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Full text of "La création métaphorique en français et en roman: images tirées du monde des ..."

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BEIHEFTE 

ZUR 

gEITSCHRIFT 

fOr 

ROMANISCHE PHILOLOGIE 



HERAUSGEGEBEN 



VON 



Dr. GUSTAV GROBER 

PROFKSSOR AN DER UNIVKRSITAT STRASSBURG I. K, 



I. HEFT 

L. SAINE AN, LA CRÉATION MÉTAPHORIQUE EN FRANÇAIS ET 

EN ROMAN 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1905 



3 



L^i\ 



CRÉATION MÉTAPHORIQUE 

EN FRANÇAIS ET EN ROMAN 



PAR 



LAZARE gAINÉAN 

DOCTEUR ES -LETTRES, LAURÉAT DE L'INSTITUT 



IMAGES TIRÉES DU MONDE DES ANIMAUX DOMESTIQUES 

LE CHAT 

AVEC UN APPENDICE SUR LA FOUIl^, LE SINGE ET LES STRIGIENS 



vt.j:. 



HALLE A. D. S. 
VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1905 



Gîl:Jf'.é;r, 



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Table des matières. 



Pag. 

Avant-propos i 

Introduction 2 — 4 

Première Partie: Noms et oris du ohat. 

I. Le latin cattus et ses vicissitndes: Considérations chronologi- 
ques (5); Hypothèses snr l'origine du mot (6); Formes romanes 
de cattus (7). 
n. Cris et gestes du chat: Cris pour l'appeler et le chasser (8); 
Le miaulement et ses inflexions (8 à 11); Valeur psychique 
des cris et gestes du chat (11). 
m. Les noms hypocoristiques du chat: Importance de cette 
nomenclature (12); Loi d'alternance vocalique (12); Échange 
des labiales (13); La réduplication (15); Noms enfantins du 
chat (15 à 21); Noms argotiques (22); Origine des noms hypo- 
coristiques (22 à 23) ; Remarques morphologiques (24) ; Témoi- 
gnages littéraires (24 à 25). 

Deuxième Partie: Sens des nome du chat. 

I. Sens romans de cattus 26 — 32 

n. Sens de ses dérivés 32 — 39 

m. Les composés romans de cattus: Importance du sujet (39); 
Composés proprement dits (40 à 45) ; Composés par synonymie 
(46 à 49); Composés latents (49 à 53); Controverses sur leur 
origine (54); Conclusion (55). 

IV. Sens des noms hypocoristiques 55 — 68 

V. Composés des noms hypocoristiques 68 — 71 

Troisième Partie: Métaphores usées. 

L Vie physiques (Parties du corps) 73 — 75 

II. Vie morale (Hypocrisie, flatterie) 76 — 77 

m. Vie psychique (Gaieté, mélancolie) 77 — 79 

IV. Superstitions 79 — 82 

V. Applications techniques 82 — 83 

VI. Ironie populaire 83 — 85 



1 



VI 

Appendioe. 

A. La fouine 86^88 

B. Le singe 88—96 

C. Les strigiens 96—117 

Notes complémentaires ^ . 118 

Bibliographie 119 — 122 

Index des notions relatives: 

a) au chat 123 — 126 

b) à la fouine 126 

c) au singe 127 

d) aux strigiens 127 — 128 

Index des mots 129 — 148 

Table des noms géographiques 148 

Table des matières V— VI. 






V 







BEIHEl-Tli 


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ZUR 





ZEITSCHRIFT FUR ROMANISCHE PHILOLOGIE 

HERAUSGEGEBEN von Dr. GUSTAV GRÔBEK 

PROFESSOR AN DER UNIVERSITAT STRASSBURG 

1. HEPT 



LA 



CRÉATION MÉTAPHORIQUE 

EN FRANÇAIS ET EN ROMAN 



PAR 



LAZARE SAINÉAN 

DOCTEUR feS- LETTRES, LAURÉAT DE L'JNSTITUT 



IMAGES TIRÉES DU MONDE DES ANIMAUX DOMESTIQUES 

LE CHAT 

AVEC UN APPENDICE SUR LA FOUINE, LE SINGE ET LES STRIGIENS 



HALLE A. D. S. 
VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1905 



Die Beihefte zur Zeitschrift fur Romanische Philologie erscheinen nach Bedarf in 

zwangloaen Heften. 



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y 



Avant -propos. 



La métaphore embrassant toutes les manifestations de la 
pensée, on pourrait dire que son domaine se confond avec celui 
de la langue elle-même. Dans ce vaste ensemble, le monde des 
animaux, des animaux domestiques surtout, se révèle d'une grande 
fécondité pour les recherches étymologiques. Compagnons de 
rhomme, ses associés dans la vie quotidienne, les animaux domesti- 
ques furent de bonne heure observés par lui; leurs cris, leurs 
allures, leurs penchants, notés avec sympathie, trouvèrent une ex- 
pression dans la langue et fournirent des images qui constituent 
un des plus curieux chapitres de Thistoire de la langue chez les 
peuples romans. Ici se manifeste principalement la fertilité de 
l'intelligence populaire, la spontanéité de ses créations linguistiques. 

Ce monde bien vivant est, dans ses représentants les plus 
familiers, le chat en premier lieu, l'objet de cette étude. Un travail 
ultérieur sera consacré au chien et au cochon, un troisième et dernier 
au bétail et à la volaille de basse-cour. On possédera ainsi, dans 
un tableau d'ensemble, la somme des idées que les peuples romans 
ont su tirer du monde des animaux domestiques. 

Ces études s'appliquent à toutes les langues romanes, mais le 
français en constitue le fond, parce que, seul, il possède un historique^ 
point de départ même de notre travail. Nous avons largement 
puisé dans les patois, principalement dans ceux de la France et 
de l'Italie. Après avoir dépouillé les principaux recueils dialectaux, 
nous avons eu la bonne fortune d'être mis en rapport avec M. 
Gilliéron, et de pouvoir contrôler les données flottantes des anciens 
patoisants par celles de l'actualité vivante. Avec le noble dé- 
vouement à la science qui caractérise ce grand travailleur, il a 
bien voulu mettre à notre disposition les matériaux inédits de son 
Aiîas linguistique de la France. Nous avons tiré un parti inesti- 
mable des trésors accumulés dans cette magnifique publication, qui 
marquera une date dans les études d'étymologie française. 

Nous adressons nos meilleurs remercîments aux patoisants et 
aux romanistes qui ont bien voulu nous renseigner sur les noms 
enfantins des animaux domestiques (matière qu'on trouve rarement 
dans les livres): MM. Ed. Ëdmont (Saint -Pol), Ch. Guerlin de 
Guer (Calvados) et L Jeanjaquet (Suisse romande), R. Menendez 
Pidal (Espagne), M"^^ Carolina Michaelis et J. Leite de Vasconcellos 
(Portugal). Nous remercions tout particulièrement notre cher ami, 
M. Joseph Bédier, qui s'est donné la peine de lire ce travail en 
manuscrit et d'en rendre la forme moins imparfaite. 

Paris, novembre 1904. Lazare Sainéan. 

Beiheft zur Zeitschr. t rom. Phil. I. I 



Introduction. 



Les études d'étymologie romane ont certainement fait, depuis 
Diez, d'incontestables progrès. Non pas que de nouvelles avenues 
aient été ouvertes à la science étymologique, mais les principes 
posés par le maître ont été approfondis et élargis, particulièrement 
du côté du latin vulgaire, qui, étudié avec une véritable prédi- 
lection, a grandement contribué à faire de la phonétique romane 
un instrument d'une merveilleuse précision. L'empressement et la 
virtuosité avec lesquels se poursuit l'établissement des types vulgaires 
pour chacune des langues romanes ne laissent pourtant pas d'être 
inquiétants; car, autant le procédé, comme expédient empirique, 
se révèle légitime et fécond lorsqu'il s'agit de l'ensemble des idiomes 
romans, ou du moins des mots appartenant au fond même de ces 
idiomes, autant il devient arbitraire et dangereux, lorsqu'il s'applique 
à des termes modernes ou récents. Il suffit de parcourir le ré- 
pertoire de Koerting, qui en donne l'image la plus fidèle, pour 
être frappé du caractère à la fois problématique et vain de cette 
latinité chimérique, et de la stérilité des efforts dépensés dans cette 
direction. 

C'est que tout d'abord on ne tient pas assez compte de la 
chronologie. Les mots les plus vénérables d'une langue et ceux 
d'une date plus ou moins récente sont jetés dans la même balance, 
et on s'efforce de rattacher les uns et les autres à la même origine. 
Faire dériver, par exemple, maraud^ qui date seulement du XVI® 
siècle, du latin mareniy homme, ou d'un type malaîdus (Voir Koerting), 
est non seulement une hypothèse gratuite, mais une erreur de 
méthode. Multiplier ici les exemples de ce genre serait superflu, 
attendu que notre travail fournira les spécimens les plus remar- 
quables de ce mirage étymologique. 

D'ailleurs, la raison de ces tentatives doublement illusoires, 
comme point de départ et comme conclusion, est plus profonde. 
Dans la division courante des mots en mots populaires et mots 
savants, ou dans la répartition adoptée en Allemagne, en mots 
héréditaires, empruntés ou étrangers, on constate une grave lacune 
dont la méconnaissance, en enrichissant le lexique latin-vulgaire 
d'une foule d'intrus, a empêché de comprendre tout un côté de 






la langue. Nous voulons parler de la part d'originalité inhérente 
à. chaqae idiome, de l'élaboration incessante des matériaux linguisti- 
ques, de l'apport des patois, du langage vulgaire, du langage en- 
fantin, de tout cet ensemble d'agents créateurs qui constitue à 
coup sûr l'élément le plus intéressant et le plus vraiment national 
d'une langue. 

En français, ce courant créateur, complètement indépendant 
du latin, se fait sentir dès le XIII® siècle et atteint son apogée 
au XVP, siècle fécond entre tous, en idées et en expressions, et 
dont l'œuvre de Rabelais offre le plus puissant exemple. C'est 
alors surtout que les termes patois se précipitent de tous les côtés 
dans la langue, y prennent racine pour la plupart et s'acclimatent, 
malgré leur humble origine, dans le nouveau milieu oh ils se 
trouvent transplantés. Devenus méconnaissables, isolés de leurs 
modestes congénères par un changement sémantique, leur origine 
s'obscurcit jusqu'à devenir à peu près impénétrable. 

Ces mots patois appartiennent à la langue même; ils sont les 
créations des masses, des hommes de tout âge, même et surtout 
des enfants, créations qui témoignent de la spontanéité de l'esprit 
populaire, ainsi que de son incessante activité. Et ce n'est pas 
notre longue intimité avec la vie et la psychologie du peuple qui 
nous fait voir par un prisme grossissant ce travail perpétuel des 
foules sur le fond déjà existant de la langue, car des travaux tout 
récents ont fait ressortir ce contingent éminemment populaire qui 
l'emporte souvent sur le bien hérité, sur la iradiiion latine.^ 

Pour mettre en un relief encore plus saisissant l'élément créateur 
du langage et sa merveilleuse force d'expansion, nous avons choisi 
comme premier sujet d'étude le nom d'un animal qui n'a qu'une 
faible attache avec la latinité de la décadence et dont le développe- 
ment sémantique, étant postérieur au XII® siècle, tombe dans la 
période purement nationale de chaque langue romane. Cet exemple, 
du reste, se prête parfaitement à illustrer la double tendance 
psychologique que nous venons d exposer : d'un côté, le travail mental 
des masses populaires sur une base donnée (le latin catius)\ de 
l'autre, l'élaboration parallèle et intégrale de la même notion par 
une série de véritables créations (les noms hypocoristiques de 
l'animal). Ces éléments rudimentaires ont ensuite germé dans tous 
les sens et enrichi le lexique de tout un monde d'idées et de 
mots. La métaphore, cet agent puissant de l'évolution linguistique, 
après avoir fait pousser les germes, leur a communiqué la vitalité 
et le mouvement 

L'étude de la métaphore linguistique est à peine effleurée. Le 
seul ouvrage à citer, celui de Brinlônann (Die MetapJurn, 1878) 
relève plutôt de la littérature. L'auteur se borne le plus souvent 



^ Voir la monographie de Tappolet sur les Noms romans de parenté 
(1895) et celle de Zanner sur les Noms romans des parties du corps (1903), 
encore que ce dernier omette la nomenclature vulgaire et enfantine. 



à commenter les proverbes pour en déduire ^Tesprit des langues 
modernes". Le point de vue philologique disparaît devant Tana- 
lyse littéraire.^ 

Notre étude est purement linguistique, mais nous n'avons rien 
négligé de ce qui pouvait éclairer le sujet. Cest ainsi que nous 
avons mis à contribution le folklore, Tépopée animale et la fable, 
les observations des naturalistes, enfin les différents écrits sur la 
vie psychologique et sociale des animaux domestiques. 

^ La dissertation de Bail (Die fratutôsischen Namen der Haustiere in 
alter und neuer Zeit mit Berûcksichtigung der Mundarten^ Berlin, 1902) est 
une simple énumération des noms français des animaux domestiques et les 
raenlioDS patoises y sont insignifiantes. Cf. encore Fr. Bangert, Die Tiere im 
altfranzosischen Epos, Marburg, 1885. 



Partie. 

Noms et cris du chat. 
I. Le latin cattus et ses yicissitudes. 

1. Le chat domestique est entré relativement tard dans Tin- 
timité de la vie européenne. Les Grecs et les Romains de l'époque 
classique l'ignorent; leurs fabulistes le remplacent tantôt par la 
belette {yàXfj, mustela) et tantôt par le chat sauvage {pîXovQOÇi 
felis), A la fin du premier siècle de notre ère seulement, on voit 
apparaître le mot catia^ et cela an beau milieu d'une série d'épi- 
grammes de Martial (40 — 103), dans lesquelles il est question 
d'oiseaux comestibles. „ Jamais l'Ombrie, s'écrie le poète (XIII, 69), 
n'a produit les chattes que nourrit la Pannonie": 

Panonicas nobis nunqadra dédit Ombria cattas • . . 

Il faut franchir deux siècles et arriver vers l'an 250, pour trouver 
une autre mention de la chatte, dans la Vulgate (Baruch, VI, 21): 
„Noctuas et hirundines et aves, similiter et caiiae.^^ Ce passage 
pourrait à la rigueur servir de commentaire à l'épigramme de 
Martial: dans l'un et dans l'autre, la chatte se trouve rangée 
auprès d'animaux plus ou moins sauvages. 

L'existence en latin vulgaire de catia^ au premier siècle, ne 
saurait être mise en doute. La persistance du mot en daco- 
roumain, sous la forme diminutive càttusia^ en est la preuve : câtu^à, 
aujourd'hui propre au macédo-roumain et au transylvain du Nord 
(où il est attesté dès le XVII® siècle) est certainement le plus ancien 
nom de la chatte en daco-roumain, où les noms hypocoristiques 
mîfà (Moldavie) et pisicà (Valachie) sont venus s'y ajouter plus 
tard. Son existence pan-roumaine est encore démontrée par cer- 
tains sens figurés toujours vivaces, et dont le principal est celui 
de „ menottes, fers'*. Cette acception métaphorique est étrangère 
aux idiomes slaves, mais on la retrouve en hispano-portugais: 
gatiilo, petit chat et crampon.^ 



^ Dériver cStûfi, fers (pi. de cStûfS, chatte), du pol. kdtusM, chambre 
de torture (litt. maison du bourreau), comme le fait encore récemment Densuçianu 
(Histoire de la langue roumainey I, 385), est une pure impossibilité: Taccent 
et le sens s'y opposent également. 



Quoi qu'il en soit, ce n'est que vers le milieu du IV* siècle 
que la forme caitus paraît chez un écrivain rustique, Palladius, avec 
sa fonction nettement marquée (De re rustica^ IV, 9) : „ Contra talpas 
prodest caios (var. caitos) fréquenter habere in mediis cardueds." 
Le même rôle de preneur de souris est attribué à catlus dans 
deux passages de V Anthologie laiine. Un sens purement technique, 
machine de guerre, sens qu'il gardera pendant le moyen âge, est 
attaché au même mot chez Técrivain militaire Végèce (IV, 35) : 
„Vineas dixerunt veteres quas nunc (au IV® siècle) militari barbari- 
coque usu cattos vocant/' Déjà les anciens désignaient certains 
appareils de guerre par des noms d'animaux tels que aries^ cuni" 
culus, corvus, musculus, scorpio, testudo. 

Enfin, et nous nous plaisons à relever ce premier témoi- 
gnage d'intimité entre Thomme et le chat, le diacre Jean, écrivant 
vers l'an 600 la vie du pape Grégoire le Grand (540 — 604), en 
cite le trait suivant (II, 60): „Nihil in mundo habebat pneter unam 
catianij quam blandiens crebro quasi cohabitatricem in suis gremîis 
refovebat." Dans la suite des temps, plus d'un grand homme a 
témoigné le même attachement profond pour le chat 

Voilà à peu près les textes qui, pendant les six premiers 
siècles de notre ère, présentent le mot catiusA A partir de cette 
époque, deux témoignages contemporains nous renseignent suffi- 
samment sur le caractère vulgaire du mot. D'un côté, l'écrivain 
bysantin £vagrius Scholasticus, qui vivait à Epiphanie, en Cœlé- 
syrie, vers la fin du VI* siècle, nous apprend (IV, 23) que Tusagc 
vulgaire, la ùvvrjd'Siay de son temps substituait xarra à aîXovçoç; 
de l'autre, l'évoque espagnol Isidore de Séville (m. 636) affirme, 
dans ses Origines (XII, 2, 38): „Musio appellatus quod muribus 
infestus sît; hune vulgus caitum a captura vocant." C'est pendant 
le moyen âge qu'on voit surgir le premier nom hypocoristique du 
chat, musio ou musius, dont l'origine enfantine^ sera démontrée 
plus loin. 

2. Les divers témoignage^ qu'on vient de rapporter ne nous 
apprennent rien sur l'origine même de ca/tus. Les hypothèses 
étymologiques modernes se sont portées dans deux sens différents. 
On s'est tout d'abord efforcé de rattacher catius au latin, tendance 
qui se fait déjà jour dans l'étymologie d'Isidore rapportée plus 
haut. De notre temps, Hehn avait admis, dans les premières éditions 
de son livre, que cattus était une appellation populaire ayant le 
sens de petit animal, „Ie petit'*, répondant à catu/us; mais il aban- 
donna plus tard cette opinion pour s'arrêter à une hypothèse 
encore moins probable, d'après laquelle caf/us serait un mot ger- 



' Voir aussi Sittl, dans VArchiv fur la t. Lexicographie , V, 133 
et suiv. 

' WôlfFlin (Situtngsberichte der Bayr, Akademie, 1894, p. II 3), se 
ralliant à rétymôlogie d'Isidore, voit également dans musio une formation 
nouvelle pour murio. 



manique passé en roman. ^ D'autres font venir le mot du celtique. 
Stokes, par exemple, postule un type katio-s, qu'il met en rapport 
avec le nom ethnique gaulois Catli ou Chaiti^ dont Grimm avait 
déjà rapproché le néerlandais hesse, chat, ainsi que le nom des 
Hessois. Et Schrader est enclin à combiner les deux hypothèses 
et à considérer le mot comme celto-germanique. 

Il est certain que catius^ absolument isolé en latin où il apparaît 
d'une façon presque mystérieuse, fait penser à une de ces créations 
linguistiques sans histoire et réfractaires à toute analyse. Le gothi- 
que ignore le mot, et sa présence tardive (après le VII « siècle) 
dans les idiomes celtiques et germaniques exclut toute hypothèse 
d'un emprunt de la part du latin. D'un autre côté, la merveilleuse 
expansion du mot n'est pas moins surprenante. Non seulement 
les noms du chat dans les familles celtiques, germaniques et slaves, 
peuvent remonter à un type catius^ dont ils dérivent directement 
dans toutes les langues romanes, mais les mêmes noms, dans les 
idiomes sémitiques et fino-turcs, pourraient à la rigueur y être 
réduits. Il reste pourtant un résidu irréductible (cf. le nouba 
hidis^ chat, dans le domaine de l'ancienne Ethiopie), et l'alternance 
vocalique du nom, en germanique et en arabe,^ complique encore 
le problème. 

En somme, après avoir examiné les diverses hypothèses 
touchant l'étymologie de caiius, on se voit contraint d'avouer qu'on 
n'en sait absolument rien. On ignore et la provenance du nom 
de l'animal et les modes de son voyage autour du monde. 
D'ailleurs, il serait étonnant qu'il en fût autrement, puisque les 
naturalistes ignorent également la souche du chat domestique, son 
lieu d'origine et son expansion. La linguistique, tout à fait im- 
puissante à résoudre le problème, l'abandonne à la science de 
la nature. 

8. Voici les reflets gallo-romans de catius, catta^: 

Au Nord: ca, co (f. caii), cou (Somme), keu (Pas-de-Cal.), kyè 
(f. hylii) Namur, iyly tchyè (Liège), iè (f. tèie) Marne. 

Au Centre: cfia (f. chaie) et Ouest, chè (f. chète) et Est, à côté 
de icha (f. ichaie), ichè (f. khèie), isa (f. tsate), isè (f tshe), iso (f. isote)\ 
sUi, sÛ (f. s/è^) Savoie, à côté de ça (f. ça/a) et /a {f./ata), sa (f. 
sa/e) Dordogne. 

Au Sud: ga (f. gafo), à côté de ca (f. ca/o), cha, icha^ isa (f. 
chatOf tchahf isato), 

* Hebo, Kulturpflanzen und Haustiere, VI « éd. commentée par Schrader, 
Leipzig, 1901, p. 447 à 455. 

* Cf. angl. kit, minet, allem. Kitze^ à côté de ranglo-saxon cat (attesté 
dès l'an 800), aba. chcasat mod. Katze, et kutz\ cri pour le chasser; de même, 
arabe kitt (XIV « s.), à côté de kouttous (XV e s.) et de la forme vulgaire 
moderne k€Ut, 

* D'après Y Atlas linguistique de la France. Notre transcription se 
rapproche autant que possible du français. 



8 

Il est à remarquer que chatte s'est définitivement substitué 
au masc. chat dans les Vosges et en Lorraine: la forme féminine 
semble en effet chronologiquement antérieure, comme le montre 
le lat. catta et le roum. cUtu^à (cf. aussi allem. Katze), 

Le type cat- se rencontre au Nord et an Sud (Gasc., Lan- 
gued.) à l'état pur; au Centre, avec l'initiale sifflante comme en 
Limousin, en Auvergne et ailleurs (Val Soana ciat). Ce type, qui 
se reflète encore dans le roum. cStu^à,^ revient sporadiquement en 
Italie (cf. Abruz. catta, à côté de gatta ou jatta), où domine la 
forme parallèle gat', comme dans le midi de la France et dans le 
reste du domaine roman (it gatto, réto-rom. gat, ghiat, dyat, sarde gatiu, 
ghiattu, gtattu; esp.-port gato). C'est un développement phonétique 
normal dans ces régions, et la coexistence des deux formes est 
encore vivace en Gascogne et en Languedoc. 

II. Cris et gestes dn chat. 

4. Les cris dont on se sert pour appeler les chats sont générale- 
ment tirés des noms mêmes de l'animal. Ainsi, en fr,: mini-mini! 
minet-minet! minot-minot! (à St.-Pol: mine-mine! mi^minoute!), qui 
répondent à l'it: mini-mini! micco-micco! muci-muci! et à l'esp.: 
mis-misino-mis ! mino-mis! [mini-mizo!), mus- mus! (Galice mico-mico! 
michinho-michinho! et Léon michin-michin!). Certaines de ces 
formules ont pourtant gardé la forme primitive du nom hypo- 
coristique, tandis que la langue générale l'ignore ou n'en connaît 
que la forme dérivée: cf. d'un côté, le galic. gâche! inconnu à 
l'espagnol, et de l'autre, le port, bich-hich! bichinho-bichinho! qui 
conserve le primitif bich, minet, là où le port, ne connaît plus que 
le dérivé bichano, chat. 

5. Les cris servant à chasser les chats: pss-pss! {pch-pch!) 
St.-Pol, pse! Mil., biss-biss! Montbél. etH.-Italie (^s^, bis-bis! cri d'appel), 
puxe! Galice, et piss-piss! Roumanie (dans la H.-Bretagne, cri 
d'appel). De là, quelque noms enfantins de Tanimal: Parme bisen, 
minet, répondant à l'aUem. ^/Ir^ (Buse, Bizi); le valaque /w/<r5, chat, 
dimin. de pisà (cf. alban. piso, minet), répond à l'angl. puss {pussy)\ 
cf. tamil puseif kurde pishili, afghan, picho, pers. pouchek. 

Ensuite, Mil. ghicç-ghicc\ (= gatto! gatto!), esp.-port zape! 
fuie! à côté de ox-te! aba-te! Abruzz. fruste {friSte)! Certains de 
ces cris s'appliquent également aux chiens: Calvados lisi-lisi! Sic 
chiss-chiss! {ghiss-ghiss!), Naples a-a!, tandis que l'esp. case! (quesc!) 
sert plutôt à appeler la bête. 

6. La forme primordiale du miaulement est presque mono- 
syllabique: mi'miiil Plus tard, cette plainte monotone s'amplifie 
de toute la gamme vocalique, et, dans une troisième phase, sa 
forme linguistique s'achève par l'addition d'un certain nombre de 



^ Le masc. cotoCf cotoiu, matou, dérive du slave kotUf id. 



consonnes, principalement des liquides. Les nombreuses modu- 
lations et inflexions de ce cri caractéristique, suivant le sexe et les 
états d'âme du chat, échappent naturellement à toute transcription; 
mais les patois ont essayé de tourner la difBculté à l'aide de 
multiples approximations. Voici les premières formes linguistique- 
ment élaborées, en remarquant que chaque modulation est susceptible 
d'une forme renforcée par l'addition de la semi-voyelle y^ et d'une 
forme mouillée par l'absorption du même son:^ tnawer Luxemb. 
(mais il myo), myawer Vosges, gnawer Malmédy; myayer (gnyayer) 
Loiret, myèwer Lux., mycwva H.-Loîre, myowga^ Lozère. La forme 
vosgienne, myawer, est la plus ancienne que connaisse la langue 
littéraire, dans Renard le Nouvel (éd. Houdoy, v. 3200): 

Et Tibiers li cas est enclos 
En le dispense; à miawer 
Prist si haut c'on l'oï toat cler 
Ou garding . . . 

7. Ces formes ont subi de nombreuses amplifications, par 
l'addition de consonnes simples (/, «, r, d, s) ou composées {nd, 
ri, etc.). De là: 

L: myaUr Jura, Vosges, etc. (au midi: mtala), mawler Yidlmxit 
(midi: màula), myaoler (myawler) H. -Marne, Liège (midi: miaula) 
et gnawler Liège (Gasc. gnàula); mèola Charente (Albi bègoula) et 
myeoula H.-Garonne; myoler Jura, etc. (midi: miold) et myouler 
Nièvre (midi: mioula, anc. pr. miular)\ cf. Suisse allem. maueln, 

N: myanner Côte-d'Or, etc. (midi: miand), myaonner Berne, 
Jersey (midi: miàuna), myawgna Alpes-Mar. (Nice mièugna, Auv. 
mièuna) et gnawgna; myonner Vosges, etc., myouna Vendée, etc., 
à côté de myona\ cf. Boum. nCnana et anc. fr. mynower (Bibles- 
worth, ap. Godefr.: Chat mynowe, serpent ciphele). 

R: myarer Aoste (Sav. miàra), myawra H.-Alpes, et myoura 
Basses-Alpes; mirawi Namur; cf. allem. murren, 

D: myawder Sarthe, myoder Maine-et-Loire, myouder Vendée; 
cette forme se rencontre au XVI® siècle (Du Bellay, Epitaphe d'un 
chat): 

Ains se plaignoit mignardement 

D'un enfantin myaudement, 

S: myaousi Luxembourg; cf. allem. mauzen (= mauen), 
ND: myànder Orne, Mayenne. 
RL: myarler Charente, Allier. 
RN: maronner Nord. 



^ D'après VAtku linguistique (noté dorénavant par A.)\ les formes 
méridionales mises entre parenthèses sont paisées dans Mistral et dans Piat. 

* L'insertion de v et de ^ pour éviter l'hiatus, à l'instar de Ht miago- 
lare et miavolare. 



lO 

8. Ce tableau, bien qu'il soit loin d'épuiser la richesse des 
inflexions du miaulement, peut cependant en donner une idée assez 
exacte. Il contient la plupart des types auxquels on pourrait 
simplement renvoyer les autres formes romanes: it. miagoiare et 
gnaulare (cf. myowga et gnawler), miavolare et dial. gnavoîare (cf. 
myozwa)f Sic. miau/iari (cf. myawler), Gênes tniàgna (cf. mieugna), 
Piém. gnaogné (cf. gnaugna); esp. mauilar (cf. maw/er), mayar (cf. 
myayer)^ tniagar (cf. myowga) ^ port miar ou mear (cf. il myo); 
engad. miular (cf. niyouUr)\ rom. miaunà (cf. myaonner) et miorlàt 
(cf. myarUr), 

9. Comme les modulations du miaulement se rapprochent plus 
ou moins du cri de Tâne, de la chèvre, du cochon, du chien 
particulièrement, l'expression linguistique du grondement se con- 
fond parfois avec des verbes synonymes appliqués: 

à râne: braire (Morbihan, etc.); cf. Génois ràgna (Napl. regnok^ 
jare\ miauler et braire (sens spécial au parmesan); 

au bœuf: Meurthe-et-Mos. houaler^ Drôme héulay propr. beugler; 
cf. May. miander^ miauler (des chats et des jeunes veaux) et Abr. 
mauîây miauler et bêler (cf. Abr. Tagnelle mauîe)\ 

au chien: Nièvre, Yon. euîer (= hurler); cf. Sav. mioula (miàuna, 
miàura), miauler et aboyer. Mil. mugola et Napl. gualiari, id.; 

au cochon: Pas-de-Cal. ouigner, propr. grogner, etc. 

Ou bien, ce grondement est rendu par des verbes au sens 
général, tels que: 

brailler: Morbih., Neufchât. brailler \ port, berrar^ bradar (cf. 
gato berrador^ bradador, syn. de gato miador)\ 

bramer: Ardèche bramd; 

crier: llle-et-Vil. crier; 

gueuler: Vosges, Meuse gaoler; 

piailler: H.-Marne piailler; 

pleurer: Doubs pyeurer. 

Le miaulement se rapproche encore de la voix de certains 
oiseaux, tels que le milan, le hibou (cf. pr. la machoto fai tniait)^ eta 

10. Le miaulement revêt une forme différente lorsqu'il exprime 
un état passionné, Tamour ou la colère. Pour appeler le mâle, la 
chatte pousse le cri caressant rou^roul ou nCrou^nCraul De là: 
fr. router (routonner), Liège raoter et raoler (cf. Suisse allem. ràulen)^ 
May. rwaoder (Sarthe rwoder), Yonne rouaner; esp. marrar (morrar) 
et roum. màrài; ou elle pousse des cris combinés: pr. roumiao (roumo- 
roumiau, ramamiau), maragnau; Sic. mamîu (mamau), marramamau 
(gnarragnanau); esp. maumau, marramizar, ce dernier employé par 
Lope de Vega (Gaiomaquia, 1: Y al tiempo que los dos marra' 
mizaban . . .); cf. Suisse allem. murmau (= miàu). 

Dans la colère, le miaulement est bref, précédé d'un gronde- 
ment sourd et rauque: jn, graumela, graula (greula), raugna^ re^ 
miauma (remoumia); Pas-de-Cal. romyormer^ Sav. rioler* Lorsque, 



II 

irrité ou effrayé, le chaX jure (comme on dit), c.-à-d. relève ses 
lèvres dans un rictus qui découvre ses dents, il fait entendre une 
sorte de crachement ff . . . pff , . ., traduit ^^i fmler {Drôme /ya/a), 
faire fouU-foute (Calvados), répondant au Sic. affuiari et au Lim. 
espoufida (cf. Mem, faucJun, p/uchzeti), 

11. Le ronron, ce roulement continu et monotone qui se 
produit dans la gorge du chat, fait penser au bruit d'un rouet en 
mouvement: de là, filer (Vendée: fi/er son rouet) , ii, far le fusa, 
faire les fuseaux, ou iornire, travailler au tour (roum. toarce), Piém. 

yé le spoîe, dévider, Abr. ^ndrvva, filer, ou fa V urghene, faire le 
bruit de la toupie, Berg.yîz *nda 7 carei, Andal. hacer el carreton\ 
ou des formules plaisantes telles que dire son credo (Vendée), dire 
son pater (Pas -de-Cal.), dire son chapelet (Savoie). 

Le terme ronronner ou filer son ronron a pour correspondants 
patois: faire son rou (Loire) et faire son rou^rou (Puy-de-Dôme), 
de même es^,arrullar (marrullar); ensuite, pr. ramia (roumia), Berr. 
rominer (rouminer), Vendôm. rander, pr. rend (Lim. rana), rouna 
(Sav. ronner), rounca {rounga, rangoula), rouf a (roufla, rounfla), Piém. 
ronfé, port, rufenhar (tocar o rufo), et pr. ressà, propr. imiter les 
mouvements des scieurs de long (it. russar „ ronfler"), à côté de 
grèula (= crier comme le grillon). Remarquons, enfin, que le 
ronron se confond souvent avec le grondement déjà mentionné 
(cf. Suisse rounna et pr. rougna, ^QXg, frunfruna, etc.). 

12. Quelques mots sur la valeur psychique de ces cris et 
gestes. On a remarqué plus haut que le miaulement offre des mo- 
dulations aussi nombreuses que variées, suivant le sentiment qui 
anime le chat Pour demander sa nourriture, par exemple, les 
miaou sont d'abord doux et pressants; si on la lui fait attendre, 
ils s*accentuent et atteignent un diapason très élevé, sans cesser 
de garder l'intonation de la prière caressante. Pour appeler ses 
petits, la chatte se sert du cri très doux et très tendre rou . . . 
mia, qu'elle prolonge en fermant à demi les yeux; pour appeler le 
mâle, elle pousse encore le cri caressant nCrou . . . nCrouou, mais 
avec une intonation plus énergique et moins tendre que celle 
qu'elle prend pour ses petits; dans les rencontres nocturnes, ces 
miaulements deviennent des cris aigus imitant presque des cris 
d'enfant au berceau. 

La plus grande satisfaction du chat s'exprime par le ronron', 
avide de caresses, il ne sait, pour les quêter, quel tour inventer: il 
va, vient, haussant la tête, faisant le gros dos (expression passée en 
proverbe) et se frôlant contre la personne qu'il affectionne. Effrayé 
ou irrité, le chat ne miaule pas, il jure et hérisse ses poils ou se 
courbe en arc, haussant un dos menaçant 

Les jeunes chats sont tellement remuants, qu'à peine leurs 
yeux ouverts, ils se mettent à jouer, exécutant les sauts les plus 
singuliers et les mouvements les plus gracieux. Ces sauts et ces 
gambades auxquels se plaisent les minets comme les petits enfants, 



12 

ne restent pas étrangers au chat adulte que Ton voit souvent» en 

pleine maturité, courir et cabrioler avec mille tours après sa queue, 

ou n'importe quel objet qu'on agite devant lui. Ce trait charmant 

a été saisi déjà par un des auteurs du Roman de Rmart (éd. Martin, 

II, 667): 

Tiebert le chat qai se déduit 

Sanz compagnie et sanz conduict, 

De sa coe se vet joant 

Et entor lui granz sans faisant 



ni. Les noms hjpocoristiqaes du chat 

18. Les appellations du chat, appartenant à cette seconde 
catégorie, sont très nombreuses. Elles témoignent de l'importance 
sociale de l'animal et de la profonde sympathie qu'il a su inspirer 
à l'homme. Ces noms de tendresse sont propres aux enfants et 
au langage populaire, ce qui explique leur fréquence dans les patois 
et leur rareté dans la littérature. Leur intérêt étymologique n'en 
est pas moins très grand, car ils ont enrichi la langue littéraire 
d'une foule de mots qui y sont restés grâce à l'oubli de leur humble 
provenance. 

Le langage enfantin a jusqu'à présent attiré l'attention des 
psychologues plutôt que des linguistes, et les renseignements que 
nous devons à ceux-ci, sont encore insuffisants, surtout au point 
de vue lexicologique;^ mais, d'ores et déjà, on entrevoit la con- 
tribution féconde que ces études sont appelées à apporter à Tétymo- 
logie, en faisant ressortir ce côté original et universellement humain. 

Un certain nombre de lois générales dominent ce genre de 
créations ainsi que l'ensemble des formations imitatives. Nous ne 
pouvons que les effleurer ici, afin de faciliter la compréhension des 
faits ultérieurs. 

Sous le rapport phonétique, l'alternance vocalique (f'-j-t?) 
contribue à donner à cette catégorie de mots une variété sur- 
prenante, laquelle a dérouté jusqu'à présent les étymologistes. On 
peut y ajouter, comme complément, l'alternance consonantique des 
labiales m et h. 

Sous le rapport lexîcologique, la tendance à la réduplication 
lui fournit un moyen autrement fécond pour étendre son domaine. 



a) IjoI d'altemanoe vocalique. 

14. Une loi générale qui domine toutes les formations d'origine 
enfantine, permet aux mots de cette catégorie de parcourir toute 



^ Nous nous bornons à citer un seul document, très important par 
l'exactitude de la notation linguistique, les Notes sur V apprentissage de la 
parole che% un enfant, par le patoisant feu Ch. Roussey, instituteur à Paris 
(dans La Parole de 1899 et 1900). 



13 

réchelle du vocalisme sans que la modification de la voyelle radicale 
entraîne nécessairement nn changement correspondant de sens. 
Généralement, cette alternance s'arrête aux trois voyelles fonda- 
mentales: t\ a, ou; mais, souvent aussi, elle se borne aux deux 
premières (cf. it dimbo et àamôo, enfant). Très souvent aussi, ces 
nuances vocaliques ont été utilisées comme autant de moyens sé- 
mantiques, ce qui a permis de préciser les sens primitivement 
multiples des termes enfantins. 

L'alternance vocalique dont il s'agit ici, n'a rien à faire avec 
Tapophonie indo-européenne: c'est un phénomène d'un ordre plus 
universel qui ne concerne que la voyelle radicale, et qui, conmie 
procédé général du langage, peut se retrouver partout ailleurs. 
Diez mentionne seulement {Grammaire, I, 65) „les locutions pour 
la plupart interjectives, formées de deux ou trois parties où se 
suivent les voyelles /, a, ou, ou ordinairement les deux premières 
seules"; mais il rattache à tort cette apophonie romane à „ l'usage 
germanique excitant les Romans à l'imitation". 

Ce n'est que tout récemment que cette apophonie spéciale aux 
termes d'origine imitative, a commencé à appeler l'attention des 
linguistes. M. Grammont en a donné une exposition très claire, 
en l'appliquant aux mots à dédoublement de formation onomato- 
péique.^ Nous en tirerons parti dans l'examen étymologique des 
noms enfantins du chat, et pour le moment nous retiendrons cette 
bonne constatation: „Les mots onomatopéiques obéissent servilement 
aux lois phonétiques qui dominent les autres mots de la langue à 
laquelle ils appartiennent, même si les transformations que leur im- 
posent ces lois doivent leur ôter toute valeur expressive." C'est ce 
fait qui explique comment les formes linguistiquement élaborées des 
mots imitatifs ou enfantins se sont montrées jusqu'à présent réfrac- 
taires à toute analyse étymologique. 



b) Echange des labiales. 

16. Le changement de m en 3 n'a pas été jusqu'ici l'objet 
d'une étude spéciale. Les quelques exemples cités par Diez (I, 158), 
et qui pourraient être multipliés, sont envisagés comme des ano- 
malies inexpliquables. 

Le phénomène paraît familier au langage enfantin. Tantôt le 
h (/), initial ou médian, se substitue à l'm primitif, et tantôt la 
coexistence, à de courts intervalles, de deux phonèmes semble in- 
diquer leur rapport intime. Le mot mouche, par exemple, est pro- 
noncé tour à tour, d'après les observations déjà mentionnées de 
Ch. Roussey (les chiffres indiquent l'âge de l'enfant par mois et 
par jours): p{b)iUhs, XVII, 30; metch, XXIII, 2; mhuf, XVIII, 7; 
mompv ip très faible), XVIII, 17; messy, XVIII, 19; popf, XIX, 5; 



1 Dans la Revue des langues romanes de 1901, notamment aux pages 100, 
128 et 129. 



14 

monchf XIX, 1 5 ; mon (le ch nasal a disparu), XX, 4 ; bouch {ch dotuc 
allemand), XXIV, 17. Donc, dans ces neuf cas, l'enfant prononce 
cinq fois Vm initial qu'il remplace quatre fois par b plus ou moins 
pur. La forme m^ouf est particulièrement intéressante à noter 
comme point de transition entre les deux sons. Cet empiétement 
du b devient frappant dans les autres cas cités par le même ob- 
servateur et que nous examinerons brièvement: 

a) Initial: petsyo (monsieur), XIX, 19, et bese! XXV, i; pesyi 
(mersi), XX, 20, et mesy, XL; bouchyé (moucher), XXIV, 13; bach 
(mange), XXV, 11, et basé (manger), XXXII; baiô (menton), XVI, i; 
balad (malade), XXVI, 20; badeu (mon Dieu), XXVI, 7; bot (montre), 
XXVII, 2; basé (marcher), XVU, 8; bizit (musique), XXVIU, i, et 
muziky XL; 

j3) Médian: bit (alumette), XIX, 4, et met, XXIU, 17; pizy 
(chemise) y XX, 4, piz et sebiz, XXXIII {a bis y la chemise, XV, 8); 
rabàs (ramasse), XXIV, 22\ bach (fromage), XXVI, 16, et somaz, 
XXXIV; sobel (sommeil), XXXU; 

7) Final: dap (dame), XXI, 29. 

Ces différents exemples, qui vont jusqu'au quarante-huitième 
mois, terme des observations de Roussey, montrent la préférence 
pour b aux dépens de m, et ce n'est que relativement tard (cf. mersi, 
musique, etc.) que ce dernier reprend sa place dans la bouche de 
Tenfant II ne s'agit donc pas ici d'une sorte d'incapacité physio- 
logique (la prononciation nette de maman, au premier jour du 
dixième mois, en prouve l'invraisemblance), mais bien d'une sorte 
de ptédilection ou plutôt d'affinité intime des labiales en question. 

Quoi qu'il en soit, ce phénomène n'est pas exclusivement propre 
au langage enfantin (cf. it. bimbo et mimmo) ou aux formations 
onomatopéiques (cf. beugler et meugler)', certains mots courants de 
la langue en portent la trace (cf. mandore et pandore, esp. bandurria), 
et diverses familles linguistiques trahissent la même tendance. C'est 
ainsi que le djagataï ou turc oriental remplace par un b Vm Initial 
des mots arabo-persans (musulman y devient bousourman); inverse- 
ment, le basque change souvent en m le b initial des mots em- 
pruntés au roman : magina y remonte à vagina et maino à baHo. ^ 
Le breton, pour citer un exemple plus rapproché, n'est pas moins 
curieux à cet égard, et le phénomène n'a pas échappé aux cel- 
tisants : „Un m ne se change pas en b, mais tous deux se changent 
en V en mutation douce et sont alors exposés à se confondre 
accidentellement**. 2 

Cette explication nous paraît insuffisante, surtout lorsqu'on 
tient compte de l'universalité du phénomène. £n réalité, m se change 



» Voir Zeitschrift, XVHI, 139. 

* Ernault, cité par V. Heory, Lexique étymologique du breton moderne. 
Rennes, 1900, p. 23. On y relève, entre autres exemples, bent pour le lat. 
mentka. 



î5 

directement en b, p^ v (cf. duvets dial. dumei)^ sans avoir besoin 
d'intermédiaires: honirer^ pour montrer ^ est familier à tout TOuest, 
et it. musica devient en comasque âuseca, comme dans le langage 
enfantin (Voir plus haut). Les noms hypocoristiques du chat 
offriront des exemples autrement importants à l'appui de cette 
tendance générale du langage. 

o) lia réduplioation. 

16. La répétition de la première syllabe du- mot a toujours 
été regardée comme un trait distinctif du langage enfantin, et cette 
tendance continne à être vivace (cf. fifil/e, mémère). Le redouble- 
ment fournit aux enfants une ressource des plus précieuses qui 
leur permet, tout en disposant du même fonds de syllabes primor- 
diales, d'accroître leur capital d'idées. Mais il ne faut y attacher 
aucune précision sémantique. Ou a remarqué,' en effet, que les 
noms enfantins du père et de la mère, dans les langues des deux 
mondes, sont rendus par un petit nombre d'articulations, dont le 
sens varie incessemment, de sorte que marna signifie père en géorgien, 
et papai^ mère, en araucan; nanay mère et nourrice en slave, et 
nènè^ mère, sœur aînée, frère, grand'mère en osmanli. 

C'est ainsi que nounou^ qui n'est qu'un des aspects apophoni* 
ques de nana, est rendu par l'enfant de Roussey (XVU, 27) à la 
fois par nounyo^ nènè^ ninè^ neneu\ et chacune de ces formes est 
susceptible d'un sens plus ou moins rapproché de l'acception primi- 
tive: grand'mère, et subsidiairement nourrice, sens du lat nonna, 
qui est le même mot^ En italien, nanna (pr. nonno) signifie „dodo*' 
(cf. m'nna^nanna) et dérive de la notion de grand'mère, comme 
d'ailleurs, dodo lui-même (qu'on dérive, depuis Ménage, de dormir)^ 
remonte à la même notion: Liège dada y grand'mère, et enfantin 
doudouy nounou (cf. Roussey, XIII, 23), et lait, à Mayenne, à l'instar 
de lolo^ lait, en rapport avec le génois Ma, tante, laîày grand'mère 
(en grec moderne). Expliquer les termes enfantins dont la majorité 
rentre dans la sphère des créations linguistiques universellement 
humaines, par des mots de la langue commune, c'est vouloir 
renfermer dans des cadres figés ce qui est extrêmement fluide et 
indépendant du temps et de l'espace. 

17* Le grand nombre des termes hypocoristiques désignant 
le chat dérive, à quelques expressions près, signalées plus loin, de 
la notion miauler^ l'animal étant simplement conçu comme le 
miauleur, comme le miaou de nos enfants. Les anciens Egyptiens, 
non plus que les Chinois, ne l'appelaient pas autrement. Les 
langues romanes sont d'une richesse exubérante quant à cette 
nomenclature enfantine, ayant exploité la plupart des types pho- 
nétiques qui rendent le miaulement et y ayant ajouté un certain 



» Voir Heraeus, dans VArchiv fur lat, Lexicogr, XIIl, 149 — 172 („Die 
Sprache der rômischen Kinderstabe"). 



i6 

nombre d'autres, qui complètent le tableau des formes expressives 
du chat. 

De même que maou et mar représentent des étapes phoniques 
antérieures aux types renforcés miaou et miar^ de même les noms 
f nfantins du chat ont gardé la forme primitive de la notion verbale: 
*maier en rapport avec miaîer^ *manmr avec manner, *marer avec 
marer^ *mader (cf. port, madoj miaulement) avec miader. De là, 
quatre thèmes: mal^ mon, mar, mai (mad), qui ont servi de point 
de départ à une première catégorie des noms du chat £n vertu 
de la loi d'alternance vocalique, chacun de ces thèmes est sus- 
ceptible d'un triple aspect phonique, selon que sa voyelle radicale 
est plus on moins claire: i', a, ou (et les nuances: e, o, u), £a 
partant donc de la voyelle claire du radical, pour aboutir à la 
voyelle sombre, par l'intermédiaire de la voyelle éclatante, on 
obtient les types suivants. 

18. Premier type: MIN, MAN, MOUN (MON) ou MIGN, MAGN, 
MOUGN (MOGN). 

a) mine, chatte, £ure-et-Loire, Deux-Sèvres, Char.-Inf., Bouches- 
du- Rhône; minaou, chat, Ardennes (fr. et pr. minaud, mimt); Mil. 
minau, mineîl (Parme mirun), Gênes minnu, chat; mini, minet, Berry, 
Berg. et Séville; minin H.-Italie (esp. dial. minino); pr. mino, chatte, 
fr. minon, chat (et Mil.), St-Pol-\ïlle minoute, Saintonge minoche, 
minet; 1 

migna, chatte, Lomb. (et mignanna); pr. mignaud, chat; Parm. 
mignen, minet, Berg. migni, H.-Italie mignin\ Piém. migno, chat 
(pr. chatte); Galice miHa (minina), minette; 

mené/, chat, Suisse; Piém. meno (mno). Saint menou, minon; 
mnein, id.. Bol., Reggio; 

b) man^ dim. manan (f. manannd), minet, Milan; 
Vaud myana, chatte; 

c) mouna, chatte, Fribourg (Valais mounïn, minet); mouno, 
chatte (mounard, matou, et mounet, minet), Provence; mûunou^ chat, 
Picardie (wall Mons nounou); 

monin, minet, Venise (esp. dial. monino)\ 

mogna, chatte. Milan (Berg. mognô, matou, et Venise mognin, 
minet). 

Les noms à la nasale mouillée (cf. migne et mine, mignon et 
minon) représentent la forme primordiale conservée par des noms 
propres (Mignard, Migne, Mignet). 

19. Deuxième type: MIR, MAR, MOUR (MOR). 

a) mire, chatte, Saône-et-Loire (Isère mira, Ardèche miro) et 
Sav. mir, matou; Lyon miron (mirou), chat; 

^ Cf. Suisse allem. mine, chatte, et les diminutifs silésiens : minel, mindel, 
minzelf minet (maunzen, miauler). 



mera^ chatte, Drôme, Ain (Ardèche mero^ Ain meura), et merou 
(meraou), chat, Drôme (Lorr. m'raou); port (mero dim.), merenho, 
minet; 

b) mara, matou, Deux-Sèvres, et maro^ id., Cher, Indre, Creuse 
(transcrit: maraud)^ Charente marao (Allier maraou), Noyon mareujc 
(Corblet), Vendée marou. Forez tnarro) 

myaro, matou, Isère (Loiret myarou); 

marlOf matou. Creuse (H.-Mame marl&u). Vienne marouf (et 
ana fr.); 

c) moro, matou, 1 Indre (Rouergue morrd)\ esp. morro, dim. 
morrongo (morrofio, morroncho), minet 

20. Troisième type: MIT, MAT, MOUT (MOT). 

a) mite^ chatte, Sarthe, Mayenne (anc. fr. miie et mitte)\ Rehéry 
mita (Adam); Vosges mtây matou (Poit mùon^ minet); anc. fr. mitaudy 
mitau'j^ 

mistiy mistin^ chat (Calvados: Plessis-Grimault), à côté de 
mistigrt ou mtstrtque (Caen): cette variante ^ est un compromis 
entre la forme précédente et le septième type finissant en sifflante; 

b) mate^ matou. Cantal (Ain maiaou, Drôme mateu, Vaud mato)\ 
fr. matou t moderne et dial. (Côte-d'Or, Jura, etc.); matolon^ id., 
Fribourg; 

matrey matou, Béarn; matrouj Fontenay-Ie-Marmion (Calvados); 
martoUy Deux-Sèvres; 

mètOy matou, Côte-d'Or; 

battu (= mattu; cf. matou), chat. Sarde (Log.), et èattuimu, 
minet; cf. Suisse allem. baudt, maudh matou; 

c) maute, chatte, Bessin (Eure moutte), mauttn, chat, Thaon 
(Calvados), et mautou, matou, Lot; cf. Bavar. mudelf minet; 

moto, matou, Puy-de-Dôme (H.-Vienne, Corrèze motou); roum. 
motan, matou, et mîrtan (= mortan). 

2L Quatrième type: *MIL, MAL, *MOUL. 

Ce type n'est représenté que par le breton maloua (maloar), 
matou,^ par l'esp. maîon, chat (Menendez Pidal), et peut-être par 
rélément final de certains composés provenvaux (cf. gattmello^ en 
rapport avec le suisse allem. zimeli^ minet, à côté de zizt). Il se 
retrouve également dans quelque patois allemands {Mull^ matou, et 
Mtdle^ minet); cf. Bas-Gâtin. bilau {= milau), chat à longs poils. 



* Cf. Suisse allem. J/îurrff^r, Murrhater^ matou („ grognon"). 

* Ménage a indiqué le premier le caractère imitatif du nom: ^^Mite^ pour 
un chat . . . c'est une onomatopée; les Espagnols disent mi%, en appelant un 
chat, comme nous mite,** Lope de Vega appelle une des héroïnes de sa 
Gatomaquia (V): Miturria, 

' Communiquée par M. Guerlin de Guer. 

* P. Sébillot, Traditions de la Haute-Bretagne, 11,39. 

Beiheft zur Zeîtschr. f. rom. Phil. 1. 2 



22. Certains sons propres au langage du chat, les gutturales 
par exemple, ne figurent pas paimi les formes du verbe miauler. 
Dupont de Nemours, qui tenta de noter le langage du chat dans 
un mémoire^ adressé à l'Institut, dit à ce propos: „Le chat a 
sur le chien l'avantage d'une langue, dans laquelle se trouvent les 
mêmes voyelles que prononce le chien, et de plus six consonnes: 
T/», T/i, le^, le h^ le v et Vf. Il en résulte pour lui un plus grand 
nombre de mots/^ Les noms patois du chat confirment pleinement 
cette assertion. De là, une seconde catégorie des noms du chat, 
à finales gutturales ou sifflantes, destinées à compléter la gamme 
des modulations du miaulement. 

Cinquième type: MIC (MIG), MAC (MAG), MOUC. 

a) mique (miquette), chatte, Jura, Boumois; Bresse miquei^ 
chat (Clairvaux miquette^ nom général des chattes); mico^ Ardèche 
et Galice, dim. miquito (cf. allem. Miekty chatte, Suisse allem. mauki\ 
minet, mauÂer, matou, de maukm, miauler); 

migon^ minet, Verduno-Châlonnais; 

b) macOf matou, Berry (transcrit: tnacaud)^ et macou, chatte, 
Vendée; 

magOf matou. Allier (H.-Vienne: magao); 

c) mucfuo (muchione), matou, Naples. 

23. Sixième type: MIS, MAS, MOUS (MOS). Ce type, étranger 
aux patois français, est familier à ceux de Tltalie et de r£spagne. 

a) mise (= mis), chat. Milan, et miscitty minet; Catal. mixa 
(= misa), chatte; Tosc. micio, rnida, esp. micho, micha (dim. 
michino)\ 

bicho (= micho), hichanOy chat, et hichmhoy minet, Portugal; 

b) mach : cette forme, qui paraît étrangère aux patois romans, 
est familière aux idiomes slaves (serbe maHaky matou, tchèque maâkcy 
chatte; cf. alban. et macédo-roum. macoky matou, istro-roum. mo^ke^ 
chatte; 

c) mucio (mucia) et muscio (muscia), chat, chatte, Italie; esp. 
dial.2 muxin (Colunga) et muixo (Zamorra); 

mosc (= mos), chat, et moscin minet, Milan (Naples mosciiio)\ 
moxa (= mosa), chatte, Catalogne; 

boncia, chatte. Toscane :3 cf. Hesse baunsch, matou, Wetterau 
munschy Pomér. mônz, id., à côté du suisse et bavarois muiz^ mctutz, 
en rapport avec maunschen (maunzen, mauzen), miauler. 

24. Septième type: MIS, MAS, MOUS (MOS), ou MITS, etc. 
Ce type n'est qu'une variante du précédent et, à deux exceptions 
près, familier aux mêmes patois. 



* En voir l'analyse dans Champfleury, Le Chat, p. 198. 

' Communiqué par M. Menendez Fidal. 

" Cf. Varchi: ... la gatta s'ha a chiamare gatta e non mucia o honcia. 



a) mis, chat, Plancher-les-Mines {smissy dans Targot parmesan) ; 
fliôr^yi miza, chat, chatte (dim. misùto), Espagne; mf/à^ chatte» Mol- 
davie ;2 

b) mais: cette fonne, non plus que la forme correspondante du 
type précédent, ne paraît pas avoir de représentants dans les patois 
romans; elle appartient également aux idiomes slaves (serbe ma/sa, 
chatte, pol. macùk, matou); cf. macédo-roum. mafàf chatte; 

c) moss, chat, Ferrare; esp. moBo; Sav. m^Bou, minet A; Piém. 
mosi (mensi), Tosc. mogt'o, esp. mogt (cf. mogigato); 

mussoy chat, Sicile, et sarde musst, minet; bas-lat. musio et 
musiuSf chat (Voir i), formant la première pousse aboutissant à cette 
luxuriante végétation des noms d'amitié donnés à l'animal. 

Le primitif de musio , sous la forme musa, revient en roman 
dans les composés synonymiques tels que le catal. gaiamusa, hypo- 
crite (chatte: cf. danois MustkaU, chatte, Nemnich) et le pr. chata- 
musa, colin-maillard (^ chatte), composés dans lesquels musa a la 
même valeur enfantine que Tallem. Buse, Suisse allem. chatze^busi 
(Voir 5). 

25. Huitième type: MARC ou MARG, particuliei^ au Centre 
et au Midi de la France. 

marc, matou, H.-Saône; Vosges marcâ, H.-Bret. marcaou (Creuse 
margaou); marco, Nièvre, etc. (Corrèze margo), et marcouy Loire- 
Inf., margau, Tarn, Aveyron (les deux derniers aussi en anc. fr.); 

macro (==» marco), matou. Cher, Nièvre; 

merco, matou, Côte-d'Or (Berne merga, Loire-et-Cher mcrgo); 

morcâ, maton, Vienville (Adam), Celles morco, et Rehéry morcou 
(Id.); Montbél. morgou, et Plancher-les-Mines moirgau (à côté de 
margo). . 

Ce dernier type exprime la notion de „ gronder", commune au 
chat et au cochon: marcou ou margou, chat mâle, signifie simplement 
„ grondeur" (cf. roum. miorcài, miauler). La même notion sert de 
base à deux autres noms populaires du chat: Béarn. arnaui («» amè), 
matou, et Lille mahon, id (mahou, Saint-Man vieux. Calvados; H.- 
firet mahon, mahonnet, chat noir): le premier n'est que la trans- 
formation de renaut (cf. pr. rend, ronronner et gronder, et renaire, 
surnom du porc), et le second une des nuances du miaulement 
{tnaonner ou myaonner). 

£t de même. Cantal gar, matou, Isère gari (garri), Drôme 
gara (garro), et Cantal garou (Dauph. chai garou, chat sauvage, 
Piat): cf. pr. gori (gorri), goret, rapport qui reparaît entre le fr. diaL 
n^ro (marou), matou, et Thisp.-port. marrano, cochon (cf. maronner, 
gronder, et miarer, miauler), entre l'Isère miaro, matou, et le pr. 

^ Covarravîas a entrevu le rapport entre ntiz et musio i „Al gato llamamos 
mh del nombre antiguo suyo musio,** 

* Cf. suéd. miss, néerl. mies, allem. mie%e (Bavar. mitz, mintx), dim. 
mieschen, mieuhen; — alban. mitsa, russe miska; — tatare mûc^ etc. 



20 

miarro (gnarro)» goret; cf. Ban-de-la-Rochc voua/ère (Oberlin), chat 
mâle, avec le poitevin voualer, gronder. 

26. Une troisième série de ces noms hypocoristiques dérive de 
l'état du matou en chasse de la chatte; de là: 

raau, chat mâle,t Lorraine (cf. Pléchatel en raou, en rut, 'et 
fr. rouer, gronder), Yonne rauaui, matou en chaleur, May. rwdo 
(rau), à côté de randou (rwandou), id., d'où randculer, se plaindre 
(de la chatte séparée de son petit); 

racào, matou, Mayenne: la chatte est en racaut, lorsque par 
SCS cris plaintifs elle appelle le mâle (Ménière); Poit en ravaut^ 
en rut. 2 

Ou bien se rapporte au sifflement que pousse le chat en colère: 

çaro (jaro, zore), matou, Savoie {cl, farau, hibou); 

fel, chat, Picardie („ rarement usité", Corblet): cL feuler, siflfler 

(du chat) et l'it diaL felippa (filippa), primitivement chatte, conservé 

en composition (Napolit gaitefelippe „ chatteries*'). 

27. Ailleurs, ces noms expriment des rapports ou des épithètes 
touchant la vie physique ou morale du chat: 

frMr/*(crup), matou, Aveyron, Tarn, propr. l'accroupi (attitude 
familière au chat); c'est peut-être la mcme posture qui explique 
le rapport du nom du chat avec celui du crapaud: p>ort sape (zape), 
chat, et sapo, crapaud (cf. Orne cahier, chat, Du Méril, et Norm. 
cahot, têtard); 

futin, Bessin, nom de chat: le rusé (= futé); 

marpo, matou, Loire-et-Cher, Sarthe: „le goinfre" ou le „voleur" 
(penchants attribués au chat), sens de l'anc. fr. marpaud; 

patou, matou, Saône-et-Loire (Valais, aussi, chat à gros poils); 
Béarn. pato ptludo, id., répondant à l'anc. fr. pcUte pelue (= mitte 
pelue) ; 

vessard, matou, H.-Loire: propr. le puant, le chat en rut ex- 
halant une forte odeur; cf. H.-Bret. piiaou, chat (Sébillot) et Béarn. 
gat pitoc, chat sauvage (= chat putois). 

28. Parfois, le même nom s'applique au chat et au chien, 
surtout à leurs petits, à l'instar du lat. caiulus\ à Isbergues (Pas- 
de-Cal.), chatte se dit caîtite, propr. petite chienne (anc. fr. caeletx 
cf. caler, chatter, et caeler, chienner); de même, le galicien gâche, 
chati (cri d'appel, 4) répond à l'esp. cacho (gacho), petit chien. 

Plus rarement, c'est le nom du rat qui passe au chat (le pr. 
garri désigne l'un et l'autre; Rémois marou, chat ou rat): Engad. 



* Cf. Suisse allem. ràuel, chat màlei et Osnabr. ramm, matou (Souabe 
rammUr), ce dernier en rapport avec le Dauphin, ramià ronronner (des chats 
en rut): dans Targot parmesan, le chat se dit ramogn, propr. le grondeur. 

' Racaut et ravaut sont des formes renforcées de raaut (rwaaut) par 
rinscriion euphonique d'une gutturale et d'une labiale (cf. it. miagoîare et 
miavolare). 



21 

pantigana, rat (Venise pantegana^ Frioul pantianè) et Tyrol pantû" 
gana^ chat 

29. Une dernière catégorie de ces noms enfantins est formée: 

a) par le redoublement (intégral ou simplement initial: cf. 
hùho et fifUle)', mimi, chat, fr., Romagne (cf. Pic. mt\ minet), et 
mûumoUf là., Thaon (cf. Gasc. mo, mouo, chat), à côté de diâo et 
àobo, minet (Roussey, XXVI, 28); fr. mimiche (mimisse), St.-Pol 
miminey fr. moumouche (et moum(mie)\ 

b) par l'association de deux termes différents du miaulement: 
mamaoy minet, Venise, Mantoue (Sic. mimiu, chat); Char.-Inf. tnarnao^ 
chat (Mant margnao^ Venise tnorgnao) ; Parme, Sic. marramau^ chat, 
et Come, Mil. mtgnao; 

c) par la combinaison du nom cka^ avec un des noms en- 
fantins: chamaraoy matou, Poitou, Deux-Sèvres, et chamahony id.; 
Namnr moutchiéy chat (= moute-chat): cf. Lang. marmoutin, chat, 
mot dans lequel se trouvent associés deux noms hypocoristiques.^ 



80. Rappelons un dernier nom caractéristique du chat, Ra^ 
minagrohùy immortalisé par Rabelais et La Fontaine. Les patois 
modernes l'ignorent, mais il était encore vivace au XVII* siècle, 
suivant le témoignage de Le Duchat („A Metz et dans toute la 
Lorraine, le nom de raminagrobis se donne à tous les chats mâles''), 
et certainement avant Rabelais.^ Ce n'est donc pas „un mot de 
gaudisserie que le François a forgé à plaisir", comme le pensait 
Nicot, mais bien un mot populaire, dont les éléments sont encore 
transparents: raminagrobis y c'est le gros chat {gros âis) qui ronronne 
{ramma). Le terme grohis? familier aux XV® et XVI* siècles, 
contient dans son élément final un nom enfantin du chat: bis 
(d'après le cri d'appel); çX faire le grobis, c'était faire l'important,* 
l'entendu (aussi faire le raminagrobis), image empruntée à l'habitude 
qu'a le chat de faire le gros dos y lorsqu'il est en quête de caresses 
(Voir 12). 

En somme, la grande majorité des noms d'amitié donnés au 



1 Un nom d'amitié plus général est coco ou coçuiçut, donné au chat 
dans une formulette enfantine du Poitou (Bujaud, Chansons populaires des pro- 
vinces de r Ouest, 1895, I, 40): Le chat saute sur les souris, — Il les croque 
toute la nuit, — Gentil coquiquiX — Coco des moustaches, — Miro joli, — 
Gentil coquiquiX 

* On le trouve en effet, au XV e siècle, dans la Passion de Jesus-Christ 
à personnages (cité par Burgaud des Marets, Rabelais, I, 612). 

' Nemnich: grobis (groubis), chat mâle. 

* Cf. ce passage de Rabelais (II, 30: „Je veiz maistre Jean le Maire 
qui contrefaisoit le pape ... et en faisant du grobis leur donnoit sa 
bénédiction") avec cet autre de Noël du Fail, où il s'agit d'un ignorant promu 
magistrat par la justice vénale de l'époque (II, 25: „Cet habile homme allant 
par la rue, saluant à poids de marc et force soie sur le dos .... avec un 
haussement d'épaule et yeux sourcilleux et admiratifs en faisant bien le ra- 
minagrobis . . ."). 



21 

chat est réductible à la notion de miauler ou à un des autres 
faits et gestes de la vie de cet animal. 

81. Ajoutons, en finissant, les noms argotiques du chat, les 
procédés de ce langage particulier se rapprochant de ceux du 
parler enfantin: 

griffard (grippard), par allusion à ses griifes, et plaisamment 
greffier (cf. dans Targot . militaire, chat^ greffier, employé aux 
écritures); 

estaffier (estaffion), par comparaison burlesque avec un courrier 
(cf. courir comme un chat maigre); 

lûvre (lapin de gouttière): cf. chat^ fr. pop. lapin, allem. dial. 
Bohnhase, chat (lièvre des toits), angl. pussy^cat^ lapin, lièvre 
(= chat-minet); 

Dans Targot des chiffonniers: Gaspard (argot parmesan: 
gasper, filou, gasparar^ voler); 

dans Targot bellau (des peigneurs de chanvre du H.-Jura): 
perro, chat, propr. chien; 

dans celui des terrassiers de la Tarentaise (Savoie): grin „le 
triste", pelyu „le pelu" et tarpo „la taupe"; 

dans l'argot parmesan: scapen („le fourbe"); cf. plus \\zxx\fuiin\ 

dans celui de Val Soana (Piémont): garolfo^ chat, propr. loup 
garou („perciocchè i gatti quando vanno in fregola miagolano 
imitando talvolta i gemiti d'uomo che muore assassinato", Dal 
Pozzo), et fâjmay probablement siffleur {Archivio, III, 60) ; 

dans Targot italien: rauita, chatte, propr. celle qui ronronne. 

82. Les savants qui ont étudié Tun ou l'autre des noms 
hypocoristiques du chat, isolément ou tout au moins sans jamais 
en présenter un tableau d'ensemble, ont émis sur leur origine une 
théorie tout autre que celle que nous venons d'exposer. Cette 
théorie, soutenue d'arbord par Le Duchat^ et Lacurne,^ a été 
admise de nos jours par Scheler,^ Darmesteter,^ Meyer-Lûbke,^ 
et reprise tout récemment par Marchot. ^ L'hypothèse de ces 
savants est bien simple et se résume en la proposition: les noms 
enfantins du chat remontent à des noms propres. C'est ainsi que 
le wall. marcoUf chat mâle, remonterait à Marculphus, le lorr. raou 
à Radulphus, le fr. matou à Mathieu (ou Mattulphus), le dial. marlou 
à Marulphus. 

Voilà pour le français; quant aux langues germaniques et 
slaves, Cihac (II, 90) résume ainsi les opinions de Weigand et de 
Miklosich: „Le slave matsa^ chatte, et l'allem. Mteze^ minet, se 



^ Dans le Dictionnaire de Ménage (au mot marcou) et dans son édition 
de Rabelais (III, 117: à propos de Raminagrobis), 

* Dans son Dictionnaire^ an mot marcou^ 

* Dictionnaire s. v. matou, 

* Vie des mots, p. 109. 

« Zeitschrift, XVm, 432. 

^ Grammaire des langues romanes, II, 480. 



23 

rapportent aux noms de Marie (serb. Matsa et allem. Miezchen)\ 
le tchèque maifekf matou, équivaut à petit Mathieu, et le russe 
miika à petit Michel/' 

£n principe, aucun animal domestique ne se trouve désigné 
par un nom propre et le folklore confirme ce fait, car „dans les 
récits populaires, là même ou nous les trouvons les plus répandus . ., 
les animaux n'ont pas des noms propres.'*^ Il y a un conte que 
tout le monde connaît, le Chaûbotté^ et qu'on trouve déjà dans 
les plus anciens recueils des contes européens, dans les Nuits de 
Straparola (1550), dans le Pmiamerone de Basile (1637) et dans 
les Contes de ma Mère VOye de Perrault (1697); il en existe en 
outre de nombreuses variantes chez les peuples de TEurope et de 
l'Asie (Polivka en a recueilli une soixantaine), et pourtant, dans 
aucune de ces rédactions, le chat ne porte un nom propre. £n 
revanche, dans une œuvre littéraire telle que le Roman de Renarty 
le chat porte un nom propre: liberté dans la rédaction française, 
Dieprehty dans celle du moyen âge allemand; il s'agit ici de la 
création d'un poète et non de celle du peuple. 

Enfin, les noms qu'on donne parfois aux animaux avec lesquels 
l'homme vit dans une familianté affectueuse — tels, dans notre 
cas, le port. Vincente, chat, et Tesp. Bartoloy à l'instar du russe 
Vaika (Basile) — ne sont jamais devenus les noms usuels de ces 
animaux. Le serbe Matsa ^ Marie, de même que Tallem. Mtezchen, 
signifie proprement „ minette": les grâces mignonnes de l'animal 
ont fait prêter son nom au diminutif de Marie (cf. fr. Mimi et 
Marie, Poit Mignote et Marie); le russe mj'Ska signifie à la fois 
petit chat et petit Michel, le nom propre et le nom d'amitié s'étant 
fondus dans la même forme diminutive, et il suffit d'en rapprocher 
rit mîscî'a (esp. mtza) pour que toute trace de nom propre dis- 
paraisse (cf. fr. dial. michette^ chatte, et Michette).^ 

Cest de la même façon, croyons-nous, qu'il faut envisager 
les interprétations de Le Duchat et des autres: les noms d'amitié 
donnés au chat ayant le même suffixe que certains noms propres 
d'origine germanique, ils se prêtaient facilement à une pareille 
hypothèse; mais il suffit de jeter un coup d'œil sur l'ensemble 
de la nomenclature pour se convaincre de son inanité. Le 
béarnais amb (renô), chat, par exemple, fait immédiatement penser 
à Arnault ou à Renault, comme raou à Raoul; mais tandis que 
les uns sont des substantifs verbaux tirés de renà^ gronder, et de 
rouer, ronronner, les noms propres remontent à Arnolt, Reginolt, 
Radulf. 



^ Gaston Paris, dans le Journal des Savants de 1894 (^ propos de 
Sudre, Sources du Roman de Renart). 

' Les locutions suivantes tirent également leur origine d'un rédt ou 
d'une fable: it. la gatta di Masino (= Tomasino; cf. angl. tom-cat) che 
chiudeva gli occhi per non vedere gli topi; Béarn. la bere gâte de Paulet, 
douce de pâte, de maulet; esp. el gato de Mariramos, halaga con la cola y 
arafia con las manos. 



83. Ceci nous amène à dire quelques mots sur les suffixes 
des noms du chat: d (= aud), t (dimin.; cf. mint, mt'sity cati) et 
surtout out ouf (oufle). 

Le suffixe ou est caractéristique pour cette nomenclature (cf. 
marcout marloUy matou^ mitou) et parait remonter à miaeu: le Pas- 
de-Cal. caou, matou (de ca, chat) en a subi l'influence. Cet ou 
final alterne tantôt avec m (cf. Ain maUu, matou, et Noyon mareu, 
â côté de marou) et tantôt avec on (fr. minou et minon, Lyon. 
mtrou et miron^ anc. fr. mitou et Poit. mtton). 

Le suffixe ouf (oufle) affecte, de même, les noms familiers du 
chat, tels que miiouf (anc. fr. mitou/iet), Vienne marouf, matou (cf. 
Holiband, DicL fr.-angL: un gros maroufle signifie proprement un 
gros et grand chat), etc.; le sicilien gaiiufu, petit chat en porte 
la trace. Ce suffixe, de même que aud, a été extrait des noms 
propres germaniques: Ernouf, Marcouf, Renouf . . . L'hypothèse qui 
fait dériver les noms enfantins du chat des noms propres, a été 
suggérée par ce fait. 



84. Du riche tableau des noms familiers du chat que nous 
avoDS présenté plus haut, un très petit nombre seulement a eu la 
fortune de pénétrer dans la langue h'ttéraire ancienne ou moderne. 
Quelques mots sur ces privilégiés entre les termes patois. 

La forme ancienne migne, chatte, n'a été conservée que par 
le nom propre Migne et ses dérivés Mignard, Mignet\ celle plus 
moderne, mine^ par son dérivé minaud (Ana Th. fr., I, 290) et par 
ses composés, au sens figuré, comme le grippe-mmaud („ archiduc 
des chats -fourrés") de Rabelais, ^ le type des juges rapaces, 
surnom que La Fontaine a rendu au chat (VII, 16: Grîppemtnaud^ 
le bon apôtre). 

Il est tout naturel que des termes qualifiés de bas et de 
triviaux ne se rencontrent pas dans les œuvres de haute littérature. 
Il faut descendre dans les bas-fonds littéraires du XVI® siècle et 
aborder cette œuvre étrange qui s'appelle le Moyen de parvenir, 
pour y trouver, dans un dialogue bravant l'honnêteté, les premières 
mentions des noms familiers du chat (p. 226): „Ma mie, ma mie, 
dit l'abbesse, le vôtre n'est qu'un petit minon; quand il aura 
autant étranglé de rats que le mien, il sera chat parfait, il sera 
marcoUy màrgaut et maître mitou,*^ 

Ce dernier nom rappelle „ notre maître Miiis*^ de La Fontaine, 
et on le rencontre déjà au XVI® siècle, dans un sermon de Menot: 
„0, didt mater, si eatis juxta illum quem vocatis le bonhomme, et 



^ Le même terme désigne , dans le Moyen de parvenir, le jeu enfantin 
connu de nos jours sous le nom de la „Bête qui monte*': les mères pour 
amuser leurs petits enfants, leurs promènent la main, en agitant les doigts, du 
ventre au menton, les chatouillent en répétant grippeminaut ! grippeminaut ! 
C'est à ce jeu que fait allusion le passage suivant (éd. Jacob, p. 392): „Ce8 
écus sont pour vous si vous, en pouvez prendre trois poignées, ha! en disant 
sans rire grippeminaut!^*' 



25 

vocatis Mitis, comedet vos . . .** Et c'est vers la même époque que 
Bonaventure Des Périers, dans sa XXUI® nouvelle , spécule sur 
l'origine du mot, émettant une étymologie qu'on a répétée depuis 
à satiété.^ D'ailleurs, mite lui même, dont mitis est une autre forme 
hypocoristique, revient déjà au XIII ^ siècle, dans le Roman de 
Renarty dans un vers où le terme enfantin est juxtaposé au nom 
proprement dit de l'animal (XXIV, 121): „Si l'une est châtie , 
l'autre est mite", c.-à-d. l'une et l'autre femme se valent Les 
dérivés ancien français du même nom, mitau et mitou, se rencontrent 
dans les Séries de Bouchet (éd. Roybet, III, 55): „Un gros mitau 
de chat, un jour visitant une garenne et voyant mon mitou ainsi 
accoustré, faisant si bien la chatemite, je n'eus le courage de le 
chasser." 

Voilà, à peu près, ce qu'on trouve jusqu'au XVl® siècle en 
fait de témoignages littéraires sur les noms familiers du chat Cette 
petite place occupée dans la littérature sera plus tard largement 
compensée par l'expansion des formes secondaires, des dérivés et 
composés de ces noms. Ceux-ci, perdant toute trace de trivialité, 
subissent un changement profond, en s'enrichissant d'idcés nou- 
velles, et parviennent à se faire une place dans la langue littéraire. 
Cette transformation s'opère grâce au travail métaphorique que 
nous allons aborder. 



^ „ . . . Mitis, car vous sçavez bien qu'il n'est rien tant privé qu'un 
chat, et même la queue qui est soueve quand on la maoie, s'appelle suavis»* 
Voir 20. 



Deuxième Partie. 

Sens des noms du chat. 
I. Sens romans de cattus. 

85. Le plus ancien monument où il soit question du chat est 
la vaste collection des contes d'animaux qui aboutit au XIII ^ siècle 
au Roman de Renari, avec ses vingt-sept branches. Le chat, appelé 
lyherty n'y occupe pas la dernière place, et on y trouvé plus d'un 
épisode curieux de sa vie physique et morale. On a déjà men- 
tionné (12) le trait charmant décrivant la grâce de ses jeux; voici 
maintenant un épisode curieux au point de vue des mœurs du 
temps, celui de misire Tiberz H chaz que les vilains trouvent sus- 
pendu aux cordes des cloches qu'il fait sonner (XII, 1296): 

Dant Tybert troverent pendant 
As cordes, molt l'ont conjuré 
Que il lor die vérité, 
S'il est bone chose on non. 

Et le malin ne se presse pas d'éclairdr leur doute: „ll ne respont 
ne o ne non.'* On voit id un des plus andens témoignages de 
la croyance populaire en la nature démoniaque du chat, considéré 
comme inséparable du diable et des sorciers. 

Il faut ensuite franchir quatre siècles (car les fables de Marie 
de France n'offrent aucim trait de la vie du chat qui soit original) 
pour arriver à La Fontaine, le peintre par excellence de la vie 
morale du chat En somme, excepté quelques observations psycho- 
logiques bonnes à retenir, il n'y a rien ou presque rien, au point de vue 
linguistique spécial qui nous préoccupe, à glaner dans cette immense 
histoire des faits et gestes des animaux. Le dernier remaniement 
de l'épopée. Renard le Nouvel y est, sous ce rapport, de beaucoup 
plus intéressant Ou y trouve mentionné le cri du chat (Voir 7) et 
les premières applications métaphoriques de son nom. 

Parmi les autres œuvres romanes qui pourraient intéresser 
notre sujet sous le rapport de sa documentation linguistique, citons 
le fameux Paia/fio, satire tant soit peu rabelaisienne du XV « siècle, 
qu'on a atribuée à tort à Brunetto Latini. La Crusca le compte 



27 

parmi les monuments les plus vénérables du toscan;^ il faut en 
rabattre et reconnaître que cet écrit informe n'a que la valeur 
médiocre d'un recueil de véritables coq-à-l'âne et de bizarreries 
du parler vulgaire. L'auteur, tout en puisant largement dans l'argot 
de son temps, se montre incapable de coordonner ses pensées 
que de nombreuses allusions à des faits contemporains rendent 
impénétrables. 

Citons encore, en passant, la Gaiomaquia de Lope de Vega 
(m. 1635); l'illustre poète y célèbre en sept silvas les amours de 
deux vaillants personnages, la chatte Zapaqnilda et le matou 
Micifuf. C'est un brillant jeu d'esprit poétique, auquel l'auteur 
souhaitait une renommée universelle: 

Y escucha mi famosa Gatomaquia, 
Asi desde las Indias a Valaquia 
Corra ta nombre y fama. 

De l'ensemble des faits qu'on vient de rapporter se dégage 
cette conclusion: que l'évolution sémantique du nom chat ne 
remonte pas au-delà de la seconde moitié du XII ^ siècle, et que, en 
faisant abstraction d'un cas isolé, le bas -latin musto (24°), cette 
constatation nous sera d'un grand secours dans la discussion des 
problèmes étymologiques, en même temps qu'elle nous servira en 
quelque sorte de garde- fou contre des rapprochements imaginaires. 

86. Le point de départ des sens figurés du mot chat {cJuitté)^ 
dans les langues romanes, a été une ressemblance plus ou moins 
frappante, une assimilation totale ou partielle au physique de 
l'animal ou à Tune de ses parties. Ses griffes, par exemple, ont 
fourni à la technologie l'image de tout ce qui est crochu; ses 
poils soyeux, à la botanique, celle des fleurs pendantes, etc. Il 
faut pourtant ajouter que ces analogies sont le plus souvent super- 
ficielles, sommaires et grossières, la précision des contours étant plutôt 
le caractère de l'art que celui du langage, lequel se borne à rendre 
approximativement et à sa façon les impressions reçues du monde 
extérieur. Les métaphores linguistiques ne sont jamais adéquates 
aux images des choses, elles sont souvent flottantes et lointaines, 
parfois indéterminées et indéterminables. Souvent aussi le point 
de ressemblance, le ter Hum comparationis ^ échappe, et, ne pouvant 
saisir l'image qui a produit la métaphore, on se contentera d'in- 
diquer des cas analogiques. 

Dans le dénombrement des métaphores tirées du nom chat^ 
nous ferons ressortir d'abord les acceptions les plus concrètes, les 
plus matérielles, à savoir celles qui ont un rapport plus ou moins 
direct avec le physique de l'animal, pour aboutir aux significations 



^ On lit dans la préface de l'édition de Naples, 1718: „il monumento 
più venerabile délia lingna toscana, il codice autentico délia legislazione 
délia Crnsca'% et Varchi y trouve „migliaja di vocaboU motti proverbi ri- 
boboli, e oggi di cento no se ne intenda pur uno**. 



28 

qui se rattachent plutôt aux penchants et allures du chat, à son 
caractère moral et social. 



A. D'après la forme du chat 

Le nom chai {chatte) désigne: 

87. £n zoologie, 

a) Plusieurs espèces de poissons, principalement de la famillle 
des squales, qui offrent la figure d'un petit chat: 

alose feinte (appelée aussi „pucelle*'): Royan chatte^ Gxïy. gâta 
(d*où h. gâte, Oleron gatte); 

chimère: pr. cat, fr. chat de mer^ esp. gato de mar (cf. allem. 
Seekatse, id.); 

lamprillon: Vosges chette; 

roussette: pr. cata, Venise gatta, catal. escat; pr. gat, d'où anc. 
fr. gat (Belon, 1531: Un gat qui est ce qu'on nomme une 
roussette); it (pesce) gatto. 

b) Des insectes, notamment la chenille, dont Taspect velouté 
et la conformation oblongue ressemblent à ceux d'une chatte: 

chenille: Auv. cato, Loire-Inf. chatte (Puy-de-D. chato), Béam. 
gato, H.-Italie gatta; cf. Pic. cahou (,, matou"), nid de chenille, réto-r. 
ghtata, ver oblong, et Suisse allem. Teu/elskatze, chenille; 

larve de hanneton: Guern. catte (Rolland, III, 247); 

scolopendre: St. Malo chatte (Ibid.); 

ver à soie : Bol. gatt; 

ver luisant: Basse- Auv. tsato,^ Ossola gataJ^ 

88. En botanique, 

a) Des plantes pourvues d'épines, ou à la forme rampante: 
ajonc (arbuste à feuilles épineuses): csLia\. gatosa; 
bugrane (plante épineuse): esp, gâta; 

serpentine: esp. gâta (cf. Orne pied de chat, renoncule rampante). 

b) Les fleurs lanugineuses de certains arbres (chêne, coudrier, 
noyer, peuplier, saule), comparées au pelage soyeux de l'animal, 
ainsi que l'involucre des légumineuses: 

chaton: fr. chat, pr. gato, it gatto; 

gousse (Fenveloppe conçue comme la larve de la plante): pr. 
gato, For. gatta, 

c) Des arbres, dont les fleurs sont disposées en chatons: 
peuplier blanc (ital. gatto). 

d) Des fruits assimilés à la tête du chat: 
châtaigne (petite): Mayen. chatte; 



1 Dauzat, dans V Annuaire de r Ecole des HauteS'Etudes, 1902, p. 126. 
* Salvioni, dans le Kritischer Jahreshericht, IV, i, 171. 



29 

concombre (d'Egypte): fr. chatte; cf. it. zatta, variété de melon; 
poire (pierreuse): fr. chat^ pdire^ckat] cf. allem. Katzenkopf^ id. 



89. En minéralogie, matière dure qu'on trouve dans l'ardoise: 
fr. chat\ cf. allem. Katze^ id. 

40. En agriculture, petit tas de javelles dressées en forme de 
cône: Pic. caoti^ cakoUf propr. matou; dans les Vosges, prendre le 
chatf c'est achever la fenaison ou la moisson (Sauvé). 



4L Dans la météorologie populaire, petits nuages qui paraissent 
monter sur le versant des montagnes: esp. gâtas y H.-Italie gattani; 
cf. Bavar. Kats^ masse de nuages sur les montagnes (à Mecklemb., 
on dit des gros nuages, der bûle Kater kommt)\ Tallem. vulg. assimile 
les vagues de la mer à une chatte grise {graue Katze), 

42. Applications techniques. 

a) Outils et charpentes, ou excavations: 

chevalet (de couvreur): (rachat (en argot: couvreur): 
toit (pour abriter les sapeurs): esp. gâtas; 
canal (cf. chat de gouttière): Parme gat; 
fosse (pour planter la vigne) : Monferr. gat; cf. cattus^ syn. de 
vmea, dans Végèce (Voir i). 

b) Diverses machines de guerre, au moyen âge: 

galerie (montée sur roues, pour cheminer à l'abri) : anc fr. cat 
ou chat (Froissart, I, 201: ... un grant befiroy a trois estages qu'on 
menoit a roues et estoit breteskié et cuire ... et Tappeloient les 
plusieurs un cas); 

machine à battre les murs (ayant la tête en fonne de chat): 
anc. pr. cata, anc it gatto; cf. allem. Feuerkatze, machine pour 
assiéger. 

c) Navire, et ce qui s'y rattache: 

vaisseau de guerre (au moyen âge): anc fr. chat (XII® s.) et 
chatte (XIII®), ce dernier passant en Italie {sciatta^ zatta) et en 
Espagne {chata); Guill. de Tyr (XII, 22), trad. fr. vers 1200: „En 
celle navire si avoit nefz qu'on claime chas qui ont bec devant 
(= qoaedam naves rostratae, quas gatos vocant) comme galies, mais 
elles sont greigneurs.'' Le bas-lat catta, cattus (gattus), transcription 
de l'anc fr., désigne un navire du genre des galères, appelle encore 
dromon („ coureur'*): donc, vaisseau à course rapide comme celle 
du chat; ^ de là, it. gatta {gatto) ^ vaisseau couvert, anc fr. gat^ 
galère (auj. dans le Roussillon, gato^ barque), et fr. mod. chatte^ 
chasse-marée servant à la pêche; 



^ Kemna (Der Begriff „Schiff** im Franwsischen ^ Marburg, 1901, 
p. 140, 183) dérive le fr. chat, vaisseau, da norrois kat, id.; mais le mot 
germanique signifie lui-même „chat*' et représente la même métaphore. 



30 

charpente (sur laquelle passe le câble): wall. chef, esp. gaia^ 
hune de navire; 

escalier pratiqué dans une roche escarpée (qui conduit à la 
mer): ft. gai (terme pris au pr.); cf. allem. Kaizenireppe^ redens d'un 
pignon crénelé. 

B. D'après les parties de son corps. 

48. Par analogie aux griffes du chat, divers outils plus ou 
moins recourbés: 

ancre: esp.-port. gâta (gato), anc. roum. càiu^à et mîféU corahia 
(„les chattes du navire"), image également famillière aux langues 
germaniques (néerl. kai^ aogl. cat^ allem. Katze) et slaves (anc si. kotva^ 
serbe maâka^ chatte et ancre; cf. magyar vas^macska „ chatte de 
fer"), et qu'on rencontre déjà dans une glose d'Hésychius (IV, 2: 
yqvnE^' ayxvqaC)^ où le grififon se substitue au chat, inconnu à 
l'antiquité classique; 

crochet (à branches de fer): ix.chat {à griffes)^ pour visiter les 
canons; wall. chet („chat*% engin que l'on adapte à la faux; cf. 
Hain. cat^ morceau de bois posant sur deux pieds et sur son ex- 
trémité inférieure avec une broche de fer en tête pour enfiler la 
bobine; cf. bas-lat. ^a//»x, uncus ferreus trifidus, et anc. pr.^a/^ 
crochet {nas de gai); 

grappin (servant à ramener du fond de l'eau des bouts de 
câble): fr. chai, chaiie\ cf. St Pol co^ Hain. cai (pour retirer les seaux 
tombés dans un puits); 

mouton (pour enfoncer): it gaifo; cf. Suisse allem. Ckafg, id.; 

pièce de bois courbée reliant le joug au chariot: roum. càhifà; 

pince (pour tirer les cercles): fr. chat; cf. Dauph. chah, morceau 
de bois fendu formant compas et pince; 

soupape (d'un soufflet): Gênes g'a/to (do mantexo); 

traverse qui relie deux pièces de bois: roum. càtu^à; pr. càto^ 
dalle (allem. Kaizenbalkm^ faux-entrait); cf. bas-lat. gaita^ trabs lignea 
(G. Ferraro, Gloss, Monftrr. s. v.). 

44. Le pelage du chat a fourni, à son tour: 

brosse (pour nettoyer le vaisseau): Venise gatto; 

drap (de basse qualité): fr. chai; 

duvet: Parme gai; 

fourrure (de chat): anc. fr. r^/ (Godefr. 1386: pour les pour- 
filz de dessoubz douze chas); 

fourrure (que les dames portent au cou): it,ga/io; cf. Suisse 
allem. Chatz, boa et gant fourré; 

mèche de cheveux (sourtout embrouillés): Suisse, Sav. cata 
{Genèv, caiU, boucle); et fîg. imbroglio: Romsigne gatfo, 

45. La peau de l'animal: bourse (et l'argent qu'on y garde): 
esp.-port. ga/o (et petite outre de peau de chat). 



3' 

46. La queue du chat: fouet {Jr. chat à neuf queues)\ cf. russe 
kûSki\ id., pi. de koSkay chatte. 

C. Emploi hypocoristique. 

47. Terme d'amitié qui s'adresse à un petit garçon, à une 
jeune fille ou à une jeune femme: fr. mon chat! ma chatte! de là: 

garçon et jeune fille: Gasc. chat, chato, qui se se sont défini- 
tivement substitués aux lat. filius, fiita (à l'instar du crapaud en 
wallon), de sorte que l'illustre poète de Miréio a pu ouvrir son 
poème par ce vers: 

Cante uno chato de Proavenço . . . 

père et patron (qui inspire le respect): Sic, gattu; cf. argot 
français chat, geôlier. 

48. Nom de jeux enfantins où l'on se poursuit en courant: 
fr. chat, pr. chata, cache-cache; dans ces jeux, on appelle chat, 
celui qui est obligé de courir après les autres, celui à qui on 
bande les yeux, etc. 

D. Emploi euphémique. 

49. En fr. pop., on appelle chatte, une femme douillette et 
passionnée (cf. amoureuse comme une chatte); cf. argot angl. cat, 
prostituée; ensuite: 

nature de la femme: fr. pop. chat; cf. bavar. Ka/z et angl. 
pussy, id. ; 

pédéraste: argot fr. chatte; * cf. allem. Katzenritter („dicuntur 
sodomitae quos kxxsomxi!^ fêles pullartus appellat", Stieler); en lat., 
feUs pullarius, chat aux jeunes garçons, homme dépravé qui guette 
et corrompt les enfants. 

60. Diverses locutions interjectives dans lesquelles le nom de 
l'animal se substitue à des termes que la superstition ou la bien- 
séance défend d'employer: iUcatta! {disih cattara! cattulaf), exclamation 
de colère et d*étonnement, et gatti! gatti! gare! que Dieu nous 
piéserve! En fr.: c^est le chat! pour dire qu'on ne croit pas une 
excuse vraie: chatte! jamais! ce n'est pas possible! („0n emploie 
celte expression lorsqu'on retire, en plaisantant, un objet qu'on 
feignait d'offrir à un enfant 'S Jaubert) et ma chatte! exclamation 
ironique qui équivaut à : je t'en souhaite, tu peux y compter (Dottin). 
Cf. Suisse allem. Chatzli! pour exprimer l'étonnement ou une maie- 
diction. 

E. Epithètes. 

61. Le dernier terme de l'évolution sémantique du nom chat 
est son emploi comme simple épithète, se rapportant aux penchants 
attribués à l'animal: 



3^ 

gourmand: anc. fr. et pop. chai, et fr. chalte, femme très friande 
(cf. friande comme une chatte); cf. fr. dial. marpo, chat (27); 

ivre: catal. gat\ Rom. gattOy cuite; le Sic. pîgghtar la gaita^ se 
griser («attraper la chatte") répond au port tomar a gaia, id.; cf. 
allem. (Autriche) Kalz^ cuite, et einen KaUr haben^ avoir la migraine 
à la suite d'un excès de boisson; 

querelleur (le chat étant très enclin aux disputes): it ga/fûy 
querelle et affaire scabreuse {vokr la gatia^ chercher noise); cf. 
allem. katzen^ se disputer entre époux; 

rusé (cf. éveillé comme un chat qu'on fouette): li, gatto (uomo), 
pr. cat (fin); esp. gato\ 

sot (cf. finaud^ sot): it gallo, rustre; 

voleur (cf. \zi, fêles ^ id., et VlzMie fêles virginalù^ ravisseur): 
it. gatto^ esp. gato. 

62. Applications isolées: 

ce qui coule d'un creuset par accident, en fonderie (= esca- 
pade): fr. chai\ 

enrouement subit (on ne peut alors chanter, on miaule): fr. 
chat\ cf. fr. pop. enrhumé^ qui a des chats dans la gorge; 

monnaie (anc. Norm. mailh au caty monnaie qui portait l'em- 
preinte d'un chat): fr. argot cJutt^ pièce de cinq francs, anc. écu 
de six livres. 

Ce dénombrement ne contient qu'une partie du développement 
sémantique de la notion chat. Les formes secondaires, dérivées et 
composées, fourniront un contingent autrement considérable, que 
les sens figurés des noms hypocoristiques de l'animal viendront 
enrichir et compléter. 



II. Sens des dériyés romans de cattua. 

63. Il est indispensable d'avoir recours à quelques critères 
généraux pour introduire un peu de clarté dans l'abondance des 
matériaux représentant les sens des formes secondaires du nom 
chat Ces critères seront fournis par les notions sous lesquelles 
on groupera leur expression en roman. On évitera ainsi des 
redites continuelles dans une matière touffue par elle-même, et on 
sera à même de fournir sur chaque groupe sémantique tous les 
renseignements qu'il comporte. 

Mais, avant d'aborder ces nouvelles séries de significations, 
nous tâcherons de faire ressortir par un exemple la grande variété 
de formes dont sont susceptibles certains dérivés de caiius. Il 
s'agit de la notion de chatouiller y^ qui ne remonte pas au-delà du 
XIII® siècle: c'est une formation romane, c'est-à-dire analogique, ce 



1 Voir rarticle de Flecchia dans VArchtvio (II, 318—332) et surtout la 
carte chatouiller de V Atlas linguistique (les nombreux types qui s'y trouvent 
consignés ont été fournis, outre le chat, par le chien, le cochon, le coq, etc.). 



33 

qai explique ses nombreuses variantes absolument irréductibles au 
latin. ^ La Gaule et la Haute-Italie ont tiré cette notion du nom 
du chat, l'animal caressant par excellence, qui Tavait également 
fournie au germanique {kttzein, de kt/ze, minet, déjà dans Tanc- 
haut-allem.). Les variantes anc. fr. du mot, âont la plupart se 
retrouvent dans les patois, se réduisent aux types suivants: catailUry 
cateiller (chateiller) , catiller (chatiller, gattiller), catoiller (chatoiller), 
catouller (chatouller, gatouUer) et catouilUr (gatouiller) ; ou pourvues de 
préfixes, dans les patois (Pas-de-Cal.: décatotàller^ Marne décatiller A., 
et Sarthe êchatouiller A). Le wallon a caii (gati, gueti), comme le 
bergamasque et le provençal, dans ce dernier à côté de catilha 
(chatilha, gatilha), catiga (chatiga, gatiga) et caiigouîa (chatigoula), 
toutes formes tirées des diminutifs, à l'instar de Fit gattigliare 
(sgattiglîare), chatouiller en grattant (Duez), et gatiarigolare ^ cha- 
touiller de la griife (Id.), verbes d'ailleurs d'origine dialectale. 

Le même verbe a subi, en français, diverses contaminations 
sous l'influence de notions analogiques telles que gratter (Aube 
gratotàller^ Sav. gratlyiy pr. gralilhd) , et surtout de châtier; de là, 
déjà au XIII ^ siècle, casieiller (Renard le Nouvel, v. 6910: L'une 
casteilîe^ l'autre rit) et, plus tard, castouiller (Coounines, VI, 7 : ... ses 
subjects estoient un peu chastoulleux à entreprendre auctorité . . .), 
à côté de l'anc. pr. castiglar (déjà dans le Donat) et caiiglar, à 
l'instar de l'artésien gasiiller (Pic. catiller). 

Les formes secondaires du nom chat désignent: 

54. En zoologie, 

a) Des poissons: 

fretin (le menu poisson assimilé à des minets): pr. chatelli\ 
lamprillon (37): pr. chatilhoun, fr. chatillon (KVI® s.), dont la 

forme contemporaine chatouille présente des variantes antérieures 

(1450: satauille, patrouille et chatr ouille) encore vivaces dans les 

patois (Rolland, III, 137); 

roussette (37): pr.catetOf Yen, gattina etg^attuscio {Gènes g'attusso). 

Sic gattaredda, it gattuccio, 

h) Des insectes: 

chenille (37^): Corrèze tsotilho A., H.-Italie gattina (gattola), 
Sic. gattaredda; 

ver à soie (37^): Tièm. gatina, Mi\, gatin. 

c) Des oiseaux, dont le cri ressemble à certaines modulations 
du miaulement: 

macreuse (double): "çi, gatauniardo („ grosse petite chatte"); 

milouin (canard): pr. catarous (cf. caiaraSy matou); cf. Suisse 
allem. Châtzli^ canard morion. 



* Ménage, d'après Julien Taboet, dérive chatouiller du lat. catullire, être 
en chaleur, dit de la chienne (et cette étymologie a passé chez Diez); Flecchia 
pose des types tels que cattuculare, catticrdare^ etc., propr. chatter. 

Bdheft zur Ztschr* £ rom. Phil. I. \ 



34 

66. En botanique, 

a) Des plantes épineuses ou agréables au chat: 

bardane: Abr. gatUlla\ Genève gaiUîion^ bardane, et Sav. gaidùm 
(gatolion), capitules de la bardane; 

bugrane (38): esç. gaiillos (gatinos) et gatuna (gatufia); Galice 
ufias gâtas («* gatufias); 

dentelaire (sur laquelle les chats aiment à se rouler): pr. caiussel 
(Gasc. catusso) ; 

gratteron: Lyon. caiolU\ 

herbe-auz-chats: fr. cataire' (chataire), Piém. cataria (gataria), 
esp. gataria^ roum. càtu{mcâ; 

trcHe des champs (appelée „ queue de chat*', à Noinnoutier): 
pT, catoun, Bess. chaton, Vendée chatounctte (Rolland, JF7oref IV, 139). 

b) Les folles fleurs des amentacées (saule, peuplier, etc.), à 
cause de leur forme lanugineuse, et l'involucre des plantes: 

chaton (38^): fr. chaton, métaphore datant du XVI* s. (Palsgr. 
251: chaiton de saule), ti^oim. caton, ^x. catoun*, ViêïSL ciaton, fleurs 
du châtaignier, it gaitino (cf. allem. Kàinchen, angl. catki'n); 

gousse (38**): pr, gati'/houn, Corne gatigot; 

noyau (de noix): it gattone (Duez) et Sic gattandda (et grain 
de blé). 

c) Les amentacées 1 elles-mêmes: 

peuplier (blanc): it gattero (gattîce); 

saule: pr. catié (châtié), H.-Ialie gattolo (gattone), esp. gatillo, 
d'où ix^gattilier (1755). 

d) Des fruits, ou des tubercules: 

châtaigne (38*^): pr. cati (petit chat"), châtaigne avortée; 

poire (variété, 38^): pr. catitha, propr. petite chatte; cf. Suisse 
allem. Chatzebim, sorte de poire; 

pomme de terre (bulbe pareil à la tête d'une chatte): Jura 
catine (catine-catine A.), propr. petite chatte; cf. allem. Kaizenkopf, 
pomme de terre. 

e) Termes relatifs à la vigne: 

plant noir: anc. îr. c?iatttne\ esp, gâtera, raisin noir; 

vrille (à cause de sa forme enroulée): H.-Loire chatouile (RolL, 
m, 221). 

Ou aux arbres, en général: 

élaguer ou couper les rejetons (= chatons): WHL gatinà\ 

fructifier ou fleurir (= pousser des chatons): pr. catotptd, Berr. 
chatonner (chatouner). 

66. En minéralogie, caillou, dont la forme arrondie rappelle 
la tête du chat: pr. catoun (catouno), répondant au Béam. cap de 

1 Voir Nigra, dans VArchrvio (XIV, 279 s.), pour Tétymologie des noms 
d'arbres à chatons. 



i5 

gai, caillou; cf. Maine iêtes de chat^ calcaire qui se rencontre par 
petites masses rondes. 

67. £n agriculture, champ inculte, comparé à un petit chat, 
c'est-à-dire non développé: port, gatenho. 

68. En météorologie populaire, nuages qui effleurent les côtes 
des montagnes (41): H.-Italie gattonù 

60. Applications techniques, 

a) Supports et ezcavatioDs: 

canal (pour drainer): Vén. gathlay Ferr. gatiul; cf. Monfer. 
ga/ée, sgaiée (=3 ir à gait)y creuser des fosses pour planter la 
vigne (42»); 

console (support à tête de chat): it gaUeUo\ 

machine pour assiéger (42**): anc. pr. gai<m\ 

poulie (corde enroulée): Sav., Suisse catelle (pour élever les 
gerbes de la grange) ; cf. esp. gato^ cric, et allem. Katzenrolle, id. 

b) Divers outils, d'après leur forme recourbée: 

crampon (43): esp. gatillo\ cf. it gaiiïgiio, jante de roue (Duez); 

davier (= crochet): esp. gaiïl/o; 

égolne (scie au manche recourbé): it gaiiuccio\ Galice gateHo, 
faucille pour couper les herbes; 

gâdiette (d'une arme à feu): Genève gafiUon^ Sav. gatoUoriy 
Piêm. gatWTiy cataL et port gatilho\^ 

menotte (= crampon): roum. et esp. (cf. i), d'où a încàiu^a, 
enchaîner, et engatar, engaiillar^ attacher avec des liens de fer. 

c) Termes relatifs au filage: 

peloton (image du chat roulé sur lui-même): cf. roum. cokH^ 
pelotte (anc. slave kotka^ chatte) et bavar. Katze^ peloton de chanvre 
roulée; 

poupée (de coton ou de laine), même image que la précé- 
dente: pr. çaioun (chatoun), loquette qu'on file au rouet; it gatiane, 
quantité d'étoupe bonne à filer; cf. Suisse allem. ChàtzHy loquette 
de coton ou d'étoupe qu'on prend en main pour filer; de là, les 
notions de 

attraper (cf. embrouiller): Mil. îngattid) Padoue incaiigio, truc, 
et nicatigion, brouillon; 

emmêler (des poils, des cheveux, cf. 44): Sav. ençatla^ Vén. 
ituatigiar (ingatigiar) ; Ferr. gattiara^ cheveux emmêlés, et igaition 
(Parmo scaitan\ personne aux cheveux ébourififés; 

embrouiller (44): Vén. ingattolarCf H.-Italie ingattiar ou iVi- 
gaiiigltare.^ 



1 et port. dial. (Algarve) dàr ào gcUilho, fig. mourir. 
* Faread: „Noi Lombardi diremo p. es. una matctssa ingatfigliata, con 
viva metafora esprimente Pazione di un gatto che vi avesse giucato per entro 

3* 



36 

d) Termes relatifs aux fourreurs, etc.: 

manchon (44): it gaHino\ Sic gattinu^ fourrure de lapin; cf. 
Yonne s^encaiintr^ s'emmitoufler (= roum. încoto^mâna, îd., de co^ 
to^man, matou); anc. port, gatium (manto), manteau fourré; 

chagrin (peau de): Nice gatusa (= pr. pel de cai^ id.). 

60. Faits concernant la vie physique du chat: 

être en chaleur: pr. caiotmeja {caiouna^ désirer ardemment), it 
andare in gattecdo (gattesco), demander le matou (Duez), et gatle^ 
ggiare, courir la nuit comme les chats (Id.), Sia gaitiari\ de là, 

s'amouracher: pr. s^achaiourlt, it ingatiirt (cf. amor de gaiio, 
amour furieux, jaloux et querelleur); et 

rut: Monferr. ga/urnïa; cf. gaiun^ février („ toute chatte a son 
février", et Béam. lou nus de la gaialha, le mois de février, la 
période des amours); 

chatter: pr. catà (catouna, gatouna), anc. fr. chatener^ chatonner 
(chatouner), mod. châtier (XVI* siècle); it gaitolare\ 

gronder: it gaittlare, crier comme un chat (Duez; auj. Ro- 
magne), bas-lat catUlare^ vocem edere instar felis (Duc); Qairv. 
catouner, bougonner, Berr. ragatoner (rogatoner); Sienne rigaitare^ 
Sic. caiuniari (cf. gattaredda^ râle des asthmatiques et des moribonds) ; 

s'accroupir (comme le chat près du foyer): May. sUaiiner^ se 
blottir, et s^catonner^ se ramasser à la façon du chat prêt à s'élancer 
sur sa proie (Du Bois); Sic. aggatiirisi^ id.; Q^^xc^ gatifias^ accroupi; 

égratigner: esp.-port gattar^ port agatanhar (dial. esgatear\ it 
gailmare (Duez) et ragûttinare^ enfoncer les griffes dans le dos 
de quelqu'un; 

fouiller: Piém. jg^a// (V.-Soana sca/ar); cf. Monferr. ga/ée^ fouger 
(du porc); Mayen. ragatoner (rogatoner), chercher à tâtons dans 
un coin; cf. roum. scoiocesc^ fouiller, de coioc, matou; 

frétiller: Mayen. chatoner\ 

gambader: pr. caiouneja („ sauter comme un chat"), piétiner 
(du h'èvre et du lapin), lorsqu'ils font des tours et des détours et 
qu'ils brouillent leurs traces; Genève s^égatter, se débattre, se 
divertir; 

grimper: May. chaioner\ Berg. gatds su\ esp. gatear\ 

ramper: Norm. catoner (i calons^ à quatre pattes), anc. fr. cha^ 
tonner (XIII* siècle), auj, terme de vénerie: marcher doucement 
(du chien, se trouvant près du gibier), à l'instar de Tit. aggattonare 
(cf. gaiion gatione, tout doucement); esp. agaiar (= andar a gâtas), 
port, engatinhar (== andar de gatinhas); 

rôder: Piém. gatoié\ 

se sauver: Mil sgatona, esp. dar gatado (gatazo); pr. gatado. 



coirugne" (cité par Galvani, Saggio s,y.gatt). Voir Mussafia, Beitràge, 
p. 68 ; Nigra (Archtvio, XV, 492) dérive H.-Italie ingattiar, de gatta, chenille, 
qui remonte à la même notion (37^). 



37 

sortie des ouvriers; Genève gaiier, faire Técole buissonnière (gaitti 
gatiancif escapade). 

61. Ajoutons la chatière: fr. chatière (XIII* siède), Pic. catilre^ 
anc. fr. chatounûre (Yonne chatougnièré), pr. catouniero^ Nice caioniera, 
Piém. aaionera] it. gaiiaiola (gattarola), Monferr. gatarora (Messine 
jaitaléra)] esp. gâtera ^ port, gateira. Le terme s'est d*abord géné- 
ralisé: caierole (cf. it gailarola)^ trou de lapin (XVI « siècle), et 
catichcy trou de loutre (1690), propr. chatière, dérivant de l'anc. 
caUj chatte, à l'aide des suffixes diminutifs analogues à môucherolle 
et à pouliche, Â la notion de chatière remontent: 

cachot: Pist. gatiaiola^ Piém. gatogna; cf. H.-Italie inga/iar, 
emprisonner; 

conduit: fr. chatière^ Pic. caiière, gouttière; 

soute aux poudres: port gateira \ 

subterfuge: it gattaioîa\ 

trou (d'un robinet): pr. caiouniero) esp. gâtera^ écubier: — 
fente (d'un jupon): pr. catouniero\ it gattarola^ ouverture de devant 
d'une chemise. 

62. Faits concernant la vie morale du chat: 

allécher: Morv. achatir (achaiti), pr. agati (d'où fr. pop. agater); 

caresser: chatouiller (53); pr. cate/d (catouna): cf. /a eatetos, 
cajoler; Norm. catiner, cajoler („ comme le chat qui réclame des 
caresses", Moisy), MontbéL chaiti (chaitener), Berr. chatoyer („ flatter 
comme lorsqu'on caresse un chat", Jaub.); esp. encatusar (engatusar) 
et engatar; 

griser (se: cf. ivre, 51): H.-Italie ingatiar; esp. gâtera, cuite; 

fâcher: wall. s'écatiner, se dépiter; pr. catuna (catigna), encati 
(et être maussade); 

quereller (se, 51): it gattigliare (aggattigliarsi), répondant à 
Tanc. fr. catillier ou castillier (53), ce dernier encore vivace dans 
le patois de l'Yonne, d'où casiille, petite querelle (1478), mot familier 
aux parlers du Centre, à coté de TYonn. gatille, id.; le chat est à 
la fois avide de combats et très câlin, ce qui explique le double 
sens de harceler (cf. l'ex. de Monstrelet s. a. 1452) et de cha- 
touiller, inhérent à gatiîler (castiller) et à peu près contemporain; 
réto-r. ghiatinar (ghittinar), disputer, et chatin (ghiatin), querelle; Sic. 
catuna, id,; it regattare {NsLpi, rigattare), débattre,* disputer (cL gatta, 
querelle, 45) et regatta (génois), rigatta (Sic, et rigattu), débat, 
émulation, et course de bateaux: de là, it regata (anc. regatta), 
d'où fr. régate; esp. regatear, ruser entre deux galères; 

se taire (le chat est taciturne): pr. catà; 

voler (55): H.-Italie gatà (sgata), gatinà, picorer {gatino, 



» Picri (Archivio, XV, 214) dérive rigattare d'un type recaptare, en 
rappelant l'analogie sémantique de reprehendere; Caix (Studi, p. 141) tirait 
le verbe du fr. ergoter. Cf. Mussafia, Beitràge, 92 (Venise regatar = far a 
regata), et Koerting s. v. rîga. 



38 

polisson); esp. gaitar^ et gahuto, filou, gaiato^ escroquerie (port 
gatazio, grifie de cfaati; dL Soisse allem. chaÉsen^ voler. 

68. Les épithctes dérivant du nom da chat complètent la 
caractéristique de sa vie morale: 

espiègle: anc. fr. chaton (Des Périers: chalUrù, ckatonnie, espiè- 
glerie), et May en. chatontr^ faire l'espiègle; pr. catoun (chatoun), 
fripon, et chatisso^ espièglerie, esp. gaiada, id. ; 

gourmand (51 ): fr. chaiaud (dans Rétif de la Bretonne), auj. 
Yonne; Morv. chaUn€t\ anc. fr. chatUr^ être firiand (Oudin), et Berr. 
achatlt\ rendre gourmand (fr. chaiUrù, gourmandise); it gatteggiare 
(gattolare), friander comme un chat (Duez); 

hyp>ocrite (cf. dévot conmie un chat, 51): Norm. cataud, réto-r. 
chatiny bigot; esp. gaUria, h}'pocrisie (cf. hacer la gata)\ pr. catasso, 
femme dissimulée (^ grosse chatte"); 

rusé (51): it gaitotu^ esp. gataUon\ dL esp. gataJa, ruse du 
lièvre qui se blottit, laisse passer les chiens et rebrousse chemin; 

vagabond (cf. rôder, 60): walI. catt\ MontbéL catin, pr. catounié 
(et paillard); it rigattaio. 

64. Maladies propres au chat ou qui les affectent fréquemment: 

jaunisse: pr. catoio (appliquée aux légumineuses); cf. h. gaitine^ 
maladie des vers à soie (terme originaire du Midi); 

parotides (les oreillons étant assimilés à la tète d'un chat): 
it gattoni^ id. (cf. capogatlo\ dans les patois: avives); 

rachitique (qui ne croît pas): port dial. (Algarve) engatado, 
propr. semblable à un chat chétif; 

tumeur (à Tencolure des mules): esp. gaiillo (V. nuque, 65); 

vomir: pr. caiounâ (Béarn. gaiïlhà)^ it /tire 1 gaitini (= pr. 
fa de minons , faire des minets) , à l'instar du bas-lat. caiillare^ et 
de Tangl. to cat, id.; cf. Saw.ca/M, avoir de la répugnance {ca/eleux, 
dégoûtant). 

66. Certaines parties du corps portent le nom du chat: 

goitre: Béarn. ga/arro, propr. gros chat (= pr. ca/aras); 

nuque (les petits chats ayant le derrière du cou très charnu): 
esp. gatiUo (principalement chez le taureau et le mulet), „que 
parece gato aferrado en el" (Covarruvias); cf. port gato, terme de 
vétérinaire, portion de chair grosse du chignon des chevaux, 

66. Emploi hypocoristique: nom d'amitié donné à un enfant 
(47): fr. chaton (en argot: individu charmant), Limagne gaiiOy le 
dernier venu, le petit; esp. gatillo, gamin. 

67. Emploi péjoratif: 

apprenti (= petit chat): esp. gaiuelo\ 

femme mal mise (cf. fait comme les quatre chats): ^tx, catarot 
(chatarouio) , et „ chipie^'; cf. roum. cotoroanfâ, vieille chatte et 
vieille femme laide et acariâtre; 



39 

hérétique: anc. fr. catier, épithète ironique donnée aux Albigeois 
(Mouskety V. 28249: Li mescreant furent nommez Katiers), qui 
rappelle le sobriquet donné par les catholiques allemands aux 
Bernois réformés, Katzenkûsser, baîseurs de chat; dès le XIII* siècle, 
on imputait aux hérétiques de baiser le derrière d'un chat,i comme 
hommage au diable (qui en prenait la forme); cf. Suisse allem. 
Chàtder (Châtzli), terme euphémique pour Ketzer\ 

marmaille (et foule): pr. catuegnoy it. gatiumagîia (cf. razza- 
maglia), esp. gateria^ propr. engeance de chats; 

revendeur (= disputeur, 62): it. rigaitiere (de rtgaiiare, débattre), 
pr. rigatié (le fr. regrattier a subi l'influence analogique de gratter 
et de gratte), esp. regatero (regaton) et regatear, regratter; cf. 
esp, gatunero, celui qui vend de la viande de contrebande; 

vacarme (cf. musique de chats): Romagne gateria („ engeance 
de chats"). 

68. Applications isolées: 

avoir des reflets changeants (comme Toeil du chat): fr. cha- 
toyer (1753), it gateggiare', esp. gateado, aux couleurs du chat 
(cendré, gris, noir, jaune, blanc); cf. pensée, 71a; 

brûlure (faite à une étofife par une étincelle): pr. catoun (petit 
chat =: petit trou, 61); 

grumeau et gâteau (par assimilation à une tête de chat): anc. 
fr. et dial caton, Suisse gatolion\ pr. catoun et gatilhoun\ 

poche (gousse, 55^): pr. gatol (gatoun); cf. it sgatigliare, dé- 
bourser (Bas-Gâtinais dépocher y payer). 

Les sens des formes secondaires de cattus embrassent ainsi 
les manifestations les plus importantes de la vie du chat; plusieurs 
ont franchi leur sphère primitive pour se généraliser 'dans la langue. 
Il importe maintenant de compléter ce tableau par les composés 
de cattus^ dont nous allons constater la variété et l'importance. 



m. Les composés romans de cattus. 

60. Cette partie de notre travail est hérissée de difficultés et 
nous nous rendons pleinement compte des écueils dont elle est 
environnée. Nulle part ailleurs, peut-être, Tétymologie romane ne 
présente autant d'incertitudes ni d'obscurités, et le résultat de nos 
recherches tranche tellement avec les données généralement ad- 
mises que ce n'est pas sans quelque hésitation que nous le 
présentons. 

Avant d'aborder les diverses catégories de ces composés, 
remarquons que leur premier terme reflète les diverses formes 
romanes de cattus (3); que plusieurs de ces formes, qui témoignent 



* Voir Da Cange, s. v. cathari (cf. Norm. catonier, qui aime beaucoup 
les diats, Du Bois). L'assoonance des mots allemands, Ketter, hérétique, et 
Katse, chat, a probablement facilité le rapprochement. 



40 

de pénétrations dialectales, ont subi un renforcement à l'aide des 
liquides /, r, et c'est ainsi qu'une autre série vient s'ajouter à 
la première: cal (gai), car (char), etc. La raison de cette am- 
plification réside dans le caractère monosyllabique du masculin 
(le fém. cala ignorant ce renforcement); et, en effet, cal (car) 
aboutit parfois à cali (cari) en français, et à cala (cara) en provençal, 
c'est-à-dire à un mot dissyllabique. Des doublets tels que fr. dial. 
capleure et carpleure^ pr. cahomo et calahorno^ cabougno et carahùugno^ 
viennent corroborer cette manière de voir. 

Maintenant, si Ton ajoute à ces variantes multiples les nombreux 
termes enfantins désignant le chat (17 à 30), ou, ce qui revient 
au même, les diverses expressions du miaulement (6 à 11), on 
obtient un ensemble considérable de composés que nous répartirons 
dans les trois catégories suivantes: 



A. Composés proprement dits. 

Le second terme de ces composés peut être un nom on, plus 
rarement, un verbe; le premier est ordinairement le mot chat, et 
ce n*est qu'exceptionnellement qu'il passe au second rang. Voici 
les notions que ces composés représentent: 

70. £n zoologie, 

a) Des poissons, principalement de la famille des squales: 

aiguillât (variété de squale, 37): pr. cat'de-mar\ 

épinoche (appelée en Lorraine „chette d'aue"): pr. esiranglo^ 
cat („ étrangle-chat ") ; 

leiche (variété de squale, 37): pr. cal^de^/ouns (squale qui habite 
les profondeurs); 

roussette (54): fr. chat-rochiery pr. cat-auguié („qui habite les 
algues") et caio-d^aigo („ chatte d'eau"), d'après les endroits qu'elle 
préfère. 

b) Des insectes, spécialement la grosse chenille (54^) aux 
poils longs, soyeux et touffus (appelée peluso en Dauphinée): 
H.-Ilalie gai ta plosa („ chatte poilue"), Norm. anc. et mod. cale- 
pileuse (Palsgr.: chattepeleuse), lUe-et-Vil. chatlepelouse A., à côté du 
Pic. capleu (Seine-Inf. carpUu) et caplou (Somme carplau), c-à-d. 
chat velu, le pendant masculin du précédent; le même insecte 
s'appelle, à Guernesey, caUpeleure (source de l'angl. caterpillar^ 
XV 11 « siècle), à côté du Norm. ra/^/wr^ (Calvados: carpleuré), c.-à-d. 
pelage de chatte ou de chat (anc fr. caUpelturt, toison de chatte); 
enfin, les variantes telles que copieuse (Oise carpleuse^ Eure char- 
pieuse A.) et caplouse (Calvad. carplouse, Orne charplouse A.) sont le 
résultat d'un compromis entre calepeleuse et capleure; Tyrol giaia" 
magira (Alton), litt chatte-pierre (sur laq. pullulent les chenilles); 

scolopendre (43*»): Boul.-sur-Mer carplue („chatte pelue"), Roll. 
III, 247. 



41 

c) Des oiseaux, d'après leur cri: 

cormoran (comparé à un chat noir): pr. cat^-marin („chat 
de mer"); 

hibou (le plumage donne aux strigiens Taspect particulier qui 
les fait ressembler au chat, dont ils ont encore le cri): Pic. 
co-cawauy hibou (= chat- hibou) et Yonne chat^rouanne, id. (de 
rouaner^ miauler), Sav. çafarou (tsafarou, stafarou), hibou, propr. 
chat-hibou ;i anc. fr. et walI. de Mons cacornu (Pic. co'cornu), chat 
cornu,' à cause des cornes qui ornent sa tête (cf. Génois Usfa da 
gaito, id,); 

plongeon (son cri ressemble à un miaulement): Pic. camarin 
(„chat marin"); cf. Guernes. cai-drage^ espèce de plongeon; 

tarin (âbn chant est une sorte de ronron): St-Amé chl^ctauné 
(Roll., II, 191), propr. chat de Taune, dont les bourgeons lui servent 
de nourriture en hiver. 

d) Des bêtes de la famille des félins: 

lynx: chat-ceroier (anc. fr. chaUlouPy port, loho-gato)', esp. gato 
cerval (d'où fr. serval, nom donné par BufTon au chat-tigre du 

Cap); 

tigre (variété de): chai-pard, c.-à-d. chat léopard (1690), à 
côté de guépard (XVIII « siècle), variante d'origine dialectale {gaipard 
pour gapard\ répondant à Tit. gattopardo (le guépard, ou léopard 
de chasse, a une tête de chat sur un corps de chien tacheté). 



£t spécialement, les petits félins, semblables au chat: 

civette: chat-musqué^ it, gaUozibetto\ port, gaio de a1galia\ cf. 
allem. Zibethkaize\ 

écureuil (appelé „ petit chat" en Normandie et en Suisse): 
Berr. chat^écurieu et Montbél. chait gairiot, propr. chat bigarré; 
pr. cai-esquirol (gat-esquiro) ; cf. Bavar. Eichkaize, écureuil, et allem. 
Katzeneichhorn, écureuil bleu; 

fouine (qui miaule comme un chat) : anc. fr. et dial. chafouin 
(XVI* s.), pr. cat'fouin, Basses-Pyr. gaiupiiocha (cf. putois); catal. gat- 
fagt, PiénL ( Val-S.) ceta^/ougn ; * anc. fr. chat-garanier (Cotgr.) et 
carabUy propr. chat qui gronde (de rahler, ronfler); 

genette (ressemble au putois): Char, chai-putois (Roll., I, 50); 

marte: anc. fr. chai de mars (Rabel. I, 13), appelé chat d* Afrique 
par les premiers naturalistes; esp. ^j/a de Panonia; 

putois: Berr. chat^putois (chat-punais), pr. cai, cai-pudis et gaU 
urlan (Quercy), ^ksxn gatpiioch\ Gênes gatto spusso\ cf allem. ^//iP«- 
kaUe (Èlbkatze), ?Lïi^ pole-cai, id. (= allem. Kaizenpfûtze, V. Grimm); 

zibeline: anc. fr, chaUsouhelin (Cotgrave). 



• Voir sur le hibou, Appendice C. 

• Cf. ce passage de V Histoire des Empereurs (ap. Godefr.): Un cacorun 
(sic) que antres gens appellent huart ; £. Deschamps, VIII, 65 : chat cornu, 

• Voir sur la fouine, Appendice A. 



4« 

e) Certains mammifères: 

chauve-souris (sa tête ressemble à celle d'un chat): Pas-de*Cal. 
caie-sùuri (cosouri, ca-d*souri) et Yonne chai'Saun\ Lecce gaitu" 
pignuia^ propr. chat plume té ;i cf. allem. Katzmfledermaus ^ chauve- 
souris d'Amérique; 

singe (certaines variétés, p. ex. les galéopithèques, ont la taille 
et la queue du chat) : it. gattomammone (dial. gat^maimori) , pr. cat" 
mimoun (gaminoun), guenon; esp. gatopaul (,,chat de marais" ou 
chat sauvage), singe à longue queue; ^ cf. bas-allem. apkat (danois 
abekai), guenon, et allem. Meerkaize^ id., propr. chatte d*outre-mer, 
c-à-d. de l'Afrique; l'ar.-esp. maïmon désigne une espèce de chat 
(pcrs. maïmauny singe). 

71. En botanique, 

a) Des plantes qui affectent la sensibilité du chat: 

bourdaine (arbuste qui croît dans les terrains humides): Hain. 
breîi'iTcat] 

cataire (S5*): anc. fr. chatefoutly propr. feuille ou herbe- 
aux-chats; it. trha gatia (erba da gatti); 

dentelaire (55*): ^r. caii/el (gatifel), propr. fiel de chat; Piém. 
erba di gat\ 

épurge ou ricin (dont la forte odeur ressemble à celle que le 
chat répand pendant la période des amours) ; it cata/mtza (devenue, 
par étymologie populaire, cacaputza)^ d'où anc. fr. catapuce (et 
cacapuche) ; 

menthe (d'une odeur aromatique): Norm. catepuche (V. épuige); 
cf. it. menta dei gaiii\ 

térébinthe (d'une odeur forte et desagréable): Abr. catapuzzo 
(calapuzzo), propr. odeur de chatte (V. épurge). 

Ou qui rappellent certaines parties du chat: 

églantier (plante épineuse): Tic. grau de cat („griffe de chat**); 

lierre terrestre (de forme rampante): Norm. d'Yères pas^'<ai\ 

pensée (fleur à trois couleurs) : Aube yeux^de-chai (Roll*, Flore^ 

", 175); 

prêle (par allusion à la queue du chat; cf. queue de cheval, id.): 
fr. char queue ^ mot d'origine dialectale, répondant au Montbél. coue 
de chat, prêle; 

primevère: Hain. catahraie ou braille de cat (Maubeuge), plante 
appelée en fr. brayette, hraie de coucou ou br air elle, c.-à-d. cri de 
coucou, oiseau qui fait son apparition au printemps; 

roseau {= queue de chat): làess, ccu:oue\ l^onn, calecoue, roseau 
à balai; 

vulnéraire: pr, ped-de^cal (,ipîed de chat"). 

b) Des amentacées: 

peuplier (55*=): it (Luques) albogatto („chat blanc"); 

» Cf. ZtitschrifU XVH, 159. 

' Voir sur le singe, Appendice B. 



43 

saule (55*^): pT, ckai'Sause (gat-sause), saule maroeau, répond 
à l'esp. sauze-gahllo („ saule-chaton"). 

c) Des fruits: 

poire (variété, 55**): chaUbrûlé (chat-grillé) ; Suisse é/ran^'Ie-chai; 

pomme (variété de): capendu (1493) et car pendu (Nicot), terme 
d'origine normande, propr. chat-pendu, cette pomme tenant à l'arbre 
par un pédoncule très court; de là, par étymologie populaire, 
courpcndu (1601) et court'pendu^^ cette dernière forme encore vivace. 

d) Termes relatifs à la vigne: 

cépage (55*): anc. fr. samoireauy gros raisin fort noir (= chat 
moiraud), auj. samoiseau, cépage noir dans l'Aisne (Littré, SuppL)\ 

marcotte (assimilée à la tête d'un chat: cf. catal. capficai, id. 
litt tête fichue): it. capogaiio, propr. tête de chat; 

raisin (variété de): pr. esiegne^cai („qui engoue les chats*'); esp. 
esgana-gatos, raisin blanc (id.). 

72. Applications techniques, d'après la ressemblance extérieure 
on la forme recourbée: 

chenet (pièce de fer à tête de chat): pr. cafid (carfiô), chafouec 
(caufoué), propr. chat de feu, et isolandier^ id., Ardèche A (= chat- 
landier); cf. it paragatlo, sorte d'écran (les chats aimant à se 
tenir auprès du feu); 

crochet (59**): wall. Mons caiepuche, crochet à une corde de 
puits („ chatte de puits"), Berr. chahut (gabut), îd.; 

fronde (au manche recourbé): Y\èm, gata/rusi („ chatte- fronde"); 

machine de guerre (42^): anc. fr. chai'chastel (XIII* s.); 

outil de calfeutrage: it cataraffa („ griffe de chatte"); 

râpe (à percer): Piém. coa d^gat („ queue de chat"); 

rossignol (fausse clé): fr. argot carouhîe (carrouble, caroufle), 
le grincement causé par ce crochet étant plaisamment comparé à 
an chat qui ronfle. 

73. Faits concernant la vie physique ou morale du chat: 

cabriole: galicien pinchagato, saut de voltigeur („saut de chat"); 

caresser (62): Morv. et Yonne chagnot (faire le), chatouiller 
(de chat gartau, chat bigarré, 70**); port gatimanhos, minauderies 
{= ruses de chat) ; 

chatière* et cachot (cf. 61): it gatta buta („ chatte sombre") et 
catorbta (gatorbia), „ chatte aveugle" (d'oii incatorbiare) , terme em- 
prunté au piémontais; Abr. catuèbe (= catorba) ; 

^ Rabel. Kl, 13: „Voas mangerez bonnes poires crustumenies et bergua- 
mottes, une pomme de court pendu, quelques pruneaux de Tours . . ." 

* Uii, bugigatto , bouge, qu'on rencontre dès le XV « siècle (PatafBo, 
Ii 14: Ciurmate baldamente il hugigatto)^ est d'origine dialectale (Parme busigot) 
et répond au pr. housigadou, boutoir (de housigd^ fouger), à l'instar du Génois 
hurdtgottu (s=s bugigatto), de burdigd, fouger. Cf. Schuchardt, Romanische 
Eiymol, II, 211, et Pieri, dans VArchivio, XIV, 371. 



44 



culbute; t!S^, gatatumha (et politesse exagérée: cf. allem. iTo/^m- 
biickff), Sic. ca/amàola, caiatummulu (cf. it capiiombolo)\ 

folâtrer: Gasc. caiifoula („ jouer comme les petits chats"); 

ramper (60): Poit à grappe-chat (aller à), sur les pieds, sur 
les mains (Bas-Gâtin. à grippe'Chaf)\ 

vacarme (67): Gasc. gatihurro<, gatifurro („ grondement de 
chat"); Piém. caiabui {ci. it. huglia^ mêlée); esp. de mazagatos, tapage 
infernal (» à assomme-chats). 

74. Epithètes: 

chétif: Clairv. chai d'âtre, enfant délicat, faible ou mal nourri 
(= chat qui garde le coin du feu), fr. pop. chat-grilU^ enfant chédf; 

coquet: pr. cafinot („ propret comme un chat"); 

emporté: pr. cafer (,,chat sauvage"), Mess, chabogne^ homme 
facile à se mettre en colère (cf. dépiteux comme un chat borgne), 
mot cite par Le Duchat (dans Ménage); 

hypocrite (63): ^i, cato-hagnado („ chatte mouillée") et anc. fr. 
chatte mouillée (faire la), XV « siècle; cato-faleto („ chatte grise"), 
catO'Tnorto (= it. g a II a morta^ esp. gala muer ta: la chatte sait faire 
la morte), cato-stau („ chatte-silencieuse") et cato-sourno („ chatte 
sombre"); Yiom. gala morhana („ chatte malade"; cf 88), Vénit^di/a- 
piata („ chatte aplatie"); cf. anc. fr. pattepelu, doucereux (comme le 
chat qui fait patte de velours), ^x.pato minetOy id.; 

maussade: Tour., Voit, chabrun^ sombre (= chat noir): „à Metz, 
chabruriy mine austère, refrognée, et faire le chàbrun^ c*est propr. 
prendre la chèvre ou bouder" (Le Duchat, dans Ménage); anc. fr. 
à rechignechat („ou en tristesce de cœur"); 

querelleur (51): pr, escaragno-cat („égratîgne-chat") et Morv. 
erchigne-chat („ lorsque les joueurs commencent à se fâcher et à se 
lancer de gros mots, on dit que le jeu va devenir erchigtiechat, c-à-d. 
va dégénérer en querelle", Chambure); cf. c'est un jeu de chat^ un 
jeu qui tournera en noise (Rolland, IV, 99), et allem. Haderkatu^ 
querelleur; 

vaurien: pr. escano^cat (espeio-cat), „écorche-chat"; Piém. scanO' 
gaty it. scalzagatti, esp. pelagatos (mazagatos), id. 

76. Maladies: 

bouton (sur la main, sur le bras) : H.-Bret. chat-foincé (Sébillot), 
peut-être chat foncé (cf ibid. petit maou de chat, bobo); 

chassieux (Oudin: chassieux comme un chat de mars): Poit 
chareillouXy Saint, careilloux, propr. aux yeux de chat (cf. Morv. 
riyeux = yeux); 

vertige (on l'attribuait au chat, qui Tignore): it capogatto^ vertige 
des chevaux (= capogiro\ propr, tête de chat. 

76. Emploi hypocoristique: 

bambin: Hain. cal d*mai, enfant né en mai; Berr. chacouat et 
chaculot (Marne charculot), le dernier de la couvée; 



45 

jenne fille (47): Hain. chahourUtte^ fillette fraîche et dodue 
(„ boulette comme un chat"). 

77. Noms de jeux enfantins, et spéc. le colin-maillard (48): 
pr. caiohorgno („ chatte borgne") et caiorbo („ chatte aveugle"), catt^ 
torho (= cateto-orbo) ; Piém. catorha (gatorba), \\, gaiia orba (gattor- 
bola) ou gatta cieca (cf. Suisse allem. Blindchatze, id.), Piém. ciaia' 
iosca („ chatte louche"); fi:, chat- brûlé, chai -coupé y chat^malade, chai^ 
perché, variétés de jeux; Pas- de-Cal. cabouri („chat bourru"; cf. 
Meuse: Chàtbouri, d'où viens-tu?); pr. caiadrei {„ chiite droite"), le 
vainqueur se fait porter suY les épaules du vaincu; port, ga/o 
sapato („chat botté"), variété du même jeu. 

78. Emploi péjoratif: 

cendrillon (le chat ne quittant pas le coin du feu): pr. caio* 
cendroukio, souillon; 

entremetteur (de mariages): Berr. chat-bure „chat gris" (= fin 
matois); 

fillette (mal bâtie); Ben, chacrot/c („ crotte de chat"); 

pistolet: it. mazzagaio (Duez: épou vantail pour les oiseaux); 

usurier: pr. escano-ca/s (manjo-cats), propr. écorche-chats (mange- 
chats). 

70. Applications diverses: 

corset (très dégarni): Poit cor-au-chai („ corps de chat"); 

doublure (en peau de chat): \\» gattofodero (chat fourré); cf. 
Saint, chaffaurrer (chaflfeurer), vêtir à l'excès et en se déguisant; 

embarras: fr. chahen-jambes (cf. jeter le chat aux jambes de 
quelqu'un, et Genève cUst où la chatte a mal au pied^ c'est le 
point difficile); 

fard: esp. tnano de gato^ id., et darse con mono de gaio^ se 
farder (le chat mouille sa patte avec sa salive,^ la passe et repasse 
pour faire sa toilette); 

flûte (cf. fr. chatte, harpe de Birmanie): pr. cat-enfla, cornemuse 
(= chat enflé, d'après la forme); 

galette cuite au four (68) : it (génois) et esp. gatafura (= chatte 
de four); cf. Catafura et Gatifura, noms de chattes (dans la Gato^ 
maquia), Bavar. 0/enkatz (Gogelhopf) et Suisse allem. Bûsel, biscuit 
(„ minet"); 

perruque à queue (= queue de chatte): May. catacoue; 

potage (= pâtée de chat) : Marne (Gaye) trompe-chat, soupe 
fJEÛte avec du lait; Naples calzagatt, polenta mélangée avec des 
haricots ; 

ricochet: Osàvt. pas-de-chait, d'après l'allure ondulatoire du chat; 



^ Cf. la berceuse Le chat à yeannette (Bujand, Chants et Chansons 
populaires de V Ouest I, 35): Le chat à Jeanette est une jolie béte, — Quand 
il vent fle faire beau, — Il se lèche le museau; — Avec sa salive, — U fiiit 
la lenive ... 



46 

voile (latine): ana fir. caUplmre (Nicot» Cotgr., Oadin), proprem. 
chenille (70^), à cause de sa pointe, appelée encore „oreille de 
lièvre" (Le Père René François, 1622, dté par Jal); cf. aile de 
pigeon i coq^souris (= chauve-sonris) et papillon ^ noms de voiles, 
d'après leur forme plus ou moins carrée. 

B. Composés par ssmonymes. 

80. Les composés synonymiques résultent de l'association de 
deux noms du chat, dont Tun représente le terme proprement dit 
et l'autre le nom hypocoristique de Tanimal, ou son équivalent, le 
cri. Cette juxtaposition ne modifie en rien la valeur primordiale 
du nom simple et ce n'est qu'ultérieurement, tout en partant de 
la notion chat, que la sphère sémantique en a été agrandie. La 
synonymie joue, dans cette catégorie de composés, le même rôle 
que la réduplication, en sorte que le second terme renforce mor- 
phologiquement le premier, et c'est uniquement sous le rapport 
sémantique que sa sphère s'élargit 

Le premier exemple d'un composé synonymique dans la 
langue littéraire est chattemite, dont les éléments constitutifs se ren- 
contrent déjà au XIII ^ siècle (34). Sous le rapport de la forme, 
chatiemiie est une appellation enfantine de ranimal,t dont le dernier 
terme est l'équivalent hypocoristique du premier. La valeur primor- 
diale du composé revient dans l'ancienne langue et dans les patois 
modernes: dans une lettre de Joinville de 1295, on rencontre la 
locution en chaUmite (ap. Godefr.: Dès la porte assous le pont 
jusqnes a la toumelle qu'on dit en cfialemite\ c.-à-d. en serpentine, 
d'après le mouvement ondulatoire de la bête; et, dans le forézien, 
chata-mita est le nom du colin-maillard, dans lequel le joueur aux 
yeux bandés représente une chatte à la poursuite des souris. Le 
sens ultérieur de „ hypocrite", fait allusion à un trait caractéristique 
de la vie morale du chat, ainsi dépeint par La Fontaine (VIT, 16): 

C'était on chat vivant comme un dévot ermite, 

Un chat faisant la chaiUmite^ 
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras . • . 

Et la même image, rendue par des composés synonymiques 
d'origine enfantine, se rencontre dans les autres langues romanes:^ 
pr. catomito (catomato, gatomieuto), catomerouno et calomiaucho (cato- 
miauno, catomiauro); il, gattamogna (gattamorgna); çs^sX, caiamixa 
(catamoxa, gatamoixa), gaiamaula et gatamusa, 

La locution en cahmini, employée d'abord par Froissart, exprime 
l'allure doucereuse que prend le chat pour surprendre ses victimes: 
formée de caii et mini (dim. de cate et mine), elle veut simplement 



^ Analogue aux synonymes: ^em, Busêkatze, MieMekatu, ÀfiauJèàtMchen; 
àngjL pusjy-cat, hta'iUem. puus-katte, etc. Cf. aussi Wackemagel, Voces, 20. 

* Ce caractère des éléments composants de ckaitemtU se trouve déjà 
indiqué dans Rolland, Faune, IV, 119 note. 



47 

dire à la façon du minet qui s'avance à pas de velours. Cette 
démarche silencieuse du chat (même sauvage) avait déjà frappé les 
premiers observateurs, et Pline en parle avec admiration.^ L'origine 
synonymique du composé (entrevue par Le Duchat, dans Ménage) 
et, par suite, son caractère éminemment populaire,^ est mise hors de 
doute par les correspondants siciliens, càtamarri et 'ncaiaminu^ Venise 
catamellon caianulloni^ qui répondent au toscan gaitan gaiione. 

Voici les notions désignées par les composés synonymiques: 

8L En zoologie, 

a) Des insectes: 

chenille (70**): Aude caramagno (cf. 90), £éarn. gaiamina; 
hanneton (son bourdonnement comparé à un grondement de 
chat): Lorr. chaiie meurotle ou cheiie miniaaue (,, chatte qui miaule'*); 
ver à soie (54^): Gironde gatemine A. (V. chenille). 

b) Des oiseaux: 

chevêche: Sologne chat-miant (Roll. II, 54); 

chouette: pr. catomiauîo\ cf. allem. Kaizmetde\ 

mouette (son cri est une sorte de miaulement) : esp. cataraHa ' 
(„ chatte qui miaule": cf. génois gaiio ragna, le chat miaule), 
devenu en port, iataranha (tartaranha). 

82. En botanique, chaton (55^): HLou^i^. chait-minon, 

83. Application technique, tire-lire: pr. caiomaucho („ chatte qui 
miaule"), le son que rend l'argent jeté étant plaisamment comparé 
à un miaulement, de même qu'en fr., ce son argentin prétend 
imiter le chant de Talouette, son iire-lire'^ cf. allem. Katze (Geld- 
katze), ceinture à argent (XVIII® siècle). 

84. Faits concernant la vie physique du chat: 

pleurnicher (= miauler): Poit. ckameuler, pleurer conmie à voix 
couverte; 

ramper (73): Versiglio gattomagnont , à quatre pattes (Pieri, 
Ztiischrifij XXVIII, 181), Fiénu gaiagnaUf catal. à gatanuus] fr. en 
cadmini (80). 

86. Ajoutons encore: 

culbute (73): pr. catamiroio (= cabriole de minette); 
vacarme (73): Sic. scaiamasciu^ propr. miaulement de chat. 



1 ££ist, Nat. X, 202: Fêles qnidem quo silentio, quam levibns vestigiis 
obrcpont avibnsl Quam occulte spéculais in musculos ezsiliimt! 

* Cette nature vulgaire de catùnim exclut le rapprochement (tenté depuis 
Ménage) avec catamini {xarafÀiiviix), menstrues, terme technique médical. Cf. 
aussi la variante cùiimim (Cotgrave). 

* Depnis Covarrunas, on dérive le mot du lat. cataractes^ sorte d'oiseau 
aquatique. Pour cota =5 gâta, cf. encatusar ss en^atusar, 62. 



48 

86. Faits concernant sa vie morale: 

caresser (62) : Auv. acatamiatda^ cajoler, pr. catimelîo (gatimello), 
propr. caresse de chatte (cf. catomiaulo, et 21): caresses que se font 
en jouant deux chats avec leurs pattes (Azals), gestes et caresses des 
yeux et de la joue que Ton fait aux enfants (Mistral); Pas-de-Cal. 
faire cait^cate^ se dit d'un jeune enfant qui frappe de petits coups 
dans la main d'une personne qui le caresse (Edmont); NapL^a//f- 
fdippt (,,gentilezze amorose segrete, e fatte più con gesti che con 
la voce", d' Ambra) et Sia gattifiltppi („carezze svenevole délie 
donne", Traina), propr. chatteries (26); Parm. catamlenna (== pr. 
catimelîo) et Sic. scaiaminacchi, minauderies; Rouerg. catimofo, mi- 
nauderie d'enfant; 

se quereller (62): pr. caiaraugna^ propr. gronder comme une 
chatte. 

87. Epîthètes: 

bavard: pr. chamarrot\ Saint chamarrage (chabarrage), discours 
confus (= miaulement de chat); walL chamarttte^ caqueteuse; 

bigarré (comme le chat zébré): '^&ti, chamarou (V. maussade) ; 

câlin: pr. catomiaulo („ chatte qui miaule"); cf. Genève caiamaula^ 
femme toujours dolente; 

fainéant: Mayen. camiyao (as pr. caiomiauld)\ 

hypocrite (74): fr. chatttmite^ etc. (V. 80); 

maussade (74): pr. carami (de ramiâ^ ronronner) et ga- 
marro (= chat qui gronde); May. chamarou^ grognon, renfrogné 
(H.-Bret, Mée: animal ou homme à poils longs et hérissés, et 
homme de mauvaise mine, LeroUx; Biais.: revêche, sauvage); 
H.-Italie catramonaccia ^ chagrin profond (de *catatnona = itgalUi' 
mognaf et pour Tépenthèse, it catrafosso et cata/osso)^ propr. (mélan- 
colie de) chatte. 

88. Maladies: 

moisissure (les fleurettes blanchâtres sur les liquides étant 
assimilées au pelage des minettes): Mayen. camines (chamines) et 
chamarettes\ 

maladif: Abr. catamone („ chatte-mine"), répondant à l'anc. fir. 

faire la cate^catie („chatte accroupie"), imiter les plaintes d'une 

chatte malade qui est tapie sur son ventre (£ust Deschamps, 

IX, 123): 

Faictes bien la cate-catie . . . 

Et soupirez parfondement. 

89. Emploi hypocoristique: 

enfant (76): fr. gamin^ terme récent d'origine dialectale, masculin 
refait sur gamine (Qairv. gamigne), propr. chatte (= pr. gatamina\ 
appliquée à une jeune fille espiègle et hardie (cf. pr. chah, 47);^ dans 

^ D'après Schmidt-Gobel (Herrig's Archiv, XLI| 229), gamin serait 
l'allem. Gemeitur, an simple soldat, et remonterait aux guerres allemandes 
du XVme siècle. 



49 

plusieurs patois (Vendée, Calvados), gamin est Tappellation générale 
de Fenfant et du petit garçon (Norm. galmiriy gamin et petit 
domestique de ferme); Itle^, galmirorif Vie, galmite\ G\x&tvi, camion 
(cf. mion^ 112), enfant gâté, petit favori; 

colin-maillard (47): Agde caio milotuiro („ chatte qui miaule'*?), 
Dauph. chatomiio horlyo „ chatte aveugle", et Alpes chatamusa^ propr. 
chatte; cf. Pic. catrabeuse^ id. (> catabuse = catamuse). 



00. Emploi péjoratif: 

entremetteur de mariages (78): pr. chamarrai (= bavard, 87); 

fille (surtout en mauvaise part) : Yon. caiamoise («» pr. chaia- 
musa)\ 

foule (= marmaille): Mil. caiaholda^ Berg. gatiholda (pour le 
terme final, cf. anc. fr. miaulder, miauler); pr. caramagnado (cara- 
bagnado), grande quantité (= portée d'une chatte); 

ramoneur ambulant (= vagabond, 63): Vosges caramagna 
(Mess, caramogna), étameur ambulant, Mouzonnais c?iaramougne, ra- 
moneur, propr. rôdeur comme un chat (= ^x, caramagno y 81*), 
fr. carmagnoi, ramoneur savoyard (cf. Littré, SuppL), puis car^ 
magnoUf vêtement et ronde révolutionnaires. 

01. Injures et sobriquets: pr. caiamarret^ terme injurieux que 
les enfants à Aix adressaient aux Juifs, en simulant une oreille de 
porc avec le pan de leur habit, répondant au Lyon, carramiau 
(courramiau) , surnom donné aux habitants de St-Chamond („chat 
qui gronde**); Pic carimoireauy sobriquet des habitants de Bertangle 
(= sorciers, V. ci-dessous). 

02. Emploi euphémique: 

croque-mitaine: Frioul giaUmarangule (dim. de *giatemara =s 
pr. catomiauro)\ esp. catarafla^ épouvantail (81^); 

sorcier (qui prenait, comme le diable, la figure d'un chat 
noir): Poit. chamaraud („ chat-matou", d'où tnchamarauder^ encha- 
barauder^ ensorceler). Pic. caumaro (carimaro, carimouero), sorcier 
et bohémien, ana fr. caramara (Cotgr.), auj. Lille, id.; H.-Italie 
cairamonaccia, sortilège, propr. sorcière (= chatte, 87). 



C. Composés latents. 

03. Nous allons grouper sous ce titre tous les composés dans 
lesquels le premier élément, le reflet roman de caiius, perdant peu 
à peu son sens propre, a fini par représenter une valeur intensive 
ou péjorative. C'est ainsi que le fr. dial. cahorgne (caliborgne) ne 
dit en apparence ni plus ni moins que borgne tout seul, et que le pr. 
cahomo est simplement synonyme de borno. Cet affaiblissement graduel 
de la notion chat constitue un phénomène sémantique de la plus 
haute importance, et pour en marquer les étapes successives, nous 
tâcherons d'accumuler les exemples qui appartiennent principalement 

Beiheft sur ZeiUchr. t. rom. Phîl. I. 4 



50 

aux patois, mais dont plusieurs oui pénétré dans la langue 
littéraire. 

Pour embrasser les phénomènes de cet ordre dans leur 
généralité, il faudrait empiéter sur le domaine sémantique des 
notions chien et cochon; en réservant les cas similaires se rapportant 
à ces derniers, nous ne tiendrons pour le moment compte que 
des faits relatifs au chat, malgré les rapports intimes qui l'unissent 
avec le chien et rendent parfois inséparable leur étude méta- 
phorique. 

Voici maintenant l'analyse des composés latents particuliers 
surtout au provençal et au français. 

94. En provençal: 

cabornoy à coté de caîahorno et caiaborno, cavité, creux, trou, 
même sens que àorno, primitivement trou de chat; de là, les accep- 
tions* de tanière (pr.), cabane (patois du Centre), ruche d'abeilles 
(May. calibournej à côté du Berr. borgnon), campanule (Bessin caii- 
bourne), etc.;^ 

cabougnOt à côté de carabougno, creux d'un arbre pourri, même 
sens que bougno, à l'instar du Berr. cabouinotie^ cachette, trou 
{= bomnotie)\ 

cafoumoj à côté de cata/orno et gaiihornoy repaire, recoin, propr. 
fourneau de chat, cette bête aimant à se fourrer derrière les 
cheminées et les fours (cf. allem. KaiunhôlUy fournaise derrière le 
fourneau): Pas -de -Cal. cafourneau, petit fourneau établi sous un 
four; Genève faire le cafournet^ se dit des femmes qui se tiennent 
comme accroupies sur leurs chaufferettes (Sav. se cafoumer^ se 
cacher); ^ioxi. ca/urna^ même sens que y«r«a, grotte, caverne (V. 
Coelho, Diccion, etimol.)^ emprunt fait au provençal; 

capignà (chapigna), à côté de carpignâ (charpigna), se disputer, 
en parlant des femmes et des enfants, propr. peigner un chat (cf. 
penchinà la cato^ se quereller, et fr. pop. se peigner^ se prendre aux 
cheveux); anc fr. et dial. capigner (chapigner, charpigner), se battre; 
cf. anc. ît, pignechaiy taquin, et Genève voilà oil les chats se peignent^ 
voilà où est la difficulté; 

caiacournilley Forez, bluet (= cournillo)^ fleur appelée en pr. 
„langue de chat"; 

chabalre. Limousin, débattre, propr. se disputer à la façon des 
chats (batailleurs et querelleurs, 62). 

06. £n italien, la plupart des composés latents se rapportent 
à la notion chien; les quelques exemples patois concernant le chat 
seraient: 



^ Cabourne désigne dans Rabelais (II, 7: le cahourne des briffaulx), un 
chapeau profond tel que le portaient certains ordres de moines: ce sens du 
mot qui répond au Poit. cabourne, bouge, est fondé sur le rapport sémantique 
entre les notions cabane et vêtement; cf. Poit. bourg'non, coiffe, propr. ruche. 

* Schuchardt {Romanische Eiym,, II, 139, 141) voit dans le pr. caborno, 
ainsi que dans caforno (V. plus bas), tous deux inconnus à l'ancien provençal, 
des dérivés du lat. caverna. 



5t 

agaruffarsif se qaereller, propr. se disputer ^ à la manière des 
chats (cf. pr. capignâ^ 94) ; 

garusola (garôsula), Mantoue, coquelicot (= Padoue rosola, 
Dauph. rousola)y propr. chat- coquelicot ou pavot des champs, à 
Tinstar du Lorr. caitcolinjOy du Norm. coUcolinco, id.; cf. allem. Katzeit' 
magen, id. (oii magen répond à l'allem. ^^1, Vie. tnahon))^ et les 
noms siciliens de plantes tels que: caiadtru^ à côté de calticitru, 
oseille (plante à saveur acide), et catatufuluy pomme de terre, propr. 
cfaatte-tubercnle, c'est-à-dire bulbe pareil à la tête d'un chat (55*). 

06. Les patois des Abruzzes, de Naples et de Sicile possèdent, 
il est vrai, un certain nombre de composés commençant par cata^ 
dont la valeur est également intensive: Abr. catahùse et catafunne, 
abîme (cf. it catafosso) ; Naples catacogliere , d'où le toscan catacoUo^ 
emprunt du XV^ siècle (comme son contemporain caiafascio)\ Sic. 
catantusu, ennuyeux, caiaminari (Âbr. catamenarsi) , se démener, etc. 
Mais l'élément initial de ces composés est un reflet de l'influence 
grecque dans le midi de l'Italie.' 

07. £n français (dialectal): 

catimuraUf Norm. d'Yères, mûre sauvage („ chatte -mûre"), ou 
fruit de la ronce (Hainaut), appelée à Doubs mûre de chat et à 
Fribourg isaia mtama, chatte qui miaule (Roll., Fiore^ V, 190); cf. 
port caiapereiroy poirier sauvage; 

chabourrer^ Berry, gronder (= bourrer, cf. 73), propr. gronder 
comme un chat, et ckafourrer, effrayer, chasser avec des cris (d'un 
*/ourrer, gronder, cf. gatifourro, 73), à l'instar de l'it. gaitafurato 
„spaventato da un gatto"; 

chabranler^ Berry, se balancer (pr. sabranlâ^ ébranler = être 
remuant comme un chat) et chabranloire , escarpolette rustique, 
appelée en Bourgogne cabalance (cal balance) et en wall. cablance\ 
cf. Lyon, gagnivelâ, balancer (de nivela, niveler) ; 

chahroiter, Berry, gratter (spéc avec la pointe d'un couteau), 
et chacrotter, gratter légèrement la terre (habitude des chats avant 
de satisfaire leurs besoins); 

chaffourrer, anc. fr. griffonner (sens gardé par les patois, d'où 
fr. pop. se chafourrer, s'égratigner), et H.-Maine fouiller, bouleverser 
(d'un verbe fourrer, fouiller; cf. Vosges chafourettes, lieux d'aisance) ; 

chafuier, Norm. d'Yères, effrayer la volaille (= siffler comme 
le chat en colère), et Berr. chafuiin, dispute (wall. cafut, bagarre); 

chafrigmr (chafrogner), Clairvaux, faire le dégoûte (chaf rognons, 
difficile à nourrir, délicat), et Yon. chafrignard, grognon ; 



^ Caix (Studi, n^ 297) se demande si agaruffarsi ne serait pas un com- 
promis entre garrire et arruffare, 

* Le premier terme des composés siciliens, comme caragiai, geai, et 
carcaraMta, pie, est de la même nature onomatopéique que le fr. carcailUr, 
Poit. cracasser, crier comme la pie ou le geai. 

' Voir, pour le sicilien, Avolio, Introduuone allô studio del diàUtto 
siciliano, Noto, 1882, p. 33; et pour le napolitain, D' Ambra, au mot cota. 



52 

chafrioUr^ fr. pop., se montrer tout réjoui, se complaire (em- 
ployé dans ce sens par Balzac), de Tanc. fr. et dlal. affrioler^ être 
friand (comme un chat); cf. Poitou chafourni, satisfait; 

chatourncy Norm., soufflet, litt. tournoiement de chat (qu'on 
croyait exposé au vertige, 75), et Périgord chataureihaty taloche 
(„chat ou coup sur Toreille"); cf. torgnole (torniole), id., et allem. 
Kaizmkopfy taloche. 

08. Envisageons, en dernier lieu, ceux des composés patois 
qui ont pénétré dans la langue littéraire. Grâce a cette circonstance, 
ils ont à peu près seuls attiré l'attention sur le problème de 
leur origine, que le manque d'une vue d'ensemble rendait presque 
insoluble. Il s'agit d'un certain nombre de mots français com- 
mençant par ca (amplifié en cal^ cali, 69), le nom ana fr. et dial. 
du chat. Les voici dans leur ordre chronologique: 

cahorgnty Haut-Maine, borgne, louche, à coté du Pic caUhorgnt\ 
le mot signifie propr. „chat borgne" et se trouve ctre la traduction 
pure et simple d'un fait: les petits chats viennent au monde avec 
les paupières closes et conservent jusqu'au dixième jour cette 
cécité originelle; le vulgaire l'attribue à la hâte qu'a la mère de 
mettre bas: „La gatta frettolosa fa i mucin dechi**, dit le proverbe 
italien; de là, les termes synonymes: Pic. calouc^ May. et Yon. ca* 
louche y Auv. chalusc (= louche comme un chat), Poit. chavemUonj 
louche (Genève: aveugle = aveugle comme un chat), Aunis ca" 
mirau (Poit. mirer, regarder du coin de l'œil), Lorr. calougne, H.- 
Maine calorgne (chalorgne), ce dernier se trouvant déjà dans Eust. 
Deschamps (IX, 81): 

S'il est bossu ou s'il est borgne, 
Boiteus, contrefait ou calorgne . . . 

cafourchon (d'Aubigné), à coté de calfourchon (Ronsard), caUli" 
fourchon (Cotgr., auj. Saintonge), galfourchon (Abbé Gusteau), et 
moderne califourchon \ le sens premier est „chat enfourché", par 
allusion aux minets montant sur le dos de leur mère, habitude à 
laquelle se rapportent les synon3rmes: Sav. isoiieUy à califourchon 
(= en guise de petit chat), Piém. a gaialin, id.; pr.yiz las caUtoSy 
faire courte échelle (= faire les minets); cf. Biais. calibourdon, 
califourchon (dans le jeu de course appelé „chat"), et calicalaud 
(d'un enfant qu'on porte sur le dos), Norm. calimotdetU, id. (= 
mouleile), 

La locution moderne à califourchon fut précédée par une 
autre, à caleforchiés, qui paraît remonter à la fin du XIII® siècle et 
qui figure dans ce passage d'une traduction en vers des Miracles 
de Notre Dame de Chartres (dans Godefroy): 

Cest Guillaume ayoit en ronture (lire: routoure) 

Dont il ert si rons (1.: rous) et tranchies (1.: tranchiés) 



53 



Qa'il aloit a eaUforchies (1.: caleforchiés) 
Pas avant autre et bêlement.^ 



Godefroy traduit la locution par „à califourchon", ce qui ne con- 
vient pas au sens et ne répond pas du reste au texte latin, qui 
porte: „Infirmitate quam rupturam nominant adeo laborat ut divan- 
catis semper cruriôus innixus baculo tarde expedetentim vix posset 
incedere". Par conséquent, a/er a caleforchiés signifiait marcher en 
écartant les jambes, imiter en quelque sorte l'allure particulière des 
chiens (cf. anc. fr. caelet^ calet, petit chien ou petit chat), qui, pendant 
la marche, portent leur corps de travers, en faisant semblant de 
boîter; et le mayennois califourchét culbute, exprime la conséquence 
de cette démarche oblique. Nous voyons dans les deux locutions, 
ancienne et moderne, des formations d'époques différentes et re- 
montant aux notions apparentées chat et chien (cf. Verduno-Châlon. 
canif ourchon pour califourchon). Quant au bas -latin cahfurcium, 
fourche, gibet (que Ducange cite d'apiès un glossaire latin-français 
du XV* siècle), il n'est que la transcription du ïr. califourchon, au 
sens d'enfourchure; 

colimaçon (attesté dès 1529), même sens que limaçon, forme 
picarde, à côté de calimachon, ce dernier désignant au Pas-de- 
Calais l'escargot, spéc. de la grosse espèce („vieilli, on dit plutôt 
limichon^^y Edmont): le terme signifie chat -limaçon, par allusion à 
sa forme enroulée, à l'instar de l'allem. Katze, nom de plusieurs 
limaçons ; 

calimande, sens identique à limande, propr. chat- limande, à 
cause de sa forme aplatie (cf. 37); du reste, ce terme, donné 
par Littré sans indication de source, ne parait pas être populaire 
(il manque dans Rolland et dans les traités de pêche); 

calihaudt (caillebaude), Norm., flambée vive et pétillante (appelée 
haudtlle, au Pas-de-Calais), et Berr. chalihaude (charibaude) , feu de 
la Saint -Jean, feu de joie, propr. fouée de chat 2, peut-être par 
réminiscence du feu de la Saint -Jean, lorsqu'on lâchait dans les 
flammes des sacs remplis de chats, dont les cris et les convulsions 
offraient à la populace un spectacle amusant, un feu de joie. 

£n somme, les composés qu'on vient d'analyser^ sont d'origine 
vulgaire et la plupart de date moderne ou récente. 

^ Les corrections sont dues à Tobligeance de M. Ant. Thomas, qui 
m'écrit à ce propos: ,, Gaston Paris place la traduction des Miracles par 
Marchant vers 1240 ; c'est donc XI1I« siècle qu'il faut lire dans le Dictionnaire 
Général, au lieu de Xlle. Ma lecture a caleforchiés m'est inspirée par le 
contexte ; j'ai imprimé le texte latin sur lequel Marchant avait fait sa traduction 
dans la Bibliothèque de V Ecole des Chartes , tome XLII, p. 505 et suiv. Ce 
texte porte, p. 517 . . ." (Voir la citation ci-dessus.) 

' „On appelle fouée de chat, dans le pays d'Èmèe, la troupe de jeunes 
gens et de jeunes filles qui, après avoir fleuri le lit de la fiancée le dimanche 
qui précède la noce, se rendent le dimanche qui suit la noce à la ferme des 
époQx où ils se livrent à des danses et à d'autres jeux entremêlés de libations" 
(Dottin). 

' Nous renvoyons, pour les autres, à l'étude ultérieure sur le chien et 
le cochon. 



