Skip to main content

Full text of "La bibliographie de l'escrime ancienne et moderne"

See other formats


Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //book s .google . coïrïl 




^.^ 



".i^c 



Bibliographie 

LtbCRIME 

ANCIENHB ET HODEBNE 

UiUii i'Atat, t Ptti. 



Bibliogriphie 

LESGKlMfc 

ANCIENNE ET MOOERNR 



. LA 



Bibliographie 



DE 



L'ESCRIME 



CET OUVRAGE A ÉTÉ TIRÉ 

à quatre cent quatre-vingts exemplaires 
numérotés, savoir : 

20 exemplaires sur Japon (n»» x à 20) . . 80 fr. 

3o — sur Chine (n** 21 à 5o). 5o fr. 

10 — sur Whatman(nM5ià6o). 5o fr. 

420 — sur Vélin (n®* 61 à 480) . 10 fr. 



N^mm 



IL A ETE TIRE A PART 

3o exemplaires sur Vélin teinté, non mis 
dans le commerce. 



Reproduction et traduction interdites. 



LA 

Bibliographie 

L'ESCRIME 

ANCIENNE ET MODERNE 

PAR 

V 1 Ci E A N T 

Matire d'Arnus à P«ris 



n» nptni 




PARIS 
IMPRIMÉ PAR MOTTEROZ 

rue du Four, S4 bi» 



THE !IÎW TOKI 

PUBUC UBRART 

.iU^EN FOUMDATIO*» 



â 



.• -, • « » 



« • * • «> « 
• • ^* » « « 



• * » M 

r W • « 



• • W PC 



\- • 



TABLE 



Préface en forme d 



Principaux maîtres d'armes qui ont existé et 

enseigné en prance depuis charles ix : 

Règne de Charles IX 

Régne de Henri III 

Règne de Henri IV 

Règne de Louis XIII 

Règne de Louis XIV 

Règne de Louis XV 

Règne de Louis XVI et première Repu- 



m m 9 1931 



Livres signés 33 

Anonymes i35 

Résumé 142 

Notes biographiques et historiques 143 



Vigncltes de Chécirav cl A. Dev 





PREFACE 



EN FORME DE REVUE 



Nous connaissons que l'art de Vépée 
anciennement était cultivé chez les 
Gj^ecs et les Romains; Vhistoire nous 
parle des habiles tireurs du glaivT à 
Olympie et conserve des noms célè- 
bres qui ont appartenu à l'antique 
escrime romaine : le consul Rutilius, /X 
tribun Marins, et, plus tard, le géant \ 
Maximien, qui fut associé au trône par Ij 
Dioctétien, avaient été maîtres d'armes/ 
des Gladiateurs et aussi des patriciennes 
de Rome. 



i) 



Bibliographie : 



r A 1 . • 



Livres signés 
Anonymes . 
Résumé. . . 



Notes BioGRApFi:. 



\ices des 

. > ne nous 
..Liftent que 
^"nnaiYes, 
.::is parmi 



. , i;iagnatent 
icpvrts avec 

, Mr^rie qui 
.^, v.% r escrime 
jurait que pers 



.w « 



^y^iJue alors la 

. ^.:ments de l'art 

.. .. .:x:Ms; mais il 

:oftsiJérable en 

> .: .:r^mes, pendant 

tf^fit sans rivales 



j^^« 



. j^^nt cet exemple; 
.ks M>les renom- 



PRÉFACE EN FORME DE REVUE 9 

mées et excitèrent l'émulatioti de leurs 
maîtres par des dons et privilèges. 

Le premier effort constaté en France 
en faveur de V escrime, et que nous puis- 
sions Juger j date de ce moment où, 
Fépée, devenue plus légère, fit sentir 
davantage la supériorité des coups 
d'estoc ou de pointe. 

Charles IX manda à Paris des maî- 
tres italiens; sous leur habile direction, 
on étudia et on en vint ajouter dextre- 
ment. Là commence notre Ecole fran- 
çaise * qui s'affirma bientôt en créant, 
par privilège royal ^ la première insti- 
tution connue en France sous le nom 
« d'Académie » % celle des Maistres 
d'Armes, 

L'un d'eux, Henry de Sainct-Didier, 
est Fauteur de notre premier Traité 
français et le dédia au roi Charles IX. 

I. Voir pages 143 et saivanUs. 



lO PRÉFACE EN FORME DE REVUE 

Ce curieux ouvrage ma?^que, dans nott 
pays, les premiers essais en cet art qi 
bientôt y fut en honneur et prépara h 
voies à une méthode nouvelle capabi 
de détrôner plus tard V école italienne 

A dater du milieu du xvii'^ siècle 
Vescrime avait répudié tout mouvemei 
barbare ou brutal et devait être désot 
mais un art viril d* élégance et de coui 
toisie pratiqué avec ardeur par h 
classes élevées de V Europe, 

Les ouvrages publiés non seulemet 
en Espagne, en Italie, en France, mai 
aussi en Angleterre, en Allemagne, c 
Belgique^ en Ecosse et autres pays^ noi. 
le prouvent clairement 



Depuis 1474, époque où parut c 
Espagne le premier livre sur lescrinti 
bien des auteurs que citeraient à peir. 



'*■• .^. 



\' I LN FOKMK DE REVUE 1 I 

A C'dlcctionneurs et les dilettanti 
. . riféc, ont écrit sur cet art sans 
uu'f'clicr à fair^e V intéressante descrip- 
tion désœuvrés de leurs devanciers. 

Certains nous ont laissé, il est vrai, 
les noms de leurs guides favoris, et 
Gojnard, dans son remarquable Traité^ 
a fait une revue rétrospective de cin- 
quante ouvrages; or, il en existe au 
delà de deux cents. 

Représentée par un tel chiffre, une 
bibliographie de l'escrime semble devoir 
combler une des lacunes dont se plai- 
gnent, non sans raison, les biblio- 
philes; et, naurai-je pas lieu d'être 
satisfait, si mes recherches sont éga- 
lement utiles à ceux qui pratiquent et 
étudient la Noble Science de TEspée. 

Les difficultés que rencontre^ en gé- 
néral, le chercheur de livres sur l'es- 
crime {je parle surtout des ouvrages 
antérieurs à ce siècle) s'expliquent corn- 



12 PRÉFACE BN FORME DE REVUE 

munêment par le petit chiffre de leur 
tirage. 

Anciennement, r auteur d'un Traité le 
destinait d'habitude à ses élèves, et pour 
cause : les frais étaient souscrits par 
eux et le tirage à peu près établi en 
raison du nombre des souscrivants; 
aussi pouvons-nous souvent reconnaître 
que tel maître avait dans sa Salle d'ar^ 
mes ^ une clientèle de gentilshommes 
possédant autre chose que leur épée, par 
la valeur des gravures et les ornements 
de l'œuvre qu'il nous a léguée. 

Faut-il citer quelques exemples? 

V édition originale de /'École des 
Armes, d'Angelo, qui fut imprimée à 
Londres en 1 763, et qui pr^ovoqua tant 
de dépit che^ les Maîtres de Paris ^ eut 
ses frais énormes couverts à l'avance 
par une souscription de deux cent trente- 
six seigneurs anglais. 

Gérard Thibaust, qui consacra sa vie 




PRÉFACE EN FORME DE REVUE l3 

au trop docte, mais splendide Traité 
in-folio qui fut publié à Leyde par 
les Elsevier s, en i63o, dut à la mu- 
nificence des neuf souverains auxqiiels 
son ouvrage est dédié , de pouvoir 
mettre à jour ce prodigieux tra- 
vail en gravures, qu'on ne pourrait 
aujourd'hui reproduire qu'au prix de 
bien grands sacrifices. 

Ces renseignements, que je pourrais 
étendre, prouvent déjà que les livres 
d'escrime s'offrent quelquefois avec les 
attraits que recherche le bibliomane *; 
bois et gravures marquants, ornements 
de style, impressions de choix, ancien- 
fieté, rareté, enfin tout ce qui peut servir 
de cadre attachant aux études théoriques 
d'un art souvent aride ^ mais dont V uti- 
lité, dès longtemps reconnue, s'impose 
plus que jamais à nos mœurs et à nos 
besoins. 



14 PRÉFACE EN FORME DE REVUE 

Il serait téméraire à moi de pré- 
tendre n'avoir omis aucun des livres 
intéressant l'art ou l'histoire de l'es- 
crime; je crois que peu font, ici, com- 
plètement défaut ^ ; et si quelques-uns ne 
me sont révélés que par des citations ou 
critiques d'autres auteurs. J'ai du moins 
mentionné ce que fai pu trouver de 
leur acte de naissance^ en attendant le 
certificat de vie qu'un chercheur plus 
heureux que moi leur délivrera de 
visu. 

J'ai laissé de côté certains manuels 
militaires étrangers qui se copient, de 
façon à ne pas m'écarter du domaine 
artistique des armes. 

Les nombreuses encyclopédies fran- 
çaises et étrangères qui donnent au mot : 
Escrime^ quelques détails empruntés, 
m'ont aussi paru peu importantes. 

En. un mot, mes recherches ont porté, 
à toutes les époques et en tous pays, sur 



PRÉFACE EN FORME DE REVUE l5 

les ouvrages spéciaux, soit didactiques, 
soit historiques, intéressant le manie- 
ment de Vépée, de la rapière et du sabre 
dans le combat singulier. 

Je publie aujourd'hui^ au seul point 
de vue bibliographique, les résultats de 
ces explorations, avec des notes biogra- 
phiques et historiques et quelques appré- 
ciations générales et personnelles, sans 
autre prétention que celle d'être utile à 
mon art, d'aider aux recherches du col- 
lectionneur et d'indiquer aux raffinés 
de nos salles d'armes les moyens de 
briller en théorie comme en pratique. 





PRINCIPAUX MAITRES D'ARMES 

QUI ONT EXISTÉ ET ENSEIGNÉ EN FRANCE 
DEPUIS CHARLES IX (a) 



REGNE DE CHARLES IX 

Poupée, R., maistre d'armes du Roy (Italien). 
No€l Carbë ', maistre des pages de Catherine de 
Médicis. 



1 CCI tiblciQx cl cliisés, au 
: d'ancienneté, ont été relevé 
:s bibliothèque 



i8 



PRINCIPAUX MAITRES D ARMES 



Henry de Sainct-Didteh. 
Jacques Ferron. 



RÈGNE DE HENRI III 

SiLviE, maistre d'armes du Roy (Italien). 

Le Flaman. 

Petitjean. 



REGNE DE HENRI IV 

Hyeroninfie Calvacabo "' (Italien). 
D'Aymard (de Bourdeaux). 



REGNE DE LOUIS XllI 

César Cavalcabo, maistre d'armes du Roy (Italien). 

Pater. 

ducoudray. 

Jean Pillard, maistre tireur d'armes des écuyers 

du Roy. 
Plate, à Toulouse. 



REGNE DE LOUIS XIV 



Franquin de Saint-Ange, 
Vincent *, maistre d'ar- 
mes du Roy. 



De Lorme. 

Mangin. 

Galland. 



PRINCIPAUX MAITRES D ARMES 



•9 



SORET. 

Filleul. 

Héron. 

De Saint- André, quai 

' des Âugustins). 

Besnard, Charles, à Ren- 
nes. 

Le Bret de Frenays. 

Regnard. 

Vincent. 

Valet. 

Langlois, Pierre (de la 
Cour des Aides). 

Deriencourt. 

MORIN. 

Rousseau, Pascal ^, se- 
cond maistre du Roy. 

Forgeot. 

Chardon (rue de Bussy). 

Philibert de la Touche. 

Le Perche, Jean -Bap- 
tiste (rue de la Harpe). 

Du Roche. 

Le Cocq. 

Wernesson de Liancour 
(rue des Boucheries- 
Saint-Germain). 



Marres. 

Philebois. 

Labat, à Toulouse. 

Marais. 

Moussard. 

Papillon. 

Du Cornet, Hubert. 

Denis Beneton de l'Isle 
(maistre des Pages). 

Thomas de la Chapelle 
(de la maison de Ma- 
demoiselle). 

ViGNAL. 

Lhuyller . 

Petit. 

Des Fontaines, Pierre. 

Rousseau, Jean, maistre 
des pages du Roy. 

BouRBET DE Vaux (de la 
maison du duc de 
Berry). 

MiNoux(rûe des Mauvais- 
Garçons). 

PiLLART, père (rue Dau- 
phine). 

PiLLART, fils (rue des 
Cordiers'*. 



REGNE DE LOUIS XV 



Rousseau *®, Henri-Fran- 
çois, professeur du Roi. 



De Brye, J. (rue de 
Bussy). 



20 



PRINCIPAUX MAITRES d'aRMES 



DUMONCHEL. 

Braimont, maître des 
mousquetaires. 

Le Brun. 

Prévost (de la maison 
de Monsieur). 

Martin, à Strasbourg. 

GÉRARD, à Nancy. 

Le Perche (rue Maza- 
rine). 

Teillagorry (oncle). 

Dalonneau de la Raye. 

Danet, g. (rue du Chan- 
tre-Sain t-Honoré). 

DuFAY (rue du Chantre). 

Daniel ô Sullivan (rue 
du Jour -Saint- Eus- 
tache, en face du por- 
tail). 

Deladroit. 

Hérault. 

Thonnard (rue Chris- 
tine). 

La Boessière, père. 

Simon, à Lyon. 



Feauveaux. 

Delliser. 

Faldoni, à Lygn (Italien). 

Teillagorry (neveu). 

Cavin de S»-Laurent. 

Picard *', à Rouen. 

Motet **. 

Chabot. 

Fleury. 

Menessiez, père, maître 

des pages du comte de 

Clermont. 
De la Rivière. 
Guillaume. 
Cadet de Provence. 
Navarre, C, maître à la 

compagnie deNoailles. 
DoNN adieu. 
DujoN de la Salle. 
Paquier. 
Devocour. 
Moreau, à Nantes. 
LÉGER *^ (du régiment de 

Bourbon). 

DUPRÉ. 



REGNE DE LOUIS XVI 
ET PREMIÈRE RÉPUBLIQUE 



Rousseau **, Augustin, 
maître d'armes des En- 
fants de France. 



Fabien. 

RocH (de la maison de 
Madame). 



PRINCIPAUX MAITRES D^ARMES 



21 



Le Brun (rue Montmar- 



tre, à côté du passage Darbssy, Jean, A. (à 



du Saumon). 
Prévost, François- Louis 
(de la maison de la 
comtesse d'Artois). 



PUZIN. 



Âgen. 
Castelvert. 
GoMARD, père. 
Baron Salmon. 



DIX-NEUVIÈME SIÈCLE 



La Boessière, fils. 
Jean-Louis, à Montpel- 
lier. 
Lafaugère, à Lyon. 

ReN EVIER. 
FlLLIAS. 

Lafitte. 

Le Brun, fils. 

Capitaine Bégo. 

Charlemagne. 

Gomard, fils. 

Deslauriers. 

Philippe. 

Laporte. 

compoint. 

Lamothe. 

Perodon. 

De Grave. 

Daressy, Pierre, A. 

Ravet. 



Bonnet. 



De Menissier. 
MoREAu, fils, à Nantes. 
Pelte, aîné **. 
bouscarin. 
Mathieu-Coulon. 
Mazoué. 

COTTJ. 

Renaudot. 

Franck. 

Dumesnil. 

Mille, père. 

Raimondi. 

LozÈs, aîné. 

Grisier. 

Bertrand, fils. 

Cordelois. 

Blot. 



Gatechair, père. 
Robert, aîné. 




(lalis à OiTmpk.) 



BIBLIOGRAPHIE 



• AGGRIPPA, Camiu-o, i553 (italien). 

Trattato di Scientia d'Arme, con vn dialogo 
di filosofîa, di Camillo Aggrippa, Milanese. — 
In Roma per Antonio Blado stampadorc apos- 
tolico, i553, — Con priuilegio di N. Signore 
Papa GiuUo III per anni dieci. — {à la fin:) 
slampata in Roma per Antonio Blado, i553. 

In-4'' : Portrait d'Aggrippa et 55 gravures 
sur cuivre intercalées daas le texte. 

Privilège. Dédicace à Cosme de Mcdicis. 

Aggrippa .peut être regardé, parmi les 
anciens, comme le Maître le plus remar- 
quable dont puisse s'enorgueillir Tescrime 



20 BIBLIOGRAPHIE 

In Venetia, Appresso G. Tamborino, 1572. 
In-4®, dédié au comte Fabio Pepoli. 

Giovanni présente, sous forme de dia- 
logue, une discussion théorique dont le 
mérite eût été plus apprécié si Tauteur 
Peut accompagné de planches explicatives. 
Son ouvrage n'en occupe pas moins une 
place importante dans Tescrime ancienne. 



* ALFIERI, Francesco, 1640 (italien). 

La Scherma di F. Alfieri Maestro d'Arme 
deir 111™* Accademia Délia in Padova. 

Doue con noue Ragioni e con Figure si mos- 
tra la perfezione di quest' Arte, e in che Modo 
secondo l'Arme e*r sito possa il Caualiere restar 
al suo nemico superiore. — Dedicata ail' III™* 
SS. délia sopra detta Accademia. 

In Padoua, perSeb. Sardi con licenza, 1640. 

In-40 oblong avec faux titre; titre gravé et 
encadré d'armes; portrait d' Alfieri en médail- 
lon; 37 gravures de l'école de Callot. 

Dédicace. Préface. 

Le côté artistique de ce Traité, joint à 
ses élégantes gravures, le classent parmi 
ceux qui peuvent intéresser le bibliomane 
aussi bien que Pescrimeur. 



BIBLIOGRAPHIE 27 

* ALFIERI, Francesco, i653 (italien). 

La Spadone di F. Âlfieri, Maestro d'Arme 
delU IIH^ Academia elia in Padova. Doue si 
raostra per via di Figoura il maneggio e Tvso 
di esse. — In Padova, per Sebastiano Sardi, 
i653. — Con licenza de' Superiori. 

Petit in-4<> renfermant 17 planches gravées 
sur cuivre dont une seule tirée hors texte. 
Plusieurs des planches se répètent. 

Ce second ouvrage d' Alfieri a cela de 
particulier, qu'il s'occupe exclusivement de 
î'épée à deux mains (la spadone) à une 
époque où cette arme était à peu près aban< 
donnée ; c'est, d'ailleurs, le seul traité tout 
spécial qui en soit connu dans le xvii* siècle. 



* L'ANGE, Jeann Daniel, 1664 (allemand). 

Deutliche and Grilndliche Erklàrung der 
Adelichen und Ritterlichen freyen Fecht- 
kunst, etc. DurchJ. D. l'Ange Fechtmeister... 

Getrukt zu Heidelberg bey Adrian Meingar- 
ten, 1664. 

In-8® oblong, portrait de Fauteur, par G 
Metzger; 61 planches gravées sur cuivre. 

Dédicace. Au lecteur. Epître à l'auteur. 

L'Ange adopte la plupart des principes 
en usage alors en France, et cependant les 



28 BIBLIOGRAPHIE 

attitudes de ses gravures rappellent un 
peu rÉcole italienne. 



* ANGELO »«, M., 1763 (en français). 

L'École des armes avec l'explication générale 
des principales attitudes et positions concer- 
nant l'Escrime. — Dédiée à Leurs Altesses 
Royales les Princes Guillaume-Henry et Henry- 
Frédéric. Par M. Angelo. A Londres, chez 
R. et J. Dosdley, Pall-Mall, 1768. 

Edition originale. In-folio oblong avec 47 
gravures hors texte. — Dédicace. 

A son apparition, plusieurs exemplaires 
de cette édition, destinés aux membres de 
la famille royale d'Angleterre, ont été tirés 
sur grand papier et reliés semblablement 
en maroquin plein vert olive avec de su- 
perbes fers en large bordure sur les plats et 
au dos; le titre au dos est sur pièce rouge. 

Quant au texte, l'auteur a suivi les 
principes de l'Ecole française, qu'il avait 
étudiés durant plusieurs années à Paris, et 
il est reconnu que le chevalier d'Eon ", qui 
habita longtemps chez Angelo, à Londres, 
l'aida dans la composition de ce traité. 

L'ouvrage contient les noms des 236 
Nobles Souscripteurs qui ont couvert les 



BIBLIOGRAPHIE 29 

frais considérables de cette magnifique pu- 
blication dont les gravures sont regar4ées 
comme autant de petits chefs-d'œuvre d'al- 
lure et d'élégance. 

Angelo et divers seigneurs de ses élèves, 
Lord Pembroke entr'autres, ont posé pour 
plusieurs des sujets qui ont été dessinés et 
gravés par les premiers artistes anglais : le 
peintre Gwyn, et Ryland, Hall, Chamber, 
Grignion, graveurs. 

* ANGELO. — En 1765, une seconde édition 
en français et en anglais, texte en deux co- 
lonnes et renfermant les mêmes gravures, fut 
imprimée à Londres chez S. Hooper. 

* ANGELO. — En 1767, une troisième édi- 
tion en français et avec les mêmes gravures, fut 
encore imprimée à Londres. 

* ANGELO. — En 1 787, une édition en an- 
glais et réduite au petit in-4» oblong, fut impri- 
mée à Londres. 

Au titre « Escrime 1 de leur Encyclopédie, Di- 
derot et d'Alemberl ont reproduit les planches 
de cette petite édition avec texte traduit. 

Ces planches sont très inférieures aux 
originales. 



3o BIBLIOGRAPHIE 

* ANGELO, 1817 (anglais). 

A treatise on the utility and advantages of 
Fencing giving the opinions of the most eminent 
Authors and médical practitioners, on the im- 
portant advantages derived from à knowledge 
of the art, as a means of self-défence, and e 
promoter of health. Illustrated by forty-seven 
engravings. To wich is added, a dissertation on 
the use of the broad sword (with six descrip- 
tive plates). 

Memoirs of the late Mr Angelo and a bîogra- 
phical sketch of Chevalier Saint-George with 
his portrait. — London, 181 7. 

Published by Mr Angelo, B. R. Piccadilly, 
and at his Fencing Academy, Old Bond Street. 

Printed by G. Smeeton Saint-Martin's Lane. 

In-folio, qui renferme en album les gravures 
de Y École des armes^ un portrait à la manière 
noire du chevalier de Saint-Georges **, gravé 
par W. Ward, d'après une peinture de Bronn, 
et 6 planches sur Texercice du sabre, dessinées 
et gravées par Rowlandson, en 1798 et 1799. 

Des détails historiques sur Fauteur et 
sur Saint-Georges lui donnent aussi un 
intérêt particulier. 



* ANGELO, Henry, i83o (anglais). 

Réminiscences of Henry Angelo **, with 
memoirs- of his late father and friends, inclu- 
ding numerous original anecdotes and curious 



BIBLIOGRAPHIE 01 

traits of the most celebrated characters that 
hâve flourished during the last eighty years. — 
London: H. Colburn and R. Bentley, i83o. 
In-8* en deux volumes avec portrait gravé 
de Tauteur. — Préface. 

Cet ouvrage , qu'on pourrait appeler 
les mémoires d'un Maître d'Armes, ren- 
ferme des détails peu connus sur Phistoire 
de notre escrime du siècle dernier. 



* ARBEAU, Thoinot, iSqô (français). 

Orchésographie, métode, et téorie en forme 
de discours et tablature pour apprendre à 
dancer, battre le tambour en toute sorte et 
diversité de batteries, jouer du fifre et arigot; 
tirer des armes qt escrimer, avec autres hon- 
nestes exercices fort convenables à la jeu- 
nesse,... par Thoinot Arbeau, demeurant à 
Langres. — (Jean Tabourot). — Lengres^ par 
Jehan de![Preys[y i5g6. In-40, figures sur bois. 

Livre que je mentionne ici bien plus à cause de 
sa rareté et de sa réputation que pour l'intérêt qu'il 
offre au point de vue de notre art. 



* ARTHUR, J.-Mac, 1780 (anglais). 

The Army and Navy Gentleman's Compa- 



32 BIBLIOGRAPHIE 

nion or a New and Complète Treatise on the 
Theory and Practice of Fencing, etc. 

By J.-M<5 Arthur of the Royal Navy. — 
London. Printed for James Lavers n*io,Strand. 

In-4* avec frontispice dessiné par J. Sowerbi 
et gravé par Newton, et i8 planches hors texte 
dessinées par Arthur et gravées par Newton. 

ARTHUR, J.-Mc. — En 1784, une seconde 
édition de Touvrage de Mac Arthur, conforme à 
Toriginale, fut imprimée à Londres par J. Mur- 
ray, n* 32, Fleet street. 



BALLASSA, Constantin, 1860 (autrichien). 
Die Militôriche fechtkunst fon dem semde. 
Ballassa. — Pesth, 1860. 
Grand album in-folio avec planches au trait. 



* BANE, Donald Mac, 1 728 (écossais). 

The expert sword-Man's companion : or the 
True Art of self-defence with an Account of the 
Authors life and his transactions during the 
Wars with France. To which is annexed the 



BIBLIOGRAPHIE 33 

art of gunnerie. — By Donald M^ Bane. — 
Glascow, Printed by James Duncan, and are 
to be Sold at his shop in the Salt-Market, near 
gibson's Wind, 1 728. 

In- 12 avec portrait de Donald Bane gravé par 
Campbell et 22 gravures hors texte. 

Avertissement. Au lecteur. Poème. Sonnets. 



DE BAST, B., i836 (en français). 

