1 clir A clir A cos 6 
^-2l— ; COS 6 = -2_-; .J^ = ^: 

ctg c Ig C ' Ig C sm a 

L'auteur fait Tapplication de ces deux métlîodes à la réso- 
lution des triangles sphériques rectangles. 11 résout les 
triangles sphériques quelconques en les décomposant en 
deux triangles rectangles, ou bien en décrivant d'un des 
sommets comme pôle un grand cercle qui forme des triangles 
rectangles avec les côtés prolongés. Il dédare ne ps savoir 
se servir de la méthode des tangentes dans le cas où les trois 
quantités connues du triangle quelconque sont les trois an- 
gles ou les trois côtés. Il défend enûn cette métliode contre 
les mathématiciens qui voyaient dans le rapide accroissement 
des tangentes un obstacle à leur emploi, en montrant que, 
grâce à leurs propriétés, on peut toujours être ramené à 
n'employer que celles des arcs inférieurs à 45'. 

Peut-être la part personnelle de Nasir Eddin dans cet ou- 
vrage est-elle restreinte; mais il a tout au moins rassemblé, 
avec un réel talent d'exposition et un esprit de synthèse 
vraiment scientifique, les travaux de ses devanciers. Nous 
ignorions jusqu'à ce jour quels progrès considérables la tri- 
gonométrie avait accomplis entre les mains des Arabes ; ce 
livre jette sur cette partie de l'histoire des sciences une 
vive clarté; il nous mbnti^e les savants musulmans, dès le 
xiii* siècle, en possession de méthodes créées par eux et 
qu'ils peuvent hardiment opposer aux méthodes anciennes; 
il nous les montre dès lors usant en trigonométrie de pro- 
cédés tout semblables aux nôtres , se posant la question géné- 
rale de la résolution des triangles , y répondant à l'aide des 
mêmes formules fondamentales dont nous nous servons au- 
jourd'hui. Les conquêtes qu'ils avaient faites ne pénétrèrent 
cependant pas en Occident, et le» savants de la Renaissance 
durent refaire leurs découvertes. 

Nous adressons, en terminant, à l'éditeur de ce traite no5 



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NOUVELLES ET MELAxNGES. 181 

félicitations pour le soin avec lequel il a publié et traduit ce 
texte dont ta lecture était quelque peu dillicile et dont Fin- 
terprétation exigeait un travail minutieux; nous lui savons 
gré d'en avoir corrigé les fautes , reproduit toutes les figures , 
et d*avoir ajouté à sa traduction un index des noms cités 
qu'il a accompagné de courtes notices. Si, après cela, nous 
nous permettons de faire quelques réserves au sujet de cer- 
taines phrases un peu embarrassées de la traduction, ou de 
certains mots techniques qu'on préférerait voir rendus autre- 
ment qu'ib ne sont, i'éminent éditeur voudra bien se dire 
que les critiques comme les louanges qui s'adressent à son 
travail personnel ne sont pas les plus importantes. Les éloges 
qu'il doit le mieux sentir soiit ceux par lesquels se trouve 
afiBrmé le haut intérêt de l'œuvre qu'il s'est chargé de faire 
connaître : nous ne les lui avons pas ménagés. 

Baron Carra de Vaux. 



RbLATION DES^ missions SCIENTIFIQVES DE MM. IL HyVERSAT ET 

P, MvsLLER-SiuoNis ( 1888-1889] , da Caucase au golfe Persique 
à travers L'Arménie, le Kurdistan et la Mésopotamie, par P. Muel- 
ler-Simonis , suivie de notices sur la géographie et l'histoire an- 
cienne de l'Arménie et les inscriptions cunéiformes du bassin de 
Van, par H. Hyvernat. — Delhomme et Briguet, éditeurs; Paris 
et Lyon, 1892 . in-V, G 28 pages. 

Ce magnifique volume renferme le récit du voyage qu'en- 
treprirent en 1888 deux jeunes abbés, MM. Mueller-Si- 
monis et Hyvernat, désireux de connaître l'Orient sur les 
Ueux après l'avoir étudié dans les livres. Les voyageurs se 
rendirent en Perse par la mer Noire et le Caucase. Débarqués 
à Batoum, ils suivirent la route bien connue qui, par Tiflis 
et Erivan, conduit à Djoulfa près de l'Araxe, dont le cours 
marque la frontière des empires russe et persan. De Tiflis ils 
rayonnèrent dans les environs et poussèrent une pointe au 



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182 JUILLET-AOÛT i892. 

nord jusqu'à la pittoresque ville de Vladikavkaz. Arrivés en 
Perse, ils ne visitèrent quune partie de lAdherbeidjaii : 
Khoi, Dilknann, Khosrowa, Ourmia à Touest du lac de ce 
nom, ou ils recueillirent d'intéressants renseignements sur 
les missions qui cherchent à relever les Nestoriens du misé- 
i:able état dans lequel ils sont tombés. Puis, se dirigeant à 
Toccident, ils pénétrèrent dans le Kurdistan turc et gagnè- 
rent le lac de Van, où M. llyvemat était particulièrement 
attiré par les inscriptions cunéiformes de cette localité. Après 
un séjour à Van que les entraves suscitées par le mauvab 
vouloir du vali prolongèrent plus qu*ib n'auraient voulu, ils 
se rendirent à Bitlis en contom^nant le lac au nord; de là, à 
Saïrd et à Djéziré-ibn-Omar. De Djéziré à Mossoid et à 
Bagdad, ils descendirent le Tigre sur des kdeks (radeaux 
formés d* outres gonflées), moyen de locomotion assurément 
expéditif , mais peu attrayant , car les hautes rives du fleuve 
masquent à la vue le paysage environnant A Bagdad, ils 
s'embarquèrent sur un paquebot anglais qui les conduisit à 
Bassora et au golfe Persique. 

M. Mueller-Simonis , qui s'est chargé de la rédaction du 
livre, possède un véritable talent d'écrivain; son style est 
plein de verve et d'humour; ses descriptions dénotent un 
artiste qui sent vivement et qui sait trouver, pour rendre ses 
impressions, la note vraie sans sortir d'une juste mesure. Des 
considérations générales sur l'état moral et politique des 
pays que les voyageurs ont traversés entrecoupent agréa* 
blement la marche du récit; si elles ne nous apprennent 
rien de bien nouveau sur l'Orient qui a été si fouillé et 
étudié pendant ces dernières années , elles offrent au lecteur 
un tableau d'ensemble qui vaut mieux que de longues dis- 
sertations. Au reste, en rédigeant ses notes de voyage, l'au- 
teur a consulté et utilisé la plupart des nombreux ouvrages 
qui traitent du même sujet \ 

* Nous avons trouvé peu de points qui soulèvent quelque objection. 
P. 3i5 , le point d'interrogation après le root Roha n a pas de raison d*étrf. 
Roba, ancien nom arabe d*Édet$e de Mésopotamie (aajoard'hui Orfa), cit 



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NOUVELLES ET MELANGES. 183 

En dehors de ses qualités iiltëraii^es , le livre se distingue 
par les notices géographiques qui , au sujet de plusieurs loca- 
lités de TAdherbeidjan et du Kurdistan turc, corrigent ou 
complètent la carte de Kiepert. De nombreuses planches 
interfoliëes ou insérées dans le texte reproduisent des pho- 
t<^raphies ou des dessins, pris par les voyageurs, de mo- 
numents ou paysages, plans de villes, types d*individus, 
costumes, armes, usten^es, etc., qui s*adressent tantôt à 
l'archéologue, tantôt à l'historien ou au géographe. L'exécu- 
tion typographique est parfaite et, dans son ensemble, cette 
publication se présente sous Taspect d'un livre de luxe des- 
tiné au public amateur de saines lectures et de récits de 
voyages. Ces lecteurs-lÀ ne regretteront certainement pas la 
note un peu trop personnelle de l'œuvre, qui nous met au 
courant des moindres aventures arrivées aux voyageurs ; ces 
aventures donnent à la narration du piquant et en soutien- 
nent l'intérêt. Que le grand public ne s'effraye donc pas des 
premiers mots du titre : Reiaîion des missions scientijiqnes ! 

La partie spécialement scientifique a été laissée à M. Hy- 
vemat, aujourd'hui professeur d'assyriologie à l'Université 
catholique d'Amérique à Washington , qui a écrit des notices 
sur la géographie et l'histoire ancienne de l'Arménie, et sur 
les inscriptions cunéiformes du bassin de Van. La notice sur 
la géographie n a pas été publiée. La notice sur l'histoire est 
rédigée d'après les derniers travaux des assyriologues. Elle 
est suivie du catalogue des inscriptions cunéiformes vanni- 
ques ou arméniaques , publiées ou inédites, que M. Hyvemat, 
à son tour, a en partie copiées ou photographiées. La publi- 
cation de ses matériaux , si celui-ci les livre au public , mon- 
trera jusqu'à quel point sa moisson a été fructueuse. H a eu 
à lutter contre la neige et le mauvais temps de l'hiver, peu 
propice pour ce genre de travaux. Peut-être aussi, s'il avait 
fait avant son départ le catalogue qu'il a rédigé après son 
retour, aurait-il pu diriger ses recherches avec une méthode 



i sar le plateau da Nimroud-dagh , qui, comme son homonyme le Nim- 
rood-dagH àm Ue de Van , ^ rattache à la légende de Nemrnd. 



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184 JUILLET-AOÛT 1892. 

pluà sûre. Son compagnon de voyage aurait également pu 
contrôler sur les lieux certaines assertions des précédents 
voyageurs, s'il avait consulté leurs ouvrages avant de se 
mettre en route- 
Ces notices sont suivies : i* du chapitre de Moïse de Cho- 
rène sur Thistoire ancienne d'Arménie; 2^ d'une notice sur 
le général de Nicolaï; 3** d'appendices sur les missions de 
Perse, les eaux d'ilidja près d'EIrzeroum, les privilèges do 
patriarche chaldéen , la manière la plus pratique de voyager 
en Orient, la carte de Kiepert et l'itinéraire des voyageurs, la 
bibliographie * ; ^* de la table alphabétique des matières et 
de la table des chapitres ; S*" d'une carte en couleur de l'iti- 
néraire des voyageurs d'après la carte de Kiepert et d'une 
carte en noir du cours inférieur du Tigre et de TEuphrate. 

Bubens Duval. 

' C'est le sort des listes bibliograpbiqaes d'être incomplètes; celle de 
lappendioe , si longue qu'elle soit , poomit être encore amplifiée. A ajouter 
notamment : A. d'Avril , La Chaldée ; Badger, Tke Neslorians and their 
rituels ; Blan , CommercielU Zustaende ; Brugsch , Re'ise nach Persien ; Polak , 
Persien; Sachau, Reise in Syrien und Mesopotamien ; Sandreczli, Reise; 
Morilx Wagner, Reise nach Persien und dem Lande der Kurden. 



Secnndi philosophi iacitami vita ac sententiae, secundam codicem 
Oicdiiopicam beroîinensem tfuem in linguam laxinam vertit nec non 
iniroductione instruxit Dr, Johannes Bachmann. Beroliui, 1887. 

Bonne et fidèle traduction de la version éthiopienne des 
sentences de Secundus dont l'auteur donne une bibliographie 
très complète. Le livre est dédié à MM. Dillmann et Sachau. 

J. Ualévy. 



Le Gérant : 
Barbier ob Mbtnard. 



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JOURNAL ASIATIQUE, 

SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 



L'ENFER INDIEN, 



PAR 



M. LÉON FEER. 



I. - BOUDDHISME. 

Landresse a mis, dans les notes du chapitre xxxii 
de la relation du voyage de Fa-hian ^, où il est ques- 
tion de TEnfer, une notice étendue et instructive 
sur les enfers bouddhiques, d'après la compilation 
chinoise intitulée : San-tsang-fasou^. Il donne les 
noms de ces lietix de soufifrance et la description 
des supplices quon y subit, sans faire connaître les 
crimes qui y sont expiés. Plus récemment, S. Beal, 
dans sa traduction d'extraits des livres chinois*, a 
repris ce sujet; les textes qu'il invoque paraissent 
être les mêmes que ceux dont Landresse s'est in- 
spiré; il donne généralement, sur les crimes punis 

^ Foe-koue-Jd , p. 2g6-3oo. 

* BiUiot. nat., fonds chinois, n*** 3i6i-3i63, i644-i646, 
4089-^091. 

* A catena ofbaddhist scriptares from the Chinese, p. 56-65. 

XX. i3 



larmiaïua lAnoBàU. 



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186 SËPTEMBRE^OCTOBBC 1892. 

et fa durée du séjour, des détai!s qui manquent à la 

notice de Landresse. 

Cette notice de Landresse est accompagnée de 
quelques notes et suivie d'une notice plus courte 
d'Eugène Bumouf sur les enfers bouddhiques, 
d après le Dictionnaire singhalaù de B. Glough et 
Touvrage singhsJais-pâli intitulé : DJiannapradîfnkâK 
Depuis, Sp. Hardy a fait une place auxdits enfers 
dans son Manaal of Budhism^. Moi-même, plus ré- 
cemment encore, j'ai donné la traduction^ d un pe- 
tit traité pâli extra-canonique, le Panca-^ati-dîpana, 
où la question de TEnfer est traitée d une façon qui 
parait complète dans sa brièveté. 

On s est moins occupé du Bouddhisme tibétain et 
népalais. Dans le méoobe volun^ qui renfWme la tra- 
duction du Panca-gutifj^i donné ^ celle dun sûtra 
du Kandjour, le Paneaçixâniçamsa'Séira, qui traite 
des conséquences de Tobsearvanee ou de la vic^tion 
des cinq préceptes moraux et par suite des châti- 
ments qu on subit dans les enfers pcmr les avoir 
transgressés. Enfin, j'ai donné» dans ce Joumid^, la 
traduction d'un passage de l'ouvrs^ sanskrit-né- 
palais Dvâvimçati'avadânaf nous moiKtrant un per- 
sonnage nomm^ Dhâtustejas qui est témoki d'un 

^ Manuscrit ayant appartenu à Burnouf et portant dans son 
eataiogue ie n* 308; aujourd'hui n* 7 du fonds sînghalais de la Bi- 
bliothèque nationale. 

* Voir principalement aux pages 26-a8. 

' Annale du Mutée Guimet, i, V, p. 5i5-538. 

* Ibid,, p. 23o-243. 

* 1" semestre 1878, p. 38a-384. 



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L'ENFER INDIEN. 187 

certain nombre de supplices infernaux dont il fait 
b description et indique le motif sans donner aucun 
nom propre. 

On pourrait, en s en tenant aux traductions ou 
analyses énumérées ci -dessus, faire déjà un utfle 
trayail; mais j'ai encore d autres documents à pro- 
duire, et je voudrais, en réunissant le tout, essayer 
de fixer, s*il est possible, les notions que nous ayons 
aur les supplices infernaux , les crimes dont fls sont 
le châtiment, et leur durée. Je n'ai pas la préten- 
tion de faire un traité complet sur la matière; et je 
ne m occupe ni de la structure ni de la situation 
des enfers, si ce nest occasionndiement et par 
exception* 

J avais eu d abcM^d la pensée de joindre à Tétude 
des eofers bouddhiques celle des enfers brahma^ 
niques. Le Brahmanisme et le Bouddhisme se tou^ 
chent de si près sur tant de points, surtout sur 
celui*là , qu'on ne peut guère les séparer. Mais il en 
serait résulté une trop grande complication, et je 
réserve aux enfers brahmaniques une étude spé- 
ciale. 

1. -^ Du NOM BT DU NOMBRE DES ENFERS. 

Le nom générique de TEnfer est Naraka et Nir 
raya, le premier de ces termes étant, èi ce qu'il 
semble, employé de préférence dans les livres sans- 
krits, le second dans les livres pâlis. Les auteurs 
chinois de Beal prétendent que Naraka signifie « sé- 
jour des h(»nmes pervers » , voyant sans doute dans 

i3. 



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188 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

Naraka le mot nara «homme» suivi d*un suffixe 
péjoratif ka, et que Niraya signifie «opposé à la 
raison » , « hors de la droite voie » , interprétant sans 
doute Tiir «hors», ayana «conduite». Je reproduis 
purement et simplement ces étymologies chinoises 
— qui doivent avoir une origine indienne — sans 
les discuter. Le nom chinois de l'enfer est Jï-yo 
« prison terrestre, souterraine ». 

Mais chaque enfer a son nom spécial et Landresse 
nous donne les noms chinois de trente-deux enfers, 
dont seize « petits » et seize « grands ». 

Les seize grands, par lesquels il nous parait pré- 
férable de commencer, se divisent en brûlants et 
^cés; il y en a huit de chaque espèce. Cette liste 
des seize grands enfers correspond à celle qui re- 
vient dans les textes sanskrits et tibétains chaque 
fois qu'on y décrit le rire du Buddha. D y est dit 
invariablement que les rayons sortis de sa bouche 
arrivent froids dans les enfers chauds et chauds 
dans les enfers froids, sans qu'on distingue autre- 
ment ces deux catégories. Voici cette liste : 





BIFBRS FEOIDS. 


1. Sanjiva. 
a. Râlasûtra. 


g. Arbuda. 
10. Niraii)ada. 


3. Sangbàta. 

4. Raurava. 


11. Atata. 
la. Hahava. 


5. Mahà-Raurava. 


i3. Huhnva. 


6. Tapana. 

7. Pratàpana. 

8. Avici. 


i4. Utpala. 
i5. Padma. 
16. MahâPadma. 



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L'ENFER INDIEN. 189 

Les seize petits enfers sont situés, dit Landresse, 
« aux portes de chacun des seize grands » ; d*où il 
résulte qu'ils sont répétés seize fois. Il y en aurait 
donc deux cent cinquante-six qui, ajoutés aux seize 
grands, forment un total de deux cent soixante- 
douze lieux de supplices ^ Mais Bumouf dit que les 
Bouddhistes du Sud comptent seulement huit enfers 
principaux (qui sont les premiers de la liste sans- 
krite) et quatre enfers plus petits autour de chacun 
deux; ce qui fait trente- deux petits enfers, qua- 
rante en tout, y compris les huit grands. Spence 
Hardy porte le total des enfers à cent trente-six, 
dont huit grands (les mêmes que ceux de Bumouf) ; 
il en reste, pour les petits, cent vingt-huit : ce qui 
veut dire que chaque grand enfer est entouré de 
seize petits, comme le veut Landresse. Voilà donc 
trois comptes différents. 

La première cause de divergence est que les 
Bouddhistes du Sud n'ont pas d'enfers froids, selon 
Burnouf et Hardy, puisqu'ils ne donnent que la 
première moitié de la liste sanskrite ; la seconde est 
dans la manière de compter les petits enfers du 
Bouddhisme méridional. Bumouf n'en voit que 
quatre attenant à chacun des huit enfers. Hardy en 
voit seize. Hardy et Landresse sont donc d'accord 
contre Bumouf sur la manière de compter les petits 
enfers ; mais Hardy et Bumouf sont d'accord contre 

^ Landresse ne fait pas lui-même ce calcul; mais il semUe ré- 
sulter de ses explications. 



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100 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

Landresse pour ne voir que des enfers chauds ; ce 
qui réduit de moitié le nombre des enfers donné 
par les livres chinois. 

Le Panca-gati donne raison à Bumouf contre 
Hardy et par suite contre Landresse. Il compte huit 
enfers principaux^ les mêmes que ceux de Bumouf 
et que les huit brûlants de Landresse; il dit, en 
termes fort clairs, que f chacun des enfers (niraya) 
a quatre dépendances (ussadâ) », dont il donne les 
noms, qui sont, comme on verra, les petits enfers 
et forment avec les grands un total de trente-deux. 

Il est à noter cependant que cette multiplication 
des enfers porte sur le nombre, non sur les noms. 
Les enfers répétés ont tous le même nom. Le Boud- 
dhisme méridional n a pas plus de douie noms d'en- 
fers, et le Bouddhisme chinob plus de trente-deux. 
Mais quelques-uns de ces noms sont appliqués à un 
nombre plus ou moins considérable de lieux de sup- 
plices. Et encore n ai-je pas tout dit sur ces nom- 
bres : Beal nous parle d*un enfer (le huitième des 
grands) qui se divise en cinq parties, c'est-à-dire en 
cinq enfers; mais il est impossible d'entrer ici dans 
toutes ces distinctions. 

Nous avons à étudier les enfers chauds et les en- 
fers froids, les grands enfers et les petits enfers. 
Commençons par les enfers chauds que tous ad- 
mettent, et par les grands. 



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L*fiNP£R INDIEN. 191 



II. — Les huit grands enfers chauds. 

Je prends les huit enfers l'un après l'autre, don- 
nant d'abord la version du Panca-gati, et ensuite 
celle des différentes autorités. 

1. Le Sanjiva reçoit les violents, ceux qui ont 
tué et battu les êtres; ils y sont battus à leur tour, 
et, comme ils «vivent constamment», bien que 
frappés sans cesse, leur séjour est appelé par ce 
motif sanjwa (pleine vie). D'après Landresse et 
Beal, ils se déchirent les uns les autres avec des 
ongles de fer et se «croient» morts; mais l'action 
d'un vent froid les fait revenir à la vie; c'est l'enfer 
des c ressuscites » [teng-ho)» Â cette explication Beal 
en ajoute une autre qui correspond à une variante 
du nom; d'après les Âgama, dit-il, cet enfer aurait 
aussi le nom de SaÂjnâ ou Saàjnâna (pensée) parce 
que les damnés « pensent » être morts, tandis qu'ils 
sont vivants. Beal dit aussi que ces damnés sont 
ceux qui ont fait le mal par le corps , la parole ou 
la pensée; définition trop vague et trc^ large. Le 
KaH^oar\ d'accord arec le Panca-gati, met dans cet 
enfer les meurtriers qui y sont battus , tranchés et 
percés de coups par les gardiens. On verra plus 

' Kandjour, dans cet article, désigne le PaAcaçixâmçama*tûtm; 
c'est pour éviter ce long litre que j'emploie le mot Kandjour; mais 
il s*agit d'un seul texte et d'un des plus courts de ce vaste re- 
cneii. 



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192 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

loin que le supplice décrit par Beal et Landresse 

se retrouve dans un des petits enfers du Panca- 

gati. 

2. Dans le Kâlasâtra, les menteurs, les mauvais 
fils, les faux amis, sont fendus et sciés conune des 
troncs d'arbre, suivant un «fil noir». D après Lan- 
dresse, ils sont décapités ou sciés après avoir été 
chaînés de « chaînes » de fer « noires » et brûlantes. 
Beal ajoute qu'un vent empoisonné envenime leurs 
blessures et corrompt leurs chairs. Il dit que ce 
lieu est réservé à ceux qui ont manqué de respect à 
leurs père et mère, au Buddha et à la confrérie. 
D'après cela, le KMasûtra ferait double emploi avec 
le huitième grand enfer (Avîci). Le Kcmdjimr^ d'ac- 
cord aviBC le Panca-^ati, y met les menteurs qui, 
pourchassés sur un sol brûlant par des gardiens 
armés de coutelas et de haches, meurtris et tran- 
chés, boivent leur propre sang. 

3. Dans le Sanghâta, les meurtriers d'animaux 
sont l'objet d'un a carnage complet »; de là le nom 
de cet enfer. C'est, dit Landresse, l'enfer des « Mon- 
tagnes. comprimées » (ou comprimantes?) qui s'af- 
faissent, tombent sur les damnés, les broient et les 
réduisent en bouillie. Beal pai*le aussi d'éléphants 
en fer qui les foulent aux pieds et les mettent en 
pièces, de mortiers en fer où ils sont piles, de 
pierres lancées sur eux , de sorte que leur sang et 
leurs sécrétions couvrent le sol. C*est, dit-il, la pu- 



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LENFER INDIEN. 193 

nition de ceux qui ont commis un des trois actes 
criminels (haine, envie, colère). Les textes chinois 
donnent une interprétation du nom de cet enfer 
autre que celle des textes pâlis : Chmtg-ho, dit Beal, 
signifie « union assemblée » et vient de la réunion 
des supplices divers qui s y rencontrent. Mais ces 
mêmes textes donnent un autre nom que Beal trans- 
crit Fan-yak et Landresse Toay-ya^\ c*est ce dernier 
nom qui, d après Landresse, signifierait « montagnes 
comprimées *. 

A. Dans le /toorara, ceux qui ont infligé aux 
êtres corporels des tourments physiques ou moraux ^ 
les trompeurs et les violents sont brûlés par un 
feu qui arrache des «cris» [rava] incessants. Le 
commentaire du Panca-gati distingue le Roruva de 
flammes {Jâla-Borava) et le Roruva de fumée 
{Dhâma-Rorava). Landresse dit qu'on y cuit les 
danmés dans des chaudrons. Béai ajoute : ou sur 
des poêles chauffes au rouge, et dit que cest le 
supplice des meurtriers et des empoisonneurs. Ce 
sont les voleurs que le Kandjoar met dans cet enfer ; 
il distingue, comme le commentaire du Panca-gati, 
le Raurava de feu et le Raurava de fumée ; dans Tun 
le feu, dans l'autre la fumée passe par neuf trous, 
et le corps du patient, exposé soit à lun, soit à 

' L'une des deux initiales F ou T doit être une faute d'impres- 
sion; Beal ne donne pas l'explication de ce terme. Je n'entre pas 
dans la discussion des noms chinois , parce que Besi et Landresse 
ne les donnent jamais qu'en transcription. 



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104 SEPTEMBRE OCTOBRE 18Q2. 

lautre, est rôti par le feu ou cuit par la fumée. Mais 
le Kandjour, pas plus que le commentaire du Panca" 
gatiy ne dit à quelles transgressions particulières 
correspondent ces deux sortes de traitements. 

5. Ceux qui détruisent les biens des dieux, des 
dvijas (expression singulière dans un texte boud- 
dhique) , de leurs garas ^ confiés à leurs soins, les dé- 
positaires infidèles ^ sont brûlés dans le Mahâ-Rau- 
rava par un feu terrible [ghora) qui les fait «crier 
encore plus fort » que les damnés du compartiment 
précédent; de là le nom de cet enfer. D après Lan- 
dresse, le patient, après avoir été bouilli comme 
ci-dessus, ressuscite pour être rôti dans des four- 
neaux où il pousse des cris effroyables; Beal 
ajoute qu'il est placé sous des haches et des cou- 
teaux. C'est, dit-il, le supplice des hérétiques et 
des malfaiteurs. Le Kandjoar met dans le Mahâ- 
Raurava les adultères, sans toutefois décrire leur 
supplice, et ne s'étend que sur les souffiiuices aux- 
quelles ils sont soumis ultérieurement dans un lieu 
dont il sera question plus tard. 

6. Les incendiaires de forêts subissent la peine 
du talion dans le Tapana. D après Landresse, les 
damnés sont rôtis par la flamme et les murs sur- 
chauffées de ce séjour : Beal dit qu'ils sont placés au 



^ Nikkhep€Jiànno que j'ai traduit par c impatientai, oe que je ne 
m'explique pas. 



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I^'ENFER INDIEN. 195 

sommet d'une tour de fer, rouge au dedans comme 
au dehors, où leurs chairs sont brûlées et réduites 
en cendres. Cest, ajoute-t-il, le supplice de ceux 
qui rôtissent ou cuisent les animaux pour s'en re- 
paître. Le Kandjour y met les ivrognes qui y cui- 
sent plusieurs milliers d'années et, comme pour les 
adultères, insiste seulement sur les tourments in- 
fligés à ces coupables dans une autre région. 

7. Une chaleur encore plus intense cuit, dans le 
Pratâpana, les négateurs [nâstikas), les déserteurs 
de la loi et les oppresseurs des êtres. Landresse 
nous apprend que les damnés, saisis avec des four- 
ches, sont exposés au feu allumé dans des fossés 
dont les bords sont des montagnes de feu, et à 
lardeur des murs brûlants de cette prison. Les « dix 
mille douleurs » éprouvées par ces malheureux ex- 
pliquent les noms donnés à cet enfer et au précé- 
dent, lesquels ne différent que par Tépithète ta 
«grand» rendant le préfixe sanskrit pm. D'après 
Beal, ce sont les apostats, ceux qui ont rejeté le 
bien pour se tourner vers le mal qui sont punis 
dans cet enfer; ils y sont plongés dans un lac de 
feu, d'où on les empêche de sortir en les perçant 
avec des pointes de fer. 

8. Pour avoir outragé ses supérieurs, les audi- 
teurs (du Buddha), ses père, mère, guru, on renaît 
dans YAvîci, où l'on a les os disjoints par l'action 
d'un feu violent et perpétuel; on n'y a pas de relâche 



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196 SEPTEMBREOCTOBRE 1892. 

(fia vtci) pour le bien-être {sakhassa)^ de là le nom 
de Avîci. On y naît, on y soufire, on y meurt sans 
interruption, dit Landresse; c'est le plus terrible 
des enfers. D après Beal, les damnés, écorchés par 
les licteurs, sont placés dans des chariots de feu 
et voitures à travers cette demeure de fer dont 
les flammes enveloppent leurs corps, pendant que 
mille vents empoisonnés assaillent leurs sens de 
tous côtés. C'est là, dit-il, que sont punis ceux qui 
ont commis les plus grands crimes; définition par 
trop vague. 

Outre ces détails, empruntés comme les précé- 
dents à Técole Sarvâstivâdî, Beal en ajoute d autres 
puisés dans des livres dont il donne les titres et 
qu'il serait trop long de reproduire. Je noie seule- 
ment la distinction de cinq Avîci et le discours de 
Yama aux habitants de cet enfer : «Scélérats, du- 
rant votre vie, vous avez semé pour lenfer, vous 
avez désobéi à vos père et mère, et suivi toutes 
sortes d'enseignements hérétiques; et maintenant 
vous êtes nés dans l'enfer. » 

Le crime est ici mieux défini que dans le para- 
graphe précédent. 

m. — Remarques sur l attribution des enfers 
AUX divers grimes. 

On a vu que les différentes autorités ne sont pas 
d'accord sur l'attribution de tel ou tel enfer à tjel 



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L'ENFER INDIEN. 197 

CHi tel crime. Je résume ici ces divergences dans 
un tableau synoptique. 



. Saiijiva 

I. Kàlasûtra, . . . 

l. SanghâUL . . • . 

i. Raarava 

). MahârRaurava. 
S. Tapana, . . . . . 

7. Pratâpana. . . . 
S. Avtci. 



Je fais sur ce tableau et les données qu'il résume 
les remarques suivantes. 

1 . L'accord entre les textes n existe pas ou n existe 
que partiellement. 2. Plusieurs crimes punis, selon 
un même texte, dans des enfers différents, ont entre 
eux une analogie qui ne paraît pas justifier cette 
diversité. 3. U est étonnant que ni le Panca-gati ni 
Beal ne parient de ladultère; mais nous aurons à 



PAHCâ-GATI. 


KANDJOOn. 


BKAL. 


violents , meur- 
triers; 


meurtriers.. .. 


péchés par pen- 
sée, parole ou 
action. 


menteurs , mau- 
vais fils, faux 


menteurs 


offenses aux su- 
périeurs. 


amis; 






meurtriers d'ani- 
maux; 


a 


haine, envie, co- 
lère. 


tyrans des êtres; 


voleurs 


meurtriers et em- 


dépositaires infi- 
dèles; . 


adultères 


poisonneurs. 

hérétiques et mal- 
faiteurs. 


incendiaires de 


ivrognes 


rôtisseurs d'ani- 


forêts. 




maux comes- 
tibles. 


adversaires de la 
loi; nôftîJcai, op- 
presseurs des 
êtres; 


t 


apostats. 


offenses aux su- 
périeurs; 


Ê 


grands criminels, 
désobéissanU à 
père et mère. 



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108 SEPTEMBREOCTOBRE 1892. 

revenir sur ce point. A. Les d^nitions des crimes 
données par les textes chinois sont parfois tn^ 
vagues, au moins dans la traduction de Beal. 5. U 
paraît bien juste que cinq enfers soient respective- 
ment attribués à la punition des cinq crimes que 
Ton peut appeler «ordinaires», savoir : meurtre 
(i. Sanjîva); vol (4. Raurava); mensonge (a. Kâla- 
sûtra); adultère (5. Mahâ- Raurava); ivrognerie 
(6. Tapana). Mais il est étonnant que le Koiu^oar 
soit seul pour faire ces attributions, qu'il ne se 
rencontre que sur deux points avec le Pahca-gaii, 
qu'il ne se rencontre sur aucun avec Beal. 11 reste 
trois enfers que nous devons considérer comme 
réservés, d après le Kandjaur, aux crimes «extraor- 
dinaires » : le Sanghâta ( 3 ) , le Pratâpana ( y ) , 
TAvîci (8). Nous savons que laccord existe sur 
TAvici destiné à ceux qui violent le respect. Res- 
tent le Sanghâta (3) et le Pratâpana (7). Sur celui- 
ci, Beal et le Pànca-gati sont sensiblement d'accord; 
on y punit les ennemis de la loi. Sur le Sanghâta, 
U semble qu'il y ait à la fois désaccord, confusion 
et incertitude. Car Beal y met des coupables définis 
d'une manière trop vague; ceux que le Panca-qaJd y 
envoie semblent être les mêmes que ceux qui , d'après 
Beal, peuplent le Tapana. 

Mais l'étude des petits enfers nous forcera de re- 
venir sur ces confusions et ces incohàrences. 



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L*£NFER INDIEN. 109 



IV. — Les petits enpers. 

11 y en a seize dont Landresse donne les noms 
chinois et décrit les tourments. U y en a seize , dit 
également Beal, qui toutefois nen fait pas Ténumé- 
ration et se borne à en désigner trois : le premier 
«Black pebUe hell», qui est certainement le He- 
eha-ti-yo (enfer du sable noir) de Landresse; le 
deuxième «Bubbling filth hell», qui doit être le 
Fey-eki-tiyo, et le seizième «The freezing cold 
heli», évideimiient le Han-fing-ti-ya de Landresse, 
où un grand vent froid souffle sur le corps des cou- 
pables et le raidit, etc. U n'est pas étonnant que nos 
dcwL sinologues soient d accord; seulement Beal dit 
que les damnés du premier grand enfer, après y 
avoir fait leur temps, passent successivement par 
ces seize p^ts enfers; il le répète un peu plus briè- 
Tement pour le deuxième, plus brièvement encore 
pour le troisième et le quatrième, sans plus. Il faut 
supposer qu'il en est de même pour les quatre 
mivants, mais que, pour tous les huit grands, ce 
sont les mêmes petits enfers qui servent d appen* 
dices. D après cela, on ne devrait compter, semble- 
t-il, que trente-deux enfers, Ifô seize grands et les 
seize petits. 

Le Panca^yïïti ne nomme que quatre ussadâ (petits 
enfers); mais Tun d'eux présente une telle variété 
de supplices que le nombre réel parait supérieur à 
quatre. Je compte en tout, dans les quatre ussadâ. 



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200 SEPTEMBRE-OCTOBRE 18Q2. 

ia description de seize châtiments appliqués, à une 
exception près, à autant de crimes distincts. L*écarl 
est donc moins grand qu il ne semble au premier 
abord entre le Nord et le Sud. 

Il importe de noter ici que les supplices infer- 
naux vus par Dhâtustejas, d après le LhâvimçcUi'ava- 
dâna, appartiennent à la classe des petits enfers. Ce 
voyageur aventureux commence par traverser, sur le 
dos dun Ugra, une plaine de sable brûlant qui doit 
être le «Black pebble heli» de Beal; puis il ren- 
contre successiveipent : i* un homme qui flambe 
pour avoir incendré une forêt; a* un autre dévoré 
par des corbeaux et des vautours pour avoir trahi la 
confiance; 3"^ un autre condamné à avaler une co- 
lonne de fer rouge pour avoir volé la confrérie; 
k"* un autre qui marche sur des rasoirs tranchants 
en punition d un acte non désigné (il y a une lacune 
dans le ms.); 5*" deux femmes qui se mordent les 
genoux depuis douze ans pour avoir refusé de la 
nourriture ; G"" un honune attaché avec des épines 
de fer et becqueté par un Garuda pour adultère; 
7* une femme liée à un arbre et mordue par dedj 
chiens à dents de fer, également pour adultère; 
8* un homme coiu'onné d*\m disque de fer brû- 
lant pour outrage à sa mère ; 9"^ un Prêta portant la 
peine de son égoïsme ; i o* un damné soiunis à une 
pluie de feu et souffrant pour avoir refusé de Teau. 
Le mélange des Prêtas et des damnés proprement 
dits ne parait pas très] régulier; mais peu importe. 

Etudions maintenant les petits enfers que le Pan- 



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L'ENFER INDIEN. 201 

ca-gati et tout le Bouddhisme du Sud appellent les 
dépendances, les appendices, les excroissances du 
Niraya (Nirayussadâ). 

Le premier est le Milha-kapa (puits d'excréments) ; 
on y est rongé des vers ; il doit correspondre au Fey- 
chi-ti-yo (« Bubbling filth hell » de Beal), quoique les 
descriptions ne concordent guère. Le deuxième 
est le Kukkala (cendres chaudes) où Ton cuit comme 
« des grains de moutarde » ; Beal n*en parle pas. 
Ce pourrait être, d après le nom, le onzième de 
Landresse, le Hoeî-ho (fleuve de cendres); mais nous 
verrons tout à l'heure que la description donnée par 
Landresse correspond à autre chose. Le Panca- 
gaû dit très clairement que, en sortant du grand 
Niraya, on va dans le Milha-kûpa, en sortant de 
celui-ci , dans le Kukkula , en sortant du Kukkula 
dans le troisième dont nous parlerons tout à Theure. 
D semble résulter de là que, de même que les seize 
enfers septentrionaux, les quatre enfers méridio- 
naux servent pour les huit grands enfers. Le nombre 
total se réduirait donc, pour le Sud, à douze : huit 
grands, quatre petits. 

Le troisième petit enfer est \ Asipatravana (forêt 
des lames d'épée), le quinzième [Khian-tchoa) de 
Landresse. Les damnés, sortant du Kukkula, aper- 
çoivent des arbres verts et se réjouissent à la pensée 
de s y rafraîchira l'ombre; mais ils sont cruellement 
déçus, car cette forêt est pleine d'animaux féroces 
qui les dévorent à belles dents et d'oiseaux de proie 
qui les déchirent de leur bec de fer. Le texte ne dit 



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202 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

pas que ce traitement soit la punition d un crime 
spécial; mais il décrit ensuite une série de onze 
supplices qui ne peuvent avoir pour théâtre que cet 
enfer. Je vais les indiquer sans m astreindre à suivre 
Tordre du texte qui n'a rien de rigoureux. 

i. Les gens de guerre se battent entre eux à 
coups d'ongle ; car leurs ongles sont des lames d'épée. 
Aussi les appelle-t-on Asinakhâ. D après cela, cet 
enfer pourrait être appelé aussi « Tenfer aux ongles- 
épées ». n est à noter que le supplice décrit ici est 
celui du Sanjiva d après Béai et Landresse. 

2. L adultère est contraint de monter sur un 
simbali (cotonnier) qui a des épines d'une longueur 
de seize doigts; supplice à comparer avec le sixième 
vu par Dhâtustejas. Le Kandjoar, après avoir mis 
les adultères dans le Mahâ-Raurava, sans donner 
aucun détail, les fait passer dans le bois de Çal- 
mala, où ils se meurtrissent aux épines des arbres. 
Ce bois est-il la forêt des lames d'épée? Pas préci- 
sément; mais il lui touche de près, comme on le 
verra plus loin. Il est d ailleurs évident que les don- 
nées fournies par les trois textes allégués sont des 
variantes d'un thème unique. 

3. Le ravisseur des femmes d autrui est embrassé 
par des femmes gigantesques à dents de fer, enflam- 
mées, qui le dévorent. 

k. Celui qui a trahi la confiance est dévoré par 



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L*£NF£R INDIEN. 303 

des chiens, des corbeaux, des vautours «dans la 
forêt des lames d'épée », dit expressément le texte, 
qui peut-être ne fait que répéter ici la description 
du supplice indiqué plus haut sans désignation du 
crime puni. Quoi qu'il en soit, ce supplice coïncide 
avec le deuxième vu par Dhâtustejas et peut être 
rapproché des tourments qui caractérisent le qua- 
torzième enfer de Landresse (lenfer aux loups). 

5. Les ravisseurs du bien d autrui ont pour nour- 
riture des boules de fer brûlant et pour breuvage du 
cuivre liquide empoisonné; supplice à rapprocher 
du troisième vu par Dhâtustejas. Les deux crimes 
punis ne sont pas identiques : le Pahca-gati semble 
désigner le vol commis avec violence, ie Dvâvifh- 
çati-avadâna le vol conunis aux dépens des Bhixus. 
Aucun des deux textes ne parait entendre le voi 
proprement dit dans son acception la plus géné- 
rale. On peut comparer avec les quatrième et cin- 
quième enfers de Landresse (enfers de la faim et de 
la soif). 

6. L amateur de la chasse est dévoré par des 
chiens à dents de fer; mais le Panca-gati lui-même 
avait déjà mis dans le grand enfer Sanghâta ceux 
qui tuent des antilopes, des lièvres, etc. H est mai- 
aisé de voir une différence entre ces deux ordres de 
coupables. Ce supplice peut être comparé avec celui 
du (fuatorzième enfer de Landresse ( Tchay-lang-ti-yp 
« lenfer aux loups »). 

i4. 



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204 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

7. Celui qui s est laissé corrompre par des pré- 
sents est frappé avec le cakra. 

8. Ceux qui ont tourmenté les êtres sont broyfo 
dans des mortiers dont les pilons sont des mon- 
tagnes. 

9. Ceux qui ont écrasé des êtres vivants entre 
les ongles sont broyés incessanunent entre de vastes 
rochers. 

10. Ceux qui écrasent les créatures trouvées 
dans le riz sont écrasés avec des pilons en fer. 

Ces trois supplices, que nous réunissons, bien 
que le texte les sépare , ont de lanalogie tant par la 
forme du châtiment que par la nature du crime. Ds 
répondent assez exactement à ceux que Beal décrit 
comme propres au grand enfer Sanghâta, où le Pan- 
ca-gati (nous lavons déjà noté) met des coupables 
qui, s ils ne sont pas identiques à ceux qui viennent 
d'être désignés, peuvent cependant être rangés dans 
la même famille. 

1 1 . Ceux qui rompent les digues de la loi et en- 
seignent la mauvaise voie sont condamnés à marcher 
sur des rasoirs tranchants rougis au feu. C'est le 
quatrième supplice vu par Dhâtustejas; une lacune 
du manuscrit ne permet pas de connaître le crime 
puni par ce supplice selon le Dvâvimçaû'<ivaMna; 
mais ce doit être celui qu'indique le Panca-gati, Ce 



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L'ENFER INDIEN. 205 

crime ne difi^re pas sensiblement de ceux qui, 
d'après Beal, sont punis dans le Mahâ-Raurava et 
dans le Pratâpana. 

12. Un douzième châtiment, celui des gens 
cruels et irascibles, consiste à renaître « Raxasas de 
Yama » ( Yamarakkasâ). 

Qu est-ce que ces Raxasas? — Les bourreaux de 
l'Enfer? Probablement. Le conmientaire interprète 
ce terme par Yamalokikârâ. L'expression « Raxasa de 
Yama » se rencontre dans l'Ayadâna-Çataka où il est 
dit d'une Prêt! qu'elle ressemble à une Raxasî de 
Yama parce qu'elle dévore les enfants dont elle 
accouche incessamment. 

Le quatrième Ussada est Nadi « le fleuve » de 
cuivre liquide, appelé aussi Vetarani «l'infranchis- 
sable», dans lequel sont brûlés les meurtriers des 
poissons et autres animaux aquatiques. C'est tout ce 
qu'en dit le Panca-gati; mais on doit supposer que 
ce fleuve fournit aux ravisseurs du bien d'autrui le 
cuivre liquide dont ces malheureux s'abreuvent. 

Le onzième wifer de Landresse, le Hoeî-ho-ti-yo , 
étant un fleuve de cendres, diffère notablement du 
Vetarani; il est cependant certain qu'il lui corres- 
pond. C'est le Kandjour qui nous fournit le moyen 
d'établir cette correspondance ; car il parle deux fois 
du « fleuve infranchissable » [Cha-vo-rab-med ^) : 
1* à propos des adultères qui, au sortir duMahâ- 

' Rab-med, qui est la traduction de Vetarantj est donné, dans le 
Kandjour, comme un qualificatif, non comme un nom propre. 



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200 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

Raurava, vont «entre les deux bras» (c est-à-dire 
dans une île) de ce fleuve où ils sont forcés de 
monter dans les arbres gigantesques d un bois de 
Çâlmala pour se meurtrir aux épines de fer et se 
brûler à la cime de ces arbres; a' à propos des 
ivrognes qui, au sortir du Tapana, vont sur les 
bords de ce même fleuve présenté tantôt comme un 
courant, tantôt comme un marais, où le sol mou- 
vant cède sous leurs pas, où on les pécbe à Tba- 
meçon, comme des poissons, pour leur verser dans 
la bouche un jet de fonte de fer, où des pétales de 
lotus en fer nageant à la surface du liquide les bles- 
sent à tout instant. Gomme Landresse parie de ce 
bois, de ces épines de fer, des arbres et du fleuve, 
nous pouvons conclure que son onzième petit enfer 
est bien le Vetaranî. Seulement il le place au mi- 
lieu des autres enfers, tandis que le Panca-gati le met 
visiblement à la limite de la région infernale , comme 
le Styx gréco-romain. 

Il est à remarquer que la description du supplice 
de ladultère donnée par le Kandjoar répond à celle 
du Panca-gati Simbali pâli est le sanscrit Çâlmala. 
Le Panca-gati le place un peu vaguement dans TAsi- 
patravana, le Kandjoar le met avec plus de précision 
dans une île du Vetaranî; mais comme on est forcé 
de conclure de la description du Panca-gati que le 
Vetaranî coule le long de la forêt des lames d*épée, 
il y a sur ce point un accord suffisant entre nos 
divers textes chinois , tibétains et pâlis. 

Quant aux ivrognes, dont le Kandjour note sim- 



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LENPER INDIEN. 807 

plement le séjour dans le Tapana et ne décrit que 
les souffirances dans le Vetaranî, ni Beal ni le Paà- 
curgati n'en disent mot. Ce silence est singulier; il est 
vrai que, selon la remarque très juste des livres pâlis , 
Tivresse fait commettre d'autres crimes, et que, par 
conséquent, Tivrogne reçoit toujours d'une manière 
ou d'une autre la punition due à son vice. Cepen- 
dant l'usage des liqueurs enivrantes étant ime trans^ 
gression bien définie, on ne comprend pas qu'une 
place spéciale ne soit pas réservée dans les Narakas 
à ceux qui s'en rendent coupables et que des livres 
traitant de l'Enfer restent muets sur un point de 
cette importance. i 

V. — Conclusion. 

Je voudrais terminer cette étude sur les enfei*s 
cbauds par quelques remarques : i* sur le rôle des 
petits enfers et leur rapport avec les grands ; 2" sur 
le nombre total des enfers : 

i"" Nos textes sont unanimes à déclarer que, au 
sortir de chacun des grands enfers, on traverse tous les 
petits ; ils ne donnent jamais à entendre qu'on passe 
d'un des grands dans un autre. La conclusion paraît 
devoir être qu'on subit dans un grand enfer la peine 
du genre de crime auquel on s'est plus spécialement 
adonné et, dans les petits, celle des autres trans- 
gressions dont on a semé sa vie. Mais le Kandjour 
contredit cette donnée ; car il semble résulter de ses 



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208 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

déclarations que les adultères et les ivrognes sont 
punis dans les petits enfers des mêmes crimes pour 
lesquels ib ont déjà souffert dans les grands; et il 
a lair d'attacher plus d'importance à cette seconde 
série de supplices qu'à la première, ce qui vient à 
l'appui de cette affirmation de Landresse que les 
tourments vont toujours en augmentant, d'où ré- 
sulte pour les petits enfers la qualification de « enfers 
de la transmigration et du redoublement ». 

Ce « redoublement » se présente aussi sous d'au- 
tres formes et en sens contraire. Le huitième pa- 
tient vu par Dhâtustejas avait offensé sa mère; ii est 
dans la même situation que Maitrakanyaka de i'Âva- 
dânà-çataka et Mittavindaka du Jâtaka. Le lieu de 
son supplice est un ussada. Mais les textes déclarent 
d'un commun accord que l'offense à une mère est 
un des crimes qui s'expient dans l'Avîci; et i'Ava- 
dâna-Çataka nous cite l'exemple de Lekuncika con- 
damné à passer tout un kalpa dans ce grand enfer 
pour avoir laissé sa mère mourir de faim. Le crime 
de Maitrakanyaka -Mittavindaka était moins grave. 
Que faut' il conclure de là? Qu'on allait soit dans 
un grand enfer, soit dans un petit, selon la gravité 
de l'acte? Mais cela est en contradiction avec le 
principe posé qu'on n'entre dans les petits enfers 
qu'en sortant des grands. 

Je pourrais insister sur d'autres contradictions; 
mais ii me semble que c'est inutile. Je me borne à 
poser ces questions : Les petits enfers servent-ils 
pour le même coupable à la punition du même 



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L'ENFER INDIEN. 209 

crime? Et dans ce cas constituent-ils une aggra- 
vation ou une diminution de peine? S*Us ne com- 
portent ni une aggravation ni une diminution, 
quelle est leur raison d'être? Ou bien servent-ils à 
punir des transgressions autres que celles qui ont 
été punies dans les grands enfers? Je me trouve 
hors d'état de répondre à ces questions, parce que 
à toute réponse qui y serait faite on peut opposer 
un texte contraire. 

On pourrait encore poser d autres questions , 
entre autres celle-ci : les grands et les petits enfers 
représentent- ils deux conceptions distinctes du 
inonde infernal, deux systèmes différents, indépen- 
dants Tun de lautre, qu'on aurait ensuite réunis et 
(ait concorder tant bien que mal? Mais je ne suis 
pas plus en mesure de répondre à ces questions 
qu'aux précédentes. 

a* J'ai déjà émis l'bypothèse qu'on ne devait pas 
compter plus d'enfers qu'il n'y a de noms donnés, 
par conséquent douze (8+4) dans le système pâli, 
vingt-quatre (8+16) dans le système chinois : en 
effet, quel que soit le grand enfer dont on sort, on 
en a quatre (ou seize) petits à traverser, toujours les 
mêmes, fl n'y a donc pas lieu de multiplier les 
petits enfers. Mais cela suppose que les huit grands 
enfers sont contigus et forment un ensemble. Car 
s'ils ne se touchent pas, s'ils sont isolés, séparés par 
de grandes distances , alors les petits enfers se ré- 
pètent autour de chacun d'eux, et l'on n'en peut 



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210 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

compter moins de quarante avec Bumouf et de 
cent trente-six avec Landresse et Hardy. 

Landresse et Beal représentent les enfers comme 
superposés ou échelonnés, formant des étages. Cette 
conception ne semble favorisée ni par le Panca-gati 
ni par le Dvâvimçati-<ivadâna; mais la notion qui 
parait résulter de tous les renseignements donnés 
est que les Narakas sont rassemblés dans une même 
région et forment un groupe. 

La divergence des textes chinois et des pâlis, 
quant au nombre des petits enfers, est manifeste. 
Les chinois en comptent douze de plus que les 
pâlis; mais nous avons noté dans la description des 
Ussadas beaucoup plus de supplices que d'enfers 
dénommés. Nous avons même compté juste seixe 
de ces supplices , dont quelques-uns correspondent 
plus ou moins exactement à certaines descriptions 
de Landresse. Il est inutile de chercher à les iden- 
tifier tous. Il suffit de constater que la multiplicité 
des supplices décrits dans le Panca-gati atténue 
d'une façon notable la diflférence numérique qui 
existe entre les seize petits enfers chinois et les quatre 
Ussadas pâlis. 

Je proposerais donc de ne compter que douze 
enfers au moins et vingt-quatre au plus, savoir: 
huit grands enfers avec un nombre de dépen- 
dances dont le minimum est quatre, mais qui, par 
suite de la distinction plus ou moins précise des 
divers compartiments, peut être élevé jusqu'à seize; 
ou, si Ion aime mieux : huit grands enfers avec 



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L'ENFER INDIEN. 211 

quatre dépendances, comportant seize subdivi- 
sions. 

Il existe d autres noms de Narakas que ceux que 
nous avons cités. Ainsi Sp. Hardy, dans son Manaal 
(p. 60), nomme le « Lohokmnba heli » (1 enfer aux 
vases de fer), que nous retrouverons parmi les 
enfers brahmaniques. Mais où le classer? 



II. - LES ËNFER8 FROIDS. 



I. — Enfers chinois. 

La description des huit enfers froids donnée par 
Beal correspond assez exactement à celle de Lan- 
dresse. Les souffrances consistent essentiellement 
en gerçures ou autres altérations de la peau, du 
sang et des os, causées par un froid excessif; je 
n'insiste pas sur ce point. Comme pour les enfers 
chauds, Beal ajoute des détails qui ne se trouvent 
pas chez Landresse; il est seulement à noter qu'il 
ne parie pas des crimes punis dans ces enfers. Les 
renseignements ne portent que sur la situation, 
l'étendue, la durée de séjour et même le nombre de 
ces lieux de souffrance. Je laisse de côté les deux 
premiers points; mais il faut bien dire un mot des 
deux autres. 

Au sujet du nombre, Beal, après avoir décrit les 
huit enfers de Landresse, cite un passage de YAbhi- 
dharma-çâstra disant qu'il y en a dix dont le premier 



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212 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

est l*Avata et le dernier le Padma, et un autre de 
la Chwang-tsan inscription disant «qu'U y a dix 
autres enfers, dont le premier est TAvata». Nous 
retrouverons tout à Theure ce compte de dix^. 

Relativement à la durée du séjour, le San-fah- 
to-satra^ dit que celle du premier, TAvata, est 
égale au temps qu'il faudrait pour retirer, tous les 
cent ans, un grain de chènevis d'une mesure Kusûla 
(Kieou-sah-lo) contenant vingt «peks» de cette 
graine jusqu'à la dernière. La durée du séjour du 
deuxième enfer, Niravata, est vingt fois aussi longue, 
et ainsi de suite. D'après la Chwang-tsan inscrip- 
tion, qui appelle Vaha ce que le texte précédent 
appelle Kasâla, la longueur du séjour dans l'Avata 
est la même ; mais dans le Niravata elle est deux 
fois aussi longue (au lieu de vingt fois), et ainsi 
de suite, la durée pour chaque enfer étant le double 
de celle du précédent '. 

II. — Enfers méridionaux. 

Burnouf constate, dans les notes ajoutées à la 
notice de Landresse, que les noms des enfers froids 



* Catena, p. 64. 

* CaUna, p. 64 : t Peut-être le Saawatta-sûtra» ^ dit Beal; très 
certainement le SathyuUa-nikâja, dirai-je à mon tour. — Les 
Chinois ne transcrivent pas ordinairement le mot Samyatta, ils le 
traduisent. Mais la suite prouvera que l'identification du San-fatt- 
tO'SÛtra de Beal et du Samyatta-nikâya s'impose. 

^ Je crois que c'est là ce que Beal ou son texte chinois veut 
dire; car on pourrait entendre qu'elle est double pour le deuxième, 
triple pour le troisième ...» décuple pour le dixième. 



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L'ENFER INDIEN. 213 

ont leurs correspondants dans le Dhcama-pmdîpikâ. 
On se demande alors pourquoi îl n'en tient pas 
compte dans la notice où il fait la « somme totale 
de ces lieux de châtiment ». Il est certain que les 
Bouddhistes du Sud connaissent les noms de ces 
enfers réputés froids et que même ils en ont dix au 
lieu de huit , conune les textes septentrionaux cités 
plus haut. Ces dix noms se trouvant dans un sûtra 
du Samyatta-Nikâya^y je ne crois pas pouvoir mieux 
faire que den donner ici la traduction complète. 
Car cest un texte important, qui fait autorité; la 
partie essentielle en est reproduite intégralement en 
pâli dans le Dharma'pradipikâ , et les renseignements 
fournis par les deux textes chinois précités y ont été 
certainement puisés comme ceux du traité singha- 
iais. Voici la partie en prose de ce sûtra, dont je 
retranche seulement les vers de la fin : 

KOKÀLI&A. 

1. Bbagavat résidait à Çràvasti, etc. • . 

3. Alors le bhixu Kokalika * se rendit auprès de Bhagavat ; 
quand il se fut rendu près de lui, il le salua et s'assit à une 
petite distance. 

3. Âsûs à une petite distance , Kokalika parla ainsi à Bha- 
gavat : « Vénérable , ce sont de mauvais désirs qui animent 
Çàriputra et Maudgalyàyana; ils sont en proie aux mauvais 
désirs. » , * ' 



' Sogâtka; BrakiML'Samyaiia , I, lo. 

' Les .manuscrits singhalais ont Kokâliya, 



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214 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

à» A ces mots, Bliagavat parla ainsi au bliixa Kokàlika : 
«Ne parle pas ainsi, Kokàlika! Ne parle pas ainsi, Kokàlika! 
Apaise ton esprit à lendroit de Çàripatra et de Maudga- 
lyàyana ! Ce sont des gens aimables que Çànputra et Maudga- 
lyàyana. » 

5-6, Une deuxième fois Kokàlika parla ainsi à Bhagavat : 
« Ce sont de mauvais désirs , » etc . . . 

7-8. Une troisième fois, etc. . . 

g. Alors le bliixa Kokàlika se leva de son siège, salaa 
Bhagavat, fit le pradaxina et partit. 

10. Peu après le départ du bhixu- Kokàlika , tout son 
corps fut infecté de pustules grandes commie-des grains de 
moutarde. De la dimension d*un grain de moutarde elles 
passèrent à celle d*un haricot , de celle d*un haricot à celle 
d'un pois chiche, de celle d'un pois chiche à celle d'une 
graine de jujube , de celle d'une graine de jujube à celle du 
jujube , de celle du jujube à celle de la noix de Bengale , de 
celle de la noix de Bengale à celle du fruit du Vilva encore 
vert, de celle-ci à celle du Vilva (mûr). Une fois de la gran- 
deur du fruit du Vilva, elles crevèrent; il en sortit du pus et 
du sang. 

11. Or le bhixu Kokàlika mourut de ce mal. Une fois 
mort, le bhixu Kokàlika renaquit dans le Paduma-niraya , 
pour avoir eu des pensées injurieuses à l'égard de Çàripatra 
et de Maudgalyâyana. 

12. Alors Brahmà, le maître du monde, (venant) à une 
heure avancée de la nuit , entouré d'un grand éclat qui fit 
resplendir tout Jetavana , se rendit auprès de Bhagavat. Ar- 
rivé près de Bhagavat, il le salua et s'assit à une petite dis- 
tance. 

i3. Assis à une petite distance, Brahmà, le maître du 
monde , parla ainsi à Bhagavat : « Vénérable , le bhixu Kokàlika 



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LENFER INDIEN. 215 

est mort; après sa mort, vénérable, le bhixu Kokàlika est né 
de nouveau dans ie Padnma-niraya, à cause des pensées inju- 
rieuses qu*il avait eues à Tégard de Çâriputra et de Maudga- 
lyàyana. > 

là. Ainsi parla Brahmâ, le maître du monde. Ces paroles 
dites, il salua Bhagavat, fit le pradaxina et disparut à Tinsiant 
même. 

1 5. La nuit finie, Bhagavat interpella les bhixus : « Cette 
nuit, bhixus, Brahmâ, le maître du monde, (est venu) à une 
heure avancée de la nuit , • etc. Ces paroles dites , il me salua , 
fit le pradaxina et disparut à l'instant même. 

i6. A ces mots, un des bhixus parla ainsi à Bhagavat : 
« Vénérable, de quelle longueur est la durée du séjour dans 
le Paduma-niraya? > 

17. I Longue, bhixu, est la durée du séjour dans le Pa- 
duma-niraya. Il n est pas abé de compter tant d'années , tant 
de centaines d'années, tant de milliers d années, tant de 
centaines de miUiers d'années. > 

18. • Vénérable, il est possible de faire une compa- 
raison?» 

— • Cela est possible, bhixu, dit Bliagaval. Supposons un 
chariot (vàha) de Koçala contenant 20 khàris, rempli de 
grains de sésame , duquel un homme retirerait un grain tous 
les cent ans * : Eh bien , bhixu , ce chariot de Koçala conte- 
nant ao khàris de grains de sésame serait vide et Topération 
serait finie avant un (séjour dans le) Niraya Abbuda. Eli 
bien, bhixu, 20 Abbuda-nirayas valent un Nirabbuda-niraya ; 
20 Nirabudda-nirayas un Ababa-niraya ; 20 Ababa-nirayas un 
Ahaha-niraya; 20 Ahaha-nirayas un Rumudaniraya ; 20 Ku- 

' V<u9asatas$a vauatataua accayena; la répétition a une vdeur 
distribative. C'est à tort que j'ai imprimé vatsatatcuta vassakassa . . . 
Je ne trouve dans mes notes rien qui justifie cette leçon. 



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216 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

muda-nirayas un Soghandhika-nîraya ; ao Sogandhika-ni- 
rayas un Uppalaniraya; ao Uppalanirayas un Pundaiika- 
niraya; ao Pundarika-nirayas un Paduma-niraya. Or cest 
dans le Paduma-niraya que le bhixu Kokàlika est rené pour 
avoir eu de mauvaises pensées à Tégard de Çàriputra et de 
Maudgalyàyana \ » 

Ainsi parla Bhagavat. . . (Suit la partie versifiée.) 

Notons diverses particularités que ce texte recom- 
mande à notre attention. 

III. Du NOMBRE ET DBS NOMS DES ENFERS FROIDS. 

La comparaison de ia liste du Nord (sinico-sao- 
skrite) et de la liste du Sud (pâlie) nous présente le 
tableau suivant : 

SANSKBrr. CHINOIS. pAu. 

1. Arbuda. 0-feou-to. Abbuda. 

2. iNirarbuda. Ni-lai-feou-to. Nirabbuda. 

3. Alain. 0-tcha-tcha. Ababa. 

4. Haliava. 0-po-po. Alata. 

5. Iluhuva. Ek>u-heou. Ahaba. 

6. Utpala. Yo-po-lo. Kumuda. 

7. Padma. Po-teou-mo. Sogliandbika. 

8. Mabà-Padma. Fen-to-ly*. Utpala. 

g Pnndarika. 

10 Paduma. 



* C'est ce paragraphe qui est reproduit dans le Dharmapradi- 
pikà (elle g fi, ^o). 

' U est à noter que les noms des enfers froids sont transcrits^ 
tandis que ceux des enfers chauds sont traduits par les Chinois. — 
Le troisième nom de ces enfers firoids est aussi transcrit ho-ko et le 
quatrième hiao-hiao-po. 



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L*ENFER INDIEN. tll 

Les cinq premiers noms sont les mêmes dans les 
trois listes; seulement le troisième et le quatrième 
sont intervertis,* les listes sanskrite et chinoise met- 
tant au troisième rang celui que la pâlie met au 
quatrième et réciproquement ^ Bumouf avait noté 
ce déplacement. Les derniers noms de chaque liste 
sont tous des noms de lotus, adoptés, disent les 
textes chinois, parce que les ulcères produits par le 
froid affectent la forme de ces différentes variétés 
de la fleur de lotus; les deux premières listes ont 
trois de ces noms, la dernière en a cinq; celle-ci 
ajoute les noms Kumuda et Soghandhika qu'elle met 
en tête des autres; pour les trois noms restants, 
elle intervertit Tordre des deux derniers et remplace 
Mahà-Padma par Pundarika, substitution que fait 
aussi la liste chinoise, mais sans troubler Tordre de 
la liste sanskrite. Bumouf avait déjà noté toutes ces 
particularités. 

Ce qu'il y a de plus important à retenir ici , c'est 
l'existence de deux comptes de cette série d'enfers, 
qui en portent le total Tun à huit, Tautre à dix. Le 
second est évidemment spécial au Bouddhisme du 
Sud; il n'est pourtant pas étranger au Bouddhisme 
du Nord, puisque, d'après les textes chinois, 
TÂbhidharma-Çâstra, qui appartient à cette école, 
en parie comme les livres du Bouddhisme méri- 
dional. 

* Les noms 4 et 5 de la liste sanskrite se ressemblent beaucoup 
et sont écrits diversement dans les manuscrits. Il semble que les 
copistes les aient confondus. 

IX. i5 

ivraiVKWB ■«tlostL*. 



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218 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

De plus, les « dix-huit » enfers mentionnés dans les 
dictionnaires tibétains de Gsoma, Schmidt et Jaeschke 
ne semblent pouvoir être que les dix enfers (réputés 
froids) de la liste du Sud, ajoutés aux huit enfers 
chauds admis au Nord comme au Sud. 

IV. DURl^B DU SEJOUR DES DIFFERENTS ENFERS. 

Pour exprimer la durée du séjour dans le pre- 
mier de ces enfers, TÂbbuda, notre texte dit quelle 
est égale et même supérieure au temps quil Ca- 
drait à un homme pour vider un chariot de KoçaJa 
contenant vingt khàrîs, chargé de grains de sésame 
[visatikhâriko kosalako tilavâho) — ce que Beal ex- 
prime, d après le San-fah-to sâtra, par «a Kusûla 
(Kieou-sah-lo) measure containing twenty pecks of 
hemp seed» et d après la Œtuang-tsan inscription 
par « a vaha of hemp seed » ^ — en tirant un grain 
tous les cent ans ( • • .puriso vctssasatassa vassasatassa 
accayena ekam ekam tHam uddhareyya), désignation 
nécessairement vague; car, pour avoir le nombre 
d'années exact, il faudrait savoir combien il y a de 
grains dans ce « chariot ». Mais, puisque le Buddha 
n a pas précisé ce nombre et qu'il a même avoué 
Timpossibilité de le précber, nous ne pouvons avoir 
la prétention de faire ce à quoi- il s'est refusé. 

n est vrai que le commentaire a cherché à pré- 
ciser; car il dit : 

Visatikhârikoti magiiadliikena patthena cattàro patthâ kosa- 



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L'ENFER INDIEN. 219 

laratthe ekapatbo hoti | tena patthena cattâro patthâ âlhakam 
I cattâri âlhakâni donam | caturo donâ mânikâ | catamânikâ 
khàri tâya khâriyâ visatikhariko | 

Ce qui signifie : «Quatre patthas de Magadha 
font un pattha dans le royaume de Koçala; quatre de 
ces patthas font im âlhaka; quatre âlhakas font un 
drona ; quatre dronas une manikâ ; quatre manikâs 
une khâri; de cette kharî (se compose le chariot 
de) vingt khâris. » 

Eln d*autres termes : 

à patthas de Magadha = i pattha de Koçala; 
à patthas (de Koçala) = i âlhaka; 
à âlhakas =1 drona; 
6 dronas «» i manikâ ; 
à manikâs = i khârî. 

Par suite : i khârî = 4 manikâ «= 1 6 dronas = 
6 à âlhakas = 256 patthas de Koçala = i ,02 4 patthas 
(de Magadha) ; et comme le vâho comprend 2 o khârîs, 
il en résulte qu'il renferme 20,48o patthas (de Ma- 
gadha). Ce qui nous ramène à cette question : 
Combien y a-t-il de grains dans un pattha P La mesure 
étant plus petite, la diffieulté devient moins grande. 
Nous ne chercherons pourtant pas à la lever; nous 
nous bornerons à constater que le commentaire la 
restreint sans la résoudre. 

Cette durée indéterminée , ou plutôt incomplète- 
ment déterminée, est, selon notre texte, vingt fois 
plus grande dans le deuxième enfer (Nirabbuda), 

i5. 



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220 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

vingt fois plus grande dans le troisième enfer 
( Ababa) que dans le deuxième, et ainsi de suite; de 
sorte que les nombres exprimant ces durées de sé- 
jour forment une progression géométrique crois- 
sante dont la raison est 20. C'est ce que dit le San- 
fah'to sâtra de Beal; mais, selon la CKwang-tsan 
inscription, la raison est 2. Je ne cherche pas à ex- 
pliquer cette divergence déjà signalée; il suffit de la 
rappeler. 

Malheureusement les données fournies par notre 
texte sont inconciliables avec les renseignements qui 
nous viennent d autre part sur les noms des dix en- 
fers réputés froids. 

V. — NON-EXISTBNGB DBS BNFBRS FROIDS. 

D après le commentaire du Samyatta-nikc^a, les 
dix noms que le texte présente comme de véritables 
enfers, dont on a fait des enfers glacés, sont sim- 
plement des expressions numériques indiquant la 
durée du séjour que Ion est condamné à faire dans 
TAvici. 11 s'exprime ainsi : 

Ambado nâma pâ^ieko niriyo natthi | Avicîmhi niriye pana 
Ambudagananaya paccitabbatihànasetam nÂmam | Niramba- 
dâdisu pi eseva nayo | vassagananâpi panettha evam vedi- 
tabbâ II 

Le mot Abbuda ne désigne pas un enfer particulier; c'est le 
nom da lieu où l'on doit être tourmenté dans Tenfer Avici 
pour un temps compté en Abbuda. FI en est de même du 
Nirabbuda et des autres. H faut savoir qull ne s'agit que d'un 
compte d'années. 



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L'ENFER INDIEN. 221 

Le commentaire avait dit plus haut à propos de 
1 enfer Paduma : 

Paiumamnyanti pâtieko niriyo nâma natthi | Avicimahâni- 
riyamha {sic) yeva padomagananâya pacdtabbeekasmim thâne 
niblMitti I 

«Enfer Padamai n*est pas le nom dnn enfer spécial; il 
(KoLâlika) renaquit dans le grand enfer Avid, dans un lien 
où Ton doit snbir des tourments (d*nne durée) comptée en 
Padnma. 

En effet, les dix noms de la liste Abbuda-Paduma 
donnée par le Samyatta-nikâya désignent respecti- 
vement des nombres élevés exprimés par Tunité 
suivie de 56, 63, 70, 77, 84, 91, 98, 1 12, 119 
zéros, le nombre des zéros augmentant chaque fois 
de sept. Or, comme sept zéros , ajoutés à un nombre , 
le multiplient par 10 millions, il en résidte que ces 
nombres expriment les puissances de 10,000,000 
depuis la huitième jusqu'à la dix- septième^. Et Ton 

' On peut cbercfaer tous ces noms dans le Dictionnaire de Chil- 
ders qui en donne la valeur d*après VAbkidkânappcuiipikâ, Kaccâyana 
donne la liste complète de ces noms de nombres élevés. ( Voir Senart , 
Jowmal asiadqae, avril-mai 187a, p. ^i3.) — H est à noter que 
deux de ces noms sont délacés dans la liste du SamyuXUhnihàya, Si 
l'on prend Tautre liste pour rè^, le Ahaha (70 zéros], au lieu 
d'être le cinquième, doit être le troisième, et le Soghandhika 
(91 zéros) doit être le sixième et non le septième. Si Ton prend 
le Samyuttn-mkâya pour règle, il faut donner quatre-vingt-quatre 
zéros au Ahaha, quatre-vingt-dix-huit au Soghandhika; mais alors 
l'Ababa en a soixante-dix au Heu de soixante-dix-sept, l'Atata soi- 
xante-dix-sept au lien de quatre-vingt-quatre, le Kumuda quatre- 
vingtK>nze au lieu de cent deux, TUppala cent cinq au lieu de quatre- 
vingt-dix-huit 11 n y a plus de concordance entre les deux listes que 
pour les deux premiers et les deux derniers noms. 



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222 SEPT£MBR£.OGTOBR£ 1892. 

peut se demander si le Paduma est bien le dernier de 
la liste de ces Nirayas ; car il y a encore trois noms de 
nombres supérieurs exprimant les dix-huitième, dix- 
neuvième et vingtième puissance de 10,000,000, 
et rendus par Tunité suivie de 126, i33, itio zéros , 
savoir le lUthânam, le Mahâ-kathânam, le Âsaà- 
kheyya. Ce dernier terme revient souvent dans les 
textes. 

Même en supposant entre la liste de dix noms 
donnée par le Samyatta-nikâya et la liste correspon- 
dante des grammairiens et des lexicographes un 
accord qui n existe pas (comme la note ci-dessus le 
prouve), il reste une différence notable dans la 
gradation que ces deux listes supposent. Celle du 
Samyatta-nikâya représente chaque nombre comme 
égalant vingt fois celui qui le précède; lautre 
conmie l'égalant dix millions de fois. L explication 
du commentaire de notre texte doit être ici repro- 
duite : 

Yathevalii satam [sata] sahassânam Koli hoti evam satam 
satasahassakotiyo Pakoti nàma hoti | satam satasahassapako- 
tiyo Kotippakoti nâma | sataûi satasahassakotippakotîyo Na- 
hutam I satam satasahassanahuttâni Ninnahuttam | satam 
sataimssaninnahutâni evam Ambudain | tato visatigunam 
iNirambudaiîi | eseva nayo sabbatthàti | * 

De même qu'un Koti vaut dix millions (cent fois cent 

' Ces extraits du Sârattkapakàsini (commentaire du Samyutta' 
nikàja) sont pris du n" 622 du fonds pâli de ia Ba>liothèque natio- 
nale, oUe dhe. — La leçon du ms. a été reproduite sans changement 



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L'ENFER INDIEN. 223 

mille), dix millions de Kotis font un Prakoli; dix millions 
de Prakotis un Kotiprakoti; dix millions de Kotiprakotîs un 
Nahuta; dix millions de Nahutas un Ninnahuta; dix mil- 
lions de Nînnaliutas un Abbnda; le Nirabbuda vaut vingt 
Âbbudas, et ainsi de suite. 

Voilà une incohérence flagrante : du Koti à 
TÂbbuda, le commentaire suit la progression ad- 
mise par YAbhidhânappadîpikâ, celle dont la raison 
est 1 0,000,000 : de i'Abbuda au Paduma, il adopte 
ia progression indiquée par son texte, celle dont la 
raison est 20. Il est naturel que le commentaire 
suive son texte; mais il est singulier qu'il mette bout 
à bout et soude Tun à i autre deux systèmes numé- 
riques absolument différents. 

B y a un autre point à noter : TAbbuda ne vient 
pas immédiatement après le Ninnahuta dans les 
listes de YAbhidliânappadipikâ et de Kaccâyana; Tun 
exprime la cinquième, lautre la huitième puissance 
de 10,000,000; il y a deux termes intermédiaires: 
rÂkkohini exprimant la sixième puissance (1 suivi 
de 4 2 zéros) et le Bindu la septième puissance 
(1 suivi de 49 zéros). On voit que le système du 
commentaire de notre texte est très défectueux; il 
pèche par lacune aussi bien que par incohérence et 
par désordre. 

Quant au texte, il a sa numération à lui, diffé- 
rente de celle de XAhhidhânappadipikà et de Kaccâ- 
yana. Je n essayerai pas de les mettre d accord. 



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2Î4 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

VI. — DUR^B DU SEJOUR DANS TOUS LBS ENFERS. 

Il est assez étrange de voir ia durée la plus courte 
des séjours infernaux (Abbuda) exprimée par un 
nombre tel que i suivi de 56 zéros. Mais puisque 
la liste qui commence par Abbuda n est que la con- 
tinuation d une autre liste contenant huit noms et 
commençant par Sanjiva, il semble légitime d ap- 
pliquer à chacun des noms de cette liste initiale les 
nombres inférieurs à i suivi de 56 zéros, en retran- 
chant chaque fois sept zéros à mesure que Ton re- 
monte dans la série. Or, le résultat n est pas satis- 
faisant; car on se trouve arrêté au deuxième enfer, 
le Kftlasûtra, et il ne reste rien pour le premier, 
Sanjiva. Toutefois , le commentaire , qui semble lui- 
même nous inviter à appliquer aux enfers chauds 
les noms de nombre inférieurs à Ârbuda, nous 
fournit un moyen de rectification, en disant que 
Ârbuda et Padma désignent lun comme 1 autre le 
séjour dans le huitième enfer, TAvjci. Et cela est 
parfaitement justifié. Kokàlika a commis un crime 
qui ne sexpie que dans TAvici. Il a pensé niai de 
deiu auditeurs du Buddha, deux Arhats, et quels 
auditeurs! Quels Arhats! Les deux principaux dis- 
ciples, celui de la droite et celui de la gauche, 
Çâriputra et Maudgalyâyana. Puis donc que TAr- 
buda, la huitième puissance de lo millions , désigne 
le séjour dans le huitième enfer, les sept premières 
puissances de ce nombre doivent désigner respecti- 



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UENFER INDIEN. 225 

vement les durées de séjour des sept premiers en- 
fers, et nous pouvons dresser le tableau suivant : 

nous DIS BNFSRS. DCR^KS DE SSJOUR. 

1. Sanjiva kolî 10,000,000 (7 zéros). 

2. Kâlasâtra pakoti 10,000,000' (li zéros). 

3. Sanghâta kotippakoli 10,000,000' (21 zéros). 

4. Raorava nahuta 10,000,000 * (a8 zéros). 

5. Mahà-Raurava. . ninnahuta 10,000,000* (35 zéros). 

6. Tapana akkhohiiii 10,000,000* (4a zéros). 

7. Pratâpana bîndu 10,000,000' (Ag zéros). 

8. Avîci 1* abbnda 10,000,000" (56 zéros). 

9. a* nirabbada 10,000,000' (63 zéros). 

io-i5. 

16. 9* pundarika 10,000,000" (lia zéros), 

17. lo*. paduma 10,000,000" (1 19 zéros). 

Ce tableau se déduit logiquement des données 
fournies tant par les textes que paries commentaires. 
Mais rien ne prouve qu'il soit exact. H y a même 
grande apparence qu*ii ne lest pas, précisément 
parce qu'il est logique. A cette progression des du- 
rées devrait correspondre une progression bien dé- 
terminée de supplices et de crimes que nous n avons 
pu établir, surtout pom* les crimes. Nous avons 
noté précédemment des variations et des incohé- 
rences dans lattribution des enfers aux diflférenls 
crimes; nous venons d'en noter relativement aux 
durées de séjour. H ne paraît guère possible de 
mettre d'accord ces autorités contradictoires; nous 
ne pouvons guère faire autre chose que noter leurs 
divergences. 



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Î20 SEPTEMBREOCTOBRE 1892. 

Aussi résumerons-nous les renseignements divers 
que Béai nous donne d après les livres chinois. 

VII. — Diverses supputations des durées de séjour. 

D après VAbhidharma'çâstra, la dm^ est de cinq 
cents ans dans le Sanjîva , de mille ans dans le Kàla- 
sûtra. C est une progression dont la raison est a ; il 
en résulte que la durée est de seize mille ans dans 
le Tapana, d'un demi-kalpa dans le Pratapana, d'un 
kalpa entier (évalué à soixante-quatre mille ans) 
dans TAvîci ^ C est du reste une notion couram- 
ment admise et quasi-populaire que Ion passe un 
kalpa dans TAvici. C'est ce qui arrive, d'après ïAta- 
dâna-Çataka, à Lekuncika, pour avoir laissé sa 
mère mourir de laim ; seulement le Ratna-avadâna- 
mâla lui octroie un second séjour d'un kalpa pour 
avoir renversé et foulé aux pieds le vase plein d'un 
Pratyekabuddha réduit ainsi à jeûner. 

Le Kosa-çâstra adopte la progression et les nom- 
bres du texte précédent, en appliquant ce nombre 
à des années divines auxquelles il égale un jour et 
une nuit de chaque enfer, le jour et la nuit du San- 
jîva représentant cinq cents années du ciel des Catur- 
mahârâjâs, et ceux du Tapana seize mille années 
du ciel des Nirmânaratis ^. 



» Catena, p. 58. 

' Catena, p. 58. Ce système combiné avec le précédent (ils nea 
forment sans doute qu'un seul) est celui qu'on trouve dans le Lou- 
tao-isi (recueil relatif aux six conditions), équivalent chinois, très- 
clissembkble, du Panca-gati pâli. 



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L*ENFER INDIEN. 227 

Le KiaO'Uan^-cheou-ming nous offire aussi une pro- 
gression dont la raison est 2 , adoptant des chiffres 
peu éloignés des précédents, mais les appliquant 
autrement. Ainsi un jour et une nuit égalent 1 6,200 
kotis d'années humaines dans le LSanjîva; 82,000 
kotis dans le Kâlasûtra; 6^,800 kotis dans le San- 
gfaâta; 129,600 dans le Raurava; 289,200 dans le 
Mahâ-Raurava ; 5i8,/ioo dans le Tapana^ La cita- 
tion s'arrête là; mais, si nous continuons la progres- 
sion, nous trouvons 1 ,o36,8oo kotis pour le Pratâ- 
pana, 2,078,600 kotis pour TAvici. 

Enfin le Baddhânasinriti-scunâdhi-sûtra dit qu'un 
jour et une nuit du Grand-Kalpa passé dans TAvlci 
équivalent à 60 petits kalpas humains, et que, pour 
les transgressions particulièrement graves, le séjour 
est de 84*ooo grands kdpas^ 

U serait intéressant, il est même nécessaire de 
rechercher dans les ouvrages sanskrits qui nous res- 
tent les textes cités par Beal d'après les traductions 
chinoises. Ce contrôle utile, soit qu'il confirme de 
tous points la traduction de Beal, soit qu'il amène 
quelques rectifications, n'aura pas vraisemblable- 
ment pour efiet d'éclaircir la question et de mettre 
les différents auteurs d'accord. Il tendra sans doute 
à justifier cette conclusion de Beal : t Nous pouvons 
donc dire raisonnablement de l'Avîci que c'est l'enfer 
dont on ne peut pas être délivré. » La projposition , 
prise à la lettre, n'est pas admissible; l'exemple de 

' Catena, p. SS-Sg. 
* Catena, p. 63. 



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228 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

Lekuncika que je citais tout à Theure le prouve. 
D*ailleurs le principe bouddhique de rimperma- 
nence absolue de toutes choses y est tout à fait 
contraire. Mais si les écrivains bouddhistes admet- 
tent qu'on peut et quon doit sortir de TAvici, ils 
se sont ingéniés pour rendre aussi long que pos- 
sible le séjour des coupables qui y sont précipités 
et lui donner une durée pour ainsi dire étemelle^. 

Vllî. — Lbs divisions de i/bnfbr et des petits enfers. 

Que deviennent, dans le système des enfers froids , 
les petits enfers? 

Les seize petits enfers décrits par Landresse sont 
donnés par Beal comme des dépendances des huit 
enfers chauds. Ils sont eux-mêmes chauds ou brû- 
lants , sauf le dernier, le seizième (Han-ping) , qui est 
bien clairement désigné comme glacé par Beal aussi 
bien que par Landresse. Ce seizième petit enfer 
est-il la transition entre la région des enfers chauds 
et celle des enfers froids? On serait tenté de le 
croire; seulement on ne voit pas quelles dépen- 
dances donner aux enfers froids. Car ces dépen- 
, dances ne peuvent pas être les quinze petits enfers 
chauds; et, dW autre côté, on ne désigne aucun 
petit enfer de leur nature pouvant leur servir de 
déversoir; car le seizième petit enfer, quoique froid 
et glacé, appartient topographiquement au régime 

^ Dans la phrase citée, Beal fait allusion à un des noms ddnob 
(le l'Avici, uToa làton c point de délivrance ou de secours •. 



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L*ENFER INDIEN. 229 

des enfers chauds. Faut-il donc conclure ainsi : la 
région infernale comprend huit grands enfers brû- 
lants, ayant pour dépendances seize petits enfers 
dont quinze chauds et le seizième froid, plus huit 
enfers glacés sans dépendances connues? Non, car 
la Ch'wang-tsun inscription nous dit que TÂvata, le 
Niravata et les huit autres enfers ont chacun cent 
miUe petits enfers qui en sont des dépendances ^ 

Ces cent mille petits enfers répétés dix fois et, 
par conséquent, portés à i million, ne nous empê- 
chent pas de trouver dans la balance des enfers 
chauds grands et petits et des enfers froids de Lan- 
dresse un défaut d'équilibre qui semble favoriser 
Topinion que les noms des dix enfers réputés froids 
doivent être pris, comme le veulent les traités mé- 
ridionaux, pom* des termes exprimant des durées 
de séjour et peut-être des compartiments distincts de 
Tenfer Avîci. 

En effet, le commentaire du Sawyutta-Nikâya 
semble insinuer qu'il y a des lieux différents dans 
TÂvici. Les textes chinois le disent plus explicite- 
ment et d une autre manière. Le Ti-tsang king dis- 
tingue TAparâvîci et le Mahâvîci (Grand Avîci). 
D'après le Tching-shik-lan (Satya-siddha-vyâkarana- 
Çâstra), il y a cinq Avîci : i** celui de la rétribution 
immédiate, où l'on naît immédiatement après la 
mort; a"* celui de l'affliction, où l'on subit une mi- 
sère extrême; 3** le temporaire, où les tourments 

* Catenaj p. 64-65. 



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230 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

durent un kalpa; 4"* celui de la durée de la vie, où 
la sou£Brance ne cesse jamais; S*" celui de la forme, 
constamment rempli de formes humaines ^ Mais 
d autres textes nous disent que, après avoir terminé 
son séjour dans TÂvici, il faut encore soufiHr « dans 
d autres enfers, à travers les mondes de Tespace»; 
qu'il y a six autres enfers aux quatre côtés de rAvîci 
(vingt-quatre en tout), plus vingt-deux autres enfers 
de défi(?)^ et d'autres encore au nombre de cent 
mille. Nous nous bornons à citer ces extravagances. 

IX. — Conclusion. 

• Il n'est pas plus facile de faire accorder les textes 
du Nord et ceux du Sud respectivement entre eux 
que mutuellement les uns avec les autres. On ne 
peut que constater leurs divergences inspirées par 
une même pensée : effrayer les coupables et s'ef- 
forcer de les détourner du mal par la perspective 
des supplices longs, variés et terribles que leurs 
mauvaises actions doivent leur attirer après leur 
mort. 

Nous résumons les principaux points sur lesquels 
a porté cette étude. 

I . Tous les Bouddhistes sont d'accord pour re- 
connaître l'existence de huit enfers brûlants. 



* Catena, p. Sg-ôo. 

' cCalling out hcllsj» (Catena , p. 69). 



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L*ENFER INDIEN. 231 

a. Ces huit enfers, dont quelques-uns se dédou- 
blent ou se sectionnent, correspondent à une gra- 
dation ascendante dans Tintensité de la peine, la 
durée du supplice et la criminalité des coupables; 
mais, sur aucun point, cette gradation nest pré- 
sentée d'une manière uniforme, clairement et d'une 
façon saisbsable. 

3. Les huit enfers sont en tombés d enfers secon- 
daires, dont le nombre incertain ne doit être ni 
inférieur à quatre ni supérieur à seize, et dont on 
ne peut dire avec certitude s'ils sont destinés à une 
aggravation ou à une diminution de peine, ou s'ils 
suppléent à l'insuffisance des grands enfers. 

4. Outre les huit enfers brûlants, on en compte 
huit glacés, mais seulement au Nord. Les noms de 
ces huit enfers glacés ne sont considérés au Sud que 
comme exprimant les différentes durées de séjours 
infligées aux coupables dans le huitième enfer, 
TAvîci. Ces différentes durées de séjour sont même 
portées à dix au lieu de huit, et il est permis d'in- 
férer qu'elles peuvent l'être jusqu'à treize. 

5. Le nombre des enfers parait être de trente- 
deux au plus et de douze au moins; le premier 
compte s'appliquant à huit enfers chauds, autant 
d'enfers froids et seize petits enfers; le second à huit 
enfers chauds et quatre petits enfers. Les supputa- 
tions qui portent à plus de cent le nombre des enfers 
semblent être le résultat d'une erreur; celles qui les 



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232 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

comptent par milliers et millions sont des extra- 
vagances auxquelles il n y a pas lieu de s'arrêter. 
Que si on les compte par centaines, il faut néces- 
sairement admettre plusieurs enfers du même nom, 
ainsi : 8 Milha-kâpas, 8 Kakkalas, etc., au Sud; 
i6 He-cha, i6 Fey-cki, etc., au Nord. 

6. La gradation dans la durée des séjom^ nest 
pas mieux établie que celle de Tintensité des peines 
et de la criminalité des coupables. Il y a des sys- 
tèmes différents qu il est impossible de faire con- 
corder. La durée dun kalpa, donnée vulgairement 
pour celle du séjour dans TAvici, n'a pas la préci- 
sion qu'elle parait avoir; car il y a plusieurs kalpas; 
et l'on ne sait pas au juste si elle correspond à un 
crime déterminé ou à toute une vie criminelle. 



P. S, En parlant du MiPia-kâpa et du Kukkula (p. aoi), 
j*ai omis de dire qa*on est puni , dans le premier, pour n a- 
voir pas complètement observé la moralité (silam) après s y 
être dévoué; dans le deuxième, pour avoir vécu de trom- 
perie (micchâjlvena) même légère ; désignations qui tendraient 
à faire considérer les Ussadas comme destinés à la punition 
des transgressions de second ordre constanmient renou- 
velées. 



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CORRESPONDANCE DAMÉNOPHIS. 233 



LA CORRESPONDANCE 

DAMÉNOPHIS III ET DAMÉNOPHIS IV, 

TRANSCRITE ET TRADUITE 

PAR 

M. J. HALÉVY. 

(fin). 



200 

LETTRE DE SIPTE AU ROI. 

Recto. 

[i] a-na ^r-ri en [2] an-mes-ni-ya an-par 

[3] an-par sa-U-iu an [à] um-ma | ii-ip-te qa 

[5] sa ip sa 11 gir-mes-ka [6] iû-gar-tab-bi 

sa ib-kor-ra-ka [7] agir- mes Jsar-rien-ya [8] an- 

meà-nl-ya an-par-ya an-par [9] sa is-tu an-sa-mi vu au 

[10] û VII ta-a-ni ma [11] mD-ma(?) 

[ta] Il sak-na-a-nu-ma [i3] i-na-za-m a-kir sâr en-ya 
[là] û er-ki sar a-iar [i^-] ..... ^-ti ù i-nu-ma [16] 

ba sar-ri en-ya [17] gu-mur-ni ba 

[18] bi sai 



Verso, 

[19] asi al(?)-lu-u(?) [20] si-ir-tia-na 

[21] iar-ri en-ya an-mes-ya [22] an-par-ya an-par sa-is-tu 
[a3] an-sa-me-i 



ivniMtMi >«rie«âii. 



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334 SRPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

TRADUCTION. 

Recto. 

Au roi, mon seigneur, mon diea, mon soleil, il est dit 

ceci : Moi, âipte , poussière de tes pieds, nabot de tes 

chevaux , je me jette sept fois et sept fois aux pieds du roi , 

mon seigneur, mon dieu , mon soleil , soleil du ciel ainsi 

nous avons fait: je garde les places du roi, mon seigneur, 

les villes du roi que Tordre du roi , mon seigneur, a 

été accompli comme 

Verso. 

j*ai envoyé au roi , mon seigneur, mon dieu , mon 

soleil, soleil du ciel. 



201 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[3] di Dit [4] ip-ri sa gir-mei-ka [5] a-na gir- 

mei àar en-y a [6] an-mei-ya an-par^ya vu su [7] vu ta- 
a-an am-ku-ut [8] is-te-mi a-mâ-at [9] sa ià-bu-ur ààr en- 

ya [10] a-na nit-su u-çur-mi [11] aà^ri àar àa it-te 

[12] a-nu-ma iz-ru-ru [i3] tam-tu ù tam(?)-mu-tam(?) 
[ià\ nu-ma [i5] en-ya 



Verso. 
[i^>] mes le [17] a su a-nu-ma 



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CORRESPONDANCE D*AMÉNOPHIS. 235 

[18] le-ài a-di [19] &a-at [ao] 

i^ta-te [ai] en-ya [aa] dîn-ài 



TRADUCTION. 

Recto. 

serviteur, poussière de tes pieds , je me jette sept fois et 

sept fois aux piôls du roi, mou seigneur, mon dieu, mon 
soleil. J*ai écouté les paroles que m*a envoyées le roi, mon 

seigneur; que le roisaclieque jegardela mer(?)etles 

Voîcd mon seigneur. 



Verso. 

les Voici jusqu'à mon seigneur, 

donne 



202 

LFTTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[1] raa-a [a] qa-a-mi [3] ki- 

bï-ma [d] sar-ma [5] dup-pa an [6] ga- 

bi-e [7] û uz ni [8] na-za-ra-ta 

[9] àar sa it-ti-ka [10] àu-si-ir tur-kin-ka [11] ana sâr 
en^ [la] û iu-si ài-gab-zun [i3] ù mu-me& i^i-çab-tim 
[id] ku-par i»-kil+bat-me& [i5] as4um mat-ran &i-^-tim 



Verso. 

[i 6] Il ii-ik-pa-ku (17] àar en-ka si-ya du [18] sa da- 

î6. 



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i36 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

ad-din4u [ig] si gab a-na sar [ao] uh(?) a tur- 

&al-ka [ai] ù In-u ti-i-ti [aa] l-nu-ma sa-si sàr [a3] ki- 

ma an-par [a4] i-na sa-me-e [a5] mes-is-kiln-bat- 

me^u [a6] ma-a-du ma-gal sul-ma 



TRADUCTION. 



Recto. 

il est dit, le roi toutes les lettres ..;... 

les hommes de garde da roi qui sont avec toi en- 
voie ton messager au roi, ton seigneur paix heu- 
reuse et années heureuses pour le pap heureux 



Verso. 

le roi, ton seigneur, devant moi je lui ai 

donné au roi ta fdle 

sache que le roi, comme le soleil au ciel, dispose de beau- 
coup de clmrs ; nombreuses salutations. 



203 

LETTRE D'ADUNIRA AU ROI. 

Recto. 

[i] ya [a] en-ya [3] a-na mt4u u a-du- 

ni-ra ha-pa-ru [4] sa-gïr-meS au a-na sib-bi-îr-ti-su [5] a- 
sâr i-ba-sa-at [6] si-bi-ir-ti àar en-ya [7] sâr-ri bela-ya ù 
u-ba-pa-at-&i(?) [8] û us-si-ru-na-si [9] a-na sar en-ya 
sa-ri be-la-ya 



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CORRESPONDANCE D*ÂMÉNOPHIS. 237 

[io] a-na*um-ma i-na i-ri-bî [i i] u(?)-ztiD 

sa sar en-ya [la] ta-d-ki-ba 



Verso. 

[i3] i-na er-ki-zon us-iî-ru [i4] • • • gu &a iàr en- 
ya [i5] H-pî-mat ki-la en [16] ii-ta e-pa-ta 

[17] ki-na-ni is a [18] a-na i^ en [ig] u 

a-na lu ta-az-gi [ao] ib-kur-ra-zon &a 

[ai] e sa-kn [22] û [a3] 

di a-na sar en-ya 



TRADUCTION. 

Recto. 

Le roi, mon seigneur, à son serviteur: 

Moi, AduniraS poussière de ses pieds, pour son message, 
à Tendroit où s*est répandu (?) le message du roi, mon sei- 
gneur il s*est répandu(P) et a envoyé au 

roi, mon seigneur 



void : en entrant, tu redresseras les villes du roi, mon sei- 
gneur 

Verso. 

dans les villes envoie du roi , mon seigneur, comme 

le pays de au roi, mon seigneur, çt à. . . . 

les chevaux de . au roi, mon seigneur. 

' Sam doQte "^^^^^^ «Adad ni là domination». 



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â38 S£PT£MBR£-OCTOBRË 1892. 

204 
LETTRE DE GARMA AU ROI. 

Recto. 

[i] a-na &ar an-iim-U [a] um-ma f gar-ma 

[3] a-na kam giMnei [à] lu-a a-na [5] bît(?) 

[6] a-oa 

Sar le bord, 
[a] û a-uQ [6] û f me [c] a-na kd-ma 



Verso. 

[i] be-li [a] sa bh-gal [3] li-din-an- 

ni [à] û lu-mei tor bit [5] id-nawui-ni 

[6] an-na ka iû ya-na a-ma [7] m kDD(?) 



TRADUCTION. 

Recto. 

Au roi, soleil, il est dit ceci : Moi, Garma je me 

jette à ses pieds à 



Sur le bord. 
VcHci pour la paix 



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CORRESPONDANCE D'ÂMÉNOPHIS. 239 



Verso. 

mon seigneur le palais qa*il me donne et 

les hommes a donné U ny a pas 



205 

LETTRE DU GOUVERNEUR DE BU8RU AU ROI. 

Recto. 

[i] . . . gir-mei [a] am-kut [3] a-mur sâr 

an-par-ya [4] ana ya-âi ù [5] i^te-mi [6] sâr 

en-U-ya [7] &u-nr mat [8] gai û 

[10] ui-bi kas(?) 



Verso. 

[11] àar en a di [la] er-bu-us-ru [i3] ù 

is-te-mi [i4] a-mur-mi a-ma [i5] nit-ka 

[16] ma-às [17] du-ka [18] te f zun 



TRADUCTION. 

Recto. 

Je me jette aux pieds du foi, mon seigneur. Regarde, le 

roi, mon soleil, m'a envoyé dire j'ai écouté les 

paroles du roi, mon seigneur pays chemin 



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240 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

Verso. 

le roi, mon seigneur la ville de Bnsra * 

j*ai écouté. Regarde, les paroles de ton serviteur et de ton. 
beaucoup 



206 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[i] is-te-mi [a] f sar a [3] a-na na [à] ] 

sar-ri [5] u-na-sur [6] sar-ru l>e 

[7] na ya-si 

Verso. 

[8] I-na si-tu... [9] a-nu-um-ma tab. . . [10] nam(?)- 
mes mal. .... [11] a-na sarài 



TRADUCTION. 

Recto. 

J'ai écoulé ce que le roi a dit à je garde les villes 

du roi, mon seigneur 



Verso. 
Dans que au roi. 



* Probablement Botrys de Phéoicîe, eu sémitique *1S3 «foriereMC». 



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CORRESPONDANCE DAMENOPHIS. 241 

207 
LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[i] ?ii(?) [2] As-èam si [3] ya-às-tî 

[4] en-ya a [5] is-te-me [6] sar-ru 

[7] ma-gal la-mi [8] J na-Su(?)-ur [9] 

la-a [10] rî-du [1 1] en-ya a. . . , . [la] u-se-si 

[i3] sar-ri 

TRADUCTION. 

Recto. 

Sept fois et sept fois pour mon sei- 
gneur, j'ai écouté les paroles du roi beaucoup. . . . 

ne Je sers le roi, mon seigneur j*ai 

dirigé roi. 



208 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[1] an-par [a] û vu iu [3] ur ana-ku. 

• .. [4] a «û [5] 1" an 

16] i 



TRADUCTION. 

Recto. 
Dieu, soleil, sept fois et sept fois, moi dieu. 



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242 8EPTEMBRE.0CT0BRE 18Q2. 





209 




LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 




Recto. 




N iâr-ri [2] 

[à] un-sa [5] 

Parkû [7] .. 


kû-gi [3] 

ba-ar 

. . . par(?) mat ki . . . 


a-na kà|;î 

[6] kù- 




IRADUCTION. 






Recto. 




.4 roi 

argent 


. or à. . . . 

. pays 


envoyé. . 



210 

FRAGMENT D*UNE LETTRE DE DU§RATTA AU ROI. 

Recto, 
[i] il te-i-e mal+an lu-an [a] ka-la 



[3] ih-nni{?)-du a-un-nu dup (?) d a In 

tur(?) [4] sa a-na ma-am-ma mai as 

a i ù ma-a an-nu uk [5] ai ab-ba a- 

mes-ni ya ma-a-ni-i-in [6] ..... lib- 

bi-su-nn al û a-iii-i-su [7] a-na- 

u pa-an lu-u-bu ip-pi-u an-na [8] 

e an us-su-u u iiï(?)-ya im-bu-n 

[9] ak-pa-a û a-ni gi-li [10] 

kû-gi [11] da-ag-gal [la j ut- 

te-ir [i3] i-na-an-na • 



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COBRESPONDANCE DAMENOPHIS. 243 

TRADUCTION. 

Recto, 
Tëié(?) ta mère tout 



ils ont expédié à qui que ce soit nos 

pères leurs cœurs se devant 

' mon frère qui a il a nommé Gilia (?) 

Tor confier il a fait retourner 

maintenant 



211 

LETTRE D'AMHUNIRA AD ROI. 

Recto. 

[i] a-naUu*en-ya [a] be-la-ya [3] maam- 

ma-ni-ra [4] is-ra-sa [5] mes àar si. . . 



Verso. 
[6] ..... be-bi [7] lib i| [8] en-ya... . 



[9] ta-p-il ma. . . [10] i-nu-ma ga-am-ru [10] sa 

àar en-ya 



[il] lu-ta-pi-il-ma [la] i-nu-ma da-ad-nu [i3] 

. . . nît-ki 



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244 SEPTEMBRË-OCTOBRK 1892. 

TRADUCTION. 

Recto. 

Au roi, mon seîgnenr mon seigneur moi 

Ammunira ^ au milieu des bois mon seigneur. 

Verso. 

tu as répondu qu'on a achevé tout ce que le roi , mon sei- 
gneur 

• ■ qu'il réponde que tu as donné son serviteur 

212 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[a] sa II gïr-mel^ [3] ka-ba-si [4] »ar en- 

ya [5] an-sa-me-e vu [6] ki-ma sa-pi..... 

[7] sar-ru en-ya [8] iàlu an-sa-me [9] er-ki. . 

. .. [10] ka 

Verso. 

[11] na-za-ru [12] û sa-pi... [i3] sar-ru en[-ya] 
[i4] an-par-ya 

* ËD fëmiliqae I^^ID!? «le peuple ctl la dominatioD». 



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CORRESPONDANCE D'AMÉNOPHIS. 245 

TRADUCTION. 

Recto. 

Poussière de ses pieds , sol que foule le roi , mon seigneur, 
dieu du ciel, je me jette sept fois à ses pieds. Conformément 
à Tordre du roi, mon seigneur, du ciel la ville 

Verso. 

garder; et conformément à Tordre du roi, mon seigneur, 
mon soleil 



213 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[i] a-na ya [a] um-ma [3] nït ki-it-te sàr- 

ri [4] a-na gir-mei sâr en-ya [5] vu au û vu ta-a-an am- 
kut 



[6] gab-bi mi-ioi-me [7] ba-ku [8] 

en-ya 



TRADUCTION. 

Recto. 
Au roi, mon seigneur, il est dit ceci : Moi, serviteur 



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24Ô SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

fidèle du roi, je me jette sept fois et sept fob aax pîods du 
roi, mon seigneur 

tout ce que mon seigneur 



214 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[i] be-ya su [a] hn-ti sa pa as 

[3] gïr-meâ en-ya ara-ku-ut [4] ta li-ma-ad 

i-nu-ma [5] sàr-mat mi-ta-a-an a-zi-qa(?) [6] ù qa-dn çab- 

mes tak(î)-kip (?) [7] is-mi a-na mi-me-e 

[8] la-ku û bal{?)-ku [9] tu sa^ 



Verso. 

[i] sâr-ri [2] am-ru ri [3] nït-^-si- 

ir-ti a-nu-ma [à] a-na bi iar. . 

... [5] ha-ya-mi [6] ad û. . . . 



TRADUCTION. 

Recto. 

Mon seigneur je me jette aux pieds de 

mon seigneur; sache que le roi du pays de Mittana 

avec des troupes j ai entendu tout ce que je te 

le ferai savoir 






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CORRESPONDANCE DAMENOPHIS. 247 

Verso. 

le roi Abdasirti, voici au cœur du roi . . 

Haya 



215 

UETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE AU ROI. 

Recto. 

[i] ti-ha-hi-in [a] a*nu-ma a-na-sa-ru [3] er-ki 

sa sar [4] sa it4i-ya [5] la-u i-di-me [6] sar 

be-ni-ya 

Verso. 

[7] ina-ba(?} an-nu [8] me [9] muh-nu û 

[10] ï-di-me [11] a-na mat-ki[-ïn] 



TRADUCTION. 

Recto. 

Je me prosterne; je garde la ville du roi, que je 

gouverne que le roi , mon seigneur, sache 



Verso. 
.ce contre nous et qu il connaisse son pays. 



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248 SEPTEMBIVE-OCTOBRE 1892. 

216 
LISTE DE BIJOUX DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[i] bc zi [a] be-rakû-gi [3] ... 

. . si-me& tak sam-as(?) [4] u-mes tak-sir be . . 

... [5] ik-katutak [6] ube 

[7] zi nis zu gal-mcs tak-za-kur tak [8] . . 

. . . am-ma-nu û [9] tutiktur tak-ia-kur û 

tak-^ [10] am-ma-nu 11 [11] tak-za- 
kur tak-çir §îr u [la] ka-ak-ku-su tak-za-kur 

ûtak [iS] am-roa-nu û [i4] 

du-da-nr-m tak-za-kar-kur û tak [t5] am-^na- 

nq û [16] du-dn-ur-ru tak za-kur^ur ù tak 

[17] e-tu tak-za-kur tak kur [18] am-ma- 
nu U kù-gi i-na lib-bi. . . ? ka-nat(?) [19] kur ih-zu ù 

be-ra kû-gi [ao] gi ra-bi-tu [ai] çi-ih-hi- 

ra-tu [aa] . . . tam-iu-u [a3] . . . tam-lu-u [a4] • . . 

kû-gi [a5] ra-bi-tu [a6] du si-in-un sa f 

ka-du-um(?) [37] . . . kù-gi [a8] . . . mes [39] . . . 
ib-zu [3o] ù ti [3i] su 



Verso. 

[3a] ri-na [33] a-tusu [34] .. 

... sa-ak-ku kû-par [35] ma-ra ri 

[36] çur-me& ab ak-ku [37] in-diiî.... 

ub-rikù-par [38] ....kû-gi [39] a-din-zi sa kû-gi 

[4o] a-din-zi-si-na kû-par [di] sum kû-par 

[4a] sa-te-ha-tu kû-par [43] na-tu kû-par 

[44] kû-par [46] . . . ut-ka-bar [47] . . . bi-bu 

i-na bil-gàr-su-nu ut-ka-bar [48] ar-ma-ak-tu ut- 

ka-l>ar [49] ut al-lum ui-kabar [5o] lum 



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CORRESPONDANCE D*ÂMÉNOPHIS. 240 

at-ka-bar [5i] mes eri [62] bu ut-ka-bar 

[53] ia-te-in-nu ut-ka-bar [5d] an-gu-ri-in« 

nu at-ka-bar [55] gar-su mà(?) ha-iu i-na tik-zi-si- 

na ud [56] gàr-su mà(P) ha-àa ma ha 

[57] altak-za-kur ki [58] tok 

[Sg] lum tak gab-si-a ili-zu kû-gi [60] sa- 

bim tak-za-kor ih-zu kû-gi 



TRADUCTION. 

Recto. 

ceils en pierre àamaà. œils en pierre de 

serpentine ikkatu en pierre 

grand en pierre zorkur, pierre amanu 

coUier petit en pierre za-kar et en serpentine en 

pierre za-kur kor amanu et de Tor 

dans rintérieur koA or grande 

petite, tamlu tamla or 

petite dusirma de kadam or 

poignée 



Verso. 

Zirinati argent gazelle du dieu Akn 

aident , or addinzi d'or, dont la poignée est d*ar- 

gent argent argent 

salehata d'argent argent cuivre 

dans le feu dont le gar est de 

cuivre cuivre 

alluni de enivre allam de cuivre 

bronze cuivre satinna de cuivre 

angurina de cuivre dont le gar 

au cou , cuivre al en pierre 

x\. 17 



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250 SEPtEMBBE-OCTOBRE 1892. 

za-kwr en pienre alltim eo pierre 

iaii à la poignée d*or ialmm en pierre za-imr, 

la poignée en or 



217 

FRAGMENT 
D'UNE LISTE DE BIJOUX DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Verso. 

[i] u &a [a] û sutakom [3] tak- 

bî-U-pa fam-hi-a [d] ki-m-os [5] ba û hi 

[6] ai [7] an-ia 



TRAPUCTION. . 

Verso. 
en pierre am. pierre hiïipa 



tamlu. 



218 

LE;TTR3 de provenance incertaine au ROI. 

Recto. 

[i] il [a] ku [3] ha-ia-a 

[4] a-ma [5] mi-ti-ya [6] mal 

mi-iç-ri i-na àu-u-ài [7] lu [8] i-èo 

[9] a-bu-n-a-a [10] ar [i3] ra- 

tik-ku 



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CORRESPOfIDANCE D'AMÉNOPHIS. 251 



Verso. 

[i] mes-sa-na [a] Su [3] il-bn- 

tam [à] il-bn-tum [5] sa il-qu-ni [6] . . 

. . . ia su-bi i-àu [7] tu-u-ma [8] kin itr 

ta-ad-la-ka [9] a [10] .u-bu [11] 

sa si-in-ni [la] qu-ni [i3] ..... tiri sn-mi-i-çii 

[là] ak-ku [i5] di-ia 



TRADUCTION. 

Recto. 
le pays d*Ëgypte ponr on sosse de. 



mon père. 



Verso. 

leor ils ont tcHidié(?) qa*îls ont pris. 

. il te convient d'ivoira. ....... 



219 

LETTRE DE PROVElgANCE INGERTAJHE. 

Recto. 

[1] sàr-gal-en [a] bi-ma ï-di nït 

[3] gïr-mes lû-gal en-ya [4] er-hal-zun sa it 

lû-gal [5] en-ya i-na qa-ti-ya [6] il-ti-ku-u gab-bî er-hal- 
znn [7] û er-ki sa e-ba-as-sa-ti [8] i-na ]ib-bi-si la-a e-li-'- 
c [9] na-za-or-si û zu si cr [10] lû-gal en-ya 

'7- 



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252 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

[il] L lû-mei ma-an-ku-si [ta] a-na naxa-ar. 

[i3] a-dika [i4] lù-gal [i5] û. 

[i6] lu 



Verso. 

[i] muh [^] " ^^ [^] û î ^^'^^ 

[4] û il-ti-ku-u [5] û iz-za-za-u muh [6] ù il-ti- 

ku-u-me [7] ia-lù-gal en-ya [8] û li4l-nia-«d 

[9] lû-gal en-ya [10] at-tu-nu lu-sa-ab-li-tu-na-nu [11] at- 
tu-nu li-mi-ta-na-nu 



TRADUCTION. 

Recto. 

An grand roi , mon seigneur, il est dit ceci : 

Moi, je me jette aux pieds du roi, mon seigneur. 

Les villes que le roi, mon seigneur, a confiées 

dans mes mains , ils ont pris toutes les contrées , et les villes 
qui s*y trouvent , à Texception des villes que je garde. Que 
le roi , mon seigneur, envoie ses hommes de confiance pour 
surveiller ses villes jusqu'à son arrivée 



Verso, 

Sur et fils et Hazu ils ont 

pris et se sont placés contre ils ont pris 

du roi, mon seigneur que le roi, mon seigneur, 

sache qn*il peut nous donner à notre famille la vie ou la 
mort*. 



