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Full text of "Journal de conchyliologie"

JL 



DIVISION OF M^- . 



JOURNAL 

DE 



CONCHYLIOLOGIE. 



Tyi'Ographic de Kkmx. MM.TKSTF. H C, lue des Oei.x-l'oi tcs-Saint-Sauveur, 22. 



WILLIAM H. OALU 
DIVISION OV ^*^'"- 



JOURNAL 

DE 



CONCHYLIOLOGIE, 



COMPRENANT 



L'Étude des Animaux, des Coquilles vivantes 
et des Coquilles fossiles, 



PUBLIE 



»on« la direction de M. PETir »E liA SAVSSATE. 



TOME TROISIÈME. 



.aVVHSO,v,X 
* ^ I 



A PARIS, 



CHEZ M. PETIT DE LA SAUSSAYE, 

Rue Neuve-des-Malhurins, 19 

18o2. 



A NOS SOUSCRIPTEURS 



Eu commençant, l'année dernière, la série des numéros 
du Journal de Conchyliologie, pour Tannée 1851, nous 
appelions la bienveillance de nos amis, à reflet de pro- 
pager la connaissance de cette publication, que sa spécia- 
lité seule semble recommander à Tattention des personnes 
qui s'occupent de cette branche de l'histoire naturelle. 
Notre appel a été entendu, ainsi que le prouve la liste 
que nous avons donnée, à la fin du second volume , des 
quarante abonnés qui, dans le cours de 1851, sont venus 
s'associer à Tœuvre que nous avons entrepris de fonder : 
nous devons ces nouvelles adhésions, en grande partie, 
au zèle obligeant de quelques-uns de nos anciens sous- 
cripteurs, et c'est avec un vrai plaisir que nous leur en 
exprimons ici nos sincères remercîmenls : toutefois, nous 
leur demanderons encore aujourd'hui de vouloir bien 
nous continuer leurs bons offices j persuadé que nous 
sommes, par rexpérience du passée de 1 heureuse in- 



— 6 - 

fïuence que peuvent exercer à cet égartl leurs renseigne- 
ments, leur reconimantlation et leur exemple : il ne faut 
pas moins, nous devons le dire, que le concours de tous 
pour assurer Tavenir d'un recueil dont le succès sera 
d'autant plus flatteur pour eux, qu'il aura été réellement 
leur ouvrage. 

Nous prierons aussi ceux de nos souscripteurs, à qui 
leurs loisirs permettent de se livrer à des éludes plus 
approfondies, d'avoir Tobligeance de nous faire connaître 
le résultat de leurs recherches ou de leurs observations, 
et nous leur rappellerons qu'ils ne sauraient trouver, 
pour leurs travaux , de meilleur mode de publicité que 
dans un journal spécial, arrivant directement sous les 
yeux des hommes compétents, avantage qui n'existe pas^ 
à beaucoup près, au même degré lorsqu'il s'agit de re- 
cueils généraux embrassant toutes les branches de l'his- 
toire naturelle. Nous n'avons pas à nous plaindre, il est 
vrai, d'un défaut de concours de la part de la plus grande 
partie de nos conchyliologues -, mais il en est quelques- 
uns encore que nous voudrions voir associés à notre 
œuvre, et dont les travaux seraient une bonne fortune 
pour la publication, à laquelle la variété des matières 
donnera toujours un puissant attrait : c'est un service que 
nous leur demandons aussi dans l'intérêt d'une science 
aux progrès de laquelle ils ne voudront pas se montrer 

indifférents. 

S. Petit. 
28 Février 1852. 



1" Mars l«S%. 



Recherches anatomico-piiysiologiques sur VAricyle 
Jluviatile. (Jncylus{\') fhiviatilis, Miill.), par M- A. 
Moquin-Tandon. 

In's Innere der Natur dringt kein erschafteiier Geist, 
Zu glucklicli, "wcnii er iiur die aussere Schaale weis't. 

Halleb. 



1° Observations préliminaires. 

On Ta dit, avec raison, ranalomie comparée, et surtout 
ranatomie physiologique, sont les moyens les plus sûrs 
pour étendre et régulariser les progrès de la Conchylio- 
logie. L'examen des formes extérieures ne saurait rem- 
placer la connaissance de Torganisation, et Fétude, même 
approfondie, des coquilles ne fournirait à la Taxonoiuie 
que des secours bien impuissants, si elle ne marchait pas 
avec celle de la structure interne des organes. 

Depuis les admirables travaux de Cuvier, sur Tembran- 
chement des Mollusques, plusieurs savants naturalistes se 
sont occupés avec succès de Fanatomie d'un assez grand 
nombre d'animaux appartenant à divers genres. Cepen- 
dant il reste encore bien des doutes à éclaircir, bien des 
lacunes à combler 

(1) Geoffroy, créateur du genre, écrit le nom latin avec un Y, et le 
nom français avec un I. Brard met un I à l'un et à l'autre. L'étyniolopie 
réclame un Y. 



— 8 — 

Parmi les Mollusques les plus mal connus, se trouvent 
les Ancyles. Leur position scientifique n'est pas encore 
rigoureusement déterminée. On ignore si elles ('2) doivent 
être rapprochées àes Patelles j des Haliotides , des Phylli- 
dies, des Poliidincs ou des Limnécs\ si elles possèdent un 
organe branchial ou une poche pulmonaire \ si elles sont 
unisexuées ou androgynes 

Fériissac e'crivait, en I8'22 (3) : « La petitesse des deux 
Ancylcs communes n'a pas permis jusqu'ici de les observer 
complètement, c'est-à-dire d'en faire l'anatomie; ce qui 
aurait décidé sur leur véritable j)lace, la figure de leur 
coquille rendant indécis plusieurs naturalistes, qui ne 
peuvent se décider (sic) à les éloigner des Patelles, avec 
les([uelles ces coquilles ont tant d'analogie (4). » 

Dej)uis cette époque, Guilding (5), Tréviranus (6) et 
Vogt (7), ont publié quelques détails anatoiuiques sur ce 
genre. Ces détails sont intéressants, mais incomplets, et 
malheureusement en désaccord sur plusieurs points, 
(iuilding a observé deux animaux de Tile Saint-Vincent. 

(2) Geoffroy fait le mot Ancyle masculin. Les naluralislrs tiiodernes le 
regardent tomme féminin, sans doute à cause de sa désinence. Ancyttu 
»sl masculin. 

(3) Dkl. class. d'Iiist. nat., t. 1. 1822, pag-. 0^5. 

(4) D'Aigenville, aj)iès avoir donné, dans sa Zoomorpliosc (1757), deux 
mauvaises figures de V Ancylc fltniatile, et indiqué, avec exactitude, la 
biièveté des tentacules et la position des yeux (p'ig- 73), ajoute ces 
mots : fe resta de son corps est un miicitage où l'on ne découvre aucune 
partie délaclwe. — lilainville écrit, dansson Manuclde Malacologie {i825) : 
« Nous ne connaissons pas encore suffisamment l'organisation des Ancytes 
pour assurer positivement leur place. • [pag. 504). — C'est aussi l'opinion 
de Deihaycs : « Les Ancylcs ne sont point encore assez connues pour les 
placer invariablement dans leurs rapports naturels d'organisation. • 
(Encycl. n,éth., t. 2, iSôO, pag. lil.) 

(5) Description ofAucylus, in Zool. Jvurn. 5, 1831, pag. 35.5. 

(6) Ueber die Analomie. Vcrivandsch. dcr FI ussna p fschneche , in Tiède- 
mann's Zeiischr. fuer PhysioL, 4, 2, 1832, pag. 192, pi. xvij. 

(;) Bemerhungcn ucbcr Anrylus fliiviatilis , in Multer's Arch., 484 i^ 
pas- 2.^. 



-9 — 

La description qu'il donne de leurs organes paraît erronée 
(Gray) à un tel point, qu'on a pu douter, que ces Mol- 
lusques appartinssent re'ellement au genre Ancyle 
(Berkeley). 

Quoi qu'il en soit, voici le résultat de mes recherches-, 
elles ont eu pour objet TAncyle fluviatile (8). J'ai dis- 
séqué un grand nombre d individus, et varié mes dissec- 
tions, désirant voir chaque organe sous divers aspects, 
afin de mieux connaître et sa forme et sa nature. J'ai 
étudié le Mollusque non seulement après sa mort, mais 
encore pendant sa vie, et à des âges différents, essayant 
de féconder Tanatomie par la physiologie, après avoir 
éclairé l'examen des fonctions par la structure des or- 
ganes. 

2° Habitations , stations. 

h' y^ncyle Jlmnatile habite dans toute l'Europe-, mais 
elle semble plus commune dans le nord que dans le midi 
(Draparnaud), Elle vit dans les fontaines, les petites 
sources j sur les bords des rivières et des lacs, collée 
contre les rochers, les pierres, et, plus rarement* contre 
les tiges des roseaux, des joncs et des autres plantes aqua- 

(8) Ancylds FLcviATiLis {Mull. Fcrm . hlst., 1774, pag. 201, N° 386), 
Patella FLUviATiLis (Gtnel., Syst. nat., 1778, pag. 5711, A'" 98), Fatklla 
CORNKA {Point, Prodr., ISOI, pag, lOl, N" 2), vulgairement Paxellb 
d'rau douce. Patelle fldviatile, Mapion. 

Les Ancvll's sinuosus de Brard, costati;s de Férussac, depebditus de 
Zicgler, capulcjïdes de Poiio, et Fabrki de Dupuy, ne sont que des variétés 
plus ou moins tranchées de cette espèce. 

L'Ancylus spiNA-Busa: de Draparnaud est une valve d'un petit Ento- 
niostracé. 

Il existe, en Europe, une seconde espèce, bien distincte de VAncylit» 
flavialitis, appelée Akcylus lacustris. Patella lacustbis {Linn., Sjst. 
n/it., 1767, pag.l2Q0, N' 769), Ancylls lacusieis {Mull. loc. cil. pag; 199, 
A't> 585), Patella oblokga {Liglitfoot, Phil. irans. lxxvj, 1186, png. 68, 
i. 2). Gray en a fait un genre particulier, sous le nom de Velletia (V'el- 
hhTiA LACUSTHI8, Tiirtiin, Man. Shclls., éd. 2, 1840, ^n^. 250). 



tiques j elle se tient toujours à la suilace, ou près de la 
surface du liquide^ souvent même tout à fait hors de feau. 
On la rencontre frëquemnient sur les galets et sur les 
corps solides submergés; elle se réfui^ie par-dessous^ 
quand la sécheresse arrive. 

Ces Mollusques aiment les eaux pures, vives et fraîches. 
Aussi les trouve-ton en abondance dans les torrents et 
dans les sources des montagnes. 

D'après la remarque de Nérée Boubée , c'est un des 
Gastéropodes pyrénéens qui s'élèvent le plus haut (9). 
Une variété, désignée par ce naturaliste, sous le nom de 
rupicola (10), se renconti'e jusque sous la chute des cas- 
cades les plus impétueuses; on y voit ce petit coquillage, 
entièrement hors de l'eau, appliqué contre les roches 
dont la surface est simplement humectée par les goutte- 
lettes rejaillissantes (Boubée). Des observations sembla- 
bles ont été ffùtes en Angleterre par Jeffreys, et dans les 
Vosges par Puton. 

Pendant létéj lorsque les petits courants sont desséchés 
et que les sources ont tari, Yj^ncyle attend le retour des 
pluies, enfoncée dans la vase humide (Férussac). 

3° Description extérieure. 

Ij" Ancyle fhiçiatilc ressemble à une petite Patelle, ou 
mieux à un Cabochon en miniature (II) (Lamarck). 

1° Animal. L'animal est ovale, bombé et légèrement 
conique en dessus, aplati en dessous, lisse, un peu trans- 
parente d'un gris-noirâtre ou d'un blanc-grisâtre, plus 
pâle inférieurement, marqué souvent de très petits points 
d'un gris plus ou moins foncé. La partie en contact avec 

(9) Bull. d'Hisl. nal., Moll. et Zooph., pag. 9, N" 10. 

(10) RuBicoLA {Pulon, Mot!, des Fosses, 1847, pag, 62). 

(11) Elle présente de 6 à 10 millimètres de grand diamètre, de 5 à 7 de 
diamètre tranïversal, cl de 5 à 5 de hauteur. 



— 11 ~ 

la coquille, paraît d'un jaune-roux, il un roux-brun, et 
quelquefois noirâtre. 

Le manteau est très mince en dessus -, il recouvre tout 
Tanimal, comme une grande calotte, excepté en avant. 
Le tiers ante'rieur forme un x'epli, sous lequel se retirent 
le cou et la tête. Ce pli repre'senle le collier ou la demi- 
cuirasse de certains Gastéropodes. 

Quand l'animal soulève fortement sa coquille , on re- 
marque distinctement que le pied , sur les côtés et en 
arrière, est parfaitement séparé du manteau, lequel reste 
collé à la coquille, et qu'il est porté, avec le cou et la 
tête, par un pédicule court et épais. 

Vers sa périphérie, le manteau s'épaissit un peu -, mais 
il s'amincit à Textrême marge. Dans les jeunes individus, 
il est incolore-, dans les vieux ^ il paraît quelquefois noir, 
bordé de blanchâtre , et d'autres fois noirâtre seulement 
à son pourtour. 

Lorsque VAncyle se trouve accidentellement à sec, et 
dans une position renversée, le manteau se réfléchit sou- 
vent en dessous, et recouvre, en se resserrant, la tête, le 
cou et la périphérie du pied-, ses bords rapprochés pro- 
tègent, en s'appliquant sur elle, toute la partie inférieure 
du Mollusque, excepté un petit espace ovalaire situé dans 
le milieu. 

Le cou est large et épais, et la tête grosse et courte-, 
celle-ci présente un chaperon, bombé en dessus, échancré 
et comme bilobé en avant, pourvu de chaque côté d'un 
lobe large et arrondi, un peu sécuriforme, offrant environ 
le cinquième de la longueur de l'animal. 

Le mufle est très petit, triangulaire, un peu obtus, 
quelquefois rougeâtre, souvent tiqueté de gris. 

L'animal possède deux tentacules latéraux, assez écartés 
l'un de Fautre, très faiblement contractiles, courts, trian- 
gulaires, subulés, comprimés, un peu triquètres à la base, 
comme tronqués au sommet, transparents, légèrement 



__ i 'i _ 

grisâtres, oftrant au côté externe, inférieurement, une 
sorte de dilatation mince et arrondie {appendice foliacé 
ou auricule des auteurs). 

Les yeux sont place's à la base interne et antérieure des 
tentacules (12) (d'Argenville, Geoflroy)-, on les aperçoit 
en dessus et en dessous, quoiqu'ils n'aient pas de pédi- 
cule ^ ils sont peu saillants, médiocres, ronds et très 
noirs. 

La bouche se trouve au milieu du mufle, en dessous; 
elle est ovale, étroite et fendue verlicalement à la partie 
inférieure. 

Le pied présente la forme o\ alaire du corps -, mais il est 
plus étroit et surtout plus court -, il paraît obtus aux deux 
extrémités, un peu plus large en avant qu'en arrière, et 
comme émarginé à son bord antérieur-, il est dépassé^ en 
avant, par le chaperon. Sa partie postérieure forme une 
sorte de ijueue rudimentaire, très bombée, non carénée, 
brune, quelquefois un peu rougeâtre. 

Entre le pied et le manteau, vers le milieu du côté 
gauche j on remarque un repli allongé (13), étroit {lobe 
operculaiie, Blainv.), quia été regardé par plusieurs ana- 
tomistes, ainsi qu'on le verra plus loin, comme un feuillet 
branchial extérieur, représentant la frange marginale des 
Patelles. Je désignerai ce repli, sous le nom de lobe 
au ri forme. 

Vers le milieu de son bord libiv , ca dessus, on aperçoit 
You\ferture cmale. Le lobe auriforme est traversé obli- 
quement par le rectum. 

Uorificc respiratoire se rencontre un peu en avant de 
ce même lobe (14) •, il est très difficile à reconnaître. 

(12) Et non pas derrière, coiiiine le disent Brard {Hisl. Coq. Paris, 
1815, pag. 198), Férussac {Dict. clas». il'Hisl. nat. 1, 1822, /)«é'. 5^6), et 
Clienu (Conch., 1848, pag- 225). 

(13) Il est long d'un millimètre à un milliniétie et demi. 

(14) Berkeley et Gray supposenl que cet orifice existe sons le lobe 
Diiiiforme. 



- 13 — 

Derrière la dilatation basilaire du tentacule gauche, au 
milieu d'une saillie plus pâle que le reste du tissu, se 
trouve Voiwerture sexuelle mâle (Bouchard, Guilding , 
Gray). A Ttipoque de la reproduction, on voit la verge 
sortir par cette ouverture qui se dilate alors considérable- 
ment. 

Au-dessous du lobe auri forme, vers le tiers antérieur, 
on découvre V orifice génital femelle (15), qui est percé 
dans un petit processus, plus ou moins long, à base di- 
latée et subtriangulaire, à sommet un peu obtus. Ce 
processus, dans certaines circonstances^ s'allonge et prend 
Taspecldun tube court, cylindrique, dirigé sensiblement 
d'avant en arrière. Plusieurs naturalistes l'ont pris alors 
pour une trachée exsertile. 

Le mucus de \ Jncyle est transparent et assez épais, 
surtout quand on irrite l'animal, après l'avoir retiré de 
l'eau. 

"1° Coquille. La coquille de YAncyle fluviatile est en 
l'ortue de cône surbaissé, presque symétrique, concave, 
mince, subcornée, un peu transparente, d'un blanc sale 
ou grisâtre, et revêtue souvent d'une croûte brune, ver- 
dâtre ou olivâtre. On pourrait la comparer à un bonnet 
phrygien, à un capuchon^ ou, comme le fait Geoffroy, à 
une petite nacelle (16)*, sa hauteur égale à peine la troi- 
sième partie du grand diamètre de sa base. 

L'enveloppe testacée recouvre entièrement l'animal^ 
de telle sorte qu'il est impossible d'étudier celui-ci, si on 
ne le renverse pas, ou si on ne l'examine pas à travers 
une lame transparente. Dans la progression, on voit seu- 
lement le bout des tentacules et l'extrémité du chaperon 
dépasser un peu le bord antérieur du tèt. , 

(15) Buuchard-Chanlereaux place cet orifice au tiers {lostérieur. 

(16) En la regardant renrerséc. La coquille de VAncyliix lacunlris esl 
plus allongée et ressemble davantage a une nacelle. 



— r. — 

Au sommet de la coquille, on observe une petite poiulc 
obtuse, courbée d'avant en arrière. Cette pointe ne s'é- 
lève pas exactement du centre, mais paraît un peu rap- 
prochée du bord postérieur. 

La surface de la coquille est marquée de stries annu- 
laires inégales , qui sont les traces des anciens bords 
(Brard), et par conséquent des stries d'accroissement. 
Indépendamment de ces stries, on en observe d'autres, 
plus fines et plus nombreuses, qui s'étendent en rayon- 
nant du sommet à la base. Celles-ci, vues au microscope, 
paraissent un peu inégales et légèrement flexueusesj elles 
sont très marquées dans une jolie variété qui habite l'Es- 
pagne, la Corse et la Sardaigne (17). 

L'ouverture est énorme, ovale et un peu plus étroite 
en arrière qu'en avant -, elle présente un Lord continu, 
mince et tranchant, quoique légèrement évasé. 

La surface intérieure est lisse, luisante, blanchâtre, 
souvent un peu nacrée, quelquefois nuancée de violet- 
bleuâtre plus ou moins dégradé. 

La coquille est fixée à l'animal par le bord du manteau. 
La cicatrice parait presque marginale, linéaire et fort 
étroite-, elle n'offre pas d'interruption du côté gauc'le , 
comme le dit Graj, ordinairement si exact. 

Cette coquille est donc privée de columelle, d'ombilic 
et de spire -, mais, en l'examinant avec attention, surtout 
dans les jeunes individus, on aperçoit bientôt que sou 
sommet incline un peu vers la droite (18), de telle sorte 

(17j Akcvlvs rhvvuTius, var. costatus, Shuttlew. Amcylus costatos , 
Féruss. (1822). A. et J.-B. Yilla l'ont décrite plus lard (18A1), comme une 
espèce nouvelle, et sous le même nom. 

(18) Drapainaud a constaté, dans V Aneylc lacustre, que le sommet se 
dirige un peu du côté gauche. Férussac a reconnu aussi que le têt de ce 
Mollusque est moins syuiélrique que celui de V Aneylc flutiatile; il a re- 
gardé, avec raison, la partie inclinée, comme un rudiment de spire. Le 
sommi.t de r^7!c;^/e /i)c«i//'6 est plus long, plus pointu, plus manifesie 
que celui de notre espèce ; mai» l'inclinaison i» lieu en sens inverse, ainsi 
que Draparnaud l'avait vu. 



— lo- 
que le têt de ÏAncyle flm'iatile doit être regardé comme 
dcxtre (19). Cette conclusion est confirmée par une ob- 
servation eniLryogénique très curieuse faite par M. Bou- 
chard-Chantereaux. Ce naturaliste distingué a découvert 
que le fœtus, peu de temps avant sa naissance, possède 
une coquille tournant manifestement à droite. On a vu 
plus haut que Tanimal, au contraire, était sénestre, puis- 
que ses orifices anal, respiratoire et génitaux, sont situés 
du côté gauche (20). 

Draparnaud a remarqué que la coquille des yhicyles 
jouit, pendant la vie du Mollusque, d'une flexiijilité qui 
l'empêche d'être endommagée par le choc des corps , 
tandis qu'elle est, au contraire, assez fragile , quand elle 
a été séparée de l'animal (21). 

4° Système digestif. 

1° Organes. La bouche de YAncyie présente trois 
lèvres à l'état de rudiment (22), une supérieure et deux 
latérales. Quand elle est entr'ouverte j elle ressemble à 
une fente longitudinale, un peu béante vers le haut, où 
elle forme comme un V plus ou moins étroit. Quand elle 
est fermée et contracîée, surtout lorsqu'on a plongé l'ani- 
roal dans l'alcool, elle paraît comme un léger renflement 

(19) Férussac le considéie, mal à propos, comme scneslre. Dans les six 
figures de Gualtieri (pi. li, f'g- A A cl BB), le sommet de la coquille (du 
reste singulièrement exagéré) tourne manifestement de gauche à droite. 
(Les coquilles sont dessinées en sens inverse.) Blainvillc a constaté la 
même direction (3/an. Ma/flc, /?fl^. 504). J'a» vérifié l'exactitude de ce 
fait dans un grand nombre d'individus. 

(20) DansV j^ncyle lacustre, au contraire, l'animal est dexlre et la co- 
quille seneslre. 

(21) Tabl. Moll., 1S01,/fl^. 47. 

(22) Rang signale, de chaque c6té, quelijucs apparences d'appendicet 
labiaux; Guilding parle de lèvres arrondies; Tréviranus a vu aussi des 
lèvres ; Gray assuie que ces organes n'existent pas. 



— IP, — 

à peine blanchâtre, avec des {)lis inégau\ disposes eu 
rayonnant. 

La masse buccale est assez grande -, elle se dilate , eu 
amère, a droite et à gauche, en une sorte de cul-de-sac 
court et arrondi {appendices^ Blainv.). Dans certains in- 
dividus, cette masse se voit assez bien en dessous, à 
travers les téguments , et paraît souvent un peu rou- 
geâtre. 

On n'observe pas, en arrière de la masse buccale, ces 
gros muscles nacres, en forme de rubans simples ou di- 
visés, qui se voient chez les Hélices. Cette masse est fixée 
à la partie antérieure du pied par des fibrilles musculaires 
très déliées et très faibles. 

UAvcyle possède trois mâchoires^ disposées comme 
celles des Limnées, une transversale, en haut^ et deux 
verticales, sur les côtés (23). Ces organes sont à peu j^rès 
lancéolés oblon^s, légèrement convexes au bord libre, 
très minres, flexibles et demi-transparents. La mâchoire 
supérieure est unie aux latérales par ses extrémités, de 
manière qu'on pourrait considérer les trois organes 
comme une seule mâchoire, en forme de fer-à-cheval à 
branches très allongées. Examinées à un faible grossis- 
sement, ces pièces maxillaires paraissent brunâtres, ce 
qui vient de ce que leur surface est hérissée de fines pa- 
pilles colorées en noirâtre ou en brun. Ces papilles sont 
ordinairement sur deux rangs dans la mâchoire d'en haut, 
et sur trois dans les mâchoires latérales, celles des bords 
forment comme une série de petites denticules. 

On voit assez distinctement les mâchoires de V Ancyle, 
quand Tanimal lèche les parois d'un bocal de verre, et 
souvent aussi quand il a séjourné dans Falcool et que ses 
lèvres sont contractées. 

(23) Dans un individu adulte, la [iromière avait uo quart de millimètre 
de largeur ; les autres présentaient environ un tiers de millimètre de hau- 
C'^eur. Celles-ci étaient atténuées inférieureinent. 



— 17 — 

La langue prtiscnte une organisation assez curieuse. 
Qu'on se figure un ruban membraneux (24), étroit, 
mince, transparent, dilald, elliptique et à peine jaune- 
roussâtre en avant, obtus et un jieu émarginé à Textrd- 
mité, le'gèrement courbé en gouttière en dessus^ convexe 
en dessous (caréné, suivant Gray), et rélléclii de haut en 
bas, ou décrivant un commencement de spirale à sa 
partie antérieure. Cette dernière portion ^recouvre une 
petite plaque cartilagineuse , élastique, concave de bas 
en haut, à bords épaissis, un peu réfléchis en dessus et 
blancs (25). 

On remarque sur le ruban lingual des stries transver- 
sales, parallèles, étroites et légèrement flexueuses, d'où 
partent, en arrière, des stries longitudinales obliques, 
très courtes, plus nombreuses et plus fines, visibles seu- 
lement au microscope -, celles de la moitié droite sont 
obliques de gauche à droite, et celles de Tautre moitié 
divergent en sens contraire. Le long de chaque strie 
transverse, se trouve une série de papilles extrêmement 
petites, disposées obliquement, mais dans une direction 
inverse de celle des stries longitudinales. Ces papilles 
semblent représenter les spinules linguales des Patelles. 
On n'observe pas, dans cette langue, de lamelles créta- 
cées, comme dans la Néiile fluvialile, dans la Paludine 
vwipare, et dans le Cydostome élégant. 

La plus grande partie de Torgane, en arrière, est en- 
fermée dans un fourreau (26), qui fait saillie au-dessous 
de Toesophage, un peu à droite, s'avançant vers le milieu 
des viscères (Tréviranus). Ce fourreau tient la place du 

(24) Long de deux millirnélres à Irois millimètres et demi. 

(25) Cette pièce offre un diamètre transversal d'un tiers de millimètre 
enviioa. 

(26) Ce fourreau est long de deux millimètres ou de deux miliimèlres 
«l demi.el laige d'un tiers de millimètre 011 d'un peu plus. 

2 



— 18 — 

petit cône, court et mousse, qu'on voit chez les Nélices 
(Guvier) et cliez la plupart des Gastëropodes voisins. 

Sur les côte's du ruban lingual, je n'ai pas trouvé de 
pièces cartilagineuses destinées à soutenir et à faire 
avancer l'organe, comme dans le Cyclostome élégant et 
dans la PahuUne vivipare ("27). J'ai remarqué seulement, 
dans les parois de la cavité buccale, qui répondent à ces 
côtés, un épaississement musculaire assez fort. 

Cette cavité comnumique avec un œsophage étroit, qui 
pi-end naissance en arrière, non pas en dessous, mais en 
dessus de la poche, comme chez presque tous les Gasté- 
ropodes. 

L'estomac se trouve vers le milieu du corps, en travers; 
il semble, au premier abord, globuleux-, mais, en Fiso- 
laiit et le développant, ou leconnaît bientôt quil a une 
forme irrégulièrement ovoïde ou oblongue , un peu 
courbée d'arrière en avant (28). Ses parois sont membra- 
jieuses, excepté daus la parlie moyenne, qui est pourvue 
d'une large bande musculaire, plus pâle que le reste du 
tissu. Gray compare cet estomac au gésier d'un oiseau. 
Si 1 on regarde la partie musculcuse, dont il vient d'être 
question, comme une poche distincte, comme un gésier, 
la dilatation antérieure représentera une sorle de jabot, 
et la dilatation postérieure un troisième estomac. Cette 
organisation rappelle la cavité digestive des Limnées, 

A la jonction de l'estomac et de l'intestin, on aperçoit 
deux petites dilatations inégales, qu on pourrait prendre 
pour des cœciims nidiineniaires (29). 

L'intestin se dirige d'abord en avant, se réfléchit bien- 

(27) Ces pièces sont ren)|jlacées par la plaque eartilagineuse dont j'ai 
parlé. 

(28) Il est long d'un niilliinèlre et quart à iin millimètre et demi, et 
large d environ deux litus de millimètre. 

(29) La plus grnnde présente environ un tiers de millimètre ou un demi- 
millimèlie de )ongu< ur. 



— 19 — 

iôij se porte en arrière presque parallèlement à la partie 
postérieui'e de restomac, et devient transversal., en lon- 
geant la convexité de ce dernier. Arrive au bord droit du 

o 

Mollusque, il se courbe d'avant en arrière, revient bien- 
tôt sur lui-même, se courbe de nouveau, et se dirige 
parallèlement à sa partie transversale. Puis, il marche 
un peu en avant, dépasse restomac , et vient aboutir à 
l'ouverture anale, située, ainsi que je Tai déjà dit, vers le 
milieu du côté gauche (30). 

Les glandes salà'aires, au nombre de fL'ux, se rencon- 
trent à côté et en dessus de la partie antérieure de lœso- 
phage; elles sont oblongues, légèrement courbées de 
•dedans en dehors, blanchâtres et parsemées de quelques 
points noirâtres (31). A la loupe, elles paraissent com- 
posées de lobules courts et arrondis (32). Ceux-ci, vus 
au microscope, présentent ilans leur intérieur des corpus- 
cules globuleux (33), pleins de granules, mêlés à un cer- 
tain nombre de granules libres extrêmement petits. 

Les conduits salivaircs sont courts^ étroits et sinueux. 

Le foie recouvre Testomac et la plus grande partie de 
Tintestin-, c'est cet organe qui donne souvent une teinte 
roussâlre au dos de Tanimal. Quand VAncyle a été plongée 
quelque temps dans Falcool , le foie parait blanchâtre, 
même un peu verdâtre. 

Les lobules de ce; organe sont généralement inégaux 
et de taille assez grande, comparée à celle du Mollus- 
que (34)-, ils contiennent des corpuscules remplis de 
petits grains et une quantité prodigieuse de granules 
isolés (35)- 

(50) L'inteslin dércnlt! peut (iffrir de six à dix millimclres de longneiir. 

(?)1) Leur longueur atteint ( nviron deux tiers de niillimèlre. 

(."^2) Ils ont un diamèlre d'un dixième ou d'un douzième de niilli- 
fnètre 

(33) r>es plus grands ne dépassent pas un cinquantième ou un soixan- 
îième de millimètre. 

Çtli) Ils ont un quait ou un tiers de millinièlie de longueur. 

(351 Ces Corpuscules sont quJ'lquefuis d'un jaune foncé; les plus gros 



— 20 — 

Comme chez tous les Gastdropodes aquatiques, le foie 
est assez volumineux", il adhère intimeuient aux replis 
du tube intestinal. 

Les conduits biliaires se réunissent en un canal com- 
mun, qui se rend au commencem.enl de Tinlestin, près 
des cœcuuis rudimeutaires. Tre'viranus soupçonne que le 
plus grand de ces derniers pourrait être considéré comme 
une vésicule biliaire. 

Je décrirai la ^Itnnle prceconh'ale (36), en parlant du 
cœur à lôlé duquel elle est placée. 

'2° Fonctions. Les yincylcs sont herbivores-, elles se 
nourrissent de fibrilles radicales, d'algues d'eau douce, 
surtout de conferves, de matière verte et de substances 
végétales en décomposition. 

Dans la mastication , la membrane linguale, mibe en 
mouvement par la plaque cartilagineuse qui se trouve 
au-dessous de son extrémité aiitérieure, presse la matière 
alimentaire contre la màchùire supérieure; puis les mâ- 
choires latérales se portent horizontalement 1 une contre 
l'autre, s'écartent bientôt, et la langue recommence son 
mouvement de bas en haut. 

Les papilles linguales, dirigées d'avant en arrière, doi- 
vent contribuer puissamment à la déglutition. 

Les yincyles avalent, avec leurs aliments, une certaine 
quantité de parcelles minérales, dures, sans doute pour 
faciliter la digestion. Plusieurs fois j'ai trouvé leur esto- 
mac rempli de graviers extrêmement lins (37)^ c'étaient 
de petits fragments de quartz et de calcaire, mêlés à une 
matière roussatre ou verdâtre de nature végétale. 

Un individu qui avait vécu trois jours dans une solu- 

présontcnt un cinquantième ou un quaianliènie de millimètre de dia- 
mètre. Les granules ont trois centièmes de millimètre ; il y en a même 
de plus petits. 

{"h&j Organe tfc la dépuration iirinaire de quolqui-s auleuis. 

(37) (Jiay a lemarqué aussi des iragmcnls de malière inoiganique. 



tiou de cochculllt;, ma présenlë 1 estomac el la cavitr 
buccale colores en rougeâtre. Les malières contenues 
clans la poche digestive étaient d'un rouge assez intense. 

La digestion paraît lente. Des yjncylcs, conservées 
pendant huit jours dans de Teau très pure, offraient en- 
core une partie de Tinteslin remplie de matières fécales. 

Les excréments de V^ncjle sont filiformes, un peu 
contournées et de couleur brunâtre. 

L'animal peut vivre assez longtemps sans manger. 

M.-T. 



Observations sur Tanimal de VHelix Raymondi j 
Moq., par M. de Saint-Simon. 



\J Hélix Raymondi a été découvert, il y a quelques 
années, en Afrique, sur les crêtes rocailleuses des environs 
de Tuquin^ par mon ami, M. Louis Raymond, chirurgieJi 
aide-major, attaché au Bureau des affaires arabes, à Cons- 
tantine. J'ai fait connaître cette jolie espèce, dans la pre- 
mière décade de mes Miscellanêes malacologiques (1). 

M. Morelet, dans un excellent article sur plusieurs 
Mollusques nouveaux de l'Algérie, vient d'en donner une 
nouvelle description et une figure très exacte^ sous le nom 
de Hélix Desfoniainea (2). 

M. Moquin-Tandon m'a communiqué, l'année der- 

{\ I Toulouse, 1848, in-8", page 9. On a imprimé, parencur, llaymoiulii. 

(2) Appendice à la Conch. de l'Algérie, Journ. Concli., 2 novembra 
1851 (publié en mars 1852), p. 551, pi. 9, fig. 78. — M. Monl«;f parait 
avoir eu sous les yeux di-s individus jeunes de celle espèce. 



— -lî — 

niére, plusieurs individus vivants, qu'il avait reçus de 
M. Louis Raymond. 

Je vais donner la description de l'animal. Je raccom- 
pagnerai de que](jues détails sur la mâchoire et sur Tap- 
pareil de la ge'nération. 

Animal. L'animal de V JIclix RaymoTuIi est de grandeur 
moyenne (1), oLlong, très peu rétréci antérieurement, 
grêle à Fautre extrémité. Il présente en avant une légère 
coloration roussâtre, le reste du coi'ps étant d'un gris 
nuancé de jaune sale, les tubercules dont il est couvert 
varient un peu pour la grandeur, quoique petits en géné- 
ral -, ils sont saillants, très serrés, de teinte laiteuse. Les 
tentacules offrent un épaississement marqué à leur point 
«rinsertion j ils sont très longs, faiblement coniques, d'un 
gris clair, transparents, très peu distinctement granulés. 
Le muscb; rétracteur forme, dans le tentacule, près de la 
partie dorsale, une ligne grisâtre qui tend à se confondre 
avec lui. Le bouton est globuleux, arrondi à Textrémité, 
roussâtre. Les tentacules supérieurs (2) sont médiocre- 
ment rapprochés à leur origine, et un peu noirâtres prés 
du bouton-, celui-ci (3) présente une forme ovoïde et très 
globuleuse-, on y remarque une teinte un peu sale. Le 
globe oculaire se distingue à Textrémité du bouton, un 
peu en dessus, et tourné légèrement vers le côté exté- 
rieur j il est très petit, saillant, rond, noir, à contours 
peu arrêtés. Les tentacules antéro-inférieurs (4), écartés 
entre eux, tendent à se diriger- vers le bas ; leur granula- 
tion est moins apparente que dans les grands tentacules-, 
ils se recourbent d'une manière sensible ; le bouton (5} 

(1) Longueur, "5 niillimèircs; largetit, /i. 

(2) Longueur, 10 millinièties. 
['A] Longueur. 112 millimèlrn. 

'l) Lcngi!("iir, 2 milliuièlres. 

■">) Longueur, d[4 de mUliimlic^ 



— 23 — 

est hémisphérique. Le raulle (I ) païaît coiupriaié brus- 
quement vers le bord antérieur -, il esl très bombé, un peu 
grand, brun, légèi'ement roussàtre, à tubercules arrondisj 
pressés les uns contre les autres et très petits. On y ob- 
serve une fente buccale semi-circulaire, étroite, peu appa- 
rente. Les appendices buccaux (2) dépassent celle-ci en 
avant, se terminent en pointe en arrière, deviennent 
échancrés au-dessous des tentacules antéro-inférieurs, avec 
lesc|uels ils sont presque en contact-, ils se dilatent e:i 
forme de hache -, leur couleur est roussàtre, avec une 
ligne foncée sur le bord externe-, leurs tubercules diffè- 
rent de ceux du mufle, étant plus petits, beaucoup moins 
saillants, allongés et parallèles. Le cou (3) est cylindrique 
et bombé en dessus, large latéralement, relevé en arrière 
d'un brun-grisâlre, un peu roux anlérieurenient^ ses tu- 
bercules, généralement oblongs, sont plus petits et s'ar- 
rondissent près du mufle; ceux du dos paraissenlallongés. 
La ligne dorsale est très fine -, les tubercules qui la forment 
offrent une sinuosité prononcée. Le pied se fait distinguer 
sur les boidsj par plus de transparence-, les côtés, ter- 
minés antérieurement en biseau assez obtus, s'élargissent 
beaucoup à la partie postérieure; leur couleur est assez 
claire i ils tendent à se confondre avec le cou, et portent 
des tubercules plus petits et un j)eu plus écartés que ceux 
de ce dernier organe. Les sillons transversaux sont courts, 
très serrés, parallèles. Le dessous est anguleux antérieu- 
rement-, on ne voit pas les points laiteux qu'on remarque 
dans d'autres espèces. La queue (4), légèrement relevée à 
la base, est très aiguë au bout-, elle présente une assez 
grande convexité, ainsi qu une f;\ible carène-, ses tuber- 

(1) Longueur, 5 niillimètics; il est avancé de 2. 

(2) Blainville. 

(3) Longueur, 11 milliaiètres; largeur, 2 \\'2. 

(4) Elle esl longic de 12 millimètres, large de 4 millimètres à la base, 
»t dépasse de 8 le diamètre de la coquille. 



— 24 — 

cilles all'ecteiit une forme arrondie et sont très serrés; 
on observe, outre les sillons transversaux, un sillon lon- 
gitudinal qui part de la base de Torgane. Le pédicule se 
voit rarement hors de la coquille ; il est court, un peu 
cj'lindrique, bleuâtre, presque lisse, couvert de tuber- 
cules peu apparents, allongés. Le collier s'élargit du côté 
opposé à la columelle et touche le bord de la coquille ^ il 
estbombé, finement boursouflé-, les points laiteux qu'il 
renferme lui donnent une teinte blanchâtre. Le lobe 
fécal (1) présente une forme triangulaire; un sillon le 
divise en deux parties très inégales. Le lobe (2) du côté 
intérieur est linéaire, pointu aux deux bouts. Le trou 
respiratoire (3) communique avec le cou par un sillon 
assez large-, il est rond et peu évasé. 

L'épipbragme s'appuie contre le bord coluraellaire et 
se trouve en même temps très oblique dans l'ouverture 
delà coquille-, il est un peu épais, résistant, raboteux, 
opaque, terne, légèrement brunâtre en quelques endroits -, 
les grains arrondis qui le composent peuvent s'apercevoir 
dans les portions les moins calcaires. On observe une 
lâche allongée, j)etite, blanche, non perforée, vis-à-vis 
du trou respiratoire. 

L'animal est assez vif dans ses mouvements, ses parties 
antérieures sont beaucoup plus irritables que les parties 
postérieures. Lorsqu'il sort de la coquille, le pied se 
montre fortement plissé. Dans la marche, le mollusque 
j)Orte son têt incliné, et sécrète un mucus abondant et 
peu épais. 

Observations anatomiques. La mâchoire (4) est assez 
.irqiu'e, peu haute, obtuse aux extrémités, d'un fauve- 

(1) Liingiu'ur, 4 niillimôtrns ; 1; rgciir, 5. 

(2) Longueur, 2 millimètres. 

;3) 11 i-sl éloigné de 5 niillimetrcs rie la partie apparcnic de l'avant- 
dernier tour ; il présente 1 millimèlrc de diamètre. 
(/i) Larg'ui, 1 1i2 millimètre. 



— 25 — 

orauge. Les côtes, au nombre de quatre environ, bien 
marquées, sont assez écartées les unes des autres, surtout 
les deux médianes j dans un individu, j'ai observé une 
côte rudimenlaire au milieu et une autre du côté gauche. 

Les dents marginales sont très fortes et assez pointues. 

Le fourreau de la verge présente une forme ovoïde- 
oblongue i il est gros, relativement à Tanimal, atténué au 
bout, fixé à la peau par un muscle assez fort, qui part du 
milieu de sa partie étroite. Le flagellum est court et lé- 
gèrement subulé. 

Les vésicules muqueuses sont au nombre de quatre (1), 
deux de chaque côté, dont une bifide au sommet (2), 
très grêles, presque filiformes, flexueuseSj à peine ren- 
flées à Textrémité, obtuses. 

La bourse du dard offre un grand développement (3); 
elle est claviforme. 

(1) Longueur, de 5 à 6 uiillimètres. 

(2) Cet état bifide est peut-être accidentel. 

(3) Longueur, 4 ll2 millimèlres. 



Note sur les œufs de la Nérite fluviatile. (Extraite 
d'un lettre de M. Moquin-Tandon, à M. Petit de 
la Saussaye.) 

On trouve souvent des JSérites fluviatiles ^ovieini 

des œufs solidement attachés à la coquille. Sur un indi- 
vidu, de taille ordinaire, pris dans TxVveyron, j'en ai 
compté soixante-deux. 

Ces œufs sont globuleux, opaques et blancs; ils offrent 
un diamètre qui n'atteint pas tout à fait un millimètre. 



—.en- 
suivant plusieurs naturalistes, l'humeur qui lubrefîe 
leur enveloppe et qui les fixe à la Nérite, corrode la ma- 
tière calcaire du tét, de manière que chaque œuf est 
enfoncé, au bout d'un certain temps, dans une petite 
alvéole. Cette assertion n'est pas exacte. 

Les œufs de la Nérite fhiviatile sont revêtus d'une 
coque épaisse, légèrement crétacée , coriace, résistante, 
que le jeune Mollusque aurait peut-être de la peine à 
déchirer; mais, au moment de Téclosion, l'enveloppe se 
partage transversalement en deux parties, par une sorte 
de déhiscence, analogue à celle des fruits, désignés en 
botanique sous le nom de Boite à savonette ou Pyxide 
[Capsula circuinscùsa, Linn. — Pjxidinm , Ehr.), tels 
que ceux des Jusquiainiis, des yîinarantes^ des Plantains . 
La partie supérieure se détache comme une calotte-, la 
jeune iVe'/iVc soit de sa prison-, la partie inférieure, sem- 
blable à une petite coupe déprimée , reste fixée à la 
coquille. 

\] ne Nérite, dont les œufs viennent d'éclore , vue à 
l'œil nu, et superficiellement, paraît rugueuse et comme 
marquée de dépressions ou fossettes arrondies, creusées 
dans la substance du têt-, mais si Ton prend une loupe, 
on découvrira bientôt que ces prétendues alvéoles sont 
simplement les portions de coque, cupuliformes, demeu- 
rées adhérentes. J'ai raclé plusieurs fois ces dernières 
avec un scalpel, et j'ai trouvé, au-dessous, la coquille 
parfaitement intacte, avec son épiderme et sa couleur 
normale. 

L'humeur qui fixe les œufs au dos du Mollusque ne 
diftére pas de celle qui colle aux corps solides submergés 
le frai ou les capsules des Liimiécs, des Physes, des y4n- 
ryles, des Fah'ées et des autres Gastéropodes aquatiques. 
L'érosion, qu'on observe souvent au sommet de la 
spire, et (juelquefois sur toute la coquille, est [H'oduite 
par une cause différente 



Discussion du genre Glandina , Schumacher , par 
M. Art. Morelet. 

A une époque où les naturalistes soumettent à l'analyse 
les attributs les plus insignifiants des êtres, dans le but 
louable de perfectionner leur classeuit nt méthodique , 
nous sommes surpris de voir subsister, en conchyliologie, 
un genre aussi défectueux que celui qui a été institué 
sous le nom iVAchaiina^ par L:imarck. Cette division 
réunit effectivement des coquilles qui nous paraissent 
appartenir à deux genres bien distincts, quoiqu'elles 
soient liées entre elles par un rapport commun^ la section 
de la columelle. On connaît aujourd'hui la valeur de ce 
caractère; tandis que l'animal demeurait inconnu, on 
pouvait supposer que cette échancrure , qui se prolonge 
parfois en forme de canal, correspondait, comme chez 
les Mollusques marins, à une modification de l'appareil 
respiratoire-, mais il y a longtemps qu'une étude plus 
approfondie a fait évanouir celte présomption ; on s'est 
même assuré que l'organisation de ces Gastéropodes ne 
différait nullement de celle des Bulimes, dans les espèces 
le plus nettement tronquées, telles que VA. sinisirorsa, 
Chemn. Il est donc bien évident que féchancrure de 
l'axe columellaire, qui d'ailleurs s'affaiblit graduellement 
dans la série des espèces, au point de devenir insaisis- 
sable, est insuffisante pour constituer un genre, et n'est 
propre , tout au plus , qu'à l'établissement d'une bonne 
coupe secondaire. A ce titre, nous admettons volontiers 
le sous-genre Agathine , comme subdivision du genre 
Bulùne, après en avoir retranché, toutefois, le groupe qui 
est l'objet de cet article. 

Ce fut Montfort qui, frappé le premier de la forme 
particulière d'une coquille que Chemn itz avait désignée 
sous le nom de BuJla valida^ et Bruguièrc; sous celui de 



— 28 - 

Bulinius glans , la prit pour type d'un genre nouveau, 
qu'il appela Polyphanus (1808). Quelques années plus 
tard (1817), Schumacher arrivait à la même conclusion, 
sans connaître vraisemblablement l'opinion du natura- 
liste français, dont il ne cite nulle part Touvrage. Le 
nom de Glandina qu il créa, a été ge'néralement prëfe'ré, 
quoiqu'il fût d'une date postérieui'e, parce que celui de 
Polyphemm avait reçu déjà une double application dans 
la classe des animaux crustacés. Nous l'adopterons à 
notre tour, puisque lusage l'a consacré. 

Férussac, dans son Prodrome (1819)^ reconnut la va- 
leur de celte coupe pratiquée aux dépens des Bulimes, et 
Tinlroduisit plus tard dans son grand genre Helix (cochli- 
ropej. Mais ce sont les naturalistes américains qui sem- 
blent avoir été frappés le plus vivement des caractères 
distinctifs des Glandines. Dès 1818, M. Say décrivait 
l'animal du G, truncata^ qu'il avait observé en Géorgie 
et en Floride, et récemment, dans un ouvrage posthume, 
M. Binney en a donné une analomie très soignée. Ce 
n est donc pas sans étonnement que nous avons retrouvé 
la division surannée de Lamarck dans la monographie de 
M. PfeifFer, quoique ce savant l'eût précédemment écartée 
de ses Syinbolœ. 11 est vrai que dans les subdivisions du 
genre Achatina^ on remarque, jtour les Glandines, une 
section spéciale •, mais les bases du système ont entraîné 
1 auteur à confondre de nouveau les deux groupes dans 
le même paragraphe (1). 

iNous essaierons de démontrer que les naturalistes qui 
ont fondé le genre Polyphemus ou Glaridina, ont été di- 
rigés par un tact judicieux, et que ce genre doit subsister 
à l'exclusion de celui de Lamarck. Toutefois, nous ne 
saurions nous dissimuler qu'il est impossible, dans l'état 

(1) Comparez les espèces du § 6, où l'A, columna se trouve associée aux 
(ilandincs à coluniclle tirse, que l'auteur est réduit à qualifier d'aber 
vantes. 



— 29 — 

actuel de la science, cVappuyer cette opinion sur un seul 
caractère absolu, puisé clans l'organisation des animaux. 
Cette difficulté n'est point particulière aux Glandines; 
c'est le propre de toutes les tribus qui se rattachent à la 
grande famille des //c'/i<:ec//5, où Ton voit varier indéfini- 
ment les attributs d'un niénje type, sans que Von puisse 
en saisir un, ou en combiner deux, capables de fournir 
par leur permanence de bonnes coupes génériques. Nous 
nous contenterons donc de présenter les traits spé< iaux 
(jui appartiennent au plus grand nomlire. Eu mcme 
temps, nous appellerons Tattcntion des malacologisles 
sur une particularité fort étrange, celle du réginjc ali- 
mentaire, dont la nature, végétale ou animale, tendrait à 
diviser le genre en deux groupes distincts , les [)hyto- 
phages, et les espèces carnassières. Nos connaissances sont 
trop restreintes sur ces rapports pour nous permettre de 
tracer une pareille ligne avec sécurité, et la lacune que 
nous apercevons nous fait regretter plus vivement encore 
la perte des matériaux que nous avions recueillis en Amé- 
rique. 

Indépendamment de quelques modifications dans la 
forme des organes génitaux et dans celle de l'appareil 
nerveux, les dandines diffèrent des Bulimes par les ca- 
ractères extérieurs suivants : 

1° Dijf'èreiice dans l'organe préhenseur des aliments. 

L'orifice buccal, chez les espèces de taille moyenne que 
nous avons observées dans le Nouveau-Monde, présente 
dans l'état de conlraclion normal une fente en forme 
de V, bordée de papilles saillantes. 11 est percé dans un 
long muscle cylindrique, qui se retourne comme un gant, 
et se produit, au gré de l'animal, sous l'apparence d'une 
masse blanchâtre, lisse, conoïde et fendue verticalement. 
Cette protubérance glandiforme, contractile et rétractile, 



— 30 - 

semble jiasser par iiiie sorle de spliiacter, enlie les tentct- 
cules inférieurs et les palpes labiaux. Il n'existe point de 
mâchoire •, mais la plaque linguale est hérissée de ])etites 
aspérités crochues. L'analogie de cet organe avec celui de 
la Testacelle, qui est également Carnivore, est un fait très 
curieux et qui n avait pas encore été signalé. 

Ohseivation. I-es Gl. truncata^ cavminensis et Largil- 
licrii sont dénuées de mâchoire ou de peigne dentaire; 
mais nous n'avons pas vérifié si les petites espèces améri- 
caines, dont la coquille offre une similitude parfaite avec 
celle du G. Jolliculus, en sont munies comme cette der- 
nière. L'existence ou l'absence d'une pièce qui influe d'une 
manière aussi directe sur le mode d alimentation, et qui 
détermine nécessairement dans les mœurs des modifica- 
tions correspondantes, ne saurait être négligée dans une 
bonne classification. M. Beck déjà, avait isolé le G. folli' 
culus, en créant le genre 6^/o7/e//rt(lnd. p. 79. l837)inous 
ignorons sur quelles données s'était londé l'auteur, et 
nous ne croyons pas qu'il soit prudent de limiter, en 
séparant cette espèce de ses cogénères, avant d'être éclairé 
par des rcMiseiguements plus généraux. 

Nous n'avons point étudié l'animal du G. ^Jlgira\ et 
nous ne connaissons point l'organisation de son appareil 
buccal j mais nous pouvons affirmer que ce Gastéropode 
€st carnassier, et nous en concluons par analogie, C|u'il 
«st privé de mâchoire et pourvu d'un mufle proboscidi- 
forme, comme les espèces américaines que nous avons 
<:itées plus haut. 

2" Différence dans raliineniation. 

Les dandines sont carnivores, et nous croyons qu'à 
î exception desTestacelles, ce sont les seuls Gastéropodes 
terrestres qui se nourrissent d'une proie. Nous avons vu 



-ai- 
le G. Largilliefti, après un jeûne de plusieurs jours, atta- 
quer avec vivacité des Bulimes d'une taille analogue à la 
sienne et les dévorer. Lorsque ces Mollusques ont fixé leur 
choix sur une coquille, ils en soudent Touverlure avec 
leurs palpes, avant d'y pénétrer. S'ils rencontrent Fani- 
mal au dehors, ils le contraignent à se réintégrer dans 
l'intérieur. On voit alors leur mufle saillir, se luméfîeret 
s'ouvrir de tout le diamètre de l'ouverture dont il est 
percé. Nous avons brisé des Hélices où s'étaient introduit 
des dandines, immédiatement après leur reti-aite, e est- 
à-dire au bout de deux ou trois heures j il ne subsistait 
plus dans leur capacité que le tortillon et une fraction du 
pied des Mollusques qui les avaient habitées. 

3" Différence, tirée des tentacules et des appendices 
labiaux. 

Parmi les quinze ou seize espèces ([ue nous avons oh- 
servées en Amérique, il s'en est trouvé ])lusieurs qui 
présentaient, dans la forme des tentacules supérieurs et 
dans la situation du point oculaire, une disposition fort 
singulière. Ces tubes étaient efFectivement terminés par 
une petite ampoule transparente, légèrement infléchie de 
haut en bas, qui se prolongeait au-delà de l'organe visuel. 
Nous avons constaté ce fait, non seulement sur des Glan- 
dines d'une certaine taille, mais sur de plus petites, ana- 
logues au foUiculus. 

De chaque côté de l'orifice buccal , toutes ces espèces 
montraient indistinctement un appendice rétractile, atté- 
nué à l'extrémité , |)lus ou moins recourbé^ véritable 
palpe, aussi long quelquefois que les tentacules supé- 
rieurs. Nous savons que les dandines d'Europe et d'Al- 
gérie n'offrent point celte particularité qui mérite d'être 
signalée, mais qui n'a pas assez d'importance pour influer 
sur la classification des coquilles. 



- 32 — 

4" Différence dans rem'eloppe tcsiacée. 

Le test, chez les (jlandiiies, fournit d assez bons carac- 
tères, quoiqu'ils ne soient point absolus et c^ug la forme 
typique soit dénaturée quelquefois par le développement 
variable de la spire, comme il arrive dans toutes les sec- 
lions du grand genre Hélice. On ] eut dire que les co- 
quilles sont généralement fusiformes, plus ou moins 
cornées et transparentes, qualité c|ui ne s'altère que cliez 
les grosses espèces i revêtues d'un épiderme extrêmement 
mince et fugace ^ jamais ombiliquées, jamais réfléchies 
sur leurs bords, percées d'une ouverture longitudinale 
plus ou moins rétrécie, conditions qu'il est rare de ren- 
contrer réunies chez les Bulimes à base tronquée, avec 
lesquels on seiait tenté de les confondre. L'échancrure de 
la columelle n'est pas un caractère essentiel du genre \ 
elle s*'évaiiouit parlbis, comme dans le G. Lattrci^ Pf. , 
sous une forte torsion de Taxe columellaire. 

D'après ces considérations, nous établirons comme il 
suit les caractères du genre, en attendant, sur le régime 
alimentaire des animaux et sur la structure de leur appa- 
reil buccal, des renseignements plus généraux. 

Genre Glandjna, Schum. 

A. Buliino ferè siniile: oris apparatu et i'ictu prœcipuè 
diff'erl. 

T. Exuinbilicata, fusifotmis , plus minùsue turriculata, 
plemiiKjiie comea, epidenaide fugaci teniii indutaj aper- 
tura stricte longitiidinalis j peristoma simplex j acuium, 
minime re/lexiim j columeUa truncata, vel contorta. 

Animal. Analogue à cekii desBulimesj en diffère sur- 
tout par lorgane préhenseur des aliments et parle régime 
nutritif. 



— 33 - - 

Coquille. Fusiforme, plus ou moins turriculée, géné- 
ralement cornée et revêtue d'un épidémie mince et fugace, 
à ouverture étroite et longitudinale, à bords tranchants, 
won réflécliis-, à columelle tronquée ou torse*, sans om- 
bilic. 

Nous ne prétendons nullement donner le catalogue 
exact et complet du genre Glandine; la connaissance de 
Tanimal est effectivement un auxiliaire indispensable 
pour la détermination des espèces douteuses, surtout lors- 
qu'elles ne peuvent être appréciées que par des descrip- 
tions ou des figures-, il nous suffît, pour le moment, de 
dégager nettement ce groupe des éléments étrangers avec 
lesquels il est mal à propos confondu. 

Quant à la synonymie, nous nous bornerons à relater 
ce qui est indispensable pour prévenir la confusion des 
•espèces. 

Conspectus specicruin. 
I. Truncalœ. 

A Edenlulœ. 

Strialae vel costatœ. . . § 1. 
Decussalse vel granulosœ. § 2. 

Levigatae § 3. 

B. Lamellatae vel dentaire. . . § 4. 
il. Intégrée. 

A. Gylindraceœ § S- 

B. Bulimoideœ § 6. 

§ i. 

Gl. FusiFORMÎs, ^fiiïf- 'i- V'era-Paz.. 

Pfeiff. in Proceed. Zool. Soc. 1845. p. 75. 
Desh. in Fer, liist. II. p. 181. t. 137. f. I à 3. 

Gl. coronata, Pfeiff' H. Le Mexique. 

Pf in Zeitschr. 1H'',6. p. 158. 

3 



— 34 — 

Gl ornata, ^j^iff' H' Nouv-Grenade. 

Pf. in Zeitsehr. 1846. p. 117. 
Beeve Conch. Icon. t. 6. sp. 20. 

Gl. Marminii, Desh. Hab.? 

Desh. inEncjcl. meth. II. p. 1 1. N' 5. 
la. in Guerin Mag. 1831. t. 19. 

(JL. Gaeminensis, Morlt. IJ. Yucatan. 

Morlt. Test. Noviss. 1. p. 12. 
Desh. inFer. Hist.ll. p. 182. t. 137. f. 11. 13. 
Journ. Conch. 1852, pi. 1, f. 4. 

Gl. truncata fbiillajj Gmel. H. Floride. 

Gniel. p. 3434. N° 49. 
Desh. inFer. Itist. II. p. 179. t. 131. f. 3. 
Buccirium slriatum., Chemn. ix. P. 2. p. 36. t. 120. 

f. 1028-29. 
Achat, rosca^ Desh. Encycl. meth. II. p. 10. N° 3. 

Gl, Yanuxemensis, Lea. H. Mexico. 

LeaOhs. 1. p. 196. t. 19. f. 78. 

Gl. bullata, Goiild. H. Floride. 

Gould. MSS? 

Gl. Ceylanica? Pf^tff- ^^- Ceylan. 

Pf. in Zeitsehr. 1845. 
Reeve Conch. Icon. t. 15. sp. 59. 

Gl. TURRis, ^f^iff- Hab.? 

Pf. in Sj-iiab. m. p. 91. 
Reeve Conch. Icon. t. 13. sp. 45. 

Gl. Yucatanensis, Pfoiff- 1^- Yucatan. 

Pf. in Symb. m. p. 92. 

Gl. BicoLOR, Jciy. H. I. Sandwich. 

Jay Catal. 1839. p. 119. t. 6. f. 3. 

Gl. ToRTiLLANA, Pj^ff' H. Anicr. ccnlr. 

Pf. in Proceed. Zool! Soc. 1846. p. 32. 
Reeve Conch. Icon. t. 15. sp. 66. 



— 35 — 

Gl. ÀSSiMiLis, Reeve. Hab.? 

ReeveConch. Iconica. t. 15. sp. 67. 

Gl. soLiDULA, Pf^iff- H. Cuba. 

Pfeif. in Wiegm. arch. 1839. 1. p. 352. 
Reeve Conch. Icon. t. 18. sp. 92. 

Gl. suturalis, Pf^iff' H* Cuba. 

Pf. in Wiegm. arch. 1839. 1. p. 353. 
Reeve Conch. Icon. t. 20. sp. 1 18. 

Gl. subulata, Pf^W' ^' Cuba. 

Pf. in Wiegm. arch. 1839. l.p. 352. 
Reeve Conch. Icon. t. 18. sp. 89. 

Gl. procerula, Morlt. H. Alge'rie. 

Morlt. in Journal. Conchyl. 1851. p. 357. t. 9. 
f. 12. 

Gl. iNCERTA, Reeve. Hab.? 

Reeve Conch. Icon, t. 18. sp. 90. 

Gl. balanus, Bens. H, Inde. 

Bens. in Pveeve Conch. Icon. t. 20. sp 109. 

Gl. FOLLicuLARis. Morlt. H. Cuba. 

Morlt. in Test. Noviss. I. p. 14. 

Gl. corusca, Reeve. Hab.? 

Reeve Conch. Icon. t. 22. sp. 121. 

(jl. CYANOSTOMA, Rupp. F.Abyssinie. 

Rupp. in Pfeif. Monogr. helic. 11. p. 259. 
Reeve Conch. Icon. t. 13. sp. 44. 

Gl. F0LLiGULus(//e/i'a7) Gronov. H. Fr. merid. 

Gronov. in Zooph. fasc. 3. p. 296. t. 19. f. 15. 16. 

Gl. GRAciLis, Lowe. H. Porto-Santo. 

Lowe in Faun. Mad. p. 61. t. 6. f. 28. 

Gl. HoHENWARTi, RossiH. H. Carniole. 

Rossm. Icon. x. p. 34. f. 657. 



— 36 — 

Gl. NiTiDissiMA, F orbes. 11. Algérie. 

Forbes iii Jard. Ann. H. 1838. p 250- 
Kuster f. 18. f. 20. 21. 

§2. 

Gl.. S0WERB\ANA, ^f^iff- ^' McxicO. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 1845. p. 75. 
Reeve Conch. Icon. t. 8. sp. 26. a et h. 

Gl. LiGNARiA, Reeve. HaL.? 

Reeve Coacli. Icon. t. 8. sp. 27. 

Gl. LiEBMANNi, J*f^iff'- H. Mexico. 

Pf. inZeitschr. 1846. p. 159. 

Gl. aurata, Morlt. H. Vera-Paz. 

Morll. in Tcsl. Noviss. 1. p. 12. 

Gl. ruLMiNEA, Fer-. Hab.? 

Fer. Prodr. N^ 366. 
Delessert Recueil t. 28. f. 6. 

Gl. rosea, Fer. H. Mexique. 

Fer. Prodr. 356. Hist. t. 136. f. 8. 9. 

Gl. decussatAj Desh. Hab.? 

Desh. in Fer. Hist. H. p. 182. t. 123. f. 3. 4. et 
t. 134. f. 33-35. 

Gl. Largillierti, ^l^^ff- ^^- Yucatan. 

Pf. in Svuîb. m. p. 90. 
Gl. Daudebarti, Desh. H. Amer, centr. 

Desh. in Fer. Hist. II. p. 183. t. 135. f. 1.2. 

Gl. Peruviana, Lanik. \\. Pérou. 

Lamk. éd. Desh. p. 301. 
Delessert Recueil t 28. f. 5. 

Gl. isabellina, Pf^^^ff- !'• Mexico. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 1846. p. 32. 
Reeve Conch. Icon. t. 21. sp. 95. 



— 37 — 

Gl. Petiti. Desh. H. Nicaragua. 

Desh. in Fer. Hisl. II. p. 175 t. 122. f. 12. 14. 

Journal de Conchyliologie. 1852, pi. 1, f. 5. 

§ 3. 

Gl. voluta (bulla), Chemn. H. Antilles. 

Chemn. ix. P. 2. p. 16. t. 117. f. 1009-10. 
Bul.glans, Brug. in Encycl. mctli. i. p. 365. N° 111. 

Gl. crenulata, Sow. H. Amer, centr. 

Ant. Verz. p. 44. N" 1595. 

Gl. NiGRiCANS, ^f^iff- ^' Vera-Paz. 

Pf. in Pioceed. Zool. Soc 1825. p. 75. 
Desh. in Fer. Hist. IL p. 179. t. 137. f. 9. 10. 

Gl. LABiDA, Morlt. W, Amer, cenlr. 

Morlt. in Test. Noviss. n. p. 13. 

Gl. obtusa, Pj^itf' ^* -Allier, centr. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 1845. p. 42. 
Reeve Gonch. I( on. t. 15. sp. 62. 

Gl. glabra, ^^fr'ff- Ilab.? 

Pf. in Symb. m. p. 90. 
Reeve Conch. Icun. t. 14. sp. 58. 

Gl. oleacea, Fer. H. Guba. 

Fer. Prodr. 360. Hist. II. p. 172. t. 123. f 5. 6. 

Gl. sTRAMiNEA, Dcsk. Hab.? 

Desh. in Fer. Hist. II. p. 172. t. 123. f. 11.12. 

Gl. GuBANiANA, Oi'h. H. Guba. 

Orb. Moll. Gub. p. 166. t. 10. f. 17. 19. 

Gl. LiNDONi, ^'J^iff- H. Cuba. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 184G. p. 116. 
Desh. in Fer. Hist. H. p. 174. t. 134. f. 5-7. 
Gland, onychina, Morlt. in Test. Noviss. 1. p. 14, 



— ;^8 — 

Gl. paritura, Gould. H. Libéria. 

Gould in Proceecl. of. nat. hist. Bost. I 850. 
Petit in Journ. Conchyl. 1851. p. 269. t. 8. f. 7. 

Gl. MONii.iFERA , Pfiîff' H. Amer, centr. 

Pf. Proceed. Zool. Soc. 1845. p. 75. 
Reeve Conch. Icon, t. 14. f. 50. 
Glatid. nibelldj Morlt. Test. Noviss. i. p. 14. 

Gl. SUBEMARGINATA, Dcsh. Hab.? 

Desh. in. Fer. Hist. II. p. 187. t. 134. f. 31. 32. 

Gl. LEUcozoNiAs(t'o/Mfrt), Walch. H. Martinique. 

Walch. in Naturforscli. iv. p. 40. t. 1. f. 3.4. 

Gl. STRiATA [bucciniim), Midi. H. Guyane. 

Mull. Verm. ii. p. 149. N" 339. 
Reeve Concli. Icon. t. 8. sp. 25. 
Cochlicop. Mulleri, Fer. prodr. 357. 

Gl. Algira {Bulinnis), Bnig- H. Europ. merid. 

Brug. Eiicycl. .niéth. i. p. 364. N° 110. 
Cochlicopa Poireii, Fer. Prodr. 158. 
Id. Hist. II. p. 184. t. 1.36. f. 1 à7. 
Achalina cornea, Brumati. Catalog- fig. 5. 

Gl. dilatata, Zicgl. il. Sicile. 

Ziegl. in Pfeif. Monog. Hclic. 11. p. 289. 
Kusler t. 17. f. 19. 21. 

(iL. DoMiNiCENSis (Z^u/Za), Gincî . H. Haïti, 

(imel. p. 3433.N''41. 
Reeve Conch. Icon. t. 14. sp. 56. 

Gl sEMisuLCATA, DcsJt. Hab.? 

Desh. in Encycl. méth. ii. p. 1 1. N''7. 
Id. in Fer. Hist. H. p. 186. t. 123. f. 7. 8. 

Gl. Philippiana, PMf- ^^- Jamaïque. 

Pleiff. Symb. ni. p. 90. 
Reeve Conch. Icon. t. 14. sp. 49. 



— 39 - 

CiL. Griffitiih, Ad. H. Jamaïque. 

Adam in Proceed. Bost. Soc. 1845. p. 14. 
Reeve Gonch. Icon. t. 15. sp. 64. 

Gl. venusta, Pf^iff' ^^- Jamaïque. 

Pf. Symb. I. p. 46. 
Reeve Gonch. Icon. t. 15. sp. 63. 

Gl. NCMORENSis, Âd. H. Jamaïque. 

Gl. Phillipsii, Ad. H. Jamaïque. 

Ad. in Proceed. Bosl. Soc. 1845. 
Reeve Gonch. Icon. t. 15. sp. 60. 

Gl. Paroliniana, WehheiBerth.W. Madère. 

Webb et Berth. Syu. p. 320. 
Orb. Ganar. p. 73. t. 2. f. 29. t. 3. f. 27. 

§4. 

Gl. lamellifera, Morlt. H. Algérie. 

Morlt. Journ. Gonchyl. 1851. p. 358- t. 9. f. 13. 

Gl. TRiTicEA, Lowe. H. Porlo-Santo. 

Lowe. Faun. Mad. p. 60. 

Reeve Gonch. Icon. t. 22. sp. 1 16. 
Gl. ovuLiFORMiSj Lowe. H. Porto-Santo. 

Lowe Faun. Mad. p. 61 . t. 6. f. 27. 
Gl. TORNATELLiNA , Lowe. H. Porto-Santo. 

Lowe Faun. Mad. p. 59. t. 6. f. 23. 

Gl. propinqua, Ad. H. Jamaïque. 

Ad. in Proceed. Bost. Soc. 1845. p. 13. 

Gl. viciNAj Ad. il. Jamaïque. 

Ad. in Proceed. Bost, Soc. 1845. p. 14. 

Gl. cuRViL abris, ^J^lff- H. Jamaïque. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 1845. p. 137. 
Reeve Gonch. Icon t. 15. sp. 61. 



- - tO — 

Gl. EPrscopALis, 3'JorIî, H. Cuî>s'. 

IMoiit. in Test. Noviss. i. p. 13. 

Gl. Jamaïcensis, Pf^ifF- ^^- Jamaïque, 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 1845. p. 131. 
Reeve Coiîch. Icon. t. 15. sp. 61. 

Gl. siciLis, Morlt. H. Cuba. 

Morlt. in Test. Noviss. i. p. 13. 

Gl. Ottonis. Pfeif. H. Cuba, 

Pf. in Sjmb. 1 . p. 47. 
Phil. Icon. 1.6. p. 132. t. 1. f. 5. 

Gl. SEMisTRiATA, Moi'lt. H. Cuba., 

Morlt. in Test. Nov. i. p. 16. 

Gl. MiiGELi? Pfcif. Hab.? 

Pf. in Symb. ii. p. 58. 
Keeve Concb. Icon. t. 15. sp. 68. 

Gl. Antoniana.'^ Pfciff. il. Amer, mericî, 

Pf. in Monogr. Helic. ii. p. 285. 



Gl. Lattrei, ^J^^^Û- ^^- A»i^i- centr. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. [845. 
Reeve Concb. Icon. t. 14. sp. 53. 
Gland, olwa, Morlt. Test. Noviss. 1. p. 13. 

Gl. DELiBUTA. Alorlt. II. Vera-Paz^. 

Morlt. in Test. Noviss. n. p. 13. 

Gl. cYLiNDRACEA, ^fiW' ^^- Yucatau. 

Pf. in Proceed. Zool. Soc. 1846. p. 31 . 
Reeve Concb. Icon. t. 18. sp.7l. 
GL vcntricosiila ? Morlt. in Test. Noviss. i. p. 15. 

Gl. Meridana, Morlu H. Yucatan. 

Morlt. in Test. Noviss. i. p. 15. 



— 4 1 - - 

Gl. Dysonis, ^J^itf- "• Honduras, 

l'f. in Proceed. ZooL Soc. 1846. p. 32. 
ReeveConch. Icon. t. I9.sp. 99. 

Gl. STREPTOSTYLA, ^fr^ff' il. McxicO. 

Pf. in Zeltsclir. 1846. p. 159. 

§ 6. 

Gl. LiGULATA, Morlt. H. Amer, centr. 

Morlt. in Test. Noviss. i. p. 12. 

A. M. 

Explication des figures. 

Pi 1. fïg. 1, Animal du Gl. Carinincnsis. 

2. Tête dans l'état de semi-dilatation de l'ap- 

pareil buccal. 

3. Tête dans Tétat de contraction. 

4. Coquille du Gl. Canninensis. 

5. Coquille du Gl. Petiti. 



Note. 

Nous avons cru devoir faire figuier sur notre planche 
deux espèces de dandines, Tune parce que c'est la co- 
quille dont l'animal a servi principalement aux études de 
]M. Mox-elet, et l'autre parce qu'elle a été nouvellement 
décrite, d'après un exemplaire de notre collection : ces 
deux espèces n'ont été figurées que dans les planches 
supplémentaires de l'ouvrage de Férussac, qui ne sera à la 
portée que d'un très petit nombre de nos abonnés. 

Nous allons, en outre, pour compléter l'article de 
M. Morelet, reproduire la description de son Gl. Carnii- 
riensis, ainsi que relie de l'espèce décrite par M. Deshayes, 
quia bien voulu nous communiquer son texte. 

S. P. 



— 42 — 
Glandina Carinmensis, Morl. (PI. 1, f. 4), 

Testa oblongo-fusîformis , solida, longitudmaliter con- 
fertiin plicata, ùi ter strias obsolète decussata, albida, vel 
rubrojucescensj spira elongato-conica, apice obtusiusculo j 
sutura granuloso inarginata; anfractius-1 conçexi, ultimus 
spiram subœquans j columella callosa, recta , truncata; 
apertura ovalis ; peristoma simplex, marginihus callo tenui 
junctis. 

Long. 49, diam. 20 mill. 

Hab. Arenosa insulis Carmen, in laguua Yucatanense. 

« Coquille oblongue, fusiforme, solide, plisst^e longitu- 

)) dinalement, les plis e'tant très serrés, traversés par deS 

» stries obsolètes, blanche ou d'un brun-rougeâtre ; spire 

» conique, allongée, la pointe un peu obtuse; la suture 

» granuleuse ; sept tours de spire convexes , le dernier 

)) égalant en longueur le reste de la spire ^ columelle cal- 

» leusCj droite, tronquée-, ouvertui'e ovale; péristome 

» simple, avec ses bords réunis par une callosité mince. » 

AcHATiNA Petiti, Deshayes. Gl. Petiti (Journal de 
Conchyliologie^ pi. 1, f. 5.) 

A. Testa ovato-oblonga , solidula, pallidè lateo-stra^ 
minea, con fertissime loiigitudinaliter striato-plicata, trans- 
versim tenuissime striata^ spira conica, obtusa^ anfractibus 
sex convexiusculis\ sutura marginato-crenulataj distifictis, 
ultimo ovato, spiram superante; apertura ovato-obloiiga , 
aTigustUj postice acumir^ata } columella cylindracea, arcuata, 
basi abrupte truncata j peristomate acutOj obtuso. 

Desb. dans Féruss. Hist. des Moll. t. 2. part. 2. page 
175. pi. 122. f. 12-14. 

Habile au nord du lac Nicaragua , dans l'Amérique 
méridionale. 



~ 13 — 

« Cette coquille a beaucoup de ressemblance avec 1 J . 
)) rosca de Ferussac, truncata de Gmelin. On pourrait la 
)) considérer comme une simple variété, s'il y avait moins 
M de constance dans ses caractères-, nous les avons re- 
» trouvés identiquement semb'ables chez tous les indi- 
» vidus que nous avons vus. Nous avons été déterminé 
M par là à proposer une espèce distincte, à laquelle nous 
» avons consacré le nom du savant zélé qui, dans l'intérêt 
» de la science, met sa riche collection à la disposition 
M des travailleurs, et n'a pas craint de se donner les em- 
)) barras de Futile publication d'un journal consacré à la 
» conchyliologie. 

» Description. Cette belle espèce est ovale-oblongue ^ 
)) sa spircj conique, obtuse au sommet, est un peu con- 
» vexe dans son contour général*, elle compte six tours 
» médiocrement convexes -, leur accroissement est régu- 
» lier j leur suture est peu oblicjue, disposition qui ne se 
1) montre pas dans Y Jl chatina truncata. La suture , peu 
» profonde, est accompagnée d'un bourrelet finement 
» plissé et élégamment crénelé. Le dernier tour est 
» ovale-oblong, atténué en avant, d'un quart environ 
» plus long que la spire. L'ouverture esta peine oblique j 
» elle est allongée, atténuée à ses extrémités, très rétrécie 
» en arrière, le bord droit est mince et un peu obtus. 
M La columelle est d'une médiocre longueur-, elle est 
» cylindracée, un peu concave dans sa longueur, faible- 
» ment tordue sur elle-même j son extrémité antériem-e 
» &e projette un peu en avant. L'échancrure est assez pro- 
» fonde, mais étroite, elle la sépare du bord droil. Une 
» lame peu épaissCj à peine visible, s'étale au dehors^ et 
» se continue en un bord gauche à peine apparent. Le 
)) test de cette coquille est mince, demi-transparent et 
» cependant solide. Sa surface extérieure est couverte 
» d'un très grand nombre de petites côtes longitudinales 



4/i 



» serrées , sur lesquelles jjassent en travers de très fines 
» stries imprime'es dans Tépaisseur du test. Le réseau qui 
» en résulte est d'une très grande régularité. La couleur 
» est uniforme d'un beau jaune pâle. 

)) Cette jolie espèce a 46 millimètres de lonefueur, et 
» 19 de diatnètre. » 



Notice sur la coquille désignée sous le nom de 
Samier, p-îr Adcuison, dans son histoire des co- 
quilles du Séné<:çal. 

Nous recevons quelquefois du Sénégal une coquille qui 
semble avoir été peu connue des conclij'liologistes mo- 
dernes, bien qu'elle ait été décrite et figurée depuis long- 
temps : nous voulons parler de celle qu'Adanson a dési- 
gnée sous le nom de Samier, dans son ouvrage sur les 
coquilles du Sénégal, page 122, planche 8, fig. 14. 

« Cette coquille, ditTauteur, est de figure à peu près 
» triangulaire, mais allongée, et pointue aux deux extré- 
» mités : sa longueur est double de sa largeur : les sept 
» spires (tours) qui la composent sont jjcu renflés, et peu 
» distingués : sa suriace extérieure est toute raboteuse par 
M vingt grosses canelures longitudinales, et par un grand 
» nombre d'autres qui les traversent en angles droits, et 
» laissent un petit bouton au point de leur réunion : la 
)) première spire a de plus un gros bourrelet élevé à côté 
» de la lèvre gauche de Touverture, cl qui s étend jusque 
» sur les bords de la seconde spire. 

» L'ouverture a deux fois plus de longueur que de 



— 45 — 

» largeur, son canal inférieur est court, fort étroit et sans 
» échancrure. La lèvre droite est aplatie en devant sur le 
M bourrelet, t[ui n'est pas creux : elle est bordée intérieu- 
)) rement de cinq à six dents extrêmenjent grosses : la 
» lèvre gauche a douze ou quinze rides •, à son extrémité 
» supérieure, on aperçoit un petit ombilic semblable à 
» un long sillon formé par le bourrelet qui y est appli- 
» que. 

» Le contour de Fouverture est couleur de chair : le 
» reste de la coquille est blanc, quelquefois aussi couleur 
» de chair. 

« Elle habite la pointe septentrionale de l'île de Gorée, 
» où elle est assez rare. » 

C'est de cette même localité que nous avons reçu cette 
coquille, bien décrite j ar Adanson , qui en donne, en 
outre, une figure suffisamment correcte pour qu'il n'y ait 
plus aucun doute sur l'identité de Tespèce. 

Depuis Adanson jusque dans ces derniers temps, nous 
ne voyons que Gmelin qui ait fait mention du Sainier 
d'Adanson, auquel il donna, dans la troisième édition de 
Linné^ le nom de Murex trigouus, avec la courte caracté- 
ristique qui suit : 

« Testa subtrigonaj cancellata j spirœ anfractihus infla- 
» tu, contîgLiis^ primo tubercido magno distincto. » 

Cette description était bien courte, mais Gmelin, ren- 
voyant à celle d'Adanson, ainsi qu à sa figure, n'avait pas 
jugé nécessaire de l'étendre davantage : seulement il ajou- 
tait ces mots : « an kujus tribus? » émettant ainsi quelques 
doutes sur la place à lui assigner dans la famille des Mol- 
lusques. 

Elle devait effectivement entrer dans le genre Triton 
de Lamarck, et c'est là qu'elle a été placée depuis , par 
M. Kiener, dans sa monographie fies espèces de ce genre^ 
où elle est assez bien représentée, planche 9^ fig. 2 : 



— 4(i- 

mais Fauteur la rapporte à la llaneUa caudata de Say, 
et lui donne le nom de Triton caudatum^ ce qu'il n'eût 
pas fait s'il eût compai'é sa coquille avec la description 
que Tauteur anie'ricain donnait de la sienne : la figure 
donnée par celui-ci (1), quoique me'diocre , ne rappelle 
pas non plus notre coquille d'Afrique, que M. Kiener, au 
surplus, a décrite avec assez de détails et assez exactement 
pour qu'il ne puisse exister de doutes à cet égard : il se 
trompe seulement en ne donnant que quatre â six tours à 
la spire, le Samier en ayant huit et même neuf, assez vi- 
sibles dans les exemplaires adultes et en bon état. 

M. Hecve, dans sa monographie du genre Tritorij a 
relevé l'erreur commise par M. Kiener, en même temps 
qu'il a donné à ce Triton d'Afrique le nom de T.JicoideSj 
mettant ainsi de côté le nom d'Adanson, et celui que 
Gmelin lui avait imposé en plaçant l'espèce parmi les 
Murex. 

La description, et surtout la figure (pi. xni, f. 51)^ 
données par M. Reeve, se rapportent bien avec la co- 
quille dont nous nous occupons en ce moment, et les 
différences qu'on peut remarquer tiennent à ces modifi- 
cations secondaires de forme, qu'on rencontre assez fré- 
quemment sur les exemplaires d'une même espèce, dans 
certains genres d'univalves. 

Des observations qui précèdent, nous concluons que la 
synonymie de l'espèce décrite pour la première fois par 
Adanson, et qui appartient au genre Triton deLamarck, 
doit être établie de la manière suivante : 

Trit. Samier, Adanson. 
Murex trigonus, Gmel. 
Ranella caudatcùj Kiener (errore). 
Triton ficoides, Reeve. 

INous pensons qu'il est inutile de répéter la cai'actéris- 
(i) American concliology, n° 5, pi. l\8. 



— 47 — 

tique d'une espèce ddjà de'crite plusieurs fois, mais il nous 
a paru qu'il ne serait pas sans intdrêt, pour Tintelligence 
de notre article, de donner une bonne figure de la coquille 
dont il s'agit , et nous la faisons repre'senter sur notre 
planche 2, fig. 10. 

S. Petit. 



Description d'une nouvelle espèce de Pisidium, par 

M. B0URGU1G^AT. 



Le Journal de Conchyliologie contenait dernièrement 
la traduction d'un mémoire sur les genres Cyclas et Pisi- 
dium, que Léonard Jenyns a publie dans le tome iv des 
Trans. de la Soc. phil. de Cambridge. En donnant cette 
traduction à ses lecteurs, et, en reportant ainsi leur 
attention sur une partie peu connue de la malacologie, 
M. Petit de laSaussaye a rendu un ve'ritable service à la 
science. 

Naguère encore, en effet, les concliyliologues français 
n'avaient qu'un nom, celui de Cyclas fontinale de Dra- 
parnaud, pour designer toutes les Pisidies (1). Ils mécon- 
naissaient les différentes espèces de ce genre soit que , 
pour les distinguer, ils manquassent réellement de docu- 
ments-, soit, qu'ils ne voulussent pas consacrer à les 
étudier en détail le temps nécessaire à leur juste dénomi- 
nation. 

(i) Saiii'le Pisidium amnictim de Mùller, qui était connu, mais que l'on 
nommait Cyclas palustris, Drap., ou oblic/ua, Lam. 



— 48 — 

Les savants étrangers nous avaient devancés pour cette 
section de la conchyliologie. Scopoli , le premier, avait 
séparé des Cyclades quelques-unes des espèces du genre 
que nous venons d indiquer. Lcach, pour ses détermina- 
tions du Musée britannique, avait, à leur sujet, imaginé 
la désignation générique de Fenij puis celle d'Euglesia , 
tandis que, dans une autre contrée, Costa donnait celle de 
Galileza, noms, d'ailleurs, que la plupart des conchylio- 
logues ont repoussés, comme inédits, pour adopter le 
noni de Fùidiuin (2), présenté par Pfeiffer, en 1821. 

Les nialacologistes français semblent aujourd'hui ce- 
pendant vouloir reprendre leur rang. Grâce, notanunent, 
aux efforts de quelques conchyliologues , entre autres, de 
\L labbé Diipuy, à^Auch, de M GassicSj d'^geji, etc..., 
le genre Plsidiiim devient Tobjet d'une étude particu- 
lière. 

Chaque jour on constate sur plusieurs points de la 
France, la présence d'un grand nombre de ces espèces , 
de telle sorte cju'une quinzaine au moins sont venues en- 
richir notre faune malacologique. Le Cyclas fontinale de 
Drap, a cessé d'être l'unique dénomination. 

A ces espèces déjà nombreu.^es de Pisfdium, dues aux 
actives et intelligentes recherches de savants pleins de 
zèle, nous venons ajouter une Pisidie nouvelle, qui, 
croyons-nous, n'a encore été décrite par aucun auteur. 

Nous avons rencontré cette coquille dans le départe- 
ment de Y/^ube, et, comme par son faciès, elle nous a 
paru complètement distincte de toutes celles qui enrichis- 
sent ce genre, nous avons cru pouvoir l'indiquer comme 
nouvelle, et donner une description plus détaillée que 
celle, trop succincte , qui a déjà paru dans le dernier 
îiuméro de l'année 1851 du Journal de Conchyliologie. 

(2) Pi'xi/ni, pois; /(fj*, foi me. 



— 4a — 

PisiDiuM siuuaium^ Nobis. (PI. 1, f. 6-10.) 

Diag. (l) — Tesla ovato-inœquilalerali, satis opaca, 
parùm subdiapliana, epiclermide rubro-iiigrescente eva- 
nescente, inflata, striata, inferiùs ad iiiarginem anlerio- 
rem siiiuala -, natibus parùni prominulis, obtiisis-, dente 
cardinali elongato , obtuso;, dénie laterali etiam obtuso> 
elongalissimo ; in altéra valva receptis. 

Long. 7 à 8 millini. 
Larg. 5 millim. 
Epais. 4 millim. 

« Cocpiille ovale, inequilaterale, assez épaisse, un peu 
» translucide, recouverte d'un épidémie roussâtre assez 
» fugace, siuuée d'une manière oblique vers la partie an- 
» térieure de son bord inférieur. 

)) Test ventru, marqué de stries transversales assex 
» prononcées, dues à Faccroissement de Tanimal. 

» Sommets obtus, peu proéminents. Dent cardinale 
» allongée, obtuse, ainsi que celle de la lame latérale, 
)) qui est un peu plus élevée, plus forte et très allongée. » 

Cette nouvelle espèce de Pisidium, que la sinuosité de 
son bord inférieur retr.inche de toutes ses congénères, se 
rencontre dans un petit cours d'eau (2) du village d'^- 
niances, près F cndeiivve- sur-Barse (yhihc). Elle babite la 
vase, dans les endroits les plus profonds du ruisseau, ce 
qui rend sa recherche assez difficile. 

Jusqu'à présent, on n'avait remarqué la sinuosité que 
nous venons d indiquer chez aucune espèce de ce genre. 
Aussi, les premières fois que nous avons observé ce ca- 

(1) A^ous ne donnons pas la description de l'animal , n'ayant pu l'ob- 
server. 

(2) Ce ruisseau sott du terrain néocomien, pour suivie son cours sur ce 
inèiu« terrain. 

4 



- aO — 

raclèie, doutions-nous s'il n'était pas le résultat d\ui 
changement dans Torganisation de Tanimal, amené par 
la crudité de l'eauj ou par les sels qui y sont contenus en 
dissolution. Mais nous sommes sorti d'incertitude, en 
voyant chez tous les individus qui ont passé sous nos 
jeux, la constance et la fixité de ce signe en question. Il 
commence à se montrer chez les plus jeunes pour se 
développer et augmenter chez les plus gros et les plus 
âgés, et, sur tous, en un mot, il se révèle identique, sans 
varier dans sa forme et sa position un peu oblique. 

Voici d'ailleurs ce qui nous a confirmé dans notre 
pensée : on sait généralement que lorsqu'un ruisseau, une 
localité, présentent une espèce que des influences physi- 
ques ou d'autres causes difficiles à déterminer, ont fait 
s'éloigner de sa forme liahilue.le, la même déformation 
dans les caraclères spécifiques se retrouve chez tous les 
MoUnsques qui habitent le même lieu. 

D'après cette règle, nous avons donc interrogé les 
Mollusques qui vivent en communauté avec le Pisidium 
siniaitiiin. Ces espèces sont : les Lyinuea Peregra de 
GinelJn, et triuicatufa de MuUcr^ VyJnodoiita Rossinass- 
leriana de M. l'abbé Vupiiy-, le Pisidium. cinercinn de 
yjldcr, et enfin VVuio batusuis de Lamai'ch. — Or, chez 
aucun d'eux , nous n'avons rencontré la nioindre diffor- 
mité ou variété de (ormes, tous oflraient des types Lien 
caractérisés, et sur lesquels il ne pouvait y avoir aucun 
doute. 

Une conséquence évidente découle de ces observations : 
si ces Mollusi[ues que nous venons de citer ue. se trou- 
vent soumis à aucune influence modifiealrice , il n'en 
existe pas, non plus, pour la Pisidie dont nous signalons 
l'existence. Donc, elle aussi, doit être considérée comme 
une espèce tvpe, et la constance de sa sinuosité comme 
un des caractères spécificiues de cette coquille. 

Terminons en disant : (jue le Pisidium sinuafuin ne 



— 51 — 

|)cut elrc confondu avec aucune des espèces de ce genre. 
Celles avec lesquelles on pourrait lui trouver quelques 
rapports, sont : les Pisidiuin cincreum de Aldei\ et aus- 
trale de Philippi. 

On le distinguera du Pisidiuin cincreum, par sa taille 
beaucoup plus forte, sa forme plus allonge'e, sa convexité 
plus prononcée, et par la sinuosité de son Lord infe'rieur. 

On le séparera du Pisidiuni australe, par la forme et la 
position des dents de sa charnière^ ses impressions mus- 
culaires, et enfin par son sinus caractéristique, sinus qui 
lui donne Faspect de VUnio sinuatus de Lamarch, dont il 
est une miniature complète. Nous avons donc cru conve- 
nable de lui donner un nom qui rappelle celui de la plus 
belle espèce iVUnio ({ue l'on rencontre dans nos rivières 
et nos fleuves de France. 

Explication des figures, planche I . 

!■ ig. 6. Fisidium sinuaîuni, de grandeur naturelle. 

7. id., grossi. 

8. Vu du même, côlé des crochets. 

9. Vu du même, pour représenter Tépaisseur de la 

coquille. 
10. Charnière et impressions musculaires. 

J. R. BoURGUlGNAT. 



Description de coquilles nouvelles, par iM. Petit 

DE LA SaUSSAVE. 

Murex Mexicanus, Nobis. (PI. 2, Og. 9.) 

M. Testa fusiformi-oblonga , solidiuscula scabeirirna , 
roseo-violacescente, macnlis fuscis infcrrupiis zonotn; an- 



— 5-2 - 

fractihus octoîiis, transversïin ^aldè liratîs, trifariain <t'iiri~ 
cosîs , inter ixirices hi vel tvituhcrcidatis ^ çaricibus InmeUis 
breçibus coinplicatis j cohtiiicllu et apeiiurœ fiucc roseo- 
alhicnntihus ; aperUira rotumlalay labro colwneilari supemè 
ni'gricante-fusco , subcallosOj callo ad inargii/eni erecto; 
labro cjctcrno acutc dcnticidctto, viaculis fuscis tribus ornato, 
cntiali breviuscido, infernè reciiivo. 

Long. 46 mill. Diam. 28 mili. 

« Coquille fvisiforme, oblongue, assez solide, rude au 

» toucher, d\ui rose-violâlre , zonee détaches brunes, 

» principalement sur les varices-, huit (ours de spire, 

» fortement sillonnés transversalement, et pre'sentant 

» trois varices, entre lesquelles on remarque deux ou 

» trois côtes tuherculeuses^ les varices assez rondes, avec 

» de ])etites lames couries squan)if'ormes -, la columelle 

» et rintérieur de Touverture sont d un blanc- rosé 

» nuancé de violet-, l'ouverture est ronde, le bord colu- 

» mcllaire portant une tache brun foncé à la partie supé- 

» rieure, est couvert d'une couche calleuse, cpii se relève 

» vers les l)ords : le bord droit présente trois taches 

» bruncSj brillantes: il est crénelé intérieurement, et sa 

» marge présente de petites dents assez aiguës^ le canal 

» assez court, est recourbé en arrière à son extrémité. » 

Ce Murex a, ilans rcnsemblede sa foruic, diis rapports 
avec le Tviurex poiiiiini de Guielin [asperriiims , Lam.); 
toutefois, il est plus p<;tii, tfune coloration très différente : 
les tubercules qu'on remarque entre ses varices sont pro- 
|)Ortionnellement plus petits, etsont aussi plus nombreux : 
notre espèce se rapj roche également du Mtirex ocidatiis 
de M. iveeve, ligure dans sa monographie, sous le JN^^JB, 
mais ci; dernier est aussi d une < ouleur dilïérente et i)!en 
moins rugueux cpie le M. Mexicanus , dont la spire est 
proj»ortionncilcmeiit ]dus courlf. Ces trois espères, au 



— 53 — 

surplus, sont voisines, et appartiennent toutes aux uiénies 
mers. 

Notre espèce vient du golfe du Mexique, d'où elle nous 
a élé raj)portée parle capitaine du commerce, M. Coué. 

Triton Loroisi, Nobis. (PI. 2, f. 8.) 

T. Testa ovato-abhranata, perforata, i>el rimata, fuho- 
rufescente , maculis vcl zonis pallidc Jiigresccntibus ali~ 
(juandb cincta ; anf/actibus-7, suprà pldnulatis, angulatisj 
transvcrsùn et Jongitudlnaliter costatis , ad decussationem 
plus inmusvc Jiodosis i cohnneUa callusa , lœvi , alba^ ad 
basim '1 dentîbns obtusis instructa ; apc.rtara rotiuidata ; 
labru planoj expnnso, intus dcnticulato, extus crasso. 

Long. 21 niill. Diam. 15 niill. 

« Coquille courte, ovalaire, ombilic petit ou presque 

» nul-, de couleur variable, ge'néralement d'un faune- 

» rougeâtre, avec des taches ou des zones noirâtres : il y 

» a des variétés toutes blanches ou jaunâtres : on compte 

» sept tours de spire plans en dessus, étages, anguleux 

» à la partie supérieure, présentant des côtes trau s verses 

» et d'autres longitudinales, qui forment à leur point 

» d intersection des nodosités plus ou moins saillantes : 

;> columelle blanche, calleuse, lisse, munie à la base de 

» deux dents rapprochées, obtuses, ouverture ronde 5 le 

» bord droit en bourrelet, épais, plane, noduleux, for- 

» tement denté en dedans : on voit quelquefois une va- 

» rice sur le bord gauche. » 

Nous devons celte coquille à Tobligeance de notre ami, 
M. le commandant Beau, qui Ta trouvée à la Guadeloupe ; 
il paraît qu'elle y est assez commune, car on la rencontre 
fre'quemment parmi les petites coquilles qu'on expédie 
de ce pays en Europe, où Vow s'en sert pour composer 
des fleurs, et pour orner des boîtes on des jietits meubles : 



— 54 — 

nous avons pensé, <i après cela, quelle devait avoir été 
décrite depuis longtemps, mais nous avons inutilement 
cherclié son nom dans les auteurs, et nous sommes porté 
à penser (jue les exemplaires qui seront tombés entre les 
mains des coricliyliologues auront été regardés jusqu'à 
présent |)ar ceux-ci, comme n'étant que des individus- 
jeunes de (juelque autre Triton. 

ISotre coquille se rapproche assez de la figure 38 
(pi. il) de la monographie de M. Reeve, figure qu'il 
rapporte au Turt. gihbosuin , mais à tortj cette espèce 
étant celle qu'il a représentée sur la planche 14, fig, 38 a 
et 38 b. D'un autre côté, ce Triton se trouve sur la côte 
ouest de 1 Amérique du sud, tandis que notre espèce ap- 
partient aux mers des Antilles. 

En donnant aujourd'hui la caractéristique de cette 
espèce, que nous considérons comme nouvelle, nous 
appellerons l'attention des personnes qui la rencontre- 
ront sur une singularité que présente son test, singularité 
que, du raoins^ nous avons remarquée dans tous les exem- 
plaires que nous avons observés : les tours supérieuis de 
la spire sont dépouillés de la couche calcaire qui constitue 
la partie extérieure du test, comme si cette portion s'était 
écaillée poui laisser voir une seconde spire d'une nature 
différente : celle-ci est toujours lisse, brillanle^ de cou- 
leur rouge, cornée, ou verdâtre, et telle que nous avions 
cru d'abord que celte partie n'était autre chose cju'une 
spire artificielle formée avec l'extrémité, adroitement 
collée, de la spire d'une petite Phasiannelle ou de quelque 
autre coquille t ce caractère, ou cet accident, si l'on veuty 
est si remarquable, qu'il aurait été déjà signalé, si l'espèce 
dont il s'agit avait réellement été déjà décrite. 

Nous dédions cette espèce à l'un de nos premiers sous- 
cripteurs, M. Lorois, possesseur d'une riche collection, et 
habitant la ville de Nantes, 



Pleuroïoma Sumatrense, Nobis. (PI. 2, lig. 2.) 

PI. Testa suhfuslforun ^ fusca; spim don gâta.) apice 
acuto j anfracti'hus 1 1-12^ supernc ad sutiirain obliqué de- 
pressis, et obsolète transversim strialis, itifernè transversim 
sulcatis , superioribiis nodoso-coslatis ^ coluinella subrecta^ 
supernè callosa; labro inliis violaceo-albicante, propè mar- 
ginem subincnrssaio, infcrnè sirmalo, margine Jîinbriato \, 
sinu amplo; canali subelongato. 

Long. 40 mill. Diani. 14-15 mill. 

« Coquille subfusifbrme, brun-marron , à spire allongée 

)) et aiguë i onze ou douze tours de s])ire : ceux-ci sont 

» obliquement déprimés dans leur partie supérieure, au- 

» dessous de la suture, et cette partie présente des stries 

» transverses assez peu marquées', au-dessous de cette 

» dépression , les stries se transforment en sillons beau- 

» coup plus prononcés. zVu-dessous de la suture, on voit 

» une sorte de bourrelet continu. Les tours supérieurs 

» sont ornés de côtes noduleuses qui, plus forles vers 

» Textrémité de la spire, s'atténuent un peu en descen- 

» dant, et tlisparaissent presque en entier sur le dernier 

M tour. La columelle est prescjue droite, présentant à sa 

» partie supérieure une tbrte callosité qui forme une sorte 

» de canal avec le bord droit. L'intérieur (!e 1 ouverture 

)) est d\m blanc-violacé : le boi'd droit est assez éj)ais 

» vers la marge, qui est plus mince et comme frangée 

)) par Teffet du prolongement des sillons : il est large- 

» ment sinué vers la base, comme dans les Strombes ^ 

» réchancrure supérieur;' de cette espèce est large, et son 

» canal est médiocrement allongé, w 

Celte jolie espèce est reuiarquable par Téiégance de 
ses dirtiensions , par sa coloration d'un brun clair assez 
vif à l'extérieur, et d'un blanc-violacé à l'intérieur, par 
son bord rlroil se prolongeant un peu en forme d'aile et 



__ 5G — 

présentant une écljancrure vers la base, cjui lui donne 
une sorte de ressemblance avec certains Strombes. 

Ce Pleurotonie, qui nous a été communique par M. le 
capitaine Martin, a été trouvé par lui sur la côte ouest de 
Sumatra. 

Nassa GuADELuvENsis, jyohis. (PL 2, fig. 3, 4.) 

N. Testa oçaio-conîca^ siihturnta, scabriascida, albido- 
cijjcvasceiite. Ion gif nditi aliter vcddc costata, costis ohtusis, 
tram^crsiin striis clcvatis canceJlita ; arifractibus-Çi, con~ 
vexis , superion'bus suhangulosis : spira acuia; columella 
subcallosaj adbasim cdba et aniplicata ; labro ifitiis sulcato^ 
margine albo subcrerudato. 

Long 28 mill. Diam. 13 mill. 

« Coquille conique-ovale, un peu turricu'ée, assez rude 

)) au loucher, tle couleur d un gris-blanchâtre, garnie de 

» côtes longitudinales obtuses j qui sont coupées trans- 

» versalemenl par des sillons assez élevés : on compte 

» neuf tours de spire, convexes, dont les supérieurs sont 

» un peu anguleux vers le milieu : la columelle est légè- 

» rement calleuse, principalement à la partie supérieure-, 

w elle est blanche et porte un pli très marque à sa base. 

» Le bord droit est d'un brun-blanchâtre à l'intérieur, 

)) et blanc à la marge : il est sillonné intérieurement. » 

Cctie coquille appartient à ce groupe de Buccins auquel 
Montfort avait imposé le nom de Phos, en prenant pour 
type le Murex scnticosus de Linné , rangé depuis par 
lîruguières parmi les Buccins, et que Lamarck avait [)lacé 
dans son genre Cancellaria. Notre Buccin a bien effecti- 
vement la spire régulière, un pli au bas de la columelle, 
et le bord droit sillonné intérieurement, et il rentrerait 
dans le genre créé par Montfort, s'il avait pu être con- 



- ^7 — 

serve, mais il parait évident que cette coupe ne s'appuie 
pas sur des caractères suffisants. 

!Nj. Quoj, au surplus, a fait connaître forganisation de 
fanimal du Murex senticosus, L., et Ta fait rentrer dans 
le groupe des Buccins. L'espèce dont nous donnons la 
description est, par sa forme, en quelque sorte intermé- 
diaire entre le type du genre Fhos, et certains Nassa à 
S|)ire beaucoup moins élevée. 

Noire coquille habile la Guadeloupe, à Textrémité sud 
de la grande baie, au-dessous du fort Fleur-d'Epée : elle 
j)arait y être assez rare : nous Tavons reçue de M. Beau, à 
qui nous devons d'avoir pu donner, dans le 4^ N° du 
Journal de Tannée dernière ^ une première liste de co- 
quilles particulières à cette île. 

Mitra Hanetî, Nobi's. (PI. 2, ûg. il.) 

M. Testa ovatO'Jhsifornn,fuscescente-albida, maculis ne- 
huloso-fuscis rare variegata \ spira acuminata ; anfractibus- 
9, liris ruhidis filosis, regularilerque distantihus elegarrter 
cirigalatis , intestitiis suhconcavis , suhlœvihus ; columeUa 
tnpUcataj apeiiura elougataj intiis fuscescente, lahro ad 
marginem internum alhicante. 

Long. 23 mill. Larg. 9 mill. 

rt Coquille ovale, alb)ngée, fusiforme , d'un blanc 

» nuancé de fiuve, offrant parfois à sa surface des taches 

» irrégulières peu marquées et de couleur fauve : spire 

» acuniinée : neuf toui's de spire, ceints de petites côtes 

)) peu élevées, en forme de filaments, régulièrement dis- 

» tantes, rougeâtres, dont les intervalles sont lisses, ou 

» marqués de stries à peine visibles : trois plis à la colu- 

w melle : dans quelques individus, on aperçoit des rudi- 

» ments d'un quatrième pli : fouverture est allongée, 



— J8 — 

» présentant à Finldrieur une couleur fauve vit, avec lu 
» marge interne du bord droit presque blanche. » 

Cette jolie Mitre est remarquable par les petites côtes 
qui ceignent les tours de spire, et qui ressortent comme 
des lignes lougeâtres sur le fond de la coquille. Ces lignes 
sont au nombre de dix ou de onze sur le dernier tour, et 
de deux ou de trois sur les tours supérieurs. Elle appar- 
tient à un groupe de Mitres plus ou moins allongées, cer- 
clées, qui habitent plus particulièrement les côtes ouest de 
TAmérique et les îles de FOcéanie : ce groupe se compose 
des M. snlcataj solandri^ funiculata, flammea, jilosa. 

Nous ne pouvons préciser le lieu qu'elle habite , mais 
nous sommes porté à croire qu'elle vient de la côte ouest 
de l'Amérique, non loin de Mazallan. Elle nous a été 
donnée par le capitaine llanet-Clcry, à qui nous la dé- 
dions. 

Mitra Malleti, Nobis. (PI. 2, iig. I.) 

M. I^esta abbrei'ialo- fiisif or/ni j crassiuscula, roseo-fns- 
cescentc, siihepidennide olwaceo Itiiescente , aut çorneo- 
fuscescente, costis subnngnlatis , disiantibus , regulariter 
cincta, angulo dcprcsso-funicidatOj in interstàiis epidennide 
elegajite?' per longuin plicato; anfractibus-8-d ; cohimella 
(/uadnph'catn, plica inferion obsciira; apciiura carneo- 
fusccsccntc. 