Manuel d'Escrime, par le capitaine de Bast, 
ancien professeur de toute arme et gymna- 
siarque à la Société' Royale et Chevalière de 
Saint-Michel, à Gand ■•, avec portrait et plan- 
ches. — Bruxelles, H. Dumont, i836. 

In-80, renfermant un portrait lithographie de 
l'auteur et 7 planches pliées, gravées au trait. 

Préface. Ouvrages consultés. Préliminaires. 

Ouvrage fait un peu en imitation de 
celui de Lafaugère; les planches, même, 
reproduisent les positions de celles conte- 
nues dans le traité du maître français. 



* BATIER, 1772 (français). 

La Théorie pratique de PEscrime, pour la 
pointe seule, avec des remarques instructives 
pour TAssaut, et les moyens d'y parvenir par 
gradation. Dédié A S. A. S. Monseigneur le 
Duc de Bourbon, par le sieur Batier. 





34 BIBLIOGRAPHIE 

A Paris, de l'imprimerie de la veuve Simon 
et fils, imprimeurs-libraires de LL. AA. SS. 
le Prince de Condé et le duc de Bourbon, et 
de rArchevêché. Rue des Mathurins. 1772. 

L'auteur demeure rue de la Coutellerie, 
maison de Madame Nivelle, vis-à-vis de 
M. Miret, marchand de vin du Roi, quartier 
de la Grève. Le prix est de 3o sols, broché, et 
se vend chez Charles de Poilly, libraire, quai 
de Gêvre, au Soleil d'or. 

In-80, texte encadré ; une gravure de Janinet. 

Dédicace. Avant-propos. 



BAZANCOURT, B^" de, 1862 (français). 

Les Secrets de TÉpée, par le baron de Bazan- 
court. — Paris, Amyot, éditeur. 1862. Impri- 
merie de Lahure, rue de Fleurus. In-8. Préface. 

Les théories que Bazancourt expose sôus 
forme de causeries tendent à une voie nou- 
velle, abrégée, mais peu sûre, et dont il est 
difficile de faire un grand éloge tout en 
rendant hommage à l'écrivain. 



\ BEAUMONT, Ed. de, 1881 (français). 

1' L'Epéeet lès Femmes, par Ed. de Beaumont. 

Paris. — Jouaust — 1881. 
In-40 renfermant les reproductions de cinq 



BIBLIOGRAPHIE 35 

dessins de Meissonnier tirées hors texte, avec 
nombreuses vignettes et ornements. 

Traitant de Phistoire de Pépée et de son 
influence dans les questions morales et so- 
ciales, à différentes époques. 






* BEAUPRÉ, Jean Jamin de, 1721 (en fran- 
çais et en allemand). 

Méthode très facile pour former la noblesse 
dans Fart de Tépée, faite pour Futilité de tous 
les amateurs de ce bel art; par le sieur Jean 
Jamin de Beaupré, maître en fait d'armes de 
Son Altesse S. Electorale de Bavière à la cé- 
lèbre Université d'Ingolstadt. 

On trouvera en ce livre, rangés en ordre, tous 
les mouvements généralement bien expliqués 
qui sont nécessaires à bien apprendre et à en- 
seigner à faire des armes, en allemand et en 
français, avec 25 planches qui représentent 
toutes les principales actions à la dernière per- 
fection. Ce jeu est choisi de l'Italien, de l'Al- 
lemand, de l'Espagnol et du Français, et com- 
posé de manière par sa grande pratique qu'on 
peut l'appeler le Centre des armes. 

Dédiée à Son Altesse Électorale de Bavière. 
— Anno 1721. Ingolstadt. Gedruckt bey T. 
Gran. 

Petit in-40. — Texte en deux colonnes ; 25 gra- 
vures sur cuivre et hors texte. 



36 BIBLIOGRAPHIE 

Préface intéressante par la différence 
qui y est faite entre le fleuret et l'épée. 



-{- I * BÉRAUDIÈRE (de la), 1608 (français). 

Le combat de seul à seul en camp clos : Par \ 

messire Marc de la Béravdière, Cheualier de 
rOrdre du Roy, capitaine de cinquante hommes 
d'armes de ses Ordonnances, Seigneur de Mau- 
uoisin; avec plusieurs questions propres à ce 
sujet, ensemble le . moyen au gentil-homme 
d'éuiter les querelles, et d'en sortir avec son 
hôneur. Diuisé en quatre parties. 

A Paris, chez Abel TAngelier, au premier 
pilier de la grand'Salle du Palais , 1 608; — 
Avec priuilège du Roy. 

In-40. Dédicace. Table. Privilège. Au lecteur. 

Traité de duel renfermant des détails i 

sur les pratiques du combat singulier. 

V Essai sur le Duel^ par Chateauvillard, 
nous donne, au point de vue moderne, une 
idée réduite mais assez exacte de certains 
chapitres du livre de la Béraudière. 



BERTRAND, 1801 (français). 
L'escrime appliquée à l'art militaire, par le 
citoyen Bertrand, maître d'armes. 
Paris, en l'an IX. — . In-80. 



BIBLIOGRAPHIE Zj 

* BESNARD, Charles, i653 (français). -j— 

Le Maistre d'arme libéral traittant de la 
théorie de Tart et exercice de Tespée seule ou 
fleuret, et de tout ce qui s'y peut faire et prati- 
quer de plus subtil avec les principales figures 
et postures en taille douce, contenant en outre 
plusieurs moralitez sur ce sujet. 

Fait et composé par Charles Besnard, breton 
originaire, habitant de la ville de Rennes et y 
monstrant le susdit Exercice. 

Dédié à Nosseigneurs des Estats de la pro- 
vince et duché de Bretagne. A Rennes, chez 
lulien Herbert, imprimeur et libraire, riie 
St-Germain, à Tlmage S. Ivlien, i653. Avec 
privilège du Roy. 

Petit in-40 : frontispice encadrant le faux 
titre, dessiné par Montaillier, gravé par Bau- 
gin et 4 planches sur cuivre hors texte; la 
dernière planche représente un duel au pis- 
tolet. 

Epître dédicatoire. Au lecteur. Privilège. 

L'ouvrage de Besnard a apporté des 
modifications en ce sens qu'il a déve- 
loppé certains principes dus pour la plu- 
part au célèbre maître Pater, lequel n'a 
rien écrit. 

Ce livre renferme également un essai 
philosophique sur Pescrime, et des don- 
nées pratiques pour le cas des rencontres ; 
l'auteur saisit cette occasion pour faire 
une sortie violente contre le duel à courte 



^ 



38 BIBLIOGRAPHIE 

épée et contre le duel au pistolet qui, 
selon lui, nous vient des esprits infernaux. 



BLOT, Jacques-Antoine, 1862 (français.) 
L'école de Tescrime, petit manuel pratique, 
dédié à S. A. le Prince Impérial, par Blot, 
professeur d'escrime. Chevalier de la Légion 
d'honneur, ancien secrétaire de la Société 
d'Armes de Paris", fondée en 1827. — Paris, 
imprimerie de Lahure, 1862. 
Petitin-i2. Dédicace. Préliminaires. 

BLOT. — Réimprimé en 1875, dans la Bi- 
bliothèque des Salons, de Jules Taride. 



* LA BOESSIERE, 181 8 (français). 

Traité de Tart des armes, à l'usage des pro- 
fesseurs et des amateurs, par M. La Boëssiére, 
maître d'armes des anciennes Académies du 
roi, des Écoles Royales polytechniques. 

Se trouve : chez M. La Boéssière, rueSaint- 
Honoré, vis-à-vis l'Oratoire, et à la salle du 
Manège Royal, rue Saint-Honoré, n® 359, près 
la place Vendôme. — Magimel, Ancelin et Po- 
chard, libraires, rue Dauphine, n^ 9. 

Paris, de l'imprimerie de Didot, l'aîné, 181 8. 

In-80, renfermant 20 planches pliées, dessi- 
nées par Bodem et gravées par Adam. 



BIBLIOGRAPHIE 3g 

Introduction. Notices historiques sur feu la 
Boêssière père et le Chevalier de Saint-Georges. 

La Boêssière, fils du célèbre maître qui 
en 1766 fit paraître au nom de l'Acadé- 
mie d'Armes de Paris une réfutation de 
Pœuvre de Danet, s'inspira des réformes 
mêmes qu'avait combattues la Boêssière 
père, et il établit les bases complètes de ' 
cette escrime dont Jean- Louis perfectionna, 
peu après, les formes et les détails. 

La méthode créée par ces deux hommes, 
qui se complètent l'un par l'autre, est sui- 
vie aujourd'hui par bon nombre de pro- 
fesseurs qui en ont compris les avantages. 

S'il est un reproche qu'on puisse risquer 
sur l'œuvre delà Boêssière, ce serait d'avoir 
peu cherché à rendre attrayantes ses dé- 
monstrations dont, seuls, les fervents de 
l'épée peuvent affronter l'aridité, mais dont, 
à coup sûr, ils tirent toujours profit. 



BONAPARTE, Prince Pierre -Napoléon, 
1869 (français). 

Le maniement de l'épée réduit à sa plus 
simple expression utile ; par le prince Pierre- 
Napoléon Bonaparte. — Paris, 1869, impri- 
merie Aubry. — (2e édition). In- 12. 



40 BIBLIOGRAPHIE 

Essai théorique qui prône un système 
équivalant à celui qu'expose Pouvrage du 
baron de Bazancourt. 



» BONDI DI MAZO, 1696 (italien). 

La Spada Maestra di me Bondi di Mazo da 
Venetia libro doue si trattano i vantaggi délia 
Nobilissima Professionne délia Scherma si del 
caminare, girare, e retirarsi, corne del ferire 
sicuramente, e difendersi. 

Dedicato Ag Tillustrissimi, e Eccellentissîmi 
Signori Conti di Collalto e san Salvatore. 

In Venetia, per Dominico L. A. Rialto, 1696^ 

In-4<^ oblong, avec frontispice fait d'emblèmes 
et de devises; 80 gravures sur cuivre. Dédicace. 
Sonnets. Au lecteur. 



» BORATHT, 1693 (suédois). 
Palaestra Suecana, ou Tart de Tescrime. — 
Stockholm, 1693. — In-folio. 

Le seul ouvrage d'escrime paru en Suède. 



* DE BREA, D.-M-A., i8o5 (espagnol). 
Principios universales y reglas générales de 
la verdadera destreza del Espadin, segun la doc- 



BIBLIOGRAPHIE 41 

trina mizta de Francesa Itaiiana y Espanola, 
dispuestos para instruccion de los caballeros 
seminaristas del real seminario de Nobles de 
estacorte; por su Maestro D.- Manuel-Antonio 
de Brea, Maestro Mayor y Examinador de todos 
ios del Reyno. 

Madrid, en la imprenta Real. — ^Ano de i8o5. 

In-4<>; 18 planches sur cuivre et hors texte. 

Dédicace. Introduction. 



» BRUCHIUS, J.-G., 1671 (hollandais). 

Grondige beschryvinge van de Edele ende 
Ridderliycke Scherm-ofte, Wapen-Konste, etc. 

Uytgegeven ende aen den Dagh gebracht 
door Johannes-Georgius Bnichius, Scherm-ofte 
Vecht-Meester der wijt-vermaerde Académie. 

Tôt Leyden, bi Abraham Verhoef, 1671. 

ltt~49 oblong, renfermant le portrait de 
Bruchius, signé Van Somer et 143 figures 
gravées sur cuivre. 

Dédicace. Au lecteur. Épîtres. Sonnets. 

Le seul ouvrage, en hollandais, que nous 
connaissions sur rescrime. 



* BRYE, J. de, 1721 (français). 

L'Art de tirer des armes, réduit en abrégé 
méthodique. — Dédié à monseigneur le Maréchal 
duc de ViUeroy, par J. de Brye, Maistre en fait 



42 BIBLIOGRAPHIE 

d'armes. — A Paris, chez C. L. Thiboust, im- 
primeur juré de TUniversité de Paris, place 
de Cambray, 1721. — Avec approbation et pri- 
vilège du Roy. 

In-80 avec frontispice représentant les armes 
du maréchal duc de Villeroy. L'en-tête de la 
dédicace montre le portrait du Dauphin, en 
médaillon, signé Boudan. Epître. Préface. 

J. de Brye fait entrevoir la transition de 
l'ancienne Ecole représentée par les : Phi- 
libert de la Touche, le Perche, de Lian- 
cour et Labat, à l'Ecole moderne créée par 
les Danet, Demeuse, la Boëssière, Jean- 
Louis et Gomard. 



* CALARONE,,CoNSTANTiNO, 1714 (italien). 

Scîenza prattica necessaria air hvomo, overo 
modo per superare la forza colFuso regolato 
délia Spada. 

Parte prima, opéra di C. Calarone Detto 
TAnghiel V : Maestro di Scherma Messinese. 

Dedicata air Eccellentissimo Signor Don 
Ignazio Migliaccio De Principi Di Baucina, 



BIBLIOGRAPHIE 4^ 

Principi Di Malvagna, Duca di Galizia, etc. 
In Roma Nella stamparia di Luca Antonio 
Chracas, 17 14. — Con licenza de' Superiori. 

In-40 renfermant : le portrait du prince Mi- 
gliaccio, à qui l'ouvrage est dédié, le portrait 
de Calarone, gravés sur cuivre, hors texte, et 
gravures sur bois tirées dans le texte. 

Dédicace. Lettre. Table. 



CAMPENON (le Général), 1869 (français). 
Leçons d'armes par E. Campenon. — Lyon, 
1869. 
Plaquette in-40 autographiée et signée. 

Manuel d'escrime fait par le général 
qui, en 1880, fut Ministre de la Guerre, 
d'après les leçons de son maître Demonchy. 



* CAPOFERRUS, RiDOLFo, 16 10 (italien). 

Gran simvlacro dell'arte e deiruso délia 
Scherma di Ridolfo Capo Ferro da Cagli, Macs* 
tro dell'eccelsa natione alemanna, nelF inclita 
Citta di Siena. Dedicato al Serenissimo sig. Don 
Federigo Feltrio délia Rovere Principe dello 
stato d'Vrbino. 

In Siena, al sopportico de Pontani. Appresso 
Saluestro Marchetti, e Camillo Turi. con Li- 
centia de' Superiori, e con Priuilegi. 1610. 



♦CARANÇA, G. de, i582 (portugais). 

Libro de Hieronimo de Çarança natural de 
Sevilla ove trata de la philosophia de las armas, 
y desu destreza y de la aggressio y defension 
cjiristiana. Lisbonne i582. 

Gros in-8<> avec deux frontispices sur bois ; le 
premier contient, avec le titre, le portrait de 
Carança surmonté d'un enfant tenant un livre 
et une épée ; le second frontispice représente 
les armes du duc de Médina. 

Dédicace. Privilèges. Epître en vers. Lettres. 
Prologue. Sonnets, 



< 



44 BIBLIOGRAPHIE 

In-4<* oblong renfermant : en frontispice les 
armes du duc d'Urbino, le portrait du Maître 
formant second frontispice et 43 gravures sur 
cuivre, gravées par Rafaël Schiamirossi. 

Dédicace. Table. Au lecteur. 

Il existe une autre édition de Toeuvre de j 

Capoferrus (je n'ai pu en voir que des fragments). 
Les gravures de cette édition, qui est posté- 
rieure, tout en présentant le même caractère 
d'escrime que l'édition ci-dessus, renferment 
plus d'ornements, 

Capoferrus, un des principaux auteurs 
italiens, est regardé comme chef d'école et 
le livre qu'il a composé mérite, non seu- 
lement d'être recherché comme œuvre 
bibliographique, maïs aussi comme traité 
original et pratique. 



BIBLIOGRAPHIE 46 

Pendant tout le xvii* siècle, les maîtres 
espagnols ont adopté les principes établis 
par Geronimo de Garança, dont le traité 
s'étend aussi sur le côté philosophique de 
Pépée, sur ses avantages physiques et ses 
rapports avec d'autres sciences. 



* CERESA, Bi Terenziano, 1641 (italien). 

L'Esercizio délia Spada regolato con la per- 
fetta idea délia Scherma et insegnato dalla 
Maestramano di Terenziano Ceresa Parme- 
giano, Detto rEremita. Opéra utile e neces- 
saria a chiunque desidera uscire vittorioso dalli 
colpi délia Spada nemica. Dedicata Al Sig.Ta- 
maso Palvnci nobile Anconitano, Ancôna per 
M. Saluioni. 1641. Con licenza de'superiori. 

In-40. — Dédicace. Avant-propos. 



CHAPMAN, George", 1861 (anglais). 

Foil praciice; with a review of the Art of 
Fencing, accordingto the théories of La Boés- 
sière^ Hamon, Gomard and Grisier. 

For the use of military classes, instructors in 
the army, and others. By George Chapman, 
Hon. Sec. London Fencing-Club. (Late capt. 
H. M. Militia,, member of hon. Artillery 
comp., etc.) — London : Published by W. 
Clowes and Sons, 14, Charing Cross. 1861. 

In-89 renfermant 4 planches lithographiées 



46 BIBLIOGRAPHIE 

Exposé d'une méthode simplifiée qui 
dénote chez son auteur une parfaite con- 
naissance de l'art français. 



CHAPMAN, George, 1864 (anglais). 

Notes and observations on the Art of Fen- 
cing. A sequel to *Foil practice'. By George 
Chapman, Capt. Lateof H. M. Militia. Part. I. 
No I. London : Clowes, 1864. 

In-80, 2 tableaux de planches lithographiées. 

Petit recueil d'observations faisant suite 
au Traité précédent. 



CHATELAIN (le ChevaUerKiSiy (français). 

Traité d'escrime à pied et à cheval, contenant 
la démonstration des positions, bottes, parades, 
feintes, ruses, et généralement tous les coups 
d'armes connus dans les Académies, par le Ch®'' 
Châtelain , officier supérieur de cavalerie. 

Paris, chez Maginel, Anselin et Pochard, li- 
braires pour Tart militaire. Et chez Delaunay, 
galerie de Bois (Palais-Royal), 1817. De Tim- 
primerie de Cordier à Paris. 

In-80, 9 planches lithographiées, hors texte. 



CHATELAIN (le Chevalier). En 18 18, une 



BIBLIOGRAPHIE 47 

seconde édition de Tœuvre de Châtelain, aug- 
mentée de leçons de sabre, a été imprimée 
chez Demonville, à Paris. Magimel, éditeur. 



CORDELOIS, 1862 (français). 

Leçons d'armes par Çordelois. Du duel et de 
Tassaut. Théorie complète sur l'art de Tescrime. 
Gravures sur acier par M. Brown, professeur 
à PAcadémie des Beaux-Arts de Bruxelles. 
Paris : chez Fauteur, 23, rue de Provence, et 
à la Salle d'armes de la Maison Dorée. 1862. 

Grand in-8® : 28 gravures tirées hors texte. 

Çordelois était un des maîtres estimés de 
la capitale, et son traité se recommande 
surtout par ses théories sur l'attaque. 



ÇORDELOIS. — En 1872, la librairie Du- 
maine fit paraître, conformément à l'édition 
originale, une seconde édition de l'ouvrage de 
Çordelois, à laquelle est ajouté un portrait du 
maître et un chapitre historique. 



CUCALA y BRUNO, 1854 (espagnol). 

Tratado de Esgrima, por D. José Cucala y 
Bruno, Caballero teniente mayor del reino y 
examinador en la ciencia filosofîca y matema- 



48 BIBLIOGRAPHIE 

tica en la destreza de las armas en todos los 
dominios de Espana. 

Comprende : La esgrima del flotete; très 
guardias de sable de infanteria ; très divisiones . ^ 

del de caballeria, etc.; con 24 laminas. 

Madrid, Imprenta de Julian Pena, 1854. 

In-8<'; 24 planches imprimées hors texte. 



* DANET, Guillaume", 1766-67 (français). 

L'art des armes, ou la manière la plus cer- 
taine de se servir utilement de Pépée, soit pour 
attaquer, soit pour se défendre, simplifiée et 
démontrée dans toute son étendue et sa per- 
fection, suivant les meilleurs principes de 
théorie et de pratique adoptés actuellement en 
France. — Ouvrage nécessaire à la jeune no- 
blesse, aux militaires et à ceux qui se destinent 
au service du Roi, aux personnes même qui, 
par la distinction de leur état, ou par leurs 
charges, sont obligées de porter Tépée; et à 
ceux qui veulent faire profession des armes. 
Dédié à S. A. Monseigneur le Prince de 
Conty. — Par M. Danet, Écuyer, Syndic- 
Garde des Ordres de la Compagnie des Maîtres 
en fait d'armes des Académies du Roi en la 
Ville et Faubourgs de Paris, 1766. 



3 

■-a 

*3 



in 



BIBLIOGRAPHIE 49 

Tome second, contenant la réfutation des 
critiques et la suite du même Traité, 1767. 

Prix des deux volumes : 1 2 livres, reliés. 

A Paris, Hérissant fils, rue Saint-Jacques. 

Avec approbation et privilège du Roi. 

Deux in-S® qui parurent à un an d'intervalle, 
renfermant : un frontispice, le portrait de 
l'auteur et 48 planches tirées hors texte et 
gravées sur cuivre par Taraval, d'après les des- 
sins de Vaxcillère. « Le chiffre des planches 
indiqué sur les titres de Vouvrage est inexact. » 

Epitre dédicatoire. Préface. Introduction. 

L'ouvrage de Danet fut une révolte con- 
tre la routine des principes jusqu'alors sui- 
vis par TAcadémie d'armes de Paris; aussi 
employa-t-elle tous les moyens pour étouf- 
fer Técole nouvelle créée par Danet, école 
dont nous suivons en partie aujourd'hui 
les bases principales. 

Danet a été pour l'escrime du xviii^ siè- 
cle ce que Lîancourt avait été pour celle 
du xvii«, c'est-à-dire un créateur audacieux 
en même temps qu'un réformateur habile 
et nécessaire. Son ouvrage doit d'être classé 
parmi ceux qui ont rendu le plus de 
services à la cause de notre art et de son 
enseignement. 

♦ DANET. En Fan VI de la République, 
une seconde édition de l'œuvre de Danet, en 

4 



5o BIBLIOGRAPHIE 

tous points conforme à la première, fut impri- 
mée à Paris, chez Belin, rue Saint-Jacques, 
et vendue 1 1 francs. 



* DEMEUSE, Nicolas»*, 1778 (en français). 

Nouveau traité de Fart des armes, dans le- 
quel on établit les principes certains de cet art, 
et oïl l'on enseigne les moyens les plus simples 
de les mettre en pratique. — Ouvrage néces- 
saire aux personnes qui se destinent aux armes, 
et utile à celles qui veulent se rappeler des 
principes qu'on leur a enseignés; avec des 
figures en taille-douce. — Par M. Nicolas De- 
meuse, Garde-du-corps de S. A. S. le Prince- 
Évêque de Liège, et Maître en fait d'armes. — 
A Liège, 1 778, chez Desoer, imprimeur sur le 
pont d'Isle, et chez Tauteur derrière le Palais. 

In-i2, renfermant les armes de M. de Grail- 
let et 14 gravures sur cuivre, hors texte. 

Epître dédicatoire. Introduction. 

Le mérite de ce Traité lui a valu trois édi- 
tions ; on y reconnaît le savoir d'un maître 
qui a étudié les anciens auteurs et qui pos- 
sède toutes les ressources de l'art moderne. 
Demeuse est un des démonstrateurs, rares 
jusqu'alors, qui réclament, de la part de 
rélève déjà formé, une exécution déduite 
des sensations ressenties dans le contact de 
Pépée adverse. 



BIBLIOGRAPHIE 5l 

DEMEUSE, 1786 (en français). — Une 
deuxième édition, avec les mêmes gravures 
et sans les armes de M. de Graillet, fut pu- 
bliée à Liège en 1786, chez Desoer. 



DEMEUSE, s. d., vers 1800 (français). 

Une troisième édition, ornée de 14 planches 
en taille-douce, différentes des deux premières 
éditions, fut publiée vers 1800 à Lille, par 
rimprimerie de Blocquel. 

On y a ajouté un Dictionnaire d'escrime. 



*DOCCIOLINI,Di Marco F., 1601 (italien). 

Trattato in materia di Scherma di Marco 
Docciolini Fiorentino. Nel quale si contiene il 
modo e regolo d'adoperar la Spada cosi sola, 
come accompagnata. — In Firenze. Nella 
stamperia di Michelagnolo Sermartelli, — 1 60 1 . 
— Dédié à Don Giovanni Médici. — In-4<». 



DONON, Le Cner, vers i83o (français). 

L'escrime moderne ou nouveau traité sim- 
plifié de l'art des armes, par le Chevalier D., 
ex-adjudant-major des ci-devant lanciers polo- 
nais. — Lithog. de Helbig. 

In-80, titre gravé, 1 3 planches au trait. 

Dédicace signée au Maréchal duc de Dalma- 



52 BIBLIOGRAPHIE 

tie; avis aux maîtres des régiments. Le maître 
d'escrime, poème héroï-comique. Avant-propos. 

Pourrait être attribué au maître d'armes 
de Molière. 



DONON, LE Chevalier, 1843 (français). 
Manuel des armes ou guide des professeurs. 
Nouveau traité simplifié. — Paris, imprimerie 
de A. Appert, 1843. — In-12. 

A défaut de théories. Fauteur offre des 
conseils variés aux maîtres. 



* DOYLE, Alexander, 171 5 (allemand). 

Neu altmodische Ritterlische Fecht und 
schirm Kunst. — Nurenberg und Frankfurt 
zu finden bey Paul Lochnern, 171 5. 

