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Full text of "Journal de chimie médicale, de pharmacie et de toxicologie"

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JOURNAL 



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CHIMIE MÉDICALE. 



TOME IV. 



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COLLABORATEURS. 



MAL 



Rahi y à Barcelônne , 
Balgels, à Bâ:rcelonne, 
Alondeau^ à Farîs, 
B&AGONifOT, à Nancy, 
B&ESCHBTy à Paris , 
B&icHETEAU, à Paris. 
Cait TU , à Turin , , 
Ca&bonnell , à Barcelônne , 
Chejusau, à Paris, 
Delh^le, à Montpellier, 
Deyekgib jenne , à Paris , 
DuBLANG jeune , à Paris, 



Edwards ( M. ) , à Paris> 
Labar&aque, à Paris, 
LAisiri , à Bruxelles , 
Lavhti , à Turin , 
MoRiir, à Rouen» 
Olliyier d'Angers, à Parisy 
Petroz ( h. ) , à Paris , , 
PouziN, à Montpellier, 
S^rullas, à Paris, 
Yauquelin, à Paris, 
ViTALis, à Paris. 



JOURNAL 

DE CHIMIE MÉDICALE, 




DE PHARMACIE 



ET DE TOXICOLOGIE, 

B.i0Z0B VÀlL MM. 

GHSYALLIBa, VBB, GUIBOimT , lULIA VONTBNBLUB, 
ULUGISR, OAFII«A> PATSIT , GABRIEL PBLLBTAV | IJLSSAIGNS 
ACH* EICOAaD, aOBINETi «EGALAS s'BTCaUVAEE. 



TOME QUATRIÈME. 



A PARIS, 

CHEZ BÉCHET JEUNE, LIBRAIRE, 

PLAGE DE l'bCOLE-DS-MBOBCIIîB) ZÎ. 4* 



182S. 



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IV. AnjnÉB. (N» !•'.) JAirviER iÇaS. 

4 



OBSERVATIONS 



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Sur la Pommade mercurielle double j par Mi.GïnaïQOM^^; 



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Le temps nécessaire k l'extiiK^on da itercttieijfeuw)>la, 
préparation de l'onguent m^curiel, a toujours porté les 
pharmaciens à diercher un procédé qui p6t'.l!^r%ei^>- Sfins 
nuire à la nature et à la qualité du médicament. Cette der- 
nière condition, qui est de rigueur, doit faire rejeter fem* 
ploi de la graisse dite oxigénée^ de la pommade citrine, des 
oxides et des sels mercuriels, et il faut se borner auxinoyens 
qui ^ sans influence sur la composition du médicam^l;, ont 
cependant été reconnus propres à faciliter l'extinction du- 
mercure^ 

•Parmi les intermèdes qui ont été proposés » je desiraôs, 
surtout comparer lliuile d'œufs , ceUe d'amandes douces^, 
et la ponmiade mercurielle déjà préparée, avec l'extinc- 
don immédiate du mercure dans la graisse récente; il en 
est résulté les quatre expériences dont je vais rendre 
compte. -' 

i^. Extinction immédiate dans la grais^ récente. 

Jai mis dans un mottier de marbre une oncç de graisse; 
j'y ai ajouté peu à peu deux onces de mercure , et j'ai trituré 
jusqu'à ce qu'il fÙt bien éteint ^ ce qui a duré une demi- 
heure : alors j'ai ajouté une once de graisse , et j'ai : obtenu 
une pommade d'une couleur grise peu foncée, quinelais^ 
sait apercevoir aucun globuler de mercure^, après avoir été 
frottée entre deux papiers gris ; mais lïne bonne loupe j 



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6^" 'yôTOirit he c£tt»t£ némcÂts , 

ftèi^fciet^dùirM'ie métal diVisë en trés-petits gldbules bril- 
lât; Cet étârtrr'drfterdll'fiié pâfâtf êWé té sot! dôm soit 
susceptible le mercure dans la graisse récente. Une heure de 
trituratioii continuelfe'4ïi'èf ïe chattgè pas; et, pour que le 
mercure perde entièremetlt sa forme globuleuse et son éclat^ 
il fa^ ^^è^^ii* îMïJodttît^^iïi KîJtoiige agisse mt elle ^r 
plusieurs triturations et repos alternatifs, et lui fasse perdre 
lâ^icpMffité3d«^^aMd6sd>iié0«i^ «etdemieni; ïonguetit ac- 

cp^À^'tû^ (gtmlèe» gtdse ^fleé^^^ ef'1ii:|fMiî)0i!ie>ltiléê«fi|jb»- 
â^m)Qlltd|^^'^aifi«ii kl 4^fe)m^ 

que ci-aessus avè'6 déùi 
onces de mercure; j y ai ajouté uiie once de graissé*: âf)l*fe 
iàtëïïè\iïi^tLi^, de tH&i'àtioïi^ ^dtl întérrompûè , f ât ijiiùté' le 
î^^tf/'dè Môiip,'fetj*aîagît*1éihélati^é iiéùaà«é^qtfel<tuéè^ 
ih^l«î'Lâ^jf)btii!ada'è^ndt a^uÀ ^i^^Manchâtre,' èïfè ^ tâis^-' 
«riîVfeéii'tiii^^r^ à'îâ Vue, aptes avoir été imbibée dâûs dti 
f/ilj[9éîf^gr5i'; 'nti^s 1â[ ibupe y faisait décôttvrir le mefcure éfi 
très-petits globules brillans, comme dans la pommadé |^t^^ 
parée J^l[(eç.^j(a.,|;Y'a,^6e.6e.ul(^ Sil faut §W rappQrb^r à^ette 
expérience^ il ne paraît pa3 que lliuile d'œufs [récente, ou 
qi» tfa^dfe sûWTaéfiàn flè^ rait, jouisse d'ùhe pWiprfàé pdr- 
fS^i&iÙ'^ ïe ttercnre. Quant à celle qui â 

éptàkv^ l\icûbk de Tbxî^ène, et dont M. Wâiiche â plôd 
pàM6ùliërcsneht i>ëèbmtnandé l'Usage , je sms loin d'en iHettré 
€fi doute Fe^cacitt^; itiais je crois qu'elle la palrtage plus 
où nnârièi avec les autres -htdiès animales ou végétales» 




DB 91iAltMA€lB Sï WL VOXIQOM>«lB. 7 

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( 3^. Ep^ilmcUon tw^c V huile d amandes doueefJ 

Taî trkyré iin gros d'huile «T^^niandes dauces et deux 
oi^ces de mercure. Le métal ^'est divisé très -prompte- 
ment, ^i communiquant à l'huile la consistance et l'as- 
pect d'un amalgame. Lorsque j'ai ajouté la graisse, le 
nietal a reparu en partie sous la forme de globules ^ mais un 
qu^rt-d^heure de trituration a suffi pour le faire entièrement 
disparaître : alors j'ai ajouté le reste d^ la graisse, et j'ai 
encoce trituré pendant un quart-d'heure. La pommade é^ail 
un peu plus foncée que celle préparée avec la graisse seule ; 
cependant , examinée à la loupe , elle laissait de mérae aper- 
cevoir le mercure sous la forme d'une infinité 4^ globales 
brîIJans ; enfin , le même instrument fai^it voir qu'elle con- 
tenait une grande quantité d'air interposé qui la rendait en- 
tièrement écumeuse. Quelle que soit la causé de cet effet , 
il est certain que l'huile d'amandes douces a rendju l'extinc- 
tion du mercurje plus prompte et plus facile; mais ce métal 
a xîonservé son éclat comme dans toutes les pommades mer- 

curielles récentes. 

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4«; Extinction dans Vonguent mercurieL 

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Tn triMfé dans le même lôotti^, toujours netiioyé à 
dmqae fois , deirs gros d'onguent mercuriel préparé depuis 
'six seitlaiiteB , m deux onces 4^ tnercure : le métal a disparu 
|o«t au&^itâl;* J'y ai ajouté d'abord une once cle graisse , pHiié 
une ieoonde, et, en un quan-d'faeure environ, j'ai obtetili 
«me ponçnadie d'un gris foncé, dans laquelle là loupe tie 
£ûsait apercevoir ni globule Yii éclat métallique. 
^ riBSiBle sur la différence qui ës^te entre Tétat dû mer-^ 
cure datis cette dernière ponmiade,et son état dans les trois 



8 JOURHAI. DE CHIMIE MÉDICâUE, . 

précédentes. La promptitade avec laquelle il s*est é^ânty Ut 
petite quantité d'onguent mercuiiel emjAojée y et rinaltëra- 
bilité éyidente du métal par un â £iible agent, ne per- 
mettent pas de douter qull n^ soit à l'état métalliqae; 
mais il 7 est noir, et priyé de tout éclat, tandis qull <x>n- 
serve cet éclat et tm état de division infiniment moins par-^ 
Ëdt dans toutes les pommades où il n entre que des <x>rps 
gras qui n'ont pas snbî l'action de l'air. En un mot, il y a la 
même différence entre ces deux états de mercure qu*entre 
l'or jaune et brillant qui provient de la trituration dés feuilles 
dor au milieu d'un intermède visqueux , et Yot noir et obscur 
qui résulte de la réduction des dissolutions étendues de 
ce métal par le protosulfate de fer. 

Qr, la division extrême du mercure étant une condition 
essentielle à l'efficacité de la pommade mercurieUe, et cet 
état, qui ne peut lui être communiqué particulièrement ni 
par l'huile d'œufs, ni par celle d'amandes douces, me pa- 
raissant être Feffet de l'action de Fair sur les différens 
corps gras que 1 on emploie à son extinction ; je [pense qu une 
trituration prolongée et interrompue par des intervaBes de 
repos, on l'emploi d'une petite quantité d'onguent mercu- 
riel anciennement préparé , sont nécessaires pour que la 
pommade jouisse de toute sa propriété anti-vénérienne. A 
la rigueur, cette petite quantité d'pnguent mercuriel pour- ^ 
rait être remplacée par de la grsâsse acidifiée par l'adde ni- 
trique, et rubanée dans l'eau , ainsi que l'a indiqué M. Bar- 
irand dans le Bulletin de Pharmacie ^tame U, p. gS. Mais, 
pour éviter tout abus , je m'en tiens à conseiller l'addition 
d'un seizième d'anden onguent mercuriel, et je ne connais 
pas de moyen plus simple et plus expéditif. 

Maintenant , quelle peut être la cause de cette influence ' 
exercée par la graiisse oxîgénée sur la division d'un métal 



y 



DE PHÂRMACIli ET DB TOXICOLOGIE, 9 

qui reste à l'ëlat métallique pendant le temps de son exiino 
tion ? Voici ce que j'imagine à cet égard : 

Il est reconnu que deux corps ne peuvent être mis en 
contact sans 44velopper une électricité, qui est d'autant 
plus marquée que ces corps ont une tendance positive et 
négative' plu^ opposée; -et il est certain que cette règle 
est applicable aux corps simples comme aux corps cem- 
posés. 

D'après cela , si Ton suppose que le mercure et la graisse 
aient une tendance électrique peu dififérente^ il en résultera 
que rien ne sollicitera leurs particules à se rapprocheriez 
que la pesanteur du mercure >. jointe à la cohésion de ses 
parties ^ tendront, au contraire , à les séparer. 

Mais si , au lieu d'axonge récente, on emploie de la paisse 
qui ait subi l'action de lair ou de Toxigène , et dans la- 
quelle il a pu se former un ou plusieurs des acides gras qui 
résultent de cette action, il est difficile de ne pas admettre 
que , par la trituration, cette graisse prendra une électncité 
négative beaucoup plus marquée , que le mercure acquetra 
un état opposé; et alors , sans recourir à une combinaison 
chimîf|ue qui n'existe pas , il est facile de voir que cette op- 
position électrique suffira pour déterminer un mélange plus 
iatime des particules, et une division du mercure beauGOtip 
plus avancée. '■ 

Une observation que j*ai faite anciennement me p^aît 
appuyer cette explication : c'est que , à égalité'de masse, les 
vases de marbre ou de bois sont plus propices à L'extinction 
du mercure que ceux de fer; au point qu'il est extrêmement 
difficile déteindre du mercure dans de la graisse récente, à 
l'aide d'un mortier dé fer et d'un pilon de mêilie métaj. J'a- 
vais attribué cet effet à la trop grande pression exercée par 
le pilon contre le mortier, qui exprimait, pour ainsi dire, le 



y 



lO lOUANAL D£ CHIMIE MÉBIGAtB , . , 

mercure de la pommade^ au lien de l'y mêler. Mais aujour- 
dliui, j'en vois une cause plus plausible dans la conduclibilîtë 
du métal, qui détruit Félectiieité au point même où elle ^c 
produit Enfin , je trouve encore une preuve de ïexplicadon 
que je présenta , daiiè- les deux procédés d extinctij^ qui 
ont été proposés par MM. Chevallier et Hemàndez. ^Ges 
procédés consistent à agiter la graisse fondue et le hncïîcôre, 
soit dans un vase de grès , soit dans un mortier de marbré 
éeSia/uffé. Or, quel est l'effet de la chaleur sur deux coiçs 
fflftcés dans ces circonstances, si ee n'est d'exàUér ropposi- 
tidn électrique développée par leiir contact? -^ 

Le ttiercure est à l'état mëtallîfjue dans la pommade mer- 
curielle récente, même dàhs celle où il est toitt-à-^ait noir et 
pi*rékl*éclat ; mais en est-il de même de celle qui attrait été 
cô^'hservée pendant long-temps ? On pourrait en douter, lors- 
qu'on pénèé que dans cette pommade lé mêlai,* très-dlvisé, 
S6#miTê en contact avec des corps devôtiUS^ âcW^. tle^t* 
certain' cependant que cette oxîd^tion du niereurè* est a 
peine sensible dans là pommade qui est déjà avenue iàsse» 
raïlee pour qu'on ne puisse plus l'appliquer saiis itit^véAletit» 
à ifusâige médical; de sorte qu'il faut admettre qùé% ttfet^' 
Ctirç'y.est toujours à l'état métallique. 

î Pcrtil* justifiât: Celte conclusion , j'ai traité une once de p(Mn* 
made merciu-ielle, conservée depuis deux mois, par Tétherj 
jùsqii^à ce que ce véhicule m^ dissblvît plus rien, et j'en ai 
retiré un peu plus d'une demi-once de mercure coulant , 
dont la pesée , à ice qu'il paraît, dvaît été &ite un peu forte/ 
Au-de80us du mercure -se trouvait un dépôt moiYis pesant, 
qui en a pu être séparé par l'agitation et h décantation de 
l'éther, et qui^a été reçu «ut un filtré, et séché. Ce précipita 
était d'un gris cendré , avait la consistance et l'onctuosité 
d'un emplâtre , et paraissait être une combinaison d'^idde 



gras et d^oxicle <Ie nlereure; mais il' he pesait pas un grain; 
eC※ propiiélés particulières, sli en po^ède, ne peuvent 
être prises en considération pour expliquer leè effets de la 

pommade mercurielle. 

• • • 

Pommade mercurielle au beurre de ca^ao. 

L'odeur de rance que prend là ppmmade mercurielle 
presque aussitôt sa séparation, a fait désirer de pouvoir la 
prépatwrav^c dû b^urre^ de <Mcao en place d*axonge ; mais , 
ainsi que la remarqué Batitilé, il est impossible d*y parvenir, 
si l'on use de beurre de cacao récent , et , pour l'employer 
ranm^^ «Mtant vaut «e servir de pommade mereuridle or- 
dÎDiîre* 

Siitvaiit : M< Hanche cependant , on prépare facilement 
cette pommade^ en trîtorant d'abord itneonc^ dé tnet^ 
cure av«c vingt gouttes d'huile d'oeufs très-réôente y Ti^ou- 
tant ensuite au beurre dé cacao ( une once ) fondu dans un 
mortier de porcelidne échauffé , et triturant pendant une 
demi-heure sans interruption. Alors on laisse refroidir gra* 
duelleiâent Je mortier^ en continuant la trituration, ^Q'^l ar- 
rivait qi«e quelques globules de mercure reparussent par 
»iite du rdEroidissement de la masse , on nettoierait le pilon , 
on le chaufferait de manière à ramollir un peu le beurre de 
cacai0^iét> après qudques minutes d'une nouvelle agitatibn, 
lemereore disparaîtrait tout-à*fait. 

Je &m obligé d'avouer que j'ai répété ce procédé sans y 
réussir. L'huile d'amandes douces elle-même facUite peu 
Textinction du mercure dans le beurre de cacao récent; 
toei», A je ne m'abuse pas sur la cause à laquelle j*ai attri« 
bué l'ieitréme divkion du mercure dans la ponmiade bien 
pr^arée^ peut^tre attadiera^t^-on moins d'importance à soi! 
eatinction dans Is beurre de cacao , puisqu'il en résulterait 



12 JOnRIfAL Dte CHIMIE ttEDICALB 9 

que ce métal ne peut être parfaitement divisé que par les 
corps gras qui ont éprouvé un commencement d oxigé- 
nation. 

OÎBSERVATIONS 

Sur la tisane de Figaroux^ par M. VkXGUSKBXV^ pharmacien 

à Montpellier^ 



Plusieurs pi^tidens distingués de Montpellier emploient 
a:vec succès la tisane de Vigaroux dans le traitement des ma-» 
ladies syphilitiques £t autres. Malgré les bons résultats qu'ils 
obtiennent journellement de son emploi, il n'en est aucun' 
qui n'ait eu à se plaindre des vomissemens qu'elle provoque 
parfois a^x malades, ce qui les oblige d'en suspendre l'u- 
sage , ou de la faire étendre avec une asâez grande quantité 
d'eau. ^ 

Jusqu'à pissent on avait ignoré la véritable cause de cette 
action émétique ; du moins on n'avait pu s'expliquer pour- ■ 
quoi cette tisane ne|produisait pas constamment les mêmes 
effets fon avait cru devoir l'attribuer , tantôt à la différence 
du tempérament des malades, tantôt à la mauvaise disposi- 
tion de leur estomac; mais je me suis convaincu du con- 
traire, et, pour le prouver, je citerai plusieurs essais que j'ai 
faits. 

, Après avoir réfléchi sur la composition de cette tisane, 
j'ai cru devoir attribuer son effet émétique à un vice de pré- 
paration, et j'ai eu lieu de me convaincre par l'expériençç 
que je ne m'étais pas troinpé dans mes soupçons , soupçons 
qui étaient fondés sur l'idée que des pharmaciens devaient 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. ^ l3 

quelquefois négliger d*y mettre des noix fraîches , ou sèches 
avec leur brou ( i ) , négligence qu'ils croyaient d'autant 
moins coupable, qu'ils pouvaient ignorer le rôle important 
quelles jouent dans cette préparation. Je ferai voir cepen- 
dant combien la présence des noix y est utile, bien que lan- 
timoine soit renfermé dans un nouet; le tannin qu'elles con- 
tiennent sert à décomposer complètement le sel émétique 
qui se forme dans la tisane, chose que l'auteur ne paraissait 
point avoir prévue, encore moins la formation de ce sel, 
attendu qu'il n'a point donné la théorie de cette préparation ; 
car, s'il l'avait fait connaître au professeur Yigaroux, celui- 
ci n'aurait pas manqué dé la consigner dans ses dififérens 
ouvrages (2). J'ai reconnu que les substances qui entrent 
dans la préparation de cette tisane, décomposent le sel 
émétique en partie par la quantité d'acide gallique qu'elles 
fournissent. 

Voici les essais que j'ai faits pour prouver la formation 
du sel émétique dans la préparation qui nous occupe. Pour 
mieux reconnaître la nature des précipités et leur couleur, 
î'ai dû Ëdre agir seulement, dans la même proportion de la 
tisane de Yigaroux, la crème de tartre, le sulfure d'anti- 
moine et les noix dans l'eau , pensant que ces trois subs- 
tances sont celles qui jouent le principal rôle* 



(x) Il Êiut que le pharmacien soigneux fasse sécher des noix au 
mois de juin , pour ne pas en manquer dans le courant de Tannée , 
lors^e cette tisane lui est demandée. 

(3) Je ùâs observer que Yigaroux n*est point; l'auteur de cette 
tisane : elle lui fut communiquée» d'après ce qu'il en dit lui-même, 
par un chiruigien américain ; mais il a été le premier à remployer 
k Montpellier, et en a retiré les plus grands avantages ; c'est depuis 
lors qu*dle porte son nom. ^ 



i4 jon99àXé ps, cffiMiB iitiiNr<34£S| 

i^^ JEUsai* l'ai fait boaïUr pendant une bewe^ dw^ 3 
iLilog, d*eau ^ a4 p^^un. de bitartrate de potafjse «t autant de 
j^ulfure d^antimpine ; fai laissé refroidir: la oréme de i^mte 
en e^^cès s est déposée, ainsi que le su^i^'^ d'antimoine ; j'ai 
filtré la liqueur, et l'ai traitée par les réactifs ^lûv^nfi^ ; 

I ^. Hydrpsttlfate sulfuré de potasse : pr^ci|iité roug^ bffitn 
très-abondant, passant au noir verdàtre par un^ jdua graiide 
qijantité d'hydrosulfate sulfuré de potasse ^ 

2^f Hydrosulfate de potasse: précipité roug^brun,; 

3^^ Adàe bydrôsulfurîque dissous dans l'eau ^ pi^piié 
jaune orangé : lorsque la liqueur ^ très-eonçCfiH^, 9t 
qu'on met l'acide en esçicès , le précipité est d'un rouge brun; 

4^, Teinture alcoolique de noix de galle f préçif^té gria, 
passant au viol^ XK>ir par une plus grande quantité^e t^ii^ 

lure- 

2®. Essai. Tai fait agir les'réa!ctifs déjà employi^^, $Ur wt^ 
liqueur pri^arée eonune celle de la preoûère e;i:pm0iice9 
ayant eu le spin cep^ndai>t de renfermer l'antimqine^^w Wt 
npu^t ; mêmes précipités, mai* mPm^ al>pï*<tap^f 

3**. Essai. Une liqueur pvé^^ée Aveq la jçxèa^:4^ 1iuwi> 
le sulfure d'antimoine et six noûi; ciieill^s au mois dé j^in, 
le:tout mêlé ensemble , a été traitée par les mêmes réa/Ptife : 
mêmes précipités, mais Çij^çQv^ mOii^S ^bpQ4p«4 q\îl/Çr PPWr^ 
la deuxième expérience. 

4^« Essai. La liqueur résultant de la décoction des noix, 
de la crème de tartre et du sulfure d antimoine, renfermée 
dans un nouet, a été traitée par lès réactifs ci-dessùs^ elle a 

été légèrement troublée (i). 

/ ■ . • 

') • '. - ' t ' ' » . ■..»■■ ■ ' j . 1 ' , .. I < * ' « off ffiT^y 

/ 

[i\ J'observe ^uç les de^ic ^^mièsFftS ^Ji^ésà^eù&^«s^'M iiakcsaii^i 
aj^f^Ae^ i^ix çuçUlj^4sa^ J^ ^la^djels^|llewk^ al que^f^ttUaui 
lies mêmes résultats. . 



DB PHABMACIB BT BB TOXICOUMUE. l5 

On voit, d'après ces di£féren$ (essais, que les trois pi«- 
mières liqueurs tndtées par les réactifs, donnent li^u à la 
formation de précipités de même nature que oeux donnés 
par une solution d*émétique. Il y a la seule différence que 
lemétique donne un précipité jaune- orangé par Itiydrosu}*» 
£ate suUiiré de potasse, tandis que les içémes liqueurs 
donnent un précipité rougê-brun, passant au vert -noir, et 
qui ne doit être autre chose qu'un mélange dliydrosul&le 
sulfuré d'antiinoine , et d'hydrosuUate sulfuré de fer. L'éaié* 
tique donne aussi, par la^ teinture de noix de galle, unpré<-, 
dpité cailleboté, d'un blanc-grisâtre^ tandis que les liquèuri^ 
donnent^ par le même réactif, un précipité gris , passant au 

y 

violet noir par une plus grande quantité d^ teinture, ce (ftu 
indique la présence du fer (i)< Ces expékien^^ proiiveat 
aussi d'u^e manière concluante combien il est utile^ da 
çoettre les noix ayecjleur brou dans la tisane de Yigaraux, 
et de renferma: l'antimoine dans uii nonet, saisis quoi ji ^ 
formerait, dans l'un et l'autre cas« ai^sez d'émétiitue pàw (fu^ 
le malade ne put point en faire usage» 
. La fonnatipn de l'émétique doit avoir lieu, dans œMe 
pr^^xaration,_par la réaction qu{ s'opère entre le siulfiam 
d'antimoine et l'eau. Cette dernière estdéoomposée^ sonosi* 
gène se porte sur le métal du sulfure et 1 oxide. Cet oxidieL, 
en se combinant ensuite à la crème de tartre, donne Ueu à la 

m 

formation de l'jsmétique, Cette théorie est du moins jcelle qui 
était . généralement admise dans la- prépaiation de oe seL- 
Bl Soubeiran, qui Ta dernièrement combattue , Tadmet «e- 



• I 






(i) Elles contiennent probablement le fer à Tétat de taitrate 
doulAe. J*en ai signalé aassi la présence par le ferro-cyanaté de po-« 
tMM. J!ai o bte n u rni e liquiif b lea g par ée yéaetif. ht4cr p iuviem an 
sulfore dVntfafpohie» qui «neontient toujours une certaine quantité. 



l6 JOtmNAI. DE CHIMIE MÉDICAL!!, 

pendant dans cette circonstance. D après des expériences 
qu'il a faites à ce sujet , et qui se trouvent consignées dans 
le Journal de Pharmacie^ octobre i8â4, M, Soubeiran pré- 
tend que , dans la préparation de lemétique, il ny a que 
ioxide d antimoine contenu dans le verre, qui sature l'excès 
d'acide tartrique, et que la formation de Thydrogènè sulfuré 
et du kermès ne sont que le résultat de la décomposition ^ 
d'une petite quantité du sulfure d'antimoine. Ce qui milite 
pour sa théorie , qui est celle de Proust , rapportée dans le , 
tome 8 du DictiormaCre de Technologie , c'est que le sel : 
émétique qui se forme dans la tisane de Yigarpux^ n'est pas . 
du tout en rapport avec la quantité de crème de tartre et de , 
sulfure d'antimoine qui entre dans la composition. Ceci, 
est démontré, d'ailleurs, par la quantité de résidu qui se dé- 
pose de l'une et l'autre substance. 

On observe bien un dégagement assez considérable d'hy- 
drogène sulfuré dans cette préparation; mais le même dé- 
gagement a lieu en faisant bouillir le sulfure seul dans l'eau. 
Si on parvenait à dànontrer que le sulfure d'antimoine du 
commerce contient une petite quantité d'oxide^ ce qui ne se- 
rait pas bien étonnant , en raison de la fusion qu'on lui fait 
subir pour le séparer de sa gangue, il ne serait pas néces- 
saire d'avoir recours à la décompoâtion de l'eau pour expli- ' 
quér la formation de , l'émétique dans la tisane de Yiga- 
roux(i); d'ailleurs, cela confirmerait de plus en plus la 
théorie de M. Soubeiran. . 

Je dois faire remarquer, en terminant, que la formule de 
la tisane de Yigàroux, cc^nsignée dans le formulaire de 
Montpellier>, par M. Bories, et dans celui de Paris, n'est 
point exacte. Les auteurs ont commis les mêm6s erreurs. 

(i) Il ne se forme point de kermès dans cette préparation. 



nfi PHARMACIE BT DB TOXIGOLOGIB. IJ 

« 

Voici celle que Ton trouve dans les ouvrages de Vîgaroux î 

Pr. : Séné moildé 3 onces. 

Salsepareille 6 onces. 

Gsdac râpé. ^ 

Sassafras 

Squine :..... 

Antimoine cru dans un nouet. 

Anis vert 

Crème de tartre \ **^ ^«« ««« ^^"^ 

Iris deFlorence 1 *^ ^®™®* 

Aristoloche longue 

Aristoloche ronde. 

Jalap. , . 

Polypode , 

Noix , coque et chair, tout en- 
semble. . 12. 

Yin blanc a pintes. 

Après avoir concassé les substances qui peuvent l'être, ott 
met le tout dans le vin blanc ; on couvre ïe vase , et on laisse 
macérer pendant vingt -quatre heures. On ajoute alors six 
pintes d eau , on fait bouillir à petit feu pendant une heure ; 
on passe et on dispose dans des bouteilles que Ton étiquette 



n^i. 



On verse de nouveau sur le marc une pinte devin blanc; 
on ajoute six pintes/de nouvelle eau bouillante, et on opère 
«e la même manière que ci-dessus. On passe et on dispose 
<îans des bouteilles que Ton étiquette n*^. 2. 

D'après cette formule , il est démontré que les auteurs des 
deux formulaires ont oublié le séné dans celle qu il^ ont 
consignée; qu au lieu dune once et demie de gmc râpé,«as^ 
safras, squine; etc., ils n'en ornt mis que sept gros et: demi, 



2 



iS JOmUTAI. DK CHIMIS MBDICAU , 

pe qui (ait nue grande différence, rohserye, en ontre, qne 
cette tisane doit être faite par décoction , et non par infosion. 
Par cette dernière méthode, elle ne jouirait pas de toutes ses 
propriétés, du moins à un si haut degré. L antimoine doit 
être renfermé dans un nouet, et non le gaîac : cest par 
erreur typographique ^'on daigne dans les ouvrages de 
Vigaroux cette dernière substance. La substitution des noix 
fraîches, avec leur brou, aux noix ordinaires, est très-utile. 
Le» auteurs des deux formulaires auraient dâ motiver ce 
changement; ils ne» parlent point. 

En publiant ces observations^ j'ai cru faire quelque chose 
d'utile, puisque la théorie de la tisane de Vigaroux n'était \ 
pas bien connue de tous les pharmaciens. 



EXAMEN 

D^une huile volatile de Cumin qui était devenue tris-acide ^ 

par M. A. Chev^i^liee. 

Lu à la Société de Chimie médicale le lo décembre 1827. 

Un de mes correspondans ài'ayant envoyé, il y à environ 
cinq ans, un flacon d'huile de cumin qu'il avait obtenue 
lui-même, et qu'il voulait vendre^ n'ayant pu m'en débar- 
rasser avantageusement, je la laissai dans un des coins de 
mon. laboratoire. Occupé, il y a quelque temps, à ranger ce 
laboratoire, je fiis étonné de trouver que cette huile était 
devenue très^cide, et il me vint à.ridée de reconnaître à 
quel adde cette propriété était due. Â cet effet, j'introduisis 
dans o^e hiiUe une petite quantité iieatixï et de la litbarge 
en pbudre fine; j'abandonnai le tout ensemble, en ayant 



DE 9HARMAGIB BT DB TOXICOLOOIB^ ig 

soin d*agiter fortement de temps en temps : je continuai ce 
travail pendant quinze jours. Je remarquai que la litharge , 
de rotige pâle qu'elle ctait, changeait de couleur ; elle passa 
successivement au jaune. Je recueillis ce produit sur un 
filtre; je le traitai par lalcool à plusieurs reprises^ pour le 
priver de l'huile qui l'imprégnait ; je le détachai du filtre, je 
le délayai dans de l'eau , je le soumis ensuite à up courant 
d'hydrogène sulfuré. Lorsqu'il y eut un excès de ce gaz, j'ar- 
rêtai l'opération, je filtrai la liqueur, et je la fis évaporer; je 
l'abandonnai ensuite à elle-même. Bientôt cette liqueur laissa 
déposer sur les parois de la capsule de petits cristaux , et la 
cristallisation alla en augmentant; les cristaux furent sépa- 
rés du liquide, et les eaux-mèires concentrées me fournirent 
une nouvelle, quantité de produit Ces cristaux réunis pe^ 
saient trente-cinq centigrammes ( sept grains ) ; ils étaient 
légèrement colora. Une petite quantité de ces cristaux fut 
soumise à l'examen chimique, et le résultat de cet exainen 
nous les fit considérer comme étant de l'acide succinique. 
En effet, cet acide )est cristallisé en prismes aiguillés ; sa sa- 
veur a quelque peu d'âcreté; son acidité est assez fbrte; ex- 
posé à l'action de la chaleur, il se fond , et, à une tempéra- 
ture pins élevée , il se sublime en partie ; à une chaleur plus 
élevée, la partie non sublimée se décompose, en laissant 
pour résidu du charbon. Une petite quantité de cet acide 
dissous dains l'eau et saturé par l'ammoniaque, a fourni un 
Kquide qui, mêlé à une solution de fer peroxidé, y a déter- 
miné un précipité, quoique la solution que nous regardions 
comme du succinate d ammoniaque fût légèrement acide. 

tr résulte de ces faits que l'acide qui s'était' formé dans 
llmile de cumin possède des propriétés analogues à celles de 
l'acide succinique. 



2* 



/ 



20 JOURNAL DÉ CHIMIE MÉDICALE , 

^. %^ m-^^ '«-'%^ m'^/» ^/^-^ C'%'-% %<^«^ ^^%i^'%i^i% «'«^«/««'m^^^^^ -«^^ ^•% %^w^ ^<^^%^^b«^ ^/%^^/^% ^^^ ^^^ ^^v^ %;«^^ 

' Suite des Expériences sut V action de plusieurs métaux ^ 
par M. Gmelin ; traduit par M, Robinet. 

Expériences avec le Nickel. 

Première expériervce. On a fait- prendre à un chieii de 
moyenne force dix grains de sulfate de nickel pur cristallisé , 
dissous dans une once d'eau; une demi-heure après ^ Tanimal 
mangea encore; une heure et un quart après, il yomit à plu* 
sieurs reprises. 

Deuxième expérience. Deux jours après , on a fait prendre 
. au même chien vingt grains de sulfate de nickel dissous 
dans une once deaUé Au bout de deux heures, Fanimal fut 
pris de vo^iissement qui se renouvela cinq fois dans une 
demi-heure. Le lendemain , il était encore' triste , et refusait 
de manger : cependant il se remit dans la même journée. 

Troisième expérience. On a fait prendre à un lapin blanc 
dix grains de sulfate de nickel dissous dans une once deau: 
letat de lanimal nen parut nulléi^ient altéré. 

Quatrième expérience. On a injecté dans lestomaC'dun 
lapin vingt grains de sulfate de nickel dissous dans une once 
deau (à trois heures de l'après-midi). Le lendemain matin , 
à huit heures , l'animal mourut dans les convulsions. A l'ou- 
verture, on trouva la membrane muqueuse de l'estomac^ 
vers le cardia^ couverte de points rouge-noirs. 

Cinquième expérience. On a injecté dans la jugulaire ex- 

, terne d'un petit chien dix grains de sulfate neutre de nickel 

cristallisé dissous dans deux gros d'eau. Lanimal mourut 

aussitôt, avant même qu'on ait pu le délier. L'autopsie fut 

faite sur-le-champ. Le cœur ne se contractait plus, et conte- 



j 



<^ 



DE PH^iRMACIB JBT DE TOXICOLOGIE. 2 1 

naitdans les deuxTentricules beaucoup de sang fluide; celui 
du yentiicule gauche était rouge-pâle. 

Sixième expérience. On a injecté dans la jugulaire externe 
d'un chien de moyenne taille cinq grains de sulfate de nickel, 
dissous dans un gros et demi d*eau. Demi-minute après , il y 
eut des yomissemens qui se renouvelèrent de temps en 
temps; une demi-heure phis^tard, survint une évacuation 
diarrhéique , consistant en \m. liquide muqueux : lanimal 
était chancelant dans sa marche y tombait, et restait souvent 
sans mouvement.. Deux heures se passèrent ainsi; ranimai 
devint alors plus tranquille ; les pulsations , qui étaient très- 
faiUes , se relevèrent. Le lendemain , le chien était fort trbte, 
pouvait à peine se tenir, et , lorsqu'on l'obligeait à marcher, 
il dbumcelgij^ et tombait souvent; il refusait de manger. Le troi- 
sième jour, abattement, amaigrissement considérable, dé- 
marche lente , incçrtsûne ; les extrémités postérieures sont 
surtout faibles; le cceur bat faiblement, sourdement,, lente- 
meut. Le quatrième jour, les yeux sont recouverts d'une ma- 
tière puriforme. Le cinquième jour, laniçaal est plus gai; il 
mange ; tes mouvemens sont plus Ubres , les pulsations plus 
fortes. Le sixième jour, le chien était complètement rétabU ; 
il mangeait avec avidité , et, les jours suivatis, il reprit son 
embonpoint. 

Septième expérience. On a place dans le tissu cellulaire, 

». 

sous la peau de 1^ partie inférieure, du cou d'un chien de 
moyenne force , un cristal de sulfate de nickel , pesant un 
demi-gros ; il n'en résulta aucune action apparente. Plus 
tard, on put se convaincre que le sSl était CQmplétement 
disparu. 

Huitième expérience. On a introduit quarante grains de 
sulfate de nickel dans le tissu cellulaire, sous la peau du 
COU d'un jeune chien. Le premier jour, l'animal refusa de 



22 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE^ 

manger, et le lemlemaia il était parfaitement rétabli. Il n* y 
eut point de yomissemens. Dans ce cas, comme dans le 
précédent, on ne trouva, au boi\t de quelque temps , au- 
cune trace du sel. 

n résulte dé ces expériences que le sulfate de nickel dé- 
termine le Tomissement chez les chiens ; qu'introduit à plus 
fpite dose dans le systèmfg veineuit , il tue subitement , en 
détruisant Tirritabilité du cœur; injecté à dose moins forte , -, 
il affiecte les systèmes veineux et nerveut, détermine lé vo- ' 
missementet la diarrhée, affaiblit la nutrition, et pt<oduit 
u|iç. cachexie générale qui se manifeste par un amaigrisse- -^ 
ment, çt par une sécrétion de matière purulente piar la 
conjonctive, ainsi que cela a lieu lorsqu'on porte lé chtx»- 
mate de potasses dans le tissu cellulaire. 11 résulte aussi ^es 
faits énoncés d-dessus,que le sulfate de nickel déjtermïne 
chez les lapins Tinflammation de lestomac, suivie de la mort 
au milieu des convulsions ; enfin ^ que cette substance iïitro- 
duite dans le tissu cellulaire sous la peau ne produit aucun 
accident , ps^s même le vomissement. 

EXPE&ISNGES AVEC LE GoBALT. 
I 

Première expérience. Six grains de sulfate de cobalt dis- 
* sous dans deux onces d'eau ont été injectés dans l'esto- 
mac d'un lapin : il n'y eut aucune aiotion, et, quinze jours 
après l'expérience , l'animal se portait très-bien. 

Deuxième expérience. On a. injecté dans l'estomac d*^un 
lapin trente grains de muriate de cobalt dissous dans* une 
once et demie d'eau ( à trois heures de l'après-midi ). Le len- 
demain matin, on trouva l'animal mort. A l'ouverture, on 
trouva la membrane muqueuse de l'estomac, vers le cardia 
et le ccBcum, couverte de points rouges foncést, et^qui, vers 
le cardia surtout, étaient presque noirs. A la grande cour- 



/ 



DB PKARMACIB BT OS TOXICOLOGIE. a3 

^ bure de TestomaC; se faisaient remarquer de larges tachen 

l rouge-brunes. Les poumons étaient, dans deux ou trois en«i 

droits, marqués en rouge-brun dans letendue d^une leimlle. 

Les autres organes étaient dans Tétat naturel. Le det^au^t 

la colonne Yertébrale, examinés aussi ^ notft présentiez aitiqun 

dérangement. 

Troisième expérience. On a introduit dans lestomacTi^un 
chien de moyenne grandeur lo grains de muriate de cobalt. 
Au bout dune heure, il eut des Tomissemens qui se répé- 
tèrent cinq fois en un quart-d'heure. 

Quatrième expérience. On a injecté dans la jugulaire ex- 
teme d'un.. petit chien très -vjf trois grains de sulfate de 
cobalt dissous dans deux gros d*eau. A peine une minute 
était écoulée, l'animal vomit. Pendant V^^ ^rois heures sui- 
vantes, le vomissement se renouvela encore; l'animal fut 
aussi pris de tenesme. Le lendepiain , l'animal refusa de 
manger^ sa marche était difficile.; il vomissait encore quel-, 
quefois, mais ne rendait qu'un peu de mucus ; le pouls était 
accéléré, et de temps en teipps l'animal donnait des signes 
de douleur, surtout quand on lui pressait le ventre. Le troi- ; 
sième jour, le chien ne voulait toujours point manger; il 
vomit encore quelquefois, était fort amaigri; ses mouvemens 
s'opéraient avec peine. Le quatrième jour, il était mort. 

L'autopsie fit voir ce qui suit : la muquçuse de l'estonfiaç, 
surtout v^rs le pylore, était irritée dans quelque^ places; Le 
duodénum portait aussi plusieurs places rouges ; l'iléum 
formait dans le gros intestin mtl repli ; plus de deux pouces 
étaient ainsi refoulés dans le gros intestin ; cette partie était 
fortement enflammée. Le cœur, les poumons et les gros 
vaisseaux étaient dans l'état normal ; le sang était coagulé, 
la vessie était pleine d'une urine jaunâtre; la vésicule regor- 



2t4 JOURNAL DE GHIMIB MEDICALS , 

. g6àit'.d*une bile verte. Le foie , le paqcréas et la rate ne pré-^ 
sentaient, rien dé particulier. . 

. / Ce chi^n àyait tQujours éxé fqit gai et de bon appétit > quoi- 
que plusieurs ^e^laines auparavant il eût servi à quelques 
espiépienoes insignifiantes. Le désordre de Tintestin était 
évidemment résulté de Faction du cobalt; peu^-être provç-^ 
Dai{:-il des vomis^emens réitérés. 

. Cinquième expérience. On a injecté dans la jugulaire ex- 
terne d'un petit chien six grains de muriate de cobalt dissous 
dans un gros et demi deau. Il s'ensuivit quelques inspira- 
tions profondes \ le battement de cœur était insensible , et la 
mort survint ep moins d'une demî-minute. L'ouverture fut 
faite sur-le-champ. Le sang était fluide , rose dans le ventri- 
cule gauche, rouge foncé dans le droit. L'irritabilité du 
cœur était très-faible. 

Sixième expérience, Ôii a pratiqué cheî^ un clnen de 
moyenne taille^ à ^a nuque, une incision d'un pouce et demi, 
et on y a introduit vingt-quatre grains de muriate de cobalt» 
Cinq minutes après , l'animal eut des vomissemens qui se 
renouvelèrent six à huit fois en un quârt-d'heure. De temps^ 
en temps, il faisait entendre un son plaintif, et paraissait 
soûffiir beaucoup. Le lendemain, il était mieux, et se réta- 
blit peu à peu. 

n résulte de ces expériences* que l'action du cobalt est , 
analogue à cellç du nick^, avec cette différence que le pre- 
mier, introduit sous la peau dansletissu<;ellulaire, détermine 
des vomissemens; ce que ne fait pas le nickeh 



OB PHAHMACIB ET DE TOXICOLOGIE. 2$ 



MÉMOIRE HISTORIQUE 

Sur remploi du seigle ergoté y pour accélérer ou déterminer 
raceouchemeat ou la délipranccy dans le cas tt inertie de la 
matrice; par Â.-G.-L Villeiïbuvb , D. M. Brochure iri^^ 
de 200 pages (i). 

Extrait. 

A cause de l'intérêt qu ofi&e le sujet traité par M. le doo* 
teur Villeneuve, nous pensons devoir donner un extrait de 
son Mémoire. M. Villeneuve le divise en diz:-huit chapitres. 
Ces chapitres renferment, dans l'ordre qui suit, la descrip- 
tion botanique du seigle ergoté i^sclerotium cUwus^ de C&n^ 
dolle, espèce de champignon parasite (a)) : son analyse; 
l'historique médical relatif à la toxicologie , la pathologie, la 
matière médicale*, et particulièrement aux accouchemens; 
des considérations nécessaires pour l'emploi obstétrical du 
seigle ergoté. M. Villeneuve regarde, avec plusieurs auteurs, 
cette substance comm^ un excitant de l'utérus, ne devant 
être administré que dans le cas où l'inertie de l'utérus sus- 
pend le travail de l'accouchement ,> et lorsque le rapport des 
parties et leurs dispositions peuvent permettre l'expulsion 
du fœtus ; tandis qu'il est naturel d'en proscrire l'usage lors- 
que l'obstacle à l'accouchement provient d'un état de sur- 

(1) Chez Gabon, rue de rEcole-de-Médecine , n<^ lo* et chez 
Migneret, rue du Dragon, n» ao. Prix : 3 fr. 5o cent.., et par la poste 
4 fr. 25 cent. 

(1) Selon certains auteurs , Fergot serait un grain altéré , ou mons- 
trueux , ou une excroissance morbide , ou une espèce de gale , suite 
de la piqûre de cet insecte , etc. 



/ 



26 JOURNili DE GÉmtlB MEDICALE ^ 

excitation locale ou générale, ou d'obstacles mécaniques 
insurmontables, tels que ceux qui résultent de l'excès de 
volume du fœtus, relativement aux dimensions du bassin, de 
la mauvaise position^] du foetus^ de la présence d'une tu- 
meur, etCw, etc. 

M* Villeneuve consacre ensuite an chapitre aux prépa- 
rations , aux doses et au-'mode d'administration. ' 

L'auteur préfère la poudre (i), bien que les médecins, 
puissent dopner le seigle ergoté en infusion, décoction, 
teinture alcoolique ou éthérée, en sirop, ou donner son 
principe actif extrait par l'eau ou l'alcool. 

Ladoâe de la poudre est de vingt à trente grains, donnés . 
en deux ou trois prises, à une heure d'iût^valle entre cha- 
que : on en cesse l'usage aussitôt que l'effet dèsit*e ;est'pro* 
duit. Quelques médecins ont porté la dose jusqu'à celle dô 
quati^vingt-dix grains. Le véhicule qui reçoit cette poudre 
peut être un liquicle inerte ou un liquide excitant propre à 
seconder l'effet de l'ergot» 

Cette poudre a été associée 'au musc, au girofle^ *à/ une 
huile essentielle de muscade ou de menthe, etc. 

M. Goupil s'est servi de la formale suivante : 

Seigle ergoté pulvérisé. ...!..... 5/ 

Sirop simple -. \ j ^ 

Esprit de menthe^ jjj Z^'^'^^* 

Mêlez dans un mortier; donniez par cuillerées , à dix mi- 
nutes d'intervalle. 

Le seigle ergoté est donné en lavement à la dose d'un 
gros à deux gros,' mis dans un setier d'eau ; cette dose peut 
être répétée dans le cas d insuccès. 



(i) Pulvîs parturiens de Stearns; puisais parlum accelerans ; 
poudre obstétricale de M . Dei^anges ; poudre ocyotique de M. Bordot . 



D9 PHA.RMAGIB BT OB TOXICOLOGIB. ^ ^7 

Dans le ebapitce suiyanl;, M« le docteur ViUeiieuye exar 
mine la mianière d'agir du seigle ^bté; il pense qu'iljnet en 
jeu les âympa£faies que lestomac ou le rectum, selon qu'il 
est donhe par haut ou par bas, exercent sur ruténas :^dx)ii 
résulte la; somme néoessaire de contractions expukrices , (à 
Taide desquelies cet organe se débarrasse du produit de U 
conception» .^ U. . " 

Il indique ensuite tout ce qui pedt prouver Imnocuité du 

* 

seigle ergoté administré convenablement, combat ce que les 
auteurs ont dit pour prouver les accidens'qui résqltentde 
son emploi; il cite les différentes dvcoiistances où; il a été- 
employé avec succès pour faciliter 1 expulsion du^fostus^ du 
placenta^ des caillots de sang retenus dan> la matrice^ l'écoû-' 
lement des lochies , pour anétei' une hémorrfaagie utérine y 
des lochies immodérées, actions, qui peuvent toutes être te 
multat de 1 augmesâtation de la contractil^té de l^térus. . 

Un chapitre est consacré aux effets de cette subîtiaice sur 
les animaux. M. 1^ docteur Villeneuve rapporte ensuite des- 
^ observQtions,. dont plusieurs lui sont prQ|)res, sur^rè^paploi^ 
de ce médicament diins raccouchement;i>donne le 'tableau 
des auteurs qui ont publié des observations sur son emploi ; 
enfin , ce Mémoire est terminé par une'biUiâgraphie de tous; 
les traités relatifs à la connaissance de la nature dû ^igle 
ergoté , de son action et de ses usages. 

Par la lecture de cet extrait, on voit que M. le docteur 
Villeneuve a examiné avec soin la question dé lemploi du 
seigle ergoté pour faciliter les accouchemens auxquels 
Imertie de là matrice s'oppose. Si ce médecin se prononce 
en faveur de son emploi, il ne le fait qu après avoir examiné 
avec soin ce qui a été dit pour ou contre , et qu après avoir 
usité cette substance dans sa pratique médicale. G^endant 
on ne peut s'empêcher d'dvouer que la monographie de M. lei 



28 lOUftNAL DP CHIMlBM£DIGAi:.E, 

docteur Villeneuve ne laisse encore à désirer aux médecins , 
qui ne doivent se guider «que d*après une intime conviction, 
un plus grand nombre d'observations. Tout en ajoutant foi 
à la véracité des faits énoncés, il est bien difficile d admettre 
que toutes les observations des différens^auteiurs, qui tendent 
à prouver lacfion délétère du seigle ergoté, soient erronées; 
on croit difficilement quune substance, regardée par cer^- 
tains médecins comme douée dune énergie délétère très- 
grande, «oit inerte dans Fétat ordinaire du corps. On ne 
conçoit pks comment lergot, sans action dans toute autre 
circonstance que celle de Faccouchement , alors, et seules 
ment alors, décèle ui^e activité, une énerve tellement puis* 
sautes^ qu'il devient capable de solliciter vivement une ma-r 
trioe dans letat de Tinertie. Ces. doutes, que laisse la lecture 
du Mémoire, sont une preuve que M. le docteur Villeneuve 
n'a point omis ce qui pouvait être contraire à sojri opinion ; 
ce qui est le plus grand éloge que Ton puisse faire de son 
impartialité. M. le docteur Villeneuve n'a pas voulu imposer 
sbn opinion ; son but a été de rassembler dans sa monogra- 
pbie tout ce qui a été connu sur l'usage du seigle ergoté, 
afin que les médecins qui voudront tenter de nouvelles ex- 
périences, possédant les documens nécessaires pour se diri- 
ger, puissent apprécier les doutes qu'ils doivent chercher à 
dissiper. ' . 



VARIÉTÉS. 

L'insertion de nos formules pour l'emploi du chlorure de 
chaux comme désinfectant de l'haleine, a donné Ueu à quel- 
ques réclamations. M. Deschamps , élève en pharmacie, nous 



I 
» 

I 
i 



BB PQÀRMACIB ST OB TOXtCOLOGIB. 2y 

communique les formules suivantes qu'il a employées et 
pour enlever h llialeine cette fétidité qru'elle acquiert à la 
suite d*un traitement mercuriel , et pour blanchir des de^ts 
jaunies par l'usagé du tabac à fumer. 

Formule des Pastilles pour la désinfection. 

Chlorure de chaux sec. .... 8 granun. ( a gros, ) 

Sucre aSo id. (8 onces.) 

Amidon Sa id. ( i once. ) 

Gomme adragante. ....... 4 i^« ( ' Çros. ) 

Carmin , . . . . i5 centigr. (3 grains.) 

Faites selon l'art des pastilles de trois grains. Ces pastilles 
peuvent se prendre à la dose de cinq à six dans l'espace de 
deux heures. M. Deschamps a vu , lors de la préparation 
de ces pastillies , que l'addition de l'amidon les empêchait/ 
de prendre une couleur jaune qu'elles acquen^aient sans 
cela. 

Poudre dentifrice pour enleuér la couleur jaune que les dénis 

ont acquise* 

Chlorure de chaux sec lo centigr.' (â grains.) 

Corail rouge. 4 granun. ( i gro^. ) 

Mêlez. On emploie cette poudre de la manière suivante : on 
humecte légèrement la brosse y on la recouvre de poudre, 
et on la promène sur les dents extérieurement et intérieu- 
rement. Selon l'auteur, quelques jours donnent lieu à une 
amélioration bien marquée à l'état des dents qui blan- 
chissent. A. Chevallibr« 



M. Payen communique l'extrait suivant d'une lettre dé 
M. Poutet, de Marseille, et rappelle, à cette occasion, les 
importans avantages qui résulteraient en faveur de notre 



3o ' JOUaHiJi 0£ GHIMIB MEDI6ALE , 

agriculture^ de remploi en grand des masses énormes d'hy? 
. drocblorate de chaux produites par 1^ fabriques de soude 
artificielle. 

Ce sel, dont l'heureuse influence sii'r la végétation a été 
constatée par un grand nombre d essais , trouverait peut- 
être aussi d'utiles applications dans son mélange , en petite 
proportion, avec les alimens des animaux, et remplacerait 
ainsi le set marin y dont les bons effets sont bien connus, 
mais cjui , sujet à un droit de 3o francs par quintal mé- 
trique, revient trop cher aux fermiers. 

« Je viens de faire, avec mon collègue, M. Laurent, Vexa- 
» men du condensateur de MM. Armand et Comp^, situé à 
>» Auriol. L'acide hydrochlorique y est condensé dans un 
Y» canal de cinq cents mètres de longueur, et au mayen de la 
>» seule eau en vapeur provenant de laçide sulfurique à 5o^ 
» et du sel marin. Cet appareil agit par une assez forte pres'- 
» sion des vapeurs hydrochloriques , par distillation et par 
» la saturation avec les pierres calcaires dont les bassins et 
» tours se trouvent chargés. On donne écoulement par les 
»l)assins, toutes les vingt-quatre heures, à quatre-vingt-dix 
» quintaux d'hydrochlorate de chaux à 4a **> résultant de la- 
»cide émané de trois fours à sulfatisation. L'appareil est 
>» presque clos , car les deux tours , recouvertes de terre à 
r leur partie supérieure, ne laissait rien dégager, (Test au fur 
» et à mesure qu'il se forme des vides occasionnés par la 
» condensation des vapeurs acides, que le tirage a lieu, et 
» qiie de nouvelles Vapeurs se condensent encore. Cet appa* 
v> reil est l'un des plus parfaits que nous ayons vu jusqua ce 
^t ce jour; il fait vraiment honneur à M. Armand,, qui- a 
^ trouvé ce mode particulier, en employant un pareil con- 
» densateui^^n pierres calcaires. Gomme il était alors très* 
* destructible, il a mis , pour la constructiou de celui-ici, en- 



DB PHAEHACIS BT DE TOXICOLOCIB. 



5l 



» Tiron quatre-vingt mille briques. Une fois cette dépense 
» faite , de près de ^o^ooo frs^ncs , on est certain d'avoir un 
• condensateur d une très-longue durée. P. 



Empoisonnement causé pat' l'emploi ^ comme aliment^ de ta 

chaire un poisson. 

Déjà les toxicologistes ont démontré que la chair de cer« 
tains poissons ne pouvait pas être prise comme aliment 
sans danger. Un fait nouveau vient à Tappui de cette opi- 
nion. M. Saubinet^ capitaine du brick le Zélé^ se trouvant 
à deux cents lieues du cap d*Haïti, harponna un poisson de 
telle apparence, de Fespèce nommée Béguore; il crut pou- 
voir s'en servir comme aliment ; mais, après en avoir mangé, 
lui, deux officiers et deux matelots, ils furent atteints d'un 
malaise suHt qui augmenta dans une proportion tellement 
grave, que leur existence fut en danger : leur peau devint 
enflammée et brûlante; une paralysie universelle engourdit 
leurs membres^ et ils devinrent incapables d'exécuter le 
moindre mouvement. Un porc, qui avait mangé de ce pois- 
son vénéneux , est mort en peu dlnstans. 

A. ClIBVALIilER. 



«Milh 



Sur le goût de V arsenic. ( Extrait du Journal de Médecine 

d'Edimbourg.) 

Lors d'une affaire d empoisonnement, qui fut jugée devant 
la Cour de justice en février dernier, et dans laquelle une 
M"* S... était accusée d'avoir empoisonné sa servante, il 
s'éleva une discussion. sur la saveur de larsenic. Les gens de 
lart qui furent appelés, et les ouvrages publiés par les au- 
tehrs qui se sont occupés de médecine légale, et qtii furent 



^2 JOUAHAI. DB CHIMIB MSDICAI.B, 

consultés, émettaient des opinions di£Gérentes. Les uns avan-» 
caient qae ce métal jouissait dun goût acide; dautres.que sa 
saveur était douceâtre; d'autres enfin qu'il nayait pas de 
goût, et fjull pouvait être pris dans les alimens, sans que sa 
saveur fut sentie. La solution de cette question ayant paru 
très-importante, on décida que des expériences à ce sujet 
seraient faites contradictoir^nent, et MM« Christisson, pro- 
fesseur de jurisprudence à l'université d'Edimbourg, Duneau 
jeune, Tumer et deux autres personnes furent désignés à 
cet effet. En conséquence, ces praticiens soumirent à l'or- 
gane du goût le métal et sa 'solution. Deux à quatre grains de 
ce métal réduit en poudre furent mis sur le milieu de la 
langue, et tenus sur cet organe pendant l'espace d'une demi- 
minute. Après cet essai, on recueillit les opinions; deux de 
ces experts dirent que sur la fin de re]q>érience ils avaient 
pensé apercevoir un très-faible goût douceâtre; les autres \ 
affirmèrent n'avoir pas aperçu ce goût. 

Un essai analogue Êdt sur la solution, il fut généralement 
décidé qu elle jouissait d'une saveur douceâtre très-faible. 
On ne jugea pas convenable de répéter les essais à de plus 
grandes doses, ni surtout de porter ce produit vénéneux 
jusqu'à la base de la langue. 

De ces expériences, on a. conclu que l'arsenic jouit d'une 
saveur douceâtre très-faible. A. Ghevalubr. 



Remède contre la morsure des serpens à sonnettes. 

On a re(M>mmandé en Amérique, comme un antidote ex- 
<:ellent, dans les cas de morsure des serpens à sonnettes, le 
prenanihe^ alOssîma (sjngénésie polygamie égale, linn., 
Êooille naturelle des chicoracées, Juss.); et il a, dit-on, été 



BB PHABMACZB ET 1» TOXICOLOGIE. 



33 



idiseti usage aVèc beaucoup de succès. Il parait même que , 
pendant un certain temps ^ il est devenir un remède popu- 
laire^ et/ ^pie. cette circonstance' faïi |i£dt donner le nom de 
pl(nUe au s&pûnt\%n7àLe-'Wteày ■ 

Si, en ejQfet, leprenanthes altissima a pu procurer ({uel^ue 
gaérisqn , jien n empêche d en faûre Fessai dans notre France. 
Trop Muv^nt .des cas de' knorsui^s.dé vipère s^ présentent 
ai^ pra^pî)çiiS| et nous avons; des p^enatithes .indigènes; le 
pi^çfira^ ei^ .particulier, qui en»tt-;iiix enivirons dé Pairis, et 
qui doit participer aux propriétés thérapeutiques de son con* 
génère américain. 

jrr ItedcK^iir Spréngel attribue la jdus grande quantité du 
bau^t^ift^Talu 46 cotniriercé, au myrospermum frutèscens de 
Jacquin. • t . . j hj ,:\i ',. \- 

. .^hsL Mei^Uê^nméiicàine j SL-m\iS^6, nous apprend que Ton 
eiâ|>li)l^ avii^ .sucoèsycoA^e. vomitif, à la dose <de quinze à 
trente grains, toutes les parties de Xnpocpiam ccmnâebinMm^ 
làXiVuy chanvre indien. 



• < . • » » 



^^^*%^>*«^>^««%^^%^l^fc%^^%^^l%^K'fc%i^<%l»/^'^^Wfc^%'^^^W%%it>%<V^^WX^ %<^^%/%^^%>^%/^<^^>W%%^»^%^^' 



. )• 



1/ ' 



• SOCIETES' SAVANTES; ■ • •• •-■ 

) ..... *-•', ^ • •' ' 

,r/ .Institut. „ . '« 

Séance du lo décembre. MM. Gauthier de Claubry etPérsos- 
n^^lléht'qtk'ils 6nt d^bié-âti secrétariat de rinstitôtm 
paqiiét' cftbhetérenfferitiant Tailnoncè de nouvelles décdu- 
Teriei'feuï*'fa"gàfari(ie. Ils dèriiaîïdeht que Touverture en soit 
dite, jet' que ks coihmissaires (Jui ont examiné le méih6irê dé 
MM. Glyiliri^^etf Rbbiqfaet soient chargés de sori examèifir."^ 
Cette demande 'è^ acctieillie favorablement/ ' ' "'^ • i' ^f- 
MM^Vàuqfuehny iSay^Lussac ètChevreulVfonttl'i'à^port'* 
IV. 3 



^4. laiJBIIAL 0V CXIttlB HUIQfitfB^' 

sur le mÀnoîTia de MM. JOamàs ntBovilkj fi^^Telatif >à la 
formation de Téther; il 'Résulté des fdoniiëes de oe tnmôl^ 
a^rouvéas p^p lès |*^^Mi^wrs> i|Be Thnile >dQ«ee xie imk 
est composée de quatre volumes de'Càrbotre ei'dc tsoià'tro* 
lûmes d'hydrogène; \ | ' ; • • - 

Que la eompo^ott ^imëtiMsAie de Taddè àttilb-'#ihi^6r) 
détemiraée par i^mhpe Am ê^fù-^yihÉteiè 'dë^hééfftéy et 
ciiiT^V '^ ^ bi'>)Mi^-vtna^ dé ^lomb , €fst tep^emêé par 
de faicâdè hyp€K-siiflfaTii|u;e «Mlif à- de l'huile déucé dé vîitt^. 
daacw k ptiportibii d'un aïoiiiè d'ddiâe pôuk" êëéiL kuUMii 
d'huile- . - : • - .^ 

. MM» Yogdl «€ <>ay4Aitfsao iavâiene déjà 'Cdlisid^é'f acide 
s^ff^vini^piè^eomme un composé d'acide hypo^gutfeilj^tiè >- 
et dune matière organique à déterminer ; 

Qifte dàas les sulfo«Yinat<es nentr^s de i>ftrftd«t 4e «Imrre , 
il exbte un atonie dThypoMsiitfatey phis d«iût âiom^ii d^hiftlé^ 
p\u»<si»q atomes d'eau; c.: 

Que, d'après ces résultats , on expli^e aitl!si la téattidtt 
' de l'acide sulfurique sur l'alcool : 

Une portion d'acide et une portion d'alcool se réduisent à . 
de l'éther et à de l'eau qUi aSTaiblit une portion d'acide ; 

Une autre portion d'acide et une autre portion d'alcool 
(deux atomes du premier et quatre "volumes du second) réa'* 
^ssent de la manière suivante : 

Le^ deu;x atomes d'acide forment un atom^ 4fî^îd^ tij^^^ 
sulfiurique tn cédant un atome . d'oxigène à d^n^; a|t9i|E||$& 
d'hydçogènei provenant d'us volume d'hycbr^gi^n^ i>H98V* 
boné. IX césulte six volumes d'hydrogène etjimic volun^^d^ 
carbone 9; (pu. forment l'huile doucè^ laqpadle,6'unîii^t>aim0 
l'atome d'acide hypo-&ulfimque^ copfititue <^n ^ome 4'%<^& 
9iidfo*vinique. U y a^ en oncrè ^ quatre volumes d'eau pfùte^ 






Bànr idk lad^ompCMltidn des ^^patre ToliOÉtWid^lcoô) ^ui 

M«Ëéino|re do'M» le do«t»iir Seii4^'<de:&MièVey'ydatif i 
«fae^appMoMoii de fanryiîg6'^irÎMJkém9fi^ . . . >, t.:. 

' Ge iBémoketipiréflCBtie des 'apetçùs^tMnrvMLUS'ipôiir la ph/f^ 
l»riogiè , et pouT' le tbaitxnbeiitj à»fanqpi(tj«r dans- <pidk|^éft tm 
èejBodadîes dii \aaynx iii8r)ezvpanicalper kn»^fi« faltélNrtiiiM)i 
decet içrganev ^i doanejiMiu à uie» sont^ )le-phlihyii« ^cm d« 

COQSOnÛitMVI. '>r. T'n..- 'pm»;!:;.;^ ut .j'^« •;•>*' -mi »Ij . • 

r I • I 

S^t4ii|àir^ ttit «nftlM rfaidéncéfAiale (ks dM^^ yeàs'^ontf 
Mift{ëhBës'dan»^ui^'^al6(^të^<ô^i4)teai]^ ' ^ 

M^ Vé^fttidreb c<>tmnmi$i^e à la secciott Uri nfiahasorit 9n«i 
^S^M^^Ob^efVatiims de gan^riiKs dà^ ^ \ 

K»^roil;prése!ilè un ett!fam àionstrueuxrenu à'têfrmé : 
cSêt ctaCiiit est plri^ de fi^ôiit , du néz 0- dies yeàx. 

^Séance eu 23. MVÔlUvîer fe% un rapj^i^ sur un mémoire 
qtâî'à pour titre : EtnpoisoHnement par le kdt d^nhe ckèçrel 
Utt iliëde^d^A.u¥i)lac, ii^pelépour remédier aux accidens 
d%mpo%o]inèiÉieht sui^ètlu^'stir quinze on^z'e pérsôiine^^ 
2ij^ït x^ne Tkhftnat stu^ Iki du ftouilloh ti^^ aigre conserve 
dans tMé eassetôlé de 'àtû¥re taon étaméè; tl 'tombattîk tes 
acddeits par les adoucissans gMiimeux buileux j et les owaces. 
Tws W maltdwfT louent $my/U. loLckèy^ inourut. le qua- 
^nème jour : elle âya& eu des; ràmîsaettitefw Tcpetés et une 

3. 



II 

^ 



dl^rthése QpimiÊr^iJk 'iMvvnnte.flétlBnîiiMl ,'fen trMia. I» 
membrane muqueuse des intestins enflammée ^ h'ivei^qBaafiL 
s^cei2$€h?B|îectéef^:fli^Aeot^ jgoi)gp(éflriiltf^lifeg« 

V^id jeune iiièwTQ, -fj^mpiig^: de* «eUer^eniière y ^m iikm^ 
point pris du boui^Um^ et ^iidaflkuiRi était mniïîe de. *!« 
mi^e^inaiiîère^iae/pmteiJttCtt^'Dnb diaeuàsûpa sélevarBubla 
ppisibUfiférde l-absmrplioaftidaîlbi» JL/ligdqK 

poi^K^ufifiufc ^iQn#eff4be, popiUBendrefl^mplàle sdbLbhseir^ 
ii^kti^u ^Mibié^eUf^ aur^yi d^ 'mùlywr • lé ^it ^ne^ i;uiiL«esb 
permis de douter que l'empoisonnement ait.'enhlpew^pâp 
1 acétate de cuivre, cette substance, d'après des expériences, 
étant regardées V^^uaiV noàyaÛiDfi[^«ble\\ieVsalfiiV& de cuiyre 
étant regardé comme le seul sel cuivreux absorbable ; que ce 
qui tend à augmentée ce dôutie,'c*est''4ué^animal na été saisi 

]^}lfiïf^ #^uf^4u^,le/5^tîurdi7i«btewd«l^ 
%iTOifÇRt iÇ^pJiquç par Ie^as$agônSjâ^c^^si£4^a ipaçî^Rft^«-f 
i^éneuseà.tray^r^ les estoma)c^. M» de Leiisiid|;r^me(i^f|^q}|£ 
certains poisons , .qui loe [sçpt : ^gS) ati^^orbé/s , à ffl^vA^r^^mi 
peuvent l'être à. tr$srpetite;'tçls 80tit la$;^lsfmétfiyiqife$v<;e 
qui combattrait, l'idée de la ]KO&-possibiUlé.d!»|a^.^$iob[(^ 
l'acéfat^ de cuivre indiquée, par les expériences, f^^^.j^aXfge- 
ment à la lenteur 4;U développement des.acqdeiis, o%jgqi^% 
faire un grand nombre ,d'obje<^ns.,Il£|ut convenir q^e «[es* 
acddens vîplens^ siniulantles.eiçppisoo^mens par les su^t 
tances 4élgtf3-esj ppj^vAnt^yçiyl^f&u sa^^jquM ait içté,pri5.au- 
^une,i9ati^re,^f i^sjjçpt^; il ^pe feiMiq?i>F:f c la ,pli^ rg^wie^f Pf, 

A À 

serve, ^f apfès. l'^^j^amen le plp^, S4?«upi|lfiu?t, pi?oi|iançer ^, 
le fa^, d'efifpoisçnneqi^t pp. /de nan<^mppÂ^pnneii^en^ (i),- \ 

personne qui pv dimiftiiavotr été*efBfwiaoBnée>> 'Celte personne , Tisn^ 



I 
I 



\\ :\ '. •' •»> v f-,»':fr'ii «1»!. •• : •!.' • .* " :•' • .:' '"V'mw.:. r:! 

^ol duiémur, trîip^^f^jpar.MfDey^r^ie.^Çe cj^ tj^ cihirjMvVgie 
^st rçi^arquable içp. ce qij'il j.avçûjLjà, la %i5 fr^cti;ir|9^.d[;ii ,qoI 
dv fémur .^.'Urbase, et enfancm^ntf du col.dao&.lei tissu 
spongieux du |[rand tr,ochanter.'|V[,.Rou;aL présente les. clés-, 
sins d'une tumeur fo^ueuse du ,périoft^.^.deyelppj^€<| à la 
partie supérieure du;£énçiur!4ua inxlividu |^é dç di3c-;5e.pt. 
ans, amputé et mort Jte septiè,ipje jour après l'opération^ Tar-r 
ticulatipi| jÇifait sai«ç,: w gui oombal ropini.9îi. quïl y a tou- 



< •> ~ ^^ », 



I ' ■ I ' " 



trant chez elle sur les six heures du 5bir, dîna,c«niiDede goutiime, 
et but une dcJikii-boutdiUe dei vi». Une déttii^lieuFe après. l^i^ la ser- 
Tante mangea seulement de la .soupe, et but. environ iin yerre du. 
' même yin; Fépouse de la personne mangea des'memes alimens que 
ceux pris par le mari et la .servante , mais ne but point Âe Vin. Le 
marî^ une demi-beure après , fut saisi de coliques tellcroent vives, 
qu'elles excitèrent presque Fétat convulsif. tJne beuf e apréiS; !a servante 
éprouva des accidens «làalogues';^ r^potise n*en éprouva aucun. Un 
médecin des environs , appelé- pour remédier à ces accidens, employa 
pour le inàri des boissons adouci3satLtes , les sangsues posées sur Tab- 
domen , et les bains , et cç ne fut qu'au bout de dpuz cbeures que ces 
accidens commencèrent à se calmer ; pour la servante , que Ton avait 
soupçonné avoir pu altérer le viii>s oh ne put la décider qu^à prendre 
seulement des boissons adoucissantes : aussi' lés' accidens 'ne se cpl- 
mèrent->ils que vingt-quatre heures après. Le vin qui restait fut porté 
c&ez un pharmacien pour -y Rechercher- des tt^aces d« pbiB6n ; celui^i 
en bjtit .enY:irQn:deux cuillerées k bouche , il n'iéprônva -f^s le moindre 
accident : des recherches minutieuses que nous fîmes en commun ne 
purent faire découvrir la moindre trace de falsification ou d'altération 
malveillante. Les renseignemens moraux que nous avons eus depuis, 
auraient sufii pour nous convaincre de la non-falsiticatign , lorsque 
même nous n'eussions pas fait de recherches. (On a fait ùsagC depuis 
dli mêînSéViii sansréprouvér d'^acléldfens.) ■ •">''' '}>'i [ ' : ' 



V 



' l 



I 

4o . XOURNAL.DS CHIMIE MÉDICALE, . 

,Iie même pharmacien donne aussi des détails sur l'alté- 
itition dune bassine de cuivre, plaquée en argent, dans 
laquelle il çiy^it préparé de la soude caustique ; cette bassiae 
s'était recouverte de taches présentant la forme d'anneaux 
circulairesi 

M. RobiqiJiet, à Toccasion de la première note, rappelle à 
la section que M, Deyeux a fait connaître un cas d'empoison- 
nement qiii était dû à Tèmploi de la graine de lin qui était 
restée en contact avec la pierre infernale. 

Séance du i5 décembre 1827. M. Penant, de Bourges, 
adresse à l'Académie une nouvelle note sur les charançons ; 
il a vu que ces .animaux, broyés et appHqués sur le btas d'un 
de ses élèves et sur le sien , déterminaient et de la rougeur ^ 
et la production de quelques boutons. 

M. Henry et; M. Bonastre, qui ont fait un essai sur six per- 
sonnes , n'ont rien obtenu de semblable. 
. La lettre dun pharmacien, adressée à M. Chevallier , £adt 
connaître à la section une nouvelle méthode de préparer , à 
l'état sec, le pyrotonide de M. le docteur Banque. Ce moyea 
consbte à faire brûler du tissu de Un sur une assiette , à dé- 
layer dans^'eau le résidu de la combustion, à£ltrer et à 
faire évaporer -sur des assiettes à l'étuve; puis, on enlève le 
produit , qui est sous forme d'écaillés brunâtres. 

M. Derosne fait un rapport sur un mémoire de M« Gha-> 
telain, sur \ik iteproduction des sangsues. Dans ce mémoire, 
M. Châtelain cherche à démontrer^ i^ que les sangsues scmt 
herm^iphrodites , et (Qu'elles sont susceptibles de donner plu<- 
sieurs cocons; 2^ que M. Pallas s'est trompé en annonçant 
que les sajogsues. (|^ui avaient servi étaient plus propres à la 
reproduction , des expériences Jayant convaincu du con* 
traire. Le r^pport^ur .conclut à ce que Fauteur soit remercié^ 
et qu'il soit engagé à continuer ses iméressans trai^ux. 



l 



DB PHABMJLCIX BT.D£ TOXICOLOGIE. 4< 

. M. BouUaj lit une note sur une matière cristalline blan- 
che qui existe dans les coques du Levant, et qiii aiccompagne 
k'picrotoxiue. Cette matière, qui «e présente en aiguillés- 
soyeuses, na.pa&<ie .saveur 9 seUe'râugit'fàiblementJë papier 
de tournesol ; elle est peu solublè xlans Talcool ,* mênie à 
cbaud ; les acides ^ et particulièrement Tacidè acétique, aug- 
mentent sa Solubilité ; elle* est précipitée des solutions acides 
par un alcali , mais un excès d*alcali la redissout ; dissoute 
dans les sJcalis , elle est précipitée par les acides. M. BouUay 
considère cette matière comme lacide ménispefmique. . . . 

M. Pelletier pense qu'il y a dans la coque du Levant, 
outre la picrotoxine, une autre matière particulière qui. 
reste dans les eaux- mères, et qui est précipitée par lalcali 
Toladl. ' . . . 

» 

M. Hetiry donne connaissance de Tanalyse qu'il a faite du 
vétiver. Il résulte de ce travail que ce végétal contient , i*" une 
matière résineuse analogue à la myrrhe; 2^ une matière co- 
lorante soiuble dans leau ; 3^ un acide organique libre ; 
4^ de la chaux et de la magnésie ; 5^ de loxide dé fer en 
quantité; 6® de la matière ligneuse; y^ de lalbumine; 8^ de 
la matière extractive et de Tamidon ; 9^ du sulfate de chA^ux. 

Cette analyse, anciennement faite' par M. Yauquelin, lui 
avait donné des résultats semblables. 

M. Bonastre lit une note de la(J[uelle il résulte que les ireV 
cherches qui ont été faites pour trouver des sels diode et de 
brome dans différens débris d une momie, ont été inutiles. 

M. Soubeiran présente, pour M. Bailly, des observations 
médicales mir l'emploi du séné du Sénégal, sèna ab ouata ^ 
envoyé par M. le ministre de- la marine. Ce séné, administré 
à rhopijtal de la Pitié, à la dose dei demi^once à une once, a 
procuré de quatre à six selles à chaque malade. Geis évacua- 
tions ifurént précédées de Quelques coliques. M.Bally'pe^se 



l 



/ 



42 JOmUIAIé I|B CHUf IX MEOICALE , 

que ce séné «st efficace , mais moins que le eàsiia àcuti/oUa ; 
•les foUicules le sont «ncdre 'moinsu fiL Henry anaoïice que 
dès expériences sur le m^e séné^ entreprises à Thôpital 
Saint* Antoine, ODC fouriti les m^es vésultals. 

Le" séaé du Sénégal lui a fourni un peu plus d'extrait que 
c^ui d'Alexaoïdrié/ 

Société philomatique. 

Les séanoes ont été occupées par des rapports et^deux 
mémoires pkjrsicoHnatkématiqnies de M. BaUneL 

Société de Pharmacie. 

Sémçe du i5 décembre. M. MarioA, d'AjuiLoiuDa, adresser 
des échantillons d'une huile de bergamotte , dans laquelle il 
8 est opéré une séparation de matière solide , qn'^ s^^Hjpçonne 
Are un des deux ^incipes signalés par M. SûÀ)^ llne di$* 
ctts^QU s<^èveà cet égards M. Ilbbiquet annpip^e qu'il a ré* 
pété* avec beaucoup de soin les expériences euirèpiises él' 
décrites dans Içs Armales de Qdmi&Y^ M* Ma^gu^oti. II 
n'a point obtenu lès. mêmes résultats; lea hui)/$s n^oI^ite^aiMi 
dï^luiâent re£usé de s^ dmacar en deux principes distincts» 
M. Bussj déclare aussi que ,' dans le codirs.des expécwioces 
qu'il a faites avec J\f . Lecanu sur les corps f;i:as, il n'a pan 
été pkis heureux. EL pense que l'analogie qu'on at^st ci:» re- 
connaître enlise les huiles TolaitUes et les buâles fiités ii''qs1» rien 
moins.què constatée^ et que cet objet nédàme de oQuvdU^ 
rechèridies» < 

JIIL fiussy &it un ra^oft «sur «uie^ nde delS. €iunia^ ^|Wl 
pour <^et d'examiner Tétfrt. du chlore dsuis )e& dilwuii^ 
d'iCHude. A cette occasion , !ML. Saubeiran faiiSt jremtii^qjii^r qii0 
M. fierzâius aidmet l'^xisitence diin add& diloreux» isl <qu^ 
l'opiniQUi^un chnniste aussi habile ne peut â^ iréfoll^^pid; 






DE BBAimiAGIB ET DB TOXICOtOGIS.. 4^ 

par ies^f4f^es^0fi& posid^ie». 9L Bx)biqu€t| sans préttendro 
nier l'existence de cet acide , observe cependant que Le cUore 
libre 9 oU;4i«soi^ 4^n8 uae solutioa d'oxide ulcalm, déflore 
exadem^Qi^ U in^PTi^ cpa^AtiM dç liqi^^uir d*ép?<ettTe. : de 6ortè 
quen adcaettïant dans les ligueurs dite» chlontrea doxides^ 
f existence de Vadde chloreux^ il Isiudrait aussi supposer quie 
cet acide aurait , au même degi^e que le cl^lore , là propriété 
d'altérer les couleurs yégét^Ies« Il parak donc pfais sage de 
considérer cette question eottune inpjparCaiteoient résolue , et 
digne d attir^ l'attention des chwstes» 

M. Caillaud rend compte du travail de M» Marîon sur les 
vrilles de la vigne. Il a répété ses expériences , et s*est assuré 
comme lui que ces productions végét^es doivent leur acidité 
à du sur-tartrate de potasse, 

4f •' Plisson ; i^^pi;enaiit son tcavai) s<^?, llo4<ire d'arsmc , 
qu'il n'avait qu'incompIéteineQt étudié, a £ût voir que l'io-^ 
duré dlarsenic qu'il obtenait cristalUsé par voie bunûde, n^e 
pouvait être reprré&enté pac les nombres qu'il avait déduits 

ducalcuL 

Les cristaux ainsi obtenue, bien layés à l'alcool ^ n'étaient 
pas un composé à propoirftoti$ définies , puisqu'ils ne i«n** 
fermaieiit. plii^ qu'une très*petite quainité d'iodie. 

Si, au lieu de &ire çtisùJiiafx la lîqittmr arsenîealie, en 
révaporait^e suilse 4 siccÎAé, od. svsât. alors., en fondant le 
produit, un iodure d'arsenic neutre » oorrespondaat au àeu^ 
tQxidejde ce oiiétal»* et poiftvaut ikft esactement rqii^ésenté 
parles proportions que la théorie lui avait fournies* En effiot,) 
pomr I gr^nmiç d'iodure, l'analyse adomié : 

Axmifi» ^.. .-.. ^,i64 

Iode o,836 

L'iod^m^ d!arsei;qç était soluble dan^ feau bouiUani^ 9 et le 
rapport de ses constituans ne variait qu4Ut«Dt qu'oia le tvai* 



I 



I 

44 lOfraNÀL DE CHIMIE MimCAIiB, ' 

tait pdp.l-eau froide:, ou qû'oii laissKir r^'èidi^^sdir sôlot^ 

boifillant." i; • : • •" •.'>■-•• • - • -ri..".'î/r - ■ 

'I ♦ • • » ' ■ . ' 

' En£bv M. Plisson donne ô'h inôyeii'ftfcae 'pour obtfenÎT 

ribde en beaux ociaèdïes* Siigasy ett chbisis^àiït pour éxcî- 

pieit de èrtstàllisation rài^éiiltftt; ou 'f^liitot ^àWik ' d&iitfe 

IWde hydriodiquè j/lun et Fautre pér-îodurés ët^lît{Uides. 

I«a Société renouvelle ison bureau. *•' 

M, Séruflas est élu vice-président f 
'» • M. Rôbiquet, secrétaiife-génék'al f 

Ml Bussy, secrétaire annuel,* 
' MM. Henry fils et Hottot Remplaceront les détxx membres 
sof tans de la commi^ion dé rédaction!. 



i\ <• • » 



1- 8 1 



I « ' 



. Société de Chimie médicale. 

Séance du lo décembre. La Société reçoit les' ouvrages ^ui- 
Tàns : Manipulations chimiques^ par M. Faraday, traduit de 
l'anglais; Mémoire historique sur le Seigle- ergoté ^ par M. le 
docteur Villeneuve; la 'quatrième édition dés Eiémens dt 
Chimie appliquée a la médecine et aux arts^ par M; Orfila. * 

M. Regimbeau, pharmacien à Montpellier, adl'esse des 

obseiTatiehs sur la tisane de Vigaroux. - .. * - 

M. Deschamps ^ élève en pharmacie ^ adressé des^fonfiîules 

> 
pour l'emploi du chloruré de chaux. 

' M. 'Ghevsdlier donne lecture de l'exaixienv d'imë to^le de 

eumin devenue très-acide. 

M. Guibourt lit des observations sur la pommadé mercu- 
rielle double. ^ 

' M. Poutet adresse là descrl{)^n d'un appareil én^pldyé à 
Marseille pour condenser les vapeurs d acide hydrochlo- 
rique. 

La liste des membres côrrespondahs tfe la Sociéti^ est 
arrêtée ainsi qu'il suit : 



. L ' 



tiE rVARMACCB pr Dt TQXICMIiOOlB. 



4Q 



,£c/^ deSrMeïïnires.correspondans.de, la^SociéUdê^XHUmit^ 

médicale de Paris. 



.>.jiJoa :da :i>. 



;. V 



Albers à Rebourg. Ginelin à Heidelber|f . 

AschoflT. à âer!brd;*\.v.^ ÛiiitKliJ^\ .Vv>/.^. . . à Tabingen. 

Aubergier à Clermont-F. Gruoer k Hannorer. 

Bahi. ./, à BarcelonnCr, Henry. fiU à Paris. 

Mbeltt^..i;.:X.:.i;^i'Bék-célbimë>: ^uôië.^A.'ViV..';. à* Landkfet.- 

Blondeaa à Pari^. Lacarterie; .,. à Lille. 

Bouon à Mantes. ^ , Laisné à Bruxelles.' 

fiouis. :\ n^ • 'à Perpigiiàn. Lartigues ........ à Bordqinx. . 



firandes à Saizuflen. \ . J LASïiBtt v «m r ^ «t • 'i ^ \ ^ - IV^n^» ; 

^LSoimèrer. ..... ^à Cbâtelle 



Brescbet. ••...... à Paris. 

Buphpb , A Ecfurt. . 



Charpentier à Lille. 

Ghereau à Paris. 



fiM. 



l' i 



•l' 



, > 



Le^pinières*: ^à CiiÂtellerault.' 

Lets(iis;U-^ui.uu«'. A.Paris:- */. 



Magne. .^ à Toulouse. , 

MyB«aeiilV.^'.':V.V'à^fiaMe- •• -• 

Cassoia . . V > Napies. ' Mojon. à Gènes. 

Gasa4o»>.VM/u/*»Tià Hnilriiâ.'''. -^^ ttÀriii..'.^:v.'2j::.rè'Soahi;fi' r'ixrt 



MiinchmaYer. . . . ^ à pLunëbourg* 



ivVàj^. 



A' Lôiidf'éi^. 



r 



Cottrau A Paris. ' Pelletan père à Paris. , . 

Courdemanche. . . à Caen. Peschier à GenèW^'*^ *^ 

Dayy A Londres. ^ Petit à Corbeil. 

■Deiarue à Evreux. Poutet. a Marseille. 

Belille A Montp^U^. PquûD/ . / ^ Montpellier. 

Bcnis AParis»' îi- '' Pftveî.'^îl'A à Nantes. 

Berheims A Saint-Onfer. Regnard à Amiens 

Bes-Âllenrs fils. . , à Rouent \ Ricordc àJaGuadçlpuBev 



Besmarets A GbalonA^#.-Mf 

Beyergie jeune. . . à Paris. ' ' '' 

Boblanc jeune. ... à Paris. 

Bâ MënJHj. .'.V. JP I^Wuïiftffi'^» 

Edwafds~Milne*v-à P ari s » — - 

Eon-Duyal , . à Angers. 

Faraday. \ . . .' . .'iV \ Lonrfrésr. ' • ' 
FeiKenfle, .;. \ ^^^ . •; à Cambrai. 

Ferrari. à Saint-Brieuc. 

Fougeroii':'. .^ : ; . : à Orléans. ' 
Fremy A Versailles. 




nfil^i A Napies. 

%liïé.\ à Dijon. 

Séruilas . ~. ., k. Paris. * ^ 

Stoftfe. V*. '.^.^ 1 V?. .''.*^fc'HaIW.l^ •'- 

Tordeux * A Cambrai. 

- -ïWmiBsdorf.-. .-. .- A'£i;furt. — 

Vaudin kLaon. , 

Vautiuelîii . V . r. f ? -i'Pa^is:- ^ ^ • } 
VifcaJia..j.i;.v>.4.^Paws,.-. ^^ ) 

Wilting. à Hoxlcf . ' . . . 

Yànés .' : . ....... îi Baicclbntt'él 



1^ 



I 

L 



45 



iOVJkVAh Bit tlIlteïÉ tifiBl€k|<B ) 



\ • 



SOCIÉTÉ DE MÉDECINE DE ROUEN. 



i. • l'.-i: i. 



i !.. Sujet dé Priùf poun %fiQ^ * 

' ' '• ' î • • . ..'•.-•, •-' . . •• . . , ' ^ .», 

La Ç^çîéte; de Illedeçii^js:: 4^ Rpuen . payant reçu ^auciui 
Mémoiré/sttr la topojgrap^e médicale Që ip^tte ville^" fc^l^ c^ 
sujet du' eoivcouFS, ^ propose à sa |i4^af€le,la qU'CSlioii.^ftit^^ 
vante :. , .. , ^n • . . - . 

Traiter df ^ ôf'ôi^sàhc^^-^tl^éfes nudcciiçèqiJL^èU^ oçç^siQ^ne^ 
qu'elle abmpligue et i/u*^ll^ giiMu ' ';, ', 

Le prit. sera une. méddike xl'or de la tatèiir de 3oo>&;'i- > ^•■ 

Les IkîJi^njÈoîkrés sérônlf'..^^^ pàyenibrèiS^S^) 

terme de tigueur. fls^ ^iie tfè^nt poi^ç)r^iicune sif^^tù^é^ 
mais seulen^nt une. épigiwpfaé répétée ^ sW an billet-, oaobeié 
renfèçn^^Mt. \i nom dé .rautçjiiji'i .. .' ,. ; . . ! ! . . r : ;. / 

Ils d^oi êtrè kdt^s$éis,'JîY2ni? dé ^irl)/*, jt ]|t j^tt^^ 
D. M., secarduure^è<k*mpél^ance, roe-^u Fkrdeau-, n^^în» 

.àRou^'^ '..■.'..'.....-• .(..;::;,...:..' ;::'..::>'..-'; 

.iinOwl i. "■ ' 

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BÏBlPÉO&Ri^Iimi ' 



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Eléïhenjs de ÇhxfhLe àppii^ii^iflà la rmiii(^i(j^*-et àdx a^t^ipét 

••••M. (y$îfiLkM: •'••• ' :'•• 

• : ■ .... ■■il- .,1 ^ ' .f :•:.. J • , . .■iJ..'i •, 

La (pj^pn^e édition de, cet ouyrag^.y^nt de pàraijËre;;^ 
nous nptts i^i^penserons d'eti parlet* avec détail , , parce ({^ 



j'itii^ia w 



i> ) i I <i r i rno'i i 



■I I ti à 



■ <J il II in '** 



(i) Pari^,.i8a8, a vol. m-8«. ?rix : i6 fr.'Chea Baillièré , Gal»pn et 
Compaçniié^ryilWet et Gottj^^îe, libranitfy me de rE fcèîè ' <i», 
Médepine ,. et cHez Crochard > rue dé SbiBonne , n^ 3 ; et a Bruxelles > 
au dépét général de la Librairie médicale Sraneâise. 



BX PKARMACTB BV DB TCmCOLOiani» ' 4? 

Fa mte âa couwÉnt' des conBahsimces. actuelleti. 



I r » ' • 



SL MAisB%ir,.et , rerpes^ pour la parue ^tjetçjhpiicjiie,, p]^ 

Pori^) etq. — Deiu voUj^nes. i«*.8?| avec'cept^ cm^^^pH^ 
figures au trait , imprimée daus I/e texte. -r;7-*P,ni^ ]e4 fr^i 
et.ï^fr^Sq ç.parUpostej[i).:.'^ . ; . ., . , ,, .. .-. 

- VittÂè^iys trd^ , pà!^tifi l^qttds i^cycb cfteitjk bëM iS^ 
rèmplél (}tf dteAum^ BertéUûsy thhi'^i^îiidnti^ 

ôofBiff€fn il importait ^ tout ce tpi d^it tdncbihifi Jr'Pé^-' 
tude d une science fût traité par des hommes iFuir th^rttë 
étnhi^nft. I>s moindt^és dëtaxbl Te^^cëdés lès'jâù^ isâupîtes, 
le^ itppâtffeib les plue ccmiius enaf^atrencè, tfd^^ïtnt éhtre 
Xéà^jàaâàtxAk'Uiii^ utilité tcmte i(6uVc)fë/èt 

qui peut cotitrîbif éf "^i^^àiimieut àtxx procès de lÀ âcie^cé^ 
Il firut lSvedà)^s1%^oductîèif dèM.Fkta^dày te déyélopj^è- 
ment de cette idée , et comment 9 fkit setitb ^on itnpbitâLiicè' 
pour uneiitùdètbiite expérimentale. Nous regrettons que les 
bornes de cet article ne nous permettent pas d'en citer plu- 
sieurs passages ^ mais nous sommes sûrs que l'ouvrage entier 
sera bientôt entre les mains de tous les chimistes praticiens; 
ils verront que, dans un sujet secondaire, M. Faraday n'est 
point resté au-dessous de sa réputation. Le nom de M. Bussy 
offre une garantie de plus de l'utilité du livre. Il serait inu- 
tile de dire de quelle manière il a été rendu en notre langue; 
M. Maiseau a fait ses preuves ; on lui doit déjà une eiicel- 

(i) Che« A« Sautât et Gompagiik > libraires , (^nbe delà Bôurtse. 



43 JOTOlfAX DB CHUflB MEOICALB , £TCk 

lente 'tràductsani det ieaquéte du paricment anglais, sm- lin» 
dustrie. On sak- -^e M. Jttaûeiadi; rest le .rédacteur en dief 
d'un de nos premiers journaux politiques. 

Le traité des Manipulations chimiques a pour but d*en^ 
se}gpi)er^a>u± jéuntëscfaiînfiÀft^'^és Tonnes et Feàiploi d^ni« 
téilsilèi) et%ppib'e2ls'tisiféstl^silei làlboratoires de reèber- 
dUbsi HT/'flanradày mt' àttHebé à''fiife^rcssoMr toutes? les 
yks«tt¥tiéS"^â'il& fefoy^ntàSrit^fé^yéè^'n^^ minns 

ini{)éïf2îrit , It ddftiiè lef ïi%èè'^i*ëni^aeér, par desappa- 
réflsf^eî/txr&Teux, et'^aëie chimiste peut bofrifectibnrier 
lui-même , ceux de ces objeti cffre léiA' prii et h'dîFEetiltéVle 

M6^ÎÇ?o4jffl? te%laî?flR>'P»f.«* # ctwvp., . .. sol.f '..i . ^f> 1.7- rr.- 
i il 

'cchU.Î'. '>h ':rr(.[f :, . .: '».;.:;ijuji ';'.•)•) .• ' .-. -i,--*". ')'r.)'l •fu^:, 

• 1 -A. 

l''/;"» silir iij^jl) i'vb lin ir ; - . "•*'ïf| » .«i jiti j, i '^ • i .T .1 . 



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IV. Anhée. (N" II.) Février 1828. 



«««<« %'%iv««/% ->-t-m T»'>"iT>'iirtirinr> > '» 



NOTE 

Sur ^empoisonnement par les préparations daniimoinâj de 
tuivre et de plomb; par M. Oafila, 

Antimoine. Tai prouvé que de tous les réactifs connus ^ 
Tacide hjdrosulfurique liquide concentré était celui qui 
était susceptible dts déceler les plus petites quantités d'un 
sel àntimonial dissous , et j*ai conseillé , dans la dernière 
édition de ma Toxicologie générale ^ lorsque le seld'anfi- 
. moine fEÛsait partie des liquides vomis, ou quil se trouvait 
d&sous dans des fluides colorés, de le décomposer par 
Tacide hydrosùlfurique, et de réduire, à laide de la por- 
tasse et du charbon j le précipité roug^tre obtenu ; l'an- 
timoine métallique qui résulte de ôette expérience ne 
pouvant laisser aucun doute sur l'existence d'une prépara- 
tion antimoniale. 

, M. Furner ayant été appelé, dans ces derniers temps, pour 
examiner , conjointement avec le docteur Ghristisen , 
quelques alimens que l'on supposait contenir du tartre émé- 
tique, a été conduit à adopter un autre procédé , que je vais 
faire connaître, et dont je chercherai à apprécier la valeur. 
(V. Edinburgh médical and^surgical journal ^ juillet 1837.) 

Si le tartre émétique, dit-il, est mêlé. avec des liquides co» 
lôrés, animaux ou végétaux , il faut, avant de le traiter par 
l'acide hydrolsulf urique , le faire bouillir pendant quelques 
minutes avec un ou deux gros d'acide hydrochlorique et 
d'acide tartarique, pour séparer une substance coagùlable 
par la chaleur, puis le laisser refroidir et le filtrer. On le sou- 
met aiors à l'action de l'acide hydrosulfnrique, et on fait 

IV. 4 



5o JOtIRHAL DE CHIMIB MEDICALE , 

bouillir pour dégager le gaz en excès; après quoi le préci- 
pité rougeâtre se dépose, si le liquide contenait du'tartrate 
de potasse et d*antimoine. Cette modification au procédé 
que j avais indiqué, est basée, d'après M. Fumer, d'une part, 
sur ce que les précipités que les fluides animaux ou végétaux 
peuvent occasionner dans une dissolution d emétique, sont 
tous dissous par lacide tartarique^ et , d autre part , sur ce 
que l'acide hydrochlorique coagule la matière animale qui 
était disspuàe , et qui pouvait empêcher l'action da Tacide 
hjdrosulfurique. En un mot, M. Furner veut que la Uqumv 
si^r laquelle agira l'acide bjdrosulfurique^ renferme le pré- 
cipité d'antimoine qiù aurait pu se former, et ne contieuM 
pas sensiblement de matière aQima;le« 

Cette modification peut être utile da» certaina caa; Hiai^ 
il n'est pas nécessaire d'y avoir toujours recours, canMl^ 1< 
prescrit M. Furner.. En effet » j'ai prouvé que l'éméticpie 
Qiêlé en certaines proportions au vin rouge , à du thé, à de 
l'albuHUpe, à de la gélatine, pouvait être facilement préci- 
pité par l'acide hydrosulfurique sans addition dacideiafta» 
rique. (Y. ToxicotogU générale y %. i", pL 466 et 4^-) 
M. Furuer eût donc été plus exact en iie coiuseillant l'em* 
ploi de cet acide que lorsque l'acide hydrosnUuriqvNe seul 
n'occasionne point de précipité dans la liqueur^ 

Qu^nt à U réduction du précipité >rouge&^r^> pour -èB: 
avoir l'antimoine, métallique.,, toici camoteat M. Furner 
CQnseille d'opérer ; on place le sulfure d^isséché au milieu 
d'un tube de verre long d'environ trois pouces, et d'u» 
quart de pouce de diamètre ^ ipie des extrémités de ce tube, 
est jointe , au moyen d'im bouchon de li%9> avec un fla^^i^ 
duquel ou dégage du gaz hydrogène^ à 1 angle est adapté 
un tutié recourbé , qui s'ouvre sous l'eau, pour conduire: et 
laisser échapper l'hydrçigèine, eii pour s'opiM>aer en mêmie 



, o£ MAltikflciB ÉTT tt t'oxl(::oLoi:iE. Si 

temps à rimroducfidfl âé l'àir Ktitiôs{^érîqu^. Lotsquë Tâir 
c&attimx danâi Tittiêrieiiv de Tappdreil a ^té expulsé/ on' 
Aktdfèj arec trtie totfihtpè k e^it dis Un , la pan tîe du ttrbe 
sur laquelle e^t èfppuyë le siuHure. La décotnposîriofti de ce 
éstfàet ^û^m^rU^ à ttM lèèipéi'dturepea ^èVée ; itlsiis, afin 
dé la nnâtë coMplète, et d« fidfèl Mtfeip Yûihiiàoine èti fu- 
iten, le Ycrfe doit êlre ^auffé jusqu'au roltgey et ihàin- 
teott dans eèt était pènda«^t<;itiq ou M ttiinutes. t^éfs la fin de 
Ï€fp4»Ètû&nj Mf petit avante^eusettient élever h température 
JM^*au Ttmge tif ^ et ëtt hmxït usagée dû chalumeau. La 
«faiiifemilioti .du ffiéMl au dedaffs (du tube dépend delà 
manière de conduire Texpériënce. Si lèstilfture a été po^é en 
tfiôMeâu, où troi^t^IiÊrinétsfl eh partie à l'état d'épong'e, et en 
t^SÉ^eéoù^ là fàtttie de pétiis glorbuJes; nràîs^ si , au contraire, 
ita éiééiètiéti et manière à couvrir un grand espace, oti ne 
Vdk point- de glolVule», et l'on ne peut distinguer l'état mé* 
fàlStf^é. Là. nature rtïétblliqtte dé la mass^e spongieofse peut, 
réfr géttéràl, être rendue distincte anix yeu:t , en plaicaint <^ef té 
m^Ésëèttr VLti mùtcefàn de papier bismc, et la p^essaùt avéé 
fàngle ôtt ist ïatne dW catrif. Le ré^hat dépend encore de 
\k ^omptitude avec Ikqicreïîe l'hydrogène é^t trànsnWte au 
traders du ttd»e. Si le gaz pîarsse rapidement^ tctre petite partie 
dktmétaletftetitraînéean moment delas'éparation du soufre, 
et déposé Èttt les parois du tube, sous formé de couche 
irêlSr-déRéte, et parfois très^visiblej si, ato contraiire, le pas- 
sage du gaz est lent, ce phénomène n^a pas* lied. Si vttie 
^Ik^tfMé'tdïfêidéî'âble de litétilre Té^étalé oV tiiîÀ'éirâfë â^était 
ftfxSpHét^ eti même tempà qtre le 'suttûre A'ktitiiAôîhé l^oii- 
giatti^, lêinétrf pôttr*aît afloTSse trotiter m'èléav^ctliiiijhàri. 
ftM iH slbùJAê^tiiij qtte sbn écl^ né serait di^tihg^ùë q^iië' d^i^- 
«cHfeMCèiit; il faudt^ait àtets placer ïe mélang'e dkrté îiii'^Vè 
ôtîyèW, q^é l'on chaufferait jùlsqU'àu roUge, à fâid^JWe 

4. 



-N. 



Sa JOURNAL DE CHIMIB MÉDICALE, 

lampe à esprit de vin: de cette manière Fantimoine serait 
oxidé, et loxide qui s'attacherait aux portions. froi46S da 
tube j sous forme d'une poudre blanche , pourrait être re- 
connu à se$ caractères extérieuris et à sa solubilité. 
, Ce qui a engagé M. Fumer à adopter ce procédé de l'é- 
ductioii, c'est qu'çn suivant celui que j'ai conseillé (le char- 
bon et la potasse ) » il lui a été impossible * de retirer des 
traces de métal ^ même en opérant sur quatre grains de pré- 
cipité. Â la vérité y lorsque le résidu fut traité chimiquement, 
ajoute M. Fumer j on aperçut quelques particules métal- 
liques répandues çà et là dans la masse , quoiqu'elles ne 
pussent être découvertes à la vue. 

Le reproche que M. Fumer adresse au procédé que j'ai 
indiqué, n'est point fondé, attendu que l'on ^eut/àcilement 
retirer V antimoine métallique brillant j et par&itement re* 
connaissable à la loupe^ et même à l'œil nu, en ne décom- 
posant qu'un sioçième de grain du précipité préalablement 
mêlé avec de la potasse, et en agissant avec. le chalumeau 
sur des charbons* On réussit également bien en, faisant up 
' mélange d'un sixième de grain de ce. précipité, d'un peu de 
charbon . pulvérisé , et d'un atome de potasse, en l'intro- 
duisant dans un petit tube de verre, et en. chauffant à la 
lampe à quatre mèches, dont. on augmente le degré de cha- 
leur à l'aide du chalumçau. L'expérience a encore un.plein 
succès, en substituant au mélange de charbon et de potasse 
du flux noir. 

Quant au procédé que M. Furner conseille de. substituer 
au mi^n, je le crois bon^ mais peu susceptible d'être mis en 
pratique*. Sans doute qu'un chimiste parviendra facilement 
à retir.er l'antimoine métallique en faisant passer un courant 
de gaz hydrogène à travers le précipité dont il s'agit; mais 
il est à craindre qu'il n'eu soit pas de même d'un médecin 



DB PHARMACIE BTsl^E TOXICOLOGIE. 53 

qui n'a jamais manipulé, qui^ éloigné d'une grande Tille, 
pourra quelquefois même manquer de tpbes et' d autres 
objets y pour monter Tappareil que décrit M. Furrner. Il ne 
faut pas oublier que sll importe beaucoup de donner des 
procédés exacts pour parvenir à résoudre les divers pro- 
Mémes d empoisonnement, il n'importe pas moins que ces 
procédés soient simples, et k la portée des médecins et dés 
pbarmâciens les moins familiarisés avec les expériences chi* 
miques : c'est ce qui fait que je n'hésite pas à donner la pré* 
férence au procédé deréductioo que j'ai conseillé^ procédé 
que Ton exécutera dans la cavité d'un charbon ou^dans un 
tube de verre, et à l'aide d'un chalumeau, si la quantité de 
précipité que l'on veut réduire est très-feible, et que l'on 
pourra 'également exécuter dans un creuset de terre, si la 
' proportion du précipité est assez forte. 

Cmpre etflomb. Lorsque les oxides. de cuivre et ûe plomb 
ont été transformés en une matière insoluble par lés fluides 
végétaux et animaux qui ont agi sur eux, et qu'ils ne se 
trouvent plus dans la liqueur, après avoir lavé et desséché 
les précipités, on les calcine dans une terrine ou dans uii" 
creuset , jusqu'à ce que la matière organique soit carbonisée . 
alors on les réduit, à l'aide du chalumeau , dans la cavité 
d'un charbon. Je me suis assuré qu'on potfvait, pair ce moyen, 
obtenir du cuivre et du plomb métalliques , visibles à l'œil 
nu,. en agissant sur un cinquième de grain d'oxide de lun 
ou de l'autre de ces métaux. 

Sur un moyen proposé par le docteur Hâve pour déceler de. 
. tres-'petites quantités d^ opium en dissolution ; par M. Oevila. 

On lit dan s le numéro de septembre 18^7 du London Me- 



diç^l an^Phy^k^l journal i q^e le djoct^ur B.. Ha^ré^ ili|î Pfair 
Jsi^lpluie, a découvert qn moyen à Vajde duquiel 4 ésl fx»* 
4it»)e 4^ c^conndî^f ^ > dan» deq^c pipt^s d ea^^ ^m» qiiftDtU^ 
^ opiqm q|^i n'excède if9^ ci»Ue qiji^ centÂ^pn^Qldix |$c^i«IH^ 
delaud;|Dum« Ce im^ep cooi^i&t^ àd4Ye)6p()er^fty%S^:r9^i^ 
mçcoDÎgiie 4<^ VppiupA 0( du pepsu^ft d# |«r').U.Qaiii<M 
rpqg(^ i^teijsequi .est 1^ ré&ulfat d^ V^p^if^^.d^ <f^( çi^id^^w 
ciç^e).. Yoici le proche qu'il i^t suivre ^d'^prè^l^d^tentâW 
Hâve, pour cdns^ter ça ç^Faetèrc : pu verse dans VipIvA^QHi 
contenant: une qi^antUé quelcanqui^ d'ppiua9i qi|§t(m<l9 
gouttes d ^^état^ 4^ plomb, «t qi^ ne t^rde p9« k obAeK^^'rrd^ 
U(iiéqq94te de plotn}) iip^lql>)^, ^oi se précipite sur4#-qt|a«p|p^ 
fi'il est 9bondai^t ,- e( qui çxig^ 9^u ooi^vajqre d^ six À(4q¥9^ 
^ure^ pouraFa^Kl^r ^q fond du i^a^^.si oq qgit siji^.^^ 
petite quantité d opium : dans ce dernier ca9 , on fae>Ule W 
pr4cipltatiqn , en agitaqt légèrement avec h,o# hiigiH^I^ de 
verre et ^q c^t^chant les Soçqqs qui peuv^t être ^^qMs 
aux pato» du va^^» (i.e mé^^ouate ée ploud^ éta^t ram^issé 
au foud du >ras$ r fw y fai( arriver » à VsÂde d'un ti»b0 de 
verre., enviroya 3oi gq^tt^s^ d'aoide sulfiiriqqey.e^. bientôt 
après autant de gouttes de persûU^^te de fer^ li'a^i4êt smI^ 
rique décomposq le wéc^uate de. plomb > met Ta^cide meepc 
nique, ^ nu, et le rdud aii^i capable d'agir sur le SfeL4Q ler> 
^t de dévedlopp^r U couleuc rouge intense quî dénote \k prér 
sençe de Topiumi» 

Il est aisé de s assurer que les faits éiiouoés par le dooieiMr 
Hâve sont exacts; mais il est préférable, au lieu d'agir comme 
il J'indique, de laver sur uu fihre le méconate de plomb 
précipité , puis de le décomposer par l'acide sulfurique , de 
£Itrer de nouveau, pour séparer le sulfate de plomb , et de 
n'agir sur le persulfate de fer qu'avec l'acide méconique qui 
a passé aiA travers, dn £^Mr#* 



^ OB VftAUlMACIS ET D£ TOXICOLOGIE. 55 

Cette expérîeaee devait nécessairement me conduire à eh 
tenter une antre beaucoup plus simple : en effet, dès qa*il 
suffit de décomposer le mëoonate de plomb par Fàcidesulfu- 
nquq^iei à(uvùit Tacide méconi que libre dans k liîiifrètrlr, pour 
rougir le persulfate de fer, it est clair qu'en traitant dirM^te- 
isentpair l'aetde aalferique le méeonaie de fhotphîne qui 
euMt dam l'opitim , «in doit paiement mettre ft nU Farîde 
flwconîque, et la liqueur deiit rougir lè iè\ de fer : e*est te 
qÊÈé l'eitpérienee déAioMf e. I) y a plus : c^^iné le per^Ifaië 
i» for est iet}e«r» acide, il est inutile d eihp!oyèr de l'a^ 
ftid|e âulfbrîqde ; il snffit imit siihpIeAiént , pour rougir ce 
iaiy de le mettre en eontact avec Tinfusion d*opium , ou atee 
le laudanum , m avec la dissolution d'extrait aqtieuz. 



i«* 



Eacpetiences. 

\ Un grain ^t deitii de laudanum liquide de Sydfén^ham, 
di^6u& dans 3 otices et deâiie d'eau , ayaY^t été mêlé âVec 
quelques gouttes de persulfate de fer de couleur iégèret^éi^t 
îanmftf re , a tiré àt!r rouge ; mais* pour bien apprécier cette 
AiMinee, tt a fallu eatamim^r ce liquide cûmparatiVémént avec 
an amfl'e composé de la même quantité d*eàu et de lauda- 
num , sans addition de sel de fer : ce dernier était jautie. 

2^. Avec trois grains de laudanum, la même quantité 
d^eau et le persulfate de fer , la nuance rouge était très- 
marquée. 

3^. Un quatorzième de grain d'opium écrasé dans quatre 
onces d'eau distillée > et laissé pendant dil minutes dans ce 
liquide, a fourni, avec quelques gouttes de persulfate de 
£mr, une nuanôe rotige bien sen&iblé, Surtout lorsqu'on 
comparait la dissolution à une liqueui* Semblable dans la- 
quelle on n*avait pas mis dé sulfate de féf . Avec ùtl septième 
dé grain d'ôpititâ dissous dans la même quantité d^éàu et le 



56 . 'journal os chimib mbdioàlb , 

persulfate de £er , la couleur rouge vineux était déjà très*-' 
marquée. 

4^,. J*ai obtenu à peu près 1^ mêmes résultats avec un 
quatorzième et un huitième de grain d'extrait aqueux do- 
pium dissous dans Feau. r 

Ces expériences prouvent dune manière. incontestable;, 
lo que le persulfate de fer est un réactif excessivement sén-^ 
sible^pour découvrir ^Tacide méconique contenu dans To- 
pium^ Fextrait aqueux de cette substance et le laudanuiQ ; 
7? qu'il n'est pas nécessaire^ comme l'a indiqué le docteur 
Have^ de traiter ces matières par l'acétate de plomb el par 
l'acide sulfuriqqje , pour développer la couleur rouge av^ec 
le persulfate de fer , mais qu'il sufEt d'agir directement 
avec te sel sur elles ; 3^ que c'est à tort que M. Hâve a re- 
gardé le persulfate de fer comme un moyen de déceler de 
très-petites quantités d opium en dissolution , ce sel né pou- 
vant étice considéré que comme un réactif^ très-important 
sans doute , à ajouter à ceux déjà employés pour déterminer- 
la présence Qe la morphine. On serait blâmable en effet si 
on osait afIGrmer devant les tribunaux qu'une matière est 
de l'opijum^ 56^/^/72^12^ pairce qu'elle a rougi avec le pei'suln 
fatedefer. '. 






EXAMEN ■ 
D^une urine laiteuse i par VL^ Pbtrozu 

Cette urine ^ qui m'a été remise par le docteur Hervey de 
Chegoin , avait été rendue par une femme de quarante-quatrje. 
ans, qui mourut à la suite d'un premier accouchement très- 
]3borieux.-Oan*avait observé chez cette femme ni le gonfle^ 



INS PHAHMACIB ET DB TOXIGOLOGIB. 5j 

ment des seins^ ni les autres symptômes qui accompagnent 
et caractérisent la fièvre île lait. L*autopsie même ne fit dé- 
couvrir aucune trace de lait dans les glandes qui sécrètent ce 
fluide. 

L'urine de cette femme ne différait guère de Turine ordi- 
naire que par sa couleur blanche et ,iSon opacité laiteuse; elle 
avait aussi plus de consistance. Par le repos, elle a laissé 
précipiter une matière floconneuse blanche, qu'on a séparée 
pi soigneusement lavée à l'eau distillée. 

L'urine a été évaporée à une douce chaleur^ presque en 
consistance de- miel, et reprise |>ar l'eau. On à obtenu de 
cette manière une nouvelle quantité de matière blanche 
floconneuse. 

L'uri4çie, eoifiiilinée ensuite par les ^moyens ordinaires, a 
para en tout semblable à l'urine normale. 

Quant à la matière blanche insoluble,, tout porte à croire 
que c'était du caséum; au moins présentait-elle la plupart 
dès caractères propres à cette substance.' On connaît assez 
la difficulté de résoudre positivement les questions de ce 
genre. Les caractère&du caséum, de l'albumine et de plusieurs 
autres substances animales, sont trop vagues pour que ce^ 
matières puissent être distinguées d'une manière absolue : 
cependant celle dont il est question a offert un ensemble- de' 
propriétésqui rend très-probable son identité avec le caséum. 

Ce résultat peut donner lieu à de graves discussions 
sur l'origine du principe étrangère l'urine; mais cette inves- 
tigation est du domaine des physiologistes. 

Noia. M. Chevallier a eu l'occasion d'examiner une urine 
laiteuse, rendue par une femme syphilitique, soumise au trai- 
tement mercuriel (i). Il a reconnu que l'anomalie présentée 

T 

(i) Jouriuilde Chimie médicale , tom. I, pag. 179. 



38 r iotti;na.l os chïmis niBoiGibiiE» 

^fxi: c^ liquide était due à U présence de lalbMPiiiie. li ^ 
ai^ de voir ^ue les suj/ets dea (t^u^i^ ob^tfrya^i^Ki^ #^.^091 
trouvée daos des circoiistaiice^ t0uf;-4r-fai)'..d#£févml^4» . 






kl* ëA 



\ , 



ESSM DTANAIYSE ' 

Bsfi^fèmlléi^ et desjieurs d& là ianame àefiïfifiÈàM (taitôoemtti 

vulgare, Un.)*y pai* M. PÊseEilBR. 

Lar.tanaiste èèmmune porte d^ fleurs iMmibnetises^ dTun 
éclat: jddré ^ disposées en corjmbe^à restrëmitéidttftnnieainii 
elle a une saveur amère ; elle est tonique , astringiAit» et rer^ 
mifttge. Ses aemencea et les pëdoincales des fienroBS pdUTènt 
être Substitués au adman^^eontm^ maïs les pnemiên^ M pfé^ 
senteDt.rareméiiÉ dajos lefeoniraeroe» - /; • . ' 

; « Les feuilles itwhesy soumises à la distilltttieii âvee^d« f eau^ 
donnenli. uu liquida très-aromaiisé, à la surface duquel se 
voit «jiei petite ^uaaitité -d'huile volalUe* 

lie produit de là décoction est amer; il cotisecve k saveur 
propre à dette pl^iite; il rougit le papter bleu éé- tournesol, 
prédpitQ.l^ si^Ii de plomb el de baryte, loumst ui^ pmoipilé 
n0iTt)Mfm:i!fW:^4ei £ât, un léger i»ag«)inn dane Iir>diflsdiiilipi» 
4f) gelatise; résultats qui oairactériseat dans !ce>tiqtii;dip lai 
ppésenoe de l'acide gallique et d'une petite qv^ntitrï 4le> tannin. 
' Lefi feiiiUeâ saches^ traitées auccessîvieiiient par l^éllier eu^ 
furique, l'alcool et Veaii^ ont feusni des produits, possédant 
les caractères auivana : 

Le prenlier^ celui de la digestion daaa Téthep, avait im» 
teinte v^te foncée ^ un toucher grasi, onctueux, lacoasiaiance 
d'un cér^ et l'odeur de' la tanaisie. Exposé à la chaleur, il se 
liquéfie, répand une forte odeur de k plante, laisse après 



DE PHARII4CUB ^t XW TOXIGOLI>«XX. $9 

son ii«&oidis6e»feiH un^ ma^is l^r^sse visqueu^^ qiid)Qialaxée 
dans l'eau froide, n adhère pas <iux doigu, et qui ,se Qènduil 
diimiqiii^ilimt 0pim|e qa «âa^g^ d'boile gr^^^l; de réàm* 
}€i» dw^ Ti^Qol de 4o^ ii $y ;dif#0Mt^.9JM^id;4ii dw- 
soitttion, étmàim d'^w» d^ffî^^t lowbi^ q| a^, 4);o«sQry« teUèi 
es{io3M è H flvileOT, dl0 V^jiaivfiit ^n, stt.^ou^rtwl d'une 
p«nî€ttte csM^fimfi d'uA^ hùU^g?j^9^ ^ de i^loiropbgrlie^ ^, 
privée déi ^eitQ p#Qif i^e , eU^ fo]kimt pa« l'mpoiwtiïe)!! une 
âiibstasieerési«eu«e trè^^vmènd^di^t U quaptjitë ^«i^de^ j^uaifre 
gtfÔM par oDr^e é» fewtt^ sècbe»» I*^ ^abiiiaxice qm téàsU à 
r^stioB de l'alooQl eaft Uanehliro; eU^ ^ le lo^i^^kfii; d'un 
qéraH; elle ejiiffe ei^ fyii9k» k ^5^^ r4fmâ ^u brûlant ^«le 
odQUF qm w^ p»! imtajMi et» €Qmm« la 9ié«riaQ> $e ^^iswma 

dans Fhuile de térébenthine .et Wa alcaUa puva. 

Ita prodiût de la dîgeatba dan* laleoiol du réaUu des 
feuilles, n'a dîHéffé.4e eeb^, obtenu av^ Yéthcv qi^ dans 
Fabienoe de la. tub^tânce a^Milo^e k la stéaiJbai en sorte 
que l'action d&i<^ bqii^cU^ aurait été n«tt^^ s^lil eAt été &»l 
piwi0iif^, dîjg^stioiia dans, l'étber, ' 

L'eni, bouiUflinj^i j^Dé^esk troisifèmi^ Ikv mr l^ Iwiltesy 
sess colorée :en bvuUf ^t psi^ ïév^^pation a: foiwoî un pr0K 
^.inMiove, infripy^, composé de prinptpi^ gPlnnifiiUk et 
çalonma. 

Les fl^wa ftaibbes^dis^llé^amf^defl'eaM, ontî^bumi wa 
%nde «rà^^fkdoraiki; à la sulfata duqud nageait i^ faiaiJb 

légèrement jaunâtre, qui avait imeioffle od««ir de «UUttm^ 
l^Uqwbs inest^ dsAs la euei^bitii étnildiuo. jailli»ei {oofié; il 
avait une saveur amère, e% jfn^^^ UM^ifkmfi Hk papier ^ 

UHmea^L T^lé4e vimmim^^ à m ml^r le^ princes akafiu , 
et adde qui pouvc^ont a J vmfo^tv^r, il a offfwtjkptttm&irÀ 
l'état d'une itmmw ia»Si4tf e , visqueuse ,. df i»li% ameiluaie 
très-désagréable; n W seoond, sous des cmfllèffes^bieR dîf- 



'. 



6q lOURIVAt db crimib mbdicalb, 

férèns de ceux reconnus à T^clde existant dans les feuilles. 
Cet acide a occasionné sur les sels de chaux, de baryte , de 
plomb) d'argent, de zinc , et le protonitrate de mercure, dé» 
précipités solubles dans lacide nitrique; il en a fourni un 
léger àTeo le sulfate de cuivré, un plus abondant avec Taoé- 
tate du même métal. Saturé avec la soude et la potasse, il a 
donné des sels prismatiques, mais dont la petitesse dès cris- 
taux n'a pas permis de déterminer la forme; et, privé du 
phosphate' de chaux qu'il tenait* en dissolution, il s'est pres- 
sente iui-mémesous la forme de prismes acicukires; C(Mâme 
cet acide a montré des caractères dont la majeure partie ne 
paraît pas appartenir aux acides végétaux connus, je ciob 
pouvoir l'envisager comme un acide sui gsnerisy auquel lé 
nom de tanacétique conviendrait. 

Les fleurs fraîches j traitées par l'éther^sulfurique, l'alcool 
et^leau, ont coloré le premier en vert-jaune. 

L'éther concentré d fourni une matière grasse d'un jaune 
verdàtï'e foncé, ayant la consistance d'un cérat. 

Le liquide aqueux, évaporé à consistance de miel, a donné 
uiï produit jatine très-amer, composé de principes gonïmeux, 
colorant et d'extractif , entièrement insolubles dans l'alcool. 

L'alcool de 4o^ a extrait du résidu des fleurs un mélangée 
d'une résine amère , d'une matière grasse et de chlorophylle , 
duquel a été isolé, par suite de son insolubilité dans de l'alT 
cool à 34'' 9 ûnè huile grasse très-onctueuse, d'un jaune d'or 
ayant une excessive amertume. 

Enfin, l'eau bouillante a dissous du résidu des fleurs un 
produit gommeux coloré en jaune. • 

D'où il résulte, i^ que les prindpes immédiats propres 
aux feuilles et aux fleurs de la tanaisie , sont : 

Une huile volatile, La chlorophylle, 

Une huila grasse, La gomme, 



OB PH4RMACIB ST DE TOXICOItOGIS. 6l 

Une résine, Un principe colorant jaune 

Unesubstanoe mixte entre la et lextractif. 

, cire et la stéarine. 

Que les feuilles contiennent en outre de Facide gallique 
et dû tannin, et les fleurs un principe acide particulier, 
plus du phosphate de chaux. 

2^ Que l'action salutaire sur Técouomie animale, de ceux 
(f entre ces principes qui en jouissent, paraît devoir être 
attribuée, ainsi qt^e la plupart des auteurs l'admettent, à la 
réonion des propriétés de Thuile volatile, de la résine et 
sartout du principe amer que, vu sa solubiUté dans tous les 
menstrues., je n ai pu isoler. 

. 3^. Que. le produit de la digestion dans lether, concentré 
à une douce chaleur, paraît être la prépa]ration dans laqudle 
se trouvent réunies, sous un petit volume, toute^ les pro- 
priétés médicinales de la plante. 



OBSERVATION 
Swr Us effets délétères de /'élaterium, ou concombre saunage 

■ 

(momordica elaterium, L.); par M. A. Riiihard. 

Lëlaterium , ou concombre sauvage, est une plante de la 
famille des cucurbitacées, qui croît communémeot dans les 
lieux incultes des contrées méridionales de la France. Son 
fruit , qui e$t charnu', allongé , cylindracé, hérissé de pointes, 
IpQg d'environ deux pouces, présente, quand il approche 
de sa maturité, un phénomène fort remarquable. Si Ion 
détache ce fruit du pédoncule qui le supporte, au moment 
ou a lieu la désunion, les graines s'échappent par un jçt 
rapide ^ travers l'ouverture qui s est faite à Is^ base du fruit.. 



62 lomnài^ Hb chiiob idkdicaiji, 

Cta on ptiénomene que f ai observé oo très-graiMl nombre 
de fois en herborisant en ProTence, oà cette fiante est fort 
eommone. 

Tontes les parrties dn concombre san^e , mais pattic<diè- 
rement sa racnte et surfont ses fimitS) ont mie $Êt¥twr tres^ 
amère qni paraît être doe à un snc gommo^résinenx. Ge snc 
commoûiqne au concombre sanrage une propfriété émédcfae 
et pQrgatrre fort énergiqne. Ainsi , la racine^ qui est bUoAe^ 
épaisse, cfaamne, donnée à la dose de 4;o k So grfins, est 
im médicament émétiqu^ qm a été proposé comme m^iRtK 
snccédanées indigènes de 1 ipécacnanba. Cest âreé les btàt» 
que Ion préparait autrefois lelctfait comin soni le ftàùt 
ffelatetàtntj et qui était nn porgatf très^TÎolent ; mais au- 
jtfttrJlml ce médicament est tont-âi-£ût inusité. 

Kotis allons rapporter un cas où le concombre samvaoge à 
donné lien à des acctdens très-mati^és, par la simple appK^ 
cation de la plante fraîche sur la tête. 

Un de mes amis, M. le docteur Dickson, d'Edimbourg, 
désirant observer lorganisation des fleurs du momordiea 
elateriunij L., en obtint un échantillon du Jardin-du-Roi. 
Bavr.l'empovfeer cfacs loi, il le mit dans son chapeau^ qtkil 
replaça sttr'âi fête. Une demi -heure ea v i ion apvès cet 
instant, il fut pris d'une douleur de tête très- violente, avec 
r^Mifkmmtde ediistrîction aux tempes êi au front. Pliesi^'im- 

méifiaiemeaf des eoliqiiies se 6retit sentir, avec vtn^ déitdenr 

f 

^figa^trique -pteSepie ibee. Bientôt survint un àê^tkéttiléiAét 
matières elaifes, fiqttideis, qui sic répéu à des épo^[tinsttëâ^ 
nfpprochéés. T^ois hétfres après que b branche du irtônk^ 
diea avait été placée sur la tête, il se déclara nn "^ùftiiftsé* 
ment abondant et ttès-£artigant de totctes \e& subiftaUcé^ 6trtï- 
tenues dam Testoimic, et de mattètes bilieuses €t Vërdâtres. 
CeA divers symptômes, qui avaient commeticé à ^ ttkontPët 



DE PHARMACIE ET DB TOXrCOtOGIB. 63 

yers cinq heures de raprès-niîdi , se prolongèrent jusqu'au 
lendemain malin, et furent accompagnes d*un état fébrile 
continu. Les évacuations eurent lieu pendant presque toute 
la nuit^ et se répétèrent environ huit ou dix fois. Mais 
n&nïudifis, vers la fin de la nuit, le calme revint, et 
!e lendemain matin il ne restait qu*un état général de fai- 
blesse, qui ne tarda pas è se dissiper dans le cours de la 
]ournée. 

Cette observation nous paraît fort cu^ieuse^ puisqu'elle 
prouve que la simple application des branches fraîches du 
tnomordica elatérîum suffit pour déterminer une série de 
phéhôttfèhes, presqueen tous points semblables à ceux que 
développerait l'administration intérieure du médicament. 
En eÈeXy îX résulte des expériences faites par M. le professeur 
Orfila aVeerextrait de concombre sauvage, administré inté«> 
rienrèniént ou injecté dans le tissu cellulaire, x^ que ses 
premiers effets dépendent de nnflammation qu'il détermine, 
autant que de son absorption; 2^ que c'est à la lésion du sys* 
tème nerveux sympathiquement affecté, qu'il faut attribuer 
la mort, iqui est Ta suite de 1 administration ou de lapplica» 
tiou de cette substance; 3^ enfin, qu'en outre, elle exerce 
une action spéciale sur le rectum , puisque les animaux qui 
meurent par suite d'ç l'injection de cette substance dans le 
tissu cettulaire, ont toujours présenté une rougeur plus ou 
moins intense dans la membrane muqueuse du rectum. 

Quelques persomies paraissent mettre en doute l'action 
médiate que certaines substances exercent sur l'économie en 
général , lorsqu'elles sont simplement appliquées sur un 
point extérieur du corps. Néanmoins cette observation nous 
parait assez concluante. M. le docteur D..., qui en est le 
sujet , était dans un état parfait de santé , au moment où il 
plaça sur sa tête les branches fraîches du momordica. Jamais 



/ 



64 lÔURlff AL DE CHIMIE MSDâCAIiB , 

il n*ayait été atlaqné de symptômes semblables à ceux qui 
se développèrent ensuite. Ces symptômes, d'ailleurs, sont ab- 
solument ceux (juanrait déterminés ladministration inté* 
rieure du médicament. Ce bit d'ailleurs n'est pas le seul de 
ce genre que Ton puisse citer. On trouye à l'article Cucuph^ 
du Dictionnaire des Drogues , que nous publions ayec notre 
confirère M. Chevallier, deux observations semblables: 

1^. M. Aumont a fait annoncer à l'Académie que deax 
jeunet personnes qui avaient mis sur leurs cheveux de 
la poudre d'iris, furent frappées de narcodsme, et les accd- 
dens furent tels, qu'ils nécessitèrent des soins prolongés. 
Cette poudre, examinée avec soin par MM. Caventou et 
Chevallier, a été reconnue ne contenir rien d'éU'anger. 

a^. Un élève en pharmacie, qui étudiait en province, 
avait, dan3 une herborisation, ramassé une grande quantité de 
douce-amère; ayant fait une botte de ce végétal, et l'ayant 
portée sur sa tête, il fut tout à coup frappé de narcotisme; 
et, pendant plus de dix heures', il fut on dormant, ou 
éprouvant les plus grandes envies de dormir. , 

n me semble que ces faits peuvent tous être facilement 
expliqués, et qu'on peut les attribuer à l'absorption des par- 
ties volatiles du médicament, et à leur action sympathique 
sur le système nerveux. On sait que l'application sur l'épi- 
gastre d'un emplâtre dans lequel on fait entrer lemétique , 
sufiBt pour déterminer le vomissement; que celle d'une pré- 
paration opiacée sur le même lieu arrête fort souvent des 
vomissemens nerveux. Or, lés cas que nous venons de citer 
nous paraissent être absolument du même genre que ceux-ci, 
et pouvoir s'expUquer de la même manière. 



0£ PHARMACIE £T OE TOXlCOLOfilE. 



65 



NOTE 

Sur une tentât we d'empoisonnement par Vhydriodate. de 
potasse ioduré; par le docteur O. Dessaignes. 

J'ai vu chez une jeune personne qui avait pris, dans le 
dessein de s'empoisonner, un gros et demi environ d'une 
solution dltydriodate de potasse ioduré, les accidens suivans 
se développer : Malaise général , nausées, sentiliientde cha^ 
leur brûlante^ avec douleur aigué vers la région épigas- 
trique, dès Tinstant que le poison eut été avalé. Une heure 
après, vomissement spontané d'un liquide jaunâtre, ayant, 
au dire de la malade , un goût d'iode très-prononcé ; agita* 
tioii extrême, plaintes continuelles, pâleur de la face, cé- 
phalalgie^ violens vertiges :- ces deux derniers symptômes 
ont persisté après la disparition de tous les autres , et le ré- 
tablissement n a été complet que le cinquième jour. Il n*y si 
eu ni fièvre^ ui phlogose gastrique du intestinale. ' 

Le traitement a été fort simple : il a consisté dans rem- 
ploi de Icau chaude, pour exciter le vomissement, les la- 
vemens, une solution concentrée de gomme pour tisane , 
et quelques cuillerées d'une potion antispasmodique. 



Des sucs végétaux aqueux en général; par G. Rbclu:^, 
pharmacien, membre correspondant de. la Société de 
Pharmacie de Paris ^ etc. 

s. I". 

Depuis plusieurs années , nous nous étions aperçus de 
l'avantage qu'on pourrait retirer des recherches qui auraient 

IV. '5 



./ . 



66 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE \ 

pour but de présenter en tableaux la quantité de produit 
qu'on peut obtenir des végétaux entiers ou de leurs parties, 
au moyen de la solution, de l'expression^, etc. Encouragé 
par les témoignages honorables des savans rapporteurs de 
notre premier travail sur ce sujet , nous avons continué nos 
expériences, et publié. une seconde édition plus complète 
du tableau des extraits , et deux autres tableau?; , avec des 
observations sur les huiles grasses et les h,uiles volatiles (i). 
Le mémoire que nous offrons à la Société de Chimie médi- 
cale est relatif aux sucs végétaux aqueux. Il a pour but de 
faire connaître, i^ la quantité approximative que Voa peut 
en obtenir des végétaux entiers et de leurs parties f 2^ leur 
densité après dépuration , et quelques autres de leurs pro* 
priétés ; 3^ une nouvelle classification de ces médicamens , 
basée sur les mêmes principes que celle déjà proposée pour 
les extraits ; 4^ plusieurs phénomènes qu'ils, présentent lors 
de leur ex|;racti6n^ dépuration et conservation; S'' enfin, ^d^ 
faire apprécier à leur juste valeur plusieurs erreurs accré- 
ditées , et quelques procédés improprement employés, etc. 
Afin de. mieux classer les faits, nous avons embrassé 
riùstoire générale , mais abrégée , de ces produits. Comme 
ce ne sera qu'après plusieurs années d expériences et d ob- 
servations y faites sous plusieurs autres rapports , qu'il sera 
possible d*en retirer des conséquences exactes , noiis nous 
sommes abstenus d'établir 4es conclusions , qui peut-être 
eussent été trop prématurées. 



§, IL Définition. 

I 

On donne le nom de sues végétaux aqueux à la^ sève des 

^ M ^ _ ■ _^ 

(t) Pim» i« S>miU>Kttuire des Drégues^ simpies et composées , de 
MM r GUfivallier et Richard. 



1>S PHARMACIE BT OB TOXICOI.06IB. 67 

plante» y ou de leurs partieéi, obleoue à l'aide de Fek^ 
pr^ssûw. 

§. III. Histoire abrégée de leur origine: 

L'origine de ces itléaicàméns, et la manière de les obtenir, 
datent d'une époque fort ancienne. On attribue au même 
monarque qui nous fit connaître la préparation des extraits , 
le moyen de retirer des végétaux , par le secours de l'ex- 
pression , ce nouveau genre de produit médicamenteux. La 
mythologie attribue aussi l'invention de quelques-uns à ses 
demi-dieux ; ce qu'il y à de certain , c'est qu'Hippocrate y 
Galien , Dioscoride , et beaucoup d'autres savans médecins 
de l'antiquité, en ont parlé dans leurs écrits. Les ouvrages 
de cette époque et des suivantes nous ont transmis les pro- 
cèdes qu^on leur faisait subir^ et les vertus qu^on leur attri- 
buait. De nos jours y non-seulement ils n'ont rien perdu de 
leur réputation , mais encore le praticien , éclairé par les 
progrès que les sciences physiques et naturelles ont fait faire 
à la médecine et à la pharmacie , en a retiré de plus grands 
et de plus sûrs avantages. 

$«'IV, Fommtwn^ des $uos dans les végètaua:. 

Les plantes vivent aux dépens des milieux qu'elles ha- 
bitent; fixées dans le sein de la terre par leurs racines, 
elles pompent, par les suçoirs ou spongioler de leurs ex- 
trémités, l'eau, les sels, et les autres corp$ qiii leur sont 
propres ;.el^, au Jdfioye» dju gtaod nodo^re de pores ré- 
pMidusîaur toutes leur;S sur£iK9!es exposée» à VaLr , dW aapi- 
^mx lQ$)41émensiCQojbe»tt$ d^u^ce flg^deiCe/srpfi^p^^éUr 
bores par l'acte de la végétation , ^nt ensuite transformés 
^n sève, et sécrétés dans les vaisseaux propres par leurs 
&ieml»ant6. Selon l'espèce de végétal et son organisation , 

5. 



v^ 



V 



68 XOURNÀL DE CHIMIE MEDICALE , 

résùltehi des composés organiques différens , propres à leur 
servir de nourriture, et que nous employons à ftos be- 
soins. 

§. V, Classification jles sucs aqueux. 

Suivant la nature des combinaisons produites par l'acte 
de la végétation, les sucs varient dans leur composition, et 
doivent jouir, par cela mêmt, de propriétés chimiques et 
médicales diverses^. C'est d'après la prédominance des uns 
et des autres^, que Ton doit établir, selon nous, dans ce jrié- 
di/cament, des divisions assez tranchées pour que le pra- 
ticien puisse juger^ au premier aperçu, les propriétés dont 
ils jouissent , et l'application qu'il peut en faire. 

Quelques classifications ont été ^proposées fort ancienne- 
ment dans ce but pour la division des sucs aqueux f mais 
elle$ nous ont paru, en général, fort; incomplètes, et nous 
pensons qu'on ne pourra en établir d'exactes^ et de parfaites 
en ce genre^ que lorsque l'analyse nous aura entièrement 
éclairé sur la composition des végétaux^ I^dus .. croyons 
néanmoins, faire une chose utile d'en présenter un essai. On 
se convaincra facilement qu'il se rapproche beaueoup de 
celui que nous avons proposé, ^our la classification des ex- 
traits, puisqu'il n eu est qu'une modification. 

Nous proposons donc , d'aptes les principes ét9l>lis plus 
liaut> de diviser les sucs en : ,. ^;. ; 

1^. Acides. Ce sont ceux dans lesquels prédominent tm ou 
plusieurs acides^ et d'où dépendent les propriétés qu'ils ont 
de faire effervescence avec les carbonates alcalins: die- n^t- 
traliser les oxides minéraux et organiques \ de rougir les 
couleurs bleues végétales, etc. ; ils sont presque tous offici- 
naux. Exemple : Sucs de citrons j berberis, ' cerises ico- 



D£ PUA&MACiE ET D£ TOXICOLOGAS. 69 

qu(eret (fruits de ralkekcoge),.coit}g9Ly groseilles, poires 
pommes, oranges, oseilles , oxalis alleluya, vterjas, etc. .* !..^ 
a^. AlgaiiINÉs ou a.lcax.ii>ss. C'est à un alcali organique 
contenu dans ces sucs qu'on doit. attribuer les propriétés 
àiergiqUes qu*iU exercent sur nos organes. On liCâles près* r 
crit ordinairement qua Té&it depaississ^ment (d'extrait). 
Exemple;: $ucs de belladone, ciguë , ju^qûjame ^ mopeUe^ 
nicotiane, pavot, stramoine, etc. 

3<». Saliitbs. Ces sucs doivent à la prédominance d'un eu 
plusieut&séis les propriétés médicales qu'on leur« reconnues; 
Exemples : Sues de bourrache (le sel de nitrè paraît être, 
celui de ses constitoaûs dont l'action sur nos organes est le 
plus marqué) , de pariétaire {idem),\de joubarbe (malate 
acide de* chaux,), etc. , - 

■ 

On pourrait être tenté de diviser celte classe éh deux 
ordres : i*" les salines proprement dits ^ i^ les salines mucila-^' 
gineux ; niais comme la quantité de mucilage varie, dans le 
suc des végétaux de cette classe suivant le terrain, là saison^ 
l'époque de la végétation, etc.; que leur viscosité n'est le 
plus souvent due qu'à de l'albumine et à quelques autres 
'corps; que tous les sucs'mucilagineux ne le sont pas toutes 
les années, même pendant les diverses périodes de leur vé- 
gétation , comme nous l'avons observé pour celui deJa bour- 
rache, cette distinction nous apparu inutile.. 

4*^. Amarinés. L'on sait que les divers priucipeâ amers 
possèdent des propriétés bien caractérisées quant à leur 
action ; c'est pourquoi nous proposons de les distinguer en 
deux ordres ; 

1°. Les amarinés toniques. Exemple : Sucs de petite cén- v 
taurée, chardon-bénit , chicorée, Curaeterrc, mcuyanthe , 
pissenlit, scabieusC; saponaire, etc. 



^ 



yO lOUaifAL D£ CHIMIE MÉDrCA^.E, 

a^. Amàiinés cathartifues, j^xemple : Sacs( de bryotie , 
hièble, n^rpirm, jg^obulaire^ turbilli^ etc. 

5^. Tannikss» Les saes -de cette classe ont bien, tine 
l^ère saveur amçre qui les rapproche des y^véeééem; 
11(1835 ils^ifiFèreni des saos amers par la propnéié qu'ik ôttt 
de prëeipiter les 8els de fer en bleu foncé ou en veit^ d<6 
former des cotnbitiaisoDS p6u solnbles aTec la gélati^ery l'iA^ 
buinine, quelques principes amers, etc» II9 se rteipptoiiîhent 
beaucoup plus 4es sucs acides, soit à cause de T^de ga- 
lique qu'ils renferment, spit au resserrement analQguei^M£»ais 
plus intense ; qu'ils déterminent dans les fibres des \mus 
Tivans. Exemple : Sucs du cytine» hyp<^çiste) toxicodisn-* 
dron. eta 

6^. Aromatiques. C'est à la présence des principes aro- 
matiques qu'ils contiennent qu'on doit attribuer les pro-» 
priétés excitantes, diurétiques , etc., qu'on leur a reconnues. 
En raison de la nature bien tranchée de leur arôme, oa 
peut établir deux ordres : v 

i^. Les aromatiques proprement dits» "Exemple : Sucs de 
cerfeuil, persil, fçnouil.^ des labiées , corjmbifères, etc.^ 

a?. Aromatiques acres. Exemple : Sucs d'ail, cochléaria, 
cresson , érysimum , raifort sauvage , etc. 

^^. RÉSINEUX. Les résines que recèlent^ les sucs de cçtte 
classe les rendent très-éne;:giques. Exemple : Sucs d'élaté* 
rine, de gratiole, etc. 

8^. Sucrés. La grande quantité de matière sucrée qui 
leur donne cette sauveur agréable qu'on leur connaît , doit 
être regardée comme leur principe actif. Exemple : Sucs de 
betteraves, de cannes à sucre, de troncs d'érables, de tig^s 
46 maïs et de sorglio , de raisins , etc, 



» V 



DB PKAA^ACIE ET 1>B TOXICOLOGIE. Jt 

' §, VI. De la récolte 'des^ substances végétales destinées a 
Vextraction. des sucs , relativement a leur actis^ité et a la 
densité de ceux-ci. 

n règoe tteaucoup d'iucenièolto et d'ôb»eurité sttr cette 
partie întéretsftnte de la pkarMacib , et il est à isotohaiter que 
lés praticieiis dirîgenc leors jeïtpérièûoè^ vhts ce but ; l'oti 
parviendrait bieatât à fixer la nécdité d6ê*ii»édkftm^ns d*ime 
manière avantageuse à Tart de gu^rir^ à coirrigeî'un grand 
nombre d enreats, et à détrtiine beiBiucoup de préjugés. 
Gonnne noas n'avions pas d^abord entrepris notre travail 
sur ce. sujet, le petit nombre d'observations que nou& Itip* 
porterons ne pourront jeter qu un bien faible intérêt Àur 
cette qa-estion ; mais nous n<Mi$ pro|K>s6ns 4'y revehir plus 
tard, et de la traiter sous plusieurs autres joints de vue. 

Dans fat . recoke des médioàtneâs v^ét'aux destinés à 
^ nous fournir des sucs , il importe essentiellement â*avoir 
égard : . 

i^« j4u cù'mat naturei^ par 'rapport à l'énergie dont ils 
jouissent dails les divers pays où ils otit coutume dé oi^ottre 
aaturellentent ; ' ' 

2^. Au terrain et à l^expômtion. dans lesquels ils se 
plaisent le mieux, afin que leurs sues aient conistamment 
les mêmes vertus ; 

3^. A la saison naturelle dans laquelle ils fleurissent ou 
fructifient naturellement, par^e que leurs principes consti*- 
tuans ne sont pas les mêmes dans d'autres saisons où ime 
, température douce et momentanée , ou artificielle, excite 
leur sève, et les dispose à refleurir, comme dans certains 
Wvers tempérés; 

4^. A leur âge ou aux disperses périodes de la végétation^ 
pour récolter les parties ou la totalité des pîanies dans ie 



\ 



k 



y 



Jik JOURNAL DE CHIMIE MÉDICALK, 

moment même ou elles sont douées des plus grandes nra^* 
priétés^ ou de celles qu'on désira leur trouver ; 

5^, jé Vétat sauvage ou do. culture ^ par rapport aux 
diverses qualités qui en résultent ; 

6^. A l*emphi(mqu0i on destine leurs sucs j^SLTcecfualor^^ 
suivant rindioation on la récolte à toutes les époques, 

a 

pourvu toutefois qu'ils : $oiçnt assez succulens, ou dans la 
saison 'prQpre à. la maturité de chacun d'eux. 

J, RÉcoftTB DES {14.GINES. Les opinions varient beaucoup 
rela^tiyement à l'époque où il convient dé les choisir j pour 
nous, nous nous bornerons à rapporter les observations 
que nous avons faites^ et plus tard nous émettrons 'la 
nôtre* 

Les racines de betteraves , analysées ^ différentes reprises , 
ont démontré que , de la première époque de Ja végétation 
fi l'arrachage ; leur suc variait entre 5 à 10^, et qvùd la quan- 
tité du sucre augmentait en raison de cette densité. Nous 
avons vu cette année que le suc déracine de. bryone était 
plus amer en automne, après la chute des feuilles /quoique 
moins laiteuxqu'au printemps , et que cette dernière circons- 
tance était due , non à une augmentation de résine, mais 'bien 
à une abondance d'albumine , dont la vertu ne peutcohtre- 
. balancer celle du principe amer. Des expériences comparées 
sur le suc des racines de carottes des mois de juin, de nO' 
yembre et de décembre , nous ont appris , i"* que celui des 
premières, d'abord d'un jaune léger, devenait, instantané* 
ment briin, et acquérait aussitôt une odeur prononcée .de 
jsucre brut , sans augmenter de densité, qui était constamment 
de 5? 1/2 Baume, çt que le suc d'une livre de ces racines 
donnait une once de sirop d'une saveur très-sucrée. ,^^ C^ui 
, des racines d'automne n'éprouvait aucun de ces changemens, 
étant placé dans les mêmes circonstances; quoique la densité 



' 1>E PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. ^3 

fut plus gcande dun demi-degré , etqu*il ne fournît tout 
au plos qiie six gf^oa de mêioe sirop; J^ enfin, que le suc 
des unes etc dés autres déposait sur les filtres les.mémçs 
quantités de fécule afliiylacéê^et de matière colorante jaune- 
rougeàtré , soluble dans 1 alcool à 3^4^? ^ déposant en grande 
partie, (parle xefroidissemeiH> sous forme granuleuse, (déliée 
et bnllante au soleil. 

^Conserçatùm des racines. Celles de bryone et de raifort 
sauvage, privées de |eur collet, se conservent asse^ l^icn 
dans le sable ; les navets i les raves et les carottes de . nos 
pays deviennent ligneuses vers les mois de mars et davril; 
mais les carottes de Flandre n'éprouvent aucujie altératioji, 
si on les ensable avec toute la terre qui y adhère après Var^ 
i^chajfe. Cependant ces dernières se gâtent en peu de temp^> 
quand on les lave avant de les' enfouir dans le sable.. Qn 
aobservéque le suc des racines de betteraves perdaîtjU|i,.44[ux 
et même trois degrés , pendant la conservation de: cellesrc^ 
(à moins qu'on ne les exposât dans un lieu où ellçsse d^sé- 
chassent). ' r:. « '. j: : 

II. Récolte des tiges, \Lës tiges à suc sucré oflt, été 
lobjet d'expéri^ices très*^soignées, et qui ont appris d'une 
manière certaine l'époque la plus conVenable de leur rëeplf e. 
M. Viala fils, pharmacien à Càsteinaudarry (Aude), nous a 
fait part de ses recherches sur la densité du suc des tig^s d^ 
maïs prises à. diverses périodes de végétation; de^ la iplante. 
CeJaborieux et savant collègue a observé, en 1827, qu'au 
<B juillet., ces tiges étant dans la première période de leur 
Tcgétation, le suc qu'il en a exprimé marquait 3^ 3; an 
i^^août, l'épi femelle commençant à être visible, et l'épi 
màle se sentant sous la gaine des feuilles supérieures , le suc 
avait une densité de 6** 79 le !2a août, les épis fiemellçs ayant 
émis leurs stigmates, la panicule étant en fleurs, la féconda- 



^4 JOURNAL n£ CHIMIE MEDICALE , 

tiioti â^opérdnt ou tîenant d'être opérée, le suc marquait 
y^5 : c'est alors qa'il eonvieiit ^e les coi^er -pour extraire 
leur sticre. La cannë à èucre, exprimée à la floraison^ donne 
VLtï suc d'une detisité de $, iet de l4^ quatre à cinq mois 
après ^ épbque bu l'on en fait la récolte. (Hhitrôtie.') ' 

Ut. B^GOL-riE DBS -àeoK'CB^. Celles de soreau et d'hièble «ont 
les seules dont on extrait le suc. On recommande >cile les 
p)^«Mdre'9ur de jeunes branches y principalemeiit à l'époque 
de là èèV^dii printemps; i 

lY. Riéoû^Lte iTEs herues 'ôu des iplak^es Ëijrtiàass. :Iiors- 
qti\:)n n'est pds pressé de ^'en servir, nous peiisons qu'il îm- 
f^^ie de lëstécolter depuis la flotaisdn jusqu'à la fruotifica- 
titki ; encore âiut-il faire Utie distinction entre ces dêu& épo- 
qties^, ktfftant le végétal et la nature des principes ^q des 
propriétés que l'on recherche dans le«r suc. 
' 'Bttiildilc a remarqué qUe la jeune bourrache ne contenait 
que dtt*sutfa>te de chaut, et qu'elle renfermait du sulfate et 
du nitrate de potasse quand elle était plus âgée. L'extrait du 
suc de la bourrache du mois de mai , prise un peu avant la 
fltyraison > n'était presque composé que dfC nitrate et d'hy- 
dtx>chlorale de potasse. M. Braconnot , dans son analyse du 
silC exprimé de cette* plante en fleurs, a démontré quHl était 
formé d'acétate, de malate, de nitrate, d'autres sds ii base 
de chaux non déterminés, de mucus et d'une matière ani* 
itf at<e p(aràculière. Elle contient , en outre , beaucoup d'albu- 
mine, substance qu'A y retrouve encore pendant la fructifi- 
cation. Kobert, de Rouen, a vu qu'en hiver la bourrache 
fleurie donnait beaucoiip de suc et peu d'extrait, et que le 
contraire atait lieu à la floraison de juiiter. 

La jeune pensée sauTage nous a donné un suc d'une den- 
sité de 3^; à la floraison , 5^; alors quie les graines étaient 
encores mûres, en place de suc, nous n'avons eu qu'un 






DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. ^5 

mucilage ëpaiS) peu abondaiit^ marquant iS"^ a. En contuaant 
k jeune plante^ nons n'avons rien obaervé de partjculîerç 
aa cootraire, la pensée aauvaj^e en fleurs et en graines^ réw 
pand pendalit cette opération une odeur très^a^éaUe» Là 
saponaire jenee rend par expression un suc pcesque inst-* 
pide et peudtense; en fleurs, elle en donne un amer, désa» 
gréaUe à boire , et qui laisse de Ticreté à la gorge. A Tépo* 
qve dejafrui^tification, le suc est si épais, quon ne peut le 
retirer sans addition d*Baii. Pendant la contaston.de la plante 
en flems, ii st dévdoppe une odenr trè8<*agréable qui se 
rapproche de IWaiUet. L'ortie grièc^e est très-sncoulenle 
avant et à Tépoque de la floraison : son suc est peu sapide 
dana le premier cas, douceâtre et légèrement nausééuK dans 
le second; et à ia fructification, la saveur est plus concén* 
trée, le snc un peu moins abondant et plus diense; mais la 
planteen coBtîeiH assez pour qu'on ne soit pas obligé d*ajou* 
ter de f eau^ comme on le recommande dans les cbors. Le 
cresson, avant la floraison, rend un suc maïquaxit 2^.1/2; 
pendant la fbraison^ et peu de temps s^rès, 3**. ... 

y« RjBcaLTB SES FSDii.E.tas. La récolte des feuilles peut se 
fttre lors de leur développement complet, si' l'on. en a un 
besoin argent; mais, dans toute autre circonstance, nous 
pensons qu'on ne doit s'en servir que depuis la floraison 
jusqu'à la fructification , parce qu'elles sont, à ces époques 
de b végétntiion^ beaucoup plus ^ourhies dt principes Â>«> 
lubies et actifs. Pour les mêmes motifs, nous croyons qu'on 
doit préférer les feuilles caulinaires et rartiéales aux feuilles - 
radicales. Nous avons obtenu des feuilles radicales de la 
bourrache en fleurs un suc d'une densitc de 2? 1/12 et des 
feuilles caulinaires et raméàles de la même plante; un autre 
«ic marquant 3^ 1/4 à 3» 1/2, d'une saveur et d'une cou* 
leur plus prononcées. Les feuilles caulinaires de la bour- 






/ 



76 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE, 

rache, cueillies avant ^la naissance des boutons floraux^ 
donnent un suc d*une densité de a"* 3/4 à 3**. Le^ feuilles 
dé la chicorée cultivée rendent un suc marquant 3^ ayant la 
floraison, et 4<> peu de temps après. Le suc des feuilles eau- 
linaires de morelle et de stramoine augmehtent d*un degré 
de densité de la floraison à la maturation des fruits. 

YI. Récolte des fleurs. On doit les prendre depuis leur 
développement jûsqu a la fécondation : plus tôt,' la plupart 
sôTit moins actives^ ou servent à d'autres usages; plus tard , 
elles se détériorent. Les seules fleurs dont on extraie le suc 
sont celles de t'oses pâles et de nénuphar blanc» 
/ VIL JRbcolte DES FRUITS. Lcs fruits se récoltentparfaite* 
nient mftrs, si Ion y recherche les principes sucrés , amers ^ 
eolorans et odorans,.etc.^ et un peu avant leur maturité | 
quand on les désire acides. Dans le premier cas, nous, ci te- 
rons les raisins, les pommes, les poires, et tons ceux que 
l'on destine à la fabrication du vin , du cidre, du poiré , ou 
dont on vetit extraire le sucre, ou qui servent à aiotr-e nour- 
riture. La densité de. leur suc. est alors plus considérable , en 
raison de labondance du sucre, du mucilage ou de la gelée 
qu'ils renferment. Par exemple, les pommes aigres donnent, 
un suc de 6<> Baume, et celles qui sont mûres en produisent 
un qui marque depuis 8 à 9» 1/2, après dépuration , et peut- 
être davantage dans les espèces que nous n* âvans pas sou- 
mises à iios recherches. Les coings en rendent iih de 6<^ avant , 
et. de 8^ à leur maturité,. parce que, dans cette dernière pé- 
riode, ils renferment beaucoup plus de sucre. Le suc des 
mures du mûrier noir, loisqu elles sont rouges, et par con- 
séquent aigres, marque 7, erio» quand ces fruits sont d'un 
violet noir, à cause de labondance du sucre, et principale- 
ment du mucilage. ,Les groseilles sont dans 1^ même cas ; 
mais laugmentation de leur densité est due, non-seulement 



D£ PHARMACIB ET DE TOXICOLOGIE. 77 

au sucre, mai^ encore à la gelée végétale qu'elles contiennent. 
I] en e&t de même des fraises , des framboises et des opàilges. 
Le $uc du raisin^ avant sa matorité, marque 7 à 8% suivant 
les espèces , le climat, etc. ; et celui de ces fruits parfaite* 
ment mûrs marque depuis i o jusqu'à 17% suivant les mêmes 
variations de climat, d*espèce , de terrain ^ de éulture, etc. 
Les fruits du nerprun purgatif ( rfuimnus cathariieus , Lin.), 
avant leur maturité , rendent uu suerouge brun clair, d'une 
•amertume mêlée de stypticité, donnant 7 à 8*^ au pèse-sirop 
de Baume; et, lorsqu'ils sont parfaitement mûrs, e'est-à-' 
dire d'un beau noir foncé, luisant, et qu'ils se détachent des 
pédoncules par une légère secousse imprimée à l'arbre, ils 
en fournissent un d'un rouge écarlate, d'une ' amertume 
franche, sans âcreté,'qui, brut, marque 12 à i4^ et 10 seu- 
lement après dépuration. Ces observations sur les fruits du 
nerprun, dues à M. Dubuc, de Rouen, se sont présentées, à 
peu de chose près , dans les expériences que nous avons faites 
icette anuée sur le suc de ces fruits, avec cette légère diffé- 
rence seulement que le suc nouvellement extrait des fruits 
mûrs marquait iS"* 1/2, au lieu de 1.4. Cependant il y a des 
cas où le suc des fruits très -mûrs perd de sa densité : les 
citrons nous en ont fourni un exemple. Le suc de ces fruits 
en maturité a une densité de S*' i/4; et, lorsqu'ils sont très- 
mûrs, c*est-à-dire quand leur écorce commence à se gâter, 
qu'elle devient pulpeuse , change de couleur, etc. , le suc ne 
marque plus que 4''* '1 est possible que le même changement 
de densité s'opère dans le suc des autres fruits de la classe 
des espéricfëes de M. Richard. 

Dans le second cas, nous mentionnerons le verjus," les 
groseilles, les mûres de la ronce, les citrons, etc., que l'on 
cueille avant leur maturité, quand on destine leur suc à la 
confection deà sirops acides et des gelées. Il y a encore iei 



JOURNAT. DE CHIMTJB MBDlCi^LE ^ 

une exoeptÀon à faire pour lëpme-Tinetie qm/ aYant sa ma* 
tarité> est peu colorée et moins acide qu a sa maturité corn- 
plèié« A;eette époque, sa pulpe est moile> Crès-aeidey et la 
peUicule d'un beau rouge. 

Qmserpation d^s fruits. On ne couserre pas tous les fruits, 
parx^e que tous n'ont pas la propriété de pouvoir l'être, 
comme les fraises., lea framboises, Us mûres , les groseilles 
et semblables, à moins que ce ne soit par le procédé de 
M. Appert, qui nest pas p^eaticable en pharmacie^ Les gre- 
nades et ks coings ne peuTent se garder en bon. état que 
l'espace de quelques mois, aptes lesquels ils se gâtent. Les 
citrons, les oranges çt les limons, etc., se trouvent, pendant 
une bonne partie de l'année, dans nos marchés, ainsi que 
les pommes et les poires. Ces dernières devraient être d^K>- 
sées sur la paille, séparées les unes des autres, et placéesipar 
étage dans de vastes jarres, à l'abri du contact de l'air, si 
l'on, veut prolonger leur conservation au-delà du temps oir- 
diiiaire* Mais c€^ fruits éprouvent, pendant tout ce temps, des 
changenlens dans leur nature, de telle ^orte, qu'ils dèvien-»' 
nent impropresiaux usages ^u:(quels on les destine habituel-' 
lemenc II vaut donc mi^ux s'en servir à l'époque où ils 
jouissent des qualités, qii'on leur recherche. 

§. YII, Djs$ dispositions les plus convenables à faire sMbir 
mkfiQ 'Végétaux ei à leurs parties avaut de. les$ofimenre aux 
. procédéoi de Vextraotion. 

"* m 

Ces dispositions, ou plutôt ces opérations préliminaires, 
scmt^ i^ l'émond^tion , %^ 1^ lavages, 3"" l'essuyage, 4^ la 
décortication, 5"* l'égrapage, et 6^ la divi^pn, etc. 

I. On doîit ^monder avec ^oin le^ partie moiCt^s„ a^ar 
ladesy expiées et morcelées, parce qu'elles pourraient cfim^ 



/ 
/ 



DE PHARMACIE BT D£ TOXICOIiQ^IE. 79 

muniguer des propriétés étrangères^ nuuibles qu différâmes 
aux sucs. 

II. On lave et on éponge à mesure , dans un liage» les 
plsmtes el leurs parties salies par des corps étrangers à leur 
nature. 

III. On essuie dans un linge neuf les fruits à épicarpe 
cotonneux 9 tels que les coings , etc. 

IV. On écorce les fruits à épicarpe épais, comme les ci- 
trons., les grenades^ les oranges, etc.; mais Von conserve 
celle des groseilles , de Tépine-vinette, du nerprun, etc., qui 
leur cède l'odeur et la couleur qui leur sont propres, ainsi 
que celle des coings, pommes, etc. 

V. On égrappe les raisins , Thièble, le sureau , 1 epine-yi- x 
nette, etc., parce que leurs pédoncules rameux absorbent 
beaucoup de suc, et communiquent ensuite une saveur dif- 
férente. 

VI. La division se pratique sdon la texture de la subs- 



tance; amsi : 



i^. On pulpe les fruits agrégés et mulûptes ^ tels que les 
mûres , les ronces, les framboises, les fraises , etc., dans le 
but d'ouvrir leurs vésicules, et de mettre beaucoup mieux 
€» contact leur pellicule odorante et colorée avec leur suc. 

â^. On doit . triiMrer légèrement dans un moirtier de 
gaïac, préférablement à les écraser dans les mains , les fruits 
de l'épine-vinette ^ de Fhièble, du sureau, du nerprun, les 
cerises, les groseilles, les merises, le \tT}}M^ et sem- 
blables, sans écraser leurs semences, pépins ou noyaux, qui, 
ftercs pom la plupart , conmMniqvetfaient aux' sucs des 
profriélés différentes. 

3^« On râpe entièrement les grosses racines ^amues et 
peu fibreuseçi inténeuremeat , telles que les betteraves^ ca^ 
rottes, naivets, raves, etc., et seulemefn jusquai^x loges , 



80 JOURNAL DE CHIMIE MÉDICALE, 

les fruits à sarcocarpe ferme et succulent, comme les poires, 
les pommes, les coings, etc. Au sujet de cette opération^ 

^nous observerons quon attribue à tort au fer de la râpe la 
légère couleur ambrée du suc de coings^ des pommes, etc. : 
i^ parce qu elle est absolument la même, ainsi que la saveur, 
qu'on Se soit servi dune râpe de fer-blanc ou d'argent; 
2^ tout le mondé sait que ces fruits coupés avec une lame 
d'argient, de fer, ou déchirés avec les dents, ne tardent pas 
à brunir à l'air ; 3^ que leur suc est d'autant plus coloré , 

. que leur pulpe a été plus de femps exposée à l'air. On 
contuse les racines ligneuses et lespetites racines , les écorces, 
les plantes entières, les feuilles et les fleurs. 

§. VIII. De r Extraction des sucs, 

* Les plantes et leurs parties soumises aux opérations prë-^ 
liminaires que nous venons d'indiquer, ont encore besoin 
d'être l7*aitées par d'autres opérations d'un ordre plus élevé, 
qui sont ; i** la macération, 2° la coction^ 3** la fermentation, 
et 4^ l'expression. Quelques-unes, telles que lesi tiges de 
eannes à sucre, sont broyées et exprimées en même temps 
entre des cylindres de fer mus en sens inverse (on peut faire 
subir ce traitement aux tiges de maïs); d'autres, comme les 
troncs de plusieurs espèces d'érable, de peuplier, de noyer, 
sont percés au moyen d'une tarière, et le suc, s'écoule de 
lui-même, sans autre préparation. 

{. De la macération. On l'emploie pour donner le temps 
aux sucs enveloppés par le mucilage, ou la gelée végétale, 
de s'en séparer facilement, sans aucune altération, et pour 
leur faciliter le moyen de dissoudre les parties colorantes . 
et aromatiques de leur épicarpe, quand il en est pourvu. 
L'on y soumet donc la pulpe de$ fruits mucilagineux et gé- 
latineux, à enveloppe colorée, aromatique: de ce nombre, 



•» 



' t)B PHARMACIE ET .p«T0Xl€0Ii06I£« St 

-. ( . * 

'. • ■ 

sont les groseilles^ les framboises, les inûr|ss^ l'épine-YiDette, 
le nerprun^ rhièble , etc. La macération doit être &i(e dai» 
un lieu d*uire température constante de lo à X2 degrésy et 
on reconnaît qa elle est terminée. quand le sue se sépare de 
la pulpe ou.de la gelée formée instanUinément et pendant le 
contact. Cette séparation se fait en quelques minutes pour 
les sucs non gélatineux, cotnme aux mepises^ griottes, f oipgp, 
pommes, poires,grenades, etc., ou après plusieurs hevires f^i^w 
les groseilles, fraises , framboises, mûres , etc. Quelquefois 
même elle n'a lieu qu après plusieurs jours , si la tempéra- 
ture est trop basse^ Des personnes sont dans Thabi^ude de 
faire macérer la pulpe des citrons et des oranges, pour fa- 
clUter la sortie du suc: cette pratique est fort mauyai^^, 
en ce qu'on perd une grande partie du produit, et qu'il p9f^ 
sède une saveur toute différente de celle qu'il a quax^l on 
les exprime sans les faire macérer. Lorsque le suc co{g- 
mence à se séparer de la pulpe ou de la gelée, on la,dî,v^ 
si elle est consistante, et on la met égoutter sur des toiles, 
dans un lieu frais, afin d'empêcher la fermentation desy 
établir. 

Les sucs bruts de quelques fruits exprimés et mis ma- 
cérés sur leur résidu, perdént.de leur densité, commença le 
verra par les exemples suivans : 

Sac brut de Fraises y marquant 24** macéré et décanté pèse f>. 
Framboises , ao<> 

Groseilles , 10 à ii« 
Mûres de mûrier noir^ 1 5^ ih 
Nerprun, i3®i/2 

Orangés, 6» 

La macération se fait aussi avec addition d eau, toutes 
les fois.que les végétaux ne sont pas assez succulens, soit que 
la sève y existe en très-petite qi^antité naturellement : ex. le 



id. 


r* 


îd. 


601/4. 


id. 


10*» , 


id. 


IQO 


îd. 


501/4. 



IV, 



82 TOVBirAL BX CHIIDS 1CBDICAX.S, 

«ohiendent^ le grameâ, tes labiées, etc.; soit accijdentefte- 
lAeet : ex. la saponaire et la pensée sauvage en fructifica*- 
4Î(h:i 7 la bourrache estxu^ilie dan^des terrains secs cft gi*a- 
^elenx , le narcisse des prés en fleur, etc. Il faut fan^e cette 
•addition en commençant de contnser les plantes, pour qîve 
'4*«au se mêle intimement avec la sève ; car si ^Ue est ajoutée 
r-vers^lli fin, et au moment de l'expression^ on remarquera 
'^qae lé -slic se 'conservera moins de temps. «G est pour avoir 
^agî ainsi que l'en voit beaucoup de sucs d*faerbes se trou- 
'bler avant la fin delà journée. 

Ih De la cocnoN. Cette opération a souvent été appti* 

quéé à l'exttaction du suc des carottes, du genièvre, du 

cgrosèîHer, du cerisier, -etc. Dernièrement, nous l'avons 

'âddptéè pour retirer celui du nerprun , du sureau et de 

f^ïèble, que nous avons converti en extrait Lès produits 

"dbtenus, thontrés à M. Vauquelin , lors de -la visite annuelle 

r 

^âe& pharmacies, lui ont paru isupérieursà -ceux que J'oh fait 
^sir d'autres procédés. Il ^s^ plâîsart à faire observer à son 
'ipollëgtt^, M. le docteur Guilbert , leur saveur très-'pronon- 
cée et leur belle couleui>^ Nous avons eu aussi reoéàsion 
-de nous convaincreque lesirop de nerprun préparé avec ce 
'«ue, était bien supérieur à ceux proposés par Bantné, M. Du- 
puis et le Codex. 

La cocdon a pour avantage de faciliter la dissolution de 
tout ce qui peut être soluble dans les sucs, sans altérer au- 
cune des matières constituantes , et d'en transmettre les qua- 
lités aux préparations qu'on en fait. Les résidus sont presque 
entièrement épuisés, si l'on en juge par leur peu de saveur 
et l'absence de la matière colorante. 

Si cette opération nous parait préférable à d'autres pour 
retirer le suc des fruits inodores et inaltérables à la chaleur 
de r^bulUtion , nous Id croyons préjudiciable pour ceux qui 



DS PHARMÂdfi ET DB TOXKXMLOGIB. 83 

possèdent une couleur tendre et une odeur fugace ; nous ne 
k conseillerions pas non plus pour. les fruits acides, parce 
qu'ils contractent une saTeur de foi!^, comme on le dit or- 
dinairement, différente de celle qui leur est naturelle^ 

Pour procéder à celte coetion, il suffit d'exposer les fruits 
légèrement écrasés dans un mortier , et placés dans un vase 
^'argent, sur un feu vif, jusqu'à ce que le suc sorti 4lea loges 
par la fluidité qu^il a acquise , recouvre la 'pulpe ^ et ait pris 
4e«x à trois bouillons couverts : ensuite on procède à sa 
réparation d'avec la pulpe. 

"^ ( La suite au numéro prochain. ) 

Boules de Mars^ diaprés le procédé de Nancy; par 

M, GtriBOûRT, 

Première préparation. 

Pr.: Limaille defér. ta kilogrammes. 

Espèces vulnéraires a * 

Éaù ta 

Seconde prépartUion. 

Pr. : Limaille préparée ci-dessus tout. 

Tartre rouge pulvérisé . . ^ 12 kilogrammes. 

Décocté de plantes vulnéraires.. . i5 à 20 

TroisCeme préparation^ 

Pr. : Composition ci-dessns ak., 5oo 

Tartre rouge pulvérisé a k., 5oo 

Décocté vulnéraire. 3 

I * ». 

■ I 11» mmmmmimmmmmJimÊm 

Produit total. .;.... 4^ kilogrammes. 

6, 



•V 






\ 



d4 JOURH.AL DS CHIMIE MEDICALE) 

Première préparation. On £iit une décoction avec Teau et 
les espèces vulnéraires ; on met le déeocté , avec la limaille 
lie fer, dans une grande bassine de fonte; on fait évaporer 
à siccité , et Ton pulvérise. 

Seconde préparation^ On remet dans la bassine la limaille 
tlefer préparé^, avec les 12 kilogr. de tartre et i5 à^ 30 li- 
tres d un nouveau déeocté vulnéraire; on fait évaporer dou- 
cement rhumidité, en remuant continuellement, jusqu*à ce 
que la matière se prenne par le refroidissement en une pâte 
ferme. Alors on retire la bassine du feu , et on la garde 
pendant un mois dans un lieu tempéré. Au bout de ce 

"^ temps , on cassé la masse , qui^*est entièrement desséchée y 
et on la met en poudre. 

Troisième préparation. On prend cette poudre par partie 
de a kil. 5oo grammes, on la met dans une marmite de 
fonte d'une grandeur convenable , avec une égale quantité 
de tartre rouge ^ et trois litres environ de déeocté vulné*» . 
raire, et Ion évapore à un feu modéré , en remuant a force 
de bras ,^ jusqu'à ce qu'en faisant refroidir un peu de ma- 
tière, on voie qu'elle durcisse presque entièrement. Ordi- 
nairement, on reconnaît ce point à ce que le fond de la 
bassine se dessèche ,_et aussi à une fumée noire et odorante 
qui se dégage de la masse. Alors on retire le feu du four- 

^neau, mais on laisse la chaudière dessus; et, tandis que la 
n^tière est encore chaude^ on se hâte d'en former des 

•boules de i ou 2 onces, que l'on recouvre d'une légère cou- 

'che d'huile. 

Remarques, 

■ '■ " •' 

Cette manière de faire les boules de Mars nous a paru la 
meilleure à suivre : elle les donne très-homogènes, dures, 
compactes^ lisses ,. et d'un beau noir. 



\ 



DE PHARMACIE ET D£ TOXICOLOGIE. 8S 

li ne faut pas renfermer les boules aussitôt qu'elles.soiit 
faites ; car elles se déformeraient. Il faut les étendre les unes 
à côté des autres, sur une table, dans un lieu sec, mais non 
échauffé artificiellement. On doit prendre garde aussi que le 
soleil ne frappe dessus , parce qu*il les ferait gercer. On les 
laisse ainsi exposées pendant un mois : alors on les enve- 
loppe de papier,^ et on les conserve, dans un endroit sec. 

. La première préparation que Ton fait subir à la limaille 
déferla divise, la noircit, et la rend facilement pulvéri- 
sable. Dans la seconde opération , une partie du fer se com- 
bine à Tacide tartarique^ et auparavant s'oxide aux dépens 
Je leau , dont Thydrogènè se dégage en si grande abon- 
dance, .qu*on peut Tenflammer avec un papier allumé. Il 
faut que la bassine soit fort grande, en raison du boursou- 
flement occasionné par le dégagement de ce gaz. 

La décomposition de leau et Foxidation du fer coiul- 
nuerit pendant tout Le temps que la masse est abandoiniée à 
elle-même, et même après quelle est réduite en poudre, 
car rintérieiir de cette poudre s'échauffe encore beaucoup» 

Pendant la troisième opération , 41 se dégage encore de- 
l'bydrogène; le fer s*oxide et.se combine presque entière* 
raent;^ de plus, la masse prend une couleur noire, due à 
l'action du principe astringent des plantes vulnéraires sur 
une partie du tartrate de fer. Observons enfin que la partie 
extraetive de ees mêmes plantes ne contribue p^s peu, ainsi 
que celle du tartre rouge ,'à donner à Ta masse cette ducti-* 
liié qui la reifd facile à être façonnée, et empêche les boules, 
de se gercer. 

Lorsqu'on fait cette opération en grand et avec soin , on 
obtient autant dé boules de Mars qu'ion a employé de limaille 
de fer et de tartre rouge, L oxidation du fer, 1 eau qui reste 



« I 



86 * lOmiNAL DB GHIMIB MEDICALE, 

conibiaéef dans la masse , et la matière extractive des plan-* 
tes, compensent la perte occaôonnée par la manipulation. 



%i^^ < ^^%%<*/»'%>»^%^m/%4o<»^«^'%m<%»» ^ %<%%%^%<*/»^^w%^/w»*>»^i%^»^ 



EXTRAIT 

D^un Mémoire sur Vextraction de C acide citrique contenu 

dans les groseilles. 

Déjà dans Tun des numéros du volume de 1827, nous 
avons eu occasion de faire connaître les expériences faites^ 
par MM. Tilloy et Chevallier sur les groseilles^ et les résul- 
tats qu ils avaient obtenus de leurs essais. M. Tilloy ayant 
continué pendant 1827 ce travail, il en a conclu que Tacide 
citrique peut être fabriqué en France avec avantage^ et qu'on 
peut se soustraire à une partie du tribut que nous payons à 
letranger. Nous allons donner un extrait de son procédé, et 
^ des avantages qu'il présente. 

On prend leS' groseilles, on les écrase, on les place dans 
des cuves, et on fait fermenter. Lorsque la fermentation 
s'est opérée, on soumet à la distillation à feu nu; pour reti- 
rer tout lalcool, on retire le marc de lalambic , on soumet 
à la presse; on extrait ainsi tout le liquide. On prpjettedans 
la liqueur encore chaude du carbonate de chaux; on cdnti^ 
nue d'en ajouter jusqu'à ce que la liqueur ne fasse plus ef- 
fervescence; on laisse déposer; on recueille le citrate de 
chaux, on le laisse égoutter; on le lave à plusieurs reprises^ 
puis on le soumet à la presse. Le citrate de chaux ainsi ob- 
tenu étant encore très-coloré^ et mêlé de malate de chaux y 
on le délaye dans de l'eau pour> le convertir en upe bouillie 
claire; on le décompose à l'aide de la chaleur par de l'acide 



9B PHAHMACXE BT D£ TOXICOLOGIE. 87 , 

sulfurique étendu du double de son poids d'eau : le liquide 
^i résulte de cie traitement, et qui est un mélange d*aisidjes' 
sulfurique et citrique^ est de nouveau décomposé par le. 
sous- carbonate de chaux ; le précipité recueilli sur un filtre 
lavé à grande eau, soumis à la presse, puis traité de nouveau 
par lacide sulfurique ; la liqueur claire contenant Tacide, 
est décolorée par le charbon animal, puis soumise à Tévapo- 
ration. Ix)rsqu'elte est assez évaporée, on laisse déposer; 
on ti^e à êlair', etoA porte dans, ,ime étuve chauffi^e de 
20 à !25^. L'acide fouraît idors des cristaux colorés. On fait 
égputter ces cristaux; on les purifie par un lavage analogue 
au TSEKftOs de8^8acltes; on les faiit redissoudre et cristalliser : 
en obtient de l'acide blanc. 

Voici les résul^its obtenus par M. TiHoy, en opérant sur 
deax Bi£tte kitit c«its kilogrammes de groseilles.. 

Dépensa 

a,8oô iHi Groseille à 5 fr. , prix moy^n à Dijon • . i.4o fr.. 

Carbonate de chaux * . . 8 

Âeîde sulfurique ,«..... i5 . 

Combustible, 2,4 

Main«d^œavre* • •• *,-'*.*■ ^ • • • • «^ . '4^. 



; ^ 227 fr. 



I ■ .1. 



182 litres alcool à 20® à 5o c. le litre. .... 91 fr. 
21 kilogr. d'acide citrique, à 6 fi*. 48 c... . i36 fr. 68^c. 

I < Il i l 1 1| ' I l ' i ii m I » ^ 



' * t 



» » 



I 

D r^ulte de ces expériences que l'acide citrique robtean^ 
par M. TiUoy, en traitant les groseilles , neiui Tf^vaa^ tpikj 



\ 



88 JODRIfU. SE CHIHIE H£DtCU.e , 

6 francs. 4S centimes le kilogramme, difFérence bien grande; 
l'acide citrique qu'on trouve dans le commerce, valant 
encore de 39 à 3o fr. 1^ kilogramme. A. G, 



Sur la potion purgative avec la résine' de JiJap; par 
M. JoHHSOK , pharmacien. 

On trouve dans les pharmacopées plusieurs formules de . 
potions purgatives, dans lesquelles. on iâit entrer la résine 
de jalap. Les pratiâens y ont surtout recours lorsqu'ils ont 
k traiter des malades difficiles, et qui ne peuvent supporter 
aucune saveur désagréable. En effet, cette substance pur- 
geant à faible dosé, et n'ayant par elle-même qu'une saveur , 
facile à masquer, il paraît naturel de l'employer quand on 
veut administrer un médicament d^oisé. Mais tous les 
pharmaciens savent combien il est difGcile d'atteindre le but 
qu'on se propose en {««scrivant la résine de jalap, par la 
difficolté de diviser et tenir en suspension cette substance 
dans quelque liquide que ce soit. Constamment elle s'agglo- 
mère et reste attachée soit au mortier, soit à la bouteille, et 
le malade n'en prend qu'une faible portion ; ou bien , si elle 
M dans sa bouche, c'est en grumeaux qui s'attachent' 
ents. Il est donc évident que l'intention du médecin 
luUement remplie par un pareil médicament,, et l'on ne 
t sans injustice en faire des reproches au pharmaden. 
ppé de cet inconvénient, j'ai fait quelques essais pour 
îT un moyen de l'évker. Je ne rapporterai pas Ceux qui 
p>s eu de résultat fiiTorable j je dirai seul^uent ce qui 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 8q 

t 

m'a réussi. Depuis que j'ai trouvé ce moyen , je l'ai employé 
un grand nombre de fois dans diverses pharmacies, et tou- 
jours avec succès. Le voici : 

Divisez la résine de jalap dans un mortier, en y ajoutant 
la quantité d'alcool nécessaire pour en opérer là dissolution. 
Quarante gouttes suffisent pour dou^KC grains de résine* 
Quapd la dissolution est faite, ajoutez, pour cette dose, un 
quart de jaune d'oeuf environ; mêlez ^exactement, et divisez 
ensuite sans crainte dans la potion prescrite. S'il devait y 
entrer de J'huile de ricin, on aurait soin de l'ajouter après 
le jaune d'œuf. La gomme ne nuit point au résultat; il faut 
la diviser d'avance dans le véhicule de la potion. 

Le but de cette note sera rempli, si le procédé qu'elle 
décrit peut éviter à mes confrères quelques-uns des désagré- 
mens dont notre profession n'est pas exempte. 

/ 

SOCIÉTÉS SAVANTES. 
Institut. 

Séance du lo décembre. MM. Desfontaines, Mirbel et 
Cassini , 'font un rapport approbatif sur le mémoire de 
M. Brongniart fils. 

Ce jeune botaniste ay^nt reconnu, par suite de ses re- 
cherches, et ainsi \que Needham, Gleichen, Geoffroy^ la- 
paient admis , que les granules renfermés dans le pollen 
sont analogues aux animalcules spermatiques dés animaux, 
repousse l'opinion de Koclzenter et de ses successeurs, qui 
attribuaient là fécondation dans les plantes à un fluide subtil 
invisible. 



I 



■^ ■VAli.îfc 



90 JOURNAL BB CHIKIIE MBBICÂLB^ 

* 

Quelques grains de pollen furent écrans: daûfi* une gtette 
d eau sur le porte-objet de l'excellent n^icroseope d'Amici ; . 
leurs granules 9 observés à Taide de ses deux j^lus forts gros- 
sûsemens^ ont été dessinés avec exactitude par M. Broti> 
gniart ^ relativieiaent à «eize esp^es de plantcls appai^tenantr 
à difFërénfes fatmUes naturelles» 

Ua c(jriE;actère «ttrêoienielit cuîiewt s*est dévoiléfâux re(> 
gards de Tobser^afteur ; e*est un mouTemenli spontané, tou» 
jours triès-leat^ propre à chaque granule , eC indépendant de* 
celui qui apparent aux granules voisitis. Cetue faculté loco- 
motrice a été teconnuè dans plusieurs plantes y raai& n a pu 
être distinguée dans d astres» 

' Les granules des hibiscus et des «notbera ont offert \^' 
pTopriélié de se recourber lentement en arc , et même en iS. 

Séance du l'y décembre, MM. Raspail et Saigey adresseot 
une note relative au collage du papier a la cuue par un nou-^ 
veau procédé, et demandent que leur mémoire soit déposé 
au secrétariat de l'Institut, pour être communiqué aux 
personnes qu'il intéresse. Cette proposition est adoptée. 

M. Buran, de Charenton , envoie une réclamation relative 
à la note de M. Payen sur le borax octaédrique. ( Ployez b 
séance de la Société de Pharmacie.) 

M. Psijen présente la suite de ses recherches sur les bo- 
rates de soude. * 

M. Moreau de Jonnès annonce qu'on vient df'appliquer 
avec succès le trartemelnt mercariei interne et çxttvne à 
prévenir, dès les prertiiers symptômes, l'invasion de la peste 
et ses ef£els mrortels. , 

M«Duiiiéril cominunîque tni mémoire de M. le docteur 
Bretonnea»; médecin à T^uf», stir les proprictés vésicantes 
de quelques insectes de la famille des cantharidées. 

MM. Dumas et Boullay fils présentent un mémoire sur les 



DE PHÂRMAGiE ET DE TOXIGOIiOGIB. ' 9I 

étfaers composes : \ei auteurs dont arrivés à ce résultat re- 
marquable, que €ies diyers éther» seraient des combinaisons* 
à proportions fixes d*éther 6ulAiriquie avec chacun des 
acides. < , 

Séance du 3i décembre, M. Orfila envoie la troisième édi- 
tion de son Traité des Poisons. Cet ouvrage est renvoyé, sur 
la demande de Fauteur, à la commission qui sera chargée 
d'examiner les objets du concours pour les prix Mon* 
ihyon, 

' M. Ghervin adre^se^ pour le même objet, ses recherches 
sur Torigine et la nature de la fièvre Jaune. 

L'Académie reçoit le premier numéro des Annales de 
Vlndû^ejfrançaise et étrangère , par MM. Bérard , Dtimas, 
Payai et Molatd. M. Chaptal est prié d'en fiiire un rapport 
vefbal. 

Séance du "j janvier 1828. M. Gannal lit un mémoire sur • 
respiration du chlore gazeur et saturé d*humidité, contre / 
la phthysie pulmonaire. L'auteur dit avoir remarqué une 
différence notable entre l'action du chlore dégagé des 
chlorures d'oxides et celle du chlore préparé directement 
par les moyens usuels des laboratoires. 

Académie royale de Médecine. 

Séance générale du 6 novembre 1827; Le ministre de l'in- 
térieur demandé l'avis de l'Académie sur un procédé pro- 
posé par M. Baillet, fila teur de coton à Saint-Quentin , pour 
la purification des cotons contaminés. Il consiste à exposer 
les cotons à l'action de la vapeur, sous une pression de deuic 
atmoisphères et demie : rapporteurs , MM. Robiquet, Orfila ^ 
TiUaye, Laugieç, Desgenettesé 

M. Robiquet (commissaire avec MM, Duméril, Marc, 



r^^ 



92 JOUANAIi DE CHIMIE MEmCALE , 

Yillermé, Pelletier, Henry) lit ua rapport sur les questions 
que la Tille du Mans , adressa dernièrement à rAcadémie» 
Elles sont relatives aux principes délétères que le rouissage 
du chanvre peut introduire dans les eaux de l'Huigné et de 
la Sartke distribuées dans la ville, et aux moyens simples 
et'peu dispendieux de purifier ces eaux» 

La commission pense quil s'en faut de beaucoup que Feau 
des rivières qui alimentent des routoirs soit assez chargée de 
principes putréfiés fournis par le rouissage, pour de venir insa- 
lubre; que c*est mpins aux matières dissoutes dansFeau qu'aux 
émanations putrides qui s'en exhalent, qu'il faut attribuet? 
rinsalnbrité desToutoirs; mais que l'eau est d'autant moins 
salubre qu'elle contient une plus grande quantité cle matières 
putrides fournies par ces établissemens; qu'une eau courante 
dissipe pendant sa marche les émanations putrides; que le ral- 
lentissemeiit du cours est une circonstance défavorable; que, 
d'ailleurs, pour répondre convenablement à la question, il-, 
faut avoir égard à la construction des routoirs , à leur nom- 
bre^ leur distance entre eux, et à celle du lieu où les e^ux 
sont puisées pour l'usage^ à la disposition des riyières, sous le 
rapport des lits^ de la profondeur, etc. Les précautions sui- 
vantes sont conseillées : n'établir dès routoirs qu'à une dis- 
tance de d^ux à trois mille mètres au-dessus du lieu où l'eau 
est puisée; dans cet espace, propager les plantes aquatiques , 
afin qu'elles absorbent les débris putrides végétaux ou ani- 
maux que les eaux peuvent contenir. Enfin, la commission 
est d'avis que, pour purifier sùremeilt les eaux, on pourrait 
les faire passer à travers plusieurs couches de sable et de 
charbon, M. le rapporteur fait observe* qu'il serait impor- 
tant d'encourager le rauissage à l'air libre, d'après le procédé 
de M. Laforest* Il pense aussi qu'on pourrait mettre en usage 
le rouissage par la vapeur. M, Deneux fait observer qail 



/ ■ 



D& PHARMACIE ST DB TOXICOtOCIE. 93 

'est. bien reconnu que le rouissage fait mourii; les, poissons 
^s étangs. 

SECTION DE MEDECINE, 

Séance du iZnoi^embré, M. Burdin, en son nom et en celui 
^e MM. Biet et Alibert, fait un rapport sur le Mémoire de 
M. le docteur Fontanelle. Ce médecin ^ regardant le traite* 
ment de la gale par Thuile d olive , proposé par M. Delpech, 
comme trop cher pour les hôpitaux , et comme malpropre , 
pense qu'on devrait donner la préférence au traitenient par 
l'acide sulforique étendu de trente-deut à ^soixante-quatre 
parties d'eau. Les malades sont frottés quatre fois par jour^ 
et la gnérison a lieu au bout de douze à quinze jours. La 
gale canine exige une plus forte proportion d'acide. 

Sans nier les succès que M. Fontanelle et le docteur 
Rasori ont obtenus avec ce traitement^ la Commission pense 
qu'il est dispendieux^ par le linge usé, par lacide, et par les 
journées de séjour à l'hôpital. £lle donné la préférence au 
traitement du docteur Helmcrich, qui consiste en, i^ un 
bainsavonneu^ préparatoire; â"» quatre frictions avec une 
once d'onguent sulfuré alcalin , faites à six heures dlnter* 
valle l'une de l'autre'; 3^ un bain de propreté. Ce traitement 
ne dure que deux ou trois jours j ne salit point les fpuirnî» 
tares, et, au contraire, en favorise lé nettoiement^ M; le 
docteur Fontanelle, préconisant, en outre, comme son re- 
xnède favori, le sursulfure de chaux, se rangera facilement 
à l'avis de la Commissign. Son sulfure se prépare ainsi : 
chaux, I ; soufre, lo. Calcinez. ' 

M. Pâtissier, en son nom et en celui de MM. Leveilléet 
Mérat,litun rapport surune observation deMJBoyer, chef de 
la clinique chirurgicale à la Faculté de Montpellier. Le fait 
observé par ce médecin est regardé par la Commission 



/ 



V- 



9 A JULMAL SB CHiaUB UBOICÂU, 

coBoie éum le t^siikat dna kyste formé dans lépùsseur 

de la matrice, devenu adhérent à la vessie, et s'éUM ouvert 

dans cet organe. Par-là s'expli<jue comment des cheveax Qut 

«te rendus par les urines , et retirés en masse de la vessie , et 

comment enfin le docteur Delpech a pu ( par l'opération de 

la lithotonue) extraire de cet oi^ane un calcul gros comme 

nn œuf, fo„né dun os tygomatiqne, et d'nne portion de 

p«ii couverte de cheveux j toutes circonstances ani excluent 

Itdee d'une véritable pilimictîon. / 

SéoMce du 29 nof^emi^, M. Girardin fait un rapport sur 
de» observations de M.Th.Goibert, relatives à des cas de co- 
qaelnches observées chez les adultes. La lecuire de ce rap- 
port fait naître une discussion entre plusieurs membres de 
Académie, qui prouve combien les médecins sont encore 

pend accord sur la nature de la coqueluche, unedesmala- 
dies Jes plus communes. 

M. OUivier Ut w, Mémoire sur les monstmosités par in- 
^K» (présence d'un fetus dans un antre individu): il 
admet l'opinion d* M. Geoffirby-de-Saint-eilaire, qui re^ 
ga*dete^use prochaine de ces monstruosités comrte l'effet 
J»e 1 «Jhe«»ce sorvenue entre deux ovules (comprimés dans 
l'Umu), avant k ^wion des parois de l'abdomen, de 
«elm ,n, renfermera l'autre, lorsque i. réunioudeces parois 
sent opérée 

SBC^IOW D« €to»W«6IB. 

Séance du i5 novembre. M. J. Cloquet communique à 
I Académie tine observation sur des vers produits par des 
«ufe de la mouche à viande, déposés dans les différentes 
parles du cbrps d'un chiffonnier plongé dans la plus pro- 
fonde misère et là plus extrême malpropreté. 

II awit été trouvé mort-ivre, gissant, depuis deux jour», 
au pied d un mur, non loin danimàux en putréfaction : des 



DS .Pff ARMACnS BT DE 'POXtCOhOGm. 9$ 

miâsses de trers ëotivraient le cuir cfaeTehi perforé en tnilte 
«ndrôits> et en rempflisssiiem le dessous décollé dans une 
^andeécendae; lesfosses nasales, le dessous des paupières, 
Fintérieur du globe des yeux aussi perforés; le conduit au- 
ditif, une ttiineuT à la région parotide, etc., étaient remplis 
d'une multitude de vers qui avaient regardé ce malheureux 
<roinme déjà leur domaine. Les soins extrêmes de M. J. Glo- 
quet ont rendu cet homme à la vie ; mais il est resté 
aveugle^ 

M. le docteur Larrey l'apporte, à cette occasion, qu'en 
Egypte , les vers de la même mouche pénétraient les appa > 
Teils des amputés, détruisaient le tissu cellulaire inter- 
miiscuiaire, èl s'enfonçaient dans Fépaisseur des moignons 
souvent jnsqu^à une profondeur de trois pouces. Pour les 
détruire, an lavait les plates aivec de l'eau salée, et on les 
couvrait de compresses imbibées de la même eau. 

M. Hervey de Chégoin lit deux rapports : l'un sur le Mé- 
moire de M. Herbin , sur les ulcères atoniques^ L'auteur 
pense qu'il fabft les nommetuhères f^r atontie heale. L'autre 
est relaiire à une observation àe M. Yillaume^ chirurgien 
en chef de 'rhèpital de Metz. "^ 

U s'agit dune jeune fille de seiiseans, chez laquelle le 
saa3g des règles ne pouvant avoir d'issue au dehors, à cause 
d'une absence totale du vagin , s'était amassé dans l'utérlts , 
jusqu'au point de déterminer les accidens les ptus graves. 
îLes parties externes 'de la génération étaient bieii oonfoiw 
mées; lé cdl et ik matrice était porté en arrière. Pour pro- 
curer une issue au sang, M. Yillaume fît une incision de huit 
à dix lignes sur 4ê bas delà vûkê; ensuite, à travers li^ttissu 
cellulaire qui remfplissait l'espace qu'aurait tdù occuper i^ 
' vagin , ttllft'inciser ^ aVèc un pharyngotome ,jle corps de la 
matrice; une canule servit à l'écotitement du sang, et à ^n- 



/■ 



g6 JrOUÊNAL DE GHIMIB BIXOICALÉ, 

tretenir ri3sue artificielle libre. Depuis deux. ans que cette 
opération eit pratiquée, la jeune personne jotiit dune bonne 
santé. L'écoulement des règles se bit leptement ; leur inter- * 
valle est marqué par une leucorrhée abondante. 
: M. Larrey présente le crâpe d*un militaire qui reçut, à la 
bataille de Mont-Saint-Jean , une balle qui fractura los 
frontal à la naissance de la ligne qui borne la fos^e tempo- 
rale, et renfonça de manière à se loger dans une cavité où 
elle demeura jusqu'à la mort du malade. Ce militaire, par la 
suite, n'éprouva d autre inconvénient de cefttte blessure 
qu'une perte de la mémoire des. ûoms propres et de quelques 
substantifs. 

M. Déguise présente une femme chez laquelle il a pra- 
tiqué la ligature de l'artère carotide. Cette femme , qui était 
affectée d'un fongus hématode , est parfaitement guérie. 



SECTI0I7 DE PHARMACIE. 



Séance du 29 décembre 1827. On procède à l'élection 
des membres du bureau. M. Planche est nommé président , 
M. BouUay vice-président, M. Virey secrétaire. 

M. Boudet fait un rapport sur le Mémoire de M. Ânglade , 
ayant pour objet les eaux minérales. Il conclut à ce que 
l'autepr soit remercié. 

A l'occasion de ce Mémoire, M. Caventou fait observer 
que la barégmcj ou matière glaireuse des eaux minérales, 
ne se colore pas en bleu par l'acide hydrochlorique. M. Ro- 
biquet annonce le contraire, et dit que MM. Vau^uelin et 
d'Arcet ont reconnu que la glairine présentait les mêmes 
phénomènes que l'albumine, lors de son contact avec l'acide 
hydrochlorique. M. Caventou prétend que cet effet n'a lieu 
ique lorsque la barégine est altérée. 



1>B PnAUMAClB ET DE TOl<€OLOGIE. 97 

M. LffOgier annoiMM! quw faisant des eaepériences sur lai- 
i)uniîiie du blanc <i'«euf , précipitée par Tirleool, il a re- 
conaa qu'elle deTettait rose par son contact avec l'acide hy- 
«in>ebk)riqiie.M. Caventou dit que, pour devenir bleue , lal- 
faMMiBe doit écre à l'état glaireux. M. Robiquet annotrce que 
M.CoUÎD, lops de'son trarail sur la fermentation, a remar- 
^éqsedn blase 4 osât fermenté avec du sucre, a laissé 
9fir le filire vue matière bleue, et que cette coloration avait 
eu lieu aana le contact de i acide hydrocblorique. M. Henry 
fils a vu que Talbumine animale^ provenant de la liqueur 
^ m bydropîque, avait pris une couleur rose par le contact 
avec ie même acide. 

M, Vîrey lit une note sur le mylabre de la chicorée, em- 
ployé comme épispastique eu Orieot, à Naples, etc. M. Ro- 
bigu«t fait remarquer que M. Bretoimeau a reoouuu dans 
ç^ îfnsdctes la préseiioe de la caiitharidîne. 

iSéanûe du v% janvier 1 828. A i*occasicin du procès-verbal, 
M. Sérulias fait x^emarquer que lalbumine, précipitée par 
iaicoûl, a changé de nature, et il se fonde^ poux affirmer ce 
fait, sur cç quelle n*est plus soluble dans Teau. M. BouUay 
pepse que l'albumine ainsi coagulée est déshydratée* 

JK. {jemMre-Iâzancour {ait connaître à la section qu'il 
s'occupe d'observations sur la culture de différens végétaux 
étrangers, et notamment du palmier, du bablah, de divers 
acacias, lie même annonce qu'il a vu extraire des branches - 
du bouleau une liqueur propre à être prise eu boisson. 
Cette liqueur est très-abondante depuis la mi«mars jusqu'à' 
lami-mal. Le même membre a préparé une gelée de sorbier, . 
«t Viest accfùpé ^*expériencçs sur la racine de grenadier à 
fliBura simples^ sur la racine de tulipier, sur une espèce de 
eodhenille qui croît sur le rosier de Bengale. 

M. Gaventou attire l'attention de TAcadémie sur une pré^ 
IV. n 



gS JOUaXAL DB CHIMIB MEDICALS , 

paratioQ d*opiam usitée en ÂDgIeterrQ depuis IoD^*teitips , 
et connue sousle nom de gouttes noires, blach drops. Il faiit 
sentir rinconvénient de se servir de cette préparation , qui 
n'est pas toujours identique, et, préparée d'après diverses 
formules (i). M. Chevallier dit avoir analysé dés gouttes 
noires achetées en Angleterre. Dans l'un des échantillons, il 
a reconnu la- présence de l'acide citrique, et il en a séparé 
du sncre cristallisable; dans 1 autre, il a reconnu la présence 
du vinaigre et celle d'une substance sucrée non-cristallisable, 
anaIo|[ue au miel* 

M. Pelletier pense qu'on devrait créer une comitiissiosn 
qui s'occuperait de la nature des nouveaux médicaméns , et 
des formules à suivre pour les préparer. Cette proposition , 

r^ , - I ,' i' 

(i) Parmi les formules publiées , nous croyons devoir citer celle 
de Yan Helmont, consignée dans la Pharmacopée de- M. Yirey$ 
tom. I , pag. 145 , sous le nom de Laudanum c^thnia» *-^ On pré- 
pare ce produit en prenant : Opium brut, 4 onces; suc de coings 
récent,, 4 livres. On fait macérer pendant trois semaines. On ajoute 
alors : Girofles et muscades concassés , de chaque , i once* On laisse 
en contact pendant huit jours ; on ajoute de nouveau : Safran , i once ; 
sucre blanc, 4 onces. On filtre^ et on fait évaporer jusqu'à réduction 
des deux tiers. Dix gouttes de cette liqueur représentent un grain 
d'opium. 

Formule du docteur Porter , de Bristol. Opium , 4 omces ; acide 
citrique cristallisé , 2 onces. On délaye dans un mortieY avec eau dis- 
tillée à loo^ une pinte; on laisse en digestion pendant vingt-quatre 
heures ; on filtre et on conserve. ( Mouthly , Journal ofMed. Ncw" 
Yorck , iSaZ.) 

Formule de M. Magendie , proposée pour être substituée à celle 
de M* Porter. — Morphine pure , 16 grains; acide citrique cristal- 
lisé, 8 grains; on fait dissoudre dans eau distillée, i once; colorez 
avec teinture de cochenille, 2 gros. Cette teinture s'emploie par 
goutte; la dose est de six à vingt-quatre dans vingt-quatre heures. 



DE PHABMÂCIS BT DE TOXICOLOGIE. QQ 

appuyée par plusieurs membres, est adoptée. Celle commis- 
sion est composée de MM. Planche j Pelletier, Cayentou, 
Boullay et Henry. 



/ 



Société ife Pharmacie. 



Séance du i5 janvier i8à8. Par suite du procès-verbal 
M. Payen demande la parole, et donne lea explications sui- 
vantes sur la réclamation de M. Buran. 

Ce dernier avait annoncé, quinze jours après la lecture du 
Mémoire de M. Payenî à l'Institut, que, depuis long-temps, 
il fabriquait du borax octaédrique. 

• M. Payen, loin de contester ce fait, reconnaît que, de. 
temps immémorial, les Indiens et les Hollandais prépa- 
raient aussi ce borax., mais comme M. Buran, sans >e 
savoir, sans l'avoir jamais isolé, sans avoir reconnu ses 
formes, puisqu'elles étaient confondues et altérées dans le» 
mélangesen proportions variables des deux borax, mélanges 
qui constituaient les croûtes informes qu'ils livraient zxt 
commerce. 

En effet, la plaque de borax déposée, dans la dernière- 
séance, par M. Buran, ne présente aucune forme arrêtée;^ 
elle ressemble à un fragment irrégulier d'une tranche de 
pierre brute. 

M. Payen présente à la Société du borax en cristaux oc- 
^taèdres détachés elf très-réguliers, et une agglomération dé- 
cès cristaux tellement serrés et homogènes , qu'elle est sonore^ 
comme de la fonte. Tous les cristaux octaédriques qui la 
composent montrent leurs sommets et angles-plans réguliers, 
à l'extérieur. 

Les plaques diires:^ connues dans le commerce sous les 
noms àe. borax tïnkal iU VInde ^ tt àe^iorax dénd'raffihé^ 



X \ 






lAO JOURNAL DE CHIMIE MÉDIOALE , 

produisent quelquefois au raffinage un poids plus considé* . 
rable que celui dut bor^x en cristaux prismatiques, malgpré 
le poids de quelques corps étrangers insolubles que c«s ma* 
tières renferment; ce qui démontre la présence jusqu'alors 
inaperçue^ mais constatée par M. Payen^du borax octaédrique 
à. moindre proportion d'eau de cristallisation dans ces 
cristaux. 

M. Bus&y annonce que, dans la préparation de ^on borax ^ 
M. Buran ferme hermétiqueniént le couyei'cle de a» chaet- 
dière; ce qui établitlevide p^ndam kt eristallisaliôn. 

M. Payen fait observer que cette oiroonsiUicfée, en supposant 
que le vide fut réellement obtenu ainsi, ne peut déterininer 
la formation du borax octaédrique^ ni niênie la favoriser. Il • 
est probable que la fabrieatio», dans une chaudière sur le^ 
feu, des borates mélangés, en plaques,, mode suivi par 
M. Buran , a pu Im &ire croire quune sorte de oaieinatU» 
ou àefusiofh était ainsi opérée. Cela expli<|uerail poiurquoi 
M. Buran appellerait ce sel simorphe borax fondm ou bofox 
calciné; autreiûeiH» on ne concevrait pa^ le lâ^tif dd ^efte 
dénomination impropre. Il lit , à cette occasion , uue note 
sur tes {)ro<$édés de fabrication dé ce borax > sur les eirocittS' 
tai^ces dans lesquelles il se forme, et pQui être o)>tenu iso- 
lément. 

M. Robiquet rapporte qu il lui est arrivé d obtenir àvk 
nitrate de stron traire ayant toiste lappareiiee du. nitrate de 
bsiryte. Étonné de ee -pbénonièfre , il a examiné le sel, et 
recomiFu qu'il* rue conitermit pas d'eau de eptslèUisatioia. 
' M. Robiqiiel cominiunique cfuelques expériences qin'tt a 
fafités sivr le mylabh de la chicorée. 

Il en résulte que cet insecte contient de la canthArkiiiie^ 
qu'on obtient par l'^ther^ méléeavee unfihuiloiafiinle. 
. M; Sférolks €Ofiiiiinmqtte quelque exj^rienees qiii tnmff 



/ 



y 



DE PHILBMACIB BT DS TOXICOLOGIE. lOl 

firment pleinement les résultats qu'il avaîc obtenus précé- 
demment avec Fiodure 4'arftenic, 

Sur la proposition .de M. DublanCy la Société arrête ifu'il^ 
sera rédigé une pétition adressée aur Chambres législatives , 
et dans laquelle on exposera les réformes que nécessite Fétat 
actuel de la législalioa sur lexerçice de la phanuaeie. 

Société philomatique. 

M. Raspail lit un mémoire sur Tinsuffisance des mayens 
chimiques pour constater la présence du sang dans les tachés 
sur le fer, et le distinguer d'autres matières colorantes (1)4 

Les autres séances ont été employées en rapports et objets 
étrangers^ âfu but de notre Journal. 

Société de Chimie médicale. 

r 

Séance du i4 janvier 1828. M. Orfila communique deux 
notes : la première est relative à un moyen proposé par. le 
docteur Hâve pour déceler de très-petites quantités d'opîiint 
en dissolution. 

La i^econde est une note sur Fempoisonnement par les 
préparations d'antimoine ^ de cuivre et de plomb. 

M. Payen lit une note sur Fexamen comparatif de divers 
laits de femme et de chèvre. 



(i) liçl'e pr^cli^in nainéro cemnemire m Mésamré dans lefMel 
M. Orfila ^4qioipB|rer9^riAçxa€titMdede&résuhats4fs^i^H^éfKH* M* l^s- 
pail , dans la partie chimique de son Mémoire. Quant aux observa- 
tions microscopiques dont parle M. Hâi'pail, pour ' re<^ittlaitre le 
smg i U% Qnflia awl «déjà pvoiné qu'eftltti ^'ëiaîgnt d^auiwtiei vikur. 



1 02 JOURNAL DB CHIMIE MEDICALE , 

M. Chevallier lit un essai sur quelques sucres du com- 
merce; une note sur la "rectification de l'alcool ; plusieurs 
extraits d'ouvrages étrangers. 

M. Richard lit une observation sur les effets délétères 
de Xélateïiwn, 

M. Petroz communique lanaljse d'une urine laiteuse. 

M. Recluz lit un mémoire sur les sucs aqueux végétaux. 
, M» le docteur Dessaignes adresse une note sur une tenta- 
tive d'empoisonnement par l'^ydriodatc ioduré de po- 
tasse. 

M. Guibourt communique un procédé pour la prépara- 
tion des boules de Mars.' 

La Société arrête la fondation de trois prix. . " 

{Voir la fin de ce numéro.) 

Il I ^1^— ■ ■■ —— m - 1 I I I I ■ Il I 'm II '■ 

Paris , .22 janvier 1828. 
ji M. Robinet, Secrétaire du Journal de; Chimie médicale. 

> 

Mon cher Confrère, 
J'ai l'honneur de vous envoyer une lettre que j'adresse à 
M.' Guibourt, en réponse à son article sur la pommade mer* 
curielle. Je vous prie àte vouloir bien la lui communiquer, 
SI vous le jugez convenable, et de l'insérer ensuite textuelle- 
ment ^ans le cahier de février du Journal de Chimie mé' 
diôdle. Agréez^ etc. ^ '" 

Paris , 22 janvier 1828. 

Lettre adressée a M. Guibourt, en réponse a ses obsen^ations 
sur la pommade mercurielle double , et notamment sur 
celle préparée apec le beurre de cacao; par M. Plai^chb. 

Mon cher Confrère , • • « ^ 

L'intérêt que m'itispirènt |6us' tos trainaax m-a £ût lire 



I 



DB PHAAHACIB BT DB T0XIC0I.06IB. Io3 

aveé einpresseme&ty dans le cahier de janvier dft Journal de 
Chimie médicale.^ vos observations sur là pommade roércu- 
rielle double. D accord avec vous sUrTétat du tnercujre dans 
cette préparation ^ j ai de puissans motifs de croire que 
vous êtes dans Ferréur'quand vous avancez .que Thuil^d^o^ufs 
récente , ou qui n'a pas subi l'action de Tair, ne JQuit d*au- 
Gune propriété particulière pour éieindre;Ie merçuri$«,C0l|i- 
naissant votre habileté et votre, CKactjitudç^ je 9'^ p9t5..é|é 
moins surpris^ d'apprendre que vous n'ayez pe^s réussi à pré* 
parer la pommade' mercuriclle au beurre de caçsic^, par le 
procédé que j'ai décrit dans \e Journal de Pharmacie y i^tqvke 
je suis depuis p]us de douze ans. Quoi qu'il en soit, comme 
j'ai à cœur de vous convaincre, je prends l'engagement de 
préparer devant vous , avec de l'huile d'œufs au sortir de la 
presse, du mercure pur et du beurre de cacao récent, une 
pommade dans laquelle le métal sera aussi bien divisé qu'il 
peut rètre dans la pommade mercurielle double la xn^ux 

« • * • • • 

préparée. Nous prendrons,si vo^s le voulez, comi]Q;e t^çme 
de comparaison , celle de votre officine. . \ 

- Si , comme vous le pensez ,. <3t en cela je suis de votre, avis,, 
la couleur foncée de la pommade mercuriell(Ç est un.îndipe 
(le l'extrême division du mercure, vous serez satisfait, je 
Vespère, de la. teinte de la pommade; au beurre de cacao. 
Je ne doute pas que Vous soyez alors disposé à modifier votre 
opinion, exprimée jpeut-être d'une manière un pe^ t^op géné- 
rale, sur rindispensabte nécessité d'employer, pour éteindre, 
le mercure, des corps gras qui aient déjà éprouvé ui^, com- 
mencement d'oxigénation. 

Vous me permettrez, mon cher Confrère , d'insister d'au- 
tant plus sur ce point, que, d'apfès Tidée que vous vous 
êtes formée du peu d'importance de la prmmade niercu- 
rielle au beurre de cacao , si l'on prenait votre* assertion à 



Io4 JtftJANAL DB CHfMIE MÉÔICiiLE, lÉVC. 

I 

la leitpe> il fftudtMt rayer ee médicament du nombre des 
dDtÎByiphUiûc^es, tandis que je pourrais produire /au besoin , 
des preuves irréctisables de son efficacité. 

Je n''eii^minerai pas en vertu de quelle loi l'huile d'œufs 
réeetite divine mieux le lUercure que telle autre espèce 
dliuite également récente, parce que je n*en trtjuve pas 
d^expUcatiou siati^faisante, et que, dans le doute^ j*aime 
«nieux mi'abâlieiiir ^ue de ntiettre l'hypothèse à la pUce de la 
vérité. Les faits «râtit là ! ' . 

' Agrée«> mon eher Cîonfrète, Iliommage de nia cotisidé- 
valion très^^tinguée. 

Planche. 



• > ( I . • > • t 



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SOCIÉTé DE CHIMIE MÉDICALE: 



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'.: \ 



<>'•'•»' ♦ 



' lia Société , voulant donner une nonvielie preuve de son 
'desîr ïPëneoiirâ^er Tes recherchés scientifiques, arrête qu*à 

partir de 1828^ elle aécerhera^ dans sa première séance de 
•ràÉinée suivante, trois médailles d^encouragement aux trois 
tiiiéillenrs iâaémoires de chimie médicale, pharmacie et toxi- 
oologîe, qui lui seront' parvenus dans Tannée. , 

' Jjes inémbres résidans sont seuls exclus de ce concours. 

Les tnéindires doivent être envoyés, franc de port à 

"Ml Rdbiïiét; secrétaire' de là Société, rue de âedune, n**«^3, 

à Paris ,011 au bureau du Tournai, chc^ M. Beohet, 

'■■'.'-, ■ ' 

éditeur. 



#illl^jnmecie ésTvovH «et C% rue ICotre-0aine«deft''Victo'ireà, n. 16. 



Be 



IV. Année. 



1 t • 



I . • f 



(N«»nr.). 



Mars 1838. 









NOUVEAU MEMOIRE 



"« \ 



* . * I ' I • f ' . 

Sitrle Sqj^ ^ considéré sous le rapport médico-dégal ; 

par M. Oafiljl. 



Lu à l'Académie roytJe dé Médecine , le 39 janvier iSaS. 

.. '♦• .i ■ '\ ... ,. • 

tjâ^eoûon de laédecixie a>eiitendu, dans la séance du 1 5 de 
ce mois, ia lecture d'unnémoire de M. Raspail, ayant pour 
ol^et éd prouver que ni le ibicroscope, ni les eipériences 
chimkpieà/ne peuvei^feîre: reconnaître des taches de sang.* 
Ce mémoÎBe n a été adressé, par l'auteur à F Académie royale 
de Médeciiie^'OomBié il le dit^ dans la lettre d'enVoi , que 
patpoè' que si« mois aupàraTant j'arais entretenu 4;ette com* 
pâgfnie du même sû]et, et» que j'avais, au contraire ^ conclu 
qtt^il ^«ait possible de coiistaier- la présence de <)es taches. 
SL •Baq)ail , .-^^ésoitaié. de toute ^importance de la question 
^'il traitait, a pensé qu'il n'était pas convenable de laisser 
pliis longtemps da^: l'etceur : les nombreux médecins et 
phatmadenft français et étrangers, qui auraient pu .jirendre 
mop travail pour guide. Aussi» nlsi-t-it épargné aucun moyen 
d's^indrè'le but qu'il se proposait : non-seulement, il a Ëiit 
de tcMjDes pièces du sang qui, suivant lui, partage tous les 
cao^aetères que j'ai assignés au sang humain , mais encore il a 
fait pressentir la possibilité de découvrir un jour.^aa'O^oins 
^in^ st^tances qui jouiront/des mêmes propriétés» Il a été 
phisloin;.iLrarstitnoncé^e.ce n était ijaèjusqtàà itàceértom 
pomty^ fioità^iirté maniiké labsblue, comihe[«jera|Tais>dit^ 
qi^r^DR IpoûviitHlistinguer le sang; humain dui<3Îtn|.te et dû 
tritoxide de'fer'ifde'la'ganafkce^ dû caitbame, de h* coché.- 

IT. 8 



\ 



J 

I0(> JOURKAL DE CHIMIE MEDICALE/ ' 

t r ' • » « 

nille et du bois de Brésil. A entendre M. Raspàil , je devrais 
m estînier'Bëareux, "sl'Iâ science conservait un léger sôùvéîîîr 
de mon travail. La section sentira aisément qu'il ne m'est 
guère permb de garder le silence dans cette conjoncture; 
d autant ■j)lus que j'ai la certitude que^. depuis la pub^îcatioir 
de mon mémoire, on a déjà conclu plus d'une fois, devant 
les tribunaux du royaume, que certaines .taches étaient for- 
mées par du 5ang9 parce quelles présentaient les caractères 
que j'ai indiqués. J'aborde donc franchement la question. 

Lé mémoire de M. Biispbil,se€osafK>fia)^ deux parjl|es 
^ bien fliatifictés, Fuhe.qui a pour ^dbjet des etpé^ieinpë^ j^i4* 
Hiiqués , et l'sutxè des «d^isefrâtÎDnfe miorascopiques ,^ ^V^ 
d'abord, relativement àoes deraîèçe&^que^iiëtaxit a«tô¥iiië-> 
ment ea coBtradiction avec ce que j'ai àvàner, je ne .m'^^ 
oeeupêmi pas| seu)e»g[ent je râppeflêrai A.M* J^adp^^' èf >|i }fi 
section ,i<pte jai lu, dans.-cètiiereneeiiitey \t%\ aôû$ ^emi^rc^ 
une note dans laquelle j'étab)is^s iéjh fÎQsi|fi6Mn<iejdxL wekin 
crcHScope pour recoiinaîtne les'tacbe&défiangsurlea ikù&9^ 
(Voguez le Jovancd de Cbùme médicale ^ maméaço &e fBi^ten&- 
bre 1827;) 

Les expériences efaiimques de M.Raspait tendeniààablîPy 
r*" qu-'il existe une mati^^ roiage avec laquisUe en penrfaiiv^ 
des taches sonblables à celle du sang; 21*^ quel'cMi ne p^it 
pas assurer ijiue^n me décattvi^î^ pas un jour vingt aubs-» 
tances icapables de mettre en défaut les réacitifs Kfm, y A 
indiques ponr reoonnaîfire le sang. £i£amin(^ns ch»àiii:;.^e 
ees points. 

, A. HûijBiste vue rmttière Ttmge aviec làfifelle anpautjl^ire 
des-tackes sen/Aù^bk^ u ^éselies du^ng. (Geiie iiiàfièiielBuck^ 
^ntre ' chose Lqu'nnbl^llic d'cènif dé ^oule dsins lequel Mr^^ 
lœsé ^éJDiuxief fndKpiés bcar^ nn,:sâehe^ 
^ifpranice^ep >]mîdre l^reowBt^ h^ d'eau ^'ie Jtité;- 






oe^igj-., pou|P If nJ^ep^her et lui donper ï^ppa/^Cje d'uR^ 

1^ 'ne 4ou^ pas que M. RaspaU i^a^t piais^ ^s^Dif mon pre- 
•is^r gi^gipire S4j^: le sax|g Tidee ;.fle Pir^r^r. une ps|r^Ue 
mat^e; yoiçi.qe (jfxp je dû^s^is^ i^n effet, ep parlant de la 
g^razijpe,: «.Lo^r^que cette p^a^tière e§t jçteçdujs deau/sa jcqu- 
l^u^.a 4^ F4itafiJLQgie ^yec cel^iç de la matipr^ colorqnp^ ff^ 
.i/vigjYsûaamony^que foQqç,c^tte cpuleur; rnpfii3Âon de poix 
(le galle ne trouble pas la liqueur^ le$ acide^ sulfi^rique et 
pilpqiie.la jaunis^e^t ^t la ren4eiit unv{(ÇU lpifc)i^ j ]e chlore 
k j^^it d abord, fnù^ la perdit, ^t ^pit par la décolorer 
8^P§ .^'elle d^î(3Bft.e ^W^e opaUne, Oi> ^G^j.par ce^ expe- 
l^w»$, q^e si ^jtte ro?i.l?ère r^^^p5ild|Ç, fii»^^ qu^lqM^s rap* 
fiifrt^fm f^mçijpe ççAcvrmf- du ^ng., elle on 4if%^ pou^î^M 
ass^ pour ^ on né p^fà^ p^ te cç^oBd^e avep ii^i, * (./iw- 
çfil^ Chimie médicale, numéro daoftt 189^,) 

Maii&;il importe peu à la âcîence quutie découvert ; ait 
pris Qai3$anGeiGi,o'u plusilôi»; cè quoi il i^ut s'altacher, 
c^t de sayoir ^i Tanj^once d'un nou^e^u fait e^t ^Jt^e ou 
6m»ae. Or, dans l'espèce, il .ne sauraii; yaVotr de d/[>.ute. 
M. Bj^spall s'e^t trompe; 

Que Ton répète le^p^ri^ce , cp^^pie. il.J'ipdiqije .dans 
^p fi^^oire, aVéc up blanc d'œuf eptier et de 1^ gfirance , 
9Sm 9à4îW^ d'eau , ou bien qu'après ay^ir d^JP^ )>latfc 
d'/Qs^dans trois 9uc{iiatre'&is son volume d'^au, cm.le (aisse 
pendant quelques heures en contact avec de la gajrance, Qo 
.(Rendra une xoatÂétequi, étant dess^c)^ée à ^5 pu 3o«,ceUj- 
, %aAes , offirira une OQulewr i:^ug€;, et dont >e yaj^ç43Qipp^e»r 
^prQpriétés à celles du sang dess^bé. , .: 

Sropmtés physiques, -r- On po^urijaiÂ^» à l^,iPigM^ijr>.tiw 
parti, pour distinguer ces: deux, m^iiièrâf, .^« AiSUffifi^^Â de 

' ' 8. 



/ 
I 



4 



1 o8 lOTJRNAL DE CHIMIE MEDICALE , 

couleur et de transparence qui existent entre le sang èf le 
mélange d'albumine et de garance parfaitement desséchés. 
£n effet ^jamais la nuance de ce dernier mélange ne |sehi là 
même que celle du sang , et il pourra même arriver, lorsqu'on 
aura ertiployé peuide garance, quelle en soit tellement' dis-- 
tincte, quil devienne inutile de recourir à d'autres carac- 
tères. Mais j'accorde volontiers que ces propriétés physiques 
soient insuffisantes pour établir cette distifrctfoha^ lorsqûé'le 
mélange artificiel est fortement coloré j il n'en sera pas de 
même des caractères chimiques. ' - 

Pîvpriétés chifni^ojosî — En traitant comparativement ces 
deux matières par l'eau distillée froide, le sang cédera sa 
matière colorante à l'eau, et bissera la fibrine sous forme de 
filamens plus ou moins colorés , suivant qu'ils auront été plus 
ou moins bien lavés ; mais dans aucun cas cejtte fibrine ne se 
dissoudra^SLiis -le. liquide. Le lâélange de blanc d'œuf des- 
séché et de garance, au contraire, traité de la même manière, 
cédera à l'eau et la matière colorante et l'albumine , attendu 
que ceBe-ci, après avoir été desséchée à aS ou 3o degrés cen- 
tigrades, est très-soluble dans ce liquide froid j fait qui a 
eertaineïsient échappé à M. Raspail. Je dirai toutefois, à 
cette occasion , que lorsque le blanc id'œuf n'a pas été étendu 
d'eau et filtré avant de le dessécher, 1 eau froide ne dissout 
pas complètement la tache roûgè , et qu'il reste quelques 
légers filamens qui ne sont autre chose qjie les corpuscules 
déliés que l'on voit nager dans le licjuide , Ibrsqu on agite 
un blanc d'œuf dans ireisou quatre parties d'eaû. Mais il est 
impossible'de se-méprendre ; là quiaintité de i&atière noti dis- . 
sotlte est très-peu iâensible, en comparaison de celle qui né 
l'est pas , lorsqu'on traite la tache de sang par l'eau ; d'ail- 
leurs , il est aisé de reconnaître ces filamens du blanc d'œuf. 

La li^nenr aqmense provenant de l'actibii de l'eau sur 



iV 



DE PBARMACIE ST OS ;EOX|C01;.061S. Ip9 

l^s.taçb^s d^s^.^eux. matières, offre les différences ,$ui- 
.V9nte5^:.r » 



) I. 



j' x%EUe est.xrouge*oraiigée, lorsque c'est la gî^ralice qiû 
la colore, tandis que, dans Tautre cas, elle, est dup rouge- 

.j.3?f Chpuffée. cjiai^s un tube de verre jusquà rébullîtion, 
elle se coagule ou devient seulement o.paline , suivant qu elle 
contiçnt^ plus,ou'im>ii;is,<]^albumine; mais si elle provient du 
niélange dç garafli,cç pt^ d^b^apc d œuf, elle fournit un lic|uide 
jame rpsé^ovi rawgj<?^.çt un eoagulum ro^^', dont on |>^ut en^ 
lever une partie de la couleur par le lavage avec de Teau \ 
tandis que le sang d^onne un liquide et un coagulum d*un 
gris verdatre sans la filus leqère trace aeSiuance rôùgè : ce 
coagulum gris verdâtre peut être dissous rapidettient par fa 
potasse, et alors la liqueur acquiert une couleur bruné- 
rougé^ lorsqu'elle est Vue' par* 'réfraction. Cette différence 
importante est connue de tous Tes chimistes, et même des 
ouvriers teinturiers qui emploient 1^ gatance ; et j ai lïeu de 
m étonner quelle ait été ignorée de M. Raspail. ft y a plûâ', 
c'est que si le mélange d^ garance et' dé blanc d'œiif perdait 
sa couleur rouge par fébuUîtion, comme le fait le sâng> 
Tbpération qui porte le' noWi de ^araw^ûg^^ n'existerait -pas. 
En effet j dans les ateliers dé' teinture, lorsqu'on veuttèiridre 
le cotoiî en rôu'ge,*rié fait-on pas bouillir 4oo |ântes d'éàfti 
avec cinquante livres de garance , et à peu près autant de 
sang de bœuf (i)?5i, en se coagulant , ralbumine du sang 
faisait perdre à la garanee sa couleur rouge, il nj aurait 
pas possibilité de teindre en cette couleur. D'ailleurs, je puis 



(i) Voyez les EÏémens de Fart de la teinture y par Bérthollet, 
tom. 2 , pag. i58 , édition de 1 791 ; et le Cours élémentaire de tein^ 
ture, par Yitalis, page 324, édition de 1827. 



àffiririer qti'^nt fait bouillir un mebifg^ de i^ii^-4€)>l>o6ti( 
et de décoction de garance, la liqueur a conservé uhe *ë6^ 
leiir ix)uge y ard Uéu dé la couleur gtise-verdàtrè qacf ^é^ente 
le sang ^bagùlé. !> / . . r . .;<.,*; 

3°, Les acides nitrique et sulfurique coagulent la lî^ùièBr 
qui provient du sang; le caillBt efet ^ris-rose ^ et' la* liqueur 
qui le surnage, lorsqu'on Fa bien laisse cfépbsef, ^iiînéoKrh 
et un peu louche, le mélange Kéfùidè 'ff'àlHuldrmèi eïÂei gâ- 
ranœ ; t'râiké' par cfes acïdèô , éfet é^&hifeiit' coagùtë ; xxM ' 
fe'caiflol e^t jà^hé^paûlë ,i^\i'\i^^ ^trîià^eàtité est jàii^ 



Yiaire. 



r» * ^ • 



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«•f 



II 



4 . Lmfhsion aqueuse de^noix^de galïe, faite a ^rôid, coa- 
gule lé sang eux gris-rose y, tanqis qu elle précipite le prétendu 
sang en olanc^jUunaire. 

S^'p'Les dissolutions dalûn et de perchlorure d'etain dé- 
lèvent seulement la couleur^ du. sang, sans la changer ^ au 
(Cijutr^pe^ le, mélange d'albumine et de garance estyowzwpar 
ce$f dissolutions 

6^. li'akpol concentré fait ;3iaîti«, au bout.de quelques 
heures^ un coagulum rouge dçchair^ à moins que 1^ dissolu- 
^tijQn 'àxL sang ne soit trop étendue ;. Idt liqueur GHp^éç^ est.CQ^ 
!^^U^txmit décolorée; tandis qy^'oi^ obtient avec I^Icoq! et\t 
for^tendu s^n^ un coagulqm.7'a^^,et> i^pe liqueur qui , étant 
'filtrée ] est dun fauve tirant sur le rose^ / . ; x - 

- 7°. L'ammoniâqiie n'altère pas ou altèi^ à j^eine la éoulear 
du sang V tandis qu'elle fait virer senusibleiiafeiit aii viol^ cdle 
du mélange Q'albumiiie et de gadraneét- 

8^. Ajoutoi^ que l'acide hydrochlorique pur et concentre 
ne jaiadt point la tache de sang, mais q^ il brunit davantage 
ssa couleur : le mélangé solide d albhmihe et 1dc garan^e^ au 
contraire , passe peu à peu ak jaune par l'action de l'acide 



%. 



1 

1 1 



D9 VUMêMMCÏB SV BB «OZtCOLO«IB. Ht 

hjNitDèklbrique, au point ^'iL^sufifit de sto à 2 5 minutes 
{Â)Uis(cpe oette«imandetsoUtiiàs*i»inifest» (i),^ 
>■ (%s<ll^-t-oli^, par hasard) que les deuk €|iss»lutioi^ 
dMi fâ l^arle jusqu'à présent, nont ofEert des différent 
ietii»jr.lmfi&Aa^^'(lue pàaroe^u'^les n étakiit pas tDès^epdùas^ 
«t'^ud'oeriainemèiit on ausdhobseiTék contrairacii agissant 
^AT dtt trèi-peiilies tacbés de sang ? Joirëpondrai ^*bn «rakaoi; , 
Tfompa^atiteilièM par «6gràit|s â'^uune tache dé saég: et 
une â»chë^ albumine c^byéé^^ ditftdttne ^ poids d'un, cin> 
^èlifïeée grain^ <Mft t^màt<}ile tOMs les ph^tvoMènes pnéoé- 
dèirâilietit indiqués, et les càraclèteS tout tdlement tranches^ 
cpt^it n'^^^t ^ douteûSL qiie Tôïi lie puisse panrenir à recoiï- 
^leâ^é^ un qàiWziéme dô g^ln de sang dessécha et dissous 
diatfis f o grains d'eau, - 

' GlMtinfteBt peut-il donc se fai^e^ aptes des données ausû 
positives, que M. Raspail-ait annonce que le méleMl|^ d'al- 
èftttiiîne et de garânqe ne pouvait pas kttt distingué du sang? 
€oitinient nV|-il pas ppévu que, dans l'intérêt de l'humanité, 
pour me s^^rvâr de ses propres expressions, je chercherais à 
donner la plus grande publicité à sa' prétendue découverte, 
^ qu'à l'heure qu'il est, peut-être on s'occupe dqà partout 
de vén£er des fiadtsinciqHd>les de soutenir le plus léger exa- 
iftien? Yoici, je crois, TeKplicalîon ia plus plausible 4^ la 
~ ' ■ - ^ . . . ... ^ - .-.....■<■>• 

^i) Il e9^ iftHtile dé irappéW que dans les - Feoli/^rcbes mé^iO^ 
légales relatiy.e8 aux taches de sang,. il ne faut jamais oublier Se 
4rMtef- la liqu^i^* rouge par lé chloi^tç et par ThydrQcyanaCe ferrutré 
de potasse , cpxnme je Tai dit dans moir premier^ IViémoire « Si je n'en 
ai pas parlé ici , c est que je n ai voulu mentionner que ceux des 
réactifs qui peuvent servir à distinguer le sang de la matière |>ré- 
parée par M. Raspail , et qu'en éflet lé èlilore et Thydrocyanate fer- 
rure dfe j^otasse se comportent avec cette matière à peu près comme 
avtec lie saïig. 



112 lOUElViX O&iCRIMIS JtténrailiJB , ' 

démarche inconceyablé de Mi Aaspail : ilav^ quèlâichalâur^ 
les acides sulfunque èt;mm({iie.,(et Tinibâion^de i^îs'cte 
galle, eaai^ulaient.le ài6laDge'>d.*aIbUmine,9t»dp.fgai^l^'; et 
parce que ces» rtéactife coagulent âi^sai lp.3ah^^/i| âjçoiielu 
qu'iLy^aTsdt :identite!l! Eti»!irge niamtn^j^e.-xaS:SO&nei?/<:.'U 
faudra danc condurei aussi que les : sels de fer«ii:de mercure 
aoKHt identiques , parce^ que ' les mns . et les* àuiô;^; pjrécîpitent 
par lés hydrosulfates, par la^pot^is^, Iisi.$(Hjid09.l*auupQonia- 
que, rhydrojcy^uÀte ferrure de potasse j etcv. ft.Non ^ certes, : 
et tout conuoe, il suffira, .pour distingua ies: sels de j[^^4fs 
sels de mercure, d'examic^e^r 1^ pçuleur dès difj^rensppéar 

pités, de.mefne pn. distogwerâi 9i^^mwt:^..s?^n^ j49,Mlwi- 
mine coloriée par la garanoe ^ pairçQjjuejJeis q^i^tç^jr^^fi^ 
précités font naître daqs ces matières d6$ ùQagfilunl,^iqQ^J' 
leur dif^rente, et que Jçs liquides. qui sUrpfigp^t.le/5iq^ots 
sont ^^si autrement cplprés». ;:.. . ,.,, ,;•>,;..-:" 

B. La première propo$iti0ii,j^v£^ée par. M. RaspaU^^t^M^^ 
complètement réfutée, jftpa^e^ IfV&econde^i qi^â vq^i^if (/(o'<?4^ 
ne jjeut pcLS assurer, que. l\on. rw .décùuyrira pw.iênjc^f vingt , 
substances capables det mettre en dé faut les réacUfs^ emph^^ 
par M. Orfila pour reconnaître le sang* « En' ohiime'; cNiga^ 
nique, où.presqué tout est chabs, où presque tout «est mys^ 
tère, dit M. Raspail , qui oserait m aa&urer qu on ne saurais ' 
rencontrer Tingt substances capables de mettre en défaut 
mes réactifs par la Yjersatilité,deleur3(Ç9r^tère^9,et par la dé- 
licatesse de leurs combinaisons? (Mémoire cité.) »I1 est aise 
de sentir combien il est difficile, lowquon est eniraînédans 
le domaine des possibilités ^ de rien affirmée d^aVâtice. Jedbute 
fort cependant qu'on arrivé jamais à un pareil résultat, et 
j'engage sincèrement M. Ra^pail^ dans l'intérêt de la méde- 
cine lég^!^,^ à chercher les* composés qu'il annonce. Lorsqu'il 
en aura trouvé, je dirai avec lui :. On ne peut pas reeonnaitve 



DE F^^AH^ÇIB BT DS TOXICOI^OXS- 2 1 3 

i^sa^juir des Jmfiyen4;chù^^^.,]^^ le 

. ,J^,se^T^}Si blâ^pahlç si je nfi saisi|si^pas cett^occasipn de 
faire! jressprti^ toute ïixnfprUkpc^ de la d^rnièrp quç^ticoi 
«oulevée pafpM, Raspail^ la médecine Jégale en :oiEre..peu 
d!up ai^sfi; grande ii^iérét: en ^£Cet, Memeurs^^ eUe ne tend 

4 

lien.inDÎps qua porter r)e . t^ojuiblp dans^ toutes lejSfafFfqres 
judiciaires, relatives 4 V^PW^^i^^i^lweJ^t* Xec^pis pquyolr le 
dém<>Qtrer S£(]i3 peine. fjffç^icgjL^jp. n^ëdeoin esti interrogé, par 
le magistrat svr ; la i^^tuipe. de. jQçrt^ef.t^phes que' Toi^; croit 
êtrefoniîéçspsff dusai?g,.^*Ji9ipipe,^erart.ne.4oit ^^ççci^pçr 
et pe s!occi^e^çn eSet quç. d^.pp.qi^^ est çpfip^ ; si la subs- 
tance.ppsente]gs. propriété3 d^ sa^gi. et tju elle soit; fli^t^Qte 
^ç foutes les matijeftes;. arec. lesquelles on pourrait|,<iff£^â^^ 

,^^^J^;,4^^^9^d^e, il proinoniçe içt il ,dopt propoifçer que 

i '• '„ ^ . . . . ^ . ^ . • ^ 

cette $ub«t£g9ic^,e$]i/|^>^?^ ^^ m^mç^dans u]x.cas d'einpoi^ 
sçiof^^^l^^ lorsque- la nr^tière/suspec^e^.possjè4|^^ les. caracf 
^r«§^:48rïqBi|wn, d'un,^l:de^Çïorphiije ^ç^ deb^ftine^ on 
^!1^?. B*5 à c ^iniqï^. qjiç . reujpofsqnnemwt a : çu lieiL, 
P^^ ffjkeiç^$-çs^j^çt^r^6, ^ffi^pf; pour distinguer ces poisons 
de tous les'^rps avecl^squel^ pi^ powr^t^û^//(^m^iUtIe3 
confondre. Eh bieii \ suppçisons maintenant q^^-i gpi^é p^ 
le$QO]aTelle&id^& 4^ M. ^spail^ ce. médecin, apriès^voir 
constaté tous; Ips caractères d VI. 3aag) n. ose pas se. proponcer 
sur sa naéture,. parce qii^'il^pjaut se faire que, dans mille ans, 
on découvre un corps qui pffripr^ tqut^s les propriétés actuel-' 
lemetu connues de ce liquide ; pourquoi voudrie:&-vplis qu'ap- 
pelé pour donner son avis dans un cas d'empoisonnement^ ce 
même médecin, qui aurait bien reconnu lopiup, un sel de 
morpjiinç ou de brucine , ne dît au magistrat qu'il ne peut rien 
affirmer, parce qu'il n'est pas impossible que l'on trouve un 
jour des matières offrant les propriétés qui caractérisent au- 



N. 



% k4 TOtntiTÂi. tit càima iufaiiciilt , ' 

}outd*biii tes poisons? Vous rbyéz^ Messieurs, qfae^lÀparîlé 
est parfaite. Mais je vais plus4oin , et ce qae j'ai dît dë-rmi- 
poikmiiemeàt par ropintn/ par liti se) de morjdrfiie dtr de 
bruéine, je puis le dilre de Faddè- ar^êtiièt» et dtt'èWIiiiié 
^ùiràSH. En' effet , Tori^^ et le éaoAeiit formsfiôtt dé ces 
'-pàUàits mmér^tixnië^ont'àtès^incoiiiiM ^ë céiïi: dû sarng 
et dés poisons' V^étaut Ûùnt fai ^aorle^ et titiin9^|é"Vois le 
iiliraite de potassé^ produit éonsii&é* comme appootenant au 
^è^^iitt riiinéràr, se former dé toutes j^èceS 'dans-Té-* Sol des 
^cittl-ifes, dahkles bergtties^ etc., qui pouitta ïtf âsiuf ie»" iju il 
nèn sera pas de même iih jour deTarsenic itiëtâlli)|ûe et du 
"mercure-, quef on regarde encore coàime dés oot^ ^inlplés, 
inaîs^'tjtû'^orit probablement foumésde plusieurs élânèns? 
Sans doute qu interpellé aujourdliui sur lin cas tl'eittpcrf- 
sonnement par le nitrate de potasse, je Ire cachertadift pas au 
magistrat que la quatiiîté de ce sel trouvée dans les orgiitfës 
digestifs du cadayre , pourrait bien étre^ en totàlîtë é« '^ti 
pàrde^ le résultat dé raltératton éfHX>uYée par la rtiaëèrè ant- 
:male, et non de rempdisoArieiskent ^ -iurtotit Vfl s agissait 
ITiilKadavrèinhuraé depuis long-temps, et qui aurait été en 
contact immédiat avec là terre; mais je ne m'exprimerais 
ainsi que parce que je sais posiêip^merU que le nitrate de po- 
tasse peut se produire pendant la décomposition dé iK>s 
ioirgàtiës , qixànd ils Soht en <ionta6t avec de la Vbtré , avec des 
vdëbiis de végétaux, etc. Ten dîtaîs autant plus tar* déTafeicfe 
■atsénieux et du sublimé corrosif, si là science était parvenue 
k mîapprfetïdte , ce qui n'est pas impossible, que, sous l'in- 
fluencé de certaines conditions, la décomposition putride 
peut donner naissance à de semblables matières. Mais en 
attendant cette découverte , je déclarerai qu'une liiati^é est 
de l'acide arsénieux, du sublimé corrosif, de l'oJ)ium , un sel 
de morphine ou de brucine, et môftie du sang, quoi ^u'en 



dite M. fiâsfirfl; i8rs<ju'élie pf^ientferft Wi proçrîëtês retbri-' 
naes suffisantes aujourd'hui pour la caractérïâ^ér/ " ' « 

lià'sècilbn "sentira facilement cpmbien seraient déplorables 

les iiinsçquettfces! dnin systeine de déposition aussi conjec- 

turàl mie ceAui qui serait basé |sur leç. noùyel|es idê^f de 

M. ftàs^aiï. Abandbtinon^ aîix 'dei*enseurs des accuies^ le soin 

de faire varoir tout ce qui peut être utile a la déiense : ne 

blâmons 

temarc 

pouvant bas nier que de 1 acide arseiueux eut ete troufe dans 

le canal dig^estif du cadavre de Boursier, s ecria tout .a coup : 

« iLh bien ! messieuJrs.les jures , quel est celui d entre vous qui 

oserait ami:Tner que, dans le sein de la terr^, et petidai^t les 

trebfcK&ux jours que .le cadavre a subi une décomposltioû 

.mptusmar(juées^îi ne se soit pas ïonné Une. matière :^oii;^ 

telle jouissant de toutes les propriétés actuellement connues 

iefadde arsenieux?n! » ...... 

.' .. • : • • j ! ^ -in: 

Le rôle du défenseur diffère beaucoup de celui du mé- 
decin; en effet, si celui-ci doit craindre de compromettre 
les intérêts, llionneuret la vie de laccusé, il ne jdpitja- 
ffiMs oublier, qu^ la société alarmée| attend, la punition du 
coupable. . . . , .,.v 

le terminerai (çe n^éfvjoire.^d^jià trop; long., pajf te^S?^* 
siWî..suiy^ntes ; ,.-,... , ., .;• -r ,,'.:■, • ,■> y' - \ 

x\ 1kl acrïnodiôâb^^e les tj^lW^ es ^)lg»d«r lédf^ffèèf «é 
pouvaient pas.- être reccmhti^ a<ii ibiyft^* du m£cfosé(ip($^ 
M. Eâspiâl a éffi d'âëcord avec la ^iiixé , attisiipi^îe ïaVids 
^montré kvanb làt; \ . > 

a**. Eîà i^k^àânt Idi expériences chimiques conimè irisii^ 
^ fisîVAtes J6ut* rècohnâître ces mêmes taches ,, et notammetit 
^ poût les distinguer de celles* que produit un mélange d*al- 



/ 



bi^iQ^^e et dé garaivqe./Ji|. Raspail a cominis vjae erreur .4^5 
plus grossières. ; • , . ,. 

39, En, émettant cette, nouvelle' proposition • que Ton ne 
saurait ct)nclure quune substance est du sang;, parce qu on 
pourra, découvrir plus tard .plusieurs matière^ qui lui res- 
semblent, M. Raspail a établi un princip^îneâico-lé^ X[u il 
serait dani^éreux d'adopter, et qui est même repoussé .par 
uuç saine logique, 

Je rappellerai a la secjtion o^e^ .dans la derniei^e sear '^ 

i/1 ^,ç^ i ■ '*' ^f > .» '. . I • ';« 'ky' iji '. ' ■> • • > ' . J ^ ^ J ^ .>J»i . / ^ 4 



par rauteùr qu mémoïrerjé réclame encore une laveiir, que 
1 Académie s empressera sans doute de ja accorder: cest que 
M. Kaspaii soit invite a s^s^ister aux travaux de la commis^on, 
et qu^ les éxpéf iénces soient faites avçç les matériau^ qu'il 

aura prépares lui-memç. 

-')ni : '. . ;•. ^•■.:.:.ivl rit;):'.'* • '»' ' «'î'-i'^b uJ- olo'i 

''Se riè sauràii trop' ènfifàerër ceux dé MM. les médecins et 
pharmaciens qui sont le plus souvent appelé» devant les tri- 
bunaux, pour juger les questions de médecine légale , a ré" 
jim^MI^'^pirlettcéà dé Bf. Raspail, et à cbmparer soH p'ré- 
tendu sang au sang véritable; ils ne tarderont^ pâtà'i'î'écbn- 
«utoll ?»itw> mci.r W» ?^e^Winen^ .quil'.e^^iAti^ieiitne «es deux 
^lièees Jba différence»! q«e ysa viens de sôgnaUr. dans.«e tra- 
Vailsy .m(iis encore qu'il est aisé/de les distingàer, :èn n'ayant 
égard qu'aux caractères que fa vais indiqiàés' dans le mémoire 
lu à r^cadémie^ dan^ le mois de juillet 1827. En effet, j'y 
parlais de laction de l'eau et de racijil,e hydrocblorique sur le 
^ng solide 9 et de celle 4e la chaleur^ des acides nitrique et 



OB PHABMACIX BT BE TOXICOLOGIE. II7 

$,n}furiqi;ie, de rammoniaque et de l'infusion aqueuse.de noix 
de galle sur la dissolution aqueuse du sang : or, il ne s'agit 
que de regarder, pour se convaincre que ees divers réactifs 
agissent autrement sur le sang que sur le mélange d'albumine 
et de garance. Du reste, il ne parait pas que notre célSbre 
Yauquelin soit disposé à adopter les nouvelles idées de 
M. Raspail ; car ayant été appelé , le 4 février de cette année, 
cofijointëment avec M. Barruel, pour déterminer si des ta- 
ches que Ton voyait sur un chapeau, sur une blouse, sur un 
pantalon et sur un soulier, étaient, ou 'non, produites par du 
sang, il a repondu affimiatwement^ comme on peut s'en assu- 
rer en lisant le rapport qu'il a adressé au' sieur Yanin de 
CouTvilIe, juge d'instruction. Or, M. Vauquêlin connaissait 
les expériences que M. Raspail avait lues à la Société philo-^ 
madque un mois auparavant. Mais ce qu'il y a de plus remar- 
quable, c'est que prééisément la conclusion de MM. Vati- 
quelin et Barruel n'était affirmative que parce que la matière 
sur laquelle ils avaient opéré possédait les caractères que j'ai 
assignés au sang dans mon premier mémoire (^). M. Raspail 
répondra-t-il j par hasard , que l'illustre chimiste que FEurope 
a placé au premier xang des analystes, et que les tribunaux 
ont si souvent consulté, n'a pas compris la question?!!! 



(j) M. Vauquêlin s'est contenté de constater les propriétés phy- 
siques des taches, dé les traiter par Feau , et de mettre là dissolution 
aqueuse en contact arec la chaleur , le chlçrc et la noix de galle, 
(^oj^es le rapport déjà cité. ) 



xi8 



1 « 



JOPWA^ »».-fiHi¥flf flBWF^V^fti 



J^-^'% 



1» 



^iUkt,it.iM%^k^iô*il^>v*M^%J^0^ 



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JlXAîiEÎÏ COMPARATf F 






\ • 



• ' I ' ! •' ;j 



1^15 §nfans ^pat Je. p]ltt5 e^^pp^és à un.e îbujie (i'infli^^imes fâ- 
cheuses , ^t qu'il eij r^s^lte ijne si effr^ys^nte ^iKprMlÛ^* Peui- 
ê,trej Parviendrai Ji-OQ à la .dimimi^er». f»f recherch^nj av.ec 
q^e]q^^fi(m toutes les caps^s îafluentes.de ces déâ^stj:es« 

Si rintem|)^rdDC^ des ho^npies amèjoe le plj^ j^rsind noin- 
hx^ 4^ leurs indisposîtioB;s légères comine d^ Uixx^m^iêi^i^ 
pjus grayes, ne peu:t-il eu être autaiH d une partie des nQja- 
hreuses ;|ffe£tioAs qui accable^jt Tetifauce ? 

Ces idées nous ont été suggjéré^ par des &it5 obs^ryés 
depuis Ip^g^temps, et dontle^ causes nous put paru puB* 
cepûbks-d'ét^e mieu^ appréciées par nos hfibiles p^aiijcie^, 
€;n y ^rattachant qjuelqiies données faciles à obtenir de F^p^-* 
Ijse chimique. 

Pendant 1 epoique précitée de la vie des en&ns , âpifv^nt 
des troubles dans lensemble des fonctions digestives pré* 
cèdent, accompagnent, ou suivent un changement forcé 
dans le régime alimentaire. En d'autres termes : forcé de 
changer la personne qui allaite un^nfant, des indispositions 
se^ rattachent à la différence de qualité d€ lait; au point jde 
forcer à changer encore, mais souvent pour passer à un 
régime plus défavorable encore. 

Ces essais ont d'autant plus d'inconvéniens, que l'excès et 
le défaut de nourriture , nuisibles l'un et l'autre , produisent 
quelquefois des téâultats semblables ; qu'un lait convient à 



délétère pour un autre indiyjdu de n^êiÇie iige%,Çt f[ij!ixn 
d^Mo maft^W «Hît 4e prè§ Ip. <|quble ch.^gep^^^t de 
D^çfi}i^i^.pp uft pWipli^.^ çhffRpes de «accès cii^wi>?tjU 
mi» mlêft ^ fpmijKç c^^,^^fttt chèvre, . ; . . ., 

gamiie trksrmauw9is l^:y ie comps^rai p^r lupi procédé sbp-r 
ple;);ciraprè» Àécnty l^.i^nclèr^» ph}r«)que^ et b q^n^po- 
9Hio^ de plitôièUra )aitf qqi ny^ij^ni agi dune ipai^èretr^ 
différente sur le même enfant , ou de la même ^çpfî sjii^ 
dWéi)e9lft:i9dmâi|$. €e$ derniers c^s^is put en li^mian^ le 
sloif de déceiolMre damier, V 



ii. 



Ce( animal était libre pendant le jour dans un pré, et 
trouvait à Tétable une nourriture sèche. Son lait était blanc, 
opaquei, sans odeur particulière prononcée, dune densité 
égale à 3 degrés ^5 centièmes Baume., ou o, sans 

action sensible $ur la teinture de tournesol au moment où 
u venait d'être tiré. 

Placé dans une capsule plate, dans une étuve à courant 
d'air çéc et chaud (de.40 à 5o degrés) , il n'a pas tardé à 
manifester au tournesol le caractère acide, qui a persisté, en 
se prononçant davantage, pendant tout le cours de Féva- 
poratlcin. Celle-ci fut accélérée à, l'aide de fréquentes agita* 
tions qoû l^risaient les pellicules formées. ^ 

Le réaidu aec se préiaent^iit en. plaq^ies miftces , blanches , 
iaunâtres, consistantes, élastiques, à cassure btàsa^l^, è 



odeur caséénse , laissant u'tfé iià'présSoh'gràâ&e'sur les 'torp»' 
avec' ïe^qucTs^Ues étaient en contact; - * .. niiMj •> ; . .. 

Divisées aVec quelque' difficulté dans un mortîerj^et mi^è» 
en digestion' dans une 'fiole' ferméé'yayeiQ âé Vééiéc^^i^lè'hi^ 
vage du mortier par lé niéifie liquide , elles fureîM aih^i 
épuisées par iplusieuTs lotions^ succèssiTes. 'Le' résidti- inso- 
luble futd'êsâéclié ét^)éié;'}à9oluti<Mi évaporée laissa uno 
matière grasse, ^qui y privée d'éther par Tébulliltion ^ iiit 
pesée. Sa couleur était blanchâtre, sa conâi$tatfôe graistouse 
à 18 diegrés centigrades ; ^lle deveàatt âutde à ad degrésv 

liC- résidu ^ insoluble dafnà l*étbér, fut traité par l'eau 
froide*/ 'éjwisé' par ce véhicule j et desséché'; $oti\poids 
fat reconnu. ; ^ .".'.../ . j. . 

La sblutîoh aqueuse filtrée fut évaporée à siccité;Je'ré^ 
sidu sec, délayé dans Veau, laissa «iné petite quaniité de 
substance hanche opaque, qui, épuisée par Veau, dessé- 
chée^ était transparente, cornée: elle ftit pesée, et recon- 
nue , à laide des réactifs , pour dii caséum. 

Le résidu de Tévaporation delà solution aqueuse fut des- 
séché et pesé : il était blanchâtre, grenu , friable, et avait un 
goût légèrement salé et douceâtre. • 

Les 5o grammes de lait traités de cette manière ont donné 
les proportions suivantes des quatre produits séparés : 

Eau et quelques traces d'acide acétique. . . 4^»7^ 
. Matière grasse ( beurre )iV. .......... ... : 2,o4 . . 

Cîjséufnet traces de sels insolubles.. ..... 2.26, 

Sucre, sels solubles, et quelques traces de 
matière azotée, .••••• ^.op 

49^98 

Ce qui équivaut à environ s 4^ S de matière sèche; pour 
100 du làU employé." 






BS PHÂRMÀCIB St OB TOXICOLOGIE. lâl 

EssAin^ a. Lait d*une femme accouchée depuis sept mois, 
bien portante , dlune constitution forte ^ allaitant d^un seul 
sein y soumise j comme celles qui suivent^ au régime le plus 

coni^enable pour les nourrices, de tans des médecins. 

..... 

Propriétés physiques : Blanc opaque , d'une densité repré- 
sentée par 3^,5 à l'aréomètre Baume) très*sensiblement 
alcalin à la teinture du tournesol ; cette alcalinité a persisté 
pendant toute Tévaporation. 

Traité de la même manière que le précédent, le lait a 
présenté les phénomènes et les résultats suivans : 

Le résidu sec de Tivaporaiion fut pûlvé^leAt, mou^ 
gras f odeur butyreuse agréable. 

La matière grasse, séparée par Téther, était jaunâtre, légè* 
rement plus colorée que celle du lait de chèvre, et fusible à 
4degré5 de température au-dessous. L'une et l'autre, comme 
toutes les suivantes, laissaient, par le refroidissement à 
i6 degrés, une partie solide et l'autre fluide, prise en masse 
de consistance graisseuse à la^. ' 

Lecaséum,très-divisé, réuni sur un filtre, a présenté, en 
desséchant, une matière cornée, friable, à cassure lui- 
sante.^ 

.Le résidu desséché de la sotution aqueuse, privé, par un 
deuxième traitement à l'eau froide, d'une faible quantité de 
caséum, était grenu, solide, blanchâtre; saveur douceâtre 
wi peu sucrée. 

Cinquante grammes de ce lait ont donné en poids lès 
quantités stdvantes des produits ci-dessus désignés : 

• * - » 

Eàu ^ 43 

Matière grasse : . ; a,58 ' 

IV, o . 



I - 



Gaséum et traces de sels non-dissous . . . 0,09 
Suor^ I s^t sqluble^ j et f rac€^ d^ oi^ifir^ .s; 
^zoté^.. -... ^81 

•s . .. / . 

1 ( • • ' 

Ce qui équivaut à près de 1 3 de substances sèches pour 
100 du lailt ^piplpyé. 

... > 

BssAi m 3. Laie d'une Jemme tres-bUn portante ^ forte ^ et 

cLccoUchée depuis éUx-^huit mois. 

• ' ■ ' ■ t 

l _ 

PrkpAétii'j^î^i ': Bl|n0 Of(a({«[e y inffli^ijuAnt >à Tâfe-ëo- 
mètre Baumé'S àêgrëft 6/f^ ftlcaHil/pt^fi^»lâ|il (l*ailketir$ 
aux^Qs^s^liréeUcs léft^tnémès eâfHôicirds qâè4e-^éi^é<kent , 
et donnant des produits sembl«ib)ef , tsÈA% ^ffi^iA U^H^biB^ 
di^fi iiomlHte dè^^tit^el^ites htôl^u^» éKmmées aVMtki fin 
de Jsi première '^kpôkiti(M>^ "^ • 
' L«s^pro|KmJoti5^él^ poidi de ees produits , pour dncfq^am^ 

Matière grasse '. . !.. » ^ . . T. . . . . 1 2,6(}' 

Laseum^etc o>ï^^. 

^tiicre, seli soiûï)teJ ,^ etc. . . . ; '.Tl'l . . . '. ' S,9o5'' 

t ji.t.ttf\t f«i.i f'»>«' <)'^<<|i.• ^nrtfWtn "... 

Ce l^ri ifoliine 'environ l'î^ de «iàtiêt« «èéhe péW^irdo 

Âe'làit.-* ' • •''••.;.: ' ■' , - 'i'' '•' 

• lt#*t. *■»••• 

grande^ ^ pj^ i^(>rp^l^fi,^p^cfil^^cfr4^f^,(i^§^/^^ 
accouchée depuis quatre mois, 

te )êis^ marquait à, Taréomètte BjiuiBà3f|,&5 > 'OfiGtant les 



• * 



HARMACIB BT DB TOXICOLOGIE. 123 

mérne& caractères que le précédent, et donnant def produit^ 
8end}lables , èêms les proportions: snivanfees, pour cinquante 
ghnn»ta: 

Eau , 42,90 , 

I Matière grasse ' a^Sp 

Gaséum , etc 0,12 

Suere', sels , etc ~ 3,93 

■ I 

Ce qui forme environ i3,3 de substance sèche pour 100 

de lait employée 

Plusieurs autres laits, de quatre à vingt mois, ont donné 
des résultats semblables à ceux des essais numéros 3 , 4 
et 5. 

OoToit que le lait de femme diffère du lait de chèvre 
surtout par son alcalinité prononcée', et par une proportion 
de près de moitié moindre de casénm. La première qualité 
BOUS seikible devoir le rendre plus facile à digérer , d*après 
les données récemment acquises sur la digestion ; la seconde 
qualité diflérentielte nous paraît le rendre un peu nioins 
nutiftSf?' 

Quant àtii laits de femmes^ dans les circonstances pré- 
' citées , ils diffèrent peu entre eux par leur composition : 
celui de Tessai n^ 2 contenait seulement une proportion 
d'un tiers 'moindre de caséum. J'observai, en outre ^ que ce 
' lait pouvait sortir habituellement, et à chaque fois, de la 
fiiamelle, en quantité dix fois et demie plus foirte dans le 
même temps. Les nourrissons |de chacune de pes femmes , 
dont ralimentation avait été commencée avec leurs laits, 
étàiem tous fort bieii< portans. : 

Un enfant de sept mois et demi, bien vei\ant, quoiqu'il eut 
èvidetttmeht un peu souffert d'une nourriture trop faible 

9« 






l 



1 24 JOURNAL DB CHIMIE MEDICALE , 

dans les premiers mois de rallaitement^ par suite de la di* 
minution accidentelle du lait de plusieurs nourrices qui lui 
avaient été données successiviement, après avoir été forcé de 
quitter ainsi la dernière^ fiit nourri pendant dix jours au 
biberon , avec de leau de gruau légère , mêlée d un dixième 
de son volume de lait de chèvre, dont il prenait en quatre 
fois le jour, et deux fois la nuit, un peu moins d*un litre en 
vingt-quatre heures, ce qui représentait environ : 

De substance sèche du.lait i4 ^mmes. 

D'extrait sec de gruau x6 

Ce temps, pendant lequel Tenfant se porta très-bien , fïit; 
employé à chercher une nourrice meilleure que les précé- 
dentes. On choisit, d'après les conseils d*un habile praticien^ 
celle qui parut avoir le plus de lait d*une bonne appar^pçe. 
Ce fut la femme qui donna lieu postérieureinent à ;Vessai 
n"" a. L'enfant téta avidement; le lait venait en abondance. 
Cependant , dès la troisième fois , il sembla conime engourdi 
après avoir quitté le sein; sa bouche restait béante v'^tj f^Ç 
pouvait plus* rappeler son sourire habituel. La nuit amena 
un^mmeil agité , fréquemment interrompu. Le lendemain, 
la digestion parut mauvaise. L'avis d,u médecin fut que cette, 
indisposition accidentelle n'avait rien d'alarmant, et qjÇL.}\ 
fallait continuer latnéme nourriture, mais ne laisser J'eniEant 
au sein que trois minutes. » ' . . 

Les acoidens se renouvelèrent avec une intensité; ciçoL^^ 
santé teliehient rapide, que toutes les habitudes de l'enfant^ 
sa physionomie même, furent changées dans le inéme jçiuiv^ 
La nuit fut plus mauvaise que la précédente : plusieurs vpr 
misseraens eurent lieu ; l'un d'eux fut suivi de syncopes. 

Je me déterminai à faire à la hâte les premiers essais pré- 



V » 



f' 



DB PHABHACIB ET DB TOXICOLOGIE. ia5 

cités ^ et ayant d'abord mesuré la quantité de lait que pre- 
nait Tenfant en cinq ou six fais , pendant vingt-quatre heures , 
je reconnus qu'elle était de plus de onze décilitres; et ayant 
déterminé la proportion, de substance sèche y contenue , je 
vis que cette mesure en représentait i6o grammes, c'est-à- 
dire cinq fois plus que le lait de chèvre étendu d'eau de 
gruau. D'ailleurs, l'émission du lait était si facile, qu'en 
moins de deus minutes , à chaque fois ^ l'enfant tirait cette 
quantité* 

Je fia part de ces observations au médecin , et de U qua- 
lité plusbutyreuse que j'avais entrevue dans ce lait de femme^ 
il se décida aussitôt à faire cesser l'allaitement ^ prescrivit 
de nouveau le lait coupé. En quelques jours, les symptômes 
fâcheux disparurent, le sommeil et la gaîté revinrent; In 
nourriture fut très-graduellement augmentée par l'accrois- 
sement, jusqu'à un tiers de la proportion de lait. 

L'examen numéro 4 fut, pendant ce temps, entrepris sur 
le lait d'uiie femme refusée précédemment comme nour- 
rice, en raison de Tâge de ce lait , et de son peu d'abondance 
apparente. On chercha à déterminer la quantité moyenne 
qu'elle en pouvait donner en vingt- quatre heures: cette 
quantité fut reconnue d'environ 0,7 de litre, et il fallait près 
de huit minutes chaque fois pour l'extraire : il était donc 
facile de la réduire à volonté pendant l'allaitement ; et d'ail- 
leurs, prise en totalité, et comparée au lait coupé de 2/3 d'eau 
de gruau, relativement aux proportions de substance solide^ 
on reconnut que ce dernier en représentait 64 grammes, et 
le premier g4; ce qui se rapprochait d'autant plus, que 
celui-ci pouvai]!: être supposé de plus facile digestion. 

Les faits confirmèrent pleinement ces vues; Venfant 
allaité jiar cette femme avec quelque modération d'abord , 
puis ensuite sans aucune réserve, devînt bientôt plus fort que 



•î 



( . 



/ 



I a6 JOURNAL DE CH^RUE MÉOIGALS y 

jamais. Au bout d'un mois, son appétit- n'étant plus saûs-^ 
fait^ on coptmepça avec succès à lui faire prendre dans le 
jour une bouillie légère à la fécule. 

Il m*a semblé que cette appltcalion feeile de l'analyse à la 
détermination approkimatiTe des qualités de lait , pourrait 
avoir quelq^e influenoe heureuse sur le régime souvent si 
dif&die des enfiins à la mamelle , surtout dans les indisposi-^ 
ti<>ns et les changemens de iaourrices, et que 9 sous ce rap- 
port^ les faits y relatifs ne seraient pas sans intérêt. Je 
m'applaudirab d'ailleurs de les avoir présentés , puisqu'ils 
ont amené l^ développemens donnés par notre confrère 
M. G. Pellelan. ( Le défaut d'espace nous contraint à ren- 
voyer ceu;x*ci au numéro suivant. ) 



9^^/^M^ i %^0mt % ^f*i'%m^%0^vm %<^^»<»<w>/%«%<^^«%i*<^^^^^»<^»^i 



ANALYSE CHIMIQUE 

De plusieurs calculs troussés dans la prostate cliez V homme; 

par M. J. L. Lassaigive. 

\ 

Les concrétions qui se développent dans la, glande pros- 
tate, chez rhonune, sont assez rares \ pour que la plupart 
des chimistes n'aient pas encore eu l'occasion d'en soumettre 
à l'exatnen, ni de reconnaître si elles prouvaient former plu- 
sieurs variétés; M. WoUaston est le premier qui ait démon- 
tré par l'analyse qu'elles étaient composées entièrement de 
phosphate de chaux et de matière animale, sans cependant 
estimer dans quel rapport ces. deux substances existaient en- 
semble. ( 7'm7i^ac;f207Z5/7A{7a^qE?Az'^2£^5; année 1) 

Plus tard, en France, M. Thénard en a rencontré qui 
étaient formées d'oxalate de chaux pur. 



' 



DE PHAHMÀCIB £1 DÉ TOXlCOIiOÔIE. lia') 

La 'noa^eUe analyse, que nom puMiotts àtlJouttl!hiii, en 
ajoutant à ce qu'on connaî^Mif 'âéjiAte k ààtttte dis ^s con- 
créftmM, prouva qUe lair CùïnpùAlAù^ e^tiiibliis vatiàbleque 
çeHè de hsduooup d^6titt«ft qû'bft k*6ki<âOtitt<e 9èùttâ)it dans 

Si ton ^hmiwix i expUqfxet ee«te obsei^V&tiôh 5 que l'on 
peut éplkment fiûre sur d'autres eim^^éliôtis qui |»réseutent 
toujours la même oomposîtton (MtKCi^ëtioftS Àjlliyidres), n'en 
trouyerait^oii pas la imson dans la nature ^hittlique du fluide 
que ararète la prostate, Buide quî u'edt péut-^e point aussi 
siseeptible d'être modifie sous riuAuetice de certaines eauses 
morbides^.que d'uu^es séerétions qui offrent dans leur eôm" 
pontioii ^phis d'éUinenis réunts ? 

Lesealettls qû ont^ Tobjét de i^s reehei^hës nous ont 
été' remis pur M. le doetéur Legallois ^ attaékë àu service thé- 
£cal delà hi^se» i*byale deGbai*è^ton. Ils étaient au nombre 
de cmq, de grosseurs Wriàblès, et pesaient ensemble 0,780 
gnumnes* Ces^ calculs àvaieni une forme très-irr^Uère , 
nbe ODùIeiir jaune àmibt^e, et présentaient une surface lui* 
santé comme d» tiioraeirtd^ de sueeln^ Leur densité détermi- 
née à+ id^ s'est couvée de *^ tk,t*i6. 

P'apràs les reus^gitemens qui nous Ont été fburnis par ce 
mëdsciik) ces càleuls «Vttient été èietraits de ta prostate sur le 
cadÉvkv d'un bomtnè qui avait un rétrécissement du canaf 
de l'urètre. Ils étaient contenus dans plusieurs petites va- 
QiolcB qiJB présentait lé tiski de Torgernei èéllè qui renfer- 
mait le plus gros «communiquait avec l'ui^ètJf'é par un petit 
pertuis à travers lequel l'urine pouvait pénétiWi V. * 

Desessiûs préliminaires.) tenUss silf r quelqujds fraiginens de 
ces calculs, nous ont appris qu'ils avaient insolubles dans la 
potasse caustique ; que pendant leur contact avec cet alcali ^ 
ils ne développaient aucune odeur ammoniacale; qu'enfin ils 



ia8 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE, 

se comportaient avec lés acides comme du phosphàle de 
chaux mêlé d'une matière animale. 

Pour déterminer le rapport danslequel ces deu^t substan- 
ces étaient mélangées ou combinées, nous avons calciné dans 
un creuset de platine o,ioo gramme de ces calculs concassés 
en petits morceaux, jusqu'à ce que le résidu fixe soit devenu 
blanc. Pendant cette opération, les (ragmens des calculs ont 
conservé leur volumeprimitif sans éprouver aucun boursou- 
flement; seulement ils ont noirci en. répandant unie légère 
odeur empyreumatique animale. Le résidu de cette caicina- 
tion, pesé avec soin, était o,685 gramme, ce qui porte la pro- 
portion de. matière organique qui a été brûlée à 0,0 x 5. 

L*açide hydrochlorique affaibli, versé sur ce résicki, en a 
opéré, même à froid, la dissolution complète sans efferves- 
cence bien sensible. Cette dissolution était incoloré, étendue 
d'eau distillée^ l'ammoniaque en excès y a produit un préci- 
pité blanc, floconneux, qui, recueilli et calciné au rouge, 
pesait 0,084s gramme. Ce précipité à été reconnu pour 
du sous-phosphate de chaux, sans mélange de phosphate de 
magnésie. L'oxalated ammoniaque, versé dans la liqueur sur- 
nageante, l'a troublé au bout de quelque temps, et y ^ formé 
un dépôt trèfr-léger d'oxalate de chaux, qu'il nous a été im- 
possible de recueillir pour le peser, mais dont le poids devait 
équivaloir à celui du carbonate de chaux, qu'il indiquait daas 
ce résidu. 

En résumant les expériences détaillées plus haut, Fon voil 
que ces calculs de la glande prostate sont composés , sur 
0,1000 gramme, savoir : , . ^ 

Sous-phosphate de chaux . . . < o,o845 

Sous-carbonate de chaux. • . « o,ooo5 

Matière animale. - o,oi5o 

o,iooo 



*s 



mi^UÀMMAÇXE BT DE TOXIGOLOGIB. I39 

Nous avons cherché à spécifier la nature de la matière 
animale qui entre dans ces. calculs, en l'isolant du phosphate 
de chaux par les a<4des affiublis; les essais que nous avons 
pratiqués nous ont démontré qu'elle était insoluble dans Teau 
bouillante, ainsi que dans l'acide acétique afiEBÔbU, dans lequel 
elle se gonflait et devenait demi-transparente ; que l'acide 
nitrique la rendait jaune en peu de. temps; qu'enfin elle se 
dissdvait comjdétement dans la potasse caustique, avec dé- 
gagement d'ammoniaque^ ce qui nous porte à la regarder 
comme ulie variété de mucus ou une matière animale tenant 
le milieu entre le mucus et l'albumine solide. 



'<»»^^^^>%»%^%^i^^%^^%i^^%^^» ^^^^mM%^^%/% . ^i^mf % ^^*^mt9m^^^ / m^%^^^m^^^m^n^^ ^ %^^f* 



NOUVEAU PROCÉDÉ 

Pour distinguer la baryte de la strontiane ; par MAI*. Julia- 
Foutbnbllb et Qubsnbvillb^&. 

La baryte et la strontiane sont aisément confondues par 
leurs propriétés physiques; et quoique la baiyte pure sbit un 
peu plus blanche, il arrive souvent que sa couleur est celle 
du gris sale de la strontiane. Pour distinguer ces deux oxides, 
on les fiiit dissoudre dans l'acide hydrochlorique concentré , 
^, après avoir évaporé la liqueur à siccité, on traite le résidtr 
par l'alcool à 38 degrés, qui le dissout, si l'on a opéré sur de. 
la strontiane, et qui ne J'attaque point si c'est sur de la ba«: 
lyte. Nous ne décrirons point ici les divers autres moyens 
chimiques propres à établir leur nature; nous nous borne- . 
nms à dire que le procédé que nous'allons présenter est plus 
simple et bien plus prompt. On prend l'oxide soupçonné 
^tre de la baryte ou 4e la strontiane , on le réduit en poudre, ' 



i 



i3o iocfaif]àL, oe chimib mbdigai^e^ 

^ OQ yerse dessus qutlquôs gouttes d adde sulfuriijite à 
66^ Si d'est de la stx'ontiane, il se dégage uneyiVè chaleur 4 
si e'est de la baryCe, cette diàkiir est at}coin{Kignée d^ lu- 
miktt^ loxide derient incandescent et conserve quelque 
temps cette ijft<îaâdescence« Il arrite souvent que le vate de 
verre dans lequel on opère est cassé. Il est bon de faire ob- 
server» i^ que si Ton fidt cette expérience aiv^c^la baryte pilée 
de quelque temps, lincandescence Ai le dégagement de \vl* 
mière n'ont plus lieu, sans doute à cause de Teau quelle a 
absorbée; ^ que isl Ion opère avec de la baiyte non pulvéri- 
sée, cette inflammation a également lieu, maiB non^ plus 
aussi promptement. * 

Nous avons voulu essayer si ce phénomène se reprodui- 
rait avec la chaux vive en poudre : comme avec la,strontiane, 
il n*y a eu qu un dégagement abondant de calorique. 

Cette propriété de la baryte n^us a paru assez caractéris- 
tique etussez curieuse potir être communiquée à TAdàdémie 
royale des sciences. 



^f^m^^^^ttmf^Mtt^K^ 



«»*i ^ <^<^»^%^^ * /*%%.% \ 



Sur r^fflorescence du carbùnafè de ioude. 

Dans le numéro de novembre 1827 des Annaln de chimie 
et de pfysigtte, AL GàyJjussac remarque que le sulfate dé 
soude cristallisé perd toute son eau par Tefflof eso^nce & Fair; 
mais que le phosphate et leearbonate dessoudé nts devien- 
nent jamab anhydres, et conserv<ent vme quantité d*eaur qui 
varie de 6 à 8 prqportionsw 

U y a d^à long-temps tpsue je me suis adfturé que le siei^te 
de soude bien effleuri ne conserve pà6 d'eau, et ce résultai 
se trouvai consigné dans le fnpemier volume de la P/iarmaco- 



, ( 



BE PHARIfAGIB 8T US TOXIGOIiOGIS. l3l 

pée misonnée que M. Henry et moi devons publier incessam- 
ment Quant au carbonate de soude, ayant observé que son 
efflorescence à Tair ne le réduisait pas en poudre fine et 
amorphe coiâme celle du' sulfate de 60u<ïe, mais que chaque 
particule de sel efBeuri était un petit cristal transparent, je 
pensai quil devait conserver une proportion d'eau définie, 
et en ^yaat chaiidfié an rùage dans un creuset de plâtiiie) je 
le trouvai formé de . 

Carbonate de soude sec'. ^d^oi 

5Batt......h........ 3o,99 

Le même sel exposé de nouveau pendant long-temps à 
l'air libre, mais dans des circonstances d'humidité et de tem- 
pérature que je n ai pas déterminées, m'a donné pour nou- 
veau résultat : 

Carbonate de soude sec 69,45 

/ Eau* • 3o,S5 

Pensant alors à la lenteur avec laquelle le sel avait perdu 
cette nouvelle quantité d'eau, et à la difficulté d'atteindre le 
lÀoltat normal, j'admis que le carbonate de soude efiflèuri 
rotetiait 5 atomes d'eau, ou le quart de la quantité primitive; 
cette proportion revient à 

S4 sec, I atome» . « . . « ^ é • . . * . . ^ i . . . 70,3^ 
Eau I 5 • • * • . . 29967 

100,00 

^<Mki, Q s'est |[Ussé une erreur de chiffrés dans la note pu- 
I^ précéd^nment, sur la valeur réetie des sulfures de po- 
tam et de soude liquides ^ n^ de décembre 18127, page 573:; 
%• az, ou Uéu de potasse liquide concentrée à 46 degrés ^ 
^3 .-36 degrés. 

GuiBOUAX. 



I 
l33 lOURHAL DX CHIMIB MÉDICALS^ 



Z)e/ «^ocj végétaux aqueux en général; par C Rjbçluz. 

s 

( SUITB. ) 

ŒL Db LA jPBRMSiiTATioir. Tous Ics aateuTS de phamacie 
indiquent la fermentation comme une opération très-pri^re 
pour extraire le suc des fruits. Nous pensons tout diffé- 
remment, et nous la croyons contraire à leur bonne qualité: 
i^ parce qu'elle donnie lieu à la décompc^sition du sucre, 
de la gelée ^ du mucilage, principes qui ne sont pas saps 
propriétés , et qu'on n*a pas encore proposé de rejeter de 
leur composition; 2^ quelle fait naître, aux dépens des 
corps décomposés, de Talcool, de lacide acétique et 
d'autres produits qui n'y existaient pas, et leur procure 
ainsi des propriétés contraires à celles qu'on est en droit 
d'attendre, quand on emploie des procédés plus rationnels,* 
3^ enfin, que l'on transforme en vin, cidre ^ poiré, oa^n 
vinaigre, les sucs sucrés et mucilagineux, etc. C'est ainsi 
que ceux de groseilles, de pommes, raisins, poires, de tiges 
et de racines sucrées, et fermentes, contiennent alors de Tal- 
cool, et que les sucs de fraises, mûres, framboises, etc., 
renferment beaucoup de vinaigre. Il est vrai qu'il semble, 
au premier aperçu, que les fruits cueillis en parfaite matu- 
rité, et de nature très-mucilagineuse ou gélatineuse, nécessi- 
tent l'emploi de la fermentation pour débarrasser leur soc de 
cette abondance de mucilage et de gelée. L'expérience con- 
vaincra facilement qu'à l'aide de la macération et du cou- 
lage on peut facilement en venir à bout. D'ailleurs , estrjX 
bien nécessaire de cueillir ces fruits dans ieur plus grande 
maturité, et d'attendre, pour séparer leur suc, qu'il sy sou 



j 
A 



DE PHARMAiCIB BT DE TOXIGCMLOGIB. l33 

développé beaucoup de mucilage et de gelée ? Nous ne le 
pensoDS pas , attendu que les auteurs les plus estimés re« 
commandent dé les prendre un peu avant leur maturité. 
Cependant quelques pharmaciens , désireux de communi- 
quer à leurs sirops la belle couleur violacée des fruits du 
mûrier noir, attendent qu'ils l'aient acquise. Les frambdiseSi 
les fiaises^ etc., sont aussi plus colorées et plus parfumées , 
lorsqu'elles sont bien mûres , ,qu*ayant ; mais alors pour 
qaelle raison préférerait-on préparer le sirop de ces fruits 
avec le suc fermenté , plutôt que par le procédé décrit dans 
le nouTcau Codex , puisque les résultats qu'on eu obtient 
sont très^satisfiôsàns? En résumé, nous pensons qu'pn fe- 
rait très • bien de bannir la fermentation de rextrfliciio& 
fies socsmédicinaux, dont elle change la propriété chimique 
et nQ|édicale. 

lY. De l'extebs^oiiv. Les substances, traitées chacune 
selcm leur nature et l'emploi que l'on veut faire de leur suc, 
par les diverses opérations indiquées précédemment, ont be> 
soin du secours de l'expression. Toutefois, cela n'çst pas né* 
cessaire pour celles qui ont subi, l'une à la suite de l'autre^ la. 
pulpationetla macération y la coction et le coulage; leur ré- 
sidu seulement peut y être soumis, si l'on désire. l'épiuiser 
complètement. Il est une classe de fruits^ comine les lin^onsy 
bigarades,. citrons, oranges et semblables, qui ne doivent 
être qu'exprimés, sans avoir besoin, d'aucune autre précé* 
dente opération, si ce n'est l'excortication. Quelques per-« 
sonhesn'emploiéntmêmeque l'expression poar se. procurer 
le suc. de la grenade, daberberis^ des groseilles ^?des eerises, 
meiises et' autres très-succulens; mais, dans ce cas, le pro- 
duit en est moins coloré et odorant que celui qui a été préa- 
lablement soumis à la macération. 
" Chaque végéul;, ou chacune de ses parties , étant préparé 



l34 lOmuUX. DE CBims' MBOtCALE, 

I - 

obmme nous FarçiM (Ut plus haut, on prooèoUk à Texpre»* 
sîon. Pour cela,, oit pl^ce dans des sac» de toile forte la 
palpe des substances, soît seule , soh disposée couche paûr 
couc4i«(«Tee de la paille hachée, hnrée et séohee, si elle e^t 
de nature trè&*niueilagiii«ii«e, gébttneus<) ou élastique ; on 
lie IWf«rCare de maiiiài» à ce qu'aucune dâs parties solides 
ne puisse ^'éciiappcr; on plané ces sa^^s-à- la pteisse, et 4m 
expHntd gradueUemant. Ou doit retoiunier la pulpe^<^ ci- 
tfonfretaut]%& fiuits seml^ahtes, knvqo'tKi opérée gramjf 
afin» cFeiï rettrer «oi|t lesiic î 

" Qiiiand onU'iiV pal: de presse, en peut foire -ïoffiee au 
mÀyèiif^^ dettx Iqviersiet^diim carré de teilei. dhi'plaeé Ion» 
ghniùdityékmérit la pulpetidans ce «bsu; on réunit- les^ bouts 
dei^xiiàiâeùk>i an fixe «wleidei'-de chaque^ o6t»y et> fiiÊsant 
passer les extrémités du linge par-dessus ceux-c^, «t eii les 
intipodttîsant. ènfiiii|te:;dasiai Youverture du^ sac aînsî' foraié. 
iklor^'Oft saisit à deux peifsonpes. le& deux bouts- de oha<qpfe 
leiirierf^ 0t omaourne en sena contratrei L9. pulpeuse tvouvN» 
exprâméft^ et le wc, paar< son iheonipaéssibilité tmidîuair« y 
pa^seiparké maULes, du tissu*. . 

Qiun4rpav oe demiec prooécléi on. traita la joubarbe des 
tadts^i^' laitue^ fe cresson, Toseille^le cocfaléaria, le oerUmil et 
qwb{M& auuies plaixteisi ixiès^ueeolentes, an renimrqoe, i^qu*à 
llvprémiène expressiiMi^y'de sud paase peu<coiore'^ vert ,. ùê 
qùi'prpmDt'deice qu*on n'a pas déchiré qempèéiemept les 
▼aisQeaax.séF^x^ par la eoïitusiOB légère qu'^maété obligé 
de ménager poi«r. éviter de. £ràe jaillir de tpus oâtéaia 
grande quài^mé .de >a^Q qui s'en échappe , aurtout sL la cenr« 
tusiona jQfté pj»tk|uée dans m» petit mortier^ par rapport à 
Itt.quantiité de pikuicesique L'on>teaiftef atqu'à la seconde^ les, 
▼aisseaux entièrement divisés, la chlorophjUe se tvouve 
BÛc^ délassée dans le^aue, qulaovt alor^^rèç-^vert / 3^ que 



DS PHARMAOIB ST DB TOa^^COtOGIE. l3S 

les âernière» portîoi» cle suc qui tégov^tient de la -pulpe des 
plantes exprimées, aost à ta presse oupsr le second pn»- 
cédé, i»pt la couleur naturelle des suqs filtrés k tt^id ; 4^ qit« 
la niéaM pknts , somnise ^ deux ou troie expyessi(Mis , eti 
les BMoageant assez àtskaqaecontusioa et à ehaq|ie exprès^ 
ûon , domieat des sucs dont la densité fUric. ^Ue va efli aog^ 
mentaDt pour oeux des plantes très«enoeélen|es, et elle fét^ 
(raitaUer en-diininiiant pour le sud^dé eellos qui spM motns^ 
yrtttiaea^ ou dont la Uqucue ept pfaia dense; si Feu pfùt e^ 
jnger par un senl enai. Ainsi; ttqns- avpns vn. que les feiriltes 
eauKnàireB et nâméâles «jbe la booârrache^ de mdme qqe'tes 
aonuDités^fleuciâfrde-la vaéfl|e^pl«iite; eoiptnsées ygèr<Éniénty 
et eBpTÎnM^ avec puéeantion pi^ ie< oéoiond procéda-, d^n«« 
naienlftiii premier suc dune densité de 2"* 1/2; lerélid«, 
repîlé et exprinié tournes anpee peécamion, fooniâssaîl un 
second suç» de 29 3/4 > et que. le second résidu , traité de 
nouveauLCdmme ci-4oM«syea prooavaiit ua autre nierquant 
3^ i/4* L^ feuilles radicales de çooUëayiav soumises aux 
mênôes tr^temens , ont produit un prsmîep ^ac marquant 
2^ 3/4yvci> ua vj^econd d'unedensité de 3® 1/4. Le premier suc 
des feuilles vertes de la laitue pommée avait une densité de 
a° 1/3, le second a^ 3/4, et le troisième S"". Enfin , le premier 
suc du ményanthe, trèfle^d'éau, îpesait d*abord 4^9 et l^ se- 
cond seulement S^"; S*" que le sue de la première expression 
est moins coloré que le 'sëconcï',' et celui-ci iin peu moins 
9»«l*Miisîàw# y^if^tpift r^hioae^^suo^^èaltproj^résaijrëment 
pîliis£aaRlfbdfios(lea.d<ivi|ièfaej/:pQrlioitt pééoé^ 

dlutas; inJÛacc^estâkasksiMs^duai^ùitai^ quV>n aperooitien«> 
eoiesMiewettfi^diffàeeiioe: leeerAuilyle'persil, le raifort 
sau«a§ey)^effessiNi, le coohiéaria) le feneaU , en fouo^fasent 
d^ eaeraf^ : F^ voit mém^, daqs eetM gradation^ Fodeur 
de eetOMoeS' plantes devenir, plus^ sua?«> : tel est le persil- j^ 



l36 10VR7XXL DB CHIMIB MEDICALE , 

dont le résidu de la première expression conserve Fodeùr 
de la plante, et prend à la. seconde une odeur. 4*ache, à ne . 
pas s y tromper; 7*" que le résidu des plantes exprimées 
une, deux et même trois fois^ n*est pas épuisé complète* 
ment, et qu*on aurait tort de le rejeterlorsqu on. destine ces 
si^cs à la préparation des extraits. En effet, les résidus :des^ 
plantes bu des parties de celles-ci , mêlés par trituration 
avec leur poids d*eau distillée, ont donné, par .expression , 
des liqueurs dont la densité prouve qu-ils ne sent pas tour 
jours À dédaigner , principalement quand .on travaille Sur 
une petite quantité et même en grand. Ainsi-^ traitée de 
cette manière, la. partie fibro-^pareuçhymateu^ des. aoni?^ 
mités fleuries de la bourrache a donné une liqueur mar- 
quaiit, i**.3/4« 

Sommités des feuilles de la cbicorée cultivée , 2? z/a. à 3^. 

— de la fumeterre, . . : ^' :. 4«» ' 

— du ményanthej trèfle d'eau , 3^>r /a. . 
Sarcocarpe des citrons , 4**-' 
Baies delà groseille, . 4'*i/^»' 

{La suite au numéro prochain* ) 



■ -^ VAMÉTÉS. 

Note sur le sucre de réglisse^ par M, Berzélius. 

M. Berzélius [indique le procédé suivant, pour obtenkr la* 
matière sucrée du réglisse à l'état^de pureté. On prépare une 
infusion de racine de réglisse, on la laisse refroidir j> on la* 
filtre, puis on l'additionne avec de petites quandtés d'acide 
sulfurique; on continue d'additionner ce liquide, jusquà. ce 
qu'il ne fournisse plus de précipité: le précipité qui se forme 
dans cette circoïistance est le sucre lui-même, combiné avec 



une certaine quantité d acide; on recueille ce précipité sur un 
filtre, on le lave avec de Teau acidulée, puis ensuite avec de 
l'eau froide ; on traite ensuite la masse séparée dtt filtre par 
Talcool, afin d'en précipiter lalbutnine végétale, on filtre; à 
la solution filtrée, on ajoute peu à peu du sous-oarbonate de 
potasse ou de soude, pour saturer lacide^ dé» quil n'y a 
plus de réaction , on fait évapoter convenablement , pour 
obtenir la cristallisation dii sel àloaiin formé; on fait ensuite 
évaporer le liquide restant^ qui fournit le sucre sous forme ' 
d'une masse jaune, transparente: celle-ci possède le>'goùt 
particulier de la racine , et se dissout facilement dans l'eau 
et l'alcool y en communiquant une couleur jaune aux so- ' 
Ittdons» 

La solution aqueuse de ce sucre est précipitée partons 
les acides. Ces précipités sont doux, isatis aucune acidité, so- 
lubles dam l'eàU bouillante; ils se prennent en gelée par re- 
froidissement; ils Sont solubles aussi dans FalcooL 

Le sucre de réglisse forme, avec.les bases salifiables, des 
combinaisons très-solubles dans Teàu, et peu solubles dans 
Talcool ; avec les oxîdes métalliques , il forme des combinai- 
sons insolubles., Toutes ces combinaisons peuvent être par- 
faitement neutres. 

Le sucre de Fabrus precatorius est analogue au sucre de 
réglis^. >^/i/ia/ derphjrs. und chemie Don Poggendorff. 

xA. Ghevalucr. 



Résultats de Vanàlyse des eaux minérales de Sedlitz. 

^ D'après Steimann , une livre ( i6 onces ) de cette eau 
' contient : 

i^. Snlfatede magnésie. . ., 79,55S grains. 

a^. Hydrocblorate de magnésie é .... 1^061 



IV. 



10 



lis . armïMI^ de ohimie uétaciLj^, 

3^ Gar))oiiîsiie de magnésie. ........ • 0,20^1 

4^ Sulfieile de pousse 4)4(4 

5®. Smjfiile de soude^ i7,44^ 

6®. Sulfutjs de. ohftux 4)^44 

^®, Orb^aate de <)^aux. , 5,097 

8^, .Gii«bonate de alroitriane ^fiog 

p^, Ciaiiboimte de pt cKioxMie Jie fer, de 
. manganèse, alumine, si lioe et éx- 

tractâf i i o,oSo 

io^. Acide carbonique. < . . . ^ : . . 3,46« 



II 5^639 grain». 



Du principe actif de la grande ciguë ^ et des moyens d^ obtenir 

le Coniin; |>ar Brandes et Gjseile. 

Suivant firandes, le moyen eonrenabie à employer pour 
^bJieiHf ce 'principe alcaloïde , est le soirant : 

Qn ;pl^end^de la grande piguê fraîche; on la c^Btuse, et 
on }a fait idigérer pendant quelques jours a^ee ^ l'alêod ; 
on filtre la solution alcoolique; on la fait eTaperrél^; on ti*aice 
Vfi%Xffâl i^Qolîque par Veau ; et lorsqu'il eàc divisé^ on 7 
ajoute ou de la magnésie, ou de lalumine, ou de l'oxide 
de plpmb; on fait évaporer le tout jusqu'à siccité; 6n traite 
le résidu avec un mélange d alcool et dether; on filtre; par 
lev^poration , on obtient le, coniin. Ce principe^ selon 
M. Giseke, jouit des propriétés suivantes : i*^ sa solution, 
mise en contact avec la teinttire d*iode , fournit un pré- 
cipité rougeàtre; 2® avec la teinture de noix de galle , il n'y 
a pas de précipité, mais la liqueur brunit; 3^ elle précipite 
en jaune sale les solutions de sulfafe de mercure et d'hy- 



V^, FHAIOIACIB ET 9B.1!OUC<MLOGIE. J^Sjf 

drocUocfite de zinc; 4^ elU trouble ud peu le^ a^oluûop» des 
soufr^grboDaie» 4e potas^ et de so^ile, 5^ ^fyh ^fiiffèfki 
pfle ooi^lear l>riiiie à Thydrocblon^^e à» pli^ùwh^'iimiiiit 
èy^Usiai\r4%e^.d'aitffànt et de baryte» \^.9ioét^t^^à^h(vrjm 
et detploifcihv.rbydroohlorffte de obaui(<el reeu..deo)iMix.| 
die doolie naiiMBce à de» précipilés d^uae couleùT ijUtieba 
griiitre* . . X. . . ■• I M. . . 'i ( ^ j. 

Ue deitûrgriain de. ce priaoîpe sûlGit pQVit do'nàeiCxU Aorl 
i ^n hfiné Lesâymptômea qui suûr^^ol ri«troduQt4on<4ao4 
récooomid aniuiide de celte subitaiv^e ^ êùul Btialoguet i*ûeM 
produits à Taide de la arjchoiue. Après la mort, i>ii troiitâ 
les vaîiseaui: encéphaliques , Toreillette droite du cœur^ 
la Teine-caye supérieure et les jugulaires très-gorgés de 
sdDg , tandis que les viscères abdominal^ x paraissent tout-à- 
fail privés de ce fluide, (jirch, Brandesy 1827, vol. ao.) 
M. Peschier déjà avait reconnu que la ciguë contenait un 
principe qu'il regardait comme alcaloïde. 



Décoction de tabac employée contre la.çoUqif,e. ^ite des 

peintres. .'..■.. 

M. le docteur Gravel recommande Tappiication du de* 
coctum de tabae pour combattre Taffection connue sous le 
nom de colique des peintres. Y oici son mode d^bpérer : On fait 
une décoction de tabac; on y trempe'des compresses, et on 
les applique sur le ventre' dû malade ; on continue ce traite- 
ment, jusqu'à ce que les effets de cette décoction deviennent 
sensibles. Ce* praticien régardé Fémploi de ce decoctum 
comme préférable à celui des injections.' Il a reconnu que 
ces fomentations étaient aussi efficaces; que Faction du tabac 
était moins rapide , et qu'il était facile ^ en discontinuant 

10, 






\ 



l4ô ^ JOITllTrAL DE CHIMIE MéDICAtB , 

1 

l'api^Hciitîol^ des comptéâses^ d'arrêter les efTejts de ce tné* 
dicament , avant qu'aucun symptôme alartilant ne paraisse. 
Scâvatot ce praticien , l'emploi de ce decoetum doit être suivi 
dè.oekii' des* cathar tiques, et particulièrement des pilules 
prépatées^vec l'huile de croton tiglium.he» àoeidens^ causés 
par des préparations de tabac prises en laTemeiiSy qui 6nt «té 
signalés par MM. Ansiaux et Ugard ( f^c^irles numéros i et la 
en Journal de Chimie médicale pour 1827)) doivent attirer 
l'attention des praticiens sUr la méthode proposée [iar 
M. >6raTeS| méthode qui e^ suivie k, l'hôpital de Dublin. 
(Extrait du Journal d'Edimbourg ^ ayrU 1827») 

A. ChEV ALLIER. 



«t«M 



Des chlorures de soude et de chaux ^ employés comme anti' 

syphilitiques. 

M. le docteur Ca^enave de Cadillac vi^it d'annoncer 
qu'il a employé avec succès les chlorures pour combattre 
des affections vénériennes, qui avaient résisté aux divers 
traitemens connus (le niercure en frictions, le deutochlorure 
de mercure en pilules, les préparations d*or de M. Chrétien, 
la teinture d'iode conseillée par M. Richond). Trois malades 
qui n'avaient éprouvé aucun soulagement de l'emploi de ces 
divers moyens, furent promptement soulagés par l'emploi 
des chlorures modifiés à l'intérieur. 

M. Cazenave ne considère point ces produits comme des 
antivénériens , mais comme des modificateurs puissans 
contre ces irritations primitives et secondaires. 

C'est ici le lieu de rappeler que le chlore a été emploie 
comme antisyphilitique, et que son emploi, maintenant 
abandonné , a pai^u opérer quelques cures. Il est probfible 
que, dans l'emploi des chlorures, le chlore est le seul prin- 



DE B'SARMACIE BT M TOXfCOl^OGIS. lit 

cipe qui pui!sse agir et détero&iner.la guérbon des iMluditô 
sjjkdliùqvies» {jirc/ut^ôs de Médwittâ^) . 

A; G^eVaixibr;. 



SOCIETES SAVANTES. 



'\ 



Instituts 

Séance du i4 jam^ier, M. Gauthier de Claubry,^en spi^ 
nom et celui 4^ M. Persoz, lit un mémoire sur les. raatiè^s 
colorantes de la garaQce. Les auteurs^ véclamei^ la priQçitë 
sur les résultats analogues obtenus par MM. CoUin et Rq^^^t 
quet. Un moyen nouveau qu ilis oi^t eçnployé pour extraire 
les principes colorans rouge et ri^e, consiste à saccaififier 
préalablement) poui^ la rendue dissoluble^ une matière ex- 
tracUve gômmeuse par l'acide sulfurique étendu d^eau. 

Séance du aa janvier. M. Ârago rappelle qu'il avait an- 
noncé Tapparition d une aurore boréale d'après les déran- 
gemens de laigi^i^le aimantée. Cette aurore boréale n'avait 
pas été apei:çue en France; ^lle &*est montrée en Angleterre 
le 29 n^ars 1826 , de huit à dix heures du matin. 

Mr Dupin^ à l'occasion de remarqujes.sur l'enseignement 
primaire de la Tourraine, auxquelles il répond, fait voir que 
les nuances d'instruction, assignées, d'après ses recherches, 
aux départemens de la France, correspondent au nombre 
des manufacturiers qui ont obtenu des récompenses dans 
Ve;i^position des produits de l'indu^ie. 

M, Ârfwedson est élu mepibre correspondant de la sec* 
tioin <le,çhimie«, 

Séance du 28 janvier. M. Bequerel envoie une i)Ote sur 



des risgiduttk noa¥earoq[>deiM8'»«eberoheftxelalî?ies ararx pto« 
priétés électriques de la ûmmialine. * 

Séammda ^ fipfiér. M, L. dé Frécynet donne lecture 
dune lettre de MM. Quoy et Gaimard, datée de Tonga- 
Tabou, Tunedes îles des' Amis. Le i4 mai dermér,'ces déiii 
sayans naturalistes ^ qui ont enrichi la science de tant de 
faits dans leur premier Voyage autour dii monde, et la 
deuxième expédition commencée sous la conduite du ca-^ 
pitaine Durrille, ont échappé dernièrement, et comme pair 
miracle , à de grands dangers. La perte de quatre de leurs 
iméréë'en fiÉk craindre de^ nduveauX} et peut empêcher de 
pôusici^' aussi kwh cfu'ite le voudraient fexjftohitiébi jféHl* 
Wtiyè 41 hiqfiéîïe"«6 livrent avec tant tfaaiJete ks personnes 
aitéitehéesf à- cette entreprise. 

' MM: Iiatk*eil et B>cnnéril font un rapport afyproi>fttif sor 
le'niémofte de M. Bretonhëau, relatif aux propriétés véat- 
cantès et quelques insectes de k famiHe des cantharides* 
(L'extrait de ce rapport sera inséré dans hotre Jorumal.) 

M. Gay-Lussac annoncé que M. Gmtnièt^é«t|>arvèntt à faire 
de Toutrcmér de toutes piiccs d*aprd^ les dbnriéés dfe Tana- 
lyse du lapis lazzufi naturel, p^ MM^'Dèsohrie^ ét'Gtéhient. 

• • • 

Ce produit ÉttificiiBl' nouveau e%i phts rkhe en couleurs, et 
plus éclataiit que rbutrèmer naturel. La Société d'encoura- 
gement d' f^àdé un prix pouf* cette découverte dont le co» 
mité des arts chimiques entrevoyait la posérbiKtél' 

M. Gttîmet est parvenu déjà à Kvrer 'au cotmncrce, pour 
le priz'diè aS fr.' ronce, sa inatièrtî colorante qui, extraite 
du lapis , coûtait 55 fr.' ' 

Séance du i \ février. M. Julia-ï\mtenellft lit uhe'noté sur 
un phéhdmène d*î»candescence,^rodiUt par Faci^ sulfu- 
rique concentré dans son contact avec la baryte, caracféère 
qui (ëstingUe cet oxide de la strontiàne. 



^ 



DE PKAAHA6IB XT 0E TOXlCOhaetË. l43 

MM. Caner «t Sumâ^it font uni liappopc approbatif ^ui^ 
les ^inaBwcrits , les desteos et eoUectÛMiB ëny^cjés pfti*' 
MMl IQjdof et Gaimardl 

300^0- dut. i% février. M lit un mëmmre sur- lo 

bffôiiie er Tiode^quil eonsidère comme leë meilleurs' réactifo 
4es dlesdis Tegétaux. Le caractère distinedf qtie développeiic 
ces deus> corps en vapeur^ consiste* en diverses adorations 
^unes plus ou içoins foncées, rouge&tres ou tiolaeées des 
différena al'csdis organiques à Tétat de pureté: M; Pelletier 
ajant remt» à lauteur ces alcalis mis en poudre, numérotés , 
Haaii^ sans dénomination , il parnnt à leur assigner à diacun 
le vtaok qui leuar appartenait. Il espère parvenir, par le même ' 
moyen, k dléoeler la pr^ence de ces alcalis dans divers mé- 
langes,.et parmi lés' substances alimentaires. 

M.^ Lassaigne présente une dent molaire d'éléphant, 
. trouvée, près récole d'Alfort, dans le sable,èuneprofoiideur 
de «5 piedsi Une portion de Fémail estrestée sans altîàration 
dafts so» aspect et sa composition chimique : d autres parties 
de cette dent ne diffèrent de l-étttt normal que par la perte 
delà presqpie. totalité àe^sa, matière anûnàte, dont elles n'of* 
' firsnii plus que des traces à lanalyse. 

M. I«dore Saint-Hilaire lit, en son nom et pour M...'., son 

collaborateur, un mémoire sur des particularités d'organir 

sation dans les organes femelles de la tortue, qui n avaient 

- pas été signalées par les savans dcwnt les travaux sont 

connus. 

Académie royale de Médecine. 

ï " ' 

SECTION DE CHIRtJBGIE. 

Séance du ii décembre 1827. M. H. Cloquet fait un rap- 
port sur des entozoaires intestinaux envoyés par M. Yillaume, 



y 



l44 lOURNAL DE CHIMIB MioiCALE , 

chirurgien en chef 4^ l'hôpital de Metz. Ces vers avaient été 
rendus par un homme de quarante*cinq ans, atteint d*une 
gastro-hépatite chronique compliquée de calculs biliaires. 
Ces animaux y ayant le corps cylindrique et ridé ^ une vési- 
cule caudale membraneuse, simple, et remplie d'eau très- 
limpide , une tête trèsTpetite, obronde , garnie de quatre 
suçoirs , et surmontée d'un appendice probosci^iforme qu en- 
vironne une rangée de crochets. M. Cloquet pense qu'ils 
appartiennent au genre des cysticerques , et à l'espèce dite 
cjrsticerque de Fischer, cysticercus pyriformis deZéder. 

M. Réveillé- Panse lit un rapport. sur des observations de 
M. Colombot : dans l'une , un trismus et un tétanos général 
survenus à la suite d'upe plaie contuse de la jambe, chez un 
jeune homme de seize ans, furent 'guéris par l'emfdoi de 
l'opium à haute dose, et sous toutes les formes. Le. ma* 
lade en prenait jusqu'à soiisante grains par jourl 
' Ds^ns une seconde observation, un homme , enseveli sous 
un toit écroulé, eut le pariétal gauche fracturé et enfoncé, 
un épanchement dans là substance du cerveau , et , seize 
jours après, un a.kcès situé* à un pouce de profondeur. Par 
suite du traitement, plus d'une once des lobes postérieurs 
du cerveau fut enlevée. Le malade a guéri parfaitement , et 
sans dérangement des facultés intellectuelles. Pour déterger 
l'abcès , on a employé un mélange de quatre parties d'eau, 
deux de chloruré de soude , et une d'alcool camphré.. 

Dans la troisième observation, M. Colombot cite une 
fièvre ophtalmique double-tierce combattue ^ne première 
fois par le sulfate de quinine y piais qui, après une rechute ^ 
ayant résisté à cette substance , fut guérie*par soixante grains 
de pipérin , administrés en huit doses , de trois heures en 
trois heures pendant l'apyrexie. 

M. Cloquet annonce que le malheureux qui , de son vi- 



BS FHAAMACIB BT DB TOXICINCMIE. X4S 

Tant, a été rongé par lés vers , est devenu fou- ^ il pense que 
^elques-utts de ces animaux pourraient avoir pénëtré dan« 
le crâne par les trous orbitaires , ou par la feiit^ sphé- 
Boïdale. 

SECTION DB PHARMACIE, 

Séance du ^6 janvier iSiriS. Arpccasionduprocès-verhal^ 
M. Obevallier donne connaissance du fait suivant :'Une cer« 
taine quantité d albumine glaireuse ( un blanc d œuf ) ayant 
été mise en contact avec lacide hydrocblorique pur, et 
abandonnée pendant quinze jours au comact de cet acide , 
n'a pas pris la couleur bleue. Sur l'observation d*un membre,, 
qu'il est nécessaire de cbaufifer ce mélange , pn le fait chaui' 
fer à Yinstant même , mais sans déterminer cette coloration^ 
L'Académie reçoit une communication de M. Miale , sur 
I0 moyen à employer pour solidifier le baume de copahu , et 
le rendre propre à être réduit en pilules. Ce procédé, con- 
siste à prendre une livre de ba^me de copahu pur, une 
OQce de m^^éûei^ fortement calcinée, à placer le baume 
dans une assiette, à ajouter ensuite la magnésie à l'aide d'un 
tamis, à mêler et à laisser }e tout en contact, dans un lieu 
abrité du contact de l'air : au bout de quinze à vingt jours ,. 
k mélange acquiert une consistance emplastique ; il est assez, 
dur pour pouvoir être amené en pilules,, qui, lorsqu'elles 
sont du poids de 8 grains, contiennent 7 grains et demi de- 
l)aume de cbpabu. Selon l'auteur, cette préparation possède 
la même effîcacijt^ que le baume de copahu qui n'a subi 
aucune prépai'ation. W» Miale s'eat assuré que l'emploi 
, de ce procédé pouvait servir à faire reconnaître si le baum#- 
employé est pur ; il a remarqué qvié , lorsque ce produit est 
mélangé à de l'huile de ricin, il n'acquiert qu'une consi&-« 
tance de sirop ou d'onguent. La magnésie qu'on emploie. 



èoit èlpe ealciiiée isvtement : an prafenge son eowiact avec 
le feu. 

M ^ Soubelinn donne' oot^waissance à k seatioii} <f im Mé- 
moire de M. Berthemot : ce Mémoire a pour but de faive 
connaître Faction des carbonates , celle des oxides terreux 
et alcalins , et de quelques métaux sur les iodures. 

L'auteur a remarqué lors de ses expériences , i^ ^^y par 
leur ébuHîtion dans l'eau et dans Fatteool arec l'iodi»e de 
mercure, les oxides terreux et leurs carbonates ne cftan- 
geaient pas. ta nature de ce composé; iP ^'en- emptdyant 
ks mêmes moyens pour Eure réagir les oxides- alcafins sur 
¥iodure d^ raeréure , celui-ci' était décomposé par Taleali; 
de là de Fbxide^de mercure et , des iod^hyrargyraftes plus 
ou moins staftles; 3" que la clto^x ne produit de déoompo- 
si^n que par rintermèdè de Falcool ; ^ que les- oades^ de 
mercure., en exerçant leur action sur lledure depotassiura^ 
dissous et à chaud, donnent lieu à dubt^-iodo^hyrargyrate dis 
potassium; 5^ que les autres iodures alcalins tes dissolvent 
aussi; que eehii de chaux semble pour ainsi dire ne pas en 
dissoudre; & qu'en employant très-peu de protoxide de 
mercure, ta solution d'iodure de potassium devenait jau- 
nâtre , tenant du mercure eh sollition ; la matière qui occu- 
pait le fond de la capsule était du mercure t^-dirâé; 
7^ qu'en se servant d'une plus grande quantité de protoxide, 
h liqueur évaporée donnait du bi-iodure-hydraorgyraite de 
.potasse cristallisé, et le précipité étak unmélange de jnroto- 
iodure de merciure et de mercure métallique» 

IL paraît que le protoxide de mercure et Tioduiie de po- 
tassium se seraient détruits mutuellement en formant de la 
potasse et du proto-iodure de mercure : celui*ci , sons Fîn- 
fluence de la liqueur potassique, a été décomposé en mer- 
cure métallique et en deuto-iodure mercuriel, qui s'est cpm- 



l • 



DE nuxÈùcma db toquqoi<oois. tij 

bifié à Jkiodiine depotasàuiat Empjojfé en grand exce^, le 
ftéàfàê aaa pn être ferma seulement de.inei€nre mëcalliqiie^ 
RHPS d'un mélomge de œ corps^AYec dx^ protMod^ire; an se 
satttianl de* dentoside mearcnxiel , liodnre de potiMStum a 
pcnbi k Êiculté de défeernnner la transfonnation d» pvot»* 
iodoie en dfl«to>^ûdare et en mercnre mitaUûfÊtt. : 

Uaiaenr a atissi reconnu, i^ qu'en prenam du deuttndde 
de méfciwe^ <m obtdent de mène du loâ-iode-h^rafgjsato; 
le dentbxîde se &sottt d'abord en tntabté^la liqueur, demnl 
tiàHdialiAefmaiÀeo nepmt décomposer en toulité l'iodui» 
de potasHvnn. Ia midtîon opèameoce; à mesute qu'elle se 
£iit^ il y a ^Ae Feande de poltasium dan* la lâfueur^ qMÂ tend 
de son cote, comme le naemire, à s'unir à l'iode^ efc il doit 
aniferane qjieqoe on k' réaction eesae. »^ Quia l'action' des 
eaîdes aloalina ess inTerse^ à ceUa^, car c'est nue Uqucuv 
aledline donii ïéuéf^h diminioie à mesuère* que k léaotion s'o-» 
pèle par k formation dans la liqoeiir de^l'iodoJiydnMrgjnMlB, 
et alors cette réaction s'arrto quand l'akalinîté de k liqùewv 
en aîBseB faible pour que k tendance du i>otassiuiik à se ceetH 
Uner à Yiode de Fîodnre insolnble se trouve éqmlttira par k 
résistance qu'oppose k oofaésion de foxide de mercure. 

M. Virey donne des détails sur une pkn«e qui est em- 
pic^ée poar parfumer le taj^ae. Cette pknte, selon ce bota* 
ftiste, est le piqaeria ^inern^iay de Cuba. 

Séanêedu ^février. M. Sonbeiran annonce qu'il a fait des 
isxpâ^nces sur k coloration de l'albumine ( le blanc d-muf ) , 
et qu il a obtenu avec l'acide hydrochlorique pur une cou- 
leur fateue, et une couleur moins foncée avec l'acide bydro- 
cbkrique du commerce. M. Cheyallier présente de nouveau 
l'adbnnune fu'il a mise en expérience, et qui, d^uis k der- 
nière séance , est restée dans le laboratoire de l'Académie. 
Cme albumine est blanche, et k ltqu)N.ir acide surnageanie a 






^ l48 TOURNAI. DS GHIMIB MBDltAtB , 

acquis une couleur rose,, phénomène qui se rapporte avec 
celui observé par M. Lau^er/en traitant de ralbumme sèche 
par l'acide hydrochlorique. Mi Robiquet pense que ce carac^ 
tène pourrait bien ne pas appartenir à l'albumine, mais à une 
matière colorante accompagnant cette albumine. M* Bonastre 
dit qu'en traitant par l'acide hydroçhloriqiue de l'albumine 
végétale qu'il avait obtenue en fadsant l'analyse du mimosa 
scamiens^ il a obtenu une coloration de cette matière en 
bleu. M. Gaventou a remarqué qu'au bout d'un certain temps 
de contact avec l'acide^ l'albumine devenait noire» M. Lau* 
gier dit n'avoir pas remarqué ce fait lors de ses expériences; 
il a remarqué que cette substance s'était dissoute, et que la 
solution n'avait pas changéMe couleur. M. Gaventou fait part 
d'un fait qu'il a observé, et qui mérite d'être connu. Le Toici: 
il a pris une solution concentrée d'albumine, il l'a éten- 
due d'eau, il a saturé l'acide par un alcali; l'albumine s'est 
précipitée: l'albumine précipitée était blanche. Recueillie sur 
un filtre , lavée à grande eau, et traitée de nouveau par l'acide 
hydrochlorique, elle s'est de nouveau colorée en bleu. 
M. Caventou s'occupe d'un Mémoire sur ce sujet , mémoire 
dont il doit donner connaissance à l'Académie. 

M. Soubeiran fait un rapport sur le procédé de M. Miale, 
pour la solidification du baume de copahu. Il présente de ce 
baume qui a déjà acquis de la consistance. M. Henry père 
donne, des détails sur ce procédé. U a fait l'expérience tout 
récemment : le baume de copahu commençait déjà à prendre 
de la consistance. 

M. Bonastre a préparé un savonule de copahu avec la 
$oude : ce savonule est devenu très-consistant. M. Robiquet, 
qui a fait des expériences analogues, a reconnu que la masse 
devenait moins odorante. 

M* Henry fils lit, en son nom et en celui de M. Plisson , un 



DB mAlMÀCIB £T DB TOXICOLÔGIB. l49 

Mémoire sur uli mode d'extraction de la morphine pure sans 
remploi de Falcook Ce procédé est fondé sur k faoîlit^ avee 
la({uelle on peut séparer ,. comme des essais diivcts Font 
prouvé, la morphine mêlée avec la^narcotine, en. saturant 
eonTenablemejnt leur mélange an moyen de l'acide bydro* 
dilorique très-affaibti : la liqueur^ étant à peine acide au pa- 
pier bleu ne dîssotit pas sensiblement de narcotine , tandis 
^e la morphine reste en dissolution à l'état d'hydrochlorate. 
Voici le procédé présenté par ce diimiste :.on jnrend opium 
du cpouneroe une livre; op le traite à une douée chaleur .par 
deux fois son poids d'eau distillée, acidulée avec l'acide hydro* 
chlorique; on répète trois fois cette op^tion, et après avoir 
concentré aux deux tiers les liqueurs, fihrées ou décantées i 
on y ajoute à froid un léger excès d'ammoniaque liquidé à 
12% ou de soude caustique à a. à 3*. Chi recueille le dépôt ^ 
formé de résine,. de caoutchouc, de n^rcotkie, de morphine 
et d'un peu de matiàre extractive; on. lé lave (i)y on le 
traite ensuite à plusieurs reprises par de l'acide hydroehlo* 
rique très-étendu d'éau, et jusqu'à ce que la liqueur cesse de 
se saturer; oîi laisse même un léger excès d'acide. La réistc^ 
tien, opérée à laide d'une douce chaleur, donne un liquide 
jaunâtre contenant l'hydrochlor^ite de morphine, un peu de 
résine et de matière colorante; on le fait chauffer avec du 
charbon animal, on le fait évaporer jusqu'à cristallisation. 
Les cristaux sont purifiés deux fois par de nouvelles cristal- 
lisations, et les eaux -mères concentrées ou décomposées 
convenablement, selon qu'on le. juge nécessaire. Les cristaux 



/ 



(i) Les alcalis laissant dans la solution beaucoup de morphine , 
on acidulé les eaux-mêres par Tacide hydrochloriqwe ; on les-évapore 
aux trois quarts , et on les déconipose' coihme ci-dessus. Le précipité 
i estréumau premier» 



d'hjdrodilorate de moiphine obtenus «{Nm troifi erisiallisa' 
lions y disaous dans une petite (|aaiiiit4é d>ati faiblement tKâ-* 
dttl^e^sont dacomposës par un léger causés d'avnmomaqiie à 
is<»; la morphine s«n sépare sous ferme d'une, poudne.qne 
Ton rccuêiUe. Cette base végétale est enoorei4{iicmttefoîs lé^ 
gèifenient jausitre; mais eUe «st exempte de.nareotpse^ et 
fournit par Kalcool et le cludbon des cristaux aases beaux* 
Saturée par les aaides bydroehlorique, suif uraG|iie^ etc. , die 
donne des sels tîès»bla»es et bien oiîstaliisés^ plus pi^ompts 
à obtenir que ne le sont ceux qu'on prëpare.aveo la moiv 
phine cristallisée, dont la solubilité dans Vâlcopl^ dans ka 
acides est assez dif&ciku (IlfKut toujours reçhcpdiqr la mer-» 
pfatne dans les «niXrdiàies. provenant de iai deoompoaitkHt 
des sels de c^tte base par rioDamonîaque^ la eoùde, la potasse, 
en agissant ainsi qu'il a été dit») 

Les aiiiteurs ont terminé leur note en rappelant d'abord les 
expériences deMM . Dublahe jeune etPêUcsier, smrf infidélité 
defaoétale de inorpbinei quin'est qu'un niélatige variable de 
moiphine et de ce sel^et ils ont pn^iosé, comme l'avait d^ 
annoncé M« Pelletier, de lui subsittifter k siiKaite on llsyike* 
cUorale, sels qui cristallisent Uen, et dtet la composition 
peut être facilement connue. 

M. Henry fils £dt aussi connakre le procédé siUM^ant, dèà 
BL Giratdin : on ^uise l'opium par l'eau ebaude ^<m.iA 
raj^^rodur les liqueurs au tie»; on y ajoute à froid nn excès 
dammoniaque qui détermine un précipité; on recaeflle ce 
piéôpilé , on le bit sécher, on k lave avec l'alcocd fiable^ on 
le traite par l'éther sulfurique^ on £dt ensuite dissoudre le 
résidu dans l'acide sulfurique, et on décompose ce sel par 
l'alcali volatiL IL Girardin JinnoTy^ avoir obtoiiu par œ pro- 
cédé une plus glande ^piantité de morphine que Ton n'ea 
obti«[it par les autres procédés. Le procédé de H. Ginrdia 
a quelques rapports avec celui de Sertuerner. 



r 



DE BILKmKâCIB SX BB TCOUCOm^GIlL . i5 I 

Société philomatique. 

Séance du 16 février. M. Despretz annonce que, d après des 
techcrches, dont il va indiquer les résulta;ts dans un me- 
moire il a constaté que loiugéne humide dégage plus de 
clialettr daiis sa^ combinaisou vive avec les corps x^ombus- 
ûbles^' que le même g^z à l'état seç. Ce fait peut être d une 
grande importance relativement aux [applications qu il doit 
offrir dans le chauffage. 

A ?occasioii -dti compte rehdtt^iles séanoea de 'F Académie 
fople ^e M^édc<âne,' M. DtAlaïic itniiôiifré ijtt'il a hkt de* efi- 
périeitc«,-idesqttell«8 îVrésiîlte que laisolidifiaitkffé dti'batimë 
de copsdm par la magnésie calcinée, ne peiït être attribuée 
à fa réaction de Mcali et de Thutlè volalile. <]lette' dernière , 
nnsé en contact avec là niagnéste pure, li*en éprouve aucune 
akératioh , mêm<? att l)biit ^un ten/ps assëi long. H faut dohc 
cbercHcr une' atutré eifpKcaiio^ de <* phéfiot^ne. - - 

M. Sémllas' confirme, dïitis tiné* nialtuaelle note, les ré- 
sultats dt^ annoncés sur la cëhâ:iinat9on de fiodeavec l*ar« 
sente. -.'...,• . . , . . 

M. Viviers nmtofieé qu'il croit avoir trouvé une subitahcô 
particulière ifcrfrs Fécoi^ du chêne noir , quercùs rtfb'ur. 

On procède A réiection de la commission des pidx: -elle 
est composée de MM. Chevallier, Dublanc, Guibourt, Ro- 
binet et Soubeiran. 

Société de Chimie médicale. 

Séance du ^\ février 181^8. M. Peschier adresse ubjêj ana- 
lyse des feuilles du redoul. 

Un anonyme adresse des observations^sur longuea't mer- 
curiel. 



! 
' I 



tSa JOÙllHAL DB CttlMIB MEDICALE,' BTC'. 

M. Orfila dépose son mémoire sur le sang. 

M. Guibourt lit une note sur refflorescence du càrbonat^if 
de soude. 

M. Lassaigne lit une analyse chimique de plusieurs calculs 
trouvés dans la prostate chez l'homme. 

M. Julia-Fontenelle, pour lui et M. Quesnevillê fils, lit 
Une note sur un nouveau procédé pour distiâguer la' baryte 
et la strontiane. 

M. Drogart, élève en médecine, présente un nouveau 
procédé pour la préparation de l'acide phosphoreux. 

M. Chevallier présente du sucre de réglisse qu il, a obtenu 
en suivant le procédé de SJL fierzélius* Ce sucre a été pré- 
paré de la manière suivante. On a fait une forte infusion de 
racine de. réglisse à cette, infusion , on a ajouté de Facide 
sulfurîque qui a déterminé la pr^ipitation de la plus grande 
partie du sucre ; le précipité , après u^ jour de repos ^ à été 
recueilli sur un filtre, liBivé.4 gF^^4^ e9LV>j et mis en contact 
avec du carbonate de chaux, de Talcool et du charbon am- 
mal. Ce mélange, porté à rébulhtion, a été filtré bouillant , 
et la Uqueur soumise à levaporation î elle a fourm.uii pro- 
duit sucré jaunâtre, ayant un peu d'àcreté. M. Chevallier se 
propose d'examiner combien on peut obtenir de sucre d'une 
livre de racine de réglisse , et de répéter la même opération. 

■■ ' ■ l ' ■■! I I I 1 1 I I I t I I t I ■ 

ERRATA. 

Depuis la page 49 juiiqu'à la page 55, partout où il y a Fumer y 

lisez Turner. 

A la page 5i , ligne 27 , au lieu de minérale, lisez animale , 
Depuis la page 53 jusqu'à la page 56 , partout où il y a ffat'e , 

lisez Hare. 



Imprimerie de Tao^fvé et C»% rue Notre-Dame-des-Victoires, n. 16. 



-I^.JJJI.JJB 



BameoB 



IV% Année. 



(No rv.) 



Avril 1828. 



\ 



I \ 



MEMOIRE 

Sur un nouveau borate de eoude cristallisé^ et ses emplois 
dans, les arts* Analyse de Pacidd borique cristallisé ^ dés 
deux borates en cristaux j ei du borax anhydre; par 
M. Patsh. 

( Communiqué à rinstitut les 5 et 17 novembre 1827.) 

En m'occupant de recherches qui ont pour but les aj^li* 
àitioQs économiques du borax, plusieurs résultats anoma* 
les, auxquels je parvins, m'engagèrent à analyser difiereas 
échantillons que j avai» préparés pour ceâf essais : aucun 
deux ne me parut contenir de sels étrangers. 

Peu de temps après je riemarquai^ en examinant les pro- 
duits bruts de ma Êdii^que de borax, quelques sommités de 
cristaux, dont la forme différait de celle qu^âffecte ordinai- 
rement ce sel. JTen recueillis "pshs de cent grammes, la plu- 
part adhérens à la cristallisation obtepue habituellement. 
Plusieurs de leurs caractères physiques ne pouvaient se 
rapports à aucun des sels que j'avais jusqu'alors rencontrés 
dans ces produits bruts. 

Je fis dissoudre une partie de ces cristaux dans l'eau pure, 
filtrer la solution, etc. ; mais je n'obtins rien autre choae que 
des cristallisations de borax ordinaires; plus, des quantités 
minimes de sels solubles et de substances non . dissoutes , 
auxquels je ne pouvais attribuer les caractères particuliers 
observés. 

ïlnfin, l'analyse de ces cristaux me démontra qu'ils ren- 
fermaient une proportion de borate de soude plus grande 



IV. 



II 



i54' jronnNAL de chimie médicale, 

que le borax pur cristallisé; la différence était d'ailleurs trop 
considérable pour résulter d'une légère couche opaque dont 
ils étaient recouverts. 

Après quelques essais, je parvins à produire à volotite, 
non-seulement dans mon laboratoire , mais même en cours 
«de grande fabrication, un nouveau borate dessoude cristal- 
lise, dont la* présence a dû causer les anomalies observées 
par tous les chimistes qui se soi|t occupés de la fabrication 
du borax par ladde borique, de son raffinage et des essais 
j relatifs. 

Le borax nouveau remplacera avec avantage le borax en 
plaques informes (dit calciné), qui, dans le commerce, ne 
présente jamais de proportions constantes^ et qui contient, 
en général , plus d'eau que celui-ci. 

Propriétés physiques comparées y et comppgitiondu ruHweau 
borax. Forme : Ce borax est cristallisé en octaèdres régu- 
liers, tandis que les cristaux ordinaires du borate de soude 
, of&exiit ides prismes à qtiati^e ou six pans, tenninés par des 
pyramides trièdres. ' . . • 

• Peids^ spécifique. L'eau pesant looo , les cristaux ordi- 
naiises pèsent i j4o- ^ poid^ des cristaux nouvellemlent ob- 
serves est, sous le même volume , de i8 15. 

Dureté, Elle est plus grande que celle du borax «n cris* 

taux ordinaires, puisque les facettes de ces deifniers sont 

entamées par les angles des autres, et que le contraire n'a 

pas lieu. • ' ;^ 

' Cassure, Elle est très-luisànt^ et ondulée comme celle du 

eristal. Le borax prismatique 'tressaille et se clive sponta- 

nement p^r des changeméns de i5 degrés de température; 

le borax octaédrique conserve sa solidité dans les mêmes 

-'citconstlinces; 

" ' .4ctiori'4e Vêtir et de F eau. L'air humide, ainsi que F^au, 



BS PHAAKAOIB BT DB TOXICOLOGIE. l5^ 

eoaseFTent.aiu cm^aux ordinaires leur transparence; Fair 
0ec rend opaque leur i$^perficie. Le contraire arriye pour les 
nouveauB cristaiixf plongés dans Veau ou dan^ l'air humide^ 
ils deviennent opaques en absorbant ce liquidje, c[ui cohs- 
ùtae sans doute, àt- leur superficie, une couche de borax 
priaaatique^.et ne se.coliservent diaphanes que dans Tair sec. 

Composition, L'analyse et la transformation d une cristal- 
lisation dans.llautre^ démontrent que les .quanti;tés relatives 
dacide borique àt de soude sont exactenjient les mêmes, 
n^is qiie la {»rdportion d'eau est de Oy3o dj^ Icbçfrax ôc- 
taédrique, taMIs Qp'eUf^est de 0^7 dans le borsK oj^^dijiaire. 

La composition et les projNriëtés du bor^ en octaèdres 
OQt donné lieu à quelques .r^^q^^rques.impprtantes dans des 
applications à llndu^tric^^t au coin^iecce. , ^ 

Non-seulemcM chaque oistal isfflp de ce bprax jouit 
dîme dureté >trèsr0rahd^; ^iiiais r^gg^ojç^érationj de ^es cris- 
taux prësenle .iine4^)léi^nc0 si intinve^ ,qu eUe est souvent 
(>i«sqiia«assî<soi&oi!e qn^llu.fontç» Cette qualité pçxmet de 
tailler les cristaux agglomçjcé^ eii moiioefaux de toutes les 
dimaMllôbs/ppur ^les. emplois dans le3quels U;4oit offrir 
astezsde priâte et de lar émiHtanc0 au^ j^^ittem^ns. > 
' Les aggiàinérattoos>;du^ horftx oiiliiik^ii^ei n'ayant, auçuiçte 
^tûiisisc^nGé^ oni était >oUigé;d'^ea;is!olQr toas les cristaux, et 
de to«qnettf!e les» menus> à :une nouvelle , pi^ist^llisation. L|ss 
^ndux;. détachés m brâaîent souvent eptre 1^^; doigts par 
l'cÉet d'un légear ^sléingâtnÀt: de température^ j ; , . 

•L^ bcnrax octaédii^pie convientenoore mi^n% q^ Taiitre 
dam la -braswre en ^i^rre ^ parce qu'il, se., boursoufle moins 
*6t coule plu^ prompjtemeqt. 

Pour toutes les applîeations ou la.s^ution dans l'eau est 
une condition nécessaire, le borax ordinaire est préférable, 
car il s€^ dissout en beaucoup moind :idei temps. , 

II. 



% 



-p- 



l56 JOURNAL DB CHIMIB mAdICJlLJR , 

îjes transports, arrimages dans les navires et les magasins, 
^insi que les emballages, seraient moins dispendieux pour le 
borax cristallisé en octaèdres : les premiers dans la propor- 
tion de 70 à 53 , en raâon de la différence du poids de l'eau 
de cristallisation ; les autres dans celle de 70 à 60 5 quantités 
en kilogrammes que la même caisse peut renfermer de chacup 
d'eux. 

Lai forme cristalline très-prononcée, ainsi que les carac- 
tères physiqi^ facilement reconnaissables du borax oc* 
taédrique, offrent au commerce et à Findus^e toutes les' 
garanties dtîsirables contre la fraude qui avait lieu dans le 
commerce du borax- dit calciné. 

La connaissance du iiouyeau sel introduira nécessaire* 
ment une modification dans les ré^emens des douanes, qu'il 
rendrait illusoires , puisque ceux-ci sont fondés sur le borax 
ordinaire , et que rien n'est plus fiaicile que de mettre sôus 
cette forme le borax octaédrique après son entrée, et en 
profitant d'une augmentation de 3o à 47 oentiènies dans le 
poids de Teau de cristallisation» 

Divers manipulateurs habiles ont remarqué desdUEérances 
très-grandes dans les résultats des essais du borax brut et 
de fadde borique de Toscane, destinœ au ra£Eiiage ou à la 
fabrication du borax raf&ié. On avait constaté ^pleoMBUt 
que le borax brut pouvait donner plus que sou poids ^1 
borax purifié , malgré les substances àrangères qu'il rè»* 
fermait, et les déperditions inévitables d'un travail eu jpraiid. 
Toutes les anomalies apparentes s'expBqueut aisénwitpâr la 
formation du borax octaédrique dans k^ ôrcMistauces &vo- 
laUes amoaées accidenteOement, on par sa préseoce ina- 
perçue, jusques aujourd'hui, panoi les autres crisianx de. 
borax. 

Tdi déposé sur le bureau de f Acadànoie des Sdaices : 



l 



BB PBÂ&HACIB ET DE TOXICOLOGIE. 1S7 

1^ Des fragmens de cristaux de borax ordinaire, en pris- 
mes à quatre pans, terminés par des pjrramides trièdres; 

2?. Une cristallisation offrant du borax octaédrique, in- 
terposé entre des cristaux prismatiques ordinaires ; ' 

3^. De petits cristaux de horax en octaèdres très-réguliers, 
obtenus de quelques grammes de solution. 

4°. Des fragmens de crbtanx octaédriques purs, obtenus 
dans une masse de deux mille kilogrammes 4^ liquide ; 

5^. Une agglomération de cristaux octaédriques sonore , 
tdle qui} convient de la préparer pour les emplois précités 
dans les arts, 

Composition des deux borates de soude et^ de Façide borique 
I cristallisé. 

Si Ton fait dissoudre du borate de soude dans leau à la 
température de loo degrés, et en proportion su£Ssante pour 
que la solution ait à cette température une densité de i,a46 
(3o degrés Baume); qu'on Tabandonne alors à un refroi- 
dissement lent et régulier, on observera de petits cristaux 
se former dè^ que la température se sera abaissée à 7^ degrés. 
Ces cristaux auront la forme octaédrique , et les propriétés 
que nous avons signalées précédenunent ; ils augmenteront 
en volume et en nombre, mais sans altération dans leurs 
formes, propriétés et composition, jusqu'à ce^quela tempé- 
rature du liquide soit descendue à 56 degrés. L'eau-mère dé- 
cantée en ce moment laissera une cristallisation entièrement 
octaédrique. Mais si l'on ne sépare pas le liquide, et qu'on 
laisse continuer le refroidissement, on reconnaîtra, en'exa- 
nûnant les cristaux qui commenceront à s'implanter autour ' , 
des premiers et sur les parois du vase , que la forme n^est 
plus la même : ce sont des prismes à quatre pans; et les 
arêtes plus ou moins incomplètes se terpiineiit par des pjr 



I « 



lS8 JOURNAL DB GHIMp MÉDICAL&, 

ratnides trièdres. Si on laisse s'achever la cristallisation , les 
produits ne yarieront plus ni dans la forme ni dans leur 
composition^ à quelque époque qu^on les analyse. Mais les 
cristaux enveloppée leâ uns par les autres, et cpnfondttsà 
leurs limites , n'offriront plus bientôt que des sommités et 
des facettes de la cristallisation en prismes. 

Ce mélange des deux borax eii proportions variables, sui- 
vaut la densité et la température au commencement et à la 
fin delà cristallisation, a causé la plupaitdes différences dans 
]es quantités relatives obtenues en grande fabrication comme 
dans de petits essais , et quelques variations dans les pro- 
priétés de& produits. 

C'est ainsi que des plaques informes, vendues depuis 
quelque temps sous le nom de borax fondu, offrent en gé- 
néral, dans un mélange variable dès deux borates cristallisés 
confusément,' une proportion plus grande du borate octaé- 
drique, tandis que le borax commun' n'a présenté, le plus 
ordinairement, que de faibles propoitions de borax ôctaé- 
drique adhèrent, en fragmens durs à la base de ses cristaux. 

Si l'on ne porte qu'à 1,170 (22 degrés Baume )^ ou au- 
dessous la densité de la solution bouillante du, borax, et 
qu'on laisse refroidir lentement, la cristallisation obtenue 
ne contiendra que du borate de soude en prismes, à quelque 
degré de température que l'on observe, et qu'on analyse ces 
cristaux.' Rien n'est donc plus facile, à Paide de ces données, 
que d'obtenir, sôit en grand, soit en petit, l'une quelconque 

des deux cristalUsations absolument exempte de l'autre. 

■ «■■■■■. . • . 

^PéternunçUion ib^ poids de t atome de V acide boritjue anhydre 
et cristallisé y idu borate de so^de fondu et cristallisé sous 
les deux, former . ; 

^ X — 

» - r . 

Après 'avbir appliqué la transformation facile d'une cris- 



DE PHAaMACIE BT DB TOXICOLOGIE. iSp 

tallîsation de borax dans Tai^tre, à démontrer que le rapport 
de Tacide à la base est le même sous ces deux formes , je 
voulus encore en profiter pour reconnaître si les poids assi* 
gnés par plusieurs savans à Tatome d'acide borique convenait 
également à ces deux ciistallisations ^ relativement à leurs' 
proportions d'eau. 

rayais précédemment recherché par la calcination la pro- 
portion d'eau contenue dans le borate octaédrique, et admis 
celle indiquée dans les traités de chimie pour le borate pris- 
matique. Mais, afin de les vérifier Tune et l'autre , je pris du 
borate de soude parfaitement pur et anhydre , puis, le fai- 
sant dissoudre et cristalliser régulièrement, je constatai la 
qaantit^ de cristaux obtenus sous une forme et sous l'autre. 
Ce procédé me semble à l'abri de toute erreur, surtout rdia- 
tivement au borate prismatique dont la cristallisation s'opère 
entièrement dans un seul vase , et qui, perdant promptement 
leau extérieure k ses cristaux , reste plusieurs jours à une 
température basse, dans un air sec, sans perdre de son poids 
ni s efHeurir sensiblement. 

Le poids de l'eau de cristallisatio|i du borax en prismes 
s'est trouvée ainsi de 0,4695 , et celle du borate octaédrique 
de o,3o64« Ces quantités ne correspondant pas avec un 
nombre entier d'atomes d'après les poids admis succes'siver 
ment pour l'atome de Tacide borique, par MM, Berzélius, 
Davy, Thompson et Soubeiran , j'essayai de déterminer le 
poids de cet atome par le procédé suivant, qui ne me paraît 
pas susceptible d'erreurs notables. 

Je préparai de l'acide borique pur, en choisissant les plus 
beaux cristaux de l'acide natif , en les lavant par un g^nd 
nombre dé petites lotions d'eau distillée, fîûsant dissoudre > 
cristalliser,' égoutter; lavant encore les cristaux:, i^^tant 
trois foiis^ toutes ces manipulations , àbsorbaiit tottte Teàu iU- 



l6o ' JOURNAL DE CHIMIE MBOIGAUZ, 

terposéç entra les cristaux psô* du papier non collé ; enfin , 
chassant toute Feau de cristallisation par une fusion pro- 
longée à la température rouge. ^ 

Dun autre côté^ je purifiai du sous-carbonate de soude 
déjà préparé avec soin^ en le convertissant en bi-carbonaté, 
le lavant à plusieurs reprises , et le calcinant jusqu'à fiision 
tran<juille. 

Ayant fait dissoudre dans Teau un poids déterminé du 
sous-càrbonatè sec ainsi obtenu, je cherchai à, reconnaître 
la quantité d acide borique utile à sa saturation complète, 
en ajoutant de petites quantités successives de ce dernier 
jusqu à cessation d'effervescence à chaud. L'effervescence 
seule eût suffi pour indiquer très-approximatîvemçnt l'équi^ 
valent de l'acide eh sous-carbonate. Mais, pour arriver à une 
détermination précise,, il fut indispensable de £ure cristal- 
liser tout le borate ainsi formé, de laver les cristaux, faire 
évaporer et cristalliser l'eau de lavage , et rechercher dan« 
l'eau-mère s'il y avait excès de carbonate ou d'acide, afin 
d'ajouter de l'un ou de l'autre jusqu à formation complèfte du 
borate cristallisable. - 

Il est très-ai^é de constater l'excès de l'un des deux agens 
sûr une très-petite goutte d'eau-in<^fe , car il suffit d'y mettre 
une goutte d'acide sulfii^rique étendu, qui produira une vive 
effervescence s'ily a trop de carbonate) ou une égale quantité 
de solution de soude, qui produira à l'instant une petite 
cristallisation de borax, si l'on a employé trop d'acide ho- 
îique. ^ , 

Après divers! tâtonaémens,^ je parvins à obtenir la satu- 
ration complète^ çt je m'en assurai en repétant plusieurs fois 
l'opération sur la quantité observée, et faisant éprouver la 
fusion ignée , et cristalliser entièrement le borate obtenu. 



A 



D« PHARMACIE BT DB TOXICOLOGIE. , l6i 

Je reconnus ainsi que 2 gr.,002 m. (i) de sous-carbonate de 
soude puF exigent 2,64 d'acide borique anhydre pour être 
complètement saturés. 

Je fis cristalliser avec soin, daps un seul vase, tout le bo- 
rate qui en résulta, et j'obtins 7,1 85 de cristaux prismati- 
ques, qui, d'après la proportion d'eau constatée plus haut, 
représentent 3,8 11 6 de borate sec. Cette quantité, retran-^ 
chée de la somme des poids d'acide et de carbonate employés, 
donne (4y64^ •— 3,8xi6} = o,83o4 pour le poids de l'acide 
carbonique. 

'• lime sembla que le même procédé s'appliquerait tout aussi ! 
facilement' à la détermination de la proportion d'eau con- 
tenue dans l'acide borique cristallisé, proportion sur laquelle' 
il restait beaucoup d'incertitude, en raison de la volatilité 
de x^i adde dans l'espace que lui présente la vapeur d'eau 
en se formant. Cette cause d'erreur, à laquelle on peut attri*^ 
Inier les différences dans les résultats obtenus par MM. Davy, 
Berzélius et Thompson , n'a aucune infli^ence sur le moyen 
précité. ' .. . 

Après avoir préparé de l'adde borique très-pur à l'aide 
du procédé indiqué plus haut, et complètement privé ses 
cristaux de toute eau excédante par une forte compression 
entre deux cahiers de papier non collé, je recherchai quelle 
était la . quantité de cet acide nécessaire poi;ir saturer 
2 gram. 002 mil. de sous-carbonate de soudç pur ; je trouvai 
àe la même manière que ci-dessus cette quantité égale * 
à 4 gram. 660 millig. Cette proportion coïncide d'ailleurs 
presque rigoureusement avec celles des matières premières 
^ployées en grandes masses dans là fabrication du borax, 

(i) J'avais choisi ce nombre , qui représente trois fois Tatome de 
caibonatç de sôndç , Toxi^ène étant 10 , pour abréger Içs calculs. 



%6a JOURNAL DE CHIMIE MÉDICALE, 

et que j'ai vërifié être équivalentes à 43a kilog. de sousrcar- 
bonate de soude pur et anhydre, pour looo Lilogr, d'acide 
borique cristallisé ramené au titre pur. 

Les résultats de la saturation du sous-carbonate de soude 
par l'acide borique cristallisé furent sensiblement égaux à 
^ux de la saturation par l'acide sec; en effet, ou obtint; 

Borate de soude prismatique 7,i856 

Borate sec équivalent. ...•..>..• 3,8119 
Adde carbonique déduit. • o,83oi 

n était facile d'en conclure, en outre, que 4s^n^ d'acide 
borique cristallisé , ^ayant remplacé agr.,64 d'acide sec, la 
différence 202 était due nécessairement à l'eau de cristalli- 
sation ^ d'où 465 : 202 t: 100 : 43,34* 

Pour comparer tous ces résultats avec les poids atomiques 
admis pour la soude, l'acide carbonique et l'eau, l'oxigène 
étant représenté par 10, nous aurons : 

Produits de la première. saturation: . 1 . 

Acide borique pur 88 

Sous-carbonate de soude. • 66,7 

Acide carbonique 27,68 

Borate de soude cristallisé ^39,5 

Borate de soude sec.. ' 127,0$ 

Deuxième opération : 

Acide borique cristallisé. 1 55,38 

Sous-carbonate de soude sec 66,7 

Acide carbonique dégagé * 27^67 

Borate de soude cristallisé en prismes . « . 289,52 

Eau de cristallisation de l'acide borique. 67,33 

Admettant ces données, et d'après la proportion d'eau 
de crbtallisalion observée d'abord, le borate cristallisé fin 
prismes contiendradt : . 



\ 



DB FHARMACIB HT DB TOUICdlibOIB. 103 

Sel sec •....< i37,o5 

Eau ix2,4S 

289,50 
Le borax octaëdrique : 

Sel sec. . . • . • • 127,05 

Eau 56.12 

• —L- ) 

1 83,17 

Substituant les nombres atomiques calculés sur ces don- 
nées, nous ne remarquerons que de très-légères différences 
entre eux et les proportions ci-dessus obtenues par Fexpé- 
rience. Les compositions suivantes nous paraissent donc se 
confinner les unes par les autres. 

Adde borique cristallisé : 

Acide pul* i atome • • . 44 

Eau de cristallisation, 3 atomes. . . 33,73 

Ces quantités doublées (pour représenter les 2 atomes , 
dadde du bora&) deviennent : 

2 ajtomes ^cide sec 88 

6 atomes eau 67,46 

m 

i55,46 

et se rapprochent beaucoup de celles obtenues directement^ 
' Borate de soude anhydre : 

Acide , 2 atomes 88 

Soude, 1 atome. .' • • . 39,09 

. »»7>o9s 



I 



l64 JOURNAL DE GHIHIB MÉDICALE .. 

Borax cristallisé en prismes : 

s 2 atomes acide pur ^ . . • • 88 

I soude • é • . 39,09 

10 eau , 112,43 

■ 

. 2î09>*ï^ 
Borax octaédrique : , s 

Acide , 2 . atomes 88 

Soude, I atome 39,09 

Eau, . . 5 atomes ...., t ••.«... .^ 56,217 

/ ' 

i83,3o7 

Pour faire ressortir la coïncidence presque absolue de ces 
nombres avec ceux de lexpérience, il suffit d'obsenrer que 
les. 39,09 de soude équivalent à 66,74 de âous-carbonate de 
soude anhydre, qui contiennent 27,6$ d'acîdè carbonique. 



Réponse à la lettre de M. Planche , insérée dans le cahier de 

février; par M. Guibourt. 

' *• . • 

Dans le cahier du mois de janvier dernier, j*ai donné le 
résultat de quelques expériences sur la pommade mercurielle, 
et au nombre des conséquences que j'en ai déduites, se trouve 
celle que Vhuile d œuf récente ne jouit d'aucune qualité par- 
ticuUère pour éteindre le mercure. J'ai dit également na- 
voir pu préparer la pommade mercurielle au beurre de ca- 
cao, en suivant le procédé indiqué par le Jownal de fh^r- 
macie, tome I., page 454- C'est surtout contre ces deux résul- 
tats que M. Planche Vest élevé dans sa lettre du cahier de 
fév/ier, page 102. 



I ■ 



DB PHABMAGIB ET VB T0XIC0C061B, l65 

L'autaritédeM. Planche^en pareille madère, me faisait un 
detoir de recoimnenc^ mes essaie, et c'est après ravoir .£^t 
<pie je me vois encore obligé de conclure, contre son sentiment, 
ijue r huile (Tœuf récente ne possède pas dé propriété parUcU" 
Uère pour FeMinction du msrture. Je prie les pharmacieiis de 
5 en assurer, en. préparant, dans les mêmes circonstanoes,ide 
la pommade mercurielle aVec et sans huile .d*œuf. L'huile an- 
àenne éteint très*promptement le mercure; mais il est rer 
connu depui& long- temps que beaucoup de corps gras 4ilt^ 
rés produisent le même effet. 

L'huile d'amandes douces elle-même, qui m'avait paru 
exercer une action marquée sur le mercure, n'en offre aucune 
lorsqu'elle est très-récente; mais, comme il est rare qu'elle 
n'ait pas éprouvé un commencement d'gltération, il n'est pas 
étonnant non plus^qu'elle ait souvent paru faciliter l'tpLtiac- 
tion du métal. Ainsi , tous ces r^ukats extraordinaires ou 
exceptionnels disparaissent devant les faits mieux observés. - 

J'ai vérifié de nouveau que la pommade fai^e avec de la 
graisse et de lliuile récente^, est toujours ipoins foncée que 
celle préparée avec des corps grasi qui ont éf^ouvé un eqxnr 
mencement de rancidité,6t que la coujieur.grise fiancée indir 
que un degré de division. plus avancée du nieirepre, cê4|ui 
fJoit ajouter ^ soj^^^cs^ité. ^p/^ilpi^qm di'^outer, que p^ur 
bien juger de^cet effef;., toutes 1^ autres circonstances doi* 
vent être égales,, let que l'air ^ pat )exeniple,.introd€ut en plus 
ou moins grande q^i^tité dans k| p<^i|iad^, Wi fail^épro|U]ireF 
des vaffiatÎDi:^: ,de couleur dont il faut .tenir compte ? . ; ^ . : 

Je nie suis, hasardé d'expliquer. cette influence de la raui- 
cidité de la^gi^ai^se ^ijm^; la, diyi^ioiji' du mercure, et je çsçis 
mètre basé ^ur des faits certains,: qui s0nt : l'état électrique 
oppose quç p^p|3i]eM toujours dei^ cqips hétérogènes par le 
frottenie}it;,roppositipn pl^s grax^i^ V^ irésulte d un accirois- 






X6ê . JOITRIfAC DE GHIMIE MBDICALE/ 

sèment d'énerg^ acide on alcaline dans ùn^dc oèa c<»^; Ta- 

cidité manifeate 'de la graisse ranceç enfin^ lattracàon red* 

proqùe des mistlémûe^ élécmsiées en htns oontjraîjre. La liaison 

•dé^es felts estt^lle, qu'il en résulte quelque, probabilité pour 

rexplicatiom qui s'^entrouVe déduite, et ce nêst que.par dés 

&it8 contraires cpie.l'on xrie cohyaincra d'ovoirmis rbjpô- 

thèsé à'ia plaœlde & và^té. Que l'on 1$ abstienne d-expUquer 

un fait noûineau /insolite, peat^étre^dauteux, ridn de mieoK; 

msUs quand un résultat est aussi anciennemeiit copnuy aussi . 

cert;ain que la prompte extinction du niercure par les corps 

f;ras oxigéhés^ ^ quIiV.n!es^' pas moins pnouT}é;q^e le métal 

y reste àl'état métallique/ c'est alors qu'il est permis de Ton* 

Ibir l'expHquer. ' ' •- : . . ' 

J'atriye à' là pomfi«àde.mer(^urietle att bcttfi*ë de cacao. 

Taccotde à Si. Planche la possibilité '^ i-dbtéiiir bien pré-- 

^aréfeV^t j avoué ijif îl rfést'pàs exact de dire (jaàn ne j^iit 

y parvenir cri ^mpléyànt le beiirre irédent; miais -M. Plartichè 

lie me refusera |)as de cdjrvenib qiiè ce'ri'eà^pàs toùfrà-fait 

arùssi prompt ni- fiiussi facile qu'on serait tèrite de le croire,' eh 

iis^îitlà'<Jteycïk*î^îoW'dé'^6À']^TO^^ Alrisî; éeii'ë^t pas avec 

Vin^t goutte^^d^iiîte ^cèuf récente qiiW peut étëitiarë'Wîe 

Vyècè »deTnèiH3ûtfeyrtiâîs*^C'ùïi'^é^»»i^i^ uiie 

longue tidtutàtîèÀ. flL<oî*4titt^stiiife^ on' âqotite fe mélkngè'^ti 

beemè d^'ëtf^iô fôndù ^m cju^ott lé trituré de nouveau jùsiiïu^à 

c^^it soit! sotidifiéj il sethblêquelà'p^ihepçi^ sdit 

pei^é} <îâi^ Ici tte^fctirè «rëj^lf^aîtprèsqti^^ 

bules, ét'riéii âë i^t<6iive teieux^tie rhùilë^d'èËi^f ^ peu pour 

Tëtènll' lé tnét'èUî^ divîâé. Si dÀirë M,^ t^âl^ 

i^à&Mâde hotnôgètièj ^k^ tient suitottt à h tritùlràti'oh qui 

suit^^t q^i ést'laîtè dé niàçiière à entretenir la pômiiiade daïis 

un éiiat'^ joliesse tuffisaiît, sans la liquéfier; Cette triturd- 

tîon'^'dtt^ pluë tjfïe i^l^tftés d»rcit^ 'j et^ ap^ês iàvoir suivi 



DB PHABMACIB BT DB T0XIC0L06IB* tÇj 

textneUeroent le procédé anciennement décrit pak* cet hâbild 
pharmacien, j*ai bien pu dire quil ne m'avait pas réussi. Au 
stirplus , pour montrer que c'est à cette trituration , [Plutôt qu'à . 
l'huile d'œuf, qu'est due l'extinction uu mercure , je l'ai opérée 
de la manière suivante : 

J'ai fait fondée quatre groé de beurre de cacao récent avec 
xm gros d'huile d amandes douces; j'ai versé lé mélange daïis 
un mortier de marbre échauffé, ainsi que son pilbA VJ'y ai 
ajouté peu à peu 5 gi^s' de hieroure, et j'ai trituré jusqu à ce 
que la ponunade fût solidifiée. ^Âlors, me plaçant à portée de 
quelques charbons sdlumés , j'y présentai lé pilon de ihânière 
à ramollir là pommade qui s'y trouvait attachée , et je là re- 
portai de suite dans le mortier^ pour en opérer la trituratioti. 
Cette ihanipulation^ répétée trèVsouvent dans Tés^acé d'une 
heure, m'a procuré une pomihade d^Êm gris fonèé , et ' daiik 
laquelle le mercure étdt pai^faitement éteint. Cette 'couleur, 
qui indique tin grand' état de division du inércuré, ifest 
pas incompatible avec ce que j'ai dit sur la diffét'éïilèé' qui 
existe entre, l'action des graisses récentes et anciennes:sut le 
mercure; car, me fondant' toujûfiirs.:sur des iûis /avérés en 
physiqu^^ et sur les procédés» d'extinction proposée, par 
MAL Gfajevàllier et Hevqandez , j'aL Sait obseinrec ijue la' cha- 
leiii:4evaitpr6âinreypDi»rrextincii6n du merbure^leaiéme 
effet que la présence dé Foidgèqe éans la graisse., lin:)-. <. 

Mes observations sut' la pommialde mei!eurie)leiih'iOiiti valu 
. deux autr€^•]fÇt^Qs.,.L'^llt€f^f*( deUi}preinièr^,:qtii)a eu tqnt de 
gçurdççr, ]^|[)pi\yiiAe,:i^upppf»e d'abord que j'ai, côjnseillé l'çni- 
ploi de la graisse cûpigd^^ ^t e^inom se rappprteà une gré- * 
paraûon dont j'ai blÂmé t^usage. Il ne croit pas que cette 
graisse n agissjé que comme inôyen mécanique','' et il n hésite 
pas à prononcer que lé méfcùrë s oxide par la trituration. 
Mais les preuves qu'il en donne ne consistent que dans la fii- 



l68 JOURNAL Q£ CHIMIE HEDICALE « 

siûn de la pommade avec de l'eau, qui ne suffit pas , comme 
il Ta vu lui-même, pour en séparer la totalité de la graisse , 
et dans la distillation du précipité, qui lui a fourni quelques 
bulles d oxigène pour deux à trois onces de mercute. Ces 
preuves ont été détruites il y a long-temps par Guyton de 
Moryeau, et ensuite par M. Boullay, qui, en traitant à froid 
la pommade mei^curielle par l'éther, ont fait reparaître la 
totalité du mercure à Tétat métallique , et sans dégagement 
d'aucun ga^. I/auteur termine sa lettre par une observation 
qui tend à prouver que la pommade mercurielle ancienne est 
plus active que la nouvelle. Il rappelle que, long-temps avant 
la révolution, M^ Brun, chirurgien en chef deBicétre, trai- 
tait la maladie vénérienne par les frictions mercurielles; que 
la pommade, qui était toujours préparée en grande quantité 
à la fois à la pharmacie de la Salpétrière , étsût alternative- 
ment, récente et ancienne, et que, dans ce dernier cas, elle 
donnait toujours lieu à une salivation, plus prompte et plus 
abondante. . . 

L'autre lettre m'a été adsesséé par M. Accaxie, pharmaciai 
du Roi, à Yalence, et membre oçirespondant de l-Académie 
tojuie de Médecine. « Tai vu avec satisfaction, nae dit 
M. Accarie, que vous donniez la pr^érence à la pommade 
mevcurietle double, obtenue avec une addition, d'onguent 
mercuriel pr^aré depuis quelque temps, pour facUiteret 
rendra plus psompte l'extinction du métal. 

» Ce procédé m'a toujours paru être le meilleur, et depuis 
ving-cinq ans que je* l'emploie , j'en suis très-satisfait. Per- 
mettez que je vous donne ici ma formule : 

Pr. Pommade mercurielle double. • A onces. 

< .M » > ■ f . ^ 

' • , t . ■ ■ . . . 

Mercure purifié. • • • • • 4 li^^^s. 

Axongé récente. ., ^ 4 lî^^i^* 



r 



DE PHÂEMACIE ET DE TÔtIGOLOGIE. i6c) 

^ Triturez dans un mortier de fer le mercure ave^ la 
pommade f espace de deux heures; ajoutez ensuite, de*deUx 
en deux heures , demi-ïiTre d*axonge, jusqu'à l'emploi des 
quatre livres. Dix heures suffirent pour obtenir uiie pom- 
made dans laquelle une bonne loupe ne :£ait apercevoir 
aucun globule de mercure. '*o 

» Si ma 'lettre peut être de quelque utilité pour corro- 
borer vos observations , mon but Sera rempli ; car la mé- 
thode la plus simple et la plus prompte dans la préparation 
des médicamens sera toujours la meilleure. » 

Recevez, Monsieur, etc. 

^^>» V^%.m^%^%^%^^^^»^^^^'%. «^«f%'^%^%^«/^ % «^«^«^^««^^ %^<%'^«^%'%% %.'«/W%^%^>^ M^'%/B^^%y%^%^»^ %/%^ 

• r 

NOTE , 
Sur la rectification de l'alcool à l'aide du chlorure de calcium 

m 

{lemuriate de chaux desséché et fondu) ; par A. Chevallixe.* 

Ayant été chargé de rectifier de lalcool à 33^ pour rame- 
ner à 4o% j ai pensé qu en modifiant Temploi du chlorure^ 
ou pourrait obtenir 1 alcool à ce degré par une seule opéra- 
tion \ Texpérience ayant confirmé ma manière de voir, j*ai 
cru qu'il serait utile de faire connaître cette modification 
que je regarde comme avantageuse. 

4 

.Manière d^ opérer. 

J'ai pris huit litres d'alcool à 33^; je les ai introduits dans 
le baia-marie d'un alambic , et j'y ai ajouté dix livres de 
chlorure de calcium bien sec et divisé : après douze heures 
de contact, l'appareil a été monté, et on a procédé à la dis- 
tillation; l'alcûol obtenu dans le; commencement dé l'opéra- 

IV. 12 



170 JOCENÂI. DE CHIMIE M£BICALBy 

tîiD% {>esait 4^^ 1/2 (la quaatiié était de quatre lilresV La 
4if!$i{lsUioB ayant été co^tinaée jusqu'à ce que lafeopl çes^i 
de x^ouler, on prit le degré de l'alcool obtenu ^ qui pesait 
encore 4^^ t/a. L'alcool ayant cessé de passer, oa iotrodttisit 
par la partie aupérieure du cLapiteau % litres 1/2 deau, 
et on éleva la température : on ol)tint ainsi une nouvelle 
quantité d'alcoolf mais ce produit ne pesait plus que 38^ 
Laction du feu ayant été continuée, et l'alcool ne passant 
plus à la distillation, oa arrêta l'opération : l'af^areil fut 
démonté. Le chlorure d^^ chaux , devenu hydrochlorale, fut 
mis dans une bassina, et soumis à l'action de la chaleur, pour 
être ramené à l'état de chlorure de calcium ; le chlorure ob- 
tenu, après avoir été réduit en poudre, fut mis de nouveau 
avec sept litres d'alcool à 33^. Laissé en contact pendant dou^ 
heures , l'opération fut ensuite continuée comme la première 
fois. Le résultat total en alcoql obtenu fut de onze litres 
et demi d'alcool à 4o^; le degré constaté à l'akoolomètre 
centigrade de M. Çay-Lussac 



L^M»'%'mi'»^m«^ * %^^^%/^%/%^^%<^'^m^lfc»%<^%iH»»«%'%»^'*%<»»»%'m^%f 



%<M>. */»■%. wyiw*^*»* * *'*^ 



ESSAIS 



Sur quelques sucres du commerce et sur la quantité de sirop 
qu^iU peuifent Jburnir ; i^dit K^ CaxvAJLJAXBL. . 

Le but que je me suis proposé d'atteindre en me livrant à 
ces essais, a été de recQnnaitre d'une manière approximative, 
i^ la quantité d'eau contenue dans des sucres de diverses 
sortes, et^par conséquent U quantité de sucre s^; 2^ 1^ 
quanûté de sirop qu'on peut en obtenir, sa couleur^ sa 
saveur. Les expériences que je rapporte ici ont été faites 



DB,raAEMACtB XT DX ÏOX|GOLOGIB. I^ 

ïur les sucrée connus sous les noms de sucre quatre cassons , 
sucre de Vlnde , sucre Haçuke , ^acr^ lumps étut^i^ sucre terré ^ 
sucre Brésil j^sucre Cochindiinej sucre Bourbon y sud-ebrut 

m 

Mertmi^ie^ sucre vergeoise (b&tarde) (i). 

Détermination de la quantité d*eaa. 

Cent parties de ch.'^cun de ces sucres réduits en poudre 
t)nt été soumis à Taction de la chaleur dans une bassine 
dargent) dont la tat^ avait été exact6n)ènt prise. Après 
avoir été chauffée convenablement à une douce chaleur, en 
ayant soin de remuer «onttnueliement , on a retiré la bassine 
<lu feu, et on a pris le poids. La quantité qui se troirvait en 
moins a été prise en note. 

Détermination de la quantité de sirop qu *on peut obtenir. 

Cent parties de chacun de ces sucres $ecs ont été traitées 
par une quantité convenable d eau pour les réduire en sirop. 
Après avoir fait bouillir ce ^irop pendant quelqiilks minutes , 
on la jeté sur un filtre; le filtre a ensuite été lavé, et lei 
eaux de lavage ont été réunies au sirop , qui a été souoiis à 
révaporatioii à une prompte chaleur. Ces sirops bien clairs, 
mais non décolorés y ont été amenés à 3i^ (a) bouillant, puis 
pesés dans la bassine n)éme. Les résultats que nous avons 
obtenus ont été consignés dans le tableau suivatit, qui nous 
a semblé pouvoir être de quelque utilité. 

^— — ^— — I ■■li n — — M ■ ■!■ ■! I .■ I — ■ I 

(i) Dans ce travail , f ai été secondé par un de mes élèves, M. Sa-- 
baret,quia montré une grande intelligence pour les travaux chi- 
iniqpes« 

(a) Nous avons fait construire , pour ces expériences, un aréo- 
mètre étalon. 



12. 



lOURHAL DS CniMIK HEDTCALX, 



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DE PttÀRMAClB £T DB VOXICOL^^IS. I^S 



RAPPORT 

• 

Fdiità r Académie royale, des scieficeSj sur un mémoire du 
docteur Brbtovnsau , sur tes propriétés vésicantes de quel- 
ques insectes de la famille des cantharides; par MM. 1<A- 

T^ILLE et DvMÈlMLf 

(extkait.) 

Déjà^ dans son Traité de la Diphiénte^ M. Bretonneau 
avait consigné des expériences à Taide desquelles il avait 
cherché à reconnaître, parmi les substances vésicantes, celles. 
dont l'action plus uniforme serait, par cela même , plus Êicile 
à graduer. Il était ainsi parvenu à borner Feifet épispastique 
6ur les tissus à la surface desquels il les avait appliqués. Dans 
cette investigation , il avait été dirigé par les vecberches de 
M. Robiquet, sur le principe actif quil a reconnu, et nommé 
coathandine j lequel est cristaHisable et soluble dans les bui- 
les elles autres eorps gras. Le basard avait appris ce fait.aux 
praticiens f mais on ne l'expliquait point. En e£Fet, un em- 
plâtre vésicatoire était-il destiné à être envoyé au loin, le 
pharmaden , dans la crainte que la matière étendue sur la 
peau ne se coUàt ou ne se dérangeât, le recouvrais d^un pa- 
pier Joseph huilé. Cet emplâtre, ainsi appliqué sur les tégu- 
mens, n en produisait pas moins bien son effet. M. Breton- 
neau n'ignorait pas que les Anglais emploient ce procédé 
dans l'intention de s'opposer à rab3orption de la, matière acr 
tive des cantharides, et pour atténuer ses effets sur la vessie. 
Lui-m&ne , dans sa pratique , il fait couvrir ses emplâtres 
vésiçaitoires d'nn papier fin non collé et huilé. Par ce moyen, 



174 iOVMJXAL BB caxMiwuiDicàhnf 

répiderme est toujours ménagé; il se forme une cloche qui, 
le plus souvent y reste entière ; de sorte que, datis aucun cas, 
la moindre parcelle de matière vésicante ne reste en contact 
avec la peau, circonstance qui, par cela même, obvie à 
beaucoup d'inconvéniens, et souvent aux taches indélébiles 
que laissent les vésicatoires dans les cicatrices. Tels sont les 
antécédens des nouvelles recherches de M, Bretonneau. 

En parcourant les rives de Tlndre et celles du Gtîer^ sur* 
tout dans un espace de cinq lieues qui sépare Corn\ery de la 
ville de Loches , il observa un grand àombre d*une espèce 
d'insecte, coléoptère du genre mylabra^ très-voisine de 
eeile qui a' reçu de linné le ifom de la plante sur les fleurs 
de laquelle on le trouve le idu^ordinaireipem, et qui est la 
oUeor^ C'était anm sur cette pfeince et sur d'auties fleurs 
de la même famille que c^ insectea étaient fixéa aix nombre 
et plus de vingt sur le même pied; Il çp fit ramassev" une très^ 
grande quantité. Avec son mémoire, il en a adressé une 
demi-fivre qui a servi aux expériences de Bfj{. Latreille e» 
DumériU 

I Cette espèce de n^ladire «fiffère peu de ceUe dite de b chi'^ 
0orèe; eliè a été désignée sous le nom de variabilis, par 
M. lé comte Dejean. M. Bi^pRqeau> d'accord eu eelati^^ 
les entomologistes, établit , par ee passage dé PËne le iiatu* 
turaliste (lib. xxx), q«e c'est la m^e espèce £^ laquelle left 
Romains ont donné te nom i^t^ccauharhy emprunté des Çrecs, 
Sa description ne Iw^^ auetM» doute à cet égard, tl rapporte 
également un autre passage de DiosQorîde (cap» v, lib. ^ )> 
ou Fon. retrouve les méqies détaik et plu« d'est^etitude. 
Malgré ses redierdiea, M« Bretonn^u n'a pu découvrir 1^^ 
métamorphoses de ees insectes ^ il ne les a observés que soas 
l'état parftut, depuis le mois de j^in jusqu'en m)vem^e. I» 
se nourrissent des pétale^ des fleurs composées qu'ils brou* 



J 



I > 

I 



tent, A rioftCant o« Fon yeut les saisir, ils se contournent et 
derienneiil immentanénenl immobiles, en laissanl sninter 
îles articulalk>ii6 de teurs membres des goutteletles d'un li^ 
qmde jaunâtre, tmasparent el visquenx, qui probeblemeot 
est pour eux un moyen de défense pour éviter d'être k' 
proie des autres animaux. Cette liqueur, loin d avoir une 
odeur désagréable, ccmime ceHe des canthandes, en a une 
qui est analogue à celle de la ro^, qui, par le dessèchement, 
d^)arak, et es| suivie cTune fétidké qui est due à la décom* 
position des matières animales. Une gouttelette de ce li- 
quide , qu il laissa sécher à la surfaee de son bras, produisit 
le soalèven^nt de Fi^iderme et une vésicule , ce qui lui a 
(démontré qn*il est éminemment Tésîcanl, 

Veillant comparer Faction épi^iastîqne des mytabres des.- 
•écbés et pulyériséft avec celle de& cantbarides, ce méde* 
cia a rais en usage des procédés semblables pour la prépara-, 
tion, le poids de k matière, lea surfaces sur lesquelles le 
médicament a été iq^îqiiéi» Dans tous les cas^ Factiou pro>- 
duite par les vésicatoires de mjlabane a paru plus vive; et 
dans Fnne de oea expérienees, qui semblait être en dé&ut, it 
a reconnu que Faction vésîcante n'avait pas eu lieu, parce 
que la compession avait été trop forte, puisque , dès que. la 
«circttk^n ft»t rétiMie par le relâchement des bandes, la 
partie fut aussitôt attaquée. 

M. Bretonnean a fait aussi des essais sur d*autres insectes. 
Il avait déjà soupçonné que la cirocome de Scheffsry qui 
IsMée suinter, dans le danger^ des articulations, un^ humeur 
analogue , avait la même propriété. En effet, un grain de cet 
insecte en poudre, étalé sur un moreeau de sparaidrap^ de 
retendue d'une, pièce de a francs, dét^mina sur la peau un 
vésieule de la même dimension. 

Toutes les espèces du genre méloê 6\i prosearaiée, ont été 



Ij6 JOUBIffAL DB CHIMIE HBD1CAL8 , 

reconnues douées de la même propriété vësLcante, tandis 
qu'il s*est convaincu quelle n existait pas dans plusieiurs îht 
sectes chez lesquels on Tavait soupçonnée , tels que les sita^ 
rishumeralisy œdemera cœrulea^ tdephorusfiiscus^ carabm cui^ 
rati$s ^ cakmdra granaria y lagria kiria^ cistela lepturoide^y 
malaçhitts bipusrulatus ^ cicindela campeHris^ disperis Boletiy 
^telops lampes y etc. Guidé par Vanalysedes cantharides, par 
M. Robiquet, M, Bretonneau décrit le procédé simgle et 
expéditiCpour obtenir le principe vésicant, mêlé, il est vrai, 
à la graisse de Imsecte, mais dont il Ta isolé.par la suite pour 
faire sea expériences sur les animaux. Un tube de verre est 
rempli aux deux tiers de l'insecte grossièrement pulvérisée 
On tasse légèrement la poudre, et Ton y verse de lether 
jusqu'à ce qu'il surnage de quelques lignes. On bouche le 
tube et on chauffe à 4o c^. On laisse refroidir , et l'on enfonce 
fortement dans le tube une boule de coton cardée Le lic^uide 
qui imbibe la poudre est absorbé par le coton; l'étfaer s*éva'<- 
pore, et j laisse une substance huileuse- colorée, qui e$t la 
cantharidine unie à une matière grasse, laquelle peut être 
étendue dans l'huile fixe, qui devient alor$ très-vésicante* Un 
morceau de papier, de figure et de dimension déterminées, 
qui en est imbibé, devient un vésicatoire qui s'adapte aisé-* 
menti^ux surfaces les plus irrégulières>; et, d'après ce méde-^ 
cin , aucune préparation vésicante n'est plUs commode pour 
]e traitement de l'érisypèle de la face, puisqu'elle peut retra- 
cer jusqu'aux angles les plus aigus , etc. 

La plupart des faits précités ont été constatés par M. D^« 
méfil et M. Robiquet, qui a répété les es^périences de M. Bre* 
tonneaXi,, et les a trouvées exactes. La commission présente à 
r^cadémie les myîabres en nature, l'huile qui en a été ob- 
tenue par l'éther, et une portion de la matière vésicante iso- 
lée, ou de la cantharidine qui en a été extraite^ et avec les- 



DB tMÀMMàlCa BT-DB-SCHUCBOIAOIX. 



!77 



^ 



quéll^ l6& ranltats annoncés par ce médecin- ont ^té répro- 
dttita. L'Ackfléaiie'a^détibéré rimprfession de ce mémoire 
parmi ceux des saYsoifi iétcangers. 

Je dois aus bontés' detM. DuménI une partie des.myla- 
hre» envoyés , par AL Bretonneau^ j'ai llionneur de les pré- 
senter à Ijl Société de chiqiie médicale. 

JuLiàtFoilTBIlBLLS. 



»»^<%%^%^<»»^<^^/% «M^« ^*»%/%^»%%»% 



KECHERCHEANALYTIQUÉ 
Sur lei raaines ds typha^par M. Lecoq. 

(extrait.) 

^extrême. abondance du typha dans les lieux aquatiques^ 
et remploi médical qu on fait de sa racine dans quelques 
contrées , ont engagé M. Lecoq à en faire l'analyse. On con- 
nait deux espèces de typha , auxquelles on donne le nom de 
massette, 

i^. La massette à Icu^es feuilles (typha latifolia). Cette 
espèce est extrêmement commune dans les marais , les 
éumgs et tous W lieux inondés. Elle fleurit en juillet, et 
est très»abondante en Filince et dans presque toute l'Eu- 
rope. 

^* La massette à feuilles étroites (typha angustifolia, Lin.) 
a ses feuilles plus longues, plus étroites , planes dans presque^ 
toute leur longueur; ses épis sont cylindriques^ plus grêles, 
et dépourvue de spathe à leur base. Elle croit dans les mêmes 
"eux que la précédente, et peut servir aux mêmes usages. 

Organisation et cd^actère des racines du typha^ 

Ces racines sont cylindriques, ou légèrement aplaties > de 



\ 



178 JOnÛALc SE GHUIE uilHCUUffy 

dcnise à^utnae {kmctt de loiigiieiir, et dNia diamiCii^^t t9 
rareraenl à ua pouce et demi. Elles sontdaiw^pfaiâ pesantes 
que Teau, quand elles sont fraîches* Elles sont presque mo« 
dores, dune saveur douce , avec unarvière^oùe styptique. 
Coupées transversalement^ dteseffrent une couche spoii* 
gieuse de tissu cellulaire, dont lëpaisseur e^ ordinaîrement 
le riers de celle de la racine. L'intérieur est plein d'une subs- 
tance blanche assez compacte, d'une saveur agréable, et 
dans laquelle on remarque des petits points qui sont la coupe 
horizontale des faisceaux vasculaires. Cette organisation , 
qui rappelle celle des tiges monocotylédones, annonce que 
ce n'est point une radoe, mais bien une^tige souterraine, 
que l'on désigne ordinairement sous le nom derhizôme^ei 
que la partie qui supporte la fleur, et que l'on appelle tige, 
n est qu un rameau. Après avoir examiné le mode d'accrois- 
sement de çe^ tiges ou rhizomes ^M» Leeoq se Uvi*e à leuc 
analyse. 

lOQo grammes de racines levées avec soin^ coupées par 
tranches , et portées dans une étuve dont la température fut 
mfûntenue de ao à 2 5^, furent réduits à 270 grammes , ce qui 
dQnne72o grammes d'eau^Lamâme quantité de rai3|ies£raiditt 
fut mise en macération dan» l'alcool pendant un jour, apfès 
quoi l'on distilla. Le produit de k di^lilUthon était très^liïa* 
pide, insipide et inodore, et sans action sur les papiers reaci» 
tifs, La même quantité fut traitée de la même manière pai* 
Veau ; die ne donna aîieun indice de principes volatils. 

1000 autres grammes de racines fratdies^ récoltées ^ 
mois de décembre, furent pilées dans un mcHrtier de marbre; 
la p^e qui en provint fiU; lavée suf un tamis, aumejenditf 
filet d ea.u , jusqu'à ce que ce liquide passât limpide et insi- 
pide. La matière était devenue très visqueuse; mais peu à 
peu cette viscosité diminua , et il ne resta que des fibres m-^ 



J 



/ 



iipMes , qui iax9ot Bêchées à Fétaye. Lt liqueur qui avait en-* 
traîné les parties solubles de [la ^racine était visqueuse , et 
lessemblait à une solution de gomme arabique , dont elle 
avait la saveur. Elle rougissait un peu le papier de tournesol. 
Ajant été laissée en repos jusqu'au lendemain, elle avait 
conservé sa viscosité , rougissait fortement le papier de tour- 
nesol, et offrait un dépôt très-abondant d'un blanc sale. Le 
liquide fut décanté et évaporé ; la nouvelle eau distillée fut 
mbe sur le dépôt, et , après plusieurs lavages successifs, la 
dernière eau sortant limpide et insipide, le tout fut évaporé 
àul)9in-marie jusqu'à siceité. Le dépôt , placé-sur un filtre 
et séché k Vétuve, pesait 12$ grammes ; il était en fragmens 
trè^-fiiables^ dun blano fauve, assez doux au toucher, e% 
présentait tous les caractères de la fécyle, 

L'extrait sec fut traité p^ les divers menstrues et les réac- 
tif prdinaîreS' Il en est résulté que 1000 grammes.de ra- 
cine fraîche de typba , récoltée au mois de décembre , ont 

Eau..,,. 73q 

Fécule. ,....* , laS 

Gomme*. •••,,«...•»..... .^^ ^ 

Sucre « 

Tannin \ 1 5 

Makte acide de ehauv 

Matière extractive particulière. . 
Albumine, des traces. 

Ligneux» ..,,...,*.... .^ x3o 



1000 



Ce ligneiipc inciiiépé a dornié du carbonate, de l'hydro-» 
cUoipate et du sulfate de potasse , de la silice , de la magnésie 
et de Texidé de fer. 



l8o lOtTRlTAL DE caiMlA lliDICAI.1 ^ > 

La même quantité de racines, analysée dans iè mois d>ml^ '] 
a produit : 

Eau j3o 

Fécule ' io8 

ligneux., i3o 

Les autres produits précités. . 3a 

lOOO 

On voit que les quantités de fécule varient selon les sai- 
sons. M. Lecoq a présenté.ici les deux extrêmes de plusieurs 
analyses. Ce sont principalement la gomme et le sucre qui 
augmentent au détriment de la fécule. L'automne est l'époque 
la plus favorable pour Textraction de cette dernière. La fé- 
cule obtenue dans le mois de décembre forme avec l'eau 
bouillante une gelée qui a le même aspect que celle que l'on 
obtient avec le salep; elle se conserve plusieurs jours, mais 
elle contient toujours de petits grains qui ne forment pas ge- 
lée. Si l'on verse dans la dissolution de la teinture d'iode, 
elle acquiert une belle couleur bleue. Quant à la fécule re- 
cueillie dans le mois de mai, M. Lecoi^ assure n'avoir jamais 
pu en obtenir de gelée. Il paraît, du reste, ajoute-t-il, que ces 
caractères varient selon les saisons. 

I _ 

NOTE 

Sur les semences de laitue; par A. Chbreau. 

On a reconnu que l'eau distillée de laitue jouissait dune 
propriété calmante , et elle est aujourd'hui d'un grand usage 
en médecine. Dans quelques essais sur les semences de la 
plante, je m'étais assuré {Nom^tm Dispenwre ^ Edimbourg) 



BB PnAMUhCm BT DB TOXICOtOGIB. 1 8 1 

qu'elles fourniasaiem uneîeau sapide et d'une odeur nauséa- 
bonde; Je Viens de constater ce fait de nouveau , en opérant, 
sur une plus grande quantité de semences noires de la laitue 
cuItiTée. Tai suivi, pour les proportions et pour les quanti* 
tés de produits à retirer, ce qui est indiqué danft la pharma- 
copée française pour les di^Iations de semences., Elles ont 
étécontusée^'pi^alaUement, et jai obtenu, sans aucune a^: 
dition étrangère et saqs cohobation, une. eau d'uçe odeur 
forteyet très-analogue à celle >de l-hjdrolate quon retire de 
la plante* Ueau qui reste dans la cucurbîte est trouble, mu- 
eiti^ineuse, et surnagée par ipielques gouttes d*huile. £lle 
laisse- déposer, au bout de quelques heures, un précipité 
abondant que j'ai reconnu pour de l'a^iydoç. L'h^uile séparée 
par le $Itre du mncUage qui laccompa^^e , . <e#t. d'un b^aq 
jaune doré; Elle a une sayeur extrêtitement fOrte ; mais :jo 
n'en ai obtenu qu'une petite quantité. Elle est soluble aussi 
dansTéther. . ^ 

Quant aux effets thérapeutiques, de l'eau. di^tiljée de se- 
mences de laitue ) un médecin. M.. CoUomb , qui a. eu occa.- 
sion d'en prescrire éddlcorée simplement; avec. du sirop de 
sucre, m^a assuré qu'il en avait obtenu pour le moins d'aussi 
bons effets qu'avec leau distillée de laitue ordinaire , donnée 
dans les mêmes circonstances. 



*'*^*'V*,*<*».t 



Des Sucs végétaux aqueux en général; pur C. Rkcluz. 

( Suite. ^) . 

§. VIII. De la Dépuration des Sucs, 

>■ 

Plusieurs corps de nature insoluble « tels que le paren- 
chyme, la chlorophylle, d'autres matières colorantes , la 



l8a IDITAITAlC SB CBIIOB .MBOlCIâLBi 

\ 

t 

fécule «mylâcë») i'imiUne, et&^ tronhUm^la Iraittpafaiwe 
des sucs nouv«UMMnt expiimés^ et lea diil^oseil^ à »*altérer 
promptemenc* Pour bb^ier à cet inoonvétiieBl| tt les repdie 
pim propres aqz; usages ftuxquds'oD veut les £iire servir, 
cm les so«tnet à k dëpumtioii« Gelie-'eî se lait de piii4ieurf 
manières^ et elle doit être relative à leur emploi ^ à leur 
nature : akiri plusieure sucs sont soumis eu.tepûsi un.^er* 
tain nombre à la coogulatîoa , la majeure^ partie à la (^V^s 
tion, quekjues-ons à la elari&catiob, et.d*autres 9 J^ fen 
men talion , mais à tort dans cette deraièrà oirconiitaiiee* , 

On d^puf e la plm grande partie des sucs que 1 on pread 
intérieurement toua les jours ^ ceuX'qtti servent à tiomposet 
des sirops y ou à faire la majeure, partie dea extraits^ ou que 
l'on transforme en. gelée% D*àutres sucs Jie doivent pas être 
dépurés : tels sont, i^'ceux auxquels les. naédediis'oiU re* 
connu une activité plus grande à Tétat impur, comme les 
sucs des crucifères et de quelques plantes labiées j n^ceux 
que Ton concentre en extrait par le procédé de Storck; 
3^ Ceux que l'on transforme en ratafia ; et 4^ les sucs que 
Ton veut conserver par le procédé de BL ApperL 

Les modes de dépuration sont de deux ordres ^ méca- 
niques ou cbimiques. 

i^. Dépuration des Sucs par les moyens mécaniques. 

Ces moyens sont le repos, la décantation , le coulage et ia 
filtration. 

I^ Du REPOS. Le repos, par rapport à la dépuration des' 
sucSj ne doit être considéré que comme un moyen préli- 
minaire^ indispensable pour quelques-uns, inutile pour 
plusieurs autres , et préjudiciable pour ceux qui -sont su- 
crés. En effet , le repos est indispensable pour les sucs vis« 
queux et très«albumineux que l'on vent filtrer, et qui P^* 



DE jmAMaaJctz nv s» vqxigokoub. |8Ï 

raksent anèikr «ibl wae.%€i>nibin«i9oa. momeÉUaée av^e la 

ohlocoph^lla ^ riiMiyfM;; «t fu^elques raviras matières. Ces 

swSyi^i pafaent .d!aèç9d:i tiièa^kmeiiipnt^et atee diffibult^ 

parler pcipier swn coUé^ likccBt ensuite &ciife|iieii€, lorsqof^ 

par un repos de quelques heures , la séparation des imtièrea 

in^ek^left. a ti»ihv^^mèmt:»epi^«k^ni en psirtitfC' tels. sont 

ceux de aubricntùh, m^ejA^y orlie ^riècbe.ei'fNdfuame, 

debdUâdi^i Mf^mmw, îttsquianieL^}>ahd«iiè (racine), ecé«, 

extraits lofs .-de jia feuptifioatioD^ jou p^u.:4fi tetups après Ift 

fl^àîsop, U ^e^t inutile pdur ^^Ciui; qi)i .sont acides cm très-» 

aqa<^ et très^JEluides^ p^reeque les Hi^ères,^Ui IwoubleM 

leur trajas|>arence S9 séparent en quelques mîn^telsi , et q^jia 

fiUreiit prûlBptement de siiite après l€iur;.€fYtractiQii'* Ge*i 

pendft&t OA peut ^ pour aJap^eriafiUration d^atics de fruits 

acides çys^iUis ^n parCtite naiUurit4i> laa kiaset refioaer qnel^ 

ques heures au plua. Lc^au^ suprés de cm^ek^woj^^maiêf 

éraÙe^ de.betterav^^ carotte, etic^ s^altèreiH en peu do 

temps quand pn tedt les dépurer par le repôs^ .c* est. pour*' 

quoi les fabricans deaucre les traiteet de suitls pard'autres 

mojrenSb 

La dépunatiûn de$ sucs par le repos ee fait toujours de 
haut en bas; et la décaûtacion p recommandée par les au- 
teurs pour les séparer de leurs dén&ts , a^est pas su&ante 
qu&ad on yeut retirer les dernières portions des sucs éclair*» 
cis qui ae trouvent îrès-près des leces, et quand enfin ht 
transparence complète est une des qualités quon désire 
trouver dans les sucs. 

On ne devrait donc se servir du repos que pour aider à 
la dépuration des sucs visqueux par filtration, et nem<» 
ployer la décantation que dans le cas où la transpareiico 
ptrfiiite de eea Uquidfift a est pas rigoureusement néces* 
»ire, . 



.1^. Db ikâ^sriLTaïASiON ÎBriiiii'iCpuiiAGBl La fillratioB est 
usitée îoùs las-joim, et elle » été fortemtni recbin^aniléç 
par. M. Deyeux'y en plaœ de la doag^aticin qu*on mêlait 
, autrefois presque «xdusiveinent -eu u^ge pcmr dépurer les 
sucs magisiraux. >.'.û. ^ i. 

' ' La fillration , relativement am sucs I s^opère au ' moyen 
dintetpièdés , tels que le papièf ' ^aûll coUé, les draps de 
laine etfestmles de fil. On se sert otdiuairemeiit de deux 
sortes de papier, le b]anc dit /MÇ;iVr Joseph j et te gris*. Le 
premier mérite la préférence sur l'aiitre, suitout quarnd on 
épèresu^ des sucs acides, aiiomaftiques, sucres ou salés, 
parce qu'il né leur communique rien d^étranger à leur na- 
ture. Le second' a bien son avantagé sui^'le précédent^ celut 
de laisser passer plus promptement les.liqueur^ à filtrer; 
mais comnjie* il leur commut>îque toujours une odeur ètune 
saveur désagréables, on ne doitl employer que faute d*autre, 
et alors le l^er à Teau bouillante à plusieurs reprises, et 
jusqu'à'ce qidel^eau de lavage sorte insipide et inodore. 

Les draps de laine ne doivent servir que pour dépurer 
les sucs extraits par coction^ et les toiles de fil pour ceux 
obtenus par macération ^ seulement lorsqu'on opère en 
grand 5 car, lorsqu'on a peu de suc, il vaut mieux employer 
le papier non collé. Si Ton se sert du papier, lopération 
prend le nom àe'filtration\ avec les tissus de; laine et de fil i 
elle reçoit celui de coulage^ et, dans les deux cas, l'inter- 
mède conserve la dénomination àe filtre. 

Les sucs filtrent plus ou moins promptement, suivant le 
temps qu ils mettent à déposer les matières qu'ils tiennent 
en suspension : les plus aqueux et les plus fluides passent 
en peu de temps parle papier non collé, et ne changent 
pas de densité. En effet , les sucs récemment extraits mari 
quent avant et après la filtration le même degré. 



Tableau dès Sucs qui ne changent pas de densité 

par la/Utration 



1 1 • 



• m; 



Le SUC de bourrache fdesj;a^p4îrnf y ea fleuri. i(jpf;^illes eau- 

,. H&aires), mjirqttAailiiit et aprèt^. . 3® i/a 
-^ chou rouge (Milles eauKilaiiieft),fi(îèèi![iie - 

' àVant et après v . '. ^ : V i , . 5** 

' — cliou rouge pommé' (feùWes' vertes')', 

marque avant et après. ^ 5 

— ' cerkes aigres , marque avant et Sifjf^^^ • • 7^ 

^— — ; noires, id. ^ - ; 7® 

— i oreteon en fleurs (feuilles), i^»i; \,tUiu\ 3^ 

'^ cerfeuil en fleùrs(feuilles), id. r >/^:- i .« . , = 3® 
— fumeterre étt fleùts {lit ^latite ëmièlre% 

tharque avant et abrés!'!'.' . . \ .''. * . . 4^ i/a 
--*- laitue pommée (feuiUesiijert^s}^ marque 

avant et apjrè^i» ,.. .;,.^^j.„.>..^»K.vrt,*.- ^^3/4 
^— ^ laitue pommée (troue), mai;qii«,9^ant 

et après l'.'i'Ui <i .»% .-/t:tî.i. . . ;ÎJ 4'f>fc-% 3^ i/4 
"— ^ oseille cultivée (feuilles), marque avant 

et après. . ; . . é .-.' . . . . ; ........ i . 3** 

— ^ pinîprenellè en fleurs (feuilles), marcrue 

avant et après* « . i, ...... . 4^ 

' — • ortie piquante en fruits (tige^j, |:iiarq,ué 

avant et apiiès.. # * . . d\ .-.•. « . «ié/y* 4" 
^— ^ sai^bnaire en fleurs ((e«iill«s), marque 

avant et apttîtf.'J'/.ViV. : :. 1 . .^V,^.^] 4** 

Les sucs qui Se' dépurent lentement par Xe repos, ceux 



• • , . ■ I 



qui sont très-albumineux, gélatineux ou mucilpgiiieux, per- 
dent de leur densité par la filtratiau*': , > •. 
IV. i5 



1 86 yovRv Ati »B <îflmiK Mime ai.e « 

Tableau des Sucs qui changent de densité par lafiltration. > 

marque brut, aprës filtration. 



Le suc de belladone en fruits , 


5o 


4® 1/2. 


— 


carottes de îuin,jaunes et rouges, 


6° 


5« 1/2. 


' • -* 


carottes jaune» et rouges , de 




■ • 


V 1 


• ttontembre et déeembrev 


.6» ij^ 


6». 


— . 


. <P9k)ié«rla en fleuri» çk jiûUet 


1 « 


-• 


> 


(feuilles). 


; ..> 1/2 - 


30. 


— • 


citrons (saroocarpe)f 


5» 1/2 


50 1/4- 


\ 


ïd, très-mûrs {idem)^ 


40 1/2 


4». 


^ 


chicorée' cultivée (feuilles), en 








'fleuri, 


'4<* î/2 


4«. 


— 


fraises, ■ - 


r 


6«. 


— 


framboises.^ ) - 


©•t/2 


5*». 


^ • 


groseilles,.... 


i^:.. 


ù>. 


— 


josquiame en fruiXs , de sep- 


. 


, _ 


. 


tembre (feuilles), 


5» 


4». 


— 


mercuriale en fruits , de no- 








témbrè (feuilles). 


6° 


4° •/» 


• — • 


morelle en fruits; de septembre 


* . *" ■ 


• 




fië«iille$')v 


7» 


5*. 


-r . 


morelle en fruits,, de novembre 




1 




. if^^ï»^). 


6p 

.« 


. 4"* ï/2* 


— 


nicotiane en fruits, de septembre 


> 1 « » 






(feuilles). 


6® 1/2 


50 1/2. 




oranges (sarcocarpe), • 


60 


5» 1/4. 


■ 


jpbmmes'de'chaUgny, mûres , 


lO® 


9° ^h- 


— 


poireir Mv^ilte, mûres ^ 


. "S» r/2 


80. 


. 


pavots -noirs- en .fruits,, sep-» 


j / 






..|n«Wfe (feniIWi),, . * / . 


6û 


5o.' 


* * 


pariétaire noire en fmits i^ no- 


» ' ' 






vembre (feuilles), 


5» 


40.^ 


— 


stramoine ^n fruits, septembre 






• 


: (feuilles)^ 


5»' 


> 1/2 


'. j 


ortie piquante en fruits'/ no- 


• • 


■ 




vembre^feuilles), ' - ' '\ 


' ■'•• 6» * 


■ Si». 



/ 



DE PBJkBMACIB BT DE ffOXIGOLOCMtE. :i^ 

En S6 servant de la fiUration, on remarque ^i^^e «les 
sucs qui ne changent pas de dentfité pai* cette opération 
passent clairs en général défi le. pr^n^ier ikioment ; tandis 
qaecenx qui diminuent de def)9it4 ont constanainent. besoin 
qu'on recohobe les prewècos' portions Jfiltrées, et* qui sont 
toujours troubles ^ a^ que les dépoté fîestés sur le papier ;som 
plu5 odoraos que les éiic^ dont ils proTieiinent;.3'' que ces 
dépôts sont : ^e&fifiiei«â(:pouir les su<^,quioonl)ieBBentde la 
gelée végétale I etc. : les ci troni^ oranges ^ groseilles, fram?- 
boises, fraises, mûres , etc. ; /ee^ii&af pour oeux de pommes 
et p(Hres cités au table^sm ; de racine : 4e patience 9 carottes , 
raifort sauTage, bardane (^ fécule est de rimdine. qui, 
dans le suc récent, est tellentent unie avec lui ^ que cette 
Uqueur colle fortement le^ doi{j[ts , et; âe preû4 bidntdt en 
une espèce de gdée), etc.; colorés en jaune pour les* ca- 
rottes , en rouge rose pour la groseille rouge, Jfas deribes , 
l^s meris^, les betteraves rouges , les mares, ete. ;• 4^ que 
les su<!îs filtrés se conservent moins de temps que ceux sou- 
mis à la coagulation ; 5^ que leurs propriétés médicinales 
sont plus énergiques que les pr écéden^ ^ 6^ que Vo» peut 
classer approximativement dans Tordre suivant les sucs dont 
la filtration s*opère plus facilement que ceux qui les- sui- 
vent; savoir : «d'abord le suc d*oseilIe, puis ceux d'oxalis 
alléluia, berberis, coings , joubarbe des toits, cresson, co- 
chléaria, cerises aigreé $ çitDOE^> girehades, merises, laitue 
cultivée, bourrache cultivée, chicorée cultivée^ pommes, 
poires, cueillies un peu 'avant;leur; entière matuvi té;. eer* 
feoil , pitaprenelle , chou rôuge j chou pommé , jpariétaire , 
oratnges^ pourpier, dent de U6n, carottes, groeeilles, fraisés, 
Asamboîses, fiun'eterrey.jusquiamevmcotiane',. pavot, stra^ 
moine, belladone, morelie, mercuriale^ ortie* gariècfae et pi« 



Y 86 lôtFftif AL' Dte dbjfnirà MisDitîAtÉ , 

tjàânte , ' etc; : ces dernières éX{>rimees clés plantes ou de 
ileù^s p(>rtiés pris«^ à 1 époque de Iti fructification. 

Depuis peu de temps, on a proposé la pâte des amandes 
douées mondées de leurs tégumens, et délayées dans les 
sucs ayant de les filtrer y comme nn moyen d'obtenir plus 
lelairs, e( p^us susceptibles de coiiseryation ^ ceux qui appar- 
tiennent à ia iciasse des ^ucs acides. Nous avons tenté 
quelques expériences à'Ce sujet, pomparatiTcment avec la 
•filtrationv èinous n'ayons observé jusqu'à présent, quanta 
teur transparence, auciiui'e différetice bien tranchée ; nais, 
qaant-À >leur oodleurj il^n'^en. «st pas de même , elle est sen- 
«iblemenfit: moins foncée dans les sucs de fraises, mftres et 
fhimbo^e^^: pour leur conservation sous l'huile, elle est 
seniblflfbld , c'est-à-dire qu'ils s^altèrent tout aussi bien par 
ce mbyei» tout comme sans cet intermède; et^ par le pro- 
cédé de M. Appert, ils se comportent de méme^ c'est-à-dire 
qi^'iU se conservent-en bon état au moins pendant six mois. 
' ^' . ' «1 »' ' ■ {^ Im suite au numéro prochain.) 



> 






' MÉDICAMENS NOUVEAUX,. 



\ 



♦ . <î'. 



Ou njou\fellemerU employés. 



Lai thérapeutique s'enricMssant chaque jour par VappU- 
^calioqsqfie^ font les pralîdens:frati€ais et étrangers de subs- 
tances nouvellement découveitiesr,oude subatainces connaeS; 
mais dont les propriétés n'avaient pas été bien étudiées , nous 
avons pensé qu'il serait utile de faire connaître l'emploi de 
ces médicamens , et de publier les formules qui seraient par- 
venues à notre connaissance, ces médicamens pouvant être 
jprescrits dans diverses circonstances. A. Chevalub»» 



DE rHAHMACIl^ ET DE TOXICOI.OGIE. 



189 



AcxBB FYROLiONBiJX. f^ifuiigt^ xic bois 'chxxTge aUjuxtii 

empyreumatiquè, 

L emploi de cet acide est indiqué par M, Schuitze, chitiir- 
gien de Kasan, comme un médicament propre à détenoipeY 
la cicatrisation des idceres phag^déniques des pieds. 

Cet acide s'emploie, de Ta manière suivatite i On lave une 
fois par jour la surface de V^cère aTeef acides pjieolîgneux , 
en se servant pour cela. dun. pinceau d(s cbarpîè trempé dan^ 
cet s^cide; lorsque la plaie a été lavée^on la reçoujvz^jdiuK 
plumasseau de charpie enduit d'un onguent di^tiCr^l 

L auteur a toujours remarqué que les ul^^ère^ «ainsi traités 
se cicatrisaient promptement; ilreg^de ç€}:inç4e de traite- 
ment comme txè$-avantaffeux. il/^zfi:. (fer. Geskmm. heilk. 
t.'i*',p. i5g|. ,. , ; *' . • ' î' "••î JJ:î^' 'î^^ 

Lacide pyroligneux a aus^i été recominsMadé piffALde doo« 

teur Pitscbaft , de Carlsruhe, pour traiter les eiifansafSeotés 

cTun raipolli^seinent de Testomac^ durcanal intesiîii^^îTotoi 

la formule de lan^xture qu'il administre: ' r»»' ' 

Eau de flçurs d'oranger, ... 64 gram. (a çilicfes.):'^ a 

Acide pyroligneux 4 gram. {\ gros.) 

Sirop simple .... . ........ Sa grani. ( i once. ) 

Par cuillerée à café toutes les heures. 

« 
Baume résineux ANTi^RHuimn^tsiifÀi^, du docêeurljiBohctim. 

Alcool de vin rectifié. 820 gram. (16 ohçes.) ^ 

Poix de Bourgogne, ^quantité 

suffisàhte pour obtenir une 

' sVhitiôn saturée qu'on fait 

évapoifèr en consistance si- 

'^' rupeusë;' ajoutez ensuite: 

Baume de vie d'Hoffmann:'. . 24 gram. (6 gros.,) 

ïérébeHthitie choisie. . ï'.' •. . 24 gram.' (6 gros.V 



i\' i 












I 



\ 



\ 



I 



\ 



190 JOVRRAL DE CHIMIE M£DICAI;E^ 

Camphre. • • • • • «-«^ ..^^ 16 gram. (4 gros.) 

Teinture de cantharidea. • . •.., a4 gram. (6 gros.) 
Mêlez et conservez dans un vase bien clos. 
1 Cette prépal'ation s'applique à Textérieur, après avoir été 
ranofoUie. • ; • • ' 

■ . . . ' ' 

r - • , t 

' , \ < f . ' * 

* » ( 

DécQçtiJim de^ ménjraa^àe^ de nUfoH et iCosèUle. 

. /Mw leidûc^eup Bluhm prétend: avoir obtenu, pour cora- 
' beulre Ip BCdrbUt, les rësultats" lei^flus heureux d'une décoo 
tioii puéput^ëè de la ms^ière suivante : 

Pr.* ' F\diiiUes de ményanthe i poignée. 

Racine de raifort; :^. .. . . . . • i poigiîée. 

Feuilles d'osdlle. i poignée. 

£au. n pintes.' 

On &it réduire par lebullition à une pinte. On prend par 
jour unô pîntp de ce décoctum, qui, suivant l'auteur, a guéri 
des^ soorbutiquies attaqués de cette maladie d'une manière 
inlemeyeil quinze jdurs et trois semaines par ce seul trai- 
tement. Notizen aus dent geliete : der nat. und. Heilkunde; 
mars iSâifi. , ' 

Emploi dé la vapeur des semences de gafs, et J)E ti 



à t 



DECOCTION PREPAREE AVEC LES GRAINES NQX TORREFIEES* 

M. le doaeur Ajmati, dans un Mémoire publié à Naples 
en 1828, donne des dé^ls sur l'av^uitage qaîl ^.tirç àe 
l'emploi des semences du café| pour combattre Je$ opjb^bal- 
mies chroniques. Dans la çl^rpière partie. 4<^ ce^fçiéiiipirfi; ^ 
cite trois observations de guérispn opér^C^.^u .vf^pift^ de la 
vapeur qui se produit pendant la^ torréliaction 4^fi^i ^^^' 
nistrée conjointement avec les lotions faites^aveajune^^^^' 
tion de café cru. Chez l'un des malades iguéris'i 1* çoFP^ 
était ulcérée , et un nuage commençait à^ paraîtra >W ^^^ 



/ 



• ■* -lA <i > î ^ 



partie d^Vml, Le& r«aitltal$ obtenue av^ le/^r^^i^^ |ieuh 
ve»t fait€ Cï^ire^i ce3 cfls <lf gu^risQii^ ; 

Un i^^atidieii anglais > fui^ à u$é; du aïoy^n îi)dî<pi6 fav, 
M. Aioaû , employait la décoction ohl^nue ayee ^ ^ 

Eau ..• , .• à Uyreft. , . 

Café. •••.*•.... I oni^. 

Il laissait macérer pendant deux jours , fidsail en^Hild bouil* 
lir pendant deux heures , et passait le décoctùm. 

Graphitb, fausse Galène^ Sulfure de fer. 

M. Brera a employé la fausse galène avec sufccès contre 
les maladies cutanées. Voici les iprmules qu il prescrit : 

Fleiur de soufre. .....,*:. *.»> i * , 8 'gram. (2 gros.; 

Graphite,, i, ^ - , . 8 gram. (;2 gros.) , 

Axonge de pqrc^ quantité suffi- T ^^ 

santé pour faire un onguent 

^'pn emploie de ,1a 'même ma- ., \ 

nièreque les onguens^ ^employés 

cqntï^ Us mêwes maladie?. 

Poudre de graphite pour F usage interne r,f> f ■ 

Graphite. . . . ....•......;.... 8 g¥am. '( a gfos)* 

Sucre blanc* ••..•*... . . .'. . . . • 2 gràm. (i/a gros.) 

F. s. Fart , une poudre cpue voM ditlsiet^z^'eii doUK^ jHÎses 
égales. On en prend une do^e de ti^ois .ei> .trois heures. 

Htoboctajjtat'B m fbe^ Pru$$ia^ d^fer^ Bleu de Prusse. 

: Ce '9tl à:6t^ ^enohtt|aÉidl6.|lar&o^idLoaitîelr, ^mme un 
spécifique contre les fièvres intermittente* Vwt^uri^it qu.il 
est pr^f4rable .au quinquina et au sylfate d^, quinine: 
i^* paw^jqti'ili^t sap^vfl^i^; ;î^., parce qu'onsp,eu4:Vem 
plo^i^r ^^ssi l^^ft^lipjs Iç p^<flfry^p:^.q;ue.dans,rapyrexie 



de i$. fièvre'; - 3<», pat«ce qull suffit d'en pretadre de petites 
doses (quatre à six graifis), deux à trois par jour; 4^. parce 
qu(| r^i]MiâO'le.s«i!{)poî^te'tOujoar^bieii, et qu'il n^éxcîte ni 
faiblesse, ni^^|]^ré^iiôiiv cîofniâe cela attive souvéat lors-« 
qu'on emploie ie ^quinquina ; 5^. parce qu'il prévient bien 
plus sûrement^arrtiécidîve de la fièvre; 6^. parée qu'il dissipe^ 
eh^^éifAi^éd af6ôès^ d'une i^pàamièi^ô beaucoup plus prompte. 

Poudre, 



. V, A^, 



Hydrocyanate de fer en poudre • . i grani. i8 grains. 

bucre • ; ...... • i gram. lo grains. 

F. uiie pôùdrê qui dollîetrô* prise en trois fbis dans la 
journée. -^ treatîsehntk^'nsï^ofpniS^leqfîrorL 

• * , M busss DE Corse. 

M. le docteur Farr recîômtiiànde la prèpafaction suivante, 
comme utile pour combàurè les induration/' et les tumeurs 

cancéreuses: * 

Mousse de Corse. ;;..'"* *ï6grarti: (4 gros.) '%' 
Eau V.': : ; *5«^6 gmm. \i îîvrëO 

F. un décoctum dont le matede prendrai' un verre trois 
fois par jou^s^"^''' ■• •• ';'•-" '• '"» ^v '"'' ■ . "•«• ''■'• vw»-. 

Les effets de.cetjte décoction nous semblent devoir jêtire 
attribués à .ï^ pf^^nce . des hjdriodates , quf ,,,|en pçl;ites 
doëe«,p«u)JeiMi)^?»^^ti^&^jlî!jS<Jançer, ,^ ..jj^ ,.j ; , 

OnGUÎBNT D IMPEàATOrRE. ' 

te docteur Mifius^ à' 'donné là' formule suivante pour la 
préptfnalti^^ d'un' 4)(ngi«^t^âfvèe}faqiieloil>a guéri nu.ulak^ 
cancéreux delà fa<i&\'^^^^^^^' ^^^^^ ■■■^' ••'^•. 'y\ ■• - î •),")'i'----^' 

Pr. Axonge de porc:;*. . V. . V .'/ J. 64 gram. (2 oncW.) * 
Foudre de racine d'inipétoldfflre. 48 gram. { i 6nce 1/2.) 
Teint, de racine d4inpéràtaire. 64 grâml (2 ondWs.) 



« 



p. ttB^ onguent. L on étend cette priépaFÀtkm sur de la 
peau ; on Inappliqué sur le cancer , et on le renou'relle soir et 
matki. Mqg, der Phimn\{ Septembre 1 8a3. ) 



1 ; ♦ • • j 



, ,.,,ni,. ..-.WiPW. AYANTES, .,- ,..,- . 

■ •.-■•iiieovr: ..• .." Institut. ■ ' "• ' '•'" ' ■ 

< 

S^nce du a5 février i8a8. MAL L^|:^eille,, Dumérîl ,ipt 
GeofiËpo^ Saint-Hilaire font uo rapport, approhatif sur l^e., 
Méq)f>ir/e.».de MAI. Audpuin et Milne iEldytr^rjEJU:, r:elatif;:ai^ 
système, ffierreux dans les çrusjl;jacées7 et q^i per£ç<^nf)et 
dui^.inanièar^.noita]pJe nos. connaissances à ;cet,^^^ , ... 

M. Comte, lit îua J^^^ioire sp^ les causes .de la prééinj^-f ^ 

nenpq gén§f,^e.4u.brïs4i:oit,sur Je br;^SrgiW9Î;^eî^iU.KP»|Ç^.. 
Ie3 plu^ jnfluen^ daqs ,1a position dq .leii^^ p^^;?jç,^l^, 
gestation, position qui comprime davantage le:fyri^\jgsi)xçï^€{f^\ 
^lH«fii»l^'^bre,le4^^e|QppfiP)ken^^ ,,, , 

M* Fiedler, plusieurs tube^rviireuz p^oduits^^^ofif Ja^jl^^lie;, 
*«TOWpfre„<pi'a.4^tçr^ d^ la.fpi^dre dai^sinn 

tçiT%fei^^leux. çL^ <^8erY,aJÇ^Wiii^u«iiy«s paf f^ 

ne laissent plus aucun doute .^fur c^tte t];i^pi^e;4^& tjub^ 

^ipreux.pftiu^^tes^ Jf «i?te Celles, jçonstftîée ^ ^lleifl^gne 

pariUflL.gyaîi4i »KW!^FP 4'^<^v^<«S l^ursprofcsseuip,. a.prppyp;. 
qu'ill^^é4¥^1(empnt apijès la çhuse .du tonnerre .on a dçoç^w^firi- .. ' 
(Unslesable^qu*^,aYjût,^4y€^$é;^a'1^^ . ,,, 

M. J^ie^ler possède .uij de. ces tube^^j^Jont Ia loi[\gi;j^y.r est, 

de dixrneuf pieds. M. Arago éi?iet l^.yofiu.que Tbn çi^^acbè.tç , 
plusieurs poiLir les 4épo^se.r ^u Mu$éuiii d'I^isto.ire naturelle « 
4ont ils formeraient un des plus curieux prnçmens. . . 

îï. Mpngez rappelle à cette occasion que Ion conservait 
dans l,e cabinet d'histoire naturelle de la Bibliothèque Sainte^ 



* . 



ï- 

T 



r 

Qjfn^èTK^, .Wf^èm % /sa g^rdef^-uiie aggtoméfftÛQti de clous 
à^^mi^fond«ii$ p^r )ft foudre ^urun ^aii^^Hi. Ce* dbjiA,.^i»i 
soudés entre eux, étaient. }QRg^ de q«9^ire & d»q pWice»|;«i 
perforés dans leur longueur d'outre en outre comme des 
tubes. 

MM. de Prony, Poisson et Savart font un rapport appro- 
batif sur une balance bascule de M. Paret, mécanicieB à 
Blontpellier. 

liCS atantageâ principaux de cette balance sont': i*^;'Jévi- 
ter la plas gtandié parde de la main-d*œuifT6 employa airx 
pesages sur \eÀ balances à bras égaux ; â® d'être fadlëniëiit 
tMiisportablë; 3^' de pouvoir être vérifiée à tous ' tnotoètis , 
de manière à eWter le parti dangereuk q^è la friLudé jidui^it 
cbéi<cheiç> a en tirer; 4* dé pouvoir,' j^ar ces 'rtiotefs, iï«¥viraax 
transactions^ cotnmerciales àifasi qu'an pdmçohtiago^ légsS: 
Ce rapport ^ provoqué |iâr S. Eîtc. le miiiistre de l'intérieur, 
lui 's«* adressé;' ' "' . ■ '"' •' i \'' -^''l^' •'• "^ - 

Séance du lo mtirs. M. SàzzôienVôiè, par i^e^K^âmiéè' Ue^ 
M. Yauquéfinv un Mémoire <ttiir la prédeticfe du^ttùi¥rfe^qu'il 
a'MI6oiiiiù dans' tous les végétaux. '' '•'• - ,:•-..': 

MM. DumM et Mégéndié fdilV 'un ^pptèrt àpprobitf 
sur un Mémoire cte M. Màlbottcbe,' relatif là Ht tti^tBc^ de 
madame Leigb pôiir'giférir les bègues. 

Cette 'Daiînô'âitiérlcaine, après àVôhr *infHictùeusèméïrt' 
fâif'de nombreuses recherches dans tous \tH à^tëitrsra'r^làisl 
et français àdl ont ëc^it iur ïés ièausés "du bégaiement /en-t 
treprit d'ol»ierv^r' èllè-thêitieles'dx^onstancéà les plus mi- 
nutieuses dé cette infirmité. Ayant crti reconnaître la'cause 
immédiate du bégaiement, elfe imagina un système d*eier- 
dce des orgariès de la parVilé, au taôye'n* duquel èlKbbiiiiti 
en effet plusieurs cures radicales. Par suite , Une institution 
spéciale fut ouverte à New-Yorckj et; <Sepùis ii^25, plus 
de cent cinquante bègues , dit-on , en sortirent guéris. 



BB PAumAOïB n De i5oiteoix>oiB. 19S 

Ls temps iiécesflsaîrè (Kiitr ^unë eore coiiiplèle Tane 2 il dé- 
pend bien moins de Imtensité de la inaladie que de réàetjgîe 
Bioi^'i^~ l^inditidtt sJlhetè, Les plus longs tndtèiiiens ne 
Ànrespt pas plus de m^Éetûsàneê; il ;n'est pâ(« rare d'en Toir 
se ternniier en queiqtièb §our«y et ménpse' en qudquès iieares. 
■•' La jBul^bAé en '^o^stlon , tr^sportéé dans les Pays-Bas, 
y e«| lé 'iikdme^ucoès/ft/ bbômdes réooiftpeiises du'S^^ 
sur le rappon d'une commÂssion. •• ■ " ' '^ 

H^ îfLèlbfnMche^ mitxkisi à utiliser em.Vê déoouverte en 
Fianee^ a ^nionfrl-,' f^t^ des ^s pbeitifs , ^ûe' les conunis- 
sîoos de rinisikut^pt <Mmsc^té H}K'ellè produit les ^éstilta^s 
énoncéb. Sws lemes aàrè$$^s par pl^^iëuts^bé^éà rë<^ih* 
iiietttgu4râB¥eno«^.<;miftmé les'bic^ni éiSt^fr; ' ' ' ' '' 

ha. voufxaissmrmicécAêiïïa ilpncc devoir^ d^inner ieiir tLfptOr 
bationàla mUxadeAemÈàmmÏJdi^h^ ils'ttliftdeivfe ^iî»pp^ 
è^h ÎBste^piiùfUaç^'j^rl'^ea^^^ par* 

tieuliàw Bd idétenmîiaièat: M; 3\Ialbouj(s)i0 "à éàdg^ lé i^m 
deses^prlvcéotiâs. "^ ' ■' -' -.v." ■ ••'> 

' SL WmAwtt 4111 'Mânoif«i 'èûv féiaùtAérn^rà de ilair éhatiâ 
djHisi dei Gonduits<<ltt ibni^) ea' t®ite et enr <nxtWe ; il en dé*- 
dmtaobfB diiiâiëes éd<>a<)iiâqûautir la edu^trU^tion d^ four- 
neaux ^ de» eheaiinéâsî ;^';:.... 

'^ahoê du t^ mif;i9. Ij([« PéléSU envoie', aTàlït' ta première 
année d'essai, des pièces •âëkât^^^^'^àti'è soârds*nmets de 
nàdasànoe^ auxquels! dl4Mraitr iâv i^^i^uVrêr' r<Miiè, et qui^ 
d'aptes fes^kit^aûoii^'de^Mefiià^ie, c^ x^é^ êdnûiten^ 
eemçnt !d?éduG4tion. M. @eteàu fait teiAatqûèi^ q[uè les trk% 
vaux cteTce^ ëàt&s^H^^ ^ été ^r^igéis, àfih 'qu'on pd| 
juger de leur Mylè.^ ' i r r r. c; : •. • 

Un anonyme qxcite l'hilarité de la grave assemblée, en 
proposant de céder aux Anglais le secret d'empêcher lea 
fissure^ dsi!ns le tuniàërsous la Tamise, ûibyeiinant une 
prime de ibo^àào fi'ancâ,'dont 11 céderait 3,obo fr. aux trois. 



iqH .^fimmsjLh de csimib Msaioèas 9^ 

ràpporteuK» de»L*^^diémie. -Le dépôt dû paquet tsijcb^t» lest 

r Le daelléur.GeftdriD annott€e4e»,;cure$'i>oinarquaMesyopé- 
rées, davs le cours de pIu4ieurÂ.ftiu>é«») sUr plusieurs «goulx 
leux» iclj»d^;de i en^Ibi exteme et intetaé de riode^ilest 
ainsipatrenu ài^soudre l^ concrétions artfa»itiqùesf.età, 
iampêcher fie. ffÉCtuTi des accè6.''Sept malades !oni} 'été g»érb 
de gouttes aiguës et chroniquesu::!-; • ' :• ■ > 1. < 
I ^M^ FjQjèfxm UfcMn Sléinoîro sur ^leux:insthimttis propres 
à ipf^urer Ja.Qonduçtibilité pour la chaleur de diirers.<»q)S 
réduijU ei», fey)iU#Si minpes,, Le :plu$.^aimpie dentrè' 'eux oon- 
si^te dans u^i : Uj^^pm^^i^^pti:^ j pl^^é dan^ nfi!^ sorte de bou- 
teille en cône ouvePCt |rani{ué/.4oirAilaigi»&derba8èvJ%nn^ 
p^^ uç^^^v^oppe iliisi}>te , ;Suppone lenaeikazieKpM^ffi&plit 
llk.Q^papî;^. Autour .d;ultherBM«Mkra*'.E9i|pofiàB!l cëtteii»asâ 
swTj difïereQ4 cprps iiiiôces^i!ette.^//app]|î<|aè>l etj'dàdsion 
c^ntac^'} p^9te^t,:d^at^i?éiéier'Ja.dunéé! dUiii»fiM^£^ 

de réchauffement^ ou la différence de la tejiipératua[e>aina^ 

li^é.. Ce mg4^ dmaî èH;s^pKc^d»bi(jfturtoinà)une foblad<; 

doi^n^ ^0fioKMique$l^;iL:i^^0fid flu$Utè»r«0«lr2d^ 
relatives au passage de la chaleur de^ «divers. ttséu$^ et*£ut 
co^ai^ci^ii^l'qrdc^d^ lQHr>lwiperpo^tîofl atiiie infliH«ce 
très-grai^de ^.U(r leur GonduptibSité. . \. >. ' .'.'••:)'•' 

]y[.3 Hério^rt 4^ Thwy oîlo un/^xémpte i»marqiuWe^<l« 
fQV/^m^X\l ^ 4^V«^ fmf^: arlJiéweM^ à>EpittajV'4U«Scdér^5iipth 
Qçp^,: pQ>a,.^;a^n^ ainri d^ï^to.dbucei jaillissante?!»!- 
4l^s^$..4^ rWifeau^du (Wl, d^se pr^ofoodettS de 5(4je««« 
64 mètres; la température était à i3 et i4^iegrtés.^ ' l> '^'' /' 

y^çdâériiie royaîè\de Médecine. 

Les séances des 8 et 22 janvier i8fi8 sont coqsa<^^^.^ 
des discussions sur les coi^c^sions de;Mi Cout^çpe^Uj.W^ 






OB' Pif A«*MAGIX Bf DB TonCOBOftXE. l^^ 

portevÊt de la Commission noâlmëè polii^ ë^t^titttiet^les dd' 
cttmens deMvGhep^in;- allant enfin au êcvlltift'|s1M^la i^édflc^ 
ûim définidt6 / 38 Yotans' sûriidg k' cimkci«i9t>4ftiis^ octo 
ternie^:'." ;■ ■ "' "' '-'. :•>•/:' i'r.in *.!) '>Ji, m.;:. ^^ 'J-cî. «-^ 

£^ éhêumens de M: Gksrvin , 6it iidmataHt> eèntmê'}gâBaût$ 

les JiUts quHlê contiennent^ méiifent^ Pntlèntîon ^bi'ptk^'êé^ 

neùS^^^^êlj^^ai^m^ntènt considéfaiteMent lit rkcMè^^es ébi^* 

votions fcnforables à Topinion de la noft->bMfagiOF^''dfê'la 

fièvrà'^fémnèi etils semient dêmàtureàoonhùUtàtpuùsamnient 

h' étfdflif' en principe émeftoh^ôntàgiànysii dpinst Pétât ùetùel 

éh >fe^ sâii»i'ôè',' cette questibn pëihmt être i^0luè, " ■ ;» - ': - 

^&Vwfc^ô rftt iiS7flnp^r. L'Acadétoîè i»»ôAlt une lettre dfe 

M» Des6rg!ues^ de Paris , anden tnagistrat. tl présente conunè 

^âXÊAMtif ' de là sypMK^ le* bromure de mereiire^à huit < ou 

Ax (krgrés 'de Taréomètre, et^cbmme c^vacif •âe^^eette inia*^ 

Indie^ile même remède porté à dit. ou doute degv^ de Faréo^ 

mènre. -Selon M. Desorgueis,-'ée médicament ^^({uelle que soit 

la surface par laquelle ônfadiuinistre^ pépëtré dans le sang^^ 

et y niéUtralîse la syphilis. Mais> le 'mode d'administration Iq 

pl^s éonv^nable est en lotioi^. Lorsqu'il est àdn^inîetré en 

baissons, souvent ilexence des^6fifets fSLohetix) s«r la mera* 

brane muqueuse de Testomac; en frictions, il peut aussi 

quelquefois causer des accidens. Son injection dans les par^ 

ties génitales cause de vives douleurs. 

M. le secrétaire annonce que M. Raspail a envoyé un 
second hkémoire sur lés tâchés dé sang-, pour réfuter le mé- 
ttioire de' «M» O^la^^ inséré dems notre nuitiéPO/& nuxr$S\ 

M. Àdelon lit deux^obàer^âwns de'M. Hervey de Ghdgbin. 
. La première* a rapport à une femme qiây quatre jours après 
être accouchée d'une enfant mort, fut^ saisie d'une éruption 
miliàire avec émission d'urines abondantes , troubles, d*un 
blanc sale : la malade mourut le dixième jouif. Pendant le 
coiirs^de la maladie, les seins ne furent nullement gonflés, 



f g8 jFouHiru. db cmnad mbdicaI'B ^ 

et Us ne parurent pus avoir: été en aucune fakou le ^ké^e 
à'vin travail pouvant indiquer la formation du; Is^t* Gepo»* 
danti'analjae chimique aturait dénsontrë dan» l^uHiile une 
grande quantité de matière caséeuse. Où était primitivement 
c^ easéumP Était-ce dtos le sang^ ot» bien dans ka mten^es, 
doù il aud^it été. résorM.y pour être ensuite éUlpifié par les * 
uriiïea? C'est à 1^\ chimie ^ dit Mr Hervey de Qvegokiy à 
éclsûcer ces dQutei^» . . ,.^ 

Dans la.seeonde observatieaV U sagit d'une fysdfo^ de 
soiaumte -aïis y <{ijii. mourut au bout de six, semiùn^à dune 
inflammation du genou, terminée par suppuration ; on troaVja 
du pus, non*5eulement dans cette «rtioulatimi «t daii^ ^Ue 
du sternum avec la clavicule^ maïs encore dans le tissQf ^ 
l^ndefll mammaires, et celles-rci confenaient en. outre un 
Uquîde jaui^tte- qui ressemblait beailcoUp à de la bile, que 
dans les huit derniers jours de sa vie, la malade. iremUt 
abondamment par des vômissemens et des^ seller. M. Cb^oift 
présume qu'ici il y a eu.transpc^ dans les maqieUes^ du 
pus dç l'articulation malade y Ht de' la matière îaun^ d^ 
déjections; et il en conclut que les métastaises.ne $ontpfis 
esdttsivement, comme on l'a prétendu en ces derniers temp^ . 
un déplacement d'irritaïion, mak bien des déplaeemens ma* 
tériels d'humeurs. 



SECTION DE CHIRURGIE. 



- Séfinç^fi des ^.^ jo et l'j Ja^ier^ Elles sont^ employées à 
disciHm'diBsaujetade prix;bseetiônaclioiMpo(ur l'année 1839; 

D|^)elfitûneF , par l^observaàD^i^, leî» expâieAee^ et: le t^À' 
bonnement ,1e me^li^ii^ traitï9inenl>4e«i plaies de%açti'q)i}ati<)B^ 

Pour l'année i83o: . :. i. ; f' : 

:ILovsqliè la. présence d'un pu diîiplwsieurst calculs- dan.feila 
ves^ exige ies secoui?S:deJa;cl]ii^rgie, déteritiinei>^,d'apf^ 
des observations; des expéirieniees autbenti^es, el diaprés 



0S pUÉksmACîg ET Dfi rroxi€of*ôe#B. «99 

le TsisùUtkemetft ^ qùéWe est, summ \eê éàs, Popëraitioh 
préférable. ^ • 

Séance du ^x jûm^ier. M. liâfiratic; dit' ft^ôir gieiéri titie 
diais« de Sakit-Guy pdr cfes évacuation^ satigtdftes aboâ^ 
daines; e^^^ mtdadie ne àe tmmifeife plue qnaetx ^ffoquêê 
de la menstruation. ' 

Société de Pharmacie. 

Séance du iS ntar»* Mv Tap», cpà précédemiûeftt avsdt 
annoncé qu'il avait retiré^ par l-éthei', du stdylkué corrosif 
da iK>b de Latffectmry et dont les^ résultats ée trouvaient en 
coiitradîetion avec qeux de k commission chargée d*exa* 
miner son travail, revient de nouveau sur cet objet, et 
annonce que de nouvelles expiériences ont cèmplétément 
confirmé le résultat des premières. Il a obtenu '^ grain» de 
sublimé corrosif sur 8 onces de rob. 

J 

M. Pelletier pense, à cet égard, que lancienne opinion 
daprès laquelle le sublimé se trouverait presque immédia- 
tement décomposé dans les sirops très-chargés , n est peut- 
être qu^une sorte de préjugé fondé sur les idées qu'on s'était 
faites dé la nature du chlorure de mercure et de Textractif. 

M. Chevallier fait remarquer qu'en effet le sirop dans le- 
quel on a introduit le sel mercuriel , conserve une saveur 
métallique très-prononcée, bien au-delà de l'époque à la- 
quelle la décomposition de chlorure devrait avoir eu lieu. 

M. Bonastre lit un mémoire sur le cinnamomum des an«^ 
ciens. O pense que ce cinnamomum n'est autre chose que l£^ 
muscade. Cette opinion^ basée sur des recherchés littéraires, 
a pris sa source dans la découverte faite par M. Bonastre, 
de fragmens de muscades bien caractérisés , dans une ma- 
tiere remplissant la bbuche dune momie. 

M. Blondeau Ut des observations sur l'opium de fix>usseau. 
EHes on« Jldu'r liut "dé feîre remarquer quef les auteurs du 



\ 



aoe JOjDRNAIr.M'CHIiaB mloiGÀZJS) ETC. 

npuTeau Cb^^ oiit ichangé la.fovmule donnée par labbé 
Rousseau. D'après cet auteur, il est très-important de con* 
s^f^^;,daja&il^; j>reparatioiiib .pâirtie odorante de r.Qpiam: 
aii^siaT^ii spinde presoiiro la distiU^pn; de:M liqueur.fer'* 
mentéct, et ladditiotn au. résidu cde la poii;tion. alcogliquedu 
produit. M. Blondeau pense qu'il conviendrait de^rereâir à 
ce procédé , abandonné par les auteurs du Codex. 

M. Soubeiran fait iin rapport au nom de la commission 
des pnx. I^ coj)Clusi)ons so)ajt d'a.ccord€iiN à M. Tilloy^ phar- 
ii|;^çiea.à\PtgQia, ui\e médaille d'or de 3po fr., ppuravcHr^ 
le preiiii^r, donné i^n proc^^;. économique et facile. pour 
obtenir lacide citrique d'^m fruit .indigène» .Ces coosclusîoas 
sont adoptées. . . , i. 

Nous: avons 4éjà fait .connaitrç< 1^ procédé et les résultats 
dfiM.,Tilloy,.. , . . ; ,. : . 

Société de Chimie médicale: ' 

:' ' ' .' ..'-■• ^ '. . '■ . . • . : 

Séance du lo mars. M. Fleuriot adresse une note sur le 
proto-iodure de mercure. 
"M. Pescbier adresse une analyse des feuilles de redoul. 

M. Chereaû communique une note sur les semences de 
laitue. , . , r 

M. Guibourt lit de nouvelles observations sur la pom" 
made mercurielle, et communique une lettre de M. Accarié. 

M. Chevallier présente à la. Société de Vôxide et du sul- 
feire d'arsenic qu'il a obtenus en traitant le sulfure d'anti- 
moine du commerce : i^ par l'eau; 2^ par 1 ammoniaque. La 
quantité de ces produits, est remarquable. M. C)ieVailier se 
propose de donner suite àses reclîei*ches. '- 

M. Julîa-Fontenelle communique plusieurs extraits. 

M. Recluz, pharmacien à Vaugirard, est nommé membre 
correspondant de la Société. 

Imprimerie de Trouvé ,^t G% rue rsTotre-DameTçi^^yitffpir'G'r i^ i^* 



^. ■ > >■ ' ■ .,u- 



IV. Ankée. (N^V.) Mai 1828. 



ANALYSE CHIMIQUE 
Du Cément des dents de uaches, par M. Lassaigne. 

On a donne le nom de cément à une substance blanche, 
dure/ qui revêt la surface extérieure des dents qui nont point 
encore éprouvé de frottement. Cette matière, que Ton ren* 
contre sur presque toutes les dents molaires des animaux, est 
placée dans les cannelures quelles présentent, et est appli- 
quée sur rémail , auquel elle adhère assez fortement. 

Quelques anatomistes la regardent comme une portion 
d email dans un état particulier, et qui n'a pas encore acquis 
la dureté et la couleur qui doivent la caractériser par la 
suite ( Traité des Dents du cheval y par M. Girard , directeur de 
Técole d'Alfort). D'autres pensent qu'elle est de la même na- 
ture que le tartre qui se dépose en général sur les dents [Ana- 
tonue comparée des Dents chez Fhsmme et les animaux ^ par 
M, le docteur Emmanuel Rousseau). L'auteur de ce dernier 
ouvrage, persuadé que lanalyse chimique pouvait indiquer la 
véritable nature de ce cément, m'en remit une portion qu'il 
avait eictraite lui-même, avec soin, des dents molaires d'une 
vache, pour que je la soumisse à l'examen chimique. 

Cette substance m'a présenté les caractères suiv^ms : 

i*. Elle est blanche, opaque, plus pesante que l'eau dis- 
tillée, insoluble dans ce liquide. Calcinée dans un creuset 
découvert, elle noircit sans se boursoufler^ répand une fu- 
mée empyreumaiique d'une odeur de corne brûlée, et laisse 
un résidu blanc qui conserve le même volume que la subs- 
tance avant là calcination , et qui forme environ la moitié de 
son poids. 

IV. 1 4 j 



QOa lOPRNAL DB CHIMIE MÉDI€AIiB, 

2^ Ce résidu se dissout entièrement avec une légère effer- 
vescence dans l'acide nitrique affaibli. La dissolution est sans 
couleur: mêlée avec l'ammoniaque, elle précipite une grande 
ojuantité de phosphate de chaux. Dans la liqueur surnageante, 
on démontre par l'oxalate d'ammoniaque la présence d*une 
petite quantité de chaux. 

Ces premiers essais indiquant que cette matièrecémenteuse 
ren£ermak tous les élémens de la partie â)umée des dents, 
nous avons cru devoir rechercher dans quel rapport ik esxîs* 
taient. 

Analyse. 

Un gramme ( i,ooo) de ce cément, parfaitement desséché, 
a été mis en contact à la température de 4* ^^ ^ ^^^ r avec 
i6 grammes d acide hydrochlorique très -faible. Aussitôt 
rimmersion^ il s'est développé à la surface de cette substance 
une légère effervescence qui a continué pendant tout le 
teni^ps de l'action. Au bout de six heures, on l'a retirée et la- 
vée à plusieurs reprises avec une grande quantité d'eau. Exa- 
minée en cet état, elle n'avait pas diminué sensiblement de 
ifolume; seulement elle é^x devenue demi-transparente, 
flexible, et avait conservé la forme particuUère du morceau 
soumis à l'expérience. Cette matière avait toutes les proprié- 
tés physiques du parenchyme gélatineux des dents et des 
os; desséchée à une douce chaleur, elle s'est durcie et a {»îs 
la transparence de la corne; scui poids^ en cet état, était de 
o>4^i8 grammes. Plongée de nouveau dans Veau firoide, elle 
a repris sa flexibilité et ses caractères physiques.; l'eau bouil- 
lante l'a ensuite gonflée, ramollie, et dissoute presque*en- 
tièrement au bout de ph^ieurs heures, à l'excqition de 
quelques flocons membraneux qui nageaient dans la disso- 
lution. Evaporée à une douce chaleur, cette dissolution a 



DU PBkBUAGin Btt DE TOXICOLOGIE. âo3 

fourni un extrsût transparent visqueux, qui a est prift^au bout 
de quelques heures, en une gel^ transparente, jouissant de 
tous les câvaxstères chimiques ^ la gélatine animale. 

L'acide hydrochlorique qui aTait servi à isoler le paren* 
ch]|rmé gélatineux, aétë sursaturé par de Fammoiuiàquel^ure; il 
s'est produit aussitôt un précipite Manc, demî-transparent^ 
qu'on a recueilli sur uil filtre. Ce précipité, reconnu pour 
du sous-phosphate de chaux pur, pesait, après sa calcination 
au rouge obscur, o,5S84« 

La liqueur, d'où l'on avait précipité ce phosphate, évaporée 
a siccite, a laissé uae petite quantité d'hjdrochloratù de 
chaux, représentant 0,398 grammes de sous-carbonate de 
ckaux. Ce sel calcaire renfermait quelques traces de ma- 
gnésie. - . 

n résulte des expmences que notis ayons rappoltéi^s ci-des- 
sus, que le cément des> dents de vaches est composé ^ savoir : 
r^. D'une matière aniiil^le pao^etichjfttiatettseianalogiie à 

eéllè des dents et des os. « . . ..• ^,r:. : 4)»x8 

2^ De sous-phdspbace de chaïux^... . . . ^^ < ^ S3,84 

3^ De sous-carbonate de chaux*. .••.*....,, 3,98 

4^ Des triées dé c^arboir^teide àsagnésie» •■'i -. . o^oo 



I 



100,00 



D'après ces résultats^ le* cément des dents dif£èi:e essen- 
tiellement de l'émail dentaire, car ce d^nieic^ ne rei^erme 
que quelques centièmes de matière ofganiq^e^D'Ml^ £|utre 
o6té, on ne lient le confondre avec le tartàr^ qiû se/d^épose 
Sftr les dents^^ c^ir ce dernier n'esil qu'uR simple d^ôt de 
phosphate de chaux et de mucus, sans traceSid!6rgéiiii#aitiQn;| 
tandis q^e là substance qpk fait Fobjet de notre tràv^il^ pré- 
sente, sotfs plusieurs rapporUy la même* organisation que les 
dents; du moins elle pal'alt idkrméey comme riii4ique|it nos 

i4v 



ao4 JOURNAI4 DE CHIMIE MÉDICALE | 

èxpérieikceSy d'un parenchyme celluleux, dans lequel se trou- 
vent déposés le phosphate et le carbonate de chaux. 

Par les soins de M. le docteur Rousseau , nous avons eu , 
rôccasion de soumettre au même examen le cément des 
dents de cabiais, et nous avons trouvé qu* il offrait les m^es 
caractères que celui dont nous avons publié lanalyse. 



EXAMEN CHIMIQUE 

• • • 

lyun fragment d'une numnàie ohinohe;par M. Laugibr. 

Lu à la Société philomatique , le i2 avril 182$. 

La pièce de monnaie dont ce fragment faisait partie. est 
de la grandeur d'une pièce d'un franc ^ d'une couleur gris de 
plomb à l'extérieiu' , d'un blanc brillant tirant sur le bleuâtre 
dans sa <^assure ; eUe est très*aigre et se rompt aisément en 
petià morceaux au moyen d'une pince. Elle est trouée à son 
centre, et offre une ouverture carrée, évidemment destinée à 
recevoir une courroie dont les habitant, vraisemblablement 
pauvres, de ce pays, se ^rvent pour enfiler ces pièces, comme 
on le fait des moules de bouton. 

Les fragmens de cette monnaie sont facilement attaqués 
par l'acide nitrique. La- dissolution est accompa^ée d'une ef- 
fervescence vive, et s'opère sans laisser le moindre résidu. 
Cette dissolution complète exclut la présence del'étain, et 
l'absence de pduleur, celle du cuivre. Sa saveuf* n'est nulle- 
ment Qtfivretise; l'ammoniaque. lii l'hydrocyanate ferrure de 
potasse n'y indiquent la moindre trace de ceimétaL Çe.der- 
niei: réactif forme dans là dissolution nitrique un précipité 
blanc qui prend bientôt une nuance bleuâtre,' ce qui indique 
la présence d'une petite quantité de fer. 



SB PHARMÂCIB ET DE TOXICOLOGIE. 2^5 

y 

L'ammoniaque en excès redissout Tabondant précipité 
qu'il forme d'abord, sans se coloirer en bleu , et ne laisse pour 
résidu que deux centièmes de peroxide de fer. Cette redis- 
solution , complète dans un excès d'amnioniaque^ est caraco 
téristique, et ne peut laisser de doute sur la tiature du mtétal 
dont cette monnaie est formée : il est évident que c'est du 
zinc qui en constitue les .98 centièmes; les deux autres cen- 
tièmes sont du fer, trop peu abondant, et en outre ici trop inu- 
tile, pour qu'on puisse supposer qu'il y ait été ajouté. Il ne ' 
setroure dans la monnaie que parce qu'il existait dans le 
zinc don ton s'est servi pour la faire, et qu'oa ne s'est pas oc- 
cupé de purifier. 

M. Abel Remusat , que j'ai prié de me donner son avis sur 
cette pièce, l'a reconnue pour une monnaie chinoise; il y a 
remarqué des caractères qui constatent son origine. Il à en sa 
possession plusieurs pièces semblables par la grandeur et par 
l'ouverture carrée du centre; mais ^utes diffèrent de celle-ci 
par une couleur jaune, qui annonce que le cuivre entr:e. dans 
leur composition. 

M. Remusat n'en a jamais vu de blanches comme celle dont 
il s'agit, et ^ sou& ce rapport , il pense qu'elle offre de l'intérêt. • 
II. présume qu'elle est de la même valeur que celles qu'il pos- 
sède, qui en ont fort peu; car elles ne représentent qu'un 
denier, c'est-à-dire la millième partie d'une pièce de^7 livres 
dix sous , et en portent le nom. 

Celle-ci étant faite de zinc qui n'est point cher en Chine , 
et ne renfermant pas la moindre quantité d'argent, ne doit 
être aussi que d'une très-petite valeur, et n'est vraisemblable- 
ment en circulation que dans les dernières clauses du 
peuple. 



206 JOURNAL DB CHIMIE MÉOIGALB , 



S 



Sur un empoisonnement par Farsenic ; par M. Rigollot fils, 
professeur à V Ecole secondaire de médecine d^jimiens^ mem- 
. bre correspondant de F Académie royale de médecine. 

Une accusation d empoisonnement toute récente ^ dans 
laquelle les experts ayaient à constater la nature de la subs- 
tance Tenéneuse , a fait ressortir l'utilité où il serait q}ié les 
recherches fussent poussées plus loin qu elles ne le sont or- 
dinairement dans de pareilles circonstances, Au fond de la 
marmite qui avait contenu la soupe qui empoisonna toute une 
famille y on recueillit une quantité assez forte de matière 
blanche qui, projetée sur des charbons ardens, répandit des 
vapeurs blanches et dune odeur alliacée , ce qui parut suffire 
pour constater la |Mrésence de l'arsenic, et cela, sans rece- 
voir la vapeur sur une lame de cuivre, ainsi qu'on devrait 
toujours le faire. Le bouillon , décoloré par le chlore,^ fut suc-^ 
cessiv^nent soumis à Faction de l'acide hjdrosulfurique, de 
l'eau de chaux, du sulfate de cuivre, du nitrate d'argent; 
la couleur et l'apparence des précipités que produisirent ces 
différens réactifs^ fournirent la pteuve que Tacide arsénieux 
était en dissolution dans là liqueur. Arrivés là, les experts 
crurent leur opération terminée, et n'allèrent pas plus avant» 

La défense admettait bien la présence de l'arsenic dans le 
bouillon; mais comme Taccusé avait acheté chez un pharma- 
cien, pour enchauer son blé de semence, vn mélange de deux 
parties d'alun sur une d arsenic , elle disait que les experts 
n'ayant pas reconnu la présence de l'alun dans le liquide soUf 
mis à leurs recherches, on devait en conclure que le crime 
n'avait pas été le fait de celui qu'on en accusait. Si des preu- 



DS PRiAMAClK BT 1» l^OXlGOLOGlB. 20J 

ves multipliées et de diverses es{>èces n'eussetit pas pesé sur 
l'accusé, cet argument aurait été d'une grande valeur-; l'in-" 
certitude laissée sur ce point important d'une cause capitale, 
aurait disparu , si les chimistes chargés de l'expertise avaient 
pris soin de faire évaporer une partie du bouillon, et d'exa- 
miner la résidu que cette dpéi^tion aurait donné, où s'ils 
eussent analysé le dépôt produit par Faction de l'eau ^e chaux. 
Dans le premier cas , l'alun mêlé à Facide arsénieux ; dans le 
second, Faltimine et l'arsénite de chaux qu'ils auraient trou'- 
vés , servaietit d'appui à Fabcusation. L'absence de pareils ré- 
sultats aurait milité^ au contraire, en faveur de l'accusé. 



. OBSERVATION 

Sur thkile douce dé vin^ sur Véiher oœaUque et sur Phydro^ j 

gène carboné f par M. Sbrullas. 

Ce chimist« a. adressé, le 3t nmrs i8â8, une lettre à FA- 
cademie royalrdes Sciences, pouir lui faire connaître les ré- 
sultats des trarvaux qu'il a entrepris sur Fhuile douce de vin ^ 
sur Féther oxalique et sur l'hydrogène carboné. Vdici les 
principaux résultats, tds qu'ils nous ont été cdtnmuniqtiés 
par Fauteur : , , 

i^. J'obtiens^ par Faction de Facide éulfurique sur Falcoof , 
un liquide remarquable par la béUé «ioûleur veitè qu'il est 
sttsceptible^d'acquérir par Féputation et la dessiccation. 

2®. Ce liquide, vu par tous ceux qui put préparé de Féther, 
mais mal connu dans sa nature , excepté par M. Hennell, qui 
Fa étudié très-probablement dans son état d'impureté, sous 
le nom d*kuile douce de vin, est composé, ainsi que ce chi- 



\ 



208 10Ul|lli.L DE CHIMIE MEDICALE, 

miste la avancé , d acide àulfurique et d'hydrogène carboné 
(sulfate d'hydrogène carboné neutre) , susceptible de se con- 
server sans altération sous lés conditions que j'indiquerai. 

3^. Ce corps peut, dans des circonstances que je produis 
également à volonté, se séparer en sulfate d'hydrogène 
carboné acide (acide sulfurique) et en huile légère (huile 
douce), laquelle est susceptible de former une madère cris- 
talline, composée d'hydrogène et de carbone (hydrogène 
carboné solide) , fusible à i lo^ au-dessus de 6, volatile à 1 5a^, 
cristallisable en longs prismes transparens, soinble dans 
l'éther, etc. 

4'' Le sulfate acide se sépare aussi entièrement en acide 
sulfurique et huile légère , sans aucun dégagement d'acide 
sulfureux ; 

5o L'éther oxalique, préparé par le procédé de MM. Du- 
mas et BouUay fils, incfiqué dans leur dernier mémoire, con- 
tient une certaine quantité de ce composé d'acide sulfurique 
et d'hydrogène carboné, que l'ébullition et la distillation sur 
de la litharge en excès^e lui enlèvent pas entièrement. 

6^. L'hydrogène carboné, ce qu'i^ n a pas encore signalé, 
à ce que je crois, estsoluble dans l'alcool, qui peut en ab-, 
sorber une fois et quart son volume, d'où l'on peut le retirer, 
sans altération par la chaleur ou à l'instant même*, en l'agi* 
taut avec son volume d'eau. 

M. SéruUas, dans le mémoire qui\ se .propose de lire à 
l'Académie royale des Sciences, et que nous aurons soin de 
faire connaître, décrira les moyens propres à obtenir très-. 
facileiiAent tous les produits qu'il a indiqués. 



y 



DB »HARMACIS ET DB TOXICOLOGIB. SOp 



lrvW X I»»l» W »»»>IW» M I»»WiMH««»^WlMI*IWll(W)»« 



Des Sucs i)égétaux aqueux en général; par C. Recluz. 

(Suite.) 

II. Dépuration par les moyens chimiques. 

x^. Db Isa. coagulation. On soumet à la coagulation les 
sucs albumineux quand on les destine à la préparation des 
extraits ordinaires et des sirops , afin de rendre par-là les 
produits qujai en fait d'un plus bel aspect et dune plus 
longue con ^j tetion. On s en sert aussi pour dépurer les 
sucs magistraux: i^ très-mucilagineux, comme le sont quel- 
fois ceux de bourrache^ buglosse , narcisse des prés, pensée 
sanyage, saponaire, etc; mais, dans cette circonstance , il 
vaut mieux les rendre un peu plus fluides par une addition 
d'eau connue , les dépuret* par filtration , et en augmenter 
la dose aux malades. De cette manière , on leur conserve 
toutes leurs propriétés, st"" Elle est ençoi*e usitée pour les 
sncs que lesinalades ne peuvent digérer facilement, à cause 
de l'albumine qu* ils renferment. 

On opère la coagulation en exposant les sucs à l'action de 
la chaleur. L'augmentation progressive de celle-ci dans ces 
liquides détermine la séparation de l'albumine , qui , en se 
rapprochant ensuite sous fornie de réseau , ramasse et en- 
traîne dans son ascension les matières suspendues, à la 
manière d'un filtre, et vient former use écume épaisse à 
leur surface. On la fait à l'air libre pour les sucs inodores, 
ou dont l'arôme n'est compté pour rien dans les prépara- 
tions qu'on veut en faire, et en vase clos pour les sucs aro- 
matiques que l'on veut convertir en sirops; car, pour les 
sucs, magistraux, nous ne voyons pas pourquoi la plupart 



aïO JOUANAL OB CHIMIB MSPIGALB, 

des pharmacopées indiquent de les dépurer par coagulation, 
attendu qu ils perdent de leur efficacité par ce procédé, et 
qu'ils conservent toutes leurs propriétés par filtration àfroid 
dans un entonnoir clos. 

On observe que les sucs coagulés par la chaleur sont , 
10 moins colorés et moins odorans que par la filtration ; 
2^ qu'ils passent plus promptement par le papier non collé ; 
3"^ que leurs propriétés médicinales sont moins énergiques 
qu'auparavant ; 4° qu'ils perdent de leur densité ; S^ qu'ils 
se conservent peu de^emps en bon état; 6o que cette dépu- 
ration se fait différemment de la première^^l^ le repos, 
puisque celle-ci a lieu de haut en bas , et c)||plà par coa- 
gulation, de bas en haut; 7'' enfin qu'une chaleur de 4^^k 
yo^ R' au plus^ sufSt pour opérer la coagulation de l'albu- 
mine des sucs. 

Nous venons de dire que les sucs perdent de leur densité 
par la coagulation ; nous allons en fournir la preuve : 

Tableau des Sucs qui perdent de leur densité par la 



coagulation f après ai^oir sm 


n la pltratiori. 


» 


mu^.tptitSltt'. 


■prtiUMigul. 


Suc de bourrache en fleurs (la pi. eut.), 


S» i;a 


a»3ï4 


— cochléaria id. (feuilles), 


3» 


a* i;a 


*— chou rouge (feuilles caulhiaires), 


5« 


4* 'P 


— carottes jaunes et rouges , de no- 


• 




vembre , 


é» 


5® 1/2 


— ' laitue pommée (feuilles vertes), 


2» 3/4 


a« r/î» 


— mercuriale en fleurs (feoâles) , no- 


» 




vembre , 


4«i/a 


3« 


— morelle en fruits (feuilles), sep- 






tembre. 


4» 1/3 


30 


— morelle en fruits (feuilles), no- 




f 


vembre, 


50 


3.3/4 



5» i/a 


4' 


5. 


4. 


5» 


4»* 


a» i/a 


• 

a« i;4 


a» 1/3 


20 i;4 



DB PHARICAGIB BT JDB TOXIGOLOGUt. 211 

jnurqu. apr^ filir. apr^ coagul . 

— nicoliane en fruits (feuilles)^ sep* 

tembre; 

— ortie piquante en fruits (feuilles) « 

décembre, * 

— • paTOts noirs en fruits (feuilles), 
septeii]|>re, 

— pourpter en Heurs ( feuilles ) « 

juillet , 

— pourpier en fleurs (tiges) , juillet , 

La chaleur n'est pas le seol agent employé pour coaguler 
les sucs; l'alcool, les acides Tégëtaux, quelquefois les acides 
minéraux, et les sucs acides le sont égalfment* Parmi ces 
derniers , ceux de limons , de bigarades , de citrons et d'o«- 
seille^ sont les seuls que Ton pres<9Ît : on s'en sert non* 
seulement pour les dépurer, mais encore pour ajouter à 
leur vertu. Les sucs magistraux, traités par ces intermèdes, 
appartiennent à la classe des aromatiques acres : tels sont 
ceux des cruciffires. 

Nous avons voulu rechercher si la quantité^ de matière 
soluble contenue dans une proportion connue de sucs de 
plantes dépurés par coagulation à chaud, correspondait 
exactement au nombre de degrés qu'ils marquaient au pèse- 
sirop de Baume. Les résultats que nous avons obtenus nous 
ont prouvé le contraire, comme on pourra s'en convaincre 
par les exemples rapportés au tableau suivant : 

TaMeau iU la densité des sucs CQOguUspar Ui chaleur^ et de 
la quantité d^extrait sec qu'ils fournissent par quatre onces 
dd liquide, 

w 

Suc de bourrache fleurie X feuilles), juillet, 2^ 3/4 34 grains^ 
*— cocMéaria tît, id. sept. , ^^ i;2 87 

•— fumeterre id, (la pi. eut.), jain> 4* '/^ '9^ 



^ 

K 



a 1 2 lOURN AL DE CHIMIE MEDICALE j 

Suc de laitue pommée (feuilleà vertes), a^ 5/4 39 

— ' méiiyanthe, trèfle d'eau (feuilles), juin, 3® \\i 180 

— pavots noirs en fruits^ i</., sept., 4° "^ '/^ 

— ortie piquante en fruits, û/., déc. , 4^ 90' 

. •— saponaire fleurie, iV/., juillet, 4° 9^ </^ 

a^. De la clarification des sucs par l'irteemèdb de 
L ALBUMmB ET DE LA CHALEUR. Cette cUrificRtioD , propo- 
sée depuis loDg-temps pour d autres médicamens, a été 
aussi anciennement appliquée aux sucs. Plusieurs pharma- 
ciens, recommandables par leurs nombreux .travaux ont £adt 
sentir plusieurs fois Tinconvénient qui résultait de son 
emploi;. malgré. iMrs observations, des pharmacopées esti- 
mées ont continué à en prescrire Fusage , mais seulement 
pour les sucs mucilagineux et visqueux. S'il est vrai de dire 
que lalbumine est indispensable pour opérer la clarifica- 
tiqn des sucs sucrés, desquels on -veut extraire le sucre^ il 
n*est pas exact de la croire utile pour ceux qui sont vis* 
queux ou mucilagineux. En effet, les sucs qui jouissent de 
cespropriétés contiennent assez d'albumine par eux-mêmes , 
sans qu'on soit obligé d en ajouter pour fsiciliter leur clari- 
fication. Nous citerons pour exemple ceux de bryone, 
bourrache, mercuriale ,i pensée sauvage, narcisse des prés, 
ortie grièche et piquante , ciguë, morelle, belladone, stra* 
moine, saponaire, patience (racine), etc., qui le sont natu- 
rellement ou accidentellement, selon les lieux où ils ont 
végété, ou l'époque de leur récolte, etc. 

Pour opérer cette clarification, on se sert de deux espèces 
de liquides albumineux : le blanc ^ieoi et le sang de bœuf. 
Le premier est le seul dont on doive se permettre Tusage en 
pharmacie ; le second s'emploie dans les arts , parce qu'il 
est moins coftteux, et que l'on. peut s'en procurer abon* 
damment* Après avoir fait choix de celui des deux inter- 



* 



[ 

V 



BB PHÀBIfACtE ST DE TOXICOLOGIE. 2l3 

mèd^ qu'on doit préférer, on pot-tele $U€ sur le feu, et on 
élèTe la température à loo^centigfades ( 80^ R') (i);on 
j>ro)ette peu à peu l'albumine divisée dans un peu d'eau , en 
ayant le soin d'agiter en tous setks^ et à chaque affusion , la 
Hqiieur que l'on clarifie, et d'en séparera mesure l'albu- 
mine coagulée. :0n continue d ajouter de l'eau albumineuse, 
et d'écumer jusqu'à ce que le suc soit éclaire! au point de 
pouvoir reroarqtier le fond du vase ^^ et que le coagulum 
soit moins coteréy si c'est le blanc d'œuf qu'on emploie, ou 
eofin qu'une piirtion de la liqueur mise à refroidir, con- 
serve la transparencie., lorsméme qu'elle est étendue d'eau. 
Arrivé à ce point , on coule par un blancl^et (a). Dans les 
arts, ce procédé est modifié suivant l'espèce de suc ou la 
fabrique. Ainsi, Ton ajoute de l'eau de chaux, du plâtre, 
de la craie , des cendres tamisées , du charbon animal , de 
r^cide sulforique , etc. , pour saturer les acides ou pour 
précipiter la chaut ^ le mucilage, etc. On conçoit que de 
semblables moyens changent les propriétés physiques et chi- 
miques des sucs; mais, loin que ce soit un inconvénient, 
c'est aloraun bien pur rapport Wr-prpduit qu'on a en vue 
d'en retirer. En /ph#rmacie, la clarification par le blanc 
dWuf change aussi leurs propriétés, et souvent à tel point, 
qu'on ne leur accorde presque plus de vertu, tant est grande 
rakération qu'ils oUl. subie. Cela n'est pas difficile à conce- 
voir qufind on coQSÎdèri^ Jai nature de Icjurs effets, et les 
ohàngemens qui s'y sont op^és. Dans ce dernier cas., il 



II- ■ ') 



(1) Dé» quelle Auc.est.e^^plwe ébullition. 

(a) On observe que» malgré leur transparence parfaite , les sucs 
clarifiés par ce moyen retiennent toujours un peu d'albumine en so- 
lution ^ puisqu'il s'en sépare une petite quantité pendant tout le 
courant de la concentration de ces liqueurs en extrait. 



2 14 JOVBKilL 0B GHIMIB MimCàliB | 

suffit de saToir qu'une portion d'albumipe^^egëtatine, de 
soude et de sulfate de soude, du Mane dœuf , sont restés 
en solution; que Tezcès d'acide des sues n dft se combi- 
ner arec une partie de l'albuminé , et enfin que, par l-éK* 
Tation de la température à laquelle il a fallu uécèssëil^ 
ment les exposer, il a dû s'opérer des décompositions et 
de nouirelles combinaisons , comme on l'obserre dans les 
sucsde jusquiame, belladone ,cigu&, stramohie, pensée sau. 
Tage, fumeterre, narcisse des prés, bourrache, moreMe, et 
dans plusieurs autres, qui forment des dépécsi plus ou moins 
abondans^ calcaires chez îes uns, atbumineax chef les 
autres, etc. U résuhe de ce que nous venons, de dire sur 
cette espèce de clarification , qu'on devrait cesser d'eti faire 
usage en pharmacie, relativement aux sues médicinaux. 

3"*. GLABlPtCXTlOJH FA& FSRWBIfTAinON. 

Si la clarification par l'intermède du blanc d'oeuf avec le 
concours du calorique , prive les âuès d'une pantie de teurs 
principes médicamenteux ,.par la fermemation ikdiMigent 
totalement de nature ': le sucre> le nnicîla^e, la gelée, vé* 
gétale, etc., sont décomposé» et traiH^ormés en dTautrei 
corps de propriétés contraires^ et, lotll> 4*obteoir pan-là h 
clarification du suc, on n'a plus ^k>rs que du vinaigiie, on 
des espèces de vins à moilié faite , inoiparfaits et inasilo 
t>our )e but qu'on s'est proposé. On dbit donc reléguer la 
fermentation pour la préparafièn d^autres produits v- et ola* 
rifier seulement par lat fihration ou le repos les socs^ 
prescrit encore d'y soumettre. 

( La suite <m numéro prochain. ) 



DE PBABIHÂjCIB^T OB TOXICOLOGIE. 2l5 



« ■ 

De Fapplicaiion de Viode au traitement des affections gout- 
teuses; par le docteur Gbn&rin* 

' Le ddcteur Gendrin inent d'adresser à rAGadémie royale 
des Sciences mae note sur llieureux emploi de Tiode dans le 
tfaîtement die la goulte, soit pour résoudre les engorgemens 
dbroaiques et les concrétions articulaires qui sont le résultat 
des attaques réitérées de cette maladie , soit pour guérir les 
paroxysmes aigus à toutes leurs périodes. 

Ge médecin a été d'abord porté à employer Tiode à Fexté- 
rieur dans des tumeurs goutteuses anciennes, parce qu'il 
a été préconisé dans les tumeurs articulaires chroniques. Son 
action résolutive a été si rapide , que Fauteur s*est demandé 
s'il n'agissait plus, dans ce cas, sur I9. naiture même de la ma- 
ladif Ç^iv^pt ç9t;te indication, il en ^t usage covixe les pa« 
TOJ^ysmes aigus de h. goutte à Tintérieur et à lextérieur. Un 
premier succès dsms un viplent accès de goutte^ d^ez un 
hi^nme très-lorf, engagea le docteur Gendrin à tenlier lé 
même moyen ç\if^ sept malades atteii^Xs de goutte aiguë et 
TÎcdentcf; ib ont été depuis gi^éris complètement par ce mén 
dicamens* Chez deux seiilement, kg^rison a été difficile; il 
a fallu recommencer plusieurs. f<Hs râdminîsItatiQn de Tiods^ 
po^r préveo^r les succès, et arrêter leurdéyeloppement lors- 
que le^rs prodromes se faisaient sentir* Çhçz tous ces malades. 
Tissage continu de l'iode, pendant d^ui^àtrois mois, après 
l^rSuérisiOA absolu^^:d'i|n accès ,^ ^, pi^éyemi oompléleibent le 
re^ux des aut^^es. Ui^ malade a ps^sé huit époques, d'accès, 
trois en onjt pasfi^ dnq , un en a passé quatre y et deux en ont 
passé trois sans rechute. De quatre ^ets atteints, d^ goutl^t 



!»l6 JOURNAL DE CHUIIB MEDICALE, 

avec typhus et engorgement chronique des aiticulationfl, 
deux sont tout-à-fait guéris depuis plus de quatre ans, et 
n*ont employé Fiode qu'à l'extérieur, mais pendant un 
temps plus prolongé. Un est guéri depuis un an , et l'autre 
est en traitement. Il est bon de faire observer que chez tous 
les malades, l'action de l'iode a été secondée par un régime 
convenable, analeptique et légèrement tonique pour la 
goutte chroniqiie) et adoucissant pour Yàrthriiis'éàgiï. 

M. le docteur Gendrin se propose de recueillir et de pu- 
blier de nouvelles observations ; nous aurons soin de les 
faire connaître. 



Sur un empoisonnement par Fiode. Lettre adressée à M. Bar- 
RUEL , par M. MoNCouRRiER , docteur-médecin. 

Une dame âgée de vingt-six ans , de constitution sèche , 
nerveuse, très-irritable, par suite d'affections morales et de 
vives contrariétés, crut devoir mettre fin à son existence 
en prenant deux gros et demi de teinture d'iode qu'elle avait 
à sa disposition; elle n'eut pas plutôt avalé cette substance, 
qu'elle ressentit , depuis la gorge jusque dans l'estomac , de 
l'ardeur, de la sécheresse, qui furent immédiatement com- 
pliquées de douleurs dilacérantes dans la région épigastri- 
qué^ avec des efforts vains pour vomir. ' 

Peu de temps après, les personnes qui l'entouraient, ins- 
^ites de la cause de ces àccidens , donnèrent de l'eau sucrée , 
mais en petite quantité, parce qu'elle paraissait augmenter 
les douleurs, rendras la position de cette dame plus anxieu^se, 
plus alarmante , par l'augmentaLtion des douleurs , par l'anéan- 
tissement physique et moral qili succédait aux grands efforts 
pour rejeter ce qui était contenu dsins l'estomac. 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. ai^ 

Unie he«re s écoule avant mon arrivée , temp& pendant le- 
qitel les souffrances avaient augmenté, sans quon pût ob- 
tenir de vonûssement. La face était animée, les yeux.lar- 
moyans, le pouls serré , petit, concentré, les douleurs de l'es- 
tomac portées au plus baut degré; la moindre pression les 
augmentait : cet organe paraissait être dans un état per- 
nuuient de contraction, le seul soufirant, quoique les extré- 
mîtis supérieures fussent dans une disposition à faire crain- 
dre des mouvemens convnlsifs. 

Je cfaerchaîi à annuler faction de cette teinture , à en pro- 
voquer l'expulsion, sans accroître les accidens; ce qui me 
psrut le plus approprié, fut Veau dégourdie, que je fis pren- 
dre par verre toiutes les tr<H$ minutes. Quoique ce fut avec 
répuguancede la part de cette dame^ je nen persévérai pas 
moins, et au troisâmne veire il y eut un vomissement de la 
presque totalité du liquide pris depuis plus d'une beure. 
n étaitteint en jaune , avec odeur propre à l'iode, et en avait 
la saveur, au rapp(»rt de la malade. Le même moyen, fut con- 
tinué, et chaque verre d'eau pris était aussitôt rejeté; mais 
iliaque fois les vomissemens étaient moins douloureux , de 
meijts «i moins colorés, saus* odeur ni saveuh A l'eau, je 
substituât une pol>iau avec eau de tilleul, de fleurs d'oranger 
une ontee; gomme airabique pulvérisée, d|rux gros; sirop de 
gomme arabique, une once; laudanum Rousseau, trois 
giouttefii; de quart-d'heure en quart-d'heure une cuillère^ jpi^t 
pme ; les de^oc premières furent rejetées avec efforts et doub- 
leurs de l'estomac. Un cataplasme de fai^îne de graine de liq , 
arrosé de kudanum , fut appliqué sim cette région ; dès^lors 
les dxHiletirs ,. les vomîssemens, contractions conpimte spa^mo- 
diquesdes extrémités supérieures, cessèrent ^ mais fureiM, 
uâd heure après, remplacés par de la doujjeur dans l'abdo- 
me», annrldut dans le trajet du colon. Deux denû-laveinens 
IV. i5 



^ï 



V 



2 1 8 JOURNAL DE CHIMIE Ml^blCÂLE , 

avec une forte décoction de tête de pavot, à peu de distance 
Fun de l'autre , suffirent pour calmer et procurer un sont-» 
meil de deux heures. Au réveil, presque oubli du passé; il 
était cinq heures du soir, c'est-à-dire neuf heures s'étaient 
écoulées depuis qu'on avait pris la teinture d'iode, et il ne 
restait qu'une pâleur générale, avec lassitude extrême, dis- 
position invincible au sommeil, effet sans doute de la potion 
gommeuse opiacée , et du cataplasme arrosé de laudanum* 
Quoique, dès cet instant, on eût la certitude que les acci- 
dens ne se reproduiraient pas , vu le calme , la régularité du 
pouls, la distribution égale delà chaleur du corps, l'absence 
de souffrances quand cette dame prenait de la potion , ou 
d'une eau gommeuse , je n'en insistai pas moins sur la con- 
tinuation de ces moyens : les cataplasmes avec la décoction 
de fsrrine de graine de lin sur tout l'abdomen, et dans ïéloi- 
gnement de toutes les causes qui auraient pu agir sur le mo- 
ral et faire craindre une réaction et des accidens secondaires 
aussi graves que les primitifs, quoique sous l'influence d'au- 
ti^es causes. 

' ' La nuit fut calme avec sommeil, et le lendemain il ne res- 
tait plus de ce trouble de la veille qu'une extrême lassi- 
tude j un désir des boissons froides acidulés^ et, malgré cet 
état satisfaisant, des bains , des tempérans, des layemens, un 
régime strict furent pris pendant plusieurs jours , quoiqu'il 
n'y eût aucune* indication positive, la cause ayant été évin- 
cée, ses effets enrayés, et la hiérarchie organique parfaite- 
ment revenue de cette secousse. 

' Dirons-nous que si •n n'avait pas donné une aussi grande 
quantité d'eau, que si des vomissemens n'étaient pas surve- 
nus, ou qu'on les eût provoqués par d'autres moyens, ou 
qu'on eût cherchié à neutraliser cette substance , au lieu de 
révrncer , que l'on n'eût pas obtenu une terminaison aussi 



DE PHARMACIS BT DB TOXICOLOOIB. 2ig 

prompte, aussi heureuse ? Je le présume, parce que deux gros 
et demi de teinture d'iode avec des accidens aussi graves ne 
pouvaient persévérer sans danger. Etait-il d'autres moyens ? 
c'est à vous à l'apprécier , à tirer de ce fait toutes les consé- 
quences chimiques , médicales, qu'il comporte: c'est comipe 
note que je vous l'adresse; c'est comme telle que je vous 
prie de le recevoir, et de croire aux sentimens de considéra- 
tion, etc. 



%fix^»o^»%»%^fc^%»<»»<»t^Oi>«i»%»%%i^'^<»%»<^»'»%t>WiW 



m^%, ^ ^^mi^9^%/9^f%,m^m^%»f^n 



NOTE 

&ir riode; par A. Gh£Va.i.libb. 

La publication de diverses^ observations relatives à l'action 
de l'iode sur l'économie animale , m'a donné l'idée de rap- 
porter le fait suivant, qui m'est particulier. <^ 

Dans les premiers temps de la fabrication de l'iode, j'allai 
voir M«. Courtois, et ce savant manufacturier eut la, complai- 
sance dé me faire voir son établissement, en me donnant. des 
détails sur sa manière d'opérer. 

Etant resté assez long-temps ^Ums un cabinet où il y avait 
de l'iode en vapeur, je respirai de cette vapeur mêlée à l'air 
atmosphérique; mais à peine fus-je sorti de son cahi|iet,:que 
je fus pris de violentes coliques qui me rendirent malade, et 
me forcèrent de me mettre au ht. De l'eau gommée et quel- 
ques gouttes de laudanum firent. cesser ces accidens* Je n'at* 
tribuai pas d'abord cette altération. à la respiration de l'air 
chargé de vapeur d'iode; mais, plus tard, ayant cassé chez 
moi lin flacon renfermant 8 once^ de ce produit, et mjëtant 
occupé de recueillir Fiode et de le séparer des fragmc^s de 
verre quis'y trouvaient mêlés, je fus pris de nouveau de coliques 

i5. 



N. 



TÎolentes, qui cessèreat par lemploi de Tean de gomme addi- 
tionnée de quelques gouttes de laudanum; je crus akws de- 
> voir attribuer ces'acddens à Faction de Tiode mêlé à Fair que 
f avais respiré. 



**<^*W»*» » »*^»»^%>%%»»^^»»m<»<^ %i^^^«»<»^<»i* 



^<»*^^ii»*<y^»<yfc^^'%^^*^«^^«^ ; »»«^y^ ^ i M »^>^% 



MOYEN SIMPLIFIÉ 



D^obtenir F acide phosphoreux ; par M. -A. DROQin»^«J0iv«« 

médecine. 

Le mode d'opçrer en usage ppur obtenir Facide phospho- 
reux consiste à combiner le chlore avec le phosphore y opé- 
ration qui exige de grandes précautions ; à prendra le dilo- 
rare ainsi obtenu , et à le mettre dans l'eau distillée» De U 
décomposition de ce liquide y il résulte deux acides : rhydffo- 
gène, en se combinant; aa More^ doone naissapieeià de l'a- 
cide hydrochlorique ; tandis que Foxigène, s*unûsa<it au 
phosphore y produit de Kacîde phosphoreux. L'avantage que 
les nouvelles dispositions apportent dans ce procédé coq* 
siste à réunir toutes ces opérations, datts une seule; 0e qui 
permet d'obtenir à peu de frais une quantité plus coosidë* 
rable d'acide. Voici quel est le mode d'opérer : 

On se procure un tube d'un pied à quinze pouces ^^JUiif, 
de ne^ à douze lignes de diamètre, o« bien une épnouvelie 
h pied. On met dans ce tube assez de phosphore poui! oocii^ 
per le cinquième ou le quart de sa capacité, pmso^ liMpfe 
ïe tube dTeau distillée. Geluî-ci est maintenu à une tempér 
ratufe convenable, pour tenir le phosphore à Fétat de fusion. 
On fidt arriver d'un appareil^ d'où Fon dégage du dilore, la 
bramche d'un tube à gaz qui plonge jusqu'au fond du phos- 



\ 
) 



DB PHAftHACIB ET DE VOXICOLOGIE. I aâ| 

^ore. U faut remarquer qite cette dernière condition e^t 
indilpensaUe. En effet, si le tube ne jplongeait pas eoàère^ 
ment dans le bain de phospboi^ le eUorto ^Ut se déga|;e, ne 
tto trouvant en contact ^ aTCc utie petite colonne de phos- 
phcnre, pourrait trailsfarmer bdut^i en dlButo-dUorut^i c^ 
qu'il faut éyiter avec le pluA grand aeîn, sans ft:ela on court^t 
le risque d obtenir de ladde phosphoriquë; On doit aussi 
a^roir la prâ^ution de laisser dégager tout Tair de U fiole , 
poul* u'àt^ pas le même incohvénieni à craindre , car le 
pbuq)hore se trouTaut ici à une temp^àture élerëe , il se 
formerait ihfEÔlliUement de Tacide phosphorique qui ahëre* 
rait la pureté du produit; Tout étant ainsi dispo^ y on dégage 
le eUotts , en ayant soin de modéè^r le feu^ afin d'empéUief 
que le dëgagemélit du gax ne adit trop nifûde On voit alors 
€|Uëeèluî^ en se combînaat au phosjihore, dbnne lieu à îin 
àé^à^etùieût de calorique et de lumière aasei puissatit.pour 
Bààinmtfir le phbSphoi*e à ïéUÊ, liquide, il se fantie: dans te 
eà& du pMtb^^di^re de pbosjdiore, qui se troute tmmé* 
^tèÉiient en cotitatt atec l'eaU; CSelle^ est déêoufpo^^e à 
mesure que le prdttHbl<»rtire se fbrme) U êe produit dé Va* 
ûide ltjdjN>èkdoriqiie attt dépeiis de son hyét&^nè, et son 
oxigénë «Wt AU phosphore pour fi^itnei? f ketde pbosphq- 
teut. Oii iroit ^e Vùn a fait pas0^ aisaet de<Aitore', ioarsqùe 
leè hàttk^ qui Sfe dégà^&m eèssehtr de se dissoddre d^s l'eau; 
ce qui inrfKque qii'dle eit é^turéé d'acide ,- quféll^ Ue peut 
plus se décomposer, et que^ par conséquent, il ne se forme plus 
d acide phosphoreut. Lorsqu'on juge la saturation de l'eau 
complète, on enlève <;elle-ci avec une pipette , et on ia met 
dans une capsule. Cependant il ne faudra pas mettre le 
phosphore à nu, de peur de causer son inflammation ; ce qui 
pourrait faire courir des dangers à l'opérateur. 

Si l'on veut continuer l'opération , on ajoute une nouvelle 



daa jovkvàXm bb chtmib lobicALB, 

quantité d*eau et de phosphore: l'addition de ce dernier corps 
surtout n est pas inutile, afin de prévenir la formation d'une 
certaine quantité de dento-chlorure. 

Pour procéder à la purification du produit , on soumet le 
liquide contenu dans la capsule , soit à l'action du feu, soit a 
celle de la machine pneumatique. 

I®. Si l'on traite par la chaleur, on porte la Uqueur à l'é- 
bullition; l'acide hydrochlorique se dégage, et l'acide phos- 
phoreux reste dans la capsule. On voit que le produit est pur 
lorsqu'il ne précipite plus le nitrate d'argent; alors on arrête 
là l'opération, car il ne faudrait pas soumettre le liquide à 
une température trop élerée et trop long-temps soutenue ; 
la chaleur décomposerait l'eau de l'acide, et le transforme- 
rait en acide phosphoriqu^. On juge que cette décomposition 
a lieu lorsqu'il se produit du gaz hydrogène perphosphoré. 

ià\ On met le liquide obtenu sous le récipient de la ma- 
chine pneumatique, dans une capsule.de yeire; puis, au* 
dessous de ceDe^ci, une autre capsule plus grande, cont^ 
nant une dissolution concaitrée de potasse à la chau:i: : on 
fait le vide. L acide hydrochlorique, ayant plus de tendance 
à se volatiliser que l'acide phosphoreux , se réduit en vapeurs 
qui sont absorbé^ par la dissolution alcaline : alors l'acide 
phosj^oreux reste pur dans la capsule. Ce dernier mode de 
purification est, sans contredit, le meilleur, parce qu'on aV 
pfis à 4arain^F« la déoompoâtiQn dçi l'acide obtenu. 



« t • 



i'-i 



»•• 



PIS PHARMACIE BT DE TQXICKILaGIE. ~ ^23 



MÉMOIRE 

Sur tiode et h brome servant à caractériser les alcalis 
végétaux j et donnant lieu à des combinaisons nouvelles 
assez curieuses; lu à F Académie royale des Sciences; par 
M. A. Donné. 

( EXTRAIT. ) 

Sii Ton met sous une cloche de l'iode dans^ une petite 
capsule et un grain ou deux de chaque alcali sur de petites 
cartes dont les bords sont relevés , et qu'on abandonne Tap- 
pareil à la température ordinaire pendant un teipps f»lus ou - 
Oioins long, jusqu'au lendemain par exemple, chaque subs- 
tance aura pris une couleur particulière : ainsi , la brucine . 
et la morphine feront de la^ couleur du tabac d'Espagne; la 
çinchonine et la strychnine seront jaunes , la narcotine d'un 
vert foncé, les autres jaufie-brun ou jaune-clai^, etc.... On 
peut obtenir un effet plus prompt et des couleurs plus 
tranchées^ en chauffant l'appareil au bain de sable jus(|uà 
i8 ou ao®. ^ 

» 

Le brome, employé de la même manière, donnera les 
couleurs les' plus belles et le^ plus vives. La ïnorphine, qui 
tout à l'heure était tabac d'Espagne, sera d'un beau jaune- 
serin; la brudne, au contraire, prendra à peu près la même 
nuance que par l'iode; la narcotine ne sera plus d'un vert 
foncé, mais d'un beau jaune un peu rougeâtre : .ainsi des 
autres. Il sufiSt, pour faire cette expérience, de verser deux 
ou trois gouttes de brome dans une petite capsule. Dans les 
deux cas, il est bon d'entoarfer la cloche de sable, afin d'eni- 
pêchçr Ig vapeur de se répandre à l'extérieur. Si les alcalis 






224 ' lOURNAL DE CHISnB MSDtCALK, 

sont crûtallisés, les nuances seront un peu différentes , mais 
le fond de la couleur restera le même. La narcotine cepen- 
dant , quand elle est eh cristaux , ne devient pas verte , mais 
feuille-morte. Le chlorure d'iode, dissous dans feau, m'a 
donné des couleurs tou^à-fait analogues à celles du brome : il 
fiiut cliaufTer légèrement l'appareil pour exciter uu peu la 
vapeur. 

Les alcalis végétaux en dissolution dans l'alcool préci- 
pitent tous en jaune-brun par l'acide hydriodique ou par une 
solution d'iode; mais si on pose une goutte seulement de 
chaque alcali sur une assiette de belle faïence, et qu'on 
touche ces gouttes avec l'extrémité d'un tube que Ton aora 
trempé d'abord dans l'un ou l'autre de ces réactifs, il restai 
des taches qui se nuanceront différemment en séchant. Les 
unes seront jaune clair, jaune rouge ou verdâtre; les antres 
seront brunes, rouille, café au lait, etc. On aura s^n de se 
servir d'assiettes bien sèches; car, pour peu quelles soient 
humides, les gouttes s'étendent^ et les couleurs sont moins 
marquées. On peut même avec l'iode produire un phéno- 
mène assez curieux: si on laisse sur une assiette très-légère- 
ment humide la goutte s'étendre^ et qu'on soufiSe dessus 
(l'insufflation volatilise sans doute l'alcool), on produit les 
l'ouleurs les plus belles et les phis varias, mêlées de jaune, 
de rose, de bleu, de violet; mais elles ne se maîntiennetit pas, 
et il ne reste Uentôt plus qu'une couleur jaune à peu près 
parcillô pour tous les alcalis. Le brome précipite tou^ tes al* 
calîs on JAune^erin ^ qui s'efiBice presque toul-à-fait. Il ne 
reste plus qu'une légère tache jaune, excepté pour la bru-, 
<ane, qui i^vient iFune belle couleur rose q» ne sdSaœ 
plus, fai retrouvé cette même couleur après avoir mêlé une 
tre»-pctitc quantité de brucine à des substances afanentaîres; 
w^>«^ je vais continuer mes recherdies à cet égard. J'ai cherché 



'' DE VHA&MAGIB ET DE TOXICOLOGIE. 2^5 

à savoir ce qui se passe dans laetion de la vapeur de l'iode 
et du brome sur les alcalis. Je suii persuadé qu'il n y a pas 
id seulemeot inhibition d^ oelte vapeur»^ tnaia qu'il se forme 
de véritables cM>iBbiiiaisons« Plusieurs £aiu trident à me le 
prouver* i"*. Cette obloratm^ Ae se détruit pas au contact de 
l'aÎTi ni tnârae. quand on diauffe l^èrement les «ubstances.* 
oP* Le brome a une action ti*ès*remarquable qu^d on le 
verse sur les alcalis; mais j'en paflctai dans un autre mé- 
moire f quand j'aurai fini mes recherchés sur oé^ oomposés. 



*4>%»m»» ^0mf^tmm m fc ^ f ^ t^ ^f ê t^ mm » *i^ t% /m t % 



NOTE 

Sur un procédé pour obtenir en même temps V acide pufpurique 
rose et blanc, par M. Qcesneviile fils. 

( EXTRAiT. ) 

Lorsqu'on traite 1 aeide urique par laiàde nitrique, il se 
forme mi acsde pwticulier qui a été sUccesMVfflnent étudié 
par Brugnatelli^ Prout et SL Yaûquelin» 

Prout ne Ta connu qu,'uni à une malÂère colorante, et 
M» Vaaqaelin est le premier qui^ par un procédé ingénieux 
et fjaeile, Fsét obtenu entièrement dépouiUé de cette matière 
colosaiite à laquelle le doctem' Prout k croyait inb^ent* 
Le procédé de M» Quesneville fils vi^t confirmer les beMes 
expérienées de M« Yauquelin^ 

Nçlm. comment ii cpère : Je prends^ dit^il, un vaste baU<m 
de nerre^j'y introduis une partie d acide urique^ et j'y verse 
de temps à autre deux parties d'acide nitrique à Ërente*quatre 
degrés, étendu de' deux parties d'eau : j'ai soin de tenir le bal- 
lon dans la glace jiour que la dissolution ne s'échauffe point, 






I 



âa6 ^ 70VRNAL DV CH^MfB MEDICALE 9 

car il se forme alors souvent de lacide oxalique, ce qui vien-. 
drait compliquer l'opération. 

Lorsque la dissolution est opérée, je la sature parVamnio- 
niaque , et je précipite par le sous-acétate de plomb. Jobtiens 
alors Un précipité rose magnifique que je lave à grande eau 
froide. Je le délaye ensuite dans Teau distillée, et j'y fais pas^ 
sér un courant d'hydrogène sulfuré. A mesure que l'acide 
purpurique se sépare, la liqueur prend une couleur rose in-, 
tense très-belle , qu'elle conserve tant qu il n'y a pa& d'acide 
bydrosulfurique en excès. Si l'on voulait donc obtenir l'acide 
purpuriqile uni à sa matière colorante , il faudrait avoir soin 
de ne pas faire passer un excès d'hydrogène^^sulfuré. Si l'on 
veut l'obtenir blanc', il faut, au contraire, que la liqueur en 
soit fortement saturée. On filtre alors pour séparer le sulfure 
de plomb; ou évapore la nouvelle liqueur qui ne contient 
plus que de l'acide purpurique. 

Cet acide, uni à sa matière colorante, est peu soluble dans 
Talcool ; il est sous la forme d'une poudre rose; lorsqu'on le 
chauffe légèrement, il prend une couleur rouge des plus in- 
tenses; mais il la perd par le refroidissement, et n'en consei*ve 
plus qu'une rose tendre. L'acide purpurique blanc qu'il a 
obtenu possède toutes les propriétés que M. Vauquelin lui^a 
reconnues: il est plus soluble dans l'aoool que le premier ; il 
forme avec l'ammoniaque un sel blanc cristallisé, et fond à une 
chaleur douce, en tachant le papier comme un corps gras. 

L'acide obtenu par le procédé de M. Quesneville est donc, 
conune on voit, identique avec celui obtenu par ie purpu- 
rate de chaux; mais il ^st d'une plus prompte exécution, et a 
l'avantage d'ailleurs de donner l'acide purpurique, soit^blano 
ou rose^ et en plus grande quantité. 



DB PHABMAGIB ET DE TOXICOLOGIE. 3^7 



%^/*^*MMtn 



VARIETES. 

Résultats obtenus de ^dwerses analyses defleun de coquelicot. 

(papayer rheas). 

L'analyse des fleurs de coquelicot, faite par M. Rif&rd, 
avait fourni à ce pharmacien^ les résultats suiyans pour cent 
parties : 

i^ Matière grasse jaune^ 13 

a«. Matière colorante rouge, 4^ 

3^. Gomme, ^o 

4^ Fibre végétale, 28(1). 

Cette analyse vient detre faite de nouveau par MM. Bretz 
et Ludervig, qui y ont reconnu : 

V I^ De ralbunûne végétale ; 

â«. Une matière colorante rouge; 

3^. Une matière astringente; 

^. De la gomme ; 
, 5**. Delacérine; 

6^. De la résine molle ; ^ 

7^. Des acides maUque, gallique, hydrochlotique et sul- 
furique; 

8*. De la fibrine} 

9^. De la potasse , de la chaux; 

lo**. Des traces d'oxide de fer et dé manganèse (2). 

Les auteurs de cette analyse ne signalent pas dans ces 

(i) Journal de Pharmacie y 1836. 
(^) E^fr%ît du Journal analjrtitjfue. 



aîkS JOUAHAL BB CHIHIB MB01CAI.B^ 

fleurs la présence de la morphine, dont nous avons trouvé 
des traces dans un extrait de fleurs de coquelicot, recueilli 
dans le midi dé la France et préparé à Narbonne. 

A. Ghevaluer. 



Analyse chimique dit îké tkt Mtosique ( chenopodium 

ambrosioides );/iar M. Blet. 

aooo parties de ce thé cal donné t 

Huile volatile 7,t>ë 

Acide acéti^e ; i,oi 

Albumine. . . ^ 88,00 

Albumine végétale 3o,oo 

Résine molle & 9,00 

Taitrdte ai poiiMSe4 « j %%^ 

Malate de mas^nésie «4.i«4ii iS/w 

Hydrochlorate de potasse » « « . t . ^00 

de chaux '. . 8,5o 

Phosphate de magnésie et hydirochlor^ de 

chaux ââjOO 

)Extractif avec du malate de potasse ..;.«. jâjOe 

Amidon , 4*^^^ a8,ocr 

Gonune^ 4 .... « .^ .^ a8â,o« 

Gomme avec des traces de nitrate, oxalate 

et sulfate de potasse iiJ^fi^ 

Chlorophylle w ^ . . .i43,oo 

Gluten 4 . . . . , . , /^ifio 

PhyteumacoUe 364)00 

Magnésie, manganèse et oxide de fer ia,oo 

Fibre végétale , , . . 375,00 

Soufre, des traces. 

J. F. 



l 



/ 



4 



DB MiÂAMÂClE BT DB INdXKKMLOaiC. Sî^ 

Analyse des semences éC cents i par MM. h docteur Bbahdes, 

de SalzufitUy et L. Reimann. 

looo parties de ces semences contiennent : 

Stéarine unie à de la clilorophyne f ,23 v 

Résine avec des traces de malate de chaux et 

de potasse -. . . . 1 1,75 

Hoile grasse très-solnWe dans Talcool 33,78 

Huilé volatile. 3o,o6 

Sous-réisine.'. .* . . . ^ 4)Oo 

Matière extractire 55,oo 

Phyteumacolle 1 78,5© 

Hncoso-sucré avec acide maJiqne ». 6,5o 

Oommine ^,00 

âomme avec malate, phosphate et sul4btede 

chaux. • -^,00 

Anis-ulmine • . « ^ . . . 86,00 

Extractif. ; 5,oq 

Malate acide de potasse lo^oo 

— — de chaux. ; i,q8 

^osphate de chaux • i^3,5o 

SéJs inorganiques avec siHce et oxide de fer . 33,5o 

Kbre végétale . . ■. 3^8,5o- 

Eau ^SyjjOO 

Ces chimistes donnent le nota à^ams-ulmine à une subs- 
tance particulière qui nest pas encore étudiée, qui semble 
tenir ^ le milieu entre l'ulihine pure et le gluten, mais qui 
pourrait bien être un acide. 

( BucHNBR, &$p§fipr.fur die pharmacie, ) 



s r*«««*î|MMWi 



» » 



I 

L 



1 



lia JOURNAL D£ CHIMIE MEDICÂLB^ 

Anal/se de la graine de lin ^ par M. Léon Mbtsr, de 

Kœnigsberg. 

looo parties de ces semences sèches lui ont donné : 

i"". Mucus végétal avec de ladde acétique libre , 
des acétates de chaux et de potasse , du 
phosphates de magnésie et de chaux, des 
sulfate et dé Thydrochlorate de potasse. 1 5 i,ao 

a^. Extractif doux avec acide malique libre,ma- 
late et sulfate de potasse^ et hjdrochlo- 

rate de soude. . • » 108,84 

3^ Amidon avec hydrochlorate de ch^ux, sul- 
fate calcaire et silice i4|8o 

4**. Cire 1,46 

S''. Résine molle 24,88 

6». Matière colorante extraçtive jaune orangée, 

analogue au tannin . 6,26 

70, Idem ' ■ ' ■ avec hydroçhlorate de chaux et 

de potasse et nitrate de potasse 9,91 

S\ Gomme avec beaucoup de chaux. ....... 61, 54 

9^ A-lbumine végétale 27,82 

10?. Gluten • ^9r^^ 

12% Huile grasse ii2,65 

i2^« JMatière colorante résineuse '. 5,5o 

. iZ\ Emulsion et coq[ues. 44^fi^ 

J. F. 



^ Médicamens rwi^^eauap. . ^..^ 

*( SUITE.) 

Pavot cornu , Glancée jaune , Chehdonium biteum. 
M. Girard, D. M. de Lyon, a reconnu que lapplication 



J 



DS PHARMACIE BT DE TOXICOLOaiE. 23l 

des feuilles du pavot cornu sur les plains récentes faites par 
acératiofij contusion et érosion , avant que Tinflammation 
ait commencé à %e manifester^ était utile, en ce quelle di- 
minuait la douleur, et procurait un travail réparateur, qui 
s opérait presque sans inflammation. 

. Ce médicament se prépare et s emploie de la manière sui- 
vante : On pile dans un mortier les feuilles de pavot , on y 
ajoute quelques gouttes d*huile d'oliv^ ^ on applique la pâte 
qgi résulte de ce travail sur la blessure , et on renouvelle ce 
pai^ement toutes les vingt-quatre heures. M. Girard cite six 
observations de l'emploi avantageux de ce remède. / 

• . Phosphate s^e plomb. 

M. Henri Hoffmann ^ D. M. à Darmsudt , annonce avoir 
employé avec succès , contre la phthisie tuberculeuse , le 
phosphate de plomb. Il l'administre comme préférable à 
lacétate y et la dose est d un grain , mêlé à de l'extrait de jus- 
quiame. Il a pu porter la dose de ce médicament à quinze et 
à vingt successivement, et sans le moindre effet nuisible. 

-* , ' _ 

Rhos radigans. 

Le rhûs radicans a été recommandé par M. le docteur 
Brera contre la paralysie; il en fait préparer des pilules 
d'après la formule suivante : 

Rhus radicans en poudre. ..... 5 centigr. ( i grain. ) 

Poudre de réglisse., i . ^ . • 4 g^ra* ( i gros. } 

Rob de sureau , quantité suffisante pour faire quatorze 
pilules. 

On donne une de ces pilules toutes les quatre heures. 

Teinture alcoolique de galbanum. 

La teinture de galbanum parait avoir été employée avec 



^ 



^Sft JOURlfAL DB CHIMIE MBBICALE, 

succès contre tes maladies des yeux. Le docteur W., qpii se«t 
èccup^ de f emploi de cette teinture , et qui en a obtettu de 
bons résultats, a reconnu les caa où Toa pouvait le fuie avec 
^cacîté : i^« les cas d ophthalmie passive, et surtout d'opli* 
thalmie scrofuleuse, lorsque le bott>e de 1*001 ou les pau* 
ptdres sont enflamm^^, ou lorsque les pdupièresremuemt quel- 
quefois d'une manière conrulsiTe; enfin , lorsque des tacb» 
se reneoniyent sur la cornée , tandis qu'il y a peu de rofu^jeur 
en dehors; 2^ dans les cas de £iiblesse de l'organe de la vue, 
pro^nant d'uno fréquente lectin*e à la lumière; dans ceux 
d'atonie et de gonfiement œdémateux des paupières ;eiifi» 9 
lorsque le conduit lacrymal est inactif. 

Ce médicament s'emploie de la manière suivante ; On 
p)rend une compresse de linge fin, pliéeen phisieuvs doubles; 
on mouille la partie intérieure de la compresse, puis, on fat- 
tache sur fœil soufirant. Le malade éprouve d'abord mie 
chaleur forte et brûlante; maâsau bout de quelques instans, 
elle devient supportable. Au bout d'une heure, on, enlève )s 
compresse ; qui est devenue sèche; on laisse l'oeil découvert 
pendant quelques heures j^ puis on recommence de nouveau. 

Dans les cas de maladie des deux yeux, on traite de la 
même manière les deux yeux à la fois , ou atternativement 
l'un ou Tautre. 

Dans les cas où l'ophthalinie est scrofîiletise, on ne ésit 
pas në^Kger de Idie faire au malade le traitement oonmmitl^ 
à cette maladie. Biblif>ifieke son Lœger, 



■ X 



F 



DE PBABMÂCIX BT DE 1?ÔlUCOX.OGIE. 233 

Emploi de la résine de baume de copahu dans la gonorrhée. 

Tous les pratidens connaissent lemploi journalier du 
baume de copahu et son efficacité dans le traitement de la 
gonorrhée^ mais on sait aussi que ce médicament, éminem- 
ment actif, ne peut être pris à haute dose par quelques ma- 
lades, chez lesquels il détermine une chaleur brûlante de lesto- 
mac, des Tomissemens ou une diarrhée plus ou moins 
abondante. On lit dans the noti American journal des obser- 
vations du docteur Thorn, qui recommande, contre le ca- 
tarrhe de l'urèthre, ce qu'il appelle extrait de baume de 
copahu, c est-à-dire, cette substance résineuse prÎTée de son 
huile essentieUe. C'est surtout dans l'état aigu de la mak(^ 
que ce médicament est avantageux. Dans l'un des cas observés 
par M. Thorn, cet extrait, donnée la dose de i5 à a4 grains, 
trois fois {to jour, guérit la maladie dans l'espace de deux 
jours. Dans d'autres circonstances, il l'a prescrit pendant la 
période d'acuité, alors même que le gonflement des testicules 
commençait à sç manifester : alors ^ en le faisant prendre à la 
dose de dix grains, trois fois en viilgt-quatre heures , loin de 
voir les accidens inflammatoires augmenter, il a observé qu'en 
général ils diminuaient sensiblement sous l'influence de 
l'extrait de baume de copahu. Il est important de continuer 
l'usage du médicament encore pendant quelques jours, 
' même après que les symptômes ont disparu. Le malade doit 
être mis en même temps à un régime rafraîchissant. Ce mé- 
dicament est bien moins eflicace dans les gonorrhées invété- 
rées et chroniques, qui ont amené une altération organique 
de la membrane muqueuse. Dans ce cas, on peut se servir 

avec avantage des injections astringentes. 

N A. R. 

IV. 16 



234 JOVWHÂMj dbchimib mbdioale^ 



» * 



SOCIETES SAVANTES. 
Institut. 

Séance du 24 mars. M. Philippe Coulier adresse un ou- 
vrage relatif aux £aux en écriture publiée et privée. 

. M, Cuvier met sous le» yeux de rassemblée une portion 
asseï coD^dérable de la mâchoire inférieure d'un animal 
regardé ccmime antédiluvien, qui a été recueilli dernière- 
ment dans les carrières de Montmartre. Le Cabinet dHis- 
toire naturelle possède des oasemens fossiles du même ani- 
mal, qui lui ont été adressés de la terre de Yan-Diémen. 

Séance du lundi 3i mars. M. le secrétaire £ùt connaître 
une nouvelle décision prise dans le comité secret, qui donne 
à M. le président le droit d Interrompre les lectures que les 
étrangers sont admis i faire dans le sein de TAcadémie , quand 
elles renfermeront des allusions offensantes pour Fun des 
membres. 

M. Cuvier communique un document transmis par M. Du- 
bocage. Il fournit des détails circonstancié sur les événe- 
mens qui ont précédé et suivi la mort du major Laing , assas- 
siné à Tombouctbu. Il paraît que le célèbre voyageur Cla- 
perton a également été victime de la politique ombrageuse 
d'un pacha, qui le regardait comme un espion envoyé pour 
faciliter au gouvernement anglais la conquête de cette con- 
trée. , / 

M. Defermon annonce qu'il est parvenu à reconnaître, par 



DB FHÀftMAOtE BT DE' TOXICOLOGIE. a35 

àe nombreuses expériences ^ que le sang, poussé dans le pou- 
mon pa[r l'artère' pulmonaire, ne peut traverser cet organe 
que lorsque les cellules i^ériennes sont affaissées par Texpî- 
i:ation, le passage étant momentanément interrompu quand 
ces cellules sont distendues. Ce phénomène, qui dévoile le 
mécanisme de loxigénation du sang , démontre le danger 
de l'insufflation de l'air , que l'on pratique trop fortement 
encore dans les cas d'asphyxie. 

M. Lenormand réclame, pour M. Molard, la priorité de 
l'invention d'un moyen proposé dans la dernière séance par 
M. Coulier, afin de s'opposer à la falsification des actes , 
billets de banque, effets de commerce : l'un et l'autre pro- 
cédés consistent dans llmpression obtenue ( et tirée à un 
grand nombre d'exemplaires), en se servant, comme d'une 
planche^ d'une plaque d'acier damassé ; les accidens naturels, 
bizarres et très-multipliés de cette sorte de planche ne pou- 
vant être imités artificiellement. Il reclame un rapport sur 
le mémoire qu'il a envoyé , à cet effet , au mois de janvier 
i8a6. 

KL Mathieu fait un rapport approbatif sur un mémoire de 
M. Roger 9 relatif à la hauteur du Mont-Blanc au-dessus du 
lac de Genève, et celle de ce lac au-dessus de la iner. Ses 
calculs le portent à croire que cette montagne a 4À^^ mètres 
d'élévation, et que le lac est de 876 mètres plus élevé que la 
mer; ce qui fait un total de 49^1 < mètres pour la hauteur 
du sommet au-dessus du niveau de l'Océan. 

M. Girard Ut la première partie d'un mémoire sur la pose 
des tuyaux en plomb et en fonte employés dans Paris pour 
la conduite des eaux, et wr l'effet de la dilatabilité de ces 
métaux. Ce savant ingénieur en conclut que les alonge* 

16. 



236 JOVmifÂL DB CRIIflB MBDICALE, 

mens et les retraits ramènent toujours ces conduits aos 
mêmes largeurs sous d'^;ales températures , mais que ces» 
mouvemens doivent être facilités par des assemblages com* 
pensateurs , afin d'éviter les ruptures. 

M. Fourrier communique une lettre de M. le ministre de 
rintérieur, qui transmet un mémoire sur lequel il demande 
le jugement de rAoadémie. L'auteur, M. Brown , croit avoir 
trouvé les moyens de diriger les ballons à volonté. 

M. Chevreul lit un mémoire fort étendu sur les couleurs 
accidentelles , c est-à-dire , sur l'effet que produisent certaines 
couleurs juxtaposées sur un fond d'une autre teinte : il en 
résulte que les nuances sont souvent cbangées d'une manière 
remarquable par l'influence des couleurs en contact avec 
elles; que certaines positions tranchées, sans ombre ou dé- 
gradations , font paraître plus vives et plus belles toutes les 
couleurs; que c'est sans doute à cette, disposition particu- 
lière qu'on doit attribuer la beauté et la supériorité appa- 
rente des ëouleurs des Chinois; qu'enfin, ces données, dont 
les peintres peuvent se passer en raison de la facilité que 
leur offre leur palette de juger et de modifier tous lès tons 
après les avoir produits, deviennent indispensables pour 
fouvrier chargé de reproduire exactement les couleurs d'un 
tableau peint sur une tapisserie; car il faut qu'il soit capable 
de juger à priori l'effet qui doit résulter de toutes les 
nuances à sa disposition , relativement aux positions de ces 
nuances près des autres. Un moyen de s'en assurer directe- 
ment, consiste à examiner chaque teinte isolément, et, à cet 
effet, de ménager, dans un écran opaque, un espace vide 
que l'on place sur la partie à examiner. Une discussion s'en- 
gage sur l'explication de ce phénomène. M. Guvier pense 



DB PBARMÂGIB ET DE TOxlcOLOGlfe. !iZj 

quils dépendent de Timpression des couleurs restées sur la 



rétine. 



Séance du i4 ^^ri/- M. Coqnebert-Montbret, à Toccasion 
d'un rapport sur un mémoire de M. Pinteland , relatif aux 
Cordilières da Haut-Pérou , exprime le regret qu'en cons- 
truisant la colonne de la place Vendôme on n ait pas aug- 
menté la hauteur de six ou sept mètres, de manière à établir 
une grande unité métrique de cinquante mètres, pour l'ap- 
pliquer à la mesure des hautes montagnes. L'auteur du mé- 
moire a reconnu que le mont Ghimboraço, regardé par 
M. de Humboldt comme le plus haut connu dans le monde, 
est moins élevé d'environ mille mètres que l'IUimani et qu'un 
autre pic. 

MM. Chevallier et Langlumé déposent un paquet cacheté , 
contenant les procédés convenables pour opérer toutes sortes 
de retouches sur les pierres lithographiques. 

M. Maisouabe présente un enfant dont les pieds, foite* 
ment contournés en dedans , avaient le talon et le reste de 
la'plante (qui, dans l'état normal, s'appliquent sur le sol 
lorsqu'on marche ) relevés dans une situation verticale. La 
partie antérieure, se recourbant aussi eh dedans, forme un 
angle droit avec l'autre moitié de la plante du pied où se 
trouve ]e talon. 

Uun des pieds de cet enfant , soumis pendant un mois au 
traitement du docteur Maisonabe, diffère, déjà beaucoup 
de l'autre 9 et du modèle en plâtre qu'on en avait préalable- 
ment fait faire; il peut, dans la marche, s'appuyer sur la 
plante; sa, déviation en dedans est bien moips sensible^ et 
l'articulation du genou est, en grande partie, ramenée à l'état 
ordinaire. 



\ 



a 38 JOUElf AL DE CHIMIl MÉDICALE , 

* 

Quant à Fautre pied , dont la difformité est dans toute sa 
force , M., Maisonabe Ta fait modeler en plâtre; il désire que. 
TAcadémie constate Tidentitë des formes dans le plâtre et le 
sujet, afin de reconnaître les progrès et l'importance de la 
cure qu'il ya entreprendre. 

M. Maisonabe croit devoir assurer que cette ^JSiojJxàxk 
grave, vulgairement connue sous 1^ nom àepied'bot^ n'avait 
pu être guérie par aucuns des moyens essayés avant lui. 

M. Beudant rend compte à l'Académie des essais qu'il a 
entrepris, de concert avec M. Hachette, po\ir déterminer la 
formation des tubes vitreux par la chute de la foudre dans 
des sables fusibles. Ces savans ont fait passer de fortes dé- 
charges électriques de la batterie du conservatoire dans du 
verre pilé, du verre mêlé de soude, et du quaitz en poudre; 
les deux premières substances, frittées sur le passage du 
fluide électrique, ont offert des tubes entièrement analogues 

n ne peut donc rester aucun doute sur la formation de 
ees tubes vitreux par la foudre. 

M. Arrago Kt un mémoire approbatîf sur lé perfectionne- 
ment que M. Buntcfn a introduit dans la construction du 
baromètre de M. Gay-Lussac. La modification due à M. Bun» 
ten consiste dans une tige effilée, plongeant dans un renfle- 
ment de la deuxième branche du tube, qui permet les moû- 
vemeoâ du Biercure , mais prévient le pasâage 4^ buUes d'air 
aUnospbmqae , celles-ci s'arrétant dans le haut du nsnâe^ 
ment du tube, et pouvant en être ensuite expulsées facile 
ment» Cette propriété, de la disposidoii partioifièrd de 
M. Bunten, &cilite le transport du baromètre à de grandes 
distances^ sans qu'on soit assujéti à la précaution dé main* 
lienir cet instrument dans une position inelinée. 



DB PHAaMACIB BT Dfi TOXICOI^OGIB. 2%^ 

VL Hflpon de Villefosae lit un mémoire sur les prodoits^ 
des ^^îtations des mines et minières en France, les quan- 
tités et -wleurs des métaux bruts extraits ou importés de 
letranger, les rapports entre les Taleursde ces métaux, con- 
sidérés coipme matières premières , et celles des produits 
ouvrés qui en résultent. Il fiadt remarqua que Vindustrie la 
plus considérable ^ sourie rapport de la valeur des produits 
qu ellç confecdonpe, est celle qui a pour objet le travail du 
fer ; cest aussi celle dont laccroissiement a été le plus consi* 
dérable depuis i8a3. Enfin, l'auteur compare les données 
recueQlies en tS^j^ avec celles obtenues en 1819 et 1820 : il 
en conclut que nos productions industrielles acquièrent tous 

« 

les ans une nouvdle importance, qui promet de s aco'oître 
encore, et que les expositions quadriisnnales permettent 
dappréder. 

Académie royah de Médefeim. 

r 

Seancé da 9 février. M. Debnas, en son nom et aux noiAs 
de MM. François et Paul Dubois , lit un rapport sûr plusieurs 
documètï^rdaii& à la fièvre jaune , adressés à VAciadémie par 
l'autorité, et provenant , les tms dé M; listrohan, médecip de 
l'intendance salutaire de l'Orient, les autres dus à Tenquéte 
qu'a fiait' fMre lé préfet du département des Basses^Pyrénées, 
sur la manifestaticm de la fièvre jaune au port du Passage, cdn- 
sécutivOTient à Farrivée du brigantin la Dànostierra, 

M.tiistrohan combat l'opinion, généralement admise, qu'au- 
delà dû 48*. degré de latitude , et au-dessous d'une tempéra- 
ture de tt.9^. toutes mesures sanitaires contre la fièvre jatine 
sont inutiles, n cite lés faits suivans: Les vaisseaux VJigte, le 

« 

Foudroynnt et le TùurviUe^ revenant de Saim-D6mîngU0 , 



a4o J^OCBlf Ali DB CHIMIB MBDICULB , 

mirent à terre àTiberout quarante malades de la fièvre jaune: . 
vingt-trois moururent ; personne au lazaret ne gagna la ma* 
ladie, mais deux individus dlèrent la prendre sur fescadre. 
En 17569 Véscadre de M. Dubois de la Mothe revint à foest, 
encombrée de malades; il en fut de même pour Tannée navale 
du comte d'Orvilliers, obligée de rentrer au bout de huit ou 
dix jours de iper. Les frégates la Chrinde et la Remmmée^ie' 
venues à Brest après une croisière dans la mer des Antilles, 
et sans avoir touché à aucun port, donnèrent la maladie à 
toute la ville. D'après des documens relatifs à répidémië du 
port du Passage , le briganti^ la Donostierfa partit de la Ha? 
vane le 18 jttin 1823 ; douze jours après son départ, un in- 
dividu mourut de la fièvre jaune. Ce bâtiment, arrivé le 2 
aoû(, n'est pas soumis à une quarantaine; alors un doubler 
qui va s'établir à son bord, meurt au bout de quinze jours; *ix 
charpentiers, sur douze employés à réparer ce bâtiment, pé- 
rissent asse% proiqipt^nent; la maladie atteint deux bateliers 
demeurant dans le voisinage du lieu où stationnait le bâ- 
timent; enfin la maladie se propage successivement à d'autres 
individus, et sur une population de trois ipille personnes» il 
y eut quatre-vingt-douze malades e;t soLpinte-dix mor^. Ce* 
pendant une j^unte , composée de médecins eff de magistrats, 
déclara que la maladie rCaifoUpas été contagiepse. 

A l'occasion de ces documens. M, Delmasî s^ livre à une 
discussion fort étendue sur la fièvre jaune; U. pense que si la 
nature contagieuse de cette fièvre est un point de litige , c esî 
qu'on n'est pas encore, d'accord sifi^le sens à donner au root 
contagion. Poi^r les çoptagionistes, il y a contagionvdès qui' 
existe un agent trânsnussible, et c'est py rimportation de 
germes spéciaux d'origine et de najtiire animales, suscepti^)l«s 
de ^e cpnseryer et de se reproduire , quç la fièvre jjaupe se 



I > 



r 



DB PHABMAGIB BT D8 TOXICOLOOIB. !24x 

propage. Pour l6s non-contagionisteS) il faut absolument 
nécessité du contact :Ia faculté transnussible réside seule 
dans une atmosphère contaminée, formant un foyer u infec- 
don et de méphitisme borné à de certaines limites. Selon 
M. Delmas, cette seconde opinion a pour elle plus de faits. 
Les objections les plus fortes à faire à la première , sont là 
non-possibilité que des germes soient assez vivans pour ré- 
ùster aux influences locales , aux variations des saisons et de 
Tatmosphère^ pour être transportés au loin, sans cependant 
avoir assez de force pour ne pas infecter les pays qu'ils tra* 
versent. Gomment, avec des germes, .expliiijuer l'apparition de 
k fièvre jaune sam communication avec. des bàtimens venus 
de loin ou avec des terres infectées par le seul ùit de causes 
locales? comment expliquer la circonscription de la maladie 
dans Tenceinte des villes? 

Après d'autres considérations générales , le rapporteur 
tenmne par la conclusion suivante ; i^. La fièvre jaune est 
im typhus particulier aux pays chauds , endémique en quel- 
ques parties du nouveais-monde. 2^. Sa cause première est un 
foyer d'infection, dans lequel réside exdusivement la faculté 
transmissible. 3". Ce foyer est dû à un concours de causes 
locales et éventuelles. 4^. La fièvo^ t jaiMije est une maladie 
domestique ^et non exotique; mais' elle est quelquefoU im* 
portée, parce que le foyer d'i|i£ection qui la cause est trans-* 
portdljle : cependant alors il faut encore des causes .locales 
pour la développer et l'alimenter. 6^. Les causes locales sont 
la chaleur^ et l'humidité de Fatn^ospbère, des effluves mare*- 
cageux, des émanations. dç,fpatières.végé;tales et animalit» 
en putréfaction, des, «excès de travail, de y^vjes. affections de- 
rame, Tabiis rd#» spiritueux, les réuiïiooii. nonibreuae^ 
dliomnies, enfin t;out ce qui trouble l'écc0^>ii^ie.et lui doni^t^ 



\ 
f 



24^ JOUBNAL DE CHIMIE MEDICALE, 

une susceptibilité ^orUde. 6^. La fièrre jaune est conta- 
gieuse y si on appelle ainsi toute maladie susceptible de se 
communiquer et de se répandre au loin ; mais elle ne Tesl 
pas, s*il &ut un virus préexistant, un agent spéd^l^ indépendant 
des localités et des circonstances. 7^. Enfin, si la fièvre jaune 
éclatait dans une de nos villes, la première mesure serait d'en 
faire sortir tous les habitans , et de détruire les causes loîDales 
qui l'auraient fait naître : le premier besoin, en effet, est d'isoler 
le (ojer d mfecftion ^ et si cet isolement «'obtient par une qua- 
rantaine quand il s'agit d'un b&timenf , il n'y a que ta migra- 
tion qui convienne lorsqu'il s'agit d'une ville. 

Séance tlu i^fimer. M. Mérat eommtfnique «n extrait 
d'un' voyage du père Labat aux îles dé l'AmMque, publié eik 
l'jA^' On employait aldrs avec succès k la Martinique les 
ventouses scarifiées et les ligaturés cotitre la morsure des 
serpens : on liait la partie à sept ou lîuît traverft de dotgt au- 
dessus de la morsure ; puis on scarifiait le lieu ventouse, et on 
appliquait de nouveau une ou plusieurs venttm&es; la ven« 
touse étant tombée, on pressait fortement la plaie av^ec le$ 
mains pour en expulser te vemn avec le t&ang; 

M^ Bousquet rend c^ompte d'expériéfacès Mte^^pour eh^- 
ckèr à 4X)mlâtt]^e^eifet4'«t^e ventouse suf uiië piqûre ^nkM* 
nide nouvellement faiteJ Ge médeciii a observé que l'applica- 
tion de ventouses aii-deâsus>dês {nqùres vaccinales n'avaât 
pfes' empêché le développement du vaccin ; que lotsqudn 
laissait la ventouse en place pendant' vingt à trente ttiinutfes, 
elb-^iBtardait \e développemeiftt. M. Bousquet pense que 
ciôtkime la venteuse »'empêche'tb«t> ad plus l'èibsorptioft que 
pendant le temps qcvëlleestappliquéé,«llene peiitêtre qu'!un 
mtyyeïi pv^raftoii»^, accessoire dans lé trailfemeiHft des plaies 
ettipoiéonnéês;^q«k1i»èilit6t> qu'elle ë^t réitérée , il &ut toujours 



DS PHAEMACIB BT DE TOXICOLOGlEv 243 

un moyen qui enlète, détruise ou neutralise le poison, si Ton 
veut en prérenir l'absorption. M. Villeraié fait remarquer 
que l'application dune ventouse a plus de force sur une 
{daie saignante que sur une piqûre de vaccin. M. Rochoux 
£iit observer qu'il ne faut pas confondre poison et virus. Le 
premier, à petite dose, est sans action; le second, au contraire, 
ayant la propriété de se reproduire, peut^ quelque faible que 
soit la dose qui ait pénétré, 'engendrer du mal. 

AL Vaidy chirurgien à lille, correspondant de l'Académie, 
communique verbalement plusieurs réflezionfl sur les spéci- 
fiques et les virus; il se plaint de ce que, ne croyant plus aux 
spécifiques, oi^ rapproche des médicamens qui ne sont nul- 
lement identiques. On ne peut mettre en doute, ditril, qu'il 
n'y ait des médicamens qui possèdent une action spéciale sur 
tel ou tel organe; la digitale est un sédatif de l'appareil drcu- 
latoire, et un irritant de l'appareil digestif; Témétique excite 
les contractons de l'estomac, et diminue l'intensité et lafré* 
quence des conti^^ctions du cœur, ce qui fût que cette subs- 
tance est antijdbilogistique. 

M. Vaidy dé&nt lé virus, toute substance qui , par une sé- 
crétion morbide dans un organe siMiffirant, se reproduit d'in- 
dividu à individu par son application à un organe sain, et la 
matière qui la constitue , et la maladie qui Ta engendrée et 
qu'elle détermine : tels, virus syphilitique, vaccinal, varioli- 
que, etc. Il rie pense pas que le virus puisse voyager d'un or- 
gane à un autre; il croit que, dans les cas qui l'ont fait sup- 
poser, il y a eu une inflammation développée qui seulement 
postérieurement a revêtu le caractère du virus. 

M« Bronsart preseate la troisième partie de son mémoire 
sur l'opittm indigi^ne. Il rappelle toutes les expérience^ qiii 



t.» 



244 JOURNAL DE GHIMIB MEDICALE , 

prouvent que ](*opium indigène est d'autant plus actif qu il 
contient plus de morphine; il indique les moyens de Fobtenir 
toujours identique. Il pense qu'en raison de l'action franche- 
ment calmante du pavot d'Europe, on devrait le substituer 
à l'opium exotique dans toutes les préparations officinales. 

D'après l'auteur, on est parvenu en Angleterre à avoir un 
opium aussi bon que celui d'Orient, et qjui ne revient qu'à 
i6 ou 17 francs la livre. 

M. Bourgeois, médecin de la maison royale de St.-Dems, 
lit une observation de mort apparente chez ime femme en 
couches et chez son enfant, par syncope, à la suite d'hémor- 
ragie chez l'une, ^ et asphyxie congénitale chez Tautre. Cette 
observation est un avertissement pour éviter de se laisser 
abuser, et pour engager les médecins à redoubler d'activité 
pour chwcher à rappeler le souffle de vie prêt à s'échapper. 
M. Bourgeois termine son observation en recommandant , 
comme moyens propres à rappeler la vie dans les cas déses- 
pérés de syncopes suite d'hémorrhagies excessives : i^ l'acu- 
puncture ou mieux l'électro-puncture du cœur; 0? la trans- 
fusion d'un sang nouveau dans les veines superficielles. 
MAL Waller et Double-Day ont rapporté deux cas où ce 
dernier moyen avait réussi : tous deux étaient des syncopes 
produites par des hémorrhagies utérines , à la suite d'accou- 
chement : les maris avaient fourni le sang, l'un quatre onces, 
l'autre quatorze, 

SECTION DE CHIRURGIE, 

Séance du i^/éurier. M. Âmusat , à l'occasion d'une obser- 
vation de. taille suspubienne,' dit que le passage dé l'urine 



DS PHAI^MACIE ET DE TOXICOLOGIE. 2 45 

à traders la plaie de Thypogastre dans cette méthode de tailler, 
est pour lui un fait constant, que la présence dune sonde 
dans l'urètre ne sujffit pas pour prévenir Técoulement de 
rurine par la plaie, parce que, dune part, la vessie étant ou- 
verte , n'agit plus à la manière d'une poche qui se resserre 
et que, de l'autre, l'urine, à mesure qu'elle arrive, devant s'é" 
couler par l'endroit qui lui ofïre le moins de résistance, s'é- 
chappe par la plaie, et cela d'autant plus que la vessie,pous- 
sée par les organes abdominaux, est rapprochée du pubis 
et gène le passage par la sonde. 

Séa/ice publique du nS février. M. Roux, sécrétai]^ de la 
section, rend compte des travaux de la section de chirurgie 
pendant les années i8a5 et i8^6. 

M. Murât fait un rapport sur les prix. La question était : 
Déterminer par Vobserpation^ Vexpérîence et le raisonnementy 
quelle est la méthode préférable dans le traitement des plaies 
pénétrantes de poitrine. M. Murât passe en revue les différens 
traitemens proposés, et admet comme lé préférable celui qui 
consiste à réunir immédiatement les plaies pénétrantes de 
poitrine : s'il y a peu de sang épanché, il sera absorbé; s'il 
y en a beaucoup, lorsqu'au bout d'un temps donné on pourra 
supposer l'hémorragie arrêtée sûrement, on pourra, en rou- 
vrant la plaie, ou par l'opération de l'empyème au lieu d'élec- 
tion , extraire le sang devenu un corps étranger nuisible. 
Le rapporteur Ëdt l'analyse de huit mémoires envoyés au 
concours. 

Une médaille d'or de 600 francs a été décernée à M. Briot, 
chirurgien en chef de l'hôpital civil de Besançon; une mé- 
daille d'or de 400 francs, a été décernée à M. Priou, chirur- 
gienrmajor des pompiers de la ville de Nantes. . 



!246 rotJRNÂL DB GBIM l£ BCéôtCALB j 

Le sujet du prix pour la section ,' en 1 829, est : Déterminer^ 
par T observation y les expériences et le raisonnement^ le meil- 
leur traitement pour les plaies des articulations. Pour i83ot,le 
sujet du prix est : Lorsque la présence d'un ou plusieurs calculs 
dans la vessie exige les secours de la chirurgie j déterminer, 
eT après des observations ^ des expériences authentiquesj et d^a* 
près le raisonnement^ quelle estj suivant les cas^ fopérationpré- 
/érable» Les mémoires devront être envoyés à TAcadéffiie 
avant le i®' juillet 1829 et i83o, 

SSCTION DE PHARMACIS. 

Séance ^u 2^ février, La section r^oit de M* Paumier, 
pharmacien à Salins , une lettre contenant les résultats de 
l'analyse de Teau d'Autiveille, dans lac[uelle il a reconnu du 
sulfate de soude, du chlorure de sodium, de Talumine, et enfin 
une substance terreuse qu il croit être de la glucine. L'Aca- 
démie reçoit un travail de M. Regimbeau, sur la racine 
d'asaret. Il résulte de lanalyse de cette racine, qu'elle contient 
une substance nouvelle, à laquelle il a donné le nom Xasarine^ 
et qu elle est combinée avec lacide gallique. Selon l'auteur, 
cette matière aurait de l'analogie avec Témétine, la cytisine, la 
violine. M« Henri dit que M. Bosquillon employait la poudre 
de cette racine comme succédanée de f ipécacuanha , à la dose 
d'un gros, et qije des droguistes vendaient Tasarum pulvé- 
risé sous le nom d'ipécacuanha anglais. M. Gaventou, qui a 
fait des recherches sur les euphorbiacées, n'a pas aperçu cette 
substance. Une lettre de M. Parretti £adt connaître à la sec- 
lion la découverte, dans la racine d'if, d'un principe analo- 
gue à celui qu'on a' trouvé dans la racine de iliubarbe. 
BL Bonastre, lit une note sur le produit réûneux du pahnar à 



DE PRARMAGIB BT DE TOXICOLOGIE. ^47 

àfe^ cera de palma : il a reconnu dans ce produit une sous- 
résine cristalUsable. 

Séance du i^ mars 1828. Le ministre de îintérieur de- 
mande à FAcademie un rapport sur un m'ëmoire de M. Bo- 
din^ ayant pour objet le perfectionnement de la crème des Sj^- 
harUeSj préparation destinée à noircir les cheveux. 

Une discussion sur la coloration de Falbumine de Tœuf 
s était élevée dans lune des dernières séances. M. Cheval- 
lier lit une note à ce sujet. D résulte d'expériences faites 
par lui, par MM. Laugier, Boissel, Robinet, que Falbumine 
glaireuse^ mise en contact avec Facide hydrochlorique pur à 
froid a pm une couleur blanche en se coagulant; que , chauf- 
fée, elle s*est colorée en rose, en violet, en brun rougeàtre, 
sans prendre la couleur bleue. 

M. Boudet jeune y en son nom et en celui de M. Laugier, ' 
fait un rapport sur les vermicelles de M. Donet, envoyés au 
ministère de Fintérieur pour être examinés, afin d'obtenir 
Fautorisation de les vendre. Il résulte du travail dçs rappor- 
teurs que ces vermicelles^uvent être divisés en deux classes : 
Fune, renfermant des vermicelles préparés avec des substances 
analeptiques; Fautre, avec des substances médicamenteuses. 
Ce» rapporteurs concluent à ce que y pour la préparation et la 
vente des premiers, ils nont nul besoin d autorisation, mais 
que la préparation et la vente des autres doit leur être in- 
terdite* 

M. I^ug^ffl* donne connaissance d un Êdt qui lui est parti*^ 
ctilier» Ayant pris une 9iédedne avec de l'huile de ridn de 
bann^ qualité, il en éprouva un. bon eflPet; mais à 10 heures 
d^ soÎT) il lui survint de la gène dans le poignet droit; cette 
parlie SQ recouvrit de petits boutons, elle s'enfla; mais tou» 



248 JOUaNAL DE CRIltlS MlÉDlCAlfi , 

ces symptômes disparurent du jouir au lendemain. Vue 
deuxième médecine (avec l'huile) fut prise le surlendemain; 
elle donna lieu aux mêmes effets, qui furent plus intenses. 
M. Laugier éprouya,]en outre, des démangeaisons au jarret et 
à la cheville des pieds. M. Yirey fait observer que ces symp- 
tômes suivent quelquefois leffèt des purgatifs. 

M. Pelletier donne des détails sur la préparation de Témé- 
tine pure et blanche; il n en avait obtenu, dans diverses opé- 
rations que i8 àa4gi'^i^sp^i*lî^<^6d'ipécacuanha;ilestparvenu 
depuis peu à en extraire jusqu'à 60 grains. Iiê procédé con- 
siste à précipiter plusieurs fois lemétine; mais on n'opère 
cette précipitation que dans des liqueurs concentrées. L'é- 
métine doit aussi être décolorée par le charbon animal 
privé de chaux. M. Pelletier se propose de publier une note 
sur ce sujet, 

M. Robiquet fait connaître un procédé employé par les 
manufacturiers pour reconnaître la falsification du chromate 
de potasse par le sulfate de la même base (quelquefois cette 
falsification est telle, que le sulfate forme les 56/ioo du sel 
vendu conune chromate de potasse). Ce procédé consiste à 
dissoudre le chromate dans l'eau, à y verser de l'acide tar- 
trique qui amène l'acide chromique à l'état d'oxide; on filtre, 
puis, par l'hydrochlorate de baryte , on détermine larquanrité 
d'acide sulfurique qui, par le calcul, donne la quantité de 
sulËLte de potasse existant dans le mélange. MM. Pelletier 
et Laugier avaient remarqué la coloration du chroniate de 
potasse en vert par les acides végétaux; mais ils n'avaient pas 
tiré de condusions de ce phénomène^ MM. Boutron Char- 
lar et Henry fils donnent connaissance de l'analyse qu'ils ont 
faite du quilUua saponaria; ils présentent une substance par- 
ticulière d'un goût piquant 9 et donnant à l'eau delà cousis-. 






BB WKàMMAClB ST JDB OKMUOOIiOOIB. ^49 

tance. Smrant ce chlmistei cette écorce^venantdu Chili^con- 
tient, outrai cette matière, des traces de gomme, de sucre, 
d'amidon , divers sels et de fozide de fer. 

L^Acad^mie ayant reçu une lettre de Son Eacc« M. le mi- 
nistre de TMitérieur, sur la rqN>nse à faire.'i M. Pçtaxdî qtà 
demande un brcTet d'invention pour les pàstêlkt dUes dé 
Calabre^ à renvoyé cette lettre à la section de ph'arlIMièi 
pour iiToir un rapport. 

H» Dulongd^Astâfdrt, dans une lett^ adressée à Fun dé» ^ 
membres, annoncê'qu'il a découvert dans là dentelairé {plum* 
kigo europma ) un principe &cre. Ce principe est éHëtattisabTé ;' 
il se présente en pyramides ^longées, de couleur jaui)€^ : il* ' 
est soluble dansf ëau , Talcôol et f éther. M< Buldng fera con^^ 
naître son trâvml lorsqu'il aura répété ses e:^périençes. ' ' 

M. Henry, ayant répété les expériences de MM. ftauck et 
Simonin, sur la teinture éthérée de belladone , et n'étant pas 
d'aCGord sur les résultats obtenus par les auteurs, désirerait 
que la section demandât de nouveaux renseignemens aux 

aittéurs.--' ;...:... i ' .<-• ■ Vi ^ ' -• • '• 

. M •Hobiquet doàiië dès explications sur les circonstiafiiçes 
nécèâsa£^4â^''pour obtenir là"éol6l*ation en i>léû de l'iadbu- 
niihë. ÏTapî^èisi Ml AôUqùet,^6n peut obtenir ce cliangeinent 
a une basse température, o , mais en mettaiit upe grande 
quantité d'acide sur une petite quantité d'albumine. " *-* 

unc'jjailïë'a'glbàtaine ètico^' tiaifiTés' tfàcîàe hyiftocïilôijque 

J ï 'iHioli lui t,h 'yr'i\mriv n< SviJ «J .1'" .•«*'".:, 






.' »- 



I • . > 



IT. 



»7 



aSa . SDmaoLzm oHiinc hAoicmb y 



Sbeiélé philorrkteiçue. 



xiMj^*éé SE. RaiMh» de b» $agrà, sui> un «këniplé^ âingo- 
lAr ^ pubëêlé précoce* Un^ ^eiiÊiiic tA^^ dw sme tôiÊÉIii», 
i^é en iiSa^ , lirait^ dè$ m AflÛMoice, le s^in protfmkiéat; il 
éprouva dès la première année un flux sangilin q<ir fot tëu^ 
joiK^^^té4epv!i4, à A?* iiî> WB??lUç* i«éf«:i^ PanA^.troi- 

niantl4^çM^4'w)^6lki4^ U^%^;m5« La»£pnn6a4ft^/KM»coipÀ 
4t «a.pbjisifiiiOime a^bbi^^ é(re aussi edle» d'urne personne 
fc^rn^^ Ces (WMt^s 8om te^^i leiiinêines de.sS^Mk à xSa^, 
et le fluj(.péri^queol&e njaîttt^natit lAu^dingo^^larité^iLil 
n en présenjudtd abord. , .r - 



Séance du ij août i8a8. A l'occasion du procèsv 

4'f«,^???..ç}^ieurs jo^rçaiuç scieptiHiJYe*, ^ atj^^^.^9^ 
ôlbjet l'analyse cIq cqtte racine! '' '' ' ■ ■■■ i- 

en i'ésuhe que ces fruits iiùparfaits contiennent^^jijipjÇjfl^^'^f^' 
particulière ayant quelque analogie avec l'olivlne et la caryo- 
phylUne, mais possédant des caractères propres à l'en distin- 
guer. M, Lebreton propose de lui donner le nom de kespé- 



' f 



odear; sa sayeur est amère, elle est fusible; brùlee<^i^e]ée 
foMCDÎt Mqine l^rtck Jkaà^i 'mmBho^mBom^nià ifiamée. 
Véik^ ttfit fll»i»à a<)tM»i è^ (cUe^ l'aiedol ^cit KlifliontfpcK :à 
froid, et beaucoup à diaud; Feau froide n a patidiaotocmVàla 
chaleur de Fëbullition , elle eu dissout de petites quantités qui 
se déposent par le jte&oidiM^ikiwt. Ia vajètàèff^ nouvelle est 
soluUe daps les alcalis; lacide sulfurique concentré la co- 
lore en rouge; lacide nitrique la jaunitj Tacidiç qmriatique 
est sans action. Les huiles fixes et volatilesne ratta<j[uent ps^ 
davantage. Les deux acétates de plomb sont sans a(ftipn sur 
ses dissolutions. M. Lebreton promet de nouveaux détails, et 
l'analyse entière des fruits. 

M. Desfosses, de Besancon , adresse des û^seryfi.tiçM|S sur là 
formation du cyanure de potassimui II en^^ésMl^rg^f^^^ffws 
la conversion des matière^ animales azotées en cy^ure de 
potassium, par leur calcination avec la potage, cest aux 
dépens de Tammoniaque dégagée d abord, que se forme le 
cyomire inétaffîqUe.'Nous citerons ld$. deux expéfi^lm^es prin- 
cipales de M. Desfosses; Dams la première, il a fait "passer tm 
courant 4b gaz ammoniaque isuor mn tnelai^ cie'p<itàsse et 
de charbon rougi au feu dans un tube de porcelaine : il s*6St 
produit beaucoup de cyanure 4^, potassl^in. La. seconde expé- 
rience ^ consisté à faire passer du ^az azote sur le mélange 
de charbon et d alcali : dans ce cas aussi, il y a eil production 
abondimte de cyanure. 

M. Desfbsses communique ;aUs>$i des rephercb^s si^cla m- 
cîne depolypode. II. a trouvé dans cette substance une ma- 
tière analogue à la sarcocqlle, de la ihannite j.une matière su- 
crée fermentescible , de l'albumine végétale , de la glu , une 



âSa lOUfiNÀL DB GBIMIB UAùlCÂMJ^, 

huîle grasse^ àe Fadiâe maliqad, de la matière extraetire, 

ckssek; 

. IL Plandie rappeUe fu'il a obtenu , il y a long-temps , quet 

9aM^uii& de ces rësulitats i i}8 oui été oonsigti^ dans le joHinal 

depfaarmaoie. 

Société de Chimie médicale^ 

Séance du 14 ^m/ iSaS. M. Rigollot adresse des observa* 
tions sur Tlmportance des recherches chiniicjues dans 1^ cas 
d'empoisonnement. 

M. Vauquelin adresse une réponse à des assier tions publiée^ 
par M, Raspail dans un journal de médecine* 

il. Goldefjr-Dorli, pharmacien à Crépy, adresse des obser^ 
▼adons sur la pommade mercurielle. 

M. Barruel communique une lettre de M. Moiicourrier> 
sur un cas d'empoisonnement par la teinture diode. 

M. ÇhevaSier lit une note sur des aocidens causés par la 
vapeur d'iode. 

H. Laugier communique l'analyse dHine pièce dl monnaie 
chinoise. 

M. Lassaigne hk un rapport sur la note de M. Fleurot. 

Le même lit une notice sur l'analyse du cément des dents. 

Le même membre communique le résultat de ses essais sur 
l'action de la pile galvanique appliquée à l'éther acétique.^- 
U n y a pas eu de décomposition. 

M. Collard de Hartigny communique des proportions 
générales sur la décomposition de Fçau. 



M WUMMJLOM ET DHL TOXIGOLOGIB. aS3 



■ i- < "■ 



BIBLIOGRAPHIE, 

Dictionnaire des Drogues singles et composées^ etc.; par 
Wm» CHSYALLm , A. RiCHÂ&D et J, ' A. Guiuemin. 
Tome m. 

Dans un avant-propos joint à ce volume, MM. Chevallier 
et Richard annoncent que M. Guillemin avait déjà coopéré 
à la rédaction des deux premiers tomes. Celui que nous 
avons sous les yeux contient un grand nombre d'articles de 
M. Guillemin, dont la coopération ne peut qu ajouter encore 
au mérite de louvrage. Les auteurs ont suivi avec fidâité le 
pk^ qu'ils s'étaient tracé , et j'ai pu m'en convaincre , soit en 
parcourant l'ouvrage, soit en le mettant à profit pour mi 
travail qui m'est co^nmun avec plusieurs de nos confirères. 
Nous avons vu en effet qu'il pouvait être considéré comme 
un répertoire complet d'histoire naturelle médicale, de phai^ 
macologie et de chimie pharmaceutique. Les auteurs ont 
continué aie tenir parfaitement au courant des connaissances 
le'pHis récemment acquises. C'est ainsi qu'on y trouvé, 
par exemple, les nouvelles recherches de M* Bretonneau sur 
le mylabre de la chicorée , et autres travaux fort récens* Nous 
avons particulièrement distingué dans ce volume les article^ 
smYSLïx'&i Huiles y Hydrochlorates ^ Lait y Mercure y Nomencla- 
ture chimique et pharmaceutique j par M. Chevallier; Ipéca^ 
cuanha, Jalap , Classification botanique, par M. Richard ; In- 
digo ^ Lichen y Classification d* histoire naturelle, par M. Gruil- 
}einin. Robinet. 



aS4 YMtaiâk. ms cimitB 7iiiAtJtLà\ 



Dans le Journal général de médecine y de dUrurgie et de 
pharmacie françaises et étrangères y rédigé par M. Gendrin, 
tohi* en y XLI de là deuxième série, mars 1828 , on trouve 
tine ^porise à quelcfaes faits qui se trouvent dans le mémoire 
que M. Orfila a lu , le 39 janvier 1828, à FÂcadétaiie royale de 
médecine , par M. Raspail* 

A la fin de cette répohse, ^n <trouv^, page Zfl!by\àptyst-scri[h 
tum sttivmit : 

« M, Orfila s*àppnie de ràutorîté de M. VauqueHn, en an- 
nonçant qhe cet liabile cfimmste a prononcé devant ia loi 
qu'une tache rouge étant une taôhe de sang. B est certain 
que M» Vauquelin , au lieu de se fier au premier mémoire de 
M. Oi*fila, n'a employé que trois réactifs en épreuves, doftt 
Tune était lebullition, pour constater le changement de la 
matière colorante rouge en couleur Teite , expérience qae 
M, Orffla n'avait pas prévue dans son premier mémoire. Ce- 
pendant il est ftcheux, je le déclare, qu'im dhimîste aussi res- 
pectable et aussi habile que M. Vauquelin , ait prêté Çautorîté 
de son nom à un semblable système dïnvestigation. Du reste , 
tout homme peut se tromper, et je me souviens encore que 
lorsque j'annonçai que ce que l'on prenait pour une cristaDi- 
^ation (fécule) n'était qu'un amas d'organes, M. VauqueKn 
fut un de ceux qui, sans avoir répété une seule de mes expé- 
riences s'élevèrent avec le plus d'indignation contro l'absur- 
dité de cette découverte. Cette première circonstance n'auraît- 
cUe.pas influé aujourd'hui, à son insu, sur sa déclaration 
légale; et le nom de lauteur du mémoire sur les moyens chi- 



i^jmi^f ef jfjô^o^fçopiqii^,, ejtc^n «ura|tîl pas ét% au^ ywJ, de 

iQ|i)p .^Y^? On,.içej(i^ ^rà-dJI&cîl^çBt: d*viie premiètè 
iji^p^f^ion , et rhqEome k^ plu£( saga a peine à s^*m dé* 
fendre.» 



fj.;/ 



Au sujet de ce posisçriptum que nous n'ayons pas cm 
pquyoir nous dispenser d'insérer pour ^in^;elligence.du lec- 
teiir, M. Vauq[uelih nous adresse la note si^iyante: 

: ....... • 

A M. RaspaiL 

Où et quand donc 9 Monsieur, me suis-je élevé avec tant 
d'indignation contre votre découverte ? Il faut, si indignation 
il y a, qu'elle n'ait pas été si profonde que vous le dites, car 
il m'en serait resté quelque p^pr^ssîon , et en conscience je 
ne m'en souviens pas. 

Et pourquoi voudiieaj-vous que je fusëé saisi d'indignation 
à roceasiott d'une découverte .^ Ce n'est paà le sentiment qu'un 
honnête homme qui aime le progrès des sciences^ doit éprou- 
ver : je sens en moi tout le contraire. 

Je conçois d'autant moins que vous' ayez pu dire une \ 
chose pareille, que rien ne pouvait vous le faire soupçonner : , 
je n'ai pas l'honneur de vous connaître , aucun débat n'est 
jamais survenu entre nous, et je n'ai, comme vous le dites 
fort bien, répété aucune de vos expériences : il faut donc 
que vous me regardiez conune un méchant, ou comme un 
insensé. 

Quant au reproche que vous me faites d'avoir prêté Pau* 
torité de nwn nom à un système d'investigation que vous re- 
gardegr comme d ang ereu x, appi e ntfA^j M Eou gieur» quCjj dans d^s» 



s56 ^ lOVaHAL DE CKIMIS M<DICilLB| ETC. 

affaires de oelte gravité, je ne suis pas si complaisant , et <|ue 
si jai assuré que les taches, dont tous parlez étaient pro- 
duites par du sang, c'est que j'en étais convaincu par ma j 
/propre expérience, et que je le suis encore, malgré tous ies 
doutes que vous avez élevés. 

Cependant je desirerois fort m'étre trompé, et je tous 
saurais un grand gré si vous pouviez le déinoptrér. 

L'occasion est opportune, l'affaire n'est pas encone jugéiê : 
les vêtemens sur lesquels existent ces taches sont encore là. 

Prouvez que ce n est pas du sang, et dites ce que c'est, si 
vous le pouvez ; vous rendrez un grand service à l'humanité. 



v .-. 



ERRATA. 



Page 171, note , au lieu de Sabaret , Usez :'. Febrret. • . 
Page 191, lîg. 9 et 10, au lieu de fausse ga|çne-salfure de (érr 
lisez : plombagine, carbure de fer. 



.':ii; 



• / 






1 / 



l'iti ft I 



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• ' \\ ''>\ 



Itepriraerie de Taouyi et C'S rue lïotré-Dame-des-Yictoires, n. i6. 



rnj' -Il 



IV. Ahméb. (N° VI,) JUIH X828. 



RECHERCHES MÉDICO-LÉGALES, 

à 

Poui^ant servir à déterminer^ nieme long-temps âpres la inorty 
s Hlya eu emppisonnement^ et a faire connaître la nature de 
la suistance vénéneuse; par MM. Orfiia e( 0. A. LesusuR; 
iD*^ Ai^édecine. 

• r . 
EXTRJUT. 

iRs la plupart des cas, le médecin , chargé de constater 
ïiiase d une mort subite , est appelé avant que rinhuma* 
m du cadavre ait eu lieu ; mais il peut se faite qu'il ne 
ni consulté que plusieurs jours, et même plusieurs moiis 
[près. EstMl permis de découvrir la présence d*iine s^lbs*- 
mce vénéneuse, en analysant les matières trouvées' dans ie 
lal digestif d un cadavre inhumé depuis^ix-^ doa^e, quinze 
^fauit mois? Les tribunaux peuvent réclamer nosjumières 
fs des questions de ce genre, et la science ne possède 
^re aucun travail qui puisse les éclairer. Nous ne sau« 
lieux prouver la nécessité des^ récherches dqnt nqus 
quen faisant cônnaiîre l'embarras dans ,leqi»el:âe 
trouvéBnt les experts chargés de donner lei^r avis dans Taf» 
dng : ces experts étaient MM. f^auquelin, Chaos* 
Wj.L'herminierj Magendie ^ Pelleta/iy Ségàlas^ 
)rfUâ, Interpellé» par lé procurenr du Kciî sur 
plûsieiIVpbîttts de inédecine légale relatifs àTempoisonne* 
nient, ils ftireiit conduits à ^demander si lacétated^ mor- 
phine^, -qUé 'l'Oti' avàk vaitiement ^cherché dfins les liquides 
provènàtit è\i^^^\à^ à\x> banal digestif doiBallcCV'nlsQrâit 
pas été^eôniposé par sim-mélànge: avec dès matières: àrn^* 
maies pourries, d'autant plUs que lés recherches dbhniqneft 
iv. 18 



■^ I 



2SS JOURNAL DE GHIMIB MEDICALE^ 

propres à le déceler n'étaient faites que plusieurs jours 
après la mort. La commission, ne pouvant Inypquer l'ex- 
périence sur ce pcHnty guidée seulement par l'analogie, fut 
unanimement d'avis , après avoir longuement discuté, que 
l'acétate de morphine avait pu être décomposé, et que la 
décomposition avait dû atteindre à la fois l'acide acétique 
et la morphine. Nous verrons plus bas combien cette asser- 
tion est contraire à la vérité. 

La solution du problême qui nous occupe nous a paru 
devoir reposer sur deux ordres d'expériences, i^. Des poi- 
sons minéraux et végétaux^ dissous dans une. pinte d'«au 
environ, à des doses tantôt faibles, tantôt fortes, ont été 
mêlés aveO des matières animales, et abandonnés à eux- 
mêmes  l'air libre et dans des vases à large ouverture^ pen- 
dait dix, ^uingte ou dix -huit mois : on a eu soin de renou- 
veler l'eau à mesuré qu'elle s'évaporait, et on a analysé les 
liqueurs tous les huit ou dix jours. 2^. Les mêmes ppisous^ 
mêlés à de l'albumine, à de la gélatine , àde la viande, etc.;, 
ont été enfermés datas des estomacs ou des intestins, et 
ceux-ci ont été introduits à leur tour dans des boites en 
sapin, qui ont été bien closes et enterrées à la profondeur 
de detix pieds et demi : plusieurs mois après on a reûrë ces 
boîtes de terre, et oa a analysé là matières qu'elles ren*^ 
£»rm'àientv 

D'itné autre ^tt, è^ cadavres humains ,* enterrés dans 
des bîèreé de sapin à la profondeur de quatre pieds , ont 
été exhumés nil ndoi^^ six mois^ dix mois, et même dix«Mpt 
mois a^às Itnhuâiatiôn) |K>br ^savoir jusqu'à qu/dl^ éppfpie 
à pisn près on pourhdt trouver des venges du canal dig^- 
tif , «i déiniontrat k présence d'uile -sub^np^ vénéueo^ 
qm aurait été introduite dans l'estomac ou dans les iotes- 
ttaa jpeniant la vie. Ce demiw travail,, qui doii &^re le si^et 



DJ^ PHAmMÂCIB BT DB VOXICOI.OOIB. ftSp 

d*iiii ouyra{|o qu^ nous deroili publier sur Z^i e^kumatians 
juridiques j nous à appris que, plusieurs mois et mdme plu* 
sieurs années après la oaort, et lorsqu'il ne reste plus aucune 
partie molle reconnaissable , pn peut trouver sur les côtes 
de la ooloime Tertébride, dans la régioq de Vabdoraep ni|e 
sorte de oambauiê brunâtre, qui est évidemipent un débris 
dtt canal digestif, et d^ns lequel pourrait exister une partie 
de la substance Ténëneuse altérée oq dans Fétat naturel. 

Les poisons qui font Vobjet de ce mémoire sont l^s acides 
su^rique, nitrique et ar^énieux , le subliipé corrosif, le 
tartrale aeîde de potasse et d*aniimoine , Tacétate de plomb , 
le proto-hjdrochlorate d*étaiu, le sulfate de cuivre, le ni- 
trate d*afgent, l*bydrochloraie dor, Tacétata de morphine, 
lliydroehlorate de brucine, Taôétate de strychqine, l'opiuiti 
H les ea^tharides. Sous allons les examiner successivemenf . 

AciéU êulfuriqua. Il est posëble de constater la jM*ésence 
de l'acide sulfurique eoneantré plifiieurs mois et mèmq plu- 
neiir3 années «{urès son mélange avi^ des matières animales; 
il JM e'agif pour cela que de traiter la masse par ta teinture 
de touna^sol^ p;|r rhjdroehlorate de baryte et par du mer* 
cure métalli|ue« Si l^eide SuHurique a été %r^%'afféAbU et 
faillie 9e?ec des snbetàticeB qui , en se pourrissant, ont 4cg«tg^ 
JMAïKmjip d'ammoQÎèqiie^ U «eal saturé par cet alcali au poiac 
qu'il n'y ^ a plus eu presque plus d^ li^ au bout d^ 
i|U4$lq9^ mois ; dax^ ee ^^^ il né s«mit plus permis de 
conclure qu'il y a eu empoisonnement par L'aoide sulfttrique ; 
4out ,aj4 |dus on poHirmili d après )a présence du sulfate 
d'ammopiaqn^» qiie noii^ su^oseroiu lavoir été ^tenù^s- 
itftlMse 4|tj^l^j)i^0tér|sé^é)iiablirj}«s^ 
^fWono^mmi^Ç» sulf|»té w^Jmvalm^ir^airement partie ni 
4^ tn^StiàrM. «Umeniaires^ pi de icelles qui imposent \b 
fsarol dî^esftif. Le misyilleur moyen à employer pour recon- 

i8. 



200 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE^ 

naître une petite quantité d acide sulfurique libre ^ dans les 
cas dont nous parlons, consisterait à traiter le liquide à la 
température ordinaire par du sons-carbonate de chskuxpur, 
exempt surtout de sulfates; il se formerait, au bout de 
quelques secondes , du sulfate de chaux s'il j avait de lacide 
lilute , tandis qu'il ne s en produirait point si la liqueur ne 
contenait que du sulfate d'ammoniaque non acide, attendu 
que ce sél n'est décomposé à froid par le sous-carbonate de 
chaux qu'au bout d'un certain temps» 

jicide nitrique» L'acide nitrique concentré peut être re- 
connu plusieurs mois après qu'il a été mêlé avec des ma- 
tières animales, et lorsque déjà la putréfaction est à son 
comble : il suffit pour cela de traiter la liqueur par la po- 
tasse, d'évaporer jusqu'à siccité, et de jeter une partie da 
produit sur les charbons ardens ; l'autre partie , mêlée avec 
du cuivre métallique et de l'acide sulfurique étendu de 
très-peu d'eau , donnera des vapeurs rutilantes d'un jaune 
orangé. Si l'acide nitrique a été considérablement ^aiiU 
et employé en petite quantité», l'ammoniaque qui résulte 
de la putréfaction des matières animales, étant plus que 
suffisante pour saturer tout l'acide, on ne peut tout au 

• 

plus qu'établir l'existence du nitrate d'ammoniaque ; ce qni 
ne suppose pas nécessairement qu'il j ait eu empoisonnement 
par l'acide nitrique, puisque ce nitratfe aurait pu , à ia r iguenf) 
se former de toutes pièces pendant la putréfaction de la 
matière animale. ^ 

Acide arséniéux. On peut démontrer la présence de 
l'acide arséiiieuxqui a été mêlé avec des matières aniin^t^^) 
même au bout de plusieurs années. 11 faut néanmoins, dans 
beaucoup de ,càs, pour y parvenir,' le débarrasser d'un^ 
grande partie de ces matières, qn évaporant jusqu'à sicette 
^liqueur qui contient le poison, et en «gitant "fi&À^^^ 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 26 1 

quelques minutes le produit de rëvaporation dans de l'eau 
distillée bouillante : la dissolution se comporte alors avec 
lacide hydrosuif urique, comme Tacidearsénieux pur. Nous 
ne saurions trop attirer l'attention sur ce fait ; sajroir, que^ 
par son mélange ayec des matières animales, l'acide arsé- 
nieux dissous est masqué au point de ne pas jaunir^ même 
lorsqu'on le traite par l'acide hydrosulfiirique; mais il suffit 
de recourir à la méthode simple que nous indiquons , pour 
le mettre en éyidence. Si les auteurs qui ont proposé des 
procédés beaucoup plus compliqués, n'ont pas trouvé l'a- 
cide arsénieux dans les liquides des vomissemens^ de l'es* 
tomac et des intestins, cela tient à ce qu'ils n'ont pas exac« 
tentent suivi notre marche, et surtout à ce qu'ils n ont pas 
mis ces liquides en contact avec l'acide hydrosulfurique et 
une goutte d'acide hydrochlorique, mais bien avec le deuto- 
sulfate de cqîvre ammoniacal ,^ui est un réactif infidèle du 
reste : c'est ce que l'un de nous avait déjà établi ailleurs. 
{Voyez Orfila, Leçons de Médecine légale y tome III, p. 112, 
a® édition.) 

Si l'acide arsénieux a été employé à l'état solide, il ne 
sera pas quelquefois impossible, même long-temps après 
1 inhumation, d'apercevoir çà et là des grains quij étant 
détachés avec la pointe d'un canif, présenteront tous les 
caractères de ce poison. 

Il n'est pas douteux que l'acide arsénieux ne se transforme 
à la longue, et à mesure qu'il se produit de l'ammoniaque, 
en arsénite d^ammoniaque beaucoup plus soluble que l'acidè 
arsénieux; en sorte qu'il pourrait se faire qu'au bout ide 
quelques années pn ne pût parvenir à démontrer la* présence 
de l'acide arsénieux, là où il aurait été facilede la constater 
quelques moi$ après l'inhumation, parce que cet, ftcide^ 
auparavant :SOlide et granuleux, serait devenu âoliiblcjêii ait* 



a6a lOITANAL DB CKIMIB M^DIGAIiJB , 

rail £U^é dans la terre à tr&Ters les parois de la bièrei ou se 
serait écoulé par les trous que présente souTeilt la fiaioe infé* 
rieufe de cette bdîte, lorsque la putréfaction a £iik de grands 
progrèi. 

Si Taddé arsénieux, employé en assea grande quantité, 
arrête la putréfaction des matières anîmalea, il n*en est pas 
de même lorsqu'il se trouvé dans une proportion très- 
faible. 

Siàblîmé corrosif. Le aublimé corrosif , dissous dans Teau, 
est assez rapidement [décomposé par les matières animales, 
pour qu'il pe soit plus possible , après quelques jours, 
de démontrer sa présence dans la liqueur, autrement qu'à 
laide d une lame d'or recouverte en spirale S'une lame 
detain, et aidée de l'action de l'acide hjdrochlorique. Il y 
à d'autant plus de sublimé de décomposé, que l'on a em- 
ployé une plus grande quantité de matières animales. II ne 
paraîtrait pas cependant que ces matières pussent décom* 
poser la totalité du sublimé corrosif, puisqu à l'aide de la 
lame d'or il a été possible de retirer, au bout de plusieurs 
beures, U ese vrai , un atome de mercure métallique, d*ûne 
dissolution de six grains de sublimé mêlée avec une grande 
quantité de matières animades. Dans toua les cas, on peut, 
en traitant par la cbaleur et par la potasse les matières anî* 
raales qui ont décomposé le sublimé corrosif, en retirer du 
merctàre métallique, même plusieurs anâées après que le 
^ sublimé a agi sur ces eubstanees c or, la présence de ce niéul> 
si elle ne prouve pas l'existence du sublimé corrosif, an- 
nonce au moins celle d une préparation mercarieïle. 

Tartrate adde de pbtasse et d'antimoine. Le lartre istibié, 
mêlé avec des matières animâtes, Be décompose au bout de 
quelques jours, de manière à ce que l'Acide tartàrique soit 
détruit «t l'ovide d'antimoine précipité : d'où il résulte qu'il 



DE ratARMi^CIB XT SB TCaiCOLO^UB. ^63 

est alors impossible de démontrer la présence de ce nH , en 
traitant la liqueur par les réactifs que Ton met 6rdîn^îre« 
ment en usage pour le reconnaître; mais Ion peut retirer 
de l'antimoine métallique des matières solides, même au 
bout de plusieurs mois. L'altération dont il s'agit est plutôt 
le résultat de Faction de l'eau et de Tair sur le sel, que des 
matières animales ; car l'expéHence prouTC qu'une dissolu* 
tion de trois gros d'émétique^ dans une pinte et demie d'eau 
distillée exposée à l'air^ éprouve la même décomposition , 
et qu'il nVst pas plus possible d'y démontrSr la présence du 
sel antimomal au bout de trente ou quarante jours en été^ 
que dans une pareille dissolution à laquelle on jurait ajouté 
de l'albumine et de la gélatine. 

jieétate de plomb. II suffit de quelques jours pour que 
Faeétate de plomb , dissous dans l'eau et mêlé avec des ma- 
tières animales, soit décomposé au point qu*on n'en trouve 
plus un atome dans la liqueur; mais on peut retirer du 
plomb métallique, en calcinant jusqu'au rouge les matières 
animales et le précipité d'un gris noirâtre qui se forme 
dans la liqueur. 

ProtO'hydrochlorate d^étain^, Nous appliquerons à ce sel 
tout ce que nous venons de dire de l'acétate de plomb. 

Sulfate de cuivre. Par son mélange avec les matières ani- 
males , le deuto*sulfate de cuivre dissous se décompose de 

'm 

manière à ce qu'il n'en reste plus dans la liqueur au bout 
d'ufei certain temps : à la vérité^ cette décomposition n'est 
pas tellement jrapide qu'on né puisse pa$ trquver une po)r- 
tion de sel en dissolution, même plusieurs mois après^ si 
l'on a agi sur quelques gros de deuto-sulfate. Si Ton était 
appelé à faire l'analyse des matières au moment 0% il né 
serait plus possible de découvrir le sel cuivreux ^[ans la 
liqueur, il faudrait dessécher les matières solides et les car* 



^J^ ^OURH AL DB CHIMIE uàviCJkVE y 

boniser pour avoir le cuivre métallique, tandis quufie 
autre portion de charbon serait traitée par l'acide nitrique 
^pour obtenir du nitrate de cuivre. 

Vert'^de-gris. Par son séjour avec les matières animales 
dans la terre, le vert-de^gri^ se décompose, et le deutoxyde 
de cuivre se combine avec le gras des cadavres pour donner 
naissance à une sorte de matière savonneuse insoluble dans 
l'eau* Dans un cas d'empoisonnement de ce genre, il serak 
possible de démontrer la présence du deutoxyde de cuivre 
plusieurs mois et hiéme plusieurs années après Tinhumation; 
il ne s'agirait que de traiter la masse savonneuse par l'acide 
hydrbchlorique qui dissoudrait le deutoxyde de enivre, ou 
de la calciner pour en avoir le cuivre métallique. 

Nitrate chargent. Le nitrate d'argent dissous est rapide- 
ment décomposé lorsqu'il est mêlé avec des matières ani* 
maies; en sorte qu'il faudrait probablement chercher à re- 
tirer ce métal des matières solides, si on était appelé à 
prononcer sur l'existence d'un empoisonnement par ce sel^ 
plusieurs jours après l'inhumation : l'expérience démontre 
en, effet que l'on pourrait y parvenir, même au bout de 
plusieurs mois. 

Hydrochlorate (Vor^JX suffit aussi de quelques jours pour 
qu'on ne trouve plus d'hydrochlorate d'or dans une disso- 
lution de ce sel, que l'on a. exposée à l'air après lavoir 
mêlée avec des substances animales; mais en ayant recours à 
la oalcination, comme pour le nitrate d'argent, on en retire 
de l'or métalliqu<^ plusieurs mois après l'inhumation. 

Acétate de morphine. Il est possible de constater la pre- 
sence de l'acétate de morphine, daVis un cas d'exbumation 
juridique, même plusieurs mois après la mort : il faut pour 
cela agir non-seulement sur les liquides, mais encore sur 
les matières solides trouvées dans l'estomac et dans les m* 



DB PHARMACIE JST 0£ VOXIOaLOGIE. a6S 

testins, parce qu en supposant même que rempoisomiement 
eût été déterminé par une dissolution aqueuse d*acétate de 
morphine, cette dissolution aurait pu être décomposée, et 
la morphine précipitée en partie. Des expériences nom* 
breuaes nous ont prouvé en effet que I acétate de morphine, 
dissous simplement dans l'eau et exposé à lair, ne tardait 
pas à se décomposer en partie; que Vacide acétique de la 
portion décomposée' se détruisait^ tandis que la morphine 
de cette même portion se précipitait, sinon en totalité, du 
moins en grande partie. Ces résultats s'accordent avec ceux 
qu'avaient obtenus MM. Geiger et Dublanc jeune. A la vé- 
rité^ dans un cas d'exhumation juridique, si Fempoisoime- 
ment avait eu lieu par une dissolution aqueuse d'acétate de 
morphine, il y aurait moins de morphine' précipitée qu'on 
ne le croirait au premier abord, parce qu'une partie de 
celle qui se serait déposée aurait été redissoute par l'ammo- 
niaque qui s'est formée pendant la putréfaction : on sait en 
effet qu^en précipitant la morphine par Fammoniaque d'une 
dissolution peu étendue d'acétate, il suffit d'agiter le pré*- 
cipité pendant quelques instans dans un mélange d'eau et 
d'ammoniaque pour le redissoudre. 

Four obtenir la morphine qui peut exister dans les ma- 
tières solides, il faut d'abord traiter ces matières à plusieurs 
reprises par l'alcool , puis évaporer les dissolutions alcoo- 
liques, et faire agir sur le produit de l'évaporation de l'eau 
aiguisée d'acide acétique : ssfns cette dernière précaution , il 
serait difficile de séparer la morphine du gras des cadavres, 
qui se forme abondamment pendant Te séjour du corps dans 
la -terre. Que si, par hasard, la liqueur était colorée,, on la 
décolorerait en la faisant chauffer ave« du charbon animal 
purifié^ tt en la filtrant à plusieurs i>eprises à travers ae 
même corps , sans avoir besoin de recourir au sous*acétate 



n 



^ 



a66 lOUEHAIi AB CMIM IB MBDICALS y 

de plomb et à Vacide hydrosulfurique , dont Temploi nous 
a paru poinr le moins inutile. 

En comparant Faction de laeide nitrique et du trito- 
hydrochlorate de fer sur les matières qui ont feit Tobjct 
de nos expériences, il esc aise de voir que l'acide nitrique 
les a constamment rougies , lors même qu'elles étaient un 
peu colorées, tandis que le sel de fer ne les a bleuies ^ en gé- 
néral, qu'autant qu'elles avaient été parfaitement décolorées; 
et encore 9 dans certains cas, il a développé une couleur 
rougeàtre, quoique ces matières fussent incolores. 

On serait blâmable si on prononçait effirmatwement^ dans 
un cas d'exhumation juridique^ qu'il 7 a eu empoisonnement 
par une préparation de morphine, parce qu'on aurait ob* 
serve seulement les deux colorations rouge et blme dont 
nous venons de parler; on ne pourrait tout au plus éta- 
blir que des présomptions d'après ces caractères. Il n en 
serait pas ainsi, si l'on obtenait, comme cela nous est ar^ 
rivé, même plusieurs mois après la mort> une substance 
blanche cristallisée , insoluble dans l'eau et dans Véther sul- 
furique, soluble dans l'alcool et dans l'acide acétique, fusible 
à une douce chaleur, rougUsant par l'acide nitrique , bleuis^ 
scaU par le sel de fer, et jouissant en un mot dis tous les ca- 
ractères connus de la morphine : on ne de\rait pas, dans ce 
cas, hésiter à affirmer que la matière suspecte est de la mor* 
phine. 

Hydrochlorate de brueine. Où peut é^lement démontrer 
la présence de la brueine et de l'hydrochlorate àp brueine 
dans le canal digestif des cadavres d'individus empoisonnés^ 
par oes corps, et inhumés depuis plusieurs mois. Mais ici, 
comme pour l'acétate de morphine, les phénomènes^de ça» 
loration, développé» par l'acide nitrique et par le proto- / 
hy<lrochlorate ci'éiaio, ne doivent être considérés que comme 



j 



DB PHAllMACIB fit HB 90UG0I.0GIB. ^6j 

des indiens d'empokonneineiit; et il faudrait, pour affirmer^ 
que Ton eût pu séparer la brucine ou le sel de bracine, et en 
constater les divers caractères* 

Acétate de strychnine. Noos avons reconnn oe sel en dis* 
solation plusieurs mois a^ès TsToir mêlé avec des matières 
animales et de Tèau ; le Tâse ayatt été eiposé à l'air : du 
reste, les moyens d'analyse employés ne diffèrent pas de 
cettK qo« l'on met ordinairement en usage poor démontrer 
k présence des préparations de strychnine. 

Acide hydrotyaniquê. On sait^ par les expériences de 
M. Lassaigûey qull n*est pas possible de démontrer, par 
des moyens chimiques , de petites quantités d'acide hydro» 
cyanique trois jours après la mort; la disparition du poison 
tient, dans ce cas, à la décomposition qu'il a éprouTee* 
( Vofe% tome II de ceJownal^ page S6i*) 

Opium. Si les diverses expériences tentées avec l'opium 
prouvent que la morphine qui en fait partie ne s'altère pas 
plus par son eontact avec des matières animales , que celle 
qui existe dans l'acétate OU dans tout autre sel'de morphine; 
elles établissent aussi ^'il y a plus de difficulté à démontrer 
la présence de cette base, lorsque l'exhumation a pour objet 
un cadavre dans le canal digestif duquel on a introduit de 
l'opinm , que quand il s'agit simplement d'un sel de mor* 
phine. Ces difficultés sont quelquefois telles qu'il est impos^ 
sibte de les surmonter : aussi pensons-noùs que, dans aucun 
cas , il ne faudra prononcer affirmativement sur l'existence 
d'un empoisonnement par lopium, qu'autant qu'on aura 
reconnu celui-ci à ses propriétés /)A/st^ae;r et chimiques^ ou 
bien qu'on en aura retiré de la morphine jouissant de tous 
les caractères déjà indiqués ( Foyez acétate de morphine); 
M encore ne £iudrait*il pas conclure, dans ce dernier cas, 
dme manière absolue, que l'empoisonnement a eu lieu 



n 



a68 JOURNAL DE CHIMIE MÉDICALE « 

par ropium, mais bien par l'opium, par la morphihe, oo 
par un sel de morphine. 

Cantharides. Un gros de cantharides pulyérisées ayant été 
placé dans une portion d'intestin grêle , avec de la viande 
et de l'albumine, l'intestin fut lié aux deux bouts, et enfermé 
* dans une boite mince de sapin , que Ton enterra à deux 
pieds et demi de profondeur. L'exhumation de la bbîte eut 
lieu neuf mois cinq jours après, et on put se convaincre 
que la matière contenue dans l'intestin était convertie en 
gras de cadavres; on apercevait çà et là au milieu de cette 
substance^ même à l'œil nu , une multitude de points bril* 
lans dun vert magnifique, qui étaient formés par la poudre 
de cantharides. En traitant cette masse par l'eau bouillante, 
le gras à^ cadavres entrait en fusion , et venait à la surface 
du liquide sous la forme d'une couche huileuse, tandis que 
les particules brillantes se déposaient au fond du vase : on 
pouvait ainsi ramasser une assez grande quantité de ces 
particules I pour constater qu'elles possédaient toutes les 
propriétés des cantharides pulvérisées. 

Nous ne terminerons pas ce mémoire sans résoudre une 
question qui pourra nous être adressée. « Les poisons que 
vous avez^ décelés dans ces différentes exhumations, dira- 
t-on, n'avaient été mis en contact avec nos organes qu'après 
la mort; dès -lors, peut -on conclure qu'ils auraient été 
retrouvés de même en faisant des recherches sur des ca- 
davres d'individus empoisonnés pendant la vie ? 9> Nous ré- 
pondrons q/firmatwement j si, au moment de la mort, il 
restait dans le canal digestif une quantité de substance vé- 
néneuse appréciable par des moyens chimiques. Qu'importe 
en effet que Faction d'un poison sur nos tissus, pendant la 
vie ou après. la mort, puisse ne pas. être la même? qu'im- 
porte encore (}ii'une portion de ce poison ai( été absorbée 



DE PHAHMÀCIB BT DB TOXICOLOGIB. '26q 

OU rejetée avec la matière des vomîssemens et des selles du 
vivant de l'individu ? Le point capital est de savoir si la 
quantité de substance vénéneuse que l'expert aurait- pu 
découvrir en^ ouvrant4e cadavre vingt-quatre heures après 
la mort, pourra être décelée dix, quinze ou vingt mois après 
rinhumation., Or^ il ne peut rester aucun doute, d'après nos 
expériences, puisque ces substances vénéneuses ne se. com- 
porteront pas dans le canal digestif du cadavre enterré, 
autrement que dans l'estomac et les intestins dans lesquels 
nous les avions enfermées « après les avoir mêlées avec des 
matières alimentaires. 

V ' 

I 

- I 

ANALYSE 

Du liquide céphalo-rachidien chez l*homme; par M. Las*- 

SAIGNE. 

l 

Dans un des numéros dé ce journal, imprime Tannée 
dernière , nous avons publié les résultats que nous avions 
obtenus , en soumettant à l'analyse le liquide, extrait ^n 
prolongement rachidien ches^ le çheyaK Nous avons dé- 
montré qua ce fluide^ qui était un .peu t)lus dense que l'eau 
distillée, contenait,. indépendamment des sçls alcalins qu'on 
rencontre dans la sérosité ordinaire, dçs ^qi^antités très'- 
petites d'al)>umine et ^Iqspdazôme. . . -)m i 

M. Magendie, désirant connaître la composition de ce 
liquide dans, l'espèce humaine, nou» fit remettre une cer- 
taine quantité qu'il avait extraite lui-même sur le cadavre 
d'une ancienne captatrice , malade depuis plusieurs années , 
et morte en démence. 



ayo jouAirAi< db cbiiiuk mbdicaiiE , 

Ce liquide) ezamioé par les moyens qM nous avons 
employés dans notre premier mémoire, « fourni les ré- 
sultats suiYans : 

Sa densité I que nous ATons déterminée è 4* lo^^, était 
de i|Oo8a; U a o£fen snr loo parties : 

Eau 99,^4 

Osmaz6me o,474 

Albumine 0|088 

Soude, matière animale , phosphate de 

soude o,o36 ■ 

Chlorures de sodium et de potassium. • o,6oi 

Phosphate de chaux 0,017 



<m ' < » ■ « 



99^980 

Sur rinvitatiou de M. Magendie, nous avons comparé ce 
liquide avec celui des quatre ventricules cérébraux d'un 
homme affecté de paralysie générale depuis deux ans, et 
mort en démence à la maison royale de Cliarenton. Nous 
evoQS trouvé que ce liquide avait une densité de 1^0066 à 
la liampéraAure de + 8>5> Qt qu'il c<»i tenait sur 100 parties : 

Eau 98,738 

OsmâzÂme • . . • o,444 

Chlorure de sodium et de polaisi imi. • . o^y % 3 
Soude, matière aaimÀle et ph^^pha te ^e 

soude • o,o58 

Albumine. ..••••• • 0,047 



i 



i*ip*»i»— •••• 



100^000 



r 



DB VMMMUACIB 8T BB T0XflC0I.06IB« a^I 



^ %»%^%»%<^<%^%»%^r%^*<^%^%i^%«*>%<»%'%^^^<<%<%%>%<%^X% 



KÉFLEXIQNS 

Sur Pemptôi du baume de copaku, de ton kmle voUoile^ 

et de sa résine* 

Lorsque Ton compare les résultats obtemll par MM. Du- 
blanc jeime , Bard et GuUerieri à ceux du docteur Thoni 
{yojei le numéro de mai 1828 , page a38 du Journal de 
chimie médieale\ on Toit que, d*un côté, l*huile volatile du 
baifBie de copahu est regardée comme la seule partie active, 
par conséquent <;omme la seule partie essentielle au traite*- 
meitt des blenorrhagies; tandis que, de Tautne, ref&caché de 
la résine est constatée dans le traitement de la même mala«- 
die. Les avantages que M. Dublanc trouve exister dans 
l'huile volatile, sont les mêmes que le docteur Tborn attri- 
bue à la résine qu il préfère. Qui.crcire? N*est-il pas pos* 
siUe d'accorder les deux opinion^ ? 

Tottt le iBonde aait que les huiles volatiles, en contact 
\ avec r«xi^ène^ cèdent peu à peu une portion de leur çskr^ 
boue et de leur hydtogène,/M/vb/t^ leur fiuidiU^ par<^n^ 
Hquent leur volatilitéi et se transformât en des substances 
analogues à des résines; que la. plus grande différence qui 
tiJste alors entPe Thvile volatile «t k résine , sous le rapport 
éës propriétés pky^q^es, chimiques et médiqales^ a lieu 
de la put de la fluidilé et de la volatilité que possède la pre^ 
miere et qui manq«e à la seiGoiidew 

Dans Faction «aédicide, par TefiEst de la fluidilié et de \% 
i<^ l'huile pwt se aoiAler aux liquides aquei^.^ éf 
\à s'y 4îteettdre jus<pi'à un acfçrtaia point. Pnse à 
fimérieUri-eUe «établit avec le «enduit dîgïBStif un contact 



ay2, JOVKJKAh DBCBIMIB RIBDZGAUSy 

plus immédiat; elle a sur lui (principalement sur Testomac) 
une action plus rapide^ plus intense^'plus énergique; elle 
est plus disposée à être absorbée, à avoir une action plus 
générale^ plus fugace. Lorsque cette huile a perdu sa fluidité, 
lorsqu'elle est devenue résine, 'solide,. Timpossibilité deire 
mêlée à Teau, dy être dissoute,. ne lui permettant d établir 
avec 1 estomac quun contact pour ainsi dire partiel, rend 
son action plus lente, moins intense, moins énergique, plus 
dîirable^ parce qu elle peut rester plus long-temps «n contact 
avec les parties; son action n'est pas susceptible de devenir 
générale, si ce n'est par lès réactions' lièrveuses. Ne doit-on 
pas penser, surtout d'après les observations de M. Dûblanc 
jeune et du docteur Thortï, que la nature de l'irricatioo 
locale, produite par le contact (avec le conduit digestif)^ 
rhuile volatile ou de la résine, est la même, à l'intensité et à 
la durée près? Si on mêle l'huile volatile à des substances qui 
lui fassent perdre sa liquidité, qui- edchâfînent sa volatilité, 
son. énergie sera diminuée, son action plus généralement 
conforme à celle de la résine ; ou bien si l'on dissout celle-ci, 
qu'on la rende miscible à l'eau, son action locale sera plus 
énergique, plus semblable à celle de l'huije. Cependant y 
comme on ne pourra communiquer à la résine la propriété 
d^être volatile, cette action sera téujoiirs plus durable, et 
moins disposée à devenir généralie. 

Si ion veut avoir le moyen d'apprécier l'influence de la 
fiuidrté, de la solubilité dans l'eau, relativement k celle de 1» 
solidité et de i'inîâôlubillté ,< que l'on HotàpSiPe l'action da cam- 
phre, pris à l'intérieur, à celle d'iiiMi huil^ volatile de sauge, 
de romarin,' ou d'un autre analogue^ on^^erra^ bientôt que 
c^est à sa solidité , â soriinisolubililé, qu^ll fautïèttijbuel'i'ées 
effets extraprdinàireë'^te^thifiés par le o»mphre,^ si^bteii 
décfrits par Te courageux Alexandre d'Edimbourg, effets qui 



y • ! 

SB PHAAMACIB ET OB TOXIGOJLOGIE. H^S 

paraissent devoir faire établir une si grande différence entre 
les propriétés de cette substance et celles des huiles volatiles» 
Si on tient compte de l'insolubilité du camphre, on sera per* 
suadé que Faction locale de cette subs¥ince est tout-à-fait 
analogue à celle des huiles volatiles , et qu'enfin , c'est sur- 
tout parce qu'elle détermine un contact moins immédiat, 
moins général avec le conduit digestif, qu'elle rend le cam- 
phre moins facilement absorbable, que son action diffère de 
celle des huiles volatiles (i). 

Si localement une huile volatile parait avoir une action 
semblable à celle de la résine, il est aussi bien reconnu que 

« 

la première^ comme matière odorante, a sur le système 
nerveux une action particulière que ne peut posséder la ré- 
sine, que cette action, analogue à celle des autres huiles 
volatiles, tient surtout à ce que l'on appelle l'arôme , et que 
c'est surtout par l'intermédiaire des voies de la respiration ' 

qu'elle a lieu. Mais, très-certainement, ce n'<est pas comme 
substance aromatique que l'huile volatile agit pour suppri- 
mer les blennorrhagies; il est bien plus probable que cet 
effet est le résultat d'une irritation dérivative , dont le conduit 
digestif esc le siège : ce qui est bien attesté par les gastrites si 
souvent produites par le baume de copahu. 

te 

D'ailleurs, si cette action était due au principe aroma- 

> » 

tique, la résine serait réellement sans action : ce qui serait 
toutr%;jEait contraire aux résultats du docteur Thorn. 

Iplprès ce qui vient d'être â^t^ d'après l'expérience ^ ne 
doit«on pas conclure que l'huile volatile, la résine, et le 

_ -r r-. ■ . •.:.. 

■-'. 

(i) Pour apprécier de la manière la plus simple Tinfluence d-un 
contact plus ou moins immédiat , que Ton mette un petit morceau de 
camphre dan& la bouche ou sur les lèvres , et qu'alors on le presse 
plus ou moins fortement. 

IV. 19 



y 



274 JOURNAL DE CHIMIE MEDICAIB, 

bauipie de copahii qui résulte de leur mélange naturel, ont 
sur l'estomac une action locale analogue, mais seulement 
d une intensité différente P alors on ne donnera plus une 
préférence absolue ï l'une ou lautre de ces substances, mais 
Lien relative aux circonstances individuelles. 

A une époque où le baume de copabu est si fréqaenfiment 
employé contre les blennorrbagies, peut-il paraître incottve- 
nant de faire observer que l'emploi de cette substance eât 
susceptible de donner lieu à des accideds consécutifs, souvent 
plus fâcheux que la maladie contre laquelle elle est dirigée? 
Qu'il me soit permis d'en signaler quelques-irns. 

Che% les personnes très-irritables, le baume de copabu 
détermine des irritations du conduit digestif assfez graves 
pour en déranger les fonctions, pour occasionner, Selon les 
circonstances, des ccfnstipations ou des diarrhées plus ou 
moins opiniâtres; pour déterminer des inflammations chro- 
niques interminables, ennn, par suite de sympathies de l'es- 
tomac avec les autres organes, le cerveau, les pôuiftons,4e 
tissu cutané, etc., peuTcnt être le si^e d'irritations consé- 
cutives fâcheuses. 

• Si le baume de copabu peut être, pour certaines per- 
sonnes, donné sans inconvénient dans le cas de blennorrha" 
gies simples ou supposées (i) , il n'en est pas de même lorsque 
la maladie tient à un vice syphilitique; la suppression de 
l'écoulement donne lieu tôt ou tard à-des affections sx^ili- 
tiques consécutives, dont la gravité dépend souvenirae ce 
qu'elles sont négligées et regardées comme insignifiantes de 
la part des personnes qui en sont affectées; ces personnes 
étant bien persuadées que ces affections ne peuvent être la 

• ■ ■ ' u n i» 

(x) Plusieurs personnes ont été mises à ce mode de traitement, 
bien qu'elles n'eussent absolument rien. 



r 



« t>B PajLBiMKSKB ET DE TOXICOlOGtE. 2^ 

«ate d'uofe bleanorrhagie refprdée comme sulfisammeiit 
traitée dans les temps par le baitine de copahU) elles sont 
aussi* bien persuadées qu*dles ne peuvent rien conltBuni* 
quer^ et cependant le contraire arriye souvent* . 

Qnel qtte sett le nom que loti donne à la: préparation qui 
renferme le baume de copahU) n'esc-il pas- prouvé par X^^ 
périenee que presque U)Utes les blennorrkagies sitnplèsse 
guérissent très^bien par les antiphlogisiîques^e^ sans baume 
de eopahu; que les blensûrrfaagies sy[diiKti<pijes scrnt très-' 
bien traitées par lei entipblogistiques et les mercuriaux, 
sans l{ue l'on éprouve la crainte de récidive. sypbilitiqUii^ 
fae ces démîmes blennorrbagies , traitées par le baume de 
copahuy nécessitent enfin ms traitement «nercuriel, dont le 
premier effet cousine souvent dans la reproduction de ré<» 
éoulement^ lorsqu'il n'était pas totalement silpprimé, et 
qui, ensuite, disparaît peu à peu et pour ^ujoursy au fur 
et à mesure de 1^ durée du txaùement?. •< 

Tout ce que j'av^m^Q m'a jant été prouvé par l'expériencet 
je puis en affirmer la. vérité; cependant je ne* prétends pa» 
pour cela imposer mon opinion. INiissé-îe" au moins mo-^ 
dérer la cQpfiance aveugle eit cesremèdès si prônés par leurs 
vendeurs! Gabhubl Psuubtav. 



«Sur la présmica d^im hjfdriodatè i^nis ks^ marin du comr 
merce^ par M« Bà.^jBLVVLjpréparatôia' de$ ctrnn de chimie 
à la Faadté^ dmntédm^ne d» Paris. 

•• ... 

Dans les premiers jpurs de janvier de cette «mée, ayant 
à préparer l'acide hydrocbloriqite pour la l^ooik de chimie ' 
dé M. le professeui^ ' Orfila , je fis prendre deux livres 

19, 



\ 



27S, ^OUANAIi D£ CHIMIE S|]^I>ICUX£ , 

f 

de sel gjrjs chez un épicier qui demeure rue Je TEcole^de-^ 
Médecine, au coin de^ la rue du Pi^on. L appareil disposé, je 
versai J acide sulfurique sur le sel , et immédiateHient lé ma- 
tras s*emplit de vapeurs violettes, qui se condensèrent en 
. partie dans le tube conducteur sous forme d^ belles lames 
. brillantes, de couleur gris-bleuà^re. Je supposai dès-lors 
que le sel que Ton m*avait vendu pouvait avoir été mélangé 
d*une portion de sel gris que Ton retire des soudes de Nor« 
inandie. Je me h&tai de recommencer ropération.,^^et jiôuii, 
cela j'envoyai chercher deux livres de sel chez un autre >l{4^ 
, çîer. Je versai dessus Tacide^suliurique. au moment même 
où M. Orfila commençait ;^ leçon : le même phénomène se 
manifesta , et pendant plus d'upe demi?heure tous les élèves 
furent témoins du dégagement de la vapeur diode qui se 
condensa d abord dans le tube, puis finit pair disparaître, se 
dissolv£^nt dans Uacidehydrochlorique des flacons, Get acide 
fut d abord coloré ^n orangé rougeâlre. Cette couleur a 
disparu peu à peu, et a été remplacée par une couleur^aune 
verd^tre qui persiste depuis.cette époque. 

Après la Jeçon, je .fis.pretidre deux livres de sel chez 
chacun des épiciers qui^m'en avaient d'abord fourni. Ce sel 
est gris comme le sel Bkarin ordinaire. Examiné avec anen- 
tion , il est impossibie d'y reconnaître un mélange de sels. 
Tous Tes cristaux sont homogènes. 

On dénapstre facilement la préseace de Tiode que ce sel 
contient,- probablement à Tétat d*hydriodaté, en le dissol- 
.vant dans Feau, filtrant la dissolution, y ajoutant une pin- 
cée de fécule de pc^nme de terre, etxmatome de dissolution 
de chlore : 1 amidon devient bleu. , » 

La présence de Fiode d^ns le sel gris mérite, ce me semble, 
d'étre^ighalée, parce qu'eUe intéresse la société , sous lerap- 
portides. usages que Ion en fait cqmme assaisonnement; le 






\, 



'! 



DE PftÂ&MACIE ET i>E TOXIOpU>GIE. 2y'j 

médecin, sous le, rapport hygiénique; et le Tnanùfactùriçr, 
sons cdui de la pureté de3 produits qu'il en retiré; et son 
origine serait curieuse à rechercher sous le rapport géolo- 
gique. L'homogénéité des cristaux de ce sel gris ne permet 
pas d'admettre que l'on ait ajouté au sqI marin du set tiré 
des soudes de varech. ^H n'est pas présumable que la nature 
de Teaa de TOcéan soit changée; il est plus naturel .de pré- 
sumer que le sel a. été préparé dans une nouvelle saline, dans 
laquelle surgit une source contenant un hydriodate, ou que 
dfanciennes salines ont été réparées avec dés matériaux qui 
renfermaient de rhydriodate. La première de ces deut der- 
nières suppositions me paraît la plus vraisemblable. 



POLICE MEDICALE. 

j 
Fente des poisons,^^Re/iexions ai ce sujet. 

Une femme ^ voulani se donner la mort ^ achète chez un 
marchand de couleurs de l'aeide sulfurique (djs Vhmle de 
vitriol)^ et l'avale; mais elle ést^eureusement sauvée pal* un 
homme de l'art qui put lui donner à. temps lés secpurs 
nécessaires. 

L'achat de l'acide se trouvant constaté , le marchand djs 
couleurs a été actionné pour n'avoir point inscrit cette vente 
sur un registre <z</ hoc' Le ministère publie considérait cette 
action comme condamnable, par la raison qu'il y voyait une 
contravention à la loi du 21 germinal an xi et au.réglement 
de 1692 ; mais le tribunal de la Seine a renvoyé le vendeur 
de la plainte, par la raison que l'obligation de tenir re- 
gistre, et d'y indiquer les ventes de substances dangereuses, 
n'est, imposée par la loi qu'aux pharmaciens et aux épiciers. 



"^ 



•H 



2yS IcmaNAL INB GHIMIB M^DICIâLS, 

Le ministère public Vcfijt po)trm «b appd ; mais la Cour 
royale, jugeant par défaut , a confirmé la première aeotenoe 
et adopté ses motife* « 

Si op rapproôlie cet arrêt de ceux qui sont journellement 
rendus contre les pharmacieus qui iiéglig|ent de faire ins* 
criresur le livre -de police k vente de 8id>stances utiles dans 
les arts', mais qui sont cependant vénéneuses, on sentira de 
quel poids est accablée cette profession , et la nécessité qu*â 
y 9 de réviser cette partie de la législation. En effet, pour 
être maroband de couleurs, il su£Bt de payer patente, et ce 
marchand peut vendre, pour les besoins des arts, et même 
pour la préparation des médicamens, de nombreut prodaits 
qui^ont vénéneux, «ans être obligé de s'astreindre à aucune 
formalité. Le pharmacien , au contraire, qui ne peut être reçu 
qu'après avoir atteint vingt*cinq ans d'âge, après huit an- 
nées d'étude, après avoir subi dés examens et payé une 
somme de aoo francs pour être reçu par les jurys des dépar- 
temens, ou une somme de i,3oo francs pour être reçu par 
les écoles spéciales , ne peut vendre les mêmes substances 
sans &ire signer l'acheteur , formalité utile sans doute, mais, 
qui h en est pas moins désagréable ï remplir^ et met obstacle 
à la vente. S'il ne remplit pas scrupuleusemeitf ces condi<* 
tions, il s'expose à être livré aux tribunaux, à prendre place 
sur le banc des accusés, enfin à payer une anrende très-con-' 
sidérable. 

Encore si le pharmacien jouissait ^seul de la vente des 
substances médicamenteuses au poids médicinale mais sa 
profession est débordée par une foule de gens ^i offirent 
de soi-disant médicamens à un prix si modique, qu'il est dé* 
montré que ces médicamens ne peuvent contenir ia'totalité 
des substances qui doivent entrer dans leur composition. 

Les charlatans déboutés qui habitent des chambres et ne 



t 



OB I>BÂKHACIB yr.OS TO;3UCOLOGIE. ^79 

pay^t aucun impôt, se yantent impunémçnt de possé<)^r 
des qQguem» des pilules, des robs, d^ poudres , qui, selon 
eux, guérissent tqutes les maladies; une foule de professions 
enfin enlèvent à la pharmacie une grande partie de son do- 
pigine, parce qu'aucun règlement ne s'y oppose. If ous ne 
pa^l^rpns pas d'une classe d'hommes qui déshonorent le 
titre qu'ils ont acquis, et qui exploitent à qui mieux mieux la 
crédulité publique. Espérons qffnn ministère éclairé .épren- 
dra le& plaintes des pharmaciens, et prendra des mesures effi- 
caces pour que leur titre, qui s'acquiert par de longuçs 
étude^ et par ^e nombreux sacrifices pécuniaires, ne de- 
TÎenne pas un titre qui doive entraîner la ruine de celui qui 
aurait le courage de le solliciter , et pour que l'obtention 
de ce jtitre m porte pas le pharmacien à entreprendre, cpn- 
curremnaent avec sa profession, une ou plusieurs autres 
branches d'industrie, seule ressource qui lui reste pour 
yivr^. J^. CaBVAxuER, 



NOTE 

Sur la préparation des deux poisons végétaux connus sous 
les nomsd'upsLS antiar etd'uipsis tieuté; par M. A. Rich^iid. 

Pendant long-temps les contes les plus absurdes ont été 
débités sur ces poisons, sur leur récolte, leur mode de pré> 
p^jatipn et leurs effets. C'est ^urtout un médecin de la Com* 
pagnie hollandaise, nommé Foersch, qui, dans i;ne bro- 
chure sur, ^ette substance, s'était plu à recueillir et à j^ropa- 
ger toi^tes les traditions populaires, et à y ajouter même les 
lèves de son imagination. M. Charles Coquebert-Montbfet, 
le pii:emîer, fit justice de toutes ces absurdités, et réduisit 



sSo JOURNAL DB CHIMIE MBDICALB| 

riiistoire de ces poisons à ce quil j avait de plus positif et 
de plus raisonnable; mais on ignorait absolument la nature 
des arbres qui les produisaien t, et le mode employé pour leur 
préparation. Ce fut M« Leschenault de la Tour^ naturaliste 
français, attaché à l'expédition de circum-navigation du ca- 
pitaine Baudin, qui, ayant séjourné pendant quelque temps 
à Java, publia/à son retour à Paris^ dans le i6' volume des 
Annales du Muséum d'histoire naturelle y la description des 
deux arbres qui fournissent ces poisons ; et comme il en avait 
rapporté avec lui une certaine quantité, il la remit à MM. Ma- 
gendie et Delile^ qui firent un grand nombre d^expériences 
pour constater leur mode d action sur les animaux. Ces ex- 
périences ont été consignées, soit dans le Mémoire présenté 
par cés( auteurs à Vlnstitut de France, soit dans la Disserta- 
tion inaugurale soutenue par M. Delile à la Faculté de mé- 
decine de Paris, 

Depuis cette éppque, M. Thomas Horsfield^ docteur-mé- 
decin, qui a long-temps résidé à Java en qualité de médecin- 
naturaliste du gouvernement* hollandais, a publié, dans le 
7^ volume des Transactions de la Société de Batailla, un 
mémoire fort intéressant sur ce sujet. Ce mémoire, traduit 
en français , vient de paraître dans le ye volume dn^Journal 
de physiologie de M. Magendie. G*est.à ces différentes sources 
que nous puiserons les notions que nous allons donner sur^ 
ces poisons. 

i^. De Vupas antiar. Il paraît qu a Java on le nomme 
oupas antschar. C'est le auc qui s'écoule des entailles faites 
au tronc d'un très-grand arbre, que M. Leschenault de la 
Tour a reconnu appartenir à la famille desUrticées, et qu'il 
a nommé antiaris toxicaria. (Lesch., Ann,mus.y vol. XVI, 
pdg. 476) ^ab» 22.) Cet arbre est uh des plus grands des fo- 
rets de rîle , et y acquiert des dimensions colossales. II croît 



r 



V 



I 



DR PHARMACIfi BT DE TOXICOLOGIE. 28 1 

environné de yégétaux de toute espèce, et sur^son ëcorce 
naissent un grand nombre d*insectes qui n'en paraissent nul- 
lement incommodés» C'est donc à tort que Ton a dit que 
rantiar ou antschar vivait toujours isolé, détruisant autour 
de lui tout ce qui avait vie. Son tronc produit à sa base de 
gros exostoses, semblables à ceux que présente le canarium 
commune. Ses feuiliessont alternes, ovales, pétiolées, cdria- 
ces, ordinairement crispées, d un vert pâle, d'une consistance 
sèche, couverte!» de petits poils extrêmement courts et rudes. 
Ses fleurs sont monoïques. Les fleurs mâles sont réunies sur un 
réceptacle commun , hémisphérique, pédoncule et axillaire ; 
ces fleurs sont séparées par des écailles nombreuses et comme 
imbriquées. Les fleurs femelles sont solitaires ,et presque ses^ 
^siles à 1 abselle des feuilles; de nombreuses écailles imbri- 
quées recouvrent l'ovaire* qui est surmonté par deux jstig- 
mates subulés et divariqués. Le fruit est on akène recouvert 
par les écailles calycinales, qui se sont réunies entre elles et 
sont devenues charnues. Le suc propre contenu dans le- 
corce de l'antiar est très-visqueux , eta une saveur fort amèce. 
Celui que Von retire du tronc a une couleur jaunâtre, tandis 
qu'il est blanc dans les jeunes branches. Ses émanations sont 
quelquefois nuisibles, mais souvent aussi elles n'exercent au- 
cune influence sur certains individus. Ces différences tien- 
nent à la plus ou moins grande susceptibilité des sujets. Cet 
arbre croît principalement à l'extrémité orientale de Java. 
Rumphius, dans son Herbarium arhboinense, a donné une 
assez longue notice ,sur Tupas antiar^ qu'il désigne sous le 
nom d'arbor toxicaria. Cet arbre ne croît pas à Amboine ; 
mais le rameau que Rumphius figure, lui avait été envoyé 
de Macassar ; il parait ^ussi que le même arbre existe à Bor- 
néo, Sumatra et Bali, où le poison qu'il fournit est connu 
sous le nom diipo ou upo. 



1 



aSl JOVMJSÂh PB CmMIE 9ISDICAI.S , 

Yolci, selon M. Horsfield , la manière dont les JaTanais pré- 
parent Tupas antiar. Huit onces environ du suc 4*ftQlschar i 
qu'on avait, dit«il, recueilH la veille aji soir, et quon avait 
mis dans un tuyau de bambou, fuirent introduites dans un 
vase; on j méhngssij en. versant avec précaution, le sjuc 
exprimé des substances rôenûonnées plus bas, et qui avaient 
été triturées et broyées très^xactement. .Ces substan^ces 3QQt : 
arum nampoo des Javanais; kœi^pferia galanga, L.; amfh- 
mum zerumbût, L.; lognon et Tail commims, chacune i b 
dose d un demi-gros : alors on ajoute .une quantité égale 4fi 
poivre noir pulvérisé, et Ton agite le mélange; on place 
ensuite a^ milieu dm liquide une seule graine du capsîcum 
fruUcosum. Cette graine tournoyé aussitôt, tantôt au milieu, 
tantôt sur les bords du vase, avec une agitation appar^ije 
de la surface de la liqueur, pendant environ une nainute. 
Lorsque ie mélange fut en repos, la même quantité de 
poivre fut encore ajoutée, et, comme précédemment, on mit 
une autre graine de capsîcum, qui.produi$U un tfx>ut>le ana- 
logue, mais moins fort dans la liqueur. On ajouta une troi- 
sième fois une même quantité de. poivra, puîa û^ plaça en- 
core une nouvelle semence de capsîcum. Lorsque celle^i 
reste âmmobile, ayant autour d'elle ^ur de liquide .un cer- 
cle qui ^lui forme une sorte dauréole, l'opération e9t termi- 
née, et le poison est pi^paré. La piéparation des poisons 
dans nie de Java est un act particuli^, connu seulepnent 
d'un petit nombre d'individus qui habitent ds|ii^ qiielques 
parties n)ontagnei|ses de Tiie. .On conserve im géoéi^al 1 an- 
tiar dans des tubes faits avec .des branches de bafnbou que 
l'on bouche exactement aux deux extrémités, et que Ion 
garnit de substance résineuse. Il ^'altèrie assez facilement 
lorsqu'il r-este exposé à 1 air ; mais quand il a été conservé 
dans des vases bien bouchés, il île perd rieiiide aonac^tivité, 






DB PHARMACIE BT BE TOXICOLO«IB. ^8i 

ainsi que le prouyent les expériences faites par MM. Mageo<* 
dieet Delile, arec «le lantiar rapporté 4e<JdYa par M, Les* 
chenault de la Tour. 

2^. De Pupas tieuti. Selon M. HorsfieM, ce poison , en- 
core plus violent que lantiar^ est appelé tshettik par les 
Javanais ; il est produit par un grand arbrisseau sarinen« 
teux ou liane, dont on tie connaît pas encore ia fructifica- 
tion , mais que M. Lesehenault a reconnu pour appartenir 
au genre stiyeknos^ et qu'il a déduite et figurée sous le nom 
de strychnos tieute, (1. c, '^. 23). Cette liane étend horizon- 
talement ses racines, qui ont quelquefois une longueur très- 
considérable; sa tige s'élève souvent, en s'enroulant et s'ac- 
crocfaant, jusqu'au sommet des plus grands ailires. Les pe- 
tits rameaux sont opposés sur la fige, longs, grêles, cylin- 
driques, divergens, portant des feuilles opposées^ ovales, 
lancéolées ; entières, glabres, acuminées à l^ur sommet; 
leurs nervures sont parallèles. On voit , soit à Vextrémité 
des rameaux, sort opposées aux feuilles , des espèces de 
vrilles en forme de crochets, longs environ d'un pouce. Cet 
arbrisseau croît dans les fouets épaisses et ombragées. Il est 
assez rare. 

Pour préparer le poison, on sépare l'écorce de la racine , 
après l'avoir bien débarrassée de la tçrre qui y était adhé- 
rente; on la me^dans une quantité convenable d'eau, que 
Ton fait bouillir ^pendant une heure environ; le liquide est 
ensuite filtré avec précaution à travers une toile ; il est de 
nouveau mis sur le feu , et on l'évaporé lentement jusqu'à 
consistance d'extrait mou. On y ajoute ensuite le suc ex-> 
primé des arum, galanga, ognon,-ail, etc., et le poivre eu 
poudre ; on remet ensuite le méliinge sur le feu pendant 
quelques minutes, et alors la préparation est achevée, 

'Ce poison, ainsi que nous l'avons dit, est plus actif, plus 



■ v 



•«'•. 






à 

a84 JOUMAL DE CHIMIE MEDICALE, 

violent que.celuique Ton retire àeVantiaris. Les Javanais se 
servent indifféremment de Tan ou de Tautre pour empoi- 
sonner leurs armes de guerre et de chasse. La chair des 
animaux quils tuent par ce moyen ne cpntracte aucune 
qualité malfaisante : il suffit d'enlever la partie où la flèche 
s'est enfoncée. JUais ces deux poisons, quoique déterminant 
très-rapidement la mort lun et l'autre^ ont néanmoins un 
mode d'action tout-à-fait différent, ainsi qu'il résulte des 
expériences faites successivement par MM. Magendie, De- 
lile, Orfila et Horsfield. L'antiar agit comme tous les autres 
poisons narcoticO"âcres; il est absorbé, porté dans le tocrent 
de la circulation , et agit sur le cerveau et la moelle épinière ; 
il détermine souvent tous les effets des substances ém)étiq,ues. 
L'upas tieuté, au contraire, qui doit toute l'énergie de soti 
action à la, strychnine, qui existe^ comme on sait, dans 
toutes les espèces vénéneuses de strychnos, est un violent 
excitant do la moelle épinière, sur Liquelle il porte spéciale- 
ment son action; ce que prouvent le tétanos^ rimmpbilité 
du thorax, et par suite l'asphyxie auxquels succombent les 
animaux soumis à l'influence de ce poison. Dans l'upas an- 
tiar, au contraire^ on ne trouve) comme on devait s'y atten- 
dre, aucune trace de strychnine, et son action est moins vio- 
lente que celle de Tupas tieuté. 



Sur la préparation des Eaux distillées a Vcdde de la vapeitr 

d'eau, 

4 

M. Henry, chef dé la Pharmacie centrale, a fait con- 
naître à l'Académie royale de Médecine j daps la séance 
du 3o avril 182$, les heureux résultats qu'il avait obtenus 
depuis quelques anaées, qq. employ^mt la distillation à la 



DE fr&ÀBMAGlE ET DE TOXICOLOGIE. ^85 

vapeur pour la "préparation des eaux distillées aromatiques. 
Ce procédé a été indiqué dans le Tome i^^ du Journal de 
Chimie médicale^ et par suite , dans le Dictioimcdre des Dro^ 
gués que nous publions conjointement avec MM. Richard et 
GuiOemin. 

Ces publications ont donné lieu à une réclamation de la 
part de M. Duportal, professeur de chimie à l'école de 
Montpellier y qui revendique la priorité pour lemploi de ce 
moyen. Cette réclamation , adressée à M. Henry , nous a été 
communiquée par lui. Nous ne pouvons mieux faire que 
de publier la note suivante , qui établit là priorité en faveur 
de M. Duportal. Cette note, qui nous était inconnue/ est 
extraite textuellement de son ouvrage ayant pour titre s 
Rebherckes sur Vétat actuel de la distillation du Fin en 
France^ et sur les moyens d'améliorer la distillation des 
Eaux'de^vie de tous les pays. (Paris, i8ii^ Klostermann.) 

GHEVALIilER. 

/ 

I 

Note sur la préparation des Maux distillées , par M. Du- 

portai. 

* 

j'ai fait, il y a long-temps , une application extrêmement 
heureuse du procédé distillatoire d'Edouard Adam à la 
distillation des substaaciss aromatiques; je suis parvenu à 
fixer ainsi dans l'eau et dans l'alcool l'odeui: fugace de 
plusieurs liliacéeS) et celle de quelques végétaux qui sem- 
blent être inodores. 

Au heu de mettre daqs la chaudière les su|i$tances odo- 
rantes ^ fraîches ou sèches, que je veux distiller, je les 
supporte sur une grille métallique qui divise dans son 
milieu un vase ovoïde placé entre lalambic et le serpentin; 



286 JOURNiX IMB CtmiM IlEBICALBj 

je his arriver ao fond de ce vase la vapeur a^peiue dU 
alcoolique qui sort de la chaudière. Cette vapeur traverse 
aiséittent la matière mise à distiller, se charge de soa aromé^ 
et se condense ensuite dans lea eirconvoliltions du serpentin^ 
Le produit qui en résulte nofïre jamais le goût du feu ; il 
contient bien moins de mucilage <|ue dans le procédé ordi- 
naire, par cela même que dans le nouveau procédé, la ma-» 
tîère n'éprouve pas de coction : aussi ce produit dépose-tnil 
difficilement des flocons mucilagineuz. 

Mais lexposé de ces résultats piquans , et par leur nou- 
veauté et par leur importance , fera 1» matière dun second 
travail que j'offrirai bientôt à l'Institut^ travail dont le phar- 
macien , le distillateur , le parfumeur , le liquoriste, s'em- 
pareront avec succès, pour améliorer la fibrieation àéi 
produits odorans qu'ils livrent au comteerec^ ou à la mé- 
decine. Au reste y j'ai en quelque sorte rendu publics 
ces résultats, puisque je les expose tous les ans dans mes 
leçons de chimie et de pharmacie à Montpellier. 

VARIÉTÉS. 

Nouvelle observation sur le sirop de pavot blanc; par 

M. Vaw-Mons. 

Ce chimiste dit s'être convaincu que le sîrop qui a été 
préparé par le suc qui s'est écoulé du pavot, est pltia éner* 
gique des deux tiers que 6elai qui a été fait par la décoction 
des capsules sèches y et que , lorsque ce dernier sirop a éié 
prépat'é par la décoction des oap$ules entières, mûres et 
séchées sur la tige, ce sirop et l'extrait de ces capsules sont 
caïmans, sans être narcotiques, au lieu que les deux prépa* 
rations obtenues Ae^ capsules encore vertes produisent des 



i 



r 



DE PHARMACIE BT UM TOXICOLOCIB. 287 

effets plus narcotiques et même plus vénéneux que caï- 
mans^ Ce principe vénéneux est surtout remarquable; dans 
les sirops qui ont été préparés dans un vase fermé ^ et par 
conséquent sans évaporation. {Bibliothèque de Chimie\ de 
'Pharmacie et de Physique , par Meijiink a Deventeér, 18^7.) 



Èfficcutité de V huile de fougère mâle contre le tœnià. 