^ Littéralement : «Voat noas ferez vivre et vooi nous feres mourir». 



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CORRESPONDANCE D'AMÉNOPHIS. 253 

220 
LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[i] a-na... en-ya an-par [2] is-tu sa-me um-ma [3] li. . . 

[i] am-ma f en a-na nït-ka [5] a-na gir-meï sar-ri 

be-ni-ya [6] vu su vu ta-an uà-tali-hi-en [7] gab-bi mi- 
im-mî [8] sa i-qa-bu [9] sâr-ru be-ni [10] ii-se-ài- 
m-mi 



TRADUCTION. 

Recto» 

An roi, mon seigneur, soleil du ciel, il est dit ceci : 
Moi, ton serviteur, je me jehe sept fois et sept 

fois aux pieds du roi, mon seigneur; j*ai exécuté tout ce que 

le roi , mon seigneur, m*a dit de faire. 



221 

' LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[i] be-ni [a] ki-sa. . . . . [3] nït-meS tur 

[4] y ik [5] par en [6] x nit f 

[7] xxxi(?) sal-lat-mes [8] ii as-sum ma 

[9] la-ma-ad [10] en-ya an par [11] is-tu an-sa-me 



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354 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 



Verso. 

[i3]anakur [i3] e [id] an-parèa. 

[i5] om-niai . . . . [16] sa..... 



TRADUCTION. 

Recto, 

Mon seigneur comme ser- 
viteur (ils roi, seigneur x esdaves 

xm(?) femmes cest pour informer le roi, num 

seigneur, soleil du ciel. 



Verso. 
Au rm soleil du ceci 9 

222 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Becto. 

[1] mei hu [l] am-ki i-ma-ku [3] .....* ni-in-ni- 

ri [d] lû-mei ha-za-ni ta [10] 

ii-ni a-na [11] ri bi-li-ya [la] ki- 

ma-nu 



Verso. 
[i3] nu-um-ma ù lû-meà [i4] ie-ir 






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CORRESPONDANCE D'AMÉNOPHIS. 255 

a-na sar-be [i5] iar-ni bi-li-ja [16] a-ya- 



TRADUCTION. 

Recto. 

les pays d*Am nous entre 

rons les gardiens à le roi, 

mon seignenr maintenant 



Verso. 

Voici les hommes j'envoie an roi, mon seignenr 

le roi, mon seignenr ses 

ennemis 



223 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[1] hu-ri [a] ki-bi-ma [3] me^ ia-mi 

[4] luas-ka [5] me u-te a-na [6] .. 

. . . sar 



TRADUCTION. 
Recto. 

HurL U est dit je me jette 

aux pieds dn roi, mon seigneur roi 



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25Ô SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 



224 
LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto, 

[a] te-mes [3] me-hi (?) me-iç . 

[à] te me^iç [5] um-ini 



TRADOCTION. 

Recto. 
Les paroles les paroles tout ce que. 



225 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 



[i] Si [à] àar-ri [5] ko [6] .. 

ha-a-a [7] na-a-ma [8] mi-ti-ya [9] 

. . . na-ga-lom qa(?) iir(?) îna 



[10] tab-b [11] i-sa [12] a-bu-a 

a a [i3] ar [i4] ^ . . . . ub-ra-am-ma 



Verso. 
[i5] meà-su-nu [16] sa [17] ; U- 



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CORRESPONDANCE DAMÉNOPHIS. 257 

ba-tom [18] la-bu-tom [19] ii-il-qu-ni 

[30] su-bi-i-sa [31] tu-a-ku [ns] kin it- 

U-ad-la-ka [a3] a [a4] u-bu [35] .. 

... sa-^-in-ni [a6] qu-ni [37] ti-i-na mi-i-çu 

[îi8] ak-ku [29] di-sa 



TRADUCTION. 

Recto. 

le roi Haa maintenant avec 

ms dans 



ils ont apporté ses mes pères; 

envoie 



Verso. 

leurs ils ont changé que prennent ses. 

te conviendra d*ivoire qu*il prenne dans . 

jeté 



226 
LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[1] ki-bi-ma [a] am-ma [3] u-Sul- 

nm [à] me-mes-ka [5] mu 



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258 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

Verso. 
sa-ma-ni Ii-mei-&îr4ii ub la 



TRADUCTION. 

Recto. 
il est dit ceci la paix à tes. 



Verso. 
qu'y les eipédie < . 



227 

LETTRE DE PROVENAKGB INCBtltAINE. 

Recto. 

[i] gabbi [a] la-di [3] î li-ra 

[^] sa gir-meà àâr [5] &a-ma [6] mi sâr- 

be-ii [7] lu ar-ni-àa [8] mur i^u-tam 

[g] pi-ik [10] mi-im-ma 

[11] a-mur-im [la ] a-na lû-mei 



TRADUCTION. 

Recto. 
tout aux pieds du roi le 



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CORRESPONDANCE DAMÉNOPHIS. 259 

roi , ' mon seigneur, ceux qui se sont révoltes contre lui 

B^arde tout ce qui Regarde aux 

bommes. 



228 
LETTRE DE PROTENANCE INCERTAINE. 

Recto, 

[i] a-nu-ma [a ] a-na na [3] a-na nît 

[4] a-na na-iu [5] e-nu-ma id [6] sâr-be- 

li-ya a [7] nït-sal ma-ya-a [8] û id-in pa-ni-ya 

[9] a-na ur-da-ti-su [10] | ial-ma-ya-a ti-be-ti [11] mu- 
sa û ur-ra [la] e-nu-ma i-te-din [i3] i-na pa-ni sâr-be... 



Verso. 

[là] pal-ha-ku gam-(?)ir [i5] ya e-ni-u 

[16] e-nu-ma i-mur sar an-par [17] u-la-a i-bu-ui [18] lu 
i§-ka(?) [19) sâr 



Sur le bord. 

[a] bu-nim [b] ti i-na [c] ina 11 iç 

[d] iç-rit [e] ya 



TRADUCTION. 

Recto. 
Voici pour garder les serviteurs . 



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200 SEPTEMBREOCTOBRE 1802. 

pour diriger que le roi, mon seigneur : . le 

serviteur Salmaya, il a donné devant moi à son service, Sal- 

maya nuit et jour qu*U a placé devant le roi , 

mon seigneur 



Verso. 

je crains tout à fait que lorsque le roi-soleii a vu . . . il n eût 
fait le roi 



Sur le bord. 
il est entré dans sceau mon . 



229 

LETTRE D*AKIZZI AU ROI. 

Recto. 

[i] a-na sar be-ni-ya [a] um-ma f a-ki-iz-zi nït-ka 

[3] a-na gir-mei be-ni-ya 



[4] bc-ni [5] û [6] i-na [7] qa- 

la 



[8] ù [9] ta-na-ab-bar [10] daran- 

na [11] hi [la] ër-ki-in-za [i3] 

ib [là] n [i5] û la-pa-na [16] .. 

. . . er-ki-in-za [17] ih-ha-zu-nim 



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CORRESPONDANCE DAMÉNOPfllS. 261 

TRADUCTION. 

Recto. 

Au roi, mon seigneur, il est dit ceci : Moi, Akizzi, ton 
serviteur, je me jette aux pieds du roi , mon seigneur, dans. 
a dit 



et envoyé fort Kinza devant 

Kinza ils ont pris 



230 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Reclo, 

[i] ki-bï-ma [a] um-ma [3] lu-u àul-mu [à] 

. , • me-mes-ka [5] mu 



[lo] sa-ma-ni [i i] li-mes-sir-su [la] 

. . . ub-la 



TRADOCTION. 

Recto. 
il est dit que la paix soit sur tes. 



qu il Texpëdie . 



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2G2 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

231 
LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[a] gïr-mei [3] ri-is [à] 

gir-mei-su se. . . . [5] ya at-ta [6] lx 

ha-ah [7] na be-li-ya [8] mt-ki hu 

[9] ër sâr-be-li [10] ma-ia-a-ri [11] 

a-di i-ga-sa [1 a ] .....* sar ag-gîs a-na ya 

[i3] nït an num lu ër [i4] im-ri ia i 

[i5] e-ii i-na ud [16] ma-la-a 

[17] az-â lu [18] li-ki-ni sa [19] .. 

. . . a-gam [ao] ^n-ni-ni 

TRADUCTION. 

Recto. 

Je me jette aax pieds ses pieds toi, 

mon seigneur dans la ville du roi , mon adgneor 

expédier jusqu*à ce que entre. .... 

le roi, fortement à moi les hommes de h 

ville ont forcé(?), dans les jours prendre, cest 

que expédiée 

232 

LETTRE D^AKIZZI AU ROI ^. 

-Recto. 

[ i] a-na ààr be-ni-ya [2] um-ma J a-ki-iz-zi nït... [3] a-na 
gir-mcs be-ni-ya 

' C'est an double du n** a 29. 



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correspondance: daménophis. 203 

[4] be-ni [5] û a^èum [6] i-na 

[7] ka-la [8] û 



TRADUCTION. 

Recto. 

Au roi, mon seigneur, il est dit ceci : 

Moi , Akixzi, ton je me jette aux pieds de mon 

seigneur 



mon seigneur est pour dans tout. 



233 

LETTRE DE PROVENANCE INCERTAINE. 

Recto. 

[1] na-ab-bar [a] da-an-na [3] hi 

[à] ër-ki-in-za [5] an-ib [6] e-zi 

[7] la-pa-na [8] ër-ki-in-za [9] 

ih-ha-zu-nim 



Verso. 

[1] a-na nrah-ya [a] ta-bi [3] ak 

[&] ag-gab [5] bu-u [6] is-kîl-+- 

bat-mei^àu [7] tur-kin4u [8] la e-li-ih-e 

[9] la i-na-hi-iz 



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264 SEPTEMBRE. OCTOBRE 1892. 

[lo] cîb-se-it-su-na [ii] nim-me [13] .. 

. . . an-ni [i3] ga-mi-is [là] ^ ad^du-ya 

[i5] mes-su tu-nim [16] ki-nim 



TRADUCTION. 

Recto. 

envoyez fort la ville de Kinza devant 

la ville de Kinza ils ont pris 



Verso. 

contre moi je parlerai ses chars 

son messager est pris 



leurs actions tout ce qui est à moi , ses . 

lidèles 



234 

PREMIER FRAGMENT MYTHOLOGIQUE. 

Reclo. 
[ I ] an-ô a bi-e [ 2 ] li-sa-a il-te-e-it 

Verso. 

[3] li-i-ki a-na c-ri-is-ki-gal i-ba [à] a-na pa-nî an-e- 

n a-bi-su i-ba-ra-an ... [ T)] u lu-ba-la-da-an-ni la-a pa-ai. . . 



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CORRESPONDANCE DAMENOPHIS. 265 

[6] anna-aa-di-na-ak-ka [7] vu û vu a-mi^^... . [8] it- 
ti-ka ana a-la-ki an. ... . [9] mas-sa-ra-ab-da a-na 



TRADUCTION. 

Recto. 
La maison de mon père qa il la prenne. 



Verso. 

Prends, Erii-ki-gal devant £a, son père 

et qo*il me fasse vivre je te donnerai sept fois 

et sept fois avec toi poor aller à. . . . 



235 

DEUXIEME FRAGMENT BfYTUOLOGIQUE. 

Recto. 

[1] beni-i^ua-mu [a] is- . -su ut-tu-ru [3] .. 

. . . i-ka-lu-mi-ya [4] ana bi-ti-Su a-sib [5] 

a-na ar-ki-&u [6] du-ub-ni in-ni ka [7] li i- 

na-ku-nu ki sa-an-nin-ib [8] me-i-ba(?) da-a-an-ni- 

is li-ga-ni-ma 



TRADUCTION. 

Recto. 

Son seigneur, voici faire revenir « Us 

XX. iB 



lataiiBaii miiosau. 



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266 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

oiitYu(?) sa maison, assis. denière lui. 

notre(?) tablette avec le sceaa da diea Ninib. . 

fortement , prends-moi. 



236 

TROISIEME FRAGMENT MYTHOLOGIQUE. 

Recto. 

[i] an ë-a. . . [a] il [3] ali [4] um-nia 

[8] su-ri-ba [9] u-za-am-ma nam-ta-ru 

[10] . . . . bi-ti a-ha-ti-ka-ma mu [11] si li ib 



TRADUCTION. 

Recto. 

Le dieu Ëa la ville ainsi fais entrer. 

est sorti Namtar, la maison de tes sœurs 



237 
Recto. 
ri-i-sa ar-hi ab-tu un ( ?) a-na ga-ti an 



TRADUCTION. 

Recto. 
prise par la main du dieu. . . . 



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CORRESPONDANCE D'AMÉNOPHIS. 267 

238 
L£TTR£ RiDIG^E DANS UNE LANGUE INCONNUE. 

Recto. 

[i] dan(?)*ta-bi-Li f it f P dan [a] me-mî-is- 

ta I an-par an [3] en P id ta-ra a>tar i-ya 



[4] ii-ya-an u-ul(?)-ha-a(?)-mi [5] ya at me 

mi-ii-ta a(?)-na-ab-bi ba-at ta an [ 6 ] a-ul ki-it-ta-at 



[7] nu an-ba an-da an îd-rit(P)- . -ya [8] sa an-bi-is 

tam-ii na ta u-nl ma [9] tab-bu-bi-bi bi-it-Iit(P) ta 



[10] ...| bit... ya-an egir(?)-pa pa-ra-a [11] is-tu mat 
ër(?)-mi-ya li-li-tam il ù an-zi [ i a ] na-i-su-ù-un-na meS me ( ? ) 
mi-an ab-bi-«z [i3] egir(?) pa ba-at ra-i 



[i4] ma-i gan ab-bi ma-is ab-àe [i5] àà-za-a i-na-ai^ 

an [16] ba-at ta-an-na as lu ui(P) [17] di 

f na-ta-an tam-uà(?) 



Verso. 

[18] la u-li pa sal ta(P)-an-ta [19] na-ta-su zun-us 

a-ra èalrza-an-da [30] la u-li ih gan(P) nit 



[ai] ik-ti ^b-iar-ni u-li [aa] ha-at-ra4 nam- 

ma-za snm-ma egir(?)-an [a3] i-ya 



18. 



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258 S£PT£MfiR£.OCTOBR£ 1892. 

[a4] ab-zon sa-qa 9ab(?) u-da<an-zi [a 5] nu-ne ha-at- 

ri ki 



238 a (W. 10). 

LETTRE DE TARHUN-DARADU (?], ROI D*ARZAP1, 
\ AMÉNOPHIS III. 

[i] ma [ ni-mu-ma-acl(?) -ri-ya ^ gai &ar irat miiz-xa-ri 

[a] an-na f tar-hu-un'-da-ra-du(?) iâr mat ar-za-pi ki-bi- 
ma [3] kak+ti-mi ii-5ab-in gisgal-zun-mî dam -mes -mi 
tur-mes-mi [4] lû-md» gal-gal ai^ çab-md» ib-kar-ra-mii-mi 
[5] bi-ib-bi-id-mi mat-mat-zun-mi gan-an-da [6] bu-ù-ma-an 
ài-sab>in 



[7] du-uk-qa kak+ta bu-ù-ma-an-ii-çab-in iz(?)-meà-lu 
[8] gisgal-zun-tî dàm-mes-ti tur-mei-tî lu -mes gai -gai as 
[9] sab-mes-tl ib-kur-ra-zun-ti bi-ib-bi-id-ti [10] mat-zun-U 
ha-u-ma-an-sl-çab-in 



[11] ka-a-la-at-ta ù-i-e-nu-ua | ir-sa-ap-pa [12] lu iia-su-ga- 
ri-ki(?) an-mi-în a-u ma-kur tur-sal-ti [i3] an-ud mi ku in 
dam an-kùr u-pi«da-an-zi [i4] nu + ui si-li lu a-hu-pi-i 
kur an sag-du-ii [i5] ka-a-la-ta up-pa-sat-hu-un | er ha-ki- 
li-ya kû-gi-às [16] ii-sab an-ta 



[17] a-kùr-ya at-ta la mu ku e-da-à&(?) ha-at ra gam(?) 
[18] nb-bi pi ra-at-mu ne-it-ta up-pa-sal-hi egir an-da 
[19] nu+tam as ta lu lia-su-ga-ri-ki(?) at-ti-in am-mi-el(?} 
at [ao] lu ha-su-ga-ri-ki(?) an egir pa-pa-ra-a ho-ù-da-a-ak 
[ai] na-i-na at ( ? ) u-pi-anndu 



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CORRESPONDANCE D*ÂMÉNOPHIS. 269 

[aa] na-al-ta ap-pi-an-zi kid-da-an-zi ku-ak-ta tur-sal-ti 
[a3] lu ha-su-ga-ri as nu-is lu ha-su ga-ri ki(?)-ta [a4] ku 
is-tu il(?) u-id na as ag-ga-as [a5] nu-mu an- tu sal-su-us 
tik as ga-às mat-ya-as ub-bi is-ta-ab-rii-su-un [a6] zi-in-nu- 
nk hu-ù-ma-an-da 



[37] nu-ba-ad-du-ta la+ut mat e-i-ga-id [a8] na-at ka-a-la 

bi-il^bi-e& tu-up-pa-ri-un ki(?)-nu [ag] ki-is-sa-ri-ià- 

iî I ir-sa-ap-pa lu ba-su [3o] en er ba-ki-li-ya kû-gi 

ki-lai-bî ? [3i] XX ma-na kû-gi m sag m kak-htam 

da-a [3a] III kak hu-uz-zi viii kak ku si-it-ti-in 

[53] f me kak qa(î)-an(?) pi al ga-an ] me lub(?) appa(î) 

[34] ï me kak bu-ri-iiya la-ut [35] jv 

duk-ku-ku-pu hi-ga vi duk-ku [36] sa-am-ga 

III iz-gu-za tu iz-pa-na a-sar [37] x iz-gu-za ia iz-dan 

ii-tu ui kabi ? [38] x uz J me iz-dan li 



TRADUCTION PARTIELLE. 

A Nimmuriya, grand roi, roi du pays d*£gypte, moi, 
Tarhun-daradn(?), roi d*Arzapi, je dis (ceci) : Je me porte 
bîeD, mes villes, mes femmes, mes enfants, mes grands offi- 
ciers, mes chevaux, mes chars et mes pays vont aussi très 
bien. 



Que ta personne (?) se porte bien; que tes villes, tes 
femmes, tes enfants, tes grands officiers, tes chevaux, tes 
chars et tes pays aillent aussi bien. 



Les trois alinéas qui suivent sont inintelligibles 
en dehors d un petit nombre de mots comme kala 



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270 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

c frère » , hasagari « messager » , tar-sal (idéogramme) 

« fille » , et quelques autres moins sûrs. 

Le dernier alinéa contient visiblement 1 enumé- 
ration des objets envoyés comme oadeau au roi 
d*Egypte par la main de lambassadeur, un nommé 
Ir§apa de Hakiliya, probablement la ville armé- 
nienne d'Akilvf. Parmi les objets qui composaient le 
présent on remarque : xx mana d'or, trois esclaves 
mâles(?), trois esclaves femelles(?), huit enfants(?), 
trois centaines d'objets incertains, quatre et six 
flacons de diverses sortes de kukapu (kyphi), trois 
sièges de cyprès (?) et dix de chêne, cent poutres de 
chêne, etc. 



239 

PREMIER TEXTE MYTHOLOGIQUE. 

A. Côté convexe. 

[a] an dnb-ba [3] it-ti-ka qa-a-ba [4] e- 

ri-ii ki-gal i-sa-si a ba-ab-ka [5] tab-bi-ra-um-inî-oia 

a-na-ku lu-ni-u-ub a-na ma-har bi-e-el-ti-ka [6] e-ri-ii ki- 
gal a-na-ku sa-ab-ra-ku il-Ii-ik-ma a-tu-u [7] ik-ta-bi a-na 
nam-ta-ri i-lu ii-te-en i-na ar-kai]i(?) ba-a-bî iz-za... [8] al- 

ka-ma ba-. -ri-su ma li-m-ub u-ca nam-ta-a-m [9] i- 

ma-ur^&u-ma ha-a-ki-da an-ni-ii-tum ik-ta-a-bi 

[10] ti-àa be-el-ti i-na ar-ha [11] . . 

. . . li-ku-ba ya la it-bu-u [1 a ] îl-la-ka 1u-ih1o 

[i3] ba-bi e-li [i4] nr-çi-i it-ta-ka 

[i5] li-ih-du-an-ni 



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CORRESPONDANCE D'AMÉNOPHIS. 371 



B. Côté plat 

[i] nap(?)-5i [a] e-ir [3] e-ya 

[à] ri-ya4u a it-bu [5] ba lu-u-duak-àa 

[6] îMi-ka-am-ma nam-ta-ru i-da-ab-bu-ub a-na i-la-ni 

[ 7 ] ii-sa-iu-ma i-la-nn i-da-ab-bu-bu it-ti-iu mu-u 

[8] a-mu-ar-ma i-la sa i-na pa-ni-ka la it-bu-a [9] lî4i-e- 
ma a-na ma-ha-ar be-el-ti-ka [10] im-nu-sa-nu-ti-ma nani- 
ta-m i-lu ar-ku-u g^-bu-uh [11] ya-a-nu-su i-Iu ia i-na pa- 

ni-ya la it-bu-a [13] la-ak nam-ta-a-ni e-im- 

kl [i3] na-ti-ma [i4] ar-5u-a [i5] .. 

. . . ya-a-bi-5o 

[1] ma-tu [a] al-ka-a-mi 

[3] îb-bi-ki e-nu-ni la [4] a i-mu- 

nr-ma Sar in-da [5] ni-tu an-ni-ta it-tn-^. . 

... [6 ] iu-u il-si-ba aHnai(?)-la-tu [ 7 ] ik-li- 

ga-a ta-nb i^ti-ma i [8] a-ni-ta Û-li-ik a-mal. . 

[9] ma-li-e a-niul-ta-na [10] ta an- 

QÎ-ta al im-ma-ar [11] e-tak-li ik-ta-bi a-na . . 

. . . [la] na-bi a-mai-lu-lu li []3] it-ta. • . 



TRADUCTION. 

[a] Les tablettes avec toi a dit : 

Erïi-ki-gal moi je veux me présenter devant ta 

dame Erii-ki-gal; je sois envoyé, il partit et adressa la parole 

à Namtar, dieu unique ; devant la porte il se plaça 

.... prends qa il entre Namtar le 

vît a parié avec loi la dame il nest 

pas venu il est parti la porte Aevé .... ; 

qa*il me réjoiUBse 

[b] Et retonmera mon il 

est venu il Ta tué. Namtar partit et paria aux 

dieux et ks dieta lui répondirent et s*entretinrent avec lui. . 



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272 SEPTEMBREOCTOBRE 1892. 

regarde , le diea qui n'est pas vena devant toi , amène-le en 
présence de ta diune. Namtar les compta, dieu futur (?). . . 

le dieu qui est venu près de moi Namtar 

partit Ses ses ennemis 

l'ordre va prends. 

le roi le vit ce de -. il a 

réuni les hommes il partit il ne 

verra pas cela il parle à -. . qae 



240 

DEUXIÈME TEXTE MYTHOLOGIQUE. 

Recto. 

[a] àu-u-tu [3] a-na lû4-li u-sa^m-si 

[/i] su-u-tu ra-ni ah-hi-e4d ma-^la-i. •. ... [5] ka-a. . 

. . . ki lu-u-se-bi-ir-ki-ma i-na bi-i-iu ik-bu [6] sa [su-uj-ti- 

ka-ap-pa-ia it-te-is-bi-ir vu u-mi [7] su a-na ma-a-ti 

u-ul i-à-ig-ga an-a-nu [8] [a-na] su-uk-ka-li iu an i-la-ab- 
ra-at i-sa-[as-]si [9] [am]-mi-[ni] àn-u-tu ii-tu vii u-mi 
a-na ma-a-ti la i-zi-ga [10] [su-]uk-ka-la-su i-la-ab-ra-at 

i-pa-al-ki bi [11] | a-da-pa ma-ar an-è-a ia sa-a-ti 

ka-ap-pa-9R [13] is-te-bi-ir an-a-nu a-ma-ta an-ni-ta i-na 
se-e-mi-àu [i3] il-si na-ra-ru it-tal-bi i-na ku-us-si-ki in. . . 

[li] an-bar-ka-a an-é-a sa ki-me-e i-di-il . bu-uz ma 

[i5] te-es-ài-su ka-a-ar-ra [16] iz i-ia-ak- 

ka-an-su [17] ... tu-ri at-ta ta-la-ak [18] a-na. . . 

ya [20] . a^bu an [ai] iz-za-az-zu im-ma-ni- 

ka il a lib-ka [aa] a-na ma-a-ni lui-a-e-ma-ta 

I a-da-pa a-na ma-an-ni [a 3] ka-ar-ra la-ab-ia sa-ta i-nt 
ma-a-ti-ni i-lu i^i-na ha-al-ku-ma [a4] a-na-ku a-ka-na ip-ie-e- 
su ma-an-nu i-lu se-na ia i-nama-ati [a5] ha-al-ku(?) an- 
tur-zi û an iz-û- da su- nu a-ha-mi-i§ ip-pa-la-su-ma [a 6] is-fi- 
nitiii-hu-su-nu a-ma-ta da-mi-ik-ta [37] a-na an-a-ni i-ga ab- 



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GOEEËSPONDANCE D*AMÉNOPHIS. 273 

ba-a pa-ni ba-be-ti sa an-a-ni [38] i^u-be-u ka-la*mu-ka a- 
na pa-ni an-a-nî i-na u-za-zi-ka [29] a-ka-la sa mu-ti n-ka- 
la-ni-ik-ku-ma [3o] la-a ta-ka-ai me-e mu-u-ti n-ka-la-ni- 
ik-ku-ma [3i] la-ta-sa-at-ti lu-u ba-ra u-ka-la-ni-ik-ku-roa 
[3a] li-it-ba-ru(?) sa-am-na u-ka-lu-ni-ku-ma bi-is-sa-aà [33] ki- 
e-ma 1^ às-ku-nu-ka la te-mi-ik-ki a-ma-ta [3d] ia-ak-la- 
ku lu-za-ap-ta-ta ma-ar si-ip-ri [35] sa an an-ni ik-ta-al-da 
y a-da-pa sa hi-a-ti [36] ka-ap-pa-sa ii-bi-ir a-na ma-hi-ya 
lu-bi-la-às-sn 



Verso. 

[i] an-i^-me-e n-tu bl-îs-sa-ma. .... na .^a-me-e i-bu 

[a] a-na ki-me-e i-na e-li-&a a-na ba-ab an-a-ni 

i-na te-hi-su [3] î-na ba-a-ba an-a-ni an-tnr-zi an-iz-zi da 
Sz-za-az-zn [4] i-mu-ni-âu-ma ] a-da-pa il-sn-u na-ra-ru 
[5] it-la a-na ma-an-ni ka-a-e-ma-a-ta a-da-pa [6] a-na 
ma-an-ni ka-ar-ra la-ab-sa-a-ta [7] i-nama-ti i-lu &e-e-na ha-al- 
ka-ma a-na-ku(?)-ka-ar-ra [8] la-ab-ki-kn ma-an-nu i-lu si-na sa 
i-na ma-a-ti ha-ai-ku [9] an-tur-zi an-iz-zi-da a-ha-mi-ii 
ip-pa-al-su au [10] iç-çi-ni-ih-hu ] a-da-pa a-na pa-nl an-a-nl 
tu-ri [11] i-na ki-ri-bi-iu'i-mu-or-su-ma an-a-na il -si -in 
[ 1 a ] al-ka f ad-a-pa am-mi-ni sa su-u-ti ka-ap-pa-sa [ 1 3 ] te- 
e-es-bi-ir f a-da-pa an-a-na ip-pa-al be-ni [i4] a-na bi-it be- 
ni-yai-na ga-a-ab-la-at ta-am-ti [i5] be-ni a-ma-ar ta-am-ta 
i-na mi-ie-li in-sil-ma [16] su-u-ta i-zi-ga-am-ma ya-a-si ud- 
di-ib-ba-a-ni [17] [a-na] bi-it be-ni ul-ta-am-fi-il i-na ug- 

ga-at li-ib-bi-ya [18] la ta-a-ar ip-pa-lu i-da 

[20] i-ga-ab-ba-a it-tu-ru li-ib-ba-i^u iz-za-ku-ad (?) [ai] am- 
mi-ni an-è-a a-mi-lu-ta la-ba-ni-ta ia sa-me-e [aa] û ir-çi- 
e-ti a-ki-il-Ii-in-^ li-ib-ba [a3] ka-ab-ra is-ku-un-su àu-u-ma 
i-te-bu-us-sa [a4] ni-nu mi-na-a ni-ib-ba-li-. a-ka-al 

ba-la-di [a5] li-ga-ni-su-um-ma li-nu ka-al ba-Ia-di 

[a6] [li]-gu-ni su-mn-ma u-ul i u-ul me-e ba-la-di 

[37] [Ii]-gu-ni-su-um-ma u-ul U. . . si-ma-ra [a8] [li]-gu-ni- 



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274 SEPTEMBRE-OCTOBRE lS9t. 

àu-um-ma it-ta-al aà sa am-na [29] [H]-go-nî- 

su-um-ma it-ta-ap-ii-is [3o] id-gu-id-su-iDa an-a-an 
b-çi^Ui i-na inu-hi-iiia(P) [3i] al-ka ] a-da-pa am-mi-ni 
la ta-ku-ul la ta-al-ti ma [33] la ba-cd-da ta-a<a*ni si-da-a. . 
ti an-ë-a be-ni [33] ik-baa la ta.[ka] al la ta-8a(?)-at(?)-ti 
[34] li-i[-tu]-ra-ma(î) a-na ga-ga-ri-su 



TRADUCTION. 

Recto, 

Le vent du sud au seigneur il attei- 
gnit je te briserai; il lui dit cela de sa bouche. 

Il bnsa les ailes du vent du sud. Pendant sept jours, le vent 
du sud n a pas souiSé sur la terre. Anou dit à son serviteur 
llabrat : t Le vent du sud depuis sept jours n a pas souflBé sur 
la terre. » Son serviteur llabrat lui répondit : • Adapa , fils d*Ea , 
a brisé les ailes du vent du sud. » Lorsque Anou apprît cette 
nouvdle, il porta (?) secours et s^assit sur son trône; le dieu 

Barka et le dieu Ea il lui fera tu 

iras vers moi il se tiendra et il te 

verra Contre qui es-tu fàdié, Adapa, pour qui 

portes-tu le deuil(?)? Dans notre pays deux divinités dispa- 
rurent et moi , comment Quels sont les deux 

dieux qui périrent dans le pays ? Les dieux Tanmiouz et Nabon 

le regardèrent fun et lautre de bonnes paroles 

à Anou le père, devant la porte du dieu Anou en 

présence d*Anou lorsque tu seras placé, ils te donneront la 
nourriture de la mort, tu n'en mangeras pas; ils te donne- 
ront Teau de la mort, n'en bob pas; ils te donneront de 

rhuile la noiirriture(î) que je t'ai préparée. . . 

d'après l'ordre que je t'ai donné; tu as Taincu(?) 

le messager du dieu Anou Adapa, les ailes brisées 

du vent du sud (P) , apporte-ies devant moi. 



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GORRESPONDANGE D*AMÉNOPHIS. 275 



Verso. 

« le dieu du ciel, le du ciel , en mon- 
tant vers le ciel et en arrivant à la porte du dieu Anou. A la 
porte du dieu Anou les dieux Tanunouz et Nabou se tenaient; 
ils le virent. Adapa demanda du secours (?). Seigneur, contre 
qui es-tu fâché (?), Adapa? Pour qui es-tu habÛIé de deuil? 
Dans le pays denx(?) dieux ont péri; c*est pourquoi je suis 
babillé de deuil. Quels sont les deux dieux qui ont péri sur 
la terre? Les dieux Tammouz et Nabou le regardaient Tun 

et Tautre Adapa se tourna vers le dieu Anou et 

s*approcha de lui. Anou le vit et lui parla : « Ô Adapa, pour- 
quoi as-tu brisé les ailes du vent du sud ? » Adapa répondit 
au dieu Anou : t Je regardais la maison de mon seigneur, au 
milieu de la mer, 6 mon seigneur, que la mer avait brisée en 
deux moitiés; le vent du nord m*a insulté. Pour la maison 
de mon seigneur je me suis emporté dans la colère de mon 

cœur sans retour, répondit et paria et lui 

rendit le courage Pourquoi le dieu E^ a-t-il 

fait voir à Thomme la profondeur (le mystère?) du ciel et de 
la terre ? Il lui a fait un cœur orgueilleux et lui a donné une 

grande célébrité. Quant à nous , que devons-nous 

la nourriture de la vie. Retire (?) -lui la nourriture de la vie; 

retire(?)-lni les eaux de la vie; retire(?)-lui 

prépare-lui qu'il de Thuile; empécbe- 

le de s*en oindre le corps. » Le dieu Anou le regarda et cria 
vers lui : « Adapa , pourquoi ne manges-tu pas et ne bois-tu 

pas?» Tu ne fais connaître Tordre (?) du dieu £a, le 

seigneur, a dit : t Ne mange pas, ne bois pas, qu'il retourne 
à sa ponsûère. » . ^ 



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276 



SEPTEMBRE. OCTOBRE 1802. 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



(/signifie nom de femme; p, payi; 9, ville; Umu let MOret tout 
des noms d*bomme.) 



Abamazi, 196. 
Abapisi, i3o. 
Abd-Addi,i43. 
Abadasrati, 5o. 
Abdaiirta, 45. 
Abdasratam, 5o. 
Abimiiki, 163. 
Abir-Addi, i43. 
Abatum, a 3. 
Abzaiibimim , i58. 
Adda. . ., 111. 
Addiduya(?),i43. 
Addumi, 1^3. 
Adunira, 2o3. 
AhaiTU, p., i46. 
AkLa,v.,8. 
Akizxi, 139. 
^siya, p., 11. 
Algi, Y., 189. 
Am, p., i43. 
Ama, 189. 
Amanhatbif 189. 
Amanmasa, 63. 
Ammi, p., 38. 
Ambi, V., 60. 
Amuna, p., 23. 
Amuri, p., 8. 
Anatî, 1^3. 



An-bi(?), 149. 

Aniya, f., 1. 

An - ta - kuUima-an-za 

(=EUis kullima- 

sin), 1. 
ApQ, V., 58. 
Arad-biba, 137. 
Arad-sàr(?), 139. 
Arasa, i53. 
Ardata, y., 60. 
Armada, y., 5i. 
Artanianpi, i25. 
Arzapi, i55. 
Arzapipi, laS. 
Assor-nadin-abe, 10. 
Assor-oballit, 10. 
Asnata, v. , 196. 
Asqalana, Y.,119. 
Ayaloua, y., 187. 
Azaru, àà> 
Azin, 3i. 
Aziru, 34. 
Azzarim, 177. 

Badaza, 139. 
Bdume, 8. 
Bdit-nesi, f., 137. 
Beruna, Y., i3. 



Berata, v., 5i. 
Biri, ih» 
Biridipi ,111. 
Biriyamaza, 7. 
Bimaza, 196. 
BisiUna, i58. 
Biti-an, i43. 
Bubori, lis. 
Borda,! 53. 
BuribiU, hi. 
BumaburiyaA, h» 
Burraburiyas, 4. 
Barazillim, v., 71. 
Bosra, ao5. 

DagantakaU, 119. 
Daira, 127. 
Daski, 173. 
Dipite, 161. 
Duda, 3i. 
Dumana, 4i. 
Danip, v., 3i. 
Dusratta, 20. 

Ebasakame, v.,161. 
Edakkaraa,i4>. 
EUam , p. , a5. 



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Gaduna, 163. 
Garma, 3o4. 
Gazri «111. 
Giliya, a a. 
Gina, p., iSd. 
Gitipa, Y.« i54. 
Gitirimana, v., i54* 
Gitpi, p., i4i. 
Gnbla. V., 4i. 
GnHi, Y., i85. 
GaddaMina, v., 170. 
Guti, Y., 199. 
Gotikirmii, v., io4* 

Haa. 6. 

Hahi. . ., V., 194. 
Habîri.p., 199. 
Haib, 66. 
Hamassi, 33. 
Hanagalbat, i44« 
Hanie, 30. ^ 
HanigailMli, p., 10. 
Hanigalbato , 10. 
Hanipa, 93. 
Hanya, 117. 
Haralni, y., iS^. 
Hasaba, y«, 160. 
Haïti, p., 39. 
Hatte.p., i43. 
Haya, làà. 
Hazanu, 48. 
Hazati, y., 199. 
Hazi,Y., j63. 
Haxura, y., 99. 
HikukaUa, y., 73. 
Hmaiona \ y., 8. 



INDEX DES NOMS PROPRES. 277 

Mahziti, v., 189. 
Makida, v., 11 3. 



Hirdkimiil, y., 199. 
Hiziri, i45. 



ndami, p., i64. 
Brabimar, 91. 
Irimayasa, 46. 
Irqata, v., 74. 
Irtabi^-zîkari, £, 1. 
Inrza, Y., i53. 
hpjyapi, 195. 

Kaii(?)msat,Y., 9. 
Karduniyas, p., 1. 
Kasi, 1. 
Kassi , p. , 60. 
Kidin-Raman, 188. 
Kikkina, 43. 
Kinahhi, p., 8. 
Kinia, p., i63. 
Kumidi, y., 60. 
Kunabhaa , p. , 9. 
Kurigalzu, 6. 
Kurtapi, i5. 
Katiti.p., 79. 

Laba, v., i58. 
Labapi , 1 1 1 . 
Lakisi, v., io5. 
Lakisa, v., i33. 
Liki, Y., 71. 
Lu-îarzana, 189. 
Lukki , p. , 11. 
Luqî, Y., 71. 

Blagarma, 34. 
Magdani, Y., 96. 



Manabbiya , 30. 
Manie, 30. 
Maya, 134. 
Mazipalali, 34. 
Meiuhba,p,, 38. 
Metakilis, 99. 
Mihixa, y., 135. 
Mibroni, 6. 
Miankini(?), 149. 
Milkili, 111. 
Milkilim, i54* 
Milkilu, 149. 
Miluba, p., 44* 
Mimmuriya, 33. 
Mi?pî,p.,i. 
Mis9ari,p., 10. 
Mittanna, p., 173. 
Miyariya, 199. 
Mub. . ., Y., 189. 
Mupizu*a(?), i44. 
Mu&ibana, v., i3o. 

Na'rima, p., io4. 
Nabmapi, i65. 
NahramaÀsi, 30. 
Nakatam, io5. 
Namyamaza, i43. 
Naphariya, 33. 
Napharuria, 4* 
Nasuni, y., 71. 
Nazima> y., i5i. 
Niphuririya, 9. 
Nubasse, p., 3o. 



' Cnl U lectarc exacte do groupe mat-hi-hi-na-ta-na qu'il faut diviser : 
matrki ki-RO'tm-na an lieu de mat kM{=a liyna-tu-na comme je Tavais pcnaé 
en Iraduiaant le n* 8. 11 8*agit de la ville de |ri|n (Joauë, xix, i4). 



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278 

Paara, 93. 
PfcUwite, 97. 
Paluya, ZZ. 
Pamahu , 7. 
Pi'liya , v. » 60. 
Pidya,ii9. 
Pihenhaf io5. 
Piktaxa,i36. 
Pimiuia, 170. 
Pirizzi, 33. 
Pitaxa, i46. 
Pu-Addi. i53. 
Pumabula , 60. 

Qanu, V., i33. 
Qari, V., 10a. 



Rab-U, i43. 
Rabziddi, i43. 
Raman-asarid, i54. 
Raman-mihir, 1 67. 
Baman-nirari, 3o. 
Raman-uui, i84* 
Rib-Addi,4i. 
Rubute, io5. 
Ruhizif p., 175. 
Rusmanya, i48. 

8ain(?)ulla, Y.,4a. 
Sapa, V., i58. 
Sapi, V., 44. 
SaraU, 93. 
Sisigi, i65. 
8ur-sâr, i45. 
Subarina, p^, 5s. 
Suri, p., 43. 



SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

Salmu, 7. Tir(?), j4. 

Sarha, v., 137. Tirana, v., i45. 

Sihi,p.,ii. Tubihi, Y., 171. 

Subarti, f. , 1. Tunip, y. , 33. 

Samor, T., 188. TurbazQ, loi. 

SiUDura, Y., il. Tunnaya, 111. 

Somuri, y., 34. Turya, 198. 

Sam, V., 49. Tukdti, y., 189. 



àabbaina« t65. 
Saimaya, 398. 
Sambuna, y., 1^. 
âamu-Addi, i3i. 
âasbimi , Y. , i34* 
Sarra, 93. 
âeri. Y., io4* 
Sigata, Y., 60. 
Sipte, Y., 300. 
Siptiiri, 167. 
âitatama, 34. 
Subandi, 116. 
âum-Adda, 8. 
Sumardata, 190. 
àunatom, 8. 
StmCf 33. 
Sula, 94. 
Sutadna, 8. 
âutama ,191. 
Satagarbft, io4. 

Taari,i56. 
Tagi, 149. 
Tapli, f.^ 193. 
Taluhepa,f., 33. 
Taruna^ y. , 1 38. 
Teie.f.. a3. 



Ugarit, Y., 76. 
Ullaza, Y., 44. 
Umsaltm, io3. 
Uza, Y., 99. 

Yahv-Addi, 44. 
Yabaym, i58. 
Yabni-il« ia4. 
Yabru, 88. 
Yabizibaya, i€^ 
Yanhami, 5i. 
Yanbamma, 43. 
Yanhama, 101. 
Yapa-Addi, 60. 
Yapabi-Addi, 43. 
Yapu. Y., 58. 

Zabuba, Y., i38. 
Zama-ab, 5i. 
Zidripira, i4o. 
Zilu, Y., io4. 
Zimrida, 43. 
Ziribasani, y., i33. 
Zi-samimi, 149. 
Zitana, i43. 



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NOUVELLES ET MELANGES. 270 



NOUVELLES ET MÉLANGES. 



SÉANCE DU 11 NOVEMBRE 1892. 

La séance est ouverte a 4 heares et demie sous la prési- 
dence de M. Barbier de Meynard, vice-président. 

Le rapport de la séance du id mai est lu et la rédaction 
en est adoptée. 

M. Barbier de Meynard rappelle à la Société la perte 
irréparable quelle a faite dans la personne de son illustre 
président, M. Eknest Renan. Le discours de M. Barbier 
de Meynard sera inséré au procès -verbal. (Voir plus loin, 
p. 280.) 

L'élection provisoire du président et d*un membre du 
G)nseii, soumise à la ratification de rassemblée générale, est 
renvoyée a la séance de décembre. 

Lecture est donnée d*une lettre du Ministère de Tin- 
stmction publique annonçant Tordonnancement , au nom de 
la Société asiatique, d*une somme de 5oo francs, à titre de 
subvention pour le troisième trimestre de 189a. 

M. Rnbens Duval offre à la Société , de la part de M"'* Paul 
de Lagarde, quatre ouvrages posthumes de son mari, pour 
Ure suite à l'échange , consenti par le G>nseil , des publica- 
tions de la Société contre Tœuvre complète de M. de Lagarde. 

M. Halévy présente, de la part de M. Permcfaon, une 
édition, avec traduction et commentaire, d*une histoire du 
ixM Lalibala, texte important pour T histoire d*une des pé- 
riodes les plus obscures de TËthiopie , celle des Zagné. 

M. Droiàn signale à la Société deux monnaies indo- grec- 
ques, présentant Tune le nom de Bouddha, accompagné, 
semble -t-il, du nom de Sakyamouni sous la forme ^AKO- 
MANOîTautre le nom de Mazda, sous la forme MAZAOO- 



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280 SCPTEMBRE-OGTOBRE 1802. 

A NO. Des observations sont échangées snr ce sujet entre 
MM. Drouin, Sylvain Lévy, Opperl et Halévy. 

M. Oppert commence nne lecture sur Thistoire d*Assurba- 
mpaJ II, le vrai Sardanapale des Grecs, d*après les dernières 
découvertes de Tassyriologie. 

La séance est levée à 6 heures ^ 



ERNEST RENAN. 

Au début de la séance, M. Barbier de Meynard a rendu 
hommage en ces termes à la mémoire du regretté Président 
de la Société : 

t Messieurs , 

« Depuis notre dernière réunion , un vide immense s*est fait 
parmi nous : le penseur profond , le savant , Técrivain de génie 
que nous étions fiers d^avoir pour président, a succombé aux 
assauts de la maladie qui minait son corps sans atteindre son 
âme. Sa mort est un deuil pour la France, pour Thumanité 
dans les régions ou la recherche scientifique et le coite des 
lettres sont en honneur, mais nulle part elle ne sera [dus 
douloureusement ressentie que dans notre Société. 

« M. Renan n* était pas seulement le maître dont la parole 
fait autorité , le guide qu*on suit avec confiance, le défenseur 
de nos droits dans les moments difficiles de notre existence : 
jusqu*au dernier jour, il est resté pour nous ce qu*il Ait au 
début, un confrère dont le dévouement ne s*est jamais dé- 
menti. Cette parenté scientifique qui est un de nos titres de 
gloire , j*ai eu la consolation de Taffirmer en votre nom de- 
vant son cercu^l , au Collège de France où il est revenu 
mourir. Le jour de ses funérailles vraiment nationales, par 



* La litle des ouvrages offerts à ceUe séance sera jointe i la liste de la 
séance de décembre. 



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NOUVELLES ET MELANGES. 261 

un privilège bien justifié, la Société asiatique, seule parmi 
les corporations savantes libres qui se rédamaient de lui, a 
pa adresser un dernier hommage à celui qui, pendant qua- 
rante ans , a été son plus illustre collaborateur. 

c Ces liens de reconnaissance qui nous rattachent au maître 
vénéré, permettez-moi de les rappeler une fois de plus au 
début de cette séance. Je laisse à votre secrétaire le soin d*ap 
précier les titres impérissables du philosophe, de Térudit et 
de Tartiste : c est une tâche qui relève de son talent et qu*il 
accomplira dans son prochain rapport annud. Quant à moi, 
je me bornerai à rappeler brièvement ce que M. Renan a été 
dans notre Société, ce qu'il a fait pour elle et Timpulsion 
féconde qn il a donnée à nos travaux. 

«Vous avez tous présents à la mémoire ses charmants 
souvenirs de jeunesse, vous savez quelles consolations, qud 
apaisement les études orientales apportaient à son âme trou- 
blée par le conflit de Tautorité et de la raison. Il n*était pas 
encore bien loin de ces premières années de lutte et de tra- 
vail acharné, quand il ibt reçu, en 18^7, membre de la So- 
ciété, sous le titre modeste d'élève de TÉcole des langues 
orientales. Chargé, trois ans plus tard, par Tlnstitut, d'une 
mission scientifique çn Itdie, avec le D' Daremberg, il 
adressait à M. Reinaud une notice détaillée sur les manuscrits 
syriaques et arabes du Vatican. C'était son début au Journal 
asiatique. Si exacte que soit l'analyse qu'il donne de ces do- 
cuments, on voit qu'ils nont pour lui qu'un intérêt philo- 
logique de second ordre. Il leur demande davantage : il les 
interroge pour y trouver les traces de l'influence que l'hellé- 
nisme a exercée sur les Sémites et la part que les Arabes ont 
prise à la transmission de la philosophie péripatéticienne. 
Sa thèse si remarquée sur Averroès et ï'Averroîsme est sortie 
de ces premières recherches. Elles le conduisent ensuite en 
Angleterre et c'est encore au Journal asiatique qu'il adresse, 
en 1862 , la description du fonds syriaque qui n'est ps une 
des moindres richesses du Musée britannique. 

«Déjà, dans ces études bibliographiques en apparence si 

IX. 19 

urMiittM UTtaaiu. 



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tâi SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

étnuBgèret aox coniîdératîoDS phUoiophiqiiet, on trait, une 
iMiî^ji^ impréme laissent deviner ces tendances an donte ab* 
soin conbre leqod ce grand esprit ne sanra pas se prémonir. 
t A qnoi bon, dit41, dans un de ses Rapports, chercher à 
« travers les systèmes et les sectes la vérité toujours inyante? 
tUesamen des évcdntîons de Tesprit humain est bien plus 
•profitaUe à la science que Teffort pour définir TinfinL ■ £t 
aÛlenrs : « Qui sait si la finesse d*esprit ne consiste pas à 
• s*abstenir de conclure. > Dans ces qudques mots , c*est dé^ 
le fiitur auteur des Dialoguas phUosophiques et de ÏExawm de 
conscieiice qui se révèle. 

« Depuis iongtttOQps le Journal des Débats et la Bmme des 
Deux-Mondes avaient assis sa réputation littéraire; mais 
Torientaliste nous restait fidèle et continuait à nous donner 
la primeur d*une érudition qui gagnait chaque jour en pro> 
fondeur et en solidité. Cest pendant cette période de i85a 
à 185^ qu*il publia dans notre recueil ses Observations sur 
r Apocalypse d'Adam, sur Les sectes gnostiqaes, sur Le nom de 
Sanckoniaton et d autres articles empruntés à la littérature 
syriaque. En même temps paraissait une de ses œuvres mai- 
tresses, ï Histoire des langues sémitiques, qui lui ouvrait les 
portes de TAcadémie des inscriptions et belles4ettres. Que 
dirai-je de ce livre, Messieurs, que vous ne sachiez déjà! 
Vous pensez comme moi que, malgré sa date et les progrès 
qUe la phikdogîe a accomplis depub son apparition, il gar- 
dera sa place, une des premières, parmi les travaux de 
f orientalisme français. Vous n avei pas perdu le souvenir des 
controverses presque passionnées qu'une des théories favo 
rites de 1 ouvrage» la tendance des Sémites au monothéisme 
avait soulevées en France et à Tétranger. On en retrouve 
Técho dans une série d'artides que Renan inséra dans le 
loamal asiatique ( 1 869 ) , sous le titre de : Considérations sar le 
caractère général des peuples sémitiques. U faut bien le recon- 
naître, quelque appui que Thistoire et la philologie appor- 
tent à cette thèse dévelo{^pëe avec tant d*éclat, dUe ne pou- 
vait aboutir à une démonstration rigoureuse : les tendirôes 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 283 

psychologiques d*ime race le manifestant à travers les siècles 
et par des milliers d'existences , il sera toujours possible de 
trouver dans cette diversité matière à de sérieuses objec^ 
tions. Mais quel trésor d'idées et de faits, quelle douceur de 
controverse, qudUe séduction de style dans cet ensemble de 
mémoires qui sont la contribution la plus importante que 
notre confirère ait fournie an journal! 

«Pendant les années qui suivent, sa collaboration devient 
moins fréquente : son grand travail sur les Origines du chrit^ 
tiwûsmê, YHistoire da peuple ttlsraSl dont il réunissait âkê 
cette époque les matériaux, absorbent presque tout son 
teo^. Les notes et observations qu'il nous adresse à d'asses 
rares intervalles se rapportent, pour la plupart, aux recher-t 
ches de cet ordre et témoignent dès lors pour Tépigraphie 
sémitique d'une prédilection d'où sortira un peu plus tard le 
pian grandiose du Corpus inscriptionum semiticaram. Je me 
contenterai de citer, et- par leur titre seulement, une Notice 
des froif inscriptions phéniciennes d^Oumm eUAwamid, une autre 
sur les Inscriptions hébraïques de Kefr Bereim et une troisième 
sur le célèbre sarcophage rapporté de Jérusalem par M. de 
Saidcy. Je ne dois pas oublier non plus les Observations sur 
les inscriptions nabatiennes de Pouzzoles et qudques autres 
«perçus épigraphiques qui n'ont rien perdu de leur valeur. 

« Obligé de restreindre de plus eh plus sa participation au 
Journal asiatique, Ernest Renan nous donna néanmoins une 
nonvdie preuve de son bon vouloir et de l'intérêt qu'il por^ 
tait à nos travaux. Cétait en 1867 * ^ ^^^ ^^ atteint à 
l'apogée de sa §^oire littéraire, ses admirateurs et ses adver- 
saires semblaient s'entendre pour porter son nom jusqu'aux 
limites du inonde civilisé. C'est à cette date qu'il voulut bien 
accepter parmi nous la tâche la plus honorable et la plus dif-' 
ficile, celle de secrétaire chargé de récBger le rapport annuel 
au Conseil* Il le reçut des mains de M. Mohl qui , pendant 
vingt ans, en avait fait l'organe en qudque sorte officiel, les 
Annales de l'orientalisme en Europe, dans l'Inde et en 
Chine. Notre nouveau secrétaire voulut d'abord maintenir ces 

19- 



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884 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

traditions : mais les temps étaient changés et , même avec la 
collaboration la pins large, il devenait bien difficile d*em- 
brasser nn champ qui s'étendait chaque jour davantage* 
M. Mohl ne s'occupait que des livres, la vie intérieure des 
sociétés savantes et leurs développements n'attiraient pas son 
attention. Le nombre de celles-ci s'était accru , de nouvefles 
branches d'études avaient pris naissance; il devenait donc 
nécessaire de réduire les proportions des compte^ rendus 
annuels sous peine de les condamner à la sécheresse et à Tin- 
suffisance d'un catalogué de librairie. Les Rapports que Renan 
rédigea pour nous sans interruption, de 1868 à 188a, ne 
s'étendent guère au delà de la France : sauf de rares excep^ 
tions, il se borne à dresser le bilan de nos propres travaux » 
avec quelle bienveillante impartialité , je n'ai pas besoin de 
vous le rappeler. Il n'a de sévérités que pour l'absurdité et le 
charlatanisme, ou plus exactement, son silence est leur con- 
damnation. C'est ce qui explique aussi chei lui ces ménage- 
ments de forme, cette courtoisie dans l'énoncé de ses juge- 
ments qu'on prendrait au premiei" abord pour un excès 
d'indulgence. A ses yeux, tout travailleur sincère doit être 
accueilli avec faveur^ qudies que soient d'ailleurs ses fai- 
blesses, et même ses erreurs. Quant aux œuvres de mau- 
vaise fDi et à la science de faux aloi , elles sont comme si 
elles n'existaient pas. iNous n'avons pas mission, disait-il, 
• d'organiser contre elles une sorte de gotidarmerie littéraire, 
t ni de tenir le registre d'écrou d'un Charenton scientifique. • 
k Chacun de nous a gardé le souvenir des sages directions 
qui terminent presque tous ses Rapports et en sont comme 
la sanction. Il se plaisait à rappeler le rôle et les devoirs 
d'une Société savante telle que la nôtre , uniquement préoc- 
cupé des intérêts de la science ; et je les résume en qudques 
mots : seconder dans leur tAche les Académies offiddles, en 
nous chargeant de travaux que celles-ci ne peuvent pas tou- 
jours entreprendre, lutter contre l'indifférence du public 
en frayant la voie aux découvertes nouvdles, les soumettre 
à un eiAmea attentif avant de les livrer au jugement trop 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 285 

souvrat superficiel de la foule, en un mot , maroker droit et 
sans défaiUance vers on bat unique qui est la science. 

■ Cest bien là. Messieurs, Tesprit qui a présidé à la fon-> 
dation de notre Société , la pensée qui a guidé nos pères , Silr 
vestre de Sacy, Abd Rémusat, Bumouf ; ces conseils, ils ont 
dû les répéter souvent dans nos réunions mensuelles du ven-: 
dredi, mais ne vous semble- t-il pas que, sous la plume de 
Renan, ils prennent une abrité plus grande et deviennent 
^m que jamais notre rè§^e de conduite? Ces Rapports qu*il a 
rédigés sans interruption pendant quatorze ans, c est-à-dire 
pendant une des périodes les mieux remplies de notre vie 
militante, ne croyez-vous pas quils méritent de figurer dans 
Tceuvre du maître? En attendant qu*ils y occupent la place 
qui leur est due, je suis heureux de pouvoir vous annoncer 
la publication prochaîne dans notre journal d*une série de 
notes philolc^ques qui , dans la pensée du maître , devaient 
servir de complément à son Histoire des langues sémitiques ou, 
pour mieux dire, de préparation au second volume de cette 
histoire. Nous serons redevables de ces communications à 
M** Renan , qui réunit avec une pieuse sollicitude jusqu'aux 
moindres fragments épars sur le bureau de celui (jui fut un 
travailleur infatigable. 

« En 1 884 , à la mort d'Adolphe Régnier, M. Renan fut 
élu président par acclamation et il n a jamais cessé de dkîger 
nos séances jusqu'au jour où la mala(]ie a triomphé de son 
énergie. L'année dernière encore, en dépit de douleurs par- 
fois intolérables, il gravissait gaiement nos trois étages et 
prenait place au fauteuil avec une ponctualité juchante. Son 
assiduité ne tenait pas seulement au respect qu'il avait pour 
les moindres de ses devoirs : elle était spontanée et se rattachait 
à ses plus chers souvenirs; nous étions de sa famille intellec- 
tuelle et il aimait à se retrouver parmi nous. Il nous semble 
le voir encore assis à cette même place, mettant son savoir 
presque universel an service de nos débats scientifiques et 
lorsque, par hasard, rarement, ils prenaient une allure un 
peu trop vive, intervenant d'un mot plein de bonhomie et 



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SSO SEPTEMBRE-OGTOBRE 1802. 

de Snesse, souvent mémo d'un sourire vde ce bon sourire qm 
semblait dire aux antagonistes : t Doucement, cbers confrères, 
t gardei-Yoas de vous traita d*ignorants, le pabUc yoos pren- 
« drait peut-être an mot on tont an moins rirait à yos dépens. » 
En tonte occasion , d*aillenrs , il nons prêchait la conccmle et la 
tolérance réciproque , considérant qu'un des plus grands pér3s 
que nous puissions courir serait une polémique de violences 
et de personnaUtës et ce qu*il appdait Vaniagomsme des tpi- 
eiàlitis, 

• Telles ont été jusqu'au dernier jour les exhortatkms de 
ce sage. Je les ai recueillies de sa bouche , il y a qudqass 
mois à peine, dans un entretien qui fut, hdas! le den^. 
Sa voix était déjà bien affaiblie, ses forces défaillantes, mns 
sa pensée allait vers nous et je lisais dans ses yeux un adieu 
fdein de regrets affectueux pour cette chère Société qu'il sa- 
vait ne plus revoir. Gravons, mes chers confrères, gravons 
tous dans notre coeur les dernières volontés du maître vénéré 
qui a été notre gloire et qui, au fond du tombeau, reste notre 
meilleur conseiller, notre guide vers le but de toute vie sé- 
rieuse : raccom{dissement du devoir et la recherdie désin- 
téressée de la vérité. » 



«LES JUIFS 

DANS 

LES INSCRIPTIONS DE TELL EL-AMARNA. 



J*ai donné, en avril 1891, dans les Proceedings de la So- 
ciété d'archéologie biblique de Londres, un essai de traduc- 
tion de la lettre assyrienne cotée $9 dans le recueB Det 
Thontafelfund von $l-Amama de MM. WincUer et Abel, es 
omettant les dernières lignes, trop mutilées pour offrir un 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. S87 

suivi, et sans m'aperoevotr qn'U fïH question 4^ Jniis 
dans ce passage. M. J. Halévy ne les y a pas non pins décoa* 
verts, à en jnger par sa traduction (c(nn]^te) de la même 
pièce dans le Journal asiatûine, mars-aYril 1891. Cest au 
R. P. Scheil , qui Ta communiquée « avec une rés^e louable, 
dans la même livraison ànJoamal asiatique, qu*appartiendra 
1* honneur de cette trouvaille, très intéressante si elle se jus- 
tifie. Malheureusement Tinterprétalion proposée pour le mot 
ya-a-da semble fort discutable» Au lieu d*nn nom signifiant 
Juifs, le contexte indique plutôt une forme verbale signifiant 
ils ont M témoins, sens que l'analyse granmiaticale du mot 
rendra d'ailleurs très vraisemblable. 

La lettre dont il s*agit est adressée par Azirou, chef du 
pays d'Amourou en Palestine, a Doudou, seigneur égyptien, 
dont il veut faire son intercesseur auprès du roi de Misri 
(Egypte). Le titre de père qu'Azirou donne parfois à Boiidou 
est purement honorifique : le vrai père d'Aiirou est Arad- 
asratou, comme on le voit par la pièce dii lignes a 6 et 27, 
du recueil cité. Azirou, dont la lettre ressemble à plusieurs 
antres dans la collection de Tell el-Amarna, prie Doudou de 
lui obtenir de Tor du roi d*Egypte. Il donne ensuite divers 
renseignements. 

Voici comment nous croyons pouvoir traduire les lignes 
6-2 a de cette lettre : 

(6) Cest toi qui m*as sauvé la vie; (7*8) Cest toi qui m*as 
établi dans le bonheur et la puissance. Cest toi qui es ndon 
msdtre. (10-1 a) Et que mon maître écoute avec biei^veil- 
lance les donandes de son serviteur Azirou, dévoué à son 

service. Tu n*as pas ybiirm(?) le (i3)Expédie-hpromp- 

tement; ( i4) et que je garde les terres du seigneur roi. 

(1 5) En outre à Doudou, mon maître (je dis:) (16) écoute 
mes ouvertures. Les rois du pays de Noukhassi (17) m'ont 
dit: (18) iTon père (Doudou), autant dor (19^ ao) qu'il 
demandera au roi de Misri, (a 1 ) il [raccordera] et l'enverrh 
(aa) du pays de Misri.» 



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388 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

Les parties consenrëes des lignes a3-39 se Usent coDune 
snit : 

a3. U kap-pa matdti u kajhpa 

3d* (andUui) fobi [ya^u-du 

a5 f i/r-fta-Rom 

a6 -mi 

27. A'Zi-ri is-tu. mat Mi-if -ri 

%S. a i-na-an-na fobi ya-a-da 

39. (i-to mat [ Ta]'ni'fa ab-ra 

Avant de tenter Tinterprétation de ce passage , il j a d*abord 
quelques remarques à faire sur la transcription : 

A la ligne 24« Tidée d'homme ou de soldat est exprimée 
jpar un double idéogramme , dont le premier, transcrit ami- 
luti^ est probablement aphone. C'est ainsi que, dans une 
autre lettre émanant d*Azirou (Winckler-Âbel,4i« ligne 4), 
f idée de soldat est exprimée d*abord idéographiquement et 
immédiatement après, phonétiquement : §aH §a-bi, sans que 
le mot soit à prononcer deux fois. Les cas de ce genre sont 
fréquents dans les inscriptions de Tell el-Amama. — A la 
même ligne, le ya, en partie e£E&cé , dans ya-u-du, a été sug- 
géré au R. P. Scheil par la ligne a8 , et nous regardons la 
restitution comme certaine. 

A la ligne 29 , la restitution Ta, dans Tu-ni-pa, se justifie 
par la mention répétée du pays de Tunip, dans les lettres 
d'Adrou. (Voir Winckler-Abel, 3i, ligne 25; 32, ligne 23; 
33, lignes 39, 4i.) 

G)nmie rien n*est plus diflBcfle que Tintelligence d*im 
texte épistolaire, quand on ne connaît ni lauteur ni les cir? 
constances de la lettre, je dois aussi dire un mot d'Axirou et 
du rôle qu*il joue en Palestine et en Syrie, d après les docu- 
ments de Tell el-Amarna. Je ne ferai que résumer ce que j*ai 
énoncé avec preuves textuelles à Tappui dans mes artides 
Aziroa et Quelques lettres de TellelAmama, publiés dans les 



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NOUVELLES ET MELANGES. 280 

Proceedtngs de la Société d archéologie biblique dç$ mois 
daYrB et de juin 1891. 

Ââroa se trouve en relation surtout avec les chefs et les 
populations de la Palestine septentrionale et de la Syrie. Q 
se pose , conune plusieurs autres petits princes syriens , en dé- 
fenseur de Tautorité des Pharaons dans ces parages; mais à 
certains moments, il devient suspect à son suzerain; ses voi- 
sins se plaignent de ses violences, et cda lui vaut, malgré 
ses protestations de loyauté, des réprimandes sévères de la 
part du roi d*£gypte. Il faut savoir également que les vassaux 
syro-palestiniens du roi d*Egypte opéraient souvent avec des 
troupes fournies par leur maître et sous la surveillance de ses 
officiers. £n conséquence, vu le contexte , je crois que les fahi, 
hommes (vin) ou soldats , dont il est question dans le passage 
à traduire, sont des gens du roi d*Egypte employés en Syrie 
et en Palestine. 

Voici donc, autant que possible vu Tétat du texte, ce que 
semble vouloir dire A^drou dans les lignes transcrites ; 

« (a3] Et toutes les provinces et tous (q^) les soldats (ou 

officiers) ont témoigné; (36) ils ont dit : (36) 

« (27) Azirou du pays d*Egypte (ex ou a terra 

^gyplî). » (28) Et maintenant les soldats (ou officiers) en 
ont été témoins, (ag) j*ai qaitté (?) le pays de Tunipa ». 

On devine avec une certaine probabilité lobjet de laffir- 
mation contenue dans les lignes aS-ay. Azirou dit peut-être 
que, d'après les témoignages recueillis, en divers endroits de 
la Syrie , par les inspecteurs égyptiens et d*après le témoignage 
des soldats ou officiers égyptiens qui opèrent dans son voisi- 
nage, il n a pas cessé d*étre fidèle à TEgypte. Les lignes 26 et 
37, rapprochées de Winckler-Abel , 36 , ligne 8 , et 38 , ligne 
17, me semblent pouvoir se reconstituer ainsi : (26) [La 
ijp-to-urj-mi (27) A-zi-ri is-tu mat Mis-i^-ri = Non de/ecit 
Azim ah Mgypio, 

Si on traduit : Tontes les provinces et tons tes soldats jaifs 



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200 SEPTEMBRE-OCTOBRE 180S. 

disent qn'Azirouafait telle chose, on ne voit pas bien pourquoi 
on attache one valeur spéciale au témoignage de sddals 
juifs. 

Dans les lignes a8, ag, où il sendble être question d^nne 
opération militaire, Aibrou, suivant notre interprétatioii, 
s appuie uniquement sur le témoignage des soldats on offi- 
ciers du roi d*Egypte qui opèrent dans son voisini^ew 

A la ligne 39, alhru peut être un prétérit à la première 
personne du singulier et avoir pour sujet Aùron, qui parle, 
n peut être ausM un permansîf à la 3* personne du phoîd 
masculin et avoir pour sujet sabi, ce qui porterait à voir dam 
ya-Urda un nom déterminatif et favoriserait Tinterprétatioo 
de soldats juifs , dans ces lignes comme dans les précédentes, 
et nous ferait renoncer à notre explication. Mais nous y te- 
nons pour de bons motifs. Eîn ^et, dans une autre lettre 
( WincUer-Abel, 3i ) , traduite dans notre article sur Azîroa, 
celui-ci écrit à Khai, autre grand officier du roi d*Egjpte, 
qu'il va quitter, suivant Tordre qu*il a reçu, un poste qu*3 
occupe, bien qu*il craigne qu*après son départ, le roi Khatti 
ne ravage la ville de Tunip. Ainsi Tunip ou Tunipa semble 
avoir été le poste dont il s*agit 

Nous faisons de ya-a-du un prétérit ■ kal » du verbe àis, 
en hébreu -})y t témoigner ». La préformante ya, au lieu de 
la préformante ordinaire i, ne doit pas surprendre, car die 
se rencontre fréquemment dans les lettres de Tell el-AmanuL 
En voici des exemples : yadina (Winclder-Abd, 44, verso, 
1. 22), yakiada (46, recto, 1. li), yiuburu (49, verso, L 8), 
yabâ (58, verso, 1. 60). 

Si, malgré ces considérations un peu longues, notre ver- 
sion parait à bon droit incertaine , c*est qu*un texte aussi mu- 
tilé n*en comporte point de plus sûre, à moins quon ne dé- 
couvre un passage parallèle. Q est donc asses imprudent de 
regarder dès à présent, nonobstant les réserves formdles da 
R. P. Scheil, la mention des Juifs en cet endroit comme chose 
définitivement acquise, et de la prendre pour point de dé- 
part de nonvdles combinaisons historiques. C*est pourtant ce 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 201 

c|ui se fait déjà, et ce qui justifie Tétade détaillée de qndques 
lignes qui ont par elies-mémes fort peu d'importance, si on 
ne parvient pas à en tirer plus que notre traduction ne 
révèle. 

A. J. Dblattrb, s. J. 



D1&CBIFFRBMENT ETINTERPRiTATlOII DE L^INSGRIPTION OUÏGOURB , 
découverte par M. Pognon. 

La publication de cette inscription dans le dernier cahier 
du Journal asiatique m*a mis en état de compléter Tessai de 
dëchifBrement et d'interprétation que j en ai présenté verba- 
lement dans la séance du 8 avril dernier. 

Voici comment je lis cette inscription t 

Ghidir ilias yarghoudi alghisi ilghan ghahirlar ghadounlar- 
ha ghonsoun omassoun. 

Ce que je traduis : 

Que la bénédiction de Khidii^Ilias (Saint George) . . . demeure 
et reste avec VIlKhan (titre des rois mongols de la Perse) ^ ses 
grands et ses épouses^ 

Le mot à mot est : (Le) Khidir-Ilias , . . salut-son ll-Khan-\- 
grands •\répouseS'à qu'il se pose et reste. Le gh distingué par 
deux points rend aussi k et kh dans les mots ghidir=\bïâk 
(yAâ^), alghisi=alqin (cf. le turc : ^gi^u&JtH) alqyslamaq 

«sduer, applaudir»), ghahirlar ^^kahirlar (ar. : jxa^), gha- 
dottiisArAatoim (tore : (^^^U t femme noble, dame») titre des 
reines mongoles, ghonsoun^qonsoun (turc : ^jyt^^); en re- * 
vanche, le suffixe ka est pour gha, La lettre d exprime aussi 
le son t. 

J*ajoute une leide remarque : la lecture U-khan a été re- 



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202 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

coimae dès le début par M. Feer, et celle de khidir-iUas et 
kkatounlar par M. Clément Hiiart, drogman de T Ambassade 
de France à ConstantÛK^le. 

J. Hal^yt. 



BIBLIOGRAPHIE. 



Taqvîm-i-MesiodkAt-i-Sbljoueybh ou Traité des monnaies des Sel- 
joaeides, par Ismaîi Ghâlib Edhem Bey, conseiller d*État i vol. 
grand in -8*, Gonstantinople, iSog H^., ixn et i43 pages, 
5 planches en phototypie (en turc). 

Ghàlib Bey, qui a publié « il y a deux ans , un excellent traité 
de numismatique ottomane, donne aujourd'hui la description 
de la partie de son riche médaillier qui a rapport aux pré- 
décesseurs des Osmanlis en Asie Mineure, c'est-à-dire aux 
Turcs seljoucides, dits de Ronm ou à'Iconiam, qui ont régné 
dans cette contrée de & 70 à 708 de f Hégire. 

Les Seljoucides d*Asie Mineure font partie de la famille 
de Seljouk du Turkestân. Seljouk avait eu en e£Pet deux fils : 
Mikaïl, le père de Toghroui beg, fondateur de la dynastie 
dite des Grands Seljoacides de Perse , et Arslan Peîghou , 
père de Kotloumish, fondateur des S^joucides dlconium. 
Le fils de ce dernier, Soliman, est le premier sultan d*Ico* 
nium , en 470 Hég. II existe encore d autres branches de la 
famille des Seljoucides , conmie ceux de Tlrâk ( 5 1 1 - 690 H. ) , 
du Kermàn (AGa), du Tokharistân (d66). Lhistoire des Sel- 
joucides d*Asie Mineure est confuse, les dates ne sont pas 
toujours certaines; la fin de la dynastie notamment est asses 
obscure. Nous possédons des monnaies de la plus grande 
partie de tous les princes des différentes branches de la fa- 
mille; toutes ne sont pas encore suffisamment connues, il 
faut cependant compter sur la numismatique pour élucider 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 203 

les points douteux sur lesquels les historiens musulmans sont 
maets ou incomplets \ 

La collection du Briiish Muséum, qui est la seule connue 
jii9qa*ici, comprend près de trois cents médailles des Seljou- 
cides de Roum et renferme presque toutes les variétés; la 
collection Ghâlib, quoique moins étendue (elle ne compte 
que 180 pièces environ), nen est pas moins remarquable t 
car, sauf les trois premiers souverains dont le monnayage 
manque encore, elle possède toute la série des sultans de 
<:ette famille depuis Rokneddin Mess oud I ben Kilidj Arslàn 
(5 10 Hég.) jusqu'à la destruction de la dynastie par les 
Mongols en 707. Je citerai parmi les monnaies les plus in- 
téressantes : un fek de Mess oud I , la pièce au cavalier de 
Kilidj Arslân 11 (la plus ancienne monnaie avec figure), un 
dirhem de Sdimân II avec le roi à cheval frappé à Césarée 
(Qaiçarieh) en 696 Hég* , et un fels de enivre au même type* 
A mentionner également toute la série de Kaiqobâd I et 
celle dé KaikhosrouII^ son fils, au type bien connu du lion et 
du soleil, qui est devenu plus tard Temblème des shahs de 
Perse. Parmi les monnaies d argent portant les noms réunis 
des trois fils de Kaikhosrou II, Ghâlib bey n'a pas la pièce 
curieuse de la collection H* Sauvaire, décrite par ce savant 
dans \ Annuaire de la Société française de numismatique en 
i883 et qui a été frappée en mémoire de ces princes par 
Mess oud H. Par la même occasion je signalerai au savant 
antiquaire turc : un dirhem du même Mess'oud faisant partie 
de la collection Sauvaire, avec la date 69a H*, et un atelier 
monétaire nouveau Beraglou (^À^); un autre sans date, du 
mtoie sultan , fi^ppé à Antâkiah (ou Antâliah JuJlkil ) ; et un 

> La publication par M. HoaUma, profeueur à TUniversité d*Utrecbt, 
cle difTérenU textes relatifs aaz Seljoacides , rendra de grands services à 
Pbistoire de ces dynâstîei turques. L« premier volume , qui a para en 1886 1 
ooBtîent lliistoîrs des Soljoacides du Kermin par Mohammed Ibrahim, 
texte persan; le deuxième volume contient Tbistoire des Se^oucides de 
l'Irak par El-Boundâri , texte arabe , 1889 ; le troisième volume , qui a paru 
en 1891, renferme lliistoire des Seljoacides d^Asie Mineure en turc, mais 
dlc ne commence qu*en 689 Hég. après la mort du Kilidj-Arslan II. 



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204 SEPTEMBRE-OCTOBRE 180S. 

dirhem inédit de Kûqobàd, de Tan 619 frappé a Sèron- 
<{^YAq {(j/ijâ j^Im) , localité de Tàyalet de Karamàn. 

Ainsi que je Tai dit, la fin de rhistoire des Seljoiicides est 
assez obscure. Le catalogue anglais et la {dopart des coUeo 
tîons connues s'arrêtent à Mess^oadll, dont la date fimde, 
697 on 707 Hëg., est elle*mème incertaine; il existe cepen- 
dant encore an antre souverain qui a régné après Messond, 
c est son neven Ala-eddin Raiqobàd III , cdni qui confera à 
Osman le titre de Khân avec la Sikkeh et la Khotbah en 699. 
GhAUb bey possède deux dirhems de ce souverain , des années 
697 et 700 , mais c est M. Sauvaire qui, en 188a , a publié le 
premier dirhem alors connu. La pièce est de Tan 702 et 
Kaiq(J>âd y porte le titre de t fils de Faramoun >. Ce Fara- 
mours, qui n*a pas régné, était un des trois fils de Kai- 
Uoos U, Mess*oud était le second; quant au troisième, il se 
fit chrétien à Byiance sous le nom de G>nstantin. Kaiqo* 
bAd III est donc en réalité le dernier sultan sdjoncîde; il 
parait avoir succédé à Mess*oud en 69^ et il fiit tué par 
rOkhan mongol Oldjaitou, en 707. 

Après la chute des Seljoucides, plusieurs petites princi- 
pautés s*élevèrent en Asie Mineure sur les ruines de cet eat- 
pire et fiirent gouvernées par des princes de race tarqœ, 
sous la haute autorité des Mongols et des Osmanlis. Ces 
petites dynasties sont peu connues et leurs UKMmaies sont 
rares; GhÂlib bey possède une quarantaine de pièces, toutes 
en argent, de ces différents émirs qui appartiennent aux 
principautés de Artenâ, Karamdn, IsfendiÂr, Qastam6niah, 
Aidin, SaroukhAn et KarmAn. Le Briiisk Maseam nous &it 
connaître, en outre, des monnaies des familles de Mentesha 
(700 à 839 Hég.) et d*Artin de Erzendjàn. 

Toutes les monnaies de la collection Ghàlib sont décrites 
dans son catalogue avec beaucoup de soin et de méthode. 
Des tables généalogiques, des listes de souverains, de nom- 
breux index pour les ateliers monétaires, les dates, les lé- 
gendes, les tliuiatures rendent les recherches faciles et font 
de cet ouvrage un utile répertoire pour les archédogues 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 295 

comme pour les historiens. Je voudrais, en terminant, faire 
remarquer une particidarité que présente lonomastique sel- 
joucide : o*est Temploi des noms propres tirés des légendes 
de la Perse. Ainsi Kaiqobâd, Kaikhosrou, 'Kaikâous, Fara- 
moarz, Isfendiàr, qui sont des noms de sultans seljoucides, 
sont en même temps des noms de héros des anciennes lé- 
gendes îiraniennes récemment introduites dans la littérature 
musulmane, soit par la traduction arabe de Tancien Khjodai 
nàmek de Danishver Dihkân (v. MoU, préfatoe du Livre des 
Rois)^ soit par la lecture des poésies persanes de Firdousi. On 
sait que ce grand poète vécut à la cour de Mahmoud le Gbaz- 
névide; et, en effet, ce sont les souverains de cette dynastie 
turque (45o-585 Hég.) qui ont les premiers emprunté les 
noms de Bahrâmshâh , Ferroukhzâd, Khosroushàh , Shehrzâd, 
Roustam, tous noms rendus célèbres par la grande épopée 
persane du Shâhnâmsh Cet emprunt, fiût par les Turcs seuls 
aux vieilles légendes de l'Iran, montre avec quelle &cilité les 
peuples touraniens adoptèrent la civUisation et la littérature 
des pays nouvellement conquis par eux. J ajouterai que ce 
sont des Turcs, Mahmoud le Ghaznévide en SgS et Togbroul 
beg des Seljoucides de la Perse en 437, qui prirent les pre- 
miers le titre de saUaiu 

E. Drouin. 



Ths land of tes Lamas, notes of ajoumey throngh China, Monjo- 
lia and Tibet, with maps and illustrations, hy William WoodwiUe 
RockhiU; 1 vol. in-8", 3g 9 pages; Longmans Green and C, 
LondoD, 1891. 

n y a déjà plus d*un an que cet ouvrage a paru. Je m'étais 
proposé d*en donner une ancdyse un peu détaillée; voyant 
que le temps me manque absolument, je me résigne à un 
compte rendu sonunaire. 

M. RocLhill, parti de Péking le 17 décembre 1888, tra- 
versa la Chine de Test à Touest en chariot, et accompagné 
d*an seul serviteur* jusqu'à Lan-Chou-Fu.Delà, continuant 



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206 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. • 

son voyage à cheval et grossissant son escorte, il pénétra 
dans le Tibet oriental qu'il traversa du nord au sud, puis, 
rentrant en Chine par la vallée du Fleuve bleu et faisant le 
plus souvent par eau cette dernière partie de son voyage, il 
arriva à Chang-ha! dans le courant du mois d*août, ayant 
parcouru, en huit mois, ^1699 milles. 

Le voyageur note soigneusement toutes les particularités 
de son voyage, donnant, soit dans la relation, soit dans des 
appendices nombreux et nourris, force détails sur le dimat, 
Taltitude, la géographie, la faune, la flore, la langue, la re- 
ligion, les mcrars, Thistoire des pays qu'il a parcourus. De 
nombreux dessins représentant des personnages, des paysa- 
ges, des ornements et des objets divers ajoutent à Tintërét 
et à la clarté de ses descriptions. 

Obligé de me restreindre « je veux seulement signaler 
deux points : i* M. Rockfaill rend hommage à lexactilude 
de la relation des missionnaires Hue et Gabet; ils ont pu 
« embellir » , ils n'ont rien inventé ; selon lui , leur rdation est 
d'un prix inestimable; q"" le voyageur a vu lui aussi le fameux 
ari)re du couvent de Kumbum sur les feuilles duquel Hue 
a lu des lettres de Talphabet tibétain. Gonmie on était au 
mois de février et que Tarbre n'avait pas de feuillage, 
M. RockhiU n'a pas pu faire les mêmes constatations que 
Hue. On lui a seidement dit que maintenant ce ne sont plus 
des lettres qui sont tracées sur les feuilles de l'arbre, c'est la 
figure de Tsong-ka-pa ou de quelque Buddha. 

Le livre a été écrit de même que le voyage a été exécuté 
con amore. Malheureusement M. Rockbill n'a pu atteindre 
son but qui était de se rendre à Lhassa. Arrivé à Tsaidam , 
il vit la route qui l'aurait conduit à la capitale du Lamaîme; 
mais il ne put s'y engager. 11 eût fallu , pour faire cette pointe 
sur Lhassa , une suite si nombreuse de gens et de bètes que 
l'exiguïté de ses ressources le contraignit de renoncer à son 
projet favori. C'est là un contretemps bien regrettable , non 
seulement pour M. Rockhill déçu dans son espoir, mais pour 
la science que l'entière exécution du plan du voyageur aurait 



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NOUVELLES ET MELANGES. 297 

grandement servie. M. Rockhill a pour ie Tibet et tout ce qui 
le concerne une prédilection particulière. Le Tibet, nous 
dit-il, a toujours été son dada : tout jeune, il s*est voué à 
l*étude du tibétain et l'a poursuivie avec une persévérance 
infatigable. Non content d'avoir lu beaucoup de livres et d'en 
avoir traduit plusieurs, il s'appliqua avec la plus grande ar- 
deur à connaître la langue pariée. Il passa à Péking les 
cpiatre années qui précédèrent son voyage , s'abouchant avec 
les Tibétains qui s'y trouvaient ou y venaient, prenant d'eux 
des leçons , se familiarisant d'ailleurs avec la langue chinoise 
et lisant dans les livres chinois tout ce qui se rapporte au 
Tibet. Je crois pouvoir avancer que, à l'exception de Csoma, 
nul voyageur n'a été préparé comme M. Rockhill pour faire 
en connaissance de cause , avec toute la capacité et la com- 
pétence requise, et le plus fructueusement possible, le voyage 
de Lhassa. Et encore Csoma n'avait-ii pas à sa disposition les 
renseignements puisés par M. Rockhill dans la littérature 
diinoise. 

Cette préparation longuement mûrie nous donne au moins 
une garantie précieuse de l'exactitude de sa relation. Non 
seulement il a vu aussi bien que tout autre voyageur, mais 
il a entendu et compris ce qui lui a été dit comme nid autre 
n'a été en état de le faire; et l'on peut être assuré qu'il 
rend avec une entière fidélité les explications qui lui ont été 
données. 

L. Febr. 



A TRAVELLBR s NARRATIVE , etc. , by Edward G. Browne, vol. I, 
persian text; vol. U, english translation and notes; Cambridge, 
1891, at the University press. 

Nous devons une vive reconnaissance à M. Ed. Browne 
qui s'est fait l'historien du Babysme. Lorsque pour la pre- 
mière fois, en 1866, M. de Gobineau fit connaître à l'Eu- 
rope ce grand mouvement rdigieux qui , après avoir boule- 

XX. 20 



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S98 SEPTEMBRE^OCTOBRE 1892. 

venë la Parae^ fâiHit taper les bases de ririiniiimfi . on 
accueillit cette révélation avec une curioiiië màét é'êàmàxm- 
tûm. L'béroime det preouers 4ges chrédens, la foi ardente, 
le soUlnie dévouement det martjrt de k primitive église 
temUaient renaître août nos yenx. t Ce fut «n jour tant pa- 
reil daas le BiODdei, écrivait Eniett Renan, dans «ne page 
éloqiMnte de set Apâires» en racontant la mort intrépide de 
cet miUîert d adeptet qui conietaaient la divinité du Bib an 
mïîett det tuppliœt. 

PaiB> «« irâdemain det pertécMiieiit, vm tilanœ de mort 
t étendit «or la doctrine nouvdle et tes adhérents. On savak 
vaguement que les plus proches disci[des, chassés de Perse 
et internés dims les provinces asiatiques de rEm|Nre ottoman, 
se disputaient Théiitage spirituel et dogmatique du maître. 
Son représentant direct, Soubh'é-ezel, la quatrième lettre de 
la iMérârohie mystique^ devenu BM par la moit de ses pré- 
décesseurs , langmssait en Chypre , é Famagouste^ abendooné 
et renié, tandis qnua renouveau d'enthousiasme pertait la 
majorité des exilés vers Saint-Jean-d*Acre^ séjour de Bdid 
« la splendeur divine ». Mais quant au Ibnd de k doctrine et 
à rfaistoire de ce schisme Mtérkur, nous ne poesédions, 
après les récits de Gobineau et de Kaiem B^, que quelques 
écrits justement attribués à Esel, dont notre ooUi^Kiratenr, 
M. Glanent Huart, avait donné fandiyse sommaire dans le 
Journal asiatique. Cest M. E. Bro¥me qui a fait la lumière. 
En 1890^ ce docte professeur de persan a TUniversité de 
Cambridge est allé chercher en Orient même , auprès des deux 
rivaux qu'il a tour à tour visités, les précieux documents 
dont le journal de la Société asiatique de Londres a eu la 
primeur. Le travail qu'il a publié plus récemment sons le 
titre de : A travellers narrative n est pas le moins important 
des matériaux à Taide desquds il sera possible d'écrire, un 
jour, rbistoire du Babysme. Pour des raisons que la préface 
fait connaître, M. Browne a dû donner à ce texte la priorité 
sur la Chponique nouvelle 4>s^>^^ ^}^ qn il se propose de pu- 
blier plus tard. Le texte du Récit de voy^fe, qui nest, à vrai 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 209 

dire, qu'un historique des origines du BAfe et de sa doc- 
trine, est la reproduction en pliotolitbographie de la relation 
écrite par un adepte qui signe « lettre Zà » , initiale du titre 

honorifique (^^^1 Mt?3 «Tornement des intimes». Ce cu- 
rieux manifeste, je dirais presque ce pamphlet, est de d^to 
récente : il ne parait pas remonter au delà de 188Q; i*auteur, 
qui, par prudence, a gardé Tanonjrme, professe pour Behâ 
une sympathie qu il ne cherche pas à dissimuler. Certains 
traits caractéristiques trahissent ses prédilections : }e ton bref 
et presque indifférent avec lequel il rappelle les premières 
manifestations du Bâb, ses prédications, son martyre et les 
massacres de 1862 ; son dédain, presque du dénigrement, à 
regard du second Bâb, c'est-à-dire de Soubh-é-esel, et% cir- 
constance curieuse, un excès de déférence envers Je souverain 
actuel de la Perse, qu'il semble disculper de toute participa- 
tion aux mesures rigoureuses prises contre la secte. C'est ce 
qui ressort de la traduction aussi élégante que fidèle que 
M. Browne a donnée de ce singulier document. Nid doute que 
la Chronique nouvelle > dont il nous promet tôt ou tard la tra- 
duction, ne s'inspire du même esprit et ne révèle les mêmes 
préférences en faveur de Behâ. 

Que conclure de tout cela? D*abord que la scission qui 
s'est produite, depuis vingt-cinq ans , au sein du Babysme est 
plus profonde qu'on ne le soupçonnait. Non seulement Soubh- 
é-ezel est dépouillé de son auréole divine, mais le Bâb lui- 
même devient de plus en plus un simple précurseur, le Jean- 
Baptiste d'une religion dont Behâ est le Christ. Assurément 
nous voilà bien loin de ces temps d'enthousiasme que M. de 
Gobineau dépeint d'une touche si colorée et si vivante. En 
Perse, les initiés sont réduits, sous peine de mmi:, au ûlence 
ou au désaveu de conscience largement mis en pratique sous 
le nom de Keimân. Sur la terre d'exil, le schisme, qui a pris 
naissance au lendemain de l'exécution du Bâb, s'envenime 
chaque jour davantage. Est-ce à dire qu'une fin prochaine 
est réservée à la grande réforme rdigieuse et sociale dont 



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300 SEPTËMBEË-OCTOBRE 1802. 

Bâb a été f initiateur ? Ce serait aller trop loin. Mais si l*on 
vent bien réfléchir qn en Orient toute période d'entraînement 
vers une religion nouvelle est suivie d*un temps d*arrét, d'une 
sorte d'engourdissement moral qui en paralyse l'épanouisse- 
ment , il est à craindre que la secte n'aille se perdant gra- 
duellement dans le rêve d'un idéal mystique dont le dernier 
terme serait ce que les SouTis appellent fenâ « l'anéantisse- 
ment ■. Que si au contraire, sous l'impulsion des événements 
politiques , le Babysme est appelé a jouer un rôle peut-être 
prépondérant dans les destinées de TAsie, il est â prévoir 
qu*il y laissera une partie de sa noblesse onginelle. H se peat 
faire que suivant une tendance fatale, irrésistible du génie 
asiatique, le mysticisme où Baba été contraint d'envelopper 
ses réformes les ramène, par une pente insensible, aux con- 
ceptions moitié gnostiques, moitié chiites, qui sont le fond 
des dogmes ismaélites , druzes et nossaîrîtes. 

Quoi qu'il advienne, le Babysme se présente comme une 
des questions les plus dignes d'intérêt et qu'il importe d'étu- 
dier dans ses manifestations actuelles , sur pièces authentiques , 
avant que le temps et le fanatisme aient porté la main sur 
elle. Cette tâche revient de droit au savant professeur de 
Cambridge, et il saura Taccomplir magistralement; nous en 
avons pour garants ses travaux antérieurs et la foi qu'il a dans 
la vitalité de la religion nouvelle. Les documents réunis dans 
le livre dont nous donnons un compte rendu succinct ne 
seront pas les mpins importants à consulter; les notes qui 
accompagnent la traduction forment à elles seules une bi- 
bliographie complète et un bon exposé de la doctrine. 

Et à ce propos, tout en rendant justice au talent de l'écri- 
vain et à la véracité de l'historien chez le comte de Gobineau , 
je ne puis me dispenser de rappeler que tout ce qui, dans 
son livre , est détail technique emprunté aux textes originaux, 
et, en particulier, sa traduction du Livre des préceptes de- 
mande de sérieuses retouches. J'ai beaucoup connu l'auteur 
des Phihsophies et religions de l'Orient; j'ai eu l'honneur de 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 301 

iàvre partie avec lui de la légation de France en Perse, dont 
il était alors le premier secrétaire , avant d*en prendre la di- 
rection comme chargé d'affaires. C'était im brillant esprit, 
d*ane culture profonde , à la fois vif et pénétrant , un causeur 
inimitable, mais un très médiocre orientaliste. Il s'était mis 
a Tétude du persan à Tâge où la mémoire est rebelle à de 
nouvelles acquisitions, et quant à la langue du Coran, que 
tons les novateurs en Orient prennent pour modèle , il ne la 
savait que par le persan et très imparfaitement : l'incorrection 
des mots arabes qu'il cite suffirait à elle seule pour le prou- 
ver (par exemple, hyyan, hakkam, etc.). Il est en général 
très sobre de détaib bibliographiques sur les textes qu'il met 
en œuvre , mais je n'hésite pas à dire que sa traduction des 
Préceptes, ou ce qu'on appelle le troisième beyan du Bàb, a 
été faite sous la dictée d'un secrétaire persan , ou bien à l'aide 
d'une version persane écrite pour son propre usage; de toute 
fa^on, elle est de seconde main. Au reste, la constatation en 
sera facile, puisque le texte arabe est à la Bibliothèque natio- 
nale et fait partie des cinq manuscrits achetés à sa vente. Un 
antre manuscrit de cette petite et très précieuse collection 
méritera aussi , par sa rareté et son authenticité , un examen 
particulier; c'est le Livre de la manifestation )y^ <^ljQ qui 
a pour auteur Hadji Mirza Ejani de Kachân, une des victimes 
des massacres de Téhéran en i853. Espérons que M. Browne, 
qui en a déjà reconnu l'importance , fera de cette collection 
une étude spéciale, dès son prochain voyage en France; le 
Journal asiatique en recueillerait avec empressement les 
résultats. Ce jeune maître apporte à ses travaux le savoir et la 
judicieuse critique qui sont de tradition chez les élèves de 
Wright et il y joint un tour plus vif et une curiosité plus en 
éveil. Grâce à lui , l'histoire du Babysme , interrompue depuis 
un quart de siècle , est connue maintenant dans ses traits les 
plus saillants ; de nouveaux matériaux sont découverts et tout 
permet d'espérer que la lumière se fera complètement sur 
une des plus attachantes manifestations de la conscience reli- 
gieuse en Orient. Que le savant professeur auquel la science 



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30S SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. 

en sera redevable reçoive toutes nos foikitaiions et net en* 
couragements les plus sympathiques. 

Barbier de Meynard. 

P. S. Au moment de donner le bon à tirer, je reçois le 
dernier numéro du Jowmal de la Société asiatique de Londres, 
octobre i8ga, ou M. Browne poursuit avec une exactitude 
scrupuleuse la description de vingt-sept manuscrits babys. 
• A la fm de son article se trouve une nouvelle qui a dû re- 
tentir comme un coup de foudre dans le monde du Babysme : 
Behâ-Oullah vient de mourir à Saint-Jean-d*Acre et des ren- 
seignements venus, il est vrai, du camp opposé^ ajoutent que 
de vifs dissentiments ont éclaté parmi les héritiers de sa doc- 
trine. M. Browne fait suivre cette nouvelle d observations 
judicieuses oii perce quelque inquiétude sur les destinées 
ultérieures de la secte tout entière. Je pense conune lui que 
le moment n*est pas encore venu de se prononcer, mab peut- 
être sera-t-il porté désormais à accueillir moins sévèrement 
des prévisions un peu pessimbtes que les événements sem- 
blent justifier. 



BiBUOGttAPHiB des ouvrages arabes ou relatifs aux Arabes, eic,^ par 
Victor Chauvin, fasc. I, cxvii et 69 pages in-8"; Liège, 1892. 

« Réunir le plus grand nombre de travaux , les décrire exac- 
tement, en énumérer les rééditions, les traductions, les 
comptes rendus, dire ce qu'on y a emprunté , faire connaître 
les imitations auxquelles ils ont donné lieu , telle me semble 
la tâche véritable du bibliographe. » C*est en ces termes que 
M. Cliauvin définit les obligations du travail qu'il s est im- 
posé et pour lequel il sollicite le concours du monde savant. 
Dans une introduction peut-être un peu longue , mais pleine 
d'observations judicieuses, l'auteur apprécie impartisdement 
l'œuvre de ses devanciers, en signale les mérites et leb la- 
cunes inévitables et trace le plan de son propre ouvrage. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 303 

$*il prend pour point db départ 1 année 1810, c'est que c est 
à cette date que Schnurrer a terminé sa Bibliatheca arabicti. 
M. Chauvin donne d'abord une table analytique de cette ex- 
cellent ouvrage auquel le temps n a porté qu'une faible at- 
teinte. Puis vient le catalogue proprement dit; son premier 
fascicule, dont la publication est toute récente, ne comprend 
que les ouvrages relatifs à la littérature parémiologique des 
Arabes, proverbes, dictons, sentences morales attribuées an 
prophète et À ses quatre premiers successeurs. Et sous cette 
rubrique se rangent non seulement les traités spéciaux de 
Meïdani, d'Abou Obeïd, de Zamakbchari, mais aussi tout ce 
qui se trouve de proverbes épars dans les clu*oniques, les re- 
eaeîb de littérature, etc. Le tout forme une série de 1 64 nu- 
méros qu'il faut porter au double si Ton y joint les indications , 
scms forme de notes, qui se rapportent aux éditions publiées 
tm Orient, aux imitations et extraits du livre cité et autres 
renseignements non mcûns utiles. La a* livraison donnera la 
bibliographie relative à Antar (mais non à Antarah, c'est-à- 
dire seulement au héros du roman populaire) , à Lokman et à 
Barlaam. Les Mille et une nuits occuperont à elles seules une 
livraison, les contes et' romans une autre. La littérature des 
Makamat ou Séances, la linguistique et la lexicographie for- 
meront chacune im fascicule séparé. A la suite viendront le 
Coran et l'exégèse, le droit, Thistoire, la géographie, les 
sciences, la philosophie, etc. L'ouvrage se terminera par une 
liste d'additions et de corrections et une table générale. On 
▼oit par cette énumération qu'il n'aura pas moins de vingt 
fasciccdes au bas mot. En présence d'un programme aussi 
vaste , on ne peut se défendre d'une certaine inquiétude. Le 
savant professeur de Liège pourra-t-il le réaliser dans toute 
son étendue ? Arrivera-t-il au terme de sa course ? 11 a prévu 
lui-même cette objection et s'empresse de nous faire savoir 
que sa copie, fruit de vingt années de travail , est entièrement 
terminée et prête pour l'impression. Tout dépend des encou- 
ragements qu'il recevra du public, car l'entreprise sera coû- 
teuse. U est à souhaiter qu'un prospectus en fasse connaître 



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304 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1892. 

bientôt les conditions : l*aatear se borne anjourd^hni à an- 
noncer que le prix est fixé à o fr. 5o par feuille d'impression 
et variera , par conséquent , selon les dimensions de chaque li- 
vraison. Nous désirons vivement que Tappel de M. Chauvin 
soit entendu et qu'une publication de cette importance , mais 
allégée dans quelques-unes de ses parties accessoires , se trouve 
sans trop tarder entre les mains de tous ceux qui s'intéressent 
aux choses de TOnent musulman. 

Un mot en finissant. L'auteur reproche assez vivement au 
Journal asiatique sa division par série, sous prétexte qu^e 
rend les recherches plus difficiles. Cette objection n est pas 
justifiée , puisque chaque volume porte au-dessous de la men- 
tion de la série son numéro et la date de Tannée: en outre 
chaque série, c est-à-dire chaque groupe de vingt volumes, 
est pourvue d une table analytique détaillée qui donne toute 
facilité au lecteur. Je profite aussi de cette circonstance pour 
annoncer que la table de la série actuelle est sous presse et 
paraîtra vers la fin de Tannée. 

B. M. 



Il s est fondé à Londres, au mois de janvier 189a , sous le 
titre de Japon Society, une société ayant pour but Tencoura- 
gement à Tétude de la langue, de la littérature et de Thistoire 
du Japon. Elle se compose de membres fondateurs et de 
membres correspondants. Le siège de la Société est à Londres 
Lansdowne Road, 7, Kemington Park. Le président actud 
est le vicomte M. Kawasé , ministre du Japon à Londres. La 
cotisation annuelle est de 1 guinée pour les membres ordi- 
naires et de moitié pour les correspondants. 



Le Gérant, 
Barbier de Mbtnard. 



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JOURNAL ASIATIQUE. 

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892, 



LETTRE 
À M. BARBIER DE MEYNARD 

SUR LE PROJET 
DUN œRPDS INSCRIPTIONDM ABABICARDM. 



Monsieur, 

Si la renaissance de rorientalisme a donné une 
nouvelie impulsion à Tétude de la langue, de la 
littérature et de lliistoire arabes, il est une branche 
de ces études qui semble n avoir pas encore pro- 
voqué toutKntérét quelle mérite : l'archéologie, et 
notamment Tépigraphie du monde arabe. Et cepen- 
dant les savants qui ont parcouru les ruines de 
rOrient musulman connaissent toute Timportance 
des monuments et des inscriptions qu on y ren- 
contre à chaque pas. En présence de ta prompte 
disparition de ces monuments, ta question dun 
Corpas d*épigraphie arabe, entrevue déjà par plu- 
sieurs orientalistes éminents, semble se poser de 
jour en jour avec plus d'insistance. Le séjour que 
j'ai fait, à différentes reprises, en Orient, ma mis à 



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300 NOVVMBilB.DÉCEMBiiD 1692. 

même d'en mesurer tout l'intérêt, et j'ai résolu dy 
consacrer une partie de mon temps. J'avais rédigé 
récemment à ce sujet un mémoire détaillé, mais 
peut-Atre prématuré, vu Tétat peu avancé de la 
question. Vous avez bien voulu le parcourir et me 
demander pour le Journal un court exposé du sujet ; 
je m empresse de vous l'envoyer, en vous remerciant 
du bienveillant intérêt que vous avez témoigné à 
une ébauche dont Timperfection trouve son excuse 
dans la nouveauté du sujet. 

Grâce au rôle hbtorique joué par la langue arabe 
dans tous les pays musulmans, Tépigraphie arabe 
a laissé des vestiges de l'Atlantique à l'océan Indien , 
de TAsie centrale jusqu'en Nubie. Mais dans cette 
immense aire de dispersion, il y a des zones de 
densité épigraphique différente, suivant le degré 
d*importance que larabe y a acquis. D'où cette di- 
vision très générale : 

i" Pays musulmans où l'arabe est encore parié 
de nos jours; maximum de densité; 

a* Pays musulmans où l'arabe n'a pénétré que 
comme tangue littéraire; densité moyenne; 

y Pays soumis temporairement à Tlslam; mini- 
mum de densité. 

Cette dispersion dans Tespace a pour corroUaire 
une inégale répartition dans le temps, phénomène 
qui tient surtout à deux causes : le degré de civili* 
sation de chaque époque pour un même pays, et le 
fait qu'un grand nombre d^inscriptions ont disparu. 



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LETTRE X M. BARBIER DE MEYNÂRD. 307 
absorbées par des couches archéologiques plus ré- 
centes. La destruction des monuments et, par con- 
séquent, des inscriptions arabes est plus rapide d ail- 
leurs dans les grands centres; il s ensuit qu'il vaut 
mieux conmiencer les recherches dans les villes. 
Cette observation n est pas sans importance pour le 
choix de la méthode à suivre dans les rdevés. 

Quel intérêt y a-t-il à recueillir les inscriptions 
arabes? Je répondrai à cette question successive- 
ment au nom de récriture, de la langue et de This- 
toire. 

Leur valeur paléographiqaef pour être réelle, ne 
tient pas la première place. L'alphabet arabe, dans ses 
formes les plus anciennes, est un dérivé des écritures 
araméennès; mais, à ce point de son évolution, Tal- 
phabet sémitique a déjà parcouru ses grandes étapes. 
Quelle que soit la solution quon donne, un jour, au 
problème encore obscur de l'origine des variétés 
arabes, elle ne modifiera en aucune façon les résul- 
tats acquis par les travaux que codifie le Corpus 
inscriptionam sendticaram. Le seul trait d'intérêt gé- 
néral que présente l'épigraphie arabe, c'est le point 
de jonction entre l'alphabet arabe et les fdphabets 
araméens d'où il est sorti. Ce problème trouvera sa 
solution dans l'aire du royaume nabatéen ; il la devra 
surtout à l'épigraphie. 

Pour la paléographie arabe proprement dite, la 
recherche des inscriptions est beaucoup plus essen- 
tielle; mais ici encore l'épigraphie ne suffira pas; 
eUe aura besoin de s'appuyer sur la numismatique 

ai. 



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308 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 

et sur la paléographie des manuscrits. En puisant à 
ces trois sources» le paléographe aura soin de ne 
pas les confondre, car elles suivent chacune une 
évolution distincte. 

La valeur philohgiqae des inscriptions arabea est 
peut-être la plus restreinte. Elles remontent pour la 
plupart à une époque où la littérature a laissé de 
nombreux vestiges, oh la langue est dès longtemps 
fixée par les travaux de grammaire et de lexicc^ra- 
phie. Sous ce rapport, Tépigraphie arabe reste fort 
en arrière des vieilles épigraphies sémitiques, qui 
sont souvent les seuls vestiges d'une langue tout 
entière. Dans certains cas spéciaux, elle fournira 
cependant dé précieuses indications; je ne cite que 
les plus importants : variantes au texte du Coran, 
orthographie du coufique, histoire des points dia- 
critiques et des points-voyelles, étude des dialectes 
vulgaires, nuances de style, poésie des basses épo- 
ques, etc. Pour le lexique enfin, les inscriptions 
des monuments donneront parfois un commentaire 
vivant du sens de certaines expressions techniques 
(termes de construction, etc.) que les dictionnaires 
ignorent ou n'expliquent pas suffisamment. 

Mais le principal intérêt des inscriptions arabes 
réside dans leur valeur historique. Si l'histoire les a 
tant négligées jusqu'ici, c'est qu'aucune littérature 
avant les temps modernes n a laissé de sources his- 
toriques aussi nombreuses que la littérature arabe« 
H est vrai qu'on n'y trouve point , comme dans les in- 
scriptions gréco-latines, cette infinie variété de sujets 



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LETTRE X M. BARBIER DE MEYNARD. 309 
empruntés à la vie publique et privée^ ces projec- 
tions de lumière sur les institutions religieuses, poli* 
tiques, administratives Judiciaires , militaires et com- 
mercides, sur les mœurs, les idées, la civilisation 
du passé. Elles gravitent presque toutes autour des 
deux grandes conceptions de Tesprit musulman : la 
puissance divine et le pouvoir politique absolu. Mais 
cette lacime , qui est déjà un enseignement pour This- 
toire, n'est pas le propre de lepigraphie; on la re- 
trouve d un bout à Tautre de la littérature historique 
arabe, où Ion chercherait en vain Thistoire dune 
Commune ou d'un pariement. 

Toute restriction faite, les inscriptions arabes gar- 
dent une valeur historique de premier ordre. Elles 
fournissent quantité de noms propres et de dates pré- 
cises; les noms étrangers n y sont pas mutilés comme 
dans beaucoup de manuscrits ; elles éclairent maint 
problème obscur; souvent eUes en suscitent qui , sans 
eUes, auraient passé inaperçus. Elles sont une source 
officielle pour l'étude des titres portés par les sou- 
verains et les fonctionnaires ]de tout ordre; or cette 
étude n'est pas ime ingrate compilation « mais un 
commentaire vivant des institutions musulmanes. 
On y trouve ime série de décrets administratifs, des 
textes relatifs à des fondations légales {waqf), des 
documents géographiques, etc. Enfin, en dehors de 
leur valeur immédiate, elles ont une valeur indi- 
recte pour l'archéologie , en ce sens qu'elles servent 
à dater une foule de monuments et sont des témoins 
péremptoires pour l'étude comparée des formes ar- 



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SIO NOVEMBRE-DÉCEIfBRE 1802. 

chitecturales. En résumé, et maigre ses lacunes, 
Tépigraphie arabe fournit des maiériaax de première 
main à Tabri des erreurs de copistes, et des mutila- 
tions de rédacteurs successifs. 

QuVt-on fait jusqu'ici pour recueillir ces docu* 
ments? Peu de chose en raison de leur importance. 
Et cependant, plus que tous les autres, les monu- 
ments arabes sont condamnés à une prompte des- 
truction. Devant ces faits, un devoir s'impose aux 
études orientales : recueillir sans retard le plus de 
documents possible, en vue de réunir les matériaux 
d'un Corpus des inscriptions arabes. • 

n n est pas difficile d*appuyer cette conclusion par 
d'importantes considérations pratiques. Les tmvaux 
parus jusqu'ici, et il y en a beaucoup d'excdients, 
sont des essais isolés. Ni le relevé, ni la publication 
des inscriptions n'ont été tentés d'une façon systéma- 
tique, et, parmi les textes recueillis, beaucoup sont 
restés inédits. Le temps sembla venu de réunir tous 
ces travaux épars et de sptématiser les recherches à 
venir. La tâche est trop vaste pour un seul explora- 
teur : si bien préparé qu'il soit, il laissera toujours 
échapper quelque chose; quelle que soit sa valeur, 
il ne saurait donner à son œuvre cette haute sanc- 
tion qui n'appartient qu'à une compagnie scienti- 
fique. Il y aurait donc lieu de créer une commission 
de savants chargée de diriger la préparation d'un 
Corpus. Elle aurait pour tâche d y intéresser le pu- 
blic éclairé et les résidents européens en Orient, de 
diriger les recherches et de provoquer au besoin des 



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LETTRE X M. BARBIER DE MBYHÀRD. Z\\ 

misions à cet effet, de centraliser les matériaux re- 
cueillis, enfin d en préparer la publication ^. 

Quelles que soient les limites qu*on fixe un jour 
au Corpas, il semble que, pour le moment du moins, 
et pour des motifs que je ne puis développer ici, les 
efforts ne doivent pas se porter sur les pays excen- 
triques de Taire des inscriptions. On prendra avant 
tout pour objectif rÉgypte, la Syrie avec le désert 
syro-arabique, la Mésopotamie, c'est-à-dire tous les 
pays compris entre la Méditerranée, le Sahara, 
r Arabie et les montagnes de la Perse, de TArménie 
et de la Gilîcie. J exposerai brièvement les raisons 
qui militent en faveur de ce choix. 

Ces pays sont facilement explorables, surtout 
dans les centres comme le Caire, Jérusalem, Da- 
mas, Alep. Sauf de louables exceptions (notamment 
en Egypte), ils sont privés de toute surveillance sur 
les monuments historiques; il en résulte 'que ces 
derniers disparaissent très rapidement. Us sont le 
berceau de la civilisation arabe et forment la zone 
du maximum de densité épigraphique. Leur dépen- 

' Je reviendrai sar ce point quand la qnesUon sera plus mûre; 
en attendant, j'insiste sur l'importance quil y aurait à trouver des 
c<dlaboratetirs en Orient. On pourrait peut-être], à cet effet, rédiger 
une nofte exposant l'intérêt des inscriptions arabes et ia nécessité de 
recueillir le plus de documents possible, sous forme de copies , 
d'estampages et de photographies. Cette note circulaire serait com- 
muniquée aux résidents européens en Orient, et notamment à 
MM. les agents diplomatiques et consulaires. L'initiative d'une 
pareflle démarche ne pourrait être prise que par une commission 
dont le caractère officiel donnerait à l'entreprise une sanction spé- 
ciale, et qui se chargerait de centraliser les documents recueillis. 



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312 MOVfillBRE.DÉCEMBRE 1892. 

dance géographique a détenniné leur rapproche- 
ment politique. Bon gré mal gré^ ces pays ont too- 
jours été étroitement liés dans l'histoire; il en résulte 
quau point de vue épigraphique, on ne peut les 
séparer. Tel sultan a fait graver des textes, la même 
année peut-être, au Caire, à Damas, à Âlep ou dans 
un château des frontières. Donc un Coqms, même 
restreint , devra nécessairement s'étendre encore jus- 
qu'aux limites indiquées plus haut. 