Petit in-40 oblong. — Grand frontispice con- 
tenant en médaillon le portrait du maître 
signé : Conrad Reiff, et 59 gravures sur cuivre. 

Le titre est en deux couleurs. Dédicace. 



DUENAS, D. Gregorio M., 1881 (espagnol). 

Ensayo de un tratado de Esgrima de florete 
por Gregorio Duenas, Caballero de la ordin del 
merito militar y professor de Esgrima de la 
Academia de infanteria. Toledo, 1881. In-80. 



BIBLIOGRAPHIE 53 

ËINSIDELL, Conrad, 1612 (allemand). 

Neues Kunstliches Fechtbuch des Weitbe- 
riiinten und viel erfahrnen Italienîschen Fecht- 
meister Hieronymi Cdvalcabo von Bononien 
Stievorn aus dem geschrieben welschem exem- 
plar durch monsieur de Villamont Ritter de 
Ordens zù Jérusalem und Konîg Mt» in Fran- 
kreich Cammer Juncker, in franzôsische Spra- 
che transferirt. Nun aber allen Loblichen 
Fechtkunst Lieblabem zù gefallen aus gemelter 
franzôsischer Sprach verdenselt durch Conrad 
von EinsidelL— 161 2. 

In-4'> oblong avec frontispice qui encadre le 
titre et 6 planches sur cuivre et hors texte. 

Dédicaces aux Princes et Ducs d'Allemagne. 



EISELEN, 18 18 (en allemand). 
L'escrime du sabre de l'Ecole des Tournois 
de Berlin. — Berlin, 18 18. 



EMBRY, J.-A., 1857-59 (français). j— 

Dictionnaire raisonné d'escrime ou principes 
de l'art des armes d'après la méthode ensei- 
gnée par les premiers professeurs de France, 
précédé de l'histoire de l'escrime et de l'analyse 
de l'histoire de France dans ses rapports avec 
l'escrime et le duel. 

Ouvrage indispensable aux officiers, aux 1 

maîtres et prévôts d'armes des régiments, aux 
professeurs d'escrime des collèges, aux prati- 



54 BIBLIOGRAPHIE 

ciens, et généralement à toutes les personnes 
qui veulent enseigner ou apprendre cet art. 

Par J.-A. Embry, auteur de divers ouvrages 
d'instruction publique. Paris, chez A. Courcier, 
rue Haulefeuille, 9. — Toulouse, chez Bompard, 
libraire, rue du Taur, 2, et chez les principaux 
libraires de France. — 1867 et iSSg. 

In-80 en deux volumes; portrait de Tauteur 
et une planche, lithographies. 

L'ouvrage de Embry prouve de grandes 
recherches et restera un guide instructif et 
intéressant pour tout escrimeur. 

Il se termine par une sorte de diction- 
naire de l'escrime qui en explique les ter- 
mes et les différents usages. 



ENRICHETTI, Cesare, 1871 (italien). 

Trattato elementare teorico - pratico di 
Scherma. Opéra originale di Cesare Enrichetti 
Maestro-Capo e direttore di Scherma alla 
Scuola Centrale di Parma. 

Parma, 1871, dalla typografia éditrice di 
Pietro Grazioli, St S. Lucia, n^ i5. 

In-S® renfermant 6 planches lithographiées. 



ESCHE R, J. -Baptiste, 1843 (en français). 
Méthode d'escrime. — Fribourg, 1843. In-80. 



BIBLIOGRAPHIE DD 

Uun des deux seuls livres qui aient été 
faits en Suisse sur Tart de Pescrime. 



* ETTENHARD, A. (de), 1697 (espagnol). 

De la verdadera Destreza, par Don Fran- 
cisco Antonio de Ettenhard y Abarca. — En 
Madrid, en la Imprenta de Ruiz Murga, 1697. 

In-4». — 4 planches sur cuivre, hors texte. 

Dédicace à Charles II. Approbations. 



* FABRIS *% Salvator, 1606 (italien). 

De lo Schermo overo scienza d'arme di Sal- 
vator Fabris Capo del Ordine dei sette Cori. 
Copenhassen, Henrico Waltkirch, 1606. 

In-folio, renfermant : un frontispice gravé sur 
cuivre au verso et au recto, encadrant le titre ; 
portrait de Christian IV, roi de Danemarck, 
à qui Touvrage est dédié ; portrait de l'auteur, 
placé à la fin du premier livre, et 190 planches 
sur cuivre par I. Halbeeck, dans le texte. 

Salvator Fabris a été un chef d'école très 
répandu; son ouvrage, dont on connaît 
cinq éditions et traductions, est remar- 



56 BIBLIOGRAPHIE 

quable, tant par ses gravures que par le 
développement important qu'il a su don- 
ner à ses théories. 

* FABRIS, Salvator, 1624 (italien). 

Dalla vera pratica e scienza d'armi, etc.. 
Opéra di Salvator Fabris. — In Padoua, per 
Pietro-Paolo Tozzi. 1624. 

In-folio. Dédicace. Au lecteur. 

Dans cette deuxième édition, le frontispice 
gravé est remplacé par un titre imprimé ; les 
portraits et les planches sont les mêmes. 



* FABRIS, S., 161 9 (traduction allemande). 

Der Kunstreichen vnd weitberlimeten Fech- 
tmeistersS. Fabris, Italianische Fechtkunst, etc. 

Leiden, bey Isaack Elzevier. — Anno, 161 9. 

In-folio avec titre rouge et noir ; 1 90 figures 
sur bois. — Épitre dédicatoire d'I. Elzevier au 
Roi Gustave-Adolphe. 

Cette traduction faite par les Elzeviers, 
avec nouvelles gravures sur bois, prouve 
le mérite reconnu de l'œuvre de Fabris. 



* FABRIS, S., 1677 (italien et allemand). 
Scienza e pratica d'arme di Salvatore Fa- 
bris, Capo deir Ordine dei sette cuori. 
Das ist : Herrn Salvatore Fabris, obristen 



BIBLIOGRAPHIE Oy 

des Ritter Ordens der Sieben Hertzien, Ita- 
lianische Fecht Kunst, etc. Von lohann loa- 
chim Hynitzschen Exercitien Meister. Leipzig. 
Gedruckt bey Michael Boge. 1677. 

In-4<>, avec titre en deux couleurs, et texte 
en deux colonnes a italien et traduction alle- 
mande; » les planches, à l'exception du frontis- 
pice qui n'existe pas ici, sont les mêmes que 
celles de l'édition originale de Fabris. — Le 
portrait de ce Maître y est représenté en t)uste 
sur le monument qui fut érigé à sa mémoire 
par Padoue, sa ville natale. 

L'ouvrage contient également le portrait d'un 
certain Herr Heinrich, qui paraît avoir patronné 
cette œuvre, qu'Hynischen , disciple fervent 
des théories de Fabris, a traduit et fait im- 
primer. 

* FABRIS, S. En 171 3, une édition conforme 
à la précédente, mais avec une addition dans 
le titre, a été ^te également à Leipzig. 



FALLOPIA, Alfonso, 1584 (italien). 

Nuovo et brieve modo di Schermire di 
Alfonso Fallopia Lvechese, Alfiere nella For- 
tézza di Bergamo. — AU'illustrissimo et Ecc. 
svo Signore, il Sig. Rainvtio Farnese, Principe 
di Parma. — In Bergamo, 1 584. — Appresso 
Gomin Ventura. — ln'4^i — Plaquette. 

Petit traité dans lequel sont condensés les 
principes décrits par Agrippa et Marozzo. 



38 BIBLIOGRAPHIE 

FEHN, A., 1876 (allemand). 
Fechtschule von A. Fehn, Fcchtmeister. 
Heidelberg, 1876. In-8o; tableau lithographie. 



FLORIO, Blasco, 1820 (italien). 

Di riposta ad alcune dimande di Scherma 
littere di Blasco Florio. — Al. signor Gennaro 
Belluzi Fucile maestro d'arme nella R. paggiera 
e coUegio di Marino, e in alcuni Istuti d'edu- 
cazione di Napoli. — Catania, 1820. — Délia 
tipografia di la Magna. — In-S^. 



FLORIO, Blasco, 1825 (italien). 
Discorso sulla utilita'della Scherma di Florio. 
Messina, Presso G. Fuimara. 1825.— In-40. 

FLORIO, Blasco. — En 1828, une seconde 
édition, peu modifiée, de cette œuvre de Florio, 
fut imprimée à Catane par Pappalardo. 



FLORIO, Blasco, i856 (italien). 

Osservazioni critico. — Apologetiche air 
opéra titolata istituzione di arte gimnastica, 
dirette si professori di Scherma in Napoli da 
Blasco Florio. — Catania, i856. — Tipografia 
del realeospizio di beneficenza. — In-8<*. 



BIBLIOGRAPHIE Sg 

FOUGÈRE, 1828 (français). *" 

L'art de ne jamais être tué ni blessé en Duel, 
sans avoir pris aucune leçon d'armes et lors 
même qu'on aurait affaire au premier Tireur 
de l'univers. 

Enseigné en dix leçons par M. Fougère, ex- 
Maître d'Armes de la Vieille-Garde. — Avec 
gravure. — ^ Paris, librairie française et étran- 
gère. Palais- Royal, galerie de Bois. — 1828. 

In-i2. — Dédicace. Préface. 

Facétie à la fois morale et amusante. 



♦ FRÉVILLE (Chev«'de) **, 1775 (en français). 
Maximes et instructions sur l'art de tirer les 

armes. — Saint-Pétersbourg, 1775. 
In-40, avec portrait de l'auteur. 

* FRÉVILLE (Chev»' de). — En 1799, une 
seconde édition a été faite à Leipzig. 



' * Vers 1795, un élève du Chev»' de Fréville 
a publié à Saint-Pétersbourg un traité de l'art 
de l'escrime. — In-40. 



60 BIBLIOGRAPHIE 

GAMBOGI, Conte Michèle, 1837 (italien). 

Trattato sulla Scherma opéra del Conte Mi- 
chèle Gambogi, antico militare italiano. — 
Adorna di Figure incise da Guiseppe Rados. 
Milano, 1837. Délia tipografia di R. Fanfani. 

In-40 oblong, dédié al Sig. Conte Francesco 
Annoni ; renfermant le portrait de Tauteur et 
56 planches lithographiées et hors texte. 

Dédicace. Au Lecteur. 



GERONAT Y ENSENAT, 1877 (espagnol), 
Esgrima del Sable escrita por el oficial de 
Caballeria Don Frederico Geronat y Ensenat. 
— Edicion de lujo ilustrada con 19 laminas. — 
Los pedidos se haràn à D. Ricardo Fortanet, 
calle de la Libertad, 29, Madrid, ^^77' 
In-8<>; renfermant 19 planches lithographiées. 



* GIGANTI, NicoLETTO, 1606 (italien). 

Teatro-Nel quale sono rappresentate diverse 
manière e mode di parare, et di ferire di Spada 
sola, e di Spada, e Pugnale; — Dove ogni stu- 
dioso potrà essercitarsi e farsi prattico nella 
proffessione delP Armi. Di Nicoletto Giganti 
Vinitiano. — Al Sereniss. D. Cosmo Di Medici, 
Gran Principe di Toscana. In Venetia, Ap- 
presso Gio, Antonio et G. de Franceschi, 1 606. 

In-4° oblong, renfermant un frontispice aux 
armes des Médicis, un portrait de Tauteur et 
42 planches sur cuivre et hors texte. 



BIBLIOGRAPHIE 6l 

L^ouvrage de Giganti est classé parmi 
les anciens italiens importants; ses gravures, 
à défaut d^un grand caractère artistique, 
ont une originalité bien marquée. 

Ce maître est regardé comme Tinven- 
teur du développement tel qu'on le prati- 
que encore aujourd'hui. 



♦ GIGANTI, 1619 (français et allemand). 

Escrime nouvelle ou Théâtre auquel sont 
représentées diverses manières de parer et de 
frapper^ d*espée seule et d'espée et poignard 
ensemble, démontrées par figures entaillées en 
cuivre — publié — en faveur de ceux qui se 
délectent en ce très noble exercice des armes, 
— par Nicolot Giganti Venetien — et traduit 
en langue française par Jacques deZeter. 

Francofurti Âpudla : de Zeter, 16 19. 

In-40 oblong, avec titre encadré dans le fron- 
tispice, portrait de Giganti et 42 planches sur 
cuivre et tirées hors texte. 

Chaque page de la partie théorique de l'ou- 
vrage est divisé en deux colonnes : Tune ren- 
ferme la traduction française et l'autre la tra- 
duction allemande. 

L'exécution de ce livre, ses gravures sur- 
tout, sont plus importantes que celles de 
rédition originale. 



62 BIBLIOGRAPHIE 

GIGANTL — En 1628, une seconde édition, 
conforme à Tédilion de 1606, fut imprimée à 
Padoue, par Paolo Frambotto. 

Dans cette édition, dédiée au très illustre 
seigneur Lazaro Stvbicka de Koenigsten, le 
frontispice est supprimé. 



GILLET, A., 1875 (français). 

L'Escrime rendue facile et classique; traité 
théorique et pratique à l'usage de l'enseigne- 
ment et des amateurs, par Gillet, d'après M. La- 
crette, professeur. — Paris, Dumaine, 1875. 

In- 18, avec trois figures au trait. 



♦GAIANI, A., 1619 (italien). 

Arte di maneggiar la Spada a piedi, et a ca- 
vallo, descritta dall' Alfiero Gio. Battista Gaiani, 
e Dedicata Ai. Serenessimi Prencipi Vittorio 
Amadeo e Francesco Tomaso di Savoia. 

Opéra per le nuoue osseruationi già deside- 
rata. — In Loano, Appresso Francesco Cas- 
tello, 161 9. Con licenza de svperiori. — In-4<». 

Dédicace, au Lecteur. Introduction. 

Les premiers chapitres sont consacrés à 
d'intéressantes études sur le maître d'armes. 



BIBLIOGRAPHIE 63 

* GIRARD, P.-J.-F., 1736-1737 (français). 

Nouveau Traité de la Perfection sur le fait 
des armes, dédié au Roi, par le sieur P.-J.-F. 
Girard, ancien officier de marine. Enseignant 
la manière de combattre, de Tépée de pointe 
seule, toutes les gardes étrangères^ Tespadon, 
les piques, hallebardes, etc., tels qu'ils se pra- 
tiquent aujourd'huy dans Tart militaire de 
France. Orné de figures en taille -douce. — 
A Paris, 1736. 

In-4*> oblong, renfermant : deux titres diffé- 
rents, dont Tun est encadré dans un frontis- 
pice, dessiné et gravé sur cuivre par Herblot; 
ce frontispice porte la date de 1736; le titre 
suivant porte la date de 1737, le portrait de 
Fauteur fait et gravé sur cuivre par Jacques de 
Favanne, 116 gravures sur cuivre hors texte. 

Préface. Avertissement. Au lecteur. 

L'édition originale de Girard a eu deux tirages 
différents : le premier, daté lySô, ne contient pas 
de frontispice; l'autre, daté 1736 et ijSj, ren- 
ferme un frontispice. 

L'auteur a beaucoup plus copié ses de- 
vanciers qu'il n'a cherché à perfectionner 
les principes exposés par eux. 

Au point de vue bibliographique, l'œuvre 
de Girard, la première édition surtout, 
mérite attention ; les planches sont origi- 
nales, l'impression et les ornements soignés. 

GIRARD. — En 1740, une seconde édition 



64 BIBLIOGRAPHIE 

de l'œuvre de Girard fut imprimée à La Haye, 
chez Pierre de Hondt, conformément à l'origi- 
nale, avec cette différence que le frontispice est 
supprimé et que l'ouvrage prend pour titre : 

l'ACADÉMlE DE l'hOMME d'ÉPÉE. 

GIRARD. — En 1755, une troisième édition, 
en tous points semblable à la seconde, fut de 
nouveau imprimée à La Haye. 



♦ GOMARD, Poisselier, 1845 (français). 

La théorie de l'Escrime, enseignée par une 
méthode simple basée sur l'observation de la 
nature, précédée d'une introduction dans la- 
quelle sont résumés par ordre de dates tous 
les principaux ouvrages sur l'Escrime qui ont 
paru jusqu'à ce jour, et donnant ainsi l'histo- 
rique abrégé de l'art des armes depuis le com- 
mencement du xvi« siècle. 

Par A.-J.-J. Poisselier, dit Gomard, ancien 
professeur d'escrime des mousquetaires gris, 
des pages du Roi, de l'Ecole royale poly- 
technique, du Conservatoire de musique, etc., 
Chevalier de l'ordre de Saint-Sylvestre. — 
Dédiée à M. le comte de Bondy, pair de 
France. — Illustrée de 20 dessins faits d'après 
nature, par Th. Guérin. — Paris, Dumaine, 1845. 

In-8*>, 20 planches lithographiées. 

Dédicace. Préface. Liste des Ouvrages con- 
sultés par l'auteur. Introduction. Explications. 

Gomard mérite, avec La Boëssière, d'être 



BIBLIOGRAPHIE 65 

placé en tête des auteurs français dont les 
œuvres ont le plus contribué à établir clai- 
rement les principes de l'art moderne et 
à perfectionner son enseignement. 

Son ouvrage, auquel un seul reproche 
pourrait être fait, celui d'avoir une progres- 
sion difficile à saisir, n'en est pas moins un 
guide sûr, et il a cet avantage sur l'œuvre 
de La Boëssière de n''être pas seulement 
écrit pour des professeurs. 

Il faut savoir gré à ce maître d'avoir 
osé entreprendre une revue rétrospective 
de son art; la tâche était difficile, et le 
chapitre qu'il lui a consacré est unique et 
précieux pour notre Ecole française. 



* GORDINE, GÉRARD, 1754 (français). 

Principes et quintessence des armes. 

Dédié à S. A. Jean-Théodore, duc des Deux 
Bavières, cardinal de la sainte Eglise romaine, 
évêque et prince de Liège, etc., par Gérard 
Gordine, capitaine et maître en fait d'armes. 

A Liège, chez S. Bourguignon, imprimeur 
de la noble Cité, rue Neuvice. — Avec privilège 
de Sa Sérénissime Eminence. 

Petit in-40, avec titre encadré, 20 gravures sur 
cuivre, par Jacoby, hors texte. Dédicace. 

Gordine n'hésite pas à rejeter certains 

5 



66 BIBLIOGRAPHIE 

principes établis et à les remplacer par 
d^autres, auxquels il donne son nom. 



* GRASSI, GiÀcoMO Di, iSjo (italien). 

Ragione di adoprar sicvramente l'Arme si da 
offesa, corne da difesa ; con un Trattato deir 
inganno, et con un modo di essercitarsi da se 
stesso, per acquistare forza, giudicio, et pres- 
tezza, di Giacomo di Grassi. Con privilegio. — 
In Venetia, appresso Giordano Ziletti, 1 570. 

In-40, renfermant un portrait de Grassi, avec 
gravures sur cuivre tirées dans le texte. 

Dédicace. Au lecteur. 

Quoique Grassi n'ait eu qu'une seule édition, on 
trouve dans son ouvrage un portrait qui n'est pas 
le même pour tous les exemplaires; il existe donc 
deux portraits de Grassi. 

Plusieurs auteurs ne semblent pas accor- 
der à Grassi la place qui lui revient dans 
l'escrime de son époque. Sans vouloir le 
comparer à Marozzo et à Agrippa, il faut 
lui reconnaître certaines tendances artisti- 
ques qui ont dû être pour quelque chose 
dans le choix qu'a fait Saint-Didier, notre 
premier auteur français. Ce dernier, en 
effet, dans la composition de son ouvrage, 
a pris Grassi pour guide principal, et à ce 



BIBLIOGRAPHIE 67 

tître, le traité du maître italien a pour nous 
un caractère éminemment intéressant. 



. * GRISIER, A., 1847 (français). 

Les armes et le duel, par A. Grisier, profes- 
seur de LL. A A. RR. les princes fils du Roi, 
à l'Ecole polytechnique, etc., etc. 

Ouvrage agréé par l'Empereur de Russie. 

Préface anecdotique, par Alexandre Dumas. 
^ Notice sur l'auteur, par Roger de Beauvoir. 
Épître en vers, par Méry, Lettre du comte 
de Hombourg. — Dessins par E. de Beaumont. 
A Paris, chez Garnier. — 1847. 

Grand in-S® : portrait gravé du Chevalier de 
Saint-Georges et 10 planches lithographiées. 

L^ouvrage de Grisier, qu'on pourrait 
appeler Tescrime littéraire, est à coup sûr, 
au point de vue des caractères généraux 
de notre art, par son côté historique et par 
les appréciations de l'auteur, un des ou- 
vrages les plus intéressants et des mieux 
écrits que nous possédions. 

On ne peut malheureusement lui recon- 
naître un mérite égal dans ses raisonne- 
ments didactiques, ni le comparer aux 
ouvrages de La Boëssière et de Gomard qui, 
sans être aussi brillants de style, accusent 
plus de science et sont plus pratiques. 



68 BIBLIOGRAPHIE 

GRISIER, Â. — Dans la même année (1847], 
une seconde édition de l'ouvrage de Grisier 
fut imprimée conformément à Tédition origi- 
nale. Le portrait du Maître y est ajouté, litho- 
graphie d'après un tableau de Pellegrin. 

GRISIER. — En 1864, une troisième édi- 
tion de l'ouvrage de Grisier, revue, corrigée 
et augmentée, fut imprimée à Paris, chez 
Dentu. Le portrait du Maître diffère de celui 
de la seconde édition et est signé : É. Lassalle- 



* GUNTERRODT, A., 1579 (en latin). 
De veris principiis artis dimicatorise. — Wit- 
temberg, i579(?) In-4<>. 

Ce traité est indiqué che^ certains auteurs comme 
ayant été imprimé à Venise, 



HAMON, P. G., 1827 (français). 

Manuel de gymnastique suivi d'un Traité sur 
l'art des armes, par Hamon, maître en fait d'ar- 
mes. — Londres, 1827. 

In-80, avec planches lithographiées. 



BIBLIOGRAPHIE 69 

HAPELSMACHER, 1783 (allemandj. 

Traité des suites funestes d'une escrime qui 
ne serait pas basée sur des règles certaines. — - 
Helmstadt^ 1 783. — In-80. 



H£RGS£LL, Gdstay, 1881 (autrichien), 
i Die Fechtkunst. Von Gustav Uergsell 
K. Landes-Fechtmeîster zu Prag* K. K. Ober- 
lieutenant Der N. A. Landwehr. — Mit. 22 
tafeln nach der natur aufgenommen. — Wien. 
Pest. Leipzig. — A. Hartleben's VeHag. 1881. 

în'S%- avec hux titre et titre ornés ; 22 plan- 
ches au trait tirées. hor& te^ite. 

Méthode de fleuret et de sabre, qui sem- 
We inspirée 4e Pœuvre-de Grisier. 



HEUSSLER, Sébastian, i63o (allemand). 

Neu Kunstlich Fechtbuch zum dritten mal 
âuffgelegt und mil vielen schônen stlicken ver- 
bessert. Als des^: Sig. Salvator Fabri de Padua 
und sig» Rud» Capo di Ferro, wie auch anderer 
ttalienischen und Franzôsischen Fechter, etc. 

Diïrçh Sébastian Heussler, Kriegsmann ttnd 
Freyfechter von.Niimberg — Gedruckt zù Niirn* 
berg durch Simon Hatbmayerr* Invèrlegung^ 
Palthasar Gaymoren. — i63o« 

In-4<> oblong, avec figurines sur cuivre. 



70 BIBLIOGRAPHIE 

HEUSSLER, Sébastian,. i665 (allemand). 

Kûnstliches Abprobrites und NUtzliches 
Fecht-Buch von Einfachen und doppelten de- 
gen fechten, damîtein ieder seinen Leib Defen- 
dirn Kan. Durch Sébastian Heussler Nûrnberg 
— bey Paulus Fursten Kunsthandier. — i665. 

Petit in-40 oblong avec un frontispice et 
1 24 gravures empruntées aux ouvrages de Capo 
di Ferro, Fabris et autres auteurs. Plusieurs de 
ces gravures sont répétées. 



* HOPE, William- W.-H., 1687 (écossais). 

Scots Fencing-Master {Le Maître d'armes 
Écossais), or compleat small-swordman, etc. 

By W. H. gent. — Edinburgh, Printed by. 
John Reid, Anno Dom. 1687. 

In-80 ; 1 2 planches sur cuivre, hors texte. 

Privilège. Dédicace à la noblesse écossaise. 
Lettre. Avertissement. 

Le premier livre d'escrime qui ait paru 
dans les Trois- Royaumes. 

William Hope, gentilhomme écossais, 
consacra la plus grande partie de sa vie à 
Tétude de Part des armes où il acquit une 
célébrité. Dans la suite et à des intervalles 
de quelques années, il publia trois autres 
ouvrages ici mentionnés et qui prouvent 
les progrès obtenus par lui, en même 



BIBLIOGRAPHIE 71 

temps que rimpulsion et Tencouragement 
qu'il sut donner a Tescrime dans son pays. 

* H OPE, William. — En 1692, une seconde 
édition de : The scots Fencing-Master (Le 
Maître d'Armes écossais'), fut publiée à Londres 
avec ce nouveau titre :The Compleat Fencing- 
Master : In wich is fully described the whole 
Guards, Parades and Lessons, Belonging to the 
Small-sword, etc. 

lUustrated with Figures Engraven on Cop- 
per-plates, representing the most necessary 
Postures. — The second Edition. 