Long. 24 inill. Earg. 1) mil!. 

(( CoLjuillc f'usiforme, raccourcie, assez épaisse dans 
)) 1 état adulte, d'un rose un peu fauve sous un épidémie 
)) tenace, épais, d'une couleur jaune-olive, plus ou moins 
» foncé, selon Tâge de la coquille : huit ou neuf tours de 
» spire ceints de côtes régulières assez élevées, et comme 
» anguleuses, Tangle obtus, et présentant la forme d'un 
» cordonnet qui court à la crête de la côte. Dans Tinter- 



» valle creux qui sépare ces tuiiicules , l'dpiderine ofîrer 

» une suite de plis longitudinaux, serrés et réguliers, qui 

» donnent une élégance toute parliculière à celte co- 

» quille : ia columelle porte trois plis bien marqués, et 

» un quatrième peu apparent dans les individus adultes : 

>» rintérieur de la bouche est d'une couleur de chair 

» nuancé de fauve. » 

Nous n'avons trouvé cette espèce décrite nulle part ; 
elle appartient, comme la précédente, au groupe îles 
Mitres cerclées, dont nous avons parlé plus haut, et elle 
se rapproche beaucoup de celle que M. Reeve a décrite 
dans sa Monographie, N" 122 , sous le nom de M. j'uni- 
culataj mais cette dernière s'en dislingue par ses côtes 
ponctuées tle brun, liris fuscesccnte puuclalis. jNous don- 
nons, à côté de la figure de la coquille, un croquis (f. 1 Z») 
représentant, grossis, les plis réguliers que forme Fépi- 
derme dans l'intervalle des côtes, et qui semblent consti- 
tuer un des caractères les plus saillants de Tespèce. 

La Mitra Malleli nous a été donnée aussi par le com- 
mandant Cléry, qui Ta rapportée des mers du Sud. JNous 
la dédions à son collègue, le capitaine de vaisseau Mallet^ 
qui a bien voulu enrichir aussi notre collection de plu- 
sieurs espèces fort intéressantes. 



Description d'une Marginelle nouvelle , par 
M. Bernardi. 

Marginella Odoricyf, Nobis. (PL 2^ (ig. 0, 7.) 

M. Testa ovalûj albido-hîjasciata , lineolis undalalis, 
intcmipti's, nibcsccntihisque lojtgitudhi aliter ornataj spira 



— 60 — 

Irevi conica, apice aurantio, ferrugineojcolumellatjuin- 
queplicata\ apertura cnigustata, intus aurantiaca ^ labro 
alhicaule, iucrassato Uevi. 

« Coquille ovale , ayant deux zones blanchâtres qui 
» traversent des lineoles longitudinales ondulées, inter- 
» roaipuesj rougeâtres , ou d un fauve- ferrugineux ; la 
M spire courte et conique; columelle portant cinq plis, 
» dont Tinférieur est plus petit-, ouverture étroite, 
» orangée intérieurement*, le bord droit blanchâtre, 
» épais, lisse et sans dents au bord interne. 

» Long. 18 mill. Diani. 11 niill. » 

Cette Marginelle, dont nous ne connaissons malheu- 
reusement pas VJiahiiat.) nous a paru nouvelle ; elle est 
remarquable par les lignes ondulées dont la surface est 
ornée, et qui sont interrompues par deux zones de cou- 
leur blanchâtre, cette couleur étant celle de la coquille. 
Ces lineoles sont, dans les deux individus que nous avons 
eus en notre possession, d'une couleur rougeâtre, ou d'un 
brun-ferrugineux ; mais nos exenij)laires n'étaient pas 
d'une grande fraîcheur, et nous n'oserions assurer que la 
coloration indiquée par nous soit tout à fait celle des in- 
dividus eu parfait état de conservation-, toutefois, la 
forme de la coquille et la disposition des liiiéoîes suffi- 
ront pour faire reconnaître facilement notre espèce, que 
nous dédions à M. OdoricYj conservateur du Musée de la 
ville de Dinan. 



— 61 — 

Testa nova yllgeriensia. Coquilles nouvelles d'Al- 
gérie, par M. Arth. Morelet. 

Hélix tetragona, Nobis (1). 

T. latè uinbilicata, depressa, bas/ iiugida, tennis, acutè 
carinataj subtililcr striata, sordide grisea; anfractibus- 
4 1/2 pla/wspirales , ultimo subcarind compressa iiiflato) 
umbilicus perspectiinis j craicrij'oniiis , Jîlo viarginatus ,• 
apertura (juadrangularis } labriun tenue, siniplex, acutum. 

Diam. maj. 15 luill.; min. 12 1/2. Alt. 5 1/2 mill. 

H al). Ficina iirbis Bonœ. 

« Coquille largement onibiliquée, mince, ajant une 
» carène aiguë, de (ouleur grisâtre, finement striée; 
» quatre tours el demi de spire, planes en dessus, le der- 
» nier enflé au-dessous de la carène, qui est comprimée : 
» ombilic profond, bordé d'un bourrelet filiforme-, ou- 
)) verture quadrangulaire-, bord droit simple, mince. » 

(i) Nous regrettons de ne pouvoir donner, comme nous espérions 1r 
l'aire, la figure de celle intéressante espèce : nous savions que M. More- 
let a enrichi le Muséum de Paris des espèces qu'il a rapportées de ses 
voyages en Afrique, en Portugal et en Amérique, el nous étions fondé à 
penser que l'administration de cet établissement national nous permci- 
trait sans difGculté de faire dessiner la coquille que décrivait notre obli- 
geant collaborateur : nous avons donc écrit au directeur du Jardin de> 
Plantes, pour demander lauturisalion nécessaire ; mais nous n'avons reçu 
aucune réponse de ce fonctionnaire, dont nous regrettons de ne pas nous 
rappeler le nom, et nous nous sommes inutilement présenté deux foi» 
dans ses bureaux. Après quinze jours d'attente, ne pouvant suspendie 
plus longtemps l'exécution de notre planche , nous avons pris le parti di; 
renoncer au projet de reproduire la figure de V Hélix Iclra/'ona. 

Qu'on nous pei mette maintenant une petite réflexion : on dit parfois 
en France d'une personne qui passe pour avoir beaucoup d'oi:dre, qu'elle 
ne donne pas ses coquilles. L'administration du Muséum ne donne pas 
les siennes : elle ne les piêle pas ; elle ne daigne même pas répondre aux 
lettres qui lui sont ailressées. I'\'indra-t-il fn conclure qu'il y a là pi is 
d'ordre que de politesse ? 



(yl 



Goquîllo très reniar(|uahlepar la dépression de la spire, 
qui s'enroule presque sur le même plan, par la turgescence 
de la face inférieure, et par la dilatation de la cavité om- 
bilicale dont elle est perce'e : elle est grisâtre, fortement 
striée, fonnéede quatre tours et demi, (lontle dernier est 
bordé d'une carène comprimée. L'ond)ilic est limité par 
un bourrelet étroit qui donne à Touverture une forme 
quadrangnlaire. 

Cette Hélice, (jue nous ne connaissons fpie par les 
spécimens qui existent au Muséum de Paris, oilre quelque 
analogie avec VJ/. abeJla, Drap. : elle en diffère parla 
grandeur et févasement de l'ombilic, par la carène fili- 
forme dont il est circonscrit, par la (orme [)articulière de 
rouvcrturc, et j)ar la nature tlu test, qui est plus mince et 
moins calcaire dans notre espèce. 

iJELlX MOGHABINA, JSobis. (PI. 1, fig. 11-13.) 

T. Latc uinbillcaia, carinala , sublrochifoi'niis, Jittincjue 
convexa^- crctacea^ aspera, albicaus vcl rubiginè t.incta , 
strigis irrcgiduribus crispis et tubeiculosis cornigata ; spira 
variabilis , apice nitido; anfract. G mcdio conçexi, crcmi- 
laio-can'nati, nltiiiio basi dcjkxoj circa wnbUicum }najiis- 
culuin , penniiin , angulato. yJpeitura angtdnto-circularis\ 
pcrisioma siwplex, iemic; marginihus j'erc contiguis. 

Diam. maj. 15 1/2; minor 13 1/2^ altit. 10. 
ilab. ad meridiem prov. Oranensis, baud procul a con- 
finis Maroccanis. 

Cette espèce ne se fait point remaKjuer par la vivacité 
<lu coloris : d'une nature crélacée, d'une teinte livide, 
privée d éclat, son aspe< t est celui d une coquille aban- 
donnée depuis longtemps à 1 uci.tju des agens atmosphéri- 
ques*, mais elle est burinée d'une manière singulière, et 
(pii n'est pas dépourvue; d'élégance. 



— G3 — 

h,' II. Mogrobina a la forme d'un cône à large base, plus 
ou moins dcpriméj convexe par dessous, elle est percée 
d'un largo ombilic, circonscrit par un angle obtus, tjui 
laisse pénétrer Toeil jusqu'à la naissance de la spire. Les 
tours, au nombre de six, sont légèrement convexes dans 
leur milieu, et bordés d'une carène comprimée, médio- 
crement saillante , grossièrement crénelée sur les bords-, 
le premier est lisse, le dernier fléchit à sa terminaison; 
l'ouverture est à peu j)rès circulaire, mais altérée dans sa 
courbure par l'angle obtus de la carène. Le péristome est 
mince, droit, sans épaississement et sans bourrelet in- 
terne. Le bord extérieur, moins arrondi que celui de la 
columelle, s'en rapproche beaucoup à son insertion. Cette 
coquille est terne, blancbâlre ou couleur de rouille, plus 
pâle autour de Vombilic. La surface est pour ainsi dire 
hachée de rides plus ou moins neltement articulés, qui la 
rendent raboteuse*, ces rugosités, sur la surflice inférieure, 
prennent quelquefois la forme de petits tubercules al- 
longés, disposés d'une façon symétrique, la paroi inlerne 
de l'ouverture est revêtue d'un émail mince, d'un blanc 
de poi celai ne. 

jNous connaissons trois espèces de la zone méditerra- 
néenne qui offrent , avec celle-ci, des rapports plus ou 
moins éloign<;s : les II. cre/iulala, Oliv.-, cariosii , Oliv., 
et turcica, Chemu. La jiremière, par sa couleur, la nature 
et les accidents du test; la seconde, par la forme et I.t 
grandeur de l'ombilic-, la dernière, enfin, par un ensem- 
ble de caractères qui semblent, au premier abord, la 
rendre plus voisine-, ainsi les deux coquilles sont égale- 
ment blanchâtres, largement ombiliquées, carénées, hé- 
rissées d'aspérités et crénelées sur les bords-, mais VII. 
turcica est plus grande , quoiqu'avec un tour de moins -, 
la spire, en outi-e, est plane, et 1 ouvcîrture subtétragone, 
dispositions qui la rapprochent de ] II. albella, Drap. La 



— G4 — 

Hgurc do Clieajnilz(t 209. f. 2065-60), el surlout celle 
de Ferussac (t. 65. f. 2. 3), représentent des coquilles 
très distinctes de notre espèce. 

Ar. m. 



Notice sur une nouvelle espèce du genre Pyrule de 
Lainarck, par ISI. Petit. 

Nous avons reçu d'un de nos correspondants , M. Bel- 
Knap, de Boston, quelques exemplaires d'une coquille qui 
nous a paru mériter une attention particulière, en raison 
des caractères qu'elle présente, d'une manière cous- 
tante, et qui en Ibnt une espèce intermédiaire entre la 
Pyrula nielongena de Lamarck, et son Fusus corona. Ce 
passage démontre que ces deux espèces doivent être rap- 
prochées, ainsi que M. Heeve, au surplus, l'a fait dans sa 
Monographie, où il met le Fusus corona au nombre des 
Pyrules. 

Toutefois, anticipant dès à présent sur un travail dont 
M. Soulcyct s'occupe, et qu il doit nous remettre inces- 
samment, pour être inséré dans le Journal de Conchylio- 
logie, nous dirons que ce concijvliologue établit plusieurs 
divisions dans les genres Pjrule et Fuseau, tels que La- 
marck les a constitués : entre autres points, notre savant 
collabora leur admet le genre Mélongè;ne, auquel il rattache 
le Fusus corona de Lamarck, et dont, par conséquent, 
doit aussi faire partie la coquille qne nous avons reçue de 
M. Belknjp, et dont nous allons donner la description. 



— 05 - 

Melongena Belknapi, Nobis. (PI. 2. f. 5.) 

M. Testa Oi>atO'Sub^'entncosa , nifb-fuscescente , trans- 
versini lirata ; spira elei^atiusculci ; anfractibus senis , su- 
pernè depresso-angulatis^ ad angulum spinis fortibusj bre- 
t^ibus^ distajitibuSf subreciisqae coronatis, idtiino bifasciato, 
fasciis angustis , luteo-albicantibus , ad basiin iuherculis 
squamatis seriatiin artnato j l'abro inttis lœvigato. 

« Coquille ovale, un peu ventrue ^ d'un brun-fau\e 

» perdant de son intensité avec 1 âge -, spire assez élevée, 

M étagée : six tours de spire, de'primés en dessus, angu- 

» leuxj présentant à Taugle une série de tubercules épi- 

» neux, assez courts, droits, surtout dans les tours supé- 

» rieurs : le dernier tour ceint de deux bandes étroites, 

» d'un blanc-jaunàtre, et garni vers la base d'une rangée 

M de tubercules lanielleux : le bord droit lisse à Tinlé- 

)) rieur. » 

Long de GO à 70 mill.-, diam. 36 à 45. 

Cette espèce se distingue du Fusas corona^ en ce qu'elle 
est plus courte, proportionnellement plus ventrue. Les 
tubercules dont ses tours sont garnis sont très difierents, 
plus courts, peu ou point squameux, bien moins nom- 
breux aussi, puisqu'elle n'en comporte que treize à quinze, 
tandis que les épines squameuses ou canaliculées du 
Fusus corona sont au nombre de vingt à vingt-deux assez 
généralement; la spire de celui-ci paraît aussi plus élevée, 
et la dépression suturale de ses tours de spire prend un 
caractère de concavité qui n'txiste pas dans le M. 
Belknapi. 

D'un autre côté, notre coquille dififère de la P. melon- 
gena An Lamarck, en ce qu'elle est moins ventrue, plus 
étroite -, sa spire est étagée, élevée, garnie de tubercules à 
peu près droits, tandis que dans l'autre espèce la spire est 
«crasée, fortement canaliculée, les tubercules épineuK 

.5 



— 66 — 

presque perpendiculaires à Taxe de la coquille , et seule- 
ment au nombre de huit ou neuf par rangée. La Pyrule 
de Lamarck est aussi très variable sous le rapport du 
nombre des rangs de tubercules de leur dei'nier tour, 
tandis que dans celle que nous décrivons, il n'en com- 
porte que deux, un à Tangle supérieur, et Taulre vers la 
base. 

On rencoiiti'e bien, il est vrai, dans une série de Fusas 
corona , ou de l'yrula melorigena , quelques variations 
dans la forme, ou dans la disposition des tubercules, 
mais ces modifications sont légères, et ne permettraient 
pas de confondre les trois espèces dont il est ici question, 
bien que la nôtre soit évidemment une espèce intermé- 
diaire. De nouvelles recherches viendront-elles modifier 
cette classification , en faisant découvrir d'autres variétés 
formant passage entre ces es[)èces? C'est ce que le temps 
nous apprendra probablement; mais s il devait en être 
ainsi, il est probable qu'on serait entraîné à d'autres rap- 
prochements, car il nous vient des mêmes parages ou des 
mers voisines , d'autres espèces qui appartiennent à ce 
même groupe, ainsi que nous aui'ons occasion de le faire 
remax'quer plus tard. 

La melongcna dont nous reproduisons la figure sur la 
planche 2, N** 5 du Journal, nous a éîé envoyée par 
M. JBelknap, à qui nous nous faisons un plaisir de la dé- 
dier. Elle habite, d'après ce qu'il nous a écrit, les côtes 
de la Floride, mais [irobablement une localité différeiite, 
et sans doute assez éloignée de celle où vit le Fusas corona, 
car nous avons reçu assez fréquemment des exemplaires 
de celui-ci, et nous n'avons jamais vu parmi eux l'autre 
espèce. Quant à la P. melongcna de Lamarck (J)îdongena 
fasciata de Schuniaclier) , elle paraît n'habiter que les 
mers des Antilles. 

S. P. 



— «7 



Note sur une Hélice de la côte occidentale d'Afrique. 

M, Morelet a décrit dans la Rame Zoologique du mois 
de décembre 1848 une Hélice de la côte occidentale d'A- 
frique : cette espèce, qu'il nommait Hélix Troglodites^ 
fut décrite de nouveau par M. Pfeiffer, dans les Procee- 
dings de la Société zooîogique de Londres, du mois de 
novembre 1849^ sous le nom iï Hélix Africana. Cette 
Hélice est assez ré|)andue aujourd'hui dans les collections, 
etj comme elle n'a pas encore été figurée , nous croyons 
rendre service à nos souscripteurs de la reproduire sur 
une de nos planches, en y joignant la diagnose des deux 
auteurs ci-dessus cités. 

Hélix Troglodites, Moi-elet. Revue ^oologicj ne, 1848. 
(Voirnotrc planche, 1849, f. 14-1 G.) 

Testa perforata, depressa, temds j, riitida, translucéns, 
supra cîrinamomea, minuti'ssiniè deciissata , strigis oculo 
nudo nx conspîcais ; suhtiis paUidioï'j suhtiUssimè mdiatim 
slriala; anfractus seni, cnigusU, parum convcxi, ultiino suh- 
carïnaio, sutura violacea\ uinhilicus pa?vus, seinitectus, 
aperlura recta j subangulato-lutnita : pen'storuate acutum , 
margine columellari hre^>issimè ad umbilicum reflexiusculo. 

Diam. maj. 26 mill., min. 22^ altil. 11 mill. 

« Coquille perforée, déprimée, mince, luisante, rousse, 

» et croisée de stries très fines du côté de la spire ; plus 

» pale et simplement striée sur la face opposée : six tours 

» de spire croissant insensiblement, peu convexes, le der~ 

» nier caréné, et légèrement renflé à la base, où la (arène 

» s'obscurcit : la suture est violacée, l'ouverture lar^fe, 

» déprimée, semi-lunaire, le péristome droit et tran- 



— 08 - 

» cliaiit, est It^gèrement réfléchi sur l'ombilic et le masque 
)) en partie. » 

Hab. La côte du Gabon, sur le golfe de G^iint^e. 

Hélix Africana, Pfcifïer. Proceedingof the Zuofog. Soc. 
of Lojuhn, an 1849, p. 128. 

Testa perforatd , depressâ j teniii ^ nitiddj rninutissimè 
striatuld, Inicis coiifertis, concentricisj ùnpres sis siib lente 
miniitissiinè decussaid, riifo-Juscd^ vel pnllidè corrtea ; spird 
breuissiine conoided , apice suhelevato \ suturd suhcmargi- 
nnfd -, anfracùhus-1 çix coiivexiuscidîs j saisim accressen- 
tihus, ultimo carinato fcarind anticè obsoletdj non descen- 
dent e^ hasi paulb convcxiore\ apertard dcprcssd latâ^ 
lincun\ peristomate sîmpliccj recto, acuto, margine colu- 
mellari, suprà peijorationcin hreidssiinè rejlexo. 

Diam. maj. 26 mill., min. 23; ait. 13 mill. 

Hab. ad Axim, in liltore occidentali Africa?. 

On voit, d'après les deux descriptions qui précèdent , 
que les auteurs sont d'accord sur les principaux carac- 
tères de Tespèce , à 1 exception toutefois de la couleur 
violacée atuibuée à la suture par M. Morelet, coloration 
dont i\J, Pfeifier ne parle pas, et que nous n'avons pas 
reniarquée dans les exemplaires qui nous sont tombés 
sous la main. 

Les individus cjue nous possédons nous ont été donnés 
par M. Webb, qui les avait recueillis dans les plantations 
de riz, aux environs de notre comptoir du grand Bassam, 
non loin d'Axim. 

Aux deux noms imposés à cette Hélice par M. Morelet 
et par M. PfcifFer^ il y aura peut-être lieu d'ajouter celui 
de Pellucida que M. Gould paraît avoir donné à la même 
espèce : c'est du moins sous ce nom qu'ot) nous a envoyé 
des Etats-Unis , comme {)rovenant «lu cap PaJmas (côte 



— GO 



occidentale d'Afrique), une Hélice qui se rapporte com- 
plètement à celle que nous recevons du Gabon, d'Axim 
et de Gi^and-Bassam , sauf, toutefois, que la première 
paraît être plus petite, et a son dernier tour plus forte- 
ment cardné. Nous ne pouvons, au surplus, citer la des- 
cription donne'e par Fauteur, non plus que le titre de 
l'ouvrage et la date de la publication. S. P. 



Note sur vuie des Hélices d'Alger, dernièrement 
décrites par M. Moielet. 

Notre collaborateur, M. Morelet, nous a fait connaître 
depuis peu que l'Hélice d'Algérie, qu'il a publiée sous le 
nom d'Hel. Dcsfontainea (voir le Journal de Conchylio- 
logie, '2" volume, page 355), avait été décrite précédem- 
ment (en 1848) par M. Moquin-Tandok, sous le nom 
d'H. Raymondii, dans la première décade des Miscellan- 
nées malacologiques de M. de Saint-Simon. 

Cette espèce habite les crêtes rocailleuses des environs 
deTuquin, le Djebel-El-Amoun, et elle avait été envoyée 
à M. Moquin par M. le docteur Louis Raymond, à qui 
notre publication devra bientôt, nous Fespérons, une 
série d'observations intéressantes sur les coquilles terres- 
tres et fluviatiles de l'intérieur de l'Algérie. 

M. de Charpentier nous écrit aussi qu'il serait porté à 
voir dans Vl/el. psarnnioica de M. Morelet, une var. 
major de V Hélix contciinina , Schutlleworth. Pfeifî. 
N" 4 14. C'est un point sur lequel nous ne pourrions 
émettre une opinion, celte dernière espèce ne nous étant 
pas connue. S. P. 



— 70 



Suite du Catalogue des Coquilles MAniNES des cotes 

de France, par M. Petit de la Saussaye (1). 

ORDRE DES P TÉROPODES , Cuvier. 

Nous inscrivons ici , pour mémoire seulement , les 
Mollusques de Tordre des Piéropodes, qui sont essentiel- 
lement pélagiens, et qu'on ne rencontre qu'accidentelle- 
ment sur les rivages, lorsqu'ils y ont été jetés par la 
tempête ou par les courants. En raisoR de leur manière 
de vivre , nous ne pouvions les considérer comme pro- 
pres à nos côtes, bien qu'on y rencontre parfois certaines 
espèces, telles que les Cymhulia Pcronii, Lam. ; Hyalœa 
tridentata, Forsk. -, Clcodora lanceolafa, Pérou; Creseis 
acicnla, Rang. Nous ne pouvons, au surplus, à Tégard de 
ces Mollusques et de leur classification , faire mieux que 
de renvoyer le lecteur à rexcellent catalogue synonyini- 
que que M. Souleyet a donné des espèces de Tordre des 
Ptéropodes dans le Journal de Conclijliologie, année 
1851, pages 29 et suivantes. 



ORDRE DFS GASTÉROPODES, Lam. 

I'^" iSection. llYeMOBRAMCHES , liBlUe 

Familles des Tritoniens et des Phyllidiens, Lam. 

Les espèces appartenant aux divers genres qui compo- 
sent les familles des Tritoniens, et des Phyllidiens de 
Lamarck, sont des Mollusques nus, sans coquille soit 
externe , soit interne : il doit exister un grand nombre 

(1) Voir, pour la première partie du Catalogue, qtii comprend les Bi- 
valves de nos côtes, aux pages 269 ri ô-5 du second volume dn Journal 
f[F, Conchyliologie (Année 1851.) 



— 71 — 

d'espèces sur nos côtes ; mais jusqu à pr(isent Of; n'en a 
signalé qu'un très petit nombre , en sorte que nous ne 
pourrions offrir ici qu'une liste très incomplète, qui serait 
loin de donner une ide'e de la richesse de nos rivages 
dans cette partie de Thistoire naturelle : nous pourrions 
y suppléer sans doute en indiquant les genres et les es- 
pèces qu'on a trouvés soit sur les côtes d'Angleterre, soit 
sur divers points du littoral méditerranéen, et dont on 
pourrait, jusqu'à un certain jioint, aclnietlre la présence 
sur nos propres côtes \ mais nous croyons qu'un travail 
de ce genre laisserait encore beaucoup à désirer, et nous 
sommes d'autant plus porté à nous abstenir de le donner, 
que plusieurs concbyliologues distingués s'occupent en 
ce moment, tant en France qu'à l'étranger, de l'étude de 
ces Mollusques, sur la classification desquels les idées ne 
sont pas encore bien fixées. Nous avons pensé qu'il n'y 
avait aucun inconvénient à attendre , nous proposant 
de revenir plus tard sur cet intéressant sujet, et de publier 
dans le journal un catalogue, plus complet que nous ne 
pourrions le faire aujourd'hui , des animaux désignés 
sous le nom de Mollusques nus. 



Famille des Phyllidiens, Lam. 
(jenre Oscabrion. Chiton, Liti. 

1° ChITON FASCICULARIS, Lin. 

Chiton crinitus , Blainv. 

— Daiiiclli, ? Sow. 

— discrepaus BvQwn. 

(Phil. mol. Sic. pi. 7. f. 2.) 

Habite : Les côtes de la France l.)aiguéçs j ar TOccan 
'>t |>ar la mer Mérliterranée. 



- 7-2 — 

2° CîiiTON MARGiNATUS, Gmel. 
Chiton cinerens, ? Lowe. 

(Maton et Rak. pi. I. f. 2.) 

Habite: Boulogne, M. Bouchard. Les côles du Finis- 
tère, M. Collard des Chères. 

3" Chiton squamosus, Lin. 
Chiton siciihis, ? Gray. 
(Poli, pi. 3, f. 21, 22.) 

Habite: Nos côtes delà Me'diterranée , MM. Thorretit 
et hccluz. 

4° Chiton cajetanus, Poli. 
(Poli, pi. 4, f. 1.) 

Habite : Quelques points de nos côtes de Provence. 
Près du Croisic, M. Cailliaud. 

5° Chiton ruber. Lin, 
Chiton Jœvis, Pennaut. 
— corail inus , Risso. 
(Zool. jour 11. II, pi. 5, f. 1.) 
(Ph. moll. Sic. pi. 7, f. 4.) 

Habite : Toulon , M. Jeangérard. Cette espèce doit 
aussi se rencontrer également sur nos côles océaniques, 
puisqu'on la trouve sur celles d'Angleterre. 

6" Chiton Rissoi, Payr, 

(Mol. Cors. pi. 6, f. 4, 5.) 

Nota. Quelques personnes pensent que l'espèce décrite sous ce 
nom par Payraudcau est le Ch. azellus de Lowe , qui ne serait lui- 
même que le Clu clnereus de Linné. 

Habite : Toulon, M. Martin. 

Observ. En outre dos Oscabrions que nous venons de citer, on 
trouvera sans doute plusieurs autres espèces , et parmi celles-ci les 
Ch. lœvigatus, Ficiu., fascattis, Browii, variegatus, Ph. C'est un 



— 73- 

genre qu'on a peu recherché jusqu'à présent sur nos côtes, et donc 
il serait bon d'étudier de nouveau les espèces, car les déterminations 
des auteurs présentent un peu de confusion. 

Genre Patelle„ PateUa, Lin. 

1° Patella vulgata, Lin. 
Patella depvcssa, Pen. 

(Martini, p]. 5, f. 38.) 
(Penn. pi. 89, f. I45, 146.) 

Habite : Nos côtes de la Manche et de TOuest : espèce 
aussi commune qu'elle est variable. 

2° Patella coerulea, Linn. ? 
Patella lœvis, Penn. 

(Martin, pi. 8, 1. 64, 65? 
(Ph. mol. Sic. pi. 7, f. 5.) 

Habite : Les côtes de la Provence , M. JLirtin. Cette 
espèce est cit^e par M. de Gewille comme appartenant 
aussi à nos côtes de la Manche, mais il est probable qu'il 
s'est trompé. 

3" Patella ferruginea, Gmcl. 
Patella Lamarkii^ Payr. 
An Pat. barbam? Lam. 

(Martini, pi. 8, f. 66.) 

(Payr. Coq. Corse, pi. 4, f. 3, 4.) 

Habite: Aucapd'Antibes, M. Martin. 

4° Patella Rouxn, Payr. 

(Payr.pl. 4, f. 1-2.) 

Nota. Cette espèce n'est peut-être , selon M, Philippi , qu'une 
variété de la P. ferruginea. 

Habite : Aux îles Sainte-Marguerite le Cap d'Antibes, 
M. Martin. 



_ /4 — 

5" Patella s»;iJTELLARis, Lani. 
Patelin fragilisa Phil . 

(Ph. mol. Sic. pi. 7, f. 6.) 

Habite : Les côtes de la Provence, iM. Martin. 

6° Patella tarentina , Lam. 
Patella Bouardi, Payr. 

(Payr. coq. Cors., pi. 3, f. 9-1 1.) 

Habite : Les côtes de la Provence. M. Martin, près du 
Croisic? M. Cailliaud. 

7" Patella Ldsitanica, Gmel. 
Patella p une tata ^ Lani. 

(Martini, pi. 5, f. 35, 36.) 
(Payr. coq. Cors. pi. 3, f. G-8.) 

Habite : Les côtes de la Provence, M. Martin. 

B° Patella mamillaris, Lin. 

(Martini, pi. 7, f. 58,59.) 

Habite : Les environs de Quimper, M. Collard. A An- 
tibes, selon M. Martin, qui serait portt^ à croire que ce 
serait d'après des individus jeunes de cette espèce que 
M. RequicM aurait établi dans son catalogue des coquilles 
de la Corse son Gadinia lateralis. 

Observ. Nous n'avons pas besoin de dire combien M est difficile 
de déterminer les espèces du G. Patelle : il est bien à désirer que 
quelqu'un s'en occupe et réunisse des séries de variétés assez nom- 
breuses pour fixer les caractères spéciticues d'une manière précise : 
c'est un travail qui , du moins pour les espèces de nos côtes, ne de- 
vrait pas présenter une très grande difficulté. 

Genre Lottic. Lottia , Gray. 
(Patella, Lin.) 

l" LoTTiA pectinata, Lin. 
Patella intort a'^ Sow, 



— 75 — 

Patella pectunculv.s ? Gmel. 

(Bom. pi. 18, f 7.) 

Habite : Les cotes du Finistère? M. Collard. Aux îles 
d'Hyères, où elle est rare, M. Martin. 

2° LOTTIA PELLUCIDA, Lillll. 

(Ghemn.pl. 168, f. 1620-21.) 
(Born. pi. 18, f. 9.) 

Habite : Nos côtes de la Manche et de TOiiest, Se 
trouve aussi, mais rarement, au cap d'Antihes, M. Mar- 
tin. 

3" LoTTIA T3STUD1NAL1S , Mûll . 

— Clealaudi ^ Sow. 

— clypeus^ Brown. 

(Mûll. Zool. Dan., p. 137.) 
Habite : Nos côtes de la Manche? 

4° LOTTlA TESSELLATA, Mull. 

Patella pan'a^ Da Costa, 

(Mûll. Zool. Dan.pî. 12, f. 6.) 

Habite : Nos côtes de la Manche. M. De Gernlle. 

5° LoTTlA VIRGINEA, Mull. 

— pulchella, ForLes. 

(Mull. Zool. Dan. , pi. 12 , f. 4, 5.) 

Habite : Agde? M. Recluz\ mais plutôt nos côtes de 
la Manche. 

Genre Gadinie. Gadinia ^ ^''^J' 
(Pileopsis, Payr.) 

Gadinia Garnotii. 
Pileopsis Ganwtii^ Payr. 

(Payr. coq. Cors., pi. 5, 1", 3, 4.) 



— 76 — 

Habite : Les environs de Martigues : assez rare. M. 
Martin . 

Observ. m. Martin pense que l'espèce décrite par M. Requien 
dans son catalogue des Mollusques de la Corse, se trouve aussi sur 
notre littoral de la Provence, mais que ces coquilles ne sont que des 
individus jeunes de la Patella mamillaris. 

Famille des Semi-Phyllidikns , Laui. 
Genre Pleurobranchc. Plciirohrancluis^ Cuvier. 

On n'a point encore signalé , du moins à notre con- 
naissance, la présence des Pleurobranclies sur nos côtes, 
et cependant il n'est pas douteux qu'on doit en rencon- 
trer, puisque M. Philippi en cite jusqu'à sept espèces pro- 
pres à la Méditerranée. Nous engageons nos conch^'liolo- 
gues voisins des côtes à rechercher les animaux de ce 
genre, dont quelques-uns sont pourvus d'une coquille in- 
terne. 

Genre Oiubi-elle. U inh relia ^ Lam. 

1° Umbrella mediterranea, Lam. 
(Poli, pi. 69, f. 5 et 19.) 

Habite : Toulon^ M. Thoircnt. Quehjucs autres points 
de nos côtes de Provence, où elle est cependant assez rare. 
M. Martin. 

2" Umbrella Lamarckiana, Recluz. 
Habite : La côte d'Agde. M. Recluz. 

Cette espèce a été publiée par M. Recluz dans la Re- 
vue zoologique en 1843 i mais elle n'a pas été li^urée. 

Genre Tylodina, Rafinesquc. 

iNous signalons ce genre, cjui n'a point encore été trouvé 
sur nos côtes, parce cju'il est probable qu'on l'y rencoii- 



trera. Il vit sur les côtes de Sicile , d'Italie et en Corse. 
M. De Joaiinis en a de'crit une espèce, T. citrina, dans 
le Magasin de Zoologie -, M. Philippi a fait connaître une 
autre espèce, T. Ra/înesquei , dans le second volume de 
son ouvrage sur les Mollusques de Sicile, p. 89, pi. 7, f. 8. 

Famille des Cirrhobuanches, Blainville. 
Genre Dentale. Dentaliunij Lin. 

1°D£1NTAL1UM DENTALIS, Lin. 

Dentalàim striât iim, Mont. 
Var.? D. TWi^enicostatiirn, Payr. (non Lam.) 
(Born. mus., pi. 18, f. 13.) 
Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard des Chèv- 
res. Doit se trouver aussi sur nos côtes de la Méditer- 
ranée. 

2° Dentalium entalis. Lin. 
Dentalium lahiatwn , Brown. 
Var. D. Tarenlinuin, Lam. 

(Desh. Monog. pi. 15, f. 7.) 
Habite : Les côtes du Finistère , M. Collard. Se ren- 
contre probablement aussi sur les côtes de la Provence. 

Obs. m. Philippi , dans son ouvrage sur les coquilles (îe Naples et 
de Sicile, ciîe cinq autres e,>pèce>i (ie DcDiah's , qui ioiu Ips D. ru- 
bescens, subidaiimi , stran^aUuicm, de Deshayes, \c D. fissura ^ 
Lan»., tt le D. ■puslUum, Pbil. Noas ou faisons nieniion ici , pensant 
qu'on pourra ics irouver aussi sur nos cotes. 

Famille des Calyptraciens , Lam. 
Genre Emarginule. Emarginula. Lam. 

V Emarginula fissura, Lam. 
Fatella fissura, Lin. 



— 78 — 

(Boni., pi. 18, l". 12.) 
(Penu., i>1.90, f. 151.) 
Habite : Nos côtes de la Manche. 

2° Emarginula rubra, Lani. 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard. 

3° Emarginula elongata, Costa. 
— papillosa. ? Piisso. 

(Philipp. mol. Sic, pi. 7, L 13.) 

Habite : Antibes, Bouc, Marseille, M. 3Iartiti ^ M. Re- 
cluz. 

4° Emarginula HuzARDii, Payr. 
Var. Etnarg. depressa, Risso. 

(Payr. coq. Cors., pi. 5, f. 1, 2.) 
(Risso, pi. 18, f. 151.) 

Habite : Antibes, Marseille, rare. M. Martin. 

5° Emarginula can-cellat a , Phi!. 

— fissura, Payr. 

— conica, Blv. 

— cinviroslris'i Desh. 

— crystallina, Wood. 

(Phil. mol. Sic.pl. Vil, f. 15.) 
Habite : Antibes, Cannes, Marseille. M. Martin^ 

6° Emarginula rosea^ Bell. 

Emarginula pileolus ? Michaud. 
Emarginula capulij'ormis'^ Philip. 

(Zool. journ. i, pi. 4, f. î .) 
(Bul. Soc. L. Bord. 1829, p. 171, f. 23, 24.) 
(Ph. mol. Sic. pi. 7, f. 12.) 
Habite : Sur les côtes de Pio\cuce. M. Martin. A une 
«ssez grande profondeur. H. le Croisic, M. CaiUiaud. 



— 79 — 

7" Emarginl'la soLiDULA, Costa. 

(Phil moll.Sic. pi. 7, f. 14.) 
Habite : Le cap crAiitil)es. M. Martin. 

Genre Fissurellc. Fissurella, Bruguièro. 

1° FissuRELLA grjECA, Lin. 
— aperta, Fia m. 

PateUa apeitum, IMont. 
PateJla reticidata ? Donov. 

(Pennant Zool. Br. pi. 89, f. 153.) 

Habite : Nos côtes du Nord, de TOuest et de la Médi- 
terranée. 

Obs. m. Recluz pense que la F. reticulata de Donovan est une 
espèce diflérente de la F. grœca. 

2° FlSSURELLA NEGLECTA, Dcsha^'CS. . 

Fiss. Defranceil Risso, 
(Encycl. méth., p. 135.) 

Habite : Toulon, Marseille. M. Martin. Agde, M. Be- 
cluz. 

3° FiSSURELLA GIBBERULA, Lam. 

Fissurella gibba , Philip. 

(Ph. m. Sic.pl. 7, f. 16.) 
(Sow. Conc. ill. f. 16.) 
(Delessert. pi. 24, f. 2.) 

Habite : Les côtes de la Provence, M. Martin. Nos cô- 
tes de la Manche, M. Recluz. 

Ors. Il y a uu p; u d'Incertitude dans la synonymie des er<pècesdu 
genre Fissureile, et il serait important d'étudier celles de nos côte.-^ 
sur des séries nombreuses d'individus d'âges différcnis et de localités 
diverses. 



— 80 — 

ticnre Cabochon. Pilcopsis, Lam. 

PiLEOPSis uNGARicA. Lin, (Patella.) 
(Martini, pi. 12, f. 107-8.) 
Habite : Nos côtes de TOcéan, et celles de la Méditer- 
ranée, où il acquiert de plus grandes dimensions. 

Obs. Les auteurs anglais citent une autre espèce, la Patella iiiili- 
taris fMoiitagn, pi. XTII, f. 11) comme appartenant à leur iiitoral, et 
M. Philippi l'a reiroMvée dans la Médilerranée, d'où Ton est en droit 
d'admettre qu'on devra la trouver aussi sur les côtes de Fra ice. 

Le Pileopsis Garnoiù' appartient au G. Gadinia de Gray. 

Genre Galyptrée. Calypttœa ^ hum. 

Calyptrtea siNENSis, Lio. 
Calyptrœa la^'igata, Lam. 
(belessert. pi. 25, f. 3.) 
Habite : Les côtes de la Manche. M. de Gaville. La 
Méditerranée. 

Genre Crej)idule, Crcpidula, Lam. 

io Crepidula. xjNGUiFORMis , Lam. 
Patella ungnifonnis , Lin. 
(Sowerb, Gen. f. 6.) 
Habite : La Méditerranée. M. Martin. 

2° Crepidula MouLiNSU, Michaud. 
Crcp. gibbosa ? Defr. 
(Bull. boc. Lin.de Bord. 1829. f. 9.) 
Habite : Toulon. MM. Thorreni ailManin, 

Genre Acère. Accra, Cuvier. 
AcERA CARNOSA, Cuvier. 

(Ann.duMus. IG. })1. 1,1". 15, 16.) 



— 81 — 

Habite : La Méditerranée. 

Ous. Nous citons cette espèce (Mollusque dépourvu (!e coquille 
externe ou interne) sans èire certain qu'on Tait trouvée sur noscôies, 
mais afin de guider nos collecteurs dans leurs recherche?. On a 
trouvé deux aiitrfs espèces .sur les côtes de Naples , et nous devons 
penser qu'on les découvrira sur notre littoral. 

Genre Builée. Bidlœa, Lmu. 

Bolltea aperta, L. 
Btdl. Planciaria^ Guv. 

(Sow. G en. f. 1.) 
(Chemn. f. 1354, 1355.) 

Habite : Nos côtes du Nord, de TOuest et de ia Modi- 
ierranée. 

Obs. Philippi cite deux autres espèces propres aux mers de la 
Sicile, et qu'on retrouvera peut-être sur nos côtes, celle q;j'il ap- 
pelle Bull. Plunclana , et la Bidl. punctata d'Adams, (jue M. Re- 
<|uien a rencontrée en Corse. 

(ienre Bulle. Bulla , Lin. 

1" Bulla lignaria, Lin. 
— scnbru? Miill. 
(Sow. Gen. f. 3.) 
(Martini, pi. 21. f. 191, 195.) 
(Poli. pi. 46, f. 3, 4.) 

Habite : Nos côtes du Nord et de la Méditerranée : 
toujours dans les vases, d'après M. Martin. 

2" Bulla striata, Brug. 
Le gosson , Adanson. 

(Martini, f. 202-204. 

Habite : Les côtes de Provence, et à Cette, mais on u« 
le trouve qu'après les grands coups de veut de sud-ouest- 
M. Martin. 



3* BuLLA HYDATIS, Lin. 

Bull, hyalina, Gmel. 

(Martini, f. 199.) 
(Donovan, pi. 88.) 

Habile : Nos côtes du Nord, de l'Ouest et de la Mt^di- 
terranée . 

4° BuLLA FRAGILIS, Lam. 

Bull. aJiera? Mûll. 

(Miill. Zool. Dan. pi. 71, f. 1 et 5.) 
(Ghem. pi. 146. f. 1358.) 

Habite : Les côtes de la Manche et de l'Ouest. MM. Be- 
cluz, Thorrent et 3Iaiii?i nous ont indiqué cette espèce 
comme se trouvant sur nos côtes de la Méditerranée, 
et cependant elle n'est citée, ni dans Touvrage de M. Phi- 
lippi, ni dans le Catalogue des coquilles de la Corse de 
M. Requien. 

5° BuLLA CORNEA , Laill. 

(Delessert, pi. 25 , f. 9.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard , et celles 
de la Méditerranée, MM. Recluz et Martin. 

& BuLLA TRUNCATULA, BrUg. 

(Ph. mol. Sic. pi. 7, f. 21.) 
Habite : Antibes, M. Martin. 

7° BuLLA TRUNCATA, AdaUlS. 

Bulla semisulcata, Phil. 
cylindrica, Scan. 

(Mont. pi. 7, f. 5.) 

(Ph. mol. Sic. pi 7, f. 19.) 

Habite : Le cap d'Anlibes, M. Martin. 



— 83 — 

Obs. 11 est hors de douie que de nouvelles recherches faites avec 
î^oin feront découvrir sur nos côtes plusieurs autres espèces , au 
nombre desquelles nous signalerons aux collecteurs, les Bull, umbi- 
Ucata, obtusa, de Montagu. liyalina, diaphana, de Turton, C: an- 
chii de Leach, ou SlvLata de Brown, ainsi que les Bull, aciiminata 
de Bruguière, ovulata de Brocchi, mamillata, viltita, de Pliilippi. 



Famille des Aplysiens. 
Genre Aplysie. Aplysia, Lin. 

1" Aplysia DEPiLAjvs, Lin. 

(Rang. mon. pi. 16-17.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard. Nos côtes 
(le la Médilerrane'e, M. Recluz, M. Thorrent. 

2° Aplysia punctata, Cuv. 

(Rang, mon, pi. 18. f. 2-4.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard. Toulon, 
M. Thorrent. 

.3" Aplysia camelus , Cuv. 

(Rang, monog. pi. 15, f. î.) 

Habite : Les environs de Quiniper. M. Collard. 

Obs. De nouvelles recherches feront suns doute découvrir d'aulies 
espèces du genre Aplysia. 

Famille des Auriculacés, Blain ville. 
Genre Conovule. Cono\>ula, Laui. 

1' Co^ovuLA MYOSOTIS, Drap. 

Ovatella bidentata? Bwon. 

(Drap.pl. 3, f. 16, 17.) 

Habite : Brest. La Rochelle, M. Collard. Agde ,, 
M. Recluz. Toulon, M. Thorrent. 



-, 84 — 

2° CONOVULA DENTICULATA, Mont. (volutil). 

(Mon ta g. N'' 20, f. 5.) 
(Brown. pi. 51, f. 5.) 
(Walker. Test. min. f. 50.) 

Habite : Cherbourg, M. de GeiviUc. 

'^° CoNOVULA jMlCHELll, MUtrC. 

(Rev. Zool. 1841, p. 66.) 
Habite : 'J'oulon, Mitlre. Près du Groisic, INI. Cailliaud. 

Obs. Nous avons compris les espèces de ce genre parmi les co- 
quilles marines, bien qu'on les range souvent au nombre des coquilles 
terrestres : les opinions sont encore fort partagées à cet égard, et 
la famille des Auricu'es, en gc'néral, appelle de nouvelles études. 



Famille des Péristomiens, Lam. 
Genre RissoUj Freminville. 

1" KissoA PARVA, Da Costa (Turbo). 
Turbo cereus, Aclams. 

— lactens, Donov. 

— costatus? Lam. 

(Donov. pi. 90.) 
Habite : Les côtes de la Manche, commune. 

2" RissoA vENTRicosA, Desmarcst. 

(Bull. Soc. Phil. 1814, pi. I, f. 2.) 

Habite: Les côtes du Finistère, M. CoUard. Celles de 
la Méditerranëe. 

.T RissoA OBLONGA, Dcsm. 

(B. Soc. Phil. pi. 1, f. 3.) 

Habite: Les côtes du Finistère, M. Coliard. Celles de 
la Provence. 



- 85 — 

4" RiSSOA AUKISCALPIUM, Liu. 

Turbo auriscalpium, L. 
(Desin. pi. 1, f. 4.) 

Habite: Les côtes du Finistère, M. Collard, et celles 
de Provence. 

5° RissoA CANCELLATA, Lam. (Turbo). 
— lactea, Mich. 

(Mem.Micli. f. 11, 12.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard, et celles 
de Provence, M. Thorrent. 

6° RissoA viOLACEA, Desm. 

(Desra. Mon. pi. 1, f. 7.) 
Habite : Nos côtes de l'Océan et de la Méditerranée. 

7° RissoA Bkuguieru, Payr. 
Mangelia reticulata'} Risso. 
Strombus reticulatus, Megerl . 

(P. Coq. Corse, pi. 5, f. 17-18.) 

Habite: Agde, M.Recluz. Antibes, Marseille, M. Martin. 

8° RissoA MoNTAGui, Payr. 

— Buccinoides, Desh. 

(Payr. Coq. Corse, pi. 5, f. 13, 14.) 
Habite : Antibes, M. Martin. 

9° RissoA CRENULATA, Michaud. 

(Mém.deM. Mich. f. 1, 2.) 
Habite : Antibes, la Ciotat, Toulon, M, Martin, 

10" RissoA GROSSA, Michaud. 

(Mém. f. 21, 22.) 

Habite : Au cap Croisette , la rade <!'; Toulon , 
M. Thorrent, M. Maiiin. 



— 86- 

ï l'^ RissoA EuROPEA, Risso (al va nia), 

— jnainillataj Risso. 

— gruTiulata, Pliil. 
(Risso. f. 116 et 128.) 

Habite : Nos côtes de la Méditerranée. 

12** Risso A LINEOLATA, Mlcliaud. 

(Mémoire, f 13, 14.) 
Habite: Agde, Cette, M. Michaud. Toulon, Martigues^ 
M. Martin. 

1.3° RlSSOA FRAGILIS, Mich. 

(Mém. f. 9, 10.) 
Habite: Cette, Agde. Collioure, M. Michaud. 

14° RiSSOA MARGINATA, Mioll. 

(Mich. Mém. f. 15, 16.) 
Habite: Cette, M. Michaud. Antibes, M.Martin, 

15° RlSSOA TROCHLEA, Miclî. 

Jmi? Ris. labiata, Philip. 
(Mich. Mém. f. 3, 4.) 
Habite: La Méditerranée. Très rare, M. Michaud, 
Toulon, M. Thorrent. 

16" RlSSOA FULVA, Mich. 

Turbo unifasciatus ? Mont. 

(Mém. f. 17, 18.) 
(Mont. pi. 20, f. 6.) 
Habite : Cette, Adge, etc., M. Michaud. Nos côtes de 
la Manche, M. Recluz. 

17" RlSSOA ciNGiLLus, Mout. (Turho). 
Turbo vittatusl Donov. 

(Mont. pi. 12, f. 7 ) 
(Mém. Mich. f. 19, 20.) 



— «7 — 

Habite : Nos côtes de la Mëditerrande. Commune, 
M. Michaud. Le Croisic, M. Cailliaud. 

18° RiSSOA MINUTISSIMA, Mich. 

(Mem. f. 27, 28.) 

Habite : Cette, Agde , M. Michaud. Le Croisic, 
M. Cailliaud. 

19° RissoA ExiGuA, Mich. 

— carinata, PhiL 

(Mém. f. 29, 30.) 

(MoL Sic. pL 10, f. 10.) 

Habite : Les côtes de la Manche, de la Bretagne, 
M. Michaud. Nos côtes delà Mdditerrane'e, M. Thorrent. 

20" RissoA PYGM^A, Mich. 

(Mém.f. 25, 26.) 

Habite : ^ os côtes de la Provence, MM. Thorrent, 
Martin. 

21° RissoA RADiATA, Pliilippi. 

(MoL Sic. pi. 10, f. 15.) 
Habite : La rade de Toulon, M. Martin. 
22" RlSSOA EXCAVATA, Philip. 

(Moli. Sic. pi. 10^ f. 6.) 
Habite : A la Garoupe. Rare. M. Martin. 

23" RissoA iNTERRUPTA, Mout. (Turbo). 

— matoniana? Recluz. 

(Br. Test. Supp. pi. 20, f. 3.) 
Habite : Nos côtes de la Manche. 

24" RissoA sTRiATULA, Liu. (Turbo). 
(Da Costa, pi. 8. f. 10.) 



— 88 — 
Habite : JNos côtes de la Manche. 

Obs. Les coquilles du genre Riasoa, fondé seuîeiiieiit en 1814 par 
M. de Fréniinville , étaient confondues précédeminent avec d'autres 
genres, notamment avec les Tnrbos : lorsque le genre fut créé, plu- 
sieurs concliyliologues s'empressèrent de chercher, et de publier les 
espèces qui devaient en faire partie; mais, soit à cause des petites 
dimensions des coquilles, et de la difficulté d'en bien distinguer les 
caractères, soit parce qu'ils n'avaient pas à leur disposition les ou- 
vrages de leurs prédécesseurs, ils furent entraînés à donner comme 
nouvelles des espèces qui ne l'étaient pas. Il en résulte donc aujour- 
d'hui une certaine confusion fâcheuse d;ins la nomenclature, et il 
serait à désirer que quelqu'un de nos confrères s'occupât spéciale- 
ment d'une étude plus npprofoiidie de ce genre : il est aussi probable 
qu'un examen attentif des animaux conduirait à y établir diverses 
coupes. 

Nous trouvons, dans les auteurs qui ont décrit des coquilles du 
genre Rùsoa appartenant aux côtes d'Angleterre ou de îa Méditer- 
ranée, plus de cinquante noms spéciliques qui ne figurent pas dans 
la liste que nous venons de donner ; il doit se rencontrer un bon 
nombre de ces espèces sur nos côtes. 

Genre Troncatelle. Truficatella, f\isso. 

1" Truncatella truncatui-a, Drap. (Gyclost.). 
Tiirbo triuicatus, Mont. 
— subtrnncatus ? \d. 
TmncatcUa costidaia, Risso. 
Rissoa hjalina, Desni. 
Pahidlna Desîioyersii, Payr. 
Cyclostoma concinnuin, Kossni. 
(Draparn. pi. 1 , f. 28, 31 .) 
Habite : L'étang de Berre, Aiitibes, M. Martin, 

2" TrUNCATELLA LOEVIGATA, RisSO. 

(Risso, pi. 4, f. 53. j 
Habite : Télang de Berre, M. Martin. 

Obs. Cette coquille est regardée par que'ques auteurs comme une 
simple variété de l'espèce précédente. 



— 89 — 

3" Truncatella LiTTORiNA, Dclle Chiajc. 
(Pl.ilip. Moll.Sicil. pi. 24, f. 2.) 
(Poli, pi. 49, f. 36-38.) 

Habite : Antibes. M. Martin. 

Genre Eulime. Euliina, Rissu, 

1° EuLiMA POLiTA, Liu. (Turbo). 
— anglica, Sovv. 
Melania Boscii, Payr. 

(Pajr. pi. 5, f. 15, 16.) 
(Sow. Gonch. III. f. 5.) 

Habite: Les côtes du Boulonnais, M. Bouchard. Nos 
côtes de la Méditerranée, M. Martin. 

2° EuLiMA NiTiDA, Laui. (Melania). 
Rissoa si/iuosaj Scaccbi. 

(Phil. Moll.Sicil. pi. 9, f. 17.) 
Habite: Le cap d'Antibes, M. Martin, 

3° EuLiMA suBULATA, Donovau (Turbo). 
— lineatttj Sow. 
Melania Canibes.sedcsiL -, Payr. 
Turbo Jasciatus, Ren. 
Hélix /lavo-cincta, Mulhf. 

(Payreaudeau, pl.6,f. 11, 12.) 
(Donov. p. 172.) 

Habite: Antibes, M. Martin. 

4° EuLiMA DiSTOKTA, Deshaycs (Melania). 
PJiasianella injlexa? Blv. 

(Phil. Moll. Sieil. pi. 9, f. 10.) 

Habite : Antibes, M. Martin. 



-90 — 

5° EULIMU ACICULA, Pllil. 

(Phil. Moll. Sicil. pi. 9, f. 6.) 
Habite : La Garoupe, M. Martin. 

Obs. m. Requien a cité, dans son catalogue des coquilles de la 
Corse, cinq Eulimes nouveaux dont il donne une courte description, 
et que l'on retrouvera probablement sur les côtes de la Provence. 

Genre Cheninitzia, D'Orbigny. 

1° Ghemnitzia ELEGANTissiMA, Montagu (Turbo). 
Turbo striatulus? L. 
PaHhenia elegantissiina, Lowe. 
Hissoa turritella, Scac. 
Melania campanellœ, Phil. 

(Montag. pi. 10, f. 2.) 
(Phil. Moll. Sic. pi. 9, f. 5.) 

Habite : Anlibes, M. Martin. 

2" Chemnitzia rufa, Philip. 
Parthenia crenata"^ Low. 

(Phil. Moll. Sic. pi. 9, f. 7.) 
Habite : Les ports d'Antibes, de Bouc, M. Martin. 

Obs. Il est probable qu'on trouvera encore sur nos côies d'autres 
espèces du même genre, car il en existe un assez bon nombre sur 
les côtes d'Angleterre, ainsi que dans la Méditerranée. M. Requien 
en cite sept espèces dans son catalogue des Mollusques de la Corse. 

Genre Turbonilla, Risso. 

TURBONILLA HuMBOLDTl, RisSO. 

Tornatella clathrata^ Philip. 
Tornatella lactea, Michaud. 
Parthenia bullina^ Lowe. 
(Risso, p. 394, f. 63.) 
Habite : Antibes, M. Martin. 



91 



Famille des Néiutacées. 
Genre Natice. JSatica, Brug. 

1° Natica olla, Marcel de Serres. 

— glauci/ia, Payr. 

— albumen j Scacclii, 

(Phil. Moll.Sicil. pi. 12. f. 12.) 
Habite: Nos côtes de la Méditerranée, dans le sable, 
M. Martin. 

2° Natica monilifera, Lam. 
Nerita glauciiia , Maton. 
Natica castanea ? Lk. 

(Delessert, pi. 32, f. 15?) 
Habite : Nos côtes de la Manche, MM. Bouchard, De 
Gentille, 

3** Natica millepunctata, Lam. 

— adspersa, Menke. 

(Enc. méth. pi. 453. f. 6.) 

Habite: Près de Quimper? M. Collard. Nos côtes de 
la Méditerranée, MM. Reclnz, Thorrent. L'espèce de nos 
côtes est-elle bien la iV. millepunctata de Laraan k, qu il 
dit appartenir à l'Océan indien, et aux côtes de Mada- 
gascar ? 

4° Natica jntricata, Donov. 

— Valenciennesii^ Payr. 

(Donov. pi. 167.) 
(Payr. pi. 5, f. 23, 24.) 

Habite : Nos côtes de la Méditerranée. Probablement 
aussi nos côtes de TOcéan. 

5" Natica DiLLWYwn, Payr. 
(Payr. pi. 5, f. 27, 28.) 



— 92 — 

Habite : Toulon, M. Martin. 

6° Natica GuiLLEMiNii, Payr. 
(Payr. pi. 5, f. 25, 26.) 
Habite: Les îles cVtlyèrcs, Toulon, M. Martin. 

7" Natica Makochiensis, Guiel. (Nerila). 
Vax-, intenncdia, Pliil. 
— Aldcri? Forbes. 
Nerita glaucina? Lin. 

(Phil.Moll. Sicil. ()1.9, f. 11.) 

Habite : Le golfe de Marseille, M. Martin. 

Obs. Ce n'est qu'avec quelques doutes que nous avons indiqué 
certaines synonymies pour les Natices de nos côtes : ces espèces 
auraient besoin d'être revues, et c'est un travail qui ne pourrait être 
mieux fait que par notre excellent collaborateur , M. Recluz. 
M. Martin nous en a indiqué deux ou trois autres espèces que nous 
n'avons pas osé mentionner dans notre catalogue, et qui devront faire 
l'objet d'un examen particulier. 

Famille des Vélutinides. 

Genre Vëlutine. Felutiîia, Fleming. 

Velutina LjEVigata , Liij ('ilelixj. 
Bulla vclntina, Miill. 
Feliitina capuloideaj Blv. 

— rupicola? Conrad. 
Galericidwii Icevigatum, Brown. 

(Blv. Malac. pi. 42, f. 4.) 
(Zool. Dan. pi. 101. f. 1-4.) 

Habite : Nos côtes de la Manche. 

Obs. Nous sommes disposé à penser que cette famille pourrait être 
réunie à la famille des Macrostomes de Lamarck, 



— ys — 

Famille des Janthinés. 
Genre Janthine. Janthina, Laïu. 

I» Janthina communis, Lam. 

— y/'rtg//w, Enc. lîieth. 

— hicolorl Menke. 

(Encycl. Meth. pi. 456, f. 1 , rt, h.) 
(Chem. p!. 166, f. 1577-8.) 

Habite: Les côtes du Finistère, M. Collard. 

2" Janthina prolongata, Blainv. 

— nitens, Menke. 

— globosa'i Swains. 
(Payr. Coq. Corse, pi. 6, 1. I.) 
(Phil.Moll. Sic. pi. 9.f. 15.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard. Sur nos 
côtes de Provence, M. Thorrent, M. Martin. 

Famille des ÎNIacrostomes. 

Genre Coriocelle. Coriocelhij Blainv. 

Coriocella perspicua, Lin. (Hélix). 
Sigaretus Kindelanianusj Michaud. 
(Phil. Moll. Sic. pi. 10, f. 5, a, b, c.) 

Habite : Les côtes de Provence, MM. Thorrent, Recluz, 
Martin. 

Genre Haliotide. Haliotis j Lin. 

1" Haliotis tubergulata. Lin. 

(Martini, f. 146-9.) 
Habite: Nos côtes de la Manche et de la Méditerranée. 



— 94 — 

2* HaLIOTIS STRIATA, Laiti. 

(Martini, f. 138.) 

Habite: Toulon, M. Martin. 

Obs. Celle espèce n'esi peuiêire qu'une variété de la précédenle; 
il est probable qu'il en est de même des H. glabra, marmorata, 
éistriata de Cosia, ces coquilles variant beaucoup pour les stries et 
pour la coloraiion, selon qu'elles sont plus ou moins jeunes. 

Famille des Plicacés. 
Genre Tornalelle. Tornatella, Lam. 

TORNATELLA FASCIATA, LaUl. 

Foluta tomatilisi Lin. 

— hifasciata, Guiel. 
Turbo Oi'alis, Da Costa. 

(Kiener. Monog. pi. 1, f. 3.) 
Habite : JNos côtes de la Manche , de fouesl et de la 
Méditerranëc. 

Famille des Scalariens. 
(ienre Verniet. P'ennetus, Adansou. 

V ermetus TRIQUETER, Blvona. 

(Phil. Moll. Sic. pi. 9, f. 21, 22.) 
Habite : Nos côtes de la Provence. 

Obs. Nous n'indiquons cette espèce qu'avec doute. M. Philippi 
cite quatre autres espèces, les V. gigas, semisnrrectus,glomeratm 
«t subcancellatus t de Bivona, comme ayant été trouvées par lui 
dans les mers de Sicile. M. Requien les mentionne également comme 
15e trouvant en Corse, et il est probable qu'on les découvrira aussi 
sur nos côtes de la Méditerranée. C'est un genre de Mollusques que 
Ton a souvent confondus avec les Stipules, et qu'on a négligé de 
recueillir. 



— 95 — 

Genre Scalaire. Scalan'a, Lani. 

1° ScALARiA CLATHRUS, Lin. (Turbo). 

— coinmuTiis, La m. 

(PhiLMolLSicil.pl. 10, f. 3.) 
Habite : Nos côtes de rOct^an et de la Me'diterrande. 

1° ScALARlA LAMELLOSA, Lam. 

— monocycla, Scacchi. 

(Payr. Coq. Corse, pi. 6, f. 2.) 
(Phil. MoU. Sicil. pi. 10, f. 2.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard. Les côteb 
de la Provence, MM. Thotrentet Martin, 

Obs. m. Philippi considère comme identique à celte espèce les 
Scalaires fossiles suivants: Se. pseudoscalaris , Broc; foliacea, 
Sow. ; Texlorii, M. de Ser. 

3° ScALARiA TENUicosTA, Michaud . 

— planicosta? Biv. 

— plicata, Scac. 

— Turtonis, Sow. 

(Phil. MoU. Sicil. pi. 10, f. 4.) 

Habite t'^os, côtes de la Méditerranée, M. lîecluz , 
M. Martin. 

4° ScALARlA PULCHELLA, Bivona. 

— multistriata? Saj. 

(Phil. Moll. Sic. pi. 10. f. 1.) 
(Amer. Conch. pi. 27.) 

Habite : Les environs de Martigues, M. Forest , 
M. Martin. 



96 



(jenrc Daupbiuule. Vclphinula, Lam. 

Quelques auteurs ont placé dans ce genre diverses co- 
quilles trouvées sur les côtes de la Méditerranée, telles 



{'^ DèJphiimhi costaîaj décrite sous ce nom, dans son 
premier volume des Mollusques de la Sicile, par M. Phi- 
lippij qui, dans son second volume. Fa ftdt entrer dans 
son genre Fossams, et Ta représentée sur la planche 25, 
fig. 1. 

2° Delphinula lœuis , décrite par le même auteur dans 
son second volume , et représentée sur la planche 25, 
iig. 2. 

3° DeJphinula Dmnfnyr, décrite par feu M^ Requien 
dans son catalogue des Mollusques de la Corse. 

La première de ces coquilles se trouve sur nos côtes ; 
mais elle ne nous semble point apjiartenir au genre Del- 
pJiinala : nous pensons, en outre, qu'il pourrait bien en 
être de même des deux autres espèces, que nous ne citons 
ici que pour mémoire, et uniquement dans le but de pro- 
voquer les observations de nos concliyliologues, lorsque 
ces Mollusques tomberont entre leurs mains. 

jSota. Nous donnerons dans notre prochain N° la fin 
du catalogue des Mollusques des côtes de France; mais, 
en publiant aujourdhui celte seconde partie, nous adres- 
serons nos remercîments à ceux de nos souscripteurs qui 
ont bien voulu nous aider de leurs renseignements. Nous 
citerons parmi eux MM. Recluz, Cailliaud, Thorrent, 
sans oublier M. Martin, de Martigues, qui a étudié avec 
l)eaucoup de zèle et de soin, ceux de nos Mollusques qui 
appai'tiennent aux eaux de la Méditerranée. 

S. P. 



— y? — 



Des ennemis des Limaçons , ou des causes qui s op- 
posent à leur trop grande multiplication : par 
M. Petit de la Saussaye. 

Personne n'ignore que les Mollusques gastéropodes 
terrestres multiplient avec plus ou moins de rapidité', et, 
bien que toutes les espèces ne soient pas également fe'- 
condes, on ne saurait du moins méconnaître que leur 
nombre serait sur la terre bientôt beaucoup trop consi- 
dérable, si la Providence n'avait pris soin de mettre des 
digues à leur trop grande propagation : sans cela nous 
n'aurions peut-être pas de plus grands ennemis que ces 
Limaçons, qui , au premier aspect, paraissent si inoffen- 
sifs : c'est ce que nous allons expliquer à notre lecteur, à 
qui cet article, sans conséquence, donnera peut être 
Tenvie de faire quelques observations dont la science 
profiterait. 

Ainsi que nous venons de le dire, rien de plus débon- 
naire et de plus placide que la race des Limaçons : leur 
vie est exempte d agitation : chez eux la lame n'use pas 
le fourreau, et s'ils sont susceptibles de quelque passion , 
ce ne sera pas de celles qui abrègent l'existence , ou qui 
tendent à la destruction de l'espèce. Nous ne leur con- 
naissons ni infirmité ni maladie, et il ne nous est pas en- 
core revenu que ces terribles Cryptogames , qui ne 
respectent plus rien, les aient jusqu'à présent pris à partie. 
Si ces fortunés animaux n'ont ni maladies ni médecins, 
ils ne craignent pas davantage lu famine, car ils trouvent 
dans nos bois et nos jardins une nourriture aussi saine 
qu'abondante pendant la durée de la belle saison, et ils 
possèdent l'inappréciable avantage de pouvoir, comme on 
dit, mettre leurs dents au croc une bonne moitié de 
i'anuée. 

7 



— 98 — 

Les Mollusques dont il s'agit sont pourvus pour la 
pluj)art d'une coquille plus ou moins solide qui concourt 
puissamment à leur conservation : ils ont la faculté de 
fermer celte même coquille au moyen d'un opercule ou 
d'un épiphragme destiné à les sauver des trop grands 
froids ou des chaleurs trop vives : non contents de celle 
ressource, ils savent encore^ pour éviter ces dangers, s'en- 
foncer plus ou moins profondément dans la terre. Li 
plupart des espèces cherchent leur nourriture pendant la 
nuit, plus favorable à leurs déprédations^ et lorsqu'ils se 
promènent pendant le jour, ils profitent habilement d'un 
temps de pluie, pendant lequel leurs ennemis seraient le 
moins disposés aies poursuivre. Ils trouvent pour abriter 
leurs œufs les retraites les plus cachées, dans les trous 
des vieux murs, parmi les racines des arbres, réunissant 
naturellement pour la conservation de leur progéniture 
les instincts paternel et maternel. 

Nos Mollusques sont en général , ainsi que leurs co- 
quilles, d'une couleur qui se rapproche assez de celle des 
objets sur lesquels ils vivent [)Our qu'il soit difficile de 
les apercevoir, avantage qu'ils ne doivent pas, il est vrai, 
à leur industrie, mais qui ne leur en est pas moms utile 
pour échapper à leurs enncMiis : il n'est pas jusqu'à cette 
bave gluante dont ils savent si bien tirer parti pour ins- 
pirer le dégoût, à ce point qu'il sont vus avec l'épugnance 
par tout le monde, et qu'il faut avoir toute la ferveur du 
conclijliologue pour éprouver à leur vue quelque senti- 
ment de satisfaction. 

On conviendra que, dans de semblables conditions, et 
si notablement favorisée de la nature, la nombreuse fa- 
mille des Mollusques terrestres devrait être destinée à 
envahir la terre entière, à détruire le règne végétal et à 
anéantir avec lui le règne animal : cependant il n'en a 
point été ainsi jusqu'à présentj et tout nous porte à croire 
que l'état actuel des choses durera encore longtemps. 



— m ~ 

Les réflexions qui prccùdenl, re'sultat d ohscrvatioii* 
que nous abandonnons à Fiudulgente appre'cialiou d<; 
notre lecteur, nous ont conduit à rechercher les moyens 
employés par la Providence pour prévenir de si grands 
dangers, à découvrir quels étaient les ennemis naturels 
de nos pacifiques Hélices, à étudier enfin les causes qui 
concourent à arrêter le développement des Mollusques 
terrestres. 

Ces causes sont diverses : il en est de générales, et il y 
en a d'accidentelles : les Limaçons ont des ennemis dès 
leur naissance : ils en rencontrent encore à I Age adulte, 
de telle sorte que, malgré leurs précautions, leur exis- 
tence se trouve sans cesse compromise. 

Nous ne parlerons qu'en passant de l'influence souvent 
fatale qu'exercent sur leurs œufs les intempéries des sai- 
sons, et nous les prendrons à leur sortie de l'œuf, lors- 
qu'ils s'aventurent pour la première fois sur les feuilles 
de nos vergers, ou sur les branches de nos arbustes : leur 
coquille alors est mince, fragile, ne présente qu'un bien 
faible moyen de défense, et beaucoup d'entre eux devien- 
nent une proie facile à ceux de leurs ennemis qui les re- 
cherchent pour s'en nourrir. 

Le Hérisson, chez nous, les Bactraciens, les Reptiles 
en sont, dit-on, très friands, et il est probable qu'ils pro- 
fitent pour s'en repaître du moment où la coquille ne 
présente pas de résistance : les plus grands destructeurs 
de nos Hélices doivent évidemment appartenir à la caté- 
gorie des animaux nocturnes, Quadrupèdes, Oiseaux, 
Reptiles, Lisectes, etc.-, or, ceux-ci sont assez nombreux 
pour qu'on puisse se faire une idée des pertes iju'ils font 
éprouver à la race des Mollusques dans les premiers jours 
de leur existence : lorsque ceux-ci avancent en à<re, ils se 
trouvent encore en présence des mêmes dangers, car leur 
coquille ne les met pas complètement à l'abri de la dent 
o;i delà gloutonnerie du Hérisson, du Gra[)aud, ou de la 



— 1 00 — 

Chauve-Souris : les insectes eux-mêmes viennent se 
joindre à Fœuvre de destruction, et y apportent un ins- 
tinct et une adresse remarquables. 

Notre ami, M. Recluz, a vu, aux environs d'Agde, le 
Staphilinus olens attaquer V Hélix ericctorum en cours de 
promenade, lui enfoncer rapidement ses mandibules dans 
le mufle, puis se retirer et attendre patiemment que le 
Mollusque ressortît de sa coquille pour répéter son atta- 
que, la renouveler ensuite, et prolonger ce manège jusqu'à 
ce que Tanimal eût succombé sous ces cruelles morsures. 

Dans le midi de TEurope, les Cyclirus détruisent un 
grand nombre d Hélices, et il est probable que beaucoup 
de Carabiques agissent de même : M. Lucas a consigné 
dans un mémoire une observa lion du même genre, troj» 
intéressante pour que nous puissions nous dispenser de la 
rappeler. 

L'auteur, pendant son séjour en Algérie j a trouvé, 
près d'Oran , particulièrement sur le vrrsant Est du 
Djebel -Santa-Cruzj un Drihis nouveau [Driliis inaurita- 
nicuSj Luc), en même temps qu'il remarquait souvent, 
sous les pierres, des Cyclostoma J^oltzianum dont les co- 
quilles, encore fraîches, étaient privées de leur habitant, 
et possédaient, malgré cela, leur opercule adhérant à l'ou- 
verture : il ne sut d'abord à quoi attribuer cette morta- 
lité parmi les Cyclostomes, mais il ne tarda pas à remar- 
quer que leur animal servait de nourriture au Drilus qu'il 
avait découvert, et voici ce que M. Lucas rapporte des 
moyens que cet insecte met en us >ge pour s'emparer du 
Cyclostome. 

« On sait, dit-il , que les Cyclostomes ont leur pied 
couvert d'un opercule, avec lequel l'ouverture de la co- 
quille se trouve bermétiquement fermée lorsque l'habitant 
est tout à fait rentré dans sa demeure : tel est l'obstacle 
que la larve du Diilus rencontre, et qu'elle surmonte faci- 
lement par la patience qu.'elle met à attendre le moment 



— loi - 

favorable où ce Mollusque soulève son opercule, soil 
pour respirer, soit pour marcher : mais ThaLitant du 
Cyclostome sentant cet hôte incommode , se garde bien 
d'ouvrir son opercule, et espère en faisa»t durer long- 
temps cette manœuvre, lasser son ennemi. Cependant, 
après avoir employé toutes les ruses possibles, obligé de 
renouveler Fair de ses poumons, il se trouve force d'entre- 
ouvrir sa demeure. L'assiégeant, qui est toujours placé en 
sentinelle, profite de cette circonstance pour [)lacer entre 
l'opercule et le bord de Touverture ses mandibules, avec 
lesquelles il coupe le muscle qui retient l'opercule au pied 
de l'animal, ou lui fait une blessure assez pi'ofonde pour 
en rendre Taction impuissante : c'est alors que la ])etite 
larve s'empare non seulement de la place, mais encore de 
la garnison, dont elle fait sa nourriture. Un mois et demi 
suffit à celle larve pour subir, dans le Cyclostome, toutes 
ses métamorphoses. » 

he Drilus Jla^'csccns , qu'on rencontre dans les parties 
méridionales de l'Europe, paraît avoir des habitudes ana- 
logues, car nous lisons dans le préambule du catalogue des 
coquilles de la Lom hardie, de M. Villa, que ce Coléop- 
tère dépose ses œufs dans la coquille des Hélices^ et que 
sa larve dévore les H. nemoralù _, ericetontm, striolata^ 
ainsi que d'autres espèces d'un médiocre volume. 

M. Michaud a bien voulu nous communiquer une lettre 
dans laquelle un de ses amis^ M. Godard, confirme les 
faits qui précèdent, en ajoutant que les larves de nos 
Lampyris se nourrissent aussi de Mollusques terrestres , 
et consomment chacune deux ou trois Hélices avant de 
passer à l'état de nymphe. 

(( Dans la famille des Clavicornes, dit encore cet ob- 
» servateur, j'ai vu les SyJpha lœvigata et atrata fiire une 
» guerre acharnée aux petites Hélices dont ils se nourris- 
» sent : voici la manière dont ils s'y prennent pour se 
» rendre maîtres de leur gibier : ils saisissent la coquille 



— ! 02 ~ 

) par le bord entre leurs mandibules, et, renversant 
» brusquement la tête en arrière, ils brisent le lest en le 
» frappant contre leur prothorax, de sorte que Tanimal, 
)) ainsi privé de son armure, devient facilement la proie 
n de son vorace ennemi. » 

M. Godart dit aussi, qu ayant recueilli un certain nom- 
bre (ïHclix ccspitum , qui restèrent enferme'es dans une 
caisse pendant plusieurs années, il trouva, au moment où 
il rouvrit, une multitude de Diptères, provenant évidem- 
ment de larves qui s'étaient introduites dans les Hélices 
pendant qu'elles jouissaient de leur liberté. 

Ne serions-nous pas fondé à mettre encore au nombre 
des ennemis de nos Limaçons, les Fourmis dont on con- 
Jiaît les dispositions carnassières, et n'est-il pas probable 
que de nouvelles observations feraient découvrir d'autres 
faits du même genre? 

Il ne semble pas bien constaté jusqu'à présent qu'en 
Europe les Oiseaux concourrent à la destruction de nos 
Mollusques terrestres, à Texceptiou des oiseaux nocturnes, 
et peut-être aussi des Corbeaux, qui, dans certains cas, et 
faute de mieux, en feraient leur nourriture ; mais il paraît 
que dans d'autres parties du globe il en est autrement : 
M. Biney dit, en eîlctj dans son iiisloire des Mollusques 
terrestres des Etals-Unis, que ceux-ci sont fréquemment 
la proie de certains Oiseaux qui, saisissant la coquille par 
le bord, la transportent sur un corps dur, où ils la bri- 
sent à coups de bec pour en extraire Tanimal : c'est à cette 
circonstance (I), selon notre auteur, qu'on doit attribuer 
la présence des nombreuses coquilles vides et brisées quon 
trouve assez souvent réunies autour de Tendroit choisi par 
rOiseau pour son repas. 

Nous avons, en ce qui nous concerne, reçu de Tîle de 

(1) Quelques personnes pensent que ces Hélices aur.iient été dévorées 
plutôt par d'anties aniinaiix do la classe des Mammifères. 



— i03 — 

Cuba un assez grand nombre à' Hélix picta, troiivëes 
mortes, et qui toutes avaient le bord columellaire perce à 
Tintérieur, dans la partie où le test est plus mince et plus 
fragile, et de façon à faire penser que ce doit être Tœuvre 
du bec d'un oiseau. 

Nous avons cild comme un des ennemis les plus achar- 
nes de la famille des Hélicide'es, notre Hérisson, qui a des 
congénères dans les contrées intertropicales ; mais il n'est 
pas le seul Mammifère qui chez nous fasse la guerre aux 
Mollusques : on accuse le Renard de commettre le même 
délit, du moins lorsque dans les grands froids de Thiver 
il vient à manquer de pâture plus substantielle : voici 
encore ce que nous lisons dans un petit travail nouvelle- 
ment publié (l) par M. Morlillet sur les coquilles terres- 
tres et fïuviatiles des environs de Nice. 

« Dans les pays chauds, pendant Thiver, les Rats vont 
» à la chasse des Mollusques, les déterrent pour se nourrir, 
» et en groupent les dépouilles auprès des lieux qui leur 
)) servent d'asile. » 

M. Biney dit aussi qu'une espèce de Souris, probable- 
ment un Sorex, s'enfonce dans la neige épaisse qui couvre 
le sol pendant l'hiver, y cherche dans leurs retraites les 
Hélices engourdies, les lire à la surface pour les dévorer, 
en laissant les coquilles brisées éparses sur la neige. 

Les Mollusques terrestres rencontrent des ennemis 
jusque dans leur propre famille: notre collaborateur, 
M. Morelet, s'est assuré que certaines dandines mangent 
les Hélices, et M. Biney confirme le fait en ce qui con- 
cerne la Ghuïdina i/Vf7/<?aïf/, laquelle, tenue par lui en cap- 
tivité, a constamment détruit les Mollusques qu'il avait 
misa sa portée. 

Le même conchyliologue a remarqué que VHelix con- 
crtt'« (Say), lorsqu'elle était renfermée , détruisait toutes 

(() Bulletiii do la Sociolé d'Histoire naUucllt! de Savoie. ISSI. 



— ro4 — 

îes autres espèces tlliélices conservées avec elle. Il en s 
élé de même du Liinax variegatus qu'il a vu dévorer, dans 
les mêmes circonstances, le Limax agrestis, qui est plus 
faible, et dont il ne restait d'autre vestige que la coquille 
rudimentaire : il ajoute avoir appris d'une personne sûre 
(ju'une espèce étrangère à l'Amérique, et qu'on croit être 
VHelix îiemoralis, qui existait jadis en grand nombre à 
Charleston, y fut complètement exterminée par le Buli- 
inus decollatus qui s'était introduit dans le pays, et qui s'y 
trouve aujourd hui en grande abondance. 

M. Moquin-Tandon nous assure que les zoniles sont 
carnassières, et que la plupart d'entre elles attaquent les 
autres Hélices et les dévorent : il pense que les Fitrina 
sont dans le même cas. 

Nous serions coupable d'une grande distraction ^ ac- 
cusé peut-être de quelque partialité, si nous ne placions 
en première ligue, au nombre des ennemis des Hélicidées, 
l'homme lui-même, ce roi de la terre qui, par nécessité, 
par goût, ou par caprice, cherche dans toutes les branches 
du règne animal des moyens d'alimentation plus ou moins 
savoureux. Son goût [)Our les Limaçons n'est pas encore 
généralement répandu : ceux-ci trouvent des estomacs 
récalcitrants dans nos contrées du nord, mais à mesure 
qu'on se rapproche des régions tempérées, la consomma- 
tion augmente, et dans le midi de l'Europe elle prend un 
développement effrayant, qui conduirait promptement à 
l'extinction complète de la race, si un climat plus doux 
ne venait fiworiser leur fécondité. M, Mortillet nous donne 
à cet égard d'intéressants renseignements dans son cata- 
logue cité plus haut : ainsi il nous apprend que certaines 
Hélices se vendent à Nice depuis 5 jusqu'à 15 centimes 
la douzaine -, encore ajoute-t-il que ce prix s'élève jusqu'à 
30 et même jusqu'à 40 centimes, lorsque les gourmets de 
Marseille se présentent sur le marché. De semblables 
faits pourraient donner Heu à des réflexions de plus tl un 



— 105 — 

genre, mais le point de vue sous lequel nous envisageons 
ici riiisloire des Hc'lices, ne nous permet pas une digres- 
sion, qui étendrait encore un article déjà peut être ti'op 
long. Il nous reste, en outre, quelques mots à dire des 
causes accidentelles qui viennent parfois entraver la mul- 
tiplication de nos pauvres Mollusques. 

Les terres qui bordent les cours d'eau semblent plus 
favorables que d'autres à la propagation des Mollusques 
terrestres qui aiment Ihumidité, mais elles sont assez 
souvent couvertes par les eaux lorsque , par suite de la 
fonte des neiges et des glaces, ou par TefTet de grandes 
pluies, les fleuves et les rivières viennent à déborder. 
Quand ces inondations se prolongent un peu , elles ont 
pour résultat inévitable de détruire une multitude d'ani- 
maux, au nombre desquels se trouvent naturellement 
ceux qui, comme les Limaçons, n'ont pas Tagilitc suffi- 
sante pour se soustraire au fléau. 

Dans les plaines, dont le sol plus élevé est à Tabri de 
rinvasion des eaux, les animaux dont nous nous occupons 
trouvent un ennenn* aussi redoutable : cet ennemi c'est 
la cbarrue de l'agriculttur, qui, en remuant sans cesse la 
terre, en lui faisant produire successivement des végétaux 
de natures diverses, arracbe les Hélices à leurs retraites 
pour les exposer aux mille dangers qu'elles croyaient 
éviter, et les soumet à un régime alimentaire qui ne leur 
convient pas. Il n'est personne qui n'ait remarqué l'ab- 
sence presque complète de coquilles terrestres dans les 
plaines bien cultivées. Si dans nos vergers, ou dans les 
vignobles j on en rencontre un grand nombre, c'est que 
leurs animaux trouvent au pied des murs ou des ceps de 
vigne un abri contre la bécbe du jardinier ou la pioche 
du vigneron. 

Il semble, tlaprès ce que nous venons de dire, que nos 
Mollusques devraient au moins trouver un asile plus sûr, 
soit dans les grandes forets , soit au milieu de ces vastes 



— lOG — 

prairies ou de ces immenses savaunes qui couvrent cer- 
taines régions du globe encore peu habitues : cependant 
il n'en est j)as toujours ainsi, car dans un grand nombre 
de lieux on est dans Thabitude de brûler chaque anne'e de 
vastes étendues de terrain, en mettant le feu à Therbe 
épaisse et desséchée des prairies , et dans les parties les 
plus découvertes des bois, tantôt pour rendre la terre plus 
féconde, tantôt pour débarrasser le sol d'une végétation 
trop luxuriante : on comprendra facilement combien la 
conflagration d'une aussi grande masse de matières com- 
bustibles doit être fatale aux Hélicidées, dont la race doit 
nécessairement disparaître presque complètement dans 
de semblables circonstances. 

Il est sans doute encore d'autres causes qui contribuent 
à restreindre le nombre des Mollusques terrestres -, mais 
nous avouerons que jusqu'à présent , elles nous sont 
restées inconnues, et que nous avons l'éuni dans cette 
notice tout ce que nous avons pu i-ecueillir de documents 
sur la matière : quoi qu'il en soit, et lors même que notre 
article serait incomplet, comme nous devons l'admettre, 
il suffira du moins pour mettre sur la voie les personnes 
qui voudraient étudier cette partie de Thistoire de ces 
animaux. En appelant l'attenllon des conchyliologues sur 
ce sujet, en apparence assez futile, nous croyons faire 
quelque chose de favorable aux progrès de la science, car 
tout se lie dans ce genre d'études, où l'observation d'un 
fait conduit souvent à la découverte d'un fait nouveau, 
fécond en conséquence. Telle est du moins l'intention 
que nous avons eue en donnant notre article, et cette in- 
tention nous servira d'excuse près de ceux qui cherchent 
dans le Journal des discussions plus substantielles. 

S. P. 



— Î07 



Observation de M. Gassiessur une note de M. Lecoq, 
relative aux accouplements adultérins chez (juelques 
Mollusques terrestres. 

J'ai lu dans le second volume du Journal de Conchy- 
liologie, page 245-246, une note de M. Lecoq, dans la- 
quelle je trouve une citalion à laquelle je crois devoir 
faire une observation , tout en remerciant le savant pro- 
fesseur de Glermont-Ferrand de m'en avoir fourni l'oc- 
casion. 

M. Lecoq dit : 

« Nous ne nous attacherons pas à discuter ici les 

» expériences de M, Gassies; elles ne sont pas assez 

» précises, et il faudrait savoir comment, après Taccou- 

» plement d'animaux si différents, Tun a fait des Bulimes 

» semblables à leur mère, et l'autre des Hélices qui s'é- 

>i cartaient un peu de leur type. Il faudrait connaître en 

)) quoi consistaient ces écarts, et savoir si les individus 

» soumis à Texpérience n'avaient pas été préalablement 

» fécondés par des individus de même espèce , toutes 

)) questions assez intéressantes pour s'en occuper. Toute- 

» fois, M. Gassies constate un fait^ c'est la possibilité de 

M l'accouplement entre espèces voisines , comme les 

» Hélix vaiiabilis et pisana, et entre espèces de genres 

» différents , comme ces Hélix et le Bîdimus truncatus 

» {BuL decollatus,Bnig.). C'est une observation analogue 

» que j'ai à signaler. » 

J'ai à répondre à deux questions. 

1° « Les indii>idus soumis à V expérience avaient' ils été 
» précdahlemenl fécondés par des indi^udus de même 
» espèce? » 



— 108 — 

2" « En quoi consistaient les écarts de forme produits 
)) par r accouplement adultérin des deux genres j Hélix, 
» Bulimes? » 

Je reponds à la première question par la ne'gative. 
Lorsque je fis mes premières expériences sur les accou- 
plements forcés, j'y fus amené par Texemple de deux 
Hélices d'espèces différentes, que je trouvai unies ensem- 
ble sans le concours d'autres circonstances que celle d'une 
forte dose d'électricité dont l'air était imprégné : je ren- 
fermai ces deux Mollusques, séparément, sous une toile 
métallique, et les individus qui naquirent m'offrirent 
cette parlicularité : les Ilel. pisana furent complètement 
al bines, et les H. variahilis, au contraire, très foncées en 
couleur : cependant l'individu mère du premier était 
fascié comme d'habitude. Ce fait me frappa, et ce fut alors 
que je séparai avec plus de soin , plusieurs couples de 
jeunes Hélices et Bulimes, qui n'avaient pu être fécondés 
avant, car ils étaient tous dans la première quinzaine de 
leur naissance. 

La réponse à la seconde question me sera tout aussi 
facile. Les Hélices seules m'offrirent des variations de 
forme : sur une quarantaine de couples séparés, Bulimes 
et Hélices, plusieurs produisirent des individus presque 
scalaires, tendant à s allonger à l'insertion suturale, et à 
s'élever pyramidalement : d'autres affectaient la forme 
conique, et la majorité ressemblait complètement au type 
qui les avait créés. 

Ces variations de formes se voient assez fréquemment 
chez les individus recueillis à l'état libre : aussi ai-je 
pensé souvent que les monstruosités rencontrées en excur- 
sion pouvaient être le produit d'accouplements hj])rides 
faits librement dans des circonstances que je ne puis 
m'expliqucr autrement que par l'électricité et la chaleur 
humide d'un temps orageux. 



— 109 — 

J'ai vu s'accoupler aussi VU . (tsparsa avec VH. riemo- 
ralis eiV H . vermicidata, et quoi qu'on en dise, j'ai vu aussi 
la nemoraJis et Vhortensis, après s'être accouplés ensem- 
Lle, produire des individus de l'une et l'autre variété sans 
distinction, et dont le péristonic passait du noir au Lrun, 
du roux au rose, et enfin au tlanc lacté. 

Je suis heureux que M. Lecoq et M. Miergue aient 
signalé l'accouplement du Piipa cinerea avec la Clausilia 
papillaris, fait analogue à ceux déjà signalés par M. Astier 
de Grasse et par moi : quant au produit hybride de ces 
deux espèces, que M. Lecoq serait disposé à regarder 
comme pouvant être un Pupa polyodon, je ne puis par- 
tager l'opinion du savant professeur : le Pupa polyodon 
est trop nombreux là où il habite pour que cette supposi- 
tion soit admissible : les faits isolés d'accouplement se 
comprennent , mais la forme constante d'une espèce 
éloigne toute idée de reproduction par le mélange de deux 
espèces différentes. Les P. polyodon s'accouplent entre 
eux, et produisent des individus semblables : Guvier a 
fort bien démontré que tous les métis étaient frappés de 
stérilité. 

Gassies. 



Essai sur les Mollusques terrestres et fluvialiles des 
Vosges, par M. Ern. Puton. Epinal, 1847. 

(ExUaitde la Statistique du départenieni des Vosges.) 



Sous ce titre modesle, M. Puton, de Remireniont 
(Vosges), a fait paraître un travail qui présente trop 



— \ 1 — 

d'intërèt pour (juc nous ne regardions pas comme utile 
de le signalera ratlentioii de nos souscripteurs, bien {[uc; 
la publication remonte déjà à plusieurs années. 

L'auteurydonnela description claire et succincte delôi 
espèces, dont 95 terrestres, et 56 coquilles fluviatiles, 
toutes déjà connues, à Texceplion d'une Lymnéc qu'il 
décrit sous le nom de Lymn. Fogesiaca, et dont le ca- 
ractère le plus remarquable serait une zone blanchâtre 
fine et déliée qui suit les tours de spire, près de la suture, 
avec laquelle elle se confond : il est probable que de 
nouvelles recherches mettront M. Puton à même de dé- 
couvrir d'autres espèces dans les n'gions qu'il a explorées, 
et qu'il donnera plus tard, comme il se proj)osc de le faire, 
un catalogue plus étendu et plus complet, mais tel qu'il 
est, son travail sera consulté avec fruit par les personnes 
qui s'occupent des Mollusques de la France : on y trou- 
vera, en eflet, de bonnes observations critiques sur la 
synonymie, ainsi que des notes détaillées sur les carac- 
tères extérieurs des animaux, sur Vliabitat de chaque 
espèce, et sur les variétés qu'offrent les coquilles. 

M. Puloa a fait précéder son catalogue descriptif de 
considérations préliminaires, dans lesquelles on lira avec 
])laisir la citation de faits curieux concernant l'histoire de 
nos Mollusques, une notice sur les perles que produisent 
certaines Mulcttes, et une instruction sur la recherche 
des coquilles terrestres et lluviatiles. Il a terminé son 
travail par un aperçu des terrains de son pays qui recè- 
lent des coquilles ayant appartenu à des IMollusques ter- 
restres et fiuviatiles , aperçu qu'il donne dans le but de 
faire naître parmi les géologues vosgiens le désir d'étudier 
ces dépôts intéressants et encore peu connus. 

En résumé, l'essai de M. Ern. Puton ne témoigne pas 
seulement de son zèle et de ses coauaissaa es : il instruira, 
en même temps (jue ce sera un excellent guide pour ceux 



111 - 



qui voudront se livrer à des recherches analogues sur 
d'autres points de la France : c'est en leur nom que nous 
lui exprinions ici nos remercîmenls. 

S. p. 



BeÏtrage zur anatomie und physiologie der Weich- 
thiere-, von D'G. A. F. KeLer. Kœnigsherg. 185 1 . 

Mémoire sur l'anatomie el la physiologie de certains 
Mollusques, par le D' Keber. in-8°, 120 pages. 

M. Keber traite, dans cette brochure intéressante, de 
l'organisation el de l'anatomie des Mollusques bivalves 
d'eau douce , appareil circulatoire , branchies , système 
vasculaire , système nerveux , etc. Le mémoire est ac- 
compagné de deux planches contenant 20 figures au 
trait, indiquant avec netteté le résultat des observations 
de Fauteur. 

Obligé de nous renfermer aujourd'hui dans les limites 
du journal , nous ne pouvons donner une analyse dé- 
taillée du travail du D' Keber, et nous nous bornerons à 
renvoyer à son ouvrage les personnes qui s'occupent spé- 
cialement de l'anatomie des Mollusques : elles y trouve- 
ront une discussion critique consciencieuse des travaux 
antérieurs, d'utiles enseignements, et des aperçus neufs 
propres à mettre sur la voie de nouvelles découvertes. 

S. P. 



Nouvelles. Nous avons donné in cxtcTiso, dans le cou- 
rant de l'année dernière (1), les conclusions du rapport 

(1) Voir le Journal de Conchyliulogic, 2" volume , année 185 1 , pag. 1 54 
et suivantes. 



— \V1 — 

de la Société biologique de Paris qui, saisie de 1 examen 
de la doctrine du phlébetitérisme, avait vivement com- 
battu et répudié les idées nouvelles de M. de Quatrefages, 
dont elle disait qu elles aidaient semblé un iiistant devoir 
faire rétrograder la science. Nous pensions alors qu'il ne 
suffisait pas d'avoir beaucoup d'imagination et d'esprit 
pour faire admettre des opinions hasardées, et pour oc- 
cuper un fauteuil à TAradémie des sciences : nous étions 
nous-même dans Terreur, et nous annonçons aujourd'hui, 
avec quelque regret, que M. de Quatrefages vient d'être 
nommé membre de l'Institut , en remplacement de 
M. Savigny. Vingt-six voix n'ont pas suffi pour écarter 
une candidature, que nous regardons encore comme mal- 
heureuse au point de vue des intérêts scientifiques. 

S. P. 



AVIS. 

Beaucoup de personnes croient que le petit ouvrage 
publié en 1815 par M. Brard , sur les cocjiiillcs terrestres 
et fluviatiles des ern^irons de Paris, ne se trouve plus dans 
le commerce. Ce bruit, répandu peut-être dans des vues 
intéressées, n'est nullement fondé j l'édition est loin 
d'être épuisée, et l'ouvrage se vend à Paris, chez M. Cher- 
bulie^^ libraire, place du Louvre, N" 6. L'avis que nous 
en donnons à nos souscripteurs a pour objet de leur 
éviter de payer dix francs ce qu'ils peuvent avoir pour 
cin(f. 

S. P. 



l" «Vuin l»5«. 



Observations sur le cœur des Limnéens, par i\l. A. 
DE Saint-Simon. 



J'ai eu ridée d'étudier le cœur des Limnéens , dans un 
certain nombre d'espèces. Je vais donner, dans ce petit 
travail, le résumé de mes recherches. 

Pour plus de clarté, après avoir présenté quelques faits 
principaux^ j'examinerai le cœur daus chaque genre. 

Faits principaux. Le péricarde occupe le fond de la 
cavité respiratoire , sous l'avant-dernier, ou le dernier 
tour de la coquille. 

11 est situé à droite et au sommet chez les Planoihes •■, à 
droite et en bas chez les Physes \ à gauche et en haut 
chez les Limnées ^ en arrière, à droite ou à gauche chez les 
j4ncyles. 

Il dépasse plus ou moins Pextrémilé postérieure de lu 
glande prœcordiale, et paraît recourbé vers celle-ci. 

Il renferme une humeur aqueuse et limpide. 

Le cœur paraît un peu replié sur lui-même ; disposi- 
tion beaucoup plus marquée chez les Ancyles, et beau- 
coup moins chez les Planorhes. 

L'oreillelte et le ventricule sont pyriformes dans les 
physes et les Limnées, et arrondis dans les Planorhes. 

Le ventricule est plus grand cjue l'oreilletle, d'un tiers 

8 



— 114 — 

chez les Liuinèes, d'un quart chez les PhyseSy d'un sixième 
chez les yJncyhs, et presque égal à celle-ci chez les 
Planorhes. 

Il paraît plus charnu que roreillette, ses fibres s'écar- 
tent moins entre elles, que dans celle-ci. 

La valvule est souvent cachée par le ventricule; elle 
reçoit une espèce d'étranglement (jjédicule ou rétrécisse- 
ment, Blainv.), parti de Toreilletle. 

L'aortCj suit, en se contournant, une direction en sens 
inverse de la veine pulmonaire \ elle est beaucoup plus 
grosse que celle-ci. 

Le bulbe se rapproche du cœur dans les PJiyses et les 
Planorhes \ il s'en éloigne dans les Limnées. 

\° Planorbes. Le péricarde est formé d'une membrane 
ordinairement mince et très flexible. Elle paraît d'un 
gris d'ardoise foncé et finement ponctué de noirâtre, dans 
le Planorbis corneus (I)-, celle des autres espèces présente 
une coloration brunâtre. Cette enveloppe acquiert une 
assez grande transparence dans le Planorbis l'oriex. 

Le cœur (2) est court et arrondi; ses deux parties ont 
à peu près le même volume et la même consistance-, elles 
sont pressées Tune contre Tautre. 

Le cœur paraît musculeux et offre des fibres nom- 
breuses et serrées (3). Sa couleur varie. D'un brun- 
grisâtre sale dans le Planorbis corneus^ presque noire 
dans le contorïusj d'un jaune un peu rougeâtre dans le 
cristatus, et rouge vineux dans les autres espèces. 

L'oreillette est pyriforme-ovoïde , fortement arrondie, 
tronquée du côté du ventricule. 

(1) 11 ressemble à une toile d'araignée. 

(2) Long de Zi niillimèlres dans le Planorbis corneus, de 2 dans le com- 
plannlus, de 1 dans les albits, vortex, rotundatus, de 1/3 dans le niliduSy 
et de ijiy dans le crixtatus. 

(5j Dans certains Planorbes. «-Iles font paraître le coeur comme ponctué 
de noiriUie. 



— 115 — 

Dans le Planorbis corneus, les fibres forment un réseau 
assez tranche. On dirait cette partie luarbrde de noirâtre. 

Le ventricule affecte une figure un peu allonge'e chez 
les Planorbis corneus, contortus et roliinclatus (1), et très 
arrondie chez les autres espèces, li est un peu plus long 
et plus<^pais que Toreillette. 

Les fibies transversales donnent une teinte noirâtre 
aux bords du ventricule, dans les Planorbis complanatus 
{marginatus, Drap.) et çojtex. 

La valvule [)eut se voir facilement chez les Planorbis 
corneus, contortus et rotundatus; les Lords sont d'un 
grisâtre clair. 

Le ventricule tles autres espèces, simplement tronqué 
vers Toreillette, cache la valvule. 

La veine pulmonaire paraît très grêle, sinueuse, ser- 
pentant sous le dernier tour de la coquille et finement 
bordée de noirâtre ^ elle présente quelques ramifications 
(Planorbis albus). 

L'aorte courte, large, vient s'appuyer contre Tintestin, 
à peu de distance du cœur-, elle envoie au tube digestif 
une branche qui se divise en trois rameaux fortement 
coudés-, ceux-ci donnent naissance à un assez grand 
nombre de ramuscules étroitement bordés de noirâtre -, 
quelques-uns cFentre eux tendent à s'anastomoser (Pla- 
norbis corneus). 

Le bulbe est peu marqué ^ il touche presque le ventri- 
cule. 

On observe que Taorte présente une ligne foncée sur 
les bords, dans le Planorbis \^>ortex. 

Le cœur bat transversalement et obliquement, par rap- 
port au sens de la coquille -, il éprouve deux mouvetnents , 
Tun d'avant en arrière, et l'autre, moins prononcé, qui 

(1) Chez ceUeespèce, le venlricule commence à se rapproche r^ii type, 
étant phis arrondi que celui des deux autres Planorbcf. 



— IIG — 

tend à le rapprocher et à Téloigner successivement de la 
cloison qui le sépare de la glande prœcordiale. 

Les pulsations varient assez. On en compte de quinze 
à vingt par minute dans le Planorhis corfieus, soixante 
dans le complanatns (1), quatre-vingts dans Valbiis, et de 
quatre-vingts à quatre-vingt-dix dans le cristatus. Elles 
s'accomplissent avec assez de re'gularité chez le coinpla- 
natus\ maisj chez ValbuSj on les voit se ralentir (très sou- 
vent à la trentième seconde) pour reprendre ensuite une 
nouvelle activité-, le ventricule qui se dilatait simplement 
sur lui-même, repousse alors vivement Toreillette en 
arrière (2). 

Lorsqu'on casse la cotjuille, le péricarde s'affaisse et 
porte obstacle aux mouvements du cœur fPlanorbis 
nlhus) . 

L'action des rayons du soleil accélère les pulsations 
(Phtuorhis rotimdatiisj . 

Dans l'embryon du Planorhis corneus, le cœur apparaît 
vers le onzième jour -, cet organe est formé par deux des 
globules de la cavité interne du vitelhisj ces globules 
présentent une grande transparence ^ leurs pulsations 
s'accomplissent avec beaucoup de régularité (Jacque- 
min) (3). 

L'oreillette et le ventricule, pi'csque égaux entre eux, 
offrent des granules et des stries semblables à ceux qu'on 
observe sur les autres parties transparentes de l'embryon. 

Le ventricule et l'oreillette se repoussent et s'entraînent 
alternativement dans leur dilatation et leur contraction. 

Les battements du cœur sont très inégaux, se réduisent 

(1) Swammerdam a vu battre le cœur à ti avers la coquille, dans cette 
espèce. 

(2) Le chemin parcouru équivaut à la moitié de la lonp;ueur de l'oi - 
gane che^ toutes les espèces. 

(5) Mémoire sur le développement du Planorhis cornea, 55, 38, p. SC- 
SI, tab. c, ng'2.5. <;. 



— 117 — 

à vingt et uiénie à liuit par minute, par Tefïet de la dimi- 
nution du sang (Jacquemin). 

Dans certains moments, le cœur se vide en entier et 
s'afîaisse. 

Très souvent, une nouvelle quantité de sang pénètre 
dans cet organe avant que la précédente ait été tout à fait 
expulsée-, alors son arrivée est moins rapide. 

Les pulsations varient de soixante-cinq à trente par 
minute, lorsque le cœur est en activité (Jacquemin). 

2° Physe. Le péricarde avoisine la columelle de la 
coquille-, cette enveloppe se compose d'une membrane 
assez coriace, couverte d'une espèce de réseau noirâtre 
qui se désagrège par la macération -, elle est formée de 
fibres très fines et très serrées, un peu sinueuses, et dis- 
posées obliquement-, d'autres fibres plus espacées, vien- 
nent les couper en travers. On observe aussi des bandes 
transversales, onduleuses, blanchâtres, qui produisent, 
au microscope, l'effet d'une masse pulpeuse. 

Le cœur du Pliysa acuta est moins court et moins ar- 
rondi que celui des Planorhes \ il paraît un peu allongé (1)-, 
on y remarque des fibres fines, blanchâtres. L'oreillette 
est pyi'i forme, d'un gris-ardoisé, transparente, facile à 
déchirer-, ses fibres divergent fortement. 

Le ventricule, ayant à peu près la même forme que 
l'oreillette, présente une assez grande consistance ; il est 
jaunâtre -, les fibres y paraissent plus distinctes que dans 
l'oreillette j leurs faisceaux à ramifications très nom- 
breuses, sont comme enchevêtrés et tendent à prendre 
une direction longitudinale, relativement au ventricule. 

Le bulbe de l'aorte, très allongé et peu renflé, touche 
presque le bout du ventricule. 

L'aorte se coude fortement à son origiue et vient s'ap- 
puyer contre l'intestin. 

(1) Il est long d'environ 5 millimètres. 



— i I 8 — 

On compte quatre-vingts pulsations par minute. Le 
cœur parcourt plus de deux millimètres et demi d'avant 
en arrière (Moquin). 

Si on ouvre Tanimal, cet organe s'affaisse et diminue 
considérablement de volume. 

3° LiMNÉES. Le pe'ricarde est assez grand, allongé-, ses 
parois sont ge'néralement coriaces, d'un brun-noirâtre ou 
grisâtre, ou d'un gris-ardoise'; elles offrent de ])etits 
points noirs chez les Liinnœa palustiis et peregra. 

Assez trans])arent dans le Liinuœa glahra j, il Test peu 
dans les autres espèces que j'ai observées. 

Lorsqu'on ouvre le péricarde , l'humeur aqueuse qu'il 
contient s'écoule rapidement (Limnœa stagnalisj. 

Le cœur paraît allongé (1). L'oreillette est pyriforme, 
grisâtre, un peu verdàtre dans le Liinnœa stagnalisj très 
molle (Lisler). On y remarque des libres disposées en 
réseau , qui convergent fortement vers le ventricule. 
Celui-ci présente plus de consistance que Toreillette, vers 
laquelle il est un peu écliancré. Il offre une teinte jaunâti'e 
dans le Limnœa auricularia (Moquin), d'un gris un peu 
nankin dans les glahra, minuta, peregra, (Vun gris-verdâtre, 
avec des points blanchâtres, dans le stagnalis (2), d'un 
brun-jaunâtre foncé, finement ponctué de noirâtre, dans 
le palustris. 