Une dame, se trouvant atteinte du tœnia, mit en usage 
plusieurs modes de traitement qui furent infructueux. Le 
docteur Behm lui administra trente grains d'extrait huileux 
de fougère mâle, préparé d'après la méthode de M. ï^eschier. 
Elle prit ce médicament le soir dans Fespace de demi« 
heure, et n'en fut nullement incommodée. Le lendemain, 
à la suite d'un verre d'infusion de séné^ le tœniaf fut ex- 
pulsé. {Hufeland^ s Journal^ 1827.) 



Nitrate de soude contre la dysenterie. 

Le docteur Meyer a obtenu de si bons effets de l'emploi 
da nitrate de soude dans la dysenterie^ ?<^^9 àzxi% une épi- 
démie de cette maladie, qui régna en 1822, à peine perdit-il 
deux malades pour cent. I) admhiistre ce médicament à la 
dose de demi-once à une once dans diemi-livre ou un grand 
verre de décoction de guimauve ou d'eau gommée. Quoique 
le nitrate de soude se rapproche beaucoup de celui de po- 
tasse , il en diffère cependant par ses propriétés médicinales, 
puisqnll agit non-seulement comme rafraîchissant ^ mais 
comme un purgatif très*dout, et qu'il porte à la peau. Le 
docteur Yelsén pense que le nitrate de soude serait très^ 
convenable daiis toutes les phlegma$ies du canal digestif» 
{Hufeland*s^ idem.) 



L .. 



a88 lOUBirAL DE CHIMIE MBDIGALB , 

Conservation de l'acide hydrocyanique. 

Tout le monde connaît la difficulté de conserver 1 acide 
hydrocyanique. M. Schutz^ pharmacien à Saint-Goar, s'étant 
aperçu qu'une quantité de cet acide , quil avait préparé 
suivant le procédé de M: Ittner, commençait à jaunir au 
bout d un mois, il en rectifia une partie sur du sulfate de 
zinc calciné. Cet acide, ainsi traité, était incolore; il se con- 
serva pendant trois ans et demi : dix gouttes étaient suffi- 
santes pour tuer le chien le pluS'gros. {^Archi9 fiJur die ge» 
sammte naturlehre.) 



DeutO'cklorure de mercure rendu plus soluble dans l'alcool 
et Vétherpar V addition du camphre. 

Le sublimé corrosif devient plus soluble dans l'alcool et 
réther par l'addition du camphre. Ainsi , 4 P^i'ties d eAer 
en dissolvent une de deuto-chlorure de mercure, à la tem- 
pérature ordinaire. M. Raris s'est convaincu que : 

3 parties d*éther dissolvent i partie de sublimé et de 
camphre ; 

4 parties d'éther et 4 parties de camphre en dissolvent 
2 parties; 

4 parties d'éther et 8 parties de camphre en dissolvent 
4 parties ; 

4 parties d'éther et i6 parties ,de camphre en dissolvent 
8 parties ; ' ' 

D'où l'on voit que la solubilité du sublimé dane l'éther 
«augmente en raison directe des proportions de camphre 
qu'on 7 ajoute. Quant à l'action dissolvante de Talcool, elle 
s'augmente également : ainsi, à la température ordinaire, 

3 parties d'alcool dissolvent i partie de sublimé ; 

I partie et demie d'alcool et moitié de son pofds de cam- 



\ 



r 

i 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 289 

phre dissolvent i partie de sublimé. ( Annales der Physik 
und'Chemie^ 1827.) 



De ranalyse comparatwe des os de'^diçerses classes d'ani^, 
maua; ; par M. MaDoêl-Joaquim Fernandès de Barros. 

Dans une thèse présentée et soutenue à la Faculté des 
Sciences de Paris^ pour obtenir le grade de docteur ès- 
sciences , M. de Barros à cherché à vérifier si la plupart des 
principes qui constituent les parties des animaux ne sont pas 
en rapport avec leur genr^e de nourriture. Il a commencé 
son travail par les os , afin de s'assurer si ces parties solides 
présentaient dans les animaux de classes différentes la 
même composition: ses recherches ont été dirigées sur les 
proportions de phosphate de chaux et de carbonate, ainsi 
que sur les propriétés de la matière animale ^ qui sert de 
parenchyme. * ^ 

En comparant les résultats qu'il a obtenus , Ton voit que 
chaque espèce d*os présente des différences très-grandes, 
sous le rapport des quantités relatives de carbonate et de 
phosphate de chaux, suivant l'espèce de nourriture dont 
l'animal fait usage. 

M. de Barros a trouvé sur mille parties d os les propor- 
tions suivantes : 

Os.de Mouton^ carbonate de chaux 198 

phosphate de chaux. 800 

Os de Poulet^ carbonate de chaux. 104 

— phosphate de chaux 886 

Os de Poisson. carbonate de chaux « S3 

phosphate de chaux , . . . . 9x9 

Os de Grenouille j carbonate de chaux ^4 

— — i — . — phosphate de chaux 982 

IV. 20 



290 JOtJRNÀIi DE CHIMIE MEDICALE , 

Os de Lion , carbonate de chaux 25 

■ " ■ phosphate de chaux gSo 

En comparant ces résultats^ on ne peut s'empêcher de 
coticlure que les os des animaux qui se nourrissent de végé^ 
taux exclusivement, tels que le mouton^ sont ceux- qui con- 
tiennent le plus de carbonate de chaux > puisqu'ils en con- 
tiennent près de 20 0/0; que ceux qui se nourrissent égale- 
ment de végétaux et de très-peu de substances animales, 
comme le poulet^ renferment, encore beaucoup de; car- 
bonate, puisqu'ils en contiennent un peu ^lus de 10 0/0^ 
mais déjà beaucoup moins que ceux des moutons ; que les 
os des poissons et ceux des grenouilles, qui se nourrissent 
presque exclusivement de substances animales , ne contien- 
nent que très-peu de carbonate calcaire, puisque ceux de 
poissons en ont à peine fourni 5 0/0 , et que ceux dé gre- 
nouilles n'en ont donné que deux environ, ^insi que ceux 
du lion, animal absolument Carnivore. 

Si Ton ne savait pas, dit lauteur de ce travail, que les 
végétaux contiennent beaucoup de sels calcaires , et des sels 
facilement décomposables, que les matières animales, au 
contraire , contiennent moins de ceux-ci et beaucoup plus 
de phosphate, on serait sans doute embarrassé pour expli- 
quer cette différence si frappante que Ton observe dans les 
proportions de carbonate et de phosphate qui entrent dans 
le^ os des herbivores et dans ceux des carnivores: niais, à 
l'aide de ces données , on peut les expliquer d'aune manière 
très-satisfaisante^ puisque les premiers trouvant dans 
létiT nourriture une grande quantité de sels calcaires, facile- 
ment décomposables, ils les digèrent et s'approprient la 
base. Le contraire arrive pour les atiimaux carnivores , qui^ 
ne trouvant dans leurs lalimens d'autres sels calcaires que 
les phosphates , se les approprient , outre qu'il peut s'en 



1 

,1 



DB P&ARM ACIS IST DB TOXICOLOGIE^ agi 

former pendant leur nutrition, puisque leur espèce de 
nourriture renferme toujours plus ou moins de matières 
phosphorées. 

M. de Barros a termine son travail par l'examen de la 
matière organique des os des différens animaux; il a dé- 
montré que cette matière retirée des os de poulet était en 
partie réduite en gélatine par rébullition dans Teau, et en 
une matière fibreuse analogue à la fibrine ; que chez les 
poissons et les animaux amphibies , cette matière animale se 
rapprochait beaucoup plus par ses propriétés du mucu5 que 
delà gélatine. J.-L. 



SOCIETES SAVANTES. 

Institut. 

Séance du àp* açril i8a8. M, Delpech, correspondant de 
rinstitut^ adresse un paquet cacheté, renfermant le modèle 
d'une machine qu'il emploie , depuis quelques années, pour 
le traitement des pieds-bots. L'annonce d une découverte re- 
lative au traitement de cette infirinité, fait^ dans la dernière 
séance par M. Maisonabe , a déterminé M^ Delpech à prendre 
date pour son procédé, dont il n'a point fait myfitère d^ns 
9ie% leçons publiques, et qu'il est sur le point de faire çon«* 
naître par la voie de l'impression. 

Séance du 5 mai 1S28. M. Delpech, correspondant' de 
l'Institut, lit un mémoire sur la méthode que sa pratique 
lui a fait connaître et préférer à celles en usiage pour lam- 
pufation de la cuisse à son insertion ou désarticulation. Il 
présente un sujet opéré avec succès^ par son procédé.- 

20. 



2g2 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE , 

.; M. Desprelz annonce avoir reconnu, par des expériences 
positives 9 que le cuivre augmente de volume en se combi- 
nant avec l'ammoniaque à la température rouge ^ que le 
même effet a lieu relativement au fer^ mais d une manière 
moins sensible. 

^ M. Despretz pense. que lazote et Thydrogène se dégagent 
par le refroidissement , et laissent des vides qui rendent les 
métaux cassans. 

Il dit avoir annoncé la cristallisation de Thydrogène car- 
boné en octobre 1827. 

M. Savart rappelle que^ dans le mois d'août 1827, il avait 
observé la dilatation du cuivre égale à un i5/ioo*, et celle 
du fer à un 16/100^ par l'action de l'ammoniaque à la tem* 
pérature du rouge-blanc; qu'il s'était proposé de démontrer 
même la combinaison produite dans ces circonstances, et 
avait raconté ses expériences au préparateur de l'École 
polytechnique et à plusieurs membres de l'Académie. 
MM. Chevreul, Biot et Poisson se souviennent, parfaitement 
d'avoir reçu les communications précitées de M. Savart, 
avant sa nomination à, l'Institut. 

. M. Longchamp lit un mémoire qui fait suit^ à ses obser- 
vations sur les causes de la production des nitrates sous les 
influences atmosphériques ; il fait remarquer la coïncidence 
de sa théorie avec les faits récemment admis, mais ne regarde 
pas comme prouvée la conversion ,des oxalates et malates 
de potasse en nitrates^ indiqués par M. Braconnot, dans les 
pétioles des feuilles de betteraves. 

M. Biot fait part des résultats obtenus par M. l'abbé Rendu, 
qui prouveraient la possibilité de produire des réactions 
chiiiiiques par le magnétisme. 

Dans les premières :expérîences, M. l'abbé Rendu , met- 
tant un fil de fer en contact avec un aimant et avec une i^' 



r 



DE PUARMACIB ET DE TOXICOLOGIE. agS 

fusion bleue de choux rouj^e, avait remarqué un change- 
ment de couleur dans le liquide. ' Craignant., d'après les 
obseryaiioxis de M, K6t^ que le fer, par son contact immé- 
diat, eût agi seul, il enveloppa rextrémitë plongée dans un 
tube de verre , ^t, cette fois encore, la couleur bleue vira 
tres-sensibleriient att vert. Il se proposé toutefois de mul- 
tiplier ses essais^ et de pr<sndre de nouvelles précautions 
pour éviter plus sùreiiient encore le contact du fer avec 
le liquide. 

M* Arrago feit observer que les annonces , plusieurs foie 
reproduites^ de Tinfluence du magnétisme dans lès action^ 
chimiques, ont été jusqu a présent démenties, soit par les 
auteurs eux^^mâmes, soit par les recherches d'autres per- 
sonnes. ' 

M« Portai communique les résultats de ses observations 
sur les caractères différentiels et le traitement convenabI<& 
des fièvres putrides et malignes. 

M. fiutrochet ^ donnant une nouvelle extension aux. c6n- ^ 
séquences des phénomènes d'endosmose et -d'exosmose , y 
trouve dévoilé Ib mécanisme de l'irritabilité chez les végé- 
taux et les animaux. Ce mécanisme, plus simple- dans 'les 
premiers, e^t le même pour les deux; il explique,' par ces 
deux g^n^es de phénomènes , l'es incurvalàons en sens opposés 
pendant certaines circoâ^tànces de la végétation. -^ -' ' 

• Académie royale de Médecine. 

f • ■ : . 

▲CADiBHIE RSniTIS. 

» * * * 

Séançe^ du 4 mars. M. JBonastre, au nom. d'une commis- 
sion, lit un rapport sur Texàmen chimique de plusieurs 
substances provenant d'une momie d'Effyple; il cite les 



1 



tig4 JOURNAI. DE ÇHIMUE JIISOICiJ;.E , 

trois procécUsqui> au vàfpoH àJiétoàote^ ëtaifiiit. usités 
fihe% les Égjpûeps. Le premier» pour les ridito,. consistait à 
eqlever les iot^tins et lecêP^eiiu , à \e$ laver dans du tîb de 
palmier, et entoiie.à les.j^ter''ep cérémonie dans le Nil; on 
remplissait la! tête et le ventve avec delà gomne.de cèAre, 
la myrrhe^ Je cynnamome et^vfres parfuti»; on. salais le 
corps I on le ti^naitcputeri de naln^ pendâii]t;^oixanté*dix 
jours, et op lenveloppaiit. de.bapdes: decotdu e| de. lin en- 
duites de gomme (gomme arabique). 
,^\ Pour le deuxiènje, usité ^pour |^ personnes -moiiiS.riches, 
on introduisait dans le yentrejipar.ranus^.la ligueur cedria 
.(ré^nedu çè^re),.pour opérer la dissolution des viscères. 
Cette dissolution opérée ^ on la faisait écbulep. en ouTrant 
lanus; le corps était ensuite couvert de natron pendant 
soix^nte^ii^ jours, et rjBndu aux^pgr^ns». Dans letroi^me 
mode., emplpyéipovr le$ pauvres* on injectait le ooi^ avec 
une liqueur nommée surmjaia (inconnue dana ^sa composÎ!- 
.tiQ^i); la dissolution op^réfs et ^évacuée, on salait le .éôrps 
avec, le natron. , ' 

.:. P^ip^ès M. 'Rmyjtr, 071 si3,se9:vait aus^i de;^^indigF^ pour 
laver les niorts , d*alcaUs pour 4i^ot(dre l^s intestins , tfe 
substances sècbçs.pour absorber leur. bumidîté^ de sub^- 
tances résineuses aromatique^ .pçurjÇj9rrjij^eri.l^l^^n^uvaise 
odeur, et leS; préseryer des;inseqtea,.du s^l maâaet de bi- 
tume pour conserver les chairs. 

M. Grapville a reconnu que les bandes, 4'ilne momie 
étaient imbibées de tannin. Cette momie, exposée à Tair 
humide et chaud ^ s.*es t recouverte dune efflorescence cris* 
talline composée de nitrate dépotasse^ carbonate, sulfate, 
-muriate de soude ^* 'et de traces tïe ehanx; la ebau^- parais- 
sait avoir été ijfsitee pour détruire rëpîderme et faciliter 
iSmprégriaiioiJ 5 Je bitume était uni à de la cire ; la matière 



/ 

/ 



r 



DB PHARMÀCIB ET DB TOXICOLOGIE. SgS 

terreuse ne semblait autre chose que le limon des rivages 
qui fournissent le^ natron, S'occupant ensuite des objets 
soumis aux recherches de la commission ^ M. Bonastre dit 
qu'un débris examiné était de la chair musculaire, qui avait 
été introduite de force dans la bouche de la momie , dans 
ses intestins ; elle contenait de Tacide margarique. La ma* 
tière pulvérisée, ainsi trouvée dans la bouche, contenait du 
storax, de la résine des arbres conifères, de la myrrhe, 
de la noix muscade; que la poudre qui avait servi à em- 
baumer, sur soixante parties , contenait : résines solubles 
et sous-résines, vingt-quatre; matières grasses, butyreuses, 
stéarine, huit; matières gommeuses, seize; débris ligneux, 
huit; résidu salin, quatre; on y trouvait de la térébenthine 
cuite, de la myrrhe, de la noix muscade, et non du cin- 
namome, comme le pensent plusieurs auteurs; de Facide 
marga];ique, du chlorure de sodium et de chaux; ni brome y 
ni iode* 

SECTION DE MÉA^CINE. 

Séance du ii mars. M. Oriila annonce que M. Vauque- 
lin, récemment consulté par les tribunaux, a cru pouvoir 
conclure que de^s taches répandues sur des vêtemens étaient 
des taches de sang. 

M* ChantQurelle fait un rapport sur le mémoire sur la 
rage, par AL Despiney, de Bourg. Ce médecin pense que ce 
qui détermine Ja rage dans les animaux de l'espèce félis et 
sa cause prochaine, est une affectation du bulbe rachidieç;. 
Cette affectation est, d'abord, selon M. Despiney, une né- 
Vrose, et, par suite, serait suivie de VinflanHmtion du bulbe 
rachidien et des méninges qui le. recouvrent : d où indura- 
Uon, ramollissement, suppuration de cette partie nerveuse. 



296 JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE , 

et réaction exercée par les lierfs de la huitième paire snr 
les glandes salivaires , le pharynx, les organes delà dégluti- 
tion, de la respiration. 

M/ Despiney ayant /fait l'ouverture d'animaux tués on 
morts enragés , chez un chien tué , parce qu'il était enragé, 
,il a constaté l'état suivant : Pénis gonflé^, testicules très-durs 
et consistans, encéphale saih , bulbe rachidien plus dur, pie^ 
mère correspondante injectée ; ce serait le premier degré 
de la maladie : névrose du bulbe rachidien, — • Chez un co- 
chon mort de la rage en vingt-quatre heures, et qui avait 
été mordu onze jours auparavant par un chien enragé: 
Pénis peu gonflé , testicules très-volumineux ; mucosités 
épaisses, légèrement violacées, dans la bouche et le pha- 
rynx ; sinus gorgés de sang noir (la tête était penchée) j cer- 
veau et cervelet sains ; arachnoïde et pie-mère qui reçoit* 
vrent le bulbe rachidien , d'un rouge brun , et couvertes, 
dans l'étendue d'un pouce, d'une gélatine demi-fluide, d'un 
rouge foncé , et étendue en fausse membrane avec quelques 
points purulcns çà et là; le bulbe rachidien était en cet 
endroit diffluent, et offrait quelques stries d'un rouge vif 
dans son épaisseur. Enfin, dans le chien qui avait mordu 
le cochon: testicules très- gros, très-durs, blancs, comme 
lardacés, tant était extrême le gonflement des vaisseaux sper- 
matiques; cerveau et cervelet pâles, décolorés; bulbe rachi- 
dien en complète suppuration grisâtre. Dans ces deux der-, 
nières observations, à la maladie parvenue ati plus grand 
degré de développement, coïncidaient l'inflammation et la 
•suppuratîôh du bulbe rachidien et de ses enveloppes. 

M, Dublanc jeune lit un mémoire siîr le baume de CO' 
pahu, son huile vblatile et sa résine. 

L'huile Volatile' s'obtient en distillant à deux reprises le 
baume avec de l'eau : elle surnage l'eau, est limpide, inco- 



DE PHARMACIE ET BE TOJUCQLOGIE. HQJ 

lore, d'une odeur et d'une saréur bdenimoins désagréables 
que le baume, se râlatilise à 1 air, sans action sur le tour- 
nesol, peu solubledans leau; avec Vacide hydrochlorique , 
ne donne pas de. camphre sâ*ti£<ciel. La résine e|t sèche^ 
friable, dune cassure vitreuse, fia^enaent pulvérisable, in* 
sipide y inodore , ffisobible dans l'eauv, soluble dans lalcool , 
Téther, Thuile de €^pahu;''elle peut sefvir à doniK^ au 
baume la consistance pilulaire. ITaprès les eirpériences de 
M. Dublanc, faites conjointement avec MM. Bard et Culle- 
rier à l'hôpital des vénériens, la résine est sans action; 
l'huile volatile seule agit , et est préférable au baume, parce 
quelle n'irrite pas l'estomac, et ne dégoûte pas les malades 
dans le traitement des blennorragies. La 4ose de l'huile 

* 

est, par jour, de quatre à seize grammes: le traiteiffent, 
terme moyen, dure cinq à six jours. On donne Thuile^seule 
ou dans un véhicule aromatisé^ ou ^ous forme d'électuai^re 
et en pilules^ avec trois quarts de son poids de savon médi- 
cinal, ou en lavemens divisés dans une dissolution de goqfime 
ou de jaune d'œuf.M. Dublanc indiqua la potion suivante : 
Sirop de baume de Tolu, deux onces; eau de menthe re- 
eohobée, trois onces; laudanum^ seize gouttes (il empêche 
l'huile de causer des coliques^ ce qui arrive quelquefois); ^ 
alcooUt de copahu, trois onces (contient une partie d'huile 
sjar deux d'alcool à 36^), à prendre par cuillerées. 

'■ . ' ..; !î • 

SECTION nS CHIRURGIE. . 

Séance du z3 rmrs. Relaûvement à la taille par le haut- 
appareil, on avàit-iïijs en doute si un^spnde^ placée dan\ le 
canal de l'urètre ^c^ était capable de détourner l'urine de Ifi 
plaie. M, fioux annonce que chez un xnalade auquel il avait 
pratiqué cette opération, il^ne passa pas une seule goutte 



^ 



apS JOVRtlJLÏé DE CHIMIE MUICACE, 

d*uitiie par la sonde introdaite dans le< casial de Turètre^ 
que toute Turine s'écoula par la plaie faite à la tessie; ce qui 
n'ayant pu se faite sans épanchement dansl'ahdomeni à cause 
de retenue peu suf&iahté de la plaie abdominale, donoa 
lieu à des accidens morlels. 

Une discjûtssion sélène éhtrelilM; Dubois ^ Roux, Aiuuà* 
sat^ relativement à la grosseur -des sondes à placer dans la 
plaie de la vessie: diaprés M..Ainussal, une sonde^ même 
petite, peut suffire. . . 

SECTION DE PHARMACIE. 

/ 

Séance du 26 ami iSsS*. La section de pharmacie reçoit 
une lettre de la section detnédecine, qui l'invite à lui com- 
muniquer les travattic de M. Mitonard , sur l'analyse de 
récbrce du grenadier/ età'-faire'répëier cette analyse, afin 
d'obtenir une certaine quantité de *chàbUn dès principes, 
avec lesquels il serait fait des expériences sur l'économie 
animale , de manière à Constater quel est celui de ces prin- 
cipes auquel est due la propriété tcèni/uge. L'Académie dé- 
sirerait que l'analyse fut faite , 1*^ sur des écorces prises en 
été 5 2^ sur des écorces prises en hiver ; 3^ sur des écorces 
fraîéhes ; 4^ sur des éébrces desséchées. M. Chevallier croît 
qu'il serait utile d'expérimenter sur dés écorces de gtenadîer 
prises à des latitudes différentes. MM. Mitbuard, Soubeirah 
et Robiquet sont nommés pour faire ces essais , et fournir 
les documens demandés parla section dé médecine. 

M. Planche présente à l'Académie une boule de gomme 
élasiâqùé >tt*à5-mittce ^ qtâ a ë«é obtenue eb mklaxam une 
petite bouteille de ca^titchotié , et «n l^tbèufflam an moyen 
d'une pompe foulante.' M. Planche espèreque^ par oe«tô opé- 
ration, oh pourra préparer d^ irifsWitoefas devinés à re- 
cueillir les débris d* calcula- existafis d^ns Itt vesste. . 



DE PfiÂlIMÀCIB ET DE ^TOXIOOLOCtB. ^tgg 

M. Heary lit , ati nom de M- '• Gipdrdin , attaché à la 
pharmààie centrale, nke note sur lejir^ô^cjraniite députas^ 
sium rouge\ indiqué par M. Bersélius, dani Îbûû ouvrage 
intitulé: Del^Analyàe des corps inàrgaHÎqueSj ^n nombre 
des réactife dont on doit fetre usage dans Te^àmen des eaux 
mittérales. M. Girardîn , chargé par M. Henry de préparer 
ce noiiyeau sel pour les besoins des laboratoires de la ^hai^ 
niacie centrale^ a suivi 'le procédé dû à M. Oitieliny et Ta 
modifié en quelques poitHs. 

Voici comment (m peut obtefait' cè'tiotiveau réactif si pré^ 
cieux pour les sels de fer : on fait passer dans une dissolu^ 
tion suffisamment céncentrée de prussiatè ferrâgiiieUx de 
potassium, un couratit de chlore jusqU*à ce que la liqueur 
qui, d abord précipiterait en bleu les sels de fer au maximum^ 
ne produise plus auclifci trouble ni au<^ne coloratibn avec 
eux. On concentre la liqueur aUx deux tiers de son volutine, 
et on la met cristalliser dans une étuve légèrement chauffée : 
au bout de quelque temps oifobtiem des aiguilles jaunes , 
brillantes, disposées en rosaces. Par une seconde cristallisa- 
tion, il se fdrttie à^s aiguilles très^^déliées/ grotipées en 
hoQppes,4es unes asseï grande^, les autres si petites ét^i 
serrées, que l'ensemble représente asisez bien les petites 
masses de ^/yii/Tz <jui tapis^étit eekaines pierres. I/és aiguilles 
sont d upe couleur rduge de rubis, transparentes, et offrant 
un éclat ' très-vif 5 r^ardées surtout sous un certain angle 
de iéflexîon, elles. présentent à Toeil le plus bel effet, et 
qu'une description ne pourrait rendre. ^M. Girardin les re- 
garde comme des octaèdres très-allongés. 

Ce sel a pour caractère principal d'indiquer les sels de 
fer protôxidés , les ptécipitant en vert ou en bleu, «uîvànt 
leur proportion dans «ne liqueur;, et de ne pas précipiter 
au contraire les sels de fer peroxidés. 



3oO JOURNAIi OB CHIMIE MBDI04LB) 

Ce réactif est beaucoup plus sensible que le ferro-cyanure 
jaune 4e potassium , puisqu'il décèle 1/90,000 de fer pro- 
toxidé, tandis que ce dernier n'indique que t/i 8,000 de ce 
corps. Il se dissout dans deux fois son poids d*eau froide y 
et dans moins de son poids d eau bouillante. L'alcool à 3^^ 
ne le dissout pas sensiblement : aussi l'alcool absolu le pré^i^ 
eipite-t-il de sa dissolution aqueuse sous forme de poudre 
jaunâtre. Sa saveur est légèrement savonneuse; il est sans 
action sur le tournesol, mais il verdit le sirop de violettes. 
Sa dissolution concentrée, vue en masse, est presque noire, 
tant sa couleur est foncée ; mais, en le mettant dans un tube 
très* mince et étroit, et regardant à travers, elle parait 
transparente et d'un rouge verdàtre. Une très-petite quan- 
tité colore une assez grande proportion d'eau en vert. 

M. Girardin s'occupe d'étudier cç corps , encore si peu 
connu, d'une manière plus approfondie. 

Société ffhilQmatique. 

On annonce que , pour déceler la présepce du sulfate de 
potasse, et constater sa proportion dans les chromâtes de 
potasse du commerce , les fabricans traitent actuellement 
ufi échantillon de ce dernier sel par l'acide tartrique ^ con- 
vertissent ainsi l'acide chromique en oxide qui se précipite, 
filtrent la liqueur, lavent le dépôt, et versent un excès de 
.muriate de baryte; le sulfate de baryte recueilli, layé., 
calciné , fait connaître la quantité équivalente de sulfate de 
potasse. 

M, *** a communiqué une note §ur le ferro-cyanure rouge 
de potassium, obtenu suivant le procédé, de M. Berz^Uus, 
«n faisant passer uii courant de chlore dans une solution de 
prussiate de potasse ordinaire ( hydro-ferro-cyanate de 



\ 



DE PHARMAGIB ET DE TOXICOÏ^OGIE. 3oi 

potasse) /et concentrant le liquide. Le composé en' prismes 
déliés y qu'on prépare de cette manière^ est ii^ réactif très- 
sensible pour découvrir des traces de fer à l'état de pro- 
toxide en solution. 

M. Brard , ingénieur des mines, a annoncé qu'il fr'occu- 
pait de tirer parti des trônes d'arbres pourris (pinus mari^ 
tima ) , qui encombren t certaines localités. 

Il en a traité par des lavages, une trituration grossière^ 
des lessives alcalines, et est ainsi parvenu à fabriquer un 
papier grossier , employé déjà pour les emballages , et u|i 
carton doublé de papier mince ordinaire: tout hii fait espé- 
rer qu'une industrie importante résultera de ces premiers 
travaux. 

Le papier de bois^ déposé sur le bureau, par suite de 
cette communication, serait susceptible d'être. emp)oyé 
dans la construction. de#terrasses en mastic , en l'interposant 
entre Taire en plâtre ou en mortier , et le bitume. On em- 
pêche ainsi les soufflures résultant de la vapeur d'eau , lors- 
que les matériaux qui forment l'aire n'ont pu se dessécher 
suffisamment. 

Société de Pharmacie. 

■ 

Séance du \6 mai, M. Labarraque rapporte les expé- 
riences qu'il a faites dans le temps sur la conservation du 
poisson au moyen des chlorures. Des poissons en partie, gâ- 
tés ont été lavés dans du chlorure faible; leur réparation a 
été telle qi;i'ils ont pu être mangés» c' = 

' D'autres poissons également avancés ont été emballés dans 
de la mousse imbibée. de chlorure. On les a fait, voyager 
pendant cinq jours. Ils sont arrivés complètement gâtés. 

Du poisson frais bien nettoyé, vidé et lavé avec du chlo- 



3oa JOUaVAIi DB CSIMIB MEPiGAX.B, * 

rare faible > a pu Yoyager trois jours sans la m^ndre alté* 
rafioiu 

M. Guibour t fait , ^i son nom et au nom de MM. Chevallier 
et Hemandez, un rapport sur une lettre de M» Tapie, phar- 
macien à Bordeaux, Ce pharmacien avait réclamé contre 
un rapport précédent y fait par M. Hemandez , et avait af- 
firmé de nouveau avoir retiré du deuto^hlorure de mer- 
cure du r(^ de liaffecteur^par le moyen de Téther. Le 
rapporteur ne prétend pas défendre le rob antisypl^tique, 
qui, de même que tous les remèdes secrets , n offre aucune 
garantie pour sa c(m)position; mms il rappelle que plusieurs 
membres de la société ont examiné, à différentes époques, 
le rob pris à Paris , et qu'ils n'y ont pas trouvé de sublimé 
corrosif. Il rappelle surtout un Mémoire sur VàUération 
éprouvée par le sublimé corrosif dans les aiUisyphUitiques j 
publié par M. Henry,dans le Bulletim de pharmacie de i8ï i , 
duquel il résulte que^ bien que lether sulfîirique puisse 
enlever le sublimé corrosif au sirop ou rob antisyphilitique ^ 
il suffit d'agiter deTéther chargé de sublim^^avec du rob, 
pour qu'il n'en offre plus aucune trace après sa séparation ; • 
à plus forte raison , l'ëther ne peut-il enlever celui ajouté au 
sirop depuis un certain temps, puisque ce sel ne tarde pas à' 
s'y décomposer presqu'en totalité, et à revenir à l'état de 
niercure métallique que l'on retrouve au fond des bouteilles. 
If .Gutbourt a vu également. que, même en ajoutant de Thy-* 
drochlorate d ammoniaque au. deuto^chlorure de mercure 
^ue fon mêle au rob antbyphilitique ou au sirop de Cuisi- 
nier, et en y appliquant de suite l'éther sulfuriqu^ ce m^ns- 
tf ue-n'en pouvait extraire aucune portion de sel mi^euriel , 
ni d^ sel ammoniacal. De plus , contre l'opinion géniale* 
ment admise, Thydrochloràte d'ammoniaque ne retarde en 
rieft' l'action du sirop sur le sublimé corrosif, puisque, dès 



/" 



/ 



^ bE PHAaMACIB ET DE TOXICOtOGIE. 3o3 

le lenàeinaiD ^ on. y trouva un dépôt mereuriel abondant* La 
conclusion du rapport est que M. Tapie a*a pn extraire du 
deuto •" chlorure du rob de Laffect^ur par le moyen de 
Téther (i). 

Société de Chimie médicale. 

Séance du 12 maL MM. Orfila et Iiesueur présentent un 
extrait de leur travail sur la recherche des poisons dans 
les cadavres. 

M. Richard communique une note sur la préparation des 
upas, 

M. Barruel adresse une note sur la présence d*un hydrio- 
date dans un muriate de soude du commerce. 

M. Lassaigne lit une analyse *du liquide céphalo-rachy- 
dien chez Thomme. 

M. Chevallier lit un article de police médicale et une 
réclamation de M. Duportal, professeur à Montpellier. 

M. Pelletan lit des ol>8ervation& sur Femploi du baume de 
copahu. 



(i) Ce rapport publie de nouveau, et bien surabondamment sans 
doute , Faction .réductive exercée pas le rob antisyphilitique et.par le 
sirop.de CjuÎMçier sur l^^deoto-^ildopurQde qiçrcurer M^is il njç.&ut 
pas perdre de vue que ce qMÎ est dit à cet ^gard n'est pas applicable 
au sirop de salsepareille simple, qui est uniquement composé de sal- 
separeille et.de sucre blanc, et qui ne contient ni miel, ni bour- 
rache, ni bardanne, etc. : toutes ces substances exercent une très- 
grande action sur le sel mercui:iel. Le sirop de salsepareille simple ,. 
au contraire , est un de ceux qui le conservent le plus long-temps en 
dilssolutîon ; et cette observation doit être signalée aux médecins qijii 
croiont utile dejoindlre la médication du sublimé corrosif à- celle de 
la sakepareille. G. GniBOirRT. 



3o4 JOUftHiX DX CHmiX BfÉOICAUB^ 

M. Guëranger adresse ud Mémoire sar raction que 1 eau 
exerce sur lemétique. 

M. Denis, médecin, adiresse un Mémoire sur quelques cas 
rares. 

Le conseil de salubrité de Nantes adresse le compte rendu 
de ses travaux pour Tannée 1827. 

M, Wûrtz adresse le troisième volume de louyrage de 
M. de Candole , intitulé : Prodomus systematis nataralis regni 
vegetabilis j etc. 

M. Pauquy, docteur en médecine, adresse une brochure 
intitulée : Nous^elle Méthode naturelle chimique. 

M. Robinet dépose le procès* verbal de la séance générale 
delà société de Prévoyance entre les pharmaciens du dépar- 
tement de la Seine. 



SOCIÉTÉ DE PRÉVOYANCE. 

Extrait du procès-verbal de la séance générale du 

17 açril 1828. 

L'assemblée a lieu dans la grande salle de TEcole de 
Pharmacie. 

Vu labsence de M. Pelletier, président, M. Derosne, vice- 
président, ouvre la séance à deux heures et demie. 
' Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. Dublanc jeune, secrétaire-général , rend compte de la 
gestion du conseil d administration, pendant Tannée 1827, 
dans les termes suivans : 

I 

Messieurs et chers confrères. 

L'unique objet que vous vous êtes proposé en établissant 
votre société, étant de préparer de loin, avec une sage pré- 
voyance et sans de pénibles efforts, les moyens nécessaires 



DB,PHJLEMACXB£X,J)B 703^COJ.OGIEt 3o5 

popir 8Q|ulj|gf r efficacement ceux; . que le majheur. pourrait 
atteindre, dans le cours d!une exigence Touée^.âans âmbir 
tion, à d utiles travaux, le conseil d*administration , doniy j^ 
l^s t)h,argé. d<î tous faire contnakre aujourd'hui la gestion 
pendant rangée dçrnière^doit fiîe féliciter et regarder comme 
une.circoi^altance favorable À/TOtre louable entreprise, de 
n!ayoir point à vous entretenir de quelque évcnemc^ qui 
^X, réjclamé, l!appUcaÙQn djçs^ principes généreux que vous 
ayez CQnsacpés. par votre règlement. Si nous . lious étions 
trouvés dans cette afOicfeante nécesaité, lorsque nolxe second 
;anniversaire est à. peine, écoidé, Ijarticle 6 ^^ c,e^régleip^t, 
quc^ tp.u$ ayez, conçu avec ,1^ pjius gi^ande pi^ud^ncjB , ne nous 
aurait pas ^er mis d'of&ir^ en yp^e nçni^^.à jqel^^.^ui jurait 
réclainé votre appui > des secours prQptçrtionnés au^ besoii^s 
qu'il aurait pu nous accuser. ,, attendu 'qme l'article don^. je 
parle ne dispose que du pr94uit des, fonds que la caisse a 
placés. ; .. . 

Quels auraient. été, dans ce cs^s^ vqs ,r^çts f^i)^^ nôtres de 
n'avoir pas compiencé plutô^ 1 edificaùpn .^'un |n9ntv<^çnt 
destiné à devenir, au milieu de nous.toiu^ un^iabri rassurant 
contre, les atteintes iin prévues d^ sort! Plus il s'écoulera de 
temps avant que le malheur désigne la prêmièr^^ viç4P]p.qui 
doit venir se présenter devant vou^ pour .demander s£^, part 
des ressource^ que vos soins lui auront préparées., pli^ vos 
cœurs seront sasisfaits de pouvoir disposer dans cet instaut 
des fonds^â^ùffîsans poujc* la s^çoujrir selon ses. pertes pu selqu 
ses besoins. , , , : ..m 

. J'ai déjà dit, danSf une n^écédente réunion, que la cons* 
tance était la seule force -dont nous puissions ..attendre des 
résttl^ts impoi^ans et tels aue,naus les desirons j[ c'est qu'a;- 
vqc elle nous ferons beaucoup avec moins de peine. La cons- 
tance rend tout facile; j'ajoute quelle est indi^ensable entre 



3û6' JotmJrAi" AÈ'éHnîin: iiàmtx'ÙE ^ ' 

A^i'i)(iiirfW^d>^p^Ië# 1<^ dééint^èssèinent ètrtlHKté^i 
abiV^^i>ëcdMtii%'(Iër {)^McuUèi'eMé(iir là société' de préw 

mVè'YéHîëii à-ï^W{Jo'$\ nôïïi ie^ns "p^s ptr tdafoît (^e Yàé^ 
éèisi&à dé le fàîi^é'vWf ^offi'if'à'tiôûs ^ans retard'^ 'Hùé peméé 
8ét cette iïiidtè attrait ëté toute contraire â nos vùeà^ ànôtre 
bîiij éi^fnCompàtifele avec Fês^Wt qlli nous a' diriges f die 
kùWii rèvdé tiàti la philàhti^^iè Vét'rnàble^, qui àidë énié-i^ 
îif''ét'rK6^6raï)1è*i^forturfe;'ihaJs IWgù^^^ et ih'é^ti- 

SaMc'ôUéAtàtiôk ; spëctilaht iut^réclat des bîeAfefits^qii'Mré 
?ëpifiïd',^ét iiiésùfyriid*d varice^ là renommée qu'elle' éti doit 
bl^iëiiiK i^ùtkqii^ KUt âëtitiïtiétit pareil n'a guidé lioS ddiôh^, 
iiom devons^ nous appïàiidir d*ùn (Donitnéncëniéht qiîi prê- 
sdf^e un avenir ériti'èi'ement coYifoi^îné'à libWciéùx : tes JPaibté^ 
sommes que nous déposons cïiâqué amnié , ppéÏKmiiit ùil 
accroissement successif, régulier; et leurs intérêts , rdûtiià , 
cumules , ptloîJùit'ônt'/sàtis beaucoup a!ttendi:e, un capital qui 
poufi'ai^ébeyôiY, 'quand iefafe^^^ sevaL veriu, ûîie àppti- 

' ' Ceux' qur tf bn^jîal éiiïièVèto^ Comprï^ iiôtfi îriitîtiitibïi 
s'éldnn^^t Ju' Stféïïîîè ôu elle demetifô 'âë^tii^ déut aftijils 
l^ëmaiïdèht' aùfo(ird*hui ce qu'elle pcUt et ce qtfelië poiirrà 
jproauircf; ils pensent qu aucun aè nous ne pouvant craindre 
la nécessite , la prévoyance est ici une vertu négative, mais 
ïfi^^sè trompëhi asâùréméht: cé ^ëntiàieht ^ûé iV ^àgés§ë à 
dû mettre dans lé cœur de Ihomme , pour lui é|)àfgnéf dê's 




saison ou son fruit peut ecfore ; son nom seul transporte son 




prit pourrait appréhender le commencement du besoin. Ce 



.dçstj^^ai^sjiof ^éqç^ipj^et»;, qofpme Ijçs ql^sp/çs^^a^iepsç^ qui, 
in^lgré leup iaïUgiie, ^le çonnai,ssjQpi^ pas die leïj^jleTOaia i:,g^*i^ 

ger des enfans devKjnus orpbeliQâ|^^:a}qrs.iioti:e tâche, s|irf ûér 
.Tpij^e; et si nous spmipes imptiiASiau9,cm^ teproch^ex^c^e 
nayair pas vbxï^u. cette tàol^^pius ^çèi^^.,et plus.$ûre en 1^ 
.jVtageam a)B[€c çott^^ I 

Cesl \i4ieq^p^^ç^sàe^o^s.^Te:k çeu^ que iioi;i5.n'à?'pn$i 
jp^QU le bopihe^r d^^ntr^eiri^p^r .Botre exemple. S*i}s .x^ous. 
.qVfsÀo^fieiit «iGor^ sur^ce quf^nousjaTÇQns fyif , #Bprepqf}v 
J^^r ce iqiAe ;i^ijir^« i^oyos deS|Seiiv de- faire, l^.chjQr^dipns ^ ^s 
.^çOQi^^iiicrÇ: dq5.a^^Titage& qa'il 7 aiur^it ppai^r ;^x , pp^^ ^QUf , 
.ppi^r tp^-niQkS. confrères, ^.tra^aiUer co^^leri^pt etmt^fii- 
ipetneQt.à la prospérité de aotreinstifjition». , ^ ..; . 

Y<>|ls TBrrç^z^ •]!tIesstô^r^^ par l*ém^ 
.qae ¥0)i5 po|j.n?î«^ ,en ce iqoo^eçt répondrez à des.^^oi^s 
.Wg^ns^et d>spps^r f}^225 francs^ de rente que* tous possédez 
«ur le g.Q]aiç^mep!ef)t, Yotr^ trësprier vous fera connajt^re le 
^ ^^ÎI- de$. F^çticis et celui de vos dépenses^: Qt.voqs ne pas- 
«er^9.passa(Bp' attention que le r^ult^t qui va vous $tre .pré- 
senté est^lepi^oçtuit de deux années et le fruit de T^nion qui 
. ewteP entre .soixaiite;>di3c-*neuf pharinac^iens. Si cette alliance 
honorable eût offevt le même attrait aux deux cent^uatrpr 
^îngtrflix. cpoÇçèr.es ët(^)is da^s le département d^Ja Soine , 
: 1^ capital de leur société serait aujpuxd*hni de 1 5^3xa*fr,.;^f:ljie 
Aurait. j6o.f^ncs de repte. C^t apf^rçu fixera, pçm^étre.}.^-* 
tisntion^dc çepx.que ^pus devrons jypir se joipdre^iymfî,)^ 
.iPAU?!;^ cUangef^la résolution quUspnt eue jusquiGJ[;^j^;f)&stçr 
ti^finge^s à la s^QCiété^ Que devaient-ils craindre, eu^fig^-^^n 
, ^P|p.taiU;nptre groî^t ? Siy ap^ès deux ansd'épreuTp;çîP,iîÇfl;iWs, 



3o8 SOVKSkL DE CHIMIE M]S]>ICÀI.S ^ ' 

comme vous de cette séance , Tentreprise leur élit para 
stérile^ ils auraient pu dissoudre la société, et, au lieu de 
*48 francs provenant de leur cotisation bisannuelle^ ils au» 
raient obtenu pouir dividende 5g fr : 4o c. , c ést-à-dire 1 1 fr. 
de plus qtié leur mise, par Teffet des intérêts et dès béné- 
fices de la première somme qui a servi à fonder la société , et 
qui est devenue sa propriété. 

Ils est possible, Messieurs, que d*ici à deux ans le gouver- 
nement, éclairé sur les véritables intérêts de la société, 
réalise le projet d'organiser une chambre de discipline, né- 
cessaire pour contenir des abus bien destructeurs. Suppo- 
posons encore notre société composée de tous les pharma- 
'ciens qui bj trouvaient natureBeroent appelés, et nous ver* 
rons que cette cireonstancé aurait été bien favorable pour 
doter cette institution protectrice de 82,000 francs environ 
qui n'auraient coûté à chacun des deux cent quatre-vingt-<lix 
pharmaciens que g6 francs en quatre pajemens , toujours 
dans rh jpothèse que Femploi de cette somme ne leur eût pas 
paru susceptible d'être exécuté selon les vœux de la société. 
Excusez, Messieurs, cette digression où'm'entraîne Tam* 
bition de prouver, non à vous qui l'appréciez mieux que 
je ne puis le faire , mais à ceux qui nous laissent agir seuls, 
' que des sacrifiées à peine sçntis peuvent devenir la source des 
plus fécondes et des plus heureuses applications, et que 
l'argent sagement conservé , quelle que soit la destination qui 

* l'attende, ne peut jamais rester sans en avoir. 

Conformément à l'article 3 du chapitre 4 ^^ dernier de 

• • • « 

' votre réglehxent. Messieurs, le conseil d'administration s'est 
'i)cbùpé de revoir avec le plus grand soin les articles qui le 
'ëoni^ëèeut. Plusieurs changemens, des retranchemetis et des 
'modîBèâtrons assez nombreuses lui ont paru nécessaires pour 
*'l!sd)t^niieux sentir l'objet que la société s'est proposé, p6ur 
ôbièhîrYacilement son exécution , et pour faire disparaître 



I 



♦*fc 



[ DB'raifiiiii.CIB ET DS TOXICOIOGIS. 'Sop 

ce que le tempit a renââ inntile. Le travail de la cotnnàission 

I « • 

I Ta TOUS être isoumisy et'vousl^jugél'ez vous-ïnémes si tout €é 

qui peut tous paraître coUTenablë a été senti et réglé par le 
conseil, 

• D abord, le titre de Caisse de prévojrancè^ ne renfermant 
pas l'idée jaste de la fondation , a été remplacé par cdui de 
Société de prévoyance , avec cette épigraphe prise au bon 
Lafontaine : En ee monde Use faut Vun Vautre secourir. Un 
article nouTcaû a été mis en tête pour annoncer le principe 
de la société. On a détruit la distinction de membres fon- 
dateurs , qui ne pouTait pas convenir plus long-temps. On a 
réformé les obligations trop onéreuses qui avaient été ori- 
ginairement imposées aux pbarmaciens qui ne seraient pas 
devenus sociétaires dans le courant des deux premières an- 
nées. Le chapitre relatif aux fonds n*a subi que de légères 
rectiÇcations, qui ont rendu le sens plus précis et plus clair; 
celui des secours à été étendu pour y admettre les personnes 
retirées delà société par des causes étrangères à leur volonté. 
Les veuves, les orphelins et les élèves recommandables sont 
les seuls dont les droits aux secours de la société aient été 
maintenus, attendu que des dons trop multipliés dépasse- 
raient les moyens de la société et rendraient ses intentions J^ 
illusoires. Mais un cinquième du revenu annuel a été affecté 
aux demandes qui pourraient venir de la part de ceux qui 
n'en font pas partie.^Les articles d'administration pnt été, 
pour la plupart, conservés; mais leur rédaction a éprouvé 
des changemens dont l'expérience .de deux ans a découvert* 
les avantages. 

Enfin, Messieurs, votre conseil d'administration a trop de 
foi ,dans vos lumières pour croire qu'il ne vous reste pas 
beaucoup à faire sur le travail qu'il a préparé: aussi, sans 
entendre qu'il est le meilleur possible, il le croit propre à 
faciliter les salutaires effets de votre volonté. ^ 



^- 



V 



I 

tabla assoQiAti^y:lo7s<}4ii0 jdi^uitte «leg jonction^, Î^/^M^ 
incur^uid 4e:}ei» ii^n^Hvem^^ au fligpe cQ^l^ue .qui Ta :jt\^ 
succéder : son caractère et ses talens répondent dga, J^iep- 
qui! ipourra finira .daD$ mn^ {jj^ceoù ie,.p'aî |m. xficmtrer 
que 4tt zèle , .^t 3unot^t upe gs^^p cp^ati^ç^ .^ans y çtra 
edtime.etdaQS']vùti:eC09stj|nt€ia4Hl|;^Qqf^v 

M. F. Cadet<*GassiCQurt.^. chargé J^^ifH^^^^^^ l^P^^ 
apnuel de' M. le trésorier > a la parcjk 0)^ ^U * . 

Messieurs, . ' . . . 

Au t^rtne du règlement, deux commissaire;^ désjgnés dans 
le sein du conseil d'administration, ont été chargés de véri'^ 
fier le compte du trésorier. 

Xeur tâche a été courte et facile^ 

" ■ • • • • • 

. Diaprés le dernier arrêté de compte ^\ 
POU5 aidions en caisse . au premier jap* 
¥ier* . , é aSd ,fr. o5 c* 

Au 6 avril suivant, on 
a touché le semestre de 
1^5 francs de rente.. ,,. , 62 5o )i^|38p fr.oS ç,. 

Au 210 octobre idem,^ 
le sera^estre de aaS fraoc^ . 
de rente... \ 112 5o 

Le produit des cotisa- 
tions de Tannée. • ^ . ^ • . .- .1,932 

On a dépensé pour frais 
de bureau, de perception, 
impressions, elc ; .5a 35 ci. 5:^ 35 

Reste effectif 2,336 ff. '70 c. 



t <.»~^>*" 



. :> : r. . j 



Sur cette fiowipe^',Qp^}^J>eté lop frapçs :4e rente, 



/ 



Dte'pHlàitfÂéiÉE El' iHÈ Toifcoi/dfeTèi' ' S I 



iw ' 'r - '.. .-,.-•-. «• 



Et il reste par consé- |^:336'-fr. 70 c. 

paijs anticmer sur ,1e compte qe 1020, nous croyon* 
pouvoif raire retAàrqqer que la rente de a^btrancs repre- - 
sente, au coiJiFS* moyen (de 102* francs., ' , 

Un capital de A^fiQo, ir. 20 c; 

Qui, jomt a 1 avQir en caisse, du i jan- ' 

vier dernier '•.......;...•....*.. 022 20 

.' . : For?ne ftttjfojwfe jd.e» v/, . 4>ftî* frf) ?H>,.c, 

> j . ; à • .. jT* a w * K * i ' ' ^î •' *^ ' ^' t. ' ' ' ^ ' .-* 

Lequel s'est accriii/iâe^aai dh:^bdtfic^âe Wi'eèieei <â4ii 

CCRtiSBtioa^:)^ '/ji:'.'i l'A 1;.'.'',:: ■ "• /j. . i«.. '.yj.r .;:;:<. ^/. -'î .l/i- 

Messieurs , c*est quelquecUâtsèi ^^ê'cetb&'premiàiieréstnre 
d'environ 5,ooo francs^iienaifckf«puI:€^inaUéhafbIi^aIest 
bËfaùcé«ip,:u rtui>âco2£sidèiiie«6faib£eâi)iâiai)$ uMirelpi^s'^/iles* 
commencemens des .ittnoiesiriilc^itiUbs ^épT^avQnl? . de tiir» 
deuret méoifiid^résbftssàeei Un a&trflcttnovidge^isëld&.nfbus 
dun favorable augure, Deirâii9^1)ia^perâ''pas'i nob^p^ite 
o&i$sfi'.è!sit>H9maDrei^éteiiq[ftei'dè dhaa^es^mi^f çir^îiniàcH^fion 
tracée par Id^ ^dftom^dù^iUw >id^':a4 . j|^%:^ 
pi(é$er«éë da i'eskiilt parasite ^it)*c^-^dl^4»i^^s^ sa' «4is- 
iiaacd'^ il^ qfoîtf ih f^Wfas éé^ ft'ta^ plù£ôi> ^tl?6n' m>f(^i^. 
i^ftAkciri / ne^^ilHc^>p4à> ^pitei T'ârii t^ ^ii'e^mk^ Mé '^\Mn a 
pu se mettre sur la voie des économies? Il ne sst^^plitë^j 
de notre part, que de savoir tempérer une impatience avide 
de résultats immédiats. Le temps viendra sans doute où , ne , 
bornant plus notre désir à procurer uu aliment passager au 
malheur, nous serons à même de satisfaire plus compléte- 
itaevâ leuiTcsii .deiaija.cixmr^)^ et:d,'â£riiruà^iiiS(oiftufie hofto^ 
rable un secours digne d'elle et de notre société. 



3l2 JOUnjVAIi DE CHIHIB MMBlÇi^W^ ETC. 

Nous croyons ne pouvoir mieux .terminer notre ràppcH:t 
qu'en vous engageai^t, Messieurs, à voter de» remercîmens 
à votre trésorier. .. . 

Plusieurs membres demandent Fimpression des deax.rap- 
ports qui viennent d*étre faits. L'impression est. arrêtée. 

MM. Robiquet et Robinet demandent qu'il sblt fait des 
démarches pour que ces rapports soient imprimés dans les 
journaux de pharmacie. La proposition' est atïoptée. 

Lé projet de régleAient^ mis en discussion, article par 
article, est adopté après quelques rectiécations. On ^rréte 
qu'il sera imprimé avec la liste des membres de la société, et 
envdyé à toua les pharmaciens du département de la Seine. 

L ordre du jour appelle le renouvellement d'une partie 
des membres.du conseil d'adkniaîscratioii.» ; 

M. Derosne, vice-président, passe à la place de 
en remplacement de AL Pelletier. > • ■ ; - - - 
. JVI.^ouUay est élu.vice>fprésident»^j.:i ' -• • / r . /.v !> 

M. Robinet, secrétaire<-adjoint,' passeLJseorétaîre^géii^l^ 
eiiremplacementdeM. Dnblâncjeunè.e !* .. ^ 

M. Richard Desruez est élu secrétaîre^adjoint. ^ 

M. Delondre est réélu trésorier. '- ^ ... 

MM. Gottin, Guilbiume.et.H6ttGtâOQtélus ccmseiUeES< en 
rei^plaç^ment de MM. ReyùKud^ PaoraretBa^ et; ( ■-. w, * 
. MM. Gadet-GassicQttj'f^ . Hernàndez eft Mardiatnd son^lef 
.ti:pis<;onseillQr». dont les loDçtioÂ^ ne sont pas expitxéeswnii.e 
. M,le Ifrésî4^t fAÎit signet Is^ feuille de présence. lAiSéaittCé 

^e^l.Iev.éti.. . ■ , '- ';.»i.-:.';i.r'/; i./., ' iv .' . . •' ■ Ll 02 lie. 



* • 






^■* ^J ». t 



\ \ \ k , 



* * — * 



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• - - I ' - - 

Imprimerie de TR^Y^'iitiClf,rrile QToUe-^Datt^ei'YIctoireti n^iâ» 



— t .M m "H 



. J. '..1 I J I I i !■ ggsMgBaaaB^aM 



IV*. Arnéb. (N°yiL) Jtnu.KT i8a8. 



EXAMEN CHIMIQUE 

D'aune farine tt d*un pain ayant eauii l^etr^ais^^n0nent de 
plusieurs personnes ; par M. Bâmxuwl, €hef4es tta^ame 
chimiques de la PacuUé de Médecine de Paris. 



Il 7 a qaelque lemps que , datts les entifons 4c Bfiesttères, 
seize personnes I après aToir mangé dii pain, ftireni tomea 
atteinteS| peu d'instans après le repas, de colMpies do- 
lentes et de Yomîsseraelis : des animaux atizqtids on il man- 
ger du même pain éprouTèrenl les mêmes aooidens. 1a» 
médecins, appelés pour secourir les malades, jugèrent, par 
les symptômes qnlls présentilêni tous, quHl jr avait eu cm« 
poisonnement ; ils agirent jsn'-Mnséquenoe etj|ucun ne 
mourut. ' : ''- • "> 

L'autorité lodale, informée de cet événement, fit fidre une 
enquête^ et il fut constaté ^ue les aeixe /personnes qui 
avaient été empoisonnées étaient de la: dasse ouvrièfe] 
qu'elles n'avaient mangé que du pain; que-^fè paui avait été 
fait par Funé d'elles, knère dé'fiimiNe, qui^ en iiyatit nangé 
comme les autres, fut égatetiient malade. Le pain avait été 
&it avec un sac de iarine nouvellement aHitvé d'un mottHn 
voisin. Toutes lés recherches que Ton fit ne piu^ttt fidre 
soupçonner que ce funiéste acéîdént fftt le^résubai-d'im aiâ« 
minel projék de desttttctioii. • /^ • . «. » . 

Toutefois la justice des lieux crut devoir chercber à 

connaÂlre quelle était \èl suBëtâncei qoe^pôn^fiit contenir le 

pain , et qui aurait causé les aôeidens* ^*ont éproofvéatdua les 

individus qui eiî ont mangé ; ety cmsme il jreilai» ^ncoiii une 

iv« aa 



3l4 JOURNAL DB CHIMIE^MJBDfCALE , 

portion de la farine qui avait ete employée a lîi coniectiot), 
elle Voufurqûël on fèc&ércESi aussi si cette' fkrîue ne ren- 
fermait pas la même substance. Dans cette vue, on emplit 
uiie bouteille de cc^^À^AtiMj^6î( j^ri^itiit morceau de pain 
qui avait été £siit avec, et le tout fut envoyé, sous le s«eau 
dêl^t<fiH«6^/ $1'^' W firactiraiir du^^^fi>ràs Jà vOpui; de 
Pkt^y^^é^itgt^^l^^ilifë^sottmeilr^ à Vam 

M. le jugeâ^Hstmc^liWj À&a^i <ieitiiTèe nette affaire , 
délégua M. Orfila, professeur de chimie à la Faculté de mé- 

eistkfmtisiwttàitiàihpîm ^itimhtm^Kifi» ^^fitkmfi^^ff^jfTp^ 

a^ir «Qipiaité tén .no^re pk*é«Mlf^ .Vi|[||^it^r^s^se{^ll|^, 
Nom àjêm^pàwfpnceîJib^ihtliil^^fAl^^Yém^ 

'iiil^Qil8.a^n| fiédaudké^k teiuteîi^j(0l)i^i|^.^.^:|tnù^enir 
TÎmnajnbdinni-liiiqe (fo bifw«l^g$fMif ^'%Y^*«l46$^^f^il^ 
ilinons^ipata (fo^^atfik^ffmnfijffWfAPfàt diç la pfoiUqr|Ç,4iW^ 
mélange de froment ^ de seigle et dorge; elle n'^^f^ji^o^^ 

iitfmntiuiB^, pi'i3i^t#«isièf,,îes,iç^fe9nft,»r9^95, bfi^|e.ep 
jéptkiimt ¥Mlianié^h\Qi^kKe^^f^ 

iaècp4i^ili*^.cp9)t)lèf^^Maft(Wû^^^^ 

trace de fer , comme cela a lieu.p<^)i^^^9,||g'ii;ïe fm^jf^p frp- 

tMtiiemt«ifiéf9ip&i^'éw4VÎ^ jrtsjpsirt^^ft?^ WBRe^l^,; |^ns 



^«. 



/ 

DE PHARMACIE ^?,I^a},?rqîICpM¥^IE. ^^^ 

cet p^*t , M M^i^0têi% '9m cfl»Md<5çaUlf 3 ; ojft.^Yftypiï A t^. 
surfice .»fger./qi)«lqu€^;|^««$^Qtt^ .^ ^Bfy«ièç^,^^ilewf^^ 

L acide. uitciqu^HjrfiWtiW migéé^^tiVi^m a^iDt:^»»g4 J«i 
La farine brvlie , d;»p, f^éjmf^ <te .fejifff ej^fe d^ mffkMk 

. , P iM 4}(Mia Jetait ptoft «piîà ^r^fflchflK 4>i^teww«id!5ira*Tî 
senic^jina eeiie forint ^^,idôMUjW|gJQfitftftRj Q«*^b^ 
contint uiUB pieVtjâ Kl^aQtftté^i. U^IâfufAJf; J^ÂW^'Aififié fm 
TûdpravdABS la fu«bé^.}i{ii:^iné^0«(}jiiA.l|ii ftiîit\?JoiÇfij[U<ap,J^^ 
brûlée^ piir(».qttej4i^ià0àl ,qHa^^ âeiiH^ti^^jy/^îpt^ilfej 
fortement o^f?»We.,. {^i^iffi .IWiM.ïi^qW|>pfi»Whd^§ 
matières ^g^iqpci^ .cK>i)ijiiû,^^.jd^n^jli^,£;îttin^^^ et 

au-ddâ(,pwrrroasq^«r,.4;r«ifiur.<î^te FW^jW 4iar««»ïfiff<ia 
«inpêphfni[piJ^J'49idorM.»j^-pAt^,|g^^^ «ptîiti^ .>H.(jc/> 

Pqtlii^»»oq3 a«effflR.isi^jtfi.,fi«We,;ç<^iepfliî,j^f5 4;9jc^ 
dat8ifnic^)nQw^ eo ^yw^îpjpfe.^Bejp^tHi^j.^u^nftté^.fip;^^ 
«inpiidrâÛTQiKvé^ /[jjne Jliopfrj aypi|ft.4^)a(5F^e,4?n5j^49.H2i^{Pncfiç 
4'^a»^(^triw>w.ayQn> fui b9»iJliib»W^att^yfi>^WVjPpRj^f^f 

étt iûie>^t)iît»r de bwilU» Ijjgwd^îidl^jlrfîMc^^JfiÇflfl^t 
naisofi àà Taisdddn d«^fa]?ii^Ati^<;< Ijf^i.Ç^^fW'a^.^l .^^^i^^ 

ajouté environ un demi-gros dX§id#^iW|fe%H6tjBWJiftf[t 

LWpSd^n S{'0$i.^cw9pJ^temient';dv?^t|^^,fl54l,J^i4ft^lj ^fl^^fr 

,gliiAiD^u«e.isoat:iwtéf.5Qa^ foçw^^ }de;flqftc«^,lj3gf-l<l»f&,0P, f 
pu fihrar.'l.a iiqtwup^quî,^ pp^i^é ^^Mf W^cqmlfiHPlf^îJr 
ment ambrée^ mil?^i)#frîin4r.^4f»fi«§C^JftÇÎ46*y/#^a^ 
.futiquo^ $a'j«dulç1iT asir^îée lftiH|ine,^t ^jtiçm,^^ jJBgfr 



\ 
/» 



22. 



3l6 70ITRiriL DBCHIMIB MEDieALB*^ 

qaatre heures il ne 8*7 était formé aucun dépAt. D*aprèff 
cette expérience y nous concMhnei d'abord que cette 
fiirine ne contenait aucune trace d'arsenic. La précédbite 
nous avait déjà démontré qu'dle ne contenait point de 
poisons végétalix , tels que la noix vomique et l'opium» 

Les deux morceaux de pain sont dans un état complet de 
ipoisissnre; elle pénètre même jusque dans le centre. Un 
morceau de ce pain ^ calciné dans un creuset , a dégagé une 
abondante foulée, dans laquelle l'odorat ne reconnaissait que 
l'odeur du pain qui b^&le. L'incinération de ce pain acbevéci 
et la cendre traitée par Teau régale faible , sa dissolution , 
essayée par les réactifs , n'a donné que des traces de fer , du 
phosphate de chaux et de la chaux, absolument comme la 
cendhe du pain de froment , de sei||^ ou d'orge. 

Une poitidn de ce pain pulvérisé a été traitée par l'alcool 
bouillant; la liqueur filtrée, mélangée d'un peu d'eau et 
évaporée jusqu'à consistance sirupeuse; le résidu , qui se 
bornait à un très-petit volume, est brunâtre, a une saveur 
douceâtre et légèrement amère tout à la fois. Ge^ résidu, 
dissous dans l'eau, et décoloré par le charbon animal, la 
liqueur, concentrée de nouveau^' a laissé un résida presque 
incolore, ^et qui A*laL poiM ishinigé de couleur par l'acide ni- 
trique et le per-hydrocMorate* n^cns -dé fer. > La saveur 
amère ne provenait, s^n lioos^ que^dé^ellequi s'est déve- 
loppée parla moisissure. •'''>' 
-''■ Tr(m onces de ce pain pulvérifsé ont été tvaikées^r une 
très-gtandef quantité d'eau j à laquelle on avait ptéahble- 
ment ayouté tiœ petite quantité d'acide, sulfurique pur , à 
laide de la ctinileùr. L'â>Yillilion' a été entretenue pendant 
trots heures j' puis on à filtré. Là liqueur filtrée avait une 
couleur fortenlilent ambrée. X^ $6tar et de k matière gluti- 
neiisé sont reités sur le filtré, caT*il est à observer que> te 



D£ PHÀAMÀGIB ET DE TOXICOI^OGIE» 3<.7 

pain avait été fait avec la larine brute. Celte liqueur traitée 
par un excès d'acide hydrosulfurique^ il s'y est formé immé* 
diatement des flocons de couleur orangée. Ces flocons, 
iléposés, ont été lavés à grande eau par décantation , puis 
desséchés dans une petite capsule de verre. On a mélangé le 
résidu avec une petite quantité de sous-^çarbonate de potasse 
et d« charbon ; on a introduit ce mélange dans un petit 
tube de verre fermé à l'une de ses extrémités^ et on a 
cliauiSe jusqu'au rouge la portion du tube qui contenait le 
mélsmge» A la première impression de la chaleur , il s'e^t 
dégagé un peu d'humidité et un peu de vapeur ammo- 
niacale et huileusej ce qui prouve que les flocons orangés, 
formés dans la liqueur par l'acide hydrosuif urique, rete- 
naient encore un peu de la matière végéto«animale de la 
farine. A quelques lignes au-dessus de l'espace qui renfer- 
mait la matière, il s'est déposé sur la siu*face interne du 
tube une couche d'une matière ayant le brillant de l'acier 
et Téclat métallique. Le tube refroidi a été coupé, et, à 
l'aide d'une lame de canif > on a détache Êicilement la ma- 
tière brillante. Cette matière, mise sur un charbon ardent, 
s'est complètement volatilisée, en répandant une fumée 
blanche qui avait l'odeur de l'arsenic qui brÙle. 

Une semblable expérience , répétée sur quatre onces du 
même pain , a donné le ttiâme résultat, et ne labse aucun 
doute que le pain quia été envoyé de Bressières, contient 
évidemment de l'oxide d'araenic 

La farine ne nous ayant donné aucune trace d'arsenic, 
nous avons présumé que si cette farine en contenait, par 
suite de Tagitation qu'elle a dû éprouver* dans le transport, 
et en vertu de sa plus grande pesanteur , cet arsenic aurait 
pu se séparer de la farine, et descendre au fond de la boti- 
f;eiUe qui la renfermait*. Pour nous en assurer, nous ayons 



3l8 SOmOfkL BB CmMia MiDIClLB/ 

hiéhtAêkhhi^ tiéné fatitfè, et en airotis traké eoTifrôti la 
AféMié âë ëé qui àôus refdtàilf^ (^rnimc Uns le cas prëeëdent, 
e*èi$t^dii'é-qiïe1Noa Ta^bi^d fait bouîHir pendi^t f ro^ litfa^ 
fèis fifec aiië grmdé quantité êC^tt et un peu d'aoide $t»)- 
Aiia^é |ïWrJ ta lîqucut; fifcrtc « traitée pdr Facide hydro- 
salfttrfqtié èfî étif^, liotti a âotiqé beaucoup de floeo^s 
■jAïsiïé «^ oràï^ , ' Ii^^ueis ^ bien lavés ^ àesséehS et calcinés 
■dan^ un- tul^ de verte, aiprèff avoir été mélangés avec un 
peu dé sbûis^èàrbiduàte de pofasi^e et de poadre de chaitlKxn, 
'tiM, ientiéy qiSiel(|ùé$ l^es a«^âesâtis de la porlion d« tube 
ehauflée y ud' 6et*éle de lUatiève brillante ayant Taspect me- 
taUîqùe âe Taciei^^ hquelle^ détachée .et projetée sur un 
charbon ardent, s'est cû^pléteinent volatilisée, en répan- 
dant une fumée blanchef afyâiit Codeur de Tarsenie qui 
brûle. . 

' Il Hâûhe' de éetté dernière expérience que la farine qui 
a servi St faire lié pain eomlenfy cfetome ce dernier, de l'oaide 
'd'arisenic. 

Il est Cûfh^tant que seize personnes ont été empoisonnées 
pou^ avoir Aârângé de ce pàih, tfae lés animaux auxquels on a 
dôiïrié du mSnie jpàin oift épr^tivé les «lémes symptômes , 
que la persomVé kf(A a fait )e ^ain a été également empoi- 
SOrtrtéé ; et ' que -péfiôhtt^ ■ nt est ac^^é d*^aiv6it< ^ «herclité à 
idbiiittiëtÉtfe' lîti si grand crifai'el 6' i^ésiikè dê-no» etpériénoes 
'que le pain, étlà fârîtfe (fÛ a sé^Vi^à te'cëttftctidtineri eon- 
tiennent de loxide d*arseniè^. R n^mix^ à^Mëtit pas de 
'àScîdèt'éi l"^ïyerlic cbhtëfirti dans c^ pain,' et dâttî la f&Arine 
'qiil a' éeWî â(le faire j "f'ai été irift*otftfit àcddentéHetnent ou 
f Jir^ëôîiàtidaië' ': tôUtéfoïs, îfotiâ^yi^xijjten^y fldn^l^ittté de 
Ih èociété et dfe lai JtisWce, déV^ir ëmetïtè nmref VJpinion a 
cèï^égard.' ' * ' • • ''"''-'■ ' • ': 

^Sî Tarsenic à été' introduit ihéch^mmdht, il e«3t difficile 



nous appujoqs shr oc<qtt'iti^èur'd*hu}>. géAerftl^iW^xle^lq^- 
tivateurs ont adopté la méthode d'empoisonner les seR^ùij^ 
et surtout ile grain , n^n qua les amMMUijfi ,su^ i;piiiiBMB If^ 
roi^et* impunément^ et qu^s emfloîent àfBaiA^akglqi |V^^^ 
d'arsenic Ne serili^il pas poasifiltt;;C[uer p9C iqfadlflr^l^tiiM^ Mt)|:e 
portion de ce grain ^fl)it6(é 4>ubUée dans uli p^er|/.ft 
ensuite changée de destination, ou bien encoire que Is^ifUçs 
dans lesifue^s on porte ces senviUles enipoisapiV^»^#l le« 
ehamps, aient sérn à porter du igralp -«u aica^ifl>lrt.à'^ 
rapporter la isifmè?iCai^ cei. qu'il importeHaii^ ^d^. Aé$^r 
vrir; et) dans rions les cas, itestibon d'éyeillisrr. riimilt^n 
des cultivateurs et des fermiers sur les dangers qqifîl^f^oyt 
colîirir à la société, «t qu'ik.£04»<»t 'eterii|éwi^,|4*iit| ne 
prennent pas toutes lés précautions: pd«siUesifd^9fi Ji^^TI^- 
Tatibti qu'ils: jfbnt' subir Aui;grahis qn^ilM^lii^^tet .'à$;êlre 
semés. ' .:."., , m ;^ û; j^V.) jm'»u 



f • 



t r 



Sur là colomtiùn^ erp àkitt dm aiistaUin t^^ Pf^ilyf : iU^^ifiQ^iff^'^ 

M. Çai«ntou*ayànl}.asinoBoc 4; la Secli4>iii ^îl^ K^IP^ ^^ 
l'acide ^mufi^tique pur «sur de- ralbunmiè^ #A;abl^8^iW^ 
eouleur blenè,;plusieui's deinoaieaU^gueasfeft9^<<'ViiSR0fS^ 
de répéter cette expérience , et n'ont pu réussir à.pjr-qf^^jre 

€e caradlâre<d0?l'fiUicnaîiie.;ta(a^par^*Mpp^ 



M pai reflkeMbêr le DMjeo de le comtaier, puisqu'il 
peut MÊ^ k déeeler «la présette de prindpes immédiau , 
de la mêtti^ mauîèrt que l'iode annonce la présence de la 
f£ôtde« 

8aw mVrilev aux discusiions qui se soi^t engagées à ee 
ati|ely )*ai oherebél^ vérifier Tassertion de M. Gaventau, et 
jVd été amené à la eonfinaatkm de celle coloration , en opé- 
fam dam des weonslancea <|ui peuTcm seules le. po- 
doîre» 

J'ai' di^ià aMKMieé le premier que j^étais parvenu à k^ 
pnodoeltoii de ee phénomène, malgré les doiiies qui s'é- 
taient élevés à cet égard ) et la Seedon doit se rappeler que 
je lui ai présenté des 'éehantilUms d'albumine d'œijif colorés 
enblêui . 

iVi pensé que si ce caractère appartenait exolusivement à 
i'aWmyinei il devait nécessairement se rencontrer dans 
toutes les substances végétales et animales qui en contien* 
aenli Cest ainsi que les semences de plusieurs v^étaui de 
b famille des légumineuses ^ qui sont connues pour receler 
f albumine I bleuissent par leur oontaet avec l'acide hydro-i 
chlorique, 

Je desiiab beaucoup trouver une occasion favorable pour 
m*assnrer si ce caractère de coloration était le. même pour 
toute espèce d*albumine aninuile, et j'ai été assez heureux 
pour pouvoir profile» d'une circonstance qui s'est pré- 
sentée* 

Il y a quidques jours qu'invité à assister à une opération 
de la cataracte Aet une dame âgée de 5o auft» je demandai , 
après^ Topération, la portion du cristallin retirée de Vœil ca- 
taracte. 

Ce cristallin était presque transparent , ou aiunoins très- 
faSdement opaque ) m couleur était jaune clair , et sa con- 



V 



OB FUAEMAGIB XT DS TOXICOLOGIE. 3^1 

sistance oodime cèle d'une gdëe. Son poids , déduction 
faite de ce qui était resté sur le linge » était de deux grains 
et demi : je le séparai en qaatre*portion8 égales* 

Je versai silr la première cinq parties d'adde bydro- 
chlorique pur ; le cristallin devint tout«-à-fait opaque y et 
prit, à fur et mesure qu'il se dissolvait dans l'acide , une 
couleur bleve. La température était alors de I2ii i5 degrés 
i^o^dessus de o. Par son exposition au soleil> la couleur bleue 
acquit plus dlntensité^ 

' .I,ta deuxième portion a été agitée vivement avec de l'eau 
dbtillée, qui en dissolvit une certaine quantité , tandis que 
l'autre resta opaque et insoluble. 

Il n'y eut point de couleur produite. 

Un papier de tournesol^ rougi par un acide faible^ rede* 
vint bleu. 

Après trofe jours, le mélange avait acquis une odeur am- 
moniacale très-désagréable. 

La troisième portion, mise en contact avec l'alcool rec- 
ti6é, devint d'une opacité absolue et même sè^e et pulvé- 
rulente» > 

m 

Lorsque l'alcool fut évaporé, je versai par-dessus dix 
parties d'acide muriatique, qui fit prendre de mtoe une cou- 
leur bleue à cette albumine. 

Enfin, k quatrième portion, sur laquelle je versai six 
parties d'ammoniaque, devint très-promptement opaque^, et 
ne se dissolvit qu'en partie. Tai négligé de m'assnrer si, 
après cettff^dissolution dans l'ammoniaque, ralbuimne du 
cristallin de l'cril était encore susceptible de se colèirear p^r 
l'acide muriatique. 

Les essais que j'ai faits sur l'albumine végétale coiiâsli|it 
k avoir pulvérisé des semences du doUçkfiis ur^ns^ cNi mi- 
mosa scandenSf du phaseobês vulgaris ou haricot )>laQC, 



322 JOOmilAL DB OHIlilB HÊSÏÏOkhn j 

toètes aemedeea qui dcMuientèlaoal^ie besofioup -dUbu- 
miDe, et à Teraer sur cfaactuBte d'^Ues. six à-huit pairtiés ^ 
d acide hydrochkmqiie -pur» Au bout de dix à douze «mi- 
mites, les semencei prirent une couleur tioleCte plus ou 
moim Tire , et qui ne tarda pas à derenir trèSrloDcëe. La 
Section «pourra juger, par les bocaux que je lui sQtiiniet^y 
combien, cette coloration a acqpiia dlnlemité depuis 
seiileinent quinze heures que^ les substances sont en 
contact 

Il résulte des expériences que je viens de rapporter, que 
Falbuttiine animal^, formant la plus givnde paitie du cris- 
tallin de Tœil , peut prendre , ainsi que Talfaumine du: blanc 
d'œuf, une couleur bleue très*-intense* par son contact avec 
Taeide hydrocblortque; 

Que les semences du mimosa scandens^ du doUehos nremSf 
H.phtriensy du phaseolus^ulgarù^ et beaucoup d'autres de 
la famille des légumineuses, et qui contiennent beaucoup 
d'albumine T^^tale, sont aussi . susceptibles de donner 
une couleur bleue par leur contact avec le même acide. 



^><^»^^i^l»mi % ^^iiw»i^»^.'^^<^m^mi'<t^^i^^/m/%'V%<%^<v%%»^^5 



ANALYSE- ■ ■■ - ■ 

De tiisu eanéé'êUût ; pat^ M. G0i;x.iJiD ns Mabtigiiv. ; 

Dans rinteniidn d'éclairer par l'analyse êhimique l'his- 
toire sî obscure du cancer, M. le professeur Oraveilhier 
me remit un morceau de tissu cancéreux , me priant de 
l'examiâer. ■ 

Voieî le résultat dé mes observations et de njes recher- 
dKe^': ■' '"• 



DB FHABMACIB BT DS TOXIGOliOOIE. 323 

Pnfpriéiés pfQTsiqfiCf.* 

Tissu Blanc 9 d*odear nauâéa(l)afi(ie et indéfinissable , d*â&- 
pect lobule, résistant au scalpel , peu élastique^; plus pèisant 
que Teaii. 

Desséché, il est jaune-btun, d*odeur fade, peu fragile, à 
cassure filamenteuse et blanchâtre , demi-transparent. 

Propriétés chimiques. 

Un demi-groâ, eiposé à l'air, après être demeuré quelques 
heures dans Teaù, devient conoîde^ mou et presque j^ltacé: 
son odeur est forte et nauséabonde; mais elle a un autre 
caractère que le cancer frais: elle semble moins vireme^ si 
je puis m*exprimér ainsi ; la couleur varie beaucoup: brune- 
bronzée sur les tords , elle est jaune-bleuàtre au sommet. 
Un cercle bronzé d'une ligne environ de largeur, se remar»- 
que autour de cette substance, sur la carte où elle s'est 
desséchée. 

Traité par l'eau froide, le tissu cancéreux abandonne un 
peu d albumine que la chaleur en précipite sous forme d'é- 
cume flocQQneuse. 
' Distillé y t\ ne cède aucun ppncipe volatil. 

L'éther et Talcool froids n'agissent pas sensiblement sur le 
tissu. 

Si oh le (kit bouillir dàris l'eau distillée, il se di^âout une 
proportion asseii forte de gélatine blanche et parfiiitement 
tratispàrente : le résidu Insdluble est' blane-grisâtre, nôil- 
fibreux^ ttiôU, et pté^ente les propriétés de l'albumine. 

fiouilli avec de l'alcool à 4o° , fe tiàsu cancéreux preiid 
une couleur blanc-mat très-belle, devient trèS'-élastîqué, 
difficile â déchirer*, lisso extérieurement; à l'intérieur, fi- 
breux et filamenteujt! 



3^4 JOUaHAL DE CaiMIB MiDICÂLB , 

L'alcool acquiert une coulenr verdâtre; filtré et refroidi, 
il devient blanchâtre, trouble et laiteux: il se dépose un 
précipité pulvérulent , qui disparaît si l'on chauffe de nou- 
veau TalcooK 

Le liquide évaporé prend une couleur vert-éméraude 
toujours plus foncée : il reste dans la capsule une substance 
jaune-foncé , d'odeur asse:^ agréable , de médiocre consis^i» 
tance, tachant le papier Joseph, et brûlant à la manière 
des corps gras; le charbon qu'elle laisse est dur, plus vo- 
lumineux que la substance brûlée : il jouit d'une acidité 
pronoocée. Cette matière est insoluble dans une solution de 
potasse caustique: elle paraît être de la matière grasse céi^é- 
brale. 

En résumé , un gramme quatre-vingt-quinze èentigr^ du 
cancer que m'a présenté M. le professeur Cruvéilhier , est 
composé de : 

Albumine 0^,206 

Gélatine 0,021 

Matière grasse • 0,020 

Phosphore et sels destraces 

Eau. • • I9700 

Ce résultat m'avait porté à considérer le (»ncer comme 
une hypertrophie du tissu cellulaire: cette opinion que 
j'avais éniise il y a douze jours environ, dans la note com- 
muniquée à M. Cruvéilhier, jayant été développée avec 
beaucoup de talent par MM« Royer-CoUard et Lenoir, à la 
séance de jeudi dernier de la Société anatomique, j'ai 
puisé dans la discussioa lumineuse qui en résulta, de nou- 
veaux élémens de conviction. 

J'ai dit qu'un demi-gros de cancer s'est i'amolli au contact 
fie Fair atmosphérique: ce fait, constaté seulement par 

l 



DB I^HA&MAGI&ET DE TOXICOLOGIE. 3^5 

Texaetitade descriptive, me paruty depuis, étayer singulière- 
meût une opinion émise dernièrement à TAthénée de mé- 
decine, par MM. Bouillaud et Ândral, sur la cause des in- 
durations pathologiques. 

Ces deux médecins pensent que rjnduration peut n être 
point le résultat d une inflammation^ mais que toujours elle 
est causée par excès de résorption locale. 

Admettons cette ipgénieuse hypothèse, éu^ée dune 
foule de preuves plus ou moins directes^ il devra arriver - 
que, dans un tissu quelconque ^ h résorption veineusf;^ 
l'absorption non assimilatrice, agissant continuellement sur 
les matériaux que le sang y apporte, le. tissu, privé de 
Teau qui lui donnait de la mollesse, augmentera.de cou* 
sistance : de là Finduration plus ou moins persistante, selon 
la durée de la cause même qui la fait naître. Mab lorsque, 
détaché du corps, et soustrait conséquemment aux Ipis «de fa 
vie , le tissu induré retombera sous Fempire des lois chimi- 
ques, il devra se ramollir par le contact prolongé de reàu 
ou d*un air humide^ car la siocitéj si Je puis parler ainçi, 
qu'il devait à un excès de résorption , n^ saurait plus 
exister. 

Nous avons vu qu'il en est ainsi. 

Exemple curieux de Tûtilité que peut avoir pour le mé- 
decin pathologiste, un fait chimique très-simple et* presque 
maperçu! ' 

J observerai que dans ce travail niéme^ nous trouvons 
un deuxième fait qui semble confirmisr le rapprodbiement 
établi plus haut entre Thypûthèse de MM; Andral et Bouil- 
laud, et le ramollissement du cancer, exposé à lair atmos- 
phérique, après avoir séjourné quelque temps dans Veau. 

*Nous. avons dit eti effet que le tissu cancéreui: bouilli 
avec de l'alcool à 4^^ acquiert de la dureté, de l'élasticité et 



3^6 JOtRNAIi D£ CHIMIB MiDXC^LS ^ 

un aspect fibrôUt: or^ rutooolà 4<>''pvi9r&Ge «usa d'une giwde 
parfié îdéTeau qu il édtltetiâit. ' . 

Ainsi, sbtià rémpire dei loi^f^iàmiqa^ylkrésûf^^n at- 
coolique^ comme la résorption vein^k^e^ pendapt là. vie, 
aug^nfk'emerait la cmiâistancè d'un tis^îtidurë 

tFn autre fait chimique étaye etiOé^^àitioti àwis^ ireftte 
manière 'de voir: b^acoup de prii^ipeB'innDipdials ani^ 
ndatii se 3uf cissent en perdant Tesm qu'ils oom iaMxA it : 
sFôn la leur rend pal^ i*imbibitioii«) il*Tppn9iiQent^kl*^èis 
le beau travail Ide M. dheVreul^ k»t' aftj^t et leur eo|[i$îsr 
tancé primitifs. » ' > . 

'Je n^ajouterai rieii à ce qui prëcède;'Mp Bouiliatidipui* 
btierà sahs dolitefè tràtftil ki à l'Athénée d^ nttdéoînef où 
il a étayé son opihioh' de tdtiteb iespreavca ^ei'ofaser- 
vàtion et une saine logique pouv&lënt lui feuniiridâiiSiOetie 

disfeûâsion. ' 

■••'•"• • » ■ . . . , 

X * 

. . ' ' • •' ' 

Ch^ie'^nduài^ Société tiéChùhiêtnédiùidadUrappQr^ g^mi- 
nUsUfiei tfûvcatùt du Conseil de saiubnté de:Waiifeà\'€n 
i82y, par M, Payeth, 

hti^m 0((^^il ^e .sal^f ijçé de : |)^4fjt|e§. jpaçf suit ay|ec up ^le 
jr^fal^g-^bl^ IjQ jçpurs(fl^^$. j^xâlef^.ft ^uv^ent frè^-pénibles 
travaux. Si le nom de ses membres n'eivétait unet suffisante . 
^vwùfij 1^ iétaih n^intitieu^ .de ses ppératpn$^.^t[,^e|ses 
flUtM^«)qM^pFjés^n^^ jle:Sa|>porrcî^ntj yqiis ycH:f& p^n^jre 
4<km|fi;Q> cm f^ffx^Tsii^jii npe nçjULvp^p dempustratioç. 1 

f Qyy(re i^lippUo^^oin iovf, j'pdicipu^ fie* propédes à'afsofj 
ni$i&Uemt{x)i^m^^^ <çt jÇjnjlojés à^Parjis,. jafjirai à v<j>p^ 

' ' (t) Ce mot, t9hÎNl46H^- par Tusage^ tkt'ex^iverit imi^r^fA^ - iim^ 



DB PHARMACIE BT DB TOXIOGLOGIE. 3^7 

feirei renmrqpeffy en déerivaat* l^si^Mikau obt^ms^ un 
m»y»îi!8iiB|>ler'pàT: kcpieice conseil a' lran«ké' ttne «^fttdR 

avaient Iftfsiséâ entière.- '-•. i;»::- rr.). .1.'.- 

iJmBxPèïié&Siv^^ble du comeil dé iàltshtité 4^ ^Wlûwà 
À^éiânâfa^déftbrtii&fii^ tout le^dépa^t^tâQ» {Itt^ 4*àdditÎ6li' 4e 
dât|Siiqtitis&«1&Q0iiBeiti, et d'^ùtrés c&pfe»pi3kiàéin^AM>d&mi 
oetneAi et 'aux côTtespondansdéjà lâdjUttù l'an d^i^tir^r/ < > 

Dans le cours de launée 1827, cinquante-six affeirek>ai]lt 

vement à renfouis»TO«Pt ïî^ c»ftfPi4l»IIJW| JfePfttf^HwwWr 
que qu£ les, maladies épizootiques ne sont pas tou^^sconta" 

fi»62£5^5:, ainsi,. 1 inflammation simple des m.embraries mu- 

y\f V» wuw, I) a/iUrflof 5.~>;;'-^; '•-..' • i'-. fi. ■ :\(] Iau'- > •■- tf Ijniij;.*»' 

queuses des voies dis^estives et respiratoires, qui constitua la 

* ^ ^ .^ , . . . 'n.'^Fî » MifjîoTir; 

maladie si meiirtrière, épizootiquement régnante en iSsS 

sur les cneyaux,, n'était pas.coiîtagfieuse: elle résultait pro- 

bablement de la mauvaise, qualité des fQurra£:es et des eaux. 

Dans ce dernier cas, l'administration , comme pour le3 

Tacception gu'pii lui (Jonnc; en effç*. une foulç d\ob^^erT^tioB5,ont 
prouvé que la plupart des établissemèns dont le Toisinaj^e est le plus 
l^oui<^;'ibL^1-ë^ffî{ytKl alHdâ^ ëfii^àiitroniiisalàbte^ sdnttiiiêià^iLvo- 
rabk^ «4À^vëgétâ»k»l^'i]^ftl6taodH'l>ans éé iL^ >dn '^Ôè^ /cofiii- 

preoiœ le» C&|li:9piAfe» d'^%il«rri^sa§l , deéffii^chemottt dfs jimUènas 
f«caUs , le» bovaudfiries , les abattoirs , Us fabriques de nroduits 
ammoniacaux, de colle-forte ( mal préparée) , ^a cuissofi des abatis. 
Il resuite de cette locttuon vicieuse, qu insistant fort peu sur la veri- 
■Ubte càttsé tfttû ttfl*r&l- t( ui» oftëiWlSà^réable et constante!) ,' 'Ifes 
|il^i<é«aireiïHftè:Màif^fi''MlMés«»^ rpar des v^ÊMÎïïtklà, à 

:k^i7MÎ9ndi|s^nfiiiT!çéi|xétaM«9»e<tiPi>9r4ie«frg«stiy. .. ^«j ^\'^{\'^' 



1 



N. 



328 lOURKAI* DB CHIMIE MXPI04I.B, 

fouissement à trois ou six piods sous terre, sniTant le Tolume 
de ranimai^ et immédiatement après sa mort. Si les anîmanx 
avaient succombé à une maladie reconnue contagieuse par 
les experts, il conviendrait de prescrire, outre Venfouisse* 
ment, d'apporter dans la fosse, après avoir nivelé les cavités 
autour de l'animal, un lit de deux pouces de chaux vive, et 
combler avec de la terre fortement battue^ et, en quelques 
circonstances > il fiiudrait opérer -des aspersions de cUorure 
de chaux. 

Assainissement de la poissonnerie. L'enceinte de cet éta- 
blissement, les paniers qu'on y emploie ont ét^ésinfectés 
par une solution contenant un centième de chlorure de chaux, 
comme on Ta fait pour les halles de Paris. 

Désinfection des urinoirs et latrines publiques. On obtint ce 
résultat important par des arrosages de solution d*alnn et de 
chlorure de chaux. 

Les mêmes soins employés dans ï^aris débarrasseraient 
cette grande cité de l'odeur infecte qui règne dans tous les 
quartiers pendant les chaleurs de Tété, et surtout durant 
les temps orageux. 

Enleçement dès corps des noyers. Xjes précautions indi- 
quées dans l'instruction de M. le préfet de police de Paris, 
ont été recommandées pat le conseil , et adoptées. 

Fosses d aisances inodores;fahricatiàn depoudtreite. Malgré 
les vœux et les indications du conséilf ces établissemens 
n'existent pas, et T^nbien stode vieieux 'pévàut encore. 

AssamissemeM du Ut de VErdre et des cloaques de la Loire\ 
travaux du canal de Bretagne. Ces importantes opérations 
ont donné lieu à des constructions et:. à une suite de soins 
.relati& ;mx localités, et ont démontré de nouveau les boos 
effets des aspersions de chlorure de chaux en solution, et 



DE PHÂ&MÀCIB BT DE TOXICOLOGIE. 829 

constaté de noureau ^ue les lieux humides et marécaj^ux 
déterminent beaucoup de maladies. 

Fabriques de chapeaux Demis. Ces usines, réellement 
incommodes y insalubres , offrent en outre des dangers d'in- 
cendie, par la grande quantité de vapeurs d*huiles essen- 
tielles et de gaz inflammables dégagés pendant la prépara- 
tion et Tapplication dès vernis ; la plus grande partie de ces 
inconvéniens a été évitée par les moyens d appel ordinaires 
dans un des principaux établissemens. 

Il serait cependant à désirer que d'autres améliorations y 
fussent pratiquées. Des essais auxquels nous nous sommes 
livrés relativement à la préparation ç|es vernis, -nous portent 
à croire que des moyens de condensation , analogues à ceux 
pratiqués avec tant dé succès pour les fondoirs ( voyez plus 
loin ), atteindraient le but* « 

Fabriques de noiranimaL Si^ à leur égard, noiis sommes 
en droit, d après une expérience personnelle et une tradi- 
tion de quarante années de première .fabrique en ce genre , 
établie dans le département de la Seine, et lavis motivé du 
conseil de salubrité de Paris ( iSaS, Annales de Vindustrie)^ 
de contester l'opinion du conseil de Nantes (i), nous re- 
connaissons avec ce conseil que^ malgré la bonne volonté 
des fabricans, aucun des procédés applicables en grand, pour 
brûler la fumée ou condenser les vapeurs de ces usines, n'a 



(i) Nous. pourrions même prouver, par la liotorîété publique, que 
jamais , depuis la fondation de rétablissement précité à . Grenelle , 
une seule des maladies régnantes n'a attaqué les hommes qui y sont 
employés , au nombre de plus de soixante; aucune des épizooties n*a 
eu d'influence sur les chevaux, au nombre de vingt, qui travaillent, 
ni sur les vacihes du voisinage ; qu'enfin la végétation y est magni- 
fique. 

IV. a 3 



33o JOURNAL' DE CHIMIE MEDIGALK ^ 

pu empêcher les émanations empyraxmatiqnes d'une odeur 
désagréable de se répandre à une assez grande distance. 

Brasseries. Ces usines, que le conseil de Nantes regarde 
comme pouvant ne présenter aucune émanation incom- 
mode , ne seront .Yéritablement dans ce cas, relativement 
aux habitations à proximité, qu'après avoir substitué aux 
vastes bacs refroidissoirs des réfrigérans fermés à écoulement 
d*eau (i). Les premiers , en effet , exhalent , sur une superfi- 
cie fort étendue, une très-grande qifantité de vapeurs , en- 
traînant avec elles , au travers^ des persiennes ^ le principe 
de Todeur des moûts houblonnés. 

Eaux des puits,QQTïûàév2Liïi que des maladies endémiques 
parmi les troupes de la garnison, étaient dues à l'usage ha^ 
bituel de ciseaux, et d'accord en cela avec le chirurgien- 
major du cinquante-septième de ligne, le conseil a prescrit 
remploi de l'eau de la Loire éminemment salubre. 

Vins altérés* Le conseil de Nantes ayant reconnu que, 
par suite de l'extrême abondance de la dernière récolte, 
des barils de toute nature , et notamment ceux qui avaient 
renfermé des produits plombeux (litharge, céruse, etc.), des 
réservoirs en plomb furent employés pour contenir du vin, 
signala les dangers de cette pratique, et les détenteurs de 
ces vin^ furent invités à les distiller. 

Sucre imbibé deau de mer. Il ne présente aucun danger 
pour la salubrité publique , et le goAt salé qu'il contracte 
disparaît au raffinage. 
' Charlatanisme, Nbus sommes à Paris trop constamment 

en butte à des manœuvres dans toutes les applicatioBS des 

» 

(ï) Nous av<m^ développé les avantages àt cet appsreil dans un 
traité siip k ftibricatioa des diverses Bortes de biér«s : il paraîtra dso* 
quelques jours , chez Audîn , libraire. 



DE PHARMACI£ ET DE TOXICOLOGIE. 33 1 

sciences médicales et économiques, pour qu'il soit mile 
de reproduire ici les résultats funestes que son active cupi- 
dité a offerts au conseil de Nantes. • 

Fondoirs de ^uif. Ces établissemens sont, colnn^e nous 
Tavons dit, extrêmement in commodes pour leur voisinage : 
les moyens de diminuer leurs graves inconvéiiiens ne pou- 
vaient se rencontrer que dans des changemens aux procédés 
en usage. Le conseil de Nantes a consulté, à cet égard, un 
grand nombre de savans et d*hommes instruits, en France et 
même en Europe ; les principales indications recueillies dans 
cette correspondance, ont été le traitement du suif en tran* 
che par Tacide sulfurique ou l'acide "nitrique, son lavage 
au chlorure de chaux, lentrainemént des vapeurs dans une 
cheminée d'appel, le retour de ces vapeurs au foyer pour 
en opérer la combustion. 

Toutes ces modificatiotis au procédé connu ont été es- 
sayées avec un grand soin; mais elles ont paru insuffisantes: 
le traitement par les acides rendait seulement l'odeur moins 
désagréable, et améliorait la qualité; le chlorure nediminuait 
que momentanément l'odeur; la cheminée d'appel laissait 
XLetomber aux alentours les vapeurs entraînées , n'assainis«> 
sant que l'intérieur de l'atelier; la combustion de ces vapeurs 
offrait des dangers d'incendie ou d'explosions^ 

On essaya %lors , tout en profitant de l'action de f acide 
sulfurique, de couvrir la chaudière dans laquelle s'opé- 
rait la fonte, et de faire passer les 'vapeur% dans un ré* 
frigérant ordinaire: tous les inconvéniens disparurent. Le. 
liquide condensé ne développait pas même une odeur forte: 
il fut d*ailleurs comluit par une cuvette à la Desparcieux 
dans un égout. Ce procédé est d'autant plus remarquable, 
qu'il est économique pour le fabricant , dont il améliore les 
produits vendables. 

23. 



33a JOURNAL DE CHIMIB HSDICALB , 

Voici, en résumé > les dispositions^qui furent par suite 
proposées^ dans le but d éloigner des fondoirs tout danger 
pour rétablissement et tout désagrément pour le voisinage: 

i^. ^ire voûter les ateliers , afin de placer les chau- 
dières an premier étage; 

a^. Enduire de plâtre toutes les charpentes ; 

3^. Opérer la fonte à vase clos dans une chaudière à haut 
fond, avec les proportions d acide sulfurique et d*eau in- 
diquées par M. d*Arcet ( acide^ i a4 gr^ni. ; eau ^ jSo; suif, 
i5oo ); • • 

4^. De condenser les tapeurs dans un réfrigérant, et de 
conduire le produit liquéfié dans un égout ; 

5^. D*exiger la plus grande propreté, et de ne pas permet- 
tre dans rétablissement le séjour du suif en tranche. 

Sur les moyens de s*assuirer de la pureté du suffiUe de quinine; 
parti. Phiujps. ( Traduit du journal anglais , the philoso- 
piical Magazine. ) < 

Cu a r Académie royale de médecine, le a5 mars i8a8. 

Les- nombreux usages du sulfiite de quinine, et son prix 
élevé, ont «Lcité la cupidité de quelques personnes qui ne 
s ^inquiètent ppint des moyens à Taide desquels ils s'enri- 
chissent, et qui se sont livrés à la falsification de ce sel, en 
s'aidant de tous les moyens que la science, mal employée, a 
pu mettre à leur portée. Depuis quelque temps, ayant été 
appelé à plusieurs reprises pour examiner divers échantil- 
lons de sulfate de quinine, M. Phillips a pensé qu'il pouvait 
être utile de faire connaître les difierens modes d opérer 



D£ PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 333 

qu'on peut employer à cet effet, et il la fait avec d'autant 
plus de confiance, que dans ses essais il a suivi les avis de 
M. Barry, habile chimiste de Londres, auquel il est rede^ 
vable du plus grand nombre des faits relatés dans ce travail. 

Le sulfate de quinine pui: est sous la forme de petits cris- 
taux fibreux; il est inodore, et. sa saveur est amère; s'il e^t 
mêlé avec certains produits végétaux, l'amidon , le sucre , on 
peut reconnaître ce mélange à laide 4" microscope, qui per- 
met de distipguer le» sel cristallisé, des: substances qui y sont 
mélangées. \ 

1** Si le sulfate est mêlé avec une assez grande propor- 
tion de matières étrangères, on peut découvrir cette falsifi- 
cation en ' dissolvant le sel dans. 3oq, fois son poids d'eau 
distillée bouillante (un grain dans environ cinq gros). Si le 
sulfate de quinine est pur, il se déposera qn a 4 heures , sous 
formç de cristaux en. barbe de plumes ; ce qui. n'arrive pas 
s'il est mêlé à des substances étrangères.^ 

*^ On peut se servir de l'organe du goût, mais comme d'un 
moyen indirect. On peut alor$ comparer la saveur d'un sul- 
fate de quinine reconnu pur , avec celui qu'on a fintention 
d'examineç. On a reconnu, qu'un grain de sulfate de quinine 
pur suffisait pour rendre sensiblement amère i livre et de- 
mie d'eau. 

3*^ Les alcalis ou les carbonates alcalins en léger excès, 
occasionnent toujours, à.la température ordinaire, un préci- 
pité , dans une solution de* sulfate dç quinine qui ne contient 
qu'un millième de son poids de sulfate de quinine , ou moins 
d'un grain , dans deux onces d'éau.. 

4*^ Une solution de tannin détermine une précipitation 
marquée dans une solution aqueuse de sulfate de quinipe 
contenant seulement i/io,ooo de grain de ce sel, pourvu 
V>utefois qu'il n'y ait pas d'acide en excès (le kina fournit 



1 



334 JOURNAL DE CHIMIE MBOICALE , 

une solution de tannin convenable à cette expérience). On 
doit toutefois faire observer que les sels de cinchonine , de 
morphine et de strychnine^ présentent le même phénomène 
avec la solution de tannin. 

5^ Le suliaie de quinine qu'on suspecte comme mêlé avec 
du sucre, de la gomme, ou d autres substances solubles 
dans Feau froide, peut être traité par digestion avec de pe- 
tites quantités d*eau à plusieurs reprises, et comparativement 
avec du sulfate de quinine pur. Les salutions pr^arées de la 
même manière^ en opérant dans la même circonstance, 
doivent, si^Ie sulfate examiné est pur, avoir le même goût, 
le même poids spécifique, et fournir, par levaporation, des^ 
résidus solides du même poids. 

6* La répétition de l'opération ci*dessus peut être mise en 
usage en substituant Talcool à Peau, dans le but de reconnaître 
d'autres substances solubles dans Talcool , en se basant sur 
ce que le sulfate de quinine n est dissoluble dans falcool que 
dans certaines proportions. 

7° Si dans lexamen de ce sulfate de quinine , on rencontre 
une substance blanche, insoluble dans Teau froide;^ et qu'on 
suppose être de l'amidon, on agit de la manière suivante: On 
chauffe ce mélange jusqu'à 1 70** de Fahrenheit (environ 76" 
centigrades ), afin de déterminer sa solution , et on ajoute au 
liquide ainsi préparé une solution aqueuse d'iode ,' qui dé- 
termine sur-le-champ une couleur Meue*, si la substance con- 
sidérée comme.de l'amidon était en effet cette substance. 

8° Lorsque le sulfate de quinine est falsifié par une addi- 
tion de sels à base d'ammoniaque , on s'en assure en ajoutant 
un peu du sel suspecté à une solution dépotasse; dans le 
cas où cQtte fraude à été pratiquée, il y a dégagement de 
gaz ammoniaque reconnaissable à son odeur, pu à l'aide des. 



BB PHàRMAGIB BT DE TOXICOLOGIE. 33S 

réaetif$ uAlés dans ce cas, l& papier dé corcuaia') celtiî de 
touFHéiâol l'ongle Vâcide nitrique ou acétique, etc. 

9^ Pour s assurer si le sulfate de quinine contient quel- 
ques sels (le sulfate de magnésie, le sulfate de chaux), on 
brûle une portion déterminée de ce sulfate dans un 
creuset de platine, ou même dans la culasse d ufie pipe 
neuve :^i le sel était falsifié, un résidu resterait dans le vase. 

lo? Pour reconnaître si le sulfate de quinine contient les 
proportions cotivenables d acide et de base, on agit de la ma- 
nière suivante: On fait dissoudre du sulfate eh proportion, 
connue dans de lacide nilrique ou hydrochlorique pur, et on 
igoute de lliydrochlorate de baryte: 60 parties de sulfate de 
qpûnine doivent fournir de 17,^ à 17,4 de sulfate.de baryte^ 
On peut varielr le mode d'opéré*, eft même éviter de faire des^ 
sécher le précipité : à cet efiet, on fait (Ussoudre 60 grains de 
sulfate de quinine dans de l'eau acidulée avec lacide hydro- 
chlorique, puis on y ajoute une solution préparée avec 18 
grains de nitrate de baryte; on sépare ensuite le précipité par 
la ^Uration* La liqueur filtrée doit encore précipiter par son 
mélange avec un sel bai^ique; car 60 grains de sulÉate. de 
qtnnine contiennent 5 gir. 8 diacide sulfurique devant four- 
nir 19,1 de suliate de baryte. Cette épreuve doit être faite 
dans le but de s'assurer que le sel de quihine ne contient 
point de substances végétales susceptibles de prendre une 
forme cristalline , et qui ne sergit pas combinée à Tacide suU 
furique. - 

Le sulfate de quinihe contient aussi quelç[ttefbiâ c^ l'eau , 
et M« Barry à ex!aràiné de ce âel qui contenait plus de 4o pour 
tood^cê Bquide. Le sulfate de quinine pur, soumis à une 
chdëur conniiuée asséï long-temps pour lui faire perdré'sto 
eçiu de crîÀtallî'sation, ne doit, par cette opération, perdre 
çié dé 8 àt 10 pour 100; au-delà on pourrait regarder 



} 



336 JOURNAL DE GKIMIB MBDIGÀLB , 

ce sel coipine étant humide, et ne présentant pas les qualités 
requises. . A. GHBTAiiiasR. 

''Des Sucs aqueux wgétaux en général; par Ç, Recluz^ 

§.. IX. De la conservation des Sucs dépurés. 

'S'il était possible de pouvoir calculer la consomnifj^op 
^nnuetle que Ton doit faire de chaque espèce d^ suc, peul-i 
être ser^iit-il plus convenable- 4® les convertir^ ;après dépu-i 
r^tioQ, en sirops^ en gelée, en rata6as, ou en tout autrci 
préparation ; mais cela n e^t pas possible , et on a aussi be- 
soin de quelques sucs pour çompo$er ceitain^s potions et 
d'autres médicaniens; ensuite les sirops faits avec les sucs 
acides éprouvent, soit par l'effet de la chaleur qu'on leur a 
appliquée pendant leur préparatiçn , soit pendant leur pa&f 
sage d'une température chaude à une tei^pérature froide et 
brusque , éprouvent, disons-nous, des chaugemens. dans 
leur constitution , qui les rendent qioins acides et nioios 
sucrés. Les gelées acides perdent, en quelques mois, ua 
sixième de leur poids, et prenneut encore un aspect grena 
après qu'elles ont passé l'hiver. Ces altérations dégoûtent 
les consommateurs, et obligent souvent de rewjuveler ces 
prodi^its. Dès-lors il est nécessaire d'en conserver, afin dç 
pourvoir à ces besoins. Suivant leur nature eç^lesi ipoyens 
qy'gn emploie pour les préserver du contact de l'air, les sucs 
se conservent plus ou moins de temps en bon <^tat. Ceux de 
fruits et de plantes acides sont plus susceptibles àt.H^^ 



DB BHÂRMAGIB ET BB "TOXICOLOGIB. 337 

que cewL de feuilles , de racines, d'écorces et de fleurs; les 
sucs sucrés le sont moins que les sucs salines , et ceux-ci 
moins que les sucs amers ou aromatiques. Pour prévenir 
leur altération, ou les priver du contact de Tair, ag[ent qui 
les dispose à fermenter, on a proposé Vemploi de plusieurs 
intermèdes , qui sont Thuile fixe, lalcool, Facide sulfu- 
reux, le sulfite de chaux ^ le bouchage et le calorique, ou 
le procédé de M, Appert. 

P. CoNSBRVÀTIOlf DBS SUCS PAR L HUILB. 

C'est le plus ancien de tous les intermèdes , et celui qu'em» 
ploient le plus grand nombre de pharmaciens. On a proposé 
tour à tour Vusage de Thuile d'olive, d'amandes douces et 
d'œillette pour cet objet ; mais tant l'une comme l'autre 
ne sont pas à^l'abri d'inconvéniens : on leur a attribué, et 
à tort, de communiquer une saveur étrangère aux sucs 
acides, sans considérer que Itur saveur change pendant 
leur coi)servatîon, qu'on ait ou non fait usage de ce corps: 
tels sont les sucs de citrons, limons, d'oranges, dfi coings, 
et 'plusieurs autres, conservés dans, des bouteilles pleines, 
bien bouchées, goudronnées, et couchées à la cave sur du 
sablcLe défaut qu'elles ont, c'est de ne pas assez intercepter 
la communication de l'air qui y pénètre et les fait fermen- 
ter ; ce qui est d'autant plus facile à vérifier, qu'on n'a qu'à 
les examiner pendant le temps de leur reposition à la cave. 
Dès les premiers jours , la fermentation se manifeste , des 
bulles de gaz se dégagent du fond des bouteilles, traver- 
sent lé suc , la couche d'huile , et viennent former de l'écume 
à. leur surface; quelque temps après il existe des dépôts plus 
ou moin& colorés, stolon leur nature, et, au bout d'une année, 
le dégagement gazeux continue à se faire , ainsi que^ le dépôt, 
msus plus lentement. Ceci a lieu avec les trois espèces d'huiles, 



338 JOURNAL DfeCHIMIB MBDICÀLB, 

qu on les ait ou non remplacées de temps en temps par de 
nouvelles couches de ces ménîes intermèdes, comme on la 
conseillé, dans le but d'éviter qu'en. se rancissant, elles ne 
leur communiquent une odeur étrangère. Nous avons eu 
l'occasion d'observer que les sucs ainsi disposés avaient subi 
une autre espèce d'altération. En 1819, nous avons vu des 
sucs de groseilles, de coings, de berberis, de citrons et d*o* 
ranges, qui, conservés de cette manière, avaient déposé, 
dans l'espace de deux à trois années, des matièries opaques, 
jaunâtres , gélatineuses , affectant la forme d'un champignon 
du genre ioiût (boletus) , qui , séparées des sucs , et placées 
sur des assiettes, se réduisirent bientôt en une liqueur 
transparente, e^ d'une saveur analogue à celle du suc, mais 
moins concentrée^ M. Chevallier, à. qui nous avons fait part 
de cette remarque, nous a dit l'avoir observé dans des li« 
queurs artificielles tenant en solution des acides malique et 
citrique. Ce pharmacien est^orté à croire que ce dépôt gé* 
latinifôrme ne serait autre <;hose que la précipitation de ces 
mêmes acides corhbinés ensemble* Cette explication nous 
paraît assez vraisemblable ; mais , comme nous n'avons point 
examiné chimiquement-^ses matières, nous n'osons pronoàt 
cer sur leur nature. M. Magnes, pharmacien de Toulouse , 
a observé que le suc <les fruits du mûrier et de la roiice 
mêlés et conservés sous l'huile, avaient déposé, dans l'espace 
d'une année, une quantité considérable d'uasel acidulé, 
qu^il désigne parle nom de moroxolate (momt^) de ctiaux ; 
ceux de framboises et des fruits du rubus /ructicatus ^Aéi^o* 
sa^nt dé petits cristaux de malate acide de diaux équivalant 
à 47 gi** le premier , et à 69 gr. pour le second. Ces obser^ 
valions nous paraissent suffisantes pour prouver riaei&cacil^ 
de pareils moyens de conservation. 






DB PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE./ 339 

11^. CONSBRYATIOm PA& L ALCOOL, 

Ce corps qui, mis en contact axec les sucs d*herbes et de 
plusieurs fruits, tels que ceux de nerprun, yèble, sureau, 
alkekenge , et plusieurs autres , trouble leur transparence , 
et détermine la précipitation de leur albumine , et de quel- 
ques autres matériaux immédiats , est un excellent* moyen 
de conservation , lors même qu'on bouche seulement avec 
du papier les vases qui les contiennent. C*est ce que nous 
avons eu Toccasion d'observer cette année pour les sucs les 
plus facilement altérables. Ce pr<3tédé n'est cependant pas 
adoptable en général ; il pourrait l'être pour les sucs que 
Ton destine à la confection des ratafias , en tenant compte 
de la quantité d'alcool employé et de sa densité , et encore 
pour ceux que l'on voudrait concentrer en extrait un peu 
plus tard. Néanmoins , nous ne le croyons pas à l'abri d'in- 
convéniens relativement à ces derniers. 

IIIo. Conservation par le gaz sulfureux et le sulfite 

DE CQAUX. 

Nous avons vu un grand nombre de fois que les sucs 
mutés par le gaz sulfureux, se décoloraien^t sensiblement , 
et retenaient toujours un peu de la saveur et une légère 
odeur de ce gaz. Ceux de groseilles , de mûres , de fram- 
boiaes, et autres sucs coloi^és, avaient viré au jaunâtre, e^ 
transformés en sirop , ils répugnaient à beaucoup de pev-* 
sonnes. n([% Piel Desnûsseaux , pharmacien à Versailles , a 
remarqué que les sues de verjus et de berberis , conservés 
pareet intermède,, arvaient laissé précipiter au fond des 
boàte»ttéi> de ir^petita cristaux de crénie détartre pour le 
pretmèr, et de malaite^cide de chaux pour le second , qui 
s*était uEk;peu décoloré. » 

(t'intermède dti Sulfite de chaux n*a pas Tinconvénient du 



34o JOURNAL DB CHIMIE MÉDICALE, 

gaz sulfureux ; il ne décolore point , ne communique rien 
d étranger aux sucs, et les conserve parfaitement pendant 
plusieurs années. Il est vrai qu il se forme de légers dépôts 
au fond des^ bouteilles ; mais ces dépôts ne sont dus qu'à 
du sulfate calcaire formé aux dépens de la décomposition 
du sulfite et du gaz acide carbonique , dont loxigène de ce 
dernier s'unit à l'acide sulfureux du premieç, et l'acide sul- 
furique formé se combine à la cbaux de l'intermède con- 
ser valeur. Dans les essais que nous avons tentés avec ce sul- 
fite ^ nous nous sommes ^suré qu'il en fallait douze à quinze 
grains au plus pour conserver exactement une pinte de suc 
acide , n'importe l'espèce , pendant l'espace de plus, d'unii^: 
année^ 

IV". Conservation par le procédé de M. Appert. 

Si l'intermède de l'huile , de l'alcool , du gaz sulfureux^ 
et même du sulfite de chaux, nWfre pas, ou ne peut pas. 
toujours offrir des moyens propres à conserver toutes, 
les espèces de sucs, tant officinaux que magistraux, le pro* 
cédé de M. Appert a sur eux cet avantage; il a encore 
celui de ne leur communiquer aucune saveur, ni odeur 
étrangère, et de conserver parfaitement leur couleur pen«^ 
dant un plus grand nombre d'années. Ce procédé consiste^ 
!« à faire un bon choix de bouteilles et de bouchons fins et 
bien unis; 2^ à remplir chaque vase de sucs jusqu'à la nais- 
sance du col;. 3^ à boucher exactement les vases, en y in- 
troduisant . adroiteitient et avec force des bouchons bien 
mâchés avec un instrument particulier , et à consolider ceux- 
ci au moyen du fil de fer. 4^ Les bouteille^ainsi disposées , 
on les enveloppe d'un sac de toile forte ou de paille; on 
les place les unes à côté des autres dans une bassine à fond 
plat; on ajoute de l'eau fraîche jusqu'à la naissance de leur 






DE PHâAMACIE £T DE TOXICOLOGIE. 34 1 

col, et on chauffe le bain de manière à le porter gra- 
duellement jusqu'à Tébullition : après quelques bouillons , 
on éteint le feu du fourneau , sur [lequel on avait posé la 
bassine, et on laisse le tout en repos jusqu'à ce que l'eau du 
bain ne soit plus que tiède. 5^ A cette époque, on vérifie les 
bouteilles ; on sépare celles qui se sont cassées entièrement 
ou en partie^ et on goudronne le bouchon et le col de 
celles qui ont résisté à la chaleur, au moyen d'un lut 
composé de chaux récemment éteinti^ et de fromage gras. 
6^ Enfin ^ on les place à la cave , couchées sur le sable. 
Pendant cette opération ^ les sucs se troublent , et déposent 
peu detemps après. Ce changement est d& à la combinai- 
son de l'ôxigène de l'air avec l'albumine^ ou le principe 
fermentescible de ces liqueurs, qui, devenu insoluble, 
trouble leur transparence, et forme d^ dépôts au fond dés 
yases. 

Quelque grand que soit l'avantage de ce procédé sur les 
précédenS; on se convaincra aiséinent, par la comparaison 
des sucs récemment extraits avec ceux conservés par ce der- 
nier moyen , qu'il existe entre eux une différence , quoique 
peu marquée , mais sensible , dans la préparation qu'on en 
fait : c'est ce jqui nous a fait penser qu'il serait plus conve- 
nable de se servir de suite de la plus grande partie des sucs 
récens, et d'en conserver une petite portion à part, que l'on 
réserverait pour subvenir aux besoins. 

N, B. Nous ne devons pas oublier de faire observer que , lors- 
qu'on n'est pas exercé à toutes ces manipulations , on réussit rare- 
ment à conserver, ainsi les sucs et autres produits , que Ton casse 
beaucoup de bouteilles , et que Ton perd beaucoup de produits ; 
ce qui a fait rejeter ce procédé.par plusieurs praticiens: mais quand 
on les a pratiquées quelquefois, et rempli toutes les conditions exi- 
gées avec exactitude,, il est rare qu'on n'en vienne pas facilement à\ 
bout, et à peu de frais. 



34^ JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE , 



HOPITAUX ET HOSPICES CIVILS DE PARIS. 

Concours pour la nomination aux places cCéVeçes en 

pharmacie. 

m 

Ce concours, qui a Keu chaque année, a été ouvert lé 
iSmars 1828; il étak présidé par M. le comte Chaptal, 
assisté de MM. Jadioux et Lallemant, docteurs en méde- 
cine; de M. Henry ^ chef de la pharmacie centrale; de 
MM. Duval-HarvengetPetroz, pharmaciens en chef des hô- 
pitaux. L*appel nominal a fait connaître qu'il yavait soixanter 
quatre concurrens. 

Les questions quipnt élé posées aux élères pour être trai- 
tées par écrit , étaient les suivantes : 

Pour la première série : Qu'est-ce que la gomme ara^ 
bique P Décrire les espèces du commerce, et indiquer leur 
origine. 

Pour la deuxième série : Indiquer la préparation de l& 
pommade citrine , tes caractères , les altérations qu'elle 
éprouçe awec le temps ; décrire les moyens proposés pour y 
remédier. 

Pour la troisième série : Quelle est la composition chi- 
mique de l^opium? Donner les moyens d*en extraire la mûT" 
phine et la narcotine, 

. Les questions sur lesquelles les élèves ont dû répondre 
verbalement, étaient les suivantes : 

Première question : Qu'est-ce que la distillation? Com^ 
bien en distingue-t^on d'espèces ? En quoi differentrclles les 
unes des autres? Décrire les appareils distillatoires usités 
dans les laboratoires de pharmacie. 



^ DB PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE, 34^ 

Ûecxiemb QUESTION : Lunion du sucre et d'un liquide 
aqueux forme^t^elle un sirop? Dans quelle proportion le li^ 
quide doit-il sy trouçfer pour que le médicament se conserve? 
Comment peut-on préparer les sirops? Exemple : sirops rfV- 
ther^ de morphine et de violettes. 

Troisième question : Quelles sont les ^menstrues conve*' 
nables pour séparer les parties solubles des plantes ? Indiquer 
le moyen de préparer les extraits de belladone^ dejusquiame^ 
de têtes de pavots et de réglisse. 

Quatrième question : Qu* entend-on ^a:r conserves? Don^ 
ner les règles générales a suivre dans leur préparation ; en 
Jaire V application aux conserves de roses et de violettes. 

Cinquième question : Décrire la préparation de V emplâtre 
simple et de V onguent de la mère ; expliquer les phénomènes 
qui se produisent pendant leur préparation. 

SixiÈjiE QUESTION i Qu^cntcnd-on par céraXs y pommades^ 
onguens? Décrire les règles générales a suivre dans leur 
préparation. Donner la préparation du cérat de Gatlien et de 
l'onguent basilicum. 

Les élèves ayant répondu aux questions verbales qui leur 
avaient été adressjées , on a procédé aux essais de manipula- 
tions. Les opérations demandées étaient les suivantes: i^ faire 
une émulsion avec la térébenthine ; t!^ faire du petit'lait. 

Le concours étant terminé , Texauken des réponses écrite» 
fat fait en sept séances. Les titres des élèves furent ensuite 
discutés d'api^ès les notes prises par chacun des examina* 
teurs , et chacun d eux fut dusse d'après ses titres. 

Le 8 avril , ladministration a fait connaître , dans sa 
séance publique, le nom des élèves qui avaient mérité 
d*étre nommés soit pour les places d^internes, soit pour 
celles de suppléans ou d'internes provisoires jusqu'au nou- 



JOURNAL DE CHIMIE MBDICAtiE 9 

)irs. Les élèves désignés pour remplir les places 
jicantes, au nombre de onze, sont: 



' Bouchardat, 


Gratiot , 


Demonchaux, 


Baillot, 


Jandet, 


Fernct, 


Raincelin, 


Reverdy,' 


Baudrimont, 


Delage. 


Martin , 




Ceux désignés pour remplir 


' les places dlnternes provi- 


soires, sont : 


> 


'M.M. Pkilippar, 


Grenier, 


Gouin , 


Pelouze, 


Banneau, 


Jousset, 


Brunet, 


Duvaly 


Menard , 


PravaXj 


PoilleuX) 


Querenne, • 


' Garnier, 


Ingrand. 



Le jury, par Torgane d*un de ses membres , a témoigné 
aux candidats la satisfaction qu'il avait éprouvée de rencon- 
trer un aussi grand nombre de concurfens , et d*avoir trouvé 
dans les candidats des connaissances exactes en histoire na- 
turelle, en chimie et en pharmacie. 

Nous ne terminerons pas ce résumé sans faire remarquer 
que les élèves sortis des hôpitaux ont fourni un grand nombre 
de pharmaciens qui se distinguent par leurs travaux scienti- 
fiques , et par le désir qu'ils ont de faire faire pies progrès à 
la science. à A. Chevallier. 



DE PHAnMACIE ET DE TOXICOLOGIE, 



345 



»»<*^%^»^%»»<»%'%^ V%/%.«/»/««/«/^ «/«/««»«>« «.<•<««<%<•. 



CORBESPONDANCE. 

m 

Paris, 5 juin i8a8. 

ji MM. les rédacteurs du Journal de Chimie médicale 

et de Toxicologie. 

Mbssiburs, ' 

Eh rendant compte des séances de TInstitut dans vôtres 
dernier cahier^ vous annoncez que M. DespreU a réclamé 
la priorité pour Tobservation relative à rbjdrogène carboné « 
cristallisé. . 

Depuis , M. Despretz ayant mieux examiné ce que j'ai dit 
à ce sujets a déclaré que ses expériences n étaient pas leis 
mêmes que les miennes. 

En effet , on peut voir p^r la lettre que ce chimiste m^ 
fait rbohneur de m'écrire^ .que son travail n^a pas de i^ap- 
port avec le mien, mais plutôt avec cehiî de M. dé'Sâus- 
sure, qui nôtis a appris^ il y a plusieurs années, qu en fai- 
sant passer . dans un tube de porcelaine incanclescent aies 
huiles essentielles, de Thuile de naphte ( hydrogène carboné 
liquide), ou d'autres substances dont la composition est 
représentée p^t 'dé riiydrbgèAè liî-darbèiié et ijes éléniens de 
Feaù^; tellék'tjbe* ralcool, l-eftïët^; !6n obrettait-^rt^' taatièpè 
fcmtàlKhé'^Mèrt caTàctérîsée.' ' r " '■'-- »' i. ji-J'içr- 
Jai l'hortnèiit^ xî^être-j^éte.' ' "" '•^*»' . ;. 'j ,iiK/jjcMj un 



Stur une. mature sucrée séparée, de l^ extrait du souci des • 
' jardins. ( CaUndula officinalis^ Lin. ) 

En. visitant des, extraits, depiiia long-^temps tojnbés dans 
IV. a4 



i4^ JOtlàllAL BB GHIMIX MEDICAiB , 

loubli» je fu*s frappé de l'aspect de celai du caiendula affi^ 
dnalis , Lin»), plante de la famille des composées et de la 
section des radiées.- 

La substance extractire qui, par la vétusté, avait évidem- 
ment subi une altération profonde , était sèche , spongieuse^ 
de couleur brune, et offrant à sa sutfiice, comme dans son 
intérieur, une assez grande quantité d'une matière dis- 
posée en petites houppes cristallines de couleur blanche ou 
jaunâtre. Cette substance a une saveur sucrée bien pro- 
noncée. 

J'ai pu mécaniquement isoler une petite quantité de cette 
matière que j*ai l'honneur de mettre sous les veux de la So- 
ciété ; elle ressemble assez à une cassonade impure ^ elle en 
a même le toucher. 

La minime quantité que j*en ai isolée ne m*a ^as permis 
de vous présenter cette matière comme telle ou telle espèce 
de principe sucré; je n*ai consulté que sa saveur, qui seule 
est loin de suffire pour décider là question. 

Mon but n est donc que de signaler un Fait qui ma pard 
intéressant et digne d'appeler l'attention des chimistes. 

F LSUAOT , pharmacien a Dijon. 



• ■ ■ 

Mk P^tis, pharmacien à lonzac, a eu l'occasion d'oh; 
server une aaiigsae qui , après, avoir cheminé quelque temps 
à terre , était devenue si légère^ qu'elle surnageait l'eau , el 
ne pouvait, malgré tous ses efforts,, atteindre le fond du 
bocal qui kt renleralait. 

' Ariiifyse 'iék yià&iHl^ >d'af6bpias Tfùuef&ttmanj Npar 
iS. iPiitieulIe avait d-afcdisl pensé cpe ces rackows» vu leur 



D9 PM^VAÇin £T DE T0XIG0L06IB. i^j 

pTOffiété émétique , pouvaient coBteair de Véméùne ; ses 
eipériences l'onl porté à croire qp^i ce prinoipe Vomitif 
des apocjnées, et principaleinfiit celui du domptû^Dcnin $ 
diffère de rémétine. DVprès sou «nalyse, cette racine coh'^ ^ 
tient: 

1^. Un principe émétique différent de rémétîiie^ ' 

a®. Une espèce de régine, 

3°. Du tnnquçiu , 

4^ De U fécule, 

5^. Une biii)^ graase de consistance presque oiriduse j 

6^. Une huile volatile, 

7°^ De IVcide pecUque, 

8^. Du ligneux, 

9^ Des malales de potg^e et d^ ch<auic, 

xo^« OiLdJajte de 4DhaDK « isilice et autres sels mitiérau^x. 



SOCIETES SA VA1!?TES: 

Instituts 

SMnc^ du 2,6 mM. M. Chardin informe TÂc^démie de 
^elques particularisés relatives à i^n ^reipblen^<en|t de terrç 
qixox^ ressentit ^ Washington et en d'antr)e$ lieijJE des ptaï^^ 
XJnis, le g mars dernier .|jentre.,di?t et ons^e heifre^ du $oif f 
j^l y e,ux ,djeu;x qomnf oxions dist^pjctes qui durèf.ept. ,nn peij 
mQJi^s d'une demi-minute: jla première, ^ea.u*coup. pluj^ 
yiolç^te ^que l'autre, causa un ébranlement tel dans Iç^ 
maisons, qu'un grand nombre de personnes déjà endormie^ 
jÇ^irçj^^.beaAic9U|> df peine à ,revfipir de la frayeur qui suivit 
Jlçur brusquée réveil. 

■•''-.. . 34v • . - 



I 

34S lOURlVAL t>B CRIMIB «nSDICALBy 

Le docteur Toransendy «eci^taire du Lycée d'histoire 
naturelle de jEfew-Yorck, sous les auspices de M. Warden, 
présente un recueil d'observations sur la fièvre jaune. Cet 
ouvrage^ destiné à la commission chargée de décerner le 
prix de médecine, arrive trop tard pour que MM. les mem- 
bres puissent le consulter. 

M. Chevreul fait un rapport sur le mémoire de M. Donné: 
l'auteur espérait avoir trouvé dans l'iode et le brome des 
réactifs tellement sensibles pour les alcalis végétaux , que 
l'on pourrait , en les employant, distinguer ceux-ci aussi 
facilement qu'on le fait pour les minéraux, à l'aide des 
moyens connus. MM. les commissaires ne trouvent pas' les 
résultats assez tranchés, différens entr'eux, et distincts des 
effets produits par d'autres substances, p6ur trancher la 
difficulté. D'ailleurs, des réactions isolées ne peuvent pro« 
duire la démonstration utile , surtout en chimie médicale 
judiciaire : cependa^nt le soin apporté par l'auteur dans ses 
expériences, et l'exactitude descriptive de ses procédés, lui 
attirent les éloges des s^vans rapporteurs. 

Séance du 2 Juin. M. Baudelocque communique des dé- 
couvertes dans l'art de l'atccouchement, qui consistent, i<Ȉ 
faire au fœtus, pendant le travail de l'accouchement labo- 
rieux, l'application du galvanisme, afin de s'assurer. bien 
positivement s'il est vivant ou mort ; o? et, dans ce dernier 
cas^ substituer à l'embryotomie ou dissection du fœtus dans 
la matrice, la compression graduée de celui-ci, et la réduc- 
tion, par un fotceps particulier, du volume de la tête et du 
corps, à tel point que les parties puissent, sans efforts, 
traverser ensuite la filière osseuse la plus étroite ou dé- 
formée. 

M. Villermé lit un mémoire sur la tailTe de l'homme en 
France , sur l'âge de son développement complet, et sur les 
causes les plus générales qui la rendent élevée ou basse. 



/ 



\ 



DB P]|ARMAGIB BT 1^ TOXIGOLOGIB. ^349 

> Séance du 9 juin, M. Ciivier présente à TAcadémie de» 
dents fossiles de tapir gigantesque ^ trouvées près d*Alau, 
au bord de la route de Martres à< Boulogne , arrondissement 
de Saint-Gaiidens (Haute-Garonne) , dans une fouille prati;- 
quée sur le revers d*uiie colline; une canine ^rtout, 
exactement conforme à celle du tapir, lève tous les dojutes 
qui restaient encore sur le genre auquel appartenaient ces 
sortes de dents fossiles. . 

Le procès- verbal de la séanpe précédente fait connaîtra 
les décisions suivantes, prises par T Académie, dans 1/9 co- 
mité secret, relativement aux pViac Montbjon, ppur la n^é* 
xlecine et la chirurgie. 

1°. Un prix de 10,000 fr. est décerné à M. le docteur 
Chervin , pour ses rechercbes relatives à la fièvre jaûne^ . 

2^ Un prix de 5,ooo fr* à. M. le docteur HeurteloMp, 
pour les perfectionnemens c^u il a introduits dans les ins* 
trumens employés à broyer les calculs da»$ la vessie; 
toutefois, la condition lui est imposée de publier, sea 
procédés. , 

3^ Une^ médaille de la valeur de 1,000 fr. est décernée 
à M. Gruthuisen, ppur.quelqués procédés de son Invention, 
dont il a été tiré parti dans les^ 4^couvertes relatives au 
broiement de. la pierre • ^ « . 

Un membre a demandé qu'il fût accordé i^n^ récompensio 
au docteur l4ssis( pour un grand iiombre.de travaux ana- 
logues à ceux du docteur Chervin. Cette proposition est 
renvoyée à la commission. : . 

M. Chevreul fait ,. au nom 4c la CQoimission ,un rapport 
sur le prix fondé pour rassainisse];heixt ^ d^i^^ art ou d'tui 
métier. Un seul mémoire était au, concours; c'était celjdiquî, 
Tannée, dernière, sy;était déjà présent,é : il a p^ur bUt. d'é- 
viter aux tisserands le travail daqs les çaves« L^aUlfur ayant 



35o JOUaiTAL m MlMtB MXTOCAftB, 

conseillé l'emploi du chlorure de calcium dans le parou^ 
afin d entretenir Thumidité nécessaire sur les fils, ce moyen 
9 été en effet appliqué avec succès dans le département de la 
Seine-Inférieure^ mais dans d'autres départemens , il pamit 
que l'on a renoncé à son usage , et à Lyon on a trouvé an 
patentent préférable. La question ne semblaat pas résolue, ta 
commission déclare c(ue, depuis l'éxâmen des pièces^ l'au-» 
teur s'est approché de plus en plus du but indiqué; qu'cin 
^admettant que l'encôllagé dont il s'agit pAt contribuer à 
rasstiinissemént des ateliers des tisserands , il resterait à 
-propager l'emploi de ce procédé, 'et qu'il est d'ailleurs 
convenable d'attendre que l'expérience ait prononcé entre 
les nouveaux èocéllages que l'on commence à employer 
dans de grands établissemens; qu'enfin elle est d'avis de ne 
pas Adjuger le prix 'cette année pour l'assainissement d'un 
imëtier ou d'un art insalubre, et d'attendre à l'année pro- 
chaine pour décider l'intéressante question ci-dessus diseuw 
'tée. Ces conclusions dont adoptées. 

M.Leroy d'Étiolés lit |in deuxième mémoire sur l'asphyxie; 
il signale surtoiit les dangers de l'insufflation^ié l'air dans les 
poumons. Ses expériences, fiiites sur*tin grand nombi^e d'a-^ 
mmatix, et particulièrement sur des ihoutons, démontrent 
qu'une insufBation uu peu forte suffit pour déterminer ian 
nédiatement la Mort. L'auteur pense que c'est peut-être à 
cette. cafuse qu'esta l-insttcoès si fréqueJnment observé 
dans les secours au)c noyés ^ asphyxiés. 

M. Leroy a reconnu que certains animaux résistent beau"» 
'coup plus fortement que d^autres à une insufBation forcée , 
^'un mouton est bien plus facile à tuer, ainsi qu'un chien , 
a faille égale: il attritrtte cette différence à une plus gràmÏB 
dénsitts dans les tissns "puhboiiaires de ee deitiier, et ter- 
XfMi^ l^àr^des Considérations ^hysiologiijlies sur le genre dés 



lésions pisoduites par l'insufflation) et la caiis« immédiate de 
la mort qui en résulte. 

i/icadémie royale de Méd&cms. 



Séance du i*^ ^m/. M. P^ Dubois fait un rapport sur 
les Taccinations pratiquées en France pendant Fannée x8a6. 
On ne saurait trop engager tes médecins à apporter \tsm& 
leurs soins à la propagation de ce précieux préservatif. 

Séance du 8 avriU M. Bourgeois, médecin de la maison 
rjQjale de St.-Denisy lit un méipoirè sur les effets médica- 
menteux du chlore en général , et surtout dans les affections 
chroniques des poumons. La lecture dç ce mémoire donne 
lieu à une discussion entre MM. Bourgeois^ Louyer -Wil- 
lermay, Chomel, Husson^Kergaradec, Mérat, Castel^ etc. 

Elle prouve qp^ )e chlore est un excitant dont les effets 
dans le tjcaitemeui 4^s maladies d^s poumons sout ma|heu* 
^qsement Ipiu d'êtrp aussi ay^ntagevx que guel^ues içé- 
decins le pensent. 

JH. Miquel lit un rapport amir le.«béQipive:()fs ^. Vulpès, 
médecin h JNiaples; BAmarqu» crUiquas ^Hr llmf{g4^ 4^ 
sulfate de quinine ei du quinquina da/n^ le trmUemtini 4,^ 
Jiévres. M. Yinl^ pensa^, 4*apirès les résultats .lobtepus d^nis 
«a pratiqine, que le ;sul&te de quinine èm^ être préfoi'é 
^our .^!binii»tttre ks maladie. périodiques , et que le quin^ 
quina en substance est préEér^e lorsqnil &ut diapn^r 
du ton laux organes^ «t#i€»4riz/i5i^r la putn^UÀ d^s humeurs» 
M. Ghomel regrette que Tauteur du mémoire Q*ait pas em- 
ployé , comme fournissant plus facilement à Tabsorption 
des parties s^cttvesj la d^çôcUo^ de quinfulua au lieu du 
quinquina en suhstanoe. 



] 



35a lOURHAI. BB CRIMIB.MSMCJLLB 



'section de PHABMâCIB. 



Séance du 17 mai 1828. M. Boudet fait an rapport sur 
les pastilles dites de Calabre. Le rapporteur pense que ce 
médicament ne présente rien de nouveau , et qu'il ny a pas 
lieu d'accorder un brevet d'invention (i). 

. M. Bonastre a reconnu qu'on pouvait obtenir une couleur 
bleue en traitant .le . cristallin de l'œil par l'acide hydro- 
cUorique. 

M. Chevallier annonce qu'il a obtenu une première fois 
avec Talbui^ine çt l'acide une couleur bleue , malgré qu'il y 
eût pei^ d'acide et un grand excès d'albumine. Il pense que 
des essais plus nombreux doivent être tentés dans le but de 
connaître l'action de l'acide hydrochlorique sur l'albu- 
mine, et les causes de la coloration en rose , en violet et 
en bleu. 

M. Chevallier signale une falsification du sel de cuisine 
par le sulfate de soude impur ; il a aussi remarqué que le 
/sel marin vendu dans le commerce contenait une très-grande 
quantité d'eau. 

M. Dublapc jeune présente plusieurs remarques au sujet 
du procédé donné par MM. O. Henry et Plisson , pour 
extraire la morphine de l'opium sans le secours de l'alcool. 
L'emploi de4'acide hydrochlorique lui paraît une- appli- 
cation ingénieuse dont il félicite les auteurs. Il combat les 
inconvéniens qu'ils ont attribués au procédé avec lequel on 
obtient aujourd'hui la morphine^ c'est-à-dire, la difficulté 
pratique et l'impureté de la morphine qui, suivant eux, 

(i)'Les formulaires contiennent uue formule poui la préparation 
des pastilles dites de Calabre» Cette formule est due à M. Manfredi* 
£lles doivent leur efficacité à la manne et à Topium. 



DB< PHARMAGIB BT DB TOXICOLOGIE. 353 

«erait mêlée à des quantités de narcotine plus ou moins 
considérables, mais toujours nuisibles à ses effets. En repro- 
duisant les détails du'procédé^ tel que M. Hottdt la modifié, 
M. D. fait voir qu'il offre toute la simplicité désirable, 
qu'il est peu coûteux, et insisté sur les conditions que l'on 
doit soigneusement observer pour assurer au produit une 
pureté parfaite. M. D. rapporte, à l'avantage du procédé par 
l'ammoniaque, la proportion de mor(>bine qu'il produit, 
comparée à celle que MM. Henry et Plisson annoncent avoir 
retirée dans leurs expériences. C'est si|r plusieurs opérations 
qu'il prend le, terme de comparaison , et il assure avoir 
obtenu de 5oo grammes d'opium 58 grammes de morphine 
cristallisée, assez blanche pour être livrée 4 Tusage, sans 
comprendre ce que les liqueurs alcooliques de cristallisation 
retiennent et peuvent donner par la suite, tandis que 
MM. H. et P. n'ont obtenu que 27 grammes de morphine 
de 400 grammes d'opium. 

Après ces' considérations, d'où il résulterait, selon M. D., 
que l'avantage entre le procédé sans alcool et celui par l'am* 
môniaque, serait pour le dernier des deux, il croit pouvoir 
reprocher au procédé de MM. H. et P. sa durée, les mani- 
pulations délicates qu*il exige, et les pertes dont il est 
stteceptible, par la force avec laquelle la morphine et l'acide 
hjdrochlorique se trouvent unis dans les eaux-mères. - 

M. Planche présente une pompe servant à gonfler les 
bouteilles de gomme élastique. Il indique aussi le caout- 
chouc ramolli comme un bon moyen pour fermer les con- 
serves ou bocaux contenant des objets d'histoire naturelle. 
Le même praticien indique l'emploi du carbonate de soude 
et delacide tartrique ou sulfurique introduii!s dans les bou- 
teilles de gomme élastique, comme un moyen propre à 



r\ 



354 JOURNAL DB CBIMIB MBDICÂLB , 

l«ur donner de Textension , et cela à Vaide du gaz acide cai^ 
bonique qui se déTeloppe. 

M. Cheyallier Ut une note «ur un chalumeau en gomme 
élastique employé -en Angleterre. 

M. Henry annonce qu'il a vu il y a loDg«têmps , chex 
M. Pierre Delondres^ une pompe qui servait à distendre les 
bouteilles de caoutchouc. 

Séance duii mai 18218. M. Bondet fait un rapf>ort aur 
un travail de M. Polonceau, relatif à la reproduction des 
pommes de terre. M. Polonceau conseille d'enlever avec 
un emporte-pièce le centre des pommes de terre, avant 
d employer ces tubercules pour faire un semis. En amvaat 
ce moyen , on se ménage en temps de disette une partie dt 
la matière nutritive du semis , sans pour cela lui enlever la 
propriété germinativei M. Boudet propose de voter des re- 
mercimens à Fauteur. 

M. Yirey fliit observer qu en réduisant les pommes de 
terre à leurs germes , les produits de la végétation sont naoins 
abondans. 

M. Robiquet iait connaître la propriété que possède la 
«antharidine d-éire Yolati^e, même lorsqu'elle est à l'état sac» 
Il donne connaissance des faits suivons : 

Un élève, ayant la vue basse, voulut observi^ de trop pies 
de la cantharidine soumise. 4 la cristallisation ^ il éprawva 
une douleur très-vive sur la conjonctive ; bientôt il se dé- 
clara une inflammation accomps^née de très-petites phlyc- 
tènes ; la vue fut obscurcie pendant plusieurs jours. Les 
moyens antiphlogistiquQs firent cesser ces accidens. 

M. Robiquet^ qui s'était moins approché de cette sub^ 
stance , éprouva lui-même upe incommodité ; mais elle fut 
moindre; l'action fut locale, et ne s'étendit pas aux organes 
urinaires. M. Robiquet présente à la Section de la cantha- 



BE PHÂRMâGIB et DS TOXICOLOOtE: ^ 3SS 

ridine en cristaux aciculâires : cette sub^ance est suscepti- 
ble de se volatiliser à une douce chaleur. Qaant à Thuila 
iretifermée dans les càtitharides , il est dénaontré qu'elle est 
volatile^ par lodeur que ces mouches exhalent. De Teau 
distillée, mise en contact arec lies cantharides, se charge des 
principes délétères. 

Société de Pharmacie. 

M. Félix d*Arcet a communiqué à la Société un procédé 
nouveau pour là préparation de Tacide hjdriodique; il ûon- 
siste à substituer au phosphure d*iode , dont on s*es<; servi 
jusqu'ici , un mélange d'iode et d'acide hypo-phosphorique. 
Celui-ci se prépare ^ comme on sait, par la combustion 
lente du phosphore. Mais , pour qu'il puisse être employé à 
la préparation de l'acide hydriodique, il faut qu'il soit privé 
d'une portion de l'eau qu'il renferme. Afin d'y parvenir , on 
le fbit liouillir jusqu'au point de canoentration couvenable, 
«t Ton arrête l'opération lorsqu'on commence à voir pa* 
raître les bulles d'hydrogène phosphore , qui annoncent la 
décomposition de l'eau et la transformation de l'acide en 
acide phosphorique: Lorsque l'acide hypo-phosphorique 
est suffisamment concentré et re&oidi , on en prend 6 ou 7 
grammes et autant d*iode, on introduit le tout dans un tube 
fermé à l'une de ses extrémités, et l'on adapte à l'autre un 
bouchon muni d'un tube plus petit , propre à recueillir les 
gaz "; oïl échauffe légèrement le mélange; l'acide hydriodique 
'se dégage , et peut être recueilli à la manière du chlore y 
c'est-à-dire dans un flacon rempli d'air atmosphérique : ce 
dertîier se trouve déplacé par le gaz hydriodique , dont le 
poids spécifique est beaucoup plus considérable. Néanmoins^ 



/ 



356 10UR5A.L DB CHIMIB MtolCAl^B , 

comme le dégagement est rapide et peut être réglé à to** 
Ion té y il est aussi possible de recevoir le gaz sur le mercure | 
sans que ce dernier soit sensiblement attaqué : il suffit pour 
cela d opérer avec promptitude , de remplir exactement les 
cloches , de les placer sur un obturateur ou sur une sou* 
coupe de porcelaine, et de les y fixer au moyen d'un lut qui 
maintient le gaz et Fempéche de s'échapper. Avec les doses 
ci*dessus, on obtient facilement 2 litres de gai. 

Société de Chimie médicale. 

Séance du g juin. M. Collard de Martigny lit une note sur 
l'analyse d'une matière cancéreuse. 

M. Serullas adresse une réclamation relative à la cristal- 
lisation de l'hydrogène carboné. 

M. Fleurot adresse une note sur l'extrait de souci. 

M. Pons rapporte un fait observé sur une sangsue. 

M. Vigier, pharmacien à Avignon, adresse des observa- 
tions sur la décomposition du sublimé corrosif dans le sirop 
de Cuisinier.' 

M. Henry, de Semur, élève- en pharmacie, rapporte des 
expériences par lesquelles il a constaté qu'un musc, acheté 
dans le commerce, était falsifié avec du sang desséché. 

M. Barruel communique une note ^ur l'analyse d'un pain 
et d'une farine empoisonnés. 

M. Guibourt fait un rapport sur le mémoire de M. Gué- 
ranger. Il conclut à l'imppession du travail. Le rapport et 
les conclusions sont adoptés. 

M. Payen fait contiaitre le rapport du conseil de salubrité^ 
de Nantes. Son travail sera imprimé. 



DB FHABMAG^B BT DE TOXICOLOGIE. 357 

M. Julia-Forrtenelle communique un extrait du i^émoire 
de M. Lacarterie sur Tanalyse d'un calcul supposé contenir 
du mercure. Les résultats' de 1 auteur sont vivement con- 
testés par plusieurs membres. 

M. Bonastre adresse une note sui^ la coloration en bleu 
par 1 acide muriatique du cristallin de Foeil. 

M. Lassaigne présente un calcul rénal de chien , curieu}c 
par sa forme, et Tanalyse de ce calcul. 



%>%^>»<«^%'«>«i«l^<^ •>'«>« «/^■•.«/*<*b«/«>^'V*/^%<W««A^>%/^^««^'« «/«>>«/»^ 



BIBLIOGRAPHIE 

I 

Cours d'hiàtoirè naturelle pharmaceutique^ ou histoire des 
substances usitées dans la thérapeutique , les arts et Véco* 
nomie domestique. Par A. L. A. Fee^ pharmacien, dé- 
monstrateur à rhôpital militaire de Lille^ membre de FA- 
èadémie royale de médecine et d'un grand nombre de 
sociétés savantes nationales et étrangères; 2 très*fort6vo* 

lunies in-8°. Prix fr., à Paris, chez Corby, rue Macon- 

Saint*André*des«Arts, n** 8. , 

l]n« des causes qui contribuent le plus puissamment aux 
progrès de la matière médicale est que des homme;s, diffé- 
rens par leurs penchans et leur savoir, s'occupent à en 
écrire l'histoire. Chacun de ces hommes s'étant adonné d'une 
manière spéciale à telle ou telle partie de l'histoire naturelle^ 
'Apporte dans la description des matériaux qui s'y rattachent, 
un soin, une exactitude, une profondeur qui ne sauraient être 
le fruit, pour tcoutes les parties à la fois, des travaux d'un seul 
écrivain; aussi doit«ion désirer vivement de voir écrire l'his- 



358 JOUBNAL 1>B CHIIUB MSOIGALB , 

toire naturelle médicale tantôt par un minéralogiste, d autres 
fois par un zoologiste^ enfin par un botaniste. C'est princi- 
palement de cette dernière couleur que M. Fée a empreint 
tout son ouvrage; et nous croyons le louer en faisant cette 
remarque, car les végétaux sont, sans contredit, de tous les 
êtres, ceux qui fournissent à la médecine le plus grand 
nombre d'auxiliaires. M. Fée a adopté dans son ouvrage 
les classifications méthodiques reçues par les savans. Cette 
disposition offre beaucoup d'avantages et quelques inconvé- 
niens. Ce n'est point ici le lieu d'entrer dans une discussion 
à cet égard. Quant à la forme particulières des articles, il est 
facile d'en prendre une idée par la division adoptée pour 
chacun d'eux : Spionyvde modâme , ancienne , vulgaire. 
Phrase caractéristique et habitat. Description des médicamensi 
OdewTy sapeur^ etc. Action du temps , action de la eulàure. Pal" 
suçotions y substitutions, altérations. Propriétés chimiques j 
tsnafyses. Emploi enpharmade^ dans réconomie domestique^ 
dans les arts; culture ; commerce ,* partie historique. 

M. Fée a écrit son livre avec une grande indépendance , 
c'esvà-dire qu'il s'est fidt un devoir de signaler les erreurs 
échappées à ses devanciers, sans que l'apcienneté et la soli- 
dite des préjugés , sans que la grandeur des réputations et 
les succès acquis aient pu arrêter la manifestation de son 
^inion. En honune de goût, il l'a toijgours £ùt avec ce ton 
qui rend les discussions scientifiques, soavenft pîquutes, 
■MUS jamais acerbes. HLFéeiemiinesapr^oeparcesniolft: 
« Quoique oet onvrage soit k résnkai de travaux long^^f t 
opiniâlresy et le Cruit dé plusieurs années d'expérience, nioms 
sommes loin de lecraire irréprochaUe: îl e5ft4a mwosilP 
kvie de bonne £ii. Pnisse-t-il servir Maxpbmnadens à Jmt 
Btppder ce qu'ils ont appris, et «ox élèves i apprendre <9e 
qu'ils nesavent pus eiMi»e! » Koiis ne d^oot^ns pas qn^ k 



DB PHARMACIE ET DS TOXICOliOGIB. 35£| 

succès du livre ne réponde à des pensées si justes et si con< 
venablenient exprimées. Robinet. 



Recherches anatoPmco-^physiologlques relatwes à la prédomi- 
nance du bras droit%ur le pras gauchcy asfec pldnches'y p^r 

J. AcatLIiE CrOMTE. 

I 

L'anteur, dans ce mémoire, a déduit d'observations et d'^ 
Mxs nombreux (sur âOjSSp aceoucbemens dans la Maison 
royale) une tbéorie de la force prédominante du bras dr<yit 
éat le bras gauehe; il en trouve la cause priilcipale dans 
Utië pressioti sur toute k région latérale d*tin cdté dit 
cbrpà, exercée pendant le temps de la gestation , t^ntfe tes 
points résistans de la moitié postérieure du bassiit, et par 
la colonne lombaire pendant les cinq derniers mois. Une 
compression en sens opposé, et beaiïcoup plus rare dans 
œs premiers temps de la vie^ détermine une prédominance 
contraire-^ «afin, les h^itudes que Fusage perpétua, ou <[ui 
iônt atcquisei ihstineliTement^ augmentent déplus ea plus^ 
après la haissance^ cette prédis|>08ition. 

M* Achille CoRite^ en terminant, <îofi^oit r«ispéràDù9 
qu*ua régime gynuifastiqne pourra faire acquérir. pliis de 
force à ia génération naissante. Le même tonl^ sans hxB 
basé dur des données physiologiques et anatomiqiiee^ ^ 
émis par des philosophes célèbi^s et de^avans phi^ntropeSb 
Nous devons désirer qu'il se réalise dans Fintérét de Itiu-^ 
manité. / 

Le mémoire de M. Achille Comte est présenté au con- 
cours pour les prix Monthyon. 

Paybn. 



36o lOURNAL DB CRUIIB UÈDWCÀJéB^ ETC. 



PRIX. 

La Société d'horticulture de Paris propose le ^ujet de 
prix suivant: • 

Trouver un procédé chimique ou autre, simple, peu 
dispendieux, capable d être employé par les gens de la cam- 
pagne, et qui^ par son action souterraine, fasse périr les 
vers blancs, sans nuire aux végétaux, et sans changer la 
nature du terrain. 

Lç prix est de 4*00 francs. Il sera décerné eix i83o. Les 
mémoires seront envoyés, dans la forme ordinaire des conr 
cours, au secrétariat général, avant le i^' mai i83o, à 
Paria, rue Taranne, n® 12. 



\ 



La Société d agriculture et des arts de Seine -et -Oise 
propose un prix dç 5oo francs , ou une médaille d*or de la 
même valeur, pour un procédé peu dispendieux, d*un em- 
ploi facile, applicable k la destruction des hannetons ou des 
▼ers blancs , sans nuire aux végétaux. Le prix sera décerné 
dans la séance publique de juillet 1829, et les mémoires. 
dev]:ont être adressés, avant le i*'. mai, à M, Frémy, sccrér 
taire perpétuel de la Société , à Versailles , rue Duplessis^ f 



m 

Imprimerie de TiooyiÉ et C'*, rue Notre-Dame-det-Yictoireu, n. 16. 



s 



IV. Année. (N» VIII.) Août 1828. 



OBSERVATIONS CHIMIQUES 

Sur un calcul rénal trouifé dans le chien , par M. Làsçaionb. 

• * • f 

m 

Les variétés des calculs ou concrétions qui se forment ^ 
soit daos la Tessie, soit dans les reiiis chez le chien, 
sont plus nombreuses que celles quon rencontre daris 
d'autres animaux. Déjà l'analyse chimique a démontré que 
les éléméns qui les composent pourraient Servir à les 
distinguer et à les diviser en plusieurs espèces. 

L'on sait en effet que la plupart des principes qu'on 
a découverts dans les concrétions vésicales et rénales dé 
l'homme ont été retrouvés plus tard dans celles du, chien. 
Cette uniformité de produits n*offre-t-elle pas un no*ivèl 
exemple de cette similitude qui existe entre les rapports 
de leur organisation et de leurs fonctions? 

L'observation que nous publions aujourd'hui tend encore 
k^ ajouter une nouvelle preuve à celles que nous avaient 
déjà fournies la physiologie et la chimie. 

.Le calcul qui a été l'objet de notre examen nous* a 
été remis par M. Girard, directeur de l'école. royale vé- 
térinaire^ avec invitation de le soumettre à l'analyse chi- 
mique, afiutde ie<c«)nnfparer Wveô ceixx qui étaient conntts. 
H 1ui> avait été envoyé par iiU' vétérinaire de nos- dépar- 
tetùmé'} qui '«n arvait fait le sujet d'une ol>servatioiî ttii^- 
dicate.' . i • ' ..».!:•'.• 

Ce calcul, fort remarquable par 5a formé irrégulièrfe', 
était de couleur gï'is- jaunâtre; il était composé de trois 
parhie.^ ihégale^, 'triangulaires , garnies d'aspérités et d'en- 

IV. a 5 



\ 



A 



362 



JOURIfÀL DB CHIMIE MEDICALB 



fonceraens correspondans les uns avec les autres, ce 
qui donnait à leur ensemble l'aspect de véritables arti- 
culations. Les surfaces des parties frottées étaient, comme 
celles des os qui s'articulent, lisses et polies. Cet aspect 
singulier ne prouve-t-il pas que ces trois parties jux^ta- 
posées , et qui s'étaient pour ainsi dire moulées l'une sur 
l'autre par leurs points en contact, n'étaient que le ré- 
sultat du rapprochement de trois calculs inégaux en vo- 
lume, qui se sont formés à différentes époques dans les 
reins y et qui ont conservé une certaine- mollesse pendant 
quelque temps? 

Leur densité, prise à la température de4"io^, était de 

1,584. 

Après quelques essais préliminaires entrepris sur un 
fragment de ces calculs, dans le but d'en reconnaître la 
nature, nous avons adopté le procédé suivant, pour 
estimer le rapport des élémens.qui les composaient. 
' t^ Un gramme de calcul \réduit en poudre fine, a 
été mis en contact avec une solution de potasse causti- 
que. La dissolution du calcul s'est opérée presque entiè- 
rement avec assez de facilité à laide de la chaleur. Pen^ 
dant toute la durée de l'ébullitioni, qui a été entretenue 
pendant dix minutes environ, il s'est dégagé abondam- 
ment du gaz ammoniaque; 

L'action dissolvante paraissant termiiiée^, on- a retiré du 
feu le vaa6 qui conte«îtit le ivolanfe, H la dissolution 
a été étandue de plusieurs- fois sou volume id'eau dis^ 
tiUée : il s'es( alors séparé utie légère poudre blafieh^ 
qu'on a recueillie par la filtration. Ce résidu, séché^ 
une. douée chaleur, pesait 0,112. . -^ * 

La dissolution du calcul dans la potasîse a été sursa- 
turée par l'acide acétique faible^ il s'est . produit sur-rîe- 



/ 



DB PHARMÀGllB ET DS tOXICOLOGIB. 363 

champ des flocons blancs trèS'- volumineux dacick urique^ 
tqui ont p^Yxiu peu à peu Leur votumfi en se convertîli^ 

I 

saut en une pou^dière teriâbUine légèt^ment jatiiiàtne.' Cet 
âcîJe, recueilli s»r un 'filtré, et lavé avec de petkes 
quantités d eau froide, pesait, après sa dessiccation o,58o. 
Kôus avons constaté <|^li ne k*enlennait aucune mfeitière 
ëtran«îefè. . \ . 

Lé <$égegfement du gtftamfenontaque, observé 'pendant tout 
le tefn^ de la dissolutioti du calcul, annonce (|ue Tacide 
urique était en vërîtal^ cotnbinaisosi arec cet alcalL 
S^s déterminer d une manière directe la quamiîé de 
cette lyase qu'il saturait, nous Ta vous conclue de la dif- 
férence de poids existant entre )*acide urique et le résida 
du calcul' insoluble dans la poytasse. 

La liqueur d'où l'acide urique avait, été précipité n'a 
point été troublée par Teau de chaux ni par l'eau de 
baryte; ce qui indique qu'elle ne contenait paâ» d'acide phos- 
phorique, comme cela aurait eu lieu, si le phosphate de 
magnésie eût fait partie constituante du calcul; car alors 
la potasse, en le décomposant, se serait approprié l'acide 
phosphorique. 

Le résidu du calcul, insoluble dans la potasse, a été 
soumis à la calcination dans un creuset dç. platine; il a 
bruni un peu en répandant une légère odeur animalisée. 
Mis en contact alors avec l'adde nitrique affaibli, il s'y 
est dissous entièrement,' en produisant un peu d'efferves- 
ceiliô<9 ; ce qu'il ne faisait pas avant la caJeioation , comme 
on l^évait dotii«até. Cette remarque indique la préséniee 
du |ëi 't|ui a-^ië décomposé par le feu et transforma Km 
sousMcafiiNbifate. • • » 

' X'feitUinoniaque versée dans la dissolution nitrique dn 
résidu y a formé un précipité blanc gélatineux , qu'on 



364 JOURNAL DE CHIMIB MÉDICALE y 

A, reconnu pour du phosphate de chaux pur : il pesait, 
après avoir été rougi au feu, 0^102. La liqueur, sur- 
nageant le précipité de phosphate de chaux, a été trou- 
blée par Toxalated ammoniaque, et a fourni 0,010 doxalate 
.de chaux. 

Quoique nous n ayons pas isolé le sel calcaire qui a 
été décomposé par la chaleur, et converti en sous-carbonate 
de chaux , nous ne croyons pas nous tromper , en le re- 
gardant comme de Foxalate de chaux, d'autant plus 
quç nous avons déjà eu Toccasion de rencontrer ce dernier 
sel dans beaucoup de concrétions urinaires du chien^ 

En résumé, le. calcul rénal, dont l'analyse fait l'objet 
de cette note, est composé sur cent parties ; 

Acide urique 58,o 

Ammoniaque * 30,8 

Phosphate de chaux. ..... 1*0,2 

Oxalate de chaux... 1,0 



f 



100,0 

Ou sa composition peut être représentée ainsi : 
Sous-urate d'ammoniaque. . 88,8 
Phosphate de chaux...... 10,2 

Oxalate de chaux 1,0 

100,0 



V J . 1 1 



(Nous sommes autorisés, a regarder com.me. telle h ÇQÇspo- 
f^sttion.^e ce ealcul, parla comparaison d<e«quanti|;és/d'iacide 
urique 6t d ammoniaque que l'analyse opus: a^j^idiquéês. 
La quantité d'ammoniaque est plus grande. 4 -W^ô^ftitié 
environ ::que celle nécessaire à - lia ''#^tu^!^Û0n complète 
de! l'acide urique. 



I 






DE PHABMAGIE £T DE TOXICOLOGIE. 365 

Les 58 parties d acide urique exigeraient 21,9 dam* 
moi^iaque pour leur saturation ; il en existe 3 0^8 en com- 
binaison avec cet abide dans le calcul. 

Cette analyse nous offre un second exemple de la 
présence de Turate dammoniaque dans les calculs du 
chien. En iSiS, nous lavions déjà reconnue, et depuis 
nous avons pii constater que la plupart des x>rincipes 
qui ont été retirés des calculs de Thomme^ ont été ren- 
contrés da«s ceux du chien. 

Dans rétat actuel, on pourrait, nous le pensons, di- 
viser les concrétions du chien en plusieurs espèces, comme 
MM. Fourcroj et Yauquelin les avaient établies pour le^ 

concrétions deJ'homme , d'après leurs nombreuses ana* 

/. 
lyses, qui '^sertiront toujours de modèle aux jeunes chi- 
mistes. 

D'après nos propres travaux , nous croyons devoir aiusi 
diviser les concrétions urinaires ou rénales que l'on ren- 
contre dans le chien : 

Première espèce ( très-commune ), Phosphate amoniaco- 
magné^ien, traces de phosphate de chaux. 
' Deuxième espèce ( très-commune ). Phosphate amoniaco- 
magnésien, phosphate de chaux en quantité variable. 

Troisième espèce ^peu commune). Urate d'ammoniaque 
mélangé de phosphiite de chaux en quantité variable. 

Quatrième espèce (rare). Oxalate de chaux cristallisé pur. 

Cinquième ^jpèc^ ( très-» rare ). Oxide cystique avec traces 
de phosphate de chaux. 

Toutes ces espèces font partie dâ la collection de l'école 
royale vétérinaire d'Alfort. L'on voit par ce tableau l'analo- 
gie parfaite qui existe entre ces produits pathologiques chez 
l'homme et le èhieii. La stvXe différence Jrappante qu'on 
remarque en comparant ce tableau avec celui qui a été 



366 JOURNAL I>E CHIMIE MÉDIGIXE, 

donné par MM. Fourcroy> el Yauquelin pour Hiomme, 
c est la fréquence des calculs d*acide urique dans Tespèce 
humaine,, tandis que c'est le contraire chez le chien. 



7 »^fc%^^^^i^«^*>^%>%i^ ^ ^%i%^<%^< 



RECHERCHES^GHIMIQUES 

» 

Sur quelques productions pathologiques du sjrsteme osseux^ 

par M. Lassaigne. 

Si les altérations des fluides dans certaines maladies ont ' 
été déjà en partie étudiées, il n'en est pas de même à l'é* 
gard de celles des solides ; on ignore quels changemens 
ces parties peuvent éprouva sous 1 influence des causes 
morbides. 

Les os y comme les autres tissus de Téconomie animale y 
peuvent être affectés de différentes maladies^ et les pro- 
duits qui en résultent n'ont pas encore été examinés^ que 
je sache, sous le. rapport de leur compai^aisou avec l'os 
dans, l'état normal.* C'est pourquoi j'ai pensé qu'il ne serait 
pas inutile d'établir ici cette ct>mparaison. . ^ • 

Dans le travail dont j'offre aujourd'hui le résumé, j'ai 
particulièrement examiné, i° les différentes partions compo- 
saat ]e calus des os qui avaient été fracturés ^ ea les com- 
parant .à une portion d'os sains prise à quelque distance de 
la fracture^ a"" les os épaissis naturellement; 3^ lesexos- 
t<^es. Je. dois prévenir que ce travail a été fait sur les os 
du cheval. 

i'. Calus (portion extern^). tt*. Calus (jportioa interne). 

' * _ • •» 

M|itière animale..* .5o .48,5 

*Sous-phosphate d^ ràaux 55, o 52,5 

Sous-carbonate de ^chaux 5,7. . «^ 6,2 

Sel» solubles alcalius. , : . i i ,5 i ...... ï2,8 



.■ 



100,0 100,0 



DS PfitARMAÇIB ST OS TOXICOLOGIE. Sfij 

Os Min d^tach^ au'^essai du caliu. 

Matière animale * • *^o 

Sous-pbosphate de chaux. ....... «40 

Sous-carbonate de chaux. ••.;...• 7,6 
Sels solubles alcalins •12^4 

ioo,o 

Oi epaUÛ. Q» »ain> »»»f lequel on a df'taeka 

la portion epaûsia. 

Matière animale 4^ ^ 4^'^ 

Sous-phosphate de chaux. • .36,3. 4^^^ 

Sous-carbonate de chaux. . . ^^S ^ 8,Q 

Sels alcalins solubles i4»2 S,6 

■ ■■■Il • — ■ ' ■ • 

100,0 100,0 

Exostose. 

Matière animale. ....••• .46 

Sous-phosphate de chaux 3o 

Sous-carl^onate de^chaux. ........ i4 

Sels so1ubl«s alcalins 10 



^m 



100 

L'on voit par ces résultats que la proportion de matière 
animale est plus grande dans le calus et Fexostose ; (jue celle 
du phosphate de chaux est moindre dans ces produits , mais 
que le rapport du carbonate au phosphate ne varie pas au- 
tant que celui des autres principes, excepté pour Vexostose. 
Je 1 ai établi dans le tableau suivant, en prenant pour unité 
la quantité de sous-carbopate de chaux. 

Soi^-carbonate de chaux. Sous-phosphaU d« chaux. 

Calus, portion externe .^i 5,7 

Calus , portion interne i 5,2 

Os sain i 5,2 

Os épaissi. . . . ; i 5,5 

Os sain. . .4 ï ! 5,0 

Éxoslose I .il yi 



/^ 



t 



1 



368 JOURNAL D£ GHIMIB MÉDICALE , 



De V action chimique de Veau commune sur Vémétique , a 
différentes températures ; par ^noviiKD GvBRAïUGERyphar* 
macien. 

Mon but, en commençant ce travail, était seulement 
de me rendre compte jusqu'à quel point on pouvait ad- 
mettre cette opinioA généralement reçue, que Témétique a 
moins d action vomitive quand on la fait bouillir, qiie 
quand on s est contenté de le faire dissoudre dans Teau tiède. 
Les expériences que jJai été obligé de faire pour arriver à 
mon but, mVyant entraîné plus loin que je n*avais prévu , 
m*ont fourni la matière de ce mémoire. Il était achevé 
quand j*ai lu dans le Dictionnaire des Sciences médicales^ 
art. Emétique^ qu'on s'était déjà occupé du même sujet. 
M. Nysten, rédacteur de cet article, ne citant que des 
résultats qui ne sont pas toujours semblables aux miens, 
et ne faisant pas mention de la source oii il a puisé, n'a pu 
m'êlre d'aucun secours; et comme, d'ailleurs, il ne parle que 
d'une partie de ce que j'embrasse, j'ai pensé que ce qui restait 
de nouveau dans mon mémoire pourrait encore intéresser : 
c'est ce qui m'a encouragé à l'offrir à la Société de chimie 
médicale. 

Je divise ce travail en deux parties. Dans la première, je 
parle de la manière dont se comporte l'émétique avec l'eau 
commune: i^ à la température de loo** centigrades; 2** à 
celle de ^o^\ 3° à celle de i5**: je dis aussi comment 
il se comporte avec l'eau distillée, à toutes ces tempé- 
ratures. 

La seconde aura pour objet de chercher q^uels sont, parmi 
les sels contentas dans l'eai; commune , ceux .qui décompo- 
sent l'émétique. , .. . 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. ^69 

De l'action de Veau commune^ à latemperature de 100% sur 

emetique. 

Il n'est personne qui n'ait entendu dire que rémétîque 
perd de sa force en bouillant , et que les vomisseméns qu'il 
procure alors sont plus doux. Il répugne d'abord à croire 
que quelques minutes d'ébullïtion apportent du changement 
dans la composition d'Un sel quiues'obtient jamais qu'après 
avoir bouilli plusieurs heures.- Cepfendant, commèr en chi- 
mie on ne peut raisonnablement nier un fait . qu'après 
que l'expérience a prononcé, .j'ai voulu tenter quelque? 
essais avant de fixer mon opinion à cet égard. ^ 

J'ai pris trois grains de tartra te de potassé et d'antimoine 
•que j'ai fait dissoudre darf>s six 'oilces d'eau comtnuïie; j^'ai 
fait bouillir le solutum pendant dix minutes dans qne 
fiole de verre. Voici ce que j'ai remarqué pendant cette 
première opération : le tartrate s'est dissous promptement 
dans l'eau, sans en troubler la transparence. La liqueur, 
mise sur le feu, a ^d'abord dégagé du gaz atmosphérique 
et du gaz acide carbonique avant d'entrer en ébuUition ; 
arrivée à ce point , elle a commencé à perdre sa transpa - 
rence; enfin, après avoir bouilli dix minutes, elle- était 
toute troublée , et le précipité formé s'est rassemblé promp- 
tement au fond du vase. Nous verrons plus [tard que cette 
dernière circonstance eai digne de remarque. 

J'ai laissé déposer jusqu'au lendemain matin , époque à 
laquelle j'ai repris la suite de ces recherches. 

La fiole contenait un dépôt bien formé, surmonté d'un 
liquide transparent. J'ai décanté avec beaucoup defoin, 
étiqueté la liqueur n** i , pour y revenir plus tard, et traité 
le précipité de la manière suivante. 






? 



r 



H 



370 iouhnal de chimie nboicaiiE , 

Je savais^ par une analyse soignée que M. Marigué a 
faite récemment, que l'eau dont je me suis servi (eau de la 
fontaine Saint-Pierre), contenait, entr autres sels, des' 
sous- carbonates de chaux et de magnésie tenus en solution 
par un excès d'acide carbonique. Cet acide ayant été chassé 
par 1 ebuUition , il était naturel de penser que le dépôt que 
j'allais examiner était composé de ces deux sous^sels. Il fut 
donc délayé dans un peu deau distillée: 1 addition -de 
quelques gouttes d acide nitrique y occasionna un4î légère 
effervescence et la solution d'une partie seulement de la 
matière (i). 

Je me doutai dès-lors que l'émétique avait été décom* 
posé, et que ce qui n'avait pas été dissous par l'acide nitrique 
n'était autre chose que de loxide d'antimoiue ; pour m'en 
convaincre, je s^arai par d$îcantation le précipité de la 
liqueur acide, qui fut étiquetée n^ a, pour la soumettre à un 
examen postérieur. 

Le précipité s est dissous sans effervescence dans l'acide 
hydrochlorique étendu. La dissolution jouissait des pro- 
priétés suivantes : elle- précipitait par l'eau distillée en 
blanc (2), par l'hydrosulfate de pousse en rouge-oranger, 
par la teinture de noix de galle en blanc-grisâtre: mes doutes 
alors se changèrent en certitude. 

Je revins à la liqueUr étiquetée n® i : cet examen avait 
pour objet de m'assurer si elle contenait encore de l'éaie^ 
tique non décomposé. EUie était pi^rfaitement U'ansparenJ», 



(i) Il est essentiel d'employer Tacide nitrique pur ; s'il contenait 
deTacide hydrochloriquç , il y aurait entière dissolution. 

(a) Pour que cette dissolution précipite par Teau distillée , il faut 
qu'elle ne soit pas trop acide ; si Ton avait ajoutéune trop gi^âude^ 
proportion d'acide bydrochlorique , il faudrait faire chaufiFer assç» 
long-temps pour vaporiser cet excès. 



DJS tBÂXJUXCm n'P B£ TOXICOLOGIE, 3^1 

san$ £fate|ir sensiblç; rh)f4posuIfat<^ de {K)tasse et ia teÎQttire 
de noix de galle n y ont produit aucun changement : ce der- 
nier réactif, aidé par Faction de lacide nitrique, a donné un 
trouble léger (i)^ l'acide nitrique, employé seul ^ a été sans 
effet j de même que Tacidé hydrochlorique. 

Tai fait concentrer la liqueur sur un feu très*doux, afin 
quelle fîlt plus sensible à Faction de ces agens chimiques. 
Rapprochée aux trois-quarts die son rolume^ elle a précipité 
par rhydrosulfate de potasse en jaune-oranger , et par la 
teinture de noix de galle en blanc*gris4(re ; les acides nitri- 
que et |;iydrochlorique ont été |ans action. ^ 

Ces résultats prouvent que cette eau contenait encore de 
Fémétique | mais en bien Mble quantité. 

Je passe à la liqueur n» a ^ qui devait contenir des nitra- 
tes de chaux et de magnésie. En e£fet^ le bi*carbonate de 
soude Fa troublée ; filtrée pour en séparer le sous-carbonate 
de chaux précipité, elle fut portée. à FébuUition , et a donné 
par ce moyen un précipité de magnésie. Ce second dépôt 
était plus considérable que le premier , quoique, dans 
Feau naturelle, les proportions de chau^ soient pli^s fortes. 

Je crois qu'on peut conclure de ce qui précède : 

xo. Que Fémétique qu'on fait bouillir dans Feau ^&/72/7i^;i6 » 
perd une partie de sa propriété vomitive^ 

a?. Que cet ^ffet a lieu par la raispn qu'une partie^du 
taBtrateest décomposée par les sels contenus dans cette eau;; 

(i) "Voyez Journal (fp ^Chimie médicale, décembre i^%5, p. 54^, 
où je démontre que la teinture de poix de galle est beaucoup plu&, 
sensible quand elle est employée conjointement avec Facide nitrique 
que quand elle est seule ; elle est même alors le réactif le pltfs sen- 
sible pour démontrer Fantimome, puisqu'elle donne encore un 
trôttble très-fort}, lors mém< que Fhydrosnlfate de potasse est san» 
ejffet. « . 



\ 



y 






/ 



372 JOURNAL DS CHIMIB MEDICALB , 

3^. Qu'alors loxide d'antimoine^ mis à nu , se précipite 
sur-le-champ ; 

4°. Que l'eau commune dans laquelle Témétique a bouilli, 
contient encore de ce sel en solution ^ mais en quantité très* 
petite. 

De V action de Veau commune a 4o° sur Vémétique* 

J'ai mis six onces d'eau commune dans une fiole, j'at 
chaufré jusqu'à 4o^; il s'était déjà dégagé quelques bulles de 
gaz, pas assez néanmoins pour que cette eau fût troublée. 
J'y ajoutai trois grains d'émétîque , le liquide resta clair ; au 
bout d'une demi-heure, la liqueur commença à. de venir 
louche; elle était toute laiteuse aii bout d'une heure , mais 
sans précipité; une^heure après, le précipité commençait k 
se séparer, quoiqu'il restât encore en suspension dans le 
liquide. 

J'ai laissé déposer, et le lendemain j'ai décanté la liqueur 
pour examiner le dépôt* Il fut traité de la même manière 
que celui que j'avais obtenu au moyen de l'ébuUition, et 
m'offrit les mêmes caractères; seulement il était en moindre 
quantité , et ne contenait pas de chaux^ mais bien des traces 
•de magnésie; ce que je reconnus en lavant, comme la pre- 
mière fois, ce dépôt dans l'acide nitrique étendu; et, sursatu- 
rant la liqueur par le bi -carbonate de soude, je n'obtins 
de trouble qu'après TébuUition, et encore était -il très- 
faible. 

L'eau commune, à la température de 40^, a donc aussi la 
propriété de décomposer l'émétique ; mais il ne le décom- 
pose pas sur-le-champ, et en décompose toujours une 
moindre quantité ; car la liqueur qui surnageait le dépôt en 
contenait encore assez en solution, pour être sen&ible à l'ac-^ 
tion des réactifs, sans avoir été concentré auparavant.. 



; 

« 



t 



ÇB PHARMACIE ET DE TOXIGOjlE.paiE. ^73 

Comme rémétique s'administre ordinairement en -trois 
doses, en laissant entre chacunerinterTalled' une demi-heure, 
je conclus des expériences précédentes , i" que lorsqu'on a 
fait dJ^ssoudre l'émétique dans l'eau commune à 4o% la pre- 
mière dose contient l'émétique pur; dans la seconde, il y a 
déjà une petite quantité de ce sel décomposée, et davs^itage 
dans la troiçièmç; a^ que quoique l'émétique administre dans 
l'eau commune à 4o«> n'ait .pas la même énergie que s'il eût été 
dissous dans l'eau distillée, cette énergieest néanmoins incom- 

ê 

parablement plus grande que quand on le fait bouillir aussi 
dans l'eau commune, puisque, dans ce dernier cas, la dé- 
position a lieu de suite, et que loxide, d'ailtioioine se dépose 
sur-le-champ; tandis jque, dans l'autre, la première dose 
contient ^u moins en solution l'émétique pur, et les autres, 

■ 

outre ,ui^e plus grande quantité d'émétique nop décomposé 9 
retiennent encore en suspension l'oxide d'antimoine, qui, 
quoique moins vomitif que l'émétique, n'est cependant pas 
sans action. (^ La ^uite aii prochain numéro.) 

t • ! , ■ . ■ ■ • ■ 

NOTE 

. ,- ' - / • f ' ■ ' • ■ 

Sur la préparation de VàuÂremer factice \ par M. Gmelin. 

Après avoir appris, par \ei Schs^abi$c}i$r Mercur du 28 
^fpyrîerj que M. Gay-Lus^s^jc avait annoncé ^ l'Acç^d^qg^ de 
if.Fhh le 4^^e^ p,e mw^^ l^g^,f|écouvexte dç U fabric^i^ojçi, cjp 
Vp^itre.mçr^ faite par M.^Guimet., niais que ce dçrniejPj.yjÇut 
encore quelque temps tenir secret son procédé, j'ai été (Çjo^.- 
'J3«R'feMPft ^m. P",^]^^.î ^^^. ?P qî-conslances néces- 
fS?^PfimW^RÏgi^^^?.«ÇFè^.d? l^ ft^y??^ti?n defietf^^poulfeiïr 
^ WIè?f,^%fttf mi *»- ï^fl?^^';^,?. W'W ^jpourrait êtr^ façil^- 



• 



V 



374 lOURNAL DE CHIMIE MEDICALE 9 

ment induit en erreur par l'opinion que Vanalyse de Tontre- 
rtier, faite par MM. Clément et DésOrmes, a été prise pour 
base. 

Voici le procédé d'après lequel la préparation d'e Toutre- 
mer réussit infailliblement : 

On se procure de Thydrate de silice et d'alumine : le pre- 
mier, en fondant ensemble du qiiàrtz bien pul^cti^ë aveeî 
quatre fois autant de carbonate de potassej et eh dîssoFvïint 
la masse fondue dans l'eau, et en là précipitant par de Ta- 
cide muriatîqne; le second, en précipitant une solution d'a- 
lun pur par de Tammoniaque. Ces deux terres doivent être 
lavées soigneusement avec de l'eau bouillante. Après cela, 
on détermine la quantité de terre sèche qui resté, après 
avoir chauffé au rouge une certaine quantité de précipita 
humides. L'hydrate de silice dont je me suis servi dans mes 
expériences contenait , sur 100 parties, 56, et l'hydrate d'a- 
lumine 3,24 parties de terre anhydre. 

On dissout ensuite à chaud , dans une solution âe sonde 
caustique, autant de cet hydrate de silice qu'elle peut en 
dissoudre, et on détermine la quantité déterre dissoute. On 
prend alors sur j2 part, de cette dernière (silice anhydre) 
une quantité d'hydrate d'alumine qui contient yo parties 
d alumine sèche; on l'ajoute à là dissolution de la siRce, ^ 
on évapore le tout ensemble, en remuant constamment, 
jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une poudre humide. ' 

Cette combinaison de silice, d*âltimine et de soudé, est là 
base de routtemér, qui doit êtf^ téînt maintenant par du 
sulfure de sodium; c'est ce qu'on fait de la maiiièfe sui-, 

vante : ' 

. j ... 

'On met ians liti treUset de Heèké, pourvu à*lltt'(ûb\ivèirbte 
bien fermant^ UïVinélàngedÉf S'éiix parties dé s^txfve'etSe 
i partie de ca/fcôrfaté d# sbù(îe anhydre ; oh chauffé- *péu à 



DE PHARMACIE ET I>E TOXICOLOGIE. SjS 

peu, jusqu'à ce que , à la chaleur rouge moyenne, la masse 
soit bien fondue; on projette alors le mélange, en très^pe- 
fites quantités à la' fois, au milieu de la masse fondue: aus- 
sitôt que l!efférveék:ence due aux Tapeurs d'eau cesse, on y 
jette une nouvelle poTtlôn. Ap^ntîëttu le creuset une heure 
au rouge modéré, on Tôte du feu, let on le laisse refroidir. 
11 contient alors de Foutremer tnèlé à du sulfure en excès ; 
on le sépare du dernier par dé^l'eau ; s'il y a du soufre en 
excès , on le chasse pat» une chaleur tnodérée. Eh cas que 
toutes les parties de l'ôUtremer ne soient pas colorées é^a- 
lement,on peut séparer les pariiîBS les plus belles, après les 

» 

avoir réduites en poudre très-fine par le lavage avec de 

reau(i). 



DESCRIPTION * 

D^un Chalumeau à' moupemént spontané^ eittraità dû Ma^ 
nuel du manufacturier ^ publié par tli, Vmj.ojss'R en i8a6, 
pagi 1 8Ô. 1 • ' ', 

. . ■»"..*' 

0/1 sait.qi^e lç;i bouteilles de caoutchouc peuveçC ^tVQ ^ft^ 
fiées coiuû4er4biiecDent .^u y ;COfuprin}^ùt int<éi;.ie«ile»ieiEi& de 
y m* On a trouvé le .moyeu d'appliquer cette propriiété:à un 
Q.QUyeauL chalumeau* Les -bouteilles y ie l'on empleie à cet 

-^ »- J-^^ 1 ■. : 

__ . . ....'■;';... '■..»•'• 

(i) M. Gmelin - ayaht réclame en s^ faveur la conception de. la 
possihtliiè'de fabriquer artificiellement 1 outremer, nou3 ayons cru 
devoir insérer la réponse pérempioire ci -après, qtie.luji a faite 
M. GâV-Lbissàc , ^ans l'Intérêt de la yérité : 

* Quant & là priorité de Fidée qu'ail était possible de ifairc'de 
Toutremer , je ne crois pas que personne puisse sérieusement .se 






3y6 JouaNAL de ghimib médicale , 

effet pèsent d'une demi-lîvre à trois quarts, ^ se trouvent 
chez tous les papetiers. Pour le3 préparer , il faut les faire 
bouillir dans l'eau jusqu a ce qui*eUes soient complètement 
amollies; ce qui , si on les a mises dans leau déjà bouillante, 
ne demande que dix minutes ou un quart-d*beure. Il faut 
alors les tirer de leau, les faire refroidir et appliquer au col 
un tube de cuivre, ayant à son extrémité un robinet vissé. ^ 
Ce robinet est disposé de manière à recevoir ou une pompe 
foulante, ou les différens tubes du cbalumeau. Il faut aussi 
que le tube de cuivre soit garni d un anneau-circulaire ser* 
Tant à attacher plus forteipent la bouteille; ce qui se ferfi 
en passant un lien de cordon ciré autour du col de la bou- 
teille, et rattachant aux deux côtés de T anneau: on remplit 
alors la bouteille d air comprimé. Après quelques coups de 
piston, on observe une sorte de vessie qui va toujours en 
augmentant, jusqu a ce que la bouteMle soit distendue tout 
entière. Les bouteilles de la grandeur clont j'ai parlé s*éten« 
dent jusqu'au diamètre de quatorze à seize pouces sans cre- 
ver, po.urvu qu elles n'aient pas de défauts, et on les a même 
gonflées davantage. 

Le caoutchouc varie de qualité, il y en a de noir, qui 
devient mince et presque transparent par l'opération , tandis 
que celui qui est brunâtre est d'une substance moins égale, 
et â'étend moins que le premier ; au reste, les deux qualités 
produTsêntà peu près lemême résultat: mais c'est une ob- 

Tapprogrier, surtout depuis lç._fait obsej:Yé4iar 31. Tassaert; mais , 
si epfîn uue discussion s'élevait à cet égard, la priorité serait cer- 
taiDëment acquise à la Société d'Encouragement de Pari», qui a 
proposé,^ il y a quatre .ans ^ un prix de 6,poo fr. pp^ir la.febri- 
cation de 1 outremer.' Certes, celle propositiou est june preuve. bien 
matérielle, de la conviction où était cette illustre Sçciçité, qup Toutre- 
mcr pouvait être fabriqué de toutes pièces. » 



DE ^aÂRMÂGÎB ET DE TOXICOLOGIE. 377 

s^Êrvation bonne à faire à loccasion. Pour faire usage des 
bouteilles pleines d air comprimé , il ne s^agit plus que d*ôter 
la pompe, et de la remplacer par un tube à jet de la dimen« 
sion nécessaire. En ouvrant le robinet, l'air est chassé par 
l'élasticité du caoutchouc et par sa propre force de com- 
pression, en un jet fort et égal, qui dure, dans les bouteilles 
H^entionoées^ de vingt-cinq minutes à une heure^ suivant le 
diamètre du tube. 

Une fois préparées , les bouteilles peuvent être gonflées 
au même point, sans daùger dç crever. Elles paraissent au^* 
mentées de dimension ; n^s on^peut lels remettre dans leur 
état primitif en les présentant au feu^ ou en les faisant bouillir 
quelques minutes. C'est pourtant une précaution inutile, et 
j'ai souvent employé les mêïnes bouteilles, satisy trouver 
aucune diminution apparente de pouvoir élastique. Les prin- 
cipaux avantages de ce chalumeau sont d'être très^portatif , 
d'avoir une action très-forte et constante (beaucoup plus que 
le chalumeau hydraulique), et enfin, de laisser à l'opéra» 
leur l'entière liberté de ses mains. Ce chalumeau peut s'ap- 
pliquer à tous les gaz, et même contenir lé mélange explosif 
de l'oxygène et de l'hydrogène, sans aucun autre inconvé- 
nient, en Cas d'explosion, que la perte de la bouteille. Enfin 
en, peut fouler de l'air ou du gaz dans la bouteille pendant 
une. opération, en ayant une communication séparée pour 
I4 pompe dans le tube de cuivre; ce qui prolongerai^les ex-» 
périences autant qu'il serait nécessaire. 

A. Chevallier. 



\ 



26 



378 lOUmMAI. DB CHOIIB 1UU>ICAI.B , 



b-» % »«»^i%^ ^*»^<»<%i^»^m — «•^»*»»^i»>»^ ^ »»*«*>»*<»^»*^^>*«»*ii*<»^»«*^«»^^>»%*«*^<^«»*>»<»%^x» 



VARIÉTÉS. 
ari^ideUe, par M. WSkcek. 



Ce chimimft «rail déjà anbonoé que, pv Faction dn 
cjanogène sur rammoniaqae liquide, il se foimait de 
Facide DzaKqiie et vne snbstaiioe blandie cristalfine que 
Ton obtient également tontes les fois que Tmi clieiche i 
combiner par dooUe décompositioa laoide cjaniqœ aiec 
Fammoniaqae. Ayant reconnu, dît laiiienr, que, par la 
purification de cette matière, elle paraissait changer de 
nature, et donner naissance à un nouveap produit, mon 
attention fut attirée de nouTcan sur ce sujet, et fobtÎDS 
le résultat inattendu que, par la combinaison de facide 
^vnqne aTcc Fammoniaque, il se produit de l'urée : 
Sût fautant plus remarquable, qu'il oflEte un exenqde de 
la formation artificidle d'une matière organique de natore 
animale , au moyen de piindlpes inorgauiques. M. Wâikr 
aTait aussi bit connaître que l'on obtient plus frdkmeat 
cette substance blanche cristalline en décomposant le 
qranate d'argent par une s<dution d'hydrochlomte d'sB- 
moniaque, ou bien le cyanate de plcmib par l'ammo- 
niaque liquide. Cest par ce dernier procédé qu'il a ob« 
tenu l'urée nécessaire à ses redierches, en cristaux in- 
colores, transparens^, formant de petits prismes à quatre 
fiices rectangulaires et sans pointement prononcé. Voicî 
les propriétés chimiques de cette substance ; nous allons 
les exposer teDes que Fauteur les a données. La potasse 
ou la dianx n'en d^agent aucune trace d'ammoniaque \ 
aYcc les acides, die ne présente pas entièrement les phé- 



]>B*PHAEMA€IB Bf DB tOXiCOLOGIB. 379 

Aomènes d^ la décomposition, si facile à c^servei^,^ des 
cjanates, particulièrenieQt le dëgagenAent de lacide car* 
boniipie et de Facide eyanique ; elle ne précipite pa^ 
non plus, comme le fiiit un v^table cyanate, les sels 
de plomb et d'argent, et ne peut par Gonaéqiieiit con- 
tenir ni acide cyanique ni ammoniaque. nmninA j'ai trouvé, 
dit*»il, que, par la dernière manière de l'obtenir, il ba 
se formait aucun autre produit , e|' que loxide de plomb 
était sëparé put, j'imaginai quil pouvait se former, par 
b combinaison de lacid^ cy^nique arec Fammoniaqu^j 
une substance organique, et peut-être un principe 
semblable à une base salifiable Tégçtalet Les acides agis- 
sent sur ce corps d'une manière indifférente; il n*en 
est pas de même de Tacide nitrique, qui forme aussitôt 
dsns lu ^dissolution concentrée de cette matière un pré- 
cipité eu éc^Uesvbrîllantes , lequel , purifié par plusieurs 
cristallisations offrait un caractère acide. L'auteur était 
déjà porté à le regarder comme un nouvel acide , lors-* 
qu'il reconnut qu'en le neutralisant au moyen des bases 
salifiables, il obtenait des nitrates ^desquels il pouvait sé- 
parer par l'alcool la matière cristalline, sans qu'elle eût 
subi aucune altération. 

Cette similitude de résultats avec ceux que donne l'urée , 
ajoute l'auteur, m'engagea à faire des essais comparatifs 
sur l'urée parfaitement pure, séparée de l'uriae. Il en 
est résulté, de la manière la plus évidente, que l'urée et 
ce corps' cristallin sont des matières absolument iden- 
tiques. Je ne parlerai pas davantage de^ propriétés 
de cette urée artificielle, puisqu'elles sont tout-à-fait 
semblables à celles que l'on peut trouver dans les écrits 
de Proust, Frout, etc. Je ferai seulement observer un fait 
dont ils ne parlent point: c'est que l'urée naturelle, ainsi 

a6. 



38o YOinUTAL DB CHIMIB MBDIGAI.B ; 

que rarlificielle , outre une - grande Quantité d'ammo-^ 
niaque, produisent, en se décomposant par le feu, yen la 
fin de lopëration , Todeur de l*acide cyanique semblable 
à celle de Tacide acétique, comme je l'ai trouvé par 
la distillation du cyanate de mercure ou de Taoide uriqne, 
et particulièrement de Turate de mercure. L'on obtient 
Buasi , par cette distillation de l'urée, une matière blanche 
qni parait de nature particulière. 

H. Wobler se fait ensuite cette question: SU ne se 
forme effectiTement que de l'uree par la combinaison 
de Tacide cyanique avec l'ammoniaque, elle doit ayoir 
entièrement la même composition que celle que l'on 
trouve par le calcul^ pour le cyanate d'ammoniaqne, 
d'après la formule que j'ai donnée pour les cyanates. 
Cela est, en effet, si l'on admet i atome d'eau dans le 
cyanate d'ammoniaque comme dans tous les sels ammo- 
macaut qui contiennent de feau, et si Ton prend l'analyse 
de Prouty d'après laquelle Furée est composée de : 

Aaolei 4^65o— 4 atomes. 

Carbone <ft97S — ^ 

Hydrogène ôfiyo — 8 

Qxigèiie afi,65o— ^ 

99*945 

Mab le cyanate d'aflaBaoniaque serait composé de : 

Acide cyauqœ ,.56^ 

AflBBaottiaque ^i4 

E»a 14,74 

99»8o 



« 



4 



DB PHABUACIB ET DE TOXICOLOGIE. 38 1 

Ce qui donne pour ses élëmens : : 

Azote. ^ 4^ty9 — 4 atomes. 

Carbone ....*. 20,19— ^a 

Hydrogène . . ; . .... 6,59 — 8 
Oxigène. . . . . . I . , , . 26,24-^2 



■9— w 



On aurait donc pu, ayant devoir tfouvé la fqrmaûon 
de l'urée par Vacide cjranique et ranimoniaque, calculer 
d'avance que le cyan^te d'ammoniaque avec un atome 
d'eau y a la même composition que l'urée. On obtient 
par la combustion de l'acide cyanique, au moyen de 
l'oxide de cuivre , 

Gaz acide carbonique. ••,...«,,...• 2 vol.. 
Azote. . « f « • X 

Mais par la combustion du cyanate d'ammoniaque ^ on 
devrait obtenir des volumes égaux de ces gaz : c'est en effet 
ce rapport que Prottt a trouvé par la ^ combustion dé 
l'urée. " 



Préparation du peroxide de potassium par la calcination 
dunitre h Vàîde d^une chaleur rouge. 

Lpe ^ la Société de Chimie médicale^ le 9 juin iSoS, 

' Il y a peu de temps que l'un de nos savans les* plus dis* 
tiogùé», M. Deyeux, en me donnant des conseils- sur des 
expériences à faire, m'indiqua l'examen du résidu qu'on 
obtient par la calcination du nitre, comme présentant des 
&its>curienx^ et conime devant être examiné avec. soin. Je 
pvisinote de ce conseil 9 ft je me proposais de soumetti^etce 
produit: à Vesaii]|en.4>l^mique) lorsque je trouvai dans h| 



\ 



382 JOURNAL DB CHIMIE MÉMnCAhMj 

feuille intitulée : tbe ngrth Amenean Journal ètCé ^ des dé- 
tails analogues à ce sujet : ces détails m'ayant paru assez 
curieux , j'ai cru devoir les faire connaître à la Société* 

Au commencement du mois de mai 1827, M. Rober| 
Bridges ayant voulu dissoudre le résidu provenant de la 
calcination du nitre pour obtenir l'oxigène^ il s'aperçut que 
cette dissolution se faisait avec effervescence, et que celle-ci 
était due au dégagement d un gaz. Ayant recueilli une por« 
tion de ce gaz, H le soumit à Texalneh, et il reconnut que 
c'était de Toxigène presque pur. t)es essais eudiométriques 
lui firent connaître que ce produit gazeux côtiteiil^it, sur 
100 parties, 9!) parties doxigène et S parties de gaz 
étranger. 

M. Bridges ayant préparé une secondé fois le même pro- 
duit en calcinant*du nitrate de pdtlidto, il dbiSnl dé même 
par Teau de Toxigène; mais cette fois ee gaz était plus pur, 
et il ne contenait qu un centième de gaz étraD|[er.< 

M. le docteur H^re ayant été consulté sur, ce fait^ 
émit, l'opinion que le résidu ;duquel on avait obtepu le gaz 
oxigène était du peroxide de potassium qui, lors de soil 
contact avec l'eau, se décomposait , et passait à un état d'oxi- 
dation moindre.. 

Peu de temps après , M. Hare reconnut que Je fait trouvé 
par M. Bridges avait déjà été observé par M. Richard Phi- 
lips, de Londrejj et que ce dernier avait consigné cette ob- 
serVaiîofQ dalis le numéro d'avril du journal intitulé ; jf/t- 
nàls of PhUosoph(f. Dans cet article^ M. Richard explique 
le dégagement de l'oxigène de la même manière que 
]M(* Hare^ , 

M^ Bridges pense que le perotide de potassiuni, obtcno 
parla calcÎQation du nitre ^ est i|.n produit duquel on peas 
9é servir p<mr pr^rer de l'oxigèiie promptément et 
avec la plus grande facilité, A. Chevallier. 



OB FHARMACp BT DE TOXICOLOGUS. 383 



M. Gbereau annonce que la fécule torréfiée , onctueuse 
de sa nature, s^unit facilement aux alcalis, et quelle forme 
avec eux des composés, soit solides, soit liquides, qui se 
dissolvent très-bien dans Feau de rivière, dans les eaux sé- 
léniteuses, et dans leau de mer. tis font particulièrement 
mousser cette dernière eau, quils paraissent rendk*e, comme 
les autres, propre au dégraissage et au savonnage. Ces cotn- 
posés ont aussi la propriété de faire disparaître Tencre. 

M. Chereau se propose de donner à cet article le deve-' 
loppement néoessairô. ^ 



lùdè dans le sang. 

Mi Bennerscheidt a publié une noiûèe .{tdrcIUv4 des 
jip&theker — > FereinSi tom, XXII), dtins laquelle il annonce 
qtt*aya<lt exaiBiné le sang tiré de la veine dune par* 
sonne que l'on traitait depuis quelque temps par des 
fridioiis àteo la pomniadâ d'iode, le sérum du sang n eii 
offrit aucune ttaoc. Il n'en fUt pas de même du oruor ^ 
qui eonunnnique à Tamidon une légère îMianoe bleue. 



Brome dans Véponge marine* 

M» Jouas annonce {Brandes Jrchiif* tom« ai ) qu'il, 
vient de découvrir le brome dans lëponge marine, dan», 
laquelle, eoâitlie on sait^ Ion a déjà reconnu Tiode. 



^ 



384 JOURNAl HE CaiIHIE MEDICALB, 

Analyse du Jalap, 

M. Gerber ( Brandes jircbiif^ ) a recherché dans la racine 
de jalap cet alcaloïde que M. Hume avait désigné sous 
le nom de jalapine ; il croit s*étre conyaincu que ce pré- 
tendu alcali n'est autre chose qu*une combinaison de 
résine et d'acide acétique. I^es recherches de M. Dulk 
sur la jalapine, publiées dans le Berliner jahrbuch der 
pharm. semblent confirmer son opinion. 



« 



V 



Sctnguinarine^ noupel alcali ^végétal. 

La sanguinaire ( sangumaria canadensisj L. ) est un* 
plante vivace originaire de l'Amérique septentrionale, et 
qui fait partie de la &^mille des papavéracées : on la désigne 
communément sous le nom de racine de sang {blood rout) , 
parce que sa racine contient en abondance un suc propre, 
d*une couleur ronge. C'est cette racine que Ton emploie 
danfli rAmériqué du nord comme un médicament &cre et 
narcotique , qui , pvjs à une certaine dose , peut occasionner 
des accidens grares; mais, à foible dose, on peut Fadausis- 
trer comme émétiquc. Selon le professeur Yyes, de New- 
.Hayen , cette racine réussit dans plusieurs maladies du foie 
et des poumons. D'après l'analyse qui en ayait été faite 
précédemment , on ayait trouyé dans cette racine une résine 
particulière, nn principe amer, un principe acre , dé.'la fé*. 
cule et de la fibre yégétale. Plus récemment , M. Dana , clû* 
miste américain ,7a constaté Texistence d'une substance 
alcaloïde, qnlt nomme sanguînarùte. Voici le procédé à 
mât duquel il l'extrait : il hit digérer pendant quelque 
temps h racine réduite en poudre, danade l'alcool absolof 



DB PBAttMÀdlE ET DE TOXK^OLOGIE. 3S5 

puis il verse dans cette teinture, qui est d*an très^beau 
rouge , de leau qui en précipite une matière brune rougis- 
sant le papier de curcuma. Pour obtenir cette matière à 
l'état de pureté^ M. Dana préfère ajouter de rammoniaqule 
à la solution alcoolique ; il lave ensuite le précipité dans 
l'eau bouillante avec du charbon en poudre , et jette le tout 
sur un filtre. Le mélange resté sur le filtre est ensuite traité 
par l'alcQol, qui dissout la nouvelle substance ; et^ en éva- 
porant l'alcool , on l'obtient sous la forme d'une matière 
blancbe perlée, d'une saveur acre, rougissant la teinture 
de curcuma, et présentant toutes les propriétés des subs* 
tances alcalines végétales , c'est-à-dire se cpmbinant avec 
les acides, et formant des sels diversement colorés en 
rx>uge. Exposée à l*air, la sanguinarine 'prend tine teinte 
jaune trè&-prononcée ; elle est insoluble dans Tdau, très- 
• soluble dans l'alcool et l'éth^. L'auteur pense que , dans la 

. i racine , cette matière est combinée à un acide , dont il s'oc- 
cupe de rechercher la n^tv^re. ( Anthqlogia ^ n^ 86 , fé- 

. " vrier i8a$,) 

' A. BicHAan. 

^ . :. • 

'* ■ SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Séance dû ^3 Juin. M. de Blainville fait un rapport ^avoH 
table sur le Mémoire de M. Fovillcj relatif à l'anatomie du^ 
cerveau. » 

■•■ M. Â. Brongniart communique de nouvelles recherches 
sur le pollen -des> végétaux et les granules spermajû<{iies>ds& 
végétaux. D'après les derniers faits observés par l'auteur > 



386 lOV&lfÂL DE €HIMIX MBDICAlBi 

le pôllën oontiefit de nombreux gnomlet mèHm m d autres 
subftOinces) celles^ out pu causer les erreurg de quelles 
obaentiteurs ftuperficiela. Let caractères dkiincfiCi des gra* 
nules spenuaiiques sont une grosseut régulière ^ unefomie 
coBMaitte et leuri môuTeniens spontané 

Ces gmtiules sont souTent aocotupàgnés^ dans le pollen^ 
d'une mâtièfe amorphe, mucilagitieuse^ qui, dans plœienrs 
platitéè j semble géuer le mouvement propre des granules j 
il s'y reticoutrè encore dès corpuscules (rréguliers, plus gros 
eti gétiéralqué les gi'àtiules Spermstiqued, plus traâsparens^ 
soutent Jauti&ttie^ , et toujours prif es de ttOiàtemeut, 

Ces petits cotps , fuciles à distinguer Sans un très^bon 
microscope , ont pu être seuls obsertéd par quelques per*« 
sonnes; cependant ils n'etistent pas dans beaucoup de 
plantes t les saules, Is plupart des rosscëes, les scalneuses en 
contiennent, mais on n'en aperçoit pas de traces datis les 
graminées , les liliacées, lés pervenches : ils sont probable-* 
ment de natnte grasse ou résiùeuse, mais leut absetice Vtl»^ 
fréquente prouve qu'ils ne jouent qu'un tâtle secOûddre 
dans la fécondation. 

Ces granules spermatiques ne sont pas solubles dans l'ai* 
cooly comme le prétend M. Raspail. 

M. Brongniart fait remarquer, en terminant, que le pollen 
des plantes qui fleurissent en hiver ne parisut pas, dans la 
plupart des cas, renfermer de ées granules; ce qui explique- 
rait le défaut de fécondation dans la plupart de ces plantes, 
ett se Iferait bien, par iUite, avec la théorie qui attribue la 
propriété fécondante aux granules spermaliqueé dans le 
pollen. • 

Séance du iù jwn^ M. Gay-Lussac piésente à l'AcAdéaiie 
un éobantillon de l'outremer arti&del de M. Guimet; il 
annolMse que cet outtemer^ supérieur en richesse de cott* 



DE PHABMAGIB BT DB TOXICOLOGIE. SSj 

kur dUB plus beaux éobandUons ^oUques i à meilleur inar'* 
dbé des deux ûetSyéat acmelleuient employé par nos pre*» 
miers peÎQtres^ et préparé en quantité suffisante pour ré-* 
pondre à toutetf les demandes* (Voyez pageM...) 

M, Gay-Lussac ptéseate un nouveau pyrophore très-in* 
flamraiible même dans lair sec et après une forte oalcim^ion 
en yase bien àlo94 Q Ta tomposé par la réaction de : 

37 g*. 3 de sulfate de potasse ou de soude. • . i atome^ • 

Slir i5 g', de cbarbdâi ..«<»*«...» v •••• % « 8 atomes. 

Le néureaii |>yrophore> èomparé au pyrophofe ancâen ^ 
parait dëtmr sa plus grande inflammabilité à soii plc»s grand 
état de division , h Tabseiide d une substance terreuse inerte> 
et probablement aussi à uùe proportion moindre de Soufre^ 

L'inflammation de ces pyropbores déptad essentiellement 
de la grande combustibilité du sulfure de pdtasnilm, et de 
son action sur TeaU et sur Tair ; le charbon ooihbttàtible li|i<^ 
même active Ténérgie de la combustion commencée ^ qu'il 
alimente aussitôt après* Quant à Talumine ^ elle ne paraît 
servir qu'à diviser la matière ii^mmable. ^ 

M. BeqUerél lit un Mémoire sur leléctriclté développée 
par lefrottémebt des métaux entre eux. Il claase> à l'aide dû 
galvanomètre^ les métaux dans l'ordre suivant^, eu égal*d à 
leur propriété électrique par frottement : bismuth., nickel^ 
cobalt, palladium, platine, plomb ^ étain , or, argent ^ cuivre, 
zinc, fer^ cadmium, antimoine^ Dans cette série > chaque 
métal ;est positif, relativement à ceux qui le précèdeiiti et 
négatif par rapport à ceux qui le suivent^ 

Séance du j juUlet. Sf. le ministre de la guerre adresse^ 
un. rapport circonstancié relatif ^ la chute de la foudre snx 
un magasin à poudre de Bayonne. Ce magasin était muni 
d'un, paratonnère construit d'après les principes générale-^ 
ment admis. 



368 JOVKVAIj D2 chimie M^DICAt^, 

Lé ministre consulte F Académie sur le may«n de prérenir 
des accidetif semblables, et pour savoir si ce ne serait pas 
le cas de supprimer les tiges des paratqnnèreSi eir copser* 
▼ant leurs conducteurs , lorsque ces derniers ne peuv^^t 
être conduits que dans le roc ou dans des terrains secs^ 

MM. Cheyallier et Langlumé présentent un mémoire sur 
des perfectionnemens nouveaux dans Vart de la liAogra* 
pbie. 

M. Tourier donne lecture d'un Mémoire sur les produits 
comparés de froment y aujourd'hui et autrefois^ en France : 
on récolta^it, il y a quarante ans, en France^ 7 miUiardade 
kilo, de grain , ce qui donnait 583 livrée de pain par an , 
ou I livre 9 onces par jour à chacun de ses habitans (la 
population totale étant de aS millions, ou ao millions, dé- 
duction faite des enfans au-dessous de dixann), les semences 
(!2,333 mille livres) prélevées. Aujourd'hui que la popula* 
tion s'est accrue de 6 millions à peu près, la production 
du blé est restée stationnaire, et les importations nettes n'ont 
pas été augmentées sensiblement. 

Il 7 aurait donc lieu , suivant l'auteur, d'appeler l'atten- 
tion du Gouvernement sur tous les moyens de diminuer la 
misère des provinces pauvres, dont plusieurs en Francetun- 
naissent à peine la consommation habituelle du pain. 

Au premier rang, on ne saurait douter qu'il fkllût placer 
l'instruction , ensuite les industries locales , puis le com- 
merce* V . . ... 

Séance du 21 juillet Dans une lettre fort étendue, IVfi Ras- 
pail achève de développer ses objections sur le système des 
granules spermàiï^ues; objections dont la lecture ûHUSt Aé 
interrompue dans la séance pi-écédèfntév en raison de quel- 
ques personnalités. L'auteur pense* qtie le vague des moUve- 
incns prouve qu'ils ne sot^t pas propres à ces granules; que 



OB FHAEMikÇIB ET DE TOXICOJLOGIE. v 389 

si Falcoôl ne les a, pas dissous, cest que celui-ci mêlé à la 
goutte d*eau sur le porte-objet, a été trop étendu; qu'enfin, ^ 
au lieu d*une plaque de mica pour supprimer les influences 
extérieures, il fallait employer une lame de verre glissant 
à. frottement, et fermant avec la plus grande exactitude: 
mais ilinsiste particulièrement sur les défauts du microscope 
d*Amici, appliqué à ces recherches, et qu'il regarde comme 
le plus mauvais de tous. Afin d'éviter aux observateurs des 
dépenses inutiles , il demande le dépôt de sa lettre au secré- 
tariat. 

M. Arago fait observer que cette dernière opinion de 
M. Raspail est contredite par tous les physiciens^ les physio- 
logistes , etc., qui considèrent le microscope d' Amici comme 
le plus parfait des microscopes connus. 

Plusieurs membres s'empressent de se joindre à l'avis de 
M. Arago. 

Une lettre de M. de Larive, communiquée ^ar M. Arago , . 
donn^ la solution des difficultés qui pouvaient empêcher 
d'admettre les réactions chimiques comme cause des effets 
électriques de la pile. On sait que cette théorie est en oppo- 
sition avec les idées de Volta. 

M.Xassis remet un manuscrit antérieur aux Mémoires de 
plusieurs autres anti-contagionistes , dans lequel il pensait 
avoir déjà démontré que les affections typhoïdes ne sont pas 
difEerentes des affections fébriles ordinaires. 



V 



Académie royale de Médecine. 



ACADEMIE EEUNIE. 



Sianee du 6 mai. M. Husson, au nom d'une commission, 
lit un rapport demandé par le ministre sur trois Mémoire^ 
de M. Itard au Conseil d^ administration de rétablissement 
des sourds'Tnuets , touchant le traitement de la surdité cqn- 



SgO JOURTTAL DE CHIMIE mIDICALE , 

génitale. M. Itard établit que la siirdo-mulité complète e»t 
très-rare; qU*il n'y a qu'un cinquième eUTiron des sourds- 
muets qui en soit affecté ; que les deux cinquièmes enten- 
deiik,.jEnais qu* ils confondent la parole avec le bruit; tandis 
que les deux antres distinguent la parole , mais seulement 
d'une manière plus ou moins imparfaite; que chez ces der- 
niers on peut) par une éducation convenable , perfection* 
ner le sens de louîe ; que , pour atteindre ce but , un des 
mojrens auxiliaires les plus puissans consiste à cultiver leur 
esprit par des conversations qui, chez les sourds-muets, ne 
peuvent en premier lieu s'établir que par signes, M. Itard, 
ayant tenté son mode d'éducation sur des sourds*muets , i^ 
obtenu des résultats variables selon les individus, ma» ien- 
général assez satisfaisans pour que la commission ait été 
portée à conclure qu'il est possible d'appliquer è un sixième 
des enQins admis aux sourds-mtiets , une éducation qui 
consiste dan^ la combinaison des signes manuels avec la 
parole (i). • 

Séance du tZ mai. Une lettre de M. le docteur Giganlt , 
médecin à Pontcroix , département du Finistère, apprend 
que, dans les environs de ce]pays, il croît beaucoup de bel- 
ladone, et que les habitans mangent les fruits de ce v^é- 
tal , qu'ils appellent guines de côtes. Bien que M. Gigault , 
depuis trente ans qu'il pratique la médecine dans ce pays , 
ait traité un grand nombre de personnes empoisonnées par 
ce fruit, il affirme que chez aucune d'elles les accidens ne fu- 
rent assez graves pour avoir occasionné la mort. Il rapporte 
trois observations : dans la première , il s'agit d'une fille de 

(i) Sur dix foucdâ-miMU iii»truit3 par M. Iti^rdi deux sont (ivri* 
v^ au ppinjt 4^ p9uyQir çonYerser par la parojjs t pQuryu (jii'on ait 
la pr^aution de l^ur parler lentement et très-distinctemen^ , la Tile 
des mouyeinens de9 lèvres devant aider k rimperfectiQn de Torgane 
deVouïe. 



]>B PHAaMACIB BT D« TOXICOtOGIC. 391 

neuf ans qui éprouva de fortes couTulsions à la suile ^qne 
indigestion de fruits de beJladone; dans la seconde, les 
symptômes occasionnés che% une fille de onze ans étaient : 
danser^ chanter, rire et pleurer tour à tour ; dans la troi- 
sième, il fait mention d*un jeune homme de dix-«huit ansj 
qui , le soir, en se couchant, avait mangé une' livre de ces 
fruits, et qui, le matin, à son réveil, fai^it des geste$ d*iu- 
sensé. Ces trois malades furent guéris, par le vomissement 
provoqué. 

MM. Pistolet et Montrol, médecins à Langres, envoient à 
l'Académie Tpbservation suivante: Un jeune homme,àsei9e 
ans, éprouve une affection de poitrine, à la suite de laquelle 
il conserve de la tristesse, et un peu moins d'aptitude au tra« 
vail; trois mois après, éruption anomale de petits boutons 
rougefttres sans démangeaison ni malaise^ le huitième jour, 
délire pendant la nuit; le matin, céphalalgie, cou un peu 
tuméfié, intérieur de la gorge rouge, difficulté de parler, 
pouls faible, fréquent, respiration anxieuse. Le soir, mort. 
À l'ouverture du corps, traces d'une congestion sanguine 
vers le cerveau, membranes internes des bronches d'un 
rouge noir^ voies aériennes pleines d'un liquide rouge, 
spumeux) pharjn^ et œsophage sains, estomac y à l'endroit 
où cet organe répond à la rate , offrant une perforathn de 
détendue d^une pièce de cinq francs , plus grande à lei^té^ 
rieur par suite de la plus grande destruction des membranes 
musculeuse et séreuse; épanchement de matières alimen- 
taires dans la cavité abdominale; nombreux ganglions mé-» 
sentériques. 

M« Gaide , élève interne d'un des hôpitaux de Paris , lit 
tine note sur une grossesse abdominale. A TouvertHrci du 
corps d une femme de sctixantertreize ans , merei d!une 6Ue 
de trente-»sept ans, oq trouve, outI^e les traites d*upe encé** 
phalile chronique à laquelle elle succomba, une tumeur 



3pa lOUHNAL DB CHIMIB llioiCALS, 

adhérente à la portion du mésentère qui fixe Textrémité in^ 
férieure de l'intestin grêle ; cette tumeur , placée dans le 



petit bassin^ est formée par un fœtus parfaitement ossifié, 
long de deux pouces ^ recouvert dune membrane transpa- 
rente, ne communiquant pas avec les organes génitaux, L u- 
térus ne renferme aucune trace de membrane caduque; cet 
organe est sans aucun développement; seulement son col 
est un peu dilaté ^ et dans sa cavité existe une cuillerée 
environ d'un liquide purulo-sanguinolent. M. Gaide pense 
que le fœtus ne peut venir que d*une grossesse abdominale, 
ou d'^ine diplogénèse par inclusion. 

Séance du a^. M. Orfila lit l'extrait d'un Mémoire re- 
latif à des recherches médico-légales , pouvant servir à dé- 
terminer, même long-temps après la mort , s'il y a eu em- 
poisonnement , et à faire connaître la nature de la substance 
vénéneuse. (Voyez le /our/ia/cf^ Chimie jné^icoZ?, juin 1828^ 
page aS;.) 

M* Adelon lit un Mémoire de M. Âllonneau, médecin à 
Thouai^, intitulé : Observation sur une aneneéphalie cont^ 
plijuée iVanrfilie , et réflexions sur cette monsitntosùé. Cette 
observation, entre autres choses très-remarqusJi>les , offre ce 
qui suit : Ches un fotus âgé de sept mois, mort »né, long de 
huit pouces neuf lignes^ pesant une livre douze- onces et 
demie, thymus et corps tyroîde très-gros, poumons petits , 
foie très-volumineux , nulles bosselures aux*gros intestins ^ 
pas de valvules conniventes aux petits , comme cela aurait 
lieu dans un fietus au-dessous de huit mois; il n y a aucune 
apparence du col; aunlessus du froât, le crine manque; il 
VLj a du coronii des temporaux et de Toocipital que ce qui 
concourt essentiellement à la formation de la base du crâne 9 
les pariétaux manquait. La premi^ vertèbre cervicale n a 
de toutes ses parties constituantes que le corps, et^ dans 



I 

toutes les autres yerièbrefe) les ères latéraux et lesiapopbyses 
ëpiaieuses maïuiueDt aUssi , mais à un moindre degré; le 
raolns* présente en arrière une large gouttière que ren^t. vdi, 
lambetfu ohaviiu étendu du front à lanus^ et <|ui a ses Ji>drdâi 
latéraux libres et flottans , sans ancuué trace d*%dbésion ni 
de mâture d'fatec les tégument du doS ; èeux^ci offrent 
une scissure qui paraît être éyidemriient: k.rfait (jL'un. an^^jir 
d^ développenient ; point de trades de ména)g^s.;ni d'^:^:^. 
oérébrûrspinali -Cependant les.nërfè existent dans les diverses 
parties du cortM^^ce qu) appuie lopimon de Al. S^res ^;qup 
les> nerjb jont-indé^eridans de Ta^se cérébro-a{]kîqaI« Par eom- 
pensatfonitl^façe et les autt^s parties ducotps/ayaient un 
accroissement insolite, et %ék qu il est daoil lè^ eufans à 
terme/ .ir .i. : ' . .' . ' . . . •) y;.-. . 

M. More«i:préaelite ude :pièce danatotnîe.ipatbologiqi|# 
re^eillie stti^ un «niant nu>rt:ti!eilte.beures si^è$j$l|[:JEiaisr: 
sanoe. Al'ouinentureduiddrpsy on:trottve p^ès d*i(n'^tte dl> 
séroské rougeàtre dans le. péritoine les intestins jcontraotéd 
nfayaiit que le volume dun lombric ^.sails un.atQme dji^pté- 
eomuib ; uâe .vessie distendue jusqu-au point démonter au-. ' 
dessuj» de l*bmbilic , à parais épiàisaes , ^dutes ^ parsemées d^ 
pointe 7ougeb|' à colonnes clpirnues, ! aûssii psononcées.ique 
dans quelques vessies d*adukei;>iei juoetèrjesr, it^isteodusy 
gros comme k petit doigt ;^ les;; reins. arès)-yelamine^X>. et 
simulamt deux Vastcsikystes ;;akérà tièi)&; indiquant .nue* ni9>- 

lié cbronîque porit4e(ait.|ilQS bkut/degct^', . \ ; a ^ ':. \ 






SECTIOn BB CHIRUIiaÏÉi ;. 

^^'SéOpAïe^^du'^m^ril Sti Dêlpe^^^ ^ M^oiil^llibr/! eqmv 
touniquè^ détiss:^ <^às d'aiâpUtationdeiâi^JÙissedans: IWlibier* 
Mi belpecb^ipi^atique préalablement «là ngatuvedeilliptàro 
IV. 27 



I 



$94 vovMr Ail oi GKmtB lUbioaiB , 

iémohie; il nefiât^ av«e les nrasdes d*h partie ielenie et 
poâëiîeure, qu^ seul lândMau ^ préMoteutie^Ai^* 
tknFée-l'îdtérieiiràl'eïEtérieiirjillé fanèM 01 le niiiBiient 
èfi déhen pair 4eé su tares, des bemdes agglotfaiJliTei' et 4ee liiK 
êAgèS) peen* f ecoamr Tsmioulatioii elle coupe extérieure : 
éelle^i est fermée pir les musdes ieêâên coupés nt 
BÎrefta da- grand trcndiainter, et par la peau 'cevrespon* 
dàfité coupée beaucoup plus Itaut , de Bumière. k rtceroit 
le lambeau interne.' M. Delpecb présente nneia]ade guéri 
il y 'a quatre ans. I^e second mourdl six mois après Topé^ 
ration, par-siiîte d'une phlegmasie chronique des organes 
âbdonrhiaux déreloppée ayant Topéraiion, etprbblblëment 
par suite de la résorptiou du pus. 

Séance du 8 mai. M. Duval communique un fait re* 
tatifi iaifiaijité^ela substanîee dure iles dçtt»; une dent 
dëpMiyiéè' dte- son éhnail à la joitè A*«i coupde pied 
àe chêivat',iest légèrement s^ofible au coBusaGfr^ ddi .eorps 
froids ou'chauds, mais ^ette l'est beaucoup à une-inflaenoe 
gaWanique^'ce qui n*a pas iîtu sut une de»t n^cénirerfe 
dé son émail. M* Oodet pense, eunsme M.tllBTal, que 
les dentS'^soi^t ^vant^^ eU^ chaugeiit de couTeiir çHipd 
ênjés' arradbe^ maia il pense qiie ks neils/etiepiauscBux 
né' YOBl'pasr'jusqU'à l'i^r(9reu:'. : > 

^ M* BemouH { -an aHom' A'uiirii i 1 inuiir»< awt| UtfUHi.npport 
silr UB'ïUënipivedolii Sedresi Btédtcisà Uxèa^ xutilnlié: 
de la Cataénsatà>n dé ia eâmé^ pour covéigÊr d*ùmt. 
mamere prompte et sure les altérations de la Vujs ai^ee 
dUatatibn des pupàUm^ . ? ' 

M. Serres s'est proposé de traiter les paralysies idi<^- 
ihiques .de Tinsy sans attictiM d< )a f^^a^fi fttcdin nerf 
optique, pari'applieatîoB du iMMlt^'argeut «uif la cornée 
iranspâreiiteiYcrs Fumon de cétte'oiembraniç a?ec la scléro* 



.1 



, DE pxAAttAciB st j^E totiooioaiiL. 3g5 

tiqiie ; il a reconnu que ice moyen était un excitalit pins 
i^le el 0Us puissant que 4dus ceux emploies juBq[u*kiî 
tfik ; ^étinoelle électrique ou ^«nique^ Ênèlioi»'«ur lo 
globe de IVbxI «rec une petite lime d'argent, ii^ffiitraftioxi 
entre k paupière inféideure' <çt i'œil^ d^upMliqàci^r^Acire) 
ocHnine œlle d une infusipa aqttemse 4^ tatMcfàileà froid*' 

M. Gimell,^u nom d*une commission VKtùfi'tii]^peinini]fr 
deux lettres de M. Souberbielle^. relatiye3 à l'emploi ^un 
sjrphpn destiné à prévenir le pàsss^e de l'urine r^ travers 
la plaie de Thypogastre, dans la taille ^uspubienne. Ce 
syphon , composé de deu^ sondes dé jgomme êlasti^u^ 

ajustées l'une au bout de rautre,. est placé dans le canal 

k'- • •■''.''. • ^■' '. •''' ' '. '' •"'" 

de Ftirètre. MM. les èomipissàires ont fait Tessai de ce 

sypbon sur un malade, ^t pensent que^ par son inyentiouj, 

M. Souberbielle a bien . mérité de la science et de l'Un* 

mamte« . • 

M. Larrey présente à la section deux mUitaires trai|;^^| 

l'un d'une fracture communicative de l'avant -bras* c^ 

l'autre d'dne fractpre de la janibei et guéii^ -mt ]*f^Jf^ 

plication de l'appareil inamovible* L*,appareil.du ,preQ|i^ 

fut levé au bput de quarante-un jours ^ et , rep^s pepdfjaf 

trente autres ; celui du second le fut au bout 4^ soixante^ 

On trouva les os parfaitement consolides j^ avec j^^.xeçf 

titude par&ite , et les plaies des, parties moU<» Pffi^^f 

entièrement cicatrisées. .• , , : 



» ? . > 



SECTION DE PHARMACIE. / , , 

Séance du 24 juin i8ao. A 1 occasion du rapport 
«datif au mémoire sîir là tébrodubiTion 'de^^ p(3'&%tés de 
terre priv'lés' en parué de leur intérieur^ <>u ^^éàuîès .'i 
l'état de pélitres, M» CbevalUèr appuie lè5 remarques quï 

27. 



396 JOURNAL DB CHIMIE M^DICALB , 

ont été fiâtes par. M.^ Virej. Il se base sur des expé*' 
riences qu'i^ à teûtees avec M. Payen, expëriences qu'ils 
oht consignées dans: leur J^aité de fa culture de la pomme 
dcuierràj k ,toL in S^^'et qui démontrent que ce tu- 
bercÉile^ prWë en partie de sapidpe, ne donne à Igreproduc- 
tioA que de très-faibles produits. Ce résultat est pliis manqué 
ioFjsqiie^VMiiié^tiàst sèche. 

' MbI^ Henry et Vîrey font un rapport sur lé mémoire 
de M. Tremolièrey pharmacien de Marseille , ,qui traite 
^es sangsues^ et de leur reproduction. Lès rapporteurs 
font connaître tes principaux faits contenus dans ce me- 
ihoîre, et qui tendent à proiiTcr, 1^.. que les sangsues 
né se conservent bien que dans les Tésenroirs au fond 
dësqiieU on place de largile ; a^. que les '.maladies de 
ces animaux proviennent principalement des mucosités 
qui exsudent de leur .peau, mucosités qui entrent promp- 
tèmeiit eh putréfaction; 3^. âne les sangsiies* suppoitent 
facilement Todèur de la vs^se .des marais - pontins et 
ciMe 'd!*autfès étangs marécageux ; 4^. qu on peut aider 
là conservation des sangsues en assainissant leau a 
v^âè'duii^ huitième de pouâre de; charbon végétal ou 
tfé''fa^ït âtiihiàl| S®, qiie' les sangsues fécondées se con- 
l3^ètetii^9 et forment ùh cocon qui "n*est iaîutrè chose que 
fé'lcdï^s Tïé'^îa mère I dont la substance ' intérieure sert 
de nourriture à neuf ou quinze petites sangsues. 

Les rapporteurs proposent de voter des remercîmens à 
ce pharmacien , en l'engageant à continuer ses observations , 
dans le but de les corroborer .par de nouveaux faits, 

r Rapport, de JME.. Henry sur ,.un mémqirç, de^^JM!. Didoing. 
d'Astafort. 'annonçant la d^cpi^y^r^e: d'un.yoïjjf^ij, pjrip : 
cipe, le plomiagin dans )a, rautinç 4^ yP^'^^f/fftci^ffr^-P^^' 



DE PBlAMÂGtB HT M TOXlCOLOftlX. Hgy 

Its expënencds fiâtes par TUL: Hepi^' qb^ ^côufijftné^^à' 
découverte Jfeîtê par M. Pulong^ . i..: ^ i« > ! if^|E.> 



^•;G:^ 



Société de Ouniie niédicàiek^ 



. I 



Séance du iJi ju,illât^ La Société .charge Croi^». de.; sf§ 
membres de rédiger des articles ^nécrologiques sur lyp!^. Ça-; 
det-de-Vaux, ChaussieiT et Bosc, dont.les iciepceset Thu^v 
inanité déplorent la perte récente." . :, -..,,', 

M. Julia-Fontenelle fait hommage de^sonBIémoir^fur^Jej^ 

^ coipn^bustions. humaines spctutanéê8bIlconchit^çej9ir^<;o{i^ 

joue un rôle dans cette affection , c'est en produis;^nt^une cjé? 

générescence, laquelle engendrede nouTeaus.prQduitsjrès- 

combustibles^ dont les réactions, déterminent la combustion 

M. Lassaigne Ut des ob^eryatip.n^chimiques sjui;' ipi ça)(ai| 
rénal trouvé dans le chien. i .; ., ^.. •' .va 

Le même lit des recherches çhimiqye$^u?,auelq^^.p)C0£ 
duits pathologiques du système osseux. . . j ,^ .^, | , .,,[ 

La Société , informée par plusieurs de ses. n9en^}>jre^^^^*ii))g 
journal a publié une. réponse inçonvenài^te k ]^ lettr^ .dq 
M. Vauquelin, insérée dans le numéro de mai du Journal d^ 
Chimie médicale y arrête qu'une note sur cet objet sera, ré- 
digée et imprimée dans lé' cahier prochainV . . 




^ • NÉCROLOGIE. ; '.; 



M. BosG^ 



. • < i ! > 



. . i'; " : ' 7.K-'- 



Désigné. par la xcHx publique et ' par les ioDrp» saTabs, 
au choix, de' Fadmixilstraljion jmpéilleure y JML Bûsd', idéjà 



3^8 UmMMàM* PI CHMO» mtlHCàW, 

e)iaq^ d'ms ei fiiti(pié pir de grands inmnii mik 
capable encore de résbter & Tige, et aux hûgatSf détint^ 
nagnèrci le digne successeor du célèbre Thonîn au 
Mnsénm dliîaloirè natnrtUé» s,^ 

Ses plus pénibles r^ets dorant la maladie doulonrense 
et Icrngûe dont la dernière période pat seule Tarraclier 
àtli (Sevoirs qnll s'imposait , furent d'être arrêté dans 
retécation des vues utiles qu*il méditait La veille encore 
de son dernier jour, pendant une trère momentanée 
j ft Ses vîtes' douleurs, Tespoir slnterposant entre la tombe 

et hâi il sotagcaût an bien <|ull pourrait réaliser dans 
U^ fonctions récentes, 

M» BosCy fils d*nn' médecin célèbre, naqmt dans une 
aisance moyenne. A diverses époques, il occupa des 
postes éminens, et fbt plusieurs fob en butte aux yicis- 
ntudes de ta fortune; mais en aucune circonstance son 
excellent et inflexible caractère n*en éprouva la moindre 
altération, I>sns la fiiveur comme dans la disgrâce, dans 
les places lucratives, dans la pauvreté, en France^ 
idkttkiistraiit les postes ou les bâpiuux , aux Éuts«Unis , 
' entretenant nos relations diplomatiques, il fut toujours le 
tttéme. 

tàts secoun généreux prodigués à ses concitoyens 
proscrits, la force dlme et le courage développés cons- 
tamment à Fépoque de nos dissentions intestines, ont 
vgnalé M. Bosc à la vénération publique, et lui ont 
attiré c^ bommages rendus sans frste, dans des entretiens 
familiers , par les empereura de Russie et d'Antricbe , 
honorables, à la fob, pour ces princes et l'homme ver* 
tnenx auquel ils étaient adressés. 
. Une éneigicpiè franchise, une Ic^oté naturelle étaient 
^m^r^întei dtans sa physionemie, dsnsson la^;a^, dans 



tous ses actes : dur pour lui, obligeant pour les autres ^ 
désintéresse pour la sei^nce qopitiif il Tétait pour les 
richesses, les fruits de ses observations , de ses recherches^ 
•e r^pa^daieiit 4aos mille ouyragçs ; il^ enrichirent jtovtes 
les relatioi^s scientifiques* . '^, , : 

L'un des premiers il introduisit en France le^ ç^esQripf* 
jions préci^e^'de VScoIe /linnéenne et ses méthodes ri* 
goureuses. 11 sut appliquer à la pratique de l'apiculture 
les données . de la science et les théories élevées 'y sçs 
nombreux travaux dans les dictionnaires d'histoire natur 
relie et d'agriculture, le placent au rang des Lamaxk.^f 
de^ Lac^pède* , . T < 

, Membre de TAcadémie des sciences et de la Spwt^ 
royale d*agricuUure et d'autres ifiistitutions saTantes^ x\ 
assistait, en outre, régulièrement, aux séances du çp|i9ei| 
de la Société d'Encouragement, et. s'empressait d*e3(aminer 
avec cette sagacité que nous. eAioes lavantage de recon- 
naîlre, les questions les plus i^mportautes d'économie 
rurale» ^ . ^ . 

Ses rapport» ont tpu|our? préseiïté le caractère distinctif 
d'un laconisme éclairé* Oi> peut dire :qu*il fut avare du 
temps de ses collègues, mérite bien me>.au milieu des 
sociétés délibérantes. ' 

Occupé, dans les derniers temps de sa longue maladie, 
à éloigner de sa famille Tidé^e pénible des souffrances 
qu'il endurait, il ne ressentit enfin que trop^ viyement. 
combien son es^istende était iutimement IMe au bAPheur 
des êtres qu'ilchérissaîjfc» :\a ^, 

Un nom pur, de grands souvenirs sont les ^seuls hé^ 
ritàges qu'il laissa en mourant à sa veuve, à sa nom^ 
breuse famille. 



y 



Ç 



1 



4oo YouMAX. Dfi èxims wiancàt'Bt 



..»■.•. I 



M, CiÔBT-DE-VAinC. ' i 

» • « • • a 

Antoine - Alexis Cadet «de -Vaux naquit à 'Paris, le i3 
janyier lyj^i. Son père^ descendant du célèbre Yallôt^ 
inëdecin de Louis XIV, exercoit la* ctiirurffie. La mort le 
surprit' au milieu de sa carrière , ne laissant à sa veuve 
et à treize enfans d*autre héritage que le souvenir de ses 
vertus privées et des services souvent désintéressés. Ses 
voisins , unis par cette bienfaisance si naturelle aux classes 
laborieuses de la population de Paris , et sans doute aussi 
par la reconnabsance, recueillirent et se partagèrent ces 
orphelins: Il n'est peut - être pas sans intérêt de faire 
remarquer que ce fut un boulanger qv,\ se chargea de 

Cadet-dè-Vàux. 

■ • • • 

Bientôt après , JME. lé marquis de Saint- Laurent, tréso- 
rier des colonies, devint le protecteur puissant et zélé 
de cette famille. Ainsi prospérèrent ces enËins de l'ad- 
versité qui se sont fait remarquer dans les sciences, 
au barreau , dansTadininistration, et même dans la carrière 
des armes, alors si repoussante pour la roture (i). 

A. A. Cadét-de-YauXji sous les auspices de son frère 



(i)'A. A. Cadet-(}e-Yaux eu\ six frères : Claude^ Jntoine (U^ifei, 
Faîne , célèbre phlébotomiste ( afin de dis tinter les autres frères 
entre eux , on les désigna par le nom du bien dans leiquel ils araient 
été nourris) ; /• B, Cadet'de^^nhewlie ^ légiste trè6->estîmé ; L, C. Ca- 
det-dS'-Gasstcùurt ^ pharmacien, membre de TAcadëmie royale des 
Sciences; /. Qtdet^e-Lihçéû y ijcigérÂei^r en çh^f^ auquel llOrléanais 
e^laTouraiae doiyent leurs moiiumens les plus remarquables ;£. C, 
Cadet-de^Chambine , premier commis , et plus tard cbef de division 
des ponts et chaussées ; P> Cadet^dt'Fontenax s'éleya , sous Fan- 
pien régime, au grade de capitaine dans Finfanterie. 



p 



\ 



1)£ VUÂRÉILXCtE £t I>£ TOXlCôtOGlB. 4oX' 

L. G. Gadet-de-Gassicourt, embrassa la pharmacie. Il lui 

succéda d'abord aux invalides^ puis il passa au Valide- 

• "... , • • . , 

GtSice'y.ét, dans' ces deux 'Hospices, le zèle qull apporta 
dans rèxércice âè ses fonctions, et rextension quil leur 
flbnnàV cuhivèréi en lui lé germé de cette charité, dont 
fa teitûré Fàviàit éminemment doué, et qui devait devenir si 

r > • ■ • f I « 

iecona« 

^ IPétablit tihe* pharmacie dans la rue Saint - Antoine ; 
mais Tactivité ' dé son âme pour les considérations d'une 
haute philantrôpie ne lui permît pas de s'astreindre long- 
temps ' aux devoirs d'une- profession sédentaire et aux 
détails du comnibfce. Au bout de deux ou trois ans^ 
il le quitta pour ' se livrer entièrement aux améliorations 
de Vhjgiène publique , dé rëconbtnie domestique et de 
l'agriculture. '•>. • ^ 

Cependant) comme il n'avait pas de fortune^ il ne 
négligea pas le moyen de s'assurer une existence ihdé-^ 
pendante et modeste comme ses goûts. De concert avec 
Suard et Gbrafncez, itfbiida le JcuvîmI de Paris y alors 
rédigé dans un but et -avec un esprit qui en assurèrent 
le succès. < ' • ' '\* 

Nous ne pouvons (|û'ihdiquer sommairement quelques- 
tiùes des mesurés sanitaires que Cadet-de- Vaux proposa 
à l'autorité, et qu'il éfàt le bonheur de faire adopter. 
L assainissement des ^prisons et dés hôpitaux, l'établis- 
sement d'une prison salubre dans les bàtimens de l'ancien 
hôter de la FofceT/iîés moyefts* de prévenir 1 asphyxie des 
fosses daîsattbe, la^^^t'ohibitîon des comptoirs dé plôinb 
chez les marcharitfs'de vin, des vases désenivre pôiir les 
laitières et lëâ -détaillans de' sel, la suppi^ession des cime- 
tières au séiri dé la é^pîtate, éïc. déteimli^èrent M.'Lettoir', 
lieutenant-gënyral de policé ,* à créer pou^'Gadêt-ae-Vau'x 



4o^ iovKHiX, Ds eHims lobicAu, 

la place d'inspecteur fie salubrité, ijtfa reœpBt jusqiiïk U 
léyolutiop» 

£mule et ami de Panuentîeri il propagea d'importsuii 
perfectionnemens dans l'art de la boulanf erie; 5 iLprofessa 
publiquement et gratuitement cet ait; il répandit la 
culture et l'emploi de la ponune de terre qu'un préjugé 
stupide délaissait aux animaux immondes , avec uneper« 
sévérance que rien ne rebutait, et que n'efflevirait pas 
même la piquante frivolité qui che^ noqs accueille or^ 
dinairement les innovations u^es. Il trouva dans la 
gélatine extraite des débris osseixx uiie ressource pour 
les pauvres > une arme noutell^. contre, h famine. Les 
proyioceii n'ont point oublié qu'il fut l'un des fondateurs 
de ces comités agricoles dont Je goUMinement adopta 
ridée, et qui rendirent d'importans services à VagrÎDuIturei 
en Taffranchissant d une partie de ses vielles routines 
et de ses préventions^ Il a publié de petits traités ex* 
trémement utiles .aiir l'art œnologique, sur le blanchi- 
ment à la vapeur, sÀr l'histolret de la. taupe et Us 
moyens de la détruire , etc. e»e. 

Pour se faire une idée de l'étendue des services qui 
recommandent Gadet-de-Vaux à ,1a reconnaissance des 
hommes de toutes les nations. .civilisées j il faut oom-^ 
prend/e toMt ce que peut faire u^n savant vertueux dans 
le cours d'une longue carrière di^t pas un seul jour ne^ 
fut penlu pour le bie|i* / . 

Comme solvant, Cadet^^de-^Vaux appartient à la gêné-» 
ratiôti; dont les efforts ont précédé la. révolution opérée 
dans les sciences physiques par les Lavoisier, les Monge 
les Be^lhoUet , etc. Commue philan trbpi^ :, toutes ^ les époques 
de sa- vie appanlÀ^niieni à l'histoire ^ ar|^ ç<;onamiques. 
QndndL la révolfGAion scienlifiqiip. éclata , il .avsût .; atteint 



l'âge OÙ l'homme a déjà contracté lliabinide de virre 
sur le fonds de ses connaissances acqmses,et d'ailIearS| 
le^ penchant dominant de Cadet-de-Yaux l'entraînait ex^ 
clasiTement sur la .voie des applications: il n'ambitionnait 
d'autre gloire que celle d'une utilité directe ; et s'il arriva 
parfois qu'il se fit illusion sur les moyens d'arriver à 
ce but, on est du moins forcé de reconnaître que son 
erreur fut le rêve de la vertu! 

Le r6Ie qu'un boA' père de feitiille applique ôrdî* 
nairemenl; à la prospérité de ses enfaâs^ Gadel*dé*yaux 
retendît à llnimanilié enàère; il lui v(ma sans réserve 
le sacrifice de ses talens^ de son temps et de sou ac* 
tivité prodigieuse) avec un désintéressement pai^fkit) et 
qui semblait ne rien lui coûter. Justement considéré des 
hommes qui se succédèrent au pouvoir depuis cinquante 
ans^ honoré même de l'affection de plusieurs souverains, 
il ne se lassa point de solliciter en faveur des peuples, 
et ne demanda jamais rien pour lut^^mâroe* 
' Loiil que les glaces de l'âge eussent refroidi son ardeur 
philantropique^ on eât dit que son âme essentiellement 
bienveillante exerçait ces qualités exquises d'une manière 
d'autant plus indépendante et vive, qu'elle se dégageait 
insens^ilement de tous les liens personnels et terrestres^ 

< A quatre»^ingt-cihq ans , il voyait approcher le terme 
|HroBable de ses jours , sans regrets , sans crainte, avec 
l'espénince de lai^er un nom vénéré, en -un mot, avee 
cette philosophie véritable qvi$ l'âge mûr transmet ra* 
rement à la vieillesse. 

Il est mort y à la suite, d'une attaque d'apc^lexie, le 
^9 juin vdernier, à Nogent-les- Vierges (département de 
rOise), où il s'était retiré depuis près d'une^ année^ 

A. A, Cadet-de-Vaux était membre honoraire de l'Aca- 



^ 



4o4 JOmUf AL DB CHims uàoiCJOé'Ë i 

demie rojale de 'médedae, membre ou correspondant 
d*un grand nombre de Sociétés savanies, françaises -et 
éirangères. 



BIBLIOGRAPHIE. . 

Pharmacopée raisonnée, ou TraiU ds phamaciô théorique' 
et pratique; par N. E. HjbneTi chef ^de la pharmacie 
centrale des hôpitaux ciTÎls de Paris, membre de l'iAea"* 

. demie royale de- médecine, etc., etc., et G. GnsouET, 
phiarmacien, membre de l'Académie royale de méde* 
cine, etc., eta, 

* 

Si Ton considère généralement comme tràs^difficile d'é- 
crire un traité sur une science ou un art quelconque, cette 
réflexion peut surtout s'appliquer avec yérité à la pharmacie. 
On pourrait eh effet, à la rigueur, exercer cet art à r«ide 
d'une sorte de routine ; mais son histoire et sa description 
ne peuvent être tracées qu'autant que celui qui s'impose 
jcette tâche réunit à .une grande masse de connaissances 
théoriques, tout ccqu'une pratique joumalièreet longtemps 
continuée apprend au'pharmacien judicieux. Qu'il nous soit 
jMermis de féliciter les auteurs du nouveau traité sur une 
tUiance si bien faite pour justifier toutes les exigences. 
• Parmi les auteurs qui^^nt écrit' /^ la pharmacie, le 
plus grand nombre s'est borné à la traiter d'une manière 



^ (i) Deux vol. iii-8» avec planches. Prix : i5 fr. Chez Chaude, 
Iibraire-é4it6ubf rue ij^ Laharpe , ti« 56 , 4 Paris , et LevaHë , libraire, 
à Mbdtpelliei*. . , \ ,. 






DE PHÀRM AGIS ET DE XOXIGOIiOGIE. 4^5 

partielle, I^ uns se sonf'contentés de fsdre des recueils de 
lormules^' celait le plus facile; d autres ont espéré mettre 
au jour des éleraens théoriques, udlès surtout aux élèves^ 
inaîs qu est-ce que la .théorie d*aa art^ qpand la pratique n*est 
pas là pour servir. d'a^Hcadon aux principes ? Quelques-uns 
fsafyi se/3ont bornés à une .djesëriptic»Lminutieuse et mpno- 
jtone des opérations». Oh pei^t dire avec justice qu aùcuti 
d eux n'a satisfais complètement 1 att^ite. des lecteurs aux- 
quels il s'adressait. Nous pensons qiie'ies. auteurs de. rihi- 
pQFjtaP.t ouvrage que nous annonçons sevônt plus heureux ,: 
et nous Auront doinné na iméritabEe sl^hîtéi'dephàrmacie» 
: . irUnedes grandes difficultés qu0|îréaentent lès traités gén&t 
^^|ii: isctDsisl^ dai» lÂ.ckMification.methcidiquejet rationnelle 
jde5il9i!iatières/ Cette. (Ulfictthé existait suri;ottt pour la phar- 
nuac^e : peu d'auteiiiirs:avaient tenté de la raiqàre, et ceux 
qgi par$ii$saie9t avoiil eu àcet égard lefrldéeslesplûssaines, 
n!lty;ii^t kîs^éci^.<^s cadres qu'il fallait retnpHr et codivr 
donner. C'est ce qu'ont fait MM. HeiurfietGuibourt^ fnprd» 
^lautfd'Uue paitlâ^iides idées émiser par CarbonnelU Ils int 
QMliâîké Ift ptéparàtwn, comme la ^partie-essentielle Ae. ^saL 
jj^smapie^ ilsroi|t)défiQie>:.zf/i^ aUéroiàon qitdaonquû^^t» 

fffjpiedimi^^fif^^^^le,^ pj^éoédécrde ]a eoli^etioàiifitiwiyàh 

divisions fondéç^^ujC; les quatre pi^incipaux modes de prépa-^ 
ration, «^yQ(irji/a dwision^ ^ extraction^ la mixtion et la 
ccmbinaispn^oxi r action çh(mique._T ontes les opérations, et 
)eurs produits, c'est-à-dire les médicatnens, sont classés avec 
içéth^dejfpjpf^ces.qi^tre c]iefs« Sans doute our pourra çrir* 
tiquer; quelques poÎAC^t 4^ ces noml^reuses sérias^ tout le 
monde ne saurait être du même avis jbiàis' si Toii nous ac- 
cuse avec raison d être des amateurs exagérés du nouveau , 



4o6 SiHnàMAL M CHIHIB HBUCAIS, 

on doit aaifli Meoimaîlre 4fae souiFcnt nous UÉmons pré-» 
mzaatéokmtdea choses qsi -^us lard sont sanodonnëes par 
Taflaentiment gëoéral (i). 

MSL Henry et Guibonrt ont fait entrer dans ienr on^rage 
toutes les fbrmides qni constituent la pl^trinacie propremanf 
dite; mais ils ne sa sont pas bornés à leur énomération pure 
et simple : beaucoup' ont été ]|e sujet de leurs recherches^ 
un plus grand nombre l'objet deréfpaApiJés judicieuses^ 

Comme traité. thébriq[ue9 les auteurs ont mis leur oo fragp 
au niyeâu des sciences^ en profitant 'de tout ce qu'elles 
ont fourni^ d'applicable a la phamacie. CVst ainsi que la 
classification , la nomenclature , les théories ohinûques ont 
été traitées d'une manière qu'on pouvraâtlppeler clasèiqne. 

La partie pratique dû Uirre n'est pab' la tooins précieuse $ 
on s'aperçoit que nos auteurs ont' écrit icequlls avjiiéBt^im. 
Un grand nombre detableaiis; dus à leurs- recherohesi M-^ 
testent qu'ils travailDaieikt depuis long^ten^, et en efons* 
ciençe, |i préparer icnmmatériaujc^ . r:r ';;^ _ . ;.i^> 

Il faudrait sans doutC'^ pour justifievI>nQJnpe opinion-^ 'en^ 
taer.daiis plus de détails sur le plan et. la rédaction dé Tem*' 
nqge-: nous c^jons pouvoir nous en dispenser. Il y'àdiék 
Miinis qui a^t 4es garai|tîes; d'ailieursV là résèr? e ordJkâ&rè 
de^lnos^ articles 9 asseii connue d^' tos'léeteUtty leur fera 
aeoitirque nos éloges ont dû étre^bien''tfi^éri^> pom^-^e 
no^s x^ions soyons décî|iés à }es consigner ici; 
.\ : > ■: . ' . ■., ,L \ ... ■ .\ . . . . '. > '- '•RofisiiB«. 



•f I 






' I. 



(0 Q^uélques omissions et plusieurs fautes tjpbgràplîiquisfs îi^ont 
jm^ Aianqtren de se glisser dans rourragc; tJn/dé ^ ûo^ iconirèrcs ' s^ 
tant chai^ de lesneter^ noas à«ltodrenft,'^^eftikbrà^tt&Sia!^'^ 
tionûop«a'tiiJe,' le. résultat ^ son .trsYi^il. oiw 



OB PKAKHAGIB BT DB TOXICpIiOGIB. ^O^ 



SOCIETE DE PREVOYANCE 



', ï 



Entre MM, les Pharmaciens du^ département de la Seine. 

. r • 

Daxi3 la liste dès membres de cette ^itçiété , imprimée ré- 
cemment,^ 9n a Qmîfy par erreur typographique, les nom,s de 
ïlia. Plancha et Boiftron-Charlard. En jpous priant de répareir 
cette omission, notre hpnorabte coinfrèf^e nous écrit : « J^,ser^ 
très-fâché qu'on pût croire que je suis resté éjcranger à une 
institution ausH éminemment/iitilei et CKHiçue daus Tin* 
térét de tons. » 

Nous publierons incessamment la liste des nouveaux 
tnemte'es que la' Sooiélé aura aiequis eette année. 

^ Le secrétaire-général ^ 



Robinet. 



Ml- 



«> .'I . *.-'_, \ 



:C 



DES RJBDÀCTEURS DU JOURNAL DE CHIMIE MEDIÔiLCiSr.; ' 

l<e Ntia ir^ ftur ses riTii^«i> ^^' ^ 
De ^oi^ hah^Uns dei^ déserts 
;./. , . .Jivmijterrp^ teux«.<iris sauvages , . > 

. ... L'a3(|re^lat^nt49 Tunîtrers 

( LsVIUrNG DE PoMPIGNiJff )« v . 

Le Ni1| c'est le Journal général de Médecine '^ le noir ha- 
bitant^ c'est M, Raspail; le»cris sauvages sont un article dqod 



4o8 lOUBHÀL DB CHIMIB KÀDICiLLB, BTC. 

même M. Raspail, inséré dans ce même journal, en réponse 
à une lettre de M. Vauquelin , publiée dans le Journal de 
Chimie médicale^ mai 1828. 

M. Raspail a prévu avec raison que nous ne publierions 
pas un article comme le sien , adressé par un homme comme 
&af à unhomme comme M^VauqueUn; il ne nous Ta pas même 
proposé. Ce fait seul suffira pour en donner une idée à nos 
lecteurâ. 'Du reste, c*ëst uAe chose tellement plaisante que 
devoir M. Raspail s'attaquer sérieusement à M.Tauquelin, 
que nous n'avons pu tious empêcher d*en rire, comme de ce 
que Ton pourrait trouver dé plus ridicule au monde. 

; i. • • • • • • • r( ' 

% • 

s 

., . 'ERRATA* r 

Pages 53i et 33;2, jam liext A» avi£ éa iranclif , Usezrjyw^i^n 
branche. 

ERRATA du Mémoire des sucs végétaux aqueux. 

Page 74 y lîgne 26^ substance qa*il y a ; Usez : substance qu'on y a. 
Page 82 , ligne 22 , M. Dapuis ; lisez : M. IXeyeux. 
Page i36, ligne i5 , sommités des feuilles; lisez : celle (la partie 
fibro-parenchymateuse) des îewl^^z 
Page 212, ligne 23 , ortie grièche et piquante ; lisez : ortie griéche 

ou piquante. ':;î'i.' .. . . _ > m 

Page 338, ligne 27, ceux de framboise; lisez : nous avons vu que 
ceux de framboise. 

r 

Tableau c&mparatifet approÀiihat^» 

Ortie grièche, ^^ -^ feapprlmér ûrtîe pié[uaiite et 

urtica. le noiri latin ; ijbttter après 

Oitie piquante, ••••*> k<rlfciet ie^ttér^spëcifique 

urtica urens, i o^i .. urens,^ . 



•') ". ..0 y 'M î» 'J } : 1 •>. * 



Imprimerie de Tifouyé et O^'ttieiNoire-Jlâm^es-Victoiresy h. i6. 



•i.: ■'.. ■ ■■■■■'.. '■' ■ I ' I nu 



IV. Année. (N^ IX.) Septembre 1828I 



EXAMEN 

D*UH mayeiê^^prop^sé par M, Just Libbig pour décons^rir de 
tres^petites quantités éf acide nitrique; par M. Orpila. 

On lit dans un. travail intéressant de M. Just Lielng, que, 
pour découvrir Facide nitrique datis une solution,' ce- chi- 
miste a empl<fyé un procédé qui lui paraît nouveau , et à 
l'aide duquel on peut démontrer la présence de 1/400 da^ 
cide nitcique. « A cet effet, dit M. Liebig, on mêle le liquide 
à examiner avec autant d*indigo. qu'il envest nécessaire pour 
le colorer en bleu distinct : on ajoute quelques gouttes d'a- 
cide sulfurique Concentré, et on chauffe à FébuUition. Si le 
* liquide contenait un nitrate , il sera décoloré , ou sisa«quaiH 
tité était moindre, la couleur bleue passerait au jaune. £41 
ajoutant au liquide un peu de murîate de soude, avant de 
l'avoir chauffé, on découvrira encore facilement. i/$oo 
d'acide nitrique. » ( Annales de Chimie et de Physique y 
tom. 35, p. 80.) • . i 

Ce procédé ne nous était pasjinconnu, puisque, depuis 
plusieurs années, nous le mettons en usage dans les cours de 
chimie et de médecine légale de la Faculté, pour reqdre 
sensibles des traces d'acide nitrique^ et si nous ne l'avons 
pas publié plus tôt, c'est que nous ne l'avons jamais con- 
sidéré comme ayant une grande valeur, comme il sera facile 
de s'en assurer par les expériences suivantes : 

i^. De l'eau à peine acidulée par l'acide nitrique^ n'en 
«contenant guère que i/5oo de son poids, colorée' en bleu 
|>ar un atome de sulfate d'indigo, et mêlée de sept à huit 
gouttes d'acide sulfurique concentré, ayant bouilli pendant 

iv. 28 



ilO JOniUYikL DE CHIMIE MEDICALE. 

quelques secondes , a perdu sa couleur bleue et est devenue 
d'un jaune pâle. Rien de semblable n'a eu lieu lorsqu'on 
n'a employé que deux ou trois gouttes d'acide sulfurique , 
tandis que la décoloration a été encore plus prompte avec 
une quinzaine de gouttes du même acide. 

a^. Si on substitue à laçide nitrique extrêmement affaibli 
du nitrate de potasse , il suffira d'un atome de ce sel pour 
obtenir le xnéme résultat. - 

3^. L'eau colorée par le bleu de composition , sans addi- 
tion d'aucune autre substance, conserve sa*couleur bleue 
lors même qu'on la fait bouillir avec i5 ou ao gouttes d'à* 
eide sulfurique concentré. 

firésumaat, d'après ces expériences, gue la décoloration de 
l'indigo tenait à la décomposition de l'acide nitrique, dont 
l'oxigène se fixait sur Tbydrogèpe et le carbone de l'indigo, 
Rou» avons , pensé que les acides chlorique et iodique devaient 
agir de la même manière, ce que l'expérience n'a pas tardé 
à confirmer. 

4^* Une goutte d'une faible dissolution d'acide cJdoriqui 
^jdnt été versée dans un gros d'eau distillée,, colorée par 
une goutte de bleu de composition , et la liqueur ayant été 
ehaufEée jusqu'à Tébullition, après y avoir ajouté sept ou 
huit gouttes d'acide sulfurique concentré , la décoloration 
ne s'est pas fait attemlre plus qu'avec l'acide nitrique. En 
substituant à l'acide chlorique une parcelle de .chlorate de 
potasse dissous, on a obtenu le même résultat. 

5^. Une goutte d'une dissolution affaiblie d'acide iodiqw 
s'est comportée comme les acides nitrique et chlorique. 

U résulte évidemment de ce qui précède que, fei le sulfate 
d!indigô fournit avec l'acide nitrique un caractère tranché, 
faoile à constate!?, et propre à déceler des quantités exces«î- 
Tement monimel de cet. acide, ce caractère n'est pourtant 



DE PHAIRMÂCtE ET DE TOXICOLOGIE. 4^1 

pas suffisant pour le ikire reconnaître, puisque les acides 
cMorique et iodiqué le partagent avec lui. Oti devra donc re* 
courir, pour découvrir des atomes d'acide nitrique, au pro- 
cédé que nous avons conseillé dans notre traité de Médecine 
légale, qui consiste à saturer la dissolution très-affaiblie d'a- 
cide nitrique par de la potasse, à évaporer la liqueur jus- 
qu'à siccité, et à constater que le'produit solide est du ni- 
trate de potasse, en en projetant une parcelle sur un charbon 
ardent , et en mêlant le reste avec de la limaille de cuivre ^ 
une goutte d'eau et une ou deux gouttes d'acide sulfurique 
du comnïerce : la réaction de ces corps ne tardera pas à 
donner des vapeurs orangées d'acide nitreux, que ne four^^ 
niront jamais les acides chlorique et iodjque. L'expérience 
prouve que l'on peut, par ce mojen , découvrir lacide ni- 
trique dans une liqueur qui n'en contient que i/5oo de son 
poids (i); seulement il est quelquefois nécessaire , pour ob- 
tenir le dégageaient de gaz acide nitreux y de chauffer le 
tube dans lequel est contenu le mélange de nitrate de po- 
tasse, de limaille de cuivre , deau et d'acide sulfurique. 

Que s'il fallait constater la présence d'une très -petite 
quantité d'acide nitrique sur la membrane muqueuse du 
canal digestif, jaunie par cet acide , on promènerait sur la 
surface de cette membrane une dissolution froide de bi»car- 
bonate de potasse, qui agirait plus avantageusement tjue 
Veàtt distillée, en ce qu'elle neutraliserait les plus petites 
portions de l'acide retenu sur cette surface. Il serait préfé- 
rable d'agir à froid et avec le sel dont nous parlons, que de 



(i) En évaporant une demi-once d^çau distillée , à laquelle un a 
ajouté un tiers de grain d'acide nitrique du commerce , que Ton a 
saturé par un atome de potasse , on obtient assez de nitrate pour 
constater les caractères dont nous parlons. 

a8. 



4ld JOURNAL DE CHIMIB MÉ0IQ4X<B,. 

traiter à chaud le tissu animal par le sous-carbonate de po* 
tasse ou par la potasse à Talcool , pour éviter de dissoudre 
une quantité sensible de matière animale. 



De Inaction de l^eau commune sur Vémétique; 
par M. GuBRANGBR. (Suite.) 

' J'ai mis en contact trois grains d*émétique avec sir once» 
d*eau commune à la température ordinaire (i5°). Douze- 
heures après^ il s'était formé.au fond de la fiole qui contenait 
le mélange, un dépôt adhérent; ce dépôt, examiné de la 
même manière quo les précédens, fut reconnu pour être 
composé en entier d oxide d'antimoine. Donc l'eau corn» 
mune, à la température ordinaire , a la propriété de dé-- 
composer l'émétique, mais après un contact plus long- 
temps prolongé. 

Je rapporterai à cette occasion une observation que j'ai 
faite tout récemment^ et qui se rattache à cette dernière 
expérience,c est-à-direà la propriété qu'a leau commune froide 
de décomposer l'éihélique. J'avais préparé une potion dans la- 
quelle il entrait: tartre stibié,gr. j; extrait aq. d opium, 
gr. j ; eau commune, huit onces; sirop de guimauve, trois 
onces. Quelques jours après, on vint rechercher la même 
potion , et on apporta la fiole qui avait contenu la première. 
Le fond de cette fiole était tapissé d'une poudre blanche très- 
adhérente. Je lavai doucement à plusieurs reprises, sans 
qu elle se détachât; alors j'y ajoutai une goutte d'acide mu- 
riatique ; elle disparut , et les réactifs y démontrèrent la pré- 
sence de l'antimoine. 

Je conclus de ce qui précède , que toutes les fois qu*Qa 



Dfi PHÀlllItAClB Et 9« TOXICOLOGIE. 4^3 

«mploié rémètique dans Un K({uide,' le principal véhicule 
^devrait être Teau distillée. Pour doaner plus de poids à cette 
dernière conclusion, j'ai versé six onces d*eau distillée sur 
trois grains d'émécique; f â,i fait passer ce mélange à toutes 
les températures, jusqu'à rébnllition, que j'ai entretenue 
^ssez long-temps, et je n^ii pas bb^rvé'le'inôindre chan- 
gement;* résultat anquel je m'étais biea attendu, et qui 
prouve que ce n'est pas la-chaleur qui a décomposé l'émé- 
tique en plus grande quantité' dans la première expérience, 
tnais qu'elle a seulement -facilité ractioii: des sels contenus 
dans Teau commune. 



SECONDE PARTIB. 



t » 



Quels soAt , parmi les sels contenus' dans Veau commune \ 

ceux qui décomposent réméttque?' 

Je dois commefîc^* la seconde partie 4^ ce mémoire par , 
dire que l'eau de la fontaine Saint-Pierre, que j'ai toujours 
employée dans mes ^ssait, contient, comme presque toutes 
lès eaux de source s i^ de l'air atmosphérique ; 2<» de l'acide 
carbonique ; Z^ des carbonates de chaux et da magnésie ; 
4*" désrliydrochlprates de' chaux et de soude ; S"* du sulfate 
de châ'uX; 6^ de larmatière es^ractivë. Maintenant je rai- 
sonné, et je dis: i* ce ii'^st point à Tair '^atmo^hérique 
qu'est due la décomposition ' de l'émétique, puisque, les , 
gaz se dégagent par lé calorique^ avant qiie la liqueur ne 
oommence à se troubler. ' 

â^. Ce n'est pa^ non plus à l'acide carbonique^ par ta 
même raison^ et, de pins, parce que le précipité formé, 
lavé par t'acide nitrique, se dissout sans effervescence dans 
l'acide hydroflUoriqoe. • 

3 V C^ effets peut avoir lieu • ou par l'action des ' tarjib^ 



Qates terreux ) çiont labjase, ^ s'empar^ot de lacide taria- 
rique, déplacerait ro:^dl0 d'antimoiDe , qui formerait alors 
ïe précipité ; 

4% Qu par Vfiiiet; d'un double écliai>g)e entre le tartrate 
d antimoine ^t. les bjdroclorates de chaux et dé soude. Dan$ 
ce second ci^, il se formerait du chlorspe d aoiimoine, qui, 
se troujant étendu de.b^ucopp d'eau , se précipiterait à 
letat de prpto- chlorure insoluble, tandis ,que la chaux 
combinée.avec Tacide tartarique, puis avec le taf trate de po^ 
tasse ^ formerait iiq $el double assez ^oluble pour iie pas 
se précipiter. 

5^. Le sulfate de chaux est en trop petite quantité dans 
cette eau pour pou¥oir agir, puisque même les- sels de ba-r 
rite n'y forment de précipité qu'après qu ellp a é|;é cpncpn* 
trée par 1 evaporation, 

6^. Kous verrons paf la suite que la matière ipxtractive 
n est pour rien dans cette décomposition. 

Mon attention ne doit donc se porter que sur les carbo- 
nates et les hydrochlorates. Cette base une fois posée, je 
commence ainsi mes expériences: 

ComipeTSs carbonates^ de chau^e^ de magn^^îe ne sont 
tenu^ en solution' qu^ par le^noyen d-un excès d acide car- 
bonique, je.me suis servi du calorique pour cl\ass^r ce gaz^» 
et séparer par ce moyen ipes sels terreijx des sels ^oluble^ 
contenus ^aos reau^çoiçmune, afin que^ les employant àaps, 
les mêmes proportions qu^ils y existent naturellement, je 
fusse à labpi dp toute erreur et df tout ^proche. 

Jai fait bonillir pour cela, dansône^ole^ sixonoesd*eau 
commune. Arrivée à ce degré, elle a commencé à se trour 
hier ; j ai continué Tébullition pendant dix 4ninutes , et j'ai 
i|aki5élléposev jusqu'au lendisfifain. J'ai dée^ifté avfo beau? 



^^1-' 



9» BIURMÀCIS BT |»B TOXICOLOGIE. jil5 

€mfcû^ 9ùin; k liqueur décaïUiée 'ét^ik bien* uan^aTeQJte : 
.^U© fwt étiquelée n° I* •: , : - 

Le dépèc, qu*dile avail formé .r^mt la^dépanftation «toit 
.ikQ9«z abondant ; je T.eR>«^ dessus ,/daos laifioleiqcn.lè «onte- 
naît, six onces d*eau dîatillëe^ afin qu'il se tiKmvM cdams }es 
mêmes proportions. qtre dans Teau qui Va^t fourni; j*y 
ajoutai trois grains d eni^dque^ et je fie bouillir dix minutes; 
je laissai ensuite#eposer. ..« 

Quoique le dépôt ne parât pas afdir augmenté 'detplume 
pendant celte opéfiMri^i? , il n avait pourtant plue la même 
apparenee,*et adliérait fortênienc auxpar<^is de Ja fiole; cp 
qpi n'avait pas lieu auparavai^w 

. Je décantai avecsoii), et veraai sur ee précipité de l'acide 
nitrique étendu ^ qui n'en dissolvit qu'une petite • partie ;^ je 
-déçanêai de uouveiBU^ et, lavai la partie qui ne s'était pas 
<ltfisoute. L'acide hji^od^lorique la fit disparaître en entier^ 
^t' la liqueur qui en résulta, présenta, aux réaetifs tous- les 
caractères d'une dissolution d antimoine. 
' Ciette. expérience était une preuve incontesliafaie que là 
rquanlitéde carbonates terreux contenus. naturellement datis 
reau commune émit suffisante «pour, produire la déqompq^ 
-eition de l'éitiétique; ihais èés sels sont^rtls les ^s^uls aiix»- 
«queis bu paisse attfibupr"cetefiei.9 c'est ce quii me nestait 
à<xJiercli6r« *. •.!.'. îtj •^:' s, ^ - \ 

J'sd pris 1^ liquenrn^ i^ qui^xl'apiiès les théories reçues., 
4M dcvaijt .plua.contenir de eatbonates terreux , mais seùlei* 
«leni-les; fa^droxibloratès cL^essus mentioniiés ;. je né^^e 
MigaursiJé.suIf^ de diauLX^jConime étant^n quantité trop 
petite. J'y ai ajouté trois grains d'émétique, et j'^ii.fajt howir 
lir dîpL miiiviie^^ £lle est conMian»ment restée cjiâire; mais y 
m^'urgn dml); lieuires ap^ès , elle. avait consml^eé à^^trou* 
blet, et, 1^ 4ei)dein&îin,, il s'y était formé iin : dépôt qui ' 



4l6 • lOUaiTAl Dt CHmiB-MÉOtCÀAX^ 

^me prësenla tous les caractères de i*oxide d aûtimoine B'a- 
prés cela | il paraissait probable que les hydrochloraies 
.cctateaus naturellement dans Teau commune , ayaient aussi 
de Faction sur rëmétique. Cependant, ayant de fixer mon 
opinion à cet égard , je voulus m*assurer par une expérience 
déctsive si dix minutes debuUiâon. étaient suffisantes ^our 
chasser tout Tacide carbonique contenu dans une eau-, et 
pour en précipiter tous les carbonates teveux. 

Je pris donc de nouTeau six onces d'eau comimi.ne que 
je fis bouillir pendant dix minutes» .^^ue je laissai en re- 
pos jusqu'à ce que le précipité en fût ^ut rassemblé au 
fond , et que le liquide surnageant ftl^t bien transparent. J Pa- 
yais eu la précaution de boucher I9 fiole, de peur que cette 
eau ne reprit un peu d'acide carbonûjue dans ^atmosphère. 
Je décantai avec beaucoup de soin , et je fis évaporer jus*- 
^qu'à siccité, sur un feii trè»*doux, dann une capsule de por^ 
celaine: Le résidu était déliquescent, et coloré par lamap 
tière extractive. 

; ' Gomme, je Tai dit plus haut, le but de cette- expérience 
était de savoir si dix minutes d'ébuUition étaient suffisantes 
pqur précipiter tous les carbonates terreux retenus ^ans 
une;eali-par lé moyen de lacide carbonique. Si elles suffr- 
saient, le résidu de levaporation que J'avais dans la cap- 
sule devait se redissoudre en entier dans Teau distillée; si, 
.au contraire , cette température maintenue si peu de temps 
-était insuffisante , l'eau distillée devait me laisser pour ré- 
sidu la portion dé ces sous-sek qui ne s'était séparée que 
pendant le cours de Tévaporation. C'est ce dernier résultat 
que j'obtins. 

Je verrai dans la caps»le sits onces d'eau £stillée^ en agi- 
tant -dans- to«is ks seiis pour faciliter la i&otuiion. Ce solu- 
tqm étj^it tifoublé par une substance blanche si légère qu'elle 



.« 



DE >SJ|R1KACIB BT BF TOXIGOLOdIB. 4^7 

.ne fut coniplétem^t'déposée qu'au bout de vingt-quàtre 
: faeur^ ; ce qui tue £t penser que ce devait être du S0U9- 
earbonate dé. ma^ésie y qui , comme on sait , tient» plus 
fortement à Facile carbonique que le sous«carbonâte 4ie 
: chaux. La inattère-extiactive et le sulfate de chaux ^'étaient 
redissous dans l'eau distillée. 

. Lorsque j'eù& ce liquide oomplétement privé de sous- 
carbonates terreux, ^'Contenant les fajdrochlorate^ dans 
ies mêmes proportions qu'ils existent naturellement dafis 
Teau: commune, je pus enfin chercher si ceux-ci possé- 
daient par euxrmâmes la propriété, de décomposer Té- 
métique. i > . -, ■' .'\ 

Je pris donc la liqueur ci^dessus^ décantée avec soin, 
après qu'elle se fut éclaircie; j'y ajoutai trois grains, ^'émé- 
. tique y et je fis bouillir dix minutes ; elle ne se troubla nul- 
lement, et elle était encore très*'limpide!yingtequatre heures 
après. 

ï)onc les hydrodbloratés , :daiis les proportions qu'ils^ exis- 
tent n^ureltetnent dans les eaux potables, ne décomposait 
pasi'ém^ique^ j'eA.dirai autant du sulfate de chaux et de 
la matière>extraetive« • . . 

Xe conclus de. ces dernières expériences: : i^ queles sotr»- 
carbohates deich^ux et domagûésief tels qu'ils existentdans 
une eau commune potable, ont la propriété deidécosçposer 
l'émétiquë , et de précipiter l'oxide d'antinioine^ ei^ s'em- 
parant de l'acide tàrtarique qui lui était combiné, et' de 
former, avec le tartrate de potasse restant , un sel double 
assez soluble pour rester dissous; 

2°. Que toutes les eaux de source contenant toujours une 
plus ou moins grande quantité de carbonates terreux, doi- 
vent aussi toujours décomposer une plus ou moins grande 
quantité d'émétique ; 



3P. Que, lorsque Teau a bouilli (neqfdairt dix ipiiuitea, 

-«Ue 'Contient encore assex de sous^carboHate de magaésie 

en^oludon pour produire Iç'méme effet; «seulement qn'a* 

lors la décomposition ne se manifeste que quelques lionres 

japrès réballition. rajoute mémequ!eUe4[i*aurait pas Ueu si 

Ton n'élevait pas la température à oe degré; ce dont je fne 

•snis assuré en tenant un de ces mélanges à 5o degrés ^en- 

«dant. un temps assez long, sans 4redMr(|ùer aucun change» 

.-mâiKt, même le jour suivant ; je pensé que c est parce que 

J'attraction de la magnésie pour l'acide tsrtariqu» est moins 

gnaitde que celle de la chapK pour le n^me acide; 

4^. Que les hydrochlorates^ le sulfate de chaux et la 
matière eztractive, contenus dans une eau potable, sont 
sans- aucun effet. • ^ 

. Je puis aussi conclure de tout Tensemblè de ce travail, 
qu'flaijoard:h«i qu'il est reconnu que le tartrate de potasi^ 
et d'antimoine est toujours identique, quel que soit d*ajl-> 
leurs ile procédé par lequel on l'aura obtenu ; je puis eon- 
;€hif e ^ dis*je , que les anomalies \ très^Créquentes « qtt'on re- 
marque dans les effets de ce vomitif ne ^ i^nnent ni de sa 
qualité, qui est toujours la méme^ ni peutfétve de l'idîo- 
-ayserasiedu malade, > mais bien plus certainement dé la 
iknbiièce dont il aura: ^té administré; et je ne saurais trop 
engager lei médecins à ne l'adniinistrer qae dans l'eau dis- 
itillée, auand ils veulent Atre <3firtains de la.do^ qu'ils 
#fn|»ioiwt. .» . T . 



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DE PH^iEMMIB BT DX TOXIGOLOGIB. ' 4^9 

MÉMOIRE 

Sur la fabrication de V acide sulfurique^ et observations sur 
la Nx)tice de M. Kuhlmaxn , par MM. Paten «^Caetib&| 
fabricans <V acide sulfurique j etc. 

Extrait, 

Le numéro de juin dernier du Journal de Pharmacie 
contient une Notice de SI, le professeur Kuhlmann , publiée 
d'abord par la «ociété des sciences de Lille. Ce travail ne 
fiQu$ ayant pas paru è la hauteur des connaissances aux^ 
quelles nous sommes parvenus dans nos fabriques, nous 
avons cru devoir insérer ici un extrait de nos observations 
y r^la^ves, et Jb dçsci^iption abrégée des procédés que nous 

suivons actqelleipeat* ^ 

J^a qiiantité d'aoide sQlftarique à 66^^ que Ton peut obter 
nir, en fabrique > d'un quintal de soufre , dépend , en pre- 
mier lieu , de la proportion de soufra pur que renferme 
cette matière preipière; et la variation due, à cette cause est 
d'autant pltps s^$ible> que la perte causée par les substances 
étrangères est égale à environ trois fois leur p^ûds : ainsij^ 
liç soufire de dernière qualité, perdant lo à xi centièmes de 
plus que Je soufre de première sorte, causera une diminua 
tion de 3o à 33 kil. d'acide sulfurique par quintal métrique 
4^ ^OufriQ bril^lé^ 

D'ans l'exemple qui nous occupe, on se borne à supputer 
le rapport cherché d'après^les quantités de soufre Brûlé e^ 
de produit obtenu; tandis que, pour tirer une induction 
fi^acte de ççs relevés , il eut fallu noter, non pas la quantité 



4aO lOBItNÀIi DE OHIMIB MEDICALBy 

totale de soufre^ mais son équivalent en soufre pur^ détef- 
miné sur un échantillon commun par le moyen précité. 
Cela n'eût pas suffi encore: la même réduction eût dû être 
faite sur le salpêtre eipployé, et sur Tacide contenu dans la 
chambre à chaque inventaire ; c est-à-dire , qu'au lieu de 
porter en compte la proportion d*acide à 66^j que repré- 
sente sa densité, il eût été nécessaire d'en concentrer réel- 
lement une certaine quantité : c'est le moyen le plus simple 
et le plus sûr d'apprécier exactement la proportion d'acide 
vendable que pourra donner l'acide des chambres ; autre- 
ment, on commettrait des erreurs dues à la présence des 
g^az en solution et d'autres matières étrangères. 

M. Kuhlmann décrit sommairement , et tels qu'ils furent 
pratiqués dans i origine (1)9 les deux modes de fabrication 
en usage: l'un, dit eta vaisseau clos, à combustion întèrmit-. 
tente, etc.; l'autre, à courant d'air, à combustion conti- 
nue , etc. Il déduit quelques motifs de la pi^férence qu'il 
accorde à ce dernier , mais que des expériences continues et 
coinparatives en grand ne nous permettent pas d'admettre. 
Nous feroiks d'abord ressortir divers inconvénièns grayes, 
inhérens à ce procédé, auxquels M. Kuhlmann ^ne parait 
pas avoir songé; et nous ajouterons^ aux avantages qu'il ac- 
corde à l'autre , plusieurs résujitats'djécisifs en sa fîiyeUr. Afin 
de nous faire mieux comprendre^ nouéï indiquerons les.prin- 
cipales disposicions de l'appareil perfectionné, et du' mode 
•d'opérer en vase oloB , qui, sans! doute , ne sont pas venues à 
la connaissance de M. Kuhlmann. 

En opérant à vase clos , les patères , sortes de chaudières 

V 

(i) A cela près de la combustion dans t intérieur de la chamhrç, 
sur un autel, que tiôtis ne contiaissons pas, s"! toutefois Ton a touÎu 
indiquer ainsi Fancien procédé des cHarriots. 



DE PHARMAGIB ST DE TOXICOLOGIE. 4^ < 

à rebords peu élevés, dans lesquelles la combustion du 
soufre a lieu, doivent être chaufFées pendant tout le temps, 
de cette opération ; il ea résulte une forte consommation 
de houille. 

Le fond du patère, amolli p^r une haute température, 
s'abaisse sous son propre poids, et finit par s'entr'ouvrir ; il! 
se fend quelquefois à la première impression de la chaleur, 
ou par un refroidissement accidentel. ^ 

Cet accident détermine Técoulement du soufre dans le 
£«yer. Si Ton ne s*en aperçoit qu après plusieurs opérations, 
on a déjà éprouvé une perte importante, et on laggrave 
souvent en essayant de prolonger la durée du patère par des 
luis. 

Ces causes , ainsi que laltération de la couronne ( hausse 
cylindrique en fonte ) et des briques , forcent à démolir le 
fourneau, à enlever les fontes que Ton revend 12 à i3 fr. 
les 100 kil., et qu on. remplace par celles achetées. 4o à 
45 fr. L'intérêt des capitaux et la plupart des frais ne s ar- 
rêtent pas pendant le temps qu on passe à ces réparations et 
aux suivantes. ' 

Quelles que soient l'adresse , la bonne volonté et la vigi- 
lance des dfffix hommes qui se succèdent jour et nuit dans 
la conduite d une chambre à vase clos , la dilatation opérée 
dans les gat par la chaleur, et la contraction qui résulte de 
la liquéfaction d*une grande partie, .produisent , à chaque, 
opération, un gonflement des parois contre les charpentes , 
et ensuite, une traction sur les agrafes qui les retiennent. 
Ces deux effets sont quelquefois si considérables , malgré les 
soupapes hydrauliques et la bonde , dont l'ouverture se règle 
d'après les tubes indicateurs consultés par les ouvriers , que 
les bois font entendre de forts craquemens , et que des atta- 
ches sont violemment arrachées. On conçoit que la ductilité 



422 JOVKKkh 0S GAIMIS MfiDlGÀLB , ' 

du plomb est bientôt épuisée , et que de, nombreuses fis- 
sures s'y développent : les ^travaux de plomberie sont dotic 
fréquens et coûteux (i). 

Les fleurs de soufre ne constituent pas un inconvénient 
aussi grave que le pense M. Kuhlmann : au lieu d'adhérer si 
intimement à Facide^ qu'elles y semblent dissoutes, nous 
avons toujours observé qu elles se déposent presque en to- 
talité au fond de la chambre , au point que, lorsqu'on vide 
celle-ci^ on les y ramasse quelquefois à la pelle* Quant à 
l'acide qui les surnage ^ il peut bien en entraîner quelques 
parcelles dans le moment même où elles se précipitent; 
mais il faut que ce soit en proportion insensible, car des 
tuyaux très-longs et contournés, n'offrant qu'un passage de 
6 à 8 ligues de diamètre, n'en sont pas engorgés au bout de 
plusieurs années. Cet acide, soutiré en bouteilles, est lim* 
pide^ ce qui ne permet guère d'y supposer la présence du 
soufre. Enfin , nous concevrions difficilement que ce corps, 
nécessairement et dans tous les cas, en faible proportion , 
se sublimât dans l'acide concentré bouillant j mais nous pou- 
vons assurer ne l'avoir jamais remarqué dans aucune des 
parties des vases Histilla foires. 
' Les fleurs de soufre, recueillies dans le fond de la cham- 

(i) La soupape hydraulique, telle qu^elIe fut indiquée dans le 
Dictionnaire technologique y par un de nous, et munie d'un contre- 
poids , donne une issue auic vapeurs comprimées. Une soupape sem- 
blable , pratiquée à la partie inférieure de la chambre , et équilibrée 
par un balancier chargé, d'un contre-poids, permet la rentrée de 
Tair, quand la pression atmosphérique est plus forte que celle des 
gaz intérieurs. On conçoit, au reste, que Fadhérence du liquide 
aux rebords de ces soupapes , ainsi que Fexcédant de poids nécessaire 
a leur jeu , laissent à ces deux actions une influence t'rés-marquée 
sur les parois minces deli chambres. 



/ 



DE PHIAMACIE BT mS TOXICOLOGIE. 4^i 

bre^ ne dont pas perdues; on les épuise de l'acide qui les 
mouille, en les arrosant avec de l'eau sur un filtre en plomb; 
on les ëtend ensuite à l'air sur des planches assemblées pour 
les faire sécher; on les mêle avec le soufre brut, et elles se 
trouvent ainsi rentrer en chargement. 

Le danger d'avoir peu ou point d'acide sulfurique, lorff^ 
qu'on met de Veau pure dans la chambre > après qu'elle a 
été complètement vidée, fut signalé par l'un de nous dans le 
Dictionnaire technologique; mais le remède tout simple à ce 
mal y fut indiqué : il consiste à recouvrir tout le fond avec 
de l'acide faible (à 35^ environ). Si, de plus, on a le soin 
d'^hauffer préalablement les paroi» par une injection de 
^ vapeur, comme le même ouvrage le conseille, et de faire 
marcher de front 1^ dégagement de l'acide nitreux ou ni* 
trique, et la combustion du soufre, on n'éprouvera aucune 
pi^rte. 

M. KtiJiImann signale encore l'inconvénient d'obtenir de 
Facide coloré, et il l'attribue à la présence de l'acide sulfu- 
reux: nous ne saurions admettre cette influence de colora- 
tion , car en mêlant , à chaud comme à froid , ces acides forts 
ôtt affaiblis , mais purs, et surtout exempts de matières or- 
ganiques , ils ne se colorent nullement. Nous ne connaissons 
d'autres causes de la coloration de l'acide pendant la fabrica- 
tion , que ces matières et un excès d'acide nitreux. 

S'il n'est pas étonnant que le procédé à courant d'air, tel 
que le conçoit M. Ruhlmann , ait paru désavantageux^ il est 
probable que l'indication suivante des changemens qui na* 
guère y furent opérés^ en donnera une meilleure opinion. 

L'appareil entier se compose d'un four à combustion, d'un 
avant*corps,et de trois ou quatre chambres, dont les capa- 
cités différentes sont réunies par des tuyaux de communica- 
tion; les niveaux de leurs fonds sont graduellement plus 



4^4 JOtTENÂL DE CHIMIB uàplCÂhB , 

élevés , en sorte que le liquide qu'elles renferment puisse 
être introduit à volonté de la dernière dans Tavant-d^- 
nière, de celle-ci dans la seconde, puis dans la première, 
près de lavant-corps. 

On conçoit facilement que cette disposition permet d'en* 
tretenir l'acide de la première chambre à 48 ou 5o^ , tan- 
dis que dans la deuxième, il est de 38 à 4o^, et dans la 
troisième, à i5 ou i8^ Ici tombe la principale objection de 
M. Kuhlmann, car on voit que ce n'est pas en présence de 
l'eau ou d'acide très-affaibli, que les réactions entre les gaz 
s'opèrent. 

Au bout de la dernière chambre , un large tuyau se pro- 
longe en pente douce; on rétrécit à volonté son passage 
pour régler la combustion : -un jet continuel de vapeur d'eau 
y est lancé ; il détermine la condensation des dernières par- 
ties d'acide sulfurique. On ne voit sortir du tube vertical , 
Élisant office de cheminée , que le gaz deutoxide^ d'azote y 
en excès dans l'air épuisé, apparaissant en vapeurs rutilantes 
d'acide nitreux , au contact de l'air atmosphérique. 

Chaque jour on extrait de la première chambre une par- 
tie de l'acide destiné à la concentration; on la remplace par 
une quantité correspondante d'acide de la deui^ième cham- 
bre, qu'un syphon y fait écouler. 
, La seconde chambre reçoit, par le même moyen, l'acide 
de la troisième; enfin, on ajoute de l'eau dans celle<*ci, pour 
suppléer à la quantité insuffisante qu'y amène la vapeur. 

Un jet continuel de vapeur est également lancé dans cha- 
cune des autres diambres pour favoriser les réactions. 

Une fois la combustion en activité, il devient inutile 
d*entretenir le feu sous le patère; on ferme donc le cen- 
drier , et la température , développée par le soufre et en- 
tretenue par la masse du fourneau , suffit pour continuer la 
combustion. 



DE PRARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 4^^ 

On voh que cette manière d'opérer est fort simple. 
Quant à Imconvénient de la présence de Teau dans la pre- 
mière opération de chambres neuves^ ou dans une reprise 
de travail^ il serait très-grave; mais il est facile de Téviter , 
soit en réservant deTacide à So une quantité suffisante pour 
couvrir tout le fond de la première et de la deuxième 
chambré d'acide étendu à 35^; soit, à défaut d'acide, en 
laissant la chambre vide ^ et se J>ornant à humecter les pa* 
rois à l'aide d'une injection de vapeur. Dans œ cas, il faut 
porter la proportion du salpêtre à lâ où i3 pour loo du 
soufre employé , «puis la diminuer un peu chaque jour , 
jusqu'à ce que les opérations successives aient produit assez 
d'acide pour recouvrir le fond delà chambre : alors il suffit 
d'employer constamme»t 8 à 9 de salpêtre par 10^ de soufre 
à brûler. 

En résumé, voici les avantages que présénâ»4e mode ac- 
tuel de fabrication à courant continu : 

i^. A capacité égale des chambres, on peut brûler ufle 
quantité^ de soufre plus considérable de o,3& environ ; 

a^. On réalise une économie de 5o p. 100^ sur la m»Uk 
djoeuvre, et de 0,9 du combustible pour échauffer le^pà^ 
tère; 

3^. Les réparations de plomberie sont beaucoup moins 
fréquentes; 4 

4*** Le patète , échauffé d'une manière constante, et régu- 
lière^ dure très-long-temps; , .^ 

5% Les n^ligences des ouvriers iniuent , à la vérité^ sur 
le produit , mais ne peuvent contribuer à la dBtmoratioa 
d«s dmiabres. 

Au reste ^ la consommation en salpêtre, et le«produit eâ 
acide', relativement au soufre , sont les mêmesr qu'à vase 
€)o8. On peut également préparer ^ soit l'acide oxalique ; 4n 

IV. 29 



4^0 JOUm AL DB CHIMIE MEDICàLE ^ 

faisant usage d*acide nitrique y soit le sulfate de potasse, en 
se servant de salpêtre. 

Depuis la rédaction de l'article dont nous avons parlé^ 
le procédé dit en vase clos a été modifié ; on a reconnu par 
Texpérience que la production du gae uitreux au dehors de 
la chambre, obligeait souvent à un emploi de salpêtre beau- 
coup plus considérable que lorsqu'on dégageait ce ga^ dans 
riiTtérîéur au milieu de la flamme du soufre. 

Nous avons ent;ore remarqué qu'en produisant, l'a-» 
cide nitreuxj par la réaction de l'acide nitrique sur la 
méiftsse, la fêcule, le sucre de pomme de terre , etc. , con- 
somme une plus forte proportion d'actde nitrique relative- 
ment au sdnfre, que lorsqu'on emploie ce dernier acide 
direotemeHV.' Une partie de la différeitee peut bien être attri- 
buée à l'oxigène de l'acide nitrique enlevé immédiatement 
sur.rdcide sàAirenx ; mais la plus forte portion de l'écono- 
mie ne pouvant être due à cette cause j nous croyons de- 
vdlr l'attribuer à ce que, dans la manière usitée pour déga- 
ger l'aîcide «nitrique, la vapeur de cet acide ( toujours mêlée 
d^une petite quantité d'acide nitreux, en raisoiFdu fer et de 
quelques matières organiques) est à une température plus 
élevée, et qu'au moment où son contact avec l'acide sulfu» 
réttx lieconvertill totalement en acide iiitreux, puis^ en dèu- 
toxide d'azote, son volume étant plus considéi^abté, il se 
diMéttiifie miétft dans toutes lè^ parrties ; en sôttë que le mé- 
lange esï plus régulier entre lair et left- gas. Le dégagement 
dl» l'acide nitrique^ ev par suite d'aidé nitf«ttzj s'opère rà dé- 
eoiflposattC lé nitrati^ dé potas^ par l'acide svtfuriq^e cour- 
centrer dans une petite chaudière ^n fonte, plaetfiS iw lÉHiM 
èa toûlte en cimibtutioh j àé mahière à ëleyefr beaucbu^ la 
température de là réâcfiixm; 

Ce proiaëdé donne du sulftte de pôi&siH) tri^bldffc et attsii 



f 



DE PHARMACIE ET DE [tOXIGOLOGIE. 4^7 

pur que oelui àïtsuifaie d*eavb*fon»^ que Ton obtient dans 
la f^^ricaûon de laeîda-fiîtrique (i). - * 



\'%/%f%M^^^ ^>^^^ %^'««^/» %/K/% ^^/%^%.n^^^^^%j^ «^^ 



». 

De Vanaicm du Brome mr l^écenomie afUWiah, 

M. fiartbez, attaché à I*hôpital militaire dé la Garde- 
Royale , s'est liyré à tin grand nombre de recherches sur 
les effets du brome , de I*hydro * bromate de potasse , du 
dento-broroure de mercure et an cyanure de brome sur 
Féconomie animale. Ce médecin a bien voulu noîis com- 
intmiqtier son mémoire. Comme il 1i est point à hdrtre con- 
naissance qne personne avant lui ait tenté de pareils essais 
toxîcoldgiques, nous avons cru devoir faire an eittràit de 
son travail, qm se trouve d'ailleurs trop étendu pour être 
publié en entier dans notre journal. 

Pr^mere^. expérience, >; 

Trois gouttes de brome , dissoute^ ^^ns une once d eau 
distillée , furent injectées dans la veine jugulaire d'un chieii 
de moyenne taille. Une demi-minute après, l'4nimal éprouva 
de )a toux V une agitation considérable qui persista petidàht 
demi«- heure. La pupille était trèï^ dilatée, là t^espirâtioù 
gênée ^ lé pouls fréquent; le système nerveux ne paraissait 
'point'être Affecté. Ii*animal fit|^lusîeurs fois letoiir dePaïf/- 



(z) Plufûeurs détails tetAoiqms^ x^WiX 'pas dû trouver place ici ; 
les personnes qu'ils intéresseraient pourront les lire dans le nuipéro 
de juin dernier, des Annales de Findusirie , rédigées paT-MM. Bé* 
rard, Dumas, Payen et Molard. Paris, iS^zS, ehez Béchet jeUiie, li- 
ftiraSre; plaee Je rËooId-de^MédeciAe. 

29« 



4^8 lOURHAL DB CHIMIE MBOIGA.LK , 

phithéàtre sans montrer aucune inquiétude. Une heure 
après , tous les symptômes ayant di^aru, six autres gouttes 
de brome furent introduites dans la veine; les mêmes symp- 
tômes reparurent, et le^r durée fut de deux heures. Douze 
nouvelles gouttes, toujours en solution dans Teau distillée, 
furent injectées dans la même veine. Cette fois, la pupille 
fut beaucoup plus dilatée ; il y eut extension simultanée des 
membres pelviens et thoraciques , avec renversement de la 
tête et du tronc en arrière, suivi de lerection de la verge et 
de Texcrétion de matières fécales : l'animal mourut dans 
une secondç , comme frappé de la foudre. L'ouverture fut 
faite dix minutes après la mort de l'animal. Le cœur était 
volumineux, sans avdir diminué de densité; les deux 
oreillettes , ainsi que les deux vei\tricules, étaient remplis de 
sang coagulé; la veine-cave supérieure contenait de petits 
grumeaux de s^ng noirâtre; les poumons étaient gorgés de 
sang; on voyait, sûr l'estomac et les intestins, de petits 
cylindres sanguins de couleur noirâtre^ dont l'aspect et la 
grosseur ressemblaient à ceux du nitrate d'argent fondu. 

Deuxième expérience* 

Huit gouttes de brome en solution dans une once et 
demie d'eau distillée , furent injectées dans la veine jugulaire . 
d*un chien de taille moyenne; une minute après , l'agitation, 
l'accélération du pouls, la dilatation de la pupille^ l'excré- 
tion de l'urine en furent les suites : une heure après, le 
calme était rétabli. 

TroUuma expérience. 

Dix gouttes de brome ^n partie dissoutes et en partie 
suspendues dans une once et- demie d eau distillée , furent 
injectées dans la jugulaire d'un petit cliien. L'éternuem^t 



\ 



1 



DE MIARMÀCIB ET DE TOXICOLOGIE. 4^9 

qui survint produisit des mucosités écoiaeuses des fosses 
nasales; le pouh devint fréquent. Voulant se convaincre si 
le brome serait plus actif si on l'injectait sans en opérer la 
solution y M. Bartkez se Kvra à diverses expériences qui ne 
tardèrent pas à le- convaincre du contraire* Douze^, qninze 
et dix-sept gouttes de brome , mêlées seulement à une ou 
deux onces d'eau, injectées chez des chiens différens, 
aucun ne succomba à^cet empoisonnement., 

Quatrième expérience. 

Douze gouttes de br.^me dissoutes dans une ohce d*ea« 
tiède distillée , furent injectées dans la jugulaire d'unchien 
de moyenne taille. Une minute après , l'animal éprouva de 
la dyspnée, l'étemuement avec évacuation par les narines et 
la bouche de matières écumeuses ; la pupille était dilatée et 
la verge en érection. L'animal ne tarda pas à périr. Le len- 
demain l'animal fut çavertJ La rigidité cadavérique était 
considérable; les poumons étaient rosés et gorgés de sang 
en partie coagulé; le cœur avait sa densité naturelle^ sans 
augmentation de volume, quoique rempli de sang coagulé. 
L'estomac était rempli d'alimens; la membrane muqueuse ne 
présentait point de traces d'inflammation ; tous les autres 
organes étaient dans l'état naturel. 

Cinquième expérience^ 

Dix gouttes de brome en solution dans l'eau et injectées 
dans la jugulaire d'un petit chien , le firent tomber mort à 
l'instant y sans présenter aucun sympt6me nerveux. L'ouver* 
ture du cadavre offrit les altérations déjà signalées. 

Sixième expérience, ^ 

Huit gouttes de brome étendues daps deux onces d'eau 



43o lOVmMAM, »B CSUflX MU>IGAI»B, 

distillée : pmq oaimites «prèa, ▼oiiHS8ein«n$ ée matière écu- 
meufte mdlee à desâiwMînf , poith acoéléré, dyspoée^ lûaq 
heuree après ^ «alaie parfiiik Uoe septième expérience) au 
Bioyen de^ÎQgtf^Willes, a présenté , è pettde chose près» les 
mêmes 'péfotaits. 

Huitième expérience. 

Soixante^ gouttas ^ftirômfe étendues de deux oneesd'^au, 
furent introduites dans Testoroac vide d'un chien de moyenne 
taille: agitation, étemuen^ent, toux, pupille dilatée, re- 
«luément delà langue comme dans Texpérience n* "6; •cinq^ 
minutes après,- tomisseiiieiis de matières blanchètres ^écm- 
meuses , legènsmenk acides , aatts odeur de brâaw. Le aoîr , 
afi»ssement proioud. Le lendemain, l'animal paramotusez 
traiH|uille^ k respiration était libre :^ resita couché sur le 
"(entre et refosa les altinens. Le surlendemain , abattemeiit 
plus fort , respiration très-gênée; enfin il mouratie quatctèiue 
jour dans un état de faiblesse extrême, et «an^4i^oir mmii*> 
é aucun syniplome n^veusL. 



L'ourerture de ranimai wontra tes poumons « eé pitau s 
gorgés de mng) le cceur feme «t mm aucase ateéraiîon ; 
l'^itomac fortement oMCr^té^ et ooateiiailt environ deux 
onces d'un liquide noirâtre et muquettx; vers la régiau py- 
lorique, on distinguait de légères érosions qui étaient plus 
sensibles lorsqu'on plaçait l'estomac entre l'œil et la lumière; 
k mu'queuse était «nâammée , \e dnodétium «em^i de mu- 
cosités ^îaunAtres. 

Une neuvième ><sxpérieRce^ au moyen de quaoaiUe gouttes 
de brdmjsinjeejtéesdans l'^lomac d'ua^ien^pelitelaiUe: 
Vanimal mourut le cinquième jour^ sans aucun symptôme 
nerveux. L'ouverture, faite le lendemain, montra les pou- 
mous goi|;és de sang, le>Gœnr daiK i'^kat naturcd^ reatomac 



DE PHAaMACUS BT X^M TOXICOI.OfiIB« 4^2 

racorBÎ , avec des pointes bleuâtres à rextériettr ; la mur 
queuse était contractée sur elle-méine , ^ présentait des ul* 
cérations ovales dun gris cendré et entourées .d'une ligne 
blanche ; on distinguait vers le pylore des taches noires lui- 
santes, qui, enlevées y laissaient voir un ulcère gangreneux 
4 leur place. Les deux tiers des intestins supérieurs grêles 
étaient fortement enflaminés. 

Les aeuvîème et dixième expériences sont une confirma- 
lion des précédentes. La onzième a eu lieu au moyen de 
quarante gouttes de brome dans cinq onces .d'infusieo (de 
café , qui furent injectées dans l'estomac d'un chien de 
moyenne taille : il mourut le sixième jour. 

DouzCenie expérience. 

Après avoir pratiqué un trou dao^ l'œsophage d'i|ii chifvn 
de mpyenne .taille , on y injecta neuf gouttes dehrAme. Sou* 
dain , efforts pour vomir, cris plaintifs, issue par ,çet^.9M- 
.vQTture, qui n'avait pas été assez bien liée, de matières 
Plantes jaunâtres. Deux heures après , il ne restait qu'un 
•grnnd état d'abattement. Le lendemain, dix-huit nojUyeUes 
gouttes de brome ayant été injectées par ceite ouv^ture, 
lies sympfi&mes précités reparurent avec plus .d'jun^en^ité; 
l'abattement fut à son. comble, en l'animal mouirutau bmt 
de quarante*huit heures. Ouvert deux heures après , ]es pou- 
mons étaienUrciépitans, mous et rosés, l'estomac. oontr/iclé 
sur lui-même et rapfnroché dn diaphragme : il contenait 
idanx onces de liquide noirâtre; la muqueuse était jtrè^-ra- 
mg^tie, etformait des plis trèsisalUans d'un r9uge foncé; vers 
la portÎQn pylorique, pn voyait ides ^ulcères .grisâtres \ le 
^dUQdénMm et le tiers iHipérîeur du Jyunum paitticipaient à 
iOette inflammation. 
• .Vingt igouttes de brome ont été injectées par une ontver- 



43'a JOVKHAL I>B CHIMIE MXOICALB , 

ture dans l'œsophage : mêmes symptômes ; l'animal est mort 
du troisième au quatrième jour. Tandis que, chez un autre 
chien, trente gouttes ainsi injectées n'ont pu déterminer la 
mort; douze gouttes dans une once et demie d'eau, injec- 
tées le lendemain dans la jugulaire, il ne tarda pas d*expirer. 
Enfin une antre expérience* a eu lieu en injectant dans l'es* 
tbmac d'un chien de moyenne taille cinquante gouttes de 
brome : vomissement cinq minutes après; poub petit, res- 
piration pénible. Le surlendemain, l'animal était complète* 
ment rétabli. 

Il résulte des expériences tentées par M. Barthez : 

1**. Que le brome, parfaitement dissous dans Teau dis- 
tillée, et injecté dans les veines, détermine la mort à la dose 
de dix à douze gouttes, en coagulant le sang, sans nulle- 
ment affecter le système nerveux f 

a<>. Qi/introâ|iit dans l'estomac vide, dont on a lié ensuite 
l'œsophage, il détermine la mort dans trclis ou quatre jours; 
tandis que, si l'estomac est plein d'alimens, ce corps se con- 
vertit en acide hydro-bfomique, dont les effets toxiques 
sont infiniment moins énergiques. Si l'on ne lie pas l'œso- 
ph|tge, il faut de cinquante à soixante gouttes pour déter- 
miner la mort, encore faut*il qu'il tie soit pas rejeté peu de 
temps après son introduction dans l'économie animale; 

3«. Que le i^ij^e, pris dans ude infusion de ca£é, et avalé 
avant qu'il ait eu* le temps de se convertir «n acide bro* 
mique, peut faire périr également l'animal; 

4^. Que le brome, introduit dans l'estomac d'un chien à 
la dose de cinquante à soixante gouttes, détermine la mort 
s'il ne survient pas bientôt après des vomissemens; 

&*. Qu'il a une très-grande analogie d'action avec l'iode, 
et que, par <H)nséqu^t , il doit être placé à côté de lui dans 
l'échelle des poisons irritans, j0LiA«FoivTJB2fBi»i.Ea 



w 



DE PHÀRMACIB ST DE 'TOXICOLOGIE. 4^3 

Effet du cyanure de brome sur Véconùmie animale^ 

Nous avons déjà fait connaître une partie du trayail de 
M. Barthez sur les effets toxiques du brome; nous allons 
maintenant extraire de son mémoire les expériences qu'il a 
entreprises au moyen du cyanure de brâmeK 

C'est en faisant agir le brome sur le cyanure de mercure 
que M. Sérullas obtient le cyanure de brome ; ce dernier lui 
a reconnu des effets délétères très-prononcés , que M. Bar- 
thez a confirniés par les expériences suivantes : 

Première expérience. 

Un grain de cyanure de Jérôme dissous dans Feau a été 
injecté dans Testomac vide dun chien> de petite taille : une 
minute après, vomissemens de matières écumeuses, mouve- 
mens convulsifs des membres, pupille dilatée, tête portée 
en arrière, déjection de matières fécales; dix minutes après, 
le calme est survenu , et le lendemain Fanimal a mangé 
avec appétit. 

Deuxième expérience 

Ua demi-grain de cyanure de brome introduit dans Tes- 
tomac dun lapin : à peine la sonde fiit - elle retirée qu il 
expira, après un seul mouvement convulsîf* M. Sérullas 
avait déjà obtenu le même résultat. L'ouverture de l'animal 
n'offrit aucune lésion sensible. 

Troisième expérience. 

Cinq grains de cyanure de brome furent injectés dans 
l'estomac d'un chien de moyenne taille : bientôt cris aigus, 
mouvemens convulsifs, dilatation de la pupille et fixité des 
yeux , suivis d excrétion de matières fécales; issue par h 



/ 

É 

434 YOnENAL DB CHIMIB MÉl>IGikI«B , 

bouche d'une écume sanguinolente ^ contorsion de la téte^ 
respiration pénible, et mort trois heures après. L'ouverture 
de l'animal ayant eu lieu le lendemain, on trouva restomac 
fortement contracté, la muqueuse marbrée de rouge, les 
poumons orépitans, gorgés de sang et ecchymoses ; le oceur, 
la moelie épinière et le cerveau n'offraient aucaBe altéra- 
tion dans leur substance propre ; l'enveloppe séreuse de la 
moelle était seulement injectée. 

* Quatrième eàpérience. 

Six grains de cyanure de brome, dissous dans demi-onœ 
d'eau, furent injectés dans la partie interne des cuisses d'un 
chien de moyenne taille : au bout de cinq minutes, les 
membres abdonûnaux s'eml>arrassèrent, et la paralysie com- 
plète ne tarda pas à avoir lieu ; les membres thoracifoes 
conservaient «ncore toute leur intégrité, mais %ls ne tsa^ 
dèrenit pas à être également frappés de paralysie; la pupille 
était dilatée, les yeux ouverts et fixes, les mouv^menscon- 
VMlsife : il y eut une évacuation de matières décales. Au bout 
de dix minutes, l'animal était seulement dans un étut d'al^ 
faissement; le lendemain, il était triste et refusait les ali- 
mens. Nous le.tuàipes^dip M* Sartre?;, ejc Foot^h^^^* ^^^ 
poumpns étaiejnt cr^pitans , ro^és ,et non eochjniosé^,; I0 
cœur n'offrait aucunie altération manifeste. Huit grains 4^ 
ce qyanure, introduite dans le tis^H cellulaire du cou 4 u>^ 
autre chien, développèrent les mêmes sjjpptônies,,et nan,U 
mort, tandis que deux grains de ce même cyanure^ injectes 
dans la jugulsdre d'un chien de moyenne taille, détermi- 
nèrent h mort di^-huijt .h^res après , avfM: }^$ .$jxajp%^^ 
précités. L'ou^y^ture lep ^y«^l^t .été ia^ité vifigtrquatre he^T^ 
après, ks^poMffipns ^tai^nj^cripit^ins jefeçcbym 
.^fkm ijm^ Iqs^fîavMié* .iu>j8.cpuI(eu;rcrovgfe fopoç^îjl est<^^ 
était légèrement enflammé. 



r 



t 



DB PHARMACIE BT DS TOXieOLOGIB. 4SS 

M. Baitfaez conclut de ces Êiits : 

1^. Que le cyanure de brdme doit étxe, rangé) eomme le 
cyanure d'iode, parmi le» poisons navcodoo-àcres ç 

^^. Quinjeeté dans le tissu cellulaire , à la dose de cinq à 
huit grains^ il produit des symptômes nortels, sans que la 
mort en sôit cependant la soite ; 

3^ Qu'introduit dans l'-estomac des-chiei^y il ne déter- 
mine I9 mort qu'à la dose de quatrç à.râiq grains, et que 
cette dose est infiniment moindre pour tuer un lapin , tomes 
etioses égales d*aiU«mns. Julia-Fonxbhsijub. 



NOTE 

Sur rtÊtcénémUan des côtes d^ tabac et l'êmpieidfi Imrsprà-- 

diUts. 

Afin de prévenir la fabrication de tabacs de qualité înfé» 
rieure , et le tort «fni'^n résulterait pour les oonsomiAateurs 
et le &c, l'administration des manuJFaciures royales fit dé*> 
truire par le feu lesrésidus de ees manipulations au 6aar et à 
mêsttte qu'ils se prodmMvent. 

Les ifétes "de tabac y imâoérëeS' dans un fiour où la ooMbias^ 
cion élàk isKdomplète en ram» des ûrop grandes ^uftittiibœ 
dont <m Tàtimentàit etde l'^rboiidanoede la vapeur «d'^esm, des 
sels îammonîftëaux, 'ècc, développaient une fumée épaisse, 
opaque, blânchfttre, fortement empreinte del'odeorarqma^ 
tique "dti i^bac mfliée â «el4e -Ats iïiûles {gH(0|fé»ées jdfs 
substances 'organiques. 

dette frunéepesame, retlfermani'!beaacoiip de parties in- 
cdndtBSàflAes , esft ^è^j^oommode àms les environs du four 



^ 



438 JOUE9ÀL DBCRIMIB MBBIGALB, 

lorsque le temps est calme. Elle conserve encore son in- 
fluence désagréable à proximité, lorsque le vent souffle plus 
ou moins fort, et s'étend ainsi dans une seule direction ji^^s- 
qu*à un quart de lieue de distance, en diminuant peu à peu 
d'intensité. Cette fumée transporte k i5o> ou 200 mètres des 
particules charbonnéés, de la cendré légère qui nuisent aux 
étendages des linges, toile, colIe*forte^ amidon, etc. 

A deux cents pas* de. son issue, elle est encore presque 
suffocante* 

Au reste, soit en raison de l'inconstance des yents, soit 
par la masse 4l'air qui la divise, cette incommode vapeur 
paraît jouir d'une innocuité complète sur les animaux et 
les végétaux. En effet, des enfans, des femmes, des hommes 
inaccoutumés à la respirer, et dont les logemens n'étaient 
séparés d'un four dans lequel on. brûlait jusqu'à .... kilo- 
grammes de côtes par mois , que par une distante de 80 à 
100 mètres, et qui fréquentaient journellement les environs^, 
plus rapprochés , n'en ont pas souffert d'indisposition sen-v 
sible. 

Parmi les moyens les plus pui^sans d'amoindrir les inconr 
véniens de l'incinération des côtes de tabac, un système 
simple de condensation m'a donné les meilleurs résultats. 

Essayé en grand , l'année dernière , sur 90 balles pesant 
ensemble environ 2700 kilo, lentement charbonnées spon« 
tanément^ puis incinérées dans un four à tirage continu^ 
analogue aux fours à carboniser ,1e bois, il a donné i5o ki- 
logrammes d'un liquide distillé Çper descensum)^ coloré en 
brun, présentant une odeur forte et un peu empyreunia-^ 
tique de tabac; son goût était excessivement acre : un grand 
excis de sous-carbonate d'ammoniaque y dominait.. 

Les cendres restées dans le four, lessivées, ont fourni une 
solution saline; celle-ci fut traitée par évaporalîon , préci<« 



DE 'PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 4^7 

pitation des quatre cinquièmes des sels dissous, et desséche* 
ment à part du dernier cinquième; le sel précipité, lavé pour 
en séparer la plus grande partie de Talcali libre, m'a paru 
très-convenable pour remplacer économiquement le sel 
Qiarin employé dans la préparation du tabac. 

En le faisant dissoudre dans le liquide distillé ei-dessus , 
étendu de son poids d*eau, et appliquant cette saumure au 
travail des feuilles de qualité inférieure, on a obtenu un 
tabac ayant plus de montant que par les dosages ordinaires. 

Le sel provenant de la dessiccation des eaux-mères mar- 
quait quinze degrés alcali-métriques : il pouvait convenir 
aux verriers, salpétriers, fabricans dalun, etc. 

Quant à la composition |}e ces sels, je Tai conclue avec 
une approximation suffisante, pour cet objet, de l'analyse 
que j'en avais faite et publiée, en indiquant leurs emplois 
économiques, dans le n^ .... de ... . 1826 des AnrCales 
de Vindmtrie (i), auxquelles je renverrai pour de.plus amples 
détails. V 

Peut-être les faits que je viens de citer eontribuerbnt-ils 
à faire disparaître les inconvéniens de l'incinération des 
côtes de tabac. Des savans , aux investigations desquels rien 
n échappe, s'occupent de cette intéressante question; aussi 
lie puis-jé avoit d*aittre but, en leur communiquant ces ré- 
sultats , que d'épargnfei'une partie du temps précieux qu'ils 
auraient consacré ^ux mêmes expériences. 



i, 



\ VAB^TfS. 
Asphyxie par submersion. 



i 



Les dernières expériences de M. OrfiU ne permettent plus 
(i) Chez Béchet jeane, libraire, place de rËcol(>de-Médecine. 



438 ^omnÉOé BB cmaB mbdicals, 

d'éleTer le moindre doute sur la possibilité de foire pénétrer 
l'eau dans les dernières ramificaUons bronchiques des ca- 
daTrea. Ayant plongé le eadavre d'an homme adulte» mort 
depuis trente^ix heures y dans une grande baignoire remplie 
d'eau, dans laquelle on avait préalablement délayé, huit 
livres dechafbon animal, M» Orfila s'est aisuré qu'après vta 
séjour de six heures et demie dans une position horizontale 
et sur le dos y Feau boueu$e avait pénétré jusque dans les 
démûrâs rami/icatio9^ bronchiques > puUqu'en incisant une 
partie quelconque des poumons,, et en pressant légèrement, 
on faisait ^rtir une quantité notable de cette eau. L'estomac 
n'en contenait pas un atome. Deux autres expériences ayant 
été faites avec deux cadavres humains , dont l'un n'est resté 
dans le bain coloré qu'une demi-heure, et l'autre trois-quarts 
d'heure, les résultats ont été les mêmes, si ce n'est que le 
liquide boueux n'avait pénétré que jusqu'à la. division de$ 
bronches. Ces cadavres appartenaient à des individus^ qni 
étaient morts depuis deux jours. Ces faits conduisent à des 
conséquences importantes, savoir : i^ que la présence de 
l'eau ou d'un liquide boueux dans les bronches et mâme 
idanà les dernières ramifications bronchiques dea poumons, 
ne prouve pas que la submersion ait ep heu du vivant de 
l'individu, comme l'ont avancé à tort plqsieura auteurs de 
ihédecinje légale; a^ que te liquide dont il s'agit* ne, pene-^ 
trant pas dans l'eslomâo après la mon,/»a pnijsiinQe.d^m cf; 
viscère peut faire croire que l'individu a été submergé vi- 
vant, pourvu qu'il ^it avéré que ce liquide n'a pas été avalé 
a\antla submersion ni injecté^^rès la^nort. 

I 



•» < 



•{•■ 



y\. •j> ■ '} 



DB PRÀRMAGIB Bt AB '^OXtMLOCIB. 4^9 

Formule d^une préparation pour combattre tépaississement 

de la cornée* 

Oxide rouge de mercure. • demi-gros. 

Agaric blanc demi-gros. 

Sucre blanc. une once. 

/ Faites une poudre très-fine : on en insu^e une petite 
quantité chaque jour dans Toeil. 



■rfiiM 



Formule de M. Groeffe pour obtenir une préparation propre 
a détruire les callosités qui accompagnent les .fistules. 

Perchlorure de mercure. ..... deux gros. 

Gomme arabique vingt-quatre grains. 

Eau diftCillée. ; . • < . • tingt-quatre gnain^ 

Fftitefl selon Tare ûh nlëkinge qU on Appliqua stkt \m êsi)k>-^ 
skési 



fc 1^ ■ ■ 1 1 1 



1, ^|/,!y-. ^ 

Sur la reduétion du sulfure d^ arsenic dans les recherches 

médicorlégaies. 

- ■ ■ ■ ) ^ ' ' 

M. Hèrzéliûs indiqué Lé m6]^en suivant comme l^un deii 
ïtfeilfeeûrà j^èuf reconnaître lès plils petiteis quisntites de ce 
IJietai côritéhUés dans lé précipité qù on obtient a laiâé de 
fâ'élc^è lîydrosïïiforique et dés by^rosul^ates. . . ' . 

Ûh introduit ïé pi^cipitë dans un tuibe'dé verre fêrnvè 
pâkiin boùt'i ëi au Xîâtîbre q uiié forte plume 4 écrire, et pe 
Yàf'ldilgtleùf âë quatre a cinq pouces ; 6h chaufFelettibeilâ 
îam^e àTâlcôbl, en tenant lé tuB^ placé obliquement au- 
a^ïétU <Ié là subsl^cè qu'on veut réduire, et que la Vapeur 



44o JOURH AL DB CHUIIB MÉOICALS , 

de sulfure d'arsenic soit obligée de passer sur ce point. Si la 
Tapeur passe assez lentement dans Tendroit chauffé , elle est 
complètement décomposée. L*acide sulfureux produit se 
dégage, et Tacide arsénieux se dépose sur les parois du 
tube. On étire ensuite le tube après Favoir chauffé; on pousse 
lacide arsénieux dans la portion étirée; on fait ensuite , à 
Taide de la chaleur, passer Tacide arsénieux en vapeur sur 
un charbon -ardent qui dopne lieu à la réduction, selon 
M. Berzélius. La poudre de charbon convient moins que le 
charbon entier , cette poudre se dispersant par la chaleur. 

A. Chsvallisb. 



De taction du vin de semences de colchique d'automne 

sur Vurine. 

M. Chelius, à qui Ton doit ces recherches qu*il a pu- 
bliées dans les annales cliniques de Heidelberg, a recon- 
nu, avec beaucoup d'autres médecins, les bons effets du 
vin des grames de colchique d'automne contre le rhu- 
I matisme et la goutte tant aigùé que chronique, prudem- 
ment administré en doses d'abord de ao à 3o gouttes , 
matin et soir, dans un demi- verre d'eau, et augmentant 
graduellement la dose jusqu'à une cuillerée à café. Mais, 
une remarque qui est propre au professeur Çhelius, c*est 
l'action de ce vin sur l'urine, et sod influence sur la 
formation de l'acide urique. Voici le résultat de l'examen 
de 1 urine d'un malade atteint de gonflement arthritique 
de plusieurs articulations, surtout des genoux. Ayant qu'il 
fît: usage de ce vin , la quantité d'acide ùriqije libre ou 
combine avec l'ammoniaque se portait à. ...••. «0^069 
Au quatrième jour del'emploi de ce vin , ell^ ^tait de. 0,076 



D£ PHARMACIE BT.DB TOXICOLOGIE. 44^ 

^ Au huitième jour, de ..•;.. i v w 0,091 

Au .douzième jour , de. ^ 0,1 la 

^. Ghelius répéta cette opération sur Turine de plusieurs 
autres goutteux qui se trouvaient dans les mêmes cir- 
constances : il annonce avoir obtenu des résultats sem- 
blables. Il est à regretter qu il n'ait pas donné une analyse 
complète de rurine, pour reconnaître s'il existait aussi 
des variations dans les proportions de Furée. 

J.F. 



k%^^% -xj%j'^-mjm/% ^lLyV<^*%/%/%'%./%i^ "%/%/% ^"^^^11/%/^ *%/%/% 



S0CIETE3 SAVANTES. 

m 

Institut. 

Séance dw lundi ù& juillet 1828. M; Arago avait annomié^ 
dans la précédente séance, de la part de M. Delarive, de 
Genève, le fait important observé par ce physicien, que 
laction électrique produite par les élémeris d*une>pile Vol- 
taïque^ cesse complètement lorsque qes élémens sont placés 
dans Tadde ou dans un gaz, sans action chimique su,r 
etfx. 

La section de médecine avait rangé les candidats à la 
pljtce vacante dans son sein par le décès de M. Chaussier^ 
en deux séries : Tune de médecins physiologistes j Tautre de 
médecins praticiens. Médecins physiologistes: i^. M. Serres ^ 
2^. M. Edwards; 3*^. M. Ségalas. Médecins praticiens: 
i^. MM. Desgenettes , Double , Aliber t , ex œquo ; %^. M. Ros« 
fôn ; 3^. M. BailLy. M. Serres fut élu^ et^ dans la dernière 
séance, lAcadémie reçut lapprobation du Roi poyùr cette ^ 
élecûon.. 

^iv. 3o 



/ 



44^ XOUaNÀL DB CHIMIB MÉOICALB, 

M. Broiigniarl donne connaissance d'une lettre de M. Jules 
Delanoue ; celui-ci annonce qu'il vient de reconnaître dans 
la grotte de Miremont, département de la Dordogne, des 
ossemens fossiles , semblables, en général, à ceux qu*on 
a trouvés datas des grottes d'Allemagne , d'Angleterre , et 
dernièrement dans plusieurs grottes ou cavernes de France. 

La cavetue, très-spacieuse , est ouverte dans un terrain qui 
parait appartenir à la craie, ou aux terrains intermédiaires 
entre la craie et le calcaire jurassique. Elle est beaucoup 
plus vaste que ne l'indique le plan inséré dans les annales 
des mines. Toutes les galeries se terminent par une multi* 
tude de ramifications étroites et ba^es, qu'on peut assimiler 
aux sources et ruisseaux qui alimentent une rivière. Ce sont 
ces parties qui ont fourni à M* Delanoue le plus d'ossemens. 
Le sol vierge est argileux ; cette argile est rouge, tenace, 
et renferme des fragmens de silex et de coquilles. On ne 
trouve d ossemens ni dans le limon bl^nc, ni dans les terres 
qui résultent de Téboulement des parois, mais seulement dans 
' l'argile rouge. Les ossemens s'y présentent jusqu'à la surface; 
ils 7 sont alors friables et brisés. Ce sont principalement 
des dents et des os que M. Delanoue croit pouvoir rapport- 
ter à l'ours à front bombé , dont les dépouilles fossiles se 
v^ trouvent à Iserlohn et dans d'autres Cavernes d'Allemagne. 

M. Sérultas lit un Mémoire sur un nouveau composé de 
chlore et de cyanogène, auquel il a donné le nom de per- 
chlorure de cyanogène, et dont il dépose des échantillons 
en cristaux aiguillés. 

M. Dutrochetlit une note sur le défrichement des bruyè** 
res appelées laGatine, dans le département de ki Vienne | 
bruyères dans lesquelles le Gouvernement avait établi ^ en 
1773^ une colonie de Français émigrés de TArcAdie, pro- 
vince de l'Amérique septentrionale ^ cédée aux Anglais. 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIF. 44^ 

M. Villol lit un Mémoire relatif à la durée des généra^ 
lions viriles dans la Tille de Paris pendant le dix -huitième 
siècle. 

' L'auteur expose la méthode qu*il a suivie pour recher- 
dier quelle a été, à Paris, dans le dix*huitième siècle, la du- 
rée moyenne des générations viriles; c'est-à-dire quelle a i 
été la valeur moyenne de l'intervalle du temps écoulé depuis \ 
la naissance d'un père jusqu'à la naissance d'un de ses fils. -i 

in. Villot a réuni, i** 4^^ observations, desquelles il ré- 
sulte qu'à Paris, pendant le dix-huitième siècle , au moment 
du mariage , l'âge moyen d'un homme a été de vingt-neuf 
ans soixante-huit centièmes , et celui d'une femme , vingt- , 
quatre ans soixante-douze centièmes , et qu'ainsi la diffé- 
renée d'ftge entre les deux contractans a été , terme moyen ^ 
de quatre années quatre-vingt-seize centièmes, ou très-près 
de dnq ans. 

M. Gaonal lit un second Mémoire sur l'emploi du chlone 
dans le traitement de la phthisie pulmonaire. 
. L'auteui* se plaint vivement des procédés de plmieurs 
médecins envers lui; il insiste sur les précautions à employer, 
quand on suit sa méthode, pour éviter toute espèce d'ac- 
cident, n blâme la méthode proposée par M. le docteur 
Bourgeois^ médecin à Saint-Denis, qui, ayant remarqué 
que les phthysiqtiet se guérissaient dans les ateliers de 
blanchiment, a pensé que ces guérisons étaient dues au 
chlore répandu dans l'atmosphère des ateliers. Ce médecin , 
suivant M. Gannal y serait tombé dans une erreur grave 
en proposant de disposer un local de façon à y faire arriver 
continuellement du chlore gazeux, et tenir les maladies 
dans cette atmosphère. Il faudrait, dans ce cas, remplir 
l'appartement de vapeur aqueuse avant d'y faire arriver le' 
chlore ; mais cette vapeur d'eau mêlée a^ chlore serait dé- 

3o. 



444 JOUEI^AL DE CHIMIB MEOICALB , 

composée par Taction de la lumière, et donnerait lieu à la 
formation d'acide hydrochlorique , dont leffet est assuré- 
ment bien différent de celui du chlore. 

M. Thénard présente à TAcadémie une substance qui lui 
a été communiquée par M. le ministre des affaires étran- 
gères. 

Cette substance a été adressée au ministre comme étant 
tombée du ciel en Perse au commencement de cette année ; 
elle se trouvait en si grande abondance, que le sol, dans une 
grande étendue, en fut tout à coup entièrement couvert. Dans 
qudques localités, il y en avait jusqu'à cinq ou six pouces 
de hauteur. Les troupeaux, et en particuli^ les moutons, 
ont pu se nourrir abondamment de cette singulière produc* 
tion. On en a fait du pain, qui a pu servir à la nourriture 
4e l'homme. Tels sont les renseignemens fournis. à notre 
consul en Perse, par un général russe, témoin oculaire. 
91. Thénard, ayant présenté les échantillons à 1VI«, Desfon- 
taines, ce sayant les a reconnus pour être une espèce de 
lichen décrit par les -botanistes. Ces lichens qui se trouvent, 
h ce qu'il parait, en très*grande abondance, adhérant^aùx 
rochers, auront été transportés par les vents dans les loca- 
lités où l'on a observé leur subite apparition. Un phéno- 
mène analogue avait déjà été remarqué en i8a4 dans les 
mêmes régions de la Perse. * '■ 

U est donné lecture d'un Mémoire de M. le docteur Ver- 
nière, relatif à des procédés thérapeutiques très-simples, et 
applicables à tous les cas d'empoisonnement. 

L'auteur commence par rappeler les expériences dans 
lesquelles M. Magendie est parvenu à. suspendre entière- 
ment l'absorption sur un chien, en . déterminant uneplé- 
* thore artificielle à l'aide d'une abondante effusion d'eau tiède 
dans les veines. 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 44^ 

P^itant de ce fait capital , lauteur fit l'expérience suivante : 
Après avoir mis trois grains d'extrait alcoolique de noix 
▼omique sur une plaie faite à la, patte d un jeUne chien, il 
plaça une ligature au-dessus de l'articulation humëro-cubi- 
taie du membre ' empoisonné. U injecta lentement par la 
veine jugulaire- autant d'eau que l'animal put en supporter 
sans beaucoup souflrir, ouvrit ensuite, au-dessus de la liga-- 
ture, la veine du membre empoisonné, et, après avoir rer 
cueilli quelques onces de sang, les injecta dans la veine ju- 
gulaire d'un autre chien. Ce chien mourut à l'instant dans 
des convulsions tétaniques. Cependant la plaie du premier 
chien ayant été soigneusement nétoyée, il en fit opuler un peu 
de sang, et l'animal fa$ reâdu à la liberté : il ne donna au- 
cun signe d'empoisonnement. 

D'après cette expérience qui paraissait déeisire à M. Ver- 
nière, le moyen thérapeutique qu'elle indiquait devait lire 
très-efficace"; mais ce moyen présentait dans la pratique un 
inconyénient grave : la nécessité d'infuser de Tean dans les 
veines. Cette àffusion, v l'auteur croit pouvoir 'l'éviter; il 
pense qu'on peut y suppléer en produisant dans le membre 
empoisonné une pléthore locale. Rien n'est plus aisé que de 
produire cette dernière à l'aide d'une ligature médiocrement 
serrée. Cette ligature appliquée , il suffiisa d'ouvrir une des 
principale» veines de la «fiartie engorgée^ pour détiern^iiner 
l^écoulenient du sang chargé du principe vénéneux. 

L'auteur cite deux expériences à l'appui de son idée :• 

Dans l'une , trois grains d'extrait alcoolique de noix vo- 
mique sont étendues sur une plaie faite à la joue droite d'un 
chien de petite taille. Après une application de six minutes , 
pendant^ lesquelles l'expérimentateur tient les deux jugu- 
laires comprimées avec ses deux pouces , celle du côté em- 
poisonné , mise à nu y est largement ouverte d'un coup de 



4*46 JOURlTAL DS CHIMIE M£OICAI<B, 

lancette ; ]e sang coule avec abondance > el l'animal , remis 
sur ses pattes, n éprouve plus qu «n peu de faiblesse. 

Dans l'autre expérience, l'auteur enfoaça sous la peau 
qui recouvrait Ja hte dorsale de la patle antérieure .droite 
d'un jeune chien , trois grains du mâme extrait alcoolique. 
Le membre fut au même instant entouré d'une forte liga-^ 
ture; après cinq minutes d'application, le poison enlevé 
par des lotions répétées , et la plaie rendue bien nette , on 
détache hi ligature ^ et l'anioisil f remis sur ses pattes , se 
promène paisiblement : mais bientôt il est saisi de convuU 
sions tétaniques d'une violence extrême. Une Jarge saignée 
de la jugulaire est pratiquée à l'instant même ; le sang coule 
abondamment, et, au bout d'ufte demi-minute, les con- 
vulsions s'arrêtent. L'animal, rendu à la liberté, se pro-^ 
mène comme devant^ seulement, de temps en temps en-i 
cote , il fait entendre quelques inspirations râlantes, qui ces- 
sent presque aussitôt. L'auteur pense qiie , dans cette espé« 
rience , la ligature ayant été trop serrée , l'artère avait été 
comprimée avec la veine , de sorte que la pléthore A'avait pi^ 
se produire. > 

De cette expérience^ ]^ Yernière conclut : i**. l'i-? 
nutilité d'une Ugature trop fortement serrée; a^. qu'alora 
même que le poison a pénétré fort avant, dans le torrent 
de la circulation , le mal n'est pa&«au-dessus des ressources, 
de l'art^ et qu'il est possible^ au moyen de larges et abon- 
dantes saignées générales, d'atteindre, la substance vénér 
iicfuse , et delà chasser de l'organisme. 

« Oir conçoit en effet, et l'expérience le prouve, que si la 
» saignée est pratiquée de bonne heure , lorsque le poison 

V est encore contenu dans les grosses veines, le poumon et 
» le cœur; <fn conçoit , dis-je, que si Ton ouvre au sang .des 

m 

V Y([xies larges et faciles en incisant dç grosses veines ^ 4 



DB l^HAllMAOIB BT DE TOXIC(HiOG|S. 44? 

» passe de préférence par le chemin où il trouve moins de 
» résistance, et que, par conséquent , la portion destiné^ 
9 auK autres organes doit diminuer dans la proportion du 
» sang qui passe par les veines ouvertes. 

» Jusqu'à ce jour , le traitement de tous les cas d'einpoi- 
» sonnement se borniiit presse exclusivement à enlever le 
» pçison d^ ]a surface où il avait été déposé. Personne n a- 
» vaît «songé à le poursuivre daps les vdne», et perspune, 
» lencore moins ; àJ*atteindre dans les profondeurs jdes or- 
V ganés de la circulation. Las. expériences que je viens de 
» rapporter réduisent la thérapeutique de tous les cas d^em- 
» poisonnemenf ^ sans eu excepter la rage, si en effet le virus 
« rabifiqij^e n'est qu'un poison, à quelques préceptes si. 
s» simples et dune si facile exécution, quils sont encore 
» au-dessous de rinteliigence et de l'habileté du praticien 
tt le plus viilgaire. » 

Séan00 du iS. ao^t. M. Pouillet lît un mémoire sur les 
fnpyens de mesurer l'électricité daps ses divers effets, de 
mémç quQ l'on mesure les effets. de la chaleur à raid0 de 
thermomètre, de calorioiètre et de pyromètre. 

/icadémie royale de Médecine.. 

ÀGADBMIB RBUNIB. * ' f 

Séance du 3 juin. M. le secrétaire perpétuel lit, au nom 
dune commission composée de MM. AUberl et RécauMer.,. 
un rapport sur un taffetas épispastiqué (|e MM. Sauvage 
frères, dans la composition duquel il est dit: ne paâ^eotrer 
de eantharides, et employé avec succès depuis .plu^eurs^ 
* années* L'examen de ce taffetas est renvoyé à la côuimîâsioii^ 
des remèdes secrets. 



448 90UANAI. PS CHIMIE MEOICAtt, 

M. Moreau Kt un rapport sur de nouveaux mamelons ar^ 
ti/icieiSf présenSés à V Académie par M* le comte de Perrochel, 
En France, les premiers bouts de aeins furent faits en bois , 
en dre, en tissus de soie ou de coton recouverts dune 
huile siccative. Pour diminuer les inconvéniens qu'ils présen- 
taient par un excès ou par un^éfaut de résistance , oa en fît 
qui étaient composés d'une partie évasée en bois ou en 
étainyMlestinée à être en contact avec le^ sein, et surmontée 
d'une autre partie en caoutchouc, propre à contenir et à 
protéger le mamelpn dont elle avait la forme. 

Les Russes se servent, depuis un temps immémorial , de 
bouts faits avec des tétines de vacbe, ^préparées en les fu- 
sant dégorger pendant quelques heures., dans l'eau , les dé- 
barrassant ensuite de la graisse qui tapisse leur intérieur, les 
faisant dégorger de nouveau, et les plongeant pendant trente 
heures dans une forte dissolution de sel marin. Madame Bre-p. 
ton, sage-^emme, remplace le^ mamelon île caoutchouc par 
la tétine "de vache , qu elle adapta à la partie évasée faite en 
buis. M. le comte Perrochel fait subir à ces derniers-bouts de 
^eins une importante modification : il fait dégorger dans 
l'eau les xpamelles de vache , les plonge pendant quinze jours 
dans un lait de chaux très-consistant, les lave, gratte l'épi-^ 
derme, les ponce à l'eau des deux côtés, les monte sur un 
eâne de boÎB 'blanc, muni à son sommet f un fil de fer, les 
laisse sécher, et, avant la parfaite dessiccation, polit le ma- 
melon avec de la peau de chien à moitié usée. Selon M. le 
rapporteur, ces bouts de seins ont ^ur ceux disposés «par 
madame Breton, l'avantage d'avoir ftn^ forme plus régu* 
lière, de mieux- se prêter, par la longueur de la tétine , aux 
m'ouvemens de succion, et de ne coûter que 35 centimes, 
tandis que ceux préparés par madame Breton valent 5 francs.' 
]M* Qésormeaux reproche à ces bouts de tétine la putréfaicr 



^^w^^^ 



DB VHAllMAGIE ET D£ TOXICOLOGIE. 449 

tion de la matière animale qui entre dans leur composi- 
tion (i), de l'allonger beaucoup, ce qui rend la succion et 
Texti^^etion du lait plus difficile; il leur préfère les bouts faits 
ayec la gomme élastique , qu'il reco<iK|iiande d avoir le soin 
d'appliquer hermétiquement sur le sein , précaution sans 
laquelle Tenfaiit ne tète que de l'^ir. 

M, Robinet fait un rapport sur des échantillons de gélatine^ 
présentés- par M. Grenet, fabricant à Rouen; ib réunissent 
toutes les qualités: blancheur et transparence parfaites, in- 
sipidité, absence complète dodeur, d'alcalinité, d'acidité, 
splubilit^ parfaite , brûlaqs sans laisser de réskdu,ét,^ par 
conséquent, pouvàut être employés ^ tous les usages où la 
gélatine ^t usitée, * 



8SCTIOH OB MBOBCIIfBi 



'I 



Séance du lè fuifiéM.. Aâélon donne lecture d'un Mé<^ 
moire de M; Tb.:Ginilbert^ médecin à Paris, smr-un nou* 
peau mode de traitement des douleurs rhuntatisn^des chroni- 
ques \^ avec des eisetQatùms de guérisons obtenues chez des 
malàdk's réputés incurables; k cet effet , M. Guilbért pro* 
duit'à rektâriéur du membre malade une puissante dériva* 
tidU^' au moyen d'un large vési^toûre entretenu long-temps, 
tandis qu'à l'extérieur il calmé les doulenirs nerveuses par 
les opiacés. ; 

M. Girard d'Alfort coioamuniqué quelques faits relatifs à 
tarage des animaux. ^ 



. (i) La modicité du prix des nouveaux bouts pormetlant de les 
renouyelfsr souyent , Tobjection de M. Désormeaux perd beaucoup de 
sa valeur : d*ailleur^, après que Tenfant a tété , il faut laver avec çoia 
Iç bout artificiel. 



45o JOURITAL DB CHIMIE MioiCALB y 

M. Adeion lit un Mémoire de M. le docteur Leuree ^ 
intitulé : Dotldnentériies (i), observées à Nancy en 1828. 
L'auteur rapporte plusieurs observations, parmi lesquelles 
il en est une dopt il fait le sujet; il préseote des considéra- 
tions sur la nature de cette maladie , sa marche, et le trai- 
tement cpii lui convient; il pense) comme M. Bretonneau , 
qu*il est mieux de se borner à l'observation des règles de 
rhygiène , et de s'en réposer , pour la guërison , eux efforts 
de la nature, 

M. Amussat fait* part à l'Académie des feits remarquables 
offerts par lautopsie d'un homme de quarante ans, d'une 
constitution athlétique, trouvé pendu à quatre heures du 
matin. Cet homme avait soupe la veille^, et tout porte à 
croire qu'il se pendit de neuf à onze heures du soir. M. Amus* 
sat insiste, comme fait remarquable non encore observé, 
sur la rupture des tuniques internes et moyennes des atteres. 
carotides primitives y lésion qu'il attribue..^ la pression mé-? 
diate de la corde; il pense que la déookïrattbn du cerveau 
tient à ce que cet organe ne recevait alors de sang q|ie pftr 
les artères vertébrales ; il regarde eomme.cause de L'érection 
du pénis la oonstriction exercée sur le cbu, laquelle a âù 
faire refluer le sang dans toutes les parties inférieures du 
corps; il pense qi^on ne peut sauver un pendu ea lui prati- 
quant une incision à la tracfaée«4irtère. 

Séance du 1 4 Juin. M. Gasc lit un rapport sur une ob* 
serwjtton d^hydropisié enkistée^ prise pour une hydropisie as- 
cite y envoyée à l'Académie par M. Lecourt de Cahtilly, mé- 



(i) pothinentérite vient de Ad^c^v, %yt^, clou, tumeur pointue, en- 
flammée *, Ev7«/Mv, e\jy intestin. Cette maladie consisté dans raffection 
des glandes de Pleyer et de Brunner ; inflammation, ulcération qui 
peut aller jusqu'à la perforation de Tintestin. 



(lecia à Dol ( lUe-et- Vilaine )• Il 3*âgit d*uDe femme de ein» 
quan(e*ans, qui, à la isuite d'une fièvre intermittente, fut 
atteinte d*une bydropi^ie. Dans Fespace de trois ans que 
dura la maladie, on pratiqiu cent trente-cinq ponctions | 
et on évalua à d^tix mille sept cents livres la quantité de li- 
quide évacué, sans compter le liquide écoulé par les ouver- 
tures accidentelles faites à labdomen» Plusieurs membres ci- 
tent des fait§ analogues relativement à la grande masse du 
liquide écoulé. 

]\I. Olivier d'Angers lit un rapport .sûr le Mémoire de 
Al. B^çboué de Vialer, médecin à Paria: Esiai sur une nou- 
velle théorie desjonctionê du ^sùm^ nerveux dans Us ani^ 
n^£a$x , suivi de quelques urnes pathologiques. 

M. Bacbouéadme() avec despbysiolçigiste&ioodeni^Sjque 
le fluide électrique. est la cause des phénomèneà dont les 
neifs sont les ^ens, Pçur expUqiier,ce^iDQde d'action , il se 
sçrt de cette loi électrp^chifnique l dé|[K>uvQf te par M» Bec- 
querel : Lorsque deux substances . en ^ aammunicaiiûn tusu 
avec Vautre par un fil cùruffêçtfiur « pso^cmt siMskanement 
une action chimique ^yec une troisième y H se développe un 
courant galvanfque qui se dirige de la suistanee où cette 
action est la, plu^Jforfe y vers cetUj \ck MtelAst le moins. 
Dans la ^héqrie de..Q|. Qachoué ) i) s'eittre^ csontinuek 
leipent dans tous \^ 4;^rganefi une aelioo. ahimique si« 
multanée. par Fal^ord ;^4|i ^Pg artériel , xj^jt- sa transform*^ 
tipu en sang veineux ; d'où production d*électrieilé; Les. 
centre;^ nerveux communiquent avec toutes les parties de 
lorgapisme par des ner& qui sont les'copduCiteurs du fluide 
él^trique développé j.cpns^quesmni^tfL^^U s'élaUir dans 
chaque cordon nerveux un çpurgpt.^ga^^ji^i^U^, allant de 
spu (9:9itréinité ceq^r^l^ à$PP fex^rénUté pé|[^béviquei et^xm 
-^er^â , suivant que l'action chimique dont ce courant émantf v 



45^ JOURNAL DE CHIMIE MEDICALE , 

prédomine à 1 une ou à lautre extrémité. Ce courant est , 
selon M. Bachoné/ce qui détermine le jeu de chaque or- 
gane. Si Faction chimique est renfiermée dans de justes pro- 
portions, les phénomènes de la vie sont selon l'ordre de la 
santé; dans le cas contraire, il y a maladie. Nous n'expo- 
serons pas comment M. Bachoué , au moyen de son hy- 
pothèse ingénieuse, explique tous les phénomènes de 
la Tie dans l'état de santé ou de maladie ; nous sommes 
à une époque où il faut, avant tout, quelque chose de plus 
positif que le produit d'une brillante imagination. La théo- 
rie de M. Bachoué m'est appuyée non -seulement par au- 
cune expérience directe, mais encore, d^'après 1 observation 
de M. Rocheux , elle paraît opposée à ce que l'expérience d 
démontré: i^. à M. Ampère, qu& des couraris n*ont lieu 
(fil* entre les corps organiques^ et nori entre ies nerfs ; 2®. à 
M. Pouillet , ^que le galvanisme ^ appliqué aux nerfs dans k 
temps de l'exercice de leurs fonctions j n^ a jamais accusé en 
eux la mointre traee d^un courant, 

M. Mare feit un rapport sui* te Mémoire de M. le docteur 
M^sMer : Infiuence de IHnstruàtiôn ihirla stmté publique, 
M. Meslier a pris pour hase de sèn travail: ht carte de 
M. Charles Dupin , dans laquelle les teintes diverses des dé- 
{iartemens expriment l'état de l'insWuction élémentaire en 
France. Ce médiscmi'établitaulhigntiquemenfïine vérité j'qui 
jusqu'alors* n'avait été entrevue qm'^à /^nY^jf, savoir : que là 
raortisilité. dans un pays ei^ d'autant moindre que l'in'stf ne- 
tion populaire est plus! répandue, et que, par conséquent, 
rinstruction' populaire n-influe pais môips sur la santé pu- 
blique que sur l'industrie et la richesse des nations. M. IWes- 
lier a fait untj- ûartedela mortalité, où la teinte plus ou 
moins fon^è , appliquée sur chaque département , iiidiqii^ 
Ja plus 6(1 moins grande mortalité. Ceux où elle est la pl«^ 



D£ MfARMÀGIE BT DE TOXICOLOGIE. 4^Z 

grande, donnent, par an, un décès sur vingt-six habitai^; la 
moins grande , un sur cinquante , et la moyenne propor- 
tionnelle pour la France , donne un sur quarante. La carte 
de M. Meslier ressemble beaucoup , par la disposition de ses 
teintes , à celle de M. Dupin ; cependant il existe quelques 
différences , qui proviennent évidemment des localités plus 
ou moins favorables à la santé , des industries plus ou moins 
nuisibles : de sorte que, par exemple, les départemens du' 
Puy-de-Dôme^ du Cantal, de la Creuse, de TArriége, mal 
notés pour Tinstruction , le sont bien pour la mortalité , 
tandis que le contraire a lieu pour ceux de la Seine , du 
Rhône,. des Bouches-du-Rhône, de FAin, du Nord, du 
Haut et du Ras«Rhin. 

SECTION nE CHIRURGIE. 

» - . ' 

Séance du 12 juin, M. Amussat fait part à TAcadémie des 
avantages qu^il retire des injectioiis forcées dans les réten«- 
tions complètes durine avec ou sans épanchement, ainsi 
que dans le gonflement de la prostrate, et dans les cas de 
fausses . routes pratiquées dans le bulbe . ou dans la 
prostrate. 

Séance, du a6 juin^ M. Demours entretient TAcadémie 
d*une opération de cataracte pratiquée avec succès, et qui 
offre , comme circonstance remarquable , une amaurose de 
Tœil cataracte guérie après l'opération. (Cette amaurose 
était-elle réelle ?) 

SECTION DE PHARMACIE. . . 

Séance du 26 JuUiet 1828. M. Pen^ut, pharmacien à 
Bourges,, adresse à F Académie un' petit cristal régulier de 
sucre provenant de Tévaporation d une goutte de sirop trés- 
limpide qui se trouve dans la fleur du ca.ctier éclatant {cac^ 



\ 



454 lOURNAL DE CHIMIE MEDICAKS , 

tus speciosissimus). Un membre fait remarquer quil faut 
que le sirop «oit d une grande pureté pour fournir un cristal 
ausai blanc. 

M. Pariset, secrétaire perpétuel , partant pour TEgypte , 
désire que la section lui adresse des documens sur les faits 
d'histoire naturelle et de chimie qui se rapportent à ce cli* 
mat, et qui méritent d*étre vérifiés. Une commission est 
nommée à cet effet. 

M. Blondeau lit un mémoire sur Textraction de la mor- 
phine par fermentation ; voici son procédé : on prend de 
lopium le plus pur posûble ; on le divise dans deux*f ois son 
poids, d*eau tiàde; on ajoute de la levure de bière, qui dé- 
termine la fermentation alcoolique; lorsque la fermentation 
est terminée y on filtre sur une toile serrée, on lave le résidu, 
on fait rapprocher la liqueur, on y ajoute de Tammo- 
niaqae qui détermine la précipitadon de la morphine. On 
reeueille le précipité, on le lave, et on le traite par l'eau 
aiguisée d'acide hydrochlorique; on filtre et on fait éva- 
porer. On obtient 4'hydrochloratc^ en masse. Gomme il est 
coloré, on le traite par Teau et le charbon animal; on le 
décompose par l'amYnoniaque; on obtient des cristaux gre- 
nus d'une couleur jaune ambrée : aes cristaux sont de la 
morphine assez pure pour être einployéé à cet état. M. Bl(»i- 
deau dit avoir obtenu, par ce procédé , de treize à quatorze 
gros de .morphine par livre d'opium. 

M. Blondeau se propose d'employer son procédé pour 
obtenir de là morphine du pavot indigène. 

M. Robiquet donne connaissance des essais qu'il a faits 
dans le but d'obtenir de X outremer factice^ en suivant le 
procédé de M. Gmelin; il en présente un échantillon. 

M. PeHetier annonce qu'ayant fait des essais sur une Va- 
riété de quinquina, que les vehdeurs nommaient quinquina 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. iSS 

Calysayay et les acheteurs quinquina Carthagéne^ il a re- 
connu qae celte écorce n était pas un quinquina , et qu'elle 
contenait une substance particulière qui n est ni de la qui« 
nine ni de la cinchonine. Cette substance forme, avec la*- 
cide sulfurique , un sel d apparence gélatineuse > et avec 
Tacide muriatique lui sel cristallisable nacré. 

Séance du i6 août i8a8. M. Audibert annonce quie les 
fleurs des aloès ^urnissenti comme le cactier éclatant, un 
sirop pur qui , exposé sur une lame d« verre , se convertit 
en sucre cristallisé régulièrement. 

M. Boutron-Charlard lit une note sur une presse à per- 
cussion qu il a fait établir , d*après le système dç M. Ré- 
veillon, par M. Mooier, rue Saint-Martin. Cette presse peut 
être mue par un seul homme; elle ne demande pas les frais 
d'entretien qu'exigent les presses hydrauliques; elle n'est 
pas d'un prix aussi élevé. Avec elle, M. Boutron->Charlard 
fait en six heures ce qu'il faisait autrefois en un temps beau- 
coup pluis considérable. (Déjà M. Réveillon a &it établir des 
presses semblables, au moyen desquelles on sépare tout le 
sucre liquide contenu dans les sucres impurs.) 

^. Bussy donne Connaissance d'un travail qu'il a entrepris 
sur le gluciniuro; il présente un échantillon de ce métal : il 
est sous la forme d une masse noire, dans laquelle on dis- 
tingue quelques points brillans. Quelquefois M. Bussy l'a 
obtenu sous k forme de scories. Ce métal n'est pas attirable 
à l'aimant; il est difficilement oxidable; chauffé pendant 
long-temps , il se convertit en une. poudre blanche disso- 
bible dans les acides , d'où on la précipite par le sous-car-* 
bonate d'ammoniaque. 

Voici le procédé que suit M. Bussy pour obtenir le glu- 

cinium : On prend de la gluçine obtenue par le procédé dé- 
crit par M. Vauquelin ; on la dessèche , on la mêhs avec du . 



456 JOURNAL DB CHIMIE MBDICAI.B , 

sucre et de la farine, et on calcine lè niéiange. Il fournit un 
produit composé de glucine et de charbon très^divisé; on 
place ce mélange dans un tube de porcelaine, et on fait 
passer dessus du chiore. Le chlorure de glucininm formé 
se rend à Textrémité du tube sous forme d*aiguille»blanches 
et brillantes. On le recueille; mais, comme il est mêlé de 
chlorure de fer (la glucine retenant toujours un peu d*oz.ide 
de ce métal), on purifie ce combiné en le distillant dans un 
tube de verre. On obtient les deux chlorures qui se séparent; 
le chlorure de glucinium est ensuite traité par le potassium, 
à l'aide de la chaleur; il j a décomposition, formation 
d*oxide de potassium; le glucinium se réduit; on traite par 
l'eau qui dissout l'oxide de potassium foncé et le chlorure de 
glucinium non décomposé ; on obtient le glucinium qui a 
une couleur noire. M. Bussy, qtd a examiné le chlorure de 
glucinium , a reconnu qu'il est très-déliquescent; que, jeté 
dans l'eau, il fait entendre un bruit analogue à celui du fer 
rouge qu'on y plonge. Il se propose de donner suite à ces 
essais 4 et de les faire connaître. • 

Société phUomatique. 

Séance du 6 août 1828. M. Payen présente une loatière 
analogue à l'outremer par sa couleur, que M. Cartier et lui 
ont observée dahs le conduit en fonte du four à soufre d'un 
appareil à fabriquer l'acide sulfurique. Cette substance, lavée 
avec une solution alcaline, puis à l'eau pure, acquiert une 
plus belle nuance. Ils rendront compte de leurs essais ulté- 
rieurs. 

Séance dû a3 août. M. Bussy annonce être parvenu à 
isoler le métal de la magnésie par la réaction du potassium . 
sur le chlorure de magnésium chauffé au rouge dans^ un 
tube de porcelaine. 



OB PHÀRMÀCnSEX DB TOXICOLOGIE. 4^^ 

tje magnésium , «éparé à Taide d'un lays^jfe, â'ect présente 
«n paiileltefl bnmes qui , cooiprimëes par 4e pilQp dans un 
•«ortier d'agate^ ont laissé une trace mëtalliijne d une nuance 
semUabieà celledp .plomb. . . . ». . ^ 

L'acide nitrique £sib|e n'aj^taque >pail ce mêlai ; Tacide by- 
«IccMdxlonque et la potasse ie> disao^tent. fi|L con^bûstion y 
^iffiotlement excitée à une très-^hacite 4eii^ratcirè par'-ià 
flamme du èbalumeau , donne de la ma^fnésie. 

Le chloEUfre degli|cinium, traité de lfeiiitiéiBe«iamè!re^'a 
^onné égai(0men€ un métal en paiUétt^s bcjune^;. -fiais eelles^ 
jei étai^ très-«soltibles dans l'acide in^triique' exurnne dami 
Tacide^ydrooklorique : elles étiaientifacilement conTisosililfs 
<en glucioe; ila.sufS de.les projeter idansiun brquset de plat- 
4ine chffiffié an touge : une-oombasciôf TiKe se manifestait 
à l'inataii^ ^produisant ro|Lide,«t altérait fortement le plat|pe. 

M. Tluénard fisit obserr^r ijpâ l'action du potassium stilr 
toutes lel^ terres a été signalée; que peut-être on auradt 
^aiieux réiissi ep traitant des sels de ces pxides, les plios- 
ipba&es, par éxenoqdek : . 

II. Busay se .propose de iaire les joèipes recherches: sur 
l'ystria , pensant .obtenir des .résultats stnalôgÛ£s.à'Becix qu!a 
itottD^s la gil^iieine,^ en [raison de ila grande; analogie jdit cé% 
.delixfaase^. .- ,î' * • •.;,;.' ^ m ;*!* 



• ' 



V 9 

Société de Pïmrmdcie. 






.} 



Séance, du* i^ juillet 1^828. AI.GuilIermond^ pharma- 
cien à Lyon , adresse le procédé suivant pour rextraction 
de la .morphine: :. . ( .. \ . 

{Qnp^end deuxliYses.d'op^ûm^.on lecqnaifi^eapssi fine»- 
ment que possible, on le.'metfiiifuseràifrcudidanp «btât 
•UiileSiâ'aleooLi;tr«niédeigr«a,'^on aiisoiaidJagct'ërfààirivelît le 
vase qui contient l^infaaioiu Apiéa.trois<jo«irâL^:(da*leL liasse à 



IT. 



3r 



458 JOURNAL DB CHIMlfi M£D1€ALB, 

travers un linge , on traite le marc avec deux livres du même 
véhiciile , on passe cette, seconde infusion , on la réunit à la 
première et^on filtre. On verse dans! cette solution alcoo- , 
lique et filtrée deux onces damhnoniaqùe/et on a|fîté ; la 
liqueur .prend une teinte brune -légèrement loucbé; bii la 
laisse reposer pendant deux ou trob jours ; après ce temps, 
on la jette 3ur. un filtre. Les parois intérieures du va^ sont 
garnies de cristaux; -on les détache et .on lés met suc Je 
filtre., .Si. on. le» fait sécher, on trouve qu'ils pèsent quatre 
onces. et. quatre. gros; ils ont une couleur brune: x>n:.lés 
lave avec de l-eait qui dissout une raaîtière col6raiiite;;JiâiD5i 
que du/mécMate.d'ammohiàquje , et/ laisselies lomaEtaài^^de 
naiorphine :qui ont une couleur légèfvrrientr râlasse Vîs^hés 
soigneusement, ils pèsent deux'^oiices etiquatre.gro^.)!! les 
jregarde comme.de Ja mdirphjne' presque pure,, et me con- 
tenant pas plus! de narcotûie que celle : obtenue pàb.d au- 
tres procédés..-'.. : ; ' '.'^ ;'•" 'r," '' l:^ r. î';\'.^ : ! f.'. ■;', 
Ce prdqédé a >paru si exact et' si fecile; que JMbGnillèr^ 
raond ne braint pas de l'indiquer pour e&sayei* les opînnls au 
'Commerce ; ainsi ^ une demi-once d opium, infusée -dans 
deux onces d*aIcool à trente degrés, fournira touf durs, 
étant! précipité [»r Ta^nlioniaque , vingt à vingt-deux giAins 
de morphine; et cette opération peut, à la rigneoif / être 
terminée dans deux jours, et mettre les pharmaciens à même 
de juger l'opium avant de Tàchçter. 



, . * ' Société de Chimie rriëdwale. . 

1 1 1 • ' , , i 1 i t ; it /■ » ' ...» »i«'' 

j 

Séance du ii août 1828. M. Orfila lit une!JNot8i8ariin 

é 

•niQjen pTopQiéipar)M. I4ebjg"pburjdéiioïivrijr'le»')^aiV^- 
iitefc^uakitités. d'acide lai(trÎ4|ue./ !< . / ' .. r; ');r> 1 m/'. 
' M^JittUa'4Fb^dBelleliitunenotî^ideîM;iBahhd2s^^^^ 
tion dubrôme dans Féconomi'e animale i;i '*:oi h '-> in'^ t)/';^ 

m 

. / * 



DE PHARMACIE BT DE TOXICOLOGIE. 4^9 

Et Une note du même auteur sur les effets du cyanure de 

brome. 

M. Cherallier communique diverses notes sur la prépa- 
ration de la morphine, sur la^ réduction du sulfure d'ar- 
senic, sur une colique produite par des larves d*insectes. 

Le même .membre annonce qu'il s occupé de la culture 
de Veuphorbia lathyris, M. Pichonnier, de Vimoutiers, lui 
ayant envoyé de la semence d'euphorbe, il a employé cette 
graine pour faire divers essais : \^, un semis sur couche, 
qui est parfaitement venu,'a été repiqué après un mois: 
douze cents pieds d'euphorbe se sont développés et sont 
maintenant en très-bon état ; 2°. une cei^taine quantité de 
graine a été semée dans un demi-arpeût de terrain sablonr 
neux^ puis laissée sans culture. Ce semis présente à peine 
quarante pieds qui fassent espérer une récolte ^n graine. 

Le même membre annonce qu'ayant récolté é% Xeuphorbe^ 
des champs^ et ayant chargé. M. Figuière d'en r séparer les 
graines^ en lui recommandant de ne pas portet* ses mains au 
visage pendant ce travail , ce jeune hoq^me n'ayant pas tenu 
compte de tes avis ,' fut pris d'un érisypèle qtii dura vingt- 
quatre heures, et qui céda à l'applicatioix de compresses 
trempées dans de Feau de guimauve. M. Chevallier dit avoir 
éprouvé, lorsqu'il récoltait ces euphorbes (en prenant ce- 
pendant des précautions), une irritation à la figuré, «tt par-^ 
ticulièrement aux lèvres. Cette irritation se {>ropbgeait dans 
l'intérieur de. la bouche , et se portait sur la gorge. ' ' '■ 
' M. Payen présente l'extrait d'un mémoire sur H fabri^a- 
tion de lacidè sulfurique, et une note sur i*iA<[!iilër^'tfoA 
des côtes de tabac. ,.:/'. jfJ ^J « •:» ' 

, M. Pelleian présente deux notes : l'une sur Taetion' dé la 
«oix vomiqu^, l'autre sur la pomihade d'Aiftenriéib.'' /' 
M. Julia - Fontenelle présente un irableàu de la thédriè 



46l lOURNAi DS CHIMIE MBDIGÀLE^ 



BIBLIOGRAPHIE. 

Pharmacopée raisonnée , ou Traité de Pharmacie ; 
par MM. Henex et GuiBOuax. 

J'ai promis de signaler quelque^ ômis'^ions et plusieurs 
fautes typographlijues qui'se sont glissées dans Touvrage de 
MM. Henry et Guibourt. Je vais le faire, en partied'après 
les observations dun de nos laborieux confrères ^ qui 'a pris 
la peine d'examiner le texte avec soin. II m*a paru inutile 
de faire- des remarques générales sur Tordre, la nomencla- 
ture et les théories adoptées par les auteurs. Ils pourraient 
sails^doute défendre leur opinion avec avantage, et le cadre 
dut Journal ne [Kermettant pas une polémique d'une certaine 
étendue. * 

Tom. I. Dans Y errata ^ on a noté pag. 98 au lieu de 
pag. 95. 

Dans la planche 6, fig. 54} on a oublié de placer les 
lettres K. K. aux deux robinets. de la fontaine filtrante» . 

P. 358. — "Tablettes de magnésie ou cachou, se lit pour 
£71^ cachou. 

^ P.4i5>lîgn6 20 à ai. — Les poules resteront y Y\s&l: les 
ampoules resteront. 

P. 477» — OxymelUtes, On cherche vainement ici ou ail- 
leurs la formule de l'onguent égyptiac ; elle a été omise. 

P. 221. — La préparation dé l'extrait se<î de quinquina a 
également été omise. 

P. 58 1. — OxéoUs. Les auteurs ont appliqué au vinaigre 
ies épithètes de fort^ très-fort. Il eût falïu peut-être indi- 
quer un .moyen plus exact d'appréciep la concentration di| 
vinaigre. 



I , 



,. 0£ PHAHMAGIJB £T DB TOXICOLOGIE. 4^3 

Tome JI, pagr ^^^-—^Alœoléd^ absinthe au gitofie^ on a mis 

« • ■ 

par erreur : girqfie&d^Qncassé^^ di^ oncés ^^our une onee. 

■P-, ^,^A*: — B!IM«Ifc»rylet.Gl^l>QUKip»t-iîégligé de donner 
la fos:iJmiA de la pomm^d^ de. Ga^'pn^ e$p6QdA9t& plusieurs 
auteurs ont préteadu^iypir^^t^pé à p^jç^pnépajrâtioniun de*- 
gré d'actiyit&.cpn:Y^nable $^i»B;r.einplpi.des pantharides. 

P. 197 à 29g. — L'explijp^liîon 4exi'i^e»^j|P) J^.au.teurâ du 
.phëaçjmèpejqui pcé&ep^JftcUqtieur, funiante,de So]^le par son 
exposition à lair , n est pas conforme à rppiinoh cle M» Gaj- 
Lussaç^.ni en- rapport jaii^ec.Velpéiri^iiQkeeisaf laipeUe ée foiide 
pe savant {çhimistse.ll, en réslillequëla IkjueurrdeBoylejie 
fume .pas au cootaqt a¥^ç J*hydrogèoje;jÇ|>,riaaote secs ou 
humides, mais seulement avec Toxigène; c'est doneà.raje- 
tipn de ce derniei^ gaz qu'il faudrait attribuer le ph^omône , 
et non à la présence de Teaudans latmosphèrç. ... 



t • ni 



SOCIÉTÉ DE PRÉVOYANCE 



r r ■ I 



Entre MM. les Pharmaciens du département de la Seine. 



< t I 



Extrait du procesr'v^rbal de la séance du conseil d^adminis' 
. « .' : " iration ^ du 18 août 1828. 

Tous les membres sont présens, excepté un^ absent par 
maladie. 

M. Dçlondre , trésorier, rend compte de 1 état de la caisse. 

Il en résulte qu'elle présente un actif de 1,784 fr., pro- 
duit; soit>par le reliquat du compte de 1827, soit par le se- 
mestre de la rente de la Société, échu le 22 mars dernier, 
soit enfin par la rentrée des cotisations annuelles des 
menabre^.. .^,. ,!_,,,.. ;: , ... ^^, ••ri.,;.. . .\ ;•,-;• -.v 



Le oonMH ordonne, conformément au rëgieoietit, qti'nnc 
somme de t,5oo fr. sera immédiatement conirertte en une 
inscription de vent»' équivalente; le sofpliis desfondki «u- 
quel s'ajoUM^otic le semeétre échéant le a 2 septembre et lai 
•cotisation des touireanx membres, formera un fonds de ré« 
serre pour les cas de secours qui poorreient se présenter. 

Le conseil se Miette qu*auouiie infortune lirait eiigé rem- 
ploi des fonds, et permette Rajouter au capital une somme 
asseft consîdérabiie. 

M. le président communique les nouvdles demandes 
adressées par des •oonfrères qui désirent fiiire partie de la 
Société. 'Elles sont accueillies à ^unanimité. Les nouveaux 
men«br«e sont : ' ' 

MM. Vaflart , faub. Montmartre ; 

Glandier, rue Vieille«du-Temple; 

GardelyàlaVillette; 

Jul. Gautier, rue Dauphine; 

Garot , rue Caumartin ; 

Morin, rue d* Artois. 



Pour extrait conforme : 



Le 4f9criu»irêr§iniral^ 

EOBIHST. 



T 



fmprimerie de JsovyA et G<«, tue Notre-Dame-dea-yict«rrfeii n. t6. 



; ' 1 



IV. Année. (N<> X.) Octobre 1828. 

« 
■ 

1 

ÎEXPÉRIËNCÈS CHIMIQUES 

J • 

4 

Faites sur le sang veineux de l homme adulte, comparé 
avec celui retiré y au même instant ^ def vaisseaux capil- 
laires dé là peau du même individu ^ par Emmanùbl Pal- 
tAs ) docteur en médecine. 

' Aa commencement ae l'année 1826, j'eus Thonneur. 
d'adresser à TAcadémié royale de médecine un mémoire 
daiis lequel je cherchais à établir en principe que le sang 
que l'on retire des vaisseaux capillaires de la peau , est plus 
riche en principes ^alibiles que le sang veineux du même, 
[ individu. Bien que cette différence soit admise en théorie^ 
' l'expérience, que je sache, n'avait pas encore confirmé ce, 
point de doctrine. Le travail que je fis pour arriver à cette 
côûclùsioh, consistait en de simples essais^ à laide desquels 
je pus déterminer les proportions relatives des. parties solides 
ou liquides qui jouent le principal rôle pendant la nutrition, 
le manifestai le désir de voir des chimistes habiles re- 
prendre mes expériences , a&n de leur donner toute la pré* 
cision dont elles avaient besoin, L'Académie i^omma une ; 
commission pour examiner mon mémoire. Voici quel fut ; 
le résultat de cet examen, avec les conclusions de messieurs , 
les rapporteur jj inipriniées dans les Archisfes générales de 
^nédeciney n^ de mai, page i5i. 

Analyse du . sang tiré par les sangsues. Bapport de 

^. Laubert et^Petroz sur un mémoire de M. Pallas. 

i&édedn adjoint * de l'hôpital de Pampel(ine , intitulé : 

^^ quelques expériences sur le sang veiweuxj et sur celui tiré 

IV. 3a 



466 JOURNAL DE CHIMJB MÉDICALE , 

des vaisseaux capillaires de là peau par les sangsues^ phjrsi^ 
quement et chimiquement considérée L'auteur ne fait qu une 
analyse purement" dynamique, par laquelle il sépare du 
sang la fibrine, l'albumine et le sérum, sans même en iso- 
ler la partie colorante. Il avance que le saûg tiré par les 
sangsues est plus pesant, plus coloré, plus odorant^ plus 
visqueux que celui des veines dans la même personne; con- 
tient cinq fois plus de matière colorante et autant de fi- 
brine (i). Les commissaire8»pensent« qu'on ne peut admettre 
» d*une manière certaine ces conclusions, attendu que les 
» sangsues tirent autant de sang des artérioles que des v'ei- 
» nules, et que, dans l'expérience de M. Pallas, le sang 
» propre de ces annélides était mêlé à celui quelles avaient 
» sucé. » 

Dans les expériences dont il sera question dans ce mé- 
moire, j'ai mis à profit, autant qu'il nâ'a été possible, les 
observations qui m'ont été faites par la commission de l'A- 
cadémie. Je crois cependant devoir faire précéder ce nou- 
veau travail de que^lques remarques sur la nature et les 
fonctions du système des vaisseaux capillaires sanguins. 

Les artères se terminent par un nombre de vaisseaux 
plus ou moins .considérable, très-ténus et très*déliés , qu'on 
nomme artérioles; celles-ci s'abouchent avec un même 
nombre de vaisseaux de même calibre ^u'on nomme vei-» 
iinles, qui naissent là où finissent les artères, et forment 
ainsi le système des va£sseaux capillaires. M. Mageodie a 
démontré, par des expériences, que le s%ng passe di- 
■ ■ ■ I I i ■ I ■ Il ■ 1 1 1 ■ I > 

(i) C'est probablement par erreur 4'impf espion, qa*è|i 4it dans ce 
rapport que j'ai avancé que le sang; veineux contient cinq fois plas 
dé fibrine , car j*ayaîs dit que c^tte particularité appartenait au sang 
des vaisseaux capillaires. 



^j 



DE PHARMÂGIB ET BS TOXICOLOGIE. ' 4^^ 

rectement des extrémités artérielles dans les capillaires 
vineux* 

Après avoir pénétré dans le système capillaire^ le sang 
y est mis en mouvement par une cause indépendante de 
rimpulsion que communique l'organe central de la circu- 
lation. C'est du moins ce que pensaient Stahl / Vanhel- 
mont^ Bordeu, Bicbat^ M. Broussais et plusieurs physio- 
logistes modernes. U y éprouve alors des changemens im- 
portans qui le rendent plus animalisé; il se charge d une 
quantité plus considérable de principes alibile$, et finit 
enfin ^ar s'identifier, à la substance propre de nos organes. 
M. le professeur Goutanceau^ dans son bel article sur la 
chaleur animale , s'exprime ainsi en parlant du râle impor- 
tant que jouent les vaisseaux capillaires : « Quel est lem-. 
ploi des forces vitales dans le système capillaire? dit*il} 
qu'est«ce qui s'y passe? Principalement des phénomènes de 
nutrition y le sapg y est changé de nature; il fournit des 
élémens aux sécrétions et à la nutrition ^ les fluides et les 
solides s'y composent et s'y décomposent de mille façons 
diverses, dont le mécanisme nous échappe, et dpox ïoé^é- 
sullats seuls sont aperçus. Ce sont des fonctions nutritives 
et assimilatrices âui sont la cause immédiate de la calorifi-» 
cation (i), » , 

Nous voyons, par ce qui précède, que c'est dans le sys- 
tème capillaire que se passent les, prihcipiil^s. fonctions. de. la 
vie. Le sang qui le pénètce de toute? parts cqnjtient dans sa 
composition intime des principes immédiats qui sont plus * 
élaborés que ceux qui constituent le sang veineux^ et pro- 
bablement aussi différens de ceux du sang artériel;' que 



■ I 



(i) Article Chaleur animale^ du Dictionnaire dé Médecine^ en 
dix-huit volumes, page 28. . 

Sa. 



468 JOURNAL DB GHIMIB MEOIGA.LE , 

C*est pendant la circulation capillaire que se produisent tous 
les phénomènes nutritib , et par conséquent le plus haut 
deg^ré de lanimalisation. D'où naturellement il est «se 
de concevoir que U sang que Ton obtient des yaisseaii:^ 
capillaires par le moyen des sangsues ou par les ventouse» 
scarifiées, doit être plus pesant, plus coloré, plus odd- 
r4|it,etc.y que le sang veineux du même sujet, puisque 
celui-ci n est, pour ainsi dire, que le résidu du travail nutritif, 
et qu'il a besoin d'être soumis à Tinfluepce de plusieurs 
fonctions pour redevenir propre à la nutrition. D'ailleurs , 
l'expérience démontrera ce que le raisonnement ne fait 
qu indiquer. 

Depuis long-temps, les chimistes se sont occupés de l'ana- 
lyse chimique du sang. Fourcroy, MM. Vauquelrn^ Brande, 
Berzélius, etc.^ ont étudié ce liquide qui avait été pris dans 
les gros troncs artériels ou veineux de l'homme oti des ani- 
maux. MM. Deyeux, Thénard) Orfila, Clarion^ Lassaigne, 
CoUard de Martigny, ont analysé celui de la veine pris sur 
des malades , dont la plupart étaient atteints d'ictère. 

Le sang des vaisseaux capillaires proprement dit n'a 
fait, que je sache, le sujet d'aucun travail particulier. Les 
expériences dont je vais exposer les résultats ^ serviront à 
confirmer ce que j'ai dit l'année dernière, que le sang sucé 
par le^ sangsues est plus riche ^ et composé d'une quantité 
d'élémens nutritifs plus considérable, que celui que l'on 
obtient de la veine du même individu. 

Première expérience^, * 

• ■ S 

• Le nondmé Ducret ( Joachim Joseph-Vicjtor) , âgé de vingt- 
sept ans, d'un tempérament bilioso-sanguin , d'une cons- 
titution robuste, artificier au troisième régiment du génie, 
entra à l'hôpital militaire de Pampelune^ le ay aoàt 18:27 , 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOI.OGIE. 4^9 

pour y âtre traité if une fièvre tierce dont il se plaignait de- 
puis six jours. Ce militaire, ayant d*entrer à lliôpital, garda 
*une diète sévère pendant cinq jouto, et le sixtème jour, il 
mangea de la viande avec xlu pain un instant avant de quit- 
ter la caserne. Du 37 au 3o inclusivement, Ducret fiit mis à 
h diète absolue et à lusagc d'une boisson adoucissante, sans 
obtenir d'autre amélioration qu'une légère diminution dans 
la force des accès qui se déclaraient tous les deux jours à la 
même heure. Le 3 1 au matin, il fut saigné de la manière 
suivante: v 

i^. Pendant qu*on lui faisait une saignée du bras, on 
remplit une petite mesure qui contenait 19 grammes 950 de 
sang veineux. 

a^. Au même instant, douze sangsues^ que je conservais 
depuis six mois, et qui n'avaient pas encore servi, furent 
appliquées sur le côté droit de l'épigastre. Du côté gauche 
de la même région^ je fis appliquer ttoisi ventouses sca- 
rifiées; • 

Lorsque les sangsues furent bien gorgées de sang, elles 
tombèrent naturellement. Voici de quelle manière je pro- 
cédai à leur dégorgement : Je saisis de la main gauche , 
à l'aide d'une pince à pansement, l'extrémité caudale des 
sangsues; je plaçai le corps de ces animaux entre le pouce 
et le doigt indicateur de la main droite : en çxerçant ainsi 
une légère compression d'arrière en avant, je parvins à faire 
rendre aux sangsues tout le sang qu'elles avaient sucé. Un 
même volume de c^ sang, c'est-à-dire, plein la mesure 
dont je me suis servi dans l'expérience précédente, pesait 
do,45o grammes. 

Une semblable quantité de sang obtenue de la scarifica- 
tion des ventouses, pesait 20,400, 

ji. Le sang vcjneux avait^uné couletu' noire foncée; qifel'* 



470 JOUBirAI. DB CHIMIB MSOICAUI , 

€pies heures après sa sortie de la veine, il s*est divisé en deux 
parties : le caillot et le sérum* * 

B. Le sang sucé par les sangsues était pins visqueux que 
le précédent ; il avait une couleur d'un rouge vif; son odeur 
était comparable à celle qu'offrirait un mélange de bile et 
d'urine. Sonicaillot présentait plus de volume que celui du 
sang veineux. 

C. Le sang des vaisseaux capillaires obtenu par la sca- 
rification de la peau^ avait une couleur rouge foncé; il 
était visqueiy^ et il avait une odeur bilieuse très^pro- 
noncée. 

Les liquides séreux de ces trois sortes de sang étaient 
clairs^ transparens; celui provenant du sang siicé par les 
sangsues était rouge et plus foncé en couleur. 

Traités séparément avec une once d*eau distillée y les trois 
sangs furent soumis à l'ébullition pour en coaguler l'albu* 
mine, afin.de pouvoir mieux apprécier les rapports des 
parties liquides avec les parties solides. J'ai eu pour ré- 
sultat : 

i^. Parties solides du sang veineux bien desséchées . 2,5So 

a®. ■ ' du sang des sangsues 3,ioo 

3°. . des scarifications de la peau. • . 3,ooo 

» r 

D'où il résulte que les proportions des parties solides aux 
parties liquides sont, dans le sapg veineux, comme a^55o est 
à 17,400; dans le sang sucé par les sangsties, comme 3,ioo 
est à x7,35o, et dans celui obtenu par la scarification de la 
peau, comme 3,ooo esta i7,4o^* » 

Deiuneme expérience. 

Le nommé Commange (Jean), âgé de vingt-un ans, d'un 
tempérament avec prédominance du système bilieux, soi* 



BB PHARMAGIB BT.DE TOXIGOLOGIB. 4?' 

dat aa sixième régiment d*infanterî«idelijgne| était àl*hô- 
pital depuis plusieurs jours pour une gastrite intermittente 
dont il était guéri, et prêt à sortir de Tbôpital. Lto- 3, il re- 
chuta : les symptômes gastriques se manifestèrent avec plus 
de violence que la première fois. La Teille, Commange man- 
gea la portion d*alimens, et les trois-quarts le soir. Le 3 et 
le 4) il fut mis à Tusage du bouillon. Le 4 > 1^ gastrite était 
accompagnée dune irritation générale* du système vascu- 
laire sanguin. Diète, limonade gonofmeuse, saignée du bras, 
et vingt sangsues sur la région épigastrique. ^ 

Je fis remplir exactement la petite mesure de sang vei- 
neux; au moment où il sortait de la veine, il pesait !M>^35o. 

Une seniblable quantité de saçg des vaisseaux capil}aires^, 
pris non pas de celui que les sangsues avaient sucé, mais 
récueilli, après leur cbute, de celui qui s'écoulait des piqûres 
qu elles avaient pratiquées, pesait 5io,75o» . 

Le sang des vaisseaux capillaires, dans cette expérience^ 
est, comme dans Texpérience précédente, plus pesant, 
plus coloré, plus odorant et plus visqueux que le sang vei- 
neux ; il à plus d'analogie avec le sang obtenu par les inci- 
sions de la peau , dont nous avons parlé dans la première 
expérience, qu'il n'en a avec celui que les sangsues ont 
sucé, puisque celui-ci contient relativement une quantité 
bien plus considérable de parties nutritives. 

Ces deux sangs furent traités séparément avec une once 
d'eau distillée, et soumis à Tébullition pendant quelques mi* 
nutes. Ils ont fourni : 

1®. Partiçssolidesdu sang v^eux bien desséchées. a^SSo 

ao- ■ . • ■ I. ■ du sang des vaisseaux capillaires. a,(S3o 

Par conséquent,. les proportions des parties solides aux 
parties liquides , dans le sang veineiy: y sont dans les rap- 



ports de a,55o à 18,800, et (lans le sang d^ yai$sea\ix Ç2^«p 
pillaires, comme aj65o à i8,ioo. 

Troisieim expérience. 

Le nommé Pitolet (Nicolas), âgé de yingt^trôis ans, d\ii| 
tempérament lymphatico-sanguin, d'une constitution ro- 
buste , soldat au neuvième régiment d*infanterie de ligne , 
entra à l'hôpital militaire de Pampelune, le 7 septembre 
1827, pour y être traita d'un çrysipèle ayan^ son siège à la 
face et au cuir chevelu. L'invasion de la maladie datait de 
deux jours. Le malade avait 1^ face rouge, luisante et telle- 
ment tuméfiée, que les yeux étaient cachés dans les orbites 
par un gonflement énorme dç^ paupières. Il avait gardé une 
diète sévère pendant le» journées du 6. et du 7. Le 8, au 
matin, je lui prescrivis une saignée du bras, et l'application 
de trente sangsues sur les parties les plus voisines de l'érysi- 
pèle, ç'est-'à-dire ,' réparties aux tempes et aux angles de la 
mâchoire inférieure. 

Parties égales de sang veineux et de sang des vaisseaux 
capillaires recueillis, après la chute des sangsues, des pi- 
qûres qu'elles avaient pratiquées , furent examinées sépa- 
• .< • ■ » 

. rément. 

Le sang veineux était noir, homogène :*2(u moment de sa 
sortie de la veine, il pesait 20,700. 

~ Le sang des vaisseaux capillaires, qui était plus coloré, 
plus pesant^ ij'une odeur et d'une viscosité plus prononcées 
que le précédent , pesait 20,950. 

Je dois faire observer que , dans le cours de celte troi- 
sièiixe expérience,. il m'est arrivé un accident: la capsule 
datis laquelle avaient été mises à sécher les parties solides 

du sang des vaisseaux capillaires , fut renversée p^r un coup 

al- . ' 

e vent, et tout ce qu'elle contenait fut disséminé dans une 



BB ^HàEBIACIB ST DS TOXIGOLOGIB. 473. 

grande chambre. Il suffit néanmoins de jeter les yenx sur 
la différence de poids que nous avons observée en pesant 
les deux sangs au moment de leur sortie des vaisseaux , pour 
voir qu'il en^^st, dans cette expérience, comme dans les pré*-, 
çédentesj que le sang des vaisseaux capillaires contient plus 
de principes nutritifs que le sang veineux pris sur le.méme 
sujet. ^ 

Je dois noter que la majeure partie du sang des vaisseaux 
capillaires, dont nous nous sommes servis dans cette expé- 
rience, provenait d'une piqûre faite sur un point même de 
l'érysipèle par une sangsue isolée. Ce liquide ne m'a paru 
offrir rien de particulier., comparé avec celui qui a été 
fourni par les. piqûres pincées en dehors dçs limites de la 
phlegmasie. 

Il résulte des expériences qui précèdent, que le sang 
sucé par les sangsues est plus riche en parties solides que le 
sang veineux du même individu; que celui que Ton re- 
cueille, après la chute des sangsues, des piqûres qu'elles pra- 
tiquent^ a la plus grande apalogie avec celui que l'on obtient 
par les scarifications de la peau; que l'un et l'autre sont 
plus riches en principes alibiles que le sang feîneux, et 
semblent être un peu plus pauvres que celui que les 
sangsues fournissent immédiatement après la succion. Je 
crois devoir attribuer cette différence remarquable à l'ef- 
fort permanent, plus soutenu et plus souvent répété, à 
l'aide duquel ^es sangsues pénètrent plus profondément , et 
soutirent un sang plus substantiel que celui que l'on obtient 
é par les autres moyens connus. 

En résumé; je croîs pouvoir dire que ce travail servira 
à démontrer ce que j'ai dit l'année dernière, que le sang 
qui circule dans le système capillaire est chimiquement 
différent du sang veineux dans le même sujet; que c'est 



474 JoinurAL ob cauas uioicALB , 

probablement à cède différence que nous deyom attribuer 
la préférence que les médecins accordent à la saignée capil- 
laire dans une foule de cas pathologiques, danslesquelslasai- 
gnée générale serait pour le moins inutile, bien qu'une foule 
de circonstances puissent faire variw les proportions des 
principes constitutifs du sang humain, telles que l'âge, 
le sexe, le tempérament, la constitution, le genre de vie, 
l'état de santé ou de maladie, etc., etc. La différence que nous 
signalons doit être constante dans une même personne, et 
elle explique le rôle important qu'on accorde au sang des 
Tàisseaux capillaires dans la production des phénomènes de 
la Tie. 



OBSERVATIONS ŒIMIQUES , 

Faites sur plusieiirs productions pathologiques ; par 

M. Lassaxgnb. 

Fausse memhrane formée sur ^arachnoïde. 

Dans un^ravail antérieur , nous avon» d^jà publié l'ana- 
lyse des fiatusses membranes qu'on avait Regardées conime 
étant de nature albumineuse, et nous avons fait voir, contre 
l'opinion de quelques anatomistes, qua ces productions 
morbides résultaient de l'organisation d'une matière fibri^ 
neuse tout- à-fait semblable à celle qui se trouve dans le 
sang. Nos expériences à cet égard ont été confirmées depuis 
sur lespèce humaine, par M. Laûgier , dans un Mémoire in-< 
séré l'année dernière dans ce Journal. 

Une occasion qui vient de se présenter nous a offert de 
nouveau les moyens de vérifier notre première assertion , et 
de reconnaître lidentité de composition de ces produits 
pathologiques, sur quelque tissu qu'ils aient été formés. 



/ 



DB PHJUUIÂGIS BT SB TOXIC0I.O6IB. 47^ 

A la suite d'tixie injection d'alcool &ible sur Tarach- 
noîde, M. Renaud, médecin vétérinaire^ attaché à l'Ecole 
d'Alfort) a observé la formation d'une membrane blan* 
châtre^ de l'épaisseur de deux milfimètres, aaez consis- 
tante f et qui lui a para avoir les plus grançb rapports avec 
les fausses membranes. Pour fixer son opinion à ce sujet, il 
nous a prié de l'examiner et de la soumettre à l'analyse. Nous 
avons reconnu, par les expériences que nous avons entre* 
* prises, que cette fausse membrane présentait tous les carac- 
tères de celles que nous avions déjà examinées , et qui avaient 
été produites sur d'autres tissus morbides , c'est-à*dire que 
la substance qui la composait jouissait de toutes les proprié- 
tés de la fibrine , mêlée à une petite quantité d'albumine et 
de matière grasse. 

Ainsi, cette nouvelle analyse, en confirmant nos premiers 
résultats , établit une preuve de plus sur l'origine de ces 
productions pathologiques. 

Concrétions de la glande pinéale chez le cheçaL 

Ces concrétions, qu'on rencontre parfois en petit nombre 
dans la glande pinéale, sont micacées et douces au toucher ; 
lorsqu'on les traite par l'alcool bouillant, la matière nacrée 
. se dissout et s'en précipité, par .le refroidissement ;, sous la 
formé d'écaillés blanches nacrées et très-légères. Cette ma*^ 
tière , fusible au-dessus de loo*^ , inaltérable par la solution 
de potasse caustique, développant une couleur rouge oran-r 
gé par l'acide sulfurique concentré, doit être regardée 
comme de la cholestérine. Quant au résidu insoluble dana 
l'alcool à chaud, nous avons constaté qu'il était composé 
d'une matière animale albumineuse et de sous^^phosphàte 
de chaux. La présence de la cholestérine dans les concré-* 
tipns de ce genre n'est point un fait nouveau ; nous avons 



476 YOUBHAL D£ CHmiS lOBOIGALE 9 

déjà eu l*occa$bii , ainsi que quelcpes autres chimisles , de 
la constater dans des productions pathologiques où sa pré* 
sence ne pouyait pas être attribuée aux élëmens de la bile. 
Nous rappellerons ici que nous l'avons rencontrée dans la 
substance d'un sarcocèle cbex Thomnie, et que M. Barrael, 
chef des travaux chimiques de la Faculté de médecineL de 
Paris, nous en a montré qui avait été retirée du liquide 
extrait d'un hydrocèle, où elle était en suspension. Cette 
matière, classée au nombue des principes immédiats des 
sub3tai1ces animales , est donC| dans certains cas, le résultat 
d'une altération morbide. 

Altération de l^kumevr vitrée qui à causé Ut cécité chez le 

cheçaL 

/ 

La transparence des différentes humeurs qui remplis- 
saient les cavités de l'œil, ainsi que celle du cristallin, est 
une des causes de la netteté de la vision pour l'homme 
comme pour les animaux. La quantité plus ou moins, grande 
de ces liquides, ainsi que leur densité, apportent aussi un 
changement plus ou moins sensible dans la vision des corps 
qui sont placés i différentes distances de l'œil : c'est ce qui 
est confoirme aui( lois de l'optique , et qu'il est facile d'ex- 
pliquer. 

Il en est de même quand on considère ces humeurs sous 
le rapport de leur composition chimique: on conçoit alors. 
qu'une altération dans les propriétés chimiques doit être 
réciproquement en rapport avec leurs fonctions physiques. 
Les altérations de ces humeurs n'ayant pas encore été exa- 
minées , j'ai cru devoir saisir la circonstance qui se présen- 
tait pour commencer leur étude. 

Dans un vieux cheval mort aveugle , on trouva Thumeur 
vitrée très-épaisse, trouble, et d'une couleiir rouge jau^ 



DB PHARMACIB BT DB TOXIGOLOGIB. 477 

nâtre. Les essais que nous avons tentés sur cette liqueur 
nous ont démontré, i*. que sa densité était de t=: i^oSp, à -p 
ii%5 j tandis, que dans l'état normal , elle varie de i,ooo8 à 
1,0009 ; ii?, qu'elle contenait ùhe grande proportion d albu- 
miiys qui lui donnait de la consistance, et qui formait les 
r§7 environ de l'humeur, tandis que, ordinairement > cette 
matière ne s'élève qu'à -^f^ au pius^ y. que sa couleur était 
due à une matière jaune soluble dans l'alcool, ayant quel- 
ques-unes des propriétés de la matière colorante de la bQe, 
ou de celle qui colore les tissus et les humeurs dans certains 
cas ; 4^, que les flocons qui étaient en suspension dans cette 
humeur, étaient formés par la réunion d'une portion d'al- 
bumine concentrée avec une certaine quantité de la matière 
colorante.; 5^. que cette humeur renfermait plus de sub*- 
stances salines que dans l'état ordinaire , et qu'elles étaient 
de la même nature que celles qu'on trouve dans le sang. 

En résumé, par ce qui précède, l'on peut reconnaître 
que l'opacité d'une partie de cette humeur, sa couleur par-" 
ticulière, la présence de cette proportion considérable 
d'albumine, étaient les causés qur arrêtaient en partie la 
lumière lancée par les corps , absorbaient l'autre partie > ou 
la réfractaient trop fortement, de manière à produire le 
foyer des images en deçà de la rétine; ce qui devais empê^ 
cher cette membrane de reiuevoir leur vive impression, si 
toutefois encore son irritabilité n'avait pas été modifiée aussi 
par la maladie qui a fourni ces produits^ 



478 lOnSHÀI. DB CKmiB mAuGAIiB ) 



NOTE 

Sur Vizotion de la noix vomique et de Vémétique appliqués h 

l'extérieur. 

La connaissance profonde du tempérament des per- 
sonnes qui se confient aux soins d'un médecin , laquelle fait 
apprécier à sa juste valeur ce meilleur état possible qui, pour 
chaque personne constitue son état normal de santé relatif 
à b constitution organique ;,la connaissance des modifica- 
tions que les otguteà et les fonctions éprouvent dans les ma- 
li^dies ^ des ckangemens qu'il hnt leur faire subir pour les 
ram^aer dans la situation la plus favorable ^ celle des moyens 
qui conviennent le mieux pour atteindre le but proposé, 
exigent Une étude à laquelle il faut consacrer sa vie tout en* 
tièf e. Cette étude^ que des connaissances générales rendent 
plus facile en indiquant pour ainsi dire là route à suivre, doit 
élre faite pour chaque individu aux différentes époques de 
sa vie, dans les difierentes circonstances morales ou physi- 
ques où il se trouve placé. Pénétré de ces vérités^ combien 
trouve^t-on juste 1er premier aphorisme d'Hippocrate ! com- 
bien. est naturelle la préférence accordée aux médecins ins- 
truits par une longue expérience! \ 

Lorsque Ton compare l'irritabilité propre à chaque or- 
gane, celle des mêmes organes chez divers individus, on est 
étonné des différences qu'elle peut présente^ chez des per- 
sonnes qui paraissent au premier coup-d'œil dans des circons- 
tances semblables. Comme l'action des médicamens est en 
raison de l'irritabilité des organes avec lesquels ils sont en 



N, 



\ 



DB PQARMACIE BT DB TOXXGOLOGIB. ^79 

contact^ et des sympathies qui lient les organes entre eux, on 
conçoit alors combien il est nécessaire que le médecin sd^db]^ 
Yarier, modifier ^es agens thérapeutiques; avec quelle ré« 
serve il doit agir j)ar induction des expériences faites sur les 
animaux, et même avec quelle prudence ne doit-il pas se lais- 
ser guider par Texpérience acquise en traitant quelques ma- 
lades sous le rapport de telle ou telle pro);>riété attribuée à 
un médicament : ne serait-ce pas la difficulté extrême que Von 
éprouve à trouver, à prescrire aux malades les médicamens 
les plus convenables à leur état, qui serait la causé de l'a- 
bandon dans lequel se trouve 1 étude de la matière médicale? 
dans tous les cas, melius nullum quam anceps remedium. 

Ces réflexions ne paraitrout peut-être pas étrangères aux 
faits suivans : 

Une personne octogénaire ,^ d*une bonne constitution, 
douée d'une grande vivacité d'esprit et d'une sensibilité 
morale exquise, était depuis un mois affectée d'un rhuma- 
tisme musculaire peu intense, qui parcourait successive- 
ment les différentes pardes du corps. L'amaigrissement 
était marqué, et la peau jouissait d'une sensibilité assedi 
grande, sans cependant avoir présenté de sur-excitation en 
aucun point. Cette personne avait \m catarrhe bronchique 
chronique avec sécrétion abondante d'un mucus de bonne' 
nature; la langue était b^nclie, Vestomac exécutant bien 
ses fonctions, seulement avec; un peu de lenteur. Depuis un 
trèsf-long temps les intestins grêles et stûrtout les gtos^' 
offraient un tel défaut dexcitsdbilité,, qu'il en résultait une, 
constip^ation habituelle: qui, dans les derniers temps, n'a- 
vait, cédé qiu'à une once de sûl£»te.de solide suivie lelende- 
main d'une onceet demie, d'huile .de riciii. Il^iléttfit résulté 
une évacuation àbond^te, et par suit» une météorisaiion 
assez considérable, sans indtée dlnflammatioii du péritoine 



48o lOURNAL DE CHIMIE MSDICiXB, ' 

ni mêtne'des intestins : elle paraissait plutôt tenir à une pro- 
duction gazeuse, suite de relâchement. Cependant^ trompé 
sur sa nature, on a conseillé sur Vabdomen des cata- 
plasmes ëmolliens^et narcotiques, au bout de deux jours > 
après un mieux équivoque, le ballonnement du ventre fiil 
augmenté. On eut alors recours aux frictions sur labdomeii 
faites avec de Thuile de camomille camphrée, aux lavemens 
à l*huile de camomille ^ et à Tinfusion de camomille pour 
boisson, ce qui produisit un bon résultat, le Ventre s*affaissa 
progressivement. Le rhumatisme avait été oublié, lorsque 
la partie musculaire de la vessie parut devenir le siège de 
la sur-irritation; le malade eut de fréquentes et de rapide^ 
envies d'uriner un liquide clair, rendu avec une vive dou- 
leur. Craignant que la vessie, qui déjà dans le cours dé 
la maladie avait été affectée plusieurs fois, ne devînt le 
siège d'une altératioù organique profonde, voulant chéi^- 
cher à. fixer à l'extérieur l'irritation rhutnatismale, on fit 
frictionner la région hypogastrique avec gros tomme uùé 
noisette de cérat contenant un huitième d'émétiqué, dans 
le but de déterminer une éruption. Cinq heures après ^ 
une seule friction , pour laquelle oh avait employé envii'ôor 
dix grains de la pommade , et qui avait été faite dans ùfiê 
étendue circulaire de trois pouceà de diamètre , il se Inarii- 
festa de firéquentes nausées et des vbmissemetis spasmodî- 
ques de matière glaireuse. Sur-le^amp un linge qui recou- 
vrait le lieu frictionné fut enlevé ( il retenait plus de six 
grains dé la pommade, et dans tous ces points l'hydrosulfate 
de. potasse indiquait la présence de l'émétique ).*La région 
hypogastrique fut lavée avec de rhûile d'olive; les vomis- 
semens furent iicilement calmés avec de l'eau froide. Au 
bout de trois-quarts.id'heure, le. malade sentit seulement 
un léger mouvement vers le tube intestinal : il s'aidormit; 



/ 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. ^Hl 

inais six heures après, il fut pris de coliques tellement vives, 
qu*il se crut empoisonné. Des lavemens et un demi-bain le 
calmèrent promptement encote» Ce qui est à remarquer, c'est 
que les douleurs de la vessie furent diminuées, que le ventre 
alla mieux, qu'enfin le malade était, les jours suivans, dans 
un état beaucoup plus satisfaisant. Lorsque Ton cherche à 
reconnaître la quantité d emétique qui produisitun tel effet, 
résultat de labsorption de cette. substance,,' laquelle, a réagi 
spécialement sur le système nerveux des voies digestives^ 
on trouve que la dose d'émétiqu^ a du étr^ telleqieint petite 
qu'il est impossible de Ténonçer. Très-Qertainement, en 
tenant compte de ce qui a été. enlevé par le linge et de ce 
qui a dû l'être par le lavage avefi l'huile, il est^yident qu'il 
n'esfc'pas r^sté sur la peau un quart de grain d'én],6^qije;.pe 
^ui rend extriiordinaire l'effet pf^i^uit sur le.tub.c^igestif , 
tandis q^ Ton conçoit facilemjeQt q^'il n y ait^^pas eu la 
ittoindre altération visible à la.pepu-,;pa& la moin4rf érup- 
tion, sans pour cela attribuer ce déf^H^. d's^ction à un man- 
que d'excitabilité. ; Ce qui çepen4^nf> poa^rrait .prouver -un 
défaut d'excitabilité, et par conséquent avoir re/i^dfi plus 
facile l'effet produit par l'absorption, c'est q^e, six jours 
après, les douleurs étant fixées sur les muscles de la partie 
antérieure de la poitrine, principalement du côté gaudie, \ 
un véaioatoire camphré, mis syr le point le plus doulou- 
reux, n'ayait'^ au. bitut^d^ i^ingt-quatre heures ^ produit 
qù^'une légère rubéfai;tio:n,.de la pgau. Le défaut d^irritabilité 
olsgani^He étgit ici bien distinct fia, la sensibilité, car toute 
làijsuk'face. de !1> poitrine était tf^r^ensible au plus l^er tou- 
<^r, .et{ ôhe»]le meine indijvidu une irès-légère .(ÇCQrcJjiure 
dé Is^.peau d|i, as^çri^Ai était d'^e sensibilité.^ excessive ^u . 
«Hi^indre froitepient. 



vy- 



'J^Tf'.-^ ;■ 



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33 



48il ' JOTJllIf AL DB GHIHIB MEDICALB , , 

Dàiïâ le fnénre temps, un jeune enfant affecté d'une eoqne* 
Inche graté était, depuis plusieursjourSi frictionné à la région 
épigastriqne avec une quantité de pommade d*Autenrîeth 
; ( contenant un tiers d emétique), ^qui fut portée jusqu'à la 

dose dWë demi*o nce , sans produire le moindre effet à Tes* 
térieut oïl à Tititérieur. 

Le fait suivant indiqué aussi une grande irritabilité orga* 
nique ;- mais au moins elle e3t expliquée par un état patho» 
logique mieiii connu. 

Une femme de sôiiante^ldUfte ans, d une constitution trè»* 
délicate et à système nerveux actif > était affectée d'une pneii^ 
ntonie chronique accoiftpskgiiée d'une e^ectoration mucos» 
|^i!niitente abotidante i ses ftAê» d^stive^ ne isuptportant que 
dé petites quantités d'alimènS| étaient faciles à suresciteri 
sans cependant qu'il y eût ni vomissèmeus ni diarrhées. A 
Une époque où rexpectoratiou avait de la difficulté à s'effec-^ 
lUër/et idënacait de suffoquer la malade, il fût oi^onné mne 
pUtîàiiaVèc addition de Isérinès ; une seule cuilletéè'À ca^fé àt 
éëttë'i^clUôn y cdn^tiiint'ùtl isdixai^mé de gf^fiân^de kermès^ 
piCddUièR'le Voittîsdèmèht; 

Vl)ièi\inèr autre i!>bser(ira!tioti sdr une pet*8cmnè km ëtàtnâè 
saiité* '• ' '• • »» .'• ■ 

bné fèiume de qilki^htè étfs, hléVldéyd^iiilë aâi&t bMttè 
cotistitutroU j quoique lyui^hadque , d'buë grande sensibilité 
îhdralè , chez 'laquelfe le système liëi^'^èut seUsitif est très* 
Ikèife à ëmoUViiit/ à laqUèUid ùUè affeidti^Vi - Wiorate cattsci ^ 
cllëtueut uti mbùVëUient herteut , fut- chéifcher *?tie2:iin 
phàiîtaàden de là môrt^^ax-î-ats. Oft 1»! reiftî» une idemfc 
ôWé-afe ttoîx vomique ett poudré , et'ëU lUï<ïc*»ifetlto>,|lOiir 
en MkHitte pâte /de la itièUt à deut éUî^éâ dëfrëfiUâigéid'I- 
taîie, huit amandes douces pilées, et d^tttttë s^ft^Biè 
d'eau/^bur en faire des boulettes roulées dans un peudè la- 



rîne. iTii mâtin , k prèlsctiptioâ {ht elécutiée ; Ta pâîte fut 
pétrie avec les dcrigts, 5iH*totft avecce^x d^lâClttaiti drorte; 
(es boatettes f arent roulée^ entré les nfaiâ^i>Ap¥0i6ëtte opé- 
ration, gui dnra quelque temps , les hf&ins furent h.^éèS àVee 
un grand soin. "'i ' 

Dans le toiilieu delà journée, tme chalisbp^onl rintetis^të 
allait toujours croissant, se fit sentir au doigt annulaire 
droit et à l'indicateur gauche* Le soir, cette chaleur était ac*> 
compagnéede picotemens âouloureux, qni pendant la nuit 
devinrent assez violens pour, à plusietu's reprises y inter- 
rompre le sommeil. Le lendemain matin ^ la partie interne 
de Tannulaire droit et le dessus de l'articuliition des deux 
premières phalanges de l'indicateur gauche présentaient une 
vëâlèttlê' circulaire d enriro^ quatre lignéà de diamètre , 
fiénipliêd*ffne matiâi^ purulente soulevant l'ëpiderme. Ces 
deti:^' doigts étaient C9i outre enflammés dantftdtortè^eor éten^ 
thife : ta douleiir éttkit alors» très- vive. Louvehurè dieS'Vési* 
cules et des cataplasmes émbllien) disâipèi^ein les accidètis en 
i^itgt-qùatre heur^. Ls^ per^onfne assoira qu'avant là prépà- 
'MtiQiî de là pâte^8è$ doij^s ne présetitaienft aucttûe piqûre 
ni écorchure. Si la vésicfation a été bornée à:dettx partie^ 
• trè»*lrmitées'> on dt>it supp^er qViè cela tiènft à un contact 
pltts pirolongé dé ces psirties avec la noix vomique. * « • 

Voulait reconnaître si Taccideni ci^esHus pouvait étfe 
âftril^ué à Vtiction de la êoi^L forniqué, urfe f^étité -qtlé^tité 
-dé %à'' fnême pôudt^ chWtféWfefe fût tniië SUV rtiri âè niés 
doigts : en peu d mst^itts là ôhrileUV ^1 lès'pitoteih^iiSse'déte- 
i6p{)*reA<> ^raccroiô«teniérit'd«.cès rfj^mptô'rteà fut lei'iS^ull 
contraignit, pour le fàît'è désuet^ d'applii^fâeft^ uh catàptasilié^ 
èé fiiaîgvé <cela leS'«ft;idehsa^rè*èn« {>ltis dé^dè«*é'iiettres. 

dé awéy (tfbduîàît I* effet àtiâib^e. ' r " ' ' ^ '• ^'■'' ^' 

33. 



484 lOtJRNAIi DB CHIMIE MIEDICALB, 

Une autre personne ayant, fait un essai semblable^ n*é- 
prouva aticune action de la noix vomtque. 

La pratique de la médecine offre mille circonstances où 
Ton peut observer combien varie Taction des remèdes selon 
les différentes parties du corps avec lesquelles on les met en 
rapport, et selon les personnes* 



MEMOIRE 

Sur V huile volatile de sassafras; par M. Bonastrs. 

' * ' EXTBAIT. 

X*auteur entre dans quelques considérations chifniques 
sur .Vbuile volatile de sassafras > e( ajoute aux faits déjà 
conclus des chimistes', quelques autres qui lui sont ^propres. 
^,. A4nsi', 'M«. B. a trouvé que Thuile volatile' de sassafras 
était formée d*une portion fluide et plus légère que Veau^ 
et d*un9 portion fluide aus«, mais plu$ pesante^ que leau ^ 

Que, par son contact avec lacide nitrique à froid, elle 
prend peu à peu une couleur rouge nacarat; . 

' Que l'action du chlore l'épai^it, la rend opaque , comme 
laiteuse; mais que ce gaz ne lui fait point développer la 
couleur verte, comme il arrive avec Tessence de girofle;' 
: Que y soumise à un courant 4e gas ammoniac daAS un 
mélange réfrigérant, elle se trouble, acquiert de la cpv^^ 
tance> mais ne donne point de cristaux; 

Qu elle ne se combine que peu ou point avec les alcalis 
cfiustiqjutes et le^ autres b^ses salifiables.^ 

]^.,B^,astre;avait à examiner trois eçpè^^fs d'huiles vola- 
tiles de^jSat^safra^i du commerce, qui jlxm.t/9s étaient, falsifiées. 

4 

Il est arrivé, par des expéf^^çnces^ au^x ré$ti^ti9ts>suivanâ; 



.,— .-^■^•^ ^**j 



DB PHARMACIB ET DB TOXICOLOGIE. 4^^ 

Pj'emûre faUifioation^ 

Elle était formée au moyen de l'essence de sassafras véri- 
table et de Tessenee de tavande. 

Son odeur était celle de sassafras, qui^ en général, do- 
mine toutes les autres. 

Sa densité était beaucoup moins forte que celle de les- 
sence de sassafras pure. 

L'auteur a constaté que la quantité d essence légère^ nér 
eessaire pour enléyer la densité à celle de sassafras, s'élevait, 
du tiers au quart, rarement plus, parce que, différemment ,^^ 
le mélange de deux huiles essentielles , de pesanteur diffé- 
rente, restait constamment à la surface de Veau. 

Deuxième falsification^ 

Celle-ci avait été faite au moyen de lessence de térében- 
thine rectifiée et de l'essence de sassafras. 

La distillation par l'intermède de l'eau a suffi pour sé- 
parer les deux huiles volatiles : celle de térébenthine est 
restée \ la surface du liquide, au lieu que celle de sassafras 
occupait le fond. 

Cependant l'huile de térébenthine rougissait par son 
contact avec l'acide nitrique à froid , parce que cette huile 
avait entraîné avec elle une petite quantité d'essence de 
sassafras, proi)ablemeut de la portion plus légère que 
Teau. 

Troisième falsifioation. ^ 

Cette dernière était plus compliquée que les deux autres; 
elle était formée aux dépens de trois huilés volatiles appar- 
tenant à des geiires de plantes différens. 

M. B. a encore eu i^ecours à là dbtillation par l'intermède 



486 JOVtMÂh DSCBIlHBlWBDIGAUy 

de Teau; il ajouta seulement moitié eu poids de soude cacK-^ 
tique j du poids des essences empk)yées. 

I^e liquide pirovenant de la distillation était surnagé par 
un tiers environ d'une huile essentiellement claire , trans- 

m 

parente et incolore : c*était encore d^ Tessence de téréb^- 
thine. 

Un autre produit occupait le fond du liquide; il iîit re- 
connu pour de Tessence de sassafras véritable. 

Enfin^ ce résidu, qui ne donnait plus de produit huileux 
par la distillation, fut évaporé et abandonné à lui-même: 
il s^y forma de nombreux cristaux. Ces cristaux, exam^iés 
àvtïç soin, furent reconnus, à leur saveur et à la forme 
qu'ils affectaient^ pour une combinaison d'essence de girofii^e 
et de soude. 

Absi, cette troisième falsifiqitioD était formée ; 

D'essence de sassafras, 

— de térébenthine, 

— - — :-- r* de girofle. 

Ces expériences, quelque convaincantes qu'elles puis-i. 
sent être , suggérèirent néanmoins à M< Bonastre l'idée de 
$*assùrer si , par une expérience directe , deux huiles vola«« 
tiles, jouissant chacune de propriétés chimiques bien tran- 
chées , pourraient être amenées , à l'^de des procédés susr 
indiqués^ à un état d^isolement tel qu'il ne laissât rien à 
désirer. 

A cet effet , il prit parties égales d'essence de girofle?; de 
térébenthine et de soude caustique ; il introduisît le tout 
dans une cornue de verre avec S, Q. d'eau: il laissa macérer 
le mélange pendant douze heures, ayant soin.^de luter la 
cornue; il soumit le tout à la distillation^ et reçut les ya-% 
peurs dans un récipient entouré de glace, pilée^. 



D£ PHARMACIE £T DB TOXICOLOGIE. ^'i^ 

K Le liquide condensé était surnagé par une huile volatile 

incolore, légère et transparente: .c'était de Tessence de té* 

f rébentbin^ pure, c est-à-dire , sans aucun mélangç des** 

B sence de girofle ^ puisque^ lacide nitrique ne lui faisait dé- 

e yelopper aucune couleur rouge. 

Il y a plus, c'est qu'on ne put apercevoir aucune autre 

[i substance volatile dans le fond du récipient ; le liquide lui- 

même ne rougissait point pair sq^ cout^qt avec l'acide ni- 

^ trique, ce qui n'eût pas manqué d'arriver, s'il eût entraîné 

la plus petite portion d'essence de girofle. 

Il s'ensuivait que toute l'huile volatile de girofle devait 
être restée dans La cornue; aussi le résidu, abandonné au 
repos, cristallisa-t-il en lt>ngues aiguilles soyeuses, possédant 
la saveur acre et forte du girofle. C'était effectivement une 
combinaison d'essence de girofle et de soude, combinaison 
en vertu de laquelle, et ainsi que M. B. la annoncé le pre- 
mier dans un mémoire lu à l'Institut , l'essence de girofle 
per4 entièrei^eiit la propriété de se volatiliser à la chaleur 
de l'eau bouillaDte» , 

U suffisait de saturer Veoboès^ie aoude aUi inoijreB d'mi 
acide y et ensuite de ^sjtillef!^ pour obtenir i'essenee de 

< En efiet, uâe nouvelle quantité d'eau, aiguisée d'adde 
sulfuriqtfç ea proportion suffisante pour néfitraliser la 
soude du sayonule de girpâe, a été ajoutée dans la cor- 
Bue : il y éui décomposition; l'acide sulfuriqae se porta st^ 
la soude, et l'essence de girofle reparut en' gouttelettes 
ex trêmemem brunies. ~ * 

Soumise dans cet état à la distillation, Tessetice de gi- 
rofle reparut dans le récipient, dont elle occupait le fond/ 

Gett^ essei;ipe 4tait parfaitfei^eni claire,, tr^psp^ente^pjus 
pesante, q^e l'eau , possédant la saveur acre et lodteuirf dM 



488 lOURlfAL D» CHIMIE MÉDICALE , 

girofle, se colorant instantanément en rouge de $ang par 
son contact avec l*acide nitrique à froid , se combinant de 
nouveau avec les alcalis et les autres bases salifiables^ enfin 
jouissant de toutes les propriétés chimiques quelle avait 
auparavant. 

Telle a été la substance du mémoire de M. B. , et le 
premier exemple bien constaté de la possibilité de séparer 
des huiles volatiles préalablement réunies. 



EXAMEN CHIMIQUE 



»* / "^ 



Du virus varioUque apec ou sans complication de peté 
chies{i)^par'i(l. TKWOJ^ikK&y pharmacien a Marseille, 

' ^ Extrait, 

Parmi les maladies éruptives qui ont régné et régnent 
encore à Marseille depuis plusieurs mois, on a ea occasion 
d'observer plusieurs petites- véroles. Ches l>eauooup d'indi- 
vidus, elles ont été si bénignes, que, malgré certain^ re^ 
mèdes incendiaires qu'on leur a opposés , elles ont eu une 
is&ue iavdrable. Mais il n'en a pas été de loéme d*un aâsez 
grand nombre de varioles compliquées avec des f^téchies ; 
elles ont causé la mort de presque tous ceux qui en ont été 
atteints. Désirant savoir si le virus varioUque. avec pétéchies 
coivtenait des principes différens de ceux du virus yavio^ 

(i) Celte notice nous a été adressée par M. Roux , secrélaire-géné- 
rai de la Société royale de Médecine , en nous priant de soumettre, 
de notre coté , le même virus à Tanalyse. Nous espérons pouvoir 
l)ient6t, grâce aux soins de ce médecin distingué , répondre à cettq 
demande. (LASSAiaKE*) 



DE PBARMAGIB ET DE TOXICOLOGIE. 4^9 

lique sans complication^ M. Roux^ secrétaire-gënéral de la 
Société royale dé Médeoine de Marseille, a eu Tidée de 
faire soumettre à l'analyse chimique les deux espèces de 
matières. 

M. Trémolière, pharmacien à Marseille, s*est occupé, 
sur rinvitation de M. Roux , de ces recherches analy- 
tiques. 

Sans rapporte^ ici les détails de ce travail ^ nous con- 
signons les résultats qu'il a ohtenus sur l'un et l'autre 
virus. 

Matière varioliquô sans complicçition. 

Couleur jaunâtre^ louche, laissant, par le repos, déposer 
un précipité gris blanc ; saveur nauséabonde animale ( sui 
generis) ; odeur fade désagréable, consistance oléagineuse; 
poids spécifique = i,o3i à -j- i8,5*» Réaumur, 787,7 
barom. 

Elle a fourni à l'analyse : 

i**. Fibrine j 

a^. Mucus; 

3^. fijdrochlorate de soude; , 

4^. Sulfate de potasse; 

5^. Phosphate de chaux; 

60, Eau. 

Matière varioUque compliquée açec des pétéchies. 

Cette matière , prise sur des individus avant la mort , avait 
utoe odeiir fade très-désagréable; recueillie une ou trois 
heures après le dernier soupir, elle était d'une odeur pres- 
que insupportable; sa consistance était plus liquide, et res- 
semblait beaucoup au pus sanieux, • < 



490 laURIf Ali DB CHIMIB MBDICALE , 

M, Tréfluolière a trouyé dans le yirits de la variole pété* 
chiale : 

I®. Fibrine; 

a^. Mucus; 

3^ Hydro.chloraté de soude ; 

4^. Hydrocyanate de soude ; 

S^. Sulfate de potasse ; 

6^, Phosphate de chaux ; 

y**. Eau (i). 

Note du Rédacteur. Si les réactifs que M. Trémolière a 
employés ne l'ont pas induit en erreui^ sur k présence de 
lliydrocyanate de soude dans ce virus, cette observation 
serait le premier exeoiple d*un'sel de ce genre dans une li- 
queur animale y et offrirait un fait très-curieux. Mais nous 
nous permettrons d^s doutes jusqu'à ce que ce pharmacien 
l'ait démontré d'une manière plus concluante. 

Néanmoins, nous avons cru devoir publier les résultats 
de cette analyse ^ afin d'engager tous les médecins et les 
chimistes-pharmaciens qui en auraient l'occasion , die répé- 
ter ce travail. Lassaigkb. 



PUume solide j remarquable par son odeur musquée ; trouvé 

à ji niches , département du Nord. 

( Extrait d'une lettre <)« M. FençuUe, pj^rmacien à Cambrai- ) 

L'échantillon du minéral que je vou3 envpiç a ^t^ trouvé 
dans une bouillère de notre département; il acc9j;i^pag^.y 

> I m il < I ' .. ' ■" ' ' " ' 

(j) M. Trémolière ayant eu Foccasion d'examiner un grand nombre 
de fois le pus variolique avec et sans complication , n'a trouvé rhydW^ 
çyanate de soude que dans le virils variolique avec pétécliies. 






I 



DE PH^BMAGIB ^ OS TOXICOIjOGIE. 49 1 

âitrpn y la formation du grisoux dont j*ai fait i-ajDalyae. Voici 
eti peu de mots s^ propriétés c Cie minébal e^tiîoir, tendre 
au touchjer V dune ddéur qui rappelle celle de f-ambregns iOUi 
du^jnusa^ il laisse apercevoir dans saoassure^ qui e^t téme>: 
des petites écailles brillantes et micacées, ;les upes d'unei 
couleur rouge , les autre^^ d'un jaune p&lë (ees dernières jouis- 
seht des propriétés de F^xide de plomb ipur); soumis à l'aen 
tion du feu , 9u contact de Tuir ^ il se ramollit , se décom* 
pose avec flamme, et laisse une cendre jaunâtre, for*- 
mée principalement d*oxide de plomb; en vases èlos^ il 
donne une grande portion de gàz d^une odeiïr phosphoreusi», 
formé seulement d'acide carbonique et d'hydrogène car- 
I)onë, et à Ta voûte du tube recourbé^ un mélangé d'une 
graisse acide , saponifiable , ^t une autre non saponifiable» 
J'ai observé encore qu'un pipier de tournesol rougi , placé 
au haut du tube, est ramené au bleu. Traité pat Falcodl^ 
réther et l'essence de térébenthine , cev minérs^l cède à ces 
agens une matière grasse en partie saponifiable y et laisse un 
résidu forme de carbone, probablement à l'état d'anthi^'a- 
cité, d'oxide de plomb , d'alumine, de carbonate de cTiaux,^ 
d'iin peu de silice , d'une petite portion 'de chlorure de so-; 
dium , et quelques traces de sulfate de la même base. 

L'oxide de plomb est libre dans ce minéral , du moins jCv 
le pense ; s'il était en coi9];)inaison , ce ne serait qu'avec l'aluT 
mine, et formerait un comporté de deux atomes d'alumine 
et un d'oxide de plomb; mais il n'en est point ainsi: queK 
ques écailles isolées, dont je vous ai parlé pliis haut, âei^ 
m'ont fourni que de l'oxide de plomb pur. 



M. Feneulle, en nous adressant cette lettre, y avait join^ 
un échantillon de ce singulier ndnéral, sur lequel il se proi 
pose de donner bientôt de plus grands renseignemens. 



49^ nyumsiÂX* db cbiiub hbdicixb, 

La pedte quantité qui nous a été envoyée ne noos a pas 
permis d'entreprendre quelques essais pour en faire part à 
nos lecteurs ; mais aussitôt que le travail de M. Feneulle sera 
terminé I nous nous empresserons de leur en faire connaître 
les principaux résultats. 

Quoique trouvée daps le règne minéral, la matière bitu- 
mineuse qui fait l'objet de la lettre de M, Feneulle, ne laisse 
pas d'avoir quelque analogie, par son odeur et les deux ma- 
tières grasses qu'elle contient et les sels qui s'y trouvent , 
avec cette production anii]|iale désignée sous le nom d'ambre 
gris, Lassaigne. 



ACTION 
Du deutO'bromure, de mercure sur V économie animale (i)^ 

Le bromure de mercure est un sel blanc , d*une saveur 
acre' et caustique, soluble dans Teau et cristallisable ; il se 
dissout également dans l'alcool, et Téther; exposé à l'action 
du feu , il se sublime en une vapeur blanche qui provoque 
la toux. Nous ne poursuivrons pas ici l'examen de ses pro- 
priétés physiques et chimiques, notre but n'étant que d'exa- 
miner son action toxique. 

Première expérience. 

Un grain de deuto-brômure de mercure , dissous cians^ 
Teau distillée, a été injecté dans la veine jugulaire d'un 
chien de moyenne taille; pendant deux ou trois minutes^ 

(i) Cette notice est extraite du travail de M. le docteur Barthez^ 
qu'il a bien vgulii nous coininumquer , et qui a pour litre : De Pac^ 
tion du bf'ôme, et de ^s. combinaisons sur l'économie animale^ 



DB p:ÉARMACIE et DS TOlUGOItOGIE. 49^ 

ranimai a éprouvé seulement de la* dyspnée et un peu de 

malaise. . 

Deuxième expérience. 

On a injecté à onze heures du matin, dans la veine jugu- 
laire d'un chien de forte taille , deux grains de deuto-bro- 
mure de mercure dissous dans de Teau. L'animal n'a paru 
éprouver ni douleur ni dyspnée ; les mouvemens du cœur 
étaient seulement un peu précipités ; point de salivation ni 
de déjections alvines : il est mort le lendemain à neuf hetïres 
du matipi Les poumotiâ étaient 'livides ^bé^&hymosés , sans 
être gbrgés de sang; le oœur émit eônti^aeité, et fortement 
coloré dans ses cavités; l'estomac était safitï. 

Troisième expérience. 

A. midi, on a injecté dans la veine d'un chien de moyenne 
taillex[uatre grains de deuto^bron^ure de mercure; le pouls 
est devenu très acfcéléré: il y a eu difficulté d^ns la respira-' 
tion; il était debout, immobile, la têle baissée,. et laissait 
échapper des mucosités par la bouche. Mort quatre heures 
après. Poumons livides , gorgés de sang et parsemés d'une 
foule de points noirs plus ou moins étendus; le sang n'é- 
tait point coagulé ; le cœur et l'estonuic étaient dans l'état 
natureU 

Quatrième expérience. 



" ■ . . . . ■ • ' » . > . J : 



:•.'{• ' i.. . 1 



 midi , six. grains de deuto-brotnUrë solide furent pla- 
cés sur le* tissu cellulaire du cou d^tm chien de moyenne 
taille; une heure après, il paraissait abattu : il était coûcKé 
sur le véhtre ; la plaie étaît"dévénue grisâtre. Veris lés sik 
heures du soir, déjections visqueuses et jaunâtres; le lencllê- 
main, abattement considérable et refus de manger; le troi- 
fiiènse joue, abattement encore» pins fbrt^ selles^^ satigttino- 



494 JOUHNAL DB CKIHIK MBOIGAtB) 

lentes avec lënesmie et soif ardente. Mort le sixième jour dé 
rexpérience. 

Poumons crépitans, rouges; la membrane muqueuse de 
Testomac présentait une inflammation qui s*étçndait sur 
toute la surface j le canal digestif était également en<* 

flammé. 

Cinquième expérience. 

• 

A une heure, on a introduit, à Taide d'une sonde œsopha- 
gienne, six grains de deuîo4>romur(î de metcure dans Tetf- 
tomac d'un chien. d^jjQojr/Htine taille; une minuté après } etr 
forts potirvomir^quirso spot prolongjés jusqu'à trois heur^ 
du soir : les matièrt^s Tolnies étaient terdâtres. Le lendemsin, 
il était assez bien portant. 

Sixième expérience, 

A trois heures, on introduisit daps Vcâtomac d'un chien 
dé forte taille^ à laide a un trou pratiqué à I^œsophage, 
deux grains de deutb-brpniure àe n^ercure. Au bout d'une 
minute, efforts de vomissemens ^ cris plaintifs, abattement 
profond, bouche écunieuse, r'èsjpi^àtion pénible: il mbiirut 
trente heures après, sans avoir présenté aucun symptôme 
nervélix. 

* * I * . ' 

Rigidité considérable; estomac contracté sur lui-même; 
la muqueuse formant des replis considérables : elle était 
fortement ramollie; on distinguait Vers le pylore une tren- 
t^iae de taches npifte^^^^eiqblables à du :$ang )^ineu:f^ çoa- 
|D[p]bé. Ces.escarf^ g^iiigi^^neuses couvraient chacune des 
tilçèrés profond^. L'estomac contenait trois onces d un li- 

9uidei yerdàtre ; le duodénum é.ts^it coloré en ia^ne par la 

Septième ^expérience, 
.<.:Qfi.(it aiv4ler ^jifolcih)^ de* petite taîHisaih gcaiii ei:ik- 



DB PHAHMAGIE BT DE l?OttGOLOGlE. 4$^ 

mie de ce dèuto-bromure en solution dans une once d'eau 
distillée : agitation ,« pouls fréquent , point de vomissemens: 
^ ranimai était couché tnv le ventre. A six heures du soir, il 
paraissait tranquille. Le lendemain^ il était abattu, triste ^ et 
refusa les alimens. II mourut le troisième jour. 

Poumons sains; consistance ordinaire du cœur; deux 
once^ d'un liquide brunâtre dans lestomac; la membrane 
muqueuse était d'un rouge livide sur toute sa surface^ et la 
partie supérieure des intestins grêles était enflammée» 

Conclusion. 

. D'après ces .divers faits, M. le docteur Barthez pense : 

1^. Que le deuto-bro^lure de mercure doit être conâdéré 
comme un poison corrosif qui offre la pltis grande analogie 
d'action avec le deuto -chlorure de mercure ^ 

. :. a?. Qu'injecté dans le tissn e^ulaire du cou, il est potté 
dans le torrent dd la ;circulationif j . . 

'3P. Qp'il'détermiiie la mort, en agissant princtpaleraicnt svit 
le.-c^iial ji&fèsànal;;.. /.l. r.»' {..• r. .-d-î ;••.;.' 

' .4^>. Que sbn àctixfttt: .esif très»énergignè iors<|iie l'estomac 
est-vide, imjais que, si céiviscère ës^remipli d'alimëns, il esi 
alors évacué «n iprftode partie par les vanûsâem^ens ^ ^ 

- i 6^. Que lés bmpoisonneckiens par' ce:dento^ix>mure doi^ 
v«nt êtorft cofoibcattus comme ceux par le deutd^-aMb^ure de 

Hiercure. m/.',-.'S ,; j -i' ■'■/:' ; ..» ');;-- 'Iîj r, sm.: . » 

'♦ ■ 

M. 4e< doqtèiurJBàvthez pense (porei'aHDiatiliiie paraîjt iié« 
ct«iî|re siîà^èffels tédxiques : ïéxpètv^WGk qif>'îli rapporte (à ^cel 
effdi ne itdûs'' pa^taîb pas asse2r>coodaanhe pbw^^ouvoir être 
adoptée ssntô' qc^'eitei soit^ oonôiimëe) pai^ xfoe^aes' anitrats^ 
6'es|;'eepenâantun môyen^ui>ôffr6de9fx^obabilités'defsm<^ 

cès^ r }> ...^ -,' . . f >i fitWi'i''.) . :ii i y.: v>:î 



496 lOUaNAIâ OB CHIMIB MBDIGALE 



Nçwfeau procédé proposé par M» Staflbs {de Philadelphie)^ 
pour la préparation de la morphine. La a la tectiort de 
pharmacie de V Académie royale de .médecine^ le 36 
'juillet 1828. 

Notre confrère M; Guillermondy pharmacien de Lyon, 
ayant adressé à la Société de pharmacie un procédé pour la 
préparation delà morphine, et ce procédé ayant quelque 
analogie avec celui de M. Staples, consigné àdJïsV Américain 
du Tford (journal scientifique), je crois devoir faire connaître 
ce procédé à la section , d'autant plus que lauteur a émis 
lopinion qu'il remportait sur ceux mis .en usage jusqu a 
présent. Voici ce procédé : 

On prend quatre paities d'opium; oa le divise le plus 
possible; on le traite par trois parties d acide aûétique étendu 
de trois parties cj'^au^ ovt laisse en macération pendant 
vingt-quatre heures à la température de 70^ Fahreinheit 
(aïo centigrades). Cet espace de temps étant écouté, on ajoute 
\ huit parties d'alcool à 35 ^ Beaumé , et on continue la di- 

gestion pendant le même espace de temps , en ayant solo 
d'élever la température jusqu'à 160^ Fahreinheit (71** centi- 
grades). On décante la liqueur, et on soumet la partie non 
dissoute à un secon^ traitement* en tout semblable aa pre- 
mier; on décante de nouteau, et ou réunit.le^ liqueurs acides 
akxk)Uques qui sont fortement colorées. Oii les fil^tre , puis 
on jr ajoute de l'alcool anunoniacal d'une fojiee telle, qu'il ne 
produise a^im changement dans la transparent^ de la li- 
queucvau^moment ottonVajouferAprès un certain, espace 
de temps, la morphine commence à se déposer sur les pa- 
rois du vose :'<oâ laisse le dépôt s*opérer entièrement, on 






I 

l 



J)B »HAmMÂCIK BT OlUt. TOXICOLOGIE. 497 

«épaT;e le liquide par dëcantatibn, on jette les cristaux sur 
un filtre, on les lave ayec nn peu d alcool étendu , on les 
traite ensuite par Talcool concentré , on filtre la liqueur 
bouillante, et on obtient la morphine pure par refroidisse* 
ment. M. Staples recommande d'ajouter l'ammoniaque alcoo- 
lisée^ en se sei^vant d'un entonnoir à longue tige ^ à cause de 
la légèreté de ce liquide, qui n^ lui permettrait pas de se 
mêler à la solution , et qui resterait à sa surface. 

L'avantage queiVI. Staples tire de son procédé consiste 
à obtenir promptement la morphine dégagée de la plus 
grande partie de la matière colorante qui reste en dissolution 
dans l'acétate d'ammoniaque alcoolisé , tandis que la mor- 
phine s'en précipite. m 

L'auteur assure qu'en suivant ce procédé il a obtenu d'un 
quart de livre d'opium de médiocre valeur, 90 grains de 
morphine pure (cinq gros par livre d'opium); . 

Déjà quelques essais que nous avons faits dans le but de 
répéter ce procédé, nous ont démontré qu'on obtient la 
morphine presque pure en le suivant. Nous nous pro- 
posons maintenant d'examiner si l'on obtient par son emploi 
autant de morphine que par les autres procédés suivis jus- 
qu'à présent. Les résultats de ces essais nous ont fourni, 
dans une première opération, neuf gros et demi de mor- 
phine pour une livre d'opium, etneuf gros cinquante-six 
grains dans une seconde opération. 

Pour le procédé indiqué par M. Guillermond , voyez la 
Société de pharmacie. 

Depuis la publication de ce procédé , M. Blondeau eh à 



(i) Si M. Staples a entendu par livre la livre troy, qui n'est que 
de 12 onces, la liyre française âe 16 onces lui aurait fo'ui:ni 6 gros 
et demi ^Âe morphine. 

IV, 34 






hk conaitra tin aulre^ à l'aide duquel il obtient treize fpro^ 
trfeiBegros et deim de morphine par livre d'opiom da com- 
nierce* 

A. GhB¥AU4BB« 

VARIÉTÉS. 

iVbto sur l'acide cyamque. 

VL SëruUas ) n honoraUement connu par ses nonbrettz 
traraui snr le brame , les bromures, les cyanures , eto.> a 
communiqué, le i*' septembre, à TAcadëmie' rojwde des 
sciences^ la déoouyerte qu'il a fiiite ce jour mémey de l'acide 
eyanique. Nous remercions cet habUe cbimiste des détail» 
qu*il a bien voulu noua donner à ce sujet. 

Cet acide est solide, très«blanc, insipide y saSQeptibl« de 
cristallisation ; il rougit la plupart des couleurs bleues Togé- 
taies, est insoluble dans l'alcool, et très«>peu soluble dans 
l'eaUk 

On prépare l'acide cyanique en dissolvant du perehlorure 
dé o]Fano((ène dansl'^eau, l'évaporant à sicdté| et jusqu'à 
volatilisation enuère de l'acide hydrochlorMjpiew II est aisé 
de voir que^ dans cette réaction, le perehlorure d^ cyanogà*e 
décompose suffisante quantité d'eau pour que l'I^drogène 
qui^ en provient , en se portam sur le' chlore , puis«9e se con- 
vertir en acide hydrochlorique, tandis qo» le cyânogiàne, 
en a'unisaant à l'oxigàne » autre constituant de l'eau , se con* 
vertit en acide cyanique. 

Nous aurons aoin de &ire connaître la suite des travaux 
de M. SéruUas sur ce nouvel acide et sur ses cbmbinair 
sons. JuuA. Fonmnuuuu 



BB PHÀ111IÏA.CIS tt^hÉ, T(]^rC0li06I£. 499 

• I 

I 

r • 

Dans la dernière séance iJé l^Aôadekïîé royale des Sciences 
on à pi'ôposé f emploi dû éhtôjrurë Hé cliàùx contre ïà rage; 
riou's cro;^dns détoir faire èlofitioîtré Tëmploi dU chlore 
contré îà ihériile iuàlacCie. ^ 

MM, Çéitùâiola' et Scbôenbéi^ annôdcent ('Bulletin urii^ 
ifersel des Sciences y juillet 182S ) avoir employé te chlore, 
et M.'fé dfôctèui^ Semmola dit avoir traité dix-neuf iindi vi- 
das avec succès ; voici Fun des faits qu'il mentionne : 

En septembre iSaS, trois personnes de la commune de 
Marigliano furent mordues par un même chien ; chez deux 
d^éntre éUe;^, Témploi du chlore prévint le développement 
dei àccidens; le troisième sujet, une filte, qtii ne voulat 
^as âé sountieltre au traitetiieïit , succomba lé vingt* trdi« 
tièntie jou^ apl'èâ la nioi^sure. Yoiei lé procédé prescrit par 
M. Semmolà : dn lave lés plaies \é plutôt possible aveé du 
chloré étendu d'eaiu y on tes idouvre ensuite avec de la 
éharpié imprégnée de chlore liquide étendu, et on répète 
Vopératiofï deut fdis pat jour jusqu'à complété cicatrisa- 
tion. Si au botit de cinquante jours les plaie^s n'étaient pas 
ibieàtriséeSy on les traite par les moyens ordinaires. Lorsque 
la plaie est cicatrisée avant qu'on ait fait usage du chlore , 
il ordonfne de cautérise^ àvéc le beurre d'aiitimôiiie, pub de 
èbltiméiléer lei lotions après la chute de Téscarre. Pendant 
lés cinquante jdui's les malades doivent prendre le chidré 
itftérieureftientt la dosé est de deux ^bs à utie once (i) àilài 
dé r^ti sucrée , trois fdis par jouir. 

Penkfànt Fetiiploi du chidré, MM. Setiifnïofa et Sthdétl- 

•m ♦ 

(î}tl faut que le cMôré soit {rèl-éténdu , car on né pôârrait pas 



5oO JOUKHAL DB CBIMlk MBOICAIiX, 

berg n ont pas obserrë le déyeloppement des yësicules mlh- 
linguales ; il faudrait les cantériser, si , dans le cours da 

ti^aitement | elles Tenaient à se montrer. 

* 

Nous ferons remarier ici que, dans notre Traité des 
Réactifs^ deuxième édition , publiée en i8a5 , pages 53a et 
533^ nous avons indiqué, M. Payen et moi, Temploi du 
chlore et celui du chlorure de chaux pour laver les plaies 
causées par la morsure des animaux enragés. 

A, Chsvallub. 



if 



CoUques produites par des larves iPinsectes. 

Dans un des numéros de notre journal, mars 1827, nous 
ayons fait connaître des observations de M. Penaut , phar- 
macien à Bourges 9 àur les charançons, eV nous avions tu 
que ce pharmacien pensait que la présence des charançons 
dans le blé pouvait être la cause de coliques nombreuses qui 
à cette époque régnaient dans le pays. Une observation ana- 
logue étant parvenue à notre connaissance , nous croyons 
devoir 1^ faire connaître : cette observation est due à M. le 
docteur Hedrich. Dans quelques parties de l'Allemagne, on 
prépare une pâte avec les pétales récens de la rose à cent 
feuilles (jvsa centi/blia), coupés et piles , et mêlés à de la fa- 
rine de froment et à des jaunes d au&. Lorsque cette pâte 
est préparée, on la divise eu petits pains ayant une forme 
ovale , et qui sont de la grosseur du petit doigt; on les. fait 
epsuite sécher à la chaleur du four, et on les conserve. Cette 
préparation est destinée i la confection des po|pges. Quatre 
membre^ 4*pne même famille ayant mangé dune soupe pré- 
parée avec de ces pains, furent saisis de coliques assez vio- 
lentes pendant la nuit : Ips uns eurent des vomiss^mens, 
d*autrea d^déjections alvines. La cause de^et accident ayant 



DB FBXItMACI& ST DE TOXICOLOOIlS. 5oi 

été recherchée, on la trouva dans les petits pains à la rose > 
qui étaient remplis de larves d^un petit insecte coléoptère, 
dont quelques individus furent trouvés à l'éfat parfait. 

Le docteur Hedrich n*a pas déterminé le genre ni l'es- 
pèce de cet insecte ; mais il pense que le principe acre qu'on 
trouve dans beaucoup d'insectes du même ordre, existe 
dans l'espèicç dont il s'agit, et que ce principe était la cavise 
des accidens, qui d*ailleui:s n eurent pas de, suites fâcheuses. 

A. Chevallier. 









' > . ' / 



JVoie sur i*écorce de clai^aUèr. • i . . -. 

**^*. . .«. '. '.• *. •' 

L'écorce dé clavalier des Caraïbes,, que noiis examinâmes 

M. Chevallier et moi (tom* ^t pàg. 3i4 du Jpurrial de chimie 

Thçdicale. année iSaô), avait été en piartie donnée, ,et en 

partie achetée chez un droguiste, sans qu'il ait ,été. pips- 

sible de connaître le pays où elle avait été récfolté^. jCe- 

pendant, comme ses cai^ctères physiques étaient exacteipent 

ceux désignés appartenir au clavalier des Caraïbes , hoiis h^ 

doutâmes point qu'eUené provînt de cet arbre, rîbu^s âvon^ 

alors admis pour pays produisant cette substance ceux in-^ 

diqûés par les auteurs. Aujourd'hui il ne peut plus lioùs 

rester aucun doute suri un des pays* qm peut la fournir,' 

M. Chevaïlier, venant' de recevoir^ (ïè Taî Colombie une 

certaine quantité d'écorcë^ entièrement se&%ïa))Iè,dëhbm- 




ce qui doit faire penser quecet'&t>re,*c6mn§iîn dans la par- 

palèmeili -iimièi pays f6'Mâât'^f^''po\ÏÏfôât'â'e^ PfbV'cfà'' 
Mexique'iJta^'te'era'és'Àntafeil"*'' "'''- "' •'■ ' "^1" '^^'"'' 

Gabriel Pelletan. 






• ♦ ; 



• * « < 



SOCIÉTÉS iSA VANTES. 



Institut. 



Séance du a|S a(7Uf 1828. M. Geoffroy Saint -Hilaire com- 
munique à t*Àcadémie des nouvelles de Texpédition scien- 
tifique sur la corvette Yj4strolabâ. Le capitaine DuwiUe, 
sur le point de perdre les moyens de continuer cette im- 
portante expëditicm, est enfin parvenu à enter tous les dan- 
gers impiinens^ et il a été asse^ hçuret^x ppur .obtenir une 
ancre d i^n bâtiment .l>a1ejinier, et ce (^i^i lui était utile pour 
suivre sa navigation. Des observations npmbreuses, et vme 
abondante collection d*oDJets d*h|stoire naturelle^.sont déjà 
le fruit de ce voyage. 

M. Sérulias annonce à l* Académie, dans une note ^ gue le 
percblorure de cyanogène , dont on lui doit la découverte 
récente^ ni^ en pontact ^vec l'eau ^ la xlécodipose , en pro- 
duisant de Façide hyd|rpch}prique et de l'acide çyaniaue. If 
liquide, fatqré par la potai|se, doni^ dç rhydrochlprateetdi^ 
cyanate; de cette base, il est fapile de séparer l'un de l'autre 

«Sf ^.f^ «fil». RW h, Çris^llis^tipp» le Çyw^S 4^n}. ï»ie^ 
moins splubjlf a^ç rhjrdrochlo.rjm. 

mètre Vï^y^jg^é^jg^^ |ll, Piqf^...^., • . ; ,^ ; ^ . . 

suite que dans la génératioiî,,*^ jpjipf^,^gPif{tjiHç;çji,Jefr 



DB FBABMAGIB BT DB TOXIGOI^OOIB. SJoS 

piroétiiHf màleft sidràient plus nonibreux lor^oe les père* 
ont un /excès de vigueur coaiparalâ¥ement aux iemeiles. 

M. Sër^Uas Ih ub mëmoîre «ur4?acide ^oyai^qpie «t plu- 
sieurs oompos^ qu^l fof me. 

M. Ghevreuly en son nom et aux noms de MM. 'Hiénard et 
D*Arcet, lit un rapport sur un mémoire de M. Raj^ond fils, 
ayant pour titre : De f4t teinture des laines au moyen du Heu 
de Prusse. 

Cest \ M. Raymond père qa'e3t due la découverte dun 
moyen facile ^e teindre la soie avec du bleu de Pilasse. 
LVppliçatlon de la même lufitière' colorante sur la laine 
présentait de grandes difficultés.- Un prix de aS,oo6 fr. fût 
proposé , en i8i i , par l'ancien gouvernement , à celui qui 
parviendrait à faire cette application : ce prix n\ pu être 
adjugé. Déjà, en i8â3, Fauteur avait présenté à Texposhion 
des pièces de drap teintes par son procédé. ' " - 

- Une diipculté.à surmonter pour teindre la laiiie en bleu, 

* ■ ■ • r , « 

était de trpuvçr le ipoyep de la charger d*une assez grande' 
quantité qe p^^o3(ide de fer, pour obtenir ensuite un bleu 
foncé, au ^npyefi de lacide bydrocyano-ferrique. M, Ray-' 
mond,. après de nombreuses tentatives, a préparé ùhè so- 
lution ferrugineuse qui atteint le but. il lui donné le nom- 
de tartro'-sulfate de protoxide de fer. Pour Tobtenir, oii 
mêle d'abord de l'eau, de l'acide sulfurique, de l'acide ni-' 
trique, e^ du sulfate de protoxîde de fer, de manière à con- 
vertir celui-ci en sulfate de peroxidè , puis pn ajoute 
au mélangi^ de l'acide sulfurique et du tartrate de potasse^' 
ce*qui équivaut, suivant lui, ^ de l'acide târtriqùe et à du 
sulfate de potassé. Cette liqueur doit fnârquèr 35 degrés S' 
l'aréomètre de Beaumé. 

\^ ffC9,cpi^ pour ipixidre le djc^ipi j^emb^ble, à quelques 



5o4 lOOAMAIi 62 CHIMIB MBDieAXE, 

modificalionsi près^ à celui que M. Raymond suit po«r-la 
laine, se ooAipose de quatre opérations t , 

1°. Bedn de rouiUe chaud et à demi*degré der.rarëoniètre 
dont on charge plus ou moins par un séjour plua ou moins 

'prolongé;. 

a^» Rain éU bleu* Ce bain est composé de p^o85 di^ poids 
du drap de j>russîate de potasse y^frès j avoir plongé le drap 
une fois , il j ajoute un poids d*acide sulfurique égal à celui 
du prussiate, fractionne tout le liquide en quatre parties, 
et y passe. successivement le drap; 

3^, Foulage opéré à froid dans une solution de 5oo 
graipix^es de. tartre pour lo kilo d*eau et par lo kilo âe 
drap. 

4^. AnpagCy qui s'opère en a5 pu 3o minutes, pour les 
bleus foncés 9 dans Teau froide, contenant ;/3.oo de ^outo- 
lume d*ammonii^que. ... 

Il est difi6cile.de décider d*une manière absolue si la so- 

■ I > i 

lidité du bleu, teint ainsi,. est égale à celle de l'indigo : cba- 
cune de c^s teintures est susceptible d'être altérée par dès 
agens auxquels l'autre résiste.. Au. reste, le bleu de Prusse 
appliqué sur la laine, résistant à l'eau froide, à l'action de 
Tair et du soleil^ au frottement, paraît présenter les carac- 
tères d'une (Couleur solide : sa couleur a plus d'éclat que celle 
de rindifi:o« , . . 

MM. Pelletan et Boyer présentent un rapport sur le me- 
moire de M. Delpech. relatif à un cas de résection de la mâ- 
choire inférieure. . , 

Les commissaires proposent çt obtiennent l*inseraon, 
dans le. Recueil des Saisons étrangers^ de ce mémoire,^ 
conùent le détail d'une opération non décrite dans 1^ 
livres. > 

M» Baudelocque énonce ainsi deux préceptes relaôfi ^ 
Tart de Vaccouchement ; 



DE* PHARMACIE ET DE TOXf COLONIE. 5o5 

' t^. Arrêter immédiatement, et dans sa source^ rhëiïiorrha- 

■ é 

giè utérine <|ui preijèdie et suit ladéliWance, en compri- 
liiântavec les doigts , où un m6y<m mécanique 4ueIcbht[Uéy 
Fàbrte'abdominale ait-déssùs dii'fôn'd de la matrice, après 
avoir fait fléchir Tes ^parties suî^ériëiH^ et inférieure de la 
femme sur le bassin;- 

20. Réduire, à Taide d'une forte secousse galvanique, le 
renversement de la matrice^ soit nouveau, soit ancien, 
quand il n'a pu Tétre^ par les. moyens Qi*4ip2iires. 

M. Chevreul lit une note sur la matière grasse de la laine : 
il'afetiré de là làinë dé *niérihbs, préaflablendient désùintée 
â l'eau pure, 18 à 20 centièmes 'dé' toatîèjre'gr^ 
matière eist formée, au moînsi' de deux principes iminédiats^' 
qiii diffèrent l'un de l'autre par lêiir degré de consîstaVice/ 
Lun^ à la températture* ordinaire, est cbmniëaétacirëj'trii- 
dis que l'autre, diâîns lès mêmes icircbnstahcés^'ekt comme 
dé la térébenihiiié.'Tbùs dëiix sont siiséeptrMés de fâ^iré des 
enïulsibiis avec reâu,èt, sous ce Rapport, ils diffèrent de la 
stéarine' et de f oléine^ et se rkpprbchént de la matière^ 
gk*àssë'dû cerveau. Eu les tenstnt sur fe feu avec une i^dlu- 
tibn dé %ôt¥sse , dans des circonstances où l'oléine' et la 
stféiii^jie ieràièiit sapbhiEees , les principes immêdiàti de là' 
matière grasse de la laine ne se Sàponifièbl pas. ties prin- 
cipes n'ont pas parti as^ôt'és,'' comme* l'est là matière jgfrassé 
du cerveau. Il est reniàrquable qiiè lë' tïsâu dé la tâlne qui 
à 'ëté dép'ôuïlleé dé i 8/tbo île" mktièfré grasse, h*ëst pds^beâu- 
c<)ïip'pliis'àbte''a se teindre' du'iV'îié l'était auf/àWv'àntV' 
cbmiilè bii^àùMt'pu lé croire, d'après ce qtiéï'èiri' admet 
sur la nécessité -àe dég r aiss er la laine avant de4a teindre: — 

>£alaihe! privée de sa: «matière 'grasse' cbnfti^it«Je'Sou^e 
qu'on rèittàf^Ue 'dati^ 6èlle qui n^ l'a pas perdue ; et ,' comfmbf 
cette dernière, traitée par l'alun et le tartre, elle donne lieu 



5o€ JOUHUAI* PS CHS|II|l|liDIC4JU>| 

canMiW^lms hlm^^ qixi\ faut attrî^fir |ef pbf^cw^ii^ 
de ppJonitipQ qu'elle pr^s^iite quand i^ )^cbfiujE|^.d9iis-iMi($ 
a^d^H>ii 4*ap$t^te de ploph > d*acéiau d!9lumîff# retenaiu 
dfi r#pé(at» de plqipby 4e prolo^blorii)riç d'éjbaîp^ ^^ 

/éefiddoue royal^ de Médeei^. 

^ «aonow 0B MéoBeniB. 

Ialî& à Ui ra^e. Des moutona ^pudus furent mordw p^r QQ 
çliîf^ .4^ )>P^S<?<' • 4eu^ fuc^t sassU dfî U r^^ ai; bp^( «k 
Tiiigt-hpit joHr^ I et deux autres quelques jouni après. Ge$ 
aiûipauXj pendant leur maladie, p ont pi^s horreur de Teau, 
ils bpiy^at souvent ; tauf qu'ils ont été li^ i iU put cbercU 
à ^ordi^^ ce qu'ils ue tentent p^i lor^qu 'i^ ^p^i; )ibrçs^ "^ 
vfAf^tox contuipellement de 1^ paille , lefUT morsure pareil 
éti:e Jnqins une fpr^ mastication qii'un:;^fuiple brput^a^p^ 
il^ flç jirumi^çpt pas; Uw ^apir^tiou ^t librp, .1^ pupille 
rfpst ppiai dil/lM®'^ JW- Husson incite M[, Gérard ^ essayer 
l'ipi^tion dfi l'f^^'dans les yeines. A cette ppc^siloD, i^v^ pi^- 
brp i^uQuce qupn i^ plusieurs ç;xçniple$ 4^ convulsioii^ ^? 
rage calqséçs par de?) iqjjça^pî^s 4 eau 4^R« ï^s^ ve}nç$, roai^ 
qpç l^f iuala4<?s ^pn^ uf^pwpiuf morts, {i) . 

^^ Y^ll^^^U^çJi^ TOT^Ppon vpThal Î^P ^IWP*^?;®^'^ 
de^ fr^y^Vi^ df^ U Sqçiaté f|e u^édecipe ^eBruxelI^çf, jp9T 
Bïç Sy^uder-ïijjïden. Voici le?, feit^ Ifss p|u§ r^u*^W?M^' 

. ' iilJlM ' Jl 1.1 Vil im. ' J ! . T 8 li.i M Ll.MI.. ' "i ■ .". ' ^.^. ■ VM ■ U ' . IT^- 

(t^ Gn >y4farinde Btkin^re » M. Dugas ^ dit avoir Tu.dMli5di!o- 

pIi^Mm 4^ar4cff ;gH^^ Rsr J^fîfi^ie Ar ptoitil>*i^9W^ ^ ^W»W 



BB P94WMW £9 i>« 90iuoai<oaie. iwj 

iV^ff^ ïéf^d^mi^. y$|riaU^(ii^siiiriimi)6.à.Bffiixclleft iC9'B8k4 
et 481$, AI. Ti^mnp^r ^ i^bienré plwtim i&Hs bmi codsp* 
lat^f dp ^mf>\^. sni^QPUes iplùs /pa moîaa de'Mttpi tup^rèf ia: 
^^mjt^opv$A|r tcâs4fi:«9» ^ af» genre, îun a.éti mortel!; 
!^,*^. «19 ^qii^n^be im mn 'gpéti par i'emplM.ik. enz^loànùf 
sfmg?mft.9^ 4e6<IWi^s:finûpblo|;i^tK4iiè6.cosnai;.3^.dn^ 
aphonie anci^em^ e( ri^Ue , {{U^iç p»r iîftpplicàtioo -d «ni 
•éton vers le.^iiUlage tbyioide. M. Van^Mons regpgnie réài- 
ploi du seigle ergoté phçf les feiopA^ f n couche comme 
pouvant occasionner des conyul^iqps utérinps, et doi^ner 
lieu à la métrite. 

M. Tillermé communique à VAcaden^ie un mémoire re- 
latif à rinflnénçe des marais sur la n^ortalité; il a embrassé 
une période de huit années. En général , il fait o^sçrver que 
les marais toujours insalfd)re3> le sont plus aux mois les^lu^ 
chauds de Tannée^ juin, juillet, ap&t,. septembre; quun 
marais, complètement desséché, ou assez peu pour qu'il 7 
ait toujours submersion des terrains, estmpins à <;raind|*e 
que ceux qui restent seulement hu^ii^es. 

. - ' < 

'M^Lemûlt^ médecin à Bourbonnie4és-*fiaTns, fait f^art' à 
l'Acedémie da fait siii{irattt c 

-^^Cnef^fKîme, mené de deiiz:^enfans,irèuy6 à^tKitante4mit' 
ans , éprouve à cette époque un dérangement dans le fiàx 
■»ènBfriie1 : tes fhgles ûnf Uèw deux Jois par mois y SI y n éeou* 
lement leucorrhéique. Mais ensuite se présentent Ae% synii;^-'' 
tôéieB vegatâés comme ceux de la grossesse'^' ^ji^ëtit dé- 
p#«vév^étëlo|(p^eii1;^és inaniélles, pesanteur èé tù^àOléi^ 
ment dans le vagin et la matrice. Deux ou trois ans £ëcoù^ 
lékitltëte^d's^éy tbuMI l56tip'h feiftttïë%st'^i8é de coliques 

vives. lïiié'i!iajgté*!tîrté 'appelé* b<^t «eUbAiiàitrc^ 4ir ^ètb^ii W 

I • • •» \ • » 



M :• "î \\. 



1 



5o9 lOURH AI. fis CHIM U ■BDICAI.B , 

enfant; une tumeur est expulsée hor» du vagin , mais est en- 
core retenue; la sage-lemme la prend alérs* comme une 
mole, veut l'extraire; les tractions déterminent une hémor- 
rhagie tellement violente, que la femme est laissée pendant 
trois heures comme morte; enfin^ on reconnaît que c'est un 
polype ^ on en fait la figature , il toittbe au bout de cinq 
jours , et la femme est guérie en trois semaines. 
Ce polype pesait quatre livres moins un quart. 

SBCTIOH DB PHARBIAGIB. 

Séance du 3o août 1828. Une lettre écrite par des phar- 
maciens, et adressée à M. Planche, contient des détails sur 
la solidification du baume de Copahu par la magnésie. Ces 
praticiens ont obtenu la solidification de ce baume en em- 
ployant de la magnésie calcinée ordinaire. M. Planche aussi 
avait réussi, et avec ^a magnésie calcinée ordinaire, et avec 
la magnésie calcinée plus long-temps. 

M. Chevallier annonce avoir examiné une préparation so- 
lide de baume de Copahu, qui était formé d*un mélange de 
sucre , de gomme et de baume de Copahu. 

M. Chevallier présente à la secûon la partie supérieure 
d*ui;L pied de tabac ; ce. végétal, cueilli le ip juillet, avant 
d'avoir subi la floraison , et suspendu paît sa.' racine dans un 
laboratoire très^^ejç, ;% 0euri et /donné des gtainies. Les feuilles 
seules s'étaient séchées. :j , .. • > . 

•M. Henry dit. ^vo^* /observé. â^ la pharmacie cçtitrale dea 
faiu analogues. • • v 

jyi.Bopastre.lit un travail .sur VMî^e d^ sass^as,et sur les 
moyep^ de. 1^ séparer c)es ^ulre# ;hAiI^»qui y^stunieot.-été 

m^la^géesi^: ^ur.) ,;n .ij-.r .« . \.v\ i>' • • •••; «..^ -w-n'-n - 
. ,^, ,^y emqu; dpnnç q9iuiaiss^nce d^ fravanxqu'il a ç^^repris' 
sur j[,*a})sin;the^:. ^.a, icfv,\x. j rpçpni»ltre, une suliWtance.pwtiQu- 
lière difficile à isoler. 



Ax.'t. 



DE pf ARMACIX BT DE TOXICOLOGIE. S09 

M. Chevallier annpnce qu'il s'occupe^ d'après le désir d'un 
médecin , de rechercher un principe alcalin danis la petite 
centaurée. Il dit aussi avoir recherché Ykjrosciamùie annoncée 
par Brandes, et n'avoir pu obtenir ce principe, même en sui- 
vant le procédé décrit par l'auteur. 
* Séance* du lo Juillet. M. Bônastre donné connaissance 

d'un travail qu'il a préparé sur diverses questions qui doi- 
vent être adressées à M. Pàriset pendant son voyage en 
Egypte. Ces questions' concernent la myrrhe, le bdellium, 
. l'oliban, le sagapenum, lès scammonées, les sebestes, le 

j nard indien , les 'myrobdlans , le hrayera anthelmintica , le 

baume de la Mecque. 

Les questions roulent principalement siir les végétaux 
qui fournissent ces produits ; les lieux o'ù ils croisisent ; le 
nom qu'on leur donne dans le pays; par quels moyens ils 
sont transportés, et quels sont les modes d'achat ou d'é- 
cbaogej. quelle, quantité, on. en apporte dai^ une année; 
de procurer, si cela est possible, un échantillon de Tarbï^é 

M. Bônastre fait connaître les noms sous lesquels ils soât 
con^lius dans les lieux où ils viennent. 

M. Chevallier fait remarquer qu'il serait bon de ddnher 
' axissi le£t>nQni5.soii8.lesqttds ils sont connus des nations qui 

font le coimnercefde ces produits. ; 

Une lettre dé HL Delùnel contient des détails sur le sirop 
de yiplette el sajfits^ration, les procédés anciens, etc. Cette 
lettre fera le sujet d'un rapport. - 

' ' Sobiéié phUomdtiqtie. 
Sùëiété de Pharniàcîé. " '^ 



( Ces déàx sôdtetéi Sônr eîni 'v^Giatliiés; } ' • J^^ •' r ' ' 



:i 1 



^ 



5i4> iovmKML DS GBnra iiliiiefiiB, 



Société de Chiifiie médicale. . 



r 

^ Séance du 8 septembre x8a8. Al S^tlas présente s<m& 

» 

traité des rétentions d'urine^ et des maladies qu elles occa- 
sionnent. 

jil. le baron Massias adresse sea observations sur les attab* 
ques dirigées contrç le spiritualisme , par M. le do<:teiir 
broussais. 

M, Pallas , docteur en médecine^ enifoie un mémoire aur 
le sang. 

M. Chereau adresse une notice additionnelle au «éniôire 
de M. Pallas sur l'olivier. 

M. Trémolière, pharmacien à Marseille, ent<ne une ana- 
lyse du virus variolique. 

M» FeneuUe» pharmaeien à Gambttti^ envoie imé itdtSte^B 
%vût Ua bitume solide, yema<#qaable pàt séù odelilt tbils- 
qiiée. 

M. Bonastre adresse an extrait' de soi» aorfmbire fiMif Thiâle 

volatile de sassafras, 

> M. Chevallier lit une note aar la cdnservaiiioaF èxà tMtH 
d*oranger et de roses par le sel marin-^ etpréscnse^des ëdUM- 
tillons de:Ge4 fleurs et de leurs prodûîti cBstilléii. 

M» Lassi^e lit dès obeervatîoiiscfaipûfuM atirj^iitfWà^ 
productions pathologiques. 

M. Chevallier cômmcmique l'extrait d*ttn travail de 
M. O^ane sur le pUtine des monta Oujrals. Plusieurs mem* 
bres pensent que les' propriétés assignées par M. Osane à ses 
prétendus nouveau^ |q[|(^^|ix> ne sulfis^t pas pour les cane- 
tériser. M. Laugier, qui a fait lanalyse de ce platine , na 
rien vu qui vienne à l^ppwki 4et)ropinioi^ 4le M.' CMane. A la 



Ds PHisïiAcitB ist 0i raticàLOGiM. 9ij 

▼ëritéy M; hà^fper n'a opjri que sarde trè»f eliM quas- 



titéfe:. 



M. Julia Fbiiinni^e )h ^fafrieilrs extraits; 

M. O.' Pelletan Iki mm noté sur: le dîmâîér dt» Ca^ 
rbibes; 

' M» Chevallier asnonoé qu'il sebcupe de reohérche» sur 
le'ifDCile bfou de noix. Ce sucy étèndii sur le papier^W oolore 
en Boir. LeslSracès ne sont point eidevéèspar kâi acides hy- 
drochlorique , sulfurique, nitrique et acétique f ni par la 
poiasse. Le dhlorene le» efface qu'eu partie ; il veste une 
eolilëttjr jatine indélâiile. 

M. Juliâ Fcnitenelle dit qu'il s'occupe aussi dé reeherèhes 
sur oel ol^et. 

Md Lassaigne fait part de ses preuû«rs essais sur les fruits 
dû rhUS' typhmtun : leur acidité est due à Tadde malique 
por^ eoniBie celle 4es fruits dit scu^biel*. M. Lassaigne a- pro^ 
cette ciroouitasice' pour analyser plutàeùrs raalàtesi 



•^ ' 



BIKiiOÛftAPfilE. 



d^ ^éf entions d^urin^ ^ des maladies qU'èile* pn^ 

. ^dmerU^ ém^i d^mà grand nombre d'aisetra^ent^ t roh 

. iihS^i ateo dix planehet ia^^folio^ par P«»S«r Smulas, do<S 

; teur el a^r^ libfe^ de la Eaeufké de iziédedue de Paris^ 

IvofioBseûr de physiologie et de patbtrfogier^ membre de 

l'Académie royale ds Médèoiiie, etc^ 

Pour faire connaître le but utile que M. Ségalas s'est pro» 
posé d'atteindre en publiant ce traité , il suffit de citer le 
passage suivant de son ay^tissement : 

anatomique et pfaynologique de l'appisreil 



'*^'woire an 



Sia lOUaNAL DB CHIMIB MBDICALS| BTC. 

» urinaire sert d'introductiom L ouvrage est divisé en deux 
> parties : dans la première, j*expose la théorie delà réten* 
» tion d'urine ; j'envisage d'abord cette maladie d'une ma* 
» nière générale, puis-, adoptant une division de Desault, 
» je l'étudié successivement dans le prépuce, l'urètre , la 
« vessie , les uretères et les reins; je passe ensuite k des con- 
» sidërations sur les affections' qu'elle pentprodoire, telles 
» que la blennorrhee, le catarrhe de vessi#, les abcès* uri- 
»' nenx, les fistules urinaires. 

» Dans la seconde partie , je rapporte en détail , et avec 
» des dessins à l'appui, une série d'observations de maladies 
» diverses des organes génito-urinaires, pour la plupart liées 
9 à des rétrécissemens de l'urètre, et traitées par le caus^ 
» tique; on y verra combien les craintes de quelques chirur- 
» giens sur les effets du nitrate d'argent sont peu fondées, et 
» combien sont grands les avantages que l'art peut retirer 
» de l'emploi d'un agent si puissant et désormais si facile à 
» diriger. » 

^ Le traité de M. Ségalas , qui mérite, sous tous les rapports, 
d'être lu et médité par les médecins qui se livrent au traite- 
ment des maladies des voies urinaires , doit être considéré 
comme l'exposé des moyens auxquels il a pensé devoir don* 
ner la préférence dans le traitement des rétentions d'iuîne. 
Pour motiver cette préférence, l'auteur, au lieu de dttcnter 
longuement la méthode des autres médecins, publie cent 
vingt*huit observations qui lui sont propres, dont le plus 
grand nombre a eu pour résultât la guérisori. 






Impriitierie de TrouyIÉ et Ci«, riie Notre'-Dame-des-Victoires, n. i6» 



IV. Année. (N« XL) Novembre 1828. 



Sur la combinaison décolorante du Chlore aif^ les bases ^ 

par M. J. J. Bebzélius. 

Le liquide décolorant et désinfectaDt. que Labarr>aque a 
mis en usage,. a été l'objet de plusieurs recherches pour 
déterminer dans quel état le chlore y existait.. On sait que 
les chimistes français supposent que ce liquide e^st une; 
combinaison de chlore et de soude , et que sa «propriété 
décolorante dépend de la réduction de 1^ soudç en spdium* 

Cependant, quoique les corps simples, ne se combinent 
que très-rarement avec les oxides , plusieurs chimistes opt 
admis cette manière, de voir sans de plus.amplesreç^ef^ )ies. 
. Granville, en cherchant à déterminer .daps|[|t|el; état se 
trouvait' le chlore dans la liqueur déooloran.te de Labar*- 
raque , a^ été conduit à la conclusion , qu'il n'y avait que la 
quantité de chlore qui n'était pas combinée avec 1$ soude, ^ 
qui seule décolorât. 

Plus tard ^. M. Faraday a reconnu que, lorsqju'on £ait 
bouillir rapidement cette liqueur, il; ne. s'en dég^ge^ points 
de chlore, et qu'on obtient un sel qui possède la saveur 
particuUère et le.pouvoir décolorant de cette même Uqaeur. 
avant son ébullition; et Philips a obtenu le^mêm/e. s^l/en 
cristaux aciculaires, qu'il considère oonune composés de 
chlore et de- carbonate de soude, r. . 

' J'ai dissous dans du carbonate ^de potasse pur.autant..de : 
chlorure de potassium qu'il a. pu en> prendi^e, et.ij'aijfait:. 
passer un courant de chlore dans le liquide au ma}M9iid'un 
tube évasé à son eDftrémité en entonnoir* Peu. de temps 
après, du cUorure de potassiumia commencé à se pr^ipi- 
IV. 35 



5l4 JOUBHÂI* DE CHfMlE MEDICALE, 

ter, et, après quil s*en f&t déposé une couche dW pouce 
d*épaUseur, le liquide possédait encore la propriété de bleuir 
d'abord le papier rouge de tournesol , et ensuite de le dé- 
colorer. Le sel séparé n'était que du chlorure de potassium 
contenant une trace de chlorate de potasse. On sait cepen* 
dant que ce dernier sel est si peu soluble, qu'il se précipite 
en grande partie à mesure qu'il se forme. Gonséquemment, 
pour cette quantité de chlorure de potassium , il ne s'était 
formé que la quantité de chlorure de potasse pouvant être 
tenue en dissolution, laquelle est si petite , qvLon peut 
presque la négliger. Il s'était formé à sa place une autre 
combinaison dans laquelle devait se trouver l'oxigèue <yae 
le potassium avait abandonné en se précipitant à l'état de 
chlorure, et qui était resté en dissolution. 
' Ayant séparé le liquide décolorant du chlorure de potas- 
sium, je l'ai saturé entièrement de chlore; mais alors il 
s'est précipité du chlorate de pdtasse, ne contenant presque 
pas de chlorure de potassium. 

' Je tirai de le cette conclusion : que lorsqu*on fidt passer 
du chlore dans une dissolution de potasse , il se forme d'à* 
bord du chlorite de potasse qui reste en dissolution, et du 
oklorure de potassium qui se précipite aussitôt que le li** 
quide en est saturé ; que la formation de l'acide ohloreux 
continue jusqu'à ce que Taloali soit saturé à on certain 
points mais qu^alors, en continuant de faire passer du 
chlore pour saturer entièrement la base, l'acide chloreux, 
contenu dans le sel dissous, se change eu acide chlorique 
au moyen de roxigène. séparé de la base par le chlore, et 
que c'était pour cela que, dans le ael qui se précipitait, il 
y avait beaucoup plus de chlorate de potasse que de ohlo* 
rare de potassium. 
Gomme les liquides décolorans que Ion obtient eu satu* 



DB PMJlRIIâCIB BT DB IPOXICOLCKNtE. 5lS 

riat imparfâ^temeût de chlore la soudé ou la chaux ^ oot 
lodeur, la saveur tt la pn»priétë décolorante du 9el de po- 
tasse, dont la^ature ne me paraissait plu» douteuse » jeconr 
dus ^ d'après l'analogie y que ces combinaisons étaient aussi 
des chlorttes, qui, par la saturation complète de te beae, se 
seraient changés eu chlorates. 

Cette manière de voir est fortifiée par lobservatton que 
la combinaison supposée de la potasse avec l'acide chlo* 
Feux, étant érapovée ayèc précaution à Fabri de l'air, 
fournit un sel cristallisé, dont la dissolution décolore. Si 
l'on Tient à faire bouillir cette dissolution» de l'oxigène se 
dégage , et il se précipite du chlorure de potassium a^ec d« 
chlorate de potasse. 

Ces phénomènes montrent que les cfaloiites^, dans de' ccr* 
tailles circonstances, peuvent' être décomposés de deul; 
manières différentes ; i * îU abandonnent leur oxigènié; coninse 
pendant TébulUtion, ot se changent en chlorureà- niétâlt 
liques; s** l'oxigène d'un atome du sel se .sépiare, el& «it 
change deux atomes en chlorate;. Ce dégagement d'oxi<r 
gène, que Berthollet a déjà observé, moiitce claîrefneiait 
quel'oxigène est retenu très-faibliement dans le liquide* dé- 
colorant, et que ce dernier est tout autre choâe. (|U*uiie 
simple comtmiaison de chiene et de pdtaste. 
' £» combinant hr ohlore ahrec- de l'hydrate de chauK, on 
ne peut pas montrer, avec la même certitude quie dans le 
cas précédent, qu'il a dû se former du chlorure de calcium^ 
puiaquelft masse reste soins une forme solidew En la disaol-^- 
vast dans Teau , ma obtient , comme on le sait , un liquida 
décolorant. 

M.. Gay^-Luasao a montré que cette dissolution préoipitaiD 
le niM*ate d'angent; et, comme il a supposé quelte n'étcât 
autre chose que dn ohlofure de chaux, il a cru que oette 

35. 



\ 



I 

I 

I 

I 

I 

I 



s l6 YOURIf Ail DE CRIMIB NBDI€ÂI.I ^ 

précipitation était due à ce que., au moment de la 
position, pendant^Iaqudle le chliwe abandonnait la chatix, il 
se formait du' chlorure d'argent et'du chlorate d'oxided ar- 
gent, qui resjtait en dissolution. Il a montré la présence du 
dernier' en évaporant le liquide, et chaufiant ^^ résidu, 
lequel a laissé dégager de loxigène , et a laissé du chlorure 
d'argent. 

Il paraîtrait résulter de la supposition de M. Gay-Lussac , 
que, lorsque la dissolution du chlorure de chaux est dé- 
composée par un excès de nitrate d'argent , le chlore passe 
à rétat de chlorure et de chlorate d argent, et que le liquide 
doit avoir perdu sa propriété décolorante. Il m^*a paru 
facile de déterminer s*il en était ainsi. J'ai dissous dans i'eao 
du chlorure de chaux , et j'ai précipité la dissolution avec 
du nitrate d'argent neutre ? le précipité était noir, à cause 
de Toxide précipité par l'excèsde base ; mais, à mesure que 
l'excès de base décroissait parla ssvturation, le liquide de- 
venait de plus en plus décolorafnt> et enfin une vive eiPer- 
vesoénce d'oxigène s'est faite instantanément, et la propriété 
déedlorante avait disparu. 

Il était évident aussi que lé premier précipité cont(mait 
dû chlorure d'argent qui s'était séparé de l'oxigène,. dont 
on venait d'observer le dégagement. Quoique œ phénomène 
semble montrer (pie la drssoiûlioD était toutautre.€hose que 
du chlorure d'oxide d'argent, on ne voit point facilement 
si elle était un degré particulier d'oxidalion du chlore, 
ottiinperoxide d'hydrogène, dont l'oxtde d'argent autait . 
pu effectuer la décomposition. Le peroxide . d*h jdrbgène 
réduisant, en se décomposant, l'oxide d'argent, j'ai bien 
lavé le précipité noir avec de l'acide hydrochlorique , qui a 
changé instaptânément la masse noire en chlorure, d'ar- 
gent, en donnant lieu à im faible développement de chlore. 



J 



DE cbaamjloib Jta ùafBiftOTBKSùhosdE, (5 17 

Ce précifiitésiè coDieoaitt|r€ihït;d»àrgëintTéditttr^î:ma:}af^aît, 
au CQÛI^iwéyéTki^^nâej^Ttmiiixsi anréi)idê>i£ar|;ieBt»}!i: «> . 
J*ai;v,ef9é;ensaite^da^&rle:'Glllb^dmoS]p^ËhillK^lirie dissi»- 
Itttion deibi^àte'>âe ploipb.'ji«ujtridi;';CéIitî4c»:a préoipité^de 
âuite uhè:mâase(JbJaiiohe jiqtii)i)ien^AtJa'ioààiniérioë là dev^^nîr 
jaune; fai ajoûiëAussitât^riHtrbiSe «n êxqèl^{Mtid»]iQâ9âeii^ 
pffis la comistanpe d iiile banilKe': elle ëladt^^'^t'^didlâtifehe, 
mah elleliiav'pas*' tardé à' dev^nÎTijâime. Jet^^^jbbiini&^ 
:; allie a Joiinë ut» liqùidèiarr^eieipiès de nitmedë p&iii^y qbi 
décolérâitf jaùsi .hi«a/jqU'a¥aii>t ^l/fit .même iplua ; Tkapl^t 1^ 
4<^^*^taîf: aiir le. ffltnsdevptnd'uikex' couleur .de;pli!ils efaiptôs 
foncée^ et , à la fin , d*une couleur brune. Cette '>)p(xî&^dn 
«apoessive' du sel de f^lonibjbaai^ue prédpké^vrèsfteiiait^lans 
e&plÎDatidn-, si la précipftatîoà duiicliloïixré dè»ploiitbi j; qi^ 
fie^ faitsi vite^ et en ^:g'raKiide:qaanthé> n'aFrritaitque p^tnàe 
qiie. le .'chlore, en se conibintHit)aTiee ioxide.'d8ii|iiômbi^<se 
.changerait en chlorure eUJdn çhlomtexlé ]plômb;)iiaeiil!dfiaâ: 
qua^rès la précipitation du^ohlortlTecide'pldiitbyfs diiiioldi- 
tioncontiest fôicdre.une?kihis;taDCtt}iixid|intequiépuipetçi)n^ 
tmoellement son actibn-oYida^te sur Vdisi^e de pliymbliDttns 
cette expérience, ijin^'a^bu^ktiduii développciiiiem'^é igit 
'^^fgkmei maiis le liquide décdlor^nt; filtré s^'bk'tr^d^Ié peu 
à peu, esldevffnu acide, et a déposé ^in préiéipitébrun pen- 
dant quHl -a kissé^ dégage <dù <plildréf<^ Ce dégagement de 
ehtoredati lé liquide, p€»ldant>'qti4l'se ptédi^tedû per- 
oxide de plomb, pourrait s'expliquer, mais' difficilement, 
par la présenqc de Uadftle' nitrique j -te ce* que- Tokide de 
plomb (si^on^le odnââdèrex^on^e-cobibhié'avee^^le 'chlore 
dansile liqnide)se 'change en partie en 'perôs!ide,'aiix dépens 
de^ l\i^e nitrique^ du nitrate de:,plomb ajouté en ekctej^t 
laisse: dégager. lexhl6rè.'=Qn' ne pourrait pas v supposer que 
ee^changi^meiit se soit 'effectdé^aux; dépens de l'eau , bu 



V 



.-^s. 



d*iiDe paitiier. de losid«i 4le plan^ coaUtta» dans le nitrate; 
car alojv il auraitdù ae kamêr cte Vacide:hydiwcliloiiqUe 
€1 du chlonineide {U(Mnb;<illD'»ipii^ an cootvabt, le laire 
quai parce, qualootide de planb^ tMfi ée l'acide nitri^ae 
que de ÏBoidu icUoreuà^ ra ^einiteh cUov» roxide ehlo- 
iTiM; V rpcmdapl-quftl aeac dt^m Ans auroKidé 
^fi'Auiùïtq/mie.fnia.le voif «nalotenanty.catlftchoi« me 
;paratt:déQÎdée^ isnr, jpnnqttrle peroiidade f^Ionikn a point 
dégagé] dii. liquide de Koxigène, nak.lMen do ehlone) il est 
jaTÎdcDt'qaec^ qui a chaniiié^'daaaTfKprfirienee préoédenae^ 
Toxide d'di]gebt en •|ytfH>xid8>, nejioiivaitétré da ^arexi^ 

J*ai Jnâlé e^iuiàiiie dq eb|orade*Ue ^aux a^ec de l'eaa^ «c 
^Jj" ^'himiA^ ié Teoidai hitdque jusqq-à coimplèle disaolMJon 
dfiJq Biapsa..LeiUquidtitae.aifiiaiâa|sq»BtlaohIm«^ Uanofaî^ 
raa^ttiofiSiif taaérabm la papieurde tburoeaol | et avAît tout^ 
iu!t>la 0iVeiinidiiciilo9ife0 ddpolasaew Appliqué aar la paaa, 
il.adôbnél ^flkod^urlpaTttoiiUàniv caHièyeateaft samblaUe|i 
4tttUe-qufijdQDp«le{)fÎ3DKiided'ii||rdi«fèn£iG*«0t peur odaapie 
IM feûdftitâé; iab«,gbut\l&i ei^petarcar «ntifiotfOKiit aocia ani»; 
jmis.jeiiWF p^;aj»erco la tmbe d'ua^laiiQ'de.kil que prQy> 
id^t l0.jNfPxid« d*h|idmigàiio^ U elA aussi asae» probable 
qM^ U MbMaiM^ déc6loiMiei>.coel(ioi»«i4aiia le liquide > 
«l'issi ppij9<t Jki ipeiroKided-bydrQgiiMt^ quffttqofeilleiicli^Qlaïf^ 
dp 1§L mêm^ tQanièpe qius^ce (kmwr,, i3«^èMliirâ. ^ v«mh 

. La Hmo\iêÊi(»ïki eaâièi)aipeot.nettiire.v a^ pcunl^ doaiié k 
meAadre.odeiir flechJi»ree;¥«rugfiiMte d^ oiiaate d'argeni 
neufàb a'jc^b^pinacîpîtceariiii^ iiiai|eblan«d)ek.Ajantiqcra&é 
fP UAefoia ilis.nitpate djaqgeot ea «eacàs^ il eu «fàxe$u;ll»iMi 
pi:)^ipîlc|i|anc^ et camapoîstianiî la moindre odeor da 
ttûorot Ik liquidai Jetéaur le fiUre y u pasié trà»pnMBipte^ 



\ 



DE PHAILMACIK ST |>£ TOXICOLOGIE. Sip 

ment; H avait ^n même temps la sayeur qui appartient aux 
sels d'argent et à Tacide chloreuj, et décolorait ausfiipromp 
tement et aussi parfaitement qu'avant la précipitation fi); 
mais bientôt il a commencé à se troubler: du clilorbre d'ar-> 
genl s'est précipité, et il s'est formé du chlorate d'argent 
dan» le même rapport que le pouvoir décolorant diminuait; 
enfin le liquide s'est éclairci de KM;)uveai;i , et a présenté une 
réaction acide ^ saiis décolorer et sans donner l'odeur de 
cblprç. Lorsque le liquide s'est trouvé mêlé avec de l'oxide 
d'argent ^ le chlorite s'est décomposé avec dégagement de 
gaz oxigène ; mais » lorsqu'il ne contient aucune partie qui 
puisse agir comme désoxidante , le cblorite se décompose 
en un atome de chlorure d'argent qui se précipite , et en 
deux atomes d'argent qui restent en dissolution. 

U est évident ^ d'après ce qui précède , que l'expérience 
de M. Gaj-Lussac est exacte dans son résultat final , mais 
qu'ejilé ne démontre nullement que le chlorure d'argent 
qui se précipite dans le premier mélange du chlorure de 
chaux avec le nitrate d'argent^ n'est dû qu'au <;hIorure de 
chaux dissous, dans le liquide, et non au chlorure de cal- 
ciuin qu'il contient. 

Si Von précipite avec un excès de nitrate de plomb, du 
dblpriu'e de chaux neutralisé avec SQin avec dé Facide ni- 
trique, on obtient instantanément im magma de chlorure 
de plomb hhays: jqu^ se siifoxide prompfement ^ et le liquida 
incolore, blanchissant, qu'on ensépave, jaunit très-vite, et 



^»^l^mmm^^^mm^fm»* 



(t) En gisant cette expérience, il vaut mieux se seiTir de la disso- 
lution d'arjgent pour déterminer si la dissolution est neutre ; car, aussi 
long-temps qtie le précipité d'argent est coloré , le liquide contient 
un excès \le cliauk; et lorsqu*aprés la précipitation il exhale Todetlr 
du chlorure, il contient de Tacide en excès. 



3 20 JOUAMAI. OS CUMIS lfSDIGAI.B, 



commence à sentir le chlore aussitôt qull se troiible par 
loxide brun de plomb qui se forme. 

Je crois ayoir proaTé| autant qu'il se peut maintenant par 
ces expériences, que, lorsqu'on combine le chlore par la voie 
humide avec une base oxidée^ il s'opère la même décom* 
position que dans la combinaison du soufre arec une base; 
c*est*à-dire que, pendant que le soufre forme de l'a* 
cide hjposulfîireux et un sulfure métallique, le dilore 
forme un chlorure métallique , et prend un degté d oxida- 
tion inférieur à celui qu'il a dans l'acide chlorique, le- 
quel se combine avec la base à l'état de seL Ce sd a une 
grande tendance à céder de l'oxigëne, à laquelle il doit sa 
propriété décolorante. Lorsqu*on le mêlé avec certains corps 
organiques, il les détruit en les oxidant, et se change par- 
la en chlorure métallique ; il est aussi changé en chlorure 
métallique avec d^agement d'oxigène, par quelques aiàdies 
métalliques électro-négati& , qui décomposent le peroxîde 
d'hydrogène, avec dégagement d'oxigène; et, comme la 
différence de solubilité des chlorures métalliques et des <Uo> 
rates est très-grande, les chlorites se décomposent d'eux- 
mêmes, peu à peu, en chlorates et en chlorures métalliques. 

Les expà'iences précédentes ne décident point quel est le 
degré d'oxidation du chlore; mais comme l'oxide de chlore 
ne blanchit point, et qu'on ne connaît pcunt jusqu'à présoit 
de combinaison d'un atome de chlore avec un ou avec deux 
atomes d'oxigène , il ne reste qu'à supposer, bien que je ne 
nie pas la possibilité du contraire, que les combinaiscms 
décolorantes contiennent im oxide formé de deux atomes 
de chlore et de trois d'oxigène, que, d'après son anadogie 
avec les acides nitreux et phosphoreux, on peut appeler 
acide chloreux, et qu'il peut former des cofnbinaisons avec 
les bases. 



DE PHARMAGIB ET D£ TOXICOLOGIE. 521 

* 

Un fait qui paraît opposé à cette ïnàiiière dëvoir^^èst 

que les combinaisons décolorantes , comme on ie sait, sont 

complètement dédoiiipôséés par l*acide carbonique de Fair, 

bù par un courant de gaz carbonique, en (aiâsâut^ dégager 

\é chlDTe. On pourrait croire^ en admettant même la facile 

décomposition du chlorite^ que le chlorure métallique ne 

ferait pas 'décomposé ; mais chaque atome d'skA^e chloreux 

qui devient' libre 9 ôxMe une partie dti^métftl dans le chld- 

rure métallique , et l'acide carbonique forme ainsi un bi^ 

darbohâte qui ^n'est i^birit^dêcotapôsfépar le chlore 5 et, 

aussitôt que le chlore ^ séparé ^*de cette- rttihîère, peut Sf'é- 

chapper^ la décomposition iiiarche sans Interruption. C'est 

ainsi qu'on peut précipiter, par le gai' earbonil|ue, une 

dissolution de sulfure d*arsenic, ou de sulfure d'étain^ dans 

la potasse caustique., sans que l'on puiase apercevoir, la 

moindre : trace d'acide àr^éni^i»X) ou d*iO|âde d'éta^n^ a^^c 

lesquels la potasse était combinée^, parqe qu'ils, oxid|e^f 

la base avec laquelle l'acide carbonique doit>e cpmbiner; 

p 

» • * • •! I 

'éXaME»»- iCHÏMIQU^', • ''^ • ■'•'•'■' 

». 

• 1 1 

Par, il^.^yjfirQi^^i^iN, de ripécacuanha firufica,^ racine du 
. viola ipécaewnha \ ipécacuanha blqnç.)y.rflpportéi' par 
,. ,M.XK'0]iiA:i Gis^de RiprJaneircf. . . ,., . » , 

Cette racine est d^un blanc pâle, rameuse, ^dé la grosseur 
d'une plume à écrire, tortueuse, et présentant' des strangii- 
lations par intervalles inégaux ; sa cassure' eât nette ^ pett 
résineuse; son odeur est désagréable, et sa saveur, d'abord 
peu sensible , est ensuite acre et nauséabonde \ sa partie li- 

« 

grietisè ésl; plu^ ët)âisse que l'écorce qui la recouvre. 



Saa JOUBHAL D£ CHIMIB MBDIGALB , 

On a mû i6 grammes de cette racine réduite en poudre 
fine^ à macérer dans l'eau pendant quaranle*huit heure$ : 
la liqueur décantée , on a versé une nouvelle quantité d'eau 
sur la poudre^ et on l'a laissée macérer le même temps. 
L'eau ^r ceUe fois 9 s'est à peine colorée; l'on a décanté do 
nouveau > et l'on a traité le résidu par l'eau bouillante, 
jusqu'à oe que la racine fût épuisée. Toutes les liqueurs 
réunies et filtrées ont été évaporées à une chaleur très» 
douce. ' ' ' ' 

Le liquide s'est troublé, ei a déposé des flocons d'un 
blanc sale , qu'on a recueillis au moyen d'un filtre pesé , 
et qu'on a reconpu pour étr^ de l'albumine , à l'ammo- 
niaque et à l'huilci fétide qu'iU ont fournies à la distil- 
lation. 

La liqueur, dont on avait séparé cette albumÛM, con- 
centrée convenablement, a été traitée par une petite quan- 
tité de sous-carbonate de magnésie pour saturer lacide 
qui sy trouvait. 

II 5*esi formé un sel insoluble, qu'on a séparé par le 
filtre , et qu'on a reconnu pour être une combinaisoD d'a- 
cide gallique et de ;ma|;néaie> à la Vjérité en très-petite 
quantité. 

La liqueur, évaporée de nouveau an bain^mai^ie jusqu'à 
siceité, a fourni un extrait brun qui attirait légèrement 
l'humidité. L'alcool à 38^, appliqué à froid à cet extrait , a 
dissous la résine et l'émétine. et les autres matières sont 
restées intactes. On a filtré et fait évaporer au bain-marie 
j^usqu à siccifé : l'extrait obtenu' était encore foncé en cou- 
leur j traitée par l'eau chaude, Témétine s'est dissoute , et la 
résine s*est séparée. 

La dissoluliou d'émétine évaporée à une dou^ce chaleur 



DE PJ^AIUI^CUB £» 9a TQ9UCOX.OÇ1E. 5^3 

îu^qa^ p^tfdîle 4les#i«oi^io» , pesait un gramme «c demi (i). 
£ft nsptenant par l'akiool bouillanl le précipité formé lors 
de la aéparatiQB:derémétiiie et de la résina, et e& filtrant^ 
r<mk>btiéi)t iine matière, grasae ci de>la dre qui se ppëcipite 
par le refroidisseatent: leréstdo, tdraÂcéfiar reau fEoide» a 
été dépouillé de la gomme , et la fécule amylacée s*est 
précipitée. 

Toutes ces matières, ainsi séparées et sécbées, ont donné 
en poids, savoir: 

Emétine • ... 1 • i,5o 

Résine. t . . . 0,60 

Gomme. ............. ... ! \\ : . . .\' . 0,20 

Aïbûftiîtik". . . ': \\ . . . ;: : . . : . . vr. . . . ; . ... o,3o 

Amidon 3,2o 

,]]dbtfère^'çi:is^lU^^ fn^éffailleSb. .'. ^. •;, . .... p,3$ 

: . M^^egr«^i»e;y;cJre5.iiM^ûl;éiodé^ , 



•>" " . T : ■ . .' : 'I 



•, I 1 Ml' M' • i''i f "J 'i * • '^ • I ' 'I ' -M'i "* ' • p.: 

L'on toit, par lés résultats de C(^|;te anafyse, que la racine 
apportée de Kio- Janeiro, soûs lenpm d ipécaquànha branca, 
contient \qs mêmes prmcipes que 1 ipecacuanha ordinaire; 



(1) il ast II remarquer c[U&, <{»aiiâ]a isoliKtioti d'émétine est expe*^ 
séo à la chaleur, die est 4 peiBe<ié4e q^'il'9eâ>rmë à »a sarfke^^tie 
pdlipaie, i|ui bieirtdt se bm#6t;ttiÉg« dttiisrkli<|iietii-. Gecfematiém, 
séparée avec soin et sécbée, se préêente sous la ' forme d^écailles^ 
a^ayaat point d'ode<ar ^ mais «ne savtimr ôere. Une j!K)rtian de cette 
matière , chavfl^ rfu rôuge èxn^s \xh tlibe de verre , a donne vrti pro- 
duit <f«*a ramené au bien un papi^ de tontnesoî préalablement 



524 lOUEHâl. DB CBIMIB MÉDICALE^ 

et qu'elle pourra lai être substituée en médeoinei -mais à 
des doses plus grandes , car elle contient moîtië'nioms 
d*éinétine que l'ipécacuanba gris. Au reste, ^ ces T«siiltats 
se rapportent assez exactement à cetiz qne M: Pelletier a 
obtenus de TipécacuMibii blanc de Gajenne^ 

P 



%<W%«<^'%5 



RAPPORT 



Fait à la Société de Chimie médicale . surFanalrse du virus 
variolique envoré de Marseille; par M. Lâssajghs. 



« • • 



Le II septembre dernier,* surTihvitation de M. le doc- 
teur Roux, secrétaire^énëral de la Société royale de mé» 
dedne de Marseille, et d'après ses soitts, nous avons soumis 
à fexamen cbimique deux portions de yirus variolique 
qu'il nous a Sait parvenir Jet qui avaient été recueillis^ Tone 
le r^ septembre, et Tautre le 3 du même mois. 

Ces liqueurs étaient contenues dans de très-petits flacons 
de verre boucbés à Témeri, et masticniés avec de la cire 
à cacheter. L*un de ces flacons portait le n^ i^ et était rem- 
pli au tiers; Fautre, qui paraissait avoir été exactement 



rougi t'et elle %f ait l-odeur des matières animales déeDmposëés. Celte 
vapear , en se condeop^ilitt a déposé sut*' les perois dn tube une mâ- 
tine jaune , comme grksse ; mise sur .un cbaii>6n ardent, elle répand 
une fumée blanche, et laisse un résidai nbir ; 1 alcool la dissout et 
acquiert un&ssYeur amère un peu.âure. Il est présumable que cest 
cette matière <{yi communique la savei^* amère et âcreà rémâùne, 
car avant cette séparation , cetta dunière était en efiet tr«fr*aere. 



_, j 



DE VHAAMACIE ET DE TOXXGOZ.0aiX. $25 

rempli au moD^eni de l'introduction dii liquide, laissait 
apercôTioiT un petit espace vide à sa rpartie supérieure. 
.' Dès qu'on eut enlevé lés bouchons i il .s'est dégagé des 
flacons, une odeur fétide , insupportable y et en même 
temi» il s'est produit ^ dans le flacon n^ 2, une Vive effer* 
vescence écumeuse, occasionnée, par les fluides élastiques 
qui n'avaient pu obéir à leur force expansive! dans le flacon 
bouché. La rapidité avec laquelle ces gaz se:Sont dégagés, ne 
nous a pas permis de les recueillirpour les* examiner : néan- 
moinstnous avons constaté, à l'odeur et à la coloration du 
papier imprégné d'acétate de plomb , qu'il existait parmi, 
eux mie certaine quantité de gaz hydro«sulfurique ( hydro- 
gène, sulfuré ). 

Bien que, d'après ce que nous venons d'exposer, ces 
virus fussent déjà entrés en ]m tréf action , nous'n'avops pas 
cru devoir négliger la circonstance qui nous avait été ol», 
ferte par M. Roux, pour constater qùelqùeshuns des résul- 
tats annoncés par M; Tremolière, dans un rapport qui nous 
a été adressé sur l'analysé: dé ces virus. 

La petite quantité de liquide qui restait dans, le flacon 
n« I; ne nous a pas permis de multiplier nos essais; mais 
nous avons <pu noua asscurer que ce liquide avait beaucoup: 
d'analogie avec celui .du. flacoii n° 2, qui était en plus 
grande quantité, et qui a servi à nos expériences. 

Pour connaître sa pesanteur spécifique, comparée à délie 
de l'eaù distillée, nousavons pesé le flacon tel qu'il nous a> 
été expédié, après toutefois l'avoir nettoyé ^t débarrassé de 
la cire qui en mastiquait le bouchon^ et nous l'aVons^peséà 
une. balance sensible de Fortin! : son 'poids s'est trouvé être 
de ^=Bs 25,100 grammes. Nous avons alors fait: sortir le virus;, 
et après avoir lavé le flacon , nous l'avons rempli d'eau! disi 
ttllée et pesé de nouveau ; sou poids était de 24yS4i3 gram* 



5a6 lomuTAi. db chimib mboicalx , 

mes. Ayant ensuite vidé eottèrement le flacon, et Tajant 
desséche , nom avons reconnu que son poids réel était de 
9i,84o. En retranchant ce dernier noaibM des deux pre- 
miers , nous avons troirré que le poids du volume du vins 
contenu dans le flacon, était de 3,fl6o, tandis qae œlui de 
l'eau distillée était de 3,ooo : ce qui donne» pour Fezpf«e» 
sion de la densité du virus: 3/a6o , S/ooossi^oSâ. Ce liquide, 
à part son odeur fétide, était trouble, un peu jaunâtre 
comme du pus; il ne formait aucun dépAt eu rabandocnant 
à lui-même. Mis en contact avec le* papier de tournesol 
rougi , il ne tardait pas à le ramener a sa couler bleue ; ce 
qui indiquait la présence d'un alcali libre, ou du moins 
d*un sel avec excès de base. Ce qu'il est utile de fdre re- 
marquer, c'est que le liquide, après son exposition à la 
chaleur, présentait une propriété eontreire. Ce dernier eifist 
était dû, comme nous l'avons .vérifié, à un sous-sel anamo- 
niacal qui s'était indubitablement formé pendant la décoœ- 
positiou d'une partie du liquide , et qui passait à l'état de 
sel acide par le calorique , en laissant dégager une partie 
de l'ammoniaque qui le sursaturait. 

Les acides nitrique, sulfurique et hydrochlorique, mê- 
lés avec une petite quantité de ce liquide, le coagulaient à 
Finslaht comme une solution d'albumine concentrée. Le 
même phénomène se présentait lorsqu'on exposait ce li* 
quide à l'aetton du feu : il se solidifiait comme du blanc 
d'ceuf. Cette masse ainsi solidifiée se redissolvaitavec la plus 
grande facilité dans la solution de potasse caustique avec 
un léger dégagement d^ammoniaque. 

Vne autre portion de ce liquide, traitée par un excès 
d'acide hjdrochlorique concentré, a développé, au bout 
de plusieurs heures, une oouleur Ueue un peu violacée 
comme il s'en produit avec toutes les matières chargées d'al- 
bumine. 



DB PHARMACIB BT DE T0XIG0L06IB. 627 

Les essais que nous avon^ tentés avec la solution de per- 
sulfate de fer sur ce liquide , n'ont pu nous faire découvrir 
la présence d'un hydrocyanate^ comme M. Trémolière ptié* 
tend en avoir rencontré dans le virus de la variole peté^ 
chiale. Si les preuves que fournit ce pharmacien étaient 
suffisantes pour tirer une semblable conclusion , il faudrait 
admettre nécessairement que dans le virus que nous avons 
examiné^ il a été décomposé pendant les premières périodes 
de la fermentation» 

2,65o grammes de ce virus , soumis à Tévaporation à 
siccité, ont laissé 0,260 grammes dun résidu demi-trans- 
parent, jaunâtre, sec et cassant, ayant l'aspect de l'albu- 
mine desséchée^ ce qui établit la proportion de substances 
solides contenues dans ce liquide à 9,8 pour cent, et par 
suite la quantité d'eau à 90,21. 

Le résidu a été traité successivement par l'alcool bouil- 
lant et l'eau distillée, en suivant les méthodes usitées dans 
ces sortes de recherches. 

D'après toutes les expériences ^i ont fait l'objet de notre 
^«nen , l'on peat couclure que ce virus variolique, au 
moment où il a été analysé^ o*est-à'dire, huit jours après 
son extraction , était composé sur cent parties : 

Eau 90,4 

Albumine g^o 

Matière grasse i^^g 

Hydrochlorate de soude.) 
Caséated*ammoniaque (i). J ''^ 

Phosphate de soude.) 

Phosphate de chaux, j ^'^ 

ÎOOjO 

' ' .-.-._■■. ^ 

(ï) Ce sel parait être un des résultats de la feiTiientatioii qu'a 
éprouvé le viruA 



5 28 lOURHAL DB CHIMIB MBDICALS) 

L*on voit, d'après cet exposé, que ce liquide a la plus 
grande analogie avec la sérosité du sang, dont il ne diffère 
que par une moins grande proportion d'albumine, et par 
de la matière grasse en plus. 



NOTICE 

Sur des sénés falsifiés avec les feuilles du redoul ( coriaria 

mjrtifolia. L. ); par M. Fbb. 

Dep'uis quelques ^nnées, divers accidens d'une extrême 
gravité rendent redoutable Temploi du séné, et surtout 
celui de ses débris, connus sous le nom de grabeau.M. Du- 
blanc, pharmacien de Paris, a signalé, dès l'année iSaS, 
un empoisonnement causé par une décoction de grabeau 
de séné : l'état dans lequel se trouvait ce médicament ne 
lui permit pas de reconnaître, parmi les feuilles brisées qui 
lui furent soumises, celles qui avaient agi comme poison ; 
toutefois, il s'assura par l'examen chimique comparatif des 
decœtunt que l'action toxique n'étaiit pas due à l'arguel ( cy^ 
nanchum arguel des botan: ), et l'on eut bientôt la certitude 
que cette assertion était exacte. En 1827, MM. Prévost et 
Huissen de Hazebrpuck.(Nord), appelés à Bailleul pour 
donner des soins à deux personnes empoisonnées par uu 
decoctum de grabeau de séné , réussirent à trouver, dans 
les débris' des folioles 4^ séné qui avaient. servi à le faire, 
des fragmens de feuilles qui, étant réunis, leur parurent 
appartenir au coriaria myrtifaUa. L, , arbrisseau nommé 
redoul ou redon dans le midi de la France. L'empoisonne- 
ment de; Bailleul eut les suites les plus fâcheuses : un individu 
mourut au bout de quatre heures dans d'horribles oonvul- 



DE PHAHMÀCIB to DB TOXlCtÔtiOGlB. &2g 

sions; une autre personne (cetaif une femme) stii*i^kmtf 
mais elle TessemitlnAjo^-temps la terrible action, du poisoit , 
au<piel elle eÂt^aletnent sncpombé>6i elle en eût piis un« 
p^lu^ forée dose. Des potltsâifés jtfdiciaires fut^ént exeit;ées jr 
mais on i'econiiut que la fais)fièal9onn*était'ipas du'tyh'tFciu; 
pharmacien qui avait tendu là' drogue fatale; on jugea sur 
Finttntion ;' et il fut reiivojé absous dé ràccusation/ Des 
accidens semblables à ceux que nous yetiô^â de sigAaIef 
Tiennent dé se renouvelertout récemiîieirt; et d'ëveMèrTat- 
tentibn de Vautorité. Il y â quelques jours, Mi lé préfet du 
département dct Nord reçut une lettre de M. letnaireî^e 
Tourcoing, dans laquelle ce fonctionnaire faisait connaître 
à Tautorité supérieure pinceurs empoisontièmèns causés 
par un séné acheté chez les épiciers de la villél Le jury mé- 
dical, dont j*airhonneur -de feire partie, reçut Tordre -dé 
se transporter à Tourcoing pouri^isitéi^ les hiàgasins d*épi^ 
ceries oii se Téndaiit ce médicament devenu deptris quelle 
temps si ^langerem. Nous trouvâmes du séné chez' iKfUs les 
épiciers^ car latloi'qtii leur interdît Id-Tetltédèâ'drojjfues' 
simples.. au détail, leur permettantd^eli'yèntire' au dtmi^ 
gros , tous peuvent facilement éluder lèê( disfiosifidns dér^r-^ 
doanànce'de police du 1 8 pluviôse' an ^/ et ceH«f de la loi 
du ax. germinal aft XL Ainsi $levieDt;iltrtt« et' insuffisante U 
prévision! Hlu(J;égiflateur,;<pt Ton i^it quels sont 'l'es triste^ 
résultats de ces mesures incomplètes, qui, tenant liieti' dé^ 
bonDea.lois,*e|mpéchént de vqir ^eaitto&hes qtfi existât dans 
rk&iv^\é^^tAsàûw»^médicO'ffkàrmucajxiéqù^^^ r^. r<f=! • :: A 'jVj\i )n 
. Le juty^fnedical apprit .à.!i;auifooii% qtlê)es2efitpdh6ifliicf<>»' 
ménsriajfaiefftiéfeé .nombreuaû) ssaÎB^uiaUciM f heuredl^Àiéiit, 
navaiii «o Id^.âuites >iiioiiteUesC'>Oii> ^icii/îeift^iaufirél!J>aaêit; 
denà, . oeû<ipiii(srriv|èrèiM'à^ïfith<iflt'tin > éjplbiéy^'d la V Jllë ', ' 
qmyayâbtË{âwénb4éc6btioiiIlégèri^xl^>^nd'^ 
nr. 36 



maga^n de son père , aVah j quelqw lemps apirès UiiQ^^oD 
du poisoo I perdii subîiemefft cooQaisaaiioa , et.^proUvédes 
ac<^id^m nervf px limulant réjNkpak^ On parla aussi dun 
adulte qui avait ressepû des aetideus saublaUft^» i Menb, 
petite m\U frûotîère Toiaine de Tourcoing* Jh par^< m* 
poiso.nnen«^Ds eurept lieu^ non avec te.grabe^u d^s^si, 
fort rare depuis les évéo^uiena deBaiUeutyPiAi^^ii^dtt 
aénéa d^ quaUté inférieure. 

RarjQp lei séuiés que k jury ^siu^ les uns ^ti^ient twmjfi^ 
df^tout Qiélfluge) et c*^ilk trè^rpetît nombri» ; les àutm 
ét^i^ut uiélés de feuille. ét^^^g^re» 9U eassù^, ^t mmi» 
saiaîme^i 

U f^t facile dp reconnaître dans \m séaéa naékl^^ J^ 
feuilles de oynanque arguelet des feuilles de ledoul: iantii 
offrant une qu^ntilsé d*arguel y hors de toùtç proponioR 
arw ç^lle quofi trouye ^onininn^ent dans les sëncs, et 
qui,; d»us le sé^é de la Palth^v n'excède jamaiatiDdiaièate^ 
ViutAl* pr^mtanti du redm^ en quantité , '-varian* de 5 à i5^ 
et uifiuie J^ dSp^ur cesut Ces aMés DaxiCères étaient ^ 
bri$^ que ne le si^nt communénteut lesaénés du^ commerce^ 
e(pen(iaBAÎ<$9l^iut#rmédialres>enti«Geuz de boam qufilité 
et )e grabeeu : s^l ^^ eût ité .autrement ^ la fraude eèt ^ 
^p f%pi)eineu t reoewiue ^ oe. qui ne ferait pa&le compte d^s 
falsifie^MiePi]»* Néenmoin») ila négligent p^urioîs cette pi^ 
çi^Utip«. • . , 

lies i^p^ndfi Tooreuing dédaEèneui qu*ib aiaiio* 
acheté leurs sénés k Lille > et eetto déclaratiasi xendit pscss* 
aaîre quelques? ^iaixm d^ns ka pharmaoîes^ et drogueries an 
cl^f4ieu^ Hf^ms^ ina/ti^ouYi&iiua dans les. peenières. que ^ 
séfi^ de bouueiUature, et sanaumélange; maïs ^ dans kt^ 
cQfideSi) 499^^ eA.trouTàniâs. une ^Mt» qui contenait an:^^ 



0X PUÂMMACIE BT DM TOIICOLOGIB. S3 1 

gttilAc noiu dësi^Dft U maison de Paris qui lui avait fourni 
ce séné, et nul doute que ce droguiste interrogé ne dé<* 
eltHi Virroir tiré dmctement de Marseille. 

Datis cet état de choses , nous croyons utile de donner 
les caractères physiques des feuilles de redoul , ainsi que 
les caractères différentiels I qui permettront de les distin» 
guer des folioles de cassia et des fëiiitles de rarguel. 

r 
i •( 

" Le redoul {^coriaria myrtifolia\ qoe Ion doit placer en 
tête de nos poisons végétaux indigènes, est uiii {arbrisseau 
fort commun dans le midi de la France, et transporté, dit*' 
on , depuis qiuelques années, pour les besoins de la teinture^ 
dans les environs de Paris. Nous le possédons .an jardin bo« 
. tanique de môpital militairef Les tiges sont glabres, cen* 
drées, divisées en rameaux, sèches et flexibles; les feuilles 
sont opposées, trinervées, dun vert assez intense, lui- 
santes , beaucoup plus petites sur les branches Utén}|es e( 
florifères ; ce sont celles-là qu on mêle au;^ sépfs , do^t elle9 
opties diçneqsions et la fprme extérieure^ 

Ar Fétat de destiecation et de. mélange avec les sénés, les 
feqittta de neddul sont en grande partie brisées; "ieuFcott*^ 
)ettr est di'ua gris légèiiement UeiiAtre; eUes-soot ridéesi»* 
féft^tlrement beaucoup, plus que vefsk partit, supérieure; 
le pélfole est fort court, ligneux , et. ae subdivise, en trois 
nervures , detit là médiane se continue vers le sommet, tan^ 
) dîl-qiMf.les deux latérales, qui partiantdelabasedu pétiole, 
«tf'éfl&cétit vêts le tiers supéri«tar de. la leuille : tomes trois 
* font stfiHié^ mais celle du ^miliea .plm que les iuir^f • leur 
^aapeet;est4igneax , et leur eeuieur blanchâtre i ces. feuilles 
aonl lié|g[èt(|nienf rookées vers Je»r bdrd; e)les «ont i^îdea , 
trèft-fragtles^ èi se brisent net aia ij^oindre ef&rt quW fiiit 
pio« )éft fli^rêfi deux; )eiir longuenf variede 8 à i4 ^^P^S 

36. 



53a JOURNAL D£ CHIMIB MBOXCALB , 

leur largeur ne dépasse guère 5 lignes, et les atleiiit même 
assez rarement* 

On remarque que ce sont les plus longues feuilles et les 
plus larges qui ont été brisées, ^ans doute parce que , ex- 
cédant les dimensions des folioles de sénés , on eût pu les 
reconnaître trop facilement : la saveur est herbacée et 
presque nulle ; l'odeur, due sans doute au médicament avec 
lequel elles séjournent , rappelle celle des sénés : séchées 
isolément, ces feuilles sont inodores. 

Examinées avec quelque attention , on s'assure que le» 
feuilles de redoul diffèrent beaucoup des sénés par leurs 
caractères physiques ; elles s'éloignent du séné à feuilles 
(Sborées , ou séné d'Italie , cassia ohos^ata ( Cola), par leur 
sommet qui se termine en pointe ; du séné lancéolé ou séné 
d*Alexandrie , cassia acutifoKa ( Del. ) , parce que ce même 
sommet finit en pointe mousse ; enfin , elles diffèrent de 
tous les sénés par une couleur plutôt grisâtre que jaunfttre, 
par leur raideur et leur fragilité , par la présence de rides 
nombreuses , et surtout par les trois nervures en saillie et 
discolores ^ doat nous avons parlé. Les sénés ^e se btisent 
jamais net, le parencbyme de. la feuille étant. retenu par 
des -nervures et des nerviUes dont la disposition est telle, 
quelles partent de toute l'étcjndue de la nervuse principale; 
elles donnent , en outre , naissance à des veinules anasto- 
mosées ; ce qui' n'a pas lieu avee le conatia myxtifolUu . 

Les feuilles du redoul diluèrent de .celles, dr > cynso^u^ 
àrgael en ce qu'elles sont fkua larges, plus, minces y plQ* 
fragiles, et qu elles sont glabres , tandis que . celles de ^A^' 
guel sont cotonneuses^ elles. s'en éloignent encore ipar des 
pàioles.oourta, par le nombre jdes nervures, par la cou- 
leur daUmbe, et la tibpoâlian.dfis rid^ dbnt îldsit charljfé^ 
^t^rç|D;({ffeé, l6'C]snaBqaeta;uné'ie%u^IeqiMrfinit;fii ^9^ 



os phaamàgib bt ds toxigologib. 533 

lotig p^ole ; elle est traversée par une forte nervure de la 
même couleur que la lame;- enfin, celte-ci toffVe de plus 
-grosses rides que le redouî : àjcmtoiis que la saveur du cy- 
naiique èstainève. » - > ^ 

SiU était p(iss3>le de rendre vulgaire la connalssanee-de^ 
èàractères' physiques qui distinguent les foli^dles des sihéB. 
^es feuilles de ojnanqtie et dfi rédoul ^ on pourrait espérer 
de meure^un-cenhé aux nombreux kccidens qfienoud'avdrïs 
ûgnalés ^ mais il faut renoncera eit* espoir; todiqubns -donc 
I les mesures dé police qu'il dçvient^ si urgent de prenjdre , 'et 

I qu'il* appaïf tient à 1* Académie de médêcinatié provoquer. - 

I Les inesfîrés préventives doivent «'étendre- dans toutes les 

villes de-* France^ maie particulièrement à'Mfir^eiNe> qui 
expédie 'les séMS à Paria^ et> à Paris, qui tes èxpédii^'^ dj^ 
seconde main aux droguistes de la plupart de nos villes de 
'province.' Xés falsificàteùràde Marseille ne sont pas instruits 
probablenfeptjde l'action toxtquç ^u red<;^l)^ Qn)eur aura 
dit que cette plante était un bon succédanée du séné, et ils 
auront ajbut^^bi à cette assertion: s'ils acquièrent la preuve 
'qo<eJifrreddUl}^¥'un=poîâôh ''Violent 9 ilk ne le imefengeisoni 
pliisaa sén^; 'car falsifier •une' drofgùe avec^ànè substance 
itioffi^nme' éSt un'dét^; Vnttis la falsifier avec un poison , 
^Bimf'etimé Ptfr\U ciipidité qîii braVè le déUf s'ërtête ittif* 
vent en présence du cjrime. - > •;;-* si) . î. ; 
' ' Il^fUratt <lonc néeirsràiré f^ta l'état actuel'des f:hô$es y 
T<» de didntf«^)avis aux hégùtiMi d^s!y'Ales èh itiîdi qui re- 
çorrcinti4^s:«À&ë!^)dî\*e<^tétnént d^^yptéy des gravée incon* 
véniensJtjài ^résttiteFtit du^mél^ge du redoul avec les isénés; 
s» de; prohiber') iotïS des '^iëines' sévères , la vente du gra- 
beiitu lielitiié^ à cause^dë rlHknpo^iibUité de reconnâîtVe les 
f(^lks>qfiiify;spnt frtfùât^le«KemetVC Éilélé)es;'3'' de n^mployer 



534 JOUANAIi un CKUIIB ]fi01QAl.S| 

Ifentaut mêmes doses que l«s folioles de sénés ^ ai dont la 
£ilsî6cation est iropombleijusqfi*! ce qu*oa sotebien cer- 
tain que les falsifications n ont pins lieu ; 4* et enfin de re- 
mettre entre les mains des pharmaciens et des drognittes 
la vente exclusive des drogues, en deinandapt toutefois que 
ceux-ci soient soumis à des exameiis d*histoire naturdk 
pharmaceutique. Chose étrange et ineiplicable 9 on eiiige 
une réception de rherboriste qui ne doit Tendre que dei 
plantes indigènes, dont k plupart sont innocentes, et Ton 
en diâpense le droguiste, auquel sont confiée» des subs- 
tances exotiques, qui, pour la plupart , sont des médic^? 
tnens acti&, et souvent même des- poisons violeas I 

J'ai cru qu'il. était de mon devoir de Vendre ces fiits 
publica, et dy joindre les réflexioiM qu'ils m'ont augi^férôi. 



• » T 

Sur la falsification du Séné; par M. GmnouHi'. 

Les faits énoncés dans la not€i d^ M« Fée sôn| de la n»uire 
}a plus a£9igeante« Depuis plqs 4e de^x aaaqiié j!ai sigoiU 
la falsification du séné par lesffuiU^du redoiui, et quej'és 
ai fait connaîtra les dmgeif j^Âl:^1P pénible de voir a^vi»^ 
santé et la vie de nos çoi^icîtpj^asi^QMHii epç^e eQii|i{Mrettûei 
par la cupidité de quelques comm^fan^. . 

Ces hoimnaS|.qijii jfouf VfQni^^ i Paris ou à Maneieilley une 
sub^npe vé^^^nçuse ppiir la iMler.au séné , dana la vue de 
gagner quelques ^ouj» de.p)i|^ pac^Uvre di$ cdttfisutetanfi^ ^ 
qui, par suit^^.caus^ni; l'ei^ipoÎAontiemeillé deilfurs sem- 
blables', sont cependant coupi^bjes^ 4'u« déltt^vu^flârb 
loi, et justiciable^ des taribunapït.., auxquels le^ éelsleft^ d»^ 
gées de snrveiller l'exepçiice dft te^pb^POOi^cie ^ aukaîeoti^ 
d4 les déférer» Lea éç<de6 eonsendiment^ ellea denàà parmF^ 
leur culpabilité ? 



D*ns^ uti Àrti0le mééti dans le JoUtnalgéHétttl de Médecine, 
tome §6) page 8 (juillet 1&26), et dam tHtstôite abrégée 
des droguée sîfnphs'[^^. édiifîon , ^diiiè z, pag. ^9 i 83),j'aî 
donné des caractères certàii^is ptàtii^ ']^ecnnnàitre la falsifica* 
tiidn dû iêàé par le$ feuiHes dé redôuK Comttlé^il he paraît 
pas qtt*ôn I^iir ait at^cordë tonte Vattention que thérite le 
sujet , puisquèiffi; Fée Itzr-tnétne , mon hbhdrable èollègtie, 
a«i lafea pan riti^i ^ oft-me pa r Jo çacrr cU les rapp ttor «if»- 
demot& : ! 

EerfenrHéfEd^^né yarient dan? leur fôrînê stiivam quWes 
apparMenmtitatt sén^xielàJ^ltHe,à,cél4U de Tripoli, dltalie,- 
àvL S é négal ou 4e M ok a ; m a i s^o»•le»- ^eeonnî| k loujours à ' 
leur nerVQvè'4a.miliei^~j jtrèSr^pp^ïiejliftp et i^UJante ^ur lenr^ 
surface inférieure,, et de laquelle partent de sî i-à-b uitpaires 
de nerTur^..btérales , moins mlarquëes, égalesi entre elles, et;; 
assez régulièrement espacées. Qes feuilles sont Un peu raidesi^ 
et d un vert iaunâtrA| elles ox^t :une saveur un ^eu âpre, en« . 
suite mucHagiidèCiâé et il {ièiàê âmèré. ' | ^ ^ ^ 

liCs feuîtles d'^rguel, qui scim ordinairement meleës~àu^ 
séné delaJBalfthe^ et qu*<Mi doit eh séparer avec ^oin^ StMt pkisjj 
épaisses, pett «u pas marquées de nervures pansversalo s , 
chafifrinéâs et l>lanchâltres à leur surface, d'utile sairetor 

amère. trèsrm^iriuée. : 

: Les feuille^ de redoul sont; ovales7lançéo|é<ei$,^^gL9j2res,^ 
larges de trois à douze lignes | et longues deS neuf lignes à 
dmûr.potMM».. Elles af£rent<« outkrëla nervure dii milieu, deux 
autres ûertùr49S trës-Sàillaiii^, qui partent, Coniîine la pre- 
Éiiêre, dû pétîôjB", s*écartent, se courbent vers le bord de Isi 
feuiïteyifefie pjfolongent jusqi^*à là jpiiii:itè, Jlllès sont plus, 
épaisses que <^lles du sénéy4i|ai- peu- chagriné e s à leur s ur »^ 
fafié^ noti^laufih^i'ea toim&B.cèlles d'a|*guel. et-douée» d^nei 
laveur ires-astringente, non mficilagineuse. Mais le soin qu^ 
prennent les* droguistes deBrîsér les teûîîles de re(îoûT73e 



536 jockkàl os caimib uinm^i^^ 

même que quelques autf^.$ npn jdai1g9reiif^:qu*îUmâieDt au 
sénéf renc^ je pM^ ,«oiiyeja^ legcarafc^res physiques insu£Ehr 
latis pour recQDuahre c^J^te falsification. Alors il bat aT<Hr 
recours aijix jçssais cl^iAiq^i^ qui lèveront tous les doutes. 

Une partie de feuilles concassées de séné, d*arguel et de 
redouly étant. traitées séparément par. dix partie d*eaû dis* 
tillée « bouillante I offrent les résultats saiyans : 



* 



REACTIFS. 



"•"^-^"■^^^ 



<éU<. 



<l mm 



4- 



1 ■" ^ " 



\k •'• OIJi.'O 



Gélatine. 
•^'»i'( JJ'tJ fil. 



Sulfaté de fer. 



rr. 'j'»^'>fri J'' 



j.^rîf^i'rf-, ... 



SENE. 



i > ' ' 



mmmtm 



ARGUEL. 



. RjBftida j>ruiiÂlre. 
tx««-itauâbigm^iû. ' 



tt»> M «.»i 



rt >t fîî) 



, - Infuse très-brun , 



k il • 



« > t j * »# 



l.;( 



/ ' 



î.i. 



Couleur verdâtre. 



H ! ^ ' ' "lllî ' ni JII 



rium. 



de mercutfe* 



« . • f » » 



t > -j • y J • i 

Chlorure d'or. 



I. .1» 



^ 



jA^ 






vert ponune. 



Ii|fUM TerdAtre , 



tftif^i^^^^l ,^^^ ^^^ .',•.;•,.' 



>.i . • < 



'Phfei^itb"ér<afttinetÀ 
très-abond^n^ ^ cou^ 
leir^rte." ' ' 



— 1 - - I- - 



« >• ■ * 



«a. 



J 4 



REDQOIj. 



r» 



Résidu 




sec • noni 



11*^ I 



liié^ astringent. 



mcipiU lAanc 'b^»- 

abondant. 



Prfcîiite bictt très- 



Précipite bleu tr^ 



Rien d'abord. 

/: • 'f i : 









:*t *5 ''liVJvii .':i o 



, Nitrate éCan- 

■■'CI ' 'n" Il 'M 



tique. 



Rien ; puis trouble 






. Précipitejaupâtre 

tw»^o5aiatJ ' ' 






• <. 



• < I 



Précipite' blanc* 



J'n«dèHÎblr^ter 

• •«If •■ ■ 



M » 



r.. f 



(I i b il . p \ i \ t i| *ii 



.«■ 



très-transparent. 



H i» f * i >«i I 



'M»4imU0. 



iwjiàatfba 
tanëe ; précipite' poar> 
flfè'nontHl * -' 



' ♦ , i § t 



Précipité jaunâtre 
^ssiil ali^notr. - 






r Précin^ gélatineux 
trëèUliondant^ Hft>a- 

msant 2i l'air. 
dXi-r-Hi '11^'. : 



sfts 



/ J M 



»■••■« ' 



/ I • # t • 4 



. • • r.\ 



U riésnlte de ces çssfds x|ue. tout ^én^gi^ii 49<^n9Fd, étant 
tx^aité par dix parties d'eau distillée bouillante : 

Un.résidm^seCyTerty qo|i mucilagiûtfi^X';. ' : 

Un ixiS^i pe^ c<^}oré,. fiip^r^^i astiingent,; 
. Uii précipité blapcparla-gélatioef . 

XJn . pcéçipité bl^nç ^pfir rén^tjique f 

Ua précipité Wç^ ^x, }p. j^ulfate d<^ fer}: . r 
.. Uq précipita: bU^.piir M 4^^tonchIQ^MrB.d^.^)etQure; '1 

Tîo iP^'^M^ noir^jiîe ii^|airt9(B^: par^ l^^ ^ àd^^j^^ ^m ^ \ .-> 

Un précipité noir pî|ic Je n^çîi|e:d;argc^t;' 

Un prfçipit^igé^t^pe^iK.^ill^ potasse oau^tiq^e; / ; r , j. > 

II qa r^pUe, dis-je , jgif «f ;c^> Sfsié est /al^tfi?^ puisque le vé?; 
ritable ne présenter aupuarde, ces Qaraçi^i^es^, . , . : , .^ .r/f ' 



1*1. 



r • • • 



•*t:M:- I . -i'-. • ' , 



i \\ '.r \.n ' r •• T' 









MM. O. ÉsnaT et Vilissojni par M. J. B. Dubl^ng ieunep. ,. 

il » » 

'Çliôfes4î*AçadémîeroyalecdëMëclcdnè'pfe 17 m'ar'rSiié. ) ■ 
.vilj "^fîo:!;- .- , •/'. .'.!i'*'ri' :.(.*! '>^'>.' ;:f;i »nii 1; -ij^ .''.u J- .' miu 

' : iLodsqoe je poéieifiie iàf AoJudéàMje.qudlqaek rmarquesiiub 
le procédé ^ui vient d*étre proposéiigait: MILfO.rHenryri'ei) 
Plîs^f^i^ .fHi!9r')e0|i^iYe.il») ro$fet>]Ui)e{d0f liVi^pîtiarv r je>iie: «lèis 
]^ cmJi«4fftiq«Mn'iiii(kj^^^ L'intdéibp diiif&i^liar'léniéi]^ 

se^l^liHiiinsés^'stHr-u» sujet ^m-a {irodoitdepimiàng^Jieiiips^' 
Sftil eti'^^ranecti mteri Alleniaf|[ne, def jabaervatioii&.nlnD^ 
Iwrenseish et( .remai^quiihiesi j lias . t^nseijviieiiieif s^/ q»e J^appoitéi 
dàoa^ccftieidiâeiissiofi n'opl5d^aiibe:)mt que cBéolairerla qiiés»' 
|îoh 'c|tii'estfre1atm: èrd'apieilleiiré raanièMtiA'eKécutev une 



\ 






538 itnnirxÂtA ob crimib buSoicilb, 

of>enition pour tn retirer, avec plus d*â¥antage, des produiti 
aussi purs. - 

C est en effet un ()hénoniène dl^e d*attentio1i , que cdui 
quon observe en traitant nti trtëtangë de morpMné et de 
narcotine par l'acide hydï*ùctorique faible^ qui disaotit It 
morphine sans agir sur la MrCôtiney tunt que la'jpremîèfeest 
en excès; mais cela arrive pareilleineot toutes leit^fôii que 
1*00 met'ttn acide «n contact avec deux^sd^stances, dMt Time 
est susceptible de se combiner avec lui, et râtitr^ capable 
seulement de diiaôtulion : tant qneîa^ stibstâttoe saturable 
est en exôès par Mppon à Vacide , celai^ct ^dirige exclusiT^ 
ment son actiioii sut elle; ce pmnt dépassa, Tàeide (Kàsout 
l'autre, et cela en raison directe dé ia prédomibabcé de sa 
propriété ou de la quantité d*acide. L'ingénieuse théorie des 
propriétés étectro-<;himiques donne une explication encore 
plus satisfaisante à cet efFet électif, en représentant la IDO^ 
phine et la narcotine douées dSine polarité électrique dont 
rintensité inégale détermine Faction différente que l'acide 
exerce sik èeS déùiWîèrei^'Qiioi sôîlplÇidwp^ 

veïté d\iû pf Ifacipé étant souvent moins précieuse que les 
applicatioi^s qu'il peuf^recevoii;, M Af*^ Henry et PJisspD^n 
ont fait usage d'une manière fort habile. Nous allons cher- 
ehsr à I isarom sîf» oyiie ? appttètiioA est jégalemjeni *ipiQâtd)le 
dant le csis doni il 8>agit. •* , oiiV. ji«> 

. Cet «af»in^ Téplahicl prëalalsrlemeiift^tielqoea ^Miatin^i^^ 
|^péraiioft^:itè11êi qu^eHé 'se prat^tiaiit au imtunteat M 
KÛa Hem*y set PUsâon se s6n« occupéa^lareild^é'l^là^ ^'' 
tioimeUe. âàêvaqt lecf qôe je sm), îniis. estimsblèsr'dèUégvft* 
ycdvtpmentaevrbc piié^entionrlies încèmérnMn^ti'ih ^ 
flîgnaléa4aM .le pDOcéd)^MDteîM. AhttoifiBfhi»^n6rsimt^ 
ênmi aaai' ddolè^ '^ef^ rcgardenjnsqu'à ire jomé^cOWM^^^ 
PBtiUeiire mo4ificé(iott de eriàbi.qubii auîipait avuitide 1^* 



dopter, n'existeni pu:, oa soni beanoonip inoi|is graVes qir'on 
'pourrait le penser «r li5&nt'Ietneinoire'des autears (/porna/ 
âfir i'iorniacâfy mai 1828); lU ont au8$i néglige clé fami«Oil- 
jnakreen chiffres le rësultàt le pins «ivttnaire de eette optfit»- 
tionl Cependant la valeur â un proetfdé^ ne pent èire eitacnii^ 
.mieiit établie en pvaâfne/ qu'en énonçaitt le produit 4le 
^plusieurs opérations éuçoesskircb j dont la tncrfenne eert^^^ 
-mesure y parce qu'^klors les diiiérenees dé qualités des sttbfil 
tanœs et les variations de produit se balancent aveo dos 
ehi^iices égales de bénéfie^<ef ié pertei^Ssbn nVpas répété 
ce calcul sur l'un et sur l'autl^e dès proeédé»')qtt'pn v«f}t 
'aaettre nn cdn^atliison ^ dn/ne rpeilt pas déci^^ fiffivmafive- 
'meniîde quel oàaé sç tàrowré l'iéèonbnne^ et quel ^ le pro- 
cédé qui mérite'la pré£^bnoe» 13f j'eti^^ mne seule eip^ 
-mnce, qutpjeutparaStre insuffisante, «epara'llèien'eûste pi» 
dans 1er travail de )hos oonfrères. Mit. R<enr]r«rBMâsott rcK 
JprotDhentaùx prqcédiés connus de fournirlà tnbt^llîiieaveè 
fdusiou'inGénS'dedifficûlt^ /«i de némsher déi^ ftaits aaééfe 
giiands; en àleool^ 'il»4ijéutent que l^aleali' (le Vépinth qu'dti 
-obtiientfeBY «ôujouirs mêlera 'des propl»itiôi|8^ife narcôtblje 
dont^réifaer^ie/ydisentMia^ peut le débamssier j iec qU0'«3ii 
n est durent qu- après délon^ues préparatiomDqne^l'qn pab» 
'vierit à> avoir la* morphine punei I|i ptivdaisiiiir^ conitrr>l|a 
^ivoédéf de )M. fifatDol , ^ué» SLi Ôirânlinl afaiouvé^ ib/idO'tde 
3Aoti[dlitte< idans' hd prëoip^té 1 qàh ise >fbiine ^tMWidi ^qw iAtûfe 
la^polmioniid^opiuin/paviFa^raôniaque {>«tû)s'olisef»t«fft qttlB 
a»^nilempioie 'la ' potas8erpl^>90qde''O|i' l^mifloMiquev ' <^ 
iMaest^ienne»^ umtgvaqdë quantité de^iifdrptfitfâfdJi^ifif^lift 
JiqiMitas'^étaiidi^esjH'^n '>! -i <><( ai .' " >À -)! ar^iU '.^h^ri^yt --: ;^".':i 

'(■"iiémé âîntehnratt'Buriea éëlsprmseniems que j\ftr[til^d%fli 
«&$eft« graéd nombre vdezpéri^neea prati<^ék sdr^dé fc^èb 
proportions d'opium, pour élev^ plu^iÉ^rè' ^jections^ 
contre les propositions que je viens de rappeler. 



540 . SOaBWnàJL DB GHIM IB 1I8DICAI.B 

: Épuiter I*opmm par Feaa, oonceatrer la liqueur jusqu a 
ce qu'elle marque 4 ^ mèmeS^k râréomètre, étant froide; 
^•aturer Tacide libre qu'elle coritient (lar TaBUBomaque tr^ 
-étendu^ sans en mettre eà eioès!; filtrer la liqueur et .7 
-▼eraer iiii'e'»ouv.ellè'.quantitéjdaai9lonîaque; recueillir le 
rfrécipitià quis.cette dernière) âdd itiooft fidornit; 1 1 e larer à Teau, 
«f^iH) avee Wk pou d«lbQol ipaid|';4e traiter par l-alcckïl 
^ui]lailt;et Ir chàrbeo; redisaoïàdie lès;criscaux. une se- 
,j06nde foîs^ H cela estuédesisairf , {iourleaivoir bien Uancs: 
voilai eomine i^acun le aaitiy foulée les précautipBS' exigées 
par le procède de Af. Hbttot; . - *' 

) La morpfa^iè ainn obteni]ecoiiti^t«*«Ue de la> Barcotiue? 
-Cette SBppfosi^on > » elle éblt 'lendàe ^ • rendrait ropëratîoii 
4»$eDtieUement d!éfeetuieiueef;nift)pfift»'fif slmplictié; mais ob 
rdoit se hAter de répondre queiina^8i:i'efî:a prbqédé avec 
4o«ite Faileitfion itéces5aire»vËii:tef£etv:IeS'cik^eonstaiKces se 
trouveoipréoiséiaent .co^formescà «ellisàque; MM. .Henry et 
PU%»oo^fb9t'vnbip» ^>ftt-àtdîrç4ri*ilrii'yijaf.poinè d'acide ea 
ie»Qè9 dans U U^juj^ut* Je piûs dirB:aieettê xiocasion .que de- 
df^i^ lfiQg«lei9pA:i!ai coinmiiniqull^è M.;<Bjo^9^^fI^' J^ 
jr^mplaisaîsr laeîrtlei libre; dana laèifmiritèrés eaux de lavage 
*de« Topi j^Uki eut ajcmtap t .c|ana fassiinV aiitepitme 'piopoitionl 
i^euipi?^ pquimuUiiUi d'acide. étrari^i^^acétiqurv)^ et il -me 
iéem^ïsipi favorieer lalsolulâlité' de ^ eomhinatàon3 naiwreilf 
fÀtifffffnpHm^iti vendre laiosâ 1 lé ippodu^tt^IttSiàboudÀDt. Je 
d^p ^firnwtrég^iwh narcôtine qui! pouvait? être dji^^epar 
(fC|Q^;^ra4dJhlion^(étd( t iprédpitée,: en^iméroq tekh|n) 1^ 
4l^9jeMJ(^p9filt<)deilafJ*ésine^.p^r Uiprefpière portioiiid'aBiiiift- 

^iaqUe versée dans le liquide 'pour le neutraliaerkiGaamiept^ 
;l^[e^|;^ipp^r|}aitro#i.peiiaêriqii'il reitlj)<encmisidè laftB^o* 

rinf» |l$^f^iU^>p}ui^i.dppÂum»i«pfès^vaiii3aiur41ia<^ 

la maintlîiiait'WMlhitioii? . w^.rr . ..Ai Lu* .. - . 



B£ PHARMAGIB BT DB VOXlCOLOÔIB. , . S4t 

> Lorsque paurtant on a la crainte d*avoip un produit àl« 
tété, on peùty comme je 1 ai dif ailleurs^ convertir la^mor* 
phine en acétate , traiter par leau iemélangede ce sel ateo 
ta nat«cotine; Taeétate de-morphine est seul dissous par Veau; 
on en précipite dé nouveau la mor^me. Ce moyen peu 
long, peu dispendieux et sûr, dlspen&^de iréeourtr à lethcr* 
Mais je répète, qu'on. peut regarder. la ja(Lbrphintt>cd»leâiue 
cofame- sensiblement: pure ^ quand la précipààtîontde IWina* 
tière résineuse a été dirigée avec soin : ce point important 
abrège beaucoup le travail et garantit lejréstiltat.< Quant à la 
proportion de morphine que M. Girardin a^trouvéedanslà 
matière que Tammoniaque sépare du solutum d*opium!, ily 
aurait eu pfais.de précisioi^ à la déterminer relativement ait 
poids de lopium , qu'à la comparer au poids de Ja matière 
précipitée , ou bien encore si on eût indiqué le rapport de 
quantité «ntre cette matière et l'opium. Il y a, sur ce fait y 
une chose utile à dire: c'est que lorsque, dans cette matière 
dapi^arence résineuse et sèche, on distingue à sa surface une 
efflorescenee pulvérulente due à la morphine, et>doDt on' 
la sépareén faisant. tomber sur elle un filet d'eau, la ma-*- 
tpère elle-même ne retient presque pas de morphine; sa 
réunion au milieu du liquide est si prompte , quelle forme 
line masse .sensiblement homogène , où ta morphine ne se 
ti*oave que quaqdona i^iis une trop gr^ndei quantité d-an»^ 
nioniàque, et quil y a eu commencement d'actioti sur le 
méconate de morphine. Le poids de la matière précf pi lée 
par la première action de Tammoniaque, est communément 
d'un huitième ou d'un dixième du poids de l'opium traité* 
- La solubilité de la morphine, dans la liqueur traijtée pair 
l'ammoniaque, ne doit pas non plus être allégâiép poux» éloi- 
gner l'emploi de cet' alcali: dans la pffépanatioa'jde,Ia:mbr- 
phide; elle. né porte pas un- grand préj^udiqe à lopératison^ 



; 

1 



«lUaida qo'U ne coDTÎenl pas , aintî qu9 Je nem de le dire 
de dépasser de beauooup le point desaluralion de l'adde aa* 
quel la morphine est unie. Lor«|o*oii a observé cette condi- 
tîon , la liqueur amasouiacale) soumise à une éwaporation 
lente et à des recbcrdies rigooreosesy ne fournit pas de nior> 
phine en quantité notable. 

11 en est de même de Temploi de TalcooK Ce qui est né* 
œssaire pour iairè cristalliser la morphine^ n'augmente pas 
lea frais de 1 opération jusqu'à lui faire préférer un moyen 
qui dispenserait entièrement de a'en servir ^ si ce nsojen ne 
douBMl pas un produit aussi abondant on pins pur; et si 
jai.cherdié approuver que le procédé deM« Hottot donne, 
sans aucune difficulté, de la-morphine pore, }*aîoaterm y en 
SA liTeur , qall a constammeot donné un produit {dus 
Qdnsidérable que celui annoncé par MM. Henry et Plisacm 
(t&gros de morphine brute, non compris celle qui reste en 
dissolution dans Talcool)* 

^ Le procédé de ces deux dûmistes eiige des mnnipalaisoos 
longnea et délicates,. dont cdui de M. Hottot est exempt. 
Par son usage , il faut purifier jusqn'à trois fioâs le* murîate 
de morpUne par des cristi^lisatkms , pour qu'il soit propre 
4 dcffimar de la morphine , qm n'est encore que d'un bhno 
îauoàtce, absent les auteurs, si on la fiiit cristalliser dans l'ai- 
Mol. Cela pr^ve qu^il serait indispensable de k soumettre 
a l'adion décolorante du dnrbott, ainsi qu'à une nooTelle 
eristaUifiation dans Taloeol, pour réunir en elle les qualités 
^!on luideaiire,qvi sont la blaachenr et la forme cristalline. 
G'est auasi le (^. de parler de la difficulté qu\m éprouve à 
déeoraposerlaomriate de morphine, qui reste dans leseaux- 
mèf«s.^ et qui doit produire une dimhftttiîon du produit. 

. Ainsi ,'.eni aooocdant les observations qui précèdent, on 
doit conclure que le procédé de MM. Henry et Plisson ne 



pe^^4Mt$ être, quaot à^présent , préféré à c^uî gu*on em«* 
ployait avant dç U connaître, soit pour rexéqution, la quan* 
titë ou la qualité du produit. ^ 



^/%/%*/%f^\.'%.'^ 



NOTICE ADbrnONNELLE 

' ' JEU Mémoire At docêerniVAMéAs $w^ Ihliviêr; pop^ 

A. Chbexait. 

* ■ » 

M. Pallas, docteur en médecine^ attaché maintenant à 
l'armée d'expédition en Morée, a rappelé, dan$ un mémoire 
adressé à l'Académie royale de médecine^ la propriété fé- 
brifuge du principe amer de l'olivier, et 1 avantage qu'il y 
a de s'en servir pour le traitemîent des fièvres imenmttentes^ 
même rebelles. On n'avait, avant lui, préconisé pour cet* 
usage que les feutltes' dé l'arbre. Mr Palla^, après les 
avoir analysées, comparativement avec les écorces, a dbnné 
la préférence à ces dernièi^es, pai^ce qu'elles fournissent de» 
quan^tés plu^ ,c^%\àét^\^ 4e principe «qfte^ et de résine. 
L^ .x^^ltats de M» an9)yse& ont été çonsîgpé^ dan% }^ 
J[o^rn^.$^fiiyerj(ai d^f.s/^i^f^fef médiaaUs, poi^r mars iSajS.^ 
Sou q^i^ji^e, divisé §p 4cu,Xi{;artie$, contieiait entre autr^ 
vifigttgu^i^ei qbserYali^UM Ii0iéd^ala»«iir Tf^pplolde l'extrait 
aiiif^<f]^,VplJbvier« If^ ex^é^i^w^^ ont été fail^ à Vbâfàtal 
DAÎHt^iiif^ à^ PwipebiM:, ^teâ 4w)Oi>treo^ qui», «vivant l'o^ 
j^Yfa i^p M, Pajtta^» Votivier .peiiàt êtt^ r^ardé comme ua 
d^ PHiUlmr^ me^iÔAtm dii< qukiqaiQa, e^ expliquent pour^ 
qqipf (le dpctem* espère (^ si VoUvier ne pouyiiit u|i jpuç 
x4aiipl|iQeç;le qiAiAf¥Wi> ijl pourrait di^ moins en dimiaumr' 
4eb<Me5>4t:i la eonjsQiiiHiaik>Q«.Sûar.cei|uimere9ai;d^9uj^ 
^kpimfi okMis^ ^ Uim eamMittre> ce qu oniptat 4^eil#i; Un» 



V 



544 iroimirAt. os canoB uisacALE^ 

troisième partie dn mémoire, laquelle a rapport anx fô/mes 
pharmaceutiques sous lesquelles on pèlit administrer l'o- 
livier. ^' 

L'écorce dolivier, que Ion doit préférer aux feuilles 
pour 1 usage niédical , peut être prise sous toutes les formes : 
en poudre, par infusion aqueuse ou vineuse; par décoc- 
tion, en teinture, et surtout en extrait et en sirop. 

Ces trois dettiièr^s préparation» sopl les plus essen* 
tielles. 

AlcooU ( teinture ) d^olwier, 

Pr. : Ecorces jeunes d*oliYier a onces. 

Alcool à 32 degrés. • • « i livre. 

Réduises les écorces en poudre; faites^les digérer pen- 
dant huit jours dans Falcool; passez alors avec expression j 
et filtrez. 

On peut l'employer aux mêmes usages que Talcoolé de 
quinquina. 

Entrait d^oUi^ier. 

C'est la préparation dont le docteur Pallas s'est servi le 
plus souvent, et qull préfère à toutes les autres, pour pré* 
venir le retour de& fièvres interititttentes , parce qu'elle re- 
tient à la fois le principe amer et la matière résihiferme. 

On l'obtient en prenant des écorces nouvelles 'd'olivier 
qu*il faut réduire en poudre grossière, en introduire en^luite 
dans un matraè av^c trois fois leur poids d'alcoof à trente- 
deux degrés; on lait digérer pendant huit jourss Au bout de 
ce temps, <>n passe, et le résidu, exprimé fortemem, est 
rerois en digestion avec deux fois son. poids dalcbol^au 
même degré. Quatre jours suffisent alori^péi^T cèité' seconde 
opération.' On ^ procède ensuite comme la première fois; À 
les liqueurs ëtai)t réunies et filtrées^ oti dis)|llle po«r lî^fet 



t DE VHAIIMACIJB £T ]>li:VOXIQOI.Oi(}I£. 5^5 

la majeures partie^ de lalci^ol^ et ce qui reste du.liquideest 
ëvaporéaveé «oin au bain-mariei en ooDsistance d'extrait. 
• Ainsi préparé , cet extcatt efltdkm brtai jaunâtre^ il a une 
sstveur légèrenient sucrée d*abord ^ mais bientôi suivie d'une 
gvande amertume; Il est iacilemetit sôluble dans Teau. 

On vpeut en prendre dahs un liquide approprié, tel qu'un 
J4ilep > ou tout simplement dans u^ne égale quantité 4e véhi* 
Cille aqueux. La dose est d'un derai-gros, ou d'un .gros au^ 
/rÂi5.paur les adultes, administrée en deux ou troîs; foj^ 
pendant l'apyrexie. Il peut aussi être pris eu pilule^t. 

Sirop d^oUpier. 

Le procédé au moyen duqi^el on doit prépaier ce sirop, 
consiste à prendre une livre d'écorces sèches d'olivier, à les 
concasser, et à les £aire bouillir dans seize livres d'eau de 
rivière. On passe à travers un blanchet, et ensuite on fait 
éyaporer jusqu'à réduction à moitié du liquide. On laisse 
refroidir; et après avoir décanté pour séparer la matière 
vésiueuse qui pourrait être précipitée pendant le refroidis* 
sèment) on ajoute au décocté: 

Sucre tepcé, douze livres^ On clarifie au moyen des blapcs 
d'œufs, et on fait cuire à oonçisliajriiçe, de sirop. 
. J'en ai. préparé une. cei;taine .quantité avec. M. Pallas^ 
Les écorces que nous avons efljploj.ées, ayaien^ été rappor- 
tées par lui de la Navarre espagnole (i). Cl^. sirop a une 
an^erti^xne très^^^caf^de, et q^ui pqrsisîe. ■■ \ 
</.0a .p^i( le prescrire à la dose dune pncfi^ qu'on pji^r- 
^fS^.^ ^çi§ pu. quatre prisfts, ejt, le,, doniier dap^.Jçjf. 
af£Bçtion$ iptermittente^ des enfans pendant lesinDervalles 

(i) Les écorces d'olivier de nos dépavitiltcns mëridioiuiux seraient 
«issi'^baiuiBs','niftÎ8 on n'en trouve pas e4core daus Ucotoimerce; 
IV. 37 



^ 



546 lOimif AL DB CHIMIB UÉùieàM^E , 

àpjrétiqneB. M. Pallas dil Tavoir employé auan avec un 
grand succès pour les enfans faibles, oacochimes, chez 
lesquels prëdoniine le ^stèase lymphatique ; c'est un ré- 
vulsif tonique qui lui a paiiicnUèremeut réussi dans les 
affections serofuleuses. On en dovne alov* aux enfaos 
une cuillerée à cafi^, et une euill«pée à boueke aux p<^ 
sonnes plus ftgées. Il £iiit qu'on le pfenne^ autant tpt 
possible, le matin à jeAn, et dans ki journée, deux heure 
an m^ns avant ou après le repas, si Ton Ten^ retirer deœ 
médicament tout Teffet qu^il doit produire. 



ESSAIS 

Sur la conservation des fleurs pour en obtenir plus tard as 
eaux distillées odorantes ; par A. Cheyallibr. 

Ayant été chargé, il y a deux ans, de préparer deTeati 
distillée de fleurs d*o ranger, avec une assez grande quantîféde 
fleurs provenant d*une orangerie existant près d*Orléam, 
nous faisions venir les fleurs cueillies par partie , en nous 
servant d'un transport accéléré. Malgré ces précautions, h 
fleur d'oranger, divisée dans de petits paniers , qui était à 
la surfaèe d'une belle couleur blanche jaun&trè , avait, â 
l'intérieur, acquis une couleur jaune foncée , et une odeur 
qui n'était plus aussi agréable que celle de la fleur qui n'a- 
vait pas subi ce commencement de fermentation; die 
fournissait en outre une eâu moins suave. L'huile obteonc 
par la distillation, au Heu d*étre presque incolore, avait 
une couleur rouge s e mblab le à celle qu'acquiert le néroli 
préparé depuis lodEig'>teibpft« 
Consulté par le propriétaire de l'orangerie swr les moyen* 



<:^ 



V! 



DB PHABMAGIB ET DB TOXICOI.OOIB. 54? 

' i employer pour éviter cet iseonvénieol, nous lui indiqua- 

^ mes le procédé pratiqué par Hilaire Morin Rouelle, en 

^K '77^9 procédé qui, depuis , a été signalé par Decroizilles. 

ii Voici ce procédé: 

« On prend trois parties de fleurs, une partie d*hjdro- 
1» chlorate de soude (sel marin) ; on mêle le sel aux fleurs , 
» et on pile le tout en^mble; les fleurs^ par le Frottement, 
9 donnent leur suc ; elles se réduisent en une pâte peu vo- 
te lumineuse, que Ton peut placer dans un vase de terre 
i> cuite ou datas un baril fermé ^ que Ton Conserve au frais 
» jusqu*à ce qu'on veuille s'en servir : alors on délaye la 
» pâte dans le double de son poids d*eau ; on met le mélange 
» dans la cucurbite d'un alambic , et l'on prooède à la dis- 
• tillation. » 

Voulant m assurer par moi-même de la bonté de ce pro<- 
cédé I qui peut être des plus utiles , puisqu'en l'employant 
, on peut préparer des eaux distillées en tout temps , qu'en 

outre on peut l'appliquer au transport des fleurs, sans 
^ craindre qu'elles s'altèrent, j ai fait quelques essais dont 

les résultats m'ont paru assez intéressans. J'ai pesé quatre 
cents parties de fleurs d'oranger récentes , cent par- 
ties de sel marin gris; je plaçai le sel et les fleurs dans 
un mortier , puis , à l'aide du pilon , je réduisis le tout en 
une pâte homogène. Cette pâte fut introduite dans un vase , 
et ce vase fut placé dans un endroit irais. 

Je pris une égale quantité de fleurs de roses récentes et le 
cinquième de leur poids en sel; je fis subir à ce mélange les 
. mêmes opérations ; le tout fut ensuite placé et conservé de 
I9 même manière que le mélange précédent* Forcée en 1827, 
aa mob de juillet , de faire un voyage ^ j'oubliai les fleurs 
que j'avais mêlées au sel , et ce n'est que cette année que je . 



J0 



91 
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548 lOURHAL DB CHIMIE MBDICAUt 9 

me suis occupé de IVxamen do mélange, et de son emploi i 
la préparation des eaux distillées. 

Le vase qui contenait le mélange de sel et de fleurs d'o- 
ranger ayant été examiné, on reconnut qu'il présentait, lors 
de son ouverture, une masse bleuâtre, a la surface de la- 
quelle on remarquait du sel ef0euri.Le mélange remuée on 
reconnut qu'il était humidç à sa partie inférieure. Son odeur 
était forte, très-agréable. Soumis à la distillation avec le 
double de son poids d'eau, on en obtint une eau dbtillëe 
transparente , d'une odeur suave , et qui n'a pas le goût de 
feu que les eaux distillées possèdent lorsqu'elles sont ré- 
cemment préparées. 

Le vase qui contenait les fleurs de roses qui avaient été 
mêlées au sel , fut aussi ouvert. La masse était d'un brun 
plus foncé ; elle laissait apercevoir à la surface des petits 
cristaux de sel. Cette masse, remuée avec un tube, laissait 
exhaler une odeur agréable , mais plus forte que celle des 
roses. Mêlée avec le double de son poids d'eau , et intro- 
duite dans la cucurbite d'un alambic, elle fournit, à l'aide 
de la chaleur, de l'eau distillée de roses très*limpide , d un 
goût trés-suave et qui n*a pas le goût de feu. 

Il résiilte de ces faits qu'à laide du procédé de Rouelle, 
auquel un peut apporter quelque modification (par exemple, 
l'emploi du sel marin à la dose d'un cinquième au lieu d'un 
quart), on peut conserver, même pendant deux ans, des 
fleurs, pour s'en servir, après cet espace de temps , à la pré- 
paration de quelques eaux distillées. 

Ilés^t probable que Ton pourrait conserver ces fleurs péà- 
dariï tm'èspicé encore pltiS long. Nous nous proposai!» d^ 

' » ' t * ri 

résoUclre celle 'question, et cfexamiirér 'aussi si lë'mtfrîit'é tfe 
châdx* peot'ètre 'substitué au ibiiiiâté'desbtr<ïe pburlè'ttême 



D^ PHAIIMÀ0I9 BT Dfi TOXX0€».OSJB. 54$ 



tUactiéfide Vacidè nitrique sur l'^utlepyrogénée des nùêtieràs^ 

èn^imales; par M. Patb». 

Lorsqu on verse quelques gouttes d acide nUnqtie4ur une 
geutte d'huile pyrogénée des matières animales, rectifiée, 
connue ^ans les pharmacies sûus le nom ^huile de Dippel\ 
il se produit à Finstant une coloration rouge avinée. 

Un effet analogue y mais très-lentement déterminé^ résulte 
du mélange des cristaux d'acide citrique et tartrique en 
poudre ; et dhuile de Dippel. 

Une goutte delà mémchuile essentielle , ajoutée dans dix 
grajounes d'aéide nitrique, colore /immédiatêmBBt lout le 
liquide en brun fauve, qui vire à la couleur roug^câtrei^.piis 
ail jaune eitrîn.de plus éaplus &ihb, 

X^e sous - carbonate d'ammoniaque brtvt de couleur légè* 
remcmit ambrée^ tel qu'on l'obtient en solution marquant 
neuf degrés aréométriqikes* de la décomposition en grand 
des débris animauii , tient une assez grande quantité d'huile 
pyrogénée dissoute^ Ce liquide , étendu de dix fois son poids 
d*eap^.èt)melé avec L'acide nitrique dans la proportion d'une 
partie environ pour quatre ou cinq d'acide, développe une 
couleur Vouge intense, uu peu violacée. La température de 
l'ébullition ^^aihsi qu'un excès d'alcali , ibut disparaître cette 
couleur, et la remplacent par une. nuancer jaunâtre. 

L*huile essentielle fauve, obtenue par la distillation des 
goudrons de bois résineux, produit, par son contact avec 
l'acide nitrique et dans les circonstances semblables à celles 
précitées, des nuaiices orangées ou citrines pisu foncées. 

Peut-être cea faits serviraient-ib à reconnaître les-falsifi^* 
ÇatioTis de P huile de Dippel, dont l'odeur forte couvre si 



55o iOWMIAL DV dimis biiùmcai.» , 

complètement celle de toutes les huiles esseutieUes, et 00-? 
tamment de l'essence de térébenthine. J'ai cru devoir laisser 
le plaisir de faire eetle eipérieoce à celui tle nos laborieiix 
confrères auquel ce genre 4e travaux est plus familier, et qui 
nous apprend chaque jour les caractères distinc^fs des dii- 
verses huiles essentielles, résines et 90u$'^ri$inâs. 



VARIÉTÉS. 

I » . ' 

Observations sur le Succiri^ par M, J. J. Bebzélius. 

L*oa sait que le suçcin se trouve le plus ordinairement 
dans la houille brune , et qu'on l'a observé dans un irtHie 
d'arbre gissant dans une masse de houille brune. Il ne reste 
plus aucun doute que cette résine fossile n'ait été original* 
rement un produit végétal. Les corps nombreux qu'on j 
trouve renfermés ) comme, par exemple, des araignées, des 
ailes de tomes sortes d'insectes , une corolle entièrement 
épanouie , qu'on voit dans la collection de L'Académie 
d'Gpsal; des empruntes d^écorces et de branches, qui ne 
«ont point rares, prouvent suffisamment que lesuccin, de 
même que la réaine commune, a ooulé d'abord à l'état de 
baume, et que, plus tar4^il s'est endurci sous forme de 
résine. Les o^^rvations suivantes, s'il en était Ivesoin, don^ 
neraient une nouvelle preuve de l'origine du succîn. 

Cette résine contient au moins cinq substances diffé* 
rentes : t^ une huile odoriféi*ante en petite quantité ; a^ une 
résine jaune intimement combinée avec cette huile, qui se 
dissout facilement dans l'alcool , Féther et les alcalis , qui 
est très-fusiUe , et qui ressemble aux résines communes. 
jjLon fossiles; 3^ une résme dtfEcilement soluble dans l'akoot 






DE rUiJLMACIB ET DE TOKIGOiiOCIE. 55 1 

froidy mieux dans lalcool bouillant , duquel elle se sépare 
par le refroidisaeiiient , sous la forme d'une poudre blanche, 
et qui se dissout daus Péther et dans les alcalis* Ces di^UI^ 
réàfji^ I et l'huile volatile | telles que Téther les ex,trait du 
'Succin, forment, 'après 1 evaporaUon ^e oe liquide sur Vea^, 
ud bautte naturel visqueux, trèshod<^rani) et d'us^i^^iie 
dair, qUi se durcit ensuite, en conservauit une partie 4^ son 
odeuf • On a tout lieu de conjecturer que ce corps e^ pré- 
dlsé^iient ce qu'a été le succin à son origine, ipaâs noMlînjt^r 
nant peut-être plus pauvre en huile essentielle qu'alprs,et 
que les parties insolubles du suceiil se sont formées avec le 
temps par r^kéçation de ce baume >, et en ont enveloppié 
une partie, qui, par-là, a été défendue de tonute dé^mpo- 
sition ultérieure. La quatrième substance contenue dans le 
succin est l'acide succinique, qui est dissous, avec le :bautne> 
par lether, l'alcool et les alcalis, lia cinquième ^Mbstance 
est Insoluble idans l'alcool , l'écher et: les alcalis^ et a quel'^ 
,^pies rapporils avec la n^atière que Jphn a trouvée dans la 
^omme-iaque ^ et qu'il a dési^é^ par le nom de principe 
de la laque ( facIcsto/jT) , lequel se forme en plus |[raQde 
quantité li^rsQu'on précipite et qu'on blanchit par le chlore 
]fk diiS^olutiaQ de cette résine dans uA alcalîv P*, 



Empoisonnement par le redouL 

Le redoul n'est pas un sumac ou un rhus^ comme ou le 
eroit généralement» Ces végétaux n'appartienn^t ni à la 
méme'classe ni au même genre; ils nont de commun que 
leur emploi dans les arts , et leur nom , qui est spécifiqjiè- 
d^ns le rhuà coriaria, et qui est celui du genre dans ie cfo- 
riat)la myrtifoiia , redoul , ou corrojrère à feuille de myrte ,, 
dont les eifets sur l'économie animale sont encore peu. 



55a JOCRKAL DB CBIMIB MSDICAI.B, 

connus. M. Orfila, qui a ëcrît avec tant de saceèasur i 
poisons^ a renvoyé , poor celili-ci , à du travail qui a été pu- 
blië'à ee sujet par M. Sauvage Delacroix, en 1739, quia fdiît 
condakre que les baîes et les feuilles de redoul prodnisaifeiit 
eheâ les moutons une sorte (^ivresse, et ^le des ^ysetms 
•tiVàiènt vu périr dans des convulsions des moutons et dès 
'Vfrt^h^s qui avaient mangé des baies ou des jeunes poussés de 
tedbàl. M. le docteur Renaud vient ajouter au peu de fiiits 
-connus, qiiatre empoisonnemensqui ont euK^ che^ q«atte 
jeunes filles: . / . ,<... 

La première, âgée de huit ans , Venant de- bv«n dîner^ 
«i^angea tout au plus onze def ces baies ; elle éprouva des dou- 
leurs intestinales, et ne voinit que le lendemain matin à six 
heures. 

La deuxième, âgée de sept ans, venant de dîner aa^t, 
mangea seize de ces baies. Demi^heure après ^ picotemetttà 
la langue, coliques, mal de téte^ tremblement des bras: on 
provoqua le vomissement , qui cktra phisieurai heut^ist : 
quantité de graine^ forent évacuées ; Tentant dormit assez 
bien. 

La troisième, âgée de six ans , ayant aussibien dîné, en 
avala une centaine. Trois quarts-d'beure après , vomisse- 
ment , mal au ventre et douleiur de tête ; elle resta quatre 
heures sans connaissance , ayant les dents serrées , les yeux 
tournés et des mouvemens convulsifs dans tous les mem- 
bres. 

La quatrième , i^qmmée Julie , âgée de trois ans et demi, 
robuste, bien constituée, en mangea beaucoup plus que 
cette dernière : Testomac était à peu près vide , le dernier 
repas ayant été frugal et déjà éloigné. Demi-'heure après, 
picotemens à la langue, colique, mal de tête; ses genoux 
plient /elle tombe dans une espèce d^ivrèsse; sa figure de- 



DE PHARM4GIB JSl! DE XOXICOIiOGIE. 553 

vient Imdie; elle perd^ia parole; la boncheelt^épinbéiise, 
iies yeux edm^tiriiéS'/ïè^'niéiiibreB oen^ulÉi&jrlie srpoâmeidp 
}àf «lècboifie >t^aih']es debts serrées!; gàbiaseihents ei'erô 
d^éfFroi. €et état eôntutsif'dura-taiitela nuit : .W^entrese 
t-endk y ^t yetifant tti^urucirilK Jedderaaia, àix^çejjfi ^ Icônes 

A TodvertuTe/âU'.csdaTvé, on R*»ipaB troifiréone seUitie 
graine, ni le moindre» vesdge decefs b&iiesç laiifiasafinàtioii lé*- 
ÇèrCj déterminée sur les premières Toies^ ne put être re» 
gardée comme Tunique cause de la mort j il est plus paturel 
de croire que lé poison ayant été absorbé, à plus partîculiè- 
rement affecté le système nerveux^ et particulièrement le 
cèrveM.'JMl,. Sauy^gèDelaqrdbi dit avoir Tapérir.dcli)x ^per- 
^soD|iesakiisi«m{ioispnnée9:) L'une éKa^t;un eB&btdje.dix,2^a, 
<et Vautré» un homme dé €|uaiamQ én&, qfû:n:avait<; méine 
'«langé rquiine<:qQÎnEuîne]d£s ces baies^.lML Ic^ doclMlrJEla^r 
-Baud clasûsila markîère'^énéxieâise dèftbaSea.âei^dciùl parmi 
'les poisons â6ro-fcnarcati<piés. Quoi qu'il (eBisoii^ les:. faits 
précitoS) et ceux :qu] crut été publiés , attestràL les propriétés 
délires: de ces fruits. 'Si tant d'tautetîrS'Onl: assuré qvkih 
«brvaîént dtassaisQptiénneint^ùx viandèsiy cene'peut être que 
ipandt^earde >ii6m t lé^ baies -de sumiac:(rlidsicoriaiia), ai^ 
grelettesi^ rairafîcliissan^s^f^tnéaiimcrâs suspectes,, ont: pu 
(Servir à cet usage, et jamais celles.de r^Qul;;d'uB.goût trèsr 
fade;, )et d'af Heurs très^vénéneusés. ^ I^ia Fovtm^éxj^) 



(i 



mo^en de conserver les sangsues^ par M. Hampe. ( Extrait 
des Arçhis^, des apotheker Verh. Brqndes* ) 

M. Hampe est parvenu à conserver les sangsues pendant 
très«(]ong- temps «n les tenant dans de petites tonnes, char- 
données à l'intérieur, et ouvertes à l'un des bouts. Dans le 



554 JOUaRAL OB CHfMlB UÛDlCAhK y 

lond de ces tonnes, it place um coudlietle sable bmi lavé, 
qui est recoiiTertè de mousse de différens A^piucns ^ sur la- 
quelle il place des charbons ; il les remplit wsmA d'eau de 
rivière , y dépose les sangsue») et oouTne ces réserroir» avec 
une toile ou un couvercle peipi à jour. .Bo été, on doû 
changer l'eau tous les huit jours , en ouvrant un petit fuhi* 
«et placé un peu a««dessus de h couche de aable» En hiver, 
on ne change que toutes les six semaines. J» F. 



Découverte de trois nouveaux métaux ddns le platine des 

monts Ourals. 

Jtf. Osane a annoncé , dans le journal fl^fBrt Jiur Jvs €sk> 
mie y septembre i8a7, k découverte qu'il a fiôte de trois 
nouveaux métaux qui jouissent dé propriété» différentes 
de celies de tous les autres métaux connus* L'un de oa 
corps fait partie^ du résidu insoluble qu'on obtient, I01&- 
qu'oA Waite le platine par l'aîcide hydrochloro«>nitngue; 
cependant M. Osane ne l'a rencontré que dans un seal 
échantillon. Voici les propriétés les plus aillantes assignées 
à ce métal : Son oxide cristallise en longs prisnies du» la 
dissolution nitro*h ydrochtorique.' Ces cristaux se aublimeDt 
aans éprouver aucun changement; mâi^ pour que cette 
sublimation ait heu ^ il faut que la température soit s so 
degré plus élevé que celui qui est nécessaire pour opérer 
la sublimation de l'osmium. Exposé à l'action du chalu- 
meau , ce produit se divise en deux parties : l'une de sa- 
blimé ; l'autre est amenée à l'état métallique. LTijrdrosulwte 
d'ammoniaque transforme ce métal en un sulfure de couleur 
grise; ce sulfure est très-fusible ; il se convertit eu oti<<<^) 
lorsqu'on l'expose à l'action de la chaleur avec le contact 
de 1 air. 



DE PHARMACIE ST DB TOXICOLO^IS. S55 

Le deuxième de ces métaux se trouve dafns la solution pré^ 
parée par raGideli7dtoichloro*i]itrique«Sa scâutioafûiumit des. 
cristaux adcfilaîres, qui, soumis à une haute température» 
sont réduits à l'état métallique. L'hydrogène, mis ai coniact) 
aTec ces cristaux^ les amène' à Tétat métalHque; ce métal ^ 
qui est d'une couleur rpugeâtre 5 ne se fond pas, mais il> 
conserve ta forme cristalline sous laquelle était le sëL|i*acida 
' hydroebloro-nitrique dissout aisément ie métal airôi cris ^ 
tallisé; Thydrosulfate d'ammoniaque^ v^sé dans*, lasoln*» 
tion y donne lieu à un précipité brun ^ dont la ^couliebr 
se fonce par V^p^ition à la chaleur avec le contact 
de Tair. ^ ' 

Le troisième métal se rencontre aussi dans la ^ution 

nitro*hydrochlorique; il jouit de la propriété de former 

avec le fer un alliage qui n'est pas attaqué par l'acide ni-- 

trique. Cet alliage^ fondu ^vec de la potasse caustique ou 

avec le nitrate de potasse , change de nature; le fer peut 

ensuite être attaqué par l'acide nitrique, et on obtient pour 

résidu l'oxide du nouveau métal. Cet oxide se présente sous 

l'état pulvérulent; il est d'une couleur verte très-intense. 

Mis sur une lame de fer et chauffé, la poudre noircit, mais 

le métal n'est pas réduit; exposé à la flamme du chalumeau^ 

il y a réduction : la masse métallique obtenue est brillante. 

Ce métal est insoluble dans l'acide hydrochlorique, même 

à l'aide de la chaleur. Chauffé avec la potasse ou le nitrate 

de potasse, il présente une masse brune, qui, dans l'eau, 

dépose une poudre grise, ayant encore un certain éclat 

BlétaUiquej lefi alcalis n'en dissolvent aucune portion 5. et cette 

poudre n'est que le métal très-divisé. L'eau régale l'attaiquû 

alors très-faiblement ; il est quelquefois converti en oxide 

vert. Un courant de gaz hydrogène, dirigé sur l'oxide 

cfiaulfé) donne lieu à l'inâammation de cet oxide , qui brûle 



556 IOVllJIA.Ii DB CSIMIE MEDIGALS , 

alorà comme -de. la: poadne^ à oanoh. par une. action pro- 
longée. Tout 1 oiide est amené à L état. d- une 'poiidre d'un 
gria.noirlcseç; cette ipoudre présente 4e Tanàlogiey pour la, 
couleur, ^yto S éponge de pldtineimi>Viy^\&aafij\i prép^ée. 
. Ce noMveau méialy chauffé au contact de lair, djevient noir^ 
donser^e, cette: couleur, même, lorsque la chaleur eis»t portée 
au rouge hlahc;. il diffère en. cela du rhodium, qui s'oxide 
d*àbord à ùne.ceriiaine température, au-delà dbe laquelle il 

estiensttite réduit de nouveau 

irest»à désirer que les chimist'CS français puissent $e pro-. 
curer des échantillons du platine découvert da^ns les monts. 
Ourals, 'Ct qu'ils s'occupent de lanalyse de ce minerai 
pour . rechercher :Ut pr^s^n^e 4fi&, nfçsaux annpncés par 
M» Qsane* 

Découverte de sel ammoniac contenant de l'acide sélénzque 

et du sélénîùre dé soufre. 

Le sel ammoniac, qui contient ces produits découverts 
par M. Stromeyer, a été trouvé dans les produits volcaniques 
de rîle de Valcano (en Sicile). 



Expériences sur h principe amer de V Absinthe; par 

M. Cjlvèntou. 

(eiltrait.) 

Ce chimiste a remarqué, après plusieurs essais, ^u*il suf- 
fisait de verser dans tine infusion aqueuse d'absinthe de 
l'acétate à,e. plomb , pour produire un précîj)ité très*abonn 
dant, et décolorer totalement la liqueur sans lui enlever son 
amertume ; 

Que le précipité plombique, délayé dans l'eau, et décom^ 



/ 



^ D£ PHARMACIE ET DB TOXICOLOGIE. 55^ 

^osé par un courant de gaz hydragène suliuré , donne un 
produit totalement dépourvu d'araertume ; preuve certaine 
que toute celle-ci était restée dissoute dans la liqueur avec 
lacétate de plomb en excès; 

Que cette liqueur, surnageant le précipité plombique, et 
contenant lamerturae , soumise également à uu courant de 
gaz hydrosulfurique , pour en précipiter Pexcès de plomb, 
fournit 9 après filtration et évaporation jusqua consistance 
convenable , une matière brune , poisseuse , très-amère , de 
laquelle se sépare un sel blanc à base minérale et dépourvu 
d'amertume ; 

Que cette matière brune, amère, reprise par de l'alcool 
absolu, mêlé d'un tiers d'éther, cède à ce dissolvant de l'amer^ 
tume, et qu'enfin la dissolution alcoolique éthérée, aban- 
donnée à une évaporation spontanée, laisse de petites rami<* 
fications d'une substance brune, cassante, très-amère et sans 
forme déterminée. 

M. Gaventou pense que c'est là le principe amer pur, et 
se proposé de continuer ses expériences* 

Il a vu toutefois que ce principe amer , soumis dans un 
tube de verre à la chaleur d'une lampe à esprix de vin , se 
décomposait sans donner aucunes traces sensibles de cris* 
taux sublimés, ce qui semblerait le distinguer du gentia- 
nin , du rhubarbarin et du plombagin. 

M. Gaventou fait remarquer que les éiémens de ce prin- 
cipe amer paraissent doués de peu de mobilité; car, ajant 
abandonné, à elle-même :ùne. infusion, d'absinthe concentrée 
pendant plus d'un mois, il l'a vue successivement se troubler, 
se décomposer,. répandreune odeur putride dès plus infectes, 
él seinbkble.à.celle d'une matière animale pohrrie;i et ce- 
-pendant le 'principe' amer i ne perdit rien deisajpropnété la 
plus tratiofaante V quoiqii'il ' fût wx\ milieu' ^é ce mûRvement 



658 iovnnkh 0b chimib uimckhm, 

de désorganisation d une matière animalisëe, qui paraît fort 
abondante dans l'absinthe. J. F. 



» «> 



SOCIETES SAVANTES. 
Institut. 

Séance du lundi %t septembre. M; CuTier fait an rapport 
Verbal très-fayorable sur Touvrage et la magnifique coUec- 
tioif de planches de M. Audibon, qui ont poor objet les 
oiseaux de TAmérique septentrionale. 

M. Serullas lit un mémoire intitulé : De l'aetwfi de l'aàà 
suffurique n^r l* alcool , et dos prpdmts qui en résultent. 

Les faits exposés et discutés par lanteur amènent les coS' 
clusions suivantes : 

i^. L'action de Tacide sulfurique sur Talcool ne forme 
pas, comme on ravaitcru, de l*acide hypo-sulfarique uni à 
de la matière végétale (acide sulfo-vinique). 

a^« 11 se produit, dans cette circonstance, une combinaisoD 
d acide sulfurique, d^hydrogène carboné, et des élémeos 
de leau dans les proportions qui constituent 1 ether ou le 
Sulfate acide d'éther (bisulfate), lequel abandonne successi- 
vement, par Fébullitiony l'éther qu'il contient. Conséquem* 
ment, Tacide sdlfurique a ptis à ralcool un atome d'eau: 
€e qui rentre jusque-la dans la théivrie de Fouroroy et (b 
M. Yauquelin. 

3^. Le bisulfate d ether , dans la réaction quob obserii 
-plus tard dans la même opération, perd la. partie d'aci^ 
flulfurique qui le constituait acide, formant alors du sut'* 
iate nettire d'élber,. dont uoé partie disfiUe , tandis qu'usa 



DB FHitftHACIE B» BB TOOEICOLOGIB. S5g 

autre se décompose, en donnant lieu a tous les produits con- 
nus qui apparaissent en même temps. 

4^, Ce sulfate neutre d'éther, qui doit prendre place parmi 
les composés chimiques bien caractérisés , et qu^on pourrait 
assimiler aux éthers du troisième genre, est susceptible, par 
son exsiccation ou son séjour dans le vide , de prendre une 
belle couleur verte; il passe facilement, par son contact 
prolongé avec l'eau, à la température ordinaire, à Tétat de 
bisulfate, en abandonnant la quantité d'hydrogène car- 
boné qui le constituait neutre, lequel hydrogène carboné, 
ayant éprouvé , dans sa combinaison , une condensation de 
ses élémens, se maintient dans cet état, même après sa se* 
paratioB du composé dont il faisait partie, formant de Thy* 
dro^^e carboné liquide (huile douce de vin) et de l'hydro* 
gène carboné solide. 

5^. Le bisulfate d'éther (acide sulfo-vinique) se transforme, 
par Tébullition dans Teau, sans dégageroeut d'aucun gaz, en 
acide sulfnrique et en alcool. 

6^» Les composés que le bisulfate d'éther est susceptible 
de former avec les bases , composés qu'on désigne sous le nom 
de sulfo-vinates, sont des sels doubles, qui encore, par leur 
ébullition dans l'eau , se transforment entièrement en alcool 
et en sulfate de la base avec excès d'acide; que ces mêmes 
sels , quand ils sont desséchés et soumis à l'action de la cha- 
leur, se convertissent en acide sulfureux , hydrogène car- 
boné, sul&te neutre d'hydi'ogène carboné, plus ou moiiis 
d*aloool , et An sulfate de la base avec excès d'acide. 

7^. L'huile dgiuee de vin, et la matière cristalUne qu'elle 
abandonne par le repos , sont formées, ainsi queM« Hennel 
l'a dit, dliydrogène et de carbone, dans te même rapport 
que celui où ces deux corps existent dans l'hydrogène in^ 
carboné. 



s 



56o JOUftHAIi DB CBIHIB MSBlGÂIiB ^ 

8**. L*ëlher sulturif nev dès ks premiers momens de sa 
distillation , contient du bisnlfatè d'éther, et plus iard une 
plus ou moins grande quantité de sulfate neutre d'hydcogèoe 
carboné, produits dont on obtient le prompt isolement par 
réraporation de I ether. 

9^. Enfin, un moyen d avoir du sulfate neutre d'hydro- 
gène carboné, conséguemment de Thuile douce de irin, 
est de décomposer le sulfo^vinate de chaux, comme le plus 
économique à préparer, en le chauffant dans une cornue, 
après lavoir desséché , et recueillant le produit. 

Dans les séances qui ont précédé et suivi celle-ci , des 
communications fort intéressantes ont été faites à TAcadé- 
mie sur le voyage de la corvette Vjtstrolabe , les preeieusa 
collections, les dangers auxquels elle a éckappé , et les 
chances favorables qui depuis se sont offertes aux ssTfls 
qui explorent de lointains parages. 
. Nous regrettons que les limites de notre journal ne nous 
permettent pas de donner plus de détails sur cette ezpé* 
dition scientifique, habilement dirigée par le capitaÎBe 
Durville. 

Académie royale de Médecine. 

▲CADÉMIB EÉUNIB. 

Séance du 5 acmi. M. Eonery^ au hohl de la cobimisaioi^ 
des eaux minérales, lit un rapport sur un examen des etox 
minérales de Chaudesi-Aîgues, dans le Cantal, bit par M. Che- 
vallier, pharmacien à Paris. Ce chimiste les compare aux einx 
de Plombi^es avec le^uelles il leur troisve beaucoup ivàf 
I<)gie. 

M. Kmery fait aussi un rapport sur les eaux de fiilbuy* 



l 



OB YitARMAGlB ET D£ T03LIGOL06IE. 56 X 

Ces Idàiix ("JQttt iine ferrugineuse et deux sulfureuses) qui 
ii*ont d'adlion spëciale que lorsqu'elles sont mêlées à l'eau 
Il d'uii Ittfoir eontigii y sont considérées , par là cçrRimïssiôn , 

I oomih0 des eaux factices qôS ne peuvent être administrées à 
rintérieur; 

A M.' Bousquet communique un pli'ojët de letbé au ministre, 

II relativement à l'épidémie variolique existant actuellement à 
t\ Màriiêille; Il est à remarquer que les individus vaccinés n'ont 
SI point ëté^ttelnts par la variole, que quelques-uns seulement 

ont ^,11 ta- varloloîde. 

fc< •-.•■': •■■■: • ^ • 

àli SECTION HE MEDECINE. 

j. Séumcêdu t^, a^» M4 Ollivièr, d'Angers^ communique, 

m, an nbm de M^ lïëgrier, médecin à Angeirs', le dessin de nou- 
veàtil' cdm#ISitfcottstiq»es qui ont l'avantage de rassembler 
1^1 ~ el deiaife eûtiv^rger le plus grand néisd^rie possible de rayons 
^ sohoDosf3.xestiCom|i«t8 ont été dû^aséi d'après la forme dea 
oseilles: r^'anima^K à ouie très^délicate; construits en fer« 
blane, ils éqnt composés de trois parties unies et coâd^ 
BUC6i3:pavJllim',>taniboBr, oonilipt sonifèrel Ils pbuvent être 
àtiatteR* - 



^ 



SitihàerJlu'aW'dôÛL M. le secrétaire lit le programme dit 

pri^^pi^opt^éé' par la Société de Médecine pratique de Paris : 

S^ét^mînerl par des observations exactes^ quels sont les af^ah' 

^ tagés que ta thérapeutique peut retirer de IHode et de ses pré- 

j pûi^àttoks; signaler les cas dans lesquels il conscient d^y a^oir 

j recouti\ sôit intérieur entent ^ soit a V extérieur^ et préciser les 

^ doses auxquelles on doit V administrer, 

; M. Gh'ômél doÈÎne quelques détails sur une maladie qui 

s'est montrée depuis deux à trois mois dans quelques quar- 

j^ tiers de Paris, 6t qui porte à la fois sur les organes digestifs 

IV 38 



\ \ 



56a JOURNAL DB CHIMIE MEDICALE , 

et locomoteurs, et sur la peau. Cette maladiei^ qpk paraît de- 
voir son origine aux passages brusques durchaiid^au froid 
qui ont eu lieu pendant les mois de juin, juillet , açùt (et 
septembre), varient selon la constitution. Les symptômes 
sont en gênerai, langue blancbe, quelquefois un peu rouge 
sur les bords et à la pointe, nausées avec ou sans vomisse- 
mens, coliques avec constipation ou diarrhée^ pouls TÎf, 
souvent palpitation; sur la fin, engdurdissentons et doulenrs 
à la paume des mains, aux extrémités des do^gts^ à la plante 
des pieds, froid de ces extrémités ; léger œdème,* chez 
certains individus, épaississemens de 1 epidermé des pieds 
et des mains : Tépiderme se détache par écailles. 

La plupart des malades abandonnés à un régime simpk; 
tel que boissons adoucissantes oo acidulés, guérissent seols, 
en quinze à vingt jours , sans qu'il soit nécessaire de les 
mettre à une diète absolue. Chez quelquessunSy Irirritatios 
gastrique, celle des exirécnités , a été combattue, pâr.des 
sangsues; chea. d au très,, lorsque les sjflKptàmesade'^roinis- 
semens et diarrhées étaient calB|és, et que.rinappétèooe 
continuait , une tisane amère a ramené Ténergie des.kmc' 
tions digestives* Chez quelques personnes tdontltlai^aladie 
avait une grande acuité, qui avaient de violeoB vomisse- 
mens. de fortes diarrhées . des douleurs vives des membre 
inférieurs, qui étaient dans l'impossibilité de ^ mouvoir jj^ 
accidens cédèrent facilement à quelques jours d*uiieL,idi^ 
rigoureuse, pendant lesquels on administrait des boissons 
adoucissantes, légèrement sudorifiques, et des lavemens 
émolliens. L'application des 'sangsues n'était pas toujours 
nécessaire. 

. M. Pâtissier fait un rapport sur le mémoire de M. le doc- 
teur Lignac, relatif aux eaux minérales de Castéra-V^ 
duran , département du Gers : une de ces eaux est salb- 



DE PHARMACIE ET DE TOXICOLOGIE. 563 

reusé et l'autre ferrugineuse; elles ont besoin d'être ëchatit-' 
fées pour Fusage: d'ailleurs, elles possèdent les propriétés 
l>ien connues de ces sortes d'eaux minérales. * 

M. Rullier communique à l'Académie l'observation d'une 
phlébite mortelle^ survenue chez un homme de trente ans:| 
dans toutes les veines profondes du membre inférieur droit/' 
dans la veinc'^cave inférieure , les divisions secondaires des 
veines pulmonaires , etc., on trouve des concrétions fibri- 
neuses mêlées à un pus plus ou moins sanieux. 

SECTION DE PHARMACIE. 

Séance du 27 septembre, M. Henry fait connaître des essais 
qui ont été faits pour constater la présence de l'arJienic 
blanc dans ui\e galette qui avait été empoisonnée par cette 
substance vénéneuse. 

Quelques membres pensent qu'on pourrait empêcher 
bien des empoisonnemens en colorant l'oxide blanc d'ar* 
senic. avec diverses substances : Vindigo y le bleu de Prusse, 
le cinabre y le réalgar. 

D'autres membres disent que ce mélange serait inutile , et 
qu'il vaudrait mieux en proscrire la vente, A cela , on ré- 
plique que ce produit est employé dans les arts^ et quavant 
de proscrire la vente de ce produit, il serait tout-à- fait con- 
venable d'examiner s'il est indispensable de l'employer au 
chaulage^ qu'en tous cas la coloration de loxide d'arsenic,' 
en ïioir ou en rouge , pourrait diminuer le nombre d'ac- ' 
cidens. 

Séance du ti octobre 1828. M. Pelletier présente la ma- 
tière alcaline végétale qu'il a extraite d'une écorce offerte 
comme quinquina. Il présente en même temps cette écorce, 



664 10UIUIAL DJâ CHIXIB MiDICAI.B, 

en aniipnçam. qu'elle fournit, par Téther, une sc^bytance co-- 
lorante. Ce produit , mis en contact arec Tacide nitrique» 
acquiert une belle couleur verte. 

M. Chevallier dit quon pourrait peut*^étre profiter de ce 
caractère (de verdir par Tacide nitrique), p6ur recoimaître 
réeorce présentée par M. Pelletier. 

M. Pellecîev dit avoir obtenu un acide très^volatil par la 
distillation. M. Robiquet dit qu'on obtient du vinaigre très^ 
concentré en échauffant du quinquina, sans ajouter d*efliu, et 
sans brûler le quinquina. 

M. Bonastre présente à la section de facide oxalique qu'il 
a obtenu en traitant de Thuile volatile de sassafras par 
l'acide nitrique. 

M. Virey présenté un échantillon de genèpi des Alpes ; il 
dit que cette plante est employée potir donner de )a savenr 
à la quintessence d'absinthe. Selon M. Virey, Vespèce de 
genepi la plos estimée est YArtemisia rupeitris ; il signale 
aussi les jériemisia valeriana et glacialis, M. Yirey dît que 
les Suisses additionnent dliuile volatile d'anis vert la qnin^ 
tessence d*absinthe qu'ils préparent. 

Société de Pharmacie. 

Séance 4h %^ çetobra. M. Gallard adressa des obaennh- 
tions sur la fnatrère mucilagineuse qui se dépose det suerea 
quand on les traite par le charbon animal. Ce travail sera 
le sujet d*un rapport. 

M. Gilet présente un instrument de son invention , des* 
tîné à prendre la pesanteur spéci^fique des liquides» II 
paraît offrir plusieurs avantages sur les inistrmuçns ordi« 



rf- 



DB^MQ^l^H^OIE ST 9B TaXl€OKO«IB« 565 

nàira^r.M l^^^iinnieiit |«i».«T<éoniètjm« Il : e»t. iondé^ sur fai 
pfopi.été qu'cHK^ les UqUidel de pesaAtcHv spëoifiquâ àit^ 
férente, de s*éley«p 4 4ks ht^ujteun diffént oies aUiaft dana va 
même tube et $Qu$ la iQÀsie {nreasioea. 

L'instrument consiste éi3r ntit bouteille de caoutchbue, 
fermée par un bouchon. Celui-ci est percé de deux trous 
qui reçoivent deux tube«^ droits à peu ptès égaux , et d*un 
petit diamètre. Leur longueur doit être 'de six décimètres 
au moins. Ils sont QUTer-l^ par les àwj^ bouts ; f^s tubes 
sopt fixés parallèlement y c^t séparés par une échelle gra-^ 
duée (i). Pour employer Tinstrument, on verse dans un 
vase le liquide à expérimenter. Dans uti autre, on met de 
Teau distillée, et Ton plons^e à la fois les deux tubes dans 
lés deul liquides; puis, en pressant avec la main la bouteille 
de caoutchouc, on fait sortir un peu d'air par l'extrémité 
dê0 tubes pkmgeattt datis les liquidés. Eh Uisiiattl la bou* 
teille reprendre sa forme primitive 5 il se fàitiiti eertaifl 
vi4<^ dans son iafiérÂeu^^ e| les liquides $*élèveul..<tos les 
tubes pour le remplir. 0^ note les degréà âuscfueU ib par^ 
viennent, et, par une seconde émission d'air opérée comnld. 
la prenoiière fois , on les fait i;nonter pji|s haut , jusqu'à Tex* 
trémité de l'échelle. On note encore les degrés. , Il est 
facile de concevoir qu'on obtient aiqsi des nombres pro- 
portionnels qui donnent, par un calcul très-simple, le rap- 
port de pesanteur du liquide expérini enté et de Teau pure^ 
En effet , celui dea deux qui est le plus léget* s'élève davan- 
tage, et vice versa. Du reste, les tubes cqnamuniqiMiut 
entre eux par la boi^teiUe de caoutchouc > 09 conçoit sapft 



mmèm 



•4.-m 



(i) L'instrument ressemble assez à un grand theimomètre, ayant 
deux tubes au lieu d*un , et dont la boule serait en caoutchouc. 



peine qoe tontes les causes d*erreiin se trottrent compen- 
sées. Le niveau des HqoideSi le diamètre des tubes, Icnr 
forme cylindrique ou conique ; la température, là pression 
barométrique deriennent indifférens , puisqu'ils agissent sî- 
mUltanémeut snr les deux liquides. 

Société de Chimie médicah^ 

Séance au li octobre x8i8. M. Fée adresse des obserra- 
tions sur la falsification du séné pat les feuilles de redoul. 

M, Guibourt est prié de rappeler à cette occasion ses 
propres expériences [et les caractères chimiques qui per* 
mettent de distinguer avec facilité le séné et les feuilles de 
redoul. 

* 

M. Lalande, pharmacien à Falaise , adresse une note sur 
le sirop de bauine de TqIu, 

M. Dublanc communique des observations sur l'extrac- 
tion de la morphine par le procédé de^ MM. Henrj et 
Plisson. 

■ ■ I 

M. Lassaigne lit un rapport sur l'analyse du virus variV 
lique. 

M; Payen communique une note sur lliuile de Dippel* 

■ : *, . ) 

. M. Julia, Fontenel)e lit plusieurs extraits. 

M. Martres adresse un mémoire sur les amandes amères. 

M. Pallas, docteur en médecine, attaché à l'armée fran- 
çaise en Morée, est nommé membre correspondant de b 
Société. 



DE PHMiiMiCntiBT w soxicounMs. 



5^7 



y ^ . ' *T ^ vv ' H ' 



m^mftfH^Xxtm 



CONCOURS DE L'ÉCOtE DE PHXiiiilAëlE. 



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' ^ J l J • •- J ^ 1 



Les prix ont été distribués, le 4 septembre, dans l'ordre 
suivant : 



Chimie* 






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Preiftiejr pris?., M*-Buissoik, de Lyon»» : ti . : 
Deuxième prix, ^izr cequo. MM.^Dubail, de Paris, et 
Bouchardat, de FIsle-sur-le-Mein. \ 

Première mention honorable. M. Jaquolot , de Ponthiéry. 
Deuxième idem. M< Ghedekoux, de Paris. 



Botanique. 

Premier prix. M. Bouchardat , déjà nommé. 
Deuxième prix. M. Buisson, déjà nommé. 
Mention honorable. M. Berruyer, de Gien. 

Pharmacie. 



Premier prix, ex œquo. MM. Buisson, déjà nommé, et 
Bouchardat , déjà nommé. 
Deuxième prix. M. Chedehoux, déjà nommé. 
Première mention honorable. M.Vernet, de Montbelliard. 
Deuxième idem. M. Jaquotot, déjà nommé. 



• IV. *■> 






^ 



568 



jooftM&'VB emtmw MlMéikA, stc 



Histoitf naiurclk^ 

Premier prix. M. Bnissou.» d^ià nommé. 
Deuxième prix. M. Bouchardat, déjà nomme. 



ERRATUM. 



Nous avons annoncé par erreur que la Pharmacopée raisonnée 
de MM. Henry et Guibourt se"] rendait i5 francs t cet ouTnçe est 
du prix de i8 franci , tt ar A*flM8 frane^ p<n% par Ui poste' * ' 



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Imprimerie de Taouyi et G<«, rue Notre-Dame-des-Yictoiresi b* i^' 



V 



IV. Ahnée, (N» XH) .. DÉcEMBaE i8a,8. 



j. t. 



RECHERCHES 



t * ■ 

SurVaciJe qui se trouve a rétat de liberté dàrts lei fruits de 
plusieurs espèces de sumac (rhus typhitiUm' ef'rha^'gla- 
bruiti); par M. Làssaigxb. ' ' 



'•« •• . .-'i . :i. «', 



L*sicidite très^prononcée <{U*oft'^> rèmaîqùe- dan$ lél fmits- 
de ptiMieura espèces de 'sumac nous a engagés > ters la fin 
de 'cet 'ëté \ à entreprendre ^^uelques- iessats pour isoler l'a- ' 
cide, et en étudier les prbpriétés,' ' '"- 

Ajprès avoir séparé ces'fhiits Diùrs ide leurs iràflés, nous 
les avons piles dans uû ' mortiet d^ poreelafine^' 'en les hu^ 
niectânt d'une certaine quantité- d^éàù distillée;* pat' l'es- 
pression dans un tissu de'toile, noù^ avons obtenu uti sud 
d^une saveur très-acide, un peu acerbe , et d'unie beliècôu^ 
leur roligede groseilles. Une portion de ce suct^hauffée a 
été saturée par du sous-carbonaté'de chaux; ilnés^estpoint 
formé de Isel insoluble; le dépôt qui occupait le 'fond dii 
Tiisé où la sâtiiràtion avait été faite \ était dé couleur lie' de 
vib, et ii^était fbrtné que dé l'excès du sous-carbonate de 
chaux, càloré par une partie dé ' lia matière eolorante dit 
sue» Gétte^^i'emlère expérience' détaoritre déjà qu'il n'exis- 
tait point d'acides dtrique, tàttrrqàe ou oxalique, diàns 

Cës'îftlits/'" ' ■-- •• ..........: 

Llàcétate de plomb, véi'sé dahs uhe autr'è poftioti' du isuc 
adide,' â^ produit sur-le-champ un précipité bliàtlc rose,'très- 
abondântVqûi, aii bout de plusieurs heures, s'est! affaissié , 
et a été converti en une niasse formée d'un grand nombre 
de cristaux en aiguilles, lia portion de liquide qilï surna- 
geait èe "précipité ckistallin , a laissé déposer,' pëii de .temps 

IV 39 



570 JOUHHÂL DB CHIMIB MBOICAI.B , 

après , sur les parois da yase, des aiguilles blanches, satinées, 
diisposées en étoiles. 

Ce précipité, ainsi que les cristaux , ont été réunis sur qb 
filtre commun, et lavés avec une petite quantité d*eau froide. 
Une certaine quantité a ét^ Ur^if^e par Veau bouilbute,;» 
a opéré la solution d'une partie, la laissé déposer par 
le refroidissement, sous forme de belles aiguiittîs .bbncbes 
et soyeuses. Cette propriété , nous indiquant déjà un« cer- 
ti^riA fiMlogie enu« oel.2vei4e.e( IWde «MiUqui) piu^tel 
q^on IV reqcontr^ pour .la prcwièrf^^U àêw^lmhmifi 

et les étendre pour en état^^F J?.iPPWP^r^PP«. 

U»c ^n^ gr<îWBd^vf WIWP «^ RWip^^ fqr^ pv ï/|Çé- 
tajf d^.p^qnalj f^ éM 4fiks^,MniiX^^^ «.sown»i^il> 

ti4»n!d'imp<Hvr«iftt.fl^:g9ti)hjf^r4ig^^ WiUwé {mr» Wn^ 

h ^éqwApQ^Upa il été eff^qtv^ ^ tiq^s ^yq^^ glué h UqnW 
eï;wm rawPP^ évaporé<^ à u^f» 4w(;e çtalqu^ ; il«sK 
veHé miUqui^d^ sirupeux, iq^olore, csi^rs^çtérisé p^rw^ 
%çidMé fra^çhre et trw-pron wcéfît Abaudoi^aé à,lsii:p«- 
dapt plqsieura jpur^, cet «eide na ^poiut çrlataWi^jnwi 
KU leplfiçwt noua upe c1q<^, à ç^té 4*w» tas^ repp^^ 
«ii4e,(mlfuFiqu^ çoncep^ré , il. «'est pris ep i^iy; uyas^ bjw? 
qhe, p [iWM ? l n mué^^ tqpt-i^fait «ep^Ui^ble ^ rapA4^ "?#^ 
coni^iret foposé de nouveau ^ Vw* libre ^ il a dbs£aj)é p^ 
à peu l'humidité, et ^'est résolu en Uquidc;^ . . • . 

La solution aqueuse de cet acide ne forme aucun pf^' 
pivé ayeç Veau de çba,u?;| ni avec celles de tarife et i^^^ 
tîiiue; l'acétate de plomb qu'on j verse occasioDo^ so^I^ 
c^kiimp uu précipité blanc Qoconnepx qui nç tarcjiç f^ ^ 
preu4ve fin aspect cristallin : le nitrate d'argent pe 1^ f^^ 
cipi^e poipi;; pxai^ le protq-nitratode mercnrç y prQdwi?^ 
pr^c^pilé bli^iç .âocponeui^; enfin, tou^s ce^ ^^qp^éjcienç») 



( , 



DE POARMACIS BT DB TOXIGOLOGIB» S7I 

ainsi que celles que nous avons £aiiles préeédemment^ in- 
diquent assez la nature de cet acide. 

Cependant y afin de mieux établir notre comparaison 
entre l'acide des fruits du vbuB et celui du sorbier^ nous 
avons formé des combinaisons salines avec lun et l'autre, et 
nous aYon£( reconnu la plus grande similitude çi^tr^ja forme 
cristalline de ces sels et leur composition. 

Nous saisissons cette circonstance pour présenter ici l'a- 
nalyse de plusieurs xnalates encore peu étudiés. 

•1 ' MaleUedeehaux. - ■ - 

' " ... I 

Ce sel, préparé directement par la saturation du suc de 

rbus typhinum, ou partielle de l'acide Wâlique pur, peut 
être obtenu cristallisé : il se présente alors ^ti petits cris* 
ta,ux blancs, très-courts, craquant un peu squs la dent,, et 
d'une saveur légèrement âqre; leur forme paroît être celle 
d'un prisme carré. Cemalate.^t un peu plus soluble à chaud 
qu'à froid. loo parties d'eau à la température de -i~ 21 peu- 
vent en dissoudre i«2i. 

Desséché et décomposé au feu, il à fourni on ràidu qu'on 
a transformé en sulfate de chaux pour ^ calculer exactement 
la propjQiir^QA de chs^ux qu'^ repcéaentsfitt Nous avons re» 
cpnpU; par cc^ jfppjpyen qu^ ce sell étaH ainsi formé : . ^^^ 

> Acide malique,» •••«».•• «.k.». .laài: . •.' ^ 

*l;.-. 'ii«'lGhÉUK.'4 «..««.•'•« .^;. • ««!•» "i&^ 

Malate de magnésie* 

I « A I 

Ce m] % ob|enU( p«p. ka «lâmeft «loyens^ om. le malata' db 
cluux,:4nrii|tattise en gvosprisHies rkondsmdaux peu alon- 
géft; su isaiieuit est un peu amère^ aonime celle* des autres 
sels magnésiens. Sa composition, déterminée par Vana^M*^ 

est lariiuii»Bifte-;.'î ..•'.••' ...j il".--. î/î'-n-.' 

39. 



\ 



i 



Sja JOURNAL BB CRIMIS M SDICALB ^ 

. Acide maliqoe. .•.•••..• loo 
Magnésie ^ . • • • 26,6 

Malate dû zinâ. 

Ce sel, formé eo combinant à chaud loxide de zinc ayec 
Tacide du rhus, cristallise aisément en prismes carra, 
courts , d*une grande transparence ; à l'air sec, ces cristaux 
8*effleurissent un peu : ils renferment une grande q^antité 
d*eau de cristallisation qui s élève à 3498 pour cent. Ce ma- 
late, soumis à lanalyse après une dessiccation aussi com- 
plète que possible, a donné pour sa composition : 

Acide malique. « 100 

Oxide de zinc. 68,75 

Le' même sel, préparé avec Tacide des fruits du sorbier, 
cristallise de la même manière, et jouit, du reste^ des mêmes 
propriétés que celui indiqué ci-dessus; il est composé ^ sui- 
vant notre expérience: 

Acide malique 100 

j., .Qxîde de, zinc. •••,•• ^ . . 66,49 

' La légère différence qu'on remarque entre ces deux der- 
nières analyses d'un même sel, est due probablement à une 
petite quantité d'eau que renfermait le premier malate: eue 
est trop faible pour qu'on puisse l'attribuer à* toute autre 
matière étrangère, à moins qu'on ne la regarde comiQe une 
perte éprouvée pendant l'expérience; ce qui serait vraisem- 
blable,' si le> moyen d'analyse avait été plus compliqué qoe 
celui que) nous avons employé en décomposant ïaussi le ^ 
àmkS' un '<»'eùaet de platine , et pesant l'oxide de lânc (p^ 
forme le-résidu^ ij..»>' . : 

Le malate de zinc jouit à peu près de la mènlé B(Auii\i^ 



;:C 



DE PBAaVAOIE XT D£ TOXICOLOGIE. 573 

que celui de cbaux. Nous avons constaté que ^xoo parties 
d'eau à^ ao^ pouvaient en dissoudre i)49* 

Il estf peu soluble dans leau froide, plus soluble dans 
Teau bouillante , d*où il se précipite par le refroidissement 
en petites aiguilles argentines, et nacrées comme delà cho- 
lestérine. Lorsqu'il vient d'être formé par précipitation de 
l'acide pur, ou d'un malate, il se présente en une masse 
floconneuse trè.s-blanche, qui diminue de volume peu à peu, 
et cristallise bientôt en aiguilles. Cette cristallisation spon- 
tanée s*ppère également lors même qu'on précipite l'a dis- 
solution d'un malatè neutre par l'acétate de pl'omb ; elle est 
seulement plus lente à se former ; mais ,. au bout de douze, 
heures , tout le précipité est cristallisé. Cet effet ne sêmble-< 

* • • • 

t-il pas indiquer qu'au moment, ou ce sel de plomb vient 
d'être obtenu, il retient en combinaison une certaine quan- 
tité d'eau qui le met à Tétat d'hydrate,. tant que la cohésion, 
ne peut déterminer le rapprochement des molécules et leur 
disposition d'une manière régulière. Ce malate de plomb ^ 
traité par l'eau bouillante, éprouve un ramollissement, et 

■m. * * 

9e dissout ensuite entièrement, en employant successivemetit 
de nouvelles quantités d'eau. 

Nous avons tenté l'analyse de ce sel en le desséchant et 
le traitant par l'acide sulfurique faible pour le convertir en 
sulfate , que nous avons recueilli et pesé. Du poids de ce 
dernier, nous avons conclu facilement la quantité d'oxide 
que saturait l'acide malique. Cette expérience nous a donné 
les proportions suivantes : 

Acide malique loo 

Protoxide de plomb. . . • i34,7 



&yi JOVWLVÀIs BB CHUflB xipiaALB , 

Si I d'après les analyses rapportées ci^eisas, nous cher* 
ehons à calculer le nombre proportionnel de Tadde nu* 
liquCi nous trouvons qu'il est un peu différent pour cbacan 
des composés que nous ayons examinés. Nous en excepte- 
rons les malates de chaux et de magnésie^ qui fournissent 
des nombres qui se rapprochent assez; car, d'après leois 
analyses respectives , ce nombre serait 9,86 d'après la com- 
position du malate de chaux, et 9,39 d'après celle du nu- 
late de magnésie. 

£n calculant d'après la composition du malate de plomb 
donnée plus haut, nous aurions io,3« iLa différence quon 
remarque , et qui est plus sens