Lies inscriptions de ces régions éclaireront plu- 
sieurs des grands' problèmes de l'histoire musul- 
mane : les tendances religieuses et politiques des 
sectes alides, la décadence et le d^embrement du 
califat, la formation des dynasties indépendantes. 
Les siècles des Croisades y seront richement repré- 
sentés ; les inscriptions de cette époque ont un intérêt 
européen. La brillante période des Mamlouks et 
l'agonie finale de la civilisation arabe y trouveront 
de vivants commentaires. Enfin le principal intérêt 
paléographique des inscriptions arabes se concentre 
au milieu de cette vaste région, là où l'alphabet 
arabe donne la main aux dphabets araméens. 

Dans la zone ainsi circonscrite, on recueillera les 
documents de toute époque, sans distinction, quitte 
k faire ensuite un triage critique. Le travail est déjà 
commencé. Le Caire a fourni environ deux cents in- 
scriptions; j'en ai recueilli plus de deux cents nou- 
velles et contrôlé la plupart des textes publiés. On 
pourrait aisément doubler ces chiffres en fouillant 
la capitale et en parcourant toute l'Egypte, car on 



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LETTRE X M. BARBIER DE MEYNARD. 313 
peut sattendre à une riche moisson en province. 
Sur environ quatre-vingts inscriptions de Pdestine, 
publiées jusqu'à ce jour, il y en a plusieurs de pre- 
mier ordre. La Syrie centrale, si riche, grâce à 
Damas, n'a fourni relativement qu'un faible contin- 
gent à la publicité; cependant je crois qu'un grand 
nombre de textes de ces deux régions sont encore 
dans les cartons des explorateurs. La Syrie du Nord 
a donné une précieuse collection de cent vingt-huit 
inscriptions d'Âlep , contenant une curieuse série de 
décrets administratifs. Enfin nous possédons plu- 
sieurs textes de la Mésopotamie et de Bagdad. 

C'est, en résumé, près de sept cents inscriptions, 
en ne comptant que celles qui ont été publiées ou que 
j'ai moi-même en portefeuille. Ces résultats sont hors 
de proportion avec ce qu'on peut attendre d'une explo- 
ration méthodique. D'ailleurs une partie de ces do- 
cuments ont besoin d'être revus sur place; plusieurs 
ont été publiés sans le texte arabe , avec une tran- 
scription ou une traduction inexactes. Il faut y ajouter 
une série d'inscriptions proto-arabes de valeur histo- 
rique très div^rse^ et qui relèvent surtout de la pa- 
léographie, recueillies en Syrie et dans le désert 
syro-arabique. 

En reprenant cet aperçu au point de vue chrono- 
logique, on peut dresser le tableau approximatif sui- 
vant : 

Préùlamùjues. — Inscriptions de Harrân et de 
Zebed : une partie des graffiti du désert. 



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314 NOTEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 

Dynasties masulmanes. — * Deux ou trois omayades 
(Palestine); une demi-douzaine dabbassides (Syrie, 
Bagdad) ; environ vingt-cinq fatimites (le Caire, 
Syrie); une domaine de textes des Toulounides (le 
Caire), des Atébdcs (Syrie, Mésopotamie), des Mer- 
wanides (Mésopotamie), etc.; environ cincpiante 
ayoubites (Syrie, le Caire); im grand nombre de 
textes des Mamlouks et des sultans ottomans. 

Inscriptions privées. — TeJrtes des grands fonc- 
tionnaires, relatifs à des constructions, surtout de- 
puis les Mamlouks; inscriptions funéraires de toutes 
les époques; les plus anciennes ont un intérêt paléo- 
graphique; bon nombre d'entre elles présentent une 
valeur historique. 

Je ne puis m*étendre ici sur la méthode à suivre 
pour les recherches ultérieures, et je renvoie aux 
indications que j'ai données dans un récent mémoire 
(Joam. asiat, 1891). Ces observations pourraient 
être développées au besoin , et complétées par qod- 
ques indications sur la photographie archéologique. 
Pour la publication, il faudra, je pense, se placer à 
un point de vue strictement historique, baguer les 
passages du Coran et une partie des productions MXr 
téraires, ne donner que les variantes des inscriptions 
doubles ou multiples, fréquentes dans Tépigraphie 
arabe, être sobre d'ailleurs de commentaires histo- 
riques et renvoyer plutôt aux travaux parus et aux 
sources arabes parallèles. On ne reproduira en iac- 
similé qu'un certain nombre de types paléographi- 



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LETTRE A IL BARBIER DE liETNARD. 315 
ques choisis avec soin , mais les transcriptions devront 
être d autant plus correctes; à cet effet, il faudra 
réunir un grand nombre d*estàmpages et de photo» 
graphies. 

Le choix de matériaux à publier suscite une 
question d'un intérêt beaucoup plus général, à 
savoir : le relevé des monamenU arabes. La plupart 
des inscriptions arabes sont gravées sur des monu- 
ments et un grand nombre d entre elles relatent la 
construction de Tédifice qui les porte. Parmi ces 
dernières, beaucoup ne mentionnent guère que le 
nom du constructeur, la date de la construction, 
des titres et des formules pieuses. A part les titres, 
qui ont un intérêt historique général, ces textes 
no£Brent souvent qu'une vadeur indirecte, en ce sens 
qu ils classent l'édifice et forment de solides jdons 
pour Vétude comparée des monuments. H en résulte 
que, pris à part et noyés dans un Corpus, ils per- 
dront une bonne partie de leur intérêt, dès quon 
n'aura plus sous les yeux le monument qu'ils ac- 
compagnent. L'étude des monuments arabes est en- 
core peu avancée ; si les formes et la décoration ont 
été vulgarisées par de bdles reproductions , la science 
des matériaux, de la construction, des plans , de la 
destination et l'évolution des méthodes et du style 
n'ont produit que des essais isolés. Op he s'est pas 
encore servi des monuments pour l'histoire; on ne 
les a pas assez interrogés conune on interroge une 
charte ou une vieille chronique; si l'on tarde en 
core, ils ne seront plus là pour répondre. Aussi l'ex- 



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510 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1 89S« 

piorateur qui recueillera les inscriptions arabes 
rendra d*énunents services à Thistoire du moyen 
âge en relevant aussi les monuments qui les por* 
tent. Quelques photographies, des mesures directes 
et exactes « des croquis de plans, de détails d appa- 
reil, etc. , constitueront des documents d*une grande 
valeur historique» 

Un mot, pour terminer, sur les inscriptions mo- 
bilières. Les arts industriels de TOrient ont couvert 
jadis le monde de leurs produits; on en trouve en- 
core beaucoup dans les collections et les musées. 
Un grand nombre de ces objets portent des inscrip- 
tions arabes. Les unes sont purement décoratives et 
n'ont qu'un intérêt artistique; les autres méritent 
d'être relevées avec soin, car elles donnent des 
noins de souverains, d'artisans, de centres indus- 
trieb, des dates, des termes techniques, autant de 
documents pour l'histoire des arts scientifiques et 
décoratifs de l'Orient. Les nombreux travaux parus 
déjà dans ce domaine faciliteront les recherches à 
venir. 

Tels sont. Monsieur, les points principaux sur 
lesqueb je désirais attirer l'attention du monde sa- 
vant. En esquissant à grands traits le projet d'un 
Corpas, je n'ai point voulu épuiser la question, ni 
fixer des limites trop précises à un travail dont 
l'avenir seul pourra déterminer l'importance et 
l'étendue. J'arrive en Egypte dans l'intention de con- 
tinuer mes recherches, et j'espère pouvoir donner 
bientôt un volume sur les inscriptions du Caire. J'ai 



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LETTRE X M. BARBIER DE MEYNARD. 317 
le projet d*appliquer la même méthode aux prin- 
cipales villes syriennes, puis de relever successive- 
ment les provinces d'Egypte et de Syrie, trop heu- 
reux si je puis trouver des collaborateurs dans une 
oeuvre que je né saurais mener tout seul à bonne 
fin. 

Agréez, etc. 

Le Caire, 5 décembre 189a. 

Max VAN Berghem. 



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318 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



NOUVELLES ET MÉLANGES. 



SÉANCE DU 9 DÉCEMBRE 1892. 

La séance est ouverte à 4 heures et demie, sous la prési- 
dence de M. Senart, vice-président. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et la rédac- 
tion en est adoptée. 

Le scrutin est ouvert pour la nomination provisoire du 
président de la Société, en renqpiaceiDent de M. Ernest 
Renan , décédé. 

M. Barbier de Meynard est nonuné président de la Sodëlé 
asiatique , à l'unanimité de seize votants. 

Le scrutin est rouvert pour la nomination provisoire d*un 
vice-président, en remplacement de M. Barbier de Meynard, 
nommé président. Le scrutin donne les résultats suivants : 

Votants : i5. 

M. Maspero lo voix. 

M. Oppert 4 

M. Foucaux i 

M. Maspero est nommé vice-président. 

Le scrutin ouvert pour la nomination provisoire de deux 
membres du Conseil, en remplacement de M. d*Hervey de 



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aOUVELLES ET MÉLANGES. 510 

Saint-Denys, décédé» et de M. Maspero, nommé vice-pré- 
sident, donne les résultats suivants : 

Votants: i5. 

M. Vinson i4 voix. 

M. Guimet lo 

M. de Charencey 5 

M. Cordier i 

MM. Vinson et Guimet sont nommés membres du G>n' 
seil. 

Conformément à Tosage, ces nominations seront soumises 
à la ratification de TAssemblée générale. 

M. Rubens Doval est nommé membre de la Commission 
dx Journal asiatique, en remplacement [de M. Renan, et 
chargé de remjdacer M. Barbier de Meynard comme gérant- 
signataire du Journal. 

Sont nommés membres de la Société : 

MM. W. H. D. RousE, de Christ- Collège (Cambridge), 
membre à vie; présenté par MM. Barbier de Mey- 
nard et Senart. 
Charles -Louis Varat, explorateur, membre à vie, 
boulevard de la Madeleine, 17; présenté par 
MM. Devéria et Cordier. 

Emmanuel Tronquois , de TEcole des langues orien- 
tales vivantes; présenté par MM. Devéria et Cor- 
dier. 

La Bibliothèque khédiviale du Caire, représentée 
par M. Welter, libraire à Paris; présentée par 
MM. Houdas et Zotenberg. 

Lecture est donnée d*une lettre du Ministère de Tinstruc^ 
tion publique annonçant Fordonnancement, au profit de la 



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320 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 

Société, d*ime somme de 5oo francs, comme montant da 
4* trimestre de l*allocation annudle. 

M. Textor de Ravisi présente, de la part du professeur 
Abei , un mémoire sur l*affinité étymologique de Tégyptien et 
des langues indo-européennes, une ode du poète tamoul 
Savarayalounayagar, et entretient la Société de la question 
des congrès orientalistes. 

M. Halévy fait une communication sur le nom d*Allah en 
minéen et les origines du monothéisme musulman. (Voir ci- 
dessous, p. 3a5.) 

OUVRAGES OFFERTS k LA flOCUM. 
(Séance du ii novembre 1899.) 

Pat* rindia OiBce « Bihliotheca Inâica, new séries : n** 8o6- 
62a. Calcutta, i89i-i89a;in-8*. 

Par la Société : Progress RepoHs , N. C. 98 W. A., 189a, 
Allahabad. 

— Archaeological Survey oj wettem India, n* la, by 
H. Consuls. Bombay, 1891; in-4** 

— Journal ofthe Society ofBengal» vol. LX, parts i-iii , et 
vol. IV, parts i et i his, Calcutta, 1891-1892; in-8*. 

— Proceedingt, July-December 1891 et February-March 
1893. Calcutta; in-8*. 

— Indian antiquary, JvàySepiewher. London, i89a;in-4*- 

— Journal of the Royal Asiaiic Society, July et October 
189a. London; in-8*. 

— Proceedingt, August-November 189a. London; in-8*. 

— Revue da études juives , t. XXIV, janvier-mars et avril- 
juin. Paris, 189a ; in-8*. 

— Mittheilungen ,etc,,m Toldo, 46 Heft. Yokohama , 1 89a ; 
in-8*. 

— Zeitschnjï der deutschen morgenlândUcken Gesellsckt^, 
t XL VI, II. Leipzig, 189a; in 8*. 

— The Oriehtalist, vd. IV, parts vu et viii. Kandv. 189a , 
iu.4'. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 321 

Par la Société : The American Journal ofPhilology, VIII, 
1 aprîl 1893. Boston; in-8*. 

— Balîetin de la Société de Géographie, i** et a* trimestres 
1893. Paris; in-8*. 

— Comptes rendus des séances, 189a ; in-^**. 

— The American Journal of Archaeology, 1891. Boston; 
iii-8'. 

i— Transactions of the Asiatic Society cf Japon , vd. XIX, 
part» II et m, May-October 1891; in-8'. 

— Journal asiatique, mai-août 189a. Paris; in-8'*. 

— Retue (jfricaine, n" ao4 et ao5, a* trimestre 189a. 
Alger; in-8'. 

— Journal cfthe Peking Oriental Society, vol. III , a . Peking , 
189a; in-8'. 

— Société Jinno-ougrienne, Inscriptions de VOrhhon, Het 
singTors*, i89a;in-4*. 

— Discours au Congrès des Sociétés savantes. Paris, 189a ; 

Par le Gonvemement néeriandais : Bijdragen, 5 volgr. VIF, 
3-Â. Scravenhage, 1893; in-8'. 

Par le Ministère de Flnstruction publique : Bibliothèque des 
Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, fasc. 6a*. Paris, 1893 ; 
m-8'. 

— Journal des Savants, mai et juin 1893; in-8'. 

— Corpus inscriptionum semiticarum. Pars quarta, tomus I, 
fasc, secundus, tabulae. Paris, 189a ; in-4^ 

— Revue des travaux scientifiques , t. XT, 11 et xii, 1. Paris, 
189a ; in-8'. 

Par les éditeurs : Revue de Yhistoire des religions, t. XX- 
XXV, 1, juillet i889-mai-juin 189a. Paris; in-8'. 

— Comité de conservation des monuments arabes, 7' fasc. Le 
Caire, i89a;in-4*. 

— Recueil de l'Académie de Tam-et-Garonne, Montauban , 
1891; in-4'. 

X\. • 32 

•■rmi«Bai« MTieiâU. 



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323 NOVEMBRB-DECEMBRE l%^%. 

Par les éditeurs : Polybiblion, juin-octobre. Paris, 189a; 

— Bévue archéohgiffae , t. XIX et XX. Paris, 189a; in-8*. 

— Le Globe, juin 189a. Genève; in-8*. 

— Mémoires publiés par la Mission archéologique du Caire» 
t VI-VIII, Paris, 1891.189a; in-4'. 

— Sacred Books ofthe East, vol. XXX et XXXII. London , 
1893; in-8*. 

— Die HandschriJïen'Verzeiehnuse de Kôil Bibliotkek za 
Berlin, von A. Weber, a* JBand, 3* Abtbeilong. Beriin, 189a , 
in-4'. 

— Sbomik, t. XIII et XÏV. Tiflis, 189a ; in-8*. 

— Catalogue of the Persian. books and manuscripts in the 
Library ofihe Asialic Society ofBengal, by Mina Ashraf Ali. 
Calcutta, 189a, in-4** 

Par les auteurs : V. Chauvin, Bibliographie des ouorages 
arabes ou relatifs aux Arabes, publiés dans V Europe chrétienne 
de 18 ÎO à 1885, 1. Liège, 189a ; in-8*. 

— D. D. Peshotan Sanjana , The position of the zoroastrian 
wonian in remote antiquity, Bombay, 189a ; in-8*. 

— Diverses publications en langues africaines, par la Société 
de propagande chrétienne. London, 189a; in- 1 a. 

— M. Jastrow, A Dictionaiy ofthe Targumim, the Talmud 
Babli and Yerushalmi, part v. London, 189a ; in-4*' 

— Farget, Ibn Stnâ, le livre des théorèmes et des avertisse- 
ments, i'* partie, texte arabe. Leyde, 189a. 

— H. Noiret, Documents inédits pour servir à Thutoire de la 
domination vénitienne en Crète de 1318 à 1U85, Paris, 189a; 
in-A*. 

— Cb. Sohefer, Description topographique et historique de 
Boukhara, Paris, 189a; in'8*. 

— r A. Mouliéras, Les fourberies de Si Djeha, contes ka* 
byles. Paris, 189a ; in-8*. 

— R. Basset, Fastes chronologiques de la ville d'Oran pen- 
dant la période arabe. Paris, 189a ; in-8'. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 323 

Par les auteurs : D*Hervey de Saint-Denys , Six nouvelles 
tradaites du chinois. Paris, 189a ; ul-8^ 

— A. Fredj, Recueil des fables de La Fontaine en kabyle, 
a* édition. Constantiiie, iSgS; in-8*. 

— A. Fredj , Recueil des fables de La Fontaine tradaites en 
kabyle, chaouia, M'zab, hébreu et arabe, Constantiiie , 1898; 
iii-4'. 

— F. E. Peiser, Die hettitischen Inschr^en, mit Nachtrag. 
Berlin, 189a; in-4^ 

— Jacob , Studien von arabischen Geographen, Heft 11 et m. 
Beriin, i89a;in-8% 

— Jacob, Ein arabiseher Berichtstatter, etc., àber Fulda, 
Schleswig, Soest, Paderbom und andere deutsehe Stàdte, Berlin , 
1891; in-8'. 

— Jacob , Die Waaren im arabisch-nordischen Verkehr ini 
Mittelalter, Berlin, 189a; in-8'. 

— J. Perruchon, Vie de Lalibala, roi d* Ethiopie, Paris, 
i89a;in-8«. 

— Dr. J. Huth, Geschichte des Buddhismus in derMongolei, 
texte tibétain. Strasbourg; in-S"". 

— P. de Lagarde, Bibliotheca syriaca, etc, quae ad philo- 
logiam sacram pertinent, Gôttingen, 189a; in- 4** 

— P. de Lagarde, Psalterii graeci quinquagena prima, 
Gôttingen, 1891 

— P. de Lagarde, Mittheilungen, vierter Band, Gôttingen 
1891; inS*. 

— P. de Lagarde, Septuaginia-Studien, Gôttingen, 189a 
in^'. 

— M. A. Stein, KaUumasRajatarangin(, or Chronicleofthe 
Kings of Kashmir, vol. I, sanscrit text with criticai notes. 
Bombay, l89a;in-4^ 

— J. Halévy, Recherches bibliques, i5* fasciccde. Paris, 
i892;in-8*. 

— R. Duval, Leœicon syriacum auctore Hassan Bar^Bahlule, 
fasc. tertius. Paris, 189a ; in-ii** 



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324 NOTEMBRE-DÉCfiMBRE 1892. 

Par les aatenn : Le P. Salhâni, DtwéiAl'Ahud, texte 
arabe. Beyrouth, 189a; m-8*. 

— N. R. Pogson, Télégraphie ddermiMotùms. Madras, 
i884;in.4*. 

— Catahghi di Codid orientali, fasc. quinto. Fireoze, 
1893 ;m.8'. 

(Séance do 9 décembre.) 

Par riadia Office : Epigraphia indica, vol. IF, part n, 
Marcb. Calcutta, 1893; in-d*. 

Par la Société : Mittheilungen de Tokio. October 189a. 
Yokohama; in-4*' 

— Journal asiatique, septembreKKtobre 189a ; m-8*. 

— Transactions of the Asiatic Society ofJapan, voL XX, 
supplément. July 189a; in-8*. 

— Zeitschrijï der deutschen morgenlàndischen Gesellschaft , 
Heh, ni. Leipiig, 189a; iii-8*. 

Par les éditeurs : Polyhiblion, parties technique et litté- 
raire, novembre 189a; in-8*. 

— Journal des Savants, septembre et octobre 189a ; in-4*> 

— Revue africaine, Aiger, 189a; in-8*. 

— Revue critique, n** 46*49* Paris, 189a ; in-8*. 

— Bulletins, n** i65, 166. Firenze, 189a; in-8*. 

Far les auteurs : De Goeje , Bibliotheca geographomm arabi- 
corum, pars septima, Ritâb-alA4àk annafisa VII, auctore 
Abu Ali Ahmed ibn Omar ibn Rosteh et Kitàb-al-Boldân, 
auctore Ahmed ibn abi Iakûb ibn Wâdhih al-Kàtib al-Iakùbi 
(edit. secunda). Leyde,i89a; in-8*. 

— H. Kern, Jâtaka-Môla, London, 1891; in-8*. 

— R. Basset, L'insurrection algérienne de Î87i dans les 
chansons populaires des Kabyles. Louvain, 189 a ; in-8*. 

— R. Basset, Notices sur les dialectes berbères des Uarakta 
et du Djerid tunisien, London, 189a; in-8*. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 525 

Par les auteurs : R. Basset, Rapport sur les études berhères, 
éthiopiennes et arabes. London, 1891; m•8^ 

— F. de Saulcy, Recherches sur remplacement du tombeau 
tT Hélène, reine d'Adiabène. 1869; m-8\ 

— Léo von Mankowski . Der Auszug aus dem Paneatantra in 
Kâhemendras Brihalkathàmanjart, Leifaàg , 189a; m-8% 

— Schiapardli, Akuni capitoli délia cronaca di Giotanni 
Villani, relativi alla storia dei Bam-Hafy in Tunisi, Roma, 

— Groff , Etude archéologique sur la malaria. Le Caire , 
i89a;m-8\ 

— B. Kônigsberger, Aus Massorah und Talmudkritik , 
Heft L Beriin, 189a ; in-8\ 



ANNEXE 
AD PROcks-YERBAL DE LA SEANCE DU 9 DECEMBRE 1 89 a. 

LE DIEU ALLAH dans UNE INSCRIPTION IflNiENNE. 

Le dernier cahier du Journal asiatique contient on artide 
assez développé dans lequel M. H. Derenbourg annonce qu'il 
vient de découvrir dans une inscription minéenne le dieu AUâfa 
deFislainisme. En poursuivant la lecture, on s aperçoit cepen- 
dant qu'il s'agit plutôt d'une forme minéenne , |n^K , que îau- 

tenr identifie avec l'arabe jM par la seide raison qu'il la consi- 
dère comme étant composée de n^K + l'article postpositif |~, 
tandis que jusqu'à présent on voyait dans p^K un nom de 
tribu , (JI4JI . Cela admis , M. Derenbourg n'hésite plus à dé- 
clarer Allah un dieu sémitique commun qui entrerait dans la 
composition des noms sabéo-lihyanites n^tn^D, ^^^r*)^T , 
nbH^t)^, n^imO qu'il transcrit ^Oll *X**», jM 4>s?). M\ ^3; 



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3i6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 

et jM jiwt. Il me parait utile de prémimir les lecteurs du 
journal contre ces condusions hâtives. Non seulement un 
dieu du nom d* Allah n'existe nulle part en dehors de Tlda- 
misme, mais la racine n7K elle-même fait défaut dans trois 
langues sémitiques : le phénicien, Tassyrien et réthiopien. 
Quant aux noms propres précédemment cités , M. D^renbourg 
a simplement oublié que Tartide arabe al est inconnu au sa- 
béen et au lihyanite; ces noms doirent donc se transcrire 
Sa^dilâh, Zaydilâh, Rafilâh et Mar-'ilâk, le second élé- 
ment étant ilâh et non Allah, J ajoute que la seconde hypo- 
thèse du même auteur d'après laqudle le mot (jl^^II» auÛea 
d*ètre une éjûthète « le Miséricordieux » , serait un nom propre , 
Ar^Rahmân, appartenant à un ancien dieu sabéo-arabe, me 
semble également dénuée de fondement; la preuve en sera 
donnée dans la Revae sémitique qui paraîtra le mois procham 
chez M. Ernest Leroux. 

Halbyt. 



BIBLIOGRAPHIE. 



Jl^^t (j^LJJ dl^.>^t v^ < Le moyen de parvenir à la connaissance 
de la langue des Turcs», texte arabe d'Abou-Hayyân, publié par 
Moçtafl-bey, directeur de l'école préparatoire. In-ia, ai3 pages. 
Conslantinopie , Imprimerie impériale , 1809 (1891-1892). 

Athir-eddin Abou-Hayyàn Mohammed ben Yousouf d-An- 
dalousi, né à Grenade en 654 hég. (i!i56) diaprés le ¥étK>At 
elWafayât d*Ibn-Chàkir d-Kotobi (éd. de Bocdaq, t. II, 
p. 35a), mort en Egypte en 7^5 (t3À4)i est connu comme 
grammairien. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages que Ion 
trouve énumérés dans Hadji-Khalfa et dans le FiwAt (p. 556); 
il savait le persan et le turc, et il a écrit au moins quatre 
traités sur cette dernière langue , parmi lesquels le Kxtàb el- 
Idruk dont il vient de paraître une édition à Constantinople. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. ^27 

Ce petit Tolume renferme un vocabulaire turc expliqué en 
arabe et suivi d*une grammaire divisée, suivant Insage orien- 
tal, en deux parties, le çarf (déclinaison-conjugaison) et le 
na^w (syntaxe). Composée au début du xiv* siècle de notre 
ère, c est la première granmiaire turque que Ton connaisse. 
Ble a été en effet achevée dans la nuit du mercredi au jeudi 
ao ramadban 71a (18 janvier i3i3). La rédaction en est 
postérieure à Tadaptation du roman rimé de Joseph et Zu- 
léikha, un des (dus anciens monuments de la langue turque, 
qui se trouve à Dresde et que M. Th. Houtsma nous a fait 
connaître [Ein abtàrkisches Gedicht, dans la Zeitschrift der 
deutsck. morgenL Gesellschafi, t. XLIII, 1889, p. 69); mais 
si elle n est pas aussi ancienne que ce vieux poème, qui au- 
rait été écrit en 63o (ia33) , elle est a peu près contempo- 
raine du Codex Cumanicus (i3o3) et des Qiçaç-i Rabghoâzi 
(710 ~ i3io), et de très peu postérieure aux vers seldjou- 
kides publiés et traduits par Wickerhauser d*après un ma- 
nuscrit de la bibliothèque privée de S. M. TEmpereur d'Au- 
triche (Zeitschr. der deaUch. morgenL Gesellschaft , t. XX, 
1866, p. 574)* C*est d'une belle antiquité pour un texte 
turc , et d'un intérêt considérable pour l'histoire de la langue, 
n faut donc savoir gré à Moçtafà-bey d'avoir mis à la portée 
du public , par son édition d'un texte enfoui dans les biblio- 
thèques des mosquées de Stamboul, l'ouvrage d'un grammai- 
rien arabe traitant ex professo de la langue turque telle 
qu'elle était parlée , il y a près de six cents ans. 

Si l'éditeur, dans sa préface , au lieu de s'étendre complai- 
sanunent sur la confusion des langues à la tour de Babel et 
sur la dispersion du genre humain , avait consenti à nous 
donner quelques éclaircissements sur la façon dont il a établi 
son texte et sur le manuscrit dont il s'est servi , cela aurait 
été infiniment plus intéressant pour le lecteur. U ne l'a pas 
fait; on ne nous en voudra pas de suppléer à cette insuffisance. 

Le manuscrit que l'éditeur a eu entre les mains est un 
volume in-4*' de 65 feuillets non paginés qui se trouve à la 
bibliothèque de la mosquée de Bayéûd à Stamboul, et dont 



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328 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 18M. 

Tindication oe figure pourtant poiot dans le catalogue qae 
Flûgel a imprimé dans le tome Vil de son édition de Hadji- 
Khalfa. U porte encore sa reliure d origine , dans le style arabo- 
égyptien de la fin du moyen âge, en veau, avec une rosace 
a entrelacs au centre. J*ai eu ce manuscrit sous les yeux ; je 
n*y ai trouvé aucune indication sur la façon dont il a été 
transporté à Constantinople. Quant à son origine, une anno- 
tation qui se trouve à la .fin et qui a été omise par réditeur 
nous apprend que cette copte a été faite sur le manuscrit oii- 
ginal tracé de la main même d^Abou-Hayyàn. 

G>nunent cet éminent grammairien a-t-il rassemblé les ma- 
tériaux de son vocabulaire et du reste de son traité ? U nous 
rapprend dans sa préface (p. 9) : «Or, ce qui se trouve en 
ce livre de relatif à la lexicologie est emprunté à des per- 
sonnes jouissant de ma confiance au point de vue de la tra- 
dition; ce qui m'appartient, cest la disposition singulière et 
Tabréviation étonnante. Quant à ce qui regarde la conjugai- 
son et la syntaxe, ce n est point un travail que j*ai tissé sur 
un métier (déjà existant) , mais une œuvre que j*ai menée de 
la puissance à Tacte , en demandant et en questionnant. » 
Si l'auteur veut dire que son œuvre n'avait pas de précédents , 
c'est exact : il nous a donné, ainsi que je viens de le dire, 
la première grammaire turque qui ait jamais existé. L'ou- 
vrage a été écrit en Egypte , d'après des gens parlant le turc 
et établis dans ce pays ; c'est ce qu'il faut inférer de la fin de 
la préface : « (Quant à) ce que l'on trouvera inscrit dans mon 
présent livre, j'ai vu que ceux qui parlent le turc en diflfërent 
en ajoutant une lettre ou en en retranchant une , en changeant 
une voyelle en ime autre, en mettant une voyelle sur une con- 
sonne quiescente ou vice versa, ou d'autres différences; sache 
que ce sont des barbarismes de leur part dans cette langue, 
car elle s'est beaucoup modifiée en ce pays (l'Egypte) par le 
mélange des Turcs arabisés et d'autres étrangers ne parlant 

pas l'arabe ^»^U^!.» Au moment ou Tauteur écrivait, il y 

avait déjà fort longtemps que les Turcs étaient établis en 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 320 

Egypte; sans parier des Ikhchidiies , originaires da Ferghàna , 
une colonie turque avait été amenée au Caire par le khalife 
fatimile El-^Azîz en 368 (978), et on Tavait logée dans le 
voisinage de la mosquée Eï-Azhar, d*où le nom de quartier 
tatx donné à cet endroit (Maqrizi, Khitat, éd. de Boulaq, 
t. II , p. 10). Depuis lors Timmigration avait été ininterrompue. 
Le dialecte dont traite Abou-Hayyân est proprement le 
turkî, la langue même des Turcs orientaux; il le distingue 
du qyptchtuft, la langue du Qyptchaq, et du turkmâni, la 
langue des Turcomans \ Chose curieuse , ce dernier dialecte 
se rapproche souvent plus de Tosmanli moderne que le turk( 
proprement dit, qui est pourtant son ancêtre direct. Compa- 

rer, par exemple, le turki ^^â^l et le turkmani ^^^t • il 
a pleuré > , dXtl et dUl • fatigue » , ^ et ^JX • pierre à 






aiguiser » , ^a^^ et ^^^ ■ souris » , ^ Juul« et ^«XJL^ • il 
a compté, estimé, pensé»; \JtS'J^ et {jy*»^ (turc oriental 
{j y S^i j è) . ^ et (yiXi « coton • (osmanli ^J^, ë>H^)' 
L^ et yuo ■ corne » (osm. j^^i^) , etc. Quant au dialecte du 
Qyptchaq, c est celui qui a fourni à Abou-Hayyân les variantes 
les plus nombreuses. Nous citerons, parmi les formes les plus 
intéressantes : «^ c corde • (turki ç!»l) , ^^1 c longue corde 
atec laquelle on attache les brebis au moment de traire» 
(t. ^3'* ^^' *'"'*^^' *^XI^' «entraves», {J^)^\ «corde avec 
laquelle on lie un ballot »), Jy «fils» (t. J^i]i ^^l «premier 
lait après b parturition » (turki et osmanli '^yà\ ; cf. osm. ^) 

' Comparer, poor les dialecte» modernes, ce qii*CD dit M. Vambéry, 
CagataUche Sprachstudien , p. a et suiv. 



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330 NOVEMBRE.DÉGEMBRE 1802. 

«crème«ëoiiineM),yi iboocheB (osm. ^îj, i^^jât til a 

ëternuéi (t. ^^yâil; cf. oam. àqçyrmaq et AnçyTmaq)^\j\ 

«aiguille» (l. aJL^I),^! cquereUeur» (t.^l; cf. t.-or.^Xi^t 

« obstiné , rasé , tyranniqae » , de ^ an • la Toix » , dUtOô^t 

« élever la voix, appeler») , ^^1 (xtc in nu.) • bride» (t ^1, 

t. -or. {J^^) t (^^^ « il s*^t mis en colère » (tandis qne le 

tarki a <^wâo, t.-or. (^cOity) ise fâcher»), <^j4^ iblé» 

(t. J;<Xjp},4^4Xm^ til a agite un liquide» (lire ^Ul au lieu 

de A^Ul deTédition imprimée; t. ^^JJl;, t.-or. ^J^^ et 

(3^Ut^ ff troubler»), ^JU • terre ferme attenant à une ile, 

butin, gain» (en turki tpUlage»), (^«XaJ^ cil a troavé» 

(t. ^^^^ t^r. ^j^b), ^^ «caille» (t. (^;^). ^^ 

« pointe de flèche » (t. ^j^jîS),^^AS^^«sautereUe», ^«xXb 

«il a été fatigué», (^tio «sabot du cheval» (turkmani et 

osm. ^b(j^, U-or. ^U>^; cf. SidéîmÂn Bokhàri, Loghat-i 

djaghatdî, s. h. v*), ^^Jj «loup» (t. -or. <5;^)% V^ «feutré» 

(t.-or. id.), ^ « coing », ^^^4^ «soleil» (t.-or. (^i|^)« Âi 

aflixe de la possession, etc. Ces exemples, et surtout les deux 
derniers , indiquent que le qyptchaq( d*Abou-Hayyân se rap- 
proche plutôt du turc-oriental, la langue d*Aboul-Ghazy, de 
Bâber et de Mîr Ali-Chîr Névâyî. 

L'auteur connaît encore le tatart, le bolghari et la langue 
des Toqçobâ Lu^k, tribu du Qyplchaq (p. 86, s. h. v'). Le 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 351 

aeul mot cité de ce dernier dialecte est^l t lie » rapproche 

<]u tarki ^C»! (ms« 7^^'}* coii^pArer le turc-oriental et 

l^euzbeg ^1^1 (variantes bt et i\^\ , Loghat-i djaghatài de Su- 

léîmân BokhAri) , osmanli aIo). Le holgharî, dont le nom 
ijadique la langue des Bulgares antérieure à la slavisation de 
ce peuple, ou qui est dérivé de cdui de la ville de Bolghâr 
dont parle Ibn-Batoûta [Voyages, t II, p. 3g8), serait des 
plus intéressants s*il n était représenté uniquement par une 
remarque grammaticale et trois mots cités : • La lettre S , dit 
Abou-Hayyân , ne se trouve pas dans la langue de la plupart 
des Turcs, mais elle se rencontre dans celle des Bulgares; 

ex. : ^Sl • ours » , ^St (texte imprimé ^5t) t pied • , ^^^ST « il 
a dormi* ■, tandis que la langue des autres dit, avec leyd : 
^\ et ^«X^t . > Adhaq est Touigoure et le yakoute atàk, le 
koïbal-karagassi azah c pied » ; oaâhiy se rattache à Touigoure 
utimak, atumak, au yakoute atai et au Loïbal-karagassi iK^ar- 
men. Quant à idhi (dans le manuscrit et dails le texte im- 
primé il faut lire (^«xlt > Tours • au lien de «^ Jt • le seigneur * •] , 
c est louigoure atik, le yakoute ese, 

La transcription adoptée par le grammairien arabe est, il 
faut le reconnaître , en général exacte pour les consonnes. Il 
distingue nettement le kdfhédouin ^^«XaJI 0\Û\ du kâfpur 
iuâJUl (3b3l et le reconnaît dans les mots dlj c prince • (osm. 
hèy) , (^oJx^ • il a été satisfait • (osm. hèyhuU) , (^ùJS4 « il 
s*est prosterné» (osm. beakaldu), H connaît lexistence du 
çâghyr noân (çdghyr klèfdes Osmanlis), qu*il appelle \jyii\ 

* Donne comme torkmâni dini le TocabidAÎre, v* f^x^\ . 

* On troQYe bien , dani kt dicUonnairet du tnro-orientid , on mot tf Jst' 
«maître, pon ewe ar», mais il est donné comme mongol par Abonl-Ghâsi 
(Paret de CoorteOle, Dictionnain tuiinfrUnial , a. v*). 



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S3i NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1893. 

iàmyAij^ « ie noâm qui se prononce dans le cartilage i 
rieur du nei»; il ie truiBcrit simplement par an ^ (tore- 
oriental dl», osm. dl), mais il prévient le lecteur de sa pré- 
sence dans le cours du vocabulaire, en lui réservant une 
section spéciale. Le p s'appelle SJ^aX\ #lJt « hâ mélangé ■ et le 
^ « djtm mélangé • AjyAii lO^t* P<>ur ce qui est des voyelks, 
la scripiio defectita règne sans conteste, et la dation dn son 
ne peut s'opérer que par analogie avec les dialectes ccmnos 
du groupe turco-tatare. 

L'étude des formes, soit nominales, soit verbales, nous 
apprend peu de chose de nouveau. Le génitif est en Aj (t.-or. 
JUuû) , turkmàni ^ \ le datif en 1^ et U sdon la dasse. Tac- 
cnsatif en J. Ces formes sont fSunilières à ceux qui se sont 
livrés à l'étude des dialectes orientaux du turc. Le diminotif 
se forme, en qjptchaqi, en ajoutant aux mots la particule 
U^ (t.-or. jUa^, aJU£), et en turkmàni, la particde ^^, 

JL^. Quand le mot n'a qu'une syllabe, le diminutif est 

(jéÀ^ et (jtS:^ ; c'est \'isiblement là l'origine de l'osmanli 

yÂ^ , Jote . Le comparatif est en ^^ et dij comme en turc- 

orientaL 

Signabns, dans la conjugaison, les formes suivantes : au 

pssé, I«XAS et (^«xJo «je suis venu •, «^«xJo et tojJi^ 

« nous sommes venus » , y «xJo et y«jJo même signiGcation ; 

au présent : (^y^« turkmàni !^Jo cje viens •; au futur : 

* Comparer Vambéry, o/ni« \awL, p. i5. 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 333 

yiki^ inskmàni^ki pour ç^^ c je Tiendrai • (comparer iW 
manli vulgaire gèlèm pour le subjonctif |»|MJo avec le sens du 
futur) ; 'yjjSy^ ou'JSJ^^ turkmâni '^'^ • nous viendrons ■. Le 
gérondif en oap, ip, ne semble pas avoir encore le rôle pré- 
pondérant que lui réservait la construction savante de Tos- 
manli ; on constate la coexistence de la forme ap dans ç^^aX^I 
et4«^l «ayant pleuré^, «luJyM et ^^Cm «ayant parlét; 
il possède aussi une forme secondaire ou apocopée en ou et 
en a que le grammairien arabe conqmre au Jl^ « terme cir- 
constanciel d*état » et dont il cite les exemples suivants : ^aj 
«en lavante (cf. ^OsIa,» «lavage» donné par le vocabulaire, 
conjointement avec ^Ootu « il a lavé ») , j^ « en mangeant » , 
ySs\ « en pleurant » , ^S « en marchant • ,yo ^j^ à Tim- 
pératif « marche en venant ». La forme en a se rencontre dans 
les verbes dont le présent est en a ^ comme yS « il rit » ; on a 
par suite les formes Ijé4 ^j^ « marche en demandant », ^^^Jo 
^ « il est venu en riant ». Dans cette dernière phrase , on 
peut dire 4^ et ^^aJo au lieu de So. 

Notre auteur connaît trois participes : i* le participe futur 
en ^, comme, par exemple ^Aa^iXJ) y^ji « noQs mourrons 
tous » , négatif ^O^J^ « il ne restera pas » ; cette forme ne 
s*est encore rencontrée jusqu ici que dans le vieux poème 
turc publié par M. Houtsma; a*" le participe passé en ^J^a 
sur lequel 3 n*y a rien à dire; 3*" le participe « d'exagération » 
ou plutôt d*habitude en ^ ou ^ précédé de la voyelle a : 
^JM « qui vient toujours», (!^^ " qui & Thabitude de s* en 
aller» 



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334 NOTEMBRE-BÉCEMBRE ISQi. 

Le ftitnr en l5 et ^ [$\c) dans JlL» «il restera debout», 

l5Jo « il viendra • , se rapproche da subjonctif en 4$^ et ^ 

(t -or. ^IS) dans la phrase citée : S Jp v^^m Â^ ij^ « il se 

peut que Sandjar vienne » ; le turkmâni dit !|j J^ « qu ils 

viennent • (osm. JaJo). Une forme curieuse d optatif nous 

est offerte par les phrases suivantes : ^ IL ^ )Li> ,^w UCm^ 

^«X,; « plût à Dieu que Sandjar ait ri I » ^^iIa^I j,^^ lxâ6 
^ Js! * plût à Dieu que Sandjar fût à la maison ! • Pour ex- 
primer le présent, on trouve encore les trois formes sui- 
vantes : ^OyJo, ^hyi^^ et jâ (jX*tb signifient également 
« il reste debout ». 

Je signalerai, au courant de la plume, quelques passages 
où Tédition imprimée est décidément infidèle au texte du 
manuscrit. Il me tuflSra dlndiquer les mots suivants : 

P. 10, 1^1 « tribu • (t*or. \^^ « tente , lieu de campement ») ; 
P* 1I1 y u'^' *^^" habituel», !cui^! «silencieux.» (t-or. 
l<Vw^t ) , ^b) « chambre » , IX^bt «jusque-là » , ^^1 « fourneau », 
^«XjC:^! « il a causé de la douleur » manquent dans le ma- 
nuscrit. L*éditeur s est bien gardé d'indiquer la source ou il 
a puisé ces mots. J^^ ^ > arc-en-ciel > ne figure pas dans 
le manuscrit; il y a , avec la même signification , /wMwX^t ^1 
^ûÂày ce qui nest pas, on en conviendra, tout à fait la 
même chose (cette expression parait signifier «ma sœur 
ainée a attaché sa chèvre»). ^3^.) «ouvert» est une ortho- 
graphe propre à Téditeor; le manuscrit a ^3^1. P. 10a, 
une inadvertance singulière détruit entièrement le sens. Le 



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NOUVELLES Et MÉLANGES. 335 

manuscrit porte : jL^OUl^ uS^ é^fà^ âllUI iX « kédjâ • 

« feutre I en turkmàni (cf. osm. a^) et Ârfz; en qyptchaqi. 
Rien de plus dair. L^éditeur, après avoir imprimé âLfUI , a 
lu ^UJJt et se donne la peine d*expliquer que ce mot ■ se dit 
du lait appelé ^j^t (jy*^ qui doit être le premier lait trait 
après le part •• U serait oiseux de pousser plus loin ces re- 
cherches. Un de nos maîtres en ces matières rappelait ré> 
cemment^ qu*il serait injuste d*attendre des bibliophiles 
d'Orient Tobservation des règles sévères de la critique. Passe 
pour la critique; mais ajouter à un texte ou en retrancher 
sans prévenir le lecteur confiant , cela dépasse quelque peu 
les bornes permises. Néanmoins on doit remercier Moçlafà- 
hey d avoir exhumé la vieille granmiaire turque d*Abou- 
Hayyân ; et s*il s*en faut que le texte qu'il nous a livré soit a 
Fabri de tout soupçon , une consdktion nous reste : €*est qu*il 
se trouvera un éditeur consciencieux qui , mis en goût par 
rhenrense découverte du chercheur ottoman , nt>us restituera , 
de façon à en faire un instrument de travail sûr, le vieux 
dialecte turki recueilli par les soins du grammairien de Gre- 
nade. 

Cl. HUART. 



LA NATIONAUTB DU PEUPLE OE TCHEOU. 

Les rapports annuels du savant secrétaire de la Société 
asiatique et ses appréciations ont trop d'importance pour qu'on 
ne leur accorde pas toi^te l'attention qui leur est due. Cest 
pourquoi je tiens à préciser devant les lecteurs du Journal ce 
que j'ai dit, dans mes Religions de la Chine, de la nationalité 
du peuple de Tcheon. 

M. Darmesteter a parfaitement raison de douter de leur 



' IL Birbier de Moynaid, dant ce recadil; munéio de janvier* février 
189a, p« i86» 



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336 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 

origine aryaque. Une hypothèse qui le supposerait ne repo- 
serait que sur des analogies de moeurs et de traits ethniques 
qui ne suflBsent nullement à Tëtablir d*une manière probable. 
Cest pourquoi j*ai qualifie les Tclieous simplement de « peuple 
préchinois •, se rapprochant des Aryas par leurs coutumes. 
(Voir p. 18 et 60.) 

Ce qui est certain , c est que : 1* les Tcheons n étaient point 
chinois. Le Sha-king atteste do leurs chefs qu*ils étaient c des 
hommes de tribus barbares ^ , i ». En outre , certaines qualités 
ethniques, telles la couleur rouge de leurs cheveux, corrobo- 
rent une preuve par elle-même suffisante; 2* sous la domi- 
nation des Tcheous commença une altération de la reUgion 
cliinoise qui dila toujours grandissante sous leurs successeurs 
les Tsin et plus encore sous les Han, qui renversèrent ces usur- 
pateurs. Cette altération se fit sous Tinfluence des shamans 
des peuples préchinois , appelés alors Fang-ski, Wa, etc. , prin- 
cipalement lors€[u*ils eurent adopté le Taoïsme. Ceci nous est 
assuré d*abord indirectement par la comparaison des grands 
kings avec le Rituel des Tcheous ; puis d'une manière directe 
par le témoignage historique du Tso4chaen ' et du livre de 
Ssema-tslen dont M. Chavannes nous a donné une excellente 
traduction , comme le dit très justement M. Darmesteter. 

Or, c est là tout ce qui nous importe, et nous ne pouvons 
donc que nous rallier complètement aux observations du sa- 
vant rapporteur. 

C. DE Harlbz. 



Rbcvbil de fables de La Fontaine, traduites par Adda Fredj; 
ConstaDtÎDe, 1893, in-8^ 

Bien que les ouvrages destinés aux écoles primaires de 
TAfrique du Nord ne relèvent guère du Journal asiatique. 



' Cf. non éimàû : La nligitm chittoiie dant U Tekait^im el h Tso-tckmen; 
extrait du Tong-pao (août 1892). 



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NOUVELLES ET MÉLANGES. 337 

noiis ne pouvons refîiser à l^auteur une ligne de publicité et 
d* encouragement. Les Berbères de Kabylie sont beaucoup 
moins rebelles que la race arabe à nos méthodes pédagogiques ; 
ils viennent à nous de bonne grâce , quand ils savent que leur 
ortbodoxie ne recevra aucune atteinte sur les bancs de Técole. 
M.. Fredj a respecté ces scrupides , en choisissant dans Tœuvre 
de notre immortel fabuliste quelques pièces faciles qu'il a 
trcKhiites d'abord dans les deux principaux dialectes berbères 
<i* Algérie, le chaonia et le m*zab, puisen hébreu et en arabe. 
Chaque fable est accompagnée d*une sorte de paraphrase tra- 
duite en kabyle, avec caractères arabes, et transcrite en ro- 
mains d après le système du général Hanoteau. Ces petits 
livres d apparence si modeste peuvent rendre de bons ser- 
vices. Ce n est pas seulement l'instituteur des écoles normales 
qui doit leur faire bon accueil , mais tous ceux qui voient 
dans la diffusion d'un enseignement tolérant et éclairé le 
meilleur auxiliaire du rapprochement des races et du progrès 
matérid et moral de notre grande colonie africaine. 

B. M. 



Arjuna, successeur de Harsa ÇIlàditta. 

Après la mort du roi Harsa Çilàditya , le glorieux contem- 
porain de Ïliouen-Thsang, le royaume de Magadha eut à tra- 
verser une période encore obscure de troubles et d'anarchie. 
Les informations de l'historien chinois Ma-touan lin nous ap- 
prennent qu'un des ministres de Har^ s'empara du pouvoir. 
Le nom de l'usurpateur est transcrit en chinois par les pho- 
nétiques Na-fo'ti-a-la-na-choan ou A-la-na-choun. La forme ori- 
ginale du nom n'a pas encore été restituée. Pauthier et Julien , 
puis Prinsep et M. Burgess (Ind. Antiq., 1880, p. ao) à leur 

suite , proposent Nava ? L'emploi de la forme A -lana-choun 

à côté d'une autre plus complète atteste l'indépendance du 
second groupe de syllabes; l'hiatus (1- a indique aussi la néces- 
sité de partager le nom en deux termes distincts. A-la-nch 

XX. 23 



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338 NOVEMBRE-DÉCEMBRE I80i. 

choun est irréductible au sanscrit; le phonétique ckoun sug- 
gère une finale cun, jun ou pan que le sanscrit ne possède 
dans aucun mot. Dans les exemples recueillis par Julien lui- 
même (Méthode, p. loo), les signes exprimant le son chm 
servent toujours à transcrire une syllabe initiale ou intérieure. 
En outre, il convient d*observer que les Chinois, dans leurs 
transcriptions, ont Thabitude de nascdiser la voyelle finale 
d*un groupe, si le groupe suivant commence par une nasale. 
Le phonétique choun appelle presque nécessairement un son 
à nasale initiale après lui. Le nom A-la-na-chun présente jus- 
tement une syllabe de cette espèce devant choun. Il est per- 
mis de croire que Tordre des caractères a été légèrement 
troublé dans ce nom peu important. Si nous rétablissons A-la- 
chun-na, nous retrouvons précisément tous les phonétiques 
qui servent À transcrire en chinois le nom Aijana (Jidien, 
Méthode, p. loo et 161). 

Reste le terme inexpliqué na-fo-ti La désiaence f>4i^pati 
et la mention d'A-na-la-choun comme un ancien ministre de 
Har^ , enfin la conduite belliqueuse de Tusurpateur portent 
à croire que nous devons restituer le titre mutilé de Senâpati^ 

Sylvain Lbvi. 



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TABLE DES MATIÈRES 

CONTENUES DANS LE TOME XX, VIII" silUE. 



MEMOIRES ET TRADUCTIONS. 

PtfM. 

Procès-verbal de la séance générale du 1 6 juin 1892 5 

l^iste des oavrages offerts à la Société 7 

Rapport de la Commission des censeurs sur les comptes de 
l'exercice 189 1 , lu dans la séance générale du 1 6 juin 189a. 9 

Happort de M. Specht, au nom de la Conunission des fonds, 
et comptes de l'année 1891 11 

Tableau du Conseil d'administration , conformément aux no- 
minations fidtes dans l'assemblée générale dui6juini893. id 

Lâste des membres souscripteurs , par ordre alphabétique. ... 16 

Liiste des membres associés étrangers , suivant l'ordre des no- 
minations 34 

Liste des Sociétés savantes et des revues avec lesqudles la So* 
dété asiatique échange ses publications «35 

Liste des ouvrages publiés par la Société asiatique 36 

Collection d'auteurs orientaux. 38 

Rapport sur les travaux du Conseil de la Société asiatique 
pendant les années 1890, 1891 et 1892, lu à la séance 
annudle de la Société, le 1 6 juin 1892 , par M. James Dar- \ 

mesteter 39 

Le poème de Bach Tu' (la souris blanche), moridité anna- 
mite. (M. Abel Db8 Michels.) i39 

Le dieu AHâh dans une inscription minéenne. (M. Hartvrig 
DsimiBoufiG.) 167 

K|emendra. Le BuddhàvatAra. (M. A. FoocHKn.) 167 

L'enfer indien. (M. Léon Feer.) i85 

23. 



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540 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 

P«fw. 

La correspondance d'Aménophis III et d'AménojJhis IV. (Suite 
cl Bij.) (»i. J* Halévt.) 333 

Lettre à M. Barbier de Mevnard sur le projet d'un Corpus 
îfuertpCioMUn arabicarum, (M. Max tau Bbrchbii.) • 3oS 

NOUVELLES ET MÉLANGES. 

Numéro de juillet-août 176 

Traité du quadrilatère, attriboé à Nasiroddin el-Tootty, d*aprèt 
un manuscrit tiré de la bibliothèque de S. A. Edbem Pacha, ancien 
grand vitir, traduit par Alexandre Pacha Caratheodorv, ancien Mi* 
nistre des affaires étrangères. (Baron Carra db Vaox.) — Relation 
des missions scientifiques de MM. H. Hyvemat et P. Mneller-Simodis 
(i888-i889), du Caucase au golfe Persique à travers rArménie, 
le Kurdistan et la Mésopotamie, par M. P. MueQer-Simonis , suivie 
de notices sur la géc^raphie et Ijiistoire ancienne de l*Arménie et 
les inscriptions cunéiformes du bassin de Van , par M. U. Hyvemat. 
(Rubens DovAL.) — Secundi pbilosopbi tacitumi vita ac sententiae, 
secundum oodicem aethiopioum berolinensem quem in linguam la- 
tinam vertit bec non introductione instruit Dr. Johannes Bach- 
mann. (J. Ualiîvy.) 

Procès-verbal de la séance du 1 1 novembre 189a 379 

Ernest Renan. (B. M.) — Les Juifs dans les inscriptions de Tell 
d-Amama. (A. J. DiLATraB, S. J.) — Déchiffrement et interpré- 
tation de Tinscription ouïgonre, découverte par M. Poenon. (J. Ha- 
L^TT.) — Biblic^phie : Taqvtm-i-Meskoukàt-i-Seîdjonkyeb on 
Traité des monnaies des Seldjoocides , par Ismail Ghàlib Edhem 
Bey, conseiller d'État. (E. Dnooia.) — The land oT the Lamas, 
notes of a joumey throogh China, Mongolia and Tibet, with mapt 
and illustrations, by WiUiam Woodwifie RockhilL (L. Fbbr.) — 
A tnvdler's narrative, etc., by Edward G. Browoe, vol. I, Penian 
text ; vol. II, English translation and notes. (A.-G. Barbiir db Mbt- 
habd.) — Bibliographie des ouvrages arabes ou relatifs aux Arabes, 
par Victor Chauvin. (B. M.) 

Procèt-verbal de la séance dû 9 décembre 189s 3i8 

Annexe an procès-verbal de la séance du 9 décembre 189 a : Le 
dieu AlUh dans une inscription minéenne. — Bibliographie : ç^US' 
Jt^t ^LJU JUi>^t «Le moyen de parvenir à la connaissance 

de la langoe des Turcs» , texte arabe d'Abon-Havyàn. (Cl. Huabt.) 
— La nationalité du peuple de Tcheou. (C. db Harlbz.) — Recueil 
de fables de La Fontaine, traduite par Adda Frcdj. (B. M.) — Ar- 
jnna, snocesacur de Harsa Çilàditya. (S. Lkvi.) 



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TABJiE DES MATjÈRES 



DE 



LA HUITIÈME SÉRIE, 

COMPRENANT LES ANNEES l883 k 1892. 



Nota. Les chiffres romains indiquent le volume, les chiffres 
arabes la page. — L'abréviation (rap. an.) signifie rapport annuel; 
l'abréviation (rapp. ann.) rapports annuels. — Dans les titres, les 
lettres arahes «> et jo sont transcrites par dh,\e ,yt et le ^ par s, 
le U9 et le lo par t. Te ^ par th, le ^ et le là par z^ le J par k, le 
^ par 9^ le 3 et le <^ par w et y, le fatha par a, le kesra par i, le 
dbamma par 0. — Dans les titres persans et turcs , la prononcia- 
tion usuelle a été conservée. 



Abba YoHAma (Vie de saint). 
Yoyex Basset, 

Abd bl-Kadib. Voyez Gain, Ho- 
ches [Léon), 

Abd hartat, Abd iiALtou, Abd 
OBODAT. Ces noms paeudo- 
Ihéophores nahatéens sont 
étudiés par M. Clermont-Gan- 
neau. V, 5a 4. 

Abdo (IjC cheikh). Puhlie les 
séances de Hamadani, texte 
arabe avec commentaire; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XV. 110. 

Abbl. Publie un mémoire sur 



rafl:nité étymologique de 
l'égyptien* et des langues indo- 
européennes. XX, 320. 

Abgar (La légende d'}. Voyez 
Tixêtont, 

Abou-HayxAb. Le moyen de par- 
venir à la connaissance de la 
langue turque, texte arabe 
publié par Moçtafa-Bey ; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XX, 3a6. 

Aboo Ishaq Halladj Chuiazi. 
Son recueil de poésies gastro- 
nomiques est édité par Mirza 
Habib IsEeihani; compte rendu 



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342 



NOVEMBREDÉCEMBRE 1892. 



déUillé de cet ouvrage. VIII, 
1 66. — n est cité dans le rap- 
port annuel. XH, 88. 

Aboul ArimTAi. Ses poésiea sont 
publiées par le P. Cheikho. 
XVI, ii8(rap. an.). 

Abou'l-Fa&ai>j ( Bar-Hebneus ). 
Voyez Cheikho (itfP.), Daval, 
Loehr^ 

ABOULhbA (Traduction de la 
Géographie d'). Voyez Guyard, 

ABOu'L-HASAïf 'Au. Voyez De- 
renbowg [H,), 

AbOU ZàUmik BEI BiLAM. 

Voyez Derenbovrg (J.). 

Abraham (Raj^rochement entre 
la l^ende juive d') et la lé- 
gende judéo-chrétienne de 
Melchisédec. Voyez fjévi [Is- 
raél), — (La l^ende d*) chez 
les Musulmans. Voyez Decaur- 
démanche. 

Abul Fabaoj. Voyez Aboul Fa- 
radj. 

Abû'lw^fa (L'Almageste d*) , par 
M. le baron Caira de Vaux. 
XIX, 4o8. 

Abtdos. Des graflfiti phéniciens, 
cariens, chypriotes et grecs y 
sont découverts par M. Blas- 
pero. IV, 6i (rap. an.). — 
(Interprétation d'un graffito 
d*). Voyez Derenhonrg (H.), 

Abyssuoi (Histoire de T). Voyez 
Ethiopie. — (Langues non 
sémitiques de 1'). Voyez Ha- 
lévy. ^— (Voyage en). Voyez 
Bonelii. 

AcADiiiiB DU LnicBi db Romb 
(Le bibliothécaire de V) de- 



mande réchange du Jemnd 
asiaJùqwt contre les coDples 
rendus de cette Académe; 
Tédiange eai accepté. XTl, 
538. 

AcADiiOB DBS nacRiPTioss ir 
bbllbs-lbttrbs. Confie i 
M. René Basset une missioi 
rdative aux dialectes berbèro. 
I, 271. — nooune une cobï- 
mission du nord de TAfiiqae 
pour l'étude des questions sr 
rattachant à cette contrée. II, 
i4 (rap. an.). — met au 00a- 
cours la grammaire comparée 
des langues berbères. H, loS 
(rap. an.). — publie, avectra- 
duction, les documents naba- 
téens mis à sa disposition par 
M. Doughty. IV, 62 (rap- 
port annuel). 

AcADBMY (L') des ai octobre et 
k novembre 1882. Gmtient 
des articles de MM. Max 
Mûller et Nicholson sur 
M. Bumdl. n, a5 (rap. an.}. 

AocAD (Summir et). Un ou- 
vrage publié sous ce titre par 
M. Hommel est traduit par 
M. Babdon. H, 85 (rap. an.). 

AocADiBR. Voyez Halhy. 

AccADO • smuboBiiinE ( Langue). 
Voyez Halhy, 

AçoGHiGH. La première partie àt 
la traduction de son histoire 
universelle est publiée par 
M. Dulaurier; cette publica- 
tion sera continuée par les 
soins de M. Carrière. II, 69 
(rap. an.). 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



343 



AçoKA (Inscriptions d'). Voyex 

Senart, Pijradasi. 
Acre (Canaux d'). Voyei Cler- 

tnont'Ganneaa, 
Acropole de Suze. Voyei Dieu- 

Acrostiches (Les) dëmotiques 
et grecs de Moschion sont 
expliqués par M. Reviliout 
n, 95 (rap. an.). 

Actes (Les) de Schari>ii et de 
Barsamya. Voyex Duval (B.). 
— des apôtres en thébain. 
Voyex Maspero, 

AçTAGHOsA (Le Buddhacarita d*) , 
poème sanscrit sor la vie du 
Buddha, par M. S^vain Lëvi. 

XIX, «01. 

Abad (Culte d'). Voyex l/on- 
vette-Besnaah (Amédée), 

Adam (Lucien). PuHie une bro- 
chure sur le genre dans les 
diverses langues. U, 32 (rap. 
an.).— fait des observations 
sur le créole de l'île Bfau- 
rice. Ibid., 53 (rap. an.). 

Adam (La légende d') chex les 
Musulmans. Voyex Decovard^ 
manche, 

Adda Fredj. Est reçu membre de 
la Société. XV, ^^^. — pu- 
blie un recueil de fables de 
La Fontaine traduites en 
berbère, en hébreu et en 
arabe; il en est rendu compte. 

XX, 336. 

Ad-gi-edu. Note de M. Halévy 
sur la lecture de ce nom ba- 
bylonien. Xn, 5i5. 

Adherbaidjan (Le patriarche 



Mar Jabalaha II et les princes 
mongols de r ) , par M. Rubens 
Duval. Xm. 3i3. 

Adi (Le cheikh), patron de la 
secte des Yexidis. Voyex 

* Sionffi. 

Adlan. Ce mot de l'inscription 
de Tabnith est expliqué par 
• idole 1 par M. Halévy. XII, 
94 (rap. an.). 

Adohaî. Ce mot figure sur un 
papyrus magique. Voyex 
Groff. 

Adoulis (Inscription d'). Voyex 
Deramey. 

iEoTPTOS (Prototype égyptien 
d'). Voyex Roehemonteix (De), 

Afghanes (Études). Voyex Henry. 
— (Chansons). Voyex Darmes- 
Uier (J,). 

Afghanistan (Géographie de 1'). 
Voyex Redas (Elisée), ~ (Le 
Bouddhisme en). Voyex Dar- 
mesteter (J,), 

Afghans (Chants populaires et 
introduction sur la langue, 
l'histoire et la littérature des). 
Voyex Darmesteter (J.). 

Afrique (Géographie comparée 
de la province romaine d'). 
Voyex Tissot, — (Histoire de 
1*) septentrionale. Voyex Ar- 
nand. Mercier, — Insurrec- 
tions du Sahara. Voyex Tra- 
meleL — (Conquête de 1') 
septentrionde par les Musul- 
mans. Voyex Basset. — Orien- 
tale (Géographie , histoire, etc.). 
Voyex Zendjs, — (Expédition 
de Charles -Quint e^). Voyez 



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NOTfiMBRE-DÉGEMBRE 1892. 



344 

CaL — (Instnictionf pour la 
recherche des antiquité dans 
le nord de i'). Voyez Berger. 

ÀGiif (La Société d'agriculture, 
sciences et arts d') demande 
l'échange de son bulletin avec 
le Journal asiatUfoe: l'échange 
n'est pas adopté. I, 5i i. 

AGin dans le Véda et l'origine 
des castes. Voyez Komlikovski 

AeifisaTOiu ( Étude sur 1' ). Voyez 
Sabbathier (P,y 

Agriculture. Régime agricole 
des terres royales en Egypte 
au temps des Ramsessides. 
Voyez Guieyste. 

Ahmed rbh Yousop. Ses dic- 
tons satiriques sur les villes 
et les tribus d'Algérie, par 
M. Basset (René). XVI. 
ao3. 

AuMKD En-nacbur. Sa descrip- 
tion et son histoire de l'île 
de Djerba. Voyez Exiga dit 
Kayser, 

Ahmkd Rachid. Bi. Barbier de 
Meynard communique la pré- 
face d'un travail sur la géo- 
graphie du Yémen, extrait 
d'une publication de cet au- 
teur. I, 5 13. 

Ahmkd Vsm.LBHDjà-i-osMAiii, 
dictionnaire ottoman , 2* édi- 
tion ; compte rendu de cet ou- 
vrage. XIX, 670. 

Aeràr (L'empereur). Un cha- 
pitre de l'histoire de l'Inde au 
xYi* siècle, par le comte de 
Noer, traduit de l'allemand 
par M. Bonet-Maury. IX, 538. 



— une étude sur le caractère 
de cet empereur est en outre 
publiée par M. Bonet-Maury. 
VI, 46 (rap. an.). 

Ala. KD-DHf &AIQORAD, dernier 
roi des Sddjoucides. Voyez 
Sauvaire, 

Aladin (Conte d') et delà lampe 
merveilleuse. Voyez Zoten- 
berg, 

Al-Akbtal (Le diwand'). Vovez 
Salkani (Le P.). 

Albahà» (Formation du plu- 
rid). Voyez Hemy, 

Al-Batalyousi (Etude sur). 
Voyez Dm^nbourg (H,). 

Albirouni. Voyez Sackau. — 
(Chronologie juive d'). Voyez 
Schreiner. 

Albreght (Kari). Die im Tah- 
kemôni voriummenden àber Ha- 
zirlt Leben, Stndien vaut 
Reisen; compte rendu de cet 
ouvrage. XVII, 353. 

Alchimib (Histoire de V) et pa- 
pyrus alchimiques d'Egypte. 
Voyez Berthelot. 

Alchimiste (L*), comédie en 
dialecte turc azéri , est traduite 
par M. Barbier de Meynard. 
VU, 5. 

Alexandre le Grakd (Légende 
d'). chez les Musulmans. 
Voyez Deeourdemanche. — 
copte. Voyez Bonriant^ Mas- 
pero, — rabbinique com- 
parée aux sources étrangères. 
Voyez Lévi [hraH). 

Alexandrie (Divinités d'). Voyez 
Lafaye. 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



345 



Acsxis (Saint). Sa légende sy- 
riaque publiée par M. Amiaud. 
XVI, 113 (rap. an.). 

Ai^FiYYiui (La) d'Ibn-Maiik. 
Voyez Gogujer (A,), 

Ai<GBR (Histoire d') sous la domi- 
nation turque. Voyez Gram- 
mont (De). — (Siège d') en 
i54i. Voyez Bcwirt. — (La bi- 
bliothèque universitaire d') est 
inscrite sur la liste des mem- 
bres de la Société asiatique. 
I, 356. 

AuoiBJE (Des travaux relatifs 
à 1') sont cités. VI, 84-85 
(rap. an.). — (Géographie 
de r), l^nde territoriale 
en arabe, en berbère et en 
français. Voyez Cherbonneau. 

— (Dictionnaire géographi- 
que de r). Voyez Ckerbontieau. 

— (Les dictons satiriques sur 
les villes et les tribus de T). 
Voyez Basset. — (Ethnogra- 
phie de r). Voyez Hondas. — 
(Histoire de T). Voyez Grom- 
niont (D«), Guénard (Le ca- 
pitaine), Masqueray, Roches 
(Léon), Wahl -— (Rdigion de 
r ) . Voyez Rinn ( Loais ) . — ( Re- 
censement des bibliothèques 
de r). Voyez Basset. 

Algkribii (Manuel) et cours de 
thèmes français-arabes. Voyez 
MoaUéras (Auguste). 

ALGKRisifiat (Langue arabe). 
Voyez Arabe. — (La Société 
historique) demande l'échange 
de ses publications avec cdles 
de la Société asiatique. VII, 



333. — L'échange est auto- 
risé. Vn, 554. 

Al-HansA (Un divan inédit de 
la poétesse) est publié par le 
P. Cheikho et traduit par le 
P. de Coppier. XVI, 1 18 (rap. 
an.). 

Alishan (Léonce). Traduit deux 
descriptions arméniennes des 
lieux saints, du Yn* et du 
XV* siède. VI, 8i (rap. an.). 

AllAu (Le dieu) dans une in- 
scription minéenne, par M. H. 
Derenbourg, XX. 157. — 
Observations de M. Halévy a 
ce sujet. XX, 325. 

Allaoua BSN Yahya. Est reçue 
membre de la Société. XVII, 
i55. — publie un recueil de 
thèmes et de versions (arabe 
parié); compte rendu de cet 
ouvrage. XVII, 159. — U est 
cité dans le rapport annuel. 
XX, 111. 

Alliorkt. Présente des observa- 
tions sur l'astronomie chi- 
noise. II, 113 (rap. an.). 

Allographib assyro- babylo- 
nienne. Voyez Halévy. 

Allottb de la Fuyb. Est reçu 
membre de la Société. III, 

76. 

Almagbstb (L') d'Abû'lviréfa Al- 
buzdjâni, par M. le baron 
Carra de Vaux. XIX, 4o8. 

Alphabet (Histoire de l'j. Voyez 
Tayler. — araméen. Voyez 
Dronin (E,). — du Cachemire. 
Voyez Cachemire. — grec et 
phénicien. Voyez Clermont-Gan- 



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346 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



neaa, — hébreu -angiaii du 
.\nr* siècle. Voyei Bonnard, 

— indien. Voyez ce mot — 
libyque. Voye» Blanckèrt (Df 
la)^ Halhy, — népalais com- 
paré avec l'alphabet cam- 
bodgien moderne. Voyez Ro- 
det. — ouigour. Voyez DtvérUL 

— du Safa. Voyez Halivy. 
Alphabets araméeni et pehlvis. 

Voyez Drovdn, — thaïf . Voyez 
Lf/hre-Pontalis, 
Alric. Est reçu membre de la 
Société. Vn, 85. — pnUie 
des fragments de poésie tur- 
que p«pidaire, chansons, 
texte et traduction. XJV, i43. 

— Ce travaU cité. XVI, iSg 
(rap. an.). 

Altiburos (Inscriptions ' d'). 
Voyez Berger» 

Atui URULiNB siNALi. Le dieu 
ainsi appelé dans l'inscription 
vannique de Meher Kapoussi 
serait • celui qui ressuscite 
les morts 1 et correspondrait 
au Marduk assyrien. I, a6o. 

AMAin» (Étude sur les routes de 
r). Voyez Mannier. 

Amaiu (Blichd). Publie un texte 
arabe qui donne l'opinion de 
rislam sur l'Europe au milieu 
du XIV* siècle; M. Devic en 
traduit les passages relatifs à 
la France et à la Provence. 
IV, 90 (rap. an.). — Sa no- 
tice nécrologique, par M. Bar- 
bier de Meynard. Xm, 535, 
et son doge. XVI, ià (rap. 
an.). 



AxARi et ScHUPABBLU. L'hoUa 
detcrUta nd lihro dd re Bug- 
gero, eompUato da Edrisi, 
testo arabo puMicato con ver- 
sioneenote.1, 980. 

AMA-TBBA90fJ (La grande déesse 
s<daire japonaise). Voyez 
Bosny (De). 

Amba Ston , roi d'Ethiopie; l'his- 
toire de ses guerres avec les 
Musulmans est traduite par 
M. J. Perruchon. XIV. 271 et 
38i ;citée XVI, i3i (rap. an.). 

Amb (La vie de V) au delà du 
tombeau chez les Égyptiens. 
Voyez Maspero, — (Immor- 
talité de 1') chez les Juifs. 
Voyez Derenbaurg, Halévy, 
MonUt. 

AuiLiNBAfJ. Reconnut dans les 
débris d'un papyrus rapporté 
d'Egypte par fetice, au siècle 
dernier, le livre des gnoses 
invisibles et le livre du grand 
Logos , traités gnostiques im- 
portants. U, 100 (rap. an.). — 
publie dix-neuf chapitres du 
Nouveau Testament en copte 
thébain. VI, io3-io4 (rap. 
an. ). — un document copte : 
martyre de Jean de Phanid- 
joit, texte et traducti<m. IX, 
1 13. — Cet article cité dans 
le rapport annud. XII, 176. 
— est reçu membre de la So- 
ciété. X, 528. — fragments 
coptes pour servir à l'histoire 
de la conquête de l'Egypte par 
les Arabes. XH, 36i. — Ils 
sont cités dans le rapport an- 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



347 



nael. XVI, i58 — publie 
an volume de matériaux 
coptes relatifs à l'histoire de 
l'Egypte chrétienne du ir* et 
du V* tiède. XII, 172-173 
(pap. an..). — étudie le chris- 
tianisme des anciens coptes. 
Ibid., 174 (rap.an.). — publie 
un essai sur le gnosticisme 
égyptien, ses développements 
et son origine égyptienne. 
Ihid., 175 (rap. an.). — se 
propose de publier tous les 
documents relatifs à l'Egypte 
chrétienne, empruntés soit k 
la littérature copte, soit à la 
littérature arabe; note à ce 
sujet. XV, iii. — reprend 
l'étude de l'hymne au Nil, en 
donne le texte et la traduction , 
avec commentaire. XVI, i43 
(rap. an.). — reprend l'étude 
du testament d'Amenemhat 
Ibid. , 1 45 (rap. an. ). — publie 
des fragments, en copte thé- 
bain, de l'Ancien Testament 
XVI, i55 (rap.an.). — pu- 
blie la vie du moine copte 
Schnoudi et donne, en copte 
memphitique et en arabe , avec 
traduction, l'histoire de saint 
Pakhôme et de ses commu- 
nautés. Ibid,, i55 (rap.an.). 
— publie des contes et romans 
de l'Egypte chrétienne. Ibid., 
1 56 ( rap. an. ). — donne l'his- 
toire du patriarche copte Isaac , 
texte et traduction. Ibid., 167 
( rap. an. ). — fait paraître une 
longue étude sur la morale 



égyptienne quinze siècles avant 
notre ère et publie un tom- 
beau égyptien. XX, 134 (rap. 
an.). — pense que le copte 
peut fournir des' ressources 
pour déterminer la pronon- 
ciation du vieU égyptien. Ibid, , 
127 (rap. an.). 

Ambnsmhat (Étude du testament 
d'). Voyez Amélineau. 

Amen-Hotbp (La stMe d'). Voyez 
LoreL 

AMiNOPHis n (Étude sur une 
st^e d'). Voyez Bergmann 
(De). -- Aménophis m et 
Aménophis IV, leur corres- 
pondance avec les gouver- 
neurs de Syrie. Voyez HaUvy. 

— Aménophis IV, sa réforme 
rdigieuse. Voyez Bouriant 

Amiaud. Publie dans le Journal 
asiatiqju une inscription non 
sânitique de Hammourabi, 
texte et traduction assyrienne, 
n, 84 (rap. an.). — présente 
d'ingénieuses observations sur 
la religion du roi Goudéa, sur 
l'identification de Tdlo et sur 
la langue des inscriptions do 
cette ville. IV, 100 (rap. an.). 

— publie, avec transcription 
en assyrien classique, traduc- 
tion et commentaire, une in- 
scription de Goudéa. VI, 88 
(rap. an.). — étudie une 
phrase de l'inscription d'Esch- 
mounazar. Vm , 38 1 . — Cette 
étude mentionnée. XII, 92 
(rap. an.). — publie un com- 
mentaire sur une inscription 



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348 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



inédite de Goadëa. XII, 1 47 
( rap. an. ). — présente des ob- 
servations sur le p assyrien. 
Ibid,, i5i (rap. an.). — re- 
prend IHâtude du sceau hittite 
et assyrien de Tarkondime. 
Ibid,, i56 (rap. an.). — pu- 
blie un mémoire sur ie titre 
de roi d'Anshan pris par Cyrus 
dans les textes babyloniens. 
Ibid,, 73 (rap. an.). — Les 
noms de nombre ordinaux en 
assyrien. XIU, 297. — Cette 
étude mentionnée. XYI, i36 
(rap, an.). — Sa mort est 
annoncée. XIII, 3i2. — No- 
tice nécrologique; sa vie et 
ses travaux. XVI, 4o (rap. 
an.). — La légende syriaque 
de saint Alexis. Ibid,, 11a 
(rap. an.). — Étude sur Sir- 
pourla d'après les inscriptions 
de la collection Sarzec. Ibid. , 
i3a (rap. an.). — Ses tra- 
ductions des inscriptions gra- 
vées sur les statues de Tdlo 
sont publiées par MM. de 
Sarzec et Heuxey. XX, ii3 
(rap. an.). 

Amuud et MicHUfSAU. Publient 
un tableau comparé des écri- 
tures babyloniennes et assy- 
riennes, archaïques et mo- 
dernes, avec un classement 
des signes d'après leur forme 
archaïque. XII, 1 46 (rap. an. ). 

Amiaud et ScHBiL. Publient les 
inscriptions de Salmanasar. 
XVI, i35 (rap. an.). 

Ammonitks (Capitale des). Sur 



le nom de Rabbat qui lui est 
donné dans la Bible, note de 
MHalévy.V,3a5. 

Amot (Fêtes annuelles câébrées 
à). Voyex Haii*z (De). 

Am-raphil. Est identifié avec 
Hammurabi par M. Halévy. 
Xn, log (rap. an.). — Celte 
identification est niée par 
M Oppert Ihid., 110 (rap. 
•n.). 

Analogie (M Henry puUie des 
études sur Y) en général et 
sur les formations analogiques 
de la langue grecque. Û , 3 1 
(rap. an.). 

Anahdatangappoullb (Journal 
d'), courtier de la Compagnie 
firançaise des Indes au temps 
des luttes anglo- françaises. 
Voyez Vinswu 

Anastasi (Papyrus). Voyez 
Guieysse, RevUlowL 

Aucun Testambit (Des firag- 
ments de T) en copte thébain 
sont publiés par M. Amâineau. 
XVI, 1 55 (rap. an.). 

Andalousie (Histoire de la con- 
quête de 1') par les Arabes. 
Voyez Hondas. 

Anecdotes (Recueil d') en chi- 
nois parié. Voyez Imbaalt- 
Huart. 

Ano Chumnik ( Inscriptions cam- 
bodgiennes d'). Voyez Bartk. 

Ange et de l'Ermite (La lé- 
gende de 1') est retrouvée 
dans le Talmud par M. Lévi 
Israd. IV, 79 (rap. an.). 

Annales de Tabari. Le 5* fasci- 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



349 



. cale de la 3* série est édité par 
MM. de Goeje et Rosen. II, 
3 16. — La deuxième section 
en est publiée par M. Guidi. 
VI, 395. — de l'empire de 
l'Annam. Voyex Des Michels, 
— du Musée Guimet, con- 
tiennent des extraits du Kand- 
jour tibétain rdatif à la lé- 
gende et à la rdigion de 
Bouddha, publiés par M.Feer. 
II, 43 (rap. an.). . 

AnnAM. Sens primitif de ce terme. 
Voyez Hervey de Saint-Denis 
(D'). — Plusieurs travaux 
concernant ce pays sont .cités 
dans le rapport annud. VI, 
119. — (Situation légale de la 
£emmeen). Voyei Mondière, — 
(Funérailles de T ). Le ritud en 
est publié par M. Lesserteur. 
VI, 117 (rap. an.). — (His- 
toire de r). Voyez BouiUevaux 
(Uabbé), Cordier. — (Géo- 
graphie de 1'). La firontière 
sino-annamite. \oyez Devéria, 

— (Moeurs de T); l'esdavage 
en Annam. Voyez Fouquier. 

— Voyage de Hué en Cochin- 
chine. Voyez Paris (C). 

AmiAiim. — (Comédie). Voyez 
Ckéon, Landes, — (Langue). 
Voyez Dumontier, Janneau, — 
( Folklore , littérature , poésie ) . 
Voyez Bartet, Des Michels, 
ïjmdes, — (Numismatique). 
Voyez Silvestre, 

AiiHAMiTBS. — (Chants et tra- 
ditions populaires). Voyez Du- 
moutier, — (Contes {faisants). 



Voyez Des Michels, Landes, — 
(Légendes relatives au culte 
des). Voyez Landes, — (Funé- 
railles, mariage, mœurs et 
superstitions). Voyez Landes, 
Truong-vinh-ky, — ( Monnaies , 
médailles). Voyez Silvestre, — 
(Poème). Voyez Chéon, Des 
Michels, Landes, 

AifHOUBT (Raphaël). Est reçu 
membre de la Société. XV, 
• 102. 

AnsHAiT (Roi d'), titre pris par 
Cyrus sur les textes babylo- 
niens. Voyez Anùaad, 

Anthologie japonaise (La tra- 
duction d'une) est commencée 
par M. Matn-Nami Blasa Nobu. 
Xn, 193 (rap. an.). 

AnnocHUS Soivr (Inscriptions 
babyloniennes d'). Voyez Op^ 
pert, 

AiiTiQurrés (Musée impérial d') 
de Constantinople. Le cata- 
logue en est publié par M. Rei- 
nach. H, io3 (rap. an.). 

AirroNiia (Le P.). Le Chang-li 
et le T'ien (maître suprême) 
dans l'antiquité; compte rendu 
de ce mémoire. XIX, 357. 

AffZÂif. L'identification de ce pays 
avec la Perse est discutée par 
M. Halévy. IX, 393. Voyer 
aussi Anshan. 

Aphou (Biographie copte du 
bienheureux). Voyez Revilloat, 

Apis. Un mémoire posthume do 
M. de Rougé sur les inscrip- 
tions trouvées dans les sépul- 
tures des Apis au Serapeum 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



550 

est publié. XH, 167 (rapport 
an.). 

Apocalypse de Sophonie, en 
copte. Voyex Bonriant, — 
pertane de Daniel Voyez 
DarmesteUr (J.)«~ 

ApoLum. Est identifie avec le 
Resef des Phéniciens. Voyez 
Clennont - Ganneaa, — des 
mystères, ses rapports avec 
Bfithra. Voyez Robion, 

Apologue des membres de l'es- 
tomac. Voyez Maspero. 

Apostoliques (Constitutions) en 
copte thébain. Voyez Bouriant, 

Arabe. Sur l'emploi primitif de 
ce mot, voyez Halivjr, — 
(Une chaire d'archéologie) est 
fondée à lUniversité de Ge- 
nève. XX, 103 (rap. an.). 

— (Archéologie). Voyez BoA^- 
lon, Berchem (Max von), Cler- 
mont-Gann€<m, Longpérier(De)t 
SckUmberger, — (Art). Voyez 
Bourgoin, Casanova, Ravaisse, 

— (Astronomie). Voyez Carra 
de Vaux. — (Gvilisation). 
Voyez Gayard, Lebon, — 
(Chanson de geste). Voyez Bas- 
set, — ( Chrestomathie ) littéral. 
Voyez Derenbourg et Spiro, — 
Maghrébine. Voyez Houdas. — 
(Conte), en idiome de Syrie. 
Voyez Barthélémy, — En dia- 
lecte égyptien. Voyez Berchem 
(Max von), Dulac, — (Étude 
sur le dialecte) de la Haute- 
Egypte. Voyez Loret, — (Ver- 
sion) du conte de Rampsinite. 
Voyez Maspero. — (Dialecte) 



de l'Algérie, cours de thèm^. 
Voyez Allaoua ben Yahra^ — 
(Cours de langue). Voyez Bel 
Kassem ben Sedira, Moaliéras, 

— (Recueil de textes pour 
l'étude de 1'). Voyez Ddphin. 

— (Dialecte) de Damas. Voyez 
Barthélémy, David (M*^, Huart 
(Cl). — (Dialecte) du S^é- 
gai. Voyez Faidherbe. — (Dic- 
tionnaire). Voyez Cherbonneaa, 
Gasselin, Martin (labbé), — 
(Droit). Voyez Houdas et Mar- 
tel, Preux, Sidi Khalil, Zeys, 

— (Épigraphie). Voyez Cler- 
mont-GaimeaR. — (Géographie). 
Voyez CUrmùnt'Ganneam,, Dé- 
vie. — (Géométrie). Voyez Ca- 
r at héodêrj, — (Grammaire). 
Voyez Delpkin , Detenkowrg 
(H.), Goguyer, Pinto {Léon)^ 
Renan. — (Inscription funé- 
raire). Voyez Barbier de Mey- 
nord. — (Simplification de 
l'impression). Voyez Homdas, 
Malcolm Khan. — (Lexicdo- 
gie). Voyez Duval ( B. ) , Fraen- 
kd, Rochemonteix (De). — 
(Cours de littérature). Voyez 
Bel Kassem ben Sedira. — 
( Littérature ) . Voyez Hama- 
dani, Avicenne, Oasâma ibn 
Monnl^. Voyez aussi Deren- 
bourg (H.), Huart (Cl). — 
(Moyen de parvenir à la con- 
naissance de la langue turque 
en ). Voy. Abon-Hayyàn, — ( Mé- 
decins grecs dont le nom n'existe 
plus qu'en). Voyez Costomidès. 

— (Métrique). Voyez Margou- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



351 



51011. — (Méiroiogîe, namis- 
matique). Voyez Saunaire, — 
(Musique). Voyex Ccara de 
Vaux, Rodet, — (Un manu- 
scrit de philosophie) est offert 
à la Sociâé par M. Gazala. 
IV, 56a. — de Bagdad, sa 
prononciation. Voyez Jeannier, 
CUrmont'Ganntaa. — (Tran- 
scription des noms bibliques 
en). Voyez Derenhowg (H.), 
— Voyage en Espagne d'un 
ambassadeur marocain. Voyez 
Saavaire. 
Arabbs (Bibliographie des livres) 
imprimés à Constantinople. 
Voyez Hitart (CL).-- (Biblio- 
graphie des ouvrages) rdatifs 
aux Arabes. Voyez Chauvin. — 
(Bibliothèques) de l'Algérie, 
Voyez Basset, — (Chansons) 
populaires. Voyez Loret, — 
(Chiflres). Voyez Gujard. -— 
(Colonies). Voyez Berg (Van 
den), — (Contes). Voyez Basset, 
Dalac, Groff (Af"'), ilôt, Zo- 
lenberg, — (Fables). Voyez 
Mejdoub ben KalafaL — (Géo- 
graphie des). Voyez Goeje 
(De)* — (Histoire des). Voyez 
Bahelon , CUrmont- Ganneau , 
Devic, Hoadas, Lenormant, 
Saojoaire, Tabari, Tailkan (Le 
P.), JVellhausen. — (Con- 
quête de l'Egypte par les). 
Voyez Amdmsau. — Conquête 
de la Syrie et de la Palestine. 
Voyez Imad ed-Din, — (His- 
toire de la lutte des Berbères 
contre les). Voyez Meftifr. — 



Histoire et topographie du 
Caire, d'après Makrizi. Voyez 
Baxaisse, — La mort de Hus- 
sein ben' Ali. Voyez fVûsLen- 
feld. — (Historiens) des croi- 
sades. Voyez Slane (De) et 
Barbier de Meynard, — (In- 
scriptions). Voyez Berckem 
( Max van ) , C^ermont-Ganfie au , 
Mercier, Pognon, — (Légendes 
d'Adam , d'Alexandre chez les). 
Voyez Decourdemanche. — ( Lé- 
gende) sur Bourhout. Voyez 
HaUvy, — (Légende) de Rou- 
ba. Voyez Gain. — (Lettres ma- 
nuscrites). Voyez Delphin (G.) 
et Houdas. — (Manuscrits) 
trouvés à Madagascar. Voyez 
Ferrand, — (Manuscrits) de 
deux bibliothèques de Fas et 
des mosquées de Qaroum et 
Récif. Voyez Basset. — (Ma- 
nuscrits) de Kairouan, de Tu- 
nis. Voyez Hondas et Bauet. 

— (Manuscrits) scientifiques 
traitant de la sphère et des 
clq>sydres. Voyez Carra de 
Vaux. — (Manuscrits) de Da- 
mas. Voyez Danid (A/»% You- 
sef elKkaldy. — (Manuscrits) 
de l'EscuriaL Voyez Deren- 
bourg (H.). — - (Manuscrits) 
de la Bibliothèque nationale. 
Voyez Slane (De) eiZotenherg. 

— (Médecine des). Voyez Co- 
mussi, Leclerq (D'). — (Me- 
sures de capacité, de longueur 
et de superficie). Voyez San- 
vaire. — (Musiciennes). Voyez 
Huart ( CL). — (Poésies ). Voyez 



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NOVEMBRE-DÉGEMBRE 1892. 



352 

Aboul Atàkiyat, Al-Akud, Al- 
Hanta, Beha Ed-^in, Delphin, 
Gain. — (Poids). Voyex Stm- 
veàre, — (Poids en verre) do 
British Muséum. Voyei Stanley 
Lane Poùle. — (Proverbes et 
dictons) de la Syrie. Voyei 
Landberg. — (Sectes). Voyex 
Confites, Babitme, Yezidis, Za- 
hirites, — (Rapport sur les 
études) pour la période de 
1887 à iSgi.Toyez Bojsft. 

Arabie. Sur l'emploi primitif 
de ce mot, voyez Halévy. — 
méridionale : Yémen. Voyez 
Ahmed Rachid, — Histoire de 
la lutte des juifs de Médine 
contre Mahom^. Voyez Hû'tch- 
feld, — des juifs du Nedjran. 
Voyez Ilalévy, — Kinship and 
marriage in early Arabia. VUI, 
19t. — (Inscriptions de 1*) 
septentrionale. Voyez Deugkty, 
Renan, — ( Voyage en ) centrale. 
Voyez Derenhonrg, Gloser, Ha- 
lévy, Haber. — Description de 
Djeddah. Voyez Jeannier (A,). 
— Le mahdi depuis les ori- 
gines de rislam. Voyez Dar- 
mesteter (J.). 

Arabisa!«t. Voyez Httmbert(Jean). 

Aracaii (Ethnographie et dia- 
lectes des peuplades de 1'). 
Voyez Marre, 

Arad-Hiba, gouverneur de Jé- 
rusalem , dans les lettres d'El- 
Amama. Voyez Halévy, 

Aradus (Monnaies d*). Voyez 
Babelon. 

AhkMÊXH, biblique. Voyez Du- 



vûl (B.). —(Contrat). Voyca 
Ber^, — (Papyrus) du Lou- 
vre. Voyez Groff, Ledrain, 
Vogué (De), 

AAAMinfifB. (Géographie). Voyez 
Dmval (£.). >- (Grammaire). 
Voyez Duwd (A.).— (Langue). 
\oyei Halévy, — (Numisma- 
tique). Voyez Dromn. 

ARAMÉKmis (Le Corpus des in- 
scriptions) est publié. XVI , 1 oâ 
(rap. an.). — (Inscriptions). 
Voyez CUrmont - Gannean , 
Doughiy, Darmesteier, Ha- 
lévy. Pognon, Vogué (De), 

Aramkkns (Graffiti). Voyez Ber- 
ger, — (Catalogue des monu- 
ments) du Louvre. Voyez Le- 
drain, — (Mots) expliqués. 
Voyez Ardilda, Argvhia, 
Kkotpi, Kû-ja*bod', Qlwjr. 

A^kMàÊm (IHalectes néo-). Voyez 
Dmfal(R,). 

ARAido-GRicQUB (La brique) de 
Tello. Voyez Vogué (De). 

Arc-bn-cisl (Nom deT) chez 
les différents peuples de l'A- 
frique. Voyez Basset { R. ), 

Archéologib. (Discours d'ou- 
verture au cours d') de 
M. Rayet IV, 27 (raf^rt 
an.). — arabe. Voyez antbe, 

— égyptienne. Voyez Berend, 
Maspero, Pierrel, Tkèbes, — 
indienne. Voyez Ccci7 BendalL 
— juive. Voyez Robert (Vljue). 

— orientale. Voyez CUrmont- 
Gannêou, Reinach (S,), — ( Re- 
vue d'assyriologie et d') orien- 
tale. Voyez Oppert et Ledraitu 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



353 



ARCHioLOGiQUis ( Fraudes ) . 
Voyez Clermont'Ganneaa, 

ARCHmcTURB byzantine. Voyez 
Choisy, — chaldéenne. Voyez 
Htuzey, — égyptienne. Voyez 
Maspero, Rochsmonteis (De). 

— éthiopienne. Voyez Raffrt^, 

— persane. Voyez Dieidafoy, 

— du temple de Jérusalem. 
Voyez Hermann» 

Architis de l'Orient latin. 
Contiennent une riche collec- 
tion de documents nouveaui 
sur ^rOrient musulman et 
fdusieurs itinéraires de Terre 
sainte. VI, 81 (rap. an.). — 
des missions. Plusieurs in- 
scriptions phéniciennes y sont 
publiées par M. Qermont- 
Ganneau. XII, 98 (rap. an.). 

Auda-VirAf (Le livre d') est tra- 
duit du pehlevi par M. Bar- 
thâemv (A.). XU, 83 (rap. 
an.). ' 

Abdikla. Etymologie de ce mot 
araméen qui signifie «archi- 
tectes vn, 559. 

AnDociN. Publie des recherches 
sur la médecine au Japon. 
VI, lao (rap. an.). 

Argubla. Etymologie de ce mot 
araméen qui signifie • maçon t. 
Vn, 55^. 

AanATs (Etudes sur les), par 
M. Léon Feer. I. 4o7-43o. 

ARrraiOTiQUs (Traité d') en 
langue des Gâthâs. Voyez Se- 
nart, — Opérations arithmé- 
tiques des Assyriens. Voyez 
Anrès. 



ARio-EUROPisH (Termes de 

droit). Voyez Ha»eU 
Aristotk (Sa pseudo-lettre sur 

la royauté). Voyez LipperL 
Arjuha. Voyez Léin (S;). 
AiuiBiiis. Sur l'origine de ce 

nom, Yoyez Darmesteter (J.). 

— (Histoire d'). Voyez Gar- 
rière, Dnlamiar, GatUyrias, 
Nhe, Bobert (V.). — Des 
bracelets de bronze de poids 
uniforme formant des mid- 
tiples du side assyrien y sont ^ 
trouvés. XVI, 87 (rap. an.). 

— (Voyage en). Voyez Sfy- 
vemat et MtuUer Sinumis. — 
(Génâdogies patriarcales de 
1'). Voyez Carrière, — (Né- 
cropoles de 1') russe. Voyez 
Morgan (De), 

ARMÉHim (Dictionnaire firançais-). 
Voyez Néandre, 

ARiubfiBNifB (Grammaire). Voyez 

. Carrière, — (Inscription). 
Voyez Carrière, Ckrmont- 
Gameau, — (Langue, phi- 
lologie). Voyez Meiilet, 

Arméniens (Manuscrits). Voyez 
Carrière, Alishan, — (Mota). 
transcrits en caractères' latins 
dans un manuscrit de lettres 
de saint Jér6me du ix* ou du 
X* siècle. Voyez Omont, 

Arnaud. Termine dans la Revue 
africaine la traduction de l'his- 
toire de l'Ainque septentrionale 
de Mohammed-en-Nasri. Il, 
80; IV, 93; VI, 84 (rap.an.). 

AjtSACiDBS (Ère des). Voyez Op- 
perl, — (La numismatique ara- 



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354 



NOVBMBRE^DÉCIMBRR ISdl. 



méesne fous let) ei en liéM* 
potamie, par M. Drooin. 
XIII, 376. 
Abt (Histoire fie V) aatiqae. 
Assyrie, Chaldëe, Chypre, 
Judée, Phémâe, Perse, Sâr- 
daigne. Voyei PmrroU — 
arabe. Voyes fiaar^otn, Ra- 
vms$$, — assyrien, assyvo- 
chaldéeii. Voyes Ihuuy. — 
des coines andeni aa Ga- 
dMvire. Voyes Vjfaivy (Ds). 

— diddéem. Voyes Du- 
wmnt, Hewuj, MmmL — 
éhinoîs. Voyes Hmin (De). — 
chypriote. Voyei Bemaek (5.). 

— oopte. Voyes G^npodL — 
égyptien. Voyes Muspero , Pêt- 
ttcr. — grec, gréco-panique. 
Voyes Eeuuy, — hittite. Voyes 
p€rr&t, — Qndqaes travaux 
sur cet art sont en outre men- 
tionnés. Xn,i 56 (rap. an.). — 
japonais. Voyes Burty, Gùme, 
Renan (Ary). — de Jénisalem 
et du Liban. Voyes Pmrot 
et CkipUt, — persan. Voyes 
DUulaJoy, Perrut, — Des- 
cription d'une tente persane. 
I, 275. — (Origines orien- 
tales de r). Voyes Hwmzty, 

Aruhasala. purana (Le premi^ 
chant de V) est traduit du 
tamoul, par M. Devèze. IV, 
45 (rap. an.). 

Arten. Études phil<4ogiques 
proaryennes. Voyes Henry. — 
Idiomes négro- et maléo-aryen. 
Voyes Adaan [Lncien). 

Areapi. Identification de ce pays. 



qui figure dans les lettres d'El- 
Amama, par M. Halévy. XV, 
aSa. 

pS V^K* Signification de œtte 
eipresaioa des inscripCioiis 
phéniciennes. Voyes Hcàèty. 

AiHTORiT. Explication de ce nom 
divin. Voyes Halhy. 

Kêeê (GéographiedeT) centrale. 
Voyes Dutremi ée Rhims. — 
(Hbtoire de i' ) centrale. Voyes 
Sp^okL — (Géagraphie de 
r) Mineure. Voyos He^. 
— orientale. Voyes CorSer, 
-^ (Les pierres gravées de la 
Haute-). Voyes jtfifnaïU. 

Asphu. Expëcation de ce moi 
persan. Il, 179, 28s. 

AflfOftBAioPAL. Un essai de tra- 
duction d^une inscription in- 
édite de ce roi est oommuni- 
que par M. Quentin. VHI, 
6. 

AssuRBAHiPAL II, le Sardanapale 
des Grecs. Voyes Oppert, 

Aimupi (Langues perdues de 
r). Voyes ileiuuit. — (Inscrip- 
tions juridiques de T). Voyes 
Opperu — (Documents reli- 
gieux de r). Voyes HaUey, — 
(Lectures sur T). Voyes Hos- 



AssnuBN. Plusieurs travaux sur 
l'assyrien ou des questions qui 
s'y rattachent sont mentionnés. 

• Xn, i5i (rap. an.). — (Art). 
Voyes Heutey, Oppert, PerroL 
— (Contribution del') àla Bi- 
Ue. Voyes HoM^. — (Contrat). 
Voyes Berger, Oppert, QemtU 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



355 



{L'abbé). — (IdëograttmejDin- 
g^ûr; soaexpiieatMHi. Yoyex fifa- 
létj. -^ (Droit). Voyei Oppm^, 
— (Mythe) dlzdubar. Voyez 
HaUwy, OppwrL — (Lea noms 
de nombre ordinaux en), par 
M. Amiaod. Xm, 297. — 
(SymlMlisme de la roue du 
8<deil en). Voyez Gaidoz. 
AssYRDUfHB (Arithmétique). Voyez 
Aurès, — (Astronomie). Voyez 
Halévy, Mahkr, Oppert — 
( Sur la racine) barà. Voyez ce 
mot. — ( Collection) de Sarzec. 
Voyez Heaxêy, — (Chronolo- 
gie). Voyez Oppert. — (Écri* 
ture). Voyez Àmiaad et Amé- 
Umom, — (Géographie). Voyez 
Anwmds Halévy, Mamâer, 
Oppert. — (Grammaire). 
Voyez Guyard, Ledrain, Op- 
pert, ScheiL — (Histoire). 
Voyez Babeton, Halévy, Op- 
pert j Pognon, — (Langue, 
lexicographie). Voyez Amiaud, 
Guyord, HaUvy. — (Rdigion). 
Voyez Haléoy, Oppert, 
As9TiKiBnvEg (Antiquités). Voyez 
Clereif (i>e) et Menant ^Oppert. 

— (Fraudes). Voyez MenanL — 
(Inscriptions) i d'Assurbanipal 
et du dâuge. Voyez Quentin 
{Vabbé). — de Gudéa. Voyez 
Amicfod, HaUvy, Oppert. — de 
Hammourabi. Voyez Amiaad. 

— relatant une éclipse in* 
naire. Voyez Oppert. — de 
Mérou -Nérar I*', par M. Po- 
gnon, n, 35i; m, 393. — 
tie Nabuchodonosor, dans le 



Wadi Brissa. Voyez Pognon. 

— de Salmanasar. Voyez 
Amiand et Sehed^ —* de Samaî 
Raman IV. Voyez Soheil, -^ 
dW roi de Sirtelia nonuné 
Lukh-ka-gi-na. Voyez Hejuey, 
Oppert, — (Intaiiles). Voyez 
Ledrain, — (Mesures). Voyez 
Aurès et (^/ï«Tt.— (TaWettes) 
de Teil el-Amanuu Voyez Ha-' 
lévy. 

AflRiUBifa (Contrats). [Voyez Po« 
gnon. -*- (Dieux). Voyez Halivy. 

— Poids. Voyez Amrès et Le- 
drain, Morgan (De)^ Oppert, 

— (Les mots) Sab'e sÛtanu 
mat musuri et Pir'u sar mât 
mnçuri. Xm, 53o. — (Tran« 
scription du sch et de ¥s). 
Voyez Guyard. — (Expédition 
des) contre un roi de Bactrie. 
Voyez ÎVUhelnu 

AasYiaoLOGiB (Revue d'). 
Voyez Oppert et Ledrain. 

AaSlRO-BABlLOlOKNNB (Aliogra- 

phie). Voyez Halévy. 
AgBYRo^BABYLOifiuiNBs (Inscrip- 
tions juridiques et onomas- 
tiques. Voyez Oppert. — (Me- 
sures). Voyez OpperU 

ASSYRO - BABYLONIElfS ( Actes ) 

Voyez ReviUout, 
AssïRO^HALDKBimB (Civilisation) 

Voyez Babelon. — (Métrologie) 

Voyez il Bref. 
Absyro-palestinibns (Noms pro 

près dliommes et de lieux) 

note de M. Halévy. XVRI, 

545. 
Astabtb ( Le temple d' ) à Citium. 

24. 



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550 



NOVEMBRE-DËCEMBRE 1892. 



Voyex CUnnont-GmmêaÊ. et 
Gddoz, Reinaok [S.). 

AsmoHOMix. Arabe. Voyei Carra 
de Vaux, — assyrienne et ba- 
bylonienne. Voyez Epping 
(P. J.), Halhy,MakUr,Op- 
pert — chinoise. Voyez ÀUé- 
gret. — an Blaroc, par M. G. 
Delphin. XVn, 177. 

AsTTÂOB. Est assimilé au persan 
Ajdahak t dragon 1. UI, 77. 

K:)n inK , mot d'origine perse 
qui figure dans le Corpus ara- 
méen. Observations de M. Ha- 
lévy sur ce mot XV, a4i. 

Atàrgâtis (Culte d*). Voyez ^ou- 
vetU-BesnanU. 

Atki (Hymne à). Voyez Bowiant, 

Atbrpât-Maii 8AR8P111DAH (LfO livre 
des conseils d'). Voyez Harlez 
(De). 

ATHARTÂ-ViDÂ. Voyez Renry. 

Athbnjbum (L') du 38 octobre 
188s. Contient un article de 
M. Rost sur M. Bumell. H, 
23 (rap. an.). 

Atlantes (Les). Histoire de 
TAtlantis. Voyez Berlions. 

Audibirt. Traduit du persan le 
livre intitulé : La critique de 
la femme, XVI, 8i (rap. an.). 

Auras. Achève ses études sur le 
système métrique des Assy- 
riens et leurs opérations arith- 
métiques et propose une tra- 
duction et une restitution 
nouvdles de la tablette de 
SenLereh. Il, 86 (rap. an.). 
— entreprend l'étude de l'his- 
toire du système métrique 



assyro^haldéen et étudie les 
mesures linéaires assyriennes. 
IV, io4 (rap. an.). — engage 
une pdémique avec M. Le- 
drain sur la distinction à éta- 
Uir entre la mine du roi et la 
mine du pays. Ibid. — con- 
tinue ses recherches sur le 
système métrique assyrien. 
VI, 91 (rap. an.). 

Amis et Oppert. Font une com- 
munication dans la Revue 
égjrptieime sur les données 
métrdogiques des statues 
de Sarzec. Il, 86 (rap. an.). 

AuROUx. Est reçu membre de la 
Société. XVIII, 537. 

Ayâ (Le journal du voyage de 
Bi. Féraud au royaume d'). 
Voyez Cordier. 

AyadÂnaçataka. Voyez Feer^ 

AviRY (John). Est reçu membre 
de la Société. IX, 388. 

Atira (Femand d'). Publie un 
article sur les Anglais en Bir- 
manie, n, 42 (rap. an.). 

Ayesta (Critique de 1'). Voyez 
WiUielm. — (Exégèse de 1'). 
Voyez Harlez (De).— Datedesa 
rédaction. Voyez Darmesieter. 
— (Grammaire, lexicologie) 
Voyez «^/Acfcïi.— (Textes del^. 
Voyez Willy Bang. — (Tra- 
duction de 1'). Voyez Bang, 
Darmesteter, 

Ayicennb (Traités mystiques d*}. 
Texte arabe avec l'explication 
en français , par A. F. Mehren; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XVI, 555. 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



357 



AxouM (Inscription d'). Voyez 
Denuney^, 

AxouMiTBS (Monnaies). Voyez 
Sehlmnherger, 

Ata-ahul Nom propre figurant 
sur un cachet de travail hit- 
tite; son exjdication. VU, 333. 

Ayhoiiikr. Quelques notions sur 
les inscriptions en vieux 
khmér; remarques sur l'al- 
phahet du Cambodge; in- 
scriptions du sud et du centre 
du Cambodge; chiffires de ces 
inscriptions et description des 
monuments. 1 , 44 1 et suiv. — 
Cette étude citée. Il, 48 (rap. 
an.). — rapporte du Cam- 
bodge une vingtaine d'inscrip- 
tions qu'il offre à la Société 
asiatique. H, 45 (rap. an.). 

— publie dans le Bidleûn de 
l'Académie indo- chinoise et 
dans la collection des Excur- 
sions et reconnaissances des 
articles sur le Cambodge. Il, 
5o (rap. an.). — Qudques 
notions sur les inscriptions en 
vieux khmér (suite et fin). 
II, 199. — Cette étude men- 
tionnée. IV, 52 (rap. an.). — 
est nommé provisoirement 
membre du Conseil, m, 267. 

— continue à ramasser les 
monuments de l'épigraphie 



cambodgienne dans lo Cam- 
bodge et le Laos. IV, 18 (rap. 
an.). — publie des notes sur 
les coutumes et croyances 
superstitieuses des Cambod- 
giens, [bid., 52 (rap. an.). 

— continue l'exploration du 
Cambodge et du Laos, s'en- 
gage dans c^e du Tchampa 
et rq>rend l'examen de la 
chrondogie cambodgienne. 
VI, 48 (rap. an.). — publie 
une grammaire de la langue 
chame. XVI, 68 (rap. an.). 

— publie des considérations 
sur la langue française et l'en- 
seignement en Indo- Chine. 
Ibid., 176 (rap. an.). — Pre- 
mière étude sur les inscrip- 
tions tchames. XVII, 5. — 
Ses études sur le Champa, la 
langue et l'épigraphie tchames 
sont mentionnées dans le rap- 
port annuel. XX, 72. — pu- 
blie un ouvrage intitulé : Les 
Tchams et leur religion, XX, 
74. (rap. an.). 

AziiiAR (Le P.). Publie un vo- 
cabulaire de la langue des 
Stiengs et trace, les mœurs 
de ce peuple. XVI, 69 (rap. 
an.). 

Aziiu (Comédies en turc). Voyez 
Barbier de Meynard, 



B 



B pour Ab dans la formation de 
certains noms propres sémi- 
tiques. \oyei Haiévy, 



Baal. Explication de ce nom 
divin. Voyez HaJUty. — Caaaii. 
Voyez ToaUdn, — de la danu 



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NOVEMBRE-bÉGEMBRB 1892. 



358 

tm BaaL MâAQOD est identifié 
par M. ClermoAt-Ganneta avec 
le Bès égyptien. 1 , 5 1 a. — Ha- 
mon, dieu phénico -carthagi- 
nois. Son nom signifie • maître 
de TAmannsi. XIX, 56d. — 
Melek « roi de Gtinm et dlda- 
Me. Une inscription phéni- 
cienne de ce roi est décou- 
verte. Xn, 95, 97 (rap. an.). 

093. Observations de lÔl Ha- 
lévy et Ph. Berger snr ce mot 
néo-panique. XV, sii. 

Bab (Religion de). Voyet Huart 

{Cl-)- 
BiftA TÂHiR tJRTAïf (Les qoa- 
trains de), en pehlevi mnsai- 
man, par M. Ch. Hnart. VI, 

503. 

Babblon (Ernest). Rend compte 
de la publication du premier 
Tolume des osuvres de M. de 
Longpérier, par M. Schlum- 
berger : archédogie orientale 
et monuments arabes. I, s 68. 
— est reçu membre de la So- 
ciété. I, 5 a 3. — étudie avec 
11 Schwab un vase judéo- 
chaldéen contenant un exor- 
cisme en langue talmudique. 
n, 70 (rap. an.). — traduit 
l'ouvrage intitulé : Stanmir et 
Âcad de M. Fritz Hommd. 
n, 85 (rap. an.). — continue 
rhistoire ancienne de l'Orient 
commencée par F. Lenormant 
et en publie le tome IV : Les 
Assjrriens et let Chaldéens. VI, 
87 (rap. an.). — étudie plu- 
sieurs spécimens de vases ma- 



giques judéo-babyloniens trou- 
vés dans la nécropde de Hil- 
lah. IHi,, 71 (rap. an.) — 
publie le sixième volume de 
l'histoire ancienne de l'Orient 
contenant un résumé de l'his- 
toire des Hébreux, des Cana- 
néens , des anciens Arabes , des 
Phéniciens et des Carthaginois. 
Xn, io3 (rap. an.). — trace 
dans le cinquième volume de 
cette histoire un tableau de la 
civilisation assyro-chaldéenne. 
xn, i5o (rap. an.). — réta- 
blit par la numismatique la 
chronologie des rois de Sidon 
sous les Achânénides. XX « 
90-91 (rap. an.). — révise le 
travail de M. Six sur les mon* 
naies d'Aradus et montre 
qu'elles sont datées des Sâeu- 
cides. Ihid,, 91. — montre 
que le mythe du déluge phry- 
gien a été apporté en Phrygie 
par les colonies juives. XX, 
97 (rap. an.). Voyez aussi 
Berger, 

Babbb (Épitaphes derempereor) 
et d'autres princes mogols, 
par 11 Darmesteter (J.). XI, 
491. 

Babin. Etudie la métrologie et les 
proportions dans les monu- 
ments perses. XX, 78 (rap. 

Babis (Note sur trois ouvrages), 
par M. Huart (G.). X, i33. 

Babylonb. La destruction des 
monuments de cette ville par 
Xerxès s'explique par un con- 



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TABLB DE hk VlIP SÉHIE. 



•350 



tt9Li babylonien. XVn, 543. 
— (Inscriptions Jaridiqnes 
de), observations es M. Op 
pert XI, 395. 

Habylouib ( Documents religieox 
de la). Voyef HoIA^. — (Me- 
sures agraires de ia). XHI, 
a76. 

Babtlouiiii (Un annuaire astro- 
nomicpe), par Bl Oppert. 
XVI, 5 II. — (Briqne avec 
an nom propre). Yoyei Le- 
dnàn. — (Camée) dn Musée 
de Florence. Voyez Menant — 
(Contrat). Voyez Oppert, Pd- 
gnon, Qaentin, — (Cylindre) 
portant le nom d'bdubar Gil- 
gamès. XVI, 553. — (Cy- 
lindre) représentant une 
scène qui rentre dans le cyde 
d'Isdubar. XI, aSà, 986. •— 
( Système métrique ). Voyez Op- 
pert, — (Le mot) gipant com- 
paré à l'hébreu gcpher. XI, 
534. — (Nom) du préfet de 
Jérusalem , Arad hiba , dans les 
tablettes d'El-Amarna; com- 
munication sur certains frag- 
ments de cette coHectîon trou- 
vés à Jérusidem. XVII, i4o. 

— Voyez ausd Assyrien, 
BABTLOifiiimi (Astronomie). 

Voyez Epping {P,J,], Oppert, 

— (Chronique). Voyez OpperU 

— (Cosmdogie). Voyez Ha- 
Ihy, — (Inscription) du roi 
Antiocfaus Soter. Voyez Op- 
pert, — (Tablette) concer- 
nant un esdave qui paraît 
avoir été de nationalité juive. 



X, 536. -- (Tablette) énumé- 
rant les mots qui expriment 
l'idée de Dieu dans plusieurs 
langues pariées en Babylonieet 
dans les pays voisins. XI, 396. 
— Voyez aussi Assyrienne. 

BABTLOifiBmfBS (Écritures) et as- 
syriennes. Voyez i4iiuaiid et 
MécKineau, — (Inscriptions) 
du Wadi Brissa. Voyez Po- 
gnûn. -^ (TaUettes) de Tell 
d-Amama. Voyez Halévy, 
Voyez aussi Assyriennes, 

Babtsmb. Voyez Brùum», Voyez 
aussi Bah et Bahis. 

Bacax (La grotte du dieu) au 
Djebel Taîa. Voyez Monceaux 
[Pa.1). 

Bicttui. Fait des recherchez sur 
les l^endes relatives à R. Meir, 
le premier rédacteur de la 
Mischnah. H, 79 (rap. an.). 
-— étudie les* rapports des 
deux autorités grammaticales 
fondues par David Kimchi 
dans le dictionnaire de ra- 
cines qui est devenu Tautorité 
classique de la lexicologie 
juive. IV, 81 (rap. an.). — 
engage une discussion avec 
MM. Lévi (Israël) et Sidon 
sur le sens et Torigine mys- 
térieuse du tétragramme. 
XVI. 100 (rap. an.). 

fiACHMANif. Secandi Pfdlotophi 
vka ac sententits, secnndnm 
codicem wthiopicnm heroli- 
nensem, queni in Uhgûam la- 
tinam vertit née non intro- 
dactione instmxit: compte 



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T«OV£MBRE-DÉGEMBRE 1892. 



S«0 
raoda de cet oaTrage. XX, 

BiCHMOumiQUB (Copte). Voyes 
Matpero et Boarûait 

BicTBn. Diffiéreotet formes de 
ce nom. UI, ays. 

BàcnuAHi (Géographie et hit- 
toire de la). Voyez Dnmin, 

Bactro-ghimoisb ( Une monnaie). 
Voyez Terrien de la Covperie, 

Bagdad (Description de : dia- 
lecte de). Voyez Jeannier. 

Bahnar. On annonce la publi- 
cation prochaine d'an diction- 
naire de cette langue. XVI, 
69 (np. an.), 

Baillit, Cherche dans le démo- 
tique et dans les textes hiéro- 
glyphiques l'origine de la par- 
ticule copte djin qui se préfixe 
aux racines pour en faire des 
noms d'action. Il, 99 (rap. 
an.). — retrouve dans les 
décrets égyptiens ptdéma!- 
ques plusieurs des caractères 
importants du dialecte posté- 
rieur de Memphis. IV, ii3 
(rap. an.). — étudie la divi- 
sion et l'administration de la 
ville égyptienne. XVI, i48 
(rap. an.). — restitue d'après 
une nouvelle inscription le 
texte hiéroglyphique de Ro- 
sette. Ibid,, i5o (rap. an.). — 
fait des recherches pour dé- 
terminer parmi les monuments 
égyptiens ceux qui peuvent se 
rapporter aux dynasties encore 
yides de la vm' à la xn*. XX, 
123 (rap. an.). 



Baillt. Publie un dictioaaâe 
^^mçais- chinois. XX. iSS 
(rap. an.). 

Bahg. Publie deux essais sur m 
chapitre du Yama ei s;aT aae 
partie de i'inscripdoa de Be- 
lûstun. XVI, 76 (nqp. aa.]. 

Bimis (Le château de) et «1 
inscriptions. Voyez C Lrtnr - 
Gcuuieau, : notes d'^ngrspbie 
et d'histoire arabes. X, 496; 
XI, 384,etBcreJ^(ifttrMu): 
Le château de Bâniâs. XII, 
44o, 

Bar Bahlul (Lexique syriaque 
de). Voyez Dmal (A.), ifar- 
tin (L'ahhé). 

Barbur (J.V.). Publie une note 
sur la nomendature géogra- 
phique et administrative èa 
Japon. XVI, 177 (rap. an.). 

Baabiir db Mbynard. Rapport 
de la Commission du nord de 
l'AMque au si^ d'une mis- 
sion confiée à M. René Basset 
pour l'étude des dialectes ber- 
bères. I, 371. — communique 
la préface d'un travail sur la 
géographie du Yémen, extrait 
d'une publication d'Ahmed 
Râchid qui a pris part à fex- 
pédition turque de 1S70, et a 
recueilli sur cette contrée des 
renseignements intâ^ssants. 
I, Si 3. — est désigné pour 
rq>résenter la Société ao 
Congrès de Leyde. I, Ssâ- — 
lit une notice nécrdogique 
sur Bi. Dozy. Ihii, Sik .• 
526. — donne communication 



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TABLE DE LA VIII* SERIE. 



301 



d'une lettre de M. Basset qui 
rend compte de sa mission 
relative aux langues berbères. 
I, 5 s 9. — retrouve l'original 
lurc de la comédie persane 
Le Vizir de Lankuran, publiée 
par BIM. Haggard et Guy Le 
Strange. Il, 56 (rap. an.). — 
continue U publication de son 
supplément au vocabulaire 
turc, n, io3,etIV, iaa(rapp. 
ann.). — donne qudques ren- 
seignements sur les travaux 
du Congrès des orientalistes 
de Leyde. Ibid,, SaS. — o£&e 
à la bibliotbèque de la Société 
le troisième fkscicule de son 
supplément aux dictionnaires 
turcs, ni, 77. — rend compte 
des dialogues français-persans 
de Bf. de Biberstein-Kasi- 
mirski. m, 96, — interprète 
une inscription funéraire de 
Tan 557 de lli^;ire trouvée à 
Mebdya. IV, 91 (rap. an.). — 
donne dans les Mélanges orienr 
taux une notice sur TArabie 
méridionale d'après lliistoire 
turque du Yémen d'Abmed 
Râchid. IV, 95 et 12a (rap. 
an.). — annonce la mort de 
St Guyard et rappdle ses 
travaux. IV, 385 et 557. — 
fait part de la mort de 
M. Adolphe Régnier et rend 
hommage à sa mémoire. IV, 
56 1. — Discours prononcé 
aux funérailles de M. Régnier. 
IV, 566. — présente au nom 
de l'auteur, M. Gibb, The 



Story of Jewâd, a romance 
by *Ali 'Azziz Efendi, trans- 
lated from Turkish et Otto- 
man Poems. n fait ressortir 
l'intérêt de ce dernier ouvrage 
qui donne une idée très juste 
et très ayante de la poésie 
turque depuis les origines jus- 
qu'à nos jours. V, 327. — 
commence la publication de 
trois comédies en persan. VI, 
57 (rap. an.). — publie avec 
M. St Guyard trob comédies 
traduites du dialecte turc 
azéri en persan, par Mirza 
Djafar, avec un glossaire et 
des notes. VI, 394. — L'Al- 
chimiste, comédie en dialecte 
turc aiéri, texte, traduction et 
remarques sur ce dialecte. V II , 
5. — Elle est citée dans le 
rap. an. XII, 178. — rend 
compte de l'ouvrage de M. van 
den Berg , intitulé : Le Hadhra- 
numt et les colonies arabes de 
l'archipel indien, IX, 546. — 
Mi un compte rendu de l'ou- 
vrage de M. de Biberstein Kazi- 
mirski, intitidé: Mentmtche- 
hrit poète persan du xi* siècle 
de notre ère , texte , traduction , 
notes et introduction histo- 
rique. IX, 3o3. — offre de la 
part de l'auteur, M. René Bas- 
set, un manuel de langue ka- 
byle. IX, 5o8. — présente de 
la part de l'auteur, S. E. Itti- 
mad-ess-Saltanè, une histoire 
des femmes illustres de l'Is- 
lam, en persan. XI, a8a, — 



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MS 



NOVEMBRE-DÉCEMBRB 1892. 



ftH un compte rendu de la 
cooqoéte de la Syrie et de U 
Palatine, texte arabe de Imad 
ed-Din, publie par le comte 
C. de Landberg. XI, 5o6. — 
donne lecture d'une lettre re- 
lative à des manuscrits arabes 
trouves àMatita (Madagascar) 
par M. Gabriel Ferrand. XI, 
537. -^ Annonce la mort de 
M. Bfarcd Devic. Ihid, — pro- 
pose à la Société de prendre 
k sa cbarge une partie des 
frais de la publication du jour- 
nal de Huber; cette proposi- 
tion est adoptée. XII, 5-6. — 
— continue la publication de 
son dictionnaire turc. XII, 179 
( rap. an.). — présente la pbilo- 
sopbie de la décadence turque 
d'après le grand historien na- 
tional Djewdet Pacha. Ihid,, 
181 (rap. an.). — Compte 
rendu du catalogue des manu- 
scrits turcs du British Mu- 
séum, par M. Gh. Rieu. XII, 
35i; — cité XVI, 161 (rap. 
an. ). — rend compte du ma- 
nud pour l'étude des grammai- 
riens arabes deM.A.Goguyer. 
Xn, 355. — rend hommage 
à la mémoire de M. Garrez. 
xn , 5 1 o. — propose d'allouer 
une somme de 5oo francs à 
M. Houdas pour la revision 
des carnets de Huber; propo- 
sition adoptée. Xni, 11 3. — 
Notice nécrologique de Michd 
Amari. XIH, 535. — rend 
compte du dictionnaire turc- 



françaisen caractères latînset 
turcs de H. Youssouf. XIV, 
ig^; — cité XVI, 160 (rap. 
an. ). — Gompte rendu du ca- 
talogue des manuscrits turcs de 
la Bibliothèque impériale de 
Berlin, par M. W. Pertsdi. 

XIV, 377. — - Discours j»o- 
noncé aux ftméraiUes de M. Pa- 
vet de GourteiHe. IHd,, 356. 
— Gompte rendu de la poUi- 
cation des séances de Hama- 
dani, avec le commentaire de 
Gheikh Abdo (texte arabe). 

XV, 110. — présente le nou- 
veau catalogue des caractères 
chinois, mis en ordre par les 
soins de llmprimerie natio- 
nale, sous la direction de 
M. Devéria. XV, î3i. — pu- 
blie une comédie intitulée : 
L'Ours et le Voleur, en dialecte 
turc azéri , texte et traduction. 

XVI, iSg (rap. an.). — achève 
la publication de son diction- 
naire turc-français. XVI, 160 
(rap. an.). — rend compte da 
catalogue des manuscrits per- 
sans de la bibliothèque bod- 
lâenne, par MM. Sachau el 
Éthé. XVI, 369. — présente 
de la part du Directeur de 
llmprimerie nationale deax 
volumes contenant leTezkèreh- 
i-Evlia ou Mémorial des saints , 
en turc oriental et en carac- 
tères oulgours , publié par 
M. Pavet de Gourteflle. XVI, 
539. — fait ressortir le mérite 
du catalogue des monnaies ot- 



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TABLE DE LA VÎIP SÉRIE. 



303 



tomanes de Ghalîb Edhem. 
XVI, 544. — rend compte des 
lettres de Bedi ez-zeman (Ha- 
madani), avec commentaire 
explicatif et littéraire, pu- 
bliées par llmprimerie ca- 
tholique de Beyrouth. XVII , 
339. — fait l'éloge de M. de 
Rochemonteix, en rappdant 
sa mort XIX, i5i. — rend 
compte de l'ouvrage de M. Ch. 
Wells, intitidé : The littéra- 
ture oftkê Tarct, XIX, 164.— 
rappdle à la Société, dans un 
discours rdatant les travaux 
de M. Renan, la perte irrépa- 
rable qu'elle vient de faire dans 
la pei^nne de son Ulustre pré- 
sident XX, 279 et 280. — 
rend compte de l'ouvrage de 
M. Edward G. Browne, inti- 
tulé : A travellers narrative, 
etc., texte persan, avec tra- 
duction et notes, relatif au 
babysme. XX * 2 97. — Compte 
rendu de la publication du 
premier fascicule de la biblio- 
graphie des ouvrages arabes 
rdati£i aux Arabes , par M. Vic- 
tor Chauvin. XX, 3o2. — est 
nommé président de la So- 
ciété. XX, 3 18. 

Barcoibbbas. Voyez Gro^ et 
Fnrst, 

BARDnncT. Publie un travail sur 
la condition dviïe des Juifs 
dans le Comtat Venaissin 
pendant le xv* siède. Il, 73 
(rap. an.). 

Baacks (L'abbé). Publie et tra- 



duit un commentaire de Rabbi 
Yapheth de Bassora sur le 
Cantique des Cantiques. VI, 
72 (rap. -an.). — publie la 
vie du câèbre marabout Çidi 
Abou medien ou Bou-Médin, 
le saint de llemcen. VI, 77 
(rap. an.). — publie un com- 
plément de l'histoire des Beni- 
Zeiyan, rois de llemcen. XII, 
i4i-i49 (rap. an.). 

Bar HxBRisiJs. Voyez Âhoù'l Fa- 
radj. 

Bar KalaI (évÂque de Nicosie); 
sa complainte sur la chute 
de Tripoli est traduite par 
M. Guidi. VI, 81 (rap. an.). 

Barlaam et JoSAPHAT (Roman 
de). Voyez Zotenherg, Paris 
(Gaston). 

BaRRIGUS DR FONTAINIKU (Db): 

Publie le Livre de tamonr de 
llrouvallouva , le chef-d'œuvre 
de la poésie tamoide, et la 
partie correspondante d'un 
autre traité de morale , le NÂla- 
diyar. XVI, 66 (rap. an.). 

Barsamya (Les actes de Scharbil 
et de). Voyez Dfl»al(R.). 

Bar Talmiou et Bartholomée, 
assimilation des deux légendes. 
Voyez Lhi (Israël), — Des ob- 
jections à cette assimilation 
sont faites par M. Halévy. VI, 
70 (rap. an.). 

Bartit (Le capitaine). Esquisse, 
d'q>rès les monuments et la 
chronique royale, une histoire 
du Cambodge. II , 5 1 (rap. an.). 
— fait connaître plusieurs spé- 



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304 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



cimeos récents de la littérature 
populaire annamite. Il, 117 
(rap. an.). — publie une no- 
tice sur le dieu Ganesa. IV, 
5a (rap. an.). 

Barth (A.). Gom|dète, à l'aide 
d'un nouvel estampage qui lui 
est envoyé par M. Aymonier, 
son étude sur l'inscription 
sanscrite de HanXhey et en 
donne un fac-similé, ainsi que 
le texte complet et définitif. I, 
160. — présente dans la Bé- 
vue critique des observations 
relativement à l'origine grecque 
du théâtre indou. Il, 4i (rap. 
an.). — montre combien estexa- 
gérée la réaction qui s'est pro- 
duite parmi une partie des 
jurisconsultes anglais contre 

. l'autorité des codes indiens, 
n, 4i (rap. an.). — Les 
inscriptions cambodgiennes 
d'Ang-Chumnik et de Han- 
Chey, travail cité dans le rap- 
port annud. II, 47. — fait 
connaître le contenu de deux 
traités de Nîti ou de politique 
publiés par M. Gustave 0{^rt , 
en établit l'âge moderne et le 
peu d'autorité pour les périodes 
anciennes. IV, 47 (rap. an.). 
— publie des observations sur 
la traduction anglaise du Ma- 
hâbbârata de Protap Chimdra 
Roy, Ibid. — prépare le pre- 
mier fascicule du Corpus des 
inscriptions du Cambodge, en 
transcription romane et en 
traduction firançaise, avec com- 



mentaire et reproduction bâio- 
graphique de l'originid. IV, 
5i (rap. an.). — fait un ré< 
sumé des publications les plus 
importantes relatives à l'his- 
toire du Védisme, du Brah- 
manisme et du Bouddhisme 
pendant les trois dernières an- 
nées. VI, 34 (rap. an.). — ap- 
précie la th^rie de M. Bor- 
gaigne sur les Védas. Ibid, — 
fait un résumé des recherches 
conduites par le capitaine 
Temple sur les traditions et 
les l^endes du Pendjab. VI, 
47 (rap. an.). — Sa publica- 
tion du premier fiiscicule du 
Corpus des inscriptions in- 
diennes du Cambodge est an- 
noncée. Ihid, — publie une 
étude surleMahâbhârata.XU, 
60 (rap. an.). — r^rend plu- 
sieurs points contestés de phi- 
losophie , de littérature , de lin- 
guistique et de droit indou. 
XII, 65 (rap. an.). — publie, 
avec transcription romaine, 
traduction et commentaires, 
dix-neuf inscriptions sanscrites 
du Cambodge. XII, 67 (rap. 
an.). — résume dans son Bul- 
letin des religions de XInde le 
travail des études indiennes 
durant les quatre dernières an- 
nées. XVI, 46 (rap. an.). — 
publie une étude sur la litté- 
rature des contes dans l'Inde. 
XVI, 65 (rap. an.). 
Barth (J.). Est reçu membre de 
la Société. QI, 76. —Réponse 



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TABLE DE LA VIII' SÉRIE. 



365 



aux observations de M. Lam- 
bert sur son ouvrage : Die No- 
minalbildung m den semitischen 
Sprachen, XVI ,355. — Cette 
réponse est citëe dans le rap 
port annoeL XX, i lo. 
BARTHiLEMY (A.). Est reçu mem- 
bre de la Société. I, 35a. — 
est nommé sous-bibliotfaëcaire. 
II, 533. — Histoire du roi 
Naaman, conte arabe dans 
ridiome vulgaire de Syrie, 
arabe transcrit en caractères 
latins et traduction. X, a6o. 

— (Suite et fin.) Esquisse de 
grammaire de cet idiome. X, 
465. — Ce travail cité dans le 
rapport annuel. Xn, 129-130. 

— publie le GafastakAbalish, 
texte peblevi inédit, avec tra- 
duction, commentaire et lexi- 
que. XII, 81 (rap. an.). — pu- 
blie la traduction d'Ardâ Virâf 
nâmak ou livre d'Ardâ VirÂf , 
descente d'Ardâ Virâf aux en- 
fers, xn, 8a (rap. an.). — 
traduit du peblevi le conte de 
Goshti Friyân. XVI, 77 (rap. 
an.). 

Barthélémy SArrr-HiLAiRE. Pré- 
sente, à propos du 4* volume 
du Bagbavata Purâna publié 
par Bi. Hauvette-Besnault, un 
tableau de la littérature pou- 
ranique et fait connaître les 
travaux de M. Wbeeler sur 
l'histoire de l'Inde. VI, 37 
(rap. an.). — publie une série 
d'articles sur l'œuvre scienti- 
fique et politique de l'Angle- 



terre dans llnde. XII, 66 (rap. 
an.). — donne à la Société ses 
livres orientaux rdatifs k 
l'Inde; des remerciements lui 
sont adressés. XVI, 538. 

BARTHOLOMiB. Voyez Bar Talr 
mion, 

Bar6 (Notice sur une nouvdle 
racine assyrienne) difftîrente 
de Barû tvoiri, par M. St. 
Guyard. m, 274* 

Basset (René) et Houdas (O.). 
OfiBrent à la Société un exem- 
plaire de leur ouvrage intitulé: 
Épigraphie tunisienne, dans le- 
quel sont exposés les résultats 
d'une mission dont ils ont été 
cbargés par le Gouvernement. 
I, a52. — publient le catalo- 
gue d'une importante collec- 
tion de la mosquée de Zitouna 
à Tunis et une note détaillée 
du Me'âlim d-Jmam. IV, 85 
(rap. an.). — publient un ex- 
trait du Méâlim el-Imam , com- 
prenant la biographie d'Asad, 
cadi de Kairouan. IV, 88 (rap. 
an.). — publient le catalogue 
de la bibliothèque du cheikh 
'Addhoum, le mufti hanéfite 
de Kairouan, et une descrip- 
tion du Sous-el-aqs'a , extraite 
d'une géographie arabe , avec 
traduction. VI, 79. (rap an.). 

Basset (René). Une mission re- 
lative aux dialectes berbères 
lui est confiée par l'Académie 
des inscriptions et belles- 
lettres; rapport lu à ce sujet 
par M. Barbier de Meynard. I. 



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3M 



NQVEMBRB-DÉCEMBRK 1802. 



S71. — rend couple de sa 
«ûsfkMi dans une lettre adres- 
sée à M. Barbier de Mey- 
nanL I, Sag. — Notes de kod- 
cographiebeHbère; dialectesdu 
Rif, de Djerbah, de Ghat, de 
Kel-Oiii, géographie du pays, 
histoire, vocabulaire et aperça 
grammaticai de ces dialëcles» 
biUiogrq>hie. 1, aSi-Sag. — 
Ses Qotes de leiicographie et sa 
mission sont citées dans le 
nqpportanniieLII, loilet io5. 
— publie la relation de Sidi 
Ibffahini de Massât, traduite 
sorle teiteChclha et annotée. 
U, 106 (rap. an.). — donne 
la liste des manuscrits arabes 
de deux bibliothèques arabes 
de Fas et les titres de deux 
cents man]|8crits d'£l-Qarouin 
et Récif qu u a recueillis dans 
une mission f o Maroc. IV, 85 
(rap. an.), — publie la tra- 
dnction de l'histoire des dix 
visirs, version arabe d'un ori- 
ginal persan disparu. IV, 87 
(rap. an.). — donne les noms 
de l!an>«n-ciel cbei les diffé- 
rents peuples de l'Afirique, 
surtout berbères. IV, 119 (rap. 
an.). — Notes de lexicogra- 
phie berbère (Suite), le dia- 
lecte des Béni -Menacer. IV, 
5i8. — Ce travail continué; 
vocabulaire, textes berbères 
transcrits et traduits. V, i48 
et 199. — Lettre faisant con- 
naître les résidtats d'une mis- 
sion de deux mois pour étudier 



les dialectes berbères parlés par 
les pc^pdations do Miab, de 
Ouar^ et de Touggooii. V, 
55 1. — Fragment d'une nou- 
vdle lettre sur le même sujet 
Ibid,, 547. ^ Cette letti« et 
ses études de lexicographie 
berbère sont mentionnées dans 
k rqiport annuel. VI, 107. — 
publie la vie de saint Âbba 
Yohanni, texte éthiopien et 
traduction. VI, 86 (rap. an.). 

— Notes de lexicographie ber- 
bère (Suite), dialecte des 
K'çours oranais et de Fignig. 
VI, 3oa. — Spécimen de ce 
dialecte, texte, transcription 
et traduction. VU, 67. — Ex- 
trait d'une lettre relative à 
une nouvelle mission sur k 
territoire des Beni-Uindel. VU, 
375. — offre à la Société son 
manud de langue kabyle. IX , 
5o8. — Notes de lexicogra- 
phie berbère (quatrième ar- 
ticle). Vocabulaire du Touat 
et du Gourara, argot du Mzab, 
diidecte des Touaregs Aoue- 
limmiden. X, 365. — Note 
relative à une mission au Sé- 
négal. XI, 307. — Rapport 
sur le même sujet XI, 5^7. 

— publie un mémoire sur un 
^Msode d'une chanson de geste 
arabe sur la seconde conquête 
de l'Afrique septentrionale par 
les Musulmans. XH, 1 38 (rap. 
an.). — continue le recense- 
ment des bibliothèques arabes 
de l'Algérie. Ihid*, i39 (rq>» 



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TABLE DE LA VIII« SÉRIE. 



an.). — Set tnivanx «or le 
berbère mentioimés. XH, i43 
(rap. an. ). — publie des contes 
populaires du Sous-Bfarocain et 
du Sud-Oranais. XII, i44 (rap. 
an.). — puUie le Loqmibii 
berbère , avec quatre glossaires 
et une étude sur la l^ende 
de Loqmân; compte rendu de 
cet ouvrage. XV, 267. — Il est 
cité XVI, 187 (rap. an.). — 
étudie au Sénégal la langue 
des Zénaga. XVI, ia6 (rap. 
an). — publie une étude sur 
les royaumes nègres du Sou- 
dan occidentaL XVI , 1 18 ( rap. 
an.). — Les dictons satiriques 
sur les villes et les tribus d'Al- 
gérie attribués à Sidi Ab'med 
ben Yousof; texte, traduction 
et index des noms de lieux. 
XVI, 2o3. — Ce travail cité 
dans le raj^xirt annuel, XX, 
109. — publie des documents 
musulmans sur le siège d'Al- 
ger en i54i* XX, 109 (rap. 
an.). — présente au Congrès 
de Londres de 1892 des rap- 
ports sur les études arabes et 
éthiopiennes pendantla période 
de 1887 à 1891. XX, 111 
(rap. an.). — fait paraître une 
. étude sur le dialecte berbère 
de Sjouah. XX, 129 (rapport 

Batayu (La Société des arts et 
des sciences de). Exprime l'inté- 
rêt qu'elle prend aux études 
relatives à l'épignqphie cam* 
bodgienne publiées par le J<mr- 



361 

ml cfidtîf ii# et émet le vœu 
qu'il serait très utile d'avoir 
une table des alphabets et 
cbiffires du Cambodge par 
ordre chronologique. V, 507. 

— Le secrétaire de la Société 
est invité à informer la Société 
de Batavia que la puUication 
intégrale en fac-similé des in- 
scriptions du Cambodge est 
entreprise sous les auspices de 
l'Institut par MBl Bergaigne, 
Barth et Senart V, 5o8. 

BàmfGARTFTBR (Antoine). Est reçu 
membre de la Société. V, 3s3. 

— publie une étude sur le 
prophète Habakuk. VI, 69 
(rap. an.). 

BàZAKOBOif . PuMie un q>erçu sur 
le royaume de Cambodge. II, 
52 (rap. an.). 

Bmi BS-EBBIAN (HAMADAin). Ses 

lettres sont publiées avec com- 
mentaire explicatif et littéraire 
par l'imprimerie catholique de 
Beyrout; compte rendu de cet 
ouvrage. XVII, 339. 

BiDjAii (Le P.). Publie l'histoire 
du patriarche Mar Jabalahall 
et de Rabban Çauma. XVI, 
ii3 (rap. an.). 

BiHA BD-DiN (Le divan de). Voyez 

BnuLBPARUS. Nom d'un nouveau 
dieu syrien mentionné sur une 
inscription latine qui donne 
des firagments de son rituel. 
Xn, 126 (rap. an.). 

B mius t uh (Inscription de). Voyez 
Bang, 



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368 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



RBURMAifif (Joseph). Est reça 
membre de k Société. X. 6. 

RiL KA88E1I BBif Sbdiba. Publie im 
cours de langue kabyle ; compte 
rendu de cet ouvrage. XI, m; 

— n est cité dans le rapport 
annuel. Xn, i44. — est reçu 
membre de la Société. XI, 
381. — fait paraître un cours 
de langue arabe et un cours de 
littérature arabe; il en est 
rendu compte. XIX, 373. 

BiLOUTCHiSTÂN (Géographie du). 
Voy. Recbu (ÉlUée). — (Rdi- 
gion du). Voyex Darmesteter. 

Bbndall (Cecii). Catalogue ofthê 
bnddhist sanscrit manuscripts 
in the university library, Cam- 
bridge; compte rendu de cet 
ouvrage. VII , 88. — A joumey 
oj literary and archmological 
researck in Népal and nor- 
them India dnring the winter 
of 188 à- 188 5: compte rendu 
de cet ouvrage. X, S4o. 

Rm Djbllab (Les), sultans de 
Touggourt. Voyei Féraad. 

BÉFfiorrE (G.). Rapport sur une 
mission dans ia péninsule si- 
naîtique. XIV, 364. — Errata 
à ce rapport XV, 5 08. — rap- 
porte neuf cent cinquante in- 
scriptions de cette mission. 
XVI, ii4 (rap. an.). — étu- 
die le pavillon de Nectanèbe II , 
à PhUé. XVI, i46 (rap. an.) 

— présente une carte topo- 
graphique de son exploration 
du Sinaî et donne des détails 
sur son voyage. XVII, 53 a. — 



est reçu membre de la Société. 
XVffl', 5. 

Rbiigall Voyez Feer. 

Bnf-HAMMBLBK. Explication sur le 
sens de cette expression bibli- 
que par M. Clermont-Ganneau. 
V, 321. 

Bm-Zeitaiv (Histoire des), rois 
de Hemcen. Voyez Barges. 

Bkvsly. Est reçu membre de la 
Société. XIV, 536. 

Bbrbbrb. Mission pour Tétude 
du berbère. Voyez Âcadànie 
des inscriptions. — Rapport de 
la Commission du nord de 
l'Afrique au sujet de cette mis- 
sion. I, 371. — L'Académie 
des inscriptions met au con- 
cours la grammaire comparée 
des langues berbères. II, io5 
(rap. an.). — Sur le berbère, 
voyez : Âdda Fredj, Basset, 
Bel Kassem ben Sedira, Cher- 
bonneau, Duveyrier, MouUé- 
ras , Rinn , Rockemonieix ( De) ; 
quelques travaux sur le ber- 
bère sont en outre cités. XII, 
i44 (rap. an.). 

Bbrbàrbs. Sur la race qui les a 
précédés dans les régions qu'ils 
habitent. IV, 121 (rap. an.). 

— Les villes de la vallée de 
rOuedmia. Voyez Daveyrier. 

— (Histoire de la lutte des) 
contre la conquête arabe. Voy. 
Mercier. — Guérara dopais sa 
fondation. Voyez Motylinski 
(De), — (Inscriptions funé- 
raires). Note de M. Halévy sur 
son interprétation de ces in- 



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TABLE DE LA VIIP SÉRIE. 



309 



scriptions et les noms propres 

qu'elles contiennent XDC, 169. 

BsRCHSii (Max tan). Est reçu 

membre de la Société. VI , 55 1 . 

— Le château de Bâniâs et 
ses inscriptions , avec un plan 
du château. XII, 44o. — 
Conte arabe en dialecte égyp- 
tien, texte et transcription, 
traduction et commentaire. 
XIV, 84. — Ces travaux cités. 
XVI, ii5 et 130 (rap. an.). 

— décrit et étudie la Gâmi 
el-Goyâshi du Caire, mosquée 
de l'époque fatimide. XVI, 1 2 1 
(rap. an.). — Notes d'archéo- 
logie arabe : Monuments et 
inscriptions fatimites , avec une 
photographie représentant les 
inscriptions fiitimites du Caire. 
XVU,4ii.— (Suite.) XVin, 
46. — Deuxième article: Tou- 
loamites et Fatimites. XIX, 
377. — Ces articles cités avec 
âoge dai^ le rapport annud. 
XX, io3. — est iiommé à 
ia chaire d'archéologie arabe 
fondée à l'Université de Ge- 
nève. IhU,, 10s (rap. an.). 

— Lettre À M. Barbier de 
Meynard sur le projet d'un 
Corpus inscriftti9nwn arahi- 

^antm. XX, 3o5. 
Bbabiid (W.). Cmmence la pu- 
Uication des principaux mo- 
numents du Musée égyptien de 
Florence; un exemplaire de son 
ouvrAge est offert à la Société 
par Bi. Berend père. 1, 83. — 
Cette publication est dtée 



dans le rapport annuel II, 

93. 

Bbrg (Vah DBii). Publie le Mia- 
hadj at-talibin, manuel de ju- 
risprudence musulmane selon 
le rite de Chafîi, texte arabe 
avec traduction et annotations ; 
il en est rendu compte. V, 
344. — Le Hadhramout et les 
colonies arabes dans Tarchipei 
indien; compte rendu de cet 
ouvrage. IX, 536. 

Birgaionb (A.). Fait une commu- 
nication sur un passage d'un 
hymne védique, où il est ques- 
tion de la descente du Soma 
porté sur un aigle. I, 90. — 
communique les résidtats nou- 
veaux de ses études sur les in- 
scriptions sanscrites envoyées 
du Cambodge par M. Aymo- 
nier, I, 356. — fait hommage 
à la Société du second et du 
troisième volume de son ou- 
vrage sur la religion védique. 
1 , 533. — Cet ouvrage impor- 
tant est analysé dans le rapport 
annuel. Il, 33-39. — examine 
les inscriptions sanscrites du 
Cambodge. H, 45 (rap. an.). 

— Études sur le lexique du 
Rig.Véda.n, 468. — (Suite.) 
m, 188 et 5i8. — (Suite.) IV, 
169 et 463. — Ces études ci- 
tées. IV, 4 1, et VI, 36 (rapp. 
ann.). — publie un manuel 
pour étudier la langue sans- 
crite ; compte rendu âogieux de 
cet ouvrage. IV, 37 (rap. an.). 

— Chronologie de l'ancien 



30 



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370 



NOVCMBREDECEMBRl:; 1892. 



royaume kbmér d'après les in- 
scriptions, m , 5 1 . — Ce travail 
cité, IV, 5i (rap. an.). — pu- 
blie en collaboration avec M. Le- 
bugeur une traduction de Sa- 
countala. IV, 46 (rap. an.]. 

— reconnaît dans une inscrip- 
tion en vers kbmérs une stro- 
phe dont le rythme est mo- 
delé sur le mètre sanscrit de 
la VasanUtilakâ. IV, 53 (rap. 
an. ). — M. Ludwig et la chro- 
nologie du Rig-Véda. VI, 37 a. 

— Cet article cité. XII, 5i 
(rap. an.). — La Sanihitâ pri- 
mitive du Rig-Véda. Vm, 19a. 

— Note relative à de nouvelles 
recherches sur lliistoire de 
cette Saiphita. VIII, 543.— 
Nouvelles recherches sur le 
même sujet, avec un index des 
hymnes et fragments suspects. 
IX, 191-285. — Deu&ième 
note additionnée. Ibid. « 5 18. 

— annonce la mort de M. l'abbé 
Girard, membre de la Société. 
IX , 3 98. — La division en Ad- 
hyadas du Rig^Véda. X, 488. 

— L'ancien royaume de Campa 
dans rindo- Chine d'après les 
inscriptions. XI, 5. — Cité, 
XII, 70 (rap. an.). — donne 
l'opinion de M. Bûhler sur les 
{dus anciennes inscriptions 
sanscrites de Campa. XI, 395. 

— Ses articles sur la Sambita 
du Rig-Véda et la division en 
Adhyadas du Rig-Véda cités. 
XII , 48 ( rap. an.). — publie un 
article intitulé : Let découvertes 



tnp. 



récentes sttr CkisUure 
dtL Camhodge. XU, 69 
«n.). — Sa notice 
gique, extrait du discours pro- 
noncé sur sa tombe par M. 3li- 
chel BféaL XII, 3o5. — Do 
exemjdairea^-de la Liucl—t 
réunissant les discoms proMs- 
ces à ses funérailles sont mis 
à la disposition des menàra 
de la Société par M. Lehogear. 
Xin, 113. — Recherches sor 
l*histoire de îk litarg:ieTédiq«e. 
XIII, 5 et 13 1. —Ces aoées 
citées. XVI, 49 (rap. an.).— 
Sa vie et ses travaux. XVI , si 
(rap. an.). 

Bbbgaignb (A.) et Uihby (Vic- 
tor). Publient an manud pow 
étudier le sanscrit védiipK; 
précis de grammaire, dures- 
tomathie et lexique. XVI. Si 
rap. an.). 

Bbr«sr (Ph.). Exposé dans on ir- 
tide intitulé : Les inscripbees 
sémitiques et Vkistoire, l'inpor 
tance et les procédés de T^- 
graphie sémitique. H, 61 (rap. 
an.). — étudie quatre stèles 
provenant de Tancienne Ha- 
drutnète et les dieux de Car 
thage dans leur rapprochemoit 
avec l'Ascagne de Virgile IV , 
66 (rap. an.). — lit des ynf- 
fiti araméens sur des coupes 
trouvées à Nimroud et datant 
du vu* siècle avant J.-C. IV, 
70 (rap. an.). — déchiffre et 
traduit les inscriptions naba- 
téennes de ICedain Saleh. VI. 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



58 (rap. an.). — Ses conclu- 
sious au sujet de ces inscrip- 
tiotis. Ibid., 61 (rap. an.). — 
EtBsti d'interprétation d'une des 
inscriptions peintes sur des 
vases néo-puniques trouvés à 
Sous par M. Mdon en 1 883. 
Vil, 86. — fait une lecture sur 
cinq inscriptions néo-puniques 
où se trouve le nom de Mak- 
tear, et donne le texte et la 
traduction de l'une d'elles. VII, 
334- — présente de la part de 
M. et M- Léopold Delisle la 
réimpression de la notice histo- 
rique sur MM. Bumouf père et 
fib.Vm, 545. — communique 
un fragment de vase en terre 
trouvé à Dâos et portant une 
inscription néo-punique. IX, 
394. — traduit la plus petite 
des inscriptions néo-puniques 
rapportées de M'Deina par 
M. de Sainte-Marie. IX, igS. 
— offire à la Société un eiem- 
plaire de la réimpression de 
son étude sur les inscriptions 
phéniciennes et cypriotes pu- 
bliées en collaboration avec 
MM. Wright et Le Page Re- 
nouf et entre dans quelques 
détails sur ces inscriptions. IX , 
399. — Note sur la grande in- 
scr^tion néo-punique et sur 
une autre inscription d'Alti- 
buros, texte, transcription et 
traduction. IX, 407. — com- 
munique de nouvdies inscrip- 
tions peintes sur des urnes 
néo-puniques. X, 533 et 535. 



371 

— fait une communication 
sur deux inscriptions néo-pu- 
niques publiées l'une par le 
ly Judas et l'autre par Gese- 
nius , et montre que la seconde 
n'est qu'une copie de la pre- 
mière. XI, 537. — Note sur trois 
cents nouveaux ex-voto de Car- 
thage envoyés par le P. Ddattre. 
XII, 93 (rap. an.). — Ses 
communications et ses travaux 
précédents sur les inscriptions 
néo-puniques sont cités dans le 
rapport annuel. XII, 101 et 
103. — publie une étude sur 
les CamiUi. XII, io3 (rap. 
an. ). — fait paraître un arti- 
de sur la signification histo- 
rique des noms des patriarches 
hébreux. Ibid,, io5 (rap. an.). 

— étudie deux contrats bilin- 
gues, assyriens et araméens. 
Ibid., 133 (rap. an.). — Ob- 
servations sur l'explication 
proposée par M. tialévy pour la 
formule phénicienne pS tt^N 
12 ""ilN 13. Xn, 5oo. — 
entretient le Conseil de ses 
nouvdyies recherches sur les 
monnaies -des rois de la Numi- 
die. Xm, 371. — fait une 
lecture sur les inscriptions 
hébraïques de Palmyre. XIV, 
5. — Cette lecture citée. XVI, 
98 ( rap. an. ). — fiEut une com- 
munication sur les transcrip- 
tions néo-puniques des noms 
latins et les particularités pho- 
nétiques qu'dles présentent. 
XV, 333 et 34 1. — Observa- 



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372 



NOVEMBREDEGEMBRE 189S. 



lions sur ie mot Q^S de ces 
inscriptions. XV, a^s. — con- 
tinoe ses observations snr les 
inscriptions néo - puniques. 
IbiJ,, 477. — Élit une com- 
munication sur le nom du 
mois d'Ab qu'il a retrouvé 
dans la seconde des inscrip- 
tions nabatéennes de Pouuo- 
les et explique le nom ni /OH 
qui se lit dans une inscription 
de Carthage. XV, 479. — tra- 
duit la nouvelle inscription 
phénicienne du Pirée. XVI, 
88 (rap. an.). — étudie, avec 
M. Gagnât, le sanctuaire de 
Saturne à Âîn-Tounga. XVI, 
91-93 (rap. an.). — étudie 
les inscriptions céramiques de 
la nécropole punique d*Hadru- 
mète. XVI, 90 (rap. an.). — 
publie une inscription néo- 
punique de Gberchell en Thon- 
neur de Micipsa. XVI, 90- 
91 (rap. an.). — retrouve ce 
nom ainsi que cdui d'autres 
rois sur des monnaies numi- 
des à légende abrégée. Ihid, , 
91. — étudie les inscriptions 
libyques ^ néo-puniques dé- 
couvertes à Maktar. XVI, ia6 
(rap. an.). — signale deux in- 
scriptions, l'une phénicienne, 
l'autre juive, trouvées au 
Maroc. XVII, 332. — fait 
une lecture sur l'inscription 
de la statue du roi Panémou. 
XVin , 7. — offre au nom des 
éditeurs un choix de lettres 
d'Eugène Bumouf et fait l'éloge 



de ce savant. XVIQ, 6. — pu- 
blie l'histoire de l'écriture dans 
l'antiquité ; il en offre un exem- 
plaire à la Société. XIX, 335. 

— Gompte rendu de cet ou- 
vrage. XIX, 36i. — Bestdté 
avec âoge dans le rapport an- 
nueL XX, 5i. — publie une 
notice sur l'inscription néo- 
punique d'Âltiburos. XX, 88 
(rap. an.). — fait paraître un 
ouvrage intitulé : La Bikle et 
le$ inscriptUms. XX, 96 (rap. 
an.). 

BnoiR. Publie un contrat bilin- 
gue démotique grec. XVI, 
i53 (rap. an.). 

Bbiioui, Diitbyribr, Salaoir st 
Babblon . Rédigent pour le Go- 
mité des travaux historiques 
des instructions pour la re- 
cherche des antiquités dans le 
nord de l'Afrique. XX', 88 
(rap. an.). 

BiRGn (S.). Voyes Carrière. 

Bbagmann (Dm). PuMie et traduit 
les inscriptions du sarcophage 
du roi Patupep de la zxti* dy- 
nastie. II, 93 (rap. an.). — 

— étudie une stèle d'Amébo- 
phisll. IV, 109 (rap. an.). 

BiRuif (Manuscrits persans et 
Uifcade ia KUiothèque de}. 
Voy. PerUck. — (Le Musée de ) 
publie les tablettes de Tell- 
Amama. XX, ii4 (rap. an.]. 

BiRLioux. Publie un ouvrage in- 
titulé : Les Atlantes, histoire 
de l'Atlantide et de l'Atlas |^- 
mitif, ou introduction à i*his- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



ioire de TEiirope. Il , 1 08 ( rap. 

«1). 

Bbrnibbbs (Des). Publie un cours 
complet de langue chinoise en 
français et en anglais. XII, 
186 (rap. an.). 

BttTHBLOT. Publie un ouvrage 
intitulé : Les origines de l'al- 
ekimie et les papyrus alchi- 
mùpses d'Egypte» VI, io5 
(rap. an.]. — fait paraître une 
élude sur qudques métaux et 
minéraux provenant de l'an- 
cienne Cbaldée. XII , 1 53 (rap. 

IkuiTRAND. Revient sur les débats 
de Letronne contre Fourier et 
Biot, sur les zodiaques égyp- 
tiens. II, 95 (rap. an.). 

Bis. Voyez Baal de la danse, 

BHABaA (Inscription de). Voyez 
SénarL 

BhIgItata PurAça. M. Hauvette- 
Besnault lit un épisode de la 
traduction de cet ouvrage et 
ngnale les rapports frappants 
qui existent diuns i'expresnon 
de la piété entre les dévots de 
Krichna et les chrétiens. I, 
367. — Le quatrième volume 
de cet ouvrage est édité et 
traduit par M. Hanvette-Bes- 
nault n, 4o(rap. an.). 

EhamuuyilIsa. Voyez Henry. 

BniRS (Le sultan). Voyez Cler- 

moiU-Ganneaa , Rôkiickl, 
BoBRfnnf Kasdursei (Di). Pu- 
Uie des dialogues français-per- 
sans, avec un précis de gram- 
maiVe persane et un vocabulaire 



373 

français-persan ; compte rendu 
élogieux de cet ouvrage, m, 
95 , et IV, 67 (rap. an. ). — fait 
paraître une étude sur Me* 
noutchehri, poète persan du 
XI* siècle, texte, traduction , 
notes et introduction histori- 
que; compte rendu de ce tra- 
vail. IX, 3o3, et Xn, 86 (rap. 
an.). 
BiBLB. Exégèse. Voyez Bndde, 
Lefébure, Lenormant, Vemes. 

— (La) et les inscriptions. 
Voyez Berger, — (Littérature 
des pauvres; métaphores dans 
la). Voyez Loeb, — (Manu- 
scrits coptes relatifs à la). Voy. 
Maspero, 

BiBLiOGRAPHiB. Arabe. Voyez 
Chauvin, Hnart (CL). — chi- 
noise. Voyez Cordier, — des 
ouvrages concernant la Cyré- 
naîque et la Tripolitaine. Voyez 
WaUle [Victoi), — ottomane et 
persane. Voyez Huart [CL), — 
des travaux sur i'épigraphie 
khmére jusqu'en 188 s dans le 
Bulletin de la Société acadé- 
mique indo-chinoise de 1883. 
n, 48 (rap. an.). 

BiBLiOTHBCA smcA. Voyez Cor- 
dier. 

BuLiOTHBQUBS de Berlin, Bod- 
léienne, nationale, de l'Uni- 
versité de Cambridge, etc. 
Voyez ces mots et Catalogue. 

— (La) universitaire d'Alger 
est inscrite sur la liste des 
membres de la Société. I , a56. 

— khédiviale du Caire, est 



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374 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1802. 



reçue membre de la Sodétë. 
XX, Sig. 

Biblique (Onomastique). Voyex 
Halhy, — (Onomastique) en 
éthiopien , par M. Men ( Adal- 
bert). XVn. J74. 

Bibuqvis (Critique et études). 
Voyex CUrmont^ianmttaL, Ba- 
vai (R.). Groff, Hdhy,-- 
(Recherches). Voyez HûUvy, 
Sckwab, — (Des travaux rda- 
tifs aux études) sont cités 
dans le rapport annud. XH, 
108. 

BmARi (Dictionnaire de la lan- 
gue). Voyez Hmnde (R.) et 
Grienon. 

BiLLBQUiH. Publie un dictionnaire 
français -chinois. XX, i3S- 
137 (rap. an.). 

BofGBR (Le capitaine). Est reçu 
membre de la Société. XVII, 
i55. 

B106BÀPHI1 de trois musiciennes 
arabes d'après le Kitab el 
Agfaani, par a. Huart III, 
i4i. — du colonel sir Henry 
Yule, par M. Henri Cordier, 

XV, 243, 

BiOT. Un article posthume de 
ce savant, intitulé : 5iir la pé- 
riode chalda!(fue , est publié 
dans le Journal des Savants, IV« 
io5 (rap. an.). 

BniMAimi (Les Anglais en). 
Voyez Avira (Femand <f). 
— (Histoire delà). Voyez Cor- 
dier. 

BiRMAKE (Grammaire franco-). 
Voyez Vossion. 



BiRMANg (Manuscrits). Voyez 
L^Jèvre-Pontalis, 

Bboctouit (Inscription de). 
M Oppert exprime ses réser- 
ves au sujet de l'inteiprétation 
nouvdle proposée par M. Ha> 
iéfj pour cette inaeriptkm. 

vn, 339. 

K/S on ^73. Observations sur 
ces deux mots nabatéou, par 
M. Rubens Dnval. XV, 4 80. 

BLAJfOubiB (Di là). Publie dans 
le BulUtin. de carretptmdemee 
africaine des remarques sur 
une monnaie de Ptdémée, 
dernier prince de la dy- 
nastie numido-latine. Il, 80 
(rap. an.). — retrouve aux 
Souama, dans la province 
d'Oran, les restes d'une cité 
importante. Ihid., 106-107 
(rap. an.). — émet qudques 
conjectures sur l'origine et la 
date de l'alphabet libyque. IV, 
118 (rap. an.). — publie un 
compte rendu de son voyage 
d'étude dans une partie de la 
Mauritanie césarienne. Ihid, 

Blkmryis (Histoire des). Voyez 
RetillomL — (Guerre entre les 
Romains et les). Voyez Stem. 

Blemn Y8. Voyez Daressy, 

^*?3. Voyez K^D. 

Blogh. Phosnicisches Glossar. 
Compte rendu de cet ouvrage;. 
XIX, 376. 

Blonàt (Di). Est reçu membre 
de U Société. XV, a3i. 

Bloomfisld. CenlrttoÛNu to 

. the interprétation Jf the 



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TABLB Dï LÀ Vlïl' SÉRIE. 



sii 



Veda, citées dans le rapport 
annuel. XX, 67. 

BLUMENTnrrr. Son mémoire sur 
l'organisation communale des 
indigènes <les Philippines est 
traduit dans le Bulletin de la 
Société indo-chinoise. Il, 53 
(rap. an.). 

BodhicAryayataba. V<^ci VaUée- 
Poussin (De la], 

BoDT.iiBiifE (Bibliothèque) d'Ox- 
ford. Le catalogue de ses ma- 
nuscrits hébreux est publié. 
Xn, ii5 (rap. an.). — (Ma- 
nuscrits persans de la). Voyez 
Catalogae, 

Bon.L (Paul). Est reçu membre 
delà Société. IX, &08. 

Bôhtlhigk. Indischê Sprûoke, 
ouvrage cité dans lé rapport 

' annud. U, 4o. 

BoiasiBB (Alfiped ). Est reçu mem- 
bre de la Société. XIX, 343. 

BoKHAiu (Le cheikh Snleiman- 
Efendi). Publie un dictionnaire 
djatai'tiirc-osmani; compte 
rendu de cet ouvrage. IV, 370. 

Bonit-BIaurt. Traduit le livre de 
M. de Noer sur l'empereur 
Akbar. IV, 5o (rap. an.). — 
publie une étude sur le carac- 
tère de cet ompereur. VI, 46 

. (rap. an,). *-<- L'empereur Ak- 
bar. Un chapitre de l'his- 
toire de rinde au xnr* siède, 
par le comte de Noer, traduit 

• de l'allemand, compte rendu 
de cet ouvrage. IX , 538. 

BofvifARD. Découvre un alphabet 
hébreu-anglais du xvi* si^le 



où le nom des lettres est ac- 
compagné de leur sens sup- 
posé en hébreu. II, 73 (rap. 
an.). 

BomfKPOT (Paul de)^ d'après les 
archives de Dijon. Voyez Ger- 
son. 

Bons D'Airrr. Fait paraître un 
ouvrage sur les divisions ter- 
ritoriales du Japon, géogra- 
phiques, politiques et admi- 
nistratives. IV, 137-1 38 (rap. 
an.). — - publie des essais sur 
les grands Vo^igeurs au Japon. 
Biographie de Kaempfer. IV, 
i38 (rap. an.). 

BoitzoN (Jacques). Est reçu mem- 
bre de la Société. XVH, 33i. 

BonDisR. Découvre de nouvdles 
inscriptions néo-puniques- à 
Maktar. XVI, 91 (rap. an.). 

BoRBbU (Jules). Résultats scien- 
tifiques de son voyage en Abys- 
sinie* XV, a3i. 

B0S8OUTROT. Est reçu membre de 
la Société. Xm, S75. 

BosTARB (Le). Dictionnaire bio- 
graphique des saints et des 

■ savants de Tlemcen. Voyez 
Ddpeàk, 

BoncHiB (Richard). Sa notice né- 
crologique, xn, 4o (rap. an.). 

Bouddha (Ii^scription siamoise 
relative à la translation triom- 
phale d'un). Voyez 5imtt {Le 
P.). — (tiégende du). Voyez 

. Feer. — (Nom de), sur une 
monnaie indo-grecque. Voyez 
Drouin, — (Rdique, dent de). 
Voyez Miilovii (D»). ^ (Le 



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NOVEMBRBDéCCIfBRE 1892. 



37Ô 

. graad) de HanoL Voyet Dm- 
mouiier, -~ (Vie du). Voyex 
Foncker, U^i (Syh,). 

Bouddhique (Catéchisme). Voyez 
FomcoMx, Stàkadra BkUukoa. 

— (Inscription) eu six langues 
prè3 de Nan-K'ëou. Voy^ /m- 
hault'Hnart ( C). — ( Sanscrit). 
Voyex SênarU — (Traité de 
pénitence). Voyex WoiMÊvilU, 
RochkiU. » (Religion). Voyex 
Hariêt (De) etBoMddkime. 

BouDDBiQUBS (Études). Voyex 
Fêtr, Bê^namd et Ymaifwd. 

, — (Les estampages de deux 
inscriptions) sont envoyés à 
M. Senari par le Directeor du 
Musée de Lahore. XIV, 555. 

— (Manuscrits) de la biblio- 
thèque universitaire de Cam- 
bridge; le catalogue en est fait 
par M. CecU BendalL VH, 88. 

— (ManuscriU) de la Société 
royale asiatique. Voyex Cowell 
€t Esgeiing (J.). — (Manu- 
scrits) trouvés au Népal par 
BL Uodgson. Voyex HunUr. — 
(Ouvrages). Voyez Mimûef. 

BouDDHisiiB. Voyex Barth , Retuuu 

— en Afghanistan et en Be- 
loutchistan. Voyez Darmtstetêt 
(J.). — de ITnde. Voyex KmiL 
— japonais. Voyex MiUiond, 
Rjraaon Fuji$hima, — tonki- 
nois. Voyex Dumoutiêr. — Voyex 
encore Feer, Lévi [Syhain), 
Senart, VaUé^-Poutsin (De la). 

BouiLLivAux (L'abbé). Commence 
l'histoire des premiers princes 
de l'Annam d'après les annales 



indigènes. II, 117 (rap. an.). 

BouiifAU et P^ULUS. Publiant un 
précis de l'histoire de la France 
avec rindo-Chine jusqu'en 
1 858. IV, i34 (rap. an.). 

BouLàQ (Guide du Musée de). 
Voyex MasperQ. — ( Qassement 
des statuettes et des stèles fu- 
néraires du Musée de). Voyez 
Bouriant, LweL — (Monu- 
ments du Musée de). Voyex 
GiKyeU 

BouMOiN. Publie le tome III de 
•on précis de l'art arabe. XX, 
\ok (rap. an.). 

BouRHOCT (La légende arabe 
sur), par BL Halévy. II, kht* 

BocAUiiT. Découvre dans la biUio- 
thèque du patriarche c<^ an 
Caire des textes inédits, entre 
autres, l'original thëbain des 
constitutions apostdiques. II, 
99 (rap. an.). — publie les 
quatorze premiers chantres 
du texte memphitiqne des 
Proverbes. llmL — prépare en 
collaboration avec M. Bfaspero 
un Corpmt des inscriptions 
coptes. IhitL — publie des 
fragments de manuscrits thé- 
bains contenant des traductions 
du Nouveau Testament ou de 
vies de Saints. IV, 116 (rap. 
an. ). — fait le classement des 
stèles funéraires et des pierres 
d'autd de l'époque copte du 
Musée de Boulaq. IV« 116 
(rap. an.). — publie, avec 
traduction, le texte d'un hynme 
à Aten , trouvé à Tell d-Amar 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



377 



na, dam la tombe da roi Ai. 
VI, 95 (rap. an.). — présente 
def observations neuves sur la 
réforme religieuse d'Améno- 
phia. IV, 96 (rap. an.). — 
traduit la stèle du roi Hor- 
em-beb, découverte à Kamak. 
VI, 96 (rap. an.). — tente la 
restitution complète du texte 
hiéroglyphique deilnscription 
de Rosette. Ihid., 97, 98 (rap. 
an. ). — publie en copte thé- 
bain les canons apostoliques de 
Clément de Rome et une in- 
scription coptedeDeir el Behari 
anr les natures de Jésus-Christ 
I(nd,, io4 (rap. an.). — Frag- 
ments d'un roman d'Alexandre 
en directe thébain , avec repro- 
duction photographique du 
fragment et traduction. IX , 5. 
— (Suite.) X, 34o. — Ce tra- 
vail mentionné dans le rapport 
annuel. XII, 171. -— publie 
on fragment d'une apocalypse 
de Sophonie en copte. Ibid. 
(rap. an.). — fait la descrip- 
tion des tombes de la Ti* dy- 
nastie à Assouan. XVI, 1.^9 
(rap. an.). — recueille divers 
monuments à Thèbes, à Akh- 
mim, à Sohag. Ibid,, i5o 
(rap. an.). — publie des no- 
tes sur les petits monuments 
et les petits textes recueillis 
en Egypte et donne une copie 
complète du traité de Ramsès 
avec le prince de Khéta, 
d'après le texte du Ramesseum. 
XX, 133 (rap. an.). 



BouRQum. Publie le Brahmakar- 
maou rites sacrés des Brah- 
manes, texte, traduction et 
commentaire. IV, 43 ( rap. an.). 
— traduit du sanscrit en an- 
glais et commente le Darma- 
sindhu ou Océan des rites re- 
ligieux. Ibid. 

RouYAC. Est reçu membre de la 
Société. V, 33o. 

Brahmakaidia (Le) ou rites sa- 
crés des Brahmanes. Voyez 
Bùmr/uin, 

BiUHMAHiQUB (Code). Voyex Da 
reste, — (Littérature). Voyex 
Mariez (De). 

BaAHiiiifisMB (Position du) et 
du Bouddhisme. Voyei Benan. 
-— (Histoire du). Voyex Bort/i. 
Voyez aussi Lhi (SyUf.). 

BaiHMOitiiB. Voyez Lévi (Sylv.). 

Brahodis ( Les ) en Afghanistan et 
en Beloutchistan. Voyez Dar- 
meileter (J.). 

BuAU DE Sairt-Pol-Lias. Est reçu 
membre de la Société. IX, 5o8. 

BaiAL. Résume dans la préface de 
sa traduction française des 
Principes de philologie com- 
parée de M. Sayce l'évo'ution 
subie par les théories générales 
de linguistique indo-euro^ 
péenne. IV. 33 (rap. an.). — 
publie d'ingénieuses observa- 
tions sur le classement des mots 
dans l'esprit. VI , 3 1 (rap. an. ). 

BRÉTuini (Le) nestorien. Est 
en publication par le P. Bed- 
jan. in, 106. 

BniHAnATAiiAfi JAAÎ ( La ) de Kshe- 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



378 

mendra , par BL Lévi ( SylvaÎD ). 
VI, 397, et Vn, 178. 

BnoussAU. Dresse on lexique com- 
paratif du Zënaga« langue des 
Sénégalais. VI, 108 (rap. an. ). 

DurrisH Muséum ( Manuscrits per- 
sans et turcs du). Le catalogue 
en est fait par M. Ch. Rîeu. 
ni,s89,etXn,35i. — (Ma 
nuscrits biroMuis et shans du). 
Voyei Lefivre ' Pontalis, — 
(Poids arabes en verre du). 
Le catiiogue en est dressé par 
M. Stenley Lane Pode. XIX, 
563. 

Browivi (Edward G.). PuHie un 
ouvrage intitulé : À frotrel* 
1er s narrative, etc., texte 
persan, avec traduction et 
notes; compte rendu de cet 
ouvrage rdatif au babytme. 
XX, 197. 

BaGniiow. Die Charidâckiten 
unter den ersten Omayyaden, 
étude sur la secte musulmane 
des Khiridjites; compte rendu 
de cet ouvrage. IQ, 999. 

Bruston. Publie des observations 
philtdogiques sur Tinscription 
d'Eschmunaxar. IV, 63 (rap. 
an.]. 

Bacui. Publie des fragments de 
la version tbébaine des Pro- 
verbes , avec observations lexi- 
cograpbiques et grammaticdes 
de M. ReviUout II, 99 (rap. 
.n.). 

BuDDA. Voyei Bouddha, 

BuDDHACARiTA ( Le ) d'Açvagbosa , 
poème sanscrit sur la vie du 



Bouddba , par M. Sylvain Lévi.* 

XIX, 301. 

BuDDHâTÀTABA, vie du Bouddha 
du XI* stède. Voyez Foacker, 

BuDDi (K.). BemerkuHgen sbdi 
Bundesbuck, compte rendu 
de cet ouvrage. XVII, 545. 

BuDGi. Est reçu membre de la 
Société. IV, 564. 

BuLunTH (Le) delà Société aca- 
démique indo- chinoise. Con- 
tient la bibliographie des tra- 
vaux sur r^graphie khmére 
jusqu'en 188a. II, 48 (rap. 

BuRHABURiASH, roî de Babylone. 
M. Oppert fait des (éjections 
à l'identification du Bumabn- 
riash de Nabonide avec cdui 
des tabkttesd'ElAmarna. XVI, 
96 (rap. an.). 

BuRiiBLL (Arthur G.). Sous le 
titre : In memariam A, G. Bnr- 
nell, M. Vinson publie une 
petite poésie tamoule qu'il a 
écrite en l'honneur de ce sa- 
vant. I, 539. — Sa notice né- 
crologique. H. 91 (rap. an.). 
— Des articles de MM. Max 
Mûller et Nicholson sur ce sa- 
vant sont publiés dans l'ilca- 
demy des 3 1 octobre et 4 no- 
veoâbre 1889. Il, 93 (rap. 

BuRHOOF (Eugène). Un choix de 
ses lettres est oflfert à la Société 
asiatique par les éditeurs et 
présenté par M.^ Ph. Berger, 
qui fait Fâoge de ce savant. 
XVIII, 6.— Ces lettees sont 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



379 



citées dans le rapport annod. 

XX, 49. 

BimTY. PuUie des conférences sur 
la poterie et la porcdaine au 
Japon. VI, isi (rap. an.). 

Boiof. Identification de cette lo- 
calité par M. de Rochemon- 
teix. X, i45. 

Byrsâ. La nécropde primitive 
de Garthage y est retrouvée 



par le P. Delattre. XVI, 88 

(rap. an.). 
Btzahtiii ( Un empereur ) au 

X* siècle, Nicéphore Pbocas, 

par M. Gustave ScUnmberger. 

XV, a65. 
ETZAirriRB (Architecture). Voyea 

Choisy, — (Analyse de la 

Chronique) de Jean de NiLiou. 

Voyex Dronin. 



Caboul (Sur qudqnes pieires 
gravées provenant de), par 
M. Sénart Xm. 364. — (Su- 
hermaios, le dernier roi grec 
de). Ihid, — (Les inscrip- 
tions de); épîtaphe de l'em- 
pereur Bàber et d'autres 
princes mogols , par M. J. Dar^ 
mesteter. XI, 491* 

CABOus^iAifi (Le). Est traduit en 
français par M. Qnerry. XII, 
86 (rap. an.). 

Caguimdub (Art des cuivres an- 
ciens au). Voyex Vjfdcy (De). 
— .(Écriture du) qu'on trouve 
sur les timhres et les cartes 
postales; communications de 
M. Rodet Vn, 34a ,etX, 533. 

Cachbt juif portant une inscrip- 
tion en caractères phâiiciens, 
par M. Clermont-Ganneau. V, 
331. — hittite. Voyez HaUvy. 

Caghits assyroHrhaldéens, assy- 
riens. Voyex Menant, — in- 
diens, de Gupta H. Voyez 
Drouin, Hœnde (RmdolJ). — 



israélites , phéniciens et syriens, 
par M. Germont-Ganneau. I, 
1 26 , 5o6. — orientaux. Voyez 
CUrcq (De) et Menant. — ara- 
méens du Louvre. Voyex Lp- 
drain. 

Cabfi. Un exemplaire du Jomrnal 
asiatique est demandé pour la 
hibliothèque de cette ville par 
le Ministre de l'instruction 
pnhlique. XIO, 276. 

Cagnat. Fait une confiirence sur 
l'armée romaine au siège de 
Jérusalem. XX, 99 (rap. an.). 

Cairb (État ancien et moderne 
dn).V(^fex Rhoné. — (Histoire 
et topographie du) sous les Ma- 
melouks et les Fatimites. Voyez 
BaaaUêe. — (Bibliothèque 
khédiviale du). Est reçue 
membre de la Société. XX, 
319. 

Caix di Satit- Amour. Publie «ne 
brochure intitulée : Les inté- 
rêts français dans le S<mdan 
éthiopien. VI, 108 (rap. an.). 



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380 



NOYEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



Çakas (Ère des). Voyez Drouin 
et Lévi (Sriwùm), 

Çakcrtala. Drame indien. Une 
version Umoide de ce drame 
est traduite en français par 
M. Devèxe. XIII, 52 1. 

CÂLASSAlfn-MOTtLIHS&I (Di). Est 
reçu membre de la Société. 
V. 320. 

Calbhdriia de i'Avesta. Voyez 
Harlex (De), — hindou. Voyez 
Lhi (Sylcain), — juif. Voyez 
Loeb', Mémain (Cabbé), Hei- 
nach (Th.), — perse. Voyez 
Drouin. — des Yn (diinois). 
Voyez Chaotmnes. 

Çalknoiuiiis (Concordance des 
divers). Voyez Lacoine (£.). 

ÇalivAhanà. Est identifié avec le 
Cœiobothras de Pline par 
M. Sylvain Lévi. XVI, 546. — 
Cette identification est repous- 
sée par MM. Senart et Vinson. 
XVU, i55eti58. — Elleest 
maintenue par M. Sylvain Lévi. 

xvu, 337. 

CàMBODGi (Aperçu sur le). Voyez 
Bazangeon, — ( Des articles sur 
le) sont publiés dans la o^ec- 
tion des Excunions et recen- 
naUsancesptir M. Aymonier. H, 
5o (rap. an. ). — Plutteurs tra- 
vaux y relatifs sont mentionnés 
dans le rapport annuel. VI, 5 1 , 
52. — Chronologie de l'ancien 
royaume khmér, d'après les 
inscriptions , par M. Bergaigne. 
in, 5i. — (Commerce, flore, 
géographie, histoire, religion 
du). Voyez Moura, — (Histoire 



du). Voyez Ber^gne , Bœ^ei [Le 
capitaine), — (Nomination d'à 
comité d'étude des inacnp- 
tioos sanscrites da). I, 5ii. 
524. — La première paviie de 
ces inscriptions est publiée par 
M. Barth. XII, 67 (rap. 
an.). Voyez aussi Seaari, — 
(Reconnaissance dans le) et 
le Laos, Voyez S^tan$ et 
Gaaroy. — Voyage au pays 
des Mois. Voyez Gantier. — 
(Voyage au) et an Laos. 
Voyez Aymonier. — (Voyage 
au) et au Siam. Voyez Parie. 

— Voyez aussi VUUmterecU 
[De). 

CAMBODGiEf (Alphabet moderne) 
comparé avec le nouvel a^ilia- 
bet népalais signalé par IL Ge- 
cil BendalL Xr. 534- — (Le 
dieu), Ganésa. Voyez BarteL 

— (Le Tray-Bhum}. Voyez 
Feer. 

CAMBOoeiBiifB (Chronologie, 
épigraphie). Voyez Âjrmnmer, 
Barth, Ber^gne, Lorgeon. — 
(Législation). Voyez DnhœtL 

CAiifiODGiiifitBS (Inscriptions). 
Voyez AjrmoniêT, Boitk, Ber- 
gaigne et Kern, — (Mœurs, 
coutumes et superstitions). 
Voyez Ajmonier. 

Cambiudob (Bibliothèque uni- 
versitaire de). Voyez Coio- 
logae. 

Gamu babylonien de Florence. 
Voyez Menant, 

CàMEEOif . Son ouvrage intitulé : 
Notre future romie de Vlnde, est 



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TABLE DE LA YIII* SÉRIE. 



381 



traduit de l'anglais. IV, 76 
(np. an.). 

Campa (L'ancien royaume de) 
dans llndo-Chine d après les 
inscriptions , par A. B^^gne. 
XI , 5. — ( Inscriptions sans- 
crites de). XI, 296. 

CAVinu (H.). La rage, son trai- 
tement et les insectes vésicants 
chez ks Arabes. XI, 344. — 
(Suite et fin.) XII, 253. — Ce 
travail est cité dans le rapport 
annuel. XVI, 119. 

Canal di Sun (Le). Existait au 
temps de Séti. XI, 284. 

Caîïamaqci (Francisco). Publie 
une étude sur la province de 
Zambales , de 111e Luçon. Cette 
étude est traduite dans le 
Bulletin de la Société indo-chi- 
noise, n, 53 (rap. an.). 

CAHAiiiiifS (Histoire des). Voyez 

Caiiopi (Décret de). Voyez Gro^. 

Cartiqus DBS CAirnQOES. Voyez 
Barijès. 

Cappabocb (Histoire de l'art do 
la). Voyez PerroL — (Numis- 
matique des rou de). Voyez 
Re'tnach (Th.). 

Caractères (Un nouveau cata- 
logue des) chinois est mis en 
ordre par les soins de l'Impri- 
merie na t i o nale sou» la direc- 
tion de M. Devéria. XV, 23 1. 
— (Des ) inconnus figurant sur 
un document cunéiforme déri- 
veraient, d'après M. Guyard, 
de l'alphabet phénicien. I, 
524. 



Caraîtis (Juifs). Voyez Harhtay, 

Caratheodort (Alexandre Pa- 
cha). Traité du quadrilatère 
attribué à Nasiniddin-el- 
Toussy, traduction; compte 
rendu de cet ouvrage. XX, 
177. 

Cardoso (Gonçalvès). Publie une 
étude sur la langue de Goa, 
dialecte du Mahratte. II, 33 
(rap. an.). 

Caru (Le dernier satrape héré- 
ditaire de). Voyez Hir$ch (La- 
cUnde). 

Carixns ( GrafiBti ). Voyez Maspgro. 

Carolinbs (hes). — Voyez Car- 
rasc0. 

Carra db Vaux (Le baron). No- 
tice sur deux manuscrits arabes 
traitant de la sphère et des 
clepsydres. XVII, 287. — rend 
compte de l'ouvrage de M. E. 
' Lacoine, intitulé : Tables de 
coneordtmce des ealendriers 
arabe, copte, etc., XVIII, 191. 
— Traité des rapports musi- 
caux ou l'épitre à Scharaf ed- 
din, par Safi ed-din abd el 
Mumin Albaghdadi (musique 
arabe). XVIU, 279. — L'Al- 
mageste d'Abulwéfa Albûz- 
djani , XIX , 4o8. — Ces tra- 
vaux cités dans le rapport 
annuel, XX, io5. — rend 
compte du Traité du quadri- 
latère attribué à Nasiruddin 
el Toussy, traduit par Alexan- 
dre Pacha Caratheodory. XX, 
177. 

Carrasco (Francisco). Décou- 



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NOVEMBRE-DÉGEMBRE 1892. 



382 

• verte et description des îles 
Garbanzos ( Carolines) , d'après 
un manuscrit du P. Antonio 
Cantava, 1731-1734. — Mé- 
moire traduit dans le Bulletin 
de. la Société indo-chinoise. 
U, 53 (rap. an.). 

CARRiâU (L'abbé). Est reçu mem- 
bre de la Société. 1, 5 ta. 

Carriers. Est reçu membre de la 
Société. I, 352. — publie une 
édition française de la gram- 
maire arménienne de Laner, 
avec cbrestomathie et lexique. 
Il, 58 (rap. an.). — continue 
la publication de la traduction 
de l'histoire universelle d'É- 
tienne Acoghigh, commencée 
par M. Dulaurier. Il, 59 (rap. 
an.). — étudie une inscrip- 
tion de cent quatre vers sur 
un reliquaire, inscription im- 
portante pour l'histoire de la 
Petite Arménie. IV, 60 (rap. 
an.). — publie un spécimen 
du manuscrit arménien d'As- 
seneth et la traduction de la 
fm du texte arménien préparé 
par Zohrab, ainsi qu'un an- 
cien glossaire latin-arménien. 
Xn, 91 (rap. an.). — fait une 
élégante dissertation sur Moiae 

, de Khorène et les généalogies 
patriarchales de l'Arménie. 
XX , 86 (rap. an.). — publie 
avec M. Berger (S.) la corres- 
pondance apocryphe de saint 
Paul et des Corinthiens. Ibid. 

Cartuage. Qudques travaux sur 
cette ancienne ville sont men- 



tionnés dans le rapport an- 
nuel , XVI , 88. — (La nécropolo 
primitive de) est retrouvée à 
Byrsa. Voyez MaMrv(Le P.). — 
(Dieux de). Voyci Bct^wt. — 
(Explorations de). Voyez De- 
îatire. — (Fouilles de). Voyez 
Heinack et Babelon, Sainte- 
Marie (De), Vemat,eiXn, 99 
(rap. an.). — (Un sacrifice 
humain à). Voyez Gaidoz. 
— (Stèles de). Voyez iJei'- 
nach [S,), — (Tombeaux pu- 
niques de). Voyez Delaitre, 

Carthagiivois (Histoire des). 
Voyez Bahdon, Lenormant, — 
(Ex-voto). Voyez Hclhf et 
Cor/mf. 

Casanova. Est reçu membre de U 
SociAé. XV, 526. — Notice sur 
une coupe magique arabe avec 
inscription. XVII, 323.— Cette 
étude mentionnée dans le rap- 
port annueL XX, io5. — 
croit retrouver, dans unu 
figurine au nom du calife Ua- 
kem , une survivance du vieux 
culte égyptien des animaux 
sacrés. XX, io5 (rap. an.). 

Castes indiennes. Voyez A'on/t- 
Isowld. 

Caotrob (Le comte Henri de). 
Est reçu membre de la So- 
ciété. III, 554. 

Casuistique juive. Voyez JVwi- 
hauer, 

Cat. Publie une thèse sur les ex- 
péditions de Charles-Quint en 
Afrique et un rapport sur une 
mission bibliographique eo 



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TIBLË DE LA VIII* SÉRIE. 



£lspagne. XX « 109 (rapport 
cm.). 
OATALoauB d'antiquités assyrien- 
nes. Voyez CUrcq {De) et Menant, 

— des manuscrits arabes de 
VEscurial. Voyez Derenbourtf 
(£/.]. — des manuscrits arabes 
de U Bibliothèque nationale. 
Voyez SUme {De), Zotenherg, 

— des manuscrits arabes des 
bibliothèques de Damas. Voyez 
David (W), Guyard, Yousef- 
« l 'Khaldy. — d'antiquités 
du Musée impérial de Gon- 
stantinople. Voyez Reinack 
(iS.). — des manuscrits sans- 
crits de la bibliothèque uni- 
versitaire de Cambridge, par 
M. Cecil BendaU. VU, 88. — 
de la Société royale asiatique, 
par MM. Cowell et J. Ëgge- 
ling. Ibid, — des manuscrits 
recueillis au Népal par 
M. Hodgson. VII, 88. — (Un 
nouveau) des caractères chi- 
nois est publié par llmpri- 
merie nationale. XV, a3i. — 
de la collection d'antiquités 
orientales de M. de Clercq. 
Voyez Clercq (De) et Menant, — 
du Musée égyptien de Mar- 
seille. Voyez Maspero. — des 
manuscrits hébreux de la 
bibliothèque bodléienne d'Ox- 
ford. Voyez Nenbauer. — de 
la bibliothèque rapportée du 
Japon par M. de Nordenskiôld. 
Voyez Rosny (De). — des mo- 
numents araméens et himyari- 
tes du> Louvre. Voyez Ledrain, 



383 

— des figurines antiques de 
tearre cuite du Louvre. Voyez 
Heazey, — des médailles des 
kalifes orientaux depuis l'hégire 
jusqu'à l'extinction du kalifat 
de Bagdad. Voyez Lavoix, — des 
manuscrits persans de la Bi- 
bliothèque bodléienne d'Ox- 
ford, par MM. Sachauet £tlié. 
XVI, 369. — des manuscrits 
persans du British Muséum, 
par M. Rieu. III, 289. — des 
manuscrits persans de la bi- 
bliothèque rovale de Berlin, 
par M. Wilhelm PerUch. XII , 
349* — des monnaies otto- 
manes de Galhib-Edhem. XVi, 
544. — des manuscrits turcs 
de la Bibliothèque royale de 
Berlin, par M. W. Pertsch. 
XIV, 377. — des manuscrits 
turcs du British Muséum. XII , 
35 1. — des poids arabes en 
verre du British Muséum , par 
Stanley Lane Poole. XIX , 563. 

Catbchismb bouddhique. Voyez 
Bouddhique, 

Caucase (M. de Charencey pré- 
sente quelques exemples , tirés 
principalement des noms de 
nombre , des aflinités qu'il croit 
retrouver entre les langues 
du) et les langues de l'Extrême- 
Orient. V, 5o8. 

Cauro. Est reçu membre de la 
Société. X, 528. 

ÇsLKM. Ce mot, qui se trou\o 
dans une inscription naba- 
téenne, désigne un dieu; opi- 
nion de M. Renan sur ce dieu 



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NOVEMBRE.DÉGEMBRE 180S. 



384 

et celte inscription. VI, 59-60. 

CiifTAURBS (Mythe grec des). 
Voyez Darmesteter. 

Chabas. Un choix de tradactions 
inédites de ce savant est publié 
par M. de Horrack. II , 90 ( rap. 
an. ). Voyez aussi ReviUnnt. 

Chabot (L*abbé A.]. Publie une 
grammaire hébraïque élémen- 
taire; compte rendu 3e cet 
ouvrage. XIV, 193. 

Chabot (L'abbé P.). Est reçu 
membre de la Société. XIX, 
161. 

CiiAPii (Rite de). Un manud de 
jurisprudence musulmane se- 
lon ce rite, le Minhadj at-tâli- 
bîn, est publié par M. Van 
den Berg. V. S4I. 

CHALcéDomi (Concile de). Voyez 
Hevillout, 

ChaldaIque (La période). Voyez 
Diot 

Chald^b (Découvertes de M. de 
Sarzec en). Voyez Hêuzey. — 
(Cylindres de la). Voyez Mé- 
tiant, — (Histoire de la). Voyez 
Bahelon. — (Inscriptions juri- 
diques de la). Voyez OpperL 

— (Métaux et minéraux de 
l'ancienne). Voyez Bertkelot 

— ( Vovage en). Voyez Dleala 

foy (ir-). 

Chaldéen (Art). Voyez Dumont, 
PerroL — (Symbolisme). Voyez 
Gaidoz, 

CiiALDKBif NB ( Chronologie). Voyez 
OpperL — (Inscription) dn Mu- 
sée de Cannes. Voyez Hyver- 
nat. 



Chaloup (La stMe de). Voya 
Dareuy, Maspero, Métuad, 

Chamb (Une grammaire de la 
langue) est publiée parlLAy- 
monier. XVI, 68 (rap. an.). 

Chang-hai - king. Encyclopédie 
chinoise. Voyez Rasnj {De), 

Chahsotis de geste en arabe sur 
la seconde conquête de l'Afri- 
que septentrionale par les Mu- 
sulmans. Voyez BûsseL — 
turques , publiées par M. Alric 
XVI, i43. 

Chants d'amour (Les) du pq>y- 
rus de Turin et dn papyms 
Harris. M. Maspero reprend 
l'étude de ces documents, 
en publie le texte, la traduc- 
tion et un commentaire, avec 
un fac-similé du papyrus de 
Turin reconstitué par lui. I, 
5. — annamites populaires. 
Voyez Damoaûer. — popidai- 
res afghans. Voyez Darmett»- 
ter, 

Chappbt (Le D'). Établit par des 
textes modernes chinois qoe 
l'usage de l'infanticide en 
Chine est loin d'être une lé- 
gende. VI, ni (rap. an.). 

Chàracbnb (Notice historique et 
géographique sur la). Voyez 
Drenin, 

Chabbncby (De). Présente quel- 
ques exemples, tirés principa- 
lement des noms de nombre, 
des aflSnités qu'il croit retrou- 
ver entre les langues du Can- 
caseet les langues de l'Extrême- 
Orient V, 5o8. — offre à la 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



Société on dictionnaire toga- 
firançais et firançais-toga-an- 
glais poblié par les mission- 
naires maristes. XVII, 33i. 

GHA1U.KYILLB. Étudie les varia- 
tions dans le nombre des sec- 
tions dn Pentatenqne suivant 
le nombre des semaines de 
Tannée. Il, 79 (rap. an.). 

CHAmioiR. Découvre au Djebel 
Gdala une nécropole oit les 
inscriptions libyques se mêlent 
aux inscriptions latines et pu- 
niques. rV, 119 (rap. an.). 

Chauteis (La bibliothèque de 
la ville de) demande le com- 
plément de la collection du 
Journal ostÊtiqnê, demande ap- 
puyée par le Ministre de l'in- 
struction Dublique. Vm, 538. 

Chamin AT. Étudie deux papyrus 
magiques du Louvre. XX, 1 a 5. 

CHAunir . Entreprend la publica- 
tion de la Bibliographie des 
ouvrages relatifs aux Arabes; 
compte rendu du premier &s- 
dcule de cette publication. 
XX, 3o3. 

Chataihibs (Em.-Ed.). Est reçu 
membre de la Société. XII, 
499. — publie le calendrier 
des Yn, dynastie chinoise du 
xn* siècle A. J. XVI, 463. — 
Ce travail est cité dans le rap- 
port annuel. XX, i34* — ' de- 
mande à la Société si eHe se 
chargerait d'éditer les douxe 
premiers chapitres de l'ou- 
vrage chinois de Se ma-t'sien 
comprenant l'histoire, jus- 

XX. 



385 

qu'au temps de l'auteur, des 
souverains de la Chine. XIX , 
334. — donne la traduction 
du traité de Se ma-t'sien sur 
les deux grands sacrifices of- 
ferts par l'empereur de Chine 
au Ciel etàla Terre. XX, i3i 
(rap. an.). 

Chuuio (Le P. Louis). Est reçu 
membre de la Société. VI , 5. — 
publie le texte du divan inédit 
de la poétesse Al-Hansa. XVI, 
118 (rap. an.) — publie les 
poésies d' Aboul 'Atâhiy at et an- 
nonce une édition nouvdle de 
l'histoire des dynasties d' Aboul 
Faradj, ainsi qu'une étude 
d'ensemble sur les poètes ara- 
bes chrétiens, tbid. 

GsioN. Publie des traductions 
annamites comprenant des 
poèmes et une comédie, avec 
texte. XVI, 176 (rap. an.). 

CHiEBOiiinLku (A.). Hommage 
rendu à sa mémoire. Il, 18 
(rap. an.). — fait paraître, 
dans la Revue de géographie, 

. un dictionnaire géographique 
qui donne la nomenclature 
arabe et kabyle de l'Algérie. 
Ihid., 19. — puUie la suite 
de la l^nde territoriale de 
l'Algérie en arabe, en berbère 
et en firançais« Ibid., 91 (rap. 

Chbval (La trace du) est retrou- 
vée dans l'onomastique et la 
mythologie ancienne de l'E- 
gypte par M. Lefébure. IV, 
ii4 (rap. an.). 

a6 



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3M 



NOVEMBRK-DâCEMBHË IB^Î. 



GeiTÂinL (Les) dans les temps 
préhistoriqvis M historiques , 
per M. Piètrement Cet oa- 
vrage cité* H, 3i (ntp. an.). 
— Usage àa mors empnmté 
aux Grecs par les Hindoas. 
Ibid. 

Chuiib du temple d'Aitarté à Ci- 
tiam. Voyei ClermoiU'GmMmai 
et Gmdot, ReUmck (5.). — 
Le r61e du chien à <pMitre 
yeax dans les AméraiUes. 
\oywHarUt(De). 

CmwFKÊB arabes (Origine des). 
Voyei Gmynrd. 

CHnn (BiMiegraphie des ou- 
vrages relatif à la). Voyes Cor- 
âier, Gvthodi, — (Christia- 
nisme en). Voyes Cordier, — 
(Encre de). Voyei Jametd, — 
(Ethnographie des peuples 
étrangers à la). Voyet Henejr 
dt Smnt'Denjs ( D' ). — ( La iè- 
che de Nemrod en Perse et 
en), par Bf. Darme8teter(J.). 
V, S90. — (Géographie de la). 
Sur le pays de Si-pi4o. Com- 
munication de M. Jametd. XI, 
sg6. Voyez aussi Cordier, 
Gamier, Schèfer, Bedmi {Eli- 
sée), Bosny(De), — (Histoire 
de la). Voyex Cordier, Hcaiez 
(De), IihhâuhHvart, MiUae 
{Ankvr), Milloi, Ryeawn Fuji- 
skima, Sirindberg, — (Infanti- 
cide en). Voyes Ckappet (Le 
JDT) et Harlex (De). — (Mis- 
sionnaires en). Voyez Cordier, 
Martin (Le t/). — (Mœurs, 
coutumes, superstitions de la). 



Voyv Imkemk-HeuBrt, Miicd- 
Itméit ckimii, — (ReligioBs de 
la). Voyei Àntenini, Herût 
(De),MUhné (Dt).— (Voyages 
eo). Voyes Deeie, Mca/t- 
Hmari, AocWU. ~ (Travaux 
sur la). Voyes Zorrssm^ Simon 
(Bm^) et VI, lU-iiS; 
Xn, 190; XVI, 171; XX, i35 
(rapp. auL). Voyez enoore 
Chmiaimes, Cordier, Hmiez 
(De),Lmdm,L^hf^PonliÊUs. 

CHOiiLAixàif, roi de Bahykme. 
Voyez Knidaitam. 

CBraoïs (Cdendrier). Voyez GU- 
MPiiMK. "^ (Un Catalogne nou- 
veau des caractères) est mis 
en ordre par llmprimeiie na- 
tionale. XV, 93i. -— (Contes). 
Voyez Imhaah-HmaH, — (Dic- 
tionnaire firançais*). Voyez 
Boittjr, BiUetpain, Cowsermr 
{Le P.). -— ( Dictioniudre boud- 
dhique- sanscrit- tibétain -mo- 
gd-). Voyez Jforles {De), — 
(Index des caractères du dic- 
tionnaire) anglabdeWBliams. 
Voyez Landes, — (Dieu de la 
guerre). Voyes brJbaak'Hweii, 
— (Documents) reUtifii anx 
peuples voisins de la Chine. 
Voyez fVyUe, — (Historiens). 
Voyez Speckt — (Mariage). 
Voyez Devéria, — (Mémoire 
sur la Corée). Voyes Scker- 
ter. — (Résidents) an Tibet 
Voyes JameteL — Voyez aussi 
xn, i85 (rq>. an.), {^usteurs 
ouvrages sur le Chinois. — 
Sanscrit Voyez Spe^L 



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TABLE DE LA VIII* SERIE. 



387 



C^UfOisB (Astronomie, cliro- 
iiologie)k Yoyei Allegreî, — 
(Chrestomathie). \oyei Harlet 
[ De). — (Encyclopédie). Voyex 
Rott^ (De). — (Inscription). 
Voyei Jamelêi. — (Oavrag«ft 
sur la langue). Voyez Bernières 
(Des), Des Michels, Imbadt- 
Hnari, Làndng. — (Littéra- 
ture). Voyez Cordier, Harlez 
(De). -^ (Médecine). Voyez 
Martin (//), Meyners d^Estrejr 
(DT). — (Philosophie). Voyez 
HarUx (De), Bosrr^ (De).-^ (Poé- 
sie). Voyez Imbtadt'Hfmt -- 
(Rdigion). Voyez Harlez (De), 
MUloné (De), Pkilastre, Ré- 
viUe (AlkeH). — (Société). 
Voyez TiÀeng-kitong." (Stèle). 
Voyez Dev^r^. 

Chinoisbs ( Anecdotes ) . Voyez 
Imhaalt-HttMrt. — (L^^endes). 
Voyez Imbûuh-Huart, Landes. 
— (Nouvelles). Voyez Hervey 
dt SmntDenys (2/). — (So- 
ciétés secrètes). Voyez Cordier. 

GmPiBs. Voyez Perrot 

Choaghttis (Confrérie des). 
Voyez ReviUont. 

CeodzuAwigz (L.). Une tente 
persane du xn* siècle, avec 
fac-similé , transcription et tra- 
duction des inscriptions dont 
elle est ornée. I, 275. — Cette 
étude citée. II, 67 (rap. an.). 

CfloniKO. Donne une nouvdle édi- 
tion de sa grammaire persane 
avec un choix de contes per- 
sans inédits et un lexique. I, 
280; n, 54 (rap. an.). — pu- 



blie Tavenfure du vizir du 
lUian de Lankuran. IV, 60 
(rap. an.). 

Choisy. Étudie Tart de bâtir chez 
les Byzantins. Ses conclusions. 
IV, 56 (rap. an.). 

Chotà RousTHAviu, poète géor- 
gien du xn* siède , sa vie et 
son œuvre, par M. J. Mou- 
rier. IX, 5 20. 

Chrbstomathib arahe littéral. 
Voyez Derenbonrg (H.) et 
Spiro. — arabe maghrâ>ine. 
Voyez Hondas. — chinoise re- 
ligieuse et mandchoue. Voyez 
Harlet (De). — du sanscrit 
védique. Voyez BergaifM(A.) 
et Henry (V.). — persane. 
Voyez Schefer. 

CHRurruifisHB. Ses rapports avec 
le judaïsme. Voyez Renan. — 
d'Egypte. Voyez Âmélineaa et 
RevUlout — turc. Voyez Ho- 
lévy. 

Chroiiiqub arabe des derniers rois 
de Tolède. Voyez Tailkan (Le 
P. J.). — babylonienne. Voyez 
Oppert. — d'Arménie. Voyez 
Robert (Vfysse). — byzantine 
de Jean de Nikiou. Voyez 
Drouin. — éthiopienne publiée 
par M. Basset. Voyez Drouin. 

— éthiopienne de Jean de Ni- 
kiou. Voyez Zotenberg. 

Chkonologib assyrienne , babylo- 
nienne et chaldéenne. Voyez 
Oppert. — cambodgienne. 
Voyez Aymonier et Bergaigne. 

— égyptienne» Voyez Robiou. 

— des rois d'Ethiopie. Voyez 

26. 



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NOVËMBREDÉGEMBRE 1892. 



388 

DrMUfi. — indieiioe. Voyei 
Lén (Sylpom). — des roU in- 
do-scythes. Voyei Dronin. — 
juive d'Albinmi. Voyez Sckrei- 
tar, — de U ptision. Voyez 
Mémain (L'abbé), — pêne. 
Voyez Drouin. — da Rig- Véda. 
Voyez Bêrgai^, 

Chwolson. Est reçu membre de 
la Société, m, 76. — Syrische 
GrabinschrifieQ aus Semiijets- 
chie; compte readu de cette 
poUication. VIII, 55 1. 

Chipes. Deux nouvelles inscrip- 
tions, phéniciennes y sont dé- 
couvertes: l'une, du roi Biel^- 
yaton, dédie une statue au 
dieu Resef Elehites; l'autre 
émane d'un roi de Citium et 
d'Idalie, Baal Mdek. XQ, gS- 

97 («P- *»•)• 

Chypiuotk (Art). Voyez Perrot 
et Reinack (5.). (Numisma- 
tique). Voyez Six. 

CuTPiaoTU (Graffiti). Voyez 
Maspero, — (Inscription). 
Voyez Berger, Clermont-Gan" 
neau, Maspero, — (Intailles). 
Voyez CUrmont-Gannetn, — 

Çn>i ABOU MiDiiif, marabout de 
Ilemoen. \oyei Barges (l'abbé), 

CiLLiijiB. Est reçu membre de la 
Société. IX, a88. — publie 
deux comédies turques de Mirza 
Feth Ali, le Kan de Lankeran, 
et les Procureurs, XII, 179 
(rap. an.). 

CmuM ( Une inscription d'un roi 
de) est découverte dans l'île de 
Cbypre.XII,95. (rap. an.).— 



(Histoire du titre royal de). 
Voyez Sorlin-Dorigny» — ( Tem- 
ple d'Astarté à). Voyez Cler- 
awnt'GoKneau et Gaidoz, Bei- 
nack (S.), 

ÇiYAism, GiYAÎm. Voyez Léei 
(Syh,),Setuitki Réga. 

CiTiusÂTioif arabe. Voyez Gi^rarrf, 
L«6ofi (Dr Gustave), — hittite. 
Voyez Perrot, — indienne. 
Voyez Lévi (Sjh,), RommcL 
ChunderlhUt, Lebon (DTCus- 
Une), — japonaise. Voyez 
Rosny^ (De), 

GLA]icHB.(Eugène). Est reçu mem- 
bre de la* Société. XVn, 33i. 

Clkrcq (Db). Est reçu membre 
de la Société. Vm, 5. — pn- 
Mie avec M. Ménùit le catalo- 
gue de sa cdlection d'antiqui- 
tés assyriennes. VI, 89. (rq>. 
an.). — Le tome II de sa cd- 
lection assyrienne est publié. 
XX, ii3 (rap. an.). 

CLiEMOifT-GANNBAU. Scoaox et 
cachets Israélites, phéniciens 
et syriens, suivis d'épigraphes 
inédites gravées sur divers 
objets et de deux intailles cy- 
priotes. I, 133-137. — Note 
additionndle : étude des in- 
criptions portées sur quel- 
ques-uns de ces objets. I, 
5o6. — Ces études citées 
dans le rapport annueL II, 
6a. — communique une nou- 
vdleinterpr^tion del'inscrip 
tion araméenne découverte 
au Serapeum par Mariette. 
I, 357. — identifie le Baal 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



389 



de la danse ( Baai Marqod ) avec 
ie Bès égyptien. I, 5i3. — 
émet l'opinion que le nom da 
dien phénicien Sed doit bien 
signifier c chasseur •. ïhid, — 
pense que le mot grec Thér6n , 
par lequel un Phénicien est 
désigné dans une inscription 
grecque de G>s , cache un nom 
phénicien théophore tel que 
Sed-Yaton. Ihid, et H, 66 
(rap. an.). — fait une com- 
munication sur la date du 
règne d*£schmunazar. I, S 2 à. 
— ra]^rte de Palestine une 
inscription araméenne. D , Sg 
(rap. an.). — fait connaître 
une partie des résultats de 
sa mission de 1881 en Phé- 
nicie et en Palestine. Il, 62 
(rap. an.). — Une note sur 
deux inscriptions funéraires 
gréco-juives de Jafifa parue dans 
la Revug critique est men- 
tionnée, n, 63 (rap. an.). — 
publie des ^igraphes hébraï- 
ques et grecques relevées sur 
des ossuaires de Palestine. 
Ihid. — découvre une inscrip- 
tion juive funéraire datée de 
io55 à ByUos. II, 64 (rap. 
an.). — reprend l'inscription 
araméenne d'Osiris-Hapis. II, 
65 (rap. an.). — trouve dans 
l'épervier colossal d'Arsuf une 
confirmation de ses théo- 
ries sur l'identité de Re^f et 
d'Apdlon. Ibid., 66-67 (>^P* 
an.). — Note complémentaire 
sur les sceaux et cachets 



israélites, phéniciens et syriens , 
avec reproduction de ces ob- 
jets, n, 3o4. — Annonce qu'il 
a reçu un estampage de* la cu- 
rieuse inscription arabe et 
grecque de Harran. m, 267. 

— propose une nouvdle éty- 
mologie de l'arabe AGnâ , port , 
havre. Ibid. — Étude sur trois 
monuments phéniciens apo- 
cryphes du Louvre et du Bri- 
tish Muséum et sur le taureau 
ailé du roi phénicien Yehau- 
melek. m , 336. — Cette étude 
citée dans le rapport annuel. 
IV, 6 2 . — retrouve dans le mo'ar- 
rab de Djawaliqi, parmi les mots 
arabisés, le terme Kafr^ qui 
désigne un tombeau dans les 
inscriptions nabatéennes. m, 
555. — publie dans le Journal 
officiel, sous le titre de Bevne 
orientale, un compte rendu 
des séances de la Soci^ com- 
jdété par une revue des prin- 
cipaux ùÀis et des publications 
intéressant les études orien- 
tales, m, 566.— Cette publi- 
cation citée dans le rapport an- 
nud. rV, 33. — publie plusieurs 
épigraphes inédites et une in- 
terprétation nouveUe des mots 
Melif Krsiim des inscriptions 
chy Ilotes. Ihid, , 63 ( rap. an. ). 

— recherche les rapports des 
lettres complémentaires de 
l'alphabet grec avec l'alphabet 
phénicien. Ihid, , 64 (rap. an. ). 

— publie une étude sur le 
Pentateuque moabite. Ibid., 



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d(H) 



N0Y£1IBRE-DÉGEMERE 1892. 



76 (Mf, an.). — treata à 
Jâfia et eipliqua one ëpitaphe 
hébraïque des premiert lièdes 
de ttotre ire. Ikid,, 77 (rap. 
an.). — prteale quelques 
observatimu nir rinaeriptîon 
Babatteae de IXiBeir et ajoute 
qodquefl expUcataons sur on 
cachet Juif portant une in- 
fcription en caimctèret phé- 
nicteoa et lur le teps de 
req>rQifîon bifaliqoe Btn kam- 
Mfbft. V, 3s 1. — conubonique 
de Boavelles observations sur 
l'inscription nabatéenne de 
Umér. Y, 3i4. — propose 
nne correction pour nn nom 
de l'inscription n* 34 de Me- 
da!n Sdeh et étudie les noms 
pseado-théophoves nabatéens 
Mnudkou, abdêhodat, abd- 
kwriat, Y. 3i4. — explique 
nne particidarité coriense des 
noms propres royaux des in- 
scriptions nabatéennes. VI, 
59, et XII, laS (rapp. ann.). 

— reconnaît dans le mot 
Çelem d'une inscription na- 
batéenne de Teîma le nom 
d'un dian. Ihid. — étaUit 
à r^>oque de l'inscription 
nabatéenne de lymeir l'usage 
d'une ère des Sâeucides adap- 
tée au calendrier romain. Ihid, , 
60 (rap. an.). — puHie les 
inscriptions grecques inédites 
du Hauran et des régions ad- 
jacentes. Ibid., 6a (rap. an.). 

— apporte avec Bf. Gaidoi des 
textes nombreux sur le rAle 



des chiens dn tem]^ d*Âs- 
tarte, à Gitimn. Ihid., 63 
(rap. an.). — publie une 
étude snr le sceau d'Obad- 
yahou et un ouvrage intitulé : 
Lm Jrami$t ardMogi^mu m 
PaiîttÎJM. Ibid.» 67 (rap. an.). 

— étudie une inscription 
eople à Jérusdem. Ibid., io5 
(r^. an.). — entretient le 
Conseil de quelques inscr^ 
tiens palmyréniennes. VU, 
555. — lit nn travail snr les 
moU Bfane, Thecd.Pharis et 
le festin de Balthasar. Vm, 
6. — Cette lecture insérée. 
Ibid., 36, et citée. XII. 111 
(rap. an.). — La stèle de 
Mésa, examen critique dn 
texte avec une rqirodnclion 
partielle de la stèle. DL, 7s. 

— propose une nouvdle iden- 
tification de resef ^e» avec 
Ap(^on Agyieys. DL, 198. — 
Notes d'épigraphie et d'his- 
toire arabes: rq>rodnction de 
deux inscriptions arabes du 
i" siède de l'h^ire et note 
sur un passage du traité 
conclu entre le sultan Qelaoun 
et les Génois. IX, 471-492. 

— fait une communication 
sur le nom propre MNHS de 
l'inscription bilingue de Ta- 
masaus rendu en cypriote 
par Meoasese, qu'il compare 
au grec Mnaseas. DL, 5o6. — 
Notes d'épigraphieet dlûstoire 
arabes (Snile) 9 Hnscription 
de B4niâs; le pont de Lydda, 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



391 



construit ptr le siihaii Bibars , 
avec dessins. X, 496-609. — 
lit on travail sur une inscrip- 
tion arabe déconyerte à Ba- 
nias. X, 629; insérée. IHd,, 
496. — Communication rela- 
tive à l'antenr de cette in- 
scription. X, 533; citée XII, 
i35 (rap. an.). — donne lec- 
ture d nn texte arabe tiré 
d'une histoire de Damas, qui 
confirme ses hypothèses sur 
rinscription arabe de Banias 
et éclaire l'histoire du pays 
sous la dynastie de Saladin. 
XI, 984. — Note sur une 
inscription bilingue grecque 
et palmyrénienne. XI, 3o3; 
citée, Xn, laS (rap. an.). — 
propose de corriger en Hittin 
le nom de tieu lu Haâidré 
dans le Sefer Nameh de Nftseri 
Khosrau. XI, 534 1 et Arhak 
en Erbed ou Irbid, dans la 
rdation de Aly el-Herewy. 
XI, 535. — identifie les ca- 
naux du territoire d*Acre, 
Damor, Cabor, Broet et Ta- 
tura, mentionnés dans une 
charte des croisades du 
xm* siècle. JhiL — lit un mé- 
moire sur l'identification de 
quelques localités voisines de 
Naxareth, citées par Ali el- 
Herewi dans son Sefer Nameh. 
XI , 537. — publie et traduit 
une inscription phénicienne 
trouvée à Masoub. XII, 97 
( rap. an.) , et , dans les Arcki»e$ 
des missions, plusieurs in- 



scriptions phéniciennes. Ihid, , 
98 (rap. an.). — identifie 
i'Hippos des Évangiles avec le 
Sousia des géographes. XII, 1 1 3 
(rap. an.). — ftdt connaître 
une collection d'antiquités 
paimyréniennes, contenant 
quinae inscriptions funéraires 
inédites. XII, ii5 (rap. an.). 
— Notes d'épigraphieet d'his- 
toire arabes (Suite). Le pont de 
Lydda , avec une photographie 
de ce pont et decdui du canal 
d'Aboul Menagga au Caire, 
xn, 3o5. — présente quel- 
ques observations sur les par- 
ticularités de la prononciation 
de l'arabe à Bagdad signalées 
par Bf. Jeannier. XII, 499; 
cette communication insérée 
sous le titre : 5ar quelques 
points de l'arabe vulgaire in- 
téressant la philologie sémi- 
tique, xn, 5o3. — Cet article 
cité. XVI, ii4 (rap. an.). — 
réunit dans un ouvrage inti- 
tidé : Recuoil d'archéologie 
orientale, les articles qu'il a 
publiés sur ce sujet XVI, 88 
(rap. an.). — Ses notes d'épi- 
graphie et d'histoire arabes 
sont mentionnées. XVI, lao 
(rap. an.). — lit une série 
d'observations philologiques et 
historiques relatives aux in- 
scriptions nabatéennes. XVII, 
539. — Communication insérée 
sous le titre : Notes naba- 
téennes. XVn, 535. — L'épi- 
graphie et les antiquités sémi- 



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301 



NOYEMBRE-DECEMBRE 1892. 



tiques en 1891. XIK, io3. — 
Cet artide, qui est la première 
leçon de son coors annuel au 
CoUège de France, est cité 
dans le rap. an. XX, 87. - 
croit retrouver dans les textes 
assyriens l'origine de la tradi- 
tion qui £ût venir les Phéni- 
ciens du golfe Persique. XX, 
90 (rap. an.]. — décrit des 
statues avec inscriptions funé- 
raires provenant de Palmyre. 
XX, 91 (rap. an.). — trouve 
dans l'inscription nabatéenne 
de Madeba un commentaire 
d'un chapitre des Machabées. 
Ibid. 

ri.ousTOîi W. A. The Book of 
Sindibad from the persian 
and arabic, avec introduction 
et notes, m, 565. 

Cloul. Est reçu membre de la 
Société. V, 3a3. 

CocHiMCHin (L'administration 
de la) demande l'^ivoi des 
publications de la Société en 
échange du Journal officiel de 
rindo^.hine et des Excarsions 
et reconnaissances; cette pro- 
position est acceptée. Xm, 
499. — (Esclavage en). Voyes 
Fovupier, — (Histoire de la). 
Voyez Bovânais et Paulus, — 
(Monnaies et médailles de la). 
Voyex Silvestre. — ( Religion de 
la). Voyez Lomtet, — (Voyage 
en). Voyez Paris (C). 

CcELOBOTHRAS. Voyez Çalivakana. 

CoDB algérien d'Eben Hazer; 
brahmanique. Voyez Dareste, 



— javanais* du mariage et 
de la succession. Voyez Ment. 

— musulman de Sidi KhaliL 
YojeiSidiKkaliL 

CoBBH-SoLAi.. Est reçu membre 
de la Société. IX, 388. 

CoLiHR (PhiL'ppe). Est reça 
membre de la Société. XVII, 
i55. 

CoLLiGROif. (D' R.). Publie l'in- 
scription de Témia, décou- 
verte par le capitaine Lefèvre 
en pays Ainos. XVI, 177 
(rap. an.). 

CoixiN (Gabriel). Est reçu mem- 
bre de la Société. XI, 537. 

CoumiES arabes dans l'archipd 
indien (Le Hadhramoat et 
les), par M. Van den Berg. 
IX, 536. 

ÇoMALiB (Ethnographie, gram- 
maire). Voyez Ferrand, 

CoMBDiB annamite. Voyez Cbéon, 
Landes. — azéri (turc). Voyei 
Barbier de Mejrnard. — en 
persan. Voyez Barbier de Mtj- 
nord et S. Gujard, Ckodtko, 
Haggard et Le Strange, — 
pracrite et sanscrite. Voyei 
Henry, — en turc. Voyez Cil- 
lihre, 

CoMMAGàifB (Dynastie de). Voyez 
Reinach (TL). 

COMMISSIOM DUlfOED DB l'AfRIQUB 

(Une) est nommée par l'Aca- 
démie des inscriptions et 
belles-lettres pour l'étude des 
questions se rattachant à 
cette contrée. II, i4 (rap. 
an.). 



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TABLE DE LA VIÏI* SÉRIE. 



CcmFUcros (Tempie de) à Hanoï. 
Voyez Danumtier. 

Congru des oniEirrALiSTBs. Voyei 
Leyde, Lisbonne, Londres, 
Stockholm et Vienne, 

CoRSTÀiniiiB (Histoiro de la pro- 
vince de). Voyei Férand, 

Cohstautdioplb (Livres turcs, 
arabes et persans imprimés 
à). VoyezHBart(a). — (Ca- 
talogue da Musée impérial 
d'antiquités de). Voyez Rei- 
nach (S,), 

CoKTE (Rapports du mythe et 
du). Voyez Lejéhnre. 

CoNTBS annamites. Voyez Des Mi- 
chels. — arabes. Voyez Barthé- 
leutj, Berchem {Max van) , Da- 
lac, Groff (Jf"'), Maspero, 
Zotenberg, — bengalis. Voyez 
Feer. — berbères. Voyez Bas- 
set, Rochemonieix ( De). — chi- 
nois. Voyez bnbaak'Huart. — 
de l'Egypte chrétienne. Voyez 
Amilineaa. — indiens. Voyez 
Barih, Bôthling, Hitopadésa. 
— kabyles. Voyez Bel Kassem 
hen Sedira, Rivière et les re- 
marques de M. Gaston Paris 
sur ces contes. Il, 106 (rap. 
an.). — néo-araméens. Voyez 
Dnval (R.). — nubi^is. Voyez 
Rochemonteix [De). — pefale- 
vis. Voyez Barihélemy. — 
tamouls. Voyez Devèze. — 
tjames. Voyez Landes. 

CoiVTBAT (Un) babylonien por- 
tant une date du règne de Na- 
bonide est communiqué par 
M. l'abbé Quentin. XVI, 545. 



393 

— bilingue démotique grec. 
Voyez Berger. 

(knvTiiATS (Des) de la première 
dynastie de Babylone sont dé- 
couverts et décrits par M. Po- 
gnon. XI, 543. — bilingues 
assyrien et araméen. Voyez 
Berger. Voyez aussi Oppert. 

CoPPiER ( Le P. de ) . Publie le texte 
et la traduction du divan d'Al- 
Hansa. XVI, 118 (rap. an.). 

GopTB (Grammaire). Origine de 
la particule djin. Voyez Baillet. 

— (Paléographie). Voyez Hy- 
vemat. — (Un document) du 
un* siècle : martyre de Jean 
de Phanidjoit; texte et traduc- 
tion par M. Amâineau. IX, 
1 1 3. — ( Vocabulaire firançais 
d'un) du jun* siècle. Voyez 
Maspero. — (La prononciation 
du) dans la Haute- Egypte. 
Voyez Rochemonteix (De). — 
Plusieurs travaux ou traduc- 
tions sont en outre cités dans 
le rapport annud. XII, 171 
et suiv. 

C0PTB8 (Documents) publiés. 
Voyez Amélineau, Bouriant, 
Maspero. — (Fragments) pour * 
servir à l'histoire de la con- 
quête de l'Egypte par les 
Arabes, par M. Amélineau. 
XII, 36 1. — (Inscriptions) de 
Jérusalem. Voyez Clermont- 
Ganneaa; — deDeird Behari. 
Voyez Bouriant — (Tapisse- 
ries). Voyez Gerspach. — (Ma- 
nuscrits). Voyez Maspero. 

ConAJV (Une traduction inédite 



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iu 



NOVEMBRE-DÉGEMBRE 1892. 



àm), ptr M. Marcd Devic, 
avec la bibliographie des oa- 
Yrages du P. Germain, de Si- 
lésie. I, 3é3. — Lettre de 
M. H. Derenboorg complétaiit 
cette bibliographie. U, 307. 
— Gorrectioii à cette lettre, 
n, 55o. — (Note d'un ma- 
nuscrit pehlevi musulman re- 
latif an) de la biUîothÀqne 
de Sainte-Sophie à Gonstan- 
tinople, par M. Gl. Hoart 
XIY, 1 38. — (La transcription 
du nom de Jésus dans le). 
Voyes Derenhomrg (H,), -r- 
( Poésie , lois du ). Voyei SUnley 
LëmPode. 

GoRBR (Frédéric db). Est reçu 
membre de la Société. XDL, 
334. 

Gobdur. PuUie une conférence 
sur les rapports de la France 
et du Tonkin dqmis Louis X VL 
n, 118 (rap. an.). — lait 
paraître le deuxième vcdume 
de sa Bihliotkgcâ, sinica, qui 
traite des rapports des étran- 
gers avec la Ôiine et des con- 
. naissances des peuples étran- 
gers sur ce pays. II , 1 1 3 (rap. 
an. ). — fiût le rdevé des ma- 
nuscrits relatift à la Ghine 
contenus dans les bibliothèques 
de Vienne, de Londres et de 
Genève. Ibid, — publie un 
ouvrage intitulé : La France en 
Chine au xvm" siècle, d'après 
des documents inédits du dé- 
p6t des archives étrangères. 
Ibid, — retrace, d'après la 



correspondance des mission* 
naires, l'état du christianisme 
en Ghine, après Fédit de l'em- 
pereur Young-Tching (1739), 
et donne l'histoire de Jean 
Hou, Ghinois amené en Eu- 
rope par le P. Fouquet n, 
lié. (rap. an.). — retrouve 
an Brîtish Muséum et publie 
un mémoire du P. Visdelou, 
missionnaire, contenant une 
histoire de la conquête de la 
Birmanie par les Moogob en 
1 S7 1 , extraite et traduite de 
l'Histoire de la dynastie num* 
gtde. lY, 13^ (rap. an.). — 
propose une ex|dication du 
nom ddttois de f empire ro- 
main, Ta-tsin. Ihid, — extrait 
des archives des AAdres étran- 
gères le dossier des pièces 
décisives pour la proscription 
du christianisme en Ghine au 
commencement du siècle der- 
nier. IV, laS (rap. an.). — 
continue la publication de sa 
BiMioiheca sinica. Ibid., 127 
(rap. an.). — publie le cata- 
logue dressé par le P. Fouc- 
quet des missionnaires qui 
ont prêché en Ghine de 1 556 
à 1737 et la liste des ^ises 
chinoises. Ibid, — continue 
la publication de ses docu- 
ments inédits concernant l'his- 
toire de l'ExtrémeXhîent et 
la bibliographie des manu- 
scrits rdatifii à la Ghine con- 
tenus dans les biblioUièques 
d'Europe. IV, itS (rap. an.). 



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TABLE DE LA YIII* SÉRI6. 



39» 



«— rteonte, d'après h$ pa- 
fttera des Archives étrangères , 
l'histoire du consulat de France 
àHo^IV, i33 (rap. aa.). — 
fait paraître une brochure sur 
le conflit entre la France et la 
Chine. IV, i34 (rap. an.). — 
puhlie les mémoires rdatifs 
aux tentatives deDnpleixpour 
lier des relations commer- 
eiaks avec le Pëgon et le 
journal du voyage de M. Fé- 
rand dansTAwa. IV, i36 (rap. 
aa« ). — Biographie du colonel 
sir Henry Yi^e. XV, t43. — 
étudie les sociétés secrètes 
chinoises. XVI, 171 (rap. an.). 
— est nommé membre du 
Conseil. XVI, 5^3. — ikit 
hommage à la Société des pro- 
miavs iÎMcicnles des archives, 
qu'il puUie en collaboration 
avec M. Gustave ScUegei , pour 
servir à l'étude de l'Asie cen- 
trale, ainsi que de sa notice 
sat k Chine. XVI, SU. — 
fait paraître un mémoire sur 
lesJui6 en Chine. XX, 100 
(rap. an.). -«- puUie dans la 
Grande encyclopédie une no- 
tice sur la Chine, XX, 139 
(nq>. an.). 
CouirTHB. M. J. Darmesteter ap- 
pelle l'attention sur le nom 
égyptien du dernier cypsHide 
de Corinthe, contemporain de 
Biecho Psammeticus, et sur 
l'influencQ du peKoment de 
l'isthme de Gmnthe sur le 
percement de l'isthme de Suez ; 



M. Masp^po coBleate celte in* 
fluence. XI, 3 84. 
Corpus (Lettre de M. liax van 
Berchem à M. Barbier de 
filéynard sur le projet d'un) 
des inscriptions arabes. XX, 
3o&. **- des inscriptions du 
Cambodge. M. Barth en pré- 
parelepremierfascicide. IV, 5 1 
(rap. an.). — La publication 
prochaine de ce fiucicule est 
annoncée. VI, 47 (rap. an.). 

— des inscriptions coptes. 
Voyex Bomiad^ MasperQ* — 
des inscriptions sémitiques; le 
deuxième ûtscicnle, contenant 
les inscriptions phéniciennes 
de l'Egypte, de la Grèce, de 
Malte , de Sicile , de Sardaigne , 
est puUié. IV, 61 (rap. an.). 

— donne la série des ex-voto 
de Tanit de Carthage. XII, 91 
(rap. an.). — La deuxième 
partie , renfermant les inscrip- 
tions araméennes, est publiée 
sous la direction de M. de Vo- 
gué. XVI, io4 (rap. an.). — 
M. Halévy présente des obser- 
vations sur la traduction de 
plusieurs inscriptions de ce 
fiucicule. XV, a3s, et appeUe 
l'attention sur deux noms pro- 
pres d'origine perse qui y fi- 
gurent.XVI, 34i.— MM. De- 
renbourg (J. et H.) font 
paraître le premier fttscicule 
consacré aux inscriptions du 
Yémen. XVI, 1S9 (rap. an.). 
-— Le premier Ihscicule du 
second volume, contenant la 



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39Ô 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



taite dot inscriptiimt votives 
de Cartluge, est publié. XX, 
89 (rap. an.). 

Go8TOiin>i». Donne une liste de 
médecins grecs dont le texte 
n'existe pins qu'en latin ou en 
arabe. XVI, 118 (rap. an.). 

CosuOGomi des Yexidis. Voyez 
Siovjji. — phénicienne de Pbi- 
Ion de Byblos. Voyez HaUwy. 

C0BMOLO6I1 babylonienne. Voyez 
Halévy. 

Cossésivs (Note sur les), par 
M. Halévy. Xm, 5oi. — U 
langue du vocabulaire cosséen- 
assyrien du British Muséum 
serait la langue des Élamites. 
Voyez OppêrU 

CouBLiA (Lecapitaine). Est reçu 
membre de la Société. Vm, 
537. 

CouAAifT (Maurice). Est reçu 
membre de la Société. XVII, 
533. 

Cousin et Dbscham PS. Découvrent 
une inscription contenant la 
traduction d'une lettre de Da- 
rius au satrape Gadatès. XVI, 
71 (rap. an.). 

Couvreur (Le P.). PuUie un 
dictionnaire finançais -chinois 
(langue pariée). XII, i85 
(rap. an.). 

CowiLL et J. ËGOBUifO. Cata- 
logua of the hmddhist sanskrit 
manuscripts in the possession 
of the Rojral Âsiatic Society 
(Hodgson cdlection); compte 
rendu de cet ouvrage. VII, 
88. 



CRiMATioif (Les Phéniciens au- 
raient connu la). XII, 101 
(rap. an.). 

CamouB (La) de la femme est 
traduite du persan par M. Au- 
dibert, XVI, 8i (np. an.). 
— (Notes de) et dephil<dogie 
égyptiennes. Vovez Piekl 
(Karl), 

Croisâdbs. Voyez Archives de 
r Orient latin, — (Cdlection 
des historiens arabes des). 
Voyez Slane (De) et BarhUr 
de Meynarà, — Les premiers 
princes croisés et les Syriens 
jacobites de Jérusalem, par 
M. l'abbé Martin. XII, 471 ; 
Xffl, 33. — Voyez aussi Cler- 
mont'Gammn, Derenbourg, 
Rôhrickl et Schefer. 

CsoMÂ DB K0RO8 (Alexander), 
le fondateur des études tibé- 
taines. Sa biographie, par 
Théodore Duka. VI, 384. 

CuniBT (Vital). La Turquie d'A- 
sie, géographie administra- 
tive, statistique, descriptive 
et raisonnée de chaque- pro- 
\ince de l'Asie Mineure; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XVni, 197. — - Q estcité dans 
le rapport annud. XX, 1 1 9. 

CuLTS. MoyeiÂdai^MiAra, Neit 
et Religion. 

CuMOifT (Frantz). Publie une 
étude sur le culte de Mithra 
à Édesse. XVI, 79 (nqp. an.). 

CuicÉiPORiiBS (Inscription en ca- 
ractères) rdative à un roi de 
Susiane, nommé Sdhaak, pu- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



397 



bli^ et traduite avec com- 
mentaire par M. Aurde Qnen- 
tin. XVn. i5o. — M. Oppert 
signale une ligne en caractères 
inconnus, qu'il croit être du 
perse cursif , sur un document 
cunéiforme publié par M. Pin- 
ches; M. Guyard pense que 
ces caractères dérivent de l'al- 
phabet phénicien. I, 5 3 4. — 
perses. Voyei Oppert, — (Ta- 
blettes) de Tell el-Amama. 
Voyei UaUvy, Sajce. — Voyei 
aussi Assyrien, Babylonien, 
Perse. 



Cturoris assyriens. Voyez Mé' 
nant, Oppert — M. Quentin 
décrit et explique un cylindre 
babylonien représentant une 
scène qui rentre dans le cycle 
d'Izdubar. XI, a 86 et suiv. 

Cypriotb. Voyez Chypriote. 

CYRiNAiQUB (Bibliographie des 
ouvrages concernant la ]. Voyez 
W4Ûl!e(V.). 

Cybus (Histoire de). Voyez 
Amiaud, Halévy, Oppert, JVil- 
helm. — Cylindre assyrien 
mentionnant une victoire de 
ce roi sur les Mèdes. I, 89. 



1) 



Dahra occidental. Voyez De- 
maeght» 

Damas (Notes sur quelques ex- 
pressions du dialecte arabe 
de), par M. Cl. Huart. I, àS. 
— (Le catalogue des manu- 
scrits arabes de la bibliothèque 
de) est offert à la Société par 
MT David. IX, 607. — 
(Étude sur le dialecte arabe 
de), par M^ David. X, i65. 

Daraos (Le prototype ^yptien 
de). Voyez Rochemonteix (De). 

Dakibl (Apocalypse persane de). 
Voyez Darmesteler. — (Mots 
grecs contenus dans le Livre 
de). Voyez Derenbourg ( H. ). 

Darissy. Revise le texte de la stèle 
de Chalouf. XVI, 71 (rap. 
an.). — trouve dans les car- 
rières de Gebelein une in- 



scription d*un roi Nas-bi-tat 
de la XXI* dynastie. XVI, i5o 
(rap. an.). — étudie deux 
textes grecs trouvés à Gebe- 
lein et rdatifs aux Blemmys. 
XVI, i53 (rap. an.). 

Darbstb. Résume , d'après les tra- 
vaux de Brugsch et Revillout, 
les données qu'apportent les 
papyrus gréco-^yptiens pour 
la connaissance du droit égyp- 
tien, n, 98 (rap. an.). — 
examine les codes brahma- 
niques récemment traduits 
par Bûhler et JoUy. IV, ^^ 
( rap. an. ). — expose les prin- 
cipes généraux de la législa- 
tion rabbinique, d'après le 
code algérien d'Eben Hazer. 
VI, 71 (rap. an.). 

Darius (Lettre de) au satrape 



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908 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE I89i. 



Gadatès. Voyex CoMtm et D^ 
champs. 
D4RMI8TITB11 ( J. ). Fragment d'un 
commentaire sur le Yendtdâd 
(suite à un précédent article). 
I, 101. — fait une communi- 
cation sur Torigine de la lé- 
gende mystique du Rig-Véda 
qui fait nahre la lune de la 
pensée de l'Être suprême et le 
soleil de son regard. I, 360 
et a 65. — Citée dans le rap. 
an. n, 55. — Rapport annuel 
pour Tannée 1883-1 883. Il, 
1 3 et suiv. — étudie la part 
de la France dans les grandes 
découvertes de l'orientalisme 
moderne. H, 3o (rap. an.). 
— publie dans la Revue cri- 
t'ufue des observations sur les 
essais tentés pour faire du 
guzerati une langue littéraire 
et philosophique. H, 4a (rap. 
an.). — fait paraître des 
^udes sur la grammaire his- 
torique de la langue persane. 
Ibid., 53 (rap. an.). — publie 
le second volume de sa tra- 
duction de TAvesta et des 
observations sur le VendîdAd. 
Ibid., 54 (rap. an.). — 
montre que le sens supposé 
des lettres en hébreu remonte 
à saint Ambroise et à saint 
Jérôme. U, 73 (rap. an.). — 
propose une nouveUe expli- 
cation du passage de Moïse 
de Khoréne où le nom d'As- 
tyage est assimilé au persan 
Ajdahak, dragon. III, 77. — 



donne un travail sur kw Zen- 
diks.i»id.. 555et563. — Ce 
travail est dté dans le rapport 
annueL IV, 54. — Raf^MHt an- 
nud pour Tannée i883-i884. 
IV, i3 et suiv. — est au se- 
crétaire de la Sodélé. IV, 563. 
— La flèche de Nemrod en 
Perse et dans llnde. V, s 30 
et 331. — Ce travail cité dans 
le rap. an. VI, 11 4. — Rap- 
port annuel pour Tannée 
1884-1 885. VI, i3etflaiv. — 
analyse le mythe indien des 
Gandharvas et le mythe grec 
des Centaures. VI, 33 (rap. 
an. ). — Coup d*œil sur l'his- 
toire de la Perse, leçon d'oa- 
verture au Collège de France 
citée dans le rapport annuel. 
VI, 53. — fiût paraître une 
étude sur le Mahdi dqMiis les 
origines de llslam. Ihid., 76 
(rap. an.). — Une page 
xende inédite sur les mariages 
mixtes. Vm, 183. — Janrud 
ei la légende de Jemschid. 
Vin, 187.— Ces artides cités 
dans le rap. an. XII, 81. — 
présente le travail de M. Bar- 
thâemy sur le Gujastak Aba- 
lish et la SubhàshitAvdi éditée 
par MM. Peterson et DurgA- 
prasâda. IX, 5o8. — fait 
une lecture sur les points de 
contact entre le Mahâhhi- 
raU et le Shâh-NAmeh. X, 6. 
- Insérée. X, 38. — Citée. 
XII, 61 (rap. an.). — L'im- 
pression du recueil de cban- 



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TABLE DE LA VIII" SÉRIE. 



3M 



sons a%htnes qu'à a recaeiliies 
au cours de sa mission dans 
llnde est votée par la Société. 
XI, 982. — appdle l'attention 
sar le nom ég^tien du der- 
nier cypsilide de Gorinthe et 
snr rinflnence du percement 
de fistbme de Gorinthe sur 
cdui de Sues. XI, a84. — 
annonce la mort de M. Ma- 
nekji Gursetji. XI , tgS. — Les 
inscriptions de Gaboul, texte 
et traduction. XI, ^91. — 
Get artide cité. XVI, 89 (rap. 
an. ) — Rapport pour les années 

1885-1886. 1887-1888. xn, 

39 et suiY. ^ montre que le 
Ganji Shayigan a fourni ma- 
tière à une dissertation morale 
de Firdousi. Ibid, , 83. — pu- 
blie les origines de la poésie 
persane. Ihid, , 8é. — donne 
une étude sur l'apocalypse per- 
sane de Daniel, xn, 190 (rap, 
an. ). — résume , d'après llAn- 
derson, l'histoire de la pein- 
ture au Japon. XII, 194 (rap- 
an. ). — Note sur l'inscription 
araméenne de Limyra. XII, 
5o8. — Gitée dans le rapport 
annud. XVI, 106. — est 
nommé chevalier de la Légion 
d'honneur. Xm, 112. — Les 
dêvmr$ de VécoUer, texte 
pasend et traduction, rappro- 
chés de VÉooie de vertu publiée 
par Seager, en 1557. Xm, 
355. — Get article cité. XVI , 
77 (rap. an.). — donne l'éty- 
mologie des noms cités par 



M. 2ivaciji Modi des étapes 
entre Pichaver et Gaboul. XIV, 
597. — fait une lecture sur 
les traces du Bouddhisme en 
A%hanistan. XV, io3.— Elle 
est insérée sous le titre : Sou- 
venir howUdste en Afgkemis- 
tan et en Belùwtckuian , de 
l'origine des Brahonis. XV, 
io5. — Gitée. XVI, 85 (rap. 
an. ). — La grande inscription 
de Qandahar, texte et traduc- 
tion. XV, 195. — Get ar- 
ticle est cité dans le rapport 
annuel. XVI, 89. — Rap- 
port pour les années 1888, 
1889 et 1890. XVI, 19 el 
suivantes. — publie les textes 
pehlevis relatifs au judaïsme. 
Ibid., 78. — publie les CkanU 
populaires des Afghans, avec 
une introduction sur la langue, 
l'histoire et la littérature de ce 
peuple. XVI, 83 (rap. an.). 
— émet l'hypothèse que lenom 
perse de l'Arménie, Armina, 
est un nom artificid formé 
par les Perses. XVII, i^o. 

— rend compte de l'ouvrage 
de M. Habib Efendi, inti- 
tulé ! Debestan-e^parsy ou 
École du persan, manuel de 
langue persane. XVm, 199. 

— fait une lecture sur le sens 
du mot Wisbaptatha, qui dé- 
signe la période du mois où 
la lune commence à décroître. 
XVffl. 544. — Gommuni- 
cation sur l'Avesta; la rédac- 
tion d'une partie de ce livre 



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400 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



peat être fixée au i^ siècle 
avant Jéstu-Christ. XIX, 335. 

— Rapport pour les aimées 
1890, 1891, 1893. X\, 39 
et suiv. — publie dans les 
Annales du musée Guimet, la 
première partie d'une traduc- 
tion du Zend-Avesta compre- 
nant les livres liturgiques. 
XX, 75 (rap. an.). — donne 
une nouvelle traduction des 
Gâthas de Zoroastre. XX , 76. 
(rap. an.). — fait connaître 
une prière judéo^>ersane. XX , 
100 (rap. an.). 

Dautrbmsr. Fait Thistoire de la 
vengeance légale au Japon. 
Xn, 194 (rap. an.). 

David (M^), archevêque de Da- 
mas. 0£fre à la Société un ca- 
talogue des manuscrits arabes 
de la bibliothèque de Damas. 
IX, 507. — Étude sur le dia- 
lecte arabe de Damas. X, 
i65. — Citée dans le n^port 
annud. XII, 139. 

DRGOURDiMAifCHE. Étudie la lé- 
gende d'Adam et la légende 
d'Alexandre chez les Musul- 
mans, n, 75 (rap. an.). — 
traduit un recueil inédit de 
fables turques qu'il attribue 
au XTi* siècle. II, io3 (rap. 
an.). — étudie la légende 
d'Abraham chez les Musul- 
mans. XX, loS (rap. an.). 

Dkgrst de Canope. Voyez Groff. 

— de Rosette. Voyez ReifU- 
Lottt. 

Dbfrkbibrt. Sa notice chrono- 



logique et son âoge. IV, 27 
(rap. an.). 
Dm BL BiHARi ( Inscription copie 
de). Voyez Bouriant, Maspero. 

— (Objets provenant de). 
Voyez Edwards (Miss AaMa). 

Delâttib (Le P.). Résume dans 
un ouvrage intitulé : Carikage 
et la Tunisie «m point de vme 
arckéolo^ùfWB , le résultat des 
explorations faites dans ce 
pays. IV, 66 (rap. an.). — 
retrouve à Byrsa la nécropole 
primitive de Carthage. XVI, 
88 (rap. an.). — Une inscrip 
tion latine lui permet de fixer 
l'emplacement de l'ancienne 
Nefisris. IhiL, 89. — traduit 
plusieurs tablettes de Tell-el- 
Amama. XX, \\k (rap. an.). 

— découvre six nouveaux 
tombeaux puniques à Car- 
thage et donne la rq>roduc- 
tion de l'un d'eux. XX, 89 
(rap. an.). — Les Jui£i dans 
les inscriptions de Tell-el- 
Amama; examine s'il est 
bien question des Juifs dans 
l'une d'dks et conclut négati- 
vement. XX, 286. 

Dblattbb ( L'abbé A. J. ). Est reçu 
membre de la Société. XVI, 
544. 

Dblos (Culte d'Adad et Atargatis 
à). Voyez Hanitette-Besnaah, 

Dblpbgh. Fait un résumé du 
Bostane, dictionnaire biogra- 
phique des saints et savants 
de Tiemcen. IV, 92 , et VI, 84 
(nfp. ann.). 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



401 



DsLPHm (G.). Est reçu membre 
de la Société. Il, 5. — publie 
le commentaire du Cbeikh 
Djebril sur la Djaroumya de 
Mobammed ben Dawoud d- 
Sanbadji. VI, 78 (rap. an.). 

— fiiit paraître un poème 
comique, contenant le rëdt 
âes aventures de deux étu- 
diants arabes au village nègre 
d'Oran, texte, traduction et 
commentaire. XII, iSg (rap. 
an. ). — publie une étude sur 
Fas (Fez), son université et 
renseignement supérieur mu- 
sulman. XVI, 124 (rap. an.). 

— L'astronomie au Maroc, 
avec la pbotograpbie d'un as- 
trolabe marocain du xn* siècle 
de ITi^re. XVII, 177. — 
publie avec M. Hondas un re- 
cueil de lettres arabes manu- 
scrites. XVin, aoo. — fait 
paraître un recueil de textes 
pour l'étude de l'arabe parlé. 
XVffl, 378. — Ces travaux 
sont mentionnés dans le rap- 
port annuel. XX, 106 et 1 10. 

DÉLoei (L'inscription assyrienne 
du) est étudiée à Londres par 
M. l'abbé Quentin. Vm, 6. — 
(Mjtbe pbi^gien du). Voyez 
Babelcn, 

Dbmaight. Rassemble, dans le 
BmUttin de la Société de géo- 
graphie et d^archéologie , des 
notions très précises suf le 
Dabra occidental. Il, 79 (rap. 
an.). 

Ob MoRBYins (Gaudefroy). Est 

XX. 



reçu membre de la Société. 
XVin, 543. 

DiiiOTiQUB. \oyeiBailUt, Berger, 
Groff, Legrain et RevillouL 
Husieurs travaux de M. Re- 
villout sont en outre men- 
tionnés dans le rapport an- 
nuel. XVI, iSa, i53. 

DnvissE. Publie et explique deux 
papyrus de Vépôqtie fUAé- 
maîque. XX, 12S (rap. an.). 

Dbrâmst. Étudie les inscriptions 
d'Adoulis et d'Axoum et reven- 
dique pour la première l'unité 
de l'inscription. XX, 1 28 (rap. 
an.). 

DBREif BOURG (H.). Lettre complé- 
tant la partie bibliographique 
de l'article de M. Marcd Dé- 
vie , intitulé : Une traduction 
inédite du Coran. Il, .307. — 
Correction à cette lettre. îbid. , 
55o. — est nommé provisoi- 
rement membre du G>nseil. 
m, 267. — donne une inter- 
prétation nouvdle d'un graf- 
jito d'Abydos et d'une inscrip- 
tion du Pirée. IV, 63 (rap. 
an.). — étudie les mots grecs 
contenus dans le Livre de Da- 
nid. Ibid,, 76 (rap. an.). — 
publie un travail sur les ma- 
nuscrits arabes de l'Escurial. 
Ihid,, 84 (rap. an.). — donne 
une étude sur Al-Batalyousi. 
IV, 87 (rap. an.). — publie 
et traduit quatre lettres arabes 
écrites à des voyageurs espa- 
gnols par l'avant-dernier roi 
de Grenade , Abou'l Hasan'Ali. 

27 



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NOVEMBRE-DiCEMBtlE 1892. 



A02 

Ibid., 90 (rap. an.). — fidt 
paraître, en collaboratMn avec 
M. Spiro, une cbreatomat^ 
de Tarabe littéral avec gbs- 
saire. VI, 78 (rap. an.). — 
publie Tautobiographie d'Où- 
sâma ben Mounkidb, émir 
syrien du i" siècle des croi- 
sades, texte arabe et traduc- 
tion. Xn, i35 (rap. an.). — 
La science des religions et l'Is- 
lam , article cité dans le rapport 
annuel. XII, 1 29. — continue 
la puUication de la grammaire 
arabe de SSbawaibi. Ihid. — fait 
paraître un ouvrage intitulé : 
Yemen vucripdons (la odlec- 
tion Glaser au Britisb Mu- 
séum). Ihid., i4a (rap. an.). 

— Ousâma ibn Mounkid, un 
émir syrien au i*' siède des 
croisades; i"* partie : Vie 
d' Ousâma: compte rendu de 
cet ouvrage. XV, 5oa. — Cet 
ouvrage est cité dans le rapport 
annud. XVI, lao. — acbève 
l'édition de la grammaire arabe 
de Sibawaibi. XVI, 1 15 (rap. 
an.). — fidt, à propos de la 
transcription du nom de Jésus 
dans le Koran, des obser- 
vations intéressantes sur la 
transcription des noms bi- 
bliques en arabe. Ihid,, 116 
(rap. an.). — trouve un nou- 
veau roi de Sabà sur une in- 
scription sabéenne inédite du 
Louvre. Ihid,, 139 (rap. an.). 

— publie une esquisse bio- 
graphique de Silvestre deSacy. 



XX, 5o (rap. an.). — 
l'inventaire des 
aabéens et himyaritea «fe k 
Bibliothèque nalkm^e. XI. 
111 (rap. «A.). — Le dia 
Allah dans une însa^ilîaB 
minéenne. XX, 167. 
DiuafiouEG(J.). PuÛie dans h 
BevBtf des études jwuet d» 
extraits de I'ua des mdimeBb 
de grammaire kâ>niq«e m 
arabe qui se trouvent eo tfito 
des manoscritB da Pentateoqoe 
Yenus du Yémen. II, 60 (rap. 
an.). — retrace la carnèreet 
l'oeuvre dIbn-Ezra, l'an 6a 
fondateurs de la grammaire 
hâbraîque, d's^wès les recher- 
ches de M. Bâcher. Uid. - 
publie dans le Bmileùm et 
rAcadémie du bucriptums oo 
artide sur l'immortalité de 
l'âme ches les Jui6. Ikid,, 65. 
— étudie la Blîschnah et ré- 
tablit le plus andeo litael 
que nous possédons, cm rituel 
du i" siède. Ibid,, 7a. — tra- 
duit, commente et conrige le 
psaume 84, oà il roconnait 
un chant de pderins se ren- 
dant à Jérusalem. IV, 76 (rap. 
an.). — lait une noawfle 
étude des sections de Penta- 
teuque. Ihid, , 77. — retnww 
dans le Talmud le nœnhéhrea 
de la montagne de fer men- 
tionnée dans Josèphe. VI, 71 
(rap. an. ). — publie des mé- 
langes rabbiniques , étnde cri- 
tiquedes textes de la Biischnah. 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



403 



Xn, ii4 (rtp. an.). — étudie 
les modifications subies par 
la prière des dix-huit b^ë- 
dictions. Ibid, , 1 1 6 ( rap. an. ). 
— fixe le lieu et la naissance 
de Élazar UaLkalir. Ibid,, 1 16 
(rap. an.). — publie le Diroc- 
torium vitm de Jean de Capoue , 
traduction de la version hé- 
braïque de Kalila et Dimna. 
Ibid,, 117, et XVI, 101 (rapp. 
ann.). ~ fait paraître le livre des 
parterres fleuris, grammaire 
hébraïque eo arabe d'Aboul 
Walid Merwan Ibn Djanab. 
Xn, 118 (rap. an. ). — publie 
les gloses d'Abou Zakariya ben 
Biiam sur Isaîe. XVI, loo, 
et XX, ioo(rapp.ann.). — Sa 
quatre -vingtième année est 
célébrée par les hébraîsants 
at orientalistes de France et 
do Tétranger; ouvrages pu- 
Idiés à cette occasion. XX, 
99-100 (np, an.). 
l>BRBnoiJBO (J. et H.). Études 
sur Tépigraphie du Yémen 
(Suite à un précédent article) : 
Inscriptions inédites , re- 
produites en photogravure, 
transcrites et traduites. II, 
339. — Ces études citées dans 
le rapport annuel. IV, 94. — 
Études sur Tépigraphie du 
Yémen (Suite) : le voyage de 
M. Glaser dans l'Arabie méri- 
dionale. IV, 32 a. — Article 
cité, VI, 86 (rap. an.). — 
donnent le texte, la transcrip 
tion, la traduction avec com- 



mentaire des monuments sa- 
béens et himyarites du Louvre. 
VI, 86, et Xn, 1 42 ( rapp. ann.). 

— publient et traduisent les 
graffiti phéniciens découverts 
dans le déblayement du temple 
de Sété, à Abydos. XII, 102 
(rap. an.). — font paraître le 
premier fascicule du Corpus 
des inscriptions du Yémen. 
XVI, 129 (rap. an.). 

I>BBi (Note sur le prétendu) des 
parsis de Yezd, par M. CL 
HuartXI, 298. 

Des MicHiLS (A.). Entreprend 
une édition et une traduction 
des principaux poèmes de la lit- 
térature annamite populaire, 
et donne une traduction non- 
vdde du Luc Vân Tien, avec 
transcription romane et texte 
en caractères figuratifs. Il, 
116 (rap. an.). — publie les 
poèmes de l'Annam , Kim Van 
Kieu Troyen. IV, i33; VI. 
ii5,etXU, 192 (rapp. ann.). 

— traduit huit contes popu- 
laires tirés d'un recueil publié 
à Saigon. XH, 192 (rap. 
an.). — publie un manud de 
la langue chinoise écrite. XVI , 
1 7 1 ( rap. an. ). — entreprend 
la publication des annales de 
l'empire de l'Annam , traduites 
du texte chinois. XVI, 173 
(rap. an.). — rq)rend l'inter- 
prétation du nom Giao-chi 
donné par les Chinois aux 
ancêtres du peuple annamite. 
Ibid. — publie et traduit une 

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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



404 

collection de contes plaisants 
annamites. XVI, 176 (rap. 
an.). — demande à rentrer 
dans la Société et lai fait 
hommage d'un exem{daire de 
ses publications; cette de- 
mande est accueillie. XIX, 
556. — publie le premier ûis- 
cicule de VHistoire géographi- 
que des seize royamnes, tra- 
duite du chinois. XX, i35 
(rap. an.). — Le poème de 
Bach-Tu' (la Souris blanche), 
moralité annamite. XX, iSg. 

Dbta. Voyes Feer, Études boud- 
dhiques. 

DEyiiîu. Publie un mémoire sur 
la stèle de Yen-t'aî. Il, 111 
(rap. an.). — donne une page 
d'un écrivain chinois du 
XIV* siècle sur la constitution 
de l'alphabet ouigour et la va- 
leur de ses lettres. IV, laa 
(rap. an.). — fait paraître un 
ouvrage intitidé : Un mariage 
impérial chinois, traduction 
du cérémonial suivi lors du 
mariage de l'avant-demier em- 
pereur, en 1872. Xn, 184 
(rap. an.). — publie un ou- 
vrage intitulé ; La fronivère 
sino-anamite, XII, 198 (rap. 
an.). — dresse un nouveau 
catalogue des caractères chi- 
nois. XV, a3i. — Les Lolos 
et les Miao-Txe, à propos 
d'une brochure de M. P. Vial, 
missionnaire apostolique du 
Yun-Nan. XVIH, 356. — Ce 
travail mentionné. XX, 137 



(rap. an.). — est nommé 
provisoirement membre du 
Conseil. XIX, 35i. — rend 
compte de l'ouvrage de M. de 
Hariez , intitulé : Les religions 
de la Chine, aperçu historique 
et critique. XIX, 3^9; et de 
l'ouvragé de Bf. P. Antonini, 
ayant pour titre : Le Chatig-Ti 
et le Tien, dans Vantitfnité, 
XIX, 357. — Ces comptes 
rendus cités dans le rapport 
annud. XX, i3o. 

DivàzE(Gérard) . Est reçu membre 
de la Société. IV, 5. — tra- 
duit du tamoul le premier 
chantde l'ArunÂsdfrpuranaoa 
légende de la montagne rouge. 
IV, 45 (rap. an.). — traduit 
la version tamoule de Ça- 
kuntalâ. Xn,65 (rap. an.).— 
Compte rendu de cet ouvrage. 
Xm, 5a 1. — donne une tra- 
duction nouvdle des aventures 
de Gourou Paramârta, recueil 
de contes tamouls. XVI, 66 
(rap. an.). 

Divic (Biarcel). Quelques notes 
de lexicologie malaise, addi- 
tions au dictionnaire malais- 
firançais de l'abbé Favre. I, 
93. — (Suite.) n, 54o. — 
Elles sont citées. Il, 53, et IV, 
lai (rapp. ann.). — Une tra- 
duction inédite du Coran, 
faite vers 1660, par le P. Do- 
minique Germain , de Silésie, 
de l'ordre des Frères-Mineurs. 
I, 343 et suiv. — Cet artide 
cité dans le rapport annud. 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



405 



II, 75. — traduit d'arabe en 
firançais le livre des Merveilles 
de llnde. II, 3i6. — fait pa- 
raître on ouvrage intitulé : 
Le pays des Zendjs, I, 280, 
et en offre un exemplaire 
à la Société. Ibid., 5i3. — 
publie un mémoire intitulé : 
Coup dcnl sur la géographie 
ajrahe on moyen âge, Ibid,, 79 
(pap. an.). — Le pays des 
Zendjs, on la Côte orientale 
d'Afrique au moyen Age, d'après 
les écrivains arabes, ouvrage 
couronné par l'Institut, cité 
dans le rapport annud. U, 
io2-io3. — traduit d'un texte 
arabe publié par M. Amari et 
qui donne l'opinion de l'Islam 
sur l'Europe au milieu du 
xrv* siècle, les passages re- 
latifs à la France et à la Pro- 
vence. IV, 90 (rap. an.). — 
publie, d'après un manuscrit 
de la bibliothèque de l'Écde 
de médecine de Montpellier, 
la relation sommaire d'un 
voyage de Paris en Chine, 
exécuté en 161a et i6ii par 
on nommé Montferran. Ibid, , 
1 aS (rap. an. ). — rend compte 
de la nouvdle édition faite 
par MM. Brill du Sedjarat 
Malayov, ouvrage important 
de la littérature malaise. V, 
339. — traduit la seconde 
partie de cet ouvrage. VI, 109 
(rap. an.). — Sa notice né- 
crdogique. XII, ho (rap. 
an.). 



DiYOïRS (Les) de l'écolier, texte 
pazend et traduction) son 
rapprochement de i*Ecole de 
la verta publiée par Seager en 
1557, P^ ^ Darmesteter. 
Xm, 355. 

Dharmâsihdhd (Le). Océan des 
rites rdigieux , traduction. 
Voyes Bounpiin^MiUotié (De). 

Dhmsr (La stde de).Condusions 
tirées de l'étude de cette stde. 
Xn, ia5 (rap. an.). 

DuLoeuBS français-persans , pré- 
cédés d'un précis de la gram- 
maire persane et suivis d'un 
vocabulaire firançais-persan , 
par Bi. de Biberstein-Kasi- 
mirski; compte rendu dogieux 
de cet ouvrage. III, 95. 

DiCTiONNAiiiK bahnar. La publi- 
cation prochaine d'un diction- 
naire de cette langue est an- 
noncée. XVIi69 (rap. an.). — 
anglais -persan. Voyez Le 
Strange, — biographique des 
saints et des savants de Tlem- 
cen. Voyex Delpech, — boud- 
dhique-sanscritrtibétain-mogol- 
chinois. Voyex Harln (De). — 
(Index des caractères chinois 
du) chinois-anglais de Wil- 
liams. Voyez Landes. — dja- 
gataî-turc-osmani , par Sulei- 
man Efendi Bokhari; compte 
rendu de cet ouvrage. IV, 370. 
— français-arabe. Voyez Gaue- 
lin. — firançais-arménien. Voyez 
Néandre, — français -chinois. 
Voyez Bailly, BiUeqain, Cou- 
vreur (Le P.), — firançais-per- 



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400 



NOVEMSRt.DÉCÉMBRe ISOSfc. 



«loi. VoyéE Nicolas. — géognh 
phiffue donnflât k nôifiimda- 
tdrearabéétkAbylé<krA]|iérie. 
Yoyet Cherbmumtoié -^ groc- 
hébrw. Voyei F»wt. — ké- 
brea-français. Voyw Marûktmi- 
EnNtry, — (AdditH»i aa) 
m«lftû-fi«nçâi0 de fabbé 
Favre, pftr M. Mared Devic. 
I. 93. Voyci aoisi Iforr*. — 
mytMog^ne composé par 
Chabas. Voyes BeviUmUé — 
ottoman. Voyei Ahmei Véjyk. 
— syriaqne , par Payne-Smitb , 
compte rendu dn 7* fascicole. 
IX, 5ii# *— tyriaqne de Bar 
BaUolest pnUié par M. Datai 
(Rubena). VIO, 6; compte 
rendu. Xm, a84. — (Obser- 
vationt sur ie) tibëtain-angUia 
de M. Jaesdike. Voyei Fmr, 
«^ (Un) toga-français, poblié 
par let mif s kmnaire» maristes , 
est offert à la Société par 
M. de Gharanoey. XVII, 33i. 
— turc-français, par R. Yoas- 
souf ; compte rendu. XIV, 1 gh , 
et XVn ,17s. — turc-firançais , 
par M. Bal>ier de Meynard. II , 
io3; IV, laa; XII, 79, et 
XVI, 160 (fai^. ann«). 

Dictons (Las) satiriques sur les 
villes et les tribus d'Algérie 
attribués à Sidi Ab'med ben 
Yousof , par 11 René Basset 
XVI, ao3. 

Dnnj. M. Halévy commente une 
tablette babylonienne qui énu- 
mère les mots exprimant Tidée 
de Dieu et de déesse dans 



phisiears kagnès pariées a 
fiabylonie et dans les pin 
voisins; ridét^numne Dm-jr 
vient de f assyrien di^rm ^ «ri 
expliqué par kU^ «proUc- 
leurs. XI, 996. 
DiBULàVOY. Êtudielea menumeÉs 
de la Perse meieime. H, 5é- 
67 (rap. an.). — est rera 
membre de U Sodélé. il« 
bbh. ^- publie la première 
partie de son onvrage sor \ht 
mkldquâ de la Perte, ainsi qne 
d'antres mémoires sur ce p^s, 
IV, 90 et 54 (rap. an.). — 
eonttnne k poblicaftian de 
ÏArt tmtufne de la P»n 
(9* partie, les monoments de 
Persépolis, et 3* partie, la 
scidpture persépolitaine). VI. 
53 (rap. an. ). — lit une com- 
munication sur l'étalon de 
longueur des Perses. XI, 98s. 

— Son exploration à Sose en 
i885 et 1886 est mentionnée 
dans le rapport annud.Xn, 76. 

— £ut une étude sur le livre 
d'Estber. Ihid,, 110 (rap.an.). 

— est nommé membre du 
ConseU. XVI, 543. — publie 
divers travaux sttr Tart an- 
tique de la Perse et un grand 
ouvrage sur l'acropole de Snse. 
XVI, 73-76 (rap. an.). 

DnuLAiOT (M**). Donne dans le 
Tour du Mende une descrip- 
tion de la Perse, de la Qialdée 
et de la Susîane. IV, 69 (rap. 
an.). — fait fbistoricfue dés 
fouilles exécutées par mm 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



mari dé i884 à 1886. XVI, 
75(rap.ân.). 
Disux, Divnmiâ. Dieu ABâh. 
Voyez AUàh. ~- La grotte 
du dieu Bacax. Voyez Mon- 
cetms [Paul). — dieu Çe- 
lem. Voyez ce mot — divimfës 
* d'Alexandrie. Voyez Lafàye, — 
dieu chinois de la guerre. 
Voyez Imbault-Huart. — dieu 
Ganesa (camiiodgien). Voyez 
Bartet. — dieux hindous. 
Voyez Locard (Arnond), 

— divinités phéniciennes. 
Voyez Baal, Marqod, Reseph, 
Sed, Voyez aussi Poaeart, — 
Cinq dieux sémitiques chez les 
Éthiopiens (El, Egzia-Samaî, 
Astar, Sams, Mahram), par 
M. Halévy. H. 432. — M. Ha- 
léty croit retrouver trois nou- 
veaux dieux dans les noms 
np "^OK et nOt^. VI, 552. 

— dieu syrien. Voyez Behele- 
parut, 

Dm-€iR, idéogramme assyrien, 
vient de c/i^tru. XI, 296. 

DioscoRB (Mémoires de) sur le 
conçue de Chidcédoine. Voyez 
Bevi/tonl 

DmicTonniM yrr£ de Jean de 
Capoae, traduction de la ver- 
sion hébraïque de Kalila et 
Dimna; une édition en est pu- 
bliée par M. J. Derenbourg. 
XVI, loi (rap. an.). 

Dits (Histoire du roi Djemchid 
et des). Voyez Larionoff 
(S.). 

DUARouiUA de Mohammed ben 



407 

Dawoud el-Sanhadji. Voyez 
Ddphin. 

DnDAR (Les), pyramides qua- 
drangulaires à Frondah qui 
ont dû servir de catacombes 
aux chrétiens. Voyez Guénatd, , 

DiBLAL KD-Dm (Histoire du sul- 
tan). Voyez Hondas. 

Djeddah (Description de), ex- 
traite d'une lettre adressée par 
Bl Jeannier à M. Barbier de 
Meynard. Vm, 189. 

Djbm StTLrAïf . Étude de la ques- 
tion d'Orient à la fin du 
XY* siècle. Voyez Thuasne, 

Djemchid (Histoire du roi) et 
des divs , texte persan et tra- 
duction , par M. Serge Lario- 
noff. XIV, 59. — Ce travaa 
cité dans le rapport annud. 
XVI, 78. 

Djkrba (Description et histoire 
de l'ile de), traduite d'un 
manuscrit du cbeikh Moham- 
med Abou Ras en-Naceur, par 
M. Exiga, dit Rayser; compte 
rendu de cet ouvrage. VII, 

95. 

Djbwad (Hbtoire de). Voyez 
Gibb. 

D^MBiR (Inscription nabatéenne 
de); qudques observations sur 
cette inscriptions sont pré- 
sentées par M. Ciermont-Gan- 
neau. V. 321-32 4* 

DoNGOLA (Origine des popcda- 
tions de). Voyez XII, 178 
(rap. an.). 

I>006HTT (Ch.). Met à la dispo- 
sition de l'Académie des in- 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



408 

tcriptûmi et belles -lettres 
deux carnets de copies de 
textes himyarites , safaîtkpes , 
araméens et grecs de l'Arabie 
du Nord, ainsi que les estam- 
pages de vingt-cinq grandes 
inscriptions nabatëennes de 
Medaîn Sdib, avec dessins. 
IV, 61 (rap. an.). 

DoKNf . Traduit l'histoire du Kba- 
nat de Kbokand de M. Naliv- 
kine. XVI, 161 (rap. an.). — 
publie un mémoire sur les 
cérémonies religieuses et les 
coutumes des Tcbérémisses. 
IbiiL 

DozY. Sa notice nécrologique. I, 
524-526, et n, 19 (rap. 
an.). 

Dramb. Les Dtnx soles, ou i4c- 
teur par amour, drame chinois 
en prose et en vers du xvn* 
siècle, par M. Imbault-Huart. 
XV, 483 (Misedlanées chi- 
nois), — Le drame de Prya 
dareika, traduction. Voyez 
Sti-ehly, 

Droit. Voyex Code, Jaridiqtte, 
Jurisprudence, Législation. — 
(Termes de) aryo^uropéen. 
Voyei Ha0et. — égyptien. 
Voyex Dareste, RevUlont. — 
hindou. Voyez Barth. — japo- 
nais (civil). Voyez Veissier, — 
Légendes tàlmudiqnes rela- 
tives au jus primm noctis. 
Voyez fVeil {Isidore), — de 
monnayage des communautés 
non musulmanes de l'empire 
ottoman. Voyez Sorlin-Dorigwf, 



— musulman. Voyei Homdas 
et Martel, Zeys(E,), 

Deocin. Cherche à établir la con- 
cordance des listes des rou 
d'Ethiopie et des noms de rois 
de ce pays donnés par les 
monnaies et les monuments, 
n, 101 (n^ an.). — donne 
l'analyse de la chronique by- 
zantine de Jean de Nikiou et 
de la chronique éthiopienne 
puUiée par M^ Basset. IV, 97 
(rap. an.). — retrace la filia- 
tion des alphabets pehlevis et 
la succession des monnaies 
persépolitaines, arsacides et 
sassanides, dassées d'après 
les caractères, les types et les 
formules. VI, 56 (rap. an.). 

— est nommé provisoirement 
membre du Conseil. XI , 537. 

— étudie la chron<^ogie et la 
numismatique des rois indo- 
scythes. XII, 63 (rap. an.). — 
puUie une notice géogra- 
phique et historique sur la 
Bactriane. Ibid, — achève son 
travail sur les monnaies à lé- 
gendes pehlevies et pehlevi- 
arabes. XII, 83 (rap. an.). — 
La numismatique araméenne 
sous les Arsacides et en Bléso- 
potamie. XHI, 376. ~ Ce tra- 
vail cité dans le rapport annuel 
XVI, 107. — lit une notice 
sur les alphabets araméens. 
Xm, 376 et 499. — rend 
compte de l'ouvrage de M. Vin- 
cent-Arthur Smith, intitulé : 
The eeinage of the earlj or 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



409 



impérial Gupta dynasty oj 
nortkem India. XIV, 373. — 
publie l'ère de Yezdegerd et le 
calendrier perse. XVI, 78-79 
(rap. an.). — publie une no- 
tice historique et géographique 
sur la Characène et entreprend 
le déchiffirement et le classe- 
ment des monnaies à légendes 
araméennes de ce pays. Ibid. , 
107 (rap. an.). — Comptes 
rendus des ouvrages suivants : 
An inscribed seal of Kwnara 
Gupta JI found near Bkitari, 
by V.-A. Smith and D' A.-F. 
Rudolf Hœmle; — Report on 
old silver coins discovered in 
Màrwàrà, by D* A.-F. Rudolf 
Hœmle. XVI, 36o. — Ces 
comptes rendus cités dans le 
rapport annueL XX, 71. — 
fiût des réserves sur la conjec- 
ture de M. Sylvain Lévi au sujet 
de Tère des Çakas. Ihid,, 546. 
— Remarques sur les mon- 
naies frappées dans les pre- 
miers siècles de notre ère par 
les princes touraniens. XVII, 
i4o et i43. — rend compte 
de l'ouvrage intitulé : Ttufoim- 
i ' meskoukat - i - Osmânieh ou 
Traité de numismatique otto- 
nume,par Ismaîl Ghalib Edhem 
Bey. Ibid» , 349* — annonce que 
M. Waddington lui a remis 
les monnaies orientales appar- 
tenant à la Société asiatique 
et dont il était dépositaire; 
M. Dronin est chargé de faire 
une description sommaire de 



ces monnaies et d*en établir 
le classement. Ihid,, 533. — 
Rapport sur les monnaies de 
cette collection provenant des 
legs Scott et ArieL XIX, 366. 
— Note sur les monnaies de 
la Sogdiane et le mot kkodad 
qui s'y trouve. XIX, 345. — 
Cette note mentionnée dans le 
rap. an. XX, 85. — Compte 
rendu du Catalogue of Arabie 
glass weights in tke Britisk 
Muséum, by Stanley Lane 
Poole. XIX, 563. — signale à 
la Société deux monnaies indo- 
grecques présentant Tune le 
nom de Bouddha et l'autre 
cdui de Mazda. XX, 279. — 
rend compte de l'ouvrage de 
M. Ismaïl Ghalib Edhem Bey 
intitulé : Taqvtm-i'meskoukat- 
>Seljoufyeh ou Traité des 
monnaies des Seljoucides. 
XX, 393. 

Ddbârd. Publie une étude sur la 
législation cambodgienne. IV, 
53 (rap. an.). 

DuiA (Théodore). Life and works 
of Alexander Ctoma de Koros; 
compte rendu de cet ouvrage. 
VI, 384. 

DuLAC. Est reçu membre de la 
Société. 1,83.— Quatre contes 
arabes en dialecte de la haute 
Egypte, texte, traduction et 
notes. V, 5. — Cet article cité 
dans le rapport annud. VI , 79. 

DuLAURiKR. Publie la première 
partie d'une traduction de 
\ Histoire iim9«rfel/e d'Etienne 



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410 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE ld92. 



Açôghigh de Dtron. II, 69 
(rap. tn.). 
DûMOift. Publie des obsenations 
sur l'art chaldéen. IV, 70 (rap. 

Dtmournm. Publie : des exercices 
pratiques de langue annamite. 
XVI, 174 (rap. an.). — un 
manuel militaire franco-ton- 
kinois. Ibid, — une étude sur 
le grand Bouddba de Hanoï. 
Tbid, — des notes sur le Boud- 
dhisme tonkinois et sur le 
temple de Gonfucius à HanoL 
Pfid,, 175. — un choix de 
légendes historiques de l'An- 
nam et les chants et traditions 
p<^olaires des Annamites. . 
Ibid, -* un ouvrage sur les 
symboles, les emblèmes et 
les accessoires du culte chez 
les Annamites. XX, 137 (rap. 
an.). 

DuiuGBELLO (M. -A.). Annonce 
dans une lettre qu'il a décou- 
vert les débris d'un temple 
sur une colline près de Saîda 
et qu'il y à recueilli un certain 
nombre d'objets religieux. IV, 
664. — est reçu membre de 
la Société. VI, 546. 

Ddtens. Fait paraître un Essai sur 
l'origine des exposants casuds 
en sanscrit. IV, 53 (rap. an.). 

DtJTRBDiL DB Rnlifs. Publie la 
Géographie de ÏAsi* centrale, 
Tibet et régions limitkrophes, 
XVI, 163 (rap. an.). — est 
reçu membre de la Société. 
XVI, 543. — est chargé d'une 



mission dans le Tibet; expose 
le plan de son voyage. XVII, 
i55. 
Ddtal (Rubens). Présente des 
observations sur l'inscription 
fiscale de Palmyre, puMiée 
par M. de Vogué, et explique 
par le mot grec limen le mot 
lemina de cette inscription, 
n, 534 et 537. — Cette 
communication citée dans le 
rapport annuei IV, 72. — 
explique dans la Revue des 
étades jmoet un certain nom- 
bre de locutions, qudques- 
unes talmudiques, et donne 
des informations complémen- 
taires sur les dialectes néo- 
araméens de Mossoul et de 
Khosrova étudiés par M. So- 
cin. n , 6 1 (rap. an. ). ^— Lettre 
adressée à M. Barbier de Mey- 
nard au sujet de la publication 
du bréviaire nestorien par le 
P. Bedjan, lazariste, m, 106. 
— est nommé provisoirement 
membre du GonseiL IbiL, 
^67. — fait une communi- 
cation sur l'existence d'un mot 
syriaque mina, port, corres- 
pondant à l'arabe mtnà, Ibid.» 
271. — lit une notice sur la 
contrée araméenne appdée 
ipays supérieur» par les lexi- 
cographes syriaques, qu'il 
identifie avec le Delamistan 
de Shahrazour entre Hama- 
dan et Arbei. Ibid,, 272 et 
277. — Cet article dté dans 
le rapport annuel. IV, 74. — 



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TABLE DB LA Vïlf SERIE. 



411 



fait une communication sur 
l'expression biblique Khatan 
damim qu'il propose (Texpli- 
quer par circoncision. Ibid,, 
bbh, — Communication sur 
deui docteurs de la tradition 
monopbysite syriaque. Ihid.» 
555 et 56o. — Cette com- 
munièation cîtëe. IV, 74. (rap. 
an.). — conteste les conjec- 
tures de M. Halëvy rdative- 
ment à l'emploi des mots 
mon et man dû Und,, 556. — 
étudie le passif dans l'araméen 
biblique et le palmyrénien. IV, 
73 (rap. an.). — publie une 
étude sur les dialectes néo- 
araméens de Salamas, texte 
sur l'état actuel de la Perse et 
contes populaires avec une 
traduction française. Ibid, ^- 
rend compte, dans la Revue 
critique, de la traduction de 
la Chronique éthiopienne de 
Jean de Nikiou , par M. Zoten- 
berg. ïhid., 97. — Compte 
rendu de deux mémoires de 
M. David Heinrich MûUer, 
intitulés : Zur vergleichenden 
semititcken Sprachforschnng 
et Ztoei Vcrtraege gekalten aaf 
dem setschen intemationalen 
orientaHseken Congress in Lei- 
den; l'un traite de l'usage du 
pluriel externe masculin dans 
les langues sémitiques du Sud , 
et l'autre du nom de dieu 'El. 
V, 332. — Inscriptions syria- 
ques de Salamfts en Perse, 
reproduction d'estampages , 



texte, traduction et notes. V, 
39. — Cette étude citée dans 
le rapport annud. VI, 63. — 
proteste contre les empiéte- 
ments de Tassyrien stir la phi- 
lologie hébraïque. VI, 69 (rap. 
an.). — publie des observa- 
tions sur l'araméen biblique. 
VI, 70 (rap. an.). — Compte 
rendu de deux ouvrages inti- 
tulés : Imitatio Ckristi, nnnc 
primum ex latino in Chaldm- 
cam idiomatis tirmiœ Persidis 
translata, et Manuel de piété 
ou livre de prières, de médi- 
tations ou d'offices , en langue 
chaldéenne, publiés par 
M.Bedjan. VA, 871. — pro- 
pose une étymologie assy- 
rienne pour les deux mots 
araméens ardikh et argouhla, 
qui désignent l'architecte et 
le maçon. VII, 555 et 559. 
— lit un fragment de la pré- 
face de son édition du diction- 
naire syriaque de Bar Bahlul. 
Vin, 6. — Compte rendu de 
l'ouvrage de M. Chwolson, 
intitulé ! Syriscke Grabin- 
schrifien aus SemirjeUchie. 
Ihid. ; 55 1 . — donne qudques 
renseignements sur la nou- 
vdle étude que M. Loevy a 
consacrée à la stMe de Mesha. 
IX, 5o8. — rend compte de 
la publication du septième fas- 
cicule du Thésaurus syriaeus 
de M. Payn&5mitfa. Ibid, , 5 1 1 . 
-^ Compte rendu de l'ovvrage 
de M. Siegmund Fraenkd, 



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412 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



intitulé : Die aramoBitehen 
Fremdwarier im Arahiseken. 
X, i5i. — rend compte da 
troisième fascicule des Skitxen 
nnd Vorarbeiten de Bf. J. Well- 
hausen, intitulé : RêtU ara- 
bischen Heidentknmes. XI, 
io6. — Tous ces travaux cités 
dans lerap. an. XII, 137-138. 

— explique le mot syriaque 
loulàrà. XII, 5 13. — Compte 
rendu des OrigiMS de t église 
d'Édetseet la légende d'Âhgar, 
par M. J. Tix<»x>nt Ihid., 5 18. 

— Cité dans le rap. an. XVI, 
109. — est nommé secrétaire 
adjoint et biblothécaire; ex- 
prime le vœu qu'il soit fait 
un catalogue des livres de la 
bibliothèque de la Société et 
est invité à rechercher les 
moyens les {dus pratiques pour 
dresser ce catalogue. Xni , 11 3 . 

— rend compte d*un ouvrage 
de MM. E. Kautzsch et A. So- 
cin , intitulé : Die Genesis mit 
CLeusserer Vntersckeidttng der 
QaelUnschr^n uebertetzt, 
Ihid. ,118. — publie le Lexicon 
syriacom anctore Hassana Bar 
Bakloul, vooet tyriacas grm- 
casque cvm glostis tyriacie et 
arabicii compUetens, e plu- 
ribns codicibns ; compte rendu 
de cet ouvrage. Ibid,, 38i. — 
n est mentionné dans le rapport 
annuel. XVI, 108. — Le pa- 
triarche Mar Jabalaha II et 
les princes mongols de TA- 
dherbaidjan. Xm , 3 1 3. — Ar- 



ticle cité. XVI, io3 (rap. an.). 

— Les actes de SharbÛ et les 
actes de Barsamya, léeende 
sur les origines de TÉglise 
d'Édesse, XIV, 5 et 4o. — 
Ce travail cité. XVI 1 1 1 ( rap. 
an.). — rend compte de la 
Grammaire hébraXqae élémen- 
taire de M. Alphonse Chabot, 
curé de Pithiviers. XIV, 193. 

— Compte rendu de l'ouvrage 
de M. Maximilien Loehr, in- 
titulé : Georgii Abtdfaragi Bar 
Ebraya in epistoUt Pantinat 
adnotaiionei syriaoè, XIV, 
374. — Notice sur l'artide dé- 
terminatif dans les inscriptions 
arabes d'El-C^a. XIV, 696- 
533. — Cette notice citée dans 
le rap. ann, XVI, 1 14. — Ob- 
servations sur deux mots na- 
batéens (K7a ou ^73 et 
KiaOO). XV, 48o. — His- 
toire politique, rdigieuse et 
littéraire d'Édesse jusqu'à la 
première croisade. XVIII , 87, 
3oi,38i.— (Suite)XIX,5.— 
Kloge de ce travail, qui a été 
couronné par l'Académie des 
inscriptions et belles -lettres. 
XX, 93 (rap. an.). — Note 
sur l'origine grecque du mot 
arabe (fotrob * lutin , farfadet ». 
XIX, i53. — Compte rendu 
d'un ouvrage de M. Ad. Neu- 
bauer, intitulé : Petite gram- 
maire hébraXqne provenant da 
Yémen, texte arabe. XIX4169. 

— rend compte de VHistoire 
de l'écritare dans Vantiquité, 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



413 



par 11 Philippe Berger, XIX, 
36 1. — Ce compte rendu cité 
dans le rapport annad. XX , Sa . 

— G>mpte rendu de la Rela- 
tion, des missions scientifiques 
de MM. Hyvemat et Modler- 
Simonis du Giucase an golfe 
Persique, à travers TArménie, 
le Kurdistan et la Mësopo- 
tamie ( 1888-1889). XX, 181. 

— ofiGre à la Société, de la 
part de M^ Paul de Lagarde, 
quatre ouvrages posthumes 
de son mari pour faire suite 
à l'échange consenti par le 
Conseil. XX, 379. — est 
nommé membre de la Com- 
mission du Journal asiatique 
et gérant-signataire du jour- 
nal XX, 319. 



DuviTRUK. Donne dans la Retne 
d ethnographie l'histoire som- 
maire de la secte nouvelle de 
Senousy. H, 81 (rap. an.). — 
étudie l'histoire de cette secte 
et son domaine géographique 
en l'an i3oo de l'hégire. IV, 
93 (rap. an.). — publie un 
article sur Isedraten et le 
schisme ibadite , histoire d'une 
ville fondée par les mosabites, 
d'après des manuscrits indi- 
gènes inédits et les villes ber- 
bères de la vallée de l'Oued 
Mia. Ihid., 120 (rap. an.). — 
Sa notice nécrologique, sa vie 
et ses travaux. XX, 48 (rap. 
an.). Voyez aussi Berger, 



Ebn-Acim (La Tohfatd'), traité 
de droit musulman, est tra- 
duite par MM. Houdas et 
BCartd. Il, 77 (rap. an.). 

ËCCLB8IA8TK (Le livre de 1') est 
traduit de l'hébreu avec une 
étude sur l'âge et le caractère 
de ce livre, par M Renan. II, 
68 (rap. an.). 

ÉcoLB du Louvre. Sa création 
est mentionnée dans le rapport 
annuel. H, 34. — (Le direc- 
teur dei') normale supérieure, 
M. Perrot, demande à la So- 
ciété de compléter pour la 
bibliothèque de cette école la 
collection du Journal asiatique» 



Vm, 5. -> (L') des langues 
orientales vivantes publie une 
notice historique sur l'Ecole 
et des mâanges orientaux, 
textes et traductions, par les 
professeurs, à l'occasion du 
congrès de Leyde. II, 3 1 6. — 
Ils sont cités. IV, 32 (rap. an.). 
ÉcRmiRB (Histoire de 1') dans 
l'antiquité, par M Philippe 
Berger; compte rendu de cet 
ouvrage. XIX, 36i. — Il est 
cité dans le rapport annuel. 
XX, 5i; — du Cachemire. 
Voye» Rodet, — égyptienne. 
Voyex RochemonteisB (De), — 
(Essai sur V) maghrébine. 



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414 



NOVEIIB|l£*D£CËMfiRE 1892. 



Voyet UomdÊH. — (Origiaas 
de 1') perse, par M. Hdiévy. 
m, 554, et Vi, 48o. Voyet 
aussi Opperi, — siamoise. 
Voyes SckmitL — du Yan Nân. 
Voyes Vial(LtP.). 

ÉcBinmit assyriennes et baby- 
loniennes, arcbaîqoas et mo- 
dernes. Voyei Amiand et Até- 
ckineoA. — ( Essai sur l'origine 
des) indiennes, par M. Ha- 
iévy. VI. 489. — indiennes 
Voyes HodH, — (Emploi des 
lettres faibles comme marque 
des voyelles dans les) sémiti- 
ques, par M. Ualévy. 1, 524- 

Édissi. Une étude sur deux mo- 
numents épigrapbiques d*£- 
desse, avec photographie de 
ces monuments, est publiée 
par M. Renan. I, a46. — 
(Église d'). Voyez Tiseront, 

— (L'Hexaméron de Jacques 
d'); étude sur cet ouvrage par 
M. rabbé Martin. XI, i55, 
4oi. — (Culte de Mithra à). 
Voyei CwmmU (FraïUx). — 
(Sur le nom d'une citadelle 
du royaume d'). Voyez HaUvy. 

— (Les actes de Scharbil et de 
Barsamya, légende sur les 
origines de l'Église d'), par 
MLR. DuvaLXIV,5et4o.— 
Ce travail cité. XVI ,111 (rap. 
an.). — (Histoire politique, 
religieuse et littéraire d') , par 
M. Rubens Duval. XVIU, 87, 
aoi, 38i.— (Suite.) XIX, 5. 

— Elle est citée avec âoge. 
XX, 93 (rap. an.). 



EBWAmne (MissAoïélia). Recon- 
naît an Angleterre quelques 
objets d'art provenant de Deir 
el-BebarL IV, 11a (rap. an.). 

— Sa notice nécrologique. 
XX, 45 (rap. an.). 

Éqtptb. (Administration de 1'). 
Voyes BaUUt, Maspero, — 
(Agriculture de T). Voyez 
Gnieyste, ^* (G>nte8 et ro- 
mans de 1') chrétienne. Voyes 
Àmilintaa, — (Conquête de 
1') par les Arabes. Voyez 
ÀméHnemL -» (Dialecte arabe 
de la Haute-). Voyez LçreL 

— (hpigraphie funéraire de 
r). Voyez Rêviliout, —(Flore 
de 1'). Voyes Ior«t~(Foiiilles 
en)* Voyez M^sper; — (Géo- 
graphie de 1'). Voyez Mas- 
pero , Rochemonteis {De), fFU- 
tehonse, — (Histoire de 1'). 
Voyez Amélineau, Lenormant, 
Maspmro , Rohi<m. — ( Blesures . 
monnaies, poids de 1'). Voyez 
Rmliamt, — (Monuments de 
1'). Voyez Gayet, Lejéhmre» 
Maspero, — (M. Renan fait 
appel au public français pour 
la conservation des monu- 
ments del'); une souscription 
est ouverte dans le Journal 
des Débats. IV, i4 et i5 (rap. 
an.). — (Papyrus alchimiqœs 
d*). Voyez BeHheloU — (Reli- 
gion de r). Voyez Lafaye, 
MalUt, Mariette, Maspero, 
Pierret, ReeilUmt, Rohwei. — 
(Rois d'). Voyez Boariont, 
Gayei, Makler. 



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TABL£ D£ LA Vlir SÉRIE. 



415 



ÉBYTrm (Affinité étymcdogiqae 
de r) et des langues indo- 
européennes. Voyei AbeL — 
(Apoiogœ) des membres et 
de Testomac. Voyez Mas- 
pen. — (Art); plusieurs 
mémoires y reiati£i sont cités. 
Xn, 167 (rap. an.). Voyex 
aussi Maspero, Heiuey, Pottier, 

— (Droit). Voyez Dareste, 
Patunt, Revillont. — (Instru- 
ment) employé pour la taille 
de la pierre. Voyez Maspero, 

— (Livre des morts). Voyez 
NwaiXLe, PUrreU — (Le mot) 
Pachnan. Voyez //o/^^. — (Mu- 
sée). Voyei Grébault. — (My- 
the) d'Osiris. Voyez Lieblein, 

— (Étude sur le pronom) de 
la première personne. Voyez 
Groff. — ( Une explication idéo- 
graphique est proposée pour le 
protocole) des Pharaons, no- 
tamment pour cdui de Sne- 
firou , par M. de Rochemonteix , 
XI, a84. — (Rituel). Voyez 
Maspero, RetillouL — (Tem- 
ple ). Voyez Rockemonteiz(De). 

— (M. de Rochemonteix ex- 
plique par 1') certains mots 
particuliers à l'arabe d'Egypte, 
xn, i3o (rap. an.).— (Culte) 
des animaux sacrés. Voyez 
Coionova, — Plusieurs travaux 
sur l'égyptien sont en outre 
cités dans les nq>ports an- 
nuels. VI, 96-97, et XX, 133. 

Égyptibnux (Archéologie, épi- 
graphie). Voyez Amélineaa, 
BénédUte, Berend, Ber^mann, 



Bomiant, Edwards (Miss Ami- 
lia), Groff, Ledrain, Lejébmre, 
Loret, Maspero, Pottier, — 
( Architecture ). Voyez Maspero , 
RochemonUist (Dr). -^ (Chro- 
nologie). Voyez Robiou, — ( Cri- 
tique et philologie). \ oy tu Piehl 
(Karl). — (Ethnographie). 
Voyez Piétremont, — ( Un ma- 
nuel de hiérarchie), texte et 
traduction, par M. Maspero. 
XI, 25o, 309. — (Histoire 
et philologie). Voyez Maspero, 
— (Langue). Voyez BaiUet, 
Loret, fViedemwnn, — (Lexi- 
cologie). Voyez Lefébttre, — 
(Onomastique). Voyez Groff, 
Lefébttre, — ( Mythologie ). 
Voyez Maspero, — (Numis- 
matique). Voyez Jlon^^ (•^^)« 
RnUloat, 

ÉOYPTBENiiBS (Inscriptions). Voyez 
BaiUet, Bergmann (De), Da- 
ressy, Guieysse , Lefébure, 
Maspero, Rougé (De), — 
(IntaiUes). Voyez Ledram, — '\ 
(Mesures). Voyez Retdloid. — 
(Les flûtes) antiques, par 
M. Victor Loret XIV, m, 
197. — (Stèles). Voyez Mas- 
pero, RepiUout, 

É0TPTIBH8 (Le Kyphi, parfimi 
sacré des anciens), par Victor 
Loret. X, 76. — (Papyrus). 
Voyez Groff, Guieysse, Legrain , 
Maspero, Virey, — (Origine 
babylonienne des poids et 
mesures). Voyez HaUvy, — 
(Textes). \oyeiHorrack(De), 
Bougé (De). - (Textes histo- 



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410 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



riques). Voyei Guwysêê, — 
(Vie future chex lei). Voyez 
Maspero, — ( Zodiaques ). Voyez 
Bertrand, — (Tombeaux). 
Voyez Sck§il, Virey, 
ÉGYPTO-ARAiiiKf (PapyTus) du 
Louvre; note lur le mot *1 /p 
de ce papyrus qui désigne- 
rait une espèce de vin, par 
M. Groff (William N.). XI, 
3o5. — M. de Vogué voit dans 
ce mot un nom de mesure. 
XIII, 277. 
ÉGTPTOLOGn (M. Lefébure 
cherche dans V) des lumières 
nonvdles sur le chapitre X 
de la Genèse. XII, 167. 
ëgzu-SamaI, divinité sémitique 

éthiopienne. Voyez Dieus, 
EiMAD bd-Daclàh (S. E.), Mi- 
nistre de la presse à Téhâtua. 
Ofifre à la Société un exem- 
plaire du voyage du shah de 
Perse dans le Khorassan, ré- 
digé par Sa Majesté. Xm, 
509. 
Ekrsii. Adresse à la Société la 
première partie de son ou- 
vrage intitulé : TaHimi ede- 
hijryat, cours de littérature 
ottomane. I, 83. — Notice 
sur cet ouvrage, I, 100. — 
publie les Zemzkmè ou les 
Murmures, poésies turques; 
il en est rendu compte. 1 , 1 00. 
El, dieu sémitique éthiopien. 
Voyez Dieax. — Explication 
de ce nom divin. Voyez Ha- 
léty. 
El-Avama (Tablettes babylo- 



niennes à*) contenant la cor- 
respondance d'Aménophis ID 
et d'Aménophis IV avec leurs 
généraux de Syrie; elles sont 
publiées en transcription avec 
traduction par M. J. Ha- 

lévy. XVI, 298, 402; xvn, 

87, 20a; XVm, i34« 5io; 

XIX, 370, 499; XX, 333. 
— Cet important travail est 
cité dans le rapport annuel 

XX, ii5. — Voir aussi une 
communication de M. Ha- 
lévy sur ce sujet Xfll, i3, 
et Mattre (Le P.), Sc^, 
ScheU (LeP,), 

Elamitis ou ÉLTxiiifs (Langue 
des). Voyez OpperL 

EI-OEla (Inscriptions d*). Voyez 
lÀhyan. 

Éloha. Explication de ce nom 
divin. \0ye1HaU9y. 

Encrk di CHim (L'), son his- 
toire et sa fabrication. Voyez 
Jametel, 

Erper (L') indien, par M.Léon 
Fecr. XX, i85. 

ENiiéADB (Théorie sur T) de 
rÉgypte. Voyez Maspero, 

EpBiiiii (Saint) et ses œuvres 
inédites. Voyez Marim ( L'abbé), 

EpHTALms (Indo-Scythes et). 
Études sur l'Asie craitrale 
d'après les historiens chinois, 
par M. Specht. II, 317. 

Épigraphib (Notes d') et d'his- 
toire arabes , par M. Clermont- 
Ganneau. X, 496. — ara- 
méenne. Voyez Âraméenne, — 
cambodgienne. Voyez Cam- 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



417 



bodge, CambodginuM. — Him- 
ytrite. Voyez Gloser, HaUvy, 
DeretJfowg [J. et H,). — 
indienne. Voyei Senart — 
kmère. Voyex Lorgeou, Bul- 
letin de la Société acûdémiqne 
indo-ehinoise, — phénicienne. 
Voy. Phénicienne. — sâbéenne. 
Voyex Himfwriie. — sémitique. 
V<^ei Berger, Clermont-Gan- 
neau. Corpus. — syriaque. 
Voyez Syriaque. — tamu- 
déenne. Voyez Huber. — tuni- 
sienne. Yoyei Basset et Houdas. 

— du Yémen. Voyez Deren- 
bourg (J. et H.), Glaser, Ha- 

ËPiGRAPHiQim (Monuments) 
d'Édesse. Voyez Benan. 

Épitaphbs. Voyez Inscriptions. 

ÉpiritB aux Hébreux. Voyez 
Priedlander. 

Éphmss de saint Paul et saint 
Pierre en copte. Voyez Mas- 
pero. 

ËppiHG (P.^.). Réponse à qud- 
ques critiques formulées par 
M. J. Oppert dans l'article in- 
titulé : Un annuaire astro- 
nomique babylonien. XVIU , 
186. 

Èbb arsacide. Voyez Oppert. 

— des Çakas. Voyez Lévi 
[Sylv.). 

Eauc (Le dieu). Voyez Vercovtre. 

EscByiniAZAR. Communication 
de M. Clermont-Ganneau sur 
la date de son règne. I, 5a 4* 

— ( Note sur une phrase de l'in- 
scription d*), parM. Amiaud. 

XX. 



Vm, 38i. — Voyez aussi 
Bruston, Halévy, 

EspAOHB (Conquête de V) par les 
Arabes. Voyez Tailkan (Le 
P. J.). — (Voyage en) d'un 
ambassadeur marocain. Voyez 
Sauvaire. — (Mission biblio- 
graphique en). Voyez Cat. 

Essais oribiitadx. Publient uu 

mémoire sur la part de la 

France dans les grandes dé- 

' couvertes de l'orientalisme 

moderne. II, 3o (rap. an.). 

EsTHER (Étude sur le livre d'). 
Voyez Dieulafoy. 

Ethiopie (Histoire d'). Voyez Pe- 
reira, Perruckon (J.). — (Lan- 
gue ancienne de T). Voyez ff'ie- 
deman. — (Listes des rois 
d'). Voyez Drouin. 

Éthiofibr (Un fragment d'ono- 
mastique biblique en), par 
M Adalbert Merx. XVH, 274. 
— (Communication sur le 
nom du patriarche Noé en 
arabe et en), par M. Halévy. 
IV, 558.— (Vie de saint Abba 
Yohanni, texte) et traduc- 
tion. Voyez Basset. — (His- 
toire des guerres d'Amda 
Syon, traduites de 1'). Voyez 
Perruckon. — (Les sentences 
du philosophe Secundus en). 
Voyez Bachmann. 

Éthiopiuinb (Architecture). Voy. 
Baffray. — (Chronique) de 
Jean de Nikiou. Voyez ZoUn- 
berg. — ( Analyse de la Chro- 
nique) publiée par M. Basset. 
Voyez Drouin. — (Numis- 

28 

MVUMBMB atTIW*At«* 



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418 



NOVEMBRE.DECEMBRE 1892. 



nutiqne). Voyei Sckhtmker- 

ËTHiopnmiBi (Bapport sur les 
étudea) de 1887 à iSgi.Voyes 

BoJMt 

ÉTHiopunn (Sur les rou d'É- 
gyple). Voyei XE, 177 (rtp. 
an.). — (Cinq dieox sémi- 
tiques chez les), par M. Ha- 
lévy. n, 454. 

Ethhooiuphib, riuoumub de 
TAlgérie. Y oyei JEfaïuias. — de 
l'Aracan* Voyes Marre, — 
des tribos çomalies. Voye» 
Ferrand. — des peuples étran- 
gers à la Chine. Voyes Uêroey 
de Saint'Dmys (D'). — Juive. 
Voyes Loêb, — des races indo- 
chinoise et indo- pacifiques. 
Voyez Ketmê, — de Mada- 
gascar. Voyei RiaUê {De), — 
mandchoue. Voyez Harlem (De), 

— torque. Voyez Vamkéry, 
Étudm hibliques. Voyez Biblique, 

— bouddhiques. Voyez Feer, 
RegiuMd ei YimûzoumL — 
indiennes de 1882 à i884. 
Voyez FiiUM, — durant les 
quatre dernières années. Voyez 
Barih. -—juives. Voyez, Dsren- 
hour^, JastreWg Kaufmmtn, 
Loeh, Thioacourt (MoMrice), 
Voyez aussi Rtvne des études 
juives, — Un rapport sur le 
progrès de ces études par 
M. Th. Reinach est cité. XII, 
lai (rap. an.). — mand- 
choues. Voyez Harlez (De), — 
vanniques. Voyez Guyard, — 
sur les mœurs religieuses et 



sociales de i'ExtrémeX>rient 
Voyez i^aU(ii^.). 

Éttholoois (emjdoi primitif) 
des mots tArabe et Arabiei. 
Voyez Halhy, — du mot < an- 
nam 1. Voyei Herwy de StÔMi- 
Denys (Z)'). — des noms dtés 
par M. Zivaciji Modi des étapes 
entre Pichaver et Caboul, par 
IL J. Darmesteter. XIV, S37. 
— du mot « singalais •. Voyez 
OUivier BeaaregÊnL — du nom 
du Tibet Voyez Feer. 

Étymologiqi» (Afi^té) de l'é- 
gyptien et des langues indo- 
européennes. XX , 3 a o. 

Étanoilb (Des fragments de V) de 
saint Blalhieu sont publiés en 
dialecte copte bacbmourique 
par MM. Maspero et Bouriant 
XVI, i5S (r^). an.). 

ExcoMMCHiCATiON juiTK ( Histoire 
de 1'). Voyez Maurice. 

EXCURUOIIS BT RlC(MniAI88AVCU. 

Voyez Cockinchine, 

EsÂQksB, (Sur r ) et la correction 
des textes avestiques. Voyez 
Harlet(De), — biblique. Voyez 
Bâcher, Banmgarther , Budde, 
Derenbourg ( J. ) , Groff, HuUvy, 
Kautxsch et Socin, Lenonucut, 
Lévi (Israâ), Loekr. Ménard, 
Sidon,'Vemes, Voyez aussi quel- 
ques travaux sur ce si:get dans 
les rapports annuels. XII, 108, 
et XVI, ioo-io3« 

EuoA dit LàTon. Description 
et histoire de 111e de Djerba, 
traduite du manuscrit do 
cheikh Mohammed Abou Ras 



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TABLE DE LA YIII* SÉRIE. 



419 



Ahmed en-Naceor; œs^te fisTulia-Opi^NT. Étades sur les 
readadecet oavrage.Yn,95. mœurs religieuses et sùciuUs 



— Ce travail eité dam le rap- 
port «anud. Xn, i4o. 
ExoDK (Rédactiqn différente de 
r ) etde UGeaèse. VoyeiGro/. 



de TEatréme-Orieni , par sir 
Alfred Lyall; compte rendu de 
cet ouvrage. Y, Sic. 



FiLBiJU (Choix de) traduites en 
arabe parié, par liejdoub ben 
Kala&t; compte rendu de cet 
ouvrage. XVI, 373. — de 
La Fontaine, traduites en 
beri»àre, en hébreu et en 
arabe. Voyez Adda Fredj. — 
torques. Voyez Decourde- 



Faoiah. Donne sa démission de 
membre de la Commission 
des fonds et de membre de la 
Société. I, 5 11. — fiut con- 
naîtra les principaux travaux 
parus récemment sur l'his- 
toire de l'Islam. VI, 76 (rap. 
an.). 
Faidhbibb (Le général). Donne 
un court manud de l'arabe 
vulgaire du SénégaL XII, i3i 
(rap. an.). — publie, sous le 
titre de Langues sénégalaises, 
un manud pratique des lan- 
gues parlées au Sénégal. XII, 
i43 (rap. an.). 

Farguis (J.). Est reçu membre 
de la Société I, aSa. 

Fas (Fez). Son Université et 
l'enseignement supérieur mu- 
soiman. Vo]^ Delphin. 

FiTDiiTBS (Monuments et in- 



scriptions). Voyes Berchem 
{Mam van). 

Fayre (L'abbé). Publie avec tra- 
duction un poème malais sur 
l'incendie de Singapour en 
1828. IV, 131 (rap. an.). — 
Sa notice nécrologique. XIU, 
39 (rap. an.). — Entretien de 
Moïse avec Dieu sur le mont 
Sinaî. xn, âo (rap. an.), 

Fbbr (Léon). Études bouddhi- 
ques t comment on devient 
arhati: renseignements sur les 
arhaûs avec des spécimens 
des récits de la huitième dé- 
cade de l'Avadâna-çataka con- 
cernant les arkauA^ ho'j-i^o. 

— Cette étude citée dans le 
ra^K>rt annuel II, 43. — 
publie dans les ànnaiês du 
Musée Guimet des fragments 
extraits du Kandjour, traduits 
du tibétain et relatifs à la 
légende du Bouddha, disci- 
pline, dogme, morale, etc. 
Ibid, — résume dans la Revue 
des religians l'histoire et le 
mouvement des études zoroas- 
triennes, principalement en 
France. Ibid., bà (rap. an.). 

— Ses traductions du Kang- 

28. 



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4iO 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



gyoor et les obtervatioos nur 
ledictkmnaire tibétain-angUis 
de M. Jaeschke dans le Jowmal 
aiiaJdqutât i88a mentioniiées. 
n, ii5 (rap. an.). — publie 
one notice nécrologique sur 
H. A. Jaeschke et la liste de 
ses principales publications, 
n, 3i4. — Études bouddhi- 
ques (Suite): Gomment on de- 
vient deva; description des 
devas et spécimen des récits 
les concernant m, 5-34« — 
Comment on devient prêta; 
description et histoire des 
prêtas. Idid,, 109-134. — 
Ces études mentîoniiées dans 
le rapport annuel. IV, 48. — 
fait une communication sur 
dix-neuf manuscrits singhalais 
dont s*est enrichie la Biblio- 
thèque royde de Stockholm, 
m, 269.— Citée. IV, 49 (rap. 
an.). — traduit du baigaliles 
trente -deux récits du trône, 
version d*un recueil de contes 
sanscrits. IV, 5o ( rap. an. ). — 
Études bouddhiques (Suite): 
Les avadânas JâUkas. IV, 33a. 
— Le mariage par achat dans 
rinde aryenne. V, 464. — Ces 
études citées. VI, 37 et 45 
(rap. an.). — rend compte de 
l'ouvrage de Th. Duka, inti- 
tulé t Life and works oj Aie- 
xander Csoma de Koros. VII, 
384. — Comptes rendus des 
trois publications suivantes : 
CêJUdogne of the buddhist sans- 
crit mannscripU in the Uni- 



9ernty Ukrarj (Umbridy, hj 
CedlBendalL -^CeAaU^futf 
huddhistsanskrii momucriptf in 
the possession of tke Rejel 
Ana^dc Society (Hodgson col- 
lection), by professors Cowell 
and Eggeling. — CaUdoyee 
oJ the sanskrit manmecripts 
coUected in Népal and pre- 
sented te varwas Uhraries and 
leamed soeiedes, by Brian 
Hodgson, compiled 1^ W. W. 
Hunter. VII, 88-95. ^ Études 
bouddhiques (Suite) : Le tutra 
d*Upali, traduit du pAli avec 
des extraits du commentaire. 
Dt, 309. — (Suite) : Le com- 
mentaire de rUpdi-suttam. 
XI, 1 13. — Ces études citées. 
Xn, 64 (n^. an.). — rend 
compte de Touvrage de M. Ce- 
cil Bendall, intitulé : A jour- 
nej of Uteraty and ardueelù- 
pcal researdi in Népal and 
northem India dwring the lut- 
ter of i88à'i885, X, 54o. 
— Compte rendu des deux 
ouvrages de BL de Uariei. 
intitulés: Histoire de Vem^re 
de Kin et la Religion natMonale 
des Tartares, Mandehont et 
Mongols, XI, 539. — publie 
un article sur Timportance 
des actes et de la pensée dans 
le Bouddhisme. XQ, 64 (rap. 
an.). — Études bouddhiques 
(Suite) : NâtaputU et Nigan- 
tbas. XII, 209. — Cet artidc 
cité dans le rapport annud. 
XVI, 60. — rend compte 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



421 



^un ouvrage russe de M. Mi- 
naïef , contenant le texte sans- 
crit de trois ouvrages boud- 
dhiques. Xin, 5i4. — rend 
compte de la traduction faite 
par M. Gérard Devèze de 
la version tamoide du drame 
indien de Çakuntala. Xm, 
5a 1. — publie des considé- 
rations sur Tétymologie du 
nom du Tibet XVI, i6a (rap. 
an.). — Compte rendu du 
Comparative dictionaiy of thê 
Bihari langua^, by R. Hœmle 
and G. A. Gnerson. XVm ,370. 

— rend compte de l'ouvrage 
de M. de Hariez , intitulé : Le 
Yi-King, texte primitif rétabli, 
traduit et commenté. XVm, 
373. — Observations sur la 
version ouigoure de Tinscrip- 
tion trilingue communiquée 
par Bl Pognon. XIX, 161. 

— Nouvelles remarques sur 
cette inscription. XIX, 3^3. 

— traduit du sanscrit TAva- 
dÂnaçataka ou centurie de 
légendes. XX, 68 (rap. an.). 

— L'enfer indien. X}^, i85. 

— rend compte de l'ouvrage 
de M. Rockbill, intitulé : Tke 
land of the Lamas, notes of 
a jonmey tbrough Cbina, 
Mongolia and Tibet. XX, 
295. 

FiMMBS (Histoire des) illustres 
de llslam, en persan, par 
S. E. Ittimad ess-Saltanè. XI, 
a83. 

FiaiUD. Continue à publier ses 



notes historiques sur la pro- 
vince de Constantine. Il, 79 
( rap. an. ). — est reçu membre 
de la 3ociété..IV, 5..— étudie 
l'état de la province de Con- 
stantine sous les sultans de 
Touggourt Ibid., 93 (rap. an.). 

— résume l'histoire de la Tri- 
politaine depuis la décadence 
du royaume de Tunis. Ibid. 

— continue l'histoire des sul- 
tans de Touggourt et de Con- 
stantine. VI, 84, et XII, i4o 
( rapp. ann. ). 

FsiiRAifD. Publie une étude sur 
les tribus Çomalies. VI « 108 
(rap. an.). — annonce dans 
une lettre adressée à M. Bar- 
bier de M eynard la découverte 
de manuscrits arabes à Ma- 
tita (Madagascar). XI, 537. 

— fait paraître des notes de 
grammaire çomalie. XII, 178 
(rap. an.). 

Ferti^ (H.). Shafia Asar, poète 
persan satirique. Vil, 377. 

— Cette étude citée. XII, 
89 (rap. an.). 

FiovBiNss (Le catalogue des) an- 
tiques de terre cuite du Musée 
du Louvre est publié par 
M. Heuzey. II, a8 (rap. 
an.). 

FmoT (Louis). Est reçu membre 
de la Société. XVI, 544. — 
publie une étude sur la rdi- 
gion et le théâtre dans llnde. 
XX, 63 (rap. an.). 

Flach. Est reçu membre de la 
Société. V, 3ao. 



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kU 



NOVEMBtlË-DÉGEMBRE 1802. 



FuDscBiR (Hemricfa Ld>ereclit). 
Sa notice biogrtpbîqae. XII, 
ih (rap. an.). 

Flbuon indo-eoropéenne. Voyet 
Heniy. 

Flomdigb (Les momuneots ^yp- 
tîenf da Moiée de) sont pu- 
bliés par M. Berend. I, 85. 

Poix pnHie on ouvrage intitule : 
L'Inde à VExporition intgrna- 
timuJé de CalctaUL IV, 5i 
(rap. an.), 

FoLK-LORi du talmud et du 
midrasch. Voyei Lé9j {Itraâ). 
— Yoyei aussi Contes, U- 
gendu, et VI, 7g (rap. 
an.). 

PouGART. Étudie les procédés em- 
ployés par les cdonies phéni- 
ciennes établies en Grèce pour 
gréclser leurs dieux. IV, 67 
(rap. an.). 

PouGAOLD (Vicomte db). Publie 
une Reconnaissance an Maroc 
en i883-iSSâ. XVI, i î3 (rap. 
an.). 

FoiTCAUX. Fait connaître dans la 
Revue des religions un caté- 
chisme bouddhique, rédigé 
en 1881 par un Américain de 
llnde. n, 44 (rap. an.). — 
publie une nouvelle traduc- 
tion du Lalitavistara ûdte sur 
l'original sanscrit et en dé- 
fend l'antiquité. IV, 48, et 
XX, 66 (rapp. alin.). 

PoocHiR (A.). Est reçu membre 
de la Société. XIX, i5i. ~ 
Communication sur le Bud- 
dhâvatâra (rie du Bndda ), du 



XI* siède. XIX, 55^. -> Kse- 
mendra. Le BoddhâTatâra. 
XX, 167. 

PociLLBS à Gartbage. Yoyex 
Ddattre, Sainte-Marie {De), 
Vemat, — eo Egypte. Voyei 
Egypte. •— en Perse. Voyw 
Dienlajof [M^). 

PdUQuna. PuMie une étude sur 
l'esdavage en Gochincbine et 
en Annam. H, 117 (rap. 

Prajdikxl (Sigmund). Die aror 
mansehen Frem dw oert e r im 
àrabischen; compte reodu de 
cet ouvrage. X, i5i. 

PaAHCt (Ofînlon de llslam sur 
la) au milieu du xrr* siède. 
Voyes Dévie (Marcel), 

FtULVDn ABCHéOLOGIQUIS. Voyci 
Clermont-Ganneaa, Menant, 

FVoiDLAiiDBR. Étudie la s«cte de 
Bfdchissédec qui a préoccupé 
l'auteur de r^>ltre aux Hé- 
breux, n, 70-71 (rap. an.). 
— achève son étude sur cette 
secte et sur l'^ttre aux Hé- 
breux qull attribue comme 
l'École protestante du xvi* siè- 
de à ApoUos, le collègue 
alexandrin de saint Paul, et 
qu'il croit citée et attaquée 
dans le Talmud. IV, 77 (rap. 
an.). 

FujisHiiu. Voyez A^anon Fajis- 
huna, 

FmfiRAiixn des Hébreux. Voyei 
Bahelon, Schwab. — de l'An- 
nam. Voyez Lessertear. 

Fticn (Jules ). Glossariam grtfco- 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 423 

kebrmam, oder dsr giiechische tnr Knltnr n, Altertkamskun- 



WctrterschaJtt der jûdiichen 
Midrasehwerhe , ein Beitrag 



de; compte rendu de cet ou- 
trage. XIX, 373. 



Gadatés (Lettre de Darhii au 
satrape). Voyez Contin et Deâ- 
ehampt, 
Gaidoz. Étudie ie gymbdisme de 
la roue du soleil sur les mo- 
numents assyriens et chai- 
déens. VI, 91 (rap. an.). — 
publie un article sur un sa- 
crifice humain à Carthage. 
Xn, 101 (rap. an.). Voyei 
aussi CUmwnt-GanneaiL 
GAiGiniRK (H.). Est reçu membre 

de la Société. I, 533. 
Gal*ad et SchImIs (Histoira de) , 
roman arabe, par M. Zoten- 
berg. Vn, 97. 
GAm n. Gotôshi du Caire, 
mosquée de l'époque fiitimite. 
Voyez Berckan [Max van), 
Gahdhabvas (Le mythe indien 

des). Voyez Darmesteter. 
GATiisA (Le dieu). Voyez Bartet, 
Gautct. Est reçu membre de la 
Société. IX, 393. — refait le 
catalogue de la bibliothèque 
de la Société. XDI, 609. — 
Des remerciement» lui sont 
adressés , ainsi qu'à M. Specht , 
pour les soins qu'ils ont don- 
nés à la translation et à Tin- 
staiiation des livres formant 
le fonds Carrez. Ibid, 
QkOKs (Rectifications à l'histoire 



juive de Cr&tz portaAt sur la 
période des). Voyez Harluny. 

Gabdi (Arturo) y Socuts. Pu- 
blient un mémoire sur l'ar- 
chipd de Jola, qui est traduit 
dans le BaUetin de la Société 
indo-ckinoise. II, 53 (rap. an. ). 

Garvibr (Francis). De Paris au 
Tkibet, notes de voyage avec 
deux mémoires sur l'explora- 
tion de la Chine centrale et 
sur le rôle de la France dans 
ITExtréme- Orient H, 118 
(rap. an.). 

Garrbz. Est au secrétaire adjoint 
et bibliothécaire. IV, 563. — 
Sa notice nécrologique. XII, 
^91. — Hommage rendu k 
sa mémoire. XII, 5io. — 
M^ Andrée, née Garrez, sa 
sœur, offi% à la Société la 
partie orientale de sa biblio- 
thèque et un corps de biblio- 
thèque pour contenir ces ou- 
vrages. Des remerciements 
lui sont votés. XII, 498. — 
Sa vie et ses travaux. XVI, 
3i (rap. an.). 

Gassblin. Continue et achève la 
publication de son grand dic- 
tionnaire français-arabe. II, 
76;VI,78,etXX,iio (rapp. 
ann.). 



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4S4 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



GASTKOifOMiQUBa (Recoeil de 
poésies) d'Abou Iihaq HiUadj 
Chirasi , édité par Mina Habib 
Iffahani; compte rendu de 
cet ouvrage. Vm, 166. 

GÂTBÂa (Langue des). Voyes Se- 
nort. — de Zoroastre. Voyei 
DarmttUter. 

Gattkyeias. Publie, sous le titre 
de L'Arménie et Us Arméiûens, 
un résumé de Tbistoire d'Ar- 
ménie, n, 59. (rap. an.). — 
étudie la dérivation verbale 
dans les langues de la famille 
géorgienne. Ihid., io5 (rap. 



Gauoot (Octave). Est reçu 
bre de U Société. VI, 55i. 

Gauthe (Le lieutenant). Publie 
ses voyages au pays des Mois. 
II, Si (rap. an.). 

Gatr. PuUie les stèles de la 
XII* dynastie du Musée égyp- 
tien du Louvre et le livre des 
rois d*Égypte. XQ, 16^ (rap. 
an.). — donne une collection 
considérable de monuments 
coptes tirés du Musée de Bou* 
laq. XX, 127 (rap. an.). 

Gazaul (Suleimân). Est reçu 
membre de la Société, m, 
553. — o£Dre à la Société un 
manuscrit arabe de philoso- 
phie et une grammaire sy- 
riaque en langue arabe et en 
caractères karshuni; des re- 
merciements lui sont votés. 
IV, 562. 

GuRTa. Publie une traduction 
des aventures du japonais Ya- 



mada Nagamasa à Siam. î\\ 
i38 (rap. an.). 

Gsfto traduite d'après l'hé- 
breu. Voyes KmUz^ et Sùcin, 
Imomuuit — (Les fils de Miç- 
raîm dans la), par M. de Ro- 
chemonteix. XH, 6. — (Ré- 
daction difiiérente de la) et de 
l'Exode. Voyei Grof, — (Cri- 
tique des idées de M. DiHmann 
sur la formation de la). Voyes 
HaUtj. — (Titres des rois 
égyptiens mentionnés dans 
U), par M. MaUer. XIII, 
5So. 

GtKkfm (Université de). Une 
chaire d'ardiéc^ogie arabe y 
est fondée. XX, 10a (rap. 

Giifiii. PuUie des parties d'un 
voyage inédit dans llndous- 
tan du lorrain Thériot, qui 
décrit Tétot et l'histoire de la 
péninsule pendant la guerre 
dei778-i783.II,43(rq>. an.). 

GéoGEAPH» de l'A^g^nistan, 
de l'Afrique, de l'Algérie, de 
l'Annam. Voyes ces noms. — 
arabe. Voyes àboulféda, Arabe, 

— de l'Arabie. Voyes Arahie, 

— araméenne. Voyez Davoi 
(R.). — de l'Asie centrale. 
Voyes Asie, — assyrienne. 
Voyes Halhy, Marmier, — 
de la Bactriane. Voyei 
Drouin, — biUique. Voyes 
HaUvy, — du Cambodge. 
Voyes Cambodge, — de la 
Characène. Voyes Drwûn, — 
delà Chine, chinoise. Voyes 



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TABLE DE LA YIII* SÉRIE. 



4S5 



ces mots. — de ia Corée. 
Voyez Scherzer. — de l'E- 
gypte. Voyez Égjpte. — des 
îles de la Sonde. Voyez Par- 
mentier, — de l'Inde , de Tlndo- 
Cliine. Voyez Cameron, Reclus 
{Elisée), — de llndoostan. 
Voyez Thériot, — de la Judée. 
Voyez Maspero. — du Japon, 
japonaise. Voyez Barbier, Bons 
d'Anty, Milloju (De), — du 
Maroc. Voyez Hondas (0.), 
Neubaner, — de la Pales- 
tine. Voyez Clermont-Gaimeau, 
Halhy, Maspero, — delà Perse. 
YoyeiHeebu (Elisée). « deU 
Susiane. Voyez HaUvj, — delà 
Syrie ancienne. Voyez Halévj, 
Oppert, — de la Svrie moderne. 
Voyez Reclus (E.),— du Ti- 
bet. Voyez Datreuil de Rhins, 
— du Tonkin. Voyez Roma- 
net du CaiUand, Schneider. — 
de la Turquie, turque. Voyez 
Parmentier ( Le général) , Saad 
(Le If), — du Yémen. 
Voyez Ahmed Ràchid, Barbier 
de Meynard, — Yavan, sur le 
sens de ce mot en Orient et 
le pays qu'il désigne. Voyez 
Lenormant. 

GàohonL (Histoire ancienne de 
la). Voyez Monrier (J.), 

GioRfinif (Chota Rousthavâi, 
poMe) du xn* sièrie. Voyez 
Mowrier. 

GioBommi (Dérivation verbale 
dans les langues de la famiUe). 
Voyez Gatteyrias^ 

Gnitoii. Publie un article sur 



Paul de Bonnefoy, d'après les 
arcbives de Dijon. II, 74 
(rap. an.). — publie vingtr- 
neuf inscriptions inédites de 
tombes juives de Dijon, anté- 
rieures à Tan liao. IV, 81 
(rap. an.). 

GBasPACH. Publie les tapisseries 
coptes. XVI, i58 (rap. an.). 

Gbzkr (Inscription de). M. Ha- 
lévy croit que cette inscription 
marquait non la limite sabba- 
tique , mais la ligne de démar- 
cation entre le territoire im- 
pur et le territoire pur. I, 
267. 

Ghalib Edhim Bit (Ismail). 
Taqvùn - 1 - meskoukât - i - osmA" 
nieh on Traité de numis- 
matique ottomane; compte 
rendu de cet ouvrage. XVII, 
349* — Taqvtm-i'metkoukat- 
iSeljonkjeh ou Traité des 
monnaies des Seljoacides ; il en 
est rendu compte. XX, a 9a. 

GiBB ( E. J. W. ). Est reçu membre 
de la Société, m, 271. — 
Ottoman poems , translated 
into English verse, with in- 
troduction, biographie^ no- 
tices and notes; compte rendu 
de cet ouvrage. III, a8o. — 
The story of Djewad; a ro- 
mance by iUi Aziz efendi the 
Cretan, translated firom the 
turkish. m, 565. 

GiLGAMàs. Ce nom correspondant 
k cdui dlsdubar figure sur un 
cylindre babylonien; une com- 
munication est faite à ce sujet 



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NOYEMBRE-DÉGEMBRE 1892. 



4M 

par M. Oppert et insérée soos 
le titre : Le Penée chaldSeiu 
XVI, 545, 553.— EHecrtci. 
tée dans le n^port annnd. 
XX, ii6. 

GiPARU. Voyex Gopker. 

GnuuiD (L'abbé). Est reça 
membre de la Société. YII, 
85. — Sa notice nécrologique. 
Xn, ds (rap. an.). 

Glasbr. Un compte rendu de 
son voyage dans ITémen , d'où 
il rapporte deux cent soixante- 
seiie inscriptions on fragments 
d'inscriptions, est donné par 
MM. J. et H. Derenbonrg. 
IV, 3n, Voyei anssi Hcdévj, 

Gnostiquis (Traités). Voyei 
AmélinêaiL 

GoPHXR (Le mot bébren) est 
comparé par M, Hidévy à 
Tassyrien gipan. XI, 534. 

GoA (Langue de). Voyez Cardoso 
(Gonçalvès). 

Gowi (Db). Rend compte d'un 
ouvrage de M. Carlo Land- 
berg, intitulé : Proverbes et 
dictons de la province de Syrie, 
section de SajrdA. I, 533. — 
publie dans les Annales de 
r Extrême-Orient : Le Japon 
connu des Arabes. 'Il, i3o 
(rap. an.). — Notice sur Wil- 
liam Wrigbt , sa vie et ses tra- 
vaux. Xni, 522. — rend 
compte des Traités mysti- 
ques d'Avicenne, texte arabe, 
avec l'explication en français, 
par M. Mebren. XVI, 555. 

GoBJK (Db) et Rosbh. Publient le 



5* fascicule de la 3* série des 
Annales de Tabari. D, 3i6. 

GoGUTBR (A.). Traduit le traité 
de flexion et de syntaxe arabes, 
par Ibn Hijan; compte rendn 
de cet ouvrage. X, 363. — 
Cet ouvrage cité dans le rap- 
port annud. xn, i3i. — est 
reçu membre de la Société. 
XI, 282. — publie un manuel 
pour l'étude des grammairiens 
arabes, comprenantla'Alfiyyab 
dlbn-Malik, suivie de la La- 
miyyab du même auteur; 
compte rendn de cet ouvrage. 
xn, 355. — Cet ouvrage est 
cité. XVI, ii5 (rap. an.). 

GoLOzmBR (Ignax). Die Zâkiri- 
ten, Ikr Lehrsystem und iJtre 
Gesckiehte; compte rendu de 
cet ouvrage, m, 291. — pu- 
blie des renseignements histo- 
riques et légendaires sur la 
position du patriarche juif , le 
chef de la captivité. IV. 78 
(rap. an.). — montre dans la 
Revue des religions combien 
f Islam a été impuissant i 
supprimer chez les Arabes le 
culte des morts et cdui des 
ancêtres. VI, 75 (rap. an. ). — 
recueille les traces d'influence 
du christianisme et des Évan- 
giles sur l'islamisme primitif. 
XVI, 117 (rap. an.). 

GoNSB (Louis). Publie un ou- 
vrage sur l'art japonais. IV, 
20 et i38 (rap. an.). 

GoRRBSio (L'abbé), membre 
étranger de la Société; sa no- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



4S7 



liée n^erologiqne. XX , àà 
(rap. an.). 

GoscHsii (Une tectore rar la 
terre de ) est faite par M, Groff. 
XIV. 527. 

GorwALOT. Donne nne analyse 
détaillée des mannscrits les 
plus importants de la biblio- 
thèque de Kazan relatifs à la 
Chine. IV, ij8 (rap. an.). 

GoiméA. Sut la si^ûfication du 
nom de ce roi et ses inscrip- 
tions. Voyez Âmiand, Halévy, 
NahtL. — ' (La masse d'armes 
de). Voyet Hêùzey, 

Gourliân. Est reçu membre de 
ia Société. X, 5ii8. 

GouBOO PAAAiiiiiTA (Aventures 
de), contes tamouls. Voyez 
Detfète, 

OnAsn et FÛRsr. Contestent Fat- 
tribtttion faite par M. Th. Bei- 
nach des monnaies juives de 
Simon au gouvernement in- 
surrectionnd de Barcokhebas. 
XVI, 97 (rap. an.). 

GnAPnif (L'abbé). Est reçu mem- 
bre de la Société. XII, 5ii. 

Gii&FPin araméens. Voyez Ber- 
ger. — (Des) phéniciens sont 
envoyés par M. Sayce à la 
Commission du Corpus des 
inscriptions sémitiques. FV, 6 1 
( rap. an.) . — (Des ) phéniciens, 
cariens , chypriotes et grecs 
sont découverts par M. Mas- 
pero dans le temple d'Abydos. 
IV, 61 (rap. an.). 

Grammairi arabe. Voyez ce mot 
et Ddphin, Derenhourg (H.)» 



Qcgwyer, Pintù. -^ Dialecte de 
Syrie. Voyet Bea^thélentf (i.). 

— (Remarques sur la) arabe. 
Voyez Renan, — birmane. 
Voyez Birmane. — chame. 
Voyez ce mot — çomalie. 
Voyez Ferrand. — hébraïque. 

^ Voyei Chabot , Derenb<mtg (J.) , 
Metzger. — Qudques travaux 
sur la grammaire hâ>ralque et 
les grammairiens hébreux sont 
en outre indiqués. XII, 119, 
et XVI , 99 et suiv. ( rapp. ann. ). 
^-^ hindoustanie. Voyez Vinson, 

— mandchoue. Voyez HarUx 
(De), —-persane. Voyez Biber* 
stein KazimirsJd (IV) , Chodzko. 

— du sanscrit védique. Voyez 
Bergaigne {A.) et Hemy (F. ). 

— turque. Voyez MallouJ [N. ), 
Grammoiit (Db). Traite quelques 

détails de l'histoire de l'Al- 
gérie dans les derniers siècles, 
n, 80 (rap. an.). — entre- 
prend et termine lliistoire 
de la course algérienne. IV, 
92 , et VI, 83 (rapp. ann.). — 
donne l'histoire d'Alger sous 
* la domination turque Jusqu'à 
la conquête française. XII, 
i4o (rap. an.). 

Granjkaii. Publie et traduit un 
dialogue entre Rambha et 
Çuka sur l'amour delà science 
suprême. XII, 65 (rap. an.). 

GiubAULT. Retrouve à T^-Amar- 
na le tombeau du roi égyp- 
tien Khou en-Aten. XX, 132 
(rap. an.). — publie le Musée 
égyptien, recueil de mono- 



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NOVEMBRE-DkCEMBRE 1892. 



4S8 

meDtfl cboisU et de notices 
•or les fouilles en Egypte. Ihid, 

GnBc (Rapport des lettres corn- 
{^mentaires de l'alphabet) 
avec l'alphabet phénicien. 
Voyes CUrmotU-GanMtuL — 
(Gmtrat bilingue démotiqne). 
Voyes Berger, — (Le mot) 
tkérân, qui désigne un Phé- 
nicien dans l'inscription grec- 
que de l'âe de CÀs , cache un 
nom phénicien théopbore td 
que ^d YaUm, I, 5i3. — 
(Dictionnaire) -hébreu. Voyes 
First. 

GRioo-PDHiQUB (Art). Voyes Heor 
zey. 

Grbqqui (Formations analogi- 
ques de la langue). Voyez 
Henry, — (Brique araméo-) 
de Tdlo. Voyez VogAé [De). 

— ( Note de M. Clermont-Gan- 
neau sur une inscription) et 
palmyrâiienne. XV, 3o3. 

Ghicqubs (Des inscriptions bi- 
lingues) palmyréniennes sont 
étudiées et publiées par M. de 
Vogué, n, 149. Voyez aussi sur 
quelques mots de ces inscrip- 
tions QermtmX'GwmeaxL et DÛ- 
wd(K). — (Inscriptions) du 
Hauran. Voyez Clermoïa-Gan' 
neau. — (Inscriptions) en 
caractère hébreu. Voyez Le- 
normant, — (Inscriptions) du 
Louvre. Voyes Bohùm. — 
(Inscriptions) de Délos. Voyez 
Hùmdle. 

Gnscs (Graffiti). Voyez Maspero, 

— (Sur les origines du cîden- 



drier juif emprunté au calen- 
drier métonien des) de Baby- 
lone. Voyes Reinaek (TL). 

GAsrpiER. Est reçu membre de 
U Société. VI, 5. 

Gehbsoii. Voyez Eœnde. 

Gropp (Willam N.). Est reçu 
membre à vie de la Société. 
V, Sso. — &it une commu- 
nication sur la formation des 
noms propres et notamment 
des noms théophores, chez 
les Égyptiens. IX, a 98. — lit 
une note sur le mot Qlm du 
papyrus araméen du Louvre. 
XI, )84.— InsMe.i(û2., 3o5. 

— Cette noie est citée dans le 
rapport annud. XII, lao. — 
croit retrouver les noms de 
Jacob-Ei et de Josqph-El dans 
les listes de peuples vaincus et 
transportés en Egypte sous 
Touthmosislir. XII , io4 (rap. 
an.). — publie en transcrip- 
tions hiéroglyphiques le i2o- 
man des denx frères avec 
traduction latérale et lexique, 
étude sur le papyrus d'Or- 
biney. XII, i64 (rap. an.). 

— publie une étude sur les 
noms théophores ^[yptiens. 
Xn, i65 (rap. an.). — âudie 
le pronom égyptien de la pre- 
mière personne. Ihid. — rap- 
proche de, la l^ende de Jonas 
un fragment de papyrus ma- 
gique selon lequel on apaise 
la tempête en prononçant le 
nom d'Adonaï. XII, 499. — 
communique de nouvelles ob- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



4S9 



servatioiis soi^ les mots qU et 
ijlwi da papyriis araméen du 
Loavre. XIII, ii3. — Cette 
commanication insérée. Ihid. , 
1 1 4. — croit voir dans la Ge- 
nèse. XV, i3-i6, et dans 
TExode. Xn, 4o, deux ré- 
dactions différentes. Ibid, , 
371. — suppose que le docu- 
ment âohiste avait les formes 
pleines des noms des fils de 
Jacob et que le document 
jéhoviste présentait des for- 
mes écourtées; cette opinion 
est combattue par le prési- 
dent Xni, 275. — rapproche 
le talmudique qlba du mot 
qlbi du papyrus araméen du 
Louvre. XIII, 499- — pré- 
sente de la part de sa sœur, 
M"' Florence Groff, une édi- 
tion du ZaXn el-Afnam, conte 
des Mille et une nuits , extrait 
des manuscrits de la Biblio- 
thèque nationale, avec voca- 
bulaire ang^s et français. 
Xin, 5io. — fait une lec- 
ture sur la terre de Goschen. 
XrV, 537. — étudie les deux 
versions démotiques du décret 
es Canope. XVI, i5i (rap. 
an.]. — place aux bords du 
Nil la l^ende de l'arbre et de 
la £iute d*Ëve qu'il rapproche 
de l^endes égyptiennes. XX, 
97 (rap. an.). — étudie fex- 
pression hébraïque mot tamoid, 
Ibid, (rap. an.). 
Groff (M"* Florence). Publie un 
recueil de contes arabes. XII , 



i32 (rap. an.). — édite le 
Zaïn el'Âfnam, conte des 
Mille et une nuits , extrait des 
manuscrits de la Bibliothèque 
nationale. XVI . 1 1 7 ( rap. an. ). 

Gnoss (Henri). Publie un travail 
sur AbbaMari de Lunel. II, 
74 (rap. an.). — fiiit paraître 
un travail important sur Sim- 
son ben Abraham de Sens, 
rabbin du xn* siècle, adver- 
saire de Maimonides et l'un 
des principaux tosapkistet, IV, 
81 (rap. an.). 

Grosset. Est reçu membre de la 
Société. Xn, 5ii. — aborde 
l'histoire de la musique hin- 
doue et publie le texte le plus 
ancien sur la matière. XVI, 
65 (rap. an.). 

Grossi ( Vincenzo ). Est reçu mem- 
bre de la Société. VIII, 544. 

GuiifARD (Le capitaine). Résume 
l'histoire de la tribu des 
Ouled-sidi-Cbeikh. II, 81 
(rap. an.). — étudie k Fron- 
dah les Djedar, pyramides 
quadranguûires qui ont dû 
servir de catacombes aux 
chrétiens. Ibid,, 107 (rap. 

M.)- 

GuÉRiN. Publie la description et 
statistique des populations du 
Liban. IV, 75 (rap. an.). 

GuKRRiBR DB DuMAST ( Le baron ). 
Sa mort est annoncée au Gon* 
seiL I, a 55. — Sa notice né- 
crologique, n, 18 (rap. an.). 

Gumi. Traduit la complainte 
arabe de Gabriel Bar Kalal, 



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430 



NOVEMBRE-DiQEMBRE 1802. 



dvéque de Nicotie, mit la 
chuté de Tripoli ea 1389. VI, 
81 (rap. AU.). — puUifi la 
4* partie de la a* aectioa des 
ànmUi de Tohari compre- 
nant lei années de rkégire 77 
à 96 (696 à 7 15 de notre ère); 
compte rendu de cette publi- 
cation. VI, 39s* 

GramB (Paul). Publia U Ré- 
primande à un fianftio—aire 
tirée d'un papyrus AnastesL 
Xn, i65 (rap. an.). — re- 
prend les textea bktoriques 
du temple d'Ipaamboul et es- 
saye de reconstituer le texte 
de la bataille de Kadescb. 
Ihid., 166 (rap. an.). — 
donne une édition de l'in- 
scription historique de Séti I*' 
à Kamak et de Ramsès II 
à IpaambouL ihid,, i4S (rap. 
an. ). — étudie le régime agri- 
cole des terres royales au temps 
des Ramsaasides* Ihid,, i48 
(rap. an.). — publie une 
édition nouteile, avec com- 
mentaire et traduction, de 
l'hymne au NiL XX, t34 
(rap. an.). 

GumiT. Fait don de son musée 
des religions à la villa de 
Paris. IV, 16 (rap. an.). — 
est nommé membre du G>n- 
seiL XX, 319. 

Gun. Donne le texte et la tra- 
duction d'une improvisation 
d'Abd-el-Kader sur la red- 
dition de Tlemcen. IV, 93 
(rap. an.). — publie un ou- 



vrage intitulé : Bouha^ lé- 
gende arabe. XII, i38 (rap. 
an.). 

GuJASTAK AiiLiiH (Le). Est tra- 
duit du peblevi par M. Bar- 
tfaâamy (A.). XII, 81 (rap. 
an.). 

GupTA (Monnaies de la dynastie 
impériale de) et cachet de 
Kumara Gupta IL Voyes 
Dnuin (fi.). HiMnde {Budolf) 
et Smkk (V, À.). 

GuTÂiD (St). Fait une comma- 
nication sur qudques parti- 
cularités des inscriptions de 
Van. I, a6i. — reprend l'exa- 
men de ces inscriptions d'a- 
près les estampages de M. Dey- 
roUe. I, 517. — pense que les 
caractères inconnus qui figu- 
rent sur un document cunéi- 
forme publié par M. Pinches 
dérivent de l'alphabet phéni- 
cien. I, 534. — publie le 
Divan de Beha-ed-din-Zoheir, 
variantes an texte arabe de 
Palmer. II, 76 (rap. an.), — 
Ses recherches sur les in- 
scriptions de Van sont men- 
tionnées dans le rapport an- 
nuel n , 86 et 87. — Nouvelles 
noies de lexicographie assy- 
rienne; détermination du sens 
dequelques mots par les textes, 
n, 184. ~ Citées dans le 
raf^MMi annud. IV, 99. — 
Note sur qudques passages des 
inscriptions de Van. II, 3o6. 
— Gtée. IV, io5 (rap. an.). — 
offre au nom de BL Qennont- 



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TABLE DE LA YIII* SÉRIE. 



431 



Ganneaa on esemplaire ma- 
nascrit da Catalogne des ma- 
nuscrits et imprimés arabes 
appartenant à diverses biblio- 
thèques mnsidmanes de 
Damas et dressé par un 
savant musulman de Jérusa- 
lem, Yousef el-Kbaldy. Il, 
533. — maintient contre 
M. Haupt Tancienne tran- 
scription du ich et de 1 « as- 
syriens, n, 535. — fait une 
communication sur Torigine 
des cbiffires arabes dans les- 
quels il voit les neuf pre- 
mières lettres d'un alphabet 
sémitique dérivé du phéni- 



den. m, 271. — publie une 
note sur une nouvelle racine 
assyrienne barû différente de 
barâ t voirn HI, 274.— Cette 
note est citée duks le rap- 
port annud. IV, 99. — Études 
vanniques : hypothèses, cor- 
rections et suggestions nou- 
veilas au si^t de certains 
mots et de certains signes. 
m, 499* — La civilisation 
musulôoiane; leçon d'ouverture 
&ite au Collège de France, 
citée dans le rapport annuel. 
IV, 27 et 83. — publie un 



tableau de l'histoire, des in- 
stitutions et de la civilisation 
du khalifat d'Orient Ibid., 
86 (rap. an.). — achève la 
traduction de la Géographie 
d'Àboulféda, commencée par 
M.;,Reinaud. Il, 3i5,et IV, 87 
(rap. an.). — examine dans ses 
questions suméro-accadiennes 
les c<Aoordances entre l'acca- 
dieu et l'assyrien. IV, 98 (rap. 
an. ). — Sa notice nécrologique. 
IV, 385 et 557. — Notice 
biographique. VI* 18 (rap. 
an.). Voyei aussi Barbier de 
Meynard, 
GimsBB (Georges). Est reçu 
membre de la Société. XI, 
a8i. — Sa notice nécrolo- 
gique. Xm, 5a6, et XVI, 36 
(rap. an.). — Notes d'épigra- 
phie indienne, avec une in- 
troduction de M. Sylvain Lévi. 
XVI, 379. — Elles sont citées 
dans le rapport annuel» XX, 

7»- 
GïïaMSJLTL M. Darmesteter publie 
dans la René eritiqme des ob- 
servations sur les essais tentés 
pour faire de cette langue une 
langue littéraire et philoso- 
phique, n, 4a (rap* an.). 



H 



Habakuk (Étude sur le pro- 
phète). Voyez Banmgartntr, 
Habib EmiDi. Publie un ma- 



ie titre de Debestân-è-parsy 
ou Écde du persan; il en est 
rendu compte. XVm, 199. 



nuei de langue persane sous Hâdhkamout (Le) et les colo- 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



432 

nies arabes dans l'archipd 
Indien, par M. Van den Ba*g; 
compte rendu de cet ouvrage. 
IX, 536. 

Hadhumàtb (Stèles rapportées 
de l'antique). Voyei Berger. 
— (Exploration de la nécro- 
pole d*). Voyex Vincent ( Le oh- 
Und). 

Haggada du xif* siècle. Voyei 
ScktDab. 

Uagoard (W.) et Li Stuangi. 
publient Tke Vazir of Lan- 
kwran, apersian p/aj; compte 
rendu de cet outrage. I, 99. 

Halbvy (J.). Signale dans la 
langue accado - sumérienne , 
dont il conteste d'ailleurs 
l'existence, une série d'ex- 
pressions t^ement empreintes 
du génie sémitique qu'elles ont 
pu lui servir à restituer plu- 
sieurs passages altérés de la 
Bible, I, 84. — annonce qu'il 
a réussi à déchiffrer les in- 
scriptions thamoudiques dé- 
couvertes en Arabie par 
M. Huber. Ibid,, 91. — croit 
que l'inscription de Gezer 
marquait non la limite sab- 
batique, mais la ligne de dé- 
marcation entre le territoire 
impur et le territoire pur. I, 
257. — propose de lire dans 
une inscription araméenne 
publiée par M. Renan, dans 
sa mission en Phénide, hâdên 
t ceci B , le groupe qu'on avait 
traduitpar «sodé B.I, 357. — 
propose de voir dans le mot 



vannique nimoHni l'assyrien 
niman ccampi, et dans le 
mot nndine l'assyrien nndvL 
cmorti. I, 360. — explique 
la première partie du nom 
de roi Pnmaîyaton par Yégfp- 
tien pwntd fchati. I, Su. — 
identifie Oumm • al -'Awamid 
avec la ville d'U&uu des in- 
scriptions assyriennes, forme 
qu'il retrouve dans le nom 
propre Ousoos. I, 5i3. — 
&it qudques observations sur 
l'emploi des lettres faibles 
comme marque des voydles 
dans les langues sémitiques. 
I, 53 4* — discute l'authen- 
tidté des inscriptions hébraï- 
ques de Crimée découvertes 
par M. Chwolson. Il, 63 (rap. 
an.). — établit d'après cer 
tains textes bibliques et assy- ^ 
riens la croyance k l'immor- 
talité de l'âme chez les Juifs. 
Tbid., 65 et 66 (rap. an.). — 
fait appd, dans ses Mélanges 
de critique et d'histoire rdati& 
aux peuples sémitiques, à la 
tablette babylonienne de la 
création pour éclairer la cos- 
mogonie phénicienne de Phi- 
Ion de Byblos. Ibid,, 66 (rap. 
an.). — restitue la forme 
juive ou judéo-chrétienne de 
la parabole du bon Samari- 
tain. Ibid,, 70 (rap. an.). — 
— considère comme sémiti- 
que le nom de Gudéa qu'il 
Utfuièa; expose toutes les aflfi- 
nités qu'il reconnaît entre les 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



433 



inscriptions du second système 
et l'assyrien proprement dit, 
et rëanit sar le même sujet 
un certain nombre de mé- 
moires importants sous le 
titre de Mélanges de critiqne 
et d^kistoire, Ibid., 83 (rap. 
an. ). — il y donne une étude 
sur les noms de nombre su- 
mériens. Ihid,, 84 (rap. an.). 
— publie les documents re- 
ligieux de l'Assyrie et de la 
Babylonie. Ibid, — fait une 
communication sur le mot 
ojpenaz du livre de Daniel 
correspondant au persan oi- 
/>«!/, qui ne serait pas un 
nom propre, mais désignerait 
un fonctionnaire. Il, 379 et 
282. — Cette explication ci- 
tée dans le rapport annuel. 
IV, 76. — Miscellanées sémito- 
logiques : Damayanti et Nouh; 
la légende arabe sur Bourhout ; 
cinq dieux sémitiques chez les 
Ethiopiens, El, Egzia-Samaï, 
Astar, Sams, Mahram. Il, 
432-454. — Ces articles cités 
dans le rapport annud. IV, 
87 et 95. — fait une commu- 
nication sur plusieurs mots 
hébreux. H, 629. — présente 
quelques observations sur les 
textes de l'épopée babylo- 
nienne publiée par M. Haupt 
et sur le nom du héros , lu 
Nemrod par quelques-uns et 
Is-tu-bar par d'autres , et qui 
serait Sad-masi tqui abaisse 
les montagnes •. UI, 77. — 



Observations sur les inscrip- 
tions sabéennes publiées et 
traduites par MM. Joseph et 
Hartwig Derenbourg dans un 
article intitulé : Etudes sur 
l'épigraphie da Yémen, III, 99. 

— Gtées dans le rapport 
annuel. IV, 96. — Coup d'œil 
rétrospectif sur l'alphabet 
libyque. III, 253. — Cette 
étude citée. IV, 128 (rap. 
an.). — identifie le pays des 
Soute des inscriptions cunéi- 
formes avec la Séticène des 
auteurs classiques. HI, 272. 

— montre les diverses formes 
du nom de Bactres. Ibid, — 
donne une explication du 
mot hébreu post-biblique tar- 
negol ccoq». III, 268. — ex- 
pose une théorie nouvelle de 
l'origine babylonienne de l'é- 
criture perse. III, 554. — 
donne une étymologie nou- 
velle du mot hébreu sanveritn 
t cécité 1. Ibid, — ajoute quel- 
ques conjectures à propos 
des mots nS^ et r)3» con- 
tenus dans les inscriptions 
nabatéennes découvertes par 
M. Doughty. m , 555. — donne 
un compte rendu important 
du livre de M. Taylor, inti- 
tulé : The alphabet. IV, G4 
(rap. an.). — recherche dans 
le Talmud des Aggadot d'ori- 
gine sadducéenne et y re- 
trouve des échos de trois 
dogmes sadducéens. IV, 79 
(rap. an.). — présente des 

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^^k 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



observations sur la lecture 
de l'alphabet de Safa. IV, 
yS (rap. an.). — résume et 
critique les idées de M. Dill- 
mann sor la formation de la 
Genèse et du Livre de Josaë. 
Ibid, — rend compte du Se- 
pher Tahkemoni, publié par 
P. de Lagarde. IV, 81 (rap. 
an.). — publie des notes de 
lexicographie assyrienne. IV, 
98 (rap. an.). — voit dans 
les textes cosséens de la col- 
lection Rassam. puUiée par 
M. Delitzsch, une variété du 
système hiératique ordinaire. 

IV, 99 (rap. an.). — fait 
une communication sur le 
nom du patriarche Noé en 
arabe et en éthiopien et pré- 
sente des considérations sur 
les lettres qui se sont dé- 
doublées en arabe. IV, 558. 
— Note sur Temploi primitif 
des mots arabe et Arabie. IV, 
564 et 568. — Elle est citée 
dans le rapport annud. VI, 
61. — explique le mot mwnmu , 
épithète de la mer, dans la 
tablette assyrienne de la créa- 
tion. V, 321. — émet qud- 
ques conjectures sur le nom 
de Rabbat que portent dans 
la Bible les capitales des 
Moabites et des Ammonites. 

V, 325. — Cette note men- 
tionnée. VI, 67 (rap. an.). — 
présente quelques observations 
sur deux allusions à des Xoyta 
de Jésus contenus dans le Mid- 



rash Qohelet V, 3a8. — 
pense, comme Bi. Oppert, 
que les pronoms assyriens du 
type yoMkn se sont formés par 
andogie d'après le pronom 
régime de la 3* personne. 
Ibid, — Communication sur 
la question de savoir si Ton 
parlait encore hébreu au temps 
de Jésus; il pense que Tara- 
méen était déjà en usage à 
r^M>que des Septante. V, 
33 1. — Cette communica- 
tion citée dans le nq>port 
annud. VI, 69. — propose 
qudques corrections heureuses 
à la traduction, faite par 
M. Bei^er, des inscriptions 
nabatéennes de Médain Saleh. 
VI, 58 (rap. an.). — Ses con- 
clusions tirées de ces inscrip- 
tions. VI, 60 (rap. an.). — 
explique les noms divins El, 
Eloka , Baal, AthtorH et Yahwé. 
VI, 67-68 (rap. an.). — pro- 
teste contre les empélements 
de Tassyrien sur la philologie 
hébraïque. VI, 69 (rap. an.). 

— propose d'expliquer le betk 
initid de certains noms pro- 
pres énigmatiques comme un 
abrégé de ab cpère». Ibid, 

— dève des objections contre 
le rapprochement de la lé- 
gende de Bartholomée et celle 
du démon Bar-Tdmion dans 
le Tdmud. VI, 70 (rap. an.). 

— étudie plusieurs spécimens 
de \ases judéo- babyloniens 
trouvés dans la nécropole de 



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TABLE DE LA VHP SERIE. 



435 



HiUah. VI, 71 (rap. an.). — 
r^Mnd aux objections de 
M. Schrader contre sa théorie 
au stijet de la langae acca- 
dienne et publie un ouvrage 
intitulé : Aperçu grammatical 
de l'aUographie anyro-hahyh- 
nienne. VI, 88 (rap. an.). — 
traduit et commente un hymne 
assyrien à Ishtarit et exj^que 
le mot qaduhtn, VI, 91 (rap. 
an.). — publie des obser- 
vations sur la mythologie 
assyrienne. Ibid, (rap. an.). 
— fait connaître les travaux 
de M. Reinisch sur la famille 
de langues non sémitiques 
pariées en Abyssinie. VI, 109 
(rap. an.). — Essai sur l'ori- 
gine des écritures indiennes, 
qu'il place au it* siède A. C. 
a\ec deux planches de carac- 
tères. VI, a43. — n est cité 
dans les rapports annuels. VI, 
44» et Xn, 02. — Note sur 
l'origine de l'écriture perse. 
VI, 480. — Mentionnée dans 
le rapport annuel. XII, 78. -^ 
présente une interprétation 
nouvelle et quelques détails 
importants sur l'inscription 
de Teima. VI, 55 1. — pro- 
pose un nouveau sens pour 
l'inscription de Ma*soub. VI, 
552. — croit retrouver trois 
nouveaux dieux sémitiques 
dans les noms de PV « IDK et 
IDC- VI, 552. — commu- 
nique la légende d'un cylindre 
conservé au Louvre et portant , 



en caractères néo-susiens, les 
mots : Ku-har^u-man , roi des 
Mandou, et montre que ces 
peuples, qui habitaient au 
nord-est de la Mésopotamie, 
parlaient une langue appa- 
rentée au néo-susien. VII , 33.3. 

— signale un cachet de tra- 
vail hittite, portant en cunéi- 
formes assyriens la légende 
A-ya-a-hu-i , serviteur de Yarim- 
lim , et analyse ces mots. VII , 
333. — Cet article cité dans 
le rapport annuel. XII, i55. 

— propose une explication 
du groupe lmy'ams, qui 
figure sur plusieurs ex-voto 
carthaginois. Vil, 334. — 
présente quelques considéra- 
tions sur l'expression phéni- 
cienne pX 2/N qui paraît 
être un titre honorifique. VII , 
339. — traite du nom géo- 
graphique 10*7D du xxvu* cha- 
pitre d'Ézéchiel. VU, 34o. — 
L'étoile nommée Kakkab mesri 
en assyrien. VIII, 369. — 
Cette étude citée dans le rap- 
port annud. XII, i5o. — 
communique une lettre de 
M. Mahler, astronome à 
Vienne, à propos de cet article 
et confirmant l'identification 
qu'il a proposée. VIII, 544. — 
fait deux communications re- 
latives, l'une aux noms d'au- 
teurs mentionnés le plus 
souvent dans l'agriculture na- 
batéenne d'Ibn Wahchia et 
l'autre à quelques mots de 

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436 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



vieux turc qui se trouvent 
dans les inscriptions syriaques 
de Semiretschié. VIII, 545. 

— propose une nouvelle lec- 
ture, pour un mot, de l'in- 
scription punique du vase de 
Tripoli et voit dans un mot 
de l'inscription de Mésha le 
nom sémitique du cèdre fe- 
melle, symbole d'Astarté; pro- 
pose en outre une restitution 
pour la ligne 17 de cette 
dernière inscription. IX, 393. 

— discute l'identification du 
pays d'An-zan avec la Perse. 
Ibid. — signale dans les textes 
assyriens un ordre d'énumé- 
ration semblable à celui du 
Mane, Thecd, Phares, et 
l'épeUation Samunuyatunu 
pour le nom phénicien Ësch- 
mounyaton. IX, 5o5. — fait 
une communication sur un 
essai de déchifl&ement de plu- 
sieurs mots contenus dans les 
inscriptions hittites. X, 6. — 
propose une nouvelle lecture 
du titre des rois indo-scythes 
et deux autres lectures de 
mots sur les monnaies. X, 
529. — interprète un passage 
de l'inscription de Méshâ. X, 
533. — commente une ta- 
blette babylonienne qui énu- 
mère les mots exprimant 
l'idée de dieu et de déesse 
dans plusieurs langues par- 
lées en Babylonie et dans les 
pays voisins , et démontre que 
l'idéogramme din-gir vient de 



diffiru et est expliqué par hi- 
/i6D • protecteur». XI, 396, et 
XII, i5o (rap. an.). — com- 
pare le mot hébreu gopker au 
babylonien giparu et propose 
plusieurs corrections au livre 
des Juges. XI, 534. — fait 
remarquer que l'indication du 
mont Seir à Nazareth par le 
voyageur musulman Ali el- 
Herewi n'est pas sans rapport 
avec ce fait que le nom de 
J^us est transcrit en arabe 
par le nom d'Ésaû. XI, 587. 

— fait une communication 
sur le titre phénicien y^TO 
D^^D'IDn qii'ii traduit par « in- 
terprète des CariensB. XI, 
538. — explique par t idole» 
le mot Adlan de l'inscription 
de Tabnith. XII, 94 (rap. 
an.). — étudie dans ses Br- 
cherches bibliques le x* cha- 
pitre de la Genèse. XII, 107 
(rap. an.). — examine le 
XIV* chapitre de la Genèse et 
identifie Amraphd avec Ham- 
murabL XII, 109 (rap. an.). 

— retrouve dans le Talmud 
les noms de Kalila et Dimna. 
XII, 117 (rap. an.). — re- 
prend l'étude de la stèle ara- 
méenne de Teima et montre 
l'extension qu'avait l'araméen. 
Ibid., 124 (rap. an.). — ex- 
plique le nom de Nimrod par 
l'assyrien iVamanii/a c lumière 
de l'Orient», qui serait l'équi- 
valent par synonymie de 
Namra-sit, lecture de i'idéo- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



437 



gramme Izdubar, et le nom grec 
Saosdoachinos par mie forme 
assyriemie Shamash-dum-ukin 
t Shamas a consolidé le nom ». 
XII, i5o (rap. an.). — ré- 
fute le livre de M. Sayce sur 
la rdigion des anciens Baby- 
loniens; étudie Tétoiie nom- 
mée en assyrien Kakkab meiri. 
Xn, i5o (rap. an.). — Ses 
recherches sur le caractère de 
la iangne hittite, qui serait 
sémitique, citées dans le rap- 
port annuel. XII, i55. — pré- 
sente une nouvelle explication 
de la formule phénicienne 
12 ^21H 12 pX C^K. Xn, 
5oo. — communique un pas- 
sage d'une lettre bahylonienne 
adressée à Aménophis lU, 
dans laquelle le nom de la 
Babylonie est Sanhar. Ibid., 
5oo et 5o5. — Son opinion 
sur le mot Loid, Ibid,, 5 12. 
— explique les mots phéni- 
ciens Tarn et Lamhat. Ibid,, 
5i3. — explique le nom ba- 
bylonien Âd-gi-e-^ii par Malak- 
edn fie dieu Mdak est uni- 
que t. Ibid., 5i5. — Note 
sur le nom d'une citadelle du 
royaume d'Édesse écrit Ma- 
nonoorra Auuréth. Ibid. — 
Origine assyrienne du mot 
hébreu tébâh c arche». Ibid., 
5 16. — Ces études sont men- 
tionnées dans le rapport an- 
nuel. XVI, iZà' — signale 
les particularités des textes 
babyloniens trouvés en Kg>pte 



et relatant la correspondance 
entre des rois de ce pays et 
des princes de la Syrie. XIII, 
11 3. — conteste l'identifica- 
tion de la ville de Sipara 
avec la ville de Sefarvaîm 
de la Bible et explique la 
seconde partie du i5* verset 
du psaume 63. XIQ, 376 et 
280. — Note sur la géogra- 
phie de la Syrie et sur les 
Cosséens. XHI, 499 et Sot. 
— Note sur les noms propres 
hittites. XIII, 5o5. — pré- 
sente quelques observations 
sur l'article déterminatif dans 
le dialecte arabe de Lihyan. 
XIV, 527. — Elles sont citées 
dans le rapport annuel. XVI, 
11 4* — communique les ré- 
sultats de ses recherches sur 
l'origine babylonienne des 
poids et mesures égyptiens; 
sur le Naharim des Égyptiens 
qui serait le même que le 
Nalri des Assyriens ; sur la géo- 
graphie de la Syrie dans les 
inscriptions égyptiennes et sur 
l'importance du negeb pour 
les Hyksos ainsi que du nom 
royal Pachnan. XV, io3. — 
présente des observations sur 
la traduction de plusieurs 
inscriptions araméennes du 
Corpus : fixe à 782 A. C la 
date de l'inscription rédigée 
pendant i'archontat du Rab- 
sarîs Sinsarrusur; cherche à 
établir à l'aide du nom Àrzapi 
que la lettre cunéiforme en- 



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438 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



voyéc par un roi de ce pays 
à Aménophis m ne vient pas 
de la ville de Resef , mais d'un 
pays d'Asie Mineure. XV, 232. 
— appelle l'attention sur 
deux noms propres d'origine 

perse, nnSIDD et K3n iriN, 
qui figurent dans le fasci- 
cule araméen du Corpus, XV, 
2^1. — Observations sur 
le mot u^2 des inscriptions 
néo-puniques. Ibid,, 2^2. — 
fait une communication sur 
quelques points de la religion 
des Mandéens. XV, 477. — 
explique l'expression nnhashi, 
daignant sur les briques d'El- 
Amama une région de la 
Syrie. XV, 479. — publie 
une étude sur le royaume hé- 
réditaire de Cyrus. XVI, 70 
(rap. an.). — croit retrouver 
dans le psaume 68 l'œuvre 
d'un des prophètes contre qui 
Jérémie a lutté. Ihid., 93 
(rap. an.). — croit voir dans 
les tablettes d'El-Amama une 
confirmation de l'identifica- 
tion d'Amraphel avec Ham- 
murabi. Ibid., 65. — montre 
que les données de la Bible 
relatives au meurtre de Sen- 
nachérib sont confirmées par 
la chronique babylonienne. 
Ibid., 96 (rap. an.). — cher- 
che à identifier les noms de 
Tarshish, Elisha, Rifat et 
Gomer de la Genèse. XVI, 
96 (rap. an.). — rend compte 
de l'ouvrage de M. Glaser sur 



l'Arabie méridionale. XVI, 
129 (rap. an.). — fiût un 
examen critique des sources 
relatives à la persécation des 
chrétiens du Nedjran. XVI, 
i3o (rap. an.). — donne la 
transcription des inscriptions 
de Gudéa en assyrien vulgaire. 
XVI, i32 (rap. an.). — La cor- 
respondance d'Aménophis m 
et d'Aménophis IV. Tablettes 
babyloniennes de Tell d- 
Amama, transcrites et tra- 
duites. XVI, 298 et 4o2. — 
(Suite.) XVn, 87, 202 et 496. 

— (Suite.) XVra, i3d,5io; 

— (Suite.) XIX, 270, 499. — 
(Suite et fin.) Index des noms 
propres contenus dans les ta- 
blettes. XX, 253. — Cet im- 
portant travail est cité dans 
le rapport annuel. XX, 45. 

— fait une communication 
sur certains fragments de 
cette collection trouvés à 
Jérusalem, qui émanent du 
préfet de la viHe et men- 
tionnent des noms de ville 
de la Palestine méridionale. 
XVn, i4o. — présente qud- 
ques observations sur le nom 
de l'étoile appdée en assyrien 
Kavkav miiri, XVII, 332. — 
discute le vrai nom du héros 
désigné par l'idéogramme Ix- 
du-bar. Ibid. — rend compte 
de l'ouvrage de M. Karl AI- 
brecht, intitulé : Die im 
Tahkemôni vorkommenden An- 
gaben ûber HarizCs Leben, 



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TABLE DE LA Vlir SÉRIE. 



439 



Stndien nnd Reisen. XVU, 
353. — Compte rendu de 
l'ouvrage de M. Rudde, inti- 
tulé : Bemerkungen zum Bnn- 
desbueL XVU, 545. — re- 
prend l'étude de l'inscription 
phénicienne de Sidon. XVni, 
i3. — Cette étude est citée 
dans le rapport annuel. XX, 
87. — Observations sur l'in- 
scription de Panéinou,XVni, 
i5. — Note sur quelques 
noms propres assyro-palesti- 
niens qui se rencontrent sous 
forme idéographique dans 
les vieilles inscriptions de 
Sirtello et de Tell-Amama. 
XVm, 545. — Note sur son 
interprétation dés inscriptions 
funéraires herhères et des 
noms propres en a. XIX, 
159. — Note sur le nom géo- 
graphique hébreu Pathrot «qui 
serait une corruption de Pi- 
thom, ville située dans le 
pa)s de Goschen. XIX, 370. 

— Note sur deux passages 
des inscriptions nabatéennes. 
XIX, 371. — présente un 
essai de traduction de l'in- 
scription ouïgoure de M. Po- 
gnon. XIX, 3.^2. — rend 
compte du glossaire phénicien 
du D* A. Bloch. XIX, 376. 

— Note sur le titre de Baal 
Hamon du dieu phénico-car- 
thagînois; ce nom signifie 
• maître de l'Amanus». XIX, 
564. — Note sur quelques 
noms géographiques de la 



Syrie septentrionale identifiés 
par M. Sachan. XIX, 557- 
565. — fait connaître les tra- 
vaux de M. Chwolson sur les 
inscriptions funéraires syro- 
nestoriennes découvertes aux 
confias de la Chine dans le ter- 
ritoire de Semirijetschie. XX , 
95 (rap. an.). — croit trouver 
dans certaines caractéristiques 
du christianisme turc, et en 
particulier dans l'emploi du 
cycle animid dans le calendrier, 
la preuve que le christianisme 
a été porté dans l'Asie centrale 
par des prêtres de l'Église 
égyptienne. Ibid, — r^nit 
et classe les données relatives 
à la Palestine dans les ta- 
blettes de Tell-Amama. XX, 
97 (rap. an.). — interprète 
le psaume ix et quelques 
psaumes de l'époque d'Ézë- 
cliias. XX, 99 (rap. an.). — 
publie des études sur le su- 
mérien préhistorique d'après 
M. Lehmann et sur la cos- 
mologie babylonienne d'après 
M. Jensen. XX , 1 1 8 ( rap. an. ). 
-^ rend compte de la traduc- 
tion faite par M. Bachmann 
de la version éthiopienne des 
sentences du philosophe Se- 
cundus. XX, i84« — fait un 
exposé de la religion man- 
décnne, d'après le livre de 
M. BrandtXX, 95 (rap. an.). 
— présente, de la part de 
M. Perruchon, une édition 
avec traduction et commen- 



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440 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



taire d'ime histoire de Lali- 
bala, roi d'Ethiopie. XX ,279. 

— Déchif&ement et interpré- 
tation de l'inscription ouîgoure 
découverte par M. Pognon. 
XX, 291. — fait une lec- 
ture sur le nom d'AUah en 
minéen et les origines du mo- 
nothéisme musulman. XX « 
320. — La première commu- 
nication insérée. Ibid., 32 0. 

— annonce la publication pro- 
chaine d'une Revue sémti<itte, 
Ibid., 326. 

Hall Chamberlain. Fait paraître 
une traduction littérale du 
Ko'zi'ki, IV, 137. (rap. an.). 

Hamadâih (Les séances de), 
avec le commentaire de Cheikh 
Abdo (texte arabe), sont pu- 
bliées par l'imprimerie ca- 
tholique de Beyrouth. XV, 
110. — Ses lettres sont égale- 
ment imprimées. XVU, 339. 

— Cette dernière publication 
est mentionnée dans le rap- 
port annuel. XX, 107. 

Hammourabi, roi de Babylone. 
Une inscription non sémiti- 
que de ce roi est publiée par 
M. Amiaud. II, 84 (rap. an.). 

— n est identifié avec Am- 
raphd par M. Halévy. XII, 
109 (rap. an.). — Cette iden- 
tification est niée par M. Op- 
pert. Ibid, 

Hamy (Le docteur). Est reçu 
membre de la Société. XV, 
102. — publie une inscrip- 
tion gravée sur une statue 



ancienne de Çiva, qui raconte 
une phase révolutionnaire de 
l'histoire religieuse de Siam. 
XVI, 69 (rap. an.). 

Han Chby (Inscription sanscrite 
de). M. Barth complète i 
l'aide d'un nouvel estampage 
qui lui a été envoyé par 
M. Aymonier son étude sur 
cette inscription. I, 160. — 
Une nouvelle étude en est faite 
par M. Kern. II, 47 (rap. an.). 

HiJf KFiTB ( Rite ). Voyez San»aire , 
Zeys (E.). 

Hanotiau (Le général). Est reçu 
membre de la Société. XIII, 
ii3. 

Habibi (Molhat d-Irab, ou les 
récréations grammaticales de). 
Voyez Pinto (Léon),^ 

HarIzI (sa vie, ses études et s^ 
voyages). Voyez Âlbreckt 
(Karl),Haîévy., 

Habkavt. Publie une série d*ad> 
ditions et de rectifications à 
l'histoire juive de M. Gràtz, 
portant sur la période des 
Gaons et des Caraltet. IV, 78 
(rap. an.). 

Hablbz (Di). Publie des études 
lexicographiques sur YÀvesta. 
n, 53 (rap. an.). — main- 
tient les droits de la méthode 
traditionnelle contre MM. Lu- 
quiens et Geldner. Ibid,, 54 
(rap. an.). — publie un ar- 
ticle relatif aux observations 
de M. J. Darmesteter sur le 
Vendidad, Ibid. , 54 ( rap. an. ). 
— étudie le calendrier de 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



441 



ÏAvetta et rassemble les 
preuves qui en établissent l'ori- 
gine sacerdotale. Ibid., 55 
(rap. an.). — donne un ré- 
sumé des raisons qui invitent à 
chercher en Médie le berceau 
de VAvêsttu Ibid. — Une page 
de rhistoire des Mongols; 
prœmium du Dai-yuwan gu- 
nin-i suduri bithe, traduit 
du mandchou. II, 309. — 
Ltudes mandchoues : traduc- 
tion du Tie-tong-ti-kiyôn ou 
Livre de la récompense des 
bonnes œuvres et du Bianju 
gisun i buleku bithe-sioi, le 
Miroir de la langue mand- 
choue, m, 38a. — publie 
des observations judicieuses 
sur l'âge de \'e zend des par- 
ticipes. IV, 36 (rap. an.). — 
publie un manuel de la langue 
mandchoue, chrestomathie et 
lexique comprenant les trois 
morceaux ci-dessus qui ont 
été traduits dans le Journal 
asiatique, IV, i33 (rap. an.). 
— publie: un ouvrage sur 
l'exégèse et sur la correc- 
tion des textes avestiques. 
Ibid,,b^ (rap. an.). — étudie 
le rôle des mythes dans la 
formation des religions anti- 
ques. VI, 32 (rap. an.). — 
commence la traduction de la 
Kauskitaki Upanishad. Ibid,, 
37 (rap. an.). — publie des 
remarques sur l'âge relative- 
ment récent de VAvesta, Ibid, , 
55 (rap. an.). — transcrit la 



partie perse d'une inscription 
trilingue trouvée à Hamadan. 
Ibid, — publie un choix d'ar- 
ticles tirés d'un dictionnaire 
mandchou-chinois de 1771 et 
traduit des extraits des décrets 
adressés à l'armée tarlare de 
1723 à 1734. Ibid., lia 
( rap. an. ). — établit par des 
textes modernes chinois que 
l'usage de l'infanticide en 
Chine est loin d'être une lé- 
gende. VI, ii4 (rap. an.). 

— Constitution de l'empire 
de Kin; livre final de i'Aisin 
gurun i suduri bithe, tra- 
duction. VII, 469. — Tchou- 
tze-tsieh-yao-tchuen, résumé 
des principes de la philoso- 
phie de Tchou-hi. IX, 39. — 
Ce travail cité dans le rapport 
annueL XII, 18a. — Le texte 
originaire du Yih-king, sa na- 
ture et son interprétation. 
IX, 4a4. — Niu-tchis et 
mandchous, rapports d'ori- 
gine et de langage. XI, 220. 

— publie YHistoire de l'em- 
pire de Kin ou empire d'or, 
traduite du mandchou, avec 
une carte; il en est rendu 
compte. XI, 539. — fait pa- 
raître un ouvrage intitulé : 
La religion nationale des Tor- 
tures orientaux, mandchous 
et mongols, comparée à la 
religion des anciens Chinois 
diaprés les textes indigènes, 
avec le Rituel tartare de 
l'empereur Kien-long, traduit 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



/Ï42 

pour la première iois; compte 
rendu de cet ouvrage. XI, 
539. — Ces travaux sont 
cités dans le rapport annuel. 
Xn, 187 et 188. — publie 
des observations sur Tâge et 
la patrie de VAvetta, ainsi 
que sur le rôle du cbien à 
quatre yeux dans les funé- 
railles. Ibid,, 80 (rap. an.). 

— traduit le Livre des con- 
seils d'Aterpat Mansarspen- 
dan. IhicL, 8a (rap. an.). — 
présente, sur la constitution 
du pehlevi et la rdation de 
l'âément sémitique à l'élé- 
ment iranien, une théorie 
nouvelle. Ibid,, 83 (rap. an.). 

— publie un mémoire sur 
Lao-Tse, le premier philosophe 
chinois, et un autre sur le 
Livre du principe lumineux 
et du principe passif. Ibid., 
i83 (rap. an.). — fait pa- 
raître une chrestomathie reli- 
gieuse chinoise. Ibid, — en- 
treprend la publication du 
dictionnaire bouddhique sans- 
crit, tibétain, mandchou, 
mongol et chinois, utilisé 
jadis par Rémusat. Ibid. — 
traduit l'ouvrage hollandais 
de M. de Groot sur les fêtes 
annuelles c^ébrées à Amoy. 
Ibid. — analyse les décrets 
militaires de l'empereur 
Yong-C'eng, 1733-1736. XII, 
188 (rap. an.). — Luh- 
ying-tchi-li ; les règlements 
militaires de l'empereur Kia- 



king. Xin, 80. — I-ii, le plus 
ancien ritud de la Chine, des- 
cription et extraits. Ibid. « 2 2 9. 

— Ces travaux mentionnés 
dans les rapports annu^. 
XVI, 166, 171, et XX, i33. 

— San-li-t'u, tableau des trois 
rituds; traits de mœurs chi- 
noises avant l'ère chrétienne, 
avec une planche représentant 
les vases du culte. XV, 429. 

— publie le Yi-king, texte 
primitif rétabli, traduit et 
commenté. XVI, 16 à (rap. 
an.). — publie le Kia-li, 
livre des rites domestiques 
chinois de Tchou-hi, traduit 
et commenté. Ibid., 166 (rap. 
an.). — traduit le Siao-hio 
ou Morale de la jeunesse, avec 
le commentaire de Tehen- 
Suien. XVI, 167 (rap. an.). 

— étudie les croyances rdi- 
gieuses des premiers Chinois. 
Ibid. — publie une page de 
la littérature impériale de la 
Chine. Ibid,, 170 (rap. an.). 

— fait une étude sur la per- 
ception des couleurs chez les 
peuples de l'Extrême-Orient et 
l'histoire du sens visuel. Ibid. , 
171 (rap. an.). — Le Yi-king, 
sa nature et son interprétation. 
XVU, i64. — publie le Yi- 
king, texte primitif rétabli, 
traduit et commenté; compte 
rendu de cet ouvrage. XVIÏI, 
373. — fait paraître deux ou- 
vrages intitulés ! Les reli- 
gions de la Chine, le second 



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TABLE DE LA Vlir SÉRIE. 



443 



avec un aperçu historique 
et critique; il en est rendu 
compte. XVra, 553; XIX, 
349. — Ils sont cités dans le 
rapport annud. XX, i3o. — 
— Vajracchedika , traduite 
du texte sanscrit, avec com- 
paraison des versions chi- 
noise et mandchoue. XVIII, 
àào. — Cette traduction est 
citée dans le rapport annuel. 
XX, 69. — donne une tra- 
duction complète du I-li, XX , 
i32 (rap. an.). — publie les 
textes taoïstes , traduits du chi- 
nob et commentés, et donne 
une traduction nouvelle du 
Livre de la voie et de la vertu. 
Ibid. — fait paraître un ou- 
vrage intitulé : LécoU philoso- 
phique moderne de la Chine ou 
Système de la nature. XX , 1 33 
(rap. an.). — Note sur la na- 
tionalité du peuple de Tcheou. 
XX, 335. 

HARiiAir (Inscription arabe et 
grecque de). M. Clermont- 
Ganneau annonce qu'il en a 
reçu un nouvel estampage, 
m, 267. 

Harris (Papyrus) de Turin. Les 
chants d'amour contenus dans 
ce manuscrit sont publiés par 
M. Maspero. I, 5. 

Hassau Gelal. Est reçu membre 
de la Société. X, 6. 

Hauran (Inscriptions grecques 
du). Voyez CUrmont-Gan- 
nean» 

HAUYBTTi-BESifXuLT. Lit uu épi- 



sode de sa traduction du 
Bhâgavata Purana et signale 
les rapports qui existent entre 
les dévots de Knchna et les 
chrétiens. I, 257. — publie 
le quatrième volume de sa 
traduction du Bhâgavata Pu- 
rana. II, 4o, et IV, 44 (rapp. 
ann. ). — publie une étude sur 
le Krshna du Bhâgavata. XII, 
64 (rap. an.). — Sa notice 
nécrologique. XVI, 20 (rap. 
an.). 

HAuyBTTE-BBSNAULT (Amédée). 
Découvre à D^os un temple 
de dieux étrangers, qui fait 
connaître le culte du couple 
d'Adad et Atargatis adoré à 
Hiérapolis. Il, 67 (rap. 
an.). 

Haybt. Étudie les termes de droit 
de date ario^uropéennc, qui 
désignent les personnes. VI, 
3i (rap. an.). 

HBBBEi.YifCK (Adolphe). Est reçu 
membre de la Société. XVII, 
334. 

HiBRAlQUE (Grammaire). Voyez 
Grammaire, — ( Méthode pour 
apprendre la langue). Voyez 
Schilling, — (Philologie). 
Voyez Dttval, Halévy, Ijxm- 
bert(M.). 

HÉBRAÏQUES (Inscriptions). Voyez 
Clermont-Gannean , HaUvy. — 
(Inscriptions] de Palmyre. Une 
lecture est faite sur ces inscrip- 
tions par M. Ph. Berger. 
XIV, 5. — (Sens supposé des 
lettres). Voyez Dannesteter 



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444 



NOVEMBRE-DEGEMBRE 1892. 



(J.). — (Mesures). Voyez Re- 
villout, 
IIkbrbu (Acte) de Marseille de 
l'an 1433. Voyei Lévi [Is- 
raël). — ( Alphabet )-an^ais. 
Voyez Bonnard, — (Diction- 
naire) -français. Voyez Mar- 
chand Ennery, — au temps de 
Jésus. Voyez UaUvy, — rab- 
hinique. Voyez Derenbovrg (J. ). 
— (Ritud). Voyez Derenbonrg 
(J.), Nenbauer. — (Traduc- 
tions d'après 1' ) : L'EcclésiasU. 
Voyez Renan, — La Genèse. 
Voyez Lenormant, Kojatttch et 
Socin, — Le Talmud. Voyez 
Schwab, — (Quelques travaux 
sur i') sont en outre indiqués 
dans le rapport annuel. XVI, 

99- 

HÉBREUX ( Usages funéraires des ). 
Voyez Schwab, — (Histoire 
des). Voyez Babelon, Lenor- 
rnant. — Histoire d'Israël. 
Voyez Renan, — (Livres). Voyez 
Schwab, — (Manuscrits). Voyez 
Nenbauer, — (Signification 
historique des noms des pa- 
triarches). Voyez Berger, 

HiLOuis. Est reçu membre de la 
Société. IV, 5. 

Hbnry. Publie un ouvrage inti- 
tulé : Etades svir l'analogie en 
général et tw les Jormations 
€Uialogiifues de la langue grec- 
que, II, 3i (rap. an.). — 
donne dans le Museon d'in- 
génieuses considérations sur 
la nature et l'origine de la 
flexion indo-européenne. Ibid,, 



33 (rap. an.). — puUie des 
études a%hanes; éloge de ce 
travail. Ibid., 57-58 (rap. an.). 
— fait un résumé très clair 
des travaux de M. Gustave 
Meyer sur la formation du 
pluriel albanais. IV, 36 (rap. 
an.). — est reçu membre de 
la Société. V, 3 20. — fait 
paraître des études philolo- 
giques proaryennes. VI, 3o 
(rap. an.). — publie le texte 
de trente stances de BhÂmi- 
nîvilâsa, avec le commentaire 
afférent et une traduction. 
VI, 4o (rap. an.). — offre un 
exemplaire de son cours d'oa« 
verture à la Faculté des lettres 
de Paris consacré à l'examen 
des travaux de Bergaigne. 
XUI, 275. — publie KaU' 
dâsa, Agnimitra et Màlavika, 
comédie en cinq actes et un 
prologue, traduite du sans- 
crit et du pracrit. XVI, 64 
(rap. an.). — fait, paraître les 
hymnes Rohitas; le livre XIH 
de l'Atharva-Véda, traduit et 
commenté. XX, 55-56 (rap. 
an.). 

Herbkd Mbhbrjibhai Palangi 
Madan. Est reçu membre de 
la Société. Vn, 333. 

HÉRiOT (L'abbé Louis). Est reçu 
membre de la Société. XIV. 
5a6. 

Hbrmias (Procès d*). Voyez Re- 
villout, 

HÉRODOTB (Commentaire reli- 
gieux du livre II d'). Voyez 



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TABLE DE LA VllI* SERIE. 



445 



Mariette, — (Voyage des Na- 
samonsd'). Voyez Tauxicr, 

HinoLO (Ferdinand). Est reçu 
membre de la Société. XVI, 
564. 

Herrmahn. Essaye de reconstituer , 
d après les travaux de larchéo- 
iogie moderne, le plan et les 
dispositions du temple de Jé- 
rusalem. IV, 77 (rap. an.). 

HkRVEY de SiUI<lT-DsNYS (D'). 

Achève la traduction de la 
deuxième partie de VEthno- 
graphie des peuples étrangers 
à la Chine, de Ma-touan-lin. 
n, 109 (rap. an.). — fait 
connaître à Tlnstitut une nou- 
velle explication des kouas, 
proposée par M. Saint-Martin. 
Ibid., 110 (rap. an.). — tra- 
duit trois nouvelles chinoises. 
Xn, 184 (rap. an.). — réta- 
blit le sens primitif du terme 
d'Annam. Ibid. — annonce 
la publication prochaine de la 
traduction de nouvdles ex- 
traites du recueil chinois Kin- 
kou-ki-kouan, XVI, SSg. 

Hktéeus. Voyez Menant. Voyez 
aussi Hittites, Kketa, 

HiuzEY. Publie le catalogue des 
(igunnes antiques de terre 
cuite du Musée du Louvre. 
n, 38 (rap. an.). — fait pa- 
raître dans la Revae archéo- 
logique un mémoire sur les 
rois de Tdlo et la période 
archaïque de Tart assyrien. 
Ihid., 81 (rap. an.). — dé- 
couvre dans les textes de 



M. de Sarzec un nouveau roi 
de Tello, Louh-ka-ghi-na. IV, 
99 (rap. an.). — signale l'ac- 
tion directe de Tart égyptien 
sur la mythologie et l'art de 
la Grèce. IV, m (rap. an.). 

— publie un essai sur le kau- 
nahès, riche étoffe dont la laine 
tombait en longues mèches 
frisées. XII, iSs (rap. an.). 

— refait l'histoire artistique 
et religieuse de la masse d'ar- 
mes assyrienne. Ibid,, i53 
(rap. an.). — publie, à pro- 
pos des statues chaldéennes, 
un article sur un gisement de 
diorite. Ibid, — fait paraître 
un ouvrage intitulé : Un palais 
chaldéen, Ibid., i54. — con- 
tinue sa publication monu- 
mentale des décou>ertes de 
M. de Sarzec. XVI, iSa (rap. 
an.). — publie une étude sur 
la masse d'armes de Goudéa. 
XX , Il 4 ( rap. an. ). — res- 
taure la généalogie des princes 
de Sirpourla antérieurs à 
Goudéa. XX, ii4 (rap. an.). 

— réunit dans un recueil in- 
titulé : Les origines orienta' es 
de l'art, les mémoires qu'il a 
publiés sur la collection de 
Sarzec. Ibid, 

HBXAiiéROif (L') de Jacques d'K- 
desse, par l'abbé Martin. XI, 
i55, 4oi. — Cette étude est 
citée. XU, 126, et XVI, m 
(rapp. ann.). 

HiÉRARCHiB (Un manuel de) 
égyptienne, texte et traduc- 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



44Ô 

Uon, par M. Maspero. XI, 
a5o, 309. — Ce travail est 
ciU^ dans le rapport annuel. 
Xfl. i63. 

HiKBOGLYPHiQui (Inscription) de 
Roselle. Voyez Baillet (Àug.), 
Bouriant. — (Inscription) du 
sarcophage de Tabnith. Voyez 
Matpero, 

IljÉROGLYPHiQUis (Teites).Voyez 
LegraÎM, 

HiLD. Étudie les variations de 
l'opinion païenne et romaine 
à l'égard des Juifs. IV, 77, et 
Xn, ii3 (rapp. ann.). 

UiM YAAJTKs ( De» copies de textes ) 
sont mises à la disposition de 
l'Académie des inscriptions et 
belles-lettres par M. Dougfaty. 
IV, 61 (rap. an.). — (Monu- 
ments) du Louvre. Voyez De- 
renbourg [J. et if.). — Cata- 
logue de ces monuments. 
Voyez IjedroiiL 

HuTDOu (Calendrier). Voyez Lévi 
(Syivfdn), — (Droit). Voyez 
B€vrth. 

Hindoue (Musique). Voyez Gro«- 
seU — ( N umismatique ) . 
Voyez nodet(L). 

Hindoues (Divinités). Voyez Lo- 
card [Ammdd). 

HiNDOusTANiE ( Grammaire ). 
Voyez yinson, 

Hippos (Le) des Évangiles iden- 
tifié avec le Sousia des géogra- 
phes. Voyez Clermont - Gan- 
neau, 

HiRSCu (Lucien de). Publie un 
essai sur le dernier satrape 



héréditaire de Carie. XII, 79 
(rap. an.). — publie un essai 
sur la détermination de l'heure 
de la nuit close appliquée aux 
besoins du culte. Ibid,, m 
(rap. an.). 

HiRSCHPSU). Publie un essai sur 
l'histoire des Juifs de Médine. 
IV, 78 (rap. an.), — achè%e 
l'histoire de la lutte des Juifs 
de Médine contre Mahomet 
VI. 80 (rap. an.). 

Histoire de l'Afrique, de l'Al- 
gérie, d'Alger, de l'Annam, 
de l'Arabie, d'Arménie, de 
l'Asie centrale. Voyez ces mots. 

— ancienne. Voyez Lenarmant, 

— de l'art antique. Voyez 
PerroL — de la civilisation 
assyro-chaldéenne. Voyez Le- 
normant — assyrienne. Voyez 
Auyrienne, — de l'Atlantis et 
de l'Atlas primitif. Voyez Ber^ 
lioux, — de la Babylonie. 
Voyez ce mot et Babylonienne. 

— de la Bactriane. Voyez 
Droain. — de la Birmanie. 
Voyez Cordier. — du Boud- 
dhisme de l'Inde. Voyez Kem, 

— byzantine. Voyez Scklnm- 
berger {Gustave), — du Caire, 
Voyez ce mot — du Cam- 
bodge. Voyez Cambodge. — 
de la Carie. Voyez Hirsck 
(Lacien de). — de la Chara- 
cène. Voyez ce mot. — de la 
Chine. Voyez Chine, Chinoise. 

— de la Cochinchine. Voyez 
Bouinais et Paxdus. — de 
Constantine. Voyez Constan- 



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TABLE DE LA Vlll* SÉRIE. 



447 



tine. — de la Corée. Voyez 
Scherzer. — des Croisades. 
Voyei Croisades, — de Cyrus. 
Voyez Halévj, WUliehn, Op- 
pert. — de récriture dans 
i^antiqnité. Voyez Ber^r, — 
d'Édesse. Voyez DwHil ( K). — 
d'Egypte. Voyez Egypte, Égjrp^ 
tienne, — de saint Pakhôme. 
Voyez Amélineau, — de la 
conquête de l'Espagne par les 
Arabes. Voyez Espagne, — de 
l'Ethiopie. Voyez Ethiopie, 
Ethiopienne, — de la Géorgie. 
Voyez ce mot — des Hittites. 
Voyez Lenormant, — de l'Inde. 
Voyez Bonet'Manry, Lévi (Syl- 
vain), Noer (De),Specht (Éd.), 
Senart, Vinson, — de la ci- 
vilisation de rinde ancienne. 
Voyez Romesh Chnnder Dutt, 
— linguistique de l'Inde. 
Voyez Senart. — de l'Indous- 
tan. Voyez Thiriot, — de l'Is- 
lam , de l'islamisme. Voyez 
Fagnan, Goldziher, Snonck 
liargronje, — des femmes 
illustres de l'Islam. Voyez It- 
timad es Saltanè, — d'Israël. 
Voyez Renan, — des Israé- 
lites depuis leur dispersion 
jusqu'à nos jours. Voyez Rei- 
nach (Th.), — des Israélites 
d'après l'exégèse biblique. 
Voyez Ménard, — du Japon. 
Voyez Eggermont. — de la 
peinture an Japon. Voyez 
Darmesteter. — de la ven- 
geance légale au Japon. Voyez 
DoMtremer, — des dynasties 



divines du Japon. Voyez Rosny 
(De), — du Bouddhisme ja- 
ponais. Voyez Byauon Fujis- 
hima. — de la civilisation 
japonaise. Voyez Rosny (De). — 
des Juifs de Médine contre 
Mahomet. Voyez Uirschfeld. — 
des Juifs. Voyez Bardinet , Gold- 
ziher, Halévy, Harkany, Hild, 
Lévy (Raphaël), Loeb, Maw- 
rice, Neubauer, Reinach, Ro- 
bert (Ulysse). Voyez encore 
IV, 81, et Xn, ii3 et suiv. 
( rapp. ann. ) et Revue des études 
juives. — des insurrections 
kabyles. Voyez Robin, — de 
la fondation de Rairouan. 
Voyez Basset et Hondas, — de 
Madagascar. Voyez Marre, — 
du Mahdi. Voyez Darmesteter. 

— des Mandchous et Mongols. 
Voyez Harlez (De), — du 
Maroc Voyez Houdas, — de 
la province d'Oran. Voyez 
Arnaud, Tissandier, — an- 
cienne de l'Orient. Voyez Le- 
normant, Maspero, Ménard, 

— de la tribu des Ouled-sidi- 
Cheikh. Voyez Gucnard (Le 
capitaine). — de la Perse. 
Voyez Ney (Napoléon), Sau- 
vaire, Schefer, Sorlin-Dorigny. 

— de l'art perse. Voyez Per- 
rot. — de Siam. Voyez Ham.Y 
(LeDT), Maixel (Gabriel), Lk- 
nier, — de la Syrie. Voyez 
Barbier de Meynard, Deren- 
bourg (H.), Landberg, Martin 
(L'abbé), Maspero, Rey, Rôh- 
richt. — des Romains (guerre 



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448 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



contre les Blemmyes). Voyex 
Stern. — des religions ac- 
tuelles. Voyei Vinson, — 
des Tartares. Voyez Harlez 
(D«), Strindberg (Aug.), — 
du Tibet Voyez JameteL — 
des rois de Tlcmcen. Voyez 
Barges. — des sultans de 
Tou^ourt. Voyez Féraad. — 
de Turquie. Voyez Vambéry. — 
de la Tripolitaine. Voyez Fé- 
raud, — des Zahirites. Voyez 
Goldzilier, Voyez en outre le» 
différents noms de pays. 

UiTOPAoésA. Une nouvelle tra- 
duction de cet ouvrage est 
faite par M. Lancereau, qui 
en offre un exemplaire à la 
Société. I, 262 , et U, /io (rap. 
an.]. 

HïTTiTB (Art). Voyez Perrot. 

— Quelques travaux sur cet 
art sont en ontre mention- 
nés. XII, i56 (rap. an.). — 
(Un cachet de travail) por- 
tant en cunéiformes assy- 
riens la légende A-ya-a-hn-i 
nit Ya-ri-im-li-im est signdé 
par M. Halévy, qui analyse 
cette inscription. VII, 333. 

— (Langue). M. Halévy fait 
une communication sur un 
essai de déchiffrement de plu- 
sieurs mots contenus dans les 
inscriptions. X, 6. — Cette 
langue serait sémitique. XII, 
i55 (rap. an.). — (Sceau) 
et assyrien de Tarkondimé, 
Voyez Amiaud, 

I IiTTiTES ( Monuments ) . Voyez 



Reinack, Soholowski (Le IX), 

— (Communication de M. Ha- 
lévy sur une particularité des 
noms propres). XIII, 5o5. 

— (Sceaux) portant des in- 
scriptions. Voyez PerroL — 
Voyez aussi Hétéens, Khha, 

HoMOLLB. Identifie on Phénicien 
nommé lomilcas dans les in- 
scriptions grecques de Dâos. 
XII, 102 (rap. an.). 

Hqernlb (Rnddf). Report on 
old silver coins discovered in 
MârwârA; compte rendu de 
cet ouvrage. XVI, 36o. 

HgBRNLB (R.) AITD GeORGE 

A. GniiRSON. À companUiwe 
dietionary of the Bihari lan- 
guage; compte rendu de cet 
ouvrage. XVIII, 370. 

HoMMEL (Fritz). Son ouvrage 
intitulé : Smnmir et Accad, est 
traduit par M. Babelon. II, 
85 (rap. an.). 

HoR-EM-BBB (Stèle de). Voyez 
Boxuiant, 

Horhack (De). Publie un choix 
de traductions inédites de 
Chabas, dont quelques-unes 
très importantes. II, 90 (rap. 
an.). — décrit une amulette 
hypocéphde du Louvre. IV,^ 
112 (rap. an.). 

HoRCS ( Rôle des forgerons dans 
le culte d' ) , lecture de M. Blas- 
pero. XVIII, 7. 

HouDAS (0.). Offire à la Société 
un fascicule publié en colla- 
ration avec M. Basset et inti- 
tulé : Epigraphie tanisienne. 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



449 



oà sont exposes les résultats 
d'une mission dont ils ont été 
cLargés. I» aSa. — Ce travail 
mentionné dans le rapport 
annuel Q, 65. — publie 
avec M. Martel la Tohjat 
d^Ehn Âcem, traité de droit 
musulman , texte arabe, tra- 
duction et commentaire. II « 
77. et XVI, 1 19 (rapp. ann.). 
— propose pour l'impression 
des caractères arabes un sys- 
tème ayant pour but de ré- 
duire le nombre des signes 
\ocaliques, avec un spécimen, 
m, .^3. — Cette proposition 
est citée dans le rapport an- 
nuel. IV, 85-86. — Mono- 
graphie de Mecquinez , d'après 
un ouvrage arabe du vu* siècle 
de l'hégire. V, 101. — Elle 
est citée dans le rapport an- 
nuel. VI, 83. — annonce la 
publication d'une histoire de 
la dvnastie régnante du Maroc 
et de celle qui l'a précédée. 
Ibid. — fait paraître un ou- 
vrage intitulé : Le Maroc de 
i63i à i8i2» histoire indi- 
gène, texte arabe et traduc- 
tion, et donne le texte arabe 
du Nozhei el-hàdi de Moham- 
med Esseghir Ëloufrani , con- 
tenant l'histoire de la dy- 
nastie saadienne au Maroc. 
Xlï, 187 (rap. an.). — public 
un essai sur l'écriture ma- 
ghrébine. Ibid., 137 (rap. 
an. ). — fait l'ethnographie de 
l'Algérie. Ibid, ,iho( rap. an. ). 



— est chargé de la revision 
des carnets de Huber. XIII, 
1 1 3. — traduit le Nozhet el- 
hàdi. XVI, 133 (rap. an.). — 
traduit l'histoire de la con- 
quête de l'Andalousie, d'Ibn 
el-Qouthiya. XVI, 134 (rap. 
an.). — rend compte du Re- 
cueil de thèmes et versions 
(arabe padé) d'Allaoua ben 
Yahya et du Cours gradué de 
thèmes français -arabes d'Au- 
guste Mouliéras. XVII, iSg. 

— fait paraître une chresto- 
mathie maghrébine : compte 
rendu de cet ouvrage. XVII, 
170. — 11 est cité dans le 
rapport annuel. XX, 111. — 

— publie en collaboration 
avec M. Delphin un recueil 
de lettres arabes manuscrites. 

XVIII, 200. — rend compte 
de l'ouvrage de M. Delphin, 
intitulé : Recueil de textes pour 
l'étttdt de r arabe parlé. XVIII, 
378. — compte rendu de 
deux ouvrages de M. Bd Kas- 
sem ben Scdira : Cours pra- 
tiffoe de langue arabe et 
Cours de littrrature arabe, 

XIX, 373. — publie l'histoire 
du sultan Djelal ed-din Man- 
koberti , prince du Kharezm , 
par Mohammed en-Nesavi. 

XX, 83 (rap. an.). Voyez 
aussi Basset, 

liouTSMA. Ibn Wadhîh qui di- 
citur Al Jaqnbi historiae; 
pars prior historiam an te is- 
lamicam continens, pars al- 

3o 



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NOVEMBRË-DÉGEMBRE 1802. 



450 

tera historiam isUmicam con- 
tinens, IQ, 108. 
HuART (Ciément). Notes sur 
quelques expressions du dia- 
lecte arabe de Damas. I, 48. 

— L'importance des études 
de ce genre est signalée à 
propos de cet article dans le 
rapport annuel. II, 61. — 
Étude biographigue sur trois 
musiciennes arabes d'après le 
Kitab-el-Aghani. III, i4i. — 
Cette étude citée dans le rap- 
port annud. IV, 86. — Bi- 
bliographie ottomane : Notice 
des liYres turcs, arabes et 
persans, imprimés à Constan- 
tinople de 188a à i884 (troi- 
sième article). V, 229. — 
(Suite.) V, àib, — (Suite.) 
Livres imprimés durant la 
période de 1 885- 1886 (qua- 
trième article). IX, 35o. — 
Cinquième article, compre- 
nant les livres imprimés du- 
rant la période de 1887-1888. 
Xin, /ia8. — Sixième article : 
livres imprimés durant la pé- 
riode de 1889-1890. XVII, 
357. — Ces articles cités. VI, 
111; XII, 179; XVI, 161; 
XX, lia (rapp. ann.). — Les 
quatrains de Bâbâ Tâhir 
*Uryan en pehlevi musulman , 
publiés, traduits et annotés. 
VI, 5o2. — Ils sont cités dans 
le rapport annuel. XII, 89. 

— Note sur trois ouvrages 
bâbis. X, i33. — Note sur 
le livre de la création et de 



l'histoire, manud arabe de 
controverse du x* siède de l'ère 
chrétienne dont il prépare une 
édition. X, 160. — Ces deux 
notes sont rappelées dans ie 
rapport annuel. XII, 89. — 
Note sur le prétendu Dérî 
des parsis du Yexd. XI, 298. 

— est nommé membre ]»t>- 
visoire du ConseiL XII, 499. 

— Notice d'un manuscrit peh- 
levi-musulman de la biblio- 
thèque de Sainte -Sophie à 
Constantinople; firagments 
avec traduction et vocabu- 
laire. XrV, 238. ~ Citée dans 
le rapport annuel. XVI, 78. 

— Compte rendu de Ousàma 
ibn Mounkid, un émir sy- 
rien au i*' siècle des croi- 
sades , par M. H. Derenboorg. 

XV, 5o2. — publie une 
étude sur la religion de Bab. 

XVI, 80 (rap. an.). — pré- 
sente un essai d'interprétation 
de l'inscription ouîgoure de 
M. Pognon. XIX^ 342. — 
rend compte do l'ouvrage in- 
titulé : Le moyen de parve- 
nir à la connaissance de la 
langue des Turcs, texte arabe 
d'Abou-Hayyàn, publié par 
Moçtafa-bey. XX,326. 

HuBER (Chartes). Explore le do- 
maine de l'épigra^^ie tamu- 
déenne dans l'Arabie centrale. 
IV, 18 (rap. an.). — Sa no- 
lice nécrologique. Vï, 26 
• (rap. an.). — La Société 
prend à sa charge une partie 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



451 



de la publication de son 
journal de voyage. XII, 5. — 
La revision de ses carnets est 
confiée à BtL Hondas. Xin, 
1 13. — Ses carnets sont pu- 
bliés par la Société de géo- 
graphie et la Société asiatique 
sous le titre de Journal d'un 
voyage eh ilra&ie(i 883-1 88/i), 
avec atlas. XX, 92 (rap. an.). 

HoMBBRT (Jean), arabisant ge- 
nevois; note sur quelques-uns 
de ses travaux inédits , par 
M. Edouard Montet XV, 496. 

HuiiT» ( W. W. ) Coto/o^ 0/^ 
sanshnt mannscripU collected 
in Népal and presented to va- 
rîoiu libraries and leamed 
Socieùes, by Brian Houghton 
Hodgson; compte rendu de 
cet ouvrage. VII, 88. 

HosBiii BKf Ali (La mort de). 
Voyez Wàstenfeld (F.). 

Uymhb à Aten. Voyez Bouriant. 



— à Ishtarit. Voyez HaUvy» 

— au Nil. Voyez Amélineaa, 
Guiejrsse» 

HYPOGéis royaux de Thèbes. 
Voyez Tkèbes. 

HvvsRNAT ( Henri ). Fait connaître 
un nouveau spécimen de vase 
magique judéo-babylonien dé- 
posé au Musée de Cannes et 
couvert d'une inscription chal- 
déenne dont il donne la tra- 
duction, avec un commentaire 
q)profondi. VI , 7 1 ( rap. an. ). 

— puUie un album de paléo- 
graphie copte. XVI, i54 (rap. 
an.). 

Hyverhat (H.) et Mubller Si- 
MOiiis (P.). Relation des mis- 
sions scientifiques du Caucase 
au golfe Persique, à travers 
l'Arménie, le Kurdistan et la 
Mésopotamie ( 1 888 - 1 889 ) ; 
Compte rendu de cet ouvrage. 
XX, 181. , 



I 



InADm (Le schisme). Voyez 

Dttveyrier. 
Ibn-Djanah. Traduction de sa 

grammaire hébraïque. Voyez 

Jlieîzger, 
Isif EzRA. Sa carrière et son 

œuvre. Voyez Derenhourg (J.). 
Ibh Hicham. Son traité de flexion 

et de syntaxe. Voyez Gogu- 

jrer. 
iBif Khordadbbh. La Société* 

asiatique souscrit à une nou- 



vdle édition de cet ouvrage. 

Vm, 538. 
Ibh Malir (LaAlfiyyah et la La- 

miyyâh d'). Voyez Goguyer, 
Ibn WadhIh (Les histoires d'). 

Voyez Houtsma> 
IcONiUM (Histoire des deux frères 

ennemis extraite d'un abrégé 

des Annales d'). Voyez Sche- 

Jer. 
ÏDiohOGiE (Qassement des mots 

dans l'esprit). Voyez Bréal. 

3o. 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



452 

Ieivisssî (Inscriptions de V). 
XVII, i43. 

I-u. Livre chinois. Voyez Harlez 
{D.). 

Imàd-bd-din (La conquête de la 
Syrie et de la Palestine , texte 
arabe d'), par le comte de 
Landberg. XI , 3o6. 

Imbault-Huaat. Publie un recueil 
d'anecdotes en chinois parié, 
avec traduction et notes. II, 
1 1 5 ( rap. an. ). — Miscdla- 
nées chinois. Fragment d'un 
voyage dans la province du 
Kiang-Sou. II , iH. — (Suite.) 
Détails rétrospectif sur la 
mort de l'impératrice de l'Est; 
coutumes et superstitions; une 
révolte des troupes chinoises à 
Vou-Tchang-Fou. III, 8o. — 
(Suite.) Le pMerinage de la 
montagne du pic mystérieux 
près de Péking; la féte de la 
mi-automne et le mythe du 
lapin lunaire; de la condition 
du paysan dans le nord de la 
Chine. V, 62. — (Suite.) Les 
Deux soles ou Acteur par amour, 
drame chinois; les génies des 
portes, légende chinoise. XV, 
/i83. — Ces articles cités dans 
les rapports annuels. IV, 128; 
VI , 1 1 3. — publie une série 
de documents historiques sur 
l'inscription bouddhique en 
six langues près de Nan-kéou 
et en fixe la date. IV, 12/i 
(rap. an.). — La légende du 
premier pape des taiostes et 
l'histoire de la famille ponti- 



ficale de Tchang. IV, 389. — 
Ce travail cité dans le rapport 
annueL VI, 112. — publie 
un ouvrage intitulé : Fro^- 
ments d'an voyage dans Tinté- 
rieur, de la Chine. VI, ii3 
(rap. an.). — publie l'histoire 
de Kouan-ti, le dieu de la 
guerre chinois. XII, i83 (rap. 
an.). — fait paraître un ou- 
vrage sur la poésie chinoise 
du XIV* au XIX* siècle. Ibid,, 
184 (rap. an.). — publie un 
cours éclectique graduel et 
pratique de langue chinoise 
pariée. Xn, i85,etXVI, 171 
( rapp. ann. ). — publie un mé- 
moire intitulé : Vne rivalité oa 
palais au temps de la dynastie 
des Han, Ibid,, 188 (rap. an.). 
— résume l'histoire des ra- 
tions de la Chine avec le Né- 
pal. Ibid,, 189 (rap. an.). — 
Deux insurrections des Maho- 
métans du Kan-sou (i648- 
1783); récit traduit du chi- 
nois, avec une carte de la 
péninsule da Kan-sou. XTV, 
h^à' — Ce travail cité dans 
le rapport annuel. XVI, 171. 

luPRBSSioii (Simplification de 1') 
en caractères arabes. Voyez 
Hondas, Zotenherg et Barbier 
de Meynard. 

Ihpiumbrib (L') catholique de 
Beyrouth. Publie les séances 
de llamadani et ses lettres. 
XV, iio;XVU, 339. — (Des 

^ remerciements sont votés au 
directeur et au personnel de 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



453 



r) nationale, pour le soin ap- 
porté à l'exécution du Tethé- 
mh'i-EvlUL XVI, 539. 
Ihde (Le Çivaisme dans T). 
Voyez Senâtlii Râja. — (Civi- 
lisation de 1'). Voyez Le Bon, 
Lévi {Sylv,)^ Romesh Chunder 
Dutt. — (Écriture de Y). 
Voyez Rodet. — (ÉUt de 1'). 
Voyez Vinson, — (Géographie 
de V). Voyez Reclus (Elisée), 
Cameron, — (Histoire de Y), 
Voyez Histoire, — (L*) à l'ex- 
position internationale de Cal- 
cutta. Voyez Foîx, — (Le ma- 
riage par achat dans 1') 
aryenne, par Léon Feer. V, 
464. — (Les merveilles de 
1'], traduites d'arabe en fran- 
çais. Voyez Devic, — (Mis- 
sions dans r). Voyez Saint- 
Arroman {De). — ( Monnaies de 
r). Voyez Dronin, Hœrnle (Ru- 
dolf) , Rodet, Smitk (V.A.), — 
( Politique de l'Angleterre dans 
r). Voyez Barthélémy ' Saint 
IlUaire, — (Religions de 1'). 
Voyez Millotté (De). — védi- 
que. Voyez Darmesteter (J.). 
— (Voyages dans 1'). i4 jour- 
ney of liierary and archœo- 
logical research in Népal and 
northern India dwing the 
winter of i88i-i885 , by Ce- 
cil BendalL X,'54o. — Deux 
chapitres extraits des mémoi- 
res d*I-Tsing sur son voyage 
dans rinde, par M. Ryauon 
Fujisbima. XII, 4ii; XIII, 
490. — M. Senarl donne quel- 



ques détails sur son voyage 
dans l'Inde. XI , 53 1 . — ( Heli- 
gion et théâtre dans 1'). Voyez 
FinoU — ( Plusieurs mémoires 
rdatifs à 1'). Sont en outre 
cités dans le rapport annuel. 
XU,65. 

Indu (A history of civilisation 
in ancient) , by Romesh Chun- 
der Dutt; compte rendu de 
cet ouvrage. XVI, 376. 

Ihdisn (Alphabet). Essai sur 
l'origine des écritures in- 
diennes, par M. Hidévy. VI, 
44. — (Cachet) de Kumara 
Gupta U. Voyez Smitk (V. A,) 
et Hoernle (Rudolf). — (L'en- 
fer). Voyez Feer (L). — 
(Traités de politique en). 
Voyez Barth, — (Sceau). 
Voyez Cachet. — (Théâtre). 
Voyez Lévi (Sjlvain), Senart. 

Indibnnb (Chronologie). Voyez 
Lévi (Sylvain). — (Epigraphie). 
Voyez Guieysse (G.), Senart. 
— (Liturgie) : études de litur- 
gie védique : l'Agnistoma 
d'après le Çrauta-sutra d'Aç- 
vaÛyana, par P. Sabbathier. 
XV,' 5. 

Indikhtibs (Cartes). Voyez Kou' 
likowski — (Études). Voyez 
Barth, Granjean, Vinson. — 
(Inscriptions). Voyez Barth, 
Corpus, Senart. 

Lndibns (Contes). Voyez Contes. 

Inoo-bactriknrbs ( Inscriptions ) . 
Voyez SenarL 

Indo-Chink (Inscriptions de 1'). 
Voyez Chane, Tcltame. — 



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454 



NOVEMBRE DÉCEMBRE 1892. 



(L'ancieo royaume de Campa 
dans r), par M. Abel Ber- 
gaigne. XI, 5. — (G^graphie 
de r). Voyei Reclus (Elisée), 

— (Langae française en). 
Voyez Ajrnwnier, — (Missions 
scientifiques en). Voyez Saint- 
Arroman (De), — (Population 
du nord de T) , note de M. Le* 
fèvre-Pontalis. XIX, aS;. 

Iin>o-iUBOPBEiTTrB (Linguistique). 
Voyez Bréal, Henry, Begnaad. 

— (Mythologie). Voyez He- 
gnaud, 

LiDO-BimoPÉKififBS (Affinité éty- 
mologique de Tégyptien et des 
langues). Voyez Abel. 

IifDO-GRBCQUKS (Monnaies). Voyez 
Dronin, 

LfiK^ScYTHBS. Études sur r\sie 
centnde d'après les historiens 
chinois : Indo^ythes et Eph- 
talites , par M. Specht II, 317. 

— (Chronologie et numisma- 
tique des rois). Voyez Dnmin. 

— (Titre des rois). Voyez Ha- 
lévy, 

Itood (Théâtre). Voyez Barth. 
IiiDOUSTAN (Voyage en). Voyez 

ThirioU 
iNFANTicmB BN Chine (L'). Voyez 

Chappet (Jf) et Mariez (De), 
In-Salbh (Constitution sociale et 

politique d'). Voyez Le Cha- 

telier, 
IifsCRiPTioiis d'Açoka. Voyez 5*- 

nart, — arahes. Voyez ce mot 

— arahe et grecque de Har- 
ran. Voyez Clermont-Gannean, 

— araméennes. Voyez Ara- 



méennes. Corpus, — araméo- 
grecque de Tdlo. Voyer Vth- 
gûé (De). — arméniennes. 
Voyez ce mot — assyriennes. 
Voyez Assyriennes, — babylo- 
niennes. Voyez ce mot — do 
château de Baniâs. Voyez Ba- 
niâs. — de Behistun. Voye» 
BehistEn, — de Bhabra. Voye» 
Senart — de Bisoutoun. Voy ftx 
Halévy, Oppert, — bouddhi- 
ques. Voyez Bouddhiques, — 
de CabouL Voyez Darmesieter 
(./.). — du Cambodge, cam- 
bodgiennes. Voyez Cambodge, 
Corpus. — carthaginoises. 
Voyez Halévy, — de la stèle 
de Chalouf. Voyez ce mot — 
chames. Voyez Bergaigne, — 
chinoise. Voyez Jametel, — 
coptes de Deir el-Behari. Voyez 
Souriant , — de Jérusalem. 
Voyez Clermont'Ganneau, — 
cunéiformes. Voyez Amiand, 
Halévy, Oppert, Pognon, Quen- 
tin. — cypriotes. Voyez Chy- 
priotes, — égyptiennes. Voyez 
ce mot — de Gézer. Voyez 
Gézer. — grecques. Voyez ce 
mot — de Goudéa. Voyez 
Gottdéa, — hébraïques. Voyez 
ce mot — hiéroglyphiques. 
Voyez Hiéroglyphiques, — hit- 
tites. Voyez Hittite. — . in- 
diennes. Voyez indiennes. — 
indo-bactriennes. Voyez 5e- 
nart, — juives. Voyez Berger, 
Clermont • Ganmeau , Gerson , 
Loeh, — juridiques de l'Assy- 
rie et de la Chaldée. Voyez 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



455 



Oppert. — khmères. Voyez 
Ajmonier, — liJ»yqaes. Voyez 
Berger, Charrier, Rebond (Le 
ly). — de Mërou-Nérar. Voyez 
Pognon. — nabatéennes. Voyez 
Académie des inscriptions, Ber- 
ger, CUrmont'Gannean, D'meir, 
Doaghty, Haléty, Medabi-Sa- 
leh, Renan, Teima. — de Na- 
bachodonosor. Voyec Oppert, 

— néo-puniques. Voyez Berger, 
Bardier, Halèfy, Melon. — ouï- 
gonre. Voyez Pognon, HaUvy, 
Hnart. — palmyréniennes. 
Voyez Grecque, Clermont-Gan- 
nean,Dm)al(R,)y Ledrain, Po- 
gnon, Vogué (De), — perses, 
persanes. Voyez Ckodzkiemcz, 
Mariez (Otf). — phéniciennes. 
Voyez Berger, Chypre, Cler- 
mont-^jonneau , Corpus, Délos, 
Halévy, HomoUe, Maspero, 
Meeha, Pirée, Renan, Sayce, 
Sidûn, Théron; voyez aussi 
XII, 97 et 98 (rap. an.), où 
quelques travaux sur ces in- 
scriptions sont mentionnés. — 
de Piyadasi. Voyez Piyadasi, 
Senart, — puniques. Voyez 
Berger, HaUvy, Pognon, — 
de Qandahar. Voyez Darmes- 
teter (J.). — sabéennes. Voyez 
Derenbourg (J, et //.), Ha- 
léey. — sanscrites du Cam- 
bodge. Voyez Cambodge, Cor- 
pus, Han-Chey, — de Campa. 
Voyez Bergaigne, — sémiti- 
ques. Voyez Berger, Corpus, 

— siamoises. Voyez Schmitt, 
Smitt (Le P,), — sibériennes. 



Voyez XVn, i4o. — syria- 
ques de Salamfts. Voyez Duwd 
(R.), — syro-nestoriennes de 
Semirjetschie. Voyez Chwolson 
(D.), Halévy, — de Tabnith. 
Voyez Tabnith, — tamoule. 
Voyez Vinson, — tcbames. 
Voyez Campa, Chômes, Aymo- 
nier (B.), Navelle, Rodet. — 
de Témia. Voyez CoUignon 
(U R,), — tbamoudites. 
Voyez Halévy, Huber. — de 
Van. Voyez Gnyard, Halévy, 
— du Yémen. Voyez Corpus, 
Derenbourg (J. et H.), Gloser, 

Intaillbs cypriotes. Voyez Cler- 
mont-Gannean, — sémitiques. 
Voyez Ledrain, 

loMiLCAS (Nom d'un Phénicien, 
son identification). Voyez Ho- 
molle, ^ 

IpsAMBOUL (Textes historiques 
du temple d'). Voyez Gnieysse, 

Iraniev (Relation de Télément 
sémitique à l'élément). Voyez 
HarUt (De), 

IsAAC (Histoire du patriarche 
copte). Voyez Amélineaa, 

IsAÎB (Les gloses d'Abou Zaka- 
riya ben Bilam sur). Voyez 
Derenbourg (J,), 

IsDUBAB. Le nom de ce héros 
babylonien serait Sadmasi 
fl qui abaisse les montagnes •. 
III, 77. Voyez Halévy, Oppert, 

IsBDRATBTi. ViUe fondée par les 
Mozabites. Voyez Duveyrier, 

IsHTAurr (Hymne à). Voyez Ha- 
lévy, 

Islam, islamismb (Histoire de 1'; 



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455 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



Études sur 1*). Voyez Deren- 
bourg (H.), Devic [Marcel)^ 
Fagnan, Goldziher, Kuenen, 
llenaii, Rinn (Louis) ^ Snouck 
Httryronje. 

Israël ( Histoire d' ). Voyex Renan, 

Israélites (Histoire des). Voyez 
Ménard (Loais), Reinach 
(n.), Vernes,— (Sceaux et 
cachets). Voyez Clermont-G(ui- 
neau* 

IzDURAR. Voyez hdahwr. 

Itaua (L') descritta nel libro 



del re Ruggero, compilato 
da Ediisi , testo arabo publi- 
cato COQ versione e uole por 
MM. Amari et Schiapareili. 
I, 380. 

I-TsiNG (Mémoires d') sur son 
voyage dans l'Inde. Voyez 
Ryanon Fujuhimeu 

Ittimad bss-Saltanb (S. E. ). 
Offre à la Société un exem- 
plaire de son Histoire des 
ftnvnês illustres de l'Islam, en 
persan. XI, 383. 



j 



Jacob-Êl. M. Groff croit retrou- 
ver ce nom et celui de Joseph- 
Êl dans les listes des peuples 
vaincus et transportés en 
Egypte sous Touthmosis III. 
XH, io4 (rap. an.). 

Jauva « JAUf AS. Voyez Milloué (Dé), 
Vinson, 

Jametbl (Maurice). Publie un 
mémoire sur l'encre de Chine » 
son histoire et sa feibrication. 
II f 113 (rap. an.). — donne 
dans la Revw de l'Extrême 
Orient un extrait du Cheng- 
von-ki sous le titre d'Histoire 
de la pacification du Tibet, 
Ibid,, ii5 (rap. an.). — est 
reçu membre de la Société. 
XI , 3 8 1 , — appelle l'attention 
sur le pays de Si-pi-Ko dont il 
est question dans les ouvrages 
chinois. Ibid., 296. — publie 
un ouvrage sur l'argot péki- 



nois. Xn, 186 (rap. an.). — 
traduit une inscription chi- 
noise inédite de 1753, rela- 
tive à une insurrection au Ti- 
bet Ibid,, 189 (rap. an.). — 
dresse la liste des résidents 
chinob au Tibet de 1736 à 
1821, XVI, 163 (rap. an.). — 
Sa notice nécrologique. Ibid,, 
4a (rap. an.). 

Jaxnrau. Un manuscrit pos- 
thume de ce savant, relatif à 
l'étude pratique de la langue 
annamite, est publié. VI, 1 18 
(rap. an.). 

Japon (Géographie du). Voyez 
Barbier, Bons dAnty, MiUoui 
(T)e), — connu des Arabes. 
Voyez Goeje (De), — (Droit 
civil au). Voyez Veissier, — 
(Histoire du). Voyez Dautremer, 
E g germent, Rosnj (De)* — (Mé- 
decine au). Voyez Ardoain, — 



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TABLE DE LA VIÎI! SERIE. 



^^57 



(Peinture au). Voyez Darmes- 
teter (J.). — (Religion du). 
Voyez Eggermont , Milloaé (De) , 
Jlosny (De). — (Sectes boud- 
dhistes du). Voyez MiîliomL 
— ( Textes sanscrits du ) . Voyez 
MiUoué (De). — (Voyageurs 
au). Voyez Bons (TAntjr. — 
Plusieurs mémoires concer- 
nant ce pays sont en outre 
ciU^s dans le rapport annuel. 
XII, 193. 

Japo5 SocnETT. Sous ce titre, 
une société ayant pour but 
d'encourager à l'étude de la 
langue, de la littérature et de 
l'histoire du Japon est fondée 
À Londres au mois de jan- 
vier 1893. XX, 3o4* 

Japonais (Art). Voyez Barty, 
Gome, Renan. — (Buddhisme). 
Voyez Bouddhisme. — (Mœurs 
du peuple). Woyez Magnat (Le 
U). — (Roman). Voyez Réga- 
mty. — (Théâtre). Voyez Le- 
queux, 

Japoivaiss (Anthologie). Voyez ce 
mot — (Civilisation). Voyez 
Rosny (De). — (Inscription). 
Voyez CoUignon (DT 7U). — 
(Littérature). Voyez HaW Chant- 
beilain. Mata Mami, Rosnj (De), 

Jastrow. Publie dans la Revue 
des études juives un article 
sur les traditions mal com- 
prises par le Talmud de Ba- 
bylone. IV, 80 (rap. an.). 

Jatakas (Liste de) signalée par 
M. Feer. XV, 2^0. 

Jataxais (Code). Voyez Code. — 



(Analogie du) avec la langue 
des inscriptions tchame^. Com- 
munication de M. Rodct et ob- 
ser\ations de M. Vinson à ce 
sujet. XVII, 335. 

Jean ds Niuou (Cbroniquo de). 
Voyez Chronique. 

Jeanmer (A.). Extrait d'une 
lettre adressée de Djeddah à 
M. Barbier de Meynard. VIH, 
1 89. — Lettre adressée de Bag- 
dad à M. Barbier de Meynard 
et donnant des renseignements 
sur cette ville. XII, 33 1. — 
est reçu membre de la Société. 
XIJI,'2 75. 

Jemrud et la légende de Jcm- 
schid, par M. J. Darmesteter. 
VIII, 187. 

JsMSCHtD. Voyez Jemrad et Djem- 
chid. 

JERUSALEM (Inscription copte de). 
Voyez Clermoni-Ganneau. — 
(Talmud de). Est traduit par 
M. Schwab. 11,73; VI, 71, et 
XVI, 102 (rapp. ann.). — 
(Temple de). Voyez Hermann, 
Perrol et Chipiez. — (Siège 
de). Voyez Cagnat. 

Jewad. Voyez Gibb. 

JoHW HoPKiNS UNiVERSiTV, de Bal- 
timore. Le secrétaire demande 
l'échange des publications de 
cette Université avec le Jour- 
nal asiatique; l'échange est ac- 
cordé. Il, 6. 

JoLO (Archipel de). Voyez Garin 
( Arturo ) y Sociats, 

JoNO (De). Sa notice nécrolo- 
gique. XVI, 43 (rap. an.). 



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NOyEMBRE-DÉGEMBRË 1892. 



458 

Josbph-Êl. Voyez Jacob-Él 

JosuB ( M. Halévy résame et cri- 
tique les idées de M. Dillmann 
sur la formation de la Genèse 
et de). IV, 75 (rap. an.). 

Journal asiatique (La Com- 
mission du) est chargée de 
faire un rapport sur l'emploi 
à donner an legs Sanguinetti. 
V. 328. — Elle décide que 
désormais il ne sera plus ad- 
mis de correction pour le ti- 
rage à part après que les au- 
teurs auront donné le bon à 
tirer, XVIÏ, 334; — que tout 
ouvrage qui aura été envoyé 
à la bibliothèque en double 
exemplaire sera l'objet d'un 
compte rendu ou d'une an- 
nonce dans le journal. Ibid. 
— Échanges du Journal asia- 
tique avec les publications de 
diverses sociétés savantes. 
Dons faits par la Société asia- 
tique. Voyez Académie dei Lin- 
cei , A Igérienne , Caen , Chartres , 
Ecole normale supérieure, La- 
(farde,John Hopkins University, 
Kiev» Polybiblion, 

Journal officiel (Le) publie un 
compte rendu des séances de la 
Société et une revue orientale 
rédigés par M. Clermont-Gan- 
neau. m, 566. 

JouRNBY (A.) of literary and ar- 
chxoiogical research in Népal 
and northern India during the 
vvinter of i884-i885 , by Ceci! 
Bendall; compte rendu de cet 
ouvrage. X, 54o. 



JoT^-. Traduit de l'anglais les 
Principes de philologie com- 
parée de M. Sayce. IV, 33 
(rap. an.). 

JuDAlsME (Le). Comme race et 
comme religion. Voyez Rencm. 

— (Rapports du) et du 
christianisme naissant. Voyez 
Benan. — ( Superstitions et cou- 
tumes populaires du) contem- 
porain. Voyez Schukl. — (Tex- 
tes pehlevis relatifs au). Voyex 
Darm£Steter{J.). — (Quelques 

' travaux sur le) sont encore 

cités. XVI, 94-95 (rap. an.). 

Jdd^e (Art de la). Voyez PerroL 

— (Géographie de la). Voyez 
Géographie. — (Voyages en). 
Voyez Lortet (Paul), — Voyex 
aussi XVI, 9^-95 (rap. an.). 

JuD^BABYLONisNs (Vases ma- 
giques). Voyez Babelon , Halévy, 
Hyvernat, Schwah. 

JuDÉo-cHALDéEN (Vaso), conte- 
nant un exorcisme en langue 
talmudique. Voyez Babelon et 
Schwab. 

JuDéo-PERSANB (Prière). Voyez 
Damiesteter, 

JuGB9 (M. Halévy propose qud- 
qnes corrections au livre des). 
XI, 534. 

Juif (Cachet). Voyez Clermont- 
Ganneau. — (Calendrier). 
Voyez ce mot. — (Roman). 
Voyez Lévi (Israël). — (Ri- 
tuel). Voyez Derenbourg (J.). 

Juifs (Documents sur les). Voyez 
Gross (Henri), Lévi (Israël)^ 
Loeb , Neuhaner, Stem, — ( His- 



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TABLE DE LA 

toire des). Voyez Bardiiut, 
Goldziker, HaUvy, Harhtwy, 
Hild, Hirschfeld, Lhy [ha- 
pkaél)^ Loeb, Maurice, Neu- 
baner, Reinack, Robert (Vfysse). 

— (Immortalité de l'âme, 
croyance à la vie fature chez 
les). Voyez Derenbowg (J.), 
Halévy, Montet. — (Les) dans 
les inscriptions de Tell el- 
Amama. Voyez Delattre, 
Scheil. — (Travaux divers sur 
les) d'Europe et d'Algérie. 
Voyez U, 7^; IV, 81, 82; 
VI, 72, 73, 74; XU, ii3, 
116; XVI, 102, io4 (rapp. 
ann.). — (Sceaux). Voyez 
Kisch. — en Chine. Voyez 
Cordier, — Polonais. Voyez 
Reinack (S,). 

Jutvb( Archéologie). Voyez Prad- 
homme, Robert (Vljrsse). — 
(Chronologie). Voyez ce mot 

— (Philologie). Voyez Bâcher, 

— (Origine de la nation). 
Voyez Vemes. — (Théologie). 
Voyez Neubauer, — (Vie). Voyez 
Reinack (5.). 



VHP SERIE. 459 

Jdiybs (Études). Voyez Albrecht 
(Karl),CharleviUe, Derenbonrg, 
Kaufmann, Loeb, ïïeinach [Th,), 
Tkiattconrt, Voyez aussi Juijs 
et Revue des études juives. — 
(Inscriptions). Voyez Berger, 
Clermont'Ganneau , Gerson, Rei- 
nack [S.), — (Légendes). Voyez 
Lévi (Tsrail). — (Monnaies). 
Voyez Grœtz et Rûrst, Reinack 
— (Sectes). Voyez Halévy, Mon- 
tet (E.), 

Juridique (Traduction d'une ta- 
blette) hahylonienne de l'épo- 
que de Nahuchodonosor et re- 
lative k un esclave nommé 
Barichel , qui , d'après ce nom , 
semblerait avoir été de natio- 
nalité juive, par M. Oppert. 
K, 298, et X, 536. — (His- 
toire) de la femme en hgypte. 
Voyez Paturei. 

Juridiques (Inscriptions) de l'As- 
syrie et de la Chaldée. Voyez 
Oppert, 

Jurisprudence (Manuel de) 
musulmane. Voyez Van den 
Berg. 



Kabtlb ( Cours de langue). Voyez 
Bel Kassem ben Sedira, — (Ma- 
nnd de langue). Voyez Basset. 

— (Nomenclature) de l'Al- 
gérie. \ oy ex. Ckerbonneau (A.). 

— (Les fourberies de Si-Djeha 
en). Voyez Monliéras, 

Kabyles (Contes). Voyez Contes. 

— (Insurrections). Voyez Hobin. 



Kafr. Ce terme, qui désigne un 
tombeau dans les inscriptions 
nabatéennes, est retrouvé par 
M. Clermont-Ganneau dans le 
Mo'arrab de Djawaliqi , parmi 
les mots arabisés, m, 555. 

Kairouan (Histoire de). Voyez 
BcLsset et Hondas. 

Kakkab Mbsri. Nom assyrien 



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400 



NOVEMBRK-DIOCEMBRE 1892. 



(l'une étoile. Voyez fJalévy et 
Oppert, 

lCu.iDAS« comédie indienne. 
Eiic csl traduite du sanscrit 
et du pracrit par M. Henry. 
XVI, 64 (rap. an.). 

Kalila et DiMNA. Ce nom est 
retrouvé dans le Talmud par 
M. Haiévy. XII , 1 1 7 ( rap. an. ). 
— (La version hébraïque de), 
traduite en latin sous le titre 
de Directorium vitm, par Jean 
de Capoue, est publiée par 
M. J. Derenbourg. XII, 117; 
XVI, 101 (rapp. ann.). 

Kami-^o na mau,ou histoire des 
dynasties divines du Japon, 
est publiée par M. de Rosny. 
Xn, 193 (rap. an.). 

Kamnaskuuis. Une communica- 
tion sur la date de ce roi grec 
est faite par M. Oppert. XVI, 
545. 

ICANDALAifu (Chiniladan). Le 
nom de ce roi est retrouvé 
par M. Pinches sur une ta- 
blette provenant de Abou- 
Habba, l'ancienne Sippara; 
communication faite à ce su- 
jet par M. Oppert et traduc- 
tion de ce documenL I, 5i5, 
5i6. 

Kan-sou (Deux insurrections des 
Mahométansdu), 1648-1783, 
récit traduit du chinois, avec 
une carte de la péninsule du 
Kan sou, par M. C. Imbault- 
HuarL XIV, 494. 

KARA-KinGHiz (Dialecte des). 
Voyez RcuUof. 



ICauphanti. Publie deux études sur 
le neveu de Maimonide et le 
prétendu commentaire d'Isaac 
Israèli sur ie livre Yeçira, IV, 
81 (rap. an.). — Les cercles 
intellectuels de Batalyousi. 
Ibid. 87 (rap. an.). 

Kaussjtau (Le). Voyez Hadtz 
(De). 

Kactzsch (E.) et Socin (A.). Die 
Genesis mit aeusserer Unter- 
tcheidung der QneUenschrifien 
ûbersetzt; compte rendu de 
cet ouvrage. XÛI, 118. 

Kazan (Manuscrits de la biblio- 
thèque de) relatifs à la Chine. 
Voyez Gottwaldt. 

Kkane. Signale dans un mémoire 
important, traduit dans les 
Annalej de l'Extréme4)rient, 
dos rapports frappants entre 
l'organisme du khmér et 
celui du malais. II, 53 (rap. 
an.). 

Kbrbbla (La frontière turco- 
persane et les pèlerins de), 
par le docteur Saad. V, 53î. 

Kern. Une traduction de son 
histoire du Buddhisme de 
rinde est donnée dans la Re- 
vue des religions. II, 44 (rap. 
an.). — étudie l'inscription 
cambodgienne de Han-Chey. 
Ibid.^à'j. 

Kessler (Charles). Est reçu 
membre de la Société. X(, 
381. 

Khalipat d'Orient (Civilisation, 
histoire, institutions da). 
Voyez Gajrard. 



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TABLE DE LA VHP SERIE. 



461 



Khalifes orientaux (Médailles 
des). Voyez Lavoix, 

Khan db Lenkeran. Comédie 
turque. Voyez Cillière. 

Khaaidjites (Étude sur la secte 
des), par M. Brûnnow. III, 
292. 

Kuatan damim. m. R. Duval 
propose d'explicpier cette ex- 
pression biblique par c circon- 
cision». III, 554. 

KHÉTAs(Les). Voyez Ltnormant. 

— (Traité de Ramsès avec 
le prince de). Voyez Boa- 
riant. Voyez aussi Hittites. 

KifiTAi NAMBH, OU livre de la 
Chine. Voyez Schejer. 

KuMÉR (Chronologie de l'ancien 
royaume) d'après les inscrip- 
tions, par M. A. Bergaigne. 
in, 5i. — (Quelques notions 
sur les inscriptions en vieux), 
alphabet, divisions des in- 
scriptions, chiffres, etc., par 
M. Aymonier. I, 4ii; II, 199. 

— Voyez aussi Cambodge, 
Loi-yeou. 

KuaiÈHE (La bibliographie des 
travaux sur l'épigraphie) jus- 
qu'en 1882 est publiée dans 
le Bulletin de la Société aca- 
démique indo - chinoise de 
1882. n, 48 (rap. an.). — 
( Ethnologie , linguistique ) . 
Voyez Keane. 

Khmèrss (Inscriptions). Voyez 
Léoi [Sylvain), 

Khodad (Le mot) sur les mon- 
naies de la Sogdiane. Voyez 
Drottin. 



Khokand (Histoire du khanat 
de). Voyez Dozon. 

Kuorassan (Voyage du Shah de 
Perse dans le). Un exemplaire 
. de ce voyage est offert à la So- 
ciété par S. E. Ëimad ed- 
Daulah , ministre de la presse 
à Téhéran. XTH, 809. 

Khotpi. Ce mot qui commence 
l'inscription araméenne décou- 
verte au Serapeum par Mariette 
correspond à l'égyptien hliojep 
et signifie offrande. I. 267. 

Khou en-aten, prince égyptien. 
Son tombeau est relrou\é à 
Tell-Amarna. XX, 121 (rap. 
an,). Voyez aussi Grébault , Leje- 
bure. 

KiA-Li (Le). Voyez Mariez (De). 

KiANG-sou (Voyage dans la pro- 
vince de ). Voyez Imbanll-Hnart. 

Kiev (L'Université Saint- Vladi- 
mir de) demande l'échange du 
Journal asiatique avec un jour- 
nal qu'elle se propose de faire 
paraître au commencement de 
i883. I, 90. 

KiLMAD (Le nom géographique) 
du xwii* chapitre d'Ezicîiiel 
désignerait la Babylonie. VII, 
Uo. 

KiM VAN KiED Teuyen. Poèmcs 
annamites. Voyez Des Michels. 

KiN (Constitution de l'empire 
de), traduite du mandchou 
par M. de Harlez. VII, 4C9. 
— (Histoire de l'empire de), 
traduite du mandchou par 
M. de Harlez; compte rendu 
de cet ouvrage. XI, 539. 



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462 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



KiN Kou u KOUAN. Recaeil de 
nouvelles chinoises. Voyez 
Uervejr de Saint-Denys (/)'). 

KmsHip AND MARBUGB in eariy 
Ârabia« by W. Robertson 
Smith; compte rendu de cet 
ouvrage. VIII, 191. 

K.IBSTE ( .1. ). Publie un travail sur 
les Prâtiçakhyas du Rig-Véda. 
n, 39 (rap. an.). — est reçu 
membre de la Société, m, a 7 1 . 

KiscH. Publie un mémoire sur 
trois sceaux juifs du moyen 
âge. Il, 64 (rap. an.). 

kiTAB sl-Aghani (Etude biogra- 
phique sur trois musiciennes 
arabes d'après le), par M. G. 
Huart m, ai. 

KoRAN (Le). Sa poésie et ses 
lois. Voyez StcmUy Lane Poole. 
Vovez aussi Corun, 

KossÉKNs (Note sur la langue 
des), par M. J. Halévy. XUI, 
5o3. Voyez aussi Cosséens, 

KouAN-Ti(Le dieu de la guerre 
chinois). Voyez Imbaalt-Hnw't. 

K.ODAS (Les). Voyez Hervey de 
Saint-Denis (/>*). 

KouLiKOVsKi présente une nou- 
velle et ingénieuse interpréta- 
tion des deux hymnes fameux 
de la descente de Soma. VI, 
36 (rap. an.). — est reçu 
membre de la Société. XV, 
479. — étudie Agni dans le 



Véda et en tire l'origine des 
castes. XVI, 53 (rap. an.). 
Ko ^a'bod. Ces mots de l'inscrip- 
tion araméenne du Serapeuio 
signifieraient • ainsi fasse-t-ii ». 

I, 257. 

Ko-zi-Ki (Le), livre historique 
et religieux du Japon , est tra- 
duit par MM. de Rosny et 
HaU-Chamberiain. IV, lîy 
(rap. an.). 

ksHATRiYA(La). Voyez Regnaail. 

KsHEMBNDRA. Voyez Foucher, 
Lévi (Sylvain). 

Klenen G>nteste à l'islamisme le 
titre de religion universelle, 
dans la Revae des religions^ 

II, 75 (rap. an.). 
Ku-HAR-c-MAN. Nom de roi qui 

figure sur un cylindre du 
Louvre portant une inscrip- 
tion en caractères néo-susiens. 
Vn, 333. 

Kdmaha Gupta II (An inscribed 
seal of) found near Bhitari, 
by Smith (V. A.) et Ruddf 
Hœmle; compte rendu de cet 
ouvrage. XVI, 3 60. 

KuMOS ( Ignâcz ). Est reçu membre 
de la Société. XDI ,271. 

Kurdistan (Mission en). Voyez 
Hjvernat et Mueller Simonis, 

kl PHI (Le), parfum sacré des 
anciens Eg}'ptiens , par M. Vic- 
tor Loret. X, 76. 



Lababthe. Donne dans la Bévue 
de géographie des renseigne- 



ments sur les limites de la 
Chine et du TonLin et sur 



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TABLE DE LA VIII* SERIE. 



463 



lorganisation politique de ce 
pays sous l'administration an- 
namite. II, 118 (rap. an.). 

Lacoink (£.). Publie un ouvrage 
intitulé: TahUs de concordance 
des calendriers arabe, copte, 
^égcrien, Israélite, jvlien, 
républicain, etc.; compte 
rendu de cet ouvrage. XVIII, 
191. 

Lafayb. Fait l'histoire du culte 
des divinités d'Alexandrie hors 
de rÉgyple. IV, ii3 (rap. 

La FoifTAiiis (Recueil de fahles 
de) traduites en berbère, en 
hébreu et en arabe. Voyei 
Adda Fredj. 
Lagardk (Paul Ds). Demande 
l'échange de ses publications 
contre une collection du Jour- 
nal asiatU/ue, XVI, 545. — 
Cet échange est voté. XVIII, 
i4o. — Quatre ouvrages pos- 
thumes de ce savant sont 
ofiFerU par M"* Paul de La- 
garde pour faire suite à 
l'échange consenti par la So- 
ciété. XX, 279. 

Lalibala (Vie de), roi d'Ethio- 
pie. Voyez Perrackon. 

Laubbla (Description des églises 
monolithes de ) , ville d'Abys- 
sinie. Voyei Raffray. 

Lautavistaba. Voyez Foucaux, 

Lamas (Le pays de). Voyez 
RockhiU. 

LàMBERT (Mayer). Publie une 
étude sur le sens et l'emploi 
de deux particules talmu- 



diques. VI, 70 (rap. an.). — 
Observations sur la théorie des 
formes nominales de M. Barth. 

XV, i64. — Ces observations 
rappdées dans le rapport an. 

XVI, 1 1 5. — publie une étude 
sur l'accent tonique en hébreu 
et autres questions gramma- 
ticales. XVI, 98 (rap. an.). — 
est reçu membre de la Société , 

XVII, i55. — étudie une 
série de Qéri Ketib. XX, 100 
(rap. an.). — publie et tra- 
duit le Séfer Yésira ou Livre 
de la création, avec le com- 
mentaire de Saadia, le Gaon; 
notice sur cet ouvrage. XX, 
ICI (rap. an.). 

Lambin. Est reçu membre de la 
Société, VIIl', 537. 

rinD^ mot phénicien expliqué 
parM. Halévy. XU. 5 a. 

Lâmlxg ( R. ). Fait paraître une mé- 
thode pour apprendre les prin- 
cipes généraux de la langue 
chinoise, à l'usage des élèves 
européens. XVI, 171 (rap. 
an.). 

Lamiittah (La) d'Ibn Malik. Est 
publiée par M. Goguyer. XII, 
355. 

LA?fCEREAC. Publie une traduction 
nouvelle du Hitopadésa et en 
offre un exemplaire à la So- 
ciété. I, a 53, et H, 4o (rap. 
an.). 

La^dbbrg (Carlo de). Proverbes 
et dictons de la province de 
Sjrie , section de Saydâ ; compte 
rendu de cet ouvrage. I, 533 



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4G4 



NOVEMBRE-DECEMBRK 1892. 



— La conquête de la Syrie et 
de la Palestine, texte arabe 
de Imad ed-Din ; compte rendu 
de cette publication. XI, 3o6. 

Landbs. Publie des notes sur les 
mœurs et les superstitions des 
Annamites et une étude sur 
leurs cérémonies des funé- 
railles et du mariage. IV, i33 
(rap. an.). — publie le poème 
annamite des Pruniers re- 
fleuris , emprunté à un roman 
moral chinois. VI, ii5 (rap. 
an. ). — donne des légendes an- 
namites relatives à des cultes 
locaux. VI. ii8 (rap. an.). — 
publie des contes tchames, 
texte, transcription de l'un 
d'eux, lexique, traduction et 
commentaire comparatif avec 
le foik-iore khmér et annamite. 
XII, 72 (rap. an.). — fait ré- 
diger un index des caractères 
chinois contenus dans le dic- 
tionnaire chinois-anglais de 
Williams, avec la pronon- 
ciation en chinois mandarin 
du dialecte de Canton et dans 
le mandarin annamite. XH, 
190 (rap. an.). — publie et 
traduit des contes et landes 
annamites. XII , 1 9 1 ( rap. an. ). 

— publie une comédie anna- 
mite. XVI, 176 (rap. an.). — 

— fait paraître une histoire 
des grands fiefs orientaux au 
temps des Chau orientaux, 
traduite du chinois. XX, i34 
(rap. an.). 

Latvguks (Le genre dans les di- 



\ erses). Voyez Adam (L.). 

— (Racines des) malayo-poly- 
nésiennes. Voyez Marre. — du 
Caucase et de l'Extrême-Orient; 
M. de Charencey présente quel- 
ques exemples tirés principale- 
ment des noms de nombre , des 
afiBnités qu'il croit retrouver 

entre ces langues. V, 3o8. 

(Facteurs des formes du lan- 
gage dans les) indo-européen- 
nes. Voyez Regnaad. — non 
sémitiques parlées en Abys- 
sinie. Voyez Haîévj, — (Ma- 
nuel de conversation en trentr). 
Voyez Poussié{Le If). 

Lauier. Publie l'histoire des r^a- 
tions de la France avec le 
royaume de Siam, de 166 a à 
1703. IV, i35 (rap. an.). 

Laumaii. (Charles) Est reçu 
membre de la Société. V, 607. 

Laos (Exploration du Cambodge 
et du). Voyez Aymonier, — 
(Reconnaissance dans le). 
Voyez Septans et Gaaroj. 

Laotirns ( Manuscrits ). Voyei 
Pavie, 

Lao-Tzb ou Tseu. Voyez Hartez 
(De), Rosny {De). 

Lariouoff (Serge). Histoire du 
roi Djemchid et des divs; texte 
persan et traduction. XIV, 69. 

— Ce travail est cité dans le 
rapport annud. XVI , 78. 

Larmeu (L'abbé). Cherche à dé- 
truire la légende de la mu- 
raille de Chine. XII, 189 (rap. 
an.). 

Latallee-Ponssifi (De). Est reçu 



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TABLE DE LA 

membre de U Société. XYI, 
544. 

Latoix. Publie le catalogue des 
médailles des khalifes orien- 
taux, depuis l'hégire jusqu'à 
Fextinction du khalifat de 
Bagdad en 658 de l'hégire. 
XII, i33 (rap. an.). 

LsBOii ( D* GusUve). Fait paraître 
un ouvrage sur la civilisation 
des Arabes. lU, 108 , et IV, 83 
(rap. an.). — publie un ou- 
vrage sur la civilisation de 
rinde.Xn,66 (rap. an.). 

Le Boul (Michel). Est reçu 
membre de la Société. IX, 
388. 

\é\ Chatilisr. Publie un ou- 
vrage intitulé : InSaleh, con- 
stitution sociale et politique du 
pays. Xn, i4o (rap. an.). — 
étudie rislam au xix* siècle. 
XVI, 117 (rap. an.). — fait 
paraître des notes sur les 
tribus du Sud-Ouest marocain. 
XX, 111 (rap. an.). 

Leguac (Le D*). Remarques 
critiques sur le mémoire de 
M. Gamussi, intitulé : La 
rage; son traitement chez les 
Arabes, XII, 35?. — Ces re- 
marques citées dans le rap- 
port annuel. XVI, 119. 

Lb Dâir . Est reçu membre de la 
Société. Vm, 5. 

Lxooclx (Alphonse). Est reçu 
membre de la Société. I, 83. 

LiDRAiN. Introduction à l'étude 
des symboles représentés sur 
les pierres gravées sémitiques. 



VUf SÉRIK. 465 

II, 61 (rap. an.). — fait une 
communication daqs la Revue 
égypûenne sur les poids-lions. 
II, 86 (rap. an.). — publie 
uneétudesurunegemmephéni- 
cienne et sur un pronom phé- 
nicien expliqué par l'assyrien. 
IV, 63 (rap. an.). — étudie 
quelques intailles sémitiques 
combinant les symboles grecs, 
assyriens et égyptiens. IV, 70 
(rap. an.). — sous le titre : 
Un tjrrien da Musée du Louvre, 
étudie un cippe en marbre, 
acheté à Tyr, et présentant le 
costume syrien du iv* siède. 
IV, 70 (rap. an.). — reprend 
l'étude des principaux docu- 
ments de la littérature ara- 
méenne d'Egypte, ainsi que 
celle du papyrus araméen du 
Vatican et d'un papyrus in- 
édit de la Propagande. IV, 7^ 
(np, an.). — publie un mé- 
moire sur la collection Sanec. 
IV, 100 (rap. an.). — engage 
une polémique avec M. Aurès 
sur la distinction à établir 
entre la mine du roi et la 
mine du pays. IV, io4 (rap. 
an.). — étudie une brique 
babylonienne portant le nom 
propre Bel-Shum. IV, io4 
(rq>. an.). — communique 
quatre inscriptions pdmy- 
réennes inédites. VI, 63 (rap. 
an. ). — étudie quelques objets 
sémitiques. VI, 67 (rap. an.). 
— fait un dictionnaire des 
noms propres donnés par les 

3i 



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466 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



monmiMnU de Pdmyre. XII, 
125 (rap. an.). — dresse le 
catalogue des monuments ara- 
méens et himyarites du Louvre. 
XU, l^l (rap. an.). — puUie 
on cachet araméen du Louvre. 
XX, 91 (rap. an.). — décrit 
des statues et inscriptions 
funéraires de Palmyre. XX, 
91 (rap. an.). 
LBFBBtmi. Etudie les diffiSrentes 
formes de la dérivation dans 
le didecte postérieur de Mem- 
phis. IV, ii3 (rap. an.). — 
retrouve la trace du dievd 
dans l'onomastique et dans la 
mythologie ancienne de TÉ- 
gypte. IV, ii4 (rap. an.). — 
définit les rapports du mythe 
et du conte. VI, 32 (rap. an.). 

— commence la puHication 
intégrale des inscriptions et 
figures prises par les membres 
de l'École du Caire au tom- 
beau de Séti r. VI, 97 (rap. 
an. ). — appdle TatteBlion sur 
les fouilles qu'il y aurait à 
fiedre dans la Vallée des Rois, 
à Thèbes. VI, 97 (rap. an.). 

— publie les Hypogées roytaue 
de Thèhes : 1" division, le 
tombeau de Séti I**. XII, 161 
(rap. an.). — cherche à 
éclairer par l'égyptologie le 
chapitre x de la Genèse et à 
identifier Cham et Adam. XII, 
167 (rap. an.). — donne, 
dans les Hjrpo^s royaux de 
Thèbes, la reproduction du 
tombeau de Ramsès IV. XVI, 



139 (rap. an.). — étudie les 
rites égyptiens qui accom- 
pagnent la construction des 
édifices et ont pour objet leur 
protection. XVI, i44 (nf>. 
an. ). — publie une étude sur 
le roi Khou-en-Aten. XX, laa 
(rap. an.). 

LBPBTmB-PoirrALis (Pierre). Est 
reçu membre de la Société. 
Vn, 339. — rend compte de 
sa mission en Indo^^ne et 
offire à la Société des spécimens 
des écritures usitées ches les 
Thaïs et ches les Lus. XVIII, 
538. — annonce que M. Pmvie 
vient de faire don à la BiUio- 
th^ue nationde de quinie 
manuscrits laotiens rdati£i à 
l'histoire, aux lois et aux 
usages civils eit religieux des 
régions laotiennes, et fait con- 
naître les acquisitions des 
manuscrits birmans et shans 
faites par le British Muséum. 
XIX, 161. — Note sur ces 
manuscrits et ces acquisitions. 
XIX, 56o« — Notes sur qud- 
ques populations du nord de 
l'Indo-Chine (ethnographie et 
vocabulaires). XIX, 237. — 
Ces notes citées dans le raj^iort 
annuel. XX , 1 38. — publie une 
étude sur qudques alphabets 
et vocabulaires thaïs. Ibid,, 
i38 (rap. an.). 

LANDES annamites. Yoyei ce 
mot. — arabes , sur Bourhout. 
Voyex Bourhont, — d'Abra- 
ham , d'Adam et d'Alexandre. 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



467 



Voye» ces noms. — Voyez 
anssi Guin, — chinoises. Voyez 
Imhmdt'Hnmi, — malaises. 
Voyez Dévie (M.). — mystique 
du lUg-Vëda, qni fait naître la 
hme de la pensée de l'Être su- 
prême et le soleil de son re- 
gard, par M. J. Darmesteter. 
I, 260 et 365. — da Cam- 
bodge et de Siam. Voyez 
Pavie. — dn Tdmud. Voyez 
B€W Ttdmion, Melchisédec, 
Lévi [Israël). — syriaque de 
Saint-Alexis. Voyez Amiaud, — 
de Tarbre et d'Eve. Voyez Groff, 

LEGISLATION cambodgienne. Voy. 
Dnhard, — rabbinique. Voyez 
Daareste, — Voyez aussi Code, 
Droit, Jurisprudence, 

LEGBATif. Publie en fac-similé, 
analyse, traduit et commente 
le Livre des transformations, 
papyrus démotique. XVI, i5i 
( rap. an. ). — donne des textes 
hiéroglyphiques provenant de 
diverses collections. XX, laS 
(rap. an.). 

LvGRA^D. Publie, dans les Non- 
veaoT Mélanges de TÈcole des 
lan^s orientales, les voyages 
de Basile Vatace, contenant 
des renseignements sur la 
Perse et le Turkestan sous 
Shah Housein et Nadir Shah. 
Xn, 89 (rap. an.). 

LniDji-i-osiiAin, dictionnaire 
ottoman, par Ahmed Véfyk, 
2* édition; compte rendu de 
cet ouvrage. XIX, 570. 

LsBuoBun. Collabore avec M. Ber- 



gaigne à une traduction de 
Sacountda. IV, 46 (rap. an.). 
— met à la disposition des 
membres de la Société des 
exemplaires des brochures 
réunissant les discours pro- 
noncés sur la tombe de Ber- 
gaigne. Xm, 113. 
Lm ORUA'^T ( Fr. ). Fait paraître le 
tome in de son Histoire an- 
cienne de VOrient, relatif à la 
civilisation , aux mœurs et aux 
monuments de l'Egypte. Il, 39 
(rap. an.). — publie une étude 
sur le sens de Yavan en Orient 
et le pays désigné par ce mot. 
n, 4i (rap» an.). — publie 
la Genèse, traduite d'après 
l'hébreu, et y résume d'une 
façon ingénieuse les résultats 
généraux de l'exégèse biblique, 
n, 67 (rap. an.). — donne 
quelques nouveaux chapitres 
de son Histoire des temps pri- 
mitifs, relatifs à Tarshish, 
Toubal et Meschech. II, 67 
(rap. an.). — étudie, au point 
de vue de leur date, les carac- 
tères des inscriptions des cata- 
combes juives de Venosa. IV, 
80 (rap. an.). — signale quel- 
ques inscriptions grecques en 
caractères hébreux et suppose 
que les versions grecques en 
lettres hébraïques que l'on 
possède de la Bible pourraient 
venir des Juifs d'Apulée. FV, 
80 (rap. an.). — signale des 
épitapbes bilingues latino- 
hébraïques à Tarente. IV, 81 



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468 



NOVEMBRE-DëCëMBRË 189i. 



(rap. an.). — fait on résumé 
de la question hittique d'après 
les monuments hittiques et 
des documents assyriens et 
égyptiens rdatifs aux Khétas. 
IV, io5 (rap. an.). — Sa no- 
tice nécrologique « sa vie et 
ses travaux. IV, 31 (rap. an.). 
— Le 6* et dernier volume 
de son Histoire ancienne, con- 
tinuée par M. Babelon, est 
publié. Il contient un résumé 
de l'histoire des Hébreux , des 
Cananéens, des anciens Ara- 
bes, des Phéniciens et des Car- 
thaginois. XII, io3 (rap. an.). 

LiQCEUx. Publie une esquisse du 
théâtre japonais. XVI, 177 
(rap. an.). 

Lbrichb (Louis). Est reçu membre 
de la Société. VU, 554. 

Lbssiatbur. Publie le Rituel des 
funérailles de TAnnam. VI, 
117 (rap. an.). 

Lb Stràhgb (G.). Édite un dic- 
tionnaire abrégé anglais-per- 
san avec un précis de gram 
maire persane composés par 
Palmer. III, 108. Voyez aussi 
HassaM(H^.). 

Lbttubs arabes écrites à des voya- 
geurs espagnols par Tavant- 
demier roi de Grenade, Aboul 
Hasan Ali. Voyez Derenhourg 
(//.). — arabes de Bedi ex- 
Zemani, sont publiées avec 
commentaire explicatif par 
l'imprimerie catholique de 
Beyrouth. XVU, 339. 

LÉvi (Sylvain ). Est reçu membre 



de la Société. IV, 56d. — La 
Brihatkathâmanjari de Kshe- 
mendra. VI, 397. — (Suite et 
fin. ) VU , 1 78. — Ce travail est 
cité dans le rapport annuel. 
XU,58. — est nommé membre 
provisoire du ConseiL XII, 
499. — Noies sur l'Inde à 
l'époque d'Alexandre-, croit 
retrouver le nom original des 
princes indiens désignés par 
les historiens de ce roi sous 
les noms de Ombki, Sopkites, 
Pké^. XV, 334.— Cesnotes 
mentionnées dans le raj^KHrt 
annud. XVI, 56. — Dans sa 
leçon d'ouverture à la Faculté 
des lettres, intitulée : Abel 
Bergaigne et l'indianùme, U 
trace le programme d'une his- 
toire de llnde. XVI, 54 (rap. 
an. ). — publie dans la Grande 
encyclopédie des artides sur 
le brahmanisme, le brah- 
moîsme , le calendrier hindou 
et ia caste, et donne, dans 
la Bibliothèque de tEcole det 
haales études, les textes essen- 
tiels pour la connaissance des 
deux grandes sectes çivaîtes. 
XVI, 64 (rap. an.). — rend 
compte de l'ouvrage de M. Ro- 
mesh Chunder Dutt, intitulé : 
A kistory of civiUxation in 
ancient India, XVI, 375. — 
Notes de chronologie indienne , 
communication sur le nom 
du roi Cœlobothras de Pline, 
qu'il indentifie avec Çalivâ- 
hana, dont il fait le vainqueur 



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f 



TABLE DE LA VIII* SERIE. 



469 



An Çakas et le fondateur de 
l>re 78 de Jésus-Christ; la 
date de Vasubandho. XYI, 
546. — lit une notice dans 
laqœUe ii combat les objec- 
tions (aites par M. Yinson à 
sa thèse concernant Çidivâ* 
hana. XVH, 335, 337. — 
présente à la Société on spé- 
cimen des inscriptions thaïes 
et kmères rapportées dlndo- 
Chine par M. Pavie et en fait 
ressortir l'importance. XVm , 
544. — Notes de chronologie 
indienne : Devanampriya, 
Açoka et Katyayana. XVm, 
549. — Le Baddhacarita 
d'Açvaghosa, poème sanscrit 
sar la vie de Boddha. XIX, 
aoi. — Ces études citées dans 
le rapport annud. XX , 65 , 68. 

— estime que la version chi- 
noise de Milindapanha per- 
mettra de reconstituer la forme 
primitive de l'original. XIX, 
343. — groupe toutes les don- 
nées que fournissent l'épigra- 
phie et la littérature sur l'ex- 
pansion du Bouddhisme vers 
l'Occident. XX, 68 (rap. an.). 

— étudie la Grèce et l'Inde 
d'après les documents indiens , 
ainsi que le théAtre indien; 
examen de ces travaux. 60-63 
(rap. an.). — A]3una . succes- 
seur de Har^ ÇUâditya, XX , 
337. 

Livi (J.). Les Juifs et l'Inqui- 
ftiiion dans la France méri- 
dionale. XX, 100 (rap. an.). 



LÉYi (Israël). Publie un acte hé- 
breu de Marseille de l'an 1433. 
II, 74 (rap. an.). — Une con- 
troverse entre un chrétien et 
un juif au xi* siècle. Ihid, — 
retrouve dans le Talmud la 
légende de l'ange et de l'er- 
mite. IV, 79 (rap. an.). — 
publie les textes rabbiniques 
de la légende d'Alexandre qu'il 
compare aux sources étran- 
gères. IV, 79 (rap. an.). — 
présente des rapprochements 
entre la légende judéo-chré- 
tienne de Mdchisédec et la 
légende juive d'Abraham, et 
entre la légende de Bartho- 
lomée, l'apôtre des Indes, et 
ceUe du démon Bar-Tdmion 
dans le Talmud. VI, 70 (rap. 
an.). — retrouve dans une 
baratta du n* siècle la forme 
la plus ancienne du Zadig de 
Voltaire. XII, 117 (rap. an.). 

— publie le roman juif 
d'Alexandre d'après un manu- 
scrit de la Bibliothèque natio- 
nale. XII, 118 (rap. an.). — 
engage avec MM. Bâcher et 
Sidon une discussion sur le 
sens et l'origine de la déno- 
mination mystérieuse du tétra- 
gramme. XVI, 100 (rap. an.). 

— fait des recherches sur le 
folk-lore du Talmud et du Mi- 
drash. XVI, 101 (rap. an.). 

— publie des notes sur Ma- 
lachie. XX, 99 (rap. an.). 

LÉYY (Raphaël). Publie une étude 
sur la vie et l'enseignement 



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470 



NOVEMBRE-DÉCëMBRE 1S92. 



de Rabbi Bleir, le premier 
auteur de la Mischna. IV, 78 

(rap. an.). 

LSXICOORAPBIB, LEXICOLOGIE 

arabe. Voyez Duval (R»), Bo- 
ekemtmieix (De), FraenkeL — 
araméenne. Voyez Dmwd ( R, ). 

— assyrienne. Voyez Guyard, 
HaUvy, — berbère. Voyez 
Basset , Rinn . — malaise. Voyez 
Detic, Marre, — Voyez aussi 
aux titres des différentes lan- 
gues. 

Lktdb (Congrès de) en i883. 
M. Barbier de Meynard est dé- 
signé par le Conseil pour y 
représenter la Société. 1, Sa 4. 

— Des comptes rendus de ce 
congrès sont faits par BL Bar- 
bier de Bleynard à la Société. 
II, 538, et à l'Académie des 
inscriptions et bdles- lettres. 
1V,33 (rap. an.); par M. Oer- 
mont-Ganneau dans le Journal 
officiel, et par BL Aristide 
Marre dans le Mnseon, Ibid. 

Liban (Description et statistique 
des populations du). Voyez 
Guirin, — (La maison du). 
Voyez Perrot et Clûpiei, — 
(Voyage au). Voyez Lortet. 

LiBYQUE (Coup d'œil rétrospectif 
sur rdpbabet), par M. Ha- 
ie vy. III, a 53. — Voye^ aussi 
Bhmchère (De la). 

LiBYQui8(Inscriptbns) de Mak- 
tar. Voyez Berger, Charrier, 
Reboud (/)'). 

LiEBLBiif . Son étude sur le mythe 
d*Osiris est traduite dans la 



Revuê des t^ligians de i884. 
VI, 99 (rap. an.). 

Lbux SAiim (Description armé- 
nienne des). Voyez Aliskan. 

LiBYAR (Dialecte arabe de), 
notice sur l'artide détermi- 
natif dans les inscriptions 
arabes d'Ël-OEU, par Bi. Ru- 
bens Duval. XIV, 5a6, 533. 
— Observations de Bi. Ualé\y 
sur cet article. Ibid,, 527. 

LiMYiiA (Note sur l'inscription 
araméenne de), par BL Dar- 
mesteter. XII , 5o8. 

LiNGCiSTiQUE. Voyez Langmes, — 
arabe, assyrienne, etc. Voyez 
aux titres de chaque langue. 

LiPPERT. De ^istula pseudaris- 
totelica péri basileiâs com- 
mentatio. XVIQ, a 00. 

LuBQifNB (Société de géographie 
de); le secrétaire invite la So- 
ciété à prendre part au Con- 
grès des orientalistes qui aura 
lieu dans cette ville au mois 
de s^tembre 189a et de- 
mande l'échange des publi- 
cations de la Société de géo- 
graphie de Lisbonne avec 
celles de la Société asiatique. 

XIX, 557. 

LirnAATiTRE. Voyez aux titres 
de chaque langue. — Voyez 
aussi Bibliographie, Brahma- 
nique, Contes, Légendes, A'oa- 
velles. Poésie, Pouranique, 
Proverbes, 

LiTUROiB védique. Voyez Ber- 
gaigne, SabballUer. 

Lhrb d'aluancb (Remarques 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



471 



sur le) , par BL Badde; compte 

renda de cet oovrtge. XYII, 

545. 
LnrBB DB l'amour db Tirouval- 

LOinrA (Le) en tamoul. Est 

publié par M. de Barrigae de 

Fontamiea. XVI, 66 (rap. 

an.). 
LiTRB canton di la fon bt 

DB LA YBâTu. Yoyei Hiwlet 

(/)•). 
Lkwbm obs morts (Le) égyptien. 

Voyei Lont, Maipèro, Nmlle, 

PtêtTtt, 

LiTRB DM Ron D'ÉaTPTB. Voyez 

LiVRB DBS TRANSFORMATIONS 

(égyptien). Voyei Isgrain, 
Lmtams. Explication de ce groupe 
qui figure sur des ew-poto 
carthaginois. VU, 354. 
LoGARD (Amould). Étudie les 
attributs des divinités hin- 
doues. IV, 45 (rap. an.). 
LoBB. Publie trois inscriptions 
tumulaires juives de la Coruna 
et des inscriptions similaires 
trouvées à Mâcon. II, 64 (rap. 
an.). — publie des notes sur 
les Juift d'Espagne, des actes 
de vente hébreux en Espagne 
et un cantique latin en l'hon- 
neur de saint Jean de Com- 
postdle, mêlé de mots grecs 
et hébreux. II, 74 (rap. an.). 
— réunit dans un article des 
données sur la statistique, 
l'ethnographie, l'état social, 
l'histoire et la littérature du 
peuple Juif. IV, 76 (rap. an.). 



— étudie les complications 
amenées dans l'ordre des lec- 
tures sabbatiques du Penta- 
teuque par les variations du 
nombre des samedis dans le 
calendrier lunaire. IV, 77 
(rap. an.). — donne l'analyse 
de deux livres de commerce 
tenus en hébreu par des com- 
merçants juifs de Dijon au 
commencement du xnr* siècle. 
VI, 75 (rap. an.). — pliblie 
les tables du calendrier juif 
depuis l'ère chrétienne jusqu'au 
xzx* siècle, avec la concor- 
dance des dates juives et chré- 
tiennes. Xn, 191 (rap. an.). 

— étudie la chaîne de la tra- 
dition dans le premier chapitre 
du Pirkê abdt et reprend l'his- 
toire de la prière dite dê$ dix- 
huit bénédictions, XVI, 100 
(rap. an.). — publie des 
études sur les source et les 
rapports des principales chro- 
niques juives médiévales et 
stut les polémiques entre Juifs 
et Chrétiens au moyen ftge. 
XVI, io3 (rap. an. ). — étudie 
dans la Bible la littérature 
des pauvres qui serait repré- 
sentée par les Psaumes , et la 
vie des métaphores dans la 
Bible. XX, 98 et 100 (rap. 
an.). — Sa notice biogra- 
phique et nécrdogique. XX, 
48 (rap. an.). 

LoBH R ( MaximiUen ) . Gegrgii 
Abnlfaragi Bar Ebraya in épis- 
tulas Poulinas adnottUiones ; 



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NOVEMBRE.DÉCEMBRE 1802. 



47Î 

compte rendu de cet ouvrage. 

XIV, 374. 

L018Y ( L'abbé). Est reçu membre 
de la Société. XV, 477. 

L0LO8 (Les) et les Miao-Tze, à 
propos d'une brochure de 
M. P. Vial, missionnaire apos- 
tolique au Yun-Nan, par 
M. G. Devéria. XVUI. 356. 

LoifDEU (Congrès des orienta- 
listes de) en 1891 et 1893. 
La Société n'y envoie aucun 
délégué. XVIU, 8, et XX, 
56. 

LoifOPBRisn (A. db). Ses oeuvres 
sont réunies et mises en ordre 
par BL Scblumberger; compte 
rendu du i*' vdume relatif à 
l'archéologie orientale et aux 
monuments arabes. I, 368. 

LoQMàN BEEiiàRS (Un), avoc 
quatre glossaires et une étude 
sur la légende de Loqman, 
est publié par M. Basset. XV, 
367. 

LoRBT. Publie une étude sur les 
fêtes d'Osiris d'après une in- 
scription de Denderah. IV. 
100 (rap. an.). — entreprend 
le classement des statuettes 
funéraires du Musée de Bon- 
laq , donne la liste des person- 
nages qu'dles représentent et 
traduit les trois rédactions du 
chapitre Yi du Livre des morts. 
IV, 113 (rap. an.). — traduit 
la stèle de l'Am-xent, Amen- 
hotep. VI, 96 (rap. an.). — 
Le kyphi, parfum sacré des 
anciens Égyptiens. X , 76. — 



Cet article cité dans le nffort 
annueL XII, 170. — étudie ke 
dialecte arabe de la Elante- 
Egypte et publie des chansons 
populaires. XII, i3o (rap. 
an.). — publie un ouvragée 
intitulé : La flore pàoroo- 
nûfuej d'après les documents 
hiéroglyphiques et les spë- 
dmens découverts dans les 
tombes. XII, 170 (rap. an.). 
— Les flûtes égyptiennes an- 
tiques. XIV, 111. —- (Suite.) 
XIV, 197. — Cette étude citée 
dans le rapport annueL XVI, 
i48. — publie un manuel de 
langue égyptienne et fait pa- 
raître des études sur diverses 
racines égyptiennes. XVI, 1 47 ; 
XX, 134 (rapp* ann.). 
L0R6IOU. Étudie quelques firag- 
ments épigraphiques des mo- 
numents khmérs. Il, 49 (rap. 

LoiiTBT ( Paul ). Publie un oifvnige 
intitulé : La Syrie ^aujour- 
d'hui, voyages dans la Phé- 
nicie, le Liban et la Judée. lY, 
75 (rap. an.). 

LouH-KA-oiH-^A, nom d'un roi 
de Telle. Voyez Hetuey. 

LouL, explication de œ mot. 
XU, 5i3. 

LouLARA, mot syriaque, expli- 
cation de ce mot XQ, 5 19. 

LoDRiSTAïf (Mission dans le). 
Voyez Morgan (De), 

Lomm. Publie un ouvrage inti- 
tulé : La Coekinekme reU- 
gieuse. VI, 118 (n^. an.). 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



473 



Loof AB ( Ecole du). Voyez École, 
— (Musée du). Voyez Cota- 
iùgue, — (Inscriptions et mo- 
numents himyarites et sa- 
béens da ). Voyez Derenbourg 
(J. et H,). — (Papyrus du). 
Voyez Égyptien. 

Luc TÂv Tira , poème annamite. 
Voyez Des Michels, 

Liicu?ii. Est reçu membre de la 
Société. XVn, 334. 

LcH-YiNG-TCBi-Li, les règlements 
militaires de l'empereur Kia- 
King, par M. de Harlez. Xm, 
80. 



LuKU-KA-Gi-iiA. Voyez Loalt-ka- 
ghi-na, 

LcLUBi ( Inscription d'un roi de). 
Vo)ez Morgan (De), 

Lyall ( Sir Alfred ) ; compte rendu 
de la traduction de son 
ouvrage anglais, intitulé : 
Etudes sur les nuBurs reli- 
gieuses et sociales de l'Ex- 
trême-Orient, V, 5 10. 

Lydda (Le pont de), avec une 
photographie de ce pont mon- 
trant l'inscription de Beibars . 
par M. Germont-Ganneau. 
Xn,3o5. 



M 



Macharofp. Est reçu membre de 
la Société. XVn, 33 1. 

BiAC-DouALL. Sa mort est an- 
noncée. I, 5 11. — Sa notice 
nécrologique. II, a 3 (rap. 

Madagascaa. (Emigration ma- 
laise à). Voyez Marre. — (Ma- 
nuscrits arabes trouvés à). 
Voyez Ferrand. — (Popula- 
tion de). Voyez RialU (G, de). 

Madbba (Inscription nabatéene 
de). Voyez Clermont-Ganneau. 

MâohayI et MAlati. Traduit du 
sanscrit et du pracrit. Voyez 
Strekly. 

Maduiib (Œuvre du P. BescU, 
missionnaire au). Voyez Vin- 
son, 

Maqhbbbdcb (Chrestomathie), 
par M. Hoodas; compte rendu. 
XVn. 70. 



Magijot {Le ly). Publie dans la 
Revue d'anthropologie un mé- 
moire sur les mœurs du peuple 
japonais. U, lao (rap. an.). 

Mahabhabata (Études sur le). 
Voyez Barth, — (Points de 
contact entre le) et le Sbâh- 
Namdi, par M. J. Oarmes- 
teter. X, 38. 

Mahavabtc. Voyez Senart, 

Mahdi (Le) dqmis les origines 
de ridam. Voyez Darmêtteter 

Mahdia. Une nécropole est dé- 
couverte aux environs de cette 
ville. VI, 65 (rap. an.). — 
(Tombeaux de). Voyez Renan, 

Mahlbb. Est reçu membre de 
la Société. Vni, 537. — 
Lettre rdative à l'étoile ap- 
pelée Kakkttb mesri, VIII, 544. 
— Le rapport entre Sabé 



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NOVEMBRE-DÉCEf^BRE 1802. 



474 

Sikam mât mtufuri et Pirm 
tar mât mmsuri , suivi d'un ta- 
blsAu des titres des rois égyp- 
tiens mentionnés dans la Ge- 
nèse. XllI, i3o. — Cette 
étude est citée dans le rapport 
annuel. XVI, i36. 

Mahombtan. Voyes Ankê, Mu- 
«B/mofi. 

MAHOifiTâiif (Deux insurrec- 
tions des) du Kan-sou (i64S- 
1783). Voyez Imhwdt'Huart, 

MâifWàM. Divinité sémitique. 
Voyes Ditmx. 

Maktâr , BfAKTBCR ( luscriptions 
libyques et néo-puniques de). 
Voyei Berger, Bordier, — Lec- 
ture sur cinq inscriptions néo- 
puniques où se trouve le nom 
de Makteur, avec le texte et 
la traduction de Tune d'elles , 
par M. Ph. Berger. VII, 334. 

MàLACHiB (Le prophète). Voyez 
Un {Israël). 

Malah (Additions au diction- 
naire) de l'abbé Favre, par 
M. Marcel Devic. I, 93; II, 
540. — Observations sur ces 
additions. Voyez Marre. — 
(Analogie entre la langue des 
inscriptions tchames avec le) 
et le javanais; communication 
de M. Rodet XVII, 335. — 
Observations de M. Vinson à 
ce sujet Ihid, — Nouvelle 
communication de M. Rodet. 
XVII, 533. -— (Liste des mots 
portugais passés en). Voyez 
Marre, - (Poème). Voyez Fa- 
vre (L'abbé), — (Proverbes). 



Voyes Marre. — (Rapports 
ethndogiques et linguistiques 
entre l'organisme du kbmér et 
du). Voyes Keane. 

Malaim (L'émigration) à Mada- 
gascar. Voyes Marre. 

Malaisis (Légendes et tradi- 
tions). Voyez Sedjarat Ma- 
layea. 

MAi.Aiani (Missions scientifiques 
en). Voyes Saint-ArremuM (I?. 

MALiuTB (Droit). Voyes Zeys 

(E.). 
Mâloaghb (Langue). Voyez 

Marre. 
Mallst (Dominique). Est reçu 

membre de la Société. X, 5. 

— publie une étude sur le 

culte de Neit à Sais. XVI. 

lés (rap.an.). 
Mallouv (N.). Grammaire éU- 

msntaire de la langue tanpue; 

compte rendu de cet ouvrage. 

XVn, 173. >- Elle est dtée 

dans la rapport annueL XX, 

lia. 
Mah, Man-di. Voyez Halévj, 

MâHDCBouf (Histoire, langue, 
littérature et religion des). 
Voyez Hariêz {De). 

MANDSism. Voyes Wellkaaisen, 

MAimittns (Communication de 
M. Halévy sur la religion 
des). XV, 477. 

Makdd. Ce nom est attribué 
dans las Aunalee kAyUniennet 
aux peuples du nord de la 
Mésopotamie. Vn, 333. 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



475 



Hâ», THicsL, Phaais (Le), 
par M. Qermont-Gaiineau. 
Vffl, 36. — (M. Haiévy si- 
gnale dans les textes assyriens 
on ordre d'énnmération sem- 
blable À cdui du). IX, 
5o5. 

BlAHicftji Gdrshidji ScmoFF. 
Sa notice nécrologique. XII, 
46 (rap. an.). 

Mahithon (Dynasties ^yptiennes 
de). Voyez Mcupero, 

MuacHumiBa (Les formules) 
transmises par saint Augustin 
sont un écho de vieux mythes 
communs à l'Inde védique et 
à la Perse. Voyez Darmesteter, 

Marju-oisun i buleku bithe sioi 
«Le miroir de la langue 
mandchoue!, traduit par 
M. de Mariez, m, aSà. 

Manouorba Adoréth. Nom d'une 
citaddle d'Édesse. Voyez Ha- 
Ihy, 

Mamitscrits arménien d'Asse- 
neth. Voyez Carrière. — ara- 
bes. Voyez ce mot. — boud- 
dhiques. Voyez Baaddhiques , 
Catalogue,— d'ouvrages rdatifs 
à la Chine , hébreux , persans. 
Voyez Catalogne. — Notice d'un 
manuscrit pehlevi- musulman 
de la bibliothèque de Sainte- 
Sophie à Constantinople, par 
M. Dément Huart XIV, 338. 
— sanscrits, singalais. Voyez 
ces mots. — turcs. Voyez Ca- 
udogue. 

Marabouts et Khouars, étude 
sur l'Islam, par M. Louis 



Rinn; compte rendu de cet 
ouvrage. V, 98. 

Marcbl (Gabriel). Publie une 
histoire de l'ambassade et de 
l'expédition firançaise de 1687 
au Siam. IV, i35 (rap. an.). 

MARCHAND-ËNifSRT. Dictionnaire 
hébrevuj'rançais ; compte rendu. 

XIX, 373. 

Margousian . Publie la Balance de 
la poésie: traité de versifica- 
tion arabe en arabe; compte 
rendu de cet ouvrage. XVUI, 
555. 

Marugk (Code javanais du). 
Voyez Marre, — du temps 
de Darius. Voyez ReiiUout. 
— impérid chinois. Voyez 
Denéria, — (Le) par achat 
dans l'Inde aryenne, par 
M. Léon Feer. V, 464. — 
Une page zende inédite sur 
les mariages mixtes, par 
M. J. Darmesteter. VIII, 182. 

Majristtb. Donne , dans une lettre 
adressée à M. Desjardins, les 
éléments d'un commentaire 
religieux du livre II d'Héro- 
dote sur les dieux de l'Lgypte. 
VI, 98 (rap. an.). 

Mar Jabalaha n ( Le patriarche ) 
et les princes mongols de 
i'Adherbaidjau , par M. R. Du- 
\al. XUI, 3i3. — (Histoire 
du patriarche) et de Rabban 
Çauma. Voyez Bedjan (Le P.). 

Marmibr (Le capitaine), dans 
une étude sur les routes de 
l'Amanus, essaye d'éclairer la 
géographie classique et mo- 



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470 



NOVEMBRR.DÉCEMRRE 1892. 



derne par les inscriptions as- 
syriennes. IV, io4 (rap. an.). 
Maroc (L'astronomie ao), par 
M. Delphin. XVH, 177. — 
( G>nte9 berbères do) , traduits 
et commentés par M. de Ro- 
cbemonteix. XIII, 198, 4o3. 

— Fas (Fex), son Univer- 
sité. Voyez Delphin. — (His- 
toire du). Voyez Hondas, — 
(Liste hébraïque des localités 
du ). Voyez Neabaaer, — Mono- 
graphie de Méquinez, d'après 
un ouvrage arabe , traduit par 
M. Houdas. V, 103. — (Recon- 
naissance au). Voyez FooeoMild 
(Vicomte de), — (Tribus du 
sud-ouest du). Voyez Le Cha- 
telier. Voyez aussi Ba$$et 

Marrb. Présente , dans le Mmseon » 
des obsenations sur les ad- 
ditions de M. Marcd Devic 
au dictionnaire malais-firan- 
çais de Tabbé Favre. II, 53 
(rap. an.). — donne, dans le 
Bulletin de la Société indo-chi- 
noise, une liste des mots por- 
tugais passés en malais, fbid, 

— fait connaître les recherches 
anglaises sur les districts mon- 
tagneux de TAracan, sur les 
peuplades cpii les habitent et 
leurs dialectes. IV, i36 (rap. 
an.). — donne un vocabulaire 
comparatif des principales ra- 
cines du malgache et des lan- 
gues maiay o - polynésiennes , 
classées d'après le sens. VI, 
109 (rap. an.). — puUie un 
article intitult^ : L'émiyration 



malaise dans Madagascar a-<- 
elle précédé on snim Cintroduc- 
tion de l'hindomsme dans Ja»a? 
XII, 71 (rap. an.). — fait 
connaître le code javanais da 
mariage et de la succession , et 
publie le livre des proverbes 
malais. XVI, 178 (rap. an.). 

Marsullb (Musée égyptien de). 
Voyez Maspero. 

Martin (D'). Publie dans la 
Revne de CEstrême-Orient 
une analyse du Si-yuen-lu, 
sorte de code de médecine 
légale. II, 111 (rap. an.). — 
fait paraître des notes sur le 
massacre des missionnaires 
français à Tien-Tsin en 
juin 1870. IV, 136 (rap. an.). 

BIartin (l'abbé). LExasnéron 
de Jactfnes d'Édesse, étnâe sur 
cet ouvrage avec extraits sy- 
riaques. XI, i55. — (Suite 
et fin.) XI, 4oi. — Gïtte 
étude citée dans les r^>ports 
annuels. XII, isG, et XVI, 
111. — publie un travail sur 
saint Éphrem et ses œuvres 
inédites. Ihid, — Les premiers 
princes croisés et les Syriens 
jacobites de Jérusalem; note 
du moine Michel, texte et tra- 
duction. XII, 471. — (Suite.) 
Xm, 33. ^ Ce travail est 
mentionné dans le rapport 
annud. XVI, 119. — est reçu 
membre de la Société. XIII, 
11 3. — rend compte de la 
publication du Lemcon sy 
rûicon de Hassan Bar-Bah- 



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TABLE DE LA VIII* SÉUIE. 



477 



loul, par M. Rubens Duval. 
XIII, 284. — Ce compte 
reoda cité. XVI, 109 (rap. 
an.). 

Martirikrb (De la ). Recueille au 
Maroc. une inscription en ca- 
ractères phéniciens classiques. 
XX, 89 (rap. an.). 

Maattab de Jean de Phanidjoit, 
en copte, par M. Amâineau. 
IX, ii3. 

K12CD- Observations de M. Ru- 
bens Duval sur ce mot naba- 
téen. XV, 48o. 

Mashab Biy (Le D'). Est reçu 
membre de la Société. X, 5. 

BIa'soub (Inscription de). Voyez 
HaUvj. 

Maspbro (G.). Les chants d'a- 
mour du papyrus de Turin et 
du papyrus Harris, texte, 
traduction nouvelle, commen- 
taire et fac-similé du papyrus 
de Turin reconstitué par lui. 
I, 5. — Cet article cité 
dans le rapport annuel. II, 
93. — croit reconnaître un 
fragmoit du même genre sur 
la stèle de Moutiritis, au 
Louvre. Ibid, — continue la 
publication du livre de Ma- 
riette sur les Mastabas ou 
tombes anciennes de Saqqa- 
rah. II, 90, et IV, 108 (r«jpf, 
ann.). — commence la publi- 
cation, avec traduction et 
commentaire, des textes hié- 
roglyphiques contenus dans la 
pyramide du roi Ounas. II, 
91 (rap. an.). — retrouve au 



Musée de Turin un fragment 
d'une version égyptienne de 
l'apologue des membres et de 
l'estomac. II, 93 (rap. an.). 

— est nommé membre du 
Conseil, n, 533; X, SaS. — 
fait une communication sur 
une inscription ^ptienne 
découverte par lui et qui 
fournit de curieuses révéla- 
tions sur la vie de l'âme au 
delà du tombeau. Il, 533. — 
découvre dans le temple 
d'Abydos un escalier et un 
couloir chargés de graffili 
phéniciens, carions, chyprio- 
tes et grecs. IV, 61 (rap. an.). 

— publie et traduit, d'après 
un fragment d'un papyrus du 
Louvre et des papyrus de Bou- 
laq, un rituel d'embaume- 
ment. IV, 109 (rap. an.). — 
Ses nouvdles découvertes en 
Egypte. IV, 106-107 ("'P* 
an.). — publie un guide du 
visiteur au Musée de Boulaq. 
IV, 107 (rap. an). — achève 
le commentaire des textes dé- 
couverts dans la pyramide 
du roi Ounas. IV, 108 (rap. 
an.). — publie ou analyse les 
textes les plus importants 
des monuments du Musée 
de Turin des xvni*, xix* et 
XX* dynasties. IV, 109 (rap. 
an.). — donne une série de 
mémoires sur les papyrus du 
Louvre. !bid, — décrit l'art 
égyptien dans les douze pre- 
mières feuilles de VArt antique 



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478 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



de M. Rayet IV, m (rap. 
an. ). — étudie une statuette 
étrange de prétresse couverte 
dliiéroglypfaes. ïbid. , m 
(rap. an.). — tranche un 
débat entre MM. de Mortillet 
et Soldi au sujet de l'outil 
employé pour la taille de la 
pierre par les anciens Égyp- 
tiens. IV, ii4 (rap. an.). — 
découvre un papyrus copte 
contenant une page des Actes 
des apôtres en dialecte thé- 
bain et plusieurs objets de 
cidte d'une église copte. IV, 
1 16 (rap* an.). — Ses fouilles 
et ses travaux en Egypte. VI, 
93 (rap. an.). — donne le 
texte et la traduction de la 
pyramide du roi Pepi I". VI, 
95 (rap. an.). — publie en 
copte Ihébain des fragments 
des Actes des apMres et des 
Épîtres de saint Paul et de 
saint Pierre. VI, io4 (rap. 
an.). — Sur une version 
arabe du comte de Rampsi- 
nitc. VI, 109. — Cet article 
est cité dans le l^pport an- 
nuel. Xn, 176. — Note rela- 
rive à la disposition des frag- 
ments d'un roman d'Alexandre 
publiés par M. Bonriant. DC, 
37. — Un manuel de hiérar- 
chie égyptienne, texte et tra- 
duction. XI, 260. — (Suite.) 
XI, 309. — Ce travail est 
cité dans le rapport an- 
nuel, xn, i63. — Conteste 
l'influence du percement de 



l'isthme de Connthe sur le 
percement de l'isthme de Suex. 

XI, a 84. — publie les pièces 
relatives à la découverte du 
monument de Chalouf par 
Mariette. XII, 79 (rap. an.). 

— étudie l'inscription hiéro- 
glyphique du sarcophage de 
Tabnith. XII, 9^ (rap. an.). 

— publie un article sur les 
noms géographiques de la liste 
de Toutmos III, qu'on peut 
rapporter à la Galilée et à la 
Judée. XII, 106 (rap. an.). — 
fait à la Société des études 
juives une conférence sur la 
Syrie avant l'invasion des Hé- 
breux d'après les monuments 
égyptiens. XII, 106 (rap. an.). 

— Ses recherches et ses décou- 
vertes en Egypte de 1881 à 
1886. XII, 167 et suiv. (rap. 
an.). — donne une analyse 
précise du Uvre des morts. 

XII, 163*163 (rap. an.) — 
continue ses études sur l'his- 
toire et la philologie égyp- 
tienne. XII, i63 (rap. an.). 

— résume dans un manuel 
les conquêtes de l'archéologie 
égj^tienne. XII, 166 (rap. 
an. ). — La carrière adminis- 
trative de deux hauts fonction- 
naires égyptiens vers la fin de 
la m* dynastie. XV, 268. — 
publie le vocabulaire fran- 
çais d'un Copte du xm* sièdc. 
XVI, lai (rap. an.). — donne 
les inscriptions du tombeau 
de Mirinni I*'. XVI, 1 38 (rap. 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



479 



an.). — puUie une étude sur 
la Mythologie égyffUenne de 
M. Brugtch. XVI, iSg (rap. 
an. ). — traduit et analyse le 
Lcvrf de sûMoir ee qu'il y a 
Aasu taatre monde, XVI, i43 
(rap. an«). -* publie une 
élude sur les momies roydes 
de Deir elBehari. XVI, làH 
(rap. an.). *— restitue une 
partie de l'histoire de la \* dy- 
nastie dUéradëopolis. XVI, 
ihà (rap. an.). — rend son 
état civil à la reine Sitrà, qui 
aurait été femme de Séti I*'. 
XVI, 1^5 (rap. an.). -* re- 
prend l'étude des deux listes 
géographiques des conquêtes 
de Tontmosis III et de Shes- 
honqPà Kamak. XVI, i46 
(rap. an.). — fixe le sens 
d'un certain nombre de ter- 
mes égyptiens rdatifs à l'ar- 
chitecture et à la propriété. 
XVI, 1^7 (rap. an.). — pu- 
blie le catalogue du Musée 
^yptien de Biarseille. XVI, 
i48 (rap. an.). •— rédige un 
texte pour les monuments re- 
cueillis en Nubie par Mariette. 
XVI , 1 49 ( rap. an. ). — publie 
avec M. Bouriant des frag- 
ments de l'Évangile de saint 
Mathieu en dialecte bachmou- 
nqne. XVI, 1 55 (rap. an.). — 
lit un mémoire sur le r61e des 
forgerons dans le culte d'Ho- 
ruB. XVni ,7. — Ce mémoire 
rappelé dans le rapport an- 
nuel. XX, 131. — entreprend 



la publication des œuvres pos- 
thumes de M. de Rochemon- 
teix. XX, 44 (rap. an.). — 
publie une Petite Histoire de 
l'Orient et des Lectures histo- 
riques sur l'E^pte et l'As- 
syrie. XX, 53 (rap. an.). — 
expose une théorie sur la con- 
stitution de l'Ennéade par les 
prêtres d'Héliopolis et expli- 
que les dynasties de Mané- 
thon. XX , 1 1 8-1 90 (rap. an. ). 
— fait paraître une série de 
notes sur les dieux, l'histoire 
et la géographie de l'Egypte. 
XX, 131 (rap. an.). — publie 
les monuments égyptiens du 
Musée de Marseille. XX ,131 
(rap. an.). — publie les ma- 
nuscrits coptes relatifs à la 
Bible provenant d'Ahmim. 
XX, ia6 (rap. an.). — est 
nommé vice-président de la 
Société. XX, 3 18. 
Masqukray. Cherche les tradi- 
tions historiques des *Amamra 
de l'Aourâs oriental et publie 
un ouvrage sur la formation 
des cités cbex les populations 
sédentaires de TAlgérie. XII. 
i44 (rap. an.). 
Massa Aura Toim. Donne un 
aperçu du shintoîsme, de sa 
mythologie et de sa morale. 
XII, 193 frap. an.). 
Mastabas (Études sur les) de 

Mariette. Voyez Maspero, 
Math^matiqui (Papyrus) de 

Rhind. Voyez Sckack, 
Mathibu (Fragment de saint) en 



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480 



NOVEMBREDËCEMfiRE 1892. 



dialecte bachmoarique. Voyei 
Matpero et Bcmiant. 

BfA-TOUAif-LDi. Son ethnographie 
des peuples étrangers à la 
Chine. Yoyex Heney de Saint- 
Denyt (D*). 

*)nS^nDt mot d'origine perse 
qoi figure dans le Corpms ara- 
méen. Voyei HaUvjr, 

Matc-nami Maba-nobu. Com- 
mence la traduction avec 
texte, transcription et com- 
mentaire de la Collection des 
dix mille feuilles , anthologie 
classique de la vieille poésie 
japonaise. Xn, 193 (rap. an.). 

Maunoir (Chaiies). Est reçu 
memhre de la Société. XVIII, 
5. 

BIauricb. Puhlie une histoire de 
l'excommunication juive. II, 
73 (rap. an.). 

Maurici (Observations sur le 
créole de T^e). Voyei Adam 
(Laden). 

Mauritanik fiJauBTiniiB (Voyage 
d'étude dans la). Voyez Blan- 
chère (De la). 

BIazda (Nom de) sur une mon- 
naie indo -grecque. Voyei 
Drouin. 

MicHA (Inscription de). Voyei 
HaUvj, Misa et Métka. 

MicHniBAU (L'abbé). Est reçu 
membre de la Société, m, 
371. — publie avec M. Amiaud 
un tableau comparé des écri- 
tures assyriennes et babylo- 
nienues, archaïques et mo- 
dernes. XII, i46 (rap. an.). 



Mkqiib (Description de la). 
Voyei 5a^ 

MioAiLLBS des Khalifes orien- 
taux. Voyez L/neix. 

MedaIic Salih ( Inscriptions naba- 
téennes de). M. Renan fait res- 
sortir leur importance. IV, 63 
(rq>. an. ). — Sont déchiffrées 
et traduites par M. Ph. Berger. 
VI, 58 (rap. an.). Voyez aussi 
ClermonX-GajKMoa, Halévy. 

MiDicniB arabe. La rage; ton 
traitement et les insectes vé- 
sicants chez les Arabes, par 
M. H. Camussi. XI, 344, et 
xn, a 53. — Remarques cri- 
tiques sur ce travail, par le 
docteur Lederc. XII, 367. — 
chinoise. Voyez Martin ( le U) , 
Meyners d:Estrey (le Lf). — 
au Japon. Voyez Ardouin. 

MiDBGDiB CRICS dont le texte 
n'existe jdus qu'en arabe ou 
en latin. Voyez Costamidès» 

Midis (Note sur un cylindre de 
Nabonide qui mentionne une 
victoire de Cyrus sur les ) , par 
M. Oppert I, 89. 

MiDBii (Description de). Voyez 
Sahri. — (Histoire des Juifs 
de). Voyez HirsehJM. 

MiHRBf. Traités mjstiqmes 
d*Avicenne, texte arabe, avec 
l'explication en finançais; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XVI, 555. 

MvDOCB BBi Kalapat. ChoLv 
de fables traduites en arabe 
parlé; compte rendu de cet 
ouvrage. XVI, 373. — Il est 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



481 



dté dans ie rapport annad. 
XX, 111. 

MmxxT. Montre les lumières cpie 
Ton peut trouver dans l'ar- 
ménien pour ëdairer certains 
problèmes du phonétisme 
indo-enropéen. XVI, 86 (rap. 
an.). — est reçu membre de 
la Société. XVI, 544. — pa- 
Uie des notes de pbonéticpie 
(philologie arménienne). XX, 
85 (rap. an.). 

liÉiR (Rabbi). Voyei Bâcher, 
Lévi (Iiraél). 

MiLAiiGis ORiBirrAUx (Des) sont 
publiés par les professeurs de 
l'École des langues orientales 
vivantes à l'occasion du Con- 
grès de Leyde. Il, 3i6. — Ils 
sont cités dans le rapport an- 
nuel. IV, 33 

MiLCHisÉDEC (Légende judéo- 
chrétienne de). Voyez Lévi 
{Israël), — (Secte de). Voyex 
Friedlander, 

MsLEKYATON ( Une inscription 
phénicienne du roi) est décou- 
verte à Chypre. XII, 95 (rap. 
an.). 

Mblis Krsiim des inscriptions 
chypriotes ; interprétation non- 
vdle. Voyez Clermout-GanMoa, 
Haiévy; 

Mbloh (Paul). Découvre aux en- 
virons de Mahdia une nécro- 
pole considéralde. VI , 65 ( rap. 
an.). — envoie quelques in- 
scriptions néo-puniques peintes 
sur des vases. Ibid, 

MÉMAiif (L'abbé). Étudie dans un 



ouvrage intitulé : La limite ini- 
tiale de la Pàqne au temps de 
Jésus "Christ, les difficultés 
que présente, dans le calen- 
drier juif, la chronologie de 
la Passion. II, 70 (rapport 
annud). 

MniPHiTiQUi ( Égyptien , copte ) . 
Voyez BaUlet, Bonriant, Le- 
fébnre, Revilloat, fViede- 
mann, 

Bliif AiiT. Fait une étude des ca- 
chets assyriens. II, 85 (rap. 
an. ). — publie les pierres gra- 
vées de la Haute-Asie, i** par- 
tie : cylindres de la Chaldée. 
VI, 100 (rap. an.). — fait pa- 
raître un ouvrage intitulé : 
Les langues perdues de la 
Perse et de t Assyrie, VI, 5a. 
et Xn, i46 (rapp. ann.). — 
reprend l'étude de la stède de 
Chalouf. xn, 79 (rap. an.). 

— publie une étude sur un 
camée babylonien de Flo- 
rence. XII, i53 (rap. an.). 

— signale des fraudes dans 
les documents assyriens. XVI , 
i36 (rap. an.). — continue 
le catalogue de la collection 
de Gercq. Ibid,, 137 (rap. 
an.). — traduit le livre de 
M. Sayce sur les Rétéens et 
commence une analyse minu- 
tieuse du système graphique 
des inscriptions. XX, 118 
(rap. an.). 

MiiiARO (L.). Fait paraître une 
histoire ancienne des peuples 
de l'Orient II , a 9 ( rap. an.). — 

33 



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48S 



NOYEMBRE-DECEMBRE 1802. 



publie une histoire des Israé- 
lites d'apvès l'exégèse bibli- 
que. Ibid,, 68 (rap. an.). 

MsNOUTCHiiiu, poète persan da 
XI* siède; texte, traduction, 
noies et introduction histori- 
que par M. de Biberstein-Kasi- 
mirski; ccMnpte rendu de cet 
ouvrage. IX, 3o3. 

MiQuiMKz (Monographie de), 
d'après un ouvrage arabe, par 
IL Hondas. V, loi. 

MncnDi. Publie et traduit une 
inscription d'Abou Abd Allah 
Mohammed trouvée à Ga&a. 
IV, 91 (rap. an.]. — retrace 
l'histoire de la lutte des Ber- 
bères contre la conquête arabe. 
IV, 119 {np, an.). — publie 

. ÏHistoire de tAJrùfme septân- 
trionalê depuis les temps les 

• plus recidés jusqu'à la con- 
quête française. XII, i4i;XVI, 
19 1; XX, 108 (rapp. ann.). 
— G>mpte rendu de cet ou- 
vrage, xm, 194. 

Msaou-NénAR I*' (Inscription 
de), roi d'Assyrie, texte, tra- 
duction, commentaire, notes 
sur les noms géographiques 

. et index des mots contenus 
dans l'inscription, par M. Po- 
gnon, n, 35i. — (Suite.) m, 
293. — La Revme arehéologùftte 
lait connaître une épée de 
brome portant le nom de ce 
roi. IV, io4 (rap. an.). 

Mnx (Adalbert). Un fragment 
d'onomastique biblique en 
éthiopien. XVII, 974. — Ce 



travail cité dans le rÉ|^port 
annuel. XX, 138. 

yU»k (La stèle de), examen cri- 
tique du texte, par M. Cler- 
mont-Ganneau. EX, 79. Vorex 
aussi Mécha, Me$ka, 

Mbsghbh. Voyez LenormanL 

MàmjL (Stèle de). M. R. Doval 
donne quelques renseigne- 
ments sur la nouvelle étode 
<|ue M. Lœvy a consacrée à 
cette stèle. IX, 5o8. 

BiisoPOTAifiB (Voyage en). Voyei 
HjrvenuU et MuMer Simonis, 

MiBsn persan. Voyez Neuhauer. 

Mbsuris arabes. Voyez Samaaire. 
— assyriennes , babyloniennes, 
égyptiennes, hébraïques. Voyez 
ces mots. -~ Communication 
de AL Dieulafoy sur l'étalon 
de longueur chez les Pênes. 
XI, 383. 

METAUX de l'ancienne Chaidée. 
\oyei Berthdoi. 

WenaqxjK arabe. Voyez Margou- 
sian, — (Système) assyrien, 
assyro-chaldéen. Voyez Aurès, 

MÉTROLOGIB arabe. Voyez 5aa- 
vaire, 

MéTROLOOiQUB (Dounées) des 
statues de Sarzec Voyez Aurès 
et Oppttt* 

Mbtzger. Traduit la grammaire 
hébraïque d'Ibn Djanah. XVI, 
98 (rap. an.). 

MiTHias d'Estrit (Le comte). 
Est reçu membre de la So- 
ciété. I, 83. — retrace dans 
les Annales de tExiréme^ 
Orient l'histoire de la méde- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



483 



cdne dniioise. II, m (rap. 
an.). 

IficHKLiT (Le colonel). Est reçu 
membre de la Société. V, 
328. 

Medrash (Folk-lore du). Voyez 
Lé9i [Israël). — Kohdet 
Voyex HaUvy, 

MÉLon>APAMHA (Le). Voyez Lévi 
(5.), Senari. 

MiLiAC (Arthur). Étudie le râle 
des Français dans la reprise 
de Changhaï en i853-i855. 
rV, 126 (rap. an.). 

MaJLB BT im B NUITS. Voyez Groff 
{Mf^ Phrenct), Rat, Zoten- 
berg. 

MiLUOUD. Commence la tradac- 
tien d'one esquisse des huit 
sectes bouddhiques du Japon. 
XX, 69 (rap. an.). 

MiLLOT. Publie dans le Bulletin 
de la 'Société indo-ckinoite 
l'histoire de la concession 
firançaise de Shang-Haî (i844- 
1881). n, ii4 (rap. an.). 

Mnxoui (Db). Fait connaître 
dans le Bulletin de la Société de 
géographie de l^n les publi- 
cations de la Société de géo- 
graphie de Tokio. Il, 121 
(rap. an.). — publie le pre- 
mier volume du catalogue 
descriptif du Musée Guimet. 
n, 121 (nq>. an.). — donne 
un aperçu du système des 
Jainas. IV, 49 (rap. an.). — 
traduit de l'anglais de Sir 
G)omara Swami le Datha- 
vança, histoire de la dent re- 



lique de Buddha, et le mé- 
moire de M. Gerson de Cunha 
sur l'histoire de cette dent 

IV, 5o (rap. an.). — présente 
au Congrès de Leyde la tran- 
scription et la traduction par 
MM. Regnaud et Ymaizoumi 
d'un sutra, le Prajnapârami- 
tâhfdaya, d'après un texte im- 
primé à Yedo en 1754* VI, 46 
(rap. an.). — publie une no- 
tice sur les anciens textes sans- 
crits du Japon. Ihid. — est 
reçu membre de la Société. 
VIII, 537. — fait paraître 
une histoire des rdigions de 
rinde. XVi, 63 (rap. an.). 

Mina. Mot syriaque signifiant 
cportw; correspond à l'arabe 
mina, III, 271. 

MiNAÎBF. Publie un ouvrage russe 
contenant le texte sanscrit de 
trois livres bouddhiques; 
compte rendu de cet ouvrage. 
Xm, 5i4. 

BfniAS (Chronique de), roi d'E- 
thiopie. Voyez Ptfreiro. 

MiNB assyrienne. Voyez Revue 
d'assyriologie,] 

MiNBBNNB (Le dieu AHâh dans 
une inscription) , par AL H. De- 
renbourg. XX, 157. Voyez 
aussi HaUvy, 

Minéraux de l'ancienne Chaldée. 
Voyez Berthelot, 

MiNHADJ at-tAlibIn, manuel de 
jurisprudence musulmane, 
publié par M. Van den Berg; 
compte rendu de cet ouvrage. 

V. 344. 

32. 



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NOVEMBRE-DÉCEMBBE 1802. 



484 

MnULTi MiKtB (Le miroir de la 
Mecque) , description de cette 
ville et de Médine. Voyex Sahri 

Mmomi I*' (Inscription de). 
Voyez Matpero, 

MiBZA Djapar (Trois comédies 
tradoites du turc aiëri en 
persan par) sont publiées 
par MM, Barbier de Meynard 
et S. Guyard. VI, Z^k, 

MmxA Habib Isfahani. Édite le 
Recoeil de poésies gastrono- 
miques d'Abon Isbaq Hdladj 
Cbirazi ; compte rendu de 
cette publication. VIII, 166. 

MisGHNAH (Études fur la). Voyez 
Bâcher, Dermbonrg (/.), Lévj 
(Raphaël), NetLbiiuir. 

MisraIm (Les fils de), étude sur 
les noms des fils de Misratm 
dans la Genèse, par M. de 
Rochemonteix. XII, 199. 

MisnoiiHAiBis en Chine. Voyez 
Cardier, Martin (Le D'). 

MnsioiiB dans l'Inde française, 
en Indo-Cbine et en Malaisie. 
Voyez Saint'Àrrûman (De), — 
au Sénégal. Voyez Basset. — 
au Sinaî. Voyez Bénédite, — 
au Tibet. Voyez DutreaU de 
Rhins, — en Tunisie. Voyez 
Hoadas et Basset, — pour 
l'étude du berbère. Voyez 
Basset, 

MrrHAA (Culte de) à Édesse. 
Voyez Cumont (Frantz), — 
(Rapport de) avec l'ApoUon 
des mystères. Voyez Roblou. 
— Mithra-içtAd , observations 
de M. Halévy sur ce mot 



d'origine perse qui figure dans 
le fascicule araméen du Corpus. 
XV,a4i. 

MrrHBH>An (Numismatique de 
la dynastie des). Voyez Rei- 
nach (Th,). 

D^^D13n y^D. M. Halévy ex- 
plique ces mots d'une inscrip 
tion phénicienne par c inter- 
prète des CariensB. XI, 538. 
Voyez aussi Clerwwni-GasmMsa. 

MoABiTB (Pentatenque). Voyez 
ClermuU-Ganneau, 

M0ABITB8 (Capitale des). Sur le 
nom de Rabbat qui lui est 
donné dans la Bible. Voyez 
Halévy. 

MocATTA (Frédéric db). Est reçu 
membre de la Société. V, 
328. 

MoçTAFA-BBY. Publie le moyen de 
parvenir à la connaissance <le 
la langue turque, texte arabe 
d'Abou-Hayyân; compte rendu 
de cet ouvrage. XX, 3a6. 

M0BRI8 (Explacement du lac). 
Voyez fVhiuhouse. 

Mohammed - m - N abri. Histoire 
de l'Ainque du Nord et de la 
province d'Oran. Voyez ir- 
naud. 

Mohammbd BSBaGHi» Eloutbani. 
Le texte arabe de son ouvrage , 
intitulé iVbsJ^ el-hadi, est pu- 
blié par M. Hondas. XH, 137. 

Mohamed Fuad Efbhdi. Publie 
un recueil de poésies de Baye- 
zid II; compte roidu de cet 
ouvrage. XIX, i85. 

Mohammed Habsak Khab (S. Ë.). 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



485 



Est reça membre de la So- 
ciété. Vil, 339. 

MôHL. Publie des mémoires sur 
les langues sibériennes. XX, 
lia (rap. an.]. 

Mois (Voyage au pays des). 
Voyei Gantier. 

MoisB (Entretien de] avec Dieu 
sur le mont Sinal. Voyez 
Favre. 

MoLHAT al-Irab. Voyez Pinto 
(Léon). 

Monceaux (Paid). Publie un ar- 
ticle sur la grotte du dieu 
Bacax au Djebd-Taîa. Xll, 
i44 (rap* ui.]. 

MoiiDiBRi. Publie, dans les Mé- 
moires de la Société d'anthro- 
pologie, une étude sur la si- 
tuation légale de la femme 
dans TAnnam. U, 117 (rap. 
an.]. 

Mongolie (Voyage en). Voyez 
Rochhill. 

Mongols (Le patriarche Mar 
Jabalaha II et les princes) de 
rAdherbaidjan,par M. R. Du- 
val. Xin, 3i3. — (Histoire, 
religion des). Voyez Harles 
{De). 

Monnaies annamites. Voyez Sil- 
vestre. — d'Aradus. Voyez Ba- 
belon, — aramécnnes. Voyez 
Drouin, — arsacides. Voyez 
Droain. — axoumites. Voyez 
Schlumberger, — bactro-chi- 
noises. Voyez Terrien de la 
Coupe Ae. — hébraïques. Voyez 
Revillout. — indiennes. Voyez 
Jnde, — indo-scytbes. Voyez 



Drouin, Halévy. — juives. 
Voyez Reinajoh , Graetz et Fûrst, 
— orientales de la Société asia- 
tique, M. Drouin est chargé 
d en faire une description som- 
maire et d'en établir le clas- 
sement. XVII, 5a3. — Rap- 
port sur ces monnaies. XIX, 
366. — persépolitaines. Voyez 
Drouin, — à légendes pehle- 
vies et pehlevi-arabes. Voyez 
Drouin. — de Ptolémée. Voyez 
Blanckère ( De la ). — romaines 
d'Egypte. Voyez Bougé (De). 

— sassanides. Voyez Drouin. 

— des princes touraniens 
dans les premiers siècles de 
notre ère; communication de 
M. Drouin. XVU, 1 43. — des 
rois de la Numidie; M. Berger 
entretient le Conseil de ses 
recherches à ce sujet XIII, 
271. — des Sdjoucides. Voyez 
Ghalib Edkem, — de la Sog- 
diane. Voyez Droain, 

Monnayage (Droit de] des com- 
munautés non musulmanes 
dans l'empire ottoman. Voyez 
Sorlin-Dorigny. 

MoNOPHTSiTE (Notice sur deux 
docteurs de la tradition) sy- 
riaque, par M. R. Duval. III, 
56o. 

Montagne de Fer (Le nom hé- 
breu de la) mentionné par 
Josèphe. Voyez Derenbourg. 

MoNTET (Edouard). Reprend la 
question de la croyance à la 
vie future chez les Juifs. VI, 
70 ( rap. an. ). — est reçu mem- 



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Ase 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



bre de la Société. VII, SSg. 
— Le premier conflit entre 
Pharisiens et Saddocéens, 
d'après trois documents orien- 
taux, n, 4i5. — De qudques 
travaux inédits de Jean Hum- 
bert, arabisant genevois. XV, 
496. 

Morgan (Db). Trouve dans les 
tombes préhistoriques de 
l'Arménie russe des bracelets 
de bronze de poids uniforme 
formant des multiples du 
side assyrien. XVI, 87 (rap. 
an.). — est reçu membre de 
la Société. XVHI, 543. — 
Rapport sur sa mission en 
Perse et dans le Louristan. 
XIX, 189. — Cité dans le 
rapport annuel. XX, 78. — 
publie une étude sur les né- 
cropoles préhistoriques de 
rArménie russe et du nord 
de la Perse. XX, 79 (rap. 
an.). — découvre la stMe de 
Zabab, érigée par un roi de 
, Lulubi au sommet d'un ro- 
cher dans le Zagros. XX , 1 15 
(rap. an.). 

MoT-TAMouT (Etude sur l'ex- 
pression hébraïque). Voyez 
Grof 

MoTYLnfSKi (Ds). Publie une 
étude sur Guerara depuis 
sa fondation. VI, 85 (rap. 
an.). 

MouKHTAii (Mehmed). Est reçu 
membre de la Société. IX, 
5o8. 

MouLiiRAS (A. ). Est reçu membre 



de la Société, m, 971. — 
publie un manuel algérien, 
grammaire, chrestomathie et 
lexiqae; compte rendu de cet 
ouvrage. X, 363. — en oflEre 
un exemi^aire à la Soeiëtë. 
X, 529. — n est cité dans 
le rapport annud. XII, i3o. 
— publie un Cours gradué 
de thèmes français-arabes; il 
en est rendu compte. XVII, 
i52. — n est cité dans le 
rapport annuel. XX, 111. — 
publie les Fourberies de Si- 
Djoka, en kabyle et traduc- 
tion française. XX, 139 (fap. 

MOULTAQA Bt-ABHXDB. Voyez SoMr 

vaire, 

MonnA. Publie un article sur la 
tradition cambodgienne qui 
fiât venir la dynastie natio- 
nale dlndn^rastha, l'an- 
cienne Ddhi. n, 46 (rap. 
an.). — fait paraître un grand 
ouvrage intitulé : Le royaume 
du Cambodge i description 
complète de ce pays. Ibid,, 58 
(rap. an.). — donne dans la 
Revue de VExtréme-Orient des 
détails de mœurs sur la vie 
cambodgienne. II, 5i (rap, 
•n.). 

MoDRiBE (J.). Est reçu membre 
de la Société. IX, 293. — 
Chota Rousthavâi , poète géor- 
gien du xn* siècle, sa vie et 
son œuvre. IX, 52o. — Cet 
article est cité dans le rap- 
port annud. XII, 91. — Pu- 



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TABLE DE LK VIII* SÉRIE. 



487 



biie im6 Histoire ancienne de 
la Géorpe. XVI, 87 (rap. 
an.). 

MozAèrm. Voyet Da»eyritr, 

MuBLLAi SiMoias (P.). Yoyes 
Hyvemat, 

Minofu (Le mot assyrien), épi- 
thète de la mer dans la ta- 
blette assyrienne de la créa- 
tion , signifie « grand'mère , 
aïeule». V, S21. 

Mus^BS de Beriin, de Gonstan- 
tinople, du Louvre, de Mar- 
seille, etc. Voyet aux titres 
des villes et Catalogne, 

Mosicmiifis arabes (Étude bio- 
graphique sur trois), d'après 
le Kitab el-Aghani , par M. Qé- 
ment Uuart QI, i4i. 

MusiQiJB arabe. Voyex Rodet, — 
égyptienne. Voyex Loret, — 
hindoue. Voyex Gros$et, 

IfcsuLMAïf (Droit). Voyex Code, 
Droit, Hondoi, Van den Berg, 
Zey,(E.). 

MtrouLMAmi ( Numismatique ). 
Plusieurs travaux y rdatifs 
sont cités. Xn, i33 (rap. an.). 
— Sur la notation musulmane 
des monnaies de llnde; com- 



munication de M. Rodet. IX, 
53i. 

Musulmans (Poids). Voyex San- 
vaire. 

Mythe (Rapports du) et du 
conte. Voyex Lefébure, — 
d'Osiris. Voyex LiêbUin, — 
des Centaures et des Gan- 
dharvas. Voyex Darmesteter 
( J.). — d'Ixdubar. Voyex fla- 
Uvjr, Oppert, 

Mtthis (RMe des) dans la for- 
mation des religions antiques. 
Voyex Mariât {De). 

Mtthologib égyptienne. Voyex 
Heaxey, Lefébure, Maspero, 
RevUlont, — indo-européenne. 
Voyex Regnaad, 

BfTTHOLOGiQUB ( Dictionnaire ) , 
composé par Gbabas. Voyex 
Revillont, 

Mythologiques ( Fragments ). 
Voyex Oppert, 

BTzAB (Une mission est donnée 
à M. Basset pour étudier les 
dialectes berbères pariés par 
les populations du); premiers 
résultats de cette mission. V, 
35 1, 547. Voyex aussi Motj- 
linski (De), Robin, 



N 



NABATiBiniES (Inscriptions). 

Voyex Inscriptions, — (Notes) 

par M. Qermont-Ganneau. 

XVU, 535. 
Naboridb. m. Oppert annonce 

la découverte au Britisb Mu- 



permettant de fixer l'époque 
des rois de la première dy- 
nastie chaidéenne. I, 8/i, 89. 
— (Contrat du règne de), 
communiqué par M. Tabbé 
Quentin. XVI, 545. 



seum d'mi cylindre de ce roi Nabu est la lecture du nom 



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488 



NOYEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



du roi Goodéa. Voyez Ha- 
Uvy. 

Nabcchodohosor (Inscriptions 
de). Voyez Oppert, — (Ta- 
blette juridique de l'époque 
de) , traduction de M. Oppert 
IX, 298. 

Nahardi (Le) des Égyptiens se- 
rait le même que le Nain des 
Assyriens et non la Mésopo- 
tamie. XV, io3. 

Naîri. Voyez Naharuu 

Naram-Sdi. Aurait vécu vers Z'jSo 
on 38oo avant J.-C. d'après 
la donnée du cylindre de Na- 
bonide. I, 89. 

Nasamors d'Hérodote. Voyez Tau- 
xier, 

Nas-bi-tat, roi égyptien. Voyez 
Daretsy, 

Nâsieuddin KL-T0US8Y (Traité du 
quadrilatère de). Voyez Caror 
tkéodory. 

Nataputta et les Niga^thas, 
par M. Léon Feer. XII, 209 
et suiv. 

NatyaçAstra. Voyez Grotset. 

Natelul Publie une inscription 
tcbamedeii9i.XH, 7a (rap. 

Nayilli. Publie une nouvelle édi- 
tion du Livre des morts. XII, 
163 (rap. an.). 

Nazaaxth (Identification de quel- 
ques localités voisines de). 
Voyez CUmwnt-Ganneaa, 

NiANDRK Ds Byzaucb. Publie un 
dictionnaire français - armé- 
nien. V, 356. 

NscTANàBS IL Voyez Bénédiu, 



NxDjaAii (Persécution des chré- 
tiens du). Voyez HaUvy, 

Nbfbris (Ejnplacement de l'an- 
cienne). Voyez Ddattrt (Le P.). 

NuT (Le culte de). Voyez Mollet. 

Nburod (La flècbe de) en Perse 
et en Cbine, par AL J. Dmr- 
mesteter. V, 220. 

Nio-AEAiofaDfs (Dialectes). Voyez 
Dwid (R.), 

Nio-PUNiQuia (Des inscriptions) 
sont découvertes à Maktar. 
Voyez ce mot et Berger, Bon- 
dier, HaUvy, Melon, 

Nio-8U8iiH8 (Cylindre portant 
des caractères); communica- 
tion de BL Ualévy sur ce cy- 
lindre. VU, 33. 

Nio-STRUQUB. Voyez Duval : 
compte rendu de limitation 
de J.-G. et d'un livre de 
prières, en langue chal- 
déenne, publiés par M. Bed- 
jan. Vn, 371. 

Nbpal (Voyage de recbercbes 
littéraires et scientifiques au). 
Voyez BendaU (C). 

NÉPALAIS (Alphabet) comparé 
avec l'alphabet cambodgien, 
parM.Rodet. XI, 534. 

Nkrgal (Dieu). Voyez Oppert, 

NESTOMm (Bréviaire), publié 
par le P. Bedjan; lettre de 
M. R. Duval à ce sujet III, 
106. 

Nkdbaush. Donne, d'après des 
manuscrits inédits d'Oxford, 
des renseignements sur Alroy« 
le messie persan du xn* siècle, 
n, 72 (rap. an.), — Piuiieart 



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TABLE DE LA VHP SERIE. 



489 



de ses travaux sur ks Jcii& et 
la littérature juive sont cités 
dans le rapport annud. Il , 74. 
— publie dans la Revue des 
êtadet jnivet une liste hé- 
braïque des localités du Ma- 
roc n, 80 (rap. an.). — fait 
connaître deux ouvrages in- 
édits de casuistique et de tbéo- 
Ic^e juives du xrv* siède , et 
donne en spécimen une page 
contenant la chronique de la 
tradition orale, depuis la ré- 
daction de la Mischnah jus- 
qu'à l'auteur. VI, 73 (rap. 
an.). — publie le catalogue 
des manuscrits hébreux de la 
bibliothèque bodléienne d'Ox- 
ford et un ritud hébreu. XII, 
ii5 (rap. an.). — Petite 
grammaire hébraïque prove- 
nant du Yémen; texte arabe 
d'après les manuscrits connus ; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XIX, 169. — Cité dans le 
ra{^rt annud. XX, 100. 

Nkyx. Publie un ouvrage sur 
l'Arménie ancienne et sa lit- 
térature. Xn, gi (rap. an.). 

Nk¥ (Napoléon). Publie, d'après 
les papiers du Ministère des 
affaires étrangères, l'histoire 
de l'ambassade persane de 
1715 à la cour de Louis XIV. 
n, 56 (rap. an.). 

Nicolas. Un dictionnaire fran- 
çais-persan, œuvre posthume 
de ce savant, est publié. VI, 
56 (rap. an.). 

NiHON Smifwo Abisougava. (S, A. 



le prince japonais ) ; son voyage 
en Europe et aux États-Unis 
est traduit du japonais. XVI, 
lai (rap. an.). 

Nil (Hymne au). Voyex Ainéli- 
neaa, Guleytse. 

NiMROD. Ce mot est expliqué 
par l'assyrien. Voyez Halévy, 
Voyez aussi Nemrod, 

Niu-TCHis et Mandchous. Rap- 
ports d'origine et de langage, 
par M. de Hariez. XI, 2ao. 

NoB (Communication sur le 
nom du patriarche) en arabe 
et en éthiopien, par M. Ha- 
lévy. IV, 558. 

NoBR (Db). Publie un ouvrage 
intitulé : L empereur Akbar ; 
cet ouvrage est traduit en 
français par M. Bonet-Maury. 
IV, 5o (rap. an.). 

NoMBRSS (Les) ordinaux en assy- 
rien, par M. A. Amiaud. XUI, 
397. — (Noms de nombre) 
en sumérien. Voyez Halévy. 

NouHAsm. Nom de pays qui figure 
sur les briques d'El-Amama. 
n désigne une région de la 
Syrie et signifie cpays du 
cuivre B. XV, 479. — M. Op- 
pert fait qudques réserves au 
sujet de cette interprétation 
de M. Hdévy. Ihid, 

NouYBLLBS cuiifOiSBS. Voyez 
Hervey de Saint-Denys (D'). 

NozHBT el-Hadi (Le), histoire 
de la dynastie saadienne au 
Maroc, texte arabe, est publié 
par M. Hondas. XIl, 187 
(rap. an.). 



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490 



NOVEMBREDÉGEMBRË 1892. 



NuBiB (MonQments recueillis en) 
par Mariette; M. Maspero ré- 
dige un texte pour la collec- 
tion de ces doctiilients. XYI, 
1^9 (rap. an.). 

Nubiens (Contes). Voyei Roche- 
monteix [De), 

NtmtDtB (Monnaies de^ roi^ de 
la). Voyei Berger. 

NmiisiiATiQtm (La) araméenne 
sons les Arsacides et en Mé- 
sopotamie, par M. E. Dronin. 
XÛ, 376. — des fois de 



Gappadoce. Voyez Reinack 
( TL ). — Séries monétaires de 
Chypre. Voyez Six. — mu* 
sulmane; plusieurs travaux la 
concernant sont cités dans le 
rapport annud. XII, i33. — 
(Traité de) ottomane, par 
Ghidib Edhem bey; compte 
rendu de cet ouvrage. XVII, 
Silg. • — des rois du Pont. 
Voyez Reinaeh (Th.). Voyez 
aussi Monnaies. 







OBABTAHott (Sceau d'). Voyez 
ClemwntGmmeaM. 

Okoma (Roman Japonais d'). 
Voyez Régamey. 

0llitibr>Bbaurb6Aiu>. Fait des 
recherches sur fétymologie 
du mot csingalaisB. VI, 47 
(rap. an.). 

Ombri, prince indien. Voyez 
Lévi (Sjlvain). 

Omo (Langues de Y). Voyez Bo- 
relu. 

OMoitt. Découvre dans un manu- 
scrit de lettres de saint Jé- 
rôme, du IX* au k* siède, une 
liste de mots arméniens tran- 
scrits en caractères latins et 
traduits en latin. II, 58 (rap. 
an.). 

ONOMASTTQtB assyrienue. Voyez 
Halhy. — assyro- babylo- 
nienne. Voyez Oppert. — bi- 
blique. Voyez Halhy. — bi- 



blique en éthiopien. Voyex 
Meirx (A.). — cosséenne. 
Voyez Hatévj. — égyptienne. 
Voyez Groff, Lefibnte, RmfU- 
iM. — hittite. Voyez HaUoj. 
— nabatéenne. Voyez CUr- 
mont'Gcamean. — pahnyré- 
nienne. Voyez Ledrain. — 
phénicienne. Voyez Berger, 
Clermûnt'GanneaXL — sémi- 
tique. Voyez Clermont-Gan- 
neau, HaUvy, Renan. 
Oppebt. Annonce la découvoie 
au British Muséum d'un cy- 
lindre de Nabonide permettant 
de fixer l'époque des rois de 
la première dynastie chid- 
déenne. I, 8d, 89. — offî^ à 
la biMiothèque de la Société 
ses Fragments mythtAogitfues. 
I, 5i3. — fait une commu- 
nication sur une tablette por- 
tant le nom du roi Kandalanu 



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TABLE DE LA VIII' SÉRIE. 



k9\ 



et contenant une quittance 
cTune donation et un jugement 
de mise en demeure, dont il 
donne la traduction. I, 5i5, 
5 16. — Cette communication 
citée dans le rapport annud. 
IV, 102. — signale, sur un 
document cunéiforme publié 
par M. Pinches , une ligne en 
caractères inconnus qu'il croit 
être du perse cursif. I, 5a 4* 

— trouve dans la collection 
de Sarzec deux textes qui 
sont les plus anciens connus 
jusqu'ici, Tun du roi Or-nina 
et l'autre mutHé, accompa- 
gnant un bas-relief qui repré- 
sente des vautours. Ù, 81, 83 
(rap. an.). — reporte, à 
l'aide des indications conte- 
nues dans le cylindre de Na- 
bonide, la période sémitique 
au quatrième millénaire avant 
J.-C. II, 82 (rap. an.). — Sa 
commxmication faite en i883 
sur les poids et mesures as- 
syriens est citée dans le rap- 
port annuel. Il, 86. — fait 
mention d'une inscription ba- 
bylonienne du British Mu- 
séum, datée de la huitième 
année d'Alexandre. III, 367. 

— fait remarquer que les 
talmudistes donnent k Nergd 
une figure de coq. m, 368. — 
donne qudques détails sur une . 
inscription antique d'un roi 
de Sirtdla qu'il nomme LuLh- 
ka-gi-na ou Sukal-dug-gi-na. 
m, 273. — fonde avec M. Le- 



drain la Bevuê d'assyriôlùgie 
et tTarchéologie orientale, IV, 
33 (rap. an.). — ajoute quel- 
ques arguments nouveaux en 
faveur de sa théorie sur l*ori- 
gine des signes alphabétiques 
perses. Ibid., 54 (rap. an.). 

— étudie deux curieux cy- 
lindres dont le style et l'écri- 
ture sont assyriens, mais dont 
les noms propres sont phéni- 
ciens. IV, 63 (rap. an.). — Son 
étude de la grande inscription 
de Nabuchodonozor sur les 
merveilles de Babylone est ci- 
tée. IV, 103 (rap. an.). — pro- 
pose , dans une lettre adressée à 
M. Rylands, quelques correc- 
tions k la traduction faite par 
M. Pinches d'un contrat du 
temps d'Artaxercès. Ibid,, io4 
(rap. an.). — résume une ta- 
blette suméro-assyrienne du 
British Muséum contenant la 
liste complète des pronoms 
assyriens, du type Yashu et 
donne son opinion snr la for- 
mation de ces pronoms. V, 338. 

— Ces observations citées dans 
le rapport annuel. VI, 90. — 
publie un article intitulé : La 
vraie assimilation de la divi- 
nité de Tello, VI, 88 (rap. 
an.). — pense qtle la langue 
du petit Vocabulaire cosséen- 
assyrien du British Muséum 
est la langue des Élamites. 
VI, 90 (rap. an.). — Ses con- 
dusions sur l'histoire ancienne 
de fastronomie assyrienne. 



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49S 



NOVEMBRE-DÉGEMBRE 1892. 



Ibid. — fitit connaître une in- 
scription babylonienne d'An- 
tiocbus Soter. Ibid, et XJI, 
1^9 (rap. an.). — reprend la 
tbéone exposée par lui en 
1874 sur l'origine des cunéi- 
formes perses. VII, 86. — EUe 
est mentionnée dans le rapport 
annuel. XII, 78. — fait des 
réserves au sujet de l'inter- 
prétation nouvelle proposée 
par M. Halévy pour l'inscrip- 
tion L de Bisoutoun. Vn, 
339. — résume le résultat de 
sa découverte relative à la 
valeur des mesures assyro- 
babyloniennes. VII, 339. — 
lit la traduction d'une inscrip- 
tion babylonienne contenant 
un contrat de mariage bomo- 
logué par un tribunal. VQ, 
555. — Le kakhab mesri, 
étoile de la direction. VUI, 
558. — Cette étude citée 
dans le rapport annueL XII, 
i5i. — communique la tra- 
duction d'une tablette juri- 
dique babylonienne de l'épo- 
que de Nabuchodonozor et 
rdatiye à on esclave nommé 
Baricbel, qui paraît avoir été 
de nationalité juive. IX, 298. 

— Cette communication in- 
sérée. X, 536. — présente 
qudques observations sur des 
inscriptions juridiques de Ba- 
bylone et sur l'onomastique 
assyro-babylonienne. XI, 295. 

— repousse l'identification de 
Amraphel avec Hammurabi, 



XII, 110 (rap. an.). — ap- 
porte de nouveaux éclair- 
cissements sur l'inscription 
assyrienne qui lui a permis 
de fixer l'ère des Arsacides. 

XIII, ii3, 116. — estime 
que la langue des textes ba- 
byloniens trouvés en Egypte 
et relatant la correspondance 
des rois de ce pays est pure- 
ment littéraire et qu'ils ne 
pourraient être invoqués pour 
la langue parlée en Syrie à 
l'époque où ils ont été écrits. 
Xin, 116, — est dâégué sur 
sa demandie pour rq>résenter 
la Société au Congrès de Stock- 
holm. Xin, 371. — rend 
compte de son mandat XJV, 
526. — s'appuie sur les don- 
nées chronologiques connues 
pour réfuter l'opinion des sa- 
vants qui fixent la date d'Ame- 
nophis d'après les textes baby- 
loniens récemment découverts 
en Egypte. XM, 272. — re- 
vient sur les mesures agraires 
de la Babylonie à propos d'un 
contrat de vente daté de la 
ville de Sipara. XIII, 273. — 
reprend l'inscription assy- 
rienne rdatant une éclipse 
lunaire. XIII, 499 ^ ^^^- ^^ 
revient sur la question de l'in- 
scription de l'an 232 d'Ar- 
sace qui a trait à une éclipse 
de lune et rectifie la date qu'il 
avait fixée primitivement. 
Xin, 5o9-5ii. — fait qud- 
ques réserves au sujet de l'in- 



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TABLE DE LA VIII' SÉRIE. 



493 



• terpréUtion du mot Mmkasehi 
par M. Halévy. XV, 479. — 
Ses recherches sur les deux 
ères différentes mentionnées 
dans les inscriptions babylo- 
niennes de l'époque arsacide 
et ses polémiques à ce sujet 
avec M. P. Epping sont citées 
dans le rapport annuel. XVI, 
76. — fait des objections à 
l'identification du Bumabu- 
riash de Nabonide avec celui 
des tablettes d'Ël-Amama. 
XVI, 96 (rap. an.). — étudie 
les inscriptions juridiques de 
l'Assyrie et de la Ghaldée. 
XVI, i36 (rap. an.). — Un 
annuaire astronomique baby- 
lonien, traduit en partie en 
grec par Ptolémée. XVI, 5 11. 

— Ce travail cité dans le rap- 
port annueL XX, 116. — 
fait une communication sur 
un document assyrien publié 
par le P. Strassmaier et re- 
latif à une éclipse de lune. 
XVI, 539. — fait deux com- 
munications : l'une sur la date 
du roi grec Kamnaskirès et 
l'autre sur le nom d'Isdubar 
Gilgamès sur un cylindre baby- 
lonien. XVI, 545. — Celle der- 
nière est insérée sous le titre : 
Le Persée chaldéen, XVI, 553. 

— Elle est citée dans le rap- 
port annueL XX, 116. — 
présente le programme du 
huitième Congrès des orienta- 
Ibtes de Londres. XVII, i56. 

— reprend la question de l'ère 



dite arsacide, XVII, 1 56. — dé- 
montre que la destruction des 
monuments de Babylone s'ex- 
plique par un contrat babylo^ 
nien , daté du roi Shamash Irib , 
contemporain de Xerxès. XVII, 
53a. — Cette communication 
insérée sous le titre : Un cham- 
pion de l'indépendance chai' 
déenne. XVII, 543. — fait une 
communication sur les données 
nouv^es relatives aux derniers 
temps de la monarchie baby- 
lonienne qu'il a trouvées dans 
les contrats du règne de Da- 
rius publiées par le P. Strass- 
maier. XIX , 557. — Réponse 
à M. P. J. Epping. XVni, 
1 89. — Cette r^nse rappelée 
dans le rapport annuel. XX, 
116. — déchiCPre des inscrip- 
tions archaïques gravées sur 
trois briques chaldéennes des 
plus anciennes périodes de 
Sirpourla. XX , 1 1 4 ( rap. an.). 
— commence une lecture sur 
l'histoire d'Assurbanipal II, le 
vrai Sardanapale des Grecs, 
XX, 380. 

Oran (Histoire d'). Voyei Ar- 
naud, Tittandier. 

Orbinet (Papyrus). Voyez Groff. 

Oribnt (Histoire ancienne de 1'). 
Voyez Babelon, Lenonnant, 
Ménard. 

Obiuttals (Archéologie). Voyez 
CUrmont-Gannean, Longpérier, 
Opperi, RmocA (5.). — (Re- 
vue) , voyez CUrmont-GanneaxL , 
Thalasso. 



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4M 



NOYEMBEE-DÉCEMBRE 180S. 



OunrrALiBMi (Décoaveriet de 
r) DKMienM. Voyex Ikum$S' 
mm- (J.). 

OunrrAtnL (Cylindrei, cftcheU, 
etc.). Voyes CUrcq {ùe) et 

Oinui (Inieriptioa «râméeone 

— (Fêtes d). Voyes lor^t — 
(Mythe d'). Voyes LtfMnn. 

OsMAHi (Dictiouiaire djagatal- 
turc-). Voyes BokharL 

Ottayi (Pani). Est reçu membre 
de U Société. IX, So8. 

Ottoman (Dictioimaire). Voyes 
Lekdjè-i-asnumL — (Droit de 
monnayage des communantés 
non mnstdmanes dans l'em- 
pire). Voyes SorUnrDorigny. 

OiroMAini (Grammaire). Voyes 
Icmssouf. — (Littérature). 
Voyes Biblw^rapkie. — ( Cours 
de littérature). Voyes Ekreau 
Voyes aussi Turque. 

OrroMAifia (Monnaies). Voyez 
GkaUbEdhmn. 

Orroiyjfg (Poèmes). Voyes Gibb 
(fi.J. fT.). 

OuARGLA (Dialecte berbère de). 
Voyes BaueL 



OuioocB (Alphabet). Voyea Dr- 
vériÊL — Teskerelhi-etlia (Le) . 
Mémorial des saints, eo turc 
oriental et en caractères ouï- 
goors, est puUié par M. Pavet 
de CourteiUe. XVI, SSg. 

OirïoocMi (Inscription). Voyes 
Feer, HoU^y, HmaH [CL], 
x^sAian. 

Odlid«di-Cbbkh (Hbtoire des). 
Voyes Gménard {Le cafittMe), 

OoMM AL-*AwAMiD. Est identifiée 
par M. Haléiry avec la ville 
Ukiu des inscriptions assy- 
riennes. I, 5i3. 

OuNAS (Pyramide d'). Voyes Mat- 
perç. 

OURALO - ALTAiQCTS ( Ëtudes ). 

Voyes mUy JBon^. 

Odsama nif MouifUD. Vu émir 
syrien au f^ siècle des Croi- 
sades (1095-1188), par 
M. Derenbourg (H.); compte 
rendu de eette publication. 
XV, 5oa. 

OxroRD ( Bibliothèque bodléienne 
d'). Catalogue des manuscrits 
persans et hébreux. Voyez 
Catalogue, 



P (Études sur le) assyrien. 

Voyez Amiaud. 
Pachn AN. Voyes HaUvy, 
Paahômi (Histoire de saint). 

Voyez Amélineau, 
PALéooRAPHii (Copte). Voyez 

Hyvemat. 



Palkstinx (Conquête de la Syrie 
et de la). Texte arabe de 
Imad ed-Din, par le comte 
C. de Landberg; compte rendu 
de cet ouvrage. XI, 3o6. — 
(Description de la). Voyez 
Vaux (Baron de). — (Juifs 



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TABLE DE LA VIII* SERIE. 



405 



en). Voyei Vemês, — (To- 
pographie de la). Voyei CUr- 
mont'Gwmêoa. — (Mission 
en). Voyex Clermont-Gannêou, 

PiLLi (Poème) conceroant nne 
dent relique de Buddha. 
Voyez MiUoué (De). — Pâli- 
text Society; faoqoisition des 
ouvrages poMiés par cette 
société est votée par la Société 
asiatique. XIX, 334* 

Palmie (Edward H.). Sa notice 
nécrologique. II, 3o(rap.an.). 
— Un dictionnaire anglais- 
persan composé par ce savant 
est puUié par M. G. Le 
Strange. m, 108. 

Palmtrb ( Inscriptions hébraïques 
de). Lecture de M. Ph. Ber- 
ger. XIV, 5. — (Dictionnaire 
des noms propres qui se ren- 
contrent sur les monuments 
de). Voyei Ledrain, — (Sta- 
tues et inscriptions de). Voyez 
CUrmont-GanneaxL , Ledrain, 

PAummiiiiiiiiiis (Inscriptions). 
Voyez ClermoKt^raimeaa, Dor 
val {R.)t Ledrain, Pognon, 
Vogué (De). 

Pamouth (RHud funéraire de). 
Voyez RenUout. 

Pahsmou. Une lecture est faite 
par M. Berger sur l'inscrip- 
tion de la statue de ce roi. 
XVIII, 7. — Observations de 
M. Halévy sur cette inscrip- 
tion et la langue dans laqudle 
^e est rédigée. XVm, iS. 

Paftbto dchimiques. Voyez Ber- 
thelot. — Anastasi. Voyez 



Gmeysse, Revilltmt. — ara- 
méen du Louvre, Voyez Groff, 
Vogué (De). — Harris. Voyez 
ce nom. — Orbiney. Voyez 
Groff. — Prisse. Voyez Virej 
(Ph.). — magique. Voyez 
Groff. — magiques du Louvre. 
Voyez Ckouinat. — mathéma- 
tique de Rhind. Voyez Sehaek. 

— de Turin. Voyez Maspero. 

— du Vatican. Voyez Ledrain. 

— divers. Voyez ÀmeUneaa, 
Dénuée et les noms ci* 
dessus. 

Parabolb rabbinique des trois 
anneaux. Voyez Paris (Gas- 
ton). 

Paris (Gaston). Remarque dans 
la Renae critique que les 
contes kabyles publiés par 
M. Rivière semblent former 
la transition entre les versions 
européennes et les versions 
nègres d'anciens contes in- 
diens. Q, 106 (rap. an.). — 
étudie dans la littérature oc- 
cidentale la parabole rabbi- 
nique des trois anneaux. XII, 
117 (rap. an.). — Son q)i- 
nion au sujet du roman de Bar- 
laam et Josaphat. XII, i33 
(rap. an.)» 

Paris (G.). Voyage ê^emplora' 
tîoR de Hmé en Coehinchine 
par la route mandarine: ou- 
vrage cité. XVI, 173 (rap. 

Parkmarn (Jean). Est reçu mem- 
bre de la Société. XIV, 7. 
PARMKnniR (Le discours de 1« 



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NOVËMbREDËCEMBRE 1898. 



406 

navigation de Jean et Paol). 
Voye« Sckêftr. 

pÂBintimiR (Le général). Publie 
un vocabulaire turk-français 
des principaux termes de géo- 
graphie. VI, 110 (rap. an.). 

Passioii (Chronologie de la). 
\oyeg Mémain (L'ahbé). 

Pathros. Nom d'une ville dans 
la Bible; est une corruption 
de Pithom, ville située dans 
le pays de Goschen. XIX , 370. 

Patobui. Est reçu membre de la 
Société. VI, 546. 

Patupbp (Inscriptions du sarco- 
phage de). Voyez Bergmann 
(De). 

Paturet. Fait l'histoire juridique 
de la femme en Egypte. XJI, 
170 (rap. an.). 

Patbt di Courtbillb. Est nom- 
mé second vice-président du 
Conseil. II, 53a. — Compte 
rendu du dictionnaire djagataî- 
turc-osmani, de Cheikh Sulet- 
man-Efendi-Bokhari. IV, 370. 

— Ce compte rendu cité dans 
le rapport annuel. VI, 110. 

— Compte rendu détaillé de 
l'ouvrage de M. Hermann 
Vambéry, intitulé : DU Schet- 
haniade, ein ôtbfigischet Hel- 
den^edickt in 76 Gesàngen, von 
Prim Mohammed Stdih ans 
Charezmt Text, Ubersetzung 
und Noten. VII, 344. — rend 
compte de l'ouvrage du même 
auteur, intitulé : Dos Tûr- 
kmwolk in seinen ethnolo- 
gischen und ethnographischen 



Bexiêkmngm. Vm, 546. — 
Compte rendu de l'ouvrage du 
docteur Radloff , intitulé : Pro- 
ben der VoUuUtteratur der 
nôrdUdtmi târkiscken SUm- 
me; 5* partie : Der Ditàtct 
der Kara-Kirgisen. X , 35o. — 
Ces comptes rendus sont dtés 
dans le rapport annod. XII, 
180. — rend compte de la 
publication de la Verxeiekniss 
der pertiseken Uûndsckrifien 
der kôniglid^en Bihliodkéi tn 
Berlin, par M. Wilbeim Per- 
tsch. Xn, 349. — Sa mort est 
annoncée; le président rap- 
pdle ses travaux. XIV, 534. 

— Discours prononcé à ses 
fîmâ'ailles par M. Barbier de 
Meynard. XIV, 536. — Db- 
cours de M. Renan. XIV, 54 1. 

— Sa notice nécrologique. 
XVI, 36 (rap. an.). — a pré- 
paré l'impression du Tesl^rek 
ouf gour de la Bibliothèque na- 
tionale , biographie de soixante- 
douze saints soufis , traduite du 
persan. XVI, 159 (rap. an.). 

Pavib. Parcourt le Cambodge et 
le Siam en rdevant un grand 
nombre de légendes locales. 
VI, 5i (rap. an.). — fait don 
à la Bibliothèque nationale de 
manuscrits laotiens relatifs à 
l'histoire, aux lois et aux 
usages civils et rdigieux des 
peuples des régions laotiennes. 
XIX, 161. — Description de 
ces manuscrits. Voyez Lefèvre- 
PontaUs, 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



497 



pAYm Smith. Publie le Tkesaanu 
zynaeiu; compte rendu du 
7* &scicale de cet ouvrage. 
IX, 5ii. 

Pazkid (Texte). Le$ devoirs de 
t écolier, traduction , par 
M. J. Darmesteter. XIII, 
355. 

PiGou (Histoire du). Voyez Cbr- 
ditr, 

PuLBin (Ck>nte). Voyez Barthé- 
lémy [A,), — (Constitution 
du). Voyez Hcarlez (De). 

PiBLsn musulman. Voyez Hwurt 
(Cl). 

PmLBTis (Alphabets). Voyez 
Drovin, — (Textes) , traduits : 
le Gujastak abcdish et VÂrta 
Viràf Ndmak. Voyez Barthé- 
lémy. — (Textes) relatifs au 
judaïsme. Voyez Darmesteter 

PtDfTURi (Histoire de la) au Ja- 
pon. Voyez Darmesteter (J.). 

Piiiif (La Société orientale de). 
Annonce l'envoi de ses publi- 
cations à la Société asiatique. 

XIX, 537. 

Pihhois (L'argot). Voyez Ja- 

metel. 
PinnjAB (Légende du). Voyez 

Barth. 
pBNTAOïm (Édition nouvdle du 

texte de). Voyez Bougé (De). 
Pbitatsuque ( Sections du). Voyez 

Derenbourg. — moabile. Voyez 

CUnnont-Gtuineaa. 
PÉPi I" (Inscription de). Voyez 

Maspero. 
Pkreiba (Esteves). Est reçu 



membre de la Société. XI, 
281. — publie l'histoire de Mi- 
nas , roi d'Ethiopie. XIII , 5 00. 
Pkrrot. Publie YHistoire de l'tirt 
antique, t. I'': Egypte; t. II : 
Assyrie et Ghaldée; éloge de 
cet ouvrage. U, a5 (rap. an.). 

— n est traduit en allemand 
et en anglais. Ibid., 36 (rap. 
an.). — Le troisième volume, 
comprenant la Phénicie (Chy- 
pre et la Judée) , est publié IV, 
20 et 67; VI, 66 (rap. an.). 

— fait paraître le quatrième 
volume rdatif à la Sardaigne, 
à la Judée et à la Cappadoce 
et réunit tous les documents 
d'art qui restent de la civili- 
sation hittite. XII, i55 (rap. 
an.). — étudie , dans le tome V, 
l'histoire de l'art de la Perse , 
dans le pidais de Suse. XVI, 
72 (rap. an.). — publie et 
décrit, dans la Bévue archéo- 
logique, dix -huit sceaux en 
terre cuite appartenant à 
M. Schlumberger et qui por- 
tent des inscriptions hittites. 
U, 88 (rap. an.). — - décrit 
une statuette en bronze de la 
Comagène, de travail phéni- 
cien, trouvée en pays hittite. 
IV, 70 (rap. an.). — demande 
à la Société de compléter la 
collection du Journal asiatque 
pour la bibliothèque de l'École 
normale supérieure. Vm, 5. 
— restitue avec M. Chipiez, 
d'après Ézéchiel, le temple de 
Jérusalem et la maison des 

33 



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498 



NOVEMBRE-DÉGEMBRE 1891 



bois du Liban. XVI, 96 (np. 
an.). 
PiRRUCHoif (J.]. Histoire des 
guerres d"Amda Sion, roi 
d'Ethiopie, texte éthiopien et 
traduction. XIV, 271 et 38 1. 

— Ce travail cité dans le rap- 
port annueL XVI, i3i. — 
offire à la Société un exem- 
|daire d'une histoire de Lali- 
bala , roi d'Ethiopie , qu'il vient 
de publier. XX, I79. 

Pbrsaii (Critique de la femme 
en). Voyez Andibert, — (Dic- 
tionnaire anglais-). Voyez Pal- 
mer. — (Dictionnaire firançais-). 
Voyez Nicolas. — (Histoire des 
femmes illustres en). Voyez 
Ittimad eu-Saltanè. — (Bfes- 
sie). Voyez Neahauer. — (Le 
mot) Adjahak c dragon • assi- 
milé par Moïse de Chorène au 
nom d'Astyage; nouvdle ex- 
plication de ce passage. Voyez 
Darmetteter (J.). — (Le mot) 
Aspenj, du Livre de Danid, 
désignerait un fonctionnaire, 
n. 282. — (Psychologie d'un) 
du XI* siècle. Voyez Renan. — 
( Poème ). Voyez Salemann ( C. ). 
Voyez aussi Shah-Namèh. 

Pshsahe (Ambassade) de 171 S à 
la cour de Louis XIV. Voyez 
Ney {Napoléon). — (Apoca- 
lypse). Voyez Darmesteter (J.). 

— (Bibliographie). Voyez 
Huarl (Cl.). — (Chrestoma- 
thie). Voyez Schefer. — (Géo- 
graphie). Voyez Clentwnt-Gan" 
iieau , Schefer. — (Grammaire). 



Voyez Ckodzko. — (Gram- 
maire historique delà langue). 
Voyez Darmuteter (J.). — 
(Manud de langue) en persan. 
Voyez Habib EJendi. — (Ori- 
gines delà poésie). Voyez Dar- 
mesteter (J.). — (Tente). 
Voyez Chodxkiewicz. 

PnsAifis (Comédies). Voyez Bar- 
bier de Mejrnard et Su Guyard, 
Ckodzko. — (Poésies). Voyez 
Mirza Habib Isfakcad. 

P1118AN8 (Dialogues firançais-). 
Voyez Biberstein'Kazimirski 
(De). — (Manuscrits). Voyez 
ce mot — (Poètes). Voyez 
Menoutckeri , Shafia Àsar. — 
(Textes) : Histoire durai Djem- 
chid et des divs, par M. La- 
rionoff (S.). XIV, 59. Voyez 
aussi Cabons Namé. 

Pbasi (Art de la) antique. Voyez 
Diealafoy, Perrot. — (Cden- 
drier de la). Voyez l>rDiuii. — 
( Écritures cunéiformes de la ) ; 
leur origine. Voyez Halhy, 
Oppert. — (Description delà). 
Voyez DieuUfoy (M^). — (La 
flèche de Nemrod en) et en 
Chine, par M. Darmesteter 
(J.). V. 220. — (Fouilles en). 
Voyez Dieulafoy (JT*). — 
(Géographie de la). Voyez 
Reclus (*Elisée). — (Histoire 
de la ). y Qi>jet Darmesteter, Hon- 
das, Saavaire, Schefer, Sorlin- 
Dorigny. — (Inscription). 
Voyez Harlez (De). — (Langues 
perdues de la). Voyez Meiuuit 
— (Mission en). Voyez Aforyan 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



499 



(De), — (Monuments de la] 
ax^cienne. Voyci Dieulafoy. — 
(Voyage en). Voyez Legrand, 
Voyez aussi Anshan, Anton, 
Bahin. 
Pkrskb (Le) chaldëen, commu- 
nication de M. Oppert, con- 
cernant Izdubar Gilgamès. 
XVI, 553. — EUe est citée 
dans le rap. an. XX, 116. 

PiRSKPHOlfB-COld (Ex-voto du 

Musée de Turin, représen- 
tant le type de). Voyez Renan, 

P1R8IPOLIS (Monuments de). 
Voyez Dieulafbjr, 

PkhsÎpolitains ( Sculpture ). 
Voyez Diealafoy, 

Perskpoutahibs (Monnaies). 
Voyez Dronin, 

PinsBS (Étalon de longueur 
des), communication de 
M. Dieulafoy. XI, a8a. 

P1AT8CH (W.). Veneiehniss der 
persisehen Handschriften der 
kdniglichen Bibliothek zn Ber- 
lin; compte rendu de cette 
publication. XII, 349. — Ver- 
zeiekniss der tûrkiseken Hand- 
ichriften der kôniglichen Bi- 
bliothek zn Berlin; compte 
rendu. XIV, 377. 

PrahidjoIt, PHANizorr. Identi- 
fication de cette ville, par 
M. de Rochemonteix. X, i45. 
— (Le martyre de Jean de), 
par M. Amélineau. IX , 1 1 3. 

Phabtsikws (Le premier conflit 
entre) et Sadducéens , d'après 
trois documents orientaux , par 
M.E. Montet. IX, 4i5. 



Pb^oblas (Prince indien). Voyez 
Lévi (Sjrlvain), 

Ph^icib (Art de la). Voyez 
Perrot, — (Mission en). Voyez 
Clermont-Gannean. — (Voyage 
en). Voyez Lortet (Panl), 

PHÉaciBif (Alphabet) comparé 
avec Talpbabet grec. Voyez 
Clermont-Gannean, — (Glos- 
saire). Voyez Bloch, — (Un 
sarcophage) est découvert à 
Cadix. XX, 89. 

PbiNiciEifNis ( Inscriptions ). 
Voyez Berger, Clermont-Gan- 
nean, Corpus, Etehmnnazar, 
HaUvy, Homolle, Martinière 
{Dela),Masonb, Misa, Pirée, 
Reinach, Renan, Sidon, Tab- 
nitk. Voyez aussi Panique, 
Néo-punique, 

PHKifiaENs. Auraient connu la 
crémation. XII, 101 (rap. 
an.). — (Dieux). Voyez Cler- 
mont-Gannean, Foncart, — 
(Cachets, sceaux). Voyez ces 
mots. — (Graffiti). Voyez De- 
renbonrg (J, et H,), — (His- 
toire des). Voyez Babelon, Le- 
normant — (Monuments). 
Voyez Clermont-Gannean, Le- 
drain. — Leur présence est 
constatée dans le territoire de 
Carthagène. XX , 89. — - Tra- 
dition qui les fait venir du 
golfe Persique. Voyez Cler- 
mont-Ganneau, 

Philastrs. Publie, avec traduc- 
tion et commentaire, le Yi- 
King , livre sacré des Chinois. 
XIII, 181 (rap. an.). 

33. 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1898. 



500 

PHniFrain (bet). Voyex Bb- 

Phoolooi comparée. Voyes 
Bréat, Jo9y, Sayce. — ^gyP" 
tienne. Voyez Piekl (Karl). 

— (BfM. Duval et Halévy pro- 
testent contre les empiéte- 
ments de l'assyrien sur la) 
hébraïque. VI , 69 ( rap. an. ). — 
indo-européenne. Voyex Henry, 

— pro-aryenne. Voyes Henry. 
Voyez en outre aux titres de 
chaque langue et Juive, Sémi- 
tiqmê, etc. 

PuiLOH Ds Btblos (Cosmogonîe 
de). Voyez Halhy. 

PiOLOsopHni ( Un manuscrit de) 
arabe est offert à la Société 
par M. Gazala. IV, 563. — 
chinoise. Voyez HarUz (De), 
Rosny (De). — hindoue. Voyei 
Bartk. 

Phogâs (Nicéphore). Voyez 
Schlwnberger (G.). 

Put. Est reçu membre de la So- 
ciété. IX, 293. 

PiiHL (Kari). Donne une série de 
notes de critique et de philo- 
logie égyptienne. IV, 1 1 3 ( rap. 
an.). 

PuRRis gravées (Les) de la 
Haute-Asie. Voyez Menant, 

PiiTRiMiirT. Fait paraître un ou- 
vrage intitulé : Les ehevamx 
dans les temps prékistorûjues et 
historiques. II, 3i (rap. an.). 

— publie une note sur la va- 
leur des renseignements que 
les anciennes peintures égyp- 
tiennes peuvent fournir aux 



naturalistes , aux ethnographes 
et aux historiens. IV, 1 1 4 ( rap. 

PiiiiaiT. Publie une traduction 
française complète du Lûtre des 
wMTts égyptien. II, 93 (rap. 
an.). — présente, dans son 
discours d'ouverture du cours 
d'archéologie égyptienne au 
Louvre , un tableau de la reli- 
gion égyptienne, principale- 
ment d'après ce livre. Ihid. 

PiHAN, sous-chef des travaux à 
l'Imprimerie nationale. Des 
remerciements lui s<mt votés 
pour le zèle qu'à a déploya à 
l'occasion de l'impression do 
numéro d'avril-mai-juin i883 
du Journal asiatique. H, 6. 

Pnrro (Léon). Publie et traduit 
le Molkat al'irab ou les Récréa- 
tions grammaticales de Ha- 
riri; compte rendu de cet 
ouvrage. Xm, 29S. — Il en 
est fait mention dans le rap- 
port annuel. XVI, 116. 

PniB (Inscription phénicienne 
du). Voyez Berger, Derenbourg, 
Halévy, Reûiaek, 

Piii&â ABÔT. Voyez Lœh. 

Pir'o sar mât musuri et sab'e 
siltanu mât musuri (Le rap- 
port entre), par M. Mahler. 
Xn. i3o. 

PiTADASi (Étude sur les inscrip 
tions de), par M. Senart I, 
171; m, 446; V, 269 et 
357;VII,477;Vm,68,398, 
384. 

Plata (Le directeur général de 



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TABLE DE LA Vlir SÉRIE. 



501 



la lUtistique de la). Demande 
l'échange des publications de 
la Société contre TAnnuaire 
statistique de la province de 
Boenos-AYTes; l'échange est 
refusé. XVI, 538. 

Poàms annamites, arabes, etc. 
Voyex au titre de chaque 
langue. 

Poisii chinoise. Voyex ImlMmlt- 
Hnart. — (Origines de la] 
persane. Voyex Darmesteter, 
Pertanet, — tamoule. Voyex 
Barrique de Fontcdniea (De), 
Vinson. — en pehlevi musul- 
man. Voyei Uuart (CL). — 
turque. Voyex Barbier de Mey- 
nord, Ekrem Mahmoad,; Gibh, 
Vambéiy. 

Posns arabes. Voyex Arabes. — 
géorgien. Voyex Ckola Rtms- 
thapéli. Voyex aussi Poèmes, 
Poésie et au titre de chacune 
des langues. 

Po«ifOiv. Inscription de Mérou- 
Nérar I**, roi d'Assyrie, texte, 
traduction, commentaire et 
index des mots contenus dans 
l'inscription. II , 35 1 • — ( Suite 
et fin), m, 293. — Ce tra- 
vail est cité dans le rapport 
annueL IV, 103. — commu- 
nique trois inscriptions pal- 
myréniennes inédites. UI, 55i 
et 558. — Cette communica- 
tion citée dans le rapport an- 
nueL IV, 7 a . — découvre dans 
l'Oued-Brisse deux textes rda- 
tifs à Nabuchodonoxor. IV, 
103 (rap. an.). — publie ces 



inscriptions babyloniennes , 
texte, traduction et commen- 
taire. Xn, i48 (rap. an.). — 
publie un rapport sur qud- 
ques inscriptions palniyré- 
niennes. VI, 6a (rap. an.). 

— Communication sur un 
plat avec inscription punique 
trouvé à Tripoli de Barbarie. 
IX, 291. — Cette communi- 
cation citée dans le rapport 
annud. XII, 102. — découvre 
des contrats de l'époque de 
la première dynastie de Ba- 
bylone, près de Abou-Habba. 
XI, 543. — Cette étude 
est citée dans le rapport an- 
nud. XVI, i36. — Note re- 
lative à deux briques avec 
légendes araméennes, prove- 
nant de Babylone. XVm, 542. 

— Note sur une inscription 
funéraire trilingue en ouï- 
gour, arabe et syriaque datant 
de 1399. XIX, i53. — Note 
complémentaire. XIX ,337. — 
Ces notes citées dans le rap- 
port annud. XX, 95. — dé- 
crit deux firagments de bri- 
ques araméennes découvertes 
à Babylone. XX, 91 (rap. an.]. 

Poids assyriens. Voyex Aarès, 
Ledrain, Morgan (De) , Oppert 

— égyptiens. Voyex Halévy, 
BfiviUojiX^ — musulmans. 
Voyex SoMmàre, 

PoLtnQUi (Traités de) indiens. 
Voyex Bartk. — de l'Angle- 
terre dans llnde. Voyex Bor- 
tkMMmySaimt HUaire, 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



502 

PoLTBiBUOH (La Société da). De- 
mande l'échange entre ses 
publications et le Journal 
asiatique; l'échange est ac- 
cordé. I, 356. 

Pont (Numismatique des rois 
de). Voyez Rànach (Th,). 

PoPBLiif (Qaudius), peintre. Un 
souvenir est donné à sa mé- 
moire dans le rapport an- 
nud. XX, 46. 

PosKDOif (Le dieu) de Dâos. 
Voyc2 Reinach (5.). 

Pottub. Étudie une œnockoé du 
Louvre. XVI, i53 (rap. 
an.). 

PouRAifiQUi (Littérature). Voya 
Barthélemy-Saint HUaire. 

Poussii (Le D'). Est reçu membre 
de la Société. XVI, 5. — pu- 
ble un manud de conversa- 
tion en trente langues. XX, 
54 (rap. an.). 

Pracrit (Traductions du). Voyez 
Henry, Strehly, — Formation 
des pracrits classiques, com- 
munication de M. Senart II, 

279- 

PnÂTiçliHYABduRig-Véda. Voyez 
Kirtte, 

Pr^ta (Gomment oa devient), 
par M. Léon Feer (Étndei 
bouddhiques), m, 109. 

Priux. Est reçu membre de la 
Société, m, 554. — rend 
compte de la publication du 
Minhadj aUàlihtn, manud de 
jurisprudence musulmane, 
sdon le rite de Chafii, texte 
arabe avec traduction et notes , 



par M. Van den Berg. V, 

344. 
PaiYADÂRÇDLA (Le drame). Voyea 

Strehfy. 
PaocuBKURS (Les), c o médies 

turques. Voyez CiUiire {A,). 
Protirbis. — nudais. Voyez 

Marre, — de la province de 

Syrie. Voyez Landberg (C.de). 

— (Livre des), en dialecte 
memphitique. Voyez fioarioiU^ 
fifcioi. 

Prud'hommb (Le capitaine db). 
Découvre à Hammam -Lif de 
magnifiques mosaïques for- 
mant le parquet d'une an- 
cienne synagogue. II, 63 (rap. 
an.). 

Prithiirs rvliuris (Les), 
poème annamite. Voyez JLan- 
des. 

PaàUMis XI, LXTm. Voyei Ha^ 
lévy. — Lxm est ez{diqaé 
par M. Halévy. zm, 380. 

— LXZZiY. Voyez Derenbomrtf 

PaàUMis. Voyez Loeh» — de i'^>o- 
qne d'Ézéchias. Voyez Halhy^ 
jRtfnan. 

PuMAÎTATOH. La première partie 
de ce mot est expliquée par 
M. Halévy par l'égyptien pn- 
mal tchati. I, 5ia. 

PimiQUBS (Inscriptions). Voyez 
Berger, Balévy. — Gommnni- 
cation sur un fdat avec in- 
scription punique, trouvé à 
Tripoli èb Barbarie, par 
M. Pognon. IX, agi. Voyez 
aussi Phinieien, Néhfnadque. 



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TABLE DE LA VIII- SÉRIE. 



503 



Qâoibbtu. Ce mot assyrien est 
expliqué par M. Halévy. YI, 
91 (rap. an.). 

Qandâhab (La grande inscrip- 
tion de). Texte et traduction, 
parM. J.Darmesteter.XV, 196. 

Qini-urriB (Étude sur des). 
Voyei Lambert 

■•a^p, ^Sp, SSp. Sur ces mots 
du papyrus araméen du Lou- 
vre, voyei Gro^, Vogaé (De), 

QomoB (Le mot arabe) • lutin, 
farfiideti viendrait du grec 
kunanthropos par l'intermé- 
diaire du syriaque kantropos» 
Note de M. R. DuvaLXIX, 
i56. 

QuBiTiN (L'abbé). Est reçu mem- 
bre de la Société. VI, 5. — 
entretient la Société de l'étude 
qu'il vient de faire à Londres 
de l'inscription assyrienne du 
déluge et communique un es- 
sai de traduction d'une inscrip- 
tion inédite d'Assurbanipal. 
VIU, 6. — décrit, traduit et 
ex[dique un cylindre bab^o- 
nieo r^résentant une scèna 



qui rentre dans le cyde dlzdu- 
bar. XI, a84t 286 et suiv. — 
Cette étude citée dans le rap- 
port annud, XII, 147. — 
communique des estampages 
d'une tablette assyrienne qui 
aurait été trouvée dans le 
temple de l'Ecce-Homo à Jéru- 
salem , la traduction d'une ta- 
blette de la salle Dieulafoy au 
Musée du Louvrti\ qui men- 
tionne un roi Schilbak et un 
contrat babylonien qui porte 
une date du règne de Nabo- 
nide. XVI , 545. — publie une 
inscription cunéiforme rdative 
à un roi de Susiane, nommé 
Silbaak, traduction et com- 
mentaire. XVII, i5or — Cette 
inscription citée dans le rap- 
port annuel. XX, 118. 
QuBRBY. Publie le Caboas-Namé 
ou Livre de conseils de Cabous 
Onsor el-Moali, souverain du 
Djordjan et du Guilan, traduit 
pour la première fois en firan- 
çais avec des notes. XII, 86 
(rap. an.). 



Rabbat. Sur ce nom donné dans 
la fiiUe à la capitale des 
Moabites et des Amonmites, 
voyei Haléty, 



Rabbin Çaiwa (Histoire de). 

VoyeifiMf/aii (Le P.). 
Rabboiiqub (Légidation). Voyei 

Dartste, 



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504 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



RABBiinQUBS ( Étildet , mâanges , 
textes). Voyei I>8rm6oiif^ (J.). 

Rabousoii (L'abbé). Est reçu 
membre de la Société. XV, 

Raoloff (ly W.). Proben der 
Volktlitteratur der nôrdlichen 
tûrkisehen Stâmme gesawunelt 
und ûbersetit; der Dialect der 
Kara-Kirgisen; compte rendn 
de cet ouvrage. X, 35o. 

Raffiuy. Domie la descripti^m 
des églises monddthes de La- 
libéla qu'il a visitées dans un 
voyage chez les Gallas. II, loi 
(rap. an.). 

Rage ( La) chez les Arabes. Voyez 
Camnssi , Leclereq ( If ). 

RaiiayIna. Voyez SchœbeL 

Rampsiniti (Sur une version 
arabe du conte de), par 
M. Maspero. VI, 149. 

Ramsbs n. Voyez Gnieytte, Virey, 
— Ramsès IV. Voyez Le/ébure, 

Rapports annuds sur les travaux 
du Conseil de la Société asia- 
tique, par M. J. Darmesteter. 
n, 12; IV, i3; VI, 12; Xll, 
39; XVI. 19: XX, 39. 

Rashajiyana. Voyez Re^rumi. 

Rat, secrétaire général de l'Aca- 
démie du Var. Annonce la pu- 
blication prochaine d'une tra- 
duction complète des Mille et 
une nniu. IX, 5o8. 

Rataissb. Est reçu membre de la 
Société. I, 90. — s'attache k 
restituer, d'après Makrizi , 
l'histoire et la topographie du 
Caire sous les Mamdouks et 



les Fatimites. XII, i36 (rap. 
an.). — place entre les années 
11.35 et ii35 le passage de 
l'art arabe de la forme byzan- 
tine à la forme purement 
arabe. XVI, lai (rap. an.). 

Ratet. Son discours d'ouverture 
au cours d'archéologie de la 
Bibliothèque nationale cité à 
propos de M. Lenonnant IV, 
97 (rap. an.). 

Rbboud (Le iy). Ajoute à son re- 
cueil d'inscriptions libyqoes 
quarante-neuf textes nouveaux. 
IV, 118 (rap. an.). 

Rklus (Elisée). Publie le 7* vo- 
lume de sa Géographie ont- 
verselU, important pour les 
sinologues. H, iia (rap. an.). 
— fait paraître le 6* vo- 
lume consacré à llnde et ^ 
llndo-Chine; âoge de cet ou- 
vrage, n, ài (rap. an.). — Le 
9* vduoie, comprenant la 
Perse, l'A^hanistan, leBdout- 
chistan et la Syrie, est publié. 
IV, 59 et 75. 

RiGAMiY. Publie, en forme d'al- 
bum japonais, le roman 
à*Ohoma, texte et commen- 
taire, n, 119 (rap. an.). 

RiGiiAUD. Fait paraître un ou- 
vrage intitulé : Nouveaux aper- 
çut sur le voealitme indo-euro- 
péen, n, 33 (rap. an.). — 
examine le mouvement voca- 
lique dans la dédinaison des 
thèmes indo-eur<^>éens en i, 
n; retles questions connexes, 
n, 33 (rap. an.), —publie et 



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TABLE DE LA VIII' SÉRIE. 



505 



traduit un recueil de stances 
sanscrites formé par Ch. d*0- 
cboa et conservé à la biblio- 
tlièque universitaire de Lyon. 
II, ào (rap. an.). — étudie 
les origines de la sifflante pa- 
latale en sanscrit et les fac- 
teurs des formes du langage 
dans les langues indo-euro- 
péennes. IV, 35 (rap. an.). 
— publie des Mélomges de 
lingmstique indo - ewopéenne, 
VI, 3o (rap. an.). — montre 
comment les doublets verbaux 
se différencient de forme et 
de sens et andyse les mots 
qui désignent Tidée de temps 
dans les langues indo-euro- 
pé^mes. VI, 3i (rap. an.). — 
fiut pandtre un ouvrage inti- 
tulé : La rhétoritjM sanscrite 
exposée dans son développe- 
ment historique et ses rap- 
ports avec la rhétorique clas- 
sique; examen de cet ouvrage. 
VI, 37 (rap. an.). — publie, 
traduit et annote quarante-six 
stances, extraites d'une antho- 
logie inédite intitulée le Rasi- 
kajivana, VI, 4o, et XVI, 64 
(rapp. ann.). — fait des re- 
cherdies sur le sens primitif 
du mot Kshatriya et sur les 
emblèmes du pouvoir chez les 
races indo-européennes. VI, 
4i (rap. an.). — publie, avec 
M. Ymaizoumi, la transcrip- 
tion et la traduction d'an 
sutra, le PrajnapftramitÂhr- 
daya, d'après un texte im- 



primé à Yédo, en 1754. VI, 
46 (rap. an.). — exprime le 
vœu que le rapport présenté 
par le secrétaire de la Société 
à la séance générale soit réel- 
lement annud. XIV, 7. — pro- 
teste contre l'interprétation 
nouvdle de M. Sabbathier au 
sujet du Rig-Véda. XVI, 5o 
(rap. an. ). — publie un grand 
ouvrage sur le Rig-Véda et les 
origines de la mythologie 
indo-européenne. XX, 55-58 
(rap. an.). 
RéoNiiR (Addphe). Sa mort est 
annoncée par M. Barbier de 
Meynard qui rappdle ses tra- 
vaux. IV, 56 1. — Sa notice 
nécrologique. VI, 12 (rap. 

RioNiBA (Addphe fils). Est reçu 
membre de la Société. VIQ, 
544. 

Rbuiach. Trouve dans le temple 
des Poseidoniastes à Délos 
des inscriptions qui prouvent 
que le Poséidon qu'ils ado- 
raient était un dieu phénicien 
deBeryte. IV, 67 (rap. an.). 
— décrit deux têtes archaïques 
de st^e chypriote du Musée 
de Gonstantinople. IV, 70 
( rap. an.). — • publie une épi- 
taphe grecque de la juive Ru- 
fina, chef de synagogue à 
Smyrne. IV, 78 (rap. an.). — 
décrit un monument hittite 
trouvé aux environs de Ak- 
Hissar, en Méonie. VI, 91 
( rap. an. ). — publie des études 



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506 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



sur les monnaies juives. XII, 
lia (rap.an.). — fait paraître 
une étude sur les rapports de 
Mitbridate avec les Juifs. XVI , 
97 (rap. an.). — éclaire qud- 
ques points de Tinscription 
phénicienne du Pirée par la 
comparaison avec les formules 
épigraphiques de la Grèce. 
XVI, 88 (rap. an.). 
Rbbiâch ( S. ). Publie le catalogue 
du Musée impérial d'antiqui- 
tés de Constantino[^ II, io3 
(rap. an.). — explore avec 
M. Babelon l'ancienne Car- 
thage et visite la c6te orientale 
de la Tunisie. IV, 64 et 65 
(rap. an.). — fait un rappro- 
chement entre les chiens du 
temple d'Astarté à Gtium et 
les chiens sacrés et médecins 
du temple d'Épidaure. VI, 63 
(rap. an. ). — Son opinion sur 
la provenance des stMes dé- 
couvertes à Carthage. Ibid., 
64 (rap. an.). — publie une 
notice biographique sur 
Charies-Joseph Tissot Ibid. 
— étudie, d'après un passage 
de la Vie de saint Pofycarpe, 
une inscription grecque in- 
édite, la vie juive de Smyme 
et de Phocée. XII, ii5, ii4 
(rap. an.). — étudie une in- 
scription grecque de la com- 
munauté juive d'Athribis. 
XVI, i53 (rap. an.). — ra- 
conte un épisode de la vie des 
juifs polonais au xvm* siède. 
XX , loo ( rap. an. ). — publie 



des chroniques d'Orient de 
i883 à 1891; recueil d'ur- 
chéplogie orientale. XX, 53 
(rap. an.). 
Rbhiâch (Th.). Fait paraître une 
histoire des Israâites depuis 
leur dispersion jusqu'à nos 
jours. VI, 72-73 (rap. an.). — 
publie un mémoire sur la nn- 
mismatique des rois de Cap- 
padoce. XII, 79 (rap. an.). — 
fait un rapport sur les progrès 
des études juives. XII, 191 
(rap. an.). — publie un essai 
sur la numismatique des rois 
de Pont (dynastie des Mithrî- 
date). XVI, 76 (rap. an.) — 
âdt des observations sur les 
origines du calendrier juif 
emprunté au calendrier mé- 
tonien des Grecs de Babyione. 
XVI, 103 (rap. an.). — pa- 
Uie un mémoire sur la dynas- 
tie de Commagène; âoge de 
ce travaU. XX, 80 (rap. 



Rkugioh. Voyes Adad, Alet 
dne. Ame, Astarii, Atar^adt, 
Bab, Bomddka, Bouddhisme^ 
Brahmanisme, Brahmoîsme» 
Ckoaehjrtes, Chriâdanisme, G- 
vaStes, Dieax, Islamisme, JaX- 
nos, Jndàûme, Karidjiies, 
Mjrthra, Mystiques, Osiris, 
Poséidon, Rituel, Sintuuimu, 
ShintoUme,SintoUme, Tchéré- 
misses. Védique, et aux titres 
de chacun des pays. 

Rkugions (R61edes mythes dans 
la formation des). Voyes Har- 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



507 



' lez (De), — (Histoire des) ac- 
toefles. Voyez Vinson. 

Rkugibdsis (Études sur les 
nuBars) et sociales de TEx- 
tréme-Orient, par sir Alfred 
Lyall; compte rendu. V, 5io. 

RÉMY (Georges). Est reçu membre 
de la Société. IX, 5o5. 

Remzi (Hussein) . Est reçu membre 
de la Société. Vm, 544. 

Rbiah (E.). Deux monuments 
épigrapbiques d'Édesse, avec 
photographie de ces monu- 
ments. I, a46. — Cette étude 
est citée dans le rapport an- 
nud. II, 64. — résume, dans 
un article du Jommd de» Sa- 
vants, les travaux déjà faits sur 
le bouddhisme et édaire la 
position respective du boud- 
dhisme et du brahmanisme 
dans les premiers temps. Il, 47 
(rap. an.). — retrace d'après 
le Sefer Nâmek l'étet psycholo- 
gique d'un Persan du xi* siède. 
Ibid., 56 (rap. an.). — pu- 
blie, dans la Revue des études 
juives, un mémoire important 
sur les noms théophores dans 
les langues sémitiques. Bid., 
59 (rap. an.). — étudie un 
ex-voto du Musée de Turin 
représentant le type de Persé- 
phone^ré. Ibid., 63 (rap. 
an.). — publie ïBcelésiaste , 
traduit de l'hébreu, avec une 
étude sur Tâge et le caractère 
du livre. Ibid,, 68 (rap. an. ). — 
fait une conférence sur le ju- 
daïsme comme race et comme 



re^on, Ibid,, 69 (rap. an.). 

— fait une conférence sur les 
rapports du judaïsme et du 
christianisme naissant. Ibid,, 
70 (rap. an.). — publie une 
étude sur Tidamisme et la 
science. Ibid,, 74 (rap. an.). 

— fait appd au public fran- 
çais pour la conservation des 
monuments de l'Egypte. IV, 
i4 (rap. an.). — fait un rap- 
port sur l'importance des in- 
scriptions nabatéennes de Me- 
dain-Salih communiquées k 
l'Académie par M. Doughty. 
Ibid,, 6a (rap. an.). — est 
nommé président de la Société. 
IV, 56 1. — publie et traduit 
a 7 inscriptions nabatéennes 
rapportées par M. Doughty. 
VI, 58 (rap. an.). — Son 
q>inion sur le mot Çelem et 
l'inscription nabatéenne oh se 
trouve ce mot. VI, 59 (rap. 
an.). — remarque que le type 
des Umibeaux découverts à 
Mahdia n'est point cdui de 
Tyr, mais cdui d'Aradus. Ibid,, 
65 (rap. an.). — montre, à 
propos de l'édition delà Gram- 
maire de Sibawaihi par M. De- 
renbourg, pourquoi la gram- 
maire arabe est une chose 
pOTsane. Ibid, , 79 (rap. an.). — 
présente des observations au 
sujet de l'interprétation de 
l'inscription de Teima par 
M. Halévy. VI, 55i. — fait 
part à la Société de la traduc- 
tion de la nouveUe inscription 



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508 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



phénicieone de Siik» qu'il 
vient de présenter à TAcadé- 
mie des inscriptions. X, 6. — 
fait connaître une inscription 
phénicienne venue du Pirée et 
datée de l'ère de Sidon. XII, 
98 (rap. an.). — publie une 
Histoire dUsraël, i" et a* vo- 
lumes. Xn, io4, et XVI, 9a 
(rapp. ann.). — Discours 
prononcé aux funérailles de 
M. Pavet de Gourteille. XIV, 
54 1. — découvre sur un mar- 
bre de Sidon le dieu assyrien 
Salman. XX, 87 (rap. an.). — 
utilise certains psaumes pour 
l'histoire du règne d'Ézéchias. 
XX, 99 (rap. an.). — Sa mort 
est rappdée à la Société par 
M. Barbier de Meynard. XX, 
979. — Discours de M. Bar- 
bier de Meynard. XX, 980. 

RsNAii (Ary). Publie des études 
sur le caractère et le dévdop- 
pement de l'art japonais. VI , 
191 (rap. an.). 

Report on M silver coins disco- 
vered in Mârwârâ, par Rudolf 
Hoemle; compte rendu de cet 
ouvrage. XVI, 36o. 

RiSBP. Sur l'identification de ce 
dieu phénicien avec Apollon. 
Voyez ClenMnt-Gannean, 

Ricas (Edouard). Notice biogra- 
phique et nécrdogique. XX, 
47 (r»p. an.). 

Rbutir. Est reçu membre de la 
Société. X, 53a. 

RifiLLi (Albert). Publie un ou- 
vrage intitulé : La religion 



ckinêise, XVI, 168 (rap. an.). 
Rbtillout. Montre, dans un re- 
marquable mtooire sur les 
mesures égyptiennes et hé- 
braïques, que le système hé- 
braïque ancien a été emprunté 
à l'Egypte. II , 69 ( rap. an. ). — 
publie, dans la Remu égjrto- 
logique, des notes sur les plus 
anciennes monnaies hâmû- 
ques. Ihid, — commence in 
publication du papyrus Anas- 
tasi n* 6 transcrit en hiéro- 
glyphes et traduit par M. Cha- 
bas. Ihid,, 90 (rap. an.) — 
donne l'index d'un grand dic- 
tionnaire mythologique OMn- 
posé par M. Chabas et dont le 
manuscrit a été acheté par le 
Louvre. Ibid, — publie et ex- 
plique les acrostiches bilin- 
gues , démotiques et grecs , de 
Moschion. Ibid,, 9$ (rap. an.). 
— réUblit sur le décret de Ro- 
sette la date exacte de Ptdé- 
mée Épiphane. Ibid. — lait 
l'histoire des mesures de capa- 
cité, des poids et des monnaies 
de l'Egypte ancienne et ptdé- 
maîque. II, 96 (rap. an.). — 
ouvre son cours de droit égyp- 
tien au Louvre par un histo- 
rique des origines de ce droit 
et publie difilirents travaux sur 
des questions de droit. Ibid, 
— donne, d'après des textes 
coptes , un biographie du bien- 
heureux Aphou et des mé- 
moires de Dioscore sur le con- 
cile de Chidcédoine. II, 98-99 



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TABLE DE LA VIIP SÉRIE. 



509 



(rap. an.) — publie deux ver- 
sions, memphitique et thé- 
baine, qui servent à corriger 
le teite grec du martyre de 
saint Ignace. H, 99 (rap. an.). 
— continue ses études sur la 
monnaie égyptienne. lY, ii3 
(rap. an.). — traduit et com- 
mente des pièces démotiques 
relatives à un mariage du 
temps de Darius. IV, ii5 
(rap. an.). — publie une sa- 
tire démotique en vers , de la 
6n des Ptolémées, sur l'artiste 
parasite. Ibid, — présente d'in- 
génieuses observations surTin- 
fluence exercée par le style 
grec sur la littérature égyp- 
tienne; signale une influence 
indienne dans les dialogues du 
Chacal koufi et de la Chatte 
éthiopienne et donne une nou- 
vdle traduction de ces dia- 
logues. Ibid. — traduit un do- 
cument montrant les passions 
soulevées dans les âmes par 
la lutte du paganisme égyptien 
contre le christianisme nais- 
sant. Ibid. — publie la biogra- 
phie du prophète Senouti et 
fait un tableau des passions 
sauvages qui agitaient la con- 
science religieuse de TÉgypte 
au IV* et au v* siècle de notre 
ère. IV, 117 (rap. an.). — 
commence la publication de 
son cours de droit égyptien. 
VI, 100 (rap. an.). — fait 
une étude approfondie du pro- 
cès d'Hermias d'après les 



sources démotiques et grec- 
ques et publie un ouvrage in- 
titidé : Un poème satiriqae 
composé à toccation de la ma- 
ladie du poète musicien, hé- 
raut d^ insurrection, Hor-Ut'a, 
papyrus de Vienne. VI, io3 
(rap. an.). — suit dans l'his- 
toire monumentale du chien la 
transformation de la concep- 
tion funéraire. XII, 166 (rap. 
an.). — continue ses études 
sur le droit égyptien ; plusieurs 
travaux cités. XII, 168 (rap. 
an.). — publie des' études sur 
l'épigrapbie ftméraire païenne 
«t chrétienne de l'Egypte. XII, 
175 (rap. an.). — reprend 
l'histoire des Blemmyes. XII, 
177 (rap. an.). — publie, 
dans les Mélanges assyro-ha- 
byloniens , les actes archaïques 
de Sippara. XVI, i33 (rap. 
an.). — étudie des st^es bi- 
lingues démotiques. XVI, i5i 
(rap. an.) — publie le rituel 
funéraire de Pamouth, texte 
démotique. XVI, iSs (rap. 
an.). — fait l'histoire de. la 
confrérie des Choachytes, 
chargés des libations et du 
culte funéraire. Ibid,, i53 
(rap. an.). — fait des recher- 
ches sur un papyrus bilingue, 
grec et démotique, du règne 
de Philométor et étudie cer- 
tains détails du système mé- 
trique, monétaire et fiscal de 
l'ancienne Egypte. XX, 126 
(rap. an.). 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



510 

Rbvuk (Une) d'assyrioiogie et 
d'archéologie est fondée par 
MM. Oppert et Ledrain. IV, 
io4 (rap. an.). — Efle publie 
une polémique entre MM. Au- 
rès et Ledrain sur la distinction 
à établir entre la mine du roi 
et la mine du pays. Ibid' — 
des études juives , publie diffé- 
rents travaux sur les jui6 du 
moyen Age en France, en Es- 
pagne, en Italie, en Alle- 
magne, en Belgique, en An- 
gleterre, en Algérie, etc. Il, 
73;IV, 8l;VI,72;XII,ll3- 
l23; XVI, 102; XX, loo 
(rapp. ann.). — (Une) orien- 
tale est publiée par M. Gler- 
mont-Gannean dans le Journal 
officiel, m, 566, et une autre 
à Constantinople sous la di- 
rection de A. Thalasso. V, 
356. 

Rby. PuUie un ouvrage sur les 
colonies firanques en Syrie, n, 
78 (rap. an.). 

RHéroRiQUB sanscrite. Voyez 
Regnaud, 

RHOiii. Publie un travail inti- 
tulé : Coup (TM sur îétat du 
Caire ancien et moderne. IT, 89 
(rap. an.). 

Rhind (Papyrus mathématique 
de). Voyez Schack. 

RiALLE (G. de). La population 
de Madagascar cCaprès des pu- 
blications récentes ; ouvrage 
cité. XVI, 178 (rap. an.). 

Rnu (Gi.}. Catalogue des ma- 
nuscrits turcs du British Mu- 



séum; compte rendu de cet 
ouvrage. XII, 35i. 

RiFAT. Identification de ce pays. 
Voyez Halhy, 

Ri6-ViDA. (M. Ludwig et la 
chronologie du), par M. A. 
Bergaigne. VI, 372. — (La 
division en adhyayas du), par 
le même. X, 448. — (Forme 
métrique des hymnes du ) , par 
le même. Xm, 5 et 121. — 
( La Lune et la Pensée , légende 
mystique du), par M. J. Dar- 
mesteter. 1,265. — ( Nouvelles 
recherches sur l'histoire de la 
Samhita du), par M. A. Ber- 
gaigne. Vill, 192; IX, 191, 
283, 5i8. — (Etudes sur le 
lexique du), par le même, 
n, 468; m. 5i8. Voye» 
aussi Kirste, KouUkovski, He- 
gnaud. 

RiNH. Publie des études sur la 
formation des mots berbères. 
IV, 119 (rap. an.). — fait pa- 
raître un ouvrage intitulé : 
Marabouts et Khouans, étude 
sur rislam en Algérie; compte 
rendu de cet ouvrage. V, 98. 
— n est cité dans le rapport 
annud. VI, 76. 

RrruBL cHiHOis. Voyez Hurlez 
(De). — des funérailles de 
TAnnam. Voyez Annam. — 
funéraire de Pamouth. Voyez 
Reiillout. — hébreu. Voyez 
Derenbourg (J.). — tartare. 
\oyei Mariez (De). 

Rivière. Publie une série de 
contes populaires des Kabyles 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



da pjurjura. II, io5 (rap. 
an.). 

Robert (Ulysse). Publie une 
étude historique et archéo- 
logique sur la roue des Juifs 
depuis le xm* siède. H, 74 
(rap. an.). 

RoBBRTSOif Smith. Kinship and 
marriage in earljr Arabia : 
compte rendu de cet ouvrage. 
Vin. 191. 

Robin. Fait l'histoire du chérif 
Bou Bar'la et des insurrections 
kabyles de i853. VI, 84 (rap. 
an. ). — publie un article sur 
le M* zab et son annexion à la 
France. Ibid. 

Robiod. Donne, dans la Gazette 
archéologique, les raisons qui 
lui font croire que les Sarda- 
nas, peuples maritimes qui 
envahirent TLgypte , sont iden- 
tiques aux Sardes de Sar- 
daigne. H, 9a (rap. an.). — 
Ses observations sur les rap- 
ports de Mithra avec TApol- 
lon des mystères. IV, 54 (rap. 
an.). — essaye d'éclairer la 
question des débuts de la 
chronologie égyptienne. IV, 
1 1 a ( rap. an. ). — étudie trois 
inscriptions grecques du Lou- 
vre présentant le syncrétisme 
gréco-égyptien. Ibid,, ii3 
(rap. an.). — tient pour le 
monothéisme primitif de 
l'Egypte. VI, 99 (rap. an.).— 
publie plusieurs travaux sur 
la rdigion ' de l'ancienne 
Egypte. XVI, i4o (rap. an.). 



511 

Ro€HSMOifTBix ( De ). EUplique par 
un parallèle avec l'histoire de 
l'écriture égyptienne les ca- 
ractères et l'histoire de la dé- 
coration religieuse. VI, 99 
(rap. an. ). — est reçu membre 
de la Société. IX, 388. —dis- 
cute les identifications de plu- 
sieurs localités égyptiennes. 
IX, 509. — Busin et Phani- 
zoit; sur l'identification de ces 
deux localités. X , 1 45. — Cette 
étude citée dans le rapport 
annuel. XII , 176. — propose 
une explication idéographique 
du protocole des Pharaons, 
notamment de celui de Sue- 
fix)u. XI, 284-285. — lit un 
mémoire sur les noms des fils 
de Miçraîm dans la Genèse. 
Xn,6. — Inséré p. 199. — Gté 
dans le rapport annuel. XVI, 
i46. — explique par l'égyp 
tien certains mots particuliers 
à l'arabe d'Egypte. XII, i3o 
(rap. an.). — décrit le temple 
égyptien, Ibid.» 166 (rap. an.). 

— cherche à retrouver les pro- 
totypes égyptiens d'iEgyptos 
et Danaos qui seraient des 
formes hellénisées. Ibid,, 167. 

— publie qudques contes nu- 
biens. Ibid., 178. — Docu- 
ments pour l'étude du ber- 
bère. Contes du Sous et de 
l'oasis de Tafildt (Maroc), 
traduits et commentés. Xm, 
198. — (Suite). XIII, 4o2.— 
Ils sont cités dans le rapport 
annuel. XVI, 127. — expose 



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512 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1802. 



de U pari de M. Jules Bor^ 
l'analyse des résultats scientifi- 
ques d'un voyage en Abyssinie, 
exploration particulièrement 
fructueuse pour la philologie 
des langues de l'Omo. XV, 
a3i. — est nommé mem- 
bre du Conseil. XVI, 543. — 
Sa mort est annoncée. XIX, 
1 5 1 . — Sa notice biographique 
et nécrologique. XX, 39 (rap. 
an. ). — Mémoire sur la pro- 
nonciation moderne du copte 
dans la Haute-Egypte. XX, 
127 (rap. an.). — La publi- 
cation de ses œuvres posthu- 
mes est entreprise par M. Mas- 
pero. XX, 44 (rap. an.). 

Roches (Léon). Publie un ou- 
vrage intitulé : Trente-deux ans 
à travers l'Islam; tome l" : Al- 
gérie, Abd-d-Kader, et un ar- 
ticle sur l'Université arabe 
d'El-Aihar. IV, 94 (rap. an.). 

RocRBiLL (W. W.). Publie un 
ouvrage intitulé : The Land of 
tke Lamas, notes of a joumey 
through China, Mongoliaand 
Tibet; compte rendu de cet 
ouvrage. XX, 398. 

RoDBT (L.). Communique le ré- 
sultat de ses recherches sur les 
alphabets employés pour les 
timbres-poste et les cartes pos- 
tales du Cachemire. Vil, 343 , 
et X, 533. — fait deux com- 
munications rdatives à cer- 
tains termes techniques de la 
musique arabe et à ses re- 
cherches sur l'expression des 



fractions de la roupie dans di- 
vers systèmes d'écriture de 
l'Inde. Vin, 538. — Sur U 
notation des monnaies de 
l'Inde ; notation hmdoue et no- 
tation musulmane. IX, 53 1. 

— compare le nouvel alphabet 
népalais signalé par M. Cecil 
Bendall avec l'alphabet cam- 
bodgien moderne. XI, 534. — 
fait une communication sur 
l'analogie frappante que pré- 
sente la langue des inscrip- 
tions tchames publiées par 
M. Aymonier, avec le malais 
et le javanais. XVII, 335. — 
ajoute quelques mots à cette 
communication. XVII, 533. 

RoHiTAS (Hymnes). Voyex Hemy, 

RôHRicHT. Retrace , dans un ar- 
ticle intitulé : Les combats du 
sultan Bibars, les luttes de Bi- 
bars contre les chrétiens de 
Syrie. VI, 83 (rapi an.). 

RoMAnvBS (Monnaies) d'Egypte. 
Voyez Monnaies, 

Romains (Guerre entre les) et les 
Blemnyes. Voyex Stem. 

RoMANET DU Caillaud. Publie 
dans le BaUetin de la Société 
de géo^aphie de Paris des 
notes sur le Tonkin. Il, 118 
(rap. an.). 

Romans. — arabe. Voyez Galad, 

— d'Alexandre. Voyez Aleœan- 
dte le Grand. — de Barlaam et 
Joasaph. Voyez Zotenberg. — 
de l'Egypte chrétienne. Voyex 
Amélineaa. — •. japonais. Voyex 
Bègamey. — Voyez aussi Contes, 



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TABLE DE LA VIII' S1.RIE. 



513 



RoMBSCH Chundbr Dqtt. /4 liis- 

tory of civitization in ancient 

India; compte rendu de cet 

ouvrage. XVI, 376. 

RoQUB Fuinnn. Est reçu membre 

de la Société. XVI, 544. 
Rossm (Inscriptions de). Voyez 

B&wriant. 
Ro«H) (De). Publie des confian- 
ces sur la civilisation japonaise. 
U, 130 (rap. an.). — • entre- 
prend la publication du A't- 
kort'Syo-ki ou Livre du Japon 
et donne le début du Ko-ti-ki, 
qui manque dans re livre, 
texte japonais, transcription 
en devanagari et commentaire 
chinois avec traduction. IV, 
137 (rap. an.). — publie un 
article sur la grande déesse 
8<daire Ama-terasou et sur les 
origines du sintoîsme. 7M. — 
donne le catalogue de la bi- 
bliothèque japonaise rappor- 
tée du Japon par M. de Nor^ 
denskiôld. Ibid, — commence 
la publication du Ni-^on-gi, 
livre de la religion nationale 
du Japon, le sintoîsme. VI, 
120 (rap. an,). -^ présente 
des observations sur les livres 
rares dans l'Extrême Orient et 
sur la nécessité de classer les 
impressions chinoises et japo- 
naises. Ibid., lai (rap. an.). 
-^ est reçu membre de la So- 
ciété. VIU, 5. — traduit du 
chinois le Livre des montagnes 
et des eaux. XII, 186 (rap. 
an.). — continue la publica- 



tion et la traduction du Kami- 
yo-nn-maki ou Histoire des 
dynasties di\ines du Japon. 
XII, 1 93 (rap, an. ). — examine , 
au point de vue de la transmis- 
sion du texte, le Livre de la 
voie et de la vertu de Lao-Tseu. 
XVI, 164 (rap' «"•)• — P**' 
blie des considérations sur le 
culte de la déesse sdaire dans 
le Sintauisme. XVI, 177 (rap. 
an.). — Communication sur 
le Chang-h(d King, sorte d'en- 
cyclopédie chinoise , et sur les 
formes les plus anciennes de 
la langue écrite des Chinois. 
XIX, 162. — publie un ou- 
vrage sur le Taoïsme et son 
histoire. XX, i32 (rap. an.). 

RocBA (Légende arabe). Voyez 
Gain. 

RouBATK ( La Société d'émulation 
de). Demande l'échange de ses 
publications avec lé Jowiial 
asiatique. XIX, 161. 

RouGB (Db). Un mémoire pos- 
thume de ce savant sur les in- 
scriptions trouvées dans les 
sépultures des Apis au Sera- 
peom est publié. XII, 1G7 
(rap. an.). 

Rougb (J. db). Publie une nou- 
velle série de monnaies ro- 
maines des nomes d'Egypte. 
II, 95 (rap. an.). — donne 
une nouvelle édition du texte 
de Pentaour. XII. i65 (rap. 
an.). — continue la publica- 
tion de ce texte. XX, i34 
(rap. an.). 

34 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



514 

Rou» ( W. U. D.). Est reçu i 
bre i vie de la Société. XX, 
319. 

R0U88BÀU, chef des travaux à 
rimprimerie nationale. Des 
remerciements loi sont votés 
pour le xèle qu'il a déjdoyé 
pour terminer à la fin de juin 
i883 le numéro d'avril-mai- 
juin de cette année. H, 6. 

R0U88KL (L'abbé). Est reçu mem- 
bre de la Société. XI, agS. 

RuRiQuiB (Inscriptions) de llë- 
nissd. XVII, là^. 

Rtadoh Fujdhdu. Est reçu mem- 



bre de la Société. XI, S37. — 
Deux chapitres extraits des 
mémmres dl-Tsing sur son 
voyage dans l'Inde. XH, kt 1. 
— Index des mots sanscrits- 
chinois contenus dans ces deux 
chapitres. XIU, 490. — Ce 
travail est cité dans le rapport 
annuel. XVI, 63. — jmbiîe 
une histoire du buddhbme ja- 
ponais et de ses douie sectes. 
• XVI, 63 (rap. an.). — envoie 
à la Société un exemplaire 
com]^ du Tripiiaka. XVI, 6. 



S (Transcription del') assyrien. 
Voyei GujanL 

Saad (Le jy), Lafirontièreturco- 
persane et les pèlerins de 
Kerbéh. V, 53a. 

Saadu. Voyes Lambert 

SabX ( Un nouveau roi de). Voyez 
Dérenbovrg (H,), 

Sabbathisr (P.). Est reçu membre 
de la Société. IX, a88. — 
Études de liturgie védicpie : 
L'Agnishtoma , d'après le 
Çrauta-SAtra d'Açvalâyana. 
XV, 5. — Appendice (index 
des mots contenus dans 
l'Agnish(oma). XV, 186. — 
Additions et corrections. XV, 
193. — Ce travail cité dans 
le rapport annuel. XVI, 5o. 

Sabkknnis (Inscriptions). Voyez 
Dercnbûurj, Hcdéiy, 



Sâbei (Eyoub). Publie le Bfirati 
Mekkè, tle Miroir de la 
Mecquei; description de cette 
ville et de Médine. V« 
356. 

Sachau. Annonce l'envoi du texte 
imprimé d'Albirouni et la res- 
tituti<m à la Société des docu- 
ments manuscrits laissés par 
M. W€q>ke. IX, 5o8. — pu- 
blie avec M. Éthé le Cota- 
2oyii0 ûf tke Penian mona- 
scripU in tke Bodleian liknuy: 
compte rendu de cette puUi- 
cation. XVI, 369. 

Sacourtala (Traduction de). 
Voyez Ber^yme et L^mgeur, 
Devèxe. 

Sacy (Silvestreni). Une esquisse 
biographique de ce savant 
orientaliste est publiée par 



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TABLE DE LA VIII' SÉRIE. 



515 



BL H. DiBronbourg. XX, 5i 

(rap. an.). 

SadduoEeus ( Dogmes ). Voyez Ha- 
Ihy, — (Le premier conflit 
entre Pharisiens et), par 
M.E. Montet IX, iiS. 

Sad-Masi, «celni qui abaisse les 
montagnes » , serait le nom de 
Nimrod on Istubar. m, 77. 

Safa (Alphabet dn). Voyez Ha- 
lévy. 

SàrjJnQïJEs ( Inseriptioni ). Voyez 

Sâpi iD^iiiif , traité des rapports 
mosicaox. Voyez Carra de 
Vaux. 

Sahara (Insorreetions dn). Voyez 
rniiiiiM0(ft. 

Saîda. Les débris d'un temple 
sont déeoaverts sur une col- 
line près de cette viHe par 
M. Durighello. IV, 564. — 
Une nécropole royale y est 
découverte. XII, 93 (rapport 
annuel). 

Sairt-Arromaii (R. di). Publie, 
dans le Bulletin de la Société 
académique indù-ekinaise , un 
article sur les missions scien- 
tifiques dans nnde française, 
en Indo-Chine et en Malaisie. 
n, 3o (rap. an.). 

Saint Paul (La correspondance 
de) et des Corinthiens. Voyez 
Carrière, 

Sauitb-Marib (Db). Publie l'his- 
torique des fbuiUes faites à 
Carthage en 1974. VI, 63 
(rap. an.). 

Salamm . Voyez Berger, Slane (De), 



Salamas (Inscriptions syriaques 
de), en Perse, estampages, 
texte, traduction et notes, 
par M. R. Duval. V, 39. 

SALSiiAifir (C). Noêh einmal die 
eeldschnkisoken Verte, réu- 
nion du Hahak Namek, poème 
persan , et de sa version turque , 
avec traduction; compte rendu 
de cet ouvrage. XVIII, 557. 

Salhaki (Le p. A.). Le Diwan 
d'Al-Abtal, texte arabe annoté. 
XVm, aoo. 

Salman (Le dieu assyrien). Voyez 
Renan, 

Salmanaiar (Inscriptions de). 
Voyez Amiaud et SckeiL 

SAifAïuTAiN (Parabole du bon). 
Voyez Halévy. 

Samhita (La) du Rig-Véda. 
Voyez Rig-Véda. 

Sams, dieu sémitique. Voyez //a- 
lévy, 

Samm Rammaii IV (Inscription 
de). Voyez Sch^ 

Sa-mu-hu-ta-tu-nv. Estrépellation 
assyrienne pour Eschmou- 
nyaton. IX, 5o5. 

San-u-t'u , tableau des trois ri- 
tuds, meeurs chinoises avant 
l'ère chrétienne, par M. de 
Hariez. XV, 439. 

SANGumtm. Notice nécrolo- 
gique; sa vie et ses travaux; 
son legs à la Société. IV, 99 
(rap. an.). — Voyez aussi So* 
dété asiatique. 

San souT bouddhique , nom donné 
par M. Senart à la langue des 
Gâthât. I, a 57. — (Diction- 

34. 



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516 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 18Q2. 



naire). Voyex HarUx (De), — 
(Manuel pour étudier le) vé- 
dique. Voyci Bergaigne (y4.) 
et Heniy (V.). — (Poème). 
Voyez Bnddhacarita, — (Plu- 
sieurs publications nouvdles 
en) sont annoncées. V, 356. 

Sanscrits (Littérature). Voyez 
Bhaghawita, DharmasiiMu , 
Kalidasa, Lalinastara, ÎÀvi 
(5y/v.), Madhava, Makabhor 
rata , Priyadarçika , Ramayana , 
Rig-Vcda, Regnaud et Ymai- 
zoumi, Sacountala, — (Philo- 
logie). Voyez Dutens, Barik, 
Haoet, Regnaud, Senart, Vin- 
son. — (Rhétorique). Voyez 
Begnaud, 

Sanscrites (Inscriptions). Voyez 
Corpus, Inscriptions. 

Sanscrfts (Contes). Voyez Feer. 
— (Manuscrits). Voyez Cata- 
logne. 

Saicveriii, mot héhreu qui si- 
gnifie cécité; l'étymologie en 
est donnée par M. Halévy. 
m, 554. 

Saosdoochihos, roi de Bahylone. 
Voyez Halévy, 

Sardaigni (Histoire de l'art dans 
la). Voyez PerroL 

Sardahapalb (Le) des Grecs. 
Voyez Oppert. 

Sardahas, Sardis. Voyez Bo- 
bioa, 

Sarkbc (Dr). L'histoire de ses 
découvertes en Chaidée et sa 
collection sont publiées par 
les soins de M. Heuzey. VI, 
89 (rap. an.). — Le dernier 



fascicule est publié. XX , 1 1 3 
(rap. an.). — Voyez aussi 
Ledrain. 

Sassanidbb (Monnaies). Voyez 
Dronin. 

Sasd et su (Les pronoms assy- 
riens), par M. Scheii. XVI, 
533. 

Saturnb (Le sanctuaire de), à 
Ain-Tounga. Voyez Berger et 
Cognât, 

Sauyaire. PuUie et traduit le 
Monltaqa el-Abhenr ou Con- 
fluent des mers, livre clas- 
sique pour le rite hanéâte, 
avec commentaire abrégé du 
Madjmà el-Ankeur, U, 78 
(rap. an. ). — rétaUit , à l'aide 
d'un dirbem inédit, l'existence 
de *Alâ~eddin Kaiqèbad , der- 
nier roi des Sddjoucides. Ihid, 
— Matériaux pour servir a 
l'histoire de la numismatique 
et de la métrologie musul- 
manes; 3* partie, poids. flT, 
368, — (Suite). IV, 107. — 
(Fin). V, 498. — Ce travaU 
est cité dans les rapports an- 
nuels. IV, 88, et VI, 80. — 
est reçu membre de la Société. 
V, 323. — donne, dans le 
Journal de la Société asiatique 
de Londres , la traduction d'un 
dictionnaire alphabétique des 
mesures de capacité et de poids 
que l'on rencontre dans 1^ ou- 
vrages de médecine arabe. VI, 
80 (rap. an.). — publie une 
traduction du voyage en Es- 
pagne d'un ambassadeur ma- 



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TABLE DE LA VIIl* SÉRIE. 



517 



rocain en 1690. VI, 86 (rap. 
an. ). — Matériaux poar servir 
à i*histoire de la numisma- 
tique et de la métrologie mu- 
sulmanes; 3* partie, mesures 
de capacité. VII, ia4. — 
(Suite). Vn, 394. — (Suite). 
Vni. ii3 et 272. — V et 
dernière partie, mesures de 
longueur et de superficie. VUI , 
479. — Complément : ta- 
bleaux représentant la valeur 
des choses depuis le i*' siècle 
de l'hégire jusqu'au xvu* siècle. 
X, 200 et suiv. — Ces ar- 
ticles sont cités dans le rap- 
port annuel. XII, i33. 

Sataratilounayagar (Ode du 
poète tamôul). Voyez Textor 
de RavisL 

Satce. Envoie à la Commission 
du Corptti des inscriptions 
sémitiques la copie d'une 
trentaine de grafiti phéniciens 
pris dans le temple d'Abydos. 
IV, 61 (rap. an.). — fait une 
conférence sur les tablettes 
cunéiformes de Tell el-Amama. 
XVI, i33 (rap. an.). — Ses 
Principes de pkilolo^ com- 
parer sont traduits parM. Jovy. 
IV, 33 (rap. an.). 

ScKAUX hittites. Voyei HaUvy, 
Perrot, — indiens. Voyez Smith 
(V.'i.) et Handê Radolf, — 
israélites , phéniciens , syriens , 
par M. Clermont-Ganneau. I, 
123. — juifs. Voyez Cachet, 
Kisc'i. 

Scii (Sur la transcription du) et 



de Ys assyriens; note de 
M. Guyard.'ll, 535. 

ScHACi.. Présente quelques obser- 
vations sur l'édition du pa- 
pyrus mathématique de Rhind, 
par M. Eisenlohr. II, 96 (rap. 
an.). 

ScHARBiL (Actes de). Voyez Dii- 
val(R.). 

ScHBBR (Eugène). Est reçu 
membre de la Société. VII, 
554. 

ScHBiiiANiADB. Voyez Vamhéiy, 

ScHKPRR. Est nommé membre de 
la Commission du Journal. II , 
53a. — publie une chresto- 
malhie persane à l'usage des 
élèves de l'École des langues 
orientales , II , 3 1 6. — Descrip- 
tion et éloge de cet ouvrage. IV, 
57 (rap an.). — donne uneédi- 
tion des Voyages de Jean et 
Paal Parmentier de Dieppe au-v 
des de la Sonde. IV, isi (rap. 
an. ). — publie trois chapitres 
du livre persan intitulé : Khitai 
nameh ou Livre de la Chine. 
Ibid., 125 (rap. an.). — pu- 
blie une étude sur la. Devise 
des chemins de Babiloine et 
le Voyage d'outre-mer de Jean 
Thénaud , suivie de la relation 
de l'ambassade de Domenico 
Trévisan auprès du Soudan 
d'Egypte, avec commentaire. 
Vî, 82 (rap. an.). — donne, 
dans les Nonveaax Mélanges 
orientaux, l'histoire du sultan 
Sinjar. XII, 87 (rap. an.). — 
publie V Histoire des deax 



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NOVEMBREDÉCBMBRE 1892. 



518 

frèrtê ennemis, extraite d'un 
abrégé des annales dlconium. 
XVI. 8i (rap. an.). — donne 
one édition de YEstat de la 
Pêne en iSSO, par le P. Ra- 
phaâ, du Mans, snpérieorde 
la Mission des capucins d*Is- 
pahan. XX, 83 (rap. an.). — 
publie le • S'uutel Namêh , 
traité de gouYemement com- 
posé pour le sultan Meiik- 
Châb par le vizir Nizam oui 
MouDl, texte persan. XX, 8i 
(rap. an.). 

ScHUL. Publie Tinscription as- 
syrienne de Samsi-Ramman IV. 
XVI, i35 (rap. an.). — 
Note sur les pronoms démons- 
tratif assyriens in et iatoL. 
XVI, 535. ■— Notice sur les 
(Amel&ti) Sabé Yaudu (Juifs) 
mentionnés dans la 39* des 
tablettes d'El-Amama, pu- 
bliées par M. V^inckler. XVU , 
347. — Ces notes sont citées 
dans le rapport annuel. XX, 
ii5 et 118. — traduit plu- 
sieurs tablettes d'El-Amama. 
XX, ii5 (rap. an.). — donne 
une traduction de la stèle de 
Zabab; importance de cette 
stMe. XX, ii5 (rap. an.). — 
publie des notes de grammaire 
assyrienne recueillies au cours 
d'Amiaud. XX, 117 (rap. 
an.). — et une note sur les 
tombeaux égyptiens d'Assouan. 
XX, ia5 (rap. an.). Voyez 
aussi AmitmL 

ScniRxiR. Est reçu membre de 



la Société. IV, S. — Tdum- 
tien-tchet mémoire sur la 
Corée, par un Coréen ano- 
nyme, traduit du chinois avec 
un commentaire perpétnd. 
VI, 160. -.(Suite)* VU, Ji3. 

— Ce mémoire est dtédans 
le rapport annuel. XII, 189. 

— Sa mort est annoncée. VU , 
s a 3. — Sa notice nécrolo- 
gique. XII, à^ (rap. an.). 

ScHiAPARBLLi. Voyes Amari. 

SoHiLHAK(Leroi). Voyez Qaentin 
(L'mbbé). 

SouLLiHo. Publie une nouvelle 
méthode pratique et facile 
pour apprendre sans maître 
la langue hébraïque. H, 60 
(rap. an.). 

ScHLUifBiROBR. Retrace on épi- 
sode de la lutte de Byzance et 
du Uudi&t en Arménie au 
X* siècle* VI, 81 (rap. an.). 

— publie quelques monnaies 
axonmites. XII, i43 (rap. 
an.). — fidt paraître nn ou- 
vrage intitulé : Un empereur 
hytmUin on z* iiède, Nice- 
phore PhoeoM; il en est rendu 
compte. XV, s 65. 

ScHMiTT. Traduit une inscription 
en vieux siamois, rdative à 
l'invention de l'écriture sia- 
moise. VI, 5i (rap. an.). 

ScHifiiDBR. Publie, dans le Bul- 
letin de la Sociéié de ^éo^ 
pkie de Roehrfert, un aperçu 
sur le Tonkin. D, 118 (rap. 

ScHOUBL. Analyse le Râmayâna 



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TABLE DE LA Vlir SÉRIE. 



519 



au point de vue religieux, 
philosophique et moral. XVI , 
66 (rap. an.). 

ScBRBiiiBR. Détermine les sources 
de la chronologie juive d*Ai- 
birum. XII, 119 (rapport 
annuel). 

ScHUHL. PuUie un outrage inti- 
tidë : Sapentitions et eou- 
tamei popvJUûm dnjudaùme 
conUmpêraÙL H, 70 (rap. 
an.). 

ScBWAB (Mobe). Croit avoir re- 
trouvé dans les usages funé- 
raires des Hébreux des em- 
prunts fiiits à rÉgypte. Il, 70 
(rap. an.). — puUie le 6', 
le 7* et le dernier volume 
de sa traduction du Talmud 
de Jérusalem. H, 73; VI, 71, 
et XVI, loa (rapp. ai:^). — 
en présente la seconde édition , 
en 11 vcdumes, corrigée et 
augmentée d'une table géné- 
rale. XVn, 33i. -- fait des 
recherches sur les incunables 
hébreux et les imprimeries 
o ri e n tales au commencement 
du XYf siècle. H , 73 { rap. an. ). 
— étudie un apow It^omenon 
tflsaîe. IV, 76 (rap. an.). — 
étudie plusieurs spécimens de 
vases magiques judéo-baby- 
loniens trouvés dans la nécro- 
pole de Hillah. VI, 71 (rap. 
an.). — est reçu membre de 
la Société. XVI, S43. — 
communique une série d'ob- 
servatitms sur une Haggada, 
avec traduction judéo-alle- 



mande du xiY* siècle, de la 
Bibliothèque nationale. XVII, 
544. — Cette communication 
insérée. XIX, 17a. — Compte 
rendu du Dictionnaire kAreor 
Jrançais de M. Marchand 
Ennery et du Glouariwn 
grmcihhêlHrtnuÊi du docteur 
J. FAnt. XIX, 37. -* décrit 
deux vases judéo-bahylonMBs 
avec inscriptions ma§iqiMa et 
des coupes magiques trouvées 
à Bab^^one. ^, 100 (rap. 
an.). 

Stcths. Voyes Bah, Baby, MeU 
tkitàdec, Seiumij, Yétidis, 
Zahiritet, — Voyez aussi 
Religion, 

S1CUNDU8 (Les sentences du phi- 
losophe) en éthiopien. Voyez 
Backmann. 

Sn>, nom d'un dieu phénicien 
qui signifierait chasseur. I, 
5ia. 

SiDjARAT Malayov, rccueil de 
légendes et traditions ma- 
laises; une nouvdle édition en 
est donnée par M. Brill. V, 
33g. — La seconde partie est 
traduite par M. Marcel Devic. 
VI, 109 (rap. an.). 

Sbd-Yaton. Correspondrait au 
mot grec thérén, qui désigne 
un Phénicien dans une in- 
scription grecque de llle de 
Cos. I, 5is. 

Sérm YssiRA (Livre de la créa- 
tion). Voyez Lambert, 

SéiR (Mont). Voyez HaUvy, 

SiLiyoucmis. Voyez Schejer, — 



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520 



NOVEMBRE-DtCEMBRE 1802. 



(Monnaies). Voyez Gàalib 
Edhem. 

Sm-UÂ ' t'sish , auteur chinois. 
Voyez Ckavannes. 

SnniUBTSCHiB ( Inscriptioiis sy- 
riaques de). Voyez CkuoUon, 
Htdéwy, 

SÀMiTiQDE (Épigrapfaie). Voyez 
Berger, CUnnoni'Gaimean., Ha- 
lévf, — (Phikiogie). Voyez 
Bearth, Ualévy , Lambert, Méf- 
ier, Henem, — (M. Ualévy an- 
nonce la publication prochaine 
d'une revue). XX, 32 6. 

SàyrriQUSB (Antiquités). Voyez 
Clermont-GoMMeati, — (Dieux). 
Voyez Halévj, — ( Inscnp 
lions). Voyez Inscriptions, — 
( Intailies , objets , pierres gra- 
vées). Voyez Ledrain. 

Sbnârt. Étude sur les inscrip- 
tions de Piyadasâ. 1, 171. — 
(Suite).ni, 446.— (Suite). V, 
269 et 357. — (Suite). VU, 
477.— (Suite).VlIf, 66. 198. 
r- (Fin), index des mots con- 
tenus dans ies inscriptions. 
VIU, 384. — Cette étade est 
mentionnée dans ies rapports 
annuels. U, 43; IV, 34 et 48; 
VI, 42; XU, 55. ~ fait une 
f communication au sujet d'un 
traité d'arithmétique manu- 
scrit sur écorce de bouleau 
trouvé dans le Pendjab, qui 
peut remonter au viu* ou au 
ix' siècle, et dont la langue,, 
différente du sanscrit clas- 
sique , est celle des Gathâs. I , 
2 56. — étudie, dans la Revue 



mrckéoUgiifue , une tnscrîp- 
tion sanscrite importante rap 
portée du Cambodge par 
M. Aymonier. H, 46 (rnp. 
an.). — annonce la mort de 
IL Sanguinetli, membre du 
Conseil. II, 278. — fait une 
.nouvelle communication sur 
le dialecte des Gathâs. II , 279. 
— rend compte de la traduc- 
tion de l'oQvrage anglais de 
sir Alfred Lyall, intitulé : 
Études sur les mœurs reli- 
gieuses et sodalês de VEs?- 
tréme^rimt. V, 5io. — La 
pul^cation de son second vo- 
lume du Makàvasta. est an- 
noncée. VI, 45 (rap. an.). — 
remercie, au nom de M. Co- 
well, la Société pour le prêt 
du manuscrit du Divya ava- 
dàna appartenant à la Société , 
et &U l'éiogedeM. CoweU. VH , 
342. — Un nouveau fac-aimilé 
de l'inscription de Bhabra , 
avec une photogravure de Tes- 
tampage. IX, 498. — Cet ar- 
ticle est cité dans le rapport 
annud. XII , 56. — Notead'épi- 
graphie indienne. XI , 5o4. — 
(Suite). Xn,3ii.— (Suite). 
XIU, 3&4.-' (Suite). Inaerip- 
tiens indo4)actnennes, avec fac- 
similé. XV, ni, — Cea notes 
d'épigraphie indienne sont 
citées dans le rapport annuel. 
XVI, 57, 58* 59. — donne 
qudques détails sur son récent 
voyage dans l'Inde et offire un 
exemplaire de la lecture qu'il 



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TABLE DE LA Vllf SERIE. 



521 



a faile à ia Société asiatique 
de Bombay. XI, 534* — pu- 
blie un article intitulé : Uépi- 
graphie et l'histoire lingms' 
ti^U€ de l'Inde, XII, 55 (rap. 
an.). — Notice nécrologique 
de M. Garrez. XII, 491- — 
est nommé vice-président de 
la Société asiatique. XV, 102. 
— appuie les observations de 
M. Vinson au sujet de l'iden- 
tification établie par M. Syl- 
vain Lé\i du Gœloboibras de 
Pline avec le roi Çalivftbana. 
XVU, i55. — appelle lattea- 
Uon sur l'emploi dans le Mi- 
lindapanha de certaines for- 
mules dont la répartition 
marquerait la rédaction primi- 
tive comme s'arrétànt à la fin 
de la première partie du texte 
actuel. XIX, 343. — Notes 
d'épigraphie indienne , trois 
nouvelles inscriptions d'Açoka- 
Piyadasi, XiX, 47 a. — Nou- 
veaux édits d'Açoka, XIX, 
557. — publie une étude sur 
le théâtre indien. XX , 64 (rap* 
an.). — continue la publica- 
tion du MahâwuUk. XX « 66 
(rap. an.). 

SenIthi RAja. Lit, au Congrès de 
Leyde, on mémoire sur l'ex- 
tension du Çivaîsme dans 
l'Inde. IV, 45 (rap. an.), — 
est reçu membre de la So- 
ciété. VII, 34 1. 

SÂNÉGAL (Note et rapport de 
M. Basset sur sa mission au). 
XI, 307, 547. — (Langues 



du). Voyez Broussais, Basset, 
Faidherbe (Le général). 

SsffousY (Secte de). Voyez Du- 
veyrier. 

Septans et Gauroy (Les lieute- 
nants ). Publient une reconnais- 
sance dans le Cambodge et le 
Laos. II, 5a (rap. an.). 

Sbrapkum (Inscriptions du). 
Voyez Clermont-Ganneau , Hou- 
gé(D»). 

Skti 1" (Le tombeau de). Voyez 
Ijejéhwre, 

Spax (Nécropole de). Voyez 
Vercojadre(If), 

Shafia Asar, poète satirique, 
parM.H.Ferté. VII,377. 

Shah Namkh (points de contact 
entre le) et le Mahabharata , 
note de M. J. Darmesteter. 
X,6. 

Suamash Irib , roi de Babylone ; 
communication de M. Oppert 
le concernant. XVII, 543. 

Shans (Manuscrits) acquis par 
le British Muséum. Voyez 
Leftvre-Pontalis, 

SuBSUONQ (Conquêtes du roi 
égyptien). Voyez Meupero, 

Shiktoïsmb. Voyez Massa Akira 
Tomii, 

Siassbt Nam^h (Le), traité de 
gouvernement composé pour 
le sultan Malik Chah par le 
vizir Nizam oul-Moulk, texte 
persan , est publié par M. Sche- 
fer. XX, 81-82 (rapport an- 
nuel). 

SiAM (Histoire de). Voyez i/amy 
(A^/y), Lmier, Marcel (G,). 



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522 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1S02. 



— ( Voyage» rq). Voyez Gmtù, 
Paoie. 

SiAMom (Écriture). Voy. Sckmiu. 

— ( Inscription ). Voy. Sckmitt , 
Smin(UP.). 

SiBAWAiHi ( Grammaire arabe de ). 
Voyei Iknnhonrg (H,). 

SiBiaiiiiHBS ( Inicriptioni ). Voyex 
XVU, Uo. — (Lttigiies). 
VoyeiM^. 

Smi Khaul. La Société asia- 
tique puUie la 5* édition de 
son code musulman, texte 
arabe, en caractères maghré- 
bins, à l'usage des indigènes, 
n, 77 (rap. an.). 

Si-Djbha (Les fourberies de) ea 
kabyle. Voyei MouUéras. 

SiDOif (Inscription phénicienne 
de). M. Renm ùli part à la 
Société de la traduction de 
cette inscription. X, 6. — 
L'étude en est reprise par 
M. Halévy. XVffl, i3. — 
(Rois de). Voyei Bab^n. 

Sn>OH. Engage une discussion avec 
MM. Lévi (Israël) et Bâcher 
sur le tétragramme. XVI « loo 
(rap. an.). 

SiKRi (Les statues de), par 
M. Senart XV, ii3. 

SiLUAAK ( Inscription cunéiforme 
de) , par M. A. Quantin. XVH , 
i5o. 

SiLTiSTRi, sous le titre de /Vu- 
nUfmatUfue annamite, publie 
des notes pour servir à la re- 
cherche et au dassement des 
monnaies et médailles de 
TAnnam et de la Cochinchine 



firançaise. IV, i3o (rap. an.). 
Sufoiv (Eugène)* PuMie, dans les 
* Annales de V Extrême-Orient , 

un mémoire sur la cité chi* 

noise, et, dans la NemedU 

remue, un article sur le trarail 

en Chine. H, lis (rap. an.). 
SmoNBON (Le rabbin). Est reçu 

membre de la Société. XVI, 

hkk. 
Sira! (Mission au) de M. Béné- 

dito (G.). XIV, 364; XV, 

5o8; XVn, 53s. 
SmnAiiAin. Voyes Fiasaii. 
Sbiduad (Le livre de), traduit 

du persan et de l'arabe. Voyez 

Chm$l»n, 
SiMALAU, étymologie de ce mot. 

Voyei (HUmer Beaaregard. — 

(BÛnuscrits). Voyei Feer. 
SmjAR (Histoiredusultan). Voyez 

Sekefer, 
SniSARaofim ( LeRabsaris ). Voyez 

Halévy. 
SnrTAunMB, SuitoIsmi, rdigion 

du Japon. Voyez Ron^ (^)« 

SkinMsme. 
SiouFFi. Sa notiee sur k secte 

des Yezidis est citée dans le 

rq>port annud. H, 55. — 

Notice sur le Cheikh 'Adi et 

la secte des Yezidis (Suite). 

V, 78. - Article cité dans k 

rapport annuel VI, 57*. 
Si-pi-KO (Pays appdé par les 

Chinois). XI, S9O. 
SipPABA (Actes arohaîques de). 

Voyes RhiUoui» ^ Sur cette 

ville, voytt HaUey» 
SnpouRLA (Étude sur). Voyez 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



5â3 



AmUnd, Opperi, — (Oâiëa- 
logie des jurinces de). Voyez 

Six. Fait un travail sur le classe- 
ment des séries monétaires de 
Chypre. IV, 63 (rap. an.). 

Sl4Nb ( Db ). Le premier fascicnle 
de son* Catalogne des manu- 
scrits arabes de la Biblioth^ue 
nationale est publié. IV, 83 
(rap. an.). — publie, avec 
M. Barbier de Meynard, le 
premier volume de la collec- 
tion des Histeriens arabes des 
Croisades, contenant les bio- 
graphies de Saladin et des 
documents relatifs aux deux 
premières croisades. IV, 89 
(rap. an.). 

SmTR (Robertson). Est reçu 
membre de la Société. XII, 
499. 

Shtth (V.-A.). The ooifiage of 
the early or impérial Gupta 
djrnasty of norikem India; 
compte rendu de cet ouvrage. 
XrV, 373. — publie, avec 
M. Rudolf Hoemle, un ouvrage 
intitulé : in inseribed seal of 
Kmnara Gupia II, foxaid near 
Bhitari ; il en est rendu compte. 
XVI, 36o. 

Smitt (Le P.). Publie une in- 
scription siamoise rdative à 
la translation triomphale d'un 
Bnddha. XVI, 70 (rap. an.). 

Snbfbou. Une exjriication idéo- 
graphique do protocole de ce 
roi est proposée par M. de 
Rochemonteix. XI, 384. 



Siroucx HcROROHJS. Résume les 
conquêtes les plus récentes 
de la science sur l'histoire de 
rislam. XVI, 116 (rap. an.). 

SoGRTÉ ASiATiQUB. Adopte uue 
motion de M. Barbier de Mey- 
nard qui propose qu'à l'avenir 
des remerciements soient 
adressés aux donateurs de 
livres par carte postide. 1, 90. 

— Un local spacieux lui est 
acoordé dans une aile du pa- 
lais de rinstitut; des remer- 
ciements sont adressés pour 
ce local au Président de la 
République et au Ministre de 
l'instruction publique. Ibid. 

— Elle reçoit de MM. Basset 
et Hondas un exemplaire de 
leur Èpi^apkie tunisienne, et 
de M. Lancereau sa traduction 
nouvelle du Hitopadésa, I, 
aSi. — A la suite d'une pro- 
position de M. Germont-Gan- 
neau tendant à rendre les 
séances bimensueHes , le Con- 
seil décide que ces séances 
resteront mensuelles , mais 
que les réunions de juillet et 
d'octobre qui avaient été sup- 
primées seront rétablies. I, 
s 53. — Une liste de souscrip 
tion pour âever une statue à 
la mémoire de Dupleix y 

«est déposée. Ibid. — Elle 
nomme un comité d'études 
chargé d'examiner un projet 
de puMication des inscrip 
tions sanscrites du Cambodge. 
I, 5ii. — Une sooscrip- 



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524 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



tion y est ouverte pour 
ériger à Nancy un buste de 
M. Guerrier de Duoiast. I, 
534. — Elle est installée dans 
son nouveau local et vote à 
cette occasion des remercie- 
ments au Bfinistre de l'instruc- 
tion publique, à son président 
d'honneur et à son président. 
11, 5. — Elle adresse des 
remerciements à MM. Rous- 
seau et Pihan, chef et sous- 
chef des travaux à Tlmpri- 
merie nationale, pour le zèle 
qu'ils ont déployé dans l'im- 
pression du numéro d'avril- 
mai -juin i883. n, 6. — 
L'allocation du sous-biblio- 
thécaire est portée de 6oo 
à i,2oo francs. II, 620. — 
Elle reçoit de M. Gazala un 
manuscrit arabe de philosophie 
et une grammaire arabe en 
langue arabe et en caractères 
syriaques karshuni. IV, 563. 

— Elle vote l'acquisition du 
grand dictionnaire arabe 
Mouhlt alMouhit, de Botros 
al-Bistâni, IV, 563. — Elle dé- 
cide que les séances mensuelles 
auront lieu à 4 h. 1/3 au lieu 
de 8 heures du soir. IV, 564. 

— Legs Sanguinetti. II, 539; 
IV, 6; V, 334; VI, 338. — 
M. Cowell la remercie pour 
le prêt qu'dle lui a fait de 
son manuscrit do Divya ava- 
dàna. VII, 3^3. — Elle sou- 
scrit à on exemplaire de la 
nouvelle édition d'Lbn Khor- 



dadbey , par M. de Goeje. VIÏI , 
538. — Elle envoie à la biblio- 
thèque de la Bojral asiatic So- 
ciety les ouvrages d'Ibn Ba- 
toutah et les Prcdries <for de 
Maçoudi. Ibid. — M. R. DuYal 
exprime le voeu qu'il soit fait 
un catidogue des livres de la 
bibliothèque de la Société; il 
est invité a rechercher le^ 
moyens les plus pratiques 
pour dresser ce catalogue. 
XIII, 113. — Elle accepte 
l'échange de ses publications 
contre le Jovumal officiel de 
l'Indo-Chine et les Eaxnrsions 
et reconnaissances. XIII, 499. 
— Elle alloue une somme de 
5oo francs à M. Hondas pour 
la revision des carnets de 
Huber. XÏII, ii3. — EUe 
reçoit de M"* Garrez la partie 
orientale de la bibliothèque de 
M. Garrez et un corps de 
bibliothèque. XIIl, 498. — 
Ces volumes sont installés par 
MM. Specht et Ganlin; des 
remerciements leur sont adres- 
sés. XIÏÏ, 509. — Le Ministre 
de l'instruction publique ex- 
prime le désir que les li\Tes 
publiés par la Société depuis 
1879 figurent à l'Exposition 
de 1889. XIU, 371. — Elle 
alloue une somme de 1,300 
francs à M. Gautin pour la 
confection du catalogue de la 
bibliothèque. XIlI, 009. — 
M. Regnaud exprime le vœu 
que le rapport du secrétaire à 



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TABLE DE LA Vlli* SÉRIE. 



525 



ia séance générale soit règle- 
ment annuel; qu'il soit alloué 
à celui-ci des auxiliaires et que 
ces fonctions soient rétribuées ; 
ces propositions sont combat- 
tues par M. Darmesteter. XIV» 
7. — Le Directeur général delà 
statistique de la Plata demande 
l'échange des publications de la 
Société contre l'Annuaire statis- 
tique de la province de Baenos- 
Ayres; cet échange est refusé. 
XVI, 538. — M. Barthélémy- 
Saint Hilaire donne à la Société 
les livres orientaux de sa biblio- 
thèque. Ibid, — Elle vote des 
remerciements à M. Doniol et 
au personnel de l'Imprimerie 
nationale pour le soin apporté 
à l'exécution du Teikereh-i- 
Evlia. XVI , 539. — M. Droliin 
est chargé de faire une descrip- 
tion sommaire des monnaies 
de la Société et d'en établir le 
classement. XVll, 533. — 
Rapport de M. Drouin. XIX, 
36G. — Elle reçoit du Direc- 
teur de l'instruction publique 
des Indes néeriandaises iG4 
photographies des bas-reliefs 
sculptés au pied du Borobou- 
dour. XVm, 537. — M. Le- 
lêvre-Pontalis lui offre des spé- 
cimens des écritures usitées 
chex les Thaïs de la Rivière 
noire et ches les Lus qui 
habitent le Xieng-hung sur le 
Mékhong. XVIU, 538. — 
Elle est invitée par le secré- 
taire de la Société de géogra- 



phie de Lisbonne à prendre 
part au Congrès des orienta- 
listes qui aura lieu dans cette 
ville; le président rappelle 
qu'il a été convenu qu'on 
n'enverrait aucun délégué aux 
congrès. — Le président de la 
Société orientale de Pékin lui 
annonce l'envoi des publica- 
tions de cette société. XIX, 
557. — Elle vote l'acquisition 
des ouvrages publiés dans ces 
trois dernières années par la 
PaUteA't Society, XIX, 334. 

— Elle publie avec la t'ociété 
de géographie une reproduc- 
tion exacte des cinq carnets 
de route* de Ch. Huber. XX, 
91 (rap. an.). — Voyez aussi 
Batavia. 

Société d'émulation de Roubaix. 
Voyei Ronbaix. — de géogra- 
phie, publie avec la Société 
asiatique une reproduction 
exacte des cinq carnets de 
route de Ch. Huber. XX , 9 1 
(rap. an.). — de géogrophic 
de Lisbonne. Voyez Lisbonne. 

— Japon Society. Voyez Japon. 
— historique algérienne. Voyez 
Algérienne. — orientale de 
Pékin. Voyez Pékin. — Pali- 
text Society. Voyez Palitsxt. 

— du Polybiblion. Voyez Poly- 
biblion. 

SoGiKré CBINOI8B. Voyez Tcheng- 
ki-tong. — Sociétés secrètes 
chinoises. Voyez Cordier. 

Sociétés savait» (Congrès des) 
à la Sorbonne; une section 



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NOVEMBRË-DÉGEMBRE J892. 



520 

orientale y est créée. XX, 6. 

Socni. Est reçu memJbre de la So- 
ciété. III , 555. — puUieen col- 
laboration avec M. Kantssch 
un ouvrage intitulé : Die Ge- 
nesii mit oeusserer Unter- 
scheidung der QueUentckriJten 
ûbertetzt; compte rendu de 
cet ouvrage. XIII, ii8. 

SoGDiAmE (Monnaies de la). 
Voyes DrouiiL 

SoKOLOWuu (Le ly). Gobudu- 
nique à la Rews arekéoUgique 
deux spécimens de monuments 
hittites. VI, 93 (rap. an.). 

SoMA. Voyes Betgtd^, Keuli- 
kovski, 

SoRDi (tles de la). Voyes Sckêfer. 

Soifif BCK. Est reçu membre de la 
Société. Vn, 554. 

SoPHYTKS (Le rm) , communica- 
tion de M. Sylvain Lévi. XV, 
334. 

Soiojii - DoRiGNT. Publie une 
étude sur le droit de monnayage 
des communautés non musul- 
manes de l'empire ottoman. 
IV, 133 (rap. an.). — refait 
l'histoire du titre royal de 
Citium sous la période perse. 
VI, 63 (rap. an.). 

SoDAMA. Voyes BUmchère (Delà).' 

Soudan. Voyes Ikusei, Cmx de 
SaiiU'Amour, 

Sous ( Contes berbères du ). Voyez 
Rochemonteiw (De), -— Sous 
el-Aqs'a. Voyez Bauet et 
Houitu, 

SoDSU. Woyei Hippot. 

Sourâ (Le pays de) des inscrip- 



tions cunéiformes. Est identifié 
avec la Séticène. III, 373. 

Sp£GUT (E.). Études sur l'Asie 
centnde d'après les historiens 
chinois : Indo-Scythes et Ephta- 
lites. II, 317. — Ces études 
sont citées dans le rapport 
annuel IV, 139. — Note sur 
les Yué^chi. XV, 180. — fixe 
par les Yué-tchi la date de U 
conquête de l'Inde. XVI, 59 
(rap. an). — fait à l'École 
des hantes études un cours 
libre de chinois sanscrit XX , 
70 (rap. an.). 

Snno. Est reçu membre de la 
Société. I, 83. — est nommé 
provisoirement membre du 
Conseil. I, 356. Voyez aussi 
Derenhourg [H.). 

StAhlby Lani-Poolb. Trace dans 
un ouvrage intitulé : Le Ko- 
ran, sa poitie' et ses loie, la 
formation du Coran. II, 75 
(rap. an.). 

Statistiqui des populations du 
Liban. Voyes Gmérin, 

Stkhiscbhkidih. Publie, dans la 
Revne des étmdes jmves, divers 
travaux sur les juiÊi d'Italie. 
II, 74 (rap. an.). 

Stbrii. Publie, dans la Revue des 
étmdes juives, un article sur 
Manasseh ben Israël et Crom- 
vfdl. n, 74 (rap. an.). — fait 
au Congrès de Berlin, en 
1881, une lecture sur une 
épopée en style homâîque 
dont il a trouvé des firagmcnts 
à Thèbes et qui décrit une 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



guem oitre les Romains et 
les Uemnyes. Ibid, §4 (nip* 
an.). 

Stikigs (Vocabulaire de la lan- 
gue des ). Voyez Axémar (Le P.), 

Stockholm (Congrès des orien- 
talistes de) en 1 889. M. Oppert 
y est déiégaé sur sa demande. 
Xin, 371. — n rend compte 
de son mandat XIV, 5 s 6. 

Stuult. Traduit du sanscrit et 
du pracrit Médhavà wt Médati, 
qu'il puUie précédé d'une 
préfiice par A. Bergaigne. VI, 
ài (rap. an.). — est reçu 
membre de la Société. VIII, 
537. — traduit b drame de 
Priyadarçika, XII, 65 (rap. 
an.). 

SranrDBiaG ( Aug.) . Fait connaître 
l'histoire des rdations de la 
Suède avec la Chine et les 
pays tartares depuis le milieu 
du x¥ii* siède. II, ii4 (rap. 
an.). ^ 

Su. Voyez Soin. 

SuBBADKA Bhushou. PuUie un 
catéchisme buddhique extrait 
des livres saints des bud- 
dhistes du Sud, à l'usage des 
Européens. XVI , 60 (rap. an.). 

Sn-HiRMAiot. Voye^5€iiarf. 

Sdkal-du6-oi-na. Voyez Lmkk'ht- 
p-na. 

SuMiRiBf (Noms de nombre en). 
Voyes Ho/^. — préhisto- 
rique. Voyez Hâlhy, 

SuMiûio-ACGADiifi. Voyez Gtiyard. 

Sinmiii. Voyez H^mmd, 

Su8B (Exploration à; acropole 



527 

de). Voyez Diemlafoy, — (Pa- 
lais de). Voyes Pmrot, 

SusiANi (Description de la). 
Voyez 1)^1110/0^(^1^ ). — (Roi 
de). Voyez Qo^nd'n (L'abbé), 

Stmbolu. Voyez Ledraiiu 

Symiousmi de la roue du soleil 
sur les monuments assyriens. 
Voyez Goûtoa. 

Stouah (Dialecte berbère de). 
Voyes fiasset 

Syiiiaqub (Dictionnaire). Voyez 
Dwal (il.), Paynê^miik, — 
(Géographie). Voyez Dmol 
(A.). — (Leiicoiogie). Voyez 
Dfivd, Hriévy. — (Légende) 
de saint Alexis. Voyez Amiaud, 

— (Littérature). Voyez Aboul 
Faradj, Dwml (R.), Martin 
(Labbi). 

SnuAQUBt (Inscriptions) de Se- 
mirjetschie. Voyez ChwoUon, 
Halévy, Datai (H.). — de Sa- 
lâmes, en Perse, par M. Ru- 
bens DufaL V, 39. — Voyez 
aussi Pognon, 

Syiub (Dialecte arabe de). Vc^ez 
Barthélémy, Da»id (W), 
Hamn (CL). — (Colonies 
franques en). Voyes Rey. — 
(Conquête de la). Voyez Land- 
berg (C. de), — (Géographie 
de la). Voyez HaUvy, Mas- 
perû, Rechs, — (Histoire de 
la). Voyez Derenhourg (H.), 
Maeperê, Martin (L'ahbé), 
BôhriehL — (Proverbes de 
la). Voyez Landberg (C, de), 

— (Voyage dans la). Voyez 
Lertsi (Paul), 



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528 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802. 



Syrieh ( Dieu ). Voyez Behdeparus. 
Syribis (Sceaux, cachets). Voyez 
ClermoRt-Cronneatt, 



SïRo-ifssTORnifNBS (Inscriptions). 
Voyez HaUoy, 



Tabari (Anndes de). MM. de 
Goeje et Rosen en publient le 
5* fascicule de la 3* série. U, 
3i6. — La 3* section est pu- 
bliée par les soins de M. Gnidi ; 
compte rendu de cet ouvrage. 

VI, 395. 

Tabi.es de concordance des ca- 
lendriers arabe, copte, gré- 
gorien , israâite , julien , répu- 
blicain, etc., par M. Emile 
Lacoine ; compte rendu de cet 
ouvrage. XV III, 191. 

Tabnith (Inscription de). Voyez 
Halévy et XII, 94 (rap. an.). 
— (Sarcophage de). Voyez 
Maspero, 

Tafilelt (Contes berbères de 
l'oasis de). Voyez Roehemon- 
teiv (De). 

Tahkemoni. Voyez Albrtcht 
(A'ar/), Halévy, 

Tailhan (Le P. J.). Édite et an- 
note la Chronique rimée des 
derniers rois de Tolède et de 
la conquête de l'Espagne par 
les Arabes, par un anonyme 
deCordoue. VI, 85 (rap. an.). 

TAktJTSU FujiYiDA. Est reçu 
membre de la Société. X, 6. 

Ta'limi edbbiyyat, cours de 
littérature ottomane, par 
M. Ekrem; un exemplaire de 
la première partie de cet ou- 



vrage est offert par l'auteor à 
la Société. I, 84. — Compte 
rradn. I, 100. 

Talmud (Légendes, traditions 
du). Voyez Derenboarg (J.), 
Halévjr, Jastrcw, Léui [Is- 
raèl) , Weil [Indore], — (Tra- 
duction du). Voyez Sckwah, 

Talmudiquis (Inscriptions, lo- 
cutions). Voyez BabeUn et 
Sckmah, Daval (A.), Lam- 
bert. 

Tam. Explication de ce mot 
phénicien, par M. Halévy. 
XII, 5i4. 

Tamassus (Inscription bilingue 
de). Voyez Clermont-Ganneau. 

Tamodli (Inscription). Voyez 
Vinson. — (Légende). Voyez 
Deohze. — ( Littérature). Voyez 
Devèze, VUuon. — (Poésie). 
Voyez Barrigue de Fontainieu 
(De), Viiuon. — - (Poésie). 
Voyez Têxtor de Ransi, Vin- 
son. 

Tamouls (Contes). Voyez De- 
vèx4, 

Tamudbbnne (Épigraphie). Voyez 
Huber, Thanumditet. 

Taoïsme. Voyez Rosny (De). 

Taoïstes (La légende du pre- 
mier pape des). Voyez Im- 
bavdt-Huart. — ( Textes ). Voyez 
Mariez (De). 



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TABLE DE LA VIIl* SÉRIE. 



Tapisseries coptiSs Voyez Gers- 
pach, 

TAQVSM-I-MESKOUKAT-I-OSBlAiaEH , 

traité de numismatique otto- 
mane, par Ghalib Edhem Bey 
(Isma'il); compte reudu. XVII, 
349. 

TaQTIiI - 1 MBSKOUK AT - 1 - 8EU0U> 

RYBH , OU Traité des monnaies 
des Seljoucides, par Ghalib 
Edhem Bey ; compte rendu de 
cet ouvrage. XX, 292. 

Tar&ondimé (Sceau de). Voyez 
Amiaad. 

Tarttbgol c coq »-en hébreu « post- 
bibiiquet; explication de ce 
mot. m, 268. 

Tarshisb. Identification de ce 
pays. Voyez Halévy, Lenor- 



Tartares (Histoire, religion des). 
Voyez Mariez (De), Strind- 
beig, 

Ta-tsijt. Sur le sens de ce mot 
chinob, voyez Cordier. 

Tauxibr. Présente de judicieuses 
observations sur une interpré- 
tation trop ingénieuse du 
voyage des Nasamons d'Héro- 
dote. IV, 119 (rap. an.). 

Taylor. Un compte rendu de 
son livre intitulé : Tke alphabet 
est fait par M. Halévy. IV. 64. 
(rap. an.). 

Tchamb (Analogie du) avec le 
malais et le javanais. Voyez 
Rodet, Vinson, 

TcH AMES ( Inscriptions ) . Voyez 
Ajrmonier, Navelle. Voyez aussi 
Campa, Chôme, Tjame, 



529 

TcHAO-siE5-TCHB, mémoire sur 
la Corée, traduit du chinois, 
par M. Scherzer. VI, 160; 

VU, 223. 

TcHAHG (Histoire de la famille 
de). Voyez Imbault-Huarî, 

TcHKNG-Ki-TONG (Le coloud). Pu- 
blie un article sur la famille* 
et la société chinoise. IV, 126 
(rap. an.). 

TcHBOu (La nationalité du peu- 
ple de) ; note de M. de Haiiez. 
XX, 335. 

TCHOU-HI; TCHOU-TZB-TSIBH-YAO- 

TGHUBN , philosophie de Tchou- 
hi, par M. de Harlez. IX, 39. 

Tbbah c arche • en hébreu. Ori- 
gine assyrienne de ce mot. XII , 
5i6. 

Teima ( Inscription araméenne 
de). Voyez Clermont-Ganneau , 
Halévj, Renan, 

Tell-Amarna, Tell bl-Amarua 
(Tablettes de). Voyez El- 
Amama, — Elles sont pu- 
bliées par le Musée de Berlin , 
traduites partiellement par les 
PP. Debtlre et Scheil et to- 
talement par M. Halévy. XX, 
ii4 (rap. an.). Voyez HaUvy, 

Tbllo (Inscriptions de, rois de). 
Voyez Amiaud, Henzey, Op- 
peri,Sarzec, Ko^i*rf(Der). Voyez 
aussi Goudéa, Lukh-ka-gi-na. 

Tbmu (Inscription de). Voyez 
CoUignon, 

TiQuiER (Gustave) . Est reçu mem- 
bre de la Société. XVII, i55. 

Terre Saditb (Itinéraires de). 
Voyez Archives de l'Orient la' 

35 



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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



530 

tin. Voyez aussi Lieux tainU» 
PaLstÙM, 

TlBftlKII DE LA CODPXRIS. Étodîe 

une monnaie bactro-cbinoise 
bilingue du i" siècle avant 
notre ère. XVI, 58 (rapport 
annuel). 

Testament (Ancien). Voyer An- 
cien, — (Nouveau) en copte 
thébain. Voyei Amélineau^ 
BonnanU 

TÉTRAGaAMME. Voyez Lévi (Is- 
rcicl), 

Tbxtor de Rayui. Invite, au 
nom du Comité d'organisation 
du Congrès de Lisbonne, les 
orientalistes français à prendre 
part à ce Congrès ; il fait con- 
naître en outre que le Mi- 
nistre de l'instruction publique 
a décidé la création d'une sec- 
tion orientale dans le Congrès 
annuel des Sociétés savantes 
tenu à la Sorbonne. XX, 6. 
— présente de la part du 
professeur Abel un mémoire 
sur l'affinité étymologique de 
l'égyptien et des langues indo- 
européennes et une ode du 
poète tamoul Savarayalouna- 
yagar. XX, 3ao. 

Tszesreh-i-Eyua ( Le), Mémorial 
des saints, en turc oriental et 
en caractères ouïgours, est 
publié par M. Paxet de Cour- 
teiile. XVI,539. 

Tbutscb (Alfred). Est reçu mesi- 
bre de la Société. XI, 2^5. 

Tqaïs (Alphabets et vocaba- 
lairea). Voyez Leficre-PontMUs, 



THAiBa (Inicriplioas). Yoyes 
Lévi (Sylvain), 

Thalasso. Dirige une revus oriei> 
taie à Constanttnople. V, 356. 

Thamoddites ( Inscriptions ) . 
M. Halévy annonce qu'il a 
réussi à les décbiffirer. I, 91. 

Th^Atiie hindou. Son origine 
grecque. Voyez Barik, — 
japonais. Voyez L09MUX. 

TuBBAiN (Fragmenta d'un roman 
d'Alexandre en dialecte copte) , 
par M. Urbain Bouriant. IX « 
5,etX,34o. — (Copte). Voyez 
Amélinetai, Bourianl, Bsâai, 
Maspero, Revillout, 

Thèbes (Hypogées royaux de). 
Voyez Leféhwre et XII, 16a 
(rap. an.). 

Théophorbs (Noms). Un mé- 
moire important sur ces noms 
dans les langues sémitiques 
est publié par M. Renan dans 
la Reme det études jfâves, 11 , 
59 (rap. an.). Voyez aussi 
Clermont'Gaaneaii, Holéey. 

Thâbon. Ce nom grec d'un Phé- 
nicien cache un nom phâii- 
cien théophore tel que Sed- 
Yaton. I, 5i2. 

Thésaurus stbiaous, par Payne 
Smith; compte rendu du 
7* ûiscicole. IX , 5 1 1. 

Thudcourt. Publie une étude 
sur les sources et les inspira- 
tions que suit Tacite dans ses 
pages sur le peuple jui£ XVI, 
97 (rap. an.). 

TuiBiOT (Le Lorrain). Sa rela- 
tion inédite d'un voyage dans 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



531 



flndoustan, qui décrit l'état 
et l'histoire de la péninsule 
pendant la guerre de 1778- 
1783, est publiée pariieUement 
dans le Bulletin de la Société 
ind<hckinoise. II, 4 3 (rapport 
annuel). 

ToRBECKB (H.). Est reçu membre 
delà Société. I, 363. 

THouTHàs m, Thoutmosis m. 
Voyez Maspero. 

Thuasnb. Publie un ouvrage inti- 
tulé : Djèm-Snltcm, étude de 
la question d'Orient à la fin 
du xy* siècle. XX, ii3 (rap. 
an.). 

TiBKT. Étymologie de ce nom. 
Voyei Feer, — (Art des cui- 
vres au). Voyez Vjfalvy (De), 
— (Géographie du). Voyez 
Dntreuil de Rhins. — (His- 
toire du). Voyez Jametel, — 
(Mission au). Voyez Dutreuil 
de Rkins. — (Résidents chi- 
nois au). Voyez Jametel, — 
(Voyage au). Voyez Gamier 
(Francis), RockhiU. 

Tibétain (Dictionnaire). Voyez 
Harlez (De), 

T188AIIDIBR. Retrace l'histoire an- 
cienne et moderne d'Oran.II, 
80 (rap. an.). 

T188OT (Charies). Publie la Géo- 
graphie comparée de la pro- 
vince romaine d'Afrique. VI, 
64 (rap. an.). 

TlXBROiiT (L.-J.). Les origines 
de l'élise d'Edesse et la lé- 
gende d'Abgar; compte rendu 
de cet ouvrage. XII, 5i8. — 



remercie la Société de ce 
compte rendu et lui offre un 
exemplaire de son ouvrage. 
XIII, 371. — Ce travail est 
cité dans le rapport annuel. 
XVI, 109. 

Tjambs (Contes). Voyez Landes. 

TLBMcdf (Histoire de). Voyez 
Barges (L'abbé) , Delpech , 
Gain. 

T06A (Un dictionnaire), publié 
parles missionnaires maristes , 
est offert à la Société. XVII, 
33i. 

ToLBDB (Chronique des der- 
niers rois de). Voyez Tailhan 
(Le P, J.), 

ToNKiif, ToNQurf (Géographie 
du). Voyez Schneider. — (Or- 
ganisation politique du) sous 
ladministration annamite. 
Voyez Labarthe. — (Travaux 
divers sur le). Voyez Roma- 
net du CaiUaud et IV, i34 
(rap. an.). — (Voyages au). 
Voyez Viénot (H.) et Schroider 
(A.), Vissière. 

Tonkinois (Bouddhisme) et 
(Manud firanco-). Voyez Du- 
montier, 

ToDBAL. Voyez Lenormant. 

ToDGGOURT (Histoire des sultans 
de). Voyez Féraud. — (Dia- 
lecte berbère de). Voyez Bas- 
set. 

TooHAMi BEN Larbi. Est roçu 
membre de la Société. XII, 
5ii. 

TocRANiBNS (Monnaies des prin- 
ces). Communication de 

35. 



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55i 



NOVEMBRE DÉCEMBRE 189i. 



M. Drooin sor ce si^ XVII, 

ToDTADC Décoavire près de Timis 
le stnctoaire d'un tnciea BmI 
Canin. XX, 88 (rap. an.). 

Tray-bhCm cainbo4giea. Voirez 
Feer, 

TiULTioiJi (Ittscriptioii)'eB o«^ 
goar, arabe «t syria^ve. Voyez 

TuuifGim (Des mscrîptioiu) 
ea cUboîs, negol et «ndbe 
soHt découvertes en Asie cen- 
trale par Bl RadloE XiX^ 

TRtPoUTAiifB (fiibliogrqtliie des 
ouvrages concernant la). Voyet 
JVaille (K.). --(Histoire de 
la). Voyez Féraad, 

Tronqvois ( Ettaianttel ). Elst reçu 
membre de ia Sociélé. XX, 
3i§. 

Trummblit. Achète «es noies sur 
les insurrectioÉB du Sahara 
depuis i86d.IV, 93 (ra|».«n.). 

TRUoi«e-viifH-n. Publie un ou- 
vrage sur les convenances et 
les civilitéi tnnamîles. IV, 
i3s (rap. aa.). 

Tu!fisiB (Explorations ea). V<^ez 
Delattre (Le P.), RnrkMk et 
Bùbeltm^ Vincent (Le coUnel). 

Tinnsnimi {Épigraphie). Voyez 
ifoodos (0.) et Bûiset (£.). 

Turc (Christianisme). Voyeiffo- 
Uvy, — (Comédie en) niëri. 
Voyez Barbier de M eyn a rd. — 
( Dictionnaire )-djagataï. Voyez 
Bokhêri, — ( Dictionnaire )- 
' francs. Voyez BorfrifT de Ifr/- 



nord, Yeauetmf. — (Bktion- 
naire)-français des principaux 
termes de géographie. Voyez 
PflrmeiUMT (Le ^Mrml), — 
oriental. Voy«z Tetketek î-£v- 
SuL — sqitentrionaL Voyez 
Kara-Kirghiz, Voyas aussi 

Turcs ( Ethnographie des y. Voyez 
Vamkéy (H.).~(MannM»to) 
de Berlin. Voyez P«rtseà ( ff. ). 

— (Manuscrits) du Brittsk 
Bfosenm. Vi^yec Rien. 

TuRO (Papyrus égyptien de). 
Voyez Mmpero^ 

TuRKisTAïf (Voyage dans le). 
Voyez LegrmuL 

TuRQUB (Chrestomathie). Voyez 
9VeUi (CL). — (PhUosophie 
de la décadence). Voyez Bar- 
hier de MeynanL — (Gnm- 
maire de la langue). Voyez 
JM2oa/(JV.).~ (Littérature). 
Voyez fVelb, — {Lngne). 
Voyez Moçl^kSey. 

TuRQOis ( Chansons ). VoyeciJric. 

— (Comédies). Voyez Cmkre. 
~ (Fables). Voyez Deoem^ 
manche. — (Poésies). Voyez 
SaUmann (C.)\ ÈÊnhamêi Food 
Efendi, Vamhêry, Zenxémè. 

TuRQuiB d'Asn (Géographie de 
U). Voyez Cuîiiat (F.), Saad 
(LelT). 

TzK^OKOHn^noR (Le), on le 
Livre de la récompense des 
bonnes oravrei. Est tmduit du 
mandchou pur M. de Harlez. 
m, s8a. 



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TABLE DE LA Ylii* SÉRIE. 



533 



u 



UjrAL¥T (Ds). Donne, dtns la 
Revue de linffoUtique, un ré- 
somé des formes de la langue 
des Yagnobis, peaplade de 
langue iranienne dans le Zeraf- 
shan. U, 54 (rap. an.). — 
publie un ouvrage intitulé : 
L'art des cuivres anciens oa 
Cachemire H an Petil-TUet. 
n, à2 (rap. an.). 

UaiiANDU. Ce mot, qui désigne 
diverses nations , se trouve sur 



le cylindre de Nabonide. 1 , 89. 

Ua-nniA (Le roi). Voyei Oppert, 

Urduiib. Moi vannique qui se- 
rait l'assyrien mndu tmorti. 
I, s6o. 

U^MAaiNi. M. Halévy propose de 
voir dans ce mot vannique 
Tassyrien uiman • camp t. I, 
a6o. 

U&uu. Nom d'une ville identifiée 
par M. Halévy avee Oumm al- 
'Awamid. U 5ir3. 



VAjaACCHiDiiA (La), traduite 
du texte sanscrit avec compa- 
raison des versions chinoise 
et mandchoue, par M. C. de 
Hariez. XVHI,44o. 

VALLiB-PouflSDf (dm LÀ ). Douno 
une traduction partielle du 
Bodhicàrj^auatAra ou Intro- 
duction à la pratique dis la 
sainteté bouddhique» XX, 68 
(rap. an.]. 

VAMBibiT (Hermann). Die Sdieh 
haniade, ein ôzhegisches .Hel- 
dengedicht in 76 Gesemgen, 
won Pnnz Mohammed Salik 
ans Ckarexm; Tezt, Oberset- 
inng und Noten ; compte rendu 
de cet ouvrage. Vil, 344. — 
Dos Târkenvolk in seinen 
etknoUgiscken und elknogra- 



pkisdun Benekungen; compte 
rendu. Vm, 546. 

Van (Inscription de). Commu- 
nication de M. St Guyard sur 
qudques particularités de ces 
inscriptions. I, a6i. — Elles 
sont soumises à un nouvel 
examen d'après les estam- 
pages de M. DeyroUe. I, 517. 
— Note sur qudques passages 
de ces inscriptions, par 
M. Guyard. U, 3o6. 

Van DEif B1R6. Voyex Berg ( Van 
den), 

Vanniquis ( Études ) . Hypo- 
thèses, corrections et sug- 
gestions nouvdles au sujet de 
certains mots et de certains 
signes > par St. Guyard. IQ, 
4q9. — (Explication dequd- 



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534 



NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1892. 



ques mots) , par M. J. Halëvy. 

I, 360. 
Varat (Gharies-Loms). Est reçu 

membre à vie de la Société. 

XX, 319. 
Vataci (Les voyages de Basile). 

Voyei Legrand, 
Vaux (Baron db). PuUie un ou- 
vrage intitulé : La Palestine, 

IV, 77 (rap. an.). 
Vaux (Bernard db). Est reçu 

membre de la Société. XV, 

23l. 

Vazir of Lankcra!! (The). A Per- 
stan play . . . , by MM. W. Hag- 
gard et G. Le Strange; 
compte rendu de cet ou- 
vrage, ï, 99. 

Vbda (Le prétendu hénothéisme 
du). Voyez Whitney. — Agni 
dans le Véda et l'origine des 
castes. Voyei Koniihoniki, — 
Plusieurs travaux relatifs aux 
Védas sont cités dans le rap- 
port annud. XII, Si. Voyez 
aussi Barth, Bhomfield, Henry, 
Rig-Véda. 

VÉDIQUE (Liturgie). Voyez Ber- 
gaigne,Sabbathier. — (Mythe) ; 
la lune et la pensée, par 
M. J. Darmesteter. I, 266. 
— ( Religion ). Voyez Bergaigne. 
Voyez aussi Rig-Véda, 

Vbdismb (Histoire du). Voyez 
Barth, 

Veissier. Publie des observations 
sur la réforme du droit civil 
au Japon. VI, 130 (rap. an.). 

Vbrdidad (Fragments d'un com- 
mentaire sur le) , par M. James 



Darmesteter. (Suite.) I, 101. 
Voyez aussi Harlet (De), 

VERCOimiB (Le docteur). Décrit 
une nécropole nouvelle trouvée 
à Sfax et le procédé em]^yé 
pour la sépulture en jarres 
qui y était usité. XII, ipo 
(rap. an.). — publie une 
étude sur qudques divinités 
topiques africain^ et dans le 
dieu Éruc reconnaît Éryx, la 
divinité de la fÎEuneuse mon- 
tagne de Sicile oit s'élevait le 
sanctuaire d'Astarté. XX, 88 
(rap. an.). 

Vbriiaz. Publie, dans la A«va« 
archéologique, une note sur 
des fouilles a Carthage, prfes 
de laquelle il a découvert des 
caveaux funéraires antérieurs 
aux tombeaux puniques. XII, 

Vbii5 B8 ( Maurice). Expose les ori- 
gines politiques et religieuses 
de la nation Israélite. Il, 68 
(rap. an.). — est reçu mem- 
bre de la Société. III, 76. — 
essaye de retracer les débuts 
de la nation juive et cherche 
a dégager du Livre des Juges 
et de Samud l'âément his- 
torique. IV, 75 (rap. an.). — 
pyblie un précis d'histoire 
juive et les résultats de l'exé- 
gèse biblique; rejette l'en- 
semble de la littérature pro- 
phétique au retour de la 
captivité. XVI, 93 (rap. an.). 
— Dans une conférence sur 
Jepbté, émet l'avis que les 



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TABLE DE LA VIII* SÉRIE. 



535 



Juifs ont été étabUs de tout 
temps en Palestine. Ibid,, 94 
(rap. an. ). 

VERKKiCHifiss der persischen und 
der tûrkischen Handschrif- 
ten der kôniglicben Biblio- 
, thek ZQ Berlin. Voyez PtfrticA. 

VuL (Le P.). Publie une étude 
sur la langue et l'écriture 
indigène du Yun-nân. XVJ, 
173 (rap. an.]. 

VisifTfi (Congrès des orienta- 
listes de) en 1886. Communi- 
cation y relative. Vil, 376. 

VnifOT (Henri) et Schrgbdea 
(Albert). Publient leur voyage 
au Tonkin. Il, 118 (rap. an.). 

ViLBBRT (Gaston). Est reçu mem- 
bre de la Société. VI, 5. 

ViLMERKUiL (De). Publie les ex- 
plorations et missions de 
Doudart de Lagrée dans le 
Cambodge, avec des extraits 
de ses manuscrits. VI, 5i 

VmcEifT (Le colond). Explore la 
nécropole dUadrumète. XVI, 
90 (rap. an.). 

Vmsoif (Julien). Poésie tamoule 
sur la mort de M. Bumdl. I, 
53a. — publie des Éléments 
de la ^ammaire générale hin- 
domtanie, avec un aperçu de 
rbistoire de la langue et un ta- 
bleau général des dialectes sans- 
critiques. IV, 36 (rap. an.). 
— traduit des épisodes d'un 
poème épique tamoul, écrit 
dans l'esprit jaina, le Sindâ- 
mani, qui date du vm* ou du 
IX' siècle. IV, 5o, et XVI, 66 



( rapp. ann.) . — fait un tableau 
du mouvement politique, sta- 
tistique, littéraire et intellec- 
tuel de l'Inde firançaise de 
1882 à 1884. VI, 47 (rap. 
an.). — publie et traduit une 
inscription tamoule rdatant 
une donation d'un roi Pallava 
qu'il place au début du 
vni* siècle. XIÏ, 66 (rap. an.). 

— publie une Histoire des 
religions actuelles, Ibid. — 
retrace l'œuvre du P. Bescbi, 
missionnaire du Maduré, au 
siècle dernier. XVI, 66 (rap. 
an.). — publie et traduit des 

. extraits du jotunal d'Ananda- 
-vangappoullé, courtier de la 
Compagnie française des Indes 
au temps des luttes an^o- 
françaises. llnd.,6'j (rap. an.). 

— développe un certain nom- 
bre d'objections contre l'iden- 
tification établie par M. Sil- 
vain Lévi entre le Cœlohothr€u 
de Pline et le roi Çalivâhana. 
XVII, i55, i58 et 335. -^ 
estime que, dans la compa- 
raison de la langue des in- 
scriptions tchames avec le 
malais et le javanais, on doit 
tenir compte du vocabulaire 
populaire autant que du voca- 
bulaire littéraire et qu'on ne 
doit pas négliger l'bindous- 
tani. XVir, 335. — est 
nommé membre du Conseil. 
XX, 319. 

ViRKY (Pb. ). Publie et traduit un 
petit traité de savoir-faire et 



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53Ô 



NOVEMBRE.DËCEMBRE 1802. 



de monde el un recueil des 
préceptes extraits du pepyrus 
Prisse. Xn, i64 (rap. an.). 
— retrouve dans un firagment 
palimpseste de Tan y de 
Ramsès II le débris des 
comptes de la maison du roi. 
Xn, i65 (rap. an«). — pu- 
blie, décrit et commente sept 
tombeaux de la xYm* dynastie. 
XX, 123 (rap. an.). 
ViSHAPTÀTHA. Signification de 
ce mot; communication de 
M. J. Darmesteter. XVIII, 

VnsnbiK. Traduit du chinob la 
relation d'un lettré qui fit un 
voyage au Tonkin en 1688. 
XVI, 173 (rap. an.). 

ViTTO (Dottor Ërrico). Est reçu 
membre de la Société. X, 
53a. 

ViHR Dx Lahkcraii (Le), comé- 



die persane. Voyex Barhier de 
Meynard, Haggard et Guy Le 
Strange. 
VcoûB (Le marquis dx). Inscrip- 
tions palmyréniennes inédites. 
I, 23i. — (Suite). U, 149. 

— Note additionnelle. U , 549. 

— Ces artides sont cités dans 
les rapports annueb. Il, 64 , et 
IV, 70. — étudie la brique 
araméo-grecque de Tello; ses 
conclusions. XU, is4 (n^p- 
an.). — Note sur le pqiyrus 
^ypto-araméen du Louvre; 
voit des noms de mesures 
dans les mots de ce pqiyrus 
qui ont été expliqués comme 
étant des espèces de via. Xm, 
275 et 277. 

VoatioN. Publie une granunaire 
franco-birmane, d'après Jud- 
son. XVI, i63 (rap. an.). 



w 



Wahl. Publie sous le titre: L'Al- 
gérie, un précis d'bistoire de 
ce pays. II , 79 (rapport an- 
nuel). 

Waillb (Victor). Publie un mé- 
moire intitulé : Récents tra- 
vaux italiens smr la CjrrénaJUfue, 
IV, 93 (rap. an.). — donne 
la bibliographie des ouvrages 
concernant la Cyrénaîque et 
la TripdUtaine. VI, 83 (rap. 
an.). 

Weil (Isidore). Rassemble les 
légendes talmudiques relatives 



au Jus primm 9ûclis, IV, 80 
(rap. an.). 

WELLHADSsif (J.). Skizzên und 
VorarbeiteR: drittes HeJÏ : 
Reste arabischm Heidentkn- 
mes: compte rendu de cet ou- 
vrage, XI, 106. — conteste 
l'existence de l'élément chid- 
déen dans le mandéisme. XX , 
96 (nq). an.). 

Wklls (Charles). The lUerature 
ojthe Tares, a Twkish Chres- 
tomatkr: compte rendu de 
cet ouvrage. XIX, i64« 



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TABLE DE LA VHP SÉRIE. 



637 



Whitihousk. Donne, dans la Re- 
vue arokéoh^ue, les raisons 
qui Tempéchent d'admettre la 
théorie de Linant de Bdle- 
Ibnds SOT remplacement du 
kc Mœris. II, ga (rap. an.). 

Whit?ibt. Publie dans la Hevue 
des religionê, un article sur le 
prétendu hénothéisme du 
Yéda. U, 37 (rap. an.). 

WiKDBiiàic. Croit reconnaki« dans 
le grec barbare de certains Os- 
traca de la Tbébaide l'in- 
fluence d'une troisième langue 
<|ui ne peut être que cdle de 
l'Étkiopte. II 100 (rap. an.]. 

— étudie la prononciation de 
la négation en égyptien mem- 
f^tiqne. IV, ii3 (rap. an.]. 

WiLHttJC Présente des observa- 
tions sur la critique du texte 
dansrAvesta.VI,55 (rap. an.]. 

— pidJie des études sur la 
grammaire et la lexicographie 
de TAvesta. XII, 80 (rap. 
an.}. — donne une étude sur 
la patrie et l'origine de Cyrus. 
XVI, 70 (rap. an.). — publie 
une étude sur l'expédition de 
Ninos et des Assyriens contre 
un roi de la Bactrie. XX, 78 
(Tap. an.). 

WiLLT Ba!I6. Est reçu membre 
de la Société. XV, 479. — 
PrdégomèiBs a» fargard III, 



texte avestique rendu à sa 
forme métrique. XVII, i34. 
— publie un ouvrage inti- 
Udé : Etudes ouralo-altaiques» 
XVIU, joo. 

WooDYiLLB-RocKHiLL. PubUo en 
français , d'après le tibétain, un 
traité de pénitence bouddhi- 
que. IV, 49 (rap. an.). 

WoRMS (René). Est reçu membre 
de U Société. XVI, 543. 

Wmght. Demande, par lettre 
adressée à M. Bai^ier de Mey- 
nard , s'il existe dans les biblio- 
thèques de l'Europe des co- 
pies de certains manuscrits 
arabes qu'il se propose de pu- 
blier. I, 368. — Note sur sa 
vie et ses travaux. XDI, Sa 3. 

Wûsthifsld (F.). Der Ted des 
Hmein ben AU und die Raeke: 
compte rendu de cet ouvrage, 
in, aga. — Die Çujiten in 
Sùd'Arahien im XI (XVII) 
Jakrhunderte; biographie de 
savants docteurs soûfis de 
l'Arabie méridionde; compte 
reodu de cet ouvrage. Ill, 565. 

Wylh (Alexandre). Publie, dans 
la Revue de l'Extrême-Orient, 
une série de documents chi- 
nois relatifs aux peuples voi- 
sins de la Chii^. II, 1 10 (rap. 
an.). 



Yaciiobis (Langue des) Voyez YiHwi. Explication de ce nom 
Vjifdvj (De). divin. Voyez Héévy. 



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538 



NOVEMBRE-DECEMBRE 1892. 



Yamada Nagamasa' (Aventures du 
Japonais] à Siam. Voyex 
Geeris, 

Yarimldi. Nom propre qui figure 
sur un cachet de travail hit- 
tite; sa signification. VU, 
333. 

Ya5ita (Essais sur un chapitre 
du). Voyez Bang. 

Yaudu (Sabé) (Les juifs). Sont 
mentionnés dans la trente- 
neuvième des tablettes d'El- 
Amama publiées par M. Winc- 
kler; notice de M. Scheil 
(Fr. V.) à ce sujet. XVU, 
347. Voyex aussi Delattre, 

Yavah . Sens de ce mot en Orient 
et pays qu'il désigne. Voyez 
Lenormant, 

Ybhaumelbk (Le taureau ailé 
du roi phénicien). Est apocry- 
phe, m, 33G. 

YÉiiKN (Géographie du). Voyez 
Ahmed K<ichid. — (Inscrip- 
tions du). Voyez Corpus, De- 
renbourg, Haléoy, — (Voyage 
de M. Glaser dans le); un 
compte rendu en est fait par 



MM. Derenbourg (J. et H.). 
IV, 3a a. Voyex aussi Himya- 
rite. 

Yen-t'aî (La stMe de). Voyex De- 
véria, 

YÉziDis (La secte de). Voyez 
Sioaffi (N,). 

Yi-iiifG (Le), \oyez Mariez (De). 

YiiAizouMi. Voyez Regnaad. 

YoHANiii (Vie d'Abba). Voyez 
Basset 

Youssoup (R.). Publie un diction- 
naire turc-firançais en carac- 
tères latins et turcs; compte 
rendu de cette publication. 
XIV, 1 94. — Abrégé du même 
dictionnaire; il en est rendu 
compte. XVII, 176. — H est 
cité dans le rapport annueL 
XX ,11a. — publie une gram- 
maire complète de la langue 
ottomane; compte rendu de 
cet ouvrage. XIX, 567. 

YuÉ-TCHi (Note sur les), par 
M. Specht(Ed.). XV, x8o. 

YuLE (Le colonel Sir Henry). 
Sa biographie. XV, a 43. 



Zabuandu. Voyez Vrmanda, — 
Voyez aussi Manda, 

Zabab (Stèle de). Voyez Mor- 
gan (De) ^ Scheil. 

Zabig, roman de Voltaire. La 
forme la plus ancienne de ce 
roman est retrouvée dans 
une baralta du n* siècle 



par M. Israël Lévi. XD, 117. 
(rap. an.). 

ZiBnvrnQf (Die). Ihr Ldirsystem 
und ihre Geschichte von jy Ig- 
naz Goldziher; compte rendu 
de cetravaiL m, agi. 

Zain bl-asnam (G>nte arabe). 
Voyex Groff(M^* Florence). 



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TABLE DE LA VIII^ SÉRIE. 



539 



ZAMBAI.SS (La province de). 
Voyez Caikunaqiu (Francisco), 

Zemzrmè, ou ies Murmures, 
poésies turques, par Mah- 
moud Ëkrem; compte rendu 
de cet ouvrage. I , i oo. 

ZÂNAGA, langue des Sénégalais. 
Voyez Basset, Broussais, 

Zbnd-Avesta (Traduction du). 
Voyez Darmesteter, 

Zendb (Philologie). Voyez Mar- 
iez (De). — (Une page) in- 
édite sur les mariages mixtes, 
par M. Darmesteter. VIII, 
182. 

Zenoîk. Nom donné aux héréti- 
ques dansl'Orient musulman; 
communication de M. J. Dar- 
mesteter sur ce mot. III, 
562. 

Zendjs (Le pays des), par 
M. Marcel Devic. Un exem- 
plaire de cet ouvrage , honoré 
d'une récompense de l'Acadé- 
mie des inscriptions, est offert 
par l'auteur à la Société. 1, 5 1 3. 
— Il est cité dans le rapport 
annuel. II, 103. 

Zbys (E.). Publie un traité élé- 
mentaire de droit malékite; 
traduit et commente un re- 
cueil d'actes judiciaires des 
deux rites malékite et bané- 
fite. XII, i4o (rap. an.). 

ZvfACUi MoDi. Présente qudques 
observations sur les noms des 
étapes entre Pichaver et Ka- 
boul. XIV, 527. 

ZoDUQUBS égyptiens. Voyez Ber- 
trand, 



Zoratos PACHA. Est reçu membre 
de la Société. IX, 288. — re- 
mercie la Société de sa nomi- 
nation. IX, 297. 

ZoftOASTRiBNNBS (Histoire et noou- 
vement des études ) en France. 
Voyez Feer. 

ZoTENBSRG. Publie le texte com- 
plet et la traduction de la 
Chronique éthiopienne de Jean 
de Nikiou. IV, 96 (rap. an.). 
— est nommé membre de la 
Commission du journal. IV, 
562. — lit des fragments d'une 
étude sur le roman de Bar- 
laam et Joasaph, la date, l'au- 
teur et les sources de ce ro- 
man. V, 5o8 et 517. — lit 
des extraits d'un mémoire sur 
l'origine du livre de Gal'ad et 
Chimas, roman arabe. VI, 
55 1 . — Histoire de Gal'ad et 
Schîmâs, avec un extrait en 
arabe contenant le conte du 
moine mendiant et de la 
cruche cassée. VII, 97. — 
Cet article cité dans le rap- 
port annuel. XII, i3i. — 
fixe l'attribution du roman de 
Barlaam et Joasaph. XII, i32 
(rap. an.). — fait avec M. Bar- 
bier de Meynard une commu- 
nication relative à une tenta- 
tive nouvelle de simplification 
des impressions en caractères 
arabes faite sous les auspices 
de S. E. Malcolm Khan, am- 
bassadeur de Perse en Angle- 
terre. Vn, 85. — annonce la 
découverte de l'original arabe 



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<5 ^ 

b^0 NOVEMBRE.DÉCEMBRE"i892. 

de quelques contes des Mille le vapport annuel. XIJ, i3i. 

et une nuits qui n'étaient con- -;- continue l'impression du 

nus que par la traduction de catalogue des manuscrits ara- 

Galland. IX, 298 et 3oo. — bes de la Bibliothèque natio- 

Cette découverte est citée dans nale, XVI, 117 (rap. an.). 



Le Gérant, 
Barbier de Metmard. 

3- 

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MAH 1 5 194(} 



V 



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