La valvule est ordinairement enfoncée entre les deux 
parties de cet organe -, si on tii'aille ces dernières longitu- 
dinalement, on aperçoit un pédicule assez étroit et foi'uié 
d'un tissu très mou, grisâtre. 

On distingue, avec netteté, l'organisation du cœur, 

(1) Long de 7 millimètres dans le Limnœa sta{;nalis, de 5 dans le pa- 
lustris, de 3 dans le percera, de 1 1/2 dans le glabra (Stud.), et de 1 dans 
!e minuta. 

11 est pins arrondi dans le peregra que dans les autres espèces. 

(2) Le cœur présente, dans ce Limnée, un aspect mamelonné. 



— 110 — 

chez \ii Liiiinœaglabra, d'abord à cause de la transparence 
du péril arde et du cœur lui-.même, ensuite parce que le 
pédicule de Toreilletle, n'étant pas caché par le ventricule, 
on n'a pas besoin de tirailler Torgane pour le mettre en 
évidence : ce pédicule renferme un conduit capillaire, 
d'un gris pâle. La valvule qui reçoit cet étranglement se 
compose de deux saillies bordées de blanchâtre-, celles-ci 
s'ouvrent lorsque le ventricule a chassé le sang dans 
l'aortej et se referment au moment de la dilatation. 

Ce mouvement a lieu avec une grande régularité. 

Les fibres du ventricule, chez le même Limnée, ressem- 
blent à celles du Physa aciLta\ mais leurs faisceaux (1), 
quoique ramifiés, ne s'enchevêtrent pas comme chez ce 
dernier Mollusque, et sont disposés plus régulièrement. 

Le ventricule offre un conduit interne longitudinal, 
assez large, qui se voit par transparence. 

Dans toutes les espèces que j'ai observées, la veine pul- 
monaire m'a paru grêle. 

L'aorte assez large, se recourbe fortement, et suit le foie 
dans une certaine partie de sa longueur. 

Le bulbe se remarque à une certaine distance du ven- 
tricule -, il est très renflé, dans le Limnœa glahra, mais 
moins gros dans les autres espèces. 

Ses parois sont épaisses (Limnœa palustris). J ai vu le 
bulbe, ainsi que l'aorte, se contracter et se dilater en 
même temps que le ventricule, chez les Limnœa stagnalis 
et glahra. 

Examiné au microscope, le tissu du cœur présente des 
cellules oblongues, très petites et très serrées, confondues 
dans une masse pulpeuse-, lorsqu'il se dessèche, on y voit 
des lacunes irrégulières en assez grand nombre (Limnœa 
palustris) . 

Le cœur bat vingt ou trente fois par minute, dans les 

(1) J'en ai compté huit environ, coupant le ventricule en travers. 



— 1 '20 — 

Limiiœa stagnalis et pei-egm, de cinquante à soixante fois 
dans le glabra. 

Si Ton casse la coquille, le péricarde en s'afFaissant , 
ralentit les mouvements du cœur qui le soulève alors avec 
difFiculte. 

4° Ancyles. Les Ancyles ont été regardées tantôt 
comme des Mollusques pulmonés , tantôt comme des 
Mollusques branchifères , et rapprochées ou éloignées 
(lu groupe des Limncens. Quelques auteurs ont même 
proposé de créer, pour elles, une famille séparée. 

Dans un travail spécial, remarqual)le, dont ce journal 
a commencé la publication, mon savant ami, M. Moquin- 
Tandon, prouve que ces Gastéropodes peuvent s'appro- 
prier indifféremment Tair, soit en nature , soit dissous 
dans Teau. Il fait voir que ce double mode respiratoire 
existe aussi chez les Limnées^ les Planorhes et les Physes. 
Les études de M. Moquin-Tandon , sur l'organisation 
des Ancyles, démontrent d'une manière évidente , que 
ces Mollusques appartiennent à la famille des Limnéens^ 
et sont même très voisins du genre Limnœa. 

Le péricarde des Ancyles se trouve vers le côté gauche 
de la coquille dans VAncylus fluviatilis , et vers le côté 
droit dans le lacustris. Cette tunique est transparente. 
Le cœur de ces deux Mollusques est allongé (1). 
L'oreillette est ovoïde -, ses parois sont minces et trans- 
parentes. Celte partie est très difficile à observer 
(Moquin). 

Le ventricule paraît virguliforme , un peu plus grand 
que roreilletle, peu épais, brusquement courbé d avant 
en arrière, de droite à gauche dans VAncyhis /lui>iatilis, 
(Moquin), et de gauche à droite dans le lacustris. 

Chez cette dernière espèce, la partie dont il s'agit sem- 
ble un peu échancrée antérieurement -, ses fibres sont 

(1) 11 oITre .) 6 de niillinièlie do longueur, chez VAncylns fluvial'diSf 
v\ l/;5 f'Mviinn v\\Qi\(^ Inciislrh. 



— 1-21 — 

fortement entrelacées sur les côtés, et dune couleur blan- 
châtre qui se détache sur un fond légèrement hrun- 
grisâtre. 

Le pédicule est très court, très large, à peine apparent. 
On y remarque une valvule blanchâtre, assez enfoncée. 

Dans les y^iicyles Jluviatiles adultes, il est impossible 
de voir battre le cœur de quelque côté qu'on examine Fa- 
niqial, mais dans les jeunes individus, quand le Mollus- 
que couché sur le dos , incline fortement le pied vers la 
droite, on aperçoit distinctement les pulsations de cet 
organe. On les observe avec plus de facilité encore, et 
par transparence, chez les fœtus, quelques jours avant 
Téclosion (^iVJoq.). 

Sur une jeune Aiicyle Jluviatile, longue de 2 milli- 
mètres , M. Moquin-Tandon a compté de cinquante à 
soixante battements par minute. Dans une Ancyle la- 
custre adulte j j'ai constaté aussi une cinquantaine de 
pulsations. Les battements de cet organe ont lieu, chez 
les deux espèces, dans un sens obliquement transversal, 
lisse ralentissent quelquefois faiblement, et puis repren- 
nent avec une nouvelle énergie. Généralement, trois, 
quatre, six pulsations paraissent isochrones. 



Recherches anatomico-physiologiques sur TAncyle 
fluviatile (ylncylus Jlimatilis, Miill.), par M. A. 
Moquin-Tandon. 

(Suite (1) ). 

5" Système respiratoire. 

Les naturalistes ne sont pas d'accord sur l'appareil res- 
piratoire de \\4ncylc. Les uns l'ont signalé comme une 

(I) Voir i» la pa^;e 7, pour la piemièif partie dp ce Mémoire, 



— 122 — 

branc/iie, les autres comme un poumon (1)-, de manière 
qu'on ne sait pas encore, au juste, si ce Mollusque respire 
l'air contenu dans Teau, comme les Patelles, ou Tair 
atmospbériqucj comme les Limnéens. 

1° Organe. F e'russac prétend avoir vu respirer l\4n- 
cyle fluviatile, au moyen d'un appendice tuhi forme , situé 
vers Fextrémité postérieure du corps, du côté extérieur-, 
il décrit cet appendice, comme un siphon couii , cylin- 
drique et contractile (2). 

Dans un individu adulte, que je venais de plonger dans 
Talcool, j'ai observé aussi un tube vermiforme faisant 
saillie, en arrière du pied, vers le bord droit. Ce tube 
était sinueux et blanchâtre. Je Tai pris d'abord, ainsi que 
Férussac, pour une trachée respiratoire. La dissection de 
l'animal m'a fait voir que c'était simplement l'appendice 
ilagelliforme de la verge, appendice que je décrirai en 
traitant de l'appareil générateur, qui avait fait hernie, à la 
suite d'une déchirure de la peau. 

Férussac semblait croire, que la prétendue trachée dont 
il s'agit, communiquait avec une poche pulmonaire 
analogue à celle des Limnécs ; il avait pris la bourse de 
la verge, c[ui est grande et ovoïde, pour une sorte de 
poumon. 

Certains auteurs, on l'a vu plus haut, ont regardé la 
verge même, comme l'organe de la respiration. Bouchard- 
Chantereaux et Guilding (3) considèrent l'orifice femelle 
et son support comme une branchie extérieure, l'révi- 
ranus voit l'appareil respirateur dans le lobe auriforme 
latéral -, Berkelev décrit ce lobe comme un repli protec- 
teur de l'orifice respiratoii^e, et Gro.y, comme une valve 
marginale, analogue au lobe pulmonaire des Limnèes ; 

(d) C'est-à-dire une pocliÉ pulmonaire. 

(2) Dict. class. d'hlst. nai., 1, 1822, pag. 346. 

(5) Branehianim ramiis parvulus propé anum, Guilding. 



— 123 — 

Vogt s'est convaincu, avec Agassiz , par une dissectiori 
minutieuse, que cet appendice est une lame compacte 7 
homogène , fort différente des branchies ordinaires des 
Gastéropodes aquatiques. 

L'organe respiratoire de Vjlncylc n'est, ni un tube 
trachéiforme, ni une branchie externe-, c est une poche 
intérieure j je m'en suis assuré, après de nombreuses dis- 
sections. Cette poche est petite, oblongue, étroite, et 
située à la partie gauche du Mollusque, vers le bord du 
manteau, en avant du rectum -, elle a été déjà signalée par 
Blainville, qui paraît l'avoir plutôt supposée, que réelle- 
ment observée, et qui s'est trompé, du reste, sur sa na- 
ture, puisqu'il signale des branchies dans son intérieur, 
et sur son orifice, puisqu il le croit latéral et fermé par 
un appendice operculaire (4) (lohc auriformc) . La poche 
respiratoire offre un plafond mince, membraneux, con- 
fondu avec le manteau, dans lequel se trouve un réseau 
vasculaire à peine appréciable. Il est très difficile de dis- 
séquer et de mettre à nu cet organe. On ne doit pas être 
surpris, s'il a échappé aux recherches des savants natura- 
listes c|ui ont étudié la structure de W'/nryle. 

îu'orijicc respiratoire est très petit et percé dans un 
épaississement de la peau, un peu plus pâle que le reste 
du tissu. Je n'ai jamais vu cet orifice béant. Ses bords 
paraissent contractiles et doués d'une grande sensibilité. 
On sait que les Limnées, dès qu'ils sortent de l'eau, dila- 
tent brusquement leur ouverture pulmonaire pour humer 
l'air, dilatation qui, chez les grandes espèces, produit 
un petit bruit. Je n'ai observé rien de semblable chez 
VAncyle. 

J'ai déjà parlé du lobe auriforme, qui se trouve entre 
le pied et le manteau, du côté gauche, immédiatemeu4 

(4) « Branctiies latérales, dans une sorle de caviié située au milieu dw 
côté gauche de l'animal, entre le pied et le manteau, et fermée par un 
appendice operculaire, » Blainvjllc, I^lan, Malac,, 1825, pag. 504. 



— i-ii — 

en arrière de l'orifice respiratoire, et dans le bord duquel, 
vers le milieu, est percëe Touverture de Tanus. Si, par la. 
pensée, on fait décrire une demi-révolution d'arrière en 
avant, et de bas en baut, à Textréinité postérieure de ce 
lobe, de manière à former un arc embrassant Forifice 
pulmonaire, on produira une gouttière respiratoire, exac- 
tement semblable à celle des Limnéens, si bien caracté- 
risée chez certains Planorhes ^ et offrant, comme elle, 
l'ouverture anale dans un point de son bord. On a vu, 
plus haut, que Gray avait déjà indiqué cette relation entre 
l'appendice auriforrae des Ancyies et le lobe pulmonaire 
des Limnées. 

D'après la structure de l'organe respiratoire qui vient 
d'être décrit , il est évident que ÏAncyle possédé un 
appareil respiratoire analogue à celui des Liinnéens. 

2° Fonctions. L'animal respire-t-il l'air en nature, ou 
l'air contenu dans l'eau? 

Plusieurs auteurs ont publié des observations, des- 
quelles il résulte que ce Mollusque jouit d'une respiration 
aérienne. 

Férussac dit positivement que les Ancylcs ont besoin 
de monter à la surface de Venu pour respirer (5). 

Agassiz, Dupuy et plusieurs autres, ont confirmé la 
conclusion de Férussac (6). 

J'ai placé plusieurs Ancyies dans divers vases de verre 
remplis d'eau. J'ai constaté que la plupart de ces animaux 
se mettaient en marche pour atteindre la surface du li- 
quide-, mais il est résulté de mes observations, souvent 
répétées : 

(5) Diaparnaud avait l'ait, sans doute, une remarque analogue; car il 
place les Ancyies entre les genrc's Planorhc et Limnèc. C'est par erreiir, 
qu'on trouve, dans un auieur moderne, que le savant malacologiste de 
Montpellier altribuait aux Ancylcs, un peigne branchial, et les rangeait 
parmi les Pectinibranches. 

(6) Rang n'a jimais vu les Ancyies respirer l'air en naUire. 



— 125 — 

l" Que le besoin d arriver dans Tair ne se fait pas 
sentir dans tous les individus ^ quelques-uns restant au 
fond de Teau •, 

2° Que ce besoin n'est pas fort vif j les Jncyles ne se 
dirigeant vers le haut du vase, qu'avec une excessive 
lenteur \ 

3° Que certains individus s'arrêtent quelque temps dans 
les couches supérieures du liquide ; 

4° Que beaucoup sortent de Teau à moitié j 

5° Que d'autres Tabandonnent entièrement; mais se 
fixent toujours dans son voisinage. 

On sait, du reste, que les Ancyles peuvent vivre long- 
temps hors de leur élément, pourvu qu'on ait soin de les 
placer dans un milieu humide. Dans la nature, on les 
rencontre, le plus souvent, dans Tair, contre les rochers, 
les galetSj les chaussées , les pièces de bois, mais jamais 
bien loin de Teau. 

Tous ces faits démontrent suffisamment, que la respi- 
ration de ces Mollusques est aérienne -, mais ils n'excluent 
pas ridée d'une respiration aquatique. 

Pour résoudre celte dernière question, j'ai dû entre- 
prendre des expériences d'un autre genre. 

J'ai retenu sept Ancyles, captives, au fond d'un verre 
rempli d'eau (7)', elles étaient toutes vivantes et en bonne 
santé, après trois jours. 

Dans une seconde expérience, trois Ancyles emprison- 

(7) Pour emprisonner les Ancylcs, j'ai employé le moyen suivant : j'ai 
placé ces animaux dans un verre à Champagne, très conique, rempli 
d'eau. Une lentille de verre, plongée horizontalement dans le liquide, 
s'est arrêtée vers le milieu du vase, de manière que les Mollusques .se sont 
trouvés retenus par dessous. Les bords de la lentille étaient un peu 
éraillés, et permettaient aux couches inférieures de l'eau de communiquer 
avec celles de dessus. 



— 126- 

nëes, sous 45 millimètres d'eau de puits, ont vécu jusqu à 
huit jours. 

Dans une troisième expérience, six Ancyles sont restées 
treize jours sous 25, 30^ 40 et 50 millimètres d'eau de 
fontaine. Je les ai retirées, toutes, bien portantes. L'une 
d'elles avait mcme pondu une capsule ovigère, vers le 
dixième jour, preuve évidente qu'elle ne se trouvait pas 
incommodée (8). J'avais eu soin de placer dans le liquide 
plusieurs petites plantes aquatiques, qui entretenaient sa 
pureté, et fournissaient en même temps, aux Mollusques, 
de la matière nutritive. 

Les ^éîicylcs respirent donc l'air eu nature et l'air con- 
tenu dans l'eau ; elles sont amphibies (9). Par conséquent, 
leur poche respiratoire est un véritable organe pulmo- 
branche. 

Cette conclusion, paradoxale au premier abord , m'a 
inspiré l'idée d'examiner le mode respiratoire àes Lim- 
néens. 

Tous les naturalistes accordent à ces derniers Mollus- 
ques mie respiration aérienne (10). Il n'existe aucun 
doute à cet égard. 

Voici ce que j'ai observé : un Planorhis rotiindcdus (11) 
et un Limiiœaglahra (12), retenus captifs sous 20 milli- 
mètres d'eau, ont vécu, en bonne santé, le premier dix- 
huit jours, et le second dix-neuf. Il ne m'a pas été 
possible de pousser plus loin l'expérience, les deux petits 
appareils dont je me servais ayant été renversés-, mais ce 
résultat suffît pour établir que les Linwéens sont aussi 
des Mollusques ampJiibies (13). 

(8) Cette capsule ne différait en rien des capsules normales. 

(9) Férussac a dit quelque part, les Ancyles sont presque amphibies. 

(10) Plusieurs Z-(/«?icenx (par exemple, les Limnœatritncatulaet peregra) 
aiment à se tenir hors de l'eau, comme VAncyle. 

(11) Planorbis Icucostoma, Millet. 
(121 Llmneus elongatti.s , Drap. 

d'à) M. de Saint Simon a Cdiisdvé, sous r<'au, ime Pliysc oiguc, pvn- 



— 127 — 

Plusieurs auteurs ont avancé que, lorsqu'on tient une 
Ancyle hors de Teau, et qu'on la plonge un instant après 
dans ce liquide, Tanimal laisse e'chapper une petite huile 
d'air \ ce qui arrive, comme on sait, à tous les Limnéens 
placés dans les mêmes circonstances. On a supposé que 
cette huile d'air était lâchée par la poche respiratoire. J'ai 
examiné un grand nombre d'individus, et j'ai constaté 
que cette huile était i-arement produite, et que lorsque, 
par hasard, il s'en formait une, elle ne sortait pas de 
l'appareil respiratoire, mais d'un point quelconque du 
repli formé par les bords du pied et du manteau. 

Les Ancyles paraissent aimer les eaux ti'ès aérées ; voilà 
pourquoi on ne les rencontre jamais à de grandes profon- 
deurs^ voilà pourquoi, aussi, quand on les place dans un 
hocal plein d'eau, elles cherchent à gagner les couches 
supérieures du liquide, même quand elles ne veulent pas 
en sortir. 

6" Systî;me circulatoire. 

1° Organes. Le cœur est situé vers le milieu du côté 
gauche, au fond et à droite de 1 appareil respiratoire; il 
paraît assez gros, relativement à l'animal-, mais.il est 
difficile à étudier. 

ÏSoreillette se voit eu avant du rectum-, sa forme est à 
peu près ovoïde (14) -, ses parois sont minces , trans- 
parentes-, elle communique avec le ventricule par un 
rétrécissement fort court. 

Le ventricule est un corps virguliforme, un peu plus 
grand que l'oreillette (15), peu épais, brusquement courbé 
de droite à gauche, et d'avant en arrière. 

dant quatre jours, et un Planorbis conlorltts, pendant douze. Il a vu, 
distinctementj un Planorbe corné anhmti^è, épanouir et mettre en gout- 
tière son lobe respiratoire. 

{ik) Elle est longue d'un tiers de millimètre environ. 

(15) 11 est long d'un demi-milljniètre environ. 



— 128 — 

Vaorte se dirige vers la partie postérieure de Id cavité 
viscérale, et se divise bientôt en deux branches. 

La glande prœcorchale (16) est accolée, comme dans la 
plupart des Gastéropodes, au cœur et à Torgane de la res- 
piration-, elle occupe les parties gauche et postérieure de 
la poche pulmo-branche^ et s'étend transversalement, en 
se renflant, derrière Toreillette et le ventricule. Sa couleur 
est jaunâtre^ souvent même un peu orangée. On l'aper- 
çoit quelquefois, par transparence^ entre le lobe auri- 
forme et le bord du manteau, en renversant le Mollusque. 
Sa partie marginale est allongée (17) et fort étroite. Tré- 
viranusTa figurée exactement-, celle (|ui touche le cœur, 
paraît irrégulièrement triangulaire -obovée. Celte glande 
s'ouvre, sans doute, à côté de Torifice respiratoire. 

T Fonctions. Dans les Ancyles adultes, il est impos- 
sible de voir battre le cœur, de quelque côté qu'on exa- 
mine l'animal -, mais, dans les jeunes individus, quand le 
Mollusque, couché sur le dos, incline fortement le pied 
vers la droite, on aperçoit distinctement les mouvements 
de cet organe. On les observe avec plus de facilité encore, 
et par transparence, chez les fœtus, quelques jours avant 
1 éclosion. 

Sur une jeune Jiicyle, longue de deux millimètres, j'ai 
( ompté de cinquante à soixante pulsations par minute. 

La glande prœcordiale produit une assez grande quan- 
tité de mucus. Je n'y ai jamais trouvé de grains calcaires. 
J'en ai observé seulement dans l'épaisseur du manteau, 
particulièrement vers sa marge -, ils étaient assez gros, un 
peu irréguliers et transparents. 

(16) Cette glande est désignée par les auteurs sous plusieurs noms dif- 
férents. J'ai cru devoir conserverie plus ancien. {Glande tcstacée,sac 
calcaire, poche de la mucosité, organe de la viscosité, sac de la glu, glande 
de la dépuration urinaire, rein.) Voyez le Méju. de M. de Saint-Simon. 
Journ. Conch. 2, pag. Ô42. 

(17) Celte partie csl longue de deux inilHinètres environ. 



— 129 — 



7" Système sensitif. 



1° Ganglions, nerfs (18). Un collier nerveux assez 
gros, un peu irre'guliex', entoure Tœsopliage (19). 

Les ganglions cèréhroïdcs (20) sont ovoïdes (21) et 
unis entre eux par une anse nerveuse arque'e, un peu 
épaisse ; celui de gauclie se trouve plus gros que celui de 
droite. 

Les ganglions sous-œsophagicns sont au nombre de 
quatre, deux supéro-posterieurs, et deux ante'ro-infe'rieurs. 
Les premiers sontyjlus petits et plus allongés que les cévé- 
broïdes, et réunis par une anse nerveuse plus courte que 
leur plus grand diamètre ; celui de gauche paraît un peu 
plus développé que son antagoniste. Entre ce ganglion et 
le cérébroïde du même côlé, se voit un ganglion supplé- 
mentaire aissez volumineux. Les ganglions sous-œsopha- 
giens antéro-inférieurs sont plus grands que les supéro- 
postérieurs, et forment avec eux un anneau obliquement 
horizontal^ mais très petit. 

Si Ton regarde le ganglion supplémentaire comme une 
dépendance du système sous-œsophagien, cette partie du 
collier sera composée alors de cinq ganglions. On sait 
qu il en existe généralement six ou sept chez les Gastéro- 
podes. 

Les ganglions cérëbroïdes donnent naissance, chacun, 
en avant, à un nerf très fin, flexueux, noirâtre, qui aboutit 
à un petit ganglion placé en arrière et en dessus de la 
masse buccale. Ces jjetits ganglions (22) sont les buccaux 

(48) Tréviranus dit, n'avoir pu disséquer le syslème nerveux de VAn- 
cyle. Vogl en a publié une figure inconiplèie. 

(19) Il offre un tiers de millimétré environ de diamètre. 

(20) Ganglions sus-œsophngicns des auteurs. — Ganglion cérébral ou 
cerveau^ de Cuvier. 

(21) Ils présentent, chacun, un tiers de millimèUe de grand dianiclre. 
(22 Us n'ont pas un cinquième de millimètre de diamètre. 

9 



— I ;k> — 

ou stomnto-gnstriqiies \ ils communiquent ensemble par 
un processus nerveux transversal (23), qui passe au- 
dessous du canal œsophagien, vers son origine; ils for- 
ment ainsi, avec les cérébroïdes, un second anneau obli- 
quement horizontal, plus grand que le collier (24). 

Tous ces ganglions sont blanchâtres, excepte les deux 
derniers qui pre'sentent une teinte légèrement noirâtre, 
ou d'un gris assez fonce'. 

Les ganglions cérébroïdes produisent, indépendamment 
de l'anse nerveuse qui les unit aux buccaux, deux nerfs 
placés en dehors de cette dernière. Le plus voisin de 
Tanse envoie des rameaux à la partie antérieure de la 
masse buccale et à la bouche-, Tautre, qui est plus fort, se 
divise en deux branches, une pour Toeil, et Faulre pour le 
tentacule. 

Le ganglion cerébroïde gauche fournit encore, mais 
[)lus en arrière, un nerf cjui se rend dans la bourse de la 
verge. 

Le ganglion supplémentaire donne naissance à deux 
filets qui se dirigent, le premier vers la poche respira- 
toire et le cœur, le second vers Tappareil génital. 

Le ganglion sous-œsophagien supéro-postérieur du côté 
droit, présente deux nerfs qui vont dans la peau cUi cou 
et dans le manteau. 

Delà partie antérieure des ganglions sous-œsophagiens 
antéro-inférieurs, naissent des filets très déliés qui ram- 
pent au-dessous de la masse buccale. En arrière de ces 
mêmes ganglions, on voit partir deux paires de nerfs, 
d'épaisseur inégale, qui pénètrent dans le pied. 

Les ganglions buccaux fournissent, chacun, deux petits 
filets, dont le premier s'écarte peu de la ligne médiane et 
paraît parallèle à celui de fautre côté. L'un et l'autre se 

(2ô) 11 offre lin tiers de millimètre de longueur 

(2i) Il a un [jcii moins d'un millimclip de di.Tmètre transversal. 



— 131 — 

rendent aux parties supérieures de la bouche. Le second, 
qui naît à côte et en avant de Tanse de communication, 
se divise en deux branches et en rameaux qui se distri- 
buent sur les flancs et en dessous de la masse buccale. Je 
n'ai pas ol)serve', en arrière des ganglions dont il s'agit, 
de nerf particulier pour Toesophage. Si ce nerf existe, il 
doit être tout à fait microscopique. 

Tous ces nerfs, surtout les derniers, sont noirâtres ou 
grisâtres à leur origine. 

2° Sensibilité. Les j^ïncyles, comme les autres Mollus- 
ques en général, présentent une enveloppe cutanée d'une 
sensibilité assez exquise. 

Ces animaux ne paraissent pas avoir beaucoup d'intel- 
ligence-, ils sont timides, lourds et comme engourdis j ils 
ont la vie tenace : Gray rapporte qu'un individu vi'cut 
et se remua , pendant une heure, après avoir été arraché 
de sa coquille. 

3° Sens. U^Jicyle ne possède pas d'organe spécial , 
pour le toucher actif. Son pied, qui est large, souple et 
susceptible de s'appliquer exactement contre les corps 
solides^ même de les embrasser en partie, peut, il est 
vrai, recevoir et transmettre des impi-essions tactiles-, 
mais l'animal l'emploie rarement à cet usage. 

Blainville a prouvé que les tentacules des Gastéropodes 
ne servaient jamais à l'exploration du lact, malgré leur 
sensibilité \ il n'a fait que confirmer l'opinion de plusieurs 
anciens naturalistes. 

Il n'en est pas de même du chaperon et du mufle, avec 
lesquels le Mollusque touche quelquefois les divers corps 
et semble les flairer. J'ai vu deux individus, disposés à 
s'accoupler, qui avaient l'air de se palper et de se caresser 
avec la bouche. 

Je dois ajouter (pie le lobe auriforme latéral favorise.^ 



— ia'2 - 

pendant la défécation, le rejet de Texcrément, et, pendant 
la ponte, le dc'[)ôt des œufs et la formation des capsules. 

Le goût doit être peu prononcé, avec une langue à peu 
près cartilagineuse et des lèvres à Tétat de rudiment. 

\Sodorat n'existe aussi qu'à un faible degré. On a re- 
connu que les Gastéropodes aquatiques sont moins favo- 
risés, sous le rapport de Tolfaclion , que les espèces qui 
vivent sur la terre. L'animal dont nous nous occupons 
possède des tentacules asfcz petits, moins dilatés que ceux 
des Linmécs^ et beaucoup plus courts que ceux des Pla- 
Jiorhes et des Pl/yses. Ces organes sont peu mobiles et 
pourvus d'un nerf dune ténuité extrême j ils présentent, 
d'après la curieuse observation de Cbarles Lespès, un 
epiilieliuni vibratile très remarquable (24 a). C'est une 
sorte de pubescence, composée de papilles très fines et 
très courtes, transparentes, qui tapissent toute la surface 
du tentacule. Ces ])apillcs se meuvent avec une grande 
rapidité. Le mouvement a lieu de la base au sommet de 
l'organe: i! paraît, au microscope, comme une bande 
étroite cjui borderait le tenlacule; il produit un courant 
d'eau, plus ou moins fort, cjui se fait sentir jusqu'à une 
certaine distaice de la corne. Quand un animal infusoire, 
un atome de poussière , un corps étranger quelconque 
viennent à toucher accidentellement le tentacule, ils sont 
aussitôt l'epoussés et, le plus souvent, entraînés par le 
courant. Ce dernier détermine en dehors de lui, mais 
dans son voisinage, d'autres petits courants formés par 
l'eau qui arrive, pour renqjlacer le liquide cjueles papilles 
ont cliassé. 

Le mouvement vibratile est très marqué, cjuand le 
Mollusque allonge sa corne et qu'il la porte à droite, à 
gauche, pour flairer. Voilà pourquoi , pour bien étudier 

(2Afl) Juurit. Conch. 2, pag. 11. — Un tpithcliuui scnibiable avait été 
(léj.^ observé dans les Falvées, par (Jriiitliuisen, et, dans ks Planurbes, 
par Jacquculin. 



— 1 33 — 

ce phénomène, il Hiut examiner l'animal vivant, pendant 
qu'il marche et qu il offre ses orga'.ics olfaclifs entièrement 
de'veloppés. 

Quand on isole un tentacule, il se contracte, se rac- 
coui'cit et se ride en travers. Le mouvement vihratile 
devient alors moins apparent; on le distingue cependant 
encore assez clairement dans les petits sinus formés par 
chaque paire de rides un peu fortes. 

L'action des papilles est quelquefois assez puissante pour 
entraîner Torgane, séparé de Fanimaljà de'crire un quart 
de cercle, un demi-cercle, et même à le faire tourner en 
spirale. La giration du tentacule rappelle alors la rotation 
de Temhryon dans Toeuf, produite aussi par un phéno- 
mène vibratile. 

La propriété de l'epithelium se conserve longtemps 
après l'isolement du tentacule, elle dure quelquefois pen- 
dant une heure-, elle diminue sensiblement, quand Ta- 
nimal souffre, et s'arrête brusquement, quand il meurt, 
ou quand on touche Torgane avec une gouttelette d'al- 
cool (25). 

Il résulte de ce mouvement vibratile et des tourbillons 
qu'il détermine, que, pendant l'olfaction de r^/?cy/e, les 
molécules odorantes se rendent à l'organe en même temps 
que celui-ci se porte au devant d'elles (26). 

iJ'œil de notre Mollusque a été bien étudié par 
Lespès (27). Sa forme se rapproche de celle d'un cône 
tronqué et renversé (28). La cornée, qui répond à sa 
grande base, est assez développée, presque plate, et par- 
faitement transparente-, elle fait suite à la sclérotique, 

(25) Jotnm. Conch. 2, pag. 11 et 12. 

(26) Mém. Acad. Scienc. Toulouse, 1, 1831, pag. 64, et Journ. Conclu 
(oc. cit., pag. 11. 

(27) Recherch, sur l'œil des Gasicrop., Toulouse, 1851, ««-4". 

(28) L'axe et le diamètre bilatéral offreut, chacun, un dixième de mil- 
limètre (Lespès). 



— 13'» — 

sans interruption. Cetle dernière est un peu résistante y 
d'une épaisseur t^gale dans toute son e'tendue, et de cou- 
leur brune plus ou moins claire. La choroïde est noire. 
Le cristallin dépasse un peu Firis. On le trouve à peu 
près spbe'rique (29), assez dur, à peine friable-, il n'adhère 
point à riiumeur vitrée; celle-ci paraît peu abondante. 
L'humeur aqueuse est rare et difficile à observer. Le nerf 
pénètre obliquement dans le globe oculaire, du côté in- 
terne. La dilatation ganglioniforme qu'il présente , 
avant d'entrer dans l'œil , est un peu forte et obovée- 
oblongue (30). 

L^iicyle est myope-, elle n'aime pas la lumière trop 
vive; elle fuit les rayons du soleil, comme si elle était 
demi-noclurne. Aussi la rencontre-t-on habituellement 
dans les endroits ombragés. 

Bouchard-Chantereaux a remarqué, sur des individus 
élevés dans un bocal, cpie la plupart des capsules ovigères 
étaient pondues j pendant la nuit, sur la paroi du vase 
opposée, pendant le jour, à la lumière. 

Les poclies auditives sont placées, comme chez les autres 
Gastéropodes j en arrièi'e des ganglions sous-œsophagiens 
antérieurs-, ce sont deux mamelons (31), ou, pour 
mieux dire, deux vestibules membraneux j arrondis, dé- 
primés, transparents j blanchâtres-, ils contiennent de 
nombreuses otoUthes , serrées les unes contre les autres. 
J'en ai compté près de cent. Dans certains individus, il y 
en a peut-être davantage. Siebold n'en a observé qu'une 
trentaine; il a examiné sans doute les poches auditives 
d'une Ancylc non adulte. 



(29) 11 est large d'un quinzième de millimètie et épais d'un vingtième ; 
son rapport de volume, avec le globe oculaire, est comme trois à un 
(Lespès), 

(30j Lespès dit {pag. 56) grosse et pyri forme, et {/nig. 44) IokIc petite et 
allongée. 

(31) Ils offrent à peu près un vinglièmc de n)illimèlre de diamètre. 



- 1 35 — 
8"' Systkme locomoteur. 

Le principal organe de la locomolioii, chez les Ancyles^ 
est le pied, espèce de disque ovalaire, dont j'ai déjà [)arle', 
aplati en dessous, un peu épais, composé de plusieurs 
plans de fibres musculaires-, il adhère fortement aux 
corps solides, lorsqu'ils sont lisses, et surtout enduits 
d'une couche de matière végétale ou végéto-animale un 
peu gluante. On éprouve vme assez grande difficiiité à 
détacher Taniraal, quand on agit perpendiculairement au 
plan de sa base. Cette adhérence a lieu par un simple 
contact des surfaces, et non pas au moyen du vide, ainsi 
que Brard Ta supposé. 

Si on enlève les viscères, la masse du pied présente, 
en dessus, une surface légèrement concave*, ce qui résulte 
de ce que ses bords sont un peu plus épais, et par consé- 
quent plus relevés que le centre. 

La tête et le cou, dans leur plus grande extension, ne 
dépassent pas le bord antérieur de la coquille-, c'est à 
peine si Ton voit Textrémité du mufle. Quand on irrite 
fortement ses parties, elles se rétractent et se placent sous 
le repli antérieur du manteau. Cette rétraction ne saurait 
être comparée à celle des autres Gastéropodes testacés -, 
cependant, quoique très faible , elle suffit pour abriter 
complètement le Mollusque. Comme on le voit, la sortie 
de la tête et du cou, et leur rentrée dans la coquille sont 
toujours très imparfaites. 

Dans certains moments, lorsque Tanimal soulève son 
têt, le large pédicule, qui unit le pied et le corps, se dilate 
de haut en bas^ devient plus apparent, et semble aban- 
donner un peu la coquille. 

Les Ancyles changent rarement de place. 
Quand Tanimal, détaché du corps solide sur lec^uel il 
repose, se trouve dans une situation renversée, il éprouve 



— 136 — 

quelque peine pour se i'e*ourner. Heureusement que la 
forme conique de la coquille délermine toujours, dans le 
Mollusque renverse', une position plus ou moins oblique, 
qui permet à W-^ncylcj en allongeant son pied, du côté 
le plus voisin du sol, de prendre un poiiit d'appui sur ce 
dernier; mais il lui faut encore assez de temps pour se 
redresser. 

Les Ancyles rampent sur les corps solides. Leur repta- 
tion consiste en une suite crondulalions iaipercej)tibles, 
qui se succèdent d'arrière en avant, et produisent une 
sorte de glissement volontaire, mesuré. 

On observe aussi, dans la progression, c[u'e!ies portent 
leur coquille, par un léger mouvement de rotation, de 
droite à gauche, et puis de gauche à droite. 

L'animal marche avec beaucoup de lenteur. Un indi- 
vidu de taille moyenne, placé sur une lame de verre poli, 
a parcouru environ trois millimèlres et fjuait, dans Tes- 
pace de trois minutes. 

Les Ancyles ne nagent pas. Gray avance c|ue ces Mol- 
lusques se tiennent quelquefois à la surface de Teau, le 
dos en bas, à la manière des Liinnécs, et peuvent s\ 
mouvoir. J'ai vu des Ancyles mortes ou malades, ou dé- 
tachées par une cause quelconque, flotter ou être empor- 
tées par le courant. J'ai vu aussi plusieurs individus, jetés 
dans l'eau, surnager quelque temps, par l'effet de leur 
légèreté spécifique ; mais je n'ai jamais observé que l'ani- 
mal possédât, comme les Limnéens, la faculté de nager à 
la surface du liquide. 

L'exiguité de la poche pulmobranche ne permet pas aux 
Ancyles de s'en servir, comme d'une vessie natatoire, 
pour s'élever dans l'eau. D'ailleurs, comment l'ellort de 
celle petite cavité pourrait-il vaincre radhérence du pied 
aux corps solides? Mais, remarquons, d'un autre côté, 
([ue notre Mollusque jouit de la faculté de pouvoir rester 
iongtenqis dans l'eau, et que, de phiSj il a finstinct de se 



— ï 37 — 

lenir constamment à de très faibles profondeurs. Chez les 
Limnêcs j quand Tanimal est entièi'ement développe, le 
tortillon se trouve seul dans la coquille, laquelle n'abrite 
plus la lete, ni le cou, ni le pied jet la poche pulmobranche, 
place'e dans le dernier tour, peut se gonfler librement et 
se transformer en vessie natatoire. Chez les Ancylcs, d'a- 
près ce qu'on a vu plus hautj il n'en est pas de même \ 
l'animal sort à peine de son têt •, par suite, l'organe z^espi- 
ratoire ne se dilate que dans de faibles proportions, et ne 
sert jamais à Tascension dans l'eau. 

M.-T. 



Remarques sur le G.ipreolus des Gastéropodes, par 
M. A. Moquin-Tandon, 



§ 1. Swaramerdam assure avoir vu, quelquefois, le 
dard (nssiculum salimim) de YHelix Pomatia engagé dans 
le canal (i>as deferensj de la vessie copulalrice (saccuhis 
purpunfer) (1); il a pris, très certainement, un fragment 
de capreolus, pour le dard. 

Après l'accouplement des Hélices, on trouve toujours 
des portions notables de ce corps dans le canal dont il 
s'agit _(2)._ 

Mais si le célèbre anatomisle hollandais s'est trompé 
sur la nature de l'organe, il n'en a pas moins pressenti ou 
reconnu ses fonctions. Il les indique même assez nelte- 

(1) fas dcfcrtns amplius dUalaluiii eral ; inquc co, ul di.vi, 0,v,viV/(/«m 
nallniim atiquando dcprchcndl. Blbl. nat. 1, png. 155. 

(2) Journ. Conclt. 2, pag. 556 et 541. 



— 1 :vs — 

ment (3), pour qu'on soitétonné de roublides uialacolo 
gistcs modernes, à cettîgard. 

J'ai rapporte, dans mon mémoire sur le capreolus, que 
Draparnaud aussi Tavail confondu avec le dard (4). 

§ 2. Duverney paraît avoir conside'ré le capreolus des 
Hélices j comme du sperme condensé -, il dit que la semence 
de ces Mollusques pre'sente la consistance de la cire, et 
prend la figure des canaux par oii elle passe; il ajoute 
« qu'elle est poussée par un mouvement semblable à 
celui des intestins, qui chassent hors d'eux ce qu'ils con- 
tiennent. Pendant tout le temps de l'accouplement, ex- 
cepté la première heure , elle file lentement des deux 
côtés, en passant de l'un des Colimaçons dans l'autre » (5). 

Valmont de Bomare répète, d'après Duvcrney, sans 
trop comprendre le passage de ce savant anatomiste, que 
la matière séminale des Limaçons est d'une consistance de 
cire (6). 

§ 3. Blainville a trouvé, dans l'intérieur de la verge du 
Parmacella palliolum, un corps styliforme^ sans adhérence, 
suhcornèj translucide (7). Cet organe est évidemment un 
papreolus. 

Vanbénéden a découvert, dans la poche copulatrice 
d'une autre Parmacellcj un ou deux stylets cornés, plu- 
sieurs fois repliés sur eux-mêmes. Ces st^dets n'adhéraient 
pas à la poche-, ils étaient bosselés extérieurement, et 

(3) Vndè mthl verishntliter vidclur,qiiod Ossiciilum hoc, su b coilii, ali- 
quid f.rtè hitmoris spcrmatici per siipcriorem vasis defcrentis iubulum in 
matricem dcducat. Loc. cil. 

(4) Joiirn. CovcJi. 2,pag, 355. 

(5) Mcm. Acad. Scienc. Paris, 1708, pag. 51. 

(6) Dict. d'Hist. nat., 1776, 5, pag. 132. 

(7) Fcrtissac, pi 7a, /ig. 9.— Dans la description publiée pai Fénissac 
[pag. 96), il est dit, que ce corps était duns le canal de la vessie copula- 
trice. Dans le Dictionnaire classique d'Histoire naturelle {15, pag. 70\ 
jl ne s'agit plus de ce canal, mais de l'organe eacilatcur. 



— 139 — 

creux à l'intérieur. Leur substance ressemblait à celle du 
dard (8). 

Les Parmacclles avaient été prises et disséquées dans la 
saison des amours. 

On ne peut conserver aucun doute sur la nature de ces 
stylets. 

§ 4. Dans les Bidimes et dans la plupart des Maillots, 
il existe un appendice flagelliforme, et par conséquent un 
capreolus. 

Le flagellum des Bulîmes (du moins chez les espèces de 
France qu'il ni a été permis d'examiner) se trouve plus ou 
moins renflé et obtus à Textrémité. 

Chez les Bithiniesj cet appendice prend un grand déve- 
loppement. Je Tai trouvé encore plus long, pioportion- 
nellement, chez V Ancyle Jluviatile. 

J'expliquerai, dans un autre mémoire, le singulier 
accouplement de ce dernier Mollusque. 

§ 5. Quelques anatomistes ont observé, dans la verge 
de plusieurs Limnéens, un stylet vihratile, grêle et pointu. 

Ce stylet serait- il un petit capreolus permanent? 

On voit très bien cet organe, par transparence, à tra- 
vers le fourreau du pénis, chez les Planorhis rotun datas [d)j 
voHex et albus \ il paraît à Fextrémité de la verge. Sa cou- 
leur est un peu roussâtre. 

J'ignore si ce stylet se détache pendant Taccouple- 
ment-, je ne l'ai observé qu'avant cet acte. 

(8) Aead, Scienc. Bruxelles. 

(9) Le stylet de cette espèce est long d'un quart de millimètre. La, 
verge contractée présente à peu près un millimètre et demi. 



140 — 



Nouvelle classification des coquilles vivantes 
placées par Laniarck dans son genre Pyrule, ou 
range'es depuis dans ce genre par d'autres au- 
teurs, par M. Petit de la Saussaye. 



Linné, en plaçant dans son genre Murex toutes les co- 
quilles univalves canaliculées à leur base, avait établi une 
faujille trop nombreuse, et réuni sous la même dénomi- 
nation générique des espèces si différentes dans leur forme, 
que ce premier classement devait nécessairement être 
revisé et modifié. 

Bruguièrcs, le j)remier, relira un bon nombre des iii«rea.' 
du savant Suédois, pour les placer dans son genre Fusus, 
en motivant cette séparation sur les proportions relatives 
de la spire et du canal : c'était un pas de fait, mais ce 
dernier genre comprenait lui-même encore des coquilles 
qui ne pouvaient rester réunies. 

C'est ce que comprit Lamarck, qui, profitant des tra- 
vaux de ses devanciers, et après de nouvelles éludes faites 
sur des matériaux plus nombreux, créa, en 1801, le genre 
Pyrule, dans lequel il fit entrer [)lusieurs des Fuseaux de 
Bruguières, des Murex, ainsi que la Bullajîcus de Linné, 
division qu'il motiva principalement sur la brièveté de la 
spire de ces coquilles, et sur le renflement remarquable 
du dernier tour à sa partie supérieure. 

En examinant avec attention les vingt-huit espèces que 
notre célèbre conchyliologue a comprises parmi ses Py- 
rules, et en comparant plusieurs d'entre elles avec d'autres 
coquilles de formes analogues, el [.lacées par lui dans 
d'autres genres, on est tenté de se laisser aller à un senti- 
ment de surprise : il est probable même que, s'il eût vécu 
assez pour revoir ce premier travail, il n'eût pas balancé 
à le modifier, car il eût certainement remarqué des ano- 



— 141 — 

inalies, qui, sans être aussi disparates que celles qui Ta- 
vaient frappé dans les classifications antérieures, étaient 
cependant trop tranchées pour échapper longtemps à son 
coup d'œil observateur : ce devait être Taflaire de ses 
successeurs. 

Nous ne mentionnerons ici que pour mémoire la coupe 
établie (I) en 1810 ])ar Montfortj sous la dénomination 
générique de Fulgur, pour des espèces sénestres , et en 
prenant pour type la Pyiula peiversa (Murex, L.), divi- 
sion qui ne pouvait être, et n'a pas été adoptée -, mais après 
lui vint Schumacher qui, dans son Essai d'un système de 
Conchyliologie, proposa un démembrement du genre 
Pjrule, sous le nom de G. 31elongcna, et en j)renant 
pour type la Pyriila Melon gêna de Lamarck (Muicxj L.), 
mais sans donner de caractéristique tellement jirécise, 
qu'il fut facile de grouper d'autres coquilles autour de ce 
type. 

M. Swainson vint ensuite, qui proposa, en 1840, le 
genre Ficula (2), en prenant pour types la P. Jîciis 
{Bulla ficus, Lin.), ainsi qu'une variété de la Fyv. papy- 
vacea, tandis qu'il proposait cette seconde espèce pour 
type de son genre Rapella. 

Depuis, M. Rousseau, qui avait eu occasion de voir et 
d'étudier à l'état vivant une espèce voisine du P. Jicus, 
la Pyr. Dussuitiieri Kiener, en donna une description, 
dans les Illustrations «onchyliologiqucs, et fil ainsi con- 
naître que l'aiiimal différait essentie!lement de la plupart 
des autres Pyrules de Lamarck, et qu'il constituait, avec; 
certaines espèces voisines, un groupe très distinct^ auquel 
il proposa de donner le nom de G. Ficus. Ces observa- 
tions furent confirmées par un .luteur anglais, M. Hinds(3), 

(1) Conchyliologie syslémaiiqdc, 2e vol., p. 503. 

(2) Treatise on Malacolc.gy, ])ag. ô07. 

(5) Zoology o( ihc voyage of'Sainaiang, pag. o9, pi. ix, f. /|, 5. 



— Ii2~ 

pour les p. lœvigata, et P. reticidata , dont il avait pu 
étudier le Mollusque dans le cours du voyage du bâtiment 
le Samarang. 

D'un autre côte, M. Souleyet qui, dans le cours de son 
voyage de circumnavigation à bord de la corvette la 
Bonite, avait eu Toccasion de i-ecueillir et d'étudier les 
animaux des Pjr. çeripertilio , et P. tuba, de Lamarck, 
avait constate cjue ceux-ci différaient des Ficus de 
M. Rousseau, qu'ils devaient s'éloigner également de 
certaines autres espèces du geni'e Pyrula, et être réunis 
au groupe des Mélongènes. 

rs'otre savant collaborateur devait nous donner un tra- 
vail étendu sur cette nouvelle réforme du genre de La- 
marck, mais les exigences du service auquel il appartient 
l'ont si subitement éloigné de Paris, qu'il n\i pas eu le 
temps de mettre en ordre les notes qu'il devait nous 
communiquer : toutefois , s'il nous est impossible de 
donner ici un travail aussi complet que nous l'espérions, 
c'est-à-dire entièrement appuyé sur l'observation zoolo- 
gique, nous pourrons du moins faire connaître , dès à 
présent, l'ordre dans lequel M. Souleyet pensait que les 
coquilles dont il s'agit devaient être séparées, ou grou- 
pées. 

En premier lieu, il admet que, s'il y a lieu de réformer 
la classification de Lamarck, son genre Pynila n'en doit 
pas moins être conservé, mais en le réservant pour cer- 
taines espèces propres au golfe du Mexique, et aux côtes 
méridionales de l'Amérique du Nord, qui ont évidem- 
ment un faciès tout spécial. L'espèce type de celte divi- 
sion serait la Pyr. canal iculata qui figure en tête du genre 
créé par l'auteur des animaux sans vertèbres. 

A la suite de ces esj)èces, M. Souleyet placerait un 
second groupe, auquel il conserverait la dénomination 
générique de Melongeua proposée par Schumacher , et 
<lans lequel il rangerait une grande partie des espèces de 



— 143 — 

Lamaick, et quelques-unes de celles que cet auteur a 
mises dans le genre Fusus, L'élude des animaux , et des 
transitions sensibles entre les coquilles, justifi'^nt ce clas- 
sement, à Toccasion duquel nous rappellerons ce que nous 
avons fait ressortir^ dans notni dernier N°, des rapports 
qui lient le P. Melongcna de Lamarck avec son Fusas 
corona. L'analogie des caractères et des formes fait passer 
sans effort du F. corona au F. morio , de celui-ci au P. 
vetspertilio, et de ce dernier au P. iernaiana, et à certains 
Fuseaux allonge's. 

M. Souleyet n'a pas balance à admettre comme groupe 
parfaitement distinct le genre Ficus de M. Rousseau, en 
le mettant provisoirement à la suite du ^cnre 3îelo/igena. 
Près du G.i'7cM5(l) viendrait se placer,comme type d'une 
autre division, le Pynda papyracea de Lamarck {Bulla 
/v/yy^jL.), dont l'animal, dans ro|)inion de notre collabo- 
rateur, doit différer des Pyrules fîcoïdes : toutefois^ ne 
pouvant s'appuyer sur aucune observation de l'animal, ce 
n'est qu'avec doute, et sous toutes re'serves, qu'il propose 
cette séparation, ce que nous faisons remarquer nous-mémej 
dans le but de provoquer les observations des personnes 
qui pom-ront rencontrer la coquille avec son Mollusque. 

Bien que la Pyrula lineata de Lamarck ait de grands 
rapports de forme avec la P. papyracea j M. Souleyet 
serait néanmoins disposé à le considérer aussi comme 

(I) Nous avons cru devoir adopter le ooni du Ficus, et rejeler celui de 
Ficitla, proposé par M. Swainsun, parce qu'a côlé d'une caractéristique 
vague et incomplète, cet auteur cite la même coquille comme type de 
doux genres différeuls. 

11 nous a paru plus naturel de donner la préférence au nom de Ficus, 
anciennement proposé par d'autres auteurs, nnus conformant, en outre, 
dans ce cas-ci, à un usage fréquemment adopté, et qui consiste à prendre 
pour désignation générique le nom spécifique de l'espèce type. C'est 
d'; illeurs l'aire acte de justice envers M. Rousseau, qui a le premier assi- 
gné d'une manière précise la place que ce g' oupe doit occuper dans la 
nomenclature. 



_ 144 _ 

appartenant à un animal différent, d après lequel il y au- 
rait lieu d'e'tablir un nouveau genre : c'est encore un sujet 
d'observation que nous croyons devoir signaler à Talten- 
tion des concliyliologues voyageurs. 

Ainsi que nous Tavons dit plus haut, en présentant, 
d'après les premiers aperçus de M. Souleyet, ce nouvel 
arrangement pour les coquilles plus ou moins confondues 
dans le genre Pyrule de Lamarck, nous devons prendre 
toute la responsabilité du travail, et nous en chargerons 
d'autant plus facilement notre conscience que, moins que 
personne, nous n'avons la jjrétention de fixer la limite 
des genres. C'est donc aussi sous ces réserves que nous 
allons donner la liste des espèces de celte famille, dans 
Tordre que nous venons d'indiquer. 



Genre Pyrule. Pyrula, Lam. 

1°PyRULA CANALICULATA. 

Murex canaliculaius, Lin. 
(Reeve.Mon. Pyr. f. 25.) 
Habite : Les côtes des Florides. 

2° Pyrula aruana. 
Murex aruanus, L. 
Pyndacarica, Lam. 

(Reev. Monogr. f. 16.) 
Hahùe7 

3° Pyrula perversa, 
Murex pervcrsus, Lin. 

(Reev. Monogr. f. 13.) 
Habite : Les côtes des Florides. 



— 145 — 

4° Pykula KiENEKi, Philippi. 
Pyrulapaversct, var.^ Kienex\ 

(Kien. Monog. Pyr. pi. 9, f. 2.) 

Habite : Les côtes du Mexique? 

Obs. m. Philippi a dérrit celle espèce dans le Zeilschrifi ftir uiala- 
kozoologie, aan. 18Zi8. 

5° Pyrula candelabrum, Lani. 

(Kiener. Moiiog. pi. 8, f. 2.) 

Habite ? 

Quelques personnes considèrent celle espèce comme 
îine simple varie'të du P. perversa. 

6° Pyrula spirata, Lam. 
Murex pyrunij Dillw . 
Fulgur pyruloicles, Say. 
(Reev. Monogr. f. 27.) 

Habite : Les côtes de la Floride^ le golfe du Mexique. 

7* Pyrula coarctata, Sow. 

(Journ. de Conch. 1852, pi. 7, f. 3.) 

Habite : Les côtes de la Floride ? 

Genre Melojvgène. Melongenaj Schumaclier» 

1° Melongena FAsciATA, Schum. 

Murex melongena. Lin. 

Pyrula melongena, Lam. 
(Reeve. Monog. Pyr. f. 18.) 
Habite : Sainl-Dominç^ue. 

2" Melongena Belknapi, Nobis. 

(Journal de Conch, anne'e 1852, pi. 2, f. 5.) 

Habite : Les côtes des Florides. 

1§ 



— 146 — 

3° MeLONGENA CORONA. 

Murex coron a, Lin. 
Fiisus coroJUif Lam. 

(Reev. Monog. Pyr. f. 7.) 

Habite : Les côtes sud des Florides. 

6° Melongena Belcheri, Hiiids. 

(Moll. Voy. Sulphur, pi. 2, f. 1-3.) 
Habite : San Diego, Californie. 

6° Melongena patula, Brod. 

(Reev. Mon. Pyr. f. 20.) 
Habite : Les côtes de la Califoi'nie. Acapulco. 

7" Melongena bispinosa, Philippi. 

(Journ. Conch. pi. 8, f. 3.) 
Habite : Le golfe du Mexique. 

8" Melongena galeodes, Lam. 

Pyrula hippocastanwn. Enc. met. 
Murex calcaratns, Dillw. 

(Kien. Mon.pl. 5, f. 2.) 

Habite : LesMoluques, les L Philippines. 

9" Melongena squamosa, Lam. 
Pyrula inyristica. Encyc. met. 
Var. — angulaia^ Lam. 

(Kien. Mon. Pyr. pi. 4, f. 2, pi. 7, f. 2.) 

Habite: L'Océan Indien. 

10° Melongena Paradisiaca. 
Pyrum Paradisiacum, Chem. 
Bucciimm pyrum j Gmel. 



— 147 — 

Pyrula nodosaj Lam. 

— citiina^ id. 

(Reev. Mon. f. 17, aeih.) 
Habite : La mer Rouge, Mozambique, Ceylan, etc. 

1 {° Melongena bucephala. 
Murex carnarius ? Chem. 

(Reev. Mon. pi. 7, f. 24.) 

Habite : L'Océan Indien, Lamarck. Côtes du Mexique, 
Heeve. 

12° MeLONGENA VEKSPERTILIO. 

Murex verspertilio, Grael. 

— pugilinus ? Born. 
Var. Pyr. fulva^ Desli. 

(Kien. Monogr. pi. 1, f. 1.) 
(Desh. Voy. Bellang. pi. 2, f. 5.) 

Habite : L'Oce'an Indien. 

13" MeLONGENA COCHLIDIUM. 

Murex cochlidium, L, 
Fusus cochlidium, Lam. 

(Kien. Mon. Fus. pi. 30, f. I.) 
Habite : Détroit de Torrès. 

14° Melongena lactea, Reeve. 

(Reeve. Monog. pi. 3, f. 8.) 

Habite : Les îles Philippines. 

15° MeLONGENA MORIO. 

Murex morio, L. 
Fusus morio, Lam. 



- - 118 — 

Var. Fus. coroiiatus, Lam. 
(Reeve. Monog. lig. 3.) 
Habite : Les Antilles. La côte ouest crAfrique. 

16° Melongena ternatana. 
Murex tcrnatanus, Gmel. 
Fusus pyrulaceus, Brug. 
Pyrula ternatanaj Lam. 

(Reeve. Mon. Pyr. f. 6.) 

Habite: L'Océan Indien. 

17° Melongena tuba. 
Murex tuba, Gmel. 
Pyrula tuba, Lam. 

(Reeve. Mon. pi. ix, f. 22.) 

Habite : Les mers de Chine. 

18° Melongena elongata. 
Fusus elovgatus, Kieuer. 

(Reeve. Mon. Pyr. f. 5.) 

Habite : L'Océan Indien. 

19° Melongena colossea. 
Fusus colosseus j Lam. 

(Kien. Mon. fus. pi. 25.) 

Habite: Les mers de Chine. 

Genre Ficus, Rousseau. 

1' Ficus LjEvigatus. 
Bullajicus, L. 
Pyrula ficus, Lam. 

(Reeve. Mon. Ficula. f. 4.) 

Habite : L'Océan Indieu . 



— 149 — 

2" Ficus reticulatus. 
Pyrida reticulataj Lam. 
Var. P.Jîcoides, Lam, 

(Reev. Mon. Ficula. f. l.) 
(Kiener Monog. pi. 13. f. 2.) 

Habite : L'Océan Indien, 

3" Ficus VENTRICOSUS, SOW. 

Bulla decussata? Wood. 
(Reeve. Mon. Pyr. f. 3.) 
Habite : Panama. San-Blas. 

'i" Ficus Dussumieri, Kiener, 

(Kiener Mon, pi. u.j 
Habite: Les mers de Chine. 

5° Ficus gracius, Sow, 

(Catalog. Tankerville. Appendix.) 

Habite : Le golfe du Mexique. 

Obs. m. Phllippi a décrit cette espèce sous le même nom, et pres- 
que dans les mêmes termes, dans le Journal Zeitschiift fiir Maioko- 
zoologie, année 18/i8, pag. 97. 

Nov. Gen. 

N....? Papyracea, Brug. 

Bulla râpa, L. 

Pyrula papyracea, Lam, 

(Reev. Mon, Pyr. pi. vu, i". 21.) 

Habite : L'Océan Indien. 

Obs. S'il éiait reconnu que ce genre dût être conservé, il devrait 
porter le nom de Râpa, déjà indiqué par Klein. 



— (50 — 

Nov. Gen. 

N ? LINEATA. 

Pyrula Imeata, Lam. 
Pyrula hulbus, Sow. 
— data, Wagner. 

(Reev. Mon. Pyr. pi. 8, fîg. 28.) 

Habite....! 

yota. M. Kraiiss, dans son ouvrage sur les Mollusques de la 
partie sud de l'Afrique, dit qu'il a été trouvé une fois sur le rivage de 
îa côte Natale, un exemplaire de la P. lineata de Laniarck, mais 
que la coquille avait, en outre des lignes longitudinales qui dislin- 
^'uent le type, plusieurs taches arrondies au milieu du dernier tour. 

Nous allons maintenant passer en revue les espèces 
qui ont e'ie classe'es à tort parmi les Pyrules, soit par 
Lamarck , soit par des auteurs posterieui's, et nous sui- 
vrons, pour cette nomenclature, Tordre alpbaLéticjue. 

P. ABBREVUTA, Brug. 

Murex galca, Cliem. 

Cette espèce appartient au genre Pourpre, auquel 
M. Kiener Ta rapportée. 

P. ANOMALA, Reeve. 

(Mon. desPyr.pl. 3,f. 10.) 

M. Reeve a reproduit sous ce nom, dans sa monogra- 
phie, une coquille figurée dans le animal Kingdom de 
Griffith, sous le nom de P. striata. Nous croyons que 
cette coquille appartient au genre Fusas , et doit être 
place'e près du F. afer. 

P. Bezoar, Lin. (BuccinwnJ . 
(Reeve. Mon. Pyr. f. 15.) 



— 151 -- 

Celte espèce a été classée avec raison, par M. Kieiicr, 
dans le genre Pourpre. 

P. CLAVELLÂ, Reeve. 

(Reeve. Mon. pi. 3, f.9.) 

Cette coquille nous semble ne pouvoir être admise dans 
aucun des groupes Ibrme's aux dépens des Pyrules de 
Laraarck. C'est plutôt un Fuseau. 

P. CRASSA, Gray. 

(Martini, pi. 120, f. 1099 et 1100.) 

C'est le Buccinum crassum de Gmelin, le Bucc. plum- 
beum de Chemnitz (fîg. 1806-7), et nous ne comprenons 
pas comment M. Gray a mis cette coquille au nombre 
des Pyrules, alors que beaucoup d'auteurs la considéraient 
comme une Eburne. 

P. CRAssiCAUDA, Philipp. 

M. Philippi a décrit cette coquille dans le Journal 
Zeitschrijt fur Malakozoologie (année 1848), mais d'une 
manière succincte, et sans renvoyer à aucune figure : il 
rindique comme étant très voisine de la P. tuba, auprès 
de laquelle nous l'aurions placée nous-méme dans notre 
liste, si nous avions été certain que ce fût réellement une 
bonne espèce. 

P. Deformisj Lam. 

(Kiener. Mon. Purp. pi.- 19, f. 56«.) 

C'est avec raison que M. Kiener a rapporté celte espèce 
au genre Pourpre. 



— 152 -- 
P. ELONGATA, Gray. 

M. Gray a décrit sous cette désignation, dans la Zoo- 
logie du voyage du capitaine Belcher, une espèce qui 
appartiendrait au groupe des Ficus ; mais nous pensons 
que ce n'est qu'une variété de la reticulata : elle n'a pas 
été figurée. 

P. LiGNARTA, Rceve. 

(Reeve Mon. pi. 3, f. 12.) 

Cette coquille nous paraît tout à fait appartenir au 
^cnve F usas, dans lequel M. Reeve pensait qu'on pouvait 
tout aussi bien le faire entrer. 

P. Martiniana, Philippi. 

(Phil.Abbildung. pi. l,f. 9.) 

Nous n'avons osé placer cette coquille, à titre d'espèce, 
dans nos Mèloiigènes : nous sommes porté à penser que 
l'exemplaire figuré était une coquille jeune, peut-être de 

la 31. hispinosa. 

P. MAvViE, Gray. 

(Reev. Mon.pl. 8, f. 25.) 

Nous ne pouvons précisément dire à quel genre appar- 
tient cette coquille, mais nous ne saurions la mettre dans 
aucune des divisions de la famille des Pyrules. M. Sou- 
leyet partageait cette opinion. 

P. NERiToiDEA, Clicm. (Murex) . 
(Kien. Mon. Purp. 19, f. 57.) 

C est encore avec raison (jue M. kieiier a fait entrer 
l'ctle es[)èrc dans le gt-nre Pourpre. 



— 153 - 

P. OCHROLEUCA, Mcnke. 

(Phil. Abbild. pi. l,f. 3-G.) 

Cette coquille, qui pre'sente une sërie de dents très 
prononcées à rinle'rieur du bord droit, ne nous paraît pas 
devoir être range'e dans la famille des Pyrules : elle avait 
même e'té décrite antérieurement par M. Broderip, sous 
le nom de Purpura xanthostorna, dans les Proceedings de 
la Société zoologique de Londres. 

P. PLiCATA, Lam. 

Nous trouvons dans les animaux sans vertèbres de 
Lamarck une Pyrule, nommée par lui Plîcata, et qui n'est 
mentionnée, ni dans la Monographie de M. Kiener, ni 
dans le Recueil des coquilles de M. Delessert. Dans le 
but de répai-er cette omission regrettable, nous avons 
inutilement consulté la collection de Lamarck, aujourd'hui 
entre les mains de M. Delessert : la coquille ne s'y trouve 
plus. Elle existe peut-être dans la collection du Muséum ; 
mais nous savons aujourd'hui qu'il serait inutile d'en 
demander la communication. 

P. RAPA, Lam. 

Murex râpa, Gmel., non Lin. 
(Reev. Mon. Pyr.pl. 4, f. 14.) 

Cette espèce est considérée aujourd'hui par la plupart 
des auteurs, comme appartenant au genre Pourpre. 

P. Santangeli, Maravigna. 
(Revue Zool., année 1840.) 

Cette coquille, qui paraît n'avoir été rencontrée qu'une 
seule fois, près de Messine, a été décrite si succinctement 
par l'auteur, qu'il nous est impossible de la reconnaître. 
Ce pourrait bien être une variété ou une monstruosité 
d'un Cassis ou d'un Cassidaria. 



— 154 — 

P. SQUÀMULATA, Philippi. 
(Moll.Sicil.pl. XI, f. 21.) 

L'auteur a décrit aussi cette espèce sur un seul exem- 
plaire, trouvd sur la côte de Panormi : elle ne nous paraît 
pas appartenir au groupe des Pyrules. 

P. Spirillus, L. (Murex). 
(Reeve Mon. pi. ix, f. 29.) 

Nous pensons, avec M. Souleyet, que cette coquille 
appartient au genre Murex^ et doit être placée non loin du 
M. haustellum. 

P. STRiATA, Gray. 

(Animal. Kingd. pi. 37, f. 4.) 

Nous ne savons pas pour quel motif M. Reeve a adopté, 
pour cette espèce, un autre nom , celui d'anoinalfij sous 
lequel il Ta représentée dans sa Monographie des Pyrules, 
pi. 3, f. 10. Voir la note ci-dessus, au mot anomala. 

P. subrostrata, Oray. 

(BecheysVoy.pl. 36, f. 15.) 

M. Reeve, tout en classant cette coquille parmi les 
Pyrules (pi. 3, f. 11), trouvait cependant qu'elle avait 
plus de rapport avec les Turbinelles : nous croyons 
qu'elle appartient au genre Fusas^ dans lequel elle avait 
été classée d'abord, sous le nom de F. lapillus, par 
MM. Broderip et Sowei-by : voir le Zoologicat Journal, 
vol. 4, p. 378. 

P. VERSICOLOR, Gray. 

(Bechey's Voy. p. 114.) 

Cette espèce a été décrite assc/i succinctement par 
M. Gray, dans la partie Zoologique du voyage du capi- 



— 155 — 

laine Belcher : elle ne nous paraît appartenir à aueune 
des divisions de la famille des Pyrules de Lamarck. Elle 
n'a malheureusement pas dté figurée dans 1 ouvrage. 

P, Xanthostoma , Brod. 

Sous ce nom, MM. Broderip etSowerby ont de'crit une 
Pourpre , que M. Mcnkc a place'e ensuite parmi les 
Pyrules, sous la désignation de P. Ochroleuca: (voir plus 
haut). 

Nous allons maintenant rappeler la description de deux 
des espèces citées dans la nomenclature ci-dessus, et ap- 
partenant, Tune aux Pyrules proprement dites, et l'autre 
au groupe des Mëlongènes : nous croyons que la premiè- 
re, décrite par M. Sowerby dans Tappendix du Cat. de 
Tankerville , n'a jamais e'td figure'e : quant à la seconde, 
elle nous paraît avoir été dessinée d'après des exemplaires 
imparfaits, et nous pensons que la représentation d'un 
individu adulte, et frais, sera utile pour fixer complète- 
ment l'opinion des conchyliologues sur les caractères de 
Fespèce, du reste fort intéressante en raison de son affi- 
nité avec certaines variétés de la Mélongène , type du 
groupe. 

1° Pyrtjla coarctata, Sow. (PI. VIL f. 3.) 
(Appendix of the Catalogue of Tankerville, pag. 17.) 

P. Testa pyriformi, transversè striatâ , alhidd, longitu- 
dinaliter sirigis aurantiaco-brunneis ornatdj anfmctu ul- 
timo ventricoso j ad basim subito coarctato, in canalem 
longum decurrentej supemè noduloso-carinato j spird de- 
pressiusculd , apice mamillari j aperturd intîis sulcatd j 
coluinelld obliquissimè uniplicatd. 

Long. î)5 mill.-, larg. i5 mill. 



— 15G — 

« Coquille pyriforme, stric'e transversalement, Llan- 

M che, oinée de Landes longitudinales étroites, d'un 

)) brun-orangé j le dernier tour ventru, se rétrécissant 

» subitement à la base, où il se termine en un long canal, 

» et présentant à sa partie supérieure une carène nodu- 

» leuse : spire déprimée, la pointe mamelonnée-, Touver- 

» ture sillonnée intéi'ieurement : columelle ayant un pli 

» très oblique (à la base). » 

Cette élégante coquille, dit M. Sowerby, ressemble 
assez, par sa forme générale , au Pyrula spirillus de La- 
marckj inais son pli columellaire est beaucoup plus 
oblique, et le mamelon qui termine la spire est plus petit : 
elle est, en outre, difterente par sa coloration. 

Cette espèce ne paraît pas devoir être sénestre, et nous 
serions porté à croire que M. Sowerby s'est trompé , en 
disant que dans la collection de Tankerville, il en existait 
un exemplaire en cet état : il pourrait avoir considéré 
comme tel quelque variété du perversa. 

L'exemplaire, que nous possédons dans notre collec- 
tion, est plus grand que celui de Sowerby, puisqu'il a 
112 mill. de longueur sur 57 mill. de largeur. Par suite 
de sa dimension, les nodosités qui couronnent la carène 
du dernier tour sont plus prononcées, et affectent la forme 
épineuse. La partie intérieure empreinte de sillons assez 
saillants, est jaunâtre : il existe un exemplaire beaucoup 
plus petit dans la collection de ?».]. Largilliert, et l'on peut 
en inférer que cette espèce varie dans ses dimensions, 
comme le P. perversa, dont elle se rapproche beaucoup. 
Il est même probable que ces deux coquilles ont été sou- 
vent confondues dans les collections -, mais il nous paraît 
évident qu'elles sont distinctes : la forme arrondie de 
rouverture, et celle du dernier tour, se terminant presque 
subitement en un canal long et assez étroit, sont des ca- 
ractères qui n ont point échappé au coup d'oeil de 
M. Sovverbv. 



— 157 — 

La ligure (jue nous donnons de cette espèce représente 
lexeniplaire de notre collection, réduit d'environ un 
tiers. 

2° MeLONGENA B3SP1N0SA. (PI. VIII, f. 3.) 

Pyrula hispinosa, Philippi. 

M. Testa o\>ato-fusiformi , solidâ j impc.rforatâ, alhâ, 
transversim undiquè rugoso-lirafd j arij'mctibus 6-7, supernè 
angulatis, ultimo ad angidum scriehus duahusj ad basim 
série unicâ spinamui arinato, spinis suhscjuanwsis j propè 
canalem série srjuainarum instructo j anj'mctihus superio- 
rihiis adanguluin spijioso-'tuberculatis j suturis plus minîisve 
squamaiis -, aperturd intiis (lurantio-lutescente , ad basim 
nigro-fuscesccnte. 

Long. 75 mill.-, larg. 50 raill. 

« Coquille ovale, fusiforme , solide, sans ombilic, 
» blanche, partout traversée de sillons et de côtes irrégu- 
» Hères et rugueuses ; six à sept tours de spire, anguleux 
)) à leur partie supérieure : le dernier tour offre k Tangle 
» une série d'épines fortes, un peu squameuses, immé- 
» diaternent au-dessous de celles-ci une seconde rangée 
» d'épines moins fortes et plutôt tuberculeuses, et, vers 
)) la base, une troisième série d'épines assez élevées, enfin, 
)) près du canal, à l'endroit de l'ombilic qui est fermé, 
» une série de ces épines en forme d'écaillés; les tours 
» supérieurs sont aussi anguleux, et sont couronnés de 
» petits tubercules subépineux : la suture des tours est 
)) plus ou moins squamraeuse : l'ouverture est à Fintérifur 
» d'un jaune pâle un peu nuancé d'orange : on voit à la 
» base une belle zone d'un noir-brun assez vif, qui ne se 
» prolonge cependant pas jusqu'à la marge. « 

Nous reproduisons cette coquille d'après un très bel 
exemplaire que M. Largilliert a eu l'obligeance de nous 



— 158 — 

communiquer, parce que les descriptions et les figures 
données par M. Philippi (1) et par M. Reeve (2) ne sont 
pas complètement satisfaisantes, et pourraient induire en 
erreur sur Tidentitë de Tespèce, ce qui est dii à ce que 
ces auteurs n ont pas eu entre les mains cette coquille 
adulte et en bon e'tat. 

Ainsi M. Philippi a décrit Tespèce sur une coquille 
jeune, ce que prouvent, d'une part, lexistence constatée 
par lui d'un ombilic qui disparaît avec Tâge, et de Tautre, 
la présence, autour de la coquille, d'une bande brune 
qui cesse aussi d'être visible à Tétat adulte, ou qui, du 
moins, est à peine visible. 

Quant à M. Reeve , il a eu à sa disposition un exem- 
plaire meilleur, c'est-à-dire plus avancé en âge, et par 
conséquent plus complet sous le i-apport des accidents du 
test, mais il n'a mentionné, ni fait représenter cette belle 
zone brune placée à l'intérieur de Touvertui-e , vers la 
base, coloration qui semble être un caractère propre à 
l'espèce^ que M. Philippi a indiqué dans sa figure, et que 
nous avons constamment rencontré dans les exemplaires 
qui ont passé sous nos yeux. Si la coquille décrite par 
M. Reeve ne présente pas ce caractère, nous devons l'at- 
tribuer à ce qu'elle avait été exposée, sur le rivage, à 
l'action du soleil, qui a fait disparaître la coloration. 

Tels sont les motifs qui nous ont déterminé à donner 
une nouvelle figure de la Mel. bispinosa , et nous avons 
pensé que cette reproduction ne serait pas déplacée à la 
suite d'une nouvelle classification des Pyrules de La- 
marck : toutefois, ce petit travail, rédigé d'après quelque* 
indications de notre savant ami, M. Souleyet, et qui eût 
été bien plus complet, s'il avait pu s'en charger lui-même, 
ne saurait être considéré comme établissant défini tive- 

(1) Abbildungen pi. 1, fig. 7, tJ. 

(2) Monog. of Gen. PyruUi, pi (5, fi^-. 19. 



— 159 — 

ment la limite des genres proposés. En indiquant, comme 
nous Tavons fait, des opinions inde'cises, des questions 
encore à résoudre, nous avons surtout voulu signaler à 
l'attention des observateurs quelques-uns des points sur 
lesquels ils pourront, avec fruit, diriger leurs recherches 
et leurs études. 

S. P. 



Description d'une espèce nouvelle du genre Moule 
(Mytilus), Lin., par M, Recluz. 

Mytilus suBDisTORTus, Rccluz. (PI. VIII, fig. G-7.) 

M. Testa ovato-oblonga , castanea, concentricè rugosa, 
supernè ad sinistrum compressa et distortaj valva dextra 
margine postico an supero arcuatim einargiuato j vah'a si- 
nistra mai^gine postico \>alde compresso et aucto j intus suh- 
margaritaceo y \>iolaceo-lwidOi et patlido tincta. 

« Grande et belle Moule, d'un brun-marron, plus pâle 
» dans son contour antérieur, sculptée de rides nom- 
» breuses et concentriques : sommets courts et fortement 
» inclinés en arrière : elle présente une particularité fort 
)) remarquable au milieu de ses congénères. 1° Son côté 
M postéro-supérieur est très comprimé, de couleur noi- 
» râtre, et présente une sinuosité très prononcée, corres- 
» pondant à la lunule, dans la ligne de jonction des deux 
» valves. 2" On remarque aussi la forme des valves du 
)) même côté, dont la postérieure est comprimée forte- 
» ment et très avancée sur l'autre valve qui , à cet en- 



— 1G0-- 

» di-oit, est excavëe de telle sorte que cette excavation 

» loee le lobe avancé de Tautre valve. L'intérieur de la 

?) coquille est d\in naci"é peu prononce', blanchâtre, lavé 

M de pourpre livide, pâle. » 

Haut. 1 1 centimètres-, larg. 7 cent.-, épais. 4 cent. 

Le Myt, subdistoHus parvient néanmoins à des dimen- 
sions encore plus grandes. Sur la pi. VIII, f. 7, nous 
donnons la figure réduite, et (ig. 6, la coupe de la co- 
quille, vue du côté sinueux. 

Cette coquille remarquable a été communiquée à 
M. Petit par un amateur, qui a eu Toccasion d'en voir 
plusieurs exemplaires présentant tous cette sinuosité, ou 
semi-torsion qui forme le caractère distiuctit de Tespèce : 
nous ne l'avions rencontrée jusqu'à présent dans aucune 
collection. 

On n'a pu nous dire, d'une manière précise, Vhabitat 
de cette Moule, mais on croit qu'elle est propre aux mers 
de la Chine. 

C. R. 



Description d'une espèce nouvelle du genre Mitre, 
par M. DcvAL. 

Mitre guirlande. il/z7m ^e/twm, Duval. CPl. VII, f. 1.) 

M. Tcsid fusiformi-ovaiâ, utrinquc attenuatd, cmssd, 
solidd, lœvigald, ruhido-casfavcd, vrcidis nweis tremulis 
îtifrà suturas et ad hasini oinatdj aliisque parvulis in medio 
uitimi anfractûs floccatâ ; spira subacumwata, suiuris im- 



— 161 — 

pressis subcoronaiis j aperturœ fauce suhvioîaceâ^ i/uirgine 
lœviter crenatOj colwneUd sex-plicatd. 

Long. 35-40 mill.; larg. 12-15 mill. 

Habite : Les îles INIarquises ? 

Ghai'mante coquille qui, par la disposition et la vivacité 
de ses couleurs, mérite le nom de guirlande (seiiuinj que 
nous lui avons donné. 

Elle est de la niêuie section que les ±d. liinbifera, Lain., 
Ticaonica de Reeve , ampkoi'ellaj lj3im.., scutulata, etc., 
sous le rapport de la forme et des dimensions ; mais elle 
se rapproche davantage de la M. amphorcllaj quant à la 
disposition des couleurs, et surtout de la variété /3 de 
Reeve. 

Toutefois, la il/, scrlum a une forme ovalaire plus ré- 
gulière^ sa spire est plus étagée j les tours, séparés par 
une suture très prononcée, sont bien plus saillants : sur 
les individus bien frais, on voit dislinctement des créne- 
hires qui correspondent aux petites taches blanches qui 
descendent des sutures. On compte dix tours de spire 
présentant des sillons garnis de points enfoncés distincts, 
qui le deviennent encore davantage à la partie inférieure 
du dernier tour : sur la M. amphorclla, ce sont plutôt des 
stries saillantes : le bord droit de cette dernière offre un 
renflement vers sa partie moyenne, et n'est nullement 
crénelé, tandis que notre espèce n^a pas le renflenient et 
est assez nettement crénelée. Enfin, la M. sertum compte 
six plis à la columelle, tandis que Tespèce de Lamarck 
n'en a que quatre, d'apiès cet auteur j ainsi que d'après 
MM. Kiener et Reeve. 

La coloration de notre espèce offre , sous un épidémie 
jaunâtre assez épais, des taches en zig-zag d'un beau blanc 
de lait sur un fond brun-rougeâtre assez vif. Ces taches 
forment une zone élégamment festonnée au-dessous des 
sutures, dont les crénelures sont également blanches. Les 

il 



— 162 — 

mêmes taches en zig-zag se reproduisent ordinairement 
sur le milieu du dernier tour^ et surtout à la partie infé- 
rieure, où elles sont plus allongées. 

Nous nliésitons pas à donner comme espèce distincte 
et nouvelle la coquille que nous venons de de'crire, et 
dont il est arrivé plusieurs exemplaires en France. Tout 
nous porte à croire qu'elle vient des îles Marquises, ou de 
quelques-unes des îles de TOce'an Pacifique. 

DuVAL. 



Description de coquilles nouvelles, par M. Petit de 
LA Saussaye. 



Purpura capensis, Nobis. (PI. vu, fig. 6.) 

P. Testa ovato-ohlonga, imperforata, albîcante , ferru- 
gineo-zonata ; spira conico-acuta\ anfractihus quinis tuher- 
culatis , ullimo supernè hiradiatim tubercidato , infernè 
bi-costato'y apertiira alhicante; labro intîis lœvigato j ad 
marginem dentato\ ac 3 vel 5 maciilis fusco-ferrugineis 
tincio. 

Operculo 

Long. 48 mill.-, larg. 26 mill. 

« Coquille ovale, allonge'e, imperforée, zonée de brun- 
» ferrugineux sur un fond blanchâtre ; spire conique 
» aiguë ; cinq tours de spire plus ou moins tuberculeux ; 
» le dernier tour ayant deux rangées de tubercules nodu- 
» leux à sa partie supérieure , et au-dessous de ceux-ci 



~ 163 — 

» deux côtes assez élevées presque complètement clé- 

» pourvues de nodosités : ouverture blanchâtre, lisse in- 

» térieurement j le Lord droit offrant à sa marge quatre 

» ou cinq taches d'un bran-vif, et fortement crénelé dans 

» cette partie. » 

Cette espèce se rapproche beaucoup dans son ensemble 
de celle que M. Reeve a décrite sous le nom de P. fasciata 
(Mon. N" 45), mais la nôtre est constamment tuberculée, 
et elle présente un pkis grand nombre de fascies. Nous 
sommes porté à croire que le /'. fasciata est celui qui 
nous vient assez fréquemment des Antilles-, j'en i)ossède 
un exemplaire qui se rapproche beaucoup de l'individu 
figuré par M. Reeve; mais cette espèce varie à Tinfini, de 
telle manière même qu'on pourrait en faire plusieurs es- 
pèces, si Ton n'avait sous les yeux une nombreuse série 
d'exemplaires; toutefois, elle présente un caractère cons- 
tant qui n'existe pas dans le P. capensis: elle a toujours 
le bord gauche teint de violacé à la base, près du canal. 

En outre, notre espèce habite le cap de Bonne-Espé- 
rance, au cap des Aiguilles, où elle a été recueillie par 
M. Verreaux. 



Purpura Tissoti, Nobis. (PI. vu, f. 4, a^ b.) 

P. Testa ovata, subincrassala^ imperforata y albicante 
fusco-nigricante nebulosc tincta -, spira breviuscula^ angu- 
lalo-acuminata \ anfractibus senis supernè concavo-angu- 
latisy ad angulum iuherculato-coronatis , tubcrcuJis sub~ 
spinosis} columcUa suprà fuscescente, in(rà albicante i 
apertura ovata, cinereo-albicanie / labro sulcato , margine 
subcrenato. 



— 164 — 

Var. Spira acuminata, anfractibus seriatim nodoso tU' 
herculatisj labro intîis dentalo. (PI. vu, f". 4, b.) 

Long. 19-22 mill.-, larg. 7-8 mill. 

« Coquille ovale, assez épaisse, imperfore'e, ou n'ayant 
» qu'une simple fente ombilicale, de couleur blanc sale, 
» nuancé de lâches, ou zones irrégulières, d'un noir- 
» fauve; spire assez courte, anguleuse, aiguë, six tours 
» de spire déprimés en dessus et anguleux, Tangle pré- 
» sentant une série de tubercules sub-épincux; colu- 
» nielle brunâtre en haut, blanchâtre à la base •, ouverture 
» ovale, d\iu gris-blanchâtre à Fin térieur-, le labre sil- 
1) louné en dedans, la marge légèrement crénelée. 

» f^ar. (f. 4, Z»). Spire plus aiguë, les tours présentant 
M des sériea transversales de nodosités régulières, alter- 
» nativement très prononcées, et très petites', le labre 
» plus fortement denté à l'intérieur. » 

Nous n'avons trouvé décrite nulle part cette petite 
espèce qui nous a paru assez bien caractérisée: elle vient 
de Bombay, où elle a été trouvée par M. le docteur 
Charbonnier, qui a bien voulu en doter notre collection. 
Nous la dédions avec plaisir à l'un de nos premiers sous- 
cripteurs, M. Tissot, de Nantes. 

FUSUS SiMONlANUS, Nobis. (PI. VM, f. 7.) 

F. Testa fusifonni, albicante, spira aciita ; anfractibus 
7, convexis, supernc dcpressiusculisj spiraliter liratisj liris 
piano- c onv exius culis j apertura Oi^aio-acuta, intits albi- 
cantCj luteo vel jusco tincta ; columella supernè subcanali- 
cidata; labro intiis dentato', canali breçi subobliquo. 

Long. 48 mill.-, larg. 20 mill. 

(t Coquille fusiforrae, blanchâtre; spire aiguë; sept 



— 165 — 

» tours de spire convexes, mais un peu déprimés à leur 

)) partie supérieure j ceints de côtes décurrentes, plus ou 

» moins applatiesj ouverture ovale-aiguë j d'une couleur 

» blanchâtre nuancée, tantôt de jaunâtre, tantôt d'une 

» teinte fauve; la partie supérieure de la columelle pré- 

» sentant à Tintérieur une callosité qui forme avec le 

» bord droit une sorte de sinus : le bord droit plus ou 

» moins denté à Tintérieur : le canal assez court, et obli- 

» quant un peu à gauche. » 

Il est assez difficile d'assigner une coloration précise à 
cette espèce, qui vit dans une localité où son test subit, 
sous ce rapport, des altérations dues, sans aucun doute, 
à l'état des eaux : en effet, quoique vivantes, les coquilles 
sont plus ou moins rongées à l'extérieur, ou empreintes 
d'une teinte verdâtre : dans un jeune exemplaire que nous 
possédons, les côtes sont plus petites et plus serrées ; on 
aperçoit à l'extérieur quelques taches ou flammules d un 
brun-ferrugineux -, et l'intérieur de l'ouverture offre aussi 
une teinte de cette couleur. 

Cette espèce appartient à ce groupe de Fuseaux qui a 
fait l'objet d'un article publié par nous dans le Journal 
de Conchyliologie (2^ vol.j pag. 73 et suivantes). Elle se 
trouve au cap de Bonne-Espérance, près du cap des 
Aiguilles , et a été recueillie dans cette localité par 
M. Verreaux, qui a bien voulu nous en céder quelques 
exemplaires. 

Nous la dédions à notre collaborateur, M. de Saint- 
Simon. 



— 166 



Description d'une nouvelle espèce de Troque, par 
M. Recluz, 



Trochus Bernardii, Recluz. (PI. vu, fîg. b, a, b, c ) 

T. Testa trochiforini, crassa^ nigra ^ sulcato-costata j 
costis granulatis^ tribus majoribus, intermedianis minoribus^ 
crenatisy mterstitiis granulorum albido-lutescente maculatis; 
anfractibusA planis\ apicc acutiusculo •■, apertura (jiiadrata, 
albuy in fundo nigrcscente; labio extiis argenteo, basi 
anticè subtmncato\ labro extiis nigro, crenato, intiis ar- 
genteo. 

Operculum 

IJaut. 1 1 mill.-, larg. 13 1/2 mill. 

Ce Troque, que nous dëdions ici à M. Bernardi, est 
trocliiforme, noir, sculpte de sillons et de côtes décur- 
rentesi les côtes granuleuses, au nombre de trois, assez 
grandes*, les intermédiaires, plus petites, sont crénele'es. 
Les espaces, entre les granulations et les crénelures, sont 
d'un blanc-jaunâtre : cette coquille a quatre tours de spire 
planes, le sommet un peu aigu : ouverture quadrangu- 
laire, blanche, avec le fond un peu noirâtre, et le péri- 
trème comme argenté : bord interne obliquement droit, 
sub-tronqué à sa base antérieure, labre bordé de noir et 
crénelé. 

Habite : La mer Pacifique? 

Nous avons décrit cette espèce (Taprès un individu 
appartenant à la collection de M. Petit de la Saussaye. 



— 167 — 

Cette coquille est surtout remarquable par la forme qua- 
dranwulaire de son ouverture, dont les bords sont d'un 

D 

beau brillant argenté. 

G. R. 



Description d'une nouvelle espèce de Peigne 
fPectenJ, par M. Bernardi. 



Pecten Vanvincqi], Bernardi. (PI. 8, fig. 1, 2.) 

P. Testa suborbiculans , œquwalvis\ œquilateralis j alba 
undecùn-costata, cosiis elevatissimis j roiundatis , supemè 
roseo-purpureis, linei's interposilîs 1-2-3, strîîs transversis 
decussantibus •■, margine crenata ; valva inferior alba. 

Long, etlarg. 36mill. 

« Coquille presque ronde , équivalve, e'quilatérale ; 
» chaque valve sculpte'e de onze côtes très saillantes : les 
» espaces qui les séparent sont très profonds, et garnis 
» de une, deux ou trois lignes longitudinales croisées par 
» des stries transverses ou concentriques qui couvrent la 
» surface des deux valves : les côtes de la valve supé- 
» rieure sont en dessus d'un joli rose-pourpré : les bords 
» sont tranchants et crénelés. La valve inférieure est 
» toute blanche, tandis que la valve supérieure est légè- 
» rement nuancée de rose. » 

Nous avons eu en notre possession plusieui'S valves de 
cette jolie espèce, rapportée par un navire baleinier, pro- 
bablement de f Océan Pacifique. B. 



— 168 ~ 

^oia. L'exemplaire dépareillé que M. Bernardi a bien 
voulu nous céder, et d'après lequel nous faisons figurer la 
coquille dont il s'agit, est évidemment mort et roulé, en 
sorte qu'il a pu échapper quelques caractères propres à 
Tespèce : ainsij par exemple, les stries transversales et 
concentriques, signalées parlM. Bernardi, pourraient bien 
n'être que la trace de squamules analogues à celles qui 
garnissent le P. manteau Ducal fPccten palliumj, et qui 
auraient été détruites dans notre exemplaire par l'effet du 
froltemcnt, ou l'action du temps. 

M. Bernardi a dédié ce Pectcn à Madame Eléonore 
Vanvincq, qui s'occupe avec beaucoup de zèle de l'étude 
des coquilles. S. P. 



Description de Natices nouvelles, et notice sur 
quelques espèces du même genre, par C. Recluz. 

1° NatICA SAGITTIFERA, NoMs. (PL VHI, fjg. 4, 5.) 

N. Testa parvttj globoso-acuta^ albido-lutescefJie; an- 
fractibus quinis, supernè {sœpius laclcis) slrigis radiantibus 
impreisis -, iufiino globoso, albo quadrifasciato : fasciis ma- 
cnlis sagitlatis riijis omatis ; itmbilico paivo, Janiculato -, 
apertnra ovntn, albidn \ lincis fuscis laliusculis decurren- 
tibus ornaia:, labio sub uinbilico supernè et anlicè concavo. 

Operculo testaceo? 

llah 

Petite espèce de forme globuleuse, à spire saillante, 
eonique etaigué, formée de cinq tours de spire convexes. 



— 169 — 

rayonnes de stries courtes et profondes à leur sommet : le 
dernier globuleux , oi'nd de quatre zones décurrentes 
blanches, peintes de taches roux-brun, en fer de flèche, 
dont la pointe est dirigée vers l'ouverture : de ces taches^ 
celles qui ornent la première et la dernière fascîe, sont 
plus grandes et plus foncées en couleur, et plus distancées 
que celles des deux fascies intermédiaires : l'ombilic est 
médiocre et presque rempli par un funicule spiral, dont 
le sommet, demi-rond, est plus volumineux. Ouverture 
ovalaire, ayant le Lord inlerne convexe antérieurement, 
au-dessus de TomLilic, et 1res concave en dessous. L'ins- 
pection de ce bord par sa face antérieure, comprimée lé- 
gèrement dans son trajet, dénote un opercule testacéj qui 
cependant nous est inconnu. 

Haut. 16mill. Larg. 15 1/2. raill. Epais. 11 tnill. 

Observation. De toutes les espèces approchantes qui 
nous sont connues, la iV. Sagittifcia n'a de rapport 
qu'avec la N. Zelandica de Quoy j mais elle n'a jamais 
que quatre rangées de taches , au lieu de cinq , qu'on 
trouve dans celle de M. Quoy : ces dernières sont de 
même forme, de même grandeur, et toutes également dis- 
tantes les unes des autres : le fond de la coloration du 
test est constamment d'un roux intense, et non blan- 
châtre : enfin, son ombilic est plus dilaté, et son funicule 
plus robuste, que dans notre espèce. 

La iV. sagittifera diffère de la N. elegcms^ Nobis (Journ. 
Conch.pl. 13, f. 4.)» par ses dimensions, son dernier 
tour moins transversal et moins ventru, et autrement 
coloré : son ombilic est au^si plus petit, et son funicule 
moins gros que dans la N. elegans. 

Notre iV. elegans nous paraît avoir été figurée ancien- 
nement par Knor, 2, t. x*, fîg. 5. La position que lui a 
donnée le peintre ne montre que les trois fascies supé- 



— 170 — 

rieures : c'est là toute la difFërence que nous y trouvons. 
La N. sagittata de Menke (Syii. Moll. Noi^. Holl.) n'a 
pas de rapports avec notre N. Sagittifère. 

2" Natica Bour.GUîGNATi, Nobis. (Pi. vil, fig. 8.) 

N. Testa, paivaj globosa, crassiuscula , colore varia, 
mine punctis rufis aa'jpersa, nuîic punctis castaneis rotun- 
datis, arcuatis, vel conjiuentihus et flammis longitudinalibus 
efformantihus ornaîa; anfractihiis senis, convexo-depressisy 
sutura profundd. divisis\ wnhilico infcro, profundo, funi- 
culo linecefonni instructo •, apertura semi-circulari, 

Operculo. Testaceo, aiiticè bisulcato, costd interinedid 
canaliculatd inslructo , ad apicem costd latd depressd 
notato. 

Habite : Madagascar, canal Mozambique. 

Petite coquille globuleuse, un peu épaisse, de couleur 
variable : sur un fond blanc, elle est tantôt peinte de 
points roux ou bruns très petits, et sinue's assez régulière- 
ment, avec une fascie obscure au centre du dernier tour, 
tantôt orne'c de points oblongs ou arque'sj plus gros, dont 
plusieurs sont confluents et forment des flammes longitu- 
dinales plus ou moins allongées : six tours de spire cons- 
tituent la coquille : ils sont convexes et le'gèrement dé- 
prime's en dessus , séparés par une suture étroite et 
profonde : spire demi-ronde, à sommet aigu et brun. 
L'ombilic est infère, c'est-à-dire qu'il est au-dessous du 
centre du bord interne , comme dans plusieurs espèces 
qui manquent de funicule, quoique cependant il en pos- 
sède un en forme de ligne étroite et spirale. Ce caractère 
de l'ombilic se trouve dans les D/atica vittata (Lk.)^ 
pyginœa (Phil.), cin cta (Noh'is), etc. 

L'opercule est testacé, impiimé de deux sillons anté- 



- 171 - 

rieurs circonscrivanL une côte canaliculee dans son trajet. 
Le sommet de cet opercule est ceint ante'rieurement d'une 
callosité en forme de côte large et déprimée qui rend le 
sommet enfoncé en creux. Cet opercule a des rapports 
a\ec ceuTc des Natîca Elenœj Cajanensis j fanel j vario- 
laria, et autres. 

Notre espèce se rapporte avec certaines variétés de la 
Nat. vîttata ; mais le contour de son ombilic n'est jamais 
brun, caractère constant dans l'espèce de Lamarck : sa 
coloration, quant à la variété ponctuée, et non flammulée, 
n'a aucun rapport avec cette dernière, et s'il y a quelque 
analogie entre les deux, pour la var. flammulée, les flam- 
mules de la nôtre sont autrement dessinées. La variété 
ponctuée est plus commune. 

Haut. 14-15 mUl. Lrrg. 14 3/1 niill. Epais. 11 mill. 



Nous avons décrit, en 1843, dans les Proceedings de 
la Société zoologique de Londres, une Natice, qui n'a 
point encore été figurée, et à laquelle M. Petit veut bien 
consacrer une place sur une de ses planches. Nous allons 
en reproduire la description , en signalant la singularité 
que présente son opercule. 

Natica FLEMii.GiAiXA, Nobis. (Pi. vil, fig. 2, 2'.) 
Proceed. of. Zool. Soc. Lond. 1843, pag. 207. 

N. Testa oçalO'oblonga ^ crassiuscula , lactea^ niticîd, 
poliia, lœvissimè siriata ; arrfvactibus senis, dcpresso-con- 
vexiuscidis , îtifimo Ov>atO'Convexo , supernè suhcoiiico ; 
spira depresso-conica , apice exalbido ; aperlura angusta , 
semi'i'otunda-^ columella oblique rectiuscida , in medio sub- 
convexûj externe callosa, crassa\ uinbilico profundo, su- 
pernè pajtim tectOy externe angulo vix notato circumdato. 



— 172 — 

hasi in canalem profundiim arcuatum pwloTJgato, à Jutii- 
culo modijîcato. 

Junio)\ Canali umbilico suhconsolîdatOj lineari. 

Opercul. Cartilagineunt, lutciim, ienuissimum , margine 
anlico, hyalino zonatum, fasçiâ latd, purpureo-rufâ, apice 
revoluiây superficie déganter radiatim striatâ valdè differt. 
Testa interdum alho dilaté stramineaj seu ferrugineo par- 
tini tincta. 

Habite: Sorsogon, île de Luçonj plages sablonneuses. 

Coquille ovale-oblongue, épaisscj blanche, brillante, 
polie, très finement stride-, six tours de spire, légèrement 
convexes, le dernier un peu conique à sa partie supé- 
rieure ^ spire déprimée-conique-, ouverture assez étroite, 
semi-ronde-, columelle obliquement droite, un peu con- 
vexe au milieu : ombilic profond, couvert en partie par 
la callosité, prolongé en canal profond. 

Opercule cartilagineux, mince, jaune, présentant à la 
superficie de jolies stries rayonnantes , mais surtout re- 
marquable par une fascie lai-ge, d'un brun -pourpre, qui 
ressort au milieu de la teinte hyaline de cette pièce acces- 
soire, ainsi qu'on le voit sur la planche vn, fig. 2\ 

Cette espèce est voisine de la N. mamillaj var. lactea, 
de Linné, mais elle en diffère par sa spire aiguè', et par 
l'ombilic ouvert : elle se dislingue aussi de la N. iiber, 
avec laquelle elle a beaucoup de rapports, en ce que cette 
dernière a Topercule entièrement jaune, et des stries 
moins fines. 



Note sur la Natica labrella, Lam. An. S. Vert. 6, 
p. 201. 

Lorsque nous étudiâmes les espèces du cabinet de 
Lamai'ck, nous fûmes frappé delà ressemblance de forme, 



— 173 — 

(l'ombilic, d'ouverture, que la Natica labrella avait avec 
la N. collaria du même auteur : toutefois, nous avions 
reaiarqué que la coloration du test différait beaucoup, 
celle-ci nuée d'une sorte de réseau confus de taches roux- 
brun, entremêlées d'autres blanc-jaunâtres, inégales, ou 
rayée de même couleur ; les sommets des tours, zones de 
blanc , sont ornés d'une chaîne de taches roux-brun 
foncé; rombilic est entouré d'une large zone roux-brun 
très foncé, et la même teinte colore le bord interne et le 
somuîctdu funicule : enfin, l'ouverture a une teinte violet 
foncé : le sommet du dernier tour est arrondi ou ascen- 
dant, les autres de même ou déprimés- 
La iV. labrella est d'un blanc sale, dit Lamarck : nous 
possédons aujourd'hui un individu semblable au sien, et 
un autre d'un blanc plus tranché. Aucune des deux n'a 
de taches sur les tours, autour de l'ombilic, ni au bord 
interne : la coloration à l'intérieur de l'ouverture est d'une 
teinte rose-violet brillant : le sommet de tous les tours 
est aplati, et un peu anguleux à l'extrémité de cet apla- 
tissement. Lamarck dit, en parlant de l'ombilic, qu'il est 
en partie clos : sur les nôtres, cet ombilic est bien ouvert, 
et son funicule bien détaché, et nous nous rappelons 
qu'il en était ainsi sur le type de la N . labrella de La- 
marck, dont nous avions pris le croquis. 

D'après cela, la iV, labrella de cet auteur ne serait 
qu'une variété de coloration de la iV- collaria (Natica 
collaris, Sow. Gat. Tank. 1825. — Neiifa collari ornata, 
etc. Chemn. Conch. pi. 187, fig. 1895,rt,/>. — La iYaf/ce 
Adanson, Seneg. coq, pi 13, fig. 2. — N atica Adansonii^ 
Blv. Dict. Se. nat. art. Natice, non Philippi.) 

G. R. 



- 174 



Description d'une espèce nouvelle du genre Pisi- 
dium, par M. Bourguignat. 

A Tespèce nouvelle du genre Pisidium^ que nous avons 
décrite dans le dernier numéro du Journal de Conchy- 
liologie, sous la nom de siiiuatum, nous venons aujour- 
d'hui encore en ajouter une autre, que nous croyons 
également inconnue, puisqu'il nous a été impossible de la 
rapprocher d'aucune des espèces décrites jusqu'à ce jour. 

Nous devons cette nouvelle Pisidie à l'obligeance de 
M. Recluz, auquel nous nous empressons de la dédier. 

PisiDiuM Rechisianum, Nobis. (PI. 8, fig. 8, a, b, c, d.) 

P. Testa minima ^ inœquilateruli j ovali , complanata, 
pellucida, nitidiuscula, argutè concentricècjue striatUy epi- 
derinidc pallido-cornca j natibus valde pTominulisj liga- 
meiito inconspicuo } dente cardincdi minutissimo, obliqua, 
subacuto ; dente laterali obtuso, subproducto -, vix in valva 
perspicuis. 

Long. 3 mill.^ larg. 2 mill.-, épais. 1 mill. 

Cette petite coquille, très incquilatérale, est ovale, 
aplatie, très finement striée de lignes concentriques, dues 
à l'accroissement de l'animal, ce qui lui donne un aspect 
un peu brillant-, son test est recouvert d'un épiderme 
corné d'une nuance très pâle-, ses natès sont proémi- 
iients, excoriés, et comme recourbés vers la partie anté- 
rieure-, sa dent cardinale est très petite, oblique, et pres- 
que aiguë, tandis que la dent latérale est obtuse et peu 
prolongée. Du reste, ces dents sont à peine visibles à 
l'œil nu. lien est de même du ligament, que l'on ne peut 



— 175 — 

apercevoir qu'en soume Haut cette coquille au foyer d'une 
lentille. 

Cette charmante petite Pisidie habite les environs de 
Boulogne-sur-Mer, d'où M. Recluz Ta reçue. 

Comme nous le disions en commençant, il nous a paru 
impossible de confondre cette espèce avec celles qui sont 
déjà connues. 

En effet, si, à première vue, elle semble par sa petite 
taille, son apparence cristalline, et sa forme ovale, se 
rapprocher des Pisid. nilidum, thermale, fonîinale, vul- 
chellunif etc., un examen pluG attentif fait bientôt sentir 
des différences marquées. Ainsi, parmi ces dernières 
espèces, les unes s'en distinguent par leur coquille ven- 
true, les autres par leurs formes trigones, ou par leur test 
à peine inéquilatéral. 

Il est cependant une espèce qui, plus encore que toutes 
celles que nous venons dénommer, est voisine du Pisid. 
Reclusianum : c'est une coquille fossile des environs 
d'Epernay, le Pisidium lœvigatum (Cyclas lœvigata, Desh. 
Desc. des coq. foss. des env. de Paris, t. l^% p. 116, 
N° l,pl. xvni, Gg. 12-13. 1824). 

Voici, toutefois, les dissemblances qui existent entre 
notre espèce et celle de M. Desliayes, et qui en marquent 
la séparation. 

Le Eeclusianum a la forme arrondie, le test aplati et 
comme comprimé. Or, ces caractères ne se retrouvent 
point chez le lœvigatum, dont le test, plus large posté- 
rieurement et plus épais que le côté antérieur, est aussi 
plus ventru. 

liC premier possède des dents latérales et cardinales 
d'une extrême petitesse, tandis que la dent latérale du 
second est très bien marquée et se prolonge sur presque 
toute la longueur du corselet-, ce qui même donne lieu 
à M. Deshayes de faire observer que cette dent latérale 



— 176- - 

du lœvigatiim est plus épaisse et plus forte que celle des 
Gyclades vivantes de même taille. 

Enfin, le Pisidium Rcclusicmum est d'un volume plus 
faible, et sa coquille est marquée de stries concentriques; 
or c'est, au contraire, au test lisse et poli que présente le 
lœvigatum, que cette coquille doit le nom sous lequel elle 
est connue. 

Explication de la planche, fig. 8. 

a. b. c. P. Recluzianum de grandeur naturelle. 
d. Id. grossi. 

€. Charnière de l'espèce. 

BoUKGUlGNAT. 



Suite et fin du Catalogue des coquilles marines des 
côtes de France, par M. Petit de la Saussaye. 

Famille des Tubbinacés. 
Genre Cadran. Solarium, Lara. 

Solarium hybridum. 
Trochus hybridus. Lin. 

(Kiener Mon. pi. 4, f. 9 flf.) 

Habite : Agde, M. Recluz. 

Obs. Cette espèce ne devait pas être étrangère à Linné , et nous 
sommes porté à croire que c'est elle qu'il a décrite sous le nom de 
Trochus hybridus, d'autant que Gmcliii la donne comme apparte- 
nant à la mer Méditerranée. M. Kiener, trompé par les figures de 
ChemnitE, que Gmelin ne cite qu'avec un point de doute, donne le 
rtom de 5. hybridum à une autre espèce. 

Nous regardons aussi V hybridum comme. \vH voisin du 5, luteum 
de Lamarck, figuré par M. Kiener sur la pi. 6, f. 9. Celle-ci serait au 
moins une variété constaute , plus petite, et d'une coloration diffé- 
rente : elle habite l'Océan Indien. 



— 177 — 

M. Philippi dit avoir trouvé le S. stramineum sur les côtes de Na- 
ples et de Sicile : M. Requien le cite, dans son catalogue, comme exis- 
tant sur les côtes de Corse, mais nous n'avons pas appris qu'on l'ail 
rencontré sur nos côtes méditerranét'nnes ; et nous ne citons celte 
espèce que pour appeler l'attention des collecteurs. 



Genre Trotjue. Trochus, Lin. 

1" Trochus granulatus, Born. 

— tennis^ Mont, 

— papillosus, DeiCostA. 

(Born. pi. V2, f. 9, 10.) 
(Ghem. pi. 166, f. 1597-8.) 

Habite : Les côtes de la Manche , MM. Bouchard et 
De Gerçille. Nos côtes de la Me'diterrande , M, Becluz , 
M. Martin. 

2° Trochus conulus, Lin, 

(Ghem. fig. 1588.) 
(Penn. pi.' 180, f. 104.) 

Habite : Nos cotes du Nord et de la Mdditerrantie. 

3° Trochus zizyphinus, Lin. 
Var. T. i>iolaceus, Risso. 

(Ghem. pi. 166, f. 1592.) 

Habite : Gomme la précédente. 

4" Trochus conuloides, Lam. 

(Ghemn. pi. 166, f. 1591.) 
Habite • Avec la préce'dente. 

Obs. Ces trois espèces varient à l'inOni dans leurs dimensions, 
leurs formes, leurs accidenis et leur coloration, en sorte que beau- 
coup d'auteurs les réunissent en une seule et même espèce. Nous 
serions disposé à adopter celte opinion, et nous ne les maintenons 

12 



— 178 — 

8(^parées daus noire liste que pour appeler à cet égard rauention des 
concbyliologues de nos côtes, afin qu'ils s'assurent par des observa- 
lions nouvelles, s'il y a réellement des espèces distinctes, ou des 
variétés constantes, ou de simples variétés accidentelles. 

5° Trochus Laugieri, Payr. 

(Payr. coq. Cors. pi. 6, f. 3, 4.) 

Habite : Nos côtes de la M(^diterranée, où elle paraît 
assez commune. 

6" Trochus LjEvigatus, Phil. 

(Ph. mol.Sicil. pi. XI. f. 2.) 
Habite : Toulon, M. Martin. 

7° Trochus crenulatus, Brocchi. 

— Pyramidatus, Lam. 

— Matonii^ Payr. 

— exasperatusl Penn. 

— exiguus. Mont. 

(Payr. coq. Coi'S. pi. G, f. 5, 6.) 

Habite : Les côtes du Finistère, M. Collard. Les côtes 
de Provence, M. Thorrent. 

8° Trochus striatus, Gmel. 

— punctulatus, id. 

— erytkroleucosy id. 

— depictus, Desh. 

(Chera. pi. 162, f. l527-8et 1529, a, i.) 
Habite : Nos côtes de Provence, M. Martin. 

9° Trochus fragaroides, Lam. (Monod.). 

— Olivieri, Payr. 

— 055//m, Adans. 

— crassus, Mont. 



— 179 — 

(Payr. pi. 6, f. 15, 16.) 
(Donovan, pi. 71.) 
Habite : Les côtes de la Manche et du Finistère , 
M. Collard. Nos côtes de la Médilerrande. 

10° Trochus ARTicuLATUS, Lam. (Monod.). 

— Drapamaudii, Payr. 

— tuj'binatusf Born. 

(Payr. pi. 6, f. 17, 18.) 
(Deless. pi. 36, f. 9.) 

Habite : Les côtes de la Provence , oti elle est com- 
mune. Cette espèce paraît bien voisine de la pre'cédente, 

1 1° Trochus cinerarius, Lin. 

— dii^aricatusj Gmel. 

— lineatus, Da Costa. 
Var. Lessonii, Payr. 

(Chem. pi. 171, f. 1686.) 
(Payr. coq. Cors. pi. 7, f. 3, 4.) 

Habite : Nos côtes océaniques et de la Méditerranée. 

12° Trochus sanguineus, Lin. (Turbo). 
Turbo pur piireus, Risso. 
Trochus coccineus, Desh. 

— Belliœi, Michaud. 

(Chem. pi. 171, f. 1675.) 

Habite : Bouc. Marseille, Toulon, Agde, M. Martin, 
M. Recluz. 

13° Trochus fanulum, Gmel. 

— yEgyptiacus, Payr. 

(Pay. coq. Cors. pi. 6, f. 26, 27.) 
Habite : Nos côtes de la Méditerranée. Le Monod, 



— 180 — 



jEgypiiaca de Lamarck est une espèce tlifléretite , parti- 
culière à la mer Rouge. 

14° Tkochus magus, Lin. 

(Chem. 171, f. Î656-7, 1659.) 

Habite : Nos côtes du Nord, de FOuest et de la Médi- 
terranée. Cette espèce est de couleur très variable. 

15" Trochus CANALicuLATus, Lam. (Monod.). 

— Jasciaius, Born. 

— Ferinonii^ Payr. 

— tcssellaius, Gmel. (3574). 

(Payr. coq. Cors, pl.6, f. U, 12.) 
(Born.pl. 12, f. 3, 4.) 

Habite : Toulon, M. Martin. 

16° Trochus Richardu, Payr. 

— mar^anlaceusl Risso. 

(Coq. Cors.pl. 7, f. I, 2.j 
Habite : Nos côtes de Provence, M. Bechiz, M. Martin. 

17° Trochus umbilicaris, Lin, 

— fuscatus, Gmel. 

(Born. pi. 72, f. 1.) 
(Chemn. pi. 171, f. 1666.J 

Habite : Nos côtes du Nord et de la Méditerranée. 

18° Trochus Adansonu, Payr. 

— turbirwides, Deshayes. 

— Adrialicus, Phil. 

(Coq. Cors. pi. 6,f. 7,8.) 
(Ph.coq.Sic.pl. 25, f. 10.) 

Habite : Les environs de Marseille, M. Martin. Agde, 
M. Becliiz. Toulon, M. Tliorrertt. 



— 181 — 

19° Trochus Racketti, Payr. 
— tim idus ? Mo n t . 

(Coq. Cors. pi. 6, f. 9, 10.) 

Habite : Toulon, M. Thorrent. Agde. M. Recluz. 

Obs. Nous ne mettons point en doute que de nouvelles recherches 
ne fassent découvrir sur nos côtes d'autres Troques que ceux dont 
nous venons de donner l'énuméraiion. Divers auteurs en ont décrit 
un bon nombre des côtes d'Angleterre et de la Méditerranée, qu'on 
retrouvera probablement aussi sur notre littoral : il est aussi d'autres 
espèces décrites, mais non encore figurées, que nous n'avons osé 
citer, dans la crainte de commettre quelque double emploi. Notre 
catalogue devra être révisé, lorsque de nouvelles observations auront 
été faites, et c'est un travail critique, qui, fait par famille, deviendra 
une lâche plus légère à ceux qui voudront l'entreprendre. 

Genre Monodoiite. Monodonta, Lam. 

1° MONODONTA CORALLINA, Litl. [TrOcJlUs). 

— Couturii, Payr. 

(Payr. coq. Cors. pi. 6, i. 19, 20 ) 

Habite: Agdc , M. llecluz. Toulon, Mar ligues , M. 
Martin . 

2° MoNODONTA ViEiLLOTi, Payr. 

— araouis? Bast, 

(Payr. pi. 6, f. 21-23.) 
Habite: Toulon, Martigues, M. Martin. Agde^ M. 
Recluz. 

3" MoNODONTA JussiEui, Pyr. 
Trochus petholatus? (imcd. 

(Payr. pi. 6, f. 24, 25.) 

Habite : Les mêmes localités que la précédente , 
M. Martin. 



— 182 — 

Obs. Naus avons cru pouvoir conserver le genre Monodonte de 
Lamarck, mais en le considérant seulement comme une division 
sous génr^rique, et en n'y faisant enlrer que les espèces dont la colu- 
melle est plus fortement échancrée, ou ironnuée à sa base, de ma- 
nière à former une saillie dentiforme bien apparente. 



Genre Turbo. Turbo ^ Lin. 

TUBBO RUGOSUS, Lin. 

(Chem. pi. 180, f. 1782-3.) 
(Poli, pi. 52, f. 44-7.) 

Habite : Nos côtes de la M(Jditerranëe. 

Genre Littorine. Littorina, Fer. 

1° Littorina littoralis, Gmel. 
Turbo littoreus, L. 
— çulgaris, Sow. 

(Donov.pl. 33, f. 1, 2.) 

(Sow. Gen. f. 1.) 

(Mat. et R. pi. 4, f. 8-11.) 

Habite : Les côtes de la Manche, M. Bouchard. 

2" Littorina rudis, Mont. 
Turbo oblii^atus, Say. 

(Mat. etRak. pi. 4,f. 12, 13.) 
(Deless. pi. 37, f. 5.) 
Habite : Les côles de la Manche, M. Bouchard. 

y Littorina retusa. 

Nerita littoralis ^ Mat. el K. 

(M. etR.pl. 5, f. 15.) 

Habite : Nos ( ôtes de la Manche, M. Bouchard. 



.— 183 — 

4° LlTTORlNA NERITOIDES, Lilî. (Tuibo). 

(BIv. Faun. fr. pi. 12, f. 8.) 

Habite: Les côtes de la Manche, I\I. Bouchard. La 
Méditerranée. 

5" LlTTOR!NA COERULESCENS, L^lli. 

Var. L. Busterotii, Pajr. 

(Deless. pi. 37, f. 6.) 

(Payr. coq. Cors. pi. 5, f. 19, 20.) 

Habite : Nos côtes de la Provence. 

Obs. Nous pensons qu'il y a une assez grande coninsion dans les 
déterminations données par les auteurs, en ce qbi concerne les 
quatre premières espèces, qui devront faire l'objet (ie nouvelles 
études. 

Nous avons reçu, en outre, comme provenant des environs de La 
RocheilCj une autre espèce de Liitorine, qui serait la Lit t. mîliaris 
de M. Quoy (Voy. art. pi. 38, f. 16 19), recueillie par lui à l'île de 
l'Ascension : nous la voyons aussi figurer dans le catalogue de M. Jay, 
comme provenant de Libéria, côte occidentale d'Afrique. Celte es- 
pèce remonterait-elle sur nos côies? Ce ne serait pas impossible. 
Toutefois, nous ne la mentionnons que pour mémoire, et en atten- 
dant que sa présence sur nos côtes soit mieux constatée. 



Genre Lacuna, Turton. 

LaCUNA PALLIDULA, Turt. 

(T. Dict. C. p. 194. f. 85,86.) 

Habite: Les côtes ouest de la Franco. Probablement 
aussi nos côtes de la Manche. 

Obs. h est probable que nous possédons également sur nos côtes 
quelques-unes des espèces trouvées par les Anglais sur leurs plas^cs. 



- 184 — 
Genre Phasianelle. Phasianella, La m. 

1° Phasianella pdlla, L. 
Turbo pitllus. Lin. 
Tricolia pullusj Risso. 

(Sow. Gen. f. 4.) 

Habite : Nos côtes du Nord, de TOuest et de la Médi- 
lerranée. 

2° Phasianella Vieuxii, Payr. 

— speciosa ? Mulhf. 
Tricolia Nicœcnsis, Risso. 

(Risso, f. 62.) 

(P. coq. Cors. pi. 7, f. 5, 6.) 

Habite : Toulon, M. Thoirent. Agde, M. Recluz. 

3" Phasianella intermedia, Scacchi. 

— tennis^ Micli. 

(Scac. cat. p. 14, f. 27.) 
(Poli, pi. 25,f. 21.) 

Habite : Nos côtes de la Méditerranée. 

Obs. Celte espèce nous paraît très voisine de la pn^cédente, si ce 
n'en est mOme qu'une simple variété. 

Genre Turritelle. Tunitella , Lam. 

TUHRITELLA COMMUNIS, RisSO. 

— Linnœi^ Desli. 
(Risso, pi. 4, f. 37.) 
Habite : Nos côtes de la Manche, MM. Bouchard, 
Collard. Les côtes de Provence, M. Martin. 

OBS. Nous voyons cités aussi comme appartenant à nos côtes les 
r. exoleta, fusca, cornca et triplkaui ; mois nous croyons devoir 



— 185 — 

nous abstenir, quani à présent, de les inscrire dans notre catalogue, 
parce que nous croyons que ces citations ne sont pas exemptes 
d'erreurs. 



Famille des Canalifères. 
Genre Cérithe. Cerithium , Brug. 

1"Cerithium vulgatum, Brug. 

— BasteroU\ Desh. 

— goumi'er, Adams. 

— alucoidesj Dillw. 

(Phil. coq. Sic. pi. xi, f. 3-5, 8-9.) 
Habite : Nos côtes de la Méditerranée. 

2° Cerithium rupestre, Bisso. 

— Juscatum, Costa. 

— Mediteiraneunij Desh. 

(Phil. mol. Sic. pi. XI, f. 7.) 
Habite : Toutes les côtes de la Provence. 

3" Cerithium lima, Brug. 
Murex scaber, Olivi, 
Cent. Latreillei, Payr. 

(Payr. coq. Cors. pi. 7, f. 9, 10.) 

Habite : Les côtes du Finistère , M. Collard. Ausss 
notre littoral méditerranéen. 

4° Ceritium perversum, Lara. 

— inversum, Costa. 

— pusillunij Pfeif. 

(Payr. coq. Cors. pi. 7, f. 7, 8.) 

Habite : Les côtes ouest de la France, M. Cailliaud, 
Nos côtes de la Méditerranée. 



- 186 - 

5" Ceuithium lacteum, Philip. 

(Ph. moll. Sicil. p. 195.) 

Habite : Près de Martigues, M. Martin. Cette espèce 
ne paraît pas avoir été flgure'e jusqu'à pre'seiit. Elle nous 
est inconnue. 

Obs. Nous citerons encore comme espèces qui pourront être 
trouvées sur nos côtes les G. mamiUalum de Risso, Pygmceutn, et 
(rilîneatum, et lœvigalum de Phiiippi. 



(jenre Pleurolome. Pleurotoma, Lam. 

1° Pleurotoma turricula. 
Fusiis tuniculus, JVlontag. 

(Reeve. Mon. pi. 19, f. 162.) 

Habite : Les côtes de la Manche, M. Bouchard. 

2° Pleurotoma purpureum. 
Murex purpureus. Montag. 
Pleurotoma rude, Scacchi. 

— corbis, Micli. 

(Kien.Mon.pl. 25, f. 3.) 
(Scac. Cat. f. 17.) 

Habite: Nos côtes de la Méditerranée, M. Martin. 
Devrait aussi se rencontrer sur notre littoral du Nord. 

',i° Pleurotoma Bertraîjdi, Payr. 

(Payr. coq. Cors. pi. 7, f. 12, 13.) 

Habite : Les côtes du Finistère. M. Collard. hes côtes 
de Provence, MM. Recluz, Thorrent. 

4" Pleurotoma Philberti, INIich. 

— ^'ariegatum, Phil. 



— 187 — 

(Phil. coq. Sic. pi. xi, f. 14.) 
(Reeve.Mon.pl. 16, f. 129.) 

Habite : Antibes, Cette, M. Martin . 

5° PlEUROTOMA SEPTANGULARIS. 

Murex septangularis. Mont. 
(Kien. Mon, pi. 26, f. 3.) 
Habite : Antibes, M. Martin. 

6° PleurotomaGordieri. 

(Kien. Mon. pi. 7, f. 11.) 
Habite: Nos côtes de la Méditerranée. Commun. 

7** Pleurotoma Leufroyi, Mich. 
— inflatum, Ph. 

(Kien. Mon. pi. 24, f. S.) 
(Phil. mol. Sic. pi. XI, f. 24.) 

Habite : Nos côtes de la Méditerranée. 

8° Pleurotoma VAUQUELiNi, Payr, 
Fusus Rossmasleri, Anton. 

(Payr. coq. Cors. pi. xi, f. 19.) 

Habite : Toulon, M. Thorrent. Agde, M. Recluz. 

9* Pleurotoma linearis. 
Murex linearis, Mont. 
Pleurotoma concinna, Scacchi. 

(Kien. Mon. pi. 25, f. 4.) 
(Scacchi. Cat. f. 18.) 

Habite : Toulon, M. Thorrent. Bouc, M. Martin. 

10" Pleurotoma attenuatum. 
Murex attenuatum, Montag. 



— 188 — 

Pleurotoina f^illicrsi, Mich. 
Murex aciculatus, Lam. 
Pleurotoma gmcilis, Scacchi. 

(Kiener. Mon. pi. 25, f. 1.) 
(Scacchi. Gat. f. 21.) 

Habite : Toutes nos côtes de la Méditerranée. 

11° Pleurotoma GRACILE. 
Murex gracilis, Montag. 
Pleurotoma Comarmondi, Mich. 

(Kien. Mon. pi. 24, f. 2.) 

Habite: Le cap Croisetle (Cannes), M. Martin. Agde, 
M. Recluz. 

12° Pleurotoma costulatum, Risso. 

(Kien. pi. 25, f. 2.) 
Habite: Antibes, M. Martin. 

13° Pleurotoma volutella, Kiener. 

(Kien. Mon. pi. 25. f. I.) 
Habite: Toulon, M. Thorrent. 

Obs. Nous ne saurions douter qu'on ne trouve un grand nombre 
d'autres Pleurotomes , notamment sur nos côtes méridionales. 
M. Philippi en cite trente espèces appartenant aux mers d'Italie et 
de Sicile: M. Requien a déciit aussi deux nouvelles espèces propres 
à ia Corse : il y aura donc des découvertes à faire pour nos col- 
lecteurs, surtout parmi les petites espèces, qu'on néglige trop sou- 
vent de recueillir. 

Genre Cancellaire. Cancellaria. 

Gancellaria cancellata, Lin. 
F^oluta cancellatay L. 

(Kien. Mon. pi. 7, f. 2.) 
Habite : Les environs de Martigues, Gette. M. Martin . 



189 



Genre Fasciolaire. Fasciolanaj Lain. 

FaSCIOLARIA LIGNARIA. 

Murex Ugnarius ., L. 
Fasciolaria Tarentina^ Lara. 

(Payr. coq. Corse, pi. 7, f. 16.) 

Habite : Antibes, M. Martin. Cette, M. Thorrent. 

Genre Fuseau. Fusus, Brug. 

lo FUSUS ANTIQUUS. 

Murex antiquus. Lin. 

(Martini, pi. 138, 1292, 1294.) 

Habite : Les côtes de Boulogne , par d'assez grands 
fonds: M. Bouchard. 

2° FuSUS ISLANDICUS. 

Murex Islandicus, Gmel. 
(Martini, f. 1312, 1313.) 
Habite : La côte du Boulonnais, M. Bouchard. 

3* FuSUS CORNEUS. 

Murex corneus, L. 
Fusus Ugnarius j Lam. 

(Enc. méth. pi. 424, f. 6.) 

Habite: Les côtes de la Provence, dans la vase, 
M. Martin, 

4° Fusus Syracusanus. 
Murex Syracusanus, L. 

(Chem. pi. 162, f. 1542.) 

Habite : Nos côtes de la Provence, M. Martin. 



— 190 — 

5° FUSUS CRATICULATUS. 

Murex craticulatus, Brocc. 
Murex scaherl Lam. 

(Brocc. pi. 7, f. 14.) 
Habite : Aux environs de Martigues -, fonds vaseux , 
M. Martin. 

6° Fusus LAVATus, Bast. 
(Bast. pi. 3, f. 21.) 
Habite : Nos côtes de TOuest, M. Cailliaud. Celles du 
Finistère, M. Collard. 

1" Fusus ROSTRATUS, Olivi. 

— strigosus, Lam. 

(Brocc. pl.8,f. l.) 

Habite : Les environs de Marseille, M. Martin. Agde, 
M. Recluz. 

8" Fusus PULCHELLUS, Philip. 

(Moll. Sicil. pi. '25. f. 28.) 
Habite : Les environs de Marligues, M. Martin. 

9° Fusus ECHiNATUS, Kicncr. 
Murex vaginatus., Phil. 

— calcar.1 Scacchi. 

(Philip, mol. Sic. pi. 21, f. 27.) 
(Kien. Fus. pi. 2, f. 2.) 

Habite : Les environs de Marligues, où elle a ëtë pê- 
chée par les tartanes, à d'assez grandes distances de la 
côte. M. Martin. 

10° Fusus LAMELLOSUS, Phil. 

(Moll. Sicil. pi. M, ï. 30.) 



— 191 — 

Habite : Environs de Martigues, assez loin de la côte, 
sur un fond vaseux , à d'assez grandes profondeurs , 
M. Martin. 

1 1° FUSUS CORALLINUS. 

Murex corallinus, Scacchi. 

(Scac. Gâtai, f. 15.) 

(Phil. mol. Sic. pi. 25, f. 29.) 

Habite : La rade de Toulon ? 

Ons. Il est probable que quelques autres espèces se trouveront 
encore sur nos côtes, et parmi elles peut-êir.; des espèces nouvelles. 
M. Requien en cite une irouviîe par lui sur les côtes de la Corse. 



Genre Pyrule. Pyrula, Lam. 

Ce n'est que pour mémoire que nous citons ici ce genre, 
car il n'a pas encore ëté de'couvert sur nos côtes, oîi, selon 
nous, il ne doit point se rencontrer. 

M. Requien cite bien dans son catalogue des coquilles 
de la Corse, la Pyrula melongena\ mais en ajoutant, 
toutefois: « Var. striata\ an species nova? » 

M. Philippi mentionne également la même espèce 
comme méditerranéenne, d'après un individu qu'il avait 
reçu de Messine, mais avec t|uelques doutes. Le même 
auteur a décrit, en outre, et fait figurer, sous le nom de 
Pyr. squamulata (pi. xi, f. 21), une seconde espèce qui 
ne nous paraît pas appartenir à ce genre. 

Nous appellerons néanmoins les observations des col- 
lecteurs, qui recueillent les coquilles des bords de la 
Méditerranée, sur les espèces que nous venons de signaler 
à leur attention. 



— U)2 — 

Genre Rocher. Murex, Lin. 

i** Murex Brandaris, Lin. 

(Chem. p. 164, f. 1571.) 
Habite : Nos côtes de la Méditerrane'e^ où il est très 
commun . 

2° Murex TRUNCULus, Lin. 

(Martini, pi. 109. f. 1018-20.) 
Habite : Nos côtes de la Provence. 

3° Murex erinaceus, Lin. 

(Pennant. Brit. Zool. pi. 76, f. 95.) 
Habite : Nos côtes de la Provence. 

4° Murex tarentinus, Lam. 
^n M. erinaceus'^ 

Habite: Marseille, Martigues, M. Martin. 

5" Murex Blainvillei, Payr, 
— dentatus, Anton. 

(Payr. coq. Cors. pi. 7, f. 17, 18.) 

Habite : Les côtes de Provence, où il est assez, rare. 
M. Martin. 

6° Murex cristatus, Brocclii. 

(Phil. moll. Sic. pi. XI, f. 25.) 

Habite: Les côtes de Provence, où il est commun, 
d'après M. Martin, qui regarde cette espèce comme dis- 
tincte de la pre'cedente, avec laquelle elle a été confondue 
par M. Philippi. 



— 193 - 

7° MtHEX EuWAUDSll. 

Purpura Edwardsii, Pajr. 
— LassefgncP. Bast. 
(Coq. Cors. pi. 7, f. 19-20.) 
(Recve. Mon. pi. 34, f. 179.) 

Habite: Toulon. Comuiune. 

8° Murex distinctus, Phil. 
— leucodermay Scacc. 
(Pii. mol. Sic. pi. XI, f. 32.) 
(Scacc. Catal. f. IG.) 

Habite : Toulon, M. Thorrctit. 

Genre Typhis, Sowerb. 

Typius tetrapterus, Bronn. 
Murex Jistulosus ? Brocc. 
— tubifcrl Roissy. 
(Lelliœa^ p. 1077, pi. 41, f. 13.) 
(Phil. m. Sic. pi. 27, f. 4.) 
Habile : Les environs de Martigues : les tarlanes le 
pèchent parfois avec l'animal ; on le trouve aussi quelque- 
fois à la côlcj jamais abondant. M. Marliii. 

Obs. Il est douteux, ainsi que M. Pbilippi l'a fait remarquer, que 
ion doive séparer les Typtiis du genre Murex. 

Genre Ranelle. Ranella, Lam. 

HaNELLA RETICULARIS. 

Muicx reticulnris, Lin. 
BanelUi gigantea, Lam. 

(Martini, pi. 128, f. 1228.) 

(hcev. Mon.pl. l,f. 3.) 

Habite : Nos côtes de la Provence. 

li 



— 194 — 

denro Triton. Triton, Lani. 

1" InTQN NODiFERUM, Lam . 

(Martini, f. 1284-5.) 
(Poli, pi. 49, f. 9.) 

Habite: Les côtes de Provence. Fonds vaseux, M. 
Martin. 

2° Triton scrobiculatou. 
Murex scrobiculatorj Lin. 

(Chem. f. 1556-57.) 

Habite : Les mêmes lieux que le précédent. 

y Triton corrugatum, Lam. 

(Ene. raéth. pi. 41G, f. 3.) 
(Poli, pi. 39, f. 2.) 

Habite : Avec les deux précédentes . 

4° Triton cutaceum. 
Murex cutaccus^ Lin. 

(Martini, f. 1085-88.) 
(Poli, pi. 49, f. 5.) 

Habite : Avec les précédentes. 

W 'JEITON LANCEOLATUM, Mcnke. 

— Mcdiicrrancum, Sow. 

— turricidatum, Desh. 
(Phil. moll. Sicil.pl. XI, f. 28.) 

Habite: Antibes, M. Martin. 

Ors. m. Mariiii, ainsi qut- M. Rt'ciuz, ritenl le Tr. succmclmn û^ 
Lamuick coDinie se irouvanl sur nos côtes de ia Médilerranée ; mais 
nous doutons «îu'il en soit ainsi, ei nous croyons pluiôl à une confu- 
sion d'espèces. 



— 195 — 

1*'amille des Ailées. 
Genre iVporrhais. Rostcllaria, Lam. 

\*' ApORRUAIS PëS PELICANl. 

Stromhus pes pélican i. Lin. 

(Martini, f. 848-50.) 

Habite : Nos côtes du Nord, de l'Ouest et de la IMc-di- 
îerran<5e. 

2° Aporuhais Serresiancs. Miel». 

(Bull. ^oc. Lin. Bordeaux, 1828, f. 8, 4.) 
(Thcsaur. Cône. pi. 5, f. 3, 4.) 

Habite: Aux environs de Marliguos, d'après M. Mai- 
lin, qui en possède trois exemplaires, ptcliés par les lar- 
lanes du pays. 

Famille des Purpurifères. 

Genre Gassidaire. Cassîdaria , Lam. 

î" Cassîdaria echinophora. 
Buccinum echinophonun, Lin. 

(Martin, pi. 41, f. 407,408.) 

Habite : Nos côtes de la Me'diterrane'e : sm les fonds 
vaseux. Commune, 

2° Cassîdaria tyrrhena. 
Buccinum tyrrhenum, Lin. 

(Chem. fig. 1461, 1462.) 

Habite: Avec la précédente. 

Obs. On s'accorde généraleoicnl aujourd'hui à réunir ces dem; 
«spèces en une SGuli\ Ces coquillos variant beaucoup cians leurs 



— 196 — 

caractères, et même daus leur lurnie générale. M. Phitippi nous 
paraît avoir considéré une des varién'\s comme une espèce distincte 
à laquelle il a donné le nom de C. depressa : M. Martin^ de Marii- 
gues, à qui nous devons tant de renseignements sur les coquilles de 
nos côtes, avait lui même considéré comme Pyrule une monstruo- 
siié très remarquable du Cassld. echinophora, dont on trouvera la 
description et la figure dans le second volume du Journal de Con- 
chyliologie. 

Clenre Casque. Cctssisj Laïu. 

1° Cassis dndulata, Lia. 
Buccinum iindulatiim, L. 
Cassis sulcosa, Lam. 
Buccin, lineatuml Gniel. 

(Lister, pi. 996, f. 01.) 

(Poli.pl. ^j8, f. 1.) 

(Kien. Mon. pi. 12, f. 22-3.) 

Habite : Les côtes de la Provence. M. T/ioncnt. 

2° Cassis Saburon, Brug. 
Le Saburon d'Adanson. 
Cassis pomum, Sowerb. 

(Adans. Seneg. pi. 7, f". 8.) 
(Poli, pi. 38, f. 3, 4.) 

Habite : Les environs de Martigues, à de grandes pro- 
fondeurs, M. Martin . 

3° Cassis granulosa, Brug. 
(Martini, f. 350-352.) 
Habite : Avec la pn^cédente^ d'après M. Martin. 

Obs. m. Martin cite, en ouire, comme appartenant à nos côtes, 
les Cas. decussata de Lam., ei vibex^Lm.; mais le premier n'aurait 
encore été trouvé qu'à Nice, et, quant à l'autre espèce, nous dou- 
tons qu'elle ait été trouvée à l'état vivant. M. Philippi ne l'a jamais 
rencontrée sur les côtes de la Méditerranée. 



— 197 — 

Genre Pourpre. Purpura, Lam. 

r Purpura lapillus. 
Buccin uni lapillus. Lin. 
Var. P. imbricata, Lanj. 

(Pennant Zoo\. Brit. pi. 72, f. 89.) 

Habite : Nos côtes de la Manche et de TOuest : la var. 
imbricata, plus commune à La Rochelle que partout ail- 
leurs : cette espèce ne paraît point avoir pénélrtJ dans la 
Méditerranée. 

2° Purpura HiEMASTOMA. 

Buccinum hcemastomum, Lin. 
heSahem, Adans. 
Purpura cornuta? Menke- 

(Martini, f. 964, 965.) 

Habite : Certains points de notre littoral méditerra- 
néen, mais généralement à d'assez grandes distances des 
côtes, M. Martin. Cette espèce appartient à d'autres mers, 
et aura été transportée sur nos côtes, oîi elle commence à 
se propager : on la rencontre aussi, dit INL Collard, sur 
les côtes du Finistère, et à Bayonne. 

Obs. Nous avons reçu de La Rochelle une autre espèce, voisine 
du Purp. corona, mais nous ne sommes pas assez certain qu'elle ait 
été trouvée à l'élat de vie, pour la comprendre dans la nomenclature 
des coquilles de notre littoral. 

Genre Tonne. Dolium, Lam. 

DOUUM GALEA. 

Buccinum galea, Lin. 

(Poli, pi. 47, f. 3.) 
(Martini, pi. IIG, 1'. 1070.) 

Habite : Toulon , Agdc , MM. T/wnrnt, Recluz. Les 
fonds vaseux, M. Martin. 



— ÎVi8 — 

Genre Buccin. BuccinuiHi Lin. 

1° BucciNUM UNDATUM, Lin. 

(Pennant. Brit. Zool. pi. 73, f. 90.) 
Habite: Nos cotes de la Manche et de TOuest. 

"2" BucciNUM PUSIO. 
Murex pusio. Lin. 
f^ohita Syracusaria, Gmel. 
Buccin, maculosum, Lam. 
Purp. i'ariegata, Schuhert el W. 

(Encycl. met. pi. 400, f. 7.) 
(Ghem.f. 4093-94. 

Habite : Les côtes de la Provence, M. Maiiin, 

3° BucciNUM D'Orbignyi, Payr, 

(Payr. coq. Cors, pi. 8, f. 4-6.) 
Habite : Les côtes de la Provence. 

4" BucciNUM FoLiNyE, Dell. Cliiaj. 
Fusus granulatus, Calcara, 

(Phil. mol. Sic. pi. 27, f. 10,) 

Habite : Antibes, Toulon, etc., M. Martin, 

Genre Nasse. Nassa, Lam. 

i"NA8SA RETICULATA, L. 

Buccinum K>ulgatum, Ginel 
— tessulatuvil Olivi. 

(Pcanant. Biit. Zool. pi. 72, f. 92.) 

ilabilc : Nos côtes du Nord, de l'Ouest et de la Mëdi- 
lerrane'c. 



— ■ 199 — 

2° NaSSA INCRASSATA, Mull. 

Buccinuin ascanias, Brug. 

— macula, Mont. 

— coccinella, Larn. 

— miimtum, Penn. 

— lacepcdii, Payr. 
Tritonia varicosa"? Turton, 

(Payr. coq. Cors. pi. 7. f. 23, 24.) 
(Monlag. pi. 8, f. 4.) 
(Mat. et R. pi. 4, f. 14 ) 

Habite : Nos côtes du Nord, de TOuest et (.ie la Mëdi- 
terrane'e, cette dernière seulement pour quelques varit^tcîs. 

3" Nassa vARiABiLis, PIlilippi. 
Buccin um Cuvierii, Payr. 

— Ferussaci, id. 

— unifasciatum, Kicn. 

— zonalc, Brug. 

— slolaturn'? Gmel. 

(Kieu. Mon. pi. 20, f. 74-7G,) 
( id. id. pi. 14, f. 50.) 
(Payr. coq. Cors. pi. 8, f. 15- 18.) 

Habite: Nos côtes de la Méditerrande. Trt^s conunun. 

4° Nassa amdigua, Montag. 

(Acl. Soc. Lin. Lond. 8, pi. 4, f. 5.) 
(Kiener. Mon. p. 76. pi, 21, f. 81.) 

Habite : La rade de Toulon, M. Martin, La llouguc , 
M. De Gerçille. 

5° Nassa mutabilis, Lin. 

(Chem. pi. 188, f. 1810-11.) 
Habite : Près de Marligues, M. Martin. 



— 200 — 

Ô^iNàSSA CORNICDLUM. 

Buccinum corniculum , Olivi. 

— Jasciolatum, Lam. 

— Calmeiliiy Payr. 

(Kiener. Mon. pi. 17, f. 61, 62.) 
(Payr. coq. Cors. pi. 8, f. 7, 9.) 
Habite : Toutes les côtes de la Provence. Commune. 

7" Nassa cANDiDissiMA, Philip. 

(Philip, mol. Sic. pi. XI, f. 28.) 
Habite: Le cap d'Antibes, M. Martin. 

8** Nassa dermestoidea, Lam. 

(Kien. Mon. pi. 25, f. 100.) 
Habite: Toulon, M. T/iorrcnt. Agde, M. Recluz. 

i)" Nassa gibbosula. 

Buccinum gihbosuhan, L. 

(Martini, pi. 41, f. 414 15.) 

Habite : Antibes> les îles d'iiyères, M. Martin. 

10" Nassa neritea. 

Buccinum ncritcuui. Lin. 

(Chem.pl. 166, f. 1602.) 
(Born. pi. 10, f. 3, 4.) 

Habite : Nos côtes de la Provence, 

1 r Nassa minima, Montag. 
Fusus iurritellatus, Desh. 

(Mont. Test. Br. pi. 8, f. 2.) 
(Ph. moll. Sic. pi. 27, f. 9.) 

Habite : Anlibcs, Toulon, M. Martin. 



— •?0( — 

Obs. Il est évifJentque notre liste est incomplète, cl qu'on trou ver.j 
d'autres espèces de ce genre sur nos côtes, surtout dans les peîircs 
espèces ; mais nous avons dû nous borner à citer celles dont nous 
connaissions l'origine et l'habitat d'une manière positive. Il est même 
deux espèces, que M. Martin nous a indiquées comme habitant les 
côtes de Provence, les iVas. aciculatum {Bucc.t Lam.) et le Bue. 
marginulatum de Lam., et que nous n'avons pas osé comprendre 
dans notre nomenclature, par suite du doute où nous sommes sur 
l'exactitude du fait; car notre obligeant et zélé correspondant a 
peut-être confondu ces espèces, ou peut-être ne se sont-elles trouvées 
sur la côte qu'accidentellement. C'est un point, au surplus, que 
M. Martin éclaircira facilement. 



Famille des Golumellaires. 
Genre Colombelle. Colomhella , Lam. 

V COLOMBELLA RUSTICA . 

Foluta TTistica, Lin. 
Var. Colomb, spoiigianuni, Kiener. 

(Martini, pi. 44, f. 470.) 
(Kien. mon. pi. 3, f. 2.) 

Habite : Les côtes de Provence. 

2" COLOMBELLA MINOR, ScBCchi. 

(Scac. Cat. f. 11.) 

(Ph. mol. Sic. pi. 27, f. 12.) 

Habite : Toulon, Mittre. 

Obs. Nous n'osons indiquer, comme se trouvant sur nos côtes, la 
Colomb, lœvigata {Bue, Lin.), que M. Martin cite comme ren- 
contrée à Nice, et aux îles d'Hyères. Est-ce bien l'espèce Linéenne ? 
A-telle été trouvée avec l'animaL 

Genre Mitre;. 1//V///, Lam, 

l" Mitra lutescens, Lam. 
— cornea, id. 



— 202 — 

— - spongianun, Menke. 
(Payr. Ent. cotj. Cors. pi. 8, t. 19.) 
Habite : Les côtes de la Provence. 

2" Mitra ebenus. 

— cornea, Payr. 

— Dejrancii^ id. 

— plumbeum'^ Ldui. 

(Payr. coq. Cors. pi. 8, (. 20 et 22.) 
(Phil. mol. Sic. pi. 12, f. 10.) 

Habite : Les côtes de Provence. Commune. 

y Mitra zonata, Kisso. 

— SantangeWi Maravig. 

(Risso, pi. 6, f. 1.) 
(Kiener.Mon. pi. 33, f. 108.) 

Habite : Toulon. Nice. Par de grandes profondeurs, 
M. Martin. 

4" MrruA Savignyi, Pay. 
Folula tricolor'i Gmei. 

(Payr. cop. Cors. pi. 8, t. 23-5.) 

Habite : Nos côtes de Provence. 



Genre Marginelle. Marginellaj Lam. 

1" MaRGINELLA M1L1ACEA. 

f^olvaria miliaceaj Lam. 
Fuluta iniliaria'f Lin. 

(Payr. coq. Cors., pi. 8, 1. 28, 29.) 

Habite : Nos côtes de Provence, MM Thorrent. JRecluz. 



— "203 — 

'2" Mahginella minuta, Pfeifl'. 

(Phil. mol. Sic. pi. 27, f. 23.) 
Habite : Anlibcs, Saint-Tropez, M. 3Iaitin, 

3" Marginella clandestin a, Bronu. 

(Coq. d'Egypt, pi. 6, f. 26.) 

Habite : Anlibes , où elle est commune , d'après M . 
Martin. 

Obs. Nous n'avoDS pas appris qu'on ait CDcore trouvé sur nos 
tôles la Marg. secalina, qui vit en Sicile, et que M. Requicu a 
trouvée aussi en Corse. 

Genre EratOj Risso. 

Erato L^VIS. 
Voluta lœifisj Donov. 
Erato cypreola, Kisso. 
Marginella Doiiovani, Payr. 
Cyprœa voluta, Mont. 

(Montag. pi. 6, f. 7.) 
(Payr.pl. 8, f. 26, 27 .j 

Habite : Les environs de Toulon, M. Martin. Agde , 
M. Recluz. 

Genre Ringicula, Deshayes. 

RiNGicuLA auriculata, Men. 
jéuricula r in gens 1 Lam. 

Habite : Nice, M. Martin. 

Obs. Nous ne citons celte espèce comme appartenant à nos côtos. 
que pour inviter nos collecteurs à la chercher;, car elle n'a pas en 
core été trouvée sur notre littoral : il serait aussi fort inlércssani 
d'en étudier l'animal. 



— 204 — 

Famille des Enroulées. 

Genre Ovule. Ovula, Brug. 

1° Ovula Adriatica, Sow. 

(Phil. mol. Sic. pi. 12, f. 13, et pi. 27. f. 20.) 
Habite : Les fonds vaseux. Mon loin de INIartigues , 
M. Martin. 

2° Ovula carnea. 
Biilla carnea. Lin. 

(Sow.Mon.pl. 5. f. 17, 18.) 

Habite : Les côtes de Provence. 

3" Ovula spelta. 
Bulla speltaj Lin. 
Oviilwn secale ? Sow . 

(Phil. mol.Sic.pl. 12,f. 17.) 

Habite : Agde, M. Recluz. Les fonds rocailleux, à 
Sausset, M. Martin, 

Genre Porcelaine. Cyprxeuj Lin. 

1" GvPRiEA PYRUM, Lin. 

— nifa.^ Lam. 

— cinnamomcay Olivi. 

(Martini, pi. 26, f. 267-8.) 
Habite : Les côtes de Provence, où elle a été trouvée 
une fois vivante, sur un rocher, en dehors de la rade de 
Toulon ( 1 829), M. Mai tin. 

T CvprjEA luridA, Lin. 

(Martini, pi. .30,^.-^15.) 



-~ 205 — 

Habite : Les côtes de Provence, où cependant on ne Ta 
encore trouvée qu'une seule fois, après un grand coup de 
vent d'est, M. Martin. 

30 Cypr^a moneta, Lin. 

(Martini, pi. 31, f. 33 -8.) 

Habite : Divers points de la côte de Provence, selon 
M. Martin^ qui reconnaît néanmoins ne l'avoir jamais 
trouvée avec Tanimal, 

4» CyprjEa EuropjEA, iMont. 

— coccinella., La m. 
Var. arctica, Mont. 
Jun, b allât a, id. 

(Pennant. Br. Zool. pi. 70^ f. 82.) 
(En. meth.pl. 356^ f. 1, b.) 

Habite: Les côtes de Provence, ainsi que nos côtes du 
Nord et de l'Ouest. 

5" Cypr^a pulex, Solander? 

— laciyrnalis. Menke. 

(Kiener. Mon. pi. 54, f. 1-1 a.) 
Habite : Les côtes de la Provence. 

Obs. Il existe un peu de confusion pour les deux dernières espèces 
que nous venons de ciier, et qui font partie de ce groupe particulier 
de Porcelaines, pour lesquelles M. Gray a créé le genre Trima. 

Genre Cône. Conus, Lam. 

CoNus Mediterraneus, Brug. 
Var. Conus ignobilis, Olivi. 
Id. — franciscanus, Lam. 

(Phil. mol. Sic. pi. 12. f. 17-21.) 



- 206 — 

Habite : Divers points des côtes do Provence, dans Jes 
eaux tranquilles, sur les fonds de gravier. M. Martin. 

Obs. Il paraît constaté aujourdliui qu'il n'existe qu'une seule es- 
pèce (le f r>iie dans les eaux de la Méditerranée , bien qu'elle varie 
beaucoup dans sa coloration, et aussi parfois dans sa forme. 



Division des Céphalopodes. 
Genre Argonaute, j^rgonauta, Lin. 

Ahgonauta argo, Lin. 

(Poli, pi. 40-43.) 
Habite : Les mers qui baignent les côtes de la Provence, 
MM. T/iorrcîit, Recluz. 



Division des Hétropodes. 

Genre Cari naire. Carinaria ^ Lani. 

(iARiNARiA Mediterhanea, P(^ron. 

(Poli, pi. 44.) 
Jlabite : Nice; mais doit aussi se trouver sur nos côtes. 

Ici se termine la tâche que nous nous étions imposée, 
tâclie incomplètement remplie, sans doute, mais que le 
zèle et Tobligeance de nos collaborateurs compléteront, 
nous Tespt^rons bien. Déjà M. Recluz a bien voulu nous 
remettre, pour paraître dans le prochain cahier, une revue 
critique de nos Natices, travail intéressant^ dans lequel 
il a eu le soin de distinguer les espèces bien connues pour 
appartenir à notre littoral, de celles pour lesquelles cet 
habitat est plus ou moins incertain. 



"- -207 — 

JNuus terminerons eu lui oflranlde nouveau nos remei- 
ciments, ainsi quà M. son frère, à MM. Cailliaud, Martin 
(de Martigucs), Tiiorrent, Bouchard, qui ont bien voulu 
nous aider de leurs renseignements. 

S. P. 



Notice sur le genre Haniulina, 
par Alcide d'Orbicnv. 

Lorsqu'on 1839 nous avons commencé la publication 
de notre Paléontologie française^ on ne connaissait encore 
parmi les coquilles de Céphalopodes à cloisons rameuses^ 
que les genres Ammoiiîtes, Ccmtites, Scaphites, Jlainitcs, 
Baciilites et Turrilites. Bientôt entouré de nombreux 
matériaux, nous avons reconnu que toutes les formes que 
nous possédions ne pouvaient se classer dans ces six 
genres , auxquels M. Lcveillé venait d'ajouter le genre 
Crioceras. Nous avons donc été forcé, pour bien circons- 
crire les genres, de créer encore à cette époque : pour les 
coquilles à tours non contigus , terminées en crosse, le 
genre Ancyloccras , qui compte maintenant plus de qua- 
rante espèces \ pour les coquilles dont la forme anjuéc 
n'atteint jamais un tour de spire, et sans crosse, le genre 
Toxoceras , où se rangent aujourd'hui phis de vingt 
espèces-^ pour les coquilles droites dont l'extrémité supé- 
rieure se courbe en un coude dont les deux parties sont 
en contact, le genre P ty choc crus , où se classent sept 
espèces-.) enfin, pour les coquilles dont les tours sont dis- 
joints, mais enroulés obliquement, comme chez les Tur~ 



— 208 - 

rllites, le genre Heliroceras , où nous comptons mainU;- 
nant quatorze espèces. En 1847, quand nous avons voulu 
revoir scrupuleusement tout ce que nous avions écrit sur 
les Fossiles, afin de discuter de nouveau les genres et les 
espèces avec les nombreux matériaux recueillis par nous, 
ou obtenus par le concours de nos zélés correspondants, 
au nombre desquels nous citons surtout M. Aslier, nous 
avons encore reconnu que de nouvelles coupes généri- 
ques étaient indispensables. C'est alors que, pour des 
coquilles droites, comme les Baciilites j mais à cloisons 
identiques à celles des Ceratites, nous avons formé le 
genre Bacidina. Pour des coquilles enroulées latérale- 
ment, comme les Turrilites^ mais terminées par une 
crosse, comme celle des Ancyloceius et des Haniitcs, nous 
avons dû créer le genre J/etcroccras , dont nous avons, 
Tannée dernière, donné la monographie dans ce Journal. 
Jusqu'à nos recherches, le genre Jlainùes avait servi 
de réceptacle, où toutes les coquilles à tours non en con- 
tact dans leur enroulement avaient été réunies. C'est 
ainsi que quelques Crioccras, Ancyloceras et Ptjchocems 
y avaient été classés. D après l'analyse détaillée du genre 
I/ainites, nous favions restreint aux espèces dont Teurou- 
lement incomplet est ellij)tique, et se compose de crosses 
successives sur deux points op[)Osés de Tellipse. C'est 
ainsi que nous avons figuré quelques espèces dans notre 
Paléontologie française, surtout d'après le dessin donné 
par M. Fitton de Vllaniites altenuatus. Depuis cette 
époque, nous avons encore vu un échantillon complet du 
Hainites rotujidus, que M. Clémeul-Mullet a découvert à 
Gérodot (Aube)j une autre espèce appartenant à une 
collection de Grasse, et enfin, nous possédons, avec deux 
crosses, le Hainites alterno-tuberculatus , de l'étage albien 
de l'Aube. Ces faits incontestables nous donnaient la 
certitude que nous ne nous étions pas trompé pour les 
caractères du genre hainites. Il restait néanmoins une 



— 209 — 

question importante à éclaircir : si, en effet, les Hamites 
des t'tages ge'ologiques albien, cénornanien et se'nonien, 
appartenaient bien à ee genre, les beaux échantillons que 
nous possédions en 1849 nous donnaient aussi la certitude 
que les Hamites que nous avions décrites et figurées dans 
les étages crétacés néocomien et aptien, n'avaient jamais 
qu'une seule crosse supérieure. Cette observation nous 
détermina à séparer entièrement ces espèces , et à les 
classer dans un nouveau genre , auquel nous avons ap- 
pliqué le nom de Hainulina, afin de rappeler leurs rap- 
ports avec les Hamites. Nous avons cité les espèces de ce 
nouveau genre dans notre Prodrome de Paléontologie 
stratigraphiqiie , mais comme aucune n'a encore été fi- 
gurée^ nous pensons être agréable et utile aux conchjlio- 
logistes et aux géologues en figurant et décrivant ici les 
plus belles espèces de ces curieux Céphalopodes. 

Genre Hamulina , D'Orbigny, 1849. 
Hamites (pars) auctorum. 

Caractères. Animal inconnu. 

Coquille multiloculaire, non spirale, mais en Forme de 
crosse ou de siphon, dont les deux parties reployées ne 
sont pas en contact. Ainsi la coquille commence à son 
extrémité inférieure par une partie droite, plus ou moins 
longue, conique, en pointe en arrière, droite ou très lé- 
gèrement arquée , s'accroissant régulièrement sous un 
angle d'un et demi à huit degrés d'ouverture, suivant les 
espèces. La partie supérieure , forme , en se recour- 
bant brusquement , un coude large ou brusque donnaut 
naissance, en se recourbant parallèlement à la partie 
droite, à une crosse, toujours séparée de la partie droite 
par un intervalle plus ou moins large. Les rapports de 
ces diverses parties sont variables en longueur, suivant 

14 



— 210 — 

les espèces, mais invariables de caractères généraux. 
Les ornements extérieurs sont aussi très varies, suivant 
les espèces , mais fréquemment formés sur la partie 
droite de côtes transverses simples ou tuberculeuses , 
souvent différentes, suivant le point de cette partie où 
elles se trouvent. Le coude est presque toujours différent 
d'ornements de la partie droite j il porte le plus souvent, 
indépendamment de quelques autres changements, quel- 
ques grosses côtes particulières. Pour la crosse, elle est 
très rarement pourvue des mêmes côles que les autres 
parties', au contraire, ses ornements sont presque tou- 
jours disparates avec le reste. La bouche, a. l'extrémité de 
la crosse, est ovalcj légèrement comprimée. La crosse est 
dépourvue de cloisons, ainsi que le coude, ces dernières 
n'occupant que la partie droite-, aussi Tanimal peut occu- 
per le coude et la crosse. Cloisons symétriques, divisées 
régulièrement en lobes et en selles , formés de parties 
paires. Lorsque les lobes ne sont pas complètement paires, 
ils montrent au moins des branches latérales presque aussi 
grandes, et aussi longues que la branche la plus allongée. 

Rapports et diffcjxvces. Ce genre diffère de tous les 
genres en spirale par le manque complet d'enroulement. 
Droit à la partie droite, comme Tétai complet des Bacu- 
lites, il s'en distingue par le coude et la crosse supérieure» 
Pourvu d'un coude supérieur comme les Ptychoceras, il 
en diffère par un intervalle libre entre les deux parties du 
coude, accolées dans les Ptychoceras. Chez les Hamites 
complètes, ce sont des coudes successifs et un intervalle 
arqué, tandis que les Hamulina montrent une partie 
droite, conique, très longue, terminée par une crosse ou 
un coude unique. On voit que ce genre diffère de tous 
les autres, et forme un ensemble bien circonscrit et bien 
tranché. 

Les Hamulina n'existent plus à Tétat vivant, et toutes 



— '211 — 

leurs espèces sont fossiles. Inconnues dans les terrains 
paléozoïques, dans les terrains triasiques, et dans les ter- 
rains jurassiques ; elles naissent et meurent, au moins 
d'après nos connaissances actuelles à leur e'gard, avec les 
terrains crétace's. Voici, du reste, comment les espèces 
connues sont distribuées dans les âo^es du monde. 

Espèces propres à la partie inférieure du 1 7" étage 

NÉOCOMIEN. 

H. incerta, d'Orb. If. Roemeri, d'Orb. 
ohlique-costata. suhraricostaîa. 

suhnodosa. semicincta. 

decurrens. 

Espèces propres à la paiiie supérieure de V étage néocomien 
ou sous-étage urgonien. 

Hamulina dissimilis, d'Orb. H. trinodosa, d'Orb. 
^stieriana. Alpina. 

suhcylin drica . Farusensis . 

suhundulata. cincta. 

Orbignyana. hamus. 

Degenhardtii. 

Espèces propres au dix-huitième étage aptien. 

Hamulina Royeriana H. raricostata. 

En résumé, sur les vingt espèces de Hamulina que nous 
connaissons aujourd'hui, sept sont propres à Ja partie in- 
férieure du dix-septième e'tage néocomien ou néocomien 
proprement dit i onze à la partie supérieure de 1 étage 
néocomien ou sous-étage urgonien , et deux au dix- 
huitième étage aptien. Il est donc évident que le maxi- 
mum de développement des espèces de ce genre aurait eu 
lieu dans le dix-septième étage néocomien^ et principale- 



— 212 — 

meut dans le sous-étage urgouien. Ce geure aurait, au 
moins jusqu'à présent, occupé seulement deux étages dans 
les terrains crétacés inférieurs , pour disparaître ensuite 
des anciennes mers du globe. Nous ferons encore remar- 
quer que dans nos connaissances actuelles sur la distribu- 
tion des espèces de Hamidina dans les étages géologiques, 
chaque espèce serait non seulement spéciale à son étage 
particulier, mais encore à une fraction, soit supérieure, 
soit inférieure de cet étage, faits partiels parfaitement en 
rapport avec tous les grands faits généraux que nous avons 
pu observer sur les lois qui président à la distribution 
des êtres perdus, dans les divers âges du monde. 

N" 1. Hamulina DissiMiLis, d'Orb. 1849. 
PI. 1, fig. 1-3. 

Hamites dissimilis, d'Orb. 1842. Paléontologie fran- 
çaise, terrains crétacés, t. 2, p. 529, pi. 130, fig. 4-7. 

Hamites Emericianus , d'Orb. 1842. Paléontologie, 1, 
p. 130, pi. 530, fig. 9-12. 

Hamulina dissimilis , d'Orb. 1849. Prodrome de Pa- 
léontologie stratigraphique, 2, p. 102, étage 17% N''645. 

Dimensions. Longueur totale, environ 23 centimètres. 
Développement, 37 centimètres. 
Grand diamètre de la bouche, 21 millim. 
Petit diamètre, 19 millimètres. 

Coquûle, composée d'une partie droite, d'un coude et 
d'une crosse. Partie droite ordinairement du double de 
longueur de la crosse, assez étroite, comprimée dans le 
sens de la compression générale, très allongée, croissant 
sous un angle d'environ 5° degrés , ornée de distance en 
dislance de grosses côtes externes, sur lesquelles on re- 
marque six pointes qui , lorsqu'elles sont rompues, pré- 



— 2(3-- 

sentent autant de tubercules, dont deux sur la région 
externe, un de chaque côté; et quatre sur les côtés, deux 
sur chaque face. Entre chacune de ces côtes tuberculeuses 
se trouvent d'abord cinq petites côtes annulaires simples, 
réduites à quatre, puis à trois en approchant du coude. 
Le coude est largement recourbé, pourvu seulement de 
côtes simples, dont quelques-unes se réunissent près de 
la région interne à un tubercule, terminé en pointe lors- 
qu'il est complet •, les côtes interrompues par les tuber- 
cules, reparaissent sur la région interne tout en étant plus 
petites. La crosse, éloignée de la partie droite par une 
épaisseur du diamètre de la première, légèrement com- 
primée dans le sens opposé au grand diamèlre de la 
coquille, offre absolument, dans toute sa longueur, les 
mêmes ornements que le coude, c'est-à-dire en dehors 
des cotes simples aiguës réunies au tiers interne , deux 
par deux ou trois par trois au tubercule , qui , à 
la région interne, donne encore naissance à autant de 
petites côtes. Bouche plus large que haute, comprimée. 
Cloisons composées de lobes et de selles, formées de 
parties paires. Lobe dorsal plus court et beaucoup moins 
large que le lobe latéral-supérieur, orné de chaque côté de 
quatre branches pourvues de trois digitations. Selle dor- 
sale aussi large que le lobe latéral-supérieur, divisée en 
deux grandes branches, elles-mêmes deux fois partagées. 
Lobe latéral-supérieur orné de chaque côté de trois ou 
quatre branches, dont Tinférieure est énorme et large- 
ment bifurquée en deux rameaux. Selle latérale plus 
petite, mais peu différente de forme de la selle dorsale. 
Lobe latéral-inférieur étroit, irrégulier. Selle ventrale, 
semblable de forme, mais plus petite que la selle dorsale. 
Le lobe ventral long, étroit, orné de chaque côté de 
quatre branches-, il est terminé par un petit rameau 
impair. 



— 214 — 

Rapports et dijj'èrences , Avec trois rangées de tubercules 
de cliaque côté , comme chez les Hamulina Astieriana, 
triiiodosa et Jlpina; cette espèce se distingue de la pre- 
mière par une taille de moitié moindre, et par une crosse 
toute différente. De même taille que la seconde, elle en 
difïère par beaucoup plus de petites côtes intermédiaires 
à la partie droite^ et par une seule, au lieu de deux 
rangées de tubercules à la crosse. La troisième s'en dis- 
tingue par trois rangées de tubercules à la crosse. 

Localité. Elle est spéciale à la partie supérieure de 
l'étage néocomien, que nous avons désignée, dans notre 
Cours élémentaire de Paléontologie et de Géologie straii- 
graphiqucs, sous le nom de sous-étage urgonien. Elle a 
été récueillie par nous au Ravin de Saint-Martin j près 
d'Escragnolles (Var). 

Histoire. En 1842, n'en connaissant que des fragmenls,^ 
nous avons placé la crosse et la partie droite de cette 
espèce dans le genre Hamites\ la crosse, sous le nom 
à'Namites dissimilis, et la partie droite, sous celui d'i/a- 
mitcs Emericianus. Aujourd'hui que de nombreux échan- 
tillons nous ont permis de mieux connaître cette espèce, 
non seulement nous réunissons les deux parties décrites 
comme deux Ilamites en une seule espèce , mais encore 
nous la séparons du genre Ilamites ^ pour la placer dans 
notre division des Hamulina, attendu qu'elle n'a jamais 
qu'un coude, et ne s'enroule pas en spirale elliptique 
comme les véritables Hamites. 

Explication des figures. PL 1, fig. 1, coquille entière, 
de grandeur naturelle, vue de côté j fig. 2, l>ouclie vue 
de face, les pointes latérales restaurées ; fig. 3, coupe faite 
à la partie droite, les pointes restauré(;s. De notre collec- 
tion. 



--215 — 

N° 2. Hamulina TRiNODOSAj tl'Orb. 1852. 
P\.^, fig. 1-3. 

Dimensions. Longueur totale, environ 20 centimètres- 
Développement, 31 centimètres. 
Longueur de la crosse^ 8 centimètres. 
Grand diamètre de la bouche, 2 centimètres. 
Petit diamètre de la bouche, 18 millimètres» 

Cocjuille composée d'une partie droite, plus de deux 
fois aussi longue que la crosse, d'un coude arrondi large- 
ment, et d'une crosse séparée de la partie droite par un 
intervalle large de la moitié du diamètre de la crosse. 
Partie droite assez étroite, un peu comprimée, cylindri- 
que, très allongée, s'élargissant sous un angle d'environ 
3 degrés et demi, ornés en travers de grosses côtes inter- 
rompues intérieurement, pourvues chacune de six tuber- 
cules acuminés lorsqu'ils sont entiers, mais obtus le plus 
ordinairement, dontdeuxj un de chaque côté, se trouvent 
sur la région externe -, et quatre, deux de chaque côté, sur 
la région latérale, à égale distance les uns des autres. 
Entre chacune de ces côtes tuberculeuses, on voit au 
commencement de la partie droite, deux petites côtes 
simples, droites, interrompues sur la région interne-, vers 
la moitié de la longueur de la partie droite, il ny a plus 
qu'une seule côte simple, qui dispax'aît elle-même près du 
coude. La région interne de cette partie droite est par- 
tout plissée transversalement par des stries régulièrement 
espacées, deux fois plus nombreuses que les côtes. Le 
coude, largement arqué, est orné de grosses côtes tuber- 
culeuses, les unes simples, les autres bifurquées, sans 
petites côtes intermédiaires, avec les trois tubercules de 
la partie droite, et les bifurcations des côtes partant de 
chaque côté du tubercule interne. La crosse offre en tous 
points des côtes tuberculeuses identiques aux côtes du 



— 216~- 

coude, avec cette différence qu'elles se bifurquent plus 
rarement, et que sur la région interne chacune est repré- 
sentée par deux petites côtes simples. Bouche ovale, plus 
large que haute, un peu comprimée. Cloisons composées 
de lobes et de selles, formés de parties qui paraissent être 
paires. 

Rapports et différences. Avec une taille identique, et 
trois rangées de tubercules sur la partie droite, comme 
chez VHainulina dissimilis, cette espèce s'en distingue 
aussi nettement que possible , par la moitié moins de 
petites côtes intermédiaires aux côtes tuberculeuses de la 
partie droite, par les stries nombreuses de la région in- 
terne de celte partie , enfln, par trois rangées longitudi- 
nales de tubercules de chaque côté de la crosse, au lieu 
d'une seule , les côtes étant le plus souvent simples , au 
lieu d'être bifurquées. 

Localité. Elle se trouve avec Tespèce précédente, dans 
Tétage néocomien, mais seulement à la partie supérieure, 
urgonienne , au Ravin de Saint-Martin, près d'Escra- 
gnolles (Var). 

Explicatiofi des figures. PI. 2, lig. 1, coquille entière, 
de grandeur naturelle, vue de côté ; fig. 2, tranche prise 
au sommet de la partie droite; fig. 3, coupe prise à la 
base de la partie droite , les tubercules restaurés. De 
notre collection. 

N°3. Hamulina AsTiERiANA, d'Orb. 1849. 
PI. 1, fig. 4-6. 

Hatnnlina .1 sticriana, d'Orb. 1849. Prodrome de Pa- 
léontologie stratigraphi([uc , t. 2, p. 102. Etage 17% 

IN'' 647. 



— 217 — 

Diinensiofis. Longueur totale, environ 42 centimèlres. 
Développement de Tensemble , jusqu'à 

ôl centimètres. 
Longueur de la crosse, 20 centimèlres. 
Grand diamètre de la bouche, 5 centimètres. 
Petit diamètre de la bouche, 35 millimètres. 

Coquille comprime'e dans son ensemble, en crosse peu 
ouverte, composée d'une partie droite plus de deux fois 
aussi longue que la crosse, comprimée, un peu élargie en 
avant, d'un coude brusque très rapproché, et d'une crosse 
à peine séparée de la partie droite par un léger intervalle 
vide. Partie droite assez large, fortement comprimée, 
ovale sur sa tranche, assez allongée, conique et un peu 
arquée à sa base, s'élargissant sous un angle de 7 à 8 
degrés. Quelquefois à sa partie inférieure elle ne montre 
que des petites côtes obliques simples, parmi lesquelles 
est, de quatre à cinq, en quatre à cinq, une plus grosse. 
Dans quelques autres individus, ces grosses côtes, égale- 
ment espacées, sont pourvues , de chaque côté de la co- 
quille, de trois tubercules également espacés, qui, lors- 
qu'ils sont entiers, forment une très longue pointe aiguë. 
Ces côtes tuberculeuses se marquent de plus en plus en 
approchant de l'extrémité supérieure, mais elles n'ont 
plus alors, dans leurs intervalles, que deux petites côtes 
simples intermédiaires; les grosses et les petites côtes, 
toutes très obliques, passent toutes, égales en hauteur, 
sur la région interne. Le coude, qui s'arque brusquement, 
change aussi brusquement d'ornements. Sur des côtes 
flexueuses , généralement bifnrquées au tiers interne, il 
n'y a plus qu'un seul tubercule de chaque côté, placé au 
point de bifurcation des côtes. La crosse change aussi 
d'ornements : près du coude , elle offre encore quatre 
ou cinq grosses côtes simples, pourvues au tiers interne 
d'un gros tubercule, mais ce luberc ulc s'atténue et disp;'.- 



— 218 — 

raît bientôt, et les uns oui deux côtes simples intermé- 
diaires, non tuberculeuses, disparaissent aussi, et il ne 
reste plus surrextrémité de la crosse, que de grosses côtes, 
très espacées, annulaires, séparées par un assez large 
espace lisse. Seulement, les dernières côtes, près de la 
bouche, sont bien plus rapprochées que les autres côtes 
entre elles. Bouche ovale, très comprimée. Cloisons com- 
posées de lobes et de selles formés de parties paires, 
très divisées en lobes et en selles allongés, et rameux. 

Rapports et dj^érences. La taille de celle espèce, le 
double plus grande que les autres, ainsi que ses carac- 
tères, la distingue parfaitement des autres. La compres- 
sion de Tensemble, et surtout le manque de tubercules 
sur les grosses côtes de Textrémité de la crosse, la feront 
toujours reconnaître indépendamment de sa taille. 

Localité. Elle a été découverte, toujours dans le sous- 
étage urgonien, par M. Astier, à qui la science doit de si 
belles découvertes dans les Alpes provençales, à Angles 
(Basses-Alpes) ; nous Tavons aussi recueillie , dans le 
même département, aux environs de Barème et de Sainl- 
André-de-Méouilles. 

Explication des figures. PI. 1, fig. 4, coquille entière, 
aux deux cinquièmes de sa taille-, fig. 5, coupe de la 
bouche, également réduite-, fig. 6, coupe de la partie 
droite, avec ses pointes restaurées d'après nature. De 
notre collection. 

^° 4. IUmulina Alpina, dOrl). 18'iU. 
PI. 3, fig. 1-3. 

Hanudina Alpinaj d'Orb. 1849. Prodrome de Paléon- 
tologie slraligraphique, t. 2, p. 102. Etage 17% N" 648, 



— 219 — 

Dimensions. Longueur totale, estimée à 40 ou 50 cent. 
Développement, peut-être de 65 cent. 
Longueur de la crosse, 8 à 10 centimètres. 
Grand diamètre de la bouche, 32 millim. 
Petit diamètre de la bouche, 22 millim. 

Coquille très comprimée dans son ensemble, en crosse 
très ouverte , composée d'une partie droite très com- 
primée, qui paraît être excessivement prolongée, à pro- 
portion de la crosse, d'un coude arqué très largement 
arrondi, et d'une crosse assez courte^ comprimée, séparée 
de la partie droite par un intervalle plus large que le 
diamètre de la crosse. Partie droite ovale sur la tranche, 
très allongée, conique, paraissant s'accroître sous un angle 
de 2 à 3 degrés d'ouverture. (Nous ne connaissons pas 
son extrémité.) Elle est pourvue, à distance un peu 
moindre que son diamètre, de grosses côtes annulaires, 
obliques, espacées, pourvues de chaque côlé de la com- 
pression de trois gros tubercules noueux , également 
espacés, qui laissent sur la partie interne une séparation 
égale à l'espace qui les sépare sur ces côtés. Entre chacune 
de ces grosses côtes noueuses, on voit d'abord à la partie 
inférieure, de sept à dix côtes simples intermédiaires, 
obliques, également annulaires. A la région supérieure, 
il n'y a plus que quatre côtes intermédiaires. Le coude et 
la crosse ont les mêmes ornements généraux, avec cette 
seule différence que les côtes intermédiaires, plus larges, 
sont elles-mêmes couvertes de stries fines, également 
transversales, et que la région interne est marquée de 
petites côles transverses, bien plus nombreuses que les 
côtes intermédiaii'es. ^omc/zc ovale, comprimée. Cloisons 
inconnues. 

Rapports et différences. Presque de la taille de l'espèce 
précédente-, cette Jlainulina s en dislingue, ainsi que des. 
Irois décrites ci-dessus, par sa crosse et son coude pourvus^ 



— 220 — 

comme la partie droite, de trois rangées de tubercules de 
cliaque côte. 

Localité. Dans la même zone géologique que les précé- 
dentes, à Angles (Basses-Alpes), et à Escragnolles (Var). 

Explication des Jigures. PI. 3, fig. 1, portion supé- 
x'ieure dune coquille de grandeur naturelle; fig. 2, 
tranche de la bouche, de «grandeur naturelle; fig. 3, 
tranche du milieu de la partie droite. De notre collec- 
tion. 

N" 5. Hamulina suBCYLiNDRicA, d'Orb. 1849. 
PI. 2, fig. 4-6. 

Hamulina subcylindrica , d'Orb. 1849. Prodrome de 
Paléontologie stratigraphique, 2, p. 102. Etage l?*", 
N°649. 

Dimensions, hougueur toia\(i, 16 centimètres. 

Développement de rensemble, 24 cent. 
Longueur de la crosse, 65 millimètres. 
Grand diamètre de la bouche, 16 millim. 
Petit diamètre de la bouche, 12 millim. 

Co(juillc comprimée dans son ensemble, en crosse 
longue et très fermée, composée d'une partie droite peu 
comprimée, un peu arquée, et acuminée à son extrémité 
inférieure, près de deux fois aussi longue que la crosse, 
d'un coude très court, brusque, et d'une crosse com- 
primée, séparée de la partie droite par une largeur égale 
au quart seulement de son diamètre. Partie droite ovale 
sur la tranche, très allongée , s'accroissant sous un angle 
de 4 degrés, pourvue sur toute sa longueur de très petites 
côtes très obliques, qui passent sur la région interne, où 
elles sont seulement un peu atténuées. La région du coude 
qui avoisine la partie droite, est pourvue des mêmes or- 



— 221 — 

nementsi on remarque pourtant, et cela est constant sur 
tous les échantillons que nous connaissons, au côté du 
coude qui avoisine la crosse, une forte côte qui inter- 
rompt et même coupe une partie des petites côtes, suivie 
du côté de la bouche d'un sillon profond, et d'une seconde 
grosse côte. La crosse est partout couverte de côtes sim- 
ples, droites, transversales, annulaires, d'abord petites 
près du coude , puis de plus en plus grosses et plus 
espacées en approchant de la bouche., celle-ci est ovale, 
comprimée. Cloisons symétriques, composées de lobes et 
de selles formés de partie paires. 

Rapports et différences. Le manque complet de tuber- 
cules sur les côtes, distingue cette espèce de toutes celles 
qui précèdent. 

Localité. Elle est commune dans le même âge géolo- 
gique , au Ravin de Saint-Martin , près d'Escragnolles 
(Var), à Barème (Basses-Alpes). 

Explication des JigureSi PI. 2, fîg. 4, coquille entière, 
de grandeur naturelle, vue de côté -, fîg. 5, tranche de la 
bouche-, fig. 6, tranche du milieu delà partie droite. De 
notre collection. 

N"6. Hamulina. Varusensis, d'Orb. 1849. 
PI. 3, fig. 4-6. 

Hamulina f^anisensis, d'Orb. 1849. Prodrome de 
Paléontologie stratigraphique , 2, p. 102. Etage 17^, 
N"652. 

Dimensions. Longueur totale de Vensemble, 7 à 8 cent. 
Développement, 10 à 13 centimètres. 
Longueur de la crosse, 27 millimètres. 
Grand diamètre de la bouche, 10 millim. 
Petit diamètre de la bouche, 8 millimètres. 



— 222 — 

Coquille comprimëe dans son ensemble, en crosse 
lâche, très ouverte, conipose'e d'une partie droite presque 
cylindrique, peu comprimée, un peu arquée, et sans 
doute acuniinée à son extrémité inférieure (cette partie 
ne nous est pas connue), près de trois fois aussi longue 
que la crosse, d'un coude arqué large, et d'une crosse 
se'parée de la partie droite par un intervalle libre, plus 
large que le diamètre de la crosse. Partie droite presque 
circulaire sur la tranche, allongée, s'accroissant sous un 
angle d'environ 7 degrés d'ouverture, pourvue sur toute 
sa longueur de côtes aiguës, obliques, annulaires, égales 
et également espacées. Le coude o^yq seulement des côtes 
plusgrossesj plus espacées et encore plus aiguës, égale- 
ment annulaires, qui se continuent sans changer de lar- 
geur sur toute la crosse. Il y a seulement à la bouche 
quelques côtes encore plus grosses que les autres. Bouche 
ovale, à peine comprimée. Cloisons symétriques, com- 
posées de lobes et de selles formés de parties presque 
paires, peu ramifiées. 

Rapports et différences. Voisine de la précédente, par 
le manque de tubercules. Celte espèce est la moitié plus 
petite, ses côtes sont moins obliques, bien plus grosses, 
plus aiguës, surtout sur la crosse, où aucun ornement 
différent du reste ne se montre. 

Localité. Avec la précédente, an Ravin de Saint-Martin, 
près d'Escragnolles. 

Explication des figures. PI. 3, fig. 4, coquille entière, 
de grandeur naturelle-, fig. 5, coupe de la couche; fig. 6, 
tranche de la partie droite. De notre collection. Cette 
espèce est souvent bien |)lus petite encore, nous en possé- 
dons, en effet, de moitié moindre. 



— 223 — 

N" 7. Hamulina subundulata, d'Orb. 1849. 
PI. 4, fig. t-3. 

Hamulina subundulata^ d'Orh. 1849. Prodrome de 
Paléontologie straligraphique , 2, p. 102. Etage 17*, 
N" 647 ! 

Dimensions. Longueur totale approximative, 46 centim. 
Développement supposé, 59 centimètres. 
Longueur de la crosse, 8 centimètres. 
Grand diamètre delà bouche, 22 millim. 
Petit diamètre de la bouche, 18 millimètres. 

Coquille comprime'e dans son ensemble, en crosse peu 
élargie; composée d'une partie droite presque cylindri- 
que, sans doute acuminée à son extrémité inférieure (qui 
nous est inconnue), très longue, au moins quatre fois 
autant que la crosse, d'un coude court, brusque, et d'une 
crosse, très rapprochée de la partie droite, en étant seule- 
ment séparée par un espace égal au tiers du diamètre de 
la crosse. Partie droite presque circulaire sur la tranche, 
très allongée, paraissant s'accroître sous un angle d'en- 
viron 2 degrés 1/2, ornée à sa moitié inférieure de grosses 
côtes simples, obliques, annulaires, séparées les unes des 
autres par un intervalle deux fois et demi aussi large 
que le grand diamètre de celte partie, entre lesquelles 
sont de très fines stries parallèles. A l'extrémité supé- 
rieure, cette partie est, au contraire , couverte de côtes 
annulaires, obliques, i-approchées, toutes également dis- 
tantes. Le coude commence, du côté de la partie droite, 
par deux grosses côtes six fois plus fortes, saillantes, 
suivies j du côté de la crosse^ par un intervalle assez, 
grand, puis deux grosses ondulations transverses, non 
sensibles sur la région interne , et peu sur la région ex- 
terne. De grosses ondulations semblables, au nombre de 



-- 224- 

cinq à six, se voient ensuite sur la crosse. La bouche est 
presque circulaire, à peine comprimée. Cloisons symétri- 
ques, composées de lobes et de selles formés de parties 
paires, peu divisées. 

Rapports et différences . Les ondulations transverses de 
la crosse, et la disparité des ornements de la partie droite 
de cette espèce, suffisent pour la distinguer parfaitement 
des autres. 

Localité. Avec les espèces précédentes , à Angles 
(Basses-Alpes), et au Ravin de Saint-Martin, près d'Es- 
cragnolles (Var), où M. Astier et nous l'avons recueillie. 

Explication des figures. PI. 4, fig. 1, coquille réduite 
aux trois cinquièmes, vue de côté, et sans son extrémité 
inférieure; fîg. 2, tranche de la bouche, réduite; fig. 3, 
tranche de la partie droite, réduite dans les mêmes pro- 
portions. De notre collection. 

N° 8. Hamulina cincta, d'Orb. 1849. 
PI. 4, fig. 4-6. 

Ancyloceras cinctunij d'OrI). 1842. Paléontologie fran- 
çaise, terrains crétacés, 1, p. 502, pi. 125, fig. 1-4. 

Hamulina cincta^ d'Orb. 1849. Prodrome de Paléon-^ 
tologie stratigraphique, 2, p. 102. Etage 17« N» 648. 

Dimensions. Longueur totale approximative, 80 à 100 
centimètres. 
Développement supposé, 92 à 112 cenlim. 
Longueur delà crosse, 12 centimètres. 
Grand diamètre de la bouche, 26 millim. 
Petit diamètre de la bouche, 19 millimètres. 

Coquille très comprimée dans son ensemble, en crosse 
peu large j composée d'une partie droite ^îompriraée, 



— 225 — 

démesurd aient longue, probablement terminée en pointe 
à son extrémité inférieure (nous n'en connaissons que 
des longueurs de 30 centimètres), d'un coude assez court, 
brusque, arqué, et d'une crosse assez rapprochée, séparée 
de la partie droite par un intervalle qui équivaut à la 
moitié du diamètre de la crosse. Partie droite ovale sur la 
tranche, comprimée, paraissant s'accroître sous un angle 
qui ne dépasse pas un degré et demi d'ouverture, ornée 
en travers et très obliquement de petites côtes égales, qui 
passent sur la région interne. Ces côtes augmentent gra- 
(lucllement de grosseur en approchant du coude. Le coude 
offre à sa région voisine de la partie droite, quatre côtes le 
double plus saillantes, plus grosses et plus écartées que 
celles de la partie droite, et ensuite un espace presque 
lisse, suivi de côtes semblables à celles delà partie droite. 
Sur la crosse se continuent encore les mêmes côtes, mais 
bientôt on voit, de cinq en cinq , l'une de ces côtes beau- 
coup plus lai'ge et plus élevée, annulaire. Bouche très 
comprimée, ovale. Cloisons symétriques, composées de 
lobes et de selles formés de parties paires. 

Rapports et différences. Avec une partie droite pourvue 
de petites côtes obliques, comme les H. suhcylindrica et 
Farusensis, cette espèce se distingue de la première par 
sa taille quatre fois plus grande, et de la seconde par huit 
fois son extension. De plus, les ornemens de son coude 
et de sa crosse sont différents. 

Localité. Dans l'éiage néocomien supérieur de Barème, 
et d'Angles (Basses Alpes). 

Ne connaissatit que la crosse de cette espèce, nous 
Pavons décrite et figurée, en 1842, sous le nom à'^ncy- 
toceras cinctus^ mais des échantillons plus complets nous 
ayant donné la preuve que ce ne pouvait être un Ancy- 
loceras y et qu'il avait une partie droite plus prolongée 

15 



— ne - 

encore qu^aucune autre espèce d'Nanmlùia , nous avons 
dû nt^cessairement la classer dans ce dernier genre, où 
elle devra définitivement rester. 

Explication des figures. PI. 4, fig. 4, moitié supe'rieure 
réduite d'un quart, vue de profil; fig. 5, bouche, vue de 
face, également réduite-, fig. G, tranche de la partie droite. 
De notre collection. 

N" 9. Hamulina incerta? d'Orb. 1849. Prodrome de 
Paléontologie, 2, p. 66. Etage 17% N" 69. Hamitcs in- 
certuSj d'Orb. l842. Paléontologie française, terrains 
crétacés, 1, p. 528, pi. 130, fig. 1-3. Fossile de Fétage 
néocomien inférieur de Cheiron . près de Castellane 
(Basses-Alpes). 

]N° 10. Hamulina Rœmeri^ d'Orb. 1849. Prodrome de 
Paléontologie stratigraphique, 2, p. 66. Etage 17'', N" 71. 
HamH.es Beaniij Roenier. 1841. Nordd. Kreid. p. 93, 
N° 9, pi. 13, fig. 11 (non Phillips, 1839), de Fétage 
néocomien de Helgoland (Allemagne). 

N" 11. Hamulina obliquecosiata, d'Orij. 1849. Pro- 
drome de Paléontologie stratigraphique, 2, p. 66. Etage 
17", N" 72. Hamitcs ohliquecostatas ^ Roemer. 1841. 
Nordd. Kreid. [). 93, pi. 13, fig. 12, de Fétage néoco- 
mien de Hanovre et de Helgoland. 

N° 12. Hamulina suhraricostata , (FOrb. 1849. Pro- 
drome de Paléontologie stratigraphique, 2, p. 66. Etage 
17% N° 73. Hamites raricostatusy Roemer. 1841. Nordd. 
Kreid. p. 93, N° 7, pi. 13, fig. 14 (non Hamites rari- 
costatuSj Phillips, 1839), de Fétage uéoconnen de Ha- 
novre et de Helgoland. 

N° 13. Hamulina subnodosa^ d'Orb. I849. Prodrome 
de Paléontologie stratigraphique, 2, p. 66. Etage ly", 



— 227 — 

N° 74. Hamites suhnodosLiSy Roemer. 1841. Nordd. Kreid. 
p. 93, N° 8, pi. 13, fig. 10, de Tetage neocomien de 
Helgoland. 

N° 14. Hamulina scmicincta, d'Orb. 1849. Prodrome 
de Paléontologie s tr a ti graphique, 2, p. G6. Etage 17% 
N° 75. Hamites sernîcinctus, Roemer. 1841 . Nordd. Kreid. 
p. 92, N° 5, pi. 15, lig. 2, de Tétage ne'ocomien de Hel- 
goland. 

N° 15. Hamulina dccurrens^ d'Orb. 1849. Prodrome 
de Palf^ontologie stratigrapliique, 2^ p. 66. Etage 17*, 
N" 76. Hamites decurrens, Roemer. 1841. Nordd. Kreid. 
p. 92, N" 2, pi. 14, fig. 9, de Tétage neocomien de 
Helgoland. 

N" 16. Hamulina Orbignyana, d'Orb. 1849. Prodrome 
de Paléontologie stratigrapliique, 2, p. 102. Etage 17", 
N" 646. Hamites Ovhignyanus , Forbes. 1844. Quarterly 
Journal, 1, p. 175, de Tctage neocomien supérieur des 
environs de Santa-Fé de Bogota (Nouvelle-Grenade). 
Notre collection. 

N° 17. Hamulina Hawus, d'Orb. 1849. Prodrome de 
Paléontologie stratigraphique , 2, p. 102. Etage 17", 
N" 650. Hamites Hamus^ Quenstedt, Vurtemberg, pi. 21, 
fig. 3, 4, dans Tétage neocomien supérieur des environs 
de Castellane, d'Angles (Basses-Alpes). Notre collection. 

NM8. Hamulina Degenhardtii, d'Orb. 1849. Pro- 
drome de Paléontologie stratigrapliique, 2, p. 102. 
Etage 17", N" 651. Hamites Dcgenhardtii, de Buch. 
Fossiles d'Amérique, fig. 23-25. Id. Forbes, 1844. 
Quarterly Journal, Ij p. 175, de Télage neocomien des 
«nvirons de Santa-Fé de Bogota (Nouvelle-Grenade). 

N* 19. Hamulina lioyeriana, dOvh. 1849. Prodrome 



— 2-28 ~ 

de Paléontologie stratigraphiquH, 2, p. 115. Etage 18% 
N° 52. Hamites Royeriamis, d'Orb. 1842. Paléontologie 
française, terrains crétacés, 1, p. 531, [)1. 1.31, f. 1-5, de 
l'étage aptien des environs de Vandœuvre, de Villeneuve 
(Aube) , de Saint-Dizier (Haute-Marne), de Seigneley 
(Yonne). 

N" 20. Hamulina raricostataj d'Orb. 1849. Prodrome 
de Paléontologie slratigra[)hique, 2, p. 115. Etage 18*, 
1S° 53. Hamile<; raricostatus , Phillips. 1839. Yorlish. 
p. 95, pi. 1, fig. 23, fie Tétage aptien de Speeton 
(Angleterre). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. 



Mollusques Méditerranéens observés, décrits, fi- 
gurés et chromolithographies d'après nature, sur 
des modèles vivants, par J. B. \ krany. Gênes. 
1847-J851. 

Deuxième article (1). 

Nous avons, clans un premier article , parlé des belles 
figures que M. Verany a données des Céphalopodes mé- 
diteri'anéens, figures dignes à la fois d'un dessinateur 
habile, d'un artiste ingénieux, d'un naturaliste non moins 
exact que profond. Justement pénétré de cette idée, que 

(d) Voir, pour le premier article , le premier volume du Journal de 
Conchyliologie (année 4850), page l^W . 



— 2'29 — 

les paroles seules sont impuissantes à rendre les formes, 
et signalent les caractères plutôt qu'elles ne les expriment, 
M. Verany a compris d'une manière supérieure cet art si 
difficile de Tlconographie, art qui ne consiste point seule- 
ment dans Thabileté du crayon, car il n'est point destiné 
à flatter les sens, mais qui, s'adressant à Tintelligence, ne 
peut être porte' à sa perfection que par un esprit éminem- 
ment pliilosopln(|ue. 

Aujourd'hui nous nous proposons d'achever ce que 
nous avons commencé, et nous appellerons Paltentionde 
nos lecteurs sur le texte de l'ouvrage, et sur les dévelop- 
pements qu'il renferme. Un mot pourrait suffire-, le texte 
est digne des planches, et tous les deux sont dignes d'un 
naturaliste tel que M. Verany. L'exactitude la plus fidèle, 
une méthode simple, sévère, lumineuse, des descriptions 
à la fois claires et concises, des remarques pleines de sa- 
gacité sur les mœurs âcs animaux , tels sont les trésors 
qu'on ren( ontre à chaque pas dans l'ouvrage de notre 
auteur, et qui le feront lire avec non moins de profit que 
de plaisir. 

Non seulement M. Verany décrit les espèces eu zoolo- 
giste, mais il les décrit en acte, si je puis ainsi dire, il nous 
les montre réelles et vivantes. De presque toutes, il sait 
nous dire les mœurs, l'habitat, les migrations, l'utilité. 
11 initie le naturaliste éloigné des côtes méditerranéen- 
nés , à tous ces mystères de la mer, et le pré])are ainsi 
à des moissons heureuses. En un mot , on sent par- 
tout le curieux delà uature, l'observateur passionné des 
animaux. Avec de telles (jualités, il n'est pas surprenant 
((ue l'existence d'un grand nombre d'espèces, jusqu'à 
j)résent ignorées , ait été révélée à ^1. Verany, espèces 
liécrites et figurées dans son bel ouvrage. C'est ainsi qu'il 
•signale l'existence d'une variété curieuse de l'Elédon 
«rAldrovandi, \E, Genei, parmi les Poulpes, sept es- 



— '230 - 

péces sont nouvelles. Sur toules, il donne des d(itails pré- 
cieux. Dans ce travail à la fois systématique et critique, 
M. Verany n'a point essaye de décider jusqu'à quel point 
les Poulpes vélifères, c'est-à-dire les Tréaioclopes de 
M. Délie Cliiaje, doivent être séparés des Octopus, et 
former un genre distinct-, à cet égard, de nouvelles ob- 
servations lui semblent encore nécessaires. 

Cette histoire des Poulpes est pleine de mystères et 
d'admirables problèmes, parmi lesquels nous signalerons 
d'abord cette faculté singulière de changer de couleur, 
qui avait rendu le Poulpe si célèbre chez les anciens. 
M. Verany donne à cet égard les détails les plus précis, 
détails qui complètent le beau travail de M. San Gio- 
vanni sur ce sujet. L'Argonaute semble résumer en lui 
tous ces problèmes -, il est impossible de ne pas s'arrêter 
ici quelques instants. 

Parmi les auteurs modernes qui se sont occupés du 
mode de progression des Céphalopodes dans la nage , les 
uns ont fait intervenir à la fois, comme agents de cette 
progression, les bras, dans certains cas les nageoires, 
quand elles existent, lîiais surtout le sac et le tube expi- 
rateur. 

M. Rang, dans ses observations sur l'Argonaute, avait 
particulièrement insisté sur ces derniers appareils, qu'il 
considérait comme les agents exclusifs de la locomotion 
dans l'eau. Les bras, suivant cet auteur estimable, sont 
seulement employés dans la reptation sur le sol. Quant à 
cette navigation de l'Argonaute, tant célébrée parmi les 
anciens, cette opinion est reléguée parmi les fables. 

M. Verany relève ce que ces assertions ont de trop 
exclusif. Il constate, en ellét, le rôle actif des bras dans 
la natation-, dans certains Céphalopodes, il a vu aussi 
intervenir les nageoires-, enfin, il justifie presque entiè- 
rement l'assertion des anciens sur la navig')tioii de 1 Ar- 



— 23 I ~ 

gonaute, qu il a eu le rare bonheur d'observer naviguant 
à la surface de la mer, et se servant de ses bras palmés 
comme de rames puissantes. Ainsi, le poulpe de TArgo- 
naute navigue; toutefois, M. Verany ne Ta point vu se 
servir de ses bras palmés en guise de voiles. Mais peut- 
être encore en ceci, de nouvelles observations donneront- 
elles raison aux anciens contre les modernes. 

A côte' de celte question de mœurs si curieuse, il en est 
une plus grave , celle du parasitisme de TArgonaute. 
L'animal construit-il sa coquille, ou bien cre'é nu par la 
nature, Temprunte-t-il pour s^en faire un abri , à un 
constructeur eti'anger? D habiles auteurs ont professé 
cette dernière opinion, et parmi eux nous pourrions citer 
au premier rang l'illustre M. de Blainville, qui a défendu 
riiypothèse du parasitisme avec une logique supérieure, 
si bien qu'à priori du moins, la victoire semblait acquise 
aux partisans de cette hypothèse. Mais des faits nouveaux 
paraissent avoir changé la face de la question. M. de 
Blainville aurait eu raison contre ceux qui affirment que 
Tanimal sécrète la coquille par la surface de son man- 
teau -, néanmoins, il paraît en être le constructeur. Elle 
serait, en effet, formée et déposée parla palmure de 
ses bras vélifères^ et cette manière de voir, acceptée au- 
jourd'hui par d'excellents auteurs, au nombre desquels 
nous citerons plus particulièrement M. Th. de Siebold, 
semble trouver une confirmation définitive dans cette 
observation de M. Verany, qui a vu ces palmures en- 
gorgées d'une sorte de lait calcaire, qu'on eu exprimait 
parla pression. 

L'étude des Poulpes et plus particulièrement de l'Ar- 
gonaute, soulève un troisième problème, plus intéressant 
encore, s'il est possible, et plus inattendu. 

On ne connaissait point le mâle de l'Argonaute. Le seul 
M. Leacb, prétendait l'avoir observe. Tous les autres n'a- 



— 23:2 — 

vaient vu que des femelles. Ur, la découverte du iiiA?e 
des Trtfuioctopes et des Argonautes, devait trancher Tune 
(les plus difficiles questions de la science actuelle, celle 
des Hectocotylus. 

On sait que Tétre problématique, décrit sous le nom 
(V Hectocotylus, fut découvert pour la première fois à 
Nice(l), par le savant M.Laurillard, et décrit, à son re- 
tour à Paris, par Georges Cuvier. Ces habiles anatomistes 
considérèrent cette production singulière comme un ver 
parasite, mais comme un ver tellement semblable à un 
bras de Poulpe, qu'au premier abord il était impossible 
de n'en être point frappé. Aussi Cuvier ne manqua-t-il 
pas de faire ressortir convenablement cette particularité, 
cl parla, tout en décrivant son Hectocotylus comme un 
animal parasite, il semblait j en soulevant des doutes 
utiles, puisqu'ils étaient une excitation à des recherches 
nouvelles, invoquer l'expression d'une opinion nouvelle. 
Or, presqu'au moment où Cuvier décrivait rHeclocotyle 
du Poulpe^ et annonçait cette curieuse découverte de 
M. Laurillard, M. Délie Chiaje, auquel la science est 
redevable de tant de belles observations, découvrait de 
son côté Y Hectocotylus de TArgonaute, et le décriv lit com- 
me un Helminthe, sous le nom de TricJtocephalus acclalm- 
/am; enfin, quelques années après, M. le professeur Costa 
revenait sur C('tte (luestion singulière, et repoussant Tidée 
du parasitisme , il signalait Vllectocotylus comme une 
partie ayant un certain rapport avec la génération, el le 

(1) Nous lisons h ce sujet, dans une note de l'ouvrage de M. A'erany, 
les observations qui suivent : 

« Désireux de connaître l'O. granutattis rapporté de Nice par M. Lau- 
rillard, j'ai demandé en commiinlealion un des notnbreuM exemplaires qui 
existent dans la collection du Muséum de Paris. MM. les i nipioyés, qui 
n'ignorent certainement pas tout ce que j'ai donné à cet établissement, et 
à MM. les professeurs et aides, ni'onr allégué la sévérité des règlements 
qui s'y opposent. » S. P. 



— n:i — 

(Oiisidérail comme un Spcrmatophore très grand de cer- 
tains Céphalopodes. 

Ces choses en étaient à ce ])oint, lorsqu'un des pkis 
habiles micrographes de notre épocjUe, M. le professeur 
Kœlliker /ayant eu occasion d'observer les Hectocolylus 
de l'Argonaute et du Trémoctope, s'appliqua à l'étude 
anatomique de ces êtres singuliers, et y découvrit une 
organisation très compliquée, des muscles, des vaisseaux, 
des branchies, un cœnr, un appareil génital ; mais chose 
remarquable, les Hectocolytus sont tous maies •, les ani- 
maux sur lesquels on les rencontre fixés comme des par;i- 
sites. sont Inus femelles-, enfin , M. Maravigna a trouv(' 
dans certains œufs mêlés aux œufs de l'Argonaute des 
Embrions très semblables à nos JlectorotyIus\ la conclu- 
sion de Ions ces fvits, est, selon M. Kselliker, que les 
f/ectocofyins sont les nsàles de certains Poulpes, des Tré- 
ujoctopes et des Argonautes, mâles déformés de la façon 
la plus singulière; cl i\î, de Siebold a donné à relie opinion 
le sceau de sa haute ap[)robation. 

Cette question est importante au plus baut degré, et il 
était digne de INI. \ erafiy de ne la poinl négliger et àc 
s'y appliquer de nouveau. IN ni, il faut le dire, ne pouvait 
mieux faire. M. Verany a observé scrupuleusement, 
patiemment, et ses ùbservaliotis l'ont mis sur la voie de 
faits presque entièrement nouveaux. 

« En 1836, <!il M. Verany, je rencontrai un Poulpe. 
» que je publiai sous le nom ilO. carcna. Je remarquai 
» dans ce mémoire, et iigurai connue anomalie exlraoï- 
w diuaire, une vésicule inq)lantéc sur un petit pédicule. 
M garni de quelques cupules, représenlant le bras dioit 
)) de la troisième paire. J'ai recueilli plus tard quatre in- 
)) dividus de cette espèce de Poulpe. Trois d entre eux 
)) avaient ce même bras lieclocotylifornie j le (pialrième 



— 23( - 

» Tavait perdu. Ce l'ait constat)l et sur le même bras 
» m'avait frappi;. » 

M. Veraiiy conclut que THeclocotyle du Poulpe n'est 
qu'un bras caduc du Cé[)halapode-, « ce bras porte des 
oi'ganes mâles, et probablement ces organes ont un déve- 
loppement périodique. » 

Cette manière de voir vient d'ôfre confirmée par de 
récentes observations de M. H. Mullcr. 

Cesfailssembleraieut confirmer l'assertion de M. Leach, 
et feraient du moins soupçonner que les mâles des Argo- 
nautes et des Trémoelopes, très différents de leurs fe- 
melles, ont été peut-être décrits comme des espèces par- 
ticulières. Le mâle abandonnerait à la femelle son bras 
beclocotyliforme , où. une vie indépendante pourrait se 
conserver pendant un temps plus ou moins long. 

Nous avons cru devoir donner de ces faits une assez 
longue analyse, à cause de leur importance singulière. 
Ces observations de M. Verany ne sauraient manquer 
d'éveiller l'attention des physiologistes, et des naturalistes 
philosophes. 

Ces détails sommaires pourront donner une idée de 
l'importance des travaux de M. Verany sur les Poulpes. 
Ses recherches sur les Décapodes sont d'un intérêt non 
moins grand. C'est ainsi que ce savant nous donne des 
renseignements précieux sur les genres SepioIajliossia,Se- 
pia^ Scpiotentlns, Onichoteiithis, Enoplotenthis , Feninùi, 
Luligo, Hisiiotenthis^ LoUgopsisj etc. H y a dans cette 
partie du travail de M Verany un grand nombre de laits 
nouveaux, de faits toujours précis, et des vérités subsli- 
kiées à d'anciennes erreurs ; nous citerons ])ius particu- 
lièrement ses observations sur le curieux genre Loligopsis. 

On analvse dilliciiement un bon livre déjà concis, et 



— 23b — 

voilà pourquoi nous nous bornons à peu près à le signaler 
à nos lecteurs. Quoiqu'il en soit, nous recommandons 
particulièrement Texcellent ouvrage de M. Verany, à 
tous les zoologistes que Thistoire si curieuse des Céphalo- 
podes inte'resse. 

Une enumeration méthodique et lumineuse des parties 
caractéristiques des animaux, une description exacte de 
leurs formes, de leurs mœurs, des recherches bibliogra- 
phiques très complètes, une synonymie savamment dis- 
cute'e , assurent à cet ouvrage une longue renomme'e. 
Ajoutons que la clarté d'un style élégant et facile, la 
beauté singulière des planches, et, si j'ose le dire, le soin 
apporté à Texécution typographique, en font un livre 
agréable, non moins qu'utile, un livre qui rappelle natu- 
rellement ce vers d'irlorace : 

Oinnc tidit punctunij qui miscuit utile dulci, 

SOULEYET. 



Prodrome de Paléontologie stratigraphique univer- 
selle des Animaux Mollusques et rayonnes, par 
M. Alc. D'Orbigny. — 3 vol. in-8°. -- Paris, 
chez Victor ISIos^ou. 1850-1852. 



Depuis que Tétude des animaux, et surtout des Mollus- 
ques ensevelis dans les différentes couches du globe, est 
venue jrler un si grand jour sur l'âge respectif de chacune 



— 236 - - 

d'elles, tics collections pailiculières se sont iormces de 
tous côl(^3, et on n'a pas tarde à reconnaître qu'un grand 
nombre des objets que Ton possédait n'avaient point ëte 
décrits. Delà une foule de mémoires isolés, dans lesquels^ 
précisément à cause de ce manque d'ensemble, se li'ouve 
décrit souvent le même objet avec un nom difFérent. 
C'eut été peu encore si on eût pu se procurer facilement 
ces mémoires; mais souvent ils font partie d'ouvrages 
considérables n'ayant aucun rapport avec la jvnléonto- 
logie, ou bien ils sont écrits dan«^ des langues qui nous 
sont étrangères, ou même ils ne se trouvent que dans 
(piebjues bibliolbèques [)rivilégiées. De là était résulté 
une difficulté, je dirai presque désespérante pour la syno- 
nymie des espèces et pour leur description. Jiéunir tout ce 
qui était connu jusqu'à ce jour dans un ouvrage peu dis- 
pendieux et où chaque genre, chaque espèce fût discutée 
avec le plus grand soin, tel a été le but que s'est proposé 
M. D Orbigny en publiant son Prodrome, ouvrage de la 
plus haute importance, et qui vient servir comme de 
pièce justificative au Cours élémentaire de paléontologie et 
de idéologie slmtigraphiquc du même auteur. 

Pour faire comprendre riramense utilité d'un travail tel 
que cplui que vient de terminer Villuslre savant dont nous 
analysons l'ouvrage, je ne crois pouvoir mieux faire que 
d esquisser rapidement le tableau des difficultés sans 
nombre qui arrêtent quiconque veut ramener à sa juste 
valeur les documens épars dans mille auteurs, b'il ne 
s'agissait, en effets que de réunir des matériaux disséminés 
et de les grouper, ce ne serait qu'un travail de compila- 
triir(jue tout copiste pourrait faire -, mais là naît la diffl- 
cullé, quand il faut discuter chaque fait. Or, bien que les 
ai.imaux fossiles dépendent de la zoologie, il est à remar- 
quer que les zoologistes et les géologues en ont presque 
toujours fait l'objet de deux sciences distinctes, restées 



- m — 

pour ainsi dire isolées. Il en est rt'sulté que la même 
forme zoologique de genre a reçu plusieurs noms distincts, 
ou que la même dénomination spécifique a été apjjliquée 
à plusieurs êtres bien différents les uns des autres. Pour 
arriver à jeter un peu d'ordre au milieu d'une confusion 
semblable de noms, M. Aie. D'Orbigny a comparé non 
seulement tous les travaux paléontoîogiques publiés jus- 
qu'à ce jour, mais encore toutes les descriptions de co- 
quilles vivantes : travail immense qui demandait à la fois 
et des connaissances zoologiques approfondies, et une 
étude toute spéciale de la géologie. Or, qui pouvait mener 
à bonne fin un semblable travail mieux que le savant au- 
teur, connu depuis si longtemps par ses remarquables 
travaux dans Tune et Tautre brandie des sciences natu- 
relles. 

La publication de ce Prodrome est donc un pas im- 
mense ciue la paléontologie vient de faire : c'est un pre- 
mier travail d'ensemble qui vient résumer de la manière 
la plus heureuse toutes nos connaissances actuelles sur les 
Mollusques et les Rayonnes fossiles. 

Nous terminerons en faisant remarquer la disposition 
extrêmement commode qui a été suivie pour le rappro- 
crhement des espèces. Dans le premier, le deuxième et la 
moitié du troisième volumes, les fossiles y sont classés 
chacun dans leur étage, suivant leurs affinités zoologi- 
ques, avec un numéro d'ordre pour chacun. La secoiuU^ 
moitié, au contraire, du troisième volume est consacrée à 
une table alphabétique contenant près de quarante mille 
noms, et renvoyant, au moyen des numéros d'ordre, à 
chaque étage, à chaque genre et à chaque espèce. 

Une seule chose nous reste à demander à l'auteur de 
cet important travail, c'est (ju'il veuille bien ne pas ou- 
blier la promesse qu'il nous a faite dans sa préface, c'est- 
à-dire la publication de suppléments successifs, car avec 



-- 238 — 

les travaux qui paraissent chaque jour, uous serions bien- 
tôt retombés dans ce dédale de noms d'où il nous a si 
heureusement fait sortir. 

G. DE LORIÈRE. 



Catalogue des coquilles terrestres et //in>i'ntiles des 
environs de Nice, par M. Gabi'iel Moutillet. 
Charahér}', 1851. 

(Extrait du BiiUelin de la Société d'histoire iiatiivelle de 
Savoye, 3° tiimcstre 1831.) 

L'auteur donne dans ce catalogue la liste de 87 espèces 
de Mollusques terrestres ou lluvialiles trouve's par lui 
dans les environs de INice : aux noms spécifiques il ajoute 
des notes sur les stations propres à chaque espèce ou 
variété , et il donne , sur le rôle que jouent quelques 
espèces dans Técononiie domestique^ des indications que 
nous avons eu Toccasion de citer dans un précédent article 
du journal -, mais ce qui intéresse le plus peut-être, c'est 
le soin que M. Mortillet a pris d'établir pour les espèces 
quil indique la synon^ymie avec les espèces de Risso , 
partie de son travail qu'il a faite sur la collection même 
de Risso, religieusement conservée par un de ses neveux^, 
à rexce[)tion d'une dizaine d'espèces qui y manquent au- 
jourd'hui. 

Le catalogue de M. Mortillet ne mentionne que des 
espèces déjà connues, sauf im Rulime qu'il regarde comme 



— T.VJ ~ 

inddit, et qu'il dticrittle la maiiière suivante, sous \v. noii! 
de Biilimus cinereus. 

« Bouche arrondie, légèrement ovale, occupiiiit en 
» hauteur le tiers de la coquille-, pdrislonie simple, re- 
» fléchi seulement au sommet du bord columellaire : 
» bord exte'rieur revenant très avant sur la columelle, et 
» se rapprochant ainsi du bord columellaire, et qui dé- 
» truit un peu la j)ar('aite régularilé delà bouche : ombi- 
» lie très marqué", sept tours despire; les trois premiers 
» petits, les trois suivants croissant progressivement, le 
» dernier proportionnellement beaucoup plus grand que 
» les autres. Couleur cendrée, gris-bleu, avec des fl\scies 
» de nuances différentes, irrégulières dans leur largeur et 
» leur disposition. — Hauteur-, 8 mill. » 

Par sa forme, dit M. Mortillet, cette espèce se rap- 
proche du Bul. obscurus, mais il s'en distingue parfaite- 
ment par sa couleur : puis le JB. ohscurus a la bouche 
moins arrondie, le péristome légèrement réfléchi, le bord 
extérieur revenant beaucoup moins sur la columelle , 
Tombilic moins profond : la différence entre les tours de 
spire est moins sensible : enfin, la coquille dans son en - 
semble est plus ventrue. 

Le B. cinereus serait, à ce qu il paraît, très facile à 
confondre, à cause de sa couleur, avec le Pupa cinerea j 
quand il est attenant aux rochers, et lorsqu'on ne voit 
pas son ouverture, complètement privée de dents ou plis : 
on ne le distingue alors que par sa taille plus petite et sa 
suture beaucoup plus profonde. C'est à cette similitu(!e 
que l'auteur attribue l'oubli dans lequel serait restée jus 
qu'à présent cette jolie espèce. 

L'auteur fait remarquer, avec raison, que l'étude des 
coquilles terrestres des environs de Nice est d'autant plus 
intéressante qu'en partant de la plaine, vers la mer, ha- 



— 240 — 

hilée [)iii- les espèces des pays chauds, ou rencontre, à 
mesure qu'on s' enlève, des espèces nouvelles et de plus en 
plus spéciales aux régions froides; mais ne pourrait-on 
jjas conclure de ces circonstances heureuses que la l'aune 
conchyliologique de cette localité doit être plus nom- 
l)reuse que ne l'indique le catalogue? Quoi (ju'il en soit, 
nous remercierons M. Mortillet pour son intéressant tra- 
vail , et pour ses ])ons rciiscignenienls sur les espèces de 
gf)n compatriote Risso, 

S. p. 



iNOTE RECTIFICATIVE. 

Nous avons dédié au naturaliste Desfonlaines , en dé- 
crivant (1) quelques espèces nouvelles d'Algérie, une 
Hélice trouvée dans les régions méridionales de la pro- 
vince d'Oran. Nous avons appris depuis que cette co- 
quille, voisine de Vil. iiivosa cow., avait été déjà décrite, 
en 1848, par M, De Saint-Simon, dans ses Miscellanées 
malacologiques , sous le nom de HeL Raymondiî , em- 
prunté au voyageur qui en avait fait la découverte. Celle 
circonstance nous était inconnue, et nous nous enqjres- 
sons de restituer à 1 espèce dont il s'agit la dénomination 
qui lui appartient par \\n droit antérieur au nôtre. 

A. MORELET. 
(1) Journal dp Conchyliologie, '•>'■ vol. (année IS.îl), page 355. 



1" liepteniiljirc 195«. 



Observations sur l'appareil génital de la Vitrine 
transparente, par M. A. Moquin-Tandon. 



La Fitrine transparente (1) possède un appareil génital 
androgyne. 

Le double orifice sexuel n'est pas placé immédiate- 
ment après le grand tentacule droit, comme chez les 
Hélices^ mais à une certaine distance de ce dernier, vers 
le milieu du cou. 

Tu organe en grappe se trouve, comme à Tordinaire, 
caché au milieu du foie, dans les premiers tours de la 
coquille-, il présente une forme irrégulièrement arrondie, 
très sinueuse sur les bords. 

Son canal excréteur paraît long, extrêmement épais, 
tortueux et blanc ^ à son origine et à sa terminaison, il 
est très aminci. 

La matrice offre la figure d'un corps allongé, bour- 
souflé, arqué, un peu tordu, qui se rétrécit beaucoup 
antérieurement, c'est-à-dire avant de communiquer avec 
le vagin. 



(1) Vitrina pclluclda. Drap. 1801 {Hclix pellticida, Mull. 1774 — Uelix 
diaphana, Foir. 1801. — Cobresin vitrea, Hubn. 1810. — Hyalina pclltt- 
ctVa, Stiid. 1820. — Limectna pellticida, Harim. 1821. — HelicoUmaas 
Audebardl,Yév. 1822). 

16 



— 242 — 

L'oJ'ganc de la glaire est oblong, obtus, un peu llngui- 
forme et à peine courbé. 

La prostate utérine règne, comme d'habitude, le long 
de la matrice ; elle est étroite, mais composée de cœcums 
assez gros proportionnellement; ceux-ci sont en petit 
nombre. 

Le vagin est assez long. A sa jonction avec la matrice, 
il offre une dilatation ovoïde très obtuse, à parois épaisses, 
demi-tendineuses, légèrement striées en dehors. 

Le canal de la poche copulatrice prend naissance au 
milieu de cette dilatation, à côté de Torifice utérin. Ce 
canal paraît médiocrement long ; il se termine par une 
vessie assez petite, proportionnellement, et à peu près 
réniforme. 

Autour de la dilatation vaginale, on remarque un 
corps finement granuleux, irrégulier, comme bilobé, un 
peu grisâtre, de nature évidemment glanduleuse, qui 
représente les vésicules muqueuses ou multifides des Hé- 
lices. Ce corps est Fanalogue de la glande qu'on observe 
dans les Hélix Pyrenciica, fruticum, et chez la plupart des 
Zonites] mais il est placé un peu plus haut, c'est-à-dire 
plus l'approché de la matrice (1)^ il communique avec 
la cavité vaginale par une multitude de conduits extrê- 
mement fins, courts, et de couleur grise. On doit re- 
garder ce corps comme une prostate vaginale. 

Le fourreau de la verge est assez développé ; il présente 
une forte courbure à Tendroit où se termine le canal 
déférent, revient sur lui-même et se fixe à la peau, à 
l'aide d'un muscle rètracteur, court et étroit-, son extré- 
mité est assez grosse et obtuse ; il n'a pas dejîagellumy à 



(1) Dans l'Hellx Rennorvani {Quimpcrianà), il existe une glande à peu 
près au même endroit. 



— 243 — 

moins qu'on ne veuille considérer comme tel, maigre 
son épaisseur, la partie comprise enlre Tinsertion du 
canal déférent et le muscle rétracteur. 

Il n'y a point de poche à dard, ni de branche copula- 
irice. 

En résumé, Tappareil génital delà Vitrine transparente 
ressemble beaucoup à celui des autres Gastéropodes an- 
drogynes, particulièrement à celui des Zonites. Ses prin- 
cipaux caractères consistent : 

Dans la longueur du vagin -, 
Dans le renflement terminal de cet organe; 
Dans la situation, la forme et la nature de la prostate 
vaginale. 

Explication des Jîgures, 
(Planche ix.) 

Fig. 1. Appareil génital de la Vitrine transparente \ «, 
organe en grappe; hh, son canal excréteur; c, 
organe de la glaire ; dd, matrice •, e, sa partie 
étroite; ^^ vagin ; gg, prostate utérine ; hh, pros- 
tate vaginale-, i, poche copulatrice -, hk, son col; 
////, conduit déférent; mmm, fourreau de la 
verge ; iij son muscle rétracteur ; o, poche com- 
mune-, p, orifice génital. 

Fig. 2. Partie supérieure du vagin, cachée par la pros- 
tate, dans la figure précédente; f, dilatation va- 
ginale ; ee, partie étroite de la matrice ; hk, partie 
inférieure du col de la vessie copulatrice. 



— 244 — 

Observations sur l'appareil ge^nitaldes Valvt^es (1), 
par M. A. Moquin-Tandon, 

§ I. On sait que les Gastéropodes opetvulés et les 
Gastéropodes hranchifères (2) présentent les sexes sépare's. 
Les P^alvées, qui possèdent à la fois un opercule et des 
Lranchies, font exception à cette règle générale-, je vais le 
démontrer, en décrivant leur appareil reproducteur. J'ai 
choisi, pour sujet de mon examen, la FaJvée piscinalc (3), 
petit Mollusque très connu, assez commun aux environs 
de Toulouse (4). 

§ II. iSorgane eii grappe occupe, comme cliezles autres 
Gastéropodes, les premiers tours de la spire. Celte glande 
est assez développée, allongée, flexueuse, contournée, de 
couleur jaune d'abricot, plus ou moins pâle. A l'époque 
de la reproduction, on y observe des ovules de différentes 
tailles. Les plus petits sont blanchâtres, les autres ver- 
dâtres, ou tout à fait verts. Les derniers tranchent assez 
nettement sur la couleur jaunâtre du fond. Ces ovules 
paraissent à la périphérie de l'organe. Les plus déve- 
loppés sont les plus verts, et se trouvent vers la base. 
Plusieurs de ceux-ci semblent presque aussi gros que les 
œufs des Capsules fraîchement pondues (5). 

(1) Extraites des Mémoires de l'Acad. scienc. Inscript, et Belles-Lettr. 
de Toulouse, 4" sér., t. Il, 1.852^ p. 63. 

(2) Il s'agit seulement des Gastéropodes terrestres et fluviatiles de la 
France. 

(3) Valvala plscinalis, Fér. 1807 {Ncrita plscinalls, Mull. 1774. — 
Turbo crislatiis, Schiot. 1779. — Hetix plscinalis, Gmcl. 1788. — Cycles- 
tonm obtusum, Drap. 1801. — Turbo fonlinalis. Mont. 1803. — Hélix 
fascicularis, Alt. 1812. — Valvaiaobtusa, Brard, 1815). 

(4) Cette espèce offre de 4 à 5 mill. de grand diamètre. 

(5) Usent jusqu'à 1[4 mill. de grand diamètre. Les œufs présentent à 
peu près 1|3 mill. 



-215 — 

Quand on dt^chire l'organe en grappe, les petits grains 
dont se composent les ovules se désagrègent et se re'pan- 
dent dans Teau j ce qui fait voir qu'ils ne possèdent pas 
d'enveloppe particulière ou membrane çitclline. 

Les spermatozoïdes se trouvent au milieu ou vers le 
milieu de la glande. Les plus jeunes forment des groupes 
dans lesquels les renflements cdphaliques sont au centre-, 
leurs queues rayonnent flexueusement. Les plus grands 
sont disposés en écheveaux. Je les ai toujours observés 
dans une immobilité parfaite. 

JJn canal excréteur très long, très fin et sinueux, pres- 
que capillaire à son origine, se rend à la prostate et à l;i 
matrice; il ne m'a pas offert de dilatation, ni d'entortil- 
lement. 

La matrice (ovicanal de quelques auteurs) se voit à 
droite du rectum-, elle est grosse, courtCj très bombée en 
dessus, et bien différente de celle des Paludincs, qui se 
fait remarquer par sa longueur -, elle ne présente pas de 
boursouflures, comme celle des Hélices \ elle se rétrécit 
brusquement en avant, mais ce rétrécissement paraît 
tellement court, qu'on peut dire qu'il n'y a pas de mgin 
proprement dit. La matrice s'ouvre à droite de l'anus, 
par un orifice caché sous le collier. 

Le long du bord inférieur de la poche utérine, on ob- 
serve un large conduit collé contre elle, qui prend nais- 
sance au rétrécissement vaginal et dépasse la matrice, en 
s'amincissanl un peu. Sa longueur est à peu près double 
du grand diamètre de cette dernière-, il paraît à peine 
flexueux -, son exirémîté postérieure se courbe légèrement 
de bas en haut, mais ne se dilate pas. Ce conduit repré- 
sente le canal ou col de la (^^essic copulatrice, et celte vessie 
elle-même, puisqu'il n'y a point de poche terminale. Une 
organisation analogue se rencontre chez des Gastéro- 
podes terrestres, par exemple dans le Papa ^'ariabilis ; 
mais elle est, en quelque sorte, exceptionnelle. 



En arrière de la matrice, à ujie faible distance, se 
trouve un corps granuleux, irrégulièrement ovoïde : c'est 
Yorgane de la glaire. Ce corps ofî're des rides un peu ver- 
miformes, comme rayonnantes", il paraît légèrement si- 
nueux vers les bords. Contre sa partie moyenne est 
appliquée Textrémite du canal copulateur. L'organe de la 
glaire communique avec Tuterus, à l'aide d'un conduit 
très fin, collé le long de ce dernier canal. 

La prostate utérine existe contre le côté gauche de la 
matrice, intimement adhérente à celle-ci \ elle paraît aussi 
longue que son diamètre horizontal, mais moins haute, 
et par conséquent plus étroite. 

De la partie antérieure de la prostate part un canal 
déférent extrêmement court et très difficile à étudier. Ce 
canal se rend directement à la verge. 

J'ai montré, ailleurs (1), que ]e Jil amen t pal léal des 
Fahées^ regardé par quelques auteurs comme un pénis, 
était un organe accessoire du panache branchial. La véri- 
table verge se trouve derrière le tentacule droit. C'est une 
espèce d'appendice, toujours extérieur, allongé, tentacu- 
liforme, à peine rétréci à la base, légèrement déprimé, 
pointu, plus ou inoins ridé transversalement, de couleur 
brun-grisâtre, plus foncé en dessus, finement et peu dis- 
tinctement ponctué, quelquefois comme strié de gris- 
noirâtre. Dans l'état de contraction, cet organe paraît 
encore plus long que le tentacule (2); il est courbé en S 
d'avant en arrière-, il renferme des grains calcaires, prin- 
cipalement vers le sommet. Au premier abord, la vex'ge 
semble imperforée-, mais en l'isolant et en la comprimant 
entre deux lames de verre, à l'époque de la reproduction, 



(1) Journ. Coiich. t. ii, 1851, pag. 128. 

(2) Il est long (conliaclé) de 2 1[2 à 2 5|4 mill. Dans une Falvéc spi- 
rorbcf il m'a offert à peine 2 Ij/l mill. 



— 247 — 

on voit s'échapper de soa sommet et de sa base une cer- 
taine quantité d'humeur séminale. On aperçoit aussi, par 
transparence, qu'elle est traversée par un filament tuhu- 
leux, contracté en zigzag, surtout vers la partie terminale, 
et qui se détache en clair au milieu du tissu. On réussit 
quelquefois, en exerçant une légère pression de la base 
au sommet, à faire sortir Textrémité du filament dont 
il s'agit, qui se présente, à la pointe de la verge, comme 
un petit bouton. 

Le pénis des Falvées est exactement placé comme celui 
des Bithiniesj et lui ressemble un peu par sa texture, par 
sa couleur et par sa contractilité^ mais il n'est pas bifide 
et ne possède pas de Jlagcllwn. Le filament dont je viens 
de parler remplit les fonctions du capreolus (1) au mo- 
ment de la fécondation. Ce filament pourrait être com- 
paré à celui de la Paludine vivipare] mais ce dernier est 
contenu dans le tentacule droit, et non dans un organe 
spécial. 

§ IIL On voit, par cette description de l'appareil gé- 
nital de la F alitée piscinale, que ce Gastéropode n'est pas 
unisexué, comme l'ont cru plusieurs naturalistes. Les 
rapports de structure et de mœurs de ce Mollusque avec 
les Paludinesj les Bithinies et les Nériles, avaient fait 
naître, sans doute, cette erreur. 

De tout ce qui précède, on peut tirer les conclusions 
suivantes : 

1" Les Falvccs sont androgynes ; 

2° 1j organe en grappe ne diffère pas sensiblement de 
celui des autres Gastéropodes à deux sexes j 
3° Les ovules sont énormes à leur maturité j 



(1) Jouin. Concb. t, ii, pag. 333. 



— 248 — 

4" La matrice n est pas f usifonue, ni hoursoulilee, 

5° Il n'y a pas de vagin proprement dit-, 

6" U organe de la glaire ne touche pas la matrice, ni la 
prostate; il présente un canal particulier-, 

7" La verge est extérieure et placée sur le cou, comme 
celle des Bithinies, mais simple*, 

S° Elle renferme un Jilament cupulafeur, analogue à 
celui des Paludines \ 

9° Le canal copulateur n'est pas terminé par une 
poche -, 

10° Enfin, les Falvces n'ont pas d'appendice flagelli- 
forwe, ni de vésicules multifides, ni de dard. 

Explication des Jigures. 
(Planche ix.) 

Fig. 3. FaWée piscinale; partie antérieure de ranimai^ 
a, verge conti-actée-, b, orifice sexuel femelle-, 
ce, tentacules contractés, portant les yeux à leur 
base inteine -, d, mufle proboscidiforme , con- 
tracté-, ee, bord du manteau refoulé un peu en 
arrière, y, appendice palléal tentacuiiforme, très 
contracté ; g, ouverture anale -, h, partie supé- 
rieure du panache branchial. 

Fig. 4. a, organe en grappe-, bbbb, son canal excréteur j 
c, organe de la glaire j cc\ son conduit-, dd, 
matrice-, e, sa partie étroite ou vagin-, e', ouver- 
ture femelle-, gg, prostate utérine-, kkk, canal 
copulateur 5 /, conduit déférent ; mm, verge con- 
tractée. 



— 249 — 

Description de coquilles nouvelles, 
par M. C. Recluz. 

Mactra Guadelupensis , Nobis. (PI. X, fig. 4. 4\) 

Testa triangulari , gibbosa , crassiuscula j alba , lci>iter 
concentri'cè stiiata, valdè inœquilaiera, anticè abbrei^iata 
subangulata, posticè longiore atteuuato-rostrata j hinula 
largUj cordiformi j arca dilatata, angidis limitata^ wnbo~ 
nihus reinotiusculis , intîis candida, nitida^ impressione 
palleali angustd, subhorizontali. 

Habite la Guadeloupe. 

« Coquille triangulaii-e, bombe'e, un peu épaisse, 

» blanche sous un épidémie très mince , légèrement 

» strie'e concenlriquement , très inéquilate'rale, le côté 

» antérieur court, presque anguleux, le côté postérieur 

» atténué en un bec un peu arrondi : dans les jeunes, ce 

» côté est anguleux et nullement prolongé en bec ; lunule 

» cordiforme, assez large, limitée extérieurement par un 

w angle peu marqué: corselet plus allongé, également 

)) cordiforme, borné à l'extérieur par un angle bien niar- 

» que, et parfois teint de brunâtre par Tépiderme : on 

)) remarque dans quelques individus un angle antérieur 

» qui semble donner naissance à un double corselet : 

» crochets distancés , légèrement retournés en avant : 

)) entre les crochets, on remarque une ligne noire sur 

)) chaque valve qui représente, par transparence, la 

» partie intérieure du ligament, comme dans la Mactra 

» spengleri : le bord ventral est un peu saillant et ar- 

» rondi-, les impressions musculaires sont également 

)) arrondies, Tanlérieure plus grande que la postérieure : 

» Timpression palléale étroite , anguleuse en avant , 

V presque horizontale, et néanmoins un peu ascendante. 



— 250 — 

» La charnière se compose de quatre dents-, la cardinale, 
» rapprochée des crochets, figure une lame très mince et 
» verticale -, la dent caractéristique , en forme de tuile, 
» est légèrement ëchancrée en avant : dent latérale anté- 
» rieure arrondie, et chagrinée en dessus-, la postérieure 
» un peu allongée, également chagrinée, se trouve plus 
)) éloignée des crochets que l'antérieure. La valve droite 
» manque de dent cardinale, et les dents latérales sont 
» bifides. » 

Cette espèce difFère de la 31. Spcngteri, non seulement 
par sa taille, mais encore en ce que la lunule et son cor- 
selet sont moins apiatis : sur la nôtre, la dent postérieure 
est plus écartée proporlionnellement des crochets -, le 
cuilleron ligamentaire, dans la M. SpCJiglen, est ar- 
rondi-, il est triangulaire dans la nôtre. La ligne brune 
voisine des crochets est linéaire dans la nôtre, et à peine 
inarquée, tandis quelle est large dans la Spcngleri. L'im- 
pression palléale est bien horizontale dans la Spengleriy 
mais dirigée vers le haut dans la nôtre. 

Si nous considérons la forme extérieure, nous voyons 
que les valves de la M. Spengleri sont équilatérales, 
tandis que dans la nôtre le côté postérieur est beaucoup 
plus prolongé que Tantérieur : du reste, notre espèce est 
beaucoup plus bombée et roslrée postérieurement. 

Hauteur, 20 à 22 mill. 
Largeur, 26 à 30 mill. 
Epaisseur, 16 à 18 mill. 
Cette Mactre remarquable a été envoyée par M. le 
commandant Beau à M. Petit de la Saussaye. 

DosiNiA (Artemis) teuuis , Nohis. (PI. X, fig. 1. T.) 

Testa orbiculari, fe(pdlatcra, cotwexo-deprcssa, tenui, 
squalidc albUf antîcc roUindaitij poslicè suhroUiuda\ uni' 
lonibus promineiiùhus, anticè infkxis, castanco tinctis; 



— 251 — 

ofea ferè obsoleta, cordato-lanceolaia ; niargine dorsali 
subrecto, declwi , antico subemarginato : intlis cdbidaj ini- 
pressiojie musculari antirjua^ angusta, elongata^ nrcuata; 
postîca Oi^ato-rotuudatcij ac inferiorc j impressione palleali 
trigona ascendente; marginc vaharum integerriino. 

Habite la Baie de la Pointc-à-Pîti'e (Guadeloupe). 

« Coquille orbiculaire, mince, d'un blanc sale, e'quila- 
» te'rale, convexe , déprimée , le'gèrement strie'e concen- 
» triquenient •, montrant des ligues longitudinales , 
)) rapproche'es, obsolètes : ses sommets sont saillants, 
)) ordinairement teinte de marron clair : lunule peu 
)) apparente, cordiforme, lancéolée : intérieur blanchâtre, 
» terne. 

w Charnière formée de trois dents sur chaque valve : 
)) deux dents cardinales antérieures géminées sur la 
» valve droite , et une autre bifide postérieure sur la 
» même valve 5 valve gauche, deux dents cardinales, di- 
» vergentes, antérieures, avec une dent étroite, lamel- 
» leuse et postérieure : toutes ces dents sont si rappro- 
» cliées, quon pouri'ait, à Texemple de Lamarck, les 
» considérer comme cardinales : néanmoins, avec un 
)) peu d'attention, on s'aperçoit que les postérieures sont 
» bien des dents latérales. 

» Les chondropliores sont ceux du genre. 

» Impressions musculaires antérieures allongées, ar- 
)) quées, étroites, ne descendant pas jusque vers le 
M milieu de la valve : impressions musculaires posté- 
)) rieures arrondies , placées sur la ligne médiane des 
» valves, et touchant à l'excavation palléale : celle-ci est 
» triangulaire, ascendante, et se termine sur le milieu de 
» la valve. » 

Hauteur, 34 mill. 
Largeur, 35 mill. 
Epaisseur, 16 mill. 



— 252 — 

11 paraît, toutefois, que cette coquille atteint de plus 
grandes dimensions, d'après M. Beau, quia envoyé cette 
espèce à M. Petit. 

LuciNA scobinata, Nobis. (PI. X, fig. 6. G\) 

l^esta lentiformij equûaterali , depresso-coiivexiuscuïa, 
albo-nivea^radiis imhricato-asperisj posticè tnmcata\ arca 
convexa, margine dentatUy sulco lato distinctaj lunula 
lanceolata, crenata, margine antico obliqué truncata ; um- 
honibus minimisa iniîis albida, margine valvariim creiiato; 
impressioiie musculari autiqiia elongata, angnstd, perpen- 
dicidari, postica rotimdata. 

Habite la baie de la Pointe-à-Pître (Guadeloupe). 

« Coquille lenticulaire , ëquilatérale , assez dpaisse , 
» d'un beau blanc, sculptée de rayons étroits, imbriqués 
» d'écaillés en forme de dents de scie-, son côté posté- 
« rieur est tronqué : l'antérieur un peu arrondi : corselet 
» saillant, avec la marge supérieure droite et crénelée : 
» il est limité par un sillon assez large de chaque côté; 
)) la lunule lancéolée, anguleuse dans le centre supérieur, 
)) ce qui fait que le côté des crochets est horizontal, et 
» l'antérieur obliquement tronqué : crochets très petits, 
» à peine saillants. Intérieur terne, montrant de très 
» fines rides irrégulières et longitudinales : le bord des 
» valves est crénelé-, l'impression palléale , d'un railli- 
M mètre de largeur environ. Impression musculaire anté- 
» Heure en forme de bandelette verticale, étroite, peu 
» rentrante, et n'atteignant guère que le milieu de la 
» valve : la postérieure arrondie. 

)) La charnière se compose de deux petites dents obli- 
» ques sur la valve droite et sur la valve gauche, et de 
» deux dents latérales écartées, l'antérieure sous le centre 



— 253 — 

» de la lunule, et la postérieure à l'extréinité du liga- 
» ment. » 

Hauteur, 17 mill. 
Largeur, 18 mill. 
Epaisseur, 8 mill. 

Cette jolie Lucine a été envoye'e à M. Petit par M. le 
commandant Beau. 



Tellina Souleyetiana, Nobis. (PI. X, Gg, 5. 5\) 

Testa oblonga, tenui, sub epidermide rufescente magari' 
iacea, anticè rofundata, posticè flexa, attenuato-suhros- 
trata, hiante; coucentricè suhsiriata'^ incef/idlaterali: intiis 
albida ,* dentibiis cardinalibus duobus , lateralibus nidlis ; 
nymphis exigids, "" 

Habite le fond de la baie de la Pointe-à-Pître (Guade- 
loupe), dans les vases. 

« Coquille oblongue, ine'quilate'rale, à côte' antérieur 
» un peu plus allongé et arrondi, à côté postérieur fléchi 
» du côté de la valve droite , atténué en forme de bec 
» court, tronqué et baillant. Bord ventral déprimé sur 
» son tranchant. La couleur de cette coquille paraît 
» blanche, mais elle montre toujours un reflet mat et 
)) irisé-, ces sommets, qui sont très petits et tournés pos- 
» térieurement, sont parfois teints de jaune doré : toute 
)) cette couleur est souvent masquée par un épiderme très 
» mince, couleur de rouille pâle. 

» Intérieur assez brillant : charnière portant deux 
» dents cardinales très petites, sans traces de dents la- 
» térales : chondrophore aigu : impi'ession musculaire 
» antérieure ovale, arquée-, l'impression postérieure 



~ 254 — 

)) arrondie : excavation palleale grande, oblongue, Iri- 
)> gone, à sommet et côté antérieur arrondis. « 

Hauteur, 15 mill. 
Largeur, 29 mill. 
Epaisseur, 7 mill. 

Cette espèce appartient à la collection de M. Petit, 
qui l'a reçue de M. le commandant Beau. 

Pleurotoma (Defrancia) Mallcti, Nobis. 
(PI. X, fig. 2. 2\) 

Testa minima^fusiformi , roseo-purpurea ; anfraclibus 
seuls, plicatis, transi^ ersim striatisj granosis, injiino fascid 
albd, latâj et in penultùno angustatd, cincto ^ spira conico- 
aciita, ultîmo ajifractu majore; apice albo ; apertura an- 
gusta, rosco-purpurea •) lahro incrassato } siipemè angusie 
emarginato, intus crenulato. 

Habite TOcéan Pacifique. 

« Très petite espèce, à six tours de spire, plissés en 
» long, striés en travers, et couverts de granulations. Sa 
» couleur est d'un rose-pourpré, ornée d'une bande 
» blanche , assez large sur le dernier tour, bordée en 
» haut de quelques granulations noires : cette bande se 
M continue sur Tavant-dernier tour, mais plus étroite : 
)) spire plus grande que le dernier tour, conique, très 
» aiguë, à sommet blanc. Ouverture étroite, sinueuse, 
M d'un rose-pourpré. Bord externe épais , un peu 
)) échancré près de la suture, convexe à l'intérieur, et 
» là visiblement crénelé. » 

Hauteur, 5 mill. 
Largeur, 3 mill. 

Cette coquille, cjui appartient au sous-genre Defrancia, 
appartient à la collection de M. Petit de la Saussaye, qui 



— 255 — 

Ta reçue de M. Mallet, capitaine de vaisseau. C'est sans 
contredit une des jolies espèces du genre : nous Tavons 
fait reprt^senter plus grande que nature, pour mieux faire 
ressortir ses caractères. 

Dreissena Sallei , Nobis. (PI. X, fig. 9.) 

Testa ovato-oblonga ^ posticè suhtusque inœqidvalvi'f 
natihus arcuatis; valvuUs convcxiusculis, siib epidermide 
olù'aceojj'ugosoque alho-cretacea\ inths zonis nigrescen- 
tibusj inœqualihus conceutricè picta. 

Habite le Rio didcc (republique de Guatimala), dans 
les pierres quelle perfore, et où on la trouve agglomérée. 

« Coquille ovale-oblongue, inequivalve vers le côté 
« postérieur de la région ventrale-, crochets arqués*, 
» valves un peu convexes, d'un blanc crétacé sous un 
)) épiderme rugueux, de couleur olivacée : peinte inté- 
» rieurement de zones noirâtres , inégalement concen- 
» triques. » 

Longueur, 19-23 mill. 
Hauteur j 13-14 mill. 

Cette espèce, déjà remarquable par cette circonstance 
qu'elle serait perforante, diffère encore de ses congénères 
par sa coloration, et par la rugosité de son épiderme. 
Elle a été rapportée par M. Salle, à qui nous l'avons 
dédiée. Nous en avions déjà donné la description dans 
la Re\^ue Zoologique de M. Guérin, en 1849; mais cette 
espèce n'avait pas encore été figurée, et nous avons dû 
en rappeler la'caractéristique en la faisant représenter sur 
une des planches du Journal. 

(Collection de M. Petit.) 

Dreissena Domingensis, Nobis. (PI. X, fig. 8.) 

Testa longitudinali, angusta, conceutricè striaia, fusca^ 
sœpius lineis albo-lutescentihus l on gitud inaliter picta y 



— 256 — 

dorso suhangulata\ l'entre recto, sinuato j vel gibboso, 
Imea angusta hiante notato\ apicibns viciavisj robustius- 
culis; inths cœruleo^m'grcsceute , sepimerito triangularij 
cum posticè et subtits lamind elongatd dcntifornii ins- 
iructo. 

Habite les environs de Santo -Domingo, où elle a été 
recueillie abondamment par M. Salle, naturaliste voya- 
geur de Paris. 

« Petite coquille longitudinale, allongée, étroite, irré- 
» gulière, comme la plupart de ses congénères, striée, ou 
» plutôt ridée concentriquement , mais à épiderme ne 
» présentant pas de lamelles comme la plupart des autres 
» espèces. Son bord dorsal est généralement anguleux 
» vers le centre, et le ventral tantôt droit, sinueux, 
» concave ou gibbeux. Dans ce cas, la valve droite che- 
» vaucbe sur la valve gauche. Crochets saillants, courbés 
» vers le bord ventral : le côté ventral, le plus près des 
» crochets, montre une ouverture allongée, étroite et 
» linéaire, pour le passage du byssus. La couleur géné- 
» raie de 1 espèce est d'un brun plus ou moins foncé, 
)) souvent orné de deux lignes longitudinales d'un blanc- 
» jaunâtre. L'intérieur des valves a une teinte violet- 
)) noirâtre. » 

Longueur, 22-24 mill. 

Largeur, 10-13 mill. 

Epaisseur, 8 milL 

Notre espèce a des rapports avec le Dreissena cochleata 
par son étroitesse -, mais elle en diffère par ses dimen- 
sions , son irrégularité , et ses lignes blanc-jaunâtre 
jamais articulées : elle en diffère encore par sa cloison 
proportionnellement plus grande, et par la lamelle placée 
au-dessous de celle-ci, toujours plus longue et moins 
dentiforme. (Collection de M. Petit.) 



257 



Notice malacologique sur une espèce peu connue d\i 
genre Glandina, par M. Morelet. 

G. ligulata^ Morit. (PI. X, fig. 3. 3'.) 

T. impeijorata, ovato-conica , nîtida j levis, pellucida, 
flavo-virescensj anfr. 7 convexiusculi, ultiinus spird minor^ 
nigi-o-rufescente unifasciatus , hasi attenuatus \ columella 
intorta, breviter truficata; apertura oualis; peristoma acu" 
iuni, fragile, marginihus callo tenuissiino junctis. 

Longit. 11; diam. 6. 

(( Petite coquille buliaioïJe, mince, luisante, revêtue 
M d'un épidémie jaune-verdâtre , et orne'e d'une seule 
M fascie qui naît sur la suture de ravant-dernier lour, et 
» partage également le dernier. La spire est allongée et 
» teinte à Torigine d'une nuance d'incarnat foncé. La 
» columelle en forme de lame spirale^ blanchâtre, légè- 
» rement repliée en dehors, se termine dans les indi- 
)) vidas qui ne sont pas adultes par une écliancrure que 
» Tâge finit par effacer. L'ouverture est ovale et versante 
» à la hasej le péristome mince et tranchant. » 

Habite les forets du Tabasco supérieur. 

Nous avons décrit, pour la première fois , en 1849, 
cette cocjuille qui est très rare, et qui n'a jamais été ^\- 
siivéc fTestacea iioviss. Tp. 12.); mais nous n'avons i*ien 
dit de l'animal ; dans cette note complémentaire , nous 
nous proposons de signaler certaines particularités de son 
organisation qui se rattachent à des observations précé- 
demment publiées (I). 

Le Mollusque dont il est question est d'une couleur 

(1) Voyez la notice sur VHelix curyompliata, dans le Jonrn. de Conchyl.^ 
1851, [). Ml. 

17 



— 258 — 

roussâlre, avec une zone noire longitudinale sur les flancs* 
Les tentacules supérieurs ne sont point coudés, mais sim- 
plement renflés à leur extrémité, et oculés à leur somnjet; 
le mufle est muni de deux palpes saillantes, comme dans 
toutes les espèces du même genre, que nous avons ob- 
servées en Airiérique. La masse buccale se retourne et se 
produit à Texlérieur dans l'acte de la manducation-, mais 
un caractère spécial , c'est que le plan locomoteur, dé- 
primé sur les côtés, et brusquement tronqué à Textrémité 
postérieure, est percé d'un pore muqueux susceptible de 
contraction et de dilatation. 

Ce fait vient s'ajouter à celui que nous avons déjà fait 
connaître dans l'article précédemment cité-, nous émet- 
tions alors cette opinion, que les caractères extérieurs de 
l'animal, comme ceux de l'enveloppe testacée, ne justi- 
fiaient la création d'un genre que lorsqu'ils correspon- 
daient à des modifications sérieuses de l'organisme •, nous 
ajoutions que l'orifice terminal que l'on remarque chez 
certains Mollusques terrestres , ne paraissait nullement 
remplir cette condition , et nous faisions pressentir que 
cet organe, qui n'avait été observé Jusqu'ici que dans les 
trois genres Limace, Poitrine et Hélice, se rencontrerait 
probablement aussi dans les genres voisins, lorsque l'é- 
tude des animaux serait plus avancée. Le Gl. niojiilifera, 
Pf., en fournit un nouvel exemple j l'espèce se distingue 
du G. ligulata par la forme coudée des tentacules, mais 
elle est également pourvue d'un crypte muqueux ter- 
minal. 

Les principes que nous clierchons à faire prdvaloir, 
dans le but de simplifier une étude qui se complique de 
jour en jour, sont ceux qui dirigeaient nos maîtres-, la 
conchyliologie leur doit tous ses progrès, quand d'autres 
branches des sciences naturelles, pour s'en cire écarté^ 
ne présentent plus déjà dans leur nomenclature qu'une 
confusion inextricable. Nous regrettons de les voir dé- 



— 259 — 

serlds trop souvent, pour la vaine séduction d'une préci- 
sion uiatliéniatique que nos efforts n'ot) tiendront jamais, 
car elle n'existe pas dans les œuvres de la nature. 

A. MORELET. 



Description d'une nouvelle espèce du genre Sangiii- 
nolaiia, par M. Bernardi. 

Sanguinolaria Tahiiensis j Nobis. (PI. X, Gg. 7. 7'.) 

Testa ohlongo-ovalîj inœquilateraj candidissima, tenui^ 
margine dorsali concaçiusculo , vc?ili'ali corn'cxiusculo ,• 
autice rotundata ac an gustataj postice oblique suhtruîicata 
cuni striis longitudijialibus decussato-iinbricutis. 

Habite Tahiti. 

« Coquille ovale-oblongue, mince, d'un beau blanc, 
» ayant la marge dorsale, en avant et en arrière des 
» crochets, légèrement concave, et le bord ventral uu 
» peu convexe. Côté antérieur étroit et arrondi, avec les 
î) stries treillissées et granuleuses ; côté postérieur pres- 
» que tronqué, sculpté de stries obliques, treillissées et 
» imbriquées d'écaillés qui en rendent le toucher très 
•» rude. L'intérieur des valves est d'un blanc éclatant, à 
» l'exception des nymphes seulement, qui sont teintes 
j) d'un beau violet. Le ligament n'occupe que la moitié 
» antérieure du corselet. » 

Largeur, 36 mill. 
Hauteur, 24 mill. 
Epaisseur, 16 mill. 



— 260 — 



Note sur le genre Latia de M. Gray. 

M. Recluz a décrit au mois de juillet 1851 (I), sous le 
nom de Crepidida nevitoides^ une petite coquille inédite 
que M. Guraing lui avait donnée comme étant une Lottia, 
ce qui devait faire penser qu'elle appartenait à un Mol- 
lusque marin. 

Il paraît qu'il n'en était point ainsi, car nous avons 
reçu, il y a quelque temps, de M. Gray, une lettre dans 
laquelle il nous informe que ce Mollusque vit dans les 
eaux douces de la Nouvelle-Zélande, et quil en a fait le 
type d'un genre publié par lui dans les Proceedings de la 
Société zoologique de Londres , sous le nom de G. 
Latia. 

Ici nous commencerons par justifier de son erreur in- 
volontaire notre collaborateur, M. Kecluz, qui, n'ayant 
reçu aucun renseignement sur Fhabitat de la coquille 
qu'on lui donnait comme appartenant au genre Lottia, 
avait naturellement dû croire que c'était une coquille 
marine; et qu'elle ne pouvait être rangée que dans le G. 
Cré[)idule. 

M. Gray serait, en outre, mal fondé à exciper d'une publi- 
cation antérieure à celle de M. Recluz pour lui adresser le 
repi'oclie d'avoir donné comme nouveau ce qui ne l'était 
pas, car si le travail de Fauteur anglais remonte à la date 
qu'il indique^ la publicité donnée à ce travail est de beau- 
coup postérieure -, on sait, en effet, que les Proceedings de 
la bociété zoologique de Londres sont imprimés tardive- 
ment, et ne sont livrés au commerce que longtemps après 
fimpression, à ce point <|ue nous n'avons pu obtenir 
encore ce qui a dû être imprimé en 1850, et encore moins 

(I) A'oir le 2'^ vol. du Journal de Conrhyiiologk, p. 205, \,\. 6. *'. 16, 17. 



— 2() l — 

les livraisons qui porteront le milldsinie de 1851 et de 
1852. Ces retards seraient dus, dit-on, à cette circons- 
tance que Téditeura voulu faire accompagner la publica- 
tion d'un certain nombre de planches colorie'es qu'on 
n'exe'cute que fort tardjmais alors il faut mettre sur le titre 
année 1851, au lieu de 1849. Nous saisirons cette occa- 
sion pour présenter à ce sujet quelques réflexions ge'né- 
rales dont M. Gray lui-même, nous en sommes sûr, 
reconnaîtra la justesse. 

Il ne suffit pas, dirons~nous, de lire une notice devant 
une réunion de confrères, ou dans Tenceinte étroite d'une 
Société savante pour avoir un droit incontestable de ])rio- 
rité à dater du jour oij. celte lecture a eu lieu : il faut 
encore qu'il y ait publication réelle, c'est-à-dire non seu- 
lement reproduction du travail par voie d'impression, 
mais aussi mise en vente en temps convenable de l'ou- 
vrage imprimé. En dehors de ces conditions, il n'y a plus 
que prétentions mal fondées de la part des uns , droits 
lésés pour les autres , et confusion fâcheuse dans la 
science. 

La description donnée par 51. Recluz de la coquille dont 
il s'agit, est trop complète pour que nous puissions répéter 
celle qu'en a donnée M. Gray, dans les Proccedings de la 
Société zoologi<pie de Londres (année 1849, pag. 168), 
L'auteur anglais donne quelques détails assez incomplets 
sur l'animal de son G. Latia, mais il en tire la consé- 
quence qu'il est très voisin du G. Jlncylus, et qu'il appar- 
tient à la famille des Lymnéacées. Est-il différent du G. 
Guudlachia (1), établi antérieurement par M. Pfeiffer sur 
une coquille univalve cloisonnée, trouvée en 1848 dans 
les eaux douces de l'île de Cuba : c'est ce que nous n'ose- 
rions affirmer. 



(1) Nous avons donné, en 1850, la caractéiislique du G. Guudlachia de 
yi. PfeifTer : voir le 1" vol. du Journal de Conchyliologie, pag. 95, 



— 202 — 

Nous terminerons en exprimant le regret que M. Gray 
ait choisi pour le genre dont il est question le nom de 
Latia, alors qu'il avait déjà adopté le mot Loitia pour un 
autre genre établi aux dépens des Patelles : ces ressem- 
blances de noms deviennent de fâcheuses causes d'erreurs^ 
et nous en avons un exemple dans celle que M. Recluz a 
commise involontairement, et à une époque où le travail 
de M. Gray n'avait pas encore reçu de publicité réelle. 

S. Petit. 



Supplément à la description du Melania venicidam {{'). 

Nous avons publié, en 1851, sous le nom de 3Iclania 
veriiculuin, une coquille des îles Salomon, que M. Philippi 
décrivait un mois plus lard, dans le Zcitsclirift fur Mcda- 
cozoolog'e, sous le nom de M. Belone, en faisant observer 
comme nous, que Tespèce est une des plus déliées que 
Ton connaisse. 

De nouveaux exemplaires, que nous avons acquis dans 
rintervalle, nous ont pleinement convaincu que ceux qui 
avaient servi de base à la double description dont il est 
question, n'étaient pas adultes, et que le 31. verucithmiy 
comme la plupart des espèces du même genre, perdait en 
vieillissant les premiers tours de sa spire. Il convenait 
alors de rectifier la description que nous en avions donnée, 
puisqu'elle n'est applicable qu'aux individus qui n'ont 

(1) Voir, pour la dcsciiplion de celte espèce, le 2*^ vol du Journal de 
Conchyli'jlugic (année 1851), page 195, pi. 5, fig. 3. 



— 263 — 

point encore atteint leur ve'ritable degré de perfection. 
Voici notre nouvelle description. 

M. vemcidumy Morlt. 

T. siibulataf eroso-tnmcaia, tennis, obsolète clecussatai 
basi spiraliter sulcata, castaneo-rufescens, fJauimis longitu- 
dinalihus obscure picta\ spira erosa; anfractiis~{\ planu- 
lati, in speciminibus adullis 3 vel 4 modo remanentibus , 
sutura iinpressa ; apcrlura non truncata, elongato-pyri- 
Jormis, intiis nitidissima, fîauimulis pellucentibus j perîs- 
toma acuturrij tenue^ basi productum^ margine externo 
excavato, cohunellari calloso. 

Long. 27-, diam. 8-, long, apert. 10", diam. 6. 

Testa juvenis. Acicularis, ad nonum anfractum intégra, 
colore jucundo et pictura micat. 

A. MORELET. 



Des Natices propres aux cotes de la France conti- 
nentale, par M. G. Recluz. 



M. Petit, dans son Catalogue DES Coquilles marines 
DE NOS CÔTES (Joumul de Conchyliologie, 1852, p. 92), 
ënumère à peu près toutes les espèces de Natices de nos 
merSj en même temps qu'il fait un appel à nos études sur 
ce sujet, pour compléter la liste et en assurer la synony- 
mie. Nous répondons à cet appel par la note suivante, 
que nous diviserons en deux parties. 



— 264 — 

A. La première contenant les espèces (ju on a positive- 
ment trouvées dans nos mers. 

B, La seconde renfermant les esjièces qui ont été si- 
gnale'es comme s'y rencontrant aussi , mais dont 
Vhabitat n^est pas aussi certain, et pour lesquelles il 
importerait d'avoir des documents plus positifs. 



A. NATICES BECUEILLIES VIVANTES SUR NOS COTES. 

L Natices à opercule testacé et à ombilic funicule (1). 

î° Natica hebr^a (JS évita), Martyn. Uiiivcrsal cojicho- 
logist{\lÇ>^h, 1784). 

Nerita viacidata , Ulysses. Travels Kingd, Naples. 
1795. p. 473. 

Natica maculata j Sowerb. Caial. TajiJi. 1825. p. 117» 
partira. 

Natica crucntata , Lam. yln. s. voi. 1822. p. 192. 
Blainville. Faun. franc, pi. 14. f. l et 1 a. Chemn. 
Conch. cab. t. 187. f. 1876-7. (non 1878-80.) non 
Bosc. nec iV. cnieniata^ Gmel. 

Natica ma xi ma , Risso. Ilist. Eiir. mcrid. 4. 1826. 
N» 374. 

Natica adspersa ^ Menke. Catalogue. 1830. p. 46. 
(figuris Cliemnitzii. 1878-80. ISaticafavcl exclusis). 

Var. et. Punctata et maculis majusculis triseriatis fas- 
ciata. 

Var /S. Punctis minutis subaequalibus undique ad- 

(i) Ce sont celles dont l'unibilic est garni d'une ou de deux colonnes 
teslacécs qui en suivent tout le contour, et dont l'extrémité extérieure e&t 
îronquéc, arrondie, ou dilatée en bouton, en coupe, tic. 



— 265 — 

spersa , maculis majoribus triseriatis nullis. Natica 
plumatûj Nobis. Olim. 

Habite : Toutes nos côtes mëditerrandenncs, et s'eten J 
jusqu'en Morëe. 

Elle est plus épaisse, plus renflée et moins élevée par 
son axe (jue la suivante : le fond de sou ouverture est 
d'un violet plus foncé. La var, fi est moins commune et 
semble être une variété intermédiaire entre le type et 
l'espèce suivante. Une autre variété, toujours plus petite 
et à taches disposées en flammes ondulées, vit en Sicile. 

2° Natica punctata, Karsten. Mus. Leskeanwn. Reg. 
anim. 1789. p. 288. Ulysses Trwels. 1795. p. 473. 
non Ner. punctata, Ghemnitz. 

Natica stercus muscarunij Lam. Enc. méth. pi. 453. 
f. 6. a. h. 

Natica mille-punctata , Lara. Anim. s. vert. p. 199. 
N" 12. 

Natica punctata, Risso. 1. c. p. 148. No375. 

Habite : Toute la côte méditerranéenne. 

Espèce ovale-arrondie, d'un blanc-jaunâtrCj ponctuée 
régulièrement de rouge-brun, et parfois ombrée de ferru- 
gineux (côte d'Agde) sur toute la partie postérieure. Elle 
diffère de la Natica tigrina , Defrance (fossile d'Italie), 
par un plus grand nombre de points, et surtout par son 
opercule plan et multilamellé. L'autre a le sien un peu 
concave en dessus, et sculpté de deux ou trois lamelles 
antérieures. 



— 26G-- 

H. Natices à opercule cartilagineux. 

a' A ombilic funicule. 

* Deux funicules ou lignes élevées décurrentes 
dans VomhUic. 

3° Natica iNTRicATA, Brown. lllusl, conch. 1827. pi. 43. 
f. 13 et IG. Fleming. Brith. animais. 1828. p. 319. 

N°275. 

JScrita intricataj Donovan. British Shelles (1802). 
pi. 167. hona. 

JSatica Falcnciennesii , Payraud. Cat. Corse. 1826. 
pi. 5. f. 23. 24. benè. 

Natica fasciata , Risso. 1. c. 1826. p. 149. N° 377. 
Lister. Syn. hist. pi. 56l . f. 8. benè. 

Habile : Toute la côle méditerranéenne jusqu'en 
Moree. Elle ne vit pas dans la Manche. 

* Un seul funicule, dont le sommet, soui>ent très calleux, 
bouche l'ouverture du trou ombilical. 

4°Natica OLLA, Marcel de Serres. Geogn. ter. tert. du 
midi de la France. 1829. pi. 1 . f '. 1.2. (FossilisJ. 
Deshayes. Exped. Morée. p. 157. 

JSatica glaucina, Phili[)pi. En. moll. Sicil. vol. !. 
pi. 12. f. 12. Cum animale. 

Nerita Josephincej Risso. loc. cit. p. 149. fig. 43. 

JSatica Josephinia, Potiez. Cat. mol. Douai, vol. 1. 
1838. p. 292. 

JSatica albumen, Scacchi. Caialog. p. 10. 



— 267 — 

Var. a,-] Funiculo umbilicum non obtegente , supra 
compresso. 

Var. /3.] Callo funiculi suprà convexo , umbilicum 
omninô claudeute. 

Var. y.] Testa tota alba. 

Var. cf.] Testa cinereo-cœrulescente. 

Habite : Toute la côte, depuis le cap de Creus (où ëtait 
autrefois le temple de la ^ enus pyrénéenne (Strabon) 
jusqu'en Morée. 

b. à ombilic sans iunicule. 

* Coquille orne'e de cinq rangées de fascies 
tachetées. 

ô^Natica Glauona, Recluz. In Journ. la Propagando. 
1840. p. 253. 256. figurée. 

Var. A. Océanien. Major, fundo albido-lutescente, 
fasciis obscuris purpureo maculatis. 

Nerita Glaucina, Lin. F aima Suecica. Ed. 2. 1761 
p. 533. N° 2197. Syn, exclusis descriptio optimè 
convenit. 

Natica Glaucina^ Brown. lllust. conch. 1827. t. 43. 
fig. 1 et 1,non 8 et 10. 

Naiica Alderi j Forbes. Malacol. monensis (1836). 
p. 31 . pi. 6 et 7. Pessimœ. 

Natica castaneaj Collard des Cherres. Cat. moll. Fi- 
nistère, p. 44. Bouchard. Catal, moll. Boulogne. 
p. 50. 

Var. /3. Mediterranea. Minor, fundo pallidè vel pulchrè 
spadiceo-t'/o/acco, albo-fasciata, et spadiceis maculis 
ornata. Poli. Sine nomine. 



— 268 — 

])/atica fjulchella, Hisso. loc. rit. p. 148. N° 373. 7îon 
J^feJffcr in Jrchiv. JFiegmann. 1840. p. 250. 

JNatica polianoj Scacchi. Catal. p. 16. 

Natica i/itcnnedia , Philippi. Eji. molL Sicil. vol. 1. 
p. 163. 1836. 

Natica Marochiensis, Philippi. En. nioll. Sicil. p. 256. 
pi. 9. f . 1 1 . (fîJe Menke). ncm Lamarck. 

Habite : La Manche, et nos côtes de la Me'diterrane'e, 
jusqu'en Sicile et en Moree. 

6" Natica helicina, Brocchi (Ncrita). Cojich. foss. sub- 
app. 1841. p. 297. t. 1. fig. 10. (Fossil) non Nat. 
helicina, Philippi. 

V'ar. c,.] Glohosa, glaucescenle. 

Natica monilifew, Lani. Anim. s. vert. p. 200. N" 16. 

Nerita glancina j Pennant. Brit. Zool. 4. p. 140. 
pi. 87. f. 141. Risso. loc. cit. p. 147. N" 371. 
Blainville. Faiin. franc, pi. 14. f. 5. 5 a. Bouchard. 
loc. cit. p. 50. Cuni descriplione auimalis. 

Var. /S.] Globosa, lactea. 

Var. 7.] GloLosa, castaneo tincta. 

Natica castanea, Blainville. Malacol. pi. 36 bis. f. 4. 
non castanea, Lam. 

Var. cf.] Ovala, major, glaucescenle. 

Natica ampullaria, Lam. loc. cit. p. 199. N" 9. non 
Valenciennes in Observ. geol. de Humboldt. Hœc 
est. Natica héros j Jun. Delessert. Rcc. coq. Lam. 
pi. 32. f. \\. a, b. optimè. Favan. conch. pi. H. 
f. A. 

Var. ê.l.Ovala, minor, castanea. 



— -261) — 

Natica castanea, Lam. loc. cit. p. 204. N" 24. Deles- 
sert. loc. cit. pi. 32. f. 15. a.b. optimè. non Blain- 
ville. Malacol. nec King in Zool. Jouni. 1821. 
vol. 5. p. 345. 

Var. ip.] Minor, plumbea. Nohis. 

Habite : La var. a, la Manche et le golfe de Lyon -, les 
variétés /S, ^ et ip, la côte d'Agde-, les var. ^et e, les côtes 
de la Manche et celles du Finistère. On rencontre parfois 
sur nos côtes la var. a, ainsi que la Natica Glaucina, re- 
couvertes d'une incrustation grisâtre, rabotteuse , qui 
s étend sur Touverture, la rétrécit et en rend Tentrée 
triangulaire : cette incrustation , que Ton croirait être 
Touvrage d'un Polypier coralligène, est attribuée à un 
Cruslacé du genre Pagure. 

7" Natica GuiLLEMiNU, Payraudeau. Catal. Moll. Cors. 
1826. p. 119. pi. 5. fig. 25. 26. 

Natica marmorata, Risso. Nist. nat. Eur. mér. 4. (1826). 
p. 147. N° 372. 

Far. a. Angustior. 

Natica macilenta, Philippi. Loc. cit. vol. 2. (140). 
pi. 24. fig. 14. benè. 

Habite : Toute la côte française continentale, de mêine 
que la Corse et la Sicile. Elle est commune, mais la var. 
est assez rare. 



S*" Natica rizzjE, Ph/lippi. Zeitschrift. 1844. p. 108. in 
Abbildun^. Cùnch. 1845. pi. 2. f. 5. mcdiocris. 

Habite : Agde, les côtes du Roussillon, celle de TEs- 
pagne méridionale, Tanger (Petit), Palerme. 



-- 270" 

B. NATICES SUPPOSÉES APPARTENIR A NOS COTES» 

En outre des huit espèces qui précèdent, on a signale 
comme appartenant à notre littoral océanique plusieurs 
espèces dont Thabitat nous paraît cependant encore in- 
ccrlain : ce sont les suivantes : 

1°Naticâ NiTiDA (NcntaJ:, Donovan. Bîit, ShcUs. vol. 4. 
f. 144. 

Naticaviamilla, var. C, Dilhvin. Descript. Catal. IS17 . 
p. 985. 

Nerita mamilla, Montagu. Brit. test. Supp. p. 149, — 
Maton et Raket, in Lin. Transact. p. 225. 

Naticina lactea, Guilding. Trans. of Lin. Soc. vol. 5. 
p. 31. 

Habite : La côle du Calvados (M. de Gerville), 

Celte espèce, originaire des Antilles, ne se rencontre 
que très accidentellement sur nos côtes de la Manche : 
îa Nnt. itberinade M. d'Orbigny ne saurait être séparée 
de la iV. nitida. 

2° Natica MAMiLLARis, Lam. Jn. sans vert vol. 6. p 197. 
N° 3. — Seba. ]\lus. 4. t. 38. fig. 32. 33. — Knorr. 
4. t. 8.f. 4. 

Habite : Nos côtes de la Manche (Rang). M. Ch. Des- 
moulins en aurait recueilli, dit on, plusieurs individus, à 
diverses reprises, sur les côtes du golfe de Gascogne. 

3° Natica uber, Valenciennes. in Obs. gèol. à'Humboldt, 
1833. vol. 2. p. 266. — D^Orbigny. Foy. ^méric, 
mèr. pL 55. f. 12-14. 



— 271 — 

Habite ; Cette Natice des côtes du Pérou et de Cumaiia, 
a été trouvée vivante, en plusieurs exemplaires, sur la 
côte de la Manche, par M. Duval, directeur de Técole de 
médecine, à Rennes, qui nous en a communiqué un 
exemplaire en tout semblable à ceux de l'Amérique mé- 
ridionale. 

Sur nos côtes méditerranéennes continentales, on au- 
rait encore rencontré les espèces ci-après. 

4° Natica gochet, Adanson. 

Natica fulmin an s jJiosc. 

Natica fulminea, La m. 

Natica z'g-zagj Karsten. Menke, 

Habite : Selon Risso, cette espèce se trouverait sur les 
côtes de la Provence -, mais nous en douions beaucoup. 

5° Natica fusca, Blainville. Dict. Se. nat. vol. 34. (1825), 
p. 251.N° 10. 

Natica sordida, Philippi. Eti. Mail. Sicil. voi. 2. 1844. 
p. 139. [)1. 24. f. 5. non Swainson ; non JSat. 
plunibea, Lam. 

Habite : L'Adriatique (Bertrand Geslin), la Sicile. Un 
individu bien conservé a été rapporté de la côte de 
Grasse (Provence). 

6° Natica sagraiana, d'Orbigny. Moll. Cuba, -p]. 18. 
fig. 20 22. 

Natica filosa, Philippi. ^Jbbildung Concli, 1845. pi. 2.. 

fig. 4. 
Natica lineolataj Philippi. Zeistchrift Malac, 1844» 

p. 107. 



— 272 — 

Habite : On prétend que cette espèce a été trouve'e à 
La îsouvelle, près Narbonne. Elle est commune sur la 
côte de Malaga (Espagne), et on la retrouve en Corse, eu 
Sicile, en Moree. Nous pensons que c'est par erreur qu'on 
Ta indique'e comme venant de Cuba. 

Son opercule est testace et sculpte d'un sillon anté- 
rieur. 

Telles sont les espèces qui ont e'té réellement décou- 
vertes sur nos côtes^ et celles {|u'on j)résume s'y trouver 
aussi : attendons pour inscrire définitivement ces der- 
nières dans la faune française, qu'on les ait rencontrées 
avec leur liabitant. 

C. R. 



Note sur la Pynda proi'incialis de M. Martin. 



M. Martin nous écrit de Martigues pour nous annoncer 
la découverte, sur les côtes, d'un second exemplaire de 
la coquille cju'il nous avait fait connaîlre sous le nom de 
Pyrula provincialis, et qui a été décrite dans le 2^ volume 
du Journal de Conc/iyliologie, pag. 249, j)l. 8, fig. 4, 
Nous émettions alors l'opinion, partagée au surplus par 
plusieurs conchyliologues, que cette coquille, assez extra- 
ordinaire d'ailleurs, n'était autre cbose que la coquille 
anormale d'un animal malade de la Cassidaria cchino- 
phora. 

M- Martin était peu disposé à admettre que sa coquille 
ne fût qu'une monstruosité accidentelle, et la possession 



— 273 — 

d'un second exemplaire le porte à croire que nous nous 
sommes trompe. Il ne doute même pas que la de'couverte 
de nouveaux exemplaires ne vienne bientôt confirmer 
d'une manière incontestable Texistence sur nos côtes, et 
comme espèce distincte, de sa Pyriila pro^incicdis. 

Quant à nous, nous ne sommes pas encore convaincu, 
et nous persistons à penser que les deux coquilles sont de 
ve'ritables monstruosités, mais, dans tous les cas, que ce 
ne serait pas une Pyrule, mais bien une Cassidaire : nous 
faisons des vœux pour cjue notre confrère voie ses espé- 
rances se réaliser, et pour qu'il rencontre de nouveaux 
spécimens de cette intéressante coquille. Voici les détails 
quil nous transmet au sujet de celle c[u'il vient de 
trouver. 

« Compai-ée à la première, dit-il, elle ne présente 
» d'autre différence que celle qui résulte de son jeune 
» âge. Son bord droit, comme dans toutes les coquilles 
)) non adultes, n'est pas réfléchi, et la lame columellaire 
M n'a pas atteint tout son développement-, mais elle pré- 
» sente les mêmes accidens de forme, plis irréguliers à la 
» partie supérieure du dernier tour, spire aplatie en des- 
» sus, stries transverses légèrement onduleuses, et mieux 
» marquées à la partie inférieure; enfin, coloration iden- 
» tique, mais plus prononcée, et qui permet de distinguer 
» une bande blanche sur le milieu du dernier tour, tandis 
» que les parties supérieure et inférieure sont d'un jaune- 
» roussâtre plus intense que dans l'exemplaire figuré, v 

S. Petit. 



— 274 — 



Note sur la Glandîna pivcemla, d'Algérie (1), 

En examinant un grand nombre d'individus du Gl. 
procerula, qui nous sont parvenus re'cemment, nous avons 
reconnu que cette espèce se distinguait par un caractère 
fort important qui avait pre'cédemment échappé à notre 
attention. 

Parmi les spécimens que nous avions eus sous les yeux, 
les uns oiFraient une ouverture parfaitement libre en ap- 
parence, conformément à la description que nous en 
avons donnée dans ce Recueil. Chez d'autres, au contraire, 
on remarque une lame blanchâtre, située vers le milieu 
de la paroi supérieure de cet orifice; mais tous, indistinc- 
tement, nous ont montré, en brisant la coquille, la même 
lame spirale, plus ou moins profondément enfoncée, qui 
se contourne avec la columelle, et s'y rattache par le 
sommet. 

Celte espèce doit donc prendre place dans la section 
des dandines dentées, et dans le voisinage de celle que 
nous avons fait connaître sous le nom de Gl. liiincUifcra. 
On la reconnaîtra facilement à sa taille plus grande, à son 
éclat moins vif, et à la faiblesse relative de la lame qui 
accidente son ouverture. 

A. MORELET. 

(1) Voir, pour la description de cette espèce, le 2'^ vol. du Journal de 
ConcliyHologic, page 557, et la pi. 9, fig. 12. 



o/f» — 



Note sur quelques Gastéropodes terrestres regardés 
comme carnassiers. 

M. Morelet, en traitant dernièrement (Ij, dans le 
Journal de Conchyliologie, de Talimentation des animaux 
du genre Glandine, exprimait Topinion qu'ils elaient, avec 
les Teslacelles, les seuls Gasle'i'opodes terrestres qui se 
nourrissent de proie. 

Dans un autre article que nous publiions (2) de notre 
côté sur les ennemis des Limaçons^ nous citions, d'après 
l'autorité de MM. Biney et Moquin-Tandon, comme es- 
pèces également (arnassières, V Hélix concwa, S:ij ; le 
Limax çaricgntus, le Bulimus decollalus, les T^onites, aux- 
quels il y aurait peut-être lieu d'ajouter les Vitrines. 

M. Lecoq nous a transmis sur ce même sujet une note 
du conservateur de ses collections, M. Ducros de Saint- 
Germain, qui nous fait connaître les faits suivants. 

« \JH. algiraj, L., attaque et dévore d'autres Hélices 

» de la manière indiquée par M. Morelet pour les Glan- 

» dines, et j'ai remarqué qu'elle ne laisse pas ordinaire- 

» ment comme ces dernières, dans la coquille de ses 

» victimes, la moindre parcelle du tortillon : l'animal est 

» dévoré complètement, ce qui peut avoir pour cause la 

» petitesse relative des espèix's dont j'ai vu notre liélice 

» faire sa proie. En effet, les H. algira, sur lesquelles j'ai 

» fait mes observations, étaient d assez forte taille, et, à 

» l'exception de quelques /T. nemoralis^ toutes les espèces 

» que je leur ai vu dévorer étaient petites : c'étaient des 

» //. linibata, cartusiana, etc. 

» Après avoir laissé jeûner un certain temps mes //. 

)) algira, je les enfermai à l'étroit dans un lieu humidi.*, 

(1) Voir le N» précédent, pag. 28. 

(2) Voir le méine N", png. 403 et I04. 



— 270 - 

» avec un assez grand nombre de limbata et de caiihu- 
» siana, et au bout de quelques heures^ j'e'tais certain 
» d'obtenir des échantillons très bien nettoyés de ces 
» deux espèces, qu'il est quelquefois difficile de vider par 
;) les procédés ordinaires. 

» J'ai lieu de croire, ajoute M. Ducros, d'accord en 
)) cela avec M. Biney, que d'autres Gastéropodes ter- 
» restres, et notamment le Bulim. decollalus, se nourris- 
» sent aussi de proie : j'en ai souvent trouvé la tête et 
» une partie du corps entrées dans des coquilles du genre 
)) Hélix, dont l'état de fraîcheur pouvait faire supposer 
» qu'elles venaient d'être privées à l'instant de leur ani- 
» mal, et chez moi-même, plusieurs Hélices, que je nour- 
» rissais en compagnie de ce Bulime, se sont trouvées 
» parfaitement vidées sans que j'aie pu me rendre autre- 
» ment compte du fait. 

» Enfin, ne pourrait-on supposer, par analogie, que 
» quelques Hélices voisines de Y H. algùa, telles que les 
» //. vcJtkilliiSj actes, croatincij etc., ont les mêmes 
» moeurs, et se nourrissent comme elle de proie vi - 
» vante. » 

Les faits rapportés par M. Ducros confirment donc les 
observations [)récédemmcnt faites par divers auteurs, et 
en provoqueront probablement de nouvelles, mais nous 
croyons qu'il conviendrait de donner à celles-ci une di- 
rection plus précise et plus utile à la solution dune ques- 
tion qu'on ne nous paraît pas avoir étudiée complètement. 

Nous voyons d'une part que M. Morelet considère les 
dandines comme naturellement carnassières, et se nour- 
rissant, à l'état libre, de proie vivante . M. Biney rap- 
porte qu'aux environs de Gharlestown Y Hélix ncmoralis 
aurait été complètement exterminée par le Bnlimus decol- 
lalus^ qui s'était introduit dans le p'iys : selon M. Moquin- 
Tandon, les Zonites attaquent les antres Hélices et les 
dévorent. 



— 277 — 

D un autre côte, M. Biney avait remarque la même 
voracité sur VH. concava et le Limax variegatus tenus 
renfermes avec d'autres Hélices. C'est aussi en les enfer- 
mant à Tétroitj et même après un jeûne forcé, que 
M. Ducros, de Saint-Germain , a vu Vif dix algim dé- 
vorer ses congénères. 

Ces observations constatent deux ordres de faits dis- 
tincts qui peuvent conduire à des conclusions diffé- 
rentes. 

1° Cerlaiiis Gastéropodes terrestres sont peut-être es- 
sentiellement carnassiers, ne vivant que de proie animale, 
et alors ils auraient une organisation particulière et propre 
à ce genre d'alimentation. 

2° Ce n'est peut-être qu'accidentellement, par besoin, 
ou par Teflet d'une dépravation momeutanéej que d'autres 
Mollusques de la même famille attaqueraient des Hélices, 
avec lesquelles ils seraient renfermées dans un étroit 
espace. 

Ce sont les points qu'il s'agirait d'examiner, les doutes 
qu'il serait bon d'éclaircir; or, il conviendrait de se livrer 
pour cela à une série d'expériences dont le résultat ne 
serait pas sans intérêt : nous pensons donc qu'il fau- 
drait : 

1" Etudier les habitudes de nos Mollusques terrestres 
au point de vue de leur alimentation ordinaire et normale, 
notamment celles des genres et des espèces qu'on a si- 
gnalées comme carnassières, et de celles qui les avoisi- 
uent. 

2° Constater le genre de vie de ces Mollusques à l'état 
libre, et les modifications que peut apporter à leurs habi- 
tudes l'état de captivité, en ayant soin de les laisser tantôt 
avec leurs victimes seulement, tantôt avec des Hélices cl 
des plantes convenables. 



— 278 — 

3° S'assurer si une nourriture animale est indispensable 
à certaines espèces, si elle est suffisante pour quelques- 
unes, si pour d'autres qui en feraient accidentellement 
usage elle ne serait pas une prompte cause de destruction, 
si, enfin, privées de leur nourriture végétale iiabituelle, 
toutes les Hélices ne seraient pas disposées à attaquer leurs 
congénères, ou même à dévorer les individus faibles de la 
même espèce. 

Nous ne mettons point en doute qu'en se livrant à ces 
diverses expériences on parviendra facilement à jeter la 
lumière sur des points assez obscurs de la vie de nos 
Gastéropodes terrestres : ces recbcrches auraient proba- 
blement aussi pour résultat de guider Tobservateur dans 
Tétude plus intime de Torganisation de ces animaux, or- 
ganisation qui semblerait devoir différer notablement, s'il 
était reconnu que les uns se nourrissent de proie animale, 
et que les autres vivent seulement de végétaux. Nous 
laissons les réflexions qui précèdent à l'appréciation de 
nos souscripteurs, avec Tespoir que quelques-uns d'entre 
eux voudront bien se livrer à de nouvelles observations 
dont nous nous emj)resserions de faire connaître les 
résultats, 

S. Petit. 



Observations sur ]n glande caudale de VArioii rufus, 
par M. DE Saint-Simon. 

11 existe c]:ez les Aidons un organe remarquable, situé 
à la partie postérieure et supérieure de la queue, qui a 
fourni un des principaux caractères de ce genre. 



— 279 — 

Millier Ta signalé comme une fossette triangulaire (a). 
Cuvier Tindique comme une ouverture. Fe'russac Tappelle 
pore iniKjueux. M. Bouchard-Cliantereanx le désigne sous 
le nom de sinus aveugle; M. Moquin -Tandon sous celui 
de glande mucipare caudale. Ce petit appareil présente 
une structure et des fonctions assez curieuses. 

§ i. Structure. Qu'on se représente un corps glandu- 
leux, assez petit (b) d'un brun-grisâtre presque noir, un 
peu violacé chez les individus adultes, et d'un gris- 
jaunâtre cliez les individus jeunes. 

On observe deux parties, Tune, supérieure, ayant la 
forme d'un mamelon trilobé el offrant, vers le milieu, 
un orifice assez visible (Moquin)^ Tautre, inférieure, ho- 
rizontale et terminale, ressemblant à ime sorte d'écusson 
un peu bombé, coupé par des sillons à peu près transver- 
saux peu distincts. 

L'organe dont il s'agit est formé de lobes longitudi- 
naux saillants, sinueux, irréguliers, qui donnent à la 
glande l'apparence d'une étoffe chiffonnée : ils se séparent 
les uns des autres par la macération. 

Vu au microscope, cet appareil mucipare paraît com- 
posé de lobules excessivement petits (c), pressés les uns 
contre les autres, arrondis, brunâtres, peu transparents : 
on les distingue avec plus de facilité, en augmentant ou 
en diminuant la lumière du miroir : on n aperçoit à la 
loupe que des points très petits, noirâtres, dus à la diffé- 
rence de coloration qui existe entre les lobules. 

La glande caudale présente une grande consistance, et 
adhère ti'ès fortement au tissu coriace de la peau. 

(a) Fossula triangularis, in dorsojtixta extremilatem cniidœ. \'erin. Hist. 
2. p. XIX. Crandt désigne cet organe sous le nom de i^riibe (cretix). JMcdir, 
Zool. 1833. 2. p. 519. 

(b) 11 est long de 7 millimètres dans les individus adulles. 

(c) Ils ont environ 1/550 "Je niillimèlre. 



— 280 — 

Elle se gonfle beaucoup dans leau : Talcool et le su- 
Bliine corrosif lui font éprouver une forte contraction et 
la blanchissent. Elle perd beaucoup de son volume, quand 
l'animal est tué hors de Teau. 

Lorsque VArioTi se coniracte, les saillies poste'rieures 
de la queue s'étendent et recouvrent souvent le mamelon 
supérieur de l'organe mucipare : en peut toujours provo- 
<juer la contraction de celle-ci en irritant l'extrémité du 
Mollusque. 

A Tintérieur de la partie supérieure de la glande cau- 
dale (d)j vers le milieu, se trouve une très petite cavité : 
<"etle dernière communique à l'intérieur par Torifice (e) 
<lont j'ai déjà parlé. Celui-ci paraît dirigé vers le haut : 
ii est ordinairement semi-circulaire : on y remarque des 
i>orils consislanls. 

La partie horizontale (f) de la glande présente en avant, 
à sa base, contre le mamelon supérieur, une dépression 
ou enfoncement légèrement triangulaire qui se prolonge 
un peu sous ce dernier. C'est cet enfoncement qui a fait 
donner par M. Boucliard-Cliantereaux , à l'appareil dont 
il est question, le nom de sinus aveugfcj et par Férussac, 
'2elui de pore muqueux. Cette dernière dénomination con- 
viendrait mieux à l'orifice de la glande, qu'à la glande 
elle-même. 

Vers le milieu, cette même partie horizontale paraît 
légèrement bombée : elle s'aflaisse brusquement lors- 
qu'on l'irrite : sa convexité se trouve moins forte et moins 
bombée chez les jeunes /Irions. De chaque côté de cette 
dernière partie, on observe une gouttière longitudinale, 
1res grêle : l'une et l'autre de ces gouttières convergent 
vers l'extrémité de la queue et aboutissent à un autre 

(fl) Longueur du mamelon, Ix millimètres, 
(e) Il offie un demi-millimètre de diamètre. 
(S?) Elle est longue de 5 millimètres. 



— 28 1 — 

conduit médian, légèrement liorizontal, court (g), large, 
un peu évasé à rextrémité, formé par une réunion des 
bords du plan locomoteur. 

§ 2. Fonctions. La glande caudale sécrète un mucus 
assez abondant, d^un gris-jaunâtre, assez transparent, qui 
diffère de celui produit par les saillies mucipares de la 
peau. La séci'étion dont il s'agit s'épaissit rapidement (b). 
Elle forme des flocons dans Teau : elle se reproduit avec 
facilité quand ou Tenlève (i). Cuvier fait remarquer que 
ce mucus se dessèche aisément : il pense que Tanimal s'en 
sert pour se suspendre aux divers corps. 

L'alcool coagule la substance, dont il est question,, au 
bout de cjuelques minutes : il la réduit en masses mame- 
lonnées : Tacide sulfurique la blanchit, en déterminant 
une légère effervescence. 

A certaines époques, et particulièrement au moment de 
la reproduction, ce mucus s'accumule dans le sinus, le 
déborde, et forme en dehors et en dessus un amas épaix 
et globuleux, que Taniinal porte attaché à l'extrémité pos- 
térieure de son corps , collé à la partie moyenne de la 
glande (k). 

Avant de s'accoupler, les ^4 rions tournent l'un autour 
de l'autre, saisissent le globule avec la bouche, et le dé- 
vorent lentement (1). Bouchard. 

J'ai voulu savoir si des Gastéropodes , autres que les 
irions, auraient du goût pour ce mucus : j'en ai offert un 
globule à un Hélix Pisana : le Mollusque l'a dévoré en 
entier, même avec la terre dont il était recouvert. 

(g) Longueur, environ 2 millimèiros. 

(h) yiscus momenlo coagtiUilim. O F. MuIIer, lo''. cit. 

(i) Novusque quotics acicula aiifcrclitr, brevi succcJil. O. F. Millier, oc;. 
cit. 

(k) Clitz les grosses espèces de ce genre, il atteint quelquefois 10 milli- 
mètres de diamètre {Bouchard-Cliantcreanx). 

(l) lis mettent à le manger deux heures environ (:1/. fioncltard). 



— 282 — 

La mucosité presque liquide, laiteuse, sécrétée pai- les 
tubercules de la queue, lubréfîe constamment la glande 
caudale : Texcès de ce mucus arrive dins les deux gout- 
tières latérales, qui le versent dans le canal postérieur. 

A. DE S. S. 



RECENSEMENT des Nérites (sous-genre Néritine) 
de la France continentale, par M. G. Recluz, 



Les auteurs de catalogues de coquilles terrestres et flu- 
viatiles de la France n'ont mentionne qu'une seule espèce 
de Néritine, c'est la fluviatile de Linné. Brard, il est vrai, 
crut reconnaître, plutôt dans Thabitat que dans de nou- 
veaux caractères, une nouvelle espèce, dans une variété 
plus petite de la Ner. fluviatile ; mais Tinspection seule 
de sa coquille dénote à Finstant Terreur de ce concbylio- 
logue. Il était réservé à M. Tabbé Dupuy, auteur le plus 
récent d'un catalogue général sur le même sujet, de nous 
faire connaître toutes les espèces qui vivent dans notre 
pays; d'autant plus, qu'ayant parcouru la France en tout 
sens et à diverses r^ jnises, vu les collections des amateurs 
de concbyliologie, il aurait pu, mieux qu'un autre, juger 
la valeur des espèces déjà décrites, et rapporter, en outre, 
des espèces nouvelles dans son ouvrage. Toutefois, on ne 
trouve, dans la 5" livraison du travail de cet auteur, que 
deux seules Néritines, dont une confondue avec la iV. 
Prevostiana de Pfeiffer, mais bien à tort, car M. Dupuy 
en a pu voir les différences dans notre cabinet. 



— 283 ~- 

Puisque l'auteur de Y Histoire naturelle des Mollusques 
terrestres et d'eau douce, qui vivent en FrancCj a laisse 
cette partie incomplète de son ouvrage, nous allons y 
suppléer dans la note suivante, en décrivant toutes les 
espèces qui nous sont connues. 

On ne rencontre eu France, sur les côtes, aucune es- 
pèce de Nérite de la première section du genre ; mais on 
y trouve, quoique très rarement, deux Néritines marines-, 
les fluviales, au nombre de sept, sont plus communes 
dans Tintérieur des terres. En voici le catalogue : 

I. Marge de la cloison denticulée ou crénelée. Marines. 

1. Ner. viridisj Linné. 

N. Testa minima, ovali^ dorso conçexa, le<^i, pellucidd, 
viridij inaculis vioniliforinis alhis interdum picta\ spira 
incumhentej laterali, lahio denticulato. 

Lister. Syn. Hist. tab. 601. f. 18. Chemnitz. Conch. 
9. tab. 124. f. 1089. 1-2. 

Nerita viridis, Linné. Sjst. nat. 12. p. 1254. N" 729. 

Neritina viridis , Lamk. An. s. vert. 6. (2" part.) 
p. 188. N° 20. 

Var. /8. Testa lineis, latiusculisj obliquis, lineolis bre^ 
vihus transversis nigris obumbratis picta ; inaculis nullis. 

Ner, pallidula, Risso. Hist. nat. 4. p. 151. N° 382. 

Hab. Le type est commun aux Antilles, la variété ne 
l'est pas moins aux îles Baléares, à Nice et en Sicile. On 
l'a rencontrée, à plusieurs reprises, près Tembouchure du 
Var, où elle est, toutefois, assez rare. 

L'espèce typique, d'un vert plus ou moins éclatant, est 
tantôt unicolore, tantôt peinte de quelques linéolesdistan- 



— 284 - 

cëes, bordtiesd autres lignes blanches, ondées, obliques; en 
outre, le sommet du dernier tour et Textrémité du bord 
externe portent quelques taches moniliformes, d'un blanc 
de lait. La variété européenne manque de taches , et se 
distingue encore du tjne par des lignes très obliques, 
régulièrement disposées, et formées par des petits traits 
noirs Iransverses, également peints par séries du sommet 
à la base des tours. Malgré ces différences de coloration, 
on ne voit dans la forme des deux coquilles, de la cloison 
et le nombre variable des crénelures de sa marge, aucim 
caractère propre à les différencier en deux espèces. Ce- 
pendant, M. Beck, habile conchjliologue, se fondant sur 
la distance d'habitation et sur la coloration différente, 
partage IV.pinion de Risso. Je ne ])uis accepter ses argu- 
ments, la coloration ne devenant un caractère spécifique, 
qu'autant qu'elle accompagne un autre caractère tiré de la 
forme des tours, de l'ouverture, de la cloison, ctc.j etc. 

2. Nerita Matonianaj Risso. 

]N . Testa minutissima, tenuissima, hyalina, lucida, sub- 
giobosa, iransversiin lineis binis aurantiis fasciata, intcrs- 
titiis lineoUs purpureis undatis notatcij supcrnè fasciculis 
purpuvcis radiata \ spira vix prominula , obtusata \ labîo 
convexiuscido, viedio crenato. 

Nerita 31atonîana^ Risso, loco citato, vol. 4 (1826) 
Suppl. p. 271, No 717. 

Nerita miliacea, Recluz, lieme Cuviéricmie (I84I), 
p. 31 G, N" 39. 

Hab. A Nice, sur la côte, de même qu'en Provence, 
près de Grasse, où on en rencontre dans le sable. Sa 
j)elitesse est telle (4 mill. de hauteur sur 5 de largeur), 
qu'il n'est pas étonnant qu'elle paraisse rare partout. 



— 285 — 

Nérite très petite, environ de la grosseur d'un giaio de 
millet, presque globuleuse, tirant un peu sur la forme 
ovale-, très mince, transparente comme du verre, très 
brillante^ formée de trois tours un peu convexes, les deux 
supe'rieurs étroits, et donnant lieu à une spire courte, à 
sommet globuleux, et cependant un peu obtus. Bord 
septiforme légèrement convexe, très finement crénelé 
dans le centre : crénelures, au nombre de six à sept, 
visibles sous la loupe-, la marge paraît rectiligne. Labre 
(bord externe) trancbant et demi-circulaire. Opercule.... 

Ignorant c|ue Risso Teùt décrite avant moi, je l'avais 
nommée miliacca (Millet), par rapport à sa forme et à son 
volume, nom qui lui convenait parfaitement •, j'ai pu me 
convaincre, plus tard, qu'elle s'identifiait avec la descrip- 
tion de Risso, et j'ai dû lui restituer son nom antérieur. 

II. Marge de la cloison entière (fluvutiles). 

Genre Theodoxus, Denis de Montfort \ ISeritinœ specicsj, 

Lamk. 

3. Nerita fluviatilisy Draparnaud. 

N. Testa paivula, ovali, dorso couvexa, glabraj alba 
t'el latcscenlc , lineolls iiiaculisque dwertisswic picia; spira 
vix proininida, inclinata, leterali^ fere postica, minima, 
lahio vitegerrirno. 

JS eriia fluviatûisj Linné, Fauna Sueci* a, éd. 2, p. 532, 
]N° 2194, et Syst. nat. 12, p. 1253 \ Ner. litlomlis, Linné, 
Fauna Suecica, éd. 2, p. 532, N" 2105. Syst. nat 12, 
p. 1253, N° 724, non Maton et Rackett (leur espèce est 
une Littorine); Ner. lacustn's, Linné, Fauna Siiecicay 
éd. 2, p. 532, JN° 2197. Syst. nat. 12, p. 1253, N" 2196. 
Neriti'na Jliwintilis, Lamk. An. s. vert. 6. (2" p.) p. 188, 



- -286 — 

N** 19, Lister, Conch. t. 14 1, f. 38, œt. 607, f. 43. 
Draparnaud, Hist. luoU. pi. I, f. 3, 4. ( Ner. fluvia- 
tilis ) 

Var. 1. Testa nigro, riibro seii fusco et alho regulariter 
tcssellata ; apertnra albida vel lutescetite. 

JSer. therinalis, Piccioli, var. minor typi. Hab. 

en Toscane, à Bagno San J uliano. 
Se trouve clans la Seine, le DouLs, le Gers, la 

Garonne, à IMelz, etc. 

Var 2. Testa çiolaceo-purpurascente j macuJis alhis undi- 
(jue picta \ apertura luteoLij vel alha. 

Hab. La Seine, la Marne, le Doubs, Metz, etc. 

Var. 3. Testa albida jlwcls ohliquîs di vel tricholoinis, U~ 
neolis hrevissiinis longifudinalibus obumbralisy 
picta •, apertura lutcola \^el aurantia. 

JSer. Parreysiîj Villa. CalaL 

Metz, le Gave de Pau, la Seine, la Marne, le 
Doubs, elc. Dans TAsie mineure et Spratt 
(Cuming), dans les fontaines de Smyrne 
(Jane lie). 

Var. 4. Testa lutescente j lineolis angidato flexuosis cre- 
berrimis ornata; inaculis albis mil lis ^ apertura 
lutcola. 

Hab. La Seine, la Marne, le Doubs, etc. 

Var. 5. Testa olbido-lutesceute , lineolis nigris redis vel 
subangulatis , lurigitudinalibus j cum maculis 
albis transvcrsis j apertura interduin f'usca et 
parti m luteola. 

Hab. Les eaux thermales de Pau. 



— 287 — 

Var. G. Testa lineolis nigris vel roseo-purpurascentibus 
angulato-reùctilatis, inîeistitiis maculis irregula- 
rihus al bis picla, 

a. ûlajor. Ner. Fillœ, Sandri, ex fide Y iWa. 

JSer, Ticiîiensis, Villa, Gat. 

b. Minor. Ner. Fidowichii, Sandrj, ex Jide 
Villa. 

HaL. La var. a, la France septentrionale , en 
Dalniatie, à Tessero Dimoschi ; la var. h, en 
Dalniatie, près de Kerka. 

Var. 7. Testa lutescente, Imeolis redis j nigris vel roseis, 
longitudinnlibiis regulariter picta. 

Hab. La Seine, la Marne, le Doubs, peu com- 
mune. 

Var. 8. Testa lutea, vel viridula, lineolis inibricatis picta, 
Jasciis nigris 2-3 inœcjualibus cincta. 

Ner. rhodocolpuy Jan et De Christoforis. 

Hab. Le Gave de Pau, le Doubs-, elle se trouve 
aussi à Milan, dans le lac de Garde et de 
Mantoue(l). 

(1) La Ner. auranliaca de Kutzik, n'est qu'une variété de la fluviatile. 
Linné a distlngné trois espèces dans la fluviatile, celle des rivières, de la 
raer Baltique, dont l'eau est presque douce au goût, et celle des lacs, 
espèces qui n'ont pas été maintenues; Lamarck, par inattention, a donné 
des crénelures à la ÎS'er. fluviatile, qui n'en montre jamais ; de sorte que 
Muller et Draparnaud me paraissent les seuls qui aient bien caractérisé 
l'espèce. Elle offre un grand nombre de variétés qui ont donné lieu à plu- 
sieut s autres espèces ; j'ai rapporté à celle de Muller el Draparnaud toutes 
celles qui me sont connues, et j'ai fait ressortir celles des variétés qui 
m'ont paru les plus remarquables et les plus communes. Quant aux autres, 
on peut les citer dans des faunes départementales, mais non dans uq 
recenscmeut ayant pour but de faire connaître les productions d'un grand 
Etat. Il ressort des citations locales, que la Ner. fluviatile s'est répandue 
du nord au midi de l'Europe, et que de l.i elle s'est propagée en Asie et 
dans l'Afrique occidentale. 



— i>88 — 

4. NerITA MlTTREANA, RecluZ. 

N. Testa ovato-globosa, ventricosa, lenui, glabriuscula^ 
nitîda^ cornea, rnaculis ohlongis albisy altemantihus et 
interstitiis fusco-cœmlcis longitudinaliter lineolatis picta; 
splra promiiiula, laliuscula, suLcentrali, oblique planulata-, 
apertum /lava c ente ; lahio piano edentido, marghie recto i 
lahro supernc et infernesœpius nigro-warginato. 

h. T. seini-globosa, violacco-nigra. 

c. T. semi-glohosa, sordide purpiirasccnte, immaculata. 

d. T. semi-glohosa^ cornco-fusca, immaculata. 

Ner. Mittreana , Recluz, Revue Zoologique, I842j p. 
181 et 182, N" 16. 

Ilab. Les eaux douces de Grasse, eu Provence, où elle 
a été colligée par feu le docteur Miltre, de regrettable 
mémoire, à qui nous Tavons dédiée dans le temps. Hau- 
teur, 5 à Ci uiiîi.; largeur, 8 à 9 millimètres. 

Cette coquille, plus je la l'egarde, et plus je suis con- 
vaincu qu'elle doit être séparée de la lluviatile et de toutes 
ses variétés ; les caractères que nous avons fait ressortir 
me semblent plus que suffisants pour la faire séparer. 
Elle est plus globuleuse que transverse, sa spire plus 
large, plus élevée, sub-centrale, est aplatie obliquement 
vers le dos-, le test est toujoui's mince , presque transpa- 
rent, lisse \ enfin, son bord septiforme est proportionnel- 
lement plus lax'ge et moins long. Le dessin du tjpe seul 
ressemble à celui de certaines variétés de la fluviatile , à 
Texception de la couleur qui n'est pas la même. Ses va- 
riétés ont une grande ressemblance de forme avec la Ner. 
peloponensis , ^«obis fNer. bcetica , Desliayes), Morée. 
Toutefois, les nôtres sont plus grandes, à dernier tour plus 
arrondi, à spire toujours entière et à coloration distincte. 



— 289 - 

11 existe à Toulon, dans un bassin du Jaixlin des 
plantes médicinales, une Ne'ritine qui a, avec la précé- 
dente, des rapports de forme. Elle est ovale, globuleuse, 
ventrue, à spire saillante,, presque centrale, large et aplatie 
obliquement vers le dos du dernier tour, cornée et ornée de 
trois fascies inégales , rouge de sang, et souvent tachetées 
de points carrés de la couleur du test. Elle ressemble assez 
à une autre Néritine du Rhône, recueillie à Lyon, tant 
pour la forme que pour la coloration •, mais cette dernière 
a la spire et la cloison columellaire de la fluviatile. Celle 
du Rhône, dont je ne possède malheureusement qu'un 
individu, me paraît identiquement la même que la JVer. 
rivalis de Parreys, qui habite les îles Ioniennes, si ce n'est 
qu'elle est du double plus volumineuse. Je ne vois point 
pareillement en quoi la Ner. lutescens de Sowerby, diffère 
de celle de Parreys. L'une et l'autre ne sont que des va- 
riétés de la Ner. fluviatile. 



5. Nerita Prevostiana , Pfeiffer. 

N, Testa ovali, dorso-convexa , longitudinaliter tenui 
striata^ cœruleo-nigra, anfractibus 3 1/2 supernè couvexis 
vel ascendentibus -, apice hyalino, interdum eroso; apertura 
intus-viridescente ; lahio piano, albido vel cœruleo-nigres- 
cente, margine intégra, 

Nerita Prevostiana, Pfeiffer, Deuts. MolL (1828), vol. 
1. p. 49, t. 8, f. U-12, nonDupuy. 

Var. b. Testa transversim ovata, tota ?iigra vel nigro et 
albo minutissime transversim striolata, interdum cœruleo et 
alho punctata. Juniores semi-globosi. 

Var. c. Testa perlongum ovula, nigra seu albo strigata, 
interdum cœruleo autruhro reticulata et albo punctata. Ju- 
niores semi-globosi, 

19 



— 290 — 

Coquille ovaie-transverse, assez solide relativement à 
ses congénères d'Europe , ordinairement toute noire ou 
tiquetée de traits fins, très courts dans le sens de la dé- 
currence des tours i parfois réticulée de bleuâtre ou de 
lignes rouges, avec les interstices ponctués de blanc. Cette 
dernière couleur ne se montre que lorsque 1 animal est 
mort, et que la coquille a séjourné plus ou moins long- 
temps sur le rivage. Ses tours sont au nombre de trois et 
demi, quand les deux premiers ne sont point détruits par 
corrosion. Alors le sommet ou riucleus est transparent et 
tiqueté de noirâtre. Le plus souvent ce sommet et une 
partie du second tour sont corrodés. Le dessus des tours 
n'est point déprimé, mais arrondi ou ascendant vers la 
spire, et alors disposé en pente, quand la coquille est 
placée sur la base de l'axe columellaii'e. La suture est 
mieux marquée que sur la IS. fluviatile et autres espèces 
voisines, et parfois très profonde. Le péritrême a son 
contour ovale à extrémités arrondies. L'ouverture est 
d'un vert sale sur toute la partie qui correspond à la 
moitié du dernier tour : sa forme est demi-ronde. Le 
bord interne, septiforme et tranchant à la marge , est 
tantôt d'un blanc uniforme, tantôt bordé de noirâtre, ou 
entièrement bleuâtre. Opercule blanchâtre , avec le 
sommet enfoncé, sur le plus grand nombre , et parfois 
simplement comprimée. 

Dimensions : Hauteur, var. a, 7 1/2 à 8 mill.-, var. /s, 
6à6 1/2 mill. 

Largeur ou longueur : var. a, 7 à 7 !/2', var. /=, 7 à 
8 mill. 

Epaisseur: var. a, 4 à 5; var. ,/3, 4 à 5 mill. 

Kab. Celte Nérite, découverte à Votlan, près de Baden 
(Autriche), et fort commune en Sicile, avec tous les carac- 
tères signalés dans nos deux variétés principales, c'est-à- 



— 291 — 

dire à deux distances conside'rables, a été découverte 
également en France, par feu Benjamin Delessert, dont 
les amis des sciences déplorent la perte. Elle se trouve 
seulement, jusqu'à présent, à Pont-Lévêque (Normandie), 
dans la rivière la Touque. Cabinet de M. Delessert et le 
nôtre. La description que nous venons de donner a été 
faite tant sur les individus de Votlan que sur ceux de la 
Touque, qui sont identiques. Comparée à la Ner. Prevos^ 
tiana de M. TaLLé Dupuj, avec laquelle on ne saurait la 
confondre, et dont nous possédons des individus des mê- 
mes localités, elle en diffère : V par plus de solidité dans 
le test, par le nombre de ses tours, 3 1/2, et non 2 1/2", 
2° par sa spire un peu plus élevée j 3" par leur suture 
mieux marquée ; 4° par la coloi-ation, soit d'un bleu-noir 
uniforme ou tachetée de traits très fins et très courts, et 
lorsqu'elle a séjourné sur la grève, réticulée de bleuâtre 
ou de rouge, et tiquetée de blanc : celle de Bagnères-de- 
Bigorre, des Bains de salut, est d'un brun foncé; 5" par 
sa cloison columellaire, proportionnellement plus large, 
jamais bordée de jaune comme celle de Bigorre , mais de 
bleu-noirâtre j 6° par son ouverture, bleuâtre dans les 
jeunes, et verdâtre sale dans les grands individus, et non 
blanchâtre ou jaunâtre. 

La coquille nommée Ner. themialis , Boubée, et Ner. 
Prevostîana , Dupuy, est une tout autre esj)èce , voisine 
des var. brunes de la Ner. JlmnatiUs , qui se trouve à 
Auch et à Grasse (Var), n'en différant que par ses tours 
ascendants. 



6. Neritathermalis y Boubée. 

N. Testa transversal ovata , lougitudinaliter argule 
sti'iata, fusca -, aiifractihus 2 1/2-3 supcrne iorwcxius- 



— 292 — 

ciilis} spira latéral i , incumbente j apice eroso \ apertura 
pallide cœruleo-fuscescenle ; lahio columcllari compresso, 
hdesccnte, margine albido, integerrimo. 

Ner. thcrmalis, Boubde (Nérde), Bulletin (1833), p. 12, 
N" 19, non Pecchioli. KnNcr. Dalmatina, Ziëgler? 

Ner. Prcvostiana j Dupuy, Hist. nat. Moll. fluv. et 
terrest. France, fascicule 5 (mai 1851), p. 593, N° 2, 
pi. 29, f. 2 (ex fîde sua), non PfeifFer. 

Hab. Les eaux thei'males des Bains du Salut , à 
Bagnères-de-Bigorre (M. Noulet, inLitteris, 1848), et 
le ruisseau c[ui en découle, jusqu'au pont que traverse la 
route (Dupuy), Auch et Grasse (Var). 

Coquille transversalement ovale, finement strie'e en 
long (en travers de Fétendue des tours), d'un brun le'gè- 
raent vineux ; formée de deux tours et demi à trois tours, 
le'gèrement, mais constamment convexes à leur sommet. 
Spire latérale, tombante, à sommet corrodé, postérieur; 
ouverture cVune teinte brun-Lleuâtre pâle -, bord septi- 
forme, comprimé, jaunâtre, à marge blanchâtre et très 
entière*, labre mince, bordé d'une zone étroite, brune sur 
le tranchant. 

Dimensions: Hauteur, 6 (3 à 6, Dupuy). lOperçule sembla- 

Ln fr ^ et T\ \ f ule a ctliii de la 

argeur, 7 (5 a 8, Dupuy). ^^,.5^^ u^^j^^j,^ 

Epaisseur, 4 (i*)- ) (Dupuy). 

Cette espèce se rapproche, par la forme, de la Ner. 
Prcvostiana\ mais sa spire est plus inclinée vers l'ouver- 
ture, son sommet est plus postérieur, ses tours moins 
élevés, sa substance plus mince, sa coloration différente, 
etc. Voy. Ner. Prevostiana. 

Elle a des rapports avec les variétés hunes de la Ner. 
fluviatilis d'Auch, desquelles elle se différencie par Tab- 
sence totale de taches blanches qui se rencontrent tou- 
jours plus ou moins sur leur dernier tour-, par le sommet 



— 293 — 

des tours non dëprimé, mais arrondi et presque ascendant; 
par la partie ante'rieure du dernier tour plus étroite ou 
moins dilatde -, par sa spire un peu moins late'rale, demi- 
sphe'rique , et non presque etagee ; enfin , par son axe 
columellaire un peu plus long que dans ces varie'tc's. 

D'après ce que nous avons dit de la Nerita Prei'ostiana 
de M. Pfeiffer, on comprendra difficilement Tobservation 
suivante de M. Tabbe' Dupuy, ainsi conçue : « Les échan- 
tillons de cette espèce (iVer. Prcvostiana, d'Autriche) que 
nous avons reçus d'Allemagne, ne nous permettent pas 
de douter que la iVer. Prevostiana de C. Pfeilïer, ne soit 
entièrement identique avec la JSer. thernialis de M. Nere'e 
Boubée. » Pour nous, qui posse'dons l'une et l'autre es- 
pèces des deux localités j nous ne pouvons partager le 
même sentiment, et nous les proclamons deux espèces en- 
tièrement différentes. 

Les individus de la ISer. Bouhei^ que nous devons à 
Tobligeance du savant naturaliste de Toulouse, M. Noulet, 
provenant de la même localité' que ceux de M. l'abbé 
Dupuy, n'ont point la teinte noire de la Ner. Prevostiana 
de Vatlan, près de Bade (Autriche), ni de la rivière de la 
Touque, à Pont-Lé vêque, mais une coloration brune, 
lavée de vineux tendre, qui devient plus apparente quand 
la coquille est mouillée. 

Cette espèce est bien distincte de la Ner. thcrmalis, 
Gmelin (de Bngno-Tendo), et de la j\er. thernialis de 
Pecchioli (de Bagno San Juliano, Toscane), qui sont des 
INer. fluviatiles semblables à celles de la Seine, mais 
moitié plus petites, tant pour la forme que pour la colo- 
ration, etc. 

7. Nerita BouRGuiGNATi , Nobis. 

N. Testa parvula, transversc ovalij dorso convexa, per 
fonguni argiitc striata, ïnsco nigr'\i-i \, anfractibus tribus ^ 



— 294 — 

supcrne in jioiioribas depresso-planiusculis , in adultis 
convexiusculisj spira lateralij mclînata; apcrlura luteo- 
aurantia^lahio piano, albido macula nîgra scmper signato", 
lahro tenui. — Operculo croceo, apice convexo. 

Hab. La rivière la Vaige, près de la Bazouge de Che'- 
inéré, département de la Mayenne, oi^i elle vit en grand 
nombre, toujours pourvue des mêmes caractères. Nous 
la dc^dions à M. Bourguignat, qui le premier Ta décou- 
verte. 

Petite coquille ovale, transverse, à dos convexe, fine- 
ment strie'e en long, et d'une teinte brun-noir uniforme. 
Examinée par transparence, elle office à la vue des cercles 
alternatifs, jaunâtres et bruns, nullement tremblés, 
comme dans les variétés de la Ncr. fluviatile , très rap- 
prochés et fort étroits, disposés en travers de Tétendue 
des tours. 

La forme générale de cette espèce varie dans les deux 
âges : jeune, elle est semi-globuleuse, avec le sommet des 
tours comprimé ; la spire entière, et la partie antérieure du 
dernier tour dilatée-, d;ins les adultes, le dernier tour prend 
de rétendue, devient ovale-oblong, le sommet des tours 
s'arrondit, et la spire perd, par érosion, son dernier tour. 
Le péritrème est ovaie-arrondi , la cloison columellaire 
plane, blanchâtre, et toujours marquée d'une tache noire, 
ordinairement sur la moitié supérieure du plan, et parfois 
à sa partie supérieure, tant sur les jeunes que sur les 
adultes ; chez quelques-uns, elle est un peu moins foncée 
que sur \v.s autres , mais toujours apparente. Ouverture 
demi-ronde, jaune orangé j bord externe mince. L'oper- 
cule est semblabie à celui de ses congénères d'Europe, 
mais son sommet est en relief, et non comprimé. 

La Nérite de Bourguignat est assez voisine de la Ner. 
fluviatile \ mais en difière : 1" par son test plus mince; 
"2° par sa couleur brun-noir constante, et si, par transpa- 



— 295-- 

rence, elle offre à la vue des liaéoles longitudinales, alter- 
nativement jaunâtres et brunes, ces line'oles sont re'gu- 
lières, pressées, droites et toujours très fines, jam.us de 
taches ni de lignes larges et ombrées de petits traits-, 
3° pnr la tache noire qui orne son plan columellaire-, 
4° par le niicleus ou sommet de Topercule toujours en 
relief, et non comprimé. Trois cents individus, recueillis 
par M. Bourguignat, sanctionnent les caractères que nous 
venons d indiquer. 

Dimensions : j'ilauteurj 7-8. \ Moyennes. 5. 

Adultes.... I Largeur, 9-10. [ — G. 

(Epaisseur, 4 3/4-5.) — 4. 

On rencontre à Grasse en Provence et à Auch, une 
vai'iété de la fluviatile , dont certains individus brun- 
verdâtres et brun-noirâtres se rapprochent assez de la Ner. 
Bourguignatî, mais ils sont plus globuleux, moins minces, 
leur péritrème est plus arrondi, le sommet de leur spire, 
quand il existe en entier, est plus central, enfin la tache 
caractéristique n'existe point sur leur plan columellaire. 
Quand on examine ces variétés avec un peu d attention, 
on remarque toujours, soit à Toeil nu, soit par transpa- 
rence, quelques-unes ou plusieurs de ces taches blanches 
qu'on voit communément sur la fluviatile, mais jamais 
les cercles alternatifs qui se montrent par transparence 
sur la Ner. Bourguignatî. 

Elles sont aussi plus globuleuses que la Ner. Boubei, 
avec le sommet des tours moins arrondi-, enfin, le côté 
antérieur de ceux-ci est un peu plus large -, la couleur 
du test et de l'ouverture n'est pas la même. Cette ouver- 
ture est jaunâtre, et bordée de noir dans les deux variétés, 
tandis qu'elle est hrun-violâtre dans la ÎSérite de 
Boul)ée, etc. 



— 2SJ6 — 

8. JNerita boetica, Lamk. 

]N. l'esta minima, semi-globosa , ventricosa , tenuîs- 
sima, fusco-nigricante, per pelluriditatem striis vinosis 
longitudinalibus ostendeule -, spim incumhente subcea- 
ivîiW , apicc evosa\\ah\o angusto , albido-viridescente, 
intcrdum nigro superne unimaculato-, labro postice su- 
perneque ddatato, aiitice fere in rostrum angustato. 

Ner. boetica, Lamk. 1. c. p. 188. N° 21, non Philippin 
Fauna Suecica. vol. 2. (1844). p. 138. N° 4. t. 24. f. 18. 
Delesscrt, Ree. Coq. Lamk, pi. 32. fig. 8. a. b. c. 

Coquille des plus petites, parmi les fluviatiles, de six 
millimètres de large sur cinq de hauteur et autant d'e'pais- 
seur, d'un beau noir, sans stries apparentes, et d'un 
aspect terne-, test demi-globuleux, très ventru, très min- 
ce, montrant, par transparence, des stries longitudinales 
alternativement noires et d'un rose-vineux, ressemblant 
à des petits cercles assez réguliers. Dans un desdeux échan- 
tillons de Montpellier existant dans mon cabinet, les cer- 
cles sont les uns verdâtres, pâles, et les autres tout à fait 
noirs. La spire de cette espèce me paraît avoir deux tours 
complets, ce qui porte le nombre à trois pour la coquille 
entière, mais celui du sommet est toujours en grande 
partie corrodé, comme sur les individus de l'Andalousie 
du cabinet de Lamarck. Cette spire est un peu enfoncée 
dans le dernier tour, ce (jui la rend peu saillante. Le péri- 
trème est aussi haut que large, dilaté postérieurement, et 
un peu rétréci en bec en avant. Le bord sepliforme est 
étroit, assez ordinairement tronqué en arrière, d'une cou- 
leur blanchâtre, lavé de verdâtre tendre, et montrant 
vers le sommet, tout près de sa conjonction avec le labre, 
une tache noirâtre, comme dans la iV^. Bourgiiignati, mais 
moins apparente. Labre voûté sensiblement vers la spire, 
contracté antérieurement, ji1us ou moins, selon les indi- 



— 297 — 

vidus. Opercule couleur de chair, demi-rond, radié de 
stries dcai-tées, et à sommet presque nul, ou peu apparent. 
II m'a paru très ddprime'. 

Je ne vois entre les individus du Guadalquivir et ceux 
de Montpellier aucune difFe'rence digne d'être apprécie'e. 
C'est bien la même espèce pour les caractères et les di- 
mensions. La taille que Laniarck donne à la sienne n'est 
pas exacte, parce qu'elle a les dimensions que nous avons 
cite'es plus haut. 

9. Nèrita zEBRiNA, Recluz. 

N. Testa païuiilcij senii-glohosa , tenui, regulariter ac 
levissùne striata, luteo-çiresccnte , lineolis longitudinalihus 
7ufo-piuj)iirascentihus cwgulato-flexuosis picta\ anjractibus 
2-3 couvexis : iiltimo supernè comprcssiuscido ; spira vix 
exserta, laterali, minimal peritreinate rolundato\ apertura 
scmi-limari, intus citriria; labio piano , declivi, albidoj, 
suprà macula nigrescenie parça instructo, anticc edentulo 
et in inedio parum emarginato. — Operculum semi-votun- 
dum griseo-cœndescente hiradiatum. 

Nerita zebnna, Recluz. Revue Zool. Soc. Cuv. 1841. 
p. 341. N° 48. 

Hab. Les mares des environs de Montpellier, M. Phil- 
bert. 

Petite espèce demi-globuleuse , mince, strie'e en long, 
et plus régulièrement que ses congénères, d'un jaune- 
verdàtre, ou d'un blanc-jaunâtre, selon l'état vivant ou 
mort de l'animal, ornée de linéoles tremblées et longitu- 
dinales, rousses ou brun-pourpré, parfois noires et tour- 
nant au rouge-orange. Trois tours de spire, dans l'état 
complet, arrondis supérieurement, celui du sommet ma- 
melonné, noirâtre chez les jeunes, et safrané chez le& 



— 298 — 

adultes, mais le plus souvent détruit. Spire peu saillante, 
lale'rale, très petite. Pe'ritrème arrondi; ouverture semi- 
îanaire, citrineen dedans; Lord septiforme plan, incline, 
hlancbâtre, et marque d'une tache noire en dessus, légè- 
rement échancré sur le milieu antérieur^ qui est édenlé*, 
labre mince, demi-circulaire. Opercule demi-rond, blan- 
cliâtre, biradié de gi'is-bleuâtre en dessus, d'un bleu 
tendre et uniforme en dessous, avec un apophyse denti- 
forme tranchant en avant , arrondi en bourrelet en 
arrière. 

Dimensions: Hauteur, 7 millimètres-, largeur, 8 à 
8 1/2-, épaisseur, 4 1/2. 

Cette Néritine est plus globuleuse que toutes les autres 
espèces de nos eaux; elle diffère de la fluviatile, avec 
laquelle nous l'avions depuis confondue par erreur dans 
notre catalogue, par sa forme décidément semi-globuleuse, 
par la finesse, la régularité et le rapprochement de ses 
stries, en place de rugosités inégales qui se montrent chez 
toutes les autres par une coloi-ation en lignes tremblées, 
rousses, noires, ou brun-pourpré dans Tétat de vie*, par 
les caractères de son bord septiforme, de sa spire, et par 
son opercule semi-circulaire, et non ovale-oblong comme 
dans les autres , ainsi que par ses autres caractères : la 
pointe de son apophyse ressort moins en dehors de la 
partie postérieure , que dans la fluviatile, la thermale, 
celle de Prévost, etc. (I). C. R. 

(1) Quflqui'S-'jnes des Néiitincs décrilcs ci-dessus devaient èlre figu- 
rées; mais la notice de M. Recluz nous ayant été remise trop tard, nous 
nous somtDes vu, ii regret, obligé d'ajourner la reproduction de ces es- 
pèces. S. P. 



— 299 



Note sur la terminaison du nerf olfactif chez les 
Gaste'ropodes terrestres, par M. Charles Lespès. 

I. Il existe dans les grandes cornes des Gastéropodes 
terrestres quadridentacule's un cordon longitudinal , que 
plusieurs nialacologisles ont regardé, mal à propos, comme 
le muscle rétracteur de Torgane : ils Font confondu avec 
la gaine musculaire, ordinairement colorée, qui Tenve- 
loppe, et qui est la partie motrice du tentacLde. 

Lister et Svvammcrdam reconnurent la nature médul- 
laire du cordon dont il s'agit, mais ils le prirent pour le 
nerf optique : leur opinion est partagée par M. M. Van 
Beneden et Deshayes. 

M. J. Muller a fait voir que ce dernier nerf n'est qu'un 
rameau extérieur, plus ou moins^ du cordon teutaculaire. 

Le nerf du tentacule est terminé par une dilatation, 
considérée par Stiebel et Blainville comme une bulle 
oculaire ou un ganglion oj)tique, à cause, sans doute, de 
son voisinage du gloLe de l'œil (l). Cette dilatation, il 
est facile de s'en convaincre, ne communique pas avec 
l'organe de la vision. 

Tout récemment, M. Moquin-Tandon a prouvé, parle 
raisonnement et par l'observation, que le renflement 
médullaire du tentacule n'est autre chose qu'un ganglion 
olfactif, et que le bouton terminal de cet organe repré- 
sente l'appareil nasal du Mollusque (2). 

Suivant M. Moquin-ïandon, l'organe olfactif de ces 
animaux se compose du renflement pyriforme, ou obové, 
qui termine le nei'f teutaculaire , et d'une peau très fine 

(1) L'œil possède, je l'ai dit ailleurs, un ganglion optique, à l'extrémité 
du rameau nerveux fourni par le nerf teutaculaire. f^oy. Recherches mif 
l'ocufdes Moll. (Jaster. Toulouse, 1851, p. 37. 

(2) Voy. Journal fie Conchyliologie^ 'l"" vol., 185d, pag. 7 cl 151. 



— 300 — 

et très sensible, qui remplit le lôle de membrane pitui- 
laire : il pense que le ganglion est généralement sans ra- 
mifications : tians une seule espèce, la Testacelle ^ il a 
observé une houppe nerveuse terminale , formée de 
bx'anclies courtes, plusieurs fois dichotomes : M. Moquin 
regarde cette organisation comme un fait exceptionnel. 

II. J'ai disséqué Tappareil olfactif d'un assez grand 
nombre de Mollusques : les résultats, auxquels je suis 
arrivé, ne sont peut-être pas sans importance. 

L'organisation du bouton tentaculaire est très remar- 
quable : une peau très mince le recouvre , passant au 
devant de l'œil et revêtant la pelote dans laquelle se ter- 
mine le nerf olfactif. C'est à la base du bouton que la 
gaine musculaire, dont le nerf est enveloppé, vient s'at- 
tacher à la peau. 

Le volume de l'organe olfactif est peu variable, et 
pi-esque toujours en rapport avec celui de l'animal. Chez 
la TestaceUe pourtant, le bouton est très petit, et l'organe 
par conséquent peu développé. 

Le nerf olfactif présente ordinairement un renflement 
ganglioniforme plus ou moins haut vers l'extrémité du 
tentacule. Ce renflement est un peu au-dessous de l'œil 
dans le Testacellus haliotidcus (3), mais le plus souvent à 
la même hauteur que cet organe (Jrion empiricorumj (4j. 

Le volume du renflement est assez variable : c'est à 
peine s'il en existe une trace dans quelques espèces 
(Zonites ccJlavia) (5). Dans V ArioTi empiriconun (G), il est 
gros environ une fois et demie comme le nerf olfictif. 11 
ofïVe deux fois le volume de ce dernier dans le Testacellus 

(3) Et aussi dans les Sttccinea Pfdfferl, Hclir. Plsana el lapicida. 
(Aj Limax maximiis, Zoniles cellaria et candidisslmtts; Hélix ericetoruiu; 
But. déco liai tt.i ; Clausitia punctala et papillaris; Pupa cinerea. 

(5) Zonites candidissimiis, Hctix aspcrsa, Pupa cinerea. 

(6) Succiiica Pfeiffcri. 



— 301 - 

halioticlcus (7), trois fois dans le Limax maximus (8), et 
près de quatre dans \ Hélix Pisana : Il paraît ordinaire- 
ment p^riforme, et sa longueur égale une fois et demie sa 
largeur. Dans ÏHclix Pisana (9), il est au moins trois 
fois aussi long que large. 

Le plus souvent il se re'trécit à rextre'mitë, et fournit 
un petit nombre de branches : il y en a presque toujours 
quatre, dont deux horizontales, et deux dirigées vers 
rexlrémité du tentacule. Les branches latérales partent à 
peu près des deux tiers inférieurs de sa longueur dans la 
Clausilia punctata (10). 

Les branches fournies par le ganglion olfactif se divi- 
sent bientôt chacune en deux, rarement en trois rameaux : 
ceux-ci sont eux-mêmes dicholomes une ou plusieurs fois, 
de sorte que le bouton du tentacule renferme une véri- 
table houppe nerveuse. 

Les derniers ramuscules de cette houppe paraissent se 
perdre dans un tissu granuleux qui double en dedans la 
peau ordinairement si mince. Je n'ai pu voir bien nette- 
ment la manière dont se fait cette terminaison \ il m'a 
paru pourtant que les dernières ramifications s'anasto- 
mosent en formant des arcades (Zonites candidissimus) , 
Quoi qu'il en soit, la couche de tissu granuleux que je 
viens de signaler doit être considérée comme une sorte de 
membrane pituitaire, recouverte par la peau. 

IIL Chez le Cyclostoma elegans^ rextrémité du tenta- 
cule piésente une tache brune et brillante, très visible à 
l'œil nu : cette tache est formée par un tissu étendu en 
couche assez épaisse, qui remplace la peau en cet endroit. 
Examiné avec un fort grossissement, ce tissu paraît formé 

(7) Bullmus decollatus, Clausilia punclata et papillaris. 

(8) Hélix lapicida, 

(9) Hclix lapicida. 

{iO) Clausilia papillaris, Pupacinerea. 



— :iOi> — 

d'une infinité de fibrilles toutes parallèles et perpendicu- 
laires à la surface du bouton. 

Le nerf olfactif, qui, chez cette espèce, n'est point ren- 
fermé dans une gaine musculaire, se termine par un ren- 
flement olivaire, dont le diamètre égale environ trois fois 
celui du nerf, et qui est à peu près une fois et demie aussi 
long que large. De ce renflement partent huit ou dix 
branches nerveuses, plusieurs fois dichotomes, et dont les 
dernières ramifications arrivent jusqu'à Fenveloppe exté- 
rieure que je viens de mentionner : ces branches ne pren- 
nent pas naissance seulement à l'extrémité du renflement ; 
la plupart sortent même des côtés. 

D'après la courte description que je viens de donner de 
cet apjiareil si simple, il est facile de voir qu'il rappelle 
l'organisation du grand tentacule des Gastéropodes qua- 
dritentaculés , moins l'œil. Il en diffère par le tissu du 
bouton, lequel n'est pas revêtu par la peau-, tissu qui 
rappelle davantage celui des membranes pituitaires : il en 
diffère par ses branches nerveuses qui, au lieu de partir 
de l'extrémité du ganglion, prennent naissance sur toute 
sa surface i toutefois, cette organisation se rapproche- 
t-elle de celle des Pupa et des Clausilia. 

IV. De tout ce qui précède, il résulte que la structure 
de l'organe olfactif du Tcstncellus haliotidcus, que M. Mo- 
quin-Tandon regardait comme exceptionnelle, se trouve 
l'organisation normale. Dans tous les Gastéropodes, il 
existe une houppe nerveuse qui naît du ganglion, et va 
se perdie daiis la membrane pituitaire, ou le tissu qui la 
représente. Cette touffe est' plus ou moins développée, 
suivant les espèces. La Testacelle peut être regardée, il 
est vrai, comme un des Mollusques où elle se trouve plus 
apparente. 



— 303 — 

En résumé : l'appareil olfactif se compose , chez les 

Gastéropodes quadvitentaculés : 

1° D un ganglion obové ou pji'iforme, plus ou moins 
renflé -, 

2° D'une houppe nerveuse partant de Textrémité de ce 
ganglion; 

3" D'une couche de tissu granuleux recouvert par la 
peau, dans lequel se rendent les dernièx-es ramifications 
de celte houppe. 

Il est formé, chez les Gastéropodes terrestres hitenta- 
culès : 

1° D'un ganglion ovoïde, plus ou moins étroit-, 

2° D'une houppe nerveuse partant de toute la surface 
de ce ganglion ; 

3" D'une couche de tissu formé de fibres perpendicu- 
laires, non recouvert par la peau. 

Ch. L. 



ÎMoTE sur Yérosion du têt chez quelques coquilles 
fluviatiles univalves, par M. P. Fischer (a). 



Une question physiologique assez curieuse a été sou- 
levée, en 1849, par M. Gassies, touchant la dégradation 
du têt chez plusieurs Mollusques univalves : dans la des- 

(a) Un jeuue et zélé natmaliste, M. Fischer, a bien voulu nous adresser, 
pour être insérée dans le Journal, la présente notice, qui se rattache à une 
observation intéressante déjà publiée par M. de Saulcy. Cette note a paru 
aussi dans les Annales de la Société Linnéenne de Bordeaux. 

S. I». 



-301 — 

cription de sa Limnea Nouletiana, il fait remarquer que 
cette espèce est toujours corrodée. 

a En cherchant rexplicatioii de celte singularité , dit- 

» il, j'aperçus un petit Myriapode aquatique caché dans 

» un sdiou, et qui rongeait rencroûtement de la coquille 

» elle-même. Je brossai le têt, et je vis des parties per- 

» forées que le Mollusque n'avait pu réparer, et par oi^i il 

» paraissait à nu. Je mis l'insecte dans une tiole pleine 

» d'eau pour le conserver, mais il s'enfuit, et depuis je n'ai 

» pu m en procurer d'autres. » 

Plus loin M. Gassies ajoutait : 

« Les femelles des Néritines déposent leurs œufs sur 
» les pierres, les valves dUnio, d'Anodonte, et d'autres 
» Néritines. L'éclosion de Tembryon détermine une exco- 
» rialion à la place sur laquelle il était fixé, et y laisse 
» souvent une trace indélébile. » 

M. DeSauIcy a ajouté une troisième cause de dégrada- 
tion chez les coquilles univalves (b). 

« Un fait que j'ai pu constater, dit cet observateur, 
» c'est que toutes les Ampullaires avaient la spire cariée 
» et comme rongée, et pourtant j'avais eu le soin de ne 
» choisir que des individus irréprochables pour l'intégrité 
» du têt 

» Je me suis demandé s'il n'était pas naturel d'attri- 
» buer l'érosion de la spire à une même cause, l'impossi- 
» bilité de se procurer le calcaire indispensable à la 
» sécrétion delà coquille. 

» Leurs aliments, le verre qui les contenait, l'eau ne 
» retenant point de calcaire, où ont-elles pu en prendre, 
» si ce n'est sur la spire de leurs voisines? Force leur 

(b) Voir le Journal de Conchyliologie, 2^ vol,, p. 138. 



— 305 — 

» était donc de s'attacher les unes aux autres, et de puiser 
» dans de moitels embrasseraeuts rele'menl indispensable 
» à chacune pour réparer ou augmenter sa coquille. » 

Trois causes différentes sont donc assignées par ces 
deux auteurs. Deux me paraissent devoir être écartées. 
Le Myriapode que M. Gassies a trouvé rongeant un têt 
deLwm. ISouletiana, s'était probablement introduit dans 
un de ses sillons, comme il se serait caché dans une 
anfractuosité quelconque. 

Quant aux œufs de Néritines, leur action corrodante 
sur le têt est presque nulle : ils laissent bien une trace de 
leur passage, mais ne produisent jamais ces dégradations 
considérables qu'on observe tous les jours, et qui, par leur 
aspect même, font l'eje ter cette supposition. Du reste, les 
œufs des Limnées et des Planorbes ont une action presque 
égale lorsqu'ils sont déposés sur d'autres coquilles. 

Reste riiypothèse de M. De Saulcy. Je me suis livré à 
des expériences qui tendent à confirmer les observations 
de ce naturaliste. 

Cent cinquante ou deux cents Limnées (L. slagnaliSy 
Dr., et paliistris, Dr.) très jeunes, vivaient dans un bocal 
rempli au tiers de lentilles d'eau. Quoiqu'elles ne fussent 
pas dans les conditions voulues pour un prompt dévelop- 
pement , néanmoins elles étaient assez volumineuses. 
Voulant m'assurer quel changement apporterait chez elles 
la privation du calcaire indispensable à leur accroisse- 
ment, je supprimai leur nourriture habituelle, du pain. 
Elles s'attachèrent alors aux plantes aquatiques, et les 
dévorèrent en quelques jours. La rapide consommation 
des lentilles d'eaun'avait rien d'étonnant, car une Limnée, 
mangeant à sa faim (si l'on peut parler ainsi), prend au 
moins une masse d'aliments égale à son volume. Il est 
facile de s'en convaincre, non seulement en leur donnant 
des aliments à part, mais encore en les voyant expulser 

20 



— 306 — 

toutes les cinq ininules un excréuient long, arrondi, et 
très variable dans sa couleur. 

Les Limne'es, après avoir mangé leurs lentilles d'eau, 
n'en vécurent pas moins Lien portantes pendant quelque 
temps. Je trouvais souvent au fond de l'eau, des coquilles 
vidées, mais presque jamais l'habitant du têt, qui avait 
dû être dévoré (c), car les Limnées sont omnivores, et il 
n'est pas rare de les trouver, ainsi que les Physes, alla- 
chées aux cadavres des animaux qu'on jette dans les fossés. 
J'en ai vu qui mangeaient leur frai peu de temps après 
l'avoir expulsé. 

Il y avait un mois et demi environ que les aliments 
avaient été retirés, lorsque parurent les premières traces 
d'une érosion de l'épiderme qui partait du sommet de la 
coquille : je remarquai d'espace en espac e, de petits trous 
arrondis, à bord nettement taillé, qui se rétrécissaient en 
cône lorsque la couche de calcaire intérieure avait été 
entamée. Leur diamètre variait entre 1 et 2 millimètres. 
Les jeunes individus de la Limnea palusiris, dont le têt 
est d'un brillant métallique dans la jeunesse, perdirent 
leur éclat et devinrent d'un brun sale, dès l'apparition 
des érosions. 

Vingt jours après, cette excoriation avait augmenté 
considérablement. Les cupules étaient plus rapprochées 
et formaient des sillons irréguliers. 

Rien, à cette époque, ne me faisait soupçonner la cause 
de ces désordres, qu'une maladie de Tanimal ou de la 
coquille n'aurait jamais produits. Dans le premier cas, 
l'animal ne pouvait pas modiOer l'extérieur de sa coquille, 
et dans le second, il y aurait eu désorganisation de l'épi- 

(c) En état de santé ou de muladie, les Licinérs sont toujours très peu 
adliérentes .'i leur coquille. Si elles viennent à mourir, il y a contraction 
extrême de l'animal, qui, n'étant pins attaché au têt, en soit au moindre 
mouvement de l'eau, ija Limnea ovata, Tii., par exemple, se vide en quel- 
que sorte elle-même. P. F. 



— 307 — 

derme par lames. Je ue vis jamais d'animaux aulres (jiie 
les Limnées dans l'eau , et celles-ci étaient trop jeunes 
pour pondre. Le soir elles se promenaient sur les parois 
de leur bocal, en les râelaul par le mouvement continuel 
et bizarre de la bouche, que M. Cli. Desmoulins a nommé 
lèchcment : ou bien faisant sortir la tête et le pied hors 
de leur coquille, elles restaient au milieu de Ttau , sans 
vouloir monter à la surface, on tondier au fond du vase. 
D'autres fois elles quittaient leur bocal, rampaient sur le 
sol en y laissant une trace brillante semblable à celle 
des Hélices, et, pendant vingt-cjuatre ou quarante-huit 
heures, se tenaient hors de leur clément sans périr. Ces 
divers mouvements, fréquents vers le conunencement de 
la nuit, augmentaient encore dans toute la durée de 
celle-ci, ce qui me fait penser que, comme la plupart des 
Mollusques terrestres et fluviatiîes , les Limnées vont 
chercher leur nourriture le soir, et fuient la lumière- 
Mais vers le jour, ces Mollusques se réunissaient en 
groupes de cinq ou six, ce qui est assez étonnant, car 
dans les ruisseaux ils sont presque toujours isolés, et bien 
moins sociables t[ue les Planorbes et les Piiyses. Dans 
cette position, ils ne laissaient passer (pi'une partie du 
mufle el des tentacules aplatis contre celui-ci, et restaient 
ainsi cinq ou six heures (d). 

Vers le milieu du troisième mois, je pus faire les re- 
marques suivantes : 

Dans l'espace de deux mois el demi, ces individus n'a- 
vaient pas accru leur tét, eu longueur ni largeur. Bien au 
contraire, quelques-uns offraient un sommet tellement 
corrodé, que la coquille paraissait tronquée -, mais chez 
quelques autres elle était d'une épaisseur remarquable. La 

^d) Ce n'est que dans l'eau que les Mollusques fluviatiîes peuvent tenir 
leurs tentacules levés : dès qu'ils sortent de cet élément, les tenlaculcs 
c'alTaisseni. P. F. 



— 308 — 

niarclie ordiiiaiie tle la nature se trouvait intervertie dans 
ce cas, puisque des coquilles uni valves s'étaient accrues 
par couciies superposées, à la manière des bivalves : en 
cfl'et, Férosion souvent assez profonde du têt avait porté 
les Mollusques à l'épaissir aux endroits où il était trop 
mince-, de même que les Mulcttes trouées par Linné 
produisaient de nouvelles couches nacrées ou des perles, 
et que les Hélices fracturées réparent leurs contusions en 
sécrétant du calcaire en abondance , au point de bour- 
soulller leur coquille, ou de la rendre pierreuse. 

Il est clair que le Mollus([ue employait à cet épaississe- 
ment le peu de calcaire qui existait dans Teau, ou celui 
qu'il prenait sur ses voisins, en suivant Thypothèse de 
M. De Saulcy. Et comme il était retiré assez profondé- 
ment dans sa coquille, le manteau s'approchant peu du 
bord labial, ne pouvait sécréter de nouvelles couches. 
Pour m'en assurer, j'ai fait à ce bord des fractures irrégu- 
lières, qui, par leur persistance , m'ont prouvé (]ue le 
Mollusque ne les avait pas réparées. 

A la fin du troisième mois, les Limnées étaient presque 
entièrement blanches, sans épidémie. Le manque d'agents 
nutrilifs et calcaires avait produit cet état. Il me fut facile 
de m'en convaincre. J'apportais des lentilles d'eau : cinq 
minutes après, les Limnées, presque toutes au fond du 
bocal, relevaient leurs tentacules, puis faisant ressortir 
leur corps de la coquille, le plus possible, montaient avec 
rapidité à la surface de l'eau, se dirigeaient invariablement 
vers les endroits où la nourriture abondait, et la dévo- 
raient avec une voracité aiguisée par un si long jeûne. 

Un mois après, le développement du têt était considé- 
rable*, la partie nouvelle se présentait mince, colorée 
fortement, sans aucune trace d érosion^ et contrastait avec 
l'épaisseur et l'aspect mat des premiers tours de spire. 
Une Limnée dont le sommet avait été tronqué, le ferma 
d'une léffère cloison. 



— ■ 30i) — 

Ces expërieiices me semblent assez concluantes eu ceci : 
que les Mollusques dont la nourriture n'est pas suffisante, 
et dont le calcaire manque par conse'quent, en prennent 
partout où ils se trouvent ; ce qui confirme Thypothèse 
de M. De Saulcy. 

IMais il faut ajouter que les excoriations que nous avons 
e'tudie'es, sont produites artificiellement, et doivent se 
rencontrer rarement dans la nature. 

On a remarqué que les coquilles les plus détériorées 
provenaient de ruisseaux à fond de sable, tandis que celles 
des fossés vaseux sont presque toujours intactes et de 
grande taille. La cause de Térosion est presque la même 
que celle que j'ai signalée : les coquilles nian(|uenl de cal- 
caires dans les ruisseaux siliceux et ferrugineux -, aussi leur 
têt y est très mince, très fragile : leur épidémie est 
prompteuient enlevé parle courant, le gravier, si un seul 
point est attaqué. 

Quant aux coquilles des eaux dormantes et des fossés 
qui se dessèchent pendant Tété, les érosions ont une tout 
autre cause. Les Cryptogames aquatiques des genres 
Chœlophora, Batrachospemium , etc., déposent sur le têt 
leurs germes entourés d'un encroûtement calcaire, comme 
les étoiles de certains Chara, et qui doivent les repro- 
duire. Dans le moindre fendillement de Tépiderme, 
amené par la clialeur, se glissent les germes de ces 
plantes, qui, en se développant, le font éclater et produi- 
sent des érosions irrégnlières souvent considérables (e). 

fe) Telle est l'opinion de MM. Cuigneau et t.espinasse, à qui j'ai coni- 
nuiniqué une Lininée et nn Planoibe couverts de ces hydrophytes, que le 
microscope leur a fait reconnaître facilement. La Lininée cD'iail des échan- 
tillons assez bien développés de Chœlophora elef;ans, Lyngb. {Biiinicho.i- 
pcrmum »!<r(Va<«Hi,Vaucher), et de Balrachospcrinum hchtnnlosiim^ tiory. 
J'avais déjà observé ce dernier, implanté près du pli coluniellaire de quel- 
que» individus de la Limnca slagnalis, Dr. Du reste, Vaucher, dans son re- 
marquable ouvrage sur les Conferves d'eau douce, a constaté depuis long- 
temps le dépôt d'encroûtements calcaires, germes de ccrfaiius Conferves, 
sur des cocpiilles fluviatiles. l'. V. 



— 310 — 

Enfin, il faut toujours tenir compte des circonstances 
locales, qui ont une si grande influence sur les Mollus- 
ques, qui les font varier de taille, de couleur, de forme : 
dans le genre Li innée surtout, dont les espèces s'accom- 
modent de toutes sortes d'eaux, la cause des érosions doit 
être très variable. P. F. 



Quelques-uns de nos souscripteurs, plus spécialement 
adonnés aux études paléonlologiques, nous ayant engagé 
à publier, sur la recherclie des coquilles fossiles, une ins- 
truction analogue à celle que nous avions donnée sur la 
recherche des coquilles vivantes (1), nous avons réclamé et 
obtenu de quelques-uns de nos collaborateurs, MM. Gail- 
liaud, Lecoq, etc., un certain nombre de notes intéres- 
santes : toutefois ces renseignements étaient incomplets, 
et d'autant plus insuffisants que nous n'avons personnel- 
lement aucune habitude de ce genre d'exploration ; nous 
hésitions donc à publier quehjue chose sur cette matière, 
lorsque M. Gustave de Lorières voulut bi(!n se charger 
(lu travail : il nous adressa en conséquence une notice fort 
étendue, trop développée même, car les limites du Journal 
ne nous permeltaient pas de l'y insérer in extenso. Mais 
notre obligeant confrère, qui partait pour l'Espagne, nous 
ayant autorisé, s'il était nécessaii'e, à abréger ou à modi- 
fier son œuvre, nous avons ])ris le parti de le faire sans 
altérer sensiblement le fond. C'est donc à M. G. de 
Lorières que le lecteur devra attribuer la plupart des 
utiles documents qu'il trouvera dans cette instruction, 
tandis que c'est à nous qu'il devra s'en prendre s'il y 
remarque des lacunes ou quelque défaut d'ordre dans l'ar- 
rangement des matières. S. Petit. 

{^) Voir le Journal de Conchyliologio, année 1851, l>agc lOi. 



:iii 



Instruction sur la recherche des Coquilles fossiles , 
rédige'e d'après les notes fournies par M. Gust. 

DE LORIÈRES. 



La notice que nous mettons ici sous les yeux de nos 
lecteurs n'a pas pourobjetd éclairer les personnes qui ont 
l'habitude de la recherclie des fossiles, et qui explorent 
des localités connues : elles peuvent consulter les cartes 
géologiques, ou, à défaut de ces cartes, les amateurs de 
la localité, ou puiser encore dans les collections particu- 
lières les renseignements dont elles auront besoin : ce 
n'est donc pas aux paléontologues exercés que s'adresse- 
ront nos conseils. 

Notre but, en publiant cet article, est uniquement de 
venir en aide aux amateurs inexpérimentés, mais remplis 
de zèle, et surtout à ceux de nos voyageurs qui, abordant 
une plage lointaine, ou visitant un pays non encore ex- 
ploré, seraient jiar goût, ou par obligeance, disposés à 
rendre service à la paléontologie, et à concourir aux 
progrès d'une branche si intéressante de l'histoire natu- 
relle : nous avons dû , en conséquence , donner à cette 
notice une forme simple et claire, en écartant les termes 
techniques qui ne pourraient qu'embarrasser ceux à qui 
nous la destinons. 

Il est difficile, nous en conviendrons, de reconnaître au 
premier aspect s'il se trouve des fossiles dans une contrée 
que l'on visite pour la première fois, mais nous allons 
chercher à mettre le collecteur sur la voie, en lui indi- 
quant les points sur lesquels il aura le plus de chances de 
faire quelques découvertes. 

Nous dii'ons d'abord qu'il esi certains terrains où ce 
serait perdre son temps que d'y chercher des fossiles : ce 



— 3 1 -2 — 

sont ceux qui sont formés de roches ignées, granitiques, 
porphyroïdes, ou qui ne sont pas le résultat de dépôts 
sédimentaires formés par les eaux. 

Ce sont donc les roches dites sédimentaires, ou de for- 
mation aqueuse qu'il faut chercher, et il est facile de les 
reconnaître à la régularité des bandes ou couches de di- 
verse nature ou couleur dont elles se composent : c'est 
dans cette formation que rentrent presque tous les terrains 
schisteux, calcaires, argileux, sableux, soit à Tétat de 
sables proprement dits, soit à Tétat de grès-, c'est dans ces 
terrains seulement que se trouvent les fossiles, et ce sont 
ces gisements qu'il s'agit de découvrir. 

Pour atteindre ce but, quand on arrive dans une 
contrée peu connue : 

1° Il faut d'abord s'enquérir des carrières qui fournis- 
sent les matériaux employés dans les constructions ou à 
des usages domestiques, les visiter avec soin, et chercher 
si, dans les débris rcjetés par les ouvriers, et à la surface 
de ces débris , on ne trouve pas quelques traces de 
fossiles ; 

2° On demandera également si Ion exploite des mines 
dans le pays, et si Von n'y exécute pas de travaux exi- 
geant de grands mouvements de terrain -, 

3" On examinera avec attention le lit et les bords des 
ravins et des torrents, les pentes abruptes des rochers, les 
portions de terrain mises à nu, soit par suite d'éboule- 
ments, soit par feffet des eaux •, 

4° On interrogera les berges des rivières, de celles 
surtout dont les bords sont rongés et minés par les eaux ; 

5° Il sera fort important d'explorer les falaises au bord 
delà mer, les terrains que les eaux ont minés, ainsi que 
les roches et les piei-res éboulées au pied de ces falaises i 

6° Lorsqu'on aura ainsi découvert une carrière , des 
tranchées, des Hdaises , des escarpements, des terrains- 



313 — 

tlenud(is, on s'attachera à Texaruen de chacune des cou- 
ches diverses qu'on aura sous les yeux , et on y portera 
d'autant plus de soin, que souvent des coquilles fortinte'- 
ressantes peuvent se trouver déposées, entre deux assises 
calcaires, dans une couche de sable ou d'argile d'une très 
mince épaisseur. 

En outre des indications générales qui précèdent, et 
dont l'objet est de diriger les premières démarches du 
collecteur, nous allons entrer dans quelques détails qu'il 
lui importera de connaître pour rendre ses travaux plus 
fructueux. 

Il est, dans ies terrains sédimenlaires, certaines couches 
où les fossiles se rencontrent plus abondamiitent que dans 
d'autres : ainsi , on trouvera souvent, dans les schistes 
des terrains anciens, des assises puissantes ne contenant 
aucune trace de fossiles ; puis tout à coup on arrivera à 
une couche composée uniquement en quelque sorte de 
coquilles, soit à l'état de moule, soit avec leur test. 

i\u milieu de ces schistes, on rencontrera parfois encore 
des couches ou bandes noirâtres qui ont été souvent prises 
pour des couches de charbon , et qui devront être exa- 
minées avec soin, parce qu'on pourra trouver entre les 
feuillets de ces scbistes des objets intéressants poiir le 
conchyliologue, et même pour le botaniste. 

Les schistes sont, en général, d'autant plus riches en 
fossiles qu'ils sont pluscalcarifères : quand ils lesont peu, 
il semble que le calcaire ait empâté de préférence les fos- 
siles : aussi doit-on casser et examiner de très près tous 
les nodules qu'on pourra trouver au milieu de ces 
schistes. 

Dans la craie, et souvent aussi dans les roches ooliti- 
ques calcaires, c'est-à-dire composées de petits grains gros 
comme des œufs de poisson, auxquels on les a comparés, 
on trouvera assez rarement de grosses espèces, surtout si 
les couches atteignent de grandes épaisseurs sans changer 



— 3 1 4 — 

ti aspect, sans traces de stralilication, ou avec une stratiti- 
cation peu marquée, car elles sont presque toujours le 
résultat de dépots formés dans des mers très profondes, 
où les conditions (rexislence sont peu favorables pour les 
gros Mollusques i mais si Ton étudie avec attention cette 
craie, on y trouvera souvent de nombreuses coquilles 
microscopiques appartenant à la famille des Foramini- 
fères. 

Si Tendroit que Ton explore est le lit à sec d'un ravin, 
ou d'un ruisseau, ce ne sera point au-dessous des cascades 
que l'on rencontrera le plus de coquilles fossiles, surtout 
en fait de petites espèces, mais bien au contraire dans les 
endroits où le courant était le moins fort , derrière les 
pierres formant barrage, et, en général, sur les points où 
Ton verra régulièrement déposé du sable ou un fin 
gravier. 

Dans le cas où l'on connaîtrait des carrières en exploi- 
tation , des puits en cours d'exécution, des terrains d où 
Ton extrairait du sable ou de Targile pour être employés 
à la confection de briques, de poteries, ou pour quelque 
autre usage, il sera utile de demander aux ouvriers s'ils 
ne rencontrent pas de coquilles fossiles, et s'assurer soi- 
même si, dans ces argiles ou ces sables tirés souvent à de 
grandes profondeurs, il ne se trouve pas de petites 
espèces. 

Nous avons indiqué plus baut les falaises et les bords 
de la mer comme des localités assez fréquemment riches 
en iossiles -, mais il est une précaution qu il importe d'in- 
diquer ici, et qui consiste à s'assurer, avant de s'aventurer 
au milieu des terrains argileux battus par la mer, si le sol 
y est ferme, et ne recouvre pas des fondrières qui existent 
assez souvent au pied des pentes rapides : il arrive })ar- 
fois que la surface seulement, sécliée par l'ardeur du 
soleil, présente l'apparence trompeuse d'un terrain solide, 
et cache un abîme des plus dangereux. Toutefois, après 



- 3 1 :> — 

avoir prémuni le colleclcur contre ce péril, nous l'enga- 
gerons à examiner avec le plus grand soin les couches 
mises à nu des falaises, ainsi que le produit des éboule- 
ments. 

11 n'est pas rare de rencontrer les fossiles à Tétat de 
moules, la coquille ajant plus ou moins complètement 
disparu : quand ces moules seront bien conservés, on 
devra les recueillir soigneusement : s'ils sont dans une 
roche qui doive se fendre dans un sens plutôt que dans 
un autre, il faudra détacher des morceaux assez gros, puis, 
àTaide du ciseau à froid et du marteau, il faudra les fendre 
en plaques le j)lus mince possible, mais cependant assez 
épaisses pour ne pas être brisées en cours de voyage. 
Quand le moule intérieur et le moule extérieur de la 
même coquille seront bien nets, il sera important de les 
emballer avec précaution. Le meilleur moyen de les pré- 
server tie tout choc et de tout accident sera de réunir la 
plaque qui contient le moule extérieur avec celle où se 
trouve le moule intérieur, et de les attacher fortement 
ensemble, de telle sorte qu'elles ne puissent remuer. La 
même méthode pourra s'appliquer toutes les fois qu'on 
aura des moules et des empreintes bien nets dans la 
roche, pourvu que celle-ci soit assez dure pour pouvoir 
être emportée. 

Souvent les débris organiques ont changé de nature, et 
il n'est pas rare de trouver dans des calcaires, des fossiles 
à l'état de fer sulfuré, d'agathe, etc. C'est toujours un 
grand avantage ])0ur le collecteur, surtout si le Mollus- 
que est agathisé : d'abord le fossile se détache beaucoup 
plus facilement de la roche, quand il est de nature diffé- 
rente, et en second lieu il existe un moyen très simple de 
le dégager : c'est de laisser tremper le fragment de roche 
dans de l'eau contenant un dixième d'acide hydrochlo- 
rique, ou même de vinaigre-, le calcaire s'y dissout com- 
plètement, et le moule d'agathe ou de fer sulphuré reste 



— ;iiG — 

intact : si c'est de cette dernière matière qu'il se compose, 
il laut le faire sécher immédiatement et Fenduire, à Taide 
«l'un pinceau, d'une couche d'huile, ou mieux encore 
d'une couche de goiume arabique, qui, en le préservant 
du contact de l'air, préviendra la transtbrmalion du sul- 
fure de fer en p^'rite ou sulfure soluhle. 

Nous avons dit que les sables, certaines argiles, la craie 
délitée, sont assez fréquemment inches en coquilles fossiles 
très petites : on en trouvera encore dans lintérieur des 
grosses coquilles, et les exemplaires en seront d'autant 
plus [)récieux qu'ils s'y seront conservés intacts : c'est un 
point auquel un collecteur intelligent attachera toujours 
une grande importance. 

On rencontrera dans certaines couches calcaires des 
si!ex affectant des formes rondes, souvent creux, et dans 
l'intérieur desquels sera contenue une poussière blan- 
châtre, presque uniquement composée de petites coquilles 
microscopiques et de débris organiques qui devront être 
recueillis soigneusement et déposés dans un flacon. 

Les coquilles empâtées dans les masses calcaires, com- 
pactes et dures, n'en sont pas dégagées sans quelque 
peine : pour y y>arvenir, il faut, à l'aide du marteau et du 
ciseau, dont il sera parlé plus loin, tracer un sillon à cer- 
taine distance autour du fossile, et par un coup donné 
obliquement détacher le morceau, puis avec la carre ou 
le tranchant du marteau faire éclater successivement les 
parties saillantes de la roche : quelques personnes, dans 
le but d'éviter les effets du contre-coup, tiennent le frag- 
ment de calcaire enveloppé en partie dans un linge grossi 
en plusieurs doubles. On peut ainsi dégrossir provisoire- 
ment l'échantillon, et même le garder dans cet état en 
cours de voyage : il se conservera mieux, et l'on gagnera 
du temps. 

S'il s'agissait, au contraire, de débarrasser la coquille 
des fragments de roche qui y seraient restés attachés, il 



— 3 1 7 — 

faudrait, à l'iiide du marteau , et avec un petit ciseau à 
froid, ou des poinçons aigus, enlever successivement, et 
avec beaucoup île précaution, les parties étrangères à la 
coquille, en laissant d'un côté un petit morceau de la 
gangue comme échantillon du terrain. 

Quelques personties, pour rendre lette opération plus 
facile, fout tremper le fragment de roche dans Teau pen- 
dant quelques jours, et le {)lacent ensuite sur un corps 
solide, mais en tnême temps sur un coussin fortement 
Lourré d'étoupes : d'autres tiennent Tobjet entre les 
branches d'un étau : ces deux procédés ont pour objet 
d'éviter les effets d'un contre-coup, souvent fatal à la 
conservation de la coquille. Enfin, on parvient aussi à 
dégager un fossile au moyen de tenailles, en rongeant en 
quelque sorte avec cet outil les portions de calcaire qui 
font saillie. A-U sur[)lus, Texpérience, mieux encore que 
nos indications, mettra un collecteur intelligent au cou- 
rant des meilleurs moyens à employer et des précautions 
à prendre pour débarrasser les fossiles de la gangue qui 
les enveloppe. 

Si celle-ci était tendre, ce qui arrivera souvent dans les 
conglomérats calcaires poreux, et si les fragments retirés 
de la carrière étaient imprégnés d'humidité, il faudrait les 
laisser sécher avant de chercher à en dégager les fossiles, 
sans quoi on s'exposerait à les voir se briser. 

Certains paléontologues, dans le ijut d'ouvrir des bi- 
valves fermées, des Thécidées, certaines Nummulites, ou 
pour séparer les Bélemnites en deux parties longitudi- 
nales, font chauffer la pièce sur un brasier de charbon, 
et la précipitent dans l'eau froide, en réitérant l'opération, 
s'il est nécessaire: il faut parfois, en retirant lobjet de 
l'eau, dirfgerun coup dans le sens où la séparation doit 
avoir lieu : toutefois, ce moyen ne réussit pas toujours, 
et ce sera l'expérience qui éclairera le collecteur. 

Lorsqu'en cherchant à débarrasser une coquille de la 



— 318- 

roche qui 1 enveloppe on viendra à la briser, si Tobjet 
paraît rare, ou s'il est de belle conservation, il faudra en 
garder les morceaux cjui, plus tard, pourront être rappro- 
cbés et re'unis au moyen d'une colle composée d'une dis- 
solution de gomme arabique épaisse, à laquelle on aura 
ajouté un peu de poudre d'albâlre : les fragments d'albâtre 
devront être préalablement rougis au feu et parfaitement 
«éteints. Quelques personnes remplacent la poudre d'al - 
l)âtre par de la craie broyée très fin, et en ajoutant à la 
gomme un buitième de sucre environ pour rendre la 
gomme plus visqueuse : on peut faire ainsi une sorte de 
mastic qui sera d'autant meilleur qu'il sera plus vieux , 
et, s'il devient par trop épais, il suffira d'y ajouter un peu 
d'eau. 

Lorsque l'on découvrira dans les sables, les argiles, 
dans la craie, ou dans l'intérieur des silex, des coquilles 
microscopiques, il ne sera pas indispensable de chercher 
à les séparer sur place, et de les choisir, ce cjui exigerait 
trop de temj)S : il suffira de prendre de ces sables et de 
ces terres, en choisissant les plus ricbes en débris orga- 
niques , et d'en renq^lir des petits sacs, des boîtes, ou 
mieux encore des flacons en verre. 

Plus tard, et à loisir, on pourra procéder au triage de 
ces fossiles au moyen de lavages successifs, qui enlèveront 
les parties terreuses , en regardant s'il ne vient point de 
lé^^ères coquilles à la surface même de l'eau. A la suite de 
ces lavages répétés avec précaution, et après avoir fait 
écouler le liquide à travers un tamis, on (era sécl.ierlerésidu 
pour 1 étudier à l'état sec, et pour en retirer les coquilles 
qu'on y découvrira, ce qui devra toujours être fait avec 
un grand soin ; pour cela, on étalera ce résidu, par petites 
quantités, sur une feuille de papier de couleur verte, et 
armé d une loupe on enlèvera avec la pointe d'un pin- 
ceau mouillé toutes les coquilles ou débris organiques 
que l'on fera successivei';ent tomber dans un verre d'eau; 



— 3 1 y - 

(J'où on les retirera ensuite à Tetat sce pour les mettre 
dans un flacon. 

Pour opérer les lavages dont il vient d'être question , 
on peut encore plac er les terres ou sables chargés de fos- 
siles sur un tamis que Ton plongera dans l'eau, et que 
Ton en retirera successivement jusqu'à ce que la terre 
soit enlevée. 

Quand la craie fossilifère n'est ni délitée, ni assez 
tendre pour être soumise aux lavages , il faut choisir les 
morceaux qui semblent contenir le plus de fossiles, et les 
réduire à Tétat de pâte, en les brossant dans l'eau avec 
une brosse suffisamment résistante : on traite alors cette 
boue comme nous l'avons indiqué dans les paragraphes 
précédents. 

Dans quelques argiles dures il se trouve aussi parfois 
des petites coquilles terrestres ou fluviatiles, qu'on ne 
parvient à obtenir qu'en laissant la gangue exposée à l'air 
libre pendant plusieurs mois, et en la soumettant à de 
fréquents lavages à travers un tamis destiné à retenir les 
résidus solides dont la composition devra être examinée 
attentivement. 

On pourra se livrer à la recherche des fossiles par tous 
les temps -, mais on aura toujours quelques chances de 
succès de plus, lorsqu'on le fera à la suite de grandes 
pluies, parce (jue celles-ci, en lavant la surface des roches, 
permettent de distinguer plus facileitient les coquilles qui 
peuvent s'y trouver. 

Toutefois , si , pour découvrir certains gisements fos- 
silifères, il convient d'opérer après de grandes pluies, il 
sera bon de choisir un temps sec pour travailler à l'ex- 
traction des coquilles, parce qu'en général elles sont plus 
sujettes à se briser forsque l'on a à renmer des terrains 
humides. 

Quand on aura découvert un teirain riche à exploiter, 
il sera bon d'y revenir à plusieurs reprises, d'en examiner 



— :}2o — 

sépardment toutes les couches, et de recueillir un grand 
nombre d'échantillons, sans trop se préoccuper de leurs 
ressemblances, car, à moins de connaissances spéciales 
assez étendues, on pourrait considérer comme identiques 
des espèces différentes, et laisser ainsi échapper des objets 
précieux. 

C'est surtout dans les contrées lointaines, inexplorées, 
qu'un collecteur désireux d'être utile à la science devra 
multiplier ses recherches et accumuler les matériaux, en 
recueillant ses fossiles sur tous les points, même peu 
distants, où il en trouvera, et lorsqu'il croirait encore y 
retrouver toujours les mêmes espèces. 

Dans un voyage scientifique, moins on a de bagages 
avec soi, et plus on est libre: cependant il est fort essentiel 
de se munir des ustensiles et des objets dont on peut avoir 
besoin, et même, en certains cas, de s'approvisionner de 
quelques-uns de ceux qu'on ne trouverait pas partout : 
voici la nomenclature des objets indispensables, ou du 
moins nécessaires eu cours d'exploration : ce sont ; 

Un marteau, 

Deux ciseaux à froid. 

Un sac, ou un filet. 

Un panier ou des boîtes , 

Des flacons. 

Du papier collé et de la ficelle. 

Une loupe et une boussole. 

Le martcauj qui de tous ces objets est le plus nécessaire, 
ne doit pas être trop lourd : la meilleure grosseur est de 
25 à 28 millimètres dans le diamètre parallèle au manche, 
et de 20 à 23 millimètres dans l'autre : l'un des bouts 
doit être carré-long, à carre tranchante-, tandis que l'autre 
bout doit être tranchant. Ordinairement le tranchant est 
parallèle au manche, bien que quelques personnes le pré- 
fèrent perpendiculaire : de la carre au tranchant, il doit 



— 321 — 

y avoir de 10 à 12 centimètres. Le manche aura 40 à 45 
centimètres de longueur, afin d'avoir plus de portée pour 
frapper, et pour pouvoir cire encore utilist^ s'il venait à 
se briser, car ce sera presque toujours à rcxtrémité et 
près de Tendroit où il est ennianché qu'il se cassera. Un 
raanclie un peu aplati est préférable à un manche rond, 
et tient mieux dans la main. Il importe essentiellement 
que le marteau soit solidement enmanchë. 

Le moyen le plus commode de porter son marteau est 
de le suspendre à une ceinture en cuir, large d'environ 4 
centimètres •, pour cela on fait passer dans la ceinture une 
autre bande de cuir de 8 à 9 centimètres de lai'geur sur 
10 à 1 1 cent, de longueur : au tiers, de chaque côté, à 
10 ou 12 millimètres du bord supérieur, on fait une fente 
dans laquelle passe la ceinture, par conséquent de 4 cent. 
1/2 environ-, puis au dessous , à 3 centimètres du bord 
inférieur, on fait une ouverture perpendiculaire aux deux 
fentes précédentes, et assez large pour pouvoir y passer 
le manche du marteau. Sa partie la plus lourde étant ainsi 
près de la ceinture n'embarrasse nullement, et on a tou- 
jours son marteau sous la main. 

Ce marteau servira pour attaquer les roches, et les dé- 
grossir, pour dégager les gros fossiles, en un mot pour 
ramasser sur place. Indépendamment de ce marteau, il 
sera bon d'en avoir un plus petit de même forme, mais 
ayant seulement 6 à 7 centimètres du tranchant à la 
partie carrée, et un manche de 25 à 30 centimètres de 
longueur. Ce sera celui que l'on emploieiaplus tard pour 
achever de dégager les échantillons. 

Ciseau à froid. On devra se munir d'un, ou même de 
plusieurs ciseaux à froid de 12 à 15 centimètres de long, 
les uns tranchants, les autres pointus, car il n'est rien de 
plus facile à perdre. Ils serviront à dégager les fossiles de 
la roche-, il fiut pour cela, comme nous l'avons indiqué 

21 



— 322 — 

plus haut, faire avec le marteau et le ciseau, autour du 
fossile, Tui sillon suffisamment pi'ofond, pour qu'en frap- 
pant obliquement on fasse partir avec le fossile la plaque 
qu'on a ainsi isole'e. 

Sac ou filet. On mettra les fossiles trouve's, en tant 
quilssei'ont solides et résistants, et après les avoir conve- 
nablement enveloppe's, soit dans un sac de forte toile, 
mais mieux encore dans un filet à double poche, qui se 
distend plus facilement, et avec lequel on peut aiséuient 
équilibrer les poids, en mettant cette sorte de besace sur 
son épaule. 

Panier ou boîtes. Ou peut également déposer le produit 
de ses recherches dans un panier , que Ton fait porter 
dans le cours de Texploration, avec quelques boîtes dans 
lesquelles on mettra sépai'ément, soit les objets fragiles, 
soit les fossiles découverts dans des teri-ains de diverses 
natures : comme les boîtes tiennent beaucoup de place, 
on fera bien de s'en procurer dont les grandeurs aient été 
calculées de telle sorte qu'elles puissent être mises vides 
les unes dans les autres. 

Flacons. Dans tous les cas, et surtout lorsqu'on croira 
trouver des coquilles petites et fragiles, on devra se munir 
de flacons, dans lesquels on déposera ces objets^, de même 
que les sables ou les terres qu'on supposerait en contenir. 
Les flacons tiennent peu de place, sont faciles à arrimer 
dans vine caisse, et ont, en outre, Favantage de mettre 
mieux à Fabri de Fhumidité ce qu'ils renferment. 

Papier et ficelle. Nous indiquons ces deux articles 
comuie indispensables pour pouvoir envelopper séparé- 
ment les coquilles fossiles, et pour réunir les fragments 
séparés. Le papier devra élre suffisamment fort et résis- 
tant, et autant que possible collé, afin d'être d'une part 



— 323 — 

moins accessible à rhuinidilë, et de l'autre, plus [)ropre 
à recevoir les nume'ros ou notes que le collecleur aurait à 
prendre. 

Loupe et boussole. Comme oljjets dont il sera boa de 
se munir, sans que cependant ils soient indispensables, 
nous indiquerons une loupe et une boussole. La première, 
semblable à celles dont se servent les botanistes, et com- 
posée de deux ou trois verres pouvant se superposer, 
servira pour Texamen du sable, ou des terrains suj)poses 
fossilifères. On emploiera la boussole non seulement pour 
se diriger , mais encore pour constater la direction des 
couclies, car il sera toujours bon que celui qui recueille 
des fossiles puisse donner sur leur gisement quelques 
renseignements ge'ologiques. 

Chaque fois qu'on trouvera des fossiles, il faudra, 
autant que faire se pourra, prendre sur place des notes 
indiquant : 

1° La nature de la roche dans laquelle on les aura dé- 
couverts, sa dureté, sa couleur, etc.', 

2** Si c'est dans des couches épaisses ou minces, hori- 
zontales ou inclinées, et de quel côté est Tinclinaison ; 

3° Si certaines coquilles se trouvent plutôt dans telle 
couche que dans telle autre ; 

4° Si on les a prises en place, ou sur des déblais, auprès 
d'éboulements , de talus, de remblais, etc.-, 

5° Si, lorsqu'on les a trouvées en place, elles étaient 
dans la position normale où elles ont vécu, ou si, au con- 
traire, elles étaient couchées suivant leur cenlre de gra- 
vité-, ou si celles dont les formes présentent un centre 
facile à trouver, comme celles tpii sont plates ou très 
allongées, afïecleut toutes les positions possibles. 

On devra, autant qu'on le pourra, douner la coupe des 
terrains dans lesquels on aura découvert des fossiles, 



— 324 — 

c'est-à-dire exposer brièvement la superposition des 
couches, et l'ordre dans lequel elles se trouveront respec- 
tivement placées, croquis facile à faire en divisant ces 
couches par des barres liorizontales ou inclinées, suivant 
la position de ces couches. 

Ces notes, qui ajouteront toujours un grand inte'rét au 
résultat des recherches d'un collecteur intelligent, devront 
t'tre prises sur place, et inscrites sur une étiquette accom- 
pagnant les fossiles qu'elles concerneront. On peut encore 
les inscrire sur un carnet, à côté d'un numéro qu'on 
répétera sur les échantillons mêmes : cette méthode offre 
peut-être encore plus de chances d'exactitude, mais à la 
condition de ne pas égarer le carnet. 

Il ne sera point superflu d'indiquer dans cette notice 
les précautions à prendre pour rapporter aussi intacts que 
possible les objets recueillis en cours de voyage, car les 
coquilles fossiles sont, en général, plus fragiles encore 
que les coquilles vivantes. 

Les fossiles dont le test, ou les ornements sont faciles 
à briser, devront être emballés avec beaucoup de soin, 
placés dans des cornets de papier, s'ils sont de petites 
dimensions, ou sur des lits de coton dans des boîtes, s'ils 
sont plus grands. 

Quant aux coquilles plus résistantes, il faudra en réunir 
une certaine quantité dans une caisse de médiocre gran- 
deur, après les avoir enveloppées dans du papier, sans 
oublier les notes ou indications destinées à faire connaître 
les circonstances dans lesquelles elles ont été découvertes : 
on les emballera avec del'étoupe, ou à défaut avec de la 
mousse, du foin, ou des feuilles, en les serrant assez pour 
les bien assujétir sans les briser. 

Les échantillons lourds, durs et solides, devront être 
emballés séparément, dans la crainte qu'ils n'écrasent par 
leur seul poids les exemplaires de dimension moindre. 
Dans tous les cas, les caisses devront être complètement 



— 325 — 

pleines avant d'être fermées, car le moindre ballotage 
entraînerait la destruction du contenu. 

Nous répéterons ce que nous avons dit plus haut pour 
les coquilles microscopiques et pour les sables, qu'il faudra 
les conserver dans des flacons, ou dans des vases suffisam- 
ment solides, bien bouchés, et dans lesquels on aura soin, 
de mettre une étiquette indiquant leur provenance. 

Au surplus, à cet égard, comme en beaucoup d'autres 
points, nous devrons nous en rapporter à Tintelligence 
du collecteur, car dans certaines circonstances elle devra 
suppléer à Tinsuffisance des moyens que nous avons in- 
diqués, comme elle pourra lui faire aussi découvrir des 
procédés ou des précautions autres que ceux que nous 
avons signalés à son attention dans cette notice. 

Nous n'avons pas eu la prétention de donner ici une 
instruction complète ; mais on devra du moins nous 
savoir gré d'une bonne volonté dont nous ne demandons 
pas mieux que de donner de nouvelles preuves aux bien- 
veillants souscripteurs du Journal : c'est dans ce but 
que nous inviterons ceux d'entie eux qui auraient des 
observations à nous faire ou d'utiles renseignements à 
nous fournir, à vouloir bien nous les adresser ; nous nous 
empresserons de leur donner une publicité utile à tous, 
et profitable aux progrès de la paléontologie. 

s. p. 



Recherches anatomo-physiologiques sur les Mollus- 
ques de l'Algérie, par le D" Louis Raymond. 

(Premier article.) 

Il existe, au pied du rocher de Conslantine, des sources 
thermales qui, par leur température élevée (i), semble- 

(1) 32» ceatig. à la source. 



— 32G — 

raient être interdites à tout être vivant. 11 n'en est rien 
pourtant, el mes explorations nialarologiques en Afrique 
m'ont amené à découvrir dans ces eaux chaudes un joli 
Mollusque, connu depuis le voyage d'Olivier au Levant, 
sous le nom de IMclania f'asciolata. 

On sait que celte Lelle espèce de Mclania est répandue 
sur une étendue des plus considérables. Elle a été signalée 
en Egypte, en Syrie, à nie de France, et jusque dans les 
Indes Orientales. M. Morelet Ta rapportée avant moi de 
Constanline, et j'en ai recueilli jusque dans 1 Oued 
Mellili, au-dessous de Biskara. 

Les individus venus de ces divers points du globe ne 
présentent pas de difterence notable, et à part des fascies 
Lrunes ou des points plus ou moins marc[ués-, à part un 
développement plus ou moins considérable, et une colo- 
ration blanche ou verdâtre, il est facile de voir qu'ils ne 
forment bien qu'une seule et même espèce. 

On connaît la description de la coquille; mais on n'a 
pas donné, que je sache au moins, des détails sur l'animal. 
Mon but est de remplir cette lacune, en donnant aujour- 
d'hui les l'ésultats de l'étude de la nature prise sur le fait. 

C'est surtout au point de vue anatoiuo-pbysiologique 
que j'ai étudié les Mollusques africains, et celui qui nous 
occupe a offert à mon observation un de ces faits insolites 
et intéressants qui nous dévoilent un trait d'union de plus 
entre les premiers et les derniers degrés de l'échelle zoo- 
logique. 

« J'avais, au mois de février dernier, recueilli un grand 
nombre de Mélanies, dans le but d'établir, par des dis- 
sections répétées sur de nombreux individus, des détails 
analomiques que je me propose de publier ])lus tard. 
Pour conserver mes petits animaux vivants, je les avais 
jdacés dans une fontaine artificielle, réunissant le plus 
])Ossible les co/iditions des sources thermales qu'ils habi- 
Icnt. Le fond du vase élall recouvert d'une couche de 



— 327 — 

sab!e et de petits graviers rapporte's , avec îles plantes 
aquatiques, des sources eiles-uicnies. Le tout était exposé 
au soleil et maintenu constamment à la tempe'rature de 
27° centig. Peu de temps après 1 immersion de mes Méla- 
nies, la spire des adultes et la surface du liquide se cou- 
vrirent d'un nombre infini de petits de taille très variable. 
Les uns étaient microscopiques et présentaient à peine un 
tour de spire, tandis que les autres, bien plus déve- 
loppés, allaient jusqu'à sept, huit, et même neuf toiu's. 
J'avais déjà noté l'ovoviviparité de Tanimal à côté d'une 
observation semblable faite sur quelques Mollusques ter- 
restres (Glandina ptocerula et lamellifera , Morlt.), mais 
je n'avais pas remarqué le fait suivant, qui, je l'avoue, a 
été pour moi une bonne compensation aux travaux fati- 
gants et aux déceptions fréquentes des fines anatomies. 

)) J'avais cru remarquer, un instant avant le coucher 
du soleil, que mes jeunes Mélanies qui se soutenaient à la 
surface de l'eau, avaient regagné les bords du vase, et la 
spire des grosses coquilles, dont l'animal avait plus tard 
ahaissé son opercule. Le crépuscule venu, tous mes nou- 
veau-nés avaient disparu. Espérant les retrouver dans 
le sable, j'en fis passer une partie à travers une toile mé- 
tallique à mailles serrées, mais je n'en trouvai que deux 
qui paraissaient morts. Qu'étaient-ils devenus? 

» Plusieurs Mélanies prises parmi les plus grosses, 
furent séparées avec précaution de leur têt, et le collier 
de l'animal nous offrit immédiatement, à la partie anté- 
rieure et en arrière du cou , ime poche renflée , faisant 
une saillie assez considérable et communiquant avec l'ex- 
térieur. Cette poche était remplie d'un grand nombre de 
petits parfaitement vivants et de différentes grosseurs (1). 

» Le lendemain j'observai de plus près, et au moment 
delà sortie des jeunes Mollusques, c'est-à-dire lorsque 

(1) J'en ai coniplc en uioyenuc de 25 à 50 dans chaque coquille. 



— 328 — 

l'insolation était assez vive, j'en surpris un d'assez grande 
taille franchissant Touverlure de la coquille qui le renfer- 
mait. La mère et le petit furent mis à part dans un verre 
<feau tiède, et mai-qués l'un et l'autre d'un bout de soie 
rouge que j'attachai au sommet de la spire. Je leur donnai 
de nombreux compagnons, et le soir venu je revins à mes 
élèves. Ils avaient disparu comme la veille, seulement le 
bout de soie rouge passant sous Topercule de la Mëlanie 
que j'avais marquée, nie démontra d'une manière bien 
évidente que le petit avait été chercher un refuge dans la 
coquille maternelle. Celle-ci fut brisée, et je trouvai ma 
jeune Mélanie mêlée à un grand nombre de ses frères, 
sous le collier de l'animal et dans la poche que j'avais re- 
marquée la veille ! 

M Cette expérience renouvelée plusieurs fois m'a tou- 
jours donné un résultat semblable, pourvu, toutefois, que 
j'aie eu le soin de ne la tenter que sur des individus pris 
depuis moins de quatre jours. Plus tard, comme il est 
difficile de maintenir l'eau au degré voulu et dans les con- 
ditions chimiques qu'elle offre à la source, les petits lan- 
guissent, ne sortent plus, ou vont bientôt mourir au fond 
du vase. Lorsqu'ils cessent de vivre dans la poche qui 
leur sert de refuge, ils entraînent toujours la mort de leur 
mère. Aussi, si Ton veut conserver longtemps ces Méla- 
nies vivantes, est-il utile de les prendre au moment où 
les petits sont encore £i l'état d'embryons, et renfermés 
dans la matrice (du mois de juin à relui de septembre). 

» Cette admirable précaution de la nature trouve son 
explication toute simple dans la fragilité du têt des jeunes 
animaux, et dans Vhabitat de cette bebe espèce. Les eaux 
sont très peu profondes et roulent sur des rochers qui, 
sans action sur l'épaisse coquille de la Mélanie adulte, 
briseraient bientôt l'enveloppe translucide des petits. 
Aussi Irouve-t-on toujours au printemps les individus 
sur les bords et en dehors des courants, tandis que, lors- 



— 329 — 

(jue leurs petits les ont abandonnes, ils se laissent rouler, 
et sont plus difficiles à recueillir. » 

Cette oLservation m'a paru importante au point de vue 
physiologique, tout en rendant un service utile à Tana- 
tomie comparée. Ce fait, mis en regard de la vie extra- 
utêiine des jeunes Marsupiaux, établit bien, ce me semble, 
ainsi que je Tai dit plus haut, une liaison plus intime 
enti'e les grands animaux et le modeste embranchement 
des Mollusques. 

Les de'tails anatomiques qui n'ont pu trouver place ici, 
nous donneront, dans un prochain article, l'explication 
mate'rielle du fait nouveau que nous livrons sans com- 
mentaires à tous les amis de la zoologie. 

Disons pourtant , par anticipation , que rien de sem- 
blable n'a pu être observé dans les autres genres vivipares 
aquatiques, l'organisation de la Mélanie des eaux ther- 
males différant d'une manière notable de celle des 
Paludincs, par exemple. 

R. 



Bibliothèque conchyliologique , par M. Chenu , 
grand in-S". A Paris, chez M. Franck, libraire. 

Un des plus grands obstacles que rencontrent sur leur 
chemin, les personnes qui se livrent en France à l'étude 
des coquilles et des Mollusques, est la difficulté de con- 
sulter les ouvrages publiés parles étrangers, et surtout 
les mémoires que ceux-ci ont fait insérer dans des recueils 
consacrés aux divers branches des sciences naturelles : 
ces recueils, publiés sous les titres de Magasin, Annales, 



— 330 — 

Bulletin, Archives, etc., sont toujours très volumineux, 
en raison de la diversité des matières qu'ils <îontiennent : 
ils coûtent par conséquent fort cher, et on ne les trouve 
que rarement dans quelques bibliotlièques privilégiées : 
aussi est-il bien peu de concliyliologues qui n'aient sou- 
vent formé le vœu de voir extraire de ces journaux, pour 
être publiés à part, tous les articles qui se rapportaient 
aux Mollusques. 

Une entreprise de cette nature, tout utile qu'elle devait 
être aux progrès de \a. science, ne pouvait, au point de 
vue commercial, offrir de chances de bénéfices à un édi- 
teur, et d'un autre côté il fallait une certaine dose de zèle, 
nous pourrions dire d abnégation , pour se charger de 
diriger un travail qui devait laisser, en apparence, une si 
])etite part de mérite au traducteur. 

Cependant nous avons été assez heureux pour i-encon- 
trcr ce dévoûment chez M. le docteur Chenu, qui, 
encouragé par feu M. le baron Benjamin Delessert, entre- 
prit, il y a quelques années, de nous donner, sous le titre 
de BiblioîJiccjue conchyliologique ^ et dans une série de 
volumes grand in-S", la traduction fidèle d'ouvrages 
rares, ou de mémoires conchyliologiques insérés dans les 
publications périodiques d'Angleterre^ d'Amérique, d'Al- 
lemagne, etc. Arrêté dans une œuvre si méritoire par les 
événements de 1848, M. Chenu n'a fait paraître jusqu'à 
présent que cinq volumes-, mais il va l'eprendre le cours 
de ses publications, et c'est autant pour le remercier de 
ce qu'il a déjà fait, que pour l'encourager à persévérer, 
que nous allons passer rapidement en revue ses travaux, 
dont l'importance ne pourra manquer de frapper nos 
lecteurs. 

V Testacca Britannica, or British Skells, by Montagu. 
Le premier volume de la Bibliothèque conchyliolo- 



— 331 — 

gique se compose de la traduction complète de riiistoire 
naturelle des coquilles marines, fluviatiîes et terrestres de 
la Grande-Brelagne, publiée par Montagu, en 1803. Cet 
ouvrage est fort estimé, et fort cher, même en Angleterre : 
Je supplément surtout, qui a paru en 1808, est devenu 
excessivement rare. 

Les figures représentées sur les trente planches de 
Montagu, dont seize appartiennent à la première partie, 
et quatorze au supplément, ont été reproduites sur un 
nombre de planches moindres, mais avec une exactitude 
qui ne laisse rien à désirer : nous en dirons autant de la 
traduction, en sorte qu'aujourd'hui chacun peut, à peu 
de frais, enrichir sa bibliothèque d\m livre précieux, rare 
et fort cher. On sait que Lamarck s'est souvent reporté 
aux descriptions et aux figures de l'ouvrage dont il s'agit, 
et qui, par cela seul, ne peut qu'être très utile aux per- 
sonnes qui veulent étudier les coquilles propres au lit- 
toral de la France. 

2" The Jiatural history oj British Shells Ly Donovan. 

M. Chenu a choisi, pour composer son second volume, 
riiistoire naturelle des coquilles d'Angleterre par Do- 
novan. 

Les cinq volumes, ou parties, dont se compose cet 
ouvrage ont paru de 1799 à 1803. Deux cent seize espèces 
de coquilles décrites et figurées avec soin par l'auteur, 
sont représentées sur quarante-liuit planches données par 
M. Chenu. Elles sont lithographiées en noir, iî est vrai, 
mais les dessins ont été parfaitement copiés, et quoique 
l'ouvrage de Donovan ne soit ni aussi rare, ni aussi pré- 
cieux que celui de Montagu, la traduction qui nous en a 
été donnée n'en constitue pas moins un véritable service 
rendu aux amis des études conchyliologiqucs. 



— 332 — 
3" Le Conch^liologiste universel, par Th. Martyn. 

Cet ouvrage a e'te publié de 1769 à 1784, en quatre 
volumes in-folio, texte anglais et français : c'est un recueil 
de dessins exécute's avec un soin très remarquable, plutôt 
qu'un ouvrage scientifique proprement dit-, mais les co- 
quilles y ont été représentées avec une telle exactitude 
que les planches ont été très fréquemment citées par les 
meilleurs auteurs à Fappui de leurs travaux, et ces cita- 
tions ont donné au recueil une importance réelle : mal- 
heureusement il en existe très peu d'exemplaires-, ils sont 
si rares, et le prix en est si élevé qu'il devenait à peu près 
impossible d'en avoir un à sa disposition pour pouvoir le 
consulter. 

M. Chenu a donc fait quelque chose de fort utile en 
reproduisant les figures de Martyn, et il a apporté tant 
de soin à l'exécution des planches, qu'on y reconnaît sans 
peine les espèces , bien qu'elles soient simplement litho- 
graphiées et en noir : il nous suffira de dire, pour faire 
apprécier le service rendu par l'éditeur, que ce volume 
peut remplacer dans une bibliothèque, au moins pour 
l'étude, un recueil de planches qu'on ne pourrait se pro- 
curer même au prix de douze à quinze cents francs. 

4° Mémoires et travaux divers de MM. Say, Conrad, 
Leach et Rafinesque. 

Dans ce volume M. Chenu a donné : 

1° La traduction de cinq des livraisons publiées par 
Th. Say sur un assez grand nombre de coquilles de l'A- 
mérique du nord : soixante-quinze espèces sont repré- 
sentées sur les planches reproduites dans ce volume. 

2° Les mélanges zoologiques (partie conchyliologique) 
de W. Es. Leach, publiés à Londres de 1814 à 1817 : 
trente-cinq espèces , nouvelles alors, sont figurées à la 
suite de ces mémoires, qui coulent assez cher en original. 



— 333-- 

3° La description publiée par Conrad, en 1834, de 
cinquante-deux espèces de coquilles appartenant aux 
eaux douces de TAlabama, e'galement figurées. 

4° Un nie'moire de RaCncsque sur les coquilles bivalves 
fluviatiles de la rivière Ohio (GO espèces), avec les plan- 
ches qui raccompagnent, ouvrage dont il est fort difficile 
de trouver l'original . 

Ce volume contient donc la description et la figure de 
deux cent trente-et-une espèces publiées par des auteurs 
anglais ou américains dans des ouvrages peu répandus , 
et qu'on trouverait difficilement dans le commerce. 

5^ Transactions de la Société Linnéenne de Londres 
(paHie conchyliologiquej . 

On trouve dans ce volume, qui contient près de 400 
pages, et 43 planches , trente-sept mémoires ou notices 
publiés par différents auteurs dans les dix-huit volumes 
des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, de 
1791 à 1835. 

Si M. Chenu a rendu un service incontestable en 
mettant à la portée des conchyliologues les ouvrages qui 
entrent dans les quatre premiers tomes de sa Bibliothèque 
conchyliologique , il a montré, mieux encoi'e, dans son 
cinquième volume, tout ce quil y avait d'utile et de 
fécond dans sa pensée première : en effet, extraire d'un 
recueil, composé de dix-huit volumes in-4°, tout ce qui 
se rapporte aux coquilles et aux Mollusques , c'était 
mettre à notre disposition , sous un petit volume , des 
trésors perdus dans un volumineux répertoire : c'était 
épargner au savant beaucoup d'argent, de temps et de 
place, et nous ne saurions trop engager notre laborieux 
éditeur à suivre cette direction dans le cours de ses publi- 
cations : on comprend en effet qu'il esta la rigueur, sinon 
toujours facile, au moins possible de se procurer, au 



— 334 — 

moyen de quelques sacrifices, les ouvrages techniques et 
uniqueuient consacrés aux matières inalacologiquesj mais 
il en est tout autrement lorsqu'il s'agit de ces grandes 
publications périodiques, consacrées à toutes les sciences, 
et dans lesquelles sont éparpillés quelques mémoires pré- 
cieux que le concliyliologue regrette de ne pouvoir con- 
sulter, effrayé qu'il est des énormes dépenses qu'il lui 
faudrait faire pour acquérir tous ces recueils. 

M. Chenu en continuant son œuvre, comme il nous le 
ifait espérer, aura bien mérité de la science, car il aura 
rendu plus accessibles aux hommes laborieux ces études 
conchyliologiques qui, par la force des choses, ont cons- 
titué, jusqu'à présent, une sorte de motiopole en faveur 
des personnes assez heureusement placées pour avoir 
sous la main ces vastes dépôts des connaissances acquises. 

Au surplus, nous sommes informé cju'on poursuit acti- 
vement l'impression de deux nouveaux volumes de la 
Bibliothèque conchyliologique , lesquels ne présenteront 
pas moins d'intérêt que ceux qui ont déjà vu le jour. 

Dans l'un se trouverait la partie malacologique des 
principaux ouvrages de Linné, dont quehjues-uns sont 
fort rares aujoui'd'hui. 

Dans l'autre volume, IM. Chenu nous donnerait la tra- 
duction des mémoires ou travaux, concernant la conchy- 
liologie, qui se trouvent disséminés dans les Proceedings 
de la Société zoologique de Londres. 

Il se propose d'extraire ensuite tout ce qui a été écrit 
sur les coquilles dans d'autres recueils périodiques très 
peu connus en France, tels cjue le Journal de Silliman , 
les Proceedings de la Société d'histoire naturelle de 
Boston, publiés aux Étals-Unis, les Archives île Wig- 
man, etc. 

S'il nous était permis de nous faire ici l'interprète des 
besoins de la science, nous insisterions vivement près de 



— 335 — 

1 infatigable éditeur pour qu'il voulût bien nous donner 
la substance des publications allemandes', ces recueils 
sont volumineux, coûtent très cber, et la connaissance de 
cette langue est encore si peu re'pandue, oue les volumes 
ainsi composés trouveraient un placement encore plus 
rapide que les autres, non seulement en France, mais 
même en Angleterre, en Amérique et en Italie. 

Nous ajouterons que le libraire, M. Frank, qui s'est 
associé à M. Chenu ])Our la publication dont il est ici 
question, a voulu rendre d'un accès plus facile aux ama- 
teurs Tacquisition de la Bibliothèque conchyliologique, 
en vendant les volumes séparément, ce qui permet de 
les acheter à mesure qu'on en a besoin, ou successive- 
ment, de telle sorte que la dépense à faire, toute modique 
qu'elle est, eu égard, à Fimportancedes matières, paraîtra 
encore plus légère. 

S. P. 



Testacea novissima, quse cl. D. Saulcy in itinere 
per orientem an. 1850 et 1851 coilegit- auct. 

BOURGUIGNAT. 



M. de Saulcy, membre de Tlnstitut, a fait dernière- 
ment, en Grèce, en Syrie et en Palestine, une excursion 
scientifique dans le cours de laquelle il a recueilli un cer- 
tain nombre de coquilles terrestres et fluviaLiles, parmi 
lesquelles il s'est trouvé plusieurs espèces nouvelles. 
M. Bourguignat a bien voulu se charger de les étudier et 
d'en faire l'objet d'un travail spécial qui fera partie de 
l'ouvrage général, dans lequel M. de Saulcy se propose de 



— 33G — 

faire connaître les re'sultals de ses laborieuses explora- 
lions. 

En attendant et pour prendre date, M. Bourguignat 
vient de nous donner en forme de synopsis, le catalogue 
descriptif des coquilles nouvelles rapportées de TOrient 
parle savant académicien, en y ajoutant trois espèces 
(Tiimo recueillies autrefois par Olivier dans ces mêmes 
contrées, et qui étaient restées inédites ; probablement 
dans les collections du Muséum de Paris. 

La liste des coquilles décrites dans ce fascicule s'élève 
à 33 espèces, dont 17 appartiennent aux Gastéropodes 
terrestres, et IG aux Mollusques fluviatiles. 

Dans la première catégorie nous comptons : 

2Limax-, I Glandina-, 

1 Testacella ; l Pupa -, 

8 llelix -, 2 Clausilia. 

2 Bulimusj 

Dans la seconde, on trouve : 

3 Planorbes ; 3 Neritina \ 
1 ilydrobia-, 9 Unio. 

La publication, que vient de donner notre zélé collabo- 
rateur, ofïrira d'autant plus d'intérêt que les espèces qu'il 
nous fait connaître appartiennent à une contrée bien 
incomplèteuicnt explorée jusqu'à présent, au point de 
vue de la malacologie. Nous en remercierons donc 
M. Bourguignat, ainsi que M. de Saulcy, dont il serait à 
désirer que Tcxemple fût suivi par les savants et les 
voyageurs que des études d'une autre nature conduisent 
souvent dans les parages dont il s'agit. 

S. P. 



1" Décembre lSo9. 



Recherches anatomico-puysiologiques sur rAacyle 
fluvialile (Ancylus flimatilis, Miill.). (*), par 
M. A. Moquin-Tandon. 

(Suite et fin.) 

9" Système reproducteur. 

C'est à tort qu'on a signalé les Ancylcs comme des 
Mollusques à sexes séparés (1) (Guilding). Ces animaux 
sont bisexués ou androgynes (Bouchard, Agassiz). 

1* Organes. La plus grande partie du double appareil 
génital est placée du côté gauche, et s'étend sous Tes- 
tomac et sous les circonvolutions intestinales, jusqu'au 
bord droit et jusqu'à l'extrémité postérieure. 

L'organe en grappe (2) se trouve tout à fait eu arrière, 

(*) Le mémoîre de M. Moquin-Tandon était composé depuis long- 
temps. L'auteur, en nous le confiant^ voulut bien en supprimer certains 
passages, et en raccourcir plusieurs autres, pour se conformer autant que 
possible, aux proportions du Journal de Conchyliologie ; malgré cela, nous 
avons été forcé de publier ce travail en trois parties, et de renoncer à 
donner les sis planclies doîit il devait ("Ire accompagné. 

S. P. 

(1) Leur mode d'accouplement a sans doute donné naissance à cette 
erreur. Voyez, plus loin, l'article accouplement, 

(2) Cet organe, chez les Hélices et les autres Gastéropodes androgynes, 
a été considéré, tantôt comme un ovaire (Lister, Swammerdam, Cuvier, 
Blainville, Vanbéneden, Burdach), tantôt comme un testicule (Wohnlich, 
Prévost, Brandt, Wagner, Verloren, Erdl, Paascli). On admet générale- 
ment, aujourd'hui, qu'il est à la fois ovaire et testicule (Carus, Siebold, 
Vogt, Vogel, Stein, H. Meckel, Laurent, Gratiolel). 

22 



— 338 — 

au dessous du foie. C'est un corps irrégulièrement ar- 
rondi, un peu plus large que long (3), composé de sept à 
huit loLules obtus, finement grajjuleux, et de couleur 
jaunâtre. Vogt a reconnu , le premier, dans cet organç, 
1 existence simultanée des ovules et des spermatozoïdes. 
J ai fait, plusieurs fois, la même observation. 

Les lobules dont il s'agit ne m'ont pas paru formés de 
deux cœcums invaginés ou emboîtés l'un dans l'autre, 
rexterne pour la production des ovules, Finterne pour 
celle des spermatozoïdes, comme H. Meckel a cru le voir 
dans Vllalix Pomatia. 

Cependant les deux sortes d'éléments reproducteurs 
sont séparés. Les ovules se développent à la péiipbérie, 
dans Tépaisseur de la paroi cœcale, au moyen d'un folli- 
cule temporaire ou i'csicule de Graaf] dédoublement de 
cette paroi, qui empéclie leur contact, du moins pendant 
quelque temps, avec les spermatozoïdes. Ceux-ci pren- 
nent naissance au milieu de la cavité même du cœcum. 
Après la débiscence du follicule, les germes tombent dans 
l'intérieur de la glande, et sVcoulent, avec le sperme, par 
le même canal excréteur (4). 

Vus au microscope, les ovules les plus petits (5) se pré- 
sentent comme des poches celluliformes, arrondies, un 
peu ovoïdes, parfaitement diapbanes, à peine jaunâtres, 
renfermant quelques granules. Bientôt un de ces derniers 
devient plus gros que tous autres et semhle se creuser; il 
se fait remarquer par une plus grande transparence j il 
augmente craduellement de volume. A une certaine 
époque, il prend un peu de solidité et d'opacité. En 
même temps, les autres granules diminuent insensihle- 

(3) Sa laigeur dépasse i» peine un millimètre. 

(4) Ces observations coiifirnient celles de Gratiolet sur l'organe en 
grappe des Hètlccs et des Limaces. 

(5) Les plus petits ont un millième de millimètre de grand dia- 
mètre. 



- -33U — 

mcnl de nombre et finissent [)ar ôlro absorbés. Celte vési- 
cule se remplit plus tard de [jetils grains qui se pressent 
les uns contre les autres , et deviciuient de jdus en plus 
nombreux et obs(;ursj ils sont retenus (Pabord par Ja 
membrane propre de la poche et un peu par la duplica- 
turede la paroi cœcale ; mais, lorsque cette dernière s'est 
rompue, la membrane propre disparaît e'galement, et les 
granules ne sont plus unis ensemble que par une petite 
quantité d'humeur d'apparence visqueuse (6). 

Les speniiatozoùles sont produits par des cellules agglo- 
mérées, jaunâtres, remplies de petits grains uniformes. 
La surface externe de ces cellules donne naissance à une 
foule de petites vésicules, renfermant chacune une sorte 
de nucleus peu distinct, qui s'allongent insensiblement, 
comme poussées par une force centrifuge, et se transfor- 
ment en zoospermes. Les renflements céphaliques ou 
corps de ces derniers restent quelque temps attachés à la 
cellule mère, pendant que les parties caudales s'étendent 
en rayonnant. 

Les spermatozoïdes sont réunis en paquets ou éche- 
veaux, les renflements céphaliques tournés du même côté 
et les queues onduleusement flottantes (Paasch). 

Au moment de sortir de Torgane en grappe, les sper- 
matozoïdes sont assez grands, comparés à la faille du 
Mollusque (7). Leur partie céphalique est néamoins peu 
développée (8). Ils ont une queue longue , déliée et 
flexueuse. Je les ai toujours trouvés dans une immobilité 
parfaite. 

Le canal excréteur (9) de Torgane en grappe naît de la 
partie antérieure, s'avance liorizontalemenl sous les deux 

(6) Les plus gros ont deux centièmes de millimètre de diamètre. 
(7] lis ont de vingt à liente-cinq centièmes de millimètre de lon- 
gueur. 

(8) Elle offre à peine un millième de millimètre de grand diamètre, 

(9) Spermovi'Jucte ou fpcrmovuliduete. 



— 340 — 

grands replis de Tintestiu , vers Torgane de la glaire, eî 
communique avec ce dernier , au moyen d'une petite 
dilatation, à Tendroit où commence la prostate. Ce canal 
présente, vers le milieu de sa longueur, un léger entortil- 
lement et une épaisseur plus ou moins forte fépididyme) . 
Cet entortillement, qui est un peu jaunâtre, offre, à droite 
et à gauche, plusieurs petits cœcums courts, pointus et 
d'inégale longueur (10). Dans le temps de la reproduction, 
répididyme est rempli d'une quantité considérable de 
spermatozoïdes. En le pressant légèrement entre deux 
lames de verre, on en fait sortir des milliers, serrés les 
uns contre les autres. Ces spermatozoïdes sont immobiles, 
comme ceux que contient Torgane en grappe. 

Immédiatement après sa communication avec Torgane 
de la glaire, le canal excx'éteur se divise en deux parties, 
une très courte, un peu renflée, qui se rend dans la ma- 
trice, l'autre sinueuse, qui se dirige de droite à gauche, 
rampant flexueusement sous ce dernier organe. C'est là le 
commencement du canal déférent proprement dit, ou 
canal particulier de la semence. Ce conduit est d'abord 
assez large. On y remarque un ou deux appendices, ti'ès 
inégaux, en forme de cœcums. 

Bientôt ce canal se rétrécit et devient libre ; il se porte 
au bord gauche de l'animal, près du vagin, en arrière, où 
il s'enfonce dans les chairs (11), marche quelque temps 
dans l'épaisseur du tissu, se dirigeant d'arrière en avant, 
et va ressortir un peu au-dessous de la bourse de la verge-, 
il rampe sur celte bourse, la dépasse, revient brusque- 
ment sur lui-même, se renfle en une petite ampoule 
ovoïde (vésicule séminale rudimentaire) ^ pénètre dans la 

(10) Jls sont longs d'un dixième à un cinquième de millimètre. 

(11) Dans le Limnœa stagnalis, une partie du canal déférent s'enfonce 
également dans le tissu musculaire (Cuvier). La même disposition se 
retrouve dans le Planorbis cornais^ le Pliysa actila et le Carycinum 
wyosolls. 



— 341 — 

Loiirse et dans la verge, et se termine à roridce de cette 
dernière. 

Ainsi le canal excréteur se compose de sept parties : 
celle qui s'étend de Torgane en grappe à Toi^gane de la 
glaire ; celle qui entre dans la matrice ^ celle qui longe ce 
dernier organe; celle qui va de la matrice aux muscles 
cutanés du côté gauclie -, celle qui passe sous ces muscles ; 
celle qui, devenue libre, se rend à la bourse génitale, et 
celle qui traverse le corps de la verge. 

La matrice est une espèce de sac oblong, sinueux, 
Loursoufflé , un peu courbé d'arrière en avant, placé 
transversalement, vers le milieu du corps, au-dessous de 
Tappareil digestif. 

A Textrémité droite de la matrice se trouve Tor^a/îe de 
la glaire (12)-, c'est une glande assez volumineuse, com- 
posée d'une agrégation de petits renflements arrondis ou 
oblongs, souvent un peu digitiformes, légèrement trans- 
parents, d'un blanc à peine jaunâtre (13). Ces renflements 
contiennent des corpuscules globuleux pleins de granules 
et un grand nombre de granules isolés (14). 

Du même côté de la matrice et le long de son bord 
concave, on découvre ]a. prostate (15), organe granuleux, 
très analogue à celui qu'on observe chez la plupart des 
Mollusques cépbalés. Ses granulations ou granules sont 
extrêmement petits, un peu oblongs, d'un blanc pur. On 
y remarque une infinité de corpuscules arrondis, visibles 
seulement à un fort grossissement (16). 

(12) Laclos, Lister. — Sac de la glu, Swammerdam. — Testicule, Rédi. 
— Ovaire, Prévost. — Mutterdriise, Tréviranus. 

(13) Ces renflements ont un cinquième ou un sixième de millimètre 
de longueur. 

(14) Les plus gros corpuscules ont environ un centième de millimètre 
de diamètre. Les granules sont de six à dix fois plus petits. 

(15) Partie étroite du testicule, Cu\icr, — Glanduta prostaiica des au- 
teurs modernes. 

(16'^ Ce? granules offrent environ un trois centième de millimètre de 
diamètre. 



— 342 — 

La uialrîce se rétrécit à son extrémité gauche, et com- 
niunifjiie avec le w^^V? , canal court et étroit, lequel 
fournit antérieurement, à sa jonction avec Forgane utérin, 
un petit conduit fle>;ueux (17), qui aboutit à la poche 
copulatrice (18). Cette dernière est oblongue, quelquefois 
un peu obovée, légèrement arquée d'avant en arrière, et 
plus ou moins rougeâtre. Je Tai trouvée remplie d'une 
matière onctueuse d'un brun pâle. J'y ai remarqué aussi, 
plusieurs fois, d.es spermatozoïdes, mais à tète plus grosse 
et à queue plus courte que ceux de l'organe en grappe et 
de l'épididyme, et doués d'un mouvement plus ou moins 
vif(19). 

Le va^in se termine, ainsi qu on Ta vu plus haut, 
sous le lobe auriforme latéral qui protège son ori- 
fice (20). 

La hourcc de la verge (21) est une poclie ovoïde (22), 
blancîialrs, située transversalement et un peu oblique- 
ment à la hase du cou, du côté gauche, auquel elle adiière 
fortement par une extrémité. C'est par ce point qu'elle 
communique avec l'extérieur. Il a été dit, dans un autre 
jiaragraplie, que l'arifice masculin se trouvait placé der- 
rière le lobe extérieur du tentacule gauche, et par consé- 
quent en avant et à une certaine distance de l'ouverture 
femelle. Les parois de cette bourse sont rausculo-membra- 

(17) Il a quatre cinquièmes de niillii'.ii'lre. Sa direction dans le sens 
du vagin, amionce qu'il est, plutôt que la matrice, la continuation de ce- 
dernier canal. 

(18) Vesicula Icnlicutaris, Lister. — Sncciilits purpiir'ifcr, Swammerdam, 
— Vessie à long col, Cuvler, Blainville, 'N'anbénéden, Paascb, etc. 

(19) Voyez l'important mémoire de Graliulet sur les zoospermes des 
Hélices. Jour». Conch,, ^., p 116, avril 1850. 

(20) Trcviranus, qui n'a pas vu cet orifice, fait communiquer le vagin 
avec la bourse de la verge. Voilà pourquoi il regarde cette dernière comme 
«u sac copulalcar. 

(21) Prœpuliuni des auteurs. 

(22) Longue d'un niilliniélre environ . 



— 313 — 

neuses. Si on Touvre dans le sens longitudinal , on re- 
marque, en avant et en arrière, deux bandes étroites ou 
brides musculaires qui régnent dans toute Te'tendue de 
l'organe. Ces bandes servent sans doute au renversement 
de la poche, au moment de la copulation. Dans le reste 
de la paroi, en dessus et en dessous, on aperçoit une mul- 
titude de fibres musculaires transversales, très fines et 
parallèles. 

Dans Tinte'rieur de la bourse, se trouve la verge con- 
tractée, attachée au fond de rextrémité libre. C'est un 
corps irrégulièrement conique, épais, comprimé, obtus, 
avec une petite écliancrure à la partie terminale qui la 
fait paraître comme bilobée. Sa surf;ice est marquée 
d'un grand nombre de rides transversales plus ou moins 
flexueuses. 

D'après ce qui précède, on voit que la verge n'est pas 
toujours saillante, comme l'a pensé Guilding ; elle est 
contractile et ne paraît extérieurement qu'au moment de 
la fécondation (Bouchard, Gray). Dans les circonstances 
ordinaires, elle est raccourcie et cachée au fond de la 
bourse. Sur une centaine d'individus, pris au hasard, au 
mois de juin 1818, dans un ruisseau de la montao-ne 
Noire, et jetés dans l'alcool, trois seulement présentaient 
l'organe saillant. 

La verge est traversée, ainsi que je l'ai dit plus haut, 
par le canal déférent c[ui se termine à la petite fente ou 
échancrure de son extrémité; elle renferme encore un 
filament de même épaisseur que le canal de la semence, 
placé en arrière de ce dernier, pénétrant aussi dans le 
pénis par sa base, et aboutissant de même à son orifice. 
Ce filament est creux, blanchâtre et d'apparence demi- 
tendineuse. En dehors de la bourse, il suit d'abord la 
même direction que celle-ci, serpente sur les glandes 
salivaires, arrive jusqu'au bord droit, s'épaissit un peu, se 
boucle et longe le côté de l'animal, passant sous une por- 



— 344 — 

tiou de rintestin. Parvenu à rextrdmité postérieure de 
ÏAncyie j il se porte transversalement vers le Lord 
gauche, entre le foie et Torgane en grappe, se replie, re- 
vient sur lui-même, et se dirige de nouveau eu avant 
jusqu'au voisinage de Torgane de la glaire-, il se termine 
par un léger renflement (23). Cet organe est l'analogue 
du corps filiforme qu on observe dans la verge des BitJii- 
nies\ on doit le regarder comme un appendice Jlagelli- 
forme ou flagellum (24). 

C^estune portion de ce filament, devenue accidentelle- 
ment extérieure, que Férussac avait conside'rée connue 
une trachée exsertile. 

On ne trouve dans l'appareil génital de VAncylc, ni 
dard, ni vésicules multifides. 

2° Accouplement. Pendant la belle saison, les Ancyles 
se recherchent pour s'accoupler (25). Au moment de la 
fécondation, elles montent à la surface des eaux, en ram- 
pant sur les rochers ou sur les plantes (Férussac)*, elles 
sont alors dans une assez grande agitation (Bouchard), 
qui contraste beaucoup avec leur apatliie et leur lenteur 
habituelles. 

Ou sait que les Gastéropodes androgynes présentent 
deux modes d'accouplement. Chez les Hélices ^ les deux 

(23) CeUc cxtréniitù est libre et non pas attachée à l'organe de la 
glaire, comme le dit Tréviranus. Le flagellum déroulé m'a offert, dans un« 
Ancyle adulte, six millimètres de longueur. Dans une autre, il avait sept 
millimètres et quart (la partie mince, t 3(4, et la partie épaisse, 5 1|2). 

(24) Chez les JBUInniea, la verge est bilobée ou fourchue ; le flagellum 
sort par une branche et le canal déférent se rend dans l'autre. Les deux 
orifices sont écartés. Ghezl'Jncxlc, \\ n'y a qu'une seule ouverture. — 
J'avais pris d'abord l'appendice flagelliforme des Z»/</nntVs pour un fila- 
ment excitateur {Jaitrn. Conclt., 2, pag. 242 et 244). 

(25) Vers les mois de juin, juillet, août et septembre (Lister), de mai 
(Bouchard). J'ai observé quelques accouplements en février et en mars; 
j'en ai vu d'aulres, en novembre et en décembre. Les plus nombreux, 
étaient au mois de juin. 



- 343 — 

individus unis remplissent en même tem| s les rôles de 
mâle et de femelle (20). Chez les LîmnéeSj à cause de la 
situation des orifices sexuels, le double accouplement ne 
peut pas s'effectuer entre deux individus-, chaque Mol- 
lusque a besoin de deux Mollusques pour féconder et 
pour être fe'condé. Chez les Ancyles^ Téloignement et la 
position des orifices ge'nitaux, peut-être même la nature 
des parties sexuelles, ne permettent pas aux deux or- 
ganes de fonctionner en même temps. Chaque individu 
remplit d'abord le devoir de mâle avec un autre individu, 
et sert plus tard de femelle à celui-là ou à un autre. 

\jAricyle qui joue le rôle de mâle se place sur le dos 
de Tautre y/A/cj/e (Férussac), mais très obliquement, de 
manière que les deux bords gauches se trouvent en 
contact (27) \ sa poche masculine se renverse, et la verge 
devient extérieure. Ce dernier organe paraît alors énorme, 
comparé à la taille de Tanimal (28). Qu'on se représente 
un corps allongé, triangulaire-oblong, assez épais, aplati, 
un peu obtus et comme bifide à l'extrémité, diaphane (29), 
d'un gris-blanchâtre. Plusieurs naturalistes l'ont pris, mal 
à propos, pour une grosse trachée exsertile. 

(26) Suivant quelques auteurs, dans ce double accouplement, il n'y a 
jamais qu'an seul individu de fécondé. J'ai ouvert plusieurs Hélices, 
immédiatement après cet acte, et j'ai toujours remarqué les parties 
femelles des deux individus également remplies de semence et de mu- 
cosité. 

(27) Bouchard-Cbantereaux assure que ces Mollusques se placent l'un 
à côté de l'autre. J'ai observé l'union sexuelle de huit couples, et j'ai 
toujours vu l'acte dont il est question se passer comme Férussac l'a dé- 
crit. Dans deux circonstances, l'individu remplissant les fonctions mas- 
culines était plus gros d'un tiers que l'autie individu; dans un autre 
couple, le mâle se trouvait au contraire beaucoup plus petit. 

(28) Il acquiert, dans l'érection, jusqu'à sept millimètres de longueur ; 
il offre une base dilatée, large d'environ trois millimètres (Bouchard). 

(29) On dislingue parfaitement, à la loupe, à travers son tissu, le canal 
déférent et l'appendice flagelliforme qui l'accompagne; ils paraissent 
l'un et l'autre d'un blanc laiteux. 



— 340.— 

ISAncylc dirige sa verge vers le hord de la coquille de 
Tautre individu ((:|ui se soulève un peu), la passe oLli- 
quement d'avant en arrière, sous son manteau et sous 
son lobe amùforme, presse fortement le mamelon vaginal, 
et Taccouplement s'efFectue. 

En comparant le volume de Torgane nitâle avec Texi- 
guité de Forifice femelle, on a peine à comprendre com- 
ment la copulation peut avoir lieu. On est tente de croire 
que, au moment de cet acte, le mamelon vaginal se ti'ouve 
fortement refoule' de dehors en dedans, et que son orifice 
se dilate en même temps, outre mesure, sous la pression 
du pénis. Cependant, il n'en est point ainsi. La verge ne 
pe'nètre pas dans la cavité sexuelle \ elle l'eçoit, au con- 
traire, dans sa petite écliancrure terminale, Textrémité 
du mamelon vaginal. Alors un caprcolus très délié, pro- 
duit par Tappendice flagelliforme, sort de Torgane mâle 
et s'introduit dans le vagin, dans le canal de la vessie 
copulalricc et dans cette vessie ; il conduit et dépose au 
sein de cette dernière Thumeur séminale dont il est 
chargé. Ce capreolus ne reçoit le sperme qu'à Textrémilé 
libre de la verge, c'est-à-dire en dehors de celle-ci, et non 
à sa base et eu dedans, comme chez les Hélices (30). 

La première fois que j'observai l'union sexuelle des 
jéncyies, je fus surpris de la position de la verge, qui 
reste extérieure, ainsi qu'on vient de le voir. Je crus d'a- 
bord que le flagellum se retournait, comme le doigt d'un 
gant, sortait par l'échancrure terminale du pénis, entrait 
dans l'ouverture femelle , et remplissait les fonctions 
d'une véritable verge. Cependant une chose m'embarras- 
sait beaucoup -, c'était la longueur excessive de cet organe, 
et, par suite, son défaut de proportion avec la hv'xéwvXé 
soit du vagin, soit du col delà vessie. Je reconnus bientôt 
que le flagellum ne sort pas de l'animal, cl qu'il n'agit 

(50) Journ. Conch,, 2, A''^ 4. 



- :}47 - 

pas comme mi pciiis ^ sou rôle est de sc'crdler, tle fii- 
çonner le capreolus et de le pousser, à travers la verge, 
dans le vagin et dans la vessie copulalrice. 

La semence arrive donc, à l'aide du capreolus, dans 
l'intérieur de la poche génitale, où plusieurs fois après 
l'accouplement j'ai observé des spermalozoïdes> Ceux-ci 
éprouvent alors une modification singulière, signalée, 
pour la première fois, par Gratiolet, chez]es Hélices j ils 
changent de forme, de volume, et acquièrent une vitalité 
qu'ils n'avaient pas aupai'avant. 

Quel est le rôle de la matière onctueuse contenue dans 
la vessie copulatrice? Influe-t-elle sur la modification des 
spermatozoïdes? Faut-il, avec Gratiolet, considérer ces 
derniers, pendant leur séjour dans l'organe en grappe, 
comme des spermatozoïdes incomplets et, par suite, infé- 
conds, appelés à se perfectionner ailleurs, et croire qu'ils 
n'acquièrent leur état adulte et leur propriété fécondante 
qu'après avoir séjourné pendant quelque temps dans la 
vessie (31)? On expliquerait très bien, de cette manière, 
pourquoi les ovules développés au contact des spermato- 
zoïdes, dans l'organe hermaphrodite, demeurent néan- 
moins stériles, et pourquoi il leur faut, pour se développer, 
l'influence d'un sperme étranger. 

Ce qu'il y a de certain , c'est qu'un accouplement est 
nécessaire à la fécondation. Gtlle-ci a-t-elle lieu dans 
l'intérieur de la vessie copulatrice? Je ne le pense pas. Je 
n'ai jamais trouvé d'ovules dans cette poche-, landis que 
i^ai remarqué, nombre de fois, des spermatozoïdes dans 
le sein de Tutérus, même dans les points les plus éloignés 
de la vessie copulatrice. Il est probable que la semence, 

(31) « Le sperme infécond déposé dans la vessie copulalrice y subit 
des modifications, par suite desquelles il acquiert la propriété fécon- 
dante, et ces modifications consistent essentiellement dans la métamor- 
phose des zoospermes pi iniitifs. • Gratiolet, Observ, sur lessoospcrmes des 
llcticen, Jount. Conch., U 1850, pag. 122. 



— 348 — 

après un court séjour dans cette dernière ou dans son 
canal, descend dans la matrice, et va féconder les ovules 
au fur et à mesure qu'ils y sont déposés. 

3° Ponte, capsule, oeufs. Lister, C. Pfeiffer, Bouchard- 
Chantereaux, Guilding, Dugès ont étudié la ponte de 
VAncylc. J'ai peu de chose à ajouter à leurs observa- 
tions. 

Ce Mollusque produit des capsules (32) (Dugès) orbi- 
culaires , déprimées, à parois hyalines, attachées aux 
pierres et aux rochers (Lister). Ces capsules présentent 
une teinte légèrement ambrée. 

Li^Ancylc multiplie beaucoup. Chaque individu peut 
fournir de sept à dix capsules , sans être fécondé plus 
d'une fois (Bouchard). 

La ponte a lieu peu de temps après raccouplement. Un 
individu, fécondé le 21 février, m'a donné une capsule le 
2G, c'est-à-dire cinq jours après. 

L intervalle entre la ponte de chaque capsule est de 
trois à quatre jours (Bouchard), rarement plus long (33). 

Ces capsules présentent de trois à quatre millimètres 
de diamètre, et contiennent de quatre à six œufs, rare- 
ment de sept à dix, plus rarement trois, deux ou un 
seul (34). 

Les œufs sont serrés les uns contre les autres, et com- 
posent une sorte de rosette. Par suite de cet arrangement 
et de la pression qu'ils éprouvent, leur forme devient à 
peu près triangulaire. Leur côté extérieur seulement reste 
toujours plus ou moins bombé. Les œufs r-emplissent la 

(32) Globules, Lister. — OEufs, Bouchard, 

(33) Un individu qui avait pondu une capsule avec cinq œufs, le 26 
■ l'èvrier, en donna une autre, avec quatre, le 7 mars. 

(34) Sur vingt-sept capsules, pondues par des ^nry/es de grande taille, 
du 26 février au 15 décembre, il y eu avait deux avec 10 œufs, deux avec 
9, deux avec 8, trois avec 7, «ne avec C, six avec 5, deux avec /J» quatre 
avec 5, quatre avec 2, et uue avec un seul, 



— 349 — 

capsule. Celle-ci offre à sa périphérie une marge mince, 
circulaire, large d'environ trois quarts de millimètre (35). 
Au moment de la ponte, les capsules ont une couleur un 
peu laiteuse; elles ne deviennent ambre'es qu'au bout 
d'une demi-heure. 

L'enveloppe ge'nérale, vue au microscope, paraît cou- 
verte d'une multitude de petits tubercules , à peu près 
arrondis, rapprochés, transpai^ents (36)^ qu'or? serait 
tenté de prendre, au premier abord, pour des grains 
calcaires; mais ils ne font pas effervescence avec Tacide 
azotique. 

\uenvrhppe des œufs est membraneuse, nés mince et 
hyaline. 

Elle entoure un albumen abondant, i uic et le'gère- 
ment ambré. 

Le çitellus se voit à peine à Toeil nu (37)* :1 est arrondi, 
un peu déprimé, légèrement opaque, d un gris presque 
jaunâtre , un peu laiteux , avec une tache plus claire, 
tantôt vers le bord, tantôt vers le centre. On n'y remar- 
que pas de membrane vitelline. Examiné à un très fort 
grossissement, ce corps ressemble à une masse visqueuse 
contenant des granules nombreux et serrés. En Técrasant 
entre deux lames de verre, on fait sortir de son intérieur 
une vésicule sphérique, transparente, formée d'une mem- 
brane extrêmement fine et remplie d'une humeur très 
limpide. C'est cette vésicule qui produit la tache claire 
dont il vient d'être question. 

4° Embryogénie. Immédiatement après la ponte com- 
mencent les diverses phases du travail etnbryogénique. 

(35) Les figures des capsules publiées par Bouchard-Chanteieau {^nn. 
Soc Linn. Bord., 5, 1832, décembre, N° 30) sont un peu trop symé- 
trisées. 

(36) Ils ont un deux cent cinquantième de millimètre de diamètre; 
il y en a de plus gros (ll50), et de plus petits Cli500 et même li350). 

(37) Il oflVe environ un ilixième de millimètre de diamètre. 



— 350 — 

Au bout de quelques heures (38), l;i sphère viteïline 
jDerd sa forme globuleuse. Une parlie de sa sui-face se 
boursouffle , sV'tend et produit un gros mamelon obtus. 
Ce mamelon augmente y.eu. à peu de volume, et le globe 
qui revêt d'abord la figure d'une gourde, ne tarde pas à 
se transformer en deux sphères accole'es, pr-esque inde'- 
pendantes Tune de Tautre, car elles ne se touchent que 
par un point de leur pe'riphérie. Chacune de ces sphères 
estjdus pelite que la sphère primitive; mais lui ressemble 
d'ailleurs par sa forme, par ses granules et par sa vésicule 
intérieure. 

Quand la sphère mère ou primitive commence à s'al- 
longer , elle paraît bordée d'une marge claire i)lus ou 
moins distincte, qu'on pourrait prendre pour une mem- 
brane vitelIine. Cette apparence est due à ce que un cer- 
tain nombre de granules du preuiier corps abandonnent 
sa périphérie pour se porter vers le centre et vers le 
mamelon qui se forme, et laissent presque à nu la matière 
visqueuse dans laquelle ils sont placés. 

C'est là le premier degré du phénomène appelé frac- 
tiounenient du çitellus. Celte phase organique l'cssemble 
plutôt à une germination qu'à une divisioti\ car le corps 
vilellaire ne se partage pas-, il y a développement mani- 
feste d'un côté et grossissement dans l'ensemble. Le 
volume des deux globes est plus fort que celui de la sphère 
primitive. 

Les sphères se dilatent un peu et se rapprochent l'une 
de l'autre, comme poussées par une force intérieure. 
Bientôt, au lieu de se toucher par un seul point, elles se 
pressent et s'appliquent par une face presque égale à leur 
diamètre. Une ligne un peu transparente indique assez 
nettement la limite des deux globes. 



(38) Ces observations ont é!é faites, en grande partie, pendant les mois 
<;3e nWtiri'Ct de mars. 



— 351 — 

L'union devient de plus eu plus intime. Les deux 
sphères finissent pai' se confondre en une seule, plus 
grosse, mais moins globuleuse que la sphère primilive. 
On distingue toujours, ce|)endai)t, la ligne claire dont il 
vient d'être question, ainsi que deux petites écliancrures, 
re'pondant chacune à une des extrémités du cette ligue. 

On voit surgir, plus tard, sur la ligne claire, deux 
petites ampoules transparentes, qui ressemblent d'abord 
à deux hernies produites par une faible quantité de ma- 
tière granuleuse. Ces deux ampoules sont placées Tune 
devant l'autre, le long de la ligne transparente , et par 
conséquent dans une direction qui coupe à angle droit 
celle des deux sphères accolées. 

Le second jour, le corps vitellaire paraît un peu plus 
didyme. Bientôt chaque lobe devient à son tour bilobé. 
Dans cette transformation, il y a scission manifeste, et le 
nom de fragmcntalion lui est parfaitement applicable; 
mais la division est toujours accompagnée de développe- 
ment, et celui-ci s'effectue aux dépens de la matière albu- 
mineuse. On voit naître d'abord de deux points de la 
périphérie , un rudiment de ligne claire, qui coupe la 
première ligne à angle droit. Le vilellus grossit, et prend 
bientôt Taspect d'un corps quadrilobé. 

Le troisième jour, deux ampoules granuleuses se déve- 
loppent sur les nouvelles lignes de démarcation ; elles 
grossissent peu à peu et (înissentpar se joindre aux deux 
ampoules dont j'ai déjà parlé. 11 résulte de leur ensemble 
un autre corps quadrilobé, appliqué contre la masse vi- 
tellaire , à peu près de même forme, mais plus petit et 
plus clair, dont les lobes alternent assez régulièrement 
avec les quatre lobes primitifs. Le vitellus est donc formé, 
à cette époque, de huit sphères (39), disposées sur deux 
plans, avec une sorte d'alternance 

(39) Qnalie sphères opaques «-t quatre transparentes. 



— 352 — 

Ces deux sortes de sphères continuent à se 

fractionner et se changent graduellement en ve'ritables 
cellules. 

A cette ëpoque , une des vésicules du corps opaque, 
qui se fait remarquer par un peu de transparence , se 
de'tache petit à petit et va se perdre au milieu du liquide 
qui entoure la masse vitellaire. Ce départ détermine une 
scissure, d'abord petite (fente inameloimaire). Cette 
scissure s'agrandit et divise en deux lobes Tensemble des 
cellules opaques. 

Bientôt les cellules transparentes s'étendent de tous les 
côtés, débordent la masse des cellules opaques et finissent 
par les envelopper. C'est alors seulement qu'on peut, 
avec Vogt, les désigner sous le nom de périphériciues, et 

nommer centrales les cellules enveloppées 

Vers le sixième jour (40), l'embrjon se met 

à tourner lentement sur lui-même de gauche à droite -, il 
fait d'abord un tour par minute et demie. 

Le septième jour, la coquille commence à s'organiser. 
Le huitième jour, le lét se détache un peu mieux. 
L'albumen devient trouble. 

Le neuvième jour, l'humeur albumineuse semble s'é- 
paissir. Le chaperon se dessine. 

Le onzième jour, on distingue parfaitement les yeux \ 
les tentacules bourgeonnent. L'embryon paraît pourvu 
d'une coquille tordue en spirale (Bouchard), semblable à 
celle des Natices. Cette coquille ne recouvre encore que 
la partie postérieure de l'animal. Le cou et la tête restent 
nus. Il en est de même du bord antérieur du manteau, 
qui rappelle la demi-cuirasse des Vitrines. 

Le douzième jour, le sommet de la coquille est devenu 

(40) Tous les détails cmbiyogéniques qui suivent sont un extiait, 
peut-ctre trop succinct, d'un grand nombre d'observations faites pendant 
deux ans. 



tiioins marginal-, mais il paraît loujours situé du coté 
droit. Il n'y a plus de demi-cuirasse antérieure, le man- 
teau est réduit, en avant, à une sorie de collier très mince, 
analogue à celui des Linuiéens. Les tentacules commen- 
cent à dépasser le chaperon. 

Le treizième jour, la coquille s'avance vers le mufle • 
elle est très distinctement striée ou canelée. Les i-ayons 
partent du sommet et se dirigent vers les bords, en s'élar- 
gissant. Ces Lords sont entiers. L'extrémité de la tête .-e 
trouve encore à uu. La Louche [)roduit des mouvements 
de déglutition. 

Le quatorzième jour, la coquille a revêtu sa forme 
normale. La spire a presque disparu. Le sonnnet est 
obtus et postérieur. L'animal peut s'aLriter entièrement 
sous son tét. 

Le mouvement viLratile de Tépithelium tentaculaîre 
est très marqué. 

Le quinzième jour, la matière albumineuse est ab- 
sorbée. L'animal déchire ses enveloppes et rauqie bientôt 

sur les bords du bocal 

Lorsque les petits sont au moment d'éclore, ils parais- 
sent, assez généralement, disposés avec symétrie et 
forment quelquefois dans la capsule une sorte de petite 
étoile. 

L'éclosion varie suivant la température. Dans certains 
cas, elle n'a lieu qu'après le vingt-quatrième, le vingt- 
cinquième, le vingt-sixième, et même le vingt-septième 
jour. 

Les œufs d'une même capsule se développent, tantôt 
d'une manière uniforme, tantôt irrégulièrement. Ainsi, 
dans trois capsules de sept œufs, de six et de cinq, pon- 
dues le mois de septembre dernier, j'ai vu les petits sortir 
-en même temps \ taudis que, d'autres fois, j'avais trouv<5 

23 



— 35 i — 

la moitit^, les deux tiers des embryons, plus avancés que 
leurs frères (41). 

Au sortir de Tœuf, les jeunes animaux (12) sont clairs 
et presque diaphanes. Le foie paraît d'un jaunâtre sale peu 
foncé. Le chaperon est revêtu de paj)illes extrêmement 
courtes. Le IMolIusque porte sa tête et son corps à droite, 
ù gauche, et semble dans un mouvement continuel. En 
renversant Tanimal, ou dislingue facilement, dans Teau, 
du côté du lobe auriculaire, eu avant, un mouvement 
particulier produit par la respiration-, celie-ci est uni- 
quement branchiale, à celte épocjue , conime celle des 
Limvccs. 

La coquifle ])araît assez transparente -, on y observe des 
côtes longitudinales flexueuses très marquées. Ces côtes 
ont un diamètre inégal-, il y en a de grosses et de grêles, 
les premières sé[)arées par deux ou trois des secondes. Les 
grosses côtes, j)lus serrées en arrière, présentent vers le 
sommet des traces manifestes de spiralité. 6ur les bords 
de la coquille, ces mêmes côtes font plus de saillie que les 
petites, et déterminent une dentelure, à peu près comme 
dans certaines espèces de Patelles. 

10° Réflexions taxonomiques. 

De tout ce qui précède, on doit conclure que Xj4ncyle 
fluviatile se rapproche des Lîmnécs (43), par la brièveté 

(41) Dans une capsule de sept ceaf!), trois fretiis étaient deux fois plus 
gros que les cultes. Dans une de huit, il y en avait cinq dans le même 
cas; dans uue autre de six, il s'en trouvait quatre. 

[l\1) Ils présentent alors un millimètre et quart de grand diamètre, et 
neuf dixièmes de millimètre de diamètre transversal. 

(43) On a vu, plu» haut, qiis Draparnaud plaçait l'/iwfy/c entre les 
cernes Planorbis et Limnœa. — Uosc prétend que ce Mollusque s'ap- 
proche beaucoup du Planorbe {Dict. d'Iiisl. nat., 1, 1816, pay. 496). — 
Beikeley le croit allie de très près aux Physes (Zool. Jourm, 3, 1831, 
pag. 335). — Tréviranus le dit intermédiaire entre le Plenrobranche et les 



«t la largeur du mufle, par lu iurme du chapero», par 
raplalissement des tentacules, parla situation des yeux, 
par la pre'sence de trois mâchoires, par sou estomac mul- 
tiple, par sa poche pulmobranclie, par sou lobe auri- 
forme , par son appareil génital androgyne à orifices 
e'cartés, par renfoncement dans les chairs d'une portion 
du canal défe'rent et un peu par ses allures (44). Mais 
qu'elle eu diffère par sas papilles maxillaires, parla gran- 
deur et la structure de sa langue, par son appendice fla- 
gelliforme et par son mode d'accouplement (45). 

La structure de la langue, la forme gëne'rale du corps, 
celle de la coquille, Fadliérence aux corps solides, la len- 
teur des mouvements, la brièveté des tentacules, et, 
jusqu'à un certain point, les habitudes, établissent des 
rapports etitre VAncylc et les Patelles, rapports déjà si- 
gnalés par Tréviranus \ mais notre Mollusque ne pré- 
sente pas d'organe respiratoire uniquement branchial , 
extérieur, frangé, bordant tout l'animal ou la plus grande 
partie de son corps. La situation des yeux , celle de 
l'ouverture anale, celle de l'orifice femelle, la structure 
du collier nerveux et la complication de l'appareil gé- 
nital (46), annoncent des différences trop notables, pour 
(|u'il soit permis de regarder Vyàncyle comme une 
Patelle en miniature , ainsi que l'ont fait plusieurs 
auleurs. 



Liiiinvcs {Tissent. Zcilseltr. fur I^hysioL, 4, pag. 192 . — Gray le considèu; 
coniuie un Limnèe avec un corps conique iri's couit (Turlon, Man, Slieils, 
2" éd., dS40, pag. 29S). — Agassis le regarde aussi comme un Limitée 
dont la coquille 7t'csl pas enroulée {4ct. Hcivit., 18/il, pag. 192). 

{kh) Sa coquille rappelle celle d'une variété de Limnœa aurlcularia, 
dans laquelle le développement et l'évasenient du derniei- tour sont tout 
à fait hors de proportion avec la spire devenue presque rudimentaire. 

(/i5) Déjà, chez les Limnèens, il exiate deux sortes d'accouplemenis, 
l'union double avec le môme individu [Planorbe) et l'union double avec 
deux [Linmée). 

(46) Les Pfl/c//fî sont unisexuét's (Milue Edwards, Lebeitet IJoLin . 



— 356 — 

L'afïinitë de notre Gastéropode avec les Ilaliotidesj 
les PhylUdies elles Paludines ou les JJithinies (47) paraît 
encore plus faible. 

Linné plaçait VyJncyle parmi les Patelles. Son exem[)le 
a été suivi par Da Costa (^1778), par Gmelin (1788), par 
Bruguière (1789), par Poiret( 1801), par IMonlagu (1803), 
par Turton (1819), et par Dillwyn (1823) 

Le genre Ancyle (48) a été créé par Geoffroy (17G7), 
et adopté successivement par IVJïilier (1774), par Dra- 
parnaud (1801), par Férussac père (1807), par Lamarck 
(1822), et par presque tous les conchyliologistes de nos 
jours 

Denis de Montfort et Olicn ont réuni Vr/ncyle> le 
premier (1803) à'son genre Ilclcioiij le second (1816) à 
son genre Bidinus. 

Ce Mollusque a été placé par Duméril (1806) dans la 
famille des IJcrinohranclies, par Lamarck (1822) dans 
celle des Calyi'traciens (49), par Férussac (1822) dans 
celle des Limnccns, par Biainville (1825) dans celle des 
Olidés (50), et plus tard (1827) dans celle des Suhaphy- 
sieîiSy par Lalreille (1825) dans celle des Limnocochlides, 
par Risso (1826) dans celle des ^Juricidides, par Eang 
(1829) dans celle des Sémiphyl(idie?is, par Turton (1831) 
dans celle des PatcUides, et par Gray (1810) dans celle 
des Lîimiœades. 

(47) Les Bitlunlcs, ainsi qu'on a pu lo voir plus haut, possèdent aussi 
un appendice flagelliforme, 

(AS) Ce mot vient du grec A'-yx-ùxo; , convexe (Geoffroy).^ Les deux 
étymologies données par Gray sont inexactes [so cal tcd front thc close con- 
ncclion by vvliich ihe circumforence of llto sliell is fixcd to lis allachmcnt ; or 
pcrhaps from llie conical point rcsscmbling tlie handle of a cover [Turton, 
Man., éd. 2, pag. 247). 

(A9) Avec doute et provisoirement « Le rang de ce genre est fort diffi- 
cile à assigner dans l'ordte des rapports. » {Lam, Anim. sans vert., t. 2, 
2,1822, pag. 26.) 

(60) « Nous ne !es rapprochons des Hal'wtidcs, que par la similitude do 
la position des branchies • (Btnlnv. Man. Malac, 1825, pag. 504). 



— 357 — 

Quelques auteurs ont cru devoir établir, pour les An- 
cyleSj une famille sépare'e. Cette famille a ^té designe'e 
par Menke (1830) sous le nom d'Ancylés f^ncyleaj, par 
Fitzinger (1833) sous celui (TAncyloïdés (Ancyloidea)j 
et par Mauduyt (1839) sous celui à'Ancylicns. 

Les Ancyles n'ont cessé d'élre Lallotées d'un ordre 
dans un autre. On les a classe'es, tantôt parmi les Inféro- 
branches ou Hypohranches^ les P ectinihranches , les Scu- 
libmnches, les Cyclohranches et les Monoplcurohranches ; 
tantôt parmi les Puhnonés ou Pidmohranches. 

L'étude de l'organisation et des fonctions de ces Mol- 
lusques fait voir c|ui]s appartiennent à la famille des 
Limuéens, mais comme cette famille jouit delà fliculté de 
respirer dans Fair et dans Teau, elle doit constituer un 
ordre séparé, que je désignerai sous le nom de Gastéro- 
podes amphibies (51). Cet ordre formera le passage entre 
les Gastéropodes puhnonés et les Gastéropodes bran- 
chifères. 

Toulouse, le 1 5 mai 1 85 1 . 

(51) On pourrait lui conserver le nom de Pidmobranclies^ appliqué très 
mal à propos, par quelques auteurs, aux Gastéropodes piilmoiics. 



Essai d'une classincation naturelle des Clausilies, 
par M. Jean de Charpentier. 



Ayant rangé dans Tordre qui nous a paru être le plus 
naturel les espèces de notre collection de Mollusques 
terrestres et d'eau douce, nous nous proposons d'en pu- 



— 358 — 

Llier le catalogue aussitôt qu'il sera terminé. En atlencinnï 
cette publication, M. Petit de la Saussaye, ayant peiisi: 
qu'il pourrait être agréable aux amateurs d'avoir déjà sous 
la main la classilication des Clausilies, établie d'après leur 
affinité naturelle, nous a engagé à extraire de notre ma- 
nuscrit la liste des espèces de ce genre iutéress mt , pour 
1 insérer dans son excellent Journal de conchyliologie. 
Dans ce but, et pour rendre ce petit travail plus complet, 
nous y avons ajouté, en les marquant d'une -j-, les espèces 
(|ui manquent à noire collection, mais dont il y a de 
bonnes figures et également de bonnes diagnoses, les- 
(juelles nous ont permis de les reconnaître suffisamment 
pour leur assigner la place qu'elles doivent avoir, d'après 
notre manière de voir. 

M. Rossmaessler, dans son ïconograpbie (Fasc. i. 
p. 76), ouvrage vraiment indispensable pour l'étude des 
Mollusques de l'Europe et des pays littoraux delà Médi- 
terranée, et, après lui, Kî. Louis PfeifTer, dans sa Mono- 
graphie classique des Hélicées, ont fait voir l'insuffisaiice 
des classifications usitées jusqu'alors pour les Clausilies, 
et généralement basées sur des caractères tirés presque 
uniquement de la configuration de la surllice du test. 
Ces savants ont démontré que ce n'est point le test, mais 
que ce sont les plis ou lauîelles de l'intérieur de l'ouver- 
ture qui sont le plus propres à fournir le meilleur crité- 
rium à une classification rationelle, c'est-à-dire à une 
classification qui réunit le mieux les espèces qui ont le 
plus de rapports naturels entre elles, et qui en même 
temps n'oblige pas de rompre et de séparer trop souvent, 
«juelquefois même dune n^.anière bien choquante, les 
diverses faunes. 

Cependant, pour obtenir celte réunion naturelle des 
espèces, il ne faut pas non plus s'attacher trop exclusive- 
ment et trop minutieusement aux caractères tirés unique- 
ment des plis apcrtnraux , car cette voie conduirait d«- 



— 359 — 

rechef à une classification artificielle. Pour (iviter cet 
ëcueil, il faut donc aussi avoir égard, mais d'une manière 
plus secondaire, aux caractères fournis par les autres 
parties de la coquille, telles que le test, la spire, la suture, 
la nuque, l'ouverture, le péristome, etc. 

C'est en suivant cette manière de voir que nous avons 
range notre collection et rédigé le présent catalogue. 

Nous y avons cité les figures qui se trouvent dans les 
ouvrages de notre bibliothèque, ayant laissé de côté toutes 
celles que nous n'avons pas vues, ainsi que celles qui nous 
ont paru être seulement des copies dont nous avions déjà 
cité les figures originales. 

Quant aux synonymes, nous n'avons rapporté que ceux 
qui ont été, ou qui sont encore plus ou moins usités , et 
ceux qui correspondent à une figure publiée. 

Quant aux variétés, nous nous sommes borné à celles 
qui nous paraissent mériter d'être signalées , et à celles 
qui ont reçu des noms particuliers, ayant été envisagées 
par des conchyliologisles comme étant des espèces. 

Nous avons accompagné dune diagnose la plupart des 
espères non décrites, nous étant servi de la terminologie 
établie en 1836 par M. Rossmaesslcr (Iconogr. m. p. 8) 
pour désigner les divers plis aperturaux, et ayant cons- 
tamment cherché à nous rapprocher, autant qu'il nous a 
été possible, de la précision et de la clarté qui distinguent 
si éminemment les diagnoses de M. Louis Pfeiffer. 

M. Schmidt d'Aschersleben, déjà connu avantageuse- 
ment par ses recherches conchyliologiques, et particuliè- 
rement par son travail sur les dards des Hélices (Zeilschr. 
fur Malakozool. 1850, pag. 1), vient de publier dans le 
même journal (1851, p. 184) un mémoire sur les plis 
aperturaux des Clausilies, et d'en démontrer les avanîages 
sur les autres parties de la coquille dans la classification 
de ce genre de Mollusques. C'est dans ce mémoire que 
M. Schmidt appelle l'attention sur une lamelle qui, quoi- 



que conniui depuis longtemps , n'a cependant pas été' 
jusqu'à pix'seut prise en considération, sous le rapport du 
secours qu'on peut en tirer pour la classification, et, dans 
(juelqueg cas même, pour la détermination des espèces. 
Etant place'e sur ravant-dernier tour, près derextrémitd 
posle'rieure de la lamelle aperturale supérieure, et s'éle- 
vant en spirale jusqu'au point d'attache de l'osselet 
(ClausiUwnJ ^ elle fait évidemment j^artie de l'appareil 
claustraire, empêchant l'osselet, lorsqu'il est ouvert, de se 
déplacer eu glissant à gauche (Kûsler, Monogr. p. 41). 
Cette lamelle, à laquelle M. Schmidt a donné le nom de 
IcnncUa spiralisj se trouve dans la plupart des Clausilies. 
Dans les unes, elle est attenante à l'extrémilé postérieure 
Ag la lamelle supérieure, et en forme en quelque sorte le 
prolongement (îam. sp. conjnncta) \ dans d'autres » et 
c'est le plus grand nomhre, elle en est séparée^ étant plus 
rapprochée delà suture (Iam. sp. disjuncta)\ dans d'autres 
enfin, elle manque entièrement. 

Nous devons encore faire observer que le signe ! placé 
après un nom de lieu, indique que nous y avons trouvé 
nous-même l'espèce dont il s'agit. 

Le nom de la personne de laquelle nous avons reçu 
une espèce, et qui ordinairement nous en a indiqué la 
localité, est placé entre parenthèses. 

Le numéro posé devant les noms d espèces , est un 
numéro courant, auquel se rapporte la table alphabétique 
des noms (1). 

(1; La jMisonne dont nous avons le^u le plus di; Clausilies esï 
M. Louis l'ancy.ss, niartliand naluialislcà Vienne, Leopoldsladt, IS" 214- 
C'est sans contredit lui qui a le plus conliibiié à répandre dans les collcc- 
lions les espèces de ce genre. 11 en a lui-même distingué un grand 
iiondjie de tiès bonnes. Mais il est laclieux, qu'entraîné ])ar la facilité 
qu'il a de saisir les moindres dillVuences^ il se soit laissé trop souvent aller 
à en établir de fort mauvaises, qui quelquel'ois méritent à pi sue le nom 
de variété. Quant à ses prix et an choix des échantillons, nous avons tou- 
jouiseii lien d'en être tn s satisfait. M. Parreyss, étant en possession de 1» 
colleLlion de feu M. de Ziegler, il est tn's à même de connaître les espèces- 
étabii(-s par ce conehvliologislo. 



— 361 — 

CLAUSILIA, Draparnaud. 
Sect. 1. 

Specîes dexlrorsœ. Lunella nulla ; plicse palatales 
plures: lamella spiralis disjnncta ; anfractus ultitmis basi 
î'otundatus -, testa plus minusve plicata , tenuiuscula y 
livida-, peristoma continuum, leviter soluluiu. — Habi- 
tant in regionibns montanis Transylvaniaî. 

1. BIELZII. — Parreyss. Kûster Monogr. T. ir. f. 29-32. 
Pfeiffer in Zeilschr. 1848. p. 121. — Transylvania 

(Parreyss). 

Obs. Tcstœ forma, lameHarum parieialinm situ et luneHae defecin, 
Baleœ lividœ per.Mmilis ettraiiMium qîiasi inter hoc genus ei Ciausi- 
lias formare videlur. Clausilium perfectiim, apice siiiualo-excisum, in 
fundo palati iniercium distincte conspicilur. 

2. LISCHKEANA. — Parreyss in sched. ■ — Transyl- 
VAWiA (Parr.). (Pi. 11, fig. 1.) 

ys. Minor. Alt. 14; diam. 3 mill. — Transylvania (Parr.). 

Testa dextrorsa, r'wiata, fns-iformu, leviter pUcalo-strîata, 
solklnla, nilidiusciUa, obscure violascenli-bnuiea; spiiaregu- 
lariier attenuata, apoilicniis a peniUlimo anfraclu fere redis; 
arifr. convexiiiscidi, idtimus anlice albidus,rugosus, ad l'imani 
(wgustum Icvitcr cjibbosus ; sutura alùo-filosa, passimpapillis 
si) iœfoimilnis parce iiislrucla; aperiura rliomboideo-ovalis ; 
lamcllce mcdiocres, fere cequales, poslice coniventes; plicœ 
palatales 3 [lerlia brevis, latiuscula); subcolumeUaris breviler 
emersa^ lunella jnilla; clausilium in fundo faucis cojispicuum ; 
peristoma continuum, nndiqiie solulum^ expansum, inliis albo 
vel fuscnlo labiatum. Ail. 16-18; diam. 3 1/2-4; apert. ait. 
4, lai. 3 milL 

Obs. Differt a précédente: forma graciliore, colore, sculptura 
subiillore et plicanim palalalium numéro. 

3. PRUINOSA — Parreyss in sciied. — Transylvania 
fParr.). 



— 36-2 — 

Obs. Praecedentl pcralTinis; modo differt: icsia raagis contracta, 
plicis minus elevalis, peristomate simplici nec labialo, et numéro 
plicarum palaialiuui, quarum '2 nec 4 adsunf. 

Sect. 2. 

Species sinistrorsœ. Lunclla nulla ; plica palatalis unica, 
superaj lunella spiralis continua*, anfractus ultimus pro- 
tractus, hasi rotundatus; testa costata vel striata-, peris- 
toma continuum, reilexum. — In ins. Portorico et in 
America centrali inveniunlur. 

4. TRIDENS (Turbo). — Cheninilz. f. 957. Pfr. N» 1.— 
costnlaïa. Lamk. Kûst. T. 1. f. 1. 2 Rossmaessler. f. 718. 
Ilclix b'icanaliculata. Feruss T. 16(j f. 1. — 1ns. Por- 
torico. 

5. t EPISTOMÏUM. '-«- Kiis!. ï. 1. C 5-8. Pf. No 2. — 
Wov.-GRANADAterl. Pfr. in Malac. Zeiis. 1852, p:ig. 80. 

Sect. 3. 

Lunella nulla, rarissime obsolela j plicse palatales 
plures-, lamella spir.ilis plerunupie disjuncta; anfractus 
ultimus appressus, Lasi rotundatus; testa lœvigata, plus 
minusve solida, lutescens vel rulo-cornea-, peristoma 
continuum, solulum. — Asia3 nicridionalis, ins. Pliilip- 
pinarum et Javœ incolse. 

G. VALIDA. — Pfr. in Zeilscli. 1849. p. 106. — China 
(ShuttleNvorih;. 

7. t- JUINGIIUINII. — Philippi in Riist. p. 23. T. 2. f. 
5-7. Pfr. ryo20. — Java. 

8. t- MOKITZII. — Mousson Gonch. Javan T. 4. f. 8. 
•— Java. 

9. GOKllCllNA. —Y. d. Busch Kiist. T. 2. f. 24 25. 
Pfr. ÎS'o 17. —Java. (Albers). 



■'' "1 — 3g;{ — 

10. JAYaINA. — l'fr. ;I^o22. Kïist. T. 2. f. 26-28. — 
Java (Albers). 

11. HELDIÏ. — Kiist. T. 2. f. 29-31. — Javana var. 
« Aperturae margine columellnri stricto. » Pfr. I. c. 

/3. Baronensis. — Mouss. Conch. Jav. T. 4. f. 7. — 
1ns. Nusa. — Baron prope Javam (Mouss.). 

12. COCÎlINCIimENSlS. — Pfr. N» 66. Kust. T. 1. f. 
23. 24 — CocumcHiNA (Colombo). 

13. t- PHILlPPiANA. — Pfr. No 68. Kiist. T. 11. f. 7-9. 

— Imperium birmanum. 

14. t- LOXOSTO\JA. — Beiison. Pfr. N» 19. — Benga- 
lensis. V. d. Busch. Kûst. T. 2. f. 11-13. 

15. t- CORNEA — Philippi in Kiist. T. 2. f. 1-4. Pfr. 
N"21. —Java. 

16. t- ORIENTALIS. — V. d. Busch. Kûst. T. 2. f. 17- 
19. Pfr. No 44. — Java. 

17. CUMINGIANA. — Pfr. N" 23. Kûst. T. 11. f. 17-19. 
(Lunella obsoleta adest.) — Ins. PiiiLippiANiE (Guming). 

18. CYLINDRICA. - Gr.iy. Kûst. T. 11. f. 12-16. Pfr. 
N" 82. — elegans. Hultson teste Pfr. in Zeilsch. 1849. p. 93 

— HVMALAYA (SluUllevV.). 

Sect. 4. 

Lunella nulla-, plicse palatales plerumque 4; lamella 
spiralis disjoncta-, anfractus ultimus ad rimam leviter 
compressus, ideo ad Lasin paulo gibbus ; testa la3vigata, 
nitidula, diapliana, cornea -, peristoma plerumque conti- 
nuuni, appressum, reflexiusculum. Plurimse habitant in 
Europœ lueridionalis parte occidentali , nonnullse in 
Corsica, Sardinia et in Tenerifia, perpaucae in Germania 
boreali et Anglia. 



— 3G4 — 

19. SAM3U1I. — KïHt. T. 2. f. 20-23. P(V. IN'o 3. _ 
lionorificn. Parr. in scIipcJ. — Dalmatia (Parreyss). 

20. PLUMBEA. — Rossm. f. 6l7 Kûst. T. 11. f. 33 36. 
Pfr. No 10. — Transylvania (Pai r.). 

Obs. a praecedpiite salis diflei t : slaiura minore, testa graciliore, 
livida, interdîim pruinosa ; sutura caudido-filosa , et piica palaiali 
tertia brevi, cum sccunda confluenle. Specimioa minora simiila sunt 
Cl. albocinctœ, sed luneila déficiente stalim agnoscunlur. 

21. STRAMIMCOIXIS. — Parreyss in sched. — Tran- 
sylvania (Parreyss). (PI. II, fig. 2.) 

Te&la rimaia, fiisifurmis, suOlœvigala, supenie obsole pli- 
cata, solidula, nhid'msciila, satiirate livida; spira supcrne 
ùrei'ilcr altenitata, obtusiuscula; avfraclus 10 convexiuscnli, 
ultimus aiitice stramiiieus, rugoso pUcalus, basi roiiindalus ; 
sutura candido-filosa ; apertura ovalts ; tamclla supera parva 
infcrior valida, stricliuscula; jjlicœ palatales 2 fere in tiicdio 
paridis ; laiiiella spiralis di><jnncla, valde diatans ; iunella 
niiUa ; pcrisionta coiitinuum, solmum, expannmi ïntus albo- 
mblubialum. AU. 19; uiam. 4 1/2; apert ait. 5, lat. 4 niill. 

22. CAÎNESCENS. — Parreyss in sched. — Transvlvania 

(Parr.). 

Ors. Differt a praecedente , cui habitu persimilis : testa contrac- 
tiore, sublurrito-fusiformi, omnino lœvigata, pruinosa; plicis palala- 
libus nullis. Alt. 13; diam. k mil!. 

23. GLORIFICA. — Parreyss in sched. — Transylvania 
(Parr.). 

0ns. A duabus praecedentibus facile distinguitur : testa lolaplicata, 
plicis distantibus, parum elevaiis; plicis palaialibus 3, profundis, su« 
pera dislincta, ceteris obsoleiis. Alf. 13; diara. 6 mill. 

24. MACEDOKICA. — Rossm. f. 624. Kûsl. T. 11. f. 
37-41. Pfr. ISo 9. — Macedoinia (Parreyss). 

25. MARGINATA. — Ziegler. Rossm. f. 107. f. 626. 
Kûsl. T. 12. f. 45-48. Pfr. IN» 8. ~ Mehadia banatus 

(Parreyss). 



— 365 — 

/3. Minor. AU. !5; diam. 4 1|3 mill. — bilabiala. Fii- 
valdsky nec Wagner (leste Pfr. 1. c.) — Transylvania. 

2G. REGALIS. — Pair. Kiht. T. 11. f. 42-45. - Tran- 
sylvania (Parreyss). 

26 a. PAP.REYSSI. — Ziegl. Rssm. f. 628. Kiist. T. 12 
f. 49-52. Pfr. No 7. — Mont. Carpatiii (Parreyss). 

Obs. a praeccdente diflert: statura pleiumque majore; fauce sii- 
perne ad marginem exteriorem callo albo incrassata. 

27. BIDENS (Hélix). — MûlI. Drap. C. Pfeiifer. — Turùo 
laminatus, Monlagu. — Pfr. K" 4. 

ce, Normcdis. — Drap. T. 4. f. 5-7. C. Pfeiff. T. 3. f. 
25. Rossm. f. 461. — ÎJelv.î Sabaud.! Styria! 

iS. Minor, testa paulo tenuiore. Rossm. f. 462. — Stijriaca 
Parr. — Siyria (Parr.). Âscou di Roma (Orsini). 

•y. Major, lesta plerumque soliJiore. Cliemniiz. f. 060. 
N° 1. Rossm. f. 463. — grossa, Ziegier. — Ebensee Ausiriœ! 
Carniolia (Schmidi); Florentia! Ascoli di Roma (Orsini). 

è. « Saturate rufa vfl rubicunda, gracilis. n Pfr. 1. c. 
Rssm. f. 465. — (jranalina,Z\eg\. — Ileîv..' Lombardia! 
Sabaud.! Cauniol. (Schmidi). 

i. « Gracilior, sutura albo-subfiiosa, prist. sœpe vix con- 
nexo. J Pfr. 1. c. Mssm. f. 464. — imgulata, Ziegl — Carn. 
(Schmidi) Carinthia (Parreyss). 

w. Testa lenerrima, pallide ccrnea. A!t. 16; diam. 3 li2 
mill. — Pokroi Lithuani^e (Dubois). 

|. Albina, virenti-hyalitia (ad forsnam lypicam) vel rubes- 
centi-liyalina (ad var. (^. pertinens). Rex Helvetiœ occident ! 
iSabaudia ! 

3-. Albina , suiura alba, anfraciibus medio fascia candia 
cinctis. — Bex ! 

28. FIMBRIATA. — Miihlfeldt. Rssm. f. 106. lîarlm. 
Gaster. T. 51. f. 1-3. Kiisi. T. 12. f. 31-39. Pfr. N«5. — 
Carniolia (Schmidi); Carinthia (Lacheiner). 



~ 366 — 

yS. € Saluratius virenii-luiea, coUo palaiali exlus auran- 
liaco. « Pfr. 1. c. — saturata , Zif gler. — Carniolu 
(Schmidl). 

•y. Albina, virenti-hyalina — virens, Mûhlï. — Cauniolia 
(Schmidl). 

Obs. Praecedenli persimilis , modo diflerens : colore stramineo, 
callo palatali crasse, candido, margini paralello, et plica palaiali sœpe 
obsolela. 

29. CERATA. — Rossm. f 258 — dctrita, Ziegl. — 
fwibriata, v. S. Pfr. 1. c. — Rucgovina (Partsch). 

ys. Minor, tenuior, callo parietali obsoleto. AU. 12; diam. 
3 mill. — olivacea, Parr. in sched — Albania (Parreyss). 

30. COMMUTATA. — Rossm. f. 269. Kust. T. 12. f 40- 
44. Pfr. Ko 11. — Carniolia (Kûsler). 

/3. Minor. Alt. 10; diam. 2 li2 mill. — mwxa, Zieg. 
(test. spec. a Parr. miss.). — Garniolia (Schmidl). 

-y. Testa teuuiore, plicis palatalibus infunis validioribus. 

— umbrosa, Kûsi. in sched. — Istria (Kiister). 

31. SUCCirSEATA. — Ziegl. Rssm. f. 193. Pfr. No 15. 

— Carniolia (Sclmiidi); Klagenfurt (Parreyss). 

32. CAPILLACEA. — Rossm. f. 194. Pir. N° 32. — 
Dalmatia (Kiister). 

33. CURTA. — Rossm. f. 268. Pfr. No 13 _ Laibach 
Carnioli^ (Schmidt). 

34. COMENSIS. — Shiitlleworlh. Pfr. in Z^-itschr. f. 
mal. 1849 p. 108. — blarula, Villa Cat. Moll. délia Lom- 
bard, p. 7. nec Ziegl.— Cl r.NoBBio, Woltrasio provinc. 
vomens. (Shuitleworih). 

Obs. Clans, splmdenti Charp. N» 122 babilu haud insimills, 
sed salis d ITerl : te-la minus niienti, ultimo anfractu rotundalo, basi 
levitei- gibbo nec subcrisiaio-comprcsso, plica palatali inffraeaiersa, 
callo palaiali profundo, quo alleia species piane desliluta est. 



— 3()7 — 

35. ORTIIOSTOMA. — Menke. Pfr. NM4. — tœniula, 
ZiPgl. r»ssm. 1". 192. — Bercktesgaden Bavariœ (Rolli) ; 
Wurtemberg! (Kurr); Moravia (Parreyss;. 

/3. Gracilior. — fiUforni'ts, Parreyss. — Banatus (Parr.). 

30. DIODON. — Sluder. Rssm. 189. Pfr. N» 12. — In 
rupibiis graniiicis ad radiées cespitum valiis Divedriœ ad 
pedem meridionalem Montis Sempronii ; Isella ! Gondo 
(Venelz). 

37. MOUSSONI. — Charp Pfr. IN" 30. — In fageiis 
moiitis Albis prope Tigurum (Mousson). 

Obs. In descripiioiie PfcilTeriana testa op-.ca diciiur, quainvis in 
omnibus nostris spcciuiinibiTS pellucida, lœvigaia ei niiidula est. 
Plica palaialis inflaia saepe obsoleta, interdura adeo plane déficit. 

o8. YAKIAISS. — Ziegl. Rssm. f. 263. Kiisi. T. 16. f. 
32-36. G. Pfr. T. 7. f. 24. 25. Pfr. Ps" 31. Alpes Styrle 
(Partscii); C\uinthle (Parreyss). 

/3. Vir('nii-;ilbida — diaphana, Ziegl. C- Pfr 111. T. 7. 
f. 20, 21. — Gauinthia (Parr.). 

39. THOMASIANA. — Gharp. Kiist. png. 48. T. 5. f. 
10-13. — Castell\monte Pedemontii (Tlionias). 

40. KUSTERl. — Rossm. f. 254. Kiist. T. 12. f. 1-4. 

Pfr N" 6. — adjaciensis, Shulilew. Moli. Gers. p. 10. 
Sardinia (Blauner); Corsica (Sliutiieworlh). 

/3. Gostulalo-Nlriala. — Var. Blauneri, Shultlew. Kiist. 
T. 12. f. 9-12. — Sardinia (Blauner). 

41. MEISNERIANA. — Sliuttl. Kûst. T. 12. f. 1-4. Pfr. 
N» 75. — FiuMORBE Corsica (Shuitleworlh). 

yS. Minor, lulesct^nli-cornea. Alt. 13; dijm 4 miU. — 
WcOOiana, Cdarp. Olim. in litt. — Teneriffa (Webb.). 
Obs. In omnibus iioslris speciminibus lunella plane deflicit. 

42. TURGIDA. — Ziegl. Rssm. f. 191. Pfr. No 79 — 
Buccovina (Parreyss). 



— 368 — 

43. INSERTA. — Porro ia Vilia Disp. p. 08. Kust. T. 5 
1. 6-9. Pfr. ]N° 216. — vîtlcana, Pair. — Transylvama 
(P;uT.). 

Obs. a prœcedente solum differl : testa magis lurgida, lamellis et 
plica palalali (uiiica, supera) plus minusve obsolelis. 

44. IINTERMEDIA. — Schinidt. Pfr. N» 26. — Car- 
NiOLiA (Schmidt). 

0ns. Habituin A. ventricosœ refeit, sed aperluiae conOguraiione 
ctliiiiella defeclu ab illa, quae ipsa sd aliaui sectionem peilinet, salis 
diversa est. 

45. COSTATA. — Ziegl. C. PIV. ÎH. T. 7. f. 17. 18. 
Rssm. f. 181. Pfr. No 27. — îstria (Schmidi) 

46. YIRIDINA. — Ziegl. Rossm. 261. Pfr. No 77.— 
Mehabia banatus (Parr.). 

/3. Contrnctior, minor, apolhemis fere lectis. Alt. 12^ 
diam. .3 2i3. — Transylvan'A (Parr.). 

Sert. h. 

Species liaLitu Inter se peisîniiles. Ab omnibus aliis 
constantes distinguntur-, testa costulata, subcinerea vel 
potius pruinosa , pliais palalalibus plerunique 2, raro 1, 
nunquam 3 vel pluribus instructa-, lunella nulla vel im- 
peifecta j lamella spiralis disjuncta. — Fere omnes 
Dalmatise incolse. 

Obs. Ob lesiam opacam plicae non apparent nisi acidi niirici gulta, 
in parlem leslœ cui adhèrent, iasiillala etstatini aqua abluta, cons- 
picuae redduntur. 

47. t ACULUS. — Benson. Kiïst. T. 1. f. 25-27. Pfr, 
N" 158. — 1ns. Chusan Chi^^e. 

48. f. ARMATA. — Kutschig. Kiist. T. 2. f. 8-10. Pfr. 
No 63. — Dalmatia. 

49. ABRUPÏA. - Kiist. T. 1. f. 13-16. Pf. N'^ 64 — 
Dalmatia (Kiister). 



— 369 — 

50. FORMOSA. — Ziegl. Rssm. f. 111. Kust. T. 10. f. 
16-49. Pfr. No 62. — Ins. Meleda Dalmatle (Pûrtsch). 

51. STRIGILLATA. — MûhlfelJt Rssm. f. 110. Kùst. 
T. 10 f. 36-39. Pfr. N^Ol. —sulctUosa, Menke. — Ragusa 
(Partsch). 

52. IRREGULARIS. — Ziegl. Rssm. f. 112. Kiist. T. 1. 
f. 9-12. — sulcosa, Wagn. Pfr. N» 85. — Dalmatia 
(Parreys). 

i3. € Major, distincla albo-costulata. > Pfr. 1. c. — cata- 
phractay Parr. — Dalmatia (Parr.). 

•y. Testa tenuiore, subdiaphana, sublaevigata vel obsolète 
costulata. — callosa, Parreyss. — Dalmatia (Parreyss). 

63. EXARATA. — Ziegl. Rssm. f. 108. Kûst. T. 10. f. 
29-33. Desh. in Fer. T. 165. f. 5. Pfr. N» 59. — Ragusa 
(Bronn)^ Narenta Dalm. (Kûst.). 

/3. Minor, gracilior, apice fusco. Kiist. T. 10. f. 34. 35. 
— denegabUis, Ziegl. — Ins. Meleda (Partsch). 

54. f. RETUSA. — Oliv. Voy. T. 17. f. 2. Desh. in Fer. 
T. 165. f. 6. Pfr. No 56. — Ins. Creta. 

55. SULGOSA. — Mùhlf. Rssm. f. 109. — lamellosa, 
Wagner nec Villa. Kiist. T. 10. f. 40-45. Pfr. N" 60. — 
Ragusa (Kiist.). 

56. FILOGRANA. — Ziegl. Rssm. f. 264. Kùst. T. 10. 
f. 25-28. Pfr. No 33. — Mons Loibl Carinthle (Lacheiner); 
Carniolu (Schmidt). 

(S. Testa tenuiore, perhlomnte candido. ~ dislinguenda, 
Ziegl. — Croatia (Parr.). 

57. EXIGU A. — Lowe. Kiist. T. 10. f. 12-15. Pfr. 
No 214. — Funchal Madère (Heer). 

Obs. Lamellasupera magna, profunda, transversa, rufa; infera 
mediocris, marginem attingens, recte adscendens, alba; pljcae pala- 
tales 2, supeiœ; coîumeiiaris vix emeisa; lunella nuUa; lamelJa spi- 
ralis continua sicut in duabus sequentibus. 

24 



~ 370 -• 

58. DELTOSTOMA. — Lowe. Kiist. T. 10. f. 21-24. 
Pfr. N» 34. — Ins. Madera : Praja Formosa (Albers}^ 
GuRGULuio (Heer). 

/S. Paulo minor el gracilior. — Madtrcnsis, Parreyss. — 
Madera (Parr.). 

Obs. Plica palatalis una , supcra, inlerdum tamen alterœ vestigia 
observantur. Luneila oœnino déficit. Specics variabilis inagnitudine 
et testa plus minusve ventrorsa. 

59. LOWEI. ~ Albers in Zeilschr. 1852. pag. 31. — 
Portosaisto (Albers, a Cl. Webb. olim. pro Cl. deltostoma 
comiTiunicata). 

Obs. Spira deorsum ventricosa, cosiis validis nec costulis et an- 
fraciibus convexis a praecedenie perdiversa. 

60. CRISPA (Hélix). — Lowe. Pfr. No 210. — Pars 
septent. Ins. Madera (Heer); Ribeiro Frio (Albers). 

Obs. Piilchra species. Testa nigricanti-rufa , strigis maculisque 
lutescenti-albidis eteganiissime variegata ; anfractus penultimus sub- 
inflatus ; plica palatalis uoa, supera ; luneila nulla. 

Sect. 6. 

Species ab illis sectionis prœcedentis dîfFerunt : luneila 
plus minusve perfecta -, testa albida, imo cœrulescenti 
cretacea -, peristomato continuo, soluto, intei-duni breviter 
pro trac to. 

Obs, Oranes in regionibus orientalibus maris Mediterranei, haud 
procHl littoribus et in ejus iiisulis, habitant. 

61. SYRACUSANA. — Plnl, Sicil. I. T. 8. f. 23. Rssm. 
f. 255. Kû'^t. T. 8. f. 22-25. Pfr. 84, — Sicilia (Escher); 
M ALT A (Schwerzenb.). 

62. PROFUGA. — Charp. — Morea (Deshayes). 
Testa breviter rimaia, fusiformis, apice semper intégra 

eleganter coslulala, costulis albidis, intersliliis pallide cor- 



— 371 -- 

îieis, spira regulariler altenuata , apice Isevigato , lusculo , 
anfractus 10, convexiusculi, sensim accresCenles , ultimus 
vix validius ac céleri, cosiiilalus, basi ad rimam leviter 
cristatus; apertura oblongo-ovalis ; lamellaî compressœ, 
conniventes, supera minuta^ plicœ palatales 2, supera 
ionga, inféra e lunella recta stricte descendens; lamella 
spiralis disjuncta; peristoma cominuum, solulum, acutum, 
breviter expansum. Alt. 13; diam. 3 mill. 

Obs. Differt a praecedente : statura minore et graciliore ; apice 
seniper integro ; anfractu uliimo a latere uon-compresso, lunella 
magis perfecta, et peristoraate minus expanso. 

A Cl. Deshayes sine nomioe bénévole communicaïa. 

63. OSCITAHS. — Fér. Prodr. No 524. (espec. ab auct. 
1823 accepto). — Malta (Férussac). 

Obs. a duabus praecedenlibus , cui persimilis , distinguitur : tesia 
densissime coslulato-striata nec costata, et 3 plicis palatalibus nec 2, 
quarum supera suturae OIosîe paralella, altéra paulo longiore , aniice 
obliqua et tertia juxta subcolumellarem posita. 

64. ANATOLÎCA. — Rolh. Diss. T. 2. f. 5. Rssm. f. 693. 
Pfr. No 166. — Cacamo Syri^ (Roth). 

65. GROHMANNIANA. — Partsch. Rssm. f. 160. Kiist. 
T. 8. f. 8-11. Pfr. 165. — Palermo (Meyer). 

66. CANTRÂINEI. — Desh. in Fér. T. 166. f. 3. — 
sicula, Benoit (teste Parr.). — Sicilia (Parreyss). 

67. t. LESINENSIS. - Kutschig. Ku.t. T. 4. f. 1-3. — 
1ns. Lésina. Daim. 

68. PETRORSA. — Parreyss. Pfr. in Zeitschr. 1848. 
p. 122. — Gr.ecia (Parreyss); Morea (Bourguignat). 

69. SCHUGHII. — Voitli. Rssm. f. 253. Kùst. T. 9. f. 
12-15. Pfr. No 88. -- Gr^ecia (Boissier). 

70. GRISEA. -- Deshayes in Fér. T. 165. f. 3. (lest 
spec. ab auct. benev. comm.)Pfr. No 148. Alt. 17; diam. 5 
mill. — Morea (Deshayes). 



— 372 — 

/3. Gracilior. AU. 16 1/2; diam. 4 mill. — Morea (Rolh); 
Gr^egia (Hohenacker); Sparta (Bourguignat). 

Obs. Praecedenii speciei forma et magnitudine similis sed satis 
differt : testa niagis ventrosa, fere omniiio lœvigata, nitenti; plicls 
palatalibus 2 superis, paraleliis, superiore longa, inferiore brevi, 
lunellam imperfectam fere tangente; perisiomaie vix soluto. 

71. CINEREA. — Phil. Sic. 1. T. 8. f. 24. Kûst. T. 5. f. 
41-44. Pfr. No 98. — ominosa, Ziegl. Rssm. f. 168. — 
Castellamare (Boissier). 

Obs. Habitu praecedenti similis^ sed facile distinguitur : testa so- 
lidiore, distinctius albida, et plica palataii plane déficiente. 

72. LACTEA — Ziegl. Rssm f. 016. Pfr. No 103. —Ins. 
CoRFu (Partscli). 

73. CONTAI\!INATA. Ziegl. Rssm. f. 105. Kûst. T. 9. f. 
20-22. Pfr. No 102. — Ins. Corfu (Parlsch); Cephalonia 
(Parr.). 

/3. Minor. Alt. 14; diam. 4 mil!. — Heldreklù, Parr. Cat 
p. 1. — GRiEciA (Parreyss). 

Obs. Speciniina nostra omnia cerviccm gibbum^ nec rotundatum, 
exhibent. 

74. OBLIQUA. — Mûhlfeldt (test Menke in sched.). -- 
Corfu (Menke). 

Obs. a duabus prsecendenlibus cervice perfecte rotundata dif- 
fert. 

75. t- MUNDA. — Ziegler. Rssm. f. 247. Kûst. T. 9. f. 
23-26. Pfr. N° 87. — Riiodos, Smyrna. 

76. ALBESCENS. — Menke. Pfr. No 100. — Sicilia 
(Parreyss). 

77. t- JANII. — Kûst. T. 8. f. 30-33. 

78. AGNATA. — Partsch. Kûst. T. 4. f. 7-9. Pfr. No 99. 
— albcscens, Ziegl. Rssm. f. 256. — Dalm. (Sclimidi); Croat. 
(Parr.). 



— 373 — 

79. PUNCTULATA. — Kûst. pyg. 36. — Plnlippu, Kùsl. 
Olim. T. 3. f. 22. 23. — candidcsccns, var. </• Pfr. No97. -— 
viduata, Costa (test. Orsini). — Mont. Apruttii supra Ascu- 
lum in Piceno (Orsini). 

/3. Paulo minor. plagis corneis, niajoribus maculata. — 
cœsia, Parr. — BuDUA(Parr.). 

Obs. Habiiu praecedenti similis, confundi autem non poiest propter 
plicas palalales distinclas. Sequenti, praecipue hujus varietatis elon- 
gaïae, forma graciliore, nitore et colore laclescenti affinior, sed nu- 
méro et situ plicarum salis diversa. 

80. t- CANDIDA. — Pfr. Kiist. T. 9. f. 8-11. —Ins. 

Candia. 

81. DALMATINA. — Partsch. Kûst.pag. 9. Pfr. JNo92. 
A. Typica. Kûst. T. 3. f. 4-7. Desh. inFér. T. 166. f. 5. 

— Vergoraz Dalm. (Partsch.). 

/3. Elongata. Kiist. T. 3. f. 10. Rssm. f. 97. — Spalato 
(Pair.). 

7. Costulata, Kiist. T. 3. f. 3. — Stravcia Dalm. 
(Schmidt). 

<^. Lagostana. Kiist. T. 3. f. 8-9. *. — corrugata, Menke (?) 
nec Drap. — Ins. Lagosta (Schmidt). 

82. AQUILA. — Parreyss. Pfr. N» 94. — dalmalina, var. 
niinor Kiist. in litt. — Ins. Lagosta (Parreyss). 

Obs. Kibil aliud nisi statura minor banc testam a specie prsecedenle 

dislinguit. 

83. KUTSCHIGIl. — Kust. T. 3. f. 12-14. Pfr. N» 89. -- 
costîcollis, Parreyss in sched. — Macarsca (Schmidt). 

/2. Gracilior. Kiist. T. 3. f. 15. 16. — dalmalina^ v. con- 
tracta. Rssm. f. 694. — contracta, Parr. — Ins. Brazza 
(Kiisler) . 

Obs. Plica palaialis supera saepe obsoleta, et modo acido nilrico 
adhibito pone lunellam conspicua evadit. 



— 374 — 

84. MACARANA. — Ziegl. Kssni. f. 97. f. 631 h. Kùst 
T. 3. f. 18 21. Plr. No 90. — MacarscaDalîi. (Parr.). 

/i. Minor. Kti^t. T. 3. C 17. — v. stenosloma, Rssm. f. 631. 
a. — Macarsca (Kïisier). 

y. Indumento albo plane destituta. — castanea , Parr. 
Cal.p. 1. — SiciLiA (Parreyss). 

83. ALMÎSSÂNA. — Kust. T. 3. f. 24-31. Pfr. Ko 91. — 
Almissa Dalmati^ (Riisler). 

86. VOITHII. — Rssm. f. 246. Kùst. T. 9. f. 33-36. Plr. 
No 41. — MisTnA (Boissicr, Bourguignat); Ins. Lesbos. 
(Parr.). 

Obs. Ob lestam dextrorsam ab afBiiibus statim dislinguenda. 
Luneîla brevis, iatiuscula ; subcolumellaris vit eoiersa. 

87. f. HELLEiMCA. — luist. T. 9. f. 41-44. — Gracia. 

88. SGOPULOSA. — Parr. in sclied. ~ Ins. Zacynthus 

(Parreyss). 

Obs. a sequente, cui maxime afTinis, salis tiiffert : staiura minore, 
lesta cancJida (ncc cœrulcscenli-albida), magis nitenîe, anfractibus 
convexioribiis, laevigalis, uUiir.o sîriaio (nec rugoso), basi in crisiara 
iinicam, acuiiusculam comprcsîo. Luiiella parva, arcuaîa, plica pala- 
lalls una supera, brevis. Alt. 13; diam. 3 mil". 

89. CŒRULEA. — Fer. lîsGui. f. 99. Pfr. Ko 47. — 
bifurcata, Desîi. in Fer. T. 165. f. 1. — Chios (Ferrus.); 
Morea (Deshayes); Iks. Syra (Schwerzeiiu.). 

/3. Gracilior. sulco hasali minus profundo. Alt. 16; diam. 
3 mill. — Gr/ecia (Boissier). 

90. CRETENSIS. — Mûblieidi. Rssm. f. 245. Rûsi. T. 10. 
C. 5-11. Pfr. No 48. — Creta (Parisch). 

91. BOISSIERI. — Charp. Kùsi. T. 9. f. 27-32. Pfr. 

No 46. ■— Nahr-el-Kelb prope Beirut (Boissier). 

/3. Minor. — birugata^ Parr. Cal. p. 1 . — Syria (Parreyss). 

92. ALBERSl. — Charp. — Nahr-el-Relb prope Beiry- 
lUM (Alber.-^) (Bourg:uignat) 



— 375 — 

Testa vix rimata, fus'iformis, subopaca, absque n'itore, fus- 
cescenti-cinerea , arijute albido-costutnta; spira reçiuiariter 
attenuata, apice saturale fusca, acut'inscitla ; sutura albo- 
filosa ; anfractus li,vix convcx'iuscidi , ulthnus rugosulus, 
pone aperturam leviter constrictus , basi bicrîstatiis , cristis 
alb'is, compressis, iiiferne cojiflnentibtts, a viarginc remotis 
(l lj2mill.); apcrtura mediocris, ovalis, intus albîda; lamelta 
mpera valde compressa , stricta, infera flexuosa ; plica pala- 
talis 1, supera; subcolumellaris immersa; lunella dhtincta, 
[éviter arcuata; lamella spiralis disjuncta; peristoma undique 
solutum, expansum, acutum. Alt. 18; diaiii.3 1|2; upert. ait. 
3; lat. 2mill. 

Obs. a praecedente satis differt : lesta costulaia , fuscescenli- 
cinerea, spira graciliore, apertura minore et lunella disiincliore. 

93. BYZANTIN A. — Parr. Cat. p. 1. — Creta (Parreys). 

Testa vix rimata, fiinformis, sublœviçjota, cœrulesccnti- 
albida , maculîs punclisque corneis parce aspersa ; spira 
sensim attenuata, apice cornea, obtusiuscnla ; anfractus 12 
planiusculi, summi striati, médit lœviçjati, ultimus costulatus, 
basi in cristam compressus ; apertura late-ovalis, intus pallide 
livida ; lamellœ médiocres, supera marginalis, infera remotn, 
subflexuosa; plica palatalis i, supera ; subcolumellaris im- 
mersa; lunella parva, valde circuata, latiuscula; lamella 
spiralis disjimcta; peristoma continimm, subpruductnm , 
simplex, U7idique brevitcr expansum. Alt. 23; diam. 4 1i2; 
apert. ait. 4 li3; iat. 3 li2 mill. 

Obs. a praecedente specie sialiia tlisiinguitur : spira minus gracili, 
uliimo anfraciubasl uni-nec bicrisiato, et peristomaie minus producto 
et expanso. 

94. TERES (Bul.). — Olivier. Voy. T. 17. f. 6. Kûst.T. 
9. f. 5-7. Pfr. N» 45. — Creta (Parreyss) . 

95. MILLERI. — Pfr. Kust. T. 9. f. 16-19. — Sparta 
(Bourguignal). 

96. DISGOLOR. — Pfr. No 50. Kust. T. 8 f. 34-37. — 
Grjecia (Rot 11)- 



— 376 — 

97. BIGIBBOSA. — Chaip. Kiist. T. 8. f. 19-21. Pfr 
ÎS'o 101. — Caramainia (Boissier); Rhodos (Bourguignat). 

Obs. Variai raagniludine. Ait. 12-20; diam. 2 i\5-U mill. 

98. t- FORBESîA^^A. — Pfr. No 83. Kùst. ï. 8. f. 5-7. 

— Lycia. 

99. t. SPRATTI. — Pfr. No 12. Kûst. T. 1. f. 1-1. — 
liis. Gandia. 

100. CORRUGAÏA (Turbo). — Chemn. f. 961, 962. Pfr. 
No 207. Alt. 22; diam. 4 l|2mi!l. — cœndea, Desb. in Fér. 
T. 166. f. 6. — MoREA (Deshayes). 

fi. Minor. Alt. 18; diam. 3 1|2 mill. — cornujata, Drap. 
T. 4. f. 11. Rssm. f. 615. — Draparncddi, Beck. Pfr. No 93. 

— Caramania (Boissier); Ins. Rhodus (lleldr.). 

Obs. Forma lypica a varielatc solum differt : statura majore, spira 
potiiis subturriia quara fusiformi, et uUimo anfraciu validius rugoso. 

101. INFLATA. — Olivier. Voy. T. 17. f. 3. Kùster. T. 8. 
f. 26-29. Rssm. f. 250. Desh. in Fér. T. 165. f. 8. Pfr. N° 53. 

— Creta (Partsch). 

102. OLIVIERI. — Rolh. Diss. T. 2. f. 7. Pfr. N» 54. — 
Ins. Rhodos (Parr.). 

103. SAXATILIS. — Parreyss. Kûst. T. 10 f. 1-4. PIr. 
No 58. — Ins. Cyprus (Parr.). 

104. AVIA. — Parreyss. Cat. p. t. — Ins. Cyprus 
(Parr.). 

Obs. Benc a praecedente differt : statura minore; sculptura subii- 
liore; uliimo anfraciu abrupte alienuaio, plica palatali extus linea 
alba notata. Alt. 13; diam. 3 mil). 

105. SENILÏS. — Ziegl. Rssm. f. 249. Pfr. No 55. (Lii- 
uella brevis, latiuscula.) — Cephalonia (Partsch). 

106. MODESTA. — Ziegl. — scnU'is, var. major. Rssm. 
f. 248. Pfr. No 55. — Corfu (Parreyss). 

Obs. a praicedente distinguiiur : slaiura majore, lesta magis ven- 
rorsa, sculpiura tenuioree! uliimo anfraciu basi distinclius crislato. 



-- 377 — 

107. CllNERASCEINS. — Kusl. T. 9. t. 37-40. -- 1ns. 
Creta (Verreaux). 

108. ERExMlTA. — Parreyss. Caf. p. 1. — Ins. Rhodus 

(Parr.). 

Obs. Differt a praecedente : testa paulo majore, niiidula (nec 
opaca), ultimo anfiaclu ha'\ gibboso (nec in crislam obsoletam 
compresse). 

109. MACULOSA. — Deshayes. Exp. de Morée 183G 
(teste auct.). Pfr. N» 150. — Massenœ, Pot. et Mich. 1838. 
Pfr. No 149. — (jrîsea, Roili Diss. p. 21 (ex parte). T. 2. f. 
6. Kûst. T. 9. f. 1-4. — MoREA (Dcshayes); Gracia (Roth, 
Boiirguignat); Neocastrum (Pinard). 

j8. Ventricosior. parciiis maciilaïa. — CrjECia (Parreyss). 

110. LIEBETRUTl. — Charp. - Zacynthus (Albers. CK 
Liebetrutlegil). 

Testa breviter rimata, ventrorso-fusifortnis, sublœvis, nîti- 
thda, opaca , lactcsccnli-albida , sirixjh punctisque corncis 
macîdata; spîra npîce obtushiscula, apothemîs regulariter 
curvatis; anfractus 10, convcxîuscuU, superî et ulthnus, ad 
rimam compressus, striatî ; apertura ovali-pijrifoiinh ; la- 
mcllœ médiocres , pUcapalatal'u una, supera,longa; subcolu- 
mellar'is incovsp'icua ; luncUa imperfecta ; lamella spiralis 
breviter disjuncta; peristoina continuum, superne appressmn, 
limbatum, intus albo labiatum. Alt. 11; diam. 3 mill. 

111. mSPERSÂ. — Parr. Cal. p. 1. — Ins. Creta. 

Obs. Differt a praecedente : statura majore, sculptura validiore , 
peristomate soluto, expanso et acuto. Alt. 12 l\'2; diam. 2 li2 milh 

112. t- GRAYANA. — Plr. Kûsl. T. 8. f. 15-18. — Ins. 
Cerigo. 

Sect, 7. 

Species luuella perfccta munitae; plicis palatalibus et 
lamella spirali deslitutœ ; testa corneainstruclae. 
Obs. Galliae meridionalis, Italia;, Dalmaliae et Graeciae incolae. 



~ 378 - 

113. SOLÎDA. — Drap. T. 4. f. 8. 9. Rssm. 267. — Turbo 
labiatus, Mont. Kùst. T. 5. f. 18-23. Pfr. No 154. — Mar- 
seille! Toulon! Nizza! Bologna! Fip.enze! Pisa! Morea 
(Deshayes) . 

/3. Subalbina. — pallens, Ziegl. (teste Parreyss in sched.) 
— HispANiA (?) (Parr.). 

•y. Monst. Anfractu ultimodistorto. — Pisa! 

Obs. Inierdum specimiiia sutura plus minusve papillifera occur- 
runt. 

114. PATULA. — Chai p. Kïist. p. 49. ï. 5. f. 14-17. An 

CL saxicola, Parr. Pfr. N° 119 ? — Gr^ecia (Boissier). 

115. f. PiUBICUNDA. — Kùst.T.5.f.24-27.— CRiEciA. 

116. PAPILLARIS (llel.). — Mull. Drap. T. 4. f. 13. 
Rssm. f. 169. — Tiubo bidens,Unn. Kùst. T. 5. f. 28-31. 
Pfr. ]N° 140. — Padova! Firenze! Venezia! Ascoli (Orsini); 
SiciLiA (Escher); Dalm. (Schmidi); Morea (Deshayes); Cons- 
TANTiNOP. (Bourgiiignai). 

/S. Tenera, sutura concolore, interdum papillis minutis- 
simis parce instructa, callo palaiali obliterato. — var. pata- 
vina, Charp. Kïisl. T. 5. f. 36. 37. —Padova! 

•y. Slriato-costulata. — virgata^ Jan. — var. Rssm. f. 
170. Kust. T. 5. f. 32-34. ~- Toulon (Boissier). 

cT. Gracilior, costulata, costis elevatis, strictis. — sulchana, 
Gêné in Mus. Taurinensi. — Sardinia (Gêné). 

117. t- PROBOSCIDEA. - Kùst. T. 1. f. 19-22. Pfr. 
N° lll.Patria? 

118. LEUCOSTIGMA. — Ziegl. Rssm. f. 166. Pfr. 
No 124. — Montes Apruttii (Parreyss). 

/3. Minor. cinereo-fusca; papillis minoribus, interdum 
obsoletis; labio crassiore, candido. — c andidil abris , Porro 
n\ Villa Disp. p. 58. — Apruttii (Orsini). 



— 370 — 

y. Minoi", ventrosior, pallide cornea, pcrislomate subla- 
biato. — var. samnitïca, Rossm. f. 695. — Aprdttii (Orsini), 

/. Plerumque minor, violascenli-cinerea, densius papil- 
lata. Kùst. ï. 5. f. 45-47. — opal'ma, Ziegl. Rssm. f. 167. — 
Terni (Frater); Tivoli (Boissier). 

119. GANDIDESCENS. — Ziegler. Rssm. 1. 104. Kust. 
T.ô.f. 38-40. Pfr. No97.— Apruttii (Parr.). 

Sect. 8. 

Species ab illis sectionis prœcedentis plicaruiii palata- 
lium prtesentia satîs distinctœ sunt. Omnes testam cor- 
neam, uitenlem, plus vel minus pellucidam gerunt, ideo 
plicse semper conspicuœ extus evadunt. Lamella spîralis 
disjuucta. — Habitant in regionibus orientalibus Europse 
meridionalis. 

120. CATTAROENSIS.— Ziegl. Rssm. f.lOl. f. 7 11-716. 
Kùst. T. 4. f. 14-17. Desh. in Fér. ï. 166. f. 2. Pfr. «<> 104. 
— Cattaro (Schmidl). 

^. Gracilior, violascenti-fusca. Desh. in Fér. T. 166. f. 7- 
Plr. I. c. — Dalmatia (Schmidt). 

121. f. SUBCRISTATA. — Riisl. T. 4. I. 10-13. Pfr. 
]No 165. — Montes MONTENEGRIN!. 

122. LiEVISSlMA. — Ziegl. Rssm. f. 101. f. 711-713. 
715. 716. Kûsi. T. 4. f. 22-25. Pfr. N» 108. —crcreafa, Parr. 
Olim. in sched. — Ragusa (Partsch); Dalmatia (Schmidt). 

/3. Minor, obscure corneo-fusca. Kùst. p. 43. T. 4. f. 26. 
27. — glabrata, Mùhlf. (test. Menke). — decorata^ Ziegl. 
(test. Pfr. 1. c). — Ins. Mezzo Daim. (Kùster), Dalmat. 
(Menke). 

0ns. Hujus vai'ietalis specimina Kiisteriana suturatn siroplicem nec 
« subpunclato-filosaiîi » exhibent. 



— 380 — 

123. t- ZlEGLERl. — Kûst. T. 1. f. 17. 18. Pfr. No 109. 

— Dalmatia. 

124. DECIPIENS. — Rssm. f. 176. f. 717. Kûst. T. 4. f. 

28-30. — latilabris, Wagner. Pfr. N° 127. — siibcrenata, 
siibcarînata etdecorata, Ziegl. (test. Parr. in spec. etsched.). 

— Meleda (Partsch); Ragusa (Kiister). 

/3. (t Tenuissima, substriata, papillis subosolelis > Pfr. 1. c. 

— amœna, Kùst. Olim in sched. — Dalmatia (Kûster). 

Obs. Praecedenti persirailis, modo diflert : slatura paulo minore, 
sutura confractuumsuperiorum papillifera, et duabus plicis palata- 
libus. Hic numerus ne quidem constans est, saepissime enim plica 
suprema plane defficit. 

125. ROBUSTA. — Kûst. T. 4. f. 34-37. Pfr. No 126.— 
Spalato DALMATiiE (Kûster) . 

/3. Minor. Alt. 14; diam. 3 mill. — comta, Ziegl. nec 
Mûhlf. (teste. Parlscli). — Ragusa (Partsch). 

Obs. a tribus speciebus praecedentibus, quibus peraffinis, margine 
sinistre subunidentato facile distinguitur. 

126. GASTROLEPTA. — Ziegl. Rssm. f. 179. Pfr. 
No 128. — hnbeciUis, Parr. olim. — Dalmatia (Parreyss). 

127. BLANDA. — Ziegl. Rssm. f. 173. Pfr. 129. — Dal- 
matia (Schmidt). 

Obs. Ab antécédente vix dilTert : testa minus gracili et subcolumel- 
hiri distinctius emersa. 

128. FRAYERI. — Kûster in sched. Pfr. N» 131. — 
Cattaro (Kûst.). 

Obs. a duabus praecedentibus distinguitur, plicis 2 palatalibus, 
quarum suprema in speciminibus nostris, a ci. Kiister acceptis, plus 
uiiiuisve obsoleia. 

129. PACUYSTOMA. — Kûster. Pfr. N» 107. — Versika 
I>ALMATiiE (Kûster) 



— 381 — 

130. PACHYGASTRIS.— Parlsch. Rssm. f. 103. Kiist. 
r. 4. f. 18-20. Desh. in Fer. T. 165. f. 2. Pfr. No 106. — 
/afi/«^m, Mûlilf. (test. Parreyss) . — Ins. Meleda (Partsch). 

/3. Testa minus ventrosa, spira elongatior. Kûst. T. 4. f. 
21.22. — OuUa, Pair. — Dalm. (Kùst.). 

•y. Fusiformi-ventrosa, spira sensim attenuaia. — supers- 
tructa, Parr. — Stagno grande Dalm. (Kiist.). 

«5". Perventricosa , apice subito conico-attenuata. — 
Meleda (Partsch). 

Obs. Una nec duae plicœ palatales adsunt. Supera plerumque dicta, 
est lamella spiraiis, ob testam perlucidara distincte exius conspicua. 
Conf. Kiister page 41 nota, 

131. BÏLABIATA. — Wagner, Rssm. f. 177. Pfr. N» 133. 

— rejlexa, Ziegl. (test. Menke in sclied.). — Cattauo 
ePartsch). 

132. CRASSILABRIS. — Kûst. in sched. — albolabris, 
Parr. — bUabiata, var. y. Pfr. 1. c. — Ins. Lissa (Kiist.). 

Obs. Differt a praecedente : testa minus nitenie et peristonaate sira- 
pliciter nec subdupllcato-calloso. 

133. PLAMLABRIS. Rssm. f. 630. — bilabîata, v. <?. Pfr. 
1. c. — Ragusa (Kiister). 

Obs. A duabus praecedentibus satls diversa nobis videtur : testa 
tenuiore, anfractibus planioribus, plicis palatalibus subduabus su- 
peris, suprema longa, altéra brevi, ex lunella distincta exeuole, 
interdum eiiam obsoleta, et subcolumellari magis etnersa. 

134. CRENULATA. — Ziegl. Rssm. f.272. Pfr. No 155. 

— SpalatoDalm. (Parr.). 

Obs. Speciraiua nostra Parreyssiana plicse palatalis loco, modo 
callo tenu!, albido, instructa sunt. 

135. SATURA. — Ziegl. Rssm. f. 175. Pfr. No 112. — 
Croatia (Parreyss;. 



— 382 - 

Obs. Habitu formis majoribus Cl. solidœ persiuiilis , sed plicis ei 
lameliis valde diversa. 

136. OPACA. — Ziegl. (lesi. Parr.). — Gkoatia (Parr.). 

Obs. a praecedonte, cui proxima, satis differt : slalura minore, 
testa uiagis ventrorsa, tenuiore ideo minus opaca (quara ob rem 
nomen non convenit), sutura papillis plane destituia, lunella angus- 
tiore et slricliorc, peristomate subconlinuo. 

137. t. MICROSTOMA. — Kûst. T. 1. f. 31-34. Pfi. 
No 141. — Habitat? 

138. SEMIRUGATA. — Ziegl. Rssm. f. 274. Pfr. N» 142. 
— nitidula, Miihlf. (lest. Mnnke in scbed.). — Macarsca 
(Partsch); Spalato, Ins. Brazza (Kûst.); Pharus (Menke). 

/3. « Minor, pleriimqiie venlrosior, anfr. 8-9, rugis cîis- 
linctioribus. Long. 11; tliam. 3 1[4 mill. s Pfr. 1. c. — var. 
Rssm. f. 273. — pygmœa, Ziegler. — Macarsca CSchmidt). 

y. Albida, anlractuum inferionim papillis omniao desti- 
tuia. — Alsch'iiHjeri , Kiist. in sched. — Insulte Petp.ors^ 
propeZARAsiDALM. (Kiister). 

S. Gracilior, piusminusve rugosa. — cleçjanhda, fascio- 
laru et fasceolala, Parr. in sched. — liss. Lissa (Parr.). 

139. ALBIDA. — Parreyss. Pfr. ]N° 144. — pupida, Kast. 
in sched. — Croatia (Parr.); Ins. Lessina (Kiist.). 

(40. VIBEX. — Rssm. f. 629. Pfr. No 143. — Croatia, 
Dalmatia (Parreyss). 

141. BÎASOLETTIANA. — Gharp. — In Urbe ipsa 
Tergestis ! 

Obs. Ab antécédente dislinguilur : testa multo graciliore, callo 
palaiali vix promiuulo, peristomate subconlinuo, 

142. VIDOVICHII. — Kulschig. Pfr. No 132. — Lkhtneri, 
Kiist. olim. — Yodizze Dalmatia (Kiisler). 



— 383 — 

/3. Major, peristomate subconlinuo, albo-incrassato. — 
glaberiuscula, Parr. — Ins. Corzola Dalm. (Parr.). 

7. Minor. Alt. 12; diam. 3 mill. — ca//jt/a, Parr. Cat. p. 3. 

— Ins. Lessina (Pair.). 

143. PLANICOLLIS. — Parreyss in sched.— Ins. Lessina 
(Parr.). 

Obs. a praecedenie salis differt : slatura majore; anfractu uliirao 
pone aperturam constricto et callo sordide albo circumdato ; peristo- 
mate acuto , intus crasse fusco-labiato j subcolumeliari distincte 
emersa. Alt. 15; diam. 3 1|2 mill. 

144. AGNELLA. — Parreyss. Cat. pag. 3. — Dalmativ 

(Parr.). 

/3. Albida, aiifractibus superis rubescenti-corneis. — adpo- 
sitaf Parr. — Dalm. (Parr.). 

Obs. DifTert a prœcedente : statura multo minore ; ultime anfractu 
pone aperturam non constricto, ad rimam gibbo; lunella magis 
arcuata. Alt. 10; diam. 3 mill. 

145. P^STANA. — Philippi. Rssm. f. 172. Kùst. ï. 6. f. 
34-37. Plr. N° 130. — P^stum (Parr.). 

146. SUBGYLIIN'DRICA. — Ziegl. Rssm. f. 174. Pfr. 
N°1I3. — RAGUSA(Menke). 

/3. Ventrosior. subcolumeliari magis emersa — geophila, 
Kiist. in sched. — Ragusa (Kiist.). 

y Major, subcolumeliari immersa. — siibstricta, Parr. — 
Dalmatia (Parr.). 

^. Minor. AU. 9; diam. 2 IpS mill. — salambonica, Parr. 
Cat. p. 2. — Medak(?) (Parreyss). 

Obs. a praecedentibus speciebus suturae papiliiferae defeclu facile 
distinguenda. 

147. MONTENEGRINA. — Kiist. in sched. Pfr. N» 134. 

— Reipubl. MoNTENEGRiNA ALBANIE (Kiislcr) . 



— 384 — 

Obs. Varielati/3 speciei piaecedentis persiuiilis, sed sutura papilli- 
ftra et anfractu ultimo basi leviler bigibboso differt. 

148. PICEATA. — Ziegl. Rssm. f. 266. Pfr. N» 125. — 
incerta, Parr. — Pizzo di Sivo Apruttiorum ad 2085 metr. 
supra mare, PiENA, Ascou (Orsini). 

/S. Gracilior, lutescenti-cornea. — sinuata, Kûst. olim. — 
macilenta, 'Parr. Cat. p. 2. necRssm. — BuduaDalm. (Kûst.); 
AscoLi (Parr.). 

Obs. Specics magnitudine pervariabiiis (Alt. 11-22; diam. 3 1|S- 
4 1(3 niill.^, sed nihilo minus facile distinguenda : lunella slrictiuscula 
e piica palalalisupera exeunle relrorsuoi adunca, sic fibulam aemii- 
îante. Interdum altéra plica palatalis superior, plus minusve obsoleta 
adest. Subcolumellaris semper emersa occurrit, et in speciminibus 
raajoribus distinctissima. 

149. SIRKII. — Parreyss. Cat. p. 3. — Dalmatia 

(Parreyss). 

Obs. Testa graciliore , lenuiore et coslulaio-slriata a prœcedenie 
diversa est. 

150. FULCRATA. — Ziegl. Rssm. f. 180. Pfr. No 171. 
— Dalmatia (Kùster). 

Obs. Costulis et plica palatali infera facile a praecedente distin- 
guenda. 

151 . BALDENSIS. — Parreyss in sched. — Monte Baldo 
(Parr.j. 

Obs. Sequentl proxima, sed salis differt : testa contractiore, te- 
nuiore, niairis nitenio, lœte cornea; costulis validioribus, magis dis- 
laniibus; anfractu uilimo basi minus gibboso ; fauce calîo palaiali, 
margini paralello, instructa. Alt. 13; diam, Ix 1[2 mill. 

152. COSTULATA. — Jan. Pfr. N''Ï84. — lamellosa, 
Yilla; — clavata, Rssm. f. 252. — Gortenova VALSASiNiE ! 

153. LECCOENSIS. — Vdia. Saint-Simon in Mise. mal. 



— 385 — 

p. 31. Kiist. p. 71. — Lecco : ad muros in ripa dexlra Addœ 
prope pontem! 

Obs. a var. «T speciei sequenlis, cui maxime similis, salis distincta 
est : slatura minore et graciliore; testa densius costulata, costulls 
raagis elevatis, fréquenter aliis albidis iniermixlis ; sutura parcius 
papillata aul elongatis (deorsum sensim evanescentibus), aut plane 
deScientibus ; lunella debiiiore ; subcolumellari minus distincte 
emersa ; perislomate plerumque magis soluto. 

154. ORNATA. — Ziegler. Rssm. f 164. — alboguttu- 
lata, Wagn Pfr N» 122. Kiist. pag. 69. — Graetz Styriœ! 
Carniolia, Croatia (Schmidt). 

/3. Gracilior, saturatius rufo-cornea. — àlbopustulata , 
Jan. — rubiginea, Ziegl. — In rupibus, et calcareis, et gra- 
niticis Helvelise Insubricœ et Lombardiae vulgaiissima : 
LuGANO ! Bellinzona ! Mendrisio ! Chiavena ! Como ! 
Lecco ! 

y. Tenerrima, subpellucida. —i?a/sam?, Strobel in sched. 
— Valus Brembano supra Bergomum (Strobel). 

S. Distincte costulato-striata. — latestriata, Gharp. olim 
Kiist. pag. 70. Villa Moll. délia Lombard, pag. 7. — Gor- 
TENOVA in Valsasina Lombardije! 

155. BRAUNII. — Gharp. Rssm. f. 162. Kiist. p 67. 
Desh. in Fer. T. 166. f. 8. Pfr. N» 121. — Heidelberg 
(Braun); Verona! Padova! 

/3. Disiinctius striata, peristomate subconnexo. — pwwc 
tata, Midi. Gompl. T. 15. f. 23. — Galloprovincia : Apt 
(Requieij); Avignon (Saint-Simon); Vaucluse (Ambiel). 

•y. Major, sublœvigala, sutura albo-filosa. Alt. 17-22; 
diam. 4-5 l/3mill. — iiala, Martens. — albogutttdata, var. 
/3. Pfr. 1. c. — Hélix crenata, Fér. — Pietrasanta He- 
TRURi^ (Specim. max.)! Vicenza/ Monte dei Fiori Aprut- 

TioRUM (Orsini). 

25 



— ass- 
ise. STENTZII. — Rssm. t. 188. Kùst. p. 60. Pfr. 
No70. — Tyrolia (Parr.); CARiNTHiA(Scbmidt), 

y3. Major, lunella magis perfecla. Rssm. f. 698. Kiisl. 
pag. 61. — Rossmaessleri , Pfr. N» 118. — Carinthia 
(Parreyss). 

Sect. 9. 

Species in hac sectione adunatse a prœcedentibus diffe- 
runt : plicis palatalibus inferis (una vel pluiibus) validio- 
ribus et ita longis ut facile in faucis fundo conspiciuntur. 
Plurimse lesta tenera, lœvigata, nitidula, cornea, lunella 
magis minus ve perfecta et lamella spirali disjuncta ins- 
tructce sunt. Regiones orientales Europaî meridionalis 
earum patria est. 

157. SriGMATIGA. — Ziegl. Rssm f. 163. Kiist. p. 64. 
Pfr. No 72. — Dalmatia (Schmidl). 

158. ALBOCINCÏA — Pfr. N° 117. Kûst. pag. 57. 
Rssm. f. 697. — Dalmatia (Schmidt); Zaravecchia (Kùst.). 

Obs. a précédente, numéro plicarura et sutura lilosa statim dislin- 
guitur. 

159. DACIA. — Frivaldsky. Kusl. T. 11. f. 24-28. Pfr. 
N» 116. — Banatus (Parreyss). 

Obs. Ab affinibus raagnitudine et plica palalall infera verlicaliter 
descendenie facilliaie dislinguenda. 

160. SEPTEMPLIGATA. — Phil. Sic. 1. T. 8. f. 22. 
Desb. in Fér. T. 166. f. 4. Pfr. No 138. — sericina, Rssm. 
f. 161. — Moule Pellegrino prope Panormum (Schwer- 
zenbach). 

161. t PLATYSTOMA. ~ Kûst. T. 11. f. 20-23 



— 387 — 

162. LAMELLATA. — Ziegl. Rssm. f. 257. Pfr. N» 71. 

— bicolor, Parr. nec Pfeilfer. — Corfu (Parreyss) 

163. STURMII. — Kust. pag. 66. Pfr. N« 73. — Ragusa 
(Kiist.). 

164. DIMINUTA. — Parreyss in sched. Pfr. JNo 159. — 
Dalmatia (Parr.). 

Obs. Crisiuia Juxta rimatn fere usque ad lauiellam superam pro- 
tracta ; perisloma disjunctum. 

165. PELLUCIDA. — Pfr. IN» 145. — Kuischigii, Parr. 
in sched. nec lùist. — signala, Charp. olim. — Budua 
(Parreyss). 

166. CONSPURCATA. — Jan. Rssm. f. 265. Pfr. N» 135. 

— Dalmatia (Schmidt). 

/3. Minor. AU. 13; diam. 3 mill. — concolor, Ziegl. (test 
Parr. in sciied.) — Corfu (Parreyss). 

167. BINOTAÏA. — Ziegl. Rssm. f. 178. Kust. T. 4. f 
31-33. Pfr. No 136. — Dalmatia (Schmidt). 

/3. € Minor, ventrosior, papillis distinclioribus, plica pala- 
lali infera minus valida. » Pfr. 1. c. Kiist. pag 45. — 
Kokeilii, Kiist. olim. in litt. — Dalmatia ad littora maris 
(Kiister). 

168. GIBBULA — Ziegl. Rssm. f. 171. Pfr. N» 137. — 
IsTRiA (Schmidt); Zara (Kiister); Grottamare Umbriœ, ad 
rupes arenaceas aqua marina humectatas (Orsini). 

169. PLUVIATILIS. — Benson. Kust. T. 11. f. 1-4. 

Pfr. N" 18. — LargiUieni, Phil. (test Pfeiff. in Zeilschr. 
1849. pag. 109). — Ins. Chusan GhiniC (Cuming). 

170. t- BUSCHII. — KUst. T. 2. f. 14-16. Pfr. No 147. 
— Japonia. 



— 388 ~ 

Sect. 10. 

Species eanJem plicarum et lunelhe couformatioiiem 
ac prœcedentes exhibent, sed différant : testa distincte 
striata, solidula, opaca, absque fere nitore, rufa; anfractu 
ultimo basi porie aperturam rotundato ; sutura papillis 
destituta •, lamella spirali conjuncta. Habitant fere omnes 
in Gallia septentrionali et orientab , in Germania meri- 
dionali et in Italia boreali. 

171. SIEBOLDTII. — Pfr. N°168. Kûst. T. 11. f.lO. 11. 

— Japonia (Cuming). 

172. SOMCHETICA. — Hohenacker. Pfr. No 152. — 
Caucasus (Hohenacker). 

jS. Peristomate appresso. — expansa, Parr. in sched. — 
AsiA MiNOR (?) (Parreyss). 

172 a. HET^RA. — Friv. nec Parr. Pfr. N° 153. — 
AsiA MINOR (Kiisler); Mons Olympus Mysi^ (Fehr.). 

173. ELATA. — Ziegler. Rssm. f. 190. Pfr. N» 151. — 
BuccoviNA (Parreyss). 

fi. Minor, gracilior, validius striata. Ah. 12 li2; diam. 
3 mill. — banatica , Parr. Cat. pag. 3. — Banatus 
Parreyss). 

y. Minor, subtiHus striata. — fabulosa, Parr. Cat. p. 3. 

— Banatus (Parr.). 

174. OBSCURA. — Parreyss in sched. — Transylvania 
(Parr.). 

Obs. a praecedenle distinguitur : lesta magis validius striata , satu- 
rate fusca ; lablo tenuiore ; subcolumellari distincla, emersa. A se- 
quente crista basali differt. Variât magnitudine. Ait. 15-19 j diam. 
U'U 1|3 mill. 



— 389 — 

175. VENTRIGOSA — Drap. T. 4. t. 14. Rssm. f. 102. 
Pfr. N°170. — Helvet.! Sabaud.! Pedemont.! Lombard.! 
MoNTPELL. ! Valengiennes (Normand); Styria! Garniol. 
(Schmidi). 

/3. Major, subpellucida. Alt. 21; diam. 5 mill. Rssm. f. 
275. — ventriculosa, Parr. nec Schmidt. — Bavaria. 

7. Minor, interlamellari ssepe plicatulo. Rssm. f. 279. — 
basHensis, Fitzinger (ubi.^) — lineolata, Pl'r. N» 201 ex 
parle. Bex! Valgana Lomb.aldi/e ! Zurich (Mousson); 
Briemz (Shultlevv.); Bavaria (Braun). 

176. LINEOLATA. — Held. Pfr. N» 201 ex parte. — 
MouDON Helv. occid. (Venetz); Bavaria (Kûst.) ; Langres, 
Gallise (Drouët). 

177. VENTRICULOSA. — Ziegl.— lineolata^ \SiV. Pfr 
No 201. — Carniolia (Schmidi). 

/3. Paulo minor, lardeo-nitens, castanea. — asphallina, 
Parr. — Tyrolia (Parreyss). 

y. Statura aperturaque paulo minoribus, quam in var. 
praeced. — carniolica, Parr. — Garniolia (Parr.) 

Obs. Haec species a praecedente dislinguiiur : statura majore, lesta 
venlrosiore, srulpiura validiore et spatio interlamellari dislinctius 
plicatulo. A Cl. ventricosa, cui habitu persimilis, diirert : anfractu 
ultimo basi slmpliciter tumido nec ad rimam subcristato«compresso , 
quo characiere magis ad sequeniem accedit. 

178. PLICATULA. — Drap. T. 4. f. 17. 18. Rssm. L 
471-473. Pfr. No 203. —Helv.! Sabaud.! Delphin.! Valen- 
giennes (Normand); Salzburg! Lombard.! Monte-acuto 
Aprutl. supra Asculum (Orsini). 

/3. Spira superne breviter attenuata. Rssm. f. 474. — 
attenuata, Ziegl. — Illyria (Partsch). 

•y Minor, striis validioribus, ad suturam grisais inter- 



— 300 — 

mixtis. — superfliia, Muhlfeldt, teste Villa in Disp. pag. 
28. — LOMBARDIA (Villa). 

«r. SiciU var. prseced., hoc excepto quod striis griseis 
destitma , et interlamellare magis plicalulum est. — plico- 
sula, Ziegler. — Moravia (Parreyss). 

g. Major, lesta solidiore, minus ventricosa quam io var. 
sequenlibus. — Violpliii, Leacb, Turt. éd. Gray T. 6. 1. 54. 
— Carniolia (Schmidt). 

4". Major, ventricosior, anfract. convexioribus. Rssm. 1. 
475. — var. fontana, Schmidt. — niuckla, Ziegl. — Car- 
niolia (Schmidt); Como ! Valgana! Monte Gorno Aprutt. 
(Orsini). 

H. Minor, contraclior, tenuissime costulato-striata. — 
cruda, Ziegl. — Garniolia (Schmidt). 

S^ Diiplo-aperturaia per regenerationem Lncsionis. Ilartm. 
Gastr. T. 60. — Solodurum! 

Ors. Apeitiira primordia, integerrima, adest. Altéra vel secun- 
daria, peristomate lamellisque perfcctis iiistructa , anfractum dimi- 
diuin, ex penultinii fractura exeuniem, epidermide plane destitutum, 
terminât. 

179. BADIA. — Ziegl. Rssm. l. 271. Kiist. T. 16. f. 9-12. 
Pf'r. No 76. — Styria (Partsch). 

180. SIMPLEX. — Ziegl. - badiœ syn. Pfr. l. c. ex 
Anton Verz. pag. 45. — Styria (Parr.). 

Obs. a prœcedente satis differre mihi videtur : statura minore, 
testa graciliore , distincte costulato-slriala , minus nitente ; lamella 
inferiore obsoleta ; interlamellari multiplicato. 

181. DENSESTRIATA. — Ziegl. Rssm f. 278. Pfr. 
N" 202. — Garniolia (Schmidt). 

,$. Distincte coslulata. — rugulosa, Ziegl, (test. Parr. in 
sch'd.). — 3I0RAVIA (Parreyss). 



— 391 — 

182. INTERRUPTA — Ziegl. Rssm f. 270. PIr. N» 65. 

— KuMBERG Carniolise (Schmidt). 

fi. t Albina, virenti-hyalina. » Pfr. I. c. — Carniolia 
(Parr.). 

Obs. Transitutn quasi format inler banc sectionem et sequentem 
ob gibbura basalem, qui juxia rimani fere cristulani exliibet. 

Sect. 11. 

Species, quamvis sculplura, colore, plicis, lunella et 
lamella spirali prsecedentibus conformes, evidenter tamen 
ab illis différant : testa graciliore et anfractu ultimo hasi 
ad riraam in cristam distinctam compresso. — Gallise, 
Anglise, Germanise, Transylvaniœ et Italiee incolse, 

183. CHARPENTIERI. — Kûst. T. 16. f. 13-17. — 
mbulaia, Charp. olim in lilt. — Lusitania (Holl). 

184. WHATELYANA. — Charp. Kûst. T. 16. f. 18-23. 

— Vallis Brembana supra Bergomum (Domina Whately). 
/3. Ventricosior. — brembina, Strobel in sched. — Vall. 

Brembilla supra Bergomum (Strobel). 

185. RUG05A. — Drap. T. 4. f. 19. 20. Rssm. f. 487 
Rùst. ï. 16. t. 41-53. Pfr. N» 191. — Montpell.! Toulouse 
(Moquin); Dax (Gratel.) 

/2. Minor. Alt. 7;diam. 12i3mill. — Montpell. (Ambiel); 
Camarès (Saint-Simon); Saurat (Marrot). 

y. Major, serecina, castanea. Alt. 14 li2; diam. 2 2i3 
mill. — var. pyrenaica, Charp. — Vicdessos Pyren.! 

<^. Ventricosior, lamella snpera perprofunda. — Cons- 
TANTiNOPOLis (Bourguignat). (Tronsitum inler banc et se- 
quentem speciem format.) 



— 392 — 

6 Albina. — Vallettes prope Monspelium! 

Obs. Excepta var. ^, numquam vidi specimina ex aliis regionibus 
quam ex Gallia meridion. et occident. 

186. DUBIA. — Drap. T. 4. f. 10. Turt. éd. Gray. T. 12. 
f. 142. — obtnsa, Rssm. f. 479. — roscida, Stucler; Turbo 
nigricans, Pult. Pfr. N° 192. — Frequens in Alpibus et in 
Jura , rarius in planilie Helveti.^ ! Sabaudu ! Gallia 
ORIENT, et CENTR. : Grande-Chartreuse! Pariset Delphin 
(Repellin); Poitiers (Gras); Como (Boissier); Eiserne Thor 
prope Viudebon.! Garniol. (Schmidt); Styru ! Galizia 
(Parlsch); Anglia (Parr.;. 

/S. Apertura callo cincta ad instar Pupso muscorum. — 
Styria (Grimmer). 

y. Ventrosior, epidermide plus minusve detrita. Alt. 13; 
diam. 31i2mill. — criiciata, Quorond. nec Studer. — Berna! 
Tigurium! 

^. Elongaia, infra suturam griseo-strigata. — conformata, 
Parr. — Carinthia (Parreyss). 

e. t Major lineis impressis, confertis distincte reticulata.» 
Pfr. 1. c —nmlidata, Mïihlf. Kiist. T. 16. f. 1-8. — Banatus, 
Moravia (Parr.); Galizia (Bronn). 

^. Minor, saturatius nigricanli-castanea, ultimo anfraclu 
a lalere magis compresse. — nigrkans, Gray in Turt. T. 5. 
f. 58. — Edinburgh (Sliuttlew.). 

il. Minor, apice obtusiore , peristomate ssepe superne 
subappresso. — obtusa, C. Pfeifler. ï. 3. f. 33. 34. Rssm. 
f. 483. var — Hassia (G. Pfeiffer); Carlsruhe (Braun); 
Freiburg Helv (Venetz). 

^. Tenuior subpelliicida. — paula, Ziegl. (test. Parr.^ — 
Styria (Parreyss). 

I. Magis venlricosa, distinclius striata, griseo-strigillato. 
— succosa, Parr. — Transylv. (Parr.). 



— 393 — 

X. Minor, contraclior, lamella infera anlice posticeqiie 
furcala. Alt. 8; diam. 2 m\\\. — cruciata, Studer.— Ad rupes 
prope Aquas Leucenses Valesia: (Studer) 

A. Minor, plicis palatalibus brevibiis, callo crasso, can- 
dide junctis. — consocia, albicellay Parreyss. — Banatus 
(Parr). 

}?. Minima, venlricosa. Alt. 6 1|2; diam. 1 3(4 mill. -- 
Gallia (Parreyss). 

V. Subfossilis. — Diluviiim glaciale : Saint-Maurice, 
Valesia,»! Oos Duc. Badens. (Braun). 

Obs. Haec species a praecedenle differt modo spirae forma, quae in 
C/. r«grosa fusiformi-cyliiidrica, in CL dubia autem obovato-fusi- 
formis est. Ceteros characteres , quibus auctores unam ab altéra 
spécifiée distinguere conali sunt, pro certis et conslantibus agnoscerc 
non possum. Enimvero lunellae flexura et ejus distaniia ab apertura, 
lameilarum mo'lus abeundi et inierlamellaris saperlicies pervariabiles 
in ulraque specie sunt, et sœpe formas intennedias praebent, quam 
ob rem Cl. Rossmaesslero omnio assentio, quod bas testas, sub 
nomine Cl. rngosœ in una specie conjunxeiit, et hanc in duas varie- 
taies principales, altéra var. gallica, altéra var. germanica, divi- 
serit. Tamen non secutus sum hancdispositionem ob complicalionem 
quae, hoc modo adoptato, enumerationi varielatum occurrerel. 

187. CmCUMDATA. — Frivaldsky. Pfr. INo 190. — 
Brussa Naloliœ (Parr.). 

188. TETTELBACHIAINA. — Rssm. f. 476. Plr. 161. — 
MoNS ScHNEEBERG Austrite (Parr.). 

/3. Paulo major, distinctius striata. — ra'iblensis, Gallens- 
tein (test. Parr.). — Mons Raible in fundo vallis Dravi 
(Parr.). 

189. SCHMIDTl. — Pfr. W 162. Kùst. T. 16. f. 24-27. 
— Carinthia (Parr.). 

190. PARVULA. —Studer. Rsmm.f. 488. Kusl. T. 16. 



— 394 — 

f. 28-31. Pfr. No 163. — Vulgatiss. in Helv.! SabaudiaI 
Salzburg ! Grenoble ! Lombardia ! Silva Hercynica 
(Albers) . 

iS, Subfossilis. — Diluvium circa Oos Ducat. Badens. 
(Braun). 

191. VILLii]. — MiihU. (teste Villa). — plicatula, \m\ /3. 
Pfr. INO203. — Alpes Comenses (Villa). 

Obs. Prœcedentis perafiinis, modo differens : testa pallide coinea 
et aperiura angustiore. 

192. GRACILIS. — C. Pfeiffer. T. 3. f. 32. Rssm. f. 
489. Rùst. T. 16. f. 37-40. Pfr. No 160. —rorj/nodes, Held. 
Pfr. IN'o 208. — Argovia (Mousson); SalzboUG (Ross- 
ruaessler); Alpes Bavari/e ("Kiisl.); Duc. Badensis (Braun); 
Carniolia (Schmidt). 

Obs. a 67. parvula statura plerumque paulo majore et spira 
magis attenuata tegre distinguilur. 

193. PUMILA. — Ziegler. Rssm. f. 259. Pfr. N» 189. — 
Marat zii, S>ienz (teste Parr. in specim.). — iriplicata , 
Hartm. (teste Mouss.). — Alpes Austri/e (Part'cb); Helv. 
orient. (Mousson); Banatos (Parr.). 

/3. Apice magis attenuata. — cuspidaia, Ileld. — Bavaria 
(Kiïster) . 

y. Minor, paulo ventricosior. Alt. 8 li2-10; diam. 2-2 li3 
niill, — pusilla, Ziegl. — Carniolia (Scliniidt); Tvrolia 
(Parreyss) . 

cC. Minor, gracilior. — iriv'ia,, didijma, Parr. in sclied. 
— Moravia (Parr.). 

194. STxVBILEl. — Charp. — tumida, Stabilfi Fauna 
Elvet. pag. 43. T. 1 . f. 4 ! . nec aliorum. — Lugano (Stabiio); 
Valgana sub lapides caliarros! Bellinzona (Mousson). 
(PI. Xl,fig. 7). 



— 395 — 

Testa vix rimata, vetilroso-fusiforniis, confcrtim costulalo- 
sli'iata, tenuis, subpelluckla, niliduiarufescentî-fusca; spira 
repente altemmln , acutiuscula ', anfractus ii-i2 sensim nc- 
cressentes, ult'nmis a tatere scrobiculato-impressus, basi stil- 
catus^ ad perioniphalum latiusculum dîsl'mcte cristatus ; aper- 
tura late pijriformis , basi subcatialiculala , canolicnlus 
rufo virhiquc callo marçjinatus; lamella supera med'iocris, 
mai'ginalis, inféra majusculas valde remota, antice simplex; 
plica palatalis 1, supera, siibcolamcUaris inconspicua; hinella 
dislincla ; perisloma coniinuum, solutum, brevissimc re- 
flexum, oblmiusculum. Alt. 10; diam. 2 1^2; aperl. ail. 2; 
lat. 1 \\A miil. 

Obs. Ab affinibus diffeit : testa teiuiiore; spira repente attenuaia; 
anfractu uliimo pone aperturam scrobiculato-impresso ; lamella 
inferasimplice, callo rufo obtusata. 



195. BERGERl. -- Mayer. Rssm. f. 187. PIr. N» 40. — 
Alpes Bavaria' (Roth) ; Carniolia (Sclimidi). 

Obs. Mulio major ejus alTinltas cum speciebus hujus sectionis est 
quam cum illissecl. sequentis^ cum quibus nihii aliud, nisi aperturam 
distincte canaliculatam commune habet. 

Secl. 12. 

Species apertura basi distincte canaliculat;e-, anfractu 
ultiino ad rimam in cristam compressO", plicis palatalibus 
pluribus; lunella perfecta et lamella s[)irali disjuncta. — 
Habitant in Europa (prcecipue in regionibus orienla- 
libus) et in Asia minore. 

196. BIPLICATA (Turbo). — Montagu. Pfr. No 180. — 
sïmiiis, Chaip. in Fer. Prodr. INo 533. Rssm. 1.30. f. 468. 
— ventricosa, G. PfeilT. T. 3. 1". 29. — Sanct Gallen Helv. 
(Hartmann); Stuttgart (Kurr); Insbruck! Salzburg ! 



— 396 — 

KoNiGSBRuCK SaxoMiffi! DuMANOF Podolise (Dubois); Va- 
LENCiENNES (Normand); Anvers, Bonn (Albers); Anglia 
(Thomas); Sicilia (Baumann). 
Obs. In Gallia rarissiraa. 

/3. Spatio interlamellari plicalulo. — biplicata, C. Pfr. — 
Cassel Hassiae (C. Pleiffer). 

7. Infra suturam albido strigatim maculala, plica palatali 
infera stricte descendente pliculis interlamell. destituta. — 
tessellata, (uscilabrh, Parr. — Moravia (Parreyss). 

è Major, anfractus 14, plicis palatalibus 3. — var. 
grandis, Rssm. f. 469. — iripUcaia, 3Iùhir. (teste Parr.). 

— Moravia (P.jrreyss). 

É. Lamella inféra antrorsum bifurcaia, labio paulo cras- 
siore. — chierascens, Jan. — Carpathi (Bronn). 

{. Minor. Rssm. f. 705. — consors, Ziegl. (teste Partsch). 

— Pesth (Partsch); Transylv. (Parr.). 

w. Minor, testa tenuiore. — sordida, Ziegl. (teste Parr.). 
Desh. inFér. II. p. 244. T. 165. f. 4. — Austria (Parr.). 

^. Major, ventrosior. — prœpingnis, Parr. in sched. — 
Transylvania (Parr.). 

/. Albina. — Austria (Parreyss). 

197. SGUWERZENBACHII. — Parr. in sched. — 
biplicata, var. ^. Pfr. 1. c. — Brlssa Natolise (Parreyss). 

Obs. Statura minore, apice magis attenuala, sculptura multo sub- 
tiliore, aperlura rotundiore, anfractu ultinio magis producto, ideo 
periomphalo Lie lunaio, et crisla basali compressioro, a priecedente 
diversam esse nobis videtur. 

198. FALLAX. — Rssm. f. 262. Pfr. N» 78. — Galizia 

(Parreyss;. 

199. STABILIS. — Ziegler. P(r. IS» 172. — Transyl- 
vania (Parr.) ; Banatcs (Meuke). 



— 397 — 

Obs. a praecedenle non differt nisi defectu plicae palatalis secundae, 
quae in CL fallaci adest, sed modo in statu rudimenti. Lunella in 
utraque specie eadem est. 

200. VETUSTA. - Ziegler. Rssm. f. 260. Pfr. No 183. 
— alriata, Parr. in sched. — Transylvania (Parr.). 

>3. Minor. AU. 13; diam. 3 mill. Rssm. f. 707. — slrio- 
laia, Parr. — Thirand Saxon. (Rossm.); Banatus 
(Parreyss). 

201. f. ISABELLINA. - Ptr. No 173. Rùst. T. 1. f. 
28-30. — Cairo. 

202. SOCIALIS. — Frivaldsky. Pfr. No 182. — Varna 
TuRCi^ (Parreyss). 

Obs. Plicae palatales superae 2 adsunt : prima distinctissima, se- 
cunda obsoleta. 

Sect. 13. 

Species peristomate pliculato munita;. Lamelia spiralis 
disjuMctaj saepe valde distans. 

203. PLIGATA. ~ Drap. T. 4. f. 15. 16. Rssm. f. 31. f. 
470. G. Pfeiff. I. T. 3. f. 26. Pfr. No 199. — Terrenum 
arenosum Molasse dictum Helvet. : Bern! Zurich! Gue- 
VAUX (Venetz); Luzern (Biauner) ; Sanct Gallen (Stiider); 
Laveno, Luino Lombardiœ (Shultlevvorth) . 

/3. Testa pulvere cœrulescente. calcareo obducla. — 
pulverosa, Parr. — Hungaru (Parr.); Zurich (Mouss.). 

7. Gracilior. — plebeja, Htigiosa, Ziegl. (teste Parr. in 
specim.)- — Groatia, Hungaria (Parr.). 

<:^. Minor , margine columeliari pliculis destituto. — 
odontom, Ziegl. (teste Parr.). — Transylvania, Groatia 
(Parr.). 



— 398 - 

204. IHESSALONICA. — Friv. Rssm. f. 633. Pfr. 
N» 196. — hetœra, Parr. in 6 sched. nec Frivaldsky. — 
Thessalonia (Schwerzenbach). 

/3. Gracilior. sublaevigata. — spreta, Parr. — Ins. Prin- 
GiPis (Parreyss). 

Obs. Margo columcllaris in omnibus nostris speciminibus pli- 
culls fere plane destitutus est. 

205. MOESTA. — Fér. Rssm. f. 634. Pfr. No 194. — 
Seyde (Férussac) ; Beyrut (Boissier). 

206. CORPULENTA. — Frivaldsky. Plr. N° 195. — 
Brussa Naiolia? (Parr.). 

/3. Minor, disiinclius coslulata. Alt. 9; diam. 3 mill. — 
ohliquaris, Parr. — Brussa (Parr.). 

207. BIFORMIS. — Parreyss in sched. Alt. f6; diam. 5 
mill. — AsiA MINOR (Parr.). (PI. XI, fig. 8.) 

Obs. a praicedente satis differt : statura majore; testa ventrosiore ; 
peristomate expaiisiore et validius plicaiulo; k plicarum palatatiura 
inferarum defectu. 

208. SERRULATA. — Mus. Petropol. Pfr. N" 197. — 
Tauria (Dubois) ; Asia minor (Parr.). (PI. XI, fig. 9.) 



209. TERSA. — Parreyss. in sched. Macedonia. (Parr.) 

Obs. a praecedentibus differt : plicatulis maiginalibus oblileraiis. 
testa striaia, tenuis, subpellucida, pallide cornea; aiifractus planius- 
culi, uliimusbasi laeviier sulcatus; plicae palatales 2 superae, longœ, 1 
infera mediocris ; luiielia brevis, slrialiuscula. 

210. OXYSTOMA. — Rossm. 1. 625. Pfr. N» 198. — 
amblmtomay Parr. in sched. — Balbeck Syrise (Parreyss). 



— 399 — 

Sect. 14. 

Species crista basali una, magna, interdiim duabus j 
apertura plus niinusve canaliculataj periomphalo lunato, 
amplo; plicis palatalibus paucis vel imo obsolelis ; lu- 
nella distincta iristructae. — Habitant in Banatu, Turcia, 
Grsecîa, Tauria et Asia minore. 

211. TORTICOLUS. - (Bnl.). Olivier Voy. i. T. 17. f. 
4 a. b. PIr. N° 164. — Syria (Férussac). 



212. OLYMPIGA. — Frivaldsky. Pfr. No 187. — Olympus 
Natolise(Fer.). 

213. BRUNNEA. — Zicgler. Rssm. 1. 618. Pfr. No 110. — 
AsiAMiNOR (Parr.). 

/3. Gracilior. — car'mata, Parr. in sclied. — Asu minor 
(Parreyss). 

214. GALEATA. — Parreyss. Rssm. f. 621. Pfr. N" 176. 

— Ekatherinenfeld, SoMKHETiio Georgiœ merid. (Dubois). 
Obs. Plica subcolutneliaris immersa acidi ope conspicuareddilur. 

Dimensiones speciminum apice inlcgrorum sunt : ait. 18; diam. 
3 li3 mit). 

215. RUGICOLLIS. — Ziegl. Rssm. f. 699. 700. Pfr. 1.56. 

— Mehadia Baiiaïus (Parreyss) . 

/3. Minor. Alt. 13; diam. 3 mil!. Rssm. f. 186. — Banatus 
(Parr.). 

7. Magis elongala, sericina. Alt. 18; diam. 3 mill. — 
Banatus CParr.). 

216. LiEVICOLLlS. — Parr. in sched. — Asia minor 
(Parreyss) . 

Obs. Dllïert a praecedente : forma turriio-fusiformi, testa laevigata, 
niiidula, subpellucida, rufo>cornea; anfractibus convexioribus , pen- 



_ 400 — 

ultimo latissimo; basi distinctius bicristato, cristis fere sequalibus, 
costulatis ; cervice striala; plica palatali 1, supera, brevissima; sub- 
columellari obsoleia ; lunella magna siricliuscula ; peristomate solulo, 
limbalo. Alt. 17; diara. U mill. A sequente forma turrito-fusiformi, 
crisiis raajoribus, numéro plicarum, lunella validiore, etc., salis 
diversa est. A Cl. brunea, cui habilu similis, numéro cristarum, et 
plicarum palatalium, sculpture, colore, etc., facile disiinguenda. 

217. BIGRISTATA. — Friv. Rssm. f. 619. Pfr. N« 120. 

— TuRcu (Parreyss) . 

218. FOVEICOLLIS. — Parr. in sched. — Caucasus. 

Obs. a précédente differt : testa distinctius siriata, sâturatius 
brunea; anfractu ultimo ab utroque laiere compresso, ideo basi an- 
gustiore et sulco inter cristas profundiore. 

219. f. BICOLOR. — Pfr. No 188. Kiisl. T. 8. f. 12-14. 

— Ins. Andros Archipel. Grsec. 

220. OLEATA. — Rssm. f. 703. Kùst. T. 5. f. 1-5. Pfr. 
IN" 114. — irmisparens, F ri\. nec Parr. — Banatus (Parr.). 

221. SPLENDENS. — Charp. — Imnsparcnsy Parr. nec 
Frivaldsky. — Banatus (Parr.). (PI. XI, fig 10.) 

Testa rimata^ fusiformis , ventrosula, superne striatula, 
medio lœv'/gala , nilens, tennis , diaphana , pallide cornea ; 
spira breviter attenuata, apice aculiusctila; anfr. 10, nllimus 
latere compressus, obtuse costulatus, coslulis sub lente crenu- 
latis, basi bicristalus, crista supera obsoleta, inféra valida^ 
aperturu ovalis , callo plane deitituta ; Uunellœ médiocres, 
supera profunda, in fera marginaiis; plicœ palatales 3, supera 
perlonga, altéra brevis, tertia e lunella distincla oblique des- 
cendens ; laniellu spiralis disjuncla; subcolumellaris obsoleia ; 
peristoma conlinuum, undique solutum , breviter reflexum, 
leviter albo-incrassatum, margine externe stricto, vîx expansé. 
Alt.ll;diani. 31i2mill. 



— 401 — 

222. CARISSIMA. - Z:egl. llssm. f. 632 Pfr. No 157. 
— • Banatus (Parreyss;. 

223- PAGANA. — Ziegl. Rssm. 1". 701. Pfr. 179. — 
Banatus (Parr.). 

Obs. a scquente vis diirert : staiiiia minore et plicis palatalibus 
superis inxqualibus. 

224. FRAUDlGEPiA. — Parr. Rssm. f. 622. Pfr. N" 177. 
— Magedonia (Parreyss). 

225. BOURGUIGNATI. — Charp. — Morea (Deshayes;) 
(PI. XI,fig.ll.) 

Testa rimata, fusiformis, subtîliter cosUilala, temimscula, 
subpelluclda y vîx nilidula, sericma , pallide cinnamomea ; 
spira superne sensim atlenuala, aculiuscula; anfractus 12-13 
ultbnus latere compressiis, ban angusliis, bicrhlalus, crislœ 
fere œquales, supera rugoso-coslata -, aperlura oblongo-ovalis^ 
basi subcanaliculata ^ lamellœ médiocres, connivenlcs; pLica 
palaialis 1, supera, brevis; subcoLumellaris immersa ; lunella 
parv a, per obliqua ; lanieUa spiralis nuUa; perisloma conli- 
nuum, solulum, leviler producium, expansum, marglne ex- 
lerno reflexiusculo. Alt. 16; diam. 3 1/2 mill. 

/3. Minor, cristis basalibus plus minusve obliteratis. Alt. 
13, diam. 23i4 mill. — Morea (Boiirguignal). 

227. LAMPEDOS^. — Cal. Pfr. in Zeitschr. 1848. pag. 
11. — Ins. Lampedosa inter Melitam et Tunetunum. (Parr.). 

Obs. Lunella imperfecta adest. Sculplura sequenii similis, sed 
cervicis et peristoraaiis forma valde diversa. 

228. STRANGULATA. — Féruss. Kiist. T. 10. f. 16-20. 
Pfr. N*' 174. — reliisa, Parr. in sched. nec Olivier. — 
Beirut (Boissier). 

229. GRAGILICOSTA. - Ziegler. Rssm. f. 184. Deshayes 
in Fer. T. 165. f. 7. Pfr. N» 37. — Tauria (Parrsyss). 

Obs. Habitu omniiio hue, defectu autem lunellx poiius ad sequen- 
tem seclionem pertinet. 



— 402 — 

Sert. 15. 

Species a prsecedentibus tantummodo lunellae defectu 
diversce. Tesla plus minusve Isevigata , nec costulala , 
cornea, et anfraclu ullimo basi unicrislato instruclse suiit. 
Sunt fere omnes Taurise incolae. 

230. STRUMOSA. — Frivaldsky. Pfr. N'^ 81. — Brussa 
Natoliœ (Parr.). 

231. CANALIFERA. — Rssm f. 183. Pfr. N" 35. — 
Tauria (Parr.). 

232. ACRIDULA. — Ziegl. Rssm. f. 185. Pfr. No 38. — 
Tauria (Parr.). 

233. DETERSA. — Ziegl. Rssm. f. 182. Pfr. N« 36. — 
Tauuia (Parr.). 

234. DUBOISI. — Charp. — graciticosta, Krynicki nec 
Ziegl. (testé Dubois). — Tauria (Dubois). (PI. XI, fig. 12.) 

Obs. Habiiu CL tauricce Krynicki? Pfr. N° 3, nobis modo e des- 
criplione PfeilTeriana nolœ, vakle similem esse videtur; tamen satls 
diflert : sculpiura, numéro et modo accrescendi anfractuum, basi 
unicrislata et plicarum palataiium numéro. Cum Cl. deiersa con- 
fondi non pole&t. 

235. SUBTILIS. — Parr. in sched. (1). — Asia minor 
(Par.). 

Obs. Plicarum palalalium numéro, situ et forma, alque lunella 
déficiente pcrsimilis, sed liabitu, quo potius ad CL carissimam 
spectat, diversissima. 



(1) L'abbréviation m sched. représente les mots latins in sche- 
dulâ (diminutif de scheda), qu'il faut traduire par étiquette. Ainsi, 
les mots in sched., placés à la suite d'un nom spécifique, indiquent 
que ce nom, inscrit simplement sur une étiquette, a été adopté par 
M. De Cbarpe ;lier. S. P. 



403 — 



INDEX 

Spec'ierum cl Synonimorum. 



Abrupla, 


Mst. 


49. 


Bicolor, 


Parr. 


162. 


Âcridula, 


Ziegl. 


232. 


Bicristala, 


Friv. 


217. 


Aculus, 


Sens. 


47. 


Bidens, 


Midi. 


27. 


Jdjaeensis, 


ShuUl. 


40. 


Bidens, 


Lin. 


116. 


Adposita, 


Pair. 


144. 


Bielzii, 


Parr. 


1. 


Agnata, 


Pan: 


78. 


Biformis, 


Parr. 


207. 


Agnella, 


Parr. 


144. 


Bifurcata, 


Desli. 


89. 


Albersi, 


Charp. 


92. 


Bigibbosa, 


Charp. 


97. 


Albescens, 


Menke. 


76. 


Bilabiata, 


TFagn. 


131. 


Albescens, 


Ziegl. 


78. 


Bdabiata, 


Friv. 


25. 


Albicella, 


Parr. 


186. 


Binotata, 


Ziegl. 


167. 


Albida, 


Parr. 


139. 


Biplicala, 


Mont. 


196. 


Albocincta, 


Pfr. 


158. 


Birugata, 


Parr. 


91. 


Alboguttulala, 


Wagn. 


154. 


Blanda, 


Ziegl. 


127. 


Albolabris, 


Parr 


132. 


Blanda, 


Villa. 


34. 


Albopuslulala^ 


Jan. 


154. 


Blauneri, 


Shulf. 


40. 


Almissana, 


Kiist. 


85. 


Bourguignati, 


Charp. 


225. 


Alschingcri, 


Kùst. 


138. 


Boissieri, 


Charp. 


91. 


Amblyosloma, 


Parr. 


210. 


Braunii, 


Charp. 


155. 


Amœna, 


Kiist. 


124. 


Brembina, 


Strob. 


184. 


Analolica, 


Roth. 


64. 


Rrunea, 


Ziegl. 


213. 


Anexa, 


Ziegl. 


30. 


Bulla, 


Parr. 


130. 


Aquila, 


Parr. 


82. 


Buschii, 


Kiist. 


170. 


Armata, 


Kiist. 


48. 


Byzanlina, 


Parr. 


93. 


Asphaltina, 


Parr. 


177. 








Attenuata, 


Ziegl. 


178. 


Cœsia, 


Parr. 


79. 


A via, 


Parr. 


104. 


Callida, 


Parr. 


142. 








Callosa, 


Parr. 


52. 


Badia, 


Ziegl. 


179. 


Canalifera, 


Rssm. 


231. 


Baldensis, 


Parr. 


151. 


Candida, 


Pfr. 


80. 


Balsami, 


Strob. 


154. 


Candidilabris, 


Porro. 


118. 


Banatica, 


Parr. 


173. 


Candidescens, 


Ziegl. 


119. 


Baronensis, 


Mouss. 


11. 


Canescens, 


Parr. 


22. 


Basilensis , 


Fitz. 


175. 


Cantrainei, 


Desh. 


66. 


Bengalensis, 


V.D.BusIi 


. 14. 


Capillacea, 


Rssm. 


32. 


Bergeri, 


Mayer. 


195. 


Carinata, 


Parr. 


213. 


Biasoletliana, 


Charp. 


141. 


Carissima, 


Z. 


222. 


Bicanaliculaia 


, Fer. 


4. 


Carniolica, 


Parr. 


177. 


Bicolor. 


Pfr. 


219. 


Castanea, 


Parr 


84. 



404 — 



Calaphracta, 


Parr. 


52. 


Dacia, 


Friv 


159 


Catlaroensis, 


Ziegl. 


120. 


Dalmalina, 


Parts. 


81. 


Cerata, 


Rssm. 


29. 


Decipiens, 


Rssm. 


124. 


Charpenlieri, 


Kiist. 


183. 


Decorala, 


Z. 


124. 


Cinerasccns, 


Kiist. 


107. 


Dellosloma, 


Lowe 


58. 


Cinerascens, 


Jan. 


196. 


Denegabiliny 


Z. 


53. 


Cinerea, 


Phil. 


71. 


Denseslriala, 


Ziegl. 


181. 


Circumdata, 


Friv. 


187. 


Delersa, 


Ziegl. 


233. 


Clavata, 


Rssm. 


152. 


Detrita, 


Ziegl . 


29. 


Cochiuchinensis, 


Pfr. 


12. 


Diaphana, 


Ziegl. 


38. 


Ccerulea, 


Fér. 


89 


Didyma, 


Pair. 


193. 


Cœrulea, 


Desh. 


100. 


Diminula, 


Parr. 


164. 


Comensis, 


Slmttl. 


31. 


Diodon, 


Stud. 


36. 


Commutata, 


Rssm. 


30. 


Discolor, 


Pfr. 


96. 


Comta, 


Ziegl 


125. 


Distinguenda, 


Ziegl. 


56. 


Concolor, 


Ziegl. 


166. 


Draparnaldi, 


Beck. 


100. 


Consocia, 


Parr. 


186. 


Dubia, 


Drap. 


180 


Consors, 


Ziegl. 


196. 


Duboisi, 


Charp. 


234. 


Conspurcala, 


Jan. 


166. 








Contaminala, 


Ziegl. 


73. 


Elata, 


Ziegl. 


173. 


Contracta, 


Parr. 


83. 


Elegans, 


Hutts. 


18. 


Cornea, 


Phil. 


15. 


Elegantula, 


Parr. 


138. 


Corpulenla, 


Friv. 


206. 


Epistomium, 


Kust. 


55. 


Cerrugala, 


Chemn. 


100. 


Eremila, 


Parr. 


108. 


Corrugala, 


Menke. 


81. 


Exarata, 


Ziegl. 


53. 


Corlicina, 


F.d.Busch. 9. 


Exigua, 


Lowe. 


57. 


Coslata, 


Ziegl. 


45. 


Expansa, 


Parr. 


172. 


Costicollis, 


Parr. 


83. 








Costulata, 


Jan. 


152. 


Fabulosa, 


Parr. 


173. 


Costulata, 


Lam. 


4. 


Fallax, 


Rssm. 


198. 


Crassilabris, 


Kust. 


132. 


Fasciolaris, 


Parr. 


138. 


Crenata, 


Parr. 


122. 


Fasceolala, 


Parr. 


138. 


Crenata, 


Fér. 


155. 


Filiformis, 


Parr. 


35. 


Crenulata, 


Ziegl. 


134. 


Filograna, 


Ziegl. 


56. 


Cretensis, 


Muhlf. 


90. 


Fimbriala, 


Muhlf. 


28. 


Crispa, 


Lowe. 


60. 


Forbesiana, 


Pfr. 


98. 


Cruciata, 


Slud. 


168. 


Formosa, 


Ziegl. 


50. 


Cruda, 


Ziegl. 


178. 


Foveicollis, 


Parr. 


218. 


Cumingiana, 


Pfr. 


17. 


Fraudigera, 


Parr. 


221 


Curta, 


Rssm. 


33. 


Freyeri, 


KUst. 


128. 


Cuspidata, 


Held. 


193. 


Fulcrata, 


Ziegl. 


150. 


Cylindrica, 


Gray. 


18. 


Fuscilnbris, 


Parr. 


196. 







— 405- 






Galeala, 


Parr. 


214. 


Labiata, 


Monl. 


113. 


Gastrolcpla, 


Zicgl. 


126. 


Lactea, 


Zicgl. 


72. 


Geophila, 


Kiist. 


146. 


Lœvicollis, 


Parr. 


216. 


Gibbula, 


Ziegl. 


168. 


Lœvissima, 


Ziegl. 


122. 


Glabrala, 


Miihif. 


122. 


Lamellata, 


Ziegl. 


162. 


Glabriuscula, 


Parr. 


142. 


LameVosa, 


Wagn. 


55. 


Gloritica, 


Parr. 


23. 


Latnellosa, 


Villa. 


152. 


Gracilicosla, 


Ziegl. 


229. 


Laminata, 


Monl. 


27. 


Gracïlicosta, 


Krnya. 


234. 


Lampedosœ, 


Cale. 


227. 


Gracilis, 


C. Pfr. 


192. 


Largillierti, 


Phil. 


169. 


Granatina, 


Ziegl. 


27. 


Latestriata, 


Charp. 


154. 


Grayana, 


Pfr. 


112. 


Latilabris, 


Muhlf. 


130. 


Grisea, 


Desh. 


70. 


Latilabris, 


WagH. 


124. 


Grise a, 


Rolh. 


109. 


Leccoensis, 


Villa. 


153, 


Grohmanniana, 


Parts. 


65. 


Lesinensis, 


Kutschig. 


67. 


Grossa, 


Ziegl. 


27. 


Leucosligma, 


Ziegl. 


118. 








Lichtneri, 


Kiist. 


142, 


Heldii, 


Kiist. 


11. 


Lisclikeana, 


Parr. 


2 


Hcldreichii, 


Parr. 


73. 


Liebelruli, 


Charp. 


110. 


Hellenica, 


Kiist. 


87. 


Lineo'ala, 


Held. 


176. 


Hetœra, 


Parr. 


204. 


Litigiosa, 


Z. 


203. 


Honorifica, 


Parr. 


19. 


Lowei, 


Albers. 


59. 








Loxosloma, 


Bens. 


14. 


Imbecillis, 


Ziegl. 


126. 








Incerla, 


Parr. 


148. 


Macarana, 


Ziegl. 


84. 


iDflata, 


Oliv. 


101. 


Macedonica, 


Rssm. 


24 


Inserta, 


Porro. 


43. 


MacUenta, 


Parr. 


148. 


Inspersa, 


Parr. 


111. 


Maculosa, 


Desh. 


109. 


Inlermedia, 


Schm. 


44. 


Maderensis, 


Parr. 


58. 


Interrupta, 


Z. 17. 


182 


Maratzii, 


Stenz, 


193. 


Irregularis, 


Z. 14. 


52. 


Margiaala, 


Ziegl. 


25. 


Isabelina, 


Pfr. 


201. 


Massenœ, 


P. et M. 


109. 


Jtala, 


Mart. 


155. 


Meisneriana, 


S/iultl. 


41. 








Microstoma, 


Kiist. 


137. 


Janii, 


Kiist. 


77. 


Milleri, 


Pfr. 


95. 


Javana, 


PfY. 


10. 


Modesla, 


Ziegl. 


106. 


Juiighunii, 


Phil. 


7. 


Moesta, 


fér. 


205, 








Monlenegrina, 


Kiist. 


147. 


Kokeilii, 


Kiist. 


167. 


Morilzii, 


Mouss. 


8. 


Kiisleri, 


Rssm. 


40. 


MoHSSoni, 


Charp. 


37. 


Kulschigii, 


Kiist 


83. 


Mucida, 


Zicgl. 


178. 


Kittschigii, 


Parr. 


!65. 


Munda, 


Ziegl. 


75. 



106 — 



Nigricaiis, 


Gray. 


186, 


Pluviatilis, 


Sens. 


16 


Nitidula, 


Miihlf. 


138. 


pra'pinguis, 


Parr. 


196. 








Proboscidea, 


Kiist. 


117. 


Obliqua, 


Muhlj. 


74. 


Profuga, 


Charp. 


62. 


Obscura, 


Pair. 


174. 


Pruinosa, 


Prr. 


3. 


Oblusa, 


C. Pfr 


186. 


Pidverosa, 


Parr, 


203. 


Odontosa, 


Ziegl. 


186. 


pnmila, 


Ziegl. 


193. 


Oleata, 


Rssm. 


220. 


Pimctata, 


Micii. 


155. 


Olwacea, 


Parr. 


29. 


Punctulata, 


Kiist. 


79. 


Olivieri, 


Roth. 


102. 


Pupula, 


Kiist, 


139, 


Olympica, 


Friv. 


212. 


Pusilla, 


Ziegl, 


193. 


Oniinosa, 


Ziegl. 


71. 


Pygmœa, 


Ziegl, 


138. 


Opaca, 


Ziegl. 


136. 








Opalin a. 


Ziegl. 


118. 


Kaiblensis, 


Gallens. 


188, 


Orienlalis, 


V.d.Buscli. 


16. 


Reflexa, 


Ziegl. 


131. 


Oniata, 


Ziegl. 


154. 


Regalis, 


Parr. 


26. 


Orlhostoma, 


Menke. 


35. 


Relusa, 


Oliv. 


54. 


Oscilans, 


Fér. 


63. 


Relusa, 


Parr. 


228. 


Oxystoma, 


Rssm. 


210. 


Robusta, 


Kiist. 


125. 








Rolphii, 


Leach. 


178. 


Pachygastris, 


Parts 


130. 


Roscida, 


Stud. 


186. 


Pacliysloma, 


Kiist. 


129. 


Rossmaessleri, 


Pfr. 


156. 


Pcesîana, 


Phil. 


145. 


Rubicunda, 


Kiist, 


115. 


Pagana, 


Ziegl. 


223. 


Rubiginea, 


Ziegl. 


154. 


Pallens, 


Ziegl. 


113 


Rugicollis, 


Ziegl. 


215, 


Papillaris, 


m un. 


116. 


Rugulosa, 


Ziegl, 


181. 


Parreys?!, 


Ziegl. 


26 a. 


Rugosa, 


Drap. 


185 


Parvula, 


Stiul. 


190. 








Palula, 


Charp 


114. 


Salambonica, 


Parr, 


146, 


Paula, 


Ziegl. 


186. 


Sandrii, 


Kust. 


19. 


Pellucida, 


Pfr 


165. 


Satura, 


Ziegl. 


135. 


Peirosa, 


Parr. 


68. 


Saturata, 


Ziegl. 


28. 


Philipphna, 


Pfr. 


13, 


Saxalilis, 


Parr. 


DS. 


Philippii, 


Kiist. 


79. 


Saxicola, 


Parr. 


114. 


Piceala, 


Ziegl. 


143. 


Sclimidiii, 


Pfr. 


189. 


Planicollis, 


Parr 


143. 


Schuchii, 


Foitli. 


69. 


Planilabris, 


Rssm. 


133. 


Schwei zembachii 


i, Parr. 


197. 


Platysloma, 


Kiist. 


161, 


Scopulosa, 


Parr. 


88. 


Plebeja, 


Ziegl. 


203. 


Semirugata, 


Ziegl. 


138. 


Plicala, 


Drap. 


203, 


Seniiis, 


Ziegl. 


105. 


Plicalula, 


Drap. 


178. 


Septemplicata, 


Phil. 


160. 


Pliculosa, 


Ziegl. 


178. 


Sericina, 


Rssm. 


160. 


Piumbea, 


Rssm 


20 


Serrulata, 


Mus . Petr. 


, 208. 



107 — 



Siboldli, 


Pfr. 


171. 


Syracusana, 


Phil. 


6i. 


Sicula, 


Benoit. 


66. 








Signala, 
Similis, 


Charp. 
Charp. 


165. 
196. 


Tœniaia, 
Teres, 


Ziegl. 
Oliv. 


35. 
94. 


Sitnplex, 


Zicgt. 


180. 


Tersa, 


Parr. 


209. 


Sinuaia, 


Kiist. 


148. 


Tcssellata, 


Parr. 


196. 


Sirkii, 
Socialis, 


Parr. 


M9 


Tettelbachiana, 


Rssm. 


188. 


Friv. 


202. 


Thessalonica, 


Friv. 


204. 


Solida, 


Drap. 


113. 


Thomasiana, 


Charp. 


39. 


Somchetica, 


Hohenack. 


172. 


Torlicollis, 


Oliv. 


211. 


Sordida, 


Z. 


196. 


Transparens, 


Friv. 


220. 


Splendens, 

Sprati, 

Spreta, 


Charp. 

Pfr. 

Parr. 


221. 
99. 


Transparens, 
Tridens, 


Parr. 
Chemn. 


221. 
4. 


204. 


Triplieata, 


Muhlf. 


196. 


Stabilei, 


Charp. 


194. 


Trivia, 


Parr. 


193. 


Slabîlis 


Ziecjl. 


199. 


Tumtda, 


Stabile. 


194. 


Stenosloma, 


Rssm. 


84. 


Turgida, 


Ziegl. 


42. 


Slenzii, 


Rssm. 


156. 








Stigmatica, 


Zicgl. 


157. 


Umbrosa, 


Kiist. 


30. 


Strangulata, 


Fér. 


228. 


Undulata, 


Miihlf. 


180. 


Striata, 


Pair. 


200. 


Ungulata, 


Ziegl. 


27. 


Strigillaia, 


Miihlf. 


51. 


Valida, 


Pfr. 


6. 


Slriolata, 


Parr. 


200. 


Varians, 


Ziegl. 


38. 


Slraniinicollis, 


Parr. 


21. 


Venlricosa, 


Drap. 


175. 


Strumosa, 


Friv. 


230. 


FentricQsa, 


C. Pfr. 


196. 


St/iiaca, 


Parr. 


27. 


Venlriculosa, 


Ziegl. 


177. 


Sturmii, 


KUst. 


163. 


Fcniriculosa, 


Parr. 


175. 


Subcarinata, 


Z. 


124. 


Velusla, 


Ziegl. 


200. 


Subcrenata, 


Z. 


124. 


Vibex, 


Bssm. 


140. 


Subcristata, 


Kiist. 


121. 


Vidovichii, 


Kiist. 


142 


Subcylindiica, 


Ziegl. 


146. 


Fiduata, 


Costa, 


79. 


Suhstricta, 


Parr. 


146. 


\mx, 


Miihlf. 


191. 


Subtilis, 


Parr. 


235. 


Virens, 


Miihlt. 


28. 


SubuLata, 


Charp. 


183. 


Firgata, 


Jan. 


116. 


Succineala, 


Ziegl. 


31. 


Viridana, 


Ziegl. 


46. 


Succosa, 


Parr. 


186. 


Voithii, 


Rssm. 


86. 


Sulcitana, 


Gôné. 


116. 


Fulcana, 


Parr. 


43 


Sulcosa, 


Muhlf. 


55. 








Sulcosa, 


Wagn. 


52. 


IVebbiana, 


Charp. 


41 


Sulculosa, 


Menke. 


51. 


Whalelyana, 


Charp. 


184. 


Super flua, 


Miihlf. 


178. 








Superstrucla, 


Parr. 


130. 


Ziegleri, 


Kiist. 


123. 



— 408 — 



Uesigiiiition des espèces du Cahdogucjii^urces 
sur la planche XI. 



'■ 1. 


Glausil 


ia Lischheana^ Cliarp. 


N"^ 2 du Catal 


2. 


— 


strammicollis, Charp. 


21 


3. 


— 


profuga, Cliarp. 


62 


4. 


— 


Alhersi, Cliarp. 


92 


5. 


— 


Byzantina, Charp, 


93 


6. 


— 


Licbetrnii, Cliarp. 


110 


7. 


— 


staùilci, Charp. 


194 


8. 


— 


bifonnis, Charp. 


207 


ij. 


— 


senulata, Pfeif. 


208 


10. 


— 


splcndeJis, Charp. 


221 


H, 


— 


Bourguignali, Cliarp. 


225 


12. 


— 


Bnboisi, Charp. 


234 



Description fie plusieurs coquilles nouvelles, par 
M. C. Recllz. 



r jN'atica Laugillierti, iVo^w. (PI. Xll, f. 1.) 

N. Testa o^ato globosa, glaucescente-fuscaj anfractihns 
(punis j CiVH'Cxisj siipcrioribus fuUnSj sublœvigatis, spiinin 
ronico-acutaiii cfforinaniibus , infiino globosOj anticc glau- 
ccsccnte, posiirc fnhoj pcr longuin tenue iiiguloso; aper- 
tttra cffasa , intîis rufa, basi alba ; hibio supra wnbilicuin 
angiislfini re//c.ro, et j'erc obtegenie ; labro iiicdio acuto. 

Ha»leur, 32 ni 111.-, larg. 26. 

i\'ot(t. Ces diniensions sont celles d'un individu com- 



~ 4oy — 

plet : un auUe exemplaire, plus adulte, porte 45 mil!, de 
hauteur, et 38 mil), de largeur. 

Cette inte'ressante Natice tient à la section des Jlumœ, 
et avoisine celles de ces espèces qui sont globuleuses. 

Sa forme est ovale-globuleuse, glauque à Te'lat jeune, 
et fauve en vieillissant, ou de ces deux couleurs : elle a 
cinq tours sépare's par une suture étroite et profonde. 
Les quatre premiers forment une spire conique, brun- 
rougcâtre, lisse et aiguë : rinferieur, quatre fois plus 
grand que la spire, est globuleux, glauque en avant, fauve 
en arrière, avec quelques zones transverses obscures. 
Toute la surface porte des rides fines, ine'gales et longitu- 
dinales. Son ouverture, demi-ronde, est versante à la 
base, d'un fauve-brun luisant à Tintérieur, excepté le 
bas qui est blanc. Le bord interne est très lisse, blan- 
cbâtre et réfléchi sur un ombilic étroit et brun dont il 
masque Touverture en grande partie. Cet ombilic paraît 
obstrué à l'intérieur par un funicule peu prononcé , 
comme dans la JSatica melanostoma . et les avoisinantes. 
Le labre semble faiblement échancré vers le bas , parce 
que le reste de ce bord se prolonge en avant. 

La forme de rombilic de cette coquille, sa coloration, 
le bord avancé de son ouverture ne permettent pas de la 
confondre avec aucune autre espèce. 

Elle appartient au cabinet de M. Largiliiert, et paraît 
avoir été trouvée , il y a une quinzaine d'années, dans 
Testomac de Morues pêchées sur le banc de Terre- 
Neuve. 

2" Arca (Byssoarca) MARTiNn,AoZ'/5.(Pl. XII, f. 3, 4, 5.) 

A. Testa œcjuwah'i, valclè inœqidlatercij oblonga, trans- 
versa^ gibbosa, laterc postico angulato, antico rotundato 
duplo itiiîiore, inargùie çeutrali compressa, sulcato-y sulcis 



— i 1 ™ 

2b-'2fî siinplicibus transversè stnato-cancellatis , siib epider- 
mide fusco-nigricantc ac piloso albidci', natibus rcinotis, 
fuscis t>cl rubicundis\ avca lanceolataj ligamcnto sidcato. 

Haut. 12-, larg. 23; ëp. 13 mill. 

Coquille ëquivalve, très inéquilatërale , à valves gib- 
beuses, ayant le côté aute'rieur court, arrondi, et le côté 
postérieur du double plus long, rostre et anguleux ; • 
marge ventrale comprimée, avec un étroit bâillement 
vers le bord antérieur. Valves sillonnées de vingl-cinq à 
vingt-six rayons étroits, simples, régulièrement treîllisés 
par des stries transverses, fines et pressées. Crochets 
saillants, aigus, anguleux, écartés, teints de brun ou de 
rougeâtre. Corselet doublé par un angle central : clion- 
(Irophore lancéolé, ayant la moitié postérieure plus étroite 
et plus allongée que l'antérieure, qui est courte et trian- 
gulaire. Cliondrc (ligament) sillonné en travers : impres- 
sions musculaires antérieures courtes, obliques et carrées, 
les postérieures ovales, lancéolées, arrondies en arrière, 
aiguës en avant, très obliques, avec la marge inférieure 
saillante. Charnière formée par seize à dix-sept dents 
interrompues dans le centre de la lame cardinale. 

Habite : La baie de Santos, près Rio Janeiro, d'où elle 
a été rapportée par ÔI. le capitaine Martin, ù qui nous la 
dédions. JNotre description a été faite sur un exemplaire 
appartenant à la collection de IM. Petit. 

Obseiv. C'est un fait assez singulier, que nous avons 
fait ressortir ailleurs , que les Arcacécs , conlrah'ement 
aux autres Lamellibranches, ont ce ^luon a appelé tantôt 
les nymphes, tantôt le corselet (Area), mais bien à tort, 
puisque celui-ci est latéral, ont, disons-nous, les chou- 
drophores (support du ligament cartilagineux) tout à fait 
extérieurs, au lieu d'être intérieurs. On les place dans la 
position ordinaire en déployant les valves horizontale- 



— 411 — 

ment, lorsque les crochets ne font point de saillie, parce 
qu alors ils deviennent internes-, mais aussitôt quon fait 
converger les valves pour les clore, cet appareil prend 
une position anormale ; le derme ou ligament fibreux, 
qui se montre dans le jeune âge et persiste parfois dans 
Tâge adulte clie/ les espèces à chondropliores étroits, se 
détruit chez celles qui ont cet aire large, parce qu'il se 
de'chire facilement par TefTet du travail que Tanimal fait 
exécuter journellement aux valves , afin de prendre sa 
nourriture : dès lors, les desmophores, déjà si étroits, 
devenant inutiles , s'oblitèrent insensiblement par Tac- 
croissement de la coquille, au point que c'est avec beau- 
coup de difficulté qu'on peut en découvrir les traces. Cet 
appareil si extraordinaire semble appartenir uniquement 
à cette famille, bien qu'on en trouve quelques traces dans 
les Unionidés. 

Un autre caractère, qui ne se montre que dans les 
Arcacés, c'est d'avoir parfois les impressions musculaires 
calleuses ou ressortantes. L'exemple le plus frappant que 
nous ayons vu se montre dans Vyîrca ùudina de La- 
marck, et dans l'espèce qu'il a appelée yJica lactea, mais 
qui nous paraît être un individu très âgé de V /Irca 
irudina, car il en a tous les caractères. 

Dans notre Arca Martinii , l'impression musculaire 
postérieure, si différente de l'antérieure, a son bord infé- 
rieur relevé et saillant comme dans la Cuculléc. 



3° Venus Fischeri, NoUs. (PI. XII, f. 9.) 

V. Testa ovata transveisaj anlicè angustataj rotundatu, 
posticè dilatata, rotundato-subtruncata, longitudinaliter 
crehrè sulcata, lineolis angustis, acutis, remotis cancellata ; 
alhido-1 utescente , lincis maculisve àngidato-flexuosis, ac 
spadiceis picta •, liinula cordiformi impressa , fuscescente y 



~ 412 — 

arca lineari-lamcolala ; liganie/ilo dougalo j maiginc 
inlenio creuidalo. 

Haut. 41 -, laig. 50; ép. 28 aiill. 

Belle Vénus ovale, transverse, convexe, rétrécie anté- 
rieurement, dilatée et subtronquée en ai-rière-, d un 
blanc-jaunâtre, ornée de lignes ou de taches confluentes 
d'un rouge-brun , anguleuses et flexueuses. Elle est 
sculptée de petites côtes longitudinales, anondies , croi- 
sées par des lignes aiguës, étroites, et plus écartées cjue 
les côtes. Lunule cordiforme, imprimée, brune et fine- 
ment striée. Corselet linéaire-lancéolé, contenant un liga- 
ment très étroit et allongé. Intérieur blanchâtre, avec la 
marge lineraent crénelée jusque sous la lunule, mais non 
sous le corselet. 

Charnière formée, sur ciiaque valve, de trois dents 
inégales, une latérale antérieure rudimentaire -, deux car- 
dinales divergentes, Tantérieure simple, et la postérieure 
divisée par un sillon longitudinal. Impressions muscu- 
laires grandes j ovales, arronilies : impression palléale 
large, trigone, subascendente et tronquée au sommet. 

Habite: Les mers de Chine, d'après M. Largilliert, à 
qui nous devons la communication de cette coquille. 

1° Venus Beauu, l\obis. (PI. XII, fig. 15 a, h.) 

V. Testa cordato-irigona , subrostrataj crassa, albidaj 
inaculis rufis chamcteriforinibus posticè precipiic ornata , 
lincù clevatis longitudiiialibus rotundatisque j transversis 
snblamellosis acutis cancellata ; lunida lata cordijormi- 
rotiiudaia , fusco-nigrescenic ; area aiigustc lanceolataj 
coiicava\ ligainento iinmcrso j inargihe interno cremdato. 

Haut. 32-, larg. 38: ép. 27 mill. 



— 413 — 

Var. luinor, — ■ Testa alhiilo-cinerascentc^ radiis riifo- 
fiiscis interdîun corifluentihus picta^ lunula fuscescetitc. 

Coquille corcliforme , trigone , sub-roslrëe, épaisse, 
blanc-jaunâtre parfois lavée Je rouille, peinte de taches 
brun-pourpre, en forme de lettres, vei'S le bord central, 
et principalement au côte postérieur, et sur le corselet : 
elle est sculptée de lignes élevées formant saillie : les 
longitudinales plus fortes et arrondies, les transversales 
plus étroites, et comme lamelleuses, surtout chez les 
individus jeunes. Lunule cordiforme, grande, brunâtre, 
ou brun-noirâtre, et sillonnée. Corselet pi'ofond , étroit, 
brunâtre, à angles arrondis, maculé de brun-pourpre en 
lignes anguleuses. Ligament profond, linéaire. 

Intérieur blanc, lavé de rose sur le centre des valves. 
Bord interne des valves finement crénelé. Charnière 
bidentée, à dents divergentes, l'antérieure sur la valve 
gauche, trigone, longitudinale : la postérieure lamellcuse 
et oblique-, l'antérieure sur la valve droite j forte et tri- 
gone, la postérieure forte et très oblique. Impressions 
musculaires grandes*, celle de Favant, ovale-arrondie-, 
celle de l'arrière , circulaire : excavation palléale courte, 
trigone et ascendente. 

Cette Vénus habite les côtes de la Guadeloupe, où elle 
a été pêehée sur le littoral du quartier du petit canal : la 
variété, qui est plus petite et d'une forme plus rostrée, a 
été obtenue, à Taide de la drague, dans le fond de la baie 
de la Pointe-à-Pître, au lieu dit la Rivière du coin. 

Ces coquilles appartiennent à la collection de M. Petit 
de la Saussaye, qui les a reçues de M. le commandant 
Beau. 

SucciNEA Bernardu, jSohis. (PI. XII, hg. 13, 11.) 
S. Tcstd Oi^olo-glohosa , tcnnissiiiia, pelliicù/n ; l'ii/'a^ 



— .14 -- 

anjractihus binis '. supreiuo uiamillato , minimoj irijîmo 
maximo, tiansvcrs(y, ventricoso, supernè depresso-planius- 
cidOf tenue et legnlaritcr perlonguin striato , transversiui 
1-2 vel trisidcato\ carinis rotnndato-ohtusis ; apertura 
ohliqiia, ovaUij ititiis lineis panim clcvatis \-^-'à decur- 
rentihns inscidpta. 

Hah. : Les îles de TOcéanie (M. Bernard!). (^Coll. Petit.) 

Coquille ovale-arrondie , très mince , transparente , 
d'un roux-])runâtre j formée de deux tours : le supérieur 
très petit, arrondi en bouton-, l'inférieur très grand, 
transverse, ventru, déprimé supérieurement et inférieu- 
rement, ainsi que sur le centre, sculpté de stries longitu- 
dinales régulières, rapprochées et sillonnées de une, deux 
à trois carènes arrondies, séparées chacune par une strie 
line, transverse. Entre la première carène et le sommet, 
Tespace intermédiaire est déprimé , tantôt plan , tantôt 
légèrement convexe. Ouverture oblique, ovalaire, portant 
à l'intérieur une, deux à trois lignes fines et saillantes, 
décurrentes. Bord interne très court et refléchi -, bord 
externe rendu sinueux par les angles des carènes. 

Dimensions : Hauteur , 5 -, largeur , 5 j épaisseur*, 3 
millimètres. 



Testacca nom .llgenmsia. — Description de 
coquilles nouvelles d'Algérie , par M. A, 

MORELET. 

Hélix Orancnsis, ÎSobis, (PI. XH, fig. 7, 8.) 

T. uwbilicatn , solidida , depresso-convexa , confertim 
striata, alhida, j'asciis castaneis interdiim maculosè intei- 



- 4 I 5 — 

rupiis K'anahiUier ornald / spim pariim etei'ata : anfract. 
G plaîiiilati , mtnris superficialihus discreti , ulti'mo hasi 
convexOy anlicè vix deflexo : iimhilicus mediocris, impcr- 
viiis \ aperUira ovoUs j perisioina rectum, ohlasiusvulwu, 
inths valdè lahiatwn. 

Diam. maj. liinill.i minor 12, altit. 9. 

« Coquille mediocreiDent oinbiliquëe , semi-globu- 
)) leuse, convexe à la base, gravée de stries fines et serrées, 
» et ornée sur un fond blanc de fascies brunes plus ou 
» moins nombreuses, quelquefois interrompues, ou ac- 
» compagne'es de tacbes décurrentes. La spire, peu 
» élevée, est formée de cinq tours à peine convexes, dont 
» la suture est superficielle : Tombilic rétréci , ne laisse 
» apercevoir qu'une portion de Tavant-dernier tour : 
» Touverture, très oblique, est légèrement déprimée et 
» de forme ovale : le péristome est droit et épaissi par 
» une callosité interne qui l'accompagne. » 

L'ombilic restreint de cette coquille, et le peu de con- 
vexité des tours de spire dont elle est formée, la distingue 
suffisamment des //. uaricibilis, neglexta et Teiverii, qui 
en diffère d'ailleurs par la forme de Touverlure et par la 
coloration : elle se rapproche davantage de 1'//. illibata, 
Rossm., mais elle n'est pas carénée comme cette dernière, 
et son ombilic est moins profond. 

Nous avons recueilli VIL Oranensis dans la province 
d'Oran, sans qu'il nous soit possible de préciser la loca- 
lité. 

Hélix hemipsoricch Nobis. (PI. XII, f. 10, 11, 12.) 

T. perspective uinbilicata j orhicidalo-convexiusculn , 
suh -lente riigoso-punctata, glabra, corneo-rufescens^ siibtus 
pallidiorj jiitidcij radiatim striolata : spira parum elevata ; 
anfract. 6 planidaiij sutnm prqfimdd discreti, lente cres- 



— 416 - 

cent es \ upertum compresso-linearis \ peristomn sîmplex , 
acutuiii, 

Diam. maj. 8", min. 7-, altit. 3 mil). 

Celle petile cocjuille est assez curieuse : sa forme est 
orbiculaire j sa s|)ire faiblement convexe j sa face infé- 
rieure aplanie : composée de six tours profondément 
séparés Tun de l'autre , elle croît en diamètre par une 
progression insensible. L'ombilic, quoique peu dilaté, 
laisse apercevoir dans sa profondeur le sommet de la 
spire : Touverture est ovale et comprimée •, le test corné, 
roussâlre, est couvert de petites granulations disposées 
par selles décurrenles, et croisées par les ondulations 
superlicielles qui résultent de Faccroisseraent. En dessous, 
il est (fune nuance cornée plus pâle, lisse, brillant, et 
marqué de stries obsolètes qui rayonnent autour de 
1 ombilic. 

Nous n'avons trouvé quun seul spécimen de celte 
espèce aux environs de Bône : elle a quelques rapports 
avec r//. lestce, Phil., qui habite la Sicile. 

GUndina (kbilis, Nobis. (PI. XII, fig. 6.) 

T. suhfusiformis , nitida , lœvisj pallidè fuha \ spira 
attCTiuataj acuia, hre\^isj iestce quadranlein exœquans : 
anfract. 6 paniin convexi, suturis superficialihns j columella 
brans, albicaiiSj oblicjuc subtmncata j apcrtura elongato- 
elliptica j niargi/ie extenw exili. 

Long. 8 i diam. 3 miJl. 

C'est une des plus petites dandines de l'Algérie : elle 
est fusiforme, lisse, brillante, transparente, fragile, d'un 
fauve pâle : les tours de spire, au nombre de six, sont 
légèrement convexes, et séparés par une suture superfi- 
cielle-, la columelle est courte, droite, blanchâtre, et 



— 417 - 

tronquée (l'une manière très légère, f^'ouverture est pres- 
que aussi grande que la moitié de la coquille. Le caractère 
le plus saillant de cette espèce réside dans la spire, qui se 
rétrécit sensiblement à partir du dernier tour. 

On le distingue facilement des GL folliculus et nitidis- 
sîina, plus solides, plus épaisses, plus grosses, et surtout 
plus obtuses. 

Nous Pavons trouvée, mais rarement, aux environs de 
Philippeville. 

A. M. 



Description d'une nouvelle espèce de Cyclostome , 
par M. Petit de la Saussaye. 

Cjclostoma Coquandiana. (PI. XII, fig. 2.) 

G. Testa conic.o-pyrainidata , umhilicata^ suhlœvis^ lon- 
gitudinaliter obliqué ac subtile striolata; anfractibus 6-7, 
rotundatis, ultimo ventricoso, duabus fuscis fasciis cincto ; 
labio reflexo unibilicum mediocrein subobtegente ; labro 
incrassatOj extiis uiarginato. 

Operculum. 

Longueur, 28 ; largeur, 22 mill. 

« Coquille conique , pyramidale, ombiliquée^ lisse en 
» apparence, mais offrant des stries d'accroissement obli- 
» ques, fines et nombreuses : c'est à peine si Ton aper- 
» çoit sur le dernier tour quelques traces de lignes trans- 
» versales : on compte six à sept tours de spire, arrondis, 
» le dernier ventru, et les supérieurs décroissant rapide- 

27 



— 418 — 

» ment. Le dernier tour est muni de deux bandes d'un 
» brun clair, dont la supérieure est plus large que Tinfë- 
» rieure. Le bord coUnnellaire est réfléchi sur un ombilic 
M médiocre qu il recouvre en partie : le bord droit est 
» épais, et présente un bourrelet extérieur. — Opei'cule 
)) inconnu. » 

Nous n'avons vu qu'un exemplaire de cette coquille, 
qui nous paraît constituer une espèce distincte, en raison 
de la hauteur, de la forme acuminée de sa spire, et de la 
dimension du dernier tour, caractères qui dans leur en- 
semble rappellent certaines Paludines : Fabsence presque 
complète de stries ou sillons transversaux nous semble 
aussi un caractère particulier à 1 espèce. 

L'habitat du Gycl . Coquandianum nous est inconnu , 
mais nous sommes porté à croire qu'il vient de Madagas- 
car (1). S. P. 



Notice sur les richesses paléontologiques de la 
province de Constantine, par M. H. Goquand ; 
professeur de minéralogie et de paléontologie à 
la Faculté des sciences de Besancon. 



En présence des services considérables que la conchy- 
liologie a rendus et rend chaque jour à la géologie, il 
devient superflu d'insister sur Timporlance de Tétude 
des coquilles vivantes, et de l'application de ses principes 
de classification à la reconnaissance et à l'arrangement 
méthodique des espèces fossiles. On sait, en effet, que si 

(1) La figure que nous donnons de ceUe coquille est médiocre, et nous 
regrettons de n'avoir pu en faire corriger l'imperfection. 



— 419 — 

l'ordre ne superposition des terrains constitue la hase 
fondamentale de la géologie stratigrapliique, la significa- 
tion des fossiles qu ils renferment leur assigne, comme le 
feraient autant de médailles marquées de leur millésime, 
une date certaine, lorsque dans une contrée la série com- 
plète n'est représentée que par quelques-uns de ses 
termes. Ce principe introduit par Brocchi, par Bron- 
gniart, et jiar M. Deshayes dans le domaine de la 
science, il y a bien des années déjà, a guidé depuis d'une 
manière si sûre et si heureuse les géologues dans leurs 
recherches, que son application en est devenue générale, 
et qu'à part de rares exceptions tolérées encore pour 
quelques points contestés, on est en droit d'en proclamer 
rinfaillihilité, sans que cette assertion paraisse trop té- 
méraire : les travaux de MM. de Buch, Agassiz, d'Or- 
bigny, Verneuil, Castelnau, Hommaire de Hell, Léguillou 
et d'autres savants voyageurs , en sont la consécration 
incontestable : car ils ont établi, à laide seul de la pa- 
léontologie , sur toute la surface de la terre , une série 
d'horizons géognostiques si nettement définis, que distri- 
biitioTi de fossiles devient aujourd'hui l'équivalent à'ordre 
de superposition , et que les hiatus, quand il en existe, 
sont plus clairement dévoilés par les déductions paléon- 
tologiques que par les discordances de stratification. C'est 
cette vérité théorique que M. de Humholdt a voulu ex- 
primer, lorsqu'il a démontré que si les êtres organisés 
changeaient suivant les latitudes et les longitudes, ou, ce 
qui revient au luême, suivant l'altitude et le climat, les 
êtres enfouis dans la profondeur des couches échappaient 
à des variations correspondantes, puisque leur distribu- 
tion, assujettie à des lois certaines, attestait l'existence de 
circonstances identiques dans la composition et la tempé- 
rature des mers anciennes à l'époque du dépôt des terrains 
sédimentaires. On comprend de suite la double impor- 
tance qui découle de l'examen des coquilles fossiles, car 



— 4-20 ~ 

la recherche des substances utiles étant subordonnée le 
plus souvent à la détermination préalable des horizons, 
Tinductioa philosophique doit préjuger nécessairement 
les questions d'application pratique, et rendre transpa- 
rentes pour le mineur et pour le géologue les montagnes 
dont ils déchirent les entrailles. 

En donnant aujourd'hui la liste des espèces fossiles que 
nous avons recueillies et observées dans la province de 
Constantine, notre intention est d'appeler l'attention des 
conchyliologistes et des géologues sur une contrée déjà 
fort intéressante par ses productions naturelles , et dans 
laquelle nous avons élé assez heureux de i*econnaître la 
série presque complète des terrains secondaires. Leur 
ressemblance comme leur identité avec les terrains qui 
leur sont opposés sur les côtes de la Provence, sera mise 
en lumière par le grand nombre des espèces qui leur sont 
communes en Afrique et en Europe, et nous ne doutons 
pas que de nouvelles explorations dirigées avec intelli- 
gence et persévérance dans le massif montagneux qui 
sépare la Méditerranée du désert n'inscrivent dans nos 
catalogues paléonlologicjues une foule de découvertes 
dont le résultat des premières recherches est loin de faire 
soupçonner l'importance. On en jugera d'ailleurs par les 
indications qui vont suivre, et qui nous montreront dans 
la chaîne de l'Atlas une faune crétacée comparable en 
richesse à la faune si justement célèbre du département 
des Basses-Alpes. 

1" Formation du Lias. 

Belemnites acutusj Miller. — Sidi Cheikh-ben-Rohou. 

— niger, Lister. — Djebel-sidi-Rgheïs. 

Ammonites Kridion , Hehl. — Sidi Cheikh-ben- 
Rohou. 



— 421 — 

Ostraea cymbiiun, Lamarck. — Oueiiseris. 

Pecten Hchliij d'Orb. — Sidi Cheikli-ben-Rohou. 

Plicatuhi spinosa, Sow. — Oued-el-Kantra. 

Pentacrinus tubercnlatus , Miller. — Sidi Chelk-ben- 

Rohou. 

2* Formation jurassique. 

Belemnites SanvanausuSj d'Orb. — Djebel-sidi-Rgheïs. 

Ammonites plicatilis, Sow. — Id. 

— tatricus, Pucli. — Id. 

Diceras arietina, Lamarck. — Sidi-Rgheïs et Taïa. 

Terebratula bullata, Sow. — Sidi-Rgheïs. 

- — bicanaliculata, Schlotth. — Sidi-Rgheïs. 

Holcctypus deprcssus, Agas, — Id. 



3" Formation néocomiennc. 
A. Inférieure. 

Belemnites pistillifoïmis, Blainv, — Oued-Cheniour, 

Djebel- Taïa, Aïn-Zairin , 
Djebel-Hamimat, Chepka. 

— dilatatus, Blainv. — Oued-Cheniour, Aïn- 

Zairin, Taïa, Hamimat. 

— latns, Blainv. — Oued-Cheniour, Taïa , 

Hamimat. 

— subquadratus, Roèm. — Aïn-Zairin. 

— Orbignyannsj Duval. — Oued-Cheniour. 

— bipartitus, d'Orb. — Id. 
îNautilus neocomcusis. d'Orb. — Aïn-Zairin. 



— 422 — 

Ammoiiiles Astierianusj d Oib. — Id. 

— . Grasianus, d'Orb. — Oued-el-Nahar. 

— suhjimhiiatusj d'Orb. — Aïn-Zairin. 

— Juilletî, d'Orb. — Aïn-Zairin, Taïa , 

Oued-Cbeniour. 

— scmisulcatus j, d'Orb. — Id. 

— neoconiieiisis , d'Orb. — Aïn-Zairin, 

Oued-Cheniour. 

— aspemmnsj d'Orb. — Oued-Cheniour. 

— sirangulatus, d'Orb. — Aïn-Zairin, ïaïa, 

Cliepka, Oued-Cheniour. 

— Thetysj d'Orb. — Aïn-Zairin, Taïa, 

Chepka, Oued-Cheniour. 

— diphyllus, d'Orb. — Id. 
Crioceras Diwalii, Lëveille. — Aïn-Zairin. 
Hinnites Lcymcriij Desh. — Camp de Betna. 
Terebratula tamarindus, Sow. — Aïn-Zairin. 

— pseudo-jurensisj Leyni. — Id. 
Iloiasler Lhardii, Dubois. — Id. 
Toxaster complanaius, Agas. — Id. 



Ammonites 



Radioliles 
Caprolina 
Pentacrinus 



JJ. Neocomien moyen. 

inteivnedàiSj d'Orb. — Aïn-Zairin, Oued- 
Cheniour. 

cassidea, d'Orb. — Aïn-Zairin, Taïa. 
MasylœuSi Coquand. — Oued-Cheniour, 

Aïn-Zairin. 

Mariicensisj d'Orb. — Constantine. 
ainmoîiiuj Goldf. — Id. 

jicocofiiensù, Desor. — ïd. 



423 — 



C, Néocomien supérieur. 

Aptychus iVzi/?«V/rt, Goquand, — Constantine. 

— Caïd, Coquand. — Id. 

Belemnites semicanalicidatus , Blainv. — Aïii-Zairin. 

Ammonites NisuSj d'Orb. — Taïa, Aïn-Zairin, Cons- 
tantine, Chepka, Oued-Cheniour. 

— Martinii, d'Orb. — Aïn-Zairin, Oued- 

Cheniour, Taïa. 

— Gargasensis, d'Orb. — Aïn-Zairin, Taïa^ 

Oued-Cheniour, Chepka. 

— Jissicostatus, Phillips. — Oued-el-Nahar. 

— striatisulcatus, d'Orb. — Aïn-Zairin, O.- 

Cheniour. 

— Duvaliaiius, d'Orb. — Id. 

— Emerici, Raspail. — Id. 

— Gucttardi, Raspail. — Id. 

— Dufrenoyi, d'Orb. — Aïn-Zairin. 

— Asdmhal, Coquand. — Oued-Cheniour. 

— Jtnnibal, Coquand. — Id. 

— Âbd-el-Kaderij Coquand. — Aïn-Zairin. 

— Mustapha j Coquand. — Id. 

— Jiigurtha, Coquand. — Id. 

— Hamilcar, Coquand. — Oued-Cheniour. 
Hamites g%^Sj Sou. — Aïn-Zairin. 
Ptjchoceras lœvis, Matheron. — Aïn-Zairin, Taïa. 
Trochus Hamnon, Coquand. — Oued-Cheniour. 
Lucina sculpta, Phillips. — Id. 
Nucula impressa , Sow. — Id. 

— Mauritanictt;, Coquand. — Id. 

— Punica^ Coquand. — Id. 



— 424 



4° Formation du Gault. 



iVmnionites Bciidanti, Broiig. — Aïn-Zairin. 

— latidorsatus, Michel. — Id. 

Ancyloceras furcaius j cfOrb. — Aïn-Zairin, Oued- 

Clieniour. 
Bouchardiajius, d'Orb. — Aïn-Zairin. 
rotiindiis, Sow, — Oiied-Cheniour. 
EmcriciamiSj d Orh. — Oued-Cheniour, 

Aïn-Zairin. 

Puzosianiis, d'Orb. — Id. 

Massinissa^ Coquand. — Oued-Gheniour. 
annulatus, d'Orb. — Id. 

o^'ata, Mantell. — Id. 



Hamites 
Turrilites 



HeHcoceras 
Nucula 



Ammonites 



Turrilites 

Nerinca 

Avcllana 

Fusus 

Pyrula 

Vol u ta 

Pltrodonla 

INatica 



5° Formation de la craie cidoritèe. 

varians j Sow. — Djebel-Abiod , Aïn- 
Zairin, Tenilouka, Chepka. 

Fourncli , Bayle. — Mezâb-el-Messaï , 

Tebessa. 

lîhotomagciisis, Brougn. — Djebel-Auress. 

cosialus, Lamark. ■ — Chepka, Djebel- 
Abiod, Aïn-Zairin, Tenilouka. 

pustulifcra, Bayle. — Mezâb-el-Messaï. 
rassis, d'Orb. — Oued-el-Nahar. 
affinis, Bavle. — El-Outaïa. 
cretacea, Bayle. — Id. 
Guera?igen\ d'Orh. — Id. 
inflala, d Orb. — Mezâb-el-Messaï. 
don gâta, dOrh. — Id. 

Fournelij Bayle. — Id. 



- A') 



rii) 



Ost 



rœa 



Spondylus 

Pecteii 

Arca 

Trigona 

Cardium 

Hippurites 

Gypliosoma 
Holcclypus 
Hemiaster 



Aespidiscus 



dichotoiiia, Bayle. — El-OuUiïn, Tebessa, 

Oued-el-Kantra. 

Syphax, Coquand. — Tebessa, Aïu-Zairin. 

elegansj Bayle. — El-Kantra, El-Outaia , 

Tel)es?a. 

hiauriculata, Lanik. — Oued-el-Kanlra. 
Jlabcllata — Tebessa, 

ietragonaj Bayle. — Mezâb cl-Messaï. 

hystrix i Goldf. — El-Outaïa. 

tncostatus, Bayle. — Id. 

Ligeiiensis, d'Orb. — Id. 

scabra, Lamk. — Mezâb -el-Messaï. 

sulcifemm, Bayle. — El-Outaïa. 

organisans, Desm. — Oued-Clieniour. 

cormi-pastorisj, Desm. — Aïn-Zairin. 

Delainarcif Desliayes. — Betna. 

serialis, Deshayes. — Mezâb- el-Messaï, 

Fourneli, Deshayes. — Mezâb-el-Messaï , 
El-Outaïa, Tebessa, 
Auress, Aïn-Zairin. 

vristatus, Edw. et Maime. — Auress. 



6° Craie blanche, 

Ostrœa Idtvûj Lamark. — Tebessa. 

— coniu-arietis, Goldt. — Auress. 

— JlatherojiiciJia, dOrb. — Djebel-Abiod, 

El-Outaïa. 

— K>esicnlaris, Lamk. — El-Outaïa , Djebel- 

x\biod, El-Kantra, Mezâb-el-Messaï. 

Pectcn cjuadricostatasj d'Orb. — Cbepka, Auress. 



— 426 — 

Plicatula aspera^ Sow. — Djebel-Auress. 

Spoiidj'lus spinosus, Deshayes. — Djebel-Abiod. 
Inoceramus regidaris, d'Orb. — El-Outaïa, Chepka , 
Djebel-Abiod, Tiffech, Temiouka. 
— Goldfussinnus, d'Orb. — Id. 

Pholadorava Marrotia/ia, d'Orb. — Auress. 
Terebratula carneaj Sow. — Chepka. 
Kadiolites cmteriformis , d'Orb. — Ain-Zairin. 

Hemipneustes Africaniis, Fournel. — El Outaïa. 

Ananclijtes ovnliis, Laink. — Djebel-Abiod, Chepka, 

Aïii-Zairin. 

Micraster coranguùiiuiij Agas. — Djebel-Abiod, 

Temiouka. 

7" Forinatîoji tertiaire éocène. 

Nuinmulites planulataj d'Orb. — Toumiettes , hidi 

Cheik-ben-Rohoii. 

— numrnularia, d'Orb. — Id. 

— Ramondi, Defr. — Id. 

— spissa, Defr. — Toumiettes. 
Flabellaria Lainanofiis, Ad. Broug. — Smeudou. 

8" Formation tertiaire miocène. 

Pectcu Beadantij Basterot. — El-Garsa. 

— Burdigalensis, Lamk. — El-Garsa, Djebel- 

Auress. 

— striatus, Sow. — El-Gersa. 
Ostrœa lougirostrisjhvnwV. — Id. 
Balanus. Id. 



— 427 — 

9* Formation tertiaire pliocène. 
Mastodon, semblable au hre\'irostrc. — Smendou. 

ESPÈCES NOUVELLES. 

Aptychus Niimida, Coquaiul. 
(PI. 13, fig. 1.) 

Coquille ovale, allongëe, forme'e de deux lobes soudés, 
séparés par une arête médiane-, déprimée dans son en- 
semble, un peu convexe en dessus, légèrement concave 
en dessous. Surface rugueuse, traversée par des cotes 
nombreuses, presque droites, serrées, tranchantes, obli- 
ques, partant du pourtour extérieur et venant aboutir à 
Tarète médiane, où elles forment des chevrons très régu- 
liers, disposés à la manière des barbes de plumes d'oi- 
seau. 

Cette espèce est associée à V Ammonites fiisus, dans les 
marnes de Sidi-Marhrouch, près de Constantine. 

Aptychus Cdid, Coquand. 
(PI. 13, fig.2.) 

Lobes triangulaires , convexes en dessus , ornés de 
sillons transverses, concentriques, prenant naissance au 
rebord opposé à Taré te médiane. 

Même localité que pour Tespèce précédente. 

Ammonites Annihal, Coquand. 
(PI. I3,fig.5, G, 7.) 

Coquille orbiculaire, comprimée, arrondie à son pour- 
tour, qui est un peu aplati ; lisse, ornée en travers et par 



— 'i28 — 

tours do cinq sillons. Spire composée de tours subqua- 
drangulaires. Apparents dans Tombilic, sur la moitié de 
leur largeur. Bouche sub-orbiculaire, échancrée à la base 
par le retour de la spire. Cloisons symétriques, largement 
découpées de chaque côté en trois lobes festonnés, et 
présentant trois selles, formées de parties paires. Lobe 
dorsal étroit, aussi large et aussi long que le lobe latéral 
su|)érieur, orné de chaque côté de deux petites branches 
à deux pointes : selle dorsale égalant en longueur le lobe 
latéral supérieur, ornée de festons symétriques. Les autres 
selles, quoique plus petites, présentent les mêmes divi- 
sions. Lobe latéral supérieur caractérisé par trois pointes, 
dont une terminale. 

Par ses sillons, cette espèce offre quelque ressemblance 
avec TA. qaadrisulcatus : mais sa spire embrassante, ses 
tours aplatis, et des différences radicales dans les détails 
des cloisons Ten séparent nettement. 

Cette espèce a été recueillie dans les marnes néoco- 
miennes supérieures d' Oucd-Cheniour, vallée supérieure 
de la Sey bouse. 

Ammonites Asdrnùal , Coquand. 
(PI. 13,fig. 3,4.) 

Coquille discoidale, comprimée, ornée en travers de 
côtes épaisses, espacées, renflées autour de Tombilic : 
simples à leur naissance, elles se bifurquent vers le milieu 
de la largeur de chaque tour, en prenant une rangée de 
tubercules saillants : elles se terminent sur le dos par 
deux tubercules moins proéminents que les premiers. 
Spire composée de tours moins hauts que larges, arrondis 
sur le dos, qui est lisse entre les rangées de tubercules. 
Bouche oblongue, arrondie en avant, échancrée à la base 
par le retour de la spire. 



— /r>9 — 

Voisine des A. Martini el pretioxiis , cette espère se 
distingue de la première par la régularité et la distri lui- 
lion symétrique de ses tubercules, par son dos arrondi et 
par sa forme plus comprimée. Les côtes bifnrquées qui 
manquent entièrement dans TA. pretiosus, suffisent pour 
éviter de la confondre avec celle-ci, 

L'A. j4sdruhal a été recueillie dans les marnes néoco- 
miennes supérieures d'Oued-Cheniour., associée aux A. 
Martini et Gargasensîs. 

Ammonites Abd-el-Kaderi, Coquand. 
(PL 13,fig, 8, 9.) 

Coquille très comprimée, arrondie à son pourtour, 
creusée par intervalles inégaux de sillons presque droits 
qui passent de l'autre côté en laissant des dépressions 
sur le dos. Entre ces sillons se développent, en partant 
du pourtour de Tombilic, de petites côtes groupées en 
faisceaux, et présentant quelques traces de bifurcation. 
Spire composée de tours comprimés, ovales, apparents 
dans Tombilic sur le tiers environ de leur largeur. Bouche 
oblongue, comprimée. 

Voisine de TA. Dtivaliauus, cette espèce s'en distingue 
par ses tours comprimés, non quadrangulaires, et par la 
disposition de ses côtes fasciculaires. JeTai recueillie dans 
les marnes néocomiennes supérieures à'A'in-Zairin. 

Ammonites Mustapha , Coquand. 
(PL I3,fig. 10, 11.) 

Coquille discoïdale, aplatie, à dos arrondi, lisse, mar- 
quée par tours de quatre ou cinq sillons ; recouverte de 
stries très fines, transverses, à peine visibles. Spire em- 
brassante-, chaque tour recouvrant la moitié du tour qui 



~ 430 — 

le supporte, et terminé vers Tombililic par un pan circu- 
laire presque perpendiculaire au plan de la coquille, de 
manière à former une espèce de rampe ou de méplat, 
dispose' eu entonnoir et conduisant jusqu'à la naissance 
du premier tour. Ouverture plus haute que large, ovale à 
sa partie supérieure, échancrée à sa base. 

Cette espèce, par ses sillons, présente quelque ressem- 
blance avec les A. quadiisulcatus et striati^sulcatus : mais 
elle s'en dislingue nettement par ses tours embrassants. 

Je Tai recueillie dans les environs <ï A'in-Zairin (route 
de Constantiue à Temlouka), dans les marnes ncoco- 
miennes supérieures. 

Ammonites Jugnrtha, Coquand. 
(PI. 13, fig. 12, 13.) 

Coquille suboibiculaire, globuleuse, lisse, fortement 
arrondie sur le dos, ornée en travers de cinq sillons pro- 
fonds, droits. Bouche transversale, déprimée en forme de 
croissant. Ombilic droit. Spire très embrassante, com- 
posée de tours convexes, plus large que haute. 

J'ai recueilli cette espèce à Aïn-Zairin, dans les marnes 
néocomiennes supérieures. 

Ammonites Masylœus, Coquand. 
(PI. 14, fig. 14, 15.) 

Coquille comprimée, ornée sur les côtés de côtes 
épaisses, simples autour de TomLilic , mais se groupant 
en faisceaux de deux, trois ou quatre, sur le milieu de la 
largeur du tour, s infléchissant un peu en se rapprochant 
du pourtour externe, où elles se terminent par une espèce 
de renflement tuberculeux. Dos formé par une carène 
obtuse et crénelée. A chaque tubercule terminal des côtes 



— 431 — 

correspond une élévation, et à chaque intervalle une dé- 
pression. C'est à celte disposition que le dos doit sa forme 
carénée et crétée eu même temps. Spire composée de 
tours comprimés, non apparents dans Tombilic. Bouche 
comprimée et échancrée à la base. 

Cette espèce rappelle, par ses côtes, les j4minonites 
Dumasianus, galcatus et Didyanus. Elle ne diffère de cette 
dernière que par la forme de son dos. 

Je Tai découverte dans les terrains néocomiens êCOued- 
Cheniour. 

Ammonites Hamilcar^ Coquand. 
(PI. 14,%. 16, 17.) 

Coquille comprimée dans sou ensemble, arrondie à 
son pourtour, quoique un peu aplatie, ornée en travers de 
petites côtes saillantes , droites , dont quelques-unes se 
réunissent près de Tombilic, occupent toute la largeur de 
chaque tour et passent sur la région dorsale. Spire com- 
posée de tours subcylindriques, apparente dans Tombilic 
sur la moitié de leur largeur. Bouche presque circulaire, 
un peu déprimée à cause du retour de la spire. 

Cette espèce semble , au premier coup d'œil , se rap- 
porter à V /ammonites recticostalus. Elle s'en distingue par 
son dos un peu aplati, par la bifurcation de quelques- 
unes de ses côtes, et par Tenroulement de ses tours. 

Je Tai recueillie dans les marnes néocomiennes supé- 
rieures de Y Oued-Cheniour. 

Turrilites Massinissa , Coquand. 

(PI. I4,fig. 18.) 

Coquille turriculée, allongée, formée d'un angle régu- 
lier, conique. Tours se recouvrant en avant, et séparés 



~ 132 — 

par une suture peu profonde. Chaque tour est orne en 
travers de côtes droites, qui parlent de la suture et s'ar- 
rêtent au milieu du tour, où règne une espèce de sillon 
plan : au-dessus, on observe trois rangées de tubercules 
relies par une arête saillante, ce qui leur donne une dis- 
position en quinconce. Deux de ces rangées sont recou- 
vertes par renroulenient du lour supérieur, et sont logées 
sur une partie carèuale. Ombilic très étroit; bouche sub- 
quadrangulaire. 

Cette espèce, par son mode d'enroulement, rappelle le 
T. Puzosianns \, mais elle s'en distingue nettement par ses 
côtes interrompues au milieu de chaque lour, et par les 
trois rangées supérieures de tubercules dont elle est 
ornée. 

Je Tai recueillie dans les argiles du gault de la vallée 
de Cheniour. 

Troebus //aw/?o/J , Goquand. 
(PI. 14, fig. 19,) 

Coquille régulièrement conique, un peu plus baute 
que large. Spire formée d'un angle régulier, composée de 
tours plans, lisses, se terminant à la partie Siq3érieure 
par un reJjord tranchant, et fiiisant saillie à Textérieur et 
à la partie inférieure par une rangée moniliforme de 
petits tubercules. Le centre de chaque tour, à cause de 
la rangée des tubercules et du rebord saillant, est légè- 
lement creusé en gorge de poulie. Par sa forme conique 
et par son bord caréné, cette espèce offre quelques rap- 
ports avec le Troc/ius Guerangeri-, mais elle s'en distingue 
par l'absence complète de stries longitudinales et par la 
présence de ses tubercules. 

Je l'ai recueillie dans les argiles néocomiennes supé- 
rieures de V Oued' Cheniour . 



Nucula Mauritanica^ Coquand. 
(PI. 14, fig. 20, 21.) 

Coquille triangulaire, renflée, à sommet également 
distant des deux extrémités du grand axe ; celui- ci abou- 
tissant aux points oii finissent les dents de la charnière. 

Cette espèce, par sa forme régulièrement triangulaire, 
se distingue des autres espèces de Nucules. 

Je Tai recueillie dans les argiles néocomiennes supé- 
rieures à^A'ui-Zairin. 

Nucula Piinica, Coquand . 
(PI. 14. fjg. 22, 23.) 

Coquille subtétragone , comprimée, à bords opposés 
sensiblement parallèles : côté buccal court, obtus, domi- 
nant la lunule, qui est excavée. Côté anal long, arrondi 
et un peu obtus. 

Celte espèce est remarquable par sa forme comprimée 
et quadrangulaire. Je Fai recueillie dans L^s argiles néo- 
comiennes supérieures iïOued-Cheniour. 

Ostrsea Syphax , Coquand. 

(PI. 14, fig. 24(7, b.) 

{ Réduite au tiers de sa grandeur nalurelle.) 

Coquille oblongue dans 1 âge adulte, rectangulaire 
dans le jeune ^ inéquilatérale, élargie sur le labre, qui est 
limité par une ligne droite passant par le sommet de la 
coquille, plus rétrécie au talon, où elle se termine en une 
espèce d'oreillette qui continue la ligne droite du labre. 

Les deux valves égales, très épaisses, également bombées 
et ornées de côtes semblablement disposées. Côtes angu- 
leuses, naissant à une faible distance des crochets , et se 
dirigeant vers le pourtour de la coquille, en se bifurquant 

28 



— 434 — 

à une certaine distance du sommet : chaque branche se 
bifurquant à son tour jusqu'à ce qu elle atteigne le bord 
des valves, et offrant à chaque période de bifurcation des 
bourrelets calleux correspondant à une période d'accrois- 
sement. Intervalles des côtes très profonds, leur largeur 
étant sensiblement la même que celle des côtes. Pourtour 
de la coquille découpé à angles aigus. 

On remarque sur la surface des valves des lignes d'ac- 
croissement concentriques , très irrégulières, et qui s'élè- 
vent au-dessus de la crête des côtes en formant des écailles 
imbriquées les unes sur les autres. Dans le jeune âge, le 
sommet des valves a une tendance à se contourner en 
spirale, à la manière des Exogyres. 

Cette remarquable espèce présente des analogies avec 
VOsù^œa Santonejisis , et surtout avec VO. dichotoma 
(Bayle in Richesse minérale de t Algérie, pi. XVIII, fig. 
17, 18). Elle se distingue de la première par ses côtes 
plusieurs fois bifurquées, par l'expansion de son labre, 
par ses oreillettes et par ses bords amincis. Plus voisine 
de rO. dichotoma, dentelle partage les ornements des 
valves, elle s'en distingue par deux caractères essentiels. 
Dans rO. dichotoma, la valve supérieure est plane, le 
pourtour de la coquille est arrondi, tandis que dans VO. 
Syphax, les deux valves sont également bombées, et que 
le bord de la coquille est découpé à angles aigus. 

Cette espèce, que j'ai recueillie à Ain-Zairin, associée 
à Xllemiaster Fourneli} se trouve aussi dans les environs 
de Tebessa. 



RESUME. 

Le nombre des espèces qui figurent dans le catalogue 
précédent se monte à cent trente-trois, et elles se répar- 



— 435 — 

tissent entre les diverses tbrmations stratigraphiques de 
la manière suivante : 

Quatorze appartiennent à la formation jurassique. 

Quatre caractérisent le lias inférieur : 

Belenmites acutus, Pecteri Hehliij 

Ammonites Kridion, Pentacrinus tuberculafus. 

Trois , le lias moyen : 

Belemnites tngev, PUcatula spinoan. 

Ostrœa cymbium , 

Deux, le jurassique inférieur : 

Terehratulabullata , Hohctypus depressus. 

Cinq , le jurassique moyen : 

Belemnites Sauvanausus , Diceras anttinaj 
Ammonites tatricus , Tcrehratida bicanalicidata . 

— pUcatilis. 

Ces quatorze espèces se trouvent en Europe. 

Cent sept espèces appartiennent à la formation cré- 
tacée. 

Vingt-trois caractérisent le terrain néocomien inférieur. 

Belemnites pistiliformis ^ Ammonites Astierinnus, 

— latuSi — suhjimhriatus ^ 

— dilatatus, — semisulcatus ^ 

— bipartitus, — aspeirimus, 

— Orbi^nyanusj — Thetys^ 

— subguadratus, Cnoceras Dnvalii, 
Nautilus neocomensis, Hinnites Leymerii^ 
Ammonites Grasianusy Terebmtula pseadojurensis, 

— Judletij — tamarinduSf 



— '(3f5 — 

yfmmojiites îieocomiensis^ Toxaster complanalus, 

— strangulatus, Holaster LhanlHy 

— (Uphyllus. 

Ces vingl-lrois espèces se trouvent en Europe. 
Six caracte'riscnl le terrain ne'ocon'iien moyeu : 

Ammonites intermedius, Caprotwa ammonia, 

* — Masjlœus (^l), Radiolites MnJticensis, 

— cassidea, Pentacn'nus iieocomiensi.';. 

Sur ces six espèces, cinq sont communes à l'Europe et 
à l'Afrique, une seule, V Ammoîiiies Masyiœus est particu- 
lière à cette dernière contre'e. 

Vingt-cinq caractérisent le terrain néocomien supé- 
rieur : 

* Aptychus Numida, Ammonites JSisus, 

* — Cdid, — Gargasensis, 
Belemnites semicanaliculatus, — striatisulcatus, 
, /mmonites 3Iartinii, — Emerici, 

— Jissicostatus, — Dufrenoyi, 

— Diwalianus, Hamites gigasj 

— Guettardi, Ptychoceras lœvis, 

* — Asdruhal, * Trochus Hamnon^ 

* — Jugurlha, Lucina sculpta, 

* — Ahd-el-Kaderiy Nucida impressa, 

* — Aunihal^ * — Punica, 

* — Mustapha, " — Mauritanica^ 

* — Hamilcar. 

Sur ces vingt-cinq espèces, quatorze sont communes à 
TEurope et à 1 Afrique ^ onze sont spéciales à 1 Afrique. 
Dix espèces caractérisent le terrain du gault : 

Ammonites Beudanti, Turrilites Puzosianus, 

— latidorsatus, — Emericianus, 

(1) Les espèces propres à l'Afrique sont distinguées par un astérisque. 



— '»37 — 

Ancyloceras /uiratusy * Tiirrilitcs Alassinissa, 

Hamites rotundus, Helicoceras anmdatus , 

— Bouchardiatiiis, JSucula ovata. 

Sur ces dix espèces, neuf sont communes à l'Europe et 
à l'Alrique : une seule , le Turrilites Alassinissa . est spé- 
ciale à r Afrique. 

Vingt-neuf espèces caractérisent le terrain du grès 
vert et de la craie chloritée : 

.hnmonitcs varians, * Ostrœa elegans, 

— lihotoinagensis, * — tctragona^ 

* — Fourneli, — flabeUata, 
Turrilites costatus, * Pecicn tricostatus, 

* Nerinœa pustulifen/, Spondyhis Hystrix, 
yivellaria cassis, Trigonia scabra, 

* Fusas ajffinis, Arca ligeriensis, 
Foluta Guerangcri, * Curdium sulcifcrwn. 

* Pyrula cretaccrt, Hippuritcs organisans, 
Pterodonta in/lata, — cornu-pastoris, 

— elongata, * Cyphosoma Delamarei, 

* JSatica Fourneli, Heminstcr Fourneli; 

* Ostrœa Syphax, Holectypus serialia, 

hiauriculata, * Aespidiscus cnstatus, 

* — dichotoma, 

Sur ces vingt-neuf espèces, quinze sont communes à 
TEurope et à l'Afrique : quatorze sont spéciales à l'Afri- 
que. 

Quinze espèces caractérisent le terrain de la craie 
blanche : 

Ostrœa lan>a, Inocerauius Goldfussianus , 

— vesicularis, — régularisa 

— Matheroniana, Terebratula carnea, 

— Corfui-arictis, 



— (38- - 

Pcclen (/uachicostattis, Radiolitcs c rater if or mis, 

Plicatula aspera, Anaiickytes ovaius, 

Spoiidylus spinosus, * Hetnipneustes Africanus, 

Fholadoivya Marrotiana^ Micraster corangninuni. 

Sur ces quatorze espèces, treize sont communes à l'Eu- 
rope et à l'Afrique j une seule, le Heinipneustes ^fncanus, 
est spéciale à TAfrique. 

Onze espèces caractérisent les divers termes de la 
formation tertiaire : elles se retrouvent toutes en Eu- 
rope. 

Cinq sont spéciales à la formation docène : 
JSwmnulites planulata, Nninmulites spissa, 

^ — Eainondij Flahcllaria Lamanonia, 

— luuwnularis . 

Cinq sont spéciales à la faune miocène : 

Pccten BurdigaleJisis. Ostrœa hngirustris, 

— striatus, Balanus 

— Bcudanti. 

Une est spéciale au terrain pliocène : 
Mastodon brei'irostrc. 



Description d'une espèce nouvelle du genre Hélix. 

Nous venons de recevoir de M. Félicien de Saulcy un 
petit, travail sur les Mollusques de la vallée de Barèges 
ai.iulcs-Pyrénées). Celte notice ne pouvait trouver place 



— 439 — 

clans la 4"^ livraison du journal, mais nous croyons taire 
plaisir à nos lectcui's en leur faisant connaître dès au- 
jourd'hui la diagnose d une nouvelle espèce du G. Hélix 
recueillie par ce jeune naturaliste. 

Voici la description qu il nous en a donnée. 

S. P. 

Hélix niihigeua. 

Testa : profmidè umbilicata, globoso-depressa , striata^ 
albidula, i^el ad aperturarn suhlutcola seu fosea; anj'ractibus 
fjuims convcxîusculiSf l'cgidaritcr crcsceutibus, ultiino ro- 
UmdaiOj anticè ad apertumm pauhdum descendente ; uni'- 
bilico peivio : apertum roiundata ; pcristomate acuto , in- 
tùs cdbido-incrassato ; marginibus approxiuiatisj penultiiiio 
anfracta vix separatis. 

Diam. Il mill., altit. 6 mill. 

Hab. Les sommets des montagnes des Pyréne'es, où on 
la trouve avec V Hélix carascalensis . 

Nous conservons à cette espèce le nom que M. de 
Charpentier lui a donne clans sa collection. 

F. DE Saulcy. 



Grosses Conchylienwerk von INIartini undCHEMJsiTz. 
Cabinet de Conchyliologie, par Martini et Clieni- 
nitz. Nouvelle édition, publiée par MM. Philippi, 
L. PfeifFer, Dunker, etc., sous la direction du 

D' H. C. KUSTER. 

Plusieurs conchyliologues distingue's de rAUemagne, 



— HO — 

MM. Pliilippi, L. Pi'eiffer ) Dunker, etc., ont entrepris 
de publier, sous Itt direction de M. le docteur Kuster, une 
nouvelle édition du bel ouvrage de Martini et Ghemnitz 
sur la Concbyliologie, mais en donnant à leur œuvre un 
caraclère plus méthodique, et par conséquent plus en 
rapjiort avec les progrès de la science. 

M. K.uster procède par la publication de njonographies 
présentant pour chaque genre la description et la figure 
de toutes les espèces connues, en tant du moins que les 
auteurs ont pu en constater Texistence. D'un autre côté, 
les éditeurs, MM. Bauer et Raspe, de Stuttgard, ont eu 
rexceilente idée de vendre séparément les monographies, 
ce qid en rend l'acquisition d'autant plus commode pour 
lesconchyliologues, qu'ils ne sont point obligés de pren- 
dre tout à la fois, et qu'ils peuvent demander les genres 
au fur et à mesure qu'ils ont à s'en occuper. 

Les livraisons publiées jusqu'à présent concernent les 
genres Hélix, Buliinus, Clausilin, Pupa, Auricula, Heli- 
cina, Cyclostoina , Ampidlana , Natica , Turbo j Trochus, 
■Stiombus, Conus, Folata, Vnio, Aiiodonta; plusieurs de 
ces monographies sont déjà complètes. 

Quanta l'ouvrage en lui-m»^me, les auteurs y donnent 
pour chaque espèce une excellente diagnose en latin, avec 
une synonymie complète, une description détaillée, ainsi 
que des observations cx'itiques en langue allemande. Les 
planches, de format in- 1° comme le texte, sont exécu- 
tées avec soin, généralement correctes, et un bon colo- 
riage aide puissamment à faire reconnaître les caractères 
spécifiques. 

L'entreprise dont il s'agit mérite à tous égards le succès 
qu'elle obtient, etloeuvreaura d'autant plus d'importance 
que la partie scientifique y est traitée avec ce soin cons- 
ciencieux qui distingue les auteurs allemands : c'est un 
point que nous aurons l'occasion de mettre plus tard en 
évidence, notre intention étant d'appeler successivement 



~ 41 1 — 

l'attention de nos lecteurs sur chacune des monographies 
que publient MM. Bauer et Raspe, 

Nous nous bornerons aujourd'hui, faute de temps, à 
annoncer le nouveau Chemnitz comme une œuvre capi- 
tale, bien dirigée et digne de tout Tintërét des personnes 
qui s'occupent de Tétude des coquilles. 

S. Petit. 



DiagnosenneuerMollusken. Von R. J. Shutlleworth. 
Description de coquilles nouvelles^ par M. Shut- 
tlcAvorth. Berne, 1852. 

Un naturaliste-voyageur, M. Blauner, a mis à profit 
un séjour de cinq mois aux îles Canaries (de mai à 
octobre 1851) pour y recueillir un bon nombre de co- 
quilles terrestres, parmi lesquelles il s'en est trouvé de 
nouvelles : M. Shuttleworth , qui s'est chargé de faire 
connaître celles-ci, en a décrit trente espèces dans un 
premier fascicule publié à Berne en mai dernier. Il y a 
I Fitviiia, 3 Zonites, 16 I/elix , ,3 Bulimusj 3 Pupa, 
1 Cyclostoma j, 1 Hydrocœnaj I Truncatella et 1 Pisi- 
diuin. 

L'auteur s'occupe de la rédaction d'un catalogue cri- 
tique des Mollusques terrestres et fluviatiles des îles 
Canaries, auquel il compte joindre des planches sur les- 
f|uelles seront figurées toutes les espèces : il est à désirer 
qu'en rédigeant son travail, d'un véritable intérêt au 
point de vue de la distribution géographique des Mollus- 
ques , M. Shutlleworth nous fasse part du résultat des 
observations qu'il ne manquera pas de faire sur les rap- 



— \'f2 — 

ports que ces espèces peuvent avoir, soit avec celles d Afri- 
que ou d'Euroj)e , soit avec celles des Açores ou de 
Madère. 

S. P. 



Catalogue descriptif des .incyloccras appartenant 
à Tetage néocomicn d'Escragnolles et des Basses- 
Alpes, par M. AsTiER, avec 9 planches. 

(Extrait des xVnnales de la Société d'agricul- 
ture de Lyon, mai 1851.) 

)M. Astier a donné, dans le mémoire dont il est ici 
question , la description de dix-sept espèces nouvelles 
A' Ancyloceras quil a découvertes, et il a fait accom- 
pagner ses descriptions de bonnes figures qui, dansée 
genre, sont Indispensables à Tintelligence du texte 

Dans cet intéressant travail Tauteur s'est attaché à 
prouver que les genres Criocems et Ancyloceras ne de- 
vraient réellement n'en faire qu'un , c'est-à-dire que les 
Crioceras n'étaient que des Ancyloceras incomplets; ou 
que les .^»r:}^7occ/W5 n'étaient ([ue des 6'/îocera5 complets, 
ce à quoi M. Thiollière, qui nous a envoyé le mémoire de 
M. Astier, ajoute qu'on serait fondé à ne considérer que 
comme des sous -genres peu stables et peu consistants du 
grand genre Hamites de Parkinson , toutes ces formes 
d'Ammonitides à tours plus ou moins disjoints, auxquelles 
on a donné les noms de Toxocems , Helicocerasj Hete- 
roceras, etc. 

bi l'insuffisance des matériaux a pu induire en erreur 
quelques Paléontologues relativement à la classification 



443 — 



des Mollusques fossiles dont il s'agit, les recherches d'un 
explorateur aussi infatigable que M. Astier contribueront 
certainement beaucoup à éclairer la question, et nous ne 
pouvons que l'engager à poursuivre le cours de ses 
investigations. S. P. 



LISTE 

des personnes qui ont concouru à la rédaction du journal 
pendant Tannée 1852. 

MM. Bernardi, 

BOURGUIGNAT , 
COQUAND, 

De Charpentier j 
De Lespès, 
De Lorières, 
De Saint-Simon , 
D'Orbigny, 
Duval, 
Fischer , 
Gassies, 
Moquin-Tandon, 

MORELET, 

Petit, 
Raymond, 
Recluz , 

souleyet, 

F. DE SauCLY. 



— 444 



Liste des personnes qui, dans le courant de Tannëe 1852, 
ont souscrit au Journal de Conchyliologie. 

S. A. R. LE Prince Royal de Portugal. 
Marseille. 
Carcenac. 
Mouy. 
Messine. 
Genève. 
Marseillan. 
Paris. 
Rennes. 
Ajaccio. 
Bordeaux. 
Rochefort. 
Toulouse. 
Hambourg. 
Anvers. 
Dinant. 
Havanne. 
Piperac. 
La Ferté-sous-Jouare. 



MM. Amblard, 

Barran (de); 
Baudon, 
Benoit, 
BoissiER, 

BOUISSET, 

De Sauloy (F.), 

F EBURIER , 

FiLHOL (abbé) , 

F'iSCHER , 
GOULARD, 

Guyot (Ch.), 

LilDERS, 

Nyst , 
Odoricy, 

POEY, 

Regnault, 

RiGAULT, 



— nn — 



TABLE DES MATIÈRES. 

Articles généraux. 

Avant-Propos, par M. Petit de la Saussaye . . 5. 
P^.xv[ï\.om\Q AeVAucylas flin>ialilîs, par M. Moquin- 

Tandon 7. 121, 337. 

Observations sur l'animal de THélix Raymonâty par 

M. De Saint-Simon 21. 

— sur les œufs de la Nerite /luviatile, par 

M. Moquin-Tandon 25. 

Notice sur le G. Glandina, par M. IVIorelet. . . 27. 

— sur le Tr/ifon i5fl7n/crd'Adanson, par M. Pe- 

tit de la Saussaye 44. 

— sur une nouvelle coquille du G. P y rida de 

Laniarck, par M. Petit 64. 

— sur {Hélix troglodites {H. africana , Pi".), 

par M. Petit 67. 

— sur V Hélix Desfontainea Morel., par M. 

Petit 69. 

Catalogue des Coquilles marines des côtes de 

France (univalves), par M. Petit. . . 70, 176. 
Des ennemis des Limaçons, par M. Petit. . . . 97. 
Observations relatives aux accouplemens adultérins 

de certains Mollusques terrestres, j)ar M. Gassies. 107. 
Observalions sur le cœur des Limnéens, par M. De 

St-Simon 113. 

Remarques sur le Capreolus des Hélices , par M. 

Moquin-Taneon 137. 

Nouvelle classification des Pyrules de Lamarck, par 

M. Petit 140.- 

Observations sur quelques espèces du G. l\atica, 

par M. Reclxjz 168. 

Notice monographique sur le G. Haimdina, par M. 

Alc. D'Obbigny. . 207. 



- 4 4() — 

Observations sur Tappareil génital de la FUnne 
transparente, j)ar M. Moquin-Tandon. . . .241. 

Observations sur l'appareil ge'nita] des Valvëes, par 
M. Moquin-Tandon 244. 

Notice sur la dandina ligulata, par M. Morelet. 257. 

jNote sur le genre Latia de M. Gray, par M. Petit. 260. 

— sur la Pyrala pnwincialis de M. Martin , par 

M. Petit 272. 

— sur la Glanciina procerula , par M. Morelet. 274. 

— sur les Gastéropodes terrestres carnassiers, par 

M. Petit 275. 

Observation sur la glande caudale de V/lrion ru/us, 

par M. De St-Simon 278. 

Recensement des J\eritines de France, par M. Re- 

CLuz 282. 

Notice sur la terminaison du nerf olfactif chez les 

Gastéropodes terrestres, par M. Ch. Lespès. . 299. 
Notice sur Térosion du têt chez quelques Coquilles 

fluvial iles, par M. Fischer 303. 

Instruction sur la recherche des Coquilles fossiles, 

par M. G. DE LoRiÈREs 311. 

Recherches anatomico-physiologiques sur les Mol- 
lusques de l'Algérie, par M. le D. Raymond, . 325. 
Essai d'une classification natuielle des Clausilies, 

par M. Jean De Charpentier 357. 

Nolice sur les Coquilles fossiles de la province de 

Constantiiie, par M. H. CoquAnd 418. 

Bibliographie. 

Essai sur les Mollusques terrestres et fluviatiles des 
Vosges, par M. Puton 109. 

Beitrage zur analomie und physiologie der Weich- 
thiere, von D. A, F. Keber 111. 



— 44/ — 

Mollusques Méditerranéens, par M. Verany. S*" ar- 
ticle, par M. SouLEYET 228. 

Prodrome de Paléontologie strafcigraphique univer- 
selle des Mollusques, par M. D'Orbigny. . . 235. 

Catalogue des Coquilles terrestres et fluviatiles des 
environs de Nice, par M. Mortillet. . . . 238. 

Bibliothèque conchyliologique, par M. Chenu. . . 329. 

Testacea novissima quae cl. De Saulcy in itenere per 
orientem collegit... Auc. BouRGUiGNAT. . . . 335. 

Nouvelle édition de Martini et Cliemnitz , publiée 
sous la direction de M. Kuster 439. 

Description de Mollusques nouveaux, par M. Shutt- 
leworth 441. 

Catalogue descriptif des Ancyloceras des Basses- Al- 
pes^ par M. AsTiER 442 



TABLE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE. 



Accouplements adultérins de Mollusques. 

AcHATiNA Petiti, Deshayes 

Ammonites Abd-el-Kader, Coquand (F.). 

— Annibal, id. (y ■)• 

— Asdrubal, id. (F.). 

— Hamilcar, id. (F.). 

— Jugurtha, id. (F.). 

— Masylceus, id. (F.). 

— Mustapha, id. (F.). 
K^CYLvs flwiatiliSjMvM 

— rupicola, Puton. . , . . . 
Animal de V Aiicylits flmnatilis, Miill. 

— de ÏArion rufus 

— de \ Hélix Raymoiidi, Moq. . 

— des dandines 

Appareil génital de la Fitrina pellucida. 

■ — — des Valvées. 



107. 
42. 



. 429. 
. 427. 
. 428. 
. 431. 
. 430. 
. 430. 
. 429. 



. 10. 
2L 337. 

. 278. 



. 21. 
. 27. 
. 242. 
. 244. 



— 448 — 

Apticus Numida, Co^ua?i(l (F.) 427. 

— Cai-a, i(l. (F.) 427. 

Arca Martinii, Rechiz 409. 

Artemis tenuis (dosinia), Recluz 250. 

BuLiMus cinereus, Mortillet 239. 

Ca}>reolus des Gastéropodes terrestres. . . .137. 

Catalogue des Clausilies 361. 

— de Coquilles marines des côtes de 

France 70, 176. 

— des Hamulines. . . . j . . . 296. 

— des Néritines de France 282. 

— des Pjrules 144. 

Clausilia Drap. (G.) 357. 

— Alberti, Charpentier 374. 

— Bourguignati, id. .... 401. 

— Biforniisj id. .... 398. 

— Byzantina, id. .... 375. 
Duboisi, id. . . . .402. 

— Lischkeana, id. .... 361. 

— profuga, id. .... 370. 

— serrulata, id. .... 398. 

— splendens, id. .... 400. 

— staLilei, id. .... 394. 

— straminicoUis, id. .... 364. 

Cœur des Limnéens 113. 

6'jT/o5iowa Coquandianum , /'ef/V 417. 

Uelphinula co.^frt/rt, Pliilippi, 96. 

— Liin'is, id. ....... 96. 

Dreissena Domingensis, /Zcr/«z 255. 

— Sallei, id 255. 

DosiNiA tenuis, id. 250. 

Ennemis des Limaçons 97. 

Erosion du lét chez les Coquilles fluviatiies. . . 303. 

FicuLA (G.) 141. 

Ficus (G.) 143. 



449 



FULGUR (G.) 

Fusus coronaj Lam. 

— Simonianus, Petit. 
Gastéropodes carnassiers. . 
Glande caudale de V Aï ion rufus 
Glandina Schumach. (G.). 

— Garminensis Morclet 

— debilis, id. 

— ligulata, id. 

— Petiti, Desliayes. 

— procerida. Moral et, 
Hamulina D'Orh. (G.). 

— xUpina, D'Orbigt?} 

— Astieriana, id. 

— Cincta, id. 

— dissimilis, id. 

— subcylindrica, id. 

— snbundulatn, id. 

— trinodosa, id. 

— varusensis, id. 
Hélix Africana, Morelet. . 

— çontermina, Shuttl. 

— Desfontainea , Morelet. 

— hemipsorica, id. 

— Mograbina, id. 

— Nubigena, De Saulcy. 

— Oranensis; Morelet, . 

— psaramoica , id. 

— Raymondi, Moquin. 

— tetragona, Morelet. 

— troglodites, id. 
Latia Gray (G.). 
LiMNEA Fogesica, Puton. . 
LuciNA scobinata, Recluz 
Mactra Guadelupensis, id. 



21, 



69 



21 



69 



141. 

65. 
164. 
275. 
278. 

27. 

42. 
416. 
257. 

42. 
274. 
207. 
218. 
216. 
224. 
212. 
220. 
223. 
215. 
221. 

68. 

69. 
,240. 
415. 

62. 
438. 
414. 

69. 
,240. 

61. 

67. 
260. 
110. 
252. 
249. 
29 



— 450 — 

Marginella Odoricyi , Bernardi 59. 

Mv^hkmAfascioIata , Oliv. ...>.... 326. 

. — veruculum, Morelet. 262. 

Melongena Schumach. (G.) 145. 

- bispitiosa, Philippi 157. 

- Belknapi, Petit 65. 

Mitra Haneti, Pef if 57. 

— Malleti, id 58. 

— sertum, Duval 169. 

Murex Mexicaiius, Petit 51. 

— trigonus, Gmel ^ . 46. 

Mytilus subdistortus, Recluz 159. 

Nassa Guadelupensis, Petit 56. 

Natica Bourguignati, Recluz 170. 

- Flemingiana, id 171. 

- fusca, Blainville 171. 

- glaucina^lÀn 267. 

- Gocto, Adanson. . ' 271. 

- Guilleminii , Payv 269. 

— Hebrcea , Maryn 264. 

- Helicina, Brocchi 268. 

— iîitric ata , ^rown 266. 

— lahrella, Lam. ......... 172. 

— Largillierti , ^cc/mc. . • 408. 

— inamillans , Lam 270. 

— îiitida, Donovan 270. 

— olla, Marc, de S 266. 

— punctata, Karsten 265. 

— rizzŒj Philip 269. 

— Sagittifera, Recluz 168. 

— Sagraiana-, D'Orbig 171. 

— t/Z'e/", Valenc 271. 

^erî o\hc\.\îàG& Gastéropodes terrestres, hm. . . 299. 
Nerita Matoniana, Risso 284. 

— inridis , Lin 283. 

Neritina Bctica, Lam 296. 



-451 — 

Neritina Bourguignati , /?ef?/</c . 293. 

— flimaiilis, Drap 285. 

_ Miltreana, Recluz 288. 

— Prevostiana, Pfrif. ....... 289. 

— thermalis, Boubée 291. 

— zebrina, Recluz 297. 

NucuLA Mauritanica, Cot/itand. (F.) 433. 

— Punica, id. (F.) 433. 

OsTROEA Syphax, id. (F.) 433. 

OEufs (le la Néritine fluviatile 25. 

Pecten Vanvincquii, Bernardi 167. 

PisiDiuM Reclusianum, Bourguignat 174. 

— sinuatum, id 49. 

Pleurotoma Malleti, Recluz 254. 

— Sumatrense, Petit 55. 

Purpura Capensis, id 162. 

— Tissoti, id 163. 

Pyrula Zam. (G.) 140. 

— coarctata, Sow 155. 

— Melongcîia, Lam 65, 

— Provincialis, Martin 272. 

Recherche des Coquilles fossiles 311. 

Sanguinolaria Tahitensis, Bernardi. . . • . 259. 

Solarium hibridum, Lam 176. 

SucciNEA Bernardi, Recluz 413. 

TELLiNASouleyetiana, id 253. 

Tmto^ Jîcoides, Reeve 46. 

— Loroisi, Petit 53. 

— Samier, Adanson 44. 

Trochus Bernardii, Recluz 166. 

— Hamnon, Coquand. (F.) 432. 

TuRRiLiTES Massinissa, id. (F.) 431. 

Valvées (Organisation des) 244. 

Venus Beaui, Recluz. 412. 

— Fischeri . zV/ 411, 

\^Tv^^^^ pellucidaj, TSvdi^ 244. 



452 



Page. 
67. 
267. 
285. 
370. 
Zlh. 
375. 
377. 



ERRATA (1). 

Ligne. 
\h, au lieu de : Pi. 1869. 



lisez : Piauche 1. 



13, — propagando, — propagande. 

22, — leterali, — laterali. 

29, après [Desliayes], ajoutez: (PI. XI, f. 3.) 

33, — [Boiir guignât) , — (PI. XI, f. k.) 

15, — (Parreys), — (PI. XI, f. 5.) 

15, — legit), — (PI. XI, f. 6.) 



(1) II importe d'annoter dans le cor ps du journal les rectifications ci- 
dessus indiquées. 



EXPLICATION DES PLANCHES. 
PL L 

Fig. I. Animal du Glandina 6'rtrmmc/i5/5, Morel. 
2 et 3. Tête dudit animaL 

4. Glandina Carminensis, Morel. 

5. Glandina Petiti, Deshayes. 

6. P iswivM sinuatum, Bourguignal. 

7. id. id. grossi. 

8 et 9. Vue du même sous deux aspects. 

10. Charnière et impressions musculaires. 
11-13. Hélix Mogmhina, Morl. 
14-16. Hélix troglodàes, Morl. 

FI. II. 

Fig. 1. Mitra Malleti, Petit. 

2. Pleurotoma Suinatrense , Petit. 

3-4. Nassa Guadelnpensis, Petit. 

5. Melongena Belhnapi, Petit. 

6-7. Marginella Odoricyi, Bernardi. 

8. Triton Loroisi, Petit. 

9. Murex Mexicanus, Petit. 
10. Triton Saniier, Adansofi. 
\ 1 . Mitra Haneti, Petit. 

PL ni, 

Fig. 1-3. Hauvlii^â. dissiinilisy DOrb. 
'j-6. Hamulina Astieriana, id. 



— 11 — 



PL ly. 



rig. 1-3. Hamulina trinodosa, D'Orb. 
4-6. — subcylindrica, id. 

PL V. 

Fig. 1-3. Hamulina Alpina^ D'Orb. 
— V anismsis^ id. 

PL FL 

Fig. 1-3. HamuliiNA subundidata, D'Oib. 
'i-6. — cincta, id. 

FL VU. 

Fig. l. MiTKA sertuin^ Duval. 

2. Natica Flciningiana , Recluz. 

3. Pyrula coarctata, Sowerby. 

4. Purpura Tissoti,Vet\t. 

5. Trochvs Beniardi , Recluz. 

6. Purpura Cape?isis, Petit. 

7. Fusus Simoniauus , Petit. 

8. Natica Bourgidi^iiati^ Recluz. 

PL VIU. 

Fig. 1 et "2. Pecten Vaiwinccjuii, Beniardi. 

3. Melongena hispinosa, Phîlippi 
'i et 5. JNatica sasittif'era, Recluz. 
6 et 7. '^ÏY'îxi.tï^istortus, Recluz. 

8. PisiDiuM Rccluziamim, Bourguignat. 



— 111 — 



PL IX. 



Fig. 1 et 2. Appareil génital de la Vitrine transparente. 

3 et 4. Appareil génital des Falçées. 
!^OTA. Voir, pour l'explication détaillée des (igures, aux 
pages 243 et 248. 

fl. À. 

Fig. 1. Doswik [arteiiiis) te/iuis, ^Gcluz. 

2. Pleurotoma Malleti, Recluz. 

3. Glandina ligulata, Morl. 

4. Mactra Guadéapcnsis, Recluz. 

5. Tellina Soideyetiana, Recluz. 

6. LuciNA scohiuata, Recluz. 

7. Sanguinolaria Tahiteusis , Bernardi. 

8. Dreissena Doiningensis, Recluz. 

9. — Sallei, Recluz. 



PI. XI. 

Fig. 1. Clausilia Lischkeana, Charpentier. 



2. 


— straminicollis , 


id. 


3. 
4. 


— profuga, 

— Albersi, 


id. 
id. 


5. 
6. 


— Byzantina , 

— Liebetruti., 


id. 
id. 


7. 


— Stabilei, 


id. 


8. 


— hiformisj 


id. 


9. 


— semdata, 


id. 


10. 


— splendens , 


id. 


11. 


— Bourguigriati, 


id. 


12. 


— DuboisL 


id. 



PL XII. 

Fig. 1. Natica //arjO^iV/ie/'/t, Recluz. 

2. Cyclostoma Coquandianum, Petit. 
3-5. Arca Martini^ Recluz. 

6. Glandina Debilis, Morelet. 
7-8. Hélix Orancnsis, id. 
9. Venus Fischeri^ Recluz. 
10-12. Hélix hemipsorica, Morl. 
13-11, SucciNEA Bemardi, Recluz 
15. \ ENUS Beauii, id. 

PL XIII. 

Fig. 1. Aptychus iVMHurfa , Coquand. 

2. — Caid, id. 

3-4. Ammonites Asdvuhal, id. 

5-7. — Annibal, id. 

8-9. — Abd-el-Kader, id. 

lO-II. — Mustapha, id. 

12-13. — Jugurt/in, id. 

PL XIV. 

Fig. 14-15. Ammonites Masylœus, id. 

16-17. — Hamilcar, id. 

18. Turrilîtes Massinissa, id. 

19. Trochus Hamnon. id. 
20-21. ^vcvLA Mauritanica^i id. 
22-23. — Punica, id. 

21. Ostroea Syphax, id. 



MAiir.,l"Gl. 1, 



J^Me Conchr(i852) 



Pl.I. 





Ul' 
















JHiilJnip.IM J.Ddanu, me Mn/aync S'^&auvUvt . f. 



J"'dcConch8'.^i852) 



PI. II. 




'JÛMui Ùf/c U lircx 



J'aJ-,s./-nfiJM.J.Ma, 



I 



PL. III 





4_ 6. //. Asticrim/Nj, 



J^?'dcConch8'.^i852) 



PL. IV. 



.^ 




/^■n^J.if/i J Dtltuu 



3 //a//uià/i<z ù'miniûsa , a"ûn 
6'.// suâcy/uidriia, 



J!''deConchâ'^i852) 



P1..V. 




/n^rjSit JJJdai 






J^'Vle ConchB'^ i852 



PL. VI 



% 



^ 
!Ii^ 




,^'i% 










J^Me Conché'.^i852) 
1 



PL. VII 




JD,.'<uui lia a Ar 



rarùjn^.lid JA/a^iu. ,-iu. //D'i/a^m s." &U!Wia»,, 6. 



J^MeConché!'=(i852) 

I 



PL. VIII, 




■J.Dtiarui ùeA. it <&rtx^ 



J^deConchr(i852) 



Pl.LX. 






J.IldarM ùtA U Jiru' 



Rirù./mpSii/' JDiJmik., rue Mcntaûtu S'ûtni-auvi. ti 



J^de Conchê'^ 1852 ) 



Pl.X. 





J^UdM-iu-UtA u du-c 



fuù . /„w- ^t^i ^ /Mdoj-u 



J^'Me ConchS'.^i852 



PI. XI. 







A'^^ 






fi 







i 









i /./ori(nont, S.^^(7triccth-c 6. 



J?MeConchS"Vi8o2) 

1 



P] XII. 




fu.i.<,/m/,Z,a K''J)c/'^ 



J^Me ConchS'.'"(i852) 



PL. XIII 







u 




i2 




't:> 






Jh.-is./mfi.lM V"ZlcUrut..nuAfi,ntayru,S^ômiviis^, ë. 



J!^(leConchr(i8ô2 



PI . XIV. 




faru^I-npZta. V^McW^