By sir W. Hope, Kt. — London, Printed for 
Dorman. Arms in the Pouhrey^ 1692. 

Les planches sont les mêmes que celles de 
rédition originale et le texte semblable. 



* HOPE, William, 1694 (anglais). 

The Sword-Man's Vade Mecum : or, a pre- 
servative against the surprize of a sudden 
Attack with sharps, etc. 

. By sir William Hope, Kt. Author of the 
Compleat Fencing-M asters. — London : Prin- 
ted, and are to be sold by J. Taylor at the 
ship in St. Paul's Church-Yard, and S. Hol- 
ford at the Crown in the Pall-Mall, 1694. 

In-8. Préface. Lettre. 

Dans ce petit guide, ou Vade-Mecum de 
Tescrimeur, comme Pindique son titre, 



yZ BIBLIOGRAPHIE 

William Hope présente une étude sur les 
qualités qu'il faut développer chez l'homme 
d'épée et la fait suivre de remarques et 
d'observations pratiques empruntées à dif- 
férents maîtres et auteurs. 

Cet ouvrage contient une lettre curieuse 
adressée à William Hope par un Maître 
d'armes écossais, William Machrie, qui était 
juge et arbitre dans le noble art de Vépée, 



* HOPE, William, 1707 (anglais). 

A New, short, and Easy Method of Fencing : 
or, The Art of the Broad and Smali-Sword 
rectified and compendiz'd Wherein, etc. 

By sir William Hope of Balcomie, Baronet, 
Late Governour of the Castle of Edinburg. 

« Gladiatura, non solum ad honoris, Vitœ» 
que conservationem ; sed etiam ad Corporis 
atque animœ relaxationem^ perquam necessa-^ 
ria. » — Edinburg : Printed by J. Watson, in 
Craig's-Closs, on the North-fide of the Cross. 
1707. 

In-4<> renfermant 16 gravures sur cuivre tirées 
dans une grande feuille pliée. 

Dédicace. Avertissement aux Maîtres. 

Considérée comme l'œuvre principale de 
W. Hope et contient en dehors de la ques- 
tion didactique qui est fort bien traitée, 



BIBLIOGRAPHIE jZ 

une série de réflexions et des conseils aux 
maîtres et amateurs. 

Le livre donne aussi les détails con- 
cernant l'institution d'une Société Royale 
d'escrime à établir en Ecosse, avec ses 
règles, libertés et immunités. A Tépoque 
des premiers projets de cette Société en 
1692, dont W. Hope fut l'instigateur, une 
décoration spéciale fut créée et donnée à 
ses premiers membres. Le modèle de cette 
décoration se trouve reproduit en gravure 
dans un ouvrage de Hope, qui est ici men- 
tionné, et qui fut publié en 1724. 

*HOPE. — En 1714, une seconde édition de 
cette œuvre de William Hope fut réimprimée à 
Edimbourg, dans le format in-8<». 



* HOPE, William, 1724 (anglais), 
A Vindication of the true Art of Self- 
Defence. With a proposai to the Honourable 
Members of Parliament for Erecting a Court 
of Honour in Great-Britain. Recommended to 
ail gentlemen, but particularly to the soldiery. 
To wich is annexed a Short, but very useful 
Mémorial for Sword-Men. 

By sir William Hope Baronet, late Deputy- 
Governour of Edinburg Castle. 






74 BIBLIOGRAPHIE 

Edinburgh : Printed by W. Brown, 1724. 

In-80 renfermant les 16 planches indiquées 
dans l'ouvrage précédent et le modèle de la dé- 
coration dont nous avons parlé plus haut et 
qui forme ici le frontispice de l'ouvrage. 

W. Hope s'occupe surtout d'une sorte de 
règlement du duel et du point d'honneur, 
développant ses avis sur la manière de ré- 
gler les rencontres. 



HUND, 16 II (allemand). 
L'Art de l'Escrime avec le fleuret. Leipzig, 
161 1. — In-40. 



* KAHN, Friedrich-A. , 1739 (allemand). 

Anfangsgrùnde Der Fechtkunst nebst einer 
Borrede von dem Nutzem der Fechtkunst 
und den Fortzùgen dieser Anweisung heraus 
gegeben von Anthon Friedrich Kahn, Fecht- 
meister auf der Georgius Augustus Universitàt 
zu Goettingen. — Goettingen, Gedruckt bey 
Schultzen Universitàst-Buchdrucker. 1739. 



BIBLIOGRAPHIE yb 

In-40 contenant un portrait de Fauteur, gravé 
sur cuivre par F. Fritsch, d'après un tableau 
de Cuerland et 25 planches à 3 gravures sur 
cuivre tirées hors texte. Ces planches ont été 
dessinées par Schmauss Mathem et gravées 
par Fritsch, de TÂcadémie de Goettingue. 

Dédicace. Préface. 

Kahn fut un des Maîtres les plus re- 
marquables de r Allemagne, et le traité 
qu^il a composé a fait autorité à cette épo- 
que. Des gravures de cet ouvrage ont été 
exécutées diaprés des peintures de Cuerland. 

KAHN. — En 1761, une seconde édition de 
l'œuvre de Kahn, en tous points conforme à 
rédition originale, fut imprimée à Helmstàdt, 
chez Christian Friedrich Weygrand. 



KIEMMAN, Heinrich, 1834 (allemand). 
Traité complet d'escrime d'après les princi- 
pes. — Lepzig, 1834. — In-8®. 



KOPPEN, 161 9 (en allemand). 
Discours sur Tart de Tescrime. — Magde- 
bourg, 161 9. — In-folio. 



J 



y6 BIBLIOGRAPHIE 

KOTHE, Friedrick, 1841 (allemand). 

Das Ganze der Fechtkunst oder : Ausfûhrli- 
ches Lehrbuch, die Fechtkunst in ihren vers- 
chiedenen zweigen grûndlich zu erlernen; 
von F. Kôthe, Nordhausen, 1841. — In-S*». 



LABAT, vers 1690 (français). 

In-i2. — Imprimé à Toulouse, avec planches. 



* LABAT »^ 1696 (français). 

L'art en fait d'armes, ou de Tépée seule, avec 
les attitudes, dédie à monseigneur le Comte 
d'Armâignac, Grand Écuyer de France, etc., 
par le sieur Labat, Maître en fait d'armes, de 
la Ville et Académie de Toulouse. 

A Toulouse, chez J. Boude, imprimeur du 
Roy, des Estats de la Province de Languedoc, 
de la Cour, etc. — Se débitent chez l'auteur, 
prez les Jacobins. — 1696, avec permission. 

Petit in-80 renfermant 12 planches gravées 
sur cuivre, par Simonin, et tirées hors texte. 
Dédicace. Préface. Permission. 



BIBLIOGRAPHIE 77 

Ce Traité est un de ceux qui ont contribué 
à établir la supériorité de l'École française. 

Avec un aspect moins brillant et moins 
étendu que les ouvrages de : de la Touche, 
le Perche et de Liancour, ce petit livre de 
Labat est, au point de vue technique, un 
des plus sérieux de cette époque, et on 
peut en donner la preuve en consta- 
tant que le Traité d'Angelo, à Londres, 
1763 ; celui de Martin, à Strasbourg, 1734; 
celui d'Andrew Mahon, à Dublin, 1734, 
suivent la marche indiquée par ce Maître. 

A la fin, Labat nous donne une pièce, la 
seule en ce genre qui nous soit connue, à 
savoir : une copie du règlement des anciens 
Assauts. Celui dont il nous expose les 
différents articles était en vigueur dans les 
concours d'escrime des Jeux floraux et à 
l'Académie d'armes ^ de Toulouse. 



* LABAT, 1701 (français). 

Questions sur Tart en fait d'armes ou de 
répée, dédiées à monseigneur le duc de Bour- 
gogne, par le sieur Labat, Maître au dit art de 
la Ville et Académie de Toulouse. 

A Toulouse, chez M. G. Robert, maître ès- 
arts et imprimeur à la rlie Sainte-Ursule. Avec 




78 BIBLIOGRAPHIE 

permission, 1 701 . — Se débitent chez TAutheur, 
près les Jacobins. 
Petit in-4®. — Dédicace, préface, permission. 

Dans ce petit questionnaire, Fauteur 
prouve une fois de plus sa connaissance 
parfaite de son art et les soins qu'il appor- 
tait à son enseignement. 



LAFAUGERE, Justin "», 1820 (français). 

Traité de Tart de faire des armes, par M. L.-J. 
Lafaugère. Prix : 6 francs. — Se vend chez 
l'auteur, rue Mulet, n® 22, Lyon, 1820. 

In-80 : 2 tableaux de planches pliées, au trait. 

Dédicace au baron d'Ivry. Notice historique. 

La méthode de Lafaugère, un peu éta- 
blie par lui d'après des dispositions et des 
moyens qui lui étaient exceptionnellement 
personnels, est reconnue d'une application 
et d'un enseignement difficiles. 

Il en est peu d'ailleurs, qui pourront 
profiter de l'étude de ces grands dépla- 
cements de main et de pointe et de ces 
théories de coups compliqués qui ont fait 
de Lafaugère un tireur merveilleux, il est 
vrai, mais unique dans son genre. 

LAFAUGÈRE. — En 1825, une seconde 



BIBLIOGRAPHIE 79 

édition du traité de Lafaugère, renfermant 
un portrait militaire de Tauteur, a été imprimée 
à Paris, par Bouchard, rue des Petites-Ecuries. 



LAFAUGERE, J., 1841 ? (français). 

L'esprit de Tescrime, poème didactique, par 
J. Lafaugère, auteur d^un traité de Tart de faire 
des armes. — Paris, Garnier, libraire-éditeur. 
A Lyon, chez Fauteur, place des Terreaux. — 
Imprimerie de Klefer, Versailles. 

In-80^ renfermant un portrait de l'auteur li- 
thographie, signé E. Sans. — Considérations 
préliminaires par de Tourgon-Montbar. 

Dédicace au duc de Rohan^ prince de Léon. 
Avertissement de Tauteur. 

Tiré à 600 exemplaires et vendu au bénéfice des inon- 
dés de Lyon. 

Sans que Ton puisse comparer, au point 
de vue du style, ce poème à celui de 
Lhomandie, il faut cependant applaudir à 
Pessai littéraire du maître d^armes qui à su 
exprimer en vers un langage aussi difficile 
que celui de l'escrime raisonnée. 

A Poccasion de ce livre, Lafaugère fit à la 
mémoire de son maître le quatrain suivant : 

« Généreux Daressy, dans la nuit éternel le. 
Le temps n'emporte pas les talents, les bienfaits. 
Aux soupirs de mon cœur ton souvenir se mêle, 
Comme ta gloire à mes succès. • 






8o BIBLIOGRAPHIE 

LAMBERTINI, Vittorio, 1870 (italien). 

Trattato di scherma. Teorico pratico illustrato 
délia moderna Scuola italiana di Spada et Scia- 
bola. Dedicato al nobil signore Conte Aldo- 
brando Malvezzi de Medici. 

Opéra originale del Maestro d'armi Vittorio 
Lambertini. — Bologna, Presso Tautore, Via 
Luigi Zamboni. — 1870. 

In-80 renfermant un frontispice lithographie 
encadrant les trois portraits des Lambertini ; 
29 planches lithographiées et tirées hors texte. 

Lambertîni donne en tête de son livre 
une notice bibliographique sur rescrîme. 



* LEBKOMMER, H., 1329-36? (allemand). 

Der Altenn Fechter // an fengliche Kunst. 
Mit sampt verborge // nen heymlicheyttenn, 
Kâmpffens/ Ringens/ Werffens, etc. Figîirlich 
fûrgemalet, Biszher, ni an tag kommen. 

(Eléments de Vart de vieux Maîtres d'A rmes,) 

ZU Franckfurt am Meyn, Chr. Egen. (A la 
fin), Zu Franckfurt am Meyn, Bei Christian 
Egenolph. S. d. In-4<^; avec figures sur bois. 

Note tirée du catalogue de la bibliothèque 
Firmin-Didot dans la vente de laquelle ce livre 
est monté à 85 francs, 

« Livre extrêmement rare dont l'édition in^ 
folio a seule été décrite au Manuel. Les gra- 
vures sur boiSy imprimées dans le texte^ sont 
deHans Brosamer, d'après les dessins d'Albert 



BIBLIOGRAPHIE 8l 

DijRER, qui se trouvent dans /'Oplodidascalia, 
manuscrit conservé dans la bibliothèque de la 
Madeleine, à Breslau, Le texte est de Hans 
Lebkommer de Nuremberg, » 

Premier livre connu sur Pescrime alle- 
mande. 



* LEBRUN. — Vers 1760 (français). 
Galimatias. — Paris. 

Tout fait supposer que ce petit ouvrage 
introuvable, du célèbre maître français Le- 
brun, est une sorte de satire dirigée contre 
plusieurs Ecoles de son temps. 

Des livres d'alors en font seuls mention. 



LEGOUVÉ, Ernest, 1872 (français). 
Un tournoi au xix® siècle, par E. Legouvé, . 
de TAcadémie française, Lemerre, éd. 1872. 
In-40, avec titre en deux couleurs. 

Plaquette donnant la physionomie his- 
torique d'un assaut dans la Salle d'armes 
de Robert aîné, avec des considérations 
philosophiques sur l'escrime. 



82 BIBLIOGRAPHIE 

LEGOUVÉ, E., 1876 (français). 

Deux épées brisées (Bertrand et Robert), par 
Ernest Legouvé. Paris, OllendorfiF, 1876. 

« Tout Français étant obligé de servir, tout 
Français doit savoir tenir une épée, » 

In-80, dédié au prince Georges Bibesco. 

Aperçu biographique sur les deux célè- 
bres Maîtres Bertrand et Robert aîné. î 



LHOMANDIE, P.-F.-M., 1821 (français). 

La Xiphonomie, ou Tart de rescrime, poëme 
didactique en quatre chants; par P.-F.-M. L.^ 
amateur, élève de feu Texier de la Boëssière. 

Angoulême. Imprimerie Broquisse, 1821. 

In-8®. Dédicace au comte de Bondy '". 

Exposé des éléments de Tescrime dans 
Pavant-propos, suivi de l'historique et d'une 
théorie de Pépée présentés en vers d'une 
façon aussi exacte et logique qu'élégante. 



LHOMANDIE, P.-F.-M., 1 840 (français). 
En 1840, une seconde édition de la Xipho- 
nomie parut à Angoulême ; par Lefraise. 

Cette seconde édition, quoique corrigée 
et augmentée, est moins intéressante; on n'y 



BIBLIOGRAPHIE 83 

trouve plus les notes historiques de Tédi- 
tion originale ; la partie technique y est 
plus développée et les vers remaniés. 



* LIANCOUR 'S Wernesson de, 1686 (fran- 
çais). 

Le Maistre d'armes ou T Exercice de Tespée 
seuUe dans sa perfection. — Dédié à Monseigneur 
le duc de Bourgogne par le sieur de Liancour. 
Les attitudes des figures de ce liure ont esté po- 
sées par le sieur de Liancour et gravées par 
A. Perrelle. — A Paris, chez l'auteur, fauxbourg 
St-Germain, rtie des Boucheries. 

In-4® oblong, renfermant : un frontispice en- 
cadrant le faux titre, un titre, le portrait de 
Liancour gravé sur cuivre par Langlois, d'a- 
près un tableau de Monet, et 14 planches 
sur cuivre par Perrelle et tirées hors texte. 

Dédicace. Préface. 

Les premiers exemplaires de Pœuvre de 
Liancour ne contiennent pas Iq privilège , 
ils sont de suite reconnaissables par cette 
remarque qu'ils ne portent, au bas du 
titre, ni date, ni indication de privilège. 

Liancour aurait sans doute cherché tout 
d'abord à se soustraire aux coûts et charges 
de cette formalité, et il en aurait éprouvé 
des tracas judiciaires ; on peut le prévoir par 



84 BIBLIOGRAPHIE 

la formule du privilège dont il dut aus- 
sitôt se pourvoir, et qui porte « par grâce 
et privilège du roy ». 

Le traité de Liancour, qui fut un réfor- 
mateur, est justement considéré comme un 
des beaux et des meilleurs ouvrages qu'a 
produits notre ancienne escrime. 

Non seulement les Maîtres français, mais 
bon nombre d'auteurs étrangers de son épo- 
que, le citent et ont souvent puisé dans ses 
théories qui ont fait École et qui ont placé 
Liancour à la tête de Pescrime française 
du XVII® siècle. 

♦ LIANCOUR. — En 1692, une seconde édi- 
tion de rœuvre de Liancour a été imprimée à 
Amsterdam, chez la Fueille. 

Cette édition, dont le format est réduit, ne 
contient pas le portrait du Maître ; le frontis- 
pice et les planches y ont été regravés en faible 
imitation de ceux de l'édition originale. 



LIPSIUS, Justus, 1604 (en latin). 

Ivsti Lipsi Saturnalivm sermonum llbri duo ; 
qvi de Gladiatoribus. Editio vltima et castiga- 
tissima. Cum aeneis Figuris. — Antverpise, ex 
officina Plantiniana, apud loannem Moretum. 
cId. Id. g. IV. Cum Privilegiis Caesareo et Regio. 



BIBLIOGRAPHIE 85 

In-4®, contenant 4 gravures sur cuivre, hors 
texte et 10 gravures dans le texte. 

Dédicace. Lettre. 

Livre dont il existe plusieurs éditions. J'in- 
dique ici la dernière, regardée comme une des 
meilleures par les soins apportés à l'impression 
et aux planches qui ont été refaites. 

La présence de cet ouvrage est expliquée 
dans cette bibliographie par le côté fantai- 
siste, mais intéressant, des actions d^épée 
que présentent les planches, et par l'histo- 
rique du rôle et des coutumes des gladia- 
teurs dans l'ancienne Rome. 



LONNERGANN. — 1772 (anglais). 

Le Guide de Tescrime. Londres, 1772. In-S®. 



* MAHON, Andrew, 1734 (irlandais). 
The art of Fencing, or the use of the Small 
Sword. Translated from the French of the late 



86 BIBLIOGRAPHIE 

celebrated Monsieur L'Abbat , master of that 
Art at the Academy of Toulouse. 

By A. Mahon, professor of the Small Sword. 

Dublin : Printed by James Hoey, at the 
sign of Mercury in Skinner Row, 1734. 

In- 1 2, avec 1 2 planches sur cuivre, hors texte. 

Traduction en anglais du traité de 1696, 
de Labat. Les planches y ont été copiées. 
Le seul Traité connu en Irlande. 



* MANCIOLINO, Antonio, i53i (italien). 

Di Antonio Manciolino Bolognese opéra 
nova dove li sono tutti li document! et van- 
taggi che si ponno havere nel mestier de TArmi 
d'ogni sorte novemente correcta et stampata. 
Venegia per N.d'AristotiledettoZoppino. i53i. 

In-80 avec figures sur bois dans le texte. 

Un des premiers traités italiens, n'in- 
diquant qu'une ébauche des bases de Pes- 
crime. Les gravures sont de simples orne- 
ments étrangers au texte. 



MANGANO, GuiDO- Anton 10, 1781, italien. 
Riflessioni filosofiche suUa Scherma. 
Pavie, 1 78 1 . — In-80. 



BIBLIOGRAPHIE 87 

» MARCELLI, F.-Antonio, 1686 (italien). 

Regole délia Scherma insegnate da Lelio, 
e Titta Marcelli, scritte da Francesco Antonio 
Marcelli figlio e nipote e Maestro di Scherma 
in Roma. Opéra non meno utile che necessaria 
a chiunque desidera far profitto ni questa Pro- 
fessione. Dedicata alla sacra Real Maesta di 
Christina Alessandra Reginadi Svetia. 

(Parte Prima). Regole délia Spada sola. 

In Roma, Nella Stamperia di Dom. Ant. Er- 
cole 1686. — Con licenza de' superiori. 

(2« partie). Regole délia Scherma, parte se- 
conda. Nella quale si spiegano le Regole délia 
Spada, e del Pugnale. Insegnate da Titta Mar- 
celli. Con le regole di maneggiar la Spada coP 
Brocchiere, Targa, Rotella, Cappa, Lanterna. 
CoU modo di Giocar la Spada contro la Scia- 
bla, etc. (Comme ci-dessus.) 

In-4° en deux parties, avec un frontispice ren- 
fermant sept portraits en médaillons gravés 
sur cuivre et représentant les maîtres de la 
famille Marcelli; gravures sur cuivre dans le 
texte. 

L'ouvrage de Marcelli renferme une pe- 
tite revue bibliographique, et l'escrime 
italienne de cette époque y est repré- 
sentée avec les améliorations apportées par 
les Marcelli. Les planches, très naïves, sont 
de l'auteur lui-même. 



88 BIBLIOGRAPHIE 

MARCHIONNI, Alberto, 1847 (italien). 

Trattato di Scherma sopra un nuovo sistema 
di Guioco misto di Scuola Italiana et Francese. 
Opéra originale di Alberto Marchionni. 

Firenze.DaiSipidi Federigo Bencini. — 1847. 

In-8<> ; 5 planches et gravures dans le texte. 

Exposé d^un système assez répandu en 
Italie et qui consiste un un mélange d^école 
italienne et française, appelé : jeu mixte. 



MARCO, Alessandro di, 1758 (italien). 

Ragionamenti Accademici intorno alF arte 
délia Scherma di di Marco, professore di 
Scherma Napoletano. Napoli, 1768. — In-8<». 



MARCO, Alessandro di, 1759 (italien). 

Discorsi instruttivi ne quali si tratta in par- 
ticolare interno air arte délia Scherma, da 
A. di Marco. Napoli, 1759. — In-80. 



MARCO, Alesandro di, 1761 (italien). 

Riflessioni fisiche e geometriche circa la mi- 
sura del tempo, ed equilibrio di quello, e délia 
natural disposizione, ed agilta del competitore 
in materia di Scherma, etc. 



BIBLIOGRAPHIE 89 

Di Alesandro di Marco, professore di Scherma 
Napolitano, maestro de due nobili Collegy 
Capece, e Macedonio, e d'altri cavalieri. 

Dedicato ail ilL, ed exe. Signore Francesco 
Capece Minutolo Patrizio Napolitano. In Na- 
poli, 1761. Con licenza de superiori. — In-12. 



* MAROZZO, Achille, i536 (italien). 

Opéra nova de Achille Marozzo, Bolognese, 
Maestro Générale de «U^fe de Parmi. 

(A la fin) : Mutinae, in oedibus venerabilis. 
D. Antonii Bergolae Sacerdotis, Ac Civis 
Mutin, xxiii, Idus Maii, i536. 

In-4®, frontispice gravé sur bois et encadrant 
le titre ; 82 planches également sur bois ; plu- 
sieurs d'entre elles se répètent. Dédicace. 

On reconnaît chez Marozzo le produit, 
non d'une de ces impressions monastiques 
si répandues alors, mais bien d'une presse 
particulière exploitée par Antoine Bergola, 
prêtre de Modène. 

Les figures qui accompagnent le texte 
formeraient la partie la plus remarquable 
de cet ouvrage, s'il ne se distinguait pas 
de beaucoup d'autres livres ornés par une 
singularité plus curieuse encore et plus 
rare. Dans sa dernière partie, qui a pour su- 
jet le combat au poignard, il n'y a pas deux 



QO BIBLIOGRAPHIE 

pages dont la justification soit la même ! 
Au lieu des parallélogrammes habituels, 
ce sont des losanges , des hanaps , des 
verres à boire, des figures pyramidales où 
le typographe semble avoir épuisé tous 
les moyens de dessiner une page avec un 
composteur. 

Marozzo est le premier auteur qui ait 
écrit sur l'escrime d'une façon à peu près 
définie; ses devandgrs n'ont fajt.g[u'ébau- 
cher quelques principes ; les auteurs qui 
ont écrit après lui le consultent souvent. 

* MAROZZO, i55o(3« édition). 
Stampata in Venetia par Gioâne Padouano. 
Ad nistantia de Marchior Sessa. — i55o. 

La seconde édition de Marozzo reproduit 
exactement la première. 



* MAROZZO, vers i568 (3« édition). 

Une troisième édition, qui ne porte ni date 
ni lieu d'impression, et qui donne exactement 
le frontispice et les planches sur bois des 
deux premières éditions, mais avec des caractè- 
res d'impression différents, a été faite vers 1 568. 

Cette hypothèse de date repose sur la 



BIBLIOGRAPHIE 91 

grande similitude d'impression qui existe 
entre cette édition et celle qui suit dont 
les planches sont gravées sur cuivre, et qui 
parut aussi en i568. 



* . MAROZZO, 1 568 (4» édition). - 

Arte deir Armi de Achille Marozzo Bolo- 
gnese, Ricorretto, et ornato di nuove figure 
in rame, In Venetia appresso A. Pinargenti. 
i568. 

In-40 ; frontispice contenant le titre ; planches 
sur cuivre dans le texte. 

Dédicace à Don Giovanni Manriche par le 
peintre Giulio Fontana, aux soins duquel on 
doit cette édition remaniée. 

Cet ouvrage, que quelques auteurs con- 
sidèrent à tort comme étant l'œuvre de Ma- 
rozzo fils, n'est en réalité que la quatrième 
édition du livre précédent ; mais les plan- 
ches sont sur cuivre au lieu d'être sur bois, 
et dans le texte ; les progrès faits dans l'in- 
tervalle qui s'est écoulé depuis la pre- 
mière édition ont été consignés. 

A ce point de vue, il nous représente 
exactement les résultats alors acquis dans 
le maniement de l'épée et prouve la su- 
périorité de l'école italienne à cette époque. 



92 BIBLIOGRAPHIE 

MAROZZO. — En i6i5, une cinquième édi- 
tion, conforme à la quatrième, parut à Vérone. 



MARTELLI, C, 1819 (anglais). 

An improved System of Fencing wherein the 
use ofthe small Word, etc. By C. Martelli, Late 
Pupil of the Academy at Florence, and Per- 
ceptor to many of the Nobility of Paris. — 
London ; Printed by J. Chancery Bailey, 
Lane, 1819. 

In- 12 avec une planche pliée contenant 12 
gravures sur cuivre. — Préface. 



* MARTIN, 1737 (français). 

Le Maistre d'armes ou Tabrégé de l'exercice de 
répée, démontré par le sieur Martin, Maistre 
en fait d'armes de l'Académie de Strasbourg. 
Orné de figures en taille-douce. A Strasbourg, 
chez l'auteur, au Poél des Maréchaux. — 1737. 

In-i 2 avec 16 planches sur cuivre, hors texte. 

Approbation des Maistres jurés de Paris. Dé- 
dicace à Monsieur de Klinglin. Avis au lecteur. 

Les gravures, naïvement dessinées, sont, 
ainsi que le texte, inspirés du Labat. 



BIBLIOGRAPHIE 98 

* MENDOZA Y QUIXADA, 1675 (espagnol). 

Resumen de la Verdadera destreza de las Ar- 
mas, etc. A la C. S. R. M. de D. Carlos IL N. 
Senor Rey de las Elspanas, ano 1675. 

Por D. Miguel Ferez de Mendoza yQuîxada 
quien aliciono y enseno la Destreza à su Alteza 
el Serenîssimo Senor, D. Baltasar Carlos (que 
Dios tiene], de la camarâ del Serenissimo 
Senor, Don Juan de Austria, y su Maestro de la 
Destreza, natural de la Ciudad de Logrono. 

Con privilegio. — En Madrid por F. Sanz. 

Petit in-40. Dédicace. 



MERELO, 1878 (espagnol). 

Manual de Esgrima, recapitulacion de las tre- 
tas mas principales que constituyen la verda- 
dera esgrima del sable espanol y del florete. 

Por D. José Merelo y Casademunt, professor 
de esgrima, que ha sido de varias Academias 
militares, y en la actualidad, de la del cuerpo 
administrativo del e)ercito. 

Madrid, establecimiento typografico de {l. La- 
bajos, calle de la Cabeza. 1878. In-80 oblong. 



* MEYER, JoACHiM, 1570 (allemand). 

-Grundtliche Besthreibung, der freyen Ritter- 
lichen und Adelichen kunst des fechtens/ in 
allerley gebreuchlichen Mehrem/ mit vil schô- 
nen und nlizlichen Figuren gezieret und fur- 



94 BIBLIOGRAPHIE 

gestellet. Description du libre, chevaleresque et 
noble art des escrimeurs^ par Joachim Meyer^ 
Maître d* armes à Strasbourg, — iSyo, 

(A la fin) Getruckt zù Strasburg bey Thie- 
bolt Berger com Weynmarkt zùm Treubel. 

In-40 oblong renfermant un frontispice gravé 
sur bois encadrant le titre en rouge et noir; au 
verso, les armes du duc de Bavière, formant 
second frontispice et 71 gravures également 
sur bois. Plusieurs gravures se répètent. 

Introduction. Préface. 

Meyer est le plus renommé des anciens 
Maîtres d'armes allemands, et son splen- 
dide ouvrage, avec celui de Lebkommer et 
de Jacob Sutor, sont les plus importants de 
ceux parus en Allemagne. Le frontispice 
et les planches, chargés d'ornements di- 
vers, peuvent être classés dans les meil- 
leures productions en gravures sur bois de 
la vieille École allemande. 

Meyer a fait œuvre originale dans la 
méthode qu'il indique, et il a, de plus, le 
mérite de nous faire connaître toutes les for- 
mes de l'escrime usitée alors en Allemagne. 

MEYER. — En 16 10, une seconde édition 
de ToBuvre de Meyer, en tous points conforme 
à la première, fut imprimée à Augsbourg. 

L'impression de cette édition est moins 



BIBLIOGRAPHIE 9^ 

• 

soignée et les planches apparaissent fati- 
guées, ce qui ferait croire que l'édition ori- 
ginale a été tirée à assez grand nombre. 



MICHELI, Michèle, 1798 (italien). 

Trattato in Iode délia nobile e cavalleresca 
arte délia Scherma. Directo ai Nobili e Citta- 
dini Toscani, — In Firenze, 1798. Nellastampe- 
ria grand ducale. Con approvazione. 

Petite brochure in-S». 



* MILLER, J. (Capitain), 1738 {en anglais). 

In-folio, album d'escrime sans titre, par 
Miller; comprenant i5 planches richement or- 
nementées et encadrées ; les gravures ont été 
dessinées et gravées par Scotin. 

La première page représente un portrait 
de Miller, d'après un tableau de P. le Bou- 
teux. A gauche de ce portrait se trouve une 
dédicace, à droite une colonne serrée de texte 
explicatif. 

Les ornements de toutes les planches sont 
différents et encadrent les armes de plusieurs 
Princes et Seigneurs à chacun desquels une 
planche est dédiée. 

Cet Album est une des beautés biblio- 
graphiques de l'escrime. 






96 



BIBLIOGRAPHIE 



MILLOTTE, 1864 (français). 
Traité d'escrime, pointe, par Millotte. Paris, 
Dumaine, libraire de Tempereur. 1864. In- 18. 

Petit manuel destiné à Parmée. 



MONICA, Francesco, j68o (italien). 
La Scherma Napolitano. Parma, 1680. 



MONTAG, J.-B., s. d. (allemand). 

Neue praktische fechtschule auf Hieb und 
Stoss, sowie auf Stoss gegen hieb und hieb 
gegen Stoss. von J.-B. Montag Lebrer der 
Fechtkunst, — Wriezen a. D. Verlag. von F. 
Riemschneider. (Imprimé vers 1840.) 

In-8<^ ; 1 5 planches lithographiées, hors texte. 



MOREAU ", 181 5 (français). 
Essai sur Tart de Tescrime, par Moreau, 
maître d'escrime et capitaine retraité. 
Nantes, i8i5. — In-S». 



BIBLIOGRAPHIE 97 

* NAVARRE, C, 1775 (français). 

L'art de vaincre par l'épëe , dédié à messieurs 
les Gardes-du-Corps du Roi de la Compagnie 
de Noailles, par M. C. Navarre, Maître d'armes 
de la première Compagnie de la Maison du 
Roi. — Prix : 24 sols. 

A Paris, chez les libraires du Palais-Royal 
et du quai de Gesvres; à Versailles, chez les 
libraires de la galerie des Princes — 1775 — 
avec approbation de la Compagnie. — In- 18. 

Résumé didactique et règlements alors 
en usage dans les Salles d^armes. 



* OLIVIER, 1771 (français et anglais). 

L'art des armes simplifié, ou nouveau traité 
sur la manière de se servir de l'épée, enrichi 
de figures en taille-douce, représentant toutes 
les différentes attitudes d'où dépendent les 
principes et la grâce de cet art, peintes d'après 
nature; exécutées supérieurement et delà ma- 
nière la plus élégante. 

Par M. Olivier. Élève de l'Académie Royale 
de Paris et maître en fait d'armes. 

Sine Régula y sine Delectatione. 



gS BIBLIOGRAPHIE 

A Londres : chez Jean Bell, libraire , près 
d'Exeter Change, dans le Strand. 1771. 

In-8oavec frontispice, représentant Tintérieur 
animé de la Salle d'armes d'Olivier, à Londres, 
dessiné et gravé par Ovenden; 8 planches 
gravées sur cuivre, par Ovenden, et tirées hors 
texte. Le titre et le texte sont donnés en 
anglais et en français. Dédicace. Préface. 

L'auteur présente dans ce traité les prin- 
cipes de Tescrime tels qu'ils étaient alors 
enseignés par PAcadémie d'armes de Paris, 
où Olivier avait été élève. 



♦OLIVIER. — En 1780, une seconde édition 
revue et corrigée de l'œuvre d'Olivier, fut 
imprimée à Londres, de nouveau chez J. Bell, 
et dédiée au comte d'Aharrington , dont les 
armes y sont représentées. 

Ce traité renferme le même frontispice, mais 
14 autres planches dessinées par J. Roberts, 
gravées sur cuivre par D. Jinkins, Goldar, 
W. Blake, C. Grignon, et tirées hors texte. 

Ces gravures sont supérieures à celles 
delà réédition, mais mal numérotées. 



BIBLIOGRAPHIE 99 

* PACHECO DE NARVAEZ, Don Luys, 
1 599-1600 (espagnol). 

Libro de las Grandezas de la Espada (les 
Grandeurs de rÉpée) en qve se declaran Mvchos 
secretos del que compuso el Comendador Gero- 
nimo de Carrança. En el quai cada vno se 
podrà licionar, y deprender à solas, sin tener 
necessidad de Maestro que lo ensene. 

Dirigido à don Felipe III, Rey de las Espa- 
nas y de la mayor parte del mundo, N. S. 

Compuesto por D. Luys Pacheco de Naruaez, 
natural de la ciudad de Baeça, y vezino en la 
islas de gran Canaria, y Sargento mayor de la 
de Lançarote. — Con privilegio. 

En Madrid, por los herederos de I. Iniguez 
de Lequérica. Anno 1600. Este libro tiene, 
85 pliegos, vendese en la calle de Santiago. 

In-4<>, renfermant : un frontispice gravé sur 
bois encadrant le titre, le portrait de Tauteur, 
2 figures sur bois hors texte et de nombreuses 
petites gravures sur bois dans le texte. 

Approbation. Dédicace au roi. Privilège royal. 
Sonnets. Prologue. Au lecteur. Lettre. Résumé. 

Tous les exemplaires de cet ouvrage ne 
sont pas semblables; certains renferment 
le portrait du Maître et un titre orné. 

Si on en juge par les sonnets et les éloges 
insérés dans ce livre, à l'adresse de l'auteur, 
on peut affirmer que Pacheco de Narvaez 
eut en Espagne un succès égal à celui de 
S*-Didier en France et d'Agrippa en Italie. 




100 BIBLIOGRAPHIE 



Narvaez reconnaît avoir suivi les prin- 
cipes de Geronimo de Carrança, qu'il qua- 
lifie : d'inventeur de la Science de VÉpée, 

Ses explications sont aidées par de pe- 
tites gravures représentant les divers enga- 
gements de deux épées : leurs croisements, 
leurs angles et les lignes qu'elles doivent 
suivre pour les différents coups. 



*PACHECO DE NARVAEZ, Don Lvis, 
i6i2 (espagnol). 

Compendio de la filosofia y destreza de las 
armas, de Geronimo de Carrança. Por Don 
Lvis Pacheco de Naruaez. A Don F. de Rojas 
y Sandoual, segundo Duque de Cea. Con li- 
cencia. En Madrid, por L. Sanchez, ano 1612. 
In-40, quelques gravures sur bois dans le texte. 

Dédicace. Au lecteur. 

Cet ouvrage, également fait d'après les 
principes de Carrança, est une sorte de com- 
plément du traité précédent. 

L'auteur cherche aussi à y établir les rap- 
ports de son art avec d'autres sciences et à 
en démontrer les avantages physiques. 



BIBLIOGRAPHIE 101 

* PACHECO DE NARUAEZ, Don Lvis, 

1625 (espagnol). 

Modo facil y nvevo para examinarse los 
Maestros en la destreza de las armas; y en- 
tender sus cien conclusiones, o formas de Saber. 
Dirigido al Senor Vvolfango Guillermo, conte 
Palatino del Rhin, duque de Bauiera, etc. 

Por Don Lvis Pacheco de Naruaez, Maes- 
tro del Rey, Nuestro Senor, en la filosofia, y 
destreza de las armas, y mayor en los Reynos 
de Espana. 

En Madrid, Por Luis Sanchez, ano de 1625. 

Approbations. Dédicace. Préface. Petit in-S». 



* PACHECO DE NARVAEZ, Don Lvis, 
1672 (espagnol). 

Nveva ciencia, y filosofia de la destreza de 
las armas, sv teorica, y practica. A la Magestad 
de Felipe quarto, Rey, y Senor nvestro de las 
Espanas, y de la mayor parte del Mundo. 

Por Don Lvis Pacheco de Narvaez sv Maes- 
tro, y mayor en todos sus Reynos y Senorios. 

Con privilegio. — En Madrid : Por Melchor 
Sanchez. Ano de 1672. A costa de Manuel 
de Sossa, assentista de su Magestad. 

Préface. Sonnets. Approbation. Licence. In-80. 

Narvaez, le fils, sans doute, du précédent, 
a enrichi son Traité d'extraits et de citations 
tirés d'auteurs dont il donne les noms. 






T 



\ 




102 BIBLIOGRAPHIE 



PAGANO, Marc Antonio, i553 (italien). 
Disciplina deirarme. — Napoli, i553. In-40. 



* PALLADINI, vers 1570 (italien). 

Discorso di Camillo Palladini Bolognese 
sopra Tarte délia Scherma, come Tarte délia 
Scherma è necessaria a chi si diletta d'Arme. 

In-4<>obIong, renfermant 42 dessins originaux 
au crayon rouge. 

L'œuvre de Palladîni ^^ est manuscrite et 
n'a jamais été imprimée: il faut le regretter, 
car, quoique partisan des principes établis 
par Agrippa, l'auteur présente bon nom- 
bre d'aperçus nouveaux et mérite d'être 
placé à côté deGrassi, Capoferrus etGiganti. 



* PALLAVICINI, 1670 (italien). 

La scherma illvstrata composta da Morsicato 
Pallavicini Palermitano maestro di scherma. — 
In Palermo por Domenico d'Anselmo, 1670. 

In-folio, comprenant deux parties. — La 
première partie contient un frontispice avec 
portrait, un titre avec armes et 3i planches 
tirées dans le texte, le tout gravé sur cuivre. 

La seconde partie contient le même fron- 
tispice avec portrait et 36 planches. 

Dédicace. Au Lecteur. Privilège. 



BIBLIOGRAPHIE I03 

Pallavicini expose une méthode qui vise 
particulièrement à obtenir de l'élégance 
dans le maniement de l'épée. 

Le grand nombre de gravures qui se 
trouvent intercalées dans son texte expli- 
que le titre (TEscrime illustrée qu'il a 
donné à cet ouvrage. 



* PASCHEN, 1664 (allemand). 

Van Johann Georg Paschen. — Kurtzeiedoch 
deutliche beschreibung handlend fom Fechte- 
nauf den Stoss und Hieb. — Hall in Sachsen. 
— Gedrucht bey Melchior Delschlegeln. — (A 
la fin de la première partie) : Gedruckt im 
iahr 1664. 

Petit in-folio. Titre orné d'une gravure et 
43 planches sur cuivre hors texte représen- 
tant 173 positions. 

Dédicace à Jean-Adolphe, duc de Saxe. 



* LE PERCHE '\ 1676 (français). 

L'exercice des armes ou le maniement du 
fleuret. — Pour ayder la mémoire de ceux qui 
sont amateurs de cet art, par Le Perche, ce 
vand à Paris, chés N. Bonnart riie St-Jacques 
à TAigle. 

In-40 oblong; frontispice encadrant le titre et 






104 BIBLIOGRAPHIE 

35 planches gravées sur cuivre, et tirées hors 
texte; le texte est également gravé et encadré. 

Le livre de Le Perche ne porte ni date 
ni lieu d'impression, mais d'anciens cata- 
logues nous apprennent que Touvrage fut 
publié à Paris en 1 6j6 ; le nom de Bonnart, 
qui figure dans son titre, rend cette date 
très vraisemblable. 

Ce traité présente un texte peu développé, 
avec des planches naïves; Le Perche n'en 
compte pas moins parmi nos premiers au- 
teurs français; il faut surtout reconnaître 
en lui le véritable créateur de la riposte ; et 
si Ton considère que la riposte caractérise 
en partie la supériorité de l'Ecole française, 
on comprendra quels services ce Maître a 
rendus à la cause de son art. 



* LE PERCHE. — Vers lySo, une nouvelle 
édition de Tœuvre de Le Perche fut imprimée 
à Paris, chez la veuve Chéreau, par les soins 
d'un Le Perche, descendant de Tauteur. 

Dans cette nouvelle édition, 5 planches 
ont été ajoutées à la fin, et le nom de Bon- 
nart qui, dans le frontispice, figure comme 
vendeur, a été remplacé par le nom de la 



BIBLIOGRAPHIE I05 

veuve Chéreau, qu'on y a regravé ; à part 
ces deux modifications, cette seconde édi- 
tion est semblable à la première. 



FEREZ, G., 1878 (italien). 
Il sistema di Spada Radaelli guidicato dair 
arte délia scherma Lavoro, critico di G. Ferez. 
Verona.— Tip. di Gaetano Franchini, 1878. 
In-4<* : 7 planches lithographiées et pliées. 



FEREZ, Miguel, i665 (espagnol). 
Dextérité dans les armes. Madrid, i665.In-40. 



* FERINAT, D.Juan Nicolas, i 758 (espagnol). 

Arte d'esgrimir florete y sab® por les prin- 
cipios mas seguros facilie e intelligibles. 

For D. Juan Nicolas Ferinat, Maestro de 
Esgrima en la R« Académia de Cavalleros 
Guardias Marinas, princera obra tocante a 
este Arte. — Ano de 1758; (à la fin) : en Cadix. 
En la Imprenta de la Real Académia de Cavale 
leros Guardias Marinas. 

Fetit in-40 oblong; 36 planches sur cuivre. 



Q^A 



I06 BIBLIOGRAPHIE 

PERVENCHERE'^ R. delà, 1867 (français). 

Essais surrescrime, par R.de la Pervenchère, 
— Nantes. — Quai de la Fosse, 25. — Impri- 
merie du Commerce, Ev. Mangin, 1867. In-8®. 



POLLNITZ, L., 1820 (allemand). 
Das hiebfechten zu fuss and zu pferde. — 
Halberstadt, 1820. In-S». 

POLLNITZ. — En 1825, une seconde édi- 
tion a été faite dans la même ville. 



* POLYCARPE, DE Ss i588 (français). 

Sonnets contre les escrimeurs et duellistes, 
par Tabbé de S* Polycarpe. — Paris, Jamet 
Mattayer, i588. Petit in-40 de 10 feuillets, 
réglé sur velin fleurdelisé. 



PONITZ, Carl Edouard, 1828 (allemand). 

Die Fechtkunst auf den stoss; nach den 
grundsatzen des Herrn von Selmnitz und 
einiger andern Lehrer diser Kunst; bearbeitet 
von Carl Edouard Ponitz. 

Dresden und Leipzig, 1828. In-80. 



BIBLIOGRAPHIE IO7 

PREVOST, S. d. (vers 1860) (en français). 

Théorie pratique de l'escrime simplifiée pour 
l'enseignement mutuel, par Pierre Prévost. — 
Londres, Nissin et Parker. Plaquette in-S». 

Prévost a résumé les principes enseignés 
par le fameux Bertrand à la Salle d'armes 
duquel il avait été attaché plusieurs années. 



QUEHL, 1866 (allemand). 

Anweisung zur Fechtin auf stoss und hieb 
mit einer Anleitung zum Unnterricht grosse- 
rer abtheilungen ein Fechtin insbefondere in 
Turnvereinen ; von Fr. W. Quehl. Lehrer der 
Fechtkunst an der Universitat. 

Erlangen, Ferlag von E. Befold, 1866. In-i8. 

Petit Manuel à Pusage des étudiants. 



QUIJADA, 1675 (espagnol). 

Dextérité dans les armes. Madrid, lôyS. In-40. 




I08 BIBLIOGRAPHIE 

* QUINTINO, Antonio, i6i3 (italien). 

Gioielo di sapienza nel quale si contengono 
mirabili secreti e necessarii avertimenti per 
difendersi da gli huomini e da molti ani- 
mali, etc. Nuouamente dato in luce da me 
Antonio Quintino, ad instanza d'ogni spirito 
gentile. — Stampata in Genova, et ristampata 
in Milano per Pandolfo Malatesta, i6i3. 

In- 12, renfermant un portrait de Quintino 
et 1 5 gravures sur bois dans le texte. 

Curieux guide de défense qui indique la 
façon de se tirer d'affaire dans toutes es- 
pèces de mauvaises rencontres. 



* RADA D. '^ DE, lyoS (espagnol). 

Experiencia der instrumento armigero es- 
pada. — Por el Maestro de Campo D. Fran- 
cisco Lorenz De Rada. 

En Madrid, lyoS, por Diego Martinez, abad, 
impresor de libros, vive en la calle de la 
Gorgvera. 

Petit in-folio, avec frontispice ; titre en rouge 
et noir encadré et i6 planches sur cuivre. 



BIBLIOGRAPHIE IO9 

RADAELLI, GiusEPPE, 1876 (italien). 

Istruzione per la Scherma di Sciobala et di 
Spada del Prof. Giuseppe Radaelli, scrita d'or- 
dine del Ministero délia Guerra dal Capîtano S. 
del Frate. — Prezzo L. 7,5o. Milano. Litogra- 
fia Gaetano Baroffio, via délia Sala, 1876. 

In-40, avec 10 planches lithographiées et 
pliées. — Avertissement. 

Radaelli a voulu créer une méthode dont 
les disciples nombreux, d^ailleurs, portent 
le nom de Radaellistes. 

Cette méthode, que décrit ici le capitaine 
del Frate, est généralement suivie dans 
l'armée, mais se trouve souvent en lutte 
avec d'autres écoles italiennes. 



RAMIS, Heinrich, 1771 (allemand). 

Anweisung zur Fechtkunst. Mit kupfern. 
— Berlin, bey August Melius, 1771. 

In- 12, renfermant 4 figures gravées au trait 
sur cuivre et tirées hors texte. 

Traité à l'usage des Universités. 



ROBAGLIA, A., 1864 (français). 
Cours complet d'escrime. Théories sur le 
maniement de l'épée ou TArt de faire des armes, 




IIO BIBLIOGRAPHIE 

simplifié et démontré suivant les principes 
théoriques et pratiques, par Robaglia, capi- 
taine. Imprimerie de Fillon, à Fontenay (Ven- 
dée), 1864. In-i2. — Avant-propos. 



ROBAGLIA, A., 1 877 (français). 

De l'escrime, d'après les règles et les prin- 
cipes de nos meilleurs professeurs : La Boês- 
sière, Gomard, Lhomandie, Jean-Louis, Lafau- 
gère et Grisier, précédée d'une notice histo- 
rique sur le fleuret et les salles d'escrime. Par 
A. R. 16 planches explicatives. Paris, Félix 
Vernay, éditeur, 1877. 

In-80, avec planches lithographiées dans le 
texte. — Notice historique. 



ROGER, M., 1842 (français). 
Principes d'escrime, par Roger, professeur 
à l'Ecole polytechnique. Paris, 1842. In- 12. 



ROLAND, Joseph, i 809 (anglais). 

The Amateur of Fencing, or a Treatise on 
the Art of Sword-Defence Theoretically and 
experimentally explained, upon New Princi- 
ples. Designed chiefly for Persons who hâve 
only acquired a superficial knowledge of the 



BIBLIOGRAPHIE lit 

subject. By Joseph Roland, Fencing Master, of 
the Royal Military Academy, Woolwich, 
Dedicated to his Scholars. 

London. Printed for the Author and soldt at 
his. — Fencing et Broad Sword Academy, 
no 12, Greek Street, Soho Square, and at 
Egertons, Military Bookseller, Charing-Cross. 
Priée seven Shillings, 1809. 

In-80, renfermant une seule gravure sur 
acier, par Frewer, et pose'e par l'auteur. 

Roland, maître français qui s'établit à 
Londres, avait été élève, à Paris, du célèbre 
Danet. Son livre se ressent des principes 
de ce maître, et Roland a su y ajouter les 
progrès faits dans son époque. 



ROLAND, George, 1823 (écossais). 

A treatise on the theory and practice of the 
Art of Fencing, illustrated with twelve highly 
finished plates, and continued by easy and pro- 
gressive lessons, from the simplest position to 
the most complicated movements. — By George 
Roland, Fencing- Master at the Royal Aca- 
demy Edinburgh. — Edinburgh : Printed for 
archd. constable and company, Edinburgh; 
Hurst, Robinson and company, London : And 
sold by the Author at his Fencing Rooms, 
Royal Manège, Nicholson Street. 1823. 

In-80, avec 12 planches lithographiées, tirées 
hors texte. Dédicace-Préface. 



\t.' ^ 





\ 




\ 



112 BIBLIOGRAPHIE 

George Roland, fils du précédent, pré- 
sente une méthode élégante à laquelle il a 
joint des notes et remarques qui donnent 
un intérêt particulier à son ouvrage. 



ROLAND, George, 1887 (anglais). 

An introductory course of Fencing. 

By George Roland, Fencing Master of the 
Royal Academy, the Scottisch Naval and 
Military Academy, the Edinburgh Academy, 
and Author of a Treatise on the Theory and 
Pratice, of Fencing, etc.; 

Edinburgh : Published by the Author, and 
sold at his class-Rooms-^ n° 86, South 
Bridge; and by Oliver et Boyd, Tweed dale 
court; and Simpkin, Marshall. London, 1887. 

In-80; 5 tableaux lithographies. 

Réduction théorique du livre précédent. 

ROLAND. — Une seconde édition en a été 
imprimée à Edimbourg, sans date. 



* ROLANDO, GuzMAN, 1822 (anglais). 

The modem art of Fencing agreeably to the 
practice of the most e minent M asters in Eu- 
rope. By le sieur Guzman Rolando, of the acadé- 
mie des armes. — Carefully revised and aug- 



BIBLIOGRAPHIE Il3 

mented wirth a technical glossary, etc. — By 
Forsyth. Embellished with numerous plates. 

London : Printed for Samuel Leich, i8, 
Strand, 1822. — London, by S. and R. Bent- 
ley, Dorst Street. 

Petit in- 12, avec faux titre, 23 planches ti- 
rées en couleur et hors texte, dessinées par 
W. Derby et gravées par Sid. Hall. 

Dédicace au Prince Royal, duc d'York. 

• A son apparition, plusieurs exemplaires 
de ce livre ont été reliés uniformément 
en maroquin vert olive. Dans ce nombre, 
on recherche ceux qui portent sur les 
plats de la reliure Tempreinte d'un grand 
fer représentant deux escrimeurs; au- 
dessus et au-dessous d'eux , un autre fer 
marque : The modem art of fencing. 



ROLANDO, GuzMAN, 1826 (espagnol tra- 
duit de l'anglais). 

Nuevo arte de Esgrima, conforme à la pra- 
tica de los mejores Maestros de Europa. 

Por el senor Guzman Rolando, de la Academia 
de Armas. — Aumentado y corregido por J. S. 
Forsyth ; y traducido del Ingles por un Militar 
espanol. Londres : Publicado por Ackermann, 
1826. Londres : impreso por Carlos Wood 
Poppin's Court, Fleet Street. In-12. 



114 BIBLIOGRAPHIE 

Reproduction et traduction espagnole 
du traité de Rolando. Les 23 planches 
tirées en couleur y sont également repro- 
duites, mais exécutées avec moins de soin. 



ROUX, 1808 (allemand). 

Anleitung zur Fechtkunst nach mathéma- 
tish-physikalischen Grundsatzen bearbeitetvon 
Doctor Johann Wilhelm Roux, Lehrer der 
Mathematik und Fechtkunst am Pagen-Insti- 
tute zu Gotha. — Erstes Bandchen. — Die An- 
leitung zum Stossfechten enthaltend. Mit 10 
Kupfern. Jena, in Verlage der akademischen 
Buchhandlund, 1808. 

In-40, renfermant 5 tableaux de 10 groupes 
gravés sur cuivre, par Schnorr. — Dans des 
marges du texte, on a imprimé plusieurs petits 
dessins d'épées croisées. 

Traité imité de Pécole italienne, avec 
cette particularité singulière, que le bras 
gauche, dans les actions, s^appuie sur la 
poitrine pour la garantir. 



ROUX, 1857 (allemand). 

Deutsches paukbuch. — Fon Friederich Au- 
gust Wilhelm Ludwig Roux, Fechtmeister 
an der Grossherzogl, und Herzogl Sachsis- 



BIBLIOGRAPHIE Il5 

chen Gesammt-Universitat zu lena. Mit acht 
Tafeln Abbildungen. — léna druck und ferlag 
von Friedrich Mauke, iSSy. 
In-folio, avec 8 planches lithographiées. 



ROSAROLL et GRISETTÏ, i8o3 (italien). 

La Scienza délia Scherma espota dai due 
amici Rosaroll Scorza, Capit. dei Zappatori 
Ital, Agg. allô Stato Magg. del Genio, e Gri- 
setti Pietro Capitano di Artig'lieria italiana. 

f Romane, mémento 

Haec tibi erunt artes > — Virgile. 

Milano, i8o3. An. II. — Nella Stamperia 
del Giornale Italico. In-4<>; lo planches au trait 
lithographiées. Dédicace. Préface. 

Rosaroll Scorza et Grisetti Pietro ont 
entrepris dans cet ouvrage un exposé très 
étendu des théories de Tépée ; il est bien 
difficile de les suivre dans les calculs et 
nombreuses formules au moyen desquels 
ils veulent évaluer et comparer la force, 
la vigueur et la vitesse en escrime. Il faut 
toutefois rendre hommage aux travaux 
de ces deux vaillants escrimeurs, dont 
l'Ecole napolitaine suit aujourd'hui en- 
core et généralement les principes. 



Il6 BIBLIOGRAPHIE 

* ROWLANDSON, T., 1798-99 (anglais). 

Hungarian and Higland Broad Sword. 
Twenty-four Plates, designed and etched by 
T. Rowlandson under the direction of Mess" 
H. Angelo and son, fencing Masters to the 
Light Horse volonteers of London and West- 
minster, dedicated to colonel Herries. 

In-folio oblong: Album de 24 planches en 
couleur (aquatinte). 

Rowlandson ^^, guidé par Henri Angelo, 
reproduit ici, tant à pied qu'à cheval, cer- 
tains mouvements de l'exercice du sabre. 
Cet album emprunte un grand intérêt à la 
coloration de ses personnages et au cadre 
pittoresque dans lequel ils se meuvent. 



ROWORTH, C, 1798 (anglais), 

The art of defence on foot with the Broad 
Sword and sabre, uniting the scotch and aus- 
trian methods into one regular System. To 
which are added remarks on the spadroon. — 
By C, Roworth. of the royal Westminster vo- 
lunteers, — The second édition. — London : 
Printed for. T. Egerton, at the military li- 
brary, near witehall, 1 798. 

In-80, avec 8 planches au trait, par Bantrec. 



BIBLIOGRAPHIE ïiy 

SAINT-ALBIN, A. de, iSyS (français). 

Les salles d'armes de Paris, par A. de Saint- 
Albin. — Paris, librairie duxix® siècle, 1875, 

In-80, renfermant un frontispice dessiné et 
gravé par Courtry et 20 portraits sur cuivre du 
même graveur. 

Les sept premiers de ces portraits ont été 
gravés d'après des dessins de Carolus Duran. 

Dédicace à Alphonse XII, Préface. 



* SAINCT-DIDIER, H. de, iSyS (français). 

Traicté contenant les secrets dv premier 
livre svr Tespée sevle, mère de toutes armes, 
qui sont espée, dague, cappe, targue, bouclier, 
rondelle, Tespée dcxi^ mains et les deux espées, 
avec ses pourtraictures, ayant les armes au 
poing pour se deffendre et ofFencer à vn mesme 
temps des coups qu'on peut tirer, tout en assail- 
lant qu'en deffendant, fort vtile et profitable 
pour adextrer la noblesse, et suposts de Mars : 
rédigé par art, ordre et pratique. 

Composé par Henry de Sainct-Didier, gentil- 
homme prouençal. 

Dédié à La Maiesté dv Roy très chrestien, 
Charles nevfiesme. A Paris, imprimé par lean 
Mettayer, et Matthurin Challenge, et se vend 
chez lean Dalier, sur le pont Sainct-Michel, 
à renseigne de la Rose blanche, iSyS. Avec 
priuilège du Roy. 

In-40, renfermant les portraits en pied du 
Roi Charles IX, de l'auteur et 1 28 figures gra- 
vées sur bois dans le texte. 



Il8 BIBLIOGRAPHIE 

Epître au Roi. Chapitre préliminaire sur les 
secrets de Tespée. Notes. Elégie. Table. 

L'ouvrage de Saint- Didier est le premier 
qui ait paru en France sur Part de Pescrime, 
et fit grand bruit à son apparition, si 
on en Juge par les nombreux sonnets et 
épîtres qui furent adressés à Pauteur et qui 
sont placés au commencement de son Traité. 

Tout, dans ce livre, concourt à en faire 
une curiosité bibliographique de premier 
ordre. Son origine, son impression, ses or- 
nements signés, ses gravures estimées au 
double point de vue des armes et du cos- 
tume, le portrait en pied du roi Charles IX, 
celui de Pauteur et sa signature à la der- 
nière page, le font rechercher pour des 
collections de genres divers. 

L'escrime française, dont il nous montre 
les débuts, emprunte ses bases générales à 
l'École italienne ; il est d'ailleurs facile de re- 
connaître que Saint-Didier s'est inspiré des 
œuvres du célèbre Aggrippa, et de Grassi 
plus encore. 

Toutefois, il faut remarquer dans son 
Traité certaines tendances et recherches 
nouvelles qui montrent son désir de quitter 
la voie tracée par PÉcole étrangère. 



BIBLIOGRAPHIE II9 

L'œuvre de Saint- Didier a cet autre at- 
trait de nous offrir quelques détails histo- 
riques. Il parle de son assaut avec le duc 
de Guise et raconte sa discussion avec 
des Italiens {Fabrice entre autres) y au sujet 
de principes enseignés par lui. 

Les craintes qu'il laisse voir dans le der- 
nier chapitre de son livre, en vue des con- 
trefaçons, et les précautions qu'il prend 
pour les découvrir par des promesses faites 
à leurs acquéreurs, nous prouvent la valeur 
attachée à son œuvre. 

C'est au bas de cette petite réclame que 
se trouve la signature autographe de la 
main de l'auteur. 

Saint-Didier consacre, à la fin de son 
livre, un chapitre à l'enseignement du jeu 
de paume, qui lui paraît devoir marcher 
de front avec le jeu de l'épée. 



SAINT-MARTIN '», J. de, 1804 (français). 

Lart de faire des armes réduit à ses vrais 
principes. Contenant tous les principes néces- 
saires à cet art qui y sont expliqués d'une 
manière claire et intelligible. Cet ouvrage est 
composé pour la jeune noblesse et pour les 
personnes qui se destinent au métier de la 
guerre, ainsi que pour tous ceux qui portent 



120 BIBLIOGRAPHIE 

répée. On y a joint un traité de Tespadon, où 
Ton trouve les vrais principes de cet art, qui y 
sont expliqués d'une façon aisée, et qui est 
rempli de découvertes vraiment nouvelles. 

Dédié à S. A. R. Monseigneur TArchiduc 
Charles, par M. J. de Saint-Martin, Maître 
d'Armes Impérial de l'Académie Thérésienne, 
et ancien officier de cavalerie. — Enrichi de 
72 figures pour l'intelligence de l'ouvrage. — 
Vienne, de l'imprimerie de J* Schramble. 1804. 

« L'auteur recevra avec reconnaissance les 
observations sur cet ouvrage, que les maîtres et 
amateurs de l'art voudront bien lui envoyer, 
promettant d'en faire une mention honorable, 
quand l'occasion s'en présentera. — Cet ou- 
vrage se trouve chez l'auteur, à la Leimgruben, 
n^ i55, au'premier étage, àVienne. » 

In-40 : Portrait du Maître, les armes de l'ar-» 
chiduc Charles et 72 planches sur cuivre, hors 
texte. Dédicace. 



* SCHMIDT, JoHAN-A,, 171 3 (allemand). 

Leib-beschirmende und Feinden Trotz-bie- 
tende Fecht-Kunst, etc. — von Johann- Andréas 
Schmidt des H. Rom, Reichs Freyen Stadt 
Niirnberg, bestellter Fecht und Exerciten- 
Meister. — Niirnberg verlegt und zu fînden 
bey Johann Christoph Weigel. Drukts Johann 
Michael Sporlins sel. Wittwe, 1713. 

Petit in-8<> oblong, avec titre en deux cou- 
leurs, le portrait de Schmidt dans sa salle d'ar- 
mes, et 84 planches gravées au trait sur cui- 



BIBLIOGRAPHIE 12f 

vre : bon nombre d'entre elles tirées hors texte* 
Dédicace. Epître. Préface au lecteur. 

L'ouvrage de Schmidt est curieux par 
le genre d'ornements de ses planches, et sa 
méthode ne manque pas d'originalité. 



SCHMIDT, 1797 (allemand). 

Ecole de Tescrime. — Berlin, 1 797. In-40. 



SCHMIDT, J.-F., 1816 (allemand). 
Instruction fondamentale sur Tart de Tes- 
crime allemande. — Dresde, 181 6. In-4°. 



SCHOFFER, VON Dietz, 1620 (allemand). 

Griindtliche un eigentliche Beschreibung der 
freyen Adelichen und Ritterlichen Fechtkunst 
im einfachen Rappirund im Rappir und Dolch 
nach Italianischer Manir und art, in zvvey 
underschiedene Bûcher ferfast, un mit 670 
Schônen und nothvvendigen Kupfferstucken 
gezieret, und for Augen gestellt. 

Durch Hans Wilhelm Schoffer von Dietz 
Fecht-Meister in Marpurg. — Getruckt,zu Mar- 
purgk bey Johan Saurn. Anno 1620. 

In-40 oblong, renfermant un frontispice en- 



122 BIBLIOGRAPHIE 

cadrant le titre en deux couleurs et 670 gravu- 
res tirées dans le texte. Dédicace. 

Pastiche amplifié de l'œuvre de Fabris. 



SEGERS, J., 1834 (allemand). 

Anleitungzum Hiebfechten mit korbrappier,* 
Sabel und Pallasch zum selbstunterrichte auf 
deutschen Universitaten und mit besonderer 
Rucksicht auf das Militair herausgegeben von 
J. Segers, ordentl. Lehrer der Fechtkunst und 
gymnastischen Uebungen an der Rhein. Fried- 
rich-Wilhelms Universitàt zu Bonn. — Mit 38 
Figuren. — Bonn, 1834, gedruckt auf Kosten 
des Ferfassers bei Fr. Baaden. 

In-8^, 5 planches pliées et gravées au trait. 



SEGERS, J., i836 (allemand). 

Ânleitung zum Stossfechten nach eigenen 
Grundsatzen und Erfahrungen herausgegeben 
fon J. Segers, ordentl. Lehrer der Fechtkunst 
und gymnastichen Uebungen au der Rhein. 
Friedrich-Wilhelms. Universitàt zu Bonn. — 
Inhaber der goldenen Ferdienstmedaille fur 
Gelehrte und Kunstler. — Mit 16 Figuren. — 
Bonn, i83ô, Ferlag fon T. Habicht. 

In-8*», 4 planches pliées et gravées au trait. 



J 



BIBLIOGRAPHIE 123 

* SENESE, Alessandro, 1660, italien. 

Il vero maneggio di Spada d*A. Senese, gen- 
tirhvomo bolognese. — Dedicato Al Sereniss, 
Prencipe Ferdinando Carlo Arcidvcad'Avstria. 

In Bologna, 1660, per THerede di Benacci. 

In-folio, renfermant un frontispice et 14 
planches sur cuivre, tirées hors texte. 
^ Dédicace. Au lecteur. Approbation. Ode. 
Epigrammes. Distique. 



SIEVERBRUCK, J., 1 860 (français). 

Manuel pour Tétude des règles de Tescrime 
au fleuret et à Tespadon, par J. Sieverbruck. 
Paris, Ch. Tanera, éditeur. 1860. 

In-4<> avec nombreux sujets d'escrime litho- 
graphies dans le texte, et portrait de Tauteur. 

Biographie de l'auteur. 

Traduction française du Traité fait par 
Sieverbruck, maître d'armes russe, dont 
Fouvrage parut à S*-Pétersbourg en i852. 



SULLIVAN, Daniel 0'i765 (français). 

L'escrime pratique ou principes de la science 
des armes, par Daniel O* Sullivan, maître en 
faits d'armes des Académies du Roi. 

A Paris, chez Sébastien Jorry, imprimeur- 
libraire, rue et vis-à-vis la Comédie-Française, 
au grand Monarque. — 1765. In-S®. 



124 BIBLIOGRAPHIE 

On s'explique peu la date de cet ouvrage 
dont Danet laisse seulement entrevoir l'ap- 
parition dans son Traité de 1766. 

Sullivan nous montre succinctement les 
principes suivis à cette époque par la vieille 
Académie d'armes. 



* SVTORIVM, Jakob, 161 2 (allemand). 

New kunstliches Fechtbach, Das ist, Au$s- 
fûhrliche Deschriptioti der Freyen Adelichen 
und Ritterlichen Kunst dess Fechtens, etc. 

Durch den Wolerfahrnen und beriihtnten 
Freyfechtern Jacob Svtorivm von Baden. 

Gedruckt zu Franckfurt am Maym durch 
Johann Bringern. — In Ferlegung Willhelm 
HofFmans. — 16 12. 

In-4^, avec gravures sur bois dans le texte. 

Le livre de Jakob Sutor's est un des plus 
estimés de l'escrime allemande, surtout au 
point de vue des gravures; les costumes et 
les mouvements qu'elles indiquent sont 
aussi naïfs que bizarres, et on peut en juger 
par une des planches qui représente des 
escrimeurs dansant et jouant de la flûte; 
leur épée leur sert d'instrument. 

En 1849, une reproduction en fac-similé de 



BIBLIOGRAPHIE 125 

Tœuvre de J. Sutor's a été faite à Stuttgard par 
les soins de J. Scheible. 



TAILOR, John, 1804 (en anglais). 

L'Art de la défense avec Tépée et le sabre, 
adoptée pour l'espadon, augmentée des leçons 
de Tailor. Londres, 1804. In-S®. 



TERWANGUE, 1874 (français). 
Réflexions techniques et historiques sur 
l'escrime, par un ancien amateur. — Lille, 1874, 
Imprimerie Meriaux. In-8®. Plaquette. 



*THIBAUST, Girard, 1628 (en français). 

Académie de l'Espée de Girard Thibaust^ 
d'Anvers, où se démonstrent par reigles ma- 
thématiques sur le fondement d'un cercle mys- 
térieux, la théorie et pratique des vrais et ius- 
qu'à présent incognus secrets du maniement des 
armes à pied et à cheval. 1628. 



126 BIBLIOGRAPHIE 

Grand in-folio renfermant : un frontispice, 
un portrait de Thibaust formant second fron- 
tispice, 9 planches représentant les armoiries 
de 9 rois ou princes de l'époque qui ont pa- 
tronné cette œuvre ; 46 planches dessinées et 
gravées sur cuivre par des artistes tels que : 
Crispin de Pas, Celle, Nicol Lastman, An- 
dréas Stockins, Ad. Maetham, T. Van Paen- 
deren, Rôle Beaudouc, Iselburg, Wilh Delff, 
P. Sherwontors, Bolswort, Crispian Queborn, 
Salomon Saurius, A. Bolswert, Schelderic, 
Egbert à Paondoron, Petrus de Todo, Jacobus 
à Borch, Scheltus, Wilhem Jacobi. 

Dédidace. — Épître à G. Thibaust. — Privi- 
lège du roi Louis XIII, daté du 21 décembre 
1620. — Privilège des États généraux des 
Pays-Bas, daté du 5 juin 1627. 

La première partie contient 33 planches 
doubles, sauf une ; 

La deuxième partie 1 3 planches doubles. 

L'impression de cette somptueuse pu- 
blication a, de tous temps, été attribuée à 
une des anciennes imprimeries d'Anvers 
ou de Bruxelles ; or, une récente découverte 
faite dans l'exemplaire que possède la Bi- 
bliothèque de Versailles, a prouvé que cet 
ouvrage avait été imprimé à Leyde par les 
Elzéviers. 

On lit, en effet, à la dernière page de cet 
exemplaire, et c'est le seul, connu ^^ jus- 
qu'ici, qui la renferme : 



BIBLIOGRAPHIE \2J 

c Un advertissement au lecteur, » 
c Le lecteur sera adverti que Vautheur ayant eu 
le dessein de produire la science de l'escrime à 
cheval avec celle à pied, comme il en est fait men- 
tion au frontispice de ce livre, la mort l'ayant pré" 
venu, ne l'a pu mettre en effect; mêsme l'impression 
du présent livre en a esté retardé iusques à présent. 
— A Leyde, imprimé en la Typographie des El^é- 
viers, au mois d'Aoust, l'an cb le c xxx. » 

Les gravures de ce monument biblio- 
graphique sont remarquables, tant par les 
ornements et les détails que par les poses 
et les costumes. Le texte même, au point 
de vue de Timpression, est une curiosité. 



TIMLICH, Carl, 1 796 (allemand). 

Grîindliche Abhandlung der Fechtkunst auf 
den Hieb zu Fuss und zu Pferde zum gebrauch 
der cavallerie mit kupfern ; von Carl Timlich 
Fechtmeister der K. K. Arcier u, K. hunga- 
rischen adelichen Leibgarden. — Wien ge- 
driickt mit v. Ghelischen Sehristen. — 1796. 
Zu finden in der Stahelischen Buchhandlung 
in der Singerstrasse. 

In-40 avec un titre dont le texte est gravé et 
1 8 planches dessinées et gravées sur cuivre par 
l'auteur lui-même. Introduction. 



128 BIBLIOGRAPHIE 

TORQUATO, E., vers 1610 (italien). 
Precetti sulla Scherma. — Roma. In-S®. 



* DE LA TOUCHE, 1670 (français). 

Les vrays principes de Tespée seule, dédiez 
av Roy. Par le sieur de la Touche, Maistre en 
faits d'armes à Paris et des pages de la Reyne, 
et de ceux de la Chambre de son Altesse Royale 
Monseigneur le duc d'Orléans. A Paris, de 
rimprimerie de François Muguet, riie de la 
Harpe. 1670. 

In-4» oblong, renfermant : un frontispice en- 
cadrant le titre, le portrait de l'auteur et 35 
planches tirées hors texte et gravées sur cuivre. 

Epître au Roy, Préface. Noms des 1 3 maîtres 
qui ont approuvé ce traité. 

L'ouvrage de Philibert de la Touche est 
un des principaux et des plus curieux de 
PEcole française ^. Une des gravures re- 
présente, dans une galerie du château de 
Versailles, le spectacle d'un assaut à Tépée 
devant le Roi et sa suite. 

Au point de vue théorique, ce livre eut 
beaucoup d'adversaires, ce qui prouve déjà 
son mérite; et il faut reconnaître, d'ail- 
leurs, que des améliorations et des progrès 
lui sont dus, à côté de certains défauts 
tels que : La botte du paysan , dont il est 



BIBLIOGRAPHIE I29 

difficile de comprendre la valeur pratique. 
Quoi qu'il en soit, de la Touche restera, 
avecBesnard, Liancour, le Perche et Labat, 
en tête de cette escrime fière et florissante 
de l'époque de Louis XIV. 



VAUX, Baron de, 1882 (français). 

Les hommes d'épée. Préface, par Aurélien 
Scholl. — Paris, Rouveyre, éditeur, 1882. 

In-80 avec une couverture illustrée en couleur 
et 27 vignettes et portraits de : Arcos, Berne- 
Bellecour, de Liphart, Ferdinandus, Feyen- 
Perrin, J. Jacquemart, Jeanniot, Le Natur, 
Lepic, Merlet, Mesples, Oudart, Poilpot, Prin- 
ceteau, P. Robert, Sargent, A. Stevens. 

Dédicace à M. Caïn, professeur d'escrime. 



VESTER, 1777 (en allemand). 
Instruction sur le noble art de l'escrime. 
Breslau, 1777. In-8^ 



l3o BIBLIOGRAPHIE 

* VIGGIANI, Angelo, iSyS (italien). 

Lo Schermo d' Angelo Viggiani dal Mantone 
da Bologna. Nel quale per uia di dialogo si 
discorre interne air eccellenza dell' Armi, et 
délie Lettere, et intorno ail' ofifesa et difesa. Et 
insegna uno schermo di Spada sola cicuro, 
e singolare con vna tauola copiosissima. 

In Venetia appresso Giorgio Angelieri, iSyS. 

In-40. — 9 gravures sur cuivre dans le texte. 

Les planches en sont supérieurement 
dessinées et gravées. 



* VIZANI. — En i588, Toeuvre de Viggiani 
(le nom est modifié) fut, par les soins de Zacha- 
ria Cavalcabo, réimprimée (in Bologna per 
Guio Rossi). 

A cette seconde édition on a ajouté le portrait 
de l'auteur encadré dans un frontispice; les 
gravures sont les mêmes. 

Le texte du titre est légèrement modifié, 
et Touvrage dédié au Comte Pirro Malvezzi. 



* VILLAMONT, de, 1609 (français). 

Traité ou instruction pour tirer des armes, 
de l'excellent scrimevr Hyéronime Caual- 
cabo**, Bolognois, avec|un discours pour tirer 



BIBLIOGRAPHIE l3l 

de l'espée seule, fait par le defifunt Pàtenostrier ^* 
de Rome. 

Traduit d'italien en françois par le seigneur 
de Villamont, cheualier de l'ordre de Hieru- 
salem et gentilhomme de la chambre du Roy. 
— A Rouen, chez Claude Le Villain, libraire 
et relieur du Roy, demeurant à la rue du Bec, 
à la Bonne Renommée. 1609. 

In- 12. Dédié au Maréchal comte de Brissac. 



VILLARDITA, Giuseppe, 1673 (italien). 

Trattato di Scherma Siciliana ove si monstrà 
di seconda intentione con una linea retta : 

Difendersi di quai si voglia operatione di re- 
solutione, che operàta per ferire a qualunque, o 
di punta, o taglio, che accadesse in accidente 
di questionarsi. — Aggiuntada Giuseppe Villar- 
dita. — Con expressione di tutte le regole : che 
nascono di seconda operatione. 

In Palermo per Carlo Adamo. 1673. 

Imp. Cuz. G. Lv. G. Imp. R. loppulus P. 

Plaquette in- 1 2 terminée par deux épigram- 
mes latines à l'adresse de Villardita. 



l32 BIBLIOGRAPHIE 

WASSMANNSDORFF, 1870 (allemand). 

Sechs Fechtschulen (d. i. Schau-und Breis- 
fechten) der Marrbrlider und Federfechter aus 
den lahrem iSyS bis, 16 14. — Nlirnberger 
Fechtschuireime v. I. 1 579, und Rosener's Ge- 
dicht — Ehrentilel und Lobspruch de Fecht- 
kunst V. I. 1 589. 

Eine Borarbeit zu einer geschîchte der Marr- 
brtiderund Federfechter von Karl Wassmanns- 
dorlF. — Heidelberg, 1870. — Buchhandlung 
von Karl Groos. 

In-80 dont la couverture et le titre renferment 
un fac-similé de gravure ancienne. 

WassmannsdorfF a reproduit dans ce livre 
plusieurs petites œuvres allemandes inté- 
ressant Pescrime du xvi® siècle. 



WEISCHNER, 1752 (en allemand). 
Exercices dans les Salles d'armes. 
Wiemar, 1752. In-4. 

20 édition à Weimar, 1765. 



WEISCHNER, 1766 (en allemand). 
Dextérité chevaleresque dans Tescrime au 



moyen de positions aisées, avec 3o gravures. — 
Weimar, 1766. — In-4''. 



WERNER, 1824 (en allemand). 
Essai d'une instruction che'orique S 
crime du sabre, avec 10 gravures. 
Leipzig, 1824, In-4''. 




Je n'ai pu trouver d'autres indications sur les 
auteurs qui suivent; leurs ouvrages appartiens 
nent à la fin du xv« et au xvi^ siècles, 

layme Pons de Perpinan (de Mayorque). 

Francisco Roman (espagnol). 

Pedro de la Torre (1474) (espagnol). 

Frederico Ghisliero (italien). 

Maestre Vico (italien). 

Pietro Moncio(i 509) (italien). 

Maestre Clesio (italien). 

Babote (italien). 

Don Atanasio de Âyala (espagnol). 



ANONYMES 

Par ordre de dates 



• iS38 (en français). 

La noble science des joueurs despée (au recto 
du deuxième feuillet :) Icy commence un très 
beau livret contenant la chevaleureuse science 
des joueurs despées, pour apprendre à jouer 
de lespée à deux mains et aultres semblables 
espées, avec aussi les braquemars et aultres 

courts cousteauslesquelz Ion use à une main 

(A la fin :) Imprime en la ville Danvers par 
moy Guillaume Vosterman demourant à la 
licorne d'or, lan mille cinq cens et xxxviii. 

In-4'' gothique avec 33 figures sur bois. 

Ouvrage nous montrant les débuts de 

l'escrime dans les Flandres et qui, tout na- 
turellement, reproduit les premiers prin- 
cipes créés en Espagne vers cette époque. 



?>C\.^ 



l36 BIBLIOGRAPHIE 

i588 (en allemand). 

Le mâle et chevaleresque Art des Armes et 
mouvements de l'escrime et du combat. 
Francfort, 1 588. — In-4». 



» STATUTS ET REGLEMENS, 1645 (fran- 
çais). 

Statuts et règlemens faits par les Maîtres en 
fait d'armes de la Ville et Fauxbourgs, de Pa- 
ris, pour le maintien de leurs privilèges oc- 
troyez par les Roy s. — Vérifiez par Nossei- 
gneurs du Conseil à Paris. Imprimerie Moreau, 
rue S. -Germain de TÂuxerrois, proche la Val- 
lée de Misère, 1645. — Plaquette in-40. 

Réimprimée à Paris en 1867, par les soins 
de M. Daressy. 



W. H. 1687 (écossais). 

a Le livre qui a pour titre : le Maître d'armes 
écossais; aux initiales W. H., et imprimé 
à Edinbourg en 1687, est reporté aux ouvrages 
de William Hope, qui est reconnu l'auteur de 
ce traité. » 



Vers 1700 (allemand). 

Fechtender Narr. (La folie (Tun escrimeur). 
^ (Extrait). 

Plaquette in-4<>, avec une gravure sur cuivre, 
de Bodenehr, d'après un dessin de Rogg. 



BIBLIOGRAPHIE iSy 

* Sr. C, 1706 (allemand). 

Der geofifnete Fecht-Boden auf welchen 
durch kurtz gefast Regeln gute anleitulg zum 
rechten fundament der Fecht-Kunst, etc. Mit 
dazu dienlichen Figuren ferfertiget. Fon Sr. 
C. — Hamburg, bey Benjamin Schillern Buch- 
handlerim Thum. — Ânno 1706. 

In- 12, avec 10 planches gravées sur cuivre 
et hors texte. — Au lecteur. 



* H. B., 1730, anglais. 

The gentleman's Tutor for the Small Sword ; 
or, the Compleat English Fencing M aster. 
Containing The truest and plainest Rules for 
learning that noble Art ; shewing how neces- 
sary it is for ail gentlemen to understand the 
same in i3 varions Lessons between Master 
and scholar. 

Adorn'd with several curions postures, 

London : Printed for J. and T.W. and Sold by 
J. Jackson» at St. James's; A. Dodd, without 
Temple -Bar; and E. Nutt, under the Royal- 
Exchange, 1730. — Price, i s. 

Petit in-4<*, renfermant 6 gravures sur bois. 

Elégant Traité présenté sous forme de 
dialogue entre le maître et Pélève. 



Vers 1 750 (en anglais). 

L'art de Tescrime, présenté en figures exactes. 

In-40 oblong. — Album sans texte. 




l38 BIBLIOGRAPHIE 

* 1763 (français). 

Mémoire pour le sieur Menessiez, Maître en 
fait d'armes, et maître des pages de M. le comte 
de Clermont. — Contre la Communauté des 
Maîtres en fait d'Armes. 

(A la fin.) De Timprimerie de C. F. Simon, 
imprimeurs de la Reine et de PÂrchevêché, 
rue des Mathurins. Paris. 1763. Plaquette In-4<>. 

Rapport intéressant pour Phistoire de 
l^escrime au siècle dernier, et qui indi- 
que les tiraillements qui se produisaient 
parmi les Maîtres à cette époque, les carac- 
tères, l'influence de certains d'entre eux, 
et leurs divisions dans l'Académie d'armes. 



* 1766 (français). 

Observations sur le traité de Tart des armes, 
pour servir de défense à la vérité des principes 
enseignés par les Maîtres d'armes de Paris. — 
Par M***, Maître d'armes des Académies du 
Roi, au nom de sa Compagnie, 1766. In-8<>. 

Cette plaquette, qui vise violemment 
l'œuvre de Danet, fut faite en vue de sa 
réfutation par La Boëssière père *•. 

Le 2« volume de Danet commente et dis- 
cute les points principaux de cette réfutation. 



BIBLIOGRAPHIE I Sg 

1786 (en allemand). 

Essai sur rescrîme de la main droite et de la 
main gauche. — léna, 1 786. In-40. 



B. K., 1798 (allemand). 

Grundliche und vollstandige Anweisung in 
der deutschen Fecht-kunst, etc. Mit Kupfern. 
— Jena, in Wolfgang Stahls, 1 798. 

In-4<', avec une grande planche pliée de gra- 
vures sur cuivre ; le titre renferme un fleuron 
gravé représentant un amour guerrier. 



1843 (allemand). 

Anleitung zum Floretfechten fur die Konigl. 
Sachl. Infanterie. — Dresden und Leipzig. 
Arnoldische Buchlandlung, i843.In-8<>. 



1866 ^français). 

Notice biographique sur Jean- Louis** et 
son Ecole. Montpellier, impr. Ricard, 1866. 

Plaquette in-80, attribuée au général D..., 
élève de Jean-Louis; avec portrait lithographie. 



C 




I4X> BIBLIOGRAPHIE 

1866 (français). 

Instruction pour l'enseignement préparatoire 
de Tescrime à l'épée. — Paris, Dumaine, 1866. 
In-i2 , avec 9 planches lithographiées. 



1877 (français). 

Manuel d'escrime militaire, approuvé par le 

Ministre de la Guerre, le 18 mai 1877. — Paris. 

In-8<>, avec planches imprimées dans le texte. 

Ce Guide, divisé en leçons pratiques, a 
été élaboré par les quatre maîtres examina- 
teurs de l'Ecole d'escrime de Vincennes, 
qui étaient alors : MM. Rouleau, Hottelet, 
Berges et Boulangé. 



De G. de K. (le colonel), 1872 (français). 

Annotations méthodiques et succinctes de 
l'Escrime, par le colonel de G. de K. — Paris, 
imprimerie Léautey. — 1872. In-80. 



P. de R. 1882 (en français). 

Dialogue de Salle sur l'art de l'Escrime, par 



p. de R.— Genève, 1882. Plaquette. In-8 
tographié, avec vignettes de G. Castan. 



Petite parodie amusante et spirituelle. 




RÉSUMÉ 



Les ouvrages parus en Etatrope» sur T Escrime, 
et contenus dans cette bibHognqf^te, se divi- 
sent par nationalités, comme il suit : 

Espagnols 21 

Italiens 62 

Allemands 44 

Belges 5 

Français 64 

Anglais 21 

Portugais i 

Autrichiens 4 

Écossais 4 

Irlandais i 

Hollandais i 

Suédois I 

Russe I 

Suisses 2 

En latin 2 

Ce qui fait 284 ouvrages différents. 
« Ne sont comptées que les éditions origi- 
naleSy à moins de modifications sensibles. » 




NOTES 



BIOGRAPHIQUES ET HISTORIQUES 



I . On retrouve, il est vrai, antérieurement à 
Charles IX, quelques indices qui feraient sup- 
poser que déjà, au commencement du xvi® siè- 
cle, une sorte d'escrime réglementée existait en 
France. Rabelais écrit en i533 : «Il choqua 
doncques si roidement sus eux, qu'il les ren^ 
ver soit comme porcs, frappant à tors et à tra" 
vers^ à la vieille escrime. » Plus tard, Bran- 
tôme nous raconte qu'un Maître italien, nom- 
mé Caize ou Caizo, prépara, en 1 547, de Jarnac 
à son fameux Duel contre La Chastaigneraye, 
oncle dudit Brantôme; mais rien ne peutprou- 



N ^ 

fc^ 




144 NOTES BIOGRAPHIQUES 

ver la résidence permanente chez nous de Maî- 
tres italiens ou d'autres à cette époque. 

Sous Charles IX, au contraire, on sait que 
plusieurs se fixèrent à Paris, sur la demande du 
Roi. Deux nous sont connus : R. Pompée, maî- 
tre d'armes de Charles IX qui, dans une fête 
donnée au Louvre, jouta avec lui ; et Silvie, 
qui donna des leçons au duc d'Anjou, plus 
tard Henri III, dont l'habileté en escrime est 
un fait historique. 



2. Extrait du dictionnaire historique du 
vieux Paris : 

« L'Académie d'armes , ou Maîtres en fait 
a d'armes de l'Académie du Roi. 

« C'est la première corporation privilégiée qui 
« ait pris, en France, le titre d' « Académie 9 ; 
a elle date du règne de Charles IX. 

« Les privilèges que lui accorda Henri III, 
« furent confirmés par Henri IV, Louis XIII, 
« et obtinrent une extension considérable sous 
« Louis XIV. 

« Des lettres patentes de ce prince, datées 
« du mois de mars i656, portent que: le Roy 
« voulant traiter favorablement les vingt-cinq 
a Maistres en fait d'armes qui composent cette 
« Compagnie, Sa Majesté veut que doréna- 
« vant ceux qui seront reçus Maistres en fait 
« d'armes aient lettres de son Procureur du 
« Roy au Châtelet, et que les Maistres se ren- 



ET HISTORIQUES I45 

« dront par -devant Sa Majesté pour faire 
a nomination entre eux jusqu'au nombre de 
« six, auxquels Elle accordera lettres de no- 
« blesse pour porter à Tauenir la qualité de 
« Noble, de laquelle jouiront leurs descen- 
« dants. Après le décès d^un des six Maistres, 
« succédera en sa place celui qui aura vingt 
« années d^exercices actuels. 

« Que personne ne puisse s'établir dans le 
« royaume pour faire la dite profession, qu'il 
« n'ait été Prévôt sous lesdits Maistres de Paris. 

« Permet, en outre, Sa Majesté, à la dite 
« Compagnie, de prendre pour armes : le 
ot champ d'azur à deux épées mises en sautoir, 
a les pointes hautes, les pommeaux, poignées, 
« croisés, d'or, accompagnés de quatre fleurs 
« de lys avec timbre au-dessus de l'écusson et 
« trophées d'armes autour; comme aussi de 
« continuer à avoir des Gentilshommes chez 
« eux pour leur montrer l'exercice des armes; 
« et veut aussi Sa Majesté, qu'à l'avenir, le 
« nombre des Maistres soit réduit à vingt. 

« Ces lettres patentes ont été enregistrées en 
c. Parlement le 3 septembre 1664. 

« Les Cours de justice tenaient sévèrement 
« la main à l'exécution des ordonnances. Toute 
« atteinte aux privilèges des Maîtres étaient 
« punis d'amendes et quelquefois de peines 
« corporelles. La salle où un délinquant avait 
« indûment donné ou paru donner leçon, de- 
ce vait rester murée pendant six mois. 

Louis XV montra la même bienveillance 
a pour l'Académie d'armes : 

« Le sieur Dalonneau de la Raye, Maître 

10 



\ 




146 NOTES BIOGRAPHIQUES 

« d'armes de S. A. Royale le duc de Bour- 
« gogne, avait, en vertu d'un brevet spécial, 
« ouvert une Salle et adopté comme ses con- 
(( frères l'enseigne d'usage : un bras armé 
« d'une longue épée en annonçait rentrée. 
« A peine a-t-il commencé ses leçons qu'un 
« arrêt de la Prévôté, du 12 décembre 1759, 
« lui ordonne de fermer la Salle et d'en 
ff abattre l'enseigne; sinon, permet aux Maî- 
« très des Académies du Roi de faire exécu- 
« ter l'arrêt aux frais et dépens du sieur 
« Dalonneau ; lui défend de s'aider à l'avenir 
« du brevet par lui obtenu le 6 août 1758. 

a Cette sentence a été confirmée par arrêt 
« du Grand Conseil, du 23 août 1 760 ; et cepen- 
« dant le sieur Dalonneau avait pour protec- 
« teur et pour élève un des héritiers du trône. 

t Le duc de Bourgogne parla au Roi pour 
« son Maître, mais ne put rien obtenir, et 
a Dalonneau de la Raye fut contraint de fer- 
« mer sa Salle. 

« L'Académie d'armes de Paris fut dissoute 
« à la Révolution de 1 789, malgré les efforts de 
« plusieurs de ses membres.» 

Extrait du journal de TAssemblée nationale: 

« Jeudt^3i décembre 178g. 
tt Les Maîtres d'armes de la ville de Paris 
« sont venus ce matin présenter leur hommage 
« à l'Assemblée nationale, ayant à leur tête 
« Teillagorry, Maître-Directeur de l'Ecole 
« Royale de Paris ^ et Pdquier, directeur^ad- 
ii joint, — Nosseigneurs^ ont-ils dit^ destinés à 
(( mettre les premières armes dans les mains 



ET HISTORIQUES I47 

« de la jeunesse de France^ nos épées sont 
« l'offrande naturelle que nous avons à faire à 
« la Pairie, Deux métaux les composent^ Var- 
« gent et le fer; agrée^ le premier pour les 
« besoins pressants du moment; nous jurons 
« d'employer le second au service de la Nation, 
« au maintien de la Liberté^ au soutien de vos 
« décrets et à la défense du meilleur des Rois,» 
« Ce discours énergique, prononcé par un 
« Maître d'armes^ couvert de Vuniforme natio' 
« nal, a fait passer dans toutes les âmes ce 
« frémissement de courage si doux à éprouver 
« au cœur de l'homme, » 



3. Avant la Révolution, on donnait souvent 
aux Salles d'armes le nom d'Académies. 

De nos jours, une Salle de Paris très connue, 
celle de Pons aîné, dont un professeur de 
grand talent, M. Rouleau, vient de prendre la 
direction, a conservé ce nom d'Académie. 



4. Depuis plusieurs années, des maîtres et 
amateurs ont cherché (je suis de ceux-là), 
à réunir les ouvrages de Tescrime. En dehors 
des grandes bibliothèques , on peut citer à 
la tête des collections en ce genre, celles de 




148 NOTES BIOGRAPHIQUES 

MM. : E. de Beaumont, Tauteur du livre 
« VÉpée et les Femmes », le duc de Chartres, le 
baron E. Fain, Werlé et Henri Gallice; bon 
nombre d'amateurs en province et aussi en 
Angleterre, en Belgique, ont de fort belles 
collections d'escrime. 

Le petit-fils de celui qui fut le professeur de 
Lafaugère, M. H. Daressy, antiquaire à Paris, 
possède un précieux dossier de pièces ma- 
nuscrites et originales sur Tancienne Aca- 
démie d'armes; entre autres, les pièces origi- 
nales sur parchemin signées de Louis XIII 
et Louis XiV, touchant les statuts et privilèges 
accordés par ces Rois à l'Académie d'armes. 



5. Certains livres d'escrime ne se trouvent 
ni à la Bibliothèque nationale ni au British 
Muséum de Londres, ni dans plusieurs autres 
Bibliothèques publiques en Europe. 

Les Manuels Brunet, Quérard et Lorenz 
indiquent à peine vingt titres sur ce sujet. 

D'un ouvrage allemand intitulé : « Littéra- 
ture universelle des Sciences militaires », paru 
à Berlin, en 1 824, il a été extrait la liste d'un 
certain nombre de traités, mais les erreurs y 
abondent. (Petite plaquette publiée en 1827J 



ET HISTORIQUES I49 

6. Noël Carré, Maistre tireur d'armes des 
pages de Catherine de Médicis, recevait 4 li- 
vres 12 sols par mois pour prix de ses leçons. 

[Comptes de la Reyne-Mère, archives de Rouen,) 



7. Hyeronime Calvacabo, escrimeur italien 
dont il est fait grand éloge dans le petit traité 
du seigneur de Villamont, vint enseigner en 
France sous Henri IV; tout porte à croire, 
« malgré la corruption du nom, » que César 
Cavalcabo, Maître d'armes de Louis XIII, 
était le fils du précédent. 

César Cavalcabo fut le dernier maître étran- 
ger appelé à la Cour de France. 



8. De Saint-Ange (Vincent), Maître d'armes 
de Louis XIV, Chevalier des Ordres du Roi, ha- 
bitait rue Ferou et y mourut en 1 670 , le 26 mai. 

Saint-Ange n'a rien écrit sur l'escrime, mais 
plusieurs auteurs accusent diverses améliora- 
tions apportées par lui dans notre art. 

C'est un peu grâce à son influence que 
Louis XIV expédia des lettres de noblesse aux 
Maîtres d'armes de Paris, en i656. 

Un décret de ce roi, daté de la même année, 
conféra le cordon de l'Ordre de Saint-Michel à 





l50 NOTES BIOGRAPHIQUES 

plusieurs de ces Maîtres. (Je n'ai pu, à Tex- 
ception de Saint-Ange et de Rousseau Pascal, 
découvrir les noms de ceux qui bénéficièrent 
aussi de cette distinction.) 

Les Archives nationales possèdent l'inven- 
taire, après décès, de la maison de Saint-Ange. 



9. Pascal Rousseau qui fut, après de Saint- 
Ange, Maître d*armes de Louis XIV, 'mourut 
à Paris le 9 août 1688, rue de Seine. 

Il était Chevalier de TOrdre de Saint-Michel. 



10. Rousseau (Henri-François), Maître d'ar- 
mes de Louis XV, mourut le 18 mai 1756, rue 
de la Sourdière. 



1 1. Picard, maître d'armes de Rouen, dut sa 
notoriété à l'assaut désastreux qu'il fît contre 
le chevalier de Saint-Georges en 1 767. 

Quelques propos blessants tenus par lui sur 
ses confrères de Paris et sur Saint-Georges, qu'il 
appelait le « mulâtre de la Boè'ssière », firent 
venir à Rouen l'élève de ce dernier. 



ET HISTORIQUES l5l 

M. de Boullogne, père de Saint*Georges, avait 
promis à son fils, s'il se vengeait noblement, de 
lui donner un cheval et un cabriolet. Picard 
fut battu et Saint-Georges eut Téquipage qu'il 
désirait depuis longtemps. 

(Notice bibliographique sur Saint-Georges.) 



12. Motet, de l'Académie d^armes de Paris, 
enseignait sous Louis XV. Sa réputation de 
pareur était établie danâ toute r£urope, et 
c'est chez lui que Henri Angelo, fils de Fau- 
teur de VEcole des armes^ vint étudier. — 
(Réminiscences, Londres^ i83o.) 



i3. Léger, maître au Régiment de Bourbon, 
vers 1770, était très en vogue par la pureté de 
son jeu et l'élégance de ses manières. 

Ses assauts avec Saint-Georges produisirent 
un grand effet; il n'était pas son rival, mais 
leurs jeux s'harmonisaient merveilleusement. 

Une bande d'élégants, jaloux des succès de 
Léger, qui était fort bel homme, le provo- 
quèrent un soir dans la rue des Pélicans ; il mit 
l'épée à la main, mais tomba aussitôt, frappé 
de sept blessures mortelles (i 773). 





l52 NOTES BIOGRAPHIQUES 

14. Rousseau (Augustin- Bernard -Louis), 
Maître d'armes des Enfants de France, fut le 
dernier Syndic de l'Académie d'Armes. 

Arrêté en 1794, il fut exécuté le 25 messidor 
de la même année. « Pare celleAà^ Rousseau », 
lui cria l'accusateur public au moment de sa 
condamnation par le tribunal révolutionnaire. 

L'ordre d'arrestation porte : « Rousseau^ 
Maître d'armes des Enfants de Capet. » 



i3. Pelte aîné était Maître d'armes dans 
l'artillerie, vers 1840, et fut le héros de plusieurs 
aventures assez extraordinaires; la suivante 
fera juger de l'homme et de l'artiste. . 

En vertu d'une autorisation spéciale qu'il de- 
vait à sa grande réputation, Pelte parcourait 
en tireur les principales villes de France. 

On annonça un jour son arrivée à Metz ; les 
professeurs de cette ville s'entendirent pour 
recevoir dignement ce renommé tireur, et une 
séance fut organisée dans la grande Salle 
d'armes du Génie, en présence des corps 
d'officiers. 

Pelte, après y avoir fourni trois brillants as- 
sauts consécutifs, terminait en tirant avec un 
maître de la garnison, jeune militaire plein 
d'espérances, mais aussi de prétentions; soit 
que Pelte fut fatigué, soit qu'il fut peu disposé 
à faire de nouveaux efforts, il luttait molle- 
ment et fut touché deux ou trois fois par son 



ET HISTORIQUES l^ù 

adversaire, qui souligna maladroitement ses 
coups par des voltes triomphantes. 

A la troisième de ses voltes, Pelte se redressa 
indigné, lança le mot de a polisson » et planta là 
son adversaire. Grande rumeur, plainte fut faite, 
et le général commandant à Metz le fît prévenir 
qu^une forte punition disciplinaire l'attendrait 
à son régiment. 

Pelte se rendit le lendemain chez le géné- 
ral qui, peu disposé à écouter ses explications, 
lui fit entendre que sa sortie injurieuse ne 
pouvait qu'être attribuée au dépit causé par 
rinsuccès de son assaut. 

« Si telle est votre pensée, mon général, dit 
Pelte, veuillez ordonner un autre assaut, et je 
consens à voir doubler la punition que vous 
m'avez infligée, si mon adversaire touche une 
seule fois contre douze. » 

« Ah! eh bien. Monsieur le matamore, je 
vous prends au mot, » fit le général. 

A deux jours de là, la même Salle pouvait 
à peine contenir les nombreux officiers, général 
en tête, qui venaient assister à la victoire de 
leur maître et à la confusion de Pelte. 

Suivant son habitude, ce dernier arriva en 
retard ; les murmures commençaient déjà et la 
figure du général n'annonçait rien de bon. 

Sans prendre la peine d'échanger son lourd 
costume militaire, Pelte prend un masque, un 
gant, décroche un fleuret au hasard et tombe 
en garde devant son adversaire qui l'attendait 
plein de confiance. 

A peine les fleurets étaient-ils engagés qu'on 
entendit une voix calme et sonore qui à in- 




1^4 NOT?:S BIOGRAPHIQUES 

tervalles de plus en plus rapprochés, annon- 
çait : un, deux, trois, quatre, et ainsi jusqu'à 
douze, sans changer de ton ; c'était Pelte qui 
comptait ses coups : « La dernière, Monsieur, 
s'il vous plaît 9, fît-il, toujours sur le même 
ton ; et son fleuret, pour la treizième fois, alla 
se loger dans le milieu du gilet d'armes de 
l'adversaire. Pelte n'avait pas été effleuré. 

Otant alors son masque, il parcourut d'un 
regard légèrement moqueur l'assistance ébahie, 
puis s'adressant brusquement à son vis-à-vis qui 
s'apprêtait à fuir : « Vous êtes un polisson ! » 
et il disparut au milieu de l'ahurissement gé- 
néral. 

La chose fit grand bruit, mais la punition 
fut levée. 

L'incident qui amena sa mort peu d'années 
après, mérite également d'être raconté : 

Son régiment tenait alors garnison à Stras- 
bourg; Pelte, atteint d'une fièvre intense, gar- 
dait le lit depuis plusieurs jours,' lorsque son 
ordonnance, entrant dans sa chambre, lui ra- 
conte qu'en ce moment un professeur nouvel- 
lement arrivé, vient de battre son frère, jeune 
maître que Pelte avait élevé. 

A cette nouvelle, il saute hors de son lit, 
s'enveloppe d'un manteau et descend dans la 
Salle d'armes. Ceux qui se trouvaient là crurent 
voir entrer un spectre aux yeux flamboyants. 

« Mon cher collègue, dit Pelte, en s'adressant 
à l'heureux adversaire de son frère : il ne sera 
pas dit que vous serez venu dans ma Salle, 
sans m'avoir fait l'honneur de tirer avec moi? » 



ET HISTORIQUES l55 

L'autre comprit qu'il n'y avait pas à répli- 
quer; il accepta et fut écrasé. 

Mais tout à coup les jambes de Pelte chan- 
celèrent, on s'élança vers lui et il fallut le porter 
dans sa chambre. 

Quelle folie venez-vous de faire ? — lui dit le 
docteur appelé en toute hâte — «C'est vrai, ré- 
pondit-il, tout à sa pensée, j'ai été peu géné- 
reux, mais c'était mon dernier assaut. » Le 
lendemain il était mort. 



i6.Angelo(Malevolti),néàLivourneeni7i6, 
vint étudier l'escrime française durant plusieurs 
années à Paris, chez Teillagorry l'oncle, et 
s'y rencontrait souvent avec le Maréchal de 
Saxe, élève du même Teillagorry. 

Un jour, le Maréchal, qui, on le sait, était 
d'une musculature prodigieuse, furieux d'être 
battu par Angelo, le prit sous son bras comme 
il l'eût fait d'un enfant (le chevalier de Saint- 
Georges en fit un jour autant à un de ses ad- 
versaires, mais pour un tout autre motif) et 
le promena ainsi autour de la Salle. 

Appelé à Londres, en 1755, par la famille 
royale, pour donner des leçons aux princes 
(l'un devint Guillaume IV), et à la suite d'un 
brillant assaut qu'il fournit contre Heys, le 
fougueux tireur irlandais, Angelo prit une 
Salle qui existe encore de nom et qui devint 
le rendez-vous des célébrités de l'époque. Le 




/ 



l56 NOTES BIOGRAPHIQUES 

chevalier de Saint-Georges, le chevalier d'Éon, 
les Maîtres Le Brun, Léger, Fabien, etc., tirè- 
rent dans cette Salle. L'aristocratie anglaise et 
bon nombre d'émigrés en suivirent les leçons. 

Angelo, nommé Directeur de Tescrime en 
Angleterre, avec le grade de capitaine, mou- 
rut en 1802 avec le grade de major. Il avait 
86 ans et donnait encore des leçons quelques 
jours avant sa mort. 

La Salle d'armes qu'il dirigea à Londres, se 
trouvait dans les bâtiments de TOpera-House 
d'Haymarket et fut pillée pendant l'incendie 
survenu le 17 juin 1789. Elle avait appartenu 
avant lui, à un maître nommé Redas; son 
prévôt, Charriot, fut la victime, puis le héros 
des aventures suivantes : 

Charriot, né malin, en considération des 
douceurs qu'il recevait , se laissait générale- 
ment boutonner par un amateur nommé 
Filz-Gérald. Un jour, moins patient que d'ha- 
bitude, Charriot riposta plusieurs fois vivement, 
ce qui mit Fitz-Gérald dans une colère telle 
que, d'un coup de poing, il entama l'œil du 
prévôt. 

Le baron Weussel, le célèbre oculiste, se 
trouvait là justement; il emmena le blessé 
chez lui et le soigna. 

Après sa guérison, Charriot devint l'aide du 
docteur, et il révéla dans la profession d'oculiste 
de telles aptitudes, que Weussel s'étant retiré 
quelques années après, céda sa clientèle à 
Charriot, dont la réputation n'était plus à 
faire. 

Quatre ans plus tard, Charriot put céder à 



ET HISTORIQUES I 57 

son tour et revint en France, où il vécut en 
gros bourgeois. 



17. Le chevalier d'Éon avait eu le même 
maître qu^Angelo : le fameux Teillagorry. 

Tous deux se lièrent; d'Éon habita long- 
temps à Londres, chez Angelo, et l'aida dans 
la composition de son traité. 

« Le jeu en armes de d'Eon était violent^ 
opiniâtre^ mais nullement d'un ferrailleur; ce 
qu'il faisait était correct et artistique, » (Rémi- 
niscences, Londres, ]83o.] 

Un dessin colorié, fait par Rowlandson, en 
1 788, et qui fut gravé en couleur en 1 79 1 , nous 
donne le spectacle d'un assaut qui eut lieu à 
Londres, à cette époque, entre le chevalier 
d'Éon et Angelo fils. 

Cette gravure, d'un intérêt tout particulier, 
renferme les portraits : d'Angelo père, dans la 
Salle duquel eut lieu l'assaut, de Le Brun le 
Maître français, du marquis de Buckingham, 
de Charles Fox, le célèbre orateur anglais, et 
de' Rowlandson lui-même. [Je n'ai pu arriver 
à connaître les noms des autres personnages 
qui y figurent.] 

Dans les dernières années de sa vie, le Cheva- 
lier d'Éon ouvrit une petite Salle d'armes à 
Londres, et y donna des leçons pour vivre. 





l58 NOTES BIOGRAPHIQUES 

i8. Ce portrait du chevalier de Saint-Geor- 
ges, peint par Bronn, et qui fut, plus tard, gravé 
par W. Ward, appartenait à Àngelo père et 
fut le seul objet sauvé de Tincendie qui détrui- 
sit sa Salle d'armes à Londres, en 1789. 

Cette toile se trouve encore à Saint-James 
Street, dans la Salle Angelo que dirigent au- 
jourd'hui MM. Mac Turk, successeurs de la 
famille des Angelo. 



19. C'est dans ces mémoires qu'Henry Angelo 
prétend que Faldoni, dans un assaut qui eut 
lieu à Paris en 1766, battit le chevalier de 
Saint-Georges; et il donne comme seul témoi- 
gnage d'une nouvelle aussi étonnante, une 
lettre de Faldoni lui-même. On peut lui oppo- 
ser cet extrait du livre de Gomard (page i3) : 

« Parmi les Maîtres, les deux plus forts ad- 
versaires que rencontra Saint-Georges furent 
Cavin de Saint-Laurent qui lui toucha sept 
coups et en reçut vingt-deux, et Faldoni qui 
lui toucha les deux premiers coups et fut bien 
battu après, » 

Certains affirment que Fabien était celui 
qui tenait le mieux devant Saint-Georges. Ils 
étaient très amis et tiraient souvent ensemble. 
Fabien, de petite taille et un peu rageur, attri- 
buait la supériorité de Saint-Georges à ses 
avantages naturels. 

« De quoi te plains-tu, lui disait le Chevalier 



ET HISTORIQUES l5g 

Noir^ après moi n'es-tu pas le premier tireur 
du monde? » 

Dans le mémorable assaut qui eut lieu à 
Londres, le g avril 1787, en présence du Régent, 
assaut dont une gravure anglaise nous a égale- 
ment<:enîervé le souvenir, Saint-Georges y tira 
avec d*Eon, puis avec Fabien. 

Les journaux anglais de cette époque par- 
lèrent beaucoup du jeu de ce dernier. 



20. La Confrérie Royale et Chevalière d*ar- 
mes de Saint-Michel, à Gand, dont Torigine 
date d'avant la Renaissance, fut reconnue So- 
ciété d'Escrimeurs et privilégiée, en 161 3, par 
les Archiducs Albert et Isabelle, qui gouver- 
naient alors dans les Flandres. 

La Confrérie ne pouvait compter plus de 
100 membres; les Souverains et gentilshom- 
mes flamands et des Pays-Bas en faisaient 
seuls partie. Un évêque, S. A. S. le prince de 
Lobkowitz, en était membre actif en 1789. 

L'ancienne Halle au drap, vieille maison 
gothique, sert de résidence depuis 161 1 à cette 
antique Salle d'armes dont le Doyen, élu à 
vie, porte aux jours de cérémonie le Collier de 
la Toison-d'Or, qui fut conféré aux Michelis- 
tes, en i6o3, pour les services rendus par eux 
au siège d'Ostende. 

Dans la Salle d'armes et dans la Salle du 
Conseil sont accrochés les portraits de tous les 






s. 



^ 

k 



l6o NOTES BIOGRAPHIQUES 

Doyens qui, depuis trois siècles, ont administré 
la Confrérie Chevalière de Saint-Michel. 

Des assauts d'armes s'y donnent tous les ans 
et sont consignés sur un vieux Livre d'Or. 

A l'époque de la création de l'Académie 
d'Armes, à Paris, Saint-Michel en fut reconnu 
le patron ; depuis lors et jusqu'au moment de 
la Révolution, il resta d'usage que les membres 
fussent réunis le jour de la Saint-Michel pour 
fêter le patron des escrimeurs. 



21. En 1827, une Société établie sur le mo- 
dèle de Tancienne Académie d'armes, avec le 
célèbre Bertrand comme président, fut formée 
à Paris par MM. : Gomard, Bertrand père, Le 
Brun fils, Charlemagne, Mathieu-Coulon, Fil- 
lias, Blot, secrétaire, etc. 

Elle fut dissoute à la Révolution de i83o. 



22. M. G. Chapman, amateur d'escrime 
distingué, était Fami du colonel anglais Mey- 
nards et l'aida de ses conseils dans le projet 
qu'il réalisa, en 1845, de fonder à Londres un 
vaste cercle d'escrime {le Fencing-Club), 

Peu après, le colonel Meynards mourut ; 



ET HISTORIQUES KH 

M. Chapman continua Tœuvre commencée et 
contribua activement à la prospérité de cette 
immense et aristocratique Salle d'armes deve- 
nue très florissante. 



23. A l'apparition de son livre, qui lut suscita 
bî^n des jaloux et des ennemis, Dunet dut 
donner sa démission de Syndic des Maîtres 
d'armes, poste qu'il occupait avec honneur 
depuis plusieurs années. Il vécut alors à l'écurt 
et se consacra entièrement à ses élèves dont les 
succès le vengèrent noblement des injustices 
qu'il avait eu à supporter. 



24. Demeuse (Nicolas), maître d'armes en 
renom à Liège, de 1763 à 1785, était membre 
de l'Académie d'armes de Bruxelles, dont le 
chef alors, le sieur Le Grand, avait le titre de 
Maître en fait d'Armes de la ville. 

Cette vieille Académie avait pris naissance 
au xvie siècle, à la suite de tournois à l'épée 
établis par les Espagnols, et où se disputaient 
des armes dont plusieurs ont été conservées 
dans des « Gildes ou Sermens » . Quelques-unes 
de ces Sociétés existent encore. 

Ces prix, décernés chaque année aux plus 



I f 




l62 NOTES BIOGRAPHIQUES 

habiles, leur étaient solennellement distribués 
dans la maison appelée à Bruxelles : Broodt-' 
Huys, 



25. Fabris Salvator, Maître italien, fut at- 
tiré en Danemark par le roi Christian IV et 
devint son favori. 

La renommée de ce Maître était telle que 
Padoue, sa ville natale, se chargea, à sa mort 
(1617); du soin de ses funérailles, et fit élever, 
en 1676, un monument à sa mémoire. L'aspect 
de ce monument est conservé par une gravure 
qu'on trouve dans, une édition traduite de 
l'œuvre de Fabris, édition qui fut faite en Al- 
lemagne, en 171 3 (V. page 57). 

Remarque très curieuse : en tenant compte 
que Fabris, né en 1 544, était âgé de 62 ans 
lorsque parut, en Danemark, en 1606, Tédition 
originale de son Traité , on est fondé à croire 
que l'italien Fabrice^ qui eut avec Saint-Di- 
dier la discussion théorique qu'on trouve rap- 
portée dans le livre de Saint-Didier, en i573, 
n'était autre que Salvator Fabris lui-même, 
qui dut passer, vers cette époque, par Paris, 
pour se rendre en Danemark. 



26. Le chevalier de Fréville, gentilhomme 



ET HISTORIQUES 



l63 



français, réfugié en Russie, avait étudié et pra- 
tiqué sérieusement Tescrime dès sa jeunesse. 
Il se fit maître d'armes et devint le profes- 
seur du grand-duc Paul, pour l'instruction 
duquel il composa son Traité en 1775. 



27. Labat appartenait à une ancienne fa- 
mille de maîtres d'armes qui, depuis plus de 
cent ans, enseignaient à Toulouse. 



28. Après celle de Paris, et sans pouvoir pré- 
ciser la date de leur création, nous savons que 
plusieurs Académies d'armes furent établies en 
France dans les principales villes, vers le com- 
mencement du xvii<* siècle; celles de Stras- 
bourg et de Toulouse surtout, jouirent d'une 
certaine renommée ; cette dernière, appelée 
Académie d'armes du Languedoc^ et dont les 
concours annuels faisaient partie des Jeux 
floraux, fut longtemps prospère. 



29. Né en 1782, L. Justin Lafaugère, élève 




164 NOTES BIOGRAPHIQUES 

de Daressy, maître à Agen, fut certainement le 
plus grand exécutant de cette époque dont 
Jean-Louis a été le plus grand démonstrateur. 

Les noms des deux hommes qui, pendant 
près d'un demi-siècle, tinrent si haut et si 
ferme le drapeau de Tescrime, sont forcément 
liés Tun à l'autre ; chacun d'eux cependant pos- 
sédait un talent d'un caractère bien différent. 

Jean-Louis était le classique par excellence, 
Lafaugère, le romantique déclaré (j'entends 
dans le sens tout à fait artistique). 

Aux personnes qui pensent qu'une grande 
taille est généralement indispensable pour de- 
venir habile à Tépée, on pourrait présenter 
Lafaugère comme preuve du contraire. 

Il était admirablement fait, mais comptait 
.parmi les plus petits hommes de son temps (il 
n'avait pas cinq pieds), ce qui ne l'empêcha 
pas de battre les plus grands et les plus forts 
et d'être désigné par Napoléon I«'' comme 
devant être le professeur du Roi de Rome. 

Peindre, était la passion dominante de cet 
original, et rien ne lui était plus agréable que 
de s'entendre complimenter à ce sujet. 

Il lui arriva plusieurs fois de quitter brus- 
quement Lyon, où il avait une Salle renommée 
et florissante, et d'aller passer trois mois soit 
en Italie, soit en Espagne, non pour y étudier 
Tescrime étrangère, mais les peintres anciens. 

Dans les assauts où il assistait, nul n'avait 
l'éloge plus facile et la critique plus légère ; en 
revanche, il ne pouvait voir une peinture quel- 
conque sans lui découvrir de nombreux dé- 



ET HISTORIQUES l65 

fauts et se croire obligé de prodiguer ses con- 
seils; à ses amis ou à ses élèves, il allait même 
jusqu'à leur offrir de retoucher leurs tableaux. 

Des leçons d'armes ou des assauts de La- 
faugère ne s'obtenaient pas toujours aisément, 
mais il eût, avec bonheur, accroché de ses 
toiles chez tous les gens qu'il connaissait. 

Dans un voyage qu'il fit à Paris en 1825, 
lors de la deuxième édition de son Traité, 
des amis à lui imaginèrent de le présenter, sans 
le nommer, dans un de ces assauts de second 
ordre qui se donnaient, à cette époque, tous 
les dimanches. 

Les bénéficiaires de l'assaut vinrent aussitôt 
en plaisantant inviter ce petit homme à tirer. 
« Je le veux bien, dit-il, mais mon jeu n'inté- 
ressera guère, j'ai eu un maître qui suivait 
une méthode déplorable. « Je ne sais pas tou- 
cher^ et on ne me touche pas ». Tous éclatèrent 
de rire à son nez et on l'obligea à prendre un 
fleuret. Trois tireurs vinrent successivement 
se présenter devant lui. Lafaugère ne toucha 
pas un seul coup malgré ses efforts apparents; 
mais pas un coup ne l'avait atteint ; ses con- 
torsions de bras, de mains semblaient prodi- 
guer maladroitement des parades que la chance 
et le hasard seuls paraissaient lui faire réussir. 
Personne ne riait plus et les tireurs se regar- 
daient effarés. Tout à coup quelqu'un s'écria : 
c'est Lafaugère; il n'eut que le temps de fuir 
pour se soustraire à l'enthousiasme général. 

S'il fut peintre médiocre et faible démonstra- 
teur, il faut reconnaître en lui le premier ti- 
reur de son époque, en même temps qu'un 





l66 NOTES BIOGRAPHIQUES 

grand cœur et un écrivain très présentable. 
Le musée d'Agen, sa ville natale, possède un 
beau portrait représentant Lafaugère accoudé 
sur une table, près d'un livre et d'une épée. 



3o. Le comte de Bondy, préfet de la Seine 
sous Louis XVII 1, était élève de Gomard père 
et jouissait d'une réputation étendue et mé- 
ritée de tireur hors ligne. (Seul, Lafaugère lui 
était supérieur,) 

Le bruit des sanglants exploits d'un certain 
R..., spadassin établi à Caen, le fit un jour 
accourir incognito dans cette ville, et le soir 
même de son arrivée, de Bondy se rendit avec 
un ami dans le café où le duelliste venait 
parader d'habitude ; il s'assit dans un coin. 

R..., dont il avait le signalement, jouait au 
billard et était, facilement d'ailleurs, recon- 
naissable par l'accueil dédaigneux qu'il faisait 
aux sourires et aux félicitations d'une galerie 
aussi craintive qu'enthousiaste. 

Sur ces entrefaites, un jeune homme qui 
entrait dans le café, efBeura en passant et 
par mégarde la queue de billard du triompha- 
teur qui s'élança vers lui, rouge de colère, en 
l'invectivant grossièrement et en le provo- 
quant. Le jeune homme ahuri, tout tremblant, 
se confondait en humbles explications. 

A ce moment, on entendit une voix vibrante 
et inconnue : « Allez commander un enterre- 



ET HISTORIQUES 167 

ment de première classe pour monsieur ; » et 
de sa place , Bondy, paraissant s'adresser à son 
vis-à-vis, indiquait du doigt le duelliste qui se 
tourna aussitôt de son côté et vint à lui avec 
des allures de tigre. 

— Un enterrement pour moi, avez-vous dit ; 
et qui donc, s'il vous plaît, me préparera cet 
enterrement ? 

— Moi, fit rinconnu, tout en sirotant sa 
chartreuse. 

— Ah! Et... vous êtes? 

— Le comte de Bondy! 

A ce nom redouté, R... chancelle et devient 
blême; il cherche ses mots, ses excuses. 

— Ce n'est pas à moi qu'il faut faire vos 
excuses, mais à ce jeune homme, et que ce soit 
votre dernière affaire, ne l'oubliez pas. 

Inutile d'ajouter que, ses excuses faites, le 
spadassin s'éclipsa au milieu des huées et ne 
reparut plus en scène. 

Une autre fois, le comte de Bondy se trou- 
vait, par hasard, à déjeuner dans un restaurant 
à la mode du Palais-Royal. Non loin de lui, 
trois messieurs, somptueusement attablés, cau- 
saient, à haute voix, de choses et d'autres. Leur 
conversation, que de Bondy entendait, en ar- 
riva à tomber sur lui, et ce fut à qui déchi- 
rerait le mieux : « Ce mauvais préfet, ce 
fâcheux politique dont on surfaisait les mérites 
aussi bien que la force à l'épée. » 

De Bondy laissa passer les premiers jets, 
mais bientôt, agacé par l'explication détaillée 
de ses vices et méfaits, il tire une carte de son 





l68 NOTES BIOGRAPHIQUES 

portefeuille et la place dans une assiette, puis, 
il prie, à voix basse, le patron de rétablisse- 
ment d'aller poser cette assiette sur la table 
de ces messieurs; Vautre, croyant à un acte 
de politesse, s'empressa de servir délicatement 
ce plat d'un nouveau genre. Les trois individus 
lurent et se regardèrent hébétés Leur dé- 
jeuner, singulièrement refroidi, fut à peine 
terminé et tous trois filèrent aussitôt. 



3i. De Liancour mourut à Paris en 1732, 
après avoir enseigné Pescrime pendant 52 ans. 
Il est regardé comme le premier des Maîtres 
de répoque de Louis XIV. 



32. Moreau, père de l'auteur, et maître d'ar- 
mes à Nantes également, avait eu l'occasion 
de tirer avec le chevalier de Saint-Georges et 
d'être complimenté par lui. 



33. Le manuscrit de Palladini se trouve à 
Paris dans une collection particulière. 



ET HISTORIQUES 169 

34. La Êimille des le Perche fournit en 
France des Maîtres pendant plus d*un siècle. 

L'auteur est le plus connu ; il portait les pré- 
noms de Jean-Baptiste et tenait sa Salle d'ar- 
mes rue' de la Harpe. 

Il fut enfermé pendant quelque temps à la 
Bastille pour des propos imprudents débités 
par lui sur Louis XIV et M™« de Maintenon. 



33. Les noms de MM. de la Pervenchère et 
du Marquis de Valfons, resteront liés à l'his- 
toire de notre escrime, pour l'initiative et 
l'appui que ces deux députés ont apporté dans 
le projet de loi voté en iSyS parle Parlement, 
en vue de l'amélioration à accorder aux situa- 
tions de nos Maîtres militaires. 



36. L'auteur espagnol Quevedo Villegasf 
dans son roman VAventurier Buscon, a mis en 
scène d'une façon très amusante l'escrime ma- 
thématique que quelques auteurs déjà, avant 
Rada, avaient tenté d'expliquer et d'établir. 




170 NOTES BIOGRAPHIQUES 

37. Rowlandson, le célèbre dessinateur an- 
glais, fréquentait beaucoup, à Londres, la Salle 
d'armes d'Angelo et y a trouvé les sujets de 
diverses scènes d'escrime, rendus par lui d'une 
façon très heureuse, et qui ont été gravés. 



38. Saint-Martin, officier français, était un 
des meilleurs élèves du fameux Danet. 

Attiré en Autriche, il conquit à Vienne une 
réputation et devint le professeur en titre de 
l'aristocratie autrichienne. 



39. On annonce cependant qu'un collection- 
neur aurait acquis dernièrement, à Londres, 
un exemplaire de V Académie de VEspée de 
G. Thibaust, semblable à celui que possède 
la Bibliothèque de Versailles. 



40. Le manuscrit original de l'œuvre de Phi- 
libert de la Touche, se trouve, avec gravures 
avant la lettre, au département des manuscrits 
de la Bibliothèque Nationale. L'exemplaire de 



ET HISTORIQUES I7I 

ce livre qui a appartenu à Louis XIV se trouve 
à la réserve des imprimés. 



41. Vers 1600, Patenostrier et H.Cavalcabo, 
maîtres italiens, jouissaient en Europe d'une 
brillante renommée. Brantôme, dans ses mé- 
moires, les cite avec éloges et raconte : « Que 
des seigneurs françois sont allés en Italie ap^ 
prendre du Patenostrier la milice de F escrime. ï> 
Brantôme parle aussi du Grand Tappe de Milan- 



42. La Boëssière père, le professeur de Saint- 
Georges, inventa, vers ijSo, le masque à treillis, 
à peu près semblable à celui dont nous nous 
servons aujourd'hui, mais sans les côtés. Plu- 
sieurs maîtres refusèrent longtemps de Pa- 
dopter dans leurs Salles comme étant une 
garantie indigne des bons tireurs. Ce ne fut 
qu'au commencement de notre siècle, et à la 
suite de plusieurs accidents graves, qu'il fut 
rigoureusement imposé dans les assauts. 




172 



NOTES BIOGRAPHIQUES 



43. Jean-Louis a été le plus complet démons- 
trateur de notre siècle ; il n'a malheureusement 
rien fait imprimer du merveilleux mode d'en- 
seignement qu'il établit et que suivent, par 
tradition, les nombreux maîtres qu'il a formés. 
L'École qu'il fonda à Montpellier, en 1829, 
devint un centre d'escrime d'où est sortie une 
brillante phalange de maîtres et d'amateurs, et 
où les plus grandes réputations allèrent cher- 
cher leur consécration. 

La seule femme qui soit jamais parvenue à 
une sérieuse force à l'épée, a été M"® Jean- 
Louis, morte il y a peu d'années; elle avait 
épousé un médecin de Toulouse. 




DU MÊME AUTEUR 



POUR PARAITRE PROCHAINEMENT : 

UN MAITRE D'ARMES 

SOUS LA RESTAURATION 
(essai historique) 

In- 12 avec frontispice, portrait sur cuivre 
et vignettes sur bois. 

Tirage numéroté à trois cent quatre-vingts 

exemplaires : 

30 exemplaires sur Japon, à 80 fr. 

3o — sur Chine, à 60 fr. 

20 — sur Whatman, à 5o fr. 

3,0 — sur papier vélin, à. . . 10 fr. 

L'ART DE L'ÉPÉE 

In-4<» oblong avec frontispice, portrait et gravures 
sur cuivre et sur bois 

Tirage numéroté à quatre cent quatre-vingts 

exemplaires : 

20 exemplaires sur Japon, à i5o fr. 

3o — sur Chine, à roo fr. 

40 — sur Whatman, à 100 fr. 

3gQ __ sur papier vergé, à. . . 40 fr. 



On souscrit, à Paris, chez l'auteur, 

et aux librairies : Fontaine, passage des Panoramas 

et CoNQUET, 5, rue Drouot. 




rcr 



"^^SN