54 

99. L'hypothèse sur l'existence d'un préfixe français ca (cal) 
fut d'abord émise par Uttré et reprise ensuite par Darmesteter: 
„La particule cal doit être d'origine germanique, ou Scandinave, 
ou, ce qui est moins vraisemblable, basque**.^ On voit quelle portée 
Darmesteter attribuait à la question. Présentée sous les auspices 
de tels maîtres, l'hypothèse fit fortune et les meilleurs esprits en 
subirent Tillusion.^ Tout récemment, Nigra, en cueillant dans le 
champ roman une nouvelle gerbe d'exemples à l'appui de ce 
préfixe,' appela de nouveau l'attention sur ce problème obscur de 
l'étymologie romane. Cependant, Groene s'est vainement efforcé 
de circonscrire la question^ et de réduire presque à néant l'exis- 
tence d'un préfixe ra (cal), et Schuchardt est dernièrement venu 
appuyer de sa puissante originalité cette manière de voir.^ 

Tout en partageant son doute sur la valeur d'une particule 
caj nous différons quant à l'explication de son point de départ 
Schuchardt considère les composés de cette catégorie comme autant 
de fusions verbales, chaque cas particulier exigeant un compromis 
de nature différente, à savoir: 

califourchon, composé de caballus et fourchon {y,cahallus qui a 
été en partie très défiguré et méconnu par les savants eux mêmes"); 

calimandey compromis entre l'allem. Kliesché, limande, et le fr. 
limande \ 

colimaçon f lésultante de limaçon et de l'anc. fr. escale (escaille), 
à l'instar de l'ana esp. coguerzo, d'un type coca + cortice,^ 

En principe, ce procédé d'interprétation verbale, lorsqu'il 
n'opère pas sur des éléments homogènes et appartenant à la même 
langue, est par trop complexe pour s'imposer à l'intelligence 
simpliste des masses. Les explications de ce genre exigeant un 
effort de mémoire considérable et une érudition peu commune, 
forment un véritable contraste avec les éclosioDS de l'esprit popu- 
laire.'' Du reste, les combinaisons lexicales citées plus haut pré- 
sentent de sérieuses difficultés phonétiques: 

califourchon réfléchirait, dans son premier élément, le lat. caballus\ 
mais alors, comment se fait-il que dans aucun patois gallo-roman, 
cabal n'ait abouti à cal} et, cette supposition une fois admise, com- 
ment rendre compte des aspects nombreux du mot? 

On ne conçoit pas non plus le compromis de calimande, cas 
vraiment singulier de fusion bilingue. 

L'explication fournie pour colimaçon est certainement plus 



* Formation des mots composés, p. 112. 

" Salverda de Grave croit trouver en flamand l'origine de cal (V, Mélanges 
Kern, 1903, p. 123). 

* Archivio çlottologico italiano^ tomes XIV et XV. 

* C vor A im Franzôsischen, Strasbourg, 1888. 
» Zeitschrift, XXVII, 613 et suiv. 

* Ce dernier exemple est emprunté aux Rom, Etym., II, 33 ; les deux 
autres, d'après la Zettschrift, 

"^ Voir les listes similaires de Caix, Studi, p. 199 à 203. 



55 

naturelle que le fameux type cochlo^limax , imagmé par Ménage; 
mais elle n'est pas moins embarrassante sous le rapport formel. 

100. Il est permis peut-être de conclure que l'apparition 
tardive des composés de cette famille exclut tout rapprochement 
avec le latin, et que leur facture accuse nettement une conception 
originale, une création vulgaire. Nous croyons voir, dans le premier 
terme de ces composés, non pas un préfixe ou le tronçon d'un 
mot, maïs un mot véritable qui, sous ses divers aspects, représente 
le reflet roman. de caifus (ou de cam's). Ces formes multiples, qui 
ont tant surpris ceux qui en ont soulevé le problème, trouvent 
ainsi, suivant leur provenance dialectale, une explication des plus 
simples. De cette façon, le problème, qui se présentait dans des 
conditions presque mystérieuses, rentre dans les cadres des faits 
généraux de l'étymologie romane. 

Et pourtant, au point de vue sémantique, cette constatation 
n'en est pas moins intéressante. Ayant souvent joué, dans cette 
catégorie de composés, un rôle purement intensif ou augmentatif 
et péjoratif aussi naturellement, le nom du chat est descendu à la 
simple fonction d'une particule, et c'est ce qui explique l'illusion 
des premiers investigateurs. Cette usure du nom de l'animal 
témoigne en même temps de l'importance du chat dans la vie des 
peuples romans. Nous ne voyons, dans le domaine animal, que 
le bœuf et le cheval, bêtes éminemment domestiques, qui aient joué 
chez les anciens Grecs un rôle métaphorique analogue: (iovJtaiÇf 
boeuf-enfant, signifie grand enfant, et d'vnoq IjtJtoyvcoftofV désigne 
(dans Sophocle, Ajax, V, 148) un grand esprit, des sentiments 
élevés. On peut trouver des traces de métaphores pareilles, mais 
empreintes d'une nuance péjorative, en anglais où horst'ktss désigne 
un baiser brutal, et horse'laugky un rire aux éclats. 

Les patois de la Suisse allemande n'ignorent, non plus, la 
valeur intensive du nom chat dans des composés tels que chatzgrau, 
chûiztaubf chatzangsi (= sehr angsi)\ cependant dans les noms de 
lieux, il a plutôt un sens diminutif: Chaizen-See, ou Mauefi'See, est un 
petit lac, et Chaizen-Tôrlt, petite porte (à l'usage des piétons), etc.^ 

Mais, en réalité, ce sont seulement des cas isolés et très 
éloignés des applications aussi nombreuses que variées que certaines 
langues romanes ont su tirer de la notion chat. La sphère séman- 
tique dérivant de cette source acquiert ainsi une importance spéciale 
dsûis le domaine de la métaphore. 

lY. Sens des noms hypocoristiques. 

101. Les acceptions figurés des noms enfantins du chat ne 
sont pas de moindre importance que celles des appellations propre- 
ment dites de l'animal qui viennent d'être étudiées; et comme les 

^ Cf. allem. Katztmker, petite ancre, Katzensteg, sentier étroit (répondant 
an vendômois ruelle aux chats ^ passage très étroit, tour d'échelle entre deux 
maisons), Katzentisch, petite table, etc. 



56 

premières sont de beaucoup plus nombreuses que les secondes, 
leur sphère sémantique en est d'autant plus étendue. Nous ren- 
voyons, afin d'éviter des redites, aux paragraphes consacrés aux 
noms hypocoristiques du chat (i8 à 30), en rappelant, d'un côté, 
l'échange équivalent des labiales (m, b), dont quelques noms du 
chat portent la trace (cf. bis et mùj sarde battu et fr. matou , port. 
bicho et esp. mcho)\ et, de l'autre, le mouillement de la syllabe 
initiale (it. miagohre et gnaolari)^ qui est parfois réduit à la simple 
nasale (cf. fr. pop. et dial. mioche y gnioche et nioche). Ces noms 
hypocoristiques désignent: 

102. £n zoologie, 

a) Des poissons: 

aigle marin (poisson appelé encore „ratepenade'S ou chauve- 
souris): pr. mountno („chatte'*); 

fretin (54): esp. morralla (^portée d'une chatte"); 

lamprillon (54): Finistère minard^ „gros chat" (Roll., III, 97); 

merlan: pr. mouno („chatte"); 

squale (37); pr. maraco (Gasc. mirco^ Guy. mûrracho), esp. 
marrajoy port. marraxo\ 

trigle (par comparaison de sa tête cuirassée à celle du chat): 
pr. mimto („petite chatte"). 

b) Des insectes: 

larve de hanneton (37^): Meuse maçon et Guem. magot i^ç^^ 

IU,33i); 

lombric (= ver): it. mignatto („minet"), esp. minosa^ port. 
minhoca (galicien mohoca)\ 

mite: fr. migne, mite de la cire (Duez), et mignon^ id. (Furetière), 
Pic. mine (mène), mite, et minon^ vers engrendrés dans les viandes, 
les fruits, les fromages (Jouancoux); 

sangsue (son corps long assimilé à celui d'un minet): it ma- 
gnatta,^ mignatta (bignatta) et mignella (mignera), Sic. mignetta\ 
port, bicha («chatte"); 

ver à soie (81): pr. et anc fr. magnan (Rabel. II, 11: halle- 
boter après les maignans; fr. mod. magnanerie), avec les var. magna 
(Gard A.), magnac (H .-Loire), magnard (Aveyr.), magnaud (Dauph.; 
01. de Serres: magniau, Cotgr.: magnaud), magni (Forez); magnon 
(Isère) et magnot (Rouergue), tous signifiant „ minet"; it, mignanna 
(Piém.) et mignaiti (Duez; Abr. magnate); Arag. mona („chatte"); 

ver luisant (37**): Val Furva mamauin, dim. de mamau, in- 
secte (V. gâta, 37*^). 

c) Des oiseaux: 

canard garrot (54^): pr. mièu mièu, ïx.mion (Hainaut: cri du 
chat), Jura miou\ port, meauca; 



ï Nigra, Archivio, XIV, 280. 



57 

chouette (8i*»): Sarthe miau, Isère no (= gno), f. gnieuca A.; 
Abr. nicchie (= gnicchie), Lyon, gnocca (nocca), répondant à gnauca 
(qui miaule);^ 

épervier (il miaule comme un jeune chat): H.- Vienne miau" 
lard A.; 

goéland (cf. mouette): fr. miaulard^ anc. fr. margau (,,matou**); 

milan (d'après le cri): lÀxsï.mtaulo (miaulard), Cantal miarou, 
Arden. mio'miOy pr. mittotm^ Palerme miula\ galicien mihato, mifioto 

(„minet"); 

mouette (84^): Pic. miau (miaule, miaulis), fr. miaulardy esp. 
nuauca; it mignaùino (,yminet"), mignaHone\ 

plongeon (70*^): Gard mi'auco; 

vanneau (son cri est aigu et court): ytdXL. gnawèU (gnanwète), 
Toscan midola^ mwola (Ravenne felina^ Roll., II, 350). 

d) Certains petits félins: 

belette (appelée dans les patois „petite chatte"): Vosges mar^ 
colle (Lorr. har colle) ^ et marcolaite (margolatte; Meuse harcoleiii)\ 
wall. marcotte (May. margotaine) et marlouette\ 

hermine (espèce de belette): Norm. margotin (Roll., I, 62), 
propr. petit chat; cf. danois lœcaty norrois rôskat (=: fr. rosselet); 

fouine (70*^): Lille margotaine (Roll., I, 60). 

e) Des mammifères: 

marmotte (119): Alpes magnoto (d'où fr. magnote)^ propr. minet; 

singe (70®): fr. magot ^ gros singe (= matou) et matagot, 
compromis entre magot et matou?' singe des forains, auquel les bate- 
leurs apprennent mille tours de souplesse; it. micco^ dim. mtcchetto 
(cf. mfcco'micco\ miaul), d'où fr. mïco (micou), esp.-port. mico^ petit 
singe, à côté de micia, guenon (Duez), propr. chatte; it. monnct^ 
mona,^ guenon {mona, une chatte, à Venise, Duez), dim. monina 
(Mil. monina t minette); anc. fr. monneçuin, auj. mone (monin), singe 
à longue queue; esp.-port. mono (moHo, primitivement chat), dim. 
monico (monicaco, monicongo, monigote), et mona (moHa); pr. 



* Voir Appendice C. 

* Ce mot qu'on rencontre d'abord dans Rabelais, qui l'avait pris à un 
patois du Midi (cf. pr. mcUagot^ chat sorcier), a beaucoup préoccupé ses com- 
mentateurs; voici, à titre de spécimen, leurs élucubrations à son égard: 
Maiagot, composé de Goths et uaraiéç, et signifie des Goths ineptes, imbéciles 
(Le Duchat); dans matagot^ rit. maito nous marque les folles idées que ces 
matagots se forment de Dieu (Id.); de Goths et matou , gros chat (qui est 
fon parce qu'il est en chaleur), ou de Goths et fibxàt trans, plus que les Goths 
(Esmeingard); matagot doit signifier qid mactant Gothos, ceux qui assomment 
les Goths, peuple hérétique (éd. Variorum); cf. Godefroy: matagot ^ terme 
d'injure tiré du nom de Mathieu Got, chef des Anglais dans le Perche au 
XV* siècle . . . 

* Schuchardt (Zeitschrift^ XV, 96) voit dans it. esp. mona une abréviation 
du tnrc matmoun (qui a donné en it. mammone, 70^), et de même, dans gr. 
mod. fÀùvva\ ce dernier est, à notre avis, un emprunt fait au vénitien mona, 
chatte et guenon (le turc matmoun a donné en gr. mod. fiaïfiov). 



58 

mouno (mougno), chatte et guenon (Lim. singe), Quercy mûino^ Gasc. 
mouni (mounin), et maunard, moumno (mouneno, mougnegno), id.^ 

108. £n botaniqae, 

a) Des plantes: 

bluet (94): pr. mounino („ petit chatte *'); 

cataire (71): pr. amùiouso (Quercy mistorio) et menugueto 
(„minelte"); fr. minette ^ anc, fr. et Vosges minon^ Berr. migmmette^ 
May. mionette\ 

dentelaire (71): pr. maturlo (matucel) et machurlo\ 

gesse (plante grimpante): Meuse macb^ Troie marcou (RolL, 
Flore, IV, 209); Puy-de-Dôme mioleto\ 

luzerne (V. trèfle): Berr. mignonette et St.-Pol minette (May.: 
lupuline) ; 

mandragore (herbe magique): Lim. matagoi (= chat sorcier) 
et citrouille, Berr. matagoi (martagot), herbe de pic („qui passe 
pour enlever au pivert la force de percer le chêne avec son bec", 
Jaubert); V. singe, 102*; 

œàlet (appelé dans la H.- Marne „ œillet de chat**): Lot-et- 
Gar. minoun („minet**); cf. fr. mignonette, mignotise (d'où esp. mino- 
tisas), auj. mignardise; 

trèfle (ses fleurs sont disposées en chatons très serrés): anc. fr. 
et Berr. minons, May. mitons, Oise matou, Loire -Inf. mimi (Roll., 
F/ore, IV, 139). 

b) Des amentacées: saule (71**): Mil. migna, H.-Italie mognon, 
saule poilu, Canav. musa (mudja), saule sauvage. 

c) Les chatons des amentacées (55**): pr. magnan (du peuplier 
blanc), it. migna, mignola (de Toranger) et migno, mignolo (de l'oli- 
vier), Norm. Calvados mignette et minot, Berr. mignon et minon (Ain 
mnon), Bess. minet, Suisse minette (du saule), Cher mino (nino A.), 
Creuse minodou (= minaud: de saule A.) et wall. minou; it micioio 
(du châtaignier), Vendôme mimi^ May. mitons; Sav. mire, miron, 
Isère miroun; cf. allem. dial. (Lausitz) minzel, huseîchen, id. 

d) Termes relatifs à la vigne: 

brouillard (qui flétrit les vignes): Fr.- Comté magnin (Roll., 
III, 239); cf. Forez magni, ver à soie (105^); 

élaguer (55*): it. miagolare. Mil. gnaulari (= chatter) et 
mognà (= gatinà, 55*); 

greffe (V. marcotte): pr, meno („chatte*', et race, espèce); cf. 
anc. fr. mine, souche; 

marcotte (71*^; cf. couper les branches d'un arbre en dos de 
chai)', marcotte (1398: marcot; Ol. de Serres: marquote et margote) 
et margotte, propr. chatte, d'où it. margotta (margotto),^ à côté 

* Voir Appendice B. 

' Ménage et Diez font remonter marcotte au lat. mergus, provin. 



59 

de margoiato («s fr. dial. margolàtt^ primitivement chatte, forme 
parallèle à marcotte^ 102^); cf. Mil. magnô, id. (= minet?); 

104. £n agriculture, tas de blé (40): Lyon, miau (my6), Sav. 
myûf pr. mmei\ cf. fr. marcoiiin (margotia), petit fagot (V. marcotte^ 
102**), et Poit. mioche (gnioche), tas de fagots, propr. minet; Pia- 
cenza morgnon^ tas de gerbes (= matou). 



106. £n météorologie, nuage précurseur de la pluie (cf. 58): 
Poit. maragoi, nuage qui arrive du côté de la mer (Favre), et 
maiagot (martagot), bande de nuages qui paraît le soir à Thorizon 
du côté de Touest (Lalanne); ce sont des compromis entre marou 
et magot („ matou") d'un côté, entre maiou et magot de Tautre (V. 
singe, 102®). 

106. Applications techniques, 

a) Outils, d'après la forme extérieure: 

chenet (83): Clairvaux minet\ 

cuve (sur pieds et munie d'anses, assimilée à un minet): Sic. 
mucinu („bigoncia da someggiar T uva''), mucina („colatojo del 
mosto'Of propr. jeune chat, jeune chatte. 

Ou d'après la forme recourbée: 

crochet (65): esp. mozo („chat''), et battoir de blanchisseuse; 
port bichetro, gaffe; 

pelle (pour tisonner): Mayen. rouaudé^ pelle pour tirer la braise 
du four (de rouaudtr^ miauler très fort, 10); 

verrou d'une serrure (cf. gatilton, gâchette 52*^): ît. boncinello^ 
propr. petit chat {boncio). 

b) Termes pour fourrure et choses fourrées: 

bonnet (fourré): Norm. Calvad. mtgnettet bonnet de fillette 
entouré d'une bande de fourrure (de Guer), Sic. mimiy coiffe; 
cf. wall. madouy bonnet d'enfant fait d'une petite pièce d'étoffe 
(= matou?); 

duvet (44): Berr. miney plume et aigrette des graines, et 
Pic. minon (wall. Mons mtnou, St.-PoI. minoute), duvet, poils ou 
filaments cotonneux de certains graines, et St.-Pol minine (minou, 
minoute), poils légers piovenant de l'usure des étoffes; cf. allem. 
Buse^ id.; 

fourrure (59^): Norm. minois St.-Pol. minoute) pr. minet, manchon, 
Sav. minon (wall. minou), tour de cou en fourrure; anc. fr. miton 
(XV* s.), sorte de manchettes (Poitou et Jura, manchon; Morv., 
manche de gilet, May., cache-nez); fr. dial. mittasses, espèce de bas 
sans pieds (Littré, Suppt.); 

gant (les griffes du chat sont emboîtées dans une membrane 
d'où elles rentrent et sortent comme font les doigts d'un gant): 
anc. fr. et dial. (Berr., Poit, Fr.-C, Suisse) mite, sorte de gants 



6o 

laissant le bout des doigts â découvert (= chatte), mitaine (XII* s.: 
mittaifu)^ id.,^ Suisse metiana (bettana), et miiaufle, id. (Oudin);^ 

velours (cf. patte de velours): réto-r. minna («minette? **) et 
Pic. minon, passementeries veloutées avec lesquelles on borde les 
toilettes féminines. 

107. Faits concernant la vie physique du chat: 

être en chaleur (60): Berr., Poit. marauder, miauler (du matou 
en rut), et alUr en maraude^ du chat (Deux Sèvres: des garçons) 
que l'amour fait courir (cf. iX.andare in gatiesco, 60); Liège mar couler 
(walL marcotter), appeler le matou (se dit d'une chatte); anc. fr. 
margauder, s'accoupler, des chats (Mayen. courir après les femmes); 
wall. Mons marouler, crier comme des chats en rut (et rechercher 
les femmes, chercher à se marier), Jura matouîer, courir le chat; 
pr. minovnà, s'ébattre avec les matous ; Lorr. raouer^ courir le guille- 
dou; May. rouoder ou rauder (Maine rouodir^ raudir), courir le 
monde (de rouaud ou raud, chat en rut, 26), propr. rôder comme 
un chat: de là, anc. fr. raudir (XV« s.), mcydi. rôder \ courir çà et 
là, parcourir (XVI« s.) ; Lyon miâ, courtiser, faire Famour, it mionzo, 
un amoureux (Diez); 

chatter (60) : pr. mùtounà, anc. fr. et Norm. mitonner, Bas- Valais 
feludza (ci. fel, chat, 26); 

gronder (60): May. mionner, parler entre ses dents (Amyot: 
fredonner), Bresse miauner, fredonner (= miauler); l^orai, romaneher 
(Bessin r^manchier, May. romancer), grommeler^, Vén. rammansina 
(romancina), gronderie (d'où it. ramansina, semonce); de là, les 
notions dérivées: 

pleurnicher (84) : fr. miauler (Lacume hiauler^ crier, des enfants) 
et miailler (Châlon. miller, crier d'une manière perçante), it. miago- 
lare, W en, gnaular {sgmolAT), Bol. gnular] Sa,y. monner (pr. mian, 
plaintes), Piém. gnaogné, gnogné, gémir (= miauler), Brescia gnegna. 
Marches gnagnera (Abr., Rom, gnagnar a), pleurnicherie et miaule- 
ment (aussi bout de la queue du diat qu'on mutile pour l'empêcher 



^ Ménage: „Je crois que le mot nUtaines (gands d*hi ver qui sont fourrés) 
a été fait de celui de mtte, dans la signification de chat, par ce qu'on fait 
ordinairement les mitaines de peau de chat. Les Latins ont dit de même 
gaîea^ de yaXéi], à cause qu'on fourroit les casques de peau de chat." Le 
suffixe •aine, se retrouve dans margotaine (102 d), dans croçue^mitaine (ï26*>) 
et dans marmotaine (119). Le mot remontant à la fin du Xlle siècle (date 
du Partenopeus)y trouve un pendant chronologique dans cateron (131^), deux 
des plus anciennes métaphores tirées de le notion „chat*'. 

• Diez dérive mitaine de l'allera. Mitte, milieu (c,-à-d. gant divisé en 
deux moitiés); Kôrling pose un type medietadana (d'où mitoyenne), 

• Diez tire l'anc. fr. raudir y mod. rôder, du lat. rotare ( qui a donné 
rouer); Cohn (V. Koerting s. v. rabies), du lat. rodere (qui a donné l'anc. fr. 
rore^ ronger), et Koerting (s. v. rotare), d'un type rabidare (qui serait la base 
de l'anc. fr. reder, délirer). 

• May. romancines (roumancines) , moustaches du chat (cf. romioner, 
gronder, 10), appelées encore grondouères ou sentouères (cf. sentement, odeur), 
Norm. mingroîles et Mil. mismaffi („ moustaches de chat"). 



6i 

de miauler), Monferr. gnero, enfant qu pleurniche; Côme morgnd 
(Rom. gnorgné) et Naples regnolejare (== miauler); Norm. micher^^ 
Rom. gnicché (Bol. gniccar\ it nkchiare, se plaindre tout bas, des 
femmes en couches (= miauler) 2; et 

mendier: May. miander, miauler pour demander à manger, et 
Venise gnaolar (sgnaolar), demander l'aumône; St.-Etienne (Forez) 
truaôlani, quémandeur („ comme un chat qui miaule pour avoir un 
morceau**); Norm. miîlaud^ mendiant (de millery V. pleurnicher) et 
^v^minnicu^ îd. („minnet"); Vosges raminer, quémander (et se 
plaindre constamment); cf. Suisse allem. mauen, mendier (= miauler), 
et ràulen, id. (== routonner); 

s'accroupir (60): Naples muchio muchio^ tout blotti (= it. gatton 
gattone); 

cacher (= s'accroupir): Suisse mirihi^ mettre à couvert (de 
mire, chat); cf. pr.yâ mtuco^ se cacher (du soleil), çX fa gnau, se 
montrer subitement; 

envelopper (= cacher): fr. amitonner (Duez: rinchiuso e ca- 
mufïato nella pelle come una gatta), emmiionner et emmitoufler ^ (Pic, 
Norm. amisioufler)\ 

grignoter (les chats ne peuvent manger que lentement et diffi- 
cilement) : Pic. miery mioter, Marne (Gaye) miouler, mâcher lentement 
comme font les vieilles gens; pr. gnau, coup de dent, et gnaugna^ 
pignocher; Norm. mionner, manger avidement (May.: sucer sa langue, 
remuer la bouche, en parlant des enfants); de là, la notion de: 

pâtée (panade): May. miamia, nourriture des petits enfants, et 
miachée^ pâtée pour les chats (Pic miacke^ aliment), Pléchatel mié 
(myé) et Vendôme mioi (myè), fr. miaulée, pain émietté dans du vin 
ou dans du lait (Troyes: ce qu'on mâche avant de le donner 
aux petits chats, Grosley); pr. miaio (gnato), miette de pain et 
pain grossier {biato, aumône); anc. fr. mioche (Yon. gniouche) et mion 
(auj. Poitou), miette de pain, à l'instar du Norm. miion^ morceau 
de mie (fr. partie molle de pain): soupe aux mitons ou mitonnée 
(Pléch. mitrounée)y panade qui est restée longtemps sur le feu;^ 
faire mitonner un potage, faire bouillir et tremper lentement le pain 
dans le bouillon sur le réchaud (Oudin), d'où fig. mitonner, disposer 
ou préparer lentement, prendre grand soin; 

ramper (84): Clairv. miaou (marcher, aller à), marcher courbé, 
soit pour dissimuler, soit pour cause de vieillesse ou de douleur. 



^ A la forme réduite ' nicher se rapporte le second élément du fr. mod. 
pleurnicher (1774), composé synonymique à l'instar du port, choramigar» dans 
lequel migar est la forme renforcée de miar, miauler (esp. miagar, 8); l'it. 
dlâl.^mVfar remonte à *miccar (cf. micco, miau). 

> Péri (Mùcellanea AscoU, 440) fait remonter it. nicchiare, gémir, à un 
type nicttculare, 

* Diez met emmitoufler en rapport avec le lat. amictus, enveloppe. 

^ De là, aussi, Norm. miton, poire précoce (Dubois), Reims miton, bain 
d'eau tiède (mitonner, faire un miton, laisser s'attiédir), et fr. onguent miton- 
mitaine (= minet-minette), remède qui ne fait ni bien ni mal. 



bl 

108. Ajoutons: 

chatière (6i): Sic. muaulunît bouge, propr. (trou de) minet; 

lucarne: Terraman. maUarole (chattière?); 

vacarme (78): Vendôme ravaud, May. racaut, rut des chats et 
bruit dont on ne connaît pas la cause (de ravau/, racau, chatte 
en chaleur, 26); de là, anc. fr. ravaudis, tapage. 

109. Faits concernant sa vie morale: 

caresser (86): Pic. amiau/er, propr. flatter en miaulant, Norm. 
amioUr^ et fr. pop. ronronner^ cajoler; Abr. mauU (ma vêle), cajolerie 
(= miaulement), et Mantoue gnola^ Piém. gnaognéy gnogné^ pr. 
gnougnd (= miauler); Mayen. i«/>i^r,t Bol. mmin, cajoleur; anc. fr. et 
dial. mignarder, mignomur^ mignoter et mignauder (130); Naples 
gnuoccole^ cajoleries (= mignoccole, V. sot, iio), Sic minnicaria, 
caresse (= chatterie), et rnuau/u, caressant (= minet); Suisse mirihi 
(de mire, minet) et miiihit May. mitonner , amidonner (de miUy miion, 
minet) ; 

convoiter: Morv. mionner et fr. miauler (Oudin: Tu as beau 
miauler^ tu as beau souhaiter . . .); 

fâcher (se, 62): Berr. marauder ^ et May. se démiter ^ propr. se 
mettre en colère comme un chat (cf. esp. estar de morros^ bouder) ; 

flairer (quêter): Sic. affutari, propr. siffler (du chat en colère); 
cf. itfiutare; 

lambiner: Abr, muçid (musciâ); V. languissant, iio; 

griser (se, 62): Pléch. w miner (d'où minée, pointe d'ivresse); 
pr. carga la mine ta, propr. charger la minette (et prene la miato, 
attraper la chatte?); catal. mix, ivre („ minet"), et esp. moHa, cuite 
(„chatte"); cf. Suisse allem. Buseli, cuite légère (= minet); 

taire (se, 62): mucif (buci!), muciof silence! (= minet); May. 
déminé, tout doucement, et fr. pop. minon-minette (entrer en), à la 
dérobée comme une chatte. 

110. Epithètes: 

affecté (cf. hypocrite): May. miaulou, id., et wall. miauler^ faire 
des mines d'afféterie (Rémacie); pr. mian, façons (= miaulement), 
Vén. miascio (smîascio), it. smiacio (smacio, smagio), id.; it. dial. 
morgne, mogne (mone, moine), mines, dim. morgnine (Côme; Mil. 
gnorgne), mognine („ minauderies", Duez), et monine, id.; Brescia 
mignone (minone) et Frioul mignognulis (Napl. gnuognole), façons, et 
Venise gnagneo, id., Gônes gnagnue et filecche („ chatteries": cf. 
fiiippe, 26); pr. mineto, mines (minouno, chatterie), et miroun-mire//o, 
simagrées (= minet- minette); anc. fr. minois, minaudier, mod. mi" 
nauder, affecter des mines (=» faire des chatteries, de minaiid, 
minet), et Champ, mitouries^ chatteries, Norm. mascarade accompagnée 
d'un cérémonial burlesque („fêtes populaires qu'on célébrait à Dieppe 



^ Cf. la formulette poitevine (Pioeau, Folklore du Poitou, p. 469) : Minet, 
minêt, d'où viens-tu? . . . (ceci en chatouillant le creux de la main de Penfant); 
ce qui rappelle le vieux grippcminaut (34 note). 



63 

le jour de TAssomption'', Moîsy); port, bichancrost minauderies (= 
chatteries) ; 

avare: wall. marou, anc. fr. miiou („matou"); 

bigot: pr. menet („minet**) et Poit. mérutte, dévote (= minette); 
Périg. roumiu („qui ronronne**); 

capricieux: pr. ramagnoU remamiau, caprice, lubie (= gronderîe), 
et roumadau (Gasc. arremido), id.; ii, gnagnera, caprice (= miaule- 
ment); 

colère (74): Gênes futia (Lomb. foiia)^ id., Sic. affuiu^ parole 
violente („il soffiar del gatto in difesa", 10); de là, la notion de: 

moue: Aveyr. merro („chatte"); it. boncio (chat: ^fioncio lo stesso 
che broncio", Tommaseo); 

curieux (cf. fouiller, 60): Berr. mitmx, id., et Yon. miiôu („jeune 
chat'*), homme qui se mêle un peu trop des détails de son ménage; 

débauché (63): anc. fr. margou, coureur (= matou), et Liège 
marcoieu, id.; pr. garrt, mâle en rut (= matou); 

doux: Berr. mitou, docile (cheval ou bœuf), pr. mistoun (nistoun), 
apprivoisé; esp. morroncho, bénin („minet"); cf. St.-Pol minôuie 
(„minette'*), tout ce qui est velu, doux au toucher; Alpes magn^ 
Béarn minaus, douillet; 

entêté (cf, entêté comme un chat qui vient d'être battu): 
Hague mahoun („matou"), homme entêté et morose; 

friand (63): Hain. miard (miou); pr. mounassarié^ friandise (de 
mounasso, minet); 

gentil (87): pr. tnagnac (magnoun), minet (menin) et tnirgaud 
G,minet"), Boum, megno et mino („chat**); 

hypocrite (87): Berr. mtandoux, propr. miauleur (cf. Norm. 
anuaulerj tromper comme un chat); Pic. mite („chatte"), individu 
doucereux, flatteur, insinuant Qouanc), pr. mitOy chattemite; anc. fr. 
et Poit. mîtou („matou'% hypocrite (anc. argot: mendiant qui se 
donnait Tair d'un malade), et mitoutn (d*où mitouiner, flatter), mitouflet 
(Mist. du viel Test., VI, 46126); Côme morgnon (morgnin), de morgn^ 
matou; esp. marrajo, id.; 

languissant: fr. pop. gnan-gnan (cf. cate catie^ 88), Romagne 
gnatiy Naples gnagnoUaj Mil gm'gnon; Abr. mavela mavele (cf. perde 
lu moule y esser prostrato, mogio), it. moscio, muscio (Ferr. moss, 
Sia mussu) et mogio (Piém. mdsi), tous signifiant (faible comme un) 
minet (24*=) *: gatta mo^ia (cf. Marches morgio^ mogio ^ hypocrite) 
équivaut à l'esp. mojigato, chattemite (123); 

maussade (87): Suisse gnauca, fille maussade („chatte qui 
miaule"), et mionnay qui se plaint sans cesse (de mionner^ gronder, 
May. ennuyer de ses plaintes); ^x. garri^ mauvaise humeur („matou"), 
et Piém. maruf (baruf , Dauph. harufo^ moue), fâché, bourru (cf. fr. 

^ Diez hésite, pour l'it. mosdo, entre musteus et *muccidus ; Schuchardt 
(Rom, Etym, I, 58, 60) se prononce pour le premier (auquel il réduit également 
mogio)\ Pieri (Archvoio, XV, 217) voit dans moscio un doublet de mosso, de 
movere, à l'instar àt floscio (== âuxus?). 



64 

dial. marùuft maton, 19^); esp. moha^ morri^^ tristesse (== minette), 
et murrio^ triste (cf. morro, chat); 

qaerellenr (74): ^x. garrouio^ querelle (de garro^ maton), ré- 
pondant à l'esp. morra, querelle, propr. chatte (= it gaita 51); 

rnsc (63): May. tiu („minet''}, it gnauo^ habile, adroit (Duez); 
esp. tnaula, ruse (Abr. miaula) \ port bichaço et marraxo (= span. 
marrajOf V. hypocrite); fr. matois (pr. mai\ propr. maton (cf. minois 
de miru), Suisse miion (niton), malin, à l'instar du Bessin marlou^ 
id. (= matou, 19^); d'où argot marlouserie^ malice); 

rustre (87): May. marcou^ homme grossier („maton''), et fr. 
maiou (Oudin: un gros maiou de gouttière, un gros garçon, un 
bon lourdaud); 

sot (51): Suisse maiou^ stupide;^ it mignocco, un badin (Duez), 
d'où gnocco, niais; fr. minon, simple (dans aitrape»minon)f Sic. minnuni 
(minnali), Gallure minnanu, Sassari mignonu (V. Archioio^ XIV, 399), 
à côté du Sic. gnognu (niais et rusé), gnignu, gnegnu {ÎL gne gné^ 
sot, et gnegnero^ jugeotte), Kom, gnagn^ Brescia gnagno (niais et 
finaud), Venise gnagnaOy niais; anc. fr. mion (Oudin), Sic. mtuiuni 
(de mïuiu, miau), Rom. miaca, sottise; Berr., Sav. nioche (Lyon. 
gnioche = mioche, 112); Naples wwMib«^ („ matou**); 

vagabond (63): May. miao, id. {miaoder, rôder), pr. magnm 
(Mil. mognin), vaurien; wall. margoul, vaurien (margou, matou), 
Châlon. margoulin f rôdeur (pr. ouvrier jeune et petit charretier, 
Norm. petit marchand forain, Lyon, colporteur); 

voleur (51): W\, gnao, TsLrme gnau/ar, voler {/a ei gnao = fa 
ei gai\ et Berg. migni „minet"; Yonn. marîouf (de marlou, matou); 
anc. fr. matois (cf. langue matoise), auj. malin (V. rusé). 

m. Maladies: 

crasse (les minets en sont souvent couverts): wall. mène (= mine, 
chatte), crasse sur la tête des nouveaux-nés; 

fièvre (petite): Ynov\ gnagnara (Mil. malaise, it. aversion), Parme 
gnignetta, légère indisposition; 

louche (cf. chassieux, 75): Sic. miciu^ propr. minet (99); Pic. 
mifion, myope (= jeune chat); 

moisir (88): Bctt, gnioler (== miauler) et Pas-de-Cal. miuler 
(biuler); Pic. minons (wall. Mons minou, St-Pol mùioute), moisissure 
en forme de duvet (comme sur les confitures). 

112. Emploi hypocoristique, 
a) Appliqué aux personnes: 
enfant (89): Berr. mias {= myà) et miaiile (miailion), Norm. 

^ Cf. U mal Tibaut mitatnt, être sot (Oudin), peut-être le mal du chat 
Tibaut (ou Tibert, nom du chat dans le Roman de Renart): „Dieu gard de 
mat 'Jhibaut mùaifié** (Rabel. IT, 11). 

* Suivant Caix, Pieri et Salvioni {Romanta» XXVIII, 97), le Sic. gnegnu 
((;niguu) , jugeotte , remonterait au lat ingenium. Cf. pour la finale du dérivé 
gHfgnerOn la forme parallèle gnagnera^ caprice (lio), l'un et l'autre dérivant 
des verbes patois gnagna (= pr. miana, 7) et gnegnd (Gènes mùgna), miauler. 



65 

gnias {£na)^ wall. n/b, bambin; Jura fnitni\ fr. pop. mioche (Yon. 
gmoucke = pr. miaoucho ,,qui miaule'^), anc. fr. (Oudin) et May. mion 
(c£. mionner^ miauler), id.,^ mioi (gnao), dernier né d'une couvée, 
dernier enfant; Poit maraud, comme terme d'amitié et comme 
appellation générique (= matou, 19^); pr. mmin (menit, menout), 
Suisse mtnoi^ St.-Fol minouU (terme d'amitié donné aux chats et 
aux petits enfants): H.- Alpes meina A., Valais meno et Aoste mina 
A., Sic mininUf catal. miflOy e&^. niHo (cf. Cïiçsc miTW et nino, 103*^); 
garçon (89): Alpes-Mar. magnan, Lyon, magnaud („fils aîné", 
Vendôme méniau^ grand garçon, maigre = matou), H.-Sav. megna 
(mgna), Suisse megnot (menot, menolet), esp.-port menino (d'où fr. 
mmin y auj. Berr. ménin^ enfant); Suisse minô (minolet), Pyr.-Or, 
mignon (Lim. migneroun, enfant gâté) et mine A.; port, moço, esp, 
mozo (dim. muchcuho^ Arag. mesacho)^ propr. chat ,2 d'où it mozzo 
(Gênes mussu), valet, fr. mousse (terme de marine, emprunt du XVI® s.; 
auj. May. mousse, petit garçon espiègle, dim. Vendôme moussepin, 
mottssepion, galopin), pr. mossi, bambin (et mouchacho, enfant dés- 
agréable); pr. margoulin, gamin, et argoulet (= margoulet), bambin, 
propr. jeune chat; 

fille (89): Jura migna (Berr. mogne) et fr. minette (Hainaut: 
petite fille délicate); esp. moza (port moça), d'où it. mozza, fillette 
(= chatte); esp. morra, minette (terme d'amitié); 

frère (lai): port, marnifo (cf. fr. marouf, „matou*'), frère lai 
qui a soin du réfectoire (cf. Hain. cat d'ermite, ceux qui faisaient 
le ménage dans la cuisine du couvent des carmes); 

patron (47): it honcio (Pulci), litt. chat; port, hichaço, gros 
bonnet (= gros chat); 

poupée: pr. mico («chatte**), et menino („fillette**). 

b) Appliqué aux animaux: 

lapin: Châtenois miqui (et mico! pour l'appeler); 
veau (qui tette): Abr. miçiarole (de miçe, minet); cf. Suisse 
allem. Buseh\ veau d'un an (= minet). 

lis. Noms de parenté (comme termes d'amitié): 

grand père (et grand' mère): pr. minet (menin), grand père, 
Limagne migno (mino), grand' mère, Berr. mignon (appliqué à tous 
les deux); Sarde (Gai.) minnanu, grand père, et Corse minnona 
(Udine menona), grand' mère; 

père (et mère): H. -Italie musc, mosc, propr. chat, f. muscia, 
mugia (cf. Tappolet, 35); 



^ On dérive généralement mion, mioche, bambin, de mie, miette. 

* Solvant Guyer (dans Ménage), ,^mo%o, jeune garçon, a été formé de 
mustut, c'est-à-dire noims**, et cette étymologie a passé dans Diez; on a 
également proposé des types comme muticus et mutius (=mutilus; cf. Koer- 
ting). Voir sur les difficultés phonétiques des pareilles dérivations, D. M. Ford, 
The old spanish sibilants, Boston, 1900, p. 76 s. 

Beiheft sur Ztschr. fur rom. Phil. L c 



66 

tante: anc fr. amùte (= la miste), Métivier (manque dans 
Godefroy) ; it magna (Daez : mot lombard), anj. Piém. migna^ Gasc 
mounoune (= petit chatte; cf. Bayon. megnune^ oncle). 

114. Noms de divers jeux (77): 

ana fr. miru^ jeu de dés {Renari le NowoeU 4558), et minetU 
(auj. Pic. y jeu de boire); it mtnella, jeu de trou-madame (Duez) 
et Mtnnoftfy jeu de cartes (Duez; déjà dans le Pataffio, III, 38); cf. 
Mantoue mignin^ brisque («b minet), Arag. monay id., à côté du fr. 
misti (mistigri), le trente-et-un (appelé aussi mistran) et valet de 
trèfle (au jeu de brelan); Piém. miioccia^ jeu de tarots (cf. miiauclu^ 
fém. de miiùu^ matou, 132), et esp. morra (,, minette"), jeu de la 
mourre, jeu de défi qui passa de TËspagne (cf. morra^ querelle, 1 10, 
et andar alla morra ^ se battre) en Italie et en France (Rabel. IV, 
14: Les paiges jouoient à la mourrg à belles chiquenauldes); 

colin -maillard (89^): pr. mme/^mùiet, id., et marcou („chat"), 
jeu où l'on se poursuit en criant marcou I cf. Clairv. mùseraude, 
Tenfant à qui Ton a bandé les yeux (il crie: ch' iat misseraude!) et 
Vosges creuye d'mùâf croix de matou, jeu enfantin („ signe ou croix 
tracé sur la terre pour efifrayer ou faire passer l'adversaire, lui 
faire manquer son coup", Sauvé); cf. Suisse allem. Bûstli^ mach 
miauj id. 

116. Emploi péjoratif: 

chaudronnier ambulant (90): anc fr. moignon (Rabelais, /Vo- 
nositcai. 5: lanterniers, maigntns), it magnano, serrurier. Pic magna» 
que y Suisse, Jura magnin^ fr. magnier, chaudronnier (Béam magni^ 
ramoneur, et Boum, fnégnin, rétameur); cf. Clairv. matou chaudronnia! 
injure dont les enfants poursuivent les chaudronniers ambulants, 
étameurs, etc, et wall. de Bouillon migneron^ ferblantier qui roule 
par les villages; cf. Parme mogn („ matou" = rôdeur), Suisse qui, 
pendant l'hiver, vend des marrons en Italie; 

chiffonnier: Berr. mignaud^ marchand de guenilles {mignauderie, 
rebut de mobilier, et ramtgnauder^ ravauder); 

novice: it. marrufftno (de ^maruffo, fr. marouf^ matou, 19**), 
apprenti, auj. ouvrier en laine et en soie; 

marmaille: sarde maûglia^ propr. engeance de chats; 
usurier (78) : anc fr. mitou (= matou). 

116. Emploi euphémique, 

a) Désignant des personnes: 

galant: anc fr. mignon ^ giton du roi, et Biais, mignonne^ maî- 
tresse (anc fr. mignardt et mi'gnoU, d'où it. mignola^ argot mtmt), 
Mantoue marcone^ amant (V, prostituée); wall. margouUt (argoulet), 
petit fat, propr. petit matou (V. garçon, 112); 

maquereau: Berr. marlou («= matou), id., Lorr., souteneur; 



67 

mari (en mauvaise part) : fr. matou et it. tnarcone ^ (Duez : la 
pace di martane, la besogne de Vénus), port marcOf mot d'origine 
argotique (V. prostituée); 

mijaurée (= chatte): Ijyon. gnigneiïe et pr. miaureo („ celle qui 
miaule"); CÔme mtgnosa; cf. it magnosa, jeune mariée (Duez); 

prostituée (49): CÔme mtanna (cf. pr. mian^ minauderie); Poît 
menisse, femme ou fille peu riche qui affecte des airs de grandeur 
ridicule (argot, prostituée; cf. pr. menoj chatte), argot minette (Qairv.: 
faire minette^ caresser avec la main, pop. chatouiller, et (obscène) 
„Hngua c. lambere vel titillare"); May. minette ^ fille fainéante et 
dévergondée; anc. fr. maraude (auj. Vendée méraude, femme de 
mauvaise vie qui a des enfants), propr. chatte en chaleur, à l'instar 
de l'anc. argot marque (terme fréquent dans les ballades de Villon), 
litt. chatte, mot passé dans l'argot it., esp. et port: Val-Soana 
marconà, fenmie, esp. marca (marcona), femme publique (cf. galant), 
port marca, maquerelle. 

b) Organes sexuels: 

nature de la femme (49): St. Pol. ôis („ minet''), et walL minou 
(„minet"), réto-r. minna; it /elippa (= chatte, 26) et mozza (muzza), 
id. (112), xétO'X, muozza; cf. b^LS" sAlem. Alutze, prostituée (Suisse 
ailem. Mutz, chat); 

nature de l'homme: anc. fr. Tnarguet (XV® s., Romania^ XXXIII, 
573), probablement petit chat mâle (cf. ana fr. margou, matou). 

c) Etres imaginaires: épouvantail (92): Mil. et Monferr. magnan 
(„chat"); Berg. j9ij(? (= miao); cf. Naples ^«a/wri'rf, ensorceler (-» 
enchamarauder, 92). 

d) Interjections (50): pr. miau (gnau)! nenni! bernique! fr. 
mhuml minant (Oudin: dont on se sert pour refuser à une personne 
ce qu'elle demande); it micio! (per miciol), muciat pardi I 

117. Applications isolées: 

balle (comparée à une chatte pelotonnée): it honciana (de 
banda ^ chatte, 23^); cf. allcm. Katze (Katzball), éteuf, et katzen, 
jouer à la paume; 

colle (coller = cramponner? cf. 59^): matou -cotte, sorte de 
colle, et marouf (maroufle), colle forte (1628), propr. matou; 

fanons (ces excroissances étant comparées à des chatons): 
Mil. magnata („ minet") et Frioul mingut (id.); 

gâteau (79): Berr. miasse, miat, tarte faite avec des fruits (= 
pâtée, 107), it hanciarella, gaufre ,2 propr. petite chatte (de honàa, 
chatte, 23^^); cf. Liège mirau („chat"), gâteau ayant la forme d'un 
O ou d'un S; 

gourdin (son renflement comparé à la tête d'un chat): wall. 
martauf (Yonne, matou); cf. angl. cat-sticfi, crosse pour jouer; 

^ On rapproche marcotte du lat. marculus, marcus, marteau, pris dans 
on sens obscène (V. Koerting). 

* Suivant Caix (Studi, 212), bonctarella dériverait du lat buceelta, bouchée. 

5* 



68 

instrument de musique (son outre comparé à un chat enflé, 
79): anc. fr. muse, mod. musette (XUI^s.), primitivement petite 
chatte (24^); 

monnaie (45): anc. fr. mue, mitie, mod. mitailley mitraille^ petite 
monnaie (1295: mitatlle, 1375: mt'stratlle); Naples mignole, mognole, 
argent (cf. argent mignon); 

œil brillant: Béam œil d*arnaout (= chat mâle, 25), œil grand 
ouvert; ha lusi Vamaout, faire luire Tœil, jouer de la prunelle; 

tas (105): Boum.mna („ minet"), gros tas de neige amoncelé 
par le vent (Fourgs minau); esp. moralla, amas (= portée d'une 
chatte). 

Ajoutons la locution: dès le patron minet^^ de très grand matin 
(les chats se levant de bonne heure), qui paraît signifier dès que 
les chats sont sur leiirs pattes (patron «s pateron, dim. de paie^ 
patte), répondant à la locution synonyme dès que les chats seront 
chaussés (Leroux; cf. Anc. Th. fr., VII, 144: Vous êtes sortis du logis 
avant que les chats ne fussent chaussés). 

y. Composés des noms hypocorlstiqnes. 

118. On a déjà relevé, à Toccasion de l'élément composant 
^^ (93)1 ^^^^ fonction particulière à la notion chat, réduite à 
renforcer simplement le dernier terme de la composition. Ce 
phénomène n'est pas étranger aux noms h3rpocoristiques parmi les 
quels mar^ le nom patois du chat mâle, subit une dégradation 
analogue. Les composés français marmite et marmote (ancienne 
forme de marmotte, d'où l'on a extrait un masa marmot) ne disent 
proprement ni plus ni moins que les simples mite ou moie (mod. 
moule, chatte); l'it marmogio est une forme renforcée de mogio 
(primitivement chat), comme l'esp. margaton est simplement l'intensif 
de galon. Les uns et les autres appartiennent donc à la catégorie 
des composés synonymiques, au même titre que l'it dial. mtnûgcUl 
ou l'esp. mojigato, ce dernier répondant exactement à margaton. 

Voici les notions que désigne ce genre de composés: 

119. £n zoologie: 

marmotte (ce gros rat des Alpes s'appelle „ chatte V â cause 
de ses proportions qui dépassent celles du rat ordinaire): anc. fr. 



1 Ou bien dès U patron jaquet (Sorm, j'aquet, écureuil = petit chat, 70^), 
avec les Tariantes : potron (Oudin poitron) , petron (May.) , pUroun (Hague), 
formes diminutives analogues. 

* En allem., la femelle de la mannotte s'appelle ^chatte", et à Salzburg, 
la marmotte elle-même Mangelkatte, calandre>chatte (V. Grimm). Quand elle 
est contente, la mannotte fait entendre un bruit intérieur analogue à celui 
d'un cbat qui file (Brehm, II, 83), d'où l'interprétation populaire de marmotte 
par bête qui remue les lèvres ou qui marmotte; cf. allem. Murmeltier, aha. 
murmunti^ litt. celle qui murmure (rëto-r. murm<mt» id.): le murem mentis, 
conjecturé par Bochart (dans son Hierosoîcon), est purement imaginaire. 



69 

marmote (mannot, marmotaîne), mod. marmotte^ mot originaire de la 
Savoie, patrie de la marmotte (cf. marmotUiny chat, 29^); du fr., le 
nom possa aux autres langues romanes (it marmotta et marmotto); 

singe (102*): h. marmot^ (XV*^ s.), à coté de marmian et de 
marmùuse (forme conservée par le breton), dim. marmouset (XIII® s.) ; 
le masc. marmot est refait sur le fém. anc. fr. marmote^ guenon ; ^ 
cf. it mormicca (mormecca), guenon (= mîcca), à côté de mar^ 
mocchioy singe, marmotta^ guenon (tous les deux empruntés au fr.); 

ver venimeux (102^): Corse malmignaitay marmignattUf propr. 
mauvais ver (= chat). 

120. £n botanique: 

coquelicot (98): Mantoue marusola (= mar-rusola), répondant 
à garusoia, id. (95); 

saule (103^): fr.marsault (XIV® s.: marsausy XVPs.: marsaule^ 
auj. Berry), Velay marsause (= gat'sausey 71^), graphie fr. mod. 
morceau (marseau), répondant au wall. minon-sa^ saule marceau (= 
chat-saule), et au Val-Brozzo mtnûgatt, saule sauvage (ou épineux). 

VXL Applications techniques: 

pelle recourbée (106*^) pour tirer le sable des rivières: pr. 
graio-minaudj propr. gratte-chat; 

pot où l'on fait cuire la viande (V. cuve, 106^): fr. marmite 
(X1V« s.), pourvue anciennement de pieds (cf. Oudin: la marmite 
avec les pieds en haut, c-à-d. renversée), propr. chatte (123), ré- 
pondant à l'angl catf ustensile de cuisine à pieds.^ 

122. Faits concernant la vie physique et morale du chat: 

agiter (s', 96): Sic. maramtart\ propr. se démener en miaulant; 

caresser (109): anc. fr. et May. dodeminer^ dodiminer (du mot 
enfantin dodo^ et miner y 109); 

escarpolette (97): 1A.oàkxiSiminnigattay répondant au Berr. ^^- 
branloire (97); 

gronder (107): pr. remiaumây remoumiâ^ grommeler;^ Saint. 
roumiây râle d'agonie (= Sic. gattaredda^ 60); 

ramper (107): ç^^.marramiau (ir a) ^\.W^,,marahiand(^nàk'a)\ 
Monferr. mgnangaton (mgnargaton, mgnavgaton), à quatre pattes; 

vacarme (108): Lyon» ramamiau (pr., miaulement), et esp. runrun, 
rumeur (= ronron). 

123. Epithètes: 

bigot (iio): 3nc, k. màtegrin, très dévot (== chat triste) et 
mitemoe, litt grimace de chat; 

1 Voir Romania, XX, 550 (Bos), et XXUI, 236 (Jeanroy), où l'on dérive 
marmot de l'anc. fr. mermey petit. 

• Voir Appendice B. 

' Cf. cette devinette de la Haute-Bretagne (Sébillot, II, 42): Qui a sept 
pieds, quatre oreilles et une queue? — Une chatte dans une marmite. 

* Suivant Hennicke {Miriio, éd. Koschwitz), ces verbes provençaux 
remonteraient an lat. ruminare. 



70 

colère (no): Motv^ Foii. marmoue, litt. grimace de chat; 

hypocrite (no): anc fr. marmite (= chattemite, 80; d'où mar- 
miteux) t'^ dont le sens premier revient dans saye marmite^ sorte de 
soie, douce au toucher, conmie la robe de la chatte; ^x, grapo- 
minaud (cf. anc. ft. grippe^minaud); esp. margaion et mojigato (mogato), 
chattemite, 2 Piém. mognaquacia („ chatte aplatie" = Vén. goia^ 
piata, 74); 

languissant (no): iX.marmogio (barbogio), ramolli (= mogio^ 
no); ^iz, musciuma (Ahr, musciummè) et "tapies musciomatteo (formé 
des syn. muscio et *matto^ chat, 20) ; 

louche (m): wall. de Mons macaveule (macaveuque) , qui voit 
mal (surtout s'il est chassieux), propr. aveugle ^ comme un chat (98) ; 

sot (no): Venise marmeo (= miau „minet"). 

124. Emploi hypocoristique : 

bambin (112): kùc. ît, marmion (cf. mion^ 112); 

cache -cache (114): Tarn maragnau, et cri des enfants qui 
jouent (= miau); 

colin -maillard (n4): Beir. cache' mite et Côte -d'Or cache^muse^ 
fr. cligne 'musette; cf. Morv. caiche'misseraude (dim. de misse , chatte) 
et Poit. cache -mistouri (dim. de miste^ chatte); Vaucluse roumiau A. 
(= chat qui ronronne) et Lauraguais miaulo'miaulo (V. Revue des 
langues rom.^ 1891, p. 271); 

gamin (82): fr. pop. gromiau („gros chat") et wall. gros gnon, 
gros mignon. 

126. Emploi péjoratif: 

novice (115): fr, pop, mistigri, apprenti -peintre en bâtiments 
(= chat); 

vendeur de marrons (115): Mil. margnac (cf. margnao^ matou). 

126. Emploi euphémique, 

a) Organes sexuels: 

membre viril (116**): anc. fr. mistigouri (cf. misiigri, chat, 20*); 
nature de la femme (nô**): anc. fr, groèis f^^chat mâle", 30), 
mod. mimi. 

h) Êtres imaginaires: 

croque-mitaine (92) : pr. mamiau, cri du chat qui mord et béte 
qui effraie, Sic. mamau, mamiuy chat et cri du chat (Forez mamiu^ 



V 

^ U sert, dans le Roman de la Rose, à dépeindre „la p^elardie" (v. 421): 

Ele fait dehors le marmiteus, 
Si a le vis simple est pitens, 
Et semble sainte créature . . . 

' Cette étymologie perce déjà dans Covarruvias: ,,MojigatOf el dissimu- 
lado vellaco, que es corne el mizigato, que diziendole mis, se humilia y regala, 
y despues da uflarada.'* Voir aussi M^^e Carolina Michaelis, dans le Jahr^ 
buch fur romanische und englische Littérature XIII, 307. 

' Hécart: „Pour se moquer de ceux qui louchent, les enfants disent: 
MicaveuU à quatre oreilles, qui saque l'bon dieu par les pieds.** 



71 

espèce de lutin); pr. marmau (barbaa),^ ogre (= chat qui miaule); 
fr. croque^mitame , tenue moderne qui signifie le chat {jniiaine) qui 
croque les enfants désobéissants (le croque-mitaine ayant remplacé 
l'ancien moine-bourru) y à Tinstar du wall. crahé-mawé, id.; Venise 
marmuione (mamutone), bête noire, répondant au Lang. marmouHny 
chat (25*^); 

épouvantail (116^): Côme mamao (maramao). Sic. marramau 
(marramamau, mirrimimiu), propr. miaulement (it tnoritneo „voci di 
dolore'', Fanfani); Sic. m<7»m/n^, diable (cf. Gênes ;ni»ma „fatto stra- 
ordinario compiuto a caso'% propr. chat qui miaule i^vz, mamatt)\ 
pr. roumeco (raoumeco)» espèce de vampire ^ (cf. roumiau, miaule- 
ment de chat). 

c) Interjections (116^): Mil. marmaol (maramao! mamao!), 
jamais! propr. chat (cf. 51); Vanne maraméo/ peste! Naples inarra- 
mao/ (Sic. marramau fj^ jamais! allons donc! esp. B{^e/ que Dieu 
nous en préserve! 

127. Applications isolées: 

instrument de musique (117): fr. cornemuse (XIII*^ s.), primitive- 
ment chatte qui gronde (Pic. corner, ronfler), mot passé en it et 
en esp. (cornamusa) ; 

monnaie (117): anc. fr. marmite („chatte'*); 

thon salé (comparé plaisamment à un chat malade): Gênes 
musciam?ne, Sic. musciumà (muciuma), d'où it mosciamâ (mosciame), 
port moxama (cf. Sic musaumao, languissant, 123). 

128. Certains noms du chat, disparus à l'état isolé, ont trouvé 
un refuge dans les composés, particulièrement dans les composés 
formés par synonymie. C'est ainsi que le dernier élément du 
composé provençal catimello (86) atteste la valeur primordiale du 
terme mello (21); le composé italien marmogio recèle, dans sa finale, 
le nom hypocoristique mogio (24^); l'acception primitive de musa, 
à savoir minette, résulte d*un composé tel que le c^XxX. gaiamusa 
(H.- Alpes chalamusa, 89). Les composés synonymiques peuvent 
ainsi fournir, à leur tour, des renseignements destinés à compléter 
la série des faits déjà connus. 



^ Hennicke (Mireio^ éd. Koschwitz) renvoie marmau (et sa variante 
marman, barbon) an lat. barbam. 

' Diez rapproche roumeco du \dX,ruma, être dévorant; Honnorat, du 
pr.roumec, arbnste épineux, et Mistral, de rheumati'cam. Voir la note de 
Koschwitz aux vers de Miréioy III, 299. 



Troisième Partie. 

Métaphores usées. 

129. Un certain nombre de mots d'origine dialectale ont 
réussi à s^introduire dans la langue littéraire, et très souvent à s'y 
maintenir, grâce à l'oubli complet du sens originaire. Tout en 
gardant leur forme patoise, ces mots ont acquis en français des 
acceptions nouvelles, parfois très éloignées de leur signification 
primitive. Ce double procès, phonétique et sémantique, a en 
comme résultat d'isoler dans la langue ces termes par leur forme du 
type général et, par leur sens nouveau, de rendre méconnaissable 
tout rapport entre Torigine dialectale du mot et son évolution 
littéraire. Les mots qui se présentent dans ces conditions con- 
stituent autant de métaphores usées, ^ lesquelles, en opposition 
aux métaphores proprement dites qui ont gardé le sens primitive- 
ment matériel de leur provenance, n'ont conservé que le reflet de 
la notion primordiale. Ce sont des applications figurées d'un sens 
exclusivement patois, dont la valeur primitive s*est par suite absolu- 
ment effacée. Aussi faut-il, pour saisir le développement complet 
de cette catégorie de mots, envisager les deux moments de leur 
histoire: leur point de départ dans le parler populaire et leur 
fortune ultérieure dans la littérature. 

Voici un exemple. 

Maraud paraît, au XV^ siècle, avec le sens de mendiant et 
de voleur, terme à la fois injurieux et plaisant comme ses syno- 
nymes coquin, gueux: il appartient en propre aux patois du Centre 
où il signifie „ matou ",2 le chat mâle étant le type du rôdeur et 
du malin (sens argotique de maraud, en pr., espiègle). Le wall. marou 
possède également les deux acceptions, matou et gueux, comme 
son dérivé maroufle (35; Rabel. II, 5: marroufle), contemporain de 
maraud en littérature. L'esp. marrullero, rusé (port marralkero, à 



^ Cf. Montaigne, Essais^ III, 5 : „En nostre commun (= langage), il s'y 
rencontre des phrases excellentes, et des métaphores, desquelles la beauté 
flestrit de vieillesse, et la couleur s'est ternie par maniement trop ordinaire; 
mais cela n'oste rien du goust à ceulx qui ont bon nez, ny ne déroge à la 
gloire de ces anciens aucteurs qui, comme il est vraysemblable, meirent 
premièrement ces mots en ce lustre." 

' L'historique du mot exclut le rapprochement proposé avec le lat. mas, 
marem (V. ZeUschrift, XXH, 487). 



73 

côté de Temprunt fr. maroto)^ et le sarde marrusço, remontent à la 
même source. Un autre sens dialectal de maraud, maladif (cf. Poit 
maraud y qui engraisse difficilement, et port. dial. engatado, 64) 
pénétra dans les patois de la H.-Italie (Côme mard, Berg. maras. 
Gênes marottu, malade) et dans l'allemand {marodây épuisé), ce 
dernier durant la guerre de trente ans. 

Un des synonymes de maraud, à savoir filou , accuse une 
origine pareille: c'est un dérivé affiler, ronronner, ensuite voler, 
à l'instar du parmesan gnaular, miauler et voler (iio). Dans les 
patois de la Mayenne et de la Savoie, filou a le sens de rusé, 
malin, enjôleur de filles, sans impliquer la moindre idée de vol, et 
cette acception première de filou coexiste avec celle de „ chanson 
d'amour" (= ronron): Pour vous endormir, la belle, j'ay dit cent 
fois le filou (Ane. Th. fr., IX, 221). Filou, de même que maraud, a 
pénétré dans la H.-Italie (Piém. et Côme filoii)\ ajoutons que fiouer 
(pour filouer), escroquer, est également d'origine dialectale (Pic., 
^oim. flouer, voler). 

Passons maintenant aux autres métaphores tirées de la vie 
du chat 



I. Tie physique: Parties da corps. 

130. Le chat est l'image même de la propreté, de la grâce, 
de la gentillesse. Les termes mignon et mignard (XV** s.), anc. fr. 
mignot, megnot et minnoi (X1II<= s.) , mignault (XIV® s.) et fr. mod. 
minaud (XVI* s.), sont tirés de migne (mine), le nom enfantin du 
chat (18); et la même métaphore est réfléchie par l'anc. fr. misie, 
gentil (XV* s.), par ex. dans ces vers du Mislère de Viel Testament 
(V, 13606): 

Elle est encore jeunette, 

Miste, gracieuse, necte. 

Disparu à la fin du XVI* siècle, miste s'est maintenu dans certains 
patois (Jura miste, joli, charmant, pr. misto, mistoulin, id.).^ 

181. Certaines parties du corps portent le nom du chat, dont 
la conformation physique à suggéré ces appellations, à savoir: 

a) Tête (caboche, crâne), celle du chat est caractérisée par sa 
rondeur et nul autre animal n'a la tête si belle: esp. morro, tête 
(d'où morrion, armure de tête, passé en fr. et en it.), corps rond, 
et morra, crâne (= chatte). 

b) Visage (figure, air), la physionomie du chat est tantôt 
intelligente et friponne, tantôt maussade et furieuse: mine (XV* s.), 
Pic mène, Qairv. migne, primitivement visage de chat, appliqué à 



1 Ménage et Diez dérivent mignon du vha. minna (minja), amour; Thum- 
eysen le rapproche du celtique min, petit; Hennicke (dans Miréio, éd. Kosch- 
witz) fait remonter pr. mod. mistoulin à un type musteUinum, 



74 

l'homme (se îaotr la mine, dans le patois de Genève), sens gardé 
par les dérivés minois (XV*^ s.), May. minon, pr. mineto, minois (cf. 
M.QMzon, faire minette , faire belle figure); de là, les acceptions de 
figure, air (avoir une mine de chat fâché) et de grimace {mines de 
singe). Le fr. mine, chatte et visage de chatte, i passa au XVIII^ s. 
en allemand et, vers la même époque, en breton. Le terme morgue, 
mine surtout hautaine (Norm.: visage, plutôt favorable), emprunté au 
langued. morga, museau (V. ci-dessous), paraît remonter à la même 
notion (Montbél. morgou, matou ),2 qui sert encore à désigner le 
front (argot màrlou, matou et ûront). 

c) Sourdls, très saillants chez le chat: Norm. de Bayeux caiune, 
d'où catuner, froncer les sourcils, être de mauvaise humeur comme 
un chat („à Valogne, on dit catonner^*, Duméril), et cattmas^ sournois, 
hypocrite (Du Bois), Bessin s* catuner ^ froncer les sourcils (cf. pr. 
encatuna, s'irriter, 62), regarder en dessous, et se couvrir, en parlant 
du temps (Joret). Le terme figure uniquement dans deux passages 
de la comédie Le Brave de Balf, dont voici le premier (éd. Marty 
Laveaux, III, 207): 

Je vous supply, voyez sa trongne, 
Comme pensif il se renfrongne, 
Et ses chatunes il rabaisse . . . 

Chatune, sourcil (auj. dans la Mayenne), répond aux formes normandes 
catune et caionne, id., propr. petite chatte. La figure contractée du 
chat en colère et les sourcils fermés lui donnent une expression 
terrible qui frappe l'observateur; cette attitude caractéristique a 
fourni, outre le terme normand, le rouergat merro, regard oblique 
et menaçant (propr. chatte, 19^). 

d) Bouche (surtout d'enfant ou de femme), comparée à la 
jolie bouche rose du minet: Norm. margoulette, May. margouline, 
propr. (museau de) petite chatte (cf. margou, matou); le même 
terme des patois du Nord désigne encore la mâchoire et le menton. 
Le museau du chat est luisant, poli, et sa forme arrondie le 
distingue de celui de tons les carnassiers; c'est pourquoi cet organe 
porte parfois le nom du chat: pr. mougno, mouno, chatte et museau 
(d'où mougnond, bougonner. Pic. mougnonner, se dit du chat qui se 
frotte le museau contre qn. en ronronnant de plaisir); Naples 
mugno, museau et Sic. mugna, bouderie; pr. mourre, museau et 
visage renfrogné (terme introduit par Rabelais), Suisse et Sav. mor, 
moro^ id., en rapport avec moro, chat (iQ*'), esp. morr'o, lippe (= 
museau), à côté de morro, matou. Peut-être le bas-lat. musus 
„rostrum, rictus'' est-il lui-même apparenté à musius, chat (24^), 
s'appliquant probablement d'abord à cet animal et passant ensuite 



^ La Fontaine, en parlant de Louis XI (Oeuvres, IX, 239, éd. des Gr. 
Ecrivains): Je lui trouvai la mine d'un matois; et Benserade, du chat (Ib. I, 
257) : Puis il s'enfarina pour déguiser sa mine . . . 

* Homing (Zeitschrift, XXI, 457 et XXVm, 605) pose, pour morgue, 
un type morica (de morem)^ 



75 

an museau du chien , du loup, eta Le diminutif musiot à Tinstar 
de son contemporain aucio (oison), suppose un primitif musus^ masa, 
chat, chatte, qu'on rencontre effectivement en roman (cf. 24^). 
On trouve, à côté de Tit maso et du fr. museau (XllI^ siècle), 
une forme féminine contemporaine musa, bouche, et muse^ museau 
(dim. museçuin, XV^ siècle, et St.-Pol musette), amuser, tenir le 
museau tourné et fiché à quelque chose (Nicot), it ammusarsi, 
mettre le museau l'un contre l'autre, se donner du museau comme 
font plusieurs bêtes (Duez); ensuite, des variantes telles que: wall., 
Pic, Norm. mause (d'où mouser, bouder, et Suisse mousetie, Hague 
housette, fillette, litt petit museau, Sav. mouson, enfant à la mine 
futée), pr. *mauso, d'où mousiga (bousiga), fouger (mousigadau et 
housigadou, boutoir) ; Fia mousse, lèvres (cf. esp. mozalbillo, blanc-bec), 
et bouche d'un chien (Lacombe), May. musse, id., d'où aumusser, 
flairer (du chien) ; pr. musse, museau, Naples musse, lèvre {ammussare, 
bouder), et Abr. musse, museau (Sicile musso, chat, 24^). 

e) Nuque (65) : Morv. chacignon^ le derrière du cou, propr. 
chignon de chat; es^, gatillo (65). 

f) Doigt, et principalement le petit doigt (»* petit chat) : Béam 
(dit) minin (menin), esp. mefUgue; it. mignolo (mignoro, bignoro), 
Gombitelli mumnin, propr. minet ^ 

g) Moelle, substance douce au toucher comme la robe d'une 
chatte (cf. Qairv. niche, rate, propr. mou, doucereux): Sav. 
megnolla („ minette"; cf. Gasc. meuco) et Naples catameUa (= chatte- 
minette; cf. Venise catamellon, 80). 

h) Sein (cf. fir. pop. minet, teton): SÀcminna, Naples > x^^nna 
(== minette); anc fr. cateron? bout de la mamelle, propr. petite 
chatte (Palsgr. chettron, minet), terme qui survit dans le Pic. catron, 
l'un des quatre pis d'une Tache (Poit chet, pis d'une vache). Le 
mot cateron paraît une seule fois dans Aucassin et Nicolette (XIV, 
20): „Fenme ne puet tant amer l'oume, con 11 hom fait la fenme; 
car li amor de la fenme est en son l'œul et en son le cateron^ de 
sa mamele et en son l'orteil del pie, mais li amor de l'oume est 
ens el cuer plantée, dont ele ne puet iscir." Il représente la plus 
ancienne métaphore qu'on ait tirée de la notion chat. 



1 Depuis Ménage, ou dérive it. mignolo d'an type latin tninitnulus. Voir 
aussi Zauner, p. 117. 

* D'Ovidio (dans le Grundri/s de Grôber, I, 503) rapproche le terme 
napolitain du lat. mina, sein sans lait (Festus). 

* C'est la leçon qni figure dans les deux premières éditions de Suchier; 
depuis, le savant éditeur, admettant trop bénévolement une conjecture suggérée 
par H. Andersen, remplaça ccUeron par UUron, Les objections formulées dans 
la Romania (VIII, 293) contre la première interprétation de Suchier (éd. 1878 
et 1881 : cateron, Katzcben, Brustwarze), tombent devant les exemples, formels 
et sémantiques, rapportés ci-dessus. 



76 



n. Tie morale: Hypocrisie^ flatterie. 



132. Le chat, cet animal ,,doux, bénin et gracieux", a fonmi 
à la langue l'image de Thypocrisie ; ^ aux nombreux exemples déjà 
cités (63, 74, 80, iio, 123), ajoutons celui de sainte Nit&uche, Ce 
terme se présente, dès le XVI® siècle, sous la double forme Mitouche 
et Nitouche (les deux dans Cotgrave) ; la forme primitive est certaine- 
ment la première et la seconde est une interprétation populaire: 
une sainte qui n'y touche pas (phonétiquement, la transition de 
mitouche à nitouche est normale, l'inverse est sans exemple). La 
plupart des patois (wall., norm., bourg., poit.) ont gardé la forme 
mitouche (le pr. mitoucho et le Piém. mitoccia^ Nice catamitocha^ en 
sont des emprunts) qu'on rencontre dans V Ovide bouffon (1662), 

P-463: 

Elle fit la sainte Mitouche^ 

N'osant le baiser à la bouche. 

D'un autre côté, nitouche se présente toujours dans la littérature en 
un seul mot (Rabel. I, 107: Saincte Ny touche). Ces faits permettent 
de remonter à Torigine: mitouche^ est le féminin de mitou, matou, 
et sainte Nitouche, c'est la sainte chatte (pr. tatan mineto „ tante 
chatte '*), la dévote par excellence, l'hypocrisie personnifiée. 

133. Le chat aime à flatter et surtout à être flatté; c'est ce 
qu'exprime d'abord amadouer (Régnier, Sat. VIII, 35: Je devins 
aussi fier qu'un chat amadoué), c-à-d. passer doucement la main 
sur le dos d'un chat pour le rendre plus doux 3, le frotter douce- 
ment pour l'apprivoiser. Le terme qui remonte au XVI® s.,* a été 
pris aux patois du Nord: wall. amadouler (madouler), amidouler 
(midouler), à côté du Pic. amitouler. Ces verbes sont des dérivés 
de matou ou mitou, chat mâle, et l'échange des dentales s'explique 
par l'origine enfantine du mot (cf. 17 et May. amitonner, amidonner, 
caresser, For. abiata, Lim. abiada, à côté du Lyon, amiato et Céven. 
amiada, amadouer); sous le rapport du sens, amadouer répond au 
Isldij. amiauler, l^onn. amiotiler (log), adoucir par des caresses, propr. 
flatter en miaulant (cf. Yrib./aire gna à un chat, le caresser en lui 
passant la main sur le dos, et Suisse allem. dem Busseli miau 
machen, id.). Le sens premier de amadouer est donc flatter ou 



^ Appliqué aux moines, il a formé le terme burlesque chamoine. Cf. 
Garasse (ap. Lacurne): „Du Moulin tourne nos mots latins en termes français 
très impertinents et ridicules, comme quand il traduit doctores canonict, les 
docteurs chanoines, et de là les docteurs chamoines,** 

^ Cette forme se trouve confirmée par Minouche, nom de chatte (dans 
La Joie de vivre de Zola): c'est le féminin de minou, nom dial. du matou. 

* Joubert, Dictionnaire français et latin ^ 171 8, s. v. amadouer; Manu 
felem permulccre; cf. aussi Leroux, Dict. comique, amadouer. 

^ On le rencontre d^abord dans Rabelais (prologue du Hl^ livre) avec 
le sens matériel de toucher, frotter (à côté de mitonner). 



77 

caresser un matou,i ensuite caresser une personne et l'enjoler par 
de belles paroles (Nicot: adoucir le cœur d'un qui ha revesche) 
et cette valeur morale du mot se trouve déjà dans Calvin [InsL 
chréL, 317: ...nous faire crouppir en nos ordures en amadouant 
notre paresse). 

Le sens matériel est encore inhérent au dérivé amadou^ qui a 
été d'abord un terme d'argot avant de faire son apparition en 
littérature. Tandis que le Dictionnaire de l'Académie ne l'en- 
registre qu'en 1740, on le rencontre dans un recueil argotique de 
la fin du XVP siècle ,î où il désigne la substance spongieuse dont 
se frottaient les malfaiteurs pour jaunir leur teint, avoir Pair malade 
et apitoyer ainsi les personnes charitables. C'est précisément le 
sens de amadou^ champignon, dont plusieurs espèces ont les tiges 
et les feuilles couvertes de poils longs, épais et soyeux, semblables 
à ceux du chat; ^ et l'acception secondaire de mèche ou tissu 
inflammable fait avec les poils de ce champignon, se rapporte 
également à une particularité physiologique du chat, à sa fourrure 
électrique.* 

ni. Yie psyehiqne: Gaieté^ mélancolie. 

134. Le chat est, suivant l'âge, l'animal le plus joyeux ou le 
plus maussade, et sa profonde tristesse confine souvent à la folie. 
Il importe d'examiner ces divers états d'âme, qui ont laissé des 
traces curieuses dans les langues romanes. 

Les jeunes chats aiment passionément les jeux, les distractions. 
A peine leurs yeux ouverts, ils jouent continuellement avec la queue 
de leur mère et avec la leur propre, dès que celle-ci est assez 
longue pour leur permettre de la saisir avec leurs pattes (V. 12). 
C'est probablement à cette particularité psychique du chat que 
remontent les termes français muser^ perdre le temps (XIIP s.) et 
amusery s'occuper des riens {^ailler la muse, amuser), propr. jouer 
comme des chats (Morv. abujer, Béam abusa) : muse est un nom 
hypocoristique de la chatte, à l'instar du bas-lat. musio (cf. allem. 
Buse^ minet), encore gardé avec ce sens par certains composés 
S3mon3mûques (128). Le sens de „ réfléchir" que possède encore 



^ Tobler (ZeUschrift^ X, 576) , partant de la variante amidouler, y voit 
une dérivation de ami doux^ à l'instar de coucouler (de coucou) \ Nigra {Ro- 
mania, XXVI, 560) tente un rapprochement entre amadou et amygdalum, 

* 01. Chéreau, Le jargon ou langage de V argot réformé, 2« éd. 1617: 
„Les cagoax enseignent aux apprentifs à aquiger (prendre) de \ amadou de 
plusieurs sortes, l'une avec de Therbe qu'on nomme esclaire, pour servir aux 
franc-mitbux." 

* La forme dial. (Sav., Genève) la madou, pour Vamadou, résulte de la 
fusion du root avec l'article (cf. la midon ;= Vamidori)^ ce qui a entraîné le 
changement du genre (Saintonge: de la bonne amadoue). 

* BuiFon: „ Comme les chats sont propres et que leur robe est toujours 
sèche et lustrée, leur poil s'électrise aisément, et l'on en voit sortir des étin- 
celles dans l'obscurité lorsqu'on le frotte avec la main." 



7« 

mtiser^ pourrait se rapporter à l'attitude silencieuse du chat, à son 
immobilité méditative. 

136. Tandis que le jeune chat est Fimage de la gaîté en- 
traînante, le matou devient en vieillissant le type du mélancolique, 
et dans Targot des terrassiers de la Tarentaise (Savoie), il porte 
le nom de griftj le triste, à l'instar de Tangl. grimalkin^ vieux chat, 
dim. de Tanc. fr. gn'mauH renfrogné (May. grimaud, grognon). Sa 
physionomie exprime alors presque toujours une gravité morose, et 
le proverbe „Qui ne rit point a nature de chat*', en résume l'im- 
pression générale. Cet état de choses a laissé une empreinte dans 
le fr. chagrin^ de mauvaise humeur (= chat triste), d'abord adjectif, 
datant de la fin de XI V^ siècle (Jean Petit, Livre du champ d^or^ 
1389, V. 1197): 

Et sa noble teste largesce 

Degaste chagrine paresce.' 

La finale du mot est l'anc. fr.^rm, triste (Borel a chagrait^^ ab- 
strait de graignery attrister (Pas -de -Cal. grin, grimace, grigner^ 
grimacer, et grtgnon, qui se dit des chats en chaleur); Parme 
morgnon (Monfer. murgnun)^ air renfrogné, proprem. chat mâle (29^). 
L'anc. fr. disait encore en rechignechat (ou en tristesce de cœur), à 
l'instar de l'allem. Katsenangst, grande angoisse, tandis que le com- 
posé moderne Katzenjammer désigne le malaise qui suit un excès 
de boisson (cf. encore maussade, 87). 

Cette origine vulgaire ^ du mot explique, d'un côté, les variantes 
patoises: Yonn. chagreigne^ chagrin (Brantôme dit encore chagrigneux 
pour chagrm); Béam chegren, pr. segren, sombre pressentiment, 
tristesse {Afiréio, éd. Koschwitz, IX, 283: D6u paire et de la 
maire a gounfia lou segren)y d'où it. segrenna, femme maigre, propr. 
chatte sombre (Allegri: Fingon la fama svolazzante . . . e 1' avarizia 
una segrenna). Et d'autre part, les acceptions secondaires telles 
que: anc. fr. chagrin, humeur capricieuse et jalouse des époux 
(Lacume; cf. Furetière: querelle, brouillerie entre mari et femme, 
entre amants); y^dXi, chagrein, bigot (= sombre), et Norm. se chagriner, 
s'assombrir (du temps); Metz chagregnon, difficile à nourrir, délicat 
(litt chat grognon). Ajoutons que le mot français pénétra en 
piémontais (sagrin et sagrinese) et en génois {sagrinase, se consumer). 

136. Le chat vit seul; son inquiétude et sa mauvaise humeur 
le forcent à des grimaces affreuses (Granville a compté 75 ex- 
pressions différentes); il a des crises nerveuses, des troubles mentaux; 



^ Du français, muser passa en italien (musare, rester immobile à regarder, 
ne rien faire); sur ammusarst, V. 131 <i. 

" Cité par Delboulle, dans la Revue d^ histoire littéraire, VI, 30 1. 

' Ménage avait proposé, en passant, chagris, vieux chat qui gronde en 
lui-même, mais il ajoute: „ L'origine du mot chagrin m'est tout à fait inconnue." 
On y voit généralement une application métaphorique de chagrin^ peau, mais 
ce dernier est de trois siècles postérieur à chagrin, peine (V. 143). 



79 

c'est le plus nerveux des êtres. Le cerveau du chat, petit et de 
forme triangulaire, rendait fou, croyait-on, ceux qui le mangeaient 
ou causait de continuels vertiges * ; de là, it. aver mangiato il cervel 
di gattOy c'est être fou (Ruini, Qxv.YL, 14: E detto cervel di gaito^ 
cio è capo matto e pazzo, imperocchè il cervello del gatto, mangiato 
che si sia, ammalia di tal sorte gli uomini, che diventano verti- 
ginosi, pazzi ed insensati). Paracelse et Âmbroise Paré partagent 
encore cette opinion. 

lY. Superstitions. 

137. Le chat voit la nuit comme le jour, sa démarche est 
majestueuse, sa physionomie grave et silencieuse; tout contribue à 
en faire un être mystérieux: son corps phosphorescent, ses yeux 
étincelants et sa queue écourtée lui donne l'apparence d'un animal 
diabolique. Le démon et les sorciers prennent souvent, dans les 
croyances populaires, la forme d'un gros chat, surtout d'un chat 
noir. „ Les chiens sont du bon Dieu et les chats sont du diable 'S 
dit un proverbe provençal (V. aussi 35). Ducange (s. v, catic^ cite 
un passage de la vie de saint Dunstan (Xll^ s.), où Ton parle du 
démon sortant du corps d'un possédé sous la figure d'une chatte; 
à saint- Fol, co („chat'') est un esprit follet apparaissant sous la 
forme d'un gros chat blanc (appelé encore }urmn€iie)\ dans les 
poèmes français du XII^ et du XIU^ siècle, on parle des combats 
d'Arthur avec un monstre marin, capalu (chapalu), c'est-à-dire 
chat des marais ou chat sauvage.^ 

138. Le chat est surtout l'incarnation du sorcier et, dans les 
feux de la Saint -Jean à Paris, l'autodafé des chais était considéré 
comme Un supplice infligé aux sorciers; de là: matou, sorcier sous 
forme de matou (Furetière), Berr. macaud, maraud,^ marcou* et 
mar/ûu, matou et sorcier, May. randou, id.^; pr. tnaiagoi, chat sorcier 
enrichissant ceux qui prennent soin de lui (cf Yonn. marlou^ vieux 



^ Et pourtant, „le chat ne connaît pas le vertige" (Brehm, I, 291). 

' V. Romania, XXIX, 121 s. (à propos du travail de Freymond sar cet 
épisode, dans les Beitràge zur romanischen Philologie, Festgabe fur Grôher, 
Halle, 1899, p. 311 — 396). C'est à ce combat que fait allusion le yers suivant 
de P. Cardinal (ap. Raynouard): Venra *N Artus, sel qu*emportet lo catz 
„Viendra le seigneur Artus, celui qui emporte le chat.'* L'anc. fir. chapalu 
répond exactement à Pesp. ^yz^^ /ai//, espèce de singe {^o*), et l'allem. Aùer' 
katze, bas-allem. merkcUte, signifie à la fois singe et monstre marin. 

' Janbert: On prétend que le jour de mardi gras, les maccmds on 
marauds vont faire bombance avec le diable. 

^ Id. : Marcou , le septième garçon d'une mère, sans fille interposée . . . 
le marcou passe pour sorcier. Cf. Vendôme: le marcou guérit les écrouelles 
par attouchement (= Lille: mal de saint Marcou, écrouelles). 

* Dottin: Les randous („ matous") âgés d'au moins sept ans allaient au 
sabbat; toutes les fois qu'avait lieu le sabbat, un randou était tué; ces randous 
parlaient la langue de l'homme; on cite celui qui dit à son maître: Vgars 
Rndo est mort, Renaud était le chat du voisin (cf. 32). 



8o 

richard, et Bésun g-ahm, petite chatte * et trésor mystérieux). Le 
soir du mardi gras, les chats-sorciers allaient faire le sabbat à un 
certain endroit: Suisse cha^Ui (chetta), assemblée nocturne des 
sorciers présidée par le grand bouc (Bridel), et Vaud chèU (,, chatte '*), 
réunion d'esprits se promenant dans les airs (Littré, SuppL), 

La chasse sauvage, ou chasse Arthur, porte dans le Maine (V. 
Montesson) les noms de chasse^TnâU et de chasse^marre (chasse-mâre), 
c.-à.-d. chasse-matou, malou et marro (maro) étant les noms patois 
du chat mâle (19): „La chasse Arthur était causée par les chats 
mâles qui faisaient ce bruit de chasse en allant la nuit au sabbat*' 
(Dottin). Le terme se trouve déjà dans Coquillart: 

Elle chasse les loup-garrous 

Et les chassemares^ de nuyt . . . 

Il est donc contemporain de cauchemar (XV® s.: quauquemare et 
cauquemarre, Nicot: cauchemar e et chaucemare), dont le terme final 
paraît remonter à la même notion de chat-sorcier (cf. plus haut 
maraud). On prétend, en effet, que le chat aime à se coucher 
sur le ventre des petits enfants et sur le lit des vieilles femmes 
pendant leur sommeil,' et le wall. nuire, cauchemar (Liège chatte^ 
marque = chauquemarc), à côté de mar, vient appuyer cette inter- 
prétation (cf. plus haut marcou). Le composé cauchemar signifierait 
donc le chat {mar) qui foule (cauche) le dormeur, de même que 
le Sic. mazzamarro (mazzamareddu), cauchemar, et Napl. mazza^ 
mauriello, lutin, est le chat (démon ou sorcier) qui assomme (cf. 
sarde battu marruda, croque-mitaine, propr. chat qui gronde). Du 
reste, la date moderne de tous ces mots (l'anc. fr. disait apesart 
comme Ves^. pesadilla) exclut une dérivation du germanique, qui 
ignore la forme parallèle marc, 

180. Le bruit confus du sabbat a son point de départ dans 
les concerts amoureux des chats, lorsqu'ils font un vacarme infernal.^ 



^ Lespy: „Qu*ha la gatine, il a la petite chatte, il est riche et on ne 
sait d'où il lui est venu l'argent; dans Tesprit populaire, une idée de sorcellerie 
était attachée à la possession de la gatine.** Ailleurs, on attribue au chat 
noir l'origine d'une fortune subite (Roll., IV, 117). 

' Cette leçon figure dans l'édition de Jean Bonfons (de 1597?) et dans 
Borel; les autres éditions ont chasse-marée, ce qui ne convient ni à la versi- 
fication ni au contexte. Voir Les Œuvres de Coquillart, Reims, 1847, vol. II, 
p. 78, et l'édition donné par Ch. d'Héricault, Paris, 1857, ^^* ^> P* '^4* 

* Suivant V Evangile des Quenouilles (X, 10), „la cauquemare est une 
chose velue d'assez doux poil" (serait-ce la chatte?). Dans Rabelais (IV, 
prol. et 64), cauquemare a le sens de monstre aquatique („un cauquemare 
d'Euphrates ") , et répond à peu près à \*9Jic, îx, capalu (137). Aujourd'hui, 
cauquemar signifie épouvantail, en Saône-et-Loire (A.). 

^ Cf. Brehm, I, 293 : „A certaines époques de l'année, les chats donnent 
de vrais concerts. Un certain nombre de chattes se réunissent autour d'un 
matou: assis au milieu d'elles, celui-ci fait entendre sa voix basse, les chattes 
chantent le ténor, l'alto et le soprano. On entend tous les sons possibles . . • 
ils font souvent un vacarme infernal.*' 



éi 

Ce concert est désigné ^ en Provence et en H.-Italie, par ramadan 
(rabadan, ramatan, rotUnadan)^ qui exprime les miaulements ^ des chats 
en rut (pr. ramtaia, remièuia, raumtèuta), et en français, par charivari, 
anc chaUvali (calivali), qui remonte au XIV* siècle. Ce mot véritable- 
ment protéïforme subit de bonne heure divers changements dûs tantôt 
à la dissimilation (fhalivari ou charivali) et tantôt à l'assimilation 
de ses dentales {charivari ^ seule forme littéraire, qui paraît déjà 
dans Froissart][; outre ces aspects, le mot en revêt une cinquantaine 
d'autres, dûs au jeu des mêmes consonnes.^ Le sens primitif de 
calivali, qui répond exactement à l'angl. caterwaulf est musique de 
chats ,3 et spécialement concert bruyant et ridicule qu'on faisait la 
nuit devant les maisons des veuves nouvellement remariées^: „Les 
femmes et les enfants courroient par les villes a bacins et a 
sonnettes si come l'en fet orendroit aux chalivaliz** (Bercheure, ap. 
Littré). Dans ces cérémonies burlesques, le chat jouait un certain 
rôle: „On attachait des chats sous les fenêtres des veuves re- 
mariées ",& et „dans un charivari fait à l'occasion d'un mari qui 
se laisse battre par sa femme, on se passe un chat de main en 
main en le maltraitant tant et plus; c'est ce qu'on appelle faire 
le chat *^ fi Faire le chat, c'est-à-dire contrefaire les cris des chats 
torturés, c'était faire un charivari, un tapage infernal; de là, aussi, 
grimaces de coquetterie, mines affectées, que le mot a dans 
Coquillart (I, 7 : Regards, œillades, petis charivaris . . .). La formule 
carihari^cariharat que crient les enfants, en Picardie, en donnant 
un charivari (Corblet), est restée dans le jeu de cache-cache (faribari 
est le nom morvandeau du colin -maillard); sa variante carimari- 
carimaràl (charivari, dans Cotgr.; cf. Bess. carimalo^ id.) faisait jadis 
partie de tout exorcisme, comme l'atteste déjà la farce de Pathelin : 

Ostez ces gens noirs ! . . . Âfarimara ! ' 
Carimari-carimara ! 

Il est donc permis de conclure que calivali, de même que ses 
variantes charivari ou carimari, exprimait d'abord les cris plaintifs 



^ Mistral et Hennicke identifient ramadan, musique des chats, avec 
l'arabe ramadan, carême des mahométans. 

* Voir Dacange, Godefroy et Mistral. Les formes bas -latines sont de 
simples transcriptions du fr., p. ex. caravaîltum, c'est caravaU (d'où l'allem. 
mod. Krawall); le 'Lyon, charabarat , marché de chevaux et maquignonnage, 
n'est que le langued. charabari, charivari. 

* Le rapport entre carivali et caterwaul répond exactement à celui du 
Norm. carfeUure et de l'angl. caterpUlar (70^). 

* Cf. Yonne hiUade, aubade donnée à un jeune marié étranger à la 
commune (propr. miaulement, de hiller s= millerf crier, 107). 

* Eddestand Du Méril (cité par Percheron, Le chat, p. 52). 

* Rolland, Faune, IV, 115. 

* Ce terme répond à carimara (dial. mar, matou), composé analogue au 
Sic, marramau, chat (29 1>). Un commentateur récent de Pa^A^/r'^f, M.Chevaldin 
(Les jargons de la farce de Pathelin, 1903, p- 454) voit dans marimara, une 
divinité belliqueuse ou brillante, et dans carimari-carimara , le spécimen rac- 
courci d'une véritable incantation. 

Beîheft zur Ztschr. t rom. Phil. I. 6 



62 

du chat, cris d'amour ou de détresse, dont on ridiculisait les per- 
sonnes qui se remariaient, ou, comme terme de grimoire, pour 
caractériser le bruit du sabbat^ 

140. Ce même bruit confus a servi parfois à désigner un 
discours décousu, un langage inintelligible (cf. bavard, 87): le pr. 
charabia^ (sarabiat), qui désigne spécialement le patois auvergnat, et 
source du fr. charabia, baragouin (terme récent venu par l'inter- 
médiaire du beirichon), signifie simplement grondement de chat 
(cf. pT.rabin, grondeur, et ramiâ, gronder), à Pinstar de rabadan 
ou ramadan, déjà mentionné.^ 

141. Les chats ont eu leiir martyrologe; il suffît de men- 
tionner les autodafés de chats qui accompagnaient les feux de la 
Saint -Jean, à Paris, à Metz (jusqu'à la fin du XVin*^ s.) et en 
Picardie, où ce divertissement se pratiquait encore au XIX® siècle. 
Cette cruelle distraction paraît avoir laissé des traces dans la langue 
(V. calibaude, 98). Plusieurs noms de jeux font allusion à des 
supplices infligés aux chats: tel, Tesp. correr gaios (on courait à 
cheval sur un chat pendu par les pieds, en lui donnant des coups 
de poing sans être égratigné); tel, le pr. estranglo^cat, jeu usité 
dans les fêtes de village (deux champions enlacés au cou par la 
même corde, tirent en sens inverse à qui mieux mieux), et lou jo 
dbu caif jeu de la Fête-Dieu, à Âix (on jetait un chat en Pair et 
on le rattrapait dans sa chute). 

y. Applications techniques. 

142. Le nom de la pierre précieuse camaïeu , attesté dès 
1295, se présente sous de nombreuses variantes (Lacume en 
comptait plus de vingt), telles que camaheu (13 13), camahieu (1389), 
chamahieu? et gamahu (1354), gamahieu (1534), sans parler des 
formes bas-latines (p. ex. 1295, camahuius) qui ne font que repro- 
duire des variantes anc. fr. (c'était déjà l'opinion de Diez). Les 
autres formes romanes sont toutes postérieures: it. cammeo et camoino 
(Vén. camajin) datent du XVI® siècle; esp. camafeo (= anc. fr. ra- 
maheti) est relativement moderne. Toutes ces variantes représentent 
un seul et même nom hypocoristique du chat, ayant pour type 

^ Le mot a d'abord été envisagé comme une onomatopée (De Guez, dans 
Palsgrave); Diez a tenté de rapprocher l'élément final de charivari, de hour- 
vari (mais la finale est primitivement voit, qui rappelle le synonyme anc. fr. 
harvalé)f en proposant pour le premier le lat. caUx, verre (= bruit de verres); 
on est allé jusqu'à dériver le mot de Thébreu: tantôt du terme schebarim, 
trompette synagogale (V. le Trésor de Mistral), et tantôt de la locution biblique 
chôr vakhamôr, bœuf et âne (V. le Grundrifs de Grôber, I, 664). 

* La date récente du mot et son usage local excluent la dérivation de 
l'esp. algarabia, proposée par Devic (Littré, SuppL), 

* Palsgrave traduit le mot par l'anglais camuse, pierre précieuse (le 
terme manque dansMurray), et son pendant italien camussatt, sorte d'ouvrage 
aux bagues d'Or (Duez), manque dans Tommaseo. 



83 

camatéu et répondant au pr. caiomaioy chat qui miaule. Ce sens 
primordial perce encore dans l*anc. locution fr. en gamahu (Vie des 
Pères, ap. Godefroy: ...Bien suis assis en gamahuz), qui veut dire 
accroupi comme un chat,^ ainsi que dans le terme argotique gama-- 
hucher (= faire minette^ Il 6*), qui a, en rouchi, le sens de 
prendre un baiser à la manière des pigeons. La pierre précieuse 
porte ce nom de „chat", à cause de ses couches de diverses 
couleurs, de même que œil de chat sert à désigner une espèce 
d'agate, et que chatoyer exprime le reflet ondoyant de ces mêmes 
pierres. Le lapidaire auquel ou est redevable de ce terme a été 
certainement un homme du peuple qui a puisé dans le langage 
vulgaire et familier, en suivant d'ailleurs un procédé habituel à la 
nomenclature technique.^ 

L'it gammaute, bistouri, n'est que la forme littéraire (cf. ci- 
dessus camahuius) du même terme enfantin gammau (=» gattomiau), 
chat (cf. ci-dessus gamahu); Tangl. cat/ing, signifiant à la fois minet 
et scalpel, en confirme l'image (cf. esp.gati//û, davier, 59^): la 
forme courbée de cette lancette rappelle la griffe du chat 

148. Une origine également indigène et vulgaire doit être 
attribué au fr. chagrin^ cuir grenu, qu'on écrivait chagrain au XVII* 
et au XVIII* siècle.^ Le mot signifie propr. „chat grenu" (anc. fir. 
graineux, grenu; cf. de même, chagrin, triste, pour chagrineux, 135), 
étant la peau rugueuse de la roussette^ ou chat de mer (59^). 
Du français, le mot passa dans la H.-Italie (Venise sagrin, Parme 
sagren, et sigrino,^ sigrino), où il prit place à côté de l'osmanli sagri^ 
qui désigne, non le chagrin proprement dit, mais son imitation 
artificielle avec des peaux de croupes {sagri ayant ce sens spécial) 
de chevaux, ânes et mulets. Du reste, on rencontre le terme 
oriental déjà en moyen -haut -allemand (sous la forme zager), tandis 
que chagrin est une forme moderne et purement française. 



TI. Ironie populaire. 

144. La malice du peuple a laissé son empreinte sur les 
diverses appellations de la soldatesque, dont la plus ancienne, 



^ Schultz-Gorra (Zeitschrtyt, XXVI, 720) confond ce gamahuz (rime : nux) 
avec nn gamahaus (G. de Coinci) et gamaut (rime ifaus), qu'il dérive des notes 
gama-^. En fait, le premier terme diffère du second par la forme et par le sens. 

* On a fait venir le root de l'hébreu, du grec, du latin (Voir Ménage, 
Scheler, Koerting); cf. Diez, I, 103: „ L'interprétation de cammeo est un des 
problèmes les plus ardus de Pétymologie romane." 

' L'orthographe moderne a été influencée par son homonyme (chagrin, 
peine), attesté trois siècles avant (135). 

^ Borel : „ Chagrain^ chagrin, ce mot vient de chat et de grain, c.-a.-d. 
du chat marin, duquel on appeUe la peau du chagrin, parce qu'elle est toute 
couverte comme de petits grains, mais rudes, en sorte qu'on en peut polir 
le bois." En frionlan, segrin est le nom même de la roussette dont on 
prépare le cuir de chagrin. 

' Cette variante répond a la forme parallèle française chegrin (Oudin). 

6* 



carabin^ soldat à cheval, remonte au XVI® siècle. Le terme signifie - 
propr. chat grondeur et vient du Midi (pr. carabin, maussade, et 
radin, grognon), où il fut donné d'abord aux infirmiers (cf. carabin, 
étudiant en médiane) et aux croque-morts * des pestiférés {escarrabin 
dans les actes de Montélimar de 1543), avant de désigner les 
soldats de cavalerie légère qu'on employait pour les reconnaissances. 

Le fr. maraude qui, à l'instar de carabin, a eu la fortune de 
pénétrer dans la terminologie militaire européenne, accuse une 
origine également humble et populaire. Aller en maraude, se dit 
du matou (= maraud) qui rôde la nuit dans les campagnes en 
guettant les lièvres et les lapins; le terme fut appliqué, par analogie, 
aux soldats qui pillaient en marche. Les dérivés marauder et 
maraudeur, qui datent, comme maraude, de la fin du XVIP siècle,^ 
passèrent en allemand pendant la guerre de trente ans, et en es- 
pagnol {merodear, par l'intermédiaire d'une forme vendéenne mérauder, 
cf. méraude, 116). Des synonymes tels que le berrichon maiouin, 
maraudeur (de matou), et le fr. récent chaparder (de chai-pard, 70**), 
marauder, confirment cette origine vulgaire à laquelle remonte 
également anc fr. argoulet, archer à cheval (1548), qui répond au 
wall. argoulet (et mar goulet, qui est le primitif), homme de rien, 
vagabond qui rôde et court les chemins (de margou, matou). 

145. Le verbe chamailler, originaire des patois du Nord (walL, 
Norm.), signifie proprement se battre ou se frapper (sens de l'anc 
fr. mailler) à la façon des chats ^ qui s'attaquent à bec et à griffes. 
£n passant dans la langue littéraire, il acquit l'acception de 
„ frapper à coup d'espee, de hasche ou autre chose de fer, sur un 
hamois ou autre fer rude" (Nicot), et ce sens se rencontre dès 
son apparition au XIV* siècle (Guiart, Royaux lignages, v. 6812): 

Devant li rois ou l'en chamaille 
Est 11 Barrois en la bataille 
Qui Alemanz desatropele.^ 

L'acception moderne „se quereller bruyamment" et celle de certains 
patois (Norm. camailler, se culbuter en jouant, Bess. faire du bruit, 
Bas-Berr. chamaille, sorte de danse ou bourrée) témoignent encore 
de la valeur originaire du mot, confirmée d'ailleurs par le synonyme 
pr. chamatâ (d'oii chamatan, samalado, vacarme). Ajoutons Tallem. 
katzbalgen, se chamailler (Frisch: rixari, se lacerari more felium; 
Stieler: verbis contendere). 



^ Cf. port, gato pingado, croque-mort („ chat barbouillé de graisse *'). 

* Pourtant, ce sens perce déjà dans Rabelais (I, 36): „Les ennemis 
n'estoient que tnaraulx, pilleurs et brigans, ignorans de tonte discipline 
militaire.'* 

* Darmesteter supposait, pour chamailler, un type clamaculare (cf. Die* 
tionnaire Général, Introd., p. 133). 

^ Cité par Delboulle, dans la Revue d'histoire lUtéraire, VI, 301. 



85 

En jetant un coup d'œil sur l'ensemble de ces applications 
métaphoriques, on ne peut s'empêcher d'admirer le développement 
auquel ont abouti des origines si modestes. Non seulement le 
nom proprement dit de l'animal a été fécondé dans tous les sens, 
mais encore à côté de cette souche ancienne, et parallèlement à 
elle, il a poussé toute une végétation nouvelle non moins exubérante 
duc aux noms hypocoristiques du même animal. Cette nomen- 
clature n'a pas jusqu'ici attiré l'attention qu'elle mérite, cependant 
elle est appelée à éclairer d'un jour nouveau plus d'un coin obscur 
de rétymologie romane. 

Nous avons tâché d'illustrer par un exemple ce contingent 
original que nos études ultérieures mettront encore plus en évidence. 
Cet élément créateur, qui est venu s'ajouter à l'héritage latin et 
aux emprunts étrangers, complète la série des facteurs qui ont 
successivement enrichi le trésor des langues romanes. 



Appendice. 



Certains animaux de second ordre en rapports plus ou moins 
intimes avec le chat, auquel ils ont emprunté une partie de leur 
nomenclature, possèdent un développement sémantique qui mérite 
d^être étudié à part Ce sont la fouine, le singe et les strigiens« 

A. La Fouine. 

1. Les Romains confondaient, sous le nom de musiela, la 
belette, le putois, le furet et la fouine, espèces qui se ressemblent- 
beaucoup entre elles. Encore aujourd'hui, le pr. moustelo et le 
Sav. beleita signifient à la fois belette et fouine, à Tinstar du man- 
chois margotin\ ailleurs, c'est le putois qui fournit son nom à la 
fouine: Hain. /îf^az^ {anc. k.fosel y chat sauvage et putois); Béarn 
fisséu, et Côte -d'Or //'/<? (Basses-Pyr. ^//^^Aa). La fouine est conçue 
tantôt comme domestique (esp. gardufia * = allem. Hausmarder) , et 
tantôt comme sauvage {^i.ferunoj ihio-x. fiernà). Le i^oiL papalva, 
fouine, fait allusion au caractère dévorant de la bête (cf. papar^ 
avaler); le Basses-Pyr. caouseite, fouine A., et l'esp. dial. (montaîles) 
ramila, îd. (Mugica, 35), sont obscurs. 

2. Le nom le plus répandu de ce félin se rapporte à deux 
autres particularités: la fouine se plait dans les hêtres (cf. allem. 
Buchmarder) et se nourrit de faînes. Bochart, se fondant sur une 
observation du naturaliste Gesner, a le premier indiqué (V. Ménage) 
le type FAGINA, conservé en catalan („à cause que les fouines se 
plaisent parmi les fouteaux"), comme point de départ des appel- 
lations romanes, à savoir: 

'^x^faguino (Gasc. hûïno, hagino), à côté de fahino^ faïno (cf. 
faiy hêtre, et faio^ faîne), Lot-et-Gar. haïno (H.-Pyr. gahinOy gaïno) 
A.; lÀm, /eino {m^sc. feinard Qi fait) çX foino {y^Li fauino)\ 

it (et anc. pr.) yiî/«û; Yhn,/oma^ fuina „ marte" (inversement, 
Calvad. niarU,^ Aveyr. mcdtro, Lozère martre, fouine A.), Piém., 
Côme foin\ 



^ Suivant Tinterprétation de Schuchardt (Zeiischrifti XXIII, 391): le sens 
serait petite ménagère ou garde-maison (contre les souris). 

* Cf. Galice martaraHa, fouine (= marte -chatte; V. esp. cataraHa^ 
p. 47); le lait, fêles désigne à la fois le chat et la marte ou le putois. 



87 

anc. fr. faîne (XIII* s. fayni), fauwine (XV« s.), foine (XV1« s.) 
et fouine (et //, fou^ hêtre, eX faîne ^ faîne); Ben/foum, fouine et 
putois {fouine f faîne, et fouineau^ hêtre), yf?XL fawenne ^ Vie foine, 
f oigne (Pas-de-Cal. /tf««/ ei fangne, Somme fangne, fengne A.); 
Suisse, Sav.fenna, fouinna (cf. fenna, fouine et faîne); Vosges fine, 
La variante anc. fr. fluyne (V. Littré) revient dans le walL de Hainaut 
flohie {li, fiuenne, MBimédy fiawenne Â.), à côté du Pas -de -Cal. 
frouenne A., sans que nous sachions comment expliquer cette in- 
sertion d'une liquide 1 qu'on rencontre également dans certaines 
variantes provençales (H.- Vienne fleno , à côté de feino A., et Auv. 
fleinard, à côté de feinardy fouine mâle) ; 

es^.fuina, port fuinha. 

Quant aux composés de fagina avec chat (par ex. chafouin),'^ 
nous renvoyons à ce dernier (70^), tout en tenant compte plus 
loin de leur évolution sémantique. 

3. Envisageons maintenant les faits relatifs au physique de la 
fouine, et tout d'abord ses ongles pointus avec lesquels elle gratte 
la terre ou saisit sa proie; de là, 

fouiller (cf. fureter): fr. ôM\, fouiner (Lille: faire un trou dans 
la terre; Poit: chercher minutieusement), px^fouina, Genh/e fougner 
ÇW?L\ià founer)y ^iorf.feugner] yi^y, founilîer {pi. founilha , fouger) 
et Ç^ww. founoilUr\ à côté du wall. cafougni (de *cafougne = cha- 
fouin), Lorr. cafouniery id., répondant au Norm. chafouiner^ travailler 
intérieurement à la sourdine (Du Bois); de là, aussi, la notion de 

flairer (sentir): Morv. feugner (d'où feugnon^ flair et groin), 
Berr. aufigner (Suisse afounnd, fureter), Suisse founnd\ 

gratter : port gaiafunhos, griffonnage, et May. chafouineite ^ outil 
des taupiers; cf. pr. escatifougna ^ prendre aux cheveux, et catal. 
escaiafiHarsey se quereller. 

4. Le mâle de la fouine exhale une odeur forte et desagré- 
able; de là, 

excrément: Norm. casiafouine (Berr. catafouine^ maladie honteuse, 
propr. chatte-fouine); 

odeur nauséabonde: fr. faguenas (XVI* s.), emprunté au pr. 

faganas {=faguinas^ propr. odeur de fouine), lAm.feinard („ fouine 

mâle''); Berr.y^jii, personne malpropre et qui sent mauvais („il 

pue comme un fouin"), et fouini (foin!) interj. de mépris, fi! (passé 

en fr. au XVI® siècle). 

6. La voix de la fouine, comme celle du furet, est un mur- 
mure sourd ou un cri aigu de douleur; de là, 

bouder: Bourg. ybiW sa fouine^ allonger le museau; 
gronder: liorm» fouiner, murmurer. 

^ Peut-être landrait-il admettre l'influence analogique des verbes comme 
flairer (en pr., aussi, piur) et 'Lyon frougni, gratter. Cf. hoW. fluwyn, fouine 
(= anc. fr. fluyne) et flam.^aw^», putois (= 'mn^.flawenne, fouine). 

' Le terme tsafauin désigne, dans le Valais, l'angora ou le cliat à longs 
poils (communiqué par Jeanjaquet). 



88 

6. L'extérieur de la fouine (sa taille est celle d'un chat) a 
fourni la notion de contrefait: fr. chafouin (XVII® siède), de petite 
taille; port, fuinho, maigre. 

7. Penchants, etc. attribués à la fouine, à savoir: 

goinfrerie: Suisse fouainner^ manger son bien, se ruiner; de là, 

misère: ^x./ahino (faïno), id., et fahinous, dénué de tout; 

paresse: anc. ix, fêtard^ paresseux, emprunté au ^x.faitard (de 
fait y fouine mâle), Auv. fleinard, indolent (= feinard, 2) et pr. 
fouinetOy paresse; H.-Maine foumasser, se donner du mouvement 
pour ne rien faire; et, par contre, 

fatigue (labeur pénible): y^x, faïno ^ 

pillage: Soixit, foutMr, chercher à piller (comme une fouine); 
Yon. fotdner, être à Taffut du gibier (et rôder comme une fouine). 

8. Et les suivants se rapportant au moral de la bête: 

curiosité: Suisse fouamna^ femme curieuse, indiscrète (= fouine); 
fr. pop, foutnér, s'occuper des affaires des autres (imiter la fouine 
qui fourre partout son museau); 

dissimulation: fr. chafouin et Pas -de -Cal. fouinard, sournois; 
Yon. fouignery feindre, et Mzy.founiquey ombragé; 

lâcheté: fr. fouiner ^ s'échapper piteusement, faire comme une 
fouine (qui se cache dans un trou quand elle court quelque danger), 
Clairv. fouigner, Poit fougner ; Yon. founier^ faire l'école buisson- 
nière (= Bexr. faire la fouine); px. fouiné, s'enfuir, et quitter son 
maître avant le terme fixé; 

ruse: fr. pop. fouine (fouinard, fouineur), malin; May., Poit 
fouiner y ruser comme la fouine, Monferr. y«/>/i, id.; esp, gardufto^ 
voleur rusé; 

sottise: poxt papalvo, sot (= fouine mâle). 

9. Applications isolées: 

brûlure (taches sur les feuilles de la vigne): ù. fouine, „par 
comparaison avec le brillant de la peau de la fouine" (Littré); cf. 
Sav. fouimid, dessécher, se flétrir avant d'arriver à la maturité; 

rayon de soleil (coïncidant avec la pluie): Genève yi?«/«^, par 
comparaison avec la queue de la fouine, à l'instar de raie, rataco 
(= queue de rat), lumière de soleil, réfléchie par un miroir. 

B. Le singe. 

!• Les animaux sauvages, à l'exception peut-être du loup et 
du renard, ont fourni peu de chose au lexique roman; si le singe 
a été plus fécond à cet égard, c'est qu'il est devenu familier aux 
Européens grâce aux exhibitions des forains, et surtout que sa 
figure et ses grimaces étaient plus propres à attirer l'attention. 

Les noms romans du singe, en faisant abstraction de la 
terminologie scientifique, sont peu nombreux et diffèrent générale- 
ment d'une langue à l'autre. Le plus commun est le latin SIMIUS, 



89 

SIMIA, qu'on retrouve dans tout le domain roman (excepté le 
roumain): it samia (scimmia), réto-r. schimgia, Monferr. simmia^ Piém. 
(et Alpes) sumia, Naples sdgna (argot it. scina), Sic. stgna\ esp, jimia 
(ximia), port smta (simio); pr. sM (cimi) et Béam st'nye, fr. sïngâ 
(Xni* s.) et singne (Monstrelet). 

2. Tout aussi familiers sont les noms tirés de la notion chat,^ 
tels que fr. magot (matagot) et marmot (marmouset), pr., it, esp. 
mico et mona, etc. (V. Chat, 102^). Le turco-persan maimoun^ 
singe, se retrouve dans Tit (gatto) tnammone^ singe, Nice mamoïs^ 
guenon (V. Chat, 70'), et dans les formes diminutives roumaines 
matmufàf momtfàf singe (à côté du macédo-roum. maimunu)^ d'un 
primitif maïmà, motmà (ce dernier en anc. roum.), guenon, répondant 
au magyar majom, id., de la même origine. 

Les seuls noms indigènes qui aient pénétré en roman sont le 
port macaco (mocaco, mococo),^ nom populaire du singe (à côté 
de mono)^ d'où il passa en italien (tnacacco)^ en français {macaqtu, 
d'abord dans Bufifon) et en provençal {moucaco)\ et le fr. sagouin 
(XVI* s.: sagoin^ sagon), port, sagui, petit singe au museau de porc, 
dérivant, suivant La Condamine, du brésilien sahui'n, id. 

8. Certains singes dont le museau ressemble à celui d'un 
dogue (les xwoxég)aXoi des anciens), portent en fr. le nom de 
babouin (1295: baàewinus; d'où it babbuino, angl. baboon)^ ou babion 
(V. Littré) et papion (cf. allem. Pavian^ 1552). Ces diverses formes 
du nom semblent faire allusion à leurs babines ou lèvres pendantes 
qui ressemblent à celles de certains chiens et qu'ils remuent con- 
tinuellement: Jacques de Vitry les appelle canes silvestresy car ils 
aboient bruyamment Cette dernière particularité se retrouve dans 
l'ana fr. quin (XV* s.), singe cynocéphale, quine^ guenon,^ et quinaudfi 
babouin (XVI* s., et quignaud\ encore auj. en Périgord („gros cra- 
paud *', en Dauphiné), à côté du Lîm. quinard, gros singe, tous 
remontant au pr. quind, pousser des cris aigus (en parlant des 
chiens), glapir. 

Les singes sont couvert de poils longs et touffus, et il en est 
qui ont un véritable manteau de poils blancs: de là, anc. fr. peleus, 
gros singe anthropomorphe, litt velu {Roman d'Alexandre^ ap. 

^ L'esp. dial. (montafies) choutnino (= chimino, simino) désigne le chat, 
et non le singe (Mngica, 27). 

* L'anc port, connaît également nn gato mât'mff, que Viterbo confond 
avec la civette (gatos meimoi:s, gatos de algalia). 

* Cf. Brehm, 1,67: „Sar les côtes de Guinée, on désigne tous les singes 
sous le nom de macak ou macaco . . ."; 131: .,Le nom de maqui, Lemur 
catta, provient du cri màké! makél, que font entendre quelques animaux apparte- 
nant à ce genre." Ajoutons, néanmoins, que dans le créole portugais parlé 
sur la côte de Guinée (Revista Lusitana, Vil, 183), macaco est rendu par 
sancho, c'est-à-dire par un nom propre (Voir 5). 

^ Cf. Jean Le Maire {Triumphe de V Amant vert): Avec moi le qmn et 
la marmotte . . . XV^ s. (ap. Godefroy): Qui vous font laides comme quines, 

* Cf. Gholières, Contes (ap. Lacume): „Les médailles représentent Socrates 
comme un des plus laids quinaux qu'on eust seu penser." 



QO 

Oodefrôy: Ces pelluz où satires abbayent comme chiens); port diaL 
(Beira-Baicha) samarrudoy singe, ^ propr. semblable à an pelisson de 
berger (samarra). 

4. Le fr. guenon, qui désigne auj. un singe de petite taille 
ou la femelle du singe, était au XVI^ s. le nom du singe à longue 
queue ,2 du chœropiihectis ou cochon-singe, sa queue mince étant 
enroulée comme celle du porc: guenon paraît être, en eflfet, la pro- 
nonciation dialectale de gagnon (d'où gaignon, guenon), cochon, 
truie, en provençal; de là, les diminutifs ^c^/wrA^ (XVI s.: gueniche) 
et guenupe (Cotgr.), au sens actuel de guenon ou de petit singe. 

5. Certains noms propres de personnes ou de pays sont 
devenus des noms de singes, soit comme termes famiUers, soit pour 
indiquer le lieu d'extraction. A la première catégorie appartiennent: 
anc. fr. berirand, vieux singe (V. Ménage), it hertuccio^ id., beriuccia 
et berta? guenon, Sic. marhizza^ Abr. martufe, îd.; wall. marticoi, 
singe (flamand nuxrteken, russe mariySka^ id.); dial. port. (Guinée) 
sanchoy singe (= Sancho) ; cf. holl. kees, singe, propr. Cornélius. A la 
seconde catégorie: port, bugio^ singe (= mono de Bugia)^ propr. singe 
de Bougie, ville d'Algérie, d*où on les importait,* et fr. iartarin^ singe 
cynocéphale, ou singe de Tartarie, très commun dans cette région. 

6. Faits et gestes relatifs aux singes: 

bouder: anc. fr. martnousery se fâcher (Pic. s'inquiéter); pr. 
niourià, mouninà (s'enmounina, mounineja), faire la moue, Gasa 
mono, moue (port, bouderie), mounaîre, boudeur; it pigliar la mona 
(„attraper la guenon"), esp. estar de monos („ôtre comme des singes"), 
se bouder (des amoureux); cf. it. darsi aile beriuccie, se faire du 
mauvais sang; 

bouquer: pr. faire mouna, se soumettre; cf. fr. /at're baiser le 
babouin à çn., le réduire à se soumettre (V. figure grotesque); 

caprice: pr. mouno, boutade, mounel, mounino (mouninado, mouni- 
narié), envie bizarre, lubie; 

culbute (= tour de singe): H.-Italie simi/on (dimin. de simiaf); 

épouvantail (certains singes, p. ex. les babouins à face noire, 
ont un aspect hideux; le visage du mormon est comme voilé): anc. 
fr. marmot (Bouchet, IV, 6 1 : une nourrice menasse son enfant de 
la baboue ou du marmot) ^ à côté de babouin y mannequin pour 
servir d'épou vantail (d'Aubigné), encore auj. dans la Saintonge 
(Norm. et Guem.: homme de neige); pr. babouin et mouno, épou- 
vantail; cf. bas-lat. moninus, sorte de monstre anthropophage (Ducange: 
£cce lupus, quem vulgo moninus vocant, hoc est humana came 
vescentem, puerum rapuit); 

^ J. Leite de Vasconcellos, Philologia Mirandesa, H, l8o. 
> De même, esp. mico, d'abord singe à longue queue, puis petite espèce 
de singe. 

* V. Baist, Romanische Forschungen, XII, 652 (qui rejette ayec raison 
toute valeur mythologique). 

* Suivant Bluteau, dont l'étymologie a été récemment reprise et corro- 
borée par Mme Caroline Michaelis (dans les Miscellanea Caix, p. 120). 



figure grotesque: fr. àabouin, figure ridicule (que dessinaient 
les soldats et que devait baiser celai qui avait enûreiut les con- 
ventions établies entre eux), magot (de Chine), anc fr. tnarmoset, 
figure grotesque faite en façon d'une mamelle à une fontaine par 
laquelle l'eau sort (Nicot), Doubs mouniche, magot (Champ.: figurine, 
statuette), et Petit-Noir mounins, figures grotesques que les écoliers 
dessinent sur leurs cahiers; 

gesticuler (comme les singes): it ammucare^^ faire signe des 
yeux, du visage (de micco^ singe), propr. faire le singe; 

grimace (= singerie): Bas-Gâtin. bahoutnerû (fi:, habtminer, faire 
le bouffon), et fr. singerie, bouffonnerie (surtout dans le geste); anc. 
fr. qurne^mine, mines de singe {Moyen de parvenir, éd. Jacob, p. 5 1 : 
le serviteur étant delà l'eau, le pouce contre la joue, la main en 
aile . . , fit la quine-mine contre son maître); pr. mouno (mougno, 
mouino), mounaco (Anjou monique), mouninarii (mougnegnarié) et 
moucaco (moucacarié); esp. monada, moneria (port, monaria)] port 
bugiaria [hugeria) et moganga (= tnogiganga, V. mascarade), pi. 
grimaces et signes que font les amants avec les mains ou la 
bouche (d'où moganguice); 

grommeler: anc. fr. marmotter (XVI** s.), propr. grommeler 
comme les singes* (Rabel. IV, 19: Quel patenostre de cinge est-ce 
que tu marmottes la entre les dents?), marmouser (auj. Berry) et 
marmotonner (cf. dire les patenôtres du singe, claquer des dents de 
colère, ou autrement dit, gronder, grommeler, Oudin; it. dire Voratione 
(l'ave maria) delta hertuccia)', May. babouiner, remuer souvent les 
lèvres {babouin, celui qui parle beaucoup et peu distinctement), et 
marmioner, marmonner; 

mascarade (cf. Berr. embahouiner, envelopper la figure): port. 
hugiganga (mugiganga, môgiganga), mascarade que faisaient la nuit 
les corps de métiers et où l'on se déguisait surtout en animaux 
(= bujicanga, propr. singerie, tiré du dimin. bujico, à l'instar de 
monicongo)', esp, bojiganga (mojiganga), travestissement des comédiens 
ambulants (emprunt au portugais, ou formation directe de mojï, 
minet, V. Chat, 24*); 

monnaie de singe {= grimace): pr. mouninos, it. mona, esp. 
monises; cf. fr. payer en monnaie de singe (Rabel., IV, 2), promettre 
de payer avec des paroles et des gestes persuasifs, répondant à 
Tesp. dar un mico, ne pas payer („ donner un singe"); 

morfondre (se: grommeler d'impatience comme font les singes): 
fr. croquer le marmot, propr. claquer des dents (V. marmot, mâchoire, 
10), et croquer le marmouset (Anc. Th. fr. IX, 61), Gasc. croquer le 
mousei (Le Duchat, dans Ménage), répondant au fr. pop. faire le 



^ Suivant Grôber (Miscellanea Caix, p. 40), ammiccare serait une dérivation 
de ammi (^ ad me) à l'aide du suffixe iccare (cf. tutoyer), 

* C'était déjà l'avis de H. Estienne: ^,Marmotter» Gallis garrulare, factum 
ex animalis voce ut ex proprietate naturae dicunt /iwr^/^r*' (cité par Clément, 
Henri Estienne et son oeuvre, 1898, p. 202). Cf. Ménage: ^Marmotter, c'est 
une métaphore tirée des singes qui semblent parler entre leurs dents." 



92 

singe, attendre en allant et venant, et au Norm. guinoner, attendre 
longtemps en vain (s=s faire la guenon); 

railler (jeunes, les singes sont pétulants et vifs): ii. dar la berta 
(la monna) et herUggiare (sbertare), se moquer , dar di monnini, 
s'amuser {monnino, plaisanterie, jeu de mots, propr. espièglerie de 
petit singe, et berta, tour, niche) ; port, pregar o mono, jouer un tour 
(„ coller un singe"), et mander bugiar, envoyer promener (= faire 
des singeries); 

regarder avec convoitise: pr. mounâ, reluquer; 

tromper (cf. mascarade): anc. fr. embabouiner, tromper par des 
cajoleries, propr. coiffer un singe (auj., en marine, engager dans 
des écueils); esp. hacer un mico, poser un lapin, et port argot 
mono, fraude; cf. Suisse allem. affen, tromper. 

7. Epithètes se rapportant au physique ou au moral du singe: 

bizarre (cf. caprice, 6): pr. mounèl (amounèl); cf. fr. pop. matagot, 
original, excentrique, propr. singe; 

camard: pr. mouni (mougne) et mounard (= singe; cf. lat. Hmia^ 
de ôifioç, camus); Galice macaco, petit chien camus et criard; 

confus (ébahi comme un singe): wall. macaw (macasse), propr. 
magot, anc. fr. marmot et quinaud (May. quenaud, penaud, ébahi); 
pr. mouni (mougne), mougno, Lyon monet (monin), Pic. moneux 
(„ honteux"); Abr. ar émané 'mbertecate, rester interdit, à Tinstar de 
Tesp. quedarse hecho un mono (anc. fr. quigner, faire quine ou quinault); 

gourmand: May. sagouin; 

gracieux (certains singes sont très jolis): esp. mono, mignon 
{monadas, mignardises), it monnoso, gentil (PatafBo, VII, ii8: £ 
quando la monnosa va per via), et monnosino, gracieux, douillet; pr. 
mouninous, minaudier; esp.-port bonito, gentil (= monito, petit singe) ; 
cf. anc. gr. ocaXXlaç, singe (= mignon); 

hypocrite: anc. fr. magot et matagot (dans Rabel. I, 54: Cy 
n'entrez pas, hypocrites, bigots, vieux matagotz . . .); 

imitateur (gauche ou ridicule): smge (remarquable par son 
esprit d'imitation), etc. ; cf. anc. gr. giifiœ, singe (= pers. maïmoun), 
rapproché de fiifistôâai, imiter; 

ivre (les singes ont un goût marqué pour tous les alcools): 
wall. macaw (macasse), propr. magot; pr. mounard et mounino, ivresse 
{/enmounina, se griser), mounzo, id. (cf. esp. monazo, gros singe); it 
scimiato et monno (= singe: cf. cotto com' una monna), Terram. 
scimone, cuite (== gros singe), Piém. sumia et Monferr. simmia, id.; 
es^.mona (moha), id., dans tomar la mona, se griser (litt prendre 
la guenon), répondant au pr. prene (carga) la mounino, it, pigliar 
la bertuccia ou la monna (Piém.pié na sumia, 'Monferr, pi/ée ra sim- 
mia, Whn. chiapar la simia); cf. allem. einen Affen haben, avoir bu 
un bon coup; 

laid (cf. laid comme un singe): îr. guenon, guenuche, fenmie 
laide (Berr., femme mal peignée), et magot, homme laid, wall. magaw 
(magasse), une laide femme à long menton, Bresse mouni (mounin), 



93 

p>ersonne laide; ît. heriuccia (bertuccîone), macacco et (brutta) scimmia^ 
"^^.hahoin (figura di); esp.-port mona et "ç^oVi, macaca^ femme laide; 

lascif (comme un singe): it. micco^ satyre, mâle; esp. micot dé- 
bauché; 

maussade (les vieux singes sont farouches et tristes, ou tombent 
dans un marasme qui les conduit rapidement à la mort): anc. fr. 
Tnarmouserù, mélancolie (propr. marasme de singe), Messin mone 
(monin), Pic moneux, Suisse manon („ fille maussade"); pr. mouni 
(mougne), sombre, et mouninous^ triste (cf. mouninos^ chagrins, soucis) ; 
Béam tnoninâ, être dans la tristesse par suite de l'absence d'une 
personne aimée, et Venise jwowarr^, s*ennuyer (de smona, triste); esp. 
mofia, bouderie („ guenon"); 

mutilé (= singe courtaud) : fr. tnonaud (XVIU® siècle) , qui n'a 
qu'une oreille (chat, chien, cheval), wall. monâ, id., et Mons: sourd; ^ 
Pic monetiXy écourté (Démuin mone); it bertom, cheval courtaud, 
d'où berionar, mutiler (des oreilles); 

nabot: fr. marmouset ^ petit honmie laid; esp. monicaco, monigoie, 
mirmîdon („ petit singe"); 

rusé (cf. malin comme un singe): port, macàco; 

sale: fr. guenipe^ femme malpropre, et sagouin ^ petit homme 
sale et laid (Vendôme sagouinéy sali); Lomb. monât^ sale (de mono^ 
singe); 

sot: anc. pr. et Guern. babouin (et babouine, fille sotte), wall. 
macaw (macasse), rustre, May. monard, jobard (cf. pr. mounard, singe), 
Lyon monet (monin); it babbuino et babbwisso (i,gros singe"), mar^ 
mocchioy benêt (Duez), propr. singe (13) et mormicca („ guenon"), 
Abr. mariufe („ singe") et Gênes martuffOf rustre; it scimuniio (Venise 
simunito), dérivé de scimone (auj. Terramano), Vén. simon, id. (= 
gros singe), à coté de scimignato (Pulci), id., c'est-à-dire pareil à 
un singe 2; Vén. macaco et port mono; cf. Suisse allem. tumm wie 
en Aff. 

8. Applications techniques: 

brouette (dans les tuileries): Yon. guenuche („ guenon"); 

chenet (terminé en figure): anc. fr. marmouset (auj. Lorr. et 
barbouset)f chenet triangulaire (1622, ap. Livet, Lexique de Molière', 
un buffet rempli de marmousets); 

cric (pour soulever des fardeaux): fr. singe y petit treuil, et 
port macaco, id.; cf. anc. fr. marmot (1634: au marmot nommé souc 
de drisse; Romania, XXXIU, 574); 

marmite (V. Chat, 121): anc. fr. marmion, argot marmouset^ 



^ Ce caractère populaire du mot, de même que son lens plus général 
(cf. Feraud, I787: moineau, cheval auquel on a coupé les oreilles), exclut la 
dérivation du gr. fjLÔvwxoç, à une oreille (Littré), mot resté étranger même à 
la terminologie scientifique. Le terme, employé d'abord par La Fontaine, 
appartient aux patois du Nord et répond exactement, quant au sens, à Pit. 
berfone („gros singe"). 

' Les variantes: scemcnito, sciamunito (Duez) et sciamigna (Lucques) 
sont des altérations populaires dues à Tinfluence analogique de scemo, moins. 



94 

soupière (anc. arg. marmouset chaudron); cf. Bas-Gâtin. marmotte, 
réchaud (Marne: cuve; fr., en marine, baril); 

mouton (pour enfoncer): it berta^ port hugto et piacaco; cL 
angl. monkey, id.; 

pantographe (il copie mécaniquement): fr. singe (allem. w4^^, id.), 
et nom burlesque du compositeur typographe; 

pièce d'un moulin à blé (qui moud au moyen d'un manège): 
esp. maimona (certains singes étant employés dans les forges); 

plongeur (dont la tête est enveloppée par un casque hermé- 
tiquement fermé et garni de verres à la hauteur des yeux): Venise 
simioito^ propr. petit singe; cf. Vendôme hahoin^ capuchon en toile 
métallique (des éleveurs d'abeilles). 

0. En zoologie: 

chimère (poisson): port hugio marinho («singe de mer"); 
crabe: Hague sagaon (V. méduse); 

chrysalide de ver à soie (morte dans le cocon): Lyon hahouin\ 
méduse: Bessin sagone\ cf. fr. singe de mer^ blennie baveuse. 

10. Parties du corps: 

bouche: Norm. hdboin (et visage), argot fr. marmùuse (et „barbe"); 

caboche (les babouins ont la tête énorme): port (argot) mona^ 
propr. tête de singe; 

mâchoire inférieure: Yon. marmot (d'où claquer le marmùt, cla- 
quer les dents sous l'action du froid; Bourn. tocà lou marmot, id.); 

menton (V. mâchoire): Yon. marmot; cf. Vendôme babouin et 
fr. marmotte, fichus qui se nouent sous le menton; 

prunelle: wall. Mons marmot (= enfant, 13). 

11« Noms de maladies, fréquentes chez les singes: 

glandes (et leur intumescence): roum. momifà („ guenon**); 

maladie (grave): port macacoa, propr. maladie de singe; cf. pr. 
marmusat, maladif; 

marasme des enfants (V. maussade, 7): Venise mal de simiotto 
(„mal de singe"); 

rhume: Pist. marmocchio (Luques marmocchiaja) , propr. rhume 
de singe, et marmotta („ guenon"); port dial. (Beira-Âlta) ensamar- 
rado,^ samarreira (de samarrudo, singe, 5). 

12* Emploi péjoratif: 

coquin: t^onn. guenon, pr% çuinaud; Côme mondt (V. le mot suiv.); 

croque-mort: it monatto (Côme mondt), propr. gros singe; ^ cf. 
anc fr. magoguet (1531), id., en rapport avec magot, singe; 

femme (en mauvaise part): Lyon, mouna (Forez: femme laide); 
V. prostituée; 

fou de cour: anc. fr. marmouset (et favori de prince); 



^ J. Leite de Vasconcellos, Philologia mîrandesa, II, 180. 
' V. Salvioni, dans Miscellanea RossùTeiss» p. 406 {monatto, autre forme 
de monello). 



95 

mijaurée: pr. maunecOy esp. mono) cf. allem. Âffe^ îd.; 

novice: esp. m&ntgoie („petit singe"), et frère lai; cf. fr. pop. 
mounin, apprenti; 

patron fmaître): fr. argot singe\ 

prostituée: fr. guenon et singesse, argot mouniche, jeune fille 
amourachée; it monalda, id. (Pataffio, VII, ii6: la monalda non vuol 
grossa badia), Berg. «<>««; i>ort donâja (— ■ moneja)\ 

souteneur: fr. singe; it. bertone (d'où imherionire^ s'amouracher) 
et micco (Mil. miccheggid, s'amouracher), d'où Lyon mico^ fr. pop. 
miche (= michet; dim. mîchetan) et port, michela^ prostituée (mots 
d'argot). 

13. Emploi hypocoristique: 

enfant: fr. babouin (May. gamin) et marmot (St-Pol marmotte^ 
fillette), marmaille (Poit marmaillon^ bambin), anc. fr. et Suisse mar' 
moin (mairmoin), anc. fr. marmouset^ écolier (XIII^ siècle) et jeune 
homme (Villon: marmousets et marmouselles), fr. pop. marmouset, 
mounittf petit garçon laid; pr. marmousilho, moutard; it. marmocchio 
et marmaglia (empruntés ^ au fr. du XVI® siècle), à côté de moneîlo 
(„ petit singe") et de monnino (Pataffio, VIII, 192: credetti alor 
vedere un bel monnino); esp. monicaco et monuelo (cf. it. moneîlo); 
port buginicot petit garçon remuant, vif; 

poupée: anc. fr. marmouselle (Cotgr.) et St.-Pol marmotte (en 
carton), Fribourg guenon et Vosges gueniche; Perche matagot (= 
singe); pr. mouneco (mounaco), esp. moHa (muiieca), Arag. moHaco, 
port, boneca {=* moneca); Galice monifate (bonifate), et, par étymo- 
logie populaire, port, monifrate (bonifrate), marionette; 

14. Emploi euphémique: 

nature de la femme: St-Etienne (Forez) mouna, Hain., Lyon 
monicJie (= guenuche), argot mouniche, pr. mouniflo; it. monna et 
monina (Duez); 

nature de l'homme: anc fr. quine („guenon''), dans Des Périers 
(Franck, Lexique, p. 159), et quinette, verge d'un enfant (Nicot); 
Venise argot marmot, membre viril (= singe). 

15. Applications isolées: 

bagatelle: it berta, chose frivole; esp. bugeria, monis, babiole 
(port bugiganga, quincaillerie), et mona, garniture des torreros, 
mufUco, bibelot (»s magot); 

béquille: anc fr. quinette („petite guenon"); 

chignon (certaines guenons ont une belle chevelure): esp. moHo 
(et „huppe"), primitivement singe, port, monho?- id., et monete, chevelure; 



^ D*Ovidlo (Archivio, XIII, 406) a le premier indiqué cet emprunt; 
Flecchia {Ibid,, IL, 366) réduisait le terme italien à un type minimuculu ,,très 
petit"; l'évolution du mot est, suivant nous: chat, singe, enfant (cf. Suisse 
aliem. Àffli, enfant). V. Chat, 119. 

* Cornu (dans Grôber , Grundriss, 1, 760) voit dans le port, monho un 
reflet du lat. nodlus (= nodulus), petit noeud. 



96 

cochon de lait (apprêté): Suisse marmot (V. Littré, Supp/.); 

colin-maillard (cf. mascarade, 6): Berr. baèomn^ à côté de babi/au 
(= singe fou? Baïf: papifou)\ May. matagoU jeu d'enfants; 

contes en Tair: anc. fr. singes verts (Rabel., I, 24: beaux bailleurs 
de baillivernes en matière de anges verds)^ propr. singes verts du 
Nouveau Monde, appelés caîitriches ou guenons à la belle chevelure, 
rares ou inconnus en Europe (d'où le sens de choses fantastiques); 

corset (= corps de singe): esp. monillo («petit singe"); cf. 
port, monelha, bourrelet; 

escamotage: anc. fr. passe matagotl terme d'escamoteur, de 
joueurs de gobelets lorsqu'ils font quelque tour d'adresse („ils 
l'emploient comme une expression de grimoire pour faire croire 
aux spectateurs que, sans lui, ils ne pourraient réussir à faire leurs 
tours", d'Hautel); 

galette: esp. mona („ guenon de four") et Aragon monts , me- 
ringue; cf. Suisse allem. Teigaff, pâtisserie en forme de singe; 

guignon: port, macaca („guenon''); cf. morte macaca^ burl., mort 
désastreuse; 

sac: anc. fr. marmion^ id. (Passion de J.-Chr., ap. Schoene, 
Ballades de Villon: le marmion est à sec); it. argot berta^ poche; cf. 
allem. argot Affe, sac d'ordonnance; 

tabatière: fr. pop. magot, tabatière en bouleau, dite „queue de 
rat"; it. bertuccione („grosse guenon") et micco („singe"), pot à tabac. 

Ces deux dernières acceptions par comparaison avec les aba- 
joues des singes, c-à-d. les poches intérieures placées sous leurs 
joues, où ils mettent en réserve des fruits, eta pour les manger à 
loisir. 

C. Les strigiens. 

1. La plupart des noms que portent en roman les rapaces 
nocturnes, sont de formation indigène; l'héritage latin n'y est re- 
présenté que par STRIGA (sarde strea^ stria ^ roum. de Bucovine 
strigày chat-huant *) , et surtout par ALUCCUS (aloccus, uluccus) 
qui a donné: it allocco (dim. alocarello) et locco (Sienne loccaione), 
Parme locch (Berg. loc), Naples. luccaro^ Sic. luccaru, Piém. oloch, 
oulouc (Monferr. uruccK), Novi oluc^ Mil. urluc\ fr. dial, Sav., Suisse 
lucheran (déjà dans Cotgrave) et lucherou^ H.-Mame ucheran (H.- 
Saone cfCran A.) et Montbél. ucherot\ esp. alucon. 

On pourrait y ajouter: NOCTUA (*NOCTULA): anc. it nottua 
(XIV® s.) répondant à l'angevin oiseau de la nuit, hibou, chouette; 
anc. fr. nuitre,^ anc. pr. nudiola^ mod. nichoulo (nechoulo, nouchoulo), 
chouette, et nuchoro (nuechour), Gasc. nitolo^ Sav. nuitela (et itoula^ 
Suisse eteula = nitoula), Dauph. nietola, it nottola; et, peut-être, 



^ UziicAr, stryge, effraie (Cotgr.) et le ^oti. estri^^e ^ chat-huant, sont 
des termes savants. 

* Voir A. Thomas , dans les Mémoires de la Société de Linguistique, 
XII, 250. 



97 

OTUS {œtoç): esp. auh'IlOf hulotte; roum. lifure,^ id., dim. de Talba- 
nais tU (hut), hibou, d'où également serbe uit'na, bulg. u^va. 

2. Les langues romanes ont suivi, pour dénonmier les rapaces 
nocturnes, divers procédés qu'on exposera plus bas; les cris mêmes 
de ces oiseaux ont fourni une première ressource, dont on a usé 
largement La plus ancienne trace de cette nomenclature imitative 
se trouve, dès le IIP siècle, dans le cauua, /ila'ug, de la version 
latine 2 du Deutéronome (XIV, 15) antérieure à saint Jérôme (III* à 
IV* siède) , et dans le bas-lat cauannus (V* siècle) , qui est un mot 
gallo-roman: „SuDt qui ululas aves esse putant nocturnas, ab ululatu 
vocis, quam effemnt, quae vulgo cauannos dicunt", affirme Eucherius, 
évêque de Lyon (m. 454), et le mot est encore vivace dans les 
patois du Nord (4) et dans les idiomes celtiques modernes.^ 

8. Ces cris des strigiens, qui ont servi de point de départ à 
toute une catégorie de leurs noms, méritent de nous arrêter un 
instant Les voici d'après les données des naturalistes (Brehm, 
Buffon, etc.): 

Chouette (et effraie), émission de souffles forts semblables à 
ceux d*un honmie ivre qui dort la bouche ouverte: ché! chtu! 
chwul chu'chu! chou-hou! chau'coul L'effraie, en volant, pousse des 
cris acres et lugubres {crél gréf), précédés ou suivis d'un gémisse- 
ment semblable à un soupir langoureux; le cri de la hulotte rap- 
pelle le hurlement du loup: hou-hou! hou-ou-ou! parfois rat! en 
ajoutant covwiti! quiwitt! celui de la chevêche, en volant: poupou" 
paupou! et posée: ème-hètne! tandis que la chevêchette crie: quirrr' 
quirrr! ou gouih! 

Duc (et grand duc), cri sourd prolongé semblable au mugisse- 
ment d'un bœuf: bou-hou! pou^hou! hou-hou! ouJiou'bouJiouI ou au 
gémissement d'une bête souffrante: hotdhou! huibau! 

Hibou (ou chat-huant), cri plaintif ou gémissement grave: caw! 
(cow! cowl!), cou (gou)! cloui! (clou-clou!), et cri prolongé, rauque: 
kâ'hô'hô! ou uc! hue! 

Ajoutons que certains strigiens claquent du bec et soufflent 
ou sifEent à la manière des chats. 

4. Les noms des rapaces nocturnes qu'on a tirés de ces cris, 
se présentent en roman sous les aspects suivants:^ 



1 Hasdeu (Cuvente, I, 309) voit dans uture un reste daciqae; l'étymo- 
logie de autillo se trouve dans Cobarrnvias. Voir, pour l'alb. ut, Gustav 
Meyer, Albamsischts Worterbuch, s. v. 

■ Dans Heptatêucki pars posterior . . ., éd. Ulysse Robert, Lyon, 1900. 

' Voir la scholie aux Bucoliques de Virgile (ap. Holder, AUceîtischer 
SprachschaH s. v. cavannus): ^Ululae aves de ululatu dictae, cujus diminutivus 
uUucus, sicut Itali dicunt, quam avem Galli cavannum nuncupant/' Cf. anc. 
breton cauann, moyen-breton cauhenn, moderne eaouenn, caoutn, hibou, caauan, 
chouette. Bûcheler (ap. Holder) tire cavannus du \2X.^cava, caverne. 

^ Les rapprochements que nous citerons des patois allemands sont em- 
pruntés au Polyglottenlexicon de Nemnich, et, pour la Suisse, à Vldiotican 

Beiheft lur Zeitschr. £ rom. PhiL I. n 



98 

Simples: 

a) anc pr. eau, f. caueco (ganeco) et Béam cayeque^ hibou, 

chouette; anc. fr. caon et coan^^ Aisne caou^ Norm. cawariy f. anc. fr. 
cawt (et Bessin^, Pas*de-C. coette (anc. fr. cuette)\ Aveyr. coïy hibou; 

it. chià (Ven., Sic. fA/i^), hibou; Abr. acch^le, duc; 

YHï.chau {{. c/iaua, chaueco), mod. rAd {U cheiio^ chuiio)\ anc fr. 
c?iaon (auj. Poitou),^ wall. Mons chatm (f. chawetU^ chawotU), Lorr. chawe 
(f. chawatte)] anc. fr. chauan (Rabel. IV, 57}, Orne chawan (chawon) 
et chon (Meuse choune), Marne chayan (chouyan) A.; anc. fr. citoe 
(choete), m. choan? chouan (Ronsard), auj. Norm., Haut-Maine, etc. 
(chouon^ chouoti) ; anc. fr. choue^ auj. Poitou (et chouatte^ chouette), Yonne 
(et chiotte, Vosges chouotte^ Meurthe-et-Mos. chowotte A.); Vendée 
ckouartf effraie; anc. fr. ^Ât^ (chuette), chouette (cf. fr. mod. r«iii/^r), 
Berr. chuèche (Yon. chouèce)\ 

Parme ni), hibou, Modène ciù^ Marches cioetta, cmettûy chouette ; 
Suisse et réto-r. tchuetta^ id., Tyrol duitta, Frioul ciuite\ Piém. sciueta^ 
chouette; cf. roum. f/rb/% hibou (Marian); 

anc. fr. suettcy auj. Namur, Suisse (et souette\ pr. sutto^ suio (Jura 
suie A.), May. souatte, Lorr. motte y Sav. sowietay Auv. souetta; Piém. 
sito/a, so'ta (soeta), Venise zoeta. Bol. zueta; it assiudtOf duc (1*^ est 
prosthétique; cf. ci-dessus Abr. a^r^/i)/f) ; l^owi suetta, chouette, Piém. 
suitOHy effraie, Frioul cuite (çuiton), chouette. 

b) Galice boy, hibou; cf. allem. dial. /»y, id., Nemnich. 

c) Gasc. haouy chouette (cf. Suisse allem. Haw, hibou), Char.- 
Inf. houette A.; anc. fr. huay huan (huyan), huant („son chant n'est 
que hu et cri piteux", Nicot), auj. Norm., et huart, huet (huette), 
huoty auj. huon (cf. huer, crier comme le hibou). 

6. Amplifiés, à Taide des labiales (v, b, p), des sifflantes (f, 
h, s), des dentales (t, d) et des liquides (1, r), soit pour éviter 
rhiatus, soit surtout pour rendre plus intense le cri raiique ou le 
souffle prolongé.^ On obtient ainsi: 

a) anc. fr. et Pic. cave (cavette, cauette), chouette, Berr. cavoche; 
anc pr. cavec, mod. caveco; 

Abr. chiove (Sic chiovu), duc, dim. chiuvine (it chivino Nemnich) ; 
cf. aha. htwoy tchèque kuviky hibou; 

anc. fr. chave, anc pr. chavesca (m. chavec)^ Berr. chavêche^ chavoche. 
For. chavtche, fr. chevêche (XUl^ s., chevece, chevoiche) ; pr., Sav. et anc. 

• 

de Staub et Tobler; les exemples slaves, au Dictionnaire étymologique de 
Miklosich (1886). Voir spédalment pour le roman: Saleme, Ornithologie^ Paris, 
1767; S. FI. Marian, Ornitologia poporanà romûhà, 2 vol., CernSutl, 1883; 
Bonelli, dans les Studi di JUologia romanaa, IX, 370 — 489 (Les noms d'oiseaux 
en Lombardie). 

^ Thomas, article dté, p. 349. 

* Ibidem, 

• Ibidem. 

^ Voir sur ces amplifications consonnantiques, Wackemagel, Voces, p. 19 s. 
et 34 s. Qt aussi Chat, p. 9. 



99 

fr. chavan (pr. chàvancou, chavanf), For. chavagrtf, Berr. chavm, chavon 
(et ana fr.), f. chavotte (anc fr. chauveUe), Indre chavouin (les strigiens 
en gén., Â.); Allier chevan A,, Sav. chevolard, chouette, Lorr. chevotU 
(chivotte), pr. chtvecoj Loire-Inf. chovan^ Lim. chavon; 

roum. ctovicà (ciuvicâ), et ciomvic, hibou; cf. tchèque i^uvik^ id.; 

pr.javan (= chavan), Dsinph, javanè {Anv. javanè, Isère charuwè 
A.) et javànel (javanèu) ; 

Sav. savon ^ sevan {stevan, f. sevid) et sovan, hibou; cf. anc. si. 
sapa (suva), id.; Suisse suvetla, tsuDeUa, chouette, Fourgs stweiotUf id.; 

it dvetta^ Marches ctavetta^ chouette; t Tyrol cevùia\ Ossola Sveita, 
Mil. scigueta, id.; 

Piém. siveta^ sivitola^ svitora^ chouette; 

Modène, Pavie zivetay Venise zoveiia^ id. 

b) fr. caboche, chevêche (Littré); pr. caban, f. cabano, et cabec, 
Lcabcco, dijxL cabanci (cabanèu); pr, gabus, hibou; 

Gir. chaban (Corr. chabo, Seine-et-Oise chabiou A.), hibou, Béam 
chabeqtu (chebeque), pr. chibeco, chevêche; 

pr. cibec (cimec), hibou, catal. sibeca («= pr. cibcco), m. siboch, 
hibou ; cf. irland. scbocc, id. ; 

Deux-Sèvres cof, petit duc (RoII. II, 54); Sic. scupiu, id. (cf. 
cuccupiu sss cuccufiu, 8^) et Catane chiuppu («= chiù); cf. Suisse 
allem. ChSppli et anc. gr. Cxw/ip?' id.; 

ana fr. haupi^ hibou; Pic houpeu, H.-Bret. houpou, id., Plancher- 
les-Mines hopotUy chouette. 

c) port bufo, esp. buho (buharro), hibou ; roum. buf, buh (buhac), 
id., f. bufà (buhâ, puhâ), bufnà (buhnâ, bufni^â); cf. gr. mod. fiJtovq>oç, 
pol. pujiaé, hibou, et aha. 3f//*, id. (Wackemagel, 12); 

Belgique çuta/o (tyafo), hibou A.; 

réto-r./tt/", hibou; 

Toxnn,ciu/, ct'o/, à côté de anh, duc; Bellinzona su/*, id.; cf. 
allem. Schufui, îd., dim. dial. Jschafytlein, chevêche; 

*^ Snf^* S^ff^ ^^ E^f^ (Duez; auj. Menton), hibou; anc. fr. guvet, 
id. (151 6, ap. Godefroy: un gtguet ou guvetie, c'est-à-dire chat-huant); 
cf. allem. Gauff, aha. ûfo, ûwo (hûwo, auj. Suisse Hûw\ dim. ûwila 
(hûwila), Suisse Ûwel (Hûwel), allem. mod. Eule. 

d) wall. cahuy chahu, Orne chahou, hibou, Guern. cahouan, Calvad. 
chahouan (Côtes-du-N. chohan), anc fr. cahuan, chahuan, id. (XIII® s.), 
c'est-à-dire caâan {== bas-lat. cauannus, 2), rapproché, à partir du 
XVI® siècle, du nom du chat, chat-huant ou chat-hibou, à cause de 
certains traits communs (V. Chat, 70^), à l'instar du pr. cabrarèu 
(8^), interprété comme gat-brarèu, ou chat qui braille (Honnorat); 
de là, Lorr. chat'haurant (Meuse chaharan), ou chat-hibou, et May. 



^ On considère généralement cette forme comme un emprunt fait au 
français. 

' Cf. Hoefer, Histoire de la noologie, p. 117: Il doit son nom de scops 
probablement au cri qu'il &it entendre dans les belles soirées d'été et d'automne . . . 

7* 



lOO 

chahuchet, petit hibou (cf. Anjou kuchette, chevêchette, et huchmr de 
nuif^ hibou). 

e) ^x. caûs (cahus), cauuche^ Quercy coïs^ catal. gaus, pt.gaÂus 
(gehus); cf. allem. Iluz (Suisse Ouitz\ Kauz, hibou; 

Venise chùisso (= chiù), Piém. ciuss^ Côme cioass, hibou; Frioul 
çuss (zuss), chouette; roum, ciu^^ hibou; 

Galice bucJio, hibou; cf. allem. diaL Wnisch, chouette des clochers. 

f) Quercy choc (chouoc), hibou, Gasc. chouco, chouette; Novi 
Ciuc, hibou, et Piém. ciuc (doch), dim. ct'ocot, id.; cf serbe àukf id., 
albanais i^okj, chouette; 

Gênes ucco, duc, Vélay ug<ni (Cantal ugue), hibou; cf. Lux. 
allem. Hugo, id.; 

anc. pr.l et fr. duc (XUI^ s.), dim. duquei (d'oii fr. ducquei), du- 
gand^ dugOf dugou (Gasc. digouj strigiens en gén.); it ducco, Piém. 
duch^ à côté de duso (Brescia dus)^ dim. doseul (5^); Mil., Venise, 
Tyrol dugo, Frioul dug, à côté de dut (5 s); 

pr. mod. iucy duc, dim. iuquet (d'où fr. iuçquet)\ Mil, Venise 
iugOf id. 

g) Marne cJieuie^ chouette (Roll. II, 39) ; pr. chot (chouot), hibou, 
clioiOj chouette; Monferr. ciutt, sctuti, hibou; 

Catane chiodu^ duc (suppose un type chio()\ Gasa choudety id. 
(de chot\ d'où fr. choudet, hibou. 

h) Lorr. hourant^ hibou; walL houretU et kuretie, hulotte, d'un 
primitif hure, id., qui survit dans le suisse allem. Hûre (Hôre), Hûru^ 
hibou, et qui n'a gardé en français que les sens dérivés de cette 
notion (15); roum. horez, hurez, hibou {ez, sufâxe diminutif). 

6. Composés: 

a) Des mêmes éléments, pour prolonger la durée du cri: Lorr., 
Isère iouèau, hibou (Besançon, f. boubotU), à l'instar du lat et anc. 
fr. buho (de là, fr. ioubouicr, it. bubboiare, crier comme le hibou) ; 
t^oim, houhou, hibou; cf. allem. Uhu (Huhu), Suisse .^r« (Hûrhu), îd. 

b) D'éléments divers, pour renforcer le même cri: roum. buhurez 
(cf. allem. Buhu, Nemnich), et ciuhurez (cihurez, durez), même sens 
que le simple hurez, hibou (cf. allem. Schuhu) ; fr. Ittbou (XVP siède), 
Guem. ibo, Meuse ebou A. (= huibou! cri du chat-huant, 3; cf. Lux. 
allem. Hubo^ id.); anc. fr. kucheran, Lorr. houcheran (cf. cheran, i) et 
Landes hourougou^ Gasc. hourouhou^ hibou, à côté de oiûuc^ id., pr. 
ahtuo^ hulotte, Spezia aûco^ id. 



^ La forme duc se rencontre déjà, au Xin« siède, dans le Donat pro- 
vençal (ducs y dnz Tel quidam avis) et dans un ëciit latin contemporain (ap. 
Ducange: Aves elegerunt regem quondam avem vocatam Duc^ et est avis 
pulchrior et major inter omnes aves); l'anc. fr. duc se trouve d'abord dans 
Guill. de Monglane (Godefroy, Compl,), Sur la valeur des cris dou et tou, 
V. 8c (pigeon) et 8 ^ (crapaud). Cf. pourtant l'allem. dial. Grofshernog (Nem- 
nich), à moins qu'il ne s'agisse ici d'une traduction littérale du nom français 
de l'oiseau, grand duc. 



lOI 

7. Certains de ces noms se rapportent au sifflement ou 
grincement des chouettes, et particulièrement au chuchotement 
prolongé de refiraie, tels: S^v./araUf hibou (cf. fr, /rouer, imiter 
le cri de la chouette), et Jiou, petit duc (cf. pr.finUa, siffler, et 
russe filtnû, hibou); Sic. fuanu (fuganu, fuchien), hibou (cf. alb. 
fufufeica, chouette); esp. hruja, port bruxa, efiraie, répondant au 
ît. f resait (fressaie) ei fresaud (XII* siècle), H.-Bret yJrrwiV eX, /ersd 
(= fersaud), ^x.fresago, par l'intermédiaire du Voit presaie^ Gasc. 
àresago: le groupe fers (fres) ou bers (bres) traduit le bruissement ^ 
réitéré de Teffraie, son cri semblable au grincement d'une scie (cf. 
strix striduldy, £t c'est de la même source que dérivent: Anjou 
sou/fleur, effraie (RoU. II, 47), Galice ralo, hibou (cf. fr. râle), et Âuv. 
rahcle, id. (= rascle, râle), Sic. siriula (= stridula), Sologne gouiiière, 
chevêche („à cause de son cri ordinaire goutt! quand il doit faire 
beau", Salerne), Anjou clou, chevéchette, Sologne cîoudet, chouette 
(„à raison de son cri cUnUt! qu'il répète continuellement la nuit*', 
Salerne); Sav. cloute, petit duc (d'après son cri); cf. pr. petavet 
(petuvet), grand duc (de peià, claquer). 

8. Une seconde catégorie de cette nomenclature exprime les 
rapports du cri des strigiens avec celui des oiseaux plus ou moins 
rapprochés d'eux, à savoir: 

a) Du coucou, dont le cri plaintif se confond avec celui du 
hibou (cf. it cuccû, cri du duc et du coucou, et cuccuja, nid du 
coucou et de la chouette; Doubs coucou, hibou A., et fr. houhou, 
espèce de coucou; alb. âukt et îstro-roum. tsuc, coucou, du serbe 
i^tdi, hibou): Sic cu£ca (Lecce cuccuasctà), chouette, cuccuni, hibou, 
cuccuvaja, Naples coccovaja, chouette (it cuccovaja, la légende du 
coucou), et cuccuviu (Sic cuccufiu), cri de la chouette (S.-Frat, coucou), 
répondant au gr. ocixxa^av, cri du hibou (Aristoph., Où^ 262), 
xixxaPfj {xcLXxàfit]) et xlxv^oç {xlxvfioç, xixvfilç), chouette; 
bas-lat. cucuba,^ noctua (Papias), d'où cucubare, huer, et cucuma (eu- 
cumagia), hulotte; it cuccuveggia (coccoveggia) et cuccumeggia, à 
côté de cuccumittu (cuccumeu), ce dernier d'origine sarde; roum. 
cucuvea (cucuveicâ), cucovetà, cucumeagà, chat -huant; grec mod. 
xo%>xov^aîa, chouette, alb. kukumaâe, serbe kukuvika, id. 

b) Du corbeau, dont le cri a la même résonance lugubre: 
anc. fr. choe signifie à la fois chouette et corneille (£ust. Deschamps, 
IV, 318: Yeux de corbaut, noire comme une clioe) et chouette, cor- 
neille (Cotgr.) et femelle du hibou (cf. Guern. cahouette, choquard) 
et, inversement, Orléan. graillon, chevêche (Salerne, p. 56), de graille, 
corbeau; de là 

pr. caucalo, et cava, càOs, corneille et chouette (cf. Roman d'Arles, 
402 : Et el remas plus nègre que corp ni que caus) ; anc. fr. cauwe. 



^ Cf. anc. fr. fruisse^ à côté de hruisson^ bmit 

' Cf. encore Ducange: eacaJbus, avis noctnraa quae Galli effraie diciiur 
{==. xaxxiprfjf et caballi, aves nocturaae, hae ulalae dicnntnr (Papias), ce dernier 
probablement pour cabani (cf. pr, caban, id. ^^), 



I02 

Norm. cauvette (Cotgr.), Dessin caveiie, Pic. cùtuite^ corneille (= anc. 
fr. ckauveiie, chouette); cf. anc. allem. kau, kawe (bas-allem. kaukij, 
néerL kama, corneille (angl. kaw, gémir, propr. crailler); cf. pol. kawa 
(slovène kavka)^ corneille; 

pr. chava (chàavio, charvio» chaio), corneille; Piém. ciave et cioia^ 
Naples ctavoU, id.; esp. choya, chava, id., et Suisse chua, chuoa, freux; 
cf. anc fr. et Sav. chue, chuette, corneille et chouette, Liège chawe, 
id., Sav. save, freux {savùz, choucas), et farou, hibou, en rapport 
avec le h}- freux («s *fareu; 1493: freti), et ^'ss^» zumaya, choucas, 
propr. le zu'^ qui miaule; cf. serbe <^(n»z, corneille; 

pr. chaurtlho (les strigiens en gén.), Frioul çore (zore), corneille, 
catal. xura (= chura), hulotte, et ana fr. siure, îd.;' Corne ctorla, 
corneille et hibou (cf. alb. sorà, roum. cioarà, macédo-roum. tsoarà, 
corneille); Sic. scaramuleiia, chouette (muletta = it. mulacchta\ pour 
l'initial cara, cf. Sic. caragiai, geai, p. 51 note); 

fr. chouc, choucas (anc. chucas), petite corneille (cf. Quercy chocou, 
chouette), chocoite, id., choucou (chouchou), espèce de chouette, chou^ 
guette (chouchette) , choucas, et choquard (anc. chouquar), MontbéL 
tchouqueli, id.; esp. choncar, choucas (Sarde zonca, hibou); cf. fr. le 
chauchement de la chouette, et le mha. chouch, hibou, en rapport 
avec Tangl. chough, corneille, roum. ceucà, ciocà, serbe davka, id., 
Autriche Tschokerl, freux; 

Piém. croass, corneille, et crui, hibou. 

c) Du pigeon, dont le roui roui langoureux rappelle le gémisse- 
ment du hibou (tout tout cri de la chouette, Salerne): Sic tuttumfu, 
cri de le chouette; Venise tugare, roucouler; cf. allem. iuten, frouer, 
et Suisse Chutz, pigeon (= hibou). 

d) Du milan (le hibou et le milan huent et miaulent) : anc. fr. 
hua, huant, huart, hibou, milan; Namur chove, milan (cf. Loire-Inf. 
cJuwan, hibou); cf. albanais huit, milan, et hut, hibou (Voir i). 

e) Du courlis (cf. le cri de la chevêchette: quirrr .../): pr. 
chùurouU, chevêche (et courouli, courlis); it chiurlo, Modène ciurlo, 
Lomb. curlo, hibou et courlis, Rom. tururuià, id.; cf. i^ottcurujo 
(corujo), hibou (== curulho). 

f) De la poule qui glousse (cf. Naples cecavoccola, chouette, 
propr. couveuse aveugle,^ la vue de la chouette étant offusquée par 
la lumière du jour): Piém. ciuss, hibou (cf. ctussi, glousser), et sèuta, 
chouette (Sav. sevta) et couveuse; Gironde ptoque (tyoque, tyotte), 
id. A., en rapport avec le Béarn pioc, poussin; Char.-Inf. qutouc, 



^ "UaîhsL.hruoch, corneille, d'où Diez Mrt freux, remonte en fait à la 
même origine imitative; frouer, d'ailleurs, s'applique au cri de la chouette. 

* Ce zu répondrait à l'anc. fr. ckoue, soue, chouette ; la variante %umacayo 
est un compromis entre Mumaya et cayo, corneille (pr. chato), 

* Comenius, yanua^ trad. Duez, p. 55: ... oiseaux nocturnes le hibou, 
le siure, le limarre, la chevêche . . . 

' Cf. tsp.^allina ciega, bécasse (elle distingue mieux les objets au dair 
de la lune qu'au grand jour), et Vyr, -Or, gallina cega, râle noire, poulette 
d'eau (RoU. II, 355, 363), à côté du tchèque slepka, poule («= l'aveugle). 



I03 

hibou (Roll.» II, 49), et Lot*et-Gar. fyokOf chouette (s» cloco, cou- 
veuse); cf., aussi, Norm. de Bayeux chapon de Herre, hibou (RolL, 
n, 50), et Sic piu/af chouette („ celle qui piaule*'). 

g) Le nom du hibou se rapproche également de celui de 
certains mammifères, dont la voix plaintive ou le sifflement rappelle 
son cri faible et triste; tout d'abord du chat (cf. Lorr. chet/e do ào, 
hibou, chatte de bois), dont les rapports avec les strigiens ont déjà 
été relevés (V. Chat, 9, et ci-dessus 5**). 

h) Du chien: Sic. cuciuni, hibou et petit chien (cf. Frîoul 
cagnasSf oiseau de proie), et esp. chucho (chucha), hibou et toutou;^ 
pr. CQînas, grand duc, Aveyr. coïnou, chouette (de caïnà^ geindre, 
glapir); fr. hulotle (XVI« s., noté comme picard par Rob. Estienne), 
wall. houlette (oulette) et holotte (Cotgr.), houhfte (oulotte), de Tanc. 
fr. huler, wall. houler, hurler, à l'instar du lat. uluiat hulotte (de 
tdularey hurler). 

i) Du crapaud, surtout du petit crapaud des jardins, dont le 
cri ressemble à celui du petit duc: Vienne cloque^ chevêchette, 
Hainaut clouque, hibou (Luxemb. : crapaud). Valais do (deu), duc A., 
Sav. doCf id. (Yonne: dd, crapaud); Landes g resale ^ effraie (cf. pr. 
graissait^ crapaud); May. poute^ petit duc Çpoutaud^ crapaud); pr. 
choulo, chouette (Gers choulou, crapaud). 

j) Du bœuf, dont le mugissement rappelle le cri effrayant du 
grand duc: roum. boU^de-noapte^ hibou {^yhcsxxî de nuit'*). 

k) Enfin, des chèvres auxquelles, suivant la croyance populaire, 
les hibous dérobent leur lait (cf. lat. amma^ strix, propr. nourrice,^ et 
caprimulguSy espèce de chouette qui tète les chèvres): pr.cabraraou 
(capraraou), hibou, cabraret (cabreiret), hulotte, cabnerot chouette, 
propr. chevrier, chevrière ; Aoste chevrerou (cheriou), hibou, et Valais 
(Suisse) tsvvrijouin (tserijouin, tserbrejouin) A., id., probablement 
jeune chevrier; esp. lechuta^ hulotte („ celle qui tète"): cf. Tyrol 
allem. HabergatsSy effraie, et allem. dial. Melker, Mtlchsauger, chat- 
huant (Nemnich). 

C'est à la même origine que paraît remonter le pr. calabrun, 
hulotte (Honnorat), pour cabrun, tète -chèvre, interprété comme 
l'oiseau qui descend (cala) à la brune, la vie active des strigiens 
commençant avec le crépuscule. 

On leur attribue, de même, l'habitude de boire l'huile des 
lampes suspendues devant les images des saints: pr. beuloli (Var 
beuvort), et /an toli^ effraie, Nice sussa^lampas y id.; cf. allem. dial. 
(Silésie) Oeldieb^ effraie. 



^ Cf. Covarruvias: „Dixose chucha de la voz que de va ser chu chu,** 
Diez, en rapprochant le mot du port chuchar, sucer, y voit un reste de la 
croyance populaire attribuant à l'efiraie l'habitude de sucer le sang des petits 
enfants (25). 

' Isidore, Orig» XII, 7,42: „ Strix vulgo dicitur amma ab amando 
parvulos, unde et lac prsebere fertur nascentibus*'. V. la note précédente. 



I04 

9. Une troisième catégorie des noms romans des strigiens se 
rattache à quelques unes de leurs particularités physiques, à savoir: 

a) Les aigrettes qui surmontent la tête de certaines espèces 
leur donnent Tapparence d'oiseaux cornus: fr. corner otU^ hibou, terme 
moderne d'origine dialectale, répondant au pr. chot àanu^ petit duc 
(= hibou cornu; V. aussi Chat, 70^); Gênes Usta da gatto^ hibou 
(„tête de chat'*), esp. cornichutlo^ id.; cf. pr. moumgueto^ chevêche 
(^nonnain*'), à cause du pliunage serré qui couvre sa tête. 

Ou d'oiseaux huppés: Bresse cheupran^ hibou (cf. cheupe^ huppe), 
Saône-et-L. cheupron A., Vosges chaperon , à côté de huperon, wall. 
houperaUe^ id., Sav. loppaz, petit duc (cf. Genève bippct huppe). 

b) Leur large face semble une caricature de celle de l'homme: 
Naples facciommo (sfaciommo), ^\c, facciomu (facci d'omu), hibou, 
chouette („à la face humaine"); de là, aussi, leur désignation par 
des noms propres: Messin chan (Jean) horan^ hibou, et gliaudoty 
Lorr. diaute^ chevêche („Claude"), Voïi, Jon d*au àots, moyen duc, 
appelé en Anjou oiseau Jacques, chevéchette (RolL, II, 52, 56); anc. 
^x. barbajohan {mod, barbajan) y it barbagianni (barbajanni), Vén. 
barbazane (Frioul barbesuan), hibou, propr. oncle Jean (cf. Sic. papa- 
jannt\ taiajanntf sot); Sic jacobbUf hibou (= Jacques); cf. albanais 
d/on^ hibou (= Dj'on, Jean), d'où gr. mod. yxtœvTjç, id. 

c) Leur aspect maussade explique des appellations, telles que 
pr. et anc. fr. (1577) grimaud^ hulotte (Avignon grimcadd^ Nenm.) 
et anc fr. grimaude, chevêche (Cotgr.), du pr. grim^ anc. fr. grimauld^ 
triste, renfrogné; catal, gamarous, hibou, répond au pr, gamarrous, 
maussade (de gamarro^ mauvaise humeur, V. Chat, 87). 

d) Le hibou est grand chasseur de souris, sa principale nourri- 
ture, de là: Sav. ckasseion, duc (Nemnich), catal. mussoi et songuer^ 
grand duc (= ratier). 

e) Dans la Champagne, on appelle la hulotte, trembleury „parce 
que cette chouette crie en frissonnant comme tremblant de froid" 
(Saleme), tandis qu'elle porte, en sicilien, le nom de pigra^ paresseuse, 
à cause de ses mouvements lents et lourds (Pia lutronne, chouette, 
de lutron, lambin, musard); cf. pourtant, Parme sorasza, chouette, 
c'est-à-dire celle qui prend Tessor. 

f) La corneille et le chat-huant, suivant la croyance populaire, 
se mangent réciproquement leurs œufs (cf. anc. pr. el caus manja 
de nuech les nous de la monedula) ; de là, pr. bouleiou (Pyr.-Or. A.), 
hibou, répondant au Fr.-Comté boloiou^ dénicheur, épîthète donnée 
ailleurs au coucou qui passe pour manger les œufs des autres 
oiseaux (cf. Roll. II, 93, 116). 

10. La fresaie est appellée vulgairement oiseau sorcier et 
oiseau de la mort y car, lorsqu'elle vole les pattes en l'air, c'est 
signe de mort pour celui qui l'aperçoit (cf. allem. Toteneule et Leich' 
kukn^ fresaie); elle inspire l'efiâroi par son cri aigre et sinistre, de 
là: fr. effraie (de effrayer)^ pr. aglai et esglari (de esgîarià^ efiîayer), 



I05 

esp. espantadà (suivant Nenmich, chevêche); sa fraise et son voile 
l'ont fait comparer à une religieuse: fr. dame de nut't, pr. damo, da- 
masso („ grosse dame'*), Piém. dama^ dôna, et Ossola dei/a donnai id. 
(cf. Bavar. Nonne, efiraie); ronm. jomàn'fë, propr. fantôme du jeudi 
saint; enfin, Toulon gardo<nIlo , efiraie (qui semble garder la ville 
du haut des tours, Roll., Il, 46). Son synonyme, orfraie, désigne 
en réalité un autre oiseau de proie, dont la voix plaintive se 
rapproche du gémissement de Tefiraie. 



IL Finalement, un résidu de termes obscurs: 

anc. fr. canor (?) et thoon, hibou; 1 fi:, dial.: Lorr. boulieron 
et champoncu, hibou, Char.-Inf. cossard, chouette, Suisse drohlio, 
grand duc; anc fi:, limarre (V. la citation 8^); Marne teougnin, 
hibou A.; Norm. maute, effraie (Du Bois); 

it. dial.: Venise taragnôla, hibou, Sic. ttccia et Sarde tonca, 
chouette; 

pr. cadoscoj chevêche (Cévennes), charcoun, chouette (Dauph. ; 
Sav. Isarco), rïspo (ripo), hibou, tariarasso, hulotte; Pyr.-Or. (et 
catal.) ruia, hulotte; et principalement machoh (machoueto), chou- 
ette, anc. fr. machette (G>tgr.), Avignon machette (Nemn.), Hainaut 
maouche A., Ardèche michoulo (Drôme nitsotdo). Cantal mitsowe et 
Alpes-Mar. mouechoulo, id. A., ce dernier répondant à l'esp. mochuelo, 
hibou, port mocho; toutes ces formes semblent dériver de la notion 
de miauler: cf. Hainaut maouche et port, mocho avec le pr. maowho 
(cato), celle qui miaule (cf. encore Frioul catuss, hibou, probablement 
petit chat). 

12. Les vues que nous venons d'émettre sur l'origine des 
noms romans des strigiens, diffèrent sensiblement des opinions 
généralement admises. Il n'est peut-être pas superflu d'en dire 
un mot. Jusqu'à présent on a envisagé seulement certains termes 
isolés du tableau d'ensemble présenté plus haut, et on s'est par 
suite privé de la lumière que projette tout groupement de faits 
similaires. Cest ainsi qu'on fait venir plusieurs de ces noms du 
germanique sans réfléchir qu'il s'agit ici d'un ordre de faits universel, 
auquel remontent à la fois les termes romans et germaniques.^ Qu'il 
nous soit permis de présenter quelques réflexions à cet égard.^ 

Mackel renvoie, par exemple, le pr. eau (chau), anc. fi*, et dial. 
cave, mod. cJume, à un type gennanique *kawa, corneille, tandis que 
Diez se bornait à dire: „le radical peut être germanique"; Caix 



^ Thomas, article cité, p. 249. Cf. pour le second, 8 c. 

* Cf. Uljrsse Aldrovandi , Ornithoîogia, 1646, vol. I, p. 498: „Qiiod ad 
avium baram noctumarum appeUationem attinet, videre licet pleraque per ono- 
matopeiam conficta esse, uti etiam aliaxxim nonnallainm , qnales sont cuculus, 
npnpa, corms; sed harum praecipue, idq. non in unius gentis, sed qnam pluri- 
maram idiomate. Gratia exempli: Graecis /9i;aç, Imbo et ulula Lattnis, hH>ou 
Gallis, Germanis Eut, Uul, Huru, omnia a sono avis vocabala formata sunt." 

' Voir, dans Koerting, les renvois pour une partie des étymologies citées 
d-dessons. 



io6 

dérive rit. chiurhy de Tallem. QuirU moulinet (l'acception secondaire 
de „ pirouette'' est une image tirée de la notion hibou, 20), et 
Diez identifie le fr. mod. courlieu^ courlis (Pic. corlteu^ Sarde curruliu^ 
it chiurli)^ oiseau nommé d'après son cri, avec Tanc fr. corliai^ 
courrier („qui court les lieux"); Braune fait remonter à un type 
germanique *gufant crier, l'it. gufo^ que Diez tirait de Taha. hûf 
(hûwo), chouette. Diez constate, à propos de htuiUy que hu est 
une onomatopée à laquelle appartient également l'aha. hûwOi »id'où 
peut-être hmite est une dérivation immédiate''. En réalité, le roman 
et le germanique ont puisé à la même source.^ 

Voici maintenant quelques autres interprétations. Diez faisait 
remonter Tesp. buho (port bufo) au lat huho^ influencé par Taha. bûf 
et hûf\ Ménage dérive l'it. asstuolo de asiuSy asiatique (le mot latin 
aurait donné agio\ d'ailleurs Va est adventice, 4*). On répète depuis 
Scaliger (V. Ménage), que fresaù représente un \2X. wXg. prœsaga 
(„à cause que cet oiseau est de mauvais présage"), sans penser 
que cette acception figurée possible en latin, lequel cependant 
l'ignore, était impossible en roman où le mot au sens propre 
n'existe pas. La Crusca (et Ménage) rapproche barbagtanni du mot 
barba („ dalla barba ch' egli ha sotto il becco"); Ferrari y voit un 
compromis des mots latins bubo et asiOf et Zambaldi le tire directe- 
ment d'un fr. imaginaire barbe à JeanJ^ 

Tout aussi curieux sont les avis sur l'origine du nom de 
l'oiseau duci „0n le nomme un duc en fi:ançois possible quasi 
comme s'il estoit conducteur de quelques oyseaux, quand ils par- 
tent pour s'en retourner en estrange pais" nous dit Belon {Histoire 
des Oyseaux)^ et son explication a passé dans Littré; „mais, ajoute 
Ménage, les oiseaux de nuit ne voyant presque point le jour, cet 
oius était un mauvais guide". Enfin, Thumeysen rapproche hibou 
(et anc. fr. houpi, catal. siboc) d'un breton hypothétique hibôk (irl. 
seboc) ; en fait, hibou est la forme réduite du cri redoublé du grand 
duc (Diez y voyait déjà un mot imitatif), tandis que le terme 
catalan répond au pr. cibec, chevêche (4). 

18. En passant aux idées que les peuples romans ont tirées 
des notions hibou et chouette, nous commencerons par faire res- 
sortir les acceptions se rapportant aux faits et gestes des strigiens; 
nous examinerons ensuite les défauts et qualités qu'on leur attribue, 
et nous finirons par relever les idées superstitieuses que le vulgaire 
attache aux nocturnes et qui en ont fait un objet de réprobation. 



^ Voici un spécimen de la même tendance unilatérale: „Schuhut hibou, 
allemand moderne, emprunté au fi*. chouetU, influencée par Uhu** (Kluge). 
Cf, Kirchhoff (ap. Grimm: Die Eule liefs schrecklich ihre Stimme hôren, 
Schuhu-Schuhuhu !) et Grimm, Màrchen^ 69 (Eine Nachteule schrie dreimal: 
SchU'hU'hu'hul), Voir aussi Weigand, au mot Schufut (cf. 22, gredin). 

• De Gregorio (Studi g/ottologici , III, p. 239, 249) dérive barbagtanni 
de l'arabe bab{a)gâ, perroquet, et son synonyme sicilien jacobbUf de VsiT.^a'koubj 
perdrix mâle. 



107 

L'aspect étrange et triste de certains strigiens ont suggéré les 
notions de 

farouche: wall. cahu (Biais, chahu), homme grossier, rustre, anc. 
fr. cahuatiie^ volée de hibous (Cotgr.) et canaille (Rabel., III, prol.: 
cahuaille au diable I); fr. chat-huant^ personne d'une figure hideuse 
et d'un caractère sauvage, et chouan^ nom donné aux séditieux de 
la Vendée (pendant la Révolution) ; NornL chavoutllard^ rustre, Bessin 
huan^ homme sauvage, anc. fr. huaille, cauaille , encore employé par 
Voltaire (V. plus haut cahuaille)'; 

maussade (cf. triste comme un hibou): H.-Bret chouan^ homme 
sournois, Berr. chouet, grave, sérieux (des enfants, propr. petit de la 
chouette); cf. Mayen. chognard («» chouinard), sognard^ maussade 
(Poit chaugner^ sougner^ avoir Fair triste); pr. amachouitf sournois, 
sombre, choid (chouta), être sombre {choutaire, taciturne), et nuechour, 
silencieux; Pist ragguffaio^ renfrogné (et couvert, du temps); esp. 
huho (port lufo\ mélancolique; 

solitaire (cf. vivre seul comme un hibou): fr. chat'huant^ chou" 
eiUy hibou i celui qui vit isolé; pr.cahus, misanthrope; it gu/o, esp. 
àuho, port àu/o, id.; cf. allem. liCauz, homme bizarre. 

14« Les yeux larges et saillants des strigiens sont dirigés en 
avant, et non sur le côté comme chez les autres oiseaux; la 
lumière du jour les blesse ^ et les force à fermer leurs paupières à 
demi, parfois entièrement (cf. rouler les yeux comme une chouette 
qu'on oblige à regarder le soleil). Eveillés du demi-sommeil dans 
lequel ils restent plongés durant le jour, ils considèrent fixement, 
de leurs yeux grandement ouverts, l'objet qui a attiré leur attention, 
ou le regardent en clignant (cf. Hainaut t'i a des yeux comme un 
cat'huant, des yeux fixes, fort ouverts et immobiles); doués la nuit 
d'une vue pénétrante, ils errent en aveugles en plein jour (le Na- 
politain appelle la chouette poule aveugle, 8^). De là, 

borgne: pr. cabanel, id., et chavanfu, qui a les yeux enfoncés 
comme le hibou; Sic. occht di cucca, yeux myopes („yeux de 
chouette"); 

cligner (des yeux): Vosges chouotier^ ciller les yeux, et pr. 
faire lis uei de machoto^ avoir les yeux clignotants et gonflés par le 
sommeil; port brtixolear, trembloter (de la lumière), et hruja, veil- 
leuse (= effraie); 

crépuscule (le temps où les chouettes sortent de leurs re- 
traites): pr. calahrun^ id., propr. hulotte (8^); cf. allem. Eulenfluchi, 
crépuscule („tempus quo evolant noctuae", Grimm); 

épier, regarder attentivement: Poitou bouliter („ regarder avec 
mystère les passants par une petite ouverture", Favre), en rapport 
avec le pr. bouleiou, hibou (9'); it alloccare (= civeitare, regarder 
ça et là comme une chouette), luccherare (d'où lucchera, regard. 



^ Cf. Boèce (dans Godefr., Complém,)\ ... la stuUe Dont la clarté du 
soleil nette Aveugle les yeux. 



xo8 

mine: Naples luccaro = ahcco)^ Pist îoccheggiart^ »,star guardando 
et spiando corne di sottecchi" (Petrocchi), et Piém. oloché ou fi 
V olùch („ faire le hibou**); esp. huhar, épier (d'où huharda^ lucarne) 
et argot dénoncer (d'où huho^ délateur). 

16. La tête des hibous est couverte de touffes de plumes 
qui lui donnent l'apparence d'une tête hérissée ou ébouriffée; de là, 

brosse: fr. hure, primitivement hulotte (5^); cf. allem. EuUt 
balai à poil doux; 

coiffe: anc. fr. cahuet (,i petit du hibou**), capuchon de moine, 
chouette, sorte de coiffure (XVII* s.), et hure, bonnet * de prêtre (= 
hulotte) ; it. gufo, aumusse (= hibou) ; cf. allem. Eule, bonnet d'en- 
fant, Eulennest, perruque, et Kauzhut, chapeau en feutre des prêtres; 
Suisse allem. Chutz, bonnet fourré (propr. hibou); 

tête (hérissée): Gyxetn.cahuche, tête (<-> Mzy. chakuchi, hibou), 
et fr. hure, primitivement tête de hibou {Rose, 5999: li chahuan o 
sa grant hure), ensuite de loup (cf. hurlupé, hérissé), de sanglier, etc., 
appliquée ironiquement à l'homme (Robert le Diable, ap. Diez: la 
gent barbée et ahurie)*, le sens propre de ahurir est rendre hérissé 
d'effi-oi; cf. Suisse allem. Chutz, cheveux ébouriffés et personne 
ébouriffée (aussi Hûrti)', 

toupet (et huppe): roum. buhà, toupet, et cheveux ébouriffés 
(le roum. buhos, anc ciuhos, ébouriffé, hérissé, répond à l'anc. fr. et 
Norm. huré, id.), et du/, do/, id.; cf. allem. Suisse Huwel (= Eule), 
personne aux cheveux ébourifiés. 

16. Les cris de détresse que les hibous poussent le jour 
lorsqu'ils errent à la recherche d'un refuge, et les voix sinistres 
qu'ils font entendre la nuit lorsqu'ils rôdent à la poursuite de leur 
proie, ont laissé des traces en roman: 

huer (crier comme un hibou): anc. fr. huner (•» huaner), bou- 
bouler; Berr. acahuer, cahuaner, huer et poursuivre de cris, cahuler 
(et walI., Namur et Hain. chahuler), huer et crier de douleur, en 
parlant du chien (Hain. criailler), cahuter, id. (Vendôme chahuter, 
crier comme un chat-huant), chavoner (achavonter), huer; wall. chawer^ 
Nam. chaweter, criailler, et chouheler (Liège, Morv. chouler), appeler 
en criant (Morv., imiter le cri de la chouette); Vendôme chavauder, 
poursuivre à grand bruit, Suisse lutseihi, imiter le cri de la chouette 
(d'un thème luche, abstrait de lucheran, hibou, i), et pousser des cris 
de joie; — pr. choucâ, huer (du hibou), et abicâ, appeler en criant, 
Abr. aluccà, crier, Naples aloccare (alluccare), boubouler {alucco, cri 
strident). Marches luccà („gridare a squarciagola**); — it chiurlare, 
chiucchiurlare , huer (du duc) et imiter son cri,^ gu/are, gu/eggiare, 
bouffer, souffler (du hibou): cf. Yon. agouffer, parler d'une voix 



' V. pour ce sens, Bugge (Romania, IV, 361), qui fait remonter le mot 
au norrois hûfa, coiffe (d'où, du reste, anc fr. huve, id.). 

> Braune (Zeitschrift , XVIII, 528) tire chiurlare de l'allem. kurreln, 
gronder. 



I09 

entrecoupée par la colère (se dit aussi d'un chien qui se jette sur 
qn. la gueule ouverte, en aboyant avec furie); — roum. àuhài, huer, 
hurler (cf. Poit. èououner, boubouler), ct'ohàt, gémir (de la chouette) 
et sM'gdf crier en général,* primitivement huer (des siriges ou effraies); 
cL Suisse allem. huren^ hauem, huer (de Hure, hibou) ; 

pleurnicher: Yon. choucasser^ propr. gémir comme un choucas 
(walI. chouqtussery chanter avec grands éclats de voix, comme les 
pinsons), et walI. chôulery pleurer à chaudes larmes (Nam. chahuler^ 
pleurnicher); Terraman. alluccà^ se plaindre; 

vacarme (cf. Hain. faire une vie de cat-huant^ faire «beaucoup 
de tapage): Pas-de-C. cahue, wall. cahu^ bagarre, fr. pop, chahut (ab- 
strait de chahuter, V. huer); pr. chafaret (sofaret), Poit chafrè, propr. 
cri du chafarou^ ou tsafarou, chat-huant (V. Chat, 70*^), et chaurii, 
Lim. charit, vacarme, et sabbat des sorciers (de chaurio, nom collectif 
des strigiens); Naples alluccata, Marches îuccareccio et it. chiucchiurlaja\ 
roum. huhi huhnet, vacarme, cri (primitivement du hibou); de là, 
aussi, 

danse échevelée: fr. pop. chahut (H.-Maine: danse des sorciers 
autour du diable) et chahuter, danser en imitant le cri du chat- 
huant; roum. ciufu („hibou") et ^u^u^u (cri de la chouette), noihs 
de danses rustiques (Jipescu, Opincar, p. 52); cf. anc. gr. Oxco^, 
petit duc et sorte de danse. 

17. Dans les arbres, les strigiens prennent les positions les 
plus diverses: ils se baissent, se relèvent, tournent la tête en tous 
sens, ou l'inclinent d'une façon très divertissante pour le spectateur. 
Ces gestes comiques en présence de l'homme et des autres oiseaux, 
Pline les attribue au scops (la Posseneule des Allemands), le plus 
charmant de tous les strigiens; il appelle (X, 49) satiricos motus, 
ses mouvements de tête qu'Âristote comparait déjà aux gestes des 
danseurs. De là, 

bouffon (bouffonerie): it alloccheria, tours ridicules du hibou; 
anc. roum. ciof, ciuf, bouffon;* rapprocher esp. chocarrero (port. 
chocar rétro), bouffon, et port choca (esp. chueca), bruffonerie, du pr. 
choc, hibou; et esp. port, chulo, plaisant, du pr. choulo, chouette; cf. 
allem. Eulenspiegel („miroir de la chouette*'), surnom d'un bouffon 
populaire du XIV® siècle, et anc. allem. Kau», atdlanus, scenicus, 
ludius, mimus (Junius, 1577); 

railler: it civeitare, guffare (gufeggiare), sgufare, et anc soiare, 
gausser (Duez; V. caresser, 21); Piém. ciolé (cf. cid, duc), Sic, cucchi- 
an\ cuccuntari (it cucculiare, id., propr. coucouer 8^), et lucchiari'. 



* Cihac: strigare^*exquirUare, 

' Mistral dérive chafaret de l'hébreu schofar, trompette synagogale (cf. 
charivari, p. 81), ou de l'arabe sofar, mois où les musulmans célèbrent l'anni- 
versaire de la mort du prophète (cf. ramadan, p. 81). 

' Graster, Chrestomathù , H, 360: „Craiul au zîs cStrS mSscSreful, cStrS 
cioful sSS . . ."; et Çincal (ap. Damé): „Polata tmpSrSteaicS au umplut'o eu 
eiufV' 



IIO 

Naples cucca, raillerie (= chouette); la chouette, en butte aux 
attaques des autres oiseaux pendant le jour, se laisse assaillir et 
frapper sans se défendre: cf. fr. il est leur chouette ^ il est en butte 
à leurs railleries, répondant au Sia essiri la cucca di tutti et an 
pr. esire la machoto, être le souffre-douleurs; cf. anc. gr. CxœxxfO, 
railler, moquer (de Cxœy>, petit duc); 

termes de jeu: anc. fr. au hibou et à la chevêche^ jeux d'enfants 
mentionnés par Rabelais (1,22), fr.mod, chouette , jeu analogue au 
jeu de Toie, et joueur qui joue seul contre deux autres (allusion 
aux attaques que les oiseaux dirigent en troupe contre une seule 
chouette), Jeu de la chouette, jeu de dupe (c-à-d. à qui plumera son 
compagnon, Oudin); Biais, chouine, sorte de jeu de cartes, et Âunis 
/resaie, le neuf de pique (parce qu'il est supposé porter malheur); 
it /are (giuocar) a àvetta^, jouer à s'entre- frapper {pujavanè, calotte, 
et it. ciurlotto, id., propr. coup de hibou), et gofo, jeu de prime; 
roum, âu/nat jeu d'enfants (V. Tiktin) ; cf. Suisse allem. hûwele, jeu de 
cartes (de huwel, chouette). 

18. Le chant du hibou et de la chouette annonce, suivant la 
opyance populaire, le froid, Torage, le vent; de là, 

froid (cf. tremèleur, nom champenois de la hulotte, parce que 
son cri ressemble à celui d'un homme transi de fioid, 9^): roum. 
fl bea buha, il gèle („la chouette le boit'', Marian, I, 209), et pr. a 
arrapa la chiveco, il s'est enrhumé („il a attrapé la chouette", c-à-d. 
le froid); 

orage: pr. chavano, bourrasque, nuée d'orage, ondée passagère 
(= chouette), Bessin chxvan, oiseau de tempête {= chouan), par 
étymologie populaire, chie-vent (RolL, II, 385); 

vent (cf. houhou, hurlement de vent): pr. rispo, vent glacé, bise 
froide (= hibou; /aire la rispo t siffler d'une voix stridente), rispa 
raidi par le froid, et groua (prene) la cibeco, se morfondre à la bise, 
prendre froid en attendant dehors (cf. allem. eine Eule/angen, terme 
de marine, prendre vent devant). 

10. Le trou du hibou, le terrier de la chouette et le repaire 
(tapissé de feuilles et d'herbes sèches) du grand duc, ont fourni la 
notion de bouge, cabane (cf nid de hibou^ vieille masure inhabité): 
fr. cahute (XII« s.: chahute, XI V«: quahute, XVI<^: cahuette), d'une forme 
cahue, chouette (cf. wall. cahu, hibou), Pic. cahoulette, petite cabane 
roulante de berger; pr. machoto, bouge («s chouette); esp. hukio, 
cabane („nid de hibou'*). 

20. Applications techniques: 

chasse à la pipée (des chouettes ou des chevêches attachées 
près des filets, des pièges ou des gluaux servaient jadis de leurres 
pour les petits oiseaux, lesquels, accourant à leurs cris, venaient se 



^ Cf. Vénitien, XV« siècle, nogare aile goffe, mit den fewsten spielen 
(MuBsafia, Beitràge, p. 65). 



III 

prendre et s'empêtrer): Berr. chavon^ instrument en terre cuite (de 
la forme d'un hibou) pour attirer les oiseaux, et chavonner, chouâr, 
chuer, piper (en imitant le cri de la chouette), anc. fr. chouer^ 
attraper (Montaigne), et anc argot choué^ pris (comme l'oiseau au 
glaau); anc. fr. huant, maquette (ayant la forme d'un hibou); pr. 
cabanaire (cabanié) et choutaire, oiseleur à la pipée; it chiurlo 
(„hibou"), chasse à la pipée, et civeitare, leuirer, amadouer (et 
apprivoiser); port, hufo, engin pour prendre des oiseaux, et esp. 
ckuchear, chasser à la pipée; * 

termes de marine: tomber à la renverse (les strigiens attaqués 
se renversent sur le dos et se défendent avec les ongles, position 
des oiseaux de proie * réduits à l'extrémité) : fr. cabanner, renverser, 
chavirer (1783), terme d'origine provençale (cf. caban, hibou, 5^), 
répondant au fr. pop. chahuter, renverser, culbuter (V. vacarme, 16); 
MoTV., Yon. chotur (choueter), tomber, et ix. échouer (XVP siècle), 
tomber sur un écueil;^ cf. Norm. chauler, id. (Littré, Suppl,: le 
bateau, chouié le long des forts, pouvait se briser). 

Termes spéciaux: 

birloir (loquet de bois, V. pirouette): it. noiioîa (nottolina); 

chaufiferette (l'effraie, au repos, se tient accroupie): port, bruja, 
couvet (= ejQfraie); 

écrou d'un pressoir: pr. machoto («chouette"), qui signifie 
encore: poinçon d'une ferme (charpenterie) ; 

pirouette (la chouette, tirée par la corde, fait une pirouette): 
it dur h (= chiurld) ; 

vase pour l'oing (charronnerie): pr. machoto, 

2L Autres faits relatifs aux strigiens: 

se blottir (la chouette, au repos, est comme ramassée sur 
elle-même): ït, gufarsi, et „se cacher**; 3 GéXic^ acurujar {de curujo, 
hibou); cf. a\\em, kauzen, se tapir, et serbe ëuifati, id. (de Huk, hibou); 

bouder (cf. ^x.far li cabano, froncer les sourcils, propr. faire 
la chouette, et chavan, accès de colère): May. chougner, Poit. 
cheugner (V. maussade, 11); roum. bu/ht (îmbufhi); 

caresser (le hibou et la chouette sont des parents très tendres 
et défendent leurs petits au prix de leur vie) : anc. fr. chouer (et 
Berr.), chouyer (et Morv.), chuer (et Pic, Morv. chuyer) et suer, mod. 
choyer (Nicot choter), forme littéraire à partir du XVII* siècle (= 
anc. fr., Morv. chouyer), répondant à l'anc it sotare (d'un type anc. 
fr. souyer 8= suer) ou dare la soia, cajoler („è voce veneziana", 

* Cf. hs&'leX, cucubare (de cucuba, chouette), caput in terram deflgere 
pedibus surgnm erectis (Hierolexicon Macri, ap. Ducange). Cf. Pline, Mût. 
Nat., X, 19: (les chouettes entourées par de nombreux oiseaux) resupinae 
pedibus répugnant coUectaeque in arctum, rostro et unguibus toto teguntur. 

' L'apparition tardive du mot exclut toute dérivation du latin (V. Koerting 
s. ▼. excautart), 

■ Salvioni {Romania, XXVIII, 96) rapproche gufarsi „rimp!attarsi" du 
Sic. aceufarisi (=s it. accovolarsi). 



112 

Ménage), à l'instar de accwetiaret flatter; le terme choyer, au sens 
de flatter et de soigner, ménager ,i est donc une image tirée de 
la tendresse maternelle de la chonette envers ses petits et de 
Tesprit de prévoyance du hibou, lequel, sobre et prudent, épargne 
la veille quelque chose pour le lendemain (cf. La Fontaine, XI, 9} ; 
de même: May. souattoner, flatter (de souatU, chouette), et Genève 
chougner, dorloter (ss chouiner); pr. ^^«ri7À?, cajoler, Sic cuccuniartf 
flatter, mignarder; cf. allem. dm Kauzen streichtn, flatter, caresser 
(XV« au XVU« siècle) ; 

dormir debout (hocher la tête de sommeil, à la manière des 
hibous): pr. chouca (et s'ac?iauca, s'assoupir), chouta (chota), id., ckou- 
iairey personne à moitié endormie; 

échouer (ne pas réussir): it inciveUirt „riuscir vano, corne gli 
auguri che si tolgono dal cantare délia dvetta" (Fanfani); 

s'enhardir (comme la chouette à la pipée): it inciveUire, propr. 
devenir chouette; 

s'évanouir (perdre le sentiment comme les strigiens attaqués 
le jour par les autres oiseaux): pr. tstavani, se pâmer, stupéfier (cf. 
Sav. j/jvo», hibou);) 

flairer (et quêter): May. chouagner, mettre le nez partout; Sic 
cucchiarif cuccuniart, flairer, quêter; 

gratter: Pic c?toer (cf. anc fr. chuer^ caresser); 

manger sans mâcher (comme les chouettes): ii. mangiare (fare) 
corne la civetta^ id.; roum. a'o/ài, faire du bruit avec la bouche en 
mangeant; 

reculer: Norm. chouiner (= faire comme la choe)\ 

relever les oreilles (la chouette, éveillée de son demi-sonmieil 
du jour, relève les plumes de ses oreilles, en tournant la tête de 
tous les côtés) : fr. chauvir (XIII* siècle , de chauve , chouette) , à 
côté de chovir (chouir) et chauver (chouer), agiter les oreilles en 
les dressant et en les abaissant („de choe, chouette, à cause de ce 
nv^uvement de plumes qui figure ses oreilles", Littré); ^i. chaurilha, 
chauvir, et écouter attentivement (sans se montrer). 

22. Qualités et défauts attribués aux strigiens: 

avare: port hu/o\ cf. allem. Kauz, et pol. syc, id. (s= tchèque 
syéy chouette), albanais Urik, avare (= hibou); 

beau (certaines chouettes sont d'une beauté remarquable; cf. 
Rabel. III, 14: Ma femme sera coincte et jolie comme une belle et 
petite chouette): fr. pop. chouette, beau, excellent, cf. Genève chougnet 
et chouquet, gentil, mignon (des enfants); 

coquet (comme la chouette qui leurre les oiseaux en faisant 
des signes avec la tête): anc fir. chouetter, it dvetiare (= far la 

i Le sens de ménager, épargner, conduit à celui d'esquiver (Monet: 
choyer une chose, '^oxv^^couÙler, Guem. c^vai/Zf r). Havet (/^«manui, III, 331) 
sépare chouer de choyer, en faisant remonter ce dernier à un type cavicare, 

* Suivant Hennicke (dîna Miréiû, éd. Koschwita), du \iu êvantscêre, 
s'évanouir. 



"3 

dvetta) et coccoveggiare, Sic. cucchiari (cuccunîari), chercher à plaire, 
coquetter; it allocco, muguet {aUoccheria^ minauderie), et cvoettay 
coquette (cwetteria^ coquetterie, mignardise), civetHnOy dandy (,, petit 
de la chouette'^, et civettone, accroche -cœurs, godelureau („ grosse 
chouette'*), Naples coccovaja, grande coquette; pn choucard, amant 
(„ choucas''), et esp. chucheria^ colifichet (= coquetterie); cf. Suisse 
allexn. Hûru^ chouette et révérence; 

courbé (attitude des strîgiens): Vén. gufo („incurvato leggier- 
mente délia persona"), propr. hibou; 

étonné (le hibou reste perché sur sa branche, immobile et 
ahuri): Berr. chatiet, capot, penaud („petit de la chouette'*); pr. 
amàchùuiiy immobile, esiauani, stupéfier (21), ti faire lou du^ être 
ahuri (=s faire le duc) ; it aUocchire et rimaner goffo (il gufo), Abr. 
^ngufanarse, devenir muet, rester immobile; Parme far da locch, de- 
meurer coi, et irar locch, stupéfier; cf. Vén. chtâl chiô! iron. inL 
„che dénota maraviglia" (Boerio), et Bayonne esparhoulatt effaré, 
étourdi (allusion aux petits oiseaux qui ne savent plus où donner 
de la tête quand ils aperçoivent un oiseau de proie; Roll., II, 3Ô); 

gonflé (le hibou a Pair d'être gonflé par le sommeil): roum. 
hihàù boufBr {bukov^ gonflé), et bufnesc, s'enfler; 

gredin: it. ciofo („uomo di condizione spregîata"),* répondant 
au roum. dof hibou et coquin (V. Tiktin); cf. allem. Schuft, id. 
(bas-allem. sckuft, sckuvût) en rapport avec Schûfut (bas-allem. schufût, 
sckuvût), hibou (5*^); 

ivre (cf. pr. vhriac counio uno chuito, gris comme une chouette): 
Auv. chouCf ivre, Mil. ciocch, id., Piém. ciuc, cuite, propr. hibou; it 
ciucca, id. {prender la ciucca = pr. prene la machoio)\ 

lourdaud (la hulotte est lourde et lente dans ses mouvements; 
cf. Sic. pigra, chouette, propr. paresseuse, 9*): it goffo, grossier,* 
d'où h. goffe (XVP s.: un aussi goffe ouvrier et ouvrage), esp. ^^<?; 
et goffeggiare^ bousiller; Dauph. chotié, gaucher; 

rusé (cf. H.-Bret. malin comme une chouette): it. acdvettato, 
dégourdi, rendu sage par rexpérience (comme les oiseaux attirés par 
la chouette, qui ont trouvé le moyen de se tirer d'affaire); cf. fi". 
déluré, primitivement de l'oiseau qui n'approche pas du leurre; 

silencieux (les hibous volent sans bruit au-dessus du sol): pr. 
faire lou du, rester silencieux (V. étonné); 

sot (la plus faible lueur blesse l'énorme pupille des hibous et 
les plonge dans une apathie complète, de là leur embarras quand 
ils se trouvent fourvoyés en pleine lumière) : anc. fr. htut, sot (Marot), 
haukou (Chapelain, ap. Littré: plus sottes que des houhous) et Suisse 
gnauca (nioca), fille ou femme sotte (= chouette, V. Chat, 102^); 

^ Diez dérive ciofo de Tallem. Sckuft, 

* Marchesini (Studi di filologia romanza, 11,4) identifie \X.» g-offo avec 
Vén,gu/o (V. courbé) y en les faisant remonter à un type commun: *^ubbus 
(*gufus) pour ^tbàus; Braune (Zeitschrift, XVIII, 524) rapproche goffo d'un 
type germ. *goff, regarder bouche bée (d'où bavar. goff, badaud, auquel 
renvoyait déjà Diez). 

Beibeft lur Zeitschr. t rom. Phil. L 8 



114 

pr. cabanel, cahec, ctbec (d'où it ctheca^^ Piac. zibega, blasé, propr. 
chevêche), choi, choulo, du (duganel), loco (et ^fou, insensé**), fu- 
choulo; — it. allocco et locco (Piém. louc^ oulouc^ Monferr. urucch), 
asstoîo (capo d*), barbagianni; chiurlo^ ciurlo, Vén. chmsso („dormi- 
glione"), it civetione, goffo (gofo, gufo); Rom. turuluià) Parme cià 
(„ hibou**), Sic. cucca („ chouette") et Gênes testa da gaito («» hibou); 
réto-r.^/, id., et Frioul catuss (= hibou); — esp. loco („fou": port 
îouco^ sot), d'où loquear, locura (alocado, enloquecer); 

^ voleur (cf. larron comme une chouette): Vendôme chouette^ 
maraudeur de nuit, braconnier, fr. (argot) hibou^ voleur de nuit; pr. 
chabanel („hulotte"), écorcheur des bêtes mortes trouvées dans la 
campagne (cf. faire la tartarassoj rôder, marauder); it noitolone^ 
rôdeur de nuit (Sic alluccari, escroquer), et esp. (argot) lechuza 
(„ hulotte*'), voleur de nuit, et (iron.) alguazil. 

23. Quelques noms d'oiseaux, rapprochés des strigiens à cause 
de leur plumage, à savoir: 

buse: Lorr. chouatte (= chouette) et Anjou cossarde (de cossard^ 
hibou); pr. tartarasso, propr. hulotte; cf. russe skopa, faucon, avec 
gr. oxœy), hibou; 

chauve-souris: wa\Lchawe'Sort(NsLmuT chehau'sorl), propr. chouette- 
souris; it nottola (nottolo, nottolone), répondant au gr. wxzeçlç, 
lat vespertilt'o; et l^3L^\es /acdommo^ propr. hibou (9); Côme taragndla^ 
id. (Il); 

engoulevent (appelé „tette-chèvre". S''): ïlorm. fresate\ pr. nuecho 
et nichoulo, choulo et tartarasso („ hulotte"), à côté de cabrilhau (8^); 
it nottolone (,, grande chouette"); cf russe lelek^ engoulevent, et pol. 
lelek, hibou; 

fauvette: Pignerol smtoula Â. (Piém. sm'tola, chouette); 

huppe (9): anc. fr. ulule (XV* s.), Modène sorazza (Parme 
„chouette", 9*); esp. bulio^ hibou et huppe; cf. alb. âokj^ chouette et 
huppe; 

papillon: istro-roum. f /r^5 (Weigand, VII, 353), propr. sorcière 
(25); cf. écossais witch, papillon de nuit (= sorcière); 

plongeon arctique (à cause des cris qu*il pousse) : huard (Cotgr.), 
propr. hibou; 

vanneau (oiseau nocturne, timide et criard): Piém. cruî, propr. 
hibou (9^); Tovan, ciovlicà, vanneau (= ciovicà^ hibou, 5^). 

24. Applications isolées: 

cœur (la face de l'effraie est en forme de cœur): fr. (argot) 
chouan\ 

enfant (V. caresser, 21): pr. machouttn; anc Ir. gn'puiud, petit 

^ Homing (Zeitschrift, XXI, 453) dérive it dbecca du lat cUms^ nourri- 
ture. L'acception du dial. subega ( „ schifiltoto nel dbo <* ) est une simple 
restriction du sens général. 

' Caiz {Studi, 270) dérive chiurîo ,,uomo semplice e buono a nuUa<* 
de Panglo-saxon ceorl, rustre; Schneller (p. 164) identifie son correspondant 
tyrolien ciorlo^ sot, avec l'allem. Quirl, moulinet. 



U5 

éœlier (XVI< siède), et Suisse allem. ABC-Chutz, id. (de Chutz, 
hibou); cf. anc fr. marmoset, id. (p. 95) et Piém. prima migniny 
premi^e école enfantine (= premier minet); 

monnaie d'or (les yeux de la chouette étant d'un jaune clair): 
it (occhi di) cwetta et Sic. luccari („danari''); anc gn yi/xv^^ 
monnaie (portant l'empreinte d'une chouette); 

nature de la femme (terme euphémique): Côme loch (as it 
aloccoy 

26. Des idées superstitieuses et lugubres sont attachées aux 
nocturnes: ce sont des oiseaux de mauvais augure, dont les gé- 
missements sont des présages funèbres; le fait que les strigiens 
étanchent parfois leur soif avec le sang de leurs victimes a donné 
naissance à la croyance populaire qui les représente comme des 
vampires suçant le sang des petits enfants; d'un autre côté, les 
sorcières peuvent prendre la forme de la chouette et surtout de 
Tefiraie; de là, 

diable (cf. Piém. diavo V moniagna, hibou): ^x. grimaud (Voir 
sorcière) et roum. ctof^ propr. hibou (V. Tiktin) ; 

fantôme: Pic houpeuxy lutin qui imite la voix du hibou (H.- 
Bret houpout lutin dont la voix ressemble à celle du chat-huant); 
îr, huau, épouvantail de chasse (V. Littré); Bessin huard („ hibou'*), 
lutin, farfadet, et Suisse tseveco („ chevêche"), lutin qui a la seconde 
vue, spectre; Dauph. ^bi/a»/ („duc'*), lutin qui prend la forme d'un 
grand hibou; caAsÂ, sibeca, siboch^ épouvantail (= hibou); To\xm.duhàf 
épouvantail (= chouette); cf. Suisse allem. Hûru, Hûri^ chouette 
et fantôme qui en prend la forme, Gehuri^ épouvantail (à chène- 
vière), et Nachthurij fantôme qui rôde la nuit pour enlever les 
enfants qu'il rencontre; 

sordère (sorcier): znc ii. estrie (du lat x/n^a, effraie et sor- 
dère), Gasc estregOj cauchemar (= sorcière; cf. pr. estre calcat per 
las maseoSf avoir le cauchemar, litt. être foulé par les sordères); 
it sirega (Mil. stria), m. slregotu; esp. estrige, vampire, roum. sirigà, 
sordère 1 (auj. „ vieilles femmes qui s'en vont la nuit toutes nues 
et les cheveux flottants dérober le lait aux vadies'S Damé, cf. 8^), 
et strigoiûy vampire; anc. ix, f resaie ei fresaude (G. de Coinci, ap. 
Codeur.: ceWe fresaie, celle drague . . . Miracles de Nj-Dame: ceste 
fresctude, ceste drage . . .), i côté de bruesche (pays du Foix: Borel), 
catal. bruixa, Gasc broxa (Ducange) , Béam brauche. Sarde brusciu, 
esp.-port. bruja^; pr. grimaud, sorder (-■ hibou), grimaudo et 
garamaudOf sordère et guilledou (cf. wall. caweler^ courir les filles, 
litt chouetter, cf. 22); 



^ Cf. Cantemir, Descriptto Moldaviœ, p. 142: Striga, a graeca voce 
<nqiyhf\, idem quod apad Ronumos etiam hodie inter Moldaves dénotât, 
venefica nimiium vetula, quse diabolica virtate infantes neonatos, ignotis modia 
interimat Saperstitlo et Transylvanie praesertim freqnentissima . . . 

* V. Arcknno, XV, 506, où Nigra rapproche esp. bruja, etc. de bruscus, 
crapaud (doot le démon revêt parfois la forme); mais la notion primitive est 
fresaù et non sorcière. 



it6 

vieille femme (= sorcière): anc fr. houhoiUy vieille sorcière 
(Oudin; Hainaut: vieille femme sans dents), propr. hiboa; pr. 
chavant^ vieille femme méchante, rispo^ femme méchante, et taria^ 
rassOy vieille grondeuse (= hulotte); 

vieille fille: roxim, joimàrifà („ effraie"); Saintonge faire chouc 
(faire la chouette), coiffer Sainte Catherine. ^ 

26. Le nom du hibou, anc. fr. et pr. grimaud^ a été finale- 
ment appliqué, comme injure, aux protestants, probablement à cause 
de leurs réunions nocturnes: „ Défense de converser cum his qui 
dicuntur huguenotz aut grtmautz** (iS^it ap, Godefroy). Tout en 
admettant l'origine suisse du nom huguenot (et, par suite, Tétymo- 
logie Eidgenossm), il n'en est moins vrai que, passant en Languedoc, 
ce nom a été rapproché vulgairement de celui du hibou, uganau 
et duganau (cf. ugou et dugou\ comme le prouvent les nombreuses 
variantes occitaniennes du nom huguenot (V. Azaïs et Mistral). 
Non seulement, ce rapprochement* trouve un pendant dans par^ 
pailloiy autre surnom des protestants en France (du pr. parpalho^ 
petit papillon, et libertin, paillard), mais encore certains sens spé- 
ciaux du mot huguenot resteraient inexpliquables, en dehors de 
cette hy|)Othèse. Tels, le pr. uganau ^ terme de moulin d'huile 
(,, rondeau en bois que Ton place entre chaque cabas d'olives, 
lorsque la pile n'est pas suffisamment haute", Mistral), et le fr. 
huguenote y terme de cuisine („ marmite de terre sans pieds où l'on 
fait cuire les viandes", Littré), qui trouvent, l'un et l'autre, de frap- 
pantes analogies dans les acceptions techniques du pr. machoto (20). 

27. Relevons en dernier Heu un nom du chat-huant qu'on ren- 
contre souvent chez les naturalistes,^ mais qui a passé complètement 
inaperçu par les romanistes. Il s'agit du terme gréco- latin sumia 
qu'on trouve uniquement dans Festus comme synonyme de strix^^ 
et qui remonte probablement à la même origine que le synonyme 
catalan chura (8^). Ce sumia paraît survivre en roman, sous la 

^ Sébillot, Traditions, II, 165: On croit que les vieilles filles sont 
changées en chouettes après leur mort; dans les Vosges, les filles qai arrivent 
à trente ou quarante ans sans être mariées, vont crier la chouette. 

' Le pasteur A. Mazel Ta fait, le premier, dans une notice sur l'origine 
du mot huguenot en Languedoc (dans le Bulletin de la Société d?histoire du 
protestantisme français, tome XLVII, 1898, p. 653 — 659). 

> A. M. C. Duméril (Zoologie analytique^ 1808, p. 34) a le premier établi 
le genre surnie (sumia) dans la famille des chouettes (sans indiquer la pro- 
venance du mot); après lui, Savigny établit le genre syrnium, et le prince 
Ch. Bonaparte la sous -famille des surninées (suminse) dans la famille des 
strigidées. 

« Festus, éd. Thewrek de Ponor (Budapest, 1889), I, 456: Stri . . . 
Graeci CYPnia ap . . . quod malefids mulieribus nomen inditum est (suit une 
formule préservative en un grec très corrompu). Dans le Hiesaurus de 
Henri Es tienne, au mot ovçviat on renvoie à Festus. Le premier naturaliste 
qui enregistre le mot est Ulysse Aldrovandi, Ornithologia, 1646, I, 561 
(avçvia); et c'est chez celui-ci que Duméril Ta déniché pour loi rendre une 
nouvelle vitalité dans le domaine scientifique. 



117 

forme sUma, dans certains termes qni n'ont gardé que le sens 
secondaires tirés de la notion „ hibou" (ce qui est parfois le cas 
de la descendance romane de strix)^ à savoir: 

caché et dbsimulé (= taciturne, 22): fr. sournois (XVP siècle), 
dérivé 1 de sourne (primitivement efiraie), à Tinstar de matois^ 
minois (adj.), etc.; de là, it sornione^ à côté de susomione^ ce dernier 
influencé par susurare, chuchoter; 

crépuscule (14): Bncfr.some^ (Nicot: brune, Oudin: prindpio 
délia notte), ana argot some, nuit (déjà dans Villon), passé avec 
ce sens dans Targot espagnol {soma)\ anc. pr. sorn, obscur, sombre, 
pr. mod. sourno (à côté de chourno^ ce dernier influencé par la 
sifflante initiale des autres noms des strigiens), avec de nombreuses 
formes dérivées; 

lenteur (22): esp. j(?ni(7, paresse (du français?); 

raillerie (17): anc.fr. some (XV« siècle, ap. Littré: rians et 
faisans leurs sornes du roy), d'où sdmert railler, et somtite (1452: 
soumette) y^ moquerie (Berr. sobriquet), jeu d'esprit (Rabel. IV, 52: 
Après souper feurent jouées plusieurs farces, comédies, sornettes 
plaisantes). 

Ainsi, en écartant certains termes homonymes d'autre origine,^ 
surnia appartiendrait en propre au domaine gallo-roman. 



^ Dlez fait venir sournois du lat. taciturnus ; Ménage et Scheler y voit 
une altération de *sourdmoù (de sourdin). 

■ Storm {Romania, V, 104) tire l'anc. fr. sorne^ brune, de *seorn€ (sa- 
dorne), du lat. Saturnus. 

' Diez rapproche sornette du kymri swrn, un peu. 

^ Tels que some, scorie, anc. fr. sournoiller, ronfler; Béam sourna, 
moucher, et it. somacchio (samacchio), gros crachat. 



Notes oomplémentaireB. 

p. 2: ... qui date lenlement du XVI« siècle (lire XV« siècle) . . . Noos 
emploierons souvent ce tour ou des tours analogues pour dire : d'après le plus 
ancien exemple actuellement connu. 

P. 8. Le type gattus revient déjà dans les gloses à côté de cattus (C. 
gloss. 1. 18, 49): utkovço<; gattus, et (431, 13) oyQioxaxxa gattoferus. 

P. 13. Meyer-Lubke {Einfûhrung in dos Studium der romanischen 
Sprachen^ 1901, p. 78) touche à la création spontanée du langage» en divisant 
les mots imitatifs en primaires (Urschôpfung) et secondaires (Umprâgung), 
Voir les articles suggestifs de Schuchardt {ZeUschrift XV et XXI) sur la 
LautsymboWtt ou qualité expressive de certains phénomènes qui les fait choisir 
de préférence pour exprimer certaines idées» ce que Grrammont appelle mots 
expressifs, désignant non pas un son (onomatopée), mais un mouvement, un 
sentiment, une qualité matérielle ou morale, action ou état quelconque, dont 
les phonèmes entrent en jeu pour peindre l'idée. 

P. 19: ... Tosc. mogio . . . Ajouter: primitivement chat, aujourd'hui 
languissant (110). 

Béam arnàut , . . Ajouter: Vosges arnd, argno, chat m&le ; May. rendo, id. 

P. 20: ... le nom du rat qui passe au chat. Ajouter: Le chat conçu 
comme chasseur des souris, de là bas-ht, murilegus (terme littéraire, à côté 
du vulgaire musio), pr. ratoun (cf. Raton, dans La Fontaine) et Metz ckesson, 
petit chat (Roll. IV, 83), propr. petit chasseur. 

P. 21 : Langued. marmoutin (Roll., IV, 81). 

(rr0^<> ... Ajouter: pain de groshis (Coquillart) , c-à-d. pain grossier, 
qu'on émiette pour les chats (cf. ipr.gnato, miato, pain grossier et miette, 107); 
de là, trancher du grobis (Marot), locution analogue à celle de faire le grobis, 

P. 28 : alose feinte . . . Les formes patoises d'après le Nouveau Diction'- 
naire général des pêches, Paris, 1868, par De La Blanchère; la variante 
bordelaise agate (Roll., III, 122), pour la gâte, rapprochée du nom propre 
Agathe sous l'influence analogique des appellations synonymes telles que 
Jacquine et puceUe (Ibid.). 

P. 29: H.-Italie gattonû La véritable place du mot est au n® 58. 

P. 33: Chatouiller . . . Cette forme est moderne (XVI* siècle) et dérive 
de chatouille, petit chat (XV« siècle, à côté de satouilie, 54), précédé par 
chateilU, chatille, chatoille, ehatouUe (auj. dial. 55^), types des formes verbales 
correspondantes. L'évolution de ces diminutifs est chronologiquement analogue 
à celle de cornouille (XII^ siècle cornille, XIII« s. cornolie, XV^ s. corneille^ 
XVI« s. cornoille et cornoaille) et de grenouille (XII^ s. reinoilU, XI V^ s. 
renoulle). Ajoutons la forme vaudoise gatodi, chatouiller A. (de gataud: cf. 
chataud, 63) et celle de la Loire chatria, tsatrouia A. (cf. pour l'épenthèse, 
chatrouille et satr ouille, 54). 

P. 34 : Caillou . . . Ajouter : esp. morro, morrillo, id. (= pr. catoun), 

P. 38: Hypocrite . . . Omettre le renvoi 51. 

Gottre . . . Supprimer cet en-tête, le béam. gatarrou se rapportant à une 
autre origine. 

P. 45 : Flûte . . . Lire : instrument de musique. 

P. 59 : Tas de blé . . . Supprimer Lyon myd et Sav. mya . . . Voir la carte 
meule de V Atlas linguistique', Ain meya, Saône-et-Loire myd, Genève miya, 
H.-Sav. mya, et mwèa, mwèla. 

P. 60: Gronder. Ajouter: maronner, terme récent d'origine dialectale, 
propr. miauler (7). 

P. 83 : pr. catomaio . . . Lire : catomiaulo. 

P. 86 : ... le putois fournit son nom à la fouine . . . Ajouter : et inverse- 
ment, Grironde chafouin, putois (Ariège gamartre), id. A. 

P. 87: ... wall. cafougni . . . Supprimer le mot et son interprétation. 



Bibliographie. 

I. Onyrages généraux. 

Dictionnaires étymologiques: Fr. Dlez (5 éd., 1887) etG. Koerting (2 éd., 
1901). 

Périodiques: Archivio glottologico italiano (1873 s.), Romania (1872 s.) 
et Zeitschrift fur romanische Philologie (1876 s.). 

Caix N., Studj di etimologia italiana e romanza, Florence, 1878. 

Scbucfaardt H., Romaniscfu Etymologien, I — II, Wien, 1898 — 99. 

Wackernagel W., Voces variœ anitnantium. Programme, B&le, 1869. 

Nemnich, Ph. And., Catholicon oder allgemeines PolyglotUnlexicon dtr 
Naturgeschichte, Hambourg, 1793 — 98. 

n. Français. 

Ancien: J. Palsgrave (1530), J. Nicot(i6o6), R. Cotgrave (1611), Ducange 
(éd. Favre, 1883); Lacurne de Sainte-Palaye (éd. Favre, 1875 — 82), Fr. Gode- 
froy (1880 — 1902) et A. DelbouUe (dans la Revu* cP histoire littéraire de la 
France, 1894 '•> ^^ àxa^ la Romania» XXXI s.). 

Moderne: A. Oudin (1656), G. Ménage (éd. 1750), A. Scbder (3 éd., 1888), 
£. Littré (1863—67, Supplément 1877) et Dictionnaire Général (1900). 

Argot: Ph. J. Leroux {Dictionnaire comique ^ 1 786) et d'Hautel {Dictionnaire 
du bas-langage, 1808); L. Larcbey (10 éd., 1889), L. Rigaut (1881), G. Delesalle 
(1896) et A. Bruant (1901). Voir R. Yve-Plessis, Bibliographie raisonnée de 
P argot et de la langue verte en France du XV^ au XX^ siècle, Paris, 1901. 

A. Patois Gallo-Romans. 

J. Gilliéron et £. Edmont, Atlas linguistique de la France, 1902 s. 
D. Behrcns, Bibliographie des patois gallo-romans (2 éd., 1893) ^^ Sup' 
plément de 1892 à 1902 (dans la Zeitschrift f neufr, Sprache, 1903). 

1. Patois Français. 

Lettres à Grégoire sur les patois de France (1790 — 94), éd. Gazier, 
Paris, 1880. 

Wallon (Pays): Verviersi L. Remacle (1844) » ^^^*' C^* Grandgagnage 
(1845 — 80, et Vocabulaire des noms d*animaux . ,,, 1857), et H. Forir (1875); 
Morts: J. Sigart (1870); Hainautx Hécart (1833). 

PiCAiLDis: Abbé J. Corblet (1851), et Jouancaux et Devauchelle (1880); 
Démuini A. Ledieu (1893); Saint-Poli Ed. Edmont (1897). 

Normandie: E. et A. Duméril (1849), Dubois et Travers (1856), H. Moisy 
(1885); <rii^r«^j^ry:G. Métivier(l870); jBfjjm: C. Joret(l88i); Ifague:J,FltVLry 
(1886); Calvados: Ch. Guerlin de Guer (communications à l'auteur); Yères: 
V. Delboulle (1876). 

Ils-db-Francr: (Seine-et-Marne) Bas-Gâtinais: C. Puichard et A. Roux 
(dans la Revue de philologie française^ VII, X et XI). 



I20 

Ouest: (Bretagne) lUe-eU Vilaine: Ad. Orain (1891), et Méex A. Leronz 
(1881); H.'Maine: C. R. Montesson (3 éd., 1899); Mayenne\ C.Doltin (1899); 
PUchateli Dottin et Langouët (1901); Anjow, C. Ménière (1883). 

Sud-Ouest: Poitou: L. Lalanne (1868) et L. Favre (1867); Saintonge\ 
P.JÔnain (1869). 

Orléanais et Bsrry: Comte Jaubert (1864—69); Blaisoisi A.Thibault 
(1892); Vendôme \ P. MartelUère (1893). 

Sud-Est: Morvani Ed. de Chambare (1878); Bresseï L. Gtiillemant(i902) 
et Verduno'Châlonnais: F. Fertiault (1896); Btjon; Cunisset-Camot (1889); 
Yonne: S. Jossier (1882). 

Champagne : Tarbè ( 1 85 1 ) ; Reims : E. Saubinet ( 1 845) ; Forêt de Qcàrvatix 
(Aube): A. Beaudouin (1877); (?a^^ (Marne) : C. Heuillard (1903); Moutonnais: 
N. Goffart (dans la Revue de Champagne et de Brie, 1895 — 99)- 

Lorjlmne: L. Adam (1881); (Alsace) Ban de la Roche: Oberlin (1775); 
Vosges: N. Haillant (1886); Meuse: H. Labourasse (1887); Pays Messin: 
D. Lorrain (1876) et E. Rolland (dans la Romania, II et V). 

2. FatoiB Franoo-Provençauz. 

Dauphinois: Ish^e: Champollion-Figeac (1809). 

Lyonnais: N. du Puîtspelu (1887--89); Foret: L. P. Gras (1863), et 
Saint-Etienne: P. Duplay {Lo cla do parla gaga, 1896). 

Savoie: A.Constantin et J. Désormaux (1902). 

Franche- Comté: (Jura) MontbéUard: Ch. Contejean (1876), et Châtenois: 
A. Vautherin (dans le Bulletin de la Société helfortaine, 1896 à 1901); PetU- 
Noir: F. Richenct (1896); Plancher-les-Mines {Yi.-^^tTi^): F. Poulet (1878); 
Les Fourgs: J. Tissot (1865), et Bournois (Doubs): Ch. Roussey (1894). 

Suisse: Doyen Bridel et L.Favrat (1886); Genève: J. Humbert (1842); 
Fribourg: L. Grangier (1864); Neu/châtel: J. H. Bonhotte (1867); Bas-Valois 
(Vionna2): J. Gilliéron (1880). 

S. Patois Fro^ençauz. 

Anciens: F. J. M. RayDOuard {Lexique, 1838 —44) et E. Levy (Supplément' 
Wôrterhuch, 1892 s.). 

Modernes: S. G. Honnorat (1846— 49), G.Azaïs (1877—81), Fr. Mistral 
(1879 — 86) et L. Piat (1893—94); Auvergne (Limagne): Pommerel (dans le 
Bulletin de V Auvergne de 1 897-— 98); Aveyron: Abbé Vayssier (1879); 
Béarn: Lespy et Raymond (1886); Limousin (Corrèze): N. Béronie (1823); 
Nice: Abbé Pellegrini (1894). 

Étymologie: Mistral, Mireille, éd. Koschwitz, avec glossaire par 
Hennicke, 1900. 

m. Italien. 

Ancien: Nath. Duez, Dictionnaire italien-français, Venise, 1678 (d'une 
richesse qui depuis n'a jamais été égalée), et G. Ménage, Le origini délia 
lingua italiana (2 éd., 1685). 

Moderne: N. Tommaseo et B. Bellini (1865—74), P. Fanfani (1875); P. 
Petrocchi (1894) «< F. Zambaldi (1889). 

Argot: G. Volpi (dans les Miscellanea Rossi-Teiss, 1897). 

B. Patois italiens. 

A. Bacchi délia Lega, Bibliografia dei vocàbolari nei dialetti italiani 
raccolti e posseduti da Gaetano Romagnoli^ Bologna, 1879 (cf. V. Collins, 
Attempt ai a catalogue to the library of the late Prince Lucien Bonaparte, 
Londres, 1894, p. 265 à 309) et, pour les derniers quinze ans, les rapports 
périodiques, dans le Kritischer Jahresbericht de Karl Volmôller (1890 — 98), 
par C. Salvioni (Haute-Italie), C. De Lollis et E. Monaci (Centre), H. Schnee- 
gans (Sicile) et P. E. Guarnerio (Sardaigne et Corse). 



121 

1. Haute-Italie. 

B. Biondelli, Saggio sui dialetti galh-italici. Milan, 1853, et A. Mussafia, 
Bntràge zur Kunde nord'italiàntsehér Mundarten im XV, Jahrhundert, 
Wien, 1873. 

Piémont: V. di Sant-Albino (1859), G. Gavuzzi (1891) et Maggiore dal 
Pozzo (2 éd., 1893); Val Soana\ C. Nigra (dans yArchivio,ill)\ Monferrinoi 
G. Ferraro (2 éd., 1889). 

Gênes: G. Casaccia (2 éd., 1890). 

LOMBA&DIX: Milani Fr. Cherabini ( 1 839—43 ) et F. Angiolini (1897); 
Cônux P. Monti (1845); Bergame-. A. Tiraboschi (2 éd., 1873); Brescia\ G. 
Rosa (1877); Crémone*. A. Péri (1847). 

Emilie: Romagnei A. Morri (1863); Mantouex Fr. Cherubini (1827); 
Ferrarei L. Ferri (1890); Bologne: C. Coronedi-Berli (1877); Modènei G. 
Galyaoi (1868) et £. Maranesi (1893); Parme; C. Malaspina (1856--59); Fia- 
censa: L. Foresti (3 éd., 1882). 

VÉNÉTiB: G. Boerio (1829). 

Suisse italienne : Arhedo : V. Pellandini (dans le BoUetino délia Società 
SviEMera ùaUana, 1895 — 9^)> 

2. FatoiB du Centre. 

Abruzzes: g. Finamore (2 éd., 1893); Terramanoi G. Savini (1881); 
Les Marches". A. Neuniann-Spallart (dans la Zeitschrift^ XXVIII, 1904). 

3. FatoiB du Sud. 

Naples: R. d' Ambra (1873) et £. Rocco (1880). 

Saedaigne: G. Spano (185 1) et P. £. Guarnerio (dans VArchivioy XIII 

et XIV). 

Sicile: A. Traina (1888) et PîUrè (Voir IX). 



lY. Béto-Boman. 

Grisons: O. Carisch (1852); Surselve: B. Carrigîet (1882); Engadin: Z. 
Palliopi (1895—99); Tyrol-, Ch. Schneller (1870) et J.Alton (1879); Frioulx 
J. Pîrona (1871). 

T. Bonmaln. 

Dictionnaires: A. de Cihac (1870—79), Fr. Damé (1893) ^^ H. Tiktin 

(1895 s.). 

Patois: G. Weigand, Jahreshericht des Instituts fur rumàntsche Sprache, 

Leipzig, 1894 et suiv. 

YI. Catalan. 

Don Père Labernia y Esteller, Diccionario de la lUngua catalana ab la 
correspondencia castellana, Barcelone (sans date). 

yn. Espagnol. 

Ancien: Sébastian de Cobarruvias, Tesoro de la lengua castellana e 
espaHola, Madrid, 161 1, et César Ondin, Trésor des deux langues, espagnolle 
et françoisey Paris, 1660. 

Moderne : R. J. Cuervo , Diccionario de construccion y regimen de la 
lengua castellana 1884 s.), et N. F. Cuesta, Dictionnaire espagnol-français, 
Barcelone, 1886. 

Patois: P. de Mugica, Dialectos castellanos . . ., Berlin, 1892; Aragon: 
G. Borao, Diccionario de voces aragonezas, Saragosse, 1 889 ; Amérique : R. J. 
Cuervo, Apuntaciones criticas sobre el lenguage bogotano, Chartres, 1885. 



122 

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F. A. Codho, Diccionario tnanual etimologico da Ungua porttiguesap 
Lisbonne, 1890. 

Patois: Revista Lusitana (1887 s.); Galice: Cuveîro Pifiol, Diccionario 
gaîlego^ Barcelone, 1876; Miranda: J. Leite de Vasconcellos, Estudos de philo» 
logia mirandesa, Lisbonne, 190O; cf. Idem, Esquisse d^une dialectologie por* 
tugaise, Paris, 1901. 

Argot: F. A. Coelho, Os dganos de Portugal, Lisbonne, 1892. 



ESl* FolUor6 (dans ses rapports avec la linguistique). 

£. Rolland, Faune populaire de la France, Paris, 6 vol., 1877 — 85, et 
Flore populaire, 5 vol., 1896 — 1904. 

P. Sébillot, Traditions et Superstitions de la Haute-Bretagne , 2 voL, 
Paris, 1882, et L. F. Sauvé, Folklore des Hautes -Vosges, Paris, 1889. 

G. Pitre, Usi e costumi^ credenze e pregiudi%i del popolo siciliano, vol. XIV 
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J. Leite de Vasconcellos, Tradiçdes populares de Portugal, Porto, 1882. 



X. Histoire Naturelle. 

Buffon, Oeuvres, éd. Flourens, Paris, 1853 s. 

Brehm, Lès Mammifères, 2 vol., et Les Oiseaux, 2 vol., trad. fr. (sans date). 

Ch. J. Cornish , Les Animaux vivants du Monde, traduit de l'anglais 
par Ernest Guilmoto, 2 vol., Paris, 1903 s., et Les Animaux domestiques, leurs 
moeurs, leur intelligence, etc. (Complément au précédent). 

Champfleury, Les Chats, Moeurs, Observations, Anecdotes ^ Paris, 1868. 

G. Percheron, Le Chat, Histoire naturelle. Hygiène, Maladies, Paris, 1885. 

A. Landrin, Le Chat, Zoologie, Origine, Histoire, Paris, 1894. 

P. Mégnin, Notre ami le Chat (Les chats dans les arts, l'histoire, U 
littérature, etc.), Paris, 1899. 

Mme Michelet, Ijcs Chats, Paris, 1904. 



Index des notions. 

(Les chiffres indiquent les pages.) 

A. Relatives au Chat 



aboyer lO. 
accronpir 36. 61. 
adroit 64. 
affecté 62. 
agiter (s*) 69. 
aigle marin 56. 
aigrette (des grai- 
nes) 59. 
aignillat 40. 
ajonc 28. 
aliment 61. 
allécher 37. 
alose 28. 118. 
amant 66. 
amas 68. 
amouracher 36. 
amoureux 60. 
ancre 30. 
âne 60. 

apprenti 66. 70. 
apprivoisé 63. 
attraper 35. 
aumône 61. 
avare 63. 
aversion 64. 
aveugle 52. 
avives 38. 
badin 64. 
bagarre 51. 
balancer 51. 
balle 67. 

bambin 44. 65. 70. 
bardane 34. 
barque 29. 
battoir 59. 



battre 50. 
bavard 48. 
bêler 10. 
belette 5. 57. 
bénin 63. 
béte noire 71. 
beugler 10. 
bigarré 48. 
bigot 38. 63. 69. 

78. 
biscuit 45. 
bistouri 83. 
blottir 36. 
bluet 50. 58. 
bœuf 10. 
bohémien 49. 
bonnet 59. 
borgne 52. 
bouche 74. 
boucle 30. 
bouder 62. 
bouge 62. 
bougonner 36. 
bouleverser 51. 
bourdaine 42. 
bourru 63. 
bourse 30. 
bouton (sur la 

main) 44. 
brailler 10. 
braire 10. 
bramer 10. 
brosse 30. 
brouillard 58. 
brouillon 55. 



brûlure 39. 
bugrane 28. 34. 
cabane 50. 
cabriole 43. 
cache-cache 31. 70. 
cacher 50. 61. 
cachette 50. 
cachot 37. 43. 
caillou 34. 118. 
cajoler 37. 48. 62. 
calcaire 35. 
calfeutrage 43. 
califourchon (à) 52. 
câlin 48. 
campanule 50. 
canal 29. 3$. 
caprice 63. 
caresser 37. 43. 48. 

62. 67. 69. 
cataire 42. 58. 
cauchemar 80. 
cavité 50. 
ceinture (à argent) 

47- 
cépage 43. 

chagrin (peau) 36. 

83. 

chagrin (peine) 48. 

78. 

chaleur (être en) 

36. 60. 
champignon 77. 
chanson d*amour 

73- 
charpente 30. 



chasse -marée 29. 
chasse sauvage 80. 
chasser (en criant) 

chassieux 44. 
châtaigne 28. 34. 
châtaignier (fleur 

de) 34. 58. 
chatière 37. 43. 
chaton (fleur) 28. 

34. 47- 58. 
chatouiller 32. 37. 

43. 67. 118. 

chatter 36. 60. 

chatterie 20. 62. 

chaudronnier 66. 

chauve-souris 42. 

chenet 43. 59. 

chenille 28. 33. 36. 

40. 47. 
chétif 44. 
chevalet 29. 
chevêche 47. 
cheveux 35. 
chèvre 10. 
chien 8. 10. 18. 20. 

22. 
chiffonnier 66. 
chimère ( poisson ) 

28. 
chouette 47. 57. 
citrouille 58. 
civette 41. 
cochon 10. 19. 
coiffe 59. 



124 



colère 63. 70. 

colin -maillard 45. 
49. 66. 70. 

colle 67. 

colporteur 64. 

complaire 52. 

concombre 29. 

conduit 37. 

console 35. 

convoiter 62. 

coquelicot 51. 69. 

coquet 44. 

cormoran 41. 

cornemuse 45. 

corps rond 73. 

corset 45. 

coulage 32. 

couleurs 39. 

coureur 63. 

courir (le monde) 
60. 

course ( des ba- 
teaux) 37. 

courtiser 60. 

couvreur 29. 

couvrir (se : du 
temps) 74. 78. 

crampon 35. 

crâne 73. 

crapaud 20. 

crasse 64. 

creuser 35. 

creux 50. 

cric 35. 

crier 10. 61. 

crochet 30. 43. 59. 

croque-mitaine 49. 
70. 80. 

croque-mort 84. 

crosse (pour jouer) 
68. 

cuite 32. 37. 62. 

culbute 43. 47. 53. 

curieux 63. 

cuve 59. 

dalle 30. 

davier 35. 

débat 37. 



débattre 36. 37. 39. 

50. 
débauché 63. 
débourser 39. 
dégoûtant 38. 
dégoûté 51. 
délicat 51. 
démon 26. 79. 
dentelaire 34. 42. 

58. 
dépiter 37. 
désirer 36. 
dévot 63. 
discours (confus) 

48. 82. 
diable 71. 
dispute 51. 
disputer 32. 37. 50. 
dissimulé 38. 
divertir 36. 
dodle 63. 
doigt (petit) 75. 
dolente 48. 63. 
doublure 45. 
doucement 36. 46. 

47. 62. 
doucereux 44. 63. 
douillet 63. 
doux 63. 
drap 30. 
duvet 30. 59. 
ébattre (s') 60. 
ébranler 51. 
écran 43. 
écubier 37. 
écureuil 41. 68. 
effrayer (en criant) 

églantier 42. 
égoïne 35. 
égratigner 36. 
élaguer 34. 58. 
embarras 45. 
embrouiller 35. 
emmêler 35. 
emmitoufler 36. 
emporté 44. 
emprisonner 37. 



émulation 37. 
enfant 44. 48. 49. 

64. 
enrouement 32. 
ensorceler 49. 67. 
entêté 63. 
entremetteur 4$. 

49. 
envelopper 61. 

épervier 57. 

épinochc 40. 

épou vantail 45. 49. 

67. 71. 

épuisé 73. 

épurge 42. 

escalier (abrupt) 

30. 
escapade 37. 

escarpolette S^* 69. 

escroquer 73, 

escroquerie 38. 

espèce 58. 

espiègle 38. 

esprit follet 79. 

étameur 49. 66. 

êtres imaginaires 
67. 70. 

f&cher 37. 63. 

façons 62. 

fagot 59. 

fainéant 48. 

fanon 67. 

fard 45. 

fat 66. 

faucille 35. 

fente 37. 

feu (de la saint- 
Jean) 53. 

février 36. 

fièvre 64. 

figure 74. 

filaments 59. 

fillette 31. 44. 45. 

48. 65. 75. 
filou 38. 73. 

finaud 64. 

flairer 62. 75. 

flambée 53, 



flatter 37. 63. 76. 
folâtrer 44. 
fosse 29. 
fouet 31. 
fouger 36. 75. 
fouiller 36. 51. 
fouine 41. 86. 
foule 39. 49. 
fourche 53. 
fourneau 50. 
fourrure 30. 36. 59. 
fredonner 60. 
frère lai 65. 
frétiller 36. 
fretin 33. 56. 
friand 32. 38. 63. 
fripon 38. 
fronde 43. 
fructifier 34. 
gâchette 35. 
gaffe 59. 
galant 66. 
galère 29. 
galerie (sur roues) 

29. 
galette 45. 

gambader 36. 

gamin 65. 70. 

gant 59. 

garçon 31. 65. 

gare! 31. 

garrot (canard) 56. 

gâteau 39. 67. 

gaufre 67. 

gémir 61. 

genette 41. 

gentil 63. 

geôlier 32. 

gibet 53. 

goéland 57. 

goret 19. 20. 

gourdin 68. 

gourmand 32. 38. 

gousse 28. 34. 

gouttière 37. 

grain 34. 

grand mère 65. 

grand père 65. 



125 



grappin 30. 
gratter 51. 
gratteron 34. 
greflfc 58. 
grifife 38. 
griffonner 51. 
grignoter 61. 
grimace 73. 
grimper 36. 
griser 32. 37. 62. 
grogner 10. 19. 20. 
grognon 48. 51. 
grommeler 60. 
gronder 36. 51. 60. 

69. 118. 
gros bonnet 65. 
gmmeau 39. 
guenon 42. 57. 69. 
gueuler 10. 
gueux 72. 
hanneton 47. 
harceler 37. 
herbe - aux - chats 

39. 42. 
herbe de pic 58. 
hérétique 39. 
hermine 57. 
heure (de bonne) 

68. 
hibou 10. 20. 41. 
humeur (mauvaise) 

63. 

hurler 10. 

hypocrite 38. 44. 
46. 48. 63. 70. 
74. 76. 118. 

imbroglio 30. 

inculte (champ) 35. 

instruments de mu- 
sique 45. 68. 70. 
118. 

interjections 31. 
67. 71. 

ivre 32. 

jamais! 31. 71. 

jante 35. 

jaunisse 38. 

jeux 45. 66. 77. 



joli 73. 
jugeotte 64. 
lambiner 62. 
lamprillon 28. 33. 

56. 
languissant 63. 70. 
lapin 22. 65. 
larve de hanneton 

28. 56. 
Idche 40. 
lierre 42. 

lieux d'aisance 51. 
lièvre 22. 
limaçon 53. 
limande 53. 
lombric 56. 
loquette 35. 
louche 52. 64. 70. 
loup garon 22. 
lubie 63. 
lucarne 62. 
luzerne 58. 
lynx 41. 
machines de guerre 

6. 29. 35. 43. 
macreuse 33. 
maîtresse 66. 
maladie des vers à 

soie 38. 
maladif 48. 73. 
malaise 64. 
malice 64. 
malin 64. 73. 
manchon 36. 59. 
mandragore 58. 
manger 61. 
maquereau 66. 
maquerelle 67. 
marceau 43. 
marcotte 43. 58. 
mari 67. 

marmaille 39. 66. 
marmotte 57. 68. 
marte 41. 
matière dure (dans 

l'ardoise) 29. 
maussade 37. 44. 

48. 63. 



mèche 30. 

mendiant 61. 63. 72. 

mendier 61. 

menottes 4. 35. 

menthe 42. 

menton 74. 

mère 65. 

merlan 56. 

miette 61. 

mijaurée 67. 

milan 10. 57. 

milouin 33. 

minauderie 43. 48. 
62. 63. 

mine 74. 

mite 56. 

moelle 75. 

moisir 64. 

moisissure 48. 64. 

moisson (achever 
la) 29. 

monnaie 32. 68. 71. 

montrer (se) 6r. 

morion (canard) 36. 

morose 63. 

moue 63. 

mouette 47. 57. 

moustaches du chat 
60. 

mouton (pour en- 
foncer) 30. 

mûre sauvage 51. 

museau 74. 75. 

myope 64. 

navire 29. 

nature de la femme 
31. 67. 70. 

nature de l'homme 
67. 70. 

niais 64. 

novice 66. 70. 

noyau (de noix) 34. 

nuages 29. 35. 59. 

nuque 38. 75. 

ogre 71. 

œillet 58. 

olivier (fleur de V) 

58. 



oncle 66. 
oranger (fleur de 

1') 58. 

oseille 51. 
outre 30. 
ouverture ( d'une 

chemise) 37, 
paillard 38. 
pain émietté 61. 

118. 
pain grossier 61. 

118. 
panade 61. 
parcourir 60. 
parotides 38. 
passage (étroit) 55. 
passementeries 60. 
pâtée 61. 
patron 31. 65. 
pattes (à quatre) 

36. 47. 69. 
pédéraste 31. 
pelle 59. 69. 
peloton 35. 
pelotte 35. 
pensée 42. 
père 31. 65. 
perruque 45. 
peuplier 28. 34. 42. 

58. 
piailler 10. 

picorer 37. 
pièce de bois 30. 
piétiner 36. 
pince 30. 

pis (de vache) 75. 
plant 34. 
pleurer 10. 47. 
pleurnicher 47. 61. 
plongeon 41. 57. 
poche 39. 
poils 59. 
poire (variétés de) 

29. 34. 43- 
poirier (sauvage) 51. 

polisson 38. 

politesse (exagérée) 

43. 



126 



pomme (variétés 

de) 43. 
pomme de terre 34. 

51. 

pot 69. 

potage 45. 
poulie 35. 
poupée 65. 
poupée de coton 35. 
prêle 42. 
primevère 42. 
prostituée 31. 67. 
putois 20. 41. 57. 
quantité (grande) 

49- 
querelle 32. 37. 64. 

quereller 37. 48. 

50. 51. 78. 

querelleur 44. 64. 

quêter 62. 

queue (du chat) 60. 

race 58. 

rachi tique 38. 

raisin (variétés de) 

34. 43. 

râle 36. 69. 

ramolli 70. 
ramoneur 49. 66. 
ramper 34. 44. 61. 

69. 
râpe (à percer) 43, 

rat 20. 21. 118. 

recoin 50. 

redens 30. 

regard (oblique) 74. 

regrattier 39. 



belette 86. 
bouder 87. 
chat 86. 87. 
chercher 87. 
contrefait 88. 
curieux 88. 
dessécher 88. 
excrément 87. 
feindre 88. 
flairer 87. 



renfrogné 48. 78. 
renoncule 28. 
repaire 50. 
répugnance 38. 
revêche 48. 
revendeur 39, 
ricin 42. 
ricochet 4$. 
rôder 36. 64. 
roseau 42. 
rossignol (fausse 

dé) 43. 
roussette 28. 33. 

40. 
ruche 50. 
rumeur 69. 
rusé 32. 38. 64. 

72. 73. 
rustre 32. 64. 

rut 36. 

sangsue 56. 

satisfait 52. 

saule 34. 43. 58. 

69. 
sauvage 48. 
sauver (se) 36. 37. 
scolopendre 28. 40. 
sein 75. 
semonce 60. 
serpentine 28; (en) 

46. 

serrurier 66. 
serval 41. 
silence! 62. 
singe 42. 57. 69. 
88. 



sobriquet 49. 
sorcier 49. 79. 80. 
sortie (des ouvriers) 

37- 
sortilège 49. 

sot 32. 64. 70. 

souche 58. 

soufflet 52. 

souillon 45. 

soupape 30. 

sourcil 74. 

soute 37. 

souteneur 66. 

squale 28. 40. 56. 

stupide 64. 

subterfuge 37. 

taire (se) 37. 

taloche 52. 

tanière 50. 

tante 66. 

tapage 62. 

taquin 50. 

tarin 41. 

Us (de blé) 29. 

59. 118; (de 

neige) 68. 
taupe 22. 
térébinthe 42. 
tête 73. 
thon salé 71. 
tigre (variété de) 

41. 
tire-lire 47. 

toit (pour abriter) 

29. 

traverse 30. 



trèfle 34. 58. 
trigle 56. 
triste 64. 78. 
trou 37. 50. 
truc 35. 
tumeur 38. 
usurier 45. 66. 
vacarme 39. 44. 47. 

62. 69. 80. 
vagabond 38, 64. 
vague 29. 
vaisseau de guerre 

29. 
vampire 71. 
vanneau 57. 
vaurien 44. 64. 
veau 10. 65. 
velours 60. 
vendeur de marrons 

66. 70. 
ver 28. 69. 
ver à soie 28. 33. 

47. 56. 
ver luisant 28. 56. 
verrou 59. 
vertige 44. 79. 
vêtir 45. 
visage 73. 74. 
voile (latine) 45. 
voler 37. 38. 64. 
voleur 32. 64. 72. 

73- 
vomir 38. 

vrille 34. 

vulnéraire 42. 

zibeline 41. 



B. Relatives à la Fouine. 



fouiller 87. 
furet 86. 
fureter 87. 
griffonnage 87. 
groin 87. 
gronder 87. 
interjection de mé- 
pris 87. 
labeur 88. 
maigre 88. 



maladie (honteuse) 87. rayon de soleil 88. 



malin 88. 
marte 86. 
misère 88. 
odeur (mauvaise) 

87. 

paresseux 88. 
piUer 88. 
putois 86. 87. 
quereller 87. 



rôder 88. 

ruiner (se) 88. 

rusé 88. 

sauver (se) 88. 

sentir 87. 

sot 88. 

sournois 88. 

tache 88. 

taille (de peUte) 88. 



amouracher (s^) 95. 
apprenti 95. 
attendre (en vain) 

92. 
babiole 95. 

bambin 95. 

barbe 94. 

béquille 95. 

bibelot 95. 

bizarre 92. 

blennie 94. 

bouche 94. 

bouder 90. 

bouderie 90. 93. 

bonfifon 91. 

bouquer 90. 

bourrelet 96. 

brouette 93. 

caboche 94. 

camard 92. 

caprice 90. 

capuchon 94. 

chagrins 93. 

chat 89. 

chenet 93. 

chien 89. 90. 92. 

chignon 95. 

chimère (poisson) 

94. 

chrysalide 94. 

claquer des dents 

91. 94. 
cochon 90. 95. 

co1in>mailIard 96. 
compositeur (typo- 
graphe) 94. 
confus 92. 



C. Relatives au Singe. 

contes en l'air 96. guignon 96. 
coquin 94. honteux 92. 

corset 96. 
courtaud 93. 



crabe 94. 
cric 93. 

croque-mort 94. 
cuite 92. 
culbute 90. 
débauché 93. 
douillet 92. 
ébahi 92. 
enfant 95. 
ennuyer (s*) 93. 
épouvantail 90, 



hypocrite 92. 
imitateur 92. 
inquiéter (s') 90. 
interdit 92. 
ivre 92. 

jeu d'enfants 96. 
jeu de mots 92. 
lai (frère) 95. 
laid 92. 
lubie 90. 
m&choire 91. 94, 
maladie (grave) 94. 
mannequin 90. 



escamoteur (tour d') marasme 94. 
96. marionette 95. 



excentrique 92. 
ficher (se) 90. 
favori (de prince) 

94- 
femme (laide) 92. 

94. 
figure (grotesque) 

91- 
fillette 95. 
fou de cour 94. 
galette 96. 
gamin 95. 
gentil 92. 
gesticuler 91. 
glande 94. 
gourmand 92. 
gracieux 92. 
grimace 91. 
griser (se) 92. 
grommeler 91. 



marmonner 91. 
mascarade 91. 
maussade 93. 
méduse 94. 
mélancolie 93. 
menton 94. 
meringue 96. 
mignon 92. 
mijaurée 94. 
minaudier 92. 
monnaie (de singe) 

91. 
moquer (se) 92. 
morfondre 91. 
moue 90. 
moulin (pièce de) 

94. 

mouton (pour en- 
foncer) 94. 

mutiler 93. 



127 



nabot 93. 

nature de la femme 

9S- 
nature de l'homme 

95. 
niche 92. 

novice 95. 

pantographe 94. 

pâtisserie 96. 

patron 95. 

plaisanter 92. 

plongeur 94. 

poche 96. 

poupée 95. 

prostituée 95. 

prunelle 94. 

railler 92. 

reluquer 92. 

rhume 94. 

rusé 93. 

rustre 93. 

sac 96. 

sale 93. 

sombre 93. 

sot 93. 

soucis 93. 

soumettre (se) 90. 

soupière 93. 

sourd 93. 

souteneur 95. 

statuette 91. 

tabatière 96. 

tour 92. 

treuil 93. 

triste 93. 

tromper 92. 

visage 94. 



ahuri 108. 113. 
alguazil 114. 
amadouer Iii. 
amant 113. 
assoupir 112. 
apprivoiser m. 
attraper 113. 



D. Relatives aux Strigiens. 

anmusse 108. blasé 114. 



avare 112. 
bagarre 109. 
balai 107. 
beau 112. 
birloir m. 
bizarre 167. 



blottir (se) ni. 
bœuf 103. 
bonnet 108. 
bouder m. 
bouffir 113. 
boufifon 109. 



bouge no. 
bourrasque IIO. 
bousiller 113. 
brosse 108. 
buse 114. 
cabane IIO. 
caché 117. 



128 



cacher m. 
cajoler m. 112. 
calotte iio. 
canaille 107. 
capot 113. 
capuchon 108. 
caresser m. 112. 
cauchemar 115. 
chat 97. 103. 
chauve-souris XI4. 
chauvir 112. 
chavirer m. 
chèvre 103. 
chienl03. 108. 109. 
ciller (les yeux) 107. 
cœur 114. 
coiffure 108. 
colère (accès de) 

III. 
colifichet 113. 
coquet 112. 113. 
coquin 113. 
corbeau lOi. 
coucou 10 I. 
courbé 113. 
courir les filles 115. 
courlis 102. 106. 
couvet III. 
crapaud 103. 
cuite 113. 
culbuter m. 
crépuscule 107. 117. 
crier 108. 
dandy 113. 
danse 109. 
dégourdi 113. 
dénoncer 108. 
diable 115. 
dissimulé 117. 
dorloter 112. 
dormir (debout) 

112. 



ébouriffé 108. 

échouer 112. 

écolier 114. 

écorcheur 114. 

écouter (attentive- 
ment) 112. 

écrou (de pressoir) 
III. 

enfant 114. 

engoulevent 114. 

enhardir II 2. 

enrhumer no. 

épier 107. 108. 

épouvantail 115. 

escroquer 114. 

étonné 113. 

évanouir 112. 

excellent 112. 

fantôme 115. 

fauvette 114. 

femme (vieille) 1 16. 

fille (vieille) 116. 

flairer 112. 

flatter 112. 

fou 114. 

froid IIO. 

froncer (les sourcils) 
III. 

gaucher 113. 

gausser 109. 

geler iio. 

gémir 109. 

godelureau 113. 

gonfler 113. 

gratter 112. 

grave 107. 

gredin 113. 

grossier 107. 113. 

guilledou 115. 

hérissé 108. 

huer 108. 109. 

huppe 114. 



hurler 103. 109. 
immobile 113. 
ivre 113. 
jeux no. 
lenteur 104. 117. 
leurrer m. 
lourdaud 113. 
lucarne 108. 
lutin 115. 
manger (sans mâ- 
cher) 112. 
maquette m. 
maraudeur 114. 
marmite II 6. 
maussade 107. 
mélancolique 107. 
ménager 112. 
milan 102. 
minauderie 113. 
misanthrope 107. 
monnaie 115. 
moquer iio. 
moquerie 117. 
myope 107. 
nature de la femme 

"S. 
nuit 117. 

orage no. 

pâmer (se) 112. 

papillon 114. 

paresse 104. 117. 

penaud 113. 

perruque 108. 

pigeon 109. 

pipée no. III. 

pirouette 106. m. 

pleurer 109. 

plongeon 114. 

poinçon m. 

poule 102. 107. 

protestant 116. 

quêter il 2. 



railler 109. iio. 

raillerie iio. 117. 

r&le loi. 102. 

reculer 112. 

regarder (attentive- 
ment) 107. 

renfrogné 107. 

renverser m. 

révérence 113. 

rôder 114. 

rondeau (en bois) 
116. 

rusé 113. 

rustre 107. 

sabbat 109. 

sauvage 107. 

séditieux 107. 

sérieux 107. 

silencieux 107. 

113. 
sobriquet II 7. 
soigner 112. 
solitidre 107. 
sombre 107. 117. 
sorcier 115. 
sorcière 115. 
sot 113. 114. 
sournois 107. 117. 
spectre 115. 
stupéfier 112. 113. 
tapir (se) m. 
tête 108. 
tomber m. 
toupet 108. 
trembloter 117. 
vacarme 109. 
vampire 115. 
vanneau 114. 
vase (pour l'oing) ni, 
veilleuse 107. 
vent no. 
voleiu: 114. 



129 



abnjer 77. 
acahuer 108. 
acbaiti 37. 38. 
achatir 37. 
achaTonter 108. 
agate 118. 
agater 37. 
agouffer 108. 
ahurir 108. 
amadou 77. 
amadouer 76. 
amadouler 76. 
amiauler 62. 63. 76. 
amidonner 62. 76. 
amidouler 76. 
amioter 62. 
amiouler 76. 
amiste 66. 
amistoufler 61. 
amitonner 61. 76. 
amitouler 76. 
amuser 75. 77. 
apesart 80. 
argnô 118. 
argoulet 66. 84. 
amô 118. 
attrape-minon 64. 
aufigner 87. 
aumusser 75. 
babifou 96. 
babion 89. 
babouin 89. 90. 91. 

93. 94. 95. 96. 
babouine 93. 

baboniner 91. 

barbouset 93. 

barcoUe 57. 

barcolette 57, 

bertrand 90. 

beugler 14. 

Beiheft sur Ztschr. 



Index des mots. 

(Les chifires indiquent les pages.) 

A. Langues romanes. 

1. Français (et patois). 

caeler 20. 
caelet 20. 53. 
cafougni 87. 118. 
cafounier 87. 
cafourchon 52. 
cafoumeau 50. 
cafoumer 50. 
cafournet 50.. 
cafut 51. 
cabou 28. 29. 
cabouau 99. 
cahouette 10 1. 
cahoulette IIO. 
cahu 99. 109. IIO. 
cabuaille 107. 
cahuan99. 107. 109. 
cahuaner 108. 
cahuche 108. 
cahue 109. 
cabuet 108. 
cahuette no. 
cahuler 108. 
cahute 110. 
cahuter 108. 
caiche-misseraude 

70. 
caillebaude 53. 
caillifourchon 52. 
calbalance 51. 
caleforchiés (à) 52. 

53. 
caler 20. 

calette 20. 53. 

calfourchon 52. 

calibaude 53. 82. 

caliborgne 49. 52. 

calibourdon 52. 

caliboume 50. 

calicalaud 52. 

califourchë 53. 



bîauler 60. 
bibo 21. 
bilaud 17. 
billade 81. 
bis 8. 21. 67. 
biuler 64. 
bobo 21. 
bolotou 104. 
boualer 10. 
boubotte 100. 
boubou 100. 
boubouler 100. 
boulieron 105. 
bouliter 107. 
bououner 109. 
bousette 75. 
braille de cat 42. 
brailler 10. 
brayette 42. 
braire 10. 
brairette 42. 
bren de cat 42. 
bruesche 115. 
bubo 100. 
ca 7. 52. 
cabalance 51. 
cabanner m. 
cabier 20. 
caboche 99. 
caborgne 49. 52. 
cabouinotte 50. 
cabouri 45. 
caboume 50. 
cacapuche 42. 
cache-muse 70. 
cache-mistouri 70. 
cache-mite 70. 
cacomu 41. 
cacoue 42. 
' ca d'souri 42. 

fur rom. PhiU L 



califourchon 52. 54. 
calimachon 53. 
calîmande 53. 54. 
calimini 47. 
calimoulette 52. 
calivali 81. 
calorgne 52. 
calouc 52. 
calouche 52. 
calougne 52. 
camailler 84. 
camaïeu 82. 
camarin 41. 
camines 48. 
camion 49. 
camirau 52. 
camiyào 48. 
canifourchon 53. 
canor 105. 
caon 98. 
caou 24. 29. 98. 
capalu 79. 
capendu 43. 
capigner 50. 
capleure 40. 
capleuse 40. 
carabin 84. 
carable 41. 
caramagne 49. 
caramara 49. 
caramogna 49. 
caracailler 51. 
careillouz 44. 
caribari 81. 
carimalo 81. 
carimari 81. 
carimoireau 49. 
carmagnol 49. 
carmagnole 49. 
carouble 43. 



Î30 

carpeleure 40. 81. 
carpeleuse 40. 
carpenda 43. 
carpigner 50. 
carpleu 40. 
carplae 40. 
carramiau 48. 
castafouine 87. 
casteiller 36. 
castille 37. 
castiller 37. 
castouiller 33. 
cat 29. 30. 
catabraie 42. 
catafouine 87. 
catailler 33. 
cataire 34. 
catamoise 49. 
catapuce 42. 
cataud 38. 
cat d'ermite 65. 
cat d'mai 44. 
cat drage 41. 
cate 7. 

cate-cate (faire) 48. 
cate calie 48. 88. 
catecoliojo 51. 
catecoue 42. 45. 
cateiller 33. 
cateleux 38. 
catelle 35. 
catepeleure 40. 4$. 
catepeleuse 40. 
catepuche 42. 43. 
cateroUe 37. 
cateroa 60. 75. 
cate-souris 42. 
cati 24. 33. 38. 46. 
catiche 37. 
catier 39. 
catière 37. 
catiller 33. 37. 
catimini 46. 
catimuron 51. 
catin 38. 
catine 34. 
catiner 36. 37. 
catoUe 34. 



caton 34. 36. 39. 
catoner 36. 
catonier 39. 
catonner 74. 
catoailler 33. 
catouller 33. 
catouner 36. 
catrabeuse 49. 
catte 28. 30. 
catanas 74. 
catune 74. 
catuner 74. 
cauchemar 80. 
cauette 98. 
caaquemare 80. 
cauwe lOi. 
cauwette 102. 
cave 98. 105. 
cavette 98. 
cavoche 98. 
cawan 98. 
cawe 98. 
cha 7. 

chabarrage 48. 
chabogne 44. 
cbabourlette 44. 
cbabourrer 51. 
chabranler 51. 
cbabranloire 5 T. 69. 
chabrotter 51. 
chabrun 44. 
cbabut 43. 
chacignon 75. 
chacouat 44. 
chacrotte 45. 
chacrotter 51. 
chaculot 44. 
chaffeurrer 45. 
chafouin 41. 87. 

88. 
chafouiner 87. 
chafouinette 87. 
chafonrettes 51. 
chafoumi 52. 
chafourrer 51. 
chafrè 109. 
chafrigner 51. 
chafrioler 52. 



chafrogner $i, 
chafuter S^* 
chafutin 51. 
chagrain 78. 83. 
chagregnon 78. 
chagrcigne 78, 
chagrin 78. 83. 
chagrigneux 78. 
chagriot 43. 
chahoran 99. 
chahou 99. 
chahouan 99. 
chahu 99. 
chahuan 99. 109. 

III. 
chahuchet 100. 108. 
chahnler 108. 109. 
chahut 109. 
chahute iio. 
chahuter 108. 
chait gairiot 41. 
chaitener 37. 
chaiti 37. 
chait-minon 47. 
chalibaude 53. 
chalivali 81. 
chalorgne 52. 
chamahieu 82. 
chamahon 21. 
chamailler 84. 
chamarao 21. 
chamarou 48. 
chamarrage 48. 
chamarrette 48. 
chameuler 47. 
chamines 48. 
chamoine 76. 
champoneu 105. 
chan horan 104. 
chaon 98. 
chapalu 79. 
chaparder 84. 
chapelet (dire son) 

II. 
chaperon 104. 
chapon de lierre 

103. 
charabia 82. 



charamougne 49. 
charculot 44. 
chareîUoux 44. 
charibaude 53. 
charivari 81. 82. 109. 
charpigner 50. 
charpleuse 40. 
charqueue 42. 
chasse-m&Ié 80. 
chase-mare 80. 
chasseton 104. 
chastoulleux 33. 
chat 22. 28. 29. 30. 

chat à grififes 30. 
chataire 34. 
chat à neuf queues 34. 
chataud 38. 
chat bouri 45. 
chat-brûlé 43. 45. 
chat-bure 45. 
chat-cervier 41. 
chat-chastel 43. 
chat-cornu 41. 
chat-coupé 45. 
chat d'âtre 44. 
chat de mars 41. 
chat de mer 28. 
chat-écurieu 41. 
chat (faire le) 81. 
chatefouel 42. 
chateiller 33. 118. 
chatener 36. 
chatenet 38. 
chat en jambes 45. 
chat foinoè 44. 
chat garannier 41. 
chat-grillé 43. 44. 
chat-hourant 99. 
chat-huant 97. 99. 

107. 
chatière 37. 
chatiller 33. 118. 
chatillon 33. 
chat-loup 41. 
chat-malade 4$. 
chat-miant 47. 
chat-musqué 41. 



cHatoiller 33. 118. 
cbaton 34. 38. 
chatonner 34. 36. 

38. 

chatonnie 38. 
chatougnière 37. 
chatouille 33. 118. 
chatouiller 32. 33. 

37- ïï8. 
chatonlle 34. Ii8. 
chatooller 33. 118. 
chatonner 34. 36. 
chatounette 34. 
chatounière 37. 
chatoame 52. 
chatoyer 37. 39. 

83. 
chat-pard 41. 84. 

chat-perché 45. 

chat-putois 41. 

chat-rouanne 41. 

chatrouille 33. 118. 

chat-soubelin 41. 

chat-souris 42. 

chatte 8. 25. 28. 

29. 30. 31. 32. 

45. 
chatte meurotte 47. 

chattemite 46. 
chatte mouillée 44. 
chattepelleuse 40. 
chatter 36. 38. 
chatterie 38. 
chattine 38. 
chatton 34. 
chatnne 74. 
chauan 98. 
chaucemare 80. 
chauver 112. 
chanvette 99. 102. 

112. 
chauvir 112. 
chavagne 99. 
dbavan 99* 
chavauder 108. 
chave 98. 
chavêche 98. 
chaveuillon 52. 



chaviche 98. 
chavin 99. 
chavoche 98. 
chavon 99. m. 
chavoner 108. m. 
chavotte 99. 
chayouillard 107. 
chavouin 99. 
chawan 98. 
chawatte 98. 
chawe 98. 102. 
chawe-sori 114. 
chawer 108. 
chawette 98. 
chawetter 108. 
chawon 98. 
chawotte 98. 
chayan 98. 
chè 7. 

chè d'auné 41. 
chegrin 83. 
chehan-souri 114. 
cheran 96. 
chesson 118. 
chet 30. 75. 
chète 7. 80. 
chette 28. 
chette de bos 100. 
chette-miniaoue 47. 
chettron 75. 
cheugner m. 
cheupran 104. 
cheute 100. 
chevan 99. 
chevêche 97. 98. 

lie. 
chevoiche 98. 
chevolard 99. 
chevotte 99. 
chie-vent iio. 
chiotte 98. 
cUvan lie. 
chivotte 99. 
choan 98. 
chocotte 102. 
chocon 102. 
choe 98. ICI. 112. 
cboer 112. 



choete 98. 
chognard 107. 
chohan 99. 
choier m. 
chon 98. 
choquard 102. 
chotte-marque 80. 
chouagner 112. 
chouan 98. 107. 

114- "5. 
chouart 98. 

chouatte 98. II 4. 

chouc 102. 116. 

choucas 102. 

choucasser 109. 

chouchette 102. 

chouchou 102. 

choucou 102. 

choudet 100. 

choue98. 102. 105. 

chouer m. 112. 

chouet 107. 

choueter m. 112. 

chouette 98. lOi. 

106. 107. 1 10. 

112. 114. 
chouguer 107. m. 

112. 
chougnet 112. 
chouheler 108. 
chouine iio. 
chouiner 112. 
chouir 112. 
chouler 108. 109. 

III. 
choune 98. 
chouon 98. 
chouotte 98. 
chouotter 107. 
chouon 98. 
chouquar 102. 
chouquesser 109. 
chouquet 112. 
chouquette 102. 
chouyan 98. 
chouyer m. 
chovan 99, 102. 
chove 102. 



t3t 

chowotte 98. 
choyer m. 112. 
chue 98. 102. 
cbuèche 98. 
chuer m. 112. 
chuette 98. 102. 
chuinter 98. 
chuyer m. 
cligne-musette 70. 
cloque 103. 
clou ICI. 
doudet ICI. 
douque 103. 
cloute ICI. 
co 7. 79. 
coan 98. 
co-cawan 41. 
coco 21. 
co-cornu 41. 
coette 98. 
colimaçon 53. 54. 
cop 99. 
coquiqui 21. 
cor au chat 45. 
cornemuse 71. 
comerotte 104. 
co- souri 42. 
cossard 105. 
cossarde 114. 
cotecolinco 51. 
cou 7. 

couailler 112, 
coucou ICI. 
coue de chat 42. 
couiller 112. 
courlieu 106. 
courpendn 43. 
courramiau 49. 
court-pendu 43. 
covette 102. 
cracasser 51. 
crahé-mawé 71. 
credo (dire son) II. 
crier 10. 
croque-mitaine 60. 

71. 
cuette 98. 

dada 15. 



t32 



dame de nuit 105. 
décatouiller 33. 
déluré IT3. 
démine 62. 
démiter 62. 
diante 104. 
dodeminer 69. 
dodo 15. 69. 
doudon 15. 
duc 97. 100. 106. 
ducquet loo. 
ebou 100. 
ecatiner 37. 
échatouUler 33. 
échouer m. 
effraie 97. 101.104. 
égatter 36. 
embabouiner 91. 

92. 

emmitonner 61. 
emmitoufler 6t. 
encatiner 36. 
enchabarauder 49. 
enchamarauder 49. 

67. 

erchigne-chat 44. 
estaffier 2 T. 
estrie 115. 
étrangle-chat 43. 
euler 10. 
faguenas 87. 
faîne 87. 
fangne 87. 
fawinc 87. 
fel 20. 60. 
fengne 87. 
fersaie lOi. 
fêtard 88. 
feugner 87. 
feugnon 87. 
feuler 11. 20. 
fichau 86. 
filer II. 73. 
filou 73. 
fine 87. 
fissel 86. 
flawenne 87. 
flouer 73. 



fluyne 87. 
foin 87. 
foine 87. 
fouainner 88. 
fouée de chat 53. 
fougner 87, 88. 
fouin 87. 
fouinard 88. 
fouinasser 88. 
fouine 41. 87. 88. 
fouiner 87. 88. 
founiller 87. 
founique 88. 
foute II. 
firesaie loi. 106. 
lia 114. 115. 
fresaude loi. 115. 
fressaie loi. 
freux 102. 
irouer loi. 102. 
fureter 87. 91. 
futin 20. 22. 
galfourchon 52. 
gai min 49. 
galmiron 49. 
galmite 49. 
gamahu 82. 83. 
gamahucher 83. 
gamigne 48. 
gamin 48. 49. 
gamine 48. 
gaoler 10. 
Gaspar 22. 
gastiller 33. 
gat 7. 28. 29. 30. 
gâte 28. 
gatemine 47. 
gati 33. 
gatille 37. 
gatiller 33. 
gatilHer 34. 
gatouiller 33. 
gatouller 33. 
gattance 37. 
gatte 28. 37. 
gatter 37. 
gattillcr 33. 
gattine 38. 



gliaudot 104. 
gna (faire) 76. 
gnan-gnan 63. 
gnanwète 57. 
gnao 65. 
gnas 65. 
gnawer 7. 
gnawéte 57. 
gnawler 9. 10. 
gnias 65. 
gnignette 67. 
gnioche 59. 61. 64. 

65- 
gnioler 64. 

gnyayer 9. 

goffe 113. 

gouttière lOi. 

graillon lOi. 

grappe-chat 44. 

gratouiller 33. 

gratter 33. 39. 

grau de cat 42. 

griffard 21. 

grignon yS, 

griroaud 78. 104. 

114. 116. 
grimaude 104. 
grimauld 78. 104. 
grin 22. 78. 
grippard 21. 
grippe-chat 44. 
grippe-minaud 24. 

62. 70. 
grobis 21. 70. 118. 
gromiau 70. 
grondouères 60. 
gros gnon 70. 
guenon 90. 92. 94. 

95. 
guenuche 90. 92. 

93. 95. 
guenupe 90. 93. 

guépard 41. 

gueti 33. 

guinoner 92. 

guvet 99. 

herminette 79. 

hibou 97. 100. 105. 



106. 107. tio. 

119. 
holotte 103. 
hopotte 99. 
houcheran 100. 
houette 98. 
houhou 100. loi. 

lîo. 113. 
houhoue 116. 
houlette 103. 
houperalle 104. 
houpeu 99. 115. 
houpi 99. 106. 
houpou 99. 115. 
hourant 100. 
hourette lOO. 
hua 98. 102. 
huaille 107. 
huan 98. 102. 107. 
huant 98. III. 
huart 98. 114. 115. 
huau 115. 
hucheran 100. 
huchette 100. 
hucheur de nuit 100. 
huer 98. 108. 
huet 98. 113. 
huette 98. 106. 
huguenot 116. 
huguenote 116. 
hulotte 97. 103. 
huner 108. 
huon 98. 
huot 98. 
huperon 104. 
hure 100. 108. 
huré 108. 
burette lOO. 
hurlnpé 108. 
huve 108. 
huyan 98. 
ibo 100. 
Jacques (oiseau) 

104. 
jeu de chat 44. 
Jon d'au bois 104. 
jurer 11. 
lièvre 22. 



133 



limarre 102. 105. 
lolo 15. 
Incheran 96. 
lucherou 96. 
lutronne 104. 
macaque 89. 
macasse 92. 93. 
macaud 18. 
macaveule 70. 79. 
macaw 92. 93. 
machette 105. 
macô 18. 58. 
maçon 36. 
macou 18. 
macro 19. 
madoa 59. 77. 
madouler 76. 
magao 18. 
magasse 92. 
magaw 92. 
magnan 56. 
magnaque 66. 
magnaud 56. 65. 
magnier 66. 
magnin 58. 66. 
magnote 57. 
magoguet 94. 
magot 18. 56. 57. 
89. 91. 92. 94. 

96. 
mahon 19. 
mahoa 19. 63. 
maignan 56. 66. 
mairmoin 95. 
maloaa 17. 80. 
mandore 14. 
maou de chat 44. 
maoucfae 105. 
maqui 89. 
mar 68. 80. 81. 
maragot 59. 
m'raoa 17. 
maraud 2. 17. 65. 

72. 73. 79. 
maraude 60. 67. 84. 

marauder 60. 62. 84. 

maraudeur 84. 

marc 19. 8o. 



marcaou 19. 24. 
marceau 69. 
marcolatte 57. 
marcoUe 57. 
marcot 58. 
marcotte 57. 58. 59. 
marcotter 60. 
marcotteux 63. 
marcottin 59. 
marcou 19. 22. 24. 

58. 64. 79. 80. 
marcouler 60. 
mareux 17. 24. 
margaou 19. 
margau 24. 57. 
margauder 60. 
margo 19. 
margolatte 57. 59. 
margotaine 57. 60. 
margotin 57. 86. 
margotte 58. 
margottin 59. 
margou 19. 63. 67. 

74. 84. 
margoul 64. 
margoulet 66. 84. 
margoulette 74. 
margoulin 64. 
margouline 74. 
marguet 67. 
marimara 81. 
marlou 17. 22. 24' 

64. 66. 74. 79. 
marlouette 57. 
marlouf 64. 68. 
marmaille 95. 
marmaillon 95. 
marmlon 69. 70. 93. 
marmioner 91. 
marmite 68. 69. 70. 

71. 
marmiteux 70. 

marmoïn 95. 
marmot 69. 89. 90. 
91 ' 92. 93- 94. 

95. 
marmotaine 60. 69. 

marmote 68. 69. 



marmotonner 91. 
marmotte 69. 93. 94. 

95. 
marmotter ^i. 

marmoue 70. 

marmouse 69. 93. 

94- 
marmouselle 95. 

marmouser 90. 

marmouserie 93. 

marmouset 69. 89. 

91. 93. 94. 95. 
114. 

mamao 21. 

maro 17. 19. 80. 

maronner 9. 19. 

118. 
m'rou! 10. 
marou 17. 19. 20. 

24. 63. 72. 
marouf 17. 24. 64. 

65. 66. 67. 
maroufle 24. 67. 72. 
marouler 60. 
marpaud 20. 32. 
marque 67. 
marquote 58. 
marroufle 72. 
marsault 69. 
martagot 58. 59. 
marte 86. 
marticot 90. 
maUgot 57. 58. 59. 

89. 92. 95- 96. 
matau 17. 

mategrin 69. 

mateu 17. 24. 

matois 64. 117. 

matolon 17. 

matou 17. 22. 24. 

58. 64. 67. 76. 

79. 84. 
matou chaudronDÎa! 

66. 

matouin 84. 

matouler 60. 

matrou 17. 

maute 105. 



mawer 9. 
mawler 9. 10. 
megnot 65. 73. 
mène 56. 64. 73. 
menesse 67. 
menet 16. 
menette 63. 
méniau 65. 
mentn 65. 
menolet 65. 
menot 65. 
menou 16. 
méraude 67. 84. 
merco 19. 
meto 17. 
meugler 14. 
mezou 19. 
mi 21. 64. 
miache 61. 
miachée 61. 
miaille 14. 
miailler 60. 
mialer 9. 19. 
miamia 61. 
miander 10. 61. 
miandoux 63. 
miao 64. 
miaoder 64. 
miaolant 61. 
miaou 15. 24. 
miard 63. 
mias 64. 67. 
miasse 67. 
miat 67. 
miau 57. 
miaulard 57. 
miaulder 49. 
miaule 57. 
miaulée 61. 
miauler 9. 15. 60. 

62. 
mlauloux 62. 
miauner 60. 
miawer 9. 
miche 95. 
micher 61. 
micheton 95. 
michette 23. 



134 



midoaler 76. 
mié 61. 
mier 61. 
mignard 73. 
mignarde 66. 
mignarder 62. 
mignaud 66. 
mignauder 62. 
mignauderie 66. 
mignault 73. 
migne 16. 24. 56. 

73. 
mlgDeron 66. 

mignette 58. 59. 

mignon 16. 56. 58. 

65. 66. 68. 73. 
mignonne 66. 
mignonner 62. 
mignonette 58. 
mignote 66. 
Mignote 23. 
mignoter 62. 
migon 18. 
milland 61. 
miller 60. 

mimi 21. 58. 65. 

66. 70. 
Mimi 23. 
mimiche 21. 
mimine 21. 
minaou 16. 
minard 56. 
minaad 16. 24. 62. 
minauder 62. 
mine 8. 16. 24. 56. 

58. 59. 66. 73. 

74. 
minée 62. 

miner 62. 69. 

minet 8. z6. 58. 59. 

62. 75. 
minette 58. 65. 66. 

67. 74. 83. 
mingrolles 60. 

mini 8. 16. 24. 46. 

minine 59. 

minnot 73. 

miné 65. 



minoche 16. 
minois 74. 
minois 62. 64. 117. 
minolet 65. 
minon 16. 24. 56. 

58. 59. 60. 64, 

67. 74. 
minon-minette 62. 
minon-s& 69. 
minot 8. $8. 65. 
minou 24. 58. 59. 

64. 67. 76. 
minouche 76. 
minoute 8. 16. 59. 

63. 64. 65. 
mioche 59. 61. 65. 
mion49. 56. 61.64. 

65. 70. 
mionette 58. 
mionner 60. 61. 62. 

63. 65. 

miot 61. 65. 
mioter 61. 
raiou 56. 63. 
miouler 61. 
mique 18. 
miquet 18. 
miquette 18. 
miqui 65. 
roirawi 9. 
mire 16. 58. 
miron 16. 24. 58. 
mirou 16. 24. 68. 
mis 19. 
misse 70. 

misseraude 66. 70. 
miste 73. 
misti 17. 24. 66. 
mistigouri 70. 
mistigri 17. 66. 70. 
mistin 17. 
mistouri 70. 
mistraiUe 68. 
mistrique 17. 
mistron 66. 
mita (creuye d') 

66. 
mitaille 68. 



mitaine 60. 71. 
mitau 17. 25. 
mite 17. 25. 59.60. 

62. 63. 68. 70. 
mitemoe 69. 
miteux 63. 
Mitis 24. 25. 
miton 17. 24. 58. 

59. 61. 62. 64. 
miton-mitaine 61. 
mitonnée 61. 
mitonner 60. 61. 

62. 76. 
mitou 17. 24. 25. 

62. 63. 66. 76. 
mitouche 66. 76. 
mitouf 24. 
mitoufle 60. 
mitouflet 24. 63. 
mitouin 63. 
mitonrie 62. 
mitrounèe 61. 
mitte 17. 68. 
mittaine 59. 64. 
mittasse 59. 
minier 64. 
mnon 58. 
mogne 65. 
nâoineau 93. 
moirgan 19. 
monard 93. 
monaud 93. 
mone 57. 93. 
monet 92. 93. 
moneux 92. 93. 
moniche 95. 
monin 57. 92. 93. 
monique 91. 
monnaie (de singe) 

91. 
monnequin 57. 

monon 93. 

morcou 19. 

morgue 74. 

morgou 19. 74. 

mote 68. 

mougnonner 74. 

moumou 21. 



moumouche 21. 
moumoute 21. 
mouni 92. 
mouniche 9c. 95. 
mounin 16. 91. 95. 
mounou 16. 
mourre 66. 
mouse 75. 
monser 75. 
mousette 75. 
mouson 75. 
mousse 65. 75. 
moussepin 65. 
moutchié 21. 
moute 17. 68. 
moutin 17. 
mouton 17. 
moutte 17. 
mûre de chat 51. 
muse 67. 70. 75. 

77- 
museau 75. 

musequin 75. 

muser 77. 78. 

musette 67, 70. 75. 

musse 75. 

mya 59. 64. 118. 

niyaler 9. 

myander 9. 

myanner 9. 

myaoler 9. 

myaonner 9. 10. 

myaousi 9. 

myarer 9. 

myarler 9. 10. 

myarou 17. 

myawder 9. 

myawer 9. 

myawler 9. 10. 

myayer 10. 

myé 61. 

myewer 9. 

mynwer 9. 

myô 59. 61. 118. 

myoder 9. 

myoler 9. 

myonner 9. 

myottler 10. 



135 



mche 75. 
oioche 64. 
nio 65. 
niton 64. 
NitOQche 76. 
nounou 15. 16. 
nuitre 96. 
œil de chat 83. 
œillet de chat 58. 
oiseau de la nuit 

96. 
oiseau de la mort 

104. 
oiseau sorcier 104. 
orfraie 105. 
ouigner 10. 
oulette 103. 
oolotte 103. 
pandore 14. 
papifou 96. 
papion 89. 
parpaillot 116. 
pas de cat 42. 
pas de chait 45. 
passe matagot! 96. 
pater (dire son) il. 
patenôtre (du singe) 

91. 
patron minet (dès 

le) 68. 
palte peine 20. 44. 
peleus 89. 90. 
pelu 22. 
piailler 10. 
pied de chat 28. 
pignechat 50. 
pitaou 20. 
pitô 86. 
pleurnicher 61. 



poire chat 29. 
ponte 103. 
prendre le chat 29. 
presaie 10 1. 
pyeurer 10. 
quahute iio. 
quauquemare 80. 
quenaud 92. 
queue de chat 34. 
qtuafo 99. 
quigner 92. 
quignaud 89. 94. 
quin 89. 
quinaud 89. 92. 
quine 89. 92. 95. 
quinemine 91 
quinette 95. 
quiouc 102. 
racaut 20. 62. 
ragatoner 36. 
ramignauder 66. 
Raminagrobis 2X. 

22. 
raminer 61. 
rander il. 
randou 20. 79. 
randouler 20. 
raoler 10. 
raoter 10. 
raou 20. 22. 23. 
raoner 60. 
ratacô 88. 
Raton 118. 
raud 20. 60. 
rauder 60. 
raudir 60. 
rayaudis 60. 
rayant 20. 62. 
rechigne-chat 44. 78. 



régate 37. 
regrattier 39. 
renâo 79* 118. 
rioler 10. 
rôder 60. 
rogatonner 36. 
romancer 60. 
romancines 60. 
rominer il. 
romionner 10. 60. 
ronner II. 
ronronner 11. 62. 
rou 10. II. 
rouandé 59. 
rouanner 10. 41. 
rouauder 60. 
rouant 20. 
rouer 20. 23. 
roumancines 60. 
roumià 69. 
rouminer II. 
router 10. 
routonner 10. 
ruelle aux chats 55. 
rwandou 20. 
rwao 20. 
rwoder 10. 59. 
sagouin 89. 92. 

93. 
sagon 89. 94. 

samoireau 43. 

samoiseau 43. 

satouille 33. 118. 

satrouille 33. 118. 

sentouères 60. 

serval 41. 

singe 89. 92. 93. 

94. 95- 96. 
singerie 91. 



singesse 95. 
singne 89. 
siure 102. 
sognard 107. 
some 117. 
sorner 117. 
sornette 117. 
souatte 98. 112. 
souattoner 112. 
souette 98. 
souffleur lOi. 
sougner 107. 
sourne 117. 
soumette 117. 
surnoiller 117. 
sournois 117. 
stryge 96. 
suer III. 
snette 98. 
suotte 98. 
sute 98. 
taribari 81. 
tarpo 22. 
tartarin 90. 
teougnin 105. 
té'.e de chat 35. 
thoon 105. 
Tiberl'23. 26. 64. 
trembleur 104. iio. 
trompe-chat 4$. 
tucquet 100. 
tyafo 99. 
ucheran 96. 
ucherot 96. 
ulule 114. 
vessard 20. 
voualère 20. 
yeux de chat 42. 



abiada 76. 
abiata 76. 
abusa 77. 
acatamiaula 48. 
acbatourli 36. 
achouca 112. 



2. Provençal (et franoo-provençal). 



afounna 87. 
agati 37. 
agiai 104. 
abuco 100. 
aluca 108. 



amiada 76. 
amiatô 76. 
amistouso 58. 
amounel 92. 
argoulet 65. 



arremido 63, 
babouin 90. 
barbajan 104. 
barbàu 71. 
barufo 63. 



amachouti 107. 113. amàut 19. 23. 68. 118. bégonia 9 



136 



bettana 60. 
bèula 10. 
beuloli 103. 
biato 61. 
boubou 100. 
bouletou 100. 107. 
bousigà 43. 85. 
brama 10. 
bresago loi. 
broucbe 115. 
broxa 115. 
ca 7. 
ça 7. 

caban 99. zoi. m. 
cabanel 99. 107. 

114. 
cabanié m. 
cabano m. 
cabec 99. 114. 
caborno 49. 50. 
cabougno 50. 
cabrarèu 99. 103. 
cabriero 103. 
cabrilhau IT4. 
cadosco 105. 
çafarou 41. 
cafer 44. 
caiinot 44. 
cafio 43. 
cafoumo 50, 
cabus 100. 107. 
cainas 103. 
calabomo 50. 
calabrun 103. 107. 
caousette 86. 
capigna 50. 
carabagnado 49. 
carabin 84. 
carabougno 50. 
caramagnado 49. 
caramagno 47. 49. 
carami 48. 
carfio 43, 
caro 20. 
carpigna 50. 
castiglar 33. 
cat 7. 28. 32. 41. 
cat auguié 40. 



cat de mar 40. 
cat de founs 40. 
cat enfla 45. 
cat esquirol 4I. 
cat fouin 41. 
cat marin 41. 
cat minoun 42. 
cat pudis 41. 
càta 7. 28. 29. 30. 
catâ 36. 37. 
catabomo 50. 
catacoumillo 50. 
catadret 45. 
catafomo 50. 
catamarret 49. 
catamaula 48. 
catamiroto 47. 
catamitocba 76. 
cataras 33. 38. 
cataraugna 48. 
catarot 38. 
catarous 33. 
catasso 38. 
catelâ 37. 38. 
caleto 33. 37. 52. 
cati 33. 34. 
catié 34. 
catifel 42. 
catifoula 44. 
catiga 33. 
catiglar 33, 
catigna 37. 
catigoula 33. 
catilha 33. 34. 
catimello 48. 71. 
catimoto 48. 
catitorbo 45. 
cato 7. 28. 30. 
cato bagnado 44. 
cato borgno 45. 
cato cendrouleto 45. 
cato d'aigo 40. 
cato faleto 44. 
catoio 38. 
catomaio 83. 
catomato 46. 
catomaucho 47. 
105. 



catomerouno 46. 
cato miaucbo 46. 
cato miànlo 47. 48. 
cato miauno 46. 
cato mianro 46. 
cato miloneiro 49. 
cato mito 46. 
cato morto 44. 
catoniera 37. 
cato orbo 45. 
cato siau 44. 
cato soumo 44. 
catoun 34. 35. 38. 

39. 
catounâ 34. 36. 37. 

38. 
catouneja 36. 

catounié 38. 

catouniero 37. 

catouno 34. 

catuegno 39. 

catuna 37. 

catusso 34. 

eau 98. 105. 

caucalo lOi. 

caueco 98. 

caufoué 43. 

caiis 100. lOi. 104. 

cauucbe 100. 

cava 10 I. 

cavec 98. 

cayeque 98. 

cba 7. 

chaban 99. 

chabanel 114. 

cbabatre 50. 

cbabeque 99. 

chabion 99. 

chabo 99. 

cbafaret 109. 

cbafarou 41. 109. 

chafouec 43. 

chaio 102. 

chalusc 52. 

chamarrot 48. 49. 

chamata 84. 

chamatan 84. 

chanavé 99. 



cbapigna 50. 
charabarat 8r. 
charabari 81. 
charabiat 82. 
charcoun 105. 
charit 109. 
charpigna 50. 
charvio 102. 
chat 7. 31. 
chat sanse 43. 
chata 7. 31. 
chatamusa 19. 49. 

71. 
chatarouio 38. 

chalaurelhat 52. 

cbatelli 33. 

châtié 34. 

chatiga 33. 

châtigoula 32. 

chalilha 33. 

chatilhoun 33. 

chatisso 38. 

chato 7. 28. 30. 

31. 48. 

chatomito borlio 49. 

chatoun 35. 38. 

cbatrîa 118. 

chatta 80. 

chau 98. 105. 

chaueco 98. 

chaurilha il 2. 

chaurilho 102. 109. 

chaurit 109. 

chauvio 102. 

chava 102. 

chavan m. 

chavancou 99. 

chavano IIO. 

chavant 99. 114. 

chavantu 107. 

chavec 98. 

chavesca 98. 

chebeque 99. 

chegren 78. 

cheito 98. 

cheriou 103. 

chetta 80. 

chevrerou 103. 



137 



chibeco 99. 
chWeco 99. 100. 
cho 98. 

choc 100. 109. 
chocoa 102. 
chot 100. 104. 114. 
chota 107. 112. 
chotié 113. 
choto 100. 
chonc 113* 
chouca 108. 112. 
choQcard 102. 113. 
chouco loi. 
choudet ICX). 
chonlo 103. 109. 

114. 
chouoc' 100. 
chouot 100. 
chonqueli 102. 
chonmo 117. 
choaronli 102. 
chouta 107. 112. 
choutaire m. 
chovon 99. 
chua 102. 
chuito 98. 113. 
cliuva 102. 
cibec 99. 106. 114. 
cibeco 99. iio. 
cimec 99. 
cimi 89. 
coî 98. 
coïnou 103. 
coïs 100. 
courouli 102. 
croap 20. 
cnxp 20. 
damasso 105. 
damo 105. 
deu 103. 
digoa ICX). 
do 103. 
doc 103. 
droblio 105. 
du 100. 113. 114. 
dnc 100. 

dnganel lOO. 114. 
dago 100. 



dagou 100. 116. 
duquet lOO. 
encatl 37. 
encatla 35. 
encatuna 37. 74. 
enmouDina 90. 92. 
escano-cat 44. 45. 
escaragno-cat 44. 
escarrabin 84. 
escatifougna 87. 
esglaii 104. 
esparbonlat 113. 
espoufida il. 
estavani 112. 113. 
estegno-cat 43. 
estranglo - cat 40. 

82. 
estrego 115. 
eteula 96. 
fa 7. 

faganas 87. 
fagainas 87. 
faguino 86. 
fahino 86. 88. 
faïno 86. 88. 
fait 86. 88. 
faitard 88. 
faron 101. 102. 
fdnard 86. 87. 
feino 86. 87. 
feludza 60. 
fenna 87. 
feruno 86. 
fiou lOI. 
fisseu 86. 
fleinard 87. 88. 
fleno 87. 
foino 86. 
fouainna 88. 
foaina 87. 88. 
fouiDeto 88. 
fouinna 87. 
fouino 86. 
founilha 87. 
founnà 87. 
fresago lOi. 

ga 7- 
gabus 99. 



gagnivelô 51. 
gagnon 90. 
gahino 86. 
gahus 100. 
gaïno 86. 
gamarro 48. 104. 
gaminoun 42. 
gar 19. 

garamaudo 115. 
gardo-villo 105. 
gari 19. 
garo 19. 
garou 19. 
garrî 19. 20. 63. 
garro 19. 
garrouio 64. 
gat 7. 28. 30. 
gat brarèu 99. 
gat esquiro 41. 
gat pitoc 20. 41. 
gat sause 43. 69. 
gat urlan 41. 
gâta 7. 28. 
gatalha 36. 
gatamma 47. 48. 
gatarro 38. Il8. 
gâte dé Paalet 23. 
gatelion 34. 
gati 33. 
gatibourro 94. 
gatifel 42. 
gatifouiTO 44. 51. 
gatiga 33. 
gatihorno 50. 
gatilha 33. 38. 
gatilhoun 34. 39. 
gatillon 35. 59. 
gatimello 17. 48. 
gatine 80. 
gatio 38. 
gato 7. 28. 29. 
gatodi 118. 
gatol 39. 

gatolion 33. 35. 39. 
gato mièuto 46. 
gaton 35. 
gatoun 39. 
gatounà 36. 



gatouniardo 33. 
gatupitocha 41. 
gatuia 36. 
gaueco 98. 
gehus 100. 
gnarro 20. 
gnato 61. 148. 
gnau 61. 67. 
gnauca 57. 63. 

113. 
gnaugna 9. lO. 6i. 

gnàula 9. 

gnièuca 57. 

gnocca 57. 

gnougna 62. 

gori (gorri) 19. 

grapo-minaud 70. 

grato-minaud 69, 

graula 10. 

graumela 10. 

gresale 103. 

grèula 10. II. 

grimaud 104. 115. 

grimaado 115. 

hagino 86. 

haïno 86. 

haon 98. 

houTOUgou 100. 

hourouhou 100. 

itoola 96. 

jan l'oli 103. 

jaro 20. 

javan 103. 

javanè 103. 11 o. 

115. 
javanel 103. 

jo dôu cat 82. 

loco 114. 

loppaz 104. 

lutseihi 108. 

machoto 105. 107. 

iio. III. 113. 116. 

machoucto 105. 

machoutin 114. 

machurlo 58. 

magn 63. 

magna 56. 

magnac 56. 63. 



138 



magnan 56. 58. 65. 
magnard 56. 
magnand 56. 65. 
magni 56. 58. 66. 
magnin 64. 
magnon 56. 
magnot $6. 
magnoto 57. 
magnonn 63. 
maltro 86. 
mamiàu 70. 
mamiu 70. 
namoïs 89. 
mara 17. 
maraco 56. 
maragnan 10. 70. 
marcou 19. 66. 
margoulet 65. 
margoulin 65. 
marlo 17. 
inarmàa 70. 
inarmonsilho 95. 
marmutin 21. 69. 

71. 117. 
marmusat 94. 
maro 17. 19. 
marracho 56. 
marro 17. 
marsause 69. 
martou 17. 
martre 86. 
mat 64. 

malagot 57. 58. 
mataou 17. 
mate 17. 
mato 17. 
matre 17. 
matucel 58. 
maturlo 58. 
màula 9. 
megna 65. 
megnin 66. 
mcgno 63. 
megnolla 95. 
megnune 66. 
meina 65. 
mello 71. 
menet 16. 63. 



menin 63. 65. 75. 
menino 65. 
menit 65. 
meno 58. 65. 67. 
menout 65. 
menugueto 58. 
mèola 9. 
mera 17. 
merco 19. 
merga 19. 
mero 17. 
meron 17. 
merro 63. 74. 
meto 17. 
mettana 60. 
meuco 61. 75. 
mèura 17. 
mgna 65. 
miàla 9. 

mian 60. 62. 67. 
miàna 9. 64. 
miaoucho 46. 65. 
miàra 9. 
miaro 17. 20. 
miarou 57. 
miarro 19. 
mtato 61. 62. 118. 
miau 10. 67. 
miauco 57. 
miaula 9. 
miaulard 57. 
miaulo 57. 
miaulo-mîaulo 70. 
miàuna 9. 10. 
miàura 10. 
miaureo 67. 
michoulo 10$. 
mico 18. 65. 95. 
mietouD 57. 
mièu 56. 
mieugna 9. 10. 
mièuna 9. 
migna 65. 
mignaud 16. 
migneroun 65. 
migno 16. 65. 
migDou 65. 
mina 65. 



mînau 68. 
minaud 16. 
mine 65. 
minet 16. 59. 63. 

65. 

minet-minet 66. 
mineto S 6- 62. 74. 

76. 

minin 75. 

mino 16. S S* ^3* 

6s. 
minodou 58. 

minon 38. 

minoun 58. 

minouna 60. 

minouno 62. 

minous 63. 

miô 57. 60. 

miola 9. 

mioleto 58. 

mionna 63. 

miou 57. 

mioula 9. 20. 

mirco 56. 

mire 16. 

mirgau 63. 

mirihi 61. 62. 

miro 16. 

miroun 58. 

miroun-mirello 62. 

misto 73. 

mistorio 58. 

mistoulin 73. 

mistoun 63. 

mitihi 62. 

mito 63. 

mitoucho 76. 

mitsowe 10$. 

miular 9. 

mna 68. 

mnana 9. 

mo 21. 

moino 58. 

mona 90. 

moninà 93. 

mor 74. 

morga 74. 

moro 17. 74. 



morro 17. 
mossi 65. 
moto 17. 
motou 17. 
moucacarié 91. 
moucaco 89. 91. 
mouchacho 65 
mouechoulo 105. 
mougne 92. 93. 
mougnegnarié 91. 
mougnegno 58. 
mougno 58. 74. 91. 

92. 
mougnonâ 74. 
mouino 91. 
mouna 16. 90. 94. 

95. 
mouni 90. 92. 

mounaco 91. 

mounaire 90. 

mounard 16. 58. 

92. 93- 
mounassarié 63. 

mouneco 94. 
mounegueto 104. 
mounel 90. 92. 
mou net 16. 
mouni 58. 92. 93. 
mouniflo 95* 
mounin 16. $S. 
mouninà 90. 
mouninado 90. 
mouninarié 90. 91. 
mounineja 90. 
mounino 56. 58. 90. 

91. 92. 
mouninous 92. 93. 
mouno 16. 56. 58. 

74. 90. 91. 
mounoune 66. 
mounzo 92. 
mono 21. 
mourre 74. 
mouset 91. 
mousiga 75. 
moustelo 86. 
musso 75. 
myana 16» 



139 



myaro i6. 
myanra 9. 
myeoula 9. 
myona 9. 
myouoa 9. 
myoura 9. 
myowga 9. 10. 
myowva 9. 10. 
nechonlo 96. 
nichoiilo 96. 114. 
nietola 96. 
nino 58. 65. 
nioca 113. 
nistoun 63. 
nitolo 96. 
nitsoulo 105. 
no 57. 
nocca 57. 
noano 15. 
nouchoulo 96. 
nuchola 96. 
nuchoro 96. 
nuecho 114. 
nuechour 96. 107. 
nnitela 96. 
ouhec 100. 
parpalho 116. 
pato mineto 44. 
pato peludo 30. 
ped de cat 42. 
peluso 40. 
penchina la cato 
50. 



petavet 10 1. 
pioque 102. 
pitocha 86. 
quina 89. 
quinard 89. 
quinaud 94. 
quioco 103. 
rabadan 81. 82. 
rabin 82. 84. 
rahcle loi. 
ramadan 81. 82. 

109. 
ramagnol 63 
ramamiau 10. 69. 
ramatan 81. 
ramia 11. 20. 82. 
ramiata 81. 
rana il. 
rangoula il. 
raoumeco 71. 
ratoon 118. 
raugna 10. 
remamiau 63. 
remiàuma 10. 69. 
remièata 81. 
remoamia 10. 69. 
rena 11. 19. 23. 
renaire 19. 
ressa il. 
rigatié 39. 
ripo 105. 
rispa(do) iio. 
rispo 105. iio. 116. 



roufa IT. 
rougna 11. 
roumadan 63. 
roumatan 81. 
roumeco 71. 
roamia il. 
ronmiàu 10. 70. 71. 
roumièuta 81. 
roumiu 63. 
rouna II. 
rouDca II. 
rounfla il. 
rouDga II, 
rounna II. 
sa 7. 

sabranla 51. 
samatado 84. 
sarabiat 82. 
savan 99. 
savaz 102. 
save 102. 
segren 78. 
sevan 99. 
sevta 99. 102. 
simi 89. 
singe 89. 
sivitoula 114. 
sofaret 109. 
sorn 117. 
soumà 117. 
sourno 117. 
sovan 99. 
sta 7. 



stafarou 41. 
stevan 99. 
saito 98. 
sumia 89. 
sussa-lampas 103. 
suto 98. 
suvetotte 99. 
SQvetta 99. 
tartarasso 105. 114. 

116, 
tsa 7. 

tsafarou 41. 109. 
tsaiouin 87. 
tsarco 105. 
tsato 7. 28. 
tsatrouia 118. 
tserbrejouin 103. 
tserijouin 103. 
tseveco 115. 
tsivrijouin 103. 
tsolandié 43. 
tsotiële 52. 
tsotilho 33. 
tsuvetta 103. 
tue 100. 
tuquet 100. 
tyoqne 102. 
uganau 116. 
ugue 100. 
ugou 100. 116. 
zore 20. 
zouetta 98. 



8. Italien (et patois). 



acchiole 98. 
accivettare 112. 
accivettato 113. 
affutari II. 62. 
affutu 63. 
agaruffarsi 51. 
agattigliarsi 37. 
agattirisi 36. 
agattonare 36. 
albogatto 42. 
allcccare 107. 108. 
alloccareUo 96. 



alloccheria 109. 113. 
allocchire 113. 
allocco96. 113. 114. 
allucca 108. 109. 
alluccari 114. 
alluocata 109. 
allacco 108. 
ammiccare 91. 
ammusarsi 75. 78. 
ammassare 75. 
assiuolo 98. 106. 
114. 



aoco 100. 

ave maria (délia 

bertuccia) 91. 
babbuasso 93. 
babbuino 89. 93. 
baboin 92. 
barbagianni 104. 

106. 114. 
barbajanni 104. 
barbazane 104. 
barbogio 70. 
banif 63. 



battu 17. 
battulinu 17. 
battu marruda 80. 
bel la donna 105. 
berta 90. 92. 
berteggiare 92. 94. 

95. 96. 
bertonar 93. 

bertone 93. 95. 

bertuccia 90. 91. 92. 

bertuccio 90. 

bertucdone 92. 96. 



140 



bignatta 56. 
bignoro 75. 
bis 8. 
bisen 8. 
boncia 18. 67. 
bonciana 67. 
bonciarella 67. 
bondnello 59. 
bondo 59. 63. 65. 
brusciu 115. 
bubbolare 100. 
buci 62. 
bugigatto 43. 
burdigotto 43. 
busigot 43. 
cacapazza 42. 
caladtru 51. 
calapuzzo 42. 
calzagatt 45. 
camajin 82. 
cammeo 82. 83. 
camoino 82. 
camussati 82. 
capogatto 38. 43. 

44. 
caragiai 51. I02. 
carcarazza 51. 
carel (fa'nda'l) 11. 
cata 8. 51. 
catabisse 51. 
catabolda 49. 
catabui 44. 
catacilm 51. 
catacogliere 51. 
catacolto 51. 
catafasdo 51. 
catafosso 48. 51. 
catafunne 51. 
catamarri 47. 
catambota 43. 
catamella 75. 
catamellon 47. 75. 
cataminari 51. 
catamlenna 48. 
catamoDc 48. 
cataniusu 51. 
catapuzza 42. 
catapozzo 42. 



cataraffa 43. 
cataria 34. 
catatufulu 51. 
catatummula 43. 
catorba 45. 
catorbia 43. 
catrafosso 48. 
catramonaccia 48. 

49. 
catta 8. 31. 
cattara 31. 
cattula 31. 
catubbe 43. 
catona 37. 
catuniari 36. 
cecavoccola 102. 
cervel di gatto 

79. 

cetafugn 41. 

chiô 98. 113. 
chiodu 100. 
chiove 98. 
chiù 98. 

chiucchiurlaja 109. 
chiucchiurlare 108. 
chiuppa 99. 
chiurlare 108. 
chiurli 106. 
chiurlo 102. 106. 

114. 
chiusso 100. 114. 
chiuvine 98. 
chivino 98. 
ciat 8. 

data losca 45. 
daton 34. 
ciatonera 37. 
dave 192. 
davole 102. 
de 98. 
docch 113. 
doetta 98. 
dofo 113. 
doia loi. 
dolè 109. 
dorla 102. 
doTetta 99. 
du 98. 



cxuc 113. 
ducca 113. 
ciuetta 98. 
durlo 102. 
durlotto iio. 
duss 102. 
dusso 100. 
dutt 100. 
dvetta 99. 1 10. 

112. 115. 
dvettare 107. 109. 

III. 112. 
dvetteria 113. 
dvettino 113. 
dvettone 113. 114. 
coa d*gat 43. 
coccovaja 1 01. 113. 
coccoveggia loi. 
coccoveggiare 113. 
cornamusa 71. 
croass 102. 
crai 114. 
cucca lOi. 107. 110. 

114. 
cucchiari 109. 112. 

113. 
cuccovaja lox. 

cuccu lOI. 

cuccaasda 10 r. 

cuccufiu lOi. 

cuccuja 10 1. 

cucculiare 109. 

cuccumeggia lOi. 

cuccumiau loi. 

cuccuni 10 1. 

cttccuDiari 109. 112. 

113. 
cuccupiu 99. 
cuccu vaja lOl. 
cuccu veggia 10 1. 
cuciuni 103. 
curlo 102. 
curruliu 106. 
diavo 'd montagna 

115. 
doseul 100. 

ducco 100. 

duch 100. 



dugo 100. 
dûs 100. 
duso 100. 
dut 100. 
erba di gatt 42. 
facciommo 104. 

114. 
fafna 86. 
fajma 22. 
felina 57. 
fcllppa 20. 67. 
filecche 62. 
filippa 20. 62. 
filon 73. 
fiutare 62. 
foin 86. 
foina 86. 
fotta 63. 
fri&te (fruste)! 8. 
frunfmna il. 
fuanu lOi. 
fuchien loi. 
fuganu loi. 
fuina 86. 
fuinà 88. 
fusa (far le) II. 
futta 63. 
gammaute 83. 
garolfo 22. 
garusola 51. 69. 
gat 8. 28. 29. 35. 

64. 
gâta 8. 28. 
gatà 37. 
gatafrust 43. 
gatafura 45. 
gatagnau 47. 
gatalin (a) 52. 
gâta morbana 44. 
gâta piata 44. 70. 
gataria 34. 
gatarora 37. 
gatàs su 36. 
gâtée 35. 36. 
gateria 39. 
gatibolda 49. 
gatigol 34. 
gatin 33. 



141 



gatîna 33. 
gatinâ 34. 37. 58. 
gatino 37. 
gation 35. 
gat-maimon 42. 
gatogna 37. 
gatoié 36. 
gatorba 45. 
gatorbia 43. 
gatta 8. 28. 29. 32. 

37. 
gatta buia 43. 

gatta cieca 45. 

gatta di Masioo 

23. 
gattafurato 51. 

gattatola 37. 

gattamogna 46. 48. 

gattamorta 44. 

gattaorba 45. 

gattaredda 33. 34. 

36. 
gattarigolare 33. 
gattarola 37. 
gattecdo 36. 
gattefelippe 20. 48. 
gatteggiare 36. 38. 

39. 

gattella 34. 

gattello 35. 
gttttero 34. 
gattesco 36. 60. 
gatti! 31. 
gattîari 36. 
gattice 34. 
gattifilippi 18. 
gattigliare 33. 37. 
gattiglio 35. 
gattillare 36. 
gattina 33. 
gattino 34. ^6. 38. 
gatto 8. 28. 29. 30. 

32. 36. 
gattofodero 45. 
gattola 33. 35. 
gattolare 36. 38. 
gattolo 34. 
gattomagnoni 47. 



gattomammone 42. 
gatton gattone 36. 

47- 
gattonare 36. 

gattone 34. 35. 38. 

gattonî 35. 38. 118. 

gattopardo 41. 

gattorbola 45. 

gatto spusso 45. 

gatto zibetto 45. 

gattu 8. 31. 

gattuccio 33. 35. 

gattufFa 24. 

gattul 35. 

gattnmaglia 39. 

gattupignula 42. 

gattuscio 33. 

gattussu 33. 

gatumia 36. 

gatun 36. 

ghiattn 8. 

ghicc! 8. 

ghiss 8. 

giattu 8. 

gnagn 64. 

gnagnà 64. 

gnagn ao 64* 

gnagnara 60. 64. 

gnagnarire 67. 

gnagneo 62. 

gnagnera 60. 63. 64. 

gnagno 64. 

gnagnoUa 63. 

gnagnue 62. 

gnan 63. 

gnao 64* 

gnaogné 10. 60. 62. 

gnaolar 60. 61. 64. 

gnarragnanan 10. 

gnaulare 10. 

gnauo 64. 

gnavolare 10. 

gnegna 60. 

gne gne 64. 

gne^ero 64. 

gnegnu 64. 

gnero 61. 

gniccar 61. 



gniccbé 61. 
gnignetta 64. 
gnîgnon 63. 
gnignu 64. 
gnocco 64. 
gnogné 60. 62. 
gnognu 64. 
gnola 62. 
gnorgne 62. 
gnorgné 61. 
gnnlar 60. 
gnuoccole 62. 
gnuognole 62. 
gofFcggiare 113. 
goffo iio. 113. 114. 
gofo 99. 114. 
gnaliari 10. 
gufare 108. 109. 
gnfani m. 
gufeggiare 108. 109. 
gufFo 99. 114. 
gufo 99. 106. 107. 

108. 113. 114. 
imbertonire 95. 
incatigiar 35. 
incatigio 35. 
incatigion 35. 
incatorbiare 43. 
incivettire 112. 
ingattiar35.36.37. 
ingattigiar 35. 
ingattigliare 35. 
ingattire 36. 
ingattolare 35. 
jacobbu 104. 106. 
jatta 8. 
jattalora 37. 
loc 96. 
loccaione 96. 
locch 96. 113. IÎ5. 
loccheggiare 108. 
locco 96. 114. 
loue 114. 
Inccà 108. 
luccareccio 109. 
laccari 115. 
luccaro 96. 108. 
luccam 96. 



luccbera 107. 
luccherare 107. 
lucchiari 109. 
macacco 89. 92. 93. 
magna 66. 
magnan 67. 
magnano 66. 
magnate 56. 
magnato 67. 
magnatta 56. 
magnô 59. 
magnosa 67. 
malmignatta 69. 
mamao 21. 71. 
mamau 10. 56. 70. 

71. 
mamanin 56. 

mamiu 10. 70. 

mammone (gatto) 

42. 89. 

mamutone 71. 

mananna 16. 

mao 67. 

marabiand 69. 

maramao 71. 

marameo 71. 

maramiari 69. 

maras 73. 

marcona 67. 

marcone 66. 67. 

margnac 70. 

margnao 21. 70. 

inargolato 59. 

margotta 58. 

margotto 58. 

marroaglia 95. 

marroao 71. 

manneo 70. 

marmignattu 69. 

mannocchiaja 94. 

mannocchio 69. 93. 

94. 95. 
marmogio 68. 70. 

71. 
marmot 95. 

marmotta 69* 94* 
marmotto 69. 
marmutone 71. 



142 



mar6 73. 
marotta 73. 
marramamau X o. 7 1 . 
marramau 10. 71. 
mamifino 66. 
marrusco 73. 
martufe 90. 
martuffo 93. 
martuzza 90. 
maraf 63. 
marusola 69. 
matlarole 63. 
maùglia 66. 
maule 62. 63. 
maulé 10. 
mauma 71. 
mavele 62. 63. 
mazzagatto 45. 
mazzamarro 80. 
mazzamauriello 80. 
'mbeitecate 92. 
menna 75. 
menona 65. 
mgnangaton 69. 
miaca 64. 
miagna 10. 64. 
miagolare 9. 10. 58. 

60. 
mianna 67. 
miascio 62. 
miaula 64. 
miauliari 10. 
iniaTolare 9. 10. 
micca 69. 
miccheggià 95. 
micco 8. 61. 
micco 57. 89. 93. 

95. 
miochetto 57. 

miçe 65. 

micia 18. 57. 

miçiarole 65. 

micio 18. 67. 

miciola 57. 

midolo 58. 

midu 18. 64. 

migna 16. 58. 66. 

mignanna 16. 56. 



mignao 21. 
mignatta 56. 
mignatti 56. 
mignattino 57. 
mignatto 56. 
mignattone 57. 
mignella 56. 
mignen 16. 
mignera 56. 
mignetta 56. 
migni 16. 64. 
mignin 66. 114. 
migno 16. 58. 
mignocco 64. 
mignoccole 62. 
mignola 58. 
mignole 68. 
mignolo 58. 75. 
mignone 62. 
mignonu 64. 
mignoro 75. 
mignosa 67. 
mignota 66. 
mimi 21. 59. 
mimiu 21. 
minaa 16. 
minell 16. 
minella 66. 
minen 16. 
mini 8. 16. 
minin 16. 
mininu 65. 
minna 75. 
mimiali 64. 
minnanu 64. 65. 
minnicaria 62. 
œinnicu 61. 
minnigatta 69. 
minnona 65. 
minnone 66. 
minnn 16. 
minnuni 64. 
minon 16. 
minoDe 62. 
minâgatt 68. 69. 
mionzo 60. 
mirrimimia 71. 
mismafB 60. 



mise 18. 
misdn 18. 
mitocda 66. 76. 
miula 57. 
miultt 64. 
miuluDi 64. 
mivola 57. 
mnein 16. 62. 
mno 16. 
mogio 19. 63. 71. 

118. 
mogo 66. 
mogna 16. 
mognà 58. 
mognaqaacia 70. 
mogne 62. 
mognin 16. 
mogDine 62. 
mognô 16. 
mognole 67. 
mognon 58. 
moine 62. 
mona 57. 89. 90. 

95. 
monalda 95. 

mondt 93. 94. 

monatto 94. 

mone 62. 

monello 95. 

mooin 16. 

monina 57. 95. 

monine 62. 

monna 57. 92. 95. 

moQoino 92. 95. 

monno 92. 

monnosino 92. 

monnoso 92. 

mono 93. 

morgio 63. 

morgn 63. 

morgna 61. 

moignao 21. 

morgne 62. 

morgnin 63. 

morgnine 62. 

morgnon 59. 63. 78. 

morimeo 71. 

mormicca 69. 93. 



mosc 18. 65. 
mosciame 71. 
mosdilo 18. 
moadn 18. 
mosdo 18. 63. 
mosi 19. 
môsi 19. 63. 
moss 19. 63. 
mozza 65. 67. 
mozzo 65. 
muchio 18. 61. 
mudiione 18. 64. 
mud 8. 62. 
muda 18. 67. 
muçià 62. 
mudna 59. 
mudno 59. 
mudo 18. 62. 
mudulu 62. 
muduluni 62. 
mudamà 71. 
mugia 58. 65. 
mugna 74. 
mugno 74. 
mugola 10. 
muninin 75. 
murgnun 78. 
musa 58. 75. 
musare 78. 
musc 65. 
musda 18. 65. 
musdà 62. 
musciamme 71. 
musdo 18. 63. 70. 
musdomatteo 7a 
musdumà 70. 71. 
muso 75. 
mussi 19. 
musso 19. 75. 
mussn 19. 63. 65. 

75. 
muzza 67. 

'ncataminu 47. 

'ndruva 11, 

'ngufanarse 113. 

nicchiare 61. 

nicchie 57. 

noltola 96. III. 114. 



143 



nottolina m. 
nottolo 114. 
nottolone 114. 
nottoa 96. 
oloch 96. 108. 
oloché 108. 
oluc 96. 
orazione (délia ber- 

tucda) 91. 
oulouc 96. 114. 
pantegana 21. 
papajanni 104. 
paragatto 43. 
pigra 104. 114. 
pinla 103. 
rabadan 81. 
ragattinare 36. 
ragguffato 107. 
ragna 10. 47. 
ramadaa 81. 
ramanzina 60. 
ramogn 20. 
rautta 22. 
regata 37. 
regatta 37. 
regaltare 37. 
regnolejare 10. 61. 
rigatta 37. 
rigattare 36. 37. 

39. 
rigattato 38. 

rigattu 37. 

romaocina 60. 

ronfé II. 



bou-de-noapte 103. 
bnf 99. 

bufbS 99. iio. 
bafhi III. 113. 
bafni^S 99. 
bah 99. 109. 
bahS 99. 108. no. 
bnhac 99. 
bnhSi 109. 113. 
bahav 113. 
buhnS 99. 
bohnet 109. 



russar il. 
sagri 83. 
sagrin 78. 
sagrin 83. 
sagrinàse 78. 
sarnacchio 117. 
sbertare 92. 
scalzagatti 44. 
scanagat 44. 
scaramuleta 102. 
scatamasciu 47. 
scataminacchi 48. 
scalar 36. 
scation 35. 
scemonito 93. 
sciamunito 93. 
sciatta 29. 
sdgna 89. 
scigueta 99. 
scimia 89. 
scimiato 92. 
scimignato 93. 
scimmia 89. 92. 
scimone 92. 93. 
scimanito 93. 
scina 89. 
sciueta 98. 
sciutt 100. 
scupiu 99. 
segrenna 78. 
seuta 102. 
sfacciommo 104. 
sgatà 37. 
sgaté 36. 

4. Rouxnain (et 

buhos 108. 
buhurez 100. 
c5tu^ 5. 30. 35. 
cStu^icS 34. 
ceucS 102. 
cihurez 100. 
cioarS 102. 
dodi 102. 
ciof 99. 109. 113. 
ciofSi 112. 
ciohSi 109. 
ciomvic 99. 



sgatée 35. 
sgatona 36. 
sgattigliarc 33. 39. 
sgattion 35. 
sgnaular 60. 61. 
signa 89. 
sigrino 83. 
simia 92. 
simiotto 94. 
simmia 89. 92. 
simiton 90. 
simon 93. 
simuDÎto 93. 
sitola 98. 
siveta 99. 
sivitola 99. 114. 
smacio 62. 
smagio 62. 
smiacio 62. 
smiascio 62. 
smiss 19. 
smona 93. 
smonarse 93. 
soeta 98. 
soia III. 
soiare 109. m. 
sorazza 104. 114. 
sornacchio 117. 
sornione 117. 
sota 98. 

spole (fa le) il. 
strea 96. 
strega 115. 



Btregone 115. 
stria 96. 115. 
striula 10 1. 
suetta 98. 
suiton 98. 
sumia 89. 92. 
susornione 114. 
ivetta 99. 
svitora 99. 
taragnôla 105. 114. 
tatajanni 104. 
testa da gatto 41. 

104. 114. 
ticcia 105. 
tonca 105. 
tornire II. 
tugare 102. 
tugo 100. 
turululù 102. 114. 
tuttumiu 102. 
ucco 100. 
urghene (fa 1') il. 
nrlac 96. 
unicch 96. 114. 
zatta 29. 
zibega 114. 
sigrino 83. 
ziveta 99. 
zoeta 98. 
zonca 102. 
zovetta 99. 
zueta 99. 
zuf 99. 



macédo-roumain). 

ciovicâ 99. 114. 
ciovlicS 114. 
ciuf 99. 109. 
ciufu 109. 
ciuh 99. 
ciuhS 115. 
ciuhos 108. 
ciuhurez lOO. 
durez 100. 
duc 100. 
ciuvica 99. 
cotc3 35. 



cotoc 8. 36. 
cotoiu 8. 
cotoroantS 38. 
cotoçman 36. 
cucovetS loi. 
cucumeagS lOi. 
cucuvea lOl. 
horez 100. 
hurez 100. 
îmbufhl III. 
IncStuça 35. 
tncotOfmSna 36. 



144 



joitnSri(S 105. 116. 


miorcSi 19. 


motan 17. 


strigohi 115. 


macioc 18. 


miorl&i 10. 


pisicS 5. 8. 


fàcia 98. 


maimmia 89. 


mlitan 17. 


pubs 99. 


ço^n^ 109. 


maimiipl 89. 


m^S 5' 19. 30. 


sootocesc 36. 


tsoarS 102. 


mScSi 10. 


moimS 89. 


ttrigi 96. 115. 


tsnc lOi. 


ma^ 19. 


momies 89. 94. 


strigi 109. 


ntare 97. 


miaani 10. 










5. Béto-romon. 




cagnast 103. 


ÇOSS ICX). 


giata-magira 40. 


pantagana 21. 


catnss 105. 114. 


dag 100. 


giatemarangule 49- 


pantigana 21. 


cevitta 99. 


dyat 8. 


mîgnognulis 62. 


pûf 99- 114. 


chatin 37. 


fierna 86. 


mingul 67. 


scbiuigia 89. 


datte 98. 


gat 8. 


minna 60. 67. 


segrin 83. 


ciuitta 98. 


gbiat 8. 


mialar 10. 


tcbnetU 98. 


çore 102. 


gbiatin 37. 


mnozza 67. 


zore 102. 


cuite 98. 


gbiatinar 37. 


nrarmont 68. 


zass 100. 


çaiton 98. 


gbittinar 37. 








6« Catalan. 




cataroixa 46. 


gatamaula 46. 


gatosa 28. 


mnssol T04. 


catamoxa 46. 


gatameus (a) 47. 


gaûs 100. 


rnta 105. 


escat 28. 


gatamoixa 46. 


mifio 65. 


sibeca 99. 115. 


escatafiliaree 87. 


gatamnsa 1 9. 46. 


mix 62. 


sibocb 99. 106. 115 


galHna cega 162. 


71. 


mixa 18. 


sorigaer 104. 


gamarouB 104. 


gat fagi 41. 


moxa 18. 


xura 102. 116. 


gat 3». 










7. Espagnol (et patois). 




agatar 36. 


cbata 29. 


enloquecer 114. 


gatatumba 43. 


alucon 96. 


cbocarrero 109. 


esgana-gatos 43. 


gatazo 36. 38. 


autillo 97. 


cboncar 102. 


espantada T05. 


gateado 39. 


Bartolo 23. 


cbova 102. 


estrige 115. 


gatear 36. 38. 


bojiganga 91. 


cboya 102. 


fuina 87. 


gâtera 34. 37. 


bonito 92. 


cbucha 103. 


gacbo 20. 


gateria 38. 39. 


bruja loi. 115. 


cbucbear m. 


gallina ciega 102. 


gatUlo 5. 34. 35. 


bugeria 95. 


cbucberia 113. 


gardofia 86. 


38. 83. 


buhar 108. 


cbucbo 103. 


gardulio 88. 


gatino 34. 


bubarda 108. 


cbulo 109. 


gâta 8. 28. 29. 30. 


gato 8. 30. 32. 35. 


bubarro 99. 


cbumino 89. 


38. 


gato cerval 41. 


bubio iio. 


coguerzo 54. 


gatadePanonia4i. 


gato de Marîramos 


bubo 99. 106. 107. 


cornamusa 81. 


gatada 38. 


23. 


108. 114. 


cornichuelo 104. 


gatado 36. 


gato de mar 28. 


caio 102. 


correr gatos 82. 


gatafara 45. 


gato paul 42. 79. 


camafeo 82. 


encatusar 37. 47, 


gatallon 38. 


gatuelo 38. 


carreton (hacer el) 


engatar 35. 37. 


gâta muerta 44. 


gatuna 34. 


II. 


engatillar 3$. 


gataria 34. 


gatnnero 39. 


catarafia 47. 49. 86. 


CDgatusar 37. 47. 


gâtas (a) 36. 


gatnno 38. 



145 



gatnAa 34. 
gofo 113. 
jimia 89. 
lechuza 103. 114. 
loco 114. 
maimon 42. 
maimona 94. 
malon 17. 
mano de gato 45. 
marca 67. 
marcona 67. 
margaton 68. 70. 
marrajo 51. 63. 
mammiau 69. 
marramizar 10. 
marrano 19. 
marrar 10. 
marniUero 72. 
mania 64. 
manllar m. 
mauroaa 10. 
mayar 10. 
mazagatos 44. 
menino 65. 
merodear 84. 
mesacho 65. 



miagar 10. 61. 
micha 18. 
michin 8. 
michino 18. 
micho 18. 56. 
mico57. 89. 90.91. 

92. 93. 
mini 8. 16. 

minino 16. 

mino 8. 

minotisas 58. 

mifiosa 56. 

mis 8. 

misino 8. 

miz 17. 

miza 19. 

mizo 8. 19. 

mochuelo 105. 

mogato 70. 

moji 19. 91. 

mojiganga 91. 

mojigato 63. 68. 

70. 
mona 56. 57. 66. 

89. 92. 94. 95. 

96. 



monada 91. 
monazo 92. 
moneria 91. 
monicaco S7. 93* 95. 
monico 57. 
monigote57.93.95. 
monillo 96. 
monino 16. 
monis 95. 96. 
monises 91. 
mono 57. 90. 
monuelo 95. 
molia 57. 62. 64. 

93. 95. 

moZiaco 95. 

moîlo 57. 95. 
morra 64. 65. 66. 73. 
morralla 56. 68. 
monillo 118. 
morriila 64. 
moriion 73. 
morro 17. 62. 64. 

73. 74. "8. 
morroncho 17. 63. 
morrongo 17. 
morrofio 17. 



moza 65. 
mozalbillo 75. 
mozo 19. 59. 65. 
machacho 65. 
muixo 18. 
mnfieca 95. 
mnfieco 95. 
murrio 64. 
mus 8. 
muxin 18. 
nilio 65. 
pelagatos 44. 
pesadilla 80. 
ramila 86. 
regatear 37. 39. 
regatero 39. 
regaton 39. 
runnm 69. 
sapo 20. 
saoze gatillo 43. 
sorna 117. 
ximia 89. 
zape 8. 20. 71. 
zumacayo 102. 
zumaya 102. 



acnnijar m. 
berrar 10. 
bich 8. 
bicha 8. 56. 
bichaco 64. 65. 
bichancros 63. 
bichano 8. 18. 
bicheiro 59. 
bichenho 18. 
bicho 18. 56. 
boneca 95. 
boneja 95. 
bonifate 95. 
bonifrate 95. 
bonito 92. 
boy 98. 
bradar 10. 
brnzai01.107.111. 

Ï15. 
bruzolear 107. 

Beiheft ntr Zeitschr. 



8. FortiigaiB (et patois). 

bncho 100. ensamarrado 94. 

bufo 99. 107. III. esgatear 36. 



112. 
bugeria 91. 
bugiar 92. 
bugiaria 91. 
bugico 91. 
bugiganga 91. 95. 
buginico 95. 
bngio 90. 94. 
cafuma 50. 
catapereiro 51. 
chocarreiro 109. 
choramigar 62. 
chulo 109. 
corujo 102. 
curnjo 102. III. 
engatado 38. 
engatar 35. 
engadnhar 36. 
t rom. Phil. I. 



estrige 96. 
fuinha 87. 
fuinho 88. 
fute! 8. 
gâche 8. 20. 
gâta 8. 30. 32. 
gatafunhos 87. 
gataria 34. 
gatazio 38. 
gatcar 36. 38. 
gateira 37. 
gatenho 35. 
gatilho 5. 35. 
gatimanhos 43. 
gatinhos 36. 
gato 8. 30. 38. 
gato de algalia 41. 
gato meinS 89. 



gato pingado 84. 
gato sapato 45. 
gatum 36. 
lobo gato 41. 
louco 114. 
macaca 92. 96. 
macaco 89. 92. 93. 

94. 
macacoa 94. 

mada 16. 

marca 67. 

marco 67. 

maroto 73. 

marralhero 73. 

marraxo 56. 64. 

martaranha 86. 

mear 10. 

meauca 56. 

menino 65. 

merenho 17. 

10 



146 



miar 10. 61. 
michelà 95. 
michinho 8. 
mico 8. 18. 57. 89. 
minina 16. 
minha 16. 
minhato 57. 
minhoca 56. 
minhoto 57. 
miqaito 18. 
moça 65. 



aluccas 96. 
amma 103. 
babewinus 89. 
bubo icx). 105. 

106. 
caballi 10 1. 
caccabus lOi. 
camahatus 82. 83. 
caprimulgus 103. 
caTavalliam 81. 



mocaco 89. 
mocho 105. 
moço 65. 
moganga 91. 
mogiganga 91. 
mona 57. 89. 90. 

92. 94. 
monaria 91. 
monelha 96. 
monete 95. 
monifate 95. 

B. Latin 

catta 5. 6. 7. 8. 29. 

79. 
cattillare 36. 38. 
cattus6. 7. 29. 118. 
cauaa 97. 
cauannus 97. 
CQCuba lOl. III. 
cucubare loi. m. 
cacuroa lOl. 
fagina 86. 



mono 57. 92. 93. 
monho 95. 
monhoca 56. 
mugiganga 91. 
moxama 71. 
papalva 86. 
papalvo 88. 
pinchagato 43. 
ralo lOi. 
rufenhar il. 



(et bas-latin). 

fcles 5. 31. 32. 86. 
gatta 30. 

gattus 29. 30. 118. 
moninus 90. 
murilegus 118. 
masio6. 19.77. 118. 
musiusô. 19.74.75. 
musus 74. 75. 
mustela 86. 
noctua 90. 



sagai 89. 
samarreira 94. 
samamido 90. 94. 
sancho 90. 91. 
simia 89. 
tartaranha 47. 
tataranha 47. 
imbas gâtas 34. 
Vinccnte 23. 
zape 8. 20. 



nonna 15. 
otus 97. 
praesaga 106. 
simia 88. 92. 
simius 88. 
striga 90. 115. 
sumia 116. 
uluccus 96. 97. 
ulula 103. 105. 
vespertilio 114. 



aïXovçoç 5. 6. 
PovTtaiç 55. 

ykavS 115. 
yxL(6vi]ç 104. 

yçvnsç 30. 

xaXXlaç 92. 



C. Grec (ancien et moderne). 

xaxxafiij loi. 
xâtza 6. 
xtTcxafiav 10 1. 
xixxafii] loi. 
xlxvfioç lOI. 
xlxvfioç lOI. 



abekat 42. 
Affe 92. 93. 94. 96. 
affen 92. 
Affli 95- 
apkat 42. 
baboon 89. 
Baudi 17. 
Baunsch 18. 
Bise 8. 
Bizl 8. 

Bllndchatze 45. 
Bôhnhase 22. 
Buchmarder 86. 
buf 99. 106. 



D. Langues 

Buhu 100. 
Buse 8. 77. 
Busel 45. 
Buselchen 58. 
Buseli 62. 65. 66. 
camuse 82. 
cat 7. 30. 31. 38. 

69. 
Caterpillar 40. 81. 

caterwaul 81. 

catkin 34. 

catUng 83. 

cat-stick 68. 

Chatz 30. 



xovxovfiaïa 10 1. 
fÂifÂci 92. 
fiovva 37. 
fi7iov<poç 99. 
wxxsçiç 114. 

germaniques. 

chatzangst 35. 
Chatzebim 34. 
Chatzebuse 19. 
chatzen 38. 
Chatzensee 53. 
Chatzentôrli 53. 
chatzgrau 55. 
Châtzli 31. 33. 35. 

39. 
chatztaub 55. 
chazza 7. 
Chôppli 99. 
chouch 102. 
chough 102. 



axwTtrœ iio. 
oxwtpgg. 109. II o. 

114. 
avQvia 116. 
&xoq 97. 



Chutz 100. 102. 

108. 114. 
fauchen il. 
Eichkatze 41. 
Elbkatze 41. 
EUenkatze 41. 
Eule 99. 105. 108. 

IIO. 

Eulenflucht 107. 
Eulemiest 108. 
Eulenspiegel 109. 
Feuerkatze 29. 
flawein 87. 
fluwyn 87. 



147 



Gauff 99. 
Gehûri 115. 
Geldkatze 47. 
grimalkin 78. 
Grofsherzog loo. 
Habergaifs 103. 
Haderkatze 44. 
hauem 109. 
Hausmarder 86. 
Haw 98. 
Hesse 7. 
Hôre 100. 
hruoch 102. 
Hnbo icx). 
Hugo icx). 
Huhn 100. 
Hûr 115. 
Hûre 100. 
haren 109. 
Horhu 100. 
Hûrn 100. 105. 

108. 113. 115. 
Huw 99. 106. 
Hûwel 99. 108. 

IIO. 
Huwele iio. 
hûwila 99. 
hûwo 99. 106. 
kat 29. 30. 
Kater 29. 32. 
Katz 29. 31. 32. 
Katzanker 55. 
katzbalgen 84. 
Kâtzchen 34. 
Katze 7. 8. 29. 30. 

35- 39. 47. 53. 

67. 

Katzball 67. 

katzen 32. 67. 



Katzenangst 78. 
Katzenbalken 30. 
Katzenbuckel 43. 
KLatzeneichhorn 41. 
Katzeneule 47. 
Katzenfledermaus 

42. 
KatzenhôUe 50. 
Katzen jammer 78. 
Katzenkopf 29. 34. 
Katzenkûsser 39. 
Katzenmagen 51. 
Katzenpfiitze 41. 
Katzenritter 31. 
Katzenrolle 35. 
Katzensteg 55. 
Katzentreppe 30. 
kau 102. 
kauke 102. 
kauw 102. 
Kanz 100. 107. 

109. 112. 
kauzen m. 
Kauzhut 108. 
kaw 102. 
kawe 102. 105. 
kit 7. 

Kitze 7. 33. 
kitzeln 33. 
Krawall 81. 
kutz 7. 100. 
kuwo 98. 
Leichhuhn 104. 
lœkat 57. 
Mangelkatze 68. 
marode 73. 
marteken 90. 
Maudi 17. 
maueln 9. 



maaen 61. 
Mauensee 42. 
mauken 18. 
Mauker 18. 
Mauki 18. 
mauDschen 18. 
maunzen 16. 18. 
Maatz 18. 
mauzen 16. 18. 
Meerkatze 42. 79. 
Melker 103. 
merkatte 79. 
miau machen 76. 
Mieke 18. 
Mies 19. 
Mieze 19. 
Mîlchsauger 103. 
Mindel 16. 
Mine 74. 
Mine 16. 
Minel 16. 
Minz 19. 
Minzel 16. 58. 
Miss 19. 
Mitz 19. 
monkey 94. 
Mônz 18. 
Mudel 17. 
Mull 17. 
Mulle 17. 
Mansch 18. 
Murmau 10. 
Murmeltier 68. 
murmunti 68. 
murren 9. 
Murrkater 17. 
Murrner 17. 
Musekate 19. 
Mutz 19. 67. 



Mutze 67. 
Nachthuri 115. 
Oeldieb 103. 
Ofenkatz 55. 
Pavian 89. 
pfuchzen ii. 
pole-cat 41. 
puss 8. 
pussy 8. 31. 
pussy-cat 22. 
Puy 98. 
Ramm 20. 
Rammler 20. 
Rauel 20. 
raulen 10. 61. 
rÔskat 57. 
Schuft 113. 
Schufut 99. 106. 

113. 

Schuhu 106. 

schuvut 113. 
Seekatze 28. 
Teigaff 96. 
Tenfelskatze 28. 
Toteneule 104. 
Tschafytlein 99. 
Tschokerl 102. 
tuten 102. 
ûfo 99. 

Uhu 100. 106. 
Uul 105. 
Ûwcl 99. 
ûwila 99. 
ûwo 99. 
Wutsch 100. 
zager 83. 
Zibethkatze 41. 
Zimeli 17. 
Zizi 17. 



caouan 97. 



£. Langues celtiques. 

couann 97. katto 7. 



seboec 99. I06. 



148 



F. Langues slaves. 



ëava 102. 
ëavka 102. 
Suëati III. 
guk 100. toi. III. 
èttvik 99. 
filinu 10 1. 
kavka 102. 
kawa 102. 



koska 31. 
ko&ki 31. 
kotS 8. 
kotïîka 35. 
kotuva 30. 
kukuvika lOl. 
kuvik 98. 
lelek 114. 



maôak 18. 
maëka 18. 30. 
maciek 19. 
martyika 90. 
matsa 19. 
miSka 19. 
moëke 18. 
puhaé 99. 



skopa 114. 
slepka 102. 
sova 99. 
suva 99. 
syé 112. 
utina 97. 
utva 97. 



ëokj 100. 114. 
ëaki loi. 
fufufeika 106. 



G. Albanais. 

gon 104. kukumaëe loi. 

hat 97. 102. maëok 18. 

huli 102. mitsa 19. 



piso 8. 
Strik 112. 
ut 97. 



Table des noms géographiques. 

(Cités en abrégé). 



Abruzzes. 

Andalousie. 

Ardennes. 

Auvergne. 

Aveyron. 

Bergame. 

Bcrry. 

Bessin. 

Blaisois. 

Bologne. 

Boumois. 

Calvados. 

Catalogne. 

Champagne. 

Charente. 

Clairvaux. 



Corrèze. 

Dauphiné. 

Fcrrare. 

Forez. 

Gallure. 

Gascogne. 

Genève. 

Gênes. 

Gironde. 

Guernesey. 

Guyenne. 

Hainaut. 

Haute-Bretagne. 

Languedoc. 

Limousin. 



Lombardie. 

Lorraine. 

Luxembourg. 

Mantoue. 

Mayenne. 

Messin (Pays). 

Milan. 

Monferrin. 

Montbéliard. 

Morvan. 

Naples. 

Normandie. 

Parme. 

Picardie. 

Piémont. 



Pistoie. 

Pléchatel. 

Poitou. 

Pyrénées-Orientales. 

R.omagne. 

Rouergue. 

Saintonge. 

San Fratello. 

Savoie. 

Sicile. 

Toscane. 

Tourraine. 

Vendôme. 

Venise. 

Yonne. 



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Brugger, Ernst. Alain de Gomeret. Ein Beitrag zur arthurischen 
Namenforschung. X 1.60 

Degen^ Wilhelm. Die Konjugation im Patois von Crémines (Berner 
Jura). Jk —.80 

Farinelli, Arturo. Dante nell' opère di Christine de Pisan. Jd 1.20 

Flurif Adolf. Die Anfânge des Franzosischunterrichts in Bem. Ji — .80 

Gauchat, Louis. L^unité phonétique dans le patois d'une commune. 

Ji 2.— 

Jeanjaquetj Jules. Un document inédit du français dialectal de 

Fnbourg au XVe siècle. Ji —.80 

Jud^ Jakob. Die Zehnerzahlen in den romanischen Sprachen. Ji 1.40 

Keller, Emil. Zur italienischen Syntax. Ji — .80 

Langkavel, Marika. Henri Blazers Ubertragung des zweiten Telles 
von Goethes Faust. .éi —.60 

Schirmacher^ Kaethe. Der junge Voltaire und der jnnge Goethe. 

Mivckwitz, Marie Johanna. Ein Scherflein zur Geschichte der-fran- 
zôsischen Akademie von 1710—1731. Jk — .80 

Tappolet, Ernst. Ûber die Bedeutunç der Sprachgeographie/ mit 
besonderer Beriicksichtigung franzosischer Mundarten. Ji 1. - 

Bausteine zur romanischen Philologie, Festgabe ftir Adolf Mnssafia znm 

15. Februar 1905. gr. 8. Ji 20,— 

Cancioneiro da Ajuda, Edicào crltlca e commentada por Carolina Michaëlis 
de Yasconccllos. Vol. I— IL 1904. 8. Ji 60,— 

Ebeling, Georg, Problème der romanischen Syntax I. 1905. Je. 4,40 

Freund, Max, Die momlischen Erzâhlungen Marmonteîs. Eine 
weitverbreitete Novellensammlung, ihre Entsteliungsgeschichte, 
('barakteristik nnd Bibliogi*aphie. 1905. 8. .^M 3, — 

Herzog, Eugen, Streitfragen der romanisclien Philologie, I. Die Laut- 
gesetzfrage zur franzosischen Lautgeschichte. 1904. HfiO 

Popovici, Joset. Rumaenische Dialekte. 1. Die Dialekte der Munteni 
und Padureni im Ilunvader Komitat. 1904. kl. 8. Je 4, — 

Richier, Elise, ah im Romanischen. 1904. 8. Je S.~ 

Saran, Franz, Der Rhythmus des franzosischen Verses. 1904. gr. 8. 



Bruck vou Ehrhardt Karra*, Halle ». d. S. 



\ -ULlv^^ 



BEIHEFTE 

ZUR 

ZEITSCHRIFT FUR ROMANISCHE PHILOLOGIE 

HERAUSGEGEBEN von Dr. GUSTAV GRÔBER 

PROFESSOR AN DER UNIVERSITÂT STRASSBURG 

» 

2. HEFT 



DIE MIT DEN SUFFIXEN 



-ACUM, -ANUM, -ASCUM und -USCUM 



GEBILDETEN 



SUDFRANZOSISCHEN ORTSNAMEN 



VON 



Dr. FETER SKOK 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1906 



Die Beihefte zur Zeitschrift fur Romanische Philologie erscheinen nach Bedarf In 

zwanglosen Heften. 

Aboxmemeiitspreis M. 8, — ; Einzelpreis M. 10, — . 



BEIHEFTE 

ZUR 

ZEITSCHRIFT 

FUR 

ROMANISCHE PHILOLOGIE 



HERAUSGEGEBEN 



VON 



Dr. GUSTAV GROBER 

PROFESSOR AN DER UNIVERSITAT STRASSBURG I. E. 



IL HEFT 



p. SKOK, DIE MIT DEN SUFFIXEN -ACUM, -ANUM, -ASCUM UND 
-USCUM GEBILDETEN SÛDFRANZÔSISCHEN ORTSNAMEN 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1906 



o 



DIE MIT DEN SUFFIXEN 



-ACUM, -ANUM, -ASCUM und -USCUM 



GEBILDETEN 



SUDFRANZOSISCHEN ORTSNAMEN 



VON 



Dr. peter SKOK 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1906 



Meinem hochverehrten Lehrer 



Prof. Dr. Wilhelm Meyer-Lubke 



gewidmet. 



\.:'- . . ■ J 



Inhaltsverzeiolmis. 



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f-'M -'.v/V. 



Seite 

Einleitung. i — 3. Aufgabe der Abhandlung. 4. Ethnologische 

Grundlage der Suffixe. 5. Ihre Funktion I — 4 

I. TeiL Ûber die Entwicklung der Suffixe -Acum, -ânum, -ascum 
-uscum. A. Das Suffix -àcus. i. Verhaltnis von -àcus 
und -iàcus. 2. -àcus verbunden mit Appellativen. 3. mit 
keltischen, lateinischen und gcrmanischen EN. In belegen 
- à c u m , heutige Entsprechung ohne - à c u m. 4. Betonnng und 
Quantitât. 5. Grammatische Wandelbarkeit des Sufiixes. 
6. Entwicklung auf dem provenzalischen Grebiete. Zusammen- 
fall mit -ate und -anum. 7. Entwicklung auf dem siidost- 
franzôsischen Gebiete. 8. ieu^y. 9. Erklârung der Ent- 
wicklung iacu^ieu. 10. eu^ieu. II. iacu ^ ia. 

12. Zusammenfall mit P^<-ate, p&l«-atis. 13. Verhaltnisse 
in den Dp. Jura und Savoie. 14. acu^ai und -iacum 
^ei. 15. acu^au. — Konstatierung zweier Typen der 
Entwicklung. 16. Sind dièse zwei Typen fur Jura, die 
Schweiz und Val Soana anzunebmen? 17. Ob sie auch in 
Nordfrankreich zu konstatieren seien? — ErklSrung dieser 
Erscheinung. 18. Erweiterung durch -ittus und -olus. 19. Chro- 
nologische Bemerkungen. 20. Geographische Verbreitung . 5 — 27 

B. Das Suffîx -anus. i. Funktion des Sufiixes. 2. -anus 
in der Bezeichnung der Gegend. 3. -anus angehângt an 
lateinische, keltische und germanische (?) EN. 4. Entwicklung 
auf dem sud- und sûdostfranzischen Gebiete. 5. In Belegen 
•anum, heutige Entsprechung ohne -anum. 6. Wieder- 
gabe des -ianus durch iès. Zusammenfall mit -enc. 
8. Unetymologisches -t und -c. Andere Falle des Zusammen- 
falles. 10. Erweiterung durch -îcus. 11. Funktion des 
-anicus. 12. Erweiterung durch -ellus und -ïttus. 

13. Geographische Verbreitung 27 — 39 

C. Ûber -ascu, -uscu-Suffixeii i. Ansichten uber ihre Her- 
kunft. 2. -uscns. 3. Funktion. 4. Entwicklung auf dem 
sud* und sndostfranzôsischen Gebiete. 5. Sufiixtausch. 

6. Schwund des Suffixes. 7. Geographische Verbreitung . 39 — 47 



VIII 

Seite 
II. Te il. A. Lateinische Eigennamen 48 — 144 

B. Keltische EigenDameii 145 — 204 

C. Germanische Eigennamen 304 — 209 

D. ChristUche Eigennamen 209^210 

E. Appellativa. a) Pflanzennamen 210—216 

p) Tiernamen 216—217 

y) Bodenbeschaffenheit nnd Kultureinrichtungen . . . 217 — 223 

F. Adjektiva 223—225 

Anhang 226 — 231 

Verzeichnis der modernen OrUnamen 232 — 262 

NachtrSge und Bericlitigungen 263 — 265 



Benûtzte Werke (ich fûhre nur die wichtigsten an): 

Brun-Durand, Dictionnaire topographique du dp. de la Drônu, Paris 1891. 
Germer -Durand, Dict. topogr. du dp. du Gard. Paris 1868. 
Gourgues, Dict. topogr. du dp. de la Dordogne. Paris 1873. 
Guigue, Topographie historique de VAin, Trévoux 1873. 
Raymond, Dict. topogr. du dp. des Basses- Pyrénées, Paris 1863. 
Romans, Dict topogr. du dp. des Hautes-Mpes, Paris 1884. 
Thomas, Dict topogr. du dp. de VHérauU, Paris 1868. 

(Der Kûrze halber werden dièse Werke bei den Belegen nicht ervâhnt.) 

«. 
Von Urkundensammlungen wurden herangezogen: 

Bémont, Rôles gascones. 2 Bde. Paris 1900. (Ro. gasc). 

Bernard, Cartulaire de l'abbaye de Savigny, suivi du petit cartulaire de 

l'abbaye d'Ainay. Paris 1853. (In Collection des Doc. inéd. sur l'hist. 

de France. Ser. I, 3c) (CS). 
Dom Bouquet, Recueil des historiens des Gaules et de la France. Bd. I bis 

XXm. Paris 1738 flf. (DBI— xxni). 
Chassaing, Spicîlegium brivatense. Paris 1886. (Sp. briv.). 
Chevalier, Archives dauphinois. Lyon 1878. (Arch. danph.). 

— Documents inédits sur le Dauphiné. 1869 ff. (Doc. inéd.). 

— Cartulaire de Pabbaye de St André le Bas de Vienne. Vienne -Lyon 

1869. (CV). 
Çholet, Cartulaire de St. Etienne de Baigne, en Saintonge. Niort 1868. (CBai.). 
Deloche, Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, en Limousin. Paris 1859. (In 

Collection des Doc inéd. sur Fhist. de France. Ser. I, 3.) (CB). 
Desjardins, Cartulaire de l'abbaye de Conques (Aveyron). Paris 1873. (CC). 
Doniol, Cartulaire de Brioude (H,'Loire), Clermont-Paris 1863. (CBr.). 

— Cartulaire de Sanxillanges , en Auvergne, Clennont - Paris 1864. (CSau.). 
Grasilier, Cartulaire de Saintonge, 2 Bde. Niort 1871. (CSai.). 
Guérard, Cartulaire de Saint Victor de Marseille, (In Coll. de Doc. inéd. 

sur l'hist de France. Ser. I, 3 d.) (CM). 
Guigue, Cartulaire Lyonnais, Lyon 1885. (CL.) 
Marion, Cartulaires de l'église cathédrale de Grenoble^ dits cartulaire de 

St. Hugues. Paris 1869. (CGr.) 
Pardessus, Diplomata. T. i. 2. Paris 1843, 1849. 
Pertz, Diplomatum imperii t i. (In Monumenta Germ. histor. Bd. I. 1826). 



Tardif, Monuments historiques. Paris 1866. 

De Vie et Vaissette, Histoire générale de Languedoc. Toulouse 1872 — 92. 
I— 15 Bde. (beniitzt nur l— 7). (DVj.t). 

Dazu noch hie und da Cartulaire de Lerins (CLerins); Cartulaire de 
Nice und Cartulaire de Lantosque (CNice, CLant), beide letztere hgg. von 
Cais de Pierlas. 

Von den Werken ûber die Ortsnamen und anderen histo- 
rischen Werken: 

D'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propriété foncière 
et des noms de lieux habités en France (période celtique et romaine). 
Paris 1890. (D'Arbois). 

— Les premiers habitants de l'Europe. 2. Aufl. Paris 1889 — 1894. 2 Bde. 
Desjardins, Géographie historique et administrative de la Gaule romaine. 

Paris 1876— 1893. 5 Bde. 
Hôlscher, Die mit dem Suffix -acum, -iacum gebildeten franzôsiscben 

Ortsnamen. Diss. Strafsburg 1891. 
L on gnon, Atlas historique de la France. Paris 1884, 1888. (L). 

— Géographie de la Gaule au VI« siècle. Paris 1878. 
Meyer-Liibke, Die Betonung im Gallischen. Sitzungsberichte der Wiener 

Akademie, Phil.-hist. Klasse. Bd. CXLIII. 

— Einfiihrung in das Studium der romanischen Sprachwissenschait. Heidel- 

berg 1902. 
Quicherat, De la formation française des anciens noms de lieu. Paris 1867. 
Williams, Die franzosischen Ortsnamen keltischer Abkunfl. Diss. Stralis- 

burg 1891. (Williams) 

* 

Moderne Ortsnamen sind gesammelt bel: 

Joanne, Dictionnaire topographique et administrative de la France et de ses 
colonies. Paris 1891 ff. 

— Petit dictionnaire géographique de la France. Paris 1872. 

Sprachwissenschaftliche Werke: 

Brachet, Dictionnaire savoyard. Albertville 1883. 

De vaux, Essai sur la langue vulgaire du Dauphiné septentrional au moyen- 
âge. Paris 1892. 
Luchaire, Etudes sur les idiomes pyrénéens Paris 1879. 
Meyer-Liibke, Romanische Grammatik. Leipzig 1890. (RGr.) 
Philipon, Le patois de Jujurieux. Paris 1892. 

— Le patois lyonnais au XVI^ siècle. Rom. XIII. 

— Le patois de Saint Genis-les-OUières (Rhône) in Revue des patois I — III. 
du Puitspelu, Très humble essai de phonétique lyonnaise. Lyon 1885. 



XI 

Ûber die Eigennamen: 

Corpas inscriptionum latinarum. (CIL). 

Holder, Altceltischer Sprachscbatz. 2 Bde. (Holder I — U), Leipzig 1896 fF. 

Schulze, Zur Geschichte der lateinischen Eigennamen. Berlin 1904. (Scliulze). 

Abkârzungen: 

EN = Eigenname, ON ^ Ortsname, V =s Vôlkername, Dp. = Départe- 
ment (die Namen der Dp. sind gewôhniich ganz ausgeschrieben oder nur mit 
drd Anfangsbucbstaben angedeutet), sofr. a* siidostfranzôsisch , j. =jetzt, sfr. 
=s siidfranzôsisch, ndfrz. s= nordfranzôsisch , Frkr. = Frankreicb , p. = pagus, 
com. = comitatns, Rom. = Romania, Zs. = Zeitschrift fur romanische Philo- 
logie, RC = Revue celtique, ALL = Archiv fiir lateinische Lexikographie. — 
Die Zahlen beûehen sich auf das Jahr des Beleges, die vor einem ON stehenden 
geben an, wie viel Mal er in einem Dp. vorkommt. * bedeutet, dafs der ON 
nicbt urkundlich belegt ist. Die Belege sind gesperrt gedruckt, die Eigen- 
namen in Majuskeln, die moderne Gestalt der ON kursiv. 



Einleitung. 



I. Die allererste Aufgabe der vorliegenden Arbeit besteht 
darin, die ursprûngliche Form der mit den Suffixen -âciim, -ânum, 
-ascum bezw. -ûscum gebildeten ON môglichst genau fest- 
zustellen. Dabei sind môglichst alte Belege unerlâfslich. Leider 
sind sie meistenteils iD Latinisierungen seit der Merowinger-Zeit 
ond fast gar nicht bei den gr.-rôm. Autoren ûberliefert. Dièse 
Latinisierungen enthalten mehr oder weniger deutliche Zûge der 
romanischen £ntwicklung, die y/iv erkennen, wenn wir sie mit der 
heutigen Form vergleichen. Sie bewegen sich in gewissen Rich- 
tnngen; so zeigen z. B. ursprûngliche j-Verbindungen meist schon 
die romanische Entwicklung, wobei aber Willkûr herrscht, wie wenn 
z. B. der heutige ON keine Spur von Mouillierung zeigt und dieser 
Name doch nur mit -iacum belegt ist. Dafs das reine Willkûr ist, 
erkennen wir sofort Nehmen wir z. B. Annonay (Ard.), welches 
nach dem lo. Jahrh. als Annoniacum belegt ist.^ Aus der laut- 
lichen Ëntwicklung des -iacum in diesen Gegenden ergibt sich 
sofort die Unrichtigkeit der Latinisierung; denn hier ist -iacu > y 
(ûber -îeuy wie wir spâter nachweisen werden), oder, was am 
meîsten vorkommt, > ieu. 

Dafs die heutige Form allein nicht ausreicht die ursprûngliche 
zu bestimmen, ist selbstverstândlich;^ selbst da, wo sie klar und 
durchsichtigt zu sein scheint. Ich erwâhne nur Chélieu Qs.). In 
Frankreich gibt es viele ON, welche ein Calliacum von £N 
Callius fordern (vgl. D'Arb. S. 204), und man wâre versucht 
Chélieu auf * Calliacum zurûckzufûhren. Lautlich stûnde dem 
gar nichts im Wege. Nun ist es aber in CGr alsCaduliacum be- 
legt (s. auch Holder I 850), eine Form die jedoch wiederum fur 
die lautliche Entwicklung nicht genûgt: sie wûrde '^'Chaulieu, 
*Cholieu ergeben.5 Wenn wir dagegen ein *Catulacum (v, EN 



^ Im Cart. de Dombes, hgg. vonCharpin: Annoniaci, deAnnoniaco 
villa (1173 — 1190), im CL castrum de Annoniaco 1206; die roman. Ent- 
wicklung ist latinisiert in CGr. Annonaicum 1157, Annonagicensis ager 
996, Annonaicen. 

> VgL auch Meyer-Lûbke Einfiihrung § 206. 

* Da die i - Verbindnng die Synkope verhindert, vgl. R. Gr. I § 344, und 
Juroszek Zs. 27, 704. 

Beiheft zur Zeitschr. t rom. Phil. II. I 



Catulus, vgl. Schabe S. 313, 118) voraussetzen, so kônnen wir 
ûber *Catlacu zu eîner richtîgen Form gelangen. Ein Cato- 
lacus scheint auch vorzuliegcn in einer Urkonde von 750: Fari- 
nario illo in loco noncopante Cadolaico, infra termeno Veminse 
(Pertz. Dipl. bei Holder I). Âaf Merow. Mûnzen ist Catolaco 
reichlich belegt Wenn Holder Chélim sub CatuUiacam einfuhrt, 
so ist das nicht ganz richtig. 

Als ein weiteres Beispiel sei erwâhnt Lagnieu (Ain). Ohne 
die âlteren Belege: Latiniacnm kônnte man auf ein *Laniacam 
schliefsen. £N Lanius ist belegt (s. Schalze S. 192). 

Zur richtigen Grundfonn kann man demnach gelangen, wenn 
man foriwâhrend die moderne Form mit den Latinisierungen des 
Mittelalters vergleicht — Das ist die erste and wichtigste Anfgabe. 

2. Die zweite besteht darin, etwas zur Aafklârung der £nt- 
wicklung der Suffixe -âcu, -ânu, -ascu beizutragen, insbesondere 
auf dem sofr. Gebiete. Wir werden bei -a eu sehen, dafs neben 
der diesem Gebiete eigentfimlichen Entwicklung: > ieu auch die 
Formen >y; >ey; >îe; >é vorkommen, von welchen einige 
auch anderswo in Frk. anzutreffen, dafs sie aber hier ganz anders 
zu deuten sind (L Teil). 

3. Die mit diesen Suffixen gebildeten ON liefem, da sie 
meistens auf einem EN beruhen, auch sehr gutes Material zur 
Namenkunde Galliens. Ich war bestrebt, dièse Seite ebenfalls zu 
berûcksichtigen (II. Teil). 

4. Die drei Suffixe entstammen auch verschiedenen ethnischen 
Sphâren. -Acus ist unzweifelhaft keltisch.^ Ob -as eus, uscus 
als ligurisch zu betrachten seien, bleibt noch immer zweifelhaft 
Es ist wahr, dafs die ON mit diesem Suffixe meistens auf dem 
ligurischen Gebiete anzutreffen sind; aber es ist auch in Spanien 
von D' Arb. de Jub. Les premiers habitants 11^ nachgewiesen ; dann 
ûberali in Frankreich. Manche Namen mit diesen Suffixen bietet 
auch Bayern. Das veranlafste D'Arb. de Jub. a. a. O. zu schliefsen, 
dafs dièse Gebiete von den Dgurern bewobnt waren. Dieser Schlufs 
ist aber gewagt, besonders da ein strikter Beweis, dafs dièses Suffix 
wirklich ligurisch sei, bis jetzt noch nicht erbracht wurde. Es ist 
sehr wahrscheinlich, dafs es ein solches ist, zwingend aber ist die 
Annahme nicht' 

^ S. jetzt darttber auch bei Schulze S. 14 ff. 

' Im Lat. kommt das SufBx -use a in einigeo Pfianzennamen vor: 
asinusca, atrasca, amarusca, vgl. Thomas, Mélanges d'etym. firç. S. 98 ff. 
Im Sp.-port. ist das Suftix -a se a and -nsco in vergrôbernder Funktion âbllch. 
Ich zitiere hier einige Beispiele ans Tolhansen Sp. Wôrterbuch nnd Michaëlis 
Port. Wôrterbuch: a) Pflanzennamen: sp.-port verdasca ^ *viridasca 
Schofsreifser (Tolhansen), junger biegsamer Zweig (Michaëlis), vgl. vardasca 
Rute, was man in lautlicher Hinsicht mit barbasco neben verbasco ver- 
gleichen kann. Die Bedeutungsentwicklung ist hier ganz klar: der Obergang 
von stark gruner Farbe zum Gegvnstuide, dem sie anbaftet, ist leicht 
begreiflich. Port, lavrascas wilde Weintrauben, (labrasca Sauerliog, 



Nun kônnte uns das Studium der ON ûber die ethnologischen 
Verhâltnisse ein wenig aufkiâren. £s steht fest, dafs -anum am 
hâufigsten ndr in den sudlichsten Dpts. und — wie wir sehen 
werden — auf dem sofr. Gebiete, vorkommt. Das kônnte auf den 
Umstand zurûckgefûhrt werden , dafs Sûdfrankreich von den Rômern 
frûher erobert und infolge dessen frûher kolonisiert wurde als 
Nordfrankreich. Vielleicht werden sich auf diesen Umstand auch 
viele ON, denen colonicum* und Romanis zu grunde liegen, 
beziehen. 

5. Es erhebt sich nun die wichtige Frage, inwiefem und in 
welchem Umfange wir in den heutigen ON mit diesen Suffixen 
Gentilnamen zu sehen baben.^ Sie kônnten zur Bildung von ON 



wilde Weintraube, im Sp. ebenfalls) gegenûber lat. labrusca vitis, uva, die 
wilde Rebe, labrnscum (Georges). Port, panasco Futtergras mit den Ab- 
leitungen panascal, panasqneira. Carrasco, Scharlachbanm, — de grS 
Roteiche (s. bd Michaëlis auch andere Bedeatungen), carrascal Eichenwald, 
ebenso im Sp. b) Andere AppelJativa: borrasca Ungewitter mit anderen 
Ableitungen. Sp. rabiasca Ungeduld der Kinder zu rabiar, port, varrasco, 
▼ errasco (cf. noch sp. verraco) neben barrSo Eber. Port, farrusca 
Rufsfleck, alter rostiger Degen. Sp. port, tarasca hafsliches Weibsbiid. 
c) Bel Adjektiven ist meist -usco iiblich; far -asco habe ich nur port, ta rase o 
(s. oben). Sonst negrusco; port, velhusco ait, labrusco wild, par- 
dusco bellgrau, im sp. auch pardisco, port, patusco lustig (vgl. sp. pa- 
taco, ca bâuerisch); farrusco dunkelfarbig. RGr II S. 559 vergleicht -usco 
gegenûber -ïsco in diesem Falle mit -ejo neben ujo (S. 469), wofîir aller- 
dings sp. pardisco gegeniiber port, pardusco, port, rabisco, rabiscar 
neben rebusco in derselben Bedeutung (das lautl. Verhâltnis von dem letzten 
Worte ist mir nicht . klar) sprechen wiirde. Wenn das der Fall wâre , so 
wûrde das sp.-port. -usco fiir die Quantitât des u gar nicht in Betracht 
kommen. Das Sp. Port weist auf die Lange des u hin (vgl. im Frz. lam- 
b ruche gegeniiber maroute bei Thomas a. a. O. S. 105, dann frz. lambruche 
gegenûber it. abrostola; nach Meyer-Liibke wâre lambruche allerdings ein 
Buchwort), was mit dem u in ON nicht ûbereinstimmt, welches» wie wir sehen 
werden, iS war. Das afr. lambrois Rom. XVIII, 144 zeigt wiederum û. Von 
diesen Suffixen aus diirfte im Sp. und Port. asc(u)lus^acho, usc(u)lus^ 
ncho abgeleitet worden sein, und damit wâre das in RCjrr II §420 verlangte 
Vorbild fur dièse Suffixe gegeben. Ob irgend welcher Zusammenhang zwischen 
diesen Suffixen und denjenigen in ON bestehe, kann ich nicht sagen, ebenso 
wenig wie zwischen -aca in lat. Pflanzennamen und dem gai. acos (vgl. noch 
nnten C3 Anm. 2). 

^ Heute CoUongeS, Collongues , Collorgues, Couiourg^tes', cf. in CB 
Gerardus de Collongas. — Sub Collonges schreibt Joanne Dict. geogr. et 
adm. II S. 1025: „ Terme du vocabulaire topographique de la France, qui se 
rencontre surtout dans la région du Sud -Est. Il semble dériver du latin 
colonia; mais peut-être a-t-il une autre origine, s*il faut voir dans la termi- 
naison du mot la désinance germanique -ungen," womit ich in Bezug auf 
das Sufif. nicht ilbereinstimme (aus lautl. Griinden). — Die Geschichte wird 
jedoch zu entscheiden haben, ob die oben erwâhnte Annahme zutrifft, da hier 
auch der mittelalterliche volkswirtschaftliche Ausdruck colonica (vgl. Du 
Cange) sehr begreiflich wâre. 

* Dafs in einigen FSllen nur Erweiterung mittelst -àcus vorliegt, beweist 
die Stelle in Vita DagobertilU praef. MG. SS. Mer. II p. 581,34: Frater- 
nitas itaque Satanagensis; 14 p. $20,35: in Locum qui tune Sathon nunc 
Satanacns vocatur. Holder II 1374. In wievielen wir das anzunehmen haben, 
lâfst sich heute nicht ermitteln. 



aach mit anderen Appellativen dienen. Das ist eine Frage, die 
in jedem einzeincn Falle zu lôsen umnôglich ist. Der Wortscfaatz 
der gallischen Sprache ist uns sehr mangelhaft bekannt; von der 
Geschichte der einzelnen Ortschaften wissen wir noch weniger, so 
dafs die Frage im vollen Umfange nicht zu lôsen ist DaTs wir 
aber in einem jeden -ius,^ das sich in heatigen ON erkennen 
lâfst, nicht sofort einen rômischen Gentiinamen zu postulieren haben, 
wie das anzunehmen D'Arb. de Jub. vielfach geneigt ist, ist fur micfa 
selbstverstàndlich ; z. B. bei *Castagnac (H. Gar.), ^Chataignat (Ain). 
Einen Gentiinamen *Castanius gibt es nicht, and wir brauchen aach 
hier in -ias nicht das bekannte rôm. Gentilsaffix za sehen, denn 
es kann Castania^ zo Grande liegen. £s kann sich in diesezn 
FalIe nicht am dieselbe Bildang, wie in Luciacas, Mercuriacus 
etc. handeln. Wenn solche Bildungen auch in der Bretagne môg- 
lich sindy wo sait dem achten Jahrhundert Les Rattenac „ château 
ou cour de la foageraie", Terra anPrunuc „ terre de la pruaaie'% 
Banazlec von banazl = genêt, Quelennec von quelen = 
hoax (s. D'Ârb. a. a. O. S. 176) vorkommen, warum nicht auch 
aufserhalb der Bretagne? S. 177 gibt D'Arb. de Jub. eine Môglich- 
keit solcher Bildungen in frz. ON zu „Le fait est possible, mais 
non prouvé." 



^ Ûber das Soff. -lus bei Baamnamen siehe RG II §403. 

' la in den ON (z. B. La Vergne) kann aïs eine KoIIektivbildung auf- 
gefafst werden. Solche Bildungen sdieinen schon im kelt. vorhanden gewesen 
zu sein. So fafst Prof. Much (Vorlesung iiber das Altgalliscbe, Sommer- 
Semester 1902/3) Alisia aïs eine KoIIektivbildung zu alisa = £rle Ali- 
sincnm, dann L en ti a ]> Zt/rs aïs „LindenwaId" etwa. Fiir derartige lat. 
and roman. Bildungen vgl. A. Thomas: Essais de philologie française S. 80 
bis 85. 



I. TeU. 

Ûber die Entwicklang 
der Suffixe -Acnm, -ânum, -âscnin, -uscnm. 

A. Das SuMx -âcus. 

1. Lange Zeit hat man -iâcus als ein selbstândiges Sufïîx 
betrachtet. D'Arb. de Jub. hat dagegen nachgewiesen (S. I49ff.)y 
dafs wir in -i- vielmehr das i von dem lateinischen Gentil -Suffixe 
-ius zu sehen haben: Juli-acum, Curti-acum etc. £s ist môg- 
lich,^ dafs es spâter'^ aïs selbstandig von diesen Fâllen aus auf- 
gefafst warde. Vgl. Schulze a. a. O. S. i8: so kann man einem 
Sabiniacum nicht ansehen, ob Sabinus oder Sabinius zu Grunde 
liegt* 

2. Wir haben schon oben die Vermutung aufgestellt, dafs 
-a eu m auch mit anderen Appellativen verbunden vorkommt. So 
finden wir in Dp. Dord. Vernac, was genau den anderen frz. ON 
Alnetum entspricht. In CS finden wir Verniacus silva in agro 
Tamatensi (ungefahr um 970). Derselbe ON ist auch als Verney» 
Verneto belegt In diesem Falle kann Verniacum eine schlechte 
Latinisierung der roman. Ëntwicklung des Suif. -êtum>ey, ay 
darstellen. Aber in den Dp. Vienne, Char. Inf., wo Vergné 
Vergnec 1183 heifst, liegt offenbar *Verniacum zu Grunde; 
ebenso in „in Verniago" 996 — 1031 j. Le Vernhas (Aveyron) 
ce. Le Vernay konmit in den Dp. Isère, H. Savoie, Ain vor. Der 
Artikel scheint auf -ëtum hinzuweisen. In dem ersten Falle kann 



^ Fur dièse MôgUchkeit sprechen eioige germanische Namen, welche 
nicht mit -acum sondem mit -iacum verbunden sind: Theodebertiaca 
curtis > Tibertey (Vendée), Rotbertiacum^ Roberchies (Ilennegau), R a t - 
bertiaca zmx\\&^ Rapsécourt (Marne), Fulcoldiacus^ Foucouty (Aisne), 
Landoldiacus ^ Landouty (Aisne); dann Bittuldiaco auf Merow. Mûnzen. 
Siehe Holder; Quicherat 37. Juroszek Zs. 27, 681. 

* Auf dièse Weise erkiârt sich die in der Einleitung crwâhnte massen- 
hafte Setzung des -iacum an Stelle des -acum in mittelalterlichen Urkunden. 
Jedoch ist das meistenteils erst in den Urkunden seit dem 10. Jhrh. der Fall; 
▼gl. die Bdspiele im II. Teile. 

' Nicht nnr rômische Gentilicia waren die Quellen dièses |, sondem 
anch die Suffixe -arius und -ius bei Baumnamen, wie wir spater sehen 
werden. 



-acum das lat. -Stum vertreten. Aach mit dem Saffix -uscus 
kommt verna vor im Dp. Ard. Vemosc, Dafs in Dp. Vienne 
Vergnêf Le Vergnay ein mouilliertes n enthâlt, beweist noch 
nicht einen £N Vernius, sondem es kann von ver nia ans ge- 
wonnen werden, wie Castaniacum von Castania. Vernia 
kommt in ON vor: wie La Vergne (Dord.) 1197 La Vernia 
1197. [Char. Inf., Corr., Lot, Lot-et-Gar; H.Vienne, H.Loire.]* 
Wir haben auch einige Aunac [Char., H. Loire, Tam-et-Gar.^], 
Auniac (Lot),^ welche môglicherweise neben Aunay < Alnetum auf 
^Alnacum hinweisen. Jedoch habe ich fur dièse ON keine 
sicheren Belege.* Ein Cogn. Vernus ist zwar belegt (s. D'Arb. 
a. a. O. S. 544), aber in diesen Fâllen wâre verna ganz verstând- 
lich. Verna ist auch mit dem Suffix ëtum belegt, so in Dp. 
Yonne Vernetum 9. Jhr. > Vernoy. 

Ebenso scheint es zu sein mit Foniagnac (Gard), welches sehr 
oft vorkommt : Fontagneux (Gard), Foniagnac (Dord). In CBr. lesen 
wir „in villa quae dicitur Fontenaco." Vgl. font an a mit -ëtum: 
Fontanetum > Fontenqy (Calvados), Fontenoy (Aisne) bei d'Arb. 
a. a. O. S. 630 ff. Ein EN Fontanius ist nicht belegt Fon- 
taniacnm kann môglicherweise ein Pendant zu vielen ON La 
Fontaine sein. Dann Canabac in „Historia Wambae régis" bei DV. 
In „Ex tabulis ceratis a. 1307 lesen wir apud Cerasiacum (auch 
Cerasinm, Cerisiacum belegt) j. Cerisy-la-Salle (D. B XXII). In CS : 
Rotbertus de Piniaco, daneben aber auch Pin et us, so dafs hier 
auch Latinisierung vorliegen kann. Vgl. auch Pinac (Dord.). DB X 
Ceresiacus villa eccl. Aurelian. in p. Namnet, dann Cersiacus 
villa super Ligerim; und villare Cirasagum in valle confluent. 
(DB IX), vgl, viele Cergy^ Cergy. Dann Prunac (Hérault) zu 
prUnus, wofûr ich leider keine alten Belege habe. 

Also scheint es ziemlich wahrscheinlich zu sein, dafs -acum 
auch im Sinne von -ëtum stehen konnte. 

Femer: In CB erscheint Asenacensis pagus, Asinacensis 
vicaria84i, dann mit Synkope Asnagum, (auch Assenacensis 
geschrieben), was Deloche mit Puy-iPArnac identifiziert. Also ein 
Asinacum von asinus, was wir mit so vielen anderen Asnières, 
AnièreSf Aynières < Asinarias in Zusammenhang bringen kônnten. 
Desjardins bringt noch (im CC) parrochia de Asnago ii.Jahrh. 
in Ainaco 11. Jahrh. jetzt Agnac, wo n aus -sn- auffallend ist 
in einem Gebiete wo -asinus > ane (vgl. Gilliéron c. 41). Jeden- 



» WilliamB S. 77. 

' Da manche von diesen ON auch auf dem Gebiete vorkommen, wo 
1-Kons. bleibt, so ist es nicht gestattet dieselben auf *Alnacum zuriick- 
zufiihren. EN Aunus, Aunius ist auch belegt, vgl. Holder I 294, dann 
Schulze S. 73, 130. 

* Vgl. Alniacensis, Alniensis pagiis (DB X); vgl. Augnac (Ard.), 
Augnat (Puy-de-Dome), Augnaz (Gers); in CBr. villa Augniaco; cf. AI- 
natnm (H. Gar.) bei DV5. Bei Leroux, Documents sur la Marche noch 
Aulnac, Aunac. 



falis dûrften sich viele heutige Aynac auf Asinacum zurâck- 
fôhren lassen; hierher wahrscheinlich auch Eynac (H. Loire). — Ob 
auch Caballiacum in dièse Kategorie einznreihen ist, ist fraglich, 
da ein £N Caballius belegt ist 

Ob wir in hUnderten von heutigen Montagnac^ Moniagny^ 
Montagnim den £N Montanius sehen sollen, welcher ûbrigens 
sehr selten ist, bleibt zweifelhaft^ 

Bei weitem hâufîger sind dagegen die Fâlle, wo ein £N zu 
Gmnde liegt; und damit werden wir uns am meisten zu be- 
schâftigen haben. 

8. Es kommen drei Gruppen von EN mit diesem Suffixe vor: 
I. Keltische EN: Camarus (vgl. D'Arb. S. 171), Cambakius (ib. 
S, 206), Cambius (ib.), Camulus (ib. S. 356) etc., 2. eine bei 
weitem grôfsere Gruppe ist diejenige, die rôm. Gentilicia enthâlt. 
3. Zu beachten ist, dafs auch germ. EN vorkommen: Teodeber- 
ciacus (ib. S. 145), Childriciaca villa (Holder I 1006). Dièse 
letzte Tatsache spricht dafûr, dafs wir nicht in einem jeden Falle, 
wo -acum vorliegt, auf das Vorhandensein der keltischen Be- 
vôlkerung schliefsen dûrfen, denn zur Zeit dieser genn. Namen 
war das kelt. schon lângst in Vergessenheit geraten (vgl. Grundrifs 
d. rom. Phil. i. Aufl. 1 S. 298). Vielmehr bat sich zur Merowinger 
Zeit der Usus die ON mit -acum zu bilden erhalten. Wir iînden 
aber andererseits in Merow. und Kar. Urkunden viele ON, die mit 
-acum geschrieben sind, wâhrend die heutige Form keine Spur 
davon zeigt: so Compendiacum > Compains (Puy-de-Dome), 
Catusi-acum > nach Holder I Bois de Chaourse (Dp. Aisne) [dem 
heutigen ON wird vielmehr *Catussa zu Grunde liegen (Holder 
I 863)], dann Engoniacus > Angoin (Saone-et-Loîre), Gauriacum 
> Gueures (Seine-Inf.), Geldonacum > Jodoigne (in Belgien). 
Wâhrend uns die germi. Namen den Gedanken nahe legen, dafs 
dièses Suffix zur Merow. und Kar. Zeit noch lebenskrâftig war, so 
scheinen die letzten Beispiele dafûr zu sprechen, dafs es zwar in 
manchen Fâllen in der Bûchersprache lebenskrâftig war, im Volke 
aber nicht; so dafs also bei den spâten Bildungen ein Einflufs von 
dieser Seite her denkbar ist.^ 

4. D'Arb. de Jub. hat a. a. O. 126 — 137 nachgewiesen, dafs 
dièses SufBx langes a batte. Wie die heutigen frz. und nital. ON 



^ Vgl. noch bei DB II 659 in Chronicon Fontanel.: Officiniacas et 
Bettooîs cnrtem in p. Tellau (a. 723). 

' -acus wurde auch sonst verwendet bei Ableitungen von Stâdtenanien : 
man vergleiche Parîsiaca urbs, pagus Chersiacus, neben anderen Suffixen 
(-inus, -ensis) in gleicher Funklion. Vgl. CSL XIII 3026 nautae Parisiaci. 
S. darûber Schulze S. il und die Noten. Das dies auch in anderen Fâllen 
vorhanden war, diirfien noch die hier im Texte angefiihrten Beispiele bezeugen. 
Ist auf dièse Weise Mogontiacum ^ Maint, Mayence zu erklâren? Es 
wâre demnach anzunehmen, dafs -âcos als ein Ableitungssnffîx von SlSdte- 
namen gef&hlt nnd dann abgeworfen worden sei (s. unten Cg meine Erklâmng 
des Verhaltnisses zwischen Gaf und Vapincum). 



8 

zeigen, trug es îmmer einen Hauptakzent, mit Nebenakzent auf der 
ersten Silbe. Anders in den germ. Landern. Da bekam die erste 
Silbe unter dem Einflufs des germ. Akzentgesetzes den Hauptton 
und das Suffix trug den Nebenakzent Hier wurde anf bis jetzt 
unerklârte Weise -iacu (ûber -*iach, -*iech?) zu -ich (in einigen 
ON ist auch Anlehnung an -ig zu konstatieren), -acum aber > 
-ach: Marciacus, (Kar.) > Merzig (also ^Martiacus); Albini- 
aca > Elvenich (Rheinprov.) ; Tulpiacus, Tolbiacus vicus > 
Zûlpich (Rheinprov.); Lin iacu s > Ltnick (Belgien, Brabant); 
Viroviacus > Wtrwicq (Belgien); aber Antunnacum > Andtr» 
nach. Wenn -ach auch aus -iacum vorkommt, so wird es wahr- 
scheinlich die Analogiewirkung sein: so haben wir Illzachy welches 
in comtatu Ilzicha 672 heifst, actum Hilciaco, palatio régis 835; 
im 13. Jahrh. Ilzecha 1233, Ilzeche 1246, Hilzich 1280. 

6. Bevor wir uns nun zur Betrachtung der Entwîcklung dièses 
Suffixes in Sfrk. wenden, sei uns gestattet, einige Worte ûber die 
grammatische Wandelbarkeit zu sagen. 

In Merowinger Urkunden braucht es, wenn -a eus mit der 
Apposition villa vorkommt, nicht mit ihr im Genus ûbereinzustimmen.* 
Dièse Fàlle werden wir bei der Betrachtung einzelner ON hervor- 
heben. £s gibt dennoch ON, die das Femininum erhalten haben, 
so Sinaca (Kar.) >• Senanque (Vanduse), wo wahrscheinlich Suffix- 
tausch (-înca?) vorliegt. Zur Merow. Zeit sind im Fem. belegt 
Betiniaca villa > Béthéniville^ Gerniaca curtis > Gernicouri, 
Catuiaca (schon in rôm. Zeit) irgendwo in Dp. Basses Alpes; 
Arciaca > Arcts-sur^Aube ist auch schon in rôm. Zeit belegt 
(S. Longnon Atlas Text); dann Tasciaca > Thésée (Loire-et-Cher). 
Aus Merow. Zeit noch: Ledriaca curtis > Landricourt (Marne). 
Die roman. Entwîcklung zeigt in diesen Fâllen keine Spur vom 
Femininum.^ 

Wie wir also sehen, lâfst sich von so und so vielen ON mit 
-a eu s nur eine kleine Anzahl im Fem. nachweisen. Ich hebe das 
hervor, um zu zeigen, dafs man in dieser Richtung die Ërklârung 
der Entwicklung von ^c^ in -acu nicht suchen darf (wie beispiels- 
weise bei vai > vagus und vrai nach dem Fem.). Dafs dièse 
ON mit ihrer Apposition villa curtis nicht ûbereînstimmen, erklârt 
sich wohl daraus, dafs vor der Entstehung der betrefifenden villa 
oder curtis (da villa ûberhaupt sich erst in Merow. und Kar. 
Zeit herausbildete) hier nur die Benennung nach fundi vorlag, 
und dafs dièse Benennung, die ursprûnglich jedenfalls adjektivisch 
war, als selbstândiger Begriff erstarrte, so dafs ein Bedûrfnis nach 
Ubereinstimmung nicht mehr empfunden wurde. Es ist recht auf- 



^ Vgl. jetzt Doch Schulze à. a. O. S. 12. 

• Vgl. noch Gradagua 960 Graxac (H. Gar.) bei DV5. — Ich fiihre 
aus den Urkunden noch Fâlle an, wo die Ubereinstimmung vorliegt: Mutatio 
Cerebelliaca im Itinerarum Antonini DBI; in villa Mulaca98i {p. Rossi- 
lionensis) DB IX; actum Strennaca villa 834 DVj. Vgl. noch Darentiaca 
j. Saillans (Drôme). 



fallend, dafs in Sfrk. vom Fem. bis aaf wcnige Beispiele^ keine 
Spur vorhanden ist CL bringt: B ri nia cas villa 869, wovon wir 
sehr schône Ûbergangsformen besitzen: Brignaes, Brignaies, 
Brignajes (auch in CS), Brignais (auch in CS) j. Brignats 
(Rhône). Die Fem. in Merow. Urkunden kônnen auch auf falschen 
Latinisierungen beruhen so: Ândriaca villa (Longnon) > Orville^ 
wo die heu tige Form gar keine Spur von -iacum aufweist.^ Vgl. 
noch: in einer Urkunde (anno 837) des Kaisers Ludwig des Heilîgen: 
Comaiagas locus, pertinens ad Ânianense monasterium; derselbe 
ON erscheint auch als Comaiacae 852 in einer Urkunde Karis 
des Kahlen (DB VIU).» 

Vom anderen Kasus kommt insbesondere der Âbl. PI. in Be- 
tracht Ich zitiere einige Beispiele, wo dieser Kasus zu Grundc 
zu Hegen scheint. Orbacis monasterium > Orhais-V Abbaye (Marne), 
Resbacis (Kar.) monasterium, pagus Melcinensis > Rebaù^ ein anderes 
Resbacis auch im pagus Laudunensis (Aisne) > JRoubais; Scal- 
bacis (Somme) Longnon (Kar.). Daher dûrfte vielleicht auch das 
•s in manchen heutigen -a en m ON seinen Ursprung haben, wie 
Servais (Aisne) < Silvacum 868, Courçais < Curciacus (D'Arb. 
225). £s ist aber doch merkwûrdig, dafs in Sfrk. dieser Kasus 
keine Spur hinterlassen bat Wenn Hôischer in seiner Dissertation 
S. 42 in Sûden ein Paar Beispiele mit dem Ausgang -ais nach- 
weist, so sind das in alter Zeit unbelegte Formen. Tkuret (Puy- 
de-Dôme) < (bei Longn.) Turiacus wird wahrscheinlich schon dem 
nfrz. Gebiete angehôren, da es sich îm Norden dièses Dp. befîndet 
Also scheint es mir auch ausgeschlossen zu sein, in dieser Richtung 
die Entwicklung von -a en zu suchen. 

Der Nom. pi. kommt ebenso in wenigen Beispielen vor. Ich 
kann nur zitieren: Dottiniacae > Dottignies (Belgien, Flandre 
occidentale) bei Longnon. Biauvais kann auch nom pi. sein von 
dem V. Belovaci was ein ganz verschiedener Fall ist, vgl. Schulze 
a. a. O. S. 3. Ans Sfrk. kann ich kein einziges Beispiel beibringen.^ 

Die einzigen Kasus, die hier in Betracht kommen kônnten, sind 
der Abl. sg., der Akk. sg. und das Neutrum sg. Vgl. einiges 
ûber die Deklination bei den ON jetzt Schulze a. a. O. S. 4 ff. 



^ Aus moderner Zeit fiihre ich an: *UArtague (Bach, Basses Pyr. ) 
nebcn Arnacq; ^Brisague (ein Wald, H. Alpes); *Gragnagiie (H. Gar.); 
Im Genolhague (Gard) neben Genolhac im selben Dp; *Merigtiague (Dord.); 
Lavignague (Gid.); Laubague (H. Gar.) neben Laubac (Cantal). CB bringt 
noch in Illa Pedraga 913, etymologisch wohl von „ad illo Pedrono*' 
ebenda nicht zu trennen. 

^ Vgl. Valerignaca curlis in Cgr. j. VaUrnes (Basses Al|>es). 

* Ace. plur. fem. kommt noch in folgenden Beispielen vor: im CC 
I sagas j. Isaguês (Aveyron). Desjardins will mit diesem Or te noch Avi- 
sago 990, Auzago identifizieren , jedoch ist das lautliche Verhaltnis nicht 
klar. Suagas locns in p. Rutenico 883 bei DV^. £1 mas de Fresagas 
in CC (1087— 1107); (P. de) Marnagas bei DV. 

' Das anslautende -s in den ON verdient untersucht zu werden. 



lO 

6. Die Entwicklung von -acum, -iacum auf dem prov. Ge- 
biete ist > -ac, -iac.^ Hôischer bat es geogr. abgegrenzt S. 15, 
nacb ibm genauer Juroszek Zs. XXVII, 552 ff. £s bleibt uns nur 
ûbrigy einige sekundâre Erscbeinungen zu besprecben. Zunâcbst 
sei der Zusammenfall von -acum mit einem anderen kelt. Suffix 
-ate^ auf dem grofsen Gebiete erwàhnt.^ Dièses Suffix dûrfle im 
Sûden ebenso produktiv gewesen sein wie -acum. Wie pratum 
> prat, so hat ate > at ergeben, und aïs das auslautende c 
von ac verstummte, wurden die Graphien verwechselt; dann auch 
die Schreibung mit -s, welche aus den Fâllen wie Romanis >> 
Romans und -atis -atz -as gewonnen wurde. Wir haben z. B. 
Mari ate vicaria (Kar.) > Meyras (Ard.), welches den anderen 
Alariacum entspricht; Luciate (Kar.) > Lussas (Ard.), daneben 
viele Luciacum; in Dp. Gard Curtionate > Courçonas^ was einc 
Bildung von Curtio -onis,* dièses wiederam von Curtius ist. 

Wie -a eu, so trâgt auch -ate den Hauptakzent In den m. 
a. Urkunden wird es auch -atum geschrieben: Lezatum (Kar.) 



^ Neben -iac kommt in Urkanden aucb die Schreibung -ag vor: so in 
ce Sablonag 1074 — 1087 j. ^ Sablona (Gir.) etc.; dann -ach: so DBXXI 
Orilac, Orliach, Orillac y Aurillac {OantaX); in CSan. Eccl. de Godoniach; 
Blanzac (Gard), — -ach 1156; im Cartulaire de Nice hg. von Cais de Pierlas 
Orbazach, Orbazac villa, Auriach 1107. 

' Es dûrfte die ursprûngliche Bedeutung des -ate = It. en sis gewesen 
sein, wie aus Namausatis auf der Inschrift von Vaison (Vaucluse) zu ersehcn 
ist [nach Stokes xoovxiovq Na/Àovaaziç = ci vis Ncmauscnsîs]. ■ Man ver- 
gleiche es mit dem -en sis -Suffixe in frz. ON wie Beauvoisis ^ Belova- 
censis, welches fiir Pagus-Benennungen gebraucht wird. -ensis dient aber 
nicht nur zur Bezeicbnung einer Gegend, sondern auch einiger Ortschaften: 
so wird sich erkiâren Ratés •<[ Redae, eigentlich Red en sis, vgl. pagus 
Redensis bei DV („ ville s- e^l^i oc subsiste plus aujourdhui"). Auf dièse 
Weise erklârt sich das angehângle -z in i?o<f^2 <^ Rutcni, wâhrend pagus 
Rutenicus ^ Rouer gue crgebcn hat. Vgl. noch Gredcnensis vicaria ]> 
Grnès (Lozère) 998 bei DV5, auch eccl. S. Martini de Greza belcgt (a. 972); 
dann Agonensis vicaria 804, 1175 de Agaunico j. Agonès (Hérault). In 
Notitia provinciarum : civitas Reiensium >^ Riez (Basses Alpes), vgl. Des- 
jardins: Geogr. de la Gaule romaine III. Bd. S. 503. Schulze S. 3 will hier 
nom. plur. (V Reii) sehen, was lautlich nicht pafst. — Auf -ate = en sis scheint 
binzuweisen der Umstand, dafs viele Vôlkemamen von den Stâdtenamen ab- 
geleitet worden sind: z. B. V Elusates, daneben civitas Elusa^ Euse von 
den Rômem wahrscheinlich wiederum nach dem V. Elosatium, Elusatium 
umgetauft; vgl. noch Sotiates und den heutigen ON Sos (vgl. Monlezun: 
Histoire de Gascogne I S. 423). Zu dem Inselnamen Wy^^ Elba bildete 
man den V Ilvates, zu Veleia-Veleiates. 

* Neben -ate kommt noch -atis (vgl. unten 12) in Betracht: Cur- 
bissatis 971, 1080, Corbessatz 1233, Corbessaz 1121 j. Courhessac 
(Gard). Ohne moderne Entsprechung CL Corsenatis villa 984 (im Texte 
aber Cor ten atis), CS hat Corcenatis. Vgl. noch Tetignax (B. Pyr.) 
Titinhatz im 13. Jahrhr. Die Urkunden bringen manchmal -atis, wâhrend 
der moderne ON keine Spur davon zeigt: Marciolatis (Holder II) j. 
Afarj<7Za/ (Puy-de-Dome) und umgekchrt: M aria te j. J:/<fyraj (Ardèche). Das 
-s kann auf -tz zuriickgehen: Roussas (Drôme) 1211 Rossât z. 

* Ûber die £N auf -io, -cois s. Zimmermann ALL 1903. 



II 

> Laat^ vgl. noch Lordadum ministerium > Lordat (Ariège) 
[Kar.]. 

Diesen Zusammenfall hat Hôlscher unter -iacum>iat, -las 
-la (S. 26) und iacum -acum > at, as, a dargestellt^ £r hat 
Beispiele aas dem ganzen Sûden beigebracht und es als laut- 
gesetzliche Entwicklung angenommen. Lespy, Gramm. Béarn. S. 115 
sagt aber, dafs das ausl. t heute dort gesprochen wird, ebenso 
-c, wie es die Schreibung -cq beweist: z. B. Arzacq (Bass. Pyr.). 
VVie demnach Maillas (Landes) < Malliacus (Longnon) zu deuten 
ist, ist mir unklar. Ob d'Arb. de Jub. S. 279 mit Marsas (H. Pyr., 
Gironde) < *Marciacus recht hat, soll dahingestellt bleiben. Sonst 
ist dieser Zusammenfall aufserhalb der Gascogne sicher. In Sp. 
Briv. (Beispiele meist fur Auvergne) erscheint an Stelle von -ac 
im Laufe des 13. Jabrh. ungefâhr -at^) 

£ine anderer Zusammenfall drohte in Languedoc mit -anum. 
Das erklëft sich dnrch das sogenannte bewegliche n. So haben 
wir in Dp. Hér. Campagnan^ das 804 als Campaniacum belegt 
ist, seit 1385 aber Canpagnanum. In Dp. Gard: Lignan\ 920 
villa Irignacum, 103 1 Irignanicus. In Dp. Drôme Ckaurisani 
de Chaurisiaco 1290, Cbaurisat 1344. In Pyr. orient., Aude, 
Aveyron dûrfte dieser Zusammenfall besonders hâufig vorgekommen 
sein: so Perpignan, welches schon in der Rômerzeit als Perpi- 
nianum belegt ist, erscheint im 13. Jahrh. als Perpiniacum 
latinisiert 

Dièse Entwicklung ist also ganz durchsichtig. £ine andere 
Entwicklung mit ^c^ > y dûrfte nicht vorkommen. Jedoch haben 
wir eim'ge Beispiele, welche dagegen zu sprechen scheinen. In 



^ Vgl. im CSau Alsiato villa, CB vicaria Argentadensls, Argen- 
t ad uni j. Argentat (Correze), de Brenato (13. Jahrh.) in CL. 

* Ûber -iat auf dem sofr. Gehiete s. spâter. 

• Ich fiihre einige Beispiele an: Ayac, Ayat 1263 j. Ayat (Puy-dc- 
Dome); Massiat, -ac 1263 j. Massiac (Cantal). Die Fâlle wiederholcn sich 
auch in folgender Zcit: ^//o^o^ (Puy-de-Doroe), 1249 -ac, 140 1 -at; Agnat 
(H. Loire), 1362 -ac. Es kommen sogar Fâlle vor, wo im 13. Jahrh. blofs -a 
erscheint. Monimoirac (H. Loire), 1247 Monmaira; Pionsat (Puy-de- 
Do me) 1294 Pionsat, Ponça, Ponciaci. In einigen Dp. dûrfte -c^-t 
lautgesetzlich sein (vgl. Gilliéron Atlas épi-espit (Ariège, Landes). Aus 
anderen Dpts. lassen sich âhnlicbe Fâlle nicht so frûh konstatieren. Im Dp. 
Dordogne aus dem 14. Jahrh. Gurat — Auguracum, Exguratum 1380; 
Issac — Issacnm 13. Jahrh., Ischat 1382; Nantiat -iac 13. Jahrh., -iat 
1380; Liorac — Leurat 13. Jahrh., -acum 1382; Brenac 1250, -as 13. Jahrh., 
Bussac — -as 13. Jahrh., -acum 1380' Creyssensac (Dord.) erscheint sogar 
Creichensa 1203, -acnm 13. Jhrh., vgl. noch Beonac» 1260 Beona; es ist 
aber hervorzuheben, dafs von diesen zwei letzteren Beispielen ein altères 
-acum nicht belegt ist, so dafs auch a <^ anum vorliegen kônnte. Aus dem 
Dp. Drôme CondUîac — -aco 1360, -at 1548, sogar 14. Jahrh. -ano; Chau' 
vac -aco 1232, -assi 1360. Hautes Alpes: CharbiUac — -acum 1307 — 
1322, -atum 1490. Andere Beispiele, wo dem -ac der mittelalterlichen Ur- 
kunden jetzt -at, -as imd umgekehrt entspricht, werden sich im zweiten Teile 
der vorliegenden Arbeit finden. Die ganze Frage nach der Zeit der Ver- 
stnmmung der auslautenden Konsonanten im Prov. bedarf noch sorgfaltiger 
Untersuchung. 



12 

B. Pyr. Louvtgny < Lupiniacensis 984, aber 1272 Lobinhom, 
1307 C. de Lovinherio, 1443 La baronie de Lovigner, Lovigne 
1513, Lovignher 1552. Aus diesen Belegen geht sicher hervor, 
dafs es sich hier ûberbaupt oicht um -a eu s handelt, denn der 
ON ist nur mit -acensis in lat Gestalt belegt; dafs aber dièses 
SufIBx fur Benennung der Pagi nach Analogie von anderen ON, 
wo -a eus tatsâchlieh vorhanden war, gesehaffen wurde,* bezeugen 
folgende Beispiele: Salmoraeensis, Salmoriaeensis pagus, 
eomitatus, daneben richtiger aueh Salmoireneum, j. Salmorens 
(Isère); dann Seutiaeensis eomitatus j. Scodingue (in CGr.); 
ebenso Stabiliacensis ager 975 — 992 j. Estrahlin (Isère) in CV. 
Der Beleg Lupinîacensis ist demnaeh eine Latinisierung. Lo- 
bignom scheint auf *Lupinione hinzuweisen, die spâteren Belege 
aber auf -arius. -y kann in diesen Gegenden aueh auf -arius 
zurûekgehen. p > v ist sehr auffallend; vielleieht sekundâr dureh 
amtl. Einflufs entstanden. Fur den Suffixweehsel vgl. Mont Pessu- 
lanus > Montpellier, welches jedoeh frûher Mont pessularius 
belegt ist. 

D*Arb. de Jub. S. 237 rechnet zu Floriaeus aueh Fleur y 
(Aude). leh glaube, mit Unrecht. Zunâchst ist der ON ohne 
Belege. £s wird sieh da um dieselbe Erseheinung handeln wie in 
Desiderius > Dezery^ so Florium > Florin vgl. Courry (Gard) 
< Curium 1384. Der Ûbergang von o > eu dûrfte amùiehen 
Ursprunges sein. Die âhnlichen Beispiele, die Hôlseher S. 81 bei- 
bringt, sind, wie er S. 43 andeutet, zweifelbaft. Holder II bringt 
ebenso zu Mauriaeum viele sfr. Maury ohne Belege. -y kônnte 
in diesen Fâllen aueh das Suffix -înus darstellen; vgl. Quercy < 
Catureinus pagus, in aprov. Caerei, Rebentinus villa in p. 
Careass. > Rebenty (Aude) bei DV5. 

7. Viel interessanter gestalten sieh die Verhàltnisse auf dem 
sofr. Gebiete. 

Fangen wir mit Dp. Rhône an: 

-iaeu > y, hervorgegangen aus âlterem eu: Chassagny^ im 
13. Jahrh. Chassagneu. Philipon, Rev. des patois III 164 nimmt 
hier den amtliehen Einflufs an. 

> ié: Villiacum > Villié; Julliacum > Jullié. Aueh hier 
kann ein altères -eu vorliegen: > é: Jeizé < *Tasiaeum, belegt 
Tayseu, Theysieu, Teisé; Dracé^le^Panoux (Rhône) in CS. 
Draeiaeus, Traeeu, Draeeu, Dracé, Draeieu. Andere Bei- 
spiele fur > é: Demaré (Rhône) < Domariacus 921; Denicé < 
Deniciaeus villa 1089, von Puitspelu ist falseh Dionisiaeus als 
Etymon angegeben. Altères ieu jetzt > y: Maximiaeum > 
Maysimieu in CL j. Messimy. In CL Lentiliaeum > Lentilleu, 



^ Es ist môglich, dafs von da aus in den Urkunden -acus hinzugefugt 
wurde: Cocagne (Am) erscheînt im 10. — il. Jahrh. als ager Cosconacensis, 
V. Cosconacum. 



13 

j. Lentilly\ Montaniacum > Montaiyneu j. Montagny, Auch 
jetzt noch -ieu: Floriacum > Floireu j. Fleurieux, Auch -ay: 
Vaugneray < Vallem Neriacum; *Potllegnqy in CL; > ey: Sarcey 
— Sarsaicus 982, Sarsai, Sarsay 13. Jahrh. in CL;^ Peisseliay^ 
Paisseleis iioo Passiliacus 950. Das letzte Beispiel kann auch 
eiue falsche Latinisierung sein. 

-acu > ay: Le Barnay < Brenacus vel Brennacus villa 
in valle Bevronensi 950; Athanacum > Aynay, Vielleicht auch 
> ou: Panotix in Dracé-Ie-Panoux: Pudiniacus, in villa Dra- 
ciaco, ubi eccl. in honore sti. Pétri 947, was in *Pudinacus zu 
korrigieren wàre (CS.). 

Die £ntwicklung iacu > ieu ûberschreitet die Rhône nach 
Westen im Dp. Loire: Saîinnieux < Salviniacum. 

Im Dp. Ain herrschen dieselben Verhâltnisse: 

iacu > é: Rancé > *Ranciacu frûher Rancey, Rancies. 
In Balgiaco > Bagé-la^ Ville, Baugies, Baugié. 

> ey: Boissey, Par. Boissiaci, Boesy, Boysie, Boisseis, 
daneben auch ein ON *Boissieux. 

> ay: Gignay vgl. Gigny (Jura) > Giniacum CS. 

> eis: *Luysets, vgl. Luisieux (Ain) < in Lutiaco 861; vgl. 
dann Thoissey\ in Villa Tusciaco, Tossei, Toissai, Thoissei. 

> oux: Orbagnoux -< de Orbaniaco 1244; Injoux < Eccl. 
Ingiaci, curatus de Ingiou 1198. 

> y: Pougny i e 50, auch Pugnye, Pounie, Pougnie be- 
legt; wie in Dp. Rhône, so kann auch hier y auf frûheres eu 
zurûckgehen: Pluvy: Pluyveu, Pluvix; oder Lurcy < Luper- 
ciacum, Lurce, Lurcieu, Lurceu. 

> ieu am gewôhnlichsten : Songietix, in âlteren Urkunden 
Songiou. iou-£ntwicklung ist auch in Dp. Rhône CL vertreten: 
1095 ad Clamensou, li Buxiliou 1238, im 12. Jahrh. Hugo de 
Coloneiaco, daneben auch dominium de Coloniou. Davon in 
der jetzigen Topographie von Rhône keine Spur. In Dp. Ain 
wechselt ieu — iou manchmal Suirieu^ Subtriacum, Sultriacum, 
de Soutriaco, Soutriou, de Sutriaco 875; SurjouXy im 
13. Jahrh. Chargiou\ Lochieu; de Lochiou 1310. 

-acu > ay, welches zu e(x) fortschreiten kann: Vesenex, wo 
Vesenay belegt ist; Ornex < de Ornacho, Ornay; Maconex^ 
1189 Maconay, Masconex. 

> oux, nur ein Beispiel Epinotix < Spinacus 1004 ager 
Spînacensis. 

Im Dp. Savoie durften die Verhâltnisse ganz âhnliche sein; 
leider sind wir wegen des Mangels an herausgegebenen Kartularien 
zu schlecht unterrichtet 



^ Puitspelu S. 29 hat Salsiacas. Die Belegstelle gibt er nîcht an. Die 
anderen Beispiele ftir -iacum^ay bel ihm sind offenbare Latinisierungen. 



14 

iaca > y, frûher eu: Loagneu 1124 j» Lauvagny près d'An- 
necy < Lovaniacus 1030; -ieu: Loiszeux^ de Loisiaco (Doc. 
in. IV); > é: (Ajmao de) Chissiaco 1388 j. Oiîssi (Doc. in. IV). 

> ey: Barberey < de Barbariaco 11 10; "^Saugey. 

Im selben Dp. vlele -îacu >• y, frûher -ie: Gresy^ 14. Jahrh. 
Greyssiaco, G-ie; oder frûher -e: Jarsy (S.) — 14. Jahrh. Jarse 
< *Garciacu. 

-acu > ex: ServoUx frûher Servolais, sonst ay. 

Fur Dp. H. Savoie gilt dieselbe Bemerkung: 

iacu > y, frûher -ie: (Rouletus de) Amancie 1329 (Arch. D.) 
j. Amancyy dann (Richardus de) Chillye j. Chilly\ (Parrochia de) 
Cusie j. Cusy. Auch auf altères -eu kann heutiges -y zurûck- 
gehen: (Guillelmus de) Mon ti nef 13. Jahrh. j. MonHgny\ 13 19 
Druyseu und Druycie j. Droisy.^ 

> ier: Nernierx Nernie, N-yaco, N-yer (de) Boso; dann 
Terniaco j. Ternier. Es ist mÔglich, dafs sich auch der Beleg 
Ternef auf diesen ON bezleht, denn auch Chevalier gibt die 
Identifizierung mit lernay (Isère) mit Fragezeichen, was lautlich 
nicht genûgt. 

> ey: *Boss€y. 

Die heutigen Formen in Dp. Savoie und H. Savoie bieten 
meist -y. 

In Dp. Isère liegen die Verhâltnisse âhnlich (Beispiele aus CV 
und Cgr.). 

iacu > ieu: Dentaiseu < *Dentatiacu j. Dempiezieu. 

> ier: Biviers^ belegt als Biveu, Biviu, Biviacum,^ Cam- 
paniacum > Campagnier^ 

> iès: Meyssiès <Messiacum, con. de Vienne, frûher Maisseu 
(Devaux, Vocab.) oder Meyrié, belegt Mayreu, Mayref, Meyreu. 

> ey, frûher eu: Lancey, frûher Lanceu, de Lanciaco 
(Doc. ined. IV). 

> ay: Arzay < de Arboziaco 11. Jahrh. Die Identifizierung 
ist von Chevalier und recht bedenklich. 

> é auf frûherem eu: St Martin de Misère ^ de Miseriaco 
1261, Misereu. 

> y: *Agny\ *Amèy. 

acu > ay: acu > ay in sehr gerigem Umfange: Annonay < 
Annonacus (Longnon). 

In Dp. Drôme geht die Grenze weiter: 

-iacu > ieux: Fontaigneux^ 1553 merkwûrdigerweise Fon- 
tanaul 

> ey: Charpey < de Carpiaco 1070. 



^ Nur ein einziges Beispiel aus diesem Dp. habe icb, wo heutiges -y 
auf frûheres -eu zurûckgebt, Grésy -sur 'Isère (H. Savoie), arrondissement 
Albertville, co° de Grésy, im Cgr. Graiseu, Graisevum, Greysiacum. 

* Vgl. in Tabula alinaentaria de Veleia: fundus Bi via nus. 



15 

Sonst ist hier die ûbliche Entwicklung > ac, > iac. Im Dp. 
Vaucluse und Hautes Alpes ist die sofr. Entwicklung nicht an- 
zntreffen. 

Est ist daher nicht ganz richtig, was l'abbé Devaux, Essai 
sur la langue vulgaire du Dauphiné septentrional S. 144 in Bezug 
auf ieu sagt, obwohl er die Grenze im grofsen und ganzen gut an- 
gegeben hat: „ce qui est vrai, c'est que nous avons là un trait 
franco-provençal, développé dans l'Isère sans concurrent sérieux, 
tandis que dans TAin, le Rhône et la Loire, le domaine de iacum 
se partage à peu près également entre ses successeurs ieu, iat, y 
et é." Er gibt dann eine kleine Statistik von dem Verhàltnisse 
ieu-y-é in diesen Dp., aber nach l'Annuaire des Postes, wo 
natûrlich nur die modemen ON zu finden sind; und deshalb hat 
dièse Statistik nicht viel Wert. 

8. Jetzt erhebt sich eine Reihe von sehr wichtigen Fragen. 
Zunâchst untersuchen wir, ob in den Dp. Isère, Rhône, Ain, wo 
iacu > frûher ieu, jetzt > y, wirkiich auf amtlichem Einflusse 
beruht. Die Untersuchung wird erschwert durch den Umstand, 
dafs wir Angaben fur mundartiiche Aussprache vermissen. Ich 
môchte einige Beispiele anfûhren, welche uns y -Entwicklung fur 
das 13. Jahrh. sichern: in CL neben Chassagnia, Chassagnia, 
und Chassagneu auch (Parrochia de) Chassagni; dann ebenda 
(Parrochia de) Chauciogny; ebenda: (Humbertus de) Toiry. In 
Dp. Ain: Thoyry\ de Toiry, Thorie, Toyrie, Toiri (13. Jahrh.). 
In es heutiges Cogny (Rhône) wird 980 alsCogniacus, Cog- 
nacensis, Coniacensis 1000, und dann als Coigneu, Coigne, 
Coigny belegt In Dp. Ain: Cessy wird aïs eccl. de Seyssiaco, 
prior de Sessier, Sessi, Sessye belegt. Leider gibt Guigue in 
seiner Topographie historique nie das Jahr der Belegstelle. In 
Arch. Dauph. II Guil. de Viscencie, aber 1302 Stephan de 
Visonscy 1302 j. Vesancy (Ain). Fur Isère fehlen mir Beispiele, 
deshalb wiil ich nur aus dem Bûche von Abbé Devaux S. 141 
zitieren: man spricht aus „à St. Jean-de-Bournaz: ârîye (Heyrieu), 
à Chaponay Eàrî." Ich bin deshalb der Ansicht, in diesem y 
eher den Sieg der dialektischen Aussprache zu sehen als den 
amtlichen Einflufs. Der Vorgang dûrfte derselbe sein, wie bei 
dem Diphthonge ie, welcher sehr oft in diesen Gegenden kon- 
trabiert wird. So in Bresse, wo -arius, -ariam > er, eri, da- 
neben bietet le Terier de Bagé ier, ierî kontrahiert zu iri: 
tissiri, charriri, Anires j. Asniers, Philipon nennt dièse Formen 
„ francisées"; jedoch kann es nach meiner Auffassung eine Uber- 
tragung von den Fâllen Palat + arius in diesem Dialekte sein, 
wie yachiers < vaccarius, verchieri < verdicariam, ver- 
chiri. Fur die Kontraktion des ë > ie — i zitiere ich folgende 
Beispiele (nach Philipon): tint < tenet, Pirro < Petrus, nis 
< nepos, pici < pettiam. Auch in alyon.* ist dièse Kon- 

^ Vgl. Beitrage zu Lyoner Dialekt von Zacher. Diss. Bonn. 



i6 

trahîerung teilweise bekannt: so diu < deus, rivira < rîparia, 
entirement Âus dem Bûche von Devaux S. 151 zitiere ich tino 
>• *tieno, Andreu, — André, — Andrieu, — Andry „cette 
dernière forme n*est que la réduction de ie, avec chute de l'élé- 
ment labial de la diphtongue. Aujourdhui Andri ne survit qu'en 
quelques patois et seulement pour les noms de lieu: cht Andri 
(St. André) d'après la prononciation de localités environantes." ^ 

Der Vorgang ist demnach dieser: iacu > iéu > ié >i.2 
Der Schwund des labialen Elementes erklârt sich durch die grôfsere 
BetonuDg des e-Elementes, also durch iéu. Wo sich ieu erhalten 
hat, da nehme ich fur die Betonung des eu schwebende Akzen- 
tuation an. Deshalb ist es mir etwas unverstândiich, wenn Philipon 
sagt: „en hiatus avec un u postonique Vë rejette sur lui son accent: 
Matheus, Onceu, Deu, Bertolomeu." Richtig ist aber, wenn er 
sagt: Te peut conserver son accent et à la place de Vu disparu 
apparaît alors un r inorganique: Andrer, Iners, Andriers, Bertolo- 
miers." Und auf dièse Weise erklârt sich die Entwicklung von 
iacu > ier. 

Die Durchfuhrung dièses y dûrfte jûngeren Datums sein, wie 
es Inf. cachi < cacher, meingy < manger, die Subst chivra 
< chèvre, chin < chien, chiri < chaise zeigen, welche Formen 
nach Philipon im 17. Jahrh. konstant sind. £s gibt auch Beispiele 
aus dem 16. Jahrh.: eydy < aider, arrachy < arracher, und, 
wie wir gesehen haben, auch aus dem 13. Jahrh. 

Bemerkenswert ist daneben die Form Florin < Floriacum, 
welche der Form diu < de us genau entspricht Daneben findet 
sich -iou. Ob hier wirklich der Triphthong vorliegt oder ou blofse 
Schreibweise ist, vermag ich nicht sicher zu sagen. Es wechselt 
manchmal mit -ieu: so Cbcieu (Ain): Domus Coce, Cociou, 
Cossieux, seit 1233 belegt; in CL im 12. Jahrh. (Eimardus de) 
Loirou, daneben Luiriaci décima; Marcillieux (Ain) Marsilia, 
Marseillou. Vgl. im 14. Jahrh. in Lyon siou < sébum, was 
auch als sieu, siu vorkommt. Hier hat sich der mittlere Vokal 
des Triphthonges dem Velar angeglichen. Es kônnte aber auch 
Schreibung sein, wie cuvro, couvre < cuprum, jours, jors 
bezeugt. 

9. Was die Entwicklung von -iacu > ieu betrifil, so ist sie 
so zu erkiâren: nach dem sofr. Gesetze wird a nach Pal. zu (i)e. 
Nur mûssen wir uns fragen, ob frûher der Ausfall des Gutturals 
stattgefunden hat oder der Obergang Pal. + a > (i)e. Marego, 
Silvego, Miserego, welche Formen Tabbé Devaux S. 143 aus 
dem Cgr. anfûhrt, scheinen mir nichts zu beweisen, weil sie auch 
Latinisierungen sein kônnen; ebenso Salceneg im Cartulaire de 



^ Es ist jedoch hervorzuheben, daTs die Kontraktion nicbt gleichzeitig 
in allen Stellungen stattgefunden hat; z. B. die Form *tieno findet sich 
nirgends ; es ist also zu schliefsen, dafs sie zuerst vor Nasalen eingetreten sel. 

* Ûbcr die Reduzierung von ié >► i vgl. R. Gr. I § 178. 



17 

Quny. Die Formen wie Orbagnoux* wûrden fur das sehr grofse 
Alter des Ausfalls des ^c^ sprechen, so dafs a noch nicht zu e 
fortgeschritten sein konnte. Jedoch kônnte, wie wir gesehen haben, 
dièse Form nur eine Schreibweise fur Orbagniu sein. L'abbé 
Devaux bat den Ausfall des ^c'' fur spàter angenommen als P*^a > 
îe. Aber das ist nur eine Annahme, um fur die Erkiârung des 
Unterschiedes zwischen ieu und ay irgend welcben Anhaltspunkt 
bekommen zu kônnen. Ein sekundâres au kann nach dem Pal. 
zu eu werden, wie calce>cheuz Philipon Rom. XIII, S. 542^ 
carru >• chier, carnem >• cber beweist. Wenn wir Octavum 
vicus> Oitier^ (Isère), a. 1247 Oyties cf. Devaux S. 431 (Fufsnote) 
und Pictavu > Poitou gegenûberstellen, so sehen wir, dafs der 
pal. Kons. im Sofr. anders wirkt aïs im Ndfr. Das bestatigt auch 
chenevo* (savoy. stenave, stenéve), welches sich neben cha- 
nava^ findet, gegenùber dem nfr. chanvre; am glànzendsten aber 
die Formen im savoy. (chat-e) stet, staita, dann (chose) stieuse, 
(chou) stieu (s. Brachet, Dict. savoyard, und GiUiéron Atlas: chose); 
in Freiburg (15. Jahrh.) carru > cher, carne > chers, cher (vgl. 
Zs. 24, S. 208). Also in Bezug auf die Wirkung des vorhergehenden 
PaL auf â gehen das Ndfr. und das Sofr. nicht vollstândig Hand 
in Hand. Es ist daher sehr wahrscheinlich, dafs der Schwund des 
^c*" diesem Ûbergange vorangegangen ist. 

Es ist zu beachten: P^^a] scheint nur zu e fortzuschreiten. 

Noch ein Umstand scheint dafûr zu sprechen, dais ^c^ frûher 
ausgefallen ist, als der Obergang a >> ie. In âlteren Urkunden 
finden wir iacu > eu, nicht ieu, wo also a auf gleiche Weise 
behandelt wurde wie P**a]: z. B. Claseu, Cleyseu im 12. und 
13. Jh. [im 13. Jh. beginnt auch Cleysieu (montes de)]. Devaux 
hat das auch bemerkt, aber anders erklârt; ieu im 13. Jh. ist 
noch sehr selten.^ 



^ Vgl. bei l'abbé Devanz S. 139: La prononciation actuelle (se. v. ieu), 
comme pour ai, yarie d'un pays à l'autre. Pour ne citer que quelques examples 
autour de Grenoble, on dit Provèzyû (Betonung?); à Biol et aux environs, 
on dit Vyeriaw (Virieu), à S. Didier -de -la -Tour: Vzéryaw; à Trept, 
Kremû (Cremieu)." Es dûrfte auch in diesem Falle eine solche dialektische 
Verschiedenheit vorliegen. 

* Merkwûrdigerweise zeigt Gilliéron Atlas linguistique (chaux) keine 
ahnliche moderne Form. 

* S. Longnon, Gëogr. de la Gaule au VL siècle; vgl. Uchaud (Gard) spâter. 
^ S. jetzt auch Gilliéron, Atlas linguistique, c. 234. 

^ S. Zacher, Beitrâge zum Lyoner Dialekt 

' Ich fnhre Beispiele aus CL an: Archiacum 984, Archieu; Buli- 
nien, BuUigniaco 987; Bulliaco, Bullieu neben BuUeu; prioratus de 
Charpieu; territorium de Parillieu 1229; Poillieu eccl. neben villa de 
Poilleu; (Umbertus) Quirieu neben portus Quiriaci; (Vicentius de) Birieu 
1263; dann aus Cartulaire de Dombes hg. von Charpin: Boulieu, Bolieu; 
vinea de Cuisilieu 1173 — 1190, auch Cuissilieu, Cussilieu geschrieben; 
terra de Balbinieu 1060; apud Coindrieu 125T; villa de Sargieu, da- 
neben auch villa de Sarzis; Satilieu, Satillieu in CV Satilliacus 996. 
Im Dp. Drôme noch: Porta dicta de Clair ieu. 

Beîheft z. Z«itschr. f. rom. PhîL IL 2 



id 

Dièses Ergebnis wûrde zu dem Nfr. stimmen, wo fagu > fou 
beweist, dafs ^g^ frûher ausgefallen ist als a > e. 

10. Wie ist dann eu>ieu zu erklâren? 

Die Ergebnisse der Untersuchung Tabbé Devaux', wann ieu 
an die Stelle von eu getreten ist, gelten im grossen und ganzen 
auch fur das Dp. Rhône, und hôchst wahrscheinlich auch fur das 
Dp. Ain. „0n peut donc placer au milieu du XIV* siècle le dé- 
veloppement de la graphie ieu, comme de la graphie ier (<ariu)"; 
nur dafs im CL ieu schon im 13. Jh. haufiger um sich greift, als 
das im Dp. Isère der Fall ist. Uabbé Devaux, welcher annimmt, 
dafs iacu von allem Anfang *iego ergeben mûfste, ist geneigt, 
den Schwund des i dem gespr. Vulgârlatein in der Dauphiné zu- 
zuschreiben: „le latin populaire a dit Miser ego pour Miseriego 
comme il disait paretem pour parietem, quetum pour quietum. 
Quand, plus tard, on écrira par exemple Virieu au lieu du Vireu 
du XI* siècle, l'i ne représentera plus celui de Viriacum, mais 
sera un produit nouveau de la diphtongaison de è (S. 144)". Nun 
ist Devaux S. 145 ff. zum Ergebnis gekommen, dafs im Haut 
Dauphiné die Diphthongierung des ç erst mit dem 13. Jh. beginnt, 
und erst im 15. Jahrh. ganz herrscht. Nach den Angaben von 
Philipon herrscht in Bresse im 13. und 14. Jh. die Diphthongierung 
in Pieros, pieci, aber Matheus, Onceu, deu, Bartolomeu, 
Andreus, letzteres Wort kommt auch als Andrios, Andriers 
vor. Im 14. Jahrh. erscheinen in Lyon beide Formen: pecy und 
pieci, pera und piera < petra, secho und siecho < *sedicum, 
Nizes und Nizies -< Nicetius.t Wir kônnen Abbé Devaux' Aus- 
fûhrungen etwas modifizieren und sagen: die Diphthongierung von 
ç vor u beginnt schon mit dem 1 3. Jahrh.^ 

Dafs es nun eine zweite Diphthongierung sei, nachdem die 
erste (P^a>ie) dem vulgârlateinischen Gesetze anheimgefallen 
wâre, wie es Abbé Devaux will, ist unannehmbar, da es jetzt schon 
eine ausgemachte Tatsache ist, dafs die £ntwicklung a > e im 
Laufe des 8. Jahrhs. vollzogen wurde (cf. Rom. Gram. I, § 255) und 
quietus>quetus gewifs viel al ter ist.^ Vgl. Meyer-Lûbke Ein- 
fûhrung § ici. 

11« Bisher haben wir eine andere Entwicklung von -iacu, 
die im Norden des Dpts. Ain stattgefunden hat, nicht betrachtet. 
Nach den urkundlichen Belegen scheint hier iacu>iat (vgl. auch 



1 Vgl. Rom. XIII, 545. 

* Viel àhnliches bietet fur die sofr. BehandluDg von ieu die von eu im 
Limousinischen. Vgl. Chabaneau, Grammaire limousine, S. 48 fF. 

* Wenn er a. a. O. S. 449 sagt „ ou bien l' i a été attiré dans la syllabe 
précédante: *Ariego = Ayreu, ♦Masiego = Maiseu", so ist das eine 
Art Selbsttauschung , wie CL Ornaceu 1231 j. Ornacieux (Isère) [im CV 
Ornaceiacum villa 1157 latinisiert, was eine roman. Vorlage '('Ornacei 
(vgl. 14) voraussetzt; andere Belege fur diesclbe Ortschaft in CGr. sind: 
Ornacevum, Ornatiacum, Orniciacum], Maceu, Veraceu (12. Jabrh.) 
j. Varacùu (Isère) in CV etc. beweisen. 



19 

Juroszek Zs. XXVII 559 ^" ergeben: z. B. Chaveyriat, seit dem 
lO. Jahrh. alsCavariacus belegt. Nun mûssen wir uns fragen : wie 
verhâlt sich dièses ia zur ieu-ié-Entwicklung, welche fur das Sofr. 
charakteristisch ist? Phîlipon (Rom. XVI 270) ist geneigt anzu- 
nebmen, dafs bier -iacum von Anfang an zu iat geworden ist. 
Mit dieser Annabme stûnde aber dièses Gebiet zu isoliert. In 
âlteren Urkunden lesen wir fur heutiges -iat -ie bezw. ieu und 
somit ist ein Zusammenbang gegeben: so Germagnat {hhi) < Ger- 
maniacuSy Germignies, Germinia; Greziat (Ain) < Graisiacus, 
Graisies» Greisieu, Greziat; Floriat (Ain) < de Floriaco, 
Flories, Fluria; Chillia (seit 13. Jh. belegt): parr. de Chiliaco, 
eccl. de Chiliaco, Chilie; Condeysstat (Ain) seit 912 in loco qui 
didtur Condoiseu, de Conduxiaco, de Conduxia, Con- 
doizieUy Condoiseas; Billiat (Ain): eccl. Biliaci, Bilie, Bilia, 
dann Bilieu, eccl. de Biliaco; Benysiat (Ain) < Bereysia, Be- 
raciacOy de Beraysiato» parr. de Berisie. In CL lesen wir: 
Chavagna (Ain): Chavaigneu, Chavaignia. Dièse Beispiele, die 
sich leicht vermehren liefsen, weisen auf den Obergang von aus- 
lautenden ie >. ia hin. Leider sind wir nicht imstande anzugeben, 
wann dieser Wandel stattgefunden hat, weil die Topographie 
historique von Guigue die Jahreszahlen nicht angibt. Im 14. Jahrh. 
zeigt Bresse nach Philipon davon noch keine Spur. £s ist dieselbe 
Erscheinung, die in Vionnaz und Bresse pede ûber pie > pya 
ergeben hat^ In manchen Fâlien kônnen wir auch auf ^iei -ie 
-ia zurûckgehen, vgl. iectus > lya in Jujurieux (Le patois de 
Jujurieux v. Philipon S. 73). Ich glaube, damit fâllt die Annahme 
Phîlipons weg. Spuren von einer solchen Entwicklung sind sehr 
vereinzelt auch in der Dauphiné anzutreifen, so Par z eu, welches 
auch als Parzia belegt ist, ebenso in CL Montaignieu — Mon- 
tania; im Dp. Isère Pusignan in CS Pusigniacus, Pusîgna, 
einmal im Arch. dauph. II Pusînief. 

12. Nun ereignete sich auf diesem Gebiete der Zusammenfall 
von P*^-acu und P**-ate, P^-atis. Nach der Regel, die Philipon 
gegeben hat (vgl. R. Gr. I § 266) erwartet man hier P*^-ate > a, 
P^'-atis aber > ies: laicha — laissé, kemèchia — comencé, 
meità < medietate; aber albergies <;albergatos, chauchies 
<;calcatos. Polliat, Atttgnat, Virtat, Foùsai, Mauziat^ Mariignai, 
Maillat% wâren, da sie mit -ie nicht vorkommen, als mit Suffix 
-a te gebildet anzusehen, das dann mit -iacu zusammengefallen ist. 
Infolgedessen konnten die mittelalterlichen Schreiber -a te von -acu 
nicht mehr unterscheiden. Sie geben fur aile ON die Endung 
-iacu, und hie und da -ado, -ato. 



^ Vgl. auch fua <[ focu, lua •< loca, Zs. XII, 297 ff. R. Gr. I § 198. 
Rom. Xm, 547, pia 545. 

' t ist nur moderne Schreibweise, welche in den Urknnden nur hie und 
da vorkommt, z. B. Atttgnat (Ain) in CS Atinies, Attignia, Attigna, 
ebenso im CL. Heutiges -s kann ebenso wechseln mit -t: Janneyras (Isère) 
|m CS Janeyra, Janeyrat 

a» 



40 

Wir sînd imstandc, das Gebiet, wo dies stattgefunden hat» 
genauer zu umgrenzen. Die sûdliche Grenze geht durch die Mitte 
des Dp. Ain: von Thoissey durch Pont-d'Ain, Outriaz nach Billiat, 
Nantua und amfafst, kann man sagen, im grofsen ganzen den 
Norden des Dp. Ain und den Sûden vom Dp. Jura. — K. + ate 
hat regelrecht a ergeben. Wenn wir daneben die Latinisierungen 
mit -acu antreffen, so ist das Willkûr, z. B. Naniua, Die âlteren 
Formen sînd Nantuadis, Nantuado, daneben Nantnaco; vgl. 
auch den keltischen Vôlkemamen Nântuates.^ K. + -atis wird hier 
zn -az, -as: Chahlmas (Rhône) im CS Cablionatis.^ 

Der Zusammenfall mit dem Suffîx -ate ereignete sich anch 
anderswo in Sofr., so z. B. Motdteu, welches als villam quae nomi- 
natur Moydiacus, 986 Mogdiacensis aufbîtt; âlter ist -atis: 
Moydatis 981, Modiatis 977, 1005, 1018. £s wird dasselbe 
Wort sein wie in Moydans (H.- Alpes) Mogdanis. Feraer zitiere 
ich Meyrieu (Isère), belegt 975 — 993, 1004 — 5, 1023 Mariatis, 
aber 967 in villa Mariaco; dann Moissitu (Isère) Mossiatis villa 
937 — S» ^ber 1018 — 19 Moxiaco, de Moissaco 1088 — 11 19. 

18. Die Verhâltnisse in Dp. Savoie und Jura weiter zu ver- 
iolgen, war mir leider nicht môglich wegen des Mangels an Car- 
tularien. Jedenfalls scheint im Dp. Jura -ieux nicht mehr vor- 
zukommen. Aus diesem Dp. habe ich mir nur ein Beispiel notieren 
kônnen fur -ie > -ia (parrochia de) Soucie 1324 j. Souda (in 



1 Auch auf andere Weise ereignete sich auf diesem Gehiete der Zu- 
sammenfall mit -ate. Im nôrdl. Teil vom Dp. Ain hat ay^a ergeben. Wie 
digitu8>da wird Belley^Bella (s. Philipon: Le Patois de Jujarieux, 
S. 32). Die altère Stufe -ai ist nachweisbar: z. B. in Péronasi Peronai, 
Perona, Peronaz (scit 1106) -< *Petronacum von *Pktro, onis, cf. Pe- 
TRONIUS (cf. Devaux S. 136), dann in JuUenay im CS j. Juliénas (Rbône), 
vielleicht auch noch in Mar sonnas (Ain): deMarsonaco, Marsona, Ma- 
cornai (?). Der letzte Beleg bei Guigne dûrfle Verschreibung sein, da wir 
im CL 1275 de Marzonay, parrochia Marzonay fînden. Vielleicht auch 
Ckavanna» (H.-Savoie), wenn der latinisierte Beleg Cavanaicum eine rom. 
Gestalt ^Chavanai darstellt, daneben aber findet sich auch ein Beleg Ca- 
vanniacum. — Im Dp. Isère habe ich ein Beispiel wo heutiges a auf altères 
au zurûckgeht: Polienas in CGr. Polenau, Polinau, derselbe ON in Arch. 
Dauph. (2 Mal) Polenaf und Polhonaz. Vielleicht '('Pollionacum von 
PoLLio. Cf. Rom. Xni 543 davem > cla, plur. aber clcs; dann S. 562 vra-< 
veracum neben veray. 

' Vgl. noch Savadatis (a. 1055) i° ^^ !• Sava% (Isère) und Sento- 
latis (a. 830) in CGr. j. Satolas (Isère); fur den Schwund des Nasals vgl. 
Sanctum Symphorianum ^ S.Saphorin Doc. II 234. Cercenatis 858 
im CS ist wahrscheinlich zu identifizieren mit Cercenaz in CGr. j. Sarcenas 
(Isère). Ein anderer Beleg im CS ist vielleicht eine Latinisierung: Acer- 
cenacus vel Cercenacus loio. -az, -as ist auf dem sofr. Gebiete ziemlich 
hâufîg anzutrefFcn: *CharbonnaM (Ain), *Chartnaz (Ain) etc., auch in Urkunden: 
(Guiltermus de) Frontanas a. 1179 in CL Asprenaz 1264; cappellanus 
molendinum, parrochia Orlenas, Orlenaz 13. Jahrh. Weitere Beispiele: 
*Beria% (Ain) neben *Berùxt\ ''^Bollona% (Ain), *Brenat (Ain). Das aus- 
lautende -z, -s kann aber auch blofs graphisch sein: Martolas (Ain) 1308 
Marzola; Lacenas (Rhône) im CS Lacenaa, Lacena und auch Lacenas. 
Vgl. noch dazu (Johannes) Borseuz und prioratus de Borzeu 1283 in CL. 



21 

Arch. danph. IL). — Wie sich îm Dp. Savoie Clery neben dem 
mundartl. Cliarié, Gemilly — Zemelié, Gilly — Zelié neben 
Chambery — Stambry (vgl. Brachet, Dict. savoyard 178) gegen- 
einander verhalten, ist mir unklar. Hier scheint -y wirklich unter 
amtlîchen Einflusse entstanden zu sein: aber Stambryl — 

14. £îne andere Entwicklung ist die von -ay, die am meisten 
anzutreffen ist in den Fâllen, wo dem -acum kein Palatal vorher- 
geht. -ay kann weiter zu -ey fortschreiten, was ganz natûriich ist, 
und schliefslich zu e monophthongiert werden, wodurch wiederum 
der Zusammenfall mit -é aus -ieu eingetreten ist -ei (-ay) kommt 
aber auch in den Fâllen vor, wo -iacum vorliegt; sogar in den 
Urkunden wechselt es vielfach mit -ie, -ieu: S. 1370*. fûhrt Tabbé 
Devaux Parcei — Parcia — Parceu; Breisseu — Breissei an. In 
Doc. inéd. II: Boucimx^le-Roi j. Bocey curia régis 1379, ebenda 
Clerieux — Clarei. Auch CL kennt solche Formen. Im Dp. Ain 
ebenso: Ltasieu^ de Lutiaco 861, dann Luyseis, und eine sich 
darauf grûndende Latinisierung Luseiaco. Im Dp. Drôme: Fiancey, 
1158 de Finceu, aber schon 1483 Fiancey. Hier ist vielleicht 
an eine Reduzierung des Triphthonges *iai — *içi>-ei zu denken. 
Im Alyon. kommen beide Reduzierungen vor: ie und ei : ^ so MO. 
leit 624, und liet 53, 15, esgleisi und^ esgliesi; dann demei < 
dimedium, aber meidi und medi; daneben fast immer Nisies < 
Nicetius und liere < légère. Also konnte es auf der Stufe 
iacu > ié sich leicht mit iaco > ei (siehe unten) kreuzen. Da 
aber ieu am hâufigsten vorkommt, so werden aile drei vermengt. 

16. Wie iacu > ieu, so acu > au, ou vgl. lacu>Iau: 
Spinacus > Epinoux^ In CS lesen wir de Appinaco (1000 un- 
gefahr; spâtere Belege enthalten ein falsches i: Appeniacus, 
Apiniacus 1098, Apiniacus 1070, j. Apinost (Rhône).^ Mit 
grofser Wahrscheinlichkeit haben wir in -od im Dp. Ain -acu zu 
sehen: *Corbonacum > Corbonod, wo ^Corbonacum allerdings 
nicht belegt ist; vgl. aber Rostonnaco 8ôi j. Rothonod (Ain), 
was fur dièse Deutung spricht.' Charnoz (Ain) wird immer als 
villa Charnauz, Charnaus, Charnoux belegt Dièse Belege 
stammen erst aus dem 13. Jahrh.^ 



Wir haben vor uns zwei Typen der Behandlung von -acu: 
I. wo ^c^ voUstandig schwindet wie in Iacu > lau, und zwar 



^ Vgl. Zacher, Bdtrâge zum Alyoner-Dialekt , S. 24, cf. Devaux S. 156; 
Rom. Xin, 545. 

' D'Arb. de Jub. Les prem. hab. U, 108 will hier -os eus schen. -st 
ist hier vielmehr blofse Schreibweise , tibertragen ans den Fâllen, wo wirklich 
• us cas vorlag. 

* Williams o. c. S. 10 fîihrt Beispiele fur ein kelt. SuflBx -ot an. 

^ Intéressant ist die Form vreou neben veray, die nur zweimal vor- 
kommt (s. H. Iserloch, Darstellung der Mundart der delphin. Mysterien). 



22 

grôfstenteils in den Fâllen, wo dem -acum ein Palatal vorhergeht 
Es gîbt auch Beispîele fur K. + acu. 2. wo ^c^ > i; meistenteils 
in -acu, wo kein Palatal vorhergeht, aber auch in Pal. -f- &cu. 

16. Der Gegensatz pfianzt sich vielleicht dann weiter zu den 
Francoprovenzalen nach Italien, in die Schweiz und dann weiter 
ins Dp. Jura fort Fur das letztere Dp. zitiere ich Beispiele nach 
Hôlscher: *Cavariacus > Chavêria^ Cressia > Cresciacus L. II, 
Gùia < Giziacus, Thoissia < Tusciacus L. II, Chancia <; *Can- 
tiacus, jT/iwrw < Turiacus, /7fr;a/< Floriacus, Dessia<iT>e' 
ciacus, Martgna < Mariniacus, Martignat < Martiniacus. 
Lauter Beispiele, wo Pal + acu vorliegt. Artenaz kann *Artonatis 
sein, oder -a y, -ey>a. Daneben aber haben wir -acu > ay: 
Charnay < *Carnacum, Frontenay < *Frontonacum, Chatonay 
< *Capitonacum, Chambley < *Camulacum; auch -iacum 
>• ey; *Campaniacum >• Champagney , Germiniacum > Ger^ 
migney, S. Hôlscher S. 53. Dièse ey-Entwicklung, welche in 
Doubs ûber ici (wie ûberhaupt in Frankreich) entstanden ist und 
lautlich das nfr. -y vertritt, erscheint besonders im Dp. Doubs, vgl. 
Hôlscher S. 51. ^/-^//^«^^ < Brittiniacus, Champagney ^cCdkXn- 
paniacus, Amancey < Amantiacus, Flagey < Flaviacus. Vor- 
ïàufig mufs ich sagen, dafe das Verhâltnis dieser Formen zu den- 
jenigen im Dp. Ain nicht recht klar ist, da mir die urkundlichen 
Sammlungen aus diesen Dp. fehlen; denn hier ist auch die £nt- 
wicklung *içi > ié, -ia denkbar, wie auch L. J. Juroszek Zs. 27,560 
annimmt. Aber dann bleiben die Fâlle iacu > ei unerklârt. Ich 
weifs nicht, ob man hier zwei verschiedene Behandlungen von ici 
annehmen darf, wie das in alyon. der Fall ist. 

In Freiburg im 15. Jahrh. haben wir folgende Formen: Mon- 
taniacu>i7/(7xr/amif, Montagnie; -<4^/>> Agiacu? Marliacu — 
*Meruliacu > ifcfflr//if; Favriniacu, *Fa briniacu > /aî;ûr//i>r; 
-^îT/i? >• Eburiacu? Altiniacu > -4«//^«i>. Altère Beispiele habe 
ich nicht Girardin Zs. 24, S. 210 nimmt hier an ''^iei, -ie, -i, was 
auch môglich ist, vgl. challie < catalectu, lectu heute yl. Da 
mir die âltcren Belege fehlen, so kann ich das Verhâltnis zwischen 
den Formen in Freiburg und denjenigen im Dp. Rhône, Ain, 
Isère, Savoie nicht statuieren. 

Fur Vaud habe ich âhnliche Beispiele wie in Freiburg aus 
„ Archives dauphinoises": (Stephanus de) Disie j. Disy^ im 14. Jahrh., 
hier auch -ier: Janolye 14. Jahrh. j. Genolier, 

In Italien (Val Soana) AUiacum > Aglié\ hier lectu yît: 
die ON weisen demnach auf die altère Stufe hin. 

Fur Dp. Jura, Schweiz, Val Soana schliefse ich vorlàufig nur, 
dafs hier ùnsicher bleibt, ob zwei Typen der Behandluug des ^c^ 
vorliegen. 

17. Bevor wir an die Frklârung dieser Tatsache herantreten, 
sei uns gestattet, diesen Gegensatz auch in Ndfrkr. zu verfolgen. 
Von vornherein mufs ich sagen, dafs das von mir gesammelte 



23 

Material, wdches den Dict topogr. oder den Cart entnommeii ist, 
nicht ûber aile Zweifel erhaben ist 

Im Dep. Marne (Dict. top.): Bagneux < de Belnîaco 1155; 
sonst ist hier -ay -ey: £arbariaco > Barber ey, Im selben Dp. 
MonSoriettXf Moniauritux 1687 und daneben Monioury (ein and. 
ON.) < *montem Auriacum. In diesem Dp. gibt es mehrere 
-eux ohne altère Belege. Vtgneux < Viniacus 1162, jedoch 
weisen andere Belege Vinoit 1165, Vinioit 1172 auf Vinetum 
12 10. Das Verhâltnis ist mir unklar. 

Im Dp. Meuse (Dict. top.): HerbeuvtlU: Herberici villa? 701, 
702 Herberiaca villa, aber 952 Harboldi villa. Das Beispiel 
ist ganz unsicher. Bovée < Bauviacum 870, Boviacum 948. 
Sonst ist in diesem Dp. iacu > y, vielleicht aus âlterem ey: Issey 
< Isciacus 925, Jtwtgny < Joviniacum 874, Gevtgney 1264. 
Pùuilliaux und daneben Pouilly < PoUiacum 1045. Auch in 
diesem Dp. gibt es -eux ohne altère Belege: Prigneux. 

In Dp. Eure -et -Loire (nach Holder I): Brai-acum j. Brau\ 
vgl. Brageac (Cantal). 

In Dp. Nièvre (Dict. top.): ^Bois-de-Marcioux ^ ebenda 11 Mal 
*Marcy, Viele auf -oux ohne altère Belege; es kann -olus sein. 
* Pouilleux^ ^PouilloU daneben * Pouilly < *Pauliacum. 

In Dp. Meurthe (Dict top.): 3 Blenod < Bladenaco 836, 
Bladenacum 870, Bladenau 875, Blenou 1295. Galiaud <^ 
Gaiacum im 10. Jahrh. Sonst hier die Entwicklung (i) a c u > - a y , 
-ey, -y. 

In Belgien Gemblacus (Namur) > Gemhloux (Merowing. Zeit) 
Longnon; Stabulacus > Stavelot (Liège), sonst in Belgien Tur- 
nacus > Toumay. Niederlânder in Zs. 24 S. 9 (die Mundart von 
Namur) erwâhnt noch Templiacum > Temploux, 

In Côte-d'Or: Nanioux < Nantuacus (Car.) Longnon. 

In Elsafs-Lothringen : Rembacus > Renibas (Longnon). 

Im Cartulaire de Chartres haben wir Argentiacus> Argençon, 
\vo der Suff.-Tausch nur auf der Slufe *Argenço môglich zu sein 
scheint. Im selben Cart. Bociacum > Boisset Ebenso Jusiers <^ 
Josiacensis cella, Gisiacus, Josiacum, Gizei, Gesei, Gesia- 
cum. Das Verhâltnis dieser Formen ist mir nicht verstândlich. 
Ebenda Telliacum, Tilleium> Teilleau oder Tilly nach Guérard. 
Das Beispiel also âufserst unsicher. Wadriacum, Wadreium > 
Gaudrez, Dièse letzteren Beispiele wâren denjenigen in Char., Inf., 
Char., Vienne âhnlich, wo wir viele ON. auf -ec ônden, daneben 
auch ay. Arçay <Arciacus 781 (Vienne), Ctvrqy < Severi- 
acum, Benassay < Benaciacum 889, Bernezay < Bernaciaco. 
Daneben aber -e, welches auf frûherem -ec beruht: Ablet < in 
Abliaco 969, Ablec 1155, Marigné — Marignec 1353, Aillé <, 
Alliacus 673, Ailec 1092. Aber auch y: .^«//^«y < Autiniaco, 
Autignec 11 84, wo der amtliche Einflufs vorliegen kann. In 
diesem Dp. auch Formen, welche auf vôUigen Schwund von ^c^ 
hin weisen: Chambonneau •< (villa cui nomen est) Camboniaco 



24 

super fluviilm Mildonis 950, aber iioo Terra de CambonellL 
Das Beispiel îst unsicher, da ein Suff.-Tausch vorlîegen kann. C£ 
viele ON. Camhon. Hier gibt es mehrere auf -oux ohne altère 
Belege: so Corner oux ^ Magnoux, OriouXy Pontignoux, Pontiîou. Hier 
erkiârt sich vielleicht acu > ec durch zwei Strômungen, welche 
sich hier zu kreuzen scheincn: i. die £rhaitung des ^c^ wie im 
Prov. acu > ac, 2. der nfr. Ubergang von a > e (das Bartsch'sche 
Gesetz bat bekanntiich hier keine Gûitigkeit). 

Intéressant ist auch im Dp. Marne: Luxémont < *Luciacus 
mons, Hausstgnémont <C *Aisiniacus mons neben Remicourt <C 
Remiaca curtis, Frignicouri < Freniaca curtis, Larzicourt < 
*Latridiaca curtis, Sapignycouri < Sapiniaca curtis, wo einmal 
c mit u gescbwunden zu sein scheint: iacu > e (ûber le), ein 
anderes Mal aber > i (ûber *iai, *iei). 

Aus diesen Beispielen kann man nur auf die Wahrscheinlichkeit 
des Schwundes in Ndfrk. schliefsen. 

17. Wie sollen wir nun diesen Gegensatz erklâren? Es gibt 
zu dieser Ërscheinung Parallelen, auch bei den Appellativen: Iacu 
> afr. lai (R. Gr. §§ 438, 439), aber fagu > fou, vgl. bei Gode- 
froy daneben auch fai. Muret * môchte neben fou in ON. Fay, 
z. B. Fay-les^Essaris hierherziehen. Jedoch kann man damit nicht 
operieren, da viele Fahy^ Fay auf *fagetum (vgl. Boissi < buxetum, 
s. D'Arb. S. 617) zunickgehen kônnen (vgl. R. Gr. § 105). Auf 
dem sofr. Gebiete lacum >lau,2 paucu>pou und poi (R. Gr. 
§ 289 und 438), in Sofr. scheint poi nicht vorzukommen. In einem 
Falle wird acu wie fagu behandelt, in anderem aber wie paier < 
pacare. In alyon. auch auslaut c > i: oy < hoc, avoy < apud 
hoc, lay < illac.^ vay < vagus und veray < veracus kônnen 
nicht hierhergezogen werden, da sie nach dem Fem. analogisch 



1 Etudes romanes dédiés à Gaston Paris , S. 472. — R. Gr. I § 438 
unterscheidet im Franzôsischen primâtes agu von sekundârem agu (aus -acu), 
-agu]>ou, -acu oder -aco dagegen ^ai (vgl. auch §439). Fiir das Sofr. 
wiirde dies nicht zutreffen. 

' In Vionnaz aber lé: vgl. Gilliéron, Le Patois de Vionnaz, S. 19 
(S. i6î le!, bei ihm ist é = fermé, è = ouvert). Da hier trabem>tr6, 
calet^tsô, au aber ]>û, so hatten wir zu erwarten lacu]>lô. Somit 
habcn wir fur dièses Gebiet Palatalisierung des ^cv anzunehmen. Vgl. auch 
Odin, Patois de Vaud S. 161 (Index) Iç und S. 25 fragum>-frç neben 
fagum^faç, was sehr merkwiirdig ist. Wie daraus zu ersehen ist, weicht 
das schweizerische Sofr. von dem delphinatischen ab. Das vnirde stimmen mit 
dcr Tatsache, dafs wir hier fur -iacu^ié eine altère Stufe -ieu nicht nach- 
weisen kônnen. Hier wâre demnach -iacu^'^iai^i^i — ie anzunehmen. 

* loy = location (Revue des patois III t66) im Alyon. wird vielmehr 
von loyer -^ locare ein Déverbal sein. Sonst ergiebt hier jocus, focus, 
locus, Philipon Rom. XIII, (lyon.) fua, lua, in Bresse (Philipon Rev. pat I) 
fues, fue, Beljue (Beaujeu) „ne peut s'ouvrir en ua: lua, fna*S in Dau- 
phiné (Devaux S. 280) fue, lue, lua. Dièse Formen kann man leicht durch 
eine Ûbergangsstufe *lueu, *fueu, ♦jueu erklâren, wo der letzte Bestand- 
teil des Triphthongcs infolge der Dissimilation geschwunden wâre (cf. auch pou 
neben po). 



25 

gebildet worden sein kônnen ( cf. R. Gr. § 43g). Dieselben Ver- 
hâltnisse herrschen in Haut-Dauphiné. 

L'abbé Devaux, der dlesen Gegensatz (o. c. S. 133 — 145) zum 
erstenmale dargestellt hat, versucht ihn auf folgende Weise zu lôsen. 
£r vermutet, dafs man, nachdem iacu > iego, das Gefûhl fur 
dièses Suffix verloren habe und dafs dano iego wie ego > eo 
bebandeit wurde. Mir scheint das ganz unrichtig zu sein. £rstens: 
ego > eo ist gemeinromanisch. Zweitens: der Schwund kommt 
nicht nur bei pal + acu vor, sondern auch bei K. + acu; umge- 
kehrt ^c^ > i nicht allein in K. -f- ^cu, sondern auch bei iacu. 
Dièse Annahme scheint demnach gar nichts zu erklâren. Obrigens 
scheint die sehr kleine Anzahl von falschen Latinisierungen von 
diesem Suffix (nur einigemale, wo ieu — evum latinisiert wird), 
daranf hinzuweisen, dafs dièses Suffix nicht sofort nach dem ver- 
meintlichen Obergange iaco > iego vergessen wurde. — Devaux 
achtet zu wenig auf die Chronologie der Laute bei der Erklârung. 

Wenn man dièse Fâlle mit jocu, focu, locu^ in Zusammen- 
hang bringty so glaube ich, dafs wir eine verschiedene Behandlung 
von ^c^ annehmen mûssen, je nachdem es vor -u oder -o zu 
stehen kâme. Dieser Unterschied erklart sich durch die verschiedene 
Wirkungsfâhigkeit des auslaut. -u und -o. U war imstande c zu 
labialisieren, o dagegen nicht; und als die Auslautgesetze zu wirken 
begannen, traten ganz verschiedene Konsonanten in den Âuslaut: 
I. aqu, 2. ayo. Der erste Typus bat dann au ergeben, der 
zweite ai. 

£inige Ândeutungen zu einer âhnlichen Théorie bat Muret in 
„ Etudes romanes dédiés à Gaston Paris" gegeben, indem er auch 
fur c vor -o -u verschiedene Behandlung annahm. Dafs wirklich 
eine verschiedene Behandlung des c° annehmbar sei, scheint afr. 
lues aus loco zu beweisen (luecs — lues), vîelleicht auch rogo 
> rui(s) (R. Gr. §438), cf. Meyer-Lûbke Zs. K, 538. Uabbé 
Devaux will (o. c. S. 14I1 in der Fufsnote) dieser Annahme be- 
gegnen mit dem Hinweis auf die Form fau > *faco, welche in 
alten Texten von Grenoble vorkommt; aber damit wird nicht be- 
wiesen, dafs hier der Schwund des ^c^ vorliegt, denn es kônnte 
ein analogisches Produkt sein.^ Wir hâtten folgendes Schéma: 

I II ra IV 

-acu3 > -aguu > augu > au* 
-aco > -ago > ayo > ai. 

Wie lacunam > lona zeigt, ist dièse Erscheinung im Sofr. 



» S. S. 24, Note 3. 

' Fur vado (vao, stao) feblen leider Belege. — Eine Ncbenform flir 
1. p. s. ist noch foiz s. Devaux o. c. S. 384. 

' Unabbângig, ob Pal. vorhergebt oder DÎcbt. 

* Nach dieser Stufe kann im Sofr. Pal. -f- au >^ eu. 



26 

nicht an die Âkzentstelle gebnnden» vgl. noch Segusiilin > Suse; 
im Lyon, noch ulll (11 mooill.) < acncula (Paitspda S. iio).^ 

18. In spâterer Zeit wurde -acus dnrch das SufHx -Ittus 
erweitert Dafs das eine spâtere Bildong ist, sieht man an der 
Gestalt -aguet: Orlhaguet (Aveyron, Corrèze, Dordogne), im 1 1. Jahrh. 
Aureliageto; *Chauliaguet (Cantal), *GailIaguet (H. Gar.) etc. 
Dièse Erweiterung konnte ich auf dem sofr. Gebiete nicht nach- 
weisen. Vielleicht liegt die Ursache darin, dafs das auslautende 
-ieu, -ay keine passende Stûtze fur -Ittus war, was gerade die 
Tatsache bestâtîgt, dafs dièse Erweiterung keine ursprûngliche, 
sondem eine sekundâre ist Desjardins bringt z. B. fur Orlhaguet 
auch Aureliacensis, Aureliaco (ii. Jahrh.), daneben im 1 2. Jahrh. 
in einer in prov. Sprache abgefafsten Urkunde Aurlaguet, Aur- 
1 h aguet. Auf dem Gebiete, wo dièse Orlhaguet vorkommen, gibt 
es auch viele Aurilhac^ Orlhac (vgl. den zweiten Teil). In der 
Auvergne findet sich neben Caulhac auch das obenerwâhnte Cau- 
Ihaguet, im Dp. H. Gar. neben Gaillac auch Gatllaguet, Es ist 
demnach anzunehmen, dafs zwei -âcum ON in derselben Gegend 
und mit derselben Grundlage spâter durch das Hinzufûgen dièses 
Suffixes unterschieden wurden. Dasselbe dûrfte der Fall sein bei 
der Erweiterung durch ein anderes verkleinerndes Suffix -olus. 
Das geht hervor aus Campaniagolum prope Campaniacum 
(ca. 86o) in CE. Im selben Cartulaire noch Spaniagol j. Espa- 
niagol (Corr.). -olus, das sonst in ON hâufig vorkommt, findet 
sich in dieser Verbindung selten. Vgl. noch B 12. 

19. Wie germ. EN zeigen, steht es fest, dafs dièses Suffîx 
zur Merow. und Karol. Epoche lebensfahig war. Das ist der eiiizig 
sichere Anhaltspunkt fur die Chronologie. 

Fur die Chronologie wâren dann zu verwerten offenbare ge- 
lehrte Bildungen wie Pontiacq (Basses Alpes) 1385 Ponteac^; 
Bestiac (Gers). Ob Marciac (Gers) <; Martiacus, und Torsiac < 
Tauriciacus (H. Loire),^ ebenso zu beurteilen sind, mûfste speziell 
untersucht werden, was bei der jetzigen mangelhaften Uberlieferung 
nicht môglich ist; es konnte nachtrâglich -iac eingefahrt werden 
von den Fâllen wie Taurtac, Aurtac^ Mauriac , auch deshalb, weii 
-iacum viel hâufiger vorkommt als K. + acum (vgl. Juroszek: Zs. 
27i S. 559).* Nicht hierher gehôren Fàlle im Dp. Jura und Ain 
wie Chavéria, Cressia^ Thoissia^ wo iacu > ie — ia; û konnte auch 

^ Die Note bei Devaux S. 449, als Korrektur zu der S. 142 1. 5 ge- 
gebcnen Erklârung von -acum, verstehe ich nicht. 

* Oder vielleicht liegt in diesem Falle *Pontei-acum zu grande; cf. 
Juroszek, Zs. 27,678: * Méolans (Basses Alpes) <^ *mediolanum fïir die 
Behandlung vjv. Dans wâre es nicht gelehrt. 

* In Chron. de S. Marcial hg. von Agier-Daplès aber regelrecht Torsac 

* Vgl. noch -iac in: *Antontac (Dord.); *Coulouniac (Dord.), *Chava' 
mac (Gard.) aber 171 5 Chavagnac; Siottiac (Corr.) in CB. Siuiniacus, 
*Boulia£ (G-ard.), Coltas (Gard.) 11 50 Colliaco. Wie werden dièse ON 
mundartlich ausgesprochen ? 



«7 

hier das palatale Elément des Diphthongen aufsaugen wie Martigna 
< Martiniacus, Savtgna < Sabiniacus, Cogna < Coniacus 
beweist 

Das wâren die sprachlichen Merkmale fur den terminus ad 
quem. Fur den terminus a quo besitze ich nichts. Die Annahme 
D'Ârb. de Jub. § 5, S. 146, dafs -iacum ON nur nach der rôm. 
Ëroberung hervorgegangen sind, lâfst sich nicht halten, da man 
dem Kelt. ein Gentilsuffix yo nicht absprechen kann.' Die kelt 
und rôm. EN.» welche hier vorkommen, helfen uns fur die Chrono- 
logie gar nichtSy da auch nach der rôm. Ëroberung die kelt. Namen 
noch forthestehen, wie die -anum ON beweisen. 

Dieselben Bemerkungen ûber die Chronologie, die hier gemacht 
sind, gelten auch fur die -anum, -uscum, -ascum ON. 

20. Ober die geographische Verbreitung ist wenig neues zu 
sagen. Am seltensten scheint acum vorzukommen in der Provence 
und in dem Dp. Pyrénées Orientales. Dafs dièse Tatsache auf 
den ethnologischen Verschiedenheiten beruhen kônnte, ist wahr- 
scheinlich. Ganz sicher ist es nicht, denn wir fînden z. B. auf 
dem aquitanischen Gebiete, wo Iberer safsen, -acum ON in Huile 
und Fûlle. Die âltesten Belege fur -acum ON in diesen Gegenden 
stammen aus dem 6. Jahrh.^ n. Chr., wo die kelt. Bevôlkerung schon 
lângst romanisiert war. Es ist allerdings môglich, dafs dièses 
Faktum mit der Ëroberung der iberischen Lânder durch Gallier in 
Zusammenhange steht.^ Und dann mufs man immer mit der Tat- 
sache rechnen, dafs das Suffix auch zur Zeit der germ. Invasion 
Icbensfahig war. Es wâre daher auch môglich, dafs -acum in 
Aquitanien spâteren Datums sei, etwa aus der Zeit, wo sich der 
Brauch, die ON mittels -acum zu bilden, weiter ausgestaltete. 

B. Das Suffix -anus. 

1. Es ist schon lângst erkannt worden (vgl. Flechia a. a. O. 
[Suffîx -anus], D'Arb. de Jub. o. a S. 162), dafs das Suffix -anum 
in den gallo-romanischen ON eine gleiche Funktion vertritt, wie 
das schon besprochene -acus. Neben der Formel EN -|- anum, 
gibt es einige Adjektiva + anum aïs ON. Dièse sind, soviel ich 
bis jetzt ermitteln konnte, albus,^ altus,^ médius.* Dafs es auch 

* Vgl. Seyo/xaçoç Ovikkoveoç, EaxiyyoçeiS KovâOMoç; vgl. Schulze 
a. a. O. S. 20 ff. 

* Marsas (Grir.), im 6. Jahrh. Marciacus, 

' Cf. darâber Luchaire, Sur les idioms pyrénéens S. 25. Auf der S. 37 
spricht er weiter von der „CeUisation'* der aquitanischen Stâmme. 

^ *albanùs meist in Verbindung mit montem: 2 Montauban (Drome), 
Montauban (Tam-et-Gar.), 3 Montauban (Dord.). 

^ *a 1 1 a n u s : Les Autanes (H. Alpes) A 1 1 a n a 739 ; Autane (H. Alpes, 
Drôme [Al tan a 805]). 

' medianus: Myans (Savoie) im CGr. Meianes; gewôhnlich aber in 
Verbindung mit anderen Appelativen: Sarremenan (H. Gar, Lot), Sarre- 
migeane (^Mà€\t <^*5erra mediana; Sauvemea {fi,Vyx,) 1323 Seubemea, 
Sanbemeaa 1385 •< *silva mediana. 



28 

an andere Appelladva hinzutreten kônne, werde ich im folgenden 
nachzuweisen versuchen. Wie bei -acum, so auch hier, ist dièse 
Funktion vielfach nnsicher. Man kann nâmlich nicht mît Sicherheit 
sagen, ob Montaniacum (s. D'Arb. S. 285 und Holder II) und 
Campanlacum (s. D'Arb. S. 210 und Holder I) wirklich von den 
EN abgeleitet sind, oder ob sie von den Appellativen camp a nia, 
montania, welche ohnehin in der franzôs. Topographie sehr 
verbreitet sind, durch -acum erweitert wurden, wie das beispîels- 
weise bei filicaria^ der Fall ist. Dasselbe gilt auch fur Cam- 
panianum (s. D'Arb. S. 210) und Montanianum (ib. 286), welche 
allerdings in etwas beschrânkterem Umfange nachzuweisen sînd. 
Pieri in seîner Arbeit ^Toponomastica délie valli del Serchio e 
della Lima Cap. IP' wîll etwas âhnliches nachweisen: Fronéolano 
zu fronde, Gamhano zu gambo, Quarquitana von quercus, 
Grtmiano zu rubus, Selvano und Salvano zu silva; dann in 
Cap. III Gamhrano zu cammarus. Also in sehr beschrânktem 
Mafse; denn die Funktion bei der Bildung von ON von den 
Pflanzen und Tieren ûbemehmen -ëtum bezw. -a ri us. Wir finden 
zu merula in Sfr. *Merulacum und vîelleicht *Merulanum (cf. 
Merulla), dann zu berula ^berulanum. Aheillan (Her.) kônnte 
man auch als von abelha abgeleitet auffassen, doch findet sich von 
einem *apiculanum in den Urkunden keine Spur, so dafs ich 
vielmehr geneîgt bin, darin eine Ableitung von dem EN Apellius 
zu sehen. Ebenso ist zweifelhaft ob wir in Draguignan (Var.) < 
Draconianum dasselbe Wort suchen mûssen, welches in Dragch 
nier es < *draconarias vorliegt In vielen urkundh'chen Mor- 
lanum und heutigen Morlans kÔnnte man eine Deminutivform 
von morus sehen, cf. bei Pieri o. c. p. 94 Monte Morlo^ umso 
eher, als man hier nicht, wie D'Arb. de Jub. fôlschlich annimmt, an 
ein Deminutivum vom EN Maurus denken kann. Vielen *Pina- 
cum in Eccl. de Pinac, Piniacum in CS. Pinetum (s. D'Arb. 
S. 624) scheint Pinianum 1025 j. Pignan (Her.) zu entsprechen, 
desgleichen Prugnanes (P. Or.). Dasselbe ist auch bei vielen Orsan 
der Fall, welche man sowohl durch ursus als auch durch den EN 
Ursius erklàren kann. Aber gerade von den fur die franz. Topo- 
nomie sehr charakteristischen Pflanzennamen al nu s und verna 
kann man, abgesehen von unsicherem *Vernosan (Ain), welches 
wahrscheinlich von *vernosus (vgl. vîele Vernoux) gebildet ist, 
keine Bildung auf -anum nachweisen.^ Um Ailes zusammenzu- 
fassen, die Tier- und Pflanzennamen kann man in den ON mit 
-anum vermuten, nicht aber streng nachweisen. 



* Faugeras (Drômc) 1374 Faugeyrac; Falgayrac (Dord.) 1282 de 
Falgneyraco; Fougerac (Dord.), Fougerat (Char.) <^ ^tili car iacum neben 
vielen Les Fougères <C^Y\\\ç,2ixW^\ bei DVj Fclgares villa. 

' In Piémont heifst ein ON Alisanum (a. 1199)» welchen Deecke auf 
alisos = £rle zuriicknihrt, dann ein Bach im Dep. Aube Uotain^ âlter 
^ftfsaiff <^ "'Alisanus. Aber auch ein GÔttername Alisanus ist belegt. Cf. 
Jahrbuch fiir Gesch., Sprache und Litteratur Elsals-Lotringens 10, S. 10. 



29 

Eher aber die Appeliatîva, welche sich auf Boden und mensch- 
liche Kultur beziehen. Zu den oben erwâhnten campaniae und 
montaniae fûge ich noch folgende hinzu: cas tel lu m hat viele 
castellanum ergeben, ebenso capella. UOrtoîan (Gard) kônnte 
man durch ein Deminutiv von hortus — hortulus erklâren vgl. 
bei Pieri o. c. S, 91 Ortoîa, Nortola, In Sauvan^ Salvan kônnte 
man die Âbleitungen von silva sehen: s il van um. Von den 
anderen Wôrtern fûhre ich noch an: cumba, vïcus, urbs, cam- 
pus und mons. — 

2. £ine noch im Lat ûbliche Funktion hat sich in den ON 
erhalten, nàmlich die Adjektiv-Bildung von den Stâdtenamen zur 
Bezeîchnung der Gegenden: z. B. colonia Salonitana, obwohl 
diesen Dienst im Galloromanischen das Suffix -ensis ûbernommen 
hat So haben wir pagus Gabalitanus > Gévaudan von Gabalis 
"^Javouls, pagus Tolosanus>- Toulousain, von Tolosa>- Toulouse^ 
^igoxxii^LnvLS > Bîgourdain von Bigoudi^ Bîgorre\ pagus Gra- 
iï^iïiO^oViidinViS^ Graiswaudan von Gratianopolis > 6^n?»(?3/<f; 
Em pur it anus pagus in den Merow. Uikond^n > PAmpurdan] 
pagus Elisanus >Z'jSi<w» von Elusa> jEa««^; dann „le pays de 
Z<2^(wr < Lapurdum oder Labour dan, Vgl. dagegen in Ndfrk. 
pagus Belovacensis>> Beauvoisïs, woher auch der nfrz. Brauch 
die Gegend durch ensis > ai s zu bezeichnen. 

S. Weit ûberwiegender ist dagegen die Bildung : EN + anum, 
ganz entsprechend EN + acum. Die Personnamen, welche da vor- 
kommen, lassen sich abgesehen von vielen anderen dunkler Herkunft 
in a) keltische, b) rômische einteilen. Germanische lassen sich nicht 
mit Sicherheit nachweisen. So z. B. a) Boius,* Domatius (?),2 
GoRDUs,3 Laukus,* Skgodannius,* Talakius,® Vindos' etc.; 
b) Celsius,» Tullius,» Servius,i^ Rutilius.i^ Cornbuus (D'Arb. 
S. 358), AuKELius (ib. 434), Sempronids,^* Lutatius,13 Marcius 
(ib. 275), Makius,14 juLius (ib. 142), Flavius (ib. S. 235), etc. etc. 



* Boufan (Hérault) — Boianum 937. 

* Domazan (Gard.) 1294. 

* *G<mrdan (Ardèche, H.-Gar., Alpes-Mar.). 

* Lauranus locus in Carcassensi pago 884; *Lauran Gers. Vgl. D'Arb. 
Rev. Celt. XVI, 130. 

» de villa Segodanniano 1066 j. Serdynià, Vgl. Rev. Celt. XI, 48ofr, 

« Talairan (Aude). 

' Vendanum in CGr., nach Marion vielleicht Le Veyer (H.-Alpes), 
Fur die Quantitât des i vgl. Vindonissa> Vendenesse (Saone-et-Loire) s. 
D'Arb. a. a. O. S. 583. 

" Celsianus vilaris in pago Empuritano 874 (DB. VIII). 

» Tollianum (843) j. TuUins (Isère). 

" Servian (Hérault), aber de Cerviano 1065; ♦Za &rv/Vz««/ (Bouches- 
du-Rhône). 

^^ Rntilianus villa in suburbio Nemausensi a. 813 bei DV9. 

u Semprugnanum in CGr., von Marion (mit Fragezeichen) mit Sa- 
vournon (H.-Alpes) identifiziert. 

^ Ludazanum in CM. 

^* Mairan (Hérault), Mayran (Gard). 



30 

£s wâre ganz faisch, wenn man darin das Bestehen dièses Suffixes 
vor und wâhrend der rômischen £poche sehen woUte. Denn die 
Unannehmbarkeit einer solchen Annahme lâge auf der Hand. 
Dièses Suffix wurde nach der Eroberung GalUens in die franzôs. 
TopoDomastik eingefûhrt. Ich schliefse mich der Ërklârung, welche 
Prof. Meyer-Lûbke^ inbezug auf das Verhàltnis der -acu und 
-anu ON gegeben hat, an. Die -anum ON weisen danach auf 
rômische Siedlungen mit rômischer Bevôlkerung hin. Dièse doppelte 
Provenienz von Namen beweist nichts anderes als die Tatsache, 
dafs die Rômer zu dieser Zeit von den Kelten einige Namen an- 
genommen haben, oder, da dièse ON auf eine Bevôlkerung mit 
lateinischer Sprache hin weisen , dafs die Kelten schon damais ro- 
manisîert waren. £s werden sich wahrscheinlich auch andere 
Provenienzen von den in den ON enthaltenen Personennamen 
nachweisen lassen, griechische» illyrische und ligurische etc., was 
wiederum auf dieselbe Art zu erklâren ist. 

Anders wâre es natûrlich mit germ. Namen ; denn wir wissen, 
wann die Germanen in Gai lien eintreten. Leider habe ich nur 
wenige Beispiele, wo man germanische Namen vermuten kônnte: 
*Baudan < *Baldanum, und *Friolan < *Fridulanum, aber 
ohne altère Belege. Da kônnte man auf den Fortbestand dièses 
Suffixes wâhrend der germanischen Epoche schliefsen. 

4. Jetzt wollen wir die lautliche £ntwicklung betrachten, 
welche viel einfacher ist, als die von -acu s. Beginnen wir mit 
den sûdlichen Dpts. und zwar von Westen nach Osten.^ 



^ Vgl. EinfuhruDg § 215; dann von demselben: „Eiii Corpus topographie 
cum orbis antiqui'* in Zts. fur die ôsterr. Gymnasien. 53. Jahrg., Heft 8 — 9. 

' Bevor ich an die Betrachtung der lautlichen Gestalt herantrete, wi)l 
ich einige Bemerkungen ûber die grammatischen Verhâltnisse dièses Suffixes 
vorausschicken. Nach der modemen Gestalt kommt es sowohi im Fem. als 
im Mask. vor. Die Beispiele dafiir sind in Hiiile und FûUe vorhanden. Ich 
zitiere nur urkundliche Beispiele: Yatiana, civitas Burgundiae, DB I, 170c 
(ex Anonymo Ravenate); Simiana j. Simiane (Bouches- du-Rhône) in CM.; 
Ruffian a, urbs Nemetum bei Ptolomaeus DB I, 78 b; „et est ipsa peda de 
vinea in com. Nicensis prope civilatis, prope muro antiquo qui pergit ad 
Arisana" lesen wir im Cartulaire de Nice 1002. Liviana in Tabula Peu- 
tingeriana DB I; Marignana (Longnon Kar.) j. Marignane (Bouches-du- 
Rhône) neben *Marignan (Gers), ^Marignans (Pyr.-Or.). — In den Urkunden 
kommen auch solche Fâlle vor, wo es mit villa nicht iibereinstiinmt: „et villa 
Tauriniano" (a. 950) DBIX; de villa Tortiliano DB IX, in villa Sau- 
riniano 985 DB IX. Hier kann -o auch Nom. sein, cf. Paciano villa in 
p. Gerundensi 922 DB IX; Daviano Mutatio DB I, m. Wenn man die 
grammatischen Verhâltnisse in wirkliche iibersetzt, so heifst das, dafs wir vor 
uns zwei Klassen von -anum ON faaben: i. diejenigen, die an fundus oder 
ager ankniipfen oder die urspriinglicb ein Neutrum waren, 2. die mit villa, 
colonia, terra ursprûnglich iibereinstiromten. Dais dièse zwei Klassen auch 
zwei zeitlich verschiedene Schichlen darstellen, ist wohl nicht anzunehmen. — 
Dem -es der modemen ON entsprechend, fîndet man auch in den Urkunden 
ein Akk. pi. fem. -as: so bei DV] in Marîdianas 871; Salmazanas, 
mansus Belloloco concessus 1007 — 1108 in CB; Velcianas villa in p. Ot- 
mensi (a. 980) DB IX; An dan as locus in CS. an. — Die modemen ON 



3ï 

Âuf dem sûdwestfrz. Gebiete gestalten sich die Verhâltnisse 
folgendermafsen : 

a) der Schwund des ^n^, welcher im Béam Dehnung mit sich 
bringt: in Bas-P)T. Barbàa < *Barbanum; Casteràa < Castella- 
num, 3/(?r/i^z < Morlanum, ^(7»/rlia < Molianum, Le Chrestiàa 
mehrere Maie, daneben auch Les Chresiiannes. Die moderne amt- 
liche Orthographie bat vielfach -an wiederhergestellt, wo frûher 
-àa war: wie z. B. Moniaubany 1540 Montauba; Barhan 1440 
Barbàa. Dieser Schwund ist weiter in Hautes-Pyr., Gers, Aude, 
und im Languedoc zu konstatieren. Aude: Petianum villa a. 889 
beiDV5>/lwa; Asperazano log^ > Esperaza; Constancia- 
num > Constaussa] castrum de Lupiano > Z^/z/m. 

Pyr.-Or.: Folianum > Feuilla; Lupianum > Llupia\ Api- 
an um (a. 991) >• Pia, 

In Hérault bat die moderne amtliche Orthographie n wieder- 
hergestellt: 

Cornelha 1363 > j. Corneilhan\ Aureillan < 815 Aurélia; 
Ugnan < 1384 Ligna; aber Cesseras < 898 César anus. 

H.-Gar.: (Bemardus de) Juliano bei DV, > Julia, 

Tam-et-Gar.: Guassaranum ministerium j. Gasseras i^ngnov), 

Gironde: Ayllans 1243, Aylano (cantjun de) > Ayllas in 
Ro. gasc.; ebenda Rustanus de Landirans > Landiras, 

Lot-Gar.: Gassas < Stus. Vicentius de Agassano (cf. im 
II. Toile Acaciacum) in Ro. gasc. 

Aus den Dp. Char. Inf. kann ich nur anfûhren: Les Romas im 
CB. Romas 1078, vorausgesetzt, dafs es ^Romanis ist 

Im Dp. Ardèche: (Petrus de) Rosanis 1363 > Rosas in CBourg.; 
villa de Galexiano j. Galezas in Doc. inéd. II < '''Galatianum; 
Chalianus (a. 943) > Chalias (d'Arb. S. 205). 

In Dp. Drome: Alixan > 1193 Aleissa; Chahrillan > 1171 
Chabreilha. 

Auf den Zusammenfall, der sich infolgedessen mit -acum er- 
eignete, wurde schon hingewiesen (Ag). 

b) Sonst ist die gewôhnliche Darstellung: an. In Dp. Basses- 
Pyr. finden wir noch -ains: Les Mar sains ^ — 1289 Los Mar- 
sains, Los Marsanhs 1376, Marsoinx 1719, Marseings 1728, 

< *Marcianis; Domezain — 1193 Domesang, Domezan 
13. Jahrh., Domazanh 1287 (liegt auf dem baskischen Gebiete) 

< ^Domatianum; Urdains, — Ordains 1739, Urdainz 1402; ^ 
*Burgussain 1247; Osserain — de Osaranho 1256, Osran 



zeigen vielfach ein -s am Ende. In vielcn FSllen ist es blofs ein ortho- 
graphisches Anhangsel: Tollianum (Kar. L.) j. Tullins (Isère); in anderen 
aber ist es eiymologisch berechtigt. In miltelalterlichen Urkunden kommen 
•anumON oft im Abl. vor: so Pavasianis villa in p. Lugdunensi (a. 898) 
DB Vni; Blidanis villa 960 bei DV^; Mutatio Vancianis im Itinerarium 
Antonini DB I, iii; actam villa Sitilianis 896 DB IX und das bekannte 
Aarelianis^ Orléans, 

* Vgl, ^Ordari'Laroque (Gers). 



32 

13. Jahrh.| Lo Sarrainh (aaf dem baskischen Gebiete). In den 
Belegen -anh, wo jetzt nur -an: Atgnan — 1385 Anhanh 
< *Anianum. Da dièse ON teils auf dem baskischen Gebiete, 
teils in der Nâhe desselben liegen, so geht uns dièse Entwicklung 
eigentlich nicht an. Da sie aber dem Béamischen nahe stehen, 
so kann man -anh wiederum nicht als Bezeichnung jenes eigen- 
tûmlîchen Nasallautes ansehen, (bonus >bongn), da dieser ge- 
rade hier nicht vorkonmit (vgl. Luchaire, Etudes sur les idiomes 
pyrénéens S. 249 ff.). 

c) Auch die Entwicklung des a -|- Nasal zu o spiegelt sich 
in den ON hie und da wieder. Pisançon (Drôme) fruher Pisan- 
cianum; noch im 14. Jahrh. Novayson, N-ssano, Noveysiano j. 
Noveùan (Doc. inéd. 2. Bd.); (Rostangnus de) Corniliano 1288 j. 
Cornillon, belegt auch Corniliani (Petrus). Die Hinzufûgung des 
n erklârt sich aus der Latinîsierung und aus der Analogie von 
anderen ON auf -on < one. 

Im Dp. Hérault ohne n: (Marie Raimère de) Valrano jetzt 
Valros (DV;). 

In Dp. Lot-et-Gar.: In Ro. gasc. homines de Agulano jetzt 
Aiguillon, 

d) auf dem sofr. Gebiete wird Pal. + anu>in:i in Dp. 
Drôme: Pairanum 1050, Pairi 1193 > /Vyf7>îj. 

Jedoch ist es sehr merkwûrdig, dafs das in den Urkunden 
belegte -in jetzt wieder als -an hergestellt wird, so: Caucourianne 
1538 Coquerina; Malossanes — 1556 les Malaussines; Royans 
— 13. Jahrh. Roins, Roinum 1080; Tersane — Tercina 1200, 
Te reine 1403, Tersanum 15 14. Dièse Tatsache ist mir unklar.^ 

Im Dp. Isère: Brocianus>j. Bressin\ Calessianum > j. 
Chaleyssin\ Mathaysana > j. yiàihaysine. In den Urkunden: 
Merzianis, Merzino 975. 7r^a«<Trecîanum; Taulianensis, 
Tollianum j. Tullins. Mit dem Schwunde des n: Aloianae j. 
Alloix wenn es nicht eine Latinisierung ist, was viel wahrschein- 
licher ist, cf. in Dp. Drôme Pairi.^ In Arch. Dauph. sind mehrere 
-in angegeben: Bregnino, Bre-o j. Bemin (wo der Schwund 
der Palatalisation auffallt); (Brunetus) Chayssins; (Herlinus de) 
Chiglino, Chillius; de lUino j. Illim\ stagnum de Lancino j. 
Lancin\ Divisino D-so (La Bastide de) j. Divisin\ par. deDoissino 
j. Doissin, 

Auch im Dp. Isère ist jene Erscheinung zu beobachten, wie 
im Dp. Drôme (in den Urkunden -in, j. -an): Chaysiliina, C-ss-a, 
Chey-a (de) parrochia im 14. Jahrh. j. Chichiliane, Ebenso im 
Dp. Hautes- Alpes in einem jedenfalls nicht ganz sicherem Bcispiele: 
Chabarini, C-is (Collis de), j. Chapeiran (Arch. dauph. II). 



^ Vgl. dariiber auch Devauz S. 113 ff. 

■ Vgl. in Nordfrankreicb Aurelianis ^ afr. Orliens, nfr. Orléans. 
• Vgl. noch im CS Irigny (Rhône) 1351 Irignis, daneben dnmal 
Irignins; ebenso Agny (Rhône) im CS Dagninns, Daygnins. 



33 

Im Dp. Savoie: S. Cas si an us j. > S. Cassm\ jedoch zeigt 
MyanSy im Cgr. Meianes, Meians, Mea, Mians, Myani 
<; *medianis keinen Einflufs des vorhergehenden Pal. 

Im Dp. Ain vielleicht ^Poncin •<*Pontianum. Jedoch gibt es 
in diesem Dp. auch Beispiele von Pal. + anu > an: *Hairans 
«< *A ri anu m, vgl. Ganiian, Insbesondere aber im Dp. Savoie: 
Mons Melianus > j. Mont Melian\ *Domtan\ ^Sarvian < *Servi- 
anum oder ^Silvianum. £s ist nicbt ganz klar, wie es sich 
eigentlich mit diesen ON verbâlt. Einige zeigen ein entschieden 
gelehrtes Geprâge. Sie kônnen als sehr spâte Bildungen aufgefasst 
werden. 

e) £s gibt Fâlle, wo man den nfr. Einfluss sieht, der durch 
die Behôrde erfolgt ist: so a) -ienne\ in Dp. Basses Alpes: Fon- 
teiana > j. Foniienne\ in Dp. Ain: Valenciennes\ dann b) -anne in 
Pyr.-Or. LIoussannes] in Dp. Basses-Pyr. Bonnedannes 1741, Gensanne\ 
Vaucluse : Sanne «< A c i a n a. 

6. Es kommt vielfach vor, dafs der ON in den Urkunden 
mit «a nu m belegt ist, die moderne Gestalt aber keine Spur davon 
zeigt; insbesondere im Dp. Aude. So: A si li anu m superius, villa 
in territ. Narbonensi a. 878, erscheint in den Urkunden bei DV2. 5 
immer so belegt, j. Azille) Ce pi anu m, (lieu de diocèse de Nar- 
bonne) j. Cefne\ Macrinianum villa in Narbonensi a. 782 j. Magrie\ 
Prulianum villa 804, Prolhanum 1363 j. Prouille (Hér.); Bicianum 
a. 911, Bisano j. Bize (Aude). Im Dp. Hérault Cartouire — 936 
Carturanis villa; G7«jj«-et-Veyran — 1210 Cauciana, Caussa 
1327; Cî«7*«-et-Rocosels — 1103 Silias, 1222 Celianum (der 
heutige Name erst von 1625 an); Mas de Quarci — 814 Quarci- 
anum. Bei DV: Quatorzanum j. ÇwûA^r»^ (Aude); Tautiranum, 
Tausiranum (a. 908) villa in p. Carcass. j. Taurise-en'Vai (Aude); 
Virzilianum, Virgilianum villa 1150 j. Verzet/Ie; Trenciano, 
Traussanoj. Trousse (Aude); (Raimundus Ferrandus de) Laurano 
j. Laure (Aude). Im Dp. H.-Gar.: Nouellanes villa (a. 960) j. 
Noueilles. Im Dp. Ardèche: Mixanum in Vivariensi (a. 950) j. 
Meuse. Im Dp. Drome: Upie — 1231 castrum de Upiano, 
Upianum 1307, L^ Chaste! du Piet (volksety mologisch I) , Ùpian, 
Upien 142 1, Ulpian 1617. Im Dp. Gard: Octabianum vel 
Sanctus Petrus de Octavo, villa in Territorio Nemausensi erscheint 
nur einmal mit -anum, die moderne Form weist auf Octavum 
zuruck > Uchaudy vgl. Oùier (Isère); es dûrfte also wohl eine 
mifslungene Latinisierung sein. Cornicianum j. Cornèze (Aude). 
Brosses (Vienne), 975 — 997 in Brocianis. Cornilianum j. 
Corneille (Aude), vgl. in Cornilio > Corntls. Im Dp. Tarn: 
castrUm de Dorgnano j. Dourgne, — Wahrscheinlich auf eine 
und dieselbe Ortschaft dûrfte sich beziehen: Cal eu m praedium 
(10. Jahrh.) Mon. Stabul., Caucus villa (10. Jahrh.) in pago Carcass.; 
dann aber Caucano, locus in p. Sonelietensi (a. 958) [bei DB IX] 
844 Cancana in p. Narbon. — Es ist dabei eine Tatsache zu 

Beîheft zur Zeîtschr. i rom* PhO. II. 9 



34 

bemerken: aile dièse ON weisen nach ihrer modemen Gestalt auf 
den Auslant -ia zuruck. D'Arb. de Jub. bat in seinem Werke 
S. 375 eine Reihe von Beispielen angefûbrt, wo der rôm. Gentil- 
name auf -ius in der Feminin-Form erscheint, wie z. B. Aria>i4/W. 
Jenes anum ist also entweder bei einigen Belegen als falsche 
LatinisieruDg anfzufassen, oder, da sie in jetzîgen ON im Nom. in 
weiblicher Form erscheinen, aïs ace. auf -ane und von da aus 
latinisiert Fur die letzte Annahme spricht der Umstand, dafs 
Azille (Aude) auch Azillan heifst (DV4 Ind.); dann de monte 
Rixano (1019), de Montraissan im 12. Jahrh. (in einer Urkunde 
in prov. Sprache!) j. Manireisse (Cantal); und dann, wie aus den 
obigen Belegen zu ersehen ist, einige frûher in ganz roman. £nt- 
wicklung nur an nicht anum hiefsen, bei ihnen also eine falsche 
Latinisierung unmôglich ist.> 

6. Es gibt noch ein Paar Beispîele, wo -ianus durch iès, 
iers (< arius) wiedergegeben ist; so Neffianum j. Nef fiés (Hèr.): 
990 castrum Niffiani, 1059 Nifianis, aber 1273 Neffiariis und 
1733 Neffian oder Neffier; dann Salianum, Celianum 1135 
j. Saltèrs (B.-du-Rh.); vielleicht Sinianum j. Seignier (Var); 
Affanih (Hérault), St Affanian, noch 1760 Affanhan. Ebenso 
ist merkwûrdig, dafs Montpellier in den âlteren Belegen Mont- 
pessularius, in den spâteren Latinisierungen als Mons pessulanus 
erscheint. Hier haben wir es mit einem Suffiztausch zu tun, dessen 
ratio mir unklar ist^ 

7. Der Zusammenfall ereignete sich auch mit verschiedenen 
anderen Suffixen. Schuld daran ist in manchen Fâllen der nord- 
franzôsische Einfiufs; so vor allem mit dem germ. Suffix -in g 
> prov. enc: Les Rapaillans (Drôme) — Raspalhenc 1413, 
Rapaheno 1605; Pâmons {fixom^ — Pernanz 1196, Parnancum 
1327, Pernenc 1460 (nicht ganz klar; wahrscheinUch nicht hierher 
gehôrig); Motran (Isère) — Moirencum castrum dioec. Gratianopol. 
1109. Gamerans {hm) — Garnerens, Garnerans; Jassans (kxv) 
in es Jassens; Ecorans (Ain) — Ecorrens, Ecorens, Ecoran 
seit 1278 belegt; Dôrtan (Ain), — belegt Dortemt, Dorten, 
Dortencus, Dortentus, in CS seit 855: contulimus cellam 
Dortincum, de Dordingo, de Dortenco, Dortento, Dortenc, 
Dortans; Bohan (Ain) — eccl.de Buenco, de Boent, Buhens, 
Buenc seit dem 13. Jahrh.; L* Oisam (Jscre) — Oysenco, Oysencio 



^ Vgl. noch in Sp. briv. Jausan, Jauzan, Josan, Jouza 1250 — 1263 
j. ^ose (Puy-de-Dôme). 

* Vielleicht sind die Beispiele aus Dp. Hérault mit der Erscheinung, 
welche Mufshacke, Franzôsische Studien IV, S. 20 bespricht, in Zusammenhang 
zu bringen: im 14. Jahrh. erscheinen namlich die Formen ia^ie: capelanie, 
notarié, compagnie, draparie, baglie, Marie, mit Accentverschiebung 
malautié, foulié, plur. fou liés, friponariès; also vielleicht ià ^ ié. 
Jedoch stelle ich das, da mir bei Appel, âbnliche Beispiele abgehen, nur als 
eine Vermutung hin. 



35 

(caria, de), Petrus et Stephan Oyssenc; S, Moirans (Drôme) — 
S. Moyrenc 1540, St Moyreng 1574; Auff anans {Pàx^ OH^Mixago 
villa (a. 952), campus de Ouffanens, Omfanens. Ob in einigen 
Fâlleii vielleicht das kelt. Suffis -incus wie in Alisincum, Age- 
dincum, Vapincum(?) vorliege, lâfst sich natûrlich nicht aus- 
machen. 

8. Man kônnte ON anfûhren, wo ein unetymologisches t 
bezw. c erscheint. Jedoch dûrften sich nicht aile Fâlle auf die 
gleiche Weîse erklâren lassen (vgl. darûber Chabaneau, Rom. VIII, 1 10 fi. 
und Paul Meyer, Rom. VII, 107 fi".): Aulan (Drôme) — Aulancum, 
Aulanco 1383, Aulanc im 18. Jahrh., Ollan 1705; Ardessan 
(Gard) Arderancum, Airancum 908, Ardenancum 1021, 
Arderanum 1121, Arderagum 1144, Ardairancum 1109, 
Arderanum 1322, Ardesanum 1384 (aile dlese Belege werden 
sich schwerlich auf die Ortschaft im Dp. Gard beziehen). Zu be- 
merken ist, dafs Chabaneau a. a. O. -ne -c nur auf dem gascogn. 
Gebiete nachweist Aus Dp. Drôme nur obiges Beispiel. Vgl. 
II. Teil Ardinacum. 2. -t Amans (Ain) in vicaria Amant 900, 
Arnanx, Amant, Arnens, Arnen, Amant 1227 in CL. Aber 
Clerans (Dord.) -— Clarentium 1158, eccl. de Clarens (im 
13. Jahrh.) — C. de Clarenxs, Clarenthis, Clarentiis dûrfte 
nicht hierher gehôren. Vgl. die £ndung mit Tauru-entum. 

9. Andere Fâlle, wo, wie in den obigen, das Verstummen aus- 
laotender Konsonanten den Zusammenfall mit sich brachte : z. B. Mas 
Durait (Dord.) — Mansus Durandi 1345, Masus Durandi 
1499; Alîan (Drôme) — Sancta Mana de Allondo 1183, castrum 
de Allando, terra AUandi 1442, Allondum 1362, Allundum 
1540, Alan im 17. Jahrh., Allond im 18. Jahrh. ist etwas un- 
dnrchsichtig (wegen des Wechsels an — on). Vielleicht ist es auf 
gleiche Stufe zu stellen mit Rossan (Rhône) — Rossontis villa, 
Rossonis villa (um icx)0 ungefâhr), wo sich on > an wie Lug- 
dnnnm > dialektisch Lian erklârt. VgL noch Doalon im CM j. 
Dolan (Lozère).^ 

10. Das Suffix -anus wurde auch durch ein anderes Suffix 
-ïcus, welches auch sonst in ON vorkommt: so bei Pagus- 
bezeichnungen wie: Cenomanicum > Le Maine, Perticum > Le 
Perche f vgl. noch Aventicum> AvencheSj erweitert: anicus. Darûber 
hat bereits D'Arb. de Jub. o. c. S. 569 — 578 gehandelt. Die Ent- 
wicklung ist vollkommen identisch mit monicus > i. morgue 
und 2. monge und colonicus > i. colorgue uud 2. colonge. 



* Die Fâlle, wo modernes -an auf frûheres -on znruckgeht, sind hanfig. 
Ich zitiere Mnlcedonum 830 j. Mntssidan (Doxà.,)) Forêt de ^«wa» (Dord.), 
Silva Boon,Boonz. Im Dp. Drôme ChabriUan, 1282 Chabrillon; Chaissan, 
1484 serrnm de Chesson; Daillan — ^ 1413 Grangia Dalhonis. So kann 
man in vielen FSUen blofs der modemen Gestalt nicht ansehen, ob sie auf 
-anum, -incnm, -onum oder -ione zuriickgeht. 

3* 



36 

Die Entwicklung -argue gehôrt den sûdlichsten Dp. an; sie umfafst 
also: Aude, Hérault, Tarn, Ave3rron (vgL Rouergue < pagos 
Rutenicus!), Lozère (Canonica > Canourgue Quicherat), Ardèdie, 
Bouches-du-Rhône, Vaucluse (Limenica vallis, Kar.) > LiTnergue)^ 
Var (Lonicus > Lorgnes und Mayranicae > Meyrargues Quicherat 
S. 33), Basses- Alpes und einen Teil vom Dp. Tam-et-Garonne 
{Gihmtargues i c. de Puy-Comet), Cantal {Chalinargues) und Puy- 
de-Dôme {Ihu/argues). In Auvergne dagegen -ange. Das 
eigentliche Gros dîeser ON iîegt auf dem rechten Rhôneufer, und 
zwar insbesondere in Languedoc und Auvergne — soweit es mir 
môglich war, auf Grund des vorhandenen Materials eine Statistik 
aufzustellen. Aus Basses -Alpes > habe ich nur Bedexanicus 
> Bîssargues] fur Dp. Drôme nur Ca tu range s 1005. ^^^ ^^^ 
Bestimmung der Grenze kann auch colonicum dienen. In Gard 
z. B., wo -anicus > argues, ergibt auch colonicum > Colorgues\ 
im Dp. Corrèze, wo anicus > anges (Laurestanicus > Lostanges 
Quicherat), da auch Collonges, Collonges kommt vor: im Dp. Ain 
(hier auch ^montanicus > Monianges), EL -Savoie (hier auch 
^campanicus > Champangei)^ Rhône, Savoie, Isère; dann Char.- 
Inf.: Coulonge^ Char.: Coulonges\ [im Dp. Alpes-Maritimes ^ und H.- 
Pyr.: Coîlongues\\ Dp. Puy-de-Dôme: Colongas 1250 — 1263 in 
Sp. briv. y La Collange, 

Der Obergang des vorkonsonantischen n in dieser Gruppe zu 
r scheint jûngeren Datums zu sein. £inige Belege sprechen dafûr, 
dafs er erst im Laufe des 13. oder 14. Jahrh.'s ganz zum Durch- 
bruche gekommen ist. Zucrst haben wir nâmlich ganz unsynkopierte 
Formen: anegues: so im Dp. Gard Porcayrargues — 11 46 Por- 
cayranegues. Im selben Dp. kann man noch fur das 13. Jahrh. 
-anegues nachweisen: Galargues — villa Galacianicus 1007, 
Galazanegues 1219; Domessargues — 1239 Domensanegues. 
Ebenso im Dp. Hérault: SauUyrargtusi Centrairanegues 1174; 
Coussergues — 804 Caixanego, 1079 Cossanegues, Caissa- 
nigîs 1107, de Coccianeges 1156 (das Verhàltnis der Belege 
ist mir unklar); aber merkwûrdigerweise bei Galargues (Hérault), 
schon 987 Galhiargues, wâhrend 1027 Galazanicis, 115O 
Galadanicus, Galargues 1226. Andere Beispiele siehe bei der 
Besprechung der einzelnen ON. 

Die Belege, die wir oben fur -argues beigebracht haben, 
zeigen, dafs wir im Auslaute -es keine etwa moderne offîzielle 
Darstellung sehen mûssen, sondern dafs es auch aprov. war. Es 
ist also -anicus, -anicum(?) oder anicos^ anzusetzen, wie schon 



^ Das Dp. Hautes- Alpes geht nicht mit: Prata Monacorum j. Les 
Manges \ Pratum Domenge j. Le Pre-Domenche, wo sich ch vicUeîcht 
dnrch den schriftspracblichen Einflufs erklart. 

' In spâteren (etwa seit 10., ii. Jahrh.) Urkunden kommt auch -anicis 
vor. Es wird sich wohl um eine Latinisiernng des -anegues, -argues 
handeln. -anicum versehe ich deshalb mit Fragezeichen, weil meine Beispiele 
in alter Zeit sâmtlich -s im Auslaute zeigen. Man wird also zwiscben 



37 

Paal Meyer, Rom. 24 S. 544, erkaniit hat Es fragt sich nun, ob 
wir dasselbe auch fur -anges anzusetzen haben. Wenn man 
monicus > monge, dann Cominges < Convenicnm^ ansieht, 
so ist die Frage ohne weiteres zu bejahen. Dasselbe bezeugt auch 
Albillanges im 13. Jahrh. (s. Rev. telt. XX, 440).^ Andererseits gibt 
CBr und CSau immer -anicas fur Sauxilanges.'^ Dem foigte auch 
Quicherat S. 34. Wîe Dp. Landes, H.-Gar., Tam-et-Gar. {Collonge)^ 
Lot-et-Gar. (Coilonges) zeigen, wo ich anicus >• ange, enicus 

> înges nachweisen konnte, kommt i auf einem Gebiete vor, wo 
ca ga nicht palatal isiert,^ und das ist wohl bei der Erklârung von 
diesem Falle zu berûcksichtigen. Fur Gascogne gibt Mistral 
mounge an. £s ist also auszugehen von *anyu, wîe bei -aticu 

> adyu (apr. -atge). Dièse Obergangsform ist auch belegt. Fur 
Sauxillanges bringt Longnon aus Karol. Zeit Celsinaniae, vgl. 
Possanias 1271 j. Poussanges (Puy-de-Dôme) in Sp. briv.^ -as 
kann auch Latinisierung sein. 

Auf dem sofr. Gebiete scheint auch -anche vorzukommen 
(neben anges: vgl. in CL curtile de Dozanges uad anfangs be- 
sprochenes Coulonges). CV und Gr haben mehrere ON auf -anicus, 
deren moderne Fntsprechungen unbekannt sind; so CGr: Druc- 



• anicus und -a nie os wâhlen miissen. Man findet in Urknnden meist dièse 
ObereiDstimmnng: villa Bonantianicus 1004 j. Bouloutargues \ villa Gala- 
cianicus 1007, 1219 Galazanegues. Dafs auch -anica eine falsche Latini- 
siemng sein kann, zeigt villa Athatianica 1099, aber 1179 Dassanegues. 
Fiir -anicos zitiere ich villa Alairanicos 804, Alairanichos 1008, 
Aleyrargues (Hérault), was jedenfalls nichts beweist, da es auch ein -anicus 
sein kann (u }> o). 

^ S. A. Thomas, Essais de la philologie française S. i ff. 

* Vgl. noch campus canonicus 1380 ]> camp-Canorgue 1479 j. 
Pùssac (Gard). 

' Vgl. noch im CB Lostanges (Corr.) — Laustangas oder Laustan- 
guas, Laurestanecas 913. 

^ Mit dieser Entwicklung ist diejenige von aticus^atge (vgl. auch 
pagus Uceticus ^ Z'CT^ftf gegeniiber Uzès) zu vergleichen. Es findet sich 
gelegentlich auch die Form -atgue, welche mir Herr Dozent Dr. Karl v. Ett 
mayer liebenswiirdig mitteilt. Ihre geographische Verbreitung ist mir unbekannt 
Im Mémorial des nobles von Montpellier (also im Gebiete von -argues) Rev 
des langues rom. Bd. IX messatgue (Jahr iiii, 1x74, 1125), clergues etc. 
spâter aber pesatge, usatges, eretgia, ebenfalls iu Montpellier (zwei Ur 
kunden aus der l. Ha1f\e des XII. Jahrh., Rev. des lang. rom. II). Vom 
Standpunkte des Nfrz. ist hier noch eine Bemerkung zu machen. Wâbrend 
wir -aticus^age haben, begegnen wir andererseits Aventicum^ Avenches, 
pagus Perticu8> Le Perche, porticus>& porche. Wie ist dieser Gegen- 
satz zu erklâren? Es wird sich hier wohl um zwei verschiedene Stellungen 
des y(î)-Lautea handeln. Im ersten Falle konnte vtv^d noch werden, im 
zweiten aber mufste t bleiben, infolgedessen erhalten wir zwei verschiedene 
Assimilationen. Der Vorgang wâre also âhnlich vne bei nitidus^nette, 
mucidus ]>> moite gegeniiber malehabitus ^ malade, malesapidus ]>> 
maussade, tepidus >» tiède. 

* cf. R. Gr. §439: im prov. amie neben amiu: „es scheint, dafs auf 
bestimmten, noch zu untersuchendem Gebiete c nach allen Vokalen vor u 
▼erklungen sei, bevor die auslautenden Vokale fielen." Vielleicht werden auch 
dièse Studien etwas zur Bestimmung der Grenze beitragen. 



38 

talanicae, Dructelanice, in Doc. inéd. II Tabellianica 1288. 
Fur -anche darf man vielleicht anfûhren *Rivoir anches (Isère), vgl. 
im selben Dp. *Les RivoiranSy wofôr ich leider keîne Belege habe, 
sodafs auf dièses Beispiel kein Wert zu legen ist. Fur die Dauphiné 
gibt Mistral mànchi und mangi •< manica, sodafs also die 
Doppelform auch in Appellativen zum Ausdrucke kommt. 

11. Die Funktion dièses neu enlstandenen Suffixes -anicus 
ist ganz dieselbe wie die von -acum und -anum. £s kommen da 
wie bei diesen augenscheinliche Gentilicia vor: wie Aukeuus 
(D'Arb. S. 571), AlbuCius (ib.), Acutius (ib. 570), Bullius (ib. 571), 
Celsinus (ib. 573), Arminius (ib.), Juuus,* Marckluus (ib. 574), 
Marius (ib. 575), Marinicjs (ib.), Martinius (ib.), Pktkonius (ib. 
576), QuiNTiLius (ib,), Sabinius (ib. 577), Silvinius (ib.), Vknerius 
(ib.). Auch keltische EN kommen vor: Cantillius (ib. 572), Galatius 
(ib. 576); fur die germ. EN vgl. IL Teil Dkuctanus (s. oben), 

RODARIUS.* 

Analogien zu iQpari-acum' fîndet man auch hier: so 
Porcarianicus >• Porcay targues (Gard) und Portiragues (Hérault). 
Vom lautlichen Standpunkte ist dieser letztere ON auffallend. 
Es ist belegt: 1035 Porcaimiaco (was Thomas in Por- 
cairaniaco nicht ganz zutrefifend korrigiert), 11 15 castrum de 
Porcairanicis, Porcairaneges, Porcairangues 1179, Por- 
cairaignes 1313(1), Portiragues 1760. Was es fur eine volks- 
etymologische Umgestaltung sein mag, weifs ich nicht. Jedenfalls 
ist sicher, dafs das zweite r durch Dissimilation verschwunden ist. 
Diesen Vorgang werden wir gerade bei diesen Bildungen zu be- 
obachten oft Gelegenheit haben. Das vortonische ai 1. wurde zu 
i reduziert (was wir im II. Teile auch oft antreffen werden): so 
*Porquiragues. Jetzt fragt man sich nur, wie sich t an Stelle 
von k eingefunden hat? — 

12. Andere Erweiterungen des Suffixes -anus sind nicht 
wichtig und werden bei der Besprechung der einzelnen ON zur 
Sprache kommen. Dièse Suffixe sind -ellus, -ittus: Relhaneite 
(Dr.) — Relhaniae castrum; *Quiîlanet (Aude) neben Qnillan 
(Aude); -ellus: Barancianellum, locus in pago Carcassensi 
(a. 981) DV5. 

13. Was die geographische Verbreitung dièses Suffixes betrifFt, 
so konnte ich es, sowcit mir das gesammelte Material das gestattete, 
nachweisen in folgenden Dp.: Gironde (49), Landes (10), Basses- 
Pyr. (14), H. Pyr. (25), Pyr.-Orient. (17), Aude (34), H.-Gar. (21), 
Gers (58), Tarn-et-Gar. (6), Lot-et-Gar. (19), Lot (i), Aveyron (3), 
Hérault (94), Bouches-du-Rhone (21), Gard (67), Drôme (60), Isère 



* *Julîianges (H. Loire), ^Julianges (Lozère). 

'Rodera ni cas (a. 972) bei DV5 S. 273. Vgl. den EN RoDA&io 
bei DV4. 

• Louhfyrat (Puy-de-Dôme), vgl. *luparios > Zowvi/rj. 



39 

(il), Savoie (6), Vaucluse (14), Var. (i^), Hautes-Alpes (30), Rhône 
(4), Basses- Alpes (8), Dordogne (*io), Corrèze (*5), Alpes-Maritimes 
(♦4), Ariège (10), Ardèche (*5), Cantal {*i), Charente (*i), Puy-de- 
Dôme (*i), Haute-Vienne (*3), Charente-Inférieure (*3), Lozère (*i), 
Creuse (*i). Zusammen also 643 ON. Viele von ihnen sind uns 
nicht urkundlich gesichert; deshalb besitzt dièse Statistik nur einen 
kleinen Grad von Wahrscheinlichkeit. Das gilt namentlich fur die 
Dp., welche mit Sternchen versehen sind. (In dièse Statistik 
sind nur solche ON aufgenommen, welche auf den Typus £N 
+ anum zurûckgehen.) Besonders fâllt die sehr grofse Anzahl 
von ON in Gallia Narbonensis auf. In Gallia Lugdunensis dûrfte 
die Zahl dieser ON viel grôfser sein, als es unsere Statistik zeigt; 
leider sind die betreffenden Dictionnaires noch nicht erschienen. 
Sporadisch treten dièse ON auch in der Auvergne auf, wo -anicus 
ziemlich betrâchtlich ist Auf allen diesen Gebieten kommen auch 
die -acum ON vor» sodafs eine Abgrenzung nicht môglich ist. 



C. Ober -ascu-, -uscu-SufBxe. 

1. Der erste, der dièse SufBxe auf dem gallischen Boden 
systematisch studierte, war Giovanni Flechia. lu seiner Arbeit „Di 
alcune forme de' nomi locali delF Italia superiore" 1871 S. 60 — 74 
hat er angenommen» dafs hier ein ligurisches SufîQx vorliege, wie 
auch nachher MûUenhoff ^Deutsche Altertumskunde^' III. Bd. S. 189 
gegen Zeufs „Grammatica celtica" S. 775 getan hat. Als Grund hatte 
Flechia S. 62 — 63 angefûhrt ihr àltestes Vorkommen in der Genuater- 
und Viturier-Tafel (a. 113 vor Chr.) und den Umstand, dafs sich 
dièse Suffixe nur auf dem ligurischen Gebiete finden. Seitdem ist 
D'Arb. de Jub. zweimal auf denselben Gegenstand zurûckgekommen, 
einmal in „La propriété foncière et les noms de lieu en France" 
1890 S. 593 — 601, und das zweite Mal in „Les premiers habitants 
de l'Europe" 2. Bd., wo er ûber Ligurer spricht. Die Annahme 
Flechia's ûbemimmt er stillschweigend und benutzt die mit diesen 
Suffixen gebildeten ON, um die Ausbreitung der Ligurer zu be- 
stimmen. Jedoch scheint es, dafs man dabei auf einen Umstand 
nicht genug acht gibt. Die Statistik dieser ON zeigt, dafs sich 
das Gebiet dièses angeblich ligurischen Suffixes mit dem einstigen 
keltischen Gebiete fast genau deckt Die Ausnahme macht nur 
Corsica, wo man moderne as eu -ON antrifft, wo aber nach D'Arb. 
de Jub. Kelten nie sefshaft waren. Es fragt sich nun, wie ait (ur- 
kundlich nâmlich) die -ascu-ON in Corsica sind. Sie konnten 
z. B. von Genua aus leicht gekommen seîn.^ In den Urkunden 
scheinen sie nicht belegt zu sein, wenigstens bringt D'Arb. kein 
Beispiel. Da sich nun also asco- und das keltische Gebiet decken, so 



^ In korsikan. modernen ON kommt auch ein -aca-Auslaut vor, tmd 
D'Aib. o. c 2. Bd. S. 97 folg. ziebt sofort den Schlufs : acus sel auch ligurisch. 



40 

mûfste man noch einen anderen Grand beibringen, um die lignr. 
Herkuaft aufser Zweifel zu stellenJ — Seit D'Arb. de Jub. ist man 
ûberall der Ansicht, dafs das SufBx ligurisch ist, so Dr. C. Mehiis 
in „Archiv fur Anthropologie" Bd. 26, wo er die Ligurer-Frage von 
dem anthropologischen Standpunkte ans zu lôsen versucht, Kretschmer 
in „Kuhns Zeitschrift" XXXVIII S. 97 flf. ûber die Inschrift von 
Ornavasso, dann Camille Julian in „Beitrâge fur die alte Geschichte" 
1902 im Artikel ,|Sur la nécessité d'un corpus topografique du 
monde ancien", frûher W. Deecke in seinem Arlikel „Ligurer im 
Elsass" im „Jahrbuch fur Geschichte, Sprache und Lîtteratur 
EIsafs-Lothringens" V.; jetzt auch Schulze a. a. O. S. 543. 

Indessen nimmt D'Arb. de Jub. manchmal -ascus an, wo es 
nîcht belegt ist So II, S. 102 z. B. in den îm CC belegten ON: 
„in Adisasgo" (im 11. Jahrh.), dann II, S. 105 Eymeux (Drôme), 
wo der Beleg Hemuscum 13. Jahrb. lautlich nicht einmal genûgt, 
andere Belege aber vielmehr auf -iacum hinweisen;^ dann S. 108 
bei Apinost (Rhône), siehe bei -acum. Ebenso II, S. 105 Matusgus 

> Maiouge (Marne), wo kein -us eu s vorliegen kann. 

2. Neben -ascus findet sich -os eus, welches in âltester 
Gestalt aïs -uscus vorkommt, so dafs das o sich als romanisches 
Produkt erklârt: vgl. Caranusca. Wir haben also: Blanusca 930 
j. Bîanot (Saone-et-Loire); dann Venusca vallis in pago Viennensî 
a. 848 (bei DB VIII); Mentusca j. Mantoche (H. Saône); dann 
villam Enuscho in comit Bisuldunensi a. 951 (DB IX); Centusca 

> Sanioche (Doubs); îm CM erscheint Catarusca, Cadarusca, 
Cadaroscum j. CadaroL Daneben ist eine sehr merkwiirdige 
Form noch unerklârbar Vindausca, im achten Jahrh. Vennasca 
(s. D'Arb. S. 600) j. Venasque (Var.). Die Form kommt schon auf 
den Inschriften vor, s. CIL XII. Es erscheint noch weiter in EN 
ViNDAuscius und Vindauscia. Ob es was mit diesen Suffixen zu 
tun hat, ist mir nicht bekannt Das Verhâltnis dieser Formen ist 
vollkommen dunkel.^ 



^ Vgl. z. B. die richtige Bemerkung Mullenhoffs III, 190: „Im Osten der 
Alpen aber hat sich die Ableitung fur die Bildung von Adjectiva in der nord- 
italienischen Mundart bis beute Icbendig erhalten und sich sogar weiter ver- 
breitet als je Ligurer gewohnt haben oder nachzuweisen sind, bis in das 
Gebiet des Churwelschen.'* Ebenso bei Flechia S. 62 oben. 

' Ich fiihre die Belege an: Esmers 13. Jahrh., Esmiacum 1267, 
Esmet, Aymnest, Aymec 1273, Hemuscum 1293, Emuscum I4.jhrh. 
Emussium 15. Jahrh., Emuscium X458, Aymieu 1545, Hemieu 1580, 
Ymeux 1776. Es wird sich hier wahrscheinlich um zwei verschiedene ON 
handeln, die der Herausgeber des Dict. top. zusammengeworfen hat. 

3 Miillenhoff III, 189 nimmt auch eine Schwâchung von -asc zu -esc an: 
Vinelasca und Vinelesca in Tabula alimentaria de Veleia. Ich bin nicht ge- 
neigt in Vindausca, welche in mittelalterlichen Urkunden (DV5) auch Vendesca 
heifst, denselben Vorgang zu sehen, sondem môchte darin vielmehr einen 
Saffîxtausch sehen, wie hier auch an Steile von -ausca, -ascain der Tat 
getreten ist (esca<^isca kommt in ON massenhaft vor). 



4î 

8. Was die Namen anbelangt, von denen dièse ON gebildet 
sindy so kann man zwei Klassen nachweisen: A) Personennamen, 
6) Appellativa» vorlâufig ganz dunkle Wurzein aufser acht lassend. 
Die EN sind meistenteils keltisch, und in zweiter Linie rômisch. 
Zu den ersteren sind (wahrscheinlich) zu zâhlen: Archa^itius 
(wahrscheinlich zu Arganto gehôrig) i, Arto (D'Arb. S. 597), Camulus 
(ib. 59g), Camalus,! Cambus (ib. 594); Cappo (vielleicht),^ Cavannus,' 
Catakus (ib. 600), Genl'S,* ♦Gordulus zu Gordus,* Lavarius,* 
Lantus,* Vindos (s. oben); zu den rômischen: Albios (s. D'Arb. 
S. 593), Albinius,^ Amelius (fur Aemilius),* BoNius,î> Bascius (ib. 
593), Blandius,^ Curius (ib. 594), Caius,i Canius (ib. 594), Canus 
(ib. 597), Flavius (ib. 594), Gratius (ib. 593), Montids (ib. 596), 
Martius (ib. 594), SfiVERUS,* ViCTORius (ib. 596). 

Von den B) Appellativen: a) Pflanzennamen : verna; b) Tier- 
namen: bran os (= corvus); in italienischen auch capra; c) Boden- 
bezeichnungen : petra ; ^ d) Siediungswesen: taberna und capanna; 
dann noch adj. viridis. Jedoch ist vieles von diesem wenigen 
nicbt einmal ganz sicher. In bran os will D'Arb. de Jub. einen 
EN sehen, ebenso in Vernosc, in Cavrasca eine Ableitung von EN 
Caper. Jedoch scheinen Tavernosc^ und in Galiia novissima 
christiana I (in der Diôzese von Gap) col. 302 belegter ON (prior 
de) Cabannasco die Môglichkeit eîner Ableitung von den 
Appellativen zu sichern. Italienische ON bieten noch mehr der- 
artiges (vgl. Flechia o. c. S. 63 ff.).8 

Noch will ich bemerken, dafs man, wenn man bei der Thèse 
D'Arb. de Jub/s bleiben wollte, dafs nâmlich die -acum, -ascum 
ON nur von EN g:ebildet werden konnten, nachweisen mûfste, dafs 
die s der ursprûngliche Zustand war, welcher sekundâr — durch 
Analogie etwa, aïs man die Bedeutung des Suffixes vergessen und 
es als ein topisches aufgefafst hat — auf andere Fâlle ûbertragen 
wurde. Die Anhaltspunkte zu einer solchen Annahme fehlen uns 
voUstândig, da wir die Entstehungszeit der ON nicht wissen. 

4. Bei der Betrachtung der lautlichen Entwicklung mûssen 
wir A) -ascu-uscu von B) -asca-usca unterscheiden, wie das 
auch im Nfr. am deutlichsten zum Ausdrucke kommt: lus eu > lois, 
musca > mouche. 



^ S. das Verzeichnis bei D*Arb. de Jub. Les premiers habitants de 
l'Europe II. Band und unten. 

* Chaponost (Rhône) in CS Chaponno, Chaponnoz, Chapon os t. 
' ChavanoJk (Isère) Chayanosc, Chavanost. 

*■ (Humbertus de) Genost im CL. 
' Bognoscum in CGr. 

* *Perracke (Rhône), *Parrache (H. Alpes), *Peyroche (Ardèche, Puy- 
de-Dôme); vgl. noch Peyrescanês ^Hér.) de Peyrascanas 1303. 

' Vgl. bei Flechia S. 73 Tavernasco. 

* Hier wird die Kulturgeschichte zu entscheiden baben, ob nicht dem 
-nscum eine vergrôbemde Bedeutung, welche an sich auch hier môglich ist, 
zukommt. Falls sich das herausstellt, so wird man vielleicht ein Verhâltnis 
zwischen diesem -uscum und demjenigen in Appellativen annehmen diirfen. 



4a 

A) -ascu-uscu. 

Im Dp. Basses-Pyr. ist die Entwicklung -ose vgl. Aubosc. 
Bei einigen, wie Balasque — de Balasco 1539 i^S^- Behasque) 
ist man jedoch im unklaren, was -e bedeuten soll; es kann die 
franzôsierte Form von -asca sein, oder ein graphisches Zeichen 
dafiir, dafs c gehôrt wird. Die heatige Sprache zeigt scu > ch: 
buscu > bâch (s. Gilliéron Nr. 186), aber die Orthographie der ON 
geht gewôhnlich auf die alte Sprache zurûck. 

In anderen languedocischen und provenz. ON ist teilweise 
Verstummung auslautender Konsonanten eingetreten: im Dp. Héraut: 
S. Sixte (TAvenas < Avanascus 1236; ^ aber auch -se: Salasc 

< de Salasco 879; — im Dp. Tam-et-Garonne: Caioscum >j. 
Caillou (vgl. bo < boscus in Auvergne) ,2 aber Lerihosc zeigt die 
Erhaltung, — ebenso im Dp. Haute-Garonne: Lcmernosc^ In dem 
letzten Dp. haben wir auch Verdach^ was mit anderen Verdaches 

< ^viridascas zusammenzuhângen scheint Hier hâtten wir 
demnach ganz moderne Entwicklung zu sehen, vgl. Gilliéron c. 186 
buch. — Im Dp. Ardèche: Vemosc\ Vanosc — de Vanosco im 
13. Jahrh., wâhrend Dp. Gard den Schwund bietet: Br anaux — 
im 14. Jahrh. Branosco und Branasco (vgl. darûber D'Arb. S. 598). 
Im Dp. Ardèche haben wir auch eine Form, welche das Verstummen 
des s^ zeigt: Bonetus de Gilloscho 12 18 in Coiect. de Cart de 
Dauph. j. Gilhoc, In derselben Sammlung kommt 1192 de An- 
dalosco, Andalosc 1207, Andaloc vor. Vielleicht wird dasselbe 
Sadroc (Dord.) aufweisen. 

Eine vollstândige Darstellung zu geben, ist vorlâufig unmôglich, 
da das Material fehlt. Etwas besser bestellt ist man am linken 
Rhône-Ufer. Die provenzalischen ON sind einfach, sehr compliziert 
ist dagegen das Sofr. Im Dp. Bouches-du-Rhône zeigt Cadarot, 
belegt in CM immer Cadarosco, das vollstândige Verstummen. 
Das auslautende -t werden wir auf dem sofr. Cîebiete bald kennen 
lernen. — Vielleicht ist dasselbe zu sehen auf der rechten Seite 
der Rhône: im Dp. Lot: *Senot < *Senuscus. — Dp. Var da- 
gegen zeigt voile Erhaltung: Càgnosc, belegt: inCaniusco; Flayosc 
im II. Jahrh. Flayosc; dann Artignosc\ aber im CL auch Andosta 
II. Jahrh. In Vaucluse ebenfalls das Verstummen des c: *Senos 

< *Senuscum; — Dp. Alpes -Maritime s dagegen Erhaltung: 
Mûgagnosc, — ebenso Dp. Basses -Alpes: Vilhosc im CM Viliosco 
1038; dann Auhignosc, In Albioh^ welches als Albiosc belegt ist, 
wird Suffixtausch vorliegen (-olus). — In Hautes- Alpes Erhaltung: 
*Revillasc < *Rubiliascum?, Brasc. 

Im Dp. Drôme sind die Verhâltnisse complizierter: a) man 
findet die Verstummung des auslautenden c: Chanos, belegt Chanosco 



^ Vgl. noch im Dp. Drôme Brascam 1379 j. Bras; Le Brusc j. Le 
Brus und eine andere Ortschaft Le Brusc, 

> Gilliérons Atlas linguistique Nr. 186 zeigt hier bûch, buych. Also 
dûrfte hier Volksetymologie im Spiele sein. 

* VgL Solmsen, Studien zur lat. Lautgeschichte, S. 102 Laverna, lavernio. 



43 

960, Canoschum 1090, aber 1551 Chanot, Chanod 15681 
Chanauds 1604 (woraus zu ersehen ist, dais s nicht ausgesprochen 
wird); b) die Verstummung des s^: Chamaioc: 13. Jahrh« Chamalost, 
Chamalosco 1299,^ oder c) die vollstândige Verstummung wie 
Or nos c im 13. Jahrh. j. Larnaud. 

Ahnllche Verhâltnisse wie im Dp. Drôme sind auch auf dem 
ûbrigen sofr. Gebiete zu konstatieren. Im Dp. Isère: Venosc, aber 
daneben auch -oz: Chanoz. Die letztere Schreibung scheint âlter 
za sein, denn im 13. Jahrh. ist sie im CL anzutrefifen; dann der 
Schwund: Brignoud^ belegt Brinoscum, Brinosc. -ose und -ost^ 
wecbseln in den Urkunden: im CGr: Bracoscum 976, Bracosto 
1050 j. S. Marner L — Ebenso im Dp. Rhône: hier erscheint in 
-ascu, -oscu t an Stelle des c: Momelast^ Genosi im 13. Jahrh.; 
dann ChamhosU 1000 Chambosco; Bibost^ 967 Biboscbo, Biboc 
1286; aber auch der vollstândige Schwund: -oux: Garnioux — 
Gerniost, Jarniost im CS. x wird wahrschelnlich desselben 
Ursprungs sein wie in ieu-ieux. — Dasselbe im Dp. Ain: -ost: 
Niosi^ belegt Novioscus, Noioscum 971, dann de Niesto, 
Neosto, Noesco, Noyost; Chardenosi\ Beost, Beynost seit 11 83; 
mit der Verstummung des s: Chambot in CL Chambost, Chim- 
bost; auch manchmal, wie schon oben angedeutet, mit angehângtem 
d geschrieben ; also - o d , - o u d : Gtnod^ belegt G e n o s t (dasselbe ist 
der Fall auch im Dp. Jura Larnod: Larnosch 11 24, vgl. Rev. Celt 
XXIV, 166); auch -oz: Marboz, im CS Marbos, Marbo, Mar- 
boscus seit 974 (wie ersichtlich, z nicht ausgesprochen); hierher 
vielleicht unbelegtes *Aîgnoz < *Anioscus. In diesem Dp. gibt 
es viele ON, welche auf -oux, -od ausgehen, wir haben aber 
keine âlteren Belege.3 Dann -x: Varax, belegt Varasc* — Im 
Dp. Jura ebenso: oz: Stguroscus > Siroz, Hagnoscus, bei DB 
Haganoscus 854 > Onoz (bei Sachs -Vilatte Aussprache: Onos). 

Die allgemeine Tendenz sowohl auf dem sofr. als auch in 
anderen sfr. Gebieten ist die teilweise oder vollstândige Verstummung 
der scu-Verbindung im Auslaute. Man darf selbstverstândlich 
nicht vergessen, dafs die Orthographie dieser ON einesteils auf 
der Entwicklung, die die Sprache noch im Mittelalter erlangt hat, 
und andererseits auf dem amtlichen (nfrz.) Einfiusse fufst. — Wie 
ans den Belegen zu ersehen ist, wechseln -ost und -ose. Auch 
bei den Appellativen scheint dieser Wechsel stattgefunden zu haben: 



^ Vgl. FanlMeyer, Rom. XX, 83. £r erwâbnt eine Form Chamaloht 
(13. Jahrh.), was auf Verstummung des sc hinweist. 

■ Vgl. auch im Dp. Hautes-Pyiénées *Ansost, *Arbeost. 

' So z. B. TrevêuXf was man mit Trevasco in der Provinz Bergamo 
vergleichen kann. Guigue briogt folgende Belege: seit loio Trevos, Trevoz, 
-X, -ost, Trevotz, Trevolx, Trcvolz, Trevoulz Trevous, Trevouz, 
Trevo, Trcvol, Trêves, Trevoult, Trevoulz, villa Trevosi^ Trivoli, 
Trevolii etc. („8emble remonter à une haute antiquité"). Was ist Tri- 
vultium? 

* Vgl. bei Flechia S. 73 Varasca (Bergamo), Varaschi (Torino), was 
er von V^Eius herleitet. 



44 

Uabbé Devaux bringt nur maresc, maret = marais, wâhrend 
piscem > peys, farseisont > (3. P. pi.) -iscnnt (a.a. O. S. 171). 
Er nennt maresc, maret „mî-savant". boscus > buec und bosc 
ist dann sehr merkwûrdig (a. a. O. S. 203), jetzt nur bwe. -se 
>• -st kommt auch in Nordfrankreîch vor: Blanuscus 950 >• Blanot 
(Saone-et-Loire), Camblosco > Champlost (Yonne). Gegenûber 
piscem ist zu bemerken, dafs es eigentlich nicht hierher gehôrt, da 
sc*^ sich anders entwickeln kônnte als sc°; desgleicben farseisont, 
welches sowieso eine analogische Form ist; wir kônnen aber nicht 
behaupten, dafs die 1. sg. farseis > -isco wirklich lautgesetzlich ist, 
da sie wiederum von -isc**, isc*' beeinflufst werden konnte. Es 
liegt demnach kein Grand vor, maresc, maret als „mi-savant" an- 
zusehen. Vielleicht wird es sich hier um folgende Erscheinung 
handeln. -us eus und -us tu s wechseln ja: so it. abrostola — fr. 
lambrûche; vgl. noch bei Thomas Mélanges d'etymologie S. 105 ff.: 
amarusta;^ vgl. bei Livius 42,7 Carustum oder Carystum, was 
nach Mullenhoif III, i8q aïs Caruscum zu lesen ist Wenn wir 
das auch fur unsere Fâlle annâhmen, so wâre die Entwicklung 
folgendermafsen darzustellen : -us tu s oder -ustis> -oz vgl. Con- 
drustis > Condroz (Meyer-Lûbke, Betonung S. 16, 42), -ustum 
(-usto) > -ost oder -ose. 

Nur zwei mir bekannte Beispiele scheinen auf eine dem nfr. 
âhniiche Âuflôsung hinzuweisen, nâmlich se >> is: im Dp. Isère 
Allosch > Âlloix (nach Marion in CGr), im Dp. Ardèche (Kar.) 
Paliarascus > Palharès, Oder vielleicht haben wir in diesem 
letzten Beispiele Suffixtausch zu sehen (es >> ensis). Hierher 
wird vielleicht gehôren im Dp. Lozère Meyruets, belegt im CM 
Mairossium, Mairosium (offenbare Latinisierungen) , Mairois, 
Mairoix.2 

B) -asca-usca.3 

Aus den Dp. Hérault, Tarn-et-Gar., Lot-et-Gar., Basses-Pyr. 
habe ich keine Beispiele. Aus Dp. Tarn bringt CC Andoca iiio 
j. Andouçuâ, wo man vielleicht ein verstummtes s oder -ce- ver- 
muten darf. Aus Dp. Lot nur *TauIousçue, Im Dp. Ardèche 
scheint die Palatalisation schon eingetreten zu sein: *p€yrocJu^ wenn 
man es mit vielen anderen "^Peyracht < *petrasca in Zusammen- 
hang bringen darf. Sie herrscht weiter in Clar.-Inf.: ^Smouche^ 
wenn man es mit anderen *Senuscum in Zusammenhang bringen 
darf, dann in Puy-de-Dôme: *Manarache^ wenn es -asea enthâlt, 
ebenda *Pey roche. Wie zu ersehen, fînden sich auf dem rechten 
Rhône-Ufer nur recht spàrliehe Beispiele. 

In der Provence sind die Verhàltnisse etwas verwiekelter. — 



' Vgl br ustum neben bruscum, Meyer-Lâbke, Zu den lateinischen 
Glossen (Wiener Studien 25, S. 94 ff.). 

' buscus lautet im àlteren sofr. buec, vgl. Devaux (Index). 

' Dafiir wurde auch die Arbeit von Paul Meyer, c et g suivis d'à en 
prov. Rom. 24, 529 ff. herangezogen. 



45 

Im Dp. Bouches-du-Rhône tritt keine Palatalisierang eîn: Gratiasca 

> Gréasque, — Im Dp. Var ein unsicheres Beispiel Brasca in 
CM von Guèrard mit La Bracasse identifiziert, was nicht stimmt. 
Von anderen Beispielen fehlen moderne £ntsprechungen. — Fur 
Dp. Vauclnse nur *Zâ Valmasque, (Ândere Beispiele s. unten.) In 
Alpes-Maritimes ebenso keine Palatalisierang in *Pelasque, *Pierrasquas, 
Lantusca > Lantosque, *Gordolasca^ *Agiasque\ aber "^Mauruche^ 
wenn es -nsca enthâlt, weist auf Palatalisierang hin.^ In Basses- 
Alpes wie hier: Manuasca, Manoasca in CM j. Manosque^ wo 
die Vokalisation Schwierigkeiten macht Mûllenhoff III, 189 bat 
auch einen Beleg Manuesca, O. Schuitz Zs. 18, 428 fuhrt aus 
1206 Manosca an. Bei Curioscum in CM j. Curiusque ist eine 
âhnliche Bemerkung zu machen, wie sub A) im Dp. Basses-P3T. 
Aber *Verdaches < *viridascas,* *Uouche wûrden wiederum, voraus- 
gesetzt, dafs sie auf -asca-usca berahen, Palatalisation aufweisen. — 
Im Dp. Vauduse wiederum keine Palatalisation: Vindausca 

> Venasqué, was auch die Ergebnisse von Paul Meyer S. 555 be- 
stàtigen. — Im Dp. Drôme fehlen Beispiele. — In Hautes-Alpes 
erscheint Palatalisation: Nevache < Annavasca 739,'Nevasca 11 18, 
Nevascha 1225, Nevaschia 1330, Nevachia 1358, Nevasia 
1334, bemerkenswert Nevaysse 1568. Vielleicht auch *Pénache.^ 
Dann auch -aisse wie in dem eben erwâhnten Belege: Severaisse 
< Severasca, vgl. in Lou trésor dou felibrige: mouicho, 
mouisso in den Alpen. In demselben Dp. auch unpalatalisierte 
Form: * Fiasque^ cf. Paul Meyer Le. S. 555. In den Alpen scheinen 
aiso sporadisch palatalisierte Formen vorzukommen. Dièse Dpts. 
zeigen auch die Erhaltung des in Auslaut getretenen s (bei 
boscus). — Im Dp. Isère kommt nur die palatalisierte Form vor: 
Gtltvache, belegt im CGr. Girvascha, wo der Swarabhakti -Vokal 
sehr auffallend ist — Fur Dp. Ain habe ich ein unsicheres Bei- 
spiel: Smochest im 15. Jahrh. Senosches, 11 14 Senochias, aber 
Guigue hat auch einen Beleg Senolcas; die Belegstelle und das 
Jahr gibt er wie gewôhnlich nicht an. — Im Dp. Doubs ebenfalls 
Palatalisierang: Centusca> Sanioche^ dann vielleicht *Pisse''Navache. 

Im CM kommt eine andere Entwicklung zur Verzeichnung : 
Albaros, Alberussum, Alberuscum, Albaruffum, Alborus- 
sum, nach Guérard Aubusson (Vaucluse). Vgl. nach der Angabe 
Mistrals mousso < musca in Dauphiné. Âhnliche Entwicklung 
zeîgt Bramoussey im 14. Jahrh. Bramoscus (vgl. D'Arb., Prem. hab. 
S. 107), wo jedoch dem heutigen Namen nach auf -usca zu 
schliefsen ist Vielleicht sind hierher zu ziehen auch Chavanosse 



^ Da es in der cne Vallanris liej^t, aiso in einer Gegend, wo Palatali- 
sienu^ in diesem Dp. nicbt vorkomint, se kônnte es môglicherweise ein 
Francesismus sein, v. Paul Meyer, Rom. 24, 544. 

* Die Ortschaft liegt im Arr. Digne, wo die Palatalisation durch andere 
ON bezeugt ist, s. Fanl Meyer, Rom. 24, 552. 

* Vgl. Solmsen, Studien, S. 139 Annavus, 

* Fur -asca spricht Penasca in der Prov. Como. 



46 

(Ain): 1321 La ville de Chavanuce, vgl. îm CL (Petrus capelanns 
de) Chavanosco, (mausus de) Chavanos, pair, de Chavanosco, 
(aile aus dem 12. Jahrh.), sofem sie sich nicht anf den ON im 
Dp. Isère beziehen. Im Dp. Var la Colle Craissmousse — im CM 
Crixonosa, locus prope Calars, was vielleicht ein *Crixsionusca 
postuliert. Im CM noch Cadarossa, Cadrarossa j. Caderousse 
(Vaucluse)i ganz entsprechend dem ON Cadarot ( Bouches -du- 
Rhône). Hier hâtten wir also eine Reihe von Beispielen, wo die 
Grappe sc^ durch reinen Spirans, wie anch oben scbon bemerkt 
wurde, vertreten ist. 

6. Jetzt môchte ich ein paar sekundâre £rscheinungen be- 
sprechen. Zunâchst den Suffixtausch. Riacioscum in CGr. wird 
von Marion mit Poissard (Isère) identifiziert. £s erklârt sich wahr- 
scheinlich zunâchst durch den Tausch mit -as eu s, welcher dem 
-us eus am nâchsten^ steht und dann durch das Verstummen des 
ausl. -se (si). Àhnliche £rscheinung bietet auch Silva de Maiasco 
in demselben Cartulaire j. Forêt^e-Mayard (Isère). Mehr Schwierig- 
keiten bietet dagegen Basciascus a. 739 (bei Marion CGr.) j. 
Batssieu (Isère).^ Man mufs den Vorgang sich etwa so vorstellen: 
wie cher < carne, cheuz < cal ce zeigt, konnte Pal. + a in 
sofr. auch in gedeckter Steliung zu (i)e werden (cf. auch R. Gr. 
§ 262) und so bekommen wir ^Basciescu, und nun dûrfte sich 
bei dem Verstummen des auslautenden se (st) das in diesem Dp. 
so verbreitete Suffîx -iacu > ieu eingestellt haben. Dieselbe Er- 
scheinung zeigt Vttrteuy belegt Vitroscho im CV, wo doppelter 
Suffixtausch vorliegt.^ Wahrscheinlich auf dieselbe Weise dûrfte 
Al bar iacu s, belegt im CStH > j. Albarel ergeben haben; hingegen 
hat castrum Aibiols 1096 in CL j. Alhiosc das Verstummen des 
ausiaut 1 die Hinzufugung von se herbeigefûhrt 

6. Wie wir bei -anum und -acum schon gesehen haben, 
finden wir auch hier den Schwund des Suffixes, jedoch nur in 
wenîgen Beispielen : Lavarioscum in CGr. von Marion identifiziert 
mit Lavars (Isère), welcher ON 1318 de Lavario heifst (Arch. 
Dauph.). Ob hierher auch Artonoscos j. tAragne (pays de Gap, 
Holder I) zu ziehen ist, weifs ich nicht, da der moderne ON in 
keinem Falle mit dem alten zusammengehôrt Wie dièses Beispiel 



^ Bd Paul Meyer, Rom. 24, S. 557 dn Beleg Chaarossa, wo vdv ge- 
schwanden. Vgl. auch Rom. XX Le Langage de Die. 

* Diesen Obergang zeigt auch Tarascon (Bouches -du -Rhône), welches 
bel Ptolomaeus und Strabo Taçovaxw v. heifst, vgl. D'Arb., Les prem. II, 105. 
Vgl. mit diesen ON Maiascus, Maiasch j. Maast (H. -Marne) Rom. 
XXV, 95. 

■ Wie erklârt sich oi in vortonîger Silbe ? Vgl. die Belege f5r*Maria- 
cxï.m'^ Mey rat (Ain), einmal bei Guigne Moiria (Moria, Moriac) neben 
Mayria. 

^ Analoge Erscheinung haben wir in Oran^^ <^ A r au si o, Aurasica, 
Aura se a, wo die letzte Stufe -asca durch ein in ON hâufîgeres Sufïix -enga 
(germ. -ing) vertauscht wurde. Vgl. Zs. 10, S. 425^429. 



47 

zu erklâren ist, îst dunkel, jedenfalls mûfste man, um eine be- 
friedigende Ërklârnng zu versuchen, mehrere âhnliche haben. £s 
ist môglich, dafs dîeser Fall auf einen Gebrauch von -os eus hin* 
weist, wie ihn Mûllenhoff III in Nit. hervorgehoben bat, wo man 
Dâmlich von den bestehenden ON aus neue Adjektiva fur die Be- 
zeichnung der Gegend biiden kann: Comasco (zu Como), Berga- 
masco (zu Bergamo) etc. cf. bei Mistral: Mounegasc, Mouna- 
gasco ,,babitant de Monaco", dann Gilliéron Atlas Nr. 3 méntànàsk. 
Fur nôrdlichere Gegenden konnte ich gar kein Beispiel finden. 
Jedoch mûfste man dies fur unser Gebiet nachweisen. Auf dièse 
Weise erklâre ich mir z. B. den Schwund des Suffixes in Vapin- 
cum > Gap» — Inc ist im Prov. ja sehr belîebt und dient be- 
sonders in dieser Gegend (cf. Gilliéron Atlas Nr. 3) auch zur Ab- 
leitung der Adjektiva, welche die Abstammung aus einer Ortschaft 
bedeuten, wie z. B. Coundrindenc „aus dem Orte Condrieu". (Mistral, 
Lou poemo don Rose). Nun konnte sich bei Vapincum eine 
falsche Interprétation sehr leicht einstellen: Va pi ne us „aus Gap — 
die Leute aus Gap'S und von da aus bildete man Gap» -in g 
kommt in sfr. ON sehr oft vor. Aber, wie gesagt, um dièse leicht 
verstândliche Erscheinung auf Lavarioscum anzuwenden, mûfste 
man mehr Beispiele haben. Dazu kommt es, dafs wir gerade ûber 
die ON auf dem linken Rhône -Ufer am schlechtesten unter- 
richtet sind. 

7. Ober die geographische Verbreitung dieser Suffixe batte 
ich gar nichts Neues zu sagen, da dies schon ausfuhrlich von 
D'Arb. de Jub., Les premiers habitants de r£urope B. 2^ S. 115 
geschehen ist Nur inbezug auf die Chronologie môchte ich auf 
den ON Onoz (Jura) hinweisen, welcher eiuen germ. £N Haganus 
enthâlt (siehe den Û. Teil). Das sichert uns also den Fortbestand 
dièses Suffixes zur Zeit der germ. Période. Auch da mufs man 
demnach vorsichtig sein, wenn man aus dieser Art ON auf das 
ehemalige Vorhandensein der Ligurer schliefsen wollte. 



ILTeiL 

A. Lateinische Eigennamen. 

Zu Grande wurde Schulze, Zur Geschichte der lateinischen 
Eigennamen gelegt Gelegentlich werden jedoch aucb, wo es der 
lautliche Zusammenhang nahelegt, einige keltische £N berûhrt. 
Auf nâhere Prûfung dieser Namen, ob sie etruskischer etc. Provenienz 
sindy lasse ich mich nicbt ein, da dies zum grofsen Teile schon 
bei Scbuize geschehen ist und zu keinem besonderen Resultate 
fûhren wûrde. Der Kûrze balber gebe ich bei den Belegstellen 
nicht die Seiten an» da sie in den den Kartularien beigefûgten 
Indices leicht nachzuschlagen sind; desgleichen bei den Zitaten 
ans Holder. ObwohI Vollstândigkeit angestrebt wurde, konnte sie 
doch nicht wegen des Mangels an topographischen Dictionnaires 
und Kartularien erreicht werden. 

1. AccAUS, AccAVA, AccAVUS sind reichlich belegt (vgl. 
Holder I), sie haben dem Suffixe nach keltisches Geprâge. Viel- 
leicht liegen sie vor in Acavanos locus in pago Lemovicino et 
in vicaria Asnacensi 841 in CB. Der ON ist nicht zu beurteilen, 
da die moderne Entsprechung fehlt. Nach Solmsen, Studien S. 1 25 
ist der Name pâlignisch. S. jetzt auch Schulze S. 47. 

2. Aziliacum sive ipsa Turris j. La Jour d*Elne (Pyr.-Or.) 
945 bei DV2 geht wahrscheinlich auf ^Aciliacum zurûck von 
AciLics; vgl. Azille oder Azillan (Aude) bei DV4. 

8. *AcuLius (vgl. D*Arbois 376 f.) hat einigen ON zur 
Grundlage gedient» so Aguliana villa in einem Diplom Ludwigs 
des Stammlers (a. 878); in Car. Rous. Aguliana ist vielleicht 
identisch mit diesem ON; dann *Aguillan (Drôme), *Aigmllanes 
(Ardèche). Wir haben also -Q zu Grande zu legen. Vgl. in 
Aguliaco in der Chronik S. Benigni Divionensis (DE VII), und 
Eguilly (Aube, Eure-et-Loire) < *Aculiacum (s. Holder I, 33). 
Hierher wird vielleicht auch *Guillac (Gironde) gehôren. Den Fall, 
wo der Artikel verwachsen ist, zeigt wahrscheinlich Légmllac (Dord.), 
Laguilhacum im 13. Jahrh. Ob wir in *Pegutlhan -< *podium 
Aculianum zu sehen haben und in *Prégmllac -< *pratum 
Aculiacum, ist unsicher. Der £N wâre aus CIL 589 Aculkia 
zu erschliefsen; vgl. noch bei Schulze m Aculenus. 



49 

4. Von AcuTius Schulze 403 haben wir Acutianum mo- 
nasterium (OB) und im Dp. Gard Aguzan^ welches im 14. Jahrh. 
als Aguzanum belegt ist. Hierher gehôren vielleicht noch *La- 
guzan (Gers); *Sarraguzan (Gers) < *serrum Acutianum. 

Mit -a ni eu s: Gnzargtus (Hér.) villa, castrum de Agusanicis 
922, Gusargues 1688. S. D'Arbois 571, 

Die ON in Nordfrankreich weisen auch auf û hin: Aguisy 
(Oise), vgl. D'Arbois 189. 

Vom Cogn. Acutus CIL. II, 2450 vielleicht: *Gudannes (Ariège). 

6. Hâafig sind'die ON, wo wir EN, welche von albus ab- 
geleitet sind, erkennen. Albus liegt vor in: Aubac (Gard) 16 16. 
Ob hier ein Cogn. Albus anzunehmen ist, ist nicht sicher. Man 
vergleiche es mit vielen *montem albanum in Siidfrankreich 
(s. unten 622). Hâufiger kommt Albius (vgl. Schulze 119) vor: 
Albiacus haben wir in Albiac (H.-Gar., Lot [967]), Auhiac (Gir., 
Lot-et-Gar.), Aubiai (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. 1263 Albiacus, 
Albias (T.-et-G.), vielleicht auch in *Z« Daujats (Ain) und *Argeais 
(Ain); dann haben wir in com. Arvernico, in vicar. Nonatense Al- 
biatus, zur selben Zeit auch Albiacus geschrieben. Dazu: Alhy 
(H.-Sav.), 1353 de Albiaco (Inv. de Ar. V.). 

*Albenus: Aubenac 1489 (Dord.); Aubenas (Ardèche), im 
13. Jahrh. Aubenaci conventus (DB. XXIII), bei DV2 mit -a te: 
Albenate (a. 950); Aubanûs (Gard) 1782 Aubenas. Albenus ist 
nicht belegt; vgl. aber Alfenus bei Schulze 120, und ebenda 
S. 119 Albienus. 

Albillids (vgl. noch Holder I, 82) : *Ztfj Arbillats (Ain). 

Viel hâufiger dagegen Albinius (vgl. Schulze ii8f.): Arbtgmeu 
-<de Albiniaco 14. Jahrh. (Ain); Aubignac 1461 (Gard); Arbigni 
(Ain): Albignies, Arbinia in CS.; -^«^/Jg^waj (Ard.) < Albiniacus 
Merow.; Albigny (Rhône); Aubignac (Gard) Elbignac 1461, 
Aubagnac 1824. 

Albanius (vgl. Schulze 533): Aïbagnac (Aveyron, Cantal); 
Aubagnai (H.-Loire), Aubagnac (Gard, Hér.); Aubagnat (H.-Loire) 
1670. Auch das Cogn. Albanus ist belegt CIL. II, 2038. 

Fast dieselben £N kommen in ON mit -anum vor. Aïbian 
(Hérault). 1 Hâufiger kommt albanus vor, das sich schwerlich auf 
das Cogn. Albus beziehen wird: so Guillelmus de Al b a in Bigorra 
in Tabulae ceratae a. 1308, vielleicht das heutige Hauban (H.-Fyr.). 
Am hâufigsten finden wir albanus in Verbindung mit montem: 
so zwei Moniauban (Drôme), Moniauban (B.-Pyr.) ; Moniauban (T.-et- 
G.), drei Moniauban in Dord., blofs Alban im Dp. Tarn. £s ent- 
spricht vielen Montblanc in Frankreich. Montblanc (Hérault) hiefs 
1197 Mons albus. S. 629. 

Albanius: S. Etimne-d^Albagnan (aber Albinianus villa 844, 
de Albaniano 776; solchen Wechsel zwischen -inius und -anius 



^ AX^iava hait Mûllenhoff ni, 180 for nicht lateinisch. 

Beiheft z. Zeitschr. f. rom. PhiL II. ^ 



50 

werden wir ôfters beobachten kônnen), beî DV2: Albanianum 
vilare in pago Cerasia (a. 869); izn Dp. Landes: Aubagnan, 

ÂLBiNius: Aubignan (Vaucluse); bei DV^ noch Âlbinianum 
vilare in p. Bisuldunensi (a. 844). 

*Albasius:1 Albasian, auch Albasiane, Albasicen, in 
Albasini 984; vgl. bei DV. castrum de Albasio > Aubats (Gard). 
Dagegen ^»3^sjr (H.-Loire) inSp.br. Obazac (in einer franzôsîsch 
geschr. Urkunde!) 1337 verlangt *Albati-acum. Albatius ist 
reichlich belegt, s. Schulze 119 etc. 

Die ON mit -uscus: vîelleicht Alboscum, Aboscum in agro 
Forensi 970; Aubosc (B.-Pyr.). Es kônnte auch der Dativ vom 
Artikel + boscus sein, vgl. Alboscarios 11. — 1 2. Jahrh. < Z^x 
Albusqutès (Aveyron) in CC Albius: Albtols (B.-Alp.), 1096 Albiosc 
in CL. In CM wird auch ein Albioscus erwâhnt^ Albinius: 
Auhignosc (B.-Alpes). 

Eine Ableitung von albus ist vielleicht auch Albûcius'. Das 
lange U ist belegt, s. Schulze, S. 119. Im Dp. Corr. Albussac < 
Albuciacus in vicaria Beenatensi in CS. Eine Unregelmâfsigkeit 
im Vokalismus zeigt Aubessas (Gard), 1344, 1732 aïs de Albussaco 
belegt. Wie hier G > e zu erklâren ist, ist mir unbekannt. Mit 
-anum: *Arbussan (L.-et-G.). Mit -anicus: Aubussargues (Gard), 
villa de Albussanicis 1381. Vgl. noch Albucione > Aubusson 
(H.-Loire) bei D'Arbois 509. Die Schreibung Al bu ci us ist auf 
den Inschriften die hâufigste. Es gibt auch Albutîus: so Albu- 
TiANUS auf einer Inschrift in Gallia cisalpina, und Albutîus Capito 
in Hispania. 

In dièse Sippe gehôrt vielleicht auch Albarius : Albariac (Gard) 
1209 Albara; bemerkenswert ist Enbayrac (H.-Alpes), 1423 de 
Aubeyraco, wo au- zuerst als Artikel im Dat. empfunden und 
dann durch die Prâposition en ersetzt wurde. Ob in vielen Aubrac 
(Aveyron), Aubras (Gard), dann in nordfranzôsischen Aubray, Auèri^ 
die Synkope vorliegt, lâfst sich nicht behaupten, da die Belege 
fehlen. Vgl. auch die Namen Albrenus, Albricius bei Schulze. 
Auch in den ON mit -uscus: Al ba rioscum (j^aro/iVr?) (H.-Alp.); 
a. 739 eine colonia quae dicitur Albarioscus. Aubusson (Vaucluse) 
wird in CM mit Albaros, Alberussum, Alberuscum, Alba- 
ruffum, Alborussum identifiziert; schwerlich richtig, vgl. vielmehr 
das obenerwâhnte Albucione. Hier ist man nicht sicher, ob EN 
oder das Appellativum albara = Xevxij (vgl. Meyer-Lûbke in 
Arch. f. lat. Lexic. XII) yorliegt. Albarius CIL. X, 88 nur einmal ; 
vgl. beî DV2 Albarus judex und die Ableitungen: Albarinus 



* Fur -asius vgl. bei Holder 1, 247 Cavar-asius, Gervasius, 
Gildasius. 

* Vgl. Chevalier, Gall. christ, nov. I, S. 559—- 560 Albiosc und Le Biosc 
s Albûdus hâlt MûUenhoff III for ligurisch. 

* Im sûdfranzôsischen Aubri wird germ. Alberich vorliegen; vgl. DV 
Albaricus, Albri. 



5* 

ClL. XII, 1157; V, 2845; dann beî Schulze 119, 344 Albarenius. 
Holder I verzeichnet auch Âlbar-ascus a. 839. Aber — wie 
gesagt — es ist auch môglich, dafs hier al bar a = Xevxrj vorliegt; 
vgl. beî DV2 Albaria > Le mont Albèret DVy: Albariis im 
13. Jahrh. > Albars (Aude), DV^: Al baron (château dans la 
Camargue); vgl. EN Albaron Sancho in Sp. briv. 

Hîerher wird auch gehôren *Aubéjac (Cantal) <*Albei-acum. 
Albeius Schulze 119, 345. 

e. Zu Alina, Alinna, Alinnius bei Schulze 70 wird gehôren 
Alignait (Hér.), seit dem 12. Jahrh. als Alînia, Alinana, Aligna- 
nu m belegt. Vgl. noch bei Holder I, 95 Allinius und CIL X 
Allbnius und Alenius. Ein ON mit -uscus wird in Gallia 
christ nov. I, coll. 385 erwâhnt: prior Sanctî Martini de Alinhosco. 

7. Allarius ist in sûdfranzôsischen ON zîemlich verbreitet 
So im Dp. Hér. Aleyrac (,, mieux Alayrac"), welcher ON aber in 
Urkunden mit dem Suffixe -anicus belegt ist: villa Alairanicos 
804, Alaîranichos 901, Alairanicum 1206. £s wird entweder 
schlechte Latinisierung oder schlechte Identifizierung seitens des 
Yerfassers vorliegen; das letztere ist wahrscheinlicher, da im 
17. Jahrh. Aieyrargues vorkommt, Alairacum seit 12. Jahrh. 
Im Dp. Drôme Aleyrac^ im 18. Jahrh. Aleyras; im Dp. Gard vier 
AlairaCy im Dp. Corr. Alleyrat^ und in CB Aleyracus in Vicaria 
Usercensi. Hierher gehôren zwei Laleyrai (Ain), belegt als De 
Aloyria, de Alleyria, AUeiria, Alleyrias; dann vielleicht Lirac 
(Gard), doch unsicher, da es in 945 als Leyracum belegt ist, 
und auf '^'Lariacum (s. 441) zurûckgehen kônnte, die spâteren 
Belege ans 1292 und 133 1 eccl. Sti. Pétri de Alliraco, Alhîracum 
kônnten ein prothetisches a (von ad) enthalten. 

Mit -anicus: Leyr argues odex iMirargues (Hér. 1809) UHair- 
argues 18. Jahrh., eccl. de Aleyranicis 1280. 

Im Sp. briv. erscheint Alayras, prîoratus Voltae 1288, da- 
neben 1263 Bertrandus, Guilleimus, Raymundus Alayrans. £s 
kônnte hier vielleicht der nâmliche ON vorliegen: also < *A1- 
larianis. 

Allarios ist nur im Fem. belegt: Allaria CIL IX; Alârius 
s. bei Schulze 345. In CB kommt vor zweimal: Alaria, uxor 
Ademari de Archiaco, uxor Amaudi de Rausers; wahrscheinlich 
germanisch, vgl. auch Fôrstemann P Alaheri 52. 

8. Allius Schulze 423: *Alliacum: *Moniaillac (Dord.),* im 
selben Dp. noch sechs andere Aillacy welche seit dem 1 2. Jahrh. 
belegt sind. Eyliac im selben Dp. bietet ai-^ > ei, das in den 
Urkunden des 14. und 15. Jahrhs. mit i- wechselt: Ilhacnm, 
Ylhacum. Mùntaûîac erscheint am £nde des 11. Jahrhs. als 



^ Hierher vielleicht auch zwei MontaUîoux (Ain). 



4* 



5^ 

Monte Aliado. Im Dp. Ariège ein * Aillai', Aillac (H.-Loire) 
17. Jahrh. Aillât in Sp. briv.; dann vielleicht ^lilac (Gir.). 

Die ON mit -a nu m: in einer Epistel des Papstes Agapes II. 
951 in comitatu Narbonensi eine villa: in villa Alianeto (voraus- 
gesetzt, dafs eto = ittus). 

Allius ûbergegangen in die n-Dekl. : Aillon (Savoie), prioratus 
de Aylhone im 14. Jahrh. (D*Arb. de Jub. 509), dann Alionacum 
villa pertinens ad eccl. Cenom. (DB VI), vgl. Allionici, Allioncus 
in CGr., nach Marion vielleicht AgnielUs (H.- Alpes), was lautlich 
nicht geht Vgl. bei Schulze 307, 345 Alio. 

0. Neben Axsius CIL X, 1403, V, 18 13 gibt es auch Aucius 
mit der Ableitung Aucilius (Aucissa, Auceiâ), welchen wir von 
Alsius auf dem Gebiete, wo 1^ > u, nicht zu unterscheiden ver- 
môgen. CL parrochia S. Desiderii de Auciaco 1285 > S.Didier- 
d^Aussiat (Ain); im selben Dp. noch ein Aussiat Mit dem -ate, 
nur in falscher lat Gestalt, kommt in CS vor: Alsiato villa, in 
patria Arvemica, in com. Talamitensi; ein anderer ON beifst Hal- 
ci a eu s villa Mon. S. Amandi (899) in einer Urkunde Karls des 
Einfaltigen (DB VIII); dann in com. Tardanensi Auchiacus villa; 
Aussac (Char.) < Alciagus (Lo. Mer.). 

Auf Alsius kônnen sich nicht beziehen Ausai (Puy-de-Dôme) in 
Sp. briv. Auzac, Auzat 1263; Dauzai-sur-NodabU (Puy-de-Dôme) 
1401 Auzat-sur-Nodable; * Auzat (Ariège, H.- Vienne), Auzas 
(H.-G.). Sie sind leider nicht urkundlich belegt, aber durch das 
z ist Alsius ausgeschlossen, denn ^sj[ > ss. Autius ist belegt; 
s. Schulze 130, auch Autus. In den Ableitungen kommt in Sud- 
frankreich Aucius einmal vor: Oùlhan (Gard), im 17. Jahrh. locus 
Sti. Hilarii de Ausiliano; vgl. CIL XU Aucilius, Aucilîa, Aucius. 
Vgl. dann Ozillac (Charente-Inf.) , belegt im CB Ausiliacum villa, 
Osylliacense territorium, Oxiliacensis eccl.; dann in CSau. 
£1 coin Dauzillac 

10. Alvinius liegt in zwei ON vor: Alvignac (Lot), in CB 
als Alviniaco belegt und in Arvignan (Gard) — Arvignane 
1607. Alvinius kommt auf den Inschriften nicht vor, wohl aber 
Alvius, welcher im ON Aluiaco (Merow. Mûnzen) erscheint Ein 
anderer ON Alviniaco 11. Jahrh., Aluiniaco kommt in CB vor 
j. Vignac (Char. c°°, c°* de Barbezieux). Der Herau^eber bringt 
noch Auvignac (Char., c"*' de Montils), vgl. noch ebenda Daluilac 
(de Alviniaco) sacerdos 1109 — 112 1. Vignac zeigt uns be- 
merkenswerten Schwund der ersten Silbe, der sich dadurch erklârt, 
dafs sie als Dat des Artikels empfunden wurde. 

U. Amantius ist als EN oftmals belegt: s. Schulze 121. Es 
scheint nicht blofs lateinisch zu sein: wir haben einen FluEsnamen 
Amantia > Amance (Seine). *Amantiacus erscheint in Amancy 
(Rhône) im 11. Jahrh. Amanciacus in CS, auch als Mancy belegt 
Als eine Ableitung ist AMAirriNius (s. Schulze 121) zu betracfaten: 



53 

Mantigny (Rhône) <in CS als Âmantinlacus villa in agro Tar- 
natensi (looo) belegt. Vgl. auch *Manteney (Ain). 

Mit -anum: Amantiana in Gesta de Concilio Tolosano 1119 
(DB XIV). Dafs hier eine Ortschaft gemeint ist, beweist die Aus- 
dmcksweise „ prior Amantianensis ". Auch mit dem Suffîx -anicus: 
Amantianicus colonia in p. Magalonensi 844 in einem Diplom 
Karls des Kahlen (DB VIII). Intéressant ist auch La Mausson (Hér.) 
< Fluvius Amansionis 1055, 1121 Amancio, La Mausson 
1630. Holder I bringt noch den Flufsnamen Amance (Nebenflufs 
der Aube) und Aumance (Allier); vgL noch den V. Amantini 
zwischcn Save und Drau. Unverstàndlich ist, wenn Holder I, 112 
fïir Amasse (Tourraine) belegtes Amatissa zu *Amantissa korrigiert. 

12. Amatius, s. Schulze 120, 125, 345 und Cogn. Amatus 
CIL II, 2486, steht in Ameysteu (Ain) , welches nur in folgenden 
Latinisîerungen belegt ist: eccl. Ameysiaci, de Amaysiaco, 
AmaysieUy Amaisia. Auf einer Inschrift, die da gefunden ist, 
liest man Valentinus actor fundi Amatiacî. 

Mit -anum wahrscheinlich : Amaysinio, A-no, A-ssino (de) 
im 14. Jahrh. erhalten im Familiennamen Amaysin (Arch. Dauph. II). 

18* Die vulgàrlat Form Amilius * statt Aemilius scheint vor- 
zuliegen in ON: Amilhac (^kx) Amiliacum villa 1178, Amilacum 
1190, dann Ameliacum, auch Amilarium 1194, was als eine 
Verschreibung zu betrachten ist. Im Dp. Gard Amilhac, welches 
im II. Jahrh. ohne a- erscheînt, mit a- seit 18. Jahrh. (also un- 
sicher, ob hierher gehôrt): 172 1 Le fief d'Ameliac und Amaliac. 
Holder I ninmit auch fur Milhac (Vienne) *Amiliacu an. Jedoch 
sind auch andere Ammius, Ammilla, Ammilius belegt, so dafs wir 
mît entschiedener Sicherheit nicht behaupten kônnen, dafs es gerade 
vulgârlateinische Formen sind, denn Amiliacu, Amiliavu mit 
einem m sind uns erst aus spâterer Zeit belegt. 

Auch mit dem Suffixe -us eu s kommt Amilius vor: Amilhos- 
cus im 10. Jahrh. (bei D'Arbois, Les prem. hab. II, S. 158). 

Mit -anum nur in dem Namen: Bertrandus d'Ameilhan 
1191 bei Chevalier, Cart. eccl. S. Pétri de Burgo. 

14. Vielleicht kann man aus *Amptac (Aveyron) auf Ampius 
(s. Schulze 257, 345) schliefsen. Dieser EN, durch -uUius er- 
weîtert, wûrde dann vorkommen in Ampuliacus villa (930) in 
pago Lemovicîno, dann bei DV^ Ampuliacus villa in pago Tolo- 
zano j. Ampouillac (H.-Gar.) (a. 967). Ampius ist auf den In- 
schriften mehrmals belegt: CIL IX Ampius (fûnfmal), X, XIV; dann 
Ampeius cil III, 2400, und cogn. Ampellius CIL VIII. Ampul- 
uus ist nicht belegt (vgl. Catullus). Auf Ampellius bezieht 
sich wahrscheinlich Ampiîhat (H.-Loire) 17. Jahrh., Ampilhac im 
13. Jahrh. in Sp. briv. 



* Vgl. bei DVj, 5 im Index die EN der christl. Bischôfe Amelius und 
Amélie ; vgl. bei DV5 A m il s, alos in vicaria Coliensi, j. S. Quintin (Ariège). 



54 

16. In „ Ex gestis Ambasiensium Dominorum *^ (bei DB XVII) 
wird „villam nomine Anaziacum prope Baugendacum '' erwâhnt, 
Heutiges Ennezac (Puy-de-Dome) erscheint als Anazac in „Scripta 
de feodis ad regem spectantibus *' (DB XXUI) ; heutiges Aiuysieu 
1282 im Namen eines gewissen (Jacobus de) Anaysiaco (oficialîs 
curiae Viennensis). Dièse ON lassen einen *Anatius postnlieren. 
Fur die Môglichkeit eines Anatius vgl. Anatinius Schulze 346. 

16. Enkirch (Rreis Zell) nach Holder I, 137 <*Ancharîacu; 
auf dieselbe Gnindlage dûrfte hinweisen mit -anum: Anche ra nus 
vilare in pago Narbonensi 849 in einer Urkunde Karls des Kahlen 
(DB VIII und DV2). Ancharius ist in CIL II, X, XU oftmals 
belegt. 

17. Anicius liegt vor in Nùsan (Hérault), 1199 Anicianum, 
einmal auch Aniscianum geschrieben. Der heutige Name erscheint 
seit dem 17. Jabrh. Vgl. noch bei DV4 Anicium, nom latin du 
Puy, Anicius CIL II, 31 19, (abl.) C. Anicio CIL II, 2554. 

18. Annids ist in ON mit -acum und -anum vertreten. 
Im Dp. Hérault haben wir ein Agnac^ das im 13. Jahrh. aïs Agania 
belegt ist, im 14. Jahrh. als An h a eu m, so dafs wir nicht wissen, 
ob Agania ein Fehler oder eine andere Ortschaft ist (Im Dict. 
top. von Thomas kommen schlechte Identifizierungen oft vor.) Im 
Dp. Dord.: Aignac^ welches im 11. Jahrh. Aunac (St Satuminus 
de Aunac) heifst, was wiederum ein Identifizierungsfehler sein dûrfte. 
Agnac (H.-Loire) identifiziert Chassaing in Sp. briv. einmal mit 
Augnac, ein anderes mal mit (Bernardus d') Amnac 1362. Die 
erste Identifizierung ist ganz faisch; der Beieg kônnte sich beziehen 
auf Aunac 1247 j. Augnat (Puy-de-Dôme), vgl. Aln-iacum oder 
Auni-acum in der Einleitung. Dann: *Agnac (Lot-et-Gar.); 
*Aignac (Loire-Inf.). Hierher auch eccl. de Anhac 1060 j. Niac 
(Ariège) bei DVj, wo man den oft vorkommenden Abfall des An- 
lauts a sieht Im CB noch de Aniaco (12. Jahrh.). 

Die ON mit -anum: im Dp. Hér. Aniatu — im 8. Jahrh. 
A ni anum, seit dem 9. Jahrh. dem heutigen Namen entsprechend 
Aniana. Im Dp, Gers *^;]g^»a«; ^i^«a« (Basses-Pyr.) im 14. Jahrh. 
Anhanh. Es dûrfte auch der Heiligenname Stus-Anianus vielen 
Ortschaften den Namen gegeben haben. So haben wir S, Aignan^ 
seit dem 14. Jahrh. so belegt. Intéressant ist im selben Dp. Lts 
SainiagnaniZt welches seit dem 13. Jahrh. belegt ist, so „ versus 
sanctum Anianum, ad sanctum Anhanum'' 15; im Kataster heifst 
die Ortschaft Les Saints Agnats. Ich erklâre mir diesen Plural so: 
ursprûnglich dûrfte die Ortschaft *Anîanis geheifsen haben, was 
*Anhanz ergab, und eine Vorstellung von der pluralischen Gestalt 
erweckt haben dûrfte. £s kônnte sein, dafs dièse Ortschaften nicht 
von einem Heiligen ihren Namen erhalten haben, sondem dafs das 
rômische Annianum zu christlicher Zelt das Adj. Sanctus erhalten 
habe. Ein solcher Vorgang ist bei ON in Frankreich nicht selten 



55 

(s. Quicherat)! Wir haben S. Aniani Monasterium in Septimania 
(DB V). Qaicherat a. a. O. sieht ganz richtig im Ch = sanctus: 
Chiniane (Hérault). 

Auch mit -anicas haben wir eine Bildung. So in CM: 
Agnaniga, welches Guérard, wohl unnchtig, mit Garrigues (Gard) 
identifizieren môchte. Auch Anianus îst belegt 

19. Im Dp. Pyr.-Orientales *Ansignant dann *Ansigny (Savoie) 
gehôren wahischeinlich zusammen. Fur £N vgl. Ansius (Schulze 
241, 405) Ancius, Ancilius. 

20. Antius hat in ON folgende Vertretungen. In CL parrochia, 
villa de Anceu 1269, vgl. auch Guillelmus de Anziaco; im Dp. 
Charente Ansac\ dann im Dp. Rhône ein Ançy^ welches im 11. Jahrh. 
de Anciaco heifst 

Als Ableitungen von diesem £N sind zu fassen: *ANTiaus, 
Anitssac (Dord.) 13. Jahrh.; in CC im Jahre 823 eine „villa Anti- 
ciaco, nach Desjardins Anzat^le-Luat (Puy-de-Dôme), ich weîfs 
nicht ob richtig. Dieselbe Synkope sollte in Imago (Oberitalien, 
Holder I, 159) vorliegen < (nach Holder I) *Anteciacum oder von 
Anticius. Auch Antiscius ist belegt CIL II, iioi. DVj Antici- 
acum villa in p. Arvemico (a. 823). 

Mit -anum: *Ansan (Gers), ^Aniichan (H.-Gar., H.-Pyr.) wird 
wahrscheinlich auf *Antiscianum zurûckgehen. 

Antonius: Antoniacum, Antonac in CB. oi - > i- wird 
vielleicht aufweisen: in CL (Henricus de) Anthigniaco, dominus 
S. Crucis 1277, vg^* Colon iacum > Coligny, Dann *Anttgnac 
(Charente -Inf., Cantal, Corrèze, H.-Garonne). Im Dp. Dord. An^ 
ianiac; *AfiUignac (Lot-et-Gar.); *An/ugnac (Aude). Vgl. Aniogny, 
Antogné in Nordfrankreich , vgl. in Spic. briv. *Antoing (Puy-de- 
Dôme) < *Antonius. 

Mit -anicus: Antignargtus (Gard). 

Vielleicht ist als eine Ableitung auch *Antknus (vgl. bei Schulze 
123 Antknius) hierher zu ziehen in *Antennac\ dann *Antutius 
in *Antutianum > *-^/f/jw/i (Ariège); vgl. bei Holder I, 163 Cod. 
tradd. eccl. Raven. 35. 21. 

21. In CIL IX ist Apellius belegt, welches in Aheilhan 
vorzuliegen scheint (Hér.).^ Manche Belege im Dict. topographique 
weisen auf Albinianum (1167) hin. Wahrscheinlich schlecbte 
Identifizierung, denn es heifst auch Aubilianum, und 1^ schwindet 
hier nicht Altère Belege sind Abelino (!) 1059, de Abellano 
II 42, Abelliano 11 42. Im Dp. Isère Aveiîlansy in Doc. inéd. IV 
Avelhans, Avil-s, A-llîans (1400 ungefâhr), in CGr Avelhanae, 
Avillant kann nicht hierher gehôren, weil Pal. •\- anum hier > in. 



^ Nach A. Thomas RC XX, 216 ^Apïlianum. Jedoch mu(s man fragen, 
woher man wissen kami, dafs wir ApTlius anzttsetzen haben? 



56 

22. ÂPPius îst auf den Inschriflen fast immer mit pp belegt. 
Jedoch setzen einige Ableitungen auch Anus voraus. *Appia- 
cum oder *Apiacum liegt vor in vinea de Aypeu 1223 in CL; 
^U Achat (Ain) gehôrt vielleicbt auch hierher; daïin vielleicht auch 
Apchat 15. Jahrh. j. Apchat (Puy-de-Dôme) in Sp. briv., auch 
Atcbiac, Atchiaci, Atciac ebenda belegt, was mir nicht ganz 
verstandlich ist (vgl. sapiam > sapcha). Mit -anum: bei DV2 
in villa Apiano 991 > Pia (Pyr.-Or.). 

Von Appius dûrfte Appinius CIL III, 2818 abgeleitet worden 
sein: Apinost^ belegt im CS Apiniacus, Appeniacus, Apiniacus, 
Apinacus villa; vgl. *Aptnac (H.-Loire) < *Appinacum. 

Apius wîrd vorausgesetzt von Apellius CIL IX, 4138: in CC 
Abeliac j. Billac (Aveyron) <*Apelliacum vgl. oben 21. Abdlhan 
(Hérault); ebenso von Apïsius Schulze7i; in CM: Abiciacum in 
valle Rostanensi j. S. Sever-de-Rabestan (H.-Pyr.); vgl. Abziacum 
villa (p. Cabill.) BB VIII (a. 915). Im Dp. Dord. sechsmal Abzacy 
Abjac, Ajac\ der âlteste Beleg stammt aus dem 12. Jahrh.: Apsa- 
cum, Abzacum. Derselbe ON in Char, und Gir. 

28. Arborius kommt in folgenden ON vor: Arboras (Dp. 
Rhône); dann in CV 1083 „ in villa Arboriaco in pago Viennensi". 

24. Fur Aprius Schulze iio habe ich in den ON keine 
sicheren Belege: *Apprieu (Isère) sieht sehr gelehrt aus, wenn es 
ûberhaupt hierher gehôrt; vielleicht *Avneux (Savoie), *Evneu 
(Isère); Abriac (Corr.) ist sicherer. 

Apr-ilius cogn. CIL II, 2342, auch Aprilis 2346: ^Abrillac 
(Dord.) und im Dp. Ain *AvrUlaL ad Briliaco villa in „ex 
chronico Eucolismensi** (DB VII) gehôrt vielleicht auch hierher. 

Aprius erweitert durch -înius: Abriniacus cum eccl. S. Jo- 
hannis in diôc Gratianop. 1032 in einer Urkunde der KÔnigîn 
Ermengarde (DB VIII). 

-icius: *Avrissieux (Ain) < *Apriciacum, "^Avressieux (Savoie); 
vgl. dann bei Devaux im Glossar Avriceu, -ef. 

Holder I, 167 identifiziert Apriancum vicus in vicaria User- 
censi mit jetzigem Abriac^ Chabrignac (Corr.) oder Chevry (Seine- 
et-Marne). Apriancum erscheint auf Merowing. Mûnzen. Die 
Identiâzierung wird wohl unrichtig sein. Das Suffix kann ich nicht 
beurteilen. Dûrfte es -anicus sein? 

25. Im Dp. Char.-Inf. Archiac erscheint als Castellum Ar- 
chiaci (DB XII); dazu Archieu in CL 984 Archiacum; sie 
stellen vielleicht Akchia dar; vgl bei Devaux im Glossar noch 
Archeu j. S, Jean d^ Arche (à Limandres). 

26. Das Cogn. Argutus, im CIL V belegt, finden wir im 
Dp. Hér. in einer Ortschaft Arguzac^ belegt einmal 1100 < *Ar- 
gûtiacum. 

27. Arius cil III, 5627: Serenus Arionis, vgl. Holder I, ist 
in ON mit -acum, -anum vertreten, nicht aber mit -uscum, 



57 

«-ascum. So Ariacum: in Heyrieux (Isère)» belegt Ariaco 9. Jahrh.; 
in CGr pratum de Airaga (Dp. Bouches-du-Rhône) 1094; *Airias 
(Ardèche). D*Arbois S. 379, 381 und nach ihm Holder sind ge- 
neigt hierfûr ^Arriacum anzusetzen von Arrius; doch mûfste, 
wie einige andere Beispiele zeigen, \ bleiben: Sarrïac (H.-Pyr.) und 
viele Barriac (vgl. Juroszek, Zs. XXVII, 559). Mit den ûberlieferten 
Formen kônnen wîr aber voUkommen auskommen. In CC: vicaria 
Ariacensis 2. Jahrh. Ich glaube nicht, dafs Arjac (Aveyron) 
Ariacus ist, wie D'Arbois a. a. O. will; aufser wenn es wie Aujar» 
guis < Aurianicus zu beurteilen wâre, Sarriac und Barriac 
wàren dagegen. Heyriat (Ain) belegt seit 1300 Eria, Hériat, 
Heyria; Ayreu in Doc. inéd. II bezieht sich wahrscheinlich auf 
Heyrieux (Isère), vgl. Devaux 249. Hierher wird nicht gehôren: 
îm CB Areac, Areiac, Reiac j. Arriac (Char.-Inf.). Es gehôrt 
'wahrscheinlich zu Aregius oder Aredius, welche in mittelalter- 
lichen Urkunden ôfters vorkommen. 

Als eîne Ableitung ist wahrscheinlich Arinius Schulze 125 zu 
fassen: *Arignac (Ariège). 

Die ON mit -anus: *Airûns (Ain); Airan (Gard), Eyran 1562. 
Dann: * Eyran (Gironde). Es ist schwer zu bestimmen, ob wir 
hierher auch Sandeyran (Gard) zu ziehen haben; der ON ist im 
Jahre 1549 als „La tour et mas de St. d 'Eyran" belegt, v/as man 
als elne volksetymologische Auflôsung auffassen kônnte. Arrius 
aber: Arriana villa (in Roussillon?) in comitatu confluentino 
(a. 981) in einer Urkunde des Kônigs Lothar (DB IX) und DV2 
Arrianum, locus in p. Elenensi (a. 857) sind wahrscheinlich mit 
DV2 Arrian (château dans le confluent ou Roussillon) j. Arria 
(Pyr.-Or.) identisch. 

28. Armacianicus 951 j. Aymargues (Gard), Armadanegues 
villa 1118, Armasanica 813; dann im selben Dp. Armatianicus 
971 jetzt unbekannt. Vgl. noch eccl. S. Saturnini de Armazanitis 
1 205 in CL. Der Beieg aus 1 1 1 8 erklârt sich als schlechte Latini- 
sierung; man fafste z als M^ auf. Solche Latin isierungen werden 
wir ôfter antreffen. Der moderne ON zeigt den Ausfall von z, 
welches nicht auf M^ zurùckgeht. Dafûr habe ich noch drei Bei- 
spiele aus den ON: Gratiasca > Gréasque (s. 152), Lucernanicus 
> Lor langes (Corr.) (s. 446), Galatianicus> Galargues (Gard) 
(s. 411). Bemerkenswert ist auch r*^ > y (vgl. R. Gr. 1,475), Cha- 
baneau S. 92: eimari — prov. armari, aybre < arbor, poyre 
< portum. In ON nur ein Beispiel. Armatius kommt in CIL 
VIII, 830 Armatius Senorinus vor. 

29. Aruntius CIL VIIL Auf *Aruntiacum dûrften sich 
beziehen *Ronsacq (Landes) und *Ronsieux (Loire). In CIL II, 1842 
mit zwei r: Arrunti M. servus, s. auch Schulze 72 etc. 

80. ASELLUS kommt selten vor. Im 12. Jahrh. Asel lac, von 
Desjardins in die Umgebung von Montpezat (Quercy) gesetzt 



58 

31. AsPERius (s. Schulze 254, 347) ist meistens in ON mit 
-anum zu belegen; so in zwei ON im Dp. Gard: Espeirany 
welche in den âltesten Urkunden Aspiranum heifsen (a. 87c, 11 19), 
dann Ëspeiranum, Speiranum. Fur -acum hat Holder I 
Spirago (Pavia) < *Asperiacum und franz. Aprey. Hierher mit 
-anum: Aspiran (Hérault) — Aspirianus 804, bel DV5 noch 
Notre-Dame-d'Aspiria j. Espira de VAgly (Pyr.-Or.); vgl. bel 
DV5 noch Aspiragum, villa (a. 960). 

82. D'Arbois 462 leitet Epcrnay oder Epemex (Savoie) vom 
rôm. Cogn. Asprenus (vgl. Schulze 186 Asprenas) ab. Die Rich- 
tigkeit wird durch den ON (Hugo de) Asprenaz in CL 1264 
nahegelegt. £ine andere Ableitung dûrfte in Asperazano 1095 
j. Esperaza (Aude) DV5 vorliegen < *Asperatianum. Vgl. bei 
DVj noch Aspres, locus (a. 1030) (= ad ipsos Aspres). 

33. Mit Aterius (Schulze 269) dûrfte zusammenhângen: Bona 
Adiriaci, wahrscheinlich in p. £ngolismensi (DB XII), vgl. noch 
in CBai. Ladirac. 

34. Attius (vgl. Attio bei Holder I) und Accius sînd infolge 
lautlicher Entwicklung zusammengefallen, in den Ableitungen sind 
sie erkennbar. Davon ist Ascius Schulze 347 ( Asci a bei Holder 1) 
zu unterscheiden. Assac (Gard) — Eyssacum 1456 weîst aut 
'''Asciacum hin; ebenda Mas-d Assac\ Essieu (Ain) Ayssieu 1249 
<*Asciacum; *Assteu {Jishx€)\ *Axtat {kxihgQ\ in CBr villa Asiag 
< *Atti- oder *Acci-acum. Auf *Asciacum wird wahrschein- 
lich noch zurûckgehen: Issac (Dord.) — Yssacum 13. Jahrh., 
Eychacum 1343; dann *Eyssac (H.-Loire). Vgl. bei Schulze 426 
Assius, welcher neben Ascius auch in Betracht kommt. 

-înius: Atiniacum locus juris Monasterii S. Salvi (DB XI), 
vielleicht als Attiniacum zu lesen. Im Dp. Ain drei Attignai^ im 
Dp. Savoie zweimal. Holder I, 275 Attinus. 

Von Acdus — Accîmus : Assignan (Hérault). Derselbe ON 
wird im 10. Jahrh. zweimal mit einem s und z geschrieben (vgl. 
DV5), die heutige Schreibung ist seit dem 13. Jahrh. anzutreffen. 

Die ON mit -anum: Sanne (Vaucluse) in CM Aciana, Azana. 

Att-ilius (Schulze 448 f.): villa quae dicitur Attilianus in 
territ. Narbonensi (a. 902). Im Index zu DB IX wird dieser ON 
mit Azilles (DV4 hat Aziîle ou Azillan [Aude]) identifiziert , was 
lautlich nicht geht; vgl. bei DV4 Attilian village („ ancien nom 
du lieu de Quarante"). Vgl. ebenda EN Attilio „ fondateur ou 
restaurateur de S. Thibéry." 

Attius durch -Icius erweitert: *Attissane (Basses-Pyr.) Amcius 
ist bei Schulze 428 belegt. 

Zu unterscheiden davon ist Asius. Dièses liegt in folgenden 
ON vor: Eysac {Gdsd)^ welches merkwûrdigerweise 1211 als Ëssat 
erscheint, was wohl als Verschreibung zu betrachten ist, denn die- 



59 

selbe Ortschaft erschelnt in 1461 aïs Plan d'Ayzac wieder. Im 
Dp. Ardèche *Aùsac, im Dp. Ain *Eisteu. Im CL dagegen (Prior 
de) Azaco, dann Azai-Chaienel (H.- Vienne) und Azas (H.-Gar.), 
im Dp. Drôme Azieu^ 11 19 Aziacum scheinen auf < ^Atiacum 
zurûckzugehen. So hâtten wir zu unterscheiden Atius (s. Schulze 
68) mit einem t von Attius. Die Ableitungen bestâtîgen das: 
Atellius (Schulze 151, 440): im Dp. Hérault Adulant Adillanum 
990, Adelianum 12. Jahrh. < *AtilIianum, ebenso S, Marcel 
d'Adetllan^ — de Adellano 1137; ^^^ ®î^® Ableitung Atistius 
(Schulze S. 70) oder Atissius (CIL VI, 5816): Adissan^ welcher in 
1323 als de Deys s an o erscheint, im 16. und 17. Jahrh. aber die 
heutige Form, so dafs wir eigentlich ûber den Wert des Anlauts 
a im Unklaren sind. Vgl. im CV in Aticiaco (a. 970). Atius 
und Atilius (nach Schulze S. 151, 440 ï) sind reichlich belegt, 
CIL XII, auf einer Inschrift aus Béziers lesen wir: D. M. Attiae 
Feliclae bene merenti T. Atius Vitalis Miles de suo posuit. Wie 
sich Atius zu Attius verhâlt, vermag ich nicht zu sagen. 

Merkwûrdig ist der von DV5 zitierte ON Attilianus (a. 902), 
de Azillano, villa in Narbonensi (a. 11 27) j. AzilU\ Asilianum 
superius (a. 878). Der moderne ON postuliert *Acilia von AciLius; 
s. oben 2, vgl. auch DV5 Asiliensis sive S. Martinus de Masia, 
alias abadia de Azil j. Le Mas d^Azil < *Acilium. 

85. Atrlus Schulze 269 liegt wahrscheinlich in Adriacus 
în pago Belcinensi (DB IX) vor. In manchen Fâllen dûrfte er mit 
*Ari-acu zusammengefallen sein. Vgl. noch Adriliacus villa in 
p. Aurellian. (DB X); Atrilius bei Schulze 269. 

86 AuDius liegt vor in Audiacus locus in CSau. und in 
Aujac (Gard), welches so im 14. Jahrh. belegt ist In CS bringt 
Doniol noch Audiacus, welches in einer Urkunde (S. 331) Audac 
geschrieben wird, in der Karte 327 aber Aiïziaco; vgl. Auzat 
(Puy-de-Dôme). Mit -anum: *Aujan (Gers). 

87. Es gibt ein Cogn. Augur, inschriftlich belegt Vielleicht 
darf man es sehen in heutigem ON Gurat (Dordogne), welcher 
im 14. Jahrh. als Augura eu m belegt ist, — daneben ist ein 
anderer Beleg Exguratum. Lat augur hatte û. £in sicheres 
Urteil aber ist allerdings nicht môglich, weil wir zu wenige und 
zu spâte Belege haben. Daher ist es auch zweifelhaft, ob *Le 
Gow'ran (H.-Alpes) und *Pégouiran (< Podium Augurianum?) 
hierher gehôren. 

88. AuLius Schulze 73 liegt vor in Auliacus villa in pago 
Arvemico, auch Aulac einmal (CSau.). Im Dp. Dordogne Aulhac^ 
im 14. Jahrh. wird es Ulhac, Ulhacum geschrieben (wahrschein- 
lich au— < ou, vgl. vÙJa > Auliacum bei Dauzat 9), einmal 
auch Alhacum, was wohl verschrieben sein dûrfte. In CS Ouilîy 
(Rhône) < Auliacus villa in pago Lugdunensi, welches Ayleu(l), 
Ouilliacus 1033 geschrieben wird. Aulhat (Puy-de-Dôme) ist 



6o 

vielleicht mit dem oben erwâhnten Belege im CSau. idendsch; ^Aalhat 
(Corr.;; ^Auliac (Cantal, Lot, Lot-et-Gar.); *AuIùu (H.-Loire). *Aidiadit 
in Cantal lâfst deutlich das Suffix -a te erkennen: •< ^Aniiate + 
Utum« *Auliou (AvejTon) wird vielleicht *Aulione sein. 

Auch AuLUS ist belegt; vgL A al an a e boscus in CGr (Isère), 
wenn es nicht vielmchr * ave 11 an a wâre, vgl. Devaux S. 159, 165. 

89. Sehr viele sûdfranzôsische ON sind von AuRius ab- 
geleitet.* Nebcn Aurh;s scheint es, dafs wir anch ♦Okius (s. bei 
Schulze Oreius S. 349) zugrunde zu Icgen haben, das dem Ver- 
bal tnisse von aurum und orum entsprechen wûrde. Jedoch ist 
es nicht ganz sîcher, da mir die Kontrolle ûber die betreffenden 
Urkunden abgeht. Auf Orius bezieht sich vielleicht Ouriac (de 
Ouriaco 1181, was auch au '- > ou^ sein kônnte) Dord.; daneben 
im selbcn Dp. w4«r/i7f (1365). Im Dp. Gard haben wir zwei ^«rw^, 
welchc in Urkunden als Auriac (1380) und Oriac (Noriac 141 2) 
bcUîgt hind; La Combe d' Auriac (Gard) — La combe Doria 1552. 
Im Dp. Cantal: Auriac Auriacus 1337, Auriat 1407 (Sp. briv.). 
*Auriacum wird in (Petrus de) Oyreu in CL vorliegen, vielleicht 
auch in Iluiriat (Ain), ad Yureacum, Uyria. CS erwàhnt eine 
Oriac us villa in agro Forensi, 937 — 993 Oriacus silva in agio 
Tarnatensî. Hierher vielleicht *IJOréac (H.- Alpes). 

Dièse Dopi)elform scheint auch in den Ableitungen vorzu- 
kommen: Aurinius und Okinius (vgl. bei Schulze Okknius 349 
und Cogn. Aukina CIL V: Aurinae uxori auf einer Inschrift in 
Gallia cisalpina und Okinus auf einer Inschrift in Macédonien CIL 
III, 633 (in Colonia Augusta Julîa Fhilippi) (Orata statt aurata 
ist bekannt): im Dp. Corr. Orgnac^ ebenso im Dp. Ardèche Orgnac^ 
wclches Longnon mit Auriniacus belegt; dann *Omiac (Cantal, 
Lot), Ornhac (Lot) bei DV^ Auriniacum alos 961, dann *Omac 
(Tarn). In H.-Pyr. Orignac^ bei Longnon ebenso mit Auriniacus 
belegt Im Jahre 841 in einem Diplom des Kaisers Lothar heifst 
eine villa, welche zum Monasterium Flaviniacense gehôrte, Origni- 
acum (DB Vlll), ebenda Oriniacum, villa regia. Dagegen: Aurignac 
(H.-Gar.). Da wir die mundartliche Aussprache vermissen, so 
k(Hinen wir nicht sagen, ob die obenenvâhnten ON auf dem amt- 
lichen Kinflusse beruhen, oder die tatsachliche Aussprache andeuten. 

Dasselbe ist der Fall bei Aurêlius. Auch Aukïlius kommt 
vor (seit dem 2. Jahrh. in Rom, s. Lindsay S. 24 f.). Aurelius 
liegt vor: Aurelhacum 1384. CC bietet Aureliacensis, Aure- 
liaco, welche Desjardins mit Orlhaguet identifiziert. Die Schreibung 
mit o wird sicherlich auf dem amtlichen Finflufs beruhen, denn in 

* Vgl. Auribat 1120 — ii34<Auria vallis, Auribat 1 105 (Landes) 
in CSor. 

* In Limousin, Auver^e, Rouer^ue kann au-^]>on abgeschwâcht 
werden. Chabaneau, Gram. limous. : L'affaiblissement de ai — ei, au — ou 
quand ces diphtonges ne portent pas Taccent, doit remonter assez haut, dans 
notre dialecte; mais il ne commence à se marquer dans l'écriture que vers la 
fin du XlVe siècle: repousar, pouzar, ouvit. 



6i 

eîner provenzalisch geschriebenen Urkunde aus dem 12. Jahrh. 
heifst der ON Aurlaguet, Aurihaguet latinisiert einmal Aure- 
liageto. Auriliacum > AurillaCy welches im 9. Jahrh. in einem 
„ Fragmentum Historiae Franciae" (DB VII) Auriliacum heifst. 
Jedoch ist es nicht ganz sicher, ob wir Aurëliacum oder Aurî- 
liacum zu Grande zu legen haben, da ei— > i (vgl. Dauzat S. 74). 
Die Nebenform ^Orilius (vgl. bei Schulze S. 443 Orillius) liegt 
vielleicht vor in Aurillac (Cantal), welches im 13. Jahrh. Orillac, 
Orilac, Orliach geschrieben wurde („ Excepta et memoria histo- 
riaram Johannis a Sancto Victore", DB XXI), in Sp. briv. de 
Aureliaco 1224; Orlhac (Lot), in CB Aureliacus, ist wahr- 
scheinlich wie oben zu beurteilen; Orliàc (Dordogne) seit 13. Jahrh. 
Im Dp. Hérault haben wir Ornac^ welches als Orlacum 1182, 
Orlhacum 1212 belegt ist.* Hierher vielleicht *Dorliac (Aude). 
In Sp. briv. Orlac (H.-Loire) — 1352 Orlat; dann Orléai (Pay-de- 
Dôme) 1250, * Orlac (Char.-Inf.). Auf dem sûdostfranzôsischen 
Gebiete bleibt natûrlich dièse Doppelform unentschieden: *Orly 
(Savoie). 

Eine andere Ableitung vielleicht *Aukentius: Aurenciacus 
villa in pago Carcassensi 870 (DB VIII, DV2), vgl. mit -anum: 
*Aureman (Gers, H.-Pjr.). 

Es ist nicht sicher, ob wir einen Auricius anzusetzen haben: 
Auriciacus villa pertinens ad Monasterium S. Dionisii 862 (DB 
VIII); eccl. de Auriciaco heifst in 1115 das heutige Aversieux 
(Savoie) in CGr, was sehr merkwûrdig wàre; indessen wird hier 
aller Wahrscheinlichkeit nach u fur v stehen und die Grundlage 
demnach *Apriciacu (v. Apricius, s. Aprius) sein, vgl. auch bei 
Devaux 137 Avrisseu (12. Jahrh.) j. Avrissieux {^^hx€). Fur Auri- 
cius finde ich keine Belege, vgl. bei Schulze 551 Auricus. 

Die ON mit -anum: Aurignana; Aurenzana, beide in CM. 
*Aun'gnan (Pyr.-Or.). *Aurelianum liegt vor in S, Jean d^Auret- 
Ihan (Hérault), S.Jean d'Aurelia 815, dann in *Aureiihan (Landes, 
H.-Pyr.). Merkwûrdig ist der ON Lteuran-Cabrières, welches 
Aurelianum 918 heifst, Aurëliacum 816, Aureliatis 1031, 
Aurlac ii6i, aber Lieuran 1649, Aliurano 1097. Dièse Ent- 
wicklung ist sehr schwer zu erklâren. Wir mûfsten annehmen, 
dafs AuRfcLius im Volkslatein zu *Arelius wurde, was nicht 
statthaft ist, da niu: au — u > u — u, und a- im ON als Prâpos. 
ad aufgefafst wurde, und infolgedessen abgeworfen, und dann die 
Umstellung des r — 1. Dann bleibt dennoch unerklàrt der Tri- 
phthong und waram das Wort die Mouillierung eingebùfst hat. Arel- 
Lius ist zwar auf den lateinischen Inschriften in Sûdspanien CIL II 
belegt Obrigens gibt es viele ON in Sùdfrankreich, welche Lieuran^ 
Ueurac heifsen und welche sich unschwer auf Liber-acum, -anum 
zurûckftihren lassen. Es liegt also wahrscheinlich ein Fehler in 



^ Zum Ûbergang von T in û vgl. Bourciez, Notes de la phonétique 
gasconne RPhFP VIU, 62—64. 



der Identifizienmg vor. Die Belege scfaeinen gaii2 rosammenge- 
worfen zn sein. Dann bei DB II in provinda LngdnneDsî Civitas 
AnrIliaDornnL Hierher vielleicht anch *Les Dorléans (Savoie). — 
Wir haben anch Aureius, vgl. CIL VIII [9455] Anreia, in 
einem ON im Dp. Gard: *Aurejan, — 

In ^Oriane (H.-AIpes) wird wahrscheinlich *Anrîana vorliegen. 
Mit -anicns: Abbatia StL Martini de Orianiches 11 19, Oria- 
nicae 1151, Orjanegues 1179, Aujargues 1669, Orjargnes 
1696 j. Aujargues (Gard). In diesen zwei letzten ON wird t\ 
behandelt wie nach au; deshalb ist es schwer die Nebenform 
Okius hier anzonehmen. O konnte vielleicht in Oriane die 
moderne amtliche Aussprache sein, im zweiten vielleicht die nn- 
genaue Wiedergabe des on (ans au—). 

Merkwûrdig ist die Nebenform *Auralius. Wir haben eine 
A ara H anus villa in comitatu Belicensi 861, in einer Urkunde 
Karis des Kônigs von Provence (DB VIII). Denselben ON belegt 
auch Guigne in CL: in Auraliano. Ich bin nicht imstande zn 
sagen, ob die Form nur eine Verschreibnng fur Aurelias ist 

Ks ist fraglich, ob wir in fons de Aurano, j. Font de Eyrand 
das Suffîx -anus zu sehen haben. Holder I verzeichnet Aurana 
> Ohrn (was auf dem germanischen Akzentgesetze beruhen dûrfte). 
Da es ein Flufsname ist, so kann auch Obliquus in latinîsîerter 
Gestalt (von -a -ane) vorliegen; vgl. Aura fl. j. Aure (Eure); und 
im Dp. Dord. J5yr^«w7/^ < Aurevilla 1052, Eyrenvilla 1298 fur 
au — ey, wofûr ich keine anderen Beispiele habe. Hierher viel- 
leicht auch *LOran (H.- Alpes). Auch Aura CIL X. Vgl. Oranago, 
in comitatu Brivatensi, in villa quae dicitur — , in CBr. 

AiJREi.ius in n-Dekl.: Orlhonac (Aveyron), vielleicht identisch 
mit Aurelionacus alos 972 bei DV5. Aurlug ist nicht belegt 
Auch mit -anicus kommt Aurelius vor: Peyron (Gard) hiefs 
986 Aurelianicis, Peyronum de Aurelhanicis 1183, d'Aure- 
Ihargues, d'Orilhargucs 1479. 

AuRUS wird vorliegen in S. Georges d^Aurac (H.-Loire), in 
Sp. briv. Aurat 1091, im selben Jahre (Bernardus de) Aurach 
oder Aurath, wo also -a te vorliegen kann. In Ro. Gasc Ponte 
de AurOy Ponte de Aurato j. Pondaurat (Gironde). 

40. Auxillac (Lozère) konnte man vergleichen mit Auxiliacus 
villa j. Oisilly en Bourgogne bei Pertz dipl. p. 40, 42. AuxiLius 
CIL VIII, 900 cogn. Jedoch weifs man nicht, was fur einen Laut 
X in modemen ON darstellen soU. Der ON in Bourgogne ist 
jedenfalls eine falsche Latinisierung; es geht vielmehr auf *Auci- 
liacus zurûck (s. oben 9). 

41. Vassac im Dp. Gard, belegt 1275 D. de Avarsacco, 
Homines de Versaco 1309, Aversac 1337. Hierher vielleicht 
auch *Avessac (Loire-Inf.), wofûr Holder I, 313 Avesiacus hat, 
was offenbar ohne Annahme falscher Latinisierung nicht genûgt; 



63 

dann (mansus, trîvium d')Avarzeu 1242 in CL. Es wâre *Avar- 
cîacum oder *Averciacum zu postulieren, vgl. Averciaco ON 
j. Avrechy. Der ON im Dp. Gard zeigt uns deutlich, dafs es mit 
Apertius cil XIV nichts zu tun hat Avercius îst belegt, s. 
Schulze 109. 

42. Avius Schulze 348: mit -a te: Vias (Hérault), villa 
Aviatis 1118, Aviaz 1128, Aviats 1222; ob auch in Evieu {kiTL), 
seit dem 13. Jahrh. als £viu, Evieux belegt, ist unsicher. 

Von den Ableitungen von diesem EN: Avinius Schulze 72: 
mansus in Aviniaco 1003 in CV; vgl. mit -enus: Avenus 
Schulze 72: im CL (Johannes de) Avenay 1298. 

Die ON mit -anus zeigen uns auch andere Ableitungen von 
diesem EN. Aveius Schulze 348: Avejan, im 14. Jahrh. Avei- 
anum. CIL XII, 5148: C. Aveio Severo (Bordeaux bei Jullian), 
dann *Avajan oder Avejan (H.-Pyr.); vgl. Avoyan (Drôme) — apud 
Avoyanum 1183. 

43. Ziemlich verbreitet ist AviTius Schulze 34, vgl. Avicia, 
monialis, mater Petronillae de Rocha in CSai. Wir haben in CSau. 
Avezago, -ziaco, Aviziaco, villa in comitatu Arvernico, in 
vi caria Ambronensi. In CC ein ON, welcher 990 Avizago ùnd 
mit der Synkope Auzago helfst; vgl. obenerwâhntes Auzac unter 
Alsius. Desjardins identifiziert den ON mit Izagues (Aveyron), 
auch Isagas in den Urkunden. An der Identifîzierung ist aus 
lautlichen Grûnden zu zweifeln. Das Verhâltnis zwischen Isa gués 
und Auzago ist nicht klar. Auf AvlTius bezieht sich auch vinea 
de Avezago in pago Arvernico, in comitatu Telamitensi, Ave- 
zago in CBr, auch Aviciago. In CB ebenso villa Aveziacus in 
pago Caturcino, auch Aviciacus. In einer Urkunde Pippins I., 
Kônigs von Aquitanien wird „Aviziaci villa regia in Aquitania'* 
erwâhnt (829). Im Dp. H.-Pyr. ^Avezac-Prat^ beî Longnon Avi- 
ziacus; dann Avizac (Hérault) < Aviciacum bei DV^, und Saint 
Julùn^iT Avizas {^èxdMVi), villa Avizatis 804, Avizaz 103 1, welches 
-atis enthâlt. Bei DVg noch Avesagus alos 1002 > Bézac 
(Ariège), wo b wie in La Bernède > *Verneta und civitas Vasa- 
tica j. Bazas in Notitia prov. zu erklâren ist, und auf dem gascog- 
nischen Gebiete ganz verstândlich. 

Mit -anum: Avisanis, de Avizano im 14. Jahrh. j. Visan 
(Vaucluse). In Ro. gasc: Villa regia de Avizan 1242; dann 
*Avizan (H.-Pyr., Gers). 

AviTUS kommt in Avitacus (Rom.) vor j. Aydai (Puy-de- 
Dome), wo der Ausfall des ^v^ recht auffâllig ist. Den Ausfall 
sieht man auch in Vellavi > Velay, aber hier erklârt er sich durch 
die Dissimilation, die schon im Vulgârlatein in einigen Beispielen 
vorkommt: failla fur fa villa. Vielleicfat ist in diesem Faite an 
*ab Avitaco zu denken. Aber dann fragt man sich, warum hat 
dièse Formel in anderen Fâllen nicht gewirkt? 



64 

44* Baebius îst CIL IX sehr hâufîg belegt; vîelleicht in 
*Behian (Gard) erhalten. 

46. Ziemlîch hâufîg ist Balbius anzutreffen: Barhy (Savoie) 
inCSBalbiacus in agro Savoyensi (loio?), vîelleicht identisch 
mit Balbiaco villa Q98 in CV, es wird auch Balbeium, Balbe- 
rium, Bapbir, Barbiacum belegt, was nur latinisierte Obergangs- 
formen andeutet, in Doc. inéd. IV Balbiaci, Balbie, Barbie 
(auratus de). Baubiac (Gard), 1558 Le mas de Banbian, was 
sich nach I A^ erklârt. Balbiac {kxàhckié)^ bei Longnon Balbiacus. 
In CL noch (Guigo de) Balbeu; vgl. in Nordfrankreich Balbiac 
(ensis) p. > Baugy, — Zwei Bagé (Ain), belegt als Baigiaco» 
Baugia, Baugies, seit dem 9. Jahrh. 

Von den Ableitungen ist Balbinius (s. Schulze 403) zu nennen: 
Balbiniacum in p. Lugdunensi 1174 > Barbigni (DB XV), viel- 
leicht identisch mit (terra de) Bal bi ni eu 1060 in CDombes, ^Bar^ 
hignat (Ain). Vgl. cogn. Balbinus, Balbinianus CIL III. 

Dann Balbilius CIL XIV und cogn. Balbilla CIL X: *Bar'> 
hillieux (Ain), vgl. auch Barbilius Schulze 349. 

46. Balius kommt in CIL III, 1629, 3 vor, dann Ballius 
Schulze 206. Davon abgeleitet *Baltnius: *Balignac (Tarn-et-Gar.). 
Bauus: mit -anicus: *B ailla rgues (Hérault). In Ro. gasc. Hospitalis 
S. Jacobi de Ballaco 1253 j. Bayac (Dord.).* Balavo j. Baillou 
(Loir-et-Cher.) bei Holder I ist auch in *Balîavo zu korrigieren; 
vgl. Balioialum > BailUul (Nord, Eure). 

47. Barassan (Hérault), dazu Begoi-U-Bas (Hérault), welches 
990 villa Baraciaco seu Barciaco in vicaria Begosense hiefs. 
Vgl. Baracio cil m, 2749, 

48. Barbarius ist zu Grnnde zu legen fur Barherey (Savoie) 
eccl. de Barbariaco iiio; vgl. in diesem Dp. auch Barber az\ in 
Doc. inéd. IV Barabaraci, de Barbaras 1319. Barbaira (Aude) 
wird -anus enthalten, da bei DV5 Barberan (a. 108 1). Barbayrac 
(Hérault) 1185 Barbarianum; bei DV castrum de Babairano 
im 13. Jahrh. Mit -anicus: eccl. de Barbarangis in Doc. inéd. 
II; in Sp. briv, Barbaranghas 1337 j. Barbaranges (Cantal) [g h 
kann g andeuten, wie Barghac j. Barjac (Gard) im selben Spic 
beweist). Vgl. cogn. Barbario CIL III, 2333, Barbarus. 

49. Barbatius (Schulze 439) meist in ON mit -anum: 
*Barbazan (H.-Gar.), in CM Barbaza j. Barbazan-Dessus (H.-Pyr.), 
vgl. *BarbazanvilU (Corrèze). Barbezeacum in Pictonibus (DB 
XIII) fur jetziges Barbezieu ist eine schlechte Latinisierung, da hier 
acu nicht > ieu. Im CBai. erscheint der ON ganz korrekt Bar- 
bezillum, Berbezillum, Berbecilum, Berbezil und dûrfte sich 
auf <vervecile beziehen. 



1 S. Chabaneau S. 99 Ih^y în bas-limous. 



65 

60. Basïlius Schuize 440 kommt eînige Maie vor: s. beî 
Holder I, 356; daza Monibaziîlac (Dord.) 1555 Mons Bazalha, 
1480 monte Bazalano, 1692 Montbazaliat, vgl. papilione >- 
pabailhon; dann *Bazeillac (H.-Pyr.). Basïlius kommt auch in 
mittelalterlichen Urkunden als £N vor. 

51. Bassius kommt sehr hâufig in der Toponomie Sûdfrank- 
reîchs vor. Es ist von Baccius CIL II, VIII zu unterscheiden, vgl. 
auch QL XII cogn. Bacchius, Bacchyus. Hierher wird gehôren: 
Baciacum super ripam Caranlae, a. 852 (DB VIII). 

Bassus, Baccius oder Battius (Schuize 423) liegt vor in 
Bassac (Dord.) 13. Jahrh.; *Bassac (Char.) und *Bassteu (Ain). Viel 
hâufiger ist *Bassi-acum oder *Baxi-acum (vgl. bei Schuize 
S. 2 14 Baxius) > *Baùsac (Gard), *Beyssac (Lot) ; *Bessas (Ardèche) ; 
*Bayssac (H.-Gar., Lot-et-Gar.), Beyssac (H.-Loire) im Sp. brlv. 
Bayssat 1321. 

Von den Ableitungen: Bassînius (Schuize 214): Bassiniagum 
villa 1030, vgl. zwei *Bassignac (Cantal, Corr.); bei DB XIV Bassi- 
nacus in Arvernia j. Bassignat (Ex act. Sanct. et. ill. vir. gestis). — 
Dann ^Beyssniac (Corrèze) -<*Bassienacum (s. Bassienus bei 
Schuize 213) oder ^Bascienacum; dann Bassillac (Dord.), erst 
im 16. Jahrh. belegt, von Bassilius bei Schuize 447. 

Die -a nu s -ON: Bassus, Baccius oder Battius: ^Bassan 
(Bouches -du -Rhône); *Bassann€ (Gir.); Bassan (Hér.), Bacianum 
villa 990, Basianum 1210, Bassanum 1323; in CM Bacianes. 
Von Bassius oder Baxius: zwei Baissait (Hérault); dann „fiscos 
juxta Bassianum villam, in com. Narbon.^' 881; *j&ajj/'<EZ» (Drôme). 
Dunkel ist Bessan (Hérault), welches der modemen Form gemâfs 
im 13. Jahrh. als Baissanum erscheint, frûher aber als Betianum 
940, Becianum 1134, Bessanum 1194 belegt ist; die Zusammen- 
ziehung von ay— > e ist sonst zu dieser Zeit nicht anzutreffen. 
Der Herausgeber fûhrt noch Belege Bitignanum, Bitinianum 
villa 1053 ^^> ^^ ^^^^ %^^ nicht pafst und, wie ôfter in diesem 
Dict., eine schlechte Identifizierung ist. 

62. Mit dem cogn. Basterna QL III [D XIX] dûrfte Ba- 
ihemay (Drome) — villa de Basterna co 942, Basternas 1393, 
Basternas 1459 [^^ ^î^h die Entwicklung des Suffixes durch den 
sûdostfranzôsischen Einflufs erklâren dûrfte, da die Belege aus 
1393, 1459 a eu m > as zeigen] zusammenhângen. 

63. Bellus (davon Bellius und Bellio]: Bellacum castrum 
in Marca lemovicina, in Chron. Ademari Cabanensis (DB X). Bellac 
(H.- Vienne) > Bel la eu s bei Longnon. Der n-Stamm: Bellonaie 
(Ain), vgl. Bkllonius bei Brambach. Belliacum: Billac (Lot), 
belegt Beliacus ouBiliacus. Wir wissen nicht, ob * Biîhac [(Zott^\ 
BiUiat (Ain); BUliat (Ain): belegt eccl. Billiaci, Billie, Billia; 
daneben im selben Dp. *Les Billtets und Billieu: eccl. de Billiaco, 
ei— > i zeigen, da die Quantitât von Billius, Biltus (Schuize 

Beiheft zur Zeitschr. f. rom. Phil. II. c 



66 

S. 423) nicht bekannt ist CIL IX, 6409 bringt allerdings Biliorum 
mit I longa (s. Schalze 423). Auf dièse letzten ON beziehen sîch 
vielleicht: de Biliaco eccl. Balmensis (DE XV) and Biliacum, 
eccL in pago Aeduensi 935 (DB VIII). Chez-Billiac (Dord.); Bilhac 
(H.-Loire) in Sp. briv. 1365 Bilhac o. Ohne ei— >• î in Berlkac 
(Drôme), Belliac, Belhac 1630 belegt; der £inschub von r erklârt 
sich durch volksetymologische Anlehnung an berle, welches in 
Languedoc und Gascogne berlho heifst. *Belliac (Cantal) und im 
Dp. Isère B illieu — (Albertus de) Billiaco im 13. Jahrh. 

Von den Ableitungen kommen *Bellitius (vgl. bel Holder I 
Bellitiona), Belicius CIL IX und ♦Bellinius (vgl. bei Holder 1 
Bellinus, Bellina) vor: *Beauzac (H.-Loire); *Beauziac (Lot-et-Gar.) 
und eine unsynkopierte Form *Bdizac {G?^^ fordern *Bellitiacum. 
Bellicius (vgl. Schulze .Bellïcus, -lus, S. 42, 292, 428): *Bellis5ac 
(Lot-et-Gar.). Vielleicht gehôren hierher auf den Merow. Mûnzen: 
Belciacum und Balciacum; vgl. noch *Baussac ifj^rà), — Bel- 
linius: Bdigneux (Ain), und Beligniat (Ain), als Belignia, Bel- 
lignia belegt In CS Beliniacensis ager, Beliniacus villa. VgL 
das keltische Belbnos, Belinos. 

64. ^Bestiac (Ariège) dûrfte sich auf cogn. Bestia CIL X 
beziehen, vgl, Bestisiacum j. Bêtisy (DB XII). Jedoch zeigt 
Besiiac keine volkstûmliche Behandiung der Gruppe stj^. 

66. Blandius: Blanzago in Arvernia in CBr, wahrscheinlich 
identisch mit Blanciago im selben C, dann viele Blanzac, 
Blanzay, welche man bei Holder I verzeichnet findet Vier Blanzac 
(Dord.). Vielleicht zeigt *Balanzac (Char.-Inf.) nur ein parasitisches 
a. In Ro. gasc. Dominus de Blenzac j. Blanzac (Char.-Inf.). Auf 
Blandiacus wird sich wahrscheinlich auch Blangiacas silva 937 
beziehen (DB IXk vgl. Blangy in der Picardie. Die £ntwicklung 
der Gruppe ndJ^ ist hier sehr intéressant: i, bleibt: Blandy (Seine- 
et-Marne), wahrscheinlich gelehrt, und wie Nemetiacus> Nempty 
zu betrachten; 2, ng: Blangy (picardisch) ; 3. nz: Blanzac. Merk- 
wûrdig ist Blauzac ((^2x6) — 1147 Blandacum, 1156 Blanzach, 
Blandiacum, Blauzat (mit u) 1533. Der Herausgeber £. Germer 
Durand hait es fur eine Altération von Baudiliacum, von dem 
hl. Baudile, welcher der Patron des Vikariats Bauzac war, was 
lautlich m'cht môglich ist. 

Mit -a s eu s: Blansasca (Alp. marit.). 

Blandus: mit -ate: Blandas (Gard) villa Blandatis 921. 
Cogn. Blandus ist reichlich belegt: CIL VIII. 

66. Nach D'Arbois S. 439 liegt cogn. Bonus in folgenden 
ON vor: Im Dp. Ain Bonas im 14. Jahrh. Bonaz -< *Bonatis? 
und Bonay\ BonaCy *Bonnac (Cantal, H.-Vienne); Bonagum (a. 960) 
j. Bonnac (Ariège) bei DV5, *Bonnat (Creuse, Puy-de-Dôme). Davon 
abgeleitet *BoNmus: Bonzac (Gir.); in pago Viennensi Bontiaco 
villa a. 928 (DB VIII). BoNiTus ist belegt, vgl. Holder 479. Da- 



67 

neben Sonneciarmes (B.-Pyr.) Bonesîannes 1741, welches ein ge- 
lehrtes Gepràge zeigt. Vgl. die Namen Bonacius, Bonacus, 
BoNATUS Lumbardus, clericus régis. 

BoNius mit -uscus: Bognoscum in CGr. Bonieux (Vau cluse) 
gebôrt nicht hierher, da es bei DV7 im 13. Jahrh. als Bonilis 
und in CM Bonils, Bonilz (daneben ein unverstandlicher Beleg 
Boniletae) belegt ist 

67. In den ON sind wir nicht imstande BROcaus, Bruccius, 
Bruttius zu unterscheiden. Dafs sie auf den Inschriften denselben 
£N darstellen, kann man nicht behaupten. In CS Brussitux (Rhône) 
< Bruciacus in agro Bevronensi 980, derselbe ON in CL (terra 
de) Brucîaco, Bruceu, weist auf û; vgl. *Brussac (Aveyron und 
Gîr.). Brossac (Char.) in CBai. Brociaco, Brocaco, (Fulco et uxor 
Aleaiz) de Bruciaco. Hierher werden nicht gehôren zweî Bruzac 
(Dord.) Bruzacumim 13. Jahrh., ^r««ûr (Ardèche), vielleicht *Brïïti- 
acum von Brûtus (Georges). In germanischen Lândem ist Bruttius 
noch ersichtlich: Bruttiacum > Bruttig (Preufsische Rheinprov.). 
Anch Broussy (Marne), als Bructiagum belegt, ist wohl ein lat. 
Bruttiacum (Holder I, 624). 

In „Borciaco villa in com. Arvern. super fluvium Helerim" Q82 
(DB IX), in CS Burziacus villa in agro Monte Aureacensi 1023, 
liegt vielleicht die Umstellung des r vor wie inBrenacus> Barnay 
(Rhône). Im Dp. Dordogne fùnf Boursac^ von denen eines 11 10 
Bordacum latinisiert, jedenfalls falsch. In CL Qohannes) Borseuz, 
(prioratns) de Borzeu 1283; im Dp. Isère 13. Jahrh. Borceo, 
B-eu, B-siaco; dann Borciaco, villa in com. Arvernico, super 
Hnvium Helerim. (DB IX). Borcius ist nicht belegt; vgl. aber bei 
Schulze BuRCHius iio, ebenda Bursius und Burtio(s); vgl. die 
ital. ON Burdano pr. Arezzo, Burgïano pr. Firenze, die ebenda 
angefûhrt sind. 

Die -anum-ON: in Bruciano villa 878 (DB Vm), dieselbe 
Ortschaft in CL Breciano 984, Brociano 843, j. Bressin (Isère). 
Chevalier identifîziert Brosses (Isère) auch mit Brocianis 975 — 997. 
Im Dp. Gard zwei Broussan: Brucianum villa 878, Brocianum 
1060, Brosanum 11 46; ^Broussan (Var); vgl. Brossain (Ardèche). 
Mit -anicns: Baussargues (Gard): Brossanicae 1384, Boussar- 
gues 1620. Der Schwund des ersten r erklârt sich durch Dis- 
similation. 

68. BuLTius CIL X, CIL VIU [B]ultia Hortensia Lurdinia 
Antonia: Auf Bultiacus geht wahrscheinlich zurûck: BoIziacus 
mons 975 — 993 j. Bossieux (Isère), auch Bulzeu 982. In CB 
Boussac (Lot) heifst Bulciacus. Der -anum-ON: (Bo de) Bol- 
zanis 11 62 in Cart de Bourg. Vgl. auch QL X Bolcia. 

60. Fur Caesarius habe ich nur ein Beispiel: Sérezin (Isère), 
belegt Cesarino (a 956) in Recueil de Chartes de Ciuny, a. 924 

5* 



68 

ebenda Cisiriano, a. 975 Cesariano ebenda; vgl. Devaux 1. c. 
113, vgl. S. 311. 

60. *Calciacum oder *Caltiacum (von Caltius bei Schulze 
138), vgl. Calicius cil VllI, Calcarus 6736, hat in sûdfranzô- 
sischen ON keine sicheren Representanten: Chauciogny 12. Jahrh. 
in CL wàre *Calcioniacum. In CSai. Calziacum, Cauziacum 
wàre nach Chasilier vielleicht ChaUzat oder Ckauzat (Char.-Inf.), 
wovon Chalezat *Caletiacum von Caletius (Holder I) verlangen 
wùrde. Mit Chauzat vergleiche man auch Schulze 148 Cautius, 
Causus. Vom lautlichen Standpunkte ist ChaUzat selbstredend 
mit den Belegen nicht zu identifizieren. 

Mit -anum vielleicht hierher Calsanum villa, dep. ab ecd. 
Cenoman. %^2 (DB). S. Jean-de-Chaussan (Rhône) in CS Chauczans, 
Chauczons, Chauzans, Chossan und de Calcianis (15 — 16) 
was eine Latinisierung sein kann, wird wahrscheinlich nicht hicrher- 
gehôren, da wir hier -ianu > in erwarten. Calzan (Ariège) heifst 
1070 Calsan (DV^); Causse-et-Veyran (Hér.) wird bei DVj (a. 990) 
als Calsanum belegt. 

61. Cogn. Caldus CIL X: *Choudan (Ain) und ^Choudanne 
(Ain). 

62. Chaleyssin (Isère) wird belegt in CGr. Callessianum 
(a. 830), in CV Calexianum a. 927, ebenda noch im 11. Jahrh. 
Calaxiano. Aile dièse Belege kônnten Latinisierungen sein. 
Calexius oder Calessius sind nicht belegt, vielleicht Calixtus: 
also *Calixti-anum, vgl. Sextianum fur die lautliche Entwicklung. 
Die lautliche Gestalt gestattet es nicht mit Calaciacus (Schulze 15) 
und Calaasius (ebenda 299) in Zusammenhang zu bringen. 

68. Callus ist nur zweimal belegt CIL I, 1180: C. Marius 
C. 1. Salvius Callus, VIII, 16493: M. Pompeius Callus. In ON auch 
nur zweimal: Callaco villa in patria Arvernica, in com. Brivatensi, 
in vîcaria Radiatensi; dann wahrscheinlich in *Challey (Ain); Chaîîay, 
Nach Longnon mufs Calagum in dcr Peutingerischen Tafel zu 
Caliacum korrigiert werden, wie die moderne Entsprechung 
Chailly en Brie (Seine-et-Marne) zeigt, vgl. bei DV2 Callavum 
(a. 782) villa in pago Narbonensi, j. Caillau (Aude), welches ebenso 
in Calliavum zu korrigieren ist. 

Weit hâufiger kommt Calli-acum vor von Callius s. Schulze 
13^» 17 ï' Cailîac (Lot) in Ro. gasc. de Cayllac im 13. Jahrh.; 
*Challtac (Drôme), ebenda Caillât und Le Caillât \ es ist jedoch 
wegcn ca- zweifelhaft, ob dièse zwei letzten hierhergehôren. In 
CS Chaléat (Jura) ist als Chaleya, Chalaye, Chalie belegt: viel- 
leicht *-ei-acum. Im Dp. Ain Chillia^ belegt seit 1322 aïs (parr. 
de) Chiliaco, Chilie. Im Dp. H.-Savoye *Chilly\ dann *Cheyliac 
(Dord.); Chillac (Char.) in CSai. Chalac, in CBaL Caliac, Calia- 
çensis rivus, Chalac 1225, Chaliac, schon 1077 (Guillaume de) 



69 

Calac, Chillac; Chillac (H.-Loîre) in Sp. briv. seît 1192 Chili- 
acas belegt, daneben ebenda ein Beleg Chisliacum, wo s Dur 
eine faische Latinisierung des i sein dûrfte, welches sich vor 1' 
entwickelt Die Entwicklung von ai— >ei — i haben wir mehr- 
mals gesehen. Hierher vielleicht *QuilIac (Dord.). 

Mit -anum: Cailla (Aude) ist bei DV als Kallianum villa 
in Fenioletensî belegt (a. 898). Chalias (Ardèche) heifst 943 Cha- 
lianus (s. D*Arbois 205). Caillan (Hérault) — Callianum 1187; 
Callian (Var) belegt seit 1038; *Callian (Gers). Wahrscheinlich 
hierher: Quilhan (Gard) Quillano 963, *Qutllan (Aude). Im Dp. 
H.-AIpes La Queylana heifst 1493 Caylana, Queylane 1497; 
*Quillanet (Aude). 

Calinius, da es einmal auch mit 11 belegt ist (s. D*Arbois 
S. 205), ist eine Ableitung von Callius (vgl. Schulze 138). Es 
kommt auf etruskischen und oskischen Inschriften als Kalinis vor. 
Calinacus villa heifst eine Orlschaft in CSau. Vielleicht gehôren 
hierher: *Chaunac (Dord.) ùnd *Cauna (Landes). Dafs u hier auf 
1*^ znrûckgehen kônnte, wird durch Calniacus villa S. Germ. Autios 
(DB IX), dann Calnacus villa super Isaram in Chron. Frodoardi 
(DE VIII) j. Chaum'f dann in CB (Gerardus de) Chalnac iioo j. 
Chanac (Corr.) nahegelegt. *Chaunac (Char.-Inf.). *Caliniacum > 
*Calignac (Lot-et-Gar.); Challignac (ar. de Barbezieux, Char.-Inf.) in 
CBai. de Caliniaco, Calinac; dann zwei Chalagnac (Dord.) seit 
13. Jahrh. so belegt; vgl. Chaligny (Meurthe-et-Moselle) und Cali-- 
gnago (Pavia). 

64. Calventius kommt sehr oft auf den Inschriften vor. In 
CB erscheint Calvenciacum, Calvinciacum, Caluenzas, 
Chauuenzas. Der Herausgeber identifîziert es mit Chevanceaux, 
c^° de MontlieUy ar. Jonzac, was lautlich nicht stimmt 

66. Calyius kommt sehr hâufig vor: in CL villa de Calveu 
12. Jahrh.; *Calviac (Gard), zwei *Cauviac (Gard); Calviac (seit 1153) 
[Dord., Lot, Lot-et-Gar,]. Chauvac (Corr.) heifst in CB Calviacum; 
es ist ein Latinismus, wahrscheinlich ^ Cal va eu m. Dasselbe dûrfte 
der Fall sein bei drei Chauvac (Drôme), in 1232 castrum de 
Chovaco, erst 13 14 de Chauviaco; vgl. noch Calvates, villa 
(a. 806) bei DVj. Dann dûrfte hierher gerechnet werden „ad 
Cal ban um pogium in p. Ruscion" 981 (DB IX). — Hierher noch 
de Calviaco veteri 1263 j. Choviai (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. 

Calvus in n-Dekl. CIL III, 3791 Calvo Severi f.: Charvonay 
(Savoie) in CS belegt Calvonacus villa. 

Von Calvius ist Calvinius abgeleitet, CIL XII cogn. Calvinus 
kommt hâufîg vor: *Chalvignac (Cantal); *Cauvignac (Gir.); *Cal' 
vignac (Lot); Chauvignac (Corr.), die zwei letzteren in CB Calvi- 
niacum. Im Dp. Cantal noch "^Calvanhac^ welches schwerlich 
hierher gehôren wird. Hierher noch *Moncalvignac (Tarn-et-Gar.) 
— montem Calviniacum. In Ro. gasc. (Willelmus de) Calvi- 
niacOy Calminiaco. 



70 

Hîerher *CALViaNius [vgl. Schuize 139 Calvicius, dazu noch 
Calvicione 1157, Calvitione 1060 j. Calvisson (Gard)]: Calbi- 
cinianum villa (DB IX), vorausgesetzt, dafs b nur eine schlechte 
Latînisierung sei (vgl. bei Schuize 139 noch Calbilius). Calviuus 
Schuize 139: mansus de Calviliano (Ardèche). 

66. Camilius Schuize 140 (auch Camillius): Camiliacum 
> Chemiîlai (Ain) 1276 Chimillacum; zwei *Chemilieu (Ain) de 
Camiliaco, de Chemiliaco iioo; *MonUChetnillat (Ain); *CA«- 
milîac (Corr.); *Camillac (Gir.). Camiliacum kommt hâufîg auf 
Merow. Mûnzen und in Nordfrankreich, vgl. Holder I, 718, vor. 

67. Campanius (vgl. Schuize 352, 532) kommt sehr hàufig 
vor. Campanus nur einmal: de Campanacus in aice Brivatensi, 
in vicaria Radicatensi. Im Dp. Gard zwei Campa nia eu m 896 j. 
Campagnac] im Dp. Dord. zehn Champagnac^ Campagnac\ im Dp. 
Isère Champagnier", in CGr und Doc. inéd. IV Campaniacum. Auch 
mit dem Suffix -olus erweitert Campaniagolum locus in orbe 
Lemovicino, in terri t Tornensi, prope Campaniacus et Pardinas 
situs 860 in CB. — Ob in Campagna (Aude) -acus oder -anus 
vorliege, làfst sich nicht entscheiden. Campagnan (Hér.) hiefs 804 
Campaniacum, seit 14. Jahrh. aber Campaignanum; Campagnan 
(Gard). Vgl. viele Ableîtungen von campus in II D. 

Neben Campanius verlangen viele ON *Campinius (vgl. CIE 
2284 bei Schuize canpiniei), so DB IX Chempiniaco apud Vau- 
denses 962. Holder I bringt mehrere Beispiele aus Nordfrankreich: 
Campeneac (Morbihan, bretonisch !) , Campigny (Aisne). Als eine 
blofse Variation zu Campanius môchte ich es nicht betrachten, wie 
D'Arbois S. 210 tut, zumal da wir Campilus (Schuize 115) und 
Campilius (ebenda 1 15) finden: Campiliacus > Ckampillet (Indre), 
bei DVj Campilianum villa in p. Helenensi (a. 876); Champion 
(in Lothringen) < Campio(n) s. Holder I, 723. Also Campinius 
kônnte von Ca»ipius (Schuize 115) abgeleitet worden sein. Vgl. 
auch die von Schuize a. a. O. angefûhrten italienischen ON Cam- 
pignoy CampîgnanOf Campigh'ano. 

Auch Camponius ist anzusetzen: ecd. de Camponiaco 1150 
in CL, vgl. Champougny (Meuse), und Camponi V. in Aquitanica 
im Taie Campan (H.-Pyr.); Campona ON in Panonia inferior. 

Dann noch Campusius CIL III, 6824 : *Campusan (H.-Pyr.). 
Campatius cil VIII [912] cogn. *Campazan (H.-Pyr.). Ob dièse 
£N zusammenzustellen sind, weifs ich nicht 

68. Besonders bemerkenswert ist die Entwicklung von Can- 
diacum wegen der Behandlung ndj. Die Gruppe bleibt in 
Candiac (Gard) 1098 Candiacum^ und Chandim (Isère), welches 



^ Juroszek denkt Zs. XXVII, 681 anCandidiacum, was wohl môglich, 
nicht aber nachweisbar ist. Nach Dévalue o. c. S. 114 wâre Blandin (Isère) 
<^'^Blandianum; jedoch unsicher, da die Belege feÙen. 



71 

aïs Candiaco in CS belegt ist, dann in Arch. daupb. Candef, 
Candiaco; eccL de Candaico in episc. Vienn. 998 (DB XI). 
Die letzte Schreibweise ist wohl aïs Verschreibung oder wie Cam- 
braicns nacb Cambrai aufsufassen. 

In Nordfrankreicb wird aber nd\ regelrecbt zu ny: Candi - 
acum >► Changé, Hierher vielleicht auch Changeât (Ain). 

Ableitungen von *Candius sind vielleicht *Candinius und 
Candilius: Candillac (Dord.): inclusa de Candilhaco 1457, und 
Candiniacum cum capella in com. Viennensi 998 (DB III). Mit 
-anicus: im Dp. Hérault Candillargues, belegt Candianicas 960, 
villa Candianicus (a. 985) bei DV5, Candeiacis 1031, Candel- 
aneges 1093, castrum de Candiihanicis 1304, Candilhargues 
1649. Vom lautlichen Standpunkte aus ist der ON nicht gauz klar. 
Es fràgt sîch, worauf geht Ih zurûck? Fur *Candinius habe ich 
keine Belege, fur Candilius nur CIL X, 5588, s. Schulze 144. 
Dazu vgl. Candelium (a. 11 43) j. Candeil (Tarn) bei DV5. 

60. Canus ist in sûdfranzôsischen ON hâufîg anzutreffen: 
Canac (Tam^ Aveyron, Tam-et-Gar., Gard, da in latinisierter Form 
Caniacum 1384 belegt); "^Chanac (Corr.) in Sp. briv. de Chanaco 
1385; *Chanat (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. 1250 — 1263 Chanac; 
*Chénac (Chan-Inf.). Im Dp. Ain 8 Chanay [auch mit dem Artikel 
Le Chanay, in welchem Falle vielleicht *cannetum (s. Kôrting 
1883, 1841), vgl. Caneto (a. iiio) j. Canet (Aude) bei DV5 oder 
cassanêtum vorliegen dûrfte] curatus de Chagnay, de Chanei, 
seit 933 belegt; merkwûrdig ist daneben ein anderer Beleg Cani- 
sinm, welchen Guigue bringt Im selben Dp. kommen noch vor 
Chanaz, Chanéaz ohne altère Belege. 

Auch mit dem Suffixe -ascus: Canascus locus, bei Brioude 
(H.-Loire). Dièse Wurzel kommt sehr hàufig vor: Canavos, 
Canaus, vgl. bei Holder I, 731 die neukelt. Sippe; Canavillus; 
vgl. in CL (Berengarius de) Canavaco 1291, (Petrus de) Cani- 
viaco ebenda 1200. 

Ebenso hàufig Canius (Schulze S. 144): *Chagnac (Drôme); 
Caniac (Dordogne), *Caignac (H.-Gar., Cantal, Tarn, Tarn-et-Gar.), 
zwei *Chignac (Dordogne), *Chignaquet (Dord.). Chanéac (H.-Loire) 
und "* Chanéac (Ardèche) sind wegen der i-Verbindung sehr merk- 
wûrdig, wenn sie hierher gehôren (vielleicht *Canei-acum von 
Cankius Schulze 144): in Sp. briv. 1405 de Chaneaco; Chantât 
(H.-Loire) in Sp. briv. 1287 de Chamnhat Im Dp. Ain zwei 
OiégnieUf belegt als Chagnieu.^ 

Mit -anum: in CM Cagnana vallis, welche Ortschaft Guérard 
mît La Cayrane identifiziert, was lautlich nîcht pafst; bei DV2 
Cagnanum villa in Narbonensi (a. 782); dann „villa Caniano in 



^ Als eine volksetymologische VeninstaltuDg sind zwei Campniac (Dord.), 
belegt Campnac, Canhac, Caignac im 12., 13. Jahrh., za erklSren, îndem 
man wahrscheinlich darin den ZusammenhaDg mit campus suchte. 



72 

com. Empurit. (a. 982) in einer Urkande des Kônigs Lotbar fur 
das Kloster des hl. Petras in Rodez (DB IX). 

Von Canius ist vielleicht *Canilius abgeleitet: CanUlac (Lozère) 
in Sp. briv.; vgl. CInînius bei Schulze S. 141. 

Mît -us eus: in CS Chanos, j. eiu Bach. Im Dp. Drôme 
Chanos^ villa Chanosco 960, villa que Canoscus vocatur 1030, 
im J. 1447 als Lou Chânaus belegt, was wahrscheiniich nur ortho- 
graphisch ist, dann Chanasium, Chanascum, 1551 Chanot, 
Chanod, Chanauds. Im CM Kagnoscum, Chainosc, jetzt 
S, Jaqtus'de-Cagnosc (Var). 

Zu Cano(n) j. Chinon (Indre-et-Loire) vgl. villa de Canonac 
951, in qua piscatura habet Mon. Crasseuse (DB IX), dann in 
Sp. briv. Chanonac 1293 j. Chanonat (Puy-de-D.). VgL Canonis 
villa > Chenville, Bei Schulze 142 Canonius. 

CIL X Caneius (aber VIII 4515 Canneius): *Canéjan (Gir.). 

*Canîcius : *Canùsac (Aveyron), vgl. bei Schulze 142 Canîtius. 

Hierher vielleicht auch *Canezac (Tarn), vgl. CIL VIII 2567, 6 
Julius Canetus, vgl. dann Canetis villa auf Merpw. Mûnzen; 
dann Canetomum j. Le VilUret (Eure) bei Holder I. 

70. Capatius (Schulze 145) : *Cahezac (Aude); mit -anum 
Qohannes de) Cabazan in Ro. gasc 

71. Ob cogn. Caper, wie D'Arbois S. 435, 537, 590 sehen 
môchte, oder capra in vielen ^Capracum vorliege, kann man 
nicht entscheiden. *Chabrac (Char.), *Chehrac (Char.). Auch mît 
-anum: *Le Rocher Chdbran (H.- Alpes), *BoiS'de-Chabran (Drôme), 
*Chabran (Char.). 

Sichercr vielleicht Caprius (Schulze 234): Chahriac (Gard) 
Cabri ac 1619, s. bei Holder I Beispiele fur Italien und Nord- 
frankreich. CieuraCy Civrac^ Civray, Civryy welche er an dieser Stelle 
anfûhrt, gehôren nicht hierher, sondem hôchst wahrscheiniich zu 
*Severiacum. Schwieriger zu beurteilen ist Cahriac (Dord.), 
welches 1460 ripayrium de Cabiraco belegt ist. Es kann Ver- 
schreibung sein. Hierher auch Chevry (Ain), belegt seit 1235 als 
Ecl. de Chivriaco, de Chivrier, Chivrie. Vgl. die keltische 
Entsprechung *Bucciacum. 

Mit -anicus: in CB Cabrianecum in vicaria de Juliaco. 

Eine Ableitung ist *Capkinius, vgl. CIL XII Capronia: Chabri" 
gnac (Corr.), Chabrignacum im 13. Jahrh. (DB XXI); *Chabrignac 
(Char.), zwei *Chabrîgnac (Dord.). Dann Capriuus CIL VIII: 
*ChabriUac (Cantal), ^Chabreillac (Dord.), vgl. ebenda viele La Cha- 
brela, Chab relie, Chabr elles, Chabrerie [es kônnte auch ein Appelati- 
vum sein]. Mit -anum: drei Chabrillan (Drome) Chabreilha 1171, 
aber 1282 Chabreillion (s. I B). — 

In CSau. lesen wir: Cabraraco villa in p. Arvemico, in 
vicaria Ucionensi. Wir haben viele La Cabrière, Cabrières, CAû' 
brzères, Chevrier, Chevrûre in ganz Frankreich: < caprarias. Hier 



73 

Icônnten wir von caprariacum ausgehen. Doch ist auch Caprarius 
CIL X belegt, 

72. D'Arbois S. 472 leitet ganz zutrefFend Capdenac (Lot) 
von Capîtonacus, vgl. Capduelh, caduel < capitolium, 
capdçl <capitellum. Die Abschwàchung des o— > e geschieht 
ja oftmals. Hierher ist aller Wahrscheinlichkeît nach auch Chatonay 
(Isère, Jura) zu ziehen: Pertz, Captonaco, palatio publico (s. Holder 
i 759) î ^ol* ^2zu *Chatonnax (Ain); "^Chahnod (Ain). "^Cap-de- 
Naguei (Aveyron) dûrfte wahrscheinlich eine volksetymologische 
Auflôsung sein: < Capîtonacum + ïttus. Wie capitellu > 
cadet, so kônnten ^Cadenac (H.-Gar.); *Chadmac (Char.-Inf., H.- 
Loire) — vgl. in lautlicher Hinsicht Chadeuil <i Capitolium (Char.- 
Inf.) — auch Capitonacum sein. Uber Cogn. Capito vgl. bei 
D'Arbois a. a. O. 

73. Der bekannte rômische Cogn. Carbo, -onis hat nur in 
zwei sùdfranzôsischen ON Spuren hinterlassen : *Charbonnaz (Ain); 
*Carbonai (Cantal), vielleicht *Carbonatis, *Carbonate; bei DVj 
Carbonacum, palatium regium, a. 822. 

74. Carciuus Schulze 172: (Willelmus de) Carciliaco 1158 
in CL, wofùr der moderne ON fehlt. 

75. Cassius kommt hâufig vor: Chessy (Rhône) in CS Cas- 
siacus; im Dp. Isère Chessteu^ welches als Casiacensis vicus vel 
ager 1050, Cassiacus 890, Chaceu, Chasseu, Chassieu belegt 
ist; im Dp. Ain Chessieux: de Chaisiaco, Chaseu, Chayseu, 
Chaisie, seit 12. Jahrh. belegt. *Chassac (Gard, Corr.) seit I5.jahrh. 
belegt, '^Chassai (Dord.) im 15. Jahrh. Chassac und *Chassieq 
(Char.) gehôren wahrscheinlich nicht hierher ,* wohl aber Queyssac 
(Dord.) Quayssacum 1382; zwei *Cheyssac (Dordogne); "^Cheyssac 
(Cantal); vgl. noch bei Mistral: Fonscats > Fonscassius. 

Auch mit -anum: zwei Cassan (Hér.) Cayssanum villa 12 10, 
de Cassiano 1080. Chaissan (Drôme) 1484 serrum de Chesson, 
1000 Cheyssan. Heute S, Cassien (Isère), S, Cassïn (Savoie); 
*Cachan (Gers) ist nicht sicher. Mit -anicus: Caùsargues (Châ- 
teau, diocèse de Nîmes) Cart. de Nîmes. 

Die Ableitungen vielleicht : 'Cassellus oder Cassillus Schulze 
449: Chasselay (Rhône) in CS Cacellacus, Cacelliacus 919; 
^Chassellas (Saône -et -Loire). *Cassilius: *Cassi//ac (Hér.) Boaria 
de Cassiliaco 1116, de Casiliaco 1174; vgl. CIL XII Cassiolus 
*Cassinius oder Cassenius Schulze 147: Chassignieu (Isère); 
es wàre hier vielleicht auch *cassinus gegenûber cassanus wie 
castinns gegenûber castanus môglich, s. Cassaniacum: Chassagny 
(Rhône), 960 Chassagniaco, Chassagneu in CS; vgl. Cassa- 
nomagus, Cassanoialum bei Holder L 



* Fur dicse ON wflrde cher Cattius, Schulze 76, passen, jedoch s. Cassan 
(Hérault). 



74 

Mit -as eu s: bei Guérard, Divisions de la Gaule p. 151: ag^er 
Cassiascensis in Viennensis L 

76. *Caulus, Caulius CIL III, X, selten in ON: in CBr 
„de villa quae dicitur Caulaco/' ebenda wahrscheinlich dieselbe 
Ortschaft Cauliago in patria Arvemica, in vicaria Nonatensi, j. 
Cau/hac (Lozère), 1288 Chaulhac inSp. briv.; * Çhau/iague/ (C^niaiy 
Caulac in CSau. identisch vielleicht mit Chaulac 1263 j. Chauliac 
(H.-Loire) in Sp. briv. 

In CL eccl. de Cauliniaco 1206. In CBr belegtes Culi- 
gnago in patria Arvernica in aid Ambronensi dur f te auch hierher 
gehôren. Cauunius ist nicht belegt 

77. Celsius, ein bekannter Name, hat auf dem gallorômischen 
Boden Celsiacus ergeben: Sourdeux (Rhône) in CS als Celsiacus 
villa in valle Bevronica 920 belegt; dann Serceii, Sourciacus. 
In CB vineis de Celsiaco. Hierher vielleicht auch Celsihiacus 
villa in agro Jarense 1029 in CS; dann parr. de Cilseu im 
13. Jahrh. in CL. 

Fur -anum habe ich nur ein Beispiel: Celsianus villaris in 
p. Empuritano in eîner Urkunde Karls des Kahlen 844 (DB VIII). 

Eine Bildung von Celsius ist Celsinius (Schulze 148): Celsi- 
nianum monasterium , Celsiniacus, ovilis Celsinanias; Celsi- 
n a ni cas locus in CSau., lauter Belege, welche sich dxS Sauxilianges^ 
beziehen. Die Entwicklung ist ganz in der Ordnung : n — n > 
1 — n: Bononia > Boulogne \ Bologna (Meyer-Lùbke , Einfûhrung 
S. 187). el*^ > au ist auch verstândlich. Cogn. Celsinus ist 
hâufig auf den Inschriften. 

78. Die lateinische Entsprechung zum gall. Cakvios (s. II B) 
wâre Cervius, welcher in ON ebenso vorkommt, jedoch mit Servius 
zusammengefallen ist. In CS Ccrviacus villa in agro Tamatensi 
970, dann Cerviac us villa in Monte Aureacensi; vgl, 6"^ r^/ (Sarthe) 
<Cerviacus, Mit -anum: Cervianum castrum in territ Narbon. 
j. Cervian (DB XVII) ; dann in einer Urkunde Karls des Kahlen 
(855) Cirvians in comitatu Ausonense (DB VIII). — In CL Cer- 
variacum 1144 wird sich als Appell. -j- arius -h acum erklâren 
(man erwâge auch Silvariacum 1). 

79. CicoNius liegt in einîgen ON vor: Ciconiacum > 
Sigognac (Dord.); *Sigognac (Gir.). Vgl. (Bertrannus de) Ciconiis 
j. Stgogne (Char.-Inf.). 

80. CiLius ist reichlich belegt. Es scheint, dafs es mit 1 
anzusetzen ist: Ceillac (H.- Alpes) Vallis Celiaci 11 19, Valis Ciliaci 
1178, vgl. Cilliacum villa Monast S. Vedasti (a. 890) DB IX. 

Mehrere Beispiele bieten die -anum-ON: Cilianum, Cellans, 
Cclans, Celanz, Selianae, Silianae» Silanz in CM: i^ Stllans 



^ Nach A. Thomas RC XX, 440 ist Celsinanicas anzasetten, da hier 
11 kein 1' darstellt. 



75 

(Var), 20 Seillans (Var.). Dîeselbe Ortschaft erscheint als Cilianum 
villa in comitatu Forojuliensi 884 (DB VIII) belegt; dann in CC de 
villa Ciliano in comitatu Narbon. (Ende des 11. Jahrh.) j. Ctltan 
(Aude). In CL noch eccl. de Cellian 1206. 

81. Kelt. CiNTius oder rôm. Cîncics (î?) liegt in Cissan 
(Hér.) vor. Der ON ist als Cincianum 822, dann auch Cinci- 
nianum belegt. Dann: Cinsend {Gdixd) (-end nur Graphie!): villa 
Cincianum 837, Sincianum 999. Von Cincius dûrfte abgeleitet 
sein *CiNCiLius: in CS ad Cinciiiacum (gegen 1000). Mit 
CiNTius hângt vielleicht zusammen *Cinïrius (vgl. CIL VIII Cin- 
TiRlo m.): Cintriacum in CB; dann Cintriacum j. Ciniray 
(Eure-et-Loire). Kelt Cintius steht wahrscheinlich im Zusammen- 
hange mit cintu-, wle z. B. in Cintu-genus, air. Cet-gen „der 
Erstgeborene" und dûrfte demnach dem lat. Primus entsprechen 
(s. unten). 

82. CiRCius Schulze 172 liegt in wenîgen ON vor: In CSau 
in Cirsago locus, und dann vielleicht in Cercenas j. Sarcenas 
(Isère), in CS als Cercenatis villa in agro Tarnantensî belegt (858), 
dazu im selben C. Acercenacus vel Cercenacus villa in agro 
Forensi (lOio ungefàhr). Vgl. auch Circiacus vicaria, j. S.Denis 
(Indre). Auch ein Cercius ist belegt CIL II, 1788 und Ckkcenius 
Schulze 172. In CDombes granzia deCercenacio 1273; vielleicht 
ist dièse Ortschaft identisch mit Monte de Cercenay, Sercenay, 
Sersonay im 14. Jahrh. in Arch. Dauph. j. Mont Saxonnex 
(H.-Savoie). Vgl. noch in Ro.gasc. (Sabina de) Cirtiaco im 13. Jahrh. 

83. CiRius als cogn. ist CIL XII 5685 belegt; aUch Ciriacus 
kommt einmal auf den Inschriften vor: CIL II, 2267. In ON 
haben wir Ciriacus locus cum sîlva in agro vallis Bevronensis 975 
in CS; vgl. Ciriacum, curtis super Ligerim (a. 929) BD IX. Wir 
wissen nicht, was fur eine Quantitat der Vokal hatte, da das 
jetzige * Ciriez (Ain); *Ceyras (Puy-de-Dôme) unbelegt sind. 

84. Clarius: *C/^rtfr (Char.-Inf.); * Clair ac (Lot-et-Gar., Dord., 
dreimal im Dp. Gard, Drôme, Hérault) < * Cl aria eu m. Im Dp. 
Drôme drei Clerieui 1360 Clairieu, Clariacus 109 1, Claireu 
H50; im Dp. Isère Cleriuy in CV Silvius de Cleriaco 1157, in 
CL curtile de Clîreu 12. Jahrh., Clery-Fontenex (Savoie) in Doc. 
inéd. IV. Clayriaco, Cler-o, Cley-o (de). Çîayrac (Tarn-et-Gar.) 
in Ro. gasc im 13. Jahrh. homines de Cleyrac. — Clakus: *Qaracq, 
*Clarac (B.-Pyr., Dord.). 

Mit -anus: in villa Clariano 952 (DB VIII); Clariana 
castrum 657 (DB IX). Im Dp. Gard zwei Clairan^ Cleyran^ seit dem 
13. Jahrh. belegt Im Dp. Dordogne ^Cause^de-Oerans. Hierher 
vielleicht Fontclairant (Puy-de-Dôme) < fontem Clarianum. 

Mit. Clarius dûrfte *Clar£ntius zusanmienhângen: Clarensac 
(Gard) 1027 Clarentiacus und im Dp. Hér. Clarence oder 
Clarensac^ mansus de Clarencia seu de Clarenciaco. 



76 

Zu den obenerwâhnten *Claracum erwâhne ich noch Cla- 
rasca bei Mûllenhof III, 178, welches er fur ligurisch hàlt. Fur 
Clarentius habe ich aus den Inschriften keine Beispîele. 

86. Heutiges Cleysieux (Ain) wird in CS aïs Claiseu, Cley- 
seu, Cleseu belegt, auch Cliseuz, in CS ebenso: Clayseu, 
Cleyseu, Cleysieu (12. Jahrh.). Also es geht zurûck auf Clati- 
oder Clasi-acum. Vgl. Clasia fl. j. Za Claise (Tourraine) bel 
Ilolder I. Clatius CIL IX, 368, Clatia. Clasius ist nicht belegt. 

86. Clementius kommt auf den Inschriften seiten vor: im 
Dp. Ain Clémencia, belegt seit 1184 aïs eccl. de Clemenciaco; 
*Clémenciat (Ain); Clémensat (Puy-de-D.), in CSau. u. Br. als Cle- 
mentiag, Ciemenciac belegt; Clémensai (H.-Loire), 1250 Cle- 
mensac in Sp. briv. 

Dann *Ciamensac (Aveyron, Corr.) bei DE IX Clamentiacum 
villa in com, Scutindis (a. 903); in CDombes vineam ad Clamen- 
sou vielleicht. 

Mit -a nu m: S, Martin-de-Clémensan (Hér.) 1178 de Clemen- 
tiano; *Qémaisanne (B.-Alp.). 

87. Mit Coiacus j. Coyecques (Dp. Pas-de-Calais) dûrfte 
Acoyeu (Ain) zusammenhângen; der ON ist ist belegt als eccL de 
Cohiaco 1149, Acouùux; *Coyac (H.-Loire). Coios, Coius ist 
reichlich belegt, vgl. Holder I, 1063 und Schuize 155. 

88. CoLius, CIL XII, ii8i Colta Maxuma, konnte ich nur 
in zwei ON finden: Co/ias (Gard), Col lia co aus dcr Merowinger Zeit, 
Coliaz 1151, Coliacum 1188, Coliatz 1237; es scheint im 
heutigen ON -a fis zu stecken. Hierher wird vielleicht auch *Culhai 
(Puy-de-D.) gehôren. 

89. Neben vielen Colonicum gibt es ebenso viele Coloni- 
acum. Im Dp. Ain Coligny und Colongny, Coligny ist immer als 
Coloniacum, Colognacum, Coloignacura im CS belegt. In 
CL noch (Hugo de) Coloneiaco, dann (dominium de) Coloniou. 
*Coiognac (Ardèche, Gard); *Coulouniac (Dord.), Ob sie gerade 
von CoLONius abgeleitet sind, kann man nicht wissen. Bemerkens- 
wert ist, dafs Coiigny (Ain) in der dortigen Mundart Coligna 
gesprochen wird (s. Clédat, Revue des patois III). Colognia ist 
auch als Cologneu belegt; im selben Dp. noch *ColognaL Vgl. 
noch Co/onzai (Loi) — Colongas bei Deloche, eine mir unverstànd- 
liche Bildung, wenn es ûberhaupt hierher gehôrt. 

90. D'Arbois S. 365 leitet Communay (Isère) von cogn. Com- 
MUNis. Derselbe ON wird in CV auch als „in Comnaco villa 
922 und Comennayco, in CL (Berno de) Comenay belegt, so 
dafs û im modemen ON sekundâr zu sein scheint, etwa Anlehnung 
an comune. Auch villa Comugniaco 928 (DB IX) dûrfte sich 
auf denselben ON beziehen. 



77 

9L CoNATius cogn. III CIL 6oio: Connezac (Dord.), Conazac 
im 13. Jahrh. Die Abschwàchung des a— > e ist ôfter za kon- 
staderen. 

92. CoNSTANTius: Constantianum villa 1157 bel DV5 j. 
Costaussa (Aude). Mit -anicus: ConUssargues (Gard) Mansus 
Constantianicus 1070; vgl. ^Consternons (Aveyron) < *Con- 
stantione. 

93. *CoKBius scheint nicht belegt zu sein. Bei Lîvius kommt 
nur CoRBis vor; vgl. Schuize 576 Cokbio; aber wie cor vu s > 
cor bus, so kônnte auch Cokvius Schuize 156, 234 Corbius er- 
geben; dann bleibt noch Curvius Schuize 155 und die Môglichkeit 
einer Ableitung mittels -la eu m und -ianum von dem Appellativum 
corvus zu berûcksichtigen ûbrig. In ON kommt Corbiacum 
hâufig vor: in CC Corbiago (Ende 11. Jahrh.) j. Gmrbiac (Lot-et- 
Gar.); ^Oorhiac (Dordogue); *Courhiac (Char.-lnf., Ariège, Lot-et- 
Gar.) ; Courbiat, Hierher wird wahrscheinlich *Corby (Ain) gehôren. 

Auch mit -anum: Corbianum > zwei Gorbian (Hérault), 
villa de Corbiano 1103; villas quae vocantur Corbianum per- 
tinens ad Mon. S. Pétri Vienn. 907 (DB IX) ; "^Courbian (Gir., Lot- 
et-Gar.); ^Oorbian (Lot-et-Gar.). 

Von *CoRBius scheint abgeleitet worden zu sein: Corbelius 
CIL II, vgl. auch CuRVELius Schuize 155: in CC „in Corbiliaco" 
9q6 — 1031; 0?wr^//A7f (Char.) ; in villa Corbeliano in qua aliquid 
habet Mon. S. Teuderii in einer Urkunde Hugos Kônigs von Pro- 
vence aus 928 (DB IX). 

Corveissiat (Ain) scheint einen EN wie *CoRVïssius zu postu- 
lieren; der ON ist seit 1258 belegt: Corveysîa. Fur zwei Cour^ 
hessac (Gard) werden wir etwas àhnliches postulieren dûrfen: 971 
in terminium de villa Curbissatis, 1080 villa Corbessatis, Cor- 
bessaz 1121, Corbessatz 1233, Corbessac 1479. Vgl. Vin- 
donlssa. • 

Auch CoRBO, onis CIL III [3776 1]: Corbonan, Corbonant 
j. Corbonne in CGr. Wenn die Identifizierung Marions richtig ist, 
so dûrfte hier nicht das Suffîx -anus, sondern die Dekl. -a, -ane 
vorliegen; vgl. Corbonacus > Corbeny (Aisne). 

04. Gordéac (Isère) ist sehr merkwiirdig, wenn es hierher 
gehôrt, denn hier ergibt acu >► ay, oder au — ou; es wird wahr- 
scheinlich ate vorliegen und dann eine graphische Anlehnung an 
das sûdfranzôsische -ac. Dann die Behandlung von dj[! Hier 
kann dièse Gruppe bleiben, wie Candieu < Candiacum beweist. 
Dazu *Courgeac (Char). Cokdius CIL XIV. Dann als Ableitung 
♦CoKDiLLius, vgl. CIL II, 1542 Acilia Sex. f. Cordilla: ^CordeiU 
îan (Gir.). 

05. CIL VIII CoRENTUs, cogn. Corinthius. Dazu vielleîcht 
Curenciacus villaris in p. Narbonensi; *Courensan (Gers). 



78 

06. Cornélius kommt in Sûdfrankreich in -a eu m nnd -anum 
ON vor. *C!!?r«/7/ar (H.-AIpes), C^rmVArr (zweimal, Drôme) hiefs 1251 
Cornillan; *Les Curnillats (Ain). Mit -anum: Gorneilkan (Hér.) 
1035 Cornelianum, Cornelha 1363; Corneliana villa in p. 
Carcassonensi 870 (DB VIII); in Corniliano in p. Redensi 888 
(DB IX); bei DV5: Cornilianum villa > C(?ni«//a (Pyr.-Or.), 
I)V2 Cornilianum > Corneille (Aude); vgl. Cornilio > Cormls\ 
dann zwei *Comeillan (Gers). Mit -anicus: in locum qui dicitur 
Cornilianicus 909 (DB IX). 

97. Zu cogn. CoRPio CIL III, 1798 kônnte man *Corpius 
denken: Corpius wird verlangt von *Courpiac (Gir.), dazu als eine 
Ableîtung •Corpinius, vgL Corpknnius Schulze 155. ^Courpignac 
(zweimal Char.-Inf.). 

98. Crassius (und Crassiacus QL VIII, 1336, 360): 
^Craùsac (Lot), *Crassy (Ain) von Crassus. Fur den ON Craz im 
selben Dp. bringt Guigue einen Beleg Craciaco iiio, was nicht 
stimmt. *Grassac (Char.). 

99. Crïspius (ûber die Kûrze des i s. Schulze 157 Note i): 
Crispiacum in CV, nach Marion wâre es vielleicht Charpieux^ 
was lautlich nicht geht. Im Dp. Ain Crepiat und Crepieux^ der 
letztere ON ist seit 1183 Crispiaco belegt In CC Crispiacus 
914 j. Crespiac (Aveyron). 

Mit -anum: Crispianum villa in terr. Narbon., und Crispi- 
anus villa in p. Bisuldunensi 844 (DB VII). Im Dp. Gard Crespian^ 
1138 Crispianum. 

Eine Ableitung von Crïspius ist Crispinius CIL IX, 5867, 
und cogn. Crispinus (s. Scliulze 156 f.): Crepignac (Corr.) in CB 
Crispiniacus; ebenda auch Crispinianicas. Im Dp. Ain Cré^ 
pignaL Mit -anum: Crispiniani villam in com. Bisuld. 899 
(DB IX). Nordfranzôsische Beispiele s. bei Holder ï, 11 68 — 11 69. 

100. Cupius ist belegt : QL II, VIII. Vorausgesetzt, dafs er 
û hatte (vgl. bei Schulze 283 Cupïennii), wird er vorliegen in: 
"^Coupiac (Gard, Hér., Aveyron), * Coupla guet (Aveyron), vgl. "^Coupy 
(Ain). 

101. CupiTius CIL XII (vgl. auch Holder 1) hatte vielleicht 
û: *Cuhzac (Gironde), *Cubjai (Dord.) Cubzacum 1365. 

Auch in den -anum-ON: Cubitiano villaris in p. Petrae 
Pertusae 842 (DB VIII). Aïs eine falsche Latinisierung gehôrt 
vielleicht hierher Cuvicianus, villa Mon. Crassensis 876 (DB VIII). 
Dann in Ro. gasc. Cupzan im 13. Jahrh. Vgl. noch cogn. 

CUPITUS, CUPITIANUS. 

102. CuRius halte U (Georges): es ist nicht von CoRius zu 
unterscheiden (s. Holder Corius): Couyrac (Dord.), 1559 Coyrac; 
*Coirac (Gir.). Hierher ist vielleicht *Le Courac (Gard) zu rechnen 



79 

wo der Schwùnd des i-Vorschlages vorliegen kann wie in Couran 
(Hérault) 1064 de Coyrano. *Le Gouyran (Gard). Daneben zeigen 
einige ON û-^: *Curac (Char.), ''Guiry (Aisne), ''Curey (Manche), 
vgl. Curago (Beluno). Ob sie hierher zu ziehen sind, weifs ich 
nîcht Vgl. Caurry (Gard) Curium 1384. 

Mit -anum: Coriani portae Narbonae Q14 (DBIX), vgl. 
,,Cuirrhano vico in com. Auson." 982 (DBIX); vgl. *Coiranne 
(Isère); bei DV7 (Robertus) Coriani. 

Eine Ableitung von CoRius oder Cjrids dûrfte Corinius 
sein: *Corignac (Char.-Inf.). Auch *Corellus. Corellius als 
cogn. kommt in CIL IX vor. Oourlac (Dord.) 1078 Curlac, Corlac 
im 13. Jahrh. vielleicht <*Corellacum. 

Za CuRius mit -anum: Curianum promontorium * (DB 1). 
Curiitme (Savoie): in CGr Coroana, Curruana, Curiana, Curi- 
anae, Curruanum, wird wahrscheinlich nicht hierhergehôren ; 
auch die nordfranzôsische Form des Suffixes wàre hier merkwûrdig. 
Vgl. *Curan (Aveyron). 

108. CuRTius kommt in ON hàufig vor: DB X Cruciacus 
seu Curciacus alodium in com. Milidun. Ich habe kein BeispieL 
solcher Umstellung finden kônnen. Zwei *Coursac (Dord.); *Cour' 
chac (Gard) seit 13 10. Im Dp. Ain Courcy^ in CS als Corzeu, 
Corsiacus belegt. In CBai. Corsiac, Acorciac j. unbekannt, 
Curciac, Acurciac. Merkwûrdig sind Cursac (H.-Vienne) in CB 
Cursiacensis vicaria, dann Cursiai (Ain), belegt seit 951 als 
Curtiacus villa, Curtia, Curcia, weil sie u statt o zeigen. Bei 
Schulze 260 finden wir auch Cursius, doch ist die Quantitât nîcht 
bekannt 

Mit -anum: *Coursan (Aude) bei DV 1180 Corcianum; in 
Curtiano 967 (DBIX); *Corsm (Isère). In CL (Humbertus de) 
Corzans 1294, *Corsant (Ain). Vgl. noch (Martinus de) Cursan 
im 13. Jahrh. (Ro. gasc.) j. Cursan (Gir.). 

Von den Ableitungen sind zu erwâhnen: Cuktinius Schulze 
78 in Curtiniaco 899 (DBIX); vgl. toskan. ON Coriigno^ Corii- 
gnano ebenda. 

Dann *Curtenus: Courtmay (Isère), seit 885 belegt; vgl. 
bei Schulze a. a. O. Cortennano, 

*CuRTELLius, vgl. bel Brambach Curtelia prepusa Marti 
Loutio: *Court€lieu (Ain) 1280 Corteilleu. 

CuRTiLius CIL VIII, IX, XII: *Z^ Courtillac (Gir.), *Courtillas 
(Char.). £s kônnte auch eine Bildung von cortile sein; dann 
wâre der Artikel in ON im Dp. Gir. erklârlich. 

104. Auf den Inschriften kommen Cusius, CuTius, Cussius 
vor (s. jetzt Schulze 158, 78, 426 a). Inwiefem sie in den ON zu 
unterscheiden sind, ist schwer zu bestinmien, da wir die Quantilât 
nicht wissen. Nur einmal auf einer Inschrift aus Mailand ist 



^ Vgl. dariiber Desjardins, Géogr. de la Graille rom. I, S. 263. 



8o 

Cntiae mît apex versehen; vgl. auch Schuize 78. Cuciacns în 
comitatu Arvernico 889 (DBIX), Cuciacus in p. Meldensi 839 
(DB VI). Das erste ist bei Holder mit Cussei (Allier), das letzte 
mit Cuisy (Seine -et -Marne) identifîziert. Also *Cussiacum und 
*Cutiacum gleich lalinisiert Cusius oder Cunus finden sich în 
Cuisia (Jura); Cutsiat (Ain) belegt aïs Cuisiacus, Cuysia, Cusî- 
acuSy einmal auch de Crusiaco ( wahrscheinlich verlesen fur 
Cuisiaco); Cuzteu (Ain) seit 13. Jahrh. als de Cusiaco, de Cuisia 
belegt (13. Jahrh.); dann im Arch. dauph. Cusiaco j. Cusieu (Loire), 
ebenda parrochia de Cusie j. Cusy (H.-Savoie). Cutiacum werden. 
verlangen: '^Cuzac (Lot), *Ciisac (Dord.). Cussac wird im Jahre 
1142 als Cutiaco belegt, wahrscheinlich schlecht latinisiert oder 
identifîziert. Vgl. noch mit -anum: Cutiano, Cuciano locus 
975 — 992 in pago Viennensi. Cussius: vgl. Cussanus villa in 
com. Belicensi (a. 861) (DB VIII), in villa Cussana in p. Rusdno- 
nensi 981 (DB IX). Cussac (Aveyron) in CC Cutiaco 838 latini- 
siert. Cussac (Gir.) in Ro. gasc. Cusac geschrieben (13. Jahrh.). 
Cuciacus villa in p. Vellaico 975 bei DV j. Cussac (H.-Loire). 
Ob Cusciacus villa in Aquitania (838) bei DB VI nur eine Schreib- 
weise ist, kann man nicht wissen, bis es nicht identifîziert ist. Auch 
♦CuTTius, CuTTiA nebcn Cutius kommt vor (s. Holder I, 1209), 
vgl. Kûtiig (Coblenz). Fast aile sûdfî'anzosischen Cussac môchte 
Holder I, 1209 auf Acutiacum zurûckfiihren , was lautlich nicht 
geht.i 

Daneben haben wir zu unterscheiden Cocius Schuize 426, 
CoiTius und Cosics Schuize 158 Coci-acum liegt in Cocieu (Ain) 
seit 1233 als Domus Coce, Cociou, Cossieu belegt, vor, und 
*Coussac (H.- Vienne) bei Longnon als Cociacus belegt. Cosiacus 
dagegen in Coùia (Jura). 

106. Dalmatius ist nur einmal mit -acum belegt in CBr 
villa quac dicitur Dalmaciaco; s. D'Arbois 339. Zu dem bereits 
von D'Arbois erwàhnten Daumazan (Ariège) fùge ich noch Dom" 
tnazane (Drôme) 1297 Territ de Dalmasana hinzu. Den Schwund 
des l*^ wird vielleicht *Damazan (Lot-et-Gar.) zeigen. Dazu noch 
*Dalmazane (Corr.). Auch im frùhen Mittelalter war der Name 
ûblich, vgl. Index onomasticus zu DV5. 

106. Fur Decius (auch Deccius geschrieben) habe ich in 
Sûdfrankreich keine sicheren Belege: *Dessac (Corr.). Dessia (Jura) 
wird nicht hierher gehôren, weil es in CS als Deissia belegt i^t 
Nicht hierher werden gehôren die Formen, welche Holder I, 1248 
unter Deciacum (wahrscheinlich nach D'Arbois S. 409) bringt: 
Dt'zy^ bei Pardessus als Disiacum (a. 662) belegt, dann ein 
anderer ON Ditiagus 713 (vgl. D'Arbois S. 227) Dizy (Aisne); 
dann Dicy (Yonne) und Dissat (Sarthe). Es îst klar, dafs aile 
dièse ON nicht unter einen Hut zu bringen sind. 

^ Ûber dièse Gruppe, die bei Holder auCserordeDtlich vennengt ist, siebe 
jetzt Juroszek, Zs. XXVU, 686. 



8i 

Disius ist belegt: CIL III 1624% vgl. Disinius und Disocmus. 
Mit Ditîacum vgl. man Ditiano sive Bellona, sive Curtinellas 920 
(Gard); vgl. damit auch DiCTUS Schulze 32. Dem ON im Dp. Jura 
wird Dkssius Holder 1272 oder Dëxius (Schulze 272) genûgen. 

107. Decimius, belegt CIL IX, 3148, ist in folgenden sûd- 
franzôsiscben ON zu belegen: Dizimieu (Isère), in CL de Dis si- 
mien 1220; in Dp. H.-Savoie *Desingy\ vgl. noch bei Holder 
Decimiacum (Yonne). Chevalier bat fur Disingy einen unsicheren 
Beleg Designaci décima 14. Jahrh. Hierher wird gehôren: Di- 
siniacus, Dissinniacus villa Mon. S. Germ. Âutiss. > Disangy 
(DB IX). 

108. Dentatius, von dem bekannten rôm. Cogn. Dentatus, 
wird in Dtmpiézteux (Isère), belegt aïs Dentaciacum, in CV (Hugo 
de) Dentasiaco, im 14. Jahrh. Denteysieu, vorliegen. 

109. Denicé (Rhône) in CS aïs Deniciacus villa 1087, Dini- 
ciacus belegt, vgL Dennecy (Nièvre) seit 13. Jahrh. so belegt: Puits- 
pelu setzt in „ Phonétique lyonaise*' Dionisiacum an, ohne die 
Belegstelle anzufûhren. Lautlich genûgt es nicht, aufser wenn wir 
annehmen, dafs es von Denis aus gebildet wâre. Auf Dioni- 
siacum kônnten vielleicht zurûckgehen: ^Dmizy (Seine-et-Oise), 
*Dentzet (Saone-et-Loire), dann Denezé (Maine-et-Loire). 

110. Zu Dociacus, welches D'Arbois 228 in Doussay (Vienne) 
und Doucy (Savoie) nachweist, môchte ich noch hinzufûgen : *Doussac 
(Dordogne). Doissac (Dord.), so 1053, Doichacum 1365, dann 
Dussac (Dord.) 1337, Duschac 1337, Duchacum 1365, vgl. 
Dupchac in episc. Petracor. a. 1121 (DBXIV), werden hierher 
nicht gehôren; vgl. mit diesen zwei letzten ON Dosso, Dossonius 
(Holder I, 13 10) und Dussius (Schulze 423). 

Mit -anum zwei *La Doussam (Hautes-Alpes). 

m. Zu Doliacus in Vita Haduindi i. 2, dann Dolis villa 
in Vita Mevenni 5. Anal. Boll., dann zu mehreren Do lus j. Deoîs 
(Indre), Dol-de^Bretagne (Ille-et-Villaine) stelle ich noch Doliana 
in DV, identifiziert mit Dolan oder JDoulan (Vaucluse) < *Do- 
lanum. Dazu wahrscheinlich ^Doulhac (H.-Vienne), vgl. Cogn. 
DoLO CIL m und Dulio CIL III. 

112. Zu Dominacus> *Dompnac (Ardèche) ist wahrschein- 
lich auch ^Dompniat (Corr.) zu stellen. Ohne Synkope *Domenac 
(Lot). Hôchst auffallend ist Dominargues wegen der Bewabrung 
des vortonigen i. Der ON wurde vielleicht gebildet zu einer Zeit, 
als die Synkopegesetze zu wîrken aufhôrten, und das schon bei 
anderen ON bekannte Suffîx argues angehângt wurde. 

118. DoMiTius: Domitiacum ist in Siidfrankreich ziemlich 
hâufig: *D(muacg (B.-Pyr.) 13. Jahrh.; *Z>^««<if (Tarn-et-Gar., Gironde, 
Landes), vgl. D*Arbois S. 230. Dazu wird wahrscheinlich auch 

Beiheft z. Zeitschr. f. rom. Phfl. IL 6 



82 

Demiciacensîs ager in diôc. Lugd. (DB IX) gehôren. Vgl. Donzy 
(Nièvre) Domiciacus 600. *D<mzenac (Corrèze) wîrd vielleicht auf 
*Domitianacam zurûckgehcD. Beispiele fur Nordfrankreich s. bei 
Holder I, 1303. 

114. DoNATius, vgl. QL X cogn. Donatus Donatianus, liegt 
in folgenden ON vor: Donnazac (Tarn). Bei DB 1, 426 Dona- 
tiacnm Monasterium pnellarum prope Vesontionem. In CSati. 
Donaziago, -tiago, wahrscheinlich identisch mit Donazac 1250 
— \2b^ y Donmzat (Puy-de-D.). Im selben Dp. noch ein Donnezat 
und Donazac, *D<mnezac (Gir.). 

-anum: Donacianum j. «Si Félix (Ariège) bei Longnon. 

116. Draguignan (Var) wird einmal in CM als Dragognan 
belegt. Dafs wir ein *Draconianum zu Gninde zu legen haben, 
zeigt diescr Beleg. Dkacoxius ist nicht direkt belegt, vgl. Dka- 
CONIAE CIL III cogn. Vgl. aber auch viele Dragonières (Aveyron, 
Isère, Vendée), so dafs man hier auch ein AppelL sehen konnte. 

lie. Drûsius wird vielleicht in *Drugeac (Cantal) vorliegen. 
Mit mehr Sicherheit darf man hierher ziehen Drusieux 1449. Holder 
fûhrt unter Drociacum Drugy (Somme) auf, wîe der Vokal und der 
Konsonant zeigen, ohne jede Berechtigung. Drociacus wird wahr- 
scheinlich eine latinisierte roman. Entwicklung von Drûss(i)-acus 
darstellen, vgl. CIL IX Dkussia, Dkussius; vgl. D'Arbois S. 230: 
"^Droussac (H.- Loire), vielleicht identisch mit Drociaca villa in 
vicaria Brivensi (a. 917) bei DB IX. 

117. Wenn Dusiaca villa j. Tousey bei Toul (Holder) richtig 
wàre, so konnte man dieselbe Grundlage fur Doyseu in Arch. 
Dauph. j. Doizieu (Loire) fordem. Vgl. DoTius und DuTius. 

118. Was die ursprûngliche Form von Lestignac (Dord.) 1395 
sein mag, ist schwer zu bestimmen. Vielleicht haben wir in L 
den Artikel zu sehen, und dann wâre darin vielleicht Estanius CIL 
IX, 3542 oder Stennius IX, 1826 zu erkennen. Fur den ver- 
wachsenen Artikel vgl. drei LeguUhac (Dordogne): Laguilhacum 
1 3. Jahrh., L' Agulhacum 1382 <*Aculiacum: Lespinassat (Dord) ; 
Ëspinazac 1105 < *spinaceacum. Dafs etwas âhnliches in 
unserem Falle vorliegt, wird vielleicht durch *Etigny (Yonne), *Etagnac 
(Char.) nahegelegt 

110. FabrIcius (ûber die Kûrze des i s. Schulze 518 Note): 
Fabriciano villa in com. Narbonensi (a. 951). Im Dp. Aude 
*Fabrezan wird wegen des z hierhçr nicht gehôren; vgl. *Fabresse 
(Marne), dann in Ro. gasa (Galfridus de) Fabriciis (13. Jahrh.). 

Farsac (Drôme) scheint auf *Falciacum zurûckzugehen: 1430 
Oschia de Falsa, Fons de Fausa 1508, La Font de Farsa 1542. 
Es gibt mehrere gleichklingende ON: * Farsac (H.-Vienne), *Farssac 
(Tarn), vgl. dazu Le Harcilanne (ein Bach im Dp. Basses-Pyr.). Ober 



83 

Falcilius s. Schuize 272, 356. 1^ > r ist auf diesen Gebieten 
unerhôrt 

120. Fabiargues (Gard), wlrd 1345 als Mansus de Fabayra- 
nicis, was wahrscheinlich schlechte Latinisîerung ist, belegt; (der 
Schreiber erinnert sich, dafs -anicus hier -argaes ergeben bat, 
und kontaminierte dann beide Formen), 1634 Faviargues. Za 
Fabius môchte D'Arbois S. 438 auch Fajac und Fajan (Aude) 
stellen. Da dièse ON als Fabiacum bezw. -a nu m nicht belegt 
sînd, so kann man wohl daran zweifeln, umsomehr, da wir in 
diesem Dp. haben: £ Esteve^d^Outavian, Roubia^ wo man die £r- 
haltung v\ und bj^ deutlich sieht. 

121. Da wir keine Belege fur *Fa%illac (Dord.) haben, so 
kônnen wir ûber den etymologischen Wert des ^2^ nichts sagen; 
vgl. Cogn. Facilis und Fadiliacum* > Failly (Marne). 

* 

122. Falerius kommt CIL IX vor: dazu tenementum Fa- 
leyrac 1670 (Dord.). Vielleicht enthàlt Faleviacum prope Nigellam 
(DB Xni) einen Schreibfehler. 

123. Fanius cil IX, 2647 • vielleicht dazu *Z^j Fagnan (Dord.). 

124. Farius: Schuize 272 erscheint in Fayrac, aber im 
13. Jahrh. Afayrac, Feyracum 1365; dann im selben Dp. *Cû- 
sUUnau^ei' Fayrac \ s. dazu noch das Cogn. Farianus CIL 111,6179. 

126. Zu Feruciacum, welches auf Merowinger Mûnzen vor- 
kommt, bringt Holder I, 1494 Fursac (Creuse),^ eine synkopierte 
Form, wo sich ^ - > « durch labiale Nachbarschaft erklàrt. Andere 
Formen sind unsynkopiert: *Ferrussac (H.-Loire, Lot-et-Gar., Tarn- 
et-Gar.), *Ferroussac (Puy-de-Dôme), *Ferroussat (Puy-de-Dôme), 
*Ferrussac (Lozère, Gard); Ferrussac (Hér.): Ferroussat 814, 
Ferruciacum 1120; vgl. bei DV2 Ferrucius villa in Albigensi 
j. Castd ferrus (Tarn-et-Gar.). In CBr Ferruciago, dann eine 
Variante Ferriciaco fiscus, ubi possessio Mon. St Dionysii (um 
1008 ungefahr), vgl. Féricy (Seine-et-Marne), und Fericiaco in p. 
Milidunensi a. 878 (DB IX). Vgl. Feridius (Schuize 166). 

Mit -anum vielleicht Fur satines (H.- Vienne), -anicus: Fer^ 
songes (Puy-de-Dôme). 

Fkrronius (Schuize 165). Ferroniana in CLer., vom Heraus- 
geber mit Ferane (Bouches-du-Rhône) identifiziert: lautlich decken 
sich dièse zwei ON nicht; vgl. viele La Ferronière, 

Noch *Ferissius ist anzunehmen: Fereissac locus in CSau. 

♦Ferrentius vgl. CIL VIII, [619] Ferren^fianus cogn.: Fer- 
ransac (Dord.), 1363 Ferrensacum; *Ferrensac (Tarn-et-Gar.). 



^ Dasselbe tut auch Juroszek Zs. XXVII, 564. Vielleicht haben wir 
hier ^Fadi-acum bezw. ^Fadi-anum zu sehea (vgl. Holder 1,1491). 

' In CB Firciacensis vicaria; vgl. Ferciacus villa pert. ad Coma- 
ricense Mon. (a. 820) bei DB VI. 

6* 



«4 

126. Festius Schulze 167: Festiacum (in Majus Chronîcon 
Lemov. beî DB XXI) > Feytiat (H.- Vienne), wo die Entwicklung 
von stji auf nîcht volkstûmlichen Charakter hinweist; in CB Fis- 
c i a c u m postea Festiacumin vicaria Lemovicensis. Hierher dûiften 
de Fessago alodium pertinens ad S. Anton. Ruten. in Testamentum 
Raimundi I. com. Ruten. 961 (DB IX), *Fcssy (H.-Savoye, Isère), 
*Fessîeux (H.-Loire), *Fïssac (Char.) gehôren. 

Fine Ableitung von diesem EN liegt in Festinius (Schulze 
S. 167) CILXvor: Fiiignieu (Ain), De Phitigniaco 13. Jahrh.; 
im Dp. Isère Fétigni in Doc, inéd. IV Festegnino, Fe-tig-o; 
vgl. "^Feitgny (Jura), *Festigny (Marne); Festiniacus villa Mon. 
S. Germ. AuUss. (a. 884) DB IX. 

127. In CBr. kommt einmal Filciago vor, dann bei DB IX 
Filciacum villa Mon. S. Vedasti (890), im CM Filciacum, welches 
Guérard mit Félix (Bouches-du-Rh.) identifiziert Da die mod. 
Formen fehlen, so kônnen wir nicht sagen, ob dièse ON irgend- 
welchen Zusammenhang mit Feliciaco 1275 j. Féliciat (Ain), mit 
-a nu m in CBr villa cujus vocabalum est F el ici a no von Fflix 
(Schulze 525) oder Feltcius (ebenda 189), haben. Es ist auch 
etwas anderes môglich. Wir haben nâmlich im Dp. Gard Font'^de- 
Fûuzanj loii Villa Felzane, dann Fons de Feuzano, (liegt hier 
ûberhaupt das Suffîx -anum vor, da loii -ane?). Dieser letzte 
ON scheint von dem Appellativum feuze > fi lice abgeleitet zu 
sein. Dafs es auch die oberen seien, lâfst sich nur vermuten. 

128. FiDENTiACUS D'Arbois 340 liegt zu Grunde in: Vie- 
Fezensac (Gers) < vicus F.; zwei Fiancey (Drome) sind sehr merk- 
wûrdîg belegt: Finciaci, Franciaci (kônnte eine Verschreibung 
fur Fianciaci sein), Faieiaci 1157, de Finceu 1158, Fienceya- 
ciUm (-acium angefûgt an die moderne Form). 

129. Zu Firminiacum j. Firmenich (bei Kôln) stelle ich De 
Firminiaco (S. Martini cella) pert ad Mon. Insulae Barbara 971 
(DB IX); *Firmignac (Aveyron); vgl. Firminy (Loire). Vgl. den 
christ). Namen Ferminus und Firminus, Schulze 167. 

Mit -anicus: Firminargues (Gard) Firminhanicae, Firmi- 
nargie 1526. 

130. Figeac (Lot), vgl. D'Arbois 231, kommt vom 8. Jahrh. 
an aïs Figiacus belegt vor; einmal auch in CC Fiaco. Im Dp. 
Tarn Fiac^ im Dp. H.- Alpes Pré-Fiasque, Dièse ON kônnten zu- 
sammenhângen, vgl. auch Fiacus villa in p. Tomodorensi (a. 872) 
(DB VIII); und Fidiacus bei Pertz dpi. 97, 30. Fidius ist 
belegt 

131. Le Filan (Drome) El Filang 1327, La forest de Filhan 
1540; Fillan (Drôme, ein Bach), Le ruy de Fillian 1547; im 
Dp. B.-Pyr. Hillanl, Filhan 1538, Hillan 1540 werden zusammen- 
gehôren. Vgl. CIL IX Fxllius (fùnfmal), CIL II Filia Bace. 



85 

182. Zu den S. 163 von D'Arboîs angefuhrten Vertretungen 
von Flor(i)acum môchte îch noch folgende sûdfranzôsîsche Formen 
hinzufûgen: FloiraCy Fïorûc (Gard) 130g, Floraco 1262, aber 1009 
villa Frodnaco und 1860 Frugnat, was ich mir nicht erklâren 
kann; Fleurac (Dord.) — Floyracum 13. Jahrh.; Floirac (Dord.); 
Fïoirac (Dord.) in CC Floriaco. Hierher wahrscheinlich auch 
^Fiertai (Jura); Fleurieux (Rhône) in CS Floireu, Floriacus; im 
Dp. Ain zwei Fleurieux^ belegt als Fluiriaco, Fluyreu; Fïeyriat 
(Ain) belegt aïs Flariaco (latinisiert, da ey- auch auf ai- zurûck- 
gehen kann), de Fluyriaco, Florier, Fluyria; *Fiorac (Lozère). 

Mit -anum: */2irttrw« (H.-Gar.) ; /Tor/b» (Gard) seit 16. Jahrh. 
belegt; vielleîcht auch ^Florins (H.-Savoie); Les Florins (H.-Alpes) 
mit merkwûrdigem Beleg aus 1465 FI oh ans. 

Von den Ableitungen sind zu nennen: Florinius (vgl. Flo- 
RONius Schulze 480) Flourgnac (Dord.), ohne Synkope Fleurignac 
(Char.), vgl. Flmrigny (Yonne), auf Merow. Mûnzen Fluriniacus 
j. Fleurigny (llle-et-Villaine). 

133. Zu den Ausfûhrungen von D'Arbois S. 233 ff. ûber 
Flaviacus fûge ich folgende sûdfranzôsische Beispiele hinzu: 
'^Flaujac (Lot), Flaujac (Aveyron) in CC Flaviaco, Flaviago; im 
Dp. Dordogne Flauviac, Flayac und Flaujeac, 1555 Flauiac und 
Flaviaco. In Ro. gasc. Portus de Flaujagas (13. Jahrh.) j. Flau-^ 
fagues (Gir.). In CBr cultura de Flayaco, in villa de Flayaco; 
vgl. Flayat (Creuse). *Fiaviac (Ardèche, H.-Loire); Fletneux (Ain) 
> ♦Flaiveu, vgl. Flévieu bei Devaux S. 327 (a. 508) Flavi- 
acum, zeigen die Erhaltung des v. vj^>ï: *Flageac (H.-Loire); 
*Flagy (H.-Savoie); *Flagey (Doubs). Aiso inbezug auf die Be- 
handlung des v\ bieten uns dièse ON hôchst intéressante Beispiele: 
I. vj[ bleibt in Ardèche und H.-Loîre; 2. vji > vj > ug in Dor- 
dogne, Lot, Aveyron und Gironde; 3. vj^ > y (vgl. Blavia > 
Blaya, s. darûber jetzt bei Juroszek Zs. XXVII, 569) in Brioude, 
Creuse, Dordogne, Var;^ 4. vj > iv im Dp. Ain (vgl. *sabius > 
saive); 5. vj[ > g in H.-Loire, Savoie, Doubs. Im Dp. Dordogne 
liegen die Verhàltnisse am venvickeltsten: i. neben Flaugeac 
finden sich viele Flageas, Flageaf] 2. neben Flauyac (Mayn. de 
Flaujac) viele Flayac ^ was sich durch verschiedene Kreuzungen 
erklâren diirfte, einmal liegt Dp. Dordogne im Norden des gas- 
kognischen Gebietes, wo vj^ > ug, ein anderes Mal im Westen des 
ë-Gebietes. Mit Unrecht zieht Holder I, 1496 hierher: Le Fleix 
im Dp. Dordogne (im Dp. Vienne kann es auf Flaviacum zuriick- 
gehen): es ist belegt als Fleisch, Flexus 1364. Zu beâchten ist 
FUac (Charente, Char.-Inf.), welches sich nur durch die Mittelstufe 
*Flay-ac erklàrt. 

1 Es ist auch Flaius belegt: CIL VI, 3388, XIV, 2379, s. Solmsen, 
Stndien zur latein. Lautgeschîcbte S. 73, 200. Dann warde natiirlich dièse 
schwierig zn erklarende EntwicklnDg, s. Juroszek, Zs. 27 S. 567ff., eDtfallen. 
Wie Gavius : Gatus bei Solmsen S. 73, so vgl. die ON Gaviacnm : Gai- 
acam. 



86 

Im Dp. Var zwei Belege fur *Fla(v)îoscuin: Flayoscy Flqyos" 
quet (vgl. CM Index). 

Mit -anum: Flavienne im Dp. Bouches -du -Rhône (Rôm.); 
dann Monast. S. Aegidii in Valle Flaviana (in der Note: prope 
Nemausum) DE VI und Flayvins im Cart. de Valbonne (s. Devanx 

S. 527). 

Von den Ableitungen kommt nur Flavinius vor (CIL II, 2854, 
2868): /'/ûwjgwflf (H.- Vienne) in CB Flaviniacensis vicaria. Viel- 
leicht liegt die Synkope vor in: Flaugnac (Lot), vgl. Flaunîacus 
j. Flogny (Yonne). 

134. Zu Flacciacas bei Holder I S. 14Q6 gesellen sich 
folgende sûdfranzôsische ON: Flaxieu (Ain) belegt als villa de 
Flassiaco, locus Flaxiaci, Flaccieu (seit 1136); Flacieux 
(Rhône) in CS aïs Flaciacus belegt; dann *Fiassieu (Isère); 
*F!assac (Vienne). Unsicher ob -anum oder -a eu m: *Flassa 
(Pyr.-Or.). 

ON mit -anum: Flacciano villa in Com. Redensi in einer 
Urkunde aus 881 des Kônigs Karloman. Ob hierher auch Fia- 
zanum villa in Rossil. com. 950 in einer Urkunde des Papstes 
Agapet gehôrt, kann man nicht sicher sagen; doch ist es wahr- 
scheinlich, da in den Urkunden cj. sowohl mit z als mit s als ss 
wiedergegeben wird. * F lassons (Var) ; *Flassan (Vaucluse). In CL 
eccl. S. Marie de Flaciano 1206. Ob hierher auch Fracianum 
villa in com. Narbonensi 933 bei DV gehôre, ist unsicher. 

185. *Flammac (Char.); *Flamman (Hér.), *Le Flaman (Gîr.), 
vgl. FlamanvilU (Seine -Inf.) diirften zusammengehôren. Vgl. cogn. 
Flamma CIL VIII, X; dann Flaminius bei Schulze 108. 

136. In CM ein Flufsname Fluvianus j. La Fluvia (Kata- 
lonien); auch ein Fluviano vilare 898; dann Fluvianus fluvius, 
alveus (DB VI). Ein Fluvius ist nicht belegt, vielleicht Fulvius? 

ON Fontienne (Basses- Alpes) ist in CM als Fonteana, Fon- 
teiena, Fontelana (1 wahrscheinlich latinisiert, da hier T als y 
ausgesprochen wird). Vielleicht haben wir es hier mit einer Grund- 
form *Fonteiana zu tun, weil sonst die Behandlung des \\ un- 
verstàndlich wàre. Die nordfranzôsische Gestalt des Suffixes ist 
doch aufFàllig. Dann in CC (Bernardus de) Fontiano. Fon- 
cianum villa in Carcassonensi j. Foniiès-d^Aude 1095 bei DV^ 
wird inbezug auf tj^ àhulich zu beurteilen sein. Fontius ist nicht 
belegt, FoNTEius aber reichlich CIL II, IX, X, XII, ebenso Fonti- 
Nius Schulze 212, 293. 

♦FoNTiLius: Fonieillac (Dord.), vgl. aber auch Les Fonteilles 
(Creuse), La Fontilh (Puy-dè-Dôme), so dafs einigermafsen zu 
zweifeln ist, ob Fontilius oder ein Appellativum anzusetzen ist 

Wir haben schon I A die Schwierigkeiten angedeutet, ob wir 
in vielen heutigen Fontagnac, Fontagny und ebenso zahlreichen 
Fonienay EN oder Pendants zu vielen anderen Fontaines, Fontenelks 



87 

za sehen haben. Hierzn noch *Les Foniagneux (Drôme, Isère), 
dagegen gehôrt Fonianieu (in Doc. inéd. IV dèFontanalibus nnd 
Fontanilis, was richtiger sein dûrfte) wahrscheinlich nicht 
hierher. In CBr haben wir ,, villa quae dîcitur Fontenaco in p. 
Arvemico". Neben Fontanius scheint eine Nebenfonn Fontinius 
vorhanden gewesen zu sein: Fontiniacum prâdium eccl. Tull. 
pB XI). 

Mit -anum: *Fontanéan (Gir.); *Fontainant (Savoie). 

137. Zu Fortiacum> Forzago gesellt sich in Sûdfrankreich 
Fortiano villa in qua aliquid habet Mon. Sti. Pétri Rodez 982; 
einmal auch Fur ti anus superior et minor; vgl. ^Fourson (Lot) < 
Fort io ne; * For sac (Corrèze). Vgl, den EN Forcius Corder in Ro. 
gasc. (im 13. Jahrh.). 

188. Zu Folliacum in Vita Praecordii gesellen sich viele 
sûdfranzôsische Folianum: Folianae terminium in p. Gerund. 922, 
dann „in valle Foliano" 950; Fuliano villa in valle Confluent. 
(DBIX); in CM Folianum > FuUla (Pyr.-Or.): im Cart. Rouss. 
heifst Ftdhà Faulianus und Folianus (die letztere Schreibung 
dreimaly die erstere ist wohl Latinisierung); im Dp. Drôme drei 
Feuillansi de Fullans 1540, Fouillane, Fulhane 1627; Pré- 
Fouilîan (H.- Alpes). Vgl. bei DB XV Folliacum villa Corbeiensis 
mon. j. Le Foulhis. Im Dp. Isère "^FouilUux kônnte Folliacum 
sein, aber vgl. auch Fouilloux, Fouillouse^ Fouilleuse < * folio su m 
von foîium. Fur EN s. CIL IV Folium (asc), CIL IX, 1455, 3, 80 
FoLius oriens, X Folia, Follia. 

139. Frontius (vgl. CIL XII Fkontia Marciane) hat in ON 
eine ganze Sippe ergeben. Der âlteste Beleg stammt von 662: 
in Fronciaca villa (Pertz. DipL); DB XII Fronciacum in „Ex 
historia pontif. et comitum Engolis."). Dazu vgl. *Fronsac (H.-Gar., 
Gironde, Dord.), vgl. *Frons (Aveyron); bei DB X „abest uno plus 
miliario a Castro Frontiaco, insala Domonia in Terit Burdiga- 
lensi" j. Fronsac (Gir.), in Ro. gasc. Frunciacum, Fronciacum. 

Mit -anum: Frontiana (Rom.) eine Station zwischen Cessero 
nnd Forum Domitii. 

Sehr hâufig sind die Vertretungen von ♦Frontenus: in CBr 
„in villa Frontenago"; Fronienay (Jura) in CS merkwùrdigerweise 
aIsFrontena, Frontenas belegt (wahrscheinlich dialektische Aus- 
sprache, in bvirgund. ey > a); Frontenas im Dp. Rhône wird wahr- 
scheinlich -a te enthalten. *Fronienex (Savoie) gehôrt (mit -a eu) 
auch hierher; "^ Frontenac (Gir., H.- Loire, Lot). Im Dp. Rhône 
gibt es neben Frontenas auch Frontonas^ welches in dieser Gestalt 
seit II 79 in CL (Guillermus de Front onas) belegt ist. Es dûrfte 
der n-Stamm von derselben Wurzel sein, vgl. Holder I, 1500 auf 
einer Inschrift: Ratiu Brivatiom Froniu Parte(lso) nios ieuru; vgl. 
* Fronton (H.-Gar.). Es wâre natûrlich auch môglich, dafs in 



88 

allen diesen ON Fronto (Schulze 45, 315) vorliegt, da die Ab- 
schwâchung des o— > e haufîg vorkommt 

£ine andere Ableitung wâre Frontinius CIL XII (aach cogn* 
Frontinus hâufig): Frontignan (Hér.) Frontinianum castnim 
1051; '^Frontignan (H.-Gar.); *Froniigny (Rhône, Saône -et -Loire); 
*Froniignac (H.- Vienne, Lot-et-Gar.) <Frontiniacum; vgl. damit 
Froniignes (H.-Gar.). Daneben die Fonn *Frontanius vgl. Fron- 
TONius CIL II: obediencia de Frontaigniaco 1170 in CL. 

Die keltische Entsprechung dièses Namens dûrfte Talus, 
Talius sein. S. II B. 

140. Zu Fasciacum, D'Arbois S. 238 fûge ich noch fol- 
gendes bei: Foissiat (Ain), seit 1076: Parr. Foyssiacî, Foissia; 
*Fuyssieux (Isère); Foissac (Aveyron) in CC Fossiago, Foisago 
im II, Jahrh. (Gard, Tam-et-Gar.). *Foussac (Vienne), *Foussagu£t 
(Gard) and Fossieu (Ain) belegt seit 1340, verlangen vielleicht 
*Fauciacum von Faucius Schulze 365, 555, curia Faucia 151. 

FusciNius, eine Ableitung von Fusaus (vgL cogn. Fuscinus 
CIL II, X) : *Foussignac (Char.) ; in CDombes (Guigues VII cornes 
ac dominas) Fucigniaci, in Arch. dauph. II Fuciniaci 1343 j. 
Le Faucigny (H. -Savoie, Savoie). Hierher wahrscheinlich mit 
-anicus: Foussignargues 1698 Faussignargues. Faucius: *Fous* 
sarguts (Gard): Faussargues 17 15. 

141. Fosianum villa regia wird in einer Urkunde des Kônigs 
Karloman aus 881 (DB IX) erwâhnt. Dazu wird auch Fosignana 
( 1078 ungefâhr) in CNice gehôren. FosiNius ist belegt, s. 
Schulze 171. 

142. DV5 hat fur Fustiniacum zwei Beispiele: Fustiniago 
(a. 945) villa in pago Tolosano, dann ein andercs (a. 1058) fur 
Fusiignac (H.-Gar.). Vgl. CIL VIII, 8062 FusTius Babius. 

148. Zu Fouzilhon (Hérault), welches 1323 als Fodiliono 
belegt ist, gehôrt wahrscheinlich auch Fouzilhac (Corr.). Ich finde 
nur FuDius, dann Fudidianus, bei Schulze 239 belegt Voraus- 
gesetzt, dafs u kurz war, so wûrden wir hier *Fudilius haben. 

144. Fulcin(i)us Schulze 169: Folcinianum (a. 966) bei 
DV5. Moderne Entsprechung fehlt. Hierher: Fulciniacum im 
CDomina j. Faucigny (Savoie). 

146. Sehr reich vertreten ist in sûdfranzôsischen ON Gavi- 
acum, welches manchmal infolge der lautlichen Entwicklung nicht 
leicht von Gabiacum, Gai-acum, Gaudiacum, Galbiacum zu 
trennen ist. Gaugeac ipoïdogné) 1153 Gaviac, Gayac 13. Jahrh. 
(der Wechsel von -ug und y < vj ist in Belegen zu beobachten), 
Gaugeacum 13 17, Gauiat 1555. Ob dasselbe Etymon auch 
Gageac (Dord.) verlange, ist nicht sicher, da sich 11 09 Gaiacensis 
Gaiac 1377 findet, also mit Gai-acum von Gaius auszukommen 



89 

ist. Im Dp. Gard zwei Gaujac, 12 18 Honor de Gauiac, aber 
1247 Gandiaco, wird also wahrscheinlich nicht hierher gehôren. 
Ebenso unsicher ist Jaujac (Ardèche). Sîcherer dagegen Jauviac 
(Dordogne). Gagiacum 785 in Exandonensi pago in CB wird 
entweder '''Gai-acum oder Gavi-acum darstellen. In CM Gaviac. 
ON mit -anum: *Gaujan (Gers) vielleicht 

Gavillius cil m, Gavilius CIL III: cultura de Gauilgaco, 
JaviliacOy Gaviliaco. £s ist unsicher, ob wir in Gauliacum 
villa in com. Cadurc. (DB IX) » im Dp. Dordogne zwei Gauliac ; 
*Jaulhac (Cantal), in CL (capellanus de) Jaulleu 1243, dann fûnf 
Gaulegeac (Dord.) < Gaulei-acum die Synkope sehen mûssen, da 
wir auch *Gaulius postulieren kônnen: vgl. Gaulinianus CIL 6284, 
Gaulanus cil X, 3019, Gaul-otus bei Livius 38, 19, 2, dann bai 
Schulze 172 Gaulenus, Gaulonius. 

Gavinius* (Schulze 76): Javiniaco villa in com. Lugdunensi 
998 in einer Urkunde des Kônigs Rudolphs von Burgund. Mit 
vanum: Gavignan (Gard) belegt 1463, vgl. Gevenich (Rheinprov.) 
und auf den Merowinger Mûnzen GAVINIACO. Ob in (Aimericus 
de) Jauniaco 1106 — 11 19 die Synkope vorliege, ist zweifelhaft 
(CB), da wir ON Gaunia haben, dann Gaunus CIL III, 10950, 
CIL VI, 3500 Gaunia, Gaunius bei Schulze 76; vgl. *Jaunac 
(Ardèche), *Jaugnat (Char.). 

146. Gaudiacus von Gaudius: drei Gaujac (Gard), Gaui- 
acus 1060, Gaudiacum 1247, Gaugiacum 825; *Jaujac (Ar- 
dèche); dann in CL Qohannes de) Joiaco 1212.2 Weitere nord- 
franzôsische Belege s. bei Holder I, 1990.. 

Mit -anum: *Jaujan (Hér.). -anicus: Gaujargues (Gard.), 
1376 P. de Caussanis belegt, was mit '*'Gaudianicus nichts zu 
tun hat. Vgl. jedoch G a vi anum oben. 

147. Zu Gaiacum j. Gaggiago (Domodossola, Italien) ge- 
sellen sich folgende siidfranzôsische ON: Jayat (Ain), belegt seit 
1082: in villa Jaiaco, Geiia, de Geya, Jeya, Jaya; ^Jayac 
(Char.-Inf.). Im Dp. Dordogne drei Jayac, seit dem 13. Jahrh. so 
belegt, auch Geac 1447, ^"^^ "^i^i.^ andere Jayas^ J<^y<^i\ ^Geac 
(Char.-Inf.); *Giat (Puy-de-Dôme) 1401 Giac. 

Mit -anum: In CV: in monte Gaiano 925, auch Jaianus, 
Jaine (wahrscheinlich dieselbe Ortschaft) (Chevalier identifiziert es 
mit Gênas [Isère], was lautlich nicht pafst.^) £in anderes Gajanus 
vilare Monast Sti. Policarpi in com. Redensi 844 (DB IX) j. Gaja-- 
et'Villedieu (Aude). Vgl. bei DV5 noch G ai a locus in territorio 
Tolozano 107 1 j. Gaja (H.-Gar.). Im Dp. Gard zwei Gajan, 957 
Gaians, Gaianum 1007. 



^ Oder GabiniuSf der nach Fôrstemann I' germ. ist (?). 

' In es Joieu, Joious, Joyacus, Joyeux; cf. '^Joyeux (Ain). 

' Vgl. im Dp. Isère Les Geymonds, 



90 

148. Fur Galerius habe ich in den ON nnr eînen Bdeg:: 
Jaleyrac (Cantal). Vîelleicht hierher auch Gelarianus villa in 
agro Argenteo (a. 825) bei DB VI. 

140. Gentius ist sowohl in -acum- als in -anum-ON ver- 
breitet. In CC a Genzago (ii.Jahrh.), in Ro. gasc. Genciacum, 
Gensacum, Genzak (im 1 3. Jahrh.) j. Gensac (Gir.) ; Gensac (Char.) 
in CBaL Gentiaco, Gensac; * Gensac (H.-Gar.); fan sac (Drôme) 
1200 Gensac, de Gentiaco 1227, *(H.-Pyr., Tam-et-Gar., Char.) 
*Jansiac (Basses- Alpes). Im Dp. H.-Loire Genzat in Sp. briv. 1070 
Gensat; in Sp. briv. Gensac 1303 j. S, Biaise (H.-Loire). 

Gentiannm: CGr Gentianum; *Gcnsanne (B.-Pjr.), de Gen- 
zane 12. Jahrh. Merkwûrdig ist in CBr „villa quae didtur Genti- 
anedo in com. Arvemico in Bezug auf -edo. *Genitanne (B.-Pjo*.); 
*Jansane (Creuse), *Jansanas (Creuse), vgl. bei DV7 (Arnaudus) 
Genciani. 

160. „In Generaco villa in qua Mon. S. Aegidii campos et 
vineas habet" in einem Sendschreiben des Papstes Johann VIUl 
878 (DB IX). In Sûdfrankreich kommt Gêner (i)-acus mchrere 
Maie vor: Generac (Gard) 821 Generiacum, Generacum 87Q, 
de Geneirago 1060; Génerac (Gironde) villa Genneirac in CB. 
Vgl. bei Holder I Generiacum > Gendrey. 

Mit -anicus: £cclesia de Generanicis 1276, de Genay- 
ranicis j. Générargues (Gard); vgl. Genervtlle (Aude, Eure-et-Loire). 

161. Zu Gradiacus j. Gray (H.-Saçne), s. Holder I, gesellt 
sich als eine Ableitung Gradiniacus villa in agro Solobrensi 968 
in es, wenn es nicht '*'Gratini-acum darstellt, s. unten. Vielleicht 
^Gradianum in Graia, de Greiano in CSai. j. Grayan (Gironde). 

162. Wir haben in den ON Gratius von Gracils (auf den 
Inschriften auch Graccius) zu unterscheiden : *Gra2ac (Tarn, H.- 
Loire, H.-Gar.i), *Grasac (Hér.), *Grezac (Char.); Grtziat (Ain), 
belegt Graysiacus, Graysies, Greysieu, Greziat in CS (vgl. 
auch ebenda Grais€)\ Grézieux (Rhône) in CS G ras i a eus, Grasi- 
acensis, Greziacum 1174 (DB XV); Grisy (H.-Savoie) in CGr 
Graiseu, Graiserum, Graisiacum. Im Dp. Rhône zwei Grizieu, 
Hierher vielleicht auch Grizac (Lozère).^ 

Davon verschieden ist: in CBri Graissago; Gressac (Gard) 
Graziacum 1344, Le Grezat 1731 ; Greùsac (Gard) Grisacum 
1365, Graissât 1824; vgl. Gkaxius CIL V oder Grassius 
Schulze 173. 

ON mit -anum: *Grezian (H.-Pyr.), drei Grezan (Gard). Fur 
dièse letztere Ortschaft bringt Dict. top. einen Beleg Gragnano 
905, was wahrscheinlich nicht hierher gehôrt, und Gradanum 



A Bei DVs ist dieser ON also Gradagua villa (a. 960) belegt, vgl. die 
obige Erkiârung, 

* Vgl. noch in CC G rai s a go 1065, was infolge des Mangels der mod, 
ON nicht zu beurteilen ist. 



91 

1 115 wird eine falsche Latinisiefung seîn (d > z); Gratan (Hérault) 
de Grazano 1088; Grezan oder Grazan (Hérault), belegt 1085 
Gradanum (was wie oben zu beurteilen îst), aber 11 18 Graza- 
num; * Grazan (Gers); vgl. Aquae Gratiani > Aix-en- Savoie, 

In den AbleituEgen: Gkacilius CIL III, 5484: *Grésillac (Gi- 
ronde); dann die Belege fur Gauzignan (Gard) Grasilhanum 
13 10, Graisignan 1789 (was mit den mod. ON in keinem Zu- 
sammenhange steht). 

Gracinius bei Schulze 85, 172: Graciniacum > Chapelle^ 
Gresignac (Dord.), de Grasinhaco 13. Jahrh.; *Grezignac (Char.), 
vier *Greztgnac (Dord.) 1243 C. de Greziniaco; cf. in CBr. Gri- 
siniago. Vgl. auch Gkaecinius, Graecinus bei Schulze 81, 522. 

Dagegen von Gratius — Gratinius CIL IX, XII : ^Gradignan 
(Gironde). 

Mit -ascus: Gratiasca > Gréasque (Bouches -du -Rhône) 
belegt in CM Grezascha, Grazasca, Gratiascha (ich weifs 
nicht ob sich darauf der Beieg Gardasca bezieht, wie Guerard 
will). Fur den sekundâren Schwund des ^z^ vgl. Aymar gués (s. 28), 
Lor langes (s. 451). 

168. D*Arbois bringt S. 247 f. Griniacus in Zusammenhang 
mit Graniacus von Granius mit Hinweis auf die Assimilation 
von zwei î, was nicht zutreffend ist. In den ON haben wir die 
zwei Namen zu unterscheiden : *Gragnague (H.-Gar.), *Le Gragny 
(Savoie). Auch *Grann-acum scheint vorzukommen: in CBr 
Granago, vgl. *Le grand Granay (Loire), Grannum auf den 
Merowinger Mûnzen j. Grand (Dp. Vosges). Ober Grannos siehe 
Holder I, aber auch Schulze 237a Grânius und D'Arbois a. a. O. 
*Grannîone > Graflon (Spanien), Gragnolet (Isère) < *Grannio- 
littum, vgl. dazu den Namen einer Frau IHCh 52 : Granniola 
famula d(e)i. — *Gretgnac (H.-Vienne). — 

Eine Ableitung dûrfte *Gkanulius sein: Granouillac (Lot) 
<[ Granuliacum in CB; vgl. auch *Granouillii (H.-Loire) ; vgl. 
Granilla cil X cogn. und Gkanonius Schulze 480. 

L>&g6gen Griniacum hâufiger: Grigny (Rhône) in CS als 
Grinacas, Grigneu, Grignieu, Grigny; ^Grignac (Cantal). Aber 
auch hier kann in einigen Fâllen i— auf ai— zurûckgehen, wie 
Orignal (Dordogne) beweist: 1072 Granol, Grainol 1099, Gra- 
nolium 11 35, Granolh in einem Sirventes von Bertran de Bom; 
Greniols 13 10, Grignaus 1450. Dann mit -anum: Grignan 
(Drôme) castrum de Grainan 11 19, Graignanum 1262, Grasi- 
gnanum 1252 (merkwûrdige Latinisierung, wenn es richtig identi- 
fiziert ist), de Greyniaco 1415, Grainham 1393. Vgl. aber 
Grinniacae (casae, domus) j. Grinaghe (Berg.). 

164. In villa Honeriaco, in p. Minervensi a. 898 (DB IX) 
dûrfte vielleicht Honokius enthalten. Honorius als ON kommt in 
Vita Winebaudi vor: in agello vicino, nomine Honorius; vgl. 
damit Honorisiacus (Holder I) und V Honor^de^Cos (Tam-et-Gar.). 



9^ 

166. Hostiaz (Âîn), belegt seit il 30 Territorium Hostiaram 
(ofTenbar latinisiert), de Hostiaco, Ottiaz, Hostiaco sieht ganz 
gelehrt aus, wenn man es mit Ho8tiacum> Ussago (Friaul)* 
vergleicht HosTius CIL III. 

HosTiLius: Hostiliacus in Praeceptum Caroli Magni pro eccL 
Cenomanensi bei DB. 

156. Ignius cil III: '*'Igniacam kommt mehrere Maie vor: 
*Igny (Rhône), *Ignac (Gir.); vgl. *Ignaux (Ariège). Andere Beî- 
spiele in Nordfrankreich *Igney (Vosges, Meurthe-et-Moselle), *Igny 
(Cher, Haute -Saonne, Seine-et-Oise, Marne); vgl. dann ^Ignanville 
(Somme, Seine-Inf.), *lgnon (Cote-d'Or). 

167. *Jouac (H.- Vienne) ; *Juac (Char.) gehen vielieicht aut 
*Jov(i)-acu zurûck. Hier haben wir vielieicht einen ON vor uns, 
desscn Grundwort von einem Gôtternamen herrûhrt; vgl. Alajou > 
Ara Jovis (Hérault), Fanjoux\ Fangeaux (Gers), Fanjeaux (Aude) 
Fano Jovis 1344 bei DB XXIII und DVj. Doch mûfste dièse 
Annahme von der Archâologie und Geschichte bestatigt werden. 

168. In CB 832 erscheint ein pagus Juconciacus, Gegun- 
tiacus, dann auch Jocondiacus. Die ersten zweî Belege dûrften 
falsche Latinisierungen sein, ndj^ > nz (s. Juroszek Zs. XXVII, 680). 
Vgl. *Jagonzas (H.-Loire), dann ^Jonzier-Epagny (H,-Savoie), Jow 
zteux (Loire). S. D'Arbois S. 250. 

169. JuVENTius CIL II, VIII, X (belegt auch mît dem 
Schwunde von v: Juentia CIL IX, XII, 3310, ûber die Kûrze des 
u s. Schulze 281, 482) liegt vor: in Jovenciaco, Juvenciago 
in CS; dann Juventiacum villa Mon. S. Vedasti 8qo (DBIX); 
dann in vico Jovinziaco 894 in einer Urkunde des Kônigs Ludwig 
von Provence; einst Jovinzieux j. S. Donat (Drôme), vgl. Jouancy 
(Jonne) < Jovenciacum. Bei DV zwei Juvenciacum palatium 
regium a. ^^2\ dann Jonzac (Charente-Inf.) belegt in CSai. Joen- 
ziacum, Joanzach; in CBai. Joenzac. (Damit entfâlit die 
Identifizierung von D'Arbois S. 251 mit Jucundiacum). 

160 JcjviNius CIL II, 495, vgl. JuvENius CIL III: Juvignac 
(Hérault) Juviniacum 799; */ttw^«y (H.-Savoie). Vielieicht hierher 
auch "^Juignac (Charente). Jovignac (Char.) weist aber entweder 
auf û oder o hin. Vgl. viele nordfranzôsische Juvigny bei D'Arbois 

S. 254. 

161. Sowohl in ON mit -anum als -acum kommt Julius vor. 
Zu don von D'Arbois S. 141 bereits besprochenen ON fûge ich 
noch folgende hinzu: Juiîlac (B.-Pyr.) St. Pierre de Julhac 1227; 
drei Juillac (Dord.), Jullyac 1457. /«'^'•^ (Puy-de-Dôme) in Sp. 



1 Holder I bringt hierher Ussac (Corr.); Ussy (Calvados), jedoch aile 
ohne Belege; vgl. Stiago (Yen.). 



93 

brîv. Julhat; dann ebenda Julliat (H.-Loire) Julhac, Julhat 1669. 
Juaiaguet (Char.); Jullié (Rhône) in CS Julliacus. 

Eine Ableitung dârfte *Julienus sein: Juliénas (Rho.) in CS 
als Jullenay, Jullienas belegt; ûber ay > a vgl. lA. 

Mît -anus: Juillam (Bouches-da-Rhône) in CM. hâufig belegt. 
Fontjuliam (Drôme), Jullianne; Lis JulltaneSj Jtdian (Drôme) der 
letztere ON erscheint als Riparia dejulho, Julha 1508, Jullas 
1530- Jtdîian (Hér.) Jullians (Vaucluse); */uUm (Rhône). In CC 
Juliani Mansus 1065 — 1087, ebenda Julianus, j. S, Julien-de- 
Pigagnol (Ave3n:on). Bei DV^ Jullanum villa in p. Narbonensi; 
dann bei DV Julianum castrum. £s ist nicht klar, was La 
Jullienne (Basses -Alpes, Charente) Julliens (Drôme), Julien (Var) 
darstellen soll, ob Julianum, wo ien unter frz. £influsse entstanden 
wàre, oder nfr. JuUien. Mit -anicus: *Jullianges (H.-Loire), *_/«//- 
anges (Lozère). 

162. Juniacum ist ebenfalls in ON ziemlich hâufig an- 
zutreffen: so Juniac (Dord.), Junniac 13. Jahrh., Jupnhac 1382; 
Juniat (H.-Vienne); Junhac (HL-Loire); vgl. *Jugnon < Junione 
und *Jugny (Côte-d'Or, Deux-Sèvres); *Jugné (Loire -Inf., Sarthe, 
Maine-et-Loire). Dazu noch Juniacum fiscus in Substancionensi, 
a. 898 bei DV5. 

168. Jastiacnm ist wahrscheinlich anzusetzen fur: fussieux 
(Rhône) in CS belegt in villa Jussiaco 11 00; *Jussy (H.-Savoie); 
*/ussac (Cantal, H.-Loire, H.- Vienne), *Jussat (Puy-de-Dôme), *Jussas 
(Char.-Inf.), vgl. Nordfrankreich *Jussay (Deux-Sèvres), *Jussé (Ille- 
et-Vilanie), *Jussey (H.-Saone, H.-Mame); Jussy (Aisne, Nièvre, 
Yonne, Cher.). 

Mit -anum: Jussanum Monasterium Vesuntione (DB V), auch 
Jussianum. Wegen der Behandlung der stj[-Gruppe sieht Justian 
(Gers.) ganz gelehrt ans. 

JusTiNUs: "^Jusliniac (Ariège), vgl. ^Justigny (Eure-et-Loire, 
Seine-et-Marne). 

JusTiLius, vgl. cogn. JusTiLLA CIL II, 2799: La Plaine de 
Justilianne, belegt 1676. 

164. Unter Laboriacus verweist Holder 11,125 ohne jede 
jede Berechtigung auf Lauriacum. Ich habe aus CS Laboriacus 
villa in agro Tarnatensi (1030 ungetàhr). Fur die Vergleichung 
mit den modemen ON habe ich ^Lavours (Ain), dazu noch *Zû- 
vaury (Allier). Man darf es vielleicht mit Laburius, Schulze 162 
in Zusammenhang bringen. 

166. Latini-acus kommt in ON hâufig vor;- s. D'Arbois 
S. 144. Lagneu (Ain) belegt als Laigniacum, Laigneu; Lagniat 
(Ain) belegt als Ladunium, ager Ladiniacensis; Lagnieu (Ain) 
villa Latiniacus. Vgl. einen Beleg in CS Mansus ad Lada- 
niacus (953?). *Lagneux (Savoie). In CBr kommen Ladiniacus 



94 

und Latîniacus vor. In Dp. Rhône Legny — Lagniacus be- 
legt; in Dp. Loire Leignieux kônnten auch auf *Laniacum zuriick- 
gehen; Lanius Schuize 192. Viele sûdfranzôsische Laâignac (Corr., 
H.-Vienne, Dord., Aveyron, Lot-et-Gar., Cantal), *Ladignai (H.-Loire). 

Fur -anum nur ein Beispiel: drei Ledignan (Gard), Ladignan 
1037, Ledignanum 1050, Ladinanum 1216, dann bei DW^z 
(Bernardus Rogerii de) Lediniano j. Ladigne (Aude). 

166. Lavinius kommt ebenso hâufig vor: Lavignac (Drôme) 
so 141 3; Lavignac (H.-Vienne) in Ro. gasc. (Asso de) Lavinnac; 
*Lavignac (Corr.), *Lavignague (Gir.); *Laingny (Jura). Ob wir 
auch eine Nebenform Lavanius anzusetzen haben, ist nicht sicher: 
Experandieu Cité de Lemovices n. 81 p. 180 hat eine Inschrift 
D(is) M(anibus) Lavanus et Noma vivi posuerunt (bei Holder H). 
Vielleicht ist es ùberhaupt nicht in Ladanus zu korrigieren, 
wie Holder will. In ON Lavani-acum: Lavagnac (Hérault) 
804 — 806 Lavanîa, Levaunachum 922, Villa de Lavainag 
et de Lovainag 1126 (o vielleicht aus iabialer Nachbarschaft); 
dann * Lavagnac (Gir., Aude); vgl. Lavagncs (Hér.). In Lavania 
mansum unum 804 — 820; im selben Dp. Lavagnol und im Dp. 
Gard La Lavagne, 1391 Lavagnol. 

Mit Abschwachung des ersten a wird es *Levignac (Lot-et-Gar 
[Holder Laugnacu m, Leugnacum, schwerlich identisch], H. Car., 
Landes). Daneben gibt es in Sûdfrankreich vieie Laugnac so im 
Dp. Gard: villa de Leugnaco 993, villa de Lunacho ii46(?), 
Podium de Launiaco 1196, Locus de Lonhaco 1461; Laugnac 
(Lot-et-Gar.), dann *Launac (H. Car.); ^Launaguet (H. Gar.); dann 
ûber ganz Frankreich zerstreute Launay (worunter sich, nebenbei 
gesagt, eine grofse Anzahl auf Art + alnetum zurûckfûhren lassen 
dûrfte, da ja auch LaunoiSy Launqy vor kommt). Wir kônnen nicht 
behaupten, dafs in diesem Falle romanische S3aikope vorliege, da 
wir Launius CIL V, 8752, Launio, Launillus belegt finden. 
Gluck hat im Kompositionsteile -launos in Are-launum etc. (bei 
Holder II, 159) eine Kontraktionsform aus *Iavenos ,frôhlich*, 
w. Uawen, prêt luan, corn, lauen, louen, lowen angenommen. 
La VENUS als cogn. kommt auch vor: CIL XII, 2230, vgl. *Lœomay 
(Sarthe). — -anicus in CM Launanicus, was Guérard mit Lau- 
nanet (H.- Alpes) identifiziert; der moderne ON veriangt -ïttus. 
Launus war auch im Mittelalter ûblich: vgl. CBai Launus, Launo, 
Launone, Launoni. Nach Fôrstemann P ist es germanisch. 

167. Lavius cogn. CIL 111,2792, 1269, vgl. Schuize 38, 179 
kommt in den ON selten vor; sicher ist nur Lavieu (Loire), welches 
in CDomb. im 13. Jahrh. (Jaucerandus de) Laviaco, in Arch. 
dauph. (Bernardus de) Laveu, Lavief, Layviaco belegt ist 
''^Laujac (Gir.) ist wegen des Mangels an Belegen unsicher, wie 
Flaujac < Flaviacum, so kônnte es auf Laviacum zurûckgehen, 
aber vgl. Laudiacum. 



95 

168. Lavari-oscum kommt in CGr vor, von Marion wi'rd 
es mit Lavars (Isère) identifiziert; vgl. noch *Laveyron (Drôme, 
Landes); *Laveyrone (Ardèche); "^Lavtron (Doubs); ^Lainronne (Puy- 
de-Dôme); und Lavariaco j. Lavaré (Sarthe), welches Holder 
II, i6i fâlschlich unter Lauriacum stellt; dann Lavarioscus im 
Testament d'Âbbon, wahrscheinlîch identisch mit den obenerwâhnten 
ON. Fur EN vgl. Lavaratus Holder II, 165, Lavaris. 

169. Laenius Schulze 187 ist nicht sicher in ON nachzuweisen. 
£s ist manchmal zusammengefallen mit Lanius Holder II, CIL 
V 4191, X, dazu auch Schulze 192. Nach Holder Laniacus > 
Latgné. *Leignac (Cantal) und *Legneux (Ain) kônnten beides sein. 
*Lagneux (Savoie) kônnte auch < Latiniacum sein, vgl Lagnieu 
(Ain) < Latiniacum. Sicherer ist *Laniacum in *Lagnac (Ave- 
yron), vgl. dazu *Zû Lagne (Basses- Alpes) ; ^Lagnes (Vaucluse), 
daim *Lagnon (Cantal, Flufsname) ; dazu ^Leignon (Namur). Holder II 
fûhrt aile sûdfranzôsischen Z/^n^^ und franzôsische Zi^;^^ aufLae- 
niacum zurûck; iûr die betreffenden ON bringt er keine Belege; 
s. Linî-acum. 

170. *Laudi-acum von Laudius Schulze 17g liegt vor in 
Lodiacensis pagus: j. Loudéac (DE XV) (Côtes-du-Nord, breto- 
nisches Gebiet). In Sûdfrankreich habe ich folgende unbelegte 
ON: "^Laujac (zweimal, Gironde, vgl. oben Lavi-acum); bei DVj 
Laudatis locus in Vivariensi (a. 950). Vgl. Laudiacus im 
6. Jahrh. > Mont Louis-sur- Loire (Dp. Indre-et-Loire). 

17L CEL IX kommt Lartius vor. *Larti-acum (wofem es 
wiederum mit Art *Artiacum nicht zusammengefallen ist) scheint 
vorzuliegen: in zwei Zari^a^ (Dord.), so seit dem 13. Jahrh. belegt; 
"^Larsac (Gard). Auch Larcius ist belegt, s. Schulze 83. 

Vielleicht wird ^Larsenac (H,-Loire) ein *Lartienacu von 
Lartienus Schulze 84 darstellen. 

172. Auf Leonius dûrfte vielleicht Leognan (Gir.) zurûck- 
gehen. Bei DB VIII in „De laudibus Berengarii 1. IV 160 kommt 
Leoniana urbs seu Sti. Pétri Burgus, ubi erat Sti. Pétri basilica" 
vor; dann bei DV^ Leonianum villa in pago Narbonensi. Vgl. 
bei DV auch Lëonius (abbas St Hilarii). 

178. Levius: in CL (Girinus de) Leviaco, dann *Z«>wr (Gers.) 
^Leoejac (Tarn) < *Levei-acunL 

£ine Ableitung von diesem EN dûrfte Levinius sein: in Levi- 
niago 924 j. Livinhac (Aveyron), dann Levinac (Dord.). In CB 
(Artmandus de) Liviniaco 11 10; in CS Liviniacus vel Luvi- 
niacns villa in agro Forensi 980 (labiale Nachbarschafl!) kônnten 
auch Ableitungen von Llvius darstellen. '^Levignac (H.-Gar; Lot- 
et-Car); "^Levignacq (Landes). Livinius ist CIL V, 1009 belegt 
Auch kônnte man an I — i>e— i wie in vicinus^vezin denken. 

Lîvius in ON s. bei D'Arbois S. 155. Mit -anum: in Tabula 



96 

Peuting. Liviana; und Livîanum castrum in finibus Prov. Narbon. 
''^Llviniacum > zwei ^Uvinhac (Aveyron), 

174. Cogn. Liber ist in ON auch anzutreiïen: so in CM 
Liberacum, welches Guérard nicht îdentifiziert. Hierher dûrften 
gehôren: "^Ueurac (Ariège); zwei Uvrac (Dord.) Leurat 13. Jahrh-, 
Leoratum 1326, Leuracum 1382, Liouratum 1454, Liora 
1723; *Lieuriac (Cantal); *Ldoriac (H. -Loire); vgl. *ZiW/rflj (Isère). 

In ON mit -anum: Lieuran (Hér.) 990 villa Liuranum, 
dann *Lioran (Cantal). Nordfranzôsische Liberiacum > Livry 
s. bei Holder II, 204. Mit -anum noch *Libran (Bouches-dn-Rh.), 
*Le Lieuran (Lozère); *Uvran (Gir.). 

176. LiciNius Schulze 108 kommt auch in ON hâufig vor. 
Da Holder II, 209 fast aile Liciniacum in Frankreich aufgezâhit 
bat, so beschrânke ich mich auf -anum -ON: Lesignan (Hér.) Lizi- 
anum 1065, Lisignano 1097; Lesignan (Drôme) so seit 1238. 
Lezignan (Aude) im CM Lezignanum, Lesiniana. Lusignan 
(Lot-et-Gar.) in CC (Hugo de) Laziniano 11 08, wo das -a- des 
Beleges auffallig ist; vgl. noch Lusignan (Char.-Inf., Vienne), Lttsi- 
gnat (Ain, Creuse). ^ Lezignan (H.-Pyr.) vgl. Lezignai (Char.). Bei 
DB VIII Liciniano locus in pago Narbonensi 847 in einer Ur- 
kunde Karls des Kahlen. Bemerkenswert ist Notre-Dame-de^Lignan 
(Gard), belegt Lerignano 1310, Nostre Dame de Lignan 1530, 
La gleire de Herignan 1540, Nostre Dame de Lesignan. 
Wie sich dièse Belege zu einander verhalten, ist nicht klar, vgl. 
den sekundâren Ausfall des "*z"* bei Gratiasca > Gréasque (siehe 
oben 152). 

176. Mit LicoNius Schulze 67, vgl. noch Lico-rix darf 
man vielleicht in Zusammenhang bringen: Legonano vel Ligo- 
gnano (vallis de) in CM, von Guérard identifiziert mit Logognan€ 
(valle de) Bouches -du -Rhône. Im selben Dp. ist Ligagnan im 
selben C als Legunium, Leguinum, Leonium, Leung, Leo- 
gnum (das Verhâltnis der Belege ist mir nicht verstândlich) belegt, 
vgl. bei Longnon Géogr. S. 500 Licaniacus vicus (a. 475 — 480). 
£r hâlt es fur „une forme corrompue '* von Liciniacus. Hierher 
vielleicht auch Ligonac (Dord.), vgl. ebenda Ligon. 

177. Wie in Frankreich Lûciacus verbreitet ist, zeigt das 
Verzeichnis bei Holder II, 298. Ich beschrânke mich auf die Hin- 
zufûgung noch einiger ON. Lussac (Hér., Dord., Gard) Lussas 
(Ardèche), bei DV2 eccl. S. Mariae in Luciacense a. 950; Lucy 
(Ain), vgl. ebenda Lucinge > LUcïnga; Lucey (Savoie). Im GS 
Champlecy (Seine -et -Loire) < Campus Lûciacus. Gehôren 



^ Dièse ON wûrden nur dann hierher gehôren, wenn in ihnen derselbe 
Fall vâre wie in Lusignan (Vienne), welches im 13. Jahrh. Lizignen biefs, 
s. D'Arbois 257. Es ist daher auch LuciNius Schulze 85 ganz gut môglich. 



97 

hierher auch *Luchac (Charente), *Luchat (Haute -Vienne), *Luchat 
(Creuse) ? i 

Ebenso hàufig kommt es in ON mit -a nu m vor: In CV 
Cronnum Luciani; ^Lussan (Gers, Gard); Luctan (Hén); Lussan 
(Hér.); "^Lussant (Char.-Inf.) ; ^Lussan (H.-Gar.); *Luxan (Gir.) viel- 
leicht Bei DV5 noch Luciano 1058 j. Lussan- Bouconne (H.-Gar.). 

In Lussaye (Drôme), belegt als Luzaias 1240, Lussayas 1342, 
Lussaye 1620, darf man vielleicht *Luciacas sehen. 

Von den Abieitungen von diesem EN kommen vor: *Lucenus, 
vgl. CIL XII, 4063*^*^ LucENiA Dubita: Lucennacum villa in pan. 
Viennensi 885; vielleicht identisch mit Luzinay (Isère) in CGr 
Lucennacum, welches vom lautlichen Standpunkte, wie Devaux 
S. 284 zeigt, nicht klar ist (c*^ > is); *Lucenay (Rhône) (wie ist die 
mundartliche Aussprache ?) ; Luzenac (Ariège). 

LuciNius (vgl. Schulze 85, 183): *Lusignat (Ain), *Lusignac 
(Dord.), "^Lusignat (Creuse). Luzinay (Isère) wird in CV Luci- 
niaco latinisiert, jedoch vgl. Lucenacum. Zwei Louzignac (Chax.' 
Inf.) gehôren nicht hierher, sondem vielleicht zu Laucinna, Lau- 
SENNA oder Laucius (vgl. Schulze 85). Mit -anum vielleicht 
Lusignan (Lot-et-Gar.), vgl. Licinianum 175. 

LnciLius (l nach Schulze 412 und nach Georges) s. D'Arbois 
S. 262: Luzillat (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. Liicidiacus, was zu 
korrigieren wâre, wenn Chassaings Identifizierung richtig ist; 
spâtere Belege sind Luzilhacx, Luzilhat. Vgl. Luciliacus 
vicus, errichtet 529 — 546 j. Luzillé (Indre-et-Loire). 

Bei DB XI lesen wir Lucidiacus vicus, pertinens ad abatiam 
Casae Dei. Moderne Entsprechung fehlt Vgl. CIL XII cogn. 
LuciDUS und Schulze 348 LuaoEius. 

Es ist unsicher, ob Lisinangus vel Lusinangus locus in p. 
Lugdunensi (a. 930) hierhergehôrt 

178. Luriacum konmit in Loirieu (Isère) vor, belegt in CGr 
als Loreu, Luyriacum; dann Luyrieux (Ain) belegt seit iioo 
de Luyriaco, de Luyreu, Lhuirieu, Luyrieu. In CL kommt 
Loirieu (Aimo de) und (Emarus de) Loirou, auch Luireu und 
Luiriaci (villa, décima) vor, aile im 12. Jahrh. ^Loirac (Gir.), 
^Loiras (Hérault). LuRius CIL UI; vgl. Holder II S. 350. Daneben 
gibt es auch Lorius: Hubert 746 LORII; dann Lorinus CIL 
XII, 4400, vgl. Holder II, 287. Vielleicht haben wir LûRius von 
Lorius in ON zu scheiden. Vgl. ON Lorium an der via 
Aurélia bei Bottacda und Castel de Guîdo. Lorinus: '^Lorignac 
(Char.-Inf.). 

^ cj^>>ch kommt nach Gilliérons Atlas vor in Haute -Vienne (Châlus, 
Conssac-Bonneval) ; Corrèze (Seilhac, Meymac, Larche, La Roche-Cauilhac) ; 
Dordogne (Villefranche-de-Belvès); Lot (SouilJac, Grourdou, Cahors); Lot-et- 
Gar. (Tournon-d'Agenais) ; Cantal (Pleaux, Massiac, Les Termes); Haute-Loire 
(Pattcbagnet, Chamalières, Ristord, Solignac- sur -Loire); Ardèdie (S. Agrève- 
ies-Ollières, Vion); Gard (Alais, Baijac, Uzès) [s. die Karte acier] also auf 
einem Streifen, welcher ziemlich zusammenhângt. 

Beîheft zur Zeitschr. t rom. Phfl. II. n 



9Ô 

179. Luniaco kommt bei DB XI vor: „in villa dicta Lunî- 
aco in valle Qusa'' 1028; in CL (Arduinus de) Lugniaco (cano- 
nicus Matisconensis) j. Lugny (12 19); vgl. viele Lugny (Aisne, 
Saone-et-Loire, Côte-d'Or, Cher). Im Dp. Ain Lugny, belegt (domas 
de) Loignie (zu erklâren wie Qna > ona und Lugdunnm >> 
fyon), de Lugniaco 1272. In Sp. briv. Lunhac, Luynhac 1263 
j. Lignât (Puy-de-Dôme), vgl. vocitus > vide. Luna: Lunac 
(Aveyron) in Sp. briv. 1381 Liinac; *Lunagtut (Tarn). 

Ij>mpn<is (pà\^ wird seit 12. Jahrh. de Lomniaco, de Lothna, 
de Lonnaco, Lonnax, Lompnas belegt. Das Verhâltnis dieser 
Belege ist nicht ganz klar. Im selben Dp. auch Lompnieu seit 
13. Jahrh. Curatus Longnarum, de Lomgnis, de Lognyou, 
Logniou. Auch Lompnes seit 12. Jahrh. castrum Lonnarnm, 
Lompnarum, Lognes, Lugnes, de Lonnis, Lompnis. £s 
scheint aiso, dafs mpn «= fi andeutet Vgl. Beitrage zum Lyoner 
Dialekt von A. Zacher S. 44, wo die Verdoppelung des n im Alyon. 
erwâhnt wird (dann li geschrieben aïs gn, ign, in und sehr hâufîg 
nn). Hierher vielleicht *L(mnac (H.-Loire), *Louignac (Corr.). Viel- 
leicht haben wir hier Luniacum bezw. Lun-acu zu sehen, vgl. 
luna > lona im Sûdostfranzôsischen. Jedoch vgl. auch Launius 
unten. 

-anum: in CB Lunianas villa, S. Petro dimissa, ubi eccl. de 
Agolas (11. Jahrh.). 

Vielleicht beziehen sich dièse ON auf den Kultus der Gôttin 
Luna, woruber zu entscheiden die Aufgabe der Archâologîe sein wird. 

180. Zu Lacaniacus (Holder II, 296) sind noch Lugagnac 
(Lot, Gir., Loire-Inf., Lot-et-Gar.), dann in CBai. Luganiaco villa 
1075 — 108 1 („qui était près du château d'Archiac*') zu ziehen. 
Bei Ausonius wird £N mit G gemessen: Villa Lucani mox potieris 
-aco. Mit -anum: *Lugagnan (H,-Pyr.). 

Ob dieser £N etwas mit Lucos zu tun hat, weiTs ich nicht 
Vgl. Luconnacum in einer Urkunde des Kônigs Ludwig von 
Provence 892; vgl. CIL IX Luco, XII Luconianus. Bei DVj 
Lucum villa in Redensi (a. 889) j. Zz/^-sur-Aude (Aude), ebenda 
Lucum villa in Biterensi j. Luc (Hérault) und manche anderen 
werden sich auf lu eu s = Hain (s. Georges, wo auch einige ON 
in Gallien angefûhrt sind) beziehen. 

Es gibt auch viele ON, welche auf ^Lucanum zurûckgehen: 
In ce vicaria Luganensis (a. 103 1 — 1061) j. Lugan (Aveyron), 
Lugan (zwei Tarn, Tam-et-Gar.). Hier ist eine Ableitung von dem 
obenerwâhnten lu eus môglich. 

♦Lucoius: Lucoiacum > S.Martin de Ligaujac (Gard) Loco- 
giacus 925, Lucoiacus, Licouiacum 1170. 

18L Der bekannte rôm. £N Lutatius scheint in Ludazanum 
in CM vorzullegen. Es wird von Gucrard mit Latanne identifîiiert 
Vgl. bei DV4 noch S. Nazaire de Lodazan, 



00 

182. Der bekannte rômîsche EN Lucullius steckt vielleicht 
in Luguiliacum in Vivariensi a. 950 bel DV2. 

183. Logrian (Gard) ist in Dict top. 100 1 Logradano be- 
legt. Der Beleg ist mir unverstândlich ; seit 1161 erscheint es als 
de Logriano belegt. Cf. Lucrio X, CIL 111 Lucria cogn. 

184. Lupius und seine Ableitungen kommen in ON massen- 
haft vor. So: Loupiac (Cantal, Aveyron [alos de Lupiaco, a. 961 
bei DV5], Gironde, Lot), vgl. D'Arbois S. 263 *Lupiac^ (Gers). Ob 
Loupia (Aude) -acum oder -anum enthalte, ist nicbt zu eDt- 
scheiden. Auch Lupus (vgl. DVj) ist nachzuweisen : so identifiziert 
Deloche (mit Fragezeichen allerdings) Lupiacus villa in orbe 
Lemovicino et in vicaria Asnacensi, ubi locus ad illo Bosco dictus 
891, in einer anderen Urkunde Lupiacus in p. Caturcino, mit 
Latibat (Corrèze), wo der moderne ON auf Lup-acum hinweist; 
*Ijxubac (Cantal), vgl. *Laubague (H.-Gar.). Fur die Schreibung vgl. 
Laumède (Dord.): L'Olmède 1672 < *UImeta. *Loubat oder 
Zsouvat (Bach im Dp. Charente -Inf.); vgl. Loubant (Ariège), dann 
*Laubens (Ariège, H.-Gar., Gir., Landes) < 'Lûplncum. — Lupi- 
caga pogius in p. Rossil. supra litus maris a. 981 (DB IX) wird 
wahrscheinlich eine Schreibweise fur *Lupiaga sein, vgl. Albiga, 
Albia j. Alln, Hierher werden vielleicht noch gehôren: Lockieu 
(Ain) 1310 de Lochiaco, de Lochiou, dann *Z(?fAaf (Alpes-Mar.) 
10. Jahrh. in CLer. 

ON mit -anum: in villa Lupiano, in com. Rossill. 982; 
dann Lu pi anum in Occitania 1134 j. Lhupia\ Loupian (Hérault) 
Lupianum villa 990, de Lopianis 1002; *Loupian (Lot-et-Gar.). 

In CBr noch „in villa quae dicitur Lopiago"; im Dp. Ain 
noch Lupieu (fur û aus û o s. R. Gr. I, § 353), was dieselbe Ent- 
ivicklung wie *Apiacum > Aipm zeigen wiirde, vgl. aber auch 
Loc?tteu, 

Es scheint indessen, dafs wir Lupius von Luppius zu unter- 
scheiden haben. Wem'gstens in den Ableitungen. Lupiniacum >> 
Loubignac (Char.) in CBai. Lobiniaco, Lubiniaco, Lobiniac; 
*Loubignai (Char., Corr.); vgl. Loubigné (Deux -Sèvres), Lotthinoux 
(Cantal) < *Lupin-acu, vgl, Lupiniacus villa in p. Cabilon. 
(a. 869) und in p. Lugdun. (a. 843) DB VUI. Dem gegenûber 
steht *Ijmpinat (Lot-et-Gar.). In Nordfrankreich Louvigny,- Louoigné^ 
Lovvignies. Soll man damit den Gegensatz zwischen Lmppy (Meuse), 
Lupi (Loire) und Lotuky (Allier, Cher) erklâren ? Auf diesen Gegen- 
satz scheinen noch hinzuweisen: La Loupe (auch Flufsname) [Eure- 
et- Loire], Loupes (Gir.), aber La Loube (Var), Loubes (Gir.) und 
dann La Louve ^ Loue (Flufsname), Louvemont (H.-Mame); ebenso 
Loubillé (Deux-Sèvres), aber Loupille (Eure-et-Loire). Auf den In- 



^ Juroszek Zs. XXVn, 576 setzt fur diesen ON ^Liî(p)piacns. Ich 
weils nicht, ob mit Recht. 



loo 

schriften: cogn. Luppo CIL III, 6010, CIL VIII Lupula und Lup- 
PULA, Luppus, CIL XII Luppa; vgl. die Belege bei Holder IL 

Ëbenso ist mit pp anzusetzen: *Lupponate > Luponas (Ain) 
belegt in CS aïs Loponas, Lopona, auch Lupiniacum, was 
jedenfalls eine schlechte Latinisiening ist. Dasselbe verlangt auch 
Loupoigne (Brabant), belegt aïs Luponium; vgl. Lupeigne (Aisne). 
Ob Lupus und Luppus etwas gemein haben, weifs ich nicht 

*LupEius: *Lupei-acum: so in de Lobegiaco alodium et 
eccl. a. 961 in Testamentum seu potius codicillus Raimundi I corn. 
Rutenensis (DB IX), was eine Latinisierung wâre, j. Loubejat (Corr.), 
dann "^Loubejac (Dord., Tam-et-Gar., Lot, Cantal), *Loubijac (Tarn- 
et-Gar.), *Loubajac (H.-Pyr.), vgl. Loubejon (Lot), 

♦Luppïssius: *Loubeissargues (Cantal). 

Sehr hàufig kommt Lupbrcius vor: Luperciacum in CV j. 
Lurcy (Ain) 885, belegt auch Luier (?), Luherciaco, Lurciaco, 
Lurce, Lucieu (?), Luriceu, Lurcieu, Lurceu; Zj/raiwo: (Rhône), 
949 in CS Luirciacus vel Lurciacus in Valle Bevronica; dann 
Luperciaco villa in com. Scutingensi (ungefàhr 846) DB VIII; 
Lubersac (Corr.) < Luperciacus in CB; im Dp. Dordogne zwei 
lÀbersac^ 1346 Lubersacum; im Dp. Lot Z^f^r^^x^ir (Vienne, Lot), 
vgl. im Dp. H.- Vienne La Loubrtsse < Lupercia, Laubarsei (Cantal) 
in Sp. briv. Lobarses < *LûpercUtum; aber Lupersat (Creuse) < 
*Lupperciacum. In CBai. Loberciac, Loperciac (da wahr- 
scheinlich latinisiert!), Aloberciac. Das u statt o bezw. ou erklârt 
sich durch labiale Nachbarschaft (vgl. aber auch opacus > tibacX), 

Mit -anum: *Loubersan (Gers), vieil eicht ^Uoursannes (Pyr.-Or.). 

*LupKKCENUS: *Loubersenac (Ariège). 

LupiLLius, vgl. CIL IX cogn. LupiLLA, LupiLLUs: Lnbeliacus 
villa monasterii Carrofensis (DB VIII) ; in CBr „villa quae dicitor 
Lubiliaco"; im Dp. H.-Loire Lubilhac 1299 in Sp. briv.; vgl. 
Lcmbillé (Deux-Sèvres). 

LuPANius: Louvagny (Savoie) in CS Lovaniacus 1030, Lo- 
agneu 1124; vgl. Louvagny (Calvados), Louannec (Cotes-du-Nord), 
Louan (Seine-et-Marne); Louans (Indre-et-Loire), Lowaints (Maine- 
et-Loire). \ii^jàx&^^sxi\, \%\. La Haute- Aubagne^ 1494 Lob ay ne, wegen 
der volksetymologischen Umgestaltung. 

186. Zu Holder II, 368 *Macriniacum j. Mechernich (Rhein- 
provînz) bringe ich noch Magrignan (Hér.); bei DV2 Macrîni- 
anum villa in Narbonensî a. 782 j. Magrie (Aude) (ùber nj[ > y, 
was auch hier zu konstatieren ist, vgl. R. Gr. I S. 433) ; vgl. dazn 
noch Magrignes (Gironde), Magrin (Tarn, Aveyron). CIL III 
Macrinius. 

186. Madernatis ist in Doc inéd. II bel^, daxm Maernatz, 
es wird identifiziert mit Marnas^ latinisiert auch Marniaco. £s 
geht auf das Cognomen Maternus, Materna zurûck, welches auf 
den Inschriftcn sehr hâufig vorkommt 



lOI 

187. Zu den Ausfûhrangen von D'Arboîs S. 265 ûber Magni- 
acns fûge ich noch folgende sûdfranzôsische ON hinzu: drei 
Magnac (Dordogne), Manhac 1344; Magnac (Aveyron), Magnas 
(Gers); Maignac seu Manihac in vîcaria de Negromonte in CB; 
^Magnagues (Lot); Magny (Rhône) in CS Magniacus. Im Dp. 
Ain Magn€t\ Magneux (Ain), Magnieu im 14. Jahrh. de Magni- 
aco; Magny (Ain) de Maimaco, de Maimiaco (dièse zwei Be- 
lege, falls sie keine Verschreibung enthalten, werden schwerlich 
hierher gehôren, s. 198), de Magniaco, Magnie seit 1153; 
*Chamagnieu (Isère) > vielleîcht Campum Magniacum; vgl. in CL 
prioratus de Megnay 1245. *Montmignac (Loire-Inf.) > montem 
Magniacum; *Chamagny (Savoie), vgl. ON im Dp. Isère); "^Four- 
magnac (Lot) > forum Magniacum. In Sp. briv. Manhac 1334 
j. Maynac (Cantal); ^Magnier (Isère), ''^ Magny (Savoie). 

ON .mit -anum: *Magnan (Gers), "^Magnan (H.- Alpes), zwei 
*Magnan (Drôme); ''^Magnane (H.- Alpes); *Z> Magnin (Rhône, 
Savoie) vieÛeicht; *Le Magnans (Basses- Alpes), *Matgnan (Gir.). 

Bei DB VIII Magnianacus villa in p. Tolozano super Fluvium 
Fiscavum a. 854 in einer Urkunde Karls des Kahlen dûrfte wahr- 
scheinlich Magnanac (H.-Gar.) sein; vgl. Magnanon (Char.). 

Magnio, onis: *Magnoac (H.-Gar.) auf dem gascogn. Gebiete, 
deshalb Schwund des ^n^. Vielleicht hierher auch Magnenay 
(Savoie) in Arch. dauph. (Hugonetus de) Manignia; vgl. auch 
Magnenoux (Creuse). 

Vgl. den EN Magneus (frater Pétri de Funteynes) in Ro. gasc. 
Auch £N Manius ist môglich. 

188. Zum Cogn. Major wird Majorac (Aveyron), in CC als 
Majoriaco 933 belegt, gehôren. 

189. CIL III ist Malcio als Cogn. belegt ; daraus Malcius : 
'*'Malci-acum wûrde dann zugrunde liegen in Maussac (Hérault, 
Corrèze, H.-AIpes), jedoch ohne altère Belege. 

Maussane (Bouches-du- Rhône) identifiziert Guérard mit Mamu- 
ciana in CM, was lautlich nicht geht; *Maussan (Vaucluse), 
*Maussan (Tarn). 

Vielleicht hierher ^Maisignat (Creuse). Malcinius ist nicht 
belegt 

190. M allia eu s kommt als Personenname mehrere Maie vor, 
vgl. Holder II, 396; als ON sehr oft: drei Mai7/ard {Ain), Maillât 
aïs Fines Masliaci, territ. de Mallia, de Malliaco (seit 13. Jahrh.) 
belegt (der Beleg Masliacum ist mir unverstandlich) ; *Mailly (Ain), 
MaiUac (Hér.) Alod. de Malliaco 1082; Mailhac (Aude) im CM; 
^Maillas (Landes); *Mailhac (H.- Vienne, Dord, Gard), *Malliac 
(Gard), "^Malhac (Gard); vielleicht auch zehn Mayac (Dord.) de 
Majac II 20, vgl. aber auch Mai a eu m II B. *ilfi7/Z^<7/ (Puy-de-D.), 
im Sp. briv. 1263 Malhac, Masliac, * MaiUac (Corr., H.«Gar.). 



I02 

Intéressant ist Maillesaù (Vendée) aus Malleacensîs Abbatia 
(DB Xn). Cf. noch *Mailhaux (H.-Savoie), "^Maliac (Gers). 

Ebenso ist Malliannm stark vertreten: MaiUane (Vaudiise) in 
CM Malana; *Maillanne (Bouches -du -Rhône); villa Malliana; 
*Les May ans (Bouches -du -Rhône); Mailhan (H.-Gar.); * Maillon 
(Dord.); Mas-Mailhan (Gard), ebenso Le Mas Alaltan 1157, Devesia 
Malianorum; "^Moultn^Malhan {fizx^\ Afal/tan {lî.'Gzi.). Vgl. beî 
DV2 Malianus villa in Narbonensi a. 782; in CLant Magliano. 
Vielleicht auch Maillant (Allier). Dann vielleicht "^Meilhan (Lot-et- 
Gar.), wofem es nicht Aemilianum ist Mit -anicus: ^Maillarguis 
(Cantal). 

Fur Maillac (Aude) bat DV2 den Beleg Maglacum villa in 
Narbonensi a. 782. £s ist deshalb zweifelhall, ob dieser ON 
hierher gehôrt. Vgl. auf einer gallischen Inschrift: magulo. 

Mallinius vgl. CIL Vm [425, 426] Cogn. Mallina und 
Schulze 188 Malin (lus): *Maligna€ (Dord.), ^Malagruic (Dord.); 
*Meligna (Jura); vgl. Maligny (Côte-d*Or, Yonne). 

19L *Marconiacum wird jedenfalls in *Marcognac (Haute- 
Vienne) vorliegen, vgl. Marc(mnave (Ardèche). Der EN wird 
entweder mit latein. Marcus oder kelt. marca zusammenhângen. 
*Marcanum liegt vor: Markan (B.-Pyr.), Mar champ (Ain), sait 
859 villula Marchantiaci (latinisiert aufgrund von Marchant mit 
unetym. t, Marcaniaci, Marciant, Marchiant, Marchant 

192. Sehr verbreitet ist Maria cum und Marianum. Im 
Dp. Ain zwei Meyriat^ belegt seit 1118 De Moria (wie ist dieser 
Beleg aufzufassen?), Mayria, Moiria, Moriac, Meyria; 
^MeyrUu (Ain); Meyrieu (Isère) belegt als M aria eu s, Mariatis 
villa in CV, in Arch. dauph. Mayref, Mar eu; im Dp. Savoie Méry^ 
belegt in CGr Meyriacum, Maireium (daraus vielleicht *Mayrey 
zu erschliefsen als Obergangsform), im Arch. dauph. de Mayriaco, 
Meyriaco. Mairaco villa in p. Carcass. 908 (DB IX) j. wahr- 
scheinlich Mairag (Aude). Meracq (B.-Pyr.) Meirac 13. Jahrh., 
Lo Merac 151 ô, zwei Meyrac — Mayrac 1376; A^jrw (Ardèche), 
wo die Behandlung z\ auffallt ; vielleicht auch Marai (Puy-de-Dôme) 
(Longnon Mariacus). Bei DV2 Mariacum villa in Nemausensi 
a. 844. 

ON mit -anum: Mairan (Hérault); May r an (Gard, Drôme); 
Castelmayran ( Tarn - et - Gar. ) ; Monlmey ran ( Drôme ) castrum de 
Montemarrano 1158 (wahrscheinlich verschrieben fur Mariano), 
Monmayran 1191. In CBai. „villa quae vocatur ad Fontem 
Marianam'' 11. Jahrh., dann im Itinerarium Antonini: Fossas 
M aria na s (DB I).t Ob hierher auch *Miran (Dord.) 13. Jahrh. 
Mirant, *Mirannes (Gers, Lot-et-Gar.) gehôren, ist nicht sicher. 
La Marejanne (H.- Alpes) dûrfte vielleicht auf Maridius (Schulze 
198) zurûckgehen; dazu vgl. auch in Maridianas, locus in parr. 

* Im Dp. Bouches-du-Rhône vgl. Desjardins Géogr. IV, 71, 210. 



I03 

Helenensi bei DB VIII (a. 871). Anîcus: Meyrargues (Bouches- 
du-Rhône) in CM Mairanicae, Mairanigae, Mayranegae be- 
legt; Mairanichos villa in Substancionesi a. 1166 j. Meyrargues 
(Hérault). Im CM identifiziert Guérard Mairanicae mit Mérigue, 
jedoch vom lautlichen Standpunkte unrichtig. Der heutige ON 
dûrfte sich vielmehr mit Matrica in Zusammenhang bringen lassen, 
vgl. Matrica O. in Panonia inferior, sûdlich von Budapest (Holderll), 
und in lautlicher Hinsicht Marticum > Marfïgues (Bouches -du- 
Rhône). 

Mârinius GILXII, dazu Cogn. Marinus (hâufig): *Marinî- 
acum sehr hâufig: > Marignat (Ain), de Marignia 1272; Mari'- 
gnieu (Ain) villa de Marigniaco, Marigneux; Marigneu (Isère) 
in es Marigneu; *Marignac (Gard, Drôme, H.-Gar., Char.-Inf., 
Tam-et-Gar.), *Marignier (H.-Savoie). In CS Marinacum cultura 
in p. Sanctonensi vel Engolismensi, dann Marinatis villa 1029, 
was nach dem Herausgeber Maretay (Char.-Inf.) sein sollte, schwer- 
lich richtig. Mit -anum: Marignane (Bouches-du-Rhône) in CM; 
dann im Dp. Drôme, Gard, H.-Savoie; *Marignan (Gers), *Mari' 
gnans (Pyr.-Or.). Hierher auch Camarignan (Gard), welches 821 
Campus Marignani heifst. Mit -anicus: Mérignargues (Gard) 
Mirignanicus 927 (latinisiert) , Marignanicns 1060, Merigna- 
nicis 994. Mirignargues 1479. *Mariniolacum > *Margnolas 
(Ain). Vielleicht hierher auch *Mergnat (Corrèze). 

*Marillius vgl. CIL VIII, 6787 Marilla: Martllai [Kitl), belegt 
1330 Marlia, Marrilia; *Marillac (Char.), cf. *Marillet (Vendée). 
-anum-: *Merilhan (Lot-et-Gar.). 

*Marisius: Marisiacus villa Mon. S. Medardi 893 (DB IX), 
vgl. Marisy (Aisne). Es kônnte hier auch germ. Mariza Fôrste- 
mann Sp. 909 vorliegen. 

ON mit ûscus: in CM Mairossium, Marois, Mauroix (?) 
j. Meyrueis (Lozère) wird môglicherweise hierher gehôren. 

103. Marmius kommt auf eîner Inschrift aus Verona, dann 
ans Rom CIL V, 8 114 vor. Marminius, welches eine Ableitung 
davon wâre, scheint nur in ON belegt zu werden: Marminhac (H.- 
Loire) in CBr Marminiacus, in Sp. briv. Marminiacus 1255; 
*Marminiac (Lot); vgl. *Marmtgnolle (Cher, Allier); *Marmagnac 
(Cantal). *Marmillius: Marmilhac 1292 j. MarmUhat (Puy-de- 
Dôme). 

194. Zu Marmoriacus j. Villers^Marmery gehôrt in Sûd- 
frankreich eine in CSau. aïs Marmoirac, Mermoirac, Mormo- 
iracus, Mamoirac belegte Ortschaft; vielleicht ist sie mit Mont- 
moirac (H.-Loire), in Sp. briv. Monmaira 1247, wo die Volks- 
etymologie im Spiele wâre, zu identifizieren. Im Dp. Gard ebenso 
Montmoirac\ locus de Mormoiraco 1294, locus de Malmoyraco 
1345, Mormoyrac 1567, vgl. (Latilus et Ysnardus) Mirmurione 
(13. Jahrh.) in Arch. dauph. j. Mormoiron (Vaucluse). Dièse ON 



I04 

sind vielleicht mit dem Cogn. Marmoris CIL IX [887 1] in Zu- 
sammenhang zu brîngen. Vgl. auch Mirmius CIL XII and Mermian 
(Hér.), de Mermiano 1156. 

196. In ON ist es unmôglich Martiacum von Marciacum 
zu anterscheiden ; wohl aber sind Martius und Marcius in den 
Ableitungen erkennbar. Martius: Mars (Gard) S. de Martio 1163. 
In einigen ON ist die j-Verbindung durch -z ausgedrûckt; es ist 
wahrscheinlich nur eîne Schreibweise, welche in Urkunden hâofig 
vorkommt Mit z ist dargestellt: zweimal Marzac (Dord.) Domus de 
Marzaco 1400, *Marzat (Dord.). Gewôhnlicher aber mit s: zwei 
Marsac (Dord.), Marszac 1181, *Marsac (Tarn-et-Gar., Gironde). 
Vgl. im Dp. Nièvre Marzy^ belegt eccl de Marsiaco 887, de 
Marziaco iioo, Marzeium ii50> Marciacum 1287. In anderen 
Fàllen ist die j[-Verbindung durch ci, s s, ç dargestellt: so *Marciai 
(Saone-et-Loire, Gers), *Marcia (Jura, Ain), Marcieux (Savoie) in 
es Marciacus villa; auch im Dp. Nièvre Marcy] mit s s nur 
Marssac (Tarn) bei DV5 Marchiacum 11 63 belegt Hierher 
vielleicht ^Marchai (Ain). Vgl. Gilliéron Atlas ader (in Savoie c\ 
>• ch in einigen Kommunen). Hierher dûrfte auch Marcac in CBr 
zu stellen sein, vielleicht identisch mit Marsac, Marsiacus, 
Marssat 1250 j. Marsat (Puy-de-Dôme). 

ON mit -anum: zwei Marsane (Drôme), Marsana 1178, de 
Marssana 1341; Marsane (Gard); Les Marsains (B.-Pyr.) Los 
Marsains 1289, Los Marsants 1376, Marsoinx 1719. Marsan 
(Gers) in Ro. gasc. Marsan, Marchan, Marthan, Marthoni, 
Marzan (13. Jahrh.). Merkwûrdig wâre in Bezug auf die Ëndung 
Marcina villa in CM, wenn es nach Guérard Marcialy (Vaucluse) 
wâre. Im Dp. Gard drei Massane^ Marzan icus (s. unten) 1038, 
Marsane 1435. "^Marzan (Creuse). Mont- de-Marsan (Landes) 1276 
Mons Marciani. Vielleicht hierher auch *Valmerchan (Gard) < 
^Vallem Marcianum. In CL kommt 981 villa de Marciano, 
Merciano vor, vielleicht identisch mit CV Merzianis 975 — 993, 
Merzino (villa de). Vgl. ci > ch (pik.): Marcian(ensis eccle- 
sia) > Marchiennes (Nord) DB XlII. — Anicus: Marcianicus 
villa dioc. Magalon. (DB XI) , was man mit grofser Wahrscheinlich- 
keit mit Massargues (Ardèche, drei Gard) vergleichen darf ; Massar- 
gues (Gard) — Marsanicae 1215; dann *Massanges (Puy-de-Dôme). 
Ob hierher auch *Massalgues (Tarn) gehôre, ist nicht sicher. 
Sichere Beispiele fur -anicus > -algue habe ich nicht In CM 
Marzaneges j. Mazargues (Bouches-du-Rhône). rs (rcj[) > ss ist 
sehr ûblich [vgl. Arzacio (a. 1156) j. Assas (Hér.) bei DV5]: so 
Massanes (Gard) Marsane 1435, frûherer Beleg „villa quae vocat 
Marzanicus" 1038, bezîeht sich vielleicht auf Massargues im 
selben Dp. £s ist daher môglich, dafs in vielen *Massac (Aude, 
Char.-Inf., Tarn, H.-Gar., Vienne); Massane (Pyr. or.) *Marciacus 
bezw. Marciana vorliegt; aber es kann auch Mattiacum (vgl. 196) 
vorliegen. 



I05 

Die Ableitnngen: 

I. Marolius cil IX (oder Marcellius): Massillac (Gard) 
Marciliachum 1146, 941 Marceglago; zweî MarcUlac (Dord.), 
[H.-Loire] de Marcillaco 1400; in Sp. briv. Marsilhac seit 1250 
j. MarcUlac (Puy-de-Dôme). Marciîlac (Aveyron) in CC seit 
12. Jahrh. so belegt. Marcillieux (Ain), belegt als Marsiliacum, 
Marsilia, Marseillou, Marselieu, Marseilleux, Massilieu; 
im Dp. Ain noch ein Marcillia^ welches im Arch. dauph. Marcillef, 
Marcilleu heifst Marcilïy (Rhône). — ON mit -anum: Calm- 
Marcillane (La) 131 1; Marcillanum villa in pago Auscensi 817 
(DB VI). Marseillan (Hérault) — Marcelliano 1098. — Anicus: 
MassUlargius (Gard) de Massilianicis 1345, Marcilhanicae 
1 384, im Dp. Hérault Marsillargues^ ebenda auch Marsilian ; *Mar' 
cdlange (Puy-de-Dôme). 

Dagegen 2. Martilius (vgl. auch Martellus): Mariillac 
(Dord.) so 1484, drei Mariillac (Gir.); Martiliacum bei DB IX 
„Ex cbronico Ademari Cabanensis ") ; "^Martaillac (Lot-et-Gar.), vgl. 
auch viole Marteille. 

1. Marcinius vgl. Marcinus cil II, XII Cogn. und Schulze 
188: Marciniacensis ager (970 ungefâhr); Marciniacum villa 
super Ligerim 543 (DB IX), vgl. dazu viele Marcigny in Nord- 
frankreich. 

2. Martinius (s. D'Arbois S. 279): Martiniacus villa, Mar- 
lignas (Gir.); Martignat (Ain), *Martignat (Ariège, Lot), *Martigna 
(Jura), Martignat (Puy-de-Dôme), Martigny (H.-Savoie); dann Mar- 
tiniacus a. 844 colonica in pago Magalonensi bei DB VIII. ^ Mit 
-anum: ^<zr//^«a« (H.-Gar., Vaucluse), Martinianum sive Artizum 
a. 960 j. Artix (Ariège) DV. Mit -anicus: Martignargues (Gard), 
Martiniacum colonia 850; de Martinhanicis 1314» de Marti- 
gnargues 1346. 

1. Marc(i)enus: Marcenat (Cantal, Lot [in CC Marcen- 
Bago]); dann vielleicht Massenacus locus in fine de Marciaco 
villa 970 j. Lt Massenet (Rhône); *Marzenay (Jura). 

2. Martenus: ^Marienex (Haute-Savoie), *Mart€nod (Haute- 
Savoie); in CB Geraldus de Martennac, Martemniac, Mar- 
tempniac 11 18. 

In n-Deklination Marqo CIL U, XII Cogn.: Marcionacum, 
de Marsona, de Marzonaco, de Marconay, de Marzonay 
(seit 1208 belegt) j. Marsonas (Ain), in CL 1275 Marzonay. 
*Marto -onis: in CC Martonag, Martonnaco 12. Jahrh. 

Martiolus vgl. CIL II [2750] Cogn. Martiola: Marzolas (Ain) 
seit 1308 Marsola belegt; bei Holder II, 422 Marciolatis j. 
Marsolat (Puy-de-Dôme); vgl. *Marsol (Puy-de-Dôme). 

*Martisius: *Martisan (Tarn-et-Gar.); vgl. *Martisay (Indre) 
und *Mar taise (Vienne); vgl. bei Holder U, 446 Marticiacus O. 



^ Die Stelle heilst: in eodem pago colonicam Amantiniacam, quae & 
Martiaiacum vocatur. (Falls nicht Mantiniacnm za lesen ist.) 



io6 

um Limoges auf Merowinger Mûnzen, Prou 2039: MARTICIACO. 
Fût das letztere vgl. *Mariissan (Tam-et-Gar.). Vgl. Martidius 
CIL XIL 

Auch Mars -tis: Martanicae a. 966 bei DV5 im Testament 
von Manfred, vicomte de Narbonne. 

Mit -uscus: in CM im 9. Jahrh. Marzoscus, nach Guérard 
vielleicht Marsons (Basses-Alpes). 

*Massîllan (Vaucluse), "^Massillargtus (Aude) vielleicht < *Mas- 
sellianum oder ^Massillianum bezw. -anicum; ûber £N siehe 
Schulze 189. 

196. Mattius Schulze 275 oder Macius 184: Maciacus bei 
Longnon II j. Massiac (Cantal); *Massac (Charente -Inf.); * Massât 
(Ariège); dann in CBr Maciag; Massé (Isère) Maciacus loiô, 
Maceium 1057 (latinisierte rom. Entwicklung!) in CV; Massieux 
(Ain) belegt im CS als Maceu, Macieu; *Massiat (Ain), vgL 
Massiacum locus in CSau. vielleicht identisch mit Massiac (Cantal).^ 

*Mattionacum wîrd vielleicht in *Massonex (Ain) vorliegen. 
Vgl. Matto Lutevi f. CIL XII, 1431. 

Von *Mattiacum haben wir *Matiacum zu unterscheiden: 
Matius cil IIÏ, 5319, 51 19, X und Schulze 275 in CS Maysiacus, 
May s eu j. Meysteu (Isère); *Meysieux (Loire) kônnte sowohl zu 
Matius als auch zu Masius Schulze 189 gehôren, vgl. in CV 
Masîatis (a. 994) und im selben C Masianus locus oft belegt 
(a. 927). Auf Matiacum weisen wahrscheinlich hin: in Mazago 
in ce j. Mazac (Aveyron), und *Mazac (Dordogne); Mazac (Gard) 
1620 Majac In CS wird Mazieux (Rhône) nicht hierher gehôren, 
da es 1024 Moisiacus heifst 

ON mit -anum: Macianicus in com. Arelatensi (CM), j. nadi 
Guérard Le MaS'de^Macy (Bouches -du -Rhône), was nicht stimmt 
Matius: in Mazana villa in valle Petrariensi 982 (DB IX). 

Aile dièse EN sind auch in den Ableitungen vertreten: *Mat- 
TiNius: "^Matif^nac (Aveyron). Masinius CIL 4515: '*^Mésigny (H.- 
Savoie); Masinianum villa in Narbonensi a. 782 j. Masignan (Aude) 
bei DV2. -anicus: Maziniargtus (Cantal), 

Masslus Holder II, 455 ist nicht nachzuweisen, wohl aber 
*Massinius und Massillius Schulze 189: Massignieu (Ain) in villa 
Mazinaco, Massigneu 11 10. Maciliagum in CGr j. Machilly 
(H.-Savoie), vgl. Massiliacus j. MardlU-la-Ville (Mayenne). 

197. Mauriacum kommt ebenso sehr hâufig vor. Moyria 
(Ain), seit 13. Jahrh. belegt; Ville Morieu (Isère); in CM Mauriac 
(Aveyron) Mauriacum; andere Mauriac (Cantal [in Sp. briv. Mau- 
riac, Mauriacus], Gironde, Dord. [Mouriaco 1262]), Mauriat 
(Puy-de-Dôme), * Moiré (Rhône); Mauriat (Dordogne); in CBr. „în 
territorio de Maoriag"; Moriat (Puy-de-Dôme) 1293 Mauriac in 



^ In Sp. briv. Massiat 1261 Macsiat, auch Marssiac, wo in letz- 
terem Beispiele Dissimilation ss^rs wie in Massilia }> J/arjW/& vorliegt 



I07 

Sp. briv.y wird amtliche Aussprache, oder au- > ou aufweîsen, vgl. 
den ON im Dp. Dord.); Mouyrac (Lot). Maurus (als chrîstlicher 
Name sehr hàufig): *Mauras (Ardèche), *Maurat (Ariège, H.-Gar.). 
Mit -anum: In CV Maurianensis 953 — 954, Maurien-s, 
Maurigen. civitas j. *?. Jean'àe^Maurimne (Savoie). In CS wird 
La Maurienne (Savoie) aïs Muriana (10 10?) [wahrscheinlich auf 
Grand der o-Aussprache latinisiert] belegt. Im Dp. Savoie kann 
*Mtturin < *Maurianum oder *Maurinum sein. *Maurian (H.- 
Gir.). Maurus: in CM M au r an a j. M aurons (Bouches-du-Rhône); 
^Mauran (H.-Gar., Gers, Tarn, Jura), vgl in Ro. gasc. (Beraardus, 
Johannes) de M au r an; *Moranne (Landes); Puymauran (KL- Vienne) 
< *podium Mauranum. Mit -anicus: Mauriange (Corrèze), 
vielleicht identisch mit Mauriangas in vicaria de Faisco in CB; 
*Moranges (KL-Loire, Puy-de-Dôme) < *Mauranicus; in CM 
Mauranicus, welchen ON Guérard mit Maurus identifiziert, was 
jedoch inbezug auf das Suffîx nicht stimmt, da der moderne ON 
* M au ri en sis verlangt. 

Maurinius: *Maurignac (Dord., Lot-et-Gar.), vgl. Morigny 
in Nordfrankreich; mit -anum: Maurinianae vallis 920. Vgl. 
noch bei DV2 Maurium, und im Sp. briv. de Monte Maurino 
13 19 j. Montmorin (Puy-de-Dôme). 

M AURELLius (vgl. S. M a u r i 1 i u S , andegav. epîscopus DB VIII) : 
Maurillac (Dord.) 1363 Maurellac; vgl. Les Maurilloux Viel- 
leicht mit Synkope: Le Mourliac (Dord.) 1620 Mou r lac. Mit 
-anum: Maureilhan (Hér.) 804 Maurellanum, Maurillan 1681; 
^Maureilhan (Landes) ; Maureillas (Pyr.-Or.). Vgl. auf Merowinger 
Mûnzen MAVRILIACO. 

Maurentius: Moranceu 1245, de Morenceu in CL j. 
Morand (Rhône), vgl. dazu noch Moratizy-les' Fermes (Aisne). Wie 
Cîncianum > Ctssan (s. 81), so kônnte hierher auch Mauressac 
(H.-Gar.) gehôren. Mit -anum: Maurencianas in vicaria Spa- 
niacensis in CB; dann in CBr Maurincianegas; im Dp. Gard: 
Mauress argues: B Maurussanègues 12 16, aber 1211 Mau- 
ressargues, 17 17 Maurensargues, aber noch wahrscheinlicher 
EN Mauricius. 

Viele Maury in Sûdfrankreich enthalten kein -a eu m, vgl. lA 
FUury\ deshalb von Holder II, 486 falsch unter Mauriacum ge- 
bracht. Auch ^Maura^ Maurias kommt in ON hàufig vor; vgl. 
auch Maurisca colonica. 

Holder II môchte Mornac (Char., Char.-Inf.) mit Maurinacum 
zusammenstellen. Ich môchte ihm darin nicht folgen. Es mag 
richtig sein, dafs Morgny (Eure, Aisne, Seine-Inf.) [vgl. Morniacum 
villa in Praeceptum Caroli Magni pro eccl. Cenomanense bei DB V] 
auf *Mauriniacum zurûckgehe, dort ist au > o lautgesetzlich; 
aber Mornas (Char.) ist offenbar von Mornans (Drôme), so belegt 
seit 1304, Mornas (Vaucluse),.il^/'«(7/ (Creuse), Mornon {(^ïi) nicht 
za trennen, wo aber au bleiben mûfste. Ob o oder au enthalten. 



io8 

ist bei Mornqy (Ain), de Mornaco, Mornais 13. Jahrh.; *Mornay 
(Isère), *Le Mornet (Savoie); *lilomex (H.-Savoie, Ain) nicht sicher. 
Momay im Dp. Drôme scheint hierher nicht zu gehôren: 1009 
Mornadeis belegt. Momas (Drôme) ist als Mornassio 1483 
belegt, was jedenfalls eine Latinisierung ist *Momhac (Dordogne). 
Longnon hat fur Mornac (Char.) Belege Muriacus, und dann 
Murniacus, was wohl genûgen dûrfie. Bei DV2 Morenatus, 
Marenatia, Murenas locus in p. Arausione sive Aurasione a. 81 g, 
822, 837 j. Marnas (Vaucluse) scheint die unsynkopierte Fonn 
aufzuweisen. 

Ebenso ist es sehr fraglich, ob man La Morîaye (Oise) in 
Merowinger Urkunden Mo r laças vico publico, auf *MauruIacae 
(S. 487) zurûckfûhren darf. Der ON ist sehr verbreitet: Morlac 
(Cher), Morlaix (Finisièrre) etc. In Sûdfrankreich haben wir 
nàmlich: Morlàas ( Basses- Pyr.), Morlanne (B.-Pyr.), vgl. Morlam- 
court (Meuse), Morlincourt (Oise); dann *Morlhon (Aveyron), 
*3ïorlon (Creuse). Morlanum, v. Mon. S. Martini Tur. (DB IX); 
*Morlan (Ain); Vallis de Morlanis > Morlains (Somme) DBXXII; 
Morlanum > Morlas (DBXII); Mourlan (Alpes-Mar.), Les Mour' 
lans (Alpes-Mar.), Mourlan (Gir.); bei DV5 Morlanensis, Morla- 
norum moneta a. 1128. Also haben wir gar keine Berechtigung 
hier -au- anzunehmen. Vielleicht ist eine Deminutivbildung von 
m or us morulus anzunehmen. 

Mit -usca vielleicht: *Mauruche (Alpes mar.). 

Maurellus, Maukicius, Maurinljs sind auch im Mittelalter 
sehr beliebte Namen. 

198. Maxim-acum kommt hier und da vor: Maismacensis 
Abbatia in Lemovicino j. Maimac (DB XII), im CB Meimacum 
postea Maismac in vicaria Rosuriensis; in CC de Maismago 
1032 — 1060 j. May mac (Aveyron). Andere Maymac in Cantal, 
Tarn; *Meymac (Cantal, Corrèze). Unsynkopierte Form bietet 
Messi'my (Ain) in villa Maximiaco, eccl. Maysimiaci, Maissi- 
mieux, Meissimi (1153, 960); Meximieux (Ain), de Maximiaco, 
Maysimiaco etc. 1070; im Dp. Rhône ebenso Messt'my; dann 
vielleicht Mtysstnhac (H.-Loire); *Massignac (Char.) ist unsicher, vgl. 
Schulze Maccenius 184. Ober mj > û vgl. Sabersky, Zur pro- 
venzalischen Lautlehre S. 83. 

Mit -anum: Maximana curtis, villa eccl. Aurelian. 990 in 
einer Urkunde Hugo Capets (DB IX); *Meymans (Drôme), Maes- 
mans 1233; mit -anicus: Meymargues (Cantal). ^Maximianum 
> *Massignan (Aude), jedoch s. die obige Bemerkung. 

Maximinus CIL II Cogn.: bei DV2 Maximinîanum villa in 
p. Narbonensi a. 836; vgl. dazu Maximinum superius, villa in 
pago Narbonensi. 

100. Bei vielen heutigen Meilhac und Milhac ist die Etymo- 
logie sehr schwierig zu bestimmen. In einigen dûrfte Ameliacum 



I09 

(von Aemilius) die Grundlage sein: so Millac (Dord.), 1115 
Miliacum, aber 1156 C. Ameiiacum, Ameilhac 1156, Melhac 
1471. Es kônnte in einigen auch Mi lia eu s zugrunde liegen, vgl. 
CIL VII, 1336, 709 Miliaci. Die Quantitât ist unbekannt. Auf 
den Merowinger Mûnzen kommt Milico vor, identifiziert mit Milhac- 
de^Nontron, Das wûrde vielleicht fur ï sprechen. Im Dp. Hé- 
rault Miliac (ou Milician), 804 Miliacus fiscus, Miliciano 804, 
Milcianus im 13. Jahrh. Dièse Belege kônnen natûrlich fur die 
Quantitât nicht beweisen. Milieu (Ain), 859 Villula Milliaci. Im 
selben Dp. auch ^Millet und *Les Millets. Milly (Rhône) ist in CS 
als Milliacus, de Miliac o in Valle Bevronense 1000 belegt, im 
CDombes (Petrus de) Milieu 1090. Milieu (Isère) im Arch. dauph. 
de Millef. Also ist es nicht ganz sicher, ob wir zwischen Maeli- 
acum und Mlliacum zu unterscheiden haben. Auf den Inschriften 
kommt auch Melius und Mellius (Schulze 193) hâufig vor, vgl. bel 
Holder II, 539. CIL XII, 3745 (aus Nîmes) C. Mélius C. f. (also ë). 
Also Aemilius, Mèlius, Maelius, MÏlius sind in den ON zu- 
sammengefallen. Meillac (Basses-Pyrennées) Melhac 1402, Meillac 
(Aveyron) in CC Meliaco, Meliago. 

ON mit -anum: in villa Miliano in com. Narbon. 951 in 
einer Urkunde des Papstes Agapet IL In CGr und CL vor- 
kommendes Monte Meliano j. Montmelian (Savoie) sieht ganz ge- 
lehrt aus oder gehôrt vielleicht garnicht hierher; im Arch. dauph. II 
(Agnellus de) Millian j. Millin (Isère). 

In n-Deklination: *Mellionate > MeillonaXy belegt in villa 
Milonaco, de Mellionaco, Mellyona, Mellona, Melionaz, 
sait 1 1 10. 

200. *Meucius vgl. CIL VIII Melicio, dann *Mellitius vgl. 
Mbllitus CIL VIII: *Melisey (H.-Saone, Yonne), hierzu als synkopierte 
Form *Meuzac (H.- Vienne); neben *Milissieux (Loire), vgl. Milesse 
(Sarthe) < Milicia, synkopiert *Meussac (Char.), Meussia (Jura). 
Jedoch fehlen mir voUstandig die Belege fur dièse ON, vgl. Mil- 
cianensis vallis (La portion inférieure de la vallée de la Cèze, 
affluent du Rhône) Kar. Dafs die Synkope môglich ist, scheinen 
zu beweisen: Militiano, villa S. Pétri dicta in com. impur. (982) 
in einer Urkunde des Kônigs Lothar; dann Milcianus ûscus, 
cujus duae partes jurls sunt eccl. Uretiensis (896) in einer Urkunde 
des Kônigs Ludwig von Provence (DB IX); die letzte Ortschaft 
erscheint in CM als Miliciana villa in com. Aquensi, dann Milci- 
anensis, Melcianensis vel Milianensis (?), was Guérard mit 
Meynes (Gard?) identifiziert, was aber lautlich garnicht stimmt. Vgl. 
auch MiLiTius CIL XII, dazu Milizac (Finisterre), Milisiac (Morbihan). 

201. Zu den von D'Arbois S. 447 besprochenen Mercuriacus 
> Mercury ' Gemilly (Savoie), Mercury (H.-Lôire) fûge ich noch 
hinzu: DB VIII Merceriaco sub regio Sallita a. 870 in p. Valla- 
vensi dûrfte vielleicht fur Mercûriaco stehen. *Mercoiras (Ar- 
dèche). — Ohne -acum ist nacbzuweisen: im Dp. Drôme: 



IIO 

Mercurol — castrum Mercuriolum 1064; dann dreî Le Mercou 
< castrum de Mercurio; «inus: La Mercauiine^ 1612 La Mer- 
corine 1612,1 ebenda Mercaufy; -incus: im Dp. Hérault Mer- 
courant f 1809 Mercoren, ebenda auch ein Flufsname Mercoryi 
Mercorens (Haute -Savoie); viele Mer coeur (Lozère, Haute -Loire 
[in Sp. briv. Mercures], Puy-de-Dôme [Mercorius]), Mercoire 
(Lozère), Mercruy (Rhône), Mercueil (Cote-d'Or), Mercuer (Ardèche), 
Mercuès (Lot); Mercure (H.-Marne, Vendée); -ittus: Mercuret (H.- 
Loire). Vgl. bei Caesar Comt. VI, wo fur die Gallier gesagt wird: 
deum maxime Mercurium colunt, cf. noch bei Holder II, 572. 
Paul Monceaux in „ Revue historique" Bd. 35 ist geneigt in allen 
diesen ON den Gott Mercurius zu sehen, worin man ihm auch 
beipflichten kann (s. seinen Ârtikel Le grand temple du Puy-de- 
Dôme). 

ON mit -anum: bei DV^ Mercurianum villa in Narbonensi 
(a. 782) j. Marcorignan (Aude)?; dann vielleicht in Mer clans (Drome), 
Marclan 1513; im Dp. Isère *^Marcolltn\ -anicus: Marcollange 
(Puy-de-Dôme) (r — r > r — 1). 

Mercukinius vgl. in Cart de Nîmes: Mercorinus (a. 902): 
*Marcorignan (Aude). 

202. Merduel oder Marduel (Rhône) heifst in CS Merdacus 
villa in agro Tarnatensî 926. £s ist intéressant wegen des Suffix- 
tausches; es scheint, dafs sich dieser auf der Stufe acu > ou er- 
eignete und dann sich -olus einmischte. Mit Merdaillac (H.-Loire) 
vergleiche man afr. merdaille „ troupe des gens méprisables'' 
(Godefroy). Fôrstemann^ Sp. 1 1 19 bringt auch £N Makdo, Mardulf 
mit latein. merda in Zusammenhang. 

208. In C6 „in villa Membriaco in orbe Lemovidno, et in 
vicaria Verdensi sita" 913; man vgl. ^Memhrey (H.-Saône), *La 
MemhroUe (Indre-et-Loire, Loire -et -Cher, Maine-et-Cher). CIL IX 
[3442» 3535 ^ dann X ein Cogn. Memor. 

204. Der bekannte romische £N Metellius kommt in ON 
ziemlich selten vor: *Medillac (Char.). Hierher wahrscheinlich „in 
villa Medelliaco, in quae aliquid habet Mon. S. Teuderii" a. 928 
in einer Urkunde des Cornes Hugo von Provence (DB IX); vgl. 
dann zwei *MediUac (Dord.), so 1260. 

Mit -anum: Medeillan (Hérault) oder Médaillon y Metilianum 
II 28, auch Metaliano 1156, Metellianum 121 1, dann *Medilian 
(Char.-Inf.); Medellanum villa in Narbonensi a. 782 bei DVj j. 
MadailU^ grange, près de Lespignan (Cassini); vgl. in Tabula ali- 
mentaria de Veleia Metellianus fundus. 

206. Monti-acum, vgl. Cogn. Montianus QL Vin, ist nicht 
oit anzutrefifen. Sechs ^Monsac (Dordogne, H.- Vienne), *Monsaguel 



1 Es kann auch das Suffis -ianas vorliegen. 



III 

(Dord.). Monihieu (Ain) in CS Monteuc, Monteax wîrd nicht 
-acu enthalten, sondem wahrscheinllch auf < *montellus zurûck- 
gehen. 

Viel hâufîger dagegen Montaniacum, s. die Beispiele bei 
Holder If, 626. Daneben gibt es eine Nebenform Montiniacus 
(Aveyron), Montiniacense in CC; in Montiniaco in CBr, Mon' 
tignac (Dordogne), Castellum Montiniacum im 9. Jahrh. Dièse 
zwei Nebenformen dûrften sich vielleicht wie Castanus und 
Castinus verhalten. — Montan-acum scheînt vorzuliegen: in 
Monianay (Ain), belegt seit dem 10. Jahrh. deMontaniaco, de 
Montaneisio; Montaney (Ain) 1223 Montanie, Montanez. 

£s ist merkwûrdig, dafs neben diesen so verbreiteten -acum 
ON sehr spârliche auf -anum vorliegen: *Moniignan (Gers); 
-anicQs: Montignargues (Gard) Montinanegues 1169. 

Dafs man hinter Montaniacum und Montiniacum keine 
Personennamen suchen darf, wird wahrscheinlich auch die Lage 
der betreflfenden Ortschaften bestâtigen. So gibt Joanne in seinem 
Dictionnaire topographique et administrative bei 44 ON fur deren 
17 an, dafs sie sich auf den Hûgein beûnden, drei haben Schlôsser; 
die âbrigen 24 auf der Meereshôhe 55 — 1500 m. Jedoch bedarf 
die Sache diesbezûglich noch genauer Untersuchung. 

Eine andere Ableitang dûrfte *montalis und montellum 
sein: *Monialieu (Isère), vgl. Montaillon (Deux -Sèvres), Montaillon 
(Ariège), ^Montais (Aveyron). — In einer Urkunde aus 843 Mon- 
telianos villa in pago Cersaniae (DB VIII), vgl. viele Monteil^ 
Monielm Sûdfrankreich, dann Monteii in Sp. briv. 1091 Montellius; 
MonUls (Hérault), Montilium villa in Gabalitano. Vgl. noch 
^Moniailiac (Lot-et-Gar.) und Montiliachus villa pertinens cum 
eccl ad Mon. Argentoilum 1003 (DB X). 

Auch Montanum kommt hâufig vor: S, Montant (Drôme) 1552 
Mon tan ohne St; Montons (Tarn) etc. Der letzte ON erscheint 
bei DV5 im Jahre 966 als de Montaningos belegt, spâter aber 
als Muntanum (a. 972) oder Montaniense ministerium (a. 920). 

Vielleicht steht in irgend welchem Zusammenhange auch Les 
Montezes (Gard) 1387 Montesiae; Montézan (Ain), Montezargues 
(Gard) 1780. Vgl. bei Mistral mountesoun, afrz. montaison. 

MoNTius mit -uscus: Montiosco, Monciosco, Monzosco 
aus dem 10. Jahrh. in Urkunden von Cluny. 

206. MoLius CIL X. Mo li acum scheint vorzuliegen in: 
*Mouillac (Gir., Tam-et-Gar.), Molhac (Dord.) 1304; vgl. *MouiIy 
(Meuse), *Mouill<m (Côte-d'Or). 

ON mit -anum: Le MouUàa, so seit 1385 L'ostau deu Moliàa, 
Les Moliàa 1535. Mit -anicus: „de villa mea quae vocatur 
Molliangas in Vicaria Spaniacensi seu Faurcensi" 927 — 932, 
nach Deloche Monanges (Corrèze)? 

207. MoLLicius CIL III: *Molessiat (Ain) vielleicht 



112 

.208. Musciacum ist hâufig anzutreffen: In CM Musciacum, 
nach Guérard j. Mousc (Var), wo dem modernen ON nach Latini- 
sierung vorliegt DeMusciaco» Mussiacoj. Motssac en Querci 
bei DB IX (Tarn-et-Gar.), in Chron. de S.Martial Moichac. Motssac 
(Dord., Cantal, H.-Alpes [Moyssac 1301]), Moissac (Gard); Mois- 
sieux (Isère) ist in CV als (Ademanis de) Moisiaco 1088 — m 9» 
villa Moxiaco 1018 — 1019, Mossiatis villa 937 — 938 beiegt — 
£s ist nicht sicher, ob hierher Moussac (Gard) Mozac 11 69» 
Mociacum 1228, de Mossiaco 13 14, *Maussac (Vienne), dana 
in CGr Moussiacum, Mouxiacum j. Mouxy (Savoie), in Arch. 
dauph. Moussye, Mouxiaco gehôreD. (Mucius hat û, s. Schulze 
1 94 ; kann also nicht vorliegen). 

ON mit -anum: *Motuhan (Gers), dagegen Mousson (Ande) 
bei DV7 Mociano, Mosciano, Mossiano; Moussans (Hérault), 
Moncenum 1138, Mosanum Villa 1182, Mocianum iiQO, anch 
Modanum 1213; *Moussan (Drôme). ^Mussanne (H.- Alpes), Mis- 
sanes 15 18 wird vielleicht zu Mûcius gehôren; Mutiano villa in 
com. Beîicensi 86 1 in einer Urkunde Karls des Kônigs v. Provence 
(DB VIII) zu Mutins (Schulze 194). 

*MusciLLius vgl. CIL 1853 MusciLLUs: Missilim (Rhône) in 
es Musciliacus vel Mussiliacus villa (a. 1000). 

200. Natali-acum kommt in ON ziemlich hâufig vor: zwei 
Nadaillac (Dord.) Nadaillac 1099; *Nadailhac (Puy-de-Dôme), 
*Nadaillat (Puy-de-Dôme), *^ Nadaillac (Aveyron, Lot); Nadilhac (Lot), 
Naddilac (Aveyron). Holder hat noch Nailhac (Dord.) Nadiliacus 
in Test. Èlaphii a. 586, was nicht sicher ist, denn ^t^ schwindet 
hier nicht.^ Vgl. noch *Nadal (Puy-de-Dôme); *Nadalie (Dord.). 
Naïalius ist nicht ûberliefert, wohl aber CIL VIII Cogn. Natalus, 
m Natalinus. 

Mit -anum: Nadailhan (Hér.) villa de Nadallan 1180; dann 
S. Marie de Nadailhan, eccî. de Nataliano 990. 

Vgl. Naillac (Indre, H.-Vienne), Nailly (Yonne). 

210. Nakvius wird wahrscheinlich vorliegen in Nevian (Aude), 
bei DVj als Ni via nu s villa in Narbonensi (a. 782) beiegt Man 
vergleiche auch Neviasca in Tabula alimentaria. 

211. Narnhac (Dordogne), im 13. Jahrh. Narnac bei DB XXI, 
dûrfte zu Narnia Schulze 478 gehôren. 

212. Navius CILX: vieUeicht ""Naujac (Gir.), "^Naugeat (H.- 
Vienne). 

Navicius cil V: vielleicht in ^Naussac (Lozère, Aveyron); 
dann im Dp. Dord. "^Naussannes^ so beiegt seit 1286. 

218. Zu Nepotiacus > Ntvezé (Lûttich), Nivezes (Lûttich) 
s. Holder II stelle ich aus Sûdfrankreich ^Nebotizat (Puy-de-Dôme); 



1 Man vergleiche diesen ON vielmehr mit Naiîlat (Creuse) <^ An ali< 
a eus RC XXIIy 225» s. auch untcn Novelliacum. 



"3 

^Nebouzan (H.-Gar.). Cogn. Nepos CIL III, VIII [4977], Cogn. Ne- 
POTIA, Nepotianus, VIII, 2568 Nepotius. 

214. Nigriacum > Neyr(u (Aveyron) bel Quicherat S. 35, 
dann Negrinac in CBal verlan gen EN Nigrius bezw. Nigrinus ; 
CIL m Cogn. Nigrinus ; vgl. noch Nigrianus, Nigrina. 

216. Sehr viele ON gehen auf Novelliacum oder Novali- 
acum zurûck: Noatllac {Corr,) in C6 in villa No ail iaco, in CSau. 
Novaliaco, Nuva-, Null-, Nualac; in CBr Nualîaco, Nueli- 
aco. ai— aus ei— erklârt sich wie pabailhon <[ papïlione. Bei 
DV2 Noviliacus locus in p. Rutenico (a. 874). "^Noaihat (Puy- 
de-Dôme, Loire, Ain); Nolhac (H.-Loire); *Noaîhac (Gard, Lozère, 
Corrèze, Gironde, Aveyron). Im Dp. Dord. zwei Nouaillac, Noa- 
Ihac 1462; dann im selben Dp. vier Naillac^ im 13. Jahrh. Noa- 
Ihac; Neuilîac (Char.-Inf.). Vgl. Noviliacus im 6. Jahrh. > iV^/// 
(Touraine) und viele nfrz. Neuilly\ dazu noch bei DV2 Novalius 
locus in pago Narbonensi (a. 800 ungefâhr). 

In ON mit -anum: *Noilhan (Gers), Noaillan (Gir.) in Ro. 
gasc. Noalhan, Noalhano, Noailla, auch Noylan, Noyllan 
im 13. Jahrh.; Nouilhan (H.-Pyr,); in CV Noviliani fons 937 — 993. 

216. Zu *Octaviacum j. Tavigny y it. Tavagnacco^ dann 
Octaviacum j. Taviet (Belgien, Namur); Tavy (Belgien, Luxem- 
burg) stelle ich Octavianum locum, in quo Mon. S. Cucuphatis 
in Diôc. Barcin. 878 in einer Urkunde Ludwig des Stammlers 
(DE IX) ; im Dp. Hérault Sainte-Magâelaine-d^Ociavian (ganz gelehrt), 
15 18 Octobian; vgl. CM Octobianum, von Guérard identifiziert 
mit Donohian (Aveyron), was nicht pafst 

217. Occo (ALL 13) Schulze 72, dann CIL VIII, 4660 Occia, 
XII Occus, Occia: dazu Occiacum:* Cellam quoque de Occiaco 
in einer Urkunde Konrads (DB IX); dann bei DV2 Ociacum villa 
in Vivariensi a. 950. Hierher als Ableitung vielleicht *Occisius: 
Occisianus villa in agro Argenteo 825 (DB VI), bei DVj wird 
dieselbe Ortschaft auch als Occisio belegt. 

218. Olius, cil IU, 250 Olius primus, kommt in ON nicht 
hàufig vor: *Olhat (Puy-de-Dôme); *0//v (H.-Savoie); ''Ouilly 
(Rhône); dann Huillieux (Ain), belegt seit 859 in villula Uillacio, 
Uilicio, eccl. de Oleiaco, apud Auleu, apud Uliacum subtus 
Grolea. In den ON aus Dp. Isère, Rhône kônnte auch *A uli- 
acum vorliegen. Vgl. noch in CB „vinea de Oliado" 943 — 948; 
bei DB IX noch Ouliiacum villa Mon. S. £ligii in einer Urkunde 
des Kônigs Lothar, und *Oleac (H.-Pyr.). Mit -anicus vielleicht: 
Huliargius (Gard), le lieu d'OulIiac 1704. 

219. Orbatiacum kommt in den Urkunden manchmal vor: 
in CNice Orbazach, Orbazac 1156; Orbatiacus villa in com. 



1 Was Holder falsch for Oisy (Belgien, Namur) aïs Etymon angibt. 
Bciheft zur Zcschr. fiir rom. Phil. II. g 



114 

Lemovicino in eîner Urkunde Karis des Kahlen 876 (DB VIH), 
auch Orbaciacus geschriebeni in CB postea ad illo Salente j. 
Le Saillent (Corrèze). In CM Orbatachum, Orbazag in com. 
Venciensi nach Guérard Gorbasse'i (Var). In modernen ON kann 
ich es nicht nachweisen, deshalb ist es nicht sicher, ob t^ vorliegt. 
*Okbatius ist nicht belegt Orbasius Schulze 364 genûgt nicht 

OKBiaus CIL V, 1851 (s. Holder II): ^Orhessy-Dessous (H.- 
Savoie); *Orhassy (Savoie); *0rbe5san (Gers). 

Orbius QL IX, XIV, cogn. Orbus XII, Schulze 364. 

220. *Orbiniacum wird vielleicht in *Herbignac (Loîre-Inf.) 
vorliegen, vgl. Herhilly (Loire-et-Chèr) < Orbiliacus nach Holder 
II, 2052, und Orbiniacus, Orbaniacus im 6. Jahrh. j. Orhigny 
(Indre-el-Loire) s. Longnon Géogr. S. 283. Der Name ist vielleicht 
von Orbius (Schulze 221) abgeleitet. 

221. Orqlius Schulze 64: Orsillac, Orzilliacum im CM, 
nach Guérard vielleicht Ozillac (Char.-Inf.), welche Identifizierang 
faisch sein dûrfte, vgl. Auciliacum 9. 

222. In ON kommen die Varianten i. Ornati-acum und 
2. Ornaciacum vor: i. *Ornezac (Gers), vielleicht *Dournazac 
(Dord.); 2. Ornacieux (Jishre) im CGr. Ornacevum, Ornatiacum, 
im CL villa de Ornaceu 1231, im CV villa Ornaceiacum 1157 
(latinisiert wahrscheinlich auf der Gnindlage ^Ornacei). VgL CIL 
VIII [612] cogn. Ornata. 

228. Im CSau. eccl. de Ozac, Oziacus fiscus regius in 
Lemovicino pago 846 (DB VIII) wird wahrscheinlich auf *Oti- 
acum von Orius (Schulze 202) zurùckgehen; vgl. Osiacum > 
Oisy (Nord) bei Holder II. Vielleicht hierher auch Duytiat (Ain) 
1438 Duiziat, Duysia, vgl. noch in pago „Oxiacense" 
(II. Jahrh.) in CC. 

224. Paccius kommt auch in Sûdfrankreich vor; nordfranzô- 
sische Beispiele s. bei D'Arbois S. 164: Pacciacum > *iÎMj/>tta: 
(Savoie), *jP^ja^ (Vienne). In n-Dekl. Paccionacus locus in pago 
Rotenico a. 8 1 3 bei DV2. 

Mit -anum: Paciano villa in p. Gerund. (a. 922) bei DB; 
mit -anicus: Paciangas, locus in villa Darciliaco (976?) in CS. 

226. Pagnius (Schulze 203) kommt auf den Inschrlften selten 
vor; s. CIL IX, 3633: in CS Paniacus locus 1022 — 1032; *Pa' 
gneux (Ain); Pagnac (Dord., H.- Vienne); *Pagniy {]\iX2i)\ Pagnagues 
(Lot-et-Gar.). 

Mit -anum: in CGr Pagnanum; *jPtf^«<î«/ (Puy-de-Dôme). — 
Holder II, 925 gibt *Paniacum an, jedoch ist Panius, soviet 
ich sehe, nicht belegt, aufser wenn wir ihn aus Panicius (Schulze 
203) erschliefsen wollten. 



115 

226. Palius» Pallius s. Schulze 206, dazu noch Cogn. Pallo 
CIL III, 5109, CIL VIII Pallia und Cogn. Pallianus; *Paliiacum: 
in CL Palliaci domus, ad Quniacense mon. pertinens 1244; 
*Pailhac (H.-Pir.); */\w7Aw (Aveyron); * Paillât (Puy-de-Dôme); vgl. 
Paillé (Char.-Inf.); Palliacum > Pailly (Yonne) bei Holder IL 

Mit -anum: *Paillan (Gers); -anicus: Paillargues (Pay- de- 
Dôme). 

Palinius Schulze 206 in: Palignan (Hér.) Paiignanum 1305. 
Ob in *Paugnac (Dord.), welches mit Paunac (Dord.) Possesio 
Palnatensis, Paonat, Pounat zusammenzugehôren scheint, die 
Synkope vorliege, ist nicht sicher. 

227. Der bekannte rômische Gentilname Papikius liegt vor 
în S. Pierre-de-Papiran (Hér.), Papiranum villa in com. Agathense 
1097, villa Pabeirani 1120, villa Pabirani 1223, Pabeirano 
1 131. Es scheint, dafs die moderne Form unter volksetymologischem 
Einflusse von papier entstanden ist Fur -acum nnr ein Beispiel:* 
Pabeirac (Le moulin de ce nom était dans la presq'île de Ma- 
rennes) in CSau. Unsere ON weisen hin entweder auf ï oder e, 
wâhrend Schulze 86 und Georges Belege fur Papirius bringen. 
Jedoch beachte man auch die Formen Papeirio und Paperis, 
welche Schulze a. a. O. bringt. 

228. Cogn. Passer ist in CIL, dann Passerius CIL XII und 
Schulze 213 belegt. Darauf dûrften sich zwei ON beziehen: Pas- 
siraco, Passirac, Passeirac, belegt seit 1077 in CB j, Passiracy 
ç^ de Brossac (Char.-Inf.); dann mit -anum: Passeranis ager 
(a. 975) in p. Salmoriacense in CV. 

229. *Passinius, vgl. Passinia Schulze 213. Dazu wird 
Pasngnac (Charente-Inf.) , belegt in CBai. in Passiniaco, Mons 
Passtmac gehôren. 

230. Auf dem Gebiete, wo tr > yr wird, sind Patrius 
(Schulze 102), Petrus, Parius (Schulze 206, 424) zusammen- 
gefallen. Im CB heifst Peyrat — Pariacensis vicaria (H.- Vienne). 
Fût Ia Peyrat hat Longnon Pari a eu s. Dagegen fur Peyrat (Ain), 
Peyrieu (Isère, Ain [de Pariaco, de Periaco, de Peyriaco seit 
loio]) dûrfte wirklidi Pariacum die Grundlage sein; vgl. *Paréac 
(H.-Pyr.). Fur Peyrat (Corr.) hat CB Padriacus sive Pair a eu s; 
Patriacus fiscus in pago Lemovicino 903 (DB IX); fur Pqyrac 
(Lot) CM Pairacum; *Peyriac (Hérault), *Peyrac (Dord.); Peyriac 
(Aude) erscheint bei DV5 als Petriacus, Periachum, Periag 
Menetensis (a. 1070), Piriacum belegt; vgl. noch in CB fur Peirat: 
Abbas Petras. *Petracum dûrfte vorliegen in Perrex (Ain): in 
agro Poriate, Perroes, Perresc, Perees, Perezt, Pères (seit 
dem 10. }ahrh.). Jedoch sind die Belege nicht ganz durchsichtig; 
vgl. noch im selben Dp. *Le5 Perrets (Ain); *Le Perrat (Ain). Im 
CB Illa Pedraga, mansus im Monronte (913 ungefahr). 

8* 



ii6 

PfiTRO, -onis vgl. PfiTRONius: Peronnas (Ain), belegt seit 1106: 
De Peroniaco, de Paroniaco, Peronai, Perona, Peronaz; 
*Pironac (Char.); vgl. viele Peyron (Drôme), sodafs in diesen zwei 
ON auch ein Appellativum vorliegen kônnte. 

Mit -anum: Peyrins (Drôme) 1050 Payranum, Paîrî 1193 
Pal ri, Payris 12. Jahrh., de Payrano 1247; bei DV Payrano 
(eccl. de) a. 11 19 j. Payra (Aude). 

Patkinius: Patriniacum villa in Burgundia bei DB VUI j. 
Perignat (Ain zweimal); villa Patriniaco in pago Uscarensi a. 885 
(DB K); drei Peyrignat (Dord.) so belegt seit 13. Jahrh. [auch 
Petroniacus ist môglich]; im CL de Padriniaco eccl. 984, de 
Parriniaco; *Peyrinhac (Lot); *Perignac (Char., Char.-Inf.); *Z^ 
Perignat (Puy-de-Dôme). Der letztere ON kommt immer als Petri- 
acensis vicaria (sait 940, 947) im CBai. belegt vor, was o£fenbar 
nicht genûgt Mit -anum: Peyrinha 1381 j. Perignan (Aude). 

Patricius: im CB Patriciacum in vicaria Vertedensi j. Le 
Vert\ *PojTtssac (Corr.); *Paynssa/ ÇLot)\ dann nach D'Arbois S. 342 
Parcimx (Ain) und Percy (Isère); *Perissac (Gir., Char.-Inf.); *Pdy~ 
rissac (Corr.); Pey rusas (H.-Gar.); *Pan'ssieux (Ain); vielleicht auch 
^Parsac (Char.). Mit -anum: Patricianis bei DVj (a. 1070) j. 
Pey rusas, -a ni eu s: *Pirissanges (Puy-de-Dôme). Vgl. noch Par- 
riciacus villa (DB: Carolus Magnus pro monasterio Turon.). 

Patrilius: de Padriliaco in CB j. Pcyrilhac (H.- Vienne); 
*Peyrillac (Dord.); dann in CL Parillieu 1229; Peyrillac (Lot-et- 
Gar.); vgl. auch Peyrilks (Lot). Mit -anum: *PeriUanes (Tarn); 
vgl. noch Parelianum j. vielleicht ChapareiUan nach Marion. 

Petronius: Petronianellum, villa in corn. Agathensi a. 972 
bei DV. Mit -anicus: Parignargues (Gard) Petroniacum 812, 
Patronianicus 898, Pedrognanicus 931, Parinanicae 1108, 
Pairinanicae 1205, Perignargues 1435, Parignargues 1551. 
e- > a wird sich durch den Einflufs des folgenden r erklâren. 

Zu Pariniacus > Parnê (Mayenne) stelle ich "^ Font-de'Par- 
gnans (Dord.), *Pamac (Lot), *Parnans (Drôme). 

281. Cogn. Pardus kommt CIL IX, 1728 etc. vor. Vgl. „in 
villa Pardiaco, in vicaria Brivensi" (a. 917) bei DB IX, Wegen 
der Erhaltung con«dj[ werden Le Pardiacq (B.-Pyr.) und Pardiac 
(Ariège) schwerlich hierher gehôren. Der letzte ON kommt bei 
DB II als Pardinîaci com. vor. Dièse zwei ON liegen auf dem 
gasc Gebiete, deshalb wàre hier nj > y anzunehmen (vgl. R. Gr. I 
§5^2), vgl. noch *Monpardiac (Gers) < *montem Pardiniacum. 
Bei DV5 Pardiniacum in Chronicon eccl. S. Pauli Narbonensis. 
Vgl. Pardinae 1250 j. Pardines (Puy-de-Dôme). Merkwûrdig wârç 
/Vtf^^ai/jtr (Creuse), wenn es sich nach Deloche auf De Pardaniaco 
in CB bezôge. Der moderne ON scheint vielmehr auf ^pratellos 
zurûckzugehen. 

Auch Cogn. Pardalas, Parualus ist belegt CIL VIII , IX, 



"7 

Pardalis III, 2332, Pardâla 3069. ♦Pardalîanum > Pardailhan 
(Hér.), Pardellan 1216, Pardelhanum 1362; *PardaillaniJ)oxd), 

232. DB IV Pastorîacum, hospîtiolum in Cadurcîno terri- 
torio, vielleicht identîsch mit Pasturac (Lot) ; vgl. noch bei Holder II 
Pasturittux (belg. Hennegau), Pasturago (Mailand), vgl. aber auch 
die ON La Pastaune (H.-Gar.), Les Pâtures (Nord), Le Paturier 
(Isère), welche von Âppellativen herruhren. 

288. Paterius, welches auf den chrîstlichen Inschriften vor- 
kommt, wird wohl in *Padirac (Lot) -< Pateriacum vorliegen. 
Andere Beispiele habe ich nicht 

284. Heutiges Payerne (Kanton Vaud) [wîe ist die mund- 
artliche Betonung?] in CV actum de Paterniaco 1014 Paterni- 
acensis prior 1135 in CS, in Arch. dauph. prior de Paternay. 
Ûber ^t^ > y in diesen Gegenden s. R. Gr. I § 436. Im Dp. 
Gironde Padernac\ vgl. noch im Dp. Hérault Villa Padornogo j. 
Gtgean, Holder stellt hierzu sàmtliche sùdfranzôsische Pamac^ ohne 
irgend welche Belege anzufûhren. In Nordfrankreich ist es môglich, 
dafs Pargnyy Pargnay auf dièse Grundiage zurûckgehen. S. bei 
DVj Padernum j. Padern (Aude); im Dp. Hérault Paders < S. 
Michaelis de Padernis 11 56. 

Paternius kommt hâufig vor, s. CIL III und Schulze 192. 

236. Pauciacus von Paucius Schulze 151 wird vorliegen: 
ÎD cultura de Pauziaco, bei DB IX Pauciacum in p. TulL, zwei 
Paussac (Dord.), wofûr der Dict. top. aus dem 13. Jahrh. den Beleg 
Perssac hat, was selbstverstândlich nicht stimmt, aber 1365 
Paussacum. Wegen des z wird *Pauzac (Dord.) nicht hierher- 
gehôren. VgL noch bei DVj Pauchiacum villa (a. 804). 

Mit -anum: Paussant (Gard) de Paussano 1343. 

Hierher vielleicht auch Pociacensis ager 882, Pociagus 
villa ^^2 j. Poussieu (Isère) in CV, aber auch Poccius kommt vor, 
s. Schulze 426. 

286. Auf dem sûdostfranzôsischen Gebiete konnten Paulius 
uad PoLUUS Schulze 424 a zusammenfallen, wâhrend das ûbrige 
provenzalische Gebiet dieselben bekanntlich auseinanderhalten mufs; 
vgl. Pouillon (Landes), belegt in Ro. gasc. Polio, Polion (castrum 
de). Im Dp. Ain haben wir Pouiîlat belegt Polies, Pollia, Poli- 
acum, Polliaz (seit 984); PoUieu (Ain) im 13. Jahrh. Poilliaco, 
Pouillou, Poiliou, Poulieu, Poulieux; Pùuilly (Ain) seit 
10. Jahrh. ad Pulliacum, Pollie, Poullier; auch Pauleux^ Julien 
(Ain) dûrfte hierher gehôren; im Dp. Rhône: Pouiîly in CS 
(10. Jahrh.) Poliacus; vgl. noch in CV terra de Puliaco in p. 
Vienn. (10. Jahrh.). Auf dem provenzalischen Gebiete: Pauliac 
(Hér., Dord. viermal), -Paw/w/ (Puy-de-Dôme) 1250 Paolhac in Sp. 
briv.; *Paulhac (H.-Loire); Pauilhac (Gers) in CM Paulac; Paulhac 
(Cantal) in Sp. briv. Paulhac us, Pauliacus; /^7//^a^»^/ (H.-Loire) ; 



ii8 

im Dp. Char.-Inf. PouiUac^ belegt im CBai. Paolac, Paiolac, 
Paulac II. Jahrh.; dann Pauliacus Monasterium j. S. Semtn 
(Aude); bel DV (Bernardus Pondus de) Paolhaco j. Paulhac (H.- 
Gar.). *Polliacus vielleicht aber in *PoutllaC'Ortgnac (Gironde), 
^Fouliacq (B.-Pyr.). Hierher noch: Campauliac (H.-Gar.) < * camp us 
Pauliacus. 

PoLLio, -onis: Poîlionnay (Rhône), belegt in CS Pollenay, 
PoUonay, Poillenay, Pollioney, auch 1257 Poîllegnay im 
CL; dann Poliénas (Isère) in CGr Polenau, Polinau, Pollenau, 
im Arch. dauph. Polhonaz. 

ON mit -anum: Paultanne (Drôme) 1540 Le Mandament de 
Peolhane;! Paulhan (Gard), 134g Polhano; Paulhan (Hér.), 
Paulianum 881. Von Paulus: ^Poulan-Pouzols (Tarn). 

Paulinius: Poultgnac{J)oxd,\z^çÀ PolignatV?LOM\'\gn2LC 1203; 
PoUgnac (Char.-Inf.) in CBai. Pauliniaco, Paulinac (12. Jahrb.), 
Pmlignac (Char.); vgl. Puliniacum situs in com. Rutenensi (DB XI); 
^Faulagnac (Puy-de-Dôme); Poligny (H.- Alpes), castrum de Polli- 
naco 1271. Mit -anum: *FauIîgnan (Aude); Polignan (H.-Gar.). 
In manchen ON dûrfte Pollinius Schulze 366 zu Grunde liegen; 
vgl. jedoch auch *Polemni-acum. 

237. *Pecci-acum, vgl. bei Longnon Geogr. S. 328 Piciacus 
in La Tourraine, ist nicht selten anzutreffen; *Pessac (Gir.), *Pessat 
(Puy-de-Dôme), *Fessay (H.- Savoie); vgl. noch tenimentum de 
Pissaca (Dord.) und *Pissac (Corr.). 

Mit -anum: Pecianum monast. in Vasconia (DB X); *Pessan 
(Gers); in CGr Peccianus Torridus; vielleicht hierher auch Peti- 
anum villa in com. Petrapertusiensi 888 (DB IX). Ober Pilccius 
s. Schulze 308. 

288. P£RC£NNius CIL IX und Schulze 87 oder Persinus 
Schulze 207 werden vielleicht vorliegen in: Persignat (Puy-de-Dôme), 
jedoch nicht sicher, da dieser ON in Sp. briv. Presinhac 1250 
heifst. Man kônnte auch denken an eine Weiterbildung von 
Precius Schulze 318: *Precinius. 

230. Perpetus cil III und Perpetuus als Cognomen kommt 
hâufig vor. Auf *Perpetiacum lassen schliefsen: Perpeziacum 
in vicaria Uzercensi in CB, vielleicht identisch mit Perpezac (Corr.); 
Perpezat (Puy-de-Dome) in Sp. briv. mehrere Maie Perpezac; 
Perpezac i^oxù^^ belegt einmal Perbessac 1521; vgl. Perpetiacus, 
V. eccl. Aurelian. (DB IX). 

240. Persius cil III, 2743 und II: *Persiacum > Parcieux 
(Ain) im CS De Parciaco, ager Parciacensis 980, Parceu, 
Parcieux, auch Partiaco, de Perciaco, Perceu, Percieu; 
*Parsac (Creuse, Gir.), *Parcey (Jura). Mit -anum: *Parsan (H.-Pyr.); 

* Wic itt dieser Beleg zu beurteilen? 



119 

vgl. noch Farzac (Qiar.) (< Pard-iacum?). Jedoch ist es môglich, 
dafs in einigen *Pakcius ein Primîtivum von Parcilius Schulze 74 
und Parcilia CIL V vorliege : "^Fardllac (Dord.). 

24L G>gn. PfiSTiLLUS ist reichlich belegt, s. Holder II, 1009. 
Hierher dûrfte gehôren: im CC Pestiliago j. Pesiiliac (Lot), dann 
"^Fetillal (Creuse); vgL "^PetilU (Drôme); *Petillan (Pas-de-Calais). 

♦Péstinius VgL CIL X Pestania und Schulze 527 Pestanius: 
Petigny oder Pitîgny (Ain), belegt als Petugnie, Pistignie, 
Pitigny 1198 — 1210; vgl. *Patigny (Savoie). 

242. *Piliacum von Piuus CIL IX und Schulze 456, vor- 
ausgesetzt dafs ï war, wîrd vorliegen: in eccl. S. Pétri de Pelliaco 
in CL; Piliacensis vicaria in Petragorensi p. 947 in „Ex Chronico 
Âdemari Cabanensis" (DB VÎII), zwei Pillac (Dord.), vicaria Pili- 
acensis, Piliacum 1171; Pillac y c®° d'Aubeterre (Char.-Inf.) 1146 
Piliach in CBai. 

Mît -anum: zwei Peilhan (Hér.) Peyanum villa 899, Pili- 
anum villa 896. Der Beleg aus dem Jahre 899 ist mir wegen 
des y unverstândlich. 

*PiLicius: in CM Pellitiana,Pilicianaj. Pellissane (Bouches- 
du-Rbône). 

248. Villa Peciliano, villa in com. Rossil. a. 899, in CC 
de Peceiiago 1032 — 1060 j. Passellac (Aveyron) und in CL 
Paisselay (Rhône), Paisselleis (iioo UDgefâhr), Passiliacus vel 
Pessiliacus villa in agro Tarnantensi (980 ungefâhr) in CS 
gehôren vielleicht zusammen. Ein Primitivum *P£SCius von Pes- 
CBNNius wâre denkbar und dièses wiederum erweitert entweder 
darch -ellus Schulze 80, oder -111 us. 

244. In CS kommt Planciacus vel Plannacus vor, (das 
Verhâltnis dieser zwei Formen ist mir unverstândlich, vielleicht nur 
Verschreibung); in CGr Plancianum, von Marion mit Plainans 
identifiziert, was lautlich nicht geht; vgl. Cognomen Plancianus 
CIL IX. 

246. In ON haben wir Platius CIL IX, 1444 (Platia 
Rufina) und *Plassius vgl. Plassa bei Schulze 366 zu unter- 
scheiden: '*'Platiacum > P/a2;a^ (Dord.) Plazat 1169, Plazaco 
1477; î^ ^ nemus de Plaiseu 12 14 (aber 12 10 nemus illud 
quod didtur li Plaissier de Piniaco); "^Plaizac (Charente). Mit 
-anum: Plaiztans (Drôme) Plazianum 12 16, de Aplaysiano 
1293, de Plasiano 1217. Mit Platius vgl. man auch këltische 
Amtsbezeichnung platio-dannos BJ 64, 43, 67,7 bei Holder IL 

*Plassiacum: sechs Plaissac (Dord.), Le PUyssac 1723, vgl. 
*Plassac (Char.-Inf.).^ Mit -anum: Plaissan (Hérault), Plaxanum 

' In Ro. gasc. castrum Foncii de Mirabel Plessak. 



120 

villa 826, Plaissanum 1171, Pleissan 1626. Vgl. noch Vlessac 
(Char.); Playchac (Lot-et-Gar.).i 

246. Plautiacum von Plauiius, Plautus wird vorlieg^en 
in: „in CSau. cultura de Plauziago in p. Talendensi"; dann de 
Plauciago, mansus Monast Saviniacensi (DBXl); ^Flausat (Puy- 
de-Dôme), 1401 Plozat; vgl. noch Hoider Flauset (Puy-de-Dome). 



247. Polemniacum in ON ist manchmal von Pauliniaca 
nicht zu scheiden. Pblignac (H.-Loire) ist bel DB XII ,,£x chrozi. 
monast S. Pétri Aniciensis als Podemniacum belegt (d wahr- 
scheinlich Schreibfehler); dièses d erscheint mehrere Maie, Podom- 
niaco, Podompniaci etc. Bei DB Polemniacum monast in 
Ducata Burgundiae j. Polignù Hierher vielleicht *Poullogny (Âin) 
(o wûrde sich aus der labialen Nachbarschaft erkiâren). 

Âuf den Inschriften erscheint auch Polemius CIL IX: hierher 
Poleymieux (Rhône) in CS Poleymeu, Poleymieu. In den Be- 
legen erscheint auch hier o, das sich wie oben erklârt: Polomiacus 
villa in agro Tarnantensi (1000 ungefahr), auch Poloniacus ge- 
schrieben [vgl. oben Pouîogny (Ain)]; in CL auch Polamiaco (eccl. 
de) 984, dann Poloimeu, Polomeu 12. Jahrh.; vgl. noch *Po- 
lemie (Lot). 

CIL X PoLBMiNius: *Polminhac (Cantal). 

248. Pompei-acum: in CBr villa Pompeiago; *Pi>mpejac^ 
(Lot-et-Gar.) ; *Pompiac (Gers) jedoch vgl. auch eccl. de Pompiaco 
a. 1250, und CIL XII 460, 3337 Pompius; *Pbmpejac (Gir.). Dann 
hiefs Mas'(VAgmais (Lot-et-Gar.) 585 castrum Pompeiacum. 

PoMPONius: Ponponiat (Dord.) 12. Jahrh. Pomponhac. Hier- 
her wahrscheinlich auch: Pompignac (Gir.) in Ro. gasc. (Bertran 
de) Ponpenac; *Pompignat (Puy-de-Dôme) ; î^ * Pompignac (Cor.); 
*P>mptgnat (Creuse). 

Mit -anum: zwei Pompignan (Gard) Vallis Pompinianae 1384; 
*Pompignane (Hér.); ^Pompignan (Tam-et-Gar.). 

249. Pontiacum liegt folgenden ON zu Gninde: Poncieu 
(Ain); in CBai Ponciac, Pontiac 11. Jahrh. j. unbekannt; in Sp. 
briv. Ponciacus 1250 j. Pionsai (H.-Loire) Pionsat 1294.* Im 



^ "£& kônnte hier auch Appelât, plais, plaissa Hecke, afrz. plaissié, 
plaisseiz, plaissier, nordfranzôsischer ON PUssis vorliegen, s. Kôning 
Nr. 7239, was mir umso wahrscheinlicher erscheint, als man ^Plassus oder 
*Plassius erst mit Miihe aus Plassa erschliefsen mufs. 

* Pompeliagus villa in p. Agenenai a. 680 wâre nach DV) j. Pompejac 
(Lot-et-Gar.). Wie ist, wenn die Identifîzierung richtig ist, dieser Beleg zu 
beurteilen ? 

* Fiir oiA^i in Basse- Auvergne vgl. Dauzat o. c. S. 100 inodiare^ 
Zfiid%a\ conoistrai >> kuy^tré, 

^ i wird ein Gleitelaut zwischen p und o sein, vgl. popula^ pyibnlaè 
s. Dauzat Etudes linguistiques S. 29, obwohl sonst als Gleitelaut w zu erwaiten 
wâre (vgl. ebenda Fufsnote, und im Glossar S. 159 pw3 <^ pontem). — Der 
ON wird auch als Punsat belegt; Hoider identifiziert auch den Beleg bei 
Greg. de Tours mit ihm, was nicht geht. 



121 

Dp. Dord. Pmchat: Punchac 1122, Pounhîac 1178 (unverstândlich), 
Ponchacnm 1360, 

♦FoNTio, onis: (Guil.de) Ponczonatis 1228 in Arch. dauph. 
j. Ponsonas (Isère), in CL 1268 Ponsenas; vgl. viele Fonson, und 
CNîmes Pontio. 

ON mit «anum: in CV Pontiana, Pontianum villa in p. 
Viennensi 902; vgl. damit *Poncin (Ain), ^Pancin (Loire) und ^Les 
Poncins (Savoie) ;i dann ^Pontianae insulae, a. 11 12 in ,,£x histor. 
Pontif. et. com. Engol." (DB XII); ^Ponsan (Gers); Pansas (Drôme) 
locus de Ponsanis 1503. 

PoNTUS dagegen in Pont-acum: Pontacq (B.-Pyr.) Pontacum 
970, Lo cami Pontagues 1429; "^Pontac (Gir.); ^Pontaix (Drôme); 
vgl. Pontonis j. Pontonx (Landes). 

PoNTEius Schulze 366: *Pontejac (Gers); vielleicht auch Pontéac 
(B.-Pyr.) so belegt 1385 und *Poniïac (Lot). 

♦PoNTicius, vgl. PoNTicus CIL VIII, IX, X: *Pontissac (Dord.); 
vgl. bei Grég. Tur. lib. vitae patrum: silvae Ponticiacenses. 

PoNTiNius, Schulze 212 und CIL IX Cogn. Pontina, Pon- 
tignat (Drôme) Pontignas 1650; vgl. Pontigny (Yonne); Pontigné 
(Maine-et-Loire) und im 6. Jahrh. Pontiniacus (dans la partie 
de Beny). 

PoNTiuus CIL II, 3433 und Schulze 212: Les PotUillacs 
(H.- Alpes) 1512 Pontilassi; vgl. noch *Poniaillac (Char.-Inf.) und 
Holder II, 1034. Mit -anum: in Pontiliano, villa in com. Rossil. 
(982) in einer Urkunde des Kônigs Lothar (DB IX). 

260. PopiLius Schulze 216 a: wahrscheinlich in *Pùw}ilieu 
(Ain); vgl. Popiliaco in Vita Donobii j. PoiUé\ Popiliacum in 
p. Cenomanico (in Praeceptum Childeberti bei DB IV); dann bei 
DVj Popilianus villa in comitatu Redensi (a. 989). 

261. *Poppianum von Poppius Schulze 17 liegt in Popian 
(Hér.) Popianum castrum 996 vor. 

262. Porciacum: *Poursac (Char.); Porcieu (Isère) [im Dp. 
Var kann Porcietix nicht -acu enthalten, vielleicht *porcile]; 
♦/'wjjy (H.-Savoie); *-A?«rJû/ (Char.). *jP(?w<7f (Gard) 1780 Pou ssac, 
1380 aber hiefs dièse Ortschaft campus Canonicus > Camp 
[Cànourgue], 

Etwas hâufiger kommen die Belege fur Porcianus vor: 
Poursan (Hér.) Villa Porcianus 960, Castrum de Porsano 1290; 
dann pagus Porcianus, castrum Porteanum j. château Porcien 
(DB VI); Porcianum (DB XXI) j. S. Porçain (Allier); vgl. Pourzin 
(H.-Loire). 

♦PoRCiNius vgl. PoRCiNA Schulze 421: *Poussignac (Lot-et- 



* Puncianum castrum et eccl. (a. 11 19) identifizuTt DVs mit Pieusse 
(Aude), was doch nicht geht. 



122 

Gar., Gir.). -anum: Porcînianam villa in valle Confl. a. 985 in 
einer Epistel des Papstes Johann XV (DB IX), auch in CRouss. 

Mit -an i eus: * Pour songes (H.-Loire); *Pùussange (Creuse); 
^Poussanges (Creuse). Fur dièse zwei letzten und fur Poussy, 
Pùussac kônnte auch Poccius Schulze 426 genûgen. 

268. In villa Postumiaco in com. Uscarensi 885 (DB IX). 
PosTUMius kommt hâufig auf den Inschriften vor, vgl. "^Posthomy 
(Aveyron); dann in CM Postemana villa von *Postumus vielleicht. 

264. Cogn. PoTENS, Potentianus, Potentinus Schulze 525 
sind hâufîg auf den Inschriften zu belegen. '''Potentiacum wird 
vorliegen: in CB (Arcambaldus) Poenzaco 1061 — 1076; Poden- 
ciacum castrum j. Podensac (Gironde), ebenso in Ro. gasc. im 
13. Jahrh. (DBXXI). 

PoTENTiNius: „in Potentiniaco, villa in pago Lemovicino, 
a. 845 (DC Vlïl); vgl. Pouatiçay (Vienne); Pouanci (Eure-et-Loîre, 
Maine-et-Loire). Merkwûrdig wâre Potensac (Gir.), wenn es hierher 
gehôrte. 

266. Primiacum (von Primius CIL III, 5606, XII, Cogn. 
Primus hàufig) s. D'Arbois S. 300 wird vielleicht vorliegen in 
"^Pringy (H.-Savoie); ^Preignac (Gir.). 

Mit -anum: zwei Premian (Hér.) 1235 Purmianum 1135 
(vielleicht *Prumianum, u wegen der labialen Nachbarschaft, vgl. 
nprov. proumié), aber 1182 AUodium de Premian o; in CLer. 
Primianus (irgendwo in der Umgebung von Arles); vielleicht 
^Premin (Isère); ^Preignan (Gers, Corr.,* Tarn). 

Prtmillius, vgl. CIL III Cogn. Pkimilla, Primillus: "^Premllac 
(Dord.); im Dp, Ain Primilîieu^ seit 11 00 als de Prumilliaco, 
Prumilliex, de Prumillieu, de Promilie belegt, in CL terra de 
Prumillia 12. Jahrh.; Promilhac (Aveyron), vielleicht identisch mit 
territorium de Promillaco, a. 1166, in sp. briv. Prumilhac 1293; 
vgl. noch bei DV Primulac (in Narbonais). Vielleicht gehôrt 
hierher auch ParmiUieu (Isère), in CS Palmilleu, Parmilleu, 
in CL Palmîliaco 1150. Mit -anum: *Promilhanes (Lot). 

Auch Primus kommt vor: S. Johannes de Pr imago, parrochia, 
a. 1080 bei DV^. Oder ist vielleicht hier Primius wirklich als 
Zahlwort aufzufassen: vgl. S. Petrus de Octavo j. Uchaud (Gard); 
Octavum vicus im 6. Jahrh. nach Longnon Géogr. S. 202 j. OyHer 
(Isère), was lautlich stimmt, jedoch ist L.*s Erklàrung, gegeben in 
der Fufsnote, wonach -i- aus Octavium wàre, zu verwerfen. Viel- 
leicht auch Promeyrac (H.-Loire), Primeyrac 1288 in Sp. briv.: 
< *primariacum von primarius > premier. Ordinalia kommen 
in ON hâufiger vor: bei DV noch Quatorzanum j. Quaieourze 
(Aude), dann Septimus villa j. Pounserme (Aude). 

* Ûber mj^ >• û siehe Sabersky o. c, S. 83; Dauzat o. c. S. 47, 2". 



123 

256. Priscius cil III kommt hâufig vor: jn CSau. villa de 
Pressaco, auch als Preisago in CBr belegt, scheint hierher zu 
gehôren. Pressiai (Ain) in CS: de Preyssiaco, Prissia, Preissia, 
Pressia belegt; zwei Prechacq (B.-Pyr.) Preciani (nach dem Heraus- 
geber des Wôrterbuches: com. de Cesar), Prexac ii. Jahrh.; *Pre^ 
chac (Landes); im Dp. Dord. zwei Preyssac: 1247 Preichac, Prey- 
sac 1318, Preychacum 14. Jahrh.* 

Mit -a nu m: Preixan (Aude) bei DV7 (Bernardus de) Preis- 
sano, vielieicht identisch mit Pressanum seu Prissanum, cas- 
tellum prope Carcassonam (in Pétri Hist. Albig. DB XIX), auch 
Prexiano geschrieben (854) in DB VIII; Preissan (Aude). Hier- 
her vielieicht (Humbertus de) Prissino j. Presstns (Isère). Dann 
mit -anicus: Priscianicus vicus Lugdunensis, villa super Cala- 
ronam 485 j. S, Didier-sur- Ckalaronne, 

Priscinius vgl. CIL III Cogn. Priscinus: Pressignac (Dord.), 
Prescignac 13. Jahrh.; ^Pressignac (Char.). Vgl. Prisciniacus 
vicus im 6. Jahrh. j. Pressigny (Indre-et-Loire) und Prissiniacus 
bei Holder II, 1046, was vielieicht nur eine Latinisierung ist. 

♦Priscillius vgl. Priscillus III CIL: *Pr^«/^af (Dord.) ; ♦/V^- 
cilly (Vienne). 

Hierher gehôren vielieicht auch *Damepressac (Ardèche) 
< *darna Prisciacus; s. ûber dama = Teil bei Holder I; 
*Trapreyssac (Dord.) <*Trabs Prisciacus. 

267. Privatius CIL III, 5684, Privatianus CIL VIII kommt 
nicht hâufîg vor: Preyvezieu (Ain), wo der Vokal in der einen Silbe 
gegeniiber Privezac (Aveyron) in sp. briv. Privazac 1381, Priva- 
sacum cella Casae-dei monast. (DB XIV) auffâllig ist. Ob hierher 
*Priézac (Corr., Char.) gehôre, weifs ich nicht; vgl. fur den Ausfall 
des ^v^ Avitacum > Aydai (s. oben 43). — Sanctus Privatus 
kommt in der siidfranzôsischen Toponomie hâufig vor. 

258. Proliaco, in vicaria Ambronensi in p. Arvernico in 
com. Telamitensi in CBr; im CL „liberi de Proilleu 1267; 
Prouilleux (Ain) seit 14. Jahrh. belegt; Prmillac (Lot); bei DB XXU 
„apud Prullacum*' „Ex tabulis ceratis a. 1303 — 1304 j. ProuilU 
(Aude), nach DV5 aber ist dieser ON mit Prolianum castrum 
a. 1063 zu identifizieren ; vgl. Preuilly (Indre-et-Loire). 

Mit -anum: S. André-de-Prolian (Hér.) de Proliano 1156 
prior de Prolhano 1323; in CM Prolianum j. Prouillan (Gers); 
dann ebenda Proliana in Com. Arelatensi j. Brouillany (Bonches- 
du -Rhône); dann im Dp. Hérault Prulianum villa 804 und so 
bis 1182 j. Prouille\ vgl. auch Bruliano locus in p. Ruscin. (a. 981) 
DB VIII. 



* Ob hierher auch *Pressac (Vienne) und *Pressy (H.-Savoie) gehôren, 
ist schwer zu entscheiden , da die Belege fehlen und Preccius Schulze 424 
genâgen wnrde. 



124 

Eîn Prolius oder Prulius ist nicht belegt. Man kônnte dièse 
ON auf *Proc(u)lacum, bezw. Proc(u)lanum zurûckfûhren; je- 
doch zeigt die Oberlieferung gar nichts davon; vgl. Les PrcuUHres 
(Sarthe), was ein Appellativum verlangen dûrfte. Proculus kommt 
mit der Synkope sehr oft auf den Inschriften vor: CIL XIV Pkocla 
(achtmal) fur Procula, Proci.ianus, [Pro]cliana. 

259. Probiacum vgl. Cogn. Probus: "^Probiac (Gard). 

♦Probillius vgl. CIL III CogiL Probilla, IX *Pkobilianus: 
de Probilanicas alod. et eccl. (a. 961) im Testamentum Raimundi I 
comitis Rutenensis (DB IX); bei DV^ ebenso Probilanicas a. 960 
und in CC décimas de Prebilangas 1087 — 1107; vgl. Frauiily 
(Marne) < Proviliacus bei Holder II. 

Probatius bei DV IV, CIL III Cogn. Probatus, Probata: 
Provayseu, Proveysiacum in CGr j. Froveyzieux (Isère). 

260. PuGNius vgl. PaGNi CIL XII, 5686, 724 (Gen.) kommt 
hâuiîg vor: Pogniacum, Pounyacum j. Fugny^Chatenod (Savoie) 
in CGr; Pougny {Mtï) belegt seit i25oPugnye, Pounie, Pougnier; 
Poignat (Ain), was aber auch mit ager Podiniacensis verglichen 
werden kann; Pugny (Rhône) in CS Pugniacus, Pugneu 947; 
im Dp. Isère Pugny -ChaUnoâ^ in Arch. daupb. Pugnîaco, P-îeto, 
Puigneto (de, latinisierte Aussprache: Puigné). *Ponhac (Dord.) 
Pognat (Puy-de-Dome); *Pugnag (Gironde). Hier geht Holder II 
von *Puniacos aus und unterscheidet zwischen û und G. Aus 
dem Beispiele aus Dp. Ain sieht man, dafs a' unter palatalem 
Einflusse > u sein kann. Âhnlich dûrfte sich Pugny (Deux-Sevres) 
erklâren lassen. 

261. PusAEUS CIL III 739 Cogn. (û?) oder PoTius Schulze 
216: vielleicht in *Poisey (Ain); Poisteu (Ain) belegt Poisiaco, 
Poysieu; *Poisieux (Ain) dann Le Poisat (Ain) Poizatum 1145 
in CL; vgL bei DB IX „in villa Poisiaco a. 928 in einer Urkunde 
des Comes Hugo v. Prov. Mit -a nu m gehôrt vielleicht in dièse 
Gruppe bei DV^: castrum de Poisano, was aber gegen i\ spricht 

CIL III Cogn. PûsiLLA, auch IX Posilla s. Solmsen, Studien 
zur lat. Lautgeschichte S. 97 : dazu Pouzilkac (Gard) castrum de 
Posilhac 1221, de Posiliaco 1176. 

262. Pusignan (Isère) ist immer als Pusiniacus belegt: im 
DS Pusigniacus, Pusignan, Pusigna, Pusignan im 15. Jahrh.; 
im CL (Guido de) Pusiniaco, (civis Lugd.) 13. Jahrh., einmal in 
Arch. dauph. II Pusinief. Die Suffixentwicklung ist bemerkenswert. 
Es ist ausgeschlossen, dafs das Suffix anus vorliegt, da Pal + anus 
> in. Wir haben uns die Sache wohl auf folgende Weise vor- 
zustellen: iacum > ia (was in unserem Falle auch belegt ist) und 
dann tritt der Suffixtausch ein, was sich wohl daraus erklârt, dafs 
iacum >ia in diesem Dp. selten ist. CIL III Cogn. Pusinnio, 

PUSINIO, PUSINNUS, PUSINNA. 



"5 

Paunac (Lot) belegt Poznac, in CB Puzinacum, wird 
hierher wegen der Verschîedenheit der Vokale (u) nicht gehôren. 
Jedoch beachte man die Vokalverhâltnisse beî Pgsilla und 
Posilla! 

263. PûBLius: Bublane (Ain), villa Publiana» Bublens, 
Bnblan, de Bublana (seit 13. Jahrh.) belegt Jedoch unsicher. 
Vielleicht mit -iacu: ^Publier (H.-Savoie). 

Vlicvy (Ain), seit 1286 als Pluyveu, Pluoix, Pluois belegt. 
Pluvius ist nicbt belegt Vielleicht Publi-acum? 

264. PuRELUUS CIL IX, 2368. Vielleicht hierher Fourillan 
(H..Alpes). 

265. Quatrteux (Ain). Die Gruppe -tr- ist wohl nicht ur- 
sprûngiich, vgl. Quiteriacum bei DB XXII j. Guitry (Eure). Dièse 
zwei ON durfte '*'Questoriacum am besten erklâren. Cogn. 
QuESTOR ist CIL VIU [2554, II] belegt 

266. QuiNTius (auf den Inschriften auch Quinctius ge- 
schrieben) s. auch D'Arbois 156: in CC Quinciago; Quissac 
(Gard) Quintiacum 1274; ^Quissac (Lot); *Çï«>wa^ (Gard) ; Quin- 
ct'eux (Isère) in CGr Quincevum (latinisiertes *Quinceu), Quin- 
ciacum, Quintiacum; *Quincteux (Ain); Quincié (Rhône) im CS 
Quinceyus (latinisiertes Quincey), Quinceu, Quinciacus; 
Qutncieux (Rhône) Quinceu 15. Jahrh.; *Qutnsac (Dord., Gironde) 
[in Ro. gasc Kinsac, Kynsac]; Quincy (H.-Savoie); vgl. noch bei 
DV5 Quenciagum, villa in p. Carcass. a. 981, wo der Vokal auf- 
fallig ist. Ebenda noch Quinciacum locum super Garonnam 
(a. 1 105) j. La, Saheiai, sur la Garonne, entre Salles, & S. Julien 
sur la Garonne. 

Mit -anum: in CM Quintianum mons; dann bei DV2 
Quincianus villa in p. Narbonensi (a. 782); im Dp. Drôme noch 
Quincent (ruisseau) Quinsans 1484, Rivus de Quinsan (1520). 

♦QuiNTENUs: Quintenas (Ardèche) im CV (prior de) Quin- 
tiniaco 1106 — 11 12 belegt, auch ad Quintenas 1095. 

QuiNTiNius Schulze 229: in villa Quintiniaco in p. Uscarensi 
885 (DB IX); Quintiniacum villa in Burgundia in „Ex chronico 
S. Benigni Divionensis" (DB VIII). Mit -anicus: Quintignargues 
1479 (Gard), Quintignanicus 994. 

QuiNTiLius CIL III und Quinctilius beî Schulze 443: *Serre 
de QuintiUan (Aude); mit -anicus: Sainie-^Croix-de-Quintillargues 
1688 (Hér.), Quintilanegues 1146. 

In N-Dekl.: Quintio: Quincion, villa in p. Cadurcino et 
vicaria Casiliacensi j. Quinson (Lot) in CB. Dann Quinsonnas (Isère) 
14. Jahrh. Quinczonas in Arch. dauph. 

QuiNTUS vielleicht in *Qmnian (Lot-et-Gar.). 

267. Quiriacus castrum Vienne 565 (DB II); derselbe ON 
im CL Quirieu 13. Jahrh. j. Quirieu (Isère), ebenso in CS. 



126 

266. jRageaf (Ishre) ist in CS îm 15. Jahrh. als Ragia belegt. 
Es wûrde mit Rabiagum (dans la vicairie de Pay d'Arnac) in CB 
[nach Deloche RaboÛ (Corr.), was nicht stimmt] lautlich stimmen; 
s. Devaux S. 327 flF. Vgl. noch in CS Allô de Raybiaco (1140 
ungefahr). Vgl. aber bei DV^ Ragiatis in Vicariensi a. g 80. 

Rabius ist nicht belegt (vgl. aber bei Scbulze 91 Rabiuus), 
wohl aber Raius CIL II, IX Raia fur Ravius s. Solmsen, Studien 
S. 73. Germ. Ragio Fôrsteman Sp. 1007 kommt fur den ON bei 
DVj in Betracht, genûgt aber fur die ON im Dp. Isère nicht 

269. Ranius Schulze 281: *Ragnac (Dôrd); dann bei DV5 
S. Petrus deRagnacoîn corn. Ruthenico a. 1051 j. Rignac (Aveyron). 
Andere Belege sind in CC Riniacus, Regnaco, Regniaco 1061 
—1065. 

'''Rariacum nur gelegentlich : Reyrieu (Ain) in CS de Rariaco, 
Rayreu, Rariacus villa in agio Parciacensi 980; i?^^a^- (Lozère). 
Mit -anum: */> Reyran (Gir.); *Reyran (Bach, Var). Vgl. nodi 
bei DV5 Rairacus villa (a. 1139). Rakius kommt nicht vor, wohl 
aber Cogn. Rarus CIL X [642]. 

270. Rancé (Ain) ist in CS aïs Ranciacus, Rancies, Ran- 
cey belegt; Ranciai (Puy-de-Dôme) 1250 Ranci'at, Rancia in 
Sp. briv., vgl. *Rancy (Senie-et-Loire). Vielleicht ist zu Grunde zu 
legen *Rantiacum von Rantius Schulze 78 und Ranous 281; 
vgl. Rantillus cil m, 5513. Mit -anum: ^Rançantu (Char. 
Char. Inf.). 

Vgl. ♦Ranïinius: RanU'gny (Oise); Ranteil (Tarn); Ranton 
(Vienne). CIL II, 2825 Ranto. 

271. Rahejac (Hérault) geht mit einem anderen Rabejac im 
selben Dp. vielleicht auf *Rapidiacum zurùck. Rapidius CIL X 
Thomas, der Herausgeber des Dict topogr., bringt aus 1153 einen 
Beleg Riviniacum, was wohl einè schlechte Identifizierung sein 
dûrfte. 

272. Da RbLLius nicht belegt ist, so môchte ich folgende 
ON auf *Reg(u)lacum oder *Reg(u)liacum zurûckfûhren: 
*Rillieux (Ain); jedoch wird Reilieu (Ain) 971 als Religiacum 
belegt, vgl. auch Religiacus villa Monast Insulae Barb. bei DB, 
aber andere Belege sind Relliaco, Rilleu, Rillieu, demnach 
gehôrt es also nicht hierher. Religius ist nicht belegt, vgl. Re- 
GiLius Schulze 444. Rilhac (Corr.) in Sp. briv. Reillac 1206, 
Rialhac 1271, Rilhac; zehn Reillac (Dord.), 1485 Mayn. de 
Relhaco; *Reylac (Gard); * Rilhac (H.-Loire, Lot, Puy-de-Dôme), 
*Reilhagu€i (Cantal, Lot). Vgl. noch bei DB VIU Reliacus villa 
in p. Arciacensi und Riliacus in p. Andegavensi; in CBr noch 
Rilago. 

Mit -anum: Reliana, Reilana j. Reillane (B.-Alp.), in Kar. 
Zeit auch Reglana geschrieben (kônnte also auch ^Regulana von 



127 

Regulus sein);^ Relianeta, Reguaneta, ReUlsmetSi y J^ez7hane/e 
(Drôme) in CM; dann Tenementum de Relhanès 1485 (Dord.) 
< ^Rellianensis. VgL noch Relano villa in com. Rossil. a. 950 
(DB IX). 

278. *Regi-acum, vgl. Regus Holder II, 11 13 und Regius 
Schuize 220, wird vielleicht vorliegen in: *Le Riac (Gard); *Z^ 
Rocher-du^Riac (H.- Alpes). Mit -anum: La Reyanne (Bach, Gard). 
Hier ist nicht ausgeschlossen, dafs obi. -ane vorliege, da ein Dorf, 
das der Bach durchlâuft, Rey heifst. In CM Riannum, Riantium 
(latinisiert Riant), Rianni, Rianz j. Rians (Var); *Réans (Gers). 
Vgl. auch Reius Schuize 215. 

274. Reticius ist reichlich belegt, s. Holder II, 11 78: Redessan 
(Gard) — villa Redeciano in com. Nemausense 909. 

275. Zu Remiciaco super Ligerim (a. 943) bei DB IX wird 
sich vielleicht Rensejac (Dord.) stellen; vgl. noch Remcionacus 
villa Mon. S. Hilarii Pictav. DB IX. Vielleicht gehôren dièse ON 
zum Cogn. Remicius CIL XII, 5686. *Remiciacum, *Remicei- 
acum, *Remicionacum. 

276. RoMANius Schuize 368 ist in ON sehr verbreitet, vgl. 
D'Arbois S. 304: Romagnieu (Ain), belegt seit 1150 aïs eccl. Ro- 
magniaci, Romaniaco, Roman ieux; vgl. ebenda Romankhe 
<C Romaniscas; im CL eccl. de Romanaco 1206; dann Ro- 
man iacus campus a. 557 in Aimoni monachi Floriacensis de gestis 
Francorum (DB II); Romagnm (Isère); Romagnat (Puy-de-Dôme) 
von Longnon, Géogr. S. 510 identifîziert mit Romaniacus campus 
a. 560 bei Greg. de Tours. Im CM Romagnacum in com. Sene- 
censi, welches Guérard fraglich mit Rouanne (B.-Alpes) identifîziert, 
was lautlich nicht geht; *Roumagnac (H -Vienne); *Romanieux 
(Ardèche). 

Mit -anum: de Romaniano, locus in Arare a. 968 in einer 
Urkunde des Kônigs Lothar (DB IX); dann Romagnano in com. 
Bisuldunensi 899 in einer Urkunde Karls des Einfaltigen (DB IX); 
dann in CM Romagnana prope Fluvium Vuelnam, vielleicht 
Romagnac (Bouches-du-Rh.) nach Guèrard. Merkwûrdig ist die 
Doppelform Romanans oder Romanin (Ain), Romaninsi3i3. -ins, 
wenn -anus vorliegt, wâre bekanntlich nur nach einem Palatallaut 
berechtigt 

Es ist zu bemerken, dafs in der sûdfranzôsischen Toponomie 
sehr hâufig Romanus allein vorkommt: Romana villa m com. 
Lugd. 998 (DB XI), vier * Romans (Ain); ''^ Romans (Isère); "^ Roman 
(Gard); Romans (Ain) de Romanis 912; Romas (B.-Pyr.), Arromas 
im 12. Jahrh. (nach gasc. GesetzenI), Romaas 12. Jahrh.; im Dp. 
Drôme viermal, wo aber bei Romans ar. de Valence der âlteste 



* Vgl. in Vîta Vcdasli Rcpuliacum (Holder II) von Rkgulius Schuize 
220. Ldder fehlt die moderne Entsprechung. 



128 

Beleg 908 Romanis ist, spâter aber Rotmanensis, Rotomanum, 
Rotmani 1096. Im Dp. Hautes-Alpes fùnfmal. Die obigea ON 
kônnten daher nur eine Erweiterang mittels -acum, -iacum, 
-ianum von roman us sein. Jedoch wîrd die Archéologie darûber 
zu entscheiden haben. 

Mit -anicus: ^Romaniargtus (Cantal); auch *Ronumge (Jura) 
< ^Romanicus. — 

Intéressant ist Le Romejac (eîn Bach, Gard), weîches 16 14 
Rîeu Mejan < *rivus medianus hiefs; spâter mit -c geschrieben. 
Das war nur dadurch môglich, dafs -n nicht gesprochen wurde. 

277. *Roumiilac (Drôme); in CE Romeliacus in vicaxia 
Barrensî (irgendwo im Dp. Lot); in CL Rumiliaci (prior Petrus), 
Rumilleu, Rumillieu j. RumUly (H.-Savoie); ^Roumaillac (Corr.); 
^Roumaillac (Dord.). Mit der Synkope vielleicht Rotnhîy (Pas-de- 
Calais); *Romblaz (H.-Savoie). 

RoMiuus ist belegt, s. Schulze 368 etc 

278. CIL IX RoMAEUS: *Roumi€ux (Drôme) vielleicht; ^Ro- 
mejac (Dord.) < *Romeiacum. 

279. Der bekannte rôm. EN. Roscius kommt in ON nicht 
hàufig vor: *Roùsac (Char., Ardèche). Roussieux (Drôme) Castnun 
de Rosseu 1266, Rossiacum 1305 und *Rossy (H.-Savoie) sind 
nicht hierher zu ziehen. Vgl. *Rotssonne (Isère). 

*RosCENOs: Roussatac (Avejnron) in CC als Rucenniaco 819 
belegt; *Roucenac (Dord.) Roscenacum 1090, decanatus de Ron- 
cenaco 1143, Rochenac 1143; vgl. noch in CSau. Roisnago 
locus. 

♦RosciLius: Roussillac (Vaucluse). 

*RosciNius: Roussignac (Gard); vgl. Roscinione > RossUlon 
fur die Behandlung se*.. 

Mit -anum vielleicht: *Russan (Gard); *Russargues (Gard). 

280. Roteliat (Ain), belegt 1470 de Roteliaco, verlangt tt. 
RoTiELiDS ist nicht belegt, wohl aber RoiTio CIL XIII, 2104. 

281. Rûssus: *Roussac (H.- Vienne) wird immer in Chron. de 
S. Martial als Rossacum belegt. *Roussac (Dord.); *Roussac (H.- 
Alpes); Roussas (Drôme) 121 1 Rossatz, wahrscheinlîch -atis. 

282. Rodilhan (Gard) Rodi Ianum kônnte vielleicht auf 
*Rûtîl ianum (s. Schulze RQiïLius) beruhen; vgl. noch *Ztfx Ro^ 
aillions (Allier); *Rodeiikac (Var) spricht gegen die Lange von i. 
Bei DV2 Rutilianus villa in suburbio Nemausensi a. 813; bei 
DViv Rutillans (château aux environs de Tabbaye de Lézat); im 
CM Rutillagus 1062, welche ON wegen des Mangels an modemen 
£ntsprechungen nicht zu beurteilen sind. 

283. Rubiacum ist ziemlich hâufig anzutreffen: Roubiac 
(Hér.); zwei Rohiac ifidiid) de Robiaco 1119; Roubia {h}id€) kann 



129 

auch -anum enthalten; beî DV^ noch Rubiacum abbatia a. 901; 
Rougéac (H.-Loîre) bei Longnon II Rubiacus^ vgl. Rougé (Loire- 
Inf.); zwei *Rougeai (Ain); hierher vielleicht auch im CBr in parr. 
Arvemico, in vicaria Brivatensi, in villa cui vocabulum est Roiaco. 
Mit -anum: Rubiano, villa in p. Rossil. 981 ; Rubianus 
ager j. Roubian (Bouches-du-Rhône) [Kar.]. 

RuBBNUS vgl RuB£Nius Schuize 220 dann Rubennius, Rubena 
CIL H 4402 : *Rouvenac (Aude). 

RuBiNius: Rotwignac {GdLïd) 1430 Rovignaco; im Dp. Hérault 
Yiev Rouzn'gnaCt belegt villa Rubia, in villa Roviniaco vel Lumi- 
gnago, de Ruviaco vel Remugnaco 987, Robianum 996. 
Das Verhâltnis dieser Belege ist nicht klar. Lumignaco, Re- 
mugnaco dûrften vielleicht falsche Lesungen sein. Rubia, Ru- 
viaco beziehen sich vielleicht auf Roubiac im selben Dp. Jedoch 
mufs darûber der Lokal-Geschichtschreiber entscheiden. 

RuBELLius CIL IV, 842, X, vgl. aber auch CIL III, 6017, 12. 
13 RoBiLius: *Rouvillac (Drôme); Mas-Rouvillac (Gard) heifst 895 
merkwûrdigerweise „in terminium deUbilionicas, in valle Anagia, 
in hune comitatum Nemausense'S 1551 Roubillargues; ebenso 
merkwûrdig ist Roubtllac (Gard): Rovinanague 1203, Rouvillac 
1824. Hier hat wahrscheinlich der Herausgeber Belege, welche 
sich auf verschiedene ON beziehen dûrften, zusammengeworfen. 
Bei DB5 Rovilianicae a. 966. Mit -a se us vielleicht: *Le Mouîlin' 
Revillasc (H.-Alpes). 

N-Dekl. *Le Roubion (Flufs beî Montelimar), dann *Robians 
(Vauduse), *Robion (Basses-Alpes, AIpes-Mar.). 

RûBius, welches bei Schuize S. 424 mit û angegeben ist, ist 
vielleicht eine echt lateinische Entsprechung des RuFius. Unsere 
ON veriangen entweder û oder o. Auch Rubbius ist belegt s. 
Schuize a. a. O. 

284. Zu den Ausfûhrungen von D*Arbois S. 307 ûber Ruf- 
fiacum fûge ich noch folgendes hinzu: Roiffieu (Ardèche) in CV 
eccl. S. Martini de Rufiaco 11 06 — 1112; zwei Ru/fieu (Ain) seit 
12. Jahrh. belegt: Rufiacum, de Ruffiaco, eccl. Ruffiaci, Ro- 
phiou; im CC Roffiaco, Rufiaco j. Ro/fiac (Cantal); Roffiat 
(Loire -Inf.); Rouffiac (Cantal, Aude, Charente [im CBai. Rofiac, 
Rofiaco villa], Charente-Inf., H.-Gar., Lot); im Dp. Dord. sechs 
Raufiac\ dazu noch (Hérault) Ruffas, Rufiacum m 8, Rofiacum 
II 18, wo der Schwund des \ auffâllig ist; Rouffiac (Aveyron) ist 
bei DV Rufiniacum, curtis in p. Rutenico a. 937 belegt (gasc. 
Gebiet, vgl. 185). 

RuFiNius Schuize 221: Rofiniacum in vicaria Rarrensi in 
CB j. Roufignac (Lot); im Dp. Dord. fûnf Rou/fignaCy belegt seit 
1335 î Roufignac (Corr., H.-Vienne, Char., Char.-Inf.). 

RuFiLius Schuize 123: Roufiîhac l^ï), -anicus: Rouffillange. 

Mit -anum: vgl. Rufiana itrbs Nemetum bei Ptoiom. (DB I). 

BeOieft s. Zeitachr. f. rom. Phil. II. o 



I30 

RuFFUS als Vorname ist aach im Mîttelalter beliebt (s. dnige 
im CSai. II). Aile dièse EN kommen aach massenhaft vor. Ru- 
FiNUS Cogn. CIL m, III, 5661 RuPiNrus, Rufilla CIL III, 815, 51 24* 

285. RuNius kommt CIL XII, 5102 vor, & Schulze 368: im 
CSau. cultura de Runîaco in vicaria Ucionensi; *Rognac (Dord.), 
*Rougnac (Char.), "^Rogna (Jura); Rognac ^AjAxf^ 1443 Runhac 
im Sp. briv., ^Roignais (Savoie); vgl. auch bei Holder II, 1247 
Runiacum j. S. Josse (Pas-de-Cal). Rognac (Bouches-du-Rhône) 
< Roniacus bei LU. *Rognonas (Bouches -du -Rhône) < *Rû- 
nibnacum. VgL auch RoMius Schulze 132 und Fôrstemann 
Sp. 1062. 

286. Sahazan (Gers), dann Ceùazan (Hér.) Zebezan 859, de 
Sabaza iioi, Sabazan 1625 sind lautiich sicher identisch; vgl. 
noch dazu Sabacianicus im CM nach Guérard yieWeidtii Z^ Saoan 
(Vaucluse), was iautlich nicht stimmt; dann Sabazac 1267, Saba- 
ziacum, Cebaziacum j. Cebazai (Puy-de-Dôme) im Sp. briv. 
Sabbatius ist belegt Sabbatia CIL III suppl. Nr. 9588 (Salona), 
Sabbatius, Mann der Vigilantia, Schwester des Kaisers Jostinus L; 
CIL V, 8120 drei Sabbatius, was ganz gui pafst. 

287. Sabinius Schulze 222 etc. kommt in ON mit -acum 
sehr hâufig vor. Ich habe wenige Beispiele fur -anum. Savigneux 
(Ain) gehôrt nicht hierher, da es als Sarbiniacum, Salviniacum 
belegt ist, daneben auch Savigniacum, Savigne, Savignieu; 
Savigny (Rhône), bei D*Achery Spec. tV, p. iio Saviniacas 
(10. Jahrh.), dafûr in CS auch einmal Sapiniacensis, was nnr 
eine Latinisierung sein dûrfte. Savignac (Aveyron) kommt in CC 
als Selvaniaco belegt vor. Zwei Savignac (Hér.), drei Savignac 
im Dp. Dord., vier Sévignac (im Dp. Basses-Pyr.) 1270 Sevignag, 
Savinhacum 1286; vgl. bei DV noch Seviniacum in Pago 
Rutenico a. 934, dann noch in Ro. gasc. (Amandinus de) Savin- 
gnac. Sauvagnac (Gard), welches der modernen Form gemâfs 
auf *Silvaniacum zurûckgeht, erscheint einmal aïs Savagnac 
belegt; umgekehrt Savagnac (Hérault) erscheint in der Karte von 
Cassini als Sauvagnac; vgl. Savanac (Dord.). £s ist viel wahr- 
scheinlicher, dafs dièse letzten ON auf *Silvaniacum zurûckgehen. 
Bei DVj noch Saviniagus villa in p. Elesano a. 680 j. Savignac^ 
Laussonne (Gers); bei DV5 Sabiniagum sîve Mairacum, villa in 
p. Carcassonensi j. Mairac (Aude). Im Dp. Loire zwei Savigneux^ 
in Sp. briv. Savinhacus 1381; s. noch das Verzeichnis bei Holder 
n, 1381. 

Mit -anum: Savinianis villare eccl. Narbon. (a. 884) bei 
DB IX; mit -anicus: Saviniangae, vill eccl. S. Marcelli CabiL 
Hierher wird nicht gehôren: Savignargues (Gard) Salvananegue 
1138, Savinanicis 1156, Salvananicis 1175- Bei DV5 Savi- 
nianus villare in pair. Redensi, a. 883 j. Savignac (Ariège); vgl 
auch den Beleg bei DB. 



Ï3I 

288. Qyeeriai (Ain), belegt Saisiriacum, Seysiriaci, Say- 
siria, Cesiria; *Le Ceyzeriat (Ain); Ceysirieu (Ain), ebenso de 
Saisiriaco, Sesiriaco, Ceserîeux belegt (seit I2.jahrh.) werden 
vielleicht auf *Sacer-iacam von Cogn. SaC£R zurûckgehen. 

280. Dunkel ist Salagnac (Creuse), welches im CB als Sela- 
banac erscheint, lautlich aber damit nicht zu vereinigen ist Im 
13. Jahrh. Salanhacum (DBXXI). Im CB erscheint noch Selania- 
cum in vicaria de Juliaco; vgl. noch bei DB VIII in Salanaco, villa 
Monast S. Audochii Augustod. (a. 859). In Chron. de S. Martial 
anch Salanac fur Salagnac (Creuse), also Selabunac vielleicht 
Verschreibung. Im CC erscheint Solanac 1087 — 1107, von 
Guérard mit Sinhalac (Aveyron) identifiziert; vgl. noch im CBr. 
Solaniaco, was sich vielleicht auf den ON im Dp. Creuse beziehen 
kônnte.1 Wenn die Identifîzierung von Guérard richtig sein 
sollte, so wûrde der heutige ON an conucula>- kulj^na® in 
Vinzelles, und coloigni im alyon. erinnern. Salanius ist belegt: 
Schulze 369, Salakus bei Ovid, ex Ponto 2, 5. i. 

200. Sanctius (zusammengefallen mit Sancius; vgl. Holder 
II, 1348; Santius CIL XIII, 6607; vgl. noch Sentius und Sintius) 
kommt auch hâufig vor: im CL eccl. de Sanciaco 984; *Le Sancey 
(Ain); Sanciat (Ain) de Sanciaco 1271; Sansac (Cantal) im CC 
Sanciago; * Sansac (H.-Loire); vielleicht auch *Stnsac (Dord.); 
s. noch Holder II, 1348. 

Mit -anum: Sansan (Gers), vielleicht identisch mit S an ci an i s 
in CC und Santianus in CRousill.; bei DB VIII Santiane villula 
in com. Scutingensi (a. 846). 

♦Sanctinius oder Senïinius Schulze 228: *Saintignac (Avey- 
ron); in CBr in cultura de Sentinago; in CSau. Terra de San- 
tiniac; vgl. bei Holder II Saini-Igny (Rhône). 

'^'Sanctilius oder Sentilius Schulze 229: Santilliacus villa 
in agro Gofîacensi (a. 1000 circa). 

Fur Senienac (Ariège) hat Holder II Senti niacus, was nicht 
ganz geht; vgl. *Santenay (Ain). Sentennus ist belegt 

291. Sedeilhac (H.-Gar.) und Sadillac (Dord.), belegt 1363 
Sadelhac, Sedalhacum, Sedilhac im 16. Jahrh. gehôren hôchst 
wahrscheinlich zusammen. Hierher vielleicht auch Sitilianus villa 
in com. Avenion. (a. 896) in einer Urkunde des KÔnigs Ludwig 
von Provence (DB IX). CIL X Satilius (zweimal), vgl. CIL IX 
Satellius; auch Setilius ist belegt, s. Schulze 458. Die Ab- 
schwâchung des a im Anlaut zu e kommt hâufig vor; deshalb ist 
eine sichere £ntscheidung nicht môglich. 

292. In CLant kommt (Gérard de) S a ci a g vor; dann Saci- 
acum im CGr; ^Sassac (H.-Loire). Zu unterscheiden wâre Satiag 



^ Man kônnte hier an eine Ableitung von sol anum (vou solum) denken; 
Tgl. Solanum in pago Tolozano j. Sou/a (Ariège); vgl. solarium (IID); 
aber auch Solanius ist belegt, Schulze 371. 

9» 



«32 

im CBr, vîelleicht identisch mit Sézac (Corr.). Auf den Inschriften 
kommen vor: CIL VIII Sattils, vgl. noch VIII SATTONnrs, Cog:n. 
Satia CIL VIII [9097]; vgl. Scbulze 224, daneben auch mit einem 
t: Satia cil X, vgl. Saïus III, 5465, Sato VIIL 

*Sattilius vgl. Sattellia Schulze 225: Satilliacus saperîor 
996 j. Satiiieu (Ardèche) im CV, vgl. noch Satiniangnm im COr. 

*Satto -onis, vgl. Saitonius: *Saionay (Ain) belegt de 
Satenay (seit 12. Jahrh.), vgl. noch *Soihonqy (Ain). 

208. Cogn. Satyrus kommt auf den Inschriften hâufig vor. 
Sadirac (Gir., Dord., zweimal im Dp. Gir.» B.-Pyr. ii.JahrL). In 
ce in vicaria Saddiraco in p. Caturcino im 11. Jahrh.; hierher 
auch Ceyras (Hérault) villa fîscus Saturatis 804 — 820, Ceiracum 
1029, Sedratis (DV^), Seirac, Seiras 1008, wo aiso sehr frùhe 
Synkope vorliegen dûrfte; vgl. bei Holder Saturiacus villa (a. 673) 
j. Sarry (Marne). 

Mit -anum: Saduran (Gard zweimal) 1254 de Sadoîrano» 
rector eccl. de Sadoirano. Merkwûrdig ist Saturargtus (Hérault), 
vielleicht ist eine Beeinflussung von Satyrus môglich. Die Belege 
sind ûbrigens sehr unklar: S. Sesteiranegues 1157» Scurdu- 
rengues 1226, de Saturanicis 1538, Santurargues 1684, aber 
1440 ganz korrekt villa de Saduranicis. Hier dûrfte es sich 
wiederum um Belege verschiedener ON handeln, die der Heraus- 
geber zusammengeworfen hat 

Mit -uscus vielleicht: *Sadroc (Dord.). 

204. DB IX hat „villam scilicet quae vocatur Saxiacum in 
comitatu Deensi*' in einer Urkunde des Kônigs Ludwig von Pro- 
vence; dann bei DB XIX Saxiacum castrum in Carcass. j. Saissac 
(Aude); Saissac (Lot) bei DV5 Saxiacum monasterium; dann 
S. Benoit' de 'Ces sieu, 859 Saxiaco im Cde Ainay (vgl. Philipon 
R. C. XX, 293); Sayssac oder Sayssaco 1250 j. CJrj/Jwr (H.-Loire); 
hierher wahrscheinlich auch Saisac 1253 j. Gssac (H.-Loire) in 
Sp. briv., dann Seyssagueto (de) 1466 j. Çeyssaguet (H.-Loire). 

Mit -anum vielleicht: Saissins (Isère) in Doc. inéd. II apud 
Saisinum. 

Saxius ist belegt: CIL III, 5414, Saxia, IX. Auch Sassius 
Schulze 369 wâre lautlich môglich. 

205. Sempronius kommt nur in einem Beispiele vor. Sem- 
prugnanum in CGr, von Manon (mit Fragezeichen) identifîzîert 
mit Savaumon (H.-Alpes), was lautlich nicht geht. Vielleicht hierher 
auch Samprinianum (a. 966) bei DV5. 

206. Serenius Schulze 229 ist auch hâufig anzutreâen: in 
CB „in allio loco . . . Serenîaco" 896; *&rjjf»w (Lot-et-Gar., 
Tam-et-Gar., Gard, Lot), vgl. *Serenac (Tarn). 

Mit -anum: zwei Serignan (Hérault) Surignanus villa 990 
(wahrscheinlich verschrieben) , spâter Sirignanum und Serinha 



X33 

1368; ^Berrt'di'-'Sêrignan (Drôme) in Serinham 1489; *Serignan 
(Vaucluse). 

£s scheint auch hier die Synkope vorzukommen: im CC 
Serniaco, Serniag, Serniago loio — 1053; ^Bégude-de-Semhac 
(Gard); Semhac (Gard) Sarnacum 1169, eccl. de Sarnhiaco 1386; 
*Sargnac (Char., Creuse); Les Sarniacs (Char.), Sarniat (H. -Loire) 
im CBr Sirnaa Man beachte jedoch auch Cernius Schuize 271 
und Saknius Schuize 224. 

297. Skrius Schuize 229 oder Cerius Schuize 271: *Sérac 
(Lot-et-Gar.), *Seyrac (H.-Gar.) im CC ecd. de Serraco 11. bis 
1 2. Jahrh. (wahrscheinlich mit serrum in Zusammenhang gebracht) ; 
Ceyras (Gard) Seyracum 1384. Auch Sarius Schuize 224 wàre 
nicht ausgeschlossen. 

Mit -anicus: Saint' Jean- de -Ceirargius (Gard) Seyranegues 
1237, de Seyranicis 1295. Vgl. Serio (n) j. eln Ciron (Neben- 
flufs der Gar.), zwei Cerons O. (Gir.) bei Holder II. 

208. Secundius kommt in einigen ON vor: Segonciacum 
in vicaria Exandonensi j. Segonzac (Lot); dann Segonciacus par- 
rochia prope Alpes (a. 812) in einer Urkunde Karls des Kahlen; 
vgl. auch Segontiacus villa Monast« S. Eugendi bei DB VIII, 
was lauter Latinisierungen von ndj > nz wâren. ^Segonzac (Dord); 
im Dp. Aveyron im CC Segonziaco; Segunzac 1247 j. Segomai 
(Puy-de-Dôme) im Sp. briv., z zeigt, dafs hier Segontius (vgl. 
D'Arbois, Les noms gaulois, S. 80) nicht vorliegen kann. Hierher 
wahrscheinlich auch ^Segougnac (Lot-et-Gar.), vgl. Verecundiacum. 
S. noch das Verzeichnis bei Holder II, 1426. 

Mit -anum: „villam Secundianum in valle confl. (a. 985)'' 
bei DBIX. 

290. Severus kommt in ON mit -acum, -iacum und 
-anum sehr hâufig vor. Im CL: Sivreu, Sivreuz, Sivriaco, 
Sivrieu (11. — 12. Jahrh.); CwriVi^r (Ain) de Sivriaco 984, *Cevraz 
(Ain). Chevalier identifiziert de Sivriaco (1080? — 1075) im CV 
mit Surieu (Isère), vgl. dazu noch die Formen Seureu, Siureu, 
Suireu bei Devaux 165; im Dp. Jura Civriat^ im CS Civria belegt 
In CBr in patria Arvemica, in vicaria Nonatense, in villa Severiaco; 
DB XI Sivriacum, castrum in Aquitania. *Geurac (Lot), *Sieurac 
(Gers, Tarn); *Sieuras (Ardèche, H.-Gar.). Im Dp. Dord. sechsmal 
*Storac; *Siorac (Char.-Inf.), im Dp. Lot noch zwei Cieurac\ vgl. 
noch bei DB V Sibriacus pagus. Das sind lauter synkopierte 
Beispiele. Es gibt auch ON, wo keine Synkope vorkommt: Severac 
(Gard), 1174 (G. de) Seveiraco; Severac (Aveyron) im CC Severi- 
acensis, Severiago; Sevirac (Hér.) locus de Seveniacho 127 1 
(verschrieben?) Severac in der Karte von Cassini; dann in Puy-de- 
Dôme Gverac; im Dp. H.-Loire Cweyrac (zweimal) im Sp. briv. 
Civayrac 1552; im Dp. Lozère ebenso Cweyrac^ * Civérac (Puy-de' 
Dôme). Hierher vielleicht mit vortonischer Synkope Cyourat 1401 
j. Surat (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. 



Ï34 

Mit -anum: Siverana villa in com. Empur. (a. 981) bei 
DB IX uûd Siurana castrum Hispaniae montanis bei DB XII. 

Wie musca > mouicho, mouisso so Severasca >• JLa 
Severaùse (Bach, H.- Alpes), belegt ^inter doas Severiascas" 1148, 
Severaista flumen 1178, Severayssa 1373, Severaychia 1393; 
im selben Dp. noch La Severaùsette\ vgl. noch das Verzeichnis bel 
Holder II, 1531. 

800. Sbxtiacum ist ziemlich hâufîg (zusàmmengefallen mît 
Cesti-acum und Cessi-acum von Cbstius und Cbssius). Zwei 
Seyssac (Dord.) Saichac 1346; vgl. auch Saxiacum nnd Siscî- 
acum (II B). Nach D'Arbois S. 320 wahrscheînlich auch Cessieiâ 
(Isère); Holder II, 1534 bringt noch ♦Cîrjj^y (Doubs); *Cesstai {kxvk^ 
Jura); *Sextia (Bouches-du-Rhône). 

Mit -anum vielleicht: *Sassan (Gers). 

Der âlteste Beieg fur *Sextiacum ist wahncheînlich bei 
Longnon Géogr. au VP S. 600 Sexciacus vicus vei domus cum 
eccl. belegt bei Gregor von Tours. 

Sextinius, vgl. QL III [4459] Cogn. Sbxtina: „in villa quae 
didtur Sestiniaco" im CBr, im CSau. Sestinac locus, wahr- 
scheinlich identisch mit Sestinhac 1274 j. zerstôrt im Dp. Puy- 
de-Dôme (8p. briv,). 

SOI. SiGNius CIL III: Segny (Ain), wofur auch Sknius 
Schulze 228 môglich ist. Sannat (Corr.) identifiziert Deloche mit 
Signacus, was merkwûrdig ist (nn ist im Alyon. manchmal Be- 
zeichnung fur ïi; ob das hier der Fall ist, ist schwer zu entscheiden, 
da wir die mundartliche Aussprache nicht kennen). Mit -anum: 
zwei Signan (Gard), Garica Signanese 916, Vallis Sinnani 
13. Jahrh. 

802. Auf dem sûdostfranzôsischen Gebiete sind SiLVius, Ser- 
vius, Salvius zusàmmengefallen. Cervius von S&rvius kann man 
unmôglich unterscheiden. Endlich ist nicht sicher, ob wir in 
Sergeac (Dord.) de Sergiaco 1053; *^^®î Sargtac (Dord.); dann 
Sergy (Ain) de Sergiaco, 11 10 Sersie, Sergier, Sergie; dann 
*Sorgieu (Ain); in CDomb. Sargieu (villa de), auch villa de Sarzis: 
^Serviacum oder *Sergiacum zu suchen haben. 

Skkvius oder Cekvius: mit -anum: Servian (Hér.) castrum 
de Cerviano 1065; *La Serviannt (Bouches-du-Rhône); *Sarvian 
(Savoie) (auch s= Silvianum môglich). 

Servilius cil IX: *Servillai (Ain), *Servetllac (Dord.). 

Servatius, vgl. Servatus cil III, dann auch Servatius 
Lupus, der bekannte Gelehrte im Mittelalter: *Servtsey (Ain). Mit 
-anum: *Servezanne (Gard); ^Sarbazan (Landes); vgl. Servationum, 
in Vivariensi a. 950 bei DV2. 

*S£RVicius: *Servissac (H.-Loire). 

Weiter kommt der Zusammenfall von SiLvius Schulze 37 1 imd 
Salvius Schulze 93 in Betracht: vgl. silva>saube, sauva. 



135 

S1I.VANUS kommt ziemlich hâufig vor: *Salban (Lot*eUGar.), Sahan 
(Hér.); Les Sauvant (Gard); Mas-dt-^SauDan (Gard), Sauvan (Drome), 
Sàuvane (Drôme) Salvana 1540; S, Sauvant (Char-Inf.). *Sllva- 
nicirs >- Salvangis colonia (nach 1032) im CS. — Silvanacam 
vrahrscheinlich in *Servanac (Tam-et-Gar.). Viel verbreiteter ist 
*8ilvani-acus: eccl. de Sylvaniaco 984 im CL; La Tour^de- 
Sahagny (Rhône) im CS Salvaniacus, Salviniacus belegt; Sol' 
vagnac (Hér.) seit 1 6. Jahrh. belegt ; *Salvantac (Cantal) ; *Servagnat 
(Jura); *Sauvagnai (Lot-et-Gar.) ; Sauvagnac (H.-Gar.); ^Sauvanjac 
(Char.); *Saubagnac (Landes) in Ro. gasc. Saubanac; ^Saubagnac 
(H.-Pyr.); *Le Saubagnac (B.-P)t.); vgi. noch bei DVj Selvani- 
acnm villa in parr. Rutenico (a. 819); Sauvagnat (Puy*de-Dôme) 
Salvagnac 1250 in Sp. briv. 

Mit -anum: *Sauvagnan (Arîège), *Sùuhaignan (Gers); ^Sa/zn- 
gnanne (Tarn), dazu vgl. Salvinius Schulze 93. 

SiLViNius Schulze 393: vielleicht Servignat'(km\ de Servignie, 
de Servigniaco, Servignia, Servigniat (seit 13. Jahrh.); bei 
DB IX Silviniacus, villa in p. Cabilon (a. 890). Mit -anicus: 
im CBr Silvignanicus in p. Arvernico, in com. Brivat; bei DV^ 
Silvinianicus, villa in parr. Nemausensi (a. 819). Im Dp. Gard 
Souvtgnargues^ Silvagnanicus J031, Salviananegues 1125, Sal- 
vagn argues 1435 gehôrt zu Silvanius. 

Salviacum oder Silviacum: *Sa/vtac (Lot); *Sauviac (Gers, 
Gir.); Sauviac (Hérault) [die Belege 813 locus de Salignacio et 
Salignanello dûrften nicht auf diesen ON Bezug haben]; Sauviat 
(Puy-de-Dôme) 1401 Salviat in Sp. briv.; *La Sàugiat (Jura); 
Sauviat (H.- Vienne). Andere Beispiele siehe bei D'Arbois S. 3 1 2. 
Mit -anum: Sauvtan (Hér.) de Salviano 1070; vgl. noch 
(probi homines de) Saubion in Ro. gasc j. Saubion (Landes) < 
♦Salvîone. 

*Salventius: Salvenciacum in CM j. Sauvensa (Aveyron); 
-anicus: *Sauvessang€s (Puy-de-Dôme). 
♦SALViaus: *Sàubissan (H.-Pyr.). 

808. Cognomen Simius QL in oder Similius Schulze 232: 
*Semtllac (Char.-Inf.) ; *Semetilan] vgl. Similiacum bei DB XIL 

804. SiMius CIL m, 2315: Les Simt'ans (zweimal, Gard), 
Simiane (Bouches-du-Rhône) in CM Simiana; ChamP'Simian (H.- 
Alpes) wird merkwfirdigerweise 1526 campus Symeandi belegt; 
deshalb nicht sicher, ob hierher zu ziehen. 

805. Socius Schulze 233, vgl. CIL X SoaLiA: Soucieux 
(Rhône), belegt im CS Sociacus, Soceu, Socieu; *Soussac {^\x^\ 
^Soucia (Jura, Ain). Hierher wird nicht Souzy (Rhône) gehôren, 
obwohl es als Suciacus in CS belegt ist (auch S. Stephanus de 
Sauczy). Soussai (Puy-de-Dôme), vielleicht identisch mit Sociacus 
villa (a. 1252) in Sp. briv. 

Mit -anum: *Soussans (Gir.). 



136 

« 

806. Neben Sollemnius s. D'Arbois 328, welcher in Solem- 
niacensis ager j. Soiignac {H.-Loîre); Solignac (H.- Vienne) în 
Cronicon de S. Martial immer alsSolemniacensis belegt, schefnen 
einige ON ♦Solk(o)mius zu fordem: *Souioumiac (Hér.); SoUyfnieu 
(Isère) im CS Soloymeu; im Arch. dauph. II de Solomef j- 
Solomteu (Isère). In Doc. inéd. relat. au Daup. erscheint (Raj- 
mundus de) Sollempniaco 1288. Es wâre intéressant zu wissen, 
ob sich das auf die ON im Dp. Isère beziehe. In CL Solomi- 
acum; Solomiat {hin) apud Solomiacum, Solomia 1145; *So/ey- 
mieux (Loire); *Solomtac (Gers, Tarn-et-Gar.). Hierher vielleîcht 
auch: Solminhac (Dord.) eccl. de Sol m in bac 1457, dann Solvi- 
nhac 147 1 < *Solominiacum; vgl. (P. G.) de Solomnac. Viel- 
leicht ist doch an mn| > m\ zu denken; vgl. aber auch Polkm- 
Nius und POLEMIUS. 

807. SoRNius CIL X: *Sourniac (Cantal); ^Saurgnac (Dord.), 
dann vielleîcht auch *Sornac (Corr.). Jedoch fehlen die urkund- 
lichen Belege. Vielleîcht auch Saturni-acum? 

808. Auf ein Sophroni-acum geht vielleicht *Sou/rignac 
(Char., Dord.) zurùck. CIL IX Cogn. Sophron. 

800. Fur Statius Schulze 37 habe ich aus DVj Statianum 
villa in Narbonensi (a. 862). 

810. Super lUS kommt in ON mit -acum und -anum hâufig 
vor: Sâperiacum: ^Souberac (Char.); Soubirac (Dord.); vgl. noch 
*Superiat (Ain). 

Besonders hâufîg in ON mit -anùm: vier *Souheyran (Gard, 
zweimal H.-Alpes); *Souhiran (Gers, zwei Landes); *Soubeyran oder 
^Souheyras {^hx) seit 1168; Soubeyran (Drôme), Sobeyra, Sobey- 
rana 13. Jahrh. Im CB Superiana villa in p. Caturcino prope 
villam Fanum 860; dann *La Soubeyranne (zweimal Gard, Ardèche). 
Auch mit der Synkope: *Soubran (Char.-lnf.) , *Z^ Rocher^Soubran 
(Drôme), *Subrane (Dord.). Superius ist belegt, obwohl eine Ab- 
leitung von super nicht ausgeschlossen ist 

811. SuKTius Schulze 235 im CBri. Sorciacus in p. Briva- 
tensi, in vicaria Nonatensi, vielleicht identisch mit Soursac (Corr.). 
Deloche môchte diesen ON mit Sulciacum im CB identiiîzieren, 
was nicht sicher ist, da in diesem Dp. 1^ nicht > r. Dagegen 
Sourzac (Dord.) Petrus de Sorziaco 1080; Sourzy (Rhône), dann 
bei DVj S or sa t eccl. in Tolozano j. Sorgeai dûrften nicht hierher 
gehôren, sondem vielleicht Surdi-acum von Surdus Schulze 240 
darstellen. 

Vgl. noch Sortiliano, villaris S. Aniani Mon. (a. 899) bei 

DB IX < ♦SURTILIUS. 

812. CIL X, 5970 Tallentius: nur ein Beispiel: Talenti- 
acus villa in agro Monte Aureacensi 1002 im CS; hierher wahr- 



137 

scheînlich auch Talancieux (Ardèche) c°° d'Anonnay; vgl. in Nord- 
frankreich Talensac (lUe-et-Vilaine). 

818. Âuf dem sûdostfranzôsischen Gebiete sind TûRius 
(Georges) und Taukius zusammengefallen. Tauriacum liegt vor: 
in Tauriac (Tarn-et-Gar.) im CC Tauriaco; im CC Tauriacus j. 
Tauriac (Lot) und (Aveyron). In Thoiria (Ain), vgl. im selben Dp. 
TTiotre, belegt de Toria, de Tauria, de Thoyri, seit ii. Jahrh.; 
*Thoiria (Jura); Ihoiry (Savoie), belegt im CGr Thoiriacnm, 
Toirevum (latinisierte Vorstufe Thoireu); im Dp. Ain ebenso 
TTioyry^ belegt de Toiry, Thorie, Thoyrie (seit 13, Jahrh.) 
kônnte, wie gesagt, auch Tûriacum vorliegen; vgl. de Tuyriaco 
j. Tirieu (Isère) wie vocitus > vuide — vide. 

Auch Taurus ist in ON nachzuweisen: Taurane campus in 
p. Gerund. (a. 922) bei DB DC, vielleicht identisch mit Tourran 
(Gîr.); dann Ls Toras (Drôme, Bach) Rivus de Taurano 1344. 
Ob -anica oder -inca, ist in ^Toranche (Rhône) nicht ersichUich. 
Bei DV5 noch Tauranum alos j. Touran (Aude); vgl. ebenda noch 
Taurus villa. Thorana in Arch. dauph. j. Thoranne (Isère). 

Taukinius QL XII, 3361 : s. D'Arbois S. 333 Thorigny (Rhône) 
in Torriniaco 950, in Toroniacas 983, Tauriniaco 971, 
auch deTorognieu in valle Bevronensi; dann vielleicht Thuri^ 
gneux (Ain), belegt im CS Turine, Turigneu; *Thurignat (Ain). 
Hier au— > u: vgl. Uriage (Isère) im CDomina: Auriatge, Au- 
riatgum. — Mit -anum: in villa Tauriniano in valle Confluent 
(a. 950) bei DB IX. Zwei Taurtgnan (Ariège) bei DV2 Taurini- 
acum (a. 854) Taurinianum (871); Taurinya (Pyr.-Or.) im CRouss. 
Taurinianus. — Taurius mit -anum: Bartolomeus Toyrans 
notarius publicus im CLant. (oder Tûrîus). — 

TûRiuus s. D'Arbois S. 333: Taurltac (Lot-et-Gar.) < Turi- 
liacus. — 

D'Arbois S. 331 verlangt fur nachstehende ON Tauricciacus. 
Auf eine solche Grundlage wûrde nur Taurcianus vicecomitatus, 
belegt zur Karolinger Zeit j. Le Tursac hinweisen. Auch fur ON 
wie Torcieux (Ain), belegt im CS Torceu, Toceu, Torcieu; dann 
in Torciaco villa in pago Engol. (a. 852) bei DB VIII j. Torsac 
(Char.) geht das noch. Abei auf dièse Grundlage kann nicht 
zurûckgehen Tora'ac (H.-Loire), weil es im Sp. briv. als Es tour - 
siac 1401 belegt ist; vgl. noch zwei Tursac, Tursat (Dord.) [seit 
13. Jahrh.], und noch Roquefort-' de-Tursan (Landes) in Ro. gasc. 
castrum de Rupeforti de Tewersano (vielleicht schlechte Lesung 
fur Taursano?). 

814. Temniac (Dord.), belegt 1305 Tempniacum, Temp- 
nhacnm 1397, Entegnacum 1586 geht vielleicht auf *Temoni- 
acum von Temonius CIL IX, 5052 zurûck. 

815. Fur Terentius habe ich einige Beispiele: Trensacq 
(Landes) jedoch ohne altère Belege; im CBai. noch Trensiac, 



«38 

Atrensiac j. Transac (Char.-Inf.) c"* de Montliea. Mît -anum: 
Tressan (Hérault): villa de Trenciano sea de Trinciano 990, 
Terencianum 1130; auch Tercianum 1150, was fâr die Lati- 
nisierung damaliger Zeit charakteristisch ist Man sieht, dafs der 
Schreiber auf Grand der romanischen Form die lateinische sucht 
(sec. ns > ss, auch rs > ss). DV^ ideatifîziert Trencianum 
villa in p. Narbonensi 869 mit Trousse (Aude). 

816. Tertius ist auf den Inschriften und in den ON ziemlich 
hàufig. Terciacum im CB j. Tersac (Lot); Tarsacq (Basses-Pyr.) 
Terçag 1286, Tarsac 1344; Tersac (Dord.) Terssac 1324; 
*Tersac (Lot-et-Gar.); "^Tarsac (Gers); *Terssac (Tarn) bei DV^ 
Terciachum 1163. 

Mit -anum: vielleicht Trecianensis ager, Trecianus villa 
915 j. Tressin (Rhône), vgl. aber auch Terentianum; Tersane 
(Drôme) Tercina 1200, Tercine 1403, Tarsanum 1514, Ter- 
sane 1594; *Tarsanne (Puy-de-Dôme); *Tessan (Gar.). 

817. Tiuus, CIL XIV, 780 Tilua kommt hàufig vor: TiUac 
(Gers) Tiliacus villa in agro Forensi, im CS; dann in CL fon- 
tanetum ad Telliaco im 13. Jahrh.; Teilhac (Corr.). 

Mit -anum: zwei Teillan (Gard) Tellianum 850; Tilianum 
901, Tellan 920; bei DVj Telianum, Tellianum villa in parr. 
Nemausense (a. 813) j. .SI Siiveste- de- Tellan, Hier bt wiederum die 
Frage, ob Tilils oder das Appelativum tilia vorliege. Auch 
Tellius kommt vor, s. Schulze 267. 

^TiLiNius: Tiliniacus villa in p. Oscarensi (a. 859) in einer 
Urkunde Karls des Kahlen bei DB VIU. 

818. Im CIL X kommen TiNEius, Tbnnius vor. AufTenni- 
acum scheinen zuruckzugehen: *Tignac (Ariège), *Tetgnac (Haute- 
Vienne), * Teigneux (Drôme); ♦7/^«tff (Lozère); *7/^ï>« (Isère); im 
CL Tigneu 1250, und in villa de Tigniaco; uxïT>^. È^*TignaL 

819. *Ttzac (Gir.); im CL in Tisiaco im 13. Jahrh., wahr- 
scheinlich identisch mit Thisy (Rhône): in Tisiaco 984 — 990; 
*Tt2ac (Dord.) 1273 gehôren wahrscheinlich zusammen. Jedoch 
TiTius (nach Georges und Schulze) kann nicht zu Grunde liegen. 
Man vergleiche Tisianus und seine Sippe bei Schulze 159 ff., wo 
aber die Quantitât des -i- nicht bekannt ist 

820. Tortiliano villa (inter eccl. Vienn. et Mon. Aeduense 
bei DB IX); dann im Dp. Drôme Tortilianum 887 j. Alhon, 
£in ToKTiLius, soweit ich sehe, ist nicht belegt; vielleicht hier 
Tbrtullius. 

321. Cogn. Tritus CIL IX: vielleicht geht auf Tritiacum 
> *7V/]B;tff (Cantal) zurùck; vgl. bei Holder I, 30 noch Tritiniacum. 

322. Der bekannte rômische Name Tullus dûrfte vielleicht 
in ^Touîotisque < *Tiillusca vorliegen. Doch fehlen alte Belege. 



139 

323. TtlLLius: Tulliacum villa S. Apri ixn lO. Jahrh. beî 
IDB IX; wahrscheinlich auch Tuilliacum villa Mon. S. Mansueli 
lo. Jahrh. (bei D6 IX); ixn CB Toliagum, nach Deloche wâre es 
mit Teillei (Corr.) zu identifizieren, was lautlich nicht pafst; *7euûlac 
(Gir.); vgl. noch CL Tuulleu im 13. Jahrh. 

Mit -anum: Tollianum (a. 843) j. Tullins (Isère). 

824. Einige frz. ON, welche auf Tûrnacum zurûckgehen, 
hat schon D'Arbois S. 364 angefûhrt. In Sûdfrankreich ein *Tur- 
nacum > Tornac (Gard) Tornagus 814, Tornacus 922; Thour- 
nay (Drome): 1080 villa Turna; 1449 Tornaias (vielleicht ♦Tur- 
nacas anzusetzen). Merkwûrdig sind Belege fur Tornas (Ain): in 
villa Tornaco, Tornati, Tornaca, apud Tornos, Tournaz, 
T ornai. Vgl. im (X (Guichardus, Henricus Laurentia) de Tournons 
im 13. Jahrh. *7'«r«jr (Dord.), *Turnac (Ariège). — Zwei *Turni- 
acum > ager Torniacensis im 13. Jahrh. im Dp. Ain; Thorni- 
acum villa cum eccl. pert ad Mon. S. Pétri Viennen. (a. 967) bei 
DB IX; Tournhac (Aveyron), *Tourniac (Ariège, Cantal [bei DV5 
Tornagum], Lot). 

Mit -anam: Tournait (Gers), belegt zur Karolinger Zeit aïs 
Tornanum; dann *Toumans (Doubs). 

326. *ToRTURius vgl. CIL IX, 1970 Turturia Nice, kommt 
selten in ON vor: Tourioirac (Dord.) Turturiacum 1025, Tosto- 
riacense, Tusturiacense 1182 (s statt r in diesen zwei Belegen 
erklârt sich durch faische Latinisierung, in diesen Gegenden kann 
s® > r sein, vgl. Arnac < Asinacus. 

826. Tusciacum von Tuscius CIL VIII, XII: *Thoissia 
Qura); Thoyssey (Ain): in villa Tusciaco, Tosciacum, Tossi- 
acum, villa de Thoissy, Thosey, Toissai (seit 10. Jahrh.); bei 
DB XI Tusciacum villa in com. Lugd. (998 in einer Urkunde 
des Kônigs Rudolph von Burgund). Tuscius wâre demnach mit 
Tossius CIL XII zusammengefallen. — Zu unterscheiden wâre 
Toccius, welches auf den Inschriften auch vorkommt: Tossiai (Ain), 
belegt de Tocia, de Tociaco, Tocies, Tocieu, Toussa (seit 
1173); Toussteux (Ain) de Toceyo, Toceu, Tossieu (seit 
12. Jahrh.); im Dp. Isère Taussieux, im CS als Toceu, Tocieu 
belegt Mit -anum: * Toussons (H.-Gar.). 

327. CIL VIII Ulcius: Ulciacum super Notram fluvium in 
„£x vita Caroli Magni per monachum Engolismensem descripta'' 
bei DB V; im CB Ulciacum in vicaria Uzercensi, nach Deloche 
Ussac (Corr.). Heutiges Oulchi^ bei DB XIV Ulciacum casteUum 
comitis Campaniae weist auf û zurûck. Ob hierher auch Ousstat 
(Ain), belegt als Hucies, Ocies, Oucia (seit 13. Jahrh.) im CS 
gehôrt, ist nicht sicher, da auch Ôccius Schulze 424 a zu Grande 
liegen kann. 



I40 

328. CDL. XIV Umbrius, vgl. anch UmbrIcius Schaize 245: 
Holder I, 30 Umbriacus. Mit -anum fûhre ich noch an: Um- 
b ri an us locus im CLer. j. Notre-dame-d'JEw^rw» (Var) 1030 — 1044; 
vgl. noch Umbraniaco villa im CBr. 

829. Uniac (Aude), Ogny (A.in), dann Oniacum villa eccl. 
S. Marcelli Cabilon. a. 885 bei DB IX werden wahrscheinlich zu- 
sammengehôren. Der ON im Dp. Ain und der Beleg bei DB IX 
kônnen auf U hinweisen, da hier una > ona. CIL XIV, 1038, 
2605 Cogn. Unio, XII, 5686 Unius. 

830. Holder I, 30 hat Uriacus. Dieselbe Grundiage scheint 
zu verlangen *Urac (Gers, H.-Pyr.); vgl. CIL XII Cogn. Urio, 
Uritto, Urittia. 

83L Urbanius CIL X [Cogn. Urbanus ist sehr hâufig]: im 
CBr. Orbaniacus, in CSau. Urbaniago villa in pago Talemdiso, 
in vicaria Ambronense, dieselbe Ortschaft heifst ebenda „cultura 
de Orbagnago"; Orbagnaux (Ain) de Orbaniaco 1244. 

882. *Ukbiuus, vgl. CIL XU, 1683 ... a Urbi[ci]lla: *UrbiUac 
(Ardèche), *Urbtllat (Puy-de-Dôme). 

838. Ursius (s. D'Arbois S. 385) kommt in ON mit -acum 
und -anum vor. Ursiacum ist seltener: vielleicht im CL (Gui- 
fredus de) Hurceu 1222; vgl. de Ursiaco, villa eccl. Nivemensi 
a. 886 bei DB IX; dazu noch Orssaz 1254 im CL, *Orsaix (H.- 
Savoie). Urs(i)anum dagegen hàufiger: Orsan (Gard) Ors a nu m 
1310; '*^0r5ain ( Charente -Inf.); *Orsans (Aude, Doubs); bei DV2 
Orsianum in Vivariensi a. 950; dann Ursian villa in pago Urgel- 
lensi a. 946. *Orsane (Ardèche, Flufsname), *Orsans (Aude, Doubs). 

Aïs Ableitungen sind wahrscheinlich zu fassen: 

1. Ursenus Schulze 203; vgl. CIL X, 3149 Uksena: *Orcenac 
(H.-Loire). 

2. Ursinius cil III, 5158, 5587: ^Orsî'gnac (H.-Loire). 

3. Uksilius Schulze 2ÔI, vgl. CIL III Uksilla, Ursilianus 
*0rsilhac (H.-Loire); vgl. bei Holder I, 30 Ursiniaca cortis und 
Ursiliacus. 

Im Mittelalter kommt der Name Ursus hâufig vor; s. CSai. 
II Index; als Cognomen ist er auch auf den Inschriften zahlreicb, 
s. Indices zu CIL. 

334. Utius cil IX, 2975: bei DV^ Utiacum, villa in Viva- 
riensi (a. 950); vgl. dann im CL eccl. S. Andrée de Usiaco a. 984, 
dann ebenda Ysiaco und Isieu. 

Mit -anum: zwei Uzan (B.-Pyr.) erwàhnt im 10. Jahrh., dann 
vielleicht Uzano, villaris Mon. Montis rotundi a. 897 bei DB IX. 

386. Der bekannte Name Valens oder Valentius Schulze 
376 liegt zu Grunde in: Valentiaco locus in vicaria Adriacensi 



141 

a. Qi? ^^^ DB IX. Mit -anum: Vaienciennes (Ain); wahrscheinlich 
auch Valendn (Isère) villa de Valencins 1363 (im Texte Valan- 
cins), dann (Bartolomeus) Valensani 1291 im Ârch. dauph. 

*Valkntinius: im Dp. Drôme „ad Pontem Valentinianam" 
1282 j. Le Pont 

386. Der bekannte rômische Gentilname Valerius kommt 
manchmal in ON mit -anum und -acum vor. *VaIeriacum > 
ValUry (H.-Savoie); im CL (Rodulphus de) Valeriaco im 12. Jahrh. 
Mit der protonischen Synkope: *Valrac (Hér.); hierher vielleicht 
auch *Vauriac^ *Vaurias (Dord.). 

Mit -anum: Val e ri an i s sive Bagnilis, locus in Septimania 
a. 839 bei DB VI; mit der Synkope: „in Valrano locus ibi eccl. 
babet Mon. S. Cucuphatis" a. 986 bei DB IX; im Dp. Hérault gibt 
es funf Voiras f welche auf *Valerianum zurûckzugehen scheinen: 
so Valras^le^Hauti de Valrano 1068, de Valerias 1153, de 
Valirano 1170, Valdras 1518; und dann noch im selben Dp. 
Fiï/r<?j 990 Valeros, 1130 Valranum. Mit -anicus: Valerargues 
(Gard), de Valayranicis 1314; vielleicht mit der Synkope Vau- 
rargues (Gard). 

1. ♦Valerisius: Valerisiacum villa Mon. S. Medardi a. 893 
bei DB IX. 

2. *Valerinius: merkwûrdig ist Valerignaca curtis j. Va- 
Urnes (B.- Alpes) in CGr. Das Verhâltnis des Beleges zu dem 
heutigen ON ist nicht verstândlich. 

837. Valius, QL IX Valia, auf den Inschriften auch Vallius 
Schulze 376: *Valliacum > Vaillac (Lot); in alio loco vocabulo 
Valiaco in CBr, identisch wahrscheinlich mit de Valiaco 1078 j. 
Vatlhac (H.-Loire) in Sp. briv.; Vellag in CC 1070 — 1090 j. Veillac 
(Aveyron); vgl. bei Holder II, 30 Valliacus. 

Mit -anum: Vailhan (Hér.), castrum de Vallano 1178; VeiU 
îianne (H.-Alpes). Merkwûrdig wàre Veillan (Corr.), wenn es „in 
Valentinianam'' 11 65 — 1170 nach Deloche CB wâre. Vgl. in 
Tabula alimentaria de Veleia: fundi Va lia ni. 

388. Bei DB I kommt Vatiana civitas Burgundiae vor; hierher 
auch Vatiacum, villa eccl. S. Marcelli Cabilon. a. 885 bei DB IX. 
Hierher vielleicht Veyziai (Ain) de Veziaco 1184. Ùber Vatius 
s. Schulze 249. 

880. Venantius liegt vor in: VenanciacUm villa M. S. 
Hilarii in p. Carcass. a. 981 bei DB IX; derselbe ON bei DV5 
Venantianum alosium in p. Carcassensi a. 961 j. Bencausse [kMà&)\ 
vgl. den Namen des bekannten Dichters Venantius Fortunatus. 

840. Vencius cil XIV: Venciac, Vinciac im CBai. j. 
Vtnsac (Char.) ; * Vinsac (Dord.) ; Vensat (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. 
Vensac, Yensacz, Venssa 1250; *Vanctal (Ain); *Vensac (Gir.); 



142 

vgl. Yen ci a eu m, villa pert ad eccl. S. Martini Taron. bei DB IX 
und Vînciacum (lo. Jahrfa.) bei DB IX. Vgl. anch Vinthjs, 
ViNTiA CILX Vintium > Vence (Schnlze 17), nnd auch Mutatio 
VaDcianis bei DB I; dazu noch Vensius SchiQze 166, Ventius 252. 

1. Vënte(nus) cil IX: Ventenacum castnim, castrum Nar- 
bonensi 12 17 j. Ventenac (Aude) 856 Ventenachus bei DB VIII 
(Âriège); *Veni€nat (Creuse); vgl. noch bei DB IX Venteniaco 
villa ia coin. Carcassonensi dûrfte Latinisierung sein. 

2. Vkntikius Schulze 252: *Ventignac (Dord.), vgL Ventini- 
acus villa in p. Gerund. bei DB DL 

3. ♦Vkntulus vgl. Ventulania cil X: Ventulano locus in 
valle Petrar. a. 982 bei DB IX. 

4. Ventiuus Schuke 252: *Vmtillac (Tam-et-Gar.); *VentaiUac 
(Lot). Vgl. noch CIL III Ventidia. 

841. Venerius (vgl. CIL XIV Index Vekerius und Bene- 
Rius): Vénérieu (Isère). Mit der vortonischen Synkope sehr hâufig: 
podium de Vindreu im CL im 13. Jahrh.; *Vindry (Rhône) belegt 
im es Vindreu 1228, Vindriacus (um 1000 ungefàhr); Venri- 
acus (11. Jahrh.) j. aber La Veyrie (Aveyron) nach CC, was nicht 
stinimt; vgl. im Dp. Drôme MonsVeneris >> Moniv€ndrt\ termi- 
nium Veneris 1140 > Vendres (Hér.). 

Mit -anum: *Les Vetidrans (Vauclusc); * Vendras {Gdjà)\ Puy- 
Vendran (Dord.); *Pré~Vendran (H.- Alpes); ^Moulin^de-Veindran 
(Gard); Vendran (Gard) seit 1423. Es kôanten hier natûrlich auch 
die Ableitungen von Venus, Veneris vorliegen, worûber die lokale 
Geschichte zu entscheiden batte. Mit -anicus: Venranicis 105 1, 
Venranichos 961 villa, de Vendranicis 1528 j. Vendargues (fikr)] 
hier wâre eine Ûbergangsfonn *Vendrargues anzunehmen, wo 
das erste r durch Dissimilation geschwunden wâre; ebenso im Dp. 
Gard Vendargues, 924 villa Veneranicus; vgl. noch *Vetndr anges 
(Loire) und im CS Veindranges, Vandranges. 

342. Verecundius ist in einigen ON nachweisbar: *Ver' 
gognac (Hér.), zweî *Vergotgnan (Gers); dagegen Vergonciag in 
CBr, identisch wabrscheiDlich mit Vergonsat 1443 j. Vergonzac 
(H.-Loire) in Sp. briv. zeigt ndj[ > nz, wie auch die anderen 
Beispiele. 

348. Vetids Schulze 425, vgl. *Vezian (Hér., Pyr.-Or.); zwei 
*Vezac (Dord., Cantal), *Vesûy (Ain). 

Vecilius Schulze 250: Vtziîlac (Gard), belegt Ten. de Vezi- 
nena, Vezinaria 1329, erst 1747 Vezilia, welche Belege nicht 
stimmen; *VeseUy {kivk), Zum letzten ON s. Veseuus Schulze 256, 
was hier besser pafst 

344. ViBius Schulze 102, 425: 'Vibianum vielleicht in *Le 
Vigean (Cantal, Vienne); im Dp. Drôme 13 10 Lacus de Vibiano. 



143 

♦ViBUS: in Vîbaco villa in pago Lugdunensi a. 885 bei 
jyB IX. Man frâgt sich aber, ob dièses Vibacum nicht eine Lati- 
nisiening von Vevey (Kanton Vaud) wâre, wofûr D'Arbois S. 548 
Vibiscus gibt Ober Vibius vgl. ebenda. Als eine Variante wird 
ebendaViviDS aufgefafst; vgl. dafûr (Petras) Viviaci 1244, (Petro- 
netus) Viviani 1312 in Arch. daupb. IL 

846. Holder I, 30 fûhrt Vibriacus vicus an. Dazu werden 
in Sûdfrankreich folgende ON gehôren : La Roque-de- Vibrac (Hér.) ; 
"^Vibrac (Char.); * Vibrac (Char.-Inf.); *Viblac (H.-Vienne). Vibrius, 
ViBRio Schnlze 103, 108. Mit dem ON in Haute -Vienne vgl. 
ViBLius 183. 

Mit -anum: in Vibrano, villa in p. Minerb. a. 898 bei DB IX. 
Vgl. noch *Vibrezac (Cantal). 

846. Viaus 261, Viccius Schulze 380: vielleicht in *Vessac 
(Aveyron), *Vessai (Dord.); aber Vissac (H.-Loire) im Sp. briv. de 
Viciaco 1078 — 1091, Vissac, Vissât und *Vissaguet (H.-Loire) 
zeigen eine andere Qualitat; indessen ist auch Vetiius belegt, 
womit wir auch far die obigen ON auskommen kônnen (ûber 
Vettius s. D'Arbois S. 451). 

847. D'Arbois S. 335 hat Victoriacus besprochen: Victo- 
riacum castrum prope Brivate a. 827. Die Synkope scheint hier 
sehr ait zu sein: bei Ermoldus Nigellus Victriacum. *Vitriaz 
(Ain); Vitrac (Puy-de-Dôme) 1250 in Sp. briv. S. das Verzeichnis 
bei D'Arbois. 

Viirieu (Isère) wird im 10. Jahrh. aïs Vitro sco belegt; dann 
im CV Vitros, Vitroscho, Vitroscus. Sicherlich wird hier Suf- 
fixtausch vorliegen; vgl. S. 46. 

848. Vïuus Schulze 267 und Villius: Viliacum j. Villieu 
im CGr (Ain) [der Beleg de Vialleu wird auf I schliefsen lassen, 
vgl. R. Gr. I §37]; valu (Rhône) Villiacus im 15.— 16. Jahrh., 
im CL in Viliaco 984; *Vilhac (Ariège); Villac (13. Jahrh.) Vilha 
(Dordogne). 

Mit -uscus: Vilhosc (B.-Alpes) im CM Vilioscus, Viloscus. 

349. (Anselmus de) Vinneu im 12. Jahrh. in CL, wahr- 
scheinlich identisch mit Vigneu 1334, Viniaco (de) 1339 in Arch. 
dauph. II j. Vignieu (Isère), bei DV XIV Vinniacum castrum dioc. 
Giatianop., dann * Vigneux (Ain), * Vigny (Ain) gehôren wahrschein- 
lich zusammen. Vgl. noch bei DV5 Vin i a eu m fîscus in p. Narbon. 
a. 899. ViNNius kommt in CIL XIV, 1864, 2032 vor (vgl. Lindsay, 
Lat Spr. S. 136). Auch *Vinnus ist zu fordem; Vinay (Isère): 
Vinnacum, Vinai, Vinaicum, Vinniacum im CGr. Vgl. noch 
Vinaciacum villa in p. Carcassensi a. 870 bei DB VIII, dazu 
ViNATius bei Schulze 380. Vgl. DVj Vinionis, villa p. Carcas- 
sensi (a. 854). 



144 

Mit -an à m: *Z^ Vïgnan (Gin). — Es fragt sich hier wiederum, 
ob nicht die Ableitnngen von vlnea vorliegen. 

860. CIL VU YiNDEMiA, ViNDEMiALis als Cognomen: dazu 
Vendemian (Hér.), Vendemianum 1171, Vindemianam 1187. 

861. Im CV: Yerliacus villa 975—993 j. Verlùux (Ardècbe), 
im CL (Guigo de) Verleu im 13. Jabrh.; Verlhac-Trescou (Tarn-et- 
Gar.) bei Mistral Viriliacum, bei Dy5 auch Yarliagus (a. 961); 
Verlac (hseyxoïi) im Sp. briv. Verlhacus 1381 gehôren znsammen. 
ViRiLLius ist hàufig, vgl. Cogn. ViRius. 

862. Vitiiiacus villa Mon. S. Âpri (10. Jahrh.) bei DB IX 
und Yidiliaca villa pertin. ad eccl. Tull. bei DB VIII in page 
Bituricensi wird wahrscheinlich mit Vidaiîlac (Lot) belegt im 10. Jahrh. 
als de Vidal iaco alod. pert. ad Marciliacum bei DB IX; dann 
"^Vidailiai (Creuse) zusammengehôren; vgl. noch Vidiliacum in 
Borgundia j. Vehay (?) bei DB XIV. Vïtellius CIL VIU (Georges). 

Mit -anum: Vitiliano villare in pago Narbonensi a. 849 bei 
DB VIII j. Vedillan (Aude) nach DV^ 

358. Vis a go villa in p. Engolismensi a. 852 bei DB VIII 
und Visiacus, villa Mon. Valliliensis a. 853 dûrften zusammen- 
gehôren. VîTius Schuize 464; vgl. noch CIL XII ViTio, Vitiola. 

Mit -anum: Vizana curtis bei DB IX a. 955; *Vùan (Vau- 
cluse), vgl. *Visancaurt (Isère)? 

354. VoLLius: Vo/hac (H.-Loire) bei DV5 Voliacus locus 
a. 1097; *VoutI/ac (Char., Char.-Inf.); *Voilhac (Aveyron); *Voiihai 
(Puy-de-Dôme). 

Mit -anum vielleicht: (Girard de) VoUino in Arch. dauph. 

855. Zwei Volognat (Dp. Ain), belegt seit 1143 de Voloni- 
aco, Voloniet, Volognies, Volongnia, Volagne, Volognia 
haben als die Grundiage vielleicht *Volumniacum von VoLUâiNius 
CIL IX, XIV; vgl. Polemniacum > Polignù Doch ist auch 
VoLONiA belegt, s. Schuize 99. 

356. VoLNius Schuize 99 : Vonnas (Ain), belegt als Volniacus 
ager, Vanna, Vonnaz; doch fînden wir keine Spur von tl\, 

867. CIL III Cogn. Voltia, Voltio oder Volsius Schuize 44: 
hierher vielleicht ♦ Fi?/wr (Cantal) ; vgl. bei Holder I, 31 Vulciacus. 

Als Ableitung vielleicht: *Voltatius, vgl. bei Schuize 131 
VoLTACiLius: Vultaziacum in centena de Vinogilo j. Voutezac 
(Corrèze). 



H6 

&. Keltische Eigennamen. 

Hier wurde Holder, Altkeltischer Sprachschatz zu Grande gè- 
lent. £s ist jedoch hervorzuheben, dafs bei heutigem Stande der 
V^issenschaft eine strenge Scheidung zwischen den lateinischen und 
keldschen £N unmôglich ist Insbesondere gilt das fïir diejenigen 
EN in anserer Abhandlung, wo neben „& Holder" noch „s.Schulze" 
steht 

858. Acinnacum ecclesia 961 j. Csnac (Lot) bei DV5. 
JedenfaUs mûssen wir hier ein -ss- voraussetzen, da ^c^ > z. 
Holder I, 249 verzeichnet Assino. Hierher vielleicht auch Assenai 
(Hér.), eccL de Assenaco in episc. Vapincensî. 

859. AcoNius> dessen Simplex Aco(n) in drei ON des Dp. 
IDordogne: Agonac^ iu Urkunden mit und ohne j^: Agoniacum, 
Agonag im 13. Jahrh., zur selben Zeit Agonhac, im 18. Jahrh. 
Agonat; dann Agugnac wo o- > u dem palatalen £influsse zu- 
zuschreiben ist. Merkwiirdiger ist Eygoniac ebenda; ey wird 
vielleicht nur eine Abschwâchung des Anlauts a zeigen, welche 
ôfter anzutreffen ist. — Mit -a nu m: *Gmgnan (Gir.). 

Aco und AcoNius sind inschriftlich reichlich belegt; siehe 
Holder I, 850 f. 

860. In Ayac, Ayat 1265 j. Ayaf (Puy-de-Dôme) Sp. briv. 
und *Ajac (Dp. Aude) kônnte man vielleicht *Adi-acum oder 
*Ai-acum sehen von Adius oder Aius, welch letzterer ôfter vor- 
kommt als Adius (Holder I); auch Agius kommt (im Mittelalter) 
vor (s. DB Vni). 

861* Alanhac 1249, Alaignat 140 1 in Sp. briv., j. Allagnat 
(Puy-de-Dôme) wird vielleicht ein ^Alaniacum verlangen; dazu 
vgL Cogn. Alanis CIR (bei Holder I) und LAllagnon (affluent 
der Allier) < *Alanione; aber auch der germanische EN Alain, 
Alanus (DB VIII) ist zu berûcksichtigen. 

862. In S, EtientU'd^ Alensac {G^xS)y 1170 de Lensaco, 1620 
Allensa haben wir wiederum einen Fall, wo a in spâteren Ur- 
kunden hinzutritt. Es ist deshalb nicht sicher, ob es zu ''^Allanti- 
acum, vgl. ALANC3AC0FITVR auf Merowinger Mûnzen, j. Halanzy 
(in Belgien) und Elîenz an der Mosel gehôrt; vgl. Alençon (Orne), 
Lançon (Bouches-du-Rhône) bei Holder I, 74. 

Mit -anum: Alentianus 1158 bei DV5; DV2 Alancianus 
villare prope Narbonam a. 857. 

868. Dem lat. Albus entspricht im Keltischen Alp£S. Diesem 
Verhâltnisse nach dûrfte sich Alpius zu Albius stellen. Von 
Alpius dûrfte abgeleitet worden sein ein "'Alpbnus, welcher in 
Aufenac (Hérault) vorliegt (17. Jahrh. belegt). Zu Alpes vgl. im 
Dp. Drôme Larps — 1343 Montanea d'Alpich, 1456 La Mon- 
tagne d'Alpe, Mont Alpi 1513) La montagne de Lar s lôôi, und 

Beihcft znr Ztschr. Il rom. Phil. II. jO 



146 

Aups (Hautes- Alpes, Var). Dann Alpinius CIL III, 6010; X, XIII: 
*Aupmhac (H.-Loire); *Alpigny (H.-Savoie) und mit Dissimîlation 
von lî — n zu T — n *VAupilIon (B.-Alpes). Fur *Auchy (Pas-de- 
Calais, Oise, Nord) wird man vielleicht '^'Alpiacum ansetzen dûrfen; 
vgl. *AIpiacuin >.^4^^(7 beiHolderl; doch kann auf dem picar- 
dischen Gebiete ch auch andere Quellen haben. Alpius CIL IX, 
dann Cogn. Alpus CIL III. Andere Auffassung dièses £N bel 
Schulze 120. 

864. Alacius cil V, 1983 in Gallia Cisalpina kommt in 
ON vor: Alaciacum in Exandonensi pago in CB, parrochia de 
Alaciac. Vielleicht idendsch mit Allassac (Corrèze), im 13. Jahrh. 
Allassacum (DE XXI); bei DV7 terminium de Alassaco 1262 j. 
Lassac (écart sur d'Orviel). 

365. Ambius scheint vorzuliegen in *Amby (ein Flufsname 
im Dp. Isère), vgl. V. Ambiani > Amiens und noch bei DV2 Am- 
finianum, villa in pago Tolozano, a. 680. 

Ambarrius ist viel hâufiger anzutreffen: so in CC Ambari- 
acus > AmbeyraCf im Dp. Ain Ambariacum, belegt im 6. Jahrh. 
(s. Longnon, Géogr. S. 71) > Amben'eux, 852 Ambariacus villa 
in com. LngdunensL Der EN ist auf den Inschriften mit rr belegt, 
unsere ON verlangen aber r: CIL XII Ambarkiab C(ai Ambarri) 
fî[l(iae)] Remulae; vgl. V. Ambarri, was man als Ambarari „aaf 
beiden Seiten des fl. Arar'' deutet, jedoch nicht mit geniigenden 
Grûnden. 

Auch in ON mit -anus: Embayran ou Amheyran (Hérault) — 
de Ambajrano 1323. 

866. Wegen der Behandlung von ctj[ wâre recht merkwûrdig 
Ambazac^ wenn es nach D'Arbois S. 445 auf < *Ambactiacus 
zurûckginge. Longnon bringt einen Beleg Ambaciacum. Der 
heutige ON postuliert Ambatiacum, ebenso Amboùe (Loire-et- 
Cher), welches als Ambazio belegt ist, bei Fortunatus Ambatiae 
ad vicum properat deducere turmas; vgl. Holder I, 113. Cognomen 
Ambatus ist auch reichlich belegt; s. Holder I, 116. Ob Ambatus 
und Ambactus identisch sind, weifs ich nicht Die £tymologie 
von D'Arbois ist zu verwerfen und als Grundlage *Ambatiacum 
anzusetzen; vgl. in Rev. celt. XX, i den Artikel von Antoine Thomas. 

367. Nailiac (Dord.) erscheint immer in Cronique de S. Martial 
als Analac. Der heutige ON geht also auf < *Analiacum 
zurûck, wie schon Thomas Rev. celt. XX richtig erkannt hat 

368. Andius liegt zu Grande in Angeac (Char.), bei DB VI 
Andiagum seu Andiacum; bei DV Andiacum (a. 781). Im 
Dp. Drôme Beata Maria de Andiaco j. Le Prieuré. Vielleicht 
gehôrt hierher auch Anzat^le-Luguet (Puy-de-Dome) 1401 in Sp. briv. 

Vom Andius wird abgeleitet sein '^Andillus, welches in 
Andelat vorzuliegen scheint; dann *Andilliacum > ^AndHîac 
(Tarn), *Andilly (Haute-Savoye). In CL lesen wir (Johannes de) 



m 

Andeliaco, de Ândiliaco und villa, taschia Ândiliacus > 
Andtlly (Rhône). In CC im ii. Jahrh. Andalîago, Andaliaco, 
Andialiaco; vîelleicht wird hier *Andalius vorliegen. 

Vielleicht ist auch als eîne Ableitung aufzufassen: A^TDARIUS 
vel Andariacnm in agro Tarnatensi (looo ungefahr in CS^). 
Alît -annm: *An(b'ran (Lot-et-Gar.), *Landtran (Gers, Gironde, Lot- 
et-Garonne). 

Andus lîegt vor in: Andavum> Laudou (Gard). In CLer. 
heifst eine Ortschaft im ii. Jahrh. Andosta, im Dp. Var, wahr- 
scheinlich < '^Andusca. Hierher noch Andanus locas in For- 
nolense in CSau. 

869. Zu Angeriacus vicus > j. S. Jean d*Angely (Char.-Inf.) 
und Aingerey (Meurthe-et-Moselle) Holder I, 453 habe ich aus CL: 
(G. de) Angeriaco oboedientia StL Justi, dann (Petrus de) An- 
gireu 1221, derselbe ON auch (Petrus de) Angiriaco; vgl. dazu 
Anger, Angeris > fl. j. VIndre. 

370. Zu ON Anvinium > j. Anvaing in Belgien (Henne- 
gau) s. Holder 1 làfst sich vielleicht ^Anviac (H.-Loire) vergleichen. 
Anvius ist nicht belegt. 

371. Ambronay (Ain), seît 8. Jahrh. belegt, wird in den Ur- 
kanden fast immer mit j-Verbindung geschrieben, so in CL juxta 
villam Ambroniacum, 1144 Ambroniacensis ecclesia, conventus, 
abbas. Die heutige Gestalt kommt seit dem 13. Jahrh. vor. £s 
batte also nie einen mouillierten Konsonant; daran ândert nichts 
die Latinisierung „archipresbyter de Ambrogniaco." Die Schreib- 
ungen mit \ sind falsch, es ist Ambronacum anzusetzen, welcher 
Stanmi im v. Ambrones vorkommt. CS auch nur Ambroniacus 
villa (icxx> ungefahr). 

872. *Andressac (Lot) wird vielleicht mit dem bei Gregor. 
de Tours vorkonmienden Andarcius zusammenhângen. < *An- 
darciacum. 

878. In CS heifst ein ON um 1030 ungefahr „in agro Fo- 
rensi, in fine de Arcoliaco"; vgL den EN ARCo(n) Holder I, 184 
< *Arculiacum. 

874, In Vita Domitiani 2, 16: In Arandato. Derselbe ON 
kommt im Dp. Ain vor: Arandas^ belegt in Arandato, de Aran- 
daco, eccl. S. Pétri de Aranda, Arendaz, Arendas seit 426. 
Im selben Dp. kommt auch Arandoz vor, was entweder *Aran- 
dacum oder *Aranduscum ist; ebenda auch Arandon^ belegt de 
Arandone. Derselbe Stamm ist noch nachzuweisen wahrscheinlich 
in Arandis O. der Celtici in Lusitania, j. Ourique\ bei Plinius 
Aranditani V.; dann ^Arandunum O. j. Houmèzcy was Holder 



* Es ist anch mogllch, dafs hier ein germanischer Name vorliegt: vgl. 
Fôrstemann I* Sp. 103 Andahar (Antheri). 

10* 



Î48 

aus CILXn, 4155: [D]îs M(anibiis) T. Juî. Avitî vicîni pis vîcani] 
Arandunicî pos. gewinnt. Der obigc ON aus Ain entbâlt -ate. 
Vgl. noch Kandanum vicaria j. Randàn (Kar). 

376. Argentius liegt in Argensac (Dord.) vor. Es ist sehr 
zweifelhaft, ob wir in Argentan (Gard) das Soffix -anus zu sehen 
haben, es ist nur als de Argento-Clauso 1345 belegt Uber 
Akgentos s. D*Arbois S. 531. 

In CM lesen wir: Archantioscus, Archentioscus, Archin- 
coschus, Arcincosa, Arcincoscus (villa et vallis), welche Belege 
Guérard mit Charagouse oder Saragouse identifiziert Lautlich sind 
die Namen selbstverstândlich nicht identisch. Merkwûrdig ist da- 
neben auch die Wiedergabe g® durch ch, da es sehr nahe liegt, 
dies mit Argantiuscus zu identifizieren. Obrigens YgL Thumeysen 
Keltoromanisches, S. 8 und 11. 

Argentus *ate > Argentat (Corr.), belegt in CB als vicaria 
Argentadensis, Argentadum. 

Mit -anum: *ArgeniouIan (Dord.). 

876. D'Arbois (bei Holder I) leitet Arnac von Ar(i)nacum, 
wahrscheinlich angeregt durch Flechia S. 15. Das wird durch 
ArtgnaCy Aregny nicht bewiesen, weil fur sûdfranzôsische ON» welchen 
auch Arnos, Arnius CIL V, 522: [L. Amius L. f. Pup. Bassos mil. 
leg. XV Apolinaris] genûgt, eine altère unsynkopierte Form nicht 
belegt ist Vielmehr liegen in Arignac^ Aregny Arinius und Arrnius 
vor, welche belegt sind. Die Synkope ist môglich, aber nicht nach- 
weisbar. So haben wir Arniacus viJla, i>ertinens ad Monasterium 
S. Dionysii a. 862 (DB XII). Im Dp. Drôme vler Lamac^ wo 1 den 
verschmolzenen Artikel darstellen soU, denn der âlteste Beleg 
stammt aus dem 14. Jahrh.: ecclesia de Arnaco 13 14 und dann 
haben wir ein fûnftes Arnac im selben Dp., wo noch heutzutage 
der Artikel getrennt geschrieben wird: C Arnac. In Cantal: * Arnac, 
*Arniacum'^*Argna/ (Puy-de-Dôme); im Dp. Gard auch ein 
Argnac in Moulin d'Argnac, welches im Dict. top. mit Mansus de 
Armadanicis identiûziert wird. Armadanicis wird sich wobl 
auf Aymar gués beziehen (s. II A). Fur Amcu (Rhône) bat Quicherat 
einen Beleg (wahrscheinlich aus CS) Arnacus, ohne Angabe des 
Jahres. An -acus > -as ist in diesem Dp. zu zweifdn, da hier 
acu > ay, ey; ey aber nur in Bresse und im Bnrgund. zu a 
weiter fortschreiten kann: < *Arnate, 

*Arnos scheint vorzuliegen in *Arnogilum > Amoul (Char., 
Holder I); vgL Arno, -onis: £rat quidem Martinas de Arnonis 
Cohorte (= in curte Arnonis in Burgund, villa cognomine) und 
den Flufsnamen Arn (Hérault) Arnus. 

£s ist schwer zu sagen, ob parrodiia de Arnant 1227 im CL, 
Amans (Ain) seit 900 Arnant, Arnanx, Arnens, Arnen, -anum 
enthàlt, da auch *are n an tu m, s. Meyer-Lûbke Beitr. S. 13 môg- 
lich wâie. 



149 

Joanne hat fûnf "^Arnac^ zwei *Arnave (Ariège); dann ^Arna" 
ville\ ^Arnonvilky drei "^Arne, zwei ^Arnette, *Armc(mrt, "^Arntères, 
zwei "^Amon^ Les Amoux (Nièvre) etc. Dieser Stamm scheint sehr 
verbreitet zu sein. Dazu kommt vielleicht aïs eine Ableitung *Ar- 
nicius in Arnissac (H.- Loire). Vgl. noch Flechia Arnago (Trentino). 
Jedoch hat Holder fur ArnaC'Pompadour (Corr.) Artonacam. Es 
scheint also doch, dafs aile dièse ON auf Arn-acam, Arni-acum 
nicht zurûckgehen werden. 

877. -a eu s, angehângt an einen n- Stamm , kommt hâufîg 
vor: so Aponai 1223 in CL, vgl. Apponiacus villa bei Orléans. 
Wenn man dièse ON mit Appoigny (Yonne) 9. Jahrh. Ëpponiacus 
zusammenhâlt, so wûrde man auch hier eine âhnliche Grundlage 
ansetzen dûrfen: *Eppon-acum. D'Arbois Les noms gaulois S.i lôflf. 
bespricht eine ganze Sippe von keltîschen Namen, welche mit epos 
im Zusammenhang stehen; vgl. aber auch Appa Holder I, 167 und 
Apponius bei Schulze 66. 

378. *Arconac (Ariège) dûrfte ARCo(in) enthalten, welcher 
einigemale auf den Inschriften vorkommt, s. Holder I, 184. 

870. Aronnacum, parrochia dioecesis Cadurcensis ist 630 
bis 655 belegt (DB IV). Vielleicht ist nn nur Verschreibung fiir 
rr. ARRo(n) kommt auf den Inschriften einigemale vor, vgl. Holder 
I, 221. 

880. Vielleicht darf man mit Apullonus CIL V, 5605 : Ca- 
murius Apulloni f. den ON Abolnaco, Abulnaco in com. Ar- 
vernensi in einer Urkunde des Kônigs Ludwig in Zusammenhang 
bringen. Man kônnte auch an germ. EN Abbolenus (s. Fôrstemann 
1 2 Sp. 1 1) denken. 

881. Artius* erfreut sich in ON grofser Verbreitung. Auch 
ein EN *Arcius scheint vorhanden gewesen zu sein: vgl. Arceius, 
Arcinius, Arcioni (bei Holder I, 183 — 184), welchen wir in den 
ON nicht unterscheiden kônnen. Im Dp. Rhône Reccy^ in CS 599 
Arciacus in pago Rodanensi. Im Dp. Ain Artiat (die Schreibung!) 
1080 Arciacus; im selben Dp. auch *Ardeu. Im Dp. Gard 
Châieau'd^AssaSf 1763 Château d'Arsas; *Arsac [Cantal, Charente, 
Corr. H.-Loire); *Arsague (Landes). 

Von den Ableitungen sind zu nennen: -enus: *Artenacum 
> '^Arienac (Hér.); *Arihenac (Char.). Indessen ist es nicht ganz 
sicher, ob wir da eine Ableitung auf -enus anzunehmen haben. 
Ein o— kann sehr leicht zu e abgeschwâcht werden, wie das bei 
Capdenac < Capitonacus, und Consorannis< Cotiserans (Aude), 
civitas Consorannorum der Fall ist. Dann wâre es vielleicht 
besser, '^'Artonacum anzusetzen, wie in Amac (Corr.): Arnacum 



^ Vgl. D'Arbois 381 ff. und die Korrektttren dazu von Jnroszek 
Zs. XXVn, 682. 



I50 

antea Artonacum in vicaria Luperciacensi in CB. So wûrde artti« 
artonos dem cattu, onos, epu, eponos genau entsprechen. 

Im Dp. Gard und Hérault finden wir dreî ON, welche Larsac 
heifsen, von denen einer seît ii. Jahrh. belegt ist: Larsacnna, 
Larsacquis, Larsach; dann eine andere Ortschaft bel DV^ 
Larciacum villa in Rutenico a. 865. £s ist nicht zu entscheiden, 
ob wir in 1 den Artikel sehen mûssen. Da aber Lartius nnd 
Larsius inschriftlich belegt sind (s. Schulze 84), die ein&diere 
Form aber *Arsac von denselben ON nirgends, so ziehen wir vor, 
darin *Lartiacum oder -siacum zu sehen. 

^Viarsac (Drôme) < *vicus Artiacus. 

Dann von Aktius ein *Artissius abgeleitet: ^Artissac (Dord.) 
vgl. *Artisius in Artisiacus > Ariezé (Holder I, 227). 

Die us eus- ON: Artonoscum, nach Marion und Holder 
Laragne (H.- Alpes) » was keine lautlichen Anhaltspunkte fur sich 
hat Artinius CIL VI, 3186: Artignosc (Dp. Var). 

882. Arcisus Arenteri filius CIL II, 733: *Arcùac (H.-Pyr.) 
mit -anum: zwei *Arctzans (H.-Pyr.) 

388. Zu Ataciaco vico auf Merow. Mûnzen (Holder I) wird 
man wohl Dassargues (Gard) stellen kônnen: villa Athatianica 
1099 wird offenbar schlechteLatinisierung sein, 11 25 Attassyanica, 
Adasanicae, Dazanegues 1171, Dassanegues 1199. Vielleicbt 
steht der £N mit dem Flufsnamen Atax-acis > Au(U in irgend 
welchem Zusammenhange; vgl. dazu V. Atacini, und Cog. Atacinus, 
Atacina ; und von da aus dûrfen wir vielleicht auf das Vorhanden- 
sein eines '^'Atacius schliefsen. 

884. Ob Avantius und Aventius identisch sind, vermag îch 
nicht zu sagen. Jedenfalls sind beide nicht selten. Wir haben 
V. A van ti ci und ON Aventicum. Ob gerade heutiges Avensac 
(Gers) Aventius darstellen soll, oder vielmebr einen Ort, der der 
Gôttin Aventia gewidmet ist, wird die Lokalgeschichte zu entscheiden 
haben. Auf *Avantiacus geht zurûck: Vanchy (Ain) und Vancta 
(Ain), locus qui Axancîa (!) dicitur, parrochia de A van ci a, apud 
Avanci, Avancie, Avanciat, seit 5. Jahrh. nach Guigue nach- 
weisbar. 

Mit -anum: *Avenscm (Gir.); dann Aventinius in *Aveniignan 
(H.-Pyr.). 

886. Avaros liegt vor in Veyran (Hèr.), 922 Molins de 
Avairano, dagegen Veuranegues 804, de Veiranicis 1156; 
Villa Vairago 990 dûrfte als eine schlechte Latinisierung auf 
Grand des verst. n betrachtet werden, wie es 1501 Vayra belegt 
ist. Ob bei -anicus eine andere Ortschaft vorliegt, lâfst sich 
nicht entscheiden. 

886. CIL XII, io88 bringt Minervai [TJulla Aucalonis [f.] 
V. s. [1] a. Desjardins bringt im CC einen ON Aucaliago (envi- 
rons d'Entraygues?) 



I5Ï 

387. Mit Aginnum bei Nitiobriges j. Agm (Lot-et-Gar.), 
dann Contra Aginnum > Condren (Aisne) Holder I, 58 dûrfte 
zusammenhângen Agenat (eccl.) > Gênai (Ariège) bei DVj < 
*Aginnate. VgL Brivate > Brioude und Brivatiacum < 
£riv€zac\ vgl. auch DV2 M. Aginus vir. illustris. 

888. Balarus, ein lusitanischer £N ist nach Stokes = q>dkaQO^ 
(vgl. Holder I). Balarius ist zwar nicht belegt, aber môglich. 
Wir haben zwei Baîayrac (Hérault), belegt seit dem 16. Jahrh., 
im Dp. Dordogne Baleyrac\ ein anderer ON Mansus de Bal ira c 
1471, zeigt ey— > i, was im Limousin, ganz in Ordnung ist 
Dasselbe zeigt Balirac (B.-Pjr.), belegt seit 10. Jahrh., wo aber 
^Valeriacum vorliegen kann. £s ist auch zu erwâgen, ob nicht 
dahinter Valerius steckt, welcher auf den Inschriften hâufîg 
Balerius geschrieben wîrd : so CIL X. Vgl. in Corsica hiefsen 
SaXaçot nach Pausanias die Flûchtlinge rovç (pvyàôaq, 

889. „De Balasco molinum^ in einer Urkunde des Kônigs 
Lothar (p* Gerundensis), dann Baîasque (B.-Pyr.) de Balasco 
1536 darf man vielleicht mit dem ersten Bestandteile in Balodorum 
j. Baleure (Saône-et-Loire) vergleichen; vgl. Ballan (Indre-et-Loire, 
Manche), dann *Balianc<mrt (Seine-et-Oise), ^Ballans (Char.-Inf.), 
Bcdlat (Saône-et-Loire), *Ballay (Ardennes, Pui-de-Dôme), Ballons 
(Drôme) — Ballonis 1337, welche aber aile 11 zeigen, und bei 
DV4 noch EN Balan (abbè de Sorède). 

890. Balizac (Gir.) dann Ballasiaci oder Ballaciaci villa 
în einer Urkunde aus 839 (Ager von Cessieu, Isère) kônnte man 
mît Balatedo j. Balesmes (Indre-et-Loire), Balatodorum in pago 
Remensi bei Pard. dipl. n. 118 t. i. p. 8ô: dann mit Balatonîum 
villa in solo Portensi O. j. ^a/À7m (Ardenne), Balatonna villa bei 
Pard. dipl. n. 328 t. 2 p. 105 (a. 637); dazu ist noch Balatonius 
BC 1899, Bajlatulla, zu vergleichen; also '^'Balatiacum. Balezai 
(Creuse) 1257 Balazac verlangt in der Tat tj^ vgl. A. Thomas 
RCXXn, 217. 

89L Baianus villa in pago Minerbensi erscheint 844 in 
einer Urkunde Karls des Kahlen (DB VIII), dieselbe Ortschaft aber 
Babiano vel Baiano (DB IX). Da die moderne Form fehlt, so 
ist der letzte Beleg schwer zu beurteilen; vgl. Baius Cogn. CSL V, 774 
Baio, und silva Baïna, 915 Bayana j. Bayance (Drôme). 

892. Baccoriacum kommt in CGr vor, von Marion mit 
Bascuirteu (Isère) identifiziert. Der EN ist vielleicht abgeleitet von 
Bacccs bei Hûbner Exemplar 200, bei Rufinius h. e. 2, 33 Theophan. 
Chronolog. i. p. 24 de Boon: Tavxa Pov(pvvoq Icvoçet Jtaça rov 
avTov fiaOïXécjq rœv 'Ifirjçœv BaxHOVçiov axijxooiç, sonst ist 
der EN mit einem c bei Aminian belegt, vgl, Bacorus in Anali del- 
rinstituto 1885: M. Ulpius Bacorus. Mit -anum vielleicht: (Petrus 
de) Becoiran j. Bouçwyran (Gir.) in Ro. gasc. 



152 

398. Von Banius haben wlr wenige Beispîele in den ON: 
"^Bagnac (Dord. Lot): Bagny (Rhône) in CS Bagniacus in ag^o 
Tarnatensi 1023. Ob dazu Bainac (Dord.) gehôrt, ist zweifelluLlt 
(vgl. in Roman de Flam. die Bezeichnung in for n). Vgl. Banio 
Verecundo cil m, 5076, dann Banillus, BANio(n). Baniola, 
Baniolum > Bagneux kann vielleicht nur Balneolam sein« deshalb 
Avohl nicht mit diesem ON zu vergleichen. 

894. Bantius: s. Holder I, 243 (auch bei Schnlze 212) 
Banzat (Puy-de-Dôme) in sp. briv. Ban s sac 1250, aoch Banzat; 
in CBr a. Sau. de Banciaco villa, Bansaco, Bansiag. Vielleicht 
sind aile dièse Belege identisch. Mit -anom: eccl. de Bancianis^ 
in Doc inéd. II. 

896. Wir miissen *Barius vgl. Barus Holder I, 354 u. *BARRms 
(Holder I, 354) von Barrus unterscheiden: Bariacum (s. Holder 
î> 350) Bairag in ce j. Berrac (Gers), "^Beiriaz (Ain), *B^rta/ (Aia) 
*Beynat (Ain), in CL (Andréas, cumba, terra, décima de) Baireu, 
*Berrias (Ardèche), *Birac (Charente, Lot-et-Gar). Holder zieht 
hierher noch Barjac^ ohne Dp. und Beleg anzugebenl *Barriaciim 
> Barriac (Cantal), in CL de Barriaco; vgl. Barrac (Hérault). 
Zu Barus noch (Deude de) Barasc, G. Barasc in Ro. gasc. im 
13. Jahrh. Mit -anum: *Biran (Gers, zweimal in Dp. Dord.). 

Von *Barius ist ♦Barillus abgeleitet, vgl. Bariîla CIL X, 2265, 
und Barrica, Baricillo, *Banllan (Gard); *Baraillan (H.-Gar.). 

In einem Zusammenhange mit derselben Wurzel dûrften noch 
Barentenagus j. Barennac in CB, vgl. Barontus; dann Baraci- 
acum villa 990 bei DV [vgl. Baracè (Maine-et-Loire) und Baracio 
GEL m, 2749] stehen. 

Bareyrac (Dord.) dûrfte ein Pendant za vielen La Barrière 
(Gers, Ariège, Gard) sein: < *barrariacum. 

896. ^Bârdius wâre vielleicht ein Gentiiname zu Bardos 
(Holder I, 348). Jedoch haben wir in ON keine sicheren Beispiele. 
Im Dp. Gard fûnf Barjac^ welche seit 12. Jahrh. de Barjaco, 
Barjacii belegt sind. Merkwûrdig ist Bardejan^ welches 990 
Barbeianum hiefs; auch Bardos scheint vorzukommen: Johannes 
de) Podiobardacoj. Puech bardai Lot-et-Gar); vgl. Barda j. Barde 
in CBai. 

Eine Ableîtung wàre *Bardenus: *Bardenac (Char.) Dann 
*Bardentius: *Bardensac (Dordogne). VgL noch die mittelalter- 
lichen £N wie Bar de t Bemardus, Archelmus Bardi, Constantinus 
Bardinus, Helias Bardo im CSai. U. 

397. CIL X, 6776 bringt einen Cogn. Batusius. Auf *Ba- 
tus(i)acum dûrfte sich Batusaco in patria Arvermica, in com. 
Brivatensi (im CBr.) beziehen; vgl. mansum de Bat sac 1064-1087 
(„ environ de Bournazel*') nach Desjardins CC. Vielleicht geht auf 
dieselbe Wurzel *Badaillac (Cantal); Badatliac, BadaUlat (Dord.) < 



153 

^Bataliacum zurûck, dann vielleicht in CL Baassac, Baassat 
(ex ortarie de) < *Bataciate; vgl. ia bat, bret baz „stock" w. bath 
„com" pi. bathan. Fur *Batacius und *Batauus habe ich keine 
Belege; vgL Bato CIL VIII und Batonius XII, s. auch Schulze 31. 

398. Mit Basoretenses vicani in CIL III, 3673 kônnte man 
Bazoràan (H.-AIpes) vergleichen. 

899. Bascius: Basciascum in CGr. (in Testam. Abbonis) 
identifiziert Marion mit Bcàx (Isère) oder Boissieu (Isère). Holder 
entscheîdet sich fnr das letztere; s. Ëinleitung IC 

400. Blaius kommt manchmal vor, s. Holder I, 444 und 
Schulze 185. Vielleicht darf man ihn in *BIajan (Haute-Garonne) 
erkennen? 

401. Zu Blavia > ^/d;/^ (Gir.) wird vielleicht *B la viniacun 
> Blavignac j(Cor., Lozère) gehôren. 

402. Blanos, wenn es ûberhaupt ein £N ist, findet sich in 
einigen ON mit -uscus:Blanoscum 1095 j. Blanot (Seine-et-Loire), 
einmal auch Blenoscus und Blanuscus geschrieben; vgl. Blanio- 
brigensis QL II, 2902; Blanoilus j. Bleneau (Yonne), Blanona 
O. in liburnia j. Vrama. Auch Blanius vgl. Blannius bei 
Schulze 423: bei DV5 de Blaniaco vel Blanaco eccl. 1098 > 
Blagnac (H.-Gar.); Blagnai (Drôme) — de Blanhiaco 1430; vgl. 
noch Blaniacum in p. Nivernensi (DB XV); (prepositura de) 
Blagnaguesim 13. Jahrh. j. Blagnac (Gir.). Mit -a nu m: ^Blaignan 
(Gir. H.-Pyr.). 

408. Blattius (Schulze 423) wird auf den Inschriflen auch 
mit einem t geschrieben. Sûdfranzôsische ON weisen auf tt zu- 
rûck: CBr villa quae vocatur Blaciac, vielleicht jetzt Blassac (H.- 
Loire). In CGr identifiziert Marion Blaciacum (?) mit „Flassieu 
ou Balesteu^\ was lautlich nicht geht. Vielleicht gehôrt hierher 
auch *^/Mxaf (Creuse). Holder hat noch Plassac {Gix)^ 615 Blac- 
ciago belegt Der Anlaut erklârt sich vielleicht durch volksetym. 
Anlehnung an place. 

404. Belenos oder Bblinos, eine keltische Gottheit, wird 
wahrscheinlich vorliegen in Belnaco, Bellnat, Belnevilla in 
com. Arvemico (in CBr). Darauf wird sich wahrscheinlich auch 
beziehen -^e^wjr (Dord.), belegt 1485 Beunac, àjànn Beonac (poxé), 
1260 Boria de Beona, wo eu > eo zu beachten ist, vgl. Gotat 
ON < ci vi ta te. Vgl. aber auch Beone im selben Dp., so dafs 
dièse £t3ixiologie fur diesen ON nicht sicher ist, und Belenava> 
Bellenave (Cote-d'Or) und Belenate > •?. ^^«<?/ (Puy-de-Dôme). 
Hierher vielleicht mit -anum: pratum de Beunant 13. Jahrh. im 
CL; dann Peglise de Belinhano in der Diocèse von Bezièrs bei 
Leroux Doc I, S. 126. 



Ï54 

406. Bbssius,^ Bissius und teflweise Bassius (lat, Schnlze 
350) sind in ON zusammengefallen: *Bissùux (Ain); Bissiacuzn 
in CV, dann Doc. inéd. IV BissiacOi Bissie, B-ye (eccl.) j.Bissy 
(Savoie); dann in CS Biciacus vel Bissiacus super rivulum 
Scaravacum loio; Bùsy (bai Holder I, 410) < in Bissiaco. Gegen 
î scheint vielleicht zu sprechen Bissonnnm villa > Besson (Gir.), 
wenn es eînen Zusammenhang mît Bissus hat •D*Arbois S. 457 
leitet von Bessius *Bkssenus: in Bessenay (Rhône) Bessenacus 
villa ab. Ob in vier Beyssac (Dord.) Bassius oder Bbssius an- 
zunehmen ist, lâfst sich nicht feststellen, da sie nicht belegt sind. 
Von Bessius ist abgeleitet: ♦Bessïnius: Bessignan (Drôme), 1275 
Bessignanum, 129Ô castmm de Businano wird entweder eîne 
Verschreibung sein, oder ein Ëinflufs des Labials, vgl. Liciniacam 
>• Lusignan, 

Von Bissius ist zu unterscheiden Bisius (vgl. auch Schulze 
133): Bisiacus villa in pago Lugdunensi 871, 875, im 13. Jahrh. 
Bisiaci par. Im Dp. Ain Biziat und eine andere Ortschaft Bisieux^ 
als Bisiacus seit 842 belegt Zwei *Biza€ (Char.-Inf.); *Bàâg 
(Gard) 876 Bizagum aber 890 Bidagum, was vielleicht eine 
falsche Latinisîerung ist, sind nicht sicher. — £s ist vielleicht auch 
*Besus zu unterscheiden: *Besac (Hérault); *Besenac (Dord.), seit 
12. Jahrh. so belegt Ober Bësius s. Holder I9 409. 

406. Bercius Holder 1,401: Bersac (H.-Vienne) > Berci- 
acus bei Longnon. Zwei Bersat (Dord.) 13. Jahrh.; ebenda Lt 
petit Bersac. Wie Brenacu<Z^ Barnay (Rhône), so durfte Ber- 
ciacu — Barciacu ergeben: ecd. de Barciaco in p. Lemovicino 
(DB XIV). Le Bersac, Barsas 1203, Barsanum 1206, Barza 
1210. — In CM Barcianeges, Barzaniges, Barzaneges: 
Guérard identifiziert (mit Fragezeichen allerdings) mit Branugean 
ou Branegeatiy was lautlich nicht geht Hierher Barcianicae 1209 
j. Bassargues (Gard); vgl. villa Bartianicus in CLer. (Var.). — 
Fur Berciacum noch: In CL Berciacî dominus, Berzia. In 
CB Berciacus im 9. und 10. Jahrh. j. Berchat (Corrèze). Im Dp. 
Gironde Bersac in Ro. gasc. im 13. Jahrh. Barsac, Bersac und 
(homines de) Berciaco. 

407. Benacus ist sehr verbreitet: Benac (Arge, H.-Pyren.); 
Bcnagues (Arge) vgl. Williams S. 34, Benac (B.-Pyr.). In CBr. Be- 
nago, ebenda Begnago (da wir nicht wissen, wie heute die Ort- 
schaft heifst, so wissen wir nicht, welche Form richtig ist). Benacus 
locus wird immer in latein. Texten mit einem n geschrieben. Ob 
es daher mit benno- in Canto-bennum in Zusammenhang zu 
bringen ist, bleibt zweifelhaft, vgl. Meyer-Lùbke, Zs. XIX, 274. Die 
Ûberlieferung von franz. ON lâfst uns natûrlich, was die Doppel- 
konsonanz anbelangt, fast immer im Stiche. Benaias vico auf 



^ Vgl. Schulze 39: Bessus and D'Ârbois S. 457, wonach dieser Name 
nicht hierher gehôren wûrde. 



155 

Merowînger Mânasen j. Benayes (Corr.) wird kein -a eu s enthalten. 
£s gibt auch Bennius. Dazu werden vielleicht gehôren: *Bignan 
(E>rôme); *Bîgnac {fj[i9j)\ *Bignac {ùoxé,)\ *Bignat {Gïï)\ vgl. noch 
Benêjac (B.-Pyr.), il. Jahrh. Banayacum, Beneigac 1376. Vgl. 
auch Bena F. (Holder I, 397). 

408. BiRius ist ein seltener EN. Holder bringt nur einen 
Beleg: CIL VIII, 17022 Seia Birius Fortunatus. Birieux {h\x!L)\ 
eccl. Bîriaco, prioratus Biriaci, hommes Byreu, de Bireu, seit 
1168 belegt; *Birac (Lot-et-Gar., Char., Gir.); vgl. noch *Biran 
in 395. Merkwûrdîg ist Biragum sive Belad 1040 j. Berat (H.- 
Grar.) bei DV^, wenn es hierher gehôrt, weil es ï zeigt.^ 

409. Mit Bi bacon im Gennanischen bei Hermunduren, bei 
Ptol. Biffaxov, dann Bib-ali j. Va/ Bihaîo^ ein V. in Hispania 
Tarraconensis , Bib-esia (Flufs in Spanien) j. Bihey kann man 
nicht Bibost (Rhône) in Biboscho 967 in CS, in CL auch einmal 
Biboc 1286 vergleichen; vgl. "^Bibos (Seine-Inf.); *Bibout7M (Isère), 
Die ON sichem uns î und bb. *Bibbus finde ich nirgends belegt. 

410. Bidisciacns > Bessé (Maine-et-Loire). Hôlscher ver- 
gleîcht damit Bessac (Char.); Le Bessat (Loire). Dieselbe Wurzel 
kommt vielleicht in *Betusciacus > Bioussac (Char.) vor; vgl. 
Bedociacus villa in agro Rodanensi (um loio ungeflhr) im CS. 
CIL in, 4055 C. Betuscius Tertius. Hierher vielleicht auch Be- 
dexanicus locus in territ. Relianae nach Guérard > Bissargues 
(Basses-Alpes) im CM. 

411. Bereysiat (Ain), belegt Bereysia, in villa Beraciaco, 
Beresiaco, Birisiaco, de Baraysiato, parr. de Berisia, seit 
9. Jahrh. bei Longnon (Kar.) Bericiacum, wird wahrscheinlich mit 
Barisiacum (a. 661) j. Barisis (Aisne) bei Pertz zusammenhângen. 
Wie gewôhnlich, gibt Guigue das chronologische Verhâltnis dieser 
latinisierten Belege nicht an. Barisius ist nicht belegt; vgl. Bakius. 

412. Merkwiirdig ist Betirac (Hérault) — Bitinianum et 
Betinianum 1105, dann Betenac 1175, Betignanum 1325 
wegen li > r. Wir haben einen £N mit -tt- vorauszusetzen; vgl. 
Betinae ON j. Bethines (Dp. Vienne) und Bettjnis ON auf Mero- 
winger Mûnzen, Holder 1,412; dann Bittiniaca curtis > ^//r^n/- 
cifurt (Aube). S. die Belege fur Brrrius bei Holder 1, 430, Birricus, 
BrTTALius,2 BiTTio. Dagegeu mit einfachem t: *Bedenac (Char.- 
Inf.); Betiniaca >• Begnt (Ardennes); Bedenense monasterium > 



^ Da der ON auf dem gascognischen Gebiete liegt, so kann Berat aaf 
*Bellate zuriickgeheii, was in „sive Belad'* 1040 za erkennen ware. Dem- 
nach dorfte Biragum entweder nichts mit diesem ON zu tun haben oder eine 
falsche Latinisierung sein. 

' Vgl. vicaria Bealiacensis forte pro Betaliacensis j. BetaiUe bei 
Déloche in CB. Es verlangt auch tt, aber der erste Beleg mit dem Ausfalle 
des t ist onverstandlich. 



156 

Bédhne (Aveyron); vgl. im Dp. Ariège Bedeillac] da es aber auf dem 
gascognischen Gebiete vorkommt, so kônnte es *Vitelliacum dar- 
stellen; vgl. aber auch Betheliaca villa in p. Âurelian. (DB IX). 
Vgl. dazu BiTiLLA. 

413. Fur BedUhan erwâhnt der Heransgeber des Dict top. 
du Dp. de Gard eine keltische Inschrift BIAIAAANO, der ON 
ist aber 926 als villa Bitiliano belegt, was auch die moderne 
Form verlangt £s ist daher sehr schwer, die inschriftliche Fonn 
(s. Holder 1,417) zu beurteilen. Fur den EN vgl. Bitilla CIL 
III, 7458: Coniux tua Bitilla. 

414. Biveu, Biviu, Biviacum, Bieu j. Btviers entbâlt den 
kelt Bivius, welcher dem lateinischen Vivius entspricht. Hierher 
vielleicht auch die ON *BevaSi *Bevey, *Btvieux^ *Bevy (sâmtlich im 
Dp. Ain); fur I > e in diesen Gegenden, vgl. sale va < salivam. 
Philipon, Pat Jujur. S. 8; spina > epena; also es wâre vielleicht 
anzusetzen "^Blvate, l'Bivaco tind Bîviacum. Kelt bivos = 
lat vivus. 

416. BRACaus kommt hâufig vor: so drei Brassac (Dord), 
seit 14. Jahrh. belegt, Brassac (im Dp. Tam-et-Gar.) Brassiacum 
q6i bei DV, in CB vicaria de Brassiaco, ofienbar latinisiert. 
*Brassa€ (Tarn, Hérault, Puy-de-Dôme 926, H.- Alpes); vgl. Braxi- 
aco 990 (Rhône). Vielleicht steht auch Braconac (Tarn) < *Brac- 
conacum in irgendwelchem Zusammenhange mit diesem £N; 
vgL dazu noch Bracon, BraconeL CIL VI, 3387: T. FI. . . . libeito 
Braco Justinus patri Z =^ onus b. m. f., wo aber nur ein c vorliegt 
Belege fur Braccius s. bei Holder I. 

416. Brennus und seine Komposita kommen hâufig in der 
Topographie vor: *Brenaz (Ain), in CL im 13, Jahrh. de Brenato. 
Brignais in CS wird -a cas enthalten, s. S. 9. Brennat (H.-Loire); 
in Sp. briv. 1390 Brennacus y Brenat (Puy-de-Dôme); ^Bnnac 
(Aude, Dord.); Bregmer (Ain), de Breniaco, seit 13. Jahrh. Andere 
ON zeigen uns Umstellung von re > er: Le Bamay (Rhône) > 
Brenacus villa in valle Bevronensi in CS 950 (?); vielleicht audi 
*Bernac (H.-Pyr., Lot-et-Gar.), vgl. Bernacus villa Mon. S. Gcrm. 
Autiss. (DB VIII). D'Arbois S. 496 bringt mit diesem £N audi 
Brinnius in Zusammenhang, aber mit welchem Recht, gibt er 
nicht an:^ wir haben schon Brinniacum oben erwâhnt, dazu noch 
*Brignac (Corr., Dord.). Auch Brennius; vgl. Bregm'er (Ain) und 
ebenda Bregnes, Brenan (Ain) erscheint ohne altère Belege. Holder 
gibt Beispiele auch fur *Bkinnos, so Brinnacus > ^^nux (Aisne), 
Brinnaicus >-ff^/'«ay (Orne), so dafs ï kurz wâre. i in Brignac 
dûrfte unter dem Einflusse des nachfolgenden Palatals entstanden 



^ Zeuss, Gram. celt. S. 85 fâhrt einige Beispiele fur ë — T-Wechsel in 
heutigen kelt. Sprachen an: Cunobilîn, Cunobiline und KvvofieXkivoç, 
Virgilius und Vergilius darf man nicht damit vergleichen. 



157 

sein. Im Dp. Hérault ^ri^;{(7r wird anf Apriniacum zurûckgehen, 
da es als Abriniacum 1182, aber 11 19 Abroniacum belegt ist. 
Ob auch bei anderen Brignac dièse Korrektnr vorzunehmen ist, 
bleibt zweifelhaft, da z. B. Bngnacs seit 868 aïs Briniacas villa 
erscheint. 

Mit «anum: *Le Breignan (Ain), leider ohne altère Belege; 
vgL *M<mthrignan (H.-Vienne). 

Brin ose 11 00 j. Brtgnoud (Isère) wird hierhergehôren. In 
CGr als Bregum, Brinosch, Brinoscum belegt. 

Hierher vielleicht: *Bemezac (Char.-Inf.) < *Brennati-acum, 
belegt im CSaL I als Bernazac. Brbnnatus ist nicht belegt. 

417. Es ist nicht môglich in ON Brittius, Briccius und 
Breccius zu unterscheiden. *Bressac (Dord.); *Bressieux (Savoie); 
*Bressac (Drôme); *Br essieu (Rhône). Bressieux (Isère) in CV als 
Brissiacum belegt. Breyseu, Breysseu, Breisiaco im 13. 
Jahrh. wird wahrscheinlich nicht hierhergehôren; ebenso wird 
Brissac (Hér., Gard), die Reduzierung ei— > i zelgen, wie es tat- 
sâchlich im Dp. Hérault belegt ist: Breisach, Breixac 922, 
Breissac 1156, Brissiacum seit 11. Jahrh.; vgl. Brexius, Bris- 
ous oder Brixius bei Holder 1. 

Von BRirrus ist Brittenius abgeleitet: ^Bretegny {Sii^\ ^Bre- 
Ugney (Doubs). Von Briccius vielleicht: Briciniacum villa et 
eccl. (DB X). 

418. Bertiniacum in Burgundia (DB XIII) und Beriignai 
(Puy-de-Dôme) in Sp. briv. Bertinat 1401; dann Bertiniaca 
curtis j. S, Blin (H.-Marne) verlangt Bertinius, vgl. berto = nitidus, 
pulcher. £s kônnte auch german. sein. Auch Bertus: (Port de) 
Bertaco 13. Jahrh., in Ko. gasc. 

419. Boius: Boy eux (Rhône) wird im CS allerdings mit 
Fragezeichen mit Boyacus îdentifiziert. ' Derselbe Beieg wird aber 
von Guigue auf Boy eux (Ain) — Boyacus in agro Tamatensi 1020 
bezogen; "^ Buy ai (Ain). Ober Boius s. Holder I, 472. Mit -anum: 
Boujan (Hérault) — Boianum 937, Buianum villa 990, Bojanum 
seit 12. Jahrh. 

420. Vollstândig dunkel ist der ON Bo?ias (Ain); es wird 
îm 13. Jahrh. belegt als Bodago, de Boaco, villa de Buaz, 
Bua, Buas, Boha, Bohaz. Wenn man es mit el Boac in CC 
vergleiche, so dûrften wir Bodaco als eine Latinisierung betrachten; 
vgl. Boa te s V. in NG: In prov. Novempopulania civitas Boatium 
nnd BoATius CIL III, 1934; Boacias f. Liguriens j. Vara, dann 
ad Boas Dalmatiae locum (Ammian). Bohan (Ain) eccl. de 
Buenco, seit 13. Jahrh., enthâlt das Suffix -ing, das in diesem 
Dp. reich vertreten ist. Im Dp. Dord. zwei Bouani 1199 Baon, 
1209 Boon, 1460 Boan; dann *Bouan (Ariège); *Bouhans (Saône- 
et-Loire); in CBai. Boac, acqua (cours d'eau, près de Chillac) 
[Charente]. 



»58 

421. ^Bauclans (Doubs), wo unsicher ist, ob ûberhanpt -anum 
vorliegt, daif man vielleicht mit Bocula nach D'Arbois zu air. boc 
< 't'bucco in Zusammenhang bringen. Vgl. Bocconi ON in Gallia 
Narbon. j. vielleicht Boucon (H.-Gar.) und bei Holder I Boccus, 
Hierher vielleicht auch Bocurus CIL XII, 2903. Auf ein *Boccu- 
rianum geht zurûck: Boucoiran (Gard): Bocoiranum 1027, 1555 
Bocqueyranum, locus de Becoyrano 1461; vgl. in Arch. daaph. 
1261 mandamentum Bucurionis j. Bouqturon (Isère) < *Bac- 
curione. 

422. Buccius Ist in den ON hâufig anzutreffen nnd dûzfte 
ein Verhàltnis zu Cogn. Buccos, welcher „Ziegenbock" bedeutet, 
haben, s. Holder I, 626. In CB Bo ci a eu m j. Boussac (Creuse); 
Bossieu (Isère): im C Bonnevaux: Bucciacum, Buceu, Boc- 
cium, Boceu; *Bossey (H.-Savoie); *Bossieux (Ain); Bossiacnm 
villa 972 j. Boussac (Lot) bei DVj^. In CS Boziacensis ager, 
auch Buziacensis ager 1019; wegen des Fehlens des modemen 
ON ist dièse Latinisierung nicht zu beurteilen. Neben diesen ON 
mit o finden sich auch solche mit u: Bussac {pibme)^ seit 17. Jahrh. 
so belegt; drei Bussac (Dord.) 1380 Bussacum; Bussac (Char.-Inf.) 
bei Longnon Bussiacus. Wahrscheinlich liegen zwei verschiedene 
EN zu Grande; vgl. Holder I, 644 Bussi-enus. 

ON mit -anum: ^Pré-Boussan (H.- Alpes); *Boussan (Ariège, 
Gir., H.-Gar.); Bucianum vicum super Matemam flumen: £x vita 
S. Reguli episc. (DB). 

Von den Ableitungen von diesem EN kommt vor: BucciNius 
CIL III. Vielleicht in *Boussenac (Ariège) < *Buccenacum. 

Ob in einigen von diesen ON auch Bumus (vgl. Schulze 215) 
oder BoTTius Holder I, 496 enthalten ist, lâfst sich nicht beweisen, 
da '^'Butti-acum dasselbe ergeben wûrde. Jedenfalls eine Ab- 
leitung von diesem EN liegt in La Boutignane (Gard) seit 17. Jahrh. 
belegt, vor, < *Bûttiniana; vgl. bei Schulze 215: Boitignano 
dann in CM Boutenachum j. BouUnac {koA'é) < ^Buttenacum. 
Ober BuTTUS vgL Holder I, 646. 

Zu unterscheiden ist *Buscius, vgl. Buscilla (nach Stokes zu 
latein. fuscus): eccl. Busciani in parr. Cabilonensi 1023 (DB X). 
Boissey (Ain) als Par. Boissiaci, Boesy, Boysie, Boisseis be- 
legt; ^Boissac (H.- Vienne); im Dp. Dordogne *Boissac (ebenda viele 
Boyssardy Baisse, Botsset, Boisseuil, Boisseron, Boissière, welche lauter 
Ableitungen von buxum sind: buxëtum, '^buxariolum, buxa- 
ria etc.), wenn hier etwa nicht *buxacum vorliegen dûrfte. 

423. BuRRUS und Burrius sind nach sûdiranzôsischen ON 
mit Q anzusetzen; dagegen *Burey (Eure, Meuse); *Bury (Oise). 
Wir haben vielleicht zwischen BuRius und Burrius zu unter- 
scheiden (s. Belege fur beide EN bei Holder). So haben wir: in 
villa Boriaco 928 (DB VIII), Boriaco locus 975 — 992 in CV. 
^Bourrac (Char.). — Besonders hâufig in ON mit -anum: Bôrri- 
anum in CM; vgl. Burriana urbs Hispaniae (DB XIX). In CSau 



Ï59 

Mansus de Borrîana; dann *Sourran (Lot-et-Gar.). Baurianîcas 
in CBr dûrfte vîelleicht latînisiertes *Borianicas sein. — Eine 
Ableitung von Burrus ist vielleicht *Burk£LLUS, vgl. aber im 
Mittelalter Borrellus bei DVj: Pré'Borrellan (H.-Alpes) Clotum- 
Borellum 1410, aber 1450 Pratum Borrelencbus, so entbâlt 
der moderne ON nicht -anum, sondem -enc. 

In H.-Alpes auch La Buriane^ Burriane, seit 12. Jahrb. so 
belegty wûrde auf û weisen, aber vgl. viele Hubac (Drôme, Gard, 
Hérault); Ubac (Gard, H.- Alpes) < opacus. 

In ce wird Bourran {Kv&yion) Borranio latinisiert; ^Bourran 
(Lot-et-Gar.); *Bourrïanne (Cantal). 

424. BûRNOs: Bornacum in CM j. Boumac (Avejron), 
Bornago 838; Boumay (Isère) in CGr Bornacum (vgl. ebenda 
Borna fluvius j. La Bourne). Merkwûrdigerweise wird dieser ON 
in Arch. dauph. II mit de Ambornay (castrum) identifizîert. Jedoch 
ist es nicht ausgeschlossen, dafs sich der Herausgeber Chevalier 
irrt und der Beleg vielleicht auf Amhranay (Ain) sich bezieht. Zwei 
^Boumac (Dord.); *Bùurnac (Hérault). — Daher auch Burnius: 
zwei Bourgnac (Dord.), Bornac 11 17, Bornhacum 1360; *Bour' 
gnac (Gard); *Burgnac (H.- Vienne); vgl. Burnomagus> Bournand 
(Vienne, Saone-et-Loire). *Burnio, onis: -ft?«r^«(?««af (Tarn). Vgl. 
CIL II, 2484 Camalus Burni f(ilius). 

426. BuLLius ist nach den ON mit û anzusetzen. Bouliac 
(Gard); vier Bouillac (Dord.), wo auch Bouillagutt — mit dem 
SufBx -ittus erweitert worden ist, was, nebenbei bemerkt, ganz 
jimg ist — y belegt im 13. Jahrh. ^Bouillac (Tarn); * Bouillac (Avey- 
ron) Buliago 838; *Boulieu (Isère). Heutiges Bulfy (Rhône) wird 
als Buylleu 1267, Bullieu, Bulliaco, BuUeu (im 13. Jahrh.) 
belegt, wo û sekundâr unter dem £influsse des folgenden Palatals 
entstanden sein kann; vgl. *Builac (Aude), drei *Bullac (Lot). Im 
CDombes wird Bonlieu (en Vivarais) als Boulieu, Bolieu 1095 
belegt; die heutige Form zeigt deutlich den volksetymologischen 
Ursprung. Hierher wird nicht gehôren Bouliac (Gironde), welches im 
6. Jahrh. Vodollacus vicus in Territorio Burdegal. hiefs; s. Longnon 
Géogr. 548. Fur v > b in gasc. ON siehe Va sa t es > Bazcu (Gir.). 

Mit -anum: zwei Bouillon (Drôme) 1539 Groix Bolhane. 
Hierher vielleicht *Bouilland^ *BouiUanU ^Bouillants (Char.-Inf.). Mit 
-anicus: zwei Bouillargues (Gard) Bulianicus 916. 

Von BuLLius dûrfle *Bullinius abgeleitet worden sein; vgl. 
BuLLONius CIL XII. Bouligneux (Ain) Bulligniaco 987, Bolo- 
niacum, Bulineu belegt (kann auch Bulloniacum sein, vgl. 
Coloniacum > Coligny). Boliniaco villa in com. Lugd. a. 998. 
Ein anderes Bulliniacum liegt in p. Carcass. (DB VIII). *Bollonaz 
(Ain) vielleicht < *Bu 11 onate, wie Bolionacum 899 y Bouillonac 
(Aude) bei DVj. 

D'Arbois 511 bringt BuUione 1052 j. Boulhon (Puy-de-Dome). 
Der EN dûrfte keltisch sein; vgl. Holder I, 631 und Schulze 350. 



i6o 

Za den erwâhnteai ON noch: Ballonne in pago Wapîncaisi, BgI* 
loniom in dioecesi TraiectensL Hierher vielleicbt aodi: zweî 
Boulazac (Dord.) Bolazac 13. Jahrh. < *BuIlatiacuin; nber Bctl- 

LATIUS, BlTLATIUS 8. Schukc 35O. 

426. Zu BouTius stellt D'Arbob S. 458 Bontenachns 1185, 
j. BauienaCf was jedoch nicht geht, weil der moderne ON tt ver- 
langt, wie bei DV auch Bottenacum tatsâchlich bdegt ist; x^ 
BuTTUS CIL III, BuTTO CIL in. Zu Bourius darf man vielleicht 
folgende ON stellen: zwei Boujac (Gard), Bonzac 1812; Bouta 
(Drôme), Bougeac en Rochas 1650. 

427. Zu Burdillensis pagos (Dord.) stellt sîcfa vielleicht Bout-- 
deliac (Gard), Bordelianum 1078, Boardeille 15 18; dazn vgL 
noch Bordelan (Rhône). Der £N ist vielleicht za sudien in Cogn. 
BuRDO, BuRDU bei Holder I, 638; Burdonus CILXU;* davon ist 
vielleicht *BuKDI^aus abgeieitet: eccL S. Martini de Burdiniaco 
in CDombes; vgl. Burdigna — Burdigru (^bvL^i). Vgl. noch Bor- 
dezac (Gard) de Bordezaco 1345, Bordeza 1715. 

428. Mit BussuLLUS, Bussulla s. Holder l, 645 dûrfte in 
Zasammenhang stehen: Buslana villa in Âqoitania, pert ad Mon. 
S. Germ. a Pratis (a. 829). 

429. Die Wurzel car- hat sehr viele £N ergeben. Carus, 
welcher auch lateinisch ist, allein kommt sehr selten in ON mit 
-acum vor, am meisten Carius (vgl. auch Sçhulze 114). Aaf 
*Caracum dûrfte sich beziehen: *dirar (Dord.). N-Stamm: Caro, 
onis CIL III: ^Chironnac (H.- Vienne); vgl. Caronius CIL II, 41 17. 
Es kônnte im obigen ON car = Stein vorliegen. 

Carius (auf den Inschriften daneben auch Carrius CIL V, 
2459, Carriae, vgl. in ON im Cart rouss. Carriago RCXI, 488). 
In CL (castrum de) Chireu 13. Jahrh.; *Chirac (Drôme, Corrèze, 
Char., Loz., H.-Loire, Gard); ^Cherac (Char.-Inf.); *Cheyrac (Dord., 
H.-Loire). Merkwûrdig ist wegen des Suffixes: *Chirtac (Savoie), 
wenn es hierher gehôrt, denn hier -iacum>*iai>ie>i; viel- 
leicht -a te, und orthographisch angelehnt an sûdfranzôsisches -ac; 
vgl. Chiriaci curtis (a. 927) bei DE VIII. Chirac (Lozère) in CM 
Cyriacum 1062, Chiriacum 1079, bei DV heifst dieselbe Ort- 
schaft (St. Petrus et Gerardus de) Cairago, auch Cheiracensis 
aicis (a. 825). Die Bemerkung Paul Meyers in Rom. 24, 560, dafs 
es Cyriacus sei, ist demnach hinfâllig. Chirac (H.-Loire) in Sp. 
briv. 1443 Cheyrat. Queyrac (Gir.) dûrfte Caria cum sein, da- 
gegen BonvessC'Quirieu (Isère) nicht, da es auf dem Gebiete liegt, 
wo ca > cha, sondern wahrscheinlich *Quiriacum. Cairag en 
Quercy heifst de Cairago 961 (DB VIII). In CSau Cheriaco in 
p. Arvernico, in vicaria Nonatensi. 

^ Es ist auch zu beachten, dafs im Mittelalter Cart. de Nîmes Bordellus 
TOrkommt. 



i6i 

ON mit -anum: Cheyran (Gard), aber 1345 Pan. de Coyrano. 
£s ist wahrscheinlich eine schlechte Identifizierung oder Ver- 
schreibung. Vielleicht gehôrt nicht hierher S. Benezet-de^Chtyran 
(Gard), welches 103 Villa Sancti Benedicti de Octodano heifst, 
und dann 1463 Locus Sti. Benedicti de Uchezano, also ist 
hier Uchezan > Cheyran^ "z" > r (s. R. Gr. I §456), ey ist viel- 
leicht nur eine Schreibweise; fur den Âbfall des U- vgl. Ugernica 
>• Jarnégue (Gard). Sicherer scheint ^Carianum vorzuliegen in 
Queyran (H.-Alpes); Villefranche^dwQueyran (Lot-et-Gar.) ; vgl. die 
Schreibung Caturcinus > Çw^rry. In Le Cayran (Dord.) ist der 
Axtikel auffâllig, vielleicht hier quadranum von quadrum, vgl. 
Bellum quadrum > jS^oii^ji'r^. Dann bei DV Cheiranum villa 
in p. Tolozano; ^Cheyran (Basses -Alpes); vielleicht *Brouqueyran 
(Gir.) < *broga Carianum. Cayranne (Vaucluse) in Arch. dauph. 
Cayrana, Qua-an. 

*Caraius: Caraiacum locus in p. Magdalonensi 837 (DB VI). 
Dann Caratius Holder I, 774: *Caratiacum> Chanisiat (Ain); 
in CSau. villam cujus vocabulum est Caraisago in patria Arvernica, 
in aise Cheiracensi; dann Caraciacus irgendwo in Burgundien in 
Fredegarii Cholastici Chronicon (a. 605) (DB II). 

Carïsius Holder I, 788 und Schulze 147 fur î: Carisiacum 
>- Carisiu (Isère) in CS wird wahrscheinlich nicht hierher gehôren, 
denn wir erwarten hier ca > cha; vielleicht ist oboedientia de 
Quariseu 13. Jahrh. in CL richtiger, dann (Guilelmus dictus de) 
Cariseu; vgl. Carisiacum > Quùrzy. In CSau „in villa Cari- 
siaco, in patria Arvemica, in com. Brivatensi". Vgl. Carriciacus 
alodus, villa Nuchariensis Mon. j. Oiarsay (DB X). 

CarInus, Carinius (vgl. auch Schulze 146): *Charinaz (Ain). 
In CSauBr kommt Carinîacum, in cultura de Carignaco in 
vicaria Ucionensi, dann als Carniaco, Charniaco, Chargnac, 
(s. dafûr den Artikel Carn-acus), Karinnacus villa; in Sp. briv. 
noch Charignac 1455. Mit -anum: Carinianum (DB I); vgl. 
bei Schulze 146 ON Carignano. 

Carantos, Carantius cil III, IX: Carantacum> Charantay 
(Rhône). Ober andere Carantiacum s. bei D*Arbois S. 211 und 
Holder I, 767. Mansus de Carancîaco 961 bei DV^ j. Cransac 
(Aveyron); Cransac (Hér.) Merkwûrdig ist Carancianum 1002, 
wenn es nach DVj Crausse (Aude) wâre. Solche Fâlle, wo au an 
SteQe des n faischlich gelesen wurde, erwâhnt Schulz-Gora (Festschrift 
fur Tobler S. 192 f.). Dann Carentius: G. de Carensano 1224 j. 
Car son (Gard). Die Entwicklung ist hier sehr merkwûrdig: zu- 
nâchst ^Caressanum, wo sekundâr ns > ss wie Cincianum > 
Cùsan (Hérault) und dann sekundâre Synkope, welche hier ziemiich 
jung wâre: Carsanum 1320, wofôr ich leider keine anderen Be- 
lege habe. In Sp. briv. Charensac 1250 — 1263 J* CAarensaf {Puy- 
de-Dôme). Carentius ist nicht belegt; es dûrfte, wenn es iiber- 
haupt bestanden, latinisiertes Carantius sein. 

BcOieft s. ZdUchr. f. rom. PhiL IL II 



102 

♦Carilius vgl. CIL II, 2865 Carilla: Cariliacum vîlla dep. 
ab. eccl. Cenom. 832 (DB VI). Holder I: Cariliacnm > Œariy 
(Aisne). In Sûdfrankreich keine sicheren Beispiele: Oiarly (Rhône) 
immer belegt als Carliaci villa 13. Jahrh., parr. de Charlen, 
Charlieu; dann *Charlas (H.-Gar.); *Carlac CTaro); Carlatense 
castrum (a. 1148) j. Car/0/ (Cantal) nach DV^; dann noch bei DV5 
CârZ3-/f-6biff/f < Carliagum (a. 961). Sie kônnen jedoch anch 
auf *Carol(i)acum zurûckgehen. 

430. Cavarius kommt ôfter in ON vor: Cavariaco in com. 
Lugd. 998 in einer Urkunde Rudolphs III., Kônigs von Borgond j. 
Chaveyrat (Ain); ^Chavtria (Jura). Im Dp. Gard vier Caveirac^ in 
terminium de villa Cavariaco 893; im Dp. Hérault Caveirac^ 1343 
Cavayracum. Vgl. V. Câvares, Cavari nach Zeufs „die Riesen**, 
und Cavakos, ein gallischer Kônig in Trakien. Hierher wahr- 
scheinlich auch Caviriacum, eccl. Vindocin. monast (DBXIV); 
Cabiriacum in Vicaria Rusuriensis in CB ist wahrscheinlich nur 
als Latinisierung aufzufassen. 

*Cavamac (Dord.) wird vielleicht auf *Cavarinacum zurûck- 
gehen; Cavarinacum villa in CV (index) (a. 871). Ober Cava- 
RiNUS s. Holder I, 874. 

Vielleicht mit -uscus: *Chavarot (Puy-de-Dôme); ^Chavaraux 
(Puy-de-Dôme); Chavaroche (Cantal) ist als Cavarocca belegt 

481. Camaros Holder I, 708, 717: Camariacum > (Bompar 
de) Chamayreu i3.Jahrh. in CL. In CB Chamairacum 1243, 
Camerachus j. Chameyrac in terra Brivensi (Corr.). Camaracns 
liegt vor in *Chamarac (Dord.), vgl. Cambray, 

Es ist unklar, ob hierher auch Camarcius zu stellen ist: 
Camarciacus > Camarsac (Gir.); vgl. Chamhrtcy (Marne) < Ca- 
marciacum. 

*Camaranum scheint vorzuliegen in *Chambran (H.- Alpes). 

482. catu B= Kampf ergab viele EN. In Sûdirankreich 
kommen folgende vor: Catius CIL III (dreimal), IX (13 mal), dazu 
vgl. Schulze 76: vielleicht *Cazac (Aveyron, H.-Gar.); Ckatqy (Rhône). 
Jedoch sind dièse Beispiele nicht ganz sicher, da die âlteren Be- 
lege fehlen. 

*Cat-enus vgl. bei Schulze 76 Catbnius: *Chadenac (Char.- 
Inf.); vgl. Channqy en Anjou < Catenacus; Capitonacum ist 
auch nicht aufser Acht zu lassen. V. Catbnatrs; fôr -enus s. bei 
Holder I, 1440: Vind-enae. 

Cat-alius: Cadaliacus villa (Corr.) ii.Jahrh«, nach Deloche 
Cazillac. Mit -uscus: in CM Catalioscus ii.Jahrh. Vgl. Ca- 
TALiA CIL XII, 2657, Catalos CIL V, 907, davon villa Catala- 
censé in Audoeni vita S. Eligii i. i. 

Cat-ilius, vgl. Catilus Cogn. bei Brambach, QL V, 4186. 
Catil...: Cadillacum prope Burdigalam, heute Cadillac (Gir.) 
bei DB XX; *Cadilhac (H.-Gar.), cwei Cadillac im Dp. Dordogne. 



ià5 

Catiliaco kommt auch auf den Merowinger Mûnzen vor. Mit 
-anum: *Cadillan (Bouches- du-Rhône), ^Cadeilhan (Gers, Tarn-et- 
Gar., H.-Pyr.). 

Catirius: *Ckadirac (Dord.). Châtrât (Puy-de-Dôme) wird 
nicht hierher gehôren (tr statt dr!): vielleîcht ist ^Catturacum 
anzusetzen, vgl. Cattorosco in p. Arelatensi, Fard. dipl. t. 2, p. 371. 
DB XI hat Cathriacum, ubî eccl. habet Mon. S. Salvi. Die Synkope 
werden aufweisen: *Chidrac (Puy-de-Dôme); *Chadrtat (H.-Loire), 
1255 Chadriac in Sp. briv. Mit -anum: *Chadran (Var); dazu 
noch Chadrac (H.-Loire), in CSau. de Chidraco. 

Catinius vgl. Schuize 76: *Chadignac (Char.-Inf.); mit -anum: 
*Cadignan (Gers). 

Caturus: mit -uscus Cattoroscum in CGr, bei DB DC 
villam quam vocant Catorosco 963, auch Catharoscus in CM 
j. Cadarot\ vgl. Cadarossa in CM — j. Code rousse (Vaucluse). 
Jetzige ON verlangen demnach ^t^ ebenso Chaarossa a. 1141 
(Catarosca) bei Paul Meyer Rom. XX: Le langage de Die au 
Xm« siècle. 

Im Dp. Dordogne: Chadourgnac^ welches vielleicht ein *Catu- 
r(i)niacum darstellt, vgl. Catukeius CIL III, 5289. 

Wie oben schon gesagt wurde, identiûziert Deloche Kata- 
liacum mit Caztllac (Corr.). Was t > z anbelangt, so ist es nicht 
ganz unmôglich, obwohl auch in den ON ganz selten; vgl. Biterris 
> Béners» Âber es gibt viele heutige Caztllac, welche in den 
Urkunden als Casiliacum belegt sind. Im Dp. Hérault vier 
CazUhac^ villa de Casiliaco 1150, Casiliacum 1107. Cazillac 
(Lot) in CB Casiliacum, Casliacensis. Bei DB VI Casiliacns 
villa in Aquitania pertinens ad Pratis 829; in CBr „in cultura de 
viDa Casiliago" 193. Casillus ist belegt, CIL III, 4743; dazu 
*Kasilos, gen. Kasiloi, £N eines salassischen Kônigs oder eines 
anderen Magistrats (Holder I, 822); vgl. auch bei Schuize 271 und 
550 ON Casiiïnum. 

Im Dp. Hérault Catuntan, 998 Chatunianense. In CIL IX 
ist Catunius belegt, aber unser Fall verlangt tt £s dûrfte eine 
Weiterbildnng von Cattos sein, CIL III, 5042: Altero Festi et 
Cattuni Montanihe f.; dazu noch Schuize 76. 

Zu dieser Wurzel dûrfte môglicherweise '''Catarnos oder 
*Caternos gehôren; vgl. Segiarnus, Covarnus, Dousarnos. £s 
erschdnt in Cadarnaco oder Cadernaco in CBr, ebenda auch 
als Quadernac geschrieben, vgl. Queyrac < Cariacum. In CS 
Chamay (Rhône) als Caarnacus in agro Tamatensi belegt (970 
ungefâhr), Caarnaco 1021; in CL (Johannes de) Chaernai im 
12. Jahrh. In CSau: in villa Catarnaco, in p. Brivatensi, in vicar. 
Nonatensi. Bei DB X Caderniacus in p. Andegavensis; Jader- 
nacus vicus in p. Arvemico gehôrt vielleicht hierher. *Chadernac 
(H.-Loire); vgl. auch ^Chademolhs (Puy-de-Dôme). Wie aile dièse 
Belege und modemen ON zeigen, ist an Cognomen Quatbrnus 
nicht zu denken. 

II* 



104 

Catarus mit -uscus: Cadarosca j. Caderousse (Vauclose) 
Cadaroscus > Cadarot (Bouches -du -Rhône). D'Arboîs S. 600 
stellt es mit gr. Catharos zusammen. 

£ine Âbleitung von catu ist vielleicht Catullus: Catullacum 
> Chélieu (Isère) s. Ëinleitung S. i f. 

438. £in gallischer EN Cavannus ist nur zweimal belegt; 
Cavanos auf einer Silbermûnze. Kafiawoç dûrfte die griechische 
Aussprache sein. Fur die modernen ON ist '^Cavannacnm and 
*Cavanniacum anzusetzen. Es ist fraglich, ob wir ûberall in 
Cavannacum einen EN zu sehen haben. Es kommt ûberall in 
Frankreich vor. Auf dem Gebîete, wo p > v, ist es mit *Capan- 
nacum zusammengefallen. Wir beschrânken uns blo(s auf Sûd- 
frankreich. In CC Cavanago 1075 j. Cavanac (Knàià). *Chamnnaz 
(H.-Savoie) in CGr „Cavannaicum ou Cavanniacum" ist, wie 
gesagt, zweideutig. — *Cavaniacum: (Javagnac (Lot) in CB Ca- 
vaniacus villa; drei ^Cavagnac^ Chavagnac (Dordogne); *Gavagnac 
(Gard); *Chavaniac (Gard). *Chavagneux (Isère); Chavagnat (Ain) 
aber Cabaniacus in CGr; Chavagna (Ain) in CS Chavenna, 
Chavagneu, Chavagnia, Chavania; drei *Ohavagn€tix (Ain); 
Ckavanay (Ain) Mansus de Chavanei; *Chavagneux (Loire) sind 
zweideutig. Im Dp. H.-Loire zweimal Chavagnac: in Sp. briv. 

Vielleicht ist auch gestattet, dièses Wort mit cavannus abr. 
conann, afr. choe,^ prov. eau, chau in Zusammenhang zu bringen, 
vgl. Holder I, 872. Es wùrden also dièse ON eine Stâtte be- 
zeichnen, wo sich Eulen befinden, eine Hôhle; vgl. Cavaniè (Lot) >> 
cavanarium.^ Neben vielen Ortschaften, welche dièse Namen tragen, 
befinden sich (nach Joanne's Dictionnaire) grofse Waldungen. Jedoch 
mûfsten aile dièse Ortschaften diesbezûglich untersucht werden. 

Vinea de Cavaneiaco in CL 984 kônnte eine Latinisierung 
sein. Auch ohne -acum: Cavannas > Chavannes (Seine-et-Oise), 
Cavana vicaria j. Chavanne (Rhône). In -ius brauchen wir wiederum 
das Gentil-Suffix nicht zu sehen, da viele heutige ON auf Cavan- 
nia hinweisen: *Chavagne (Char.-lnf., Ille- et -Vilaine, Deux -Sèvres, 
Vendée); ^Ghavagnes (Maine-et-Loire, Vendée). Ober Cavaniacum 
siehe D*Arbois S. 475 und Holder I, 871 und Joanne, Dictionnaire 
géographique. Mit -anum nur: *Cavagnan (Lot-et-Gar.). 

Gibt es ein Verhàltnis zwischen Cavannius und Cavinnius 
Schulze 76? Cavinîacus > Cavignac (Dord., Gir.); vgl. im Dp. 
Dord. Cavigne — Capvignies 1056. Chevignat (Ain); in CS Cke- 
vinay (Rhône) belegt Chiviney, Chiviniaco. Hierher auch parr. 
de Chivignay 13. Jahrh. in CL. D'Arbois S. 458 ist geneigt darin 
eine Ableitung von Cavius zu sehen. Ist vielleicht da nicht viel- 
mehr dasselbe zu sehen wie in castanus und castinus, vgl. 
Castiniacum > Gkatignac (Char.)? In ^Chavenai (Char.), *Oavenac 
(Gard) dûrfte die Abschwâdiung des -a- vorliegen; vgl. Brivezac, 



' s te van „choue" im Savoyischen gebt zuruck auf cavannus (Brachet, 
Dict. savoyard). 



i65 

Z-weî *Cabanac (Dor<L), *Cabanac (H.-Gar., H.-Pjrr., Gir., Lot) gehôren 
ivahrscheinlich zn vielen Cabane > capanna. 

Auch mit -us eus: in CS Cfiavanoz (Isère) belegt als Chava- 
nosc, Chavanost Dieser ON dûrfte identisch sein mit (Petrus 
de) Chavanosco, (parrochia de) Chavanosc, (mansus de) Cha- 
vanos 12. Jahrh. in CL; vgl. noch *Chavanod (H.-Savoie). 

In diesem Zusammenhange noch Caviuus Schulze 77 als eine 
Ableitung vielleicht von Cavius CIL II, Schulze 76, welcher eigentlich 
in das vorhergehende Kapitel gehôrt: *Cavtllac (Dord.); Chevillard 
(Ain) villa de Chiviliaco, seit 935 belegt; in CL Cheviliaci 
znontis 1176. Im Dp. Ain noch Ckavilieu^ 1157 de Caviliaco, 
Cavilleu. Dann mit -anicus: Gavillargues (Gard): Cavillanicae 
1384, Cavilhargue 1435. 

434. Der bekannte kelt. EN Camulos diente folgenden ON 
als Grundlage: Camulacum > Chamolay (Isère); ^Camuliacum 
> Chamouillac (Char.-Inf.). Auf dem sûdlichen Gebiete scheinen 
*Ghamblat (Cantal) und *Chamhlay (Jura) ^die Synkope aufzuweisen; 
vgl. in Nordfrankreich Ghamhîay und Chambly, — Dann *Camulati- 
acum >> drei Beispiele aus dem Dp. Dord. Camblazac, Camlasac, 
Hospitium de Camblazac 1365. Ober *Camolatius vgl. CIL 
XII, 3645: Camulatiae Severae; XII, 2480: C. Valerius Seno-rigis f. 
Camulatus vivus sibi et Valeriae. In einigen ON kônnte auch 
Camillus Schulze 290 vorliegen; vgl. *Ghimtlin (Isère) < ♦Camilli- 
anum Devaux o. c. 114. 

Mit -anum vielleicht: *Cambianes, 

436. Cantrius, Cantrus Holder I: Cantriacum 1144; der- 
sdbe ON erscheint auch als (Bemardus de) Cheintriaco in CL. 
Die moderne Entsprechung ist unbekannt. Von Cantrius verlangt 
A. Thomas RC XXII, 220 eine Ableitung ♦Cantrktius fur Chan- 
imac {Chsj.y. Cantrecianensis eccl. in der Chronique von Ademar 
de Chabannes. 

436. *Chardonnay (kÏTi) dûrfte einen n-Stamm reprâsentieren; 
vgl. Chardonnet (Saône-et-Loire) Cardoniacus, wo jedoch \ nicht 
berechtigt ist. In CSau. ebenso „in cultura de Cardon iaco'*; im 
Dp. Tarn *Cardannac. *Cardo ist nicht belegt. Zu demselben 
Stamm auch GardaiUac (Lot) in Ro. gasc. (Bertrandus de) Carde- 
Ihaco, Cardilaco im 13. Jahrh., in Sp. briv. Cardalliaco; *Car- 
daiiac (Dord.); *Cardi!hac (Hérault). In CIL V, 2462 Qu. Baebi C. 
£ Cardil.1 Maria C. f. Tertia oxor soll nach Pauli venetisch sein; 
vgl. auch Schulze 45 Cardelia und EN Cardilliacus. Hierzu 
noch *Cardeillac (H.-Gar.). 

*Caroius Schulze 145: in Cardiaco villa in CSau. Auch 
Cakdus kommt vor: CIL X, 8042, 31: ^Cardan (Gir.) 

437. Caballius kommt auf den Inschriften ziemlich hâufig 
vor. Aus den sûdfranzôsischen ON habe ich folgende Beispiele: 



i66 

in ce „en Cavaillac*' ii. — i2.Jahrh.; Caoailhc (Gard) strata de 
Cavalac 1164; *Cavaliat (Gar.); *Cavaillac (Gir.). 

488. Chézery (Ain), belegt als Casiriaco, a Chiciriaco, 
Kaseriacnniy Cheystri (?!), de Cheysiraco, Cheisirier, Che- 
serj, seit 1 140 wird wahrscheinlich mit dem Franennamen Casarxa, 
belegt bei Fortunatas, oder mit Caserius Scfaulce 147 zosammen- 
hângen. Die Belege sind nicht ganz durchsichtig; leider gibt 
Guigne die Jahreszahlen nicht an. 

480. CABiBOS kommt nur in ON mit dem Suffis -uscus vor. 
So in es heifst Chambost (Rhône) Chamboscus (1000 ungefâhr) 
in CL eccl., parr. de Chambosco 1150. Daneben ûndet sich un 
Dp. Ain Chambot ohne altère Belege. Hierher dûrfte gehôren in 
CDombes Chimbosc 1276. 

Fur Cabcbius nur zwei Beispiele: *Chamby (Ain) und in CV 
„villa quae dicitur Cambaicus" (i. Hâlfie des 1 1. Jahrh.) in anderen 
Urkunden Cambiacus, also wahrscheinlich eine Verschreibung. 
Fur Cambiac (Dp. H.-Gar.) setzt Holder 1,711 *Cambelliacnm, 
was nicht notwendig ist, da wir mit Cambiacum auskommen 
kônnen. 

Cambarius cil XII, 3505, Cambarus CIL V, 2590. Camba- 
racum > Le Chambarac, Cambariacum dagegen in *Chambcry 
(Savoie); *Cambqyrac (Lot). In CC „villam suam Combariacus" 
in p. Bicelmense 1062 dûrfte nicht hierhergehôren; vgl. Combako 
MARUS, in ON Combaristum (Maine-et-Loire). — Mit dem Suffis 
-anum selten: Chambaran (Drôme) Silva Cambaran 1062. 

Von Cambarius dûrfte *Cambarbllus abgeleitet worden sein: 
Chambtrlhiac (Dord.) belegt aïs Chambralhaco, Chambarlhacum, 
Chambarliat 1503. — 

-uscus wird enthalten: Chambalot 1245 in CL; vgl. im 
CBai. molendinum de Cambalo j. Chamballan (Char.). 

440. Carvius, vgl. CIL VIII, 9384: Liccaius Carvi f. Ist in 
ON nicht sicher nachzuweisen. '^Charvieu (Ain, Isère) kônnte auch 
auf Calviacum zurûckgehen, *Les Chargeons (H.-Alpes) kônnte 
^Cardianum sein. Dann cwei Surjoux (Ain) belegt Chargiou 
im 13. Jahrh. 

Carvîlius, vgl. Schulze45iï, auf den Inschriften Carbilius 
CIL II, s. Holder I, 820: *CAar3///j/ (Ain); zwei ♦C^r^i//af (H.-Alp.). 
Mit dem Suffixe -anus: Carvilianum, Carbilianum, Carbil- 
lanus villa Massiliani j. Caravaillan. Im Dp. Puy-de-Dôme Char- 
villat identifiziert Chassaing mit terra de Cavanhac 1263 in Sp. 
briv., was lautlich gar nicht geht. 

Carvanius cil 111,8308: ^Carvaignac (Dordogne). 

441. Cartius s. Holder I, 818, CIL UI Carteia, IX Cogn. 
Cartus; vgl. Carti-manduos, Karti-mtanos, und Carto-briga 
> Chartreuve (Aisne); dann Carto und Cartokius; dazu auch 



i67 

S<^ulze 145. Cartiacum scheint vorzuliegen in zwei *Oarsac 
(IDord.), belegt seit dem 13. Jahrh. Zwei *Charsac (Drôme), dann 
vielleicht Chiertac (Char.-Inf.). 

Mit -anum: „villam de Carciano eccl. Gerundensi'* 886 
(DB IX). Dieselbe Ortschaft erscheint in einer anderen Urkunde 
Quarcianum villa geschrieben (881), auch Quertianum (a. 922). 
Mit -anicus vielleicht in CC: Garcangas, Quarciangas Guar- 
zanguas 948. 

Cartinius Schuize 145: Cartignac (Gir.). Garcenac^Pey raies 
(Avejron) wird als Cartennacum locus in p. Rutenico belegt, 
M^as aber nicht pafst; vgl. Cartennacum in Vivariensi (beide bei 
DV2); wir kônnten aber mit *Cartien-acum auskommen. 

Cartus cil IX: vielleicht *Cherian (Ain). Dazu noch *Gar' 
iassac (Lot). Cartacius ist nicht belegt. 

442. Cantius Holder I, 751 und Schuize 144. Cantiacum 
> Chancia (Jura). 

Cantknus Holder I, 746: Ckntmag (Dord.), Cantenagus; 
*Caniennac (Gironde). 

Cantiuus, vgl. Liv. 22^ 57, 3 und Schuize 144a: Cantili- 
acensis silva, Chantiliaco, Chantillac in CBai.; C^nfii/ac (Chai., 
H.-Loire); Cantillac (Dord.). Mit -anicus: in CBr in vicaria Can- 
tîlianico in patria Ârvemica. 

Cantinius CIL VIII, 7272 und Schuize 144: "^Chantignieu {Mtl)\ 
ChanHgnat (Puy-de-Dôme), 1250 — 1263 Chantîgnac. 

443. *Cant-arius, vgl. Holder I, 747 Canterius: Cantari- 
acum > drei Chanter ac (Dord.) Cantairac 1122. Dann die Flufs- 
namen: Gantarana (Roussillon), zwei Canterane (Gard) Vallatum de 
Canterranas 1310^; zwei *Cantiranne (Hér.); Chanieranne (Puy- 
de-Dôme, Haute- Vienne). Bei DV7 (Fortius de) Cantirano im 
13. Jahrh. j. Canitran (Gers). 

N-Stamm dùrfte vorliegen in *Chantonnax (Ain) <*Cantonate, 
vgL Cantonius Schuize 144; vgl. *C/iantonnqy (Saône). 

Dann "''CANTaLius: Cantoliano j. Chaniilin (Isère) auf den 
Merowinger Mûnzen Cantoliano fec Vgl. Cantullus (a. 972); 
Cantul (a. 1069) j. Cantuels (Aveyron) und Cantogilum villa in 
p. Ruthenico (a. 936) j. Canteuges (H.-Loire) bei DV5. 

444. Cammius ist sehr selten auf den Inschriften anzutreffen; 
s. Holder I, 721; vgl. auch Schuize 31. In Sûdfrankreich nur ein 
Beispiel *Camtac. 

446. Fur Camonius Holder I, 721 nur ein Beispiel: *Cha'' 
mognai (Ain). 



^ Hier scheint es vielmehr, dafs kein -anum, sondern Ace. -ane vor- 
liège, da andere Flnfsnamen Kander, welche auf dem germ. Gebiete liegen, 
auf Nom, ^Cantaria hinweiscn. 



i68 

446. Zu Camisiacum > Changy (Marne) dûrfte ^Chamizac 
(Dord.) gehôren. Fur Camisius keine Belege; vgl. Holder I, 721. 

447. Es ist sehr schwer zu sagen, was fur ein Etymon wir 
fur viele sûdfranzôsîsche Ckihmac zu suchen haben. dUmsac (Tarn 
[Causagum 1035 bei DV5], Gers, Dord. [Chausac 1188, Cau- 
sa eu m]); *Ckiusac (Lot-et-Gar.); *Caujac (H.-Gar.). Mit diesem 
letzten ON vergleiche man auch Caligiacum locus in Vivarîensi 
(a. 950) bei DVj. Vielleicht steht h an Stelle eines ausgefallenen 
d, vgl. (hhors <,C9Ldxïxci\ also < ♦Cadus(i)-acum; vgl. CIL 
II, 5248 Cadus Laroni f(ilius). Vgl. bei Chabaneau S. 75 ôubahi 
< obedire, trahira < tradire. Fur einige wûrde auch Cauxius 
Schuhse 148 vollkommen genûgen. 

448. Zu dem Cogn. Caurus CIL V 725 [vgl. CaurQ, Cau- 
KiNUS, Caurion Stadt der Lusitani] ist ein Gentilname *Caurii7S 
denkbar. In CBr Chaurîac locus, Choriat 1401 in Sp. briv. j. 
Chorta/; Chauriat (Puy-de-Dôme); *Caurac (Gard) < *Caur-acuiiL 

Caurus in ON mit -anum: Chauranne (Hautes- Alpes) , Ripa 
Chaurane (1377) [vielleicht blofs Ace. -ane!]; ^Choranne (Bach 
im Dp. Dr6me), ^Câte-Chaurtanne (Drôme); vgl. im selben Dp. viele 
ChorioU Chaurtols, 

*Caurisius: Chaurisan (Drôme), Chaurisat 1344, de Caa- 
risiaco 1290. 

Vgl. Chauranche, Chorenchii, Corenchii j. Charanche 
(Isère), wahrscheinlich -Inca. 

440. Carmanos: Charmagmu (Drôme), Haramaneum ii53« 
Charmaneum 1153» Pedagium de Carmaniaco (oiienbar Latini- 
sierungen!); dann ebenso Caramagium in CGr in agro Idrico j. 
Charamanay <*Carmanacum. Carmanos kommt anf den Mûnzen 
der Atrebates vor; s. Holder I, 790; vgl. auch viele Caraman in 
Sûdfrankreich (H.-Gar.) bei DB XIX Carmanum castrum et marchio 
natus in Narbonensi prov. prope Ruscinonensem in Pétri Historia 
Albigensium. 

Carmimius Schulze 174: Chermignac ( Charente -Inf.), in CSai 
Chermegnac; *Carmignan (Gard). 

*Carmentius: ^Camimsac (Avejrron)? 

450. Fur Capiacus hat Holder 1, 758 Cappy. Fur Sûd- 
frankreich habe ich zwei Beispiele: Chapiat (Drôme), de Chapiaco 
II 83, Chipiacum 1441; im Dp. Ain Chappiat seit dem 14. Jahrh. 
so belegt Vielleicht haben wir Cappius anzusetzen: CIL XII 
bringt einige Maie Cappius. Es ist auch eine Ableitung ♦Cappilius 
anzusetzen: Chipilly (Somme) < Capp il iacum; vgl. im Dp. Drôme 
Champignol — 1539 Capilhonolo, was sich unter Annahme von 
pp aus der Anlehnung an champignon erklârt. 

Hierher werden wahrscheinlich *Chapieu (Isère); *Les Chapieux 
(Savoie); *Chapias (Ardèche) gehôren. 



451. *Chapponay (Rhône) erscheint im CL 1257 (Bartolomeus 
de) Chapponay 1257. *Chapannay (Isère). Damit ist zu vgl. 
Cappo 01x111,5027; vgl. Cappius, dann Caponago (Mailand). 
Holder vergleicht auch Capnié (Lot), jedoch mit Unrecht, da wir 
nicht wissen, was sich unter dem Anlaute veisteckt (-arîus?). Vgl. 
^Chapaneau (Loire). 

Hierher dûrfte auch Chaponost (Rhône), belegt in CS aïs 
Ohaponno, Chaponnoz, Chaponost <C*Capponuscus gehôren. 
"Was fur ein Verhâltnis zu vielen Cappas > Chappes (Aube, Jonne, 
£ure-et-Loire); Cheppes (Dp. Marne); Cappis (FluÊsname in Gallien) 
besteht, kann ich nicht sagen. Vgl. Cappanum unter 597. 

462. Choysy (H.-Savoie) fordert '^'Causi-acum. Vgl. Causia 
CIL m, 4889. Damit soll zusammengestelll werden *Chausan 
(Drome) ; *Cauxans (Cantal, Vaucluse) ; fur den letzten ON vgl. auch 
Cautius. 

453. In Sûdtrankreich kommt ziemlich hâufig ^Cattal-anum 
vor: >*Ca/alan (Gers); Im Catalane, Les Catalans, Le Catalan (H.- 
Alpes); Catalàa (B.-Pyr.). Vgl. Cattos. Es ist auch môglich, dafs 
dièse ON von den Katalanen hezrûhren. 

454. Mit Cacava bei Schuerm. darf man vergleichen „villam 
quae vocatur Cacavianus'' (eccl. Gerundensis) in einer Urkunde 
Karls des Dicken (a. 886) DB IX. 

455. Camuriacus kommt CIL X vor: vgl. ^Camurac {hxA^\ 
s. bei Holder I, 729 Camukus. 

456. Vielleicht hângt mit Carmo Adnami libertus '''Carma- 
tiacum > CS^rffiui^ar (Dord.), Hospitiom de Carmazaco 1365 zu- 
sammen. 

457. Chichiliane (Isère), nach den Belegen im Arch. dauph. 
s. oben S. 32, scheint auf *Caciliana zurûckzugehen. Holder I 
bat Cacillus und Schulze 350 Cacilius. Hierher vielleicht Cachi- 
liacum (auch Gachiliacus DB IX geschrieben) in parr. Gratian. 
a. 885 (DB IX), dazu vgl. in Cacenaco in parr. Cabillon a. 894 
(vgL IB) zu CÂcius, Cacus Schulze 484. 

458. C^^fldf (Gard) 17 14, dann *Cabias gehen wahrscheinlich 
auf Cabiacum zuruck, s. bei Holder I Cabilius, CIL XII Cogn. 
Cabiatus. 

450. C£NTo(n) s. Holder I, 989; vgl. auch Schulze 149: 
Sonthonax (Ain), belegt als Centonas, Santonas, Santonax. 
e°>'a">o" ist hier regelmâfsig. Dann Santonax (Jura) im CS 
Centonas, Santonas 15. — 16. Jahrh. Von Centius Schulze 149 
ist *CsNTiNius, vgl. ebenda Centinus, abgeleitet: in CL (Stephanus, 
curatns béate Marie de) Centigniaco; dann Cintiniacum in 
vicaria de Jub'aco in CB. Fur den letzteren ON wâre eine andere 
Ableitung von Cintius Schulze 354 auch môglich. 



I70 

*Cbntus: CentnscsL '> SanA>ch€ (Doubs). 

In Centernacum villa (899) bei DV^ scheint eine Âbleîtnng 
mit dem Sufïixe -erno zu sein, Vgl. Centones > Sentan (Hér.). 

460. Cicius and Cissius sind zusammengefallen, s. Holder 
I, 1012 und 1033. In ce Ciciago 961; im Dp. Corrèze CCssac^ 
Ciciacus belegt; Oissac (Gin, Aveyron, H.-Loire); in CB Ciciagum 
in vicarla Spaniacensi sita seu proxime, et non longe a villa 
Marco (861). 

48L CoRNos, wenn es ûberhanpt £N ist, hat Cornac a m 
ergeben: * Cornac (Lot); Comas (Ardèche) <Cornate (Kar.), *Cour- 
nac (Aude); vgl. auch Cornacon ON in Panonia inferior, dann 
Cornacates, ein Volk in Panonien. Corniacum > Corg?utc (jyorà.) 
13. Jahrh. von Cornius Schulze 77. S. Williams S. 46. Nacfa 
Holder 1, 11 29 wûide hierher auch *Gornac (Gir.) gehôren. VgL 
viele Gournay, welche er bringt Jedoch nicht sicher. Vgl. Comone 
im Dp. Hérault. 

Die Ableitungen sind vielleicht *Cornatius: Comazac (Dord.). 
In CSau. CornaciacuSy Cornazago in patria Arvemensi in vicaria 
Ucionensi (auch Cornezago geschrieben), vielleicht identisch mit 
Cornezac (Cantal). *Cornassac (H.-Loire, Puy-de-Dome), verlangt 
dagegen *Cornaci-acum. Vgl. bei Flodoardi histRem. eccl. 2, 11 
in pago Tardonensi in villa Corneciaco. Dann *Cornïtius oder 
*CoRN£Tius: Cornîciano cella in p. Carcassonensi 881 (DBIX), 
nach DVj j. Cornèze (Aude). 

462. CoNNOS, welchen man zu îr. conn „sensus'S connaidhe 
stellt, hat Connacum ergeben, [vgl. Connaco-rix, ein Galater] > 
Connac (Aveyron) Connagoin CC; Conac (Char.-Inf.). Hierher viel- 
leicht Masconnex (Ain), belegt Maconay, Masconex seit 1189 
< *mansus Connacus. 

Conan (ein Flufsname im Dp. Rhône) wird nicht hierher ge- 
hôren und Ace. -ane enthalten: in CS belegt: Colna, Colensis 
ager. 

Hâufiger erscheint Connius: Cognac (H. -Vienne, Char, [als 
Coignacum DE XXI belegt], Coniaci burgus DE XII); *Cotgnac 
(Corr.). Cugnac (Dord.) Cunacum 1145, Cunhac 1400 zeigt 
vielleicht o-' > u. Cogny (Rhône) in CS Cogniacus, Coniacensis 
980, dann Coigneu, Coigne, Coigny belegt Connac (H.-Loire) 
1321 Conhac in Sp. briv. Mit -anum vielleicht Cogmn (Savoie) 
in Doc. IV Cognino. 

♦CoNNiLius vgl. CIL XII CoNNiOLA: ^Gontlhac-de-la-Montc^ne 
(Aude). 

463, CoNDUs als £N erscheint in CIL XII, VU, und als zweites 
Compositionsglied in Sjsnocgnous „vieux citoyen^' nach der Ober- 
seizung von D'Arbois. Vielleicht liegt es in ON vor: Gondac (Char.- 
Inf.) bei Longnon als Condacus belegt, Condacus villa in p. 



171 

Camotino pBVlII); vgl. ♦Condacus in îr. EN Condach. Jedoch 
ist es angesichts vieler Condat, Condé, welche aaf C on date zurûck- 
g^eheiiy nicht ausgeschlossen, dafs in diesem Falle auch Condate 
voxliegt, vgl. Condat (Dord.) Condat 1175, Condacum 1365. 

£ine Ableitong von Condos dûrfte Condilius sein: vgl. 
EcxiYYOQSiç KoôeiXXsvç; in ON Conâillac (Drôme), castrum de 
Condilaco 1360, im 14. und 15. Jahrh. schwankt Condilhat 
und de Condilhano, was auf die Verstammnng der anslautenden 
Konsonanten hinweist; *CondUhaç (Charente). 

£ine andere Âbleitung dûrfte vielleicht in Condicio CIL X, 
XII, XIV vorliegen: *Condtssas (Gironde). Dann *Condussius: 
Condeissiat (Ain) sait 912 belegt in loco qui didtur Co dois eu, 
de Condaxiaco, de Condoipso (!) de Conduxia, Condoysiaco, 
Condoizieu, Condoisias; in CL (territ. de) Condoisieu 1092, 
Condosseu, Condossyaco. Die Entwicklung von oi ^ > eî ist 
etwas ungewôhnlicher, doch mûfste das die Vorstufe zu oi >> i 
gewesen sein. Conduzorgues (ruisseau, Gard) — Conduzonicis 
1444 Condesorgues dagegen weist vielleicht auf *CondGtio- 
nicus. 

Vielleicht ist gestattet in Condrieu (Rhône), eîn ^Condariacum 
zu sehen. Der ON ist in CL als castrum de Condrîaco 125 1 
belegt, dann Condreu, Coindreu, Coindrîaco, Coindrieu 
1251, wo das vortonige i mir unerklàrlich bleibt Ober Condarius 
vgl. Ver-condari-dubnus, Tar-condarius; vgl. noch ^Gondroux 
(Sarthe); *Conaros (R-Loire) *Condres (Lozère). 

464. CoNTius: Holder Iiio8Contiacum> *C<msac (Char.- 
Inf). Bei DB XI Conziacus villa Mon. Saviniacensi in agro 
Tamantensi j. Chnzy (Rhône) (960 ungefahr); dann Conzteu (Ain) 
seit 1107 villa de Conziaco, prior Conziaci, décima de Conzeu, 
kônnten ^Condiacum sein. 

*CoNTJUUS: vgl. Contilly (Sarthe), in Sûdfrankreich nichts. 

*CoNTiNius: in CSau. „eccl de Continiaco"; vgl. Coniigné 
(Maine-et-Loire), Cantigny (Allier). 

♦CoNTETius: *C(mttzac (Dord.). 

466. CoTiNius ist mehrmals mit einem t belegt (CIL III, 5626, 
VII, 8801). Die Sûdfranzôsischen ON verlangen Cottimus, welcher 
eine Ableitung von Cornes ^ sein dûrfte. Cottignac (Var), belegt 
in CLer. Cotinacum, Cotinnacum, Cottinach; in CM einmal 
Codiniacum, Cotigniacum und Quintignacum (I), wenn es 
richtig identifiziert ist, vgl. CoHgny (Manche). 

Davon ist zu unterscheiden Cotonius; vgl. CIL III, 4888 
Cotoniae: Codognan (Gard) Codonianum 1094; Goudougnan 
(Hér.); s. bei Holder S. 11 43 Cotonaco bei Grenoble; dann 



* Coctiacus, vicus publicus in Praeceptum Caroli Magni pro eccl. 
Cenomanica (DBV.) ist vielleicht eine Lalinisieronç fiir ^Cottiacus. 



172 

Codonhat 1441 j. Codtnhat (Puy-de-Dôme) in Sp. briv. Vgl. noch 
portellum de Coteanicis bei DV. 

466. CoMMios, ein schon bei Caesar vorkommender gallischer 
EN, kommt in ON ôfters vor: ^Gommiac (Gard, Lot). *Commaios: 
Commaîacae locns pertinens ad monast Ânianense 852 (DB VHI), 
derselbe ON auch Comaiagas 837 (DB VI). Vgl. Camiacum 
V. in pago Nivern. (a. 890) bei DB IX. Comius Schuize 27 1 and 
CuMXA 166 sind auch zu berûcksîchtigeD. 

Mit -anus: Coméan (H.- Alpes) Commeanum 1390 (viellcicht 
< *Commei-anum). Hierher dûrfte gehôren: „villam Cummiano" 
951 in com. Carcass. (DB IX). Zu einem *Commeianum (von 
*CoMMEius) môchte ich Combejean (Hér.) rechnen. Es ist als 
Cuminjanum villa 889 (!!), eccl. Cumexano 950 belegt Der 
Einschub des b wûrde sich durch Einmischung von cumba, welches 
in ON hâufig vorkommt, erklâren (vgl. in diesem Dp. 16 Combe), 
Dasselbe ist der Fall bei «S*. Jean^de^CombajargueSy belegt als 
Cumajacas 799, Comaiacas 820, Commajacas 853, Coma- 
jagac.1154. Hier ist SufBxtausch anzunehmen. 

CoMMiNius, CoMMiNUS CIR 316: ^Comminac (Âriège); in CBr 
„in com. Arvernico, in villa quae dicitur Cuminiaco.'' 

CoMisius Schuize 292: Comisiacus villa Sti. Mon. Turon. 
(DBX); vgL Commisciacus > Cammissey (Jonne) bei Holder I. 

467. CoGius vgl. CoGi-DUBNUS erscheint in einigen ON: In 
CB Cogiacus villa in p. Lemovidno et in vicaria Asnacensi 869; 
bei DV2 Cogiacum villa in p. Rutenico. In CBr Cogiaco in 
patria Arvernica, in com. Brivatensi, auch Cojago geschrieben, 
wahrscheinlich identisch mit Coiac lo blanc 1256 j. Cougeai (H.- 
Loire), auch Coghat, Coughat in Sp. briv. geschrieben. Auch 
Coius Schuize 155 wâre môglich. 

468. Compreignac (H.- Vienne) und Compregnac (Avejrron) ver- 
langen entweder ï oder e: *Comprinniacum oder *Compren- 
niacum. Conpreignac ist als Compriniacus belegt EN wird sich 
mit CoMPRiNNUS CIL VII zusammenstellen lassen; vgl. RC XIV 
304 A. Thomas. 

469. Cougoussac (zwei Aveyron, zwei Lozère). Auf den ON 
im Dp. Lozère bezieht sich wahrscheinlich in CBr Cogociaco in 
com. Arvernico, in vicaria Radicatensi; dann zwei Cougoussac (Gard). 
Dièse ON fordem eine Grundlage *Cocociacum; vgl. auf den 
gallischen Silbermûnzen KcoKOCIOC, wie Robert lîest (bei Holder 
I, 1059), was unsere ON stûtzen. Bei DV5 heifst Cuxac-ifAude 
Cucuciacum (a. 1002), Cuguciacus (a. 990), Cugciacum (a. 959), 
Cucuciacum, Curcuciacum (?) sive Geminiacum (1032); vgL 
dazu auch Cuxa (Pyr.-Or.) belegt als Coxanum monasterium (968). 
Ob dièse letzten ON mit den obigen in Zusammenhang zu bringen 
sind, weifs ich nicht. 



173 

470. In Cucuaiano villa in suburbio Petrapertusensi (a. 951) 
în. einem Sendschreiben des Papstes Agapet, wo er die Privilegien 
des Klosters von Carcassonne bestâtigt; vielleicht identisch mit 
*Ckicugnan {Aude); wegen ch kaum Holder I, 1059 Coconiaco ON 
j. Chaucouin (Seine-et-Marne) bei Pertz; vgl. Cuculnius Schulze 150. 

471. CIL VU, 1396 bringt Cocurus; vgL Qmcourianne {Dïôme) 
1538 Coquerina. Unser ON verlangt ce: *Coccurus. 

472. Zu Corcoras fl. in Noricum j. Gurck stellt sich in CS 
villa de Corcoirac; vgl. Corcureti in Adamanni vita Columbae, 
s. Holder I, 11 18. Vgl. noch *Caurcoury (Char.-Inf.) und ^Cour- 
couronnes (Seine-et-Oise). 

473. Zu Cormones, Cormonense castrum j. Cormom in 
Gradisca, Cor m a viens j. Cormes (Sarthe, Alpes-Mar.), und zu 
Cormaco in Adamanni vita Columbae darf man in CBr. vor- 
kommendes ^^in com. Brivatensi, cujus nomen est Corminiacus'' 
stellen. 

474. *Corrousac (H.-Gar.) < *Corotiacum, vgl. den Bei- 
namen Mars' (s. Holder 1, 1134) CIL VII» 93 a Deo Marti Corotiaco 
Simplicia Proce v. p. 1. m. 

476. Crexsius, welcher auch als Crixius, Crixia geschrieben 
wird, kommt in sûdftanzôsischen ON ôfters vor; vgl. dazu D'Arbois 
S. 222. Man kann in diesem Falle den Gentilnamen von dem 
Cogn. Crixsus, Crixus nicht unterscheiden. Im Dp. Dordogne 
Creyssac im 13. Jahrh. Creyschac; im selben Dp. *Le Cressac; 
*Cressac (Charente). Creçy (Rhône), im CS als Criciacus, Crisi- 
acus und (testimonio de) Criceu 1124 belegt Cressteu (Ain) — 
Villa Cressiaci 859; Cressia (Jura) bei Longnon Cresciacus. 
Creissag in einer in provenzalischer Sprache abgefafsten Urkunde 
in ce wird nicht hierher gehôren, da es nach Desjardins auch als 
Crassiago belegt ist. Vgl. bei DV5 Crissagum villa in com. 
Carcass. (931). Jedoch wâre in einigen ON auch Crittius Schulze 
79 môglich. 

Dafs Crixsius mit 1 anzusetzen ist, beweisen auch seine Ab- 
leitungen. In CS Cressilieu (Rhône), belegt als Crissiliacus, 
Crisciliacus villa in agro Bessenacensi icx>3, auch als Trischi- 
liaco (wo tr- mir unverstândlich, wahrscheinlich blofse Verschreibimg), 
Crissileu 1279. *Crixsilius ist nicht belegt. 

Creissan (Hérault) — Cresciantis 804 — Creixanum 952, 
Crejsano 1132. Dsifs -anum hier vorliegt, kann man nicht be- 
haupten. Fur -antum siehe Beispiele bei Holder I, 158: Medu- 
antum, Tarnant-one, Numantia, locus Brigantinus. 

476. Devaux S. 249 (Note) und 321 will in Cremieu (Isère) 
ein Stramiacum sehen, jedoch ohne jede Berechtigung. Der ON 
ist belegt in CL als (Willelmus de) Crimeiaco (Latinisierung), de 



174 

* 

Crimeu 1121, Crimiaci villa 1250. Cremius ist CIL XII, 4150 
belegt. Ëine AbleitUDg davon *Ckemiuus: y,m Crumiliaco in 
aice Brivatensi^ in CBr., vgl. Prumileu < Primiliacam. Ober 
Stramiacum s. spâter. 

477. In CIL XI, 1146 (Tabula alimentaiia v. Veleia) fundam 
Crossiliacum. Als Simplex zu Ckossilius ist vielleicht *Crossius 
zu denken. In CSau. apnd Crossiacam, locus; vgl. Croùsy (Oise, 
55eine-et-Oise). Hierher gehôren vielleicht auch *Crossac (H.-Loire, 
Loire-Inf.); *Croussac (Corrèze). 

478. Zu Cracilia> CroixUle (Mayenne) vgl. in Sûdfrankrelch 
*Çrouziiiac (H.- Loire, Corr., Lot-et-Gar.); *Crausillat (H.-Vienne); 
vgl im Dp. Gard La Crousilla^ Mansus de Crousiihada. 

470. A. 9QO villam Churchuciaco in p. Bitterensi (bd DV5). 
Im 5. und 2. Bande identifiziert aber DV Curcuciacus (a. 857 
und 1152) mit Cuguciacns (s. oben 369). Mir scheinen eher 
dièse zwei Belege nicht zu trennen zu sein. *CuRCUCins steht 
vielleicht im Zusammenhange mit Cukcus (Holder I); vgl. *Car- 
culiacum > Gorlago (Bergamo) bei Holder I. Vielleicht dann in 
n-Dekl. *Cûrconiacum: S, Martin'de^Corcognac (Gard) de Cor- 
quonaquo 1441» der andere Beleg Mansus de Corsenaco wird 
wahrscheinlich nicht hierhergehôren. 

480. Mit den ON Cuculla, Cucullae j. Kuchl (Salzburg), 
Cu cul lu s > Cogoîs in der spanischen Provinz Gexona darf man 
vielleicht uoch Le Quiquilhan (Bach im Dp. Gard) — Cuquilhan 
1731 — Coquilhan (Cart hydr. du Gard) < *Cucullianum ver- 
gleichen (oi— > i). £s kann auch lat cuculla vorliegen. 

481. Heutiges Darazac (Corrèze) und Darayseu (par. de) 
1265 in CL verlangen ein *Daratiacum; bei Longnon nur als 
Daraciacum belegt, ebenso in C6. In CB Durazat (fur Darazac) 
wird wohl einen Schreibfehler enthalten. Bei Holder I wird es 
mit ir. dair „quercus*', gen. darach < *darac-as (c-Stamm) in 
Zusammenhang gebracht, was fur unsere ON nicht zutrifit; vgl. 
Darantasia und Darentiaca 333 (Drôme) ], L4 Pmtatx (jyiomé), 
Daratius ist nicht nachweisbar. 

482. Danius (oder Dannius vgl. Schulze 423) ist reichlich 
belegt, s. Holder I, 1222, vgl. Sego-danni-anum. Dagniacum 
villa in p. Lugdun. 885 (DB IX) j. Dagneux (Ain), Danneu, 
Daigneu; *Daignac (Gir.). Vgl. auch Dagnus, cancelarius in 
Aquitania (a. 816), und Dagnensis pagus (a. 817) bei DV^. 

Mit -anum: *Dagnan (Gers). Vgl. nordfranzôsische Dagny 
(Seine-et-Marne, Aisne); Daigny (Ardennes). 

Sëgodannius kommt mit -anum vor: de villa Segodanniano 
1066 j. Serdynià (Pyr.-Or,), vgl. RC XI, 48off. Die Behandlung 
der Gruppe gd ist merkwûrdig, ich habe leider keine analogen 
Beispiele. 



175 

488. Devay (Nièvre) < eccl. de Davaco 1121 (ein anderer 
Deleg de Davaiaco wird nur als eine Latinisierang der romanischen 
Ejitwicklung zu betrachten sein). Zu *Davus s. Holder I, 1246 
g^esellt sich *Davinios vgl. Holder I Davina: Davignac (Corr.).* 
Davius: Davianum j. Veynes (H. -Alpes) (die £ntwicklung unver- 
stândlich); -anicus: in CC Daviangas 11. — 12. Jahrh.; dazu noch 
DB I y,Daviano mutatio". Davejean (Aude) bei DV5 Daveganiim 
villa 1067 verlangt vielleicht Daveius. Vgl. DavoUano 1161 bei 
DV5 — Davilus (Holder I). 

484. Damius (s. bei Cicero ad Att. 4, 3, 3, CIL VII, 1146; 
Schulze 240) lâfst sich in folgenden ON nachweisen: „ villa quae 
dicitur Damiacum, Damiago in urbe Lemovicino, in pago Tor- 
nensi et in vicaria de Torinna" (932) in CB; vgl. Damiac (H.-Gar.). 
*Ijts Damions (H.- Alpes). Vgl. Damigni (Orne) < *Daminiacus 
von Damimius bei Holder I, 12 18 und Dama te in Vivariensi 
(a. 950) bei DV2. 

486. Aus Dallus, was nach Stokes und Ernault ,yblind'' 
bedeutete (vgl. das lat. Cognomen Caecus), bildete man vielleicht 
*Dallius: *Daillac (Corrèze), dann Datlianc<mrt\ Daillan (Drôme), 
1413 Grangia Dalhonis, campus de la Dalha. Man erwâge auch 
die Môglichkeit de-f-Alliacum. 

486. Mas'de-Daynac vielleicht < *Dagenacum, vgl. ON 
Dagenis j. Z^am-en-SauIuois (Elsafs-Lotr.). 

487. Dkviacum von Devius Holder I, 1275 liegt vielleicht 
in *Demat (Char.) vor. Als eine Variante von Dïvius wird Dlvius 
zu betrachten sein: Divione > Z>(;'(7;i (Côtes-d'Or) , dazu La Di- 
/(mfff (Drôme) < Divione 1240, Dujon 1245; vgl. Diviacum, 
villa eccl. Matisc (DB IX), falls es nicht eine schlechte Latinisierung 
fur Divione wâre. Auch Dîva statt Dêva: im Dp. Dordogne 
Diva>i?/w, 1499 Divo, lo grano de Divas 1526. Im Dp. 
Hérault ein merkwûrdiges L' Anatole , 1789 La Vionne, 1828 
L'Andiole, auf einer Inschrift DiIona; vgl. fur Devius, Deius in 
Deiotaros. Das Verhâltnis dieser letzten Formen zu einander ist 
mir unklar. S. bei Holder I, 1289 andere Dive in Frankreich, 
dazu vgl (Petrus de) Divac 13. Jahrh. in Ro. gasc. 

Eine Ableitung zu Devius ist Devilius: ^Devillac (Lot-et-Gar., 
Lot). Dbvillus, Devillia Holder I, 1275. Daneben zweimal auf 
den Inschrîften Divilia CIL XII, 2498; vgl. Devilly (Nièvre), dann 
Deviik (Ardennes, Manche, Seine-Inf.). 

Als eine Ableitung ist vielleicht auch DiviTius zu fassen: 
S. Martin' de^Dwisan, 1323 Vicarius de Divizano. Die Belege 
Dunzano 959, De Donza 973 werden wahrscheinlich nicht hierher 
gehôren; vgl. Divitia j. Deutz (auf dem rechten Rheinufer). Da- 
neben die Formen mit ê: Deviciacum> Devecey (Doubs); *Z>^- 
veuet (Ardèche). Neben Divitia auch Dëvitia > La Devhu (Aude, 



176 

Aveyron, Cantal, H.-Pyr., Gir.). Im Dp. Drôme viele Devès, welcne 
als de Devezio 1494, Devez 1599, Deveysius 1363 belegt sind; 
vgl. Le Devizet (H.-Alpes), 141 3 Devesium, dann La Devint (ein 
Bach), wo auch I — I > e — i vorliegen kann. 

488. DiGNUS zeigt I. Deshalb werden die sûdfranzôsiscfaen 
ON Digna Qura), in CS Digna, Dignîacas, Dignat; Dignac 
(Char); Digny (H.-Savoie); *Dignac (Corr., Gir., zwei H.-Loire) 
vielmehr auf Dînius hinweisen, wie es in der Tat fur Digny (Eure- 
et-Loire) < Diniacus vorliegt. Der Name ist keltisch; vgi. Diko- 
MAGius, DiNOMOGETiMARUs; Vgl. Dlnia > Digne en Provence. 
Dinacus, Diniacus in vicaria Rarensi (Corr.) in CB. 

Les Dignans wird wahrscheinlich auf DIgnus zurûckgehen, da 
es 1556 Le Dénias heifst. 

489. DoaLius (Schnlze 21), dazu *D<mziilac (Dord.) 11 22 
Duzilac. 

490. DoMMius ist CIL V, 443 belegt Vîelleicht hierher ^Do- 
fnian (Savoie), wenn es ûberhaupt -anum enthâlt. *DominiIiacain 
> Doumi/Iac (Lot-et-Gar.). 

491. In CBr. lesen wir Domaciago, welche Ortschaft mit 
Domezac (Corr.) zu identifizieren ist; vgl. Domaze (Puy-de-Dôme); 
*DoMmezac (Gir.). Domatius CIL III, X. 

Mit -anum: Domatianum > Z^^mota» (Gard), villa de Do- 
mezano 121 1, de Domazano 1294; Domezain (B.-Pyr.) Dome- 
sang 1293, Domazanh 1487. 

Domatius ist zu vergleichen mit Domkius CIR 1572, CIL 
VU, 1336 I>OMETOs f(ecit). 

Domessargues (Gard) 1235 Domensanicîs, Domensanegues 
1237 verlangt Domkntius, was nicht belegt ist; vgl. auch *Domancy 
(Savoie). 

492. Dkaccius Holder I, 131 3, liegt in Draci-le-Panoux 
(Rhône) vor, in CL Draciacus, Traceu, Draceu, Drace, Dra- 
cieu belegt; vgl. Draçy (Nièvre) < Draciacum 1 233. Im selben Dp. 
wird Tracy-sur'Loire als Draptiacus, Dractiacus im VL und 
VU. Jahrh. belegt; de Traciaco 1147; ^ûr dr->tr- vgl. die 
obigen Belege, dann Ladrech, La Drech j. La Trech (Hérault). 
Wie dieser Wandel zu fassen ist, ist mir nicht klar (volksetymo- 
logische Anlehnung an trace?). 

493. Schuermann 2028 bringt Dkinus: hierher vielleicht 
*Drignac (Cantal). 

494. Zu Durhon (H.-Alpes, cf. ubac < opacus), belegt als 
Durbo II 16, Dorbonus 1135, Dorbon 1193 [im selben Dp. 
auch Durbonas major mons Durbonis 1138] darf man als 
-acum-ON Dorbonacum in episc. Lugdunensi (a. 998) DB XI 
hinzufugen. Vgl. La Dourhie (Hér.) Dorbia fiumen 11 10, Gard: 
Dourbiey de Dorbia 1156, und Durbis flumen in Brittanien. 



177 

4d5. DuRius Holder I, 1382 und Schulze 160 — Dorieu 
(Rhône), in CS volksetymologisch latinisîert: eccl. de duabus ri vis. 
Auf û weist auch Doire (Cantal) hin. Hierzu ist auch villa Duri- 
oscho in CV zu ziehen. Aber Durianne (H.-Loire) û. 

Dieser Name ist vielleicht in Zusammenhang zu bringen mit 
IDura» welches auch û aufweist: Dora Baltea und Riparia in Piémont; 
JDuero heifst lat. Durius (*duiro > duero). D'Arbois will darin 
Dhu-ra aus dheu „laufen" sehen; s. Les premiers hab. S. 133 if. 

406. Zu dem gall. Durnacos, welches zu durno» air. dorn, 
plur. duirn ,,Faust, geballte Hand" und „ein Mafs" gehôrt, darf 
man vielleicht auch Dournazac (H.- Vienne) < ^Dûrnatiaciim 
hinzufûgen. Dur no- ist ziemlich verbreitet in der frz. Toponomie: 
Z> Dourn (Tarn); Dourne (Ariège, ein Bach); Dournon (Jura, H.- 
Savoie); weitere Beispiele s. bei Williams S. 58. Vgl. de Dorni- 
tiaco in Nivemensi j. Dornecy (DB XIX) (also Dorniciaco). 

497. DuNius nur einmal auf den Inschriften belegt CIL 
VI, 188; vgl DûNOMAGius, DûNOMARUs; dazu habe ich Duniana 
insula pertinens ad monasterium S. Aniani in p. Narbonensi (a. 844) 
DBVIU. 

408. In CL erscheint 1225 (Aymo de) Doaiseu, dann 
Duaiseu, dann wiederum Duasiacum mit verschiedenen anderen 
Lesarten: Duassiacum, Urrasiacum, welche aber leicht in 
Duasiacum zu korrigieren sind. Vielleicht darf man hierin Duatcs 
(Holder I) sehen. 

490. Zu Ebriacus > Fvré^le^Polin (Sarthe) stellen sich in 
Sûdfrankreich *Yvrac (Gir.) ; vgl. Ivre (Maine-et-Loire) ; Ivrey (Jura) ; 
Ivry (Côte -d'Or, Eure, Oise, Seine). Wenn *Ivory (Isère) dazu 
gehôrt, so wtirde es keine Synkope zeigen: ♦Eburi-acum. Was 
die Behandlung des prot. e betrifit, so vergleiche man: Sivrac^ 
Srvry <Severiacum. Mit erhaltenem e sind folgende ON zu 
nennen: *Evry (Jonne, Seine-et-Marne, Seine- et- Oise); *Evreux 
(Ain, ebenda Ivreux, Ivroux)\ dann Evron (Mayenne) <*Ebur on e. 
Hierher vielleicht auch Montebracum villa (a. 991) bei DV5 < 
"^montem eburacum. Ebkius soll eine synkopierte Form von 
Ebukius sein, s. Holder 1, 1398; vgl. Eburo vices >-£'t;r «ce (Eure). 

Eine weitere Bildung von Eburos ist *Eburulus, welcher 
zweimal vorzukommen scheint: in Sidon. Apollinar. ep. 3, 5, 2 Ebo- 
rolacensis praedii, und vielleicht „ab Ebrulliano'' (locus in p. 
Ruscinon 981) in einer Urkunde des Kônigs Lothar (DB IX). 

Unter dasselbe Etymon sind vielleicht zu stellen: Ebriis 
> Yevrt am Doubs (?) ; Yevres (Aube) heifst auf einer Merowinger 
Mûnze (Prou 2556) *EBRORA VICO (Holder I, 1394), wo das 
erste R zu streichen wâre. 

600. Von Eno-bux CIL III, 4725, Eno-clia (vgl. dazu EN 
mit Doppel-n bei Holder I, 1439 — 1440, was man bei den keltischen 

Beflieft zur Ztschr. £ rom. Phil. II. j 2 



178 

und lateinischen EN ôfters antrift) wâre an '^'Enos zu denken: dazu 
„vitlam Enuscho in corn. Bisuldunensi" in einer Urkunde ans 951 
(DB IX). 

601. '^Irissac (kveyron) geht vielleicht auf *£rici-acum von 
Ericus in CIL III, 12014, 265 zurûck; vgl. LErùsac (Dord.); 
*Leyrtssac (Dord.) — auch L*Erùsac geschrieben (vgl. im selben 
Dp. Leyrisse)* 

602. Zu dem Fanula (?) CIL XIII, 5713, vgl. noch Fanu, 
Fan us bei Habert» wird vielleicht (Gauzebertas) de Fanlaco in 
CE gehôren. 

608. Frangy (H.-Savoie), dann Frimiacum villa in com. 
Redensi 931 (bei DV^ locus dans les environs de Donazac[Aude]); 
S. Sebastien-di-Fremian (Hérault) eccl. S. Seb. de Froemiano 1 102, 
de Fromiaco 1195 gehôren wahrscheinlich zusammen; vgl bei 
Holder I, 1500 Fremmo(n) CIL V, 2272; dann CIL V, 2973: C 
Lemonius C. f. Mollo sibi et FremantIoni uxor I. 

604. *Gavbrius vgl. Gavero Holder l: Gavtrac (Dordogne). 
Es ist unsicher, ob hierher als synkopiert zu rechnen sind: Gauriac 
(Gir.). Holder l, 1992 gibt fur diesen ON Gaviriacus ohne die 
Quelle anzugeben. *Jauriac (Dordogne). In CBr. villa Jauriag, 
wahrscheinlich identisch mit Jauriac, Jauriacus 1155 — 1156 j. 
Jauriac (H.-Loire). Vgl. dazu Gaukinus CIL III, 3180 und Ga- 
bsrius Schulze 162. 

606. Gabriacus kommt hâufig vor. Zu den bei D'Arbois 
S. 436 gegebenen Beispielen fuge ich noch folgende aus Sûdfrank- 
reich hinzu. Bei DV2 Gabriacum fiscus a. 806; (Guillelmus de) 
Gabriac in CC; *Gabriac (Gard); Gabrtàc (Hérault) Gabriacum 
fiscus 804; Gevrieux (Ain) communitas deGevriaco 1443; *Grvry 
(Ain). Es wâre nicht ausgeschlossen, dafs auch *Gaurtac (Gir.), 
Gauriaguit (Gir.), und *Jaurtm (Lot-et-Gar.) t hierher gehôren. 

Von den Ableitungen sind zu nennen: *Gabrissius und *Ga- 
bretius (oder -Ixius): Geovreissiat (Ain), belegt als Gevreset, de 
Gevreseto, Gevreissia (o- hat seinen Ursprung aus der SteUung 
vor v); * Geovrtùsit {hiu), Andere ON weisen auf X\ hin: Jcmrezac 
(Char.) in Cronique de S. Martial Javarzac,^ 'Givr^rsor (Char.-Inf.) ; 
und dann mit der Umstellung des r: *JaDerzacy *Javarzac (Dord.); 
vier ^Giverzac (Dord.) Givarzacum 1341, Javerzaco 137a Vgl. 
noch Jabrtaac (H.-Loire). 

Auch Gabrillus Holder I, 1510: Javerlhac (Dord.) belegt 
seit 1264. 



^ Vgl Holder I, 15 10 Gabkanus. — An einoi Zasammailuaig mit 
Gabrius = CAPER, wie es D'Arbois S. 436 tut, glaube ich nicht 

* Auch genn. Gbbahakd Fôrstemmnn 1*633 w&re môglich: *Geba- 
bardi*acum. 



170 

ÔOÔ. GalliAcûm von Gallius war auch fruchtbar. In CC 
Galiaco 964 j. Gaillac^ Galliacus 838; in CB Galiaco 823 in 
Caturdno pago. *Jallieu (Isère); Gaillac (Tarn) in Ro. gasc, (homines 
de) Galliaco; *Gaillac (H.-Gar.). Ob hierher auch "^Gayac (Dord.) 
g^ehôrt, soll dahingestellt bleiben. Jailleux (Ain) belegt in CS als 
Jailleu, Jaiiiieux und Jalliaco. *Gailhac (Hér.). Hierher viel- 
leicht auch Gilhac^et'Bmssac (Ardèche); sicher ist Gaillaguet (H.- 
Gar.) < galliacum + ïttus. 

Gallinius Schulze 307 und Gallinia CIL VÎII: Gtlignetix 
(Ain), belegt seit 1152 aïs Gelyniaco, Gilignieu, de Juiigneu 
(Verschreibung?); Gelineu. Mit -anum: Gallinianum in CM 
j. Gallignan (Bouches- du -Rhône); vgl. GaUgnano in Toscana 
bei Schulze 171. 

Gallicius Schulze 171 und CIL VIII, 3637 GxLuaA: Gali» 
dan (Gard) Galichan 1779, Gallissian 1789. 

507. Galbiacum liegt sicher in zwei Galbiac (Gard) Garbi- 
acum 1256, de Galbiaco 1321 zu Grande. In „Galgiacus 
villa Farae-Monasterii " (um 84 1 ungefahr) DB VIII dûrfte es wohl 
auch vorliegen. Ob in vielen anderen Gaujac Gaudiacum oder 
Galbiacum vorliege, ist — wie 146 gesagt — nicht sicher zu 
bestimmen. Vgl. * Jaugé (Vende); *Jaugey (Côte-d'Or). Galba 
kommt massenhaft vor; Galbius CIL IX (fûnfmal). 

608. Zu Gargagnago (prov. Verona), welches auf Gargoni- 
acum wohl von Gargonius Schulze 171 zurûckgehen kônnte, wie 
Holder I, 1983 ansetzt, gesellt sich in Sûdfrankreich Jargagnac. 
Von derselben Wurzel: Gargaiîlan (Hér.); vgl. Fundum Gargili- 
anum legavit Scaevola Dig. 32, 41, 3; s. bei Schulze 172 Gar- 
GELLius, Gakgïlius und Gakgallus. Garg- scheint in ON sehr 
prodnktiv gewesen zu sein: *Gargan (H.- Vienne); ^Gargan-Villar 
(Tam-et-Gar.) ; *Gargas (H.-Gar., Vaucluse, Isère, H.-Pyr.); *Gargo 
(Lozère); *Gargot7e (Gir.); Jarjayes (H.-Alpes) < Gargaia io8a 
Im Dp. Drôme La fargeatte <i02Lrg2LX2iS 1022. Gargogilus> j. 
Jargeau (Loire); vgl. auch Gargarius > G'ar^/ifr (Bouches-du- 
Rhône). 

Auch in der Onomastik: Garg-enus, ein Fûrst der Boier, 
Garg-Ilius sehr hâufig, ebenso Gargonius; Gargokdc (vgl, bei 
Holder I, 1983 die Belege). 

Hierher vielleicht: vallis Gargiana, auch Garjana, Garjania 
in CM, nach Guérard Garguier oder Garguille (valle de) (Bouches- 
du-Rbône), was nicht stimmt. 

600. Zu Garull, ein Volk sûdlich von Apennin, darf man 
vielleicht Jarleu 1245 ^"^ ^L stellen; vgl. *yi2r/ar (Char.-Inf.), dann* 
Jarh (Deux -Sèvres) und Garelianus cellula, subjecta Monasterio 
S. Hilarii silo in p. Helenensi (DB VI), mehreremale so belegt 

610. In QA kommt einmal (£lisius de) Jadaliaco, mansus 

12* 



T 



i8o 

(1059 ungefâhr) < Gadaliacum; vgl. vîele *Gaulîe (Ardèche, 
Cantal, H.-Loire, Lot-et«Gar.). Gadalis bei Holder I, 151 1. 

611. Galacîanicus 1007, de villa Galazanicus 1027, ein- 
mal auch Galadanicis 1156, was nur eine Latinîsiening fur d ]> z 
ist, j. Galargues (Gard). Ùber das Cognomen Galata s. Holder 
I, 1615 und D'Arbois 576. Fur den sekundâren Ausfall von ^z^ 
vgl. Aimargues (s. oben 28). 

612. Javeysieux (Drôme) 1615 Gavesien, und Gevezé (Ille- 
et-Vil.) dûrften zusammengehôren und ein ^Gabatiacum aïs 
Grundlage haben. Âls ON kommt das Symplex in Gabatum im 
alten Berry j. Ltvroux vor. Im Dp. Drôme nodi 5. Marcel^ iès' 
Valence hierher 1245 Tenementum de Gavaisa» terra de Javaj- 
sano 1261, Javaysan 1276. 

613. Galgan kommt in CC in latinisierter Form Galganio 
vor. Vielleicht darf man darin '*'GalIicanum sehen? AU Cogn. 
kommt Gallicus hâufig vor, s. Holder I, 1950. 

614. CIL V, 3517 Gamianus; davon *Gamius: *G<i»ii<z^ (Lot); 
vgl. *Gangy (Calvados). 

616. CIL XII, 3222: L. Gappi (1. Sappi?) Secundi Fur die 
Môglichkeit der Lesart Gappi spricht vielleicht *Gappillac (Vaucluse), 
dann «wei Gapian (H.-Alpes). 

616. Gatus kommt sehr hâufig vor. Hierher '*'Gati-acum 

> *Les Gazacs (H.-Gar.). Holder bringt Gatiaco > Ouzy (Loiret), 
was lautlich nicht pafst. Gaciaco auf Merowinger Mûuzen wird 
bei Holder I, 15 11 fur Gitia (Jura) angefûhrt, der moderne ON 
veriangt demnach Gatiaco. 

617. Zu Gabianus bei Habert 574 (bei Holder I) stellt sich 
in Sûdfrankreich Gabianum> Gabta (Aude); bei DV^ Gabianum 
villa in Narbonensi (a. 782) j. PonhSepme (près l'étang de Cabes- 
tang); Gabian (Hér.) < Gabiana 954; im Dp. Drôme Jubiane, 
Gibiane 1307. 

618. "^Gauvagnan (Gers) scheint *Galvanianum zu postn* 
lieren; vgL G au vain im hôfischen £pos und Galvanus, frater 
Galfridi in Ro. gasc. 

619. Gennius Holder I, 2001 und Schulze 357: *Genniacum 

> Gtgnac ijyiome) de Giniaco 1280; *Gignac (Lot); im Dp. Hérault: 
Gignachum 1094; Gigny (Jura) in CS Giniacum, Gigniacum; 
*Gignay (Ain); Genihac 1304 (Dord.); ^Gignat (Puy-de-Dôme) 
1401. In CSau. Ginniaco, Ginnaco, Gignaco. In CM Gign- 
a eu m j. Gignac (Bouches-du-Rhône) , ebenda Ginnatum, Ginn- 
acum j. Gignac (Vaucluse). Vgl. Adgennokix, Adgennus, Ad- 
GENNONis. Vielleicht *Genn-acum > *G^^/iaf (Char.). 

Mit -uscus: (Humbertus de) Genost 12. Jâhrh. in CL. 



i8i 

620. Gbmilius Holder I, vgl. auch Gbmbllius Schuize 441: 
Gimilleu 1240 in CL; dann Gemîlîacum in CB j. Jumillac\ 
"^Gemilly (Savoie); zwei Jumilîac (Dord.) dioecesis Gemiliacensis 
580, Gemiliacus 7. Jahrh., Jumilhacum 1365, wo sich e>u 
ans labialer Nachbarschaft erklârt 

Gemilius lâfst uns vielleicht auf ein Simplex *Gemius vgl. 
Gbmio Schuize 108 schliefsen: Gemiaco villa in patxia Arvernica, 
in vicaria Talamitensi ohne moderne Entsprechung; vgl. *Gmgean 
(H.-Savoie). 

♦Gematius: *Jameysieu (Isère), wenn es nicht vielmehr Gama- 
tins ist; s. die Schreibungen Gamâtus fur Giamatus. *Gbmu- 
Tius: ^Gemozac (Oiar.-Inf.). 

GemInius cil XII und Schuize 108: Geminiaco locus in 
CSau. und Giminiacus in CS; vgl. *Gemigny (Loiret); Jumigny 
(Aisne). Mit -anum: Geminiano sive Cuguciano (ecclesia de) 
a. 950 beî DV5 j. CuxaC'd'Aude. 

621. Gessius: *Gissac (Aveyron, Gard); im Dp. Drôme zwei 
Geyssans^ villa Gissianum 950, zwei villa Gessianum 952, Jaisas 
1221; im selben Dp. noch Geyssons Jesson 1659 < *Gessione. 

Daneben haben wir zu unterscheiden *Gis-acum, *Gisi- 
acum: Gùac (H.-Loire) vgl. in CBr. cultura de Gisago in com. 
Brivatensi; vgl. ^Gisancourt (Eure); *Gisay Œure). Vgl. CIL III, 
12014, 290: Gisaco, aber Catalogue du musée d'Amiens: Gesaco 
Aug. Saturninus Secci. fil. v. s. 1. m.; dann Gisacum ON in der 
Nâhe von Vieil -Evreux: Dru ta Gis a ci civis. So hatten wir viel- 
leicht auch hier ein Beispiel, wo ê und ï wechseln. Gisiacus > 
Gisia (Jura). Vielleicht darf man Gisariae O. j. S. Albin (Maçon- 
nais?), und Giserac (Lozère) vergleichen; vgl. Giseriacum ON in 
Burgund. Gisus ist germ., s. Fôrstemann P, 644, Gisio, Gisa, 
auch als zweiter Bestandteil in germ. EN ûblich. 

622. In Galatien gibt es eine Stadt Germia (s. Holder I). 
Dièse Wurzel scheint auch in den Personennamen hâufîg vorzu- 
kommen: Gbkmo, Germullus, Germus, Germekius. In den ON 
habe ich ^GermiUac (Dord.); vgl. Germilla, Rossi, I. chr. R. IV, 116, 
94 et 88. 36. Hierher vielleicht auch *Gertninian (Gir.); vgL Ger- 
minio > Germinon (Marne). Holder hait Gekminus (siehe auch 
Schuize 36) fur einen germanischen Namen, s. auch Fôrstemann 
I^ Sp. 929. 

628. Zu Gevissi V. bei Baeda h. e. 2. 8 (bei Holder I) ge- 
sellt sich vielleicht Gteussac (Aveyron); vgl. C/>ttrjf <*Severîacum. 

624. Germani-acum kommt in der franzôsischen Toponomie 
hâufîg vor; vgl. D'Arbois S. 242 ff., Holder I, 2012. Germignac 
(Char.) wird in CBai. als Jermanac, Aiermanac, Ajermanes 
und Germ ânes belegt Die letzten zwei Belege sind in Bezug 
auf die Endung dunkel. Die Belege zeigen auch, dafs das i— aut 
ai— zurûckgeht 



I82 

620. Mit *Garacam > Gàrac (H.-Gar.) vgl. Garos CIL 
Ilf 3302 (vielleicht deraelbe EN in Garrius, Garria CIL V, 6013, 
Gakrus Schuermann 2362, da ja die KonsoDantenverdoppelucg 
in den keltischen and lateioischen EN ôfter anzutreffen ist), Gaico- 
MARus CIL m, 6010» 94. Âuch Gkrus ist belegt CIL XII. Aof 
*Geri-acum gehen vielleicht zurûck: Giriacum in pago Lngda- 
nensi 11 74 j. Giry\ dann Gi'riat (Ain) im 13. Jahrh. Ciriacas; 
Girieu (Ain), belegt als Cella Giriaci, castrum de Gireu, Juriea 
(vgl. Juri-acuml) seit 1095. ^Girac (Gard) J. de Giraco 1345- 
Sengeyrac (Dord.) wird aïs Sengeyras 1273, S. Geyracum 1365 
belegt, damit vgl. Geyrac (eîne andere Ortschaft im selben Dp.) 
seit 13. Jahrh. belegt; *Genac (ebenda). Hierher wird nicht g^e- 
hôren Girac (Lot)» welches in CB als Igeracus, Agaracns, Agi- 
racus oder A Girac belegt ist; vgl. noch Girac (Char.) nnd mit 
-anum: ^Font-Giran (Dord.). 

Als Ableitung *Garelius (vgl. Garenius bei Schuize 146): 
Gareliacus, Garelianus cellula in p. Carcassensi a. 825 j. Gar- 
lieux (Aude), wo die Endung nicht klar ist, falls es gut identi- 
fiziert ist 

Man vgl. noch Giriniacus j. Gergny (Aisne). 

626. GoRDUS kommt auf einer Inschrift bei Allmer-Dissard 
(Boissieu p. 355, 43) nur einmal vor: Bononias Gordus medicus 
castrensis. Davon *Gordius : *Gordianum>^. Etienne'de^Gorjan 
so belegt seit dem 12. Jahrh.; *Gord-anum: *Gourdan (Ardècbe, 
H.-Gar., Alpes-Mar.); *Gordiacum vielleicht in *Gourgé (Deux- 
Sèvres); (r(>«r^^é>« (H.-Saône)<*Gordione; vgl. (r<?rr/ifj (Vaucluse); 
dann Gourdans (Ain) — de Gordanis, de Gordano (seit 1183). 

Mit -anicus: Gordanicus zéXvXK'^ Goudargues (Gard), wo 
sich der Schwund des ersten r wohl durch Dissimilation erklârt 
Im selben Dp. auch Gordus j. Font- Bouteille Vilare Gordas 921, 
Gors, Gorcs 1380, Gors noch 1692; vgl. *Les Gors (Char.); 
*Gours (Gir.) und dann viele Gour\ Gourd (Rhône, Loire). Auch 
im Dp. Hérault Cazeneuve: Casanova sive Gordanicum 820. 
Als eine volksetymologische Auflôsung ist vielleicht zu betrachten: 
S. Georgues'd* Orques < Cella de Gordanico 1154, S. G. de 
Dorgues 1535. ^^ ^^^ vielen heutigen Gourdon vgl. Gourdon 
(Hérault) < Feudum de Gordone 1161; Saucerre (Cher): Gor- 
donis castrum. Vielleicht haben wir in Gordolasque (Name eines 
Wildbaches im Dp. Var) <*Gordûlasca zu sehen. 

027. Auf den kelt. EN Giamatus, Giamallus, welche die- 
selbe Wurzel wie lat. hiems haben, dûrften sich vielleicht *Gim-' 
malac (Aveyron); *Gimmazane (Corr.) beziehen. 

528. Zu Girv-ense monasterium (Irland) bei Holder I, 2023 
gehôrt vielleicht ^Glrvana in vier Gervane (Drôme), passas de 
Gervana 1309, Gervana 1262, ad Pontem Girvane 1294; 
*Gervans (im selben Dp.) im 15. Jahrh. Girvant; Gervans (ebenda). 



183 

villa qnae dicitur Gervanciaco 909 (latinisiert), Girvant 1323; 
mit -asca: Girvascha j. Gillwache (Isère). 

629. es bringt eine villa Gramiacas in agro Forensi (um 
Q70 ungefahr). Vielleicht haben irgend etwas gemein mit diesem 
ON *Gramagnac (H.- Vienne) und *0 ramai ^ (Lot); vgl. eine Variante 
Gramato zu Epomanduodnrum; dann villa Gramacianicus que 
vocant Paliarius (j. Patl/iès, von palea) (Hérault) 960 [vgl. damit 
Gramazie (Aude)], welches bei DV^ als Garmacia erscheint; 
dann *Granunsac (Dordogne). 

680. Gricciati kommt auf den Merowinger Mûnzen vor. 
Vielleicht hierher *Gn'ssac (Tarn); vgl. auch Grisciacus villa 
(DB XI). Vgl. Grittius Schulze 424. 

681. Zu Grussius villa in pago Turonico (Holder I) [<CGreux 
(Indre-et-Loire)] stelle ich noch folgende ON zusammen: Groissiat 
(Ain), belegt 1084 (prioratus et capella de) Grossiaco, Groissia; 
dann im Dp. Ande Grta'ssan. 

682. Zu den schon von D'Arbois S. 148 gebrachten Beispielen 
fur Icciacum bringe ich noch folgende sûdfranzôsische : *Fssac 
(Puy-de-Dôme) schon bei D'Arbois a. a. O. Wie Icciomagus > 
Usson (Loire) D'Arbois a. a. O., so vielleicht *Icciacum> l/ssac 
(Gard), volksetymologisch 1553 La Font de Sac belegt; *Ussac 
(Corr.); *Uchac (Landes); vgl. Moniussan (Gir.) <*montem Icci- 
anum. Im Dp. Hérault *Issac; im Dp. Ardèche *Issac und *Issas; 
vgL Issey (Meuse); Jssé (Loire-Inf.); Issay (Eure-et-Loire); Iccione 
> Jsson (Marne); Issoncourt (Meuse). 

Von Icaus ist Eccius zu unterscheiden, s. Holder I, 1404. 
*Ecciacum> * Essieu (Ain); *Essia (Jura); vgl. viele andere Essey 
(Meurthe-et-Moselle, H.-Marne). 

Von Icaus ist weiter *Isius oder Itius Holder II, 86 zu 
nnterscheiden: hieu (Ain). Dieser ON ist sehr merkwurdig bei 
Guigue belegt: De Yssiaco, de Isiaco, de Ysiaco, de Ysseu, 
Essieu, Ezieu, Isieu (seit 11. Jahrh.). Vielleicht beziehen sich 
dièse Belege auf verschiedene Ortschaften; vgl. Essieu (Ain). Vgl. 
Izé (lUe-et-Vilaine, Mayenne). Es gilt dasselbe fur Izeures (Indre- % 
et-Loire) < Iciodurum (Rom.); Izeure (Côte-d'Or) < Isiotrum 
(Kar.), was zu *Isiodurum zu korrigieren ist; vgl. bei Longnon 
S. 273 Iciodorum vel Isiodorum vicus. Demgegenûber steht 
Iciodurum > /«M'r^ (Puy-de-Dôme). D'Arbois a. a. O. vermengt 
dièse ON. Fur Iccius vgl. noch Is (Côte-d'Or) Hiccium (siehe 
Williams S. 62), Iccia viWdi > Isse (Marne), Juroszek Zs. 27, 698, 
womit auch I bewiesen wird. 

Mit -anum vielleicht: ^Issan (Gir.); *Issans (Doubs). 

588. Inciacum castrum territ. Camerac. bei DB XV darf 



^ For diesen ON bat Mistral den Beleg: Communitas Gramatensis. 



184 

man vielleîdit mit Insac (Pny-de-Dôme) vergleichen. Da^e^en 
wûrde vielleicht Enza (bel Holder I, 38 mit Fragezeichen) < Incia 
(bei Plinius In ci an) sprechen. Vgl. Incenus bei Holder U. 

684, furieux (Rhône) und Jurtgnac (Char.) scheinen zurûck- 
zugehen auf *Juri-acum bezw. *Jurini-acum. Jorignac (Char.- 
Inf.) aber weist auf Q oder o. Mit der Synkope: terra de Jurniaco 
in es {1030 ungefahr), in CSaa. Pois Jurnacas; * Journiac {Dordi,, 
zweimal), im 13. Jahrh. Jornhac. S. bei Holder II JuRius, Juko- 

NIUS, JUKICUS? 

686. Jurceu (conventus, domus, monialis) in 1225 im CL.; 
Joursac (Cantal) in Sp. briv. Joursac, Jurssac 1285; Jourssai 
(Puy-de-Dôme) scheinen auf Jûrciacum zurûckgehen; vgl. four- 
chant (H.-Loire). CIL XII Jorca Cogn., Holder IL 

686. Laki-acum Hegt vor: in Layrac (H.-Gar.) in CM Laîr- 
acum, in CC Lairag wahrscheinlich dieselbe Ortsdiafl; vgl. noch 
Leracum (DB XII) j. Lerac\ Leyrieu (Isère), wofùr Chevalier eccL 
Sti. Martini de Lerisiaco bringt, was lautlich aber durchaus nicht 
stimmt, in Arch. dauph. Leyrieu. Bei DV5 Leyracum villa in 
p. Uzetico (a. 945). Im Dp. Ain ^Leyriai, ebenso im Dp. Creuse. 
*Layrai (Puy-de-Dôme); * Layrac (H.-Gar., Lot-et-Gar.), vgl. Lari- 
acus in Burgundia 11. Jahrh. (DB VII). Im Dp. Ardèche Z^r^wa^ 
< *Larionacum von *Lario. Der Name des Lago di Como ist 
uns als Larios ûberliefert Als EN kommt es CIL IX, 1855 vor; 
s. Holder II, 144 — 146 und Schulze 84. Dabei kommen noch in 
Betracht viele *Laire\ *Leyre (Ardèche, Cantal, IL- Loire, Puy-de- 
Dôme); *Laire (Corrèze, Doubs, Loire, Mayenne, Puy-de-Dôme, 
Deux-Sèvres); *Laires (Pas-de-Calais); *Lairon (H.-Savoie); vgl, noch 
bei Holder Larriacus > j. Larré, 

Mit -anum: *Leran (Aude) vielleicht 

687. Lamius, vgl. Schulze 87 Lamia (umbrisch, nach Conway), 
Lamus, ist sehr selten auf den Inschriften. *Lamiacum komoit 
in CBr vor: in aice Cantilanico in villa quae dicitur Lamiago; 
im Dp. Ain wahrscheinlich ^Leymiaty vgl. in CS Lamacus vel La- 
miacus villa in agro Tarnatensi (1005). Vgl. damit *Lcmiac 
(H.-Pyr.); *Lamécourt (Oise). 

688. Lacceius kommt CIL IX, 2726 vor; vgl. Schulze 358. 
Auch Lacius kommt vor, s. Schulze 163. Lacci-acum scheint 
belegt zu sein fur Lassay (Mayenne), auf Merowinger Mûnzen 
^ACCIACOVI und LASCIANICO (s. Holder II, 1 1 6). Wenn da- 
gegen Holder a. a. O. fur andere Laciacum Alatiacum ansetzt, 
so ist das offenbar falsch. Hierher noch ^Lassieu (Ain). Dagegen 
*Leyssac (Dord.); *Leyssac (Corr., H.-Loire); in CC Laiciacensis 
vicaria 996 — 1031 j. Laissac (Aveyron) scheinen *Lasciacum zu 
verlangen. Lascius ist nur einmal belegt: CIL III, 2988 Cogn.; 
das scheint aber Lascivus, welches als Cogn. massenhaft vorkommt, 



i85 

zu vertreten; danx noch Lasqanus Schulze 296. Unseren ON 
^enûgt auch Lassios Schulze 359. 

Lacenas (Rhône) in CS als Lacenaa, Lacenas, Lacena 
l>elegt, ist mit Lacenus CIL V, 2095 nicht in Zusammenhang zu 
bringen. Der moderne ON verlangt entweder ce oder s s oder cj^. 
Vielleîcht *Laccenus von *Laccius. Vgl. Laccobriga Holder II, 1 16. 

689. Laurus cil III, IX, XII Cogn. kommt in folgenden 
ON vor: *Laurac (Ardèche); ^Lauras (Aveyron); Lauraco villa in 
com. Redensi 931 in einer Urkunde des Kônigs Rudolph, nach 
D'Arbois RC. XVI, 130 Laurac (Aude); andere Laurac (H.-Gar., 
Gers); Laurat (Drome); *Lauras (Ain); in CD (Petrus de) Lauraco 
miles 1263. Lauri-acus: in CSau. und BrL Lauriacus villa; in 
Lauriacensis pagus j. Le Lauragais ist j^ latinisiert; Lauriac {Gexs)\ 
Zjnrac (Gir.) wàre nach D'Arbois (a. a. O.) < Lauriacus, jedoch 
bringt er dafôr keine Belege. Vgl. viele Laure^ LaureL 

In ON mit -anum: Lauranus locus in Carcassensi pago 844; 
bei DV7 Lauranus villa in p. Carcassensi j. Laure (Aude); Lau- 
rigano a. 898 dûrfte sich nach Albia, Albiga > ^ài (Tarn) 
erklâren; dann *Lauran (Gers). 

Es ist nicht sicher, ob *Lomay (H.-Savoie) < *Laurinacum 
ist: CIL X Cogn. Laurinus, Laurina; vgl. auch CIL XII Lorinus. 

Nach D'Arbois a. a. O. ist Laurus keltisch »= ir. lour „ suf- 
fisant". 

Hangt mit diesem £N Laurentius zusammen? Zu Lauren- 
tiaca > Lorenzaga (Friaul) gesellen sich in CM vorkommendes 
Laurinzanicus und *Laurenzanne (Gir.). 

640. Zu dem ersten Bestandteile des in pago Wapencense 
vorkommenden ON Latiomaus 739 (Renov. testam. Abbonis) 
bringe ich *Latiacum: Leysieu (Ain), seit 1360 so belegt In 
CSau. Lasiacus territorium, La s ia eus vicus eccl. S. Nazarii 
Aeduensis 936 (DB IX) 936 Laisiacus. Dazu lassen sich noch 
folgende moderne ON hinzufûgen: Laiziat (Jura); Laize (Saône-et- 
Loire); Laizy (ebenda). Lezan (Gard) Lez anum 1207; *Lézan 
(H.-Gar.) werden wahrscheinlich nicht hierher gehôren. Vgl. CIL 
III, 3466 Latig, X Latia p. f. Auleia Prima; Holder II, 159 Latius 
und Schulze 176. 

64L Bei DV^ wird 5. A/re (Lot) a. 961 als alos. de Lan- 
giaco belegt Zur selben Grundlage dûrften noch gehôren Langeac 
(H.-Loire) in Sp. briv. als de Langiaco und bei DV5 Langat 
(a. loii), eccl. in com. Gabalitanensi belegt; ^Langeac (Gard); 
"^Langeas (Creuse), Auf den ON in H.-Loire oder Creuse dûrfte 
sich Langiacus locus im CBr beziehen. Mit -anum vielleîcht 
*Langin (H.-Savoie), belegt im Arch. dauph. Langiis, Langinis, 
L-no, L-ns, L-guins (de). Fur *Langius vgl. Langobriga. 

642« Lentiacum ist stark vertreten: Lansac (Lot) Lensîacus 
943 — 94^ ^^ ^^* Zusammengefallen mit Lantius vgl. CIL X 



i86 

♦Lantia oder mît Lanqus CIL H, 573. ^Lansac (Pyr.«Or^ Dord.). 
In CB anch de Lanzaguas mansus 1059. Im Dp. Ain "^Landeui 
im Dp. Rhône Lancié in CS Lanciacus; im Dp. Isère Lancey 
belegt in CGr Lanceu. 

Lbntius Holder II, 184 und Schulze 191. Lentiacum kôonte 
man mit Lentia > Linz (Oberôsterreich) vergleichen (nach Macfa 
in Vorlesungen im Sommersemester 1903 ûber die gallische Sprache 
[Wien] „Linde"); vgL Lentinum > Lsmpty (Puy-de-Dôme). 

Von Lbntius — Lentenus: Lentennacum villa in Bm-gmidia 
li.Jahrh. (DB VII); vgl. Lanienqy (Ain) seit 1205 als De Lante- 
niaco, Lantenais, Lentenay, Lenteney belegt 

Lbntinius vgl CIL VIII, X Lbntinds: *Lentignac (Dord.); 
*Lentigny (Loire); Lantignie (Rhône) ans Lantignien 1300. Hier- 
her vielleicht aach Lintinianum villa in territ Narbon. a. 983 
bei DV5. 

Lentilius: LentUly (Rhône) in CS als Lentiliacus 975, Len- 
tillen belegt; ^Ltntillac (Lot); ^Lintillac (Corr.). Intéressant ist 
Dintillat (H.-Loire), welches nach Sp. briv. 1271 (P. de) Lentihac 
hiefs. Lr wnrde als Artikel aufgefafst, abgeworfen and durch de 
ersetzt 

♦Lentulius oder Lentulus Schulze 313: *Lantouiify (Ain). 

Im Dp. Drome haben wir Puyssac^ welches 1037 Terra de 
Lauzatis belegt ist (mit u); spâtere Belege aber weisen aufnhin: 
Lanszas 1223, Parr. de Lansas 1231, de Lanssas 1253, 1710 
Puy-Lansas. Es ist also eine Zusammenziehung von '^'podium 
Lanciatis, welche mir etwas unverstândiich ist; vgl. einigermafsen 
Purgnon < Podium Urnionis 1232, Puergnon 1555. Die Zu- 
sammenziehung ist in unserem Falle ganz modem. Die Zusammen- 
ziehungen bei den ON, welche mit Podium + ^^ geblldet sind, 
sind nicht selten: Puilacher (Hér.): Poium ad Maires 804, Poig- 
lechier 1159, oder Pujaut (Gard): Castrum Podii Alti 1175. 

Zu Lant- dûrfte Laniosque (Alpes-Mar.) gehôren, welches in 
CNice im 12. Jahrh. als Lantosca, Lantuscia erscheint; vgl 
noch *Laniignac (H.-Gar.) und Lanticiaco j. Lansac (Lot) auf 
Merowinger Mûnzen (Holder II, 143). Der moderne ON ist in 
lautlicher Hinsicht merkwûrdig. 

643. Liccus, air. £N, kommt auch als n-Stamm Licco auf 
den Inschriften vor; s. Schulze 31. In CIL IX auch ^LicciA, CIL X 
LicCA Bardi f. 

Es scheint, dafs wir viele heutige Lissac (H.-Loire, Ariège,^ 
Dord., Corrèze); Ltssteux (Rhône) in CS LissiacUs 980 — 990, 
auch Lisseu auf *Licci-acum oder Lissi-acum von Lissius 



^ Dièse Ortschaft erscheint bei DVs a. 968 als Lacianense ministerium, 
wo der vortonische Vokal doch auffâllig ware. Aber dieselbe Ortschaft er- 
scheint a. a. O. auch als Liciagum 1040. Wahrscheinlich haben dièse zwei 
Belege hier nicbts zu tun. 



i87 

Schalze 424 zûrûckzufâhren haben. Dagegen *Petit-Lessac (Char.), 
i^enn es hierher gehôrt, verlangt I; vgl. Lègues (Gard) Villa Licas 
Qog, eigentlich zu ^Liccas zu korrigieren, Leccae 1273; vgl. bei 
IDV2 Lecas, villa in Narbonensi (a. 782). In CL lesen wir „in 
villa Lisciaco in pago Viennensi'' 976. Auch Liscius kommt 
vor: CIR 825 L. Liscius gentilis, auch Lisco, Liscus (Holder II, 239). 
!Es ist môglich, dafs in UssaCy Ussieux auch lissos, ir. less „ein 
xnit einem ringsumlaufenden Erdwall befestfgter Wohnsitz*' steckt. 

In CBr lesen wir Lecarnago, vîelleicht < *Liccarnacum. 

Im Dp. Gard viele La Liquière und Le Uquiere^ La Licayrola 

1437 sind zu vergleichen mit JUcairac (Aude) bei DV5 de Licaî- 

raco 1089. Der ON verlangt *Liccarius, wâhrend nur Licarius 

belegt ist: QL VIII, 8960. 

Mit -anum habe ich nur ein Beîspiel: Licianum in CM j. 
LIissa (in Catalonien). Vgl. Lichans (Basses-Pyr.) Lixans 1385, 
Lissans 1475» Lixantz 1480, Lexans 1608, dann Léchan (H.- 
Pyrennées) < *Liscianum. Vgl. noch Licionicas > Lissorgues 
(Aveyron) in CC. 

644k. Zu Lisia (Flufsname in Vîta Mauronti 3 ÂSS 5. mai 
II p. 53 e: Secus Lisiam), dann Liso CIL III, 6424 und Lisius 
Schulze 181 gesellt sich vîelleicht *Lmeu (Ain), im 13. Jahrh. Lis- 
sieu geschrieben, *Z/'«<ir (Tarn-et-Gar., Vienne) ; *Z»û^ (Char.-Inf); 
*Ltzjeux (H.-Loire). 

Hierher vielleicht: Lt'zaa (B.-Pyr.) < "'Lisiana. 

546. In CGr kommt Luxiviacum vor. Marion identifîziert 
es (jedoch mit Fragezeichen) mit Loé'x (H.-Savoie), was lautlich 
nicht geht. Vielleicht darf man es mit Luxovium,0. der Sequaner 
j. Luxeu en Franche-Comté in Zusammenhang bringen; vgl. auch 
Luxiacum j. Z/ir^^ (Nièvre), aber Luciaco 859, Luchiacum 1120, 
Lyssiacum 1278, Lichiacum 1478, Lischy 1540; woher Holder 
II, 356 den Beleg hat, gibt er leider nicht an. 

546. Villa Luzernanicas, Luzernangas in CBr, Lucer- 
nanjas 1267 j. Lorlanges (H.-Loire) in Sp. briv.; vgl. A. Thomas 
RC XX, 3. In Bezug auf den Schwund des ^z^ vgl. Gratiasca > 
Greasque ûber Grazasca. In Sp. biiv. finden wir fur dîeselbe 
Ortschaft Luzernanias belegt Lucernus ist aus Luceknio Holder 
II, 298 und LucERNius Schulze 182 zu postulieren. Die mehrfach 
beobachtete Dissimilation n — n > 1 — n ist auch hier zu kon- 
statieren. 

647. Luisieu (Ain) Lutiaco86i in einer Urkunde des Kônigs 
Karl von Provenze; Luyseù (Ain), belegt de Luseiaco (was nur 
eine latinisierte romanische £ntwicklung ist), de Luziaco, eccl. de 
Luyseis seit 1270. £s scheint û gehabt zu haben. *Zttsar (Char.- 
Inf.); vgl. Lusiacum > Lusay (Deux-Sèvres). Mit -anum: *Luzan 
(Landes); *Lusans (Doubs); *Lmsans (Doubs). LuTius ist nicht 



i88 

belegt; vgl. Lutia Stadt der Arevaci; dann Lnro, Lutonia beî 
Holder II, 354 und Luteus fur Lutevus Schulze 23.1 

Es gibt auch ON, welche anf û oder o hÎDweisen: *Loisieux 
(Savoie); *Loisia O^^a); *Louzac (Char.); vgl. LoTius Schulze 180- 

648. Fard. dipl. n. 241, t. i, p. 227: Villa quae vocatur 
Matrius, quae est in oppido Camliacense. Damit kann znan 
vergleichen Mayre (Isère, Ardèche, Puy-de-Dôme) < *Matra; dana 
*Matriacum, welches in sûdfranzôsischen ON nicht zu erkennen 
ist, weil lautlich mit Mariacum zusammengefalien. Dagegen 
gehen Madriai (Puy-de-Dome), wofûr Holder II Maceriacus hat, 
was lautlich nicht stimmt; Madriai (H.-Loire); *Madrias (Ardèdie), 
in CBr. und Sau. Madriaco, villa de Madriag wegen der Be- 
wahrung des t wahrscheinlich auf '''Materiacum zurûck. Ober 
Matrius s. Holder II, 468. 

Eine Ableitung dûrfte Matrinius sein: Mayrinhac (Lot) kommt 
in 06 als Matriniacus, Madriniacus, Mairiniacus belegt vor. 
Mayrinhac (Aveyron, Corr.) in CC Madrinago (11. Jahrh.); Ma- 
driniacus villa in patria Arvernica, in com. Brivatensi, in vicarîa 
Ucionensi, auch in CSau.; vgl. noch *Merignac (Char., Char.-Inf., 
Gir., Ille-et- Vilaine, H.- Vienne); *Mertgnas (Gir.); *Merignat (Ain, 
Creuse); *Mérigneux (Loire), fur welche indessen auch Mariniacus 
in Betracht kommt; dann noch ^Meyrignac (Dord.). Matrinius 
CIL m, 1301, XII, IX und Schulze 192. 

649. Mantius kommt hâufig auf den Inschriften vor, siehe 
Holder 11,411 und Schulze 274. In Sûdfrankreich sind folgende 
Manti-acum zu nennen: Mansac (Corr.) in Chron. de S. Martial 
Ma n sac. Auch Mancius Schulze 360 ist ebenso gut môglich. 
Dagegen sind zwei Manzac (Dord.), Menzac 1243, Manzac 1383; 
Manzac (Corr.); Manziai {km), in villa Manciaco, de Manziaco, 
Manzie, Manzia (seit 10. Jahrh.), nicht sicher, da wir nicht 
genau wissen, wie -nz ausgesprochen wird, z. B. schreibt Dîct. de 
postes Mansac ( Char.- In f.); Mansat (Creuse), wâhrend Dict. ad- 
ministrative Manzat\ vgl. *Amandiacum (II D). Merkwûrdîg ist 
Maniiat, wenn es auf dasselbe Etymon zurûckgeht. 

ON mit -anum: *Mansan (H.-Pyr.); * Marnant (Gers). 

Auch Mantos ist belegt: CIL III, dann Manto CIL V, 2988 
*Mantonacum > Mantenay (Ain), belegt in villa Mentoniaco, 
de Mentonaco, de Mantenio, de Mantonaco, de Menthonay, 
Mentoney, Manteney, einmal auch (wahrscheinlich mit Umstellung 
des Vokals, was dem Schreiber zuzuschreiben ist) Montanaco 
(seit 10. Jahrh.). 

Vgl. *Mantoche (H.-Saône); *Mantois (Seine) > *Mantusca 
bezw. -uscum. 



* Vgl. auch Lusius CIL III, IX (fûnfmal), IX Cogn. Lusianus, daxu 
noch Schulze 184. 



iSg 

660. *Maas(i)-acum wîrd vielleicht vorliegen in: *Mauzac 
(Char.-lnf.); *Mauzat (Puy-de-Dôme), in CS apud Mauziacam 
1 298, ebenso in CBr. und Sp. briv. belegt £s kommt in Âlvernia 
a.uch Mozac vor: Mozacum in Alvernia in Tabulae ceratae Pétri 
de Condeto (DB XII). Also das wûrde fur au > o in Puy-de- 
X)ôme sprechen. Dann Mauzac (H.-Gar. [DV5 identifiziert diesen 
ON mit Marciagus locus in einer Urkunde aus 1072, was lautlich 
xiicht geht], Dordogne [Mausacum 14. Jahrh.]); vgl. viele Mauzé 
in Nordfrankreich. 

Ob hîerher auch Moziano in vicaria Uzercensi (10. Jahrh.) 
gehôrt, ist wegen des o zweifelhaft. Vgl. *Mozanne (Eure-et-Loire) ; 
'^Mozas (Isère)^ *Mozé (Maine-et-Loire, Nord). Hier kônnte man 
vielleicht an einen âhnlichen Fall denken wie in Qot'Mozan (H.- 
Alpes), wo o ein Produkt von o -f~ ^ ist: Clotum Molsano im 
15. Jahrh., dann Clotum Molesano, wahrscheinlich dasselbe Ety- 
mon wie in Moulezan (Gard), de Molazano 11 19, Molezanum 
1405; vgL Molisiaca bei Holder II, 618. Mausio wâre nach 
Fôrstemann I^iii8 germanisch; vgl. aber auch Holder II, 487 
Mausaiios, Mausaeus. 

661. Dem *mapos, acy. map, w. mab, air. maie wtirde 
vielleicht ♦Mapius * entsprechen, was in den Ableitungen Mapiuus 
BE 1882 p. 121, Mapjllus, Mapilla CIL XII, 1950, Mapinius, 
Maponos (Beiname ApoUos)* vorliegen dûrfte. Auf *Mapiacum 
wûrde Méjneu (Isère) zuruckgehen: in CS als Maipeu, Maipien, 
Meypieu belegt. Vielleicht *Mepm (Isère) Maipin 1228, Mey- 
pino 14. Jahrh. s. Devaux o. c. 318 < *Mapianum; vgl. ^Machy 
(Aube); *Machy (Rhône, Somme). Ob Maipa O. in den Ardennen, 
bei Pertz Dipl. 62 (a. 692) p. 55, 32 ebenso zu beurteilen ist, weifs 
ich nicht pî > ip hat im Dp. Isère auch îd den Appellativen 
AnklâDge; s. Devaux o. c. 317 f. 

662. In CV wîrd La Mataisine (Isère) als Mathaysiana 
belegt („in ea parte que dicitur .. ., pars episcopatus Gratianopolit). 
Es dûrfte wahrscheinlich mit dem Mattatus CIG 29 in Zusammen- 
hang stehen: *Mattatiana. Man vgL aber auch Maltasiana 
(bei Longnon: au confluent de la Roisonne et de la Bonne, c"® 
de Sitvoz [Isère] Kar.) 

668. Macconius cil XI, 193 dûrfte in Maconiagum vor- 
liegen, nach Marion entweder Maconûr oder Champagnieu (Isère). 
Macogny (Aisne) weist offenkundig auf ce hin. ^Maccon-acum 
vielleicht > *Mac(mnex (Ain) (s. auch 462); ^Maconod (Ain); vgl. 
Macquigny (Aisne). Lautlich, glaube ich, wûrde in Isère Macamèr 



^ Vgl. Fick-Bechtel, Griecbische Personennamen, 2. Aufl. S. 228: Uaiô- 
HaiSo' zn Ttaîç: IlaiâaQX^, IlaiâlTETioç, Ilaiôéçcjç, IlaiâèaÇf Ilatâiaç, Ilai- 
âivaç, IlaiôloXTj, IlaiâôrQOipoç, IlaiâKov, 

• Vgl. Mabono Fonte in CS, was D'Arbois RC XIV, 152 auf Maponus 
zurûckfiilût. 



stimmen und zwar mûssen wir Einmischung von -arias annehmeii 
(deshalb û unterblieben); vgl. noch bel Holder II, 365 Maccognago 
(bel Mailand); Mùcugnaga (Novarra). Vielleicht hierher auch *Macanan 
(Gir.) > *Macconanam. ^Macogmn (Ain) > Macconianum. 

664. Maius vgl. Maiorix und Schnlze 185: Maiacum viel- 
leicht in *Majac (Tarn-et-Gar.); dann in ^Maiasco (silva de)'' in 
CGr von Marion mit Mayard identifiziert Vgl. noch bei Pard. 
dipl. n. 64, t I, p. 35 Villa Maii. Hierher noch Maianum villa 
(a. 990) j. ViUemagnt (Hér.). Ob ein Verhâltnis zwischen dem 
Belege und der jetzigen Form besteht, weifs ich nicht 

655. Magentiacum ist in sûdfranzôsischen ON folgender- 
mafsen vertreten: Magenciacense S. Launomarii Monasterinm in 
Arvemis j. Mainsac. In CB (Willelmus de) Maenzac, de Main- 
zaco. In es Magînciacus villa in agro Monte Aureacensi, 
Maienciacus villa 950, Mainciacus. In CL Mayenceu 1260. 
Moderne Entsprechungen wàren noch *Maînzac (Char.); *Matnsai 
(Creuse); *Minzac (Dordogne, Drôme 1121); *Mensac (Drôme) 
Mainzac 1145, de Majenziaco 1224. In Sp. briv. 1250 
Maynsac identifiziert Chassaing unrichtig mit Moissat (Puy-de- 
Dôme), was nicht geht Fur diesen ON vgL vielmehr *Musci- 
acum (s. oben 208). Magbntius konnte ich bisher nicht belegen; 
vgl. Mogontia spâter Magantia> Mainz, îxz,Mayence^ ïtMagonza, 
(Mainz wird dial. als Moinz ausgesprochen). 

666. Mit Maginaco bei Pard dipl. n. 177, t i, p. 132 (ca. 
a. 570) darf man vielleicht Ad Mainanos, mansus prope Camai- 
racus (880) vergleichen (CB); dann in CM Mainosco vgl. BSAF 
1886: [Deo] Mercurio Sex. Sulpicius Maginus. Da die modemen 
Entsprechungen fehlen, so ist das nicht ganz sicher, da in auch t, 
andeuten kônnte; vgl. Maino in CDomina. 

667. Mit -mageto- in Admagetobriga darf man „(in 
villa de) Magdaco in pago Arvernico" in CSaul. vergleichen: < 
Magetacum; vgl. *Mogetacum. 

668. Mettius Holder II, 579 und Maccius Schulze 185 
sind in den ON zusammengefallen , in mittelalterlichen Urkunden 
wird dafûr Meciacum geschrieben: Messia bei Longnon II Meci- 
acus; *Messac (Char.-Inf.) ; vgl. Messac (Ille-et- Vil aine), bei DB XVII 
Messiac, castellum veteris de Monte in „Ex Radulphi de Diceto 
imaginibus historiarum". Daneben sind Mkscius und Messius^ 
Schulze 33 zu unterscheiden : Meyssiat [km) belegt 1368 Meissia; 
*Meyssac (Corr.); dann Meissiacus villa 1055, auch Mesciacus 
ager 1022 — 1023 in CV j. Miyssiis (Isère); vgl. auch Miàsiaco 
(a. 867) villa in qua ecclesiam habet Mon. S. Pétri Vienn. (DB IX), 
dann Mesciacum, Misciacum (DB IX). ' 

^ Vgl. Messianus fundus in Tabula alimentaria de Veleia. 



19 1 

'''Mktto, onis, vg). in Tabala Âlimentaria de Veleia Mettunia. 
"Ober das Verhâltnis zwischen -unius ond -onius s. etwas bel 
Mûllenhof III, i8i. *Mettonacum > *Meitonnex (Ain). — Von 
Mbscius — Mescenius cil III: Meyssinhac (H.-Loire). 

669. In CL kommt zweimal Marin eu 1222 j. Murinûu vor; 
es weist auf Q zuriick. Doch kônnte es auch '''Mauriniacum 
sein; vgL Devaux o. c. S. 261. Murinius ist nicht belegt, wohl 
aber Mukius nnd Murkius; s. Holder II, 655 und 658. Murius: 
Ma ri an o villa in p. Gerundensi (a. 922). Nach den Beispielen, 
welche Holder II, 658 bringt, mûfste man & ansetzen: Moreux 
(Belgien, Hainaut); Morhet (Luxemburg) Mo ira go. Fur tl spricht 
aber: *Muriac (Âdèche); ^Murieu (Loire); dann "^Murinais (Isère) 
nnd Murigny (Marne), wofur Holder Moriniago bat Moirans 
(Drôme): Saint Moyrenc 1540 entscheidet hier gar nicht, da es 
anch *Mauringus sein kann, *Mouyrac (Lot), auch nicht, da hier 
die Redozierung von au— > ou vorliegen kônnte, also auch auf 
Mauriacum zurûckgehen; vgl. noch ^(?^r^72iix (Âveyron) > ""Mori- 
acensis. Fur die Beispiele, welche Holder bringt, kônnte man 
auch *Maariacum ansetzen und Muriacum als Latinisierung 
auffassen. 

660. DB VIII Monianus villa in pago Helenensi. Damit 
kônnte man *Jifwjg'«/ (lUe-et- Vilaine) ; *MoignQrd {Wv/zx2às)\ '^Mogné' 
vUU (Meuse); *Mogne (Bach im Dp. Aube) vergleichen; vgl. in Vita 
Treveri 1,3: Rivulus, qui didtur Monienta^ und *Mougny (Nièvre, 
H.-Savoie). Bei Holder II, 624 ^Monniacum oder Mauniacum 
j. Moigny (Seine-et-Oise) etc. Monius bei Holder II, 624. 

661. Moydieu (Isère) wird im CV als Modiaco 1083, Mo- 
diatis 1075, aber Moydiatis 1036 — 1050, Moidiacum 975 bis 
986, dann im 14. Jahrh. Moydies belegt Der richtigere Beleg 
ist jedenfalls in agro Mogdiacensi (975 — 993). £s ist selbst- 
verstândlich, dafs wir hier kein dj[ zu sehen haben; s. Devaux 
S. 306 und 431 (Fufsnote). Der Beleg aus 975 — 993 làfst sich 
mit Mogdanis 988 j. Moydans (H.- Alpes) vergleichen. £s scheint 
hierher auch *Moidons (Jura) zu gehôren. Schon D'Arbois bat fur 
den ON in H.-Alpes Mogetos vorgeschlagen (s. Les Noms gaulois 
chez César et Hirtius S. 75, und dort die ganze Sippe von EN 
MOGET-), was lautlich genûgt. Ob hierher auch *Modane (Savoie) 
gehôrt, ist nicht sicher; vgL *Modène (Vaucluse). Wir hâtten also 
*Mogetatis, *Mogetanis. 

662. Vielleicht wird Mu/fieu (Ain) mit Mufo(n) CIL UI, 5485 
zusammenhângen; vgl. auf den Merowinger Mûnzen Mufoienos. 
*Mauffy (Yonne) wûrde aber auf Q hinweisen. 

668. Zu Mercennacum j. Marsanny'la^Côte^ belegt in Pertz 



^ VgL Mo^nans (Bach, Ain)^ Monienta bei Guigue. 



192 

dipl. n. 42, p. 40, 2 (a. 664) lâfst sich Mercenac (Ariège), dann 
(Gisbertus de) Mercenaco 1364, dann Marcenai (Cantal) 1401 
vergleichen. *Mekcbnus dûrfte eine Ableitung von Mercius sein; 
s. Holder II, 552. In vielen Fâllen dûrfte Merciacam mit Mar- 
ciacum zasammengefallen sein; jedoch gehen vielleicht auf Mer- 
ciacum zurûck: *Mercey (Cote-d*Or, H.-Saône, Saône -et- Loire) ; 
*Mercy (Allier, Yonne, Meurthe-et-Moselle, H.-Savoie); dann vielleicht 
(rs > s s) in: Messanges (Côte-d'Or, Landes); "^Messargius (Allier); 
(auch ^Metti-anicus ist môglich), aber es sind lauter ON ohne 
altère Belege. CIL VII, 1336, 700 Mbrcios fe(cit). 

664. Nantua (Ain) wird als Nantnadis, Nantaado Abatia, 
dann Nantuacam 1144, Nantuacense Monast in p. Lagdan. 
a. 885 (DB IX), Nantoas, Nantuas belegt Wir haben schon 
S. 20 erwâhnt, dafs hier kein -a en, sondem -ate vorliegt Es li^ 
wahrscheinlich ein a-Stamm vor. Auch der n-Stamm ist in ON 
belegt: *Nanton (Saône-et-Loire, Yonne); Ouxteau-Landon (Seine-et- 
Marne) Nantonis bei Longnon (ûber nant- siehe bei Williams 
S. 67). Auch in den Personennamen : Nantonius, Nantonicnos. 
Natinay (Nièvre) im 6. Jahrh. Nantiniacus, im 7. Jahrh. Nanto- 
niacus, Nannay 1132, wird wohl auf *Nantin-acus oder 
*Nanton-acus zurûckgéhen. 

Von derselben Wurzel wahrscheinlich auch Naîttius, was 
hâufîg vorkommt, und man kann nicht behaupten, wie Holder nach 
dem Vorgange von D*Arbois tut, dafs es wegen -ius ein rômischer 
Gentilicium ist; vgl. z. B. CIL XIII, 5485 Nantiorix. Fur Nanti- 
acum habe ich: in CB Nantiacum in vicaria Padriliacensi. 
*Nanciat (Ain); * Nancy (H.-Savoie). Merkwûrdig sind *Nanthiat 
(Dord.); *Nanthiat (H.- Vienne). DieSe gehen vielleicht auf *Nan- 
tei-acum zurûck; vgl. Pompiac > Pompeiacum, da sonst die 
Behandlung K + tj^ unverstândlich wâre. Vgl. dann viele Nançon^ 
Nanson < *Nantione; dann Nans (Alpes-Mar., Jura, Var, Doubs); 
Nant (Ain, Aveyron, Savoie, H.-Savoie, H.-Loire, Isère, etc.); dann 
Nantaux (H.-Savoie); Nanteau < Nantellus. *Nanteius ist nicht 
belegt Vgl. Forga de Nanzac 1222 (Dord.). 

ON mit -anum: Nantianis curtis, alod. Monasterium S. Apri 
(DB IX). 

Fur Nantilius habe ich in Sûdirankreich keine Belege; vgl. 
Naniillé (Char.-Inf.); *NantiUy (H.-Saône). 

665. Neriacum erscheînt auch sehr hâufîg als ON. So 
sechs Neyrieu im Dp. Ain: villula Neriaci 859; vgl. ebenda Ney- 
rolles und Neyron\ Vaugnerqy (Rhône), belegt im CS als Neri- 
acensis vallis, Neriacensis ager 980, Valnerey, Vaneyreu, 
Vannereu, wo die Palataiisierung des n auffâllt; *Le Neyrac 



^ Oder vielleicht ist acscr Fall dem A>m//^ ^Nemetacus gieich- 
zustellen; vgl. Juroszek Zs. 27; zuerst wâre *Nantac und dann von den 
Fallen wie Auriac, Mauriac, Barriac etc. -iac heràbergenommen. 



*93 

(Aveyron, Ardèche) in CC „in vicaria Neriacense" 959, in CBr. 
,,in cultura quae dicitur Neiraco"; Ney rac- les - Bains (Ardèche, 
H.- Alpes); *iWrar (Lot-et-Gan); ^Neyrague {y,o'C)\ Le Neyret {Sdyo\Çi)\ 
*JVéry (Rhône); *Neyrac (Gir.) in Ro. gasc; Neyrieux (Loire), im 
Arch. dauph. de Neyriaco. 

In vielen Fâllen dûrfte es mit Nariacum zusammengefallen 
sein: vgl. in CL (Gerardus de) Nayreu (miles) 13. Jahrh., aber 
dieselbe Person heifst auch „de Neyreu", so dafs hier eine Ent- 
scheidung unmôglich ist. 

Mit -anum nur ein Beispiel: Nayranne i^xoxx^x^ 1627 Neyrane; 
vgL bei DV7 (Chevalier de) Neirano. 

Uber Nekius siehe Holder 11,721, CIL III Nekianus und 
Schulze 363. 

566. Nerviacum in einigen Beispielen: Nervieu (Rhône) 
Nerveu 1258, Nerveiacum 1174 (latinisiert auf der Grundlage 
Nervei, -ei und -eu wechseln ja, vgl. S. 21), Nerviacus villa 1000 
in CS; *Nervieux (Loire). Fur den EN vgl. Nervii in Gallia 
belgica; dann den Flufsnamen La Nièvre: Molendinum super Ner- 
vi um fluvium im 13. Jahrh., Riparia Nervii 1298; dann Nerva 
Schulze 363. 

Vgl. mit -ascus: (Campana de) Nerbasc im 12. Jahrh., dann 
l'ostau de Monant de Narbasc 1385 in Cart. de Sorde. 

667. Nertîacum' wird vorliegen: "^Nersac (Char.); im CS 
Nerciacus villa in agro Forensi 991 (?), Nercieux, Nercieius; 
Nerciai (Ain), im 14. Jahrh. Nercia. Vielldcht gehôren auch 
hierher viele Narçy (H.-Marne, Nièvre [: Narciacus 9. Jahrh.]); 
Narçais (Deux-Sèvres); Narçay (Indre); 7Vi2rf«/ (Maine-et-Loire) ; vgl. 
auch *Narcejat (Char.-Inf.). 

Dann in CE Narcianus villa in urbe seu pago Lemovicino 

943—948. 

Vgl. *Nercillac (Char.). Ûber Nertius vgl. Holder II. 

668. Zu Nebiasca fluvius, vgl. D'Arbois, Les premiers habi- 
tants, gesellt sich mit -anum: Nebian, Nibianum et Nebianum 
Q90, Nibianum 1123 (Hérault), dann *Nebias {kn^^). Vgl. Holder 
Ilf 695 Ntj^ioç Jtorafiov > Neyva, 

669. Fur Novius habe ich nur ein Beispiel: „Ecclesia de 
Noviaco" 147 1 (Dord.); vgl. Noviomagus > Noyon (Oise). 

Mît -us eu s ebenso nur ein Beispiel: Niosi (Ain) wird als 
Noioscum, de Noyosco, Neosco, Niesto, Neosto, Noyost, 
Neyost belegt (seit 971), fur die Behandlung oi- > i vgl. Coligni 
<C Coloniacum. 

NovATiDS vgl. CIL III Cogn. Novatus, II Novatianus: *Le 
Col^di'Noveysan (Drôme); zwei Noveysan (Drôme) de Novaisano 



* Vgl. Ners (Gard), 1121 Ners, Nercium 1247. 
BeO&eft z. Zeitschr. f. rom. Phil. II. I3 



194 

(Drôme) de Novaisano 1191; vgl. Noazlacus, dependentia 
Fagae-curtis in com. Pictav. (DB IX). 

Novicius CIL III, 5693 , Cogn. VIII: Novicianicus villa in 
p. Nemausensi (a. 813); vgL *Neussargues (Cantal); dann vgl. No- 
vicius viiia in p. Nemausensi a. 813 bei DVj. 

570. Mit Nosio villa in Vita S. Desiderii ep. Caturcensis 
cap. 17 (in Âlbiensi territ) vgl. Nosiacus fiscus, vicus in Milidu- 
nensi com. (DB X); vgl. *AWjy (Seine -et -Oise, Seine, Seine-et- 
Marne); ♦iV(?/0â>/ (Indre-et-Loire) ; A'b/je/ (Deux-Sèvres) unter welchen 
einige vielleicht auf < *nûcêtum zurûckgehen dûrften. Vgl. *Alo/r 
(Lot) und auch ^Nouzillac (Vendée). 

571. Obellius, Obelia, Obellianus, Obilus kommen ziemli<± 
hâufîg auf den Inschriften vor, s. Holder II, 821, dann vgL ON 
Obeleses Matres, Obilonna. Vgl. dazu Hubiliacus viens in 
p. Cabillon (a. 885) in einer Urkunde des Kaiser Karls des Dicken 
(DB IX); auch Oviuus CIL II, 4317 ist belegt; vgl. OuveiUan (Aude) 
bei DVj [(im Texte S. 286 Oveliano (a. 978)], Ovilianum (a. 990), 
Ovilis (a. 999; in derselben Urkunde wie Ovilianum)* belegt, in 
ce Ovili 996 — 1031 >; vgl. noch andere ^Ouville (Manche, Cal- 
vados, Seine-lnf., Somme). Vgl. noch bei DVj Obiles villa in 
pago Narbonensi (a. 813); DVj Pondus de Obilione (a. 1125); 
aber vgl. a. 1120 Petrus d'Obillan und Bemardus de Obillos 
(zweimal); so dafs wir nicht wissen, ob hier roman, b oder latein. 
vorliege. 

672. Zu Ordonus > Or don (Seine-et-Marne) bei Holder II 
môchte ich Ordonnas (Ain) stellen, belegt seit dem 12. Jahrh. als 
Ordinato, Ordenassum, Ordonax, vgl. dazu im CL Ordenas, 
Ordinacii, Ordinati eccl., Ordinato (villa de) [i dûrfte wahr- 
scheinlich die Latinisicrung des zu e abgeschwâchten o darstellen] 
< *Ordonate; ^Ordonnât (Gir.); *Ourdenac (Ariège); vgl. *ordos, 
ir. ord, ordd, acy. ord, w. gordd, acorn. ord, abrett (h)ird; und 
Ordovices. *Ordanum> Ordan (Gers); Urdains ( Basses-Pyr.), 
Urdaitz 1255, Urdainz 1402, Ourdains 1739. 

Dazu vielleicht *Ordilius: *Ordilly (Rhône). Fur Ordo, -onis, 
Okdilius habe ich keine Belege. 

678. *Pasi-acum: zwei Peyzieux (Ain), belegt seit 943 in 
agro Pasiacho, parrochia de Payse, Peysiaco, Payseu, Poy- 
sieu (?); "^Pizieu (Ain); *Le Pi'zieu (Bach, Ain); zwei Peygac (Dord.), 
Peyzacum 1408; *Payzac (Gard); *Pqyzac (Ardèche); *Peyzai 
(Creuse); *Peycteux (Savoie); Paysac (H.-Loire) 1235 in Sp. briv. 

Mit -a nu m: "^Peysan (Landes) vielleicht. 

CIL m, 2004 Pasia, VUI Pasienus, Pasenius, Holder II, 95 1 
Paso. 

^ Welcher Beleg vielleicht als Nom. aufzufassen ist , vgl. Albt (Tarn) ^ 
Albia, Albiga geschrieben; s. S. 33. 



195 

674. Persac ist 1097 — iiio als Paracîacum belegt; auf 
<lieselbe Grundlage gehen zurûck: vier *Parassac (H.- Alpes); vgl. 
^JParassat (Isère) und Parassay (Cher) Parreciacum 1429 (viel- 
leicht < *Patriciacum). Dagegen Paraza (Aude) verlangt tj. 

Paracius ist nicht belegt, wohl aber Parassius CIL XII, 2943, 
was aber nicht genûgt; s. Holder IL Der ON im Dp. Cher kônnte 
'wohl *Patriciacum sein. 

575. Pal aria eus, ethnicum eines pagus CIL V, 4992. In 
Sûdfrankreich drei Palayrac (Dord.), so seit 13. Jahrh., *Palayraguei 
(Dord.); vgl. ebenda Las Palayras\ * Palayrac (Aude); vgl. Palaire 
(Loire, Vendée, Drôme). Palarus kommt CIL II, 5709 vor. Vgl. 
Palerago villaris in p. Petrae pertusae (a. 842) DB VIII; Pala- 
raracus (was wahrscheinlich ein Druckfehler ist) villa Mon. Cras- 
sensis (a. 876), vielleicht identisch mit obenerwàhntem Palayrac 
(Aude). 

Dagegen Palharh >Paliarascus (s. S. 44) und Pailherey 
(Drôme) Palheriacum 1518, Paillares 1178 dûrften nicht hierher 
gehôren, sondern zu palearis, e, palearium „Spreuboden" oder 
zu paliero, paîero (Mistral) gehôren. 

676. PiPius CIL XII, 5722: in CS (Stephanus monachus de) 
Pipiaco 1096, in CL ebenso de Pipiaco im 13. Jahrh. 

577. Pinsac (Lot) wird in CB als P en ci a eus in vicaria 
Cambolivensi belegt; im Dp. Dordogne noch zwei * Pinsac, In der 
Provinz Geronna Pinzachus im 10. Jahrh., dann Pintia j. Valla' 
dolid. D'Arbois RC XIII, 286 hait Pintius fur Quintius; vgl. noch 
CIL III Cogn. PiNCius, PiNCio. 

578. In CL haben wir parr. Pisiaci, mansus de Pisiaco 
987, daneben mandamentum de Pisaiz, de Piseis, Piseiz; ebenso 
in CV Pisaicus locus 1030, j. Pisieu, Pysiacum villa 967. Im 
Dp. Ain zwei Pizay, worauf sich wahrscheinlich die Belege aus 
CL beziehen; vgl. noch ^Pisay (Loire) CIL III, 3128 PItius, wo 
uns î gesichert ist; vgl. Holder II, 10 10. 

579. *Pugeac (Dord.); Pugieu (Ain) Pu gy 13. Jahrh. und 
nemus de Pugiaco 13. Jahrh. in CL werden vielleicht zusammen- 
zustellen sein. PuGius CIL 2380; s. Holder II, 1052. 

580. In CS haben wir Polosiacus in agro Tamantensi 
(a.950). Da die Urkunden in Bezug auf die Wiedergabe der j- 
Verbindungen âufserst ungenau vorgehen, so kônnte man diesen 
ON mit Polossai (Isère) vergleichen. Vielleicht haben wir darin 
eine Ableitung von Pollûx, Pollûcis zu sehen, welcher auch bei 
den Kelten bekannt war (s. Holder II); vgl. auch die Nebenform 
PoLOCES auf den Inschriften. 

581. R en i- a eu m ist in ON zahireich vertreten, sowohl in 
den sûdlianzôsischen als in den nordfranzôsischen. In CL: Rineu, 



196 

Rîngneu; (Âiiuo) prior de Riniaco 1180; im Dp. Ain Rîgnai'. 
eccl. de Riniaco, Rinna, Rignies, Rignia, Rîgna 1120; dann 
zwei Rignùu (Ain) De Riniaco, versus Rineu, Rignieux (irçi); 
Rignié (Rhône) im CS Rigniacum; Rigny (Loire) Rignia.cus 
10. Jahrh. Reignac (Corr.) heifst in CB Rignacus vel Riniacas; 
in CBr. „de ponte qui dicitur Riniacus" vielleicht identisch mit 
Riniac 1223 (H.-Loire) in Sp. briv. *Rfigtiat (Puy-de-Dôme). Im 
CB Riniaco, Rinac (Ende 11. Jahrh.) j. Reignac (Charente -Inf.). 
Viele andere s. bei D'Arbois S. 393. — Desjardins im CC bringt 
auch Ruthiniacense, Rutiniacense fur heutiges Rt'gnac; wenn 
man damit Rodinag in CM j. Rognar (Bouches-du-Rhône), wo die 
Ëntwicklung klar ist, vergleicht, so ist in diesem Falle, faits die 
Identifizierung richtig ist, der Schwund des ""t^ ziemlich auffallig, 
jedoch kônnte man Rouer gue < Rutenicus, gegenûber Rodez <C 
Ruteni vergleichen. Rutinius ist nicht belegt. 

682. RiXA Holder II, 11 98: im Dp. Hérault zwei Raùsac, 
Raixacum 1120, Rixac 1184, Reissac; Rexaco villa in pair. 
Narbon. 899 bei DB IX; * Reissac (Lot-et-Gar.) ; *Rissac (Creuse); 
Raissac (Ariège, Aveyron, Tarn, Aude [bei DV2 Resciacum vifla 
in p. Carcass. a. 870]); *Raissaguei (Tarn); *Zû Raissague (Aude). 

Vgl. noch de monte Rixano (1029), de Montreissan im 
1 2. Jahrh. (in einer Urkunde in prov. Sprache) j. Montreisse (Cantal). 
Rkscius ist nicht belegt 

588. Riacioscus in Testamentum Abbonis (a. 739) identi- 
fîziert mit Roissard (Isère), was lautlich nicht ganz durchsichtig ist 
Arch. dauph. II haben noch ein Beleg: de Roissanis; vgl. Riauus 
(Aquileja) CIL V, wo wiederum die j[-Verbindung nicht stimmt 

684. RuLLius Schulze 424 wird nach den ON û haben: 
Rouillac i^oxà^\ vgl. ebenda Les Rouillas ^ Rouillât , Rouilbn\ in CS 
Mons Ruillacus vel Montruel, wo man -acus nur als ein durch 
Latinisierung angehângtes Suffîx auffassen kann, vgl. Mons aure- 
acus j. Mont'd'Or im selben C; dann Roliacum villa super 
fluviam Noiram in Ëngolismensi pago 812 in einer Urkunde Karls 
des Kahlen (DB VIII), auch Ru lia eu s minor, villa in p. Ëngolis- 
mensi geschrieben. *Rouilhac (Lot); "^Rouilhat (Puy-de-Dôme); 
*Rouillac (Char.). Holder II, 1244 gibt Rûliacus an, was nicht 
zutrifft RuLiA Holder II, 1044. 

686. Saujan (Gard) heifst 825 Salatianum. Die Synkope 
ist hier doch auffâllig. Dagegen verlangt wahrscheinlich Salazac 
(Gard) Solazacum 1384, Salazac 1550, Sallezac 1620 dièses 
Ètymon. Salatius, was am besten genûgen wttrde, ist nicht belegt 
CIL V kommt Salasius vor, VIII Cogn. Salasus; vgl. Schulze 369. 

686. Salius Holder II, 1310, auf den Inschriften auch Sal- 
uus, Selius und Celius sind in ON nicht zu unterscheiden, [CIL 
XII Selia, auch mit H: Sellius, Selius, Sellia, s. Holder II, 1461]; 



197 

vgL auch Schnlze 224, 89, 227. Beide scheinen reichlich vertreten 
zu sein. Set'Ihac (G>rr.) im CB Salliacensis vicaria; Saillat (H.- 
Vienne) beî LII Salliacus; *Scaliac (Lot); zwei *SaiUac (Dord); 
*Satiiac (Drôme). Im CL Selieu, Selliaco, Silliaco, Siliaco j. 
vielleicht aïllat (Ain). Sgyh'ac (Dord.) Seylhac 1508; Q/hac (H.- 
Xx)ire) im Sp. briv. 1443 Seilhac oder Selhac; Sï/hac (Ârdèche); 
J^s Duciîlacs (Drôme), locus dictus en du Silha 1445, wo die 
Hinzufûgung des Du- recht intéressant ist. Es erklârt sich wahr- 
scheinlich aus dem Umstande, dafs man nicht den ON, sondem 
die Einwohner bezeichnen woUte. 

Mil -a nu m ebenso hâufig: *Seylan (Gard); Salianum, Celi- 
anum j. Saliers (Bouches-du-Rhône); *SeiI/ans (Var); ^Seillan (H.- 
Gar.); *Sailhan (H.-Pyr.); *Saiilans (Pyr.); ''SiUans (Var). Les Satl- 
ions (Isère) gehôrt wahrscheinlich nicht hierher, denn viele Saiilanti 
vgl. z. B. in Sp. briv. Sailhens, Salhenz j. •SVz///a«/ (Puy-de-Dôme), 
dûrften auf saliens, -entis von salire zurûckgehen. 

Die Ableilungen sind vielleicht: i. Sallinius Schulze 224: 
Salagnat (Ain), belegt (?) de Saliniac, Saligniac, Silignia; ^Sa- 
/z^wK" (Char.-Inf., Gir., B.- Alpes); vier Salignac (im Dp. Dord.) 11 15 
Salenac, 1122 Salaihnach, Salanac 1152, Saleniacum 1240. 
Mit dem letzten ON vgl. Salenus, -lus bei Schulze 224. Die 
Lokalgeschichte wird zu entscheiden haben, ob vielleicht in einigen 
von diesen ON nicht eine Ableitung von salin ae vor liège; vgl. 
Salin as, Salinis j. Salies^de-Bearn (B.-Pyr.); vgl. dann auch sali- 
narias > Saunière (Creuse, Saône -et -Loire). Vielleicht liegt die 
Synkope vor in: „in villa Salniago'' im CBr., vielleicht identisch 
mit Saunât, Saunac 1250 in Sp. briv. j. Saunât (Puy-de-Dôme); 
Le Sonnqy (Rhône) — Saugnatis villa in agro Floriacensi (um 
1000 ungefahr). 2. Selenius Schulze 227: *Selligneux (Ain); *.S'/- 
lignac (Ain); Séligney Qura). Vgl. Siliniacum villa in Burgundia 
(bei DB VII): Silignat (Ain), Silinies, Siligna, wo vielleicht das 
erste î lang ist; vgL Sîlius Schulze 232. Mit der Synkope: *Seu' 
gnac (Char.-Inf.). 

N-Deklination: •S'^7/(?»;kif (Ain) eccl. de Selonato, Selinnaco, 
Selluenaco (seit 1103); vgl. im selben Dp, Set'l/on, *Sallio oder 
*Seluo sind gleich môglich; vgl. La Set/Ile (Flufs, Ain) > Sali i a, 
fluvius (a. 878). 

687. Samnius Holder II, 1350 oder Sanius wird vorliegen: 
in villa Samniaco in com. Ârvernico, in vicaria Ucionensi in 
CSau., vielleicht identisch mit Sagna/ (Creuse); in CSau. auch als 
„cultura de Sagnaco*', Sannaco geschrieben; im CS Justus de 
Saniaco, laicus 960 — 978; fûnf Sagnac (Drôme). £s wâre auch 
eine Ableitung von sagno = Binse môglich. 

588. Sakrius vgl. Cogn. Sarko CIL XII, 3622, dann Sarra, 
Sakkanus, Sarrutus: *SV2rr/a^ (H.-Pyr.); vgl. noch *Sérieux (Savoie). 

Mit -anum: Sarrianis potestas Clunîacensis Mon. (DB X), 
Sarrians (Vaucluse); ^Sérian (Gers). 



198 

689. Vielleicht gehôren Suriacns villa in Espînacensi pag^o 
(a. 860 oder 861) in einer Urkunde Karls des Kablen, Soiriat 
(Ain) und Saurîacum, villa eccl. S. Marcelli Cabillon. (a. 885) in 
einer Urkunde Karls des Dicken, zusammen. Ober Saurius siehe 
Holder II, 1384. Vgl. noch „in villa Sauriniano in Confinent." 
(a. 985) bei DB IX. 

690. *Escayrac (Lot), dann *Les Esqueranes (Ariège) dûrften 
zusammengebôren ; vgl. noch *Escayre (H.-Gar.); *Éscaro (Pyr.-Or.). 
CIL XII, 3270 ScARius; CIL II, 4970 Scarus; V, 1430 Scaro. 

69L CIL III, 6707 ScAURUS, CIL XII Cogn. Scaukianus. 
*ScAUKiNius wird gefordert von: De Scauriniaco (a. 573) ina 
Testamentum Aredii Pard. dipl. t. i n. 150 p. 137; dazu Chaurgnac 
(Dord.) Eschaurniac 1025, Eschornacum 1365. 

692. Im CIL kommt Cogn. Sennus vor (auch mit einem n: 
CIL 111,5426; XIII, 847); Schulze 40 hait auch diesen EN fur 
gallisch. Auf cin Senacum scheinen hinzuweisen *Senac (H.-Pyr.); 
Cenac (Dord.), 1149 Prioratus de Senaco. Hierher wahrscheinlich 
auch *Sénéjac (Aveyron, Gir.) > Senei-acum v. *Senkius. 

Dann Seniacum von Senius (gewôhnlich mit nn, s. Holder 
II, 1479 und Schulze 228): *Ceignac (Aveyron), Seniac, prioratus 
S. Martialis in Lemov. bei DB XVIII. Vielleicht gehôren auch hier- 
her drei Sinhac (Dord.) domus de Sinhaco 1562, Signac (Dord). 
Mit -anum: Sinianum in corn. Forojuliensi in CM, nach Guèrard 
Seigmer} vgl. aber auch Signiacum 301. 

Senilius Schulze 228: Samliac (Dord.) 1199 Seneillac, im 
13. Jahrh. Senilhacum; eccL nova de Sinilhac 1300; Sanilha, 
(Gard.) castrum de Sennilhach 1156. Mit -anum: Si ni lianes 
alod. in com. Auson. (DB IX). — Vielleicht hierher noch Senaiilac 
(Lot). 

Senicius (s. Holder II, 1474 Senecius, Senecia, Senicla, auch 
mit zwei n: Sennicia) Schulze 228: Syniciaci dominus im 13. Jahrh. 
im CL, dieselbe Ortschaft imCS Siniciacus villa in agro Solomia- 
cense 1003. Im Dp. Ain Sinissiai und St'nissiaL Jedoch kommt 
auch SiNicius CIL VIII vor. Vgl. noch Senisciacus villa in 
Matisconensi com. (a. 871) bei DB IX; bei DVj Seniciachum 
villa (a. 806). 

*Senullius: *Senoui!lac (Tarn). 

Mit -uscus, -usca sind wahrscheinlich gebildet: *Sénos (Vau- 
cluse); "^Sénot (Lot-et-Gar.), *Séfwuche (Char.-Inf.), S/noches (Ain) er- 
scheint sait 1145 Senochias, Senosches, Senoche. 

698. Sisciacum in vicaria Noviacensi im CB. Siscius kommt 
in CIL III vor. Hierher vielleicht noch : Sissac (H.- Vienne), vgl. de 
Sisiaco villa eccl. Viennensi (a. 858) in einer Urkunde des Kônigs 
Karl V. Prov., wo freilich, da die moderne Form fehlt, der Wert 
des s nicht zu beurtcilen ist; vgl. noch Siciacum villa eccl. Matisc. 



199 

(DB IX). Mit -anum vielleicht *Seïssan (Bouches-du-Rh.) ; vgl. noch 
Seisanicus in aice Brivatensi im CBr. 

694. SoLLius Holder II, 1608 und Schulze 239; vgl. D'Arbois 
S. 327: drei Souiîlac (Dord.); Soliacensis S. Mariae eccl dioc. 
Bordîg. j. Solac bei DB XV wird wahrscheinlich eine Latinisîerung 
sein nnd nicht hierher gehôren; Souiîlac (Lot) bei DV5 S. Maria de 
Soliaco; vgl. noch im Dp. Ain Sol lia rd. 

♦SoLiNius vgl. ager Solinius bei Schulze 563: zwei Sulignat 
(Ain) de Soliniaco, de Suiignaco; im CC Sollinago 997 — 1031 
j. Solinhac (Aveyron); *Solignac (Dord.) Soiinhacum 1400; Solignal 
(Puy-de-Dôme) Solignâc 1401 in Sp. briv. Es kônnte hier auch 
Soiemniacum vorliegen, vgl. auch Solonius Schulze 239; im 
Chronique de St. Martial (S. P. de) Solonnac, wo aber die moderne 
Entsprechung nicht bekannt ist und bei DV2 Solonellum, villa in 
com. Redensi (a. 870). 

696. Salmoriacensis pagus kommt in den Urkunden hâufig 
ver; Salmoriacum ebenso hâufig j. Sermerieu (Rhône), belegt 
Salmaireu, Salmeyrieu, Sermerieux (15. — 16. Jahrh.); im CB 
Saumairacj. Chaumeirai\ hierher wahrscheinlich auch Samériai oder 
Simiria (Ain); im CBai. Saumeirac j. Soumcras (? Char.-Inf.); vgl. 
noch Sommery (Seine-et-Loire) im CS Salmiriacus im 16. Jahrh.; 
dann vgl. noch Salmoirencumj. Sermorens (Isère); vgl. bei Flechia 
S. 54 SumiragOj Satnarate und den Familiennamen Salmoiraghi. 
£s wâre danach Solimariacum von kelt. Solimarus anzusetzen. 
Die Umstellung der Vokale ist doch merkwûrdig! 

696. ^Esparsac (Tarn-et-Gar.) und ^Eyparsac (Corr.) gehôren 
sicherlich zusammen; vgl. noch i^jr^r^ (Aisne). Spartius ist belegt, 
s. Holder IL *SPARriNius: *Espartignac (Corr.). 

697. Espeyrac (Aveyron) heifst inCCadEspeyrago(ii. Jahrh,). 
Sparus bei Holder II, 1625. Dieselbe Grundlage ist vielleicht auch 
fur Spiriacum, villa Vireliacensis monast. (DB XVIII) zu postulieren. 

698. Taledius Schulze 94: vielleicht *Talayac (Aveyron). 

699. Talasius Holder II, 1708, ôfter aber Talassius ge- 
schrieben; vgl. auch Schulze 94: Talaisagus vicus (Cantal), im 
CLerins Talaisag, Talaixac; auf Talassius geht zurùck: *7b- 
layssac (Aveyron); aber *7alazac (H.-Pyr.); '^Talazargues (Gard) ver- 
lang *Talatius. Bei DV^ Talasianicus, villa in p. Narbonensi 
a. 836 j. Talairan (Aude) ist wahrscheinlich verschrieben fur Ta- 
larianicus (s. unten). 

600. Talarius Holder II, 1709: Taleyrac (Gard) 1262 
Talairac; Le Taleyrac (Gard, Bach); im Sp. briv. Talairat (H.-Loire) 
1247 villa Talairac, vgl. noch im Sp. briv. Thaillerat 1401 j. 
S, Biaise (Puy-de-Dôme). 

Mit -anum: lalairan (Aude) bei DV (baron de) Talairan. 



200 

601. Takius CILXn, 1872 Schulze 89 kommt in ON hàuûg 
vor: Tariacum > *Tayrac (Lot-et-Gar.), *Teyrac (Dord.); Teyrieu 
(Ain); *71fr/>tf (Isère); ♦7iW'<ir (Aude); Thérac, c'^ de Gonds (Char.- 
Inf.), belegt im CSai. Taira c. 

Mit -anicus: De Teirangas 11. — 12. Jahrh. im CC, von 
Desjardins identifîziert mit Tarenques^ was lautlich nicht pafst, oder 
haben wir vielleicht hier einen âhnlichen Suffixtausch wie in Àn- 
dusianicus j. Andusenque vor uns, s. D'Arbois S. 570. 

1. Taracius Holder II, 1726 vgl. auch Schulze 97: ^Tarassar 
(Hér.); vgl. aber noch im CL eccl. S. Mariae de Terracia im 
12. Jahrh., was auf ein Appell. hinweisen wûrde, nfr. terrasse. 

2. *Taravius, vgl. CIL IX, 6078, 158 Taraveius: Tara- 
via eu s villa in agro Gofiacensi ggo j. Taravet (Rhône) im CS; vgl. 
in Sp. briv. Taravelle 1364 j. Tanavelle (Cantal), dann bei Holder 
II, 1730 Taravus > Tharaux (Gard). 

3. Vgl. noch Taralago, villa in valle Confl. (a. 958) in einer 
Urkunde des Kônigs Lothar bei DB IX, wenn es nicht zu *Talarago 
zu korrigieren ist (s. oben) Holder II, 1738. 

Auch Takus scbeint vorzukommen: Ta r anicus, alpes in 
Vivariensi bei DV5 (a. 950) j. Le TanargueSy montagne, wo sehr 
junge Dissimilation r — r>>n — r zu beobachten ist 

602. Tannius Holder II, 1721 ist in ON nicht hàufig: Tani- 
acum in com. Avalensi (a. 880) bei DB IX; *Tagnac (Gard) 1346; 
vgl. Taninacus iocus in villa Tasiaco 984 — 993 in CS. 

603. Zu dem Flufsnamen Tarnus dûrfte sich gesellen: Tarnac 
(Petrus de, testis) 1194 in CS; centena Tarnacensis j. Tarnac 
(Limousin); * Tarnac (Corr.); * Tarnac (Dord.) 

Tarnacensis ager im CL j. Ternay (Isère) s. Holder II, 1735 
Tarnatense castrum; im CL Tarnans, Tarnant im 13. Jahrh.; 
vgl. noch Tarnesca villa in p. Ruthenico a. 862. 

604. Teyssac (?yx,'Oi) kônnte sich vielleicht auf *Tasciacam 
beziehen, vgl. bei Holder 1,30 Tasciaca, Tascilliacum >• *TkeS' 
sillac (Lot). Tascius und Tascillus s. bei Holder II, 1745, 1744. 

606. Tallius (auch mit einem 1: Talia CIL XIV) CIL XII 
s. Holder II, 1709 (vgl. auch Schulze 94) dùrfte vielleicht dem 
rômischen Fronto entsprechen (talus = frons als zweiter Bestand- 
teil sehr hàufig in kelt. EN). — Taliacus, Talliacus, Tasliacus 
villa in Beoronica, nach Guérard Talîot was nicht ganz pafst (in 
CS); '^Taillac (B.-Pyr.); *Tayar (zweimal Dord.); "^Taiîlac (Gers), 
Taillac (Drôme); *Tailhac (H.-Loire); in Ro. gasc. (Petrus Amaldi 
de) Tailac. 

Mit -anum: Taliano Iocus in p. Sonelit (a. 958) bei DB VIII; 
*Le Taillan (Gir.); *Talian (Var). 

Talicius Schulze 94 vgl. Tallicus CIL II, Talicus Holder 
II, 1709: Talùsac (Dord.); vgl. noch Talexano (a. 871) im Com. 
Bisuldunensi (DB VIII). 



k 



20I 

Talldssius Holder H, 1712: *Ta!ussac (Dord.); *Talissteu (Ain), 
belegt Talluysîacii Taluxiaci, Talassiaci, de Thalusseu, 
Talyssîeux (seit 1180 — 1100). 

606. Ta si a eus kommt in ON einige Maie vor: Theisé (Rhône) 
Tasiacas in agro Tamatensi 832, Tayseu, Theyzieu im CS; 
in CSau. villa de Taisaco; dann vielleicht *Thézac (Dord., Vyt,, 
L.ot-et-Gar.), Thézac (Char.-Inf.) im CSai. belegt aïs Taizaco, ebenso 
in Sp. briv. Jedoch ist zu bemerken, dafs einige von diesen Thézac 
auch *Titiacum von TiTius Schulze 425 enthalten kônnten. 

Desgleichen ist es nicht sicher, ob in vielen heutigen Thizan 
(Gers, Aude, Gard, Hér.) < *Tasianum vorliege. Der atteste Beleg 
stammt aus 833: Tezanum villa in p. Russil; im Dp. Hér. Thézan: 
de Tesano 977, de Teciano 1105, Tedan 1123, Tedanum 
1127. Die letzten Belege kônnen Latin isierungen sein (d > z). 
*Titianum genûgt voUkommen. *Tajan (H.-Pyr.) kônnte *Tatianum 
von Tatius Schulze 97 darstellen. Vgl. viele Taizy, Taizé in 
Nfrkr. — Ein Tasius finde ich nicht belegt. Tatius genûgt den 
sfrz. ON nicht Vgl. aber Tasi-nemetum O. in Noricum. 

607. Auf TouTius von toutus = got. )>iuda (Toutorix = 
Theodorich) vgl. Cogn. TouTus CIL III, dann Tautius CIL II, 2773: 
bezîehen sich vielleicht: Totseu (Isère) im CV als Tausiacensis 
ager 925, Tosciacus, Tosiacus villa 994 belegt; vgl. bei DB 
IX Tausiacum villa im 10. Jahrh. Dann *Touzac (Lot); Touzac 
(Char.-Inf.) im CBai. Tauzac. Tùtius Schulze 247 ist wegen der 
Lange ausgeschlossen. 

*Toudenac (Gir.) vgl. TouTO CIL XU Cogn. Vgl. bei Holder 
ï^> 1755 Taudiniaco villa und Tudiniacum, Todiniacum j. 
Totgné (Sarthe). 

Mit -anum vielleicht: *Touzan (Tarn-et-Gar.). 

608. Varius, VeriusI (lat.), Virius (lat.) konnten in ON 
zasammenfallen (auf dem Gebiete, wo ai_^ > ei± > i). i. Vari- 
acum scheint vorznliegen in: Villeveyrac (Hér.), Vairacum alodium 
et villa eccl. S. Felicis in pago Agathensi 1034; Véria oder Veyra 
(Jura), belegt im CS Veries, Vayres, Vayria, Vayres, Veira, 
Veyria; Veyriat (Ain) 1246 Villa de Vairia; vgl. auch im CL 
silvula eminens de Vareiaco, Vareio, Varey im 13. Jahrh. (< Var- 
acum); Veiracus, terra prope podium uxellod bei DE IV; *Veyrac 
(H.-Vienne); *Veyras (Ardèche); im Dp. Hérault viermal Veyrac\ 
im Dp. Gard zweimal Veyrac\ 1554 Vayrac; nach D'Arbois S. 339 
noch Viry (H.-Savoie). 

Mit -anum: "^Veyran (Lot-et-Gar.) ; Veyranm (Ardèche); ^Vty- 
rans (Ardèche). Mit -anicus: Vérargues (Hérault) 1684, de Vey- 
ranicis iiii, de Vayranicis 1201. 

> Auf den Inschriften aach Verrius: CIL XIV Index. 



202 

S. 339 môchte D'Arbois noch Viry (Vauduse) und Guéry (Lot- 
et-Gar.) hierher zielen; jedoch mit Unrecht. 

Im CM kommt Veiranae vor j. Les Véranes (Vauduse); und 
Veiranicus colonica apud Bergemulum, nach Guérard vielleicbt 
Verjons (Var), was lautlich nidit stimmt 

Varius, welches auch nichtkeltisch sein kann s. Sdiulze 249, 
ist vielleîcht abgeleitet von einer Gnindform, deren Ableîtung^ in 
Ambî-vareti vorliege. Darûber vgl. Gluck, Kelt Namen S. 2,2 ï. 
Demnach wàre Vari-acum dasselbe wie lat. Liberi-acum. Va- 
RETius liegt vielleîcht vor in Varezago villa in page Arvemico; 
auch Vazerago im CSau. geschrieben. 

Vakbnius cil III, X, XII: zwei *Varagnac (Dord.): vgl. ebenda 
Varagfie; vielleicht hierher mit vortonischer Synkope ^Vargnac (Hér.). 

♦Varilius: vgl. de Variliis j. Varei//g {Mn); CIL II Vakilla: 
zwei Varailiac (Hér.). 

♦Varentius: St. Genies-dc- Ftir^wjj/ (Hér.) Varensac 1625. 

2. Verus (lat.) wird vielleicht vorliegen in Vérac (Gir.); eccl. 
Sti. Johannis de Veray 11 20 j. Verel-de^Monibel (Ain). Zu -el vgl. 
Varensal (oben). 

Die Ableitungen sind: 

a) VfiRACius Schulze 379, auf den Inschriften kommt immer 
nur Vbratius vor (CIL XIV), was in unserem Falle nicht genûgt: 
Varadeu (Isère), belegt als Veraceu in CV und in Arch. dauph. 
Veracef, Verasevo; vgl. bei Holder I, 30 Veratiaco. Vgl. auch 
Verax Schulze 379. 

b) ♦Vekisius: Vir isteu {kin), belegt Yerisieux; Vérisùux (Sio)* 

c) *Verenus: apud Verennai im CL im 13. Jahrh. 

d) Verinius cil XIV: Veyrignac (Dord.), prioratus de Veri- 
niaco (ohne ey-); vgl. *Vérignon (Ain). 

3. ViRius Schulze 380 (I longa) kommt auf den Inschriften 
und in den ON recht zahireich vor. *Viriacum > Virac (Dord.), 
so im 9. Jahrh. Vif-ac (Dord.) 1226; Viriai (Ain) de Viriaco, 
Viria, Viries (seit 1184) belegt; Virieu (Ain), de Viriaco 1150; 
Virïeu (Isère) im CGr. Vireu, Virevum; Viry (Savoie), belegt im 
14. Jahrh. in Arch. dauph. II de Viriaco, V-ie, V-es. 

ViRiNius CIL II, 1251: Viriniacum villa eccl, S. Marcelli 
Cabillon. a. 885 bei DB IX; im CL (capelianus de) Virigniaco im 
13. Jahrh., dazu *Vïrigm'n (Ain) mit -anum vielleicht. 

609. Von Vassius wàre Vaccius Schulze 376 zu unterscheiden: 
Vassiet/x (Isère) Vaceu im CS > *Vacciacum. *VessieuA' (Ain); 
*Vo/ssac (Tam-et-Gar.); Vaissiat (Jura); im CBai. Vaseac, Vassiac 
dagegen *Vassiacum; vgl. Vassy (H.-Marne) «< VassiacusD'Arbois 
S. 333; der Beleg scheint da eher eine willkùrliche Latinisierung 
zu sein. 

Mit -anum: *La Vtissannt (Drôme). 

Vassillius cil XIV, 2746, 2857 oder besser Vassallus: de 
Vassaliaco in CS j. Vas sa lieu (Loire); Vessiiieu (Isère) in Arch, 



203 

dauph. de Vassaliaco; ^VersaîUai (Ain); Versailleux (Ain) belegt 
de Vassaliaco, Vassaliacho, Vasseyliaco, Vasselie, Varsaleu ; 
vgl. Massalia > Marseille. Vassiliago 904 — 930, im 10. Jahrh. 
Vasseliago im CC j. Valayssac (Aveyron), wo die Umstellung der 
Konsonanten zu konstatieren ist. 

♦Vassenius: *Vassagnac (Corr.), *Vesstgnal (Ain). 

610. Holder I, 30 hat Vatiliacum. Jedoch verlangt Vatileu, 
Vatilievum im CGr. j. Valilïeu (Isère) entweder tt oder *VaItili- 
acnm von Valtilius (nach Mûllenhof 111, 191 ligurisch). Fur den 
Schwund von l^ vgl. Bagê < *Balbiacum. 

611. Vercius cil XIV, 1052, 4424: *Verciacum: *Vercia 
(Jura); *Vercteu (Isère) in CL (Boso de) Verceu im 13. Jahrh. *Puy' 
(ie-Versac (Dord.); vgl. *Virsac (Gir.). 

Mit -anum: *La Versane (Dord.); *Versanes (Dord.); Les Ver^ 
saunes (sechsmal im Dp. Drôme): In Versanis 1399. 

Vekceluus cil XIV, 4008: Versilhac (H.-Loire) a. 1381 in 
Sp. bir., vgl. Verciliacum, villa in qua campam habet Mon. S. 
Mansueti bei DE IX im lo. Jahrh. CIL X Vercilla. 

♦Vercio, -onis: Versonex {k\v): de Versonay, Versenay, Ver- 
senai (seit 12. Jahrh.). 

612. Zu Vergiacum Mon. in p. August im lO. Jahrh. bei 
DB IX j. Vergi wird vielleicht Vergezac in Sp. briv. 1401 (H.-Loire) 
< *Vergetiacus gebôren; vgl. im Dp. Gard Vergèze, 1925 Ver- 
geda (kann Latinisierung sein), Verzeza 1151, Vergesiis 1384. 
Vgl. Vergo-bketus. Als eine Ableitung ist wahrscheinlich auch 
Vbrgilius zq fassen: bei DB IX Verzeliano villa in com. Carcass. 
951, wahrscheinlich identisch mit Virzilianum, Virgilianum villa 
1 150 bei DV j. Verzeille (Aude). 

618. Zu Venosc (Isère) [wahrscheinlich identisch mit Venu se a 
vallis in p. Viennensi a. 848 bei DB VII] 1 gesellt sich vielleicht in 
Vennago im 11. — 12. Jahrh. j. Vennac (Aveyron) in CC; dann 
Vannac (Dord.) 1382 Vennac, Vannacum 1365. 

Vennus darf man postulieren aus: Venni CIL XIV, 370, 
Vknnonius CIL XIV; vgl. Cogn. Venna und Vena; CIL IX, 2255 
Vennius, dazu noch bei Schulze 22 Vennus und Venacus. Veneius 
Schulze 378: Venejan (Gard), de Venejano 1121. 

614. ViATius CIL VIII: *Viazac (Lot, Aveyron); vgl. *Viason 
(H.-Savoie). 

616. ViNDOS: *Vindacum > Vindac locus im CSau., auch 
Vendiacus rivulus im selben Dp.; hierher vielleicht Venzac, Venzay 
im CBai. j. Vanzac (Char.-Inf.). 

Mit -anum: Vendanum im CGr., nach Marion vielleicht Le 
Veyer (H.- Alpes), was nicht pafst. Vendenesse < Vindonissa zeigt 
ï. ViNDius Schulze 22. 



* Vgl. auch Vanosc (Ardèche). 



204 

Mît - a s c a : Venasque ( Vaucluse) Vennasca (ii. Jahrh.) wird 
bei DV5 als Vendesca (a. 1 160) castrum 1 160 belegt (wahischeinlich 
Suffixtausch) und von D'Ârbois 600 f. mit Vindausca, was aut 
einer Inschrift aus dem drittem Jahrh. erscheînt (CIL XII), identifiziert. 
Bei DB VIII a. 863 Yen a se a castram in Provinda, aber auch 
Vendascensis episcopus. Fur nd > n auf diesem Gebiete habe 
ich keine Belege. 



C. Germanische Eigennamen. 

Den vorangehenden zwei Gruppen gegenûber ist dièse ziemlich 
klein. £s scheint indessen, dafs Nordfrankreich diesbezûglich mehr 
bieten wird aïs Sûdfrankreich. 

616. ÂBBO hat in ON mit -anum einige Spuren hinterlassen : 
Abonaneges villa (a. 1172) bei DV5 und verweist auf Podiam 
A bonis > Puechahon (Hér.); vgl. Les Abbéanches (Ain), wo viele 
Gegenstande aus gallorômischer Zeit gefunden sind. Mit -anum 
allein vielleicht *Abbenans (Doubs); hierher bei DVj Abuniacum, 
Habunianum villa in Narb. 978 > Bougnea (Aude). Vgl. Fôrstemann 
12 Sp. II. 

617. AiMO kommt sehr hâufig (s. DB IX) vor. In den ON 
begegne ich nur Aimoniacam, (nom d'un bois Neuvic Montguion) 
in CBai. (1075?). 

618. Zu dem Aldo Fôrstemann P, 56 dûrfte vielleicht ge- 
hôren Mesaudac (dans la viguerie de Blaye) 11. Jahrh. in CBai. 
> '*'mansum Aldacum. 

Hierher auch: ^Audinac (Ariège); Le Dignac (Dord.), 1540 
Daudignac. Vgl. den sehr beliebten EN Audkbertus, Auubnnus, 
AuDEjEKius in CSai. II, dann bei DV2 Aldana, uxor; Aldkmarus, 
Aldefonsus ebenda. 

619. Ein EN Altarius ist auf den Inschriften nicht belegt, 
und doch kommt er in sûdfranzôsischen ON mehrmals vor. In 
CBr. Alteriacus, Altariacus villa, wahrscheinlich identisch mit 
Alteyrac 140 1 j. Auleirac (H.-Loire) in Sp. briv. In CC Alteriaco, 
Altairaco j. Alteyrac (Lot). Im Dp. Gard Alieyrac, P. de Altaraco 
1373. Ebenda auch Altariacus, j. unbekannt Alteyrac (Lozère); 
dann im CSai. Autirac, Outirac j. Le Tirac, c"* de Lorignac. 
In einer Urkunde Chlotars Ul Alteriacus 644. Im Dp. Ain Outn'az, 
in einer Urkunde Lothars, 855 Altriacum. Wir kônnen nicht 
behaupten, dafs es gerade Alteriacum ist, aber der Stamm scheint 
in der franzôsischen Toponomastik beliebt zu sein. So fûhrt Holder I 
Altricus, Altreia, j. Alirich in Rheinpreufsen, Altrisiacus vicus; 
Autre < Altrum (Ardennes), und Dict. topogr. et administr. eine 
Masse anderer ON: Autrac (H.-Loire) 1401 in Sp. briv., zwei ^Autrans 
(Isère); Auirèihe (Indre-et-Loire), Autrèches (Oise) wahrscheinlich mit 



205 

-ïscus; dann Auireviîle und Autrecourt. Das jetzîge Dorf Auirey 
(in Bcargogne), zu Merow. Zeit < Alteriacum, erlaubt uns viel- 
leicht auch in Ouiriaz die Synkope zu schen. Die sûdfranzôsischen 
ON zeigen meist unsynkopierte Formen: AtUeyrac (H.-Loire) in Sp. 
briv. Autariacus 109 1» zwei Auteyrac im Dp. Gard. Manchmal 
sind dièse ON als Altariacus belegt. Teyran in Hérault: 982 
Ternantis, in 1 100 aber Alteyranicis. Dièse zwei Belege haben 
wahrscheinlich mit einander nichts zu tun. Al- wurde als Dativ 
aufgefafst und dann abgeworfen, vgl. oben Le lirac (Char.). Ich 
vermute in *Alterius einen germanischen EN, vgl. in Cde Nimes, 
dreimal Autekius bei Leroux, Documents sur Marche auch Autekius, 
Autarius (DB VIII), dann Autier, vgl. auch Altekannus, Auter- 
RANNUS (DB IX). Jedoch kônnte man in diesen ON auch an den 
Zusammenhang mit altare denken. Darûber wird die Lokalgeschichte 
zu entscheiden haben. 

620. Audrac im CSau., dann Commeudrat (Drôme), belegt 
als Combe Audrac 1407, dann viele andere Audrat, Audran 
dûrften sich auf *Aldar(i)acu bezw. *Aldar(i)anu beziehen. 
Zwei Audran (Hérault), Audrans (Drôme), L Audran 1821, zwei 
Audran (Drôme), Audrans 1391; Audran (Gard). Hierher vielleicht 
die unsynkopierte Form Audiracq (B.-Pyr.) Audirac 1385. Der 
Name dûrfle germanischen Ursprungs sein: *Aldhari, s. Fôrstemann* 
Sp. 57 AtDRUS, Aldara. Vgl. im Cart. de Nimes Alderius, dann 
bei Leroux: Auderius, Audiers, Audarius; vgl. DV2 Alderii 
villa (a. 851), in p. Carcassensi, jedoch auch Addarîi (a. 828) be- 
legt, j. Viîlalier (Aude). 

621. Amblariacum in CGr. j. Amhlerieu und *Amblagnîeu 
(Isère) dûrften vielleicht im Zusammenhange stehen. Ich vermute 
hier einen germ. £N Amalhari Fôrstemann I Sp. 76; vgl. dann 
fur den letzten ON zwei Amblinus, Amalini Sp. 78; dann im CBai. 
Amblardus, DVj Amalakicus; DV5 Amalricus. 

622. Der heutige ON Annonày (Ardèche) gehôrt zu jenen 
vielen ON, welche heute keine Spur von einer j-Verbindung zeigen, 
in den Urkunden aber meistenteils mit j[-Verbindung belegt sind: 
in CL de Annoniaco 1206. Die richtigere Form in CGr. in agro 
Amonagicensis, Annonaicen, 1157 Annonaicum; was den 
Auslaut betrifft, so sind dièse Belege latinisierte romanische £nt- 
wicklungen < Annonacum. Anno und Annonius sind auch auf 
den rômischen Inschriften belegt: CIL XII, 4590: Annoni — An- 
NONTA. Auch im Mittelalter war dieser £N vorhanden, s. Cart de 
Nimes: Anno, presbyter; DVj Anno und Fôrstemann P Sp. 99. 
Vgl. DV5 S. 363 Annonas, villa (a. 1015). 

628. £in It. £N Armanius ist nicht belegt, s. aber Armannus 
in Cart de Nimes (a. 917) und DV^; vgl. DVj Armafredus. Wir 
finden Armaniacum bei DB XII im fruhen Mittelalter > Armagnac 
in Gasc. In Sp. briv. aber 1364 Arminhat ^ESmxidexe^* Armagnac 



2o6 

befîndet sich im Dp. Dordogne, und dann Loire. Armagnac in 
Gascogne ist seit 960 bekaimt. £s wird auch aïs Arminiacum 
comitatus in gesta Philippi Tertii Francorum régis (DB XX), cornes 
de Hermegniaco belegt; in Ro. gasc. de Arminach, de Ërmioac 
(12. Jahrh.). Im Dp. Dordogne LHermignac (Dord.). In Betracht 
kommt auch AkmTnius Schulze 127. 

624. Longnon erwâhnt Astariacus pagus. Auf diesel be 
Grundlage dûrften mehrere ON hinweisen ^Mont-iVAstarac (Gers); 
*Estïrac (H.-Pyr.); ^Esierac (Aude); vgl. Asteriacus ON j. Beauvoir! 
(Holder I, 149). Fur Astarac bringt DV5 eine altère Form Astai- 
racum (a. 1079). Vieil eicht gehôrt hierher *Etriac (Char.). Der 
EN dûrfte germanischen Ursprungs sein: Fôrstemann Sp. 129 Asthar; 
dann DV^ Asterius, archidiaconus Caturcensis; DV5 Astake, 

ASTERIUS. 

625. Thonac (Dord.), seit 1 4. Jahrh. so belegt, Tonnac (Tarn) 
< vielleicht *Attonacum. Aito, onis ist reichlich belegt s. Holder 
I, 276 und DB VIII. Vgl. Atoniaca fiscus in Cron. Frodoardî 
(DB VIII). Auch bei DV5 Atto, Ato und Atho geschrieben. 

626. Zu Baldacus > Baudeux bei Holder S. 336 gesellt 
sich Mas-Baudan (Gard) <C *mansusBald-anus von germanischem 
Baldus. Vgl. Baudoncouri (H.-Saone), Baudonviliers (Meuse). 

Dagegen sind wir bei -iacum nicht sicher, ob der germanische 
Name vorliege: *Beaujan (Lot-et-Gar.),t Baujac (Gard). Wie Bau- 
diacum villam bei Pard. dipl. n. 300 t. 2 p. 70 (a. 642!) dann 
Baudiliacum villa part, ad Mon. S. Germ. Autiss. a. 863 (DB VIII 
j. Bouiliy (Yonne) zeigen, dûrfen wir in u nicht 1^ sehen. Baudius ist 
belegt: CIL VI, 3594. Holder verweist auf Boui^ios, Boudiobriga. 
Baudillius kommt bei Grég. de Tours vor. Vgl. noch *Boujac 
(H.-Gar.); *Bujac (Gir.). WohI aber dûrfte auf Baldi-acum zu- 
rûckgehen: Balzac (Ayeyxon), aïs Balciac, Balciaco in CC belegt 

Baldinus: *Baudignan (Landes); vgl. Baudignies (Nord), *Bau' 
dignard (Var). — Ûber Baldus und Baldinus vgl. Fôrstemann ^ 
Sp. 235 u. 236. 

627. BrQn-iacum: *Brugnac (Lot-et-Gar.) ; im CS Curtile 
de Bruniacum, identisch wahrscheinlich mit vinea de Bruniaco 
1223 im CL; bei DV5 Bruniacum 1142 j. Brugnac (H.-Gar.). 

Mit -a nu m: '^Brugnan (H.-Gar.). — Brunus aïs Vomame 
kommt in mittelalterlichen Urkunden hâufig vor: Brunus, Bruno, 
Brunellus, Brunetus, Bruna (f.) im CSai. II, in CNîmes. 

Holder I, 633 bat noch Brun lu m j. Brtgnotiy jedenfalls *Bru- 
nione; dann Bruniola, Brinolium j. BrignoUes (Var); vgL noch 
♦Brunïttum > Brunei (B.-Alpes). 

628. D0MARIUS, nach Fôrstemann Sp. 342 germaniscfa: 
Demaré (Rhône) in CS als „in Domariaco 950, Domariacus 



^ Baudéan (H.-Pyr.) darfte jung sein. 



207 

vel Dommariacus villa 921", in CL „înDomereu 1279" *Domartn 
(Isère) vielleicht < *Domarianum. 

620. In CGt. erscheint Dructalanicae. Es scheint, dafs 
wir den gennanischen £N Dructannus (s. DB IX) zu suchen haben. 
"^Dructananicae wâre dann nach dem bekannten Gesetze dissi- 
miliert. 

680. Von Frido dûrfte *Fridilus abgelçitet worden sein: bai 
DVj Fredelacus (a. un), Fredelar (a. 1125), Frezales (a. 1095), 
auch Fredelesio(a. 961), Fredeleiz geschrieben. Moderne Ent- 
sprechung fehit. Das Verhâltnis dieser Belege ist mir unklar. Es 
wird wabrscheinlich kein -a eu s vorliegen. Vgl. bei DVIV Fredelo, 
Fredelon, Fredol, Fredulon. 

Vielleicht mit -anus: *Friolan (Savoie). 

Frido: *Fridon-iacus > *Frédignac (Gironde), vgl. fur die 
Behandlung ^d^ vidubium > bedouch, bezouch. 

6dL Bei Longnon belegtes Gavardanum j. Le Gavardan 
(Loire-Inf.) und Javardos, prioratus Casae dei 1381 j. Givardon 
gehôren vielleicht zusammen. Dazu noch JaverzûCy Javarzac (Dord.), 
vier Giverzac (Dord.) Givarzacum 134 1, Javerzaco 1370: 
< '"Gabahard-iacum. Fôrstemann P Sp. 563 Gaba, Gabuard, 
also *Gabahard. 

632. Zu Gerniaca curtis in p. Laudunensi j. Gemicourt 
(Aisne) wird Jamioux (Rhône), im CS als Gerniost, Jarniost 
belegt, also <[ *Gerniûscus; vgl. Gernes (Corrèze). Hierher dûrften 
vielleicht viele sûdfranzôsische Jarnac gezàhlt werden: *Jarnac 
(Drôme, Gard); *Jarnat (Ariège), * Jarnac (Gir.); vgl. noch Jarnoi 
(Nièvre), Jarnoz 1649, Jarnois (Nièvre) < *Gernuscus. Vielleicht 
haben wir hier EN *Gernus zu postulieren; ùber ^gernus vgl. 
Fôrstemann I^, 630, Gerna. 

633. Onoz (Jura), belegt bei DB VIII, 394 Haganoscus, 
villa monasterii S. Eugendi, in einer Urkunde des Kaisers Lothar 
von 854, bei Holder I, 2048 noch Hagnoscus, erinnert in seiner 
Entwicklung an sagma>sauma, some. Jedoch ein ganz ver- 
einzelter Falll Der EN ist germanisch; s. bei Fôrstemann P, 718 
Haganus, Aganus, Hagen, bei DV5 Hagano, notarius. 

634. Im CSau. kommt Ugeriah villa in p. Arvernico vor. 
Hier kônnte der germanische EN Hucger, Hughier, Fôstemann^ 
925 vorliegen. Mit -ach wird mehrere Maie -ac bezeichnet. 

636. LsoPARDUS kommt hâufîg in franzôsischen ON vor. 
Hierher mit -a eu m vielleicht *Ubardac (Gir.). Bei DV^ kommt 
auch Leop ARDUS vor. 

686. Manissieux (Isère) im CS Manisseu; im CB Manici- 
acum in vicaria Asnacensi; im CL (Gaufridus, Richardus de) 



208 

Manasseu 1228 kônnten vielleicht den germanischen EN Mannico 
(Menika) s. Fôrstemann I, 903 enthalten. 

637. In ^Mûneriaco" villa in qua aliquid habet Mon. S. 
Teuderii 926 in einer Urkande des Cornes Hugo v. Prov. wird den 
germanischen EN Munihaki, Monachakius enthalten, s. Fôrste- 
mann 2, II37- Vgl. noch *Mondrêe (Manche), *Mondrecourt 
(Meuse). 

638. Roderanîcas heifst ein ON (a. 972) im Testament von 
Garsinda, comtesse v. Toulouse bei DV^, S. 273 [localité inconnue, 
près Carlencas & Levas (Hérault), canton de Bedarieux]. Man 
kônnte hier den germanischen EN Rothkk sehen, vgl. Rod-gerius, 
RoD-BEKTUS bei DVj. Dann bei DVj Rotharias, villa in p. Rutenico. 
Bei DV4 EN RoDAkio Bernardino. Vgl. noch ON: DV5 S. Martinas 
de Rodoniag (a. 1090) église de Unnet (H.-Gar.), ebenda noch 
homines de Rodiniago (a. 1090) in derselben Urkunde (wahr- 
scheinlich auch dieselbe Ortschaft, DV5 S. 722). 

639. *Romaran (Rhône), * Ramer ac (Hér.) gehôren vielleicht 
zusammen. Vgl. Hkumheki, Romachar bei Fôrstemann ^ Sp. 749 
oder vielleicht eher mit Rotmarus, vgl. DB VIII, 208; dazu noch 
(Petrus) RoMERius in Ro. gasc. Vgl. DV2 Romarîci villa (a. 855) 
j. RemiremonL 

640. Mit Rafiliacus seu Basilica et Basilicus villa eccl. 
Aurelian (DB X) kônnte man *Ra/ailIac (Dord.) vergleichen. S, 
Rafilo Fôrstemann I Sp. 1006. 

641. Raspaillac (Hér.) Respaillac (carte de Cassini), *i?<zj- 
paillac (Avoyron, Lozère), vgl. Raspail (Lot-et-Gar.); Les Rapaillans 
(Drôme) 1413 Raspailhenc (also< Raspaling) gehôren zusammen. 
S. Fôrstemann Sp. 1036. Vgl. noch *Rapissai (Creuse). 

642. Rastignac (Dord.) Hospitium de Rastinhaco 1483, vgl. 
noch Restiniacus, villa Mon. Sti. Martini Turon. (DB IX); wahr- 
scheinlich germanisch. S. Fôrstemann I Sp. 1036. Hierher vielleicht: 
*Raiougnac (Dord.), *Rasiassac (Lot), *RostassQc (Lot), *Rastouillac 
(Lot-et-Gar.). 

643. In Rostonnaco, villa in com. Belicensi (a. 861) in 
einer Urkunde des Kônigs Karl v. Provence, j, Rothonod (Ain), auch 
Rotono geschrieben. Vgl. Fôrstemann I Sp. 1064 Rusto und DV5 

ROSTANNUS. 

644. In mittelalterlichen Urkunden, wie z. B. in CSai., erscheint 
RoTGEKius. Darauf dùrfte sich (Terra de) de Rogeriach im 
selben C beziehen. 

646. Randanum in Kar. Urkunden j. Randan (Puy-de-Dôme) 
ist vielleicht germanisch. — Vgl. -rand als zweiten Bestandteil im 
germanischen EN. Fôrstemann I^, 124Ô Rando. 



209 

646. Gasseras (Tam-et-Gar.), belegt bei Longnon Gassar- 
anum ministeriom scheint einen germanischen EN zu enthalten; 
vgl. Wassus Fôrstemann. 

647. la Ro. gasc. kommt (Rudolphas) Guidelak vor. Der 
Zuname kônnte wohl auf '*'Widil-acus von germanischem Widilo 
zuruckgehen. 

648. *Gaudignac (Dord.) > Waldin-iacum, vgl. afr. Gaudin 
und Valdoleno, Valdolina (s. Waltemath: Die frànkischen Elemente 
îm Franzôs. S. 36); Gaudïllac (Dord.) Mayn. de Gaudilhaco < 
*Waldîl-îacum. 

640. Goffimx (Rhône), im CS als Goffiacus belegt, geht 
vielleicht auf *Wolf-îacum zurïick. Puitspelu S. 94 hat einen 
Beieg Wofiacus; die Fundstelle gibt er nicht an. 



D. Christliche Eigennamen. 

Hier fûhre ich einige christliche und griechische Eigennamen 
an. Es ist besonders auffallend, dafs dièse Gruppe schwach ver- 
treten ist, da sonst die Zahl der ON, denen ein christlicher Eigen- 
name mit dem Adjektiv sanctus zu Grande liegt, sehr grofs ist. 

660. Im Dp. Dordogne gibt es ein Agassas, welches als 
Sanctus Vicentius de Agassano belegt ist, also ein '''Acacianum 
veriangt. Denselben EN scheinen zu verlangen Agassac (Gir.) in 
Ro. gasc: de Agathac (!); *Agassaci^,'Gdît,)\ * Agu^ssac {Aveyiou); 
nicht aber *Egassteux (Ain), welches vielleicht auf *Aquaceacum 
zurûckgeht: vgl. nprov. eigasso < *aquacea und andere Ab- 
leîtungen von aqua. Acacius ist ein christlicher Heiliger. 

661. Alexius kommt selten vor. Alixan (Drôme); selt 915 
Villa de Alexiano, Aleissa 1192. Wir dûrfen vielleicht in 
"^Alixas (im selben Dp.) dieselbe Grundlage annehmen (auch als 
Bachname kommt es vor). Nicht sicher, ob mit -a eu oder -anu 
gcbildet "^Altxas (Ardèche); vgl. *Allissans (Allier). 

662. Marnai (Puy-de-Dôme) wird zweimal Amanziaci par- 
rochia, oder Amanzac, dann in Namen: Astorgius Amanziaci, 
Johannes de Amanziaco belegt, seit 1263 (Sp. briv.). Es scheint 
demnach, dafs wir ^Amandiacum anzusetzen haben von EN 
Ahandus. 

658. Anemius kommt selten in den ON vor; nur einmal in 
CS in „Animiacensis, Aynimiacensis, Inimiacensis ager" (a. 994), 
welche Belege wegen Mangel des modernen ON nicht ganz durch- 
sichtig sind; vgl. Anemius, Bischof von Albi bei DV IV. 

664. Arcadius: damit dûrfte vielleicht zusammenhângen der 
ON Arcaiatis bei DV^ (a. 950). 

Beiheft zur Ztschr. f. rom. Phîl. 11 ^a 



210 

666. D'Arbois S. 490 leitet heutiges Aym^ (Rhône) vom gr. 
EN A&avaç. Vgl. aber auch in germ. EN Atuanagildus DVj. 

666. Der christlîche EN Blasius dûrfte vorhanden sein in 
Blaisac (H.-Loire) in Sp. briv. 1263. 

667. Crescentius: ^Cressensac (Jjoi)\ Creyssensac {Dota.) be- 
legt seit 13. Jahrh. In CV (villa de, decimarius de) Crisinciaco 
dûrfte vielleicht hierher gehôren. 

668. Irigny (Rhône), in CS Irignis 1351. Es wird aller 
Wahrscheinlichkeit nach von dem christlichen Namen Ikenbus her- 
stammen. Vielleicht gehôrt hierher auch Lignan (Gard), 920 Villa 
Irignacum (Germer- Darand gibt aber fur 923 ubi vocant Lan- 
signano, was mir mit diesem Belege und der modernen Fonn 
ganz unvereinbar erschelnt) 1031 Irignano, Irignanicus, 1233 
Erignano, 1274 Irinnanum, 1310 Villa Beatae Mariae de Le- 
rignano. Mir ist die lautliche Entwicklung nicht ganz begreiflich. 

660. Pallagianum, villa in p. Helenensi bei DV^ (a. 876). 
Vielleicht haben wir da Pelagius zu suchen. Hierher wahrschein- 
lich Palaianum (a. 1121) j. Paîaja (Aude); und Palajanellum 
j. PaJajaml (Aude); vgl. bei DV2 noch Palagione in Vivariensi 
(a. 950). 

660. Remigianus burgus bei DB und Ramejan (Hérault) 
Ramigacum vel Raynacum villa 987 (vel Raynacum mir nicht 
verstândlich), aber Remigianum 1132, Rameianum castrum 1 187 
gehôren wahrscheinlich zusammen. Rkmigius. 



£. Appellativa. 

a) Fflanaennamen. 

661. In Azerat (H.-Loire) 1 sieht D'Arbois 468 Cogn. Acer. 
Eîn anderes Azerat liegt im Dp. Dordogne, welches seit 14. Jahrh. 
belegt ist: aïs Azerat, Aseracum, Azaracum, Asseracum. 
Vielleicht gehôrt hierher auch Aziriaca villa, locus in centena 
Oscarensi (DB V); vgl. Asiriacus villa S. Benigni Divion. (DB X). 
Eyzerat i^oxdi^ Azeracum 13. Jahrh., Eyzeracum 1365, Ayze- 
racum 1555. Oder hat man es hier mit acer = érable zu tun? 
Darûber wird die lokale Geschichte zu entscheiden haben. Ober 
dessen Kultur vgl. bei Desjardins Géogr. de la Gaule rom. S. 438. 

662. Es ist nicht ganz klar, wie wir uns VAuvergnac (Loire- 
Inf.) zu erklâren haben. Dieser ON scheint lautlich zu gehôren 
zu Alvernago in Com. briv. in einer Urkunde des Kônigs Lothar; 
dann (bei DB IV, 48) Alevernacum, hospitiolum in Cadurcino 



^ Erschelnt eînmal in Sp. briv. als Arezacus 1155, was nur eine Ver- 
schreibnng sein dûrfte, dann aber Aserat 1397, I118 Azerac. 



211 

territorio in einem Sendschreiben des Papstes Agapet an DesideriUs, 
Bischof von Cahors (650 — 655); vgl. ïioch in Sp. briv. Décima 
del Vernhac 1298, wo das anlautende al- als Artikel aufgefafst 
wurde j. Auvemat (H.-Loire). Zwei Erklârungen sind môglich: 
I. man kônnte hierin *Arverniacum = „Besitz eines Arvemers" 
sehn; 2. wie *Arenemetum (nach Thomas RC XX, 2 f. Meyer- 
Lûbk**, Betonung im Gallischen, 13) > ArUmpdes^ so kônnte auch 
hier *Areverniacum sