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Full text of "L'abbaye de Rossano; contribution à l'histoire de la Vaticane.: contribution ..."

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L'HISTOIRE DE LA VATICANE 



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DU MÊME AUTEUR 



La Vaticank de Paul III a Paul V. Un vol. in-i8. 1890. 

Studia patbistiga, Etudes d'ancienne littérature chrétienne. Un 
vol. grand în-8®. 1889-91. 

AcTus sANGTi Philippi apostoli, nung primum GRiECE ED. (Extrait des 
Analecta Bollandi€ina, t. IX). Iii-8<*. 1890. 

Les Manuscrits grecs de Bérat d'Albanie. Un vol. in-8^. 1886. 



ao8i3. — Paris. Imprimerie Lahure, rue de Fleuras, 9. 



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L'ABBAYE 



DE ROSSANO 



CONTRIBUTION 



L'HISTOIRE DE LA VATICANE 



PIERRE BATIFFOL 




PARIS 

ALPHONSE PICARD, ÉDITEUR 

82, RUE BONAPARTE, 82 

1891 



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Le sceau byzantÎQ-calabrais ci-contre est extrait du N'icéphore 
Phocas (Paris, Didot, 1890), de M.Schlumberger. 



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Joanni-Baptist^ HOGAN 

MAGISTRO DESIDERATISSIMO 
CARISSIMO 



947553 



9CC 



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PREFACE 



Bobbio et Rossano, je voudrais que ces deux noms 
fussent désormais associés comme les noms de deux 
abbayes qui ont brillamment et presque également marqué 
dans l'histoire littéraire de l'Italie. Des deux, en eflèt, il 
nous est resté de grands souvenirs monastiques se ratta- 
chant à l'histoire de la civilisation latine en Lombardie et 
de la civilisation byzantine en Grande-Grèce, comme des 
deux il nous est parvenu de très anciens et très beaux 
manuscrits, entrés pour la plupart dans la bibliothèque du 
Saint-Siège. Mais, moins heureux que Bobbio, si étudié, 
si connu, Rossano est demeuré jusqu'ici dans un oubli 
immérité. C'est sa revanche que nous voudrions lui pro- 
curer. Dans le mémoire que voici, après une rapide 
esquisse de l'histoire de la civilisation byzantine dans la 
Grande-Grèce et particulièrement à Rossano, qui est de 
cette Grande-Grèce médiévale le centre le plus important 
et le plus littéraire, on trouvera l'histoire de l'abbaye basi- 
lienne de Rossano, Sainte-Marie du Patir, et de ses rela- 
tions avec les autres établissements basiliens de l'Italie du 
midi; à la suite, une reconstitution aussi complète, j'espère, 
qu'elle pouvait l'être, de la librairie de Sainte-Marie du 
Patir, et quelques documents sur les diverses librairies basi- 
liennes des Deux Siciles, de ces librairies dont la part a été 



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/«' PRÉFACE. 

si grande dans la formation des collections italiennes de la 
Renaissance; enfin un essai sur les origines de la librairie 
de Sainte-Marie du Patir, et à ce propos quelques vues 
nouvelles sur les écoles calligraphiques grecques, vues 
inspirées des belles découvertes de M. Delisle sur les 
écoles carolingiennes. Au total, un épisode de ceiiQ Histoire 
de r hellénisme en Italie ^ dont on a dit avec raison qu'elle 
était encore à faire et que c'était un des sujets les plus 
rémunérateurs que la curiosité contemporaine ait laissés 
à traiter. C'est tout le plan de ce mémoire. 

Et je le livre tel qu'il s'est fait au cours d'un long et 
beau séjour de plusieurs années en Italie, porté de ville en 
ville, composé d'étape en étape : telles pages écrites au 
Vatican, telles autres au Mont-Cassin ou à Grotta Ferrata, 
telles autres à Messine, ou à la Lauren tienne, ouàl'Ambro- 
sienne, telles notes crayonnées en voiture sur la route de 
Bisignano, et ces lignes mêmes à Taormina. Si je le dis, c'est 
simplement pour exprimer ce que je dois à l'empresse- 
ment de bibliothécaires comme M. Anziani, M. Ceriani, 
dom Rocchi, dom Amelh, M. de La Ville sur Yllon, 
M. le professeur Caracciolo, surtout dom Cozza Luzi dont 
la bienveillance m'a été si particulièrement précieuse, et, 
dans celte sauvage, et belle, et lointaine Calabre, à l'amitié 
de mon compagnon de voyage, M. Edouard Joi'dan, et à 
l'accueil si cordial de confrères tels que M. Policastri, 
primicier de Corigliano, et de M. Lavorato, théologal de 
Rossano, de deux savants évêques, celui de Catanzaro et 
celui de Mileto, et de bien d'autres encore, amis d'un jour, 
que Dieu garde! 

Juillet 1889. 



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TABLE DES MATIÈRES 



INTRODUCTION: LA GRANDE-GRÈCE BYZANTINE. 



I. Géographie historique de la Grande-Grèce byzantine du vii* au xi* siècle, 

p. i-iii. — Que la Grande-Grèce était un pays latin au vi* siècle, p. iy. 
— Que ce ne sont pas des moines qui au yiti* siècle y ont apporté la 
culture et les institutions byzantines, p. y. — Que la Sicile fut un pays 
grec et d'une brillante culture au vu* et au viii* siècle, p. vi-vii. — Et 
que les Grecs cha«sés de Sicile par les Arabes s'établirent en Grande- 
Grèce et l'ont hellénisée, p. viii-ix. 

II. Institutions byzantines de la Grande-Grèce : centralisation impériale, 

franchises municipales, hiérarchie épiscopale; liturgie, droit, lettres, 
art, p. x-xii. — Etablissements monastiques, combien rîires à cette 
époque, p. xiii. — Légendes monastiques : SS. Élie, Luc, Vital, Jean 
le Moissonneur, p. xiv-xv. — Saint Nil de Rossano, p. xvi-xvii. — 
Quelles relations il y avait entre notre Italie grecque et l'Italie latine, 
p. xviii. — De l'influence de notre Italie grecque sur la science et 
les lettres d'Occident, p. xix-xx. — De son rôle politique au temps 
des Otton, p. xxi-xxii. 

III. Conquête de l'Italie grecque par les Normands, p. xxiii. — Que la 
société grecque persista, en se transformant, sous le régime normand, 
p. xxiv-xxv. — Influence de nos Grecs sur les Normands, p. xxvi-xxrii, 

IV. Quelles sont les localités où survécut l'héllénisme, du xi* au xiii" siècle, 
p. XXVII. — Tarente, Lecce et la Terre d'Otrante, p. xwin-xxix. — La 
Basilicate, p. xxix. — L% groupe de la Sila : Rossano et Crotone, 
p. XXX. — Les Maléinoi etThéophane Cérameus, p. xxxi. — Le groupe 
de TAspromonte : Bova, Oppido, Gerace, Stilo, p. xxxii-xxxiii. — Le» 
couvents basiliens des Calabres, p. xxxiri-xxxiv. 

V. Du renom de nos Grecs en Occident : Roger Bacon et Robert Grosseteste, 

p. XXXI v. — Contribution de l'Italie grecque à la culture latine du 
xiii" siècle, p. XXXV. ^- Barlaam de Seminara et Léon Pilntos : té- 
moignage de Pétrarque et de Boccace, p. xxxv-xxxvi. — Comment 
l'Italie grecque se fondit dans l'Italie italienne, p. xxxvi. — Ce qui sub- 



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vi TABLE DES MATIERES. 

sisuitde localités et d^abbajes grecques au xiy* siècle, p. xxxyi-xxxth. 
— Protection que leur accordait le Saint-Siège, p. xxxvii. — Constantin 
Lascaris établi à Messine par Bessarion, p. xxxtiii. Conclusion, 

p. XXXTX. 

Bibliographie, p. xxxix-xl. 



CHAPITRE !•' : L'ABBAYE DU PATIR. 

Sources, p. i-a. 

I. Les moines de Rossano au xi* siècle, p. 3. — Commencements de saint 
Barthélémy, p. 3-4. — Il fonde Tabbaye de Rossano, p. 4- — FaTeurs 
qu'il reçoit de la cour normande, p. 4* — Réforme par lui inaugurée 
du monachisme grec des Calabres, p. 5-6. — Quel accueil il reçoit à 
Rome, puis à Constantinople, p. 6. — La madone de VHodîgitria^ p. 7. 
— Protection qu'il reçoit du comte Roger II, p. 8. — Fondation du 
Saint-Sauyeur de Messine, p. 9. — Mortdesaiut Barthélémy, p. 9-10. 

IL Deux colonies du Patir, p. 10. — Saint-Élie de Carbone, p. ii-ia. — 
Le Saint-Sauveur de Messine, p. i3-i5. — Ce qui nous reste du cartu- 
laire de Sainte-Marie du Patir, p. i5-a4. — Catalogue des abbés de 
notre monastère, p. ^4. — Deux inscriptions grecques provenant du 
monastère, p. a5. — Ceus qu'il payait à la Chambre Apostolique, p. a6. 

III. Réforme des abbayes basiliennes au xvi* siècle, p. 27. — Réforme de 
l'abbaye du Patir par le cardinal Sirleto, p. 27-^9. — L'abbaye du 
Patir au xviii* siècle, p. 3o. — Elle est incamérce au commencement 
de ce présent siècle, p. 3o. — Ses ruines, état actuel, p. 3i-32. 

ExcuHsus A : Le chronographe de Tau io33, p. 33-36. 

ExcuRsus B : D'une homélie prétendue de Théophane Cérameus, p. 37. 



CHAPITRE II : LA LIBRAIRIE DU PATIR. 

Des librairies basiliennes d'Italie en général, p. 38. 

I. La librairie de notre abbaye fondée par saint Barthélémy lui-même, 

p. 38. — Le cardinal Sirleto et les manuscrits du Patir, p. 39-40. — 
Le couvent de Saint-Basile de XJrhe^ p.^4i-4a. — Dom Pierre Menniti 
y recueille les manuscrits encore existant dans les abbayes basiliennes 
à la fin du xvii* siècle, p. 4^-43. — Ce qu'en possédaient alors ces 
abbayes, p. 43-44. — Ce que fournit le Patir, p. 45. — La collection 
de Menniti réunie à la Vaticane, p. 46. 

II. Comment j'ai retrouvé dans la Vaticane les manuscrits du Patir, p. 47 

— Inventaire sommaire de ces manuscrits, p. 48-68. — Du récolement 
fait au XVI* siècle des manuscrits du Patir, p. 69-70. 

Excuiisus C : Le codex patiriensîs du Nouveau Testament, p. 7I-74* 



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TABLE DES MATIÈRES. vij 

Excursus D : Le codex patirlensis de saint Hippolyte et de saint Denjs d'A- 
lexandrie, p. 75-77. 



CHAPITRE III : ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 



Objet et méthode de cette recherche, p. 78. 

I. De la calligraphie en usage dans les écoles de copistes à Constantiuople, 
du X* au XII* siècle, p. 79. — Le style sévère, p. 80. — Le style riche, 
p. 80-81. — Patirîenses appartenant à ces deux styles, p. 8a. — Le style 
carminé, p. 83. — Patirîenses de ce style, p. 83. — Influence des écoles 
constantinopolitaines sur les écoles provinciales, p. 83-84- — Le scri^ 
ptorium du Patir au xii* siècle, et manuscrits qui eu sortent, p. 84-85. 

[I. Théorie de M. Gardthausen sur la minuscule grecque de Tltalie méri- 
dionale, p. 85-86. — Critique de cette théorie, p. 86. — Manuscrits 
copiés au x* siècle à Reggio, Bisignano, Malvito, Capoue, au Mont- 
Cassin, p. 86-88. — Style de ces copistes, p. 89-90. — Qu'ils subissent 
l'influence lombarde ou bénéventine, p. 90-91. — L'école gréco-lom- 
barde du XI* au XIII* siècle: manuscrits grecs copiés à Mili, Messine, 
Reggio, Stilo, Squillace, Mileto, Taberna, Carbone, Rossano, Casole, 
Nardo, Brindisi, Gallipoli, p. 9^-96. — Copistes de Messine, de Casole, 
de Soleto, de Gallipoli, de Galatina, au xiv'-xv* siècle, p. 97, — Copistes 
messinois de la Renaissance, p. 98. 

III, Patirîenses où nous retrouvons la manière de l'école gréco-lombarde, 
p. 99-ioa. — D'un patiriensis grec copié par un scribe latin, p. 102. — 
De quelques autres /»a//Vi<j«jtfj, p. io3-io4. 
Récapitulation et conclusion, p. io5. 



PIECES JUSTIFICATIVES. 

I. Liste des monastères basiliens de l'Italie méridionale, xv* siècle, p. io5. 

II. État et liste des monastères basiliens de Calabre, xvi* siècle, p. 109. 

III. Censier du diocèse de Rossano, xv* siècle, p. 117. 

IV. Inventaire des manuscrits de Grotta Ferrata, xv* siècle, p. iiS. 

V. Inventaire des manuscrits de Carbone, xvii* siècle, p. lao. 

Vï. Inventaire des manuscrits de Saint- Pierre d'Arena, «vi* siècle, p. laS. 

VII. Notice de quelques manuscrits de Saint -Philarè te de «Semiuara, 

XV* siècle, p. ï-i4« 

VIII. Notice de quelques manuscrits de Saint-Nicolas de Casole, xiv*- 

XV* siècle, p. laS. 

IX. Inventaire des manuscrits du Saint-Sauveur de Palcrme, xvii* siècle 

p. ia6. 



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W// • TABLE DES MATIÈRES. 

X. Inrentaire dés manuscrits du Saint-SauYeur de Messine, xn* siècle, 

p. ïa8. 

XI. Inventaire des manuscrits de SS.-Pierre-et-Paul détala, xtii* siècle, 

p. 143. 

XII. Souscriptions de copistes grecs d'Italie, p. i5i. 
Index des makuscrits cités. 

Index des voms propres. 



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INTRODUCTION* 



LA GRANDE-GRÈCE RYZANTINE 

L'invasion des Lombards en Italie (568), en brisant Téphémère 
unité byzantine réalisée par Justinien (55 2), avait laissé subsis- 
ter plusieurs dominia byzantins, qui, enclavés dans le royaume 
lombard, étaient destinés k lui résister jusqu'à la fin (75 1) et 
plusieurs même à lui survivre. Au nombre de ces débris de 
l'exarchat d'Italie, Ravenne, Gênes, Rome, Naples, dont This- 
toire est si connue, il faut mettre ce qu'on appelait à pareille 
époque le duché de Calabre, pays presque anonyme alors, dont 
l'histoire est obscure, le rôle minime, et qui cependant allait sur- 
vivre non seulement au royaume lombard et au duché de Rome, 
mais encore à l'hégémonie carolingienne, pour se trouver tout 
à coup au x®-xi® siècle l'enjeu et le théâtre de la rivalité de l'em- 
pire d'Orient et de l'empire d'Allemagne, et ne perdre sa qua- 
lité de terre byzantine qu'fi la conquête des Normands (io5o). 

Il était arrivé, en effet, à cette Grande-Grèce du temps de 
Justinien, que les Lombards, ceux de Bénévent, avaient eu au 
début tous leurs efforts concentrés sur Naples et sur la Campa- 
nie, et que plus tard, pour s'attaquer à la Fouille et a la Calabre, 
il leur avait manqué d'être gens de mer, ce qu'ils ne furent 
jamais. Le duché lombard de Bénévent s'était donc établi dans 
des limites qui laissaient à l'empire byzantin l'extrême midi de 
l'Italie. Autharis balayant la « corne droite » de l'Italie jusqu'à 

I. B. Capasso, Le fonti delta storia délie provlncie napoletane dal 568 al i5oo 
(Archiv. stor. napoletan,^ 187C-77-80). H. Kiepert, Nuova carta générale deW 
Italia méridionale ^1882^. 



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II INTRODUCTION. 

Reggio, el, les pieds dans la mer, s'écriant que « jusque-là vien- 
drait la terre lombarde », n'est qu'une légende chère a Paul 
Diacre, et la réalité historique est que les Lombards s'étaient 
montrés seulement aux environs de Tauriano sur la côte tyrrhé- 
nienne et à Canosa au nord de la Fouille, ceci vers Sgi-SpG, et 
que ce fut à cette époque leur pointe la plus avancée. Constan- 
tin Porphyrogénète, résumant à grands traits les résultats der- 
niers de la conquête lombarde , pourra écrire que v les Lom- 
bards se rendirent maîtres de tout le thème de Langobardie 
et de Calabre, à l'exception d'Otrante, de Gallipoli et de Ros- 
sano ». 

Rétablissons la suite des faits. — A la fin du vi® siècle, il ne 
s'agissait point de « thème de Langobardie et de Calabre », mais 
de r « éparchie de Calabre et de l'éparchie de Bruttium ». Le 
sort des deux éparchies fut celui-ci. Les Lombards, prenant 
contact avec l'éparchie de Calabre, se retranchèrent d'abord à 
Canosa et à Acerenza, sur l'Ofanto et derrière le Bradano, cl 
laissèrent ainsi au basileus Bari, Brindisi, Oria, Lecce, Tarente, 
Gallipoli et Otrante. Ce ne fut que peu après 663 que le duc de 
Bénévent entama l'éparchie de Calabre, et que, prenant Bari, 
Brindisi et Tarente, il ne laissa plus au basileus que Gallipoli el 
Otrante. Pour ce qui est de l'éparchie de Bruttium, les Lom- 
bards gagnèrent dès le début la rive gauche du Crati par Poli- 
castro et Laino, mais ils ne la dépassèrent jamais. Au delà, 
couverts par l'imprenable Sila, se pressaient les oppida byzan- 
tins de Tempsa, Vibo, Tropea, Nicotera, Tauriano, Reggio, 
Locres, Squillace, Crotone, Nicastro, et, en avant de la Sila, 
Cosenza défendait la haute vallée du Crali, cl Rossano la 
corniche ionienne. — A la fin du vu® siècle, l'éparchie de 
Calabre, réduite à deux simples présides, vit son nom transporté 
à l'éparchie de Bruttium, et ce qui subsistait des deux épar- 
chies constitué d'abord en un duché, le duché de Calabre, puis 
en un thème, le thème de Calabre. — Au ix® siècle, au moment 
où le duché lombard de Bénévent fut démembré pour former 
la principauté de Salerne et celle de Bénévent (85 1), le domU 
niuni impérial continuant d'être en Pouille réduit à Otrante et 
a Gallipoli, la Calabre byzantine n'avait perdu que Cosenza. La 
rive droite du Crati lui restait toutefois, défendue maintenant par 



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INTRODUCTION, m 

Bisignano, et, c'est Constantin Porphyrogénète que je cite, 
tandis que la Sicile était aux mains des « Sarrasins athées », la 
Calabre restait aux chrétiens avec Reggio, Hagia-Kiriaki (Locres- 
Gerace), Crotone a et quelques autres villes sous le gouverne- 
ment de son stratège » . 

Le dédoublement de ce thème de Calabre en deux thèmes, 
celui de Calabre et celui de Langobardie ou « Italie » , date de la 
fin du IX® siècle. La Calabre byzantine s'élait défendue contre les 
Sarrasins de Sicile et d'Afrique, mais il n'en était pas allé de 
même de la Pouille lombarde : Bari, Brindisi, Tarente et toute 
la plaine avaient été conquises par les Sarrasins et avaient 
constitué à dater de 853 le territoire du Soudan de Bari. C'est 
alors qu'intervinrent les expéditions si heureuses de Basile P' : 
Bari enlevée aux Sarrasins (SjS), puis Tarente (880), la Pouille 
se trouva reconquise par l'empereur tant sur le soudan de 
Bari que sur le prince de Bénévent, et devint une province 
byzantine qui prit le nom de thème de Langobardie. Jusqu'au 
milieu du xi® siècle le thème de Langobardie et le thème de 
Calabre vont constituer le patrimoine impérial. — A la fin 
du X® siècle, les deux thèmes seront réunis en un gouverne- 
ment, et les deux stratèges auront au-dessus d'eux une sorte de 
vice-basileus, le catapanus Italiee et Calabriœ, C'est le moment 
de la plus grande extension du dominium byzantin dans l'Italie 
méridionale. La Langobardie comprend, en plus de la Terre 
d'Otrante et de la Terre de Bari, tout le pays au nord de l'Ofanto, 
c'est à savoir la côte jusqu'au mont Gargan et la plaine jus- 
qu'aux premiers gradins de l'Apennin dont les Byzantins com- 
mandent tous les passages (Troia, Ascoli, Melfi, Acerenza), et les 
vallées du Basento et du Bradano, c'est-à-dire le pays qui 
portera le nom de Basilicate, avec les villes de Gravina, Matera, 
Tricarico et Tursi. — En io5o, les Normands trouveront la 
Grande-Grèce byzantine établie sur ces larges frontières. 

Comment et dans quelles limites cette province byzantine 
s'était-elle peuplée de Grecs ? Quelle culture ces Grecs y eurent- 
ils? Comment enfin cette Grèce italienne survécut-elle à la 
conquête normande pour se perpétuer jusqu'à la Renaissance ? 
Ce sont les questions préalables que je voudrais résoudre dans 
cette Introduction. 



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IV INTRODUCTION. 



Procope, dans son histoire de la guerre gothique, passant en 
revue les diverses populations qui « habitent les rivages de ce 
golfe qui formaient jadis ce que Ton appelait la Grande-Grèce », 
énumère les Calabrais (Messapie), les Apuliens, les Bruttiens, les 
Lucaniens ; il nous montre, aux deux extrémités opposées de ce 
« croissant de lune de mille stades de développement » , Tarente 
et Rossano, au-delà Reggio, plus au nord la « forteresse magni- 
fique que les Romains appellent Âcerenza », à Test Otrante et 
Brindisi; puis, dit-il, « passé la mer Adriatique, on rencontre pour 
la première fois les Grecs » . Pour Procope la Grande-Grèce de 
Justinien est un pays latin au même titre que le pays des Sam- 
nites. — Telle aussi elle nous apparaît au temps de saint 
Grégoire. Si nous exceptons Reggio, qui est un port où, comme 
à Catane et Syracuse, on ne doit pas être surpris de trouver des 
Grecs, toutes les villes de la Calabre sont latines : Tropea, dont 
les belles inscriptions chrétiennes du v* siècle témoignaient déjà 
que son Église était purement latine; Nicotera, qui est avec 
Tropea une massa de TEglise romaine ; Tauriano, Vibo, Locres, 
Cosenza, dont les évêques se réunissent en synode avec celui 
de Tropea, et sous la présidence du sous-diacre romain Sabinus, 
pour juger du différend de Tévêque de Reggio et de son clergé. 
De même en Terre d'Otrante, où Gallipoli est comme Tropea 
une massa de TÉglise romaine, où Tévêque d'Otrante est chargé 
de visiter les églises de Gallipoli, de Brindisi et de Lecce {Lupia)^ 
où Tévêque de Gallipoli est chargé de juger Tévêque de Tarente, 
et où nous voyons saint Grégoire conjurer le tribun d'Olrante, 
nouvellement débarqué de Ra venue, de se montrer indulgent 
pour les rustici que possède dans le diocèse de Gallipoli l'Église 
romaine, locus ecclesiae nostrœ proprius. Des monastères existent 
en maint endroit, fondés sous la surveillance de Tautorité 
romaine comme celui de Tropea, foyers de latinisme comme le 
monasterium Kwariense de Squillace. — Enfin cette société 
que saint Grégoire fait administrer par des clercs romains est si 
bien une société latine, que le représentant le meilleur de la 



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INTRODUCTION. v 

laÛDité, de la « romanité », à celte époque, Cassiodore, 
lui appartient. Les Aurelii en effet sont une famille calabraise, 
et Cassiodore est né, il a gi^andi, il a débuté, il se retirera à 
Squillace; clarissime, corrector, moine, il nous révèle tout 
ensemble l'aristocratie dont il est, le peuple qu'il a eu un 
instant a administrer, la communauté où il achève sa noble vie, 
et ces trois sociétés, qui sont tout Squillace et tout le pays, nous 
apparaissent en lui purement latines. — On est donc en droit 
d'affirmer, contre le sentiment des érudits italiens du siècle 
dernier, que jusqu'aux premières années du vu® siècle ce qui 
demeura à l'empire byzantin de Téparclue de Calahre et de 
l'éparchie de Bruttium était un pays latin d'institutions et latin 
de langue. 

A quelle époque et à quels événements devrons-nous rattacher 
l'origine de la colonie grecque de la Grande-Grèce byzantine ? 

La seule solution qui ait été donnée à ceproblème est celle qui 
explique l'origine de ces colonies par une émigration de moines 
grecs chassés d'Orient par la persécution iconoclaste. Fr. 
Lenormant, qui a fait sienne cette théorie et qui l'a si brillam- 
ment exposée dans sa Grande^Grèce^ ne paraît pas avoir soup- 
çonné qu'elle reposait uniquement sur VHistoria translation^ 
jnirificse imaginis B, M. Virginis ex urbe Constantinopoli in cwi- 
tatem Barii, oii nous voyons en effet des moines grecs du temps 
deLéonl'Isaurien, fuyant de Constantinople avec la sainte image, 
venir demander asilea la « République de Bari » , mais qui est un 
texte de fabrication récente, une de ces falsifications du xviii® siè- 
cle si nombreuses dans la basse Italie, et comme Fr. Lenormant 
lui-même en a si souvent dénoncé! J'ajoute que, si d'aventure la 
légende de Bari (légende commune à toutes les madones byzan- 
tines ou vénitiennes d'Italie) avait quelque fondement, il n'en 
resterait pas moins indubitable qu'un pays ne saurait être peuplé 
par des moines, gens œterna in qua nemo nascitur, — C'est à une 
cause plus générale et plus ancienne que j'attribuerai l'hellénisa- 
tion de l'Italie méridionale. 

L'Italie du midi, à la fin du vi® siècle et au commencement du 
vu®, entretenait avec l'Egypte et avec la Syrie de multiples rela- 
tions. De même qu'à Rome en SSgon trouvait établi un SûMATlON 
AAEBANAPEÛN, confrérie d'Alexandrins sous le vocable de saint 



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VI INTRODUCTION. 

Mennas, de même on trouvait à Palerme à la même époque des 
Alexandrins, tels que ce Petrus alexandrinus negotians linata- 
rîus, dont M. Salinas a publié Tépitaphe datée de Tan vingt de 
l'empereur Maurice (60 1), ou tels encore que ces Alexandrins 
qui, repartant pour Alexandrie après avoir abjuré en Sicile 
le monophysisme, obtiennent de saint Grégoire des litterœ 
commendatitise auprès du patriarche Euloge (602). Ailleurs nous 
voyons saint Grégoire recommander au defensor de Sicile un 
pauvre négociant syrien couvert de dettes. — Sur ces entrefaites 
(6 10-61 4) toute la côte byzantine d'outre-mer avait été boulever- 
sée par les Perses de Chosroès : Antioche et la Syrie, Alexandrie 
et le Delta, la Libye enfin, avaient été ravagées et « réduites à 
l'état de solitudes ». Puis, au lendemain des victoires d'Héraclius, 
les Arabes avaient apparu : en quelques années ils avaient franchi 
l'Oronte, le Nil, les Syrtes, la mer, conquis la Syrie, l'Egypte, 
la Cyrénaïque et Chypre. Et le résultat de ces invasions avait été 
de jeter sur les côtes d'Europe, non pas des moines persécutés, 
mais des foules chassées par la peur et par la famine. — Ce fut 
vers la Sicile et vers Rome qu'elles affluèrent. C'est exactement 
l'époque où apparaît à Rome pour la première fois une colonie 
orientale de réfugiés : le pape Théodore (642-649) appartient à 
une famille syrienne, « de civitate Hierusolima », Jean V (685- 
686) h une famille syrienne aussi, « de provintia Antiochia» ; 
nombre d^egumenarchia, comme les appelle le Liber pont ificalis, 
s'établissent a la même époque, Saint-Sabas (un vocable pales- 
tinien), Saint-Anastase ad aquas Salifias (un monastère cilicien), 
d'autres encore comme ce monasterium Boetianum peuplé de 
« nestorianitas monachossyros», dont le nombre et la théologie 
inquiètent le pape Donus (■{•678). Et ce qui se passe à Rome se 
passe mieux encore en Sicile, car la Sicile est le point naturel 
de ralliement des Grecs émigrants des provinces byzantines 
d'outre-mer : nous les voyons arriver de Barca et de Tripoli 
(Amari, I, io4), d'Alexandrie et de plus loin encore, de Syrie 
comme les parents du pape Sergius, « natione syrus Antiochiae 
regionis,ortusin Panormo Siciliœ ». Saint Maxime a peint en maint 
endroit de ses lettres la désolation de ces émigrants dont il était 
et qu'il semble avoir comme suivis en Egypte, puis en Afrique, 
finalement en Sicile et a Rome, où il arrive pour le concile de 



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INTRODUCTION. vu 

LatraD (649)9 combattant sur toute la route le monothélisme quils 
apportaient avec eux. 

Le concile de Latran s'achevait à peine (63o), que Ton apprit 
que les Arabes venaient d'attaquer la Sicile. Aussitôt l'exarque 
reçoit l'ordre de se porter au secours de l'île, et sa campagne 
ayant échoué misérablement, l'empereur arrive en personne. 
Constant II débarque àTarente, en terre impériale; il traverse, 
armes à la main, le territoire lombard, gagne Rome, et de Rome 
Naples, Reggio et Syracuse. A Syracuse il s'établit avec la pen- 
sée, assure-t-on, d'y fixer la capitale de l'empire : du moins il 
va y fixer pour six ans (il y fut assassiné en 668) le centre poli- 
tique et militaire du gouvernement et faire de Syracuse le siège 
d'une partie de la cour et le quartier général de l'armée. — Le 
premier effet de cet événement fut une sorte d'éviction de la 
population indigène, tenue en suspicion par l'élément byzantin 
(n'accusait-on pas le pape Martin d'avoir attiré les Arabes ?), et 
surtout écrasée d'impôts nouveaux, « per diagrapha seu capita 
atque nauticatione... et alia multa perpessi sunt, ut alicui spes 
vitœ non remaneret » , dit ]e Liber pont IficaUs. Cependant et par 
conséquent la population grecque devenait prépondérante et 
maîtresse. Le corps d'armée byzantin donnait naissance à cette 
aristocratie militaireàlaquelleappartenaitle papeConon (i"687), 
a oriundus pâtre thraceseo, educatus apud Siciliam ». Les hautes 
charges ecclésiastiques passaient à des clercs grecs : le siège de 
Syracuse à une créature de l'empereur, le grec Georges; le 
« vénérable monastère ad Baias » à un moine syrien; l'évèché 
d'Agrigente à saint Grégoire, qui fut un des orateurs grecs en 
renom de la fin du vu® siècle. — Et sans transition, comme si elle 
eût été dès le premier jour une vieille Église, l'Église grecque 
de Sicile se trouva étroitement associée à la vie de l'Église by- 
zantine. On vit l'abbé du monastère ad Baias élu patriarche 
d'Antioche (681); un diacre de Catane prononcer le sermon de 
clôture du concile de Nicée (787); la Sicile donner à Rome des 
papes grecs et à Constantinople un patriarche (Methodius, -l* 846); 
les patriarches (Tarasius, \ 806) adresser des encycliques aux 
évêques de Sicile, et ceux de Syracuse et de Taormina se com- 
promettre avec Photius et être condamnés à Constantinople par 
le huitième concile; la Sicile enfin avoir sa part de production et 



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VIII INTRODUCTION. 

d'éclat dans Thisloire littéraire de l'Église grecque avec des auteurs 
comme ce Grégoire d'Agrigente, et aussi Pierre de Sicile et 
Joseph THymnographe. 

Je veux en venir à ceci, à savoir que la Calabre, qui ne faisait 

qu'un avec la Sicile(i^ KaXa6pcaç dTpatTiyiç ÔovxaTov ^v T^iç (TTpaTTjytôoç 

StxeXiaç), a participé à la révolution politique et sociale qui s'est 
produite en Sicile au cours du vu* siècle. Sans doute le change- 
ment aura été plus lent : la Calabre n'a point de centras tels que 
Palerme ou Syracuse ; le voisinage inquiétant des Lombards rend 
le pays moins sûr ; les ressources économiques enfin y sont 
moindres qu'en Sicile. C'est ainsi que tous les évêques de Ca- 
labre sont présents au synode romain de 680, comme ils l'ont 
été au concile de Latran (65o) : Vibo, Crotone, Tauriano, Tropea, 
Squillace, Locres, Rossano, ajoutons Tarenle et Otrante. Mais 
déjà pourtant, a celte date, c'est l'évêque de Reggio qui est choisi 
pour représenter les membres du synode romain au concile œcu- 
ménique qui s'ouvre à Constantiuople (681), avec le titre « d'apo- 
crisiairedu siège apostolique». A cinquante ans delà, les diocèses 
de Calabre sont assez acquis à l'hellénisme pour que Léon 
risaurien puisse y confisquer tout ce qui est patrimoine de saint 
Pierre et mettre les évêques de Calabre sous la juridiction du 
patriarche de Constantinople, malgré les protestations du Saint- 
Siège. En 787, au concile de Nicée, l'épiscopat calabrais apparaît 
en corps : Vibo, Crotone, Tauriano, Tropea, Nicotera, Carina, 
Gerace (ou Hagia-Kiriaki), Reggio, tandis que Tarente et Cosenza 
cités lombardes, restent fidèles aux synodes romains (74^)* 
L'Église de Calabre est devenue byzantine d'obédience et de 
langue, et cette transformation a été l'œuvre obscure de la 
seconde moitié du vu® siècle et des premières annnées du viii*". 
Là est, à mes yeux, la première origine de la colonisation 
bvzantine en Calabre : les Grecs y sont venus peu à peu de 
Sicile à partir de la seconde moitié du vii*^ siècle. Sans doute la 
vie grecque est en Calabre, pendant tout le viii® siècle, sans aucun 
nom, sans aucun monument qui la révèle : la Sicile attire tout à 
elle. Mais au ix® siècle l'intense culture grecque de la Sicile 
s'éteint, et aussi soudainement qu'elle s'y était produite au vu®. 
L'invasion arabe, Palerme prise (83 1), puis Messine (842), puis 
Syracuse (878), enfin Taormina (902), une résistance longue et 



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INTRODUCTION. ix 

sanglante suivie d'un écrasement terrible, c'en est assez pour 
expliquer cette ruine subite et radicale : à la fin du ix® siècle, il 
n'y a plus en Sicile ni monastères ni sièges épiscopaux, la pro- 
priété ecclésiastique y a été supprimée, la liberté politique des 
chrétiens abolie et leur condition civile rendue intolérable par le 
poidsdesimpôtsrajoutezlescoursesdepiratesetdesfaminesdeplu- 
sieurs années. — Que devient alors la population grecque de Sicile? 
Chassée par les vicissitudes de la résistance et par le plan même 
de la conquête arabe, du versant de Palerme sur le versant de 
Syracuse, nous la voyons se ramasser à l'extrémité orientale de 
l'île, autour de Taormina, et de la émigrer en masse. Le Pélo- 
ponèse en recueillera une partie : ce sont ces « exilés » que se- 
court saint Pierre, évêque d'Argos, ainsi que le raconte sa F'ie; 
ce sont ces émigrés de Catane à Patras, dont est saint Âthanase 
évêque de Méthone. Mais c'est surtout la Calabre qui est le 
refuge naturel des chrétiens chassés de Sicile : nous retrouverons 
des Grecs de Castro-Giovanni, de Catane, de Taormina a Reggio, 
à Hagia-Kiriaki (Gerace) et dans toutes ces petites villes épisco- 
pales grecques qui apparaissent en Calabre précisément au 
IX® siècle, Hagia-Severini, Paléocastro, Aysili, Cerenzia, Evriaii, 
Nicastro, Bisignano, Cassano. — De cette migration nous trouve- 
rons la trace dans toutes les vies de saints calabrais du ix® siècle 
et du commencement du x® : je citerai celle de saint Elie le 
Jeune. Elie est né à Castro-Giovanni, en Sicile, et il est tout en- 
fant lorsque ses parents, prévenant le sac de Castro-Giovanni par 
les Arabes (859), se réfugient dans un petit port proche de Catane. 
Elie grandit là, et, s'étant fait moine, il émigré. Il a espéré 
. trouver un refuge en Épire, mais les autorités byzantines sur- 
veillent avec une rigueur extrême les abords de l'empire, et le 
gouverneur de Buthrotum, prenant Elie et ses compagnons pour 
des Sarrasins déguisés, les empêche de débarquer. Ils se réfu- 
gient en Calabre et s'établissent aux environs de Tauriano. Le 
cas de saint Elie lui est sûrement commun avec mille autres. 

Et là est la seconde source de Thellénisation de la Grande- 
Grèce byzantine : je dirai même que c'en est la source principale, 
car la culture byzantine de la Grande-Grèce n'a quelque éclat 
qu'à dater du x® siècle, comme si elle n'était que la suite et 
l'héritage de la culture grecque de la Sicile. 

h 



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INTRODUCTION. 



II 



Dans les deux ilièmes que coiislitue la Grande-Grèce, le gou- 
vernement impérial est représenté par un nombre très restreint 
de fonctionnaires. Ils sont pour la plupart étrangers au pays 
et appartienent à la noblesse aulique. A la tête du thème est 
le stratège, c'est-àrdire un général faisant fonction de vice-basi- 
leus et réunissant l\ ce titre entre ses mains les attributions de 
gouverneur civil en même temps que de chef du corps d'armée. 
Au-dessous de lui deux fonctionnaires : le vestiarius imperialis 
préposé à la 6a(jcXtxri dàxeXXa, c'est-a-dirc au service du fisc et 
des finances, et \q jtulex thematis \\ la tête de l'administration de 
la justice civile et criminelle, tous deux simples ministres du 
stratège. Il n'y a pas trace d'appel à Constantinople. Le stratège 
n'a pas de chef-lieu de résidence : il est représenté dans chaque 
cité par un ToiroTripriTyiç ou lieutenant gouverneur, comme lui offi- 
cier, soit tourmarque, soit taxiarque : auprès du ToiroxyjpTiTyiç, les 
chartularii ou agents inférieurs du fisc et les xpéxat ou juges. 
Mais, tandis que les ToroTYipriTat sont le plus souvent des étrangers, 
les chartularii et les kriiœ paraissent avoir été toujours des gens 
du pays. Le corps d'armée d'occupation, équipé aux frais de 
Tempire et composé de mercenaires, se recrute pour une part 
dans le pays même, mais aussi ailleurs, souvent fort loin : les 
historiens normands décrivent les troupes impériales comme for- 
mées de Calahrenses^ et encore de Vénitiens et d'Arabes, mais 
surtout de Cappadociens, de Thraces et de Macédoniens. Leur 
temps fini, ces mercenaires restent souvent dans le pays où ils 
ont servi : on a vu à tort dans ce fait des colonies militaires. 

Sous la réserve de cette centralisation administrative et de 
cette sorte d'état de siège, Tindépendance de chaque Castro reste 
entière, chacun ayant son clergé, sa justice, son fisc, sa milice à 
lui, et ne relevant d'aucun autre. Le clergé se compose de 
l'évèque, des clercs de la jjicyàXyi éxxXyiCTca (archi prêtres, prêtres, 
diacres, sous-diacres, chartophulax ^ skeuophulax)^ et des katholiki 
Ql protopapœ des églises sufTraganles. L'existence d'une noblesse 



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INTRODUCTION. xi 

ou ordo est obscure, on trouve cependant des grecs du pays, 
riches, se décorant du titre de senator^ comme sont les Maléïnoi 
de Rossano, et exerçant dans chaque castro une sorte de patronat 
héréditaire. Le castro a son êa<7!Xiv.6ç votàptoç, son vo|xtx6ç, son 
xapTouXàpio; , la pUipart du temps clercs. La législation qui règle 
les contrats est non pas le droit lombard, comme on Ta dit à 
tort, mais bien le droit romain, celui des novelles, ainsi qu'il 
convient à des populations qui n'en ont jamais connu d'autre. 
Chaque castro est obligé de tenir sur pied un certain effectif 
d'hommes d'armes pour sa propre défense et a la réquisition du 
stratège : ces milices portent le nom de xivroupot et xovTàpaToi, dont 
les historiens normands ont fait conteratL 

La liturgie en usage dans les églises grecques de Calabre est, 
tant pour le calendrier que pour le rituel, celle de Coiistantino- 
ple : à peine si quelques fêtes d'origine locale, comme celle de 
saint Fantin ou de saint Elie le Speléote, s'y introduisent-elles au 
XI® siècle; les fêtes d'origine romaine, comme celle du Corpus 
Christi, sont des importations latines postérieures au xiii® siècle. 
Mais le rituel de Constantinople n'a pas dû être à l'origine le 
rituel exclusif de nos églises de Sicile et de Calabre, et c'est 
un fait bien remarquable que les seuls manuscrits anciens que 
nous possédions de la liturgie syrienne et de la liturgie alexan- 
drine, celle dite de saint Jacques et celle dite de saint Marc, 
nous viennent l'un de Rossano, l'autre de Messine, comme si en 
mainte église de Sicile et de Calabre le rituel d'Antioche et 
d'Alexandrie avait été un temps en usage. J'en dirai autant de 
la liturgie dite de saint Pierre, qui est une traduction grecque 
de ïordo missœ romain tel qu'il était constitué vers la fin du 
vil® siècle, traduction grecque dont nous n'avons qu'un manu- 
scrit, lequel vient de Rossano. 

Les évêchés de Calabre avaient été rattachés, on l'a vu, par 
Léon risaurien (-|- 740' ^ ^^ juridiction du patriarche de Cons- 
tantinople, mais l'organisation ecclésiastique du thème de Cala- 
bre et du thème de Langobardie ne datait que de Léon le 
Philosophe (-j- yii). La novelle qui réglait Y ordo thronorum 
de la Grande-Grèce distinguait trois provinces ecclésiastiques : 
Otrante était un archevêché, mais sans suffragants; Reggio était 
métropole de Vibo, Tauriano, Nicotera, Tropea, Amanlea, 



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XII INTRODUCTION. 

Nicastro, Cosenza, Bisignano, Cassano, Rossano, Crotone et 
Gerace; Hagia-Severini était métropole de CercDzia, Evriati 
(Umbrialico), Aysili (Isola), Paléocastro et Gallipoli, cette pro- 
vince toute nouvelle étant comme une substitution de la province 
ecclésiastique supprimée de Sicile. 

Le clergé calabrais d'alors a peu marqué dans Tliistoire litté- 
raire. On peut citer Marc d'Otrante, qui fut un mélode renommé 
en son temps assez pour qu'une pièce de lui ait pris place dans 
le triodion de Constantinople ; et, au commencement du xi® siè- 
cle, Nicolas, archevêque de Reggio, dont nous avons une com- 
pilation en forme de commentaire des épitres de saint Paul. Tout 
cela est fort pauvre. 

Mais l'art byzantin a laissé en Calabre de plus remarquables 
vestiges ; le baptistère de Hagia-Severini (Santa-Severina), la 
petite église Saint-Marc à Rossano, la Cattolica de Stilo, la basi- 
lique ruinée de la Roccelletta [foetus Squillacium), A cette der- 
nière appartenait ce bas-relief représentante Panagia en costume 
d'impératrice du vi® siècle, que Lenormant a signalé le premier 
et qui est le plus beau modèle que Ton connaisse de la sculpture 
byzantine à cette époque : cet adorable bas-relief que j'ai vu 
en 1889 qu bord de la roule qui mène de Catanzaro à Squillace, 
toujours sur la petite fontaine où Lenormant l'a vu, est sûre- 
ment une épave apportée là d'un pays plus riche et plus cultivé 
que n'a jamais été la Calabre. J'en dirai autant du somptueux 
évangile pourpre à lettres d'argent (vi-vii® siècle) que possède le 
chapitre de Rossano : les miniatures qui le décorent et que j'ai 
eu la bonne fortune de pouvoir étudier en 1889, appartiennent à 
la tradition ancienne de l'iconographie biblique traitée avec 
un art qui n'a rien de provincial. Je ne puis rien dire de l'icône 
achéropite de la cathédrale de Rossano, cette antique image 
étant depuis des siècles si parfaitement tournée au noir qu'on 
n'en saurait reconnaître le moindre trait. 

Au total cependant la vie grecque de la Calabre aux x®-xi® siè- 
cles serait bien insignifiante, n'étaient les moines, leurs couvents 
et leurs légendes. 

Les diplômes byzantins nous font connaitre quelques mo- 
nastères : S.aint-Mennas, près de Rossano, donné à La Cava 
en 1086, tt sous Alexis Comnène empereur », par une pieuse 



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INTRODUCTION. xm 

famille de Rossano; Saint- Adrien, donné a La Gava en 1091, 
par « Romain, moine, humble archevêque de Rossano » ; dans 
rintérieur de Stilo , Saint-Léonce en faveur duquel un jugement 
est rendu en loSg par « Etienne, vicaire impérial, protospa- 
thaire, stratège du thème de Calabre »; le couvent fondé par 
a Mavrozicos, taxiarque », sous le vocable de saint Léon, évêque 
de Catane, dans Imtérieur de Hagia-Kiriaki, « thème de Ca- 
labre » ; Saint-André, proche de Hagia-Kiriaki, semble-t-il, et 
donné en io53 h La Cava; Sainte -Marie lAovuxepaTou (Montis 
j4rati)^ dont les privilèges sont confirmés en io34 par Constan- 
tin Opos, « patrice et catapan d'Italie » ; Saint- Ananias , près 
d'Orioli, dont Fhigoumène est mentionné dans une donation k 
lui faite par« Nicon, moine, et son fils Oursoulos, tourmarque », 
en ioi5; enfin Saint-Nicolas, fondé par une famille grecque à 
Monopoli, et en faveur de laquelle nous avons une charte d'Ar- 
gyros, a duc d'Italie, de Calabre, de Sicile et de Paphlagonie ». 
Les seuls établissements qui paraissent avoir eu quelque im- 
portance matérielle, sont Tabbaye de Saint-Pierre à Tarente, 
fondée vraisemblablement a la fin du ix® siècle, privilégiée par 
« Constantin, protospathaire du Chrysotriclinium, stratège de 
Langobardie », par « Michel, patrice et catapan d'Italie », 
par « Michel, proconsul, patrice et catapan d'Italie », etc.; 
et, près de Cassano, la riche abbaye de Sainte-Marie de Kur 
Zosimù, Tous ces diplômes sont du x® et du xi® siècle. 

Mais, mieux que les diplômes, les légendes nous font pénétrer 
dans la vie de ces humbles moineries calabraises. Les couvents 
patronnés et rentes étaient l'exception, en effet. Le moine était 
alors bien plus souvent ermite, et de là en Calabre et en Terre 
d'Otrante ces grotte où l'on relève encore des traces d'inscrip- 
tions pieuses et d'images peintes à la détrempe : ainsi au cap de 
Leuca les grotte de Casamiscia, ou de San Cristoforo a la Cala del 
Orso, d'autres ailleurs, presque toujours dans des falaises ou 
dans les hauts rochers, comme les laures d'Orient. Le mona- 
chisme était aussi une fraternité, un tiers ordre, od chacun avait 
un métier et gagnait son pain : la profession de virginité y était 
toute la religion et 'la vie commune un accident. S'il arrivait 
que des frères se groupassent, ce ne pouvait être sans l'agré 
ment et sans là surveillance de l'évêque : à l'évêque appartenait 



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XIV INTRODUCTION. 

la nomination de riiigoumène. Les moines ne pouvaient pré- 
tendre à posséder de biens immeubles non plus qu'à recevoir 
aucun ordre sacré. Le droit canonique grec avait multiplié les 
prescriptions pour tenir la confrérie dans l'infime dépendance 
et dans la pauvreté. Et c'était justement aussi cette condition 
qui faisait des moines la partie la plus détachée, la plus mobile, 
la plus historique de la population. Ils sont toute l'histoire de 
la Grande-Grèce byzantine et quelle histoire ! 

Saint Élie (fin du ix* et première moitié du x* siècle) est un 
moine sicilien « de la montagne de Saint-Nicon » : il a vécu 
là dans la pratique des plus austères vertus, lorsque les Sarra- 
sins arrivent et exterminent les moines ses compagnons. Il 
échappe au massacre par miracle, s'embarque sur le premier 
navire qui fait voile, et arrive à Rome où il est recueilli dans 
un xenodochiutn ^ puis rapatrié par la charité romaine. Le voici 
établi aux portes de Reggio, en compagnie d'un vieux moine, 
Arsène, s'occupant uniquement à prier et à travailler la terre. 
Un instant ils sont obligés de fuir tous deux, car ils ont appris 
que les Sarrasins vont débarquer en Calabre, et alors ils gagnent 
Patras où Tévêque les accueille avec charité et les supplie de 
demeurer; mais ils reviennent bientôt après aux environs de 
Reggio, que saint Élie ne quittera plus. Arsène mort, Élie ne 
reste point solitaire, car nombre de moines lui demandent d'être 
leur père : on s'installe dans d'anciennes carrières, et bientôt 
autour de saint Élie le Spéléote s'est formée une grande co- 
lonie monastique. Quand les Sarrasins venaient, raconte son 
biographe, saint Élie se retirait plus avant dans la montagne, 
pour rentrer au monastère quand ils s'étaient éloignés ; parfois 
on demandait asile au castro le plus voisin. Mais un jour on fut 
surpris, à l'improviste les Sarrasins cernèrent le couvent et ils 
allaient en forcer l'entrée, lorsqu'une nuée miraculeuse enve- 
loppa la sainte demeure, et les infidèles épouvantés battirent 
en retraite. — Saint Luc de Corleone est contemporain de saint 
Élie le Spéléote; comme lui, il quitte la Sicile pour fuir le joug 
des Sarrasius, et comme lui il va d'abord à Rome prier au 
tombeau des Apôtres. Au retour il vient demander la robe mona- 
cale à un higoumène calabrais, Christophe, « in montibus qui 
vocanturMulae(?),» et ensemble ils s'établissent «ad territorium 



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INTRODUCTION. xv 

Mercuriense » (le mont Mercure), proche de la « Cassiana civitas » 
(Cassano). La Christophe ne tarde pas à mourir, laissant à 
Luc la direction de ses frères, une communauté de « terrestres 
angeli », qu'il gouvernera jusqu'à sa mort. — Saint Luc d'Ar- 
mento (mort dans la seconde moitié du x* siècle) est né à Cas- 
tro-Giovanni en Sicile, et lui aussi il quitte la Sicile pour venir 
demander a la Calabre un asile tranquille. Il s'arrête quelque 
temps auprès de saint Élie le Spéléote; mais sachant, dit Thagio- 
graphe, que les péchés sans nombre qui se commettent dans 
la contrée vont attirer sur elle la colère de Dieu et que la Ca- 
labre va devenir « la proie de chiens dévorants », il quitte Reggio, 
et s'en vient d'abord a Noa, puis il pousse plus loin. Au bord de 
l'Agrumento il trouve un monastère abandonné, Saint-Julien ; il 
le rebâtit, et bientôt la solitude se peuple de moines. De Sicile 
la sœur du saint le rejoint et fonde tout près un couvent de 
nonnes. Arrive l'expédition d'Ofrton et la pacifique colonie est 
menacée : elle doit se réfugier tout entière à Armento, et c'est là 
que le saint mourra. Il n'aura pas eu à affronter l'armée ger- 
manique, mais les Sarrasins ne lui auront pas manqué; ils se 
présentent en effet un jour, et alors le vaillant abbé monte à 
cheval, prend la tête de son monde, moines et lais, et taille en 
pièces les infidèles. — Saint Vital, comme les autres, est né en 
Sicile, h peu près h la même époque que saint Luc d'Armento 
qu'il rencontrera un jour sur sa route, et comme lui il est venu 
demander asile à la Calabre, puis à la Basilicate ; chacune de 
ses étapes, Castro-Roseto , Monte-Raparo , Sant-Angelo de 
Asprono, Saint-Élie de Massaniello, Armento, Rapolla enfin où 
il meurt, marque un pas de plus dans la marche en avant de 
l'hellénisme calabrais. Lui aussi enfin il se trouve unjour en pré- 
sence des Sarrasins, et on nous le montre, après qu'il a protégé 
la fuite de son monde, restant seul pour faire front à l'ennemi : 
mais Dieu est avec lui, une splendeur l'enveloppe et les Ismaé- 
lites sont terrassés. 

C'est l'âge héroïque des moines batailleurs et thaumaturges; 
c'est l'âge aussi des moines mendiants et errants, des caloyers 
en guenille que le clergé des villes tient à distance et que la 
population regarde de mauvais œil. Saint Jean « le Moisson- 
.neur » rencontre des paysans qui fauchent, et ceux-ci de l'in- 



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XVI INTRODUCTION. 

sulter, « comme c'est Vordinaire aux moines de l'être », ajoute 
humblement le biographe. Et la f^ie de saint Nil nous apprend 
qu'à l'époque de la jeunesse du saint on voyait rarement des 
moines par les villes : « Rare était leur robe, pour ne point dire 
méprisée ». — « Qu'allez-vous faire au milieu de ces animaux 
sauvages? » disait-on à Nil. Et n'est-ce pas un compagnon de 
Nil qui, cheminant un jour par le pays, est poursuivi à coups 
de pierres par une bande d'enfants qui crient : Sus au Bulgare! 
sus au Franc! sus a l'Arménien! Cette génération a peu con- 
tribué à la culture. « Parum quasdam litteras novi », disait 
saint Vital à un catapan de Bari. Le psautier suffisait, encore 
saint Élie ne voulait-il pas qu'il fût trop bellement écrit : aussi 
voyons-nous ses moines très occupés a bûcheronner et à faire 
de la résine, et si dans un passage il est question de la cellule 
où a demeuré le « vénérable calligraphe », c'est pour nous 
apprendre qu'il n'y est plus et -qu'elle sert de chai. 

Tout autre est la génération qui suit, plus assise, plus con- 
sidérée aussi, plus cultivée surtout, et dont Nil de Rossano est le 
plus illustre exemple. S'il appartient a Rome par la fin de sa 
carrière, il est à nous par sa naissance et par la plus féconde 
partie de sa vie. Né à Rossano, et, dès l'enfance, remarqué pour 
la sagacité de son esprit et la politesse de son caractère, il a eu 
une jeunesse orageuse : Rossano est une ville si pleine de pièges 
pour la vertu d'un jeune homme, dit son biographe. Mais 
Dieu le veut a lui : les amours coupables sont brisées d'un 
coup, il part sans dire adieu à sa maîtresse ni h l'enfant qu'il 
a eu d'elle, il part en chantant le psaume Viam mandatorum 
tuorum cucurri ciun dilatasti cor meum^ et il va cacher « la fleur 
de sa jeunesse » dans la communauté du mont Mercure. Là Nil 
rencontre les « célestes et admirables pères Joannes le Grand, 
Fantin l'Illustre, Zacharie l'Angélique... ». Il y rencontre sur- 
tout des hommes appliqués aux saintes lettres autant qu'à la 
louange de Dieu. A l'aube on se mettait au travail : de prime à 
tierce on copiait, c'était du moins l'occupation de Nil, « qui copiait 
d'une main rapide et serrée, et qui remplissait un quaternion 
par jour » ; de tierce à sexte, on récitait le psautier ; de sexte 
à none, on lisait, « on étudiait la loi de Dieu et les œuvres des 
maîtres j>, jusqu'à savoir par cœur des discours entiers de saint 



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ÏNÏRODUCTION. xvii 

Grégoire de Nazianze ; de none au soir, c'était le temps de la 
récréation, on se réunissait pour la collatio et on lisait FÉcriture 
en commun. Il arrivait alors que ses frères demandaient à Nil 
de commenter la lecture : avec quelle joie ils recueillaient les 
paroles pleines de doctrine qui tombaient de ses lèvres. Il leur 
semblait, reportant leurs regards sur le saint liigoumène Fantin, 
qu'ils étaient admis a entendre saint Paul en présence de saint 
Pierre. On lisait de même saint Grégoire de Nazianze : il était 
la somme des moines, on discutait les passages difficiles et on 
rivalisait à les bien entendre. Ajoutez saint Basile, saint Allia^ 
nase, saint Jean Chrysostome, saint Eplirem, Théodoret, 
Théodore Sloudite, saint Jean Damascène : autant d'auteurs 
familiers à notre saint. Nil vécut dans ce milieu de moines 
lettrés, dialecticiens, exégètes ; à son tour, il devint le chef de 
la communauté du mont Mercure, et lorsque, Tage venant, 
il dut songer à prendre un second, il choisit Proclus, dont 
rhagiographe fait ce bel éloge que « c'était un homme d'une 
science universelle et qui avait fait de son âme un trésor des 
livres sacrés et des livres profanes » . 

Une tradition plus policée apparaît dans les moineries cala- 
braises du X® et du XI* siècle. On est en relation avec l'Athos, 
le Stoudion et les grandes communautés byzantines. Saint Élie 
de Tauriano est allé à Jérusalem et au Sinaï, et il meurt à Salo- 
nique, a mi-chemin de Constantinople où il allait quêter. 
Saint Luc d'Armento a fait de même le pèlerinage des Saints- 
Lieux. Les moines perdent leur pittoresque sauvagerie, la so- 
ciété gagne dés éléments supérieurs de culture. Et l'influence 
s'en fera sentir au loin. 

Nos Grecs de Calabre et de Langobardie en effet ne vivaient 
point à part et les yeux tournés vers l'Orient seul : mais ils 
étaient au contraire en perpétuelles relations d'échanges avec 
l'Italie lombarde et jusqu'avec Rome. Saint Nil, à l'époque où il 
était encore au mont Mercure, était dépêché à Rome par son 
higoumène pour acheter des livres. Et plus tard, lorsque le 
même saint Nil quitta le mont Mercure pour venir demander 
asile au Mont-Cassin, il fut reçu comme un compatriote par le 
prince de Capoue et comme un frère par les Bénédictins, qui 
l'invitèrent, lui et ses moines, à chanter au chœur, et les éta- 



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xvili INTRODUCTION. 

blirent dans un de leurs prieurés, Saint-Michel in f^nllelucio. — 
Dans toute l'Italie méridionale lombarde apparaissent^ les traces 
deTinfluence byzantine et d'établissements byzantins. Bari, toute 
latine qu'elle fut et rebelle à l'influence grecque, était le siège 
du catapan d'Italie et de Calabre; les actes publics, ceux même 
d'Argyros, y étaient rédigés en grec; et le commerce avec 
l'Orient grec y avait fixé une colonie de familles grecques, 
riches et puissantes. Longtemps plus tard on trouvera encore à 
Bari une église de Saint-Nicolas des Grecs, Brindisi, ruinée par 
les Sarrasins en 977, rebâtie peu après par le catapan Lupus 
Protospatha, eut des évêques grecs jusqu'à la conquête nor- 
mande, assure Nil Doxapatri. A Trani, elle aussi rebelle à l'in- 
fluence grecque, et où, comme a Bari, le rite resta toujours 
latin, nous trouvons l'église byzantine de Sainte-Marie de Dio- 
nisioj avec la précieuse inscription d'un tourmarque, Deuterios : 
KE- BOieiI- TON- AOTAON- LOT- AETTEPHON- TOPMAPKH- Naples, 
grande ville latine gouvernée par un duc byzantin, comptait 
des paroisses grecques, dont une de Sainte-Marie in Cosjnedùiy 
et au moins un monastère grec SS, Sergii et Bacchi, Le lec- 
tionnaire grec des évangiles n** 196, aujourd'hui à Saint-Péters- 
bourg, a été copié à Salerne en 1022, de même que le saint 
Grégoire de Nazianze Laurentianus XXV, 26, appartenait à 
pareille époque à des gens d'Amalfi. A Capoue, au x® siècle, 
nous trouverons des Grecs réfugiés de Sicile et un monastère 
byzantin; à Gaëte, en 909, un notaire qui signe " Léo greco 
latinus presbitero et scriva civitatis ujus ». A Bénévent, 
en 1 195, on mentionnera encore une église de Saint-Nicolas des 
Grecs. — Détail plus significatif peut-être, à partir de la fin du 
IX* siècle les marchés de l'Italie méridionale se couvrent de 
monnaies byzantines : Radelgis et Siginulfe, en 85 1, comptent 
par besants, « bizantei aurei »; et, dès cette époque, les « solidi 
beneventani » font place aux a solidi constantiniani », aux « ro- 
manati », aux « michalati », à peine mêlés de quelques « mara- 
butini » arabes. Enfin les relations entre Grecs et Lombards sont 
assez usuelles pour que la lex et consuetudo Romanoriim ait 
force de droit coutumier en pays lombard (c'est le cas de tant 
de contrats portés au Codex diplomaticus Caifensis), de même 
que dans des icp6x6ip« vojiœv provenant de la Grande-Grèce (tel le 



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INTRODUCTION. xu 

Parisinus gr, i384) on rencontre des fragments de traduclion 
grecque de fa lejc Langobardorum au milieu de novelles impé- 
riales. 

Réciproquement les relations de la Latinitas du midi de 
l'Italie avec la Romania sont constantes. L'illustre et riche 
famille patricienne d'Amalfi, les Mavro-Pantaleo, possède un 
palais à Constantinople ; et c'est à elle qu'on doit les portes de 
bronze du Mont-Cassin (celles-ci datent de 1066), de Saint- 
Michel au mont Gargan, de la cathédrale d'Amalfi, de la basi- 
lique de Saint-Paul hors-les-murs, admirables œuvres de 
repoussé et de nielle exécutées a Constantinople. Didier, abbé 
du Mont-Cassin [\ 1087), pour « aorner le pavement de la 
eglize de marmoire entaillié et diverses paintures », fait venir 
« de Costentinoble et Alixandre homes grex et sarrasins », 
parce qu'il « non trova in Ytalie homes de cest art », comme 
s'exprime Aimé. Le même Didier attire et retient au Mont- 
Cassin ce Constantin l'Africain, le premier qui ait vulgarisé en 
Occident la médecine grecque et arabe : « Evolutis omnibus 
bonis medicorum auctoribus, veteribus et motlernis,... maxime 
Grœcis qui adhuc in hac facultate (ut in aliis multis) Lalinis 
praestant, contraxi in arctum».. orania quae possunt perfectum 
medicum efficere », dira Constantin dans la préface de son 
manuel, dédié à Tabbé du Mont-Cassin. Salerne, précisément 
à la même époque, voit grandir son école, qui ne fait elle aussi 
que répandre en Occident la médecine grecque : tel le lom- 
bard Gariopontus, dont le Passionarius est une simple adapta- 
tion de Galien, tel Alfanus, archevêque de Salerne (-j- io85), et 
aussi poète et médecin, auteur de la traduclion latine du lîepl 
çvffÊwç àvôpwTcov) de Némésius. Je n'oserais ni embrasser ni contre- 
dire l'opinion émise récemment, et d'après laquelle Irnérius 
aurait puisé dans l'Italie méridionale la connaissance du droit 
romain, dont il devait au début du xii*' siècle fonder l'enseigne- 
ment à Bologne et rapatrier l'usage en Occident. Mais c'est 
bien décidément en Italie méridionale qu'il faut chercher 
l'origine d'une bonne part des traductions latines qui ont permis 
à nos langues romanes de puiser dans la littérature byzantine 
tant de légendes et de romans devenus peu après si populaires. 
Léon, archiprêtre de Naples, envoyé à Constantinople par les 



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XX INTRODUCTION. 

Jucs de Naples Jean et Marinus (941-965), « cœpit inquirere 
iibros ad legendum », et rapporte « historiam contînentem cer- 
tamina et viclorias Alexandri régis Macedonise », le pseudo- 
Callisthène, qu'il met en latin aussitôt : ce sera une des sources 
des poèmes d'Alexandre. Toute pareille et de la même époque 
serait, selon M. Gaston Paris, l'origine du roman des Sept sages^ 
de la légende des saints Barlaam et Joasaph, de celle « du 
magicien Héliodore, devenue celle de Virgile en arrivant à 
Naples », de celle de saint Alexis, de sainte Catherine d'Alexan- 
drie, de saint Nicolas, de saint Aréthas, de saint Georges, de saint 
Christophe, sans omettre surtout la légende de sainte Marie 
l'Egyptienne, la plus ancienne peut-être, mise en latin par un 
certain Paul, diacre de l'église de Naples, et dédiée à Charles 
le Chauve (•{- 877). 

C'est qu'aussi la période qui va de l'avènement de Basile P' 
à la mort de Nicéphore Phocas (867-968) a été la belle époque 
de l'influence byzantine en Italie. Le rôle de l'empire franc 
avait pris fin avec Charles le Chauve, celui de l'empire germa- 
nique ne devait commencer qu'avec Otton le Grand (-j- 975) : 
cet interrègne d'un siècle appartint à l'empire byzantin. — 
Maître de la Calabre, de la Pouille, de la Basilicate, de la 
Capitanate, et (nominalement) de la Sicile, maître d'Amalfi, 
Sorrente, Naples et Gaëte, le basileus avait vu le prince de 
Salerne solliciter la spnmachie^ ce qu'on pourrait appeler le 
protectorat de l'Empire (887), et pareil protectorat imposé au 
prince de Bénévent et au prince de Capoue (892). Guaymar, 
pour ne citer que cet exemple, avait dès lors porté le double 
titre de princeps et AHmperialis patricius^ et daté ses actes de 
l'année des « très saints et 1res pieux empereurs ». Je lis dans 
une charte de donation faite en 899 par Guaymar au couvent de 
La Cava, la clause «... ut nullus basilico, nec stratigo, nec pro- 
tospalharius, aut spatharius candidatus, aut spatharius, aut 
gastaldus, aut qualiscumque alius reipublicœ hactionarius, vel 
qualiscumque alius servus sanctorum imperatorum habeant 
potestatem » sur la chose donnée, si bien le reipiiblicœ hac- 
tionarius est désormais partout. — C'est la prise de Bari sur les 
Sarrasins (868) qui a décidé de l'hégémonie en Italie, aux 
dépens de Louis II, au profit de Basile I" : dorénavant, à 



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INTRODUCTION. xxi 

protéger Tltalie contre les Sarrasins, il n'y aura plus que le 
basileus, et ses stratèges, et ses drongaires. En 916, le pape 
Jean X et le roi Bérenger P' sollicitent Taide de Constantin 
Porphyrogénète pour chasser les Arabes du Garigliano. Et plus 
tard (962) Otton le Grand, à peine aura-l-il ceint à Rome la 
couronne impériale, ne pensera pas pouvoir Tassurer mieux 
qu'en sollicitant, pour son fils Otton II, la main de la fille du 
basileus, la princesse Théophano, si bien le basileus est 
maître et tuteur de la meilleure partie de Tltalie. 

Rome seule y manquait, mais nul doute que de Basile P' à 
Nicëphore Phocas le monde byzantin n'eût lentement marché à 
la reprise de Rome. Il y comptait encore k cette époque tardive, 
le x®-xi* siècle, une colonie, des églises, des couvents : Sainte- 
Marie in Cosmedin ou in scliola grœca^ Saint-Georges au 
Vélabre, Saint-Mennas, Saint-Boni face, Saint-Césaire in Palatio, 
Saint-Laurent hors-1 es-murs, Saint-Anaslase ad aquas Salvias^ 
Saints-Étienne-et-Silvestre, Saint-Érasme. Le fils de Théo- 
phano, le jour de son couronnement à Rome (mai 996), 
était acclamé par la foule en grec et en latin, « hebraice, grœce 
et latine fausla acclamantibus ». Et un moment vint où un 
retour singulier de la politique put faire croire au parti grec 
qu'il était redevenu le maître des destinées de Rome. — Otton II, 
sous prétexte de revendiquer la dot de Théophano, avait envahi 
r c( Italie », enlevé Bari, puisTarente, et aurait conquis la Calabre 
à la suite, s'il n'eût eu son armée taillée en pièces h Stilo par le 
stratège (juillet 982). Il était mort sous le coup de cette défaite 
(décembre 983). Le basileus n'avait plus devant lui en Italie 
qu'un enfant, Otton III. Rome, lassée de la domination alle- 
mande, se constituait en respuhlica romana^ et Crescentius, 
patrice de cette nouvelle république et chef du parti romain, 
tournait si bien ses regards vers Gonstanlinople, qu'en mai 997, 
expulsant le pape allemand Grégoire V, il faisait élever sur Te 
siège pontifical Jean XVI, lequel était un grec, et un grec de 
Calabre, et un calabrais de Rossano, et qui revenait à peiné 
d'une ambassade à Constantinople. — Mais ce triomphe du parti 
romain et du parti grec ne fut que d'un jour, et la revanche 
d'Otton III immédiate et sanglante. C'est à ce moment que 
saint Nil, qui, brouillé avec le Mont-Cassin, s'était fixé à Gaëte, 



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XXII INTRODUCTION. 

parut h Rome. Peut-être y venait-il pour suivre la fortune de 
Jean XVI, lequel s'était ouvert h lui de ses desseins ; mais il 
ne put qu'intervenir auprès de l'empereur pour sauver la vie 
de l'infortuné pontife. Et c'est une page d'histoire d'une rare 
noblesse que le récit de l'entrevue d'Otton ÏII vainqueur et de 
saint Nil, celui-ci, touché jusqu'aux larmes des paroles du 
vieillard et lui demandant en grâce de demeurer à Rome, ou 
seulement ad aquas Salifias, et l'autre, blessé de la duplicité 
du pape et de l'empereur, refusant tout, et reprenant le chemin 
de Gaëte en disant fièrement au prince : « Je ne demande 
qu'une chose à Votre Royauté, qui est le salut de votre âme ! » 
Saint Nil pourtant allait bientôt après revenir, non point a 
Rome, mais à Tusculum, au couvent grec de Sainte-Agathe, où 
il devait mourir (ioo5), et non sans avoir jeté les fonde- 
ments de ce qui devint l'abbaye de Grotta Ferrala, illustre 
et durable monument de cette ardeur de propagande que la 
société byzantine portait si vivante en elle. 



III 



La fin du x® siècle et les premières années du xi® virent le 
succès définitif du Saint-Empire, l'Italie devenir germanique et 
le basileus réduit à la Grande-Grèce. En Grande-Grèce même 
bien des causes allaient rendre de plus en plus fragile l'éta- 
blissement des Byzantins. 

. D'abord la lutte perpétuelle avec les Sarrasins : les chroni- 
ques du X* et du xi*" siècle ne mentionnent que prises de villes 
par les Sarrasins, Reggio (90I), Hagia-Agathi (9*22), Tiriolo 
(930), Hagia-Kiriaki (986), Cassano (ioi4 et io3i), Bisignano 
(1020), et je ne parle pas de la Fouille, où, autour d'Oria 
notamment, l'alerte ne cesse pas. Et partout la lutte avec ces 
corsaires (car ils courent le pays et ne s'y établissent pas) est 
sanglante et ruineuse : a Fuit excidium Tarenti [a. 927] et 
perempti sunt omnes viriliter pugnando, reliqui vero déporta ti 
sunt in Africam, . . . Sarraceni comprehenderunt sanctam Chiriachi 
çivitatem [a. 986], et dissipa verunt Calabriam.... » Et ainsi du 



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INTRODUCTION. xxiil 

reste de la chronique de Lupus. L'auteur de la f^ie de saint Nil 
fait gloire l\ Rossano d'être la première cité de Calabre : 
Pourquoi ? C'est que, et tandis que toutes les autres tombent 
tour à tour aux mains des Sarrasins, seule elle leur échappe 
grâce a la protection miraculeuse et toute spéciale de laPanagia. 
— En second lieu, le basileus était dans son propre dominium 
un souverain étranger et détesté. Les reipuhlicœ hactlonarii 
étaient d'une cupidité et d'une dureté intolérables : qu'on se 
rappelle ce judex Italiœ et Calabriœ à qui saint Nil refuse de 
faire aucun présent, et ce qui s'ensuit. En Calabre, où la popu- 
lation est grecque, on \oit, en 921, tout le pays se soulever 
contre le stratège Jean Muzalon, et se donner à Landolphe, 
prince de Capoue. En Langobardie, où tout est latin, où les 
municipes ont gardé leurs gastaldi et leurs bajuli latins, les 
juges le droit lombard, le clergé le rite latin et l'obédience h 
Rome, et dont Luitprand pouvait dire a Nicéphore Phocas, 
« Terram quam imperii tui esse narras, gens incola et iingua 
italici regni esse déclarât », l'animosité contre les Grecs était 
universelle. Pour tout éloge de l'évêque Bizantius (-j- io35), 
l'Anonyme de Bari disait : « Fuit piissimus pater orfanorum, 
atque terribilis et sine metu contra omnes Grœcos ». De là, au 
xi*' siècle, les continuelles insurrections de Conterati; de là 
rinsurrection de Mélo (-j- 1020), encouragée par le pape 
Benoît VIII et par l'empereur Henri II; et, lorsque le catapah 
ne suffisant plus à assurer sa frontière du nord, eut dû prendre 
des Normands au service de l'empire et leur confier la garde 
de Melfi et de Troia, de là l'attitude d'Arduin leur chef, lequel, 
a feignant qu'il estoit dolent de la grévance » que les gens de 
Langobardie « souffroient de la seignorie de li Grex, lor pro- 
mettoit de vouloir fatiguier et travailler pour lor délibération ». 
On sait comment les Normands se mirent, en io4i, à 
« fatiguier » pour cette bonne œuvre, et comment, en 1061, 
ils avaient donné congé à la dernière garnison impériale qui 
tint encore en Grande-Grèce. Je n'ai pas à entrer dans le détail 
de cette conquête, que l'on trouvera dans Les Normands en 
Italie de Delarc : je voudrais seulement marquer les consé- 
quences qu'elle eut pour nos Grecs de la Calabre et de la Terre 
d'Otrante. 



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^ 



XXIV INTRODUCTION. 

Les Normands arrivaient avec un droit public nouveau pour 
le pays, le feudalisme, un droit privé nouveau aussi, là cou- 
tume normande, et, par-dessus tout, un régime ecclésiastique 
non moins nouveau, celui de Tinvestiture par le prince en même 
temps que de Tobédience au pape. Ce dernier point était parti- 
culièrement formel et menaçant. Que Ton se rappelle les 
termes du serment de Melfi (loSg) qui faisait du duc de Fouille 
et de Calabrc le ligius homo du pape, et ce au moment où le 
siège de Constantinople s'appliquait à marquer avec tant d'â- 
preté et d'éclat sa séparation d'avec celui de Rome, où le pa- 
triarche Michel Cérulaire excommuniait les légats de Léon IX, 
et où l'évêque d'Olrante était des premiers à souscrire à cette 
sentence, engageant solennellement avec lui tout le clergé grec 
de Grande-Grèce. 

La politique souple et « réelle » des Normands trancha les 
mille nœuds de cette situation. Ils conçurent du premier coup 
ce que devait être le gouvernement d'un pays qui était, et qu'ils 
voulurent voir rester lombard, grec et arabe. Normands, ils 
laissèrent aux uns et aux autres leurs coutumes, et, pour ne 
citer que cet exemple, les Grecs continuèrent de se marier 
« alla grichisca ». Féodaux, ils distribuèrent le pays en fiefs; 
mais les villes ou castra^ devenues des communes, gardèrent 
leurs institutions antérieures, et nous y rencontrerons jus- 
qu'au XI 11'' siècle les archontes décorés des noms sonores de 
catapans, d'exarques, de stratèges et de sénateurs, et jusqu'à 
la persistance du vieux nom de thème. Je ne croirais pas que 
la propriété et la fortune des Grecs aient souffert du change- 
ment de régime, et que les barons normands aient été autre- 
ment durs que les hactionarii impériaux. — Les églises furent 
plus éprouvées : en moins de trente années, Tarente, Otrante, 
Santa Severina, Reggio, c'est-à-dire les quatre églises métro- 
politaines, et, parmi les suffragantes, Cassano, Bisignano^ 
Cerenzia, Umbriatîco, Isola, Nicastro, Tropea, furent latinisées 
et de personnel et de rite; sans parler des deux sièges nouveaux 
et normands de Mileto et de San Marco. Mais celte latinisation 
rapide, comme elle fut exécutée à coup sûr! A Squillace, 
l'évêque grec Théodore Mesimerios, un bilingue^ étant mort 
(1096), le siège est latinisé, et la charte de Roger s'en exprime 



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INTRODUCTION. xxv 

ainsi : « Ego Rogerius, Siciliœ cornes et Calabriae, ing^niscens 
quod in tam nobili civitate, ubi tôt sunt Chrislicolae, uhi tanta 
viget Normandorum copia^ pontificalis et latina nondum exliterat 
ecelesia..., quoniam in curia nostra Sqiiillacensis ecclesia sic 
muta erat, sic inutilis erat..., sic a laudibus divinis tacita.... » 
Et il fonde un chapitre, et il dote Téglise, et il installe un 
évêque. Remarquez bien le considérant ubi tanta çiget Norman- 
dorum copia. Là, en effet, où les Grecs étaient en nombre, le 
clergé resta gr^c : ainsi à Bova, à Gerace, à Crotone, à Ros- 
sano, etc. Et même en maint endroit où Tévêque était désor- 
mais lîitin, on laissa subsister comme des chorévéques grecs, 
ayant juridiction simplement personnelle : ainsi à Stilo, a 
Oppido, à PaléoCastro. Puis, le nouveau régime définitivement 
assis, la cour ne mit plus aucune différence entre les prélats de 
rite grec et les prélats de rite latin. — Quant aux moines, le 
droit féodal, en leur reconnaissant la faculté de posséder, allait 
modifier profondément leur établissement. On peut avancer 
que tout ce que le monachisme détenait de biens-fonds, sous le 
régime précaire qui était le seul dont il fut capable, tout dis- 
parut à la conquête normande : au 'Mont-Cassin échut Saint- 
Pierre de Tarente ; à la Sainte-Trinité de Yenosa, Saint-Nicolas 
de Morban; a La Gava, Sainte-Marie de Kur-Zosimo^ Saint- 
Georges de Piscopio, Sainte-Marie de Pertusia^ Saint-Pierre de 
Bragalla^ Saint-Adrien deRossano. La Sainte-Trinité de Mileto, 
fondée en 1081 par Roger, fut dotée d'églises et de couvents 
sis h Gerace, à Paléocastro, à Stilo, a Squillace, autant d'an- 
ciennes fondations byzantines. Mais, cette a liquidation » une 
fois ainsi faite au profit du monachisme latin, le patrimoine du 
monachisme grec se reforma ; il se reforma sur un base juridique 
nouvelle, qui allait lui permettre un développement qu'il 
n'avait jamais connu auparavant ; ce sera l'histoire des grandes 
fondations basiliennes du commencement du xii® siècle. — Les 
Grecs de Calabre et de Pouille purent ainsi continuer à vivre 
avec leur coutume, leurs franchises, leur culte, leur langue. 
Restait Rome. Mais tous les griefs de Rome contre les Grecs se 
' renfermaient dans une question d'investiture : ni au concile 
de Melfi, en loSg, ni même au concile de Bari, en 1099, ni 
dans les divers séjours de papes en pays normand, nulle part 



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XXVI INTRODUCTION. 

ne fut soulevée la question des azimes, ou du samedi, ou du 
célibat ecclésiastique. Au surplus les Grecs ne devaient con- 
naître de Rome que son légat a latere, et ce légat était Robert 
Guiscard lui-même, et après lui les Roger. 

On vit mieux encore, et une fois de plus Grsecia capta ferum 
sfictorem cœpit. On vit les fils des Hauteville helléniser et le nou- 
veau dnx ApiUisBy Calabriœ et Sicilise se donner pour successeur 
régulier d'Argyros. Le basileus lui-même (c'était le faible 
Michel VII) s'y prêta, pensant ressaisir ainsi une ombre de ses 
anciens droits sur Tltalie méridionale : en 1077, il alla jusqu'à 
solliciter pour son fils Constantin la main de la fille de Robert 
Guiscard. Et peu après, Constantin VII détrôné et sa suc- 
cession ouverte, Robert Guiscard appareilla vers Conslanli- 
nople, a versus Romanianl animum intendens » (le mot est de 
Geoffroy Malaterra), c'est-à-dire aspirant a monter en personne 
sur le trône impérial à la façon d'un général byzantin, d'un 
Nicéphore Botoniate (1078) ou d'un Alexis Comnène (io8î). — 
Robert Guiscard mourut en route : Boëmond, son fils, fut du 
moins prince d'Antioche en même temps que de Tarente ; et 
le grand-comte Roger, *son frère, comme plus tard le roi 
Roger, son neveu, dans la pompe toute byzantine de la cour 
de Palerme, ne renoncèrent jamais a l'espoir de conquérir 
la Romania. La monarchie normande eut une flotte grecque 
commandée par des amiraux grecs. Elle eut une chancellerie 
grecque, empruntant à Byzance le protocole de ses actes, — 
Poyéptoç év XpiciTô tô Oeô £Ùo£6-/|C xpaxarôç ^tqS xal X9^^'^^^^^^ ôoïjdoç, etc. 
— comme aussi le dess^i et la légende de ses sceaux et de ses 
monnaies. Elle eut, à côté même de ses troubadours, des poètes 
grecs : tel cet Eugène, qui célébrait en vers politiques les 
vergers fleuris de Palerme : 

Etat Ttap' Tfjfjiïv èv Xlavopfib) Tri iriXei 
nXstdTwv çuTôv Ôsv6p(i)v xe xapicifioiv yév?) 
Kat navToSaTKôv àvOécov noXuypocov. 

et le roi Roger, entouré de ses évoques latins, sous le feu des 
mosaïques byzantines de sa chapelle palatine, put entendre 
des prélats grecs de son royaume le prêcher en grec, et le 
saluer du nom d'eûfreêri? pafftXsCç et de « majesté impériale ». — 



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INTRODUCTION. xxvii 

Un moment vint même, c'était vers ii43, oii la cour de Pa- 
lerme sembla assez pénétrée par l'esprit grec pour que le 
patriarche de Constantinople pût espérer obtenir du roi Roger 
qu'il lui restituerait la juridiction des églises de Sicile, de 
Calabre et de Fouille. Était-ce le vœu secret du clergé grec du 
royaume ? On peut le penser. Une négociation fut entamée, et 
il nous en reste le mémoire Sur les cinq patriarcats^ rédigé 
par le « protoproèdre des protosyncelles » de Constantinople 
Nil Doxapatri. Nil, qui était un orateur disert et un légiste, 
s'appliqua à démontrer que Rome était un siège de même 
ordre que les quatre autres sièges patriarcaux de la chré- 
tienté, l'Église étant un corps dont le Christ était le chef et les 
cinq patriarches les cinq sens. Mais quoi! pouvait-il penser 
que le roi-légat s'accommoderait jamais de ce gallicanisme 
byzantin? 

On comprend maintenant que la conquête normande, loin 
d'étouffer l'hellénisme de la Grande-Grèce, ait été au contraire 
pour lui l'occasion d'une renaissance, et lui ait procuré deux 
siècles d'une vie intense encore et très largement nationale. Il 
me reste à en déterminer les principaux foyers. 



IV 



Tarente est entre toutes une ville latine : le cartulaire du 
couvent de Saint-Pierre, lequel est devenu un prieuré de La 
Cava, enregistre cependant des actes de donation rédigés en 
grec par des Grecs de Tarente, jusqu'en 1228. A Lecce, ville 
latine, on trouve des clercs grecs encore en i3i3. A Brindisi, 
sous Charles II d'Anjou, la municipalité demande l'institution 
d'un notaire grec, « parce que nombre d'habitants de la ville se 
servent du grec dans leurs contrats » ; et en iSôg, l'archevêque 
recourt à la reine Jeanne pour réduire des prêtres grecs établis 
dans la cité et qu'il accuse d'être « ignorants, de condition vile, 
de réputation détestable, et uniquement occupés de négoce ». 
— Au sud de Lecce, le pays est tout grec. Citons Soleto que 
nous retrouverons plus loin, Aradeo où l'église gardait encore 



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XXVIII INTRODUCTION. 

trace de fresques byzantines au siècle dernier, Noha où à pa- 
reille date on lisait encore des inscriptions grecques de Tépoque 
normande, Fulciniano, Taurisano et Cerrate où l'on en voit 
encore, Zollino dont nous avons un diplôme grec de i4oi, 
Galatone où Bessarion prit le secrétaire qui raccompagnait au 
concile de Florence, Alliste, San-Cesario, Calimera, San-Pietro 
in Gàlatina, Maglie, etc. San-Stefano enfin (près de Vaste), où 
M. de Simone a relevé l'épitaphe grecque d'un prêtre d'Antio- 
che. — Gallipoli était évêché grec : au xii® siècle, on y comptait 
au moins trois églises grecques distinctes de la cathédrale, et 
un monastère grec (Saint-Maur in anaphorario)^ dont on voit 
encore Téglise décorée de fresques et d'inscriptions byzantines; 
au xiii^ siècle, les diplômes grecs y parlent d'un exarque, de 
juges, de notaires, de tabellions, de maîtres d'école, de elercs, 
tous grecs de langue et de noms; en 1829, l'évèque était un 
basilien de Saint-Nicolas de Calamizi; en i33i, un basilien du 
Saint-Sauveur de Messine. Le rite ne devait être latinisé 
qu'après ce dernier. Nardo avait été à la fin du xi® siècle, sem- 
ble-t-il, siège d'un chorévêque grec; en 1262, un visiteur 
apostolique envoyé par Clément IV en écrivait « tanta se hilari- 
tate perfusum, ut in Graeciam trans frétasse videretur » ; l'usage 
du rite grec s'y maintiendra jusqu'au xvi® siècle. 

En Terre d'Otrante les monastères de saint Basile s'étaient 
multipliés. Le Liber taxarum cite un monastère à Patù ; deux 
près de Lecce, Sainte-Marie de Ferratis et Sainte-Marie de 
Cantatœdri\ Sainte-Marie de Loi^ito, près d'Alessano; Saints- 
Pierre-èt- André de insula , Sainte-Marie de Calzano , San- 
Vito, pourTarente; Saint-Nicolas de Casole, pour Otrante. — 
San-Vito del Pizzo paraît avoir été à l'origine une colonie de 
moines venus d'Orient et établis en 11 17 par Raynald arche- 
vêque de Tarente : c'étaient peut-être des moines venus de 
Syrie a l'époque de Boëmond II, quand Tarente avait avec 
Antioche les relations que l'on sait. En 1267, le Saint-Siège 
fera de San-Vito un prieuré de Casole. — De tous les couvents de 
l'Otrantin, Saint-Nicolas de Casole est de beaucoup le premier. 
Il date de 1099, et est une fondation de Boëmond : doté et 
privilégié parles deux Boëmond, puis par le roi Roger, les deux 
Guillaume et Frédéric II, immédiatement sujet du Saint-Siège, 



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INTRODUCTION. xxix 

Saiat-Nicolas est la plus riche abbaye grecque de Tltalie méri- 
dionale (le Saint-Sauveur excepté). Quatre de ses premiers bigou- 
mènes sontsaints, Joseph (f 1 127), Victor (•{• 1 153), Nicolas (fi 190), 
Hilarion (-j- 1201); le septième est un poète, Nectarios (fiaSS). 
Un poète I II semble que ce soit le privilège de ce coin de terre 
de les produire. Nous avions eu Marc d'Otrante au viii® siècle. 
Au XIII® nous avons Jean d'Otrante, un pafftXtxôç ypafipiaTtxdç, et 
Georges de Gallipoli, un xap^oçtiXa^, qui célébreront en vers 
politiques les hauts faits de Frédéric II. Pour le xii®, voici 
Nectarios de Casole et Jean Grassos, son disciple. Saint-Nicolas 
de Casole restera jusqu'à la fin (il fut détruit par les Turcs 
en i48i) une abbaye littéraire, la plus littéraire de toutes les 
abbayes basiliennes : on y lisait Aristote et Aristophane, on y 
copiait Callisthène et Quintus de Smyrne. Galateo, qui l'avait 
vue debout, en faisait cet éloge souvent cité : « Hic monacho- 
rum magni Basilii turba convi\^ebat : hi omni veneratione digni, 
omnes literis grœcis et plerique latinis instructi, optimum sui 
prsebebant spectaculum. Quicumque grœcis literis operam dare 
cupiebant, iis maxima pars victus, praeceptor, domicilium, sine 
aliqua mercede donabatur : sic res graeca, quœ quotidie rétro 
labitur, sustinebatur ». 

Entre la principauté de Tarenteet le duché de Calabre, clair- 
semées et comme égarées au midi de Salerne, voici un groupe 
de localités grecques. C'est Saint-Jean de Piro, riche abbaye qui 
possède des grangie à Policastro, à Sapri, à Torraca, à Rivello, 
à Maratea, à Trecchina, et qui sera un jour commende de Bessa- 
rion : il est vrai qu'à cette époque moines et tenanciers auront 
depuis longtemps cessé d'être grecs, « monaci graeci penitus 
defeceruntac paucissimi graeci in partibus illis reperiuntur», dit 
une bulle de Sixte IV [l^']^)^ C'est un peu plus au nord, dans 
le Valdi Mingara, un prieuré uni à Grotta Ferrata, Sainte-Marie 
de Rofrano, avec des grangie à Laurino (S. M. de vitU)^ à 
Diano, à Montesano, à Campora, à Sanza, à Sassano. C'est, plus 
à l'est, dans la vallée de l'Agri et sur le versant du golfe de Ta- 
rente, Carbone dont l'abbaye nous arrêtera plus lard, et autour de 
Carbone plusieurs localités grecques, Episcopia, par exemple : 
plus près de la mer, Albidona, Oriolo, Cerchiara; et enfin, plus à 
l'ouest, Ajeta. La grécité de ces petits bourgs nous est attestée 



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XXX INTRODUCTION. 

par des diplômes du xu^ siècle et du commencement du xiu*^, 
mais il ne parait pas qu'elle y ait persisté beaucoup au delà de 
cette période. 

Le cœur de la Sila, séduisante retraite pour des moines, avec 
ses gorges sauvages et ses impénétrables forêts, n'a cependant 
pas attiré les moines grecs dans ses solitudes. C'est un latin, le 
bienheureux Joachim (-{- 1202) qui conquerra ce désert, en y 
fondant San-Giovanni m Fior, et en y instituant Tordre de Flore. 
Mais sur le revers de la Sila les Grecs sont pour longtemps 
solidement assis. Santa - Se verina , comme elle s'appelle dès 
lors, siège trop important pour n'être pas donné aux Latins, 
restera une cité grecque cependant : dans le propre chartrier 
de Flore on trouve mentionnés, dans des diplômes grecs du 
xiii'^ siècle, le primicier de l'église métropolitaine, le grand 
protopapas, l'exarque, les tabellions, les juges de Santa-Sevp- 
rina, tous grecs. 

Cerenzia, qui eut pour premiers évêques latins des disciples 
de Joachim de Flore, aura cependant jusqu'au commencement 
du xTii^ siècle des notaires et des tabellions grecs. Umbriatico, 
encore au xiii^ siècle, a au moins une paroisse grecque et des 
tabellions grecs. A Isola, l'abbaye du Patir possédera un 
prieuré, Saint-Constantin. Aux environs de Cantazaro, je relève 
les localités grecques de Tiriolo, Maïda, Amato, Rocca-Felluca, 
Cropani, Simeri, et à Catanzaro même une communauté grecque 
assez considérable pour avoir encore au début du xiv® siècle son 
tabellion et son protopapas. Le siège de San-Leoné, supprimé 
en 1571, avait pour titulaire en i349 un basilien du couvent de 
Saint-Nicolas de Flagiario (Nicastro). Taberna était grec, 
témoin ce « fils du prêtre Basile de Taberna » , qui figure dans 
un diplôme de 1242. Mais deux villes seront surtout réfractaires* 
à la latinisation : Crotone et Rossano. 

Crotone avait, au xiii® siècle encore, un chapitre, un évêque 
grec, des tabellions et des juges grecs, enfin, à la tête du muni- 
cipe, un catapan. En 12 17, Jean évêque grec de Crotone était 
envoyé par Honorius III à la cour de Théodore Ange Comnène, 
en Epire, pour négocier la mise en liberté du légat Jean Co- 
lonna ; son successeur était par le même pape chargé de visiter 
et de réformer les abbayes basiliennes des Calabres ; et l'évêque 



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IxNTRODUCïION. xxxi 

qui lui succède (ce sera le dernier évêque grec de Crotone), 
Nicolas de Durazzo, « in latina et graeca lingua peritus », 
sera en 1261 envoyé par Alexandre IV comme légat de la cour 
des Paléologues. 

Rossano, élevé seul de tous les sièges grecs subsistants au 
rang d'archevêché (sans suffragances), était comme la primatiale 
de tout ce qu'il y avait encore d'églises grecques dans le duché 
normand de Calabre. Le chapitre y était grec, comme le municipal 
Les archevêques l'étaient aussi. En iio5, c'est Nicolas Maléinos, 
un survivant de l'aristocratie byzantine (en 1098 nous trouvons 
un Maléinos qualifié de protospathaire dans un diplôme de 
Stilo), et d'une aristocratie encore riche et puissante. En 1 167, 
une donation faite par Jean, archevêque de Rossano, à l'abbaye 
de Saint-Jean de Calovito, porte la souscription grecque de 
vingt et un clercs du chapitre, parmi lesquels un Michel Maléinos 
diacre. En iigS, l'archevêque, Cosmas, sera pris au Patir dont 
il est abbé, et recevra la visite solennelle de Tancrède venant 
faire ses dévotions à la Panagia achéropiie de la cathédrale ; en 
1240, ce sera un basilien de Bordonaro; en i255, un basilien de 
Carbone; en iSoy, un basilien de Saint- Adrien. Le dernier 
titulaire grec siégera de i348à 1 364.— Mais de tous ces prélats 
grecs de race et grecs de rite, un surtout est à retenir, qui se 
trouve être en même temps l'unique représentant de l'élo- 
quence grecque au xii* siècle, Théophane Cérameus. C'est bien 
en effet à Rossano qu'il appartient, ce point a été établi par 
Mgr Lancia di Brolo dans sa remarquable Histoire de V Eglise 
de Sicile, Nous avons de Théophane un recueil de soixante-deux 
homélies, d'une grécité élégante, d'une composition habile, 
d'une éloquence ingénieuse et parfois émue, d'une érudition 
toute grecque, et d'une clarté toute latine. Dans le nombre il 
s'en trouve une prononcée dans la Cattolica de Reggio, une 
dans l'église du Saint-Sauveur de Messine, une à Taormina, 
d'autres dans la cathédrale de Palerme ou dans l'église Saint- 
Étienne de Palerme, d'autres dans la chapelle palatine de Pa- 
lerme, le reste dans la cathédrale de Rossano. Il y en a une 
bien curieuse (la 55®), pour les compliments qu'il y adresse au 
roi Roger présent à l'office, et pour la description qu'il y fait de 
la chapelle palatine et de ses mosaïques* Et je ne veux pas 



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xxxil INTRODUCTION. 

oublier celles (la i" et la ii*) où Tliéophane mentionne en 
termes exprès la madone achéropite de sa cathédrale. 

Dans la grécité de TAspromonte la latinité avait fait brèche 
de toute part, les Bénédictins étaient à Mileto, saint Bruno 
'•j- noi)et ses compagnons dans le diocèse de Squillace. A Reg- 
gio, en 1090, on avait vu saint Bruno élu archevêque par le 
chapitre, preuve que le clergé était latin : mais les Grecs y for- 
maient cependant une communauté assez consistante pour y 
garder jusqu'au xiii® siècle leur prêtres, leurs juges et leurs 
notaires. Autour de Reggio la grécité était au contraire très 
compacte : Pentedattilo , Cardeto , Santa-Agata , Leucopetra 
étaient des localités grecques. Bova était un siège épiscopal grec, 
et le restera jusqu'au xvi® siècle : les actes d'un synode diocésain 
tenu à Bova à la fin du xvii® siècle nous apprennent qu'on y 
comptait encore cinq grandes paroisses grecques, chacune avec un 
protopapas. — Sur la côte tyrrhénienne, Seminara était peuplée 
exclusivement de Grecs au xii® siècle, et dut le rester longtemps 
encore. A Nicotera et à Tropea, l'église avait passé, dès la con- 
quête normande, au rite latin, mais jusqu'au xiii*' siècle nous y 
trouvons des protopapas et des tabellions grecs. A Vibo, encore 
en 1283, le clergé et la municipalité étaient grecs. L'abbaye 
bénédictii^e de Milelo était obligée d'entretenir un protopapas 
et un tabellion grec, encore auxiii® siècle. L'évêque de Squillace 
(un siège qui avait passé au rite latin, dès le début) était lui aussi 
tenu d'avoir au xiii® siècle un tabellion grec, et une partie de son 
clergé était de rite grec; en 1244? nous y trouvons un « baioul » 
grec. — Puis, au sud de Squillace, toute la côte était grecque : 
Stilo, qui était ou avait été un temps siège d'un évêque grec ; 
Oppido, qui l'était encore en i3oi, où l'évêque est chargé par 
Charles II d'Anjou de traduire en latin quelques livres de méde- 
cine et reçoit quatre once d'or pour sa peine et une pour son 
copiste; et encore en i349, ^^ ^^ titulaire est un basilien de 
Sainte-Marie de Tireto; tout près d'Oppido, la petite ville 
de Sainte-Christine ; sur la côte, Paléocastro (Caulonia) ; mais 
surtout Gerace (Hagia-Kiriaki), qui, au xiii® siècle encore, 
avait tout son clergé^ grec , et sa municipalité présidée par un 
« stratège ». A Gerace, l'évéché restera aux Grecs jusqu'à la fin du 
XV® siècle. Je relève dans le catalogue épisco pal Içs noms, en 



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INTRODUCTION. xxxiii 

1253, d'un basilien de Sainte-Marie de Gala; en 1260, d'un 
basilien de Saint-Nicodème de Mammola ; en 1279, d'un basilien 
de Sainl-Philarète de Seminara ; en i3i2, d'un basilien de 
Saint-Philippe de Gerace; en 1 348, d'un Grec de Constantinople 
nomme Siméon, et enfin, après plusieurs autres, d'Âthanase 
Chalkéopylos (1472-1497)? dernier évêque grec, lui aussi ori- 
ginaire de Constantinople et ex-abbé du Patir. 

Bova, Oppido, Gerace, Stilo étaient ainsi les quatre grands 
centres de population grecque dans l'Aspromonte, centres 
autour desquels s'était développé le groupe le plus nombreux 
de fondations monastiques grecques que nous rencontrions dans 
la Grande-Grèce normande. Autour de Bova, c'étaient les 
abbayes ou prieurés de Sainte-Marie de Tireto, de Saint-Jean 
de Castaneto, de Saint-Nicolas de Calamizi, de Sainte-Marie 
de Trapezometa, de Saint-Michel de valle Tuchi^ du Saint- 
Sauveur rf^ 6Wa/wa«o. Autour d'Oppido, Saint-Pancrace de 
Scilla, Saint-Philarète de Seminara, Saint -Barthélémy de 
Trigona, Saint- Jean de Lauro, Saint-Pierre d'Arena, Saint- 
Fantin de Seminara, Saint-Elie de Calatio^ Saints-Pierre- et 
Paul de Ciano, Saint-Onuphre del ChaOj Saint-Laurent d'Arena, 
Saint-Elie de Melicucca, Sainte-Marie de Rovito, Saint-Nicolas 
de Drosi. Autour de Gerace, Saint-Philippe de Gerace, Saint- 
Nicodème de Mammola, Saint-Biaise de Mammola, Sainte- 
Marie de Popsi. Dans la région de Stilo et de Squillace, Saint- 
Jean de Stilo, Saint-Grégoire de Staletti, Sainte-Marie de çetere 
Squillacio^ Saint-Nicolas de Magliotis^ Sainte-Marie de Carra. 
Cette liste est bien incomplète. — Tous ces monastères étaient 
loin d'avoir la même importance. Le Liber censuum^ à la fin 
du XII® siècle, ne retient que Sainte-Marie de Carra, qui, décorée 
du privilège de l'immédiateté par Alexandre II, paie à l'Église 
romaine un cens de « I marabotinum ». Saint-Grégoire de 
Staletti et Sainte-Marie de çetere Squillacio (la Roccelletta) 
étaient deux humbles couvents ressortissant a Tévêque de 
Squillace, mais qui revendiquaient l'honneur d'être la survi- 
vance, qui du monasterium Castellense^ qui du monasterium 
Vwariense de Cassiodore. Saint-Jean de Stilo ne fut immédiatisé 
que fort tard, mais tenait sans conteste le premier rang des 
monastères de l'Aspromonte : c'est là qu'était vénéré le corps 



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XXXIV INTRODUCTION. 

de saint Jean le Moissonneur, objet d*un pèlerinage célèbre en 
Calabre au xii^ siècle, et cher à la dévotion du roi Roger et de 
sa mère Adélaïde. Les ruines en sont belles : elles rappelaient 
à E. Jordan Tart moitié normand, moitié arabe de la Martorana 
et de San-Cataldo de Palerme. 

Communes, églises, couvents, et c'est ce qu'il importe de 
marquer à la fin de cette statistique, n'étaient point les unités 
d'une diaspora sans liens : ils formaient au contraire une société, 
où une même langue, un même culte, un même droit consti- 
tuaient un lien étroit, solide et comme national. C'était ce 
qu'avaient voulu les Normands, et après eux Frédéric II , — 
voyez le texte grec des Constiiutiones regum regni utriusque 
Sicilise de Pierre des Vignes ; — c'était surtout ce qu'ils avaient 
réussi à réaliser dans leur royaume cosmopolite des Deux-Si- 
ciles , et c'était une conception si exceptionnelle pour leur 
temps, que personne ne sut la maintenir après eux. 



Roger Bacon écrivait, vers 1271, dans son Compendium studii 
philosophiœ adressé à Grégoire X : « Sunt multi in Anglia et 
Francia qui [graeco] satis instructi sunt, nec multum esset pro 
tanta utilitate — il s'agissait d'interpréter la Bible grecque, — ; 
ire in Italiam in qua clerus etpopulus sunt pure grœci in multis 
locis; et episcopatus et archiepiscopatus et divites ac seniorespos- 
sent ibi mitterepro libris et pro uno vel pro pluribus qui scirent 
graecum, sicut D. Robertus — Robert Grosseteste (f laSS) — 
sanctus episcopus Lincolnensis solebat facere, quorum aliqui in 
Anglia usque ad hsec tempora sunt superstites. » 

Mais ni Roger Bacon ni Robert Grosseteste n'étaient les pre- 
miers savants d'Occident à s'adresser à la Grande-Grèce nor- 
mande pour en avoir des hellénistes. Avant eux, Jean de 
Salisbury (f n8o) avait cité les traités de dialectique d'Aristole 
d'après un a graecus interpres natione Severitanus », et ce grec 
de Santa-Severina est identifié avec « Ënricus Aristippus », 
arcliidiacre de Catane, plus tard chancelier de Guillaume I". 



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INTRODUCTION. xxxv 

A ce même Aristippe ou devait une traduction latine du M énon 
et du Phédon de Platon, qui nous est parvenue. Il nous ap- 
prend dans sa préface au Ménon que, concurremment, le roi 
Guillaume lui avait demandé de traduire les « opuscules » de 
saint Grégoire de Nazianze, et Hugues (f i i6i), archevêque de 
Palerme, les J^ies des philosophes de Diogèue Laerce. — La 
cour normande, et plus tard davantage encore la cour souabe, 
avaient été, si j'ose dire, comme un office de traductions soit 
de Tarabe, soit du grec en latin. Rien n'est plus connu que la 
lettre de l'empereur Frédéric II (laSa), envoyant à l'université 
de Bologne les versions latines qu'il a fait faire d'Aristote et de 
ses commentateurs arabes, « compilationes variœ quœ ab 
Aristotele aliisque pliilosopkis, sub grsecis arabicisque voca- 
bulis antiquitus editse, in sermonialibus et mathematicis disci- 
plinis..., quas adhuc originalium dictionum ordinatione con- 
sertas et vetustarum vestium... operimento contextas, vel 
hominis defeclus aut operis ad latinae linguae notitiam non 
perduxit ». Manfred envoyait à son tour a l'université de Paris 
la même collection que Frédéric II, son père, avait donnée à 
Bologne : il y pouvait joindre une traduction de plus, celle des 
Magna moralia d'Aristote. Nous l'avons encore, et l'on peut lire 
en titre : Incipit liber magnorum ethicorum AristoteliSy trans^ 
latus de grseco in latinum a magistro Bartholomeo de Messina^ 
in curia illustrissimi Maynfredi serenissimi régis Sicilie^ scientie 
amatoris^ de mandato suo. 

C'était la contribution de notre Italie grecque à la culture 
latine du xiii® siècle. 

Au xiv^ siècle appartiennent deux noms de Calabrais, les 
derniers que la Grande-Grèce aient donnés k l'histoire littéraire. 
Le premier est Barlaam de Seminara, mathématicien et 
théologien, protégé de l'empereur Jean Cantacuzène, protégé 
du pape Clément VI, résidant tantôt a Avignon, tantôt à 
Constantinople , connu surtout pour ses controverses avec 
Grégoire de Salonique et Georges Palamas, et pour avoir appris 
le grec à Pétrarque. Le second est ce Léon Pilatos, que Pétrar- 
que, qui l'avait connu à Padoue, recommanda a la Seigneurie 
pour la fondation à Florence d'un cours public de langue 
grecque (iSSq), et auquel il demanda de traduire en latin 



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XXXVI , INTRODUCTION. 

riliade et TOdyssée. Pétrarque écrivait d'eux : « Aliquot 
graecœ linguae doctissimos homines nostra aetate Calabria faabuit, 
in his duos, Barlaam monachum et Leontem Thessalonicensem ; 
uterque mihi familiaris , primus etiam et magister fuerat ». 
Et Boccace, qui les connut lui aussi tous deux, traçait d'eux 
ce joli portrait : « Leontius quidem aspectu horridus homo est, 
turpi facie, barba prolixa et capillitio nigro, moribus incultus 
nec satis urbanus homo ; verum litterarum graecarum doctissi- 
mus atque fabularum archivum inexhaustum, etsi latinarum 
non satis adhuc instructus sit... Barlaam monachum [novi], 
Calabrum hominem,corpore pusillum, praegrandem tamen scien* 
tia, et graecis adeo eruditum ut imperatorum et principum Grae- 
corum atque doctorum hominum privilégia haberet testimonia 
nedum his temporibus apud Graecos esse, sed nec a multis 
saeculis citra fuisse virum tam insigni tamque grandi scientia 
praeditum ». 

Le XIV® siècle fut pourtant Tépoque où Tltalie grecque se fondit 
définitivement dans Tltalie italienne. A la maison de Souabe avait 
succédé la maison d'Anjou, peu intelligente des choses de l'Orient, 
toute dévouéeaux intérêts du Saint-Siège. En 1 270, je vois Charles 
d'Anjou donner des lettres à un dominicain, fra Matteo de 
Castellamare, « inquisitori heretice pravitatis in justitiariatu 
Calabrie et Vallisgrati et terra Jordani a S. R. E. constituto ». 
Ce fut toute la politique religieuse des Angevins. Par ailleurs, 
la quatrième croisade et le démembrement de l'empire byzan- 
tin qui en avait été pendant un demi-siècle la conséquence, 
avait rendu formelle la sécession de l'Église grecque de la 
latine, et dès lors avait commencé une période de querelles 
acariâtres où l'accusation d'hérésie avait éclaté de part et d'autre. 
Les Grecs d'Italie étaient ainsi mis en demeure ou de faire 
secte h part, comme des Vaudois, ou de passer au romanisme. 
Or c'était le moment, où, comme pour rendre plus aisée la 
transition, la langue italienne devenait la langue commune des 
deux Siciles, preuve que tout le mouvement social entraînait h 
la fusion des nationalités. Les Grecs italiens devaient devenir 
franchement et complètement Italiens, et ils le devinrent. 

Il ne subsista plus que quelques rares îlots de la population 
grecque ancienne. Signalons Altamura, qui possédait encore 



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INTRODUCTION. xxxvii 

une église de Saint-Nicolas des Grecs à Tépoque du pape 
Jules III : j'ai sous les yeux un rescrit du cardinal Ranuccio 
Farnèse, adressé « prcsbiteris clericis et capitulo collegiatae 
ecclesiae Sancti-Nicolai Graecorum », les autorisant à continuer 
à célébrer en grec, malgré l'opposition de l'arcbiprêtre la lin 
de la ville. Signalons Soleto, dont on a publié une FisHatio 
exécutée au nom de rarchevêque d'Otrante en 1607 : on y 
voit que le clergé grec y comptait quatorze prêtres, un diacre 
et sept clercs, en tout vingt-deux ecclésiastiques, seize ma- 
riés, quatre veufs, deux célibataires; mais on y voit aussi 
que les prêtres savaient a peine lire les oraisons de la 
messe, que Tarchiprêtre ne l'avait jamais célébrée, et que le 
diacre ne pouvait pas dire par qui il avait été ordonné. La 
pauvreté de l'église passait l'ignorance du clergé ; quant à la 
malpropreté, il vaut mieux n'en rien dire. Signalons enfin Bova 
où la cathédrale, avec son chapitre et ses clercs, conserva le 
rite grec jusqu'à la fin du xvi® siècle. 

Les monastères basiliens avaient partagé la décadence du 
clergé séculier, et, comme la plupart des paroisses grecques, 
ils s'étaient éteints obscurément au cours du xiv^ siècle : leurs 
dépouilles étaient allées aux Cisterciens, aux Bénédictins, aux 
Mendiants, le plus souvent aux barons. Il n'y avait eu à sur- 
vivre que les monastères qui jouissaient du privilège de l'immé- 
diateté : ceux-là, qui étaient en même temps les plus riches, 
avaient pu, grâce à l'appui du Saint-Siège, défendre leur patri- 
moine, et, grâce a leur patrimoine, se perpétuer; mais aussi, 
exempts de l'autorité épiscopale, isolés au milieu de popula- 
tions qui leur étaient désormais étrangères, ils ne pouvaient 
manquer de tomber dans l'ignorance et dans le relâchement. 
Il n'y a pas lieu d'insister sur cette décadence monastique, 
dont nous trouverons sur notre route trop de traces. Disons 
seulement que le Saint-Siège s'appliqua à y remédier avec un 
infini respect pour la discipline grecque, que ces moines ne 
laissaient pas que de représenter. Il lui eût été aisé, en eflet, 
de réunir ces quelques couvents, une cinquantaine au total, à 
Tordre de Saint-Benoit ou à celui de Ctteaux, mais il ne le fit 
point. En iS^o, nous voyons Urbain V ordonner une visite 
des couvents grecs, à l'eflfet « d'expurger leurs missels de quel- 



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xxxviii INTRODUCTION. 

ques erreurs qui s'y sont, <îit-on, introduites » : mais on ne 
trouve aucune trace de cette réforme liturgique dans les eu- 
cologes basiliens. En iSjS, évidemment à la suite de cette 
visite, Grégoire XI se borne à faire distribuer dans tous les 
couvents de Tordre des exemplaires grecs de la règle de saint 
Basile. 

C'est là tout jusqu'à Eugène IV, époque à laquelle Bessarion 
écrivait des moines grecs d'Italie, ces paroles souvent citées : 
« La plupart, ignorants de la langue gi'ecque, autant qu'Italiens, 
ne savent pas même lire l'alphabet de saint Basile. D'autres, 
qui ont appris à lire le grec, ne comprennent pas le sens de ce 
qu'ils lisent. Un très petit nombre, un peu mieux instruits, l'en- 
tendent que bien que mal ». Un chapitre général de l'ordre 
de Saint-Basile, le premier qu'on eût vu se réunir, fut convoqué 
par les soins de Bessarion et d'Eugène IV, en i446 : il y fut 
décrété l'institution de visiteurs ordinaires, chargés de l'inspec- 
tion périodique et de la réforme des couvents. Le pape et le 
cardinal, qui comprenaient que la portion italienne de l'ordre 
de Saint-Basile était le meilleur des arguments à faire valoir 
pour réfuter les schismatiques, s'appliquaient à faire revivre 
dans cet ordre la pure tradition grecque. Et c'est dans cette 
pensée aussi que Bessarion obtenait, en 1 461, du pape Pie II, 
qu'on établit à Messine « gymnasia grseca pro monachis grsecis 
seu calogeris, constituta praeceptori annua mercede aureorum 
80 1. camer., solvenda a monasteriis basilianis ». 

Nous touchons ici à l'extrême limite de notre sujet, au 
moment oii l'hellénisme monastique de la Grande-Grèce mé- 
diévale et l'humanisme de la Renaissance se rencontrent. Le 
« praeceptor », en effet, choisi pour enseigner au gymnase 
basilien de Messine, après avoir été au début un moine émigré de 
Constantinople, Andronic Gallinoto, était, dès 1467, remplacé 
par le maître helléniste de la Renaissance, Constantin Lascaris. 
Désigné par Bessarion, stipendié par les couvents basiliens de 
Calabre et de Sicile, Lascaris allait enseigner trente années durant 
a Messine, et faire de Messine, pendant cette courte période, 
l'heureuse rivale de Venise : c'était le dernier éclat que jetait 
avant de s'éteindre l'hellénisme italiote. A Messine, Lascaris 
rédigea la première grammaire grecque des temps modernes. 



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INTRODUCTION. xxxix 

A Messine, il forma sa bibliothèque. A Messine enfin, il ensei- 
gna, je ne disjpas aux caloyers pour qui Bessarion Tavait appelé, 
mais du moins à d'illustres élèves, dont fut le cardinal Bembo, 
un Vénitien. « Siciliam tetigimus », — écrivait Pierre Bembo à 
son père (1492), lui confiant les mille regrets que V « aëris mira 
temperies » de Messine ne parvenait pas à consoler, — « sed 
abstersit nobis omnem molestiam Constantini Lascaris huma- 
nissima congressio, qui nos excepit libentissime.... Erudimur 
mira ipsius diligenlia, tum amore prope paterno. Omnino nihil 
illo sene liumanius, nihil sanctius... » 

Arrêtons-nous sur ce bel éloge du grand humaniste qui était 
venu demander a la Grande-Grèce basilienne du pain et une 
patrie, en lui rappelant h elle-même ses propres origines, et ces 
émigrés qui sept siècles auparavant lui avaient donné cette 
langue, cette nationalité, cette culture, bien finies dès lors et 
dont le XVI* siècle ne pourra que recueillir pieusement les 
reliques. 



Le mémoire magistral de M. Capasso, signalé en tête, sufïit à indiquer 
les sources auxquelles j'ai puisé les faits classés ci-dessus. Il ne me reste 
qu'à signaler quelques livres ou dissertations modernes que j'ai utilisés, 
— en outre du traité si estimable de Rodotà (DelV origine, progressa e stato 
présente del rito greco in Italia, 1758), des beaux livres de M. Amari (Storia 
dei Musulmani in Sicilia, i854-7'i), de Mgr Lancia di Brolo (Storia délia Chiesa 
in Sicilia, 1880), et de F. Lenormant (La Grande-Grèce, 1881), enfin de la 
précieuse collection de l'Institut archéologique du Capitole, la a Biblio- 
theca Platneriana », et sans oublier les deux très vieux livres de Barrius et 
de Galateus. 

H. W. Schulz, Denkmàler der Kunst des Mittelalters in Unteritalien, Dresde, 
1860 

F. Hirsch, De Italim inferioris annalibus sac. X et XI, Berlin, 1864. 

V. Rose, Die Liike im Dio gènes Laërtius und der alte Vbersetzer [Âristippus], 
dans le Hermès, 1866. ' 

D. Comparetti, / dialetti greci delP Italia méridionale, Pise, 1866. 

A. Salinas, Di un^ antica iscrizione cristiana rinvenuta in Palermo, Palerme, 
1869. (Un exemplaire à la bibliothèque de l'École française de Rome.) 

F. Hirsch, Dos Herzogthum Benevent bis zum Untergange des Longobardischen 
Reiclis, Leipzig, 1871. 

«Homunculus », Paralipomeni delta storia délia denominazione di Basili' 
cata, Rome, 1875. 



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XL INTRODUCTION. 

G. Beltranî, Documentî longohardi e greci per la storia delV Italîa meridîo^ 
nale nel medio evo^ Rome, 18^7. 

A. Rolaado, Geografia politica deW Italia impériale nei secoli IX e A", dans 
YArchtvîo storico Ualiano, t88o. 

G. Yon Gebhardt et Ad. Hamack, Evangelîorum codex grmcus purpureut 
rossanensis, Leipzig, 1880. 

A. Engel, Recherches sur la numismatique et la sigillographie des Normands 
de Sicile et d'Italie^ Paris, i88ïi. 

G. Beltranî, Due reliquie del bizantinismo in Puglia, dans VArchivio stofico 
napoletano, i88a. 

F. Brandileone, // dirîtto romano nelle leggi normanne e sveve del regno di 
Sicilia^ Turin, i884> 

G. Hartwig, Die Ubersetzungs Literatur Unteritaliens in der normannisch- 
staufischen Epoclie^ dans le Centralblatt fur Bibliothekswesen^ 1886. 

F. Brandileone, // dirîtto bizantino nelf Italia méridionale daW VIII al 
X// jeco/o, Bologne, 1886. 

C. Diehl, Le monastère de Saint'Nicolas de Casole^ dans les Mélanges de 
r École française de Rome, 1886. 

M. Schipa, Storia del principato longobardo in Sa lerno, dans V A rchivio storico 
napoletano, 1887. 

P. Batiflbl, Inscriptions byzantines de Saint-Georges au Ve'labre, dans les 
Mélanges de V École française de Rome, 1887. 

P. Batiffbl, Das Archiv des Griechischen Collegs in Rom, dans la Rômische 
Quartalschrift, 1888. 

P. Batifibl, Ungedruchte Papstund Kaiserurhinden ans basilianischen Ar- 
chivent Ibid. 

G. Mandalari, Fra Barlaamo Calabrese maestro del Petrarca, Rome, 1888. 

L. G. de Simone (pseudonyme : H. Aar), Gli studi in Terra d'Otranto^ 
Florence, 1888 (en partie extrait de VArchivio storico italiano). 

N. Parîsio, Due documentî greci inediti dtlla certosa di San-Stefano del Bosco ^ 
Naples, 1889. 

Th. Gsell-Fells, Unter-Italien (des Reisebûcher de Meyer), Leipzig, 1889. 

£. Jordan, Monuments byzantins de Calabre, dans les Mélanges de PÉcole 
française de Rome^ 1889. 

P. Batiffbl,, Chartes byzantines inédites de Grande-Grèce, dans les Mélanges 
de rÉcole française de Rome, 1^90. (J*ai dresse en tête de ce mémoire la 
bibliographie diplomatique de la Grande-Grèce.) 



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L'ABBAYE 



DE ROSSANO 



CHAPITRE PREMIER 

L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE 



L'histoire de Tabbaye de Rossano a fait Tobjet d'un petit livre 
publié à Naples, en 1 7 1 7, sous le titre de Cronistoria del monistero 
e ehiesa di Sanla-^Maria del Patire, et qui a pour auteur un 
basilien, dom Mariano Rende, abbé du Patir dans les premières 
années du siècle dernier. Rende a mis en œuvre la vie grecque 
de saint Barthélémy de Simeri, que nous possédons dans le texte 
original ; il y ajoute quelques détails de son propre fonds, une 
description du couvent et des alentours, le récit de plusieurs 
miracles opérés par la Vierge Marie en ce saint lieu ; il a eu en 
main (assure-t-il) quelques diplômes, dont il cite deux (fun 
est apocryphe}. Beaucoup de rhétorique dans le mauvais 
goût italien gâte l'ensemble du livre, qui est au total de peu de 
valeur, sans cependant être négligeable*. L'histoire de l'abbaye 
de Rossano reste ainsi une œuvre à faire : mais les documents 

I . Cronistoria \ del monistero^ e ehiesa \ di S, Maria \ del Patire | delP ordinê di 
S, Basilio magno \ scriUa dal P, Maestro | D, Mariano \ Rende | abate del medesimo 
monistero\, Naples, 1717, in-ia, 117 pages (Rarissime). 



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2 L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 

qui nous restent sont si rares, et ils laissent subsister de si 
énormes lacunes ! Pour les origfines nous avons cette vie de 
saint Barthélémy de Simeri, que je viens de citer ; mais, pour 
la suite, le cartulaire du couvent, cartulaire où Ughelli a puisé 
largement, n'existe plus ; nous n'avons que les diplômes copiés 
et publiés par Ughelli, et quelques autres venus à nous par 
accident ; la correspondance inédite du cardinal Sirleto fournit 
quelques détails sur la fin du xvi* siècle*. Pour la fin du 
xviii*, on pourrait trouver quelques pièces dans les cartons du 
municipe et des notaires de Rossano même ; on me les avait 
offertes, je les avais acceptées, je les attends encore. Si peu 
qu'il y ait là d'éléments pour écrire une histoire, je vais essayer 
cependant de reconstituer et d' « illustrer » de mon mieux celle 
de Sainte-Marie du Patir. 



Il n'y a sur l'origine de l'abbaye du Patir qu'un document 
de valeur* : c'est la vie (en grec) du fondateur et premier higou- 
mène du couvent, saint Barthélémy. On n'en connaît qu'un seul 
manuscrit, daté de l'année i3o8, le Messanensis 29; une version 
latine de ce texte grec avait été donnée par le Père Gaè'tano, en 
1657, dans ses yitse sanctorum siculorum; les BoUandistes ont 
depuis publié le texte original, mais d'après une copie faite pour 

1. Boliand., j4cta sanctorum septembrîs^ VIII, 810 et suiv. Ughelli, Italia 
sacra (Rome, 1 644-1 663, tom. IX). Sur la corre8{iondance inédite du cardi- 
nal Sirleto, que l'on me permette de renvoyer à mon petit livre, La yatu 
cane de Paul III à Paul V (1890), lequel est presque entièrement extrait de 
ladite correspondance. 

2. Ughelli (IX, 382) a publié une autre pièce concernant l'origine du 
sanctuaire du Patir; c'est, dit-il, un document « ex graecis codicibus in la- 
tinum versum, mihique a nobili viro eruditoque Garolo Blasco canonico 
rossanensi transmissum ». Mais cette pièce renferme des erreurs si énormes 
(un saint Nil, inconnu d'ailleurs, vivant jusqu'après 1080; Roger envoyé en 
Calabre par son frère Robert qui vient d'être fait duc de Fouille, en 1090), 
que je n'y veux voir qu'une forgerj de basse époque et sans la moindre 
autorité. — Elle a été reproduite par les BoUandistes [op, cit., p. 802), qui 
pensent que Nil y est mis pour Barthélémy, et que la pièce tout entière 
dépend de la vie grecque de Barthélémy. Je le croirais volontiers. • i 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 3 

euxauxvii® siècle et assez fautive. Je citerai d'après le texte même 
du Messanensis^ que j'ai collationné en 1889. Quant à Tépoque 
précise où cette vie a été rédigée, on ne peut la déterminer que 
par conjecture : je croirais Tauteur de la fin du xii* siècle et 
postérieur d'une cinquantaine d'années à la mort du saint (i i3o) 
dont il est l'historiographe. Je le résumerai brièvement. 

Au moment où les Normands mirent la main sur Rossano 
(1060), les montagnes qui avoisinent la ville et que la ville pro- 
tégeait, étaient, comme au temps du grand saint Nil, remplies de 
laures monastiques qui en faisaient un véritable iSytov 6poi;. On 
voit encore dans la terre d'Otrante de ces sortes de laures : 
cellules éparses, toutes du même plan, creusées dans les bancs 
de tuf calcaire : chacune de ces cellules était l'habitation d'un 
moine ; souvent on y retrouve des restes des peintures dont elles 
étaient à l'origine entièrement revêtues \ Et dans la montagne 
du Patir on montre encore et j'ai visité la GrtUta de' santi 
padri : dans un pli raviné de la montagne, au plus épais du 
maquis, auprès d'une mince cascade, un creux de rocher abrité 
par un petit mur, où une tradition locale, au moins antérieure au 
xvii^ siècle, voit la propre laure de saint Nil. 

Dans une laure de la montagne de Rossano vivait, vers les 
dernières années du xi® siècle, un moine nommé Barthélémy • Il 
y était venu de Simeri, qui est dans le voisinage de Catanzaro, 
attiré sans doute, après beaucoup d'autres, par la renommée de 
l'diytov 5po; rossanien, et il habitait avec quelques autres saints per- 
sonnages au bord d'un torrent, T:pii^ Ttvt x'^^^^99^ '^oO MeXcn^vou Xeyo* 
{iéïK^ : nous verrons un Militinum figurer encore dans un censier 
du diocèse de Rossano au xv*^ siècle*. C'est là que Barthélémy 
fut formé à la vie ascétique, là qu'il reçut « l'habit angélique », 
et c'est de là qu'il partit pour se retirer en un lieu plus solitaire 
encore de la Sila, où il prétendait vivre la parfaite vie érémitique. 
Cependant le renom de sa vertu, éclatant malgré lui, attira 
auprès du saint ermite nombre de jeunes hommes désireux de 
l'imiter, et, comme Barthélémy était tenté de leur donner congé 
pour rester fidèle à la solitude, il fut détourné de ce dessein par 

. I. F. Lenormant, Gazette archéologique^ 1882, p« ia3; et i883, p. ao4. 
a. Pièces juitifieativei^ p. 117. 



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4 L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 

une apparition de la Mère de Dieu, qui lui dit : « Cesse de rêver 
de solitude, je veux te voir demeurer ici et y établir une école 
d'âmes, ^x^v çpovTtaTi^ptov. » Il s^agissait de bâtir un monastère. 

Le cas de Barthélémy, jusque-là assez banal, va se caractériser 
à dater de ce moment. Le droit canonique byzantin, en effet, ne 
reconnaissait pas aux moines la faculté de posséder : ils n'avaient 
que Tusufruit de leurs monastères, la nue propriété appartenant 
au particulier, au patron, qui les avait établis ou à ^évèque^ Il 
était assez naturel que des réguliers préférassent le patronat d'un 
riche laïque à celui de l'ordinaire. C'est ainsi que Barthélémy 
eut recours, non point à l'archevêque de Rossano, mais h un 
« homme puissant auprès des rois de la terre, Christodule Am- 
miras ».'Ce <x Christodule Ammiras », vraisemblablement de 
race grecque, était un des grands officiers de la cour du comte 
Roger, r « amiral Christodule » : son nom figure avec ce titre 
parmi les souscriptions d'une charte du couvent du Saint-Sauveur 
de Palerme, Christodulus iustitiarîus et admiraldus^ servus 
domini mei magni comitis Rogerii^ et il est mentionné dans la 
plus ancienne charte du Patir, fidelem meum admiraium domi- 
num Christodulum^ comme l'appelle Roger*. Le biographe 
ajoute a ce sujet un mot fort important : c'est que ce iîit par 
l'intermédiaire de Christodule que Barthélémy entra en rela- 
tions avec Roger, disons mieux, avec la comtesse Adélaïde. 
Je crois entrevoir là une suite curieuse de la politique nor- 
mande. 

Prise en 1060, Rossano, qui était une cité où l'aristocratie 
grecque était nombreuse et solidement assise, ubi Grœcimaxinia 
ex parte principabantur^ Rossano avait accepté avec peine la 
suzeraineté normande. En 1093, l'archevêque grec étant mort 
et le comte Roger ayant voulu donner le siège vacant à un latin, 
le mécontentement de la cité grecque s'était traduit en une 
rébellion : Guillaume de Grantménil s'était présenté alors et la 
ville s'était donnée à lui ; Roger avait dû marcher contre la cité 
rebelle, et il ne l'avait recouvrée qu'en lui promettant un arche- 



I. Photius, Syntagma canonum, tit. XI (Migne, PatroL gr,y CIV, 835). 
a. O. Caietan., Vitm tanetorum siculorum (Palerme, 1657), animadY. p. 49* 
Ughellî, IX, 387. Cf. Montfaucon, PaUeographia grteca^ p.38i« 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 5 

vêque grec*. C'est dire si le parti grec de Rossano était encore 
un élément à ménager. Or à ce moment (ce devait être entre 
iioi et iio4) le comte Roger venait de mourir (juillet iioi), 
laissant deux fils en bas âge et la régence aux mains de leur 
mère, Adélaïde; l'autorité de la comtesse, assurée en Sicile, 
était précaire en Calabre, que le duc de Fouille ambitionnait de 
rattacher a son duché. Les barons normands de Calabre étaient 
fort sollicités en ce sens, mais il n'en pouvait aller de même 
des Grecs. La politique de la régence devait dés lors travailler 
surtout pour ces derniers ; et de là une orientation assez nouvelle 
dans la politique normande à leur égard : au lieu de réduire ou 
de négliger les Grecs, on va les combler pour les mieux attacher 
a la suzeraineté comtale. Les fondations faites par la cour nor- 
mande en faveur des Grecs de Calabre datent toutes de ces pre- 
mières années du xu® siècle, et n'ont pas, je crois, d'autre sens. 
A Rossano donc on ne se contenta pas de maintenir et de doter 
l'archevêché grec, importante concession faite à l'aristocratie 
grecque de la cité; mais encore toute cette population a demi 
errante de moines et d'ermites grecs, dont on ne s'était point 
soucié jusque-là, on résolut de la gagner, elle aussi. Barthélémy 
fut l'instrument de cette politique. 

Il fut de plus l'instrument d'une notable réforme dans le 
régime canonique du monachisme grec. Je l'ai dit déjà, le droit 
canonique byzantin ne reconnaissait pas aux monastères la faculté 
de posséder ; mais il n'en allait pas de même dans le droit 
normand, aux yeux duquel un abbé était à cet égard assimilé à 
un évèque ; c'était le régime des abbayes bénédictines établies 
par le comte Roger à Santa-Eufemia, à Mileto, etc. La cour 
normande entendait fonder et doter selon ce régime les abbayes 
grecques qu'elle établirait, et voir ces abbayes baroniser comme 
les autres. L'amiral Christodule, dit notre biographe, fit con- 
naître Barthélémy à Roger et aux siens, auxquels le Seigneur 
inspira de pourvoir libéralement à la fondation du monastère : 
c'était le premier pas. Le monastère une fois bâti, Barthélémy, 
sur l'ordre de la cour, reçut la prêtrise et fut fait abbé du mo- 

i# Gaufr. Malaterr., Historia sicula, IV, ai et as (Migne, Patrol. ial.^ 
CXLEX, 1199). 



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6 L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 

nastère : le passage du droit monastique grec au droit latin était 
accompli. Et pour le consacrer, le monastère (chose inouïe dans 
le droit byzantin *) fut déclaré exempt de la juridiction épisco- 
pale : à telles enseignes que Barthélémy reçut la prêtrise des 
mains de Tévéque de Belcastro, suffragant de Santa-Severina*. 
L*archevêque de Rossano, Nicolas Maléïnos, lequel appartenait 
à une famille grecque très nombreuse et très redoutée, fit vai«* 
nement à cette nouveauté une opposition acharnée ; mais Bar- 
thélémy, poussant à bout Tavantage du droit nouveau, partit 
pour Rome et sollicita de la cour romaine le privilège de Tim- 
médiateté. Le pape, Pascal II, y consentit sans peine, et l'im- 
munité du Patir fut consacrée par une bulle datée de iioS*. 
L'abbaye grecque de Rossano était fondée ainsi par les Nor- 
mands, sur le type des abbayes bénédictines, sous l'immédiate 
juridiction de la cour romaine, et, cela fait, Barthélémy partit 
pour Constantinople. 

Car, poursuit notre hagiographe, les moines de Tabbaye 
avaient besoin de manuscrits pour l'interprétation de la Sainte- 
Ecriture, étant, à l'exemple de Barthélémy, très appliqués et 
très exercés à cette étude. De plus, l'église élevée par Barthé- 
lémy sous le vocable de la Mère de Dieu avait besoin de vases 
sacrés et d'icônes. Barthélémy, accompagné de quelques moines 
de son couvent, partit pour la Nouvelle Rome, a la reine des 
villes, » et s'en vint trouver les très religieux princes Alexis 
(1081-1117) et Irène, lesquels tenaient alors avec une grande 
gloire les rênes de l'empire. Il fut reçu par eux et par tout le 
sénat avec une haute vénération, et il recueillit des dons nom- 
breux et magnifiques, icônes, manuscrits, vases sacrés*. 

1. Voy. cependant Millier, HisiorUche Denkmàler in den Klostern des Athos 
(ap. Miklosich, Slavische Biblîothek^ I, Vienne, 1869), p. i5i, où Tindëpen- 
dance spirituelle des moines de TAthos est reconnue par Tempereur 
Constantin Doukas, et Tévêque de Hierissos évincé de sa juridiction sur la 
Sainte-Montagne (1060). 

a. FuvaixoicoXiCi clit la vie de saint Barthélémy : j'identifie ce nom avec 
le Genecocastrum du provincial d'Albinus et le Geneocastrum du liber ceruuum 
(éd. Paul Fabre, p. a4). 

3. Voy. plus loin, page 16. 

4. Le récit du voyage de Barthélémy au mont Athos, tel que le rapporte 
notre hagiographe, me paraît très inconsistant : je ne m^ suis donc pas 
arrêté. Il y est question d'un riche patricien de Constantinople, Basile Ka- 



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L'ABBAYB DE SAINÏE-MARIE. 7 

- Je conjecture que c'est à cet épisode qu'il convient de ratta- 
cher l'origine du culte rendu au Patir à la Mère de Dieu sous le 
vocable de Néa^Hodigitria* La cathédrale de Rossano avait une 
icône miraculeuse, une image achéropUe de la Vierge; Tabbaye 
eut aussi la sienne, et ce fut une image de la madone constanti- 
nopolitaine connue sous le nom de Y Hodigiiria^ Notre-Dame la 
conductrice, chère aux gens qui courent le péril de mer*. 
Au XVI® siècle, on vénérera encore au Patir une icône de 
V HodigUriaj et je Tai vue moi-même dans l'église de Saint- 
Pierre à Corigliano où elle est aujourd'hui, mais ce ne saurait 
être celle de saint Barthélémy : c'est un panneau à fond d'or 
peint sur ses deux côtés, portant au revers le Christ en croix 
entouré de la Vierge et de saint Jean, de face la Théotokos à 
l'Enfant Jésus sur ses bras (comme les madones de saint Luc) 
a^rec l'exergue : 

MP êr 

H NEA OAHrHTPIA 

En bordure, au bas, une élégante inscription en lettres d'or nous 
apprend que cette icône fut faite par ordre d'Athanase Chalkéo- 
pylos, archimandrite du Patir, lequel mourut en i497'« 

L'abbaye était donc fondée, dotée, privilégiée, meublée, et 
n'avait plus qu'a se développer en paix. Elle devint vite une 
communauté florissante et considérée. Notre hagiographe relève 
avec complaisance que nombre d'higoumènes de laures du 
pays et d'au delà demandèrent à y êtr« admis comme simples 
moines, et que la communauté fournit en peu de temps plu- 



limeris, qui s'ëtant pris d'une grande affection pour saint Barthélémy, lui 
aurait donné le couvent de Saint-Basile quUl possédait au mont Athos. Saint 
Barthélémy aurait réformé ce monastère (puOjtîca;), et « c'est pourquoi 
(iixp( TTÎ; a>J|iepov, (o; ^aat, xb |iova(TTif){>iov xoû Ka>a6{>o0 icapà toî; ly^cûp^oïc ènovQ- 
{/.aCexai»* Aucune trace de saint Barthélémy, ni de B. Kalimeris, ni du cou- 
vent de Saint-Basile, dans l'histoire de l'Athos (voy. Langlois, Le monl 
Mhos[vDXToà. au Ptolémée photolithogr. de Didot], 1^67). 

I. Sur cette madone. voy. Acta sanctorum oc/o^r/j.VIll.agS, et G. Schlum- 
berger, Mémoires de la Soc, des antiquaires de Frci/ice, XLIV (i883), p. a a. 

a. AeANASIOS- *IAinnOY- XAAKEOnYAOS • APXIMANAPITH^:' 
THI MHTPITOY- 0EOYSÛTHPIASTÛNnPOSEPXOMENÛNXAPIN 
Cf. Amato, Crono^istoria di Corigliano Calabro (Corigliano, 1884), p- 89. 



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8 L'ÀBBAYE DE^MNTE-MAKIE. 

stears èvèques aux églises grecques de Calabre. Il cite a Cos- 
mas et Isaac, hommes très excellents et très saints, qui vinrent 
se mettre sous la direction de Barthélémy, et firent tant avec 
lui pour Taccroissement du monastère... » Il parle des étran- 
gers et des pèlerins qui recevaient journellement l'hospitalité 
au couvent. Il rapporte comment les pauvres y trouvaient tou- 
jours porte ouverte, et comme, en un temps de grande famine, 
Barthélémy nourrit par miracle toute la population du pays. 
L'abondance régnait là avec la vertu, et la main de Dieu était 
sur le monastère, témoin le jour où Barthélémy sauva par ses 
prières un de ses navires sur le point d'être capturé corps et 
biens par des pirates sarrasins, car le monastère possédait jus- 
qu'à des navires, et les prières du saint abbé avaient une telle 
efficace. Un événement imprévu allait même produire la vertu 
de Barthélémy sur un plus grand théâtre. 

II était revenu de Constantinople à Rossano, lorsque « deux 
moines d'un couvent de Saint-Michel de Mileto », — j'ai 
montré ailleurs qu'il s'agit là proprement de l'abbaye béné- 
dictine de Mileto S — prenant ombrage de la prospérité de 
l'abbaye grecque de Rossano, conspirèrent la perte de l'abbé; 
ils l'accusèrent près du roi Roger de concussion et d'hérésie. Je 
ne vois pas bien ce que la concussion vient faire ici ; mais le 
chef d'hérésie est bien autrement significatif. Remarquez en efiet 
comme jusqu'ici aucune exception de doctrine n'a été soulevée 
par personne ; Barthélémy est allé à Constantinople et à Rome, 
il est l'obligé de la cour byzantine et le sujet de la cour romaine, 
sans que, ni Tune ni l'autre, surtout Tautre, lui aient démandé 
de répudier quoi que ce soit. Et notez que cette attitude de la 
cour romaine à l'égard des Grecs, soit moines, soit clercs, de 
l'Italie méridionale persistera jusqu'au delà du xiii* siècle; 
abbés et évéques, alors même qu'ils seront sous l'immédiate 
juridiction du Saint-Siège, ne seront inquiétés par lui ni pour 
leur symbole, ni pour leur rituel. C'est un cas unique que cette 
accusation d'hérésie portée au xii*^ siècle par ces moines de 
Mileto contre l'abbé de Rossano; et j'ai hâte d'ajouter que 
l'abbé de Rossano en sortit indemne. La cause, en effet, fut 

I. P. B., Chartes h^zantines inédites de Grande-'Grèce (uhi supr^). 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 



» 



portée devant le roi Roger et Barthélémy mandé à Messine pour 
y comparaître devant une sorte d'inquisition ; mais le procès, 
tourna si parfaitement h la justification de Barthélémy, que. 
Roger lui offrit incontinent de fonder à Messine un monastère 
grec sur le modèle de celui de Rossano. 

Ce fut là l'origine de l'abbaye du Saint-Sauveur de Messine, 
établie à l'endroit même où l'on avait pensé, dit-on, dresser le 
bûcher de Barthélémy, c'est-à-dire à cette pointe de l'isthme 
qui entoure de son croissant l'admirable port de Messine, une 
langue de terre terminée par un phare, lingiuz fari. Au Patir 
Barthélémy prit douze moines, qui, sous la conduite d'un autre 
religieux du Patir, nommé Luc, établirent la première abbaye 
grecque de Sicile. Le Saint-Sauveur, en effet, était un des tout 
premiers monastères grecs que la monarchie normande insti- 
tuait en Sicile; Barthélémy obtint qu'il aurait juridiction sur 
tous ceux qui seraient fondés à l'avenir, assurant ainsi au mona- 
chisme grec tel qu'il l'avait réformé comme un monopole et 
privilège royal*. — 

Le Saint-Sauveur établi, Barthélémy rentra à Rossano pour 
y attendre sa fin qui approchait. Il choisit pour lui succéder 
dans la charge d'higoumène de Sainte-Marie un de ses religieux, 
qui, comme le premier archimandrite ^e Messine, portait le nom 
de Luc ; il lui imposa les mains « ainsi que Moïse avait fait au 
fils de Nun», et à quelque temps de là, le 17 août ii3o, il 
mourut. On l'enterra dans l'église même de l'abbaye, ^ui en 
mémoire de lui ne devait plus s'appeler désormais que l'abbaye 
du Père. 

De saint Barthélémy de Rossano il ne restera point de souve- 
nir littéraire comme de l'archevêque Théophane ou de Nec- 
tarios de Casole: il n'aura été ni un orateur, ni un mélode. Et sa 
physionomie de saint n'aura pas davantage le caractère singulier 
et presque romanesque de celle de saint Nil. Barthélémy a été 
un organisateur, il l'a été éminemment, mais rien de plus : il est 
l'homme de la réorganisation monastique qui suit en Grande- 
Grèce la conquête normande. Ce rôle lui marque sa place dans 

I. R. Pirri, SicUia sacra (1647), ^^I» 4 et suiv. La date exacte de la fondation 
du Saint-Sauveur n'est pas connue : on doit, je crois, la placer un peu 
avant 1129. Cf. Bolland., Acta tanciorum septembris, YIII, 806. 



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W L'ABBAYB DE SAINTE-MARIE, 

rhistoire religieuse du moyen âge grec tout à côté de saint 
Athanase et de saint Christodule, les deux initiateurs de la réforme 
monastique au x*^ siècle. 



II 



Si nous voulons voir de près ce qu'est l'histoire d'une abbaye 
basilienne du xii® au xv* siècle, ce n'est pas au Patir qu'il 
la faut chercher : Barthélémy en effet une fois disparu, la source 
des renseignements est tarie. C'est à Messine et à Carbone que 
l'on doit aller pour avoir quelques clartés sur cette période. 



Carbone est, comme Messine, une colonie du Patir, non plus 
en Sicile, mais en Basilicate ^ C^est, dans une vallée ouverte au 
midi, sur un affluent du Sinni, le Serrapotamo, une terre fertile 
etgiboyeuse de chênaies, de vignes et de châtaigneraies. Dès 1 069 , 
nous y constatons l'existence d'un centre monastique : on nous 
parle d'un higoumène, « le bienheureux Luc », qui, partant en 
pèlerinage pour la Terre-Sainte, témoigne par écrit que son cou- 
vent est une fondation de saint Luc d'Armento, lequel a eu pour 
successeur le bienheureux Biaise, puis Mennas « qui fut fait, 
esclave», puis « Etienne surnommé Théodule ». A peine les Nor- 



I. Sources : P. E. Santorîo, Historia monasterii earbonensU (Rome, 1601); 
P. Menniti, Chronicon carbonense (inédit), Arehiv. Vatican, , dossier Uasiliani; 
Ughelli, Italia sacra^ VII, 108 et suiv. ; P. B., Ungedr, Papst-und Kaiserurk. 
aus basiliamschen Archiven [Rômîsche QuartaUchrift^ 1888, p. 36 et suiv.). Sous le 
titre de dossier Basiliani, je désigne une layette de pièces du xvi* au xvni* siè- 
cle provenant du couvent de Saint-Basile de Urbe, procès-verbaux des cha- 
pitres, actes de visites, registres de lettres et autres pièces concernant le 
gouvernement de Tordre, enfin plusieurs manuscrits et brouillons de Men- 
niti. Je ne saurais dire comment ce paquet est parvenu aux Archives du 
Vatican. Voy. cependant quelques détails sur les archives romaines en 1798- 
1799 dans le Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France pour 
1889, p. io6-ii3. Les pièces du dossier Basiliani ne sont ni classées ni 
numérotées. 



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VABBAYB DE SAINTE-MARIE. it 

mands sont-ils établis, que nous voyons une famille normande, 
les Chiaramonti, prendre le patronat d'un couvent grec à 
Carbone. Puis interviennent dans un patronat tout semblable 
Robert Guiscard, Boëmond, Robert le Sénéchal, finalement 
(il 39) le roi Roger. Tout cela est très confus. Ce qui est net, 
c'est que, le couvent grec de Carbone ayant perdu son abbé, 
Vital successeur d'Etienne surnommé Théodule, les moines 
a granit isianze e preghiere obtiennent pour abbé un moine de 
Rossano nommé Nil. 

Qui est ce Nil de Rossano ? Je le trouve mentionné comme 
abbé de Carbone dans deux diplômes de Boëmond II, prince 
d'Antioche (iiaS et 1126), dans un diplôme d'Alexandre 
Chiaramonte (1126), dans un contrat daté de 1129, dans un 
diplôme du roi Roger (i iSa) ; il dut mourir entre i i36et 1 139. 
C'est tout ce que l'on sait de lui, ajouté à ce fait qu'il était de 
Rossano. Mais cefaitnous autorise, je crois, à voir en lui un disciple 
de saint Barthélémy, mandé à Carbone pour réunir en une com* 
munauté régulière sur le modèle de celle du Patir la population 
monastique des montagnes de Raparo, et à voir dans l'abbaye 
de Saint-Élie de Carbone une colonie issue de l'fiytov 6po; rossa- 
nien, selon ce que nous dit le biographe de saint Barthélémy, ut 
multa ex hoc uno domicilia monachorum derivarint^ , 

Nil de Rossano, premier abbé de Saint-Élie de Carbone, a pour 
successeurs les abbés Hilarion, Euthymius, Luc, Cyrille, Barthé- 
lémy, Hilarion II : c'est la belle époque de l'abbaye, comme en 
fait foi son cartulaire. J'y relève la charte (ii45) par laquelle 
l'abbé obtient justice contre le « catapan de la vallée du Sinni » ; 
la charte (1159) par laquelle l'abbé obtient gain de cause contre 
l'évêquedeMarsico par-devant l'archevêque de Palerme et l'abbé 
de La Cava ; la charte (i 167) par laquelle l'abbé est chargé parle 
roi Guillaume II « de la réforme des monastères de Calabre, de 
Pouille, de Sicile, et de la province de Salerne jusqu'au Lao » ; la 
charte (i lyîi) par laquelle l'abbé obtient gain de cause par-devant 
le roi Guillaume II, contre l'évêque d'Anglona ; la charte (i 173) 
par laquelle l'archevêque de Bari reconnaît à l'abbaye la pro- 
priété de l'église de Saint-Siméon sise à Bari et donnée par Robert 

I. Bolland., Acta sanctorum septembvisy VIII, 818. 



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12^ LABBAYE DE SAINTE-MARIE. 

Guiscard. Les faveurs de la cour normande, non plus que celles 
de la cour souabe, ne manqueront pas à Tabbaye : tous les princes 
normands figurent dans son cartulaire ou dans ses diptyques à 
titre de bienfaiteurs insignes : Robert Guiscard, Boëmond, le roi 
Roger, les deux Guillaume, Tancrède, ajoutons Constance et 
Frédéric II. Carbone parait avoir incorporé à sa mense toutes les 
propriétés basiliennes de Basilicate et au delà : les monastères de 
Sainte-Marie à Scanzano, de Saint-Nicolas à Pertoso, de Saint- 
Nicolas à Senise, de Saint- André à Rotondo, de SS. Philippe et 
Jacques à San-Chirico, de Saint-Michel à Castronuovo, de Santi- 
Quaranta et de Sainte-Marie de Sckiavoni à Cerchiara, de Saint- 
fiarthélemy à Tarente, de Saint-Michel à Raparo, de Saint-Phi- 
lippe à Teana, etc., les églises de SS. Philippe et Jacques à 
Sarcori, de Saint-Philippe de Palatiis à Senise, de Saint-Philippe 
de Beniamino à Teana, de Saint-Siméon àBari, de Saint-Pierre tf^ 
Guarino à Policoro, etc. *. La prospérité de notre riche abbaye 
se maintient jusque vers le milieu du xui' siècle. 

Mais à dater de cette époque le déclin commence et il va se 
précipiter. A la chute de la maison de Souabe, Saint-Elie a beau 
passer sous la protection immédiate du Saint-Siège, les brèches 
se multiplieront dans sa fortune : le cartulaire ne marquera plus 
de donations princières, mais quelques legs insignifiants de par- 
ticuliers, beaucoup de contrats de vente et trop de procès : les 
barons du voisinage usurperont les terres abbatiales, et les ifassali 
ne payeront plus ni dîmes ni fermages. Les seigneurs de Bisignano 
achèveront la ruine du couvent : c'est en i477i l'abbé part pour 
Naples pensant obtenir justice contre les Bisignani, mais ceux-ci 
le dénoncent à Rome comme un « fauteur de rixes et un démo* 
niaque » ; il est, sur un rescrit de Sixte IV, cité à comparaître 
devant Tofficialité diocésaine d'Anglona, qui lui donne tort, le 
déclare déchu de l'administration de l'abbaye, le jette en pri- 
son, et la cour romaine sanctionnant l'arrêt met l'abbaye en 
commende. Saint-Élie de Carbone, qui ne comptait plus à ce 
moment que cinq moines, n'aura désormais pas plus d'histoire 
qu'une ferme ► 



1. Voy., à la fin du Chronicon carbonense, une liste, dressée par Menniti, 
des propriétés et juridictions de l'abbaye de Carbone. 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 



Autre est la fortune du Saint-Sauveur de Messine \ 

Le bâtiment de style espagnol, flanqué d'une église de ce 
même style pompeux, que Ton rencontre sur la gauche au sortir 
de Messine par la route du Phare, San-Salvatoi^e de Grecij n'est 
point le couvent primitif, celui de saint Barthélémy. Le Saint- 
Sauveur n'est là que depuis i54o> où Charles-Quint détruisit le 
vieux couvent de llngua fari pour élever a la place le forte del 
San-Salvatore qui commande encore aujourd'hui le port et le 
détroit. Situé a l'origine ad apicem isthmi^ au milieu du mouve- 
ment des navires et des flots et comme entre la Sicile et la 
Calabre, la grande abbaye grecque de Messine était dans une 
situation incomparable, qui à elle seule l'eut désignée à être le 
premier des monastères basiliens du royaume normand. 

Ici encore, comme a Saint-Élie de Carbone, deux périodes 
exactement coïncidentes : l'une de prospérité jusqu'au milieu du 
xiii*^ siècle, l'autre de déclin implacable jusqu'au xv''. II suffit de 
parcourir le cartulaire du Saint-Sauveur pour s'en rendre compte. 

Voici d'abord une série de bulles pontificales consacrant l'im- 
médiateté et les privilèges de l'abbaye, délivrées par Alexan- 
dre III, Célestin III, Innocent III, Honorius III, Grégoire IX, 
Alexandre IV, Clément IV, Martin IV, Nicolas IV, Boniface VIII, 
Clément V, Jean XXII, Clément VI, Urbain VI, Calixte III, 
Sixte IV, etc. Les bulles consacrent et protègent les droits 
ecclésiastiques : voici qui les crée. La monarchie normande est 
représentée par une longue série de chartes grecques : du roi 
Roger, instituant, dotant et protégeant l'abbaye (ii3o et suiv.); 
lui conférant (i 1 36) la propriété de l'église de la Théotokos 
Tîîç pivaç sise au mont Etna, ou (1140) du couvent de Saint- 



I. Sources : Cartularium Sancti-Sahatoris MessanensU (inédit) dans le Vatican, 
lat, 8aoi; R. Pirri, Sicilia sacra, III, i-5o; P. B., V archive du Saint^Sauveur 
de Messine (Revue des questions historiques, 1887, p. 555 et suiv.); R. Starrabba, 
Di -un codice vaticano contenente i privilegi delV arehimandritato di Messina 
(jirchivio stprico siciliano^ 1B87, p. 4^5 et suiv.). 



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l'i L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 

Georges de Siacca élevé par le comte Roger en souvenir des 
chrétiens qui furent massacrés la, Oitàp jxvi^iatiç tôv èxtïat àvatpeOévTwv 
XpiaTiavûv; exemptant (ii46) de toute douane les bateaux de 
Tabbaye, soit qu'ils viennent de Calabre, soit qu'ils viennent de 
Sicile; confirmant (ii48) à Tabbaye la propriété de la terre 
d*Agro, que lui conteste « Amuras » et quelques autres ôççtxiiXtot. 
Puis voici (i 167) un diplôme du roi Guillaume II et de sa mère 
Marguerite confirmant au Saint-Sauveur la propriété de Saint- 
Nicolas de Drosi; un autre, de l'empereur Henri VI (ngS) 
renouvelant tous ceux de Roger, de Guillaume I" et de Guil- 
laume II; autant (i 196-1 197) de l'impératrice Constance ; autant 
(1200) de l'empereur Frédéric II, et du même (1210) la dona- 
tion d'une terre en Calabre en payement des vingt-deux mille 
trois cent cinquante florins d'or fournis par l'abbaye au chance- 
lier du royaume de Sicile, cum pro exequendis sen^itiis nostris 
apud Messanam pecunia plurimum indigeret. 

Normands et Souabes ont fait du Saint-Sauveur une abbaye 
opulente et puissante. Elle possède : en Sicile, l'église Saint-Léon 
et l'église Saint-Étienne à Messine, Saint-Nicolas de Yse^ Saint- 
Jean de Psichro^ Saint-Nicolas de Pellera (alias -c^iç naXiptc), Saint- 
Mercure de Traîna, Saint-Nicolas de Canneto (al. too KaXaixkÇou), 
Saint-Nicandre de sancto Nico (toO dyiou Nixwvoç), Saint-Barbaros 
de Demenna, Saint-Pierre de Deca^ Saint-Ëlie de Scala-Oliveri, 
Saint- Jacques de Calo^ Sainte-Marie de Mallimachi^ Saint-Pierre 
de largo flumine (xoo lïXaxî» lîOTaixoo) , Santa- Venere de Fenella 
(ày. Ilapaoxsuy) too BsvàXou), Saint-Théodore de Milazzo (al. tôv MOXwv), 
Sainte-Anne et Saint-Nicolas de Monfbrte, Saint-Georges de 
Trocio (xav TpéxXwv). En Calabre, elle possède Saint-Pancrace 
d'Umbriatico, Saint-Nicolas de Drosi, Saint-Vit de Buzano^ 
Saint-Théodore de Nicotera, Sainte-Jérusalem, Saint-Conon, 
Saint-Jean de Frulizano^ Catona, Kerufulli, Tuchi. — L'abbaye 
a juridiction en Sicile sur Saint-Nicandre de Messine, le Saint- 
Sauveur Too icpeaôutàpoy Lx^^ap^o^, Sainte-Marie de Massa^ Saint- 
Pierre d'Agro, Saint-Philippe de Messine, Saint-Pierre d'Itala, 
le Saint-Sauveur de Plaga (tîiç «Xaxàç), Saint-Ëlie de Emhola^ 
Saint-Basile de Traîna, Saint-Philippe de Demenna (al. de Fra- 
galà)^ Saint-Michel de Brolo, Sainte-Marie de Gala, Saint-Gré- 
goire de Gesso. En Calabre sur Saint«Philarète de Seminara, 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE, i5 

Saint-Jean de laurOy Saint-Fantin, Saint-Pancrace de SciIla^ 
L'abbé du Saint-Sauveur a ainsi juridiction sur presque tous les 
établissements basiliens de Sicile. Il a seul le titre d'archi- 
mandrite. Dans ses terres et obédiences il a banc de justice 
au civil et « juridiction quasi épiscopale » au canonique. Il a 
les insignes pontificaux et le droit de faire porter la croix devant 
lui comme un métropolitain. Il est sûrement, avec Tabbé béné- 
dictin de Montreale, le plus grand seigneur régulier du royaume. 
Avec l'arrivée des Angevins le déclin commence. Aucune 
trace de la maison d'Anjou dans le cartulaire de Messine, non 
plus que dans celui de Carbone. Il faut descendre jusqu'au roi 
Martin (iSpy) et à Alphonse P' (14^2) pour rencontrer une in- 
tervention de la cour de Naples en faveur de l'archimandritat, 
pendant que nombre de ses droits sont envahis, que les bulles 
pontificales fui minent en vain l'excommunication contre les usur- 
pateurs de ses biens, et que le cartulaire s'emplit de sentences 
de procès. Nous arrivons ainsi péniblement à la Renaissance et h 
la date de i4S6, où le cartulaire enregistre une sentence du 
cardinal camerlingue de la S. E. R., excommuniant les déten- 
teurs de biens du Saint-Sauveur, a la requête de Pierre Balbo, 
procureur du « Révérendissime cardinal de Nicée » ; l'abbaye 
vient d'être mise en commende et c'est à Bessarion qu'elle a été 
dévolue. 



Telles sont, pour ces deux abbayes issues de celle de Rossano, 
les lignes générales de leur chronique du wf au xv« siècle : il 
importait de les marquer pour suppléer aux énormes lacunes 
que présente le cartulaire rossanîen. Ce cartulaire en effet, 

I. J'ai suivi rënumëration de la bulle d'Alexandre III, i"" novembre 1175 
(JafFë, Regesta pontificum romanornm^ n» iiSao). Notez cependant que Saint- 
Nicolas de Calamizi ëuit en Calabre, diocèse de Reggio, et non en Sicile. 
Saint-Nicandre, diocèse de Messine, avait ëtë fonde en 1094 par Roger : 
voy. le diplôme de fondation dëlivrë au « moine Biaise » dans le Vatican, 
ht. 8101, fol 9!i. De Saint-Nicolas de Drosi le même ms. nous fournit plu- 
sieurs chartes intéressantes, la plus ancienne est de iii3 et délivrée par 
Roger [II] à r « abbë Mëthodius » (ibid., fol. 97). La terre de Tuchi est 



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iCy L'ABBAYE DE SAINTE- MARIE. 

Ughelli Ta connu et utilisé : Plura et pêne innumera monumenta 
in membranis tum grœce tum latine scripta propriis libuit oculis 
usurparej nous dit-il^. Mais il y a fait trop peu d^emprunts à 
notre gré, pauca exscripsimus : et aujourd'hui toute trace de ce 
riche chartrier a disparu. Je vais dresser Tinv en taire sommaire 
des pièces que nous en connaissons. 

1105. Roger, comte de Calabre et de Sicile, à Barthélémy, 
abbé du monastère de la Sainte-Mère de Dieu odigitria : il lui 
confirme la propriété de la terre de Saint-Pierre de Corigliano, 
de la terre de Saint-Maur de Rossano, laquelle comprend elle- 
même les casalia de Cefalino, San-Giorgio et La Cona. Mes- 
sine, septembre 6612 (MCIII), indiction 12. Charte grecque, 
authentiquée d^une bulle d*or, souscrite par Tévéque de Messine, 
Goffridus^ et quelques barons*. 

ttOS. Pascal II, souverain pontife, à Barthélémy : il exempte 
le monastère de la juridiction du siège de Rossano, et le met 
sous rimmédiate protection de saint Pierre. Cette bulle est 
mentionnée dans la bulle d'Innocent III, que Ton trouvera plus 
loin, et avec sa date dans [la souscription du F'aticanus 2o5o'\ 
Elle manque aux Regesta de Jaffé (2*^ édit.). 

lit t. La comtesse Berthede Loritello à Tamiral et protono- 
taire Christodule : elle lui cède Saint- Apollinaire «2^ Conchili^e 
Coscile], ci-devant propriété de *A(tx7jytivoo IIopTÇgXXTjç, pour que 
donation en soit faite au monastère de la vecoSTjYviTp^aç Toudiavou et 
au très chaste vieillard Thigoumène Barthélémy et h ses succes- 
seurs. Fait à Messine, novembre 6620 (MCXI), indiction 5. Charte . 
grecque, authentiquée d'une bulle de cire, souscrite de huit noms*. 



mentionnée dans un diplôme de Frédéric II, daté de laoa (ibid,^ fol. i5); 
le lazaret de Catona dans une bulle d'Innocent III, 23 juin iai5 {ïhU.^ 
fol. 44); Saint-Pancrace de Scilla dans un acte de son prieur, Néophite, 
daté de 1819 (ibid.y fol. 364). Sur ce dernier monastère, voy. Minieri- 
Riccio, Saggio di codice diplom, (1878), suppl., I, 6, et A. Salinas, Di un di- 
ploma greco del mon, di San Pancrazio di Scilla dans VArchiv. stor, sicîL, 188 a. 

I. Ughelli, IX, 385. 

a. Ughelli, IX, 386: version latine ancienne. Incipit : Bonum et optimum 
ante JDeum est omnes benefaciehtes, 

3. Pièces justificatives^ p. i54. 

4. Montfaucon, Palœographia, p. 396 : en grec d'après roriginnl apparte- 
nant alors à l'archive de Saint-Basile de Urbe, Incipit. : SsytXXtov revaiuvov 
wap' g(xoy BépT/iç. Sur les Loritclli, voy. A. Engel, Numismatique^ p. 46. 



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i;abbaye de sainte-marie. 17 

1412. Hugues de Chiaramonte, fils d'Alexandre de Chiara- 
monte, et ses frères, a Barthélémy, abbé da monastère de la 
Sainte-Mère de Dieu néaodigitria : ils confirment à Tabbé et à 
ses successeurs la terre de Saint- Apollinaire donnée « ecclesiae 
Patiri » par « Fulco de Balbeuerig Cbristodulo Ammiral ». Fait 
à..., mars iiiâ, indiction 5. Charte ..., souscrite par Henri, 
évêque de Nicastro, et quelques autres. Apocryphe*. 

li[!2. Fulco de Basugerio^ à la requête de Christodule Am^ 
miratuSj confirme la donation faite par ce dernier de la terre 
de Saint-Apollinaire a l'abbaye de la Sainte-Mère de Dieu. Fait 
a..., novembre 1112, indiction 5. Charte..., souscrite psiv Fulco 
de Basugerio et quelques autres. — Rende dit de ce diplôme : 
« E l'originale autentico in carta membrana, suggellala col sug- 
gello del comte Ruggerio : conservas! nell' archivio del mo- 
nistero, insieme coUi stromenti' «.Apocryphe. 

1122. Mabilia [fille de Robert Guiscard] et Guillaume de 
Grantménil [mari de Mabilia] à Barthélémy, abbé du mona- 
stère de la Sainte-Mère de Dieu de néa odygitrea : ils lui font 
donation de tout ce qu'ils possèdent entre les deux fleuves Crati 
et Conchili [le Coscile, affluent de la rive gauche du Crati]. 
Suit la délimitation du domaine. Fait à..., août 663o (MCXXII), 



1. Ughellî, IX, 559 : en latin a ex Patiri tabulario ». Incipit : Ego Hugo 
de Claramonte films Mexandri, Le diplôme ci-après du roi Roger (ii3o) men- 
tionne Tëglise de Saint-Apollinaire comme appartenant dès cette époque à 
l'abbaye, et un Hugues de Chiaramonte comme ayant fait des donations à 
l'abbaye. 11 n'y aurait donc pas lieu de s'étonner de voir au cartulaire figurer 
à cette date des diplômes mentionnant et Saint-ÂpoUinaire et Hugues de 
Chiaramonte. Malheureusement pour notre diplôme, il appert du cartulaire 
de Saint-Élie de Carbone que Hugues de Chiaramonte vivait vers 1074- 
1077, et qu'il eut pour fils Alexandre et Richard de Chiaramonte, lesquels 
vivaient encore vers iia6-ii45 : d'où la difficulté d'admettre en ma un 
Hugues fils d'Alexandre. Ajoutez que l'abbaye n'a commencé de porter le 
titre de Patir qu'après ii3o. Ajoutez l'expression inouïe : « Fulco de Bal- 
beurig. Christodul. Ammiral ». Autant de raisons de soupçonner ce diplôme 
d'être de fabrication tardive. — Voy. plus loin, pag. 35. 

2. Rende, Cronistoria, p. 89, en latin. Incipit : Ego Fulco de Basugerio 
Hotum facio. Impossible d'admettre que cette pièce latine soit un diplôme 
original du xii* siècle, et que, émanant d'un particulier, Foulques de Basu- 
gerio (inconnu d'ailleurs), elle soit authentiquée du sceau de Roger. Celte 
pièce a pu être fabriquée à l'occasion du procès de l'abbaye du Patir contre 
lesBisignani, en i5io. Rapprochez-la de la pièce apocryphe ci-dessus, attri- 
buée à Hugues de Chiaramonte. 



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i8 CHAPITRE PREMIER. 

indiction i5. Charte grecque, souscrite par... (les noms man- 
quent)*. 

il 28. Mabilia, « fille du bienheureux Robert Guiscard », 
à Luc, abbé du monastère de pâtre et matris id est novœ odi- 
gj'trea : elle lui confirme les propriétés et droits énumérés par 
la bulle de N. S. P. le pape, c'est a savoir le droit de pacage 
au printemps et en été sur les terres de la couronne h Isola, plus 
la propriété de Téglise de Saint-Constantin donnée à Tabbaye 
par Jean, évêque d' Isola, y compris les terres dépendantes de 
ladite église et le moulin de Céramida, propriété à laquelle la 
princesse ajoute la donation d'un groupe de terres attenantes à 
celles de Tévêque d'Isola. Fait à..., février 6636 (MCXXVIII), 
indiction lO. Charte ..., authentiquée d'une bulle de cire, 
souscrite du nom de Mabilia'. Apocryphe. 

1130. Le roi Roger à Luc, abbé du monastère de la Sainte- 
Mère de Dieu et véaç ôôyiyttpiaç too icatp^ç : il confirme à l'abbé, qui 
vient d'être investi par « notre domination » de la charge abba- 
tiale, toutes les propriétés que le couvent a reçues des princes 
ses prédécesseurs, de lui ou d'autres donateurs : c'est à savoir, 
dans le Val di Crati, la terre too 'A<rx7iTTyivou lIopTJiéXXYiç, comprenant 
l'église de Saint- Apollinaire, donation de l'amiral Christodule ; 
le couvent de Sainte-Marie SxaXkwv, au diocèse de Mileto; 
l'église de Saint- Constantin à Isola; la terre de Saint-Maur, 
donation de l'amiral Christodule; la terre de Rocca di Santa- 
Severina, donation de Guillaume de Grantménil, et toutes autres 
dépendances sises à Rôssano, à Saint-Maur et dans le Val di 
Crati ; sont confirmés tous les diplômes délivrés au monastère 
par Hugues de Chiaramonte et Guillaume de Grantménil. Fait 
à Messine, mai 6638 (MCXXX), indiction 8.. Charte grecque, 
authentiquée d'une bulle d'or, souscrite par le roi Roger^. 

1. Ughellî, IX, 387 : version latine. Incipit : Qui în religioso et konesto 
seu venerabili conventu perseverunt. Sur Mabilia et Guillaume de Grantménil, 
yoy. A.. Engel, Numismatique, p. a-3. 

2. Ughelli, IX, 680: en latin. Tncipil : Quoniam ego Mabilia de prondentia. 
Dans ce diplôme la date est fausse, car à Tannée 6636 correspond l'indic- 
tion 7; l'adresse est fausse, car Luc n'était pas abbé en iiag et le mona- 
stère ne portait pas le nom de Patir (de pâtre) avant ii3o; enfin, en laaa, 
lors du procès de l'abbë du Patir et du prieur d'Isola, aucune mention ne 
sera faite de ce diplôme. 

3. Montfaucon, Palmographia, p. 397 : en grec, d'après une copie de l'ar- 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 19 

1164. Robert, évêque d'Umbriatico, confirme les privilèges 
(lu prieuré de Saint-Étienne, fondé et doté par les rois Roger et 
Guillaume, au profit de l'abbaye de Sainte-Marie du Patir, à 
condition que, le 7 août de chaque année, le prieur donnera à 
la cathédrale d'Umbriatico une mesure d'huile et trois cierges, 
l'évêque s'engageant en retour à fournir au prieur les saintes 
huiles. Fait à..., i" décembre 6673 (MCLXIV), indiction i3. 
Charte grecque, dressée par Filotetto (?), moine abbé Sanctœ-Ma- 
rinœ (?), souscrite par Tévêque Robert*. Très suspect. 

1189. Roger deDurci^ commissaire royal, rend un arrêt dans 
le procès pendant entre Nestorius, abbé du Patir, et un sieur 
Gérard, au sujet d'un tenimentum aliéné illicitement, quarante 
ans auparavant, par Cosmas, depuis archevêque de Rossano, 
alors abbé du Patir. Fait b..., juillet 1 189, indiction 7*. 

1198. On lit dans le Liber censuum : « In archepiscopatu Rosa- 
nensi qui nuUum habet sufTraganeum... , monasterium Sancte 
Marie de Patiro unam unciam auri annis singulis, ratione exem- 
ptionis per felicis recordationis dominum Innocentium III, anno 
domini MCXCVIII, septimo kalendas maii, pontificatus eius anno 
primo concesse, prout constat per bullam eius que registrata est 
libro secundo diversorum domini Pauli pape II, fol. CCXVIIP. » 
Cette bulle du aS avril 1198 manque aux Regesta de Potthast. 
Le texte qu'en donne le recueil manuscrit des Dii^ersa de Paul II, 
— collât., y est-il dit, originalibus antiquissimis bullis et coU" 
cordatj signé Gaspar Blondus^ — ce texte est le même que 
celui de la bulle d'Honorius III ci-après*. 

chive de Saiat-Basile de Urbe, Trinchera, Syllabus graecarum membranarum 
(i865), p. i38 : en grec, d'après une copie de Tarchive de Naples. Incipit : 
EûaeèoOc Ôtavoiaç xai PaatXtxfjc çiXoqppo<jvvr,;. C'est une copie ancienne vidi- 
mée par a Cosmas, humble moine et archevêque de Rossano » et quelques 
autres, dont un ffuvaTwp MaXévo;. 

I. Grotta Ferrata ms. Z, 8, XXXII ; copie du xvii* siècle. Incipit : Tû 
Sexepiêpifidv iiirjv. 'ri\ç Ivôtx. ly' clç tïiv itpcÛTYîy èyo) PoitepTOç èXéo) Ôsoû èic(<yxoito; 
evp^ac*. A noter que ce prieure de Saint-Ktienne n'est mentionné dans au- 
cune autre de nos chartes, non plus que celui de Sanctœ—Marirue, 

a. Ughelli, IX, 889 : « Cosmas... cuj us prima mentio in cartulario Patiri 
habetur anno 11 87 et clarius in veteri membrana eiusdem scripta anno 11 89, 
mense iulii, ind. 7, continente exemplar iudicii Rogerii de Durci, etc. » 
Ughelli analyse seulement le document. 

3. Liber censuum (éd. Paul Fabre), p. a3. 

4. Archiv. Vatican., Paul. II . Dwer.cam, i^^^j adi^'jo^ lib. II, fol. 3ii8'-aao. 



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ao CHAPITRE PREMIER. 

1216. Honorius III à Nicodème, archimandrite du monastère 
de la B. V. Marie de Polir io : à l'exemple de Pascal II, le pape 
prend sous sa protection et celle de saint Pierre le monastère du 
Patir et tout ce qu'il possède de biens, dont Ténumération suit. 
C'est à savoir : la terre même où s'élève le monastère et tout ce 
qui en dépend; l'église de Sainte-Marie de OrsinOy celle de Saint- 
Nicolas de Lista (y compris les ecclésioles de Saint-Biaise et de 
Sainte-Marie de Câbla) y celle du Saint-Sauveur à Brindisi, celle 
de Saint- Apollinaire de Conchilij celle de Sainte-Marie de Scalito, 
celle de Saint-Pancrace de Grœca^ celle de Saint-Onu fre in Ca- 
lojiatiy celle de Saint-Nicolas de Peniga, celle de Sainte-Hélène 
de,,.^ celle de Saint-Constantin de Otece^ celle de Sainte-Marie 
de Àlimento^ celle de Saint-Nicolas de Donna, celle de Saint- 
Denys de Casubono; les « casalia » de Crepacore, de Labonia, 
de San-Giorgio, de Cefalino, de Lilacconi; un « casale apud 
Cassanum », un autre « apud Rossanum ». L'abbaye aura le pri- 
vilège du for pour tous clercs ou laïques qui dépendent d'elle ; 
plus l'exemption de la juridiction de l'ordinaire, à charge toute- 
fois de recourir à lui pour les saintes huiles, les ordinations et 
les consécrations d'autels ou d'églises; enfin le droit d'instituer 
notaires, protopapas et autres officiers dans ses a casalia » et 
églises. Fait à Spolète, le 27 août, l'an I" du pontificat, indic- 
tion 4*. 

1222. Luc, archevêque de Cosenza, désigné par le Saint- 
Siège pour connaître du différend qui se débat entre l'abbaye 
du Patir et le couvent de Saint-Julien d'Isola, au sujet d'un 
tenimentum sis à Isola, se déclare incompétent, et envoie les par- 
ties se pourvoir à leur choix devant la cour royale ou à Rome. 
Fait à Cosenza, le 27 juin 1222, indiction 10, Charte latine, 
authentiquée du sceau archiépiscopal, souscrite par l'archevêque 
et trois de ses chanoines. — Dans cette sentence de l'archevêque 
de Cosenza sont citées : i^ « . . . Quasdam literas impériales apertas 
cum setacera buUatas, quibus mandabatur justitiariis et camerario 
Calabriae, ut non molestarent monasterium Patiri in possessioni- 
bus... et omnibus quae in eisdem literis apertis ipsi monasterio 



1. Ughelli, IX, Sga.Potthast, Regesta pontîficum romanorum, n* SÔj. Incipit : 
Regularem vîtam eligentibus . 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. ai 

imperialis auctoritas confirmabat » ; il s'agit vraisemblablement 
là d'un diplôme de Frédéric II, empereur depuis 1220; — 2** une 
sentence de Michel de Rossano, camerarius Calabriœ^ confir- 
mant au Patir la propriété du teuimentum de Saint- Julien d'Isola, 
et tout ce que Tabbaye y tient des donations du comte Raynerius 
Marchisottus et du comte Etienne son fils, laquelle sentence est 
dite être rédigée en grec*. 

1223. Frédéric II, empereur des Romains et roi de Sicile, 
désigne Luc, archevêque de Cosenza, et Terrisius, évêque de 
Cassano, à procurer un accord entre Tabbé de Saint-Jean de 
Flore et l'abbé du Patir, au sujet de pâturages de la Sila que les 
deux abbayes revendiquent chacune pour soi. Fait à Crotone, le 
1 8 mai 1 228, indiction u . — Ce diplôme est textuellement inséré 
dans le suivant. 

IS23. Luc, archevêque de Cosenza, et Terrisius, évêque de 
Cassano, font consentir les deux parties à reconnaître a Flore la 
propriété des pâturages en question, au Patir le droit de pacage 
sur les pâturages susdits, mais à charge au Patir de payer à Flore 
le jour de Noël cinq mesures d'huile pure et de bonne qualité. 
Fait à Cosenza, le 23 août 1228, indiction 11. — Charte latine, 
authentiquée du sceau des deux évêques, souscrite par eux, déli- 
vrée en deux expéditions, l'une souscrite par l'abbé et douze 
moines du Patir, l'autre par l'abbé et d^uze moines de Flore*. 

1246. Guillaume, évêque de Strongoli, juge du différend qui 
se débat entre l'abbaye du Patir et l'abbaye de Flore, au sujet 
de l'aqueduc d'un moulin de l'abbaye de Flore, auquel le Patir 
prétend avoir le droit de faire une prise d'eau pour le service 
d'un moulin d'une de ses fermes, Sainte-Hélène, condamne Flore 
à reconnaître le droit du Patir sur l'aqueduc, et le Patir à payer un 
droit de mouture à Flore. Fait à Strpngoli, mars 1 246, indiction 4? 
la 49* année du règne de Frédéric II. — Charte latine, dressée 
par Pierre, notaire public de Strongoli, souscrite par Guillaume, 
évêque de Strongoli et quelques notables. Y inclus la requête de 
Flore et celle du Patir, cette dernière au nom de l'archimandrite 
Nimphus, et souscrite par Barlaam, prêtre, moine et ecclésiarque 

I. Ughelli, IX, 5o7 : en latin, « ex tabularîo Patin ». Incipit : Prmsenti 
scripto notum facimus, 

a. Ughelli, IX, 290. Incipit : Nos Lucas Dei gratta cusentinus. 



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aa CHAPITRE PREMIER. 

du Patir, par Romain, Nicodème, Miletus (?), Laurent, Germain, 
Néophyte, Nectarios, prêtres et moines, par Nil et Sacca{?)^ dia- 
cres, par Adrien et Jacques, moines du Patir *. 

127S. Grégoire X, souverain pontife, « literas dirigit... ad 
favorem monasterii de Patirio contra detentores bonorum ejus- 
dem... dat. Lugduni id. martii*». Cette bulle était insérée dans 
la pièce qui sait. Elle manque aux Regesta de Potthast. 

1275. Roger, archevêque de Santa-Severina, publie la bulle 
ci-dessus de Grégoire X. Fait à Santa-Severina, le 5 juillet layS, 
indiction 3'. 

1281. Charles P', roi de Naples, à la demande d'Ambroise, 
abbé du Patir, confirme les propriétés et privilèges de Tabbaye. 
Fait à Naples, novembre 1281, indiction 9. Charte latine, vidi- 
mée par Ange, archevêque de Rossano, et onze autres personnes*. 
— Analysant cette pièce, Ughelli note que les donations, « mo- 
nasterio ab regibus Siciliœ aliisque principibus vins elargitae » 
qu'elle confirme, ont été, avant d'être confirmées, traduites en 
latin : « Donationes vero confirmatae translatas dicuntur e grseco 
in latinum. » 

1288. Ange, archevêque de Rossano, donne à Paul, abbé du 
Patir, l'église et le couvent de Saint-Nicolas de CalopezzatOj k 
charge de réparer et de desservir ladite église, d'y reconnaître 
la juridiction de l'ordinaire et de payer à l'archevêque un cens 
annuel de douze tarins d'or. Fait à Rossano, le 19 janvier i285, 
indiction i3, la 4® année de pontificat de Martin IV*. 

1294. Charles II, roi de Naples, pourvoit a ce que les habitants 
du casale de Crepacore, dépendance du Patir, lesquels ont été 
chassés de leurs habitations « a guerre turbine », et se sont réfu- 

I. Ughelli, IX, 728. Incipit : Rationîs ordo requirit, 
a. Ughelli, IX, 683. 

3. Ughelli, IX, 683. « Subscripsit in fine in haec verba : Nos Rogerius 
Dei gratta Sanclm-Severinee archiepiscopus, additis quibusdam graecis litteris 
manus ejusdem, quemadmodum et alii testes eodem modo se subscripse- 
runt, ut in exemplari ejusdem tabularîi Patin observavimus. » 

4. Ughelli, IX, 400, donne une simple analyse de cette pièce, qui, dit-il, 
ce in sœpe citato Patiri tabulario extat ». Le vidimus de Tarchevéque est 
donne textuellement par Ughelli : « Ego Angélus Rossanensis, archiepisco- 
pus graecus, visis et perlectis authenlicis privilegiis et instrumentis, hiis [sic] 
translatis capitulis [sic] fideliter transumptis, propria manu suscripsi. » 

5. Ughelli, IX, 401. Incipit : Humanarum rerum auctoriteu. 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. 23 

giés à Corigliano, puissent revenir habiter Crepacore, et mande 
au « justitiarius Vallis Gratis » d'y tenir ia main. Fait à Foggia, 
le 2 juin 1294, indiction 7*. 

1294. Charles II, roi de Naples, fait restituera Tabbaye du 
Patir la barque de bac « ad passagium hominum et animalium 
prœtereuntium », que Tabbaye entretenait dans sa « borga »> de 
Racanello, et qu'avait fait supprimer Guillaume de jilneto^ sous 
prétexte que la dite « borga » était sise sur ses terres de Cassano. 
Le roi mande à Roger de Sanglneto, «justitiarius Vallis Gratis », 
de faire exécuter cette ordonnance. Fait à Barletta, le 5 juin 1294, 
indiction 7 *. 

1550. Théodore, archimandrite de l'abbaye t^ç NeoStycTpEtaç too 
dtyiou TcaTpéç, cède en emphytéose au sieur ïouçpiôoç OùperUXoç, de 
Corigliano, les bois d'oliviers sis au lieu appelé Pavoç sur le terri- 
toire de Corigliano, et la terre dite tôv xaXà^Awv, sise sur le terri- 
toire de Rossano, pour vingt-neuf ans et contre une redevance 
annuelle de huit tarins d'argent. Fait au Patir, septembre [1359], 
la 8^ année du pontificat d'Innocent YI, « pape de Rome », sous 
le règne de Louis [de Tarente, le mari de la reine de Naples, 
Jeanne P®], « roi de Jérusalem et de Sicile, ducdePouille, prince 
de Capoue, comte d'Anjou, de Provence, de Forcalquier et de 
Piémont ». Charte grecque, dressée par Denys, /aptouXàptoç de 
l'abbaye, souscrite par Nil, ecclésiarque, Jacques, Nicéphore, 
Laurent, Gabriel, Paul, Romain, Nicodème, moines de l'abbaye'. 
Il ne paraît pas que ces six derniers religieux sussent écrire. 

1560. Gautier Nani, secretus du duché de Calabre, juge du 
différend qui se débat entre l'abbaye de Sainte-Marie de Patirio 
et le municipe de Rossano, au sujet de la délimitation de leurs 
terres respectives : suit la délimitation des dites terres. Fait à 
Rossano, l'an 18 du règne de Jeanne I", l'an i3 du règne de 
Louis [son mari], « roi de Jérusalem et de Sicile, duc de Pouille, 

I, Archiv. de Naples, Reg,<ing. 1294. Af, n* LXXI, fol. 327. Incipit : ScrU 
ptum est capitaneo et justiciario vallis gratis... Pro parte religiosorum. Inédit. 

î. Ibicl. Incipit : Scriptum est Rogerio de Sangineto militi capitaneo et Justi- 
ciario vallis gratis,., Habet religiosorum. Inédit. 

3. Archivio storieo italiano, 1868, p. la-ao : publiée par J. MûUer, d'après 
une copie du xvii* siècle conservée à Grotta Ferrata. Les nombreuses erreurs 
du commentaire de Millier sont relevées par H. Aaar [Luigi de Simone] dans 
le même Arclùvio^ 1882, p. a38. Incipit : ^'Etsi hinh xf,; èvadcpxou olxovojjija;. 



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24 CHAPITRE PREMIER. 

prince de Capoue, comte de Provence, de Forcalquier et de 
Piémont », en présence de Grégoire, archevêque de Rossano, 
d*Aquinos, juge royal de Rossano, et de Léon Malenus, notaire 
royal pour le duché de Calabre, etc. Charte latine, authentiquée 
du sceau du notaire royal, souscrite en grec par Tarchevèque et 
par le juge de Rossano, en latin par les autres \ 

IStO. Ferdinand [V, roi de Castille], d'Aragon, de Sicile, de 
Naples et de Jérusalem, et, en son nom, Raymond de Cadorna, 
vice-roi des deux Siciles, confirme k Tabbaye du Patir la 
propriété du casale de Saint- Apollinaire, que lui contestait 
Bernardin de San-Severino, prince de Bisignano. Fait à Naples, 
le 12 mars idio*. 

Au total vingt-cinq diplômes, dont trois apocryphes. 

La liste des successeurs de saint Barthélémy, que l'on peut 
tirer des chartes ci-dessus, est loin d'être complète ; nous rele- 
vons les noms et les dates que voici : 

Luc (i i3o). 
Cosmas (ii49)« 
Nestorius (1189). 
Nicodème (1246). 
Nimplîus (1216). 
Ambroise (1281). 
Paul (1285). 
Théodore (iSSg). 

Il faut ajouter à ces noms celui de Biaise, que nous aurons à 
relever plus loin, et qui doit être attribué, je crois, au xiv® siècle, 
enfin celui d'Athanase Chalkéopylos, dont nous avons vu le 
nom inscrit sur l'icône de Corigliano. Ughelli, qui le mentionne 
comme étant mort en 1487 évêque de Gerace, nous apprend en 
outre qu'il était originaire de Constantinople. Il était en effet 
de ces nombreux Grecs réfugiés a Messine après la prise de 
Constantinople', et nous avons même, composée par lui à 

I. Ughelli, IX, 4o2 : « e veteri documento tabularii Patiri ». 

a. Rende, Cronistorla, p. 93, donne le texte intégral du document « di 
cui conservasi l'originale nell' archivio del Monistero ». Cf. Rodotà, iîi/o 
^reco. II, 193. 

3. Voy. au British Muséum le ms. Harley 566a, copié à Messine, en i473i 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. a5 

Tépoque où il était évêque de Gerace, et dédiée à Antoiae Pe- 
trucci, secretarius maior du roi Ferdinand V, une version latine 
du livre de Lucien Sur la danse K 

C'est tout ce qui nous est venu de littéraire de Tabbaye de 
Rossano. On y joindra deux inscriptions en vers politiques, 
contemporaines de Tabbé Luc, chacune d'elles gravée « in 
marmoreo vase », vraisemblablement deux bénitiers ou fonts 
baptismaux : 



PHrOC KPATAIOr TOIC XPONOIC POPEPIOr 

TOr lIANOCIOr aotka tûn monotpoiiûn 

APXEIN AAKONTOC CKErOC EIPPACTAI TOAE 
IlEMniH CAPAKOCTH OPOC ESAKOCIÛ 
EKTH TE XIAIAAI nAPOAÛ XPONÛN 



TH KEAErCEI TOT APIÛTATOV HMÛN IIATPOC KAI MEPAAOY 
APXIMANAPITOY KYPOY AOYKA MHNI MAPTIÛ INAIKTIÛNOC IP 
ETOYC rXMP • 

TON KOIAANANTA THN KOArMBH0PAN AOPE 
CûZOIC PANAOrA^ON TAIC nPO*HTÛN nPECBL\IC 

ÏG XC 

NI KA 

Ces deux inscriptions, relevées au Patir au siècle dernier, ont 
disparu depuis. 

par Lëou Chalkëopylos. Le ms. Harley 5694 et le ms. Sloaae 74^ portent 
ea ex libris : « Libro Jo. Chalceopylus Constantinopolitanus. » 

I. Dans le ms. Parislnus gr. 3oi3. « Athanasîi episcopi Hieracensis et 
Oppidensis », porte la préface (fol. i). 

a. Placentini, De slglts veterum Grœcorum (Rome, 1757), p. i54 (cf. Boeckh, 
C. /. C, 8727) : « In marmoreo vase, quod in templo nostri cœnobii, vulgo 
Patiro nuncupati, servatur :... Régis polentU temporibus Rogerii^ S. Luca mona- 
chorum prmfecturam habente, vas hoc effectumest^ anno 6645 [MCXXXVI-IIJ.» 

3. Placentini, op. cit., p. 116 : « In urna marmorea lustralis aquœ pro in- 
fantibus baptizandis :.... Jussu S, P, N, et magni archimandritm Lucœ, mense 
martioj iiid. i3, anno 6643 [MCXXXV] : qui excavavit piscinam, o Verbum^ salva 
Gandulphum proplietarum precibus. J,-C, vincit, » 



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a6 CHAPITRE PREMIER. 

Il faut renoncer à dresser d'une façon satisfaisante le terrier 
de Tabbaye ; du moins nous savons ce qu'elle paye de cens à la 
Chambre Apostolique. Elle est taxée dans le Liber censuum 
à une once d'or par an, le Saint-Sauveur à un florin d'or. 
Dans le Liber taxarum camerœ apostolicse (xv' siècle) elle est 
portée pour 80 florins, le Saint-Sauveur pour 5oo, Carbone 
pour 66. Ajoutons que dans le censier inédit cité plus haut du 
diocèse de Rossano, censier daté de 14^7, l'abbaye est portée 
pour un cens de quatre onces: « Archimandrita Ste Marie de 
Patiro terietur soluere untias quatuor* ». 

C'est dans ces quelques faits que se résume la courte histoire 
de l'abbaye de Sainte-Marie du Patir du xii® au xv® siècle. 
Remarquez comment ici, de même qu'a Messine et de même 
qu'à Carbone, la période de prospérité est close au milieu du 
xm® siècle, et comment la fin du xiii* siècle et le xiv* constituent 
une période d'obscur déclin. Ce qui reste, après ce siècle et demi 
de décadence continue, de la religion basilienne du temps de 
saint Barthélémy, lorsque Je concile de Florence et le zèle de 
Bessarion rappellent l'attention du Saint-Siège sur les mona- 
stères grecs de l'Italie méridionale, nous le savons déjà; nous 
allons le voir mieux encore dans les efforts faits au xv® et sur- 
tout au XVI* siècle pour réformer l'abbaye du Patir. 



III 



L'abbé du Saint-Sauveur de Messine écrivait, en i58i, les 
lignes suivantes sur la culture et sur la vie des religieux grecs 
de l'Italie méridionale : « Quanto alla lingua sono tutti cosi 
ignoranti che dicendo io a un monaco, priore vechio e dei piu 
principali, che mi déclinasse il nominativo irat^p, per esser il 
primo nome del Pater Noster, non ne sepe dir niente, e, vedendo 
che io ne conosceva la veritJi, mi confcssarono tutti i monaci che 
non sanno gramatica. Ma che dico io di gramatica? Monaci ho 
trovato che dicendo missa, quando arrivavano alla epistola et 
air evangelio, bisognava accostarsi ail' altare uno degli altri che 

I. Pièèes justificatives^ p. 117. 



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L'ABBAYE DE SAINÏB-MARIE. 27 

sapesse légère manco maie et recitasse la epistola e Tevange- 
lio, per ch' il resto délia missa, corne erano monaçi vechi, lo 
dicevano di memoria cosi difituosamente corne Y. S. I. puo giu- 
dicare. — Quanto alla vita poi sono cosi cattivi che non mi par 
che si debbano numerar fra monaci mali, ma fra laici pessimi : 
e per dir in somma particolarmente délia dishonestà, ho trovato 
in un monasterio tre diaconi figli di tre monaci di questa reli- 
gione, et ho trovato tanto peggio....» Il vaut mieux laisser le 
reste inédit*. 

Le chapitre général de l'ordre tenu par Bessarion en 1466, 
celui de i5o4 réuni a Saint-Nicolas de Calamizi par le cardinal 
D. Grimani, avaient été impuissants à ranimer la ferveur dans ces 
communautés isolées, restreintes, immobiles, à donner quelque 
autorité aux abbés conventuels délégués des commendataires, 
non plus qu'a inspirer aux religieux le respect d'une règle qui 
ne les assurait point contre la famine : et le scandale en deve- 
nait si public que Philippe II parlait de supprimer l'ordre. La 
cour romaine pensa qu'il valait mieux le réformer, et commit 
le soin de cette réforme au cardinal G. Sirleto. 

Calabrais de naissance (il était né à Guardavalle près de 
Stilo), grec d'éducation (il avait été élevé par un grec de Ta- 
rente), helléniste de carrière, pourvu de l'évêché de San-Marco, 
puis de l'évêché de Squillace et de l'abbaye basilienne de Sainte- 
Marie de Carra, préfet de la congrégation dite de la Réforme 
des Grecs, laquelle embrassait le service de l'Orient grec catho- 
lique, le cardinal Sirleto connaissait de toute façon à fond les 
conditions de la réforme qu'on lui confiait, et il s'y appliqua avec 
une suite et une fermeté qui aboutirent. Mais ce ne fut pas sans 
peine, et je dois dire que c'est du Patir que vinrent à Sirleto les 
plus grands ennuis. 

« J'avais toujours pensé, lui écrivait en i56y le vicaire géné- 
ral de Rossano, que Votre Éminence viendrait en personne 
visiter l'abbaye ; j'aurais alors exprimé a V. S. R"® le désir de 
l'archevêque et de tout son clergé, qui est de voir ces moines 
rester dans leur couvent, où nous n'aurions cure de savoir ce 
qu'ils font, au lieu qu'ils se répandent à Corigliano et ailleurs et 

I. Archim. de Messine à Sirleto, a2 mai i58i (riUican. /a/. ôigS. fol. 8ai). 



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a8 CHAPITRE PREMIER. 

s'y comportent disonestamente^ tenendo le concubine^ fando 
tante sorte de industrie et mercantie, committendo molti eccessi 
et delîttîy senza super iore che le correga ». En i5^2, c'était au 
tour des syndics de Rossano d'écrire à Sirleto pour le conjurer 
de châtier les moines du Patir et de « mettre en leur place des 
gens de bonne vie ». En i574, c'était l'archevêque (Lancelotti) 
qui dénonçait à Sirleto l'abbaye comme « un asile d'hommes 
dyscoles », et lui assurait qu'un brigand, un foruscito^ pendu 
naguère à Bisignano, avait avoué qu'il avait pour complices les 
moines du Patir; et n'étaient-ce pas eux qui naguère s'étaient 
jetés sur les troupeaux de l'archevêque en criant « Tue, lue! » 
et avaient roué de coups les deux clercs qui les menaient paître* ? 
Certes Sirleto n'entendait pas tolérer de tels abus, mais il se 
heurtait au mauvais vouloir du commendataire, Fiescho, évêque 
de Savone, toujours prêt à parler d'exemption quand Lancelotti 
parlait de scandale. « Avec l'aide de Dieu, écrivait Sirleto au 
cardinal Charles Borromée, le saint archevêque de Milan, nous 
ferons ce qu'il faut faire ; mais puisque Mgr de Savone est abbé 
commendataire de Sainte-Marie du Patir, je souhaiterais que 
V. S. le persuadât de nous aider*. » Puis, lorsqu'une visite 
générale des monastères grecs de l'Italie méridionale eut été 
exécutée et un chapitre tenu à Saint-Philarète de Seminara pour 
accepter la réforme (1679), — réforme qui faisait désormais de 
l'ordre de saint Basile une congrégation ayant à sa tête un 
général, élu par tout l'ordre, avec juridiction sur tout l'ordre 
et droit de nomination et de déplacement des prieurs et digni- 
taires de tout l'ordre, — réforme qui, maintenant l'exemption 
de l'ordinaire, évinçait en outre les commendataires du spirituel, 
la mense du couvent devant être distincte de la mense du com- 
mendataire et fixée parle général; — et lorsque cette réforme, 
confirmée par Grégoire XllI (i58o)', eut été reçue partout sans 



1. D. Francesco à Sirleto, a5 avril iSôy (yatîcan. lat, 6184, fol. 262). 
Syndics de Rossano au même, 10 septembre i568 et 14 juillet 157a (f^atican, 
lat, 6i84i fol. 189, et 6i85, fol. 78). Lancelotti au même, 37 août 1574 et 
18 février 1576 (Vatican, lat. 6193, fol. 84 et ai 5). 

a. Fiescho à Sirleto, 18 mars 1574 (Vatican, lat, 619a, fol. 36). Sirleto à 
Borromée, a mai 1^76 (Vatican, lat. 6946, fol. 209). 

3. Bullarium romanum (i638), II, 3a6. 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. ag 

résistance*, il n'y eut qu'au Patir que commendataire et com- 
munauté parurent conjurés pour lui faire échec. 

En entendant parler de réforme, les moines se répandirent 
en plaintes bruyantes, dont tout Corigliano retentit. Le prieur, 
mandé à Rossano par le vicaire général, déclara a con multa 
furia » qu'il ne reconnaîtrait jamais le général de Tordre et qu'il 
n'y aurait au Patir d'autre autorité que celle du prieur, « che in 
tal loco fa come esso vole et che non ha superiore nessuno ». 
Il fallut recourir au bras séculier pour purger le couvent de cet 
énergumène et d'un sien confrère, ensemble une redoutable 
paire de TsxvoicotoL Fiescho, qui ne voyait en eux que des hommes 
d'affaires « inteliigenti délie cose pertinenti ail' abbatia », 
exigea qu'ils fussent réintégrés au couvent : la cause dut être 
portée h Rome, et finalement le prieur, convaincu en outre 
d'escroqueries, fut mis en prison avec ordre de l'y tenir sous 
bonne garde. Entre temps Fiescho opposait mille chicanes à la 
séparation de la mense de la communauté et de la mense de la 
commende : ici encore on dut en appeler à Rome, et Sirleto fut 
délégué pour vider la querelle de l'évêque de Savone et du 
général. Dieu sait pourtant si Fiescho était un commendataire 
tendre pour ses moines ! En 1 58o, la portion congrue qu'il leur 
faisait était loin de suffire à la subsistance des plus mortifiés; 
quant aux bâtiments, c'est à peine s'ils comptaient six cellules 
habitables, et les réparations, décidées quelque temps aupara* 
vaut pour remettre en état cinq nouvelles cellules et faire un 
réfectoire et une cuisine, avaient été interrompues à peine après 
avoir été commencées*. 

La régularité rentra au Patir, et avec la régularité le silence 

I. Ruffo (abbë général) à Sirleto, ao août et ao octobre i58o (P^atican^ 
lat. 6193, fol. 593 et 614). Cf. Sirleto à Mendoza, fin février 1576 (yatîcan, 
lai. 6946, fol. 309). 

a. Sirleto à Ruffo, a6 novembre i58oet 6 janvier i58i (Vatican, lat. 6^46, 
fol. a99 et 3oa). Le même à l'archevêque de Rossano, ao mai i58i (i^W., 
fol, 3io). Toscani à Sirleto, ao juin i58i [Vatican, lat. 6194, fol. 89). Vi- 
caire général de Rossano au même, aa juin et 17 août i58i (ibid.^ fol. 9a 
et 118). Archevêque de Rossano au même, a 5 septembre i58i {ibid.^ 
fol. 146). Jugement de Sirleto entre Ruffo et Fiescho, i58o (Vatican, 
lat. 679a, fol. 3). 

3. Ruffo à Sirleto, ao août i58o [Vatican, lat. 619), fol. 593). Sirleto à 
Fiescho, i«' novembre 1576 (Vatican, lat. 7093, fol. 309). 



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3o CHAPITRE PREMIER. 

qu'elle porte toujours avec elle : l'abbaye grecque de saint 
Barthélémy vécut deux siècles encore de cette demi-vie des 
institutions vieilles au point de n'avoir pas la force de mourir. 
Dans le dossier Basiliani de TArchive Vatican je ne retrouve 
rien d'elle, sinon un bref du 29 juillet 1752, accordante l'abbaye 
rindulgence de l'autel privilégié pour le « suntuoso altare di 
marmo », nouvellement restauré, sur lequel est placée 1' a anti- 
chissima e miracolosa imagine della Santissima Vergine». Ajou- 
tons-y un contrat, daté de 1754, par lequel le Patir vend aux 
Franciscains a una grangia nella terra di Scaliti, diocesi di 
Miieto^ ». La communauté finit, partagée entre les travaux des 
champs et les exercices de dévotion : chaque samedi, au temps 
de Mariano Rende, les gens des environs y venaient en nombre, 
accomplir des vœux ou se confesser, et le i5 août, fête de la 
Vierge, la foule y était si grande ù gagner l'indulgence plé- 
nière, que l'église ne la pouvait contenir*. 

Aujourd'hui, de couvent ni de sanctuaire il n'y en a plus sur 
la sainte montagne de VHodigitria, Supprimé à la suppression 
générale des ordres religieux qui suivit de près l'arrivée au trône 
deNaples de Joseph Bonaparte (1806), il est devenu dès lors une 
simple ferme. — Nous y sommes montés, le 29 avril 1889, 
mon ami Edouard Jordan et moi, à cheval, par des sentiers 
extraordinaires, car les routes existent a peine sur ces hauts 
lieux. Nous traversâmes des bois d'oliviers, pour remonter 
ensuite le lit d'un fiumare desséché, le Cino, puis pour gravir 
la pente abrupte et ravinée de la montagne à travers un maquis 
de chênes, de buis, d'oliviers francs, fourré de myrtes en fleur 
et de fougères, et pour atteindre après deux heures de marche le 
petit plateau où s'élevait l'abbaye. — Il est plus vrai de dire 
qu'elle subsiste encore, mais dans quel état! A gauche de l'entrée 
est l'église, que le baron Compagna, propriétaire de la terre, 
a fait naguère recouvrir et badigeonner : une abside flanquée de 
deux absidioles en cul de four forme le chevet; la nef (plus 
récente), partagée en trois par deux rangs de piliers reliés par 



I. Registre de dom Sciommari, procureur de l*ordre, p. 48 et 83 (Archiv. 
Vaticas., dossier Basiliani), 
a. Rende, Cronistoria^ p. 104. 



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L'ABBAYE DE SAINTE-MARIE. Si 

des arcs en tiers-point, n'a jamais eu de voûte; le chevet et le 
portail latéral de droite sont romans, le portail de la façade 
est ogival ; les murs de la nef ont dû être recouverts de fresques, 
mais tout a disparu sous le badigeon ; le pavé est de mosaïque 
grossière, noire et blanche, et au bas de la nef on lit, en une 
large inscription de mosaïque (xiv*' siècle?) : 

BLASIVS VENERABILIS ABBAS 
HOC TOTVM IVSSIT FIERI 



Après avoir longtemps servi de grange, Thumble église abba- 
tiale a dû à un vœu du propriétaire d'être nettoyée et cou- 
verte : cependant, à l'époque oii nous l'avons visitée on n'y 
avait point encore relevé l'autel ni rétabli le culte, et ce veuvage 
avait bien grand air. — La porte latérale de gauche de l'église 
s'ouvre sur un cloître carré, sqr les trois côtés duquel s'aligne 
un étage de bâtiments, cloître et bâtiment en bonne bâtisse du 
XVII® siècle, et dont une inscription nous apprend qu'elle est due 
au cardinal Ch. Barberini, commendataire, et qu'elle date de 
1672*. Mais depuis le cardinal Barberini, pas un maçon, j'en ai 
peur, n'a passé par le couvent, a en juger par ce que l'on y 
voit de toitures et de voûtes éventrées et de brèches aux murailles. 
Quatre ou cinq familles de tenanciers ont niché dans les quel- 
ques cellules qui tenaient encore. — Braves gens! ils nous ont 
donné pour une heure une hospitalité aussi cordiale que simple : 
j'ai béni le pétrin et les petits enfants ; puis, pour nous faire 
honneur, un gars ayant accordé une mandoline et attaqué une 
chanson (ce n'était pas un kontakionV)^ tout ce que le Patir 
comptait de jeunesses s'est mis à danser une ballata. Cela se 
passait dans un angle ébréché du corridor abbatial, et j'aurais 
dû en demander pardon à saint Barthélémy et à saint Basile..., 
comme aussi d'avoir contemplé avec tant de complaisance 
l'admirable horizon du Patir, qui m'en rappelait d'autres de 



I . Eminentissimi principis | Karoli card. Barberini abb. commend. \ pielate ac 
munificent ia \ templum fatiscens atriumque collapstim \ instaurata | anno Domini 
167ÎI. 



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32 CHAPITRE PREMIER. 

la Grèce propre : la sombre Sila, la claire vallée du Crati, la 
courbe si élégante du rivage de Sibari, puis, au delà, les lignes 
neigeuses du PoUino, et à perte de vue, k nos pieds, la mer 
Ionienne, dans Texquise tiédeur et dans la fine lumière d'un 
matin d'avril. 



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EXCURSUS A 

LE CHRONOGRAPHE DE L'AN io33 



A la date du 12 septembre 1890, on trouvera dans les Comptes 
rendus des séances de l Académie des inscriptions et belles-lettres une 
notice de moi sur les sources de la Chronique de Cambridge. Cette 
chronique arabe anonyme, dont nous ne possédons qu'un manuscrit, 
lequel appartient à la bibliothèque de l'Université de Cambridge (de là 
son nom), cette chronique a été éditée par M. Amari, après Caruso 
(1720) et Di Gregorio (1790) *. M. Amari la tient pour un « vero gio- 
eillo», et c'est en effet un document de première valeur pour l'his- 
toire de la Sicile au ix« et au x® siècle : j'en aurai dit tout le prix en 
disant que c'est une chronique de même forme et de même valeur 
que celle de l'Anonyme de Bari et celle de Lupus Protospatha. 

J'ai démontré dans la notice en question que la Chronique de Cam^ 
bridge était une adaptation arabe non chrétienne d'une chronique 
grecque chrétienne, et de cette source grecque j'ai donné un frag- 
ment retrouvé par moi dans les marges d'un manuscrit grec de la 
Bibliothèque Nationale. 

Je n'ai pas à revenir sur cette démonstration et sur cette publi- 
cation. 

Mais il importe de signaler un autre fragment de cette même chro- 
nique grecque, fragment plus étendu et plus complet que mon frag- 
ment de Paris. Il a été utilisé pour la première fois par Mgr Lancia 
di firolo ', à qui il avait été signalé par dom Cozza-Luzi II appartient 
à la bibliothèque du Vatican, Fatican. gr. 1912, recueil de fragments 
divers mis ensemble au xvii® siècle. Notre chronique grecque tient 
un cahier de cinq feuillets, dont je conjecture qu'ils ont dû former 
«inciennement les gardes d'un manuscrit plus volumineux. L'écriture 
est de bonne cursive gréco-lombarde du xi« siècle. 

En titre on lit : 

•J- XpovoYpdtçTjv <Tλv 6« xaOâç oî é6Ôo|JiiQxovTa 6i(r$e|$(oxa(nv êppiiQveuTat xal 0! 
Xoiitol ilriyif\xai àizb 'Aôà{i,,.. 

Suit, sur le type de la Chronographia brebis de Nicéphore, une 
chronique commençant à Adam et se poursuivant jusqu'à l'empereur 
Michel et Tan du monde 6)4^ • Le basileus Romain régna cinq aimées 
et il mourut : en sa place règne le basileus Michel, An 6S42, Cet expli- 

1. M. Amari, Biblioteca Araho-Slcula (1880), , 276-293. Cf. Préface, p. vu, 

2. Lancia di Brolo dans sa Storia délia Chiesa in Sicilia, 



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34 EXCURSUS A. 

cît de la première partie de la chronique marque exactement Tépoque 
où a été arrêtée et par conséquent composée cette chronique, Tan- 
née io33. 

La seconde partie de la chronique, complètement distincte de la 
première, porte en titre : 

•J- 'Aç' ou et(T^XOov ol £apaxtvo( elç EtxeXCav. 

Nous retrouvons à partir de là le texte du fragment de Paris, et 
quelque chose de plus. Je n'en donnerai pas une ligne, voulant lais- 
ser à dom Cozza-Luzi, qui me l'a communiqué, tout Thonneur de le 
publier. Je ne retiens que les cinq notes marginales de seconde main 
qui accompagnent le document. 

Dans le manuscrit de Pans, il n'y a aucun détail qui nous 
puisse permettre de déterminer l'origine de notre fragment chrono- 
graphique. Mais il n'en est heureusement pas de même du manuscrit 
du Vatican. Là, en effet, en marge du texte de notre chronographe, 
une main de bien peu postérieure à celle du copiste a ajouté quel- 
ques notes singulièrement précieuses, l'une (fol. 7') est ainsi con- 
çue : « L*an 6633 [==H25], ind. 3, par la miséricorde du Christ notre 
Dieu vrai, j'ai reçu, moi Jean, prêtre de l'Invisible, la prêtrise en la 
fête de Pâques ». 

•j- ToO Itouç /Tx^^' TTiç ô' tvô. eu5oxt|a xû aXTiOivoO 6û 7i{i. ejôs^aii. lyw tw. 
itpeç. ToO ao|paToO [.v/c] ttjv (epoixrîiVYiv elç t. ewpt, | tou ita^x». 

Une autre (fol. 6') s'exprime ainsi : « L'an [6638=1129], ind. 8, je 
suis devenu, moi Jean humble prêtre de l'Invisible, protopapas de la 
cité de Cassano, au mois de septembre, le 3, un mardi », 

•J* Iv ?T. ^Tx^^' *vÔ. Ti' lyevàpi. | éyw tb). êXàxtffioç irpeç. toO | iopitou itpw- 
TOTiaTcàç àaxetùç xaaaàwoM |Ji7]. | oeic, elç là; d' ii\ï.kpoi ô^. 

D'où il appert que notre chronographe était en 1 1 29 aux mains 
d'un protopapas de Cassano, à l'entrée du Val di Crati, à six lieues 
de Rossano. 

Une troisième note (fol. 6) nous donne les détails suivants : 
« L'an 6639 [=ii3i], indiction 9, au mois de février, un mardi, 
le 10 du mois, s'est reposé dans le Seigneur le bienheureux arche- 
vêque de R..., le seigneur Nicolas ». 

•J- ToO Itouç ^Tx^O' tvô. 6' Tô f€. jxy). ^ii. y' elç t. i' |Jiti. | àveTcaOffato êv xtâ 
à ixocxaptcoTocTOÇ àpxteiCKTxoicoç po ]||I|l||i]||I|Q | x. vixoXaoç. 

Qui est cet archevêque ? Ce siège archiépiscopal de R.. . ne peut être 
que Reggio ou Rossano. Or à Reggio l'archevêque s'appelait, préci- 
sément en ii3i, Guillaume^. Reste Rossano, où, à la date de iio5, 
nous avons trouvé mentionné l'archevêque Nicolas Maléinos (voy. 

I. Ughelli, IX, 436. 



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EXCURSUS A. 35 

page 6) : serait-ce le même Nicolas dont on fixe ici la mort à l'an 
I i3i ? La liste épiscopale de Rossano étant ici en déficit, l'identifica- 
tion des deux Nicolas ne soufTre pas difficulté*. 

Une quatrième note (même fol.) ajoute : « L'an 6638 [= ii3o], 
ind. 9, au mois d'août, un mardi, le 29 du mois, s'est reposé dans 
le Seigneur le très saint seigneur Barthélémy notre père ». 

a^ToU êveoTb». [it\, &vei:aOffaTO iv xû 6 àyitjuxaxoi | icrip iQp.wv x. ôapOoXcofxaroç. 

£t ce Barthélémy ne saurait être autre que le fondateur de notre 
abbaye. Où l'on voit que notre protopapas de Cassano s'intéressait 
à l'archevêque grec de Rossano et à l'abbé de Sainte-Marie. Pourquoi? 
L'évêque de Cassano étant latin, le protopapas avait peut-être été 
ordonné par l'archevêque grec de Rossano. Quant à l'abbé de Sainte- 
Marie, il lui donne le titre de « notre père », titre qu'il n'a point 
donné à l'archevêque. Serait-ce qu'il était attaché îiu service d'une 
ecclésiole sise sur un casale de l'abbaye et à la nomination de l'abbé? 
Ne savons-nous pas, en effet, que l'abbaye possédait « un casale apud 
Gassanum » (ainsi s'exprime Honorius III dans la bulle de 12 16]? 
Remarquez que ce casale n'est pas énuméré par le roi Roger dans la 
charte de 1 1 3o, ce qui permet de croire qu'il était une acquisition 
postérieure à ii3o. Or une cinquième et dernière note (fol. 7) est 
ainsi conçue : « Au mois de juillet, le 27 du mois, un lundi, l'an 6639 
1"= 1 13 1], a été donnée cette terre de Cassano par le seigneur Alexan- 
dre de Chiaramonte <:;fidéle> du très orthodoxe roi Roger. » 

MTjvt !ouX((i> ixooTi ç' ToO |i. :fjii2, 6' toO îx | ^Tx^O' é5(d6Y) 1^ X**P« xolùx. toO 
xajatavou "jzapà loO x. ÂXe^d^vÔpou | toO xXsp6|Ji'^. toO àp^oàoltdxàxoM ptyoç | pco- 
yeptou. 

« Terre de Cassano » n'est pas synonyme de « cité de Ciissano » : il 
s'agit là, non d'une ville, mais d'une terre, d'un casale. Est-ce le 
c< casale apud Cassanum » de la bulle d'Honorius III ? 

C'est une simple conjecture que je ne crois pas pouvoir affirmer 
davantage. Il reste acquis que le Chronographe de io33 était en 1 129- 
1 1 3 1 aux mains d'un protopapas domicilié à Cassano et en relations 
avec notre abbaye du Patir, dont il appelle l'abbé « notre père » . 

I. La suite archiépiscopale de Rossano, en tenant compte des observa- 
tions de Mgr Lancia di Brolo, serait ainsi restituée : 
1091, Ro[main?] (f logS). 
iio5, Nicolas (f ii3i). 
ii3i(?)-ii44f Théophane. 
1145 sqq. Deuys. 



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EXCURSUS B 

D'UNE HOMÉLIE PRÉTENDUE DE THÉOPHANE CÉRAMEUS 



J'ai dit (I/itrod. , p. XXI) que l'on connaissait de Théophane Géra* 
meus ou de Céramida soixante-deux homélies ; elles ont été publiées 
en grec par le P. François Scorso (Paris, 1644), et reproduites par 
Migne (Paris, 1864) dans le tome CXXXII de sa Patrolog, gr. Mais il 
en existe un certain nombre d'inédites, notamment dans un manu- 
scrit grec de Madrid décrit par Iriarte*; et, au nombre des homélies 
inédites décrites par Iriarte, il s'en trouve une, la soixante-cinquième 
[Cod, Madritensis^ XVI, fol. 176), intitulée : *OiitX(a frjOerffa xonATjDévTOç 
ToO &oi5(]xou icarpèç BapOoXo|jia{ou xat |xeptx7) 5(i^YT](nç toO ptou aOToO. Incipît : 
IlaTpixfjç iAV7)(XT)( loptriv &YO|iev «riQixepov. 

Cette même homélie, mais sans nom d'auteur, se retrouve en grec 
dans le Messanemis 29 (le même manuscrit qui nous a fourni le texte de 
la vie de saint Barthélémy] , fol. 2 1 1 , et c'est dans ce manuscrit que je l'ai 
lue. Mgr Lancia di Brolo s'appuie sur cette homélie qu'il croit authen- 
tique pour fixer la date la plus haute de la vie de Théophane*. Mon 
sentiment diffère ici de celui du savant archevêque de Montreale. 
' Cette iiEptx^ ôti^Y^iOtç dépend de la vie grecque de saint Barthélémy de 
Simeri : elle ne renferme pas un fait qui ne se retrouve dans ladite vie. 
Si donc cette vie est de la fin du xii* siècle, comme je l'ai conjecturé, 
cette homélie devrait être reportée au moins au xiii*. L'auteur de 
cette homélie déclare d'ailleurs parler, non aux funér«iilles, mais à 
un anniversaire de la mort de saint Barthélémy, anniversaire qui est 
une fête liturgique. Et nous avons son nom : il s'appelle Philagathus, 
il est moine, moine grec et « disciple de saint Barthélémy ». Com- 
ment a-t-on pu le prendre pour un prélat et le confondre avec l'ar- 
chevêque Théophane? 

Mon impression est, en outre, que ce Philagathus, « moine et phi- 
losophe », est l'auteur d'une bonne part des homélies attribuées à 
l'archevêque Théophane. Le départ entre les discours du moine cala- 
brais (ne serait-il pas de l'abbaye de Saint-Barthélémy de Trigona ?) 
et les discours de l'archevêque de Rossano serait aisé à faire, et 
peut-être le tenterai-je un jour. 

1. Reg, bXhlioth, madrit. codd. gr. (inSg), p. 54-70. 
a Archivio storico napoletaao, 1876, p. 408-410. 



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CHAPITRE 11 
LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE 



La découverte faite, il y a quelques années, dans le trésor de 
la cathédrale de Rossano, du manuscrit des Évangiles connu 
aujourd'hui sous le nom de Codex rossanensis^ n'a pas peu contri- 
bué à appeler l'attention sur les librairies grecques de l'Italie mé- 
ridionale. On s'est souvenu, à ce propos, en quelle estime elles 
avaient été auprès des érudits et des collectionneurs du xvi® siècle, 
et ce qu'en écrivait don Paëz de Castro au roi Philippe II, dans 
son mémoire S urV utilité de fonder une bonne bibliothèque \ « Il y 
a dans les couvents de la Sicile et de la Calabre de vieux et pré- 
cieux manuscrits grecs, qui n'y servent plus à rien et se détério- 
rent chaque jour sans profit pour personne : les prieurs viennent 
parfois à Rome en offrir comme cadeaux aux cardinaux ou leur 
proposer d'en achetej. Il faudrait visiter ces couvents*.... >» On a 
relevé aussi comme Janus Lascaris, envoyé en Orient par Laurent 
de Médicis pour y acheter des manuscrits grecs, n'avait eu garde 
de manquer à passer par la Terre d'Otrante pour chercher là 
aussi ce qu'il allait chercher au mont Athos, en Crète et à 
Constantinople, et que ce détour n'avait pas peu répondu à son 
attente *. 

Ce que sont devenues ces librairies basiliennes de la Grande- 

I. Ch. Graux, Essai sur les origines du fonds grée de VMscurial(iSSo)^ p. a8. 

3. K. K. MûIIer, Neue Miu1t€ilung(n ûber Janos Lascaris und die Mediceische 
Bibitolhek dans le Centralblatt fur Bibliothekswesen^ i884ï P- 4o3 et suiv. 
Lascaris traverse la Fouille en i49^i et y recueille : à Corigliano, a chez le 
prêtre Georges », un exemplaire de V Etymologicum magnum , des commen- 
taires de Nicétas de Serres, du Ilpb; "EXXviva; de Macarius Magnés, de FËnlè- 



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38 CHAPITRE IL 

Grèce, depuis le xvi® siècle, je vais essayer de le dire à propos 
de la plus remarquable d'entre elles, celle de Sainte-Marie, et 
comment je suis arrivé à retrouver, au moins en partie, cette 
librairie elle-même. 



La plus ancienne mention que nous rencontrions de la librai- 
rie de Sainte-Marie est dans la vie de saint Barthélémy. J'ai cité 
déjà le passage où il est rapporté que, les disciples de Barthélémy 
ayant besoin de manuscrits pour l'étude de la sainte Écriture à 
laquelle, à l'exemple de leur maître, ils étaient très appliqués, 
Fabbé partit pour Constantinople et en rapporta des manu- 
scrits : 'Etcciôy} xai pt6X(i)v tepâv of toutou <ruyà(TXY)Tai sic |ieXéTT)v tôv Oeiuv 
Ypaçôv xat &vdéXY)^tv icpooeôéovTO..., icp6ç ty}v... véav 'PcopiTiv àicaîpst, xac... 
noXXoîç T6 icapà icàvTWV xac icXoixitoiç toTç x^P^^V-^^^ Se^ioOTac Iv te at&aa\ilaii 
el%6ai xac ptêXotç. ^ Plus tard Barthélémy fonda l'abbaye du Saint- 
Sauveur de Messine, et son biographe nous rapporte qu'il par- 
tagea avec le nouveau couvent le trésor de l'abbaye mère : ... ôoOç 
aÙToTç ri\kiaM ^(6X{a, xal Ta r[\ki<fM e!xovo<JTdc(ria, xai Ta STepa xetiiViXca *. Le 
biographe qui présente ainsi Barthélémy, si j'ose dire, comme un 
bibliophile, ne nous dit pas qu'il ait été aussi un copiste, mais 
un manuscrit provenant de la librairie du Patir a quelque appa* 
rence d'avoir été écrit par le saint lui-même : nous aurons à y 
revenir. 

Voilà donc la librairie de l'abbaye fondée avec l'abbaye elie- 



vement d'Hélène de Coluthiis, de la Prise de Troie de Tryphiodore, de 
ChœroboscuSy des commentaires de Nicétas le Paphlagonien ; — à Monte- 
sardo, un prieuré dépendant de Casole, « chez Tabbé », un exemplaire 
encore du Ilpb; "EXXY^va; de Macarius Magnés, un Héphestion, un Aratus. 
lin saint Grégoire de Nysse [in canticum), un saint Jean Chrysostome (epi- 
stol«)j un commentaire anonyme de la Logique d'Aristote, un Galieu. 

I . Bolland., ÀciaSanetorum septemhrisWLl^ Ssi. Cod, messanensis ag, fol. sig. 

1. Op, cit. p. 835. Cod, cii. fol. an. Cf. (pour mémoire) F. Matranga, // 
monastero dei Greci del SS. Salvatore delV Acrolerio di Messina e San Luca 
primo arclùmandrita autore del Cartofilacio o sia délia raccolta dei codiei greci 
di quel monasiero. Messine, 1887. (Tiré à part des comptes rendus de TAc- 
cademia Peloritàna de ladite année.) 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 89 

même au début du xii® siècle : nous la retrouvons au xvi° et c'est 
Sirleto qui nous la découvre. 

Sirleto, en effet, n'avait pas eu avec le Patir que les relations 
que Ton a vues. Le cardinal chargé de la réforme de Tordre de 
saint Basile était un théologien, un érudit, un helléniste, et j'ai 
dit ailleurs comment il s'était appliqué de longue date à l'étude 
des monuments de l'antiquité ecclésiastique, dont l'intérêt gran- 
dissait alors si singulièrement au feu des controverses contempo- 
raines : la théologie avait fait de lui un collectionneur de manu- 
scrits grecs*. C'était lui, à Rome, qui expédiait Antoine Éparque 
en Grèce à la découverte, qui confiait des listes de desiderata 
aux missionnaires qui partaient pour Candie ou pour Rhodes : 
aucune nouveauté n'arrivait à Rome sans passer par ses mains. 
Il savait, mieux que don Paëz de Castro, ce que les couvents 
grecs de l'Italie méridionale pouvaient posséder encore de 
manuscrits : ordonnant la visite canonique desdits couvents, il 
ne pouvait manquer d'avoir la main à faire noter ce qui s'y trou- 
verait de précieux. 

Il n'avait même pas attendu à i58o pour le faire. Dans une 
lettre du 16 avril i582 il écrit : « Il y a quelques années, dans 
l'abbaye de Sainte-Marie HodigUria^ vulgairement de lo Patire^ 
qui est un très antique monastère de moines de saint Basile, on 
a découvert un manuscrit de la liturgie de saint Marc, des caté- 
chèses de saint Cyrille de Jérusalem, du traité de saint Denys 
d'Alexandrie contre les disciples de Noët, d'Hippolyte martyr 
contre l'hérésie de Noët et contre Paul de Samosate : je m'occu- 
perai de les faire copier, pour qu'ils puissent servir au bien pu- 
blic*. » C'était en 1682 que le cardinal écrivait ces lignes au 
chanoine de Saint- André. Dès i56i François Torres écrivait à 
Sirleto •: « J'ai trouvé à Venise une homélie de Sophronius sur 
saint Pierre et saint Paul, Catini manuscripta. Il me semble que 

I. La Vaticane de Paul III à Paul F, p. 87 etjiiiiv. 

a. Joann. a S. Andréa, Divtna liturgia sanctl apostoli et epangelist» Marci 
(Paris, i583), préface. Le cli. de Saint-André était entré en relationi avec 
Sirleto six ans auparavant; il lui écrivait, le la juin 1576 : «... Occurrit 
mihi... fr. Claudius de Sainctes, Parisiensis theolog^s, nunc Ebroicensis 
epîscopus, qui nobis... liturgiam D. Marci evangel. in tuae abbatiœ Sanctac 
Mariae Patir prope Neapolim bibliotheca haberi renunciavit » (Vatican, lat, 
619a, fol. 5o6). 



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40 CHAPITRE IL 

j'en ai vu un exemplaire grec, et, si je me souviens bien, il est 
porté au catalogue du Patir : regardez-y, je vous prie : Et si 
bene mi ricordo sta in quello indice del Patir^ guardatelo di 
gratia »^ Kn d'autres termes, dès i56i le cardinal Sirleto pos- 
sédait par-devers lui un index des manuscrits du Patir*. 

Il y a plus, car Sirleto obtint de la communauté du Patir, 
non seulement cet index, mais même des manuscrits. Le petit 
traité « Hippolyti martyris adversus Noëtii haeresim », par 
exemple, qui en i58a, on vient de le voir, était encore au Patir, 
fut apporté à Rome à Sirleto (-|- 1 585] : ce petit traité fait partie 
d'une collection canonique, aujourd'hui Faticanus \\Zi. Et eu 
même temps que je constate dans la collection de Sirleto la 
présence de ce manuscrit envoyé par la communauté du Patir, 
je constate dans la collection de Grotta Ferrata l'entrée, posté- 
rieure à 15^5, de manuscrits provenant eux aussi du Patir : c'était 
une époque de renouveau pour Grotta Ferrata que celle où le 
cardinal Sirleto était protecteur de l'ordre, et son ami le cardi- 
nal Alexandre Farnèse commendataire de l'abbaye de saint Nil : 
et c'est à leur érudite complicité que j'attribuerais volontiers 
l'arrivée à Grotta Ferrata de ces manuscrits du Patir*. Ce fut le 
seul bénéfice que Sirleto retira de la réforme de l'ordre de 
Saint-Basile : le Patir y gagnait d'être pillé, mais c'était par de 
doctes mains, et la science n'y a pas perdu. 

La science perdit moins encore à ce que fit Pierre Menniti au 
Patir : mais c'est là une matière plus large, où toutes les librai- 
ries basiliennes furent embrassées en même temps que celle du 
Patir, et qui demande quelque développement. 



A dater de i63i Rome posséda un couvent basilien, Saint- 

I. Fr. Torres à Sirleto, 17 oct. i56i (Vatican, lai, 6189, fol. 671). Plus 
loin Torres ajoute : « Desidero sapere se e venuto il mio Cirillo di Cala- 
bria ». Je conjecture qu'il s*agit du ms. des catéchèses de saint Cyrille que 
nous retrouYcrons plus loin dans la collection du Patir. 

a. Je n*ai malheureusement pas trouvé trace de ce précieux index dans 
les papiers du cardinal que possède la Bibliothèque Vaticane, et dont j*ai 
dépouillé le volumineux dossier avec le plus grand soin. 

3. La Vaticane de Paul III à Paul T, p. iia-ii3. 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. U 

Basile de Urbe : c'était un noviciat, et aussi la résidence du pro- 
cureur de la congrégation, et enfin (à partir de la fin du xvii** siè-* 
cle) la résidence du général, bien modeste fondation, installée 
d*abord dans le quartier des Monts, à San-Giovanni inMercatello^ 
puis (cstr Ton n'avait pas pu réunir 1 5 3ooécus pour payer Fimmeu- 
ble!) réfugiée dans un casin de i5oo écus, à Tombre du palais 
Barberini, au bord d'une ruelle qui s'appelle aujourd'hui encore 
uia dé San Basilio. L^humble couvent de Saint-Basile de Urbe ne 
laissa pas que d'avoir quelque éclat à ses débuts. Rome était à ce 
moment toute aux Barberini, qui étaient tous gens de lettres, de- 
puis Mathieu (Urbain VIII), qui faisaitdesversgrecs, jusqu'à Fran- 
cesco, le secrétaire d'Etat, qui traduira Marc-Auréle (1667) et 
fera imprimer Georges Pachymére (1666- 1669): ils furent à 
Rome, le cardinal Francesco surtout, les promoteurs d'une re- 
naissance d'arrière-saison, dans laquelle Sain^Basile a sa place. 
Francesco institua une jiccademia basiliana^ qui devait être une 
sorte de Grsecia orthodoxa en action, où A lia tins, Holstenius, 
Arcudi et d'autres, tous théologiens et hellénistes, devaient traiter 
des points de controverse gréco-romaine. Et ce fut Saint-Basile 
de Urbe qui donna l'hospitalité à cette réunion de savantes gens 
(i 635- 1640). Le début était bon pour l'humble couvent, mais 
cet éclat dura peu, l'académie mourut en i64o, et, les Barberin 
tombés en disgrâce, les temps devinrent durs pour leurs clients. 
Ajoutez qu'à Rome un peu de faste n'a jamais nui à la 
considération de la vertu, et que les Basiliens étaient beso- 
gneux^ 

Tous les couvents de l'ordre dans l'Italie méridionale criaient 
maintenant misère. Et lorsque, en 1682- 1690, le chapitre eut 
décidé de faire imprimer un missel et un bréviaire grecs, car 
tous ceux de la religion étaient « rotti e laceri », il se trouva 
des religieux pour accuser le général auprès d'Innocent XI 
« d'avoir durement extorqué leur pécule à de pauvres couvents » 
sans pain. Le général était à ce moment Apollinaire Agresta 
{•J- 1693), dont la vie, remplie d'extraordinaires histoires de bri- 
gands, est capable de donner quelque idée de ce qu'était la 



I. Sur Saint-Basile de Urbe^ voyez pour plus de détails Rodota, II, 180 
et suiv., tl Revue des questions historiques^ 1889, p. 193-308. 



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4a CHAPITRE II. 

Galabre basiiienne au xvii^ siècle^ Il eut pour successeur dans 
sa charge de général Pierre Menniû. 

Pierre Menniti était un religieux mal exercé aux choses de la 
science ', et qui cependant, en ne pensant qu'être soucieux du 
bon ordre de sa congrégation, rendit à la science un service 
exceptionnel. Élu général (i6 mai 1696), il avait entrepris 
aussitôt la visite des abbayes basiliennes, et au retour il écri- 
vait : « C'a été pour notre cœur une grande affliction que de 
voir, dans les maisons de nos provinces italiennes, à commencer 
par Saint-Basile de Urbe^ tout ce qu'elles possèdent de chartes 
de papes, d'empereurs, de rois, de princes, abandonné par l'in- 
curie des religieux aux injures de la poussière et de la pourri- 
ture, alors que ce sont là les titres mêmes de notre ordre! 
Aussi avons-nous décidé de réunir ces restes et de les tirer des 
ténèbres. » Il avait résolu en e£fet de centraliser en deux 
dépôts toutes les archives basiliennes, l'un au Saint-Sauveur 
de Messine pour la province de Sicile, l'autre k Saint-Basile de 
Urbe pour les provinces d'Italie : j'ignore ce qu'il en advint pour 
la Sicile, mais il est sûr que Menniti réunit a Rome un fonds 
important de bulles et de diplômes, recueillis à Grotta Ferrata, 
à Rossano, a Carbone, à Saint-Pierre d'Arena, à Saint- Jean de 
Piro, etc.^. — Puis, ce qu'il avait fait pour les chartes et pièces 
d'archives, il l'entreprit pour les manuscrits. Il ne savait que 
trop quels risques courait le peu qui restait de volumes anciens 
dans les librairies basiliennes : au cours même du siècle on 
avait vu nombre des manuscrits de Grotta Ferrata passer chez 



I . Voy. la si curieuse F7ia del Rmo P. M, D. ApoU'mare Agresta^ descriita 
dal P, M, D. G iuseppe Slrghanni (inédite^ Archïv.ysLticsin.^ dossier Basiliani). 

3. y 07. de Menniti le petit livre intitule Vantica e pia Iradizione délia sagra 
lettera délia gran madré di Dio sempre virgine Maria scrilta alla nobile ed esem' 
plare città di Messina, Rome, 17 18, 

3. Menniti rêvait d'entreprendre le codex diplomaticus de Tordre de saint 
Basile. Voyez ce qu*il en dit dans la préface, p. XIV, de son Didatterio 
basiliemo (Rome, 1710). L'œuvre n'aboutit pas : il nous en est parvenu cepen* 
dant en manuscrit un cahier rédigé par Menniti et intitulé Summa bullarum 
et constitutionum apostolicarum pro ordine S. P. N, Basilii magni, aliorumque 
collectaneorum eumdem ordinem spectantium^ anno MDCCVIl (Archiv. Vatican., 
dossier Batiliani). Pour tout ce qui est des archives basiliennes je ne puis 
que renvoyer à mes Ungedruckte Papst- und Kaiser urkunden ans basilianischen 
Archiven, 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 43 

les Barberini, de Saint-Jean de Stilo chez les Corsini, du SainU 
Sauveur chez Barocci : il n'était que temps d'assurer contre 
Tincurie et contre la pauvreté des religieux ce qu'ils possédaient 
encore de vieux livres. Donc, de même qu'on l'avait fait pour 
les archives, on commencerait par inventorier la roba manoscritta 
de chaque couvent; on ferait plus, on créerait quatre dépôts, 
au Saint-Sauveur et à Saint-Pierre d'Itala d'une part, à Grotta 
Ferrata et à Saint-Basile de Urbe de l'autre, où l'on centralise- 
rait tous les manusciits des couvents basiliens soit de Sicile, soit 
desCalabres. Le projet fut exécuté au coursdes années 1697- 1699. 

La collection de manuscrits grecs du couvent de Saint-Basile 
de Urbe fut ainsi la création propre de Menniti, et elle fut le dé- 
pôt de tout ce que les couvents des Calabres possédaient encore 
de manuscrits littéraires à la fin du xvii^ siècle. Je dis littéraires^ 
car Menniti voulut former une collection, surtout littéraire, et il 
abandonna à Grotta Ferrata la plupart des manuscrits de chœur 
recueillis dans les couvents calabrais : ainsi s'explique le tout 
petit nombre des livres liturgiques qui se rencontrent à Saint- 
Basile, au regard de leur anormale abondance à Grotta Ferrata; 
ainsi s'explique la présence à Grotta Ferrata de la collection des 
menœa aisément reconnaissables de Saint-Élie de Carbone, 
comme aussi de plusieurs manuscrits liturgiques dont nous 
sommes assurés qu'ils étaient encore au Patir en 1 664- 1693. 

A la collection de Saint-Basile de Urbe^ les dix-sept couvents qui 
formaient à cette date la province de Calabre contribuèrent fort 
inégalement. Sainte-Marie de Scalito (Mileto) était une simple 
ferme du Patir, tenue par un moine et un lai; Sainte-Marie 
de Melicucca et l'Hôpital d'Amantea n'étaient rien de plus 
considérable; de même Sainte-Marie de Trapezometa*, Saint- 
Onuphre et Sainte-Marie de Rovito*. Saint-Philarète de Seminara 



I* On lit dans le Laurentianus IX, 6 (fol. 358), en marge de Phomélie sur 
^. Pierre et Paul *EYéveTO (lerà to èÇeXOtlv, la note anonyme (xvii* siècle) que 
Toici : « Hsec homelia habetur etiam in codice ms. monasterii Grœcorum 
S. Salvatoris in urbe Messana inter opéra S. Joannis Chrysostomi. Item 
fuit reperta'iu Calabria in monasterio Stae Mariée dicto a Trapizometa et 
in latinum versa a Dno Constautino Lascares viro eniditissimo. » 
- a. Acta diet» generalis a. 1701. (Archiv. Vatican., àossiev Basilianî)\ on y 
trouvera un état des couvents de Calabre et de Sicile à cette date. Tout le 
présent paragraphe dépend de cette pièce. 



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44 CHAPITRE IL 

était en 1700 une commende de 226 écus et une communauté 
de quatre moines et deux lais, mais la librairie du couvent, très 
pauvre dès la fin du siècle précédent, avait été souvent visitée 
par des trafiquants de manuscrits'. Saint-Basile délia Torre^ qui 
comptait quatre moines et trois lais, est un couvent dont je n'ai 
rien trouvé. Saint-Nicodème de Mammola (cinq moines et trois 
lais), qui avait eu pourcommendataire le cardinal Antoine Carafa 
en i586, est dans le même cas. Enfin Saint- Adrien de Rossano 
(six moines et deux lais) possédait bien une petite collection de 
livres tant grecs que latins : mais toute trace en est perdue*. 
Saint-Pierre d'Arena au contraire, dont nous connaissons la 
librairie telle qu'elle existait en 1579, et dont nous savons qu'il 
possédait à cette date environ quatre-vingt-dix volumes manu- 
scrits,'dut fournir plusieurs pièces àMenniti : j'en reconnais cer- 
tainement une dans la collection de Saint- Basile, peut-être deux 
{ÏKaticani 2048 et 2082). De Saint-Jean de Stilo, qui avait dû 
être transféré peu auparavant (1662) à Stilo même pour se dé-* 
fendre contre les brigands qui volaient aux moines jusqu'à leurs 
chemises, Menniti reçut au moins deux volumes, et vraisembla* 
blement davantage [f^aticani 1963 et 2008). A Saint-Barthélémy 
de Trigona, Menniti trouva quelques livres de chœur [f^aticani 
2o5i-2o52). Mais ce furent surtout Saint-Élie de Carbone et le 
Patir qui constituèrent la collection de Saint-Basile de Urbe, et 
Menniti lui-même en fait foi, quand en tête du catalogue de sa 
collection il fait mettre que les manuscrits en venaient a e plu- 
ribus Calabriee et Lucanias monasteriis, preesertim Carbonensi et 
Pateriensi ». 

Nous possédons ce catalogue de la collection de Saint-Basile , 
dont la rédaction avait été coudée par Menniti à un de ses reli- 
gieux, dom Jean-Chrysostome Scario, savant homme dont Mu- 
ra tori faisait cas' : ce catalogue, très détaillé et accompagné de 

i, Acta visitationis a, i58i (Vatican, lot, 64i5, fol. 8i). Peu arant i585, 
Fr. Accidas trafique de mss à Seminara : yojezles Vaiicani i536-i537 qu'il 
en rapporte. 

a. Cf. -^cta visitationls a. 17^4 (Archiv. Vatican., dossier Basîliam), 

3. Scarfo, Poésie varie (Venise, 1738), p. 89. Je lis dans une lettre de Mu- 

ratori (ibid,^ p. 107) : « Conosco lapersona e il mérite grande del mai ab- 

bastanza laudato P. D. Gian-Grisostomo Scarfo... Ma sopratutto con piacere 

ho inteso la raccolta da lui fatta délie iscrizioni délia Calabria per lasperanz% 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 45 

bonnes tables, est encore en service au studio de la Bibliothèque 
Vaticane\ Nous possédons aussi un inventaire sommaire des ma- 
nuscrits de Saint-Élie de Carbone, inventaire rédigé dans la 
seconde moitié du xvii^ siècle, avant le transfert à Rome de la 
librairie du couvent. Enfin il n*a tenu qu'à un accident que nous 
ne possédions pareil inventaire des manuscrits du Patir. Mont- 
faucon, qui était à Rome au moment où M enniti installait sa col^ 
lection (1698- 1 701), qui fréquenta chez Menniti et obtint d'étu- 
dier à loisir ses manuscrits grecs', Montfaucon reçut de lui une 
copie d'un inventaire du Pâlir. J'ai sous les yeux le Plan de 
V ouvrage qui aura pour titre Bibliotheca bibliotkecarum, et j'y 
lis que Montfaucon fit copier toutes les pièces qui y devaient 
figurer et qu'il en fit dresser la table générale par un de ses 
confrères, dom Jean Le Maître, et, ajoute-t-il, « je fis relier le 
tout en deux volumes in-folio, en 1720 ». Il nous reste de ces 
deux volumes, sensiblement plus riches que la Bibliotheca 
bibliothecarum^ seulement la table générale des iSa catalogues 
qu'ils contenaient : le 3 1^ est l'inventaire des manuscrits du Saint- 
Sauveur, le 33® celui de Saint-Basile de Urbe, le 34® celui de 
Grotta Ferrata ; le 32® était l'inventaire des « Manuscrits de 
Patyrion' ». Des quatre inventaires, c'est celui des « Manu- 
scrits de Patyrion » qui n*a pas été inséré dans la Bibliotheca 
biblîothecarum, et dont, par surcroit, la copie a disparu. 



di poterie avère a tempo da ÎDserîrle nel mio Thésaurus novus veterum inscri' 
pe'ionum^ il quale, se a Dio placera, sarà terminato entro il corrente anno. » 
Voy. en effet le Thésaurus de Muratori, p. 1817 et i8i8, et cf. Mommsenn, 
C. I. Z.,t. X, p. Lxii. 

I. Le titre est: « Elenchiis, et Catalogus Librorum graece mss. qui in. 
Bibliotheca Collegii S. Basiiii de Urbe reperiuutur transrecti e pluribus 
Calabrise, et Lucaniae Monasteriis prœsertim Carbonensi, et Pateriensi ordi- 
nisS. P. N. Basiiii Magni, studio, et cura Rmi P. Magistri D. Pétri Menniti 
eiusdem ordinis Âbbatis Generalis, circa annos Dôi 1697 et lôgg* » Le 
nom de Scarfo n*y figure pas. 

a. Diarium iialicum^ p. a 10 et suiv. 

3 Parisinus lat, i3o68, fol. i. Cf. Paritinus suppl. gr, 418, fol. a45. Je lis 
dans ce dernier : a Catalogi manuscriptorum quos collegit ac non paucos 
manu sua descripsit D. Bernardus de Montfaucon... 3i. Catalogus mss. 
monasterii S. Salvatoris Messanensis missus a D. Etiennot, p. ^^%. — 
3i. Manuscrits de Patyrion, p. 454.^-33. Manuscrits des RR. PP. Basiliens 
de Messine [entendez Rome], p. 455. — 34. Mss. Cryptae ferratse. scripsit 
Bern. de Montfaucon, p. ^^^... ». 



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46 CHAPITRE IL 

Il est sûr que Menniti ne laissa au Patir aucun manuscrit. J'at 
sous les yeux un ImferUario del monistero del Patire dressé en 
1751, et j'y vois que le chœur possède deux anastasimi^ un 
pentecostarion, un menœum totius anni^ tous livres in-folio, un 
pentecostarion petit format, un bréviaire grec, deux psautiers, 
un missel (<ivec un propre copié à la main contenant Toffice de 
saint Nil et de saint Barthélémy) : c'est là tout, et il nj a là que 
des volumes imprimés. Par ailleurs notre Inifentario^ qui ëaamère 
en détail toutes les pièces du mobilier conventuel et jusqu'aux 
chaudrons de la cuisine, ne mentionne ni archive, ni bibliothèque : 
tout ce que la communauté possédait de livres était au chœur^ 

Quant à la collection même de Menniti, elle ne devait pas 
demeurer longtemps à Saint-Basile de Urbe, Elle y était encore 
en 1748, au moment où Bianchini publiait son magnifique fi^^n- 
geliarium quadruplex^ pour lequel un basilien, dom Vitali, avait 
rédigé une description très remarquable des manuscrits bibli- 
ques de la collection de Saint- Basile*. Mais en 1780 elle avait 
passé au Vatican : le détail des circonstances m'est inconnu, je 
crois comprendre que la collection fut achetée personnellement 
par le pape Pie VI et par lui donnée à la Bibliothèque Aposto- 
lique*. 

Fondée ainsi au début du xu^ siècle, découverte et exploitée 
par les érudits romains du xvi*, transférée à Saint-Basile de Urbe 
à la fin du xvii® et au Vatican vers 1780, la librairie de Sainte- 
Marie du Patir, dont nous ne possédons cependant aucun des 
deux inventaires qui en ont été dressés, peut-elle être retrouvée 
et reconstituée, plus heureuse en cela que les autres librairies 
basiliennes des Calabres? C'est le problème bibliographique que 
nous avons maintenant à résoudre. 



I. Acta dieta generaVu a. 1761 (Archiv. Vatican., dossier Basiliam). 
%. Bianchini, Evangeliarium quadruplex (Rome, 174B), 1. 1, p. DVI-DXXV., 
3, PIVS VI I CODICES BASILIANOS | BIBLIOTHECE VATICANvE | 
DONO DEDIT ANNO MDCCXXC, dit une inscription peinte au-dessous du 
portrait du card. Zelada, dans la galerie nord de la Vaticane. Cf. parmi les 
inventaires du studio de la Vaticane l'Eûpenripiov tôv xoSixâv èXXir)vixûv nàXai- 
Tov xoivoêéou Toî àytou Bao-iXeîou èv àorei oyopaoOévTwv wapoiTû axpw ocp^iepet llim 
exTcû hà ^. S. xap8. 66 ZeXàSa -niç &y. èxxX- piSXtoOTQxaptov (inachevé). 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 47 



II 



Menniti met en notre main le fil qui va nous guider dans cette 
recherche. Il a pris soin en effet d'inscrire, en tête d'un certain 
nombre de volumes de la collection de Saint-Basile de Urbe, le 
nom de Tabbaye dont ils provenaient, et c'est ainsi que les 
mss Basiliani 81, 82, 98, io5, etc., portent à leur feuillet initial 
de garde la mention : a Ex Biblioth. Mon. S. M. de Patirio ». 
Premier critérium. — On se rappelle aussi que, dés avant i56i, 
le cardinal Sirleto possédait un inventaire des manuscrits du 
Patir*, inventaire qui suppose un récolement : de ce récolement 
je trouve la trace sur plusieurs des manuscrits dont l'ex-libris 
ci-dessus nous assurait déjà qu'ils provenaient du Patir. Ainsi le 
ms. Basîlian. 81 porte en tête de son fol. i, écrite à l'encre, 
d'une main du xvi® siècle, l'inscription : a Libro i4o ». En tête du 
fol. I du ms. Basilian. 98, la même main a écrit : a Libro 4 llilll »• 
En tête du fol. i du ms. Basilian, io5, la même main a écrit : 
« Libro â4 » : mais ici, immédiatement à la suite, une main 
différente et un peu antérieure avait inscrit déjà le titre du vo- 
lume, c'est à savoir : « Sancto basilio homelia sop. la genesis ». 
Entête du fol. i du ms. Basilian, 82, la cote a disparu, mais 
on lit très distinctement le titre de première main : « lioiiiillllllflario* 
de sancti ». Ces restes du récolement du xvi® siècle, nous les 
retrouvons sur nombre d'autres manuscrits, lesquels ne portent 
pas l'ex-libris ci-dessus indiqué de la main de Menniti. Deuxième 
critérium. — Ces deux critériums m'ont permis de reconnaître un 
premier groupe de manuscrits dont la provenance rossanienne 
est très rigoureusement assurée. A ces manuscrits j'en ai joint 
quelques autres dont la provenance rossanienne était établie par 
la présence sur leurs marges ou leurs gardes de graffites d'origine 
rossanienne. Tel est le Vaticanus 1648, sur un feuillet duquel 
on lit le graffite : « Ego frater Nicodemus monacus ecclesiae 
Santae Mari» de Patiro ». Troisième critérium, — Enfin je 

I. Voy. p. 40. 



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/«8 CHAPITRE II. 

me suis cru autorisé a rattacher à la collection ainsi formée 
quelques manuscrits qui m'ont paru être de la même main que 
des volumes de ladite collection. 

Ceci dit, j'énumère et je décris sommairement les manuscrits 
retrouvés par moi de la librairie du Patir. 

Vaticanus 1611. 

NiGÉTAs DB Sbrrbs, Cotena in Lucam^ xii* siècle, parchemin, 
grand format {iyy X ^QO mill.), deux colonnes pour le commen- 
taire, 320 ff. Manque : le premier quaternion et les derniers 
feuillets. Reliure Pie IX. A la fin du xvi* siècle à Grotta Ferrata, 
« Sine caractère », c'est-à-dire non coté*. £n tète (fol. i) du 
récolement fait au Patir au xvi^ : « libro 33 santo nichita diacono 
Expositione sop. sancto luca evangelista ». A la fin du livre II 
(fol. i58), en marge, le copiste anonyme* du manuscrit a mis la 
date du mois où il commença de copier le livre II « pour Técole de 
Saint-Pierre [?]. » (Voy. aux Pièces justificatwes la Souscription 
n® I.) Fol. 248, en marge, gra(fîtes d'une main latine du 
xv^ siècle. 

Faticanus 1628. 

Saint Jean Chrysostome, homélies diverses, xi® siècle, par- 
chemin, grand format (410X288 mill.), deux colonnes, 2^5 ff. 
Intact. Reliure Urbain VIII. Entête (fol. i) du récolement fait 
au Patir au xvi*" siècle : « Libro 9 de sancto Jôi chrisostomo sop. 
li laudi homilia. » 

Vaticanus i636. 

HoMiLiAiRE, XI* siècle, parchemin, grand format (346X260 
mill.), deux colonnes, 243 ff. Intact. Reliure Grégoire XV. A 

I. Un catalogue des mss. de Grotta Ferrata fut rédigé en iS'jS et nous 
Tavons encore {La Vaticane de Paul Jll à Paul V^ p. 90 et 11 4). Dans ce 
catalogue chaque ms. est coté par une lettre ou deux de Talphabet grec. 
De là les mss entrés peu après 1575 et non portés au catalogue sont dits 
tint caractère. 



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LA LIBBAIRIE DE SAINTE-MARIE. 49 

la fin du XVI® siècle à Grotta Ferrata, avec la cote « XX. ». En 
tête (fol. 4)» du récolement fait au Patir au xvi* siècle : 
« Libro 4i« sermonario de santo andrea archiepo diCandia ». Ce 
ms. a été copié par Léon, prêtre, en mai 1064 (Ss. n^ 2). 

yaticanus i64o. 

Saint Jean Chrysostome, HomiliœXXXIlI inGenesimjXi^ siè- 
cle^ parchemin, très grand format (427 X 285 milL), deux colonnes, 
259 ff. Intact. Reliure Grégoire XV. A la fin du \\f siècle à 
Grotta Ferrata, « s. car. », c'est-à-dire non coté. En tète (fol. 2), 
du récolement fait au Patir au xvi^ siècle : « Libro 10 de santo 
loâni bucca doro sermpni admonitorii de la quadragesima » . 

• Katicanus 1642. 

NicÉTAS DE Serres, Catena in Lucam (liv. I"), xi* siècle, par- 
chemin, grand format (863X277 mill.), deux colonnes, 295 ff. 
Intact. Reliure Grégoire XV. A la fin du xvi® siècle à Grotta 
Ferrata, n. s. car. », c'est-à-dire non coté. En tète (fol. i), du 
récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro 34- La inter- 
pretatione sop. sancto luca, fatto da sâto nichita ». Fol. i53, 
169, 274, graffites et notes marginales d'une main latine du 
XV® siècle. 

f^aticanus 1648. 

Saint Jean Chrysostome, Expositio in I Cor.^ x" siècle, par- 
chemin, grand format (34oX225 mill.), deux colonnes, 3i5 ff. 
Manque : le premier quaternion. Reliure Grégoire XV. A la fin 
du XVI* siècle à Grotta Ferrata, « sine car. », c'est-à-dire non 
coté. Fol. 3i5', d'une main du xv® siècle, le graffite: «Ego frat. 
nicodimus monacus ecclie ste marie de patiro. » Fol. i', 9'. aS, 
34', 44) 45, 192, 211', 212', 247', 280, 287', diorlholemata 
d'une main grecque du xiii® siècle*. 

1. Cette main, que nous retrouvons dans le Yaticanus 1994 cî-après, et 
qui est aisément reconnaissable à ses ligatures de même qu'à l'encre ver- 
dissante qu'elle emploie, — cette main dis-jc, serait à rapprocher de celle 



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5o CHAPITRE II. 



F^aticanus 1649. 

Théodorbt, Expositio in Paul., xii*-xiu* siècle, parchemin 
grand format (323x230 mill.), deux colonnes, 137. ff. Intact. 
Reliure Grégoire XV. A la fin du xTi® siècle a Grotta Ferrata, 
« sin. caract. », c'est-a-dire non coté. En tête (fol. I), du réco- 
lement fait au Patir au xvi*' siècle : « Libro 66 ». 

f^adcanus i654. 

Saint Jban Chrysostome, Expositio inPhilipp. et Heb., xi® siè- 
cle, parchemin, grand format (390X290 mill.), deux colonnes, 
211 ff. Intact. Reliure Grégoire XV. A la fin du xvi'' siècle à 
Grotta Ferrata, « s. car. », c'est-a-dire non coté. En tête (fol. 5), 
du récolement fait au Patir au xvi* siècle : « Libro tercio d. 
sancto Joâni crhisostomo [sic\ sop. la epla de paulo ad philip- 
pensis [sic] ». Passim notes marginales à demi effacées d'une 
main grecque du xui^ siècle. 

Faticanus i656. 

Saint Jean Chrysostome, Expositio in Heb., xi®-xii® siècle, par- 
chemin, grand format (3oo X 245 mill.), deux colonnes, 182 ff. 
Intact. Reliure Grégoire XV. A la fin du xvi® siècle a Grotta 
Ferrata, « sine caract. », c'est-à-dire non coté. En tête (fol. 3), 
du récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro secûdo Sancto 
Jôi chrisostomo sop. le epistole de paulo ad hebreos ». 

Faticanus I659. 

Saint Jean Chrysostome, In II Cor, y CoL et I Tkess., x® siècle, 
parchemin, grand format (32o X 235 mill.), deux colonnes, 
448 ff. Manque : les premiers feuillets. Reliure Grégoire XV. A la 
fin du XVI* siècle h Grotta Ferrata, « s. car. », c'est-à-dire non coté. 

qui a couvert de scholies certains feuillets du célèbre f^aticaHusi2og((o], iao5', 
iao6, laSg, etc.). 



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LA LIBRAIRIE DE SAÏNÏE-MARIE. 5i 

Entête (fol. i), du récolemenl fait au Patir auxvi® siècle : « Libro 
i4 de Sermoni de Sancto Jôi archiepo >». 

Faticanus 1680. 

Saint Jean Chrysostome, Expositio in Math,<, xf siècle, parche- 
min, très grand format (4ooX25o mill.), deux colonnes, 439 ff. 
Manque: les premiers feuillets. Reliure Grégoire XV. A la fin 
du XVI® siècle à Grotta Ferrata, « s. car. », c'est-a-dire non coté. 
En tête (fol. 2), du récolement fait au Patir au xvi® siècle : 
u Libro 6 de sto ioan. grisostomo Homelia sop. li euangelii de 
sto matteo ». 

Katicanus 1970^ 

EucHOLOGE, xiii^ siècle, parchemin, petit format (161 X 116 
mill.), à pleine page, 242 ff. Mutilé de part et d'autre. Reliure 
Pie IX. Ancien Ba^ilian, 9. En tête du fol. i9(olim i), Menniti 
a écrit : « Ex libris Monasterii S. Mariœ de Patirio j Rossanen 
ord®. S. Basilii Magni »*. Ce ms. est celui dont parle Sirleto dans 
sa lettre (citée plus haut) au P. Jean de Saint-André, du 16 avril 
i582, et où il signale le texte de la liturgie de saint Marc **. 

Faticanus 1971. 

EuTHALius, Expositio in Act.^Calh, et PaiiL^ x®-xi*' siçcle, par- 
chemin, petit format (160X118 mill.), deux colonnes, 247 ff. 
Intact. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 10. En tête (fol. i), du 
récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro 69. ordinacioni 
secôdo yiiililiiliil^ prologo e epistole ». Fol. 208', à la marge in- 
férieure, le nom (vraisemblablement du copiste) : NEIAOÏMX., Nil, 
moine. 

I. Et au bas du même feuillet il ajoute : « In hoc libelle continëtur litur- 
giœ S. Pétri Apli. S. Marci Apli et evangelistœ, et S. Jacobi Apli custodiendus 
[sic] diligenter nam ex hoc libre exscripta fuit liturgia S. Marci et fuit 
transmissa cuidam canonico parisiensi [Jean de Saint-An drë] qui typis 
eam mandarit cum nimio honore huic bibliothecoe Ollfillllllll ». Le reste 
rogné. 

a. Cet important ms. a été depuis décrit 6t collationné par M. Swaiuson, 
The greek liturgies (Cambridge, 1884). ^ 



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CHAPITRE 11. 



f^aticanus 1990 (fF. 89-179')*. 

HoMiLiÀiRE, xi'^-xii^ siècle, parchemin, grand format (33o X 2 35 
mill.), deux colonnes. Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. 
Ancien Bas ilian. 29. Fol. i35' et i44'» essais de plume d'une 
main du xvu® siècle, [qui a inscrit son nom au fol. i52' : v Gio 
Chrisonillllll Yerchio liliililii città di Ifflossano » . Ce Jean Chry- 
sostome Vercliio fut abbé du Patir dans les premières années du 
xvui® siècle. 

f^aticanus 1991 (ff. 43-124') *. 

Vies db saints, xu® siècle, parchemin, grand format (320X240 
mill.), deux colonnes. Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. 
Ancien Basilian. 3o. En tête du premier feuillet (fol. 43), du 
récolement fait au Patir au xvi* siècle : « Libro 147. legendario de 
sancto polieucto marti » . 

yaticanus idem (ff. i2D-i3o'). 

Vies de saints, xui® siècle, parchemin, même format, deux 
colonnes. Mutilé de part et d'autre. En tête du premier feuillet 
fol. 125), du récolement fait au Patir au xvi® siècle : « llillIlillllllllP 
Legendario de sancti ». 

Katicanus 1992 (ff. 1 18-274') ^* 

Saint Grégoire de Nazianze, Orationes Xf^Iy xii® siècle, par- 
chemin, moyen format (290 X 23o mill.). deux colonnes. Manque : 

I. Trois mss, tous trois mutiles, reliés en un Tolume par les soins de. 
Menniti. Il n'est pas impossible que le premier (ff. 1-88'), homiliaire 
XI' siècle, et le troisième (ff. i8o-a8o'), homiliaire x* siècle, proviennent 
également du Patir. 

3. Quatre mss, tous trois mutilés, reliés en un volume par les soins de 
Menniti. Il n'est pas impossible que le premier (fol. i-4a'), homiliaire 
xn' siècle, et le quatrième (fol. 1 51-167'), vies de saints xii* siècle, pro- 
viennent également du Patir. 

3. Deux mss, mutilés, reliés en un volume par les soins de Menniti. Je 
ne puis rien dire de la provenance du premier (ff. 1-117), S. Grég. Naz. 
Orationes XVI^ xii'-xiii' siècle. 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 53 

le premier quaternion, et la fin. Reliure Pie IX. Ancien Basi- 
lian, 3i. Ce ms. a été copié par Barthélémy, moine et prêtre, 
et achevé le 3 juin i io4 (Ss. n* 3) * : ce copiste est le même que 
celui du Vaticaniis 2021 ci-après. 

Vaticanus iggS (ff. i-i3i') *. 

Synaxaire, xii® siècle, parchemin, moyen format (282 X 235 
mill.), deux colonnes. Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. 
Ancien Basilian, 32. Je lis au fol. 27' : « Die p^™® jenar. i55o | 
In qsto jor"** for. [=furono] amaczati | tre jovenj d. cor*"*' 
[ = Corigliano] atorno lo | mon"® et li amaczar. li albanisi. » 
Fol. 82' : « Die 2 aprile i568 | e morto fr. fabio liD essa { nimo 
conduto allô moniste | rio et morto in rossano. » Fol. 28' : 
« a die p**. jenuari. iSyS. | A ditto la p* missa fra Jo. bar*® | de la 
gla[?] cô gra. de la madona | santa de lo patir. » Fol. i3i', de 
la même main: « 1578-1579 ». 

Vaticanus i994' 

Saint Grégoire de Nazianze, Orationes XFl^ xi® siècle, par- 
chemin, moyen format (225 X 283 mill.), deux colonnes, 225 ff'. 
Manque: le premier feuillet du premier quaternion, et la fin. 
Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 33. Fol. 4'? 5, 6, i5, 16, 21', 
courtes scholies marginales d'une main grecque du xni® siècle, la 
même que dans le Vaticanus 1648 ci-dessus. 

Vaticanus iqqS. 

Menologe (2-20 oct.), XI® siècle, parchemin, grand format 
(280X205 mill.), deux colonnes, 268 ff. Mutilé de part et 
d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 34. Ce ms. fait 
partie d'une suite que nous allons rencontrer ci-après [Vati- 
cani 2037, etc.). 

I. Au-dessous de la souscription (fol. 219), Menniii a écrit : « Dlclo 
anno 1104 vivebat S. Bartholomaeus Semeriensis, qui forsan hune librum 
scripsit ». 

1. Deux mss, mutilés, reliés en un volume par les soins de Menniti. Le 
second (fT. i3a-3o4'), synaxaire xi'-xii* siècle, n'offre aucun indice de pro- 
venance. 



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5i CHAPITRE II. 

f^aticanus 1997. 

.Vies de saints, xiii* siècle, parchemin^ moyen format 
(2D0X200 mill.), à pleine page, 178 ff. Intact. Reliure Pie IX. 
Ancien Basilian.iS, En tête (fol. i), du récolement fait au Patir 
au XVI* siècle : aLibro 72 uita potrum ». Fol. 17, en graffite : 
« fo D. Gio. Batista Galanti di Corg"** [=Corigli*ano]. Hoggi 1. 
10 di setlebro i65i | nel veuerabile mon'** del Patiro ». Fol. 63, 
de même : « lo D. Giouanni Ruffo délia città | di Rossano feci 
nouitio in questo monastero nel anno 1677. » Ce ms. a été 
copié par « Dosithée, prêtre, chartreux dans la montagne du 
monastère du Militino » qui était encore en i^^y, nous Pavons 
vu, un couvent du diocèse de Rossano (Ss. n° 4)' 

f^aîicanus 1998 

Saint Basile, Ascetica^ xii* siècle, parchemin, moyen format 
(265 X 210 mill.), à pleine page, 194 ff. Mutilé de part et 
d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 87, En tête (fol. i), 
du récolement fait au Patir au xvi* siècle. « Libro 82 Expo- 

Faticanus 1999 (ff. 1-119)*. 

Saint Jean Chrysostome, Homiliœ in Genesim, xu* siècle, par- 
chemin, moyen format (255 X i85 mill.), deux colonnes. Mutilé 
de part et d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 38. Ce 
ms. a été copié par le même copiste que le Vatlcanus 1992 ci- 
dessus et que le Vaticanus 2021 ci-après. 

Vaticanus vè,ooo (^, i55-2o4)*. 

Vies de saints, xii* siècle, parchemin, moyen format 
(253 X i8oi mill.), deux colonnes. Manque : les premiers feuillets. 

I. Trois mss mutilés reliés en un volume par les soins de Menniti. Le 
second (ff. 120-175'), Chrysostome xii* siècle, le troisième (ff. lyô-aiG*), item, 
ne présentent aucun indice de provenance. 

a. Trois mss mutilés reliés en un volume par les soins de Menniti. Tous 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 55 

Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 89. Ce ms. a été copié « par 
le moine Pachôme, avec le concours de notre père spirituel Bar- 
thélémy, moine, 26 juin iioa » (Ss. n** 5). J'identifie ce Barthé- 
lémy avec le fondateur de notre abbaye. 



f^aticamis 2001. 

Vies de saints, xii* siècle, parchemin, moyen format 
(9.35 X 180 milL), deux colonnes, 3o5 ff. Intact. Reliure Pie IX. 
kncien Basilian, 4o. En tête (fol. i), du récolement fait au Patir 
au xvi*" siècle : « Libro lod. S. Joanne Damasceno de mortuis ». 
Ce ms. a appartenu à Torigine à « Paul, higoumène du monastère 
de la Mère de Dieu de Cerrate » (Ss. n** 6). 

P^aticanus 2002. 

Tetraevangelium*, XI® siècle, parchemin, moyen format 
(247 X 190 mill.), deux colonnes, i32 ff. Mutilé de part et 
d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 4i» Ce ms. a été copié 
par « Constantin, protopapas de Taberna, et achevé le 6 sep- 
tembre io32, Georgilas étant stratège de Calabre » (Ss. n" 7). 
ïln tête (2'' fol. de garde), Menniti a écrit : « ex Biblioth. Mon. 
S. M. de Patirio ». 

Vaiicaniis 20o3 (ff. 159-274)*. 

Saint Maxime, Centurim^ xii®-xm* siècle, parchemin, moyen 
format (240X170 mill.), à pleine page. Mutilé de part et 
d'autre. Reliure Pie IX, Ancien ^a^t7/a/î. 4^. En tête du premier 
feuillet (fol. iSg), du récolement fait au Patir au xvi® siècle : 
tt Libro 60 >» . 



trois renfermant des vies de saints. Le premier (ff. i-i54), x* siècle, copié 
pour « Léonce, prêtre », sans date, et le troisième (ff. 205-367), ^''-xii* siècle, 
ne présentent pas d'indice de leur provenance. 

I. Gregory, Prolegomena (au N. T. gr. de Tischendorf), p. 5o4. 

a. Deux mss mutilés reliés en un volume par les soins de Menniti. Le 
premier (ff. i-iai), S. Grégoire de Nazianze, Orationes Xï'l^ xii* siècle, 
n'offre aucun indice de provenance. 



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56 CHAPITRE H. 



P^aticanus 20o4* 

S\ï:iT JfiA.N Chry sosTOME, ExposiCio ùiJoan., xi®-xii* siècle, par- 
chemin, moyen format (235 X 162 mili.], deux colonnes, 293 ff. 
Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 43. 
En tête (2' fol. de ^arde), Menniti a écrit : « ex Biblioth. Mon. 
S. M. de Patirio ». 

Katicaniis 2006. 

Jea.n Philagathus*, homélies, xiii'-xiv* siècle, bombycin, moyen 
format (269 X 170 mill.), à pleine page, 269 flF. Mutilé de part 
et d'autre et au cours du volume. Reliure Pie IX. Ancien Basi^ 
lian, 45. Au verso du 3* fol. de garde de la main de Menniti (?) : 
« Patieriensis \sic\ ». 

Faticanus 2010. 

Vies dr saints , xi* siècle , parchemin , moyen format 
(245 X 170 mill.), à pleine page, 235 ff. Manque : les derniers 
feuillets. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. /\^. En tête (fol. i), 
du récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro i3 vita 
prum »>. 

Faticanus 2017. 

Lectionnaire des évangiles', xii*' siècle, parchemin, moyen 
format (220 X 160 mill.), deux colonnes, 120 ff. Intact. Reliure 
Pie IX. Ancien Basilian. 56. Fol. 119', un obit du xiv® siècle 
environ : « Le 21 janvier a été enterré Thomas ; il a été enterré 
dans l'église de la T. S. Mère de Dieu, à laquelle il a laissé un 
verger — » Fol. 120' (d'une main différente, mais à peu près de 
ia même époque), un autre obit : « Le 12 octobre i346, a été 
enterrée Constantia; elle a laissé à l'église de la T. S. Mère de 
Dieu un verger'.... » J'identifie cette « église de la T. S. Mère 

I . Voy. plus haut, p. 36. 

a. Gregoiy, Proleffomena, p. 709. 

3. Fol 119' : >îl îavvou*?- xa'. èxi|ii'*. ou ôoû^. toO 60 xôpiaç. xa\ exaçi elç TTiv 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 57 

de Dieu » avec Téglise cathédrale de Rossano (voy. le f^atica^ 
nus 2019 ci-après). 

F'aticanus 2019 

NoMOCANON , XIII® siècle , parchemin , moyen format 
(208 X 167 mill.), à pleine page, 166 ff. Manque ; les premiers 
feuillets. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 58. Fol. i55', une 
note de la main du copiste : « ...Le 19 septembre i236, ma 
femme a été enterrée dans la vénérable église de la T. S. Mère 
de Dieu achéropite *. . . » C'est l'église cathédrale de Rossano. 
Fol. i65', d'une grosse écriture du xvi* siècle : « Ce nomocanon 
est un legs de Kabd. . . * » . 

f^aticaniis 2021. 

Saint Siméon (de Chios), homélies, xii® siècle, parchemin, 
petit format (i85 X i5o mill.), a pleine page, i4o ff. Manque : 
les deux premiers quaternions. Reliure Pie IX. Ancien Basi' 

|iQicepaY(* Oxôvv. xa\ açtepov. ayrvjv. X(ic6pv)v êv. | 9uv dévSp. auTOU icXiatov. 
«(iiceXo.n*. ôo{Aevi. | {Aopa([i'^. xa\ icXiviov ti icot. néxpou aepyi- xatauv^oTi | (la der- 
nière ligne est rognée). — Fol. lao', de cette main différente mais contem- 
poraine, un inventaire, malheureusement très altéré : l{( Tavr. elaeiv Ta 
gtgfllfflillimillHmi I vtxcoX. tOIfllilliiiliilIillIliliil l êv Tcptorov UUIfllillifllIllllillil I xaV QC7C.0. xa\ X(si)tox>py. 
xa\ T^.iliiiim I x(x\ àvayvaxrTixbv to ilUHlIlii | eO^foXoy. Uiii xa\ ^/aXt^piov 11111 
[ pQ^o y. e*/(«>v toc; àxouXY)0. miQ xaTavuxTixbv. xai ellll | eTepov xa\ (iiiviov- xa\ 
UllUlUtt I TcoTupitti etc. Puis de la même main : -h Wi' oxTb). elc 'c\ \& exoifATiO. y^ 
fiovX. ToO I Ov xcdvvTttvTl^ia. r\ OuyaT. tov iuot. lâxtvou | tti; aepYTQVïjc. to î^toc^^ovô' 
xf,; tvÔ. t8'. x«t el; âqpiépttxrev | e!c tov vabv Tf,ç vicspoty. 6xôû xôv ycvvifixovov • 
xvmoûpt. gv elc x. aOx. | xtopi. ::Xyj. IcoavviQ xoXo{jLOup$. xa\ avxtdvvop. xoû a6e. 
aOxT)c. I xai h Oç àvaitauce aùxY)v. 

I. lî< xaxot TOV ànpiXX. |i7^va elç t. iy)' tyî ày. xat pieyaX. xpix. <5pa 6'. | Ivfi. C» Kx. 
^r^/piê', èyevvT^O. r\ OyyaxYîp èpioO, | divdtxopoc xîi; xpix. ri èv xw ay. pairriaitx. ôvo- 
pLa(T6eî<Ta àX^ocllillllll | padîXsuovxo; riiiôv, xov Oeodéircoy jiyX. PaaiXéwç | xai ouxo- 
xpaxopoc pci>(iiv. xat aûyoudx. çpeSSepéxou, | Sexàxo) xExapxw xp^^c») '^C aûxoû padi- 
Xeia;. padijXeûovxoc Se dixeXéa;. xpiax6dx(i> èêS6(Aci>. | UpoudaXT)(x 6è. èwaxcA- 

>îl xaxà xbv deirrp. jAr^va, elç x. tTj', rjjwp. xpir., npb IdTiép, IvS. 0', | ti- ^^'^V-^t tj 
dVuÇyo. èfioû div.x.po. x^iç xptxv., xup. youap.ep. | èyévvi)de Tcaiôtov Sewxepov oépdevf 
owep a>vo(xàaa(Aev | jxVxowjX. ôwèp ou pieyaXr) ^apà wap' tijxtv èyeyivei. otfitM 6à j pa- 
6eta; èdicépaç xaxaXaSo^JdiQC} xat y| icpopY)Oeîda (jloi cru2^uyo;, | xb nvâ xâ> xû> napéduxe» 
xat iriiJiép. xexpaô. xou pr)6'.x. (AT)vbc elç x. tô' | êv xt'ii* èxàçYj âv xô iravdeirr. vaû xyjç 
Ouspaytaç 6xou xijç «xipoTcotyix. | xaxaXet^/adà pioi xà pYjO'.x. 3\5o luajiçiX.x. iiot 
xéxva- TÎiv àXçdÇav, xa\ xbv j {iitxar|Xt olç ô 6ç ôwyj icpoxoin)v xa\ ai^ÇiQdtv èxeîvip ôè, 
açediv àjxapxtûv | xa\ àvaicaudtv èv xoîç xôv Sixattov x^po^C* 

a. lî< PtêXtov Xey6{iievov xpovtxbv | ex- xa*^ xbv vopioxâvovav | àçiépodiç xou paêfi. 



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58 CHAPITRE 11. 

lian, 60. Ce ms. « a été achevé le 6 mai i io5, copié par Barthé- 
lémy, moine » (Ss. n" 8). Ce copiste est le même que celui du 
VaJticanus 1992. Daus une note manuscrite de dom Neofito 
Rodino, je lis, à la suite d'une transcription de la souscription 
de notre ms. : « Questo libro del S. Simeone T ho trovato in 
Cakbria in un monasterio del N. P. S. Basilio Magno detto 
per nome o patir, vicino di una terra chiamata Corigliano... 
Napoli i653, 24 di giugno*. » 

Vaticanus 20 34. 

Saint Grégoire de Nazianze, Orationes Xf^I^ nf siècle, par- 
chemin, grand format (33o X 240 mill.), deux colonnes, 284 ff. 
Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, ^3. 
En tête (2^ fol. de garde), Menniti a écrit : « Ex Biblioth. mon. 
S. M. de Patirio ». 

Vaticanus 2o35. 

Saint Jean Chrysostome, homélies diverses, xi® siècle, parche- 
min, grand format (32o X 240 milL), deux colonnes, 216 ff. 
Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 74. En 
tête (2® fol. de garde), Menniti a écrit : « Ex Biblioth. monrii 
S. M. de Patirio » . 

Vaticanus 2o36. 

Saint Jean Chrysostome, homélies diverses, xi® siècle, par- 
chemin, grand format(3io X 225 mill.),deux colonnes, 278 ff. 
Mutilé de part et d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 75. 
En tête (2** fol. de garde), Menniti a écrit : a Ex Biblioth. moîirii 
S. M. de Patirio ». 

Vaticanus 2037. 

Ménologe (i"-i6 nov.), xi® siècle, parchemin, grand format 
(3oo X 210 milL), deux colonnes, 3i2 ff. Mutilé de part et 
d'autrei Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 76. En tête (2* fol. de 

1. Vaticanus 1098. 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 59 

garde), Menniti a écrit : « Ex Biblioth. Mpn. S. M. de Patirio ». 
Ce ms. fait partie de la même suite que le Katicanus 1993 ci- 
dessus. 

Vaticanus 2o38. 

Mënologe (4-1 4 déc), XI® siècle, parchemin, grand format 
(3ooX2io mill.), deux colonnes, 298 ff. Mutilé en tête. 
Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 77. En tête (a** fol. de garde), 
Menniti a écrit : « Ex Biblioth. Mon. S. M. de Patirio ». De la 
même suite que le précédent. 

Vaiicanus 2039. 

Menologe (17-28 nov.), xi® siècle, parchemin, grand format 
(3ooX2o5 mill.), deux colonnes, 355 ff. Mutilé de part et 
d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 78. En tête (2® fol. de 
garde), Menniti a écrit : « Ex Biblioth. Moiîrii. S. M. de Pati- 
rio ». De la même suite que le précédent. 

Vaiicanus 2040. 

Me'nologe (i 5-26 déc), XI® siècle, parchemin, grand format 
(3ooX2o5 mill.), deux colonnes, 3o4 ff. Mutilé de part et 
d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 79. En tête (2" fol. 
de garde), Menniti a écrit : « Ex Biblioth. Mon. S. M. de Pa- 
tirio » De la même suite que le précédent. 

Vaiicanus 204 1. 

Lectionnaire des évangiles*, Xi** siècle, parchemin, grand for- 
mat (3o5 X 225 mill.), deux colonnes, 337 ff. Intact. Reliure 
Pie IX. Ancien Basilian. 80. En tête (2^ fol. de garde), Menniti 
a écrit : « Ex Biblioth. Monrii S. M. de Patirio ». Fol. 107, en 
grafBte : « D. Giovanne miranti di Rossano ». Ce ms. a été 
a exécuté aux frais de Georges Mavrogeorgios, protospathaire n 
(SSU09). 

I. Gregory, Prolegomena, p. 709. 



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6o .CHAPITRE II. 

y^aticanus 2042. 

Ménologe (i*''-3o oct.), XII® siècle, parchemin, grand format 
(3o5 X225 mill.), deux colonnes, 3ii ff. Intact. Reliure Pie IX. 
Ancien Basilian. 81. En tête (fol. i), du récolement fait au 
Patirau xvi® siècle : a Libro i4o ». Et de la main de Menniti 
(2* fol. de garde) : « Ex Biblioth. Monrii S. M. de Patirio ». 

T^aticanus 2o43. 

Ménologe (fragm. mai, juin, juillet, août), xi® siècle, parchemin, 
grand format (3oo X 200 mill.), deux colonnes, 240 flF. Mutilé. 
Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 82. En tête (fol. 1), du récole- 
ment fait au Patir au xyi"" siècle : « lllIlliilliiiH^^^^ de sancti ». 
Et de la main de Menniti (2® fol. de garde) : « Ex Biblioth. Mon. 
S. M. de Patirio ». Ce volume fait partie de la même suite 
que le Vaticanus 203^, etc. 

Vaticaniis 2o44* 

MÉNOLOGE ( i®''-3o sept.), XI® siècle, parchemin, grand format 
(280X202 mill.), deux colonnes, 240 ff. Manque : deux qua- 
ternions en tête et les derniers feuillets. Reliure Pie IX. Ancien 
Basilian. 83. En tête (2® fol. de garde), Menniti a écrit : « Ex 
Biblioth. Mon. S. M. de Patirio ». De la même suite que le pré- 
cédent. 

Vaticanus 2o5o. 

Saint Basile, Ascetica^ xii® siècle, parchemin, moyen format 
(285X221 mill.), deux colonnes, i25 ff. Manque : les cinq 
premiers quaternions. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 89. En 
tête (2® fol. de garde), Menniti a écrit : « Ex Biblioth. Mon. S. M. 
de Patirio ». Importante souscription : ce manuscrit « a été 
achevé le 8 août iio5, Tannée où le pape Pascal a conféré le 
privilège de l'immunité à notre saint père Barthélémy pour son 
abbaye de la T. S. Mère de Dieu dite too foxovtdtTïi. C'est cette 
même année que Boëmond revint en Calabre fuyant devant 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 6i 

Alexis. Notre abbaye a dû la tranquillité [à cette disposition du 
pape Pascal], et d'être délivrée des maius des Maléinoi, car bien 
vivement elle était inquiétée par Nicolas Maléinos, rarchevêque, 
et par les siens » (Ss, n® lo). 

Vaiicanus 2o56. 

Saint Basile, homélies diverses, x®-xi* siècle, parchemin, 
grand format (SaS X 233 mill.), deux colonnes, 201 flF. Mutilé 
de part et d'autre. Reliure Pie IX. Ancien Bàsilian. gS. En tête 
(2® fol. de garde), Menniti a écrit : * Ex Biblioth. Mon. S. M. de 
Patirio ». 

f^aticanus 2059. 

Climax, x^ siècle, onciale, parchemin, grand iormat (3io 
X 2o5 mill.), a pleine page, 235 ff. Intact. Reliure Pie IX. An- 
cien Bàsilian. 98. En tête (fol. i), du récolement fait au Patir 
au xvi" siècle : « Libro 4lilll »• Et de la main de Menniti (2* fol. de 
garde) : « Ex Biblioth. Monrii S. M. de Patirio ». 

Vaiicanus 2060. 

Collection canonique, xu® siècle, parchemin, grand format 
(3i5x235 mill.), deux colonnes, 263 ff. Manque : le premier 
quaternion et les derniers feuillets. Reliure Pie IX. Ancien 
Bàsilian, 99. En tête (2® garde), Menniti a écrit : « Ex lib. Bi- 
blioth. Monrii S. M. de Patirio Rossanen ». 



Vaticanus 2061. 

Saint Grégoire de Nazianze, homélies, x* siècle, parchemin, 
moyen format (235 X 220 mill.), à pleine page, 3i6 ff. Manque : 
les derniers feuillets. Reliure Pie IX. Ancien Bàsilian, 100. En 
tête (fol. 3), du récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro 27 
de Santo gregorio theologo ». Copié (sans date) par Basile, 
prêtre (Ss. n® 11). Palimpseste* : 

j . Voy, Gregory, An Important New Testament Palimpsest dans V Independent 



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62 CHAPITRE II. 

A. Fol. 254-292, Lectionnairb des Evangiles, vi*-vii® siècle, 
onciale carrée, Sg feuillets, formai moyen (214 X 170 milL pour 
le cadre de récriture), à pleine page, i4 lignes*. 

B. Fol. 164, 169, 174» 175, 209, 2i4, 227, Lectionnairb des 
Évangiles, viii*-ix'* siècle, onciale carrée, 7 feuillets, format 
moyen (240 X 180 mill. pour le cadre de l'écriture), deux co- 
lonnes, 21 lignes'. 

C. Fol. i38-i63, i6d-i68, 170, 173, 176-178, 2o3-2o8, 210- 

2X3, 2l5-220, 223-226, 228, 23l-233, HoMILIAIRE, IX® sièclc, 

onciale oblique, 56 feuillets, format moyen (255 X 170 mill. pour 
le cadre de l'écriture), deux colonnes, 27 lignes. 

D. Fol. 234, 236, 238, 239, 241, 243, 245, HoMBLiEsQe ne 
les ai pas identifiées), vi'^ siècle, onciale carrée, 7 feuillets, 
format moyen (192 X i85 mill. pour le cadre de l'écriture), deux 
colonnes, 22 lignes. 

E. Fol. 235, 237, 240, 243, 244» 246-249, 25i-253, 3io-3i5, 
Strabon, VI® siècle, onciale oblique, 18 feuillets, format moyen 
(2o5 X 2o3 mill. pour le cadre de l'écriture), trois colonnes, 
38 lignes^ 

F. Fol. 198, 199, 221, 222, 229, 23o, 293-3o3, 3o5-3o8, 
AcT. APOST., Epist. cathol. ET Paul., V* sièclc, onciale carrée, 
21 feuillets, format moyen (2i5xi95 mill. pour le cadre de 
l'écriture), trois colonnes, ^o et 4^ lignes*. 



du 35 août 1887, et du même Eîne Intéressante neiUestamentl, Handschrïft dans 
le Theolog, Literaturblatt^ 1887, p. 345 et suiv. M. Gregory arait bien voulu 
se charger de faire part au public de ma découverte. 

I. Gregory, Prolegomena^ p. 756. Un fac-similé de ce lectionnaire doit 
paraître dans le recueil de la Palseographical Society. 

a. Gregory, ibid. 

3. Ce ms. de Strabon est le même dont le P. Cozza-Luzi avait découvert 
des fragm.ent8 dans des rognures de gardes de manuscrits de Grotta Ferrata, 
fragments publiés par lui dans son mémoire intitulé Délia geografia di Stra- 
bone^ frammenti scoperti In membrane palimseste (1884 et suiv.). J'ai eu le plaisii* 
de pouvoir signaler au savant religieux, à qui je dois tant, les dix-huit feuil- 
lets que voici. (Cf. Bulletin Critique, 1888, p. i65.) On trouvera un excellent 
fac-similé de ce Strabon joint au mémoire de dom Cozza-Luzi. 

4. J'ai fourni à M. Gregory (Prolegomena, p. 447) ^^* éléments de la 
notice qu'il a donnée de ces fragments. Voyez plus loin VExcursus C. 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 61 

Vatican us 2 064 • 

Saint Maxime, Qiiœstiones ad Thalassium^ xii" siècle, par- 
chemin, moyea format (260 X 210 mil!.), deux colonnes, 181 ff. 
Intact. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, io3. Bn tête (fol. i), 
du récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro 63 ». 

F'aticanus 2o65. 

Saint Jean Chrysostome, £jr/?oj«ïw in /Jo/iî.,xi* siècle, parche- 
min, moyen format (268 X 200 mill.), a pleine page, 358 ff. In- 
tact. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 104. En tête (fol. 1), du 
récolement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro p**. Sancto Jôi 
chrisostomo sop. la epla de paulo ad romanos ». 

F'aticanus 2066. 

Saint Basile, in hexameron; Apocalypse; Saint Grégoire de 
Nysse, ir^ hexameron ; x® siècle, onciale, parchemin, moyen for- 
mat (270X180 mill.), pleine page, 326 ff. Manque: les der- 
niers feuillets. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, io5. En tête 
(fol. i), du récolement fait au Patir au xvi® siècle : «• Libro 24 
Sancto basilio homelia sop. la genesis ». Et de la main de Men- 
niti (i"* garde) : « Ex bibl. Mon, S. M. de Patirio ». 

Vaticanus 2067. 

Vieux Testament, Prophetœ majores et minores^ x® siècle, par- 
chemin, moyen format (23oX 170 mill.), à pleine page, 332 ff. 
Intact. Reliure Pie IX. Ancien Basilian, 106. En tête (fol. i), 
du récolement fait au Patir au xvi* siècle : « Libro 54 Sermona- 
rio sop. ezechiele ppheta. » 

f^aticanus 2082. 

Antiochus, Pandectes scripturse sa^rœ, xi® siècle, parchemin, 
petit format (igS X i65 mill.), h pleine page, i63 ff. Manque : 

I. Cf. Gregory, Prolegomena, p. 435. On a attribué jusqu'ici ce ms. à la 
fin du viii* siècle. 



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64 CHAPITRE IL 

les premiers feuillets. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 121. 
Ce ms. a été copié par a Théodore, prêtre de l'église des Saints- 
Apôtres, et achevé le 20 mai io56, Iç patrice Léon étant gou- 
verneur àe Calabre, et Theoctiste de Rossano... » (Ss. n** 12}. Au 
verso du fol. 162 et du fol. i63, essais de plume antérieurs 
au XV® siècle de diverses mains grecques : rien à y relever, sinon 

les mots :... éxôtoxOi^Tco Tf)ç iaov^^ç i^|Ji€>v, 

Vaticanus 2q85. 

Climax, x*-xi* siècle, parchemin, petit format(i78x 112 milL), 
pleine page, 2i3 ff. Intact. Reliure Pie IX. Ancien Basilian. 124. 
En tête (fol. i), du récolement fait au Patir au xvi® siècle: 
« Libro 59 sermonario ». 

Vaticanus 2091. 

Palladius, Histoire lausiaque, xiii® siècle, parchemin, moyen 
format (25o X i85 milL), deux colonnes, 71 ff. Manque: la fin. 
Reliure Pie IX. Ancien Basilian, i3o. En tête (fol. i), du réco- 
lement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro 64 ». 

Vaticanus 2094» 

Saint Théodore Stoudite, Catéchèse, x® siècle, parchemin, 
moyen format (2 i3x i53 mill.), deux colonnes, i32 ff. Intact. 
Reliure Pie IX. Ancien Basilian, i33. En tête (fol. i), du réco- 
lement fait au Patir au xvi® siècle : « Libro 79. Theodoro de 
confixione ». 

Vaticanus i43i. 

Collection canonique, xu® siècle, parchemin, grand format 
(3 10 X 240 mill.), deux colonnes, 370 ff. Intact. Reliure Paul V. 
« Emptum ex libris Card. Sirleti », dit une note de la fin du 
XVI* siècle*. En tête (fol. i), du récolement fait au Patir au 
XVI* siècle : « Libro 35 ». Le cardinal Mai a inscrit en tête du 
vol. (fol. i) : a Auctor hujus coUectionis hîiereticus monophisita 

I. Cf. La raticane de Paul III à Paul K, p. 53. 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-;MARIE. (»5 

est; vide p. 342. A. Maius. »A ce feuillet, en effet, commence 
r « épître de Léon évêque de Rome à Flavien évêque de Con- 
Stantiûople » , qui a pour incipit : 'AvàfvovTeç taO-ça ypàjAiiaTa tî)ç àyqp- 
uïjç T^ç (xîiç (Jaffé, n** 423). Et en regard de cette épître, on marge, 
le copiste a écrit cette scholie très significative 'Ava^xaTovi ôè i^yr,- 

«jàjiïjv -caOTa itpoaOi'ivat xC^ ^têXic^ Tupoç eïôyidiv zf^ç év otÙToTç xaxoTîtdTta;. 

Je reviendrai plus loin à ce manuscrit. 

F'aticanus i456. 

EusEBE, Onomasticon^ x® siècle, parchemin, moyen format 
(igSxiSo mill.) deux colonnes, i85 ff. Intact. Reliure Paul V. 
« Emptum ex libris Card. Sirleti », comme le précédent. Fo!. 107 
et 108, grafStes latins (xiv®-xv® siècle) : « Monacus respondeat : 
dne ego paratus sum obedire.... Abbas : bone frater uerba ista 
que nobis respondisti. .. . » Ce ms. me paraît être de la même main 
que le yaticanus 2061 ci-dessus, et il est comme lui palimpseste : 

ji. Fol. i5i et i52, i55 et 157 : écriture arabe. 

B, Fol. 179 et 184, Apostolos*, viii® siècle, onciale carrée, 
un feuillet (plié), moyen format (235 X i5o mill. pour le cadre 
de l'écriture), deux colonnes, 26 lignes. 

C, Fol. i53et i54, 166 à 177, 180 h i83, 178 et i85, Triodion, 
IX® siècle, onciale oblique, dix feuillets (plies), moyen format 
(244X1 55 mill. pour le cadre de l'écriture), pleine page, 
3i lignes. 

/>, Fol. 3 et 8, 4 et 7, 5 et 6, 10 à 149, i58 à i65. Saint Jean 
Damascene, Parallela^^ viii* siècle, onciale oblique, 77 feuillets 
(plies), moyen format (241 X 102 mill. pour le cadre de l'écriture), 
pleine page, 28 lignes. 

F'aticanus Ottoboni gr. 86. 

Saint Cyrille, Catéchèses, x® siècle, parchemin, grand format 
(3i8x 210 mill.), pleine page, 232 ff. Reliure Pie IX. 

I. M. Gregory (Prolegomena)iï*2L pas connu ce fragment, peu important 
du reste. Ledit fragment nous donne la leçon pour la fête de S. Denjs 
l'Arëopagite, ërêque d*Âthènes, fête fixée au 3 octobre dans le calendrier 
byzantin, c'est à savoir Act. XVII, i6-a6 sqq. 

5 



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66 CHAPITRE II. 

En téie (fol. i), du récolement fait au Patir au xvi*' siècle : 
« libro 62 Sancto chirillo ». 

Barberinus III, 36. 

Anonyme, Expos. In libres K. et N.Testamenti, xii® siècle, 
parchemin, petit format (170X122 mill.), pleine page, 828 ff. 
Mutilé de part et d'autre. Reliure Fr. Barberini. En tête (fol. i), 
du récolement fait au Patir au xvi® siècle : a Libro 67. Lo testa- 
m**^. vechio. 2 parte dell' epistole de paulo. » 

Cryptensis Z, a, VI. 

Lexicon,xii'' siècle, parchemin, moyen format (21 3 X 160 mill.), 
pleine page , 42 ff. Mutilé de part et d'autre. Cartonnage ré- 
cent. Fol, 02', d'une grosse main du xvi^ siècle : S. Mspi^a ôè i:d(- 

ToipOlb). 

Cryptensis A, a, XVIII. 

Menées (août), xii® siècle, parchemin, moyen format (25o 
X 180 mill.), pleine page, 72 ff. Mutilé de part et d'autre. Re- 
liure récente. Dès la fin du xvi® siècle a Grotta Ferrata, avec la 
cote « XXX » (cf. Vaticanus i636 ci-dessus). Fol. 39, en graf- 
fite. 'ExotpLÔ. 6 oaioç TCTJp ifijiôv pap6, icpoeoTb); tîJç vaiaç ôÔiyiTp. év It. f^y^ti' 
tvô. yj' nv ayYoy<j7. tO'VipLépa Tpi^T. wp. 6' : saint Barthélémy a été en- 
terré le 19 août 6638 [MCXXX]. Fol 54 et suiv., addition par 
une main du xv® siècle d'un cahier de papier contenant l'office 
de saint Adrien . 

Cryptensis A, 0, I. 

AcoLUTHiiE. XV® siècle, papier, moyen format (2o5 X i3o mill.), 
pleine page, 245 ff. Manque : les premiers feuillets. Reliure 
récente. Fol. 97, en graffite : « L'anno 1693 Giouidi 8 Gennaro 
di sera e stato uno terribilissimo terremoto, e duré piu d'un 
mese, ma bensi la Sicilia l'assulto » \sic\. Fol. 238', à la fin de 
Vacoluthîa de saint Adrien, d'une main différente de celle qui a 
écrit le reste et la même que celle du cahier intercalé dans le 
ms. ci-avant, la souscription: ET6Xt66y) roicapo.xav. diàxeip.Oo^aai. 



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LA LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 67 

lepéoç Tîjç «Otîîç Upoauvïiç*. Fol. 228', souscription du copiste dums. : 
« Achevé le aS juillet 1487 par Siméon, moine du monastère de 
la T. S. Mère de Dieu Néa-hodigitria de N. S. P. Barthélémy « 

(Ss. n^ i3). 

Cryptensis A, a, XII. 

Menées (août), xiii® siècle, parchemin moyen format (280 X 
iDo milL), pleine page, 174 ff. Manque la fin. Reliure récente. 
Fol. 120 et suiv. addition par une main du xv® siècle, la même 
qu'au ms. A, a, xviii ci-dessus, d'un cahier de papier contenant 
l'office de saint Adrien. 

Cryptensis r, 6, VIII. 

EucHOLOGE, XII* siècle, parchemin, moyen format (280 X 
IDG mill.), pleine page, i45 ff. Intact. Cartonnage récent. Deux 
cahiers supplémentaires ajoutés : le premier, de parchemin, 
contenant le rituel de la bénédiction des cierges à la Chandeleur, 
« copié par Ange Critoléon, chanoine de la cathédrale de Ros- 
sano, le i5 novembre i520 » (Ss. n° i4); le second, de pa- 
pier, contenant un canon en l'honneur de saint Adrien, copié 
par a Thomas, prêtre de la Néa-hodigitria de N. S. P. Bar- 
thélémy », eûxeeJÔe toO àixapT. Gti)|ia Up. Tîiç véaç ô5v)Tpîaç \sic\ toO npç y]^. 
papôX. C'est le même que ci-dessus. 

Cryptensis A, y, XIII. 

Sticherarion, XII® siècle, parchemin, moyen format (200 X 
160 mill.), pleine page, 87 ff. Mutilé de part et d'autre. Dé- 
cousu. Fol. 86, graffite d'un moine duPatir(xv® siècle environ): 

eYb) aSeXç. (xuiJieâv (Aovax* t9)ç {iicepaytaç 6xou xac toO ||||||||||j||I|i y)iJi(i)v ^apOoXoiJiaCou. 

Cryptensis Z, a, I. 
Grammaire grecque, xiv** siècle, parchemin, moyen format 
(230X 170 mill.), pleine page, ii3ff. mutilé de part et d'autre. 

Fol. 65, graffite du même frère Siméon : eyw cujieôv «x. tîIç jiov. 
ToO ôç. Tcpç ifinôv pap6 xac tî^ç Oitepay. 6xou. 

I. Dom Rocchi (Codiees crjrptenses^ p. î88) a pris à tort ce Thomas pour un 
religieux du même nom, mais de Grotta Ferrata, mort en i65i. 



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68 CHAPITRE IL 

Cryptensis A, y, IL 

Paracleticon, XV* siècle, parchemin, moyen format (260 X 
210 mill.), pleine page, 110 ff. Mutilé en tête. Cartonnage ré- 
cent. Fol. 3', graffite d'une main du xvii* siècle : « Voi che mili- 
tate solto il vexillo del pâtre Basilio magno osservateli suoipre- 
cetti ». Fol. 5 de la même époque : « D. Joannes Rossi seg*** 
g**' Âbbas S. Mariae de Patirion ». Fol. 7, de la même époque : 
Eyo) xç xupiaxoç xoLpo'^^d tou Ppuatàvou. 

Cryptensis r, y, I. 

T«oPARioN, XIII® siècle, parchemin, petit format (180X i4o 
mill.), pleine page, 44 ff* Mutilé de part et d'autre. Cartonnage 
récent. Fol. 19, graflSte (xvi® siècle) : AÔeXçàç àOavàaioç toO àet. TîSçiriX. 

Cryptensis r, 6, XXXV. 

Triodiow; XIII® siècle, parchemin, petit format (i8oXi5o 
mill.), pleine page, 83 ff. Fol. 82', graffite (xvi* siècle) : « lo D. 
Paulo de Aguila a Rossano foi présente teste ». 

Ajoutez à cette liste de manuscrits anciens le Vatîcanus 2069, un recueil 
des menées des saints de Tltalie mëridionale, compile au xyii* siècle. En 
tête (a" fol. de garde) Menniti a écrit : « Questo libro intitolato festivo fu 
scritto dal P. Abbate D. Cola Giovanni Perruccio di Calabria, il quale 
mori nel monast** del Patire Tanno 1693, e lasciô questo libro, accio si con- 
servasse neir Archivio di Roma per la memoria delli santi nostri ritrovati 
nelli manoscritti antichi del detto moiVdel Patire, benchenon si troviofiicio 
particolare ne* sinaxarij ». Fol. 10, Tabbë Peri-uccio a souscrit : « Ocô ydepiTo;. 
ÈYpalçY) xéXoç èv xû um.. éxT|66pioc iÇ' aOxoO 167 ». — De même, le Cryptensis 
li OLf IX, horologion, copié au Patir à la même époque : « lo D. Nilo Toscauo 
délia città di Rossano bo composto il detto Orolojo in questo venerabile 
monastero di S. Maria del Patire hoggi li 5 di Agosto 1664 »• 



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LÀ LIBRAIRIE DE SAINTE-MARIE. 69 

III 

Au total soixante' et onze manuscrits, dont trente ont g'ardé 
quelque trace du récolement fait au Patir au xvi* siècle " : 

F'aticanus 2o65 = Libro primo Sancto Joi Chrisostomo sop. 

la epla de paulo ad romanos. 
tt i656 =; Libro secudo Sancto Jôi Chrisostomo sop. 

le epistole de paulo ad hebreos , 
« 1654 = Libro terciod. Sancto Joani Chrisostomo 

sop. la epla de paulo ad philippenses . 
a 1680 = Libro 6 de sto ioan. grisostomo Homelia 

sop. H euangelii de sto matteo, 
tv 1628 = Libro 9 de Sancto Jôi chrisostomo sop. H 

laudi homilia. 
« 1 640 = Libro I o de Sancto Joàni bucca doro ser- 

moni admonttorii de la quadragesima, 
« iSSg = Libro i4 de Sermoni de sancto Jôi ar- 

chiepo, 
a 2066 = Libro 24 Sancto basilio homelia sop. la 

gènes is, 
« 2061 = Libro 27 de Sancto gregorio theologo» 

a 161 1 = Libro 33 santo nichita diacono Exposi- 

tione sop, sancto luca euangcliMa. 
« 1642 = Libro 34 La interpretatione sop. sancto 

luca iatio da sâto nichita. 
« i43i = Libro 35 (Collection canonique]. 

a 1 636 = Libro 4» Sermonario de santo andrea 

archiépo de Candia. 
a 2059 = Libro 4l!lli [Climax]. 

« 2067 = Libro 54 Sermonario sop. ezechiele 

ppheta. 
« 2o85 == Libro 59 Sermonario. 

« 20o3 = Libro 60 [S. Maxime]. 

I. J'imprime en italique ce qui appartient dans le libelle des cotes du 
xTi« siècle à cette main a différente et un peu antérieure », que j*ai distin- 
guée en commençant. Voy. plus haut, page 47* 



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70 CHAPITRE IL 

OUoboni gr, 86 = Libro 62 Sancto Chirillo. 
Vaiicanus 2064 = Libro 63 [S. Maxime]. 
« 209 1 = Libro 64 [Palladius] . 

« 1649 = Libro 66 [Théodoret, expos, in PauL], 

Barberini. III, 36 = Libro 67 Lo testamento uechio 2 parte 

deir epistole de paulo. 
yaticanus 1971 = Libro 69 Ordinacioni secôdo m^ [Eu- 

thalius, expos, in PauL]. 
a 1997 z= Libro 72 uita patrum, 

« 2094 = Libro 79 Theodoro de coofixione. 

« 1998 = Libro 82 Exposition WÊM [Ascetica]. 

c< 2001 = Libro loUH de S. Joàne Damasceno de 

mortuis: 
u 2010= Libro 1 3 i]|| uita patrum . 

« 2042 = Libro i4o [Vitœ sanctorum]. 

« 1991 = Libro 147 Legendario de sancto polieucto 

marti. 



Nous retrouvons ainsi 3o numéros du catalogue dressé au 
XVI* siècle des manuscrits de notre abbaye, et du même coup 
nous saisissons l'économie de ce catalogue. En tête figuraient 
S. Jean Chrysostome, S. Basile, S. Grégoire de Nazianze; à la 
fin, les recueils de Vies de saints ; au milieu, les commentaires de 
rÉcriture. On peut conjecturer que les livres de chœur n'y figu- 
raient point, de même qu'ils n'ont pas figuré en i575 au cata- 
logue de Grotta Ferrata*, ni en i563 à celui du Saint-Sauveur 
de Messine, et que le nombre total des volumes de la collection 
(abstraction faite des livres de chœur) ne devait guère être de 
beaucoup supérieur à i5o. Nous verrons que le Saint-Sauveur 
n'en comptait pas davantage. 

I . La Faticane de Paul III à Paul F", p. 90. 



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EXCDRSUS C 

LE CODEX PATIRIENSIS DU NOUVEAU TESTAMENT 



Au nombre des manuscrits anciens du Patîr on a vu énumérës 
(pag. 62) vingt et un feuillets palimpsestes d'un manuscrit oncial des 
Actes des Apôtres, des Épîtres catholiques, des Épîtres de saint Paul, 
et j'ai signalé en note la notice qu en avait donnée pour moi mon.ami 
M. Gregory. Le moment est venu de parler plus au long de ce manu- 
scrit dès aujourd'hui porté au nombre des plus anciens manuscrits que 
nous possédions des Epîtres et des Actes et désigné sous le titre et le 
sîgle de Codex Pati riens is 3. 

Voici d'abord Ténumération des fragments du texte sacré : 

Act. XXVI, 4-XXVII, 10 = if. 22i-2'2ro 

« XXVIII, 2-XXVIII, 3i = 302-302° 

Ja. IV, 14-V, 20 = 222-222^** 

I Pe.*I, i-io [?] = 222^0 

II Pe. II, i-IIl, i5 = 3oi.3oivo 

I Jo. IV, 6-V, 21 = 3o8-3o8^« 

II Jo. i-i3 = 307 

III Jo. i-i5 = 307^0 
Rom. XIII, 4-X.V, 9 = 3o5-3o5v° 

I Cor. IV, 4 [?]-VI, 16 = 297-297^0 

« XII, 23-XIV, 21 = 3o6-3o6vo 

ce XV, 3-XVI, I = 198-198V0 

II Cor. IV, 7-.VI, 8 = 3o3-3o3^o 

VII, i5-X, 6 = 199-199''** 

Eph. V, 5 [PJ-VI, 22 [?] = 3oo-3oo^*> 

Phili.I, i-II, 9 = 23o-23o^o 

Col. I. 20-III, 7 = 229-229^*» 

« III, 7-IV, 6 = 293-293 o 

Thess. I, I-? = 293^0 

I. Tim. V, 6- VI, 45 = 298-298^° 

IITim. I^ i-II, 25 = 295-295^° 

Tit. III, i3-i5 = 294 

Phile. 1-23 — 294-294V0 

He. XI, 32-XIII, 4 = 299-299V0 

C'est une chose assez singulière que ces fragments n'aient pas été 
reconnus avant moi, car Montfaucon les mentionne dans son Diarium 

I. Ce fragment de la 1* Pétri n'est pas mentionné par M. Gregory. 



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72 EXCURSUS C. 

comme étant « de l'onciale la plus ancienne..., vraisemblablement du 
cinquième ou du sixième siècle », et il parle du peu qu'il en a lu 
comme étant du Nouveau Testament^ Cette indication de Montfaucon 
avait passé inaperçue : ni Bianchini (Vitali), ni Scholtz, ni Tischen- 
dorf, ni les éditeurs romains du Vaticanus ne paraissent l'avoir rele- 
vée. Le cardinal Mal eut le manuscrit entre les mains et il l'étudia : 
j'en trouve la preuve dans un précieux cahier de lui renfermant les 
notes qu'il avait prises au cours de deux revues générales qu'il fit de 
tous les manuscrits grecs de la Vaticane, en 1826 ef en i83o*. Là je 
relève une liste des manuscrits grecs onciaux de l'Ecriture Sainte 
possédés par le Vatican'*. lly énumère les Feuicaii, gr, 35i, 353, 354, 
3j>, 1057, 1209 (celui-ci souligné), IJ22, 2o63, 2061 (celui-ci sou- 
ligné de même], Ottoboni 2, et il ajoute en manière de commentaire : 

« Vat. 1209. Ille celeberrimus ulriusque Testamenti uncialis Vat. 

2o3i, p. 198. Piurs epistolarum Pauli eodem charactere quo illo icàvu 
Vaticanus. » Cette note figure à la garde du cahier de Mal. Au cours 
du cahier, il retrouve le Vat. 2061, et il écrit : « P. 198. Incipit 
scrlptura biblica epistolarum S. Pauli, tribus laterculis exarata, eius- 
dem plane formae ac illius celeberrimi Vaticani codicis 1 209, quo usus 
est Sixtus V. » En surcharge de cette seconde note, il ajoutait plus 
tard au cra3^on : « E unpalisesto insigne antichissimo ». 

Mal lava les feuillets palimpsestes a la noix de galle pour faire revivre 
l'écriture ancienne, mais malheureusement il ne prit pas copie du 
texte qu'il avait fait revivre (je n'en ai du moins pas trouvé trace 
dans ses papiers^) et, second malheur, craignant que les feuillets une 
fois traités à la noix de galle ne tombassent en miettes, il fit coller 
une feuille de papier pelure sur un des cotés de chacun des feuillets. 
Retrouver le texte à travers cette feuille que la colle a rendue opaque 
à peu près partout, est neuf fois sur dix impossible. Il fiiudra que 
l'éditeur qui tentera l'entreprise, après avoir photographié et ren- 
toilé les feuillets libres, détache adroitement le papier pelure : mais 
cette manipulation m'était interdite. 

Le manuscrit est d'un parchemin d'une finesse moyenne. Je calcule 



I. Dtarium, p. a 14. Bibliotli, bibL ms»^ I, igS. 

a. Vatican, lat, gSSa (non paginé). En tête du cahier le cardinal écrit : 
« Recensai umnes graecos Vi»tican»R bibliotbecœ codices anno i8a6, iterum 
anno i83o. » 

3. Cf. la liste que Mal a mise à la garde d'un autre cahier de notes de 
lui, Vatican, lat. 9869 : a Codices biblici unciales; Vat. 35i, 353, 354, 355, 
357, 749, 1067, 1209 cum ao6i fol. 198 seqq. ep. Pauli in fragm., i5aa, 
ai34, aiaS, ao63, ao66, aio6, 3785 (?) fragmenta Mathaei. Habeo evangelia 
iincialia intégra cod. iao9,Vat. 354< » 

4. Ils forment une série de volumes du fonds Vatican latin, et ils ont 
été, ces dernières années, classés et décrits par M. de Rossi, avec un soin 
extrême dans l'inventaire manuscrit de la Bibliothèque vaticane. 



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EXCURSUS C. ^3 

que les dimensions du feuillet devaient être environ de 29 centi- 
mètres sur 26 : le format serait ainsi celui d'un grand in-quarto carré, 
comme pour le Vaticç,nus 1209. ^^ manuscrit était-il partagé en qua- 
ternions ? on ne saurait le dire. Chaque page est à trois colonnes ; la 
colonne est soit de quarante et une lignes (onze fois), soit de qua- 
rante lignes (neuf fois). Le nombre des lettres varie, pour chaque 
ligne, de douze à quinze. La hauteur du cadre de l'écriture est de 
2i5 mill. environ; la largeur de chaque colonne est de o53 raill. ; l'es- 
pace compris entre deux colonnes de 018; la largeur totale du cadre 
de l'écriture de 19$ mill. La réglure se compose d'une ligne horizon- 
tale double, courant sur toute la largeur du feuillet, à 01 3 mill. au- 
dessus du sommet des lettres de la première ligne (voy. fol. 198); 
cette ligne de cadre se répétait-elle dans la marge inférieure? on ne 
peut plus le constater. Chaque colonne est limitée, à droite et àgauche, 
par une ligne verticale simple. Les lignes rectrices (elles sont à peine 
sensibles) sont menées ligne par ligne, et elles limitent l'écriture par 
la base. L'écriture est une onciale très pure; la hauteur moyenne des 
lettres est de oo3,5 environ. Pour le détail de leurs formes, je me bor- 
nerai à renvoyer au fac-similé que doit donner d'un des feuillets la 
Palœographical Society, Le Y, quand il n'est pas diphtongue, est tré- 
massé; leP final est accompagné d'une apostrophe (FA?') ; l'Imuet est 
omis; les abréviations communes 0C, IC, XC, TINA, etc., sont surmon- 
tées d'une barre; je ne relève ni accents ni esprits; la ponctuation 
consiste en un point en haut simpfe. A la ponctuation forte, le scribe 
laisse en blanc le reste de la ligne, va à la ligne d'après et pose une 
initiale, sauf cependant un petit nombre de cas où, pour gagner de 
la place, il ne va pas à la ligne et fait faire fonction d'initiale à la pre- 
mière lettre de la ligne d'après. Ces initiales ont une hauteur moyenne 
de 004,5 ; elles sont donc plus grandes de peu que les lettres courantes; 
mais aucun ornement ne les distingue, et elles empiètent sur la marge 
seulement des deux tiers de leur largeur. A la fin d'une épître, le 
scribe trace une mince ligne de points, inscrit le titre de l'épître qui 
finit (nPOCKOAOCCAEIC A), et, laissant le reste de la colonne en blanc, 
passe à la colonne d'après, où il inscrit le titre de l'épître qui com- 
mence dans la marge supérieure, titre qu'il fait précéder d'une petite 
croix; l'épître commence ainsi à la première ligne, mais l'initiale ne 
se distingue en rien des autres*. 

Dans les marges, il n'y a pas trace de sections euthaliennes, ce qui 
est une bonne marque d'ancienneté, mais seulement par endroits l'in- 
dication de péricopes faites en vue de la lecture liturgique. APX. TEA. 
Ainsi foi. 3o5'% col. 3, lin. 32, à la suite de (Rom. XV, 7) xal 6 Xpi- 
ffTèç icpoaeXdtêeTo i^(ittç eiç 66Çav toO OeoO, on distingue l'abréviation TE. 
{=TéXoç); je ne distingue pas l'abréviation de àpxri, mais au même 

I. Voyez fol. 293' le titre * HPOC ©ECCAAONIKEIC A, et fol. 3o7, 
* lÛANNOr B. 



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74 EXCURSUS C. 

feuillet 3o5^^, immédiatement au-dessus de la colonne 2 où commence 
le chapitre XV de Tépître aux Romains, dans la marge supérieure je 
lis K* Z. META T* II., c'est à savoir : Septième dimanche après la p[en^ 
tec6te\ La leçon de ce dimanche dans le synaxaire ou rituel byzantin 
est en effet le passage Rom. XV, 1-7. De même fol. 199^®, col. i, 
lin. 2 1 , je distingue Tabréviation de àpx^ posée en regard du verset 
(Il Cor. IX, 6) ToOto ôà 6 <Ttcelp(ov 9ci5o|Aivb>c : et au-dessus de la même 
colonne, dans la marge supérieure, l'abréviation K.KA.^ c'est à savoir : 
Fingt-^t-unième dimanche [après la Pentecôte]. Mais il est à remarquer 
ici que le synaxaire byzantin ^ indique comme leçon de ce vingt-et- 
unième dimanche une leçon différente. Gai. II, i6-ao. 

Du texte même de mon manuscrit je ne dirai rien. Tout ce que j'en 
ai transcrit, je l'ai communiqué à mon ami M. le prof. W. Sanday, 
d'Oxford, le savant d'Europe le mieux exercé dans ces sortes d'études 
textuelles, et l'on pourra bientôt, j'espère, lire le mémoire composé 
par lui. Qu'il me soit seulement permis de dire que mes observations 
personnelles m'avaient fuit reconnaître une remarquable parenté 
entre le Pati riens is et V Alexandrinus , 



I . A. ScrÎTener, A plaîn Introduction to the criticism of tlie New Testament 
(i883), p. 84. 



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EXCURSUS D 

LE CODEX PATIRIENSIS DE SAINT HIPPOLYTE 
ET DE SAINT DENYS D'ALEXANDRIE 



On a vu plus haut la lettre que le cardinal Sirleto écrivait en 
i582 au chanoine de Saint-André, à Paris, et où il lui signalait quel- 
ques pièces chrétiennes anciennes, alors inédites, trouvées au Patir. 
C'étaient : i" la liturgie dite de saint Marc ; 2' les catéchèses de 
saint Cyrille de Jérusalem ; 3** un traité de saint Denys d'Alexandrie 
contre les Noëtiens ; 4° un traité de saint Hippolyte contre Noët et 
Paul de Samosate. La lettre susdite a été imprimée par le ch. de 
Saint- André en tête de son édition de la liturgie de saint Marc; 
mais j'en ai retrouvé le brouillon dans les papiers de Sirleto [Vatican, 
lat, 7093, fol. 349-50). Voici les deux textes du passage qui nous 
occupe : 

Imprimé : Manascrit* : 

Ex horum numéro esse arbitramur Beati 



Marci Eaangelistae sacram Liturgiam, paucis 
ante annis inventam in Abbatia Beatae 
Mariae ôSY^yiQTpfac, quae vulgo dicitur De lo 
patire, antiqiiissimo monachorum Sanctî 
Basilii monasterio, ubi et D. Cyrilli 
Hierosolymorum Episcopi , catéchèses ; 
Dionysii Alexandrini aduersns Noè'tianos, et 
Hîppolyti martyris adnersus Noëtiî hœresim, 
et contra Paulam Samosatenum opuscala 
sont inuenta. 



Ex horam numéro esse arbitramur beati 
Marci eyangelistae sacram liturgiam paucis 
ante annis inventam - in Abbatia beat» 
Mariœ *OSY)YTQTp(a; quae vulgo dicitur de lo 
Patire antiquiss. monachorum santi Basilii 
monasterio, ubi et beati Cyrilli 
Hierosolymorum episcopi Catéchèses , 
Dionysii Alexandrini adversus Noëtianos et 
Hyppolyti martyris contraPaulum 
Samosatinum opuscula sunt inventa. 



Le manuscrit en question de la liturgie de saint Marc, nous Favons 
identifié sans peine avec le Vaticanus 1970. De même pour le manu- 
scrit des Catéchèses de saint Cyrille identifié avec Y Ottohonianus gr, 
86. Restent le traité de saint Denys d'Alexandrie et celui de saint 
Hippolyte. Ceux-ci demandent quelque explication. 

I. D. liturgia s. Marci (éà. Saint- Andrë), p. lU. Reproduit par de Lagarde, 
Hippolyti Romani quœ feruntur omnia grœce (i858), p. a 16. 

a. Mon ami M. Louis Guërard a bien voulu copier pour moi ce texte* 
Je lui dois nombre d'autres vérifications faites pour moi sur les mss. Je 
tiens à marquer au moins une fois toute Tobligation que j*ai à mon cher et 
érudit confrère. 



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76 EXCURSUS D. 

Sîrleto parle dans la première rédaction de sa lettre d un traité 
d*HIppolyte conire P€ud de Samosate, C'était une grosse inexactitude 
de sa part, Hippoljrte étant mort une trentaine d'années avant que 
Paul de Samosate eût commencé d'émouvoir l'Église (260-270). Aussi 
voyons-nous Sirleto, dans lamise au net de sa lettre, parler d'un 
traité d'Hippolyte contre t hérésie de Noët et contre Paul de Samosate, 
L'inexactitude de Sirleto persiste, encore qu'atténuée. Je crois que 
c'est une inexactitude, une inadvertance, et rien de plus. Aussi je ne 
saurais souscrire à l'opinion de M. Zahn, qui veut tirer quelque con- 
séquence de ce « contra Paulum Samosatenum », c'est-à-dire d'un 
lapsus^. 

Sirleto a donc en vue un traité de saint Hippolyte contre Vke'résie 
de Noët, simplement. Or dans l'œuvre, telle qu'elle existe mainte- 
nant, de saint Hippolyte, il n'y a qu'une pièce qui puisse être iden- 
tifiée avec ce traité contre V hérésie de Noët^ je veux parler de ce que 
Ton appelle l'homélie d'Hippolyte contre Vhérésie de Noët, laquelle 
n'est elle-même qu'un fragment, la conclusion d'un ouvrage d'une 
beaucoup plus grande étendue, vraisemblablement la Syjitagma ad^ 
versus omnes haereses^, — Cette soi-disant homélie contre Vhérésie de 
Noët a été publiée pour la première fois par Vossius dans ses MisceU 
lanea sanctorum aliquot patrum grsecorum et latinorum (Mayence, i6o4), 
en latin : cette version latine lui avait été communiquée par François 
Torres, que nous avons vu en relations avec Sirleto. Le texte grec a 
été publié pour la première fois par Fabricius, dans l'édition qu'il a 
donnée des fragments de saint Hippolyte (Hambourg, 17 16-1 7 18]. Il 
nous informe, dans son Jd lectorem, que ce texte grec était emprunté 
ce e codice vaticano cujus apographum Parisiis ad me misit vir illus- 
tris.... D. Bernadus aMontfaucon ». Et dans une note de\si Bibliotheca 
grœca (Hambourg, 1801, t. VU, p. 191), on nous prévient que c'est 
le même manuscrit dont parle Montfaucon dans sa Bihliothcca hiblio- 
thecarum (I, 14). 

Ces différentes indications nous ramènent à un manuscrit de notre 
collection, le Vuticatius i^îi. Nous rencontrons, en effet, dans cette 
collection canonique, au fol. 36o, une 'OpiiXia 'ïicoXtjTou àpxieittffxéTcou 
*Pû)|jiriç xal jiàpTvpoç elç i^h atptai^ Notqtou Ttvdç, dont l'incipit est : 'E-cepoi 
Ttveç Stepav ÔtÔaaxaXfav Tcapetaàyoyjijw yevdiJievoi tivoç Noi^tou {laOriTaC, xtX. 
C'est la nôtre. 

Je passe au « Dionysii Alexandrini adversus Noëtianos » signalé 
par Sirleto. Et, étant donné que Sirleto a commis un premier lapsus 
dans la mention de l'opuscule de saint Hippolyte, je me demande s'il 

I. Gôttingische gelehrte Anzeîgen, Il (1874), ?• 119». Cf. Theologische Lite- 
raturzeilung, I (1876), p. l4. 

a Voy. sur cette « homélie » et sur les discussions auxquelles elle a 
donué lieu C. P. Caspari, Quellen zur Geschichte des Taufsymbols, t. III 
(Christiania, 1875), p. §99 et suir. 



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EXCURSUS D. 77 

n'en aurait pas commis un second dans la mention de Topuscule 
qu'il attribue à saint Denys. Nulle part nous ne voyons mentionné 
quoi que ce soit qu'aurait écrit saint Denys contre Noët, tandis que 
Ton connaît un opuscule attribué à saint Denys et dirigé contre Paul 
de Samosate^ et cet opuscule se trouve précisément dans la même 
collection canonique où nous avons reconnu l'opuscule de saint Hip- 
polyte. Il figure en tête (fol. i) : ToO piaxapfou Atovuaiou iràica *AXe$av- 
6petaç iTziaxùki\ tcpèç IlaOXov tc&v £aiJiou<TaTôv Yev6{Aevov éiciaxoicov ev ^AvTtoxeta. 
Incipit : AtovOaioc xal o{ (ruvicpeaSùtepoi Tf)ç éxxXvjaiaç *AXeÇav5psia{ iv xupCcp 
Xotipetv. Kal icpcbTcpdv oùm ypâiJ'otvToç, xtX. Ëxplicit : Tpuçîjç toOç èl aOtoO pie- 
TaXa|JL6(ivoiKxiv. On trouvera le texte de cette lettre dans Labbe (éd. 
1728, t. I, p. 870), et dans Migne (P. G. XXVIII, i56i). Quant à son 
authenticité, je n'ai pas à la discuter ici. 

Si cette seconde identification est juste, nous aurions donc à cor- 
riger, comme une double inadvertance, le renseignement fourni par 
Sirleto. Sirleto a voulu ou aurait dû dire : Dioriysii Alexandrini contra 
Paulum Scunosatenum et Hippolyti martyres adversus Noëtianos opuscula 
sunt inventa. Et ces deux opuscules nous les retrouverions dans le 
Vcuicanus 1481. 



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CHAPITRE III 
ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR 



A Tétude des origines de la librairie de Sainte-Marie du Patir 
je voudrais appliquer la méthode du groupement par écoles cal- 
ligraphiques, méthode inaugurée par M. Delisle dans Tétude de 
la paléographie carolingienne, et dont on sait les remarquables 
résultats qu'elle a donnés*. Jusqu'ici l'application de cette mé- 
thode n'a pas été tentée en paléographie grecque. Montfaucon, 
lorsqu'il fondait, il y a deux siècles, la paléographie grecque, 
était plus préoccupé de dater les manuscrits que de les localiser, 
et, quoique très édifié sur l'importance des scriptoria de la 
Grande-Grèce, il n'entrevit point qu'ils pussent avoir une calli- 
graphie propre'. De nos jours, M. Gardthausen, qui a tant fait 
pour la systématisation de la paléographie grecque, n'a pas cru 
possible de dépasser sur ce point Montfaucon '. Tout le progrès 
cependant est là, et je ne crois pas trop dire en avançant que de 
divers côtés on tend à y venir. Essayons-le du nôtre, et, puisque 
nous voici dans une librairie grecque de l'Italie méridionale, 



I. Delisle, Mémoire sur V école calligraphique de Tours au IX* siècle (Pa- 
ris, i885). 

a. PalmograpfUa, p. iia : « In Calabria et Regno Neapolitano, graeca vi- 
gente lingua, innumeri codices descripti sunt : quorum festivam copiam 
vidi et evoivi Romœ in monasterio S. Basilii... Codices autem isti magna 
pars eleganter et accurate descripti sunt, nec audiendi illi, qui nulle, Tel 
saltem modico facto rei expérimente, codices grœcos in Calabria scriptes 
cœteris minus accuratos esse temere dicunt. Centum quinquaginta vidi in 
memorata Basilianorum bibliotheca, aliquet exscripsi, omnes evoivi, nul- 
losque alibi emendatiores reperi. » 

3. Gartdhausen, Griechische Palmographie (Leipzig, 1879). 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 79 

tentons d'y faire le départ de ce qui appartient apx scriptoria de 
CoDstantinople et de ce qui appartient aux scriptoria italiotes, 
en d'autres termes, de résoudre cette question de savoir s'il y 
a une calligraphie italiote discernable de la calligraphie byzan- 
tine. 



Un mot d'abord de la calligraphie constantinopolitaine du 
X* au XII® siècle. 

Il n'était pas nécessaire de constater que le fondateur de notre 
abbaye était allé à Constantinople chercher des manuscrits, pour 
savoir que Constantinople était, en effet, le grand marché aux 
livres du monde grec. N'était-elle pas la « reine des villes », 
comme disait notre hagiographé, et le centre vivant de la foi 
grecque ? J'ajoute que depuis la seconde moitié du ix® siècle, 
c'est-à-dire depuis la ruine du régime iconoclaste, elle était le 
foyer d'une renaissance littéraire, comparable à bien des égards 
à la renaissance carolingienne, et ne serait-ce que pour l'épa- 
nouissement de l'art calligraphique et de l'enluminure*. Pour 
ne rien dire de l'enluminure, laquelle était à cette période de 
début un art très séparé de la calligraphie proprement dite, la 
production calligraphique prit à ce moment, à Constantinople, 
un développement extraordinaire : vies des saints (ménologe dit 
de Métaphraste), homélies de saint Jean Chrysostome, de saint 
Grégoire de Nazianze, etc., etc., ces innombrables in-folio qui 
encombrent nos bibliothèques, tous pareils, datent de cette 
époque (x®-xi® siècle), et ils viennent du marché aux livres de 
Constantinople. 

« Tous pareils », est trop dire, car on peut distinguer une 
succession de manières sensiblement différentes dans ces manu- 



I. De cette renaissance calligraphique au ix* siècle les deux monuments 
les premiers en date et les plus beaux sont le Mëuologe et le S. Grégoire de 
Nazianze de l'empereur Basile I*' (867-886), Tun Vaticanus i6i3, l'autre J>a- 
risinus 5 10. Combien il serait désirable que quelqu'un entreprît sur ces deux 
somptueux manuscrits une étude comme celle de M. Janitschek sur les bibles 
carolingiennes! 



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8o CHAPITRE IIL 

scrits qui nous viennent de Constantinople. Et d'abord le ^ style 
sévère,». Voici trois volumes d'un ménologe, les Fatîcani 1660, 
1669, 1671 : le dernier « copié par Dorothée, diacre, sous le 
gouvernement de Timothée, liigoumène du monastère de Saint- 
Jean le Précurseur tôv Ltouôtou » ; le second « copié par Jean, 
moine, sous le gouvernement d'Ânatolios, higoumène TÛvStouôtou, 
et achevé le 21 mars 916» : trois manuscrits contemporains et 
sortant du même scriptorium *. Ici le texte est écrit à pleine 
page, avec des marges étendues et sur des lignes espacées (26 à 
la page) ; la réglure est bien menée, le parchemin irréprocha- 
blement poli ; récriture espacée, souple, légèrement inclinée à 
gauche ; Tencre est blonde ; pas d'initiales proprement dites, 
pas même en tête des chapitres, mais après la ponctuation forte 
le scribe pousse d'une longueur la première lettre dans la 
marge, c'est tout, et cette première lettre est une minuscule 
exactement semblable aux autres lettres du texte courant ; les 
titres sont de petite onciale, de même encre que le texte cou- 
rant ; pour marquer les fins de chapitre, un simple trait onde de 
la même encre que le texte ; en frontispice, aucun ornement d'au- 
cune sorte. C'est le « style sévère* ». 

Puis à côté et après ce « style sévère », apparaît le « style 
riche » . Il est plus récent : c'est, d'après mes observations, au 
début du XI® siècle que l'enlumineur d'en- têtes et d'initiales 
commence à collaborer avec le calligraphe. Le calligraphe mo- 
difie peu sa manière : remarquez cependant qu'il écrit sur deux 
colonnes et non plus à pleine page ; que son écriture s'assouplit 
et s'espace davantage, et qu'elle incline maintenant légèrement 
à droite. A l'enlumineur on réserve désormais une part notable. 
Il s'en faut d'ailleurs qu'on lui permette rien de la fantaisie des 
enlumineurs latins : il doit se tenir à une place fort restreinte 
et à un petit nombre de modèles invariables comme des patrons. 
Comme en-tête, un bandeau, lequel n'est généralement qu'un 
rectangle allongé, de la largeur de la colonne dont il tient la tête ; 
souvent prolongé k ses deux extrémités pour former une figure 

I. Sur le Stoudion (un beau sujet d'ëtude encore à traiter), voy. Du- 
cange, Constantînopolis chrîstîana (Paris, 1680), IV, io3-io4. 

a. Un fac-similé du Vatieanus 1660 doit paraître dans Talbam de la 
Paiœograpkieal Society, a* série. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 8i 

pareille à un n : et quelquefois encore prenant la forme, non 
plus d'un rectangle, mais d'un carré évidé en son milieu. Au-des- 
sous du bandeau le titre court, écrit à peu près toujours (à 
cette époque) en petite onciale, et, indifféremment de même 
encre que le texte, ou de carmin, ou même d'or. Les initiales 
mineures sont des lettres capitales en saillie sur la marge de 
toute leur largeur, mais sans aucun ornement, tracées au carmin, 
puis (généralement du moins) dorées. Les initiales majeures 
sont aussi des capitales, mais trois fois plus grandes que les 
mineures, et, comme le bandeau, enluminées. Le procédé de 
Tenlumineur consiste à tracer au carmin le bandeau ou l'initiale; 
puis à dorer ce tracé, et à colorier l'intérieur du tracé en bleu, 
en rouge, en vert ; enfin à gouacher d'un blanc léger et perlé 
ces teintes plates. Cette enluminure, on le voit, est d'une 
sobriété extrême et nous sommes bien loin de la richesse exubé- 
rante des enlumineurs latins; mais elle est d'uue^ finesse, d'une 
harmonie, d'une fraîcheur d'exécution, et aussi d'une sévérité 
élégante de style tout à fait caractéristiques. Je citerai en exemple 
de cette calligraphie le Parisinus 5 19, copié en 1007, parle 
moine Euthymius, du couvent de Saint-Lazare à Constantinople, 
et le yaticànus 1675, donoé en 10 18 au couvent de Saint- 
Jean Twv Hxouôiou, par Nicolas, primicier du Chrusocheion^, 

Ce « style riche » se maintiendra assez invariable jusqu'à la 
fin du XII® siècle pour les bandeaux et pour les initiales. Il 
faut dire cependant qu'à mesure que nous avancerons vers la fin 
du XII® siècle, les initiales se compliqueront : de fleuries elles 
deviennent zoomorphiques ; des oiseaux, des serpents, des pois- 
sons, de formes à la fois souples et héraldiques, constitueront 
l'initiale ; un aigle aux ailes éployées fera un M, un serpent 
enroulé un l, un oiseau tenant du bec un serpent qui lui mord 
la queue un G, etc. Bientôt même de zoomorphiques elles 
deviendront anthropomorphiques et constitueront de vraies vi- 
gnettes : de tout petits personnages y seront groupés de façon à 

I. Un fac-similé du Yaticànus i6yS dans Talbum de la PalmographiaU So^ 
cietjr, a* série — et du Parisinus 619 dans Bordier, Description des Peintures 
et autres ornements contenus dans les manuscrits grecs de la Bibliothèque Natio- 
nale (Paris, i883), p. ia5. Sur Saint-Lazare, Toy. Ducange, CP. christiana^ 
IV, 117. Sur le Xpuffoxcïov, Ducange, Glossarium infimm graecitatis, s. y. 

6 



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aa CHAPITRE III. 

former le dessin de Tinitiale sans trop perdre pourtant de leur 
naturelle attitude, toujours très habilement tracés, peints et 
gouaches avec une merveilleuse ténuité de touche soit dans les 
chairs, soit dans le vêtement, et toujours aussi relevés d'un peu 
d'or (soit un nimbe, soit un pli, soit un socle). Cette exquise 
décoration qui procède directement de la célèbre enluminure du 
psautier Barberini et du psautier Borell (xi® siècle), se retrouve 
encore dans tout l'éclat de sa perfection au xii® siècle ^ . 

Entre ces deux manières, le a style sévère » et le « style 
riche d, se partagent les écoles constantinopolitaines du x^'-xt* 
siècle. 

Au a style sévère » appartient un de nos manuscrits du Patir, 
le F'cUicanus 1648, avec son encre blonde, son parchemin fin et 
blanc, sa réglure parfaite, son écriture élégante inclinée à gauche, 
ses initiales et ses titres sans ornement aucun, son manque de 
toute rubrique, et de toute peinture. Tel est aussi le Vatica-- 
nus 16^9, avec cette même encre, ce même parchemin, cette 
réglure, cette même écriture inclinée à gauche, ces mêmes ini- 
tiales sans ornement, et, pour tout décor, ces traits ondes couv- 
rant autour des titres et sous la dernière ligne des chapitres. Tel 
est encore le Vaticanus i68o, et aussi le KaXicanus iggo'* 

Au « style riche » appartient le Vaticanus 2o4i , ce lectionnaire 
exécuté aux frais d'un noble deConstantinople, le protospathaire 
Georges Mavrogeorgios, et mieux encore ce beau ménologe dont 
sept volumes seulement nous sont parvenus, les Vaticani igpS, 
2087, 2o38, 2089, 2o4o, 2043, 2o44* Ajoutez-y les Vaticani 
2o34 et 2o36, l'un un saint Grégoire de Nazianze, l'autre un 
saint Jean Chrysostome. Lectionn aires, ménologes, homiliaires, 
c'étaient bien là les produits ordinaires des scriptoria de Con- 
stantinople . 

Cependant, et c'est une troisième manière que nous allons 
relever dans les scriptoria de Constantinople, ce « style riche » 



1. Sur le psautier illustre du xi* siècle (je dis bien xi* siècle), voy. N. 
Kondakoff, Histoire de Part byzantin (Paris, 1886), t. I, p. 166 et suiv. Ne 
pas se fier à cette Histoire (Cf. Bulletin critique^ 1887, p. a48). 

a. Ce dernier, d'une admirable main du x* siècle, rappelant celle duDë- 
mosthène de Paris. La décoration lombardisante du Vaticanus 1990 est de 
seconde main. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 83 

du xi'-xii* siècle était d'exécution coûteuse et difficile. On la 
rendit plus abordable en réduisant Tenlumineur à l'emploi du 
carmin, et Tenluminure à un simple tracé. On eut alors des ban- 
deaux et des initiales exclusivement au carmin : bandeaux en 
forme de frise, de balustrades, de rinceaux, etc. ; initiales, non 
plus zoomorphiques ni à vignettes, mais seulement fleuronnées 
de feuillages d'ornement se détachant du pied ou du sommet de 
la lettre. Puis, pour étoffer cette décoration un peu maigre, les 
titres furent écrits au carmin, et non plus en onciale, mais en 
capitales fleuries. Je citerai, comme type de cette décoration au 
carmin, le lectionnaire acquis par moi à Jannina pour la Biblio- 
thèque Nationale, et copié en 1070 à Constantinople par Pierre, 
YpttiJiviaTtxoc ti)ç (Txo^^c 'v^v XaXxoicpaT{(i>v * : je ne crois pas qu'on puisse 
citer d'exemple de ce même « style carminé » qui soit antérieur 
au milieu du xi® siècle. 

Et c'est à ce « style carminé » qu'appartiennent plusieurs 
autres de nos volumes du Patir. Ainsi le F^aticanus 161 1, exé- 
cuté elç T^v <TxoX^v Too àylou Hérpou, avec son large bandeau en n, ses 
titres en capitales fleuries, ses initiales fleuronnées^ le tout au 
carmin. Ainsi les f^aticani 1642 et 2064. 



L'influence de ces scriptoria de Constantinople sur les tfcr«p/o- 
ria des provinces impériales fut considérable. L'extraordinaire 
productivité des calligraphes de la capitale et la facilité avec 
laquelle leurs manuscrits pouvaient se répandre dans les églises 
et dans les couvents du monde grec, eurent pour effet presque 
immédiat d'imposer partout où l'on copierait désormais le même 
style calligraphique, le canon de la métropole. Nous possédons 
ainsi nombre de manuscrits grecs qui, dûment copiés en province, 
sont de pures contrefaçons des manuscrits copiés à Constanti- 
nople •. Le Vaticanus 1640, un de nos volumes du Patir, bel in- 

t. Parisinus Sapplem, gr. 1096. Un fac-similë et une notice dans le Bul- 
letinde la Société nationale des antiquaires de France pour 1888, p. 167*170. 

a. Voy. le Faticanus 199a (xi* siècle), copié pour le couvent de Saint- 
Jean-Cbrysostome lyï^^^^ "^oO 'lopSavou, curieux exemple de Timitation pro- 
vinciale des modèles constantinopolitaîns. 



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84 CHAPITRE III. 

ûlio d'une calligraphie soignée du xi^ siècle, pourrait ainsi 
passer pour Tœuvre d'une école de Constantinople : n'était que 
Vinitiale du début (c'est la seule du volume) est gauchement 
dessinée y que les ors sont de mauvaise qualité, la gouache 
absente ; n'était surtout que la miniature à pleine page qui est 
en regard du frontispice n'a ni encadrement, ni fond, est d'une 
couleur pâteuse qui s'effrite et d'un dessin grossier ^ Ce sont là 
des défauts inconnus aux scriptoria de Constantinople. Mais on 
conçoit la difficulté qu'il y a à déterminer la provenance d'une 
calligraphie d'imitation. C'est pourtant le cas de celle du Patir» 

Le Patir, en effet, a eu au xii® siècle des copistes à lui, çt 
ces copistes n'ont eu d'autre style que le « style carminé » de 
Constantinople. Mais nous les connaissons par leur nom ou nous 
les reconnaissons à leur main. Tel le moine Barthélémy, qui 
copiait en iio41e Faticanus 1992, en iio5 les f^aticani 2021 
et 2o5o. Et, exactement contemporaines de ce Barthélémy, 
présentant le même ductus et les mêmes motifs décoratifs, les 
mains auxquelles nous devons les F^aticani 1970, 1991**» «993*, 
1998, 1999*» 2042, 2060, et le Cryptensis A, a, XVIII. 

Au Patir, on utilise un parchemin fin mais mal réglé et iné- 
galement blanchi, sensiblement différent du parchemin si soi- 
gneusement réglé et si finement poli habituel aux scriptoria de 
Constantinople. L'encre n'est pas l'encre blonde et limpide des 
copistes de Constantinople, mais une encre brune et pâteuse. Le 
ductus est ferme plutôt que souple, sans cependant manquer 
d'élégance; les lettres droites et assez aérées. Pour en-tête, nous 
avons des bandeaux au carmin, comme dans les manuscrits by- 
zantins que je signalais il n'y a qu'un instant; de même des ini- 
tiales fleuronnées au carmin : de même des titres en capitales 
fleuries (dans les frontispices) ou en petite onciale, toujours au 
carmin. Je signale une habitude assez caractéristique chez les 
copistes du Patir : celle de mettre à la fin de chaque chapitre 
ou section une courte invocation, 'O000 àXyiOetaç êvôe^xta x&|ioo 00% 
{jliaIqoci, — rvcooeb); TajJiieTov xàjAoO aot ^ik-f\(s^i, — TpiuvOtiou WSr|ç Oicepâov 
xà|Aoo ffoi picX^ffei, etc. qu'on dirait empruntée à une litanie. — Mais, 
on le voit, n'était la qualité du parchemin et de l'encre, n'était ce 

1. J'en dirai autant de nos Vaticam i656, 2004, aoio, ao65. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 65 

détail doxologique, n'était même (si Ton veut) la fermeté un peu 
lourde du ductus, les manuscrits copiés au Patir dans ces pre- 
mières années du xii* siècle ne différeraient guère de ceux des 
scriptoria de Constantinople de la même époque, si grande était 
Tinfluence de ces scriptoria jusqu'à l'extrême limite du monde 
grec. 

Cette influence, une fois constatée, et aussi reconnue comme 
nous l'avons reconnue la tradition propre aux écoles calligraphi* 
ques de Constantinople du x® au xii® siècle, il est temps et nous 
sommes mieux à même de nous demander si, antérieurement au 
XII* siècle, une province comme était la Grande-Grèce ne pou- 
vait pas avoir et n'a pas eu une tradition calligraphique qui lui 
ait été strictement propre et qui soit nettement discernible. C'est 
la question posée par M. Gardthausen. 



II 



M. Gardthausen a par deux fois abordé la question de La mi- 
nuscule grecque dans r Italie méridionale. Une première fois en 
1880. Ses observations portaient alors sur trois manuscrits: le 
Marcianusiy2y daté de 1 1 75, de provenance indécise ; leLipsiensis 
Sénat, II, 23, daté de 11 72 et copié à Reggio (?), VHarleianus 
5786, psautier grec-latin-arabe daté de 1 153. Très préoccupé de 
trouver dans la minuscule grecque italienne un ductus particu- 
lier, a ein eigenthûmlicher ductus, der sich bis zu einem gewis* 
sen Grade von der in byzantinischen Reiche ûblichen Schrift 
entfernt », il crut apercevoir dans la calligraphie de ces trois 
scribes que « die beiden Grundrichtungen des Verticalen und des 
Horizontalen ûberwiegen * » . — Il est revenu depuis sur cette 
théorie, ceci en 1884, dans une dissertation qui a pour titre : 
Différences proifinciales de la minuscule grecque^. Là, à propos 
du Patmiensis 33, un manuscrit copié en 942 par un moine du 

I . V. Gardthausen , Zur griechischen Minuskel in Unteritalien ' dans les 
Beriehtc uber die Verhandlungen der K. S. Gesellschaft der Wissenschaften zu 
Leipzig (Philolog, hist. Classe)^ 1881, p. 77 et suiv. 

a. Parue dans les Mélanges Graux (1884), p. 731-736. . . 



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86 CHAPITRE III. 

nom de Nicolas et Daniel son fils « de Reggio de Calabre » , 
M. Gardthausen écrit : « Que Ton compare sans prévention 
récriture de ce manuscrit avec celle d'un manuscrit quel- 
conque du même temps, et Ton accordera que, sans la men- 
tion expresse de la souscription, personne n'aurait pu songer à 
le revendiquer pour Tltalie méridionale.... Parmi les signes 
caractéristiques, mentionnés jadis par moi, de ce ductus de Tlta- 
lie méridionale,... pas un seul ne se retrouve dans récriture du 
X* siècle. » Il semble bien, à Tentendre, qu'il revienne sur la 
théorie exprimée par lui en 1880, et que ce soit pour la retirer : 
a En soi, dit-il ailleurs, il ne serait pas impossible que le pa- 
léographe trouvât une minuscule grecque de Tltalie méridionale 
analogue à la lettera beneventana. Cette supposition toutefois 
n'est pas confirmée par la réalité'. » 

Le reproche que je ferais à M. Gardthausen est d'avoir borné 
ses observations à un nombre de manuscrits beaucoup trop res- 
treint et de manuscrits d'une époque trop tardive, et, en second 
lieu, d'avoir été préoccupé exclusivement du ductus de ses calli- 
graphes. Le ductus est un élément considérable de la physiono- 
mie d'une calligraphie, mais combien difficile à analyser, en grec 
surtout où l'écriture n'a pas la mobilité de physionomie qu'elle 
a en latin! Je ne tiendrai donc qu'un compte secondaire du £^£/£?^£i^, 
pour donner toute Pimportance à la décoration du manuscrit. 
Quant au nombre de manuscrits sur lequel mes observations por- 
teront, on va voir s'il est plus riche. 

Voici neuf manuscrits du x*-xi® siècle sortis de scriptoria ita- 
liotes. — Vaticanus 1673, homiliaire. Fol. i54', un graffite du 
XII* siècle environ témoigne que ledit manuscrit était aux mains 
de « Niphon de Calabre, province de Reggio » ; et un graffite 
de la même main, au premier feuillet de garde du Vaticanus 
iSgS, nous apprend que ce Niphon était « higoumène du couvent 
du Théologue », le monasterium Sancti-Joannis theologi in 
motta Sancti'JoanniSy qui subsistait encore aux environs de 
Reggio au xv®-xvi® siècle'. Fol. SaS' de notre Faticanus 1673, 
une note marginale, en petite onciale, de la main du copiste, 



I. Mélanges Graux ^ p. 735. 
a. Pièces justificatives^ p. iia. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 87 

mentionne la prise de Taormina par les Sarrasins (90a), et donnQ 
à entendre que le copiste était de cette malheureuse ville ^ 

f^aticanus i65o, commentaire des ëpitres de saint Paul par 
Nicolas, archevêque de Reggio. Le copiste (Ss. n** i5) a souscrit 
en ces termes : « Ci finit ce livre magnifique qui contient les 
divins discours du Christ : il a été composé par Tévêque Nicolas, 
archevêque de la terre de Calabre, résidant à Reggio, et de la 
terre de Sicile. ...» Et plus loin : «... il a été copié par Théodore, 
clerc sicilien, sous les auspices de Tévêque Nicolas son auteur, 
Tan du monde 6545 »>(MXXXVII). — Laurentianus XI, 9, S. Jean 
Chrysostome, copié par Luc moine pour Isidore prêtre et higQu- 
mène du couvent de Saint-Jean too àitefpoy [?], Tan du monde 
6529 (MXXI). Je ne connais pas ce couvent (Ss. n® 16). Mais ce 
qui me fait croire ce manuscrit de provenance calabraise, c'est un 
graffite du xiv® siècle (fol. 198'), qui nous apprend que ce vo- 
lume a été acheté par « le frère Ambroise de Reggio, pour 
1 3 tarins, à Tépoque où Urbain VI est venu k Messine, c'est à 
savoir le 8 août de Tan du monde 6893»» (MCCCLXXXV). 

Katicanus i633, homiliaire non daté, mais que Ton peut 
attribuer au x® siècle. A la fin du volume (fol. 35^), une main 
contemporaine de celle du copiste a inscrit en belle onciale le 
nom du couvent pour lequel il a été exécuté : cette inscription est 
fort endommagée, mais on y lit du moins très nettement 
les mots &66at icpeoôuTépou... 6t6Xiov ^ic^ipxev... ôiotvidévou (Ss. n*^ ^7) ' 
c'est-à-dire la mention de Thigoumène d*un couvent de Bisi- 
gnano. 

Vaticanus Reginœ gr. yS, acoluthiœ^ copié par Siméon prê- 
tre à Malvito (Ss. n^ 18). Malvito, qui n'est plus aujourd'hui 
qu'un petit village de la vallée de l'Esaro (affluent du Crati), et 

I. Fol. 3î8' : Euye 7«p 6a(Tc|Xeie ovtwç yap | xa\ vuv it\\jXH Totç | TaTceivoîç 
Tau|po(AeviTa'.ç èx | tcXtjOouc à(jiap|Tiâ>v TcoXueiSôiv | êicY^XOev t è'XelOpoç xai Stxattoç. 
■— Fol. i' : MvYiffÔYjT. xê toO ôouX. aoy vtj^ou euTeX. -ri^ç xaXaôpiqaç xa\ o-Tj^wpYiffov 

«UT. — Fol. i54' : ... vi^çoç £ut£Xy)ç TTiç xaXaôpiqaç xa\ pvjyïlvTQÇ eiîapxiQaç Fa- 

tîcanus 1695, fol. gard. : + xa\ èyà vyîçoç euteXt); xa\ xaOriYoû(ievoç Tt\ç jtovTjç 
Toû 6eou XoYou. 

a. Tb auto 6(6XTiov X8Y6[ievov (JLapyapYJTai r^^h^cL h àSeXfbç à(t6p<J(Tioc ex rf[^ 
icoXecdç pY)Y(ou TT^ç xaXaêpi^aç ôtà xapivà ty' tô x9^^*^ ^^^^ ^iXOev t xupbç ïhiôv ) 
nànaç oûpêavoç c' elç tt|v jxefffftvtjv jttjvi auYoïSffxw elç Trjv tq'. Iv8. Ç' tou 'éxouç 
/Çw^y' — A. rapprocher d'une note analog;ue concernant la Tisite d'Urbain VI 
à Messine, en tête du Vaticanut aoi4« 



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88 CHAPITRE IIL 

peu éloigné de San-Marco, était au x* siècle siège d'un évèché 
latin suffragant de Salerne. Dans une bulle du pape Jean XV 
(i 2 juillet 989 : JaflEé,n* 3833), Malvito [MaliferUus) est mentionné 
comme tel : les Normands transférèrent le siège à San-Marco» 
Dans un graffite contemporain du manuscrit je lis que « ea 
juin 6490 [CMLXXXII] le Franc descendit en Calabre, attaqua 
les Sarrasins et en fit un grand carnage, après quoi le Franc 
retourna en Italie et les Sarrasins en Sicile' ». Allusion à Texpé- 
dition d'Otton IL Ce graffite nous donne la date approximative 
dei'exécution de notre manuscrit. — f^aticanusm 38, lectionnaire 
des évangiles, copié à Capoue (Ss. n® 19) par Cyriaque prêtre et 
moine, l'an du monde 6499 (CMXCI)*. — Faticanus 2020, saint 
Maxime, copié à Capoue (Ss. n** 20), dans le couvent too çeXXlvou, 
par Cyriaque prêtre et moine, originaire de Mili, Tan du monde 
65oi (CMXCIII) : c'est le même copiste. 

Cryptensis B, «> lY, sermons de saint Maxime. Au début 
du volume un obit contemporain du manuscrit porte que « Luc, 
bigoumène du couvent de Saint-Zacharie du Mercurion^ est 
mort le 21 novembre 65oo [CMXCI], et qu'il a été enterré dans 
le narthex de l'église de Saint-Michel de Vallelucio, à coté de 
l'higoumène Barnabe, du calligraphe Néophyte, de Théognoste, 
de Naucratios, d'André, de Marcianos ses frères, et que c*est le 
susdit [Néophyte] qui a copié le volume. » On a reconnu le mont 
Mercure dont il est question dans la Fie de saint Nil, et l'on se 
rappelle comment les moines du mont Mercure, fuyant devant 
les Sarrasins, vinrent demander asile au Mont-Cassin, où l'abbé 
Aligerne (986) leur affecta un de ses prieurés, Saint-Michel in 
Vallelucio^, — Cryptensis B, «, XX^ lettres de saint Dorothée, 
copié par Nil moine, lequel mentionne dans sa souscription que 
« l'an du monde 6473 [CMLXV] l'armée du patrice Manuel fiit 
battue à Rametta, Rametta prise, et qu'il y eut un grand car- 
nage. » Rametta (Rometta dans Kiepert) est une petite localité 
sur le versant nord de la Sicile, à peu de distance de Messine : 

1. Et^ yCu^' xaTa6aive( 6 çpayxoç etç xaXa6piav. xai ouvxpouei twv vapaxT^vcov 
xai xaTao-çayet Xao. icoXuv. xai crps^exai à çpayxoç vk% iTaXiaç xai oV 9[(JiaY)X?] eicc 
mxe. |iYivi touvib) [sic] iv8. i'. Cf. Stevenson, Catal, mss, gr, regîn.^ p. 60. 

2. Gregory, Prolegomena, p. 756. 

3. Bolland., Jeta sanctorum septembr'u, VII, 3o4 et suiv» 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 89 

c'est là que le patrice Manuel fut en effet vaincu et tué par les 
Sarrasins en 965*. 

De ces manuscrits italiotes, et plus particulièrement des deux 
volumes copiés à Capoue par le moine sicilien Cyriaque en 
991 et 993, nous remarquerons les traits suivants ! le parchemin 
est mal poli, mal blanchi, mal réglé; Tencre brune et pâteuse. 
L'écriture est inégale, droite, drue ou (si l'on veut) très tassée : 
ce caractère est plus sensible à qui compare l'écriture égale, 
souple et aérée des copistes byzantins. Mais le caractère dé- 
cisif est plutôt dans la décoration employée par Cyriaque, sur- 
tout si on l'oppose au style sévère de la décoration reçue à Con- 
slantinople au x* siècle. Nous avons ici des bandeaux, des ini- 
tiales, des titres et un quatrième élément. Toute cette décoration 
est tracée à l'encre, à la même encre que le texte ; puis les pleins 
du tracé sont coloriés, mais sans or et sans aucune gouache, de 
vert, de violet, de rouge, de jaune, de bleu, toutes couleurs 
posées à teintes plates» Les bandeaux, ainsi coloriés, ont pour 
motit i. 73eu près constant une tresse de cordonnets de couleurs 
diverses, vert, violet, rouge, jaune, bleu. Les initiales, et elles 
sont parfois de très grande taille, sont généralement animées : 
E est presque toujours une main bénissante sortant d'un demi- 
cercle de festons; A sera un oiseau becquetant une branche; 
K, un nœud de ruban; O, un cercle garni d'une tète; T, un 
oiseau sur une colonne, un serpent^ un homme debout une 
barre sur la tète : profusion de serpents et aussi de tresses. Les 
initiales moindres (remarquez ce détail) sont de petite onciale de 
même encre que le texte, mais on les a barbouillées, d'un coup 
de pinceau, en jaune, souvent aussi en vert ou en violet. Les 
titres majeurs sont soit de capitales coloriées, soit de petites 
onciales à l'encre rouge ; les titres mineurs (et ce sont les plus 
fréquents) sont de petite onciale de même encre que le texte, 
mais ils sont soulignés d'un trait au pinceau, la plupart du temps 
jaune, souvent aussi vert ou violet. Un dernier élément de déco* 
ration : en regard des titres les plus importants, à la marge, le 
copiste a dessiné et colorié tantôt une croix tressée comme les 
bandeaux, tantôt une tête d'homme, tantôt un oiseau. — Tous 

I. Aman, op, cit., II, sSq et saiv. 



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90 CHAPITRE III. 

ces traits caractéristiques de la calligraphie de Cyriaque de 
Capoue, le sont de la calligraphie du copiste de Taormina [Fati^ 
canus 1673), du copiste de Bisignano {Faticanus i633), du 
copiste de Malvito [Reginensis 75), du copiste de Yallelucio 
[CyptensU B, «, lY), du copiste que j'appellerais de Rametta 
(Cryptensis B, «, XX), En d'autres termes, nous avons affaire ici 
à une tradition calligraphique très consistante, dûment florissante 
au X** siècle, et dont on pourra sans peine retrouver ailleurs 
maint représentant. 

De cette tradition calUgrapbique, on peut, je crois, poser en fait 
qu'elle est indépendante de la tradition byzantine du x® siècle, 
laquelle est précisément remarquable par Tabsence de bandeaux, 
d'initiales, de titres enluminés. Elle n'a rien de commun, ajoute- 
rai-je, avec la tradition byzantine du xi^ siècle, laquelle décore les 
manuscrits avec quel sobre et élégant usage de l'or et de la 
gouache nousTavons vu, et de plus en employant comme élément 
premier de toute décoration la fleur, disons-mieux, une flore 
héraldique tout à fait à part\ et dont justement nous ne trouvons 
aucune trace dans les manuscrits italiotes cités plus haut. Dirons- 
nous que la décoration de nos manuscrits italiotes est le produit 
de l'influence de la calligraphie lombarde ou, comme on dit 
mieux, bénéventine? J'ai deux raisons de le croire. 

L'une, géographique. Des dix manuscrits italiotes que nous 
venons d'étudier t ceux qui présentent les caractères les plus 
francs de l'école sont les deux qui nous viennent de Capoue 
(991 et 993). A Reggio, en 1037, les caractéristiques sont 
bien plus indécises. J'en dirai autant du copiste de TaormiQH 
(902 environ). Mais à mesure que nous remontons vers Capoue, 
les caractéristiques s'accusent : elles sont très sensibles à Bisi- 
gnano, davantage à Malvito, autant à Yallelucio et chez le copiste 
Nil de '965. — La bibliothèque du Mont-Cassin possède deux 
manuscrits grecs : l'un [CassinensU 277), de la fin du x" siècle, 
l'autre [Cassinensis 278), de peu postérieur au premier. Ces 
deux volumes sont à l'abbaye depuis la première moitié du 
XI* siècle, et on les considère qomme des acquisitions soit de 



I. Voy. les obserrations très justes de Bordier, op, cit., p. aa. 
a. Bibliotkeca Cassinensis (1873), t. 1, p. lxii. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 91 

Tabbé Athénulphe, soit de l'abbé Théobald*. Tous deux appar- 
tiennent à une même école calligraphique, et cette école ne 
saurait être éloignée du Mont-Cassin, témoin les peintures lom- 
bardes qui décorent (fol. 78 et 79) le Cassinensis 2 77. Et cette école 
est la même que celle de Cyriaque de Capoue. Nous sommet 
amenés ainsi d'étape en étape au centre géographique de la cal- 
ligraphie lombarde comme au lieu de culture de notre calli-^ 
graphie gréco-italiote, disons mieux, gréco-lombarde. 

Ma seconde raison est paléographique. 

J'ai caractérisé l'écriture gréco-lombarde d' « écriture inégale, 
droite, drue » : or ce sont là éminemment les caractéristiques 
permanentes de l'écriture lombarde au ix*, au x^, au xi^ et jus- 
qu'au xiii® siècleS J'ai parlé d'initiales animées (zoomorphiques) 
et rubannées : mais on rencontre ces mêmes initiales constam- 
ment dans les manuscrits lombards et précisément au x®-xi* siècle*. 
J'ai signalé cette mode qui consiste à barbouiller de rouge ou 
de jaune ou de vert les initiales et aussi les lettres des mots 
que l'on veut mettre bien en vue : je retrouve à pareille époque 
ce même procédé de mode dans les manuscrits lombards '. J'ai 
relevé les initiales capitales coloriées : même style dans telles 
et telles initiales lombardes^. Enfin cette façon de souligner les 
titres d'un trait jaune, ou quelquefois violet ou même vert, que 
rappelle-t-elle, sinon la mode toute latine d'écrire les titres sur 
un champ d'or ou pourpre ou même vert, mode pratiquée au 
Mont-Cassin comme dans tous les scriptoria d'Occident*? Il n'y 
a pas jusqu'à ce sémeion mis à la marge pour appeler l'atten- 
tion du lecteur sur un incipit, qui ne se retrouve dans les ma- 
nuscrits de l'école lombarde. 



I. Voyez le» CcLssinenses 3, la, i3, i4, ao, 3i, 36, etc. Je ne cite ici et 
ci-après que les mss lombards du Mont-Cassin, dont la Bibliotheca Ceusinen- 
sis donne des fac-similés en couleur. 

a. Cûssinenses la, ao, ai, aa, a4i a8, 5a, 99, 106, ii4t l^^^ '33, 14^1 lyit 
194* ^* Westwood a publié dans sa Paltsographia sacra pictoria (Londres, 
i843)t à Tarticle Lombardic manuscripts^ une plancbe (empruntée % Sil- 
Te»tre) qui donne un excellent spécimen du style lombard. 

3. Cassinenses^ 14a, 196, 319, aa8, a3a. 

4. Cassinensès ia5, i44f s^ii aa6. 

5. Cassinensès 47, 85, 99, io3. 



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91 CHAPITRE III. 



Ce que devient cette tradition calligraphique au cours du xi*, 
du xii^, du XIII* siècle, c'est-à-dire une fois qu'elle est aux prises 
avec la concurrence des scriptoria de Constantinople, nous allons 
l'étudier dans un deuxième groupe de manuscrits originaires de 
Grande-Grèce. 

Parisinus gr, 83, tetraeifangelium^ copié en 1168 par Salo- 
mon notaire de Noto, « du temps que Manuel P' régnait à 
Constantinople, Amauri à Jérusalem et Guillaume II en Sicile » . 
(Ss. n® a3). — Vaticanus 21 43, liturgiœ, copié Tan 6678 
(MCLXV), par Barthélémy moine, pour Antoine higoumène du 
couvent de Sainte-Marie de Mili (Ss. n® 24). Ce f^aticanus 21 43 
n^est qu'une copie (xvii* siècle) du manuscrit de l'an ii65. « Li- 
turgiae... fideliter exscriptae ab antiquissimo manuscripto bi- 
bliothecae S. Sylvestri Montis Quirinalis Roma. D. A. S. G. R.» 
[D. Andréa Sottano clerico regulari.] — Faticanus 1877, ty'P^conj 
copié l'an 6800 (MCCXCI), par Paul de Corinthe, pour Nico- 
dème higoumène de Sainte-Marie de Mili (Ss. n° 25) ^ 

Oxoniensis Bodleianus Miscellan, 178, Fie de saint Siméon 
Stylite, copié l'an 6649 (MCXLI) au Saint-Sauveur, par Barthélémy 
de Reggio moine, « du temps que Luc était archimandrite du Saint- 
Sauveur » k On sait que Luc, premier abbé du Saint-Sauveùr de 
Messine, mourut seulement en iiSo*. — Messanensis 98, lec- 
tionnaire des évangiles, copié l'an 6792 (MCCLXXXIV) par Ro- 
bert, pour Léonce économe (Ss. n* 26). Je conjecture que ce 
volume a été écrit pour le Saint-Sauveur, auquel il appartenait 
au xvi* siècle. Une note en effet (fol. 227) porte qu'il fut « Res- 
taurato tempore Rmi dni Hannibalis spathafora Archimandrite 
monasterii sti Saluatoris lingue phari no. c. Messanae : Anne 
dni 1547 ï^^ïise martio'». — Faticanus 1426, Historia noi>i Adam 

I. Rapprochez de ce ms. de Tan laga, copié pour Nicodème, le Fa/icanu^ 
734i un Climaxj copié en i agi pour le « seigneur moine Nioodème (Ss. n® a5 his), 
' a. H. Coxey. Catalog. coda, mss. bibl, bodl., t. I, p. 7^3. — Voy. Tépitaphe 
de Luc dans Boeck, C, I. Q., n* qSSq, et dans Bévue des études grecques^ 1888, 

p. 190- 

3. Voy. au même fol. Tobit de Tarchimandrite (ou plutôt de Tabbé com- 
mendataire) Laurent Theodoli, mort à Padoue le 4 f<évrier i584* 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 93 

de Nil Doxapatri, copié l'au 6721 (MCCXIII) par Siméon Boulca 
ramos de Messine, pour Luc archimandrite du Saint-Sauveur (Ss 
n® 27). Il s'agit de Luc deuxième du nom. Ce m s. n'est malheu 
reuseûient qu'une copie exécutée au xv* siècle au Saint-Sauveur V 
et non l'original de Siméon Boulcaramos. — F'aticanus 770 
prophetologium^ copié l'an 678..., par Macarios moine du Saint 
Sauveur, pour Biaise ecclésiarque de Sainte-Marie de Grotta Fer 
rata (Ss. n® 28). La date est incertaine, le ms. portant ^^^^'j qui 
n'a pas de sens : à la place de x', il faut lire une des neuf pre- 
mières lettres de l'alphabet, ce qui fait flotter la date entre 1278 
et 1281'. 

Crjrptensis A, a, IV, menées (décembre) , copié l'an 6774 
(MCQjXY) par Macarios moine de Reggio en Calabre, pour 
Hilarion abbé de' Sainte-Marie de Grotta Ferrata et Biaise ecclé- 
siarque dudit couvent (Ss. n^ 29). Ce Macarios est le même que 
le précédent. — Vaticanus 1926, canonarium^ copié l'an 6633 
(MCXXV) par Léon de Reggio « calligraphe de Traîna » (Ss. 
n® 3o). « Calligraphe » doit être pris ici, je crois, au sens de v^^^-*M 
xaXXiYpaçoç*. — Messanensis 117, psautier, copié l'an 6624 (MCXVI) 
par Léon notaire de la ville de Reggio (Ss. n° 3i). — Barberi-- 
nus IV, 66, triodion, copié l'an 6628 (MCXX) par Léon notaire, 
le même que ci-dessus (Ss. n° 32)*. — Neapolitanus II, C, 7, 
nomocanon, copié l'an 6678 (MCLIX) par Conon 'prêtre du cou- 
vent de Saint-Jean-le-Moissonneur, pour Pacôme higoumène 



I. Le copiste du xv* siècle a mis en tête du ms. : 'Ap^6(ie6a o^v tovto xb 
616XÎOV Te Tpaçeîv oux el^ov [sic] àpxV ou8à yap TéXoç. àXXà oîv eûpoji.ev. el; xbv 
[sic] jAovaimfîptov toO àxpor/ipîou xa\ ffpç tî\ç pteo-ffi^VT);. 

a. Le ms. Oxonien. Bodleian, Laud. 40 a été copie par Macarios en lago: 
est-ce notre copiste? (H. Coxe, op, cit.^ p. 5a5). 

3. Sur remploi et le sens de ce mot, Toy. Gardthausen, Griech, Pal.^ 
p. Soi. '' 

4* Voy. au foi. 58 de ce ms. le grafïite : 'Eyu) {atdtwTtç "^^^ pr^ylov piapTupû 
{2(0xe^p(i>>;* Et au fol. 76' : Kai iyù» {(oâvvY); toO XTiYxpîjç dtirb x^P^C icevTsôaT.*'** 
[Pentedattilo] voxapio; (lapTupâ. — Ajouter aux mss copiés à Reggio le J^a- 
ticanus 1674, Vita S, André» Sali, copié en 1190 (v^xoiri') en terre normande, 
comme en témoigne la mention dans la souscription d*un (i-axaptoç xpareoc 
piQ^t appellation habituelle des rois de Sicile ; cç mss appartenait, dès le 
xiir siècle, au couvent toO 6eoy X6you du diocèse de Reggio (San-GioTanni 
inMotta). La souscription est très endommagée (Cf. La Vaticane de Paul III 
à Paul F, p. iio). 



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94 CHAPITKE III. 

dudit couvent. Ce couvent est celui de Saint-Jean de Stiiô 
(Ss. n* 33)*. 

Vaticanus 2008, troparlon^ donné Tan 66io(MCII) par Léoncd 
moine, à Téglise de SaintJean-le-M oissonneur (Ss* n® 34). -^^a- 
tîùanus 1 22 1 , Théophylacte in evangelia^ copié Tan 6662 (MCLIV) 
par Siméon notaire, pour Paul higoumène du couvent de Sainte- 
Marie Tôv xepàTwv, Tannée de la mort de Roger « notre roi ». 
J'identifie ce couvent avec celui de Sainte-Marie de Carra, au 
diocèse de Squillace, lequel est appelé delà carra^ de lo carra^ et 
de la cerra (Ss. n" 35)'. — F'aticanus 2048, homiliaire, copié 
Tan 6634 (MCXXVI), pour Gérasime higoumène du couvent de 
Saint-Pierre. J'identifie ce couvent avec celui de Saint-Pierre 
d'Arena, au diocèse de Mileto. Je lis en effet, parmi d'autres graf* 
fites, celui (fol. 220') d*un moine nommé Jean, qui déclare avoir 
reçu l'habit monastique le 22 septembre 1222 des mains de 
l'évêque de Mileto, sous l'higouménat de Paphnuce, lequel avait 
reçu l'habit le 1 5 juin 1 197, et était originaire de Tropea, toutes 
localités de Calabre (Ss. n* 36). — Barberinus IV, 27, tetraet^an'- 
gelium^j copié l'an 663 1 (MCXXIII). Rien de plus, mais un con- 
trat, daté de i3io et copié au fol. 216, traite de l'acquisition 
d'une terre située elç tifiv xc*>p<xv ta6epvav, Taberna, au diocèse de 
Catanzaro (Ss. n** 37). 

F'alicanus 2029, Catechesis parça de saint Théodore Stou- 
dite, copié Tan 6591 (MLXXXII) par Luc moine et prêtre. Ce 
volume appartenait dès le xii* siècle au couvent de Saint-Ëlie de 
Carbone, comme en fait foi le catalogue des abbés de Carbone * 
inscrit au fol. 190 dudit ms. (Ss. n® 38). — Cryptensis A, 6, X, 
triodion, copié l'an 6640 (MCXXXI) par Euthymius « neveu de 
Clément d'heureuse mémoire ». J'identifie cet Euthymius avec 
celui qui figure au catalogue abbatial de Carbone, et qui mourut 
en 1 1 54 (Ss. n® 39). — Ambrosiànus B, i , ménologe, copié l'an 6748 
(MCCXL) par Laurent, sur un manuscrit du couvent de Calovito à 

I. A rapprocher du ms. Corsinî 4ii G, 16, tetraevangelium du xii* siècle, 
où l'on relèvera (fol. aaS') l'ex-libris 6ij6XTqov TÎi; (aovtjç tou wtffov irp; -fitiôv 
!ci>àv£i; toO OspyioToû, et quelques autres grafiQtes témoignant de la même 
provenance. 

a. Paul Fabre, L'iher censuum, p. au. 

3. Gregory, Prolegomena^ p. 5oi. 

4. Vaticanus aoo5 (fol. 63'), une liste semblable. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. gS 

Rossâno, pourNiphon «notre père » (Ss. n®4o)» Calovito ou Cal? 
veto était un petit monastère situé au sud de Rossano. Niphon est-il 
le prieur de Calovito, ou serait-il le même que Nimphus, abbé 
du Patir précisément à cette époque ? Si celte seconde hypothèse 
était fondée, comme elle me paraît, il y aurait lieu d'identifier 
ce Laurent avec le moine du Patir du même nom, mentionné dans 
le diplôme de 1246 du cartulaire de notre abbaye; 

Taurinensis CCXVI, B, III, 27, typicon de Tabbaye de Sainte 
Nicolas de Casole, composé l'an 6682 (MCLXXIV) par Nicolas hi- 
goùïnène dudit couvent*. — Barber inns III, 69, typicon^ copié 
Tan 65 ï 3 (MCCV) parHierothée moine et prêtre, pour Nicodème 
higoumène de Saint-Nicolas de Casole (Sa. n° 40* — Parisinus 
stippLgr. 681, Expositiones fidei^ copié Tan 6806 (MCCXCVIII) 
par Calos de San-Pietro in Galatina, province d'Otrante (8s. 
n**42). — Barber inus III, 16, Georges de Corcyre inscripturam, 
copié Tan 6744 (MCCXXXVI) par Jean de Nardo (Ss. n« 43)*.— 
Harleianus 5535, psautier, copié l'an 6792 (MCCLXXXIV) par 
André de Brindisi'. ^-^ Ambrosianus G, 8, euchologe, copié 
l'an 6794 (MCCLXXXVI) par André de Brindisi. C'est le même 
copiste (Ss. n** 44)- — Laurentianus LXXI, 35, Porphyre Isa- 
gùge^ copié l'an 6799 (MCCXCI) par Cyriaque Prasi de Gallipoli 
(Ss. n* 45). 

Deux faits se dégagent poui» moi de l'étude du groupe de ma* 
nuscrits italiotes que je viens d'énumérer. 

Pour le XII® siècle, la disparition rapide de la tradition gréco- 
lombarde et l'influence envahissante de l'école constantinopoli- 
iàine. A Stilo, en 1Ï02 et en 1170, persistance de la manière 

I. Pasini, Codd, mss. bïbl. r. taurinensis^ p. 309. 

%. Ce ms. est à rapprocher de deux autres qui sont à la bibliothèque 
Vallicellane. Le premier, P^ailicellan, D,6a, lectionnaire de TA. T., ne porte 
ni souscription, ni graffite, mais, à la garde, une main du xvii* siècle a écrit : 
« Lectionarium sacrum cum responsoriis quod olim usui fuerat grsecis pres- 
byterîs ecclesiae Galatenensis Weritinœ diœcesis in regno Neapolis. Pétri Po- 
lidori T. cL munus bibliothecce Vallicellanae. 1» Le second, lectionnaire des 
ërangiles, f^allicellan. D, 63, xii* siècle, n*est pas davantage souscrit, mais 
la même main que dessus a mis à la garde : « Codex optimae notas quem 
viri docti magni faciun't eo etiam nomine quia scriptus est literis neritinis, 
fuitque usui graeco clcro illustris ecclesiae Neriti in Salentinis. » Sur récri- 
ture liéritine, « litterae neritinœ », yoy, Galateus, De situ Japygi»^ p. i3i. 

3. H. Omont, Notes sur les mss. grecs du British Muséum^ dans la Biblio- 
thèque de V École des chartes^ XLV, i884, P« 334. 



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96 CHAPITRE III. 

gréco-lombarde. Le Vaticanus :ioo8 est de cette écriture droite 
et drue, de cette encre brune que nous ayons rencontrée tant de 
fois dansFItalie méridionale : titres et initiales sont soulignés d'un 
coup de pinceau (vert «lair) ; les incipit importants signalés en 
marge par une croix tressée. Le Neapolitanus II, <^9 7 & lui aussi 
ses titres et ses initiales soulignés d'un coup de pinceau (jaune 
clair). — A Carbone, «n io83, persistance de la même manière. 
he f^aticanus 202g a l'écriture droite et drue, l'encre brune et 
sale, les titres soulignés d'un coup de pinceau (jaune clair), les 
incipit importants signalés en marge par une croix tressée ou un 
oiseau, les initiales zoomorphes, rubannées, tressées, un coloriage 
cru (vert, rouge, violet] et sans or. — A Carbone, en 1 132, le 
copiste Euthymius imite, comme les copistes de Rossano, les 
* modèles byzantins de style carminé ; il n'a gardé de la vieille 
manière italiote que l'usage de souligner d'un coup de pinceau 
(jaune clair) ses titres et ses initiales. — A Sainte-Marie de; Carra, 
en I i54i le copiste Siméon imite lui aussi les modèles byzantins ; 
il s'essaye à faire des bandeaux fleuronnés en forme de II et des 
initiales fleuronnées aussi, il a l'écriture aérée et souple; mais 
son encre reste sale et il souligne d'un coup de pinceau (jaune 
clair) ses titres et ses manchettes. Son coloriage est cru (vert, 
rouge, jaune) et sans or. — A Stilo, à Carbone, à la Carra, il 
restait quelque trace de l'influence gréco-lombarde ; à Messine, 
il n^en reste pas plus qu'il n'en restait à Rossano même; de 
même à Saint-Pierre d'Arena, de même à Reggio, 11 16, 1120, 
1 1 25, II 26, 1 1 4 1 9 II 84. Les Messinois sont même remarquables 
pour l'élégance de leur imitation des grandes initiales byzantines 
fleuries au carmin. 

Pour le xiii^ siècle, la diminution très notable de la copie 
dans les scriptoria italiotes : on sait que les manuscrits bomby- 
cins se multiplient dans le monde grec à cette époque ; or nous 
n'en avons à peu près'point qui aient été copiés en Grande-Grèce. 
Ce qui se fait de copie alors se fait beaucoup sur du parchemin 
récrit. — A Mili, en 1292, l'écriture du copiste Paul de Corinthe 
est pleine de ligatures, comme celle des scribes byzantins et 
levantins de l'époque ; il trace en rouge et noir ses bandeaux et 
ses initiales, il barbouille de rouge ses majuscules. On faisait 
ainsi dans tout le Levant à pareille date. — Ainsi Jean de Nardo, 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 97 

en 1236. Ainsi Hiérothée de Casole, en i2o5. — Toute tra- 
dition gréco-lombarde est perdue, en sorte qu'il n'est plus pos- 
sible de distinguer un manuscrit d'origine italiote d'un manu- 
scrit d'origine levantine, n'était que nos copistes ne renoncent pas 
toujours à souligner d'un coup de pinceau (jaune clair) leurs titres 
et leurs manchettes. C'est l'extrême fin de la calligraphie gréco- 
lombarde. Ceci au xiii* siècle. 






Sur ce que devint l'art calligraphique dans la Grande-Grèce à 
partir du xiv* siècle, je n'ai à ajouter que quelques observations. 
J'ai pu réunir un petit nombre de volumes copiés en Terre 
d'Otrante et en Sicile au xiv^-xv* siècle : — le Messanensis 29, 
Vitaa sanctorum^ copié en i3o8 parle moine Daniel, skeuophulax 
du Saint-Sauveur de Messine; — V Ottobonianus gr, 178, Rhéto- 
rique d'Aristote, copié en i485 parle moine Joachim de Casole au 
Saint-Sauveur de Messine ; — le Vaticanus 1973, liturgiœ^ copié 
en 1874 par Antoine, prêtre de Sainte-Christine ; — le iMuren- 
tianus LXXXVI, i5, Psellus de rébus naturalibus ^ copié en 1347 
par Nicolas Silla de Gallipoli ; — le Crypterisis A, y, VIT, psau- 
tier, copié parNiphon, moine, pour le couvent de Saint-Nicolas de 
la Fico ; — le Parisimis i685, pseudo-Callisthène, copié en i468 
parNectarios, moine de Casole ; — V Ottobonianus gr.mo, Hésiode 
scholié par Tzetzes, copié en i363 par le papas Robert, fils de 
Jean-Nicolas Bra. .. de Soleto; — le Barberinus III, 73, gram- 
maire grecque, copié en 1479 P*^ Nicolas Skinzari de San-Pietfo 
in Galatina^ — On le voit, il n'y a plus guère qu'à Messine et 
dans la Terre d'Otrante que l'on copie encore au xiv® et au 
XV* siècle, à Messine où le Saint-Sauveur et ses prieurés ont 
gardé quelque culture, dans la Terre d'Otrante où l'on est en 
constantes relations avec la Grèce propre : à Messine, le copiste 
de 1 3o8 suit de loin les vieux modèles calligraphiques messinois 
du xn* siècle, tandis que dans la Terre d'Otrante on copie peu 
s'en faut de la même manière qu'en Morée ■. 

I. Ss. n» 48-55. 

s. U arriye en effet que la Terre d'Otrante se fournisse de livres dans la 
Grèce propre, témoin le Barberinus I, loa, une grammaire, copié par un 

7 



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98 CHAPITRE III. 

La Renaissance achèvera de porter le dernier coup a la calli- 
graphie propre de la Grande-Grèce. A dater de la prise de Con- 
stantinople, Otrante, Naples, Messine verront affluer les réfugiés 
grecs, dont les plus instruits vivront, en même temps que de leur 
grammaire, de leur calligraphie. On se rappelle que Constantin 
Lascaris séjourna trente ans à Messine, et Ton sait que nous pos- 
sédons plus de dix manuscrits copiés par lui dans cette ville ^ 
On pourrait citer bien d'autres Grecs que Lascaris : tels Léon 
Chalkéopylos, Jean Rhosos, et plus tard Jean de Sainte-Maure 
et Georges de Constantinople. Dans le clergé ni dans les cou- 
vents de ritalie méridionale il n'y a plus de scribes grecs : Jean 
Rhosos exécute pour un prêtre grec un missel, le Vuticanus 1978, 
et Jean de Sainte-Maure séjourne un long temps au couvent de 
Saint-Plîilarète de Seminara pour y refaire les livres de chœur ; 
Georges de Constantinople avait refait de même ceux du cha- 
pitre de Bova (Ss. n^ 55). Ce Georges de Constantinople avait 
son atelier h Messine, et il expédiait de ses livres jusqu'en Grèce 
(Ss. n° 56) : ajoutons qu'il joignait au métier de calligraphe celui 
de bouquiniste, et que c'est chez lui à Messine que fut acheté 
l'unique exemplaire qui existe de la Chronique pascale *. Quant 
à Otrante, nous lui devons au moins comme à sa ville d'origine 
le copiste de beaucoup le plus habile du xvi^ siècle, Giovanni 
Onorio da Maglie, plus connu sous le nom de Jean d'Otrante, 
et dont les manuscrits (pour la plupart copiés à Rome et pour la 
Vaticane) rivalisent avec les plus belles impressions du temps'. 

scribe d'une école florissante à ce moment en Morée, Nicolas Hagiopetritos 
(A. D. laSg), et que nous trouvons en i358 aux mains d'un grec de San- 
Cesario di Lecce, comme nous r<apprennent les grafBtes du fol, i5i' et du 
fol. i5a'. — De là vient que le nombre assez considérable de manuscrits du 
xin* et du xiV siècle (surtout bombycins) qui ont été achetés au xvi* et au 
XVII" « in Salentinis », n'ont rien de spécifiquement italiote. 

1. Gardthausen, op, cit., p. 3 18. Ajoutez-y le Barberinus I, 94, copié par 
Lascaris à Messine en 1470. 

2. Vaticanus I94i< On lit au fol. 5 : « Messanae emi a Georgio Constan- 
tinop. vikls. octobris M.D.L. I. » 

3. Gardthausen, op. cit., p. 327. H.'Omont, Fac~sim'lét de nus. gr, des xv* 
et XVI* siècles (Paris, 1887), pi. la et a8. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. 99 

III 

Repassons maintenant la revue de nos manuscrits de Sainte- 
Marie. 

Le Vaticanus i636 est imité des manuscrits byzantins de 
a style riche » à bandeaux et initiales peintes, a grandes marges 
et grand format. Mais la mise en colonnes est mal réglée, mais 
l'encre est sale, l'écriture appuyée et drue, les titres écrits avec 
un rouge de nuance orange (comme dans les manuscrits latins) 
et non vermillon (comme dans les manuscrits byzantins), les 
titres en noir soulignés d'un coup de pinceau (jaune clair), les 
bandeaux tressés, les initiales palmées ou tressées ou rubannées, 
le coloriage à teintes plates et sans or. L'influence gréco-lom- 
barde est manifeste. Et de fait ce manuscrit a été copié, en 1064. 
aux environs de Cassano. 

Le VaticaniLs 2082 est imité des manuscrits byzantins de 
a style riche », comme le précédent, à bandeaux et initiales 
peintes, à grandes marges et grand format, à écriture aérée et* 
penchant à droite. Mais la réglure est mal menée, l'encre brune 
et pâteuse, l'écriture inégale, les titres écrits au rouge orange 
(comme dans les manuscrits latins), les titres moindres et les 
majuscules et les points (à la ponctuation forte) soulignés d'un 
coup de pinceau (jaune clair), les initiales rubannées, le coloriage 
pâteux à teintes plates et sans or. Ici encore l'influence gréco- 
lombarde est manifeste. Et ce manuscrit a été copié, en loSy, 
aux environs de Rossano. 

Le Valicanus aoo2 imite de même les modèles byzantins. 
L'encre ici est presque blonde. L'écriture, raide encore et 
appuyée, procède cependant directement de la calligraphie by- 
zantine par la nature de ses formes. Les initiales de petite capi- 
tale (un petit nombre d'entre elles au moins) pourraient rappe- 
ler les jolies capitales rouge sous or du xi^ siècle byzantin. Il 
n'y a pas jusqu'au grossier bandeau du fol. 64 qui ne trahisse 
l'imitation des bandeaux de « style riche » byzantin. Mais ce 
qui est provincial et gréco-lombard, c'est le grand E initial du 
fol. 64, le grand A du fol. 38 ; c'est le coloris pâteux (jaune clair 
et rouge brique) des bandeaux et des titres ; c'est le coup de pin- 



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loo CHAPITRE III. 

ceau jaune clair dont les titres, dont les initiales mineures, dont 
les points de la ponctuation forte sont soulignés. Ce manuscrit 
a été copié, en io53, à Tabema^ 

Le Vaticanus aooi est du siècle suivant. Ici la graphie ne se 
distingue guère plus de la graphie byzantine. L'encre est blonde 
et le ductus élégant et aéré comme dans les manuscrits byzan- 
tins contemporains. De gréco*lombard il n'y a plus que la dé- 
coration : initiales majeures énormes, coloriées en teintes plates 
de rouge garance, de vert, de jaune clair; bandeaux tressés, co- 
loriés de même; titres et petites initiales soulignés d'un coup 
de pinceau (jaune clair). Ce manuscrit a été copié, vers le milieu 
du xii^ siècle, au couvent de Sainte-Marie de Carra. 

Le Vaticanus 2091 conserve à peine quelques traces de Tin- 
fluence gréco-lombarde, et on pourrait le croire sorti d'un scri- 
ptorium byzantin, n'était que le copiste a souligné d'un coup de 
pinceau (jaune clair) les capitales noires et minces de ses titres 
(cf. fol. 69'). Ce manuscrit est du xii® siècle*. 

Le Vaticanus 16499 du xii'-xiii*' siècle, nous achemine vers 
cette époque de transition où la calligraphie gréco-lombarde 
n'existe plus et où la calligraphie byzantine entre dans la déca- 
dence du xin* siècle : l'encre est brune et pâteuse, le parche- 
min épais et mal poli; les bandeaux sont grossièrement tracés à 
l'encre noire et en rouge, comme dans les manuscrits de basse 
époque de la Grèce propre et du Levant; les majuscules, soit en 
saillie sur la marge, soit à même le texte, sont grossièrement 
barbouillées d'un coup de pinceau rouge; les titres, à l'encre 
rouge et de mauvaises capitales fleuries, sont quelquefois (voy. 
fol. 53') soulignés de jaune. Ce dernier trait est le seul qui 
rattache ce volume à l'école italiote. 

Le Vaticanus 2006, un bombycin I pourrait de même passer 
pour un manuscrit levantin, n'était ici encore le coup de pinceau 
(jaune clair) dont le copiste a souligné les initiales et les titres. 

Les manuscrits italiotes que je viens de décrire ont subi l'in- 
fluence byzantine : et remarquez comme ils sont tous postérieurs 

I. Vaticanî 1990, ao35, so85 : mêmes caractéristiques. 

3. Rapprochez le f^aticanus S019 : écriture pleine des ligatures si com- 
munes dans les bombycins, mais remarquez bien les initiales (rouge orange) 
barbouilUes d*un coup de pinceau (vert sombre et jaune citron). 



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ORIGINES DE LA LIBRA^IE DU PATIR. loi 

à la seconde moitié du xi^ siècle. Ceux que voici, au contraire, 
appartiennent à la période antérieure : la tradition gréco-lombarde 
y paraît seule. 

Le Faticanus 2o56 est un remarquable modèle de calligraphie 
gréco-lombarde, et ce dans un format assez rare dans cette école 
(SaS X îi35 mill.); nous y retrouvons Tencre brune, les carac- 
tères appuyés et serrés, qui nous frappaient chez Cyriaque de 
Capoue. Quant à la décoration, elle est purement lombarde: 
titres rubriques (rouge orange), encadrés d'un étroit bandeau 
tressé (jaune clair, rouge orange, brun bleuâtre) ; majuscules en 
grosse capitale, à pleins coloriés alternativement de Tune de ces 
trois couleurs; initiales majeures de dimensions énormes, et tan- 
tôt tressées (H fol. 178, A fol. 280', E fol. i83', M fol. 85, 
N fol. 79', W fol. 32'), tantôt palmées (E fol. 226), tantôt 
zoomorphes (H fol. 287, K fol. 255 et 255', ^ fol. 242, A fol. 14/, 
K fol. i43', û fol. i3/, T fol. 109', n fol. 45), ces dernières 
toutes remarquables, coloriées en teintes plates, sans or, et gros- 
sièrement dessinées. Ce volume est de la fin du x*' ou du com- 
mencement du xi^ siècle. 

Le Vaticanus 2067 est de la même époque. La graphie est 
plus personnelle^ mais la décoration est purement lombarde : 
titres en petite onciale soulignés d'un trait de pinceau jaune clair, 
quelquefois vert clair, encadrés aussi (fol. i') d'un étroit bandeau 
tressé (vert, rpuge brique, brun) ; majuscules de grosse capitale, 
dont les pleins sont coloriés alternativement de vert clair ou de 
rouge brique ; initiales majeures ou tressées, ou palmées, ou ru- 
bannées, ou zoomorphes, grossièrement dessinées, coloriées de 
rouge brique, de jaune clair, de brun, sans or, en teintes plates : 
enfin les incipit de chapitres signalés à la marge par une croix 
tressée, ou par oisillon, ou par une tête humaine, tout cela des- 
siné et colorié comme le reste. 

Le Vaticanus 20949 du x' siècle, a ses titres de petite onciale 
soulignés tantôt de jaune, tantôt de vert; des initiales de style 
gréco-lombard, mais plus simples et dont aucune n'est zoomorphe 
ni palmée, des bandeaux tressés. 

Le Vaticanus X971, du x®-xi* siècle, et qui rappelle étonnam- 
ment le manuscrit copié à Malvito, a l'encre sale et pâteuse, la 
graphie appuyée, serrée et inélégante, les initiales tressées, pal- 



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toa CHAPITRE III. 

mées, rubannées, zoomorphes, coloriées de rouge, de vert, de 
jaune, de violet, les titres (de petite onciale) et les manchettes 
soulignés d'un coup de pinceau jaune clair, les initiales mineures 
tachées d*un coup de pinceau vert ; pour entêtes, de petits ban- 
deaux tressés. Toute cette décoration de couleurs pâteuses, en 
teintes plates, sans or, et grossièrement exécutée. 



Je ne veux pas omettre dans cette revue un manuscrit fort 
exceptionnel de notre collection du Patir, le Vaticanus 1997, 
copié par un chartreux d'une chartreuse du diocèse de Rossano. 
Ce chartreux, dira-t-on, ne pouvait être qu'un scribe latin, et 
voilà qui est singulier : oui et non. — Oui, c'est un scribe qui 
n'est pas grec, et nous en avons pour preuve la forme bizarre, 
extra-grecque, de nombre de ses lettres, et Faspect général de sa 
calligraphie qui s'éloigne si fort de celle du xiii*' siècle : c'est là 
une manière cherchée, apprise et de fantaisie. Mais il n'est pas 
rare de voir de ces exemples dans la calligraphie italiote du 
XIII® siècle. Il arrive, en eflFet, à cet époque, que l'on supplée au 
manque de copistes grecs en s'adressant à des copistes latins, et 
que de bons copistes latins sachent écrire le grec. En voici deux 
exemples remarquables. 

Le premier (Barberinus IV, 87) est un ietraeifangelium grec et 
latin, copié par Romain moine, abbé du monastère de Saint- 
Benoit, dans le Val di Crati, en 1292, indiction YI (?}, sous le 
règne de Charles II, aux frais du seigneur archevêque Paul, dé- 
coré du pallium, de la famille Mezzabarba, des citoyens de 
R[ossano]^ (?). Ici le copiste, qui est latin et qui a une très belle 
écriture gothique, a adopté une écriture grecque imitée des mo- 
dèles byzantin s du xi** siècle, mais ses initiales grecques (de grandes 
belles lettres fleuries et peintes) sont du même style que ses 
initiales latines : nous avons ici un manuscrit grec décoré dans le 
goût gothique*. 

i.Voy.V. Gardthausen, Zur grîechîschen Minuskel in Unterîtalien^ dans les 
Berichte Uber die Verhandlungen der Gesellschaft der Wissenschaften zu Zxipzig^ 
1881, p. 73-78. 

a. Cet exemplaire n*est pas unique : voy. le ms. de Saint-Jean de Stilo de 
la bibliothèque Corsini. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. io3 

Le second exemple {Palatinus lat. 233) est un exemplaire du 
traité adpersus Latinos àeHicoldi^ d'Otrànte (i2o5 env.) : le manu- 
scrit paraît être autographe. Ici le scribe, qui est latin et qui a une 
assez belle écriture gothique, a donné à ses caractères grecs une 
forme allongée et anguleuse : c'est de la calligraphie grecque 
latinisante. 

Ces sortes de manuscrits ne sont pas rares dans nos collections : 
ils datent tous du xiii^ siècle'. 



Nous touchons au terme de cette revue des manuscrits de Tab- 
baye du Patir, et j'ai réservé pour la fin quatre volumes de la 
collection, les Vaticani i456, 2000, 2061 et 2066, qui présen- 
tent un type calligraphique du x^ siècle très nettement à part. De 
ce type, dont le P^aticanus 2061 y le seul signé des quatre, est un 
admirable représentant, on peut dire qu'il ne se rattache ni pour 
là calligraphie ni pour la décoration à l'école gréco-lombarde; 
que cependant il appartient à une excellente école, une école 
très supérieure à l'école gréco-lombarde tant pour le choix du 
parchemin et le soin de la réglure, que pour la qualité de l'encre 
(blond-grisâtre) et l'égalité de l'écriture. La décoration rappelle 
le « style sévère » que nous avons rencontré a Constantinople 
au X® siècle : absence de rubriques et de peintures, titres de 
petite onciale de même encre que le texte, et, autour ou au- 
dessus des titres majeurs, un mince rinceau de lignes ondulées à 
la plume. Cependant notre scribe et ses analogues se distin- 
guent des scribes byzantins de « style sévère » du x® siècle 
par plusieurs caractéristiques. L'écriture (que la ligne rectrice 
limite par la base) est une cursive serrée et rapide et très incli- 
née à droite ; les lettres sont toutes de cursives, sauf une seule 
qui est onciale, le N, jamais lié à aucune lettre voisine et se 
détachant avec une véritable insistance sur le reste du texte ; 
certaines lettres enfin, le x cursif par exemple, ont leurs 
pleins tracés d'un trait double, le scribe ayant mené son 
calame de bas en haut, puis de haut en bas, et ayant laissé 

1. Voy. VOttobonianus gr. a58, xiîi" siècle (Gregoiy, Prolegomena, p. 635), 
et le Vaticanus 781, xiii* siècle. 



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lo', CHAPITRE III. 

un peu d*espace entre les deux ductus^ en telle sorte que le 
plein est évidé. Ces trois caractéristiques, Tune pour Tensemble 
de récriture, les deux autres pour des détails, persistent comme 
une règle dans la calligraphie de tous les manuscrits sans excep- 
tion que nous étudions là. La partie décorative, ai-je^dit, rappelle 
le tt style sévère » de Constantinople au x* siècle : mais elle pré- 
sente cette caractéristique que les initiales majeures^ au lieu 
d'être des lettres capitales ou surtout des lettres onciales de forme 
carrée, sont des lettres onciales agrandies, souvent grêles, mais 
appartenant à Fonciale oblique. 

J'ajouterai que le f^aticanus 2066 est d'onciale en entier, et de 
cette même onciale oblique k laquelle appartiennent les initiales 
majeures de nos quatre cursifs, et que la décoration très sobre 
des titres est identique dans les quatre cursifs et dans Toncial, 
d'ail possibilité de considérer les quatre cursifs et Toncial comme 
appartenant à la même école calligraphique. Mais quelle est cette 
école? 

Cette école calligraphique, ai-je dit, ne se rattache point à 
l'école gréco-lombarde. Par ailleurs, les caractéristiques qui la 
différencient du « style sévère » de l'école byzantine du x® siècle, 
permettent de conjecturer que nous avons affaire à une école 
calligraphique non constantinopolitaine. Cette conjecture est 
d'autant mieux fondée que : 1° nos copistes ont utilisé nombre de 
feuillets palimpsestes, et qu'il est inouï de voir un pareil pro- 
cédé pratiqué à Constantinople ; 2® que quelques-uns de ces feuil- 
lets palimpsestes {Faticanus i456) présentent, en première écri- 
ture, un texte arabe peu antérieur au texte récrit, détail qui nous 
éloigne mieux encore de Constantinople pour nous conduire en 
pays arabisant. Ce pays, il serait, je crois, très inutile de le cher- 
cher en dehors de la Calabre, laquelle était au x* sièclcf en perpé- 
tuel contact avec la civilisation arabe. 

Et nous aurions ainsi dans la Calabre même, au x® siècle, une 
tradition calligraphique complètement distincte de la tradition 
gréco-lombarde et dont l'originalité consisterait précisément à 
en être restée indépendante. Ce n'est là qu'une vue, et les élé- 
ments nous font défaut pour l'élucider. 



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ORIGINES DE LA LIBRAIRIE DU PATIR. io5 

Concluons. 

Une centaine de manuscrits grecs rapprochés et étudiés d'a- 
près une méthode nouvelle, nous ont fourni l'occasion et la ma- 
tière de tout Tessai qui précède. Ils nous ont introduits dans une 
province à part de l'empire byzantin, la Grande-Grèce, au milieu 
de ces penitus grseco dwisos orbe Calabros, plus encore auprès 
de ces moines grecs d'Italie, dont les établissements ont été 
pour nous l'expression la plus historique de la culture de cette 
Grande-Grèce médiévale, et, entre tous ces établissements, à 
l'abbaye de Sainte-Marie du Patir. 

Fondée par le réformateur même de la vie monastique en Ca- 
labre, au xi® siècle, subsistant non sans mérite jusqu'au xvi'^ siè- 
cle, attirant alors l'attention des érudits par sa précieuse collec- 
tion de manuscrits, comme elle l'attire au xvii* par sa riche 
collection de chartes, l'abbaye du Patir arrive à avoir son nom 
associé k celui de la Bibliothèque Vaticane, à laquelle elle a 
donné ses plus beaux livres. 

Ces livres en main, nous déterminons leur lointaine prove- 
nance : les uns sont venus de Constantinople, les autres ont été 
transcrits en Calabre même, voire au Patir. Ils nous permettent 
de constater jusque dans l'art modeste de leurs scribes, tantôt 
l'influence de l'art byzantin proprement dit, tantôt et plus an- 
ciennement l'influence de l'art bénéventin ou lombard, et, par- 
dessus tout, comment, à une époque donnée de l'histoire, nos 
Grecs d'Italie sont les obscurs et presque les seuls artisans des 
relations littéraires du monde grec et du monde latin. 

S'il m'est donné quelque jour de reprendre l'étude de ces 
échanges littéraires et de la pousser plus avant, ce n'est plus 
aux scribes du x'-xiii® siècle que je m'attacherais, c'est aux tra- 
ducteurs antérieurs au viii' siècle : Rufin, Cassiodore, Anastase, 
tant d'autres qui ont mis dans la circulation de l'Occident les 
œuvres des orateurs, des historiens et des théologiens grecs, 
que je voudrais consacrer mes recherches : ce serait là le gros 
œuvre d'une plus vaste histoire, dont le présent essai ne serait 
plus que l'épilogue. 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES 



1 

LISTE 
DES MONASTÈRES BASILIENS DE L'ITALIE MERIDIONALE* 

XV® SIÈCLE. 

Monastères portés au Liber taxarum S. R. £., avec le cens en florins que chacun 
d*eux paie à la Chambre Apostolique. Cette liste est copiée sur le Faticanus lat. gaSg, 
lequel est un ms. du Liber taxarum daté de 148a: je ne modifie pas l'orthographe 
du ms. 

Anglonen : Helie de carbono : fl. LXVI. 
Alexanen : Delovito : fl. XXXV. 
BovEN : Mariae de terreto : fl. XXXIII 1/2. 
Brundusix : Mariœ de cruce : fl. ». 

— Fermelus : fl. » 

Cathanie!^ in Sigilia : Leonardi Cathanen. : fl. ». 
Galipolitan in provincia idrontina : Mauri : fl. XXXIII i/'i. 
Geropolitan : Mariae de balneo : fl. ». 

— Nicolai de pergolitis : fl. ». 

GiRATEN : Nichomedis ; fl. XL. 

— Mariae de popsî : fl. XL. 
LiciEN : Mariae de ferratis : fl. XXXIII 1/2. 
— Mariae de cautataedri : fl. XXXIII 1/2. 

I . Pour plus de détails sur les monastères basiliens italiens, on consultera 
avec fruit le tome III de la SicUia sacra et les tomes I, VIII et IX de Vltalîa 
sacra. D'ailleurs les renseignements fournis par ces deux auteurs ont été 
recueillis par dom Lubin, jibbatiarum Itali» brevis notifia (Rome, 1693). Les 
renseignements donnés par Rodotà {Rito greco, t. II) sont empruntés aux 
précieux appendices de la f^ita del protopatriarca S, BasîHo (Messine, 1681) 
de dom Agresta. 



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io8 



CHAPITRE III. 



Leucadien : Paturio : fl. LXXX. 

Mf.ss4nen : Petri de agro : fl. XLVII. 

— Petri et Pauli : fl. XLyiI. 

— Salvatoris plaga : fl. XXXIII i/a. 

— Salvatoris de iingua fari ; fl. VC 

— Gregorii de gippo : fl. XL. 

— Philippi de magra : fl. L. 

— Salvatoris de bordonaria : fl. XLV. 

— Angeli de broro : fl. XLV. 



fl. XLI i/a. 



fl.L. 



MlLETEN 



Neritonbn : 
poligastren 
Panobmitan 
Reginen in 



ROSSANEN 



Squillagen 



Tarentinen 



fl 



LXX. 
XXXIil 



i/a. 



tusculanen 
Ydrontinen 



Philippi de valle domena 
Petri et Pauli de gitalia : 
Mariae de guppa : fl. L. 
Nicolai de laffico : fl. L. 
Basilîi de temuento : fl. » . 
Mariae de mandanisio : fl. XXXIII 1/2. 
Mariae de mili : fl. LXXX. 
Pantaleonis : fl. LX. 
Michaelis de trayna : fl. L. 
Nicolai de calavisio : fl. L. 
Heliae novi et Phylareti : fl 
Bartholomaei de Trigona 
Johannis de labra : fl. ». 
Heliae de calatio ; fl. XXXIH 1/2. 
abbas nullius dioecesis : fl. LX, alibi XL 
: Johannis de piro : fl. XL. 
: Mariae de gripta : fl. L. 
CALABRiA : Mariae de torreto : fl. 
Salvatoris de calometo 
Nicolai de cadamusio : 
Johannis de castanata 
Mariae de paterno : fl. LXXX. 
Adriani : fl. XXXIII 1/2. 
: Mariae délia carra : fl. L. 
Gregorii : fl. XXXHI 1/2. 
Nicolai de raariota : fl. XL. 
: Petri et Andreae in insula : fl. XXXIII 1/2. 
Viti de pitzo : fl. XXXIII 1/2. 
Mariae de calzano : fl. XXXIII 1/2. 
Mariae de gripta ferrata : fl. GCCC. 
Nicolai de cadulis : fl. CC. 



XL. 

: fl. LXVII. 
fl, LXXXUI i/a. 
: fl. XL. 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 109 



II 

ÉTAT ET LISTE 
DES MONASTÈRES BASILIENS DE CALABRE 

XVI* SIÈCLE. 

Un extrait de ces ActatL été publié par Moatfauccm, Palaeograpkîa, p. lia : voici la 
pièce intégrale (copie xtii* siècle, et^ il me semble, de la main même de Menniti), telle 
qu'on la lit dans le ParUinus lat, i3o8i, fol. 1-6. Je mets en italique les lettres que 
je supplée, tant dans ce document que dans les suivants. 

EXGEEPTA KX AGTIS VISITATIONIS MONÀSTERIOBUM ORDINIS SANGTI BASILII ^ 

FAGTiE jussu SANGTA sKDis AN. i55i. Ex archîvio ordinîs. 

In nomine domînî nostri Jesz/ Chvisti, Amen. An/to a natîvîtate 
ejusdem i55i die vero septima aprilis pontificatus ss. pp. Julii 3" 
an. a, apud venerabîle* monasterium Scuicii Joannîs Terîstî de Stîlo 
ordinîs Sancû Basil il extra muros dictae civitatis per duo milliarîa, 
régnante serenissîmo et invictissimo domino nostro Carolo... Arago- 
niae et Hîspanîarum... Siciliae citra farum an, 87 féliciter. Amen. 

In praesenti quinterno continentur et annotantur omnes vîsitationes 
infrascriptarum abbatîarum, monasteriorum et ecclesiarum ordinis 
sanctî Basilii, factae per nos Marcellum Terracinam archimandritam 
S. Pétri de Arena Militensis diœcesis, et fratrem Paulum de Co- 
zentia nostrum vicarium, monachum Sancû Pétri de Arena, visita- 
tores deputatos ex commissione et authoritate àomim Julii papae 3". 

Et quia dictum monasterium SancXi Joannis Teristi de Stilo est 
primum et caput aliorum monasteriorum convicinorum, die 3* aprilis 
accessimus ad dictum monasterium, quod invenimus antiquo more 
competenter instructum, et opulentum in reditibus, sacris reliquiis 
et ornamentis, et ordinavimus quod dentur carthae scripturae anti- 
qu9e dicti monas/erii, et clauderentur in una arca. 

Die 9<^ aprilis accessimus ad monasterium SancXi Basilii Scamardi 
diœcesis Militensis, et invenimus illud non bene tractatum. Invenimus 
in dicto monasterio abbatem Hieronimum Liriano commendatâr/'/i//» 
dict'i monasterii, et ibi duos to/itum monachos ordinîs sacerdotes. 

Die 24 mensis aprilis accessimus ad monasterium Sanctx Marias de 
Lovito, ubi invenimus monasterium sine monachîs, et invenimus 
to/itum presbiterum unum latinum. 

Die a5 aprilis discessimus a Sancta Maria de Lovito, et accessimus 

I. Bazilii nu. 

1. Venerabilem ms. 



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iio PIECES JUSTIFICATIVES. 

ad monnsterium Sa/tcti Salvatoris de la Chilena, nbî inTeiiHHiis Joan- 
nem Cavallum abbatem commendatarium, qui nobis dixit quod dtctum 
monasterîum cum [sîtum sit in nemore, nec monachi nec pr^^biterî 
illic possunt babitare, et propter raala itinera nec ad illud potuimus 
accedere. 

Die 26 aprilis ijISi discessimus a Praxîtano, et accessimus ad 
abbatiam S^z/2c;torum Nicodemi^ et Heliœ de Galatrano, invenîmus- 
que ecclesiam bene fabricatam et fratres capucinos inibi. 

Die 26 aprilis discessimus a grangia de Sâ^cti Ueliae et Sancti Ni- 
codemi, ubi invenimus tantum unum presbiterum latinum, et acces- 
simus ad monasterium S^ictse Marîae de Molochi, ubi invenimus 
abbatem Caesarem presbiterum sœcularem cum duobus clericis 
saecularibus. 

Die 27 aprilis discessimus a monasterio Sancix Mariae de Molochi 
Lotuso, et accessimus ad ecclesiam Sancti Nicolai de Molochilo, quae 
est grangia dicti monasterii, ubi invenimus capellanum unum. 

Die 27 aprilis discessimus a Sa/tcta Maria de Molochi, et accessi- 
mus ad monasterium Sancti Heliae et Sancti Philareti de Siminara, 
distans a Siminara duobus millibus, et invenimus ibi priorem cum 
quinque monachis, et invenimus competenter ornatum. 

Die 28 aprilis discessimus a monasterio Sancti Heliae et Sancti 
Philareti, et accessimus ad monasterium Sancti Joannis de Lauro, et 
invenimus ecclesiam quasi speluacam latronum et sine cul tu divine, 
discoopertam , et domos dirutas, quia erat abbas dicti loci Joannes 
Baptista de Cavaleriis canonicus basilicse Sancti Pétri Romse, qui 
Romas morabatur. 

Die predicto discessimus a monasterio Sancti Joannis de Loro, et 
accessimus ad abbatiam Sa/icti Phantini de Seminaria, ubi invenimus 
corpus Sancti Phantini, sed ecclesiam destructam a Mauris vel Tur- 
cis, quia situm erat circa mare dictum monasterium. 

Eodem die discessimus a monasterio Sancti Phantini, et accessi- 
mus ad abbatiam Sanctsd Mariae de Toxa, et invenimus in dicta, abba- 
tia procuratorem secularem curialem, nec ullum ibidem monachuni 
invenimus. 

Die 29 aprilis discessimus a monasterio SanctBd Mariae de Toxa, et 
accessimus ad abbatiam Sancti Heliae* de Spelunca de Niclicona, in quo 
invenimus ta/ilura unum monachum graecum ordinis Sancti Basilii. 

Die 3o aprilis visitavimus monasterium Sanctx Mariae de Trînsoni, 
•ubi invenimus unum monachum tantum et ecclesiam satis bene orna- 
tam et monasterium competenter edificatum. 

Eodem die discessimus a dicto monasterio, et accessimus ad mo- 
nasterium Sancti Bartholomei de Trigoni de Cînopoli, ubi invenimus 
abbatem Julium Violante et quosdammonachos, et ecclesiam antiquam 

1. Nicodemiœ ms. 

2. Hiliae ms» 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES. m 

satis bene ornatam. Item invenimus aliam ecclesiam eytsdem Sancii 
Bartholomei Veterîs cum una domo in qua dicunt quod Sanctas Bar- 
tholomeus abbas per alîquod tempus moratus est. 

Eodem die discessimus a monasterîo Sancti Bartholomei, et accès- 
simus ad monasterium Sancti Joannis de Castagnieto diœcesis Regien- 
sis, ubi invenimus tantum unum monachum latinum Sancti Domînici, 
qui erat ibi capellanus pro Joanne de Cava abbate commendatario, 
et invenimus ecclesiam maie tract atam sine omamentis et cultu di- 
vino. 

Die prima maii discessimus a monasterio S. Joannis de Castanieto, 
et accessimus ad monasterium Sancti Martini de la Messa, ubi non 
invenimus ab^atem qui erat Jacobus Caraziolus, et ibi invenimus 
ecclesiam coopertam et satis bene ornatam. 

Die primo maii i55i discessimus a monasterio Sancti Martini Dra- 
messa, et accessimus ad monasterium Sanctx Phebroniae monialium 
ordinis Sancti Basilii^ ubi non invenimus nisi speluncam latronum 
et ecclesiam ac loca regularia inhabitata et ex parte diruta, quod 
monasterium [diu] abbatissa cum monialibus olim diu habitaverant, 
sed ab annis circiter quinquaginta dictum monasterium deseruerant ; 
ibi erant presbiteri grseci qui predictis monialibus missas et officia 
cantabant. 

Eodem die discessimus a dicto monasterio Sanctx Phebroniœ, et 
accessimus ad ecclesiam Sancti Salvatoris de Calanda. 

Die 2" maii discessimus ab ecclesia Sancti Salvatoris de Calanda, et 
accessimus ad monasterium Sancti Coni de Flumare de Muro, ubi 
non invenimus monachos ; invenimus ecclesiam parvam ad usum Grae- 
corum ornatam et constructam. 

Die eodem discessimus a predicto monasterio Sancti Coni, et acces- 
simus ad monasterium Sancti Salvatoris de Calameno supra la Motta 
Russa, ubi non invenimus monachos. 

Eodem die discessimus a predicto monast&r/o, et accessimus ad mo- 
nsLSterium Sa/ictx Dominicae de Galligo, ubi invenimus tantum echo- 
nomum secularum. 

Die 3" maii discessimus a predicto monastmo Sanctx Dominicae, et 
accessimus ad monsLSterium Sanctorum 40 in Regio civitate monialium, 
ubi invenimus abéatissam et aliam monacham cum aliis quibusdaiii 
novitiis et ecclesiam parvam. 

Eodem die discessimus a pvedicto monasterio, et accessimus ad 
moïkasterium mon/alium Sanct2R Anastasise, et invenimus ibi abbatis- 
sam cum 3 monialibus. 

Eodem die discessimus a pvedicto monasterio et accessimus ad 
monasterium Sancti Basilii monialium, ubi invenimus abbatissam et 
duas moniales et ecclesiccm satis ornatam. 

Die 3<» maii discessimus a predicto monasterio et accessimus ad 
monasterium Sancti Nicolai de Calamista, ubi invenimus priorem et 



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lia PIECES JUSTIFICATIVES. 

àlium monachum graecum cum uno diacono et cum uno procuratore 
dictas abbatiae, et quod ibi celebrabatur ritu graeco, et quod ecclesia 
noa erat bene ornata. 

Die 7* mail discessimus a predicto monasterio, et venimus ad mo- 
nsLSterium Siznctx Mariae de Tafreto, ubi invenimus tantum econo- 
mum secularem pro o^bate commendatario Joanne Francisco Cara- 
chiolo, et invenimus ecclesiam bene ornatam ad usum graecum. 

Die 6* maii discessimus a predicto monasterio, et venimus ad mo- 
nasterium Sanctx Mariae de Trapizomata, ubi nec invenimus mona- 
chos nec abbatem sed to/ztum unam fœminam quac erat uxor cujusdam 
presbiteri graeci qui dictae ecclesiae serviebat, quae parata erat ad 
usum ecclesiae graecae. 

Eodem die discessimus a dicto monasterio, et venimus ad monaste- 
rium Sanciï Phiiippi de Mirrîsii prope Mottam Sanctï Joannis, ubi 
invenimus abbatem monachum graecum nomine Barnabam Catanusum 
cum duobus aliis monachis graecis, et invenimus ecclesiam bene 
ornatam, et quod in ea fiebat cultus ad usum ecclesiae graecae. 

Die 7* discessimus a predicto monasterio, et accessimus ad mona- 
sterium S^/icti Joannis Theologi in Motta Sancti Joannis, ubi non inve- 
nimus inonachos sed tantum unum presbiterum qui dictae ecclesiae 
serviebat, quae ecclesia parum erat ornata et in malo statu. 

Eodem die discessimus a dicto monasterio, et venimus ad monaste- 
rium Sancti Anthonii de lo Campo, quod invenimus in malo statu, 
èccïésiam non coopertam, et alia ïoca regularia quasi diruta. 

Eodem die discessimus a prefato monasterio, et venimus^ ad mona- 
sterium de Valle Tuchii, ubi invenimus abbatem cum uno presbitero 
greco et uno procuratore, et ecclesiam satîs ornatam et ad usum 
ecclesiae grecae. 

Die 8" maii discessimus a predicto monasterio, et venimus * ad mo- 
nasterium Sanctx Catharinae de Sancto Laurentio diœcesis Bovensis, 
ubi invenimus abbatissam cum 4 monialibus, et ecclesiam bene orna- 
tam cum ornamentis et libris ad usum grecum. 

Eodem die discessimus a predicto monasterio, et venimus ad mo- 
nasterium Sanctx Mariae de Pergolis suptus Sanctum Laurent ium, ubi 
invenimus tantum unum diaconum grecum. 

Eodem die et venimus ad monaisterium Sancti Phantini suptus 
Sanctiim Laurentium, et invenimus monasterium quasi déstructura 
et. maie tractatum et sine ullo monacho. 

Die 9' maii discessimus a dicto monast(?r/o, et venimus ad mona- 
sterium Sanctx Mariae de Tridetti juxta Mottam Boccalinam diœcesis 
Geratiensis ^ et invenimus desolatum, et in eo non invenimus nisî 
juvenem unum secularem ; ecclesia erat sine orname/?tis et quasi spe- 
lunca latronum et animalium. 

I. Invenimus nu» 
a. lavenimus ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. ii3 

Ivîmus postea ad monaster/i/m Sanctï Nicolai de Pratu, quod etiam 
in pejori statu invenimus quam illud de Tridetti. 

Die II* maii i55i discessimus a ^redicto monasterio, etvenîmusad 
mouAsterium Sanctï Philippi de Arino juxta civitatem Hierasensem, 
quod inveaimus desolatum et sine uno monacho. 

Eodem die discessimus a \)rediceo monasterio, et accessimus ad 
monaiSterium raonialium S. Annae de Hierace seu Sancii Pantaleonis, 
ubi invenimus abbatissam cum quatuordecim monialibus, et inveni- 
mus quod celebrabatur officium grœco ritu*, sed quod abbatissa pe- 
tierat a summo pontifice ut possent celebrare et officium facere ad 
usum ecclesiae latinœ. 

Die 12» maii discessimus a monast^r/o Sancix Mariae de Matinea, 
et venimus ad monasterium Sancii Blasii, quod est grangia Sancii 
Nicodemi de Monmola ; sed non fuîmus ad Sancium INicodemum quia 
erat in monte alto ubi sunt plures latrones ; invenimus autem dictum 
monasterium Sa/icii Blasii maie tractatum et desolatum, in quo moiias- 
, ierio erat abbas Joannes de Arena protopapa et abbas Matheus Bar- 
letta et duos capellanos. 

Die 1 1* octobris accessimus ad monasterium Divi Gregorii de Stal- 
datî, ubi invenimus abbatem unum presbiterum latinum et unum 
monachum diaconum ; ibi est sepulchrum Divi Gregorii et fiunt multa 
miracula. Sunt etiam ibi multae reliquiae. Hujus abbatiae erat abbas 
commendatarius Tiberius Canossa, qui habebat sacerdotes latinos ad 
offîcium celebrandum usquedum possit habere graecos. 

Die II* octobris venimus ad S. Mariam de Veteri Squillatio, qu« est 
abbatia et non ecclesiA parochialis, quae etiam vocatur Episcopatus 
Squillasensis. Juxta Sancium Basilium de Camardi est abbatia antiqua 
quae erat jûsta mare, sed per timorem Turcarum abbas Marcus An- 
thonius Armogica fecit unam grangiam sub casali Stalatti, et vocavit 
moasisierium Sancii Gregorii. 

Die eodem accessimus ad monaste/72/m j^redictum de Veteri Squil- 
latio quod distat parum a littore maris. Vidimus altare nudum et 
sine vestimentis, mûri ecclesix erant depicti* diversis sanctis, sed 
erat sine porta et maie tractata quia non poterat habitari propter in- 
vasionem piratarum. In dicta ecclesia celebra/itur 3 missas qualibet 
hebdomada. Abbas est homo bonae vitae solitus quotidie dicere offi- 
cium^ et est presbiter et solet aliquando celebrare mîssam. 

Die 12* octobris accedimus ad monasterium de Magliotis, et inve- 
nimus ibi tantum duos capellanos pro Domino Alexandro de Puxis 
florentino abéate, qui manet Florentiae, et invenimus ecclesiam maie 
ornatam, et quod non celebratur officium divinum, nec erat sanciis^ 
simum sacramentum in ecclesia, et precepimus abbati ut faceret 



t. Gregoitu ms» 
a. Depentî ms. 



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114 PIECES JUSTIFICATIVES. 

celebrare officium a sacerdotibus latinis usquedum mitti possint mo- 
nachi greci. 

Eodem die discessimus a ^redicto monasterîo, et venimus ad monas- 
teriuiu So/icti Angeli ^ de Maîda, quod distat a casali Curtalî unum 
milliare, et învenimus ibi tantum duos capellanos ; ecclesia erat fabrî- 
cata ad usum Graecorum, sed maie tractata, habebat enîm ornamen- 
ta de filo, calicem de stagno, etc. Et precepimus abbatî ut faceret 
celebrare officium, et infra aanum faceret fabriciire domos et habita- 
tiones dicti monasterii, et emeret calicem de argento, et recuperare 
faceret * census et terras dicti monasterii quae a laicis occupaatur, 
ne defraudaretur predictum monasterium. 

Die i5 octobris discessimus a predicio monaste/'/o, et venimus ad 
monsisierium S. Mariae de la Carra, in quo non invenimus neque 
abbatem neque procuratorem, sed quosdam hommes custodientes 
boves et alia animalia. Vidimus dictam ecclesiam antiquam fabricatam 
more Graecorum, sed desolatam et altaria discooperta et sine ornamen- 
tis. E^t abbas d/c/œ ecc/&.f/œR"' abbas Ziscarî, qui manet in monast^r/o 
Divi Af/riani, quod monasterium est ordinîs Sancii Basilii : est homo 
morigenatus bonae vitae et famae. Ipse et capellez/ii duo tenentur servire 
dictœ ecclesiad, sed ob timorem latronum non possunt in dicta abba- 
tia manere. 

Eodem die discessimus a dicto moniksterio, et venimus ad visitan- 
dum abbatiam Sanctse Catharinae de Motta Faluca, quod distat parum 
a monasterio predicto de la Carra, et invenimus dictam abbatiam 
Sanctx Catharinae discoopertam et ruinae deditam sine aliqua habita- 
tione : ubi non invenimus neque procuratorem neque capellanos, 
vidimus al tare nudum et sine ornamentîs. 

Die 16 octobris i55i accessimus ad monasterium Sancti Angeli de 
Tiriolo, quod distat ab ipsa terra Tirioli per jactum unum balistae : 
ubi non invenimus abbatem neque procuratorem, et vidimus dicttan 
monasterium cum ecclesia tantum sine habitationibus ; et ecclesia erat 
sine ornamentis, mûri ecclesiae sunt depicti diversis imaginibus Sanc^ 
torum, Erat abbas ejusdem abbatiae R"» D. Card"* Saverrus. 

Die 17 octobris accessimus ad monast. Divi Leonardide Catanzaro, 
quod distat a dicta civitate medio milliari, et est in optîmo loco posi- 
tum bene ornatum et fabricatum fabricis no vis, templum depictum est 
diversis picturis et albis. Vidimus abbatem Joannem Barbamvocam 
et 3 capellanos : abbas est bonae famae, sobrius, et continuo solet con- 
versais' in dicto monastmo, eleemosinarius et solitus dicere officium. 

Die 19 ejusdem mensis accessimus ad visitandum monasterium S. 
Mariae de Pesaca, quod distat a civitate Taberna* 3 milliaribus et est in 

X. Ângiri ms. 
«. Haberet ms, 
'S, Conversât io ms, 
4* TaLenna ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 



n5 



optimo loco positum : îbî invenimus Domînum Joaanem Bap. de Gîlio 
et alios capellanos, et precepimus abbati Nicolao Francisco Maricola, 
qui tenet dictam abbatiam in commenda, ut aedificia reparari et ofli- 
cium fieri quotidie procuret. 

Die 20* ejusdem mensis accessimus ad visitandum abbatiam Sancti 
Nicolai de Bruxitano^ quod distat a civitate Primiliani medio milliari ; 
in optimo loco positum est. Ibi invenimus procuratorem Vincentii 
Vercelli abbatis commendatarii àicti monastmi, in quo quotidie cele- 
brantur missae 3 aut quatuor. 

Die 22* decembris i553 visitavîmus monast. Sancù Basilii de Lat- 
torre, et precepimus ut bona dicti monasterii a laicis occupata recu- 
perarentur, ut ibi fieri possit divinum officium. 

Die pr//no decembris i551 R"» Pater Dominus Marsellus Terraeina 
archimandrita et abbas Sancti Pétri cum aliis accesserunt ad ecclesiam 
Sanctx Marise de Loviso ordinis S. Basilii juxta terram Rozarani et 
flumen qui dicitur Metramo, et invenerunt ibi quemdam clericum se- 
cularem ignorantem et quosdam custodientes porcos. Erat abbas 
commendatarius dicti monastmi R""* Guido Cursinus. Et invenerunt 
dictam abbatiam maie gubernatam circa cultum divinum nullo mona- 
cho existente circa celebrationem missarum, invenerunt lampadem 
sine oleo. 

[Suit la liste des abbayes basiliennes de Calabre telle qu^elle a été publiée par 
Montfaucon :] 

ABBÀTIiE ORDINIS SÀNGTI BASILII. 



Sancti Joannis de Stilo, 

S. Basilii de Ture de Patula. 

S. Mariae de Vito Rosarni *. 

S. Mariae de Melicovo grangia^. 

S. Nicolai de Taurigliano grangia. 

S. Salvatoris de Chilena. 

S. Elias de Galatro. 

S. Nicodemi de Galatro grangia. 

S. Mariae de Molochi superiori. 

S. Nicolai de Molochi grangia 

Sanctx Marix, 
S. Philareti de Seminaria. 
S. Joannis de Lauro. 
S. Fantini de Seminaria. 
S. Mariae de Toxa. 



S. Eliae de Spelunca' de Mulicovo. 

Sanctx Mariae de Trizoni. 

S. Bartholomaei de Trizoni. 

S. Joannis de Castagredo. 

S, Martini de la Messa. 

S. Febroniae monialium. 

S. Salvatoris de Calanna. 

S. Coni de flumare de muro. 

S. Salvatoris de Calomeno. 

S. Dominica de Galligo. 

SS. Quadr«g//?ta mr"». monialium. 

S. Mariae de Gangemi. 

S. Anastasiac. 

S. Basilii monialium. 

Sancti Nicolaij de Calamizza. 



T. Basarmi ms. 
a. Granpa ms, 
3. Pelunca m^. 



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ii6 



PIECES JUSTIFICATIVES. 



S. Mariae de Turebo. 

Sandx Mariae de Trapezometa. 

S. Philippi de Ynitii. 

S. Joannis Theologî. 

S. Ànthonii de campo. 

S. Àngeli de valle Tucchî. 

S. Catharioae de S. Laur«/i//o 

moniaiîum'. 
S. Mariœ de Pergolis •. 
S. Fantini de Sando Laurentio. 
S. Mariaede Trindetti. 
S. Nîcolai de Prato. 
S. Philippi de Hierace. 
S. Annae de Hierace monial/um. 



S. Mariae de Mantinea. 

S. Pantaleonis moniaiium. 

S. Venerae momsAium. 

S. Blasii de Mammola grangia' 

Séuicii Nicodemi. 
S. Gregorii de Staltatei. 
S. Mari» de Vetero Squillacio. 
S. Nicolai de Magliotis. 
S. Catharinaé de Motta Falucca. 
S. Angeli de T/riolo. 
S. Leonardi de Cantazaro. 
S. Mariae de Pesaca. 
S. Nicolai de Buscitano. 



IN ÀLIO LIBRO REPERIUNTUR SEQUENTIA UONÀSTERU. 



S. Mariae de Patirio Rossanen. 
S. Andrîani Rossanen *. 
S. Eliae Carbonen. 
S. Laurentii de Arenis Mileten. 
SS. Pétri et Pauli de Ciano Mile- 
ten. 
S. Onuphrii de Chaos Mileten. 
S. Mariae de Rovito Mileten. 
S. Philareti de Seminaria Mileten. 



S. Nicodemi de Mammola Mile- 
ten. 

S. Eliae de Melicocca Mileten. 

S. Bartholomaei de Trigona Mile- 
ten. 

S. Joannis de Castagneto Rhegi- 
nen. 

S. Mariae de Trapezometha Rhe- 
ginen. 



Quae monasteria adhuc hodie extant et sunt commendata. 



I . Nunial ms, 

9. Pcrgolii ms. 

3. Frangia ms, 

4. Crocianen ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVEvS. 



117 



III 

CENSIER 

DU DIOCÈSE DE ROSSANO 

XV* SIÈCLE 

Cette pièce est copiée sur un feuillet libre (fol. 8) d^un psautier grec-latin ayant appar- 
tenu à la cathédrale de Rossano, Barberinus \, 37. La main qui l*a copiée est la même 
qui a inscrit au fol. 400 du même ms. : «Mémento dne famuli tuy Antonii Randa vi- 
carii ecdie rossanensis ano dïïi m* CCCC** XXXYII^». >• Je dois la transcription de cette 
pièce à M. Edouard Jordan, membre de l'École Française de Rome. 

TAXA DEGIMB PAPALIS EGGLESlÊ ROSSANENSIS ET EIUS DIOGESIS YIDELIGET. 



Dominus archîep/>co/7US tenetur solvere pro décima 

uncîas très : une. III. 

Capitulas maioris ecclesie tenetur solvere unicam 

unciam et tarenos sex : une. I. tr. VI. 

Archimandrita Sancte Marie de Patiro tenetur sol- 
vere uneias quatuor : une. IV. 

Archimandrita Sancti Andriani tenetur solvere un- 
eias très : une. III. 

Abbas Corigliani tenetur solvere tarenos (Juinde- 

cim : tr. XV, 

Abas Josafat tenetur solvere tarenos decem et octo : tr. XVIIL 

Abas Ligoni tenetur solvere tarenos quindecim : tr. XV. 

Abas Calovetî tenetur solvere tarenos sex : tr. VI, 

Abas Militini tenetur solvere tarenos duos : tr. II. 

Abas Paludis tenetur solvere tarenos très : tr. III. 

Terra Coriliani tenetur solvere tarenos viginti 

septem grana duodecim tr.XXVIIgr.XII 

Terra Sancti Mauri tenetur solvere tarenos novem : tr. VIIII. 

Terra Nove tenetur solvere tarenos novem : tr. VIIII. 

Terra Tarsie tenetur solvere tarenos sexdecim : tr. XVI. 

Casale Paludis tenetur solvere tarenos très : tr. III. 

Terra Cropalati tenetur solvere tarenos sex : tr. VI. 

Mon. Caloveti tenetur solvere tarenos très : tr. ÏIÏ. 

Mon. Tarsie tenetur solvere tarenos très : tr. IIÏ. 

Terra Calopethiarum tenetur solvere tarenos de- 
cem : tr. X 

Terra Petrapaule tenetur solvere tarenos decem : tr. X 

Terra Buchigleri tenetur solvere tarenos très : tr. 111 



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ii8 PIECES JUSTIFICATIVES. 

Terra Campani tenetur solvere tarenos undecîm : tr. Xî. 
Terra Longobuchî tenetur solvere tarenos septem 

cum dimidio : tr. Vil i/a. 
Casale Sancti Marceli Scala et Terra Vechia tenen- 

tur solvere tarenos decem : tr. X. 

S. Georgius tenetur tarenos quatuor cum dimidio : tr. IV 1/2. 
Benefîcîum bone memorie AXlibergii tarenos quatuor 

cum dimidio : tr. IV 1/2. 

Beneficium Basilice tenetur tarenos duos : tr. II. 



IV 

INVENTAIRE 
DES MANUSCRITS DE SAINTE-MARIE DE GROTTA FERRATA 

XY* SIECLE 

Extrait de TiaTtntaire des meubles de ladite abbaye dressé pour le cardinal Bessa- 
rion, commendataire, en 146a. Je dois la copie de cette pièce, tirée du CrjrpUnsis 
Zi 8, XII^ à Tobligeance de dom Ant. Rocchi, archiviste de Grotta Ferrata. Original. 

I. Unum misale latinum coopertum de tella blanca. 
I. Unum misale latinum manuale. 

9. Noyem eyangelistarios grecos sex coopertos et très non 
coopertos. 

a. Duo epistularia coperta. 
4. Quatuor psalteria tria coperta et unum non. 
la. Duodecim mînea totius anni. 
I. Unum mineum mensis decembris prophetae Naum. 

1. Unum mineum augusti copertum. 

2. Duos libros prophetarum. 

3. Tria triodia totius anni. 

4. Vitam S. Basîlii copertam. 
2. Duo catanictica. 

2. Duos diapolitos. 

2. Duos theologos non coopertos. 

2. Duo stichinaria. 

I. Unum chinonicon. 

1 . Vitam S. Basilii non copertam. 

2. Duos libros Crisostomi super Mattheum. 
1. Crisostomum super Johannem. 

I. Omiiias Crisostomi copertas. 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES. n^ 

Legendarium Crisostomî de vîta Gregorii. 

Legendarium Crîsostomi in quatragesîma. 

Sermones Crisostomî super circumcisionem coopertos. 

Pontificale Crisostomî copertum. 

Sermones Gregorii Nazianzenî. 

Vitam Gregorii copertam. 

Epistulas Gregorii papœ copertas. 

Unum librum Machabei mensis augusti 

Unum librum prophetae Jeremiae mensis maji. 

Unum legendarium junii. 

Unum legendarium aprilis. 

Unum legendarium Simonis tuendi mandra mensis septembris 
non copertum. 

Unum legendarium Isaachi copertum. 

Legendarium omnium sanctorum mensis octobris coopertum. 

Legendarium S. Barbarae mensis decembris copertum. 

Legendarium S. Maximi de vita sanctorum copertum. 

Legendarium martirum mensis octobris copertum. 

Legendar. omnium sanctorum sine principio non copertum. 

Legendar. omnium martirum coopertum. 

Unum cumentum evangeliorum. 

Unum Damascenum copertum. 

Unum librum Joannis elachistae et Damasceni non copertum. 

Unum librum Joannis Climachi coopertum. 

Unum librum Gregorii theologi non coopertum. 

Unum librum Theodori episcopi non copertum. 

Unum librum Jacobi apostoli super Apocalipsim coopertum. 

Unum de expositione propbetiarum. 

Secundum librum S. Leondi presbyteri coopertum. • 

Epistolas Isidori copertas. 
3. Treslibros de vita sanctorum duos copertos et unum non. 

Varnaam de vita sanctorum non copertum. 

Vitam S. Andreae copertam. 
Vitam S. Bartholomaei copertam. 
Vitam SS. Patrum non copertam. 
Vitam S. Nili coopertam. 
Prologum SS. Patrum non coopertum. 
Policarpum episcopum Efesii coopertum. 
Theopbanem super evangelia Marcî coopertum. 
Sermones Isirici et Isachi non copertos. 
Canones apostolorum non copertos. 
Canones Istagii et Theofani coopertos. 
Epistulas ad Jacobum apostolum non copertas. 
Erothimata megala coperta. 
Librum Theosdemitu non copertum. 



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o PIECES JUSTIFICATIVES. 

Prophetiâs Zachariae et Malachie copertas. 

Istoriam S. Sabe copertam. 

Istorîam saactorum. 

Evangelia domeaicaria non coperta. 

Unum exîodum antîcum non ligatum. 

Unum lîbrum oratîonum domenicalium copertum. 

Unum lîbrum cerîmonîarum. 

Unum lîbrum cantus copertum. 

Unum lîbrum de vît a monastica. 

Unum ordînarîum copertum. 

Unum orologîum copertum. 

Unum prophîtîco non copertum. 

Unum stichînale copertum. 

Duos lîbros anastasî/Tiî unum copertum et alîum non. 

Unum paradîtîcon copertum. 

Cîrca vîgînti volumîna lîbrorum sîne prîncîpîo et maie ordînata. 



INVENTAIRE 
DES MANUSCRITS DE SAINT-ÉLIE DE CARBONE 

XYIl® SIÈCLE. 

L^origtnal, qui appartenait à Tarehive du courent de Saint-Basile He Urbe^ est perdu, 
et il n'en existe qa*une copie moderne, Crjrptensis Z, 6, XXXIX, 

INVENTÀRIO DELLI LIBRI GREGI ET LATINI CEE SI RITROTANO 
NELl' ARGHIYIO ABBÀTULE DI a. ELIA DI CARBONE. 

1 . In prîmis uno lîbro dî epistole di S. Geronimo latîno. 

2. Item un testamento greco. 

3. Item un thomo dî prediche în greco întitolato Cata ta erga. 

4. Item un thomo de prophetîe greche. 

5. Item un lîbro mîneo del mese d'ottobre. 

6. Item un altro dî novembre. 

7. Item un altro mîneo dî marzo, aprîle et maggîo. 

8. Item homelîe dî santo Theodoro. 

9. Item un altro mineo di giugno, luglîo, agosto. 

10. Item una legenda dî San Basîlîo. 

1 1 . Item un trîodîon quadragesimale 
l'i. Item un evangelista. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. iai 

i3. Item un paracliticon. 

14. Item un espositione d'evangelio. 

i5. Item un ordinatîone dellî apostolî. 

16. Item un altro mineo dî décembre et gennaro. 

17. Item un anastasîmo. 

18. Item una regola di San Basiîio. 

19. Item un festivo. 

20. Item le regole di San Basilio. 

21. Espositione di San Basifîo. 

22. Legenda de santi. 

23. L'atti delli apostoli. 

24. Un mineo di décembre. 

25. Vita de santi padri. 

26. Sermone sopra de profeti et S. Gio. Crisostomo. 

27. Uno psalterio. 

28. La natività de N. S. Jesu Xpi. 

29. Titolo de rubriche di Costantino Lascari. 

30. Nativitas cum officio B. Virginis Mariae. 
3i. Vocabolario greco. 

32. Un altro pezzo de psalterio. 

33. Oratio de Sant Â.fremme intorno al digiuno. 

34. Un contacion. 

35. Stichirarion. 

36. Vita di 90 monaci. 

37. Oratione di San Gio. Crisostomo sopra la peccatrice. 

38. Il primo volume dell'epislole de S. Giovanni. 

39. Il testamento novo. 

40. Oratione di S. Gio. Crisostomo. 

4 1 . Un mineo del mese di gennaro. 

42. Un mineo de marzo. 

43. Un mineo de décembre. 

44. Una parte del triodion. 

45. Testamentum novum. 

46. Senaxario. 

47. Un volume de dottrina. 

48. Opéra de grammatica. 

49. Vita de santi padri. 

50. Canoni delli apostoli coll'espositioni. 
5i. Uno evangelista in carta bombecina. 

52. Un catanicticon. 

53. Sermone de San Basilio sopra li salmi. 

54. Un quadragesimale *alias triodion. 

55. Un mineo de febraro. 

56. Vita de santi. 

57. Vita et fatti de Saba sacerdote padre nostro antiquo. 



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,aa PIÈCES JUSTIFICATIVES. 

58. Mineo de fcbraro. 

59. XV antino. 

60. Contachîdn in ottavo. 

61. Vita de stnti padri. 
6a. Sticherarîon. 

63. Vita de santi martiri Vito, Crescentîa et Modesto. 

64. Testamento novo. 

65. Sermone avanti la Pentecoste. 

66. Historia de S. Maria Egiptiaca. 

67. Grammatica sopra la prosodia. 

68. Oratione di S. Gio. Crisostomo. 

69. Sermone di S. Greg. archîep. Const. 

70. Messale greco. 

7 1 . Espositîon sopra li psalmi« 

72. Regole di San Basilio in alia. 

78. A.tti delli apostoli. 

74. Psalterio in ottavo. 

75. Homilia sine principio. 

76. Vita de santi padri. 

77. Orationi intorno al digiuno. 
78 Espositione delFevangelio. 

79. Un sinaxario. 

80. Triodion quadragesimale. 
8f . Esortativa de santi padri. 

82. Oratione de santo Effrem. 

83. Una grammatica de prosodia. 

84. Orationi de santo Epifanio. 

85. Sermone di S. Gio. Grisostomo. 

86. Esposition délia croce. 

87. La prima parte delli biblion. 



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PIECES JUSTIFICATIVES la'i 

VI 

INVENTAIRE 
DES MANUSCRITS DE SAINT-PIERRE D'ARENA 

XVI* SIÈCLE 



Extrait de Tinveutaire des meubles de ladite abbaye dressé pour Bernardin de Men- 
doxa, commendatairei en 1579. L*onginal de cet inventaire appartient aux Archives du 
Vatican, dossier Basiliani (sans cote) : il a pour titre Liber spiritualium rerum ahha- 
ci» Sancti-Petri in Spina, casalis Chiani melùensis,' et pour auteur le licentîatus 
Chrislophorus de Cuença hispanus visiiator abbatise et ecclesiœ Sancti-Petri de Arena. 



IXVENTARIO ET ROBE IXVEIHTORIATE CHE SE TROVANO IN LA ABBACIA 
DI SANCTO PIETRO SPIPfA DI ARENA... 

Li librî grecî de la predîta ecclesîa. 
Imprîmîs uno missale greco. 
II. Item undecî libri in pergameno nomînatî evangelîstari. 

4. Item quatro libri de epistola. 

3. Item tre piezi de libri de profecia. 

5. Item cinco piezi del salmista. 
a. Item dui piezi de triode. 

2. Item dui piezi di libri festivi. 

6. Item sei piezi de emineis. 

3. Tre piezi de anastissimo. 

2. Item dui piezi de strigeraro. 

I. Item uno piezo di libro tripico. 

I. Item un cathanitico. 

I. Item uno paraclitico. 

3. Tre piezi de sinaxari. 
I. Uno eclogo. 

I. Uno pezoto de missale. 
46. Item quarentasei pezi de libri piculi et grandi di differenti 
autori. 



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124 PIECES JUSTIFICATIVES. 



VII 



NOTICE 
DE QUELQUES MANUSCRITS DE SAINT-PHILARÊTE DE SEMINARA 

XVI* SIÈCLE 

Cette pièce a été extraite do Paritinus gr. $067 (fol. 470* ®^ publiée par M. Omont 
dans la Revue des é.uJes grecques^ 1888, p. i85 : je reproduis le texte d^Omont. C'est 
une quittance délivrée par le copiste Jean de Sainte-Maure à Jean- Pierre Fallaqua, 
abbé de Saint-Philarète, pour les mss. copiés par lui en i574. 

Jo Gîovanne Santamaura, Cyprioto, délia cita di Nîcoscia, per la 
présente declaro havere scrîtto l'infra nominati librî graeci îa la 
venerabile habbatîa di S. Philareto, nello lerretorio di Siminara, 
quali era di bisogno a farse essendo et mancavano dalla présente 
venerabile habbatia, et li reverendi padri et in detta habbatia stanno 
non potevano satisfare lo culto divino ordinariamente senza detti 
libri et per tal e£fecto mî hanno fatto scrîverli, videlicet : uno Biis- 
sale graeco con tutte le tre misse et alio ritu et usu graeco si soleno a 
dire ogniuna alli giorni, et si deveno dire con piu evangelii et epistole, 
collecte, antiphoni et altre cose necessarie, et si abisognano alla misa 
délie feste comandate et di piu altri santi, à detto Messale escritto di 
charta bastarda fogli 75, dico quinterni tre. Ho scrîtto un'altro libre 
chiamato in graeco Catanyctico, intra lo quale sonno certi canoni 
overo régule di officio chiamati catanicticha, et in lingua italiana vol 
dire compassionevoli, overo régule penitentiale, le quale si solano 
dire per ogni giorno intra li oSicii dello matutino. In detto libro ho 
scritto di charta bastarda dui quinterni. Ho scritto i5 giornate allô 
minio di marzo et altre tante allô minio di magio de modo, et ho 
scritto in detti dui minii de charta bastarda foglii 16, allô minio di 
aprille haggio giungiuto l'officio di S. Philareto lo quale non era 
scritto alli minii, ma era scritta separatamente per lo detto sancto, 
non era delli canonizati per essere stato poi che serono canonizati 
li santi lo quale officio era scritto a certi libri vecchii et jo l'hagio 
scritto di novo et lo ho miso allô minio di aprille alli 8 del detto, ho 
scritto di charta bastarda foglii 4, l'officio dello corpo di Christo era 
scrîtto a certi libri antiqui et joThaggio rinovato et lo misi allô triodi 
ho scritto di charta bastarda foglii 3, ho scritto tre foglii di charta 
allo psalmista dove mancavano et hammano tutti li foglii i5i et 
hanno quinterni 6 et uno foglio scritto, per lo quale mîa fattiga ho 



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PIECES JUSTIFICATIVES. laS 

havuto dal magnifico sîgnore Giovanni Petro Fall'aqua in denari con- 
tanti.... et per la charta ancora et ho miso la quale era la mia et 
rhavia comparato da Messina à ragione di grana la lo quinterno no- 
vita di questo regno di Napoli, summano denarii 3, i3 de cinnabro 
et altri colori che nei abisognaro per fare le litere majuâchule, capi- 

versi et rubriche in detti libri d suma tutta d et per lide 

délia verita ho scritto la présente di mano mia et cosi mi intendo 
per pagato et satisfatto. Da Siminara, a di a de agosto 1^74. 



VIII 

NOTICE 
DE QUELQUES MANUSCRITS DE SAINT-NICOLAS DE CASOLE 

XIV«-XVe SIECXE 

A la garde au Taurinensit CCXYI, b. m, 27, le P. Cozza Luzi a relevé une impor- 
tante série de graffites du xiv*-xv* siècle, constituant une sorte de registres de prêt 
des manuserits de Saint-Nicolas. En voici la traduction latine d'après le grec qu'a 
bien voulu me communiquer le P. CoKza Luzi. 

Ego presbyter Riccardus Senareka confiteor pro mutuo accepisse 
a sanctissima ecclesia Casularum librum unum dictum Margaritœ^ 
per manum hieromonachi et ecclesiarchae...., in praesentia hieromo- 
nachi Jacobi. 

Diaconus t^; iraorOaÔia; [?] Sancti-Joannis toO à^^àyavoç habet evange- 
lium pro mutuo. 

Presbyter Nicolaus tîîç naXoOpi6a; toO iiexepôiXou habet octoëchum. 

Presbyter Georgius Sancti-Blasii habet evangelium pro mutuo. 

Presbyter Nicolaus toO jiiyiavoo ô yp^^^oç habet evangelium pro 
mutuo. 

Ecclesia Sanctae-Mariae de Mallio habet pro mutuo liturgiam sancti 
Basilii. 

Joannes Tarent inus habet Organum pro mutuo. 

Presbyter Andréas too StvvtaxaaTpyiai habet praxapostolum pro mutuo. 

Presbyter Blasius toO %oLaoL^a,aaiXkoM habet triodium pro mutuo. 

Presbyter Moyses toO 6tvviaxaaTpyi<xl habet triodium pro mutuo. 

Philippo de Massa dedimus octoëchum pro mutuo. 

Presbyter Bartholomaeus too (roupôivou habet triodium pro mutuo. 

Diaconus Clemens de Hydrunto habet evangelium pro mutuo. 

Presbyter de Cantarello accepit typicum et euchologium pro mutuo. 

Presbyter Joannes ôpovo< habet typicum pro mutuo. 



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126 PIECES JUSTIFICATIVES. 

Presbyter Petrus de Paleocastro habet evangelium pro mutuo. 

Presbyter Joannes de Mallio habet patericum. 

Presbyter Martinus de MalUo habet evangelîum... pro mutuo. 

Joannes filius judicîs Nicolai habet pro mutuo evangelium et stî- 
cherarium et ... euchologium. 

Presbyter frater judicîs Constantin! de Lupia habet evangelium. 

Nicodemus hîeromonachus et hegumenus tou (SouXàtaou habet evan- 
gelîum pro mutuo. 

Presbyter Robertus habet prophetias pro mutuo. 

. . habet evangelîum unum în manîbus. 

Petrus presbyter de Legglesi habet evangelîum pro mutuo. 

Diaconus habet pro mutuo prophéties. 

Presbyter ... habet pro mutuo evangelîum. 

Nîcolao Bard... dedimus pro mutuo psalterîum. 

Diaconus Legglesi habet evangelîum pro mutuo. 
[Ceci en latin :] 

Die sabati messis madiî X* ven. presbiter Georgîus mîssus... de 
accepît pro mutuo librum unum qui dicitur mîssale et unum alium qui 
dicitur graduale ad Domino abate J. Sancti-Nicolaî de Casulî în prae- 
sentia fratris Mîchaelis. 



IX 

INVENTAIRE 
DES MANUSCRITS GRECS DU SAINT-SAUVEUR DE PALERME 

XVI1« SIÈCLE 

Cet inventaire anonyme, au plus tard du xvii* siècle, peut-être du xvi", est extrait 
du Fftîicanus lat. 6429, fol. 116-117. Voyez ce que dit de cette petite collection le 
P. Ant. Francesco di Napoli dans une lettre à Sirleto du 9 juin i58a, Faticanus lat, 
6194, fol. 398, et Rom. QuartaUchri/t ^ I[[(i889), p. 36. 

PANHORMI. 

In monasterio Sanctî-Salvatorîs monacharum ordinis d. Renedicti 
[sic], în quo educata fuît Constantia filîa Gulielmi prîmi huius nominis 
Sîciliae régis cognomento Mali et monachalem professionem fecit, 
quae postea Henrico Imp. Federici i£nobarbî filio nupsit, et Federicî 
tertîi [sic] mater fuit, librî graeci alîquot extant vetustîs characterib. 
descripti V. 

I. Evangelîa per annum pulchris et antiquis characterib. descripta 
graece. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 127 

2. Codex maximas graece descriptus vetustissîmis characterib. in 
quo extnnt sanctorum patrum înfrascripti sermones. — D. Joannis 
Chrisostoml sermones siye homeliae in psalmos. Eiusdem homelîae 
varias in evangelîa. — D. Basilii archiepiscopi Seleuciae homelia in 
introitum Hierosolymae. — Isichii presbileri Hierosolimitani homelia 
in Lazarum quatriduanum. Eiusdem in Lazarum qnatridoanom. — 
D. Joannis Chrisostomi homeliae duae in Lazarum quatriduanum. — 
D. Andreae archiepiscopi Cretensis homelia in Lazarum quatridua^ 
num. — D. Joannis Chrisostomi homelia in Lazarum quatriduanum. 
Eiusdem in eundem. — Basilii archiepiscopi Seleucias in quatridua- 
num Lazarum homelia. — D. Athanasii archiepiscopi Alexandrie 
homelia in evangelium Lucas de beatitudinib. Eiusdem alia homelia 
in octo beatitudines : in evangel. Lucae. Eiusdem homelia in octo 
beatitudines. — D. Joannis Chrisost. homelia in octo beati- 
tudines. — Josephi archiepiscopi Thessalonicae sermo in beatum La- 
zarum et in resurrectionem iustorum. — Beati Titi episcopi Bostron 
sîve Bostrorum sermo in octo beatitudines. — D. Joannis Chrisost. 
sermo in magnam hebdomadam. Eiusdem in eandem. Eiusdem sermo 
de Pharisaeorum concilio. — J^eontii presbileri Constantinopolitani 
sermo in beatum Job. — D. Joannis Damasceni monachi sermo in 
parabolam vineae et villici. Eiusdem sermo de eleemosina et X virgi- 
nibus. Eiusdem sermo de interpretatione loci evangelii divi Mathaei 
de talentis. Eiusdem sermo de X virginibus. — Leontii presbiteri 
Constantinopolitani sermo in Job et de magna hebdomada. — D. 
Joannis Chrisost. in locum evangelii : Potestis bibere calicem quem 
bibiturus sum. — Leontii presbiteri Constantinopol. sermo in Judae 
proditionem. — D. Joannis Chrisost. in sanctam Domini quinquage- 
nam. Eiusdem sermo in Judae proditionem. Eiusdem sermo de abster- 
sione pedum per Mariam Madalenam. — Theophili archiepiscopi 
Alexandriae sermo de mistica caena et lotione pedum. — Basilii 
archiepiscopi Alexandriae sermo in magnam parasceven. — D. Joan- 
nis Chrisost. sermo in magnam parasceven. Eiusdem in latronem et 
beatam Virginem. Eiusdem in passionem et crucem Domini. Eiusdem 
in latronem et sanctum pasca. Eiusdem in sanctam parasceven. — 
Leontii presbiteri Constantinopolitani sermo in sanctam parasceven. 
— Georgi episcopi Nicomediae sermo in sepulturam et resurrectio- 
nem Dni. — D. Joannis Chrisostomi sermo in sepylcrum et resur- 
rectionem Domini. — Sancti patris nostri Araphilochj^sermo de magno 
sabato. — Gregorii episcopi An tiochiae de triduo resurrectionis Domini 
nostri Jesu Christi sermo seu potius liber. — D. Epiphanii archiepis- 
copi Cipri sermo seu potius liber. — D. Epiphanii archiepiscopi Cipri 
sermo in sanctam Domini nostri sepulturam et in Joseph ab Ari- 
mathea et sermo seu potius liber, nam prolixus est. — D. Joannis 
Chrisost. sermo in sanctum pascha. Eiusdem sermo in secundam 
Domini apparitionem. Eiusdem in dominicam apparitionem, et in 



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ia8 PIECES JUSTIFICATIVES. 

sanctum Thomam. Eiusdem sermo in analipsim Domini nostrî Jesu 
Christi. 

3. Evangelium d. Matthei cum commentariis. Titulus priefert 
d. Athanasîum pulchris characterib. descriptum. — Evangelium se^ 
cundum Marcum cum commentariis eiusdem. — Evangelium secun- 
dum Lucam cum commentariis eiusdem. — Evangelium secundum 
Lucam cum commentariis eiusdem. — Evangelium secundum Joan- 
nem cum commentariis eiusdem. «— Ex: sermone papae Alexandri in : 
Simon[em] : Joannis diligis me plushis ? 

4. Fragmenta quaedam homiliaruro Chrisostomi et aliorum. 

5. Testamentum novum pulchre descriptum quod quidem fuit 
reginae Constantin monacae uxoris Henrici Imp. de qua supra men- 
tionem fecimus. Extat in eodem codice eiusdem professio monacalis 
autographa. 



INVENTAIRE 

DES MANUSCRITS DU SAINT-SAUVEUR DE MESSINE 

XYI^ SliCLE 



Cet inrentaire a été dressé en i563 par le P. Francesco di Napoli dont il rient d'être 
question. Le texte que roici est celui d'une copie de la fin du xvxz* siècle et d'une 
main italienne, Parisinus lat. (Rés. Saint-Germain des Prés) 18075, fol. 277 et suit. 
Montfaueon mentionne ce catalogue (Bibliotkeea bibliothtcarum, \, 198); mais il n'en 
a publié qu'un court extrait. Le Yoici entier. J'ai donné à chaque ms. un numéro 
d'ordre. 

A la suite de l'inrentaire de i563, on tronre dans le même ms. (fol. 290 et suir.) 
un second inventaire des mss. du Saint-Sauveur; il est copié de la même main que 
l'inrentaire ci-après de SS. -Pierre- et-Paul d'Itala, rédigé d'après la même méthode, 
vraisemblablement par le même auteur, et, je crois, de ceux que fit dresser Menniti au 
début de son généralat. Ce deuxième inventaire ne compte que lii numéros, dont 
plusieurs même ne figurent pas à l'inventaire de i563* Une étude comparée des deux 
inventaires reste à faire, comme aussi de quelques autres inventaires plus sommaires des 
manuscrits du Saint-Sauveur, tels que celui que Montfaueon a utilisé pour sa Bibliothêca 
bibliothecarum, et dont on trouvera le texte (en grec) dans le Paris. Stipplem. gr. 798 
(fol. a3*49) * ^® dernier inventaire « envoyé de Rome par D. Claude Estiennot », ne 
compte que 95 numéros, non compris, y est-il dit, icoXXà cùXà M\ia renfermant rà 
icdcvxa irep\ toO x^pou. 



Index librorum cRiECORUM ujlnv sgriptorum qui in arghimàndritatu 
Sancti-Salvatoris magni tari iNVENTi suNT, dc mandato 111»»»"* D. Pro- 
regis Siciliae, ad insiantiam B. et S. D. N. Pii 1111* P. M., ab A. Fran- 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES^. 129 

dscQ Neapoli ad hujus rei apostoUca authoritate destinato, con- 
fectus Messanâe anno D0/71//1/M.C.LXIII, mense augusto. 

In prîmîs. 

[k] Compendîum historiarum incipîens ab haeresi Nîcephori régis 
usque ad regnum Isaciî Comnenii a Joanne Caropolato scriptum. Vo- 
lumen ingens, in-folio. 

[2.] Collectanea multorum sanctorum patrum, Basîlii, Maximi, Cli- 
machi, Theodori, Pelusioti, Chrisostomi et aliorum di versa sacrae 
scripturae loca exponentium. In-4<>. Opus absque principio. 

[3.] Leonis régis cognomine Despoti sapientissimi sermones di- 
versi. Opus integrum. — In divinam et gloriosam ascensionem Dei et 
Salvatorîs nostri ; — in descensione ignearum linguarum in specie dî- 
vini spiritus ad sanctos apostolos ; — elç tô dOvOpovov t6 Tcap' oîi xal ^C o5 
xaTaçoiTriaav aÔTOÔeffuÔTWç icàpecrxe t^v uloOeaEav &yOp(î>icotç OsTov «veOjia * ; — in 
omnes sanctos ; — iii magnum apostolum mundi Paulum ; — in glo- 
riosam transfigurationem D. N. JesuChristi, etaliusin transfiguration 
nem divinam ; — in assumptionem sanctîssimae Dei genitricis ; — in 
decoUationem praecursoris ; — in nativitalem immaculatae Deiparae ; 
— in exaltationem venerandae crucis; — in celebrem coronatumDe- 
metrium ; — alius in lucidissimum ecclesiâe astrum Demetrium , 
et alius quando inter. regias domos domus ejus consecrata fuit; — 
quando castissima Maria in sancta sanctorum ingressa est ; — in 
splendidissimara lucernam ecclesiae Nicolaum ; — in nativitatem secun- 
dum carnem D. N. Jesu Christi; — in Clementem Ancyrae*; — inglo- 
riosum Triphonem ; — în occursum D. N. Jesu Christi ; — in princi- 
pium sanctissimi jejunii ; — alius de jejunio ; — in admirabilem et 
celebrem discipulum Thomam ; — alius ejusdem in celebrem The- 
clam'; — epistola ad catholicam formam wapaivecriv ♦ referens ; — in 
ingressum jejuniorum ; — în palmarum dominicam ; — in sanctum 
sabattum; — in sanctum Joannem Chrisostomum ; — in sanctum 
pascha. 

[4.] Doctrina sanctorum apostolorum et œcumenicarum synodo- 
rum et primarum 7 synodorum, in quibus est prima Nicena sub Con- 
stantino imperatore et Silvestro papa maximo celebrata. In-4® fol. 

[5.] Acta apostolorum et epistolae catholicae et epistolae divi Pauli. 
In fol. 

[6.] Homiliae sanctorum diversorum patrum ut Gregorii Nisseni, 
Theodori *, Michaëlis Syncelli ' et aliorum. In-fol. 

1. Le copiste, dans son ignorance du grec, a défiguré tous les mots de ce 
titre. 

2. Anchirae m/. 

3. Theliam ms, 

4. Ilapavveaiv ms. 

5. Theodorii ms, 

6. Encelli ms» 



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i3o PIECES JUSTIFICATIVES. 

[7.] Chronica Consto/i/ini cognomento Manassae carminibus con- 
scrîpta ab inîtio mundi usque ad Nicepborum scripta. Opus blactîs et 
tineis^ consumptam. ln-4* fol. 

[8.] Expositîo in Genesim quae in graeco exemplari non habet no- 
men authoris sed latinis litterîs inscribitur Chrisostomus ; — Basilii 
magni dialogi 3i5 ; — ejusdem pœnae irrogats sacerdotibus delin- 
quentibus ; — ejusdem exercitatoriae constitutîones ad eos qui in mo- 
nasteriis vivunt, partim dialogis conscriptae, partira per epistolas 
traditx. In-fol. 

[9.J Quatuor evangelia. In-4^. Mutila in principio. 

[10.] Anastasii arcbiepiscopi montîs Sinaî responsiones ei objectas 
ab orthodoxîs patribus de dîversis capitibus libris veteris et novi 
testament! . Mutilus in fine. In-4®. 

[11.] In mundi opificium ex Genesiet Chronicis per seriem, opus 
collectum a Simone Magistro et Rethorico Xoyo^ix^ * ex diversis chro- 
nicis dehistoriis. In-4®. 

[la.] Liber divinorum dogmatum et prsceptorum Gregorii Theo- 
logi, Gregorii Nisseni, Basilii magni, Athanasii, Damasiensis, Chrysos- 
tomi et aliorum adversus philosophos grxcos. 

[i3.] Evangelia. In-fol. 

[14.] Expositiones in Genesim incerti authoris, fortasseGhrysostomi. 
Mutili in fine. In-folio. 

[i5.| Sermones incerti authoris fortasseChrysostomi. Mutili in prin- 
cipio et fine. In-folio. 

[16.] In opificium mundi ex Genesi chronîcon per seriem, absque 
nomine autoris. Integrum. 

[17.J Diversi sermones diversorum sanctorum patrum, Chrysos- 
tomi, Andreae arcbiepiscopi Cretensium, beati Effraim, Proculi arcbi- 
episcopi Constantinopolitani, Gregorii Bisantii monachi, Antipatris 
episcopi Bostron. — Item acta sanctorum apostolorum Pétri et Pauli 
et quemadmodum Romae sub Nerone imperatore martyrium passi 
sunt, copiose scripta. — Item martyrium magni martyris Pantaleonîs. 
— Item Anastasii monachi Sinal. — Item Joannis Damasceni monachî 
sermones. — Item homilia Chrysostomi in Herodiadem et in decolla- 
tionem praecursoris et de improbis mulieribus. — Ejusdem in jujju- 
randum Herodiadis et in decoUatione/n honorati praecursoris. — Eu- 
sebii episcopi sermo de memoria sanctorum facienda. — Item Chry- 
sostomi sermo de Helia et Helizeo. — Item encomium Andr^se arcbi- 
episcopi Cretensis in magnum martyrem Panteleemonem. — Item 
beati Effraim sermo de transfiguratione Domini. — Item martyrium 
sancti^ martyris. — Item Joannis Damasceni monachi sermo de 

assumptione beatae Virginis. — Item martyrium sancti Adriani mar- 

I. aeneis ms. 

3. Le nom en blanc. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. i3i 

tyris et qui cum eo fuerunt. — Item vita beatae virginîs Macrinœ a 
beato Gregorio Nisseno ejus fratre conscripta ad Dierium. Opus ma^ 
gnum. In-folio. 

[i8.] Commentaria în Hermogenem încertî authofis. Mutila in prin- 
cipio et in fine. In-/|°. 

[19.] Sancti patris nostri et confessons Theodori ^ cognomento 
Tostudii cathechesîs monachorum. Volumen m:ignum. In-folio. 

[20.] Volumen mutilum absque principio in quo sunt sermones 
aliquot et librî duo contra Julianum imperatorem, fortasse Cyrilli aut 
Nazîanzeni. — Item epistola Gregorii ad diversos. — Item meta- 
phrasis in Ecclesiastem incertî authoris, fortasse Gregorii. 

[21.] Fragmenta quaedam cujusdam libri Nili Indoxaprimi, con- 
tinens acta septem conciliorum et disputationes quasdam sacras. Re- 
tulit Bartholomaeus Spatafora originale integrum hujus libri dono 
fuisse missum ab Annibale Spatafora olim archimandrita cardinali« 
de Mendoza. 

[22.] D. Gregorii Nazianzeni sermones. Opus integrum. In-folio. 

[23.] Liber mutilus in principio absque nomine authoris continens 
vitas sanctarum virginum. In-4^. 

[24.] Vita sancti Simeonis habitantis in monte Thaumasto * scripta 
a Nicephoro magno Anthiochiae. In-folio. 

[25.] Liber mutilus in principio et in fine continens sermones in 
psalmos et sermones de aliis rébus tractantes. 

[26.] Liber mutilus in principio et in fine de medicina absque no- 
mine authoris. In-folio. 

[27.] Sermones absque nomine authoris mutili in principio et in 
fine ex diversis Scripturse locis. — Item sermones continentes diver- 
sas disputationes et de aliis rébus, unus de fortitudine et robore et 
de puerorum educatione et de aliis. In-fol. 

[28.] Sermones varii, ut contra Eunomianos, de laudibus divi Gy- 
priani in Machabaeos, epitaphium sive funebris oratio divi fiasilii, 
epistola sive oratio de pace ad Amphilochium, et de modo dispu- 
tandi, et quod non sit uniuscujusque hominis nec temporis de Deo 
disputandum. Opus magnum mutilum in principio et in fine, in quo 
est epistola ad cives Nazianzenos mœrentes et ad principem iratum, et 
ideo liber fortasse est Gregorii. Antiquissimis caracteribus conscriptus. 
In-folio. 

[2g.] Liber sine principio continens vitam Pauli anachoretae Thc- 
bani, — Item vitam Antonii magni ab Athanasio scripta. — Item vita 
sa/icti Athanasii. —^ Item martyrium divi martyris Ananii presbyteri 
et aliorum septem militum qui passi sunt in Phœnice. — Item vitam 
d. Eutymii. — Item martyrium Gurii, Samonae et Abibi^. In-fol. 

I. Theodorii ms. 
3. Thasmasto ms, 
3. Abdii ms. 



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i3a PIECES JUSTIFICATIVES. 

[3o.] Vitam sancti Barlaam mutilam in princîpîo et in fine, for- 
tasse Damasceni. 

[3i.] Suidas opas integrum carta papyracea scrîptum antiquîssi- 
mum et pulcherrimum. In-folio. 

[32.] Liber declamatîonum absque principio et nomine authoris, 
in quo est tracta tus trium paginarum cui est inscriptio : Theorica. 
In-4*. 

[33.] CoUectanea contînens vitas sanctorum patrum breviter con- 
scriptas quae graece appellatur Synassarion. In-folio. 

[34.] Homeliae xix in evangelium Mathaei fortasse Chrysostomi aut 
Origenis. In-folio. 

[35.] Vit» sanctorum. Opus magnum absque nomine authoris. 
In-folio. 

[36.J D. Joannis Chrysostomi homeliae xxxii diversae, quarum I* est 
consolatoria ad Staterium monachum dœmone correptum, et epistolae 
ad diversos in quibus est una ad Deme trium de compunctîone. Liber 
est antîquissimus. In-folio. 

[37.] Opus absque principio et fine et sine aliqua inscriptione prae- 
ter hanc in pos tréma parte primae paginae aliéna manu addita ; Anag- 
nosticon, hoc est legendarîum. 

[38. j Joannis Climachi abbatis montis Sinai cognomento Scala epis- 
tolae et orationes. Opus integrum. In-4®. 

[39.] Opus continens martyrîum xxxx martyrum. — Item oratio- 
nem in sanctam crucem. — Josephi confessons et archîepiscopi Thes- 
salonicentium in média quadragesima. — Item expositionem Ammo- 
nii monachi de interfectis a barbaris in monte Sinal et in urbc 
Raitho sanctorum patrum. — Item d. Gregorii episcopi Neocaesareae 
orationem in annuntiationem beat» Mariae . — Item Joannis Chrisos- 
tomi sermonem in knnunciatîonem b. Mariae. — Item Gregorii Admi- 
rabilis in annunciationem beatae Virginis. — Item Theodori abbatis 
Tostudii sermonem in adorationem crucis in média quadragesima. — 
Item Andreae archiepiscopi Cretensium orationem in quatriduanum 
Lazarum. — Item Chrysostomi orationem in àominicam palmarum. — 
Item ejusdem aliam in palmas. — Item ejusdem in pulcherrimum Jo- 
seph. — Item ejusdem orationem de amore paupertatis et in decem 
virgines. — Item ejusdem in meretricem et pharisaeum ; — item ejus- 
dem in meretricem, pharisaeum et unguentum ; — item ejusdem ora- 
tionem in lavationem pedum ; — item ejusdem in proditionem Judae 
et latronem ; — item Gregorii Theologi in pascha et in moram ; — 
item ejusdem in pascha ; — item ejusdem in adolescentem ; — item 
Joannes Chrysostomus in incredulitatem Thomae ; -^ item ejusdem in 
mediampentecosten ; — itemLeontii presbyteri Constantinopolitanî ora- 
tionem in mediam pentecosten, et in cœcum a nativitate, et in sanc- 
tum Petrum ab Herode in carcere detrusum; — item Chysostomus in 
ascensionem Domini ; — item ejusdem aliam in eamdem ; — item Cy- 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 135 

rilll archîepiscopi Alexandrîae orationem in ascensîonem Dom/ni; — 
item Georgiî presbyterî Caesariensis Cappadociae orationem copiosam 
in trecentos decem et octo patres ^ qui in Nissea convenerant ; — 
item Basilii episcopi Seleuciae orationem brevem in sanctum pascha. 
In-folio. 

[40.] Divi Basilii episcopi Caesareae Cappadociae cognomento Magni 
hexameron. — Item epistola Gregorii Nisseni ad Petrum fratrem. — 
Item ejusdem de mundi phisiologia, et de his qui antefuerunt, et de 
homînis generatione. — Item copiosissima in Esaiam prophetam 
ejusdem d. Basilii interpreta/<o. Opus integrum et rarum. In-folio. 

[4 1 .J Evangeliarum absque principio et fine. In-4*. 

[42.] Sermones aliquot Chrysostomi. In-folio. Et in fineDamasceni 
oratio demonstrativa de sanctis et venerandis imaginibus imperfecta. 

[43.] Aliquot homiliae ubi est una Theodori' Tostudii in vitam Ar- 
senii. In->fol. 

[44.] Expositio copiosaa 5 psalmo interpollata usque 145. Réfère- 
bant monachi ubi erant libri esse Basilii, nam titulo principio et fine 
caret. Sed postea facta coUatione cum alio codice ubi est titulus 
hujusmodi Basilii in psalmos manifeste apparuit non esse Basilii sed 
alius. In-folio. • 

[45.J Canones J. Damasceni et Cosmani diversarum rerum absque 
principio. In-4*. 

[46.] Cbrysostomi in Matheum. Opus absque principio et fine. 
In-folio. 

[47.] Chrysostomi in evangelium Joannis interpretatio. Volumen 
magnum et integrum. 

[48.] Chrysostomi inPauIum. 

[49.] D. Basilii magni archiepiscopi Caesareae Cappadociae in psalmos 
expositio incipiens a psalmo I** usque ad CXIIII interpollata, et ser- 
mones aliquot de diversis rébus, ubi sunt duo de eucharistia. Opus 
corruptum in principio et mutilum in fine. 

[5o.] Martyria et vitae diversorum sanctorum patrum incerti auto- 
ris. Opus integrum ubi sunt pictae imagines singulorum sanctorum. 

[5i.] Joannis Climachi abbatis montis Synal cognomento Scala alius 
codex. In-4«. 

[5a.] Liber variorum sermonum incerti authoris, in quo 1"» est de 
perniciosa luentra. Opus magnum. In-folio. 

[53.] Dorothei abbatis doctrinae varias . Opus corrosum. 

[54.] Sermones diversi Joannis Chrysostomi, quorum primus est 
sermo consolatorius ad quemdam Staterium demone corruptum, et de 
visione quam vidit patiens, et quod natura etiam inimicorum dolen- 
tium miseremur, et expositio de mundi oppificio, et de eximio in 



I. patrumi»». 
3. Theodoriintj. 



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i3/, PIECES JUSTIFICATIVES. 

homîne honore, et de eo : Faciamus homînem secundum imaginem et 
similîtudînem nostram, et quod ejici a paradîso utile fuît homini, et 
quod sine periculis et angustiis justi non perficiuntur, et de Caim. 
Opus cum suo principio, corrosum et sine fine. In-folio. 

[55.] Alia expositio psalterii absque principio et fine incerti autho- 
ris. In-fol. 

[56.] Vit» sanctorum patrum absque principio et fine incerti au- 
ihoris. In-fol. 

[57.] Commentaria d. Chrysostomi in secundam epistolam d. Pauli 
ad Corinthios. Opus magnum et perfectum. In-fol. 

[58.] Alius codex Joannis Climachi abbatîs montis Sinal cogno- 
mento Scala. 

[59.] Commentariorium aliud opus in Hermogenem sine principio. 

[60.] Liber mutilus in principio ubi sunt paucae paginae quas trac- 
tantur de medicina. — Item alîus tractatus cujus haec inscriptio Ca- 
pita secundum Mosaicae scripturae collectio a Deo per legem Moysi 
datam Israelitis de judicio et justitia Exodi. — Item alius tractatus 
cujus est haec inscriptio : Légales constitutiones Leonis et Constantini 
fidelium regum, ubi sunt quaedam aliae constitutiones Irenis régis. 

[61.] Liber magnus cOntinens infrascripta d. Gregorii episcopiNeo* 
caesareae in annunciationem beatae Virginis sermo. — Item Nili mo- 
nachi in vitam sancii Phelareti juvenis. — Item martyrium et vitam 
magni martyris Georgii. — Item de visione montis Oliveti — Item 
martyrium magni Georgii martyris. — Item commentarium in sanc- 
tum apostolum et evangelistam Marcum *. — Item martyrium sancti 
martyris Mauri. — Item martyrium sanctae Olivae et ejus sociarum. — 
Item martyrium sancti Coni et Cononis qui martyrium passi sunt 
Iconii. — item diataxis Job. — Item oratio in Job. — Item Leonis... 
humili loqui senis et fortasse grammaticî oratio per commentarium 
instar panegirici in magnum apostolum Jacobum filium Zebedei. — Acta 
et peregrinationes sancti et gloriosi apostoli Joannis Theologi et Pro- 
corî ejus discipuli unius e ' LXX apostolis copiose scripta. — Item 
martyrium sancti Christophori Cinocephali. — Item martyrium sancti 
Isidoriî. — Item vitam breviter scriptam et particularem narrationem 
martyrii Theraphontis episcopi Cypri. — Item martyrium sortcti marty- 
ris Erasmi. — Item martyrium sa/icti Sebastiani. — Item martyrium s^x/icti 
Barnabae apostoli. — Item aliamejusdem. — Item martyrium yiti,Modesti 
et Crescentiae. — Item vitam et administrationem et martyrium magni 
martyris Juliani. — Item peregrinationes sanctorum et gloriosorum et 
admirabilium medicorum absque argento Gosmae et Damiani. — Item 
exercitationem gloriosi Calinici martyris. — Item martyrium Ënatorîs 
et Aporis et Siodori et eorum matris Domînatae. — Item martyrium 
sancti Antenogenîs episcopi Dactensis et X discipulorum ejus. — Item 

I. et Marcum eTaugelistem ms. 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES, i35 

vitam et administrationem sanctae matris nostrae Marin». — Item yîtam 
sancti patrîs Sîmeonis per Christum cognomentum Salos — et Joannîs 
scrîptam a Leontîo episcopo Neapolis Cyprorum insulae. — Item 
vitam sanctae apostolae Magdalenae. — Item martyrium sancti marty- 
ris ApoUinaris episcopi Ravennae. — Item martyrium sanctae marty- 
ris Christinae. — Item Pétri episcopi occidentis expositiones in vitam 
et miracula sancti Fantinî. — Item vitam et administrationem et me- 
moriam sancti Joachim et Annae. — Item martyrium sanctae Parascevae. 

— Item sermonem d. Joannis Chrysostomi in transfîgurationem Do- 
mini. — Item d. Basiiii in eamdem. — Item alium d. Chrisostomi in 
eundem. — Item vitam sancti Donatî, etc. — Item acla et martyrium 
sanctorum apostolorum Mathiae et Andreae, qui martyrium passi sunt 
apud antrAopophagos. — Item martyrium sancti Laurentii. — Item 
martyrium sancti Calenici. — Item vitam et martyrium sancti Maximi. 

— Item sermonem Andreae Hierosolimita/?/ episcopi Cretensis in 
dormitionem beatae Mariae Virginis. — Item alium in eamdem. — 
Item Joannis Theologi in sermonem de perfectione heaix Virginis. — 
Item vitam et instituta sancti Heliae novi. — Item martyrium sancto- 
rum martyrum Flori et Laurii. — Item sermonem laudatorium in 
sanctum Bartholomeum conditorem monasterii promontorii Messanae. 

— Item vitam sancti patris nostri Bartholomaei. — Item vitam sancti 
martyris Andreae ducis exercituum. — Item martyrium sanctae marty- 
ris Fotinae cum qua locutus est Dominus in puteo et eorum qui cum 
ea passi sunt martyrium. — Item encomium Theodori abbatis monas- 
terii Tostudii et sancti in sanctum Bartholomeum apostolum. — Item 
Andreae archiepiscopi Cretensis in decollationem sancti Joannis. — 
Item Eusebii de profectione sancti Joannis praecursoris ad inferos et 
de iis qui ibi sunt. — Item revelationem sancti archangeli Michaelis 
revelatam quibusdam episcopis in diebus Silvestri s™* et apostoli 
patriarchae magnae Romae. — In vitam et exercitationem sancti Lucae 
episcopi Asilorum. In-folio. 

[6a.] Joannis Chrysostomi homiliae diversae utiles animae. In-4<^. 

[63.] Historia ecclesiastica absque nomine authoris et sine princi- 
pio incipiens a nativitate Salvatoris usque ad imperium Theophili filii 
Michaelis, fortasse cujusdam Georgii. — Item orthodoxi cujusdam 
disputatio ad versus latinos in fine. In-folio. 

[64.] Diversi sermones exercitatorii in admonitionem monacho- 
rum Joannis Climachi abbatis montis Sinal. In-folio. 

[65.] Liber sanctorum patrum et martyriorum eorumdem incipiens 
a vita et institutis b. Simeonis. In-folio. 

[66.] Homeri Ilias impressionis mediolanensis. — Item argumeu 
tum Homeri Iliadis allegorizatum a Joannne Tzezo ad reginam Exala- 
manorum carminibus conscriptum et manu scriptum. — Item Joannis 
Grammanii Tzetzi compendium interpretationis quinque vocum ver- 
sibus coriambicis conscriptum et manu scriptum. In-fol. 



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i36 PIECES JUSTIFICATIVES. 

[67.] Interpretatio a{K>ca]îpsis evangelistae et apostoli theologîque 
Joannis ab OEcomenio conscripta. Integra. In 4<*. 

[68.] Vitae sanctorum patrum alîae a principio corrosae. 

[69.] Opus continens vitas diversorum sanctoram patrum, quarum 
prima haec est inscriptio : Sancti Gregorii episcopi Nissenî in vitam 
et mîracula sancti Gregorii episcopi Neocesareae, et secunda inscribi- 
tur Martyrium sancti martyris Platonis. Opus magnum integrum. In- 
fol. 

[70.] AJiud opus magnum, cujus h«c est inscriptio : Homeli» Chry- 
sostomi. In-folio. 

[71.] Liber absque principio et fine^ absque authoris nomine con- 
tinens tractatus quosdam, quorum primus habet hanc inscriptionem : 
Quod utilis est principium timor, etquod qui injuste patitur et Deo per- 
mittenti gratias agit similis est ei qui propter Deum patitur, et exempta 
rursus ex tribus pueris camini Babiloniae, et de servandis juramentis. 

[7a.] Liber absque principio continens quaedam sine inscriptione, 
in quo sequitur tractatus brevis hujus inscriptionis : Expositio de mi- 
raculo facto ab archiduce exercituum Michaele qui erat Chonis*. 

[7'i.] Liber continens martyria sanctorum, quorum prima est d. 
démentis. Volumen magnum et integrum continens diversorum ser- 
mones et tractatus d. Joannis Chrysostomi. In-folio. 

(74.) Sermones diversi ex interpretationibus diversarum epistolarum 
Pauli. 

[75.] Divi Gregorii theologi opus integrum et pulcherrimum con- 
tinens orationes et sermones, quorum primus est de pascha et in mo- 
ram. In-folio. 

[76.] Aliud opus Gregorii integrum. 

[77. J Basilii magni bomeliae in psalmum diversorum. Opus corro- 
sum. 

[78.] Homiliae diverse in evangelium Joannis absque authoris no- 
mine^ fortasse Chrisostomi. In-folio. 

[79. J Interpretatio d. Joannis Chrisostomi in evangelium secundum 
Matheum libri duo. In-folio. 

[80.] Homiliae in Genesim incerti autoris. In-folio. 

[81.] Martyria et vit» diversorum sanctorum, quorum primum 
martyrium est martyrium Tyrsi, Lucii, et Philemonis et Apollinis. 

[8a.] D. Dyonisii Areopagitae Atheniensis episcopi traditio de divinis 
nominibus ad Thimotheum una cum scholiis in margine incerti autho- 
ris. — Item ejusdem de caelesti hierarchia una cum scholis in margine. 
Desunt ultima tria capita. — Item de ecclesiastîca hierarchia una 
cum scholiis in margine. — Item de mystica theologia una cum scho- 
liis in margine. — Item epistolae decem ad di versos una cum scholiis. 



1. In fine ms, 

2. Leonis ms. 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 187 

— Item Polîcratis Successoris archîepiscopî Ephesiî ex epistola âd Vic- 
torem Successorem et archiepîscopum magnae Romae. — Item Phi- 
lonis ex tractatu de vita contemplativa supplicum. In-folîo. 

[83.] Liber in quo sunt vitae sanctorum patrum, quarum prima 
inscribîtur : Certamen martyris Antemonis episcopi Nicomediae qui 
passus est sub Maximiano. 

[84.] Evangelistarium continens evangelia distincta per menses et 
dies. In-folio. 

[85.] Liber alius continens vitas sanctorum, quarum prima est d. 
Pancratii*. In-folio. 

[86.] Liber magnus absque nomine authoris continens diversas 
homilias in epîstolam Pauli ad Romanos. In-folio. 

[87.] Homiliae in Genesim absque nomine authoris, incipientes ab 
illo loco Genesis.: Et dixit Deus : Sit firmamentum inmedio aquarum. 
In-fol. 

[88.] Alius liber continens copiosam interpretationem d. Joannis 
Chrîsostomi in Matheum. Integer. In-folio. 

[89.] Liber integer continens diversorum sermones, quorum pri- 
mus est de bene mandandis ministeriis a principe canonum et a can- 
delario et hospitalls perfecto, in qui bus est encomium Ezichii Hyero- 
solimitae in sanctum Â.ndream. — Item Georgii grammatici encomium 
in divum Nicolaum scrîptum a tribus ducibus exercituum. — Item 
Michaëlis pii archimandrite in vitam et miracula d. Nicolai encomium. 

— Item in visionem Danielis incerti authoris. — Item d. Joannis 
Chrisostomi homiliae in très pueros in camino Babiloniae. — Item d. 
Athanasii patriarchae Alexandriae in sanctos patres et prophetas et in 
venerabilem ecclesiam et xxxxiiii psalmos. «— Item ejusdem in des- 
criptionem beatae Mariae Dei genitricis et Joseph. — Item D. Basilii 
sermonem in nativitatem Domini. — Item Ghrysostomus in eamdem. 

— Item ejusdem in eamdem. — Item Proculi archiepiscopi Constantino- 
politani encomium in d. Stephanum protomartyrem, — Item sermo-» 
nem Joannis monachi et presbyteri ex civitate Ovexa in sanctos inno* 
centes ab Herode interfectos et in Rachel. — Item Basilii episcopi 
Isauriae in eosdem. — Item Chrysostomi in eosdem. — Item d. Am- 
philochii episcopi Iconii copiosam historiam de vita et miraculis d. 
Basilii magni. — Item Eusebii episcopi sermonem in sanctum Sylves- 
trum papam Romse de dogmate raèbinorum* et in miracula et medelas 
Constantin! imperatoris. — Item beati Cosmae vestitoris^ cognomento 
in reversionem reiiquiarum divi Chrysostomi. — Item Amphilochii 
episcopi Iconii in occursum D. N. Jesu Christi et in Annam prophe- 
tissam et Simonem. — Item b. Thimothei presbyteri Hierosolimitani 
in sermonem et in illud : Nunc dimittis servum tuum Domine. — 

I. Francatii ms. 

9. psê6i$ây ms. 

3. pe<rTiqTepo; ms, . . 



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i38 PIECES JUSTIFICATIVES, 

Item Cyrilli in eumdem occursum. — Item martyrîum d. Agathae. — 
Item vitam et instituta divi Leonîs archipresulis Cathanae et ejus gesta 
cum Heliodoro mago. Opus integrum. In-folio. 

[90.] fiiblia imperfecta. 

[91.] Liber continens di versas vitas et martyria et encomia sanc- 
torum, quorum primuâ sermo est in resurrectionem trium dierum D. 
N. Jesu Christi Gregorii Nisseni, et multa alia, et circa finem narra- 
tionem utilem ex antiquis historiis collectam, et commemorationem 
declarantem miraculum factum quando Persae et Barbari Constantî- 
nopolim obsederunt, qui divina justitia perîerunt, urbs autem incolu- 
mis conservata intercessionibus beatae virginis Mariae quottannis ex eo 
tempore canit gratias vocans illam diem Acatis^on, et nonnulla alia. 
In-folio. 

[9a.] Divi Basilii sermones, quorum primus est projogus et prefatio 
exercitatoriarum descriptionum. — Item moralia, dialogi et epistolae. 

[93.] Liber continens diversas homiiias, quarum prima est Joannis 
monachi humilîs de iis qui in fide dormierunt, et quomodo officia 
quae pro eis fiunt et bénéficia eos juvant. — Item Chrysostomi sermo 
in innanem mundi vîtam et in secundum adventum Domini. — Item 
Eusebii episcopi Alexandrini in secundum adventum Domini. — Item 
beati Elfrem in secundum adventum Domini. — Item beati Hyppoliti 
martyris de consummatione mundi, de Antichristo, et interpretatio in 
Danielem prophetam quando vidit régna, et in secundum adventum 
Domini. — Item b. Effrem in eos qui dormierunt in Domino. — Item 
Chrisostomi in transgressionem jejuniorum et expulsionem Adam. — 
Item Anastasii monachi montis Sinai homiliœ in VI psalmum et in 
transgressionem jejuniorum. — Item multae aliae homiliae Chrysostomi. 
— Item Andreae Hierosolimitae archiepiscopi Cretensis in quatridua- 
num Lazarum. — Item Epiphanii episcopi in ramos palmarum. — 
Item Andreae archiepiscopi Cretensis in eosdem. — Item beati Effrem 
in meretricem Phariseum et unguentum. — Item Proculi archiepis- 
copi Constantinopolitani in passionem Domini. — Item Athanasii epis- 
copi Alexandriae in magnam et sanctam parascevem. — Item sancti 
Epiphanii episcopi Cypri in divinum sepulchrum Christi, et in Joseph 
ab Arimathea, et in Nicodemum, et in descensum Domini ad inferos 
post salutiferam passionem miraculose factum, in fine mutilus, et mul- 
ta alia Chrysostomi. In-folio. 

[94.] Chrysostomus in epistolam d. Pauli ad Romanos et in alias. 
In-folio. 

[95.] Liber alius magnus continens vitas sanctorum patrum quarum 
prima est Simeonis Stelilis. In-folio. 

[96.] Liber continens diversas homilias absque principio et fine, 
quarum prima inscribitur : De incomprehensibili sermo VI dictus * 
contra Anomeos, fortasse Chrysostomi. In-folio. 

I . Le ms. ajoute : in no. 



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PIÈGES JUSTIFICATIVES. iSg 

[97.] Homiliae Chrysostomi In Matheum et Joannem, et alîa. In-folio. 

[98.] Alîux codex continens vîtas sanctorum patrum. In-folio. 

[99.] Liber alius continens infra scripta : Vitam b. Gregorii episcopî 
Agrigentini copiose scriptam a Leontio abbate monasterii Sancti Sabbse 
Romae. — Item vitam et instituta sancti patris Sylvestri episcopi Ro- 
mani. — Item homiliam Btisilîi magni adhortantem ad sanctum bap- 
tisma. — Item sermonem sancti Anastasii abbatis montis Sinai in 
mortuos fratres. — Item Chrysostomus in expulsionem Ada& et in 
improbas mulieres. — Item ejusdem in sermones Juliani Apostatae. — 
Item vitam sancti martyris Clementis pontificis Romani discipuli ma- 
gni apostoli Pétri copiose scriptam. — Item martyrium ejusdem. — 
Item miraculum factum a Clémente in pueram et scriptum ab Effrem 
episcopo Chersonis. In-folio. 

[100,] Liber alius mutilas in principio continens bomilias diversas, 
quarum prima est de oratione. 

[loi.] Liber in 4* fol. absque nomine authoris et sine principio et 
fine continens diversa capita videlicet : De timoré, ira, fantasia, sensu, 
ratiocinatione, memoria, de sermone in mente prolato, de passione, 
de actu, de voluntario et invito, de libero arbitrio, et 34 capitula de 
haeresibus coUectio unde inceperunt et quando. 

[102.] Liber mutilus in principio continens diversos tractatus lé- 
gales, quorum primus habet hanc inscriptionem Principium secundae 
institutionis, et secundus hanc : De usufructu. In-4°- 

[io3.] Alius liber continens vitas sanctorum patrum, quarum pri- 
ma est Simeonis in mandra. 

[104.] Liber epistolarum et sermonum absque principio et corrosus 
d. Joannis Chrisostomi, in quo sunt duae epistoiae ad Innocentium 
pontificem Romanum. In-folio. 

[io5.] Liber alius continens bomilias in acta apostolorum absque 
principio et fine incertî authoris. In-folio. 

[106.] Liber alius continens bomilias in evangelium secundum Joan- 
nem. In-folio. 

[107.] Vitae et martyrîa sanctorum et sanctarum, quarum prima est 
sa/icta; Barbarae. 

108.] Homiliae d. Joannis Chrisostomi in evangelium Joannis. 
109. j Liber magnus continens sermones varios et vitas et martyria 
et encomia sanctorum, in cujus principio est sermo magnae.... in prin- 
cipium indictionis a Procopio Chartophilace scriptus, et inter alios 
est sermo Leonis senis Siculi grammatici encomium in sanctum Nec- 
tarium patriarcham Constantinopolitanum, et multa alia. In-folio. 

[iio.] Liber alius magnus continens vitas et martyria sanctorum 
absque principio, in quo est vita d. Joannis Chrysostomi valde pro- 
lixa. In-folio. 

[m.] Liber alius continens vitas sanctorum et martyria et sermo- 
nes aliquos, in quo prima est vha patris Arseniî. In-folio. Integer. 



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14o PIECES JUSTIFICATIVES. 

[iia.J Hermogenes alius sine princîpiô et fine cum cômmentariis. 
In-4».. 

[i i3.] Liber alius sine principio et corrosus in fine continens multa 
et diversa capita, quorum primum est de somniis, secundum de beata 
et semper memorabili obedientia. 

[114.] Gregorii Nysseni liber cum suo principio sed corrosus con* 
tinens sermones, quorum duo primi non possunt legî, tertius est in 
illud : Beati qui lugent, et alii sermones in alias beatitudines, et alii 
in diversa evangelii loca. In 4® ^oi. 

[11 5.] Liber mutilus in principio et fine continens expositîones in 
evangelia, fortasse Izichii, nam in fine legitur hujus inscrîptio. In-4<*. 

[i 16.J Alius liber sine principio continens diversa capita, quorum 
primum est quod episcopi sub se habere debent theologos ad docen- 
dum populos, et sequens caput cum hac inscriptione Ut episcopi doc- 
tores habeant qui doceant clerîcos et alios, légales tam canonicas 
quam civiles constitutiones. Author est Augustinus. In 4<^ fol. 

[117.] Alius liber integ. d. Joannis Chrysostomi in evangelium d. 
Joannis evangelistae. In-folio. 

[118.] Liber alius continens di versas vitas et martyria sanctorum, 
quorum prima est vita et instituta et requies sanctorum mirabilium 
Cosmae et Damiani, et ultimum martyrium est sanctorum trium con- 
fessorum Gurii, Samonae etAbibi,etaccurata narratio miraculi facti in 
Euphemiam puellam. In-folio. 

[119.] Alius liber magnus cum suo principio continens diversos 
sermones, quorum primus est Andreae archiepiscopi Crète nsis in na- 
tivitatem beat» Marîae vîrginîs. — Item ejusdem in eamdem et de- 
monstratîonem ex veteri historia et diversis testimoniis quod ex se- 
mine David orîtur. — Item ejusdem in eamdem. — Item Pantaleonis 
presbyteri monasterii Bizantinorum in exaltationem sanctae crucis. — 
Item Cbrysostomi in eamdem. — Item inventio sanctae crucis. — Item 
Andreae archiepiscopi Cretensis in eamdem. — Item Chrisostomi in 
eamdem. — Item Pantaleonis presbyteri monasterii Byzantinorum 
encomium in exaltationem sanctae crucis. — Item Alexandri monachi 
sermo historiens de inventione sanctae crucis ad quosdam patres, in 
quo est theologia vera et de divîna providentia certa confessio, et 
encomium sanclse crucis copiosum. — Item gesta et martyrium sancti 
Andreae apostoli. — Item aliud ejusdem. — Item Athanasii episcopi 
Alexandriae in so/ictum Andream apostolum encomium. — Item Pro- 
culi archiepiscopi Constantinopolitani encomium in eumdem. — Item 
gesta sancii Nîcolai. — Item enconium in eumdem qui superavit très 
duces exercituum qui servati sunt per eum a morte. — Item Mi- 
chaelis sanctisslmi archimandritae in sanctum Nicolaum encomium. — 
Item martyrium sanctorum Eustratii, Auxentii, Eugenii, Marclurii et 
Theorestis. — Item Gregorii archiepiscopi Constantinopolitani inser- 
monem et heresim Juliani Apostatae. — - Item Gregorii Theologi Na- 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 



ll^l 



lao. 

121. 
122. 
123. 

124. 

125. 

126.^ 



[127. 
128. 
129. 

i3o. 
i3i. 

l32. 

i33. 



zîanzeni sermo in nativitate Doniini et divùiam apparitîonem. — Item 
ejusdem oratio funebris in divum BasiJium epîscopum Cesareae Cappa- 
docîae. — Item ejusdem in dîvinam apparitionem. — • Item ejusdem 
in eamdem. — Item ejusdem in Gregorîum fratrem sancti Basiiii 
absque fine. In-folio. 

Joannis Chrysostomi sermones 29. 

Ejusdem homiliae in Genesim. 

Ejusdem homiliœ in Matheuifn. 

Ejusdem commentaria in Paulum ad Romanos et Ephçsios. 

Ejusdem in Exodum. 

Ejusdem in evangelia Joannis. 

Ejusdem de sacerdotio lueplàxataXTiiîTwv. — Homiliae adversus 
Judaeos. — Homîlia super quaedam evangelia, in Esaiam, Paralipo- 
menon et in libros Règum. 

Ejusdem homilias 3o variae. 

Ejusdem homiliae in martyrem et alia. 

Ejusdem in Novum Testamentum. 

Basiiii homilia in psalmos. 

Ejusdem commentaria in Esaiam. 

Ejusdem in Hexameron. 

Basiiii, Theodoreti, Chrisostomi, Acacii, Gennadii et aliorum 
patrum colioquia in Pentat^uchum. 

[134.] Abbatis Joannis scholastica opéra. 

[i35.] Gregorii Nisseni de vitis ss. martyrum Gregorii mirifici, 
Platonis martyris, Amphilochiî episcopi Iconii, Gregorii episcopi 
Agrigentini, martyris Agiae et Calinici. — Clementis epîtome de pe- 
regrinatione Pétri. — Martyriiim Pétri archiepiscopi Alexandriae, — 
Mercurii martyris, — magni patris Alipii martyris, — Jacobi Persii 
martyris et oonfessoris, — Stephani junioris. — Commemoratio in 
sanctum Andream apostoluni. 

[i36.] De civitate Bysentina et de re militari. 
[137.] Simeonis monachi sermonem de pœnitentîa et confessione 
peccatorum. 

[i38.] Tarasiî patriarchae Constantinopolitani ad Adrianum papam 
de manuum împositione. — Joannis Zonarae in canones apostolicos. 

— Ge/inadii archiepiscopi Bulgarîae constitutiones synodi antiquae, 

— et beati Joannis Geometrae vel Exodii in beatam Virginemmatrem. 
139.] Commentaria vetustissima ignoti in psalmos. 

140.] Clementis Alexandrin! onomata. 

i4i*] Origenis commentaria philosophos gentiles alîaque opuscula 
Philonis Judaei opéra. 

[142.] Epiphanîus adversus hereses^ — Sermoni ignoti in Jacobum 
fratrem Domini*. 



I. Le ms. ajoute : XauTOffSeyepvY). 

a. Le ms. ajoute : Iaxo6ou du aSeXO Su xv. 



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lia PIECES JUSTIFICATIVES. 

[143 ] Germani archîepîscopi Constaa. encomium deiparae Tirgints* 

— Gregorii Theologi de baptismo Domîni. -^ Âmphilochii episcopi 
Iconii sermo de praesentatione Domioi et de justo Simeone. -^ Chry- 
sostomus de annunciatîo/ie. -^ Ejusdem de traditîone in cœna domî- 
nica divînorum mysterîorum, -— > de paschate, — - de non vîndîcando. 

— Gregorii Theologî de paschate. -^ Ejusdem in sanctam ])cntecos* 
tem. — Chrysostomî in beatum Phiiogonîum. •— Ejusdem de nativi- 
tate Domîni, — de transfiguratione, «— et Epîphanii monachi et pres^ 
byteri Hierosolimitani de vita deîparae Virginis» 

[144.] Antiochi monachî ut videtur opéra. 

[145.] Serapionis episcopi Thmueos* contra Manichaeos. 

[146.] Theodoretus in psalmos. 

[147.J Idem therapeutica. 

[148.] Theophilactus in evangelia divi Marci. Volumen in quo vita 
sancti Theodori Stratilati. 

[149.] Vita sancti Martiniani martyrum Theodori Turonensis mart. 
12, scriptum ab Evodio. -^ Basilii in 40 martyres. — Vita sancti 
Alexii. — Chrysostomi sermones 9 in annunciationem b. Maria; vir- 
ginis. — Certumen sanctœ Antîpae martyrîs. — Martyrium sancti 
Georgii. — Martyrium sancti Marci evangelistae. — Laus sancti mar- 
tyris Basilii *. — Actus et peregrînatio sancti Joannis apostoli. — Vita 
sanctorum regum Consta/</ini et Helenae, et manifestatio sanctae cru- 
cis. — Gregorii Nisseni laudatoria in sanctum martyremTheodorum, 

— et vitam sancti Philaretis misericordis. 

[i5o.] Aliud volumen in quo de nativitate, educatione et cœde 
sancti Joannis Baptistse, et de inventione capitis. — Certamina et pe-* 
regrinationes et obitus sanctorum apostolorum Pétri et Pauii. — Mar-^ 
tyrium sancti Procopii. — Martyrium sancti Pantaleonis et sociorum. 

— Narratio Josephi de martyrio sanctorum Machabaeorum. — Sermo 
Ephrem de transfiguratione Domini. — Sermo sancti Joannis evange- 
listae de dormîlîne b* Virginîs. — De morte praecursoris, — Sermo 
exponens locum et modum quibus manifestatum est indumentum b. 
Virgînis quod depositum servatur apud Blachernas '. 



I. 0eaxTC0c ms. 

3. Le ms. ajoute : Abbatim. 

3. Blaschemas ms. 



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PIEGES JUSTIFICATIVES, ,43 



XI 

INVENTAIRE 
DES MANUSCRITS DE SS.-PIERRE-ET-PAUL DITALA 

XVI1« SIÈCLE. 



Cet înTentaire anonyme, copie de la fin du xvn* siècle et de la même main que le 
précédent inventaire, auquel il fait suite dans le Parisinus lat» i3o75 (fol. 386 et suiv.), 
est, je crois, de ceux que fit dresser. Menniti au début de son généralat. On y trouvera 
intercalée la description de deux volumes de SS.-Pierre'Ct-Paul d*Agro. 



INDEX LIBROBUM EX ABBÀTIÀ DE ITALA SICILI^. 

[i.] Homîlise super Joannem, deest prima pars et 85, Clirysos- 
tomi ut quidam latinus ad.rcripsit. Fol., anno 600, in pergameno. 

[2.] Opéra Basilii epîscopî Caesareas Cappadociae lib. 43, primus in 
quartum psalmum, ultimus de XL martyribus. In-folio, pergameno, 
anno 700*. 

[3.] Homiliae 3o partim Joannîs Chrysostomi, partim Joannis tou 
vTiffTeuTou in Lucam et de aliis rébus. In-folio, pergameno, anno 700. 

[4.] Vitae sanctorum mensis, ut latinus adscripsit, septembrîs. Inî- 
tium deest. Prima est b. Babylae archiepiscopi Antiochensis quarta 
ejusdem mensis, ultima Gregorii Armeni marlyris. Anno 600, perga- 
meno. Folio. 

[5.] Scholia in Gregorium Nazianzenum, ut latinus adscripsit quo- 
dam loco : Finis scholiorum * epitaphii , et alibi : Initium scholiorum 
Theologi. Ann. 5oo, pergameno. Fol. Deest finis et initium. 

[6.] Catéchèses monachorum Theodori, cui desunt initîo capita 6, 
et in fine pauca. Studîotae, addit latinus. Fol. minori, pergameno, 
anno 600. 

Sancti-Petri de Agbo : 

[7.] Alius liber similis ejusdem Theodori Studiotae, in cujus initio 
nihil deest. Folio minori, pergameno, anno 5oo. 



I. 7000 TItJ. 

a. Scholios nu. 



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j44 PIECES JUSTIFICATIVES. 



De la Itala [suite :] 

[8.] Interpres in Gregorîum fratrem Basilii. Addit latinus : Dîcitur 
esse Ceramitae. Folio minori, chartaceo, anno 400. 

[9.] Chrysostomus super Matheum. In fine sunt quaedam pauca 
beati Hesîchii presbyteri Hierosolimîtani. Folio, pergameno, anno 700. 

[10.] Chrysostomi lib. i. homîliae 3. sex dienim. Deest înitium. 
Postea est apologîa Theodosii archiferentae et primi Judaeorum ad 
Philippum argentarium, quod Jésus Chrîstus fuerit sacerdos, — Item 
sententise beati Hesychii presbyteri Hierosolimitani. Fol. minori, per- 
gameno, anno 5oo. 

[11.] Sanctorum vitae, quarum prima est vita Gregoriî Thauma- 
turgi sive Neocaesariensis conscripta a b. Gregorio Nisseno. Sequun- 
tur incerto authore Platonis martyrîs et Catharînae et aliorum ejus- 
dem mensis. Fol., pergam., an. 700. Ultîma est beati Andréas in- 
choata tantum, decembris. 

[12.] Aliud Yolumen mensis januarii, ut latinus scripsît, sine prin- 
cipio et fine. Fol., pergameno, anno 600. 

[i3.] Sancti Maximi dialogus &<txy)T(x6<. — Ejusdem abbatis Maximî 
ad Elpidium de charitate centuriae. — Marci monachi de jejunio li- 
bellus. — Sancti Isaac libri très. — Ejusdem responsa ad interroga- 
tiones. — Incerti de ordine monasticae politiae. — De diversis modis 
certandi cum diabolo. — Ejusdem de modo apropinquandi Deo- — 
De locis sacrae scripturae. — De pœnitentia. — De modo servandi 
pulchritudinem monasticae polîtiae et alia ad monachum pertinentia et 
ad vir tûtes. — Ejusdem interpretatîo modorum virtutum. — De an- 
gelica commotione animi spiritualis hominis. — Evagrii de diversis 
capitula 54* — Nili monachi asceticus de philosophia imperfectus. 
In-4*», pergameno, anno 5oo *. 

[14.] Varia sanctorum opéra sive sermones Gregorii Nazianzeni, ut 
scribit latinus, sed principium deest. — Tertius est sancti Georgii 
sanctae urbis in laudem incorporeorum. — Quartus Georgii episcopî 
Nicomediae in deiparnm virginem cum îngressa est templum trîennis. 

— 5"' N... in Danielem de tribus pueris Anania, Azaria et Misaele. 

— 6"» Joannis Chrysostomi Theologi ad beatum Philogonîum futurum 
episcopum de providentia. — 7"* Gregorii Theologi archiepiscopi CP. 
de natali Domîni. — 8*** Amphilochii episcopi Iconii de vita et mira- 
culis beati Blasii archiepiscopi Caesariensis Cappadociae. — 9"^ ejus- 
dem homilia de sancto baptismate. — 10^* Gregorii Caesareae Cappado- 
ciae archiepiscopi. — 1 1"^ Eusebii episcopi de sancto Sylvestro papa 
Romano de doctrina rabbinorum • et miraculis et de curatione Con- 



T. Le ms. ajoute en forme de titre, comme ci-dessus : Itala. 
3. rabbidorum ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 145 

stantini imperatoris. — la"^ beati Cosmœ Vestîtoris de reversione 
reliquiarum beati Joannîs Chrysostomii — i3"s Amphilochii episcopi 
Iconii de hypapîinte* et beata Anna et Simeone. — i'»"» N... de mar- 
tyrio beatae Agathae. — i5"s Vita beati patris Leonis arcAiproedri' 
Catanensis. — 16"^ Joannis Chrysostomi de publicano et phariseo. — 
17"» ejusdem de filio prodigo. — 18"* Joannis monachi de iis qui in 
fide moriuntur, quod per oblationes et bona opéra liberantur. — 
19** et 20"^ de sanctis. — 21. Beati Ephrem de secundo adventu 
Christi. — 22"^ b. Hypoliti martyris de fine mundi et anthichristo, et 
interpretatio Danielis visionis, et de secundo adventu Christi. — 
2 3"» de quiescentibus in Christo beati Ephrem. — 14"» Joannis Chry- 
sostomi de transgressione jejuniorum. — 25. De martyrio quadragint. 
martyrum incerti. — 26"^ Joannis Chrysostomi de annunciatione b. 
Virginis. — 27"^ ^ndreae Hîerosolimitani archiepiscopi Cretensis de 
quatriduano Lazaro. — 28"* deest. — 29"^ ejusdem Andreœ de ramis 
palmarum. — 3o"* Georgii episcopi Nicomediae et rhetoris de beata 
Virgine. — 31"» Epiphanii episcopi de sepultura Christi er descen- 
sione ad inferos. — 32. Nectarii archiepiscopi Caesareae Capadociœ 
cur tempore jejuniorum celebretur memoria beati martyris Theodori, 
et de jejunio et eleemosyna. — 33. Beati Ephrem de Joseph. — 
34. Joannis Chrysostomi de decem virginibus. — 35. Ejusdem de un- 
guento et de meretrice. — 36. Ejusdem de proditione Judae. — 
37. Ejusdem de ilio : Pater, si possibile est. Folio, pergameno, 
anno 600. 

[iS.j Aliud volumen simile. Initium deest. Beati Ephrem in pro- 
phetam Daniel em et très pueros. — Ejusdem de Abraham et Isaac. — 
N... detrium puerorum fortitudine et de Daniele propheta. — Beati 
Ephrem de optimo pulchritudinis Joseph. — Joannis Chrysostomi de 
natale Domini sermones duo. — Procli^ archiepiscopi Cappadociae de 
laudibus beatae Virginis et de natali Christi. — Antiochi episcopi Pto- 
lemaidos de natali Christi. — Epiphanii archiepiscopi Constanciae 
Cypri de laudibus Virginis et de natali Christi. — Basilii archiepiscopi 
Caesareae Cappadociae de natali Christi. — Procli* de eadem re ser- 
mones duo. — Ejusdem de laudibus protomartyris Stephani. — 
Gregorii Nisseni de eadem re, — Joannis Chrysostomi patriarchae 
Constantinopolitani de Herode et infantibus. — Gregorii Nisseni de 
magno Basilio fratre suo. — Joannes Chrysostomus de theophan/is 
sermones octo. — Gregorii archiepiscopi Neocesariensis Taumaturgi 
de eadem re. — Methodii episcopi et martyris homilia indiem hypa- 
pantes^ et de Virgine et Anna et Simeone. — Joannis Chrysostomi de 

I. hypopante ms. 
a. archiprocedri m.f . 

3. Prochi ms, 

4. De même. 

5. hypopantes ms. 



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146 PIÈCES JUSTIFICATIVES. 

eadem re*. — Cyrilli archiepiscopi Hierosolimitani de eadem re. — 
Amphilochii episcopi Iconii de eadem re. — Thimothei presbyteri 
Hierosolimitani de Simeone et Nunc dimittis. — Gregorii episcopi 
Nisseni de laudibus beati martyris Theodori. — Joannes Chryso- 
stomus de annunciatione sermones très. — Gregorii archiepiscopi 
Caesariensis Taumaturgi de eodem sermones duo. — Andrae Hiero- 
solimitani archidiaconi Sanctae-Resurrectionis et archiepiscopi Cretae 
de eodem. — Joannis Chrysostomi de quatriduano Lazaro sermones 
duo. — Hesichîi presbyteri Hierosolimitani de eadem re. — Andréas 
Hierosolimitani archiepiscopi Cretae de eadem re. — Chrysoxtomi de 
Lazaro et de palmis. — Item ejusdem de palmis. — Procli CF. archi- 
episcopi de palmis. — Andreae Hierosolimitani archiepiscopi Cretensîs 
de eîsdem. — Joannis Chrysostomi CF. de secundadie magnae hebdo- 
madae. — Ejusdem de arida ficu, eodem die. — Leontii presbyteri 
CF. de beato Job, eadem die. — Joannis monachi Damasceni presby- 
teri de ficu arida et parabola ' vitis, eadem die. — Joannis Chryso- 
stomi in a Pater, si possibiie est, die 3* magnae hebdomadae. — Leontii 
presbyteri Constantinopolitani in Job, eadem die. — Joannis Chryso- 
stomi de invidia super iilud evangelii : Exeuntes Fharisaei concîlium 
cœperunt contra Jesum, die 4". — Ejusdem de meretrice et jeju- 
nio. — Item ejusdem ; de eadem. — Beati Ephrem de eadem et de 
unguento. — Leontii presbyteri Constantinop. de quinta feria. — 
Joannis Chrysostomi de mandato et lavatione. — Ejusdem de feria 
quinta et de sacra communione corporis et sanguinis Christi. — Ejus- 
dem de eadem feria et de proditioue Judae. — Ejusdem de paschate. 
— Gregorii episcopi Antiochiae 'de resurrectione post très dies. — 
Athanasii episcopi Alexandrini de paschate. — Leontii presbyteri CF. 
de resurrectione Domini. — Joannis Chrysostomi de eadem re. — 
Ejusdem de paschate sermones duo. — Ejusdem de dominica die pas- 
chatis. — Ejusdem de paschate et nuper baptisatis. — Athanasii epi- 
scopi Alexandrini de nova dominica et incredulitate Thomae. — Joan- 
nis Chrysostomi de dominica in aibis et de Thoma sermones duo. — 
Ejusdem de média pentecoste sermones duo. — Leontii episcopi Nea- 
polis de eadem. — Cyrilli episcopi Hierosolimitani de paralitico pis- 
cinae. — Joannis Chrysostomi de caeco nato. — Ejusdem deascensione 
Christ! sermones duo. — Ejusdem de pentecoste et sancto Spiritu 
sermones duo. — Ephraem de laudibus martyrum totius orbis. — 
Modesti episcopi Hierosolimitani de natali praecursoris. — Joannis 
Chrysostomi de eadem. — Athanasii archiepiscopi Alexandrini de Eli- 
sabeth et Maria. — Antipatri episcopi Bostres de natali beati Joannis 
Baptistae et silentio Zachariae et annunciatione. — Joannis Chryso- 
stomi de beato Fetro et de lacu Genezareth. — Ejusdem de laudibus 
sancti Pauli. — Ejusdem de transfiguratione. — Cyrillus Alexandri- 

I. die ms, 

a. probalam ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. i',7 

nus de eadem. — Jonnnis Chrysostomi de obitii et sepultura beatae 
Virginis. — Joannîs monaehi Damasceni presbyteri sacrae urbis de 
eadem re. — André» Hierosolimitani de eadem re. Fol., pergameno, 
anno 600. Ex abbatia Sancti-Petri dk Agbo *.] 

16'. Homiliae 26 sine principîo et fine super Genesîm Fol., pergam. 
an. 700. 

17. Homiliae 2'i de statutis et non jurando, Chrysostomi addît lati- 
nus, In-'#, pergam., an. 400. 

18'. Vitae sanctorum sine principîo et fine, nomine mensis septem- 
bris. Prima est Euphrosinae 25, secunda Joannis Theologi 26 ejusdem 
tem mens. sept. Fol., pergîim., anno 5oo. 

19. Homiliae Gregorii Nazianzeni Theologi 17 sine principio. Prima 
de... — 2» de paschate. — 3" de nova dorainica. — 4* de pentecoste. 
— 5* de Juliano et decessu Nazianzum. — 6* de natali Domini. — 
7" de sanctis luminibus. — 8* Epistola ad Nectarium Constantinop. 
archiepiscopum. — 9" de baptismate. — lo* epit«\phium magni Ba- 
silii. — II* de Cypriano m«irtyre. — 12* epitaphium magni Ath«inasii 
archîepiscopi Alexandrini. — i3" de Maccabaeis. — 14" est sine initio 
de pauperibus educandis. — Deest i5*. — 16* ad p«itrem silentem ob 
plagam chalazes. — 17* ad eumdem et alios qui prosecuntur CPolita- 
nam sedem. Folio, pergameno, anno 600. 

20. Commentaria in Matheum incerti. Desunt initio mul ta. Fol., 
perg., an. 600. 

21. Vitàe sanctorum. — Prima Simeonis incerto autore. — 2* mi- 
racula Michaelis archangeli'. — 3*Andreae archiepiscopi Cretae de na- 
tali Virginis. — 4* Pantaleonis presbyteri monasterii Byzantii de exal- 
tatîone santé crucis. — 5* Constantini imperatoris ànxaaia N. — 
6" Inventio sanctae crucis. — 7* vit a sancii Eustathii et ejus uxoris 
Theospiteos et duorum filiorum Arcadii et Joannis. — 8* de beato 
Thoma apostolo apud Indos. -^ 9* Cyrilli episcopi Alexandrini de 
obitu trium puerorum et Danielis, — 10» Joannis archiepiscopi Thes- 
salonicensis hymnus in Deum et in beatum martyrem Demetrium. — 
1 1" miracula beatorum Cosmae et Damiani. — 12* Timothei et Atexan- 
drini miracula beati martyris Menae. — i3* de Philippi apostoli pe- 
regrinatione et martyrio. — i4" miraculum sanctorum martyrum 
Samonae, Guriae et Abbibae in Euphemiam puellam. — i5* Joannis 
Theologi de evangelio sancto dato in Pathmo. — 16" Marti ani archi- 
episcopi Constantip. de b. Virgine. — 17* Joannis Chrysostomi de 
presbyteris et diaconis de oblationibus. — i8* Martyrium b. apostoli 
Andreae Patris Achaiae*. — 19* Martyrium beatae Barbarae. — 20* An- 

I. Je crois comprendre que ce ms. n" i5 est décrit comme faisant partie de 
la collection d'Agro, au même titre que le ms. n" 7. 

a. A partir d*ici les numéros des mss sont de la main même du copiste. 

3. Plus : et vita archiepiscopi^ qui paraît être un bourdon. 

4. Achniœ ms. 



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i48 PIECES JUSTIFICATIVES. 

drese archîepiscopi Cretensis de Nicolao archiepiscopo Myroes Lyciae. 
— 21* mîracula ejusdem. — 22* Joanais Chrysostomî de natalî Do- 
inini. — 23* ejusdem de eadem re. — 24* martyrium beati proto- 
martyris Stephanî. — 25* Joannis monachi presbyteri urbis Eubœas 
de sanctîs infantibus et Rachele. — 26*. Joannîs Constantinop. archî- 
episcopi de theophaniis. — 27» vita Joannis monachi Calybitae. — 
28* Cyrilli archiespiscopi Alexandrini de Melôhisedech. — 29^* ejus- 
dem de Apanto (forte hypapante* fii seu purcatione) et de Simeone. — 
3o* martyrium b. Blasii Sebastopoli. — 3i* Joannis Constantinôpoli- 
tani archiepiscopi de filio prodigo. — 32* Ephraim de cruce et de se- 
cundo adventu. — 33* Joannis Chrysostomi archiepiscopi Constan- 
tinop. dé jejunio et de Adam. — 34* beati Dorothei de jejunio. — 
35» Joannis Constantinop. de jejunio. — 36*. Ejusdem de illo : Si fîlius 
Dei es, die ut lapides. — 37*. Ejusdem Chrysostomi de eleemosyna et 
charitate. — 38* Eusebii episcopi de sancta dominica. — 39* de mar- , 
tyrio quadraginta martyrum Sebastiens. — 40* Joannis Chrysostomi 
de annunciatione. — 41* Sophronii sophistae vita b. Mariae Egiptiacae. • 

— 42* Joannis CP, de quatriduano Lazaro. — 43* ejusdem de palmis. 

— 44* ejusdem Chrysostomi de Joseph. — 45* ejusdem de ficu arida. 

— 46* ejusdem de decem virginibus. — 47* Athanasii archiepiscopi 
Alexandrini de quinta feria et proditione Judae. — 48* Joannis CP. 
archiepiscopi de parasceve, — 49* Amphilochii episcopi Iconii de 
sancto sabbato. — 5o* Gregorii Nazianzeni Theologi de dominica in 
albis. — 5i* ejusdem de eadem re. — 52* Joannis Constanp. de ascen- 
sione Domini. — 53* ejusdem de pentecoste. — 54* ejusdem de trans- 
figura tione. — 55* Andreae archiepiscopi Cretensis de assumptîone 
beatae Virginis. — 56* martyrium beati Theodori. Folio minori, per- 
gameno, anno 600. 

22. N... historia de obsidione Constantinop. a Persis et Barbaira 
et mortalitate secuta : haec ante cœtera manu recentiore. — Primum 
capitulum totius voluminis de conceptione Praecursoris. — 2"", mem- 
sis septembris 26, Prochori unius ex 7 diaconis, Stephani protomar- 
tyris consobrini (àvei^lou), de Joanne Theologo et evangelista. — 
3""*, mensis octobris 3, martyrium sancti Dionysii Areopagitae^ — 
4"" vita beatae Eupraxiae et parentum Antigoni et Eupraxiae. — 5"™ de 
beato Thoma apostolo qui palatium in India œdifîcavit in cœlis régi 
Indorum. — 6"°* mors beati apostoli et evangelistae Lucae in Thebis. 
7"™ martyrium beati Demetrii. — 8""» mors ejusdem et de Mariano 
eparcho. — 9"™, mensis novembris 8, Pantaleonis diaconi magnae eccle- 
siae miracula beati Michaelis. — 10"" Timothei archiepiscopi Alexan- 
drini de miraculis beati martyris Mennae, — 11"™ Leontii episcopi 
Neapolis Cypri de vita b. Joannis Eleemosynarii. — 12""» homilia 
Theodori episcopi Trimetuntarum de vita Joannis Chrysostomi archî- 

I. hypopante ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 149 

episcopi Constantinopolitani. — i3"™ martyrium apostoli Philippi. — 
i'#"™ de martyrio b. apostoli atque evangelistae Matthœi. — iS"*" mar- 
tyrium b. Jacobi in Perside. — 16"™ peregrinatio et actus Andreae 
apostoli qui in Achaia obiitsub iEgeate. — 17"°» Joannis Chrysostorai 
de die natali Domini et de beata Susanna. — 18"" Cyrilli arçhiepi- 
scopi Alexandrini de tribus pueris et Daniele. — 19"™ martyrium 
Anastasiae virginîs. — 20"™ Athanasii archiepiscopî Alexandrini de 
vigila natalis Domini : Cum esset desponsata Maria Joseph. — 
21"" Basilii archiepiscopi Caesareae Capadociae de natali Domini. — 
22"™ martyrium protomartyris Stephani. — 28"™ Athanasii episcopi 
Alexandrini epistolae de vita b. Antonii. — 24"" b. Cosmae Vestitoria 
de reditu reliquiarum Joannis Chrysostomi. — 26"™ Vita Leonis. archi- 
episcopi Cataniae. — 26""* de inventione capitis b. Joannis Baptistae. 
In-folio, pergameno, anno 5oo. 

23. Vitae sanctorum N.... — Prima martyrium b, Polyeucthae. — 
2* beati Martiniani mensis ejusdem die X*. — Et prope . finem vita 
sancti Athanasii Alexandrini mensis januarii XVIII. Deest finis. Folio 
minorî, pergameno, anno 5oo, 

24. Opéra Gregorii Nazianzeni sine principîo. ^-. Prima... — 2* ad 
Heronem philosophum Alexandrinum exulem propter fîdem et rever- 
sum post triennium. — 3* vel 14 vel 3o, de navigatione ^Egyptiorum 
episcoporum. — 4» vel 3i, de theologiaet constitutioneepiscoporum. 

— 32. De theologia iterum. — 33 alias. 17, ad Eunomianos. — 34. De 
Filio liber i»». — 35. De Filio liber 2»^ — 36. De Sancto Spiritu deest. 

— 38. Ex agro contra Maximum. — 39. De bono ordine évtaT; 
ôiaXèÇeeriv. — 40. Contra eos qui irascuntur contra sedem Constanti- 
nopolitanam. — 41. Ad Clèdonium presbyterum epistola prima. — 
42. Ad eumden epistola secunda. — 43. Ad Nectarium episcopum 
Constantinop. — 44. Contra Julianum sine fine. Folio minori, per- 
gameno, anno 3oo. 

25. Homiliae 3o hexamerum in Genesim Joannis Clirisostomi. 
Desunt sex et septimae initium. Folio minori, pergameno, anno 600. 

26. Joannis Chrysostomi de ingressu quadragesimae de principio 
mundi et cœtera in Genesim. Folio, pergameno, anno 600. 

27. Vitae sanctorum sine nomine mensis decembris. Folio, perga- 
meno, an. 700. 

28. Opéra Gregorii Nazianzeni Theologi cum scholiis. — i. De 
paschate. — 2. Apologeticus de sacerdote. — 3. Ilpèç toOç xaXéaavTaç iv 
àpx^ xal ixr) àTCavTr)(javTaç \Ltxà xov i:pEff60T£pov*, — - 4. Apologeticus ad 
patrem cum factus est episcopus. — 5. Ad eumden quod promisit 
cum praeficî ecclesiae Nazianzenae. — 6. Ad eumdem et Basilium post 
reversionem a fuga. — 7. Ad Gregorium episcopum Nyssenum 
fratrem Basilii. — 8. Ad cives Nazianzenos. — 9. Ad Julianum. — 

I. Ici encore le copiste a estropié ces quelques mots grecs. Je les res- 
titue. 



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i5o PIECES JUSTIFICATIVES. 

10. Ad patrem de plaga Chalazae^. — 1 1 . Pacifica tertîa dicta CP. post 
discordîam episcoporum. — 14. Epitaphium ad Caesarium fratrem. 

— 15. Item ad sororem Gorgoniam. — 16. Item ad patrem praesente 
Basilio. — 17. De theophaniis. — 18. Oratio fuuebrîs de magno 
Basilio. — 19. De sacris lumiiiibus. — 20. De baptismo. — 21. De 
paschate. — 22. De nova dominica sive de encenis. — 23. De pente- 
coste. — 24. De Maccabaeis. — 25. De Cyprîano martyre. — 26. De 
presentia CL episcoporum. — 27. De beato Athanasio. — 28. De pau- 
perum amore. — 29. Ad Eunominaos et de theologîa. — 3o. De nova 
dominica. Folio, pergameno, anno 700. 

29. Theodori Cathecheses monachorum sine initio. Desunt ca- 
pita 4. In fine est testamentum ejusdem. Item Naucratii epistoJa de 
vita ejusdem Theodori. Folio, anno 5oo. 

30. Pauli epistolae cum proœmio et scholiis ad Romanos. — Item 
actus apostolorum, epistolae canonicae Jacobi et Pétri. Deest finis et 
principium. — In-4«, pergameno, anno 5oo. 

3i. Abbatis Joannis monachi praefecti montis Sina cognomento 
Scholastici photisma ad abbatem Joannem praefectum Raithu. — Cli- 
max. — Ephraim : 1 asceticus; 2 non reddendum seddolendum; 3 de 
diebus peccandi et pœnitendi, etc. ; 4 de festis. — • Joannis Chryso- 
stomi de falsis magistris et haereticis; 2 de presentia Christi et de 
resurrectione contra Judaeos. — Symbolum Nicaenum*. — Vita Simeo- 
nis Stilitae. — Martyrium 40 martyrum Sebasten. — Acta b. Nicolai 
archiespicopi Myrensis metropolitani Lyciae. — Vita Heliae et Helisaei. 

— Apocalipsis Joannis apostoli et evangelistae Theologi. — Vita et 
martyrium Gregorii magnae Armeniae. — Miracula archange! orum. — 
Martyrium beati Georgii. Folio, pergameno, anno 45o. 

82. Diversae quaestiones cum solutionibus exverbis relatis Gregorii 
Nisseni, Theodoriti, Chrysostomi, Gregorii Theologi, Nemesiiepiscopî 
de natura hominis. — Epiphanii, Cyrilli Alexandrini in Job. — Ex 
apostolicis constitutionibus, Hypolito, Tito episcopo Bostrorum, et 
ex Limonario, Basilio, ex constitutione Pétri et Pauli, ex sexta sy- 
nodo 89. — Vita Euphrosini. — Eusebii historia. — Isidori episco- 
palis, beato Ephraim, Severo Antiocheno, Hesichio, Maximo, Pla- 
tone , Clémente , Joanne Climace , Isidoro Pelusiota , Athanasio , 
Josepho Diadocho, Nilo monacho, Palladio, Marcho monacho, Nice- 
phoro archiepiscopo Constantinop. Folio, pergameno, anno 5oo. 

33. Opéra Isaac anaclioretae : i. Ilepl àiroTayîJç et de monastica disci- 
plina sermones très. — Postea quaestiones et responsa. — 3. De 
ordine monasticae regulae, etc., quae sunt in libro cujus initium est 
Sancti Maximi dialogus post verba sancti Isaac. — 4. Catéchèses 
Theodori praepositi Studio ad discipulos. — In fine testamentum 
ejusdem Theodori. — Naucratii monachi epistola. — lambi Theo- 

I. Nissenum ms. 
a. episcopalis sic ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. i5i 

dori in martyres. Desunt quaedam. Folio minori, pergameno, 
anno 45o. 

34. Evangelîa. In-40, pergameno, an. 400. 

35. Dyonisii Areopagitœ. 



XII 

SOUSCRIPTIONS 



Je réanis ici les souscriptions de manuscrits signalées au cours du présent volume. 
J\'ii suivi Tordre même dans lequel elles s*y trouvent citées. 



I. 
Vaticanus 161 1. 

Fol. 94' :] »i* xiXoç ToO TcpÛTOu tôv Teaaàpoiv teuxov»?. tÔv elç -uè xaxà 
Xouxàv 5ytov EOayye. xaTà (y\)vay(«)yy|V èÇriYTQffetùv : énXYipcbOY) piTjvt aOy. xe' -ui^ç 
aÙT^iç Ivô. év ^ xal y\^f^r[. 

Fol. i58 :] «î* TÉXoç ToO ÔeuTépou tôv Tecrciàptov teOxouç. tûv eîç xè xaxà 
XoDxàv 5yiov euayyiXiov. xatà <rDvay(ùyr)v éSïjy^Qffewv »{• éicXiQpaiOv] piïjvl lavv. xe'. 

T^iç aOTî)ç ivô. év y\\ | xal àpx»iv ëXa6ev : | èirXrjpwÔTj eîç Ty|v ©x^Xtiv toO 

dyiou Tci-rpou pieTà t6 épi. pioOXT. : | 

Voy. plu» haut, p. 48. Inédite. — ptoOXt.]?? 

2. 
Ftuicanus i636 (fol. 24a'). 

»i< 'Eypa9»i ôià x- Xéovxoç eOxeX. -repeffêuTépou xat |lllilIII|II|||IIlII ptvj. | piapT. 
Ivô. 6' ifipié. y' (&p. q-' It. ^çoe' : 
Voy. plus haut, p. 49. Inédite. 

Fol. 243, de seconde main, un contrat grec inédit, daté de juillet iiSq, 
qui tient toute la page : 

»î< fftyvov xetpi? OewÔopou yiou nacjx- ayioixaêpt. »i« «Jiyvov xetpo« lllllllliillillH^^ 
I TOI) xe ya{x6poi) tou Tcp'? vtxoXaou tou icp'f XtavÔpouti* myvov X'^P^? vixoXaou 
u(oi) auT(i)v. I (Tiyvov x^'poç lO). erepoD utou out. ffiyvov x^'P^^ xcovaT.Ttvou eTep. 
i»ioç [.y/f] auT. I Ev ovopi. toO TÎpç... Il s'agit de la vente d'une vigne située ev 
TautT) TT) Tcepeoxt xacriavoi)... Le contrat EypaçTj x^ipi vtxoXaou x(ùv^. çtXu**. 
xat xaeouX. xaciiavou | |||I||||I11II1I||IIII||II touX. ivô. 6' [;y/c] exouç ,7y$î;'. | Fol. 3, graffite 
à moitié effacé du xiii* siècle : ev ptT). pia. IIII1I|II||IIIII||||1 elç -raç e' Tjiiepaç wpa e 
eiioXepiT)(Tev ptyo xapXoç ||||||||||il|{|l|]|II | eiç TOTCoOeeriav tt); icoX. 6eveêevxou sj. ill[|liill|llli0 



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i52 PIECES JUSTIFICATIVES. 

!v5. O' I Au-dessous, d'une main de la même époque : ^ eypa^i 6ta x^^P^C 
ici>. icpeaêotTepou flUIIlIliilIllDDDf ^^ reste m'ëchappe. Au verso du même feuillet, 
une nouvelle main, du xiii* siècle encore, ëcrit : i^ éyevvTiO. ô è\i.bç u!oç 
ôovïiçàxtoç Iv ptr). rouX. x'. Iv ifjpie. xupiax. «p. 6' ivô. *7' Ix. ^*7u |||I|| [?J |. 
Au-dessous, la même main : elatv xà 6(6X7)a toO éxxXyj.apX' xal TaêouX. tco. 
lepe. TOUT. evicpp(t>T. t6 icap6v &vaYvci>(TT7) .• | xal t6 StepiisveuT. eva. xoci [un 
titre effacé] xal 6 5a{xa(Txr)v6ç xai t6 TéTpa6*. xal to «J^aXx'. | xal t6 eù/oXoT. 
xal TO «vaicauffti^.lllllllilllllllllljllllll. xal t6 àvaYVttXiTixiv |illlllllllilii]ii!lilll| | ev « Iffxlv pLeya^. 
xal TÊTpa**. év aTç èejxTiv ifj yevaîaXoyïia ttjç 0xôû xal aXXov | év eu^oXoT. | 



3. 
Faticcuius 1992 (foK 219'). 

. \ . Ôô5a tô uXrjpwTîi tôv xaXôv ii« | ii< 1^ napoOcra ôèXtoç èypa. xetpt 6ap6o- 
Xojx. I EÙxeXoOç ax- i:p. licXrjpwOr) ôè ^iri. luyvM») y'. | i^pie. <7' «pa 16'. xoO f\Xi^' 
ÊTOuç. Ivô. 16' »l< I ol àvaytvwffxovTEÇ eùxe<j6« xal cruyxwpriffaT. »i< | 
Voy. plus haut, p. 53. Inédite. 

4. 
Vaticanus 1997 (fol. 178). 

'EYpa9ei Ôià x^^po? Ouxou tXIjiovoç | ôwoEiOeou tou Çevou. xapôùç e|vopei, 
Voy. plus haut, p. 54* Inédite. 

5. 
Vaticanus 2000 (fol. 204'). 

EOsXYiti)* TO icapcbv 616XI0V | ôtaxetpiç icax. pilou piox. | ôià «ruvôpopLîjç toO 
ivîxoO I :fi|xôv Tcpi 6ap*^ Upopiiva'^ | jxvïjct* xi to ÇOciav' àpiapTo | yp. àpiViv e* 
^Txi' ivfî t' louvi" I etç T. xT' «p. T' ot avayiv<o(y|xoT6Ç eOxecr* xal piyj xaxap* | 
ÔTt xal ô yp. icapayp. »i< | 

Voy. plus haut, p. 55. Inédite. 

6. 
Vaticanus 2001 (fol. 3o5). 

MviQc'^Tt xi. ToO ÔoOXoO orou | i:auX. piox- xal riyoujAivou | xîj; ptovîjç tiç 
Oxôû. T. I xeppax. t. luàÔtov | x-nQffapLév. xaiix. Tyjv | 6iq6Xov. | 

Voy. plus haut, p. 55, Inédite. — Corrigez : toO icdOto. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. i53 

7- 
Vaticanus 2002. 

Fol. 63' :] ExeXet»* xèluaYYe^Tixa'^ | pi? 6û 6oïi6ouv' pii îoyvi* 1 ev yjjiépa 
e' ToO àYt®'* 6ap6 | toO àiîOd*^ wpa y' tîJç 6et. | XeiTOup^iaç. 

Fol. 117 :] \- Ypaçèv Ôia x- | xwvd* à|iapT(oXoO xat | xaiceivou a'" olxôv èv 
I TCoXei Ta6epvôv. iirivi | <TeTCTe|A6pici) TeXeiw* eîç | tàç ç' ^{i» 6' (opa ô' It®"» I 
^^çSa' ivô. ^'i^Xiou xOx^ rî \ <j. x;ix^ e' •;• -reapàv | xîiç T^yejxovfaç ye^PYt^^à? 
!5Tpa|TyiYoO xaXaôpéaç •* • 

Voj. plus haut, p. 55. Signalée par M. Gardthausen, Pa/afa^ap/uVî, p. 3i8. 
Noter remploi du mot icapûv. 

8. 
Vaticanus 2021 (fol. 140'). 

•|' AéÇa Tôt i:Xyîpci)Tîit tÔv xaXôv : [ ^ eitXyîpwO. i^ wapoOda 6î6Xoç toO 
KlimilN îtpç I ^|Aôv mjpiewv, |jiïi. jxafw t7' ^{xép. y' «pa 6' 1 t^Ç ^' ^65. tyîç 1:. 
ToO ^^x^y' Si^ouç. ivô. iy'» I ^YPi- X6«pî 6ap6oXoiiaiou àva. ax- olxp»|Jt"'- 1 a^tîiç, 
eOxsffee xal (JVYX<«>pi1<xaTé pioi Ôià t6v xv ç^ 

Vo/. plus haut, p. 58. laëdite. L'abréviation tîJç tc. est pour t^Jç itev- 
TTîxoaTiîç, et pentecôte's'entend ici des cinquante jours du temps pascal. 

Vaticanus 2041 (fol. 336). 

'EteXtcDO. Yj fepà 6i6Xoç aÛTY] | h\k ouvdpopL. y^^PY^^^ a.aicaO. toO | (xcopo- 
YÊCDpYiou. xat TÔv |Jit<r8ov ôôr) | atjTû. xç ô 6ç. xaxà Trjv toO IpYOU | IxiîXiQpcixitv • 
ê{xoi Ôè Tô YP^'P*^'^* **^ x6i:ou; OiîOffxàvT. alxeTaôe | ol Ivtvyx^vovt. xuxeïv. Tf|Ç 
éx I 6£^(âv (TTàffscbc TE. xal Tà^ecDc. <r{)v aOxâ | x<<^ tû xû i^plûv.Stc aÙTâTCpeic. 
nS. I ôo^a Tt(Jir) xal icpo(rxuv9](Ttç. vOv | xal àel. xal elç to{>( atâvaç Tâv alcovcov 

Voy. plus haut, p. 59. Citée par Gregory, Prolegomenoy p. 709, d'après 
J. M. A. Scholz, Bibltsch-'kritîsche Reise (Leipzig, i83o), p. 101. Je reproduis 
le texte du ms. 

10. 
Vaticanus 2o5o. 

Fol. 87' :] ^ A6Sa xô nXyîpcuxîi xôv xaXûv ^ \ èypi. xe^pl 6ap6oXo{xaiou 
àva. ax. 

Fol. 117:] 'EiîXripwO. il napoOda 6i6Xoç xôv j à<7XY)xtxâv xoO ôalou ipç fjpiûv 



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i5', PIECES JUSTIFICATIVES. 

6a|(TtXe{ou. iiïj. aùyoùaxtù, »i'. ^[[kt, y' tùp. la'. | toO ^Tx^t' ^"f- '^Ô. ty'. tô 
évtoutâ I fixe xal ô dyiciiTato; icdica icaer/déXioç | acYtXXtov éXe^iO^p^aç éicoiTiffe xoO 
I 'OÇ^Ît^O'^Xx icpç i^jiôv 6apOo|Xoiia(o\> el; ttiv d. aÛToO piovY)V Trjv Oliceporfcocv 
6xôv t:^v xaXouiiivTiv toO | TtXuXv^O'ipê. i^v aOTÔç éx 6à6pb>v j àvi^yetpe xal àvû)- 
xo56iiTiffev. elç | b>çéXetav icoXXûv ^uxâ^v xal 56Çav | Ou. xô aOx. ôè évtout. rjv 
Oico(rtpè<(»a{ | ô 6a(iioOvôi; elç xaXa6ptav, çex' | C<^ ^n x7l)Xb>(ixXx ^Ooeix'^Xx 4* 
I in^l^e Çï éx'Tlev 'eva'x6;j|w^v '6 *eçÇ''e av6 ox^pTlalae^wO éir ^JeÇ7^èy 
ÇOoO^l^vov. x6vx Ç671) lxXoxX7l|TceÇ ^X^^f vçicXoOXo) X* | |6o6ççvX«i) 1:69 aTUx- 
eiciffxoic. I Çe^H) ^t(ù CevsOb» Ox^'^X* | ^^^^ '^^ icXYjpeoT?) tôv xaXûv. 

Voy. plus haut, p. 16 et 60. Publiée par Montfaucon, Palœographia, 
p. 287. Puis à nouveau par moi, Remise fu Quartalschrift, t. II (1888), 
p. 39-40. 

1 1. 

raiica/ius 2061 (fol. i35'). 

B BACIAEIOr AOS XE HATAAN TOIL HONOIS- n 

A ATSIN TE HANTÛN UN TETETXA HHMATÛN .:• P 

eÏû KAI IIASIN HAE TOIS nO0Û TEAErôÛSIN • TEPû 

A BIBAU nEAOTSH TOT AIAN eEOAOrOT- B 

TNÛSIN nOPIZEIN KAI XAPIN LHN AAMBANEIN •:• T 

Voy. plus haut, p. 61. Inédite. Accentuée dans le ms. 

Faticcums ao8a (fol. 162). 

»i4 |xv71(j6. 5Û toO 1:06. xxiaavT. ttjv taux. ôeXx. | ||ii||lii{||||illllll «touç fT^lt'WWm 
y'. I «oaicep Çivot xoc^pouatv TÔtv Tcaxp(6. oOx. xa|Jioi x6 Ypa^^avx. | 6t6X{o\> xeX. 
éxeXi(ii>0. <ri)V Oîô f| 5eXx. a^x. 6ià x* ^c^^* xaiceivou îcpe. | éxxXY]<r(ac xûv âyicov 
ailï«. [XTi. iJiIlllllillllllI e!ç x. x' :^|Aépa ffaix6ax. «p. 6' eaaiX. | ailltllillllllllflll T:op9upoY 
lllliilillliillllllf ^Ye|Ji(oveu»vx. XTiv xaXaôplav Xl(|||(|(||f| Tcaxpix | IIIf||||||lllII!Illllill!r tîIç x«pac 
Sevwç xôv àeéwv çpàYxwv. xaxa x. | véixeyJHJI|I||||Jl OeoxxKJXou pouatav |lllillliillillilll{ir | 
flilllliiiilllllllilll- Xctpllllllllf Ypi+a<'« <^»«exai Taç||Ii|I|I | 

Voy. plus haut, p. 64. Inédite. 

i3. 
Ciyptensis A, ô, I (fol. aaa'). 

'ExeX((ôO. xà nap. 6i6X{ov. Ôtà x^^P^C ouiiicov {epo(Jix. Tf^ç | (Jiov. x9)c OicepaYtaç 
6xôû xal £et TcapO. (Jiapia; xal veojôyjyTixpia;. xoO ôd. îcpç t^jaûv 6ap6. ^axitÇ' tvô. 
e' I |JiY). louXlci) elç x. xe^ 

Voy. plus haut, p. 67. Publiée par Rocchi, Codices cryptenses^ p, 389. Je 
reproduis le texte du ms. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. i55 

Cryptetisis F, 6, VIII (fol. i45). 

*EYpi<p7i t6 icapèv 6(êX{ov ôià x^'P^C xiipou | àyyU. toO xptx.XéovToç xavov. 
xal xaptoO Xàpto; \sic\ tîi ilpi | èxxX»i<jia tî^ç àpxteitiffxoTC. pu. iv It. tîJç toO 
xû T^jiôv I ni 5Ô> èvav6p(i)Tc{ffe(oç. x^^'O^^'^tï^ iïêTocxo(ji|oaTÔ 6' :^X(ou xuxXou Tpex- 
t6'. ffeX^QVTjç I Ôè xOxXou xpéxovTOÇ 6'. [,f/c] iiïi. voéix6pioç te', tvd. rj'. 

Voy. plus haut, p. 67. Publiée par Rocchi, op. c//., p. 261. Je reproduis 
le. texte du ms. 

Vaticanus i65o (fol i85'). 
* EIAH*E TEPMA BIBAOS | RPAAISMENH. XT MPOr|SA T0rS3 

©EO^eorroTs Aoirovs. efpa^e taythn niikoaaos en noeû. 
EN EiniSKonois apxiepets rinAPXûN. taxas KAAABPI|TIA0S. 

PinOT nOAIS. KAI I SIKEAIAS 0PHNAKPITIAOS | XÛPAS. 0HSAT- 
PON AY|THN ÛSnEP A^BAPTON | MEFA [xtX.]. 

'E-ypàç»! aÛTTî 1^ I ôéXtoç ôtà x^'P^C Oeoôwpo'u | xXripixoO dixeXKOTOU xaT'è|TCi- 
TpOTcriv vtxoXàou êicidxéiuou j xTiQTopoç aOTîJç. èv Iret àicô | xTtffewç xéff|Aou. et. 
^Tçpis' ivô. e' I xu. ({ 0' xu. O '^*'' ''•*^ liîXyip(î)6ïi pnQvl | lavvouapiw etç t6v 
aùxàv xp' I i^piépa <ja. ôp. y'* 

Voy. plus haut, p. 87. Inédite. Je ne donne des vers politiques qui 
précèdent immédiatement la ss. que ceux qui ont un intérêt historique. 

16. 
Laurent ianus XI, 9 (fol. 282). 

Tô èTcovopiaÇojievov toO xP'^^^^'^^V-^'^ \ lAap-jfapfirai 6t6Xbv tîi toO xû Iû | jjû 
Xotpttt 5(à x^^P^C éypaçEi | XouxS à{xapT(oXoO {JiovaxoO xaT' éTCtTp6TCY)v l|(Tiô6pa> 
[.y/c] OueictoXo) xal xaÔyiYouiiévw | piovyjç toO àyiou Iw. xoO àiceipou. tô ^T|?x8' 
Itei ToO x6<Jiiou tvô. ô'. (xe. xy. 16'. O e' •;• 

Voy. plus haut, p. 87. Publiée par Bandini, Cat, Mediceor^ I, 5o6. Je re- 
produis le texte du ms. 

'7- 
Faticanus i633 (fol. 357'). 

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIKIIIIIPIOT. ABBA- IIPc. BYT. 
lillilllllllllllillililIlilliiiiillilililflTO BIBAI- YHHPx. 
llllllllllllIIJillllIIIIJIIIIllllllllllllllllliOYM, BICINIANov. 
Voy. plus haut, p. 87. Inédite. 



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i56 PIECES JUSTIFICATIVES. 

i8. 
Veuicanus Régime gr, 7 5 (fol. loi). 

^ : MNHCe- KE Tû CÛ I AOTAÛ : CYMEÛN | EAAXICTÛ IIPESBY|TEPÛ: 
AMHN: I èypaçTi elç xo (iaX6tTo | UliitH x«pio. nriç ayta; | icapaoxeuYi; : xac walpa- 
xaXâ xûc\ 8éo|ia( | touç icavT. eCfxeoOait | Oicep èfiou tou EUTe|Xouc ... 

Voy. plus haut p. 87. Publiée par Steyenson, Cat, mss, gr. Begin., p. 60. 
Je reproduis le texte du ms., sauf les accents de Tonciale. (De même, ss. i5.) 

F'aticanus 21 38. 

[Fol. 52 :] xupiaxbç pi^. icpevêvTEpoç | èv àaTeu xanouY); eypa^'Ev : 

[Fol. 91 :] TETEAEIÛTAI STN eEÛ TO | EKAOPAAHN TOT ETAP- 
PEAIOT I TOrXOT. AXA XEIPOS KTPIAKOr | IIPESBrTEPOT. TAHMÛ- 
NOS I TOT KAAOPHPOT : EN ETEI ,r|T<îe' : INAIKTIÛNOS A': | MHNI 
lOTNIÛ. EIS T. IB' : | ino Sk xr^ç êvavOpwiiTjaÊWç | toô xû. yiimSv Vu. yy. &x^ 
év|vûcxo9iûc evevi^ixovTa êv : 

Voy. plus haut, p. 88. Inëdite. Onciale accentuée dans le ms. 

ao. 
raticatius 2020. 

Fol. 83' :] 'EypàçTî ifi napoOaa 6t6Xoç xoO | h àyfoiç {xa^ijxou Ôià x^tp^Ç 
xu|ptaxoO àTocaOàXou |xovàxou 6 | ixeXa^o; xal àOXiou icp6a6uTé|pou : iiy)vI !av- 
vouapid). xy)'. t^iac. | xuptax^ téXo; zVki\<fvt &poi | »i'. ôéetat liàXa toùç Iv- 
xu|TCTOVTaç TaOtTi Tfi ôiXxco !x6|Teû(Tat t6v xOptov xal lAvriffOîJvai aOtoO | èv èXéet 
xal olxTipjxoT; lTCi6Xè|t]/ai toOto èv tÎJ t^Jç xpbewç | i^jUpa HlIlIIHIIIllIIIf èweruxei à[i~ 
icXa|x?)|xàt(it)v Xuxpov Ôi' eùx^v Ojxôv | àyitù^. à{x^v. -jcévoiTO xupie ô 6eéç. 

Fol. 21 3' :] 'EiïXifip(i)6»i 1^ 6i6Xoç aOxT) x«tpi xuptjaxoO piovaxoO àjAapxwXoO 
i:peff6uT. lAïjvl louvito X'» ^jjjiépa Ç'. &p, T'. | Stouç ^T?a'. Iv xo àYfw lAOva^xt- 
p(c() I Xe^opiévci) (peXXivb) xf^ç &<rxé(i)C xa||||||||||| | 

Voy. plus haut, p. 88. Inédite. 

21. 
Cryptensis B, a, IV (fol. i). 

ET. f:^' INA. E' AOTKAS HFOTM. MONHS THS AErOM. TOT APIOT 
nPS ZAX. EIS I TO MEPKOTPION. MH. NOEMBPIÛ EIKAA. A' NOSH- 
SAS XP. AEKAMHNION | KEKOIMHT. HME. SA. KAI KEXÛSTAI EN 



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PIECES JUSTIFICATIVES. i^^ 

Ta NAP0HKI TOT AriOT AFFEA. EN TÛ | AETOMENÛ BAAAEAOV- 
KIÛ SYN BAPNABA Tû HPOTMENÛ KAI NE|0*YTÛ TÛ KAAAI- 
rPA^Û. KAI eEOFNÛLTÛ TÛ HOATMAÔH | KAI NATKPATIÛ ANAPEA 
KAI MAPKIANÛ TOIS AAEA*. : O AEX0EIS KAI THN BIBA. EPPAVE 
TAYT :. 

Voy. plus haut, p. 88. Publiée par Rocchi, op, cii,, p. 6a. Je reproduis 
le texte du ms. Accentuée dans le ms. 



'À2, 

Crfptensis B, a, XX (fol. Sg'). 

)Î.Tû ESAKISXïAI05:TÛ TETPAK0|SI0STÛ EBAOMIKOSTÛ TPI|TÛ- 
TOY KOSMOY ETEI- EHA^EN TO | ^OTSATON MANOYHA TOT HA- 
TPIKI0Y|EIS ta PHMATA- I KAI AYTA TA PHMATA EAEI|*0EI. 
KAI H KOTeNHSIA EPENETO MEIFAAH S^OAPA- KAI XEIPI NECOAX 
MX- EFPA^EI H TOT AFIOT AÛ|PO0EOr nTTE. 

Voy. plus haut, p. 88. Publiée par Rocchi, op, cit., p. 104. Je reproduis 
le texte du ms. Accentuée dans le ras. 

23. 

Parisinus 83 (pi. 298'). 

voç xal ÊUTeXoOç votapiou £oXo|Jib>v ô à^è Nitou xat ôtà xèv x\Spiov... 'ËT6X6i(i>6Y) 
Ôè êvéxïi x€^ àitè xTiffewç x6(tjjlou ^^x***^» ^^S* «'tO ^uxXw t6', ({ ç', elç xàç lô' 
ToO Ô8X£ii6p{ou iAyiv6ç, T^iJiépa e', i^ èicaxtTj xt]' wpa y' tîJç i^iiépaç, TcoXeiSovroç 
xtixXou O ^*' êiccuv. BafftXsTjovTOç èv KwvffXocvTivouTCÔXei MavouyiX toO IIopçupoYev- 
viQToy xal IvôoÇoTàxou pocfftXécoç, xal èv xoT; 'Ieo<roXOpioi( 'Aiiappr) xoO xpaxacoO 
p%l, Iv $è vriffci) StxeXiac FouXXtéXpLOu xou ôeuxépou fiYoç, iç' i^ptSç ôè IriffoOç 
Xpi<iT6ç... 

Voj. plus haut, p. 9a. Inédite. (Communication de M. H. Omont.) 

24. 
Vaticanus 2143. 

Fol. 61 :] 'Eypiçyi Sxei ^^x^y' ^^S- y' L'^'^] '*-^^^^^^ toO navodtwx. xaOyî- 
youiiévou |x6v7)c xijç Oiîep|XoYt|Jiévyî; 6eox6xou xoO ia^Xt) xup{ou àvxovlou •]• 

Fol. 55' :] K. <Tô(jov xèv ÔoOXov crou 6ap6oXopLaTov piovax^v éXà|xi<yTov •*• 
éypàçTî ^Txoy' êx. Ivô. / [.v/c] •*• 

Voy. plus haut, p. 9». Inédite. Lisez indiction i3. 



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i58 PIÈCES JUSTIFICATIVES. 



Vaticanus 1877 ^^' ^11)' 

*Et6X((i>0y} ôè iiifiv. ôex. icp(î>t. :^|Jiepa xv. wpa | 6'. iv8. T' : Itoç ^Çco' [.f/c] : 
Ôi* otxoôopifi; xal | o\>v$p<i>iii)c xu. vixoSf)iiou xatà tyiv ^|ixépav [.v/c] exXif). tîJç 
aÛTî)ç dylaç jJiov. tîJç Oiî. 6xôO toO jJitXt, | ... 

...eôxE96ai 9ÎXot toO xoptvOebu nauXou. 
oîj I ^àp icpiç icéçuxev icoXiç Tpafvva. 

Voy. plus haut, p. 92. Inédite. Il faudrait lire /:iùa\ pour faire concor- 
der le millësime avec Tindiction. 

Dans une pièce de vers politiques qui précèdent cette souscription, le 
copiste écrit : 

"Avapxe Xpioré, tôv xaXtov r[ àxp^Tr];, 
h vûxTa; icotûv xai $a$ov-/âv Tipiépac, 
axéice, fpoûpei, fûXatre tov xopfvÔiov 
IlaûXov, lûç ^v èx jJiovf^c àypoy tûv aTrooriXwv 
xaTOixo; 6* avTfiç Osotôxou toOMy^Xi. 



26. 
Messanensis 98 (fol. 276'). 

'EtêXsiwO. Ti Tcapèv Syiov eùayYéXiov. {xtivI louv. j tvô. 16'. Iv xô ^Tç6' [.ç/c| 
tT. I Ypaçèv d(à x- pwiAÔépt. | 1% irpoffTdÇst toO xaxà | x^v i^jjiépav otxovi|Ji. xoO 
xu. I xu. Xeovxéou : 

Voy. plus haut, p. 9a. Inédite. 11 faut lire ,'^'^96' 

27. 
Vaticanus 1426 (fol. 63f>'). 



12 lïdévxa Y^Ypaça ffuvôpo{xî) xoO i:ot{iévoç 

(iovi); ôala; OeUç axpoxvipcou 

ôp^ a05û, Xouxa icavaotôliiou. 
i5 àpxtpLavÔpixou, icxcoxoTp^^ou xal Uv(i)v, 

<Txei:yi neviQxwv, XP*^* 'foTÇ àXXoi; icatdiv. 

Ixouç xpèxovTOç xoaixtxoO x^Xtàôcov. 

8S <njv8xax6v énxdxic xoOxoi; icpéaci). 

eêxoat xal Sv Ivôlxxou lïpwxTiç çlXoiI 
20 lAïjvl ôufféxxft) [.r/c] Tcévxe xal ôtç l^àxcc. 

ô (jvpiewv SSuffa xoO 6ouXxapàpiou 

6pé|Jijia |Jie(7lvr,ç ixTixavtxiç h xpoTcotç. 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES. iSy 

Voy. plus haut, p. 9a. Inédite. Le douzième mois (jjlïjvI ôtç éxTô) de 
l'année grecque est le mois d'août. 



28. 
Vaticanus 770 (fol. 106). 



•}< *EYpa?ei xal aOtyi i^ TcpoçïjTtxiç ôéXxoç. xs«P« | à^ieXoOç xal xOaixaXoO xai 
àva^tou jAOvaxoO |iocxapiou | xoO àirô t^Jç {xeY<iXyîç [xovîjç ôpç àxpoTrip. {xe<T. 
(TTCovÔîi I xal otxovopiia xo icavevxtiAO) xal «ùôiaxpixtx. ÔXadito | exxXyîdiapx. xîjç 
eùaToOç jxovîjç ÛTCsp. 6€ot6xou xpuicx. çep. | icàvxeç àôeXçot ol xaûxïjv àvaiïxiQ- 
«TOVTsç I eûSaaOe xôv 6tio. Ôtccuç xaxaÇtO aOxoO; x; ô 6; | iv xô x««>P^ t®v ôt- 
xaiwv. àpiriv Ajativ yévoixo àjiifiv : | 'Exouç f\^T,%' [w]. 



29. 
Cijptensis A, a, IV (fol. 243'). 

Hh Eypàçy) xat éiïXripfc)6. :^ icapoOda iiuxx. ^eipl açoôpa d(Jiapx(i>X. xal IXaxîffx. 
xôv {iOvo|xp6iC(i)V (iaxapfou àvaÇbu {xovax. àicô ndXeuç friycou xîiç xaXaôpCa;. 
îxei 6è icpcDxet^ovxoç èv xîi iaov. xî|ç ûiîspay. 6xô^ xpoicxaçeppix. (Xapicovoç eOapéx. 
xal àyaO^ç Tcpoepéaeo); ûv. (il>aatjx(i>( xal Oiîripx. | èxxXyî<Jtapx. x6. Tcàvii eûXa- 
6o0c xal eOôtaxplx. xOp. êXamou. icavxeç de ot àôsXçol oE xoOx. | avatcxO^avxeç 
Xtxyjv icoiîjxc iîp6ç x6v çiXavOpbiTC. 8v xal npoç x^iv aOxoO çiXeuffTcXaYX^* Sp* 
iQViiep j TJiJLapx. 6tÔv àXy. 6jç«ç lôol xèv xptx. tXs. êv ^pi. Tijç xp{<T6(i>ç. aiiTiv. 
aiiviv. ^evoixo. aiiyiv : | 

^ exo. ôà ôv éÇaxtdxiXtoffx. xal éiîxaxo<iio<Tx. euôojxlxovxa xal xédaapiç ai>v 
TOUX, deicx. a'. tvÔ. 6'. 

Voy. plus haut, p. 98. Publiée par Rocchi, op, cit., p. «96. Je reproduis 
le texte du ms. — A la 3* ligne, Ixst est pour Ixi. 

Fol. 245, on lit le visa de Thigoumène du couvent auquel appartenait le 
copiste du ms. *t* xoOxov xb 6(6Xtov èirociQdev j à àfisXçbç (taxaplc lepopiovaxoc | à 
piYtvbç. ol àvaytvôaxwvxeç ei^xsaOe avxô àpn^v. | xaûxaxà Ypà(i(jiata êypa^/. é àSeX9. 
yepà9((i. TjyoujjL. {jlovyic ày- vixoXàou xoû piyirîoy : j Ce couvent de Saint-Nicolas 
n'est-il pas le même que Saint-Nicolas de Calamizi ? 

3o. 
VeUicanm 1926 (fol. 116). 

»i< ^YP*' 'To^vuv ^ napoO. 6l6Xoç xôv OeTcuv Igpôv | xa.xa. Ôia x^tpbç Xe. ptyt- 
voO, xaXXtypa. xpafvaç, j Iv «x. ^Tx^^y' *v^' y' • 
Voy. plus haut, p. 98, Inédite. 



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i6o PIECES JUSTIFICATIVES. 

3i. 
Messanensis 117 {fol. 2 39'). 

^ éypàfet t6 icapàv ^ak-z, 1 ôià x^iph^ Xe. eOteX. vor. | iciXso; ffiycou. éx. 
^<7xxô'. I ivô. e' : 

Voy. plu» haut, p. 93. Inédite. 

32. 

Barberinus IV, 66 (fol. 3o8). 

►{< 'EYpdéçTj :fi ôsXtoç aCtTi x^ip^ Xéov. Â[xapT(i>XoO | xal vot. teXecuO. iativI 
lavvouaptCÉ) xT' tvô. ty'. | i^{iépa devTspa. wpa Sxtti. toO It. f^X"*-"^' - 
Voy. plus haut, p. 93. Inédite. 

33. 
Neapolitanus II, c, 7 (fol. i83). 

4« TEAOC HAEI^EN O IIAPON | NOMOKANONAC XEIPI A|MAPTO^ 
AOr KONOr ABA nPEG|BrT- MONHC APIOT lÛ- TOT eEJPICTOT. 
EXONTA TOT ETOTC | .C^oV iv5. y', [jiyi. | 8ixeii6ptu). eî; t. i^' | Ti{iep. <t«. 
b>p. 0'. I 

i{4 (jLV7)ffO. xi ToO douX. I icaxcolitou à6S | icpe<T6uT. xal ^you|xé|vou'. tJiov9)ç 
ayfou ((i>. ToO Oe|piOToO. toO icoO. <njv8po|(iY)aavtoc toO xT^^at t6v icap6v vo^xo- 
xàvova I tûv àyi(i)v ànoatoXcDV | xac Tâv ayiwv icpcov. xal ÔÛç a^râ TCTatffpi. 
XuTOOv I aiiiQv xë 4< 

Voy. plus haut, p. 93. Inédite. Onciale accentuée dans le ms. 

34. 

Faticanus 2008 (fol. 171') 

li* ÂftepûOT] T^ icapàv rponoX^yiov icapà Xeovtfou tepoiJioydiÇovTOC. | elç xèv 
v«6v ToO ô<T. îïpç^if){xôv ICI). ToO OepKTToO, Oitèp a^jyx<«>piQ<Te(oç tôv d(JiapT. j tôv 
l|AÔv yovéwv xal âiioO aOtoO. êv Stsi ^Txi' tvô. i'. 

Voy. plus haut, p. 94. Inédite. 

35. 
Vcuicanus l'jLii (fol. 2?75'), 

»l4 A6^a Ta âytb> Oôiî Viii. Tu Stà x^^P^C | ^^M» "^^0 xaicetvoO xarsOTeXoOç vot. 
I ô6vT. TépiA. TÎi 7:apo!j(7T] 6(6X(i) • xal | ôtà ouvepy. . toO naveuXaôeaTàT. | i^you 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 161 

[/.évou Tîjç (jiï. 6xôû Tôv xe|pàT. xup. TcaûX. àiipiXX. eîç t. y' | exouç ^^yXt»' 
tvô. 6'. âv I toOtô) oè Tô 2t. xat ^oyè^toç ô itkttoç év xP'-<ïTfi> | *aî i^ptérep. fî5 
éÇyjXO. Tou Tïjô. 6tou lî* 

Voy. plus haut, p. 94* Inédite. 

36. 
Vaiicanus 2048 (fol, 2ao'). 

IIlIHIIIx'c^lAa nâçuxèv tj TÎiÔe 8eT|a 6i6Xoç xal OsiTCveudTOÇ | ijlovîJç toO xopuçaiou 
Os|(rice(T{ou te tc&v àTC0<rT6X(i)v | iiêTpou : ix <TT:ou6f)( (JiévTOi | xa2 icoO. TpoaxT?)- 
OsTaa : | eOxXéouç ^epaaipiou xai iipo|e(rT(aTOÇ tspopiivov xai xp^<^|'^o^ ^^^ ôdéou : 
c\> xè i:otixv(|ov ill|||i|{i||il aÙTôc àxu|JiavT(i>ç | i||||l|{||||{||| (0\>vov el; Xitiévaç yajXiQvouç : 

'EjigTeCTxeuiffÔrj tô 7:ap6v 6i6X(|5àptov èv Tôt ^TxXô' Stei | «îç ôéÇav Tî^t i:po- 
<Txuvy)T. xal | {xaxapL Tpiàô. icpç. ûû. xai àyt. | îïvç : 

Voy. plus haut, p. 94* Inédite. 

Fol. 219' on lit (xvi* siècle) : Eyw icauêXoç x. ap)(t(iûcv$piTtc (lovic ayiov xopi- 
çeov aicooToXov iiexpou x. iiûc\>6Xou. Et fol. aao', parmi d'autres graffites : Mr;;. 
«TSiCT. ê(ç t. xS'. '^t. ,r4^X' IIIIII [A D. laaa] | iv5 i'. Yiii.. aa. àvaXa. x||||I||I|||||(||IIl | ày- 
YeXixov to {{laxetov icapot toO ||II||||1I1I1||| | èiciaxéirou pLiXVjtoû |j|llj|||||l | xa\ iTriôpojific toO 
oexioTdtTou IIIIIIIIIIIIIIIIII I TO'J tjplûv ûp; ita9vouTÎou|l||||ll|||||. | IwàwYiç Xypa'^a. Et cet autre : 
^ lJ.r,v. louv. 6i; t. le' ?toç ^r^^e' [1197] ivS. le' t)11. ||1III1IIII1 1 eçop. {JL*/- êapO. to 
ayiov xa\ àyyeX. ff/rjjjL. ||I||j(j||| | vicapx- à«o to -/«XaS. xai aSeXç. iraçvovT. ||1IIII(|II | Up. 
\»io\ &v$peou Tpoici. 

L'expression àic6 toux^^^^^*** désigne la localité d'origine du moine Bar- 
thélémy, localité que je n'arrive pas à identifier. 

37. 

Barberiaus IV, 27 (fol. 21 5). 

•î» 'ETeXei(60yi to napbv euayyéXiov tov eto-j; | ,^i\^ iv8. a'. 

Fol. 216, une main du xiv* siècle (A. D, i3io) a écrit un. contrat dont il 
ne reste que quelques motsde lisibles : »i« ûxT(i>6pi'. iiy^v. Tf,ç Ivô. 6' rjc Taç x'. 

nilillllli xpr<T(bç] I paVpiouvfî. pouXX. |illl|||||||I (jspy. Xovyy. Toy éXyjx- \<i ttjv x*^fp«^] I 
Ta6ep[và>v] xa\ la>. Illllllllllllilil xat vtxôX. xappovg. lillllllllllllllllliiiilllll \ à xa\ xaeY}yo)S(i.evoc 
lilillIfllllllIlKlIlillillIIIIIIlIillili I ToO xotpir. evalllllllillilllllllllllillllllllll | XP^^- èv ,GtTri!jillllllJI!lliliIII[III!llIIIIIII||||||i | 
XP^iÇovTat lillidllllillllllliilllilllll xa\ toûto à\t(a[fioL\u\] tlç to étxpavTOv Evotyy. tov x9^^^^' 
Voy. plus haut, p. 94. Inédite. 

38. 

Vaticanus 2029 (fol. 192'). 

* ■ 

'ETcXet'i>6.-:?i i:apoû(7a 6t'|êXoç év st. ^^çoa' tvô. [ 10'. \sic\ jjiyi. ôxToê. xT' 
y^ji. x!^ (ùç. 8'. I èypàçTi ôià x^* ^o* V-^' ^«^ TaXavoç | 7rpeç6uT. 
Voy. plus haut, p. 94. Inédite, 



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i6a PIÈCES JUSTIFICATIVES. 

39. 

Cryptensis A, 6, X (fol. 33). 

EteXeewO. ^ napoOaa ôéXtoç bt tÔ fÂ^V^ ixouç | iv8. t' TJiifi. ô'. {xtj. vo6h6. 
xs' 6Âp. 0'. I Ypaçèv ôtà x^^P^f svO\iti(o\> rXTiicaOoOç xal à6poTtpiou | àveipioO toO 
Iv {xaxapia TiiJ XîiSet x. xXiijpiT]. 

Voy. plus haut, p. 94. Publiée par Roccfai, op, clt,, p. SSg. Je reproduis 
le texte du ms. 

4o. 

Jmbrosiamis B, i (fol. 12 1'). 

*!« elXYiçet xpTl<rT6v viôe icuxtIç th Téptia, 
7:p6ç XaupevTcou, Xfitpà^ TX^iicaOeaTârou : 
pLeTaypaçeTaa, éx t&v toQ xaXu6i^T0*j 
6{6Xcov t9)c {iOv9){, xf,ç Iv tÛ ^ouoiàvo) : 
>] ouvspyov (Opùv, àYttOoupfov t' àXefnrov, 
TÔv Iv icaTpS<Tt, 9e}iv6v t^Xatapiivov, 
vTJfuva 6v. aïépyovTa icoXXoO i:60ou, 
oç de icXsTiffat pie IxeT napaaxctjaaev, 



19 Sruxf ô' 8toç, SS t&v xtXiovTàScDV, 
iiCTaxoaicov aapaxooToO ôyôéou. 
(vÔixTt6vo; ô(xaTY]ç fp^f»!? o'jffYiç : 
Voy. plus haut, p. gS. Inédite. 



41. 
Barherimts III, 69 (fol. 112'). 

TsXo; elXTiçev 4 tcpÀ «^t. 6{6Xo; t9)ç | lxxXT)(TtaaTtx9)ç td^uç x^'P^ 1" IspoOéou 
«X* x>^ àva^tou OtJTou | icpo.rpoi:. toO ôotcoT.t. x. vtxoÔiQiiou | xat xaOvjYOuiiévou 
T^; pio.TÔv xaffoûX. j (jiyivUavvou. | elç tàç xO'i^iiép. | xoO exa. Itci ^Ç<|;f)f' ivô. /• 
Voy. plus haut, p. gS. 

Une seconde main, de date assez récente, a changé le 4^ en ç (== looS- 
au lieu de iao5). Cette altération a été signalée pour la première fois par 
dom Toscani, Tjrpiea Gnecorum, p. 7. 

Par i sinus suppl. gr, 681 (fol. 9'). 

'ETeXetwOïi t6 iiap6v 6t6Xlov xetp^ xaXoO àytOTceTpkou tôv y«^«T(V(&v 6é|iaToç 
lôpoOffiQç [ Tô ^ÇcoT' itou; tvÔ. la'. 

Voy. plus haut, p. gS. Inédite. — xaXoO] Un Eugène Calos ou C^o/i dans 
un diplôme grec de 1094 (Archivio stor'ico sicHîano^ 1888, p. 56). 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 163 

Barherinus m, 16 (fol. 11 5'). 

'Eypà. To i:ap6v 6t6Xéov ôià x^^P^? twdtvv, | vgpsTriVoO jjlTjV. louvfw etç t. ty' 
:^{Jiép. îcapaff. | b»pa 6' Ixei ^^4>iaô' r.-tvô. 6'. 

Voy. plus haut, p 95. Inëdite. 



Amhrosianus G, 8 (fol. 39). 

4< ^YP** ^ i:apoO<ia 6eia 6(6X0; tîJç Oeiaç | XeiTOupy. ôià x^'P^C àvSpéou 
âpiaptX. Tîiç I TCoX. 6pevô. iay). ce. ty' Y)piépa. ô'. | wp. Ôè woei O'. Itêc ^^^^çô' 
ivô. I ô'. 

Voy. plus haut, p. 96. Inédite. « 

. 45. 
Laurentianus LXXI, 35 (fol. 56'). 

4« EïXïiçg Tspiia 6(6Xoç ^ôe toO çîXou | xeip« xuptaxoO te toO icpa<T(âvou | xaX- 
XiiïoXtTOU ô' àtiaOeaTdTOU véou. | Hh Itsi ^T^^oô'. 4* 

Voy. plus haut) p. 96. Publiée par Bandini, op, cit. — > Je rept>oduis le 
texte du m$. 

46. 
BarbertHus IV , 3 7 (fol. 21 3). 

i}* è^pà^r^ il TcapoOffa 6i6Xoç | $ià atcouSi); xal <xuv5po(jL^( | xat &vaX(i>pidéT(i>v 
ToO E0Xa6o0c I àpxtEiCKTxéicou xu. wauX. xoO TrjV <Te|pàv Ixovtoç. àitè xôv ixexÇa- 
6àp6b>v. noXiTÔv pv. Itouç | Tpéxovcoç ^TlIlHOw. x^'p^ | fwpiavoO. tepoiiovax. xat 
xaOyilyouiAévou (xovf); toO àyioM 6eve|ô{xT0'j toO o^XXv. tSç 6àXXY)ç | yP^'^^Ç ^^ô. 
<7' pyîY6!jovTOÇ xajpouXX. Seurêpou. 

Voy. plus haut, p. loa. Publiée par M. Gardthausen. Voy. p. loa. 

47- 
Faticanus Paint i nus lat. 233 (fol, i3i'). 

Hh Tptff<rri |A^v ïjôe Tôv éiAôv o\»vTay{JiàT(ov 
6(6Xo{ icéçuxe xoTç OiXoudtv etôévat 
i:6v7iiia T0Û|Ji6v xoiv^v h ôiaXiyotç 
(5y ^ [Lia pièv (TicouÔopiavTeJaç icéXei 
&XXyi Se :raXtv xax' touSafcov ivt. 



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i6/l PIECES JUSTIFICATIVES. 

u icaTplç éoTcv ^ r6Xt( 0$po\)VTici>v : 
Voy. plus haut, p. io3. 

48. 
Mcssanensis 29 (fol. a65). 

4< 'EteXcicoO. t6 icapèv TcavY)^pix6v ôcà xtxph^ | toO diiapTcoXoO 5av(7)X xaè 
(ixe\>09ÛXaÇ | Tfjç {irfàX. {làvSp. toO ôpç àxpcoT. pieffffTiv. {xyivTi | asuTCii. elç t. 6'. 
f){iépa <!«. wpa 6' «to. | ^ÇwiT' rjvÔi^xToy T'. eC/effTai xai | jati xatapaarai 
S^eplllllilllllllllilllllllllilllllllllilllllll 

Voy. plus haut, p. 97. Inédite. 

49. 

Faticanus Ottoboiii 178 (fol. 87). 

TéXoç TÎJç i:p6ç àXéÇavfipov àpt<TTOTèXou; ^TiToptxîJç ypaçTi^a nap' ipioO lepo- 
{jLOvdéxou Icdaxe^ix t&v xaoouXcDv Iv tf) {isydiXT] (làvôpa toO aeoTtjpoc Tfjç yX&)tty)c 
IJieffffy,vy)ç év jjltîvI ^aitù tî^ç y' Ivôtxttwv. Itei ^^T^Çy'. 

Voy. plus haut, p. 97. Inédite. (Communication de dom Cozza-Luzi.) 

J'extrais du Vatieanus 1866 (fol. 9o3), psautier xiii* siècle, les graffîtes 
suivants, qui se rapportent au même copiste : 

^ jATfl. piapr. 0' -ni v)(iépa tôv ày. ptopT. t^ e' | upa ttiç vvxt. Iitiçtoaxouff. xf,; 
y'Iv5. sxoijiiQ. ô ev (Aaxapccx t^ Xi^Çet laxa)6. vixôX. çovXe||||||||||||IIII | utb; êv tJ pLsyaX. 
^.ov^ ic6Xe(i>ç {I.8991QV. xo|»aO. èÇ I àicouXlotç nocpà toû avTou Oe^ou. l(daxet(i | véo; èv 
apdioç xoi Seivbç èv nâc9iv It. ^CÔ* [«<?] Tf,ç | IvS. ô' xai ô 6ebç ôe^ïj aûxô «rriv iiaxa- 
pirAxY)Ta I Iv 6(n)a Y|(Aépa lilHlililIlIliliiilIlill [1496 ?] 

^r^nCSl ï'zu Tîjç lv8. la' êica(T*/°^<^o(f'Sv | el; toic WIIIIIII to-j piap. {iti. to «apa- 
tpé'/ov Toû O 6icapx 'Y' "^C C *§'. 5ts xat lyw {coaxEtfi | Ê*/sipoTOviq6. hpe. ic. (rzi- 
çdévou (JiY)TpoicoXit. lèpou. I Et; to ^C^icO' [1481] t. tvS. iS licaaxaaaiuv | eic lililil xe' 
TO'J àicpiX. 6te to icapatpéxov toô O I "f^Ç ^^ C iÇ' xa\ Eyw b?uy<>>' ^'« "^^ I IIWI'HiH'll 
{«{i.al'XriTtôv ^9o6ov xai\ icapo(xY)9a | sv TÎj (to. toO à. icérpou tt;; àpévr,C' to Se èTep. 

ÈTO; file T. TO'J 9pOC TVJC (XE(r9T)V. StE X0(\ ^9UY0V Ôlà TOV I XO({JLbv. 

Elç £è rnv a' TÎiç Îv8. toO ^touç | f^'Tt [sic] £Tca9X°i^«C'SV si; t. X' to'j liapT- to | 
7capaTpÉ-/ov ToûO^^* tV ttI; 8e C t^* [1482.] 

5o. 
Faticanm 1978 (fol. 57'). 

'EYpdéçY] Vi OeToc rspoupYia aÛTvi ôtà x^^P^C | ^C-^^ sÙTéXou; xal TanocvoO tspéoç 
àvTwviou, T^ç ày. xpi^^'^t^^iî ...|... Iv Stec ^To)tc6' tvÔ. 16', (ir). ôexE6p(o. | 6', 
:^{i£p. (ra6déTou : 

Voy. plus haut, p. 97. Inédite. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 165 

5i. 
Laurentianus LXXXVl, i5 (fol. i8o'). 

ànb x<(>P>? xaXri i:6Xe(i>ç, év pty^vt | |iaptia> i?){JLépa ffa. wpa ^' Iv t. ^Ttove'. 

Voy. plus haut, p. 97. Publiée par Bandini, op, cit,, III, 346. Je repro- 
duis le texte du ms. 

Crjrpiensis \, y, VII (fol. ij-^). 

'Eypàçoi t6 i:ap6v «JiaXT. Ôtà x**poî iepoiiox* vy)(f<ô | <jr)xeXoO xpaToç 6a6etaç 
Ô6|ji. lAox. toO ôff. lîpi :^{iôv I vixoX. xoO^ èXaçTixoO év It. ^^wXÇ' Tf)ç tvÔ. l'î; : 

Voy. plus haut, p. 97. Publiée par Rocchi, o/k cit., p. Sa. Je reproduis 
le texte du ms. Je ne sais pas ce que veut dire 6e(ji. Quant aux mots xpaToc 
êaOstac, Rocchi y reconnaît Campobasso (??)• 

53. 
Parisinus i685 (fol. 54). 

EypàçTi To icapàv ê(6Xîov ôtà x^^P^C vexxapîou Upo|xovaxoO xy^ç |xovf){ toO 
àyiou vtxoXâou | tôv xa<rouX(i>v xî); ic6Xe(oç OÔpoûd?);. êv iativI vo£|ji6p((i) e' i^iiépa 
aa66(ZTC() wpa 6' | tîJç yjpiépaç. èv Ittî JTTioX! • tvô. ê' : 
Voy. plus haut, p. 97. Inédite. 



Barber i nus II 1 , 7 3 ( fol . 119). 

'ExeXeîwOyi i[ itapoOeja «ruvxaSiç ôià | x^tp^Ç vixoXàou iw. axfvÇapt | àiïà x«»>P*Ç 
àyiou TCêtpou xôv yaXa|TtvÔv. 'Ev ixrjvî voe|Ji6pt(i> ^{xépa x^' | xoO aOxoO lArivô; 
ôpa ivvdxïi I Iv Ixei ^^T^tcyj'. ty' ivô. 

Voy. plus haut, p. 97. Inédite. 

5>. 
Barberinus III, 78 (fol. 182')- 

. Ex€Xeib)6r| x^ Tcapov xuîcixôv xîJç ày^aç xoO 6eoO | £xxXy)<T{aç èirjaxoiïîlç icoXecoç 
6oèç ou xîi iîco|vuiJL{a xijç OTiepaytaç 6eox6xou xôv gî^roÔtcov &pxi|epaxeuovxoc xoO 



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i66. PIECES JUSTIFICATIVES. 

vOv xacpoO èiziaxéizoM àxOXa | npitCt : 6(à x^'P^î xàpioO xoO àpLapTuIXoO xal 
ikaxioToyj i[stùpyiù\j im t^i; xwvffTavTtvouiciXtwç : | ôtà (Tuvôp^pLY]; xal éS^5ù>v tôv 
TJjjwoTŒTwv xXyi|ptxâv tEpécdv Tî xal ôtax6v«v tÔv e6pi<Txo|}ièv«i>v Iv tîJ éiCMixonT) 
Tfjç àv(i)6«v e'pTiiiévr,ç icôXecoç | 600; : Ixi ànb xxtffewç xiapiou '^Ç- : Iv Ivô. t' : 
I xal àico xp^^ToO ovyxaTaôaffewç ^açv6' : èv pLïjvi | louXX^u x6' : ifijjiepa icapa. 
wpa 6' Tîiç I ïUJiepoO : j 

Voy. plus haut, p. 98. Inédite. Bob; icoXiç est Bova, dout la cathédrale 
portait le titre de S. M. de Tlsodia ou Présentation. 

56. 
Vaticanus 1602 (fol. 36 1). 

EteXe'.côO?) f, TcapoOaa ôéXxoç ôtà x^^P^î xàiAoO | toO àixapTcoXoO YewpYioy éx 
Tfj; x(i>v(TTav|t(vouTC6XE(i){ d(à <njvÔpoixf)( xal éÇ6|$ou toO ôeTKDTâxou £v Upo}iovaxo?ç 
xal I TCV£U|JLaTtxoC icarpàç xupoO xuplXXou in TcaXatôv | icaTpôv év 7:0X61 |Ji?)9uv7) 
liul I ETOuç ^Çv' év IvÔ. t6' év {Xïivl I (jiapTÎb) a' ifj^Épa xETpàôi (opa T' * 

Voy. plus haut, p. 98. Inédite. 

57. 

Barber i mis III, 66 (fol. 1). 

Myivl xô' iQiispa TerapTfJ «pa 6' lîapèXaêe triv x<<>>pKV vsps'v. Iwivvrjç Tapévr. 
I TCplvx*. xal 6l<T$)X6ev êffw jxeTà jieY^dxyiç Ti{xîi;. xal tij aut^ vuxtI Içuyev ex t?,ç 
auTiJç i:6Xea>ç | XàOpa Xouïj'. toO dylou vEÔTiplvou. xal éYxaxéXtns ttJv ffijÇuyov 
aOroO {XETà t(ôv | icalôcov, 6ç Itupdvvtffe Ty)v aOrriv i;6Xtv. 8tei ^T.... | 

•{< 'Eyw t6poix6vaxoç icaOXoç ô Iv t^ iiovfj toO àylou ixeyàXojAàpTupoç | àvopia- 
voO xal vaxaXiaç ôtà tè 6é6aiov OTToypdtfb) 1 oixetqt jiou t^ X^^P^» 



QUELQUES GBITS 

Vaticanus i6j2 (fol. 33). 

4* MtîvI ôe. xe' ài:o x^Jç XP*^'^<>^ yevvi^aEwç x*^o-o<^'^^ xsxpaxoatoaTtjj i:ê' ev xfj 
piovfj I xoO dtyiou êapOoXo|xalou tîJ; xpiywva; IxoîjiiqOyi ô Iv] (xaxapla xfj iavtq^tj 
aOtou ô àÔEXcpoç 6ap<rava>çXa Upo|Ji6vaxo( | xal olxov6iioç x9)ç aOx9iç piovf)c. ôi' ô 
sOxEffOe Oicèp aOxoO [1484]- 

Idem (fol. i3i). 

^ Mrivl piaîti) xf) xs' y)|XEpà ô' Ixouç àitô xpi<TT00 oapx6(TS(t>; ^auicô' èv xfj jiovîj 
êapOoXo{JLa{ov) xoO xptyovoç ExeXsuxt 6 Iv (laxapta aOxoO |xviQ{jLy] àÔEXf6ç iQ{JLâ)v 
àpffsvoç jjiovaxoç xîj; aOtî^ç {lovî^ç. ôi' ô oî àvayivoaxovxEç eûxe^Oe Osèp aOxoO 

[1489]. 



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PIECES JUSTIFICATIVES. 167 

Vcaicanus i238 (fol. 379'). 



"Etei 'Çt^y'. 



'H|xépa Ç' elç xàç ^' toO $exe(Ji6p{ou iatjvoç éxoi|iy)Oy) ô ôoOXoç toO 6eoO exTcop 
êTCÎaxonoç ToO | icaXoctoxàdtpou ivô. lô' 2todç '^wO' [iSoo]. 

Même ms., fol. 360', deux graffites, run mentionnant le jubilé de 
l'an i3oo, « du temps du T. S. pape de Rome Boniface », l'autre la mort du 
« grand empereur d'Allemagne, procurateur des Chrétiens contre les Sarra- 
sins et les autres barbares, empoisonné par un frère mineur dans le pain de 
la sainte eucharistie », Henri VU. — Hector, évêque de Paléocastro : unique 
mention de ce siège grec. 

Vcaicanus 1601 (fol. r78). 

TîJ Xa' T^piâpa toO aOtoO [XTivèç \avriC\ Tîiç Ivô. 6' éxriiJiriOyi èv |Aaxapt(f t^ 
jJiviQji»î ô I àôeXçè; àpigpodioç àpx. liovîlç à-^iou çtXinitov xoO îépaxoç :^{xépa T' 
wpa e' I TOO Itouç 'ÇTiXy' Ivô. 6' [i425]. 

Il s'agit du couvent de Saint-Philippe de Gerace. 

Idem Ifol. 1-81). 

Tf) 16^ ifiiAépa ToO àicpriXXfou ixrivèç tî^ç Ivô. t' èxTipitOri ô èv {xaxapiq. xï lAvr;. ô 
àôeXçàç xuicpy]|avoç &pxt(JiavôpîtY)ç t^ç ^ov9]{ toO àyiou çtXi^irTcou xoO lépaxoç 
èv ifJiJiépa e' wpa e' xîjç vtxxôç toO | Ixouç ^Çwçe' [1387]. 

i€fc/w (fol. 188). 

a' yjiiépa ToO aOyoûffTou iirivo; tt^ç ivô. e' èxriiJLÎOy) év iiaxapia t?î jjlviqjivj àôeX- 
çoî I veiçiTOç àpxi{JiavÔpiTy)Ç iaovtj; dyiou çiXiicicou toO îépaxoç i^iiépa ô' wpa 6' 
TOO I Stouç ^Tw$' ivô. e' [i352]. 



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PLANCHES 



Des fac-similés des manuscrits suivants sont ou vont être publiés 
par les soins de la Palœographical Society, Je ne puis m'empêcher 
de marquer ici l'obligeance que j'ai à sirE. M. Thompson, esq., qui a 
bien voulu leur donner l'hospilalité. 



f^atïcatuts 1 22 1 . 
» i65o. 

» 1660. 

1666. 

1679. 
»> 200a. 



rmicanus 20G1 (fol. 199). 

2061 (fol. 282). 
» 21 38. 

Crjptensîs B, a» I. 

B, a, IV. 

B, a, XX. 



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INDEX 



DES MANUSCRITS GRECS 



f^aticanus 35i 7a 

— 353 7a 

— 354 7a 

355 7a 

— 357 7a 

— 734 9» 

— 749 7» 

— 770 93, i59 

— 781 loi 

— 1067 7» 

— 1209 5o, 7a 

— laai 94, 160 

— ia38 167 

— 1426 9a, i58 

— i43i 64,69,76, 77 

— 1456 65, io3, 104 

— i5aa 7a 

— i536 44 

— 1537 44 

— 1574 93 

— 1595 87 

— 1601 167 

— i6oa 166 

— 1611 48, 69, 83, i5i 

— i6i3 79 

— i6a8 48, 69 

— i633 87,90, i55 

— i636 48,69,99, i5i 

— 1640 49» ^ 

— 164a 49» ^» 83 

— 1648 47,49,53, 8a 

— 1649 50,70, 100 

— i65o 87, i55 

— i65a i6(> 

— i654 5o, 69 

— i656 5o, 69, 84 

— 1659 50,69, 8a 



Faticanus 1660 80 

— 1669 80 

— 1671 80 

— 1673 86, 90 

— 1675 81 

— 1680 51,69, 8a 

— 1866 164 

— - 1877 9*» '-"ïS 

— 1912 33 

— 19*6 93, »59 

194" 98 

— 1970 5i, 75, 84 

— 1971 5i, 70, ICI 

— 1973 97» »64 

— 1978 98 

* — . «990 5»2, 8a, 100 

— 199' 5a, 70, 84 

— 199*... 52,54,58,84, i52 

— 4993 53, 84 

— 1994 49» '>3 

— 1995 53, 59, 8a 

— 1997. ... 54,70,10a, i5a 

— 1998 54,70, 84 

— 1999 54, 84 

— aooo 54, io3, i52 

— aooi 55)70,100, i5a 

— aoo2 55,99, i53 

— aoo3 ... 55, 69 

— aoo4 56, 84 

— aoo5 94 

— aoo6 56, 100 

— 2008 94» 96, 160 

— aoio 56,70, 84 

— aoi4 87 

— 2017 56 

— aoi9 57, 100 

— 2020 88, i56 



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170 



INDEX DES MANUSCRITS GRECS. 



Faticaniu aoai 53,54,57, i53 

— 2029 94. 9^, 161 

— 2o34 58, 8a 

— 3035 58j 100 

— ao36 58, 8a 

— 203; 53, 58, 60, 82 

— 2o38 59, 8a 

— 3039 59, Sa 

— ao4o 59, 8a 

— - ao4i 59, 8a, i53 

— 204a 60, 70, 84 

— ao43 60, 8a 

— 2044 60, 82 

— 2048 94, 161 

— 2o5o 16, 60, i54 

— ao56.-. 61, lOf 

— 2059 61, 69 

— 2060 61, 84 

— 2061... 61,69,71-74, 

io3, i54 

•— 2o63 72 

— 2064. 63, 70, 83 

— 2oG5 63, 69, 84 

— 2066. 63,69, 'O' 

— ao67 63, 69, 101 

— 2069 68 

— ao82 63,99, i54 

— 2o85 64,69, 100 

— 3091 G4, 70, 100^ 

— 2094 64, 70, lOI 

— 2106 7a 

— aia5 7a 

— . 3i34 ^a 

— 2i38 88, i56 

■— ai43 9a, i57 

Ottobonianus a 7*2 

— 86 65, 70, 75 

— »78 97. 164 

— 210 ... 97 

— 258 io3 

ReginensU 75 87, 90, i56 

Palatinus (lat,) 233 io3, i63 

Falliccllaniis D, 6a 95 

— D, 63 95 

Corsinianus 41, G, 16 94 

Barberinus I, 94 g8 

— I, 10a 97 

-- HI, 16 95, i63 

— ni, 36 . 66, io3 

— m,66 166 

— in, 69 95, i6a 

— "ï, 73 97, i65 

— 111,78 i65 



Barberinus IV, a7 . . 

— nr, 37. 



... 94, 
. . loa, 

IV,66 9^ 

Cryptentu A, y, VII. 97, 

— B, a,IV 88,90, 

— B, a, XX. . . . 88, 90, 

— r, 6, VÏII 67, 

— r, 6, XXXV 

- r,Y, I 

— A, a, IV 93, 

— A, a. XII 

— A, a,XVIÎI 66, 

— A, 6,X 94. 

— A,T»n 

— A, Y, XIII 

A,8,1 66, 

— Z, a. î 

— Z, a, Vï. 

— Z, a, xxxn , . 

— I, o, ÏX 

Cnssincnsis a77 

— a78 

Neapolitanut II, e, 7 93, 96, 

BtessanensU ag a, 97, 

— 98 9«» 

— "7 93» 

TaurinensisQCWly B, HI, 37, 95, 
Laureiuianus IX, 6 

— XI, 9 87, 

— XXV, 26 

— LXXI, 35 95, 

— LXXXVI, i5.. . 97, 
Ambrosianiis B, i 

— G, 8 95, 

Marcianus 1 7a 

MadritennsWl 

Patmiensis 33 

Lipsiensi* II, 25 

Harleianu* 566a 

— 5694 

— 5786 

Sloatus 745 

BodUian, miscell, 178 ■ . 

— > laud. 40 

Parisinus reg, 83 92, 

— 5io 

— 519 

— i685 97, 

— 3oi3 

PtuUinus suf/pL 681 95, 

— 1096 

— 418 



161 
i63 
160 
i65 
i56 

i57 

i55 
68 
68 

i59 
67 
84 

i6a 
68 
67 

i54 
67 
66 

>9 
68 

90 
90 
160 
164 
i58 
160 

125 

43 

i55 

XVII 

i63 

i65 

94 
i63 
85 
35 
85 
85 
a4 

25 

85 
a5 
92 
93 
i57 

79 
81 

i65 
a5 

162 
83 
45 



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INDEX 



DES NOMS PROPRES 



Les noms d'auteur des pièces justificatives IV-XI ne sont point portés à cet intlex» 



Accidas (Fr.), 44. 

Adélaïde (Ck>mte8se-), XXXIV, 4, 5 

Adrien (S.), 66, 67. 

Adrien, m. du Patir, 22. 

Agata (Santa-), XXII, XXXII. 

Agresta (Dom-), 41,4a. 

Agrî, XXIX. 

Agro, 14. 

Agrumento, XV. 

Aimé du Mont-Gassin, XIX. 

Ajeta, XXIX. 

Albanais, 53. 

Albidona, XXIX. 

Albinus, 6. 

Alessano, XXVIIl, io5. 

Alexandre (Poèmes d*), XX. 

Alexandre III, pape, XXXIII, l'i, i:>. 

Alexandre IV, pape, XXXI, i3. 

Alexandrie, V, VI, XI, XIX. 

Alexis (S.), XX. 

Alexis Comnène, XII, XXYI, G, 61. 

Alfanus, arch. de Salerne, XIX. 

Aligeme, ab. du Mont-<}assin, 88. 

AUatins (Léon), 41. 

Alliste, XXVllI. 

Alphonse 1*% r. de Naples, 1.1. 

Altamura, XXXYI, XXXVII. 

Ambroise, m. de Reggio, 87. 

Ambroise, ab. de Gerace, 167. 

Ambroise, ab. du Patir, 22, 24. 

Amalfi, XVUI, XIX, XX. 

Amantea, XI, 43* 



Amapri, r. de Jérusalem, 92, i57. 

Aniato, XXX. 

Anatolios, ab. du Stoudion, 8o. 

André (S.) de Crète, 46, 69. 

André (J. de Saint-), 39, 5i, 76. 

André (S.) Salos, 93. 

André, m. de Vallelucio, 88, i57. 

André de Brindisi, cop., 95, 162. 

Ange, arch. de Rossano, 22. 

Ange Critoléon, 67, l55. 

Angelo (Sant-) de Asprono, XV. 

Angevins, XXXVI, i5. 

Anglona, 11, 12, io5. 

Antioche, VI, VII, XI, XXVI, XXVIIl, 11. 

Antiochus, m., 63. 

Antoine, ab. de Mili, 92, 157. 

Antoine, cop., 97, 164. 

Apollinaire (Saint-), casa le du Patir, i6-i8, 

20, 24. 
Aquila Prasi, év. de Bova, 166. 
Aquinos, juge de Rossano, 24. 
Aradeo, XXVU. 
Aratus, 38. 
Areudi (Pierre), 4i* 
Arduin, XXIII. 
Aréthas (S.^, XX. 
Argyro», XIII, XVIII, XXVI. 
Arislippe, cl. de Catane, XXXIV, XXXV. 
Aristophane, XXIX. 

Aristote, XXIX, XXXIV, XXXV, 38, 164. 
Armento, XV, XVII. 
Arsène, m., XIV. 
Arsène, m. de Trigona, 166 
Ascoli, III. 
Askintinos, 16, 1 8. 



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172 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Athanase (S.) rAthonite, lo. 
Athanase Chalkéopylos, XXXIIf, 7, 24. 
Athanase, bourgeois de Rossano, 6i. 
Athénnlphe, ab. du Mont-Cassin, 91. 
Athos, XVII, 6, 7, 37. 
Autharis, I. 
ATÎgnoD, XXXV. 
Avsili, voy. Isola. 



B 



Bacon (Roger), XXXIV. 

Balbo (Pierre), i5. 

Barberini (Card. Charles-), 3i. 

Barberini (Card. François-), 41, 43. 

Barberini (Card. Mathieu-), 41. 

Barca, VI. 

Bari, II, m, V, XVI, XVUI, XX, XXI, 

XXV, II. 
Bari (Anonyme de-), XXIII, 33. 
Barlaam (Légende de S.-), XX. 
Barlaam, m. du Patir, 21. 
Barlaam dç Seminara, XXXV, XXXVI. 
Barletta (Math.), 11 3. 
Barnabe, ab. de Vallelucio, 88, 157. 
Barocci, 43. 
Barrius, XXXIX. 
Barsanufla, m. de Trigona, 166. 
Barthélémy (S.), fondateur du Patir, i-io, 

i3, 16, 17, 24, 35, 36, 38, 46, 53, 55, 

60, 132, 154. 

Barthélémy, ab. de Carbone, 11. 

Barthélémy, cop. 53. 58, 84, i52, i53. 

Barthélémy, autre cop., g2, 157. 

Barthélémy de Messine, XXXV. 

BasentOfllI. 

Basile (S.), XVII, XXXVIII, 54, 60, 61, 

63, 69, i54. 
Basile, cop., 61, i54. 
Basile, pr. de Taberna, XXX. 
Basile Calimeris, 6, 7. 
Basile I*', emp., III, XX, XXI, 79. 
Basilicate, ITl, XV, XX, 10 ,12. 
Belcastro, 6. 
Bembo (Card.), XXXIX. 
Bénédictins, XXXII, 5, i5. 
Bénévent, I, II, IH, XVIII, XX, i5i. 
Benoît VIII, pape, XXIII. 
Benoît (Saint-) du Crati, couv., 102, i63. 
Bérenger !•% r. d'Italie, XXI. 
Bessarion (Card.) , XXVIII, XXIX, 

XXXVIII, XXXIX, 15,26,27. 
Bianchini, 46, 72, 
Bisignano, III, IX, XII, XXII, XXIV, 12, 

I7>24» 28, 87, 90, |55. 



Bizantius, éy. de Bari, XXIII. 

Biaise, ab. de Carbone, 10. 

Biaise, ab. du Patir, 24, 3l. 

Biaise, m., i5. 

Biaise, m. de Grotta Ferrata, 93, 159. 

Biaise (Saint-), eccl. du Patir, 20. 

Blasco, chan. de Rossano, 2. 

Boecaee, XXXVI. 

Bocmond, XXVI, XXVUI, 11, 12, 60, 104. 

Bologne (Université de), XÎX, XXXV. 

Bonaparte (Joseph), 3o. 

Boniface VIII, pa|>e, i3, 167. 

Boniface (Saint-), couv. à Rome, XXI. 

Bordonaro, XXXI. 

Borromée (Card. Charles), 28. 

Bova, XXV, XXXIÎ, XXXIII, XXXVII, 

io5, i65. 
Bradano, II, III. 
Brindisi, II, III, IV, XVIII, XXVII, 20, 

95y io5, i63. 
Brolo, 14. 
Bruno (S.), XXXII. 
Bruttinm, II, IV, V. 
Buthrotum, IX. 



Caduma (Raym. de), 24' 

Cala del Orso, XIII. 

Calimera, XXVIII. 

Calixte III, pape, i3. 

Callisthène (Pseudo-), XX, XXIX, 97. 

Calos, cop., 95, 162. 

Calovito, XXXI,' 94, 99, 162. 

Calveto, voy. Calovito. 

Cambridge (Chronique de), 33-35. 

Campora, XXIX. 

Campobasso, i65. 

Canosa, II. 

Canossa (Tib.), ii3. 

Capitanate, XX. 

Capoue, XVII, XVIII, XX, 88, 89, 90, 

i56. 
Caracciolo (Jacques), 11 1 . 
Carracciolo (J.-Fr.), 112. 
CappadoceSf X. 
Carafa (Card. Ant.), 44. 
Carbone, XXIX, lO, i|. 
Cardeto, XXXII. 
Canna, VIII. 

Carozza (C), bourg, jde Rossano, 68. 
Casamiscia, XIII. 
Cassano, IX, XII. XV, XXII, XXIV, ao^ 

21, 34, 35,99. 
Cassin (Mont-), XVII, XIX, XXI, XXV, 

88,90, 91. 



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INDEX DES NOMS PROPRES. 



t73 



Cassîodore, V, XXXIII. 

Castrogîovanoif IX. 

CastroniioTO, la. 

CaatrorosetO) XV. 

Catanc, IV, VU, IX, XIII, XXXIV» to5. 

Cataldo (San-), égl. à Palerme, XXXIV. 

Catanzaro, XII, XXX, 3, 94* 

Catherine (légende de Ste),XX.. 

Gatini,cop., 3g« 

Catona, 14, 16. 

Caulonia, XXXII. 

Cava (La-), XII, XIII, XVIII, XX, X»V, 

XXVIl, II. 
Cava (Jean de), m. 
Cavanieri(J.-B.), 110. 
Cavallo (Jean), iio. 
Cefalino, casale du Patir, 16, ao. 
Célestin lil, pape, i3. • 
Cerchiara, XXIX, i3. 
Cerenxia, IX, XII, XXIV, XXX. 
Cerratc, XXVIII. 
Cesario (San-), XXVIII, 98. 
Chalcopratia, égl. à CP., 83. 
Charles le Chauve, XX. 
Charles I*', r. de Naples, 22. 
Charles II, id., XXVII, XXXII, XXXVI, 

22, 23, 102, i5i et i63. 
Charles-Quint, l3. 
Chartreux, XXXII. 
Chéroboscus, 38. 
Chiaramonti, 11, 17, 18, 35. 
Chirico (San-), 12. 
Cbosroës, VI. 

Christine (Sainte-), XXXII, 97, 164. 
Christodule (S.), 10. 
Christodule, amiral, 4, 5, 16, 17, 18. 
Christophe (légende de S.), XX. 
Christophe, m., XIV. 
Chronicon pasckale, 98. 
Chrysocheiooy 81. 
Chypre, VI. 
Cino, 3o. . 

Cisterciens, XXXVII. 
Clément IV, pape, XXVIII, i3. 
Clément V, pape, i3. 
Clément VI, pape, XXXV, i3. 
Clément, ab. de Carbone, 94, 162. 
Climax, 61. 

Colonna (Card. Jean), XXX. 
Colnthus, 38. 
Compagna (Baron), 3o. 
Cona (La), casale du Patir, 16, 20, 117. 
Conon (S.), pape, VII. 
Conon, cop., 93, 160. 
Constance, imp., 12, i4- 
Constant II, emp., VII. 
Constantin rAfricain, XIX. 



Constantin Doukas, emp., G. 

Constantin Opos, XIII. 

Constantin VII, emp., XXVI. 

Constantin Porphyrog., emp., II, III, XXI. 

Constantin, cop.^ 55, i53. 

Constantin (Saint-), eed. du Patir, 18,20. 

Constantînople, V, VII, VIII, X, XI, XII, 

XVII, XIX, XXI, XXIV, XXVI. XXYII. 

XXXIII, XXXV, XXXVIII, 6, 8,24,25, 

37, 38, 79-83. 
Conteraii, XXI II. 
Corîgliano, 7, 16, 23, 24, 27, 29, 53, 54, 

«17. 
r.origliano Pugliese, 37. 
Corleone, XIV. 
Coscile, tô, 17. 
Corsini, 43, H 5. 

Cosenza, II, IV, VIII, XII, 20, ai. 
Cosraas, ab. du Patir, XXXI, 8, 19, 24. 
Crati, II, XXXVI, 17, 18, 32, 34, 87, 102, 

i63. 
Crepaeore, casale du Patir, 20, 22, 23. 
Crescentius, XXI. 
Crète, 37. 

Cristofuro (San-), XIII. 
Cropani, XXX. 

Crotone, II, III, VIII, XII, XXX, XXX, 
^XXI, 21. 
Cuença (Chr.), I23. 
Cyprieu, ab. de Gerjice, 167. 
Cyriaque, cop.,88, 89, 90, 101, i56. 
Cyriaque Prasi, cop., 95, 162. 
Cyrille (S.), 39, 40, 65, 75. 
Cyrille, m. de Patras, 166. 
Cyrille, ab. de Carbone, 11. 



Daniel, cop., 86. 

Daniel, autre cop., 97, !64. 

Demenna, 14* 

Denys (S.) TAréopag., 65. 

Denys (s.) d'Alex., 39, 75, 76, 77. 

Denys, m. du Patir, 23. 

Denys, arch. de Rossano, 35. 

Denys (Saint), eccl. du Patir, 20. 

Denterios, tourmarque, XVllI 

Diano, XXIX. 

Didier, ab. du Mont-Cassin, XiX. 

Diogène Laerce, XXXV. 

Donus, pape, VI. 

Dorothée (S.), 88, i57. 

Dorothée, cop., 80 

Dosithée, cop., 54, i52. 

Drosi, 14. 



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I7Î 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Egypte, V, Vï. 

£He(S.) de Tauriano, IX, XVII. 

Elic (S.) de Reggio, XI, XIV, XVI. 

Elie (Saint-) de Massaniello, XV. 

Eparqae (Ant.), 39. 

Ephrem (S.), XVII. 

Epire, IX, XXX. 

Episcopia, XXIX. 

Esaro, 87. 

Etienne, stratège, XIII. 

Etienne, ab. de Carbone, 10, II. 

Etienne (Saint-), cgi.. Messine, 14. 

Etienne (Saint-), église, Palerme, XXXI. 

Etna, r3« 

E^mologieum magnum^ 37. 

Eugène IV, pape, XXXVIII, 

Eugène de Païenne, XXVI. 

Ëuloge d*Alex., VI 

Euphémie (Sa4nte-), 5. 

Eusèbe, 65. 

Euthalins, 5i, 70. 

Euthymiùs, ab. de Carbone, 11,94» i6l. 

Euthymius, cop., 81. 

Erriati, voy. Umbriatico. 



Fallaqua (J.-P.). «^4. 

Fantin (S.) du Mont-Mercure, VVI, XVTl. 

Fantin (S ) de Tauriano, XI. 

Farnèse (Card. Aan.-), XXXVII. 

Famèse (Card. Alex.-), 40. 

Ferdinand V, r. d*£spagne, 24, 25. 

Fiescho, év. de Savone, 28, 29. 

Filotetto,m., 19. 

Flavien de CP., 65. 

Florence (Concile de), XXYIÏ, 26. 

Fragala, i4- 

Francesco di Napoli, 128. 

Frédéric II, emp., XXVIII, XXIX,XXX1V, 

XXXV, la, 14, 16,21. 
Fulciniano, XXVIII. 



Gabriel, m.duPatir, tX 

Gaëte, XVIII, XX, XXÏ, XXII. 

Gala, 14. 

Galanti (Dom J.-B.), 54. 

Galateo, XXIX. 

Galatone, XXVIII. 



Galien, XIX, 38. 

Gallinoto (Andr.), XXXVIII. 

Gallipoli, If, IV, XII, XXVIII, 95, 97, 

io5, 162, i65. 
Gandulphos, 25. 
Gargan (Mont-), III, XIX. 
Garigliano, XXI. 
GariopoBtHS, XIX. 
Gaspar MomIiis, 19. • 

Gautier Nani, 23. 
Geqeocattram, 6. 
Gênes, I. 

Geoffrt>y Malaterra, XXVI» 5. 
Geoffroy, év. de Messine, |6, 
Georges (Légende de S.), XX. 
Georges de CP., cop. 98, 166. 
Georges de Corcyre, 95. 
Georges, pr. de Corigliano, 37. 
Georges de Gallipoli, XXIX. 
Georges Mavrogeorgios, 82, i53. 
Georges Pachymère, 41. 
Georges Palamas, XXXV. 
Georges de Syracuse, VII. 
Georges (Saint-) au Vélabre, XXI. 
Georges (Saint-), casale du Patir, 16, 20. 
Georgilas, stratège, 55, i53. 
Gerace, II, III. IV, VIII, IX, XII, XIII, 

XXII, XXV, XXXII, 24, 25, io5. 
Gérasime, ab. d'Arena, 94, 161. 
Gérasime, ab. de Calamizi, 159. 
Gérard, tenancier du Pctir, : 19. 
Gesso, 14. 
Gravina, III. 

Grégoire (S.) d*Agrigente, VII, VIII. 
Grégoire (S.), pape, IV, V, VI. 
Grégoire (S.), de NazUnze, XVII, XVIII, 

XXXV, 52, 53, 55, 58, 6i, 69, 79. 
Grégoire (S.) de Nywc, 38, 63. 
Grégoire V, pape, XXI. 
Grégoire IX, pape, i3. 
Grégoire X, pape, XXXIV, 22. 
Grégoire XI, pape, XXXVIII. 
Grégoire XIII, pape, a8. 
Grégoire, ardi. de Rossano, 24« 
Grégoire de Salonique, XXXV. 
Grimani (Card. D.), 27. 
Grotta-Ferrata, XXII, 40, 43« 43, 4^, 

48-51, 62, 66, 67, 70, 93, ip8, iig. 
Guardavalle, 27. 

Guaymar, prince de Saleme, XX. 
Guillaume (Les deux), r. de Sicile, XXVIII, 

XXXIV, XXXV, II, 12, 14, 19.92» 

157. 
Guillaume d*Alneto, a3. 
Guillaume de Grantméuil, 4» 17» iS< 
Guillaume, arch. de Reggio, 34. 
Guillaume, év. de Strongoli, 91. 



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INDEX DES NOMS PROPRES. 



H 



Hagia*Kîriaki, voy. G«r«ee. 

Hector, éy, de Paléocastro, 167. 

Hélène (Sainte-), casale lia Patir, 20, ai. 

Héliodore (Légende d*), XX. 

Henri II, emp., XXIIi: 

Henri VI, emp., 14. 

Henri VII, emp., 167. 

Henri, ér, de Nicastro, 17. 

Héphestion, 38. 

Hési(»de, 97. 

Hiérissos, 6. 

Hiérothée, cop., 95, 97, 162. 

Hilarion, ab. de Carbone, 1 1 . 

Hilarion, ab. de Casole, XXIX.. 

Hilarion, ab. de Grotta-Fcrrata, 93, 159. 

Hippolyte (S.), 39, 73, 77, 

Holstenitts, 41. 

Honoritts HT, pape, XXX, i3, 19, ao, 35. 

Hugues, arch. de Païenne, XXXY. 



I 



Iconoclastes, V, 79. 

Irène, imp., 6. 

Innocent III, pape, i3, 1*6, 19. 

Innocent VI, pape, al. 

Innocent XI, pape, 41. 

Imérius, XIX. 

Tsaac, m. du Patir, 8. 

Isidore, ab., 87. 

Isola, IX, XII, XXIV, XXX, 18, ao. 

Itala ou Gîtai», 14. 



Jacques (Liturgie de S.-), XI, 5i. 

Jacques, m. du Patir, aa. 

Jannina, 83. 

Jean, m. d'Arena, 94. 

Jean Cantacuzène, emp., XXXV. 

Jean, pr. de Cassano, 34, 35. 

Jean Chalkéopylos, a 5. 

Jean (S.) Chrysostome, XVII, 38, 48, 49, 

5o, 5i, 54, 55, 58, 63, 69, 79, i55. 
Jean-Chrys. (Saint-), eouv., 83. 
Jean (S.) Climaqne, 64. 
Jean, pr. de Gassano, i5a. 
Jean, év. de Crotone, XXX. 
Jean, cop. 80. 

Jean (S.) Damascène, XVII, 55, 65, 70. 
Jean, due de Naples, XX. 
Jean Grassos, XXIX. 
Jean Honorius d'Oirante, eop., 98. 



Jean, év, d'isola, 18. 

Jean, m. du Mont-Mercure, XVI. 

Jean Pfailagatus, 36, 56. . 

Jean (S.) le Moissonneur, XV, XXXIV. 

Jean Muzalbn, XXIII. 

Jean de Nardo, 95, 96, i6a. 

Jean d'Otrante, XXIX. 

Jean V, pape, VI. 

Jean X, pape, XXI. 

Jean XV, pape, 88. 

Jean XVI, pape, XXI, XXII. 

Jean XXII, pape, i3. 

Jean, arch. de Rossano, XXXI. 

Jean de Sainte-Maure, cop., 98, ia4. 

4ean de Salisbtny, XXXIV. 

Jean (Saint-) de Flore, XXX, ai. 

Jeanne, reine de Maples, XXVII, a3. 

Jérusalem, Vl, XVII. 

Joachim, cop., 97, 164. 

Joachim de Flore, XXX. 

Jiwdani {Terra-), XXXVI. 

Joseph, ab. de Casole, XXXIX. 

Joseph THymnographe, VIII. 

Jules III, pape, XXXVII, 107. 

Julien (Saint-) d^Isola, ao, ai. 

Justinien, emp;, I. 



KerufuUi, 14. 



Labonia, casale du Patir, ao. 

Laino, II. 

Lnncelotti, arch. de Rossano, a8. 

I^ndolphe, prince de Capoue, XXIII. 

Lao, II. 

Lascaris (Const.), XXXVIH, XXXIX, 43, 

98. 
Lascaris (Jan.), 87. 
Latran (Concile de), VII, VÏII. 
Laurent, cop., 94, 95, i6a. 
Laurent, m. du Patir, aa. 
Laurent, autre m. du Patir, a3 . 
Laurino, XXIX. 

Lazare (Saint-), cour, à GP., 81. 
Lecce, II, IV, XXVII, XXVIII, io5. 
Lemaltre (Dom 'J.), 4^* 
Léon Chalkéopylos, cop., a5, 98. 
Léon (S.), pape, 65. 
Léon IX, pape, XXIV, 88. 
Léon, cop., 49, 93, i5i, i59, 160. 
Léon, pr. de Gaète, XVIII. 
Léon, arehipr. de Naples, XIX. 



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17^ 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Léon Pilato», XXXV. XXXVI. 

Léon m, emp.» V, VIII, XI, 

Léon VI, cmp., XI." 

Léon, stratège, 64. 

Léon (Saint-), égl., M«$tine, 14. 

Léonce, m., 92, f58. 

Léonce, cop., 55. . 

Léonce, autre cop., 94, 160. 

Leone (San-), XXX. 

Leuca, XIII, 106. 

Leucopetra, XXX II. 

Liber censutun, XXXIII, C, a6. 

Liber pontijicalis. 

Liber taxarum, 26, 107. 

Liriano (Jérôme), 107. 

Lîscari, ab. de Carra, 114. 

Locres,Toy. Gerace. 

Lombards, I, H, VIII, XVIIl, XIX. 

LoritelH, 16. 

Louis II, emp., XX. 

L<iuis de Tarente^ 23. 

Lac (Madones de S.-), 7. 

Luc (S.) dUrmento, XV, XVII, 10. 

Luc (S.) de Carbone, 10. 

Luc, ab. de Carbone, 1 1 . 

Luc (S.) de Corleone, XIV. 

Luc, arch. de Cosenza, 30, 21. 

Luc, ab. du Mont-Mereure, 88, i56. 

Luc, ab. du Patir, 9, 16, 18, 24, 25. 

Luc, ab. du Saint-Sauvenr, 9, 38, 92, 93, 

i58. 
Luc, cop., 87, i55. 
Luc, autre cop., 94* i^i* 
Luitprand, éT. de Crémone, XXIII. 
Lupus, catapan, XVIII. 
Lupus Protospatha, XXIII, 33. 



Mabtlia (Comtesse), 17, 18. 

Macarius Magnes, 37, 38. 

Macarios, cop., 93, iig. 

MacedoneSf X. 

Maglie, XXVIIl. 

Maïda, XXX. 

Maléinoi,XI, XXXI, 6, 19,24, 34, 35, 61. 

Malvito, 87, 88, 90, 10 1, i56. 

Manfred, XXXV. 

Manuel V, emp., 92, 157. 

Manuel, patrice, 88, 89, 167. 

Maratea, XXIX. 

Marc (Liturgie de S.-), XI, 39, 5i, 75. 

Marc-Aurèle, emp., 41 • 

Marc d'Otrante, XII, XXIX. 

Marc (Saint-), égl. à Rossano, XII. 

Marchisottus, 21. 



Mareianos, m. de Vallelucio, 88, 157. 
Marco (San-), XXIV, 27, 88. 
Marguerite, reine de Naples, i4> 
Marie (Légende de Stc-) l!Égyptienne, XX. 
Marie (Sainte-), ecd. du Patir, 20. 
Marie (Sainte-) m Gosmedin, Naples, XVIII. 
Marie (Sainte-) in Cosmedin, Rome, XXI. 
Marie (Sainte-) de Dionisio, égl., Bari, 

XVIÏT. 
Marinus, duc de Niq>les, X^. 
Marsico, 11. 
Martin I«% pape, VII. 
Biartin IV, pape, i3, 22. 
Martin, roi de Naples, i5. 
Martorana (La), Palerme, XXXIV. 
Matera, III. 

Mathieu de Castellamare, XXXVI. 
Maur (Saint-), cas. du Patir, 16, 18. 
Maurice, emp., VI. 
Mavrogeorgios, 59. 
MaTTopantaleo, XIX. 
Mavrozieos, XIII. 

Maxime (S), VI, 55, 69, 70, 88, i56. 
Médicis (Laur. de), 37. 
Melfi, II, XXIII, XXtV, XXV. 
Mélo, XXIII. 

Mendoza (Bernard, de), 29, I23. 
Mennas(S.), VI. 

Mennas (Saint-), égl., Rome, XXI. 
Mennas, ab. de Carbone, 10. 
Menniti (Dom Pierre), 10, 12,40-46. 
Mercure (Mont.-), XV, XVI, XVII. 
Messine, VIII, XI; XXXV, XXXVIII, 

XXXIX, 9, 10, i3-i5, 16, 18, 24, 87, 88, 

92, 93, 96, 97, 98, ior>, im, 

Métaphraste, 79. 

Méthodius, m., i5. 

Mezzabarba, 102, i63. 

Michel IV, emp., 33. 

Michel VII, emp., XXVI. 

Michel, camerariuSy 21. 

Michel, catapan, XIII. 

Michel Cérulaire, XXIV. 

Milazzo,XIV, 14. 

Mileto, XXIV, XXXII, 5, 8, 18, 94, 106, 

107. 
Mtli, 88. 

Militino, 3, 54 y 117. 
Mingara, XXIX. 
Miranti (Jean), 59. 
Monforte, 14. 
Montesano, XXIX. 
Montesardo, 38. 
Montlaacon, 45, 78, 128. 
Montreale, i5. 
Morée, 97, 98. 
Muratori, 44, 45.. . - 



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INDEX DES NOMS PROPRES. 



177 



Naples, I, VU, XYIIt, XIX, XX, i, 19, 

i5, 19,98. 
Nardo, XXVIII, 95, 106, 16a. 
Naucratios, m., 88, 157. 
Nectarios, cop., 97, i65. 
Ncctarios, ab. de Càsole, XXIX, 9. 
Neetarios, m. du Patir, aa. 
Néméfios, XIX. 
Néophyte, ab. de Geraee, 167. 
néophyte, cop., 88, i57. 
Néophyte^ m. du Patir, sa. 
néophyte, m. de Seilla, 16. 
Nestoriens, VI. 

Nettorins, ab. do Patir, 19, a4* 
Nieastro, IX, XII, XXIY, XXX, 17. 
Nieée (Concile de), YII, YIII. 
Nicéphore Botoniate, XXVI. 
r^icéphore, chron., 33. 
nicéphore, m. da Patir, a3« 
Ificépbore Phocas, XX, XXI, XXIII. 

llicétas, 38. 

19icétas de Serres, 37, 48, 49, 69. 

IVicodème, ab. de Casole, 96, i6a. 

liicodème, ab. de Mil i, 9a, t58. 

Ilicodème, ab. da Patir, ao, a4. 

Kicodème, m. du Patir, aa, a3, 47. 

nîeolas (Légende de S.), XX. 

nîeolas, ab. de Gasole, XXIX. 

Nicolas, cop., 97, i65 

HmoUi, antre eop., 98. 

Ifieolaf, antre cop., 86. 

Nicolas, autre cop., 97, i65. 

Nicolas, pr. de Cassano, 1 5 1 . 

Nicolas, èw, de Cotrone, XXXI. 

Nicolas d*Otrante, io3, 164. 

Nicolas, primicier, 81. 

Nicolas lY, pape, i3. 

Nicolas, arch. deReggio, XII, 87, |55. 

Nicolas (Saint-), eccl. du Patir, ao, aa. 

Nicolas (Saint-) des Grecs, égl., Altamura, 
XXXYII. 

Nicolas (Saint-) des Grecs, égI.,Bari, XYIII^ 

Nicolas (Saint-) des Grecs, égl.,BéttéTent, 
XVIII. 

Nicon, m., XIII. 

Nicon (Saint-), XIV, i4. 

Nicotera, II, lY, IX, XXXII, IL. 

Nil (S.), XVI, XYII, XYIII, XXI, XXII, 
XXIII, a, 3, 9, 46, 88. 

Nil, ab. de Carbone, 11. • 

Nil, cop., 5i. 

Nil, antre cop., 88, 90, 157. 

Nil Dozapatri, XYIIf, XXVI, çS. 



Nil, m. du Patir, aa. 

Nil, antre m. du Patir, a3. 

Mimphns,ab. du Patir, ai, a4, 95. 

Niphon, m. de Calovito, 95. 

Niphon, ab. de Reggio, 86. 

Niphon, cop.,' 97, i65. 

Noa, XY. 

Noël, 39, 40, 75-77. 

Noha, XXYIII. 

Noto, 157. 



Ofanto, II, III. 

Onnfre (Saint-), égl., ao. 

Oppido, XXY, XXXII, aS. 

Oria, II, XXII. 

Oriolo,XXIX. 

Otrante, II, III, IV, YITI, XXXIII, XXXIY, 

XXXYir, 97, 98, 106, 164. 
Otton !•', emp., XX, XXI. 
Otton II, emp., XY, XXI, 88. 
Ottan III, emp., XXI, XXII, 
Oursoulos, tourmarque, XIII. 



Pac6me, ab.de Stilo,93, 160. 

Pacôme, cop., 55, i5a. 

Padoue, XXXY. 

Paëz de Castro, 37, 39. 

Paléocastro, IX, XII, XXY, XXXII, 

167. 
Paléologues, XXXI. 
Palerme, VI, YIII. IX, XXYI, XXYII, 

XXXI, XXXIY, 4» 11,106. 
Palladius, 64, 70. 

Pancrace (Saint-), eccl. du Patir, ao. 
Paphlagonie, XIII. 
Paphnuce, ab. d^Arena, 94, 161 . 
Paris (Uniyersité de), XXXY. 
Pascal II, pape, 6, 16, ao, 60, 61, i54> 
Patras, IX, XIV, 166. 
Patù, XXYIII. 

Paul, ab. de Carra, 55, 94, i5a. 
Paul (Saint-) hors-les-murs, XIX. 
Paul, cop., 9a, i58. 
Paul, autre cop-, 96. 
Paul Diacre, II. 
Paul, cl. de Naples, XX. 
Paul, arch. de Rossano, i63. 
Paul, ab. de Saint-Adrien, 166. 
Paul II, pape, 19. 
Panl, al>« d^Arena, 161. 
Paul^ ab. de Carra, 161 . 



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178 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Paul, ab. du Patir, aa, a4- 

Paul, m. du Patir, 23. 

Paul de Samosate, 39, 75-77- 

Péloponèse, IX. 

Pcntcdattilo, XXXII, 93. 

Perniccio (Jean), 68. 

Perses, VI. 

Pertoso, 12. 

Pétrarque, XXXV, XXXVI. 

Petrucci (Ant.), »5. 

Pierre, négociant d'Alexandrie, VI. 

Philippe II, roi d'Espagne, 27, 37. 

Photius, VII, 4- 

Pie II. pape, XXXVIII. 

Pie VI, pape, 46. 

Pierre (Liturgie de S.-), XI, 5i. 

Pierre (S.), év. d'Argos, IX. 

Pierre, cop., 83. 

Pierre de Sicile, VIII. 

Pierre de Strongoli, 21. 

Pierre des Vignes, XXXIV. 

Pierre (Saint-), cgi. , Corigliano, 16. 

Pierre (Saint-), égl., Policoro, 12. 

Pietro (San-) in Galatina, XXVHI, 95, 

97, 162, i65. 
Platon, XXXIV. 
Policastro, II, XXIX, 106. 
Policoro, 12. 
Polidoro (Pierre), 95. 
Praxitano, 108. 
Polieucte (S.), 70. 
Porphyre, 95. 

Proclus, m. du Mont-Mercure, XVII. 
Procope, IV. 
Psellus, 97, i65. 



Quintus de Smyme, XXXIX. 

R 

Racanello, 23. 

Radelgis, XVIII. 

Rametta, 88, 90, i57. 

Randa(Ant.), 117» 

Raparo, XV, 11, 12. 

RapoUa, XV. 

Rarenne, I, IV. 

Raynald, arch. de Tarente, XXVIII. 

Rcggio, II, IV, VII, IX, XI, XIV, XXII, 

XXIV, XXXI, XXXII, i5, 85, 86, 87, 

90,93,96,106, i59, 160. 
Rende (Dom M.), 1,17» 24> 3o. 
Rivello, XXIX. 
Rhosos (Jean), cop. 98. 



Robert Guiscard, XXVI, 2, 11, la, 17, 

18. 
Robert Grosseteste, XXXIV. 
Robert le Sénéchal, 11. 
Robert, ér. d'Umbriatico, 19. 
Robert, cop., 92, i58. 
Robert, autre cop., 97. 
Rocca Felluca, XXX. 
Rocca di Santa-SeTerina, 18. 
Roccelletta, XII, XXXIII. 
Rofrano, XXIX. 

Roger, comte, XXIV, XXV, 2, 4» 5, i4. i5. 
Roger, roi, XXVI-XXVIII, XXXI, 4, «» 

9, 11-19, 25, 35, 94, 161. 
Roger de Durci, 19. 
Roger de Sangineto, 23. 
Roger, arch. de Santa-Scrcrina, aa. 
Romania^ XIX, XXVI* 
Romain, emp., 33. 
Romain, cop., loa, i63. 
Romain, m. du Patir, aa. 
Romain, autre m. du Patir, a3. 
Romain, arch. de Rossano, XIII, 35. 
Rome, I, IV, V, VI, VII, XIV, XVI, 

XVII, XXI, XXII, XXVII, 6, 8, la, ag, 

29, 37,40,41» 45, 78. 
Rossi (Dom Jean), ab. du Patir, 68. 
Rotondo, 12. 

Ruffo, ab. de Tordre de S.-Basile, 29. 
Ruffo (Dom Jean), m. du Patir, 54. 
Rossauo, II, IV, VIII, XI, XII, XIII. 

XVI, XXI, XXIII, XXV, XXX-XXXII, 

a, 3, 4. 6, 9. «»» »^ '8» ^* 
aa, a3, a4, a7, a8, ag, 35, 4»» 44» 
5a, 53, 54, 57, 59, 64, 68, 95, 99, loa, 
106, 116, 117, i63. 



Sabinus, cl. de Rome, IV. 

Sages (Roman des Sept-)^ XX. 

Saintes (Cl. de), 39. 

Saleme, II, XVIII, XIX, XX, XXIX. 

11,88. 
Sa]omon,cop.,9a, i57. 
Saloniquc, XVII, XXXV. 
Santorio (Paul-Em.), 10. 
Sanza, XXIX. 
Sapri, XXIX. 
Sarcori, la. 
Sarrasins, III, VII, VIII, IX, XIV, XV, 

XXII, XXIII, 88. 
Sassano, XXIX. 

Sauveur (Saint-), eccl. du Patir, ao. 
Scala-Oliyeri, 14. 
ScanzanO) la. 



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INDEX DES NOMS PROPRES. 



179 



Scarfb (Dom J.-C.)» 44, 45. 

Scilla, i5. 

Sciommari (OomB.), 3o. 

Scorso (Fr.), 36. . 

Semiaara, XXXIF, XXXY, 44. 

Sergius, pape, Vl. 

Serrapotamo, 10. 

Senise, la. 

Severina (Santa-), IX, XII, XXIV, XXX, 

XXXIV, aa. 
Sererino (Bem. de San-), a4. 
Siacca, i4* 
Sibari, 3a. 
Siginulfe, XVIII. 
SUa, II, XXX, 3,ai,3i. 
Silvestre (Saint-), couy. à Rome, 9a. 
Siméon (S.) de Chios, 57, i53. 
Siméon (S.) Stylite, ga. 
Siméon (Saint-\ égl., Bari, 11, la. 
Siméon, év. de Gerace, XXXIII. 
Siméon Boulcaramos, 9a, i5S. 
Siméon, cop., 67, i54. 
Siméon, autre cop., 93. 
Siméon, autre cop.. 87, i56. 
Siméon, autre cop., 94, 160. 
Simeri, XXX, i, 3. 
Sinaï, XVIL 
Sinni, 10, 11. 
Sirgivanni (Dom J.), 4a, 
Sirleto (Card. G.), a, 17, 18, 19, 39, 40, 

64,65. 
Sixte IV, pape, XXIX, la, i3. 
Sixte-Quint, pape, 7a. 
Soleto, XXVIl, XXXVII, 97. 
Sophronius, 39. 
Sorrente, XX. * 
Sottano (André), 9a. 
Souabes, XXXYI, la, 14. 
Spatafora (Annibal), 92. 
Squillace, II, IV, V, VIII, XII, XXIV, 

XXV, XXXII, XXXIIÎ, a7, 106. 
Squillacium vêtus, XII, XXXIII. 
Staletti, XXXIII. 
Stefano (San-), XXVIII. 
Stïlo, XII, XXI, XXV, XXXÎ, XXXII, 

XXXIII, a7, 44, 95, 107. 
Stoudion, XVII, 80, 81. 
Strabon, 6a. 
Strongoli, ai. 

Syracuse, IV, VII, VIÏI, IX. 
Syrie, V, VI, XXVIII. 



Tabema, XXIX, 94, 99, i53, 161. 
Tanerède, XXXI, i2. 



Taormîna, VII, VIII. IX, XXXI, 87, 90. 

Tarasius de OP., VII. 

Tarenle, II, III, VII, VIII. XIII, XXIV, 

XXV, XXVII, XXIX, 108. 
Tauriano, II, IV, VIII, IX, XI, XVIL 
Taurisano, XXVIII. 
Teana, la. 
Tempsa, II. 

Terracina (Dom Marcel-], 107, 11 5. 
Terrisius, év. de Cassano, ai. 
Thalassium {Qurnstiones ad-), 63, 
Théobald, ab. du Mont-Cassin, 91. 
Théoctiste, éy. de Rossano, 64, i54* 
Théodoli (Laur.), 9a. 
Théodore (S.), pape, VI. 
Théodore (S.) Stoudite, XVII, 64, 70, 94. 
Théodore, pr. de Cassano, i5i. 
Théodore, ab. du Patir, a3, a4, 
Théodore, éy. de Squillace, XXIV. 
Théodore, cop., 64. 
Théodore, autre cop. 87, i55. 
Théodoret, XVII, 5o, 70. 
Théognoste, m. de Vallelucio, 88, 157. 
Théophane Cérameus, arch. de Rossano^ 

XXXI, 9, 35,36. 
Théophano, imp. d'Ail., XXI. 
Théophylacte, 94. 
Thomas, bourg, de Rossano, 56. 
Thomas, cop., 66, 67. 
Tiriolo, XXII, XXX. 
Timothée, ab. du Stoudion, 80. 
Torraca, XXIX. 
Torres (Fr.), 39, 76. 
Toscani, bourg, de Rossano, a9. 
Toscano (Nil.), m. du Patir, 68. 
Traîna, 14, 93, 159. 
Trani, XVIII. 
Trecchina, XXIX. 
Tricarico, III. 
Troia, III, XXIII. 
Tropea, II, IV, VIII, IX, XXIV, XXXII, 

94. 
Tryphiodore, 38. 
Tuchi, XXXIII, 14, i5. 
Tursi, III. 

Tusculum, XXII, 106. 
Tzetzes, 97. 



Umbrîatico, IX, XII, XXIV, XXX, 14, 

19- 
Urbain V, pape, XXXVII. 
Urbain Vî, pape, XXXVII, i3, 87. 
Urbain VIII, pape, 41. 



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i8o 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Vaste, XXVIII. 
Vallelacio, 88, go. 
Verchio (Dom J.-C), 5a. 
Venise, X, XXXVIII, XXXIX, Sg. 
Venosa, XXV. 

Vibo, II, IV, VIII, IX, XXXII. 
Victor (S.), ab. de Casole, XXIX. 
Violante (Jales), iio. 



Virgile (Légende de), XX. 
Vital (S.), XV, XVI. 
Vital, ab. de Carbone, ii. 
Vitali (Dom J.), 46, 72. 
Vossius (Isaae), 76. 



Zaeharie (S.), XVI. 
Zelada (Card.de), 46. 
ZoUino, XXVIII. 



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MONASTÈREis BASILIENS 



Saint-Adrien, Roasano,XIU,XXy, XXXr, 

44, io8, 114, 116, 117, 166. 
Saint-Anauias, OrioU, XI [I. 
Saiut- André, Gerace, XIII. 
Saint- André, Rotondo, la. 
Saint- Antoine de lo Campe, lia, 116. 
Saint-Barbaros, Demenna, 14. 
Saint-Barthélemy, Tarente, 13. 
Saint-Barthélemy, Trigoaa, XXXIII, 36, 
. 44, 106, 108, Il 5, 116, 166. 
SaÎQt-Barthéleroy le vieux, 1 1 1 . 
Saint-Basile, Scamardi, 44, 107, ii3. 
Saint-Basile, Reggio, m. 
Saint-Basile, Traîna, 14. 
Saint-Basile de Te/nuento, 106. 
Saint-Biaise, Mammola, XXXIII, 11 3. 

116. 
Saint-Basile deila Torre, 11 5. 
Saint-Conon, 14. 
Saint- Conon<ii» Muro, m, ii5. 
Saint-Constantin, Isola, XXX. 
Saint-Elie de Calaiio, XXXIII, 106. 
Saint-EIie, Carbone, XXXI, Ii-i3, i5, 

.17, a6, 4a, 43, 44, 94, 9^1 9^, 'o5, 

116, lao. 
Saint- Elie de Embolay 14. 
$aint-£lie:le-Jeune, voy Saint-Philarète, 

Seminara. 
Saint-Elie, Melicucca. XXXIII, 1 16. 
3aint-£iie, Galatrano, 108, ii5. 
Saint-Elie, Scala-Oliveri, 14. 
Saint-Elie de Spelunea, iio, 11 5. 
Saint-Etienne, Umbriatico, 19. 
$aint-»Fantin, Bova, 11 a, 116. 
Saint-FantiD, Seminara, XXXIII, i5, 110, 

Il5. 
Saint-Georges de Piscopioy XXV. 
Saint-Georges, Siacca, 14. 
Saint-Georges, Troclo, 14. 
Saint-Grégoire, Gesso, 14, io5. 



Saint-Grégoire, Staletti, XXXIII, to8, 

Ii3, 116. 
Sain t- Jacques </« Ca/o, 14 • 
Saint-Jean, Calovito, XXXI, 117. 
Saint-Jean, Castaneto, XXXIII, 106, ni, 

Ii5, 116. 
Saint- Jean {'n ilfo/to, Reggio, 86,93, lia, 

116. 
Saint- Jetn, Frulizauo, 14. 
Saint-Jean de Lauro, XXXIII, i5, 108, 

iio, ii5. 
Saint-Jean, Piro,XXIX, 4a, 106. 
Saint-Jean de Psichro^ 14. 
Saint-Jean, Stilo, XXXIII, 43, 44, 93, 

94, 96, loa, 107, ii5, 160. 
Saint-Julien, XV. 

Saint-LaureQt,Arena, XXXIII, 116. 
Saint-Léon, Gerace, XIII. 
Saint-Léonce, Stilo, XIII. 
Saint-Léonard, Catanzaro, 107, 114, 116. 
Saint-Martin de la Messa, m. Il 5. 
Saint-Maur, Gallipoli, XXVIII, io5. 
Saint-Mennas, Rossano, XII. 
Saint-Mercure, Traîna, 14. 
Saint-Michel, Brulo, 14, 106. 
Saint-Michel, CastronuoTo, la. 
Saint-Michel, Maïda, 114. 
Saint-Michel, Raparo, la. 
Saint-Michel, Tiriolo, 114, 116. 
Saint-Michel, Trama, 106. 
Saint-Michel, Vallelucio, XVIII, 88, iS?. 
Saint-Michel, Tuchi, XXXIII, m, 116. 
Saint-Nicandre, Messine, 14. 
Saint-Micandre, Santo-Ifico, 14, i5. 
Saint- Nicodème, Galatro, 1 15. 
Saint-Nicodème, Mammola, XXXIII, 44, 

107, ii3, ii6. 
Saint-Nicolas, Bruxilano, ii5, 116. 
Saint-Nicolas, Calamizi, XXVIII, XXXIII, 
14, i5, 37, 108, m, ii5. 



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i8a 



MONASTERES BASILIENS. 



Saînt-Nicolag, Casole, XXYIII, XXIZ, 

95, 97, 106, ia5, i6a, 164, i65. 
Saint-Nicolas, Dr»si, XXXIII, i4« i5. 
S»intrJXie6[Mde Plagiario^ XXX. 
Saint-Nicolas de la Fico^ 97, 106, i65. 
Saint-Nicolaf Je Magliaiis, XXXIII, 108. 

.i3, 116. 
Saint-Nicolas de Moiocki, 110» 11 5. 
Saint-Nicolas, Monopoli, XIII. 
Saint-Nicolas, Morban^ XXY. 
Saint-Nîcolas, Tauriano, 11 5. 
Saint-Nicolas <£0P«//tfra, 14. 
Saint-Nicolas de Pergoiis, io5« 
Saint-Nicolas, Pertoso, 13. 
Saint-Nicolas </« Prato, 11 3, 116. 
Saint-Nicolas, Senise, 1 2. 
Saint-Nicolas de Yscy 14. 
Saint-Onaphre del Chao, XXXIII, 43^ 116. 
Saint-Pancrace, Scilla, XXXIII, i5, 16. 
Saint-Pancrace, Umbriatico, 14. 
Saint-Pantaléon, Gerace, 11 3, 116. 
Saint-Pantaléon, Messine, 108. 
Saint-Pbilarète, Seminara, XXXIII, 28, 

43, 98, 108, iio, II 5, 116, ia4. 
Saint -Philippe, Fragalà, 14, 106. 
Saint-Philippe, Gerace. XXXIII, ii3« ii6« 

167. 
Saint-Philippe, Messine, 14. 
Saint-Philippe </« ilfirriWi, 112, 116. 
Saint-Philippe, San-Chirico, 12. 
Saint-Philippe, Teana, 12. 
Saint-Pierre, Agro, 14, io5, 143. 
Saint-Pierre, Arena, XXXIII, 42, 44, 94, 

96, 109, ii5, 116, 123, 164. 
Saint-Pierre, firagalla, XXV. 
Saints-Pierre-et-Paul, Ciano, XXXIII. 
Saint-Pierre de Deçà, 14. 

Saints-Pie rre-et-Paul, Itala, 14, 43, io5, 

106, 128, 143. 
Saint-Pierre de largo flumme, 14. 
Saint-Pierre Impérial, Tarente, XIII, XXV, 

XXVII. 
Saints-Pierre-et-André, Tarente, XXVIII, 

106. 
Santi-Quaranta, Cerchiara, 19. 
Santi-Qaaranta, Reggio, iii, 11 5. 
Saint-SauTcur, Bordonaro, 106. 
Saint^Saureur <& Ca/am«/io, XXXIII, 108, 

III, Ii5. 
Saint-Sauveur de Calanda, m, 11 5. 
Saint-Sauveur diff /a CAi/«na, 108, 11 5. 
Saint-Sauveur, Messine, XXVIII, XXXI, 9, 

i3-i5, 26, 38, 42, 43, 45, 70, 92, 93, 

97, io5, 128, 164. 



Saint-Sauveur, Palerme, 4, 126. 
Saint-Sauveur </« Plaga, 14, io5. 
Saint-Sauveur ScholarUy 14. 
Saint-Théodore, Milaxzo, 14. 
Saint-Théodore, Nicotmi, 14. 
Saint-Vit, Buxzano, 14. 
Saint-Vit <&/ Pizzo, XXVIII, 106. 
Saint-Zacharie, Mont-Mercure, 88. 
Sainte-Anastasie, Reggto, m, 11 5. 
Suinte- Anne, Gerace, 11 3, 116. 
Sainte- Anne, Monforte, i4. 
Sainte-Catherine, Bova, 112, 116. 
Sainte-Catherine, Motta-Felluea, 1 14, 1 16. 
Sainte-Dominica de GalligOy iii^iiS. 
Sainte-Fébronie, 1 11 , 11 5. 
Sainte- Jérusalem, 14. 
Sainte-Marie, Caliano, XXVIII, 106. 
Sainte-Marie de Cantatmdri, XXVIII, 

106. 
Sainte-Marie, Carra, XXXIII, 27, 55, 94, 

9^*99» ïO*» 112, 1 52. 
Sainte-Marie, Cerchiara, 12. 
Sainte-Marie de Ferratit, XXXVIII, lo5. 
Sainte-Marie, Gala, XXXIII, 14. 
Sainte-Marie de Grottay Palerme, 106. 
Sainte-Marie de Kur Zosimo, XIII, XXV. 
Sainte-Marie iiff Loc'i/o, XXVIII, 109, ii5» 
Sainte-Marie de Malliinachi, 14. 
Sainte-Marie de Mandanice^ 106. 
Sainte-Marie de Massa, 14. 
Sainte-Marie de Matinea, 11 3, 116. 
Sainte-Marie, Melicucea, 43, Ii5. 
Sainte-Marie, Mili, 96, 106. 
Sainte-Marie de Molocki^ 108, Ii5. 
Sainte-Marie de Pertusia, XXV. 
Sainte-Marie diff P«r^o/û, 112, 116. 
Sainte-Marie Montis-Arati, XIII. 
Sainte-Marie de Pesaca, 114, 116. 
Sainte-Marie de Popsi, XXXIII, io5. 
Sainte-Marie, Rofrano, XXIX. 
Sainte-Marie, Rovito, XXXIII, 43, l|6. 
Sainte-Marie, Scalito, 18, 20, 3o, 43. 
Sainte-Marie, Scanzano, 12. 
Sainte-Marie, Tireto, XXXII, XXXI If* 

107, 108, 112, 116. 
Sanite-Marie de Taxa, 110, Ii5. 
Sainte-Marie, Trapezometa, XXXIII, 43» 

112, 116. 
Sainte-Marie de Tridetti, 112, 116. 
Sainte-Marie, Trigona, iio, il 5. 
Sainte-Marie de vetere SquUlacio, XXXIII, 

ii3, 116. 
Sainte-Marie de vitis^ XXIX. 
Santa-Venere, 116. 



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9, rue de Flcurus, 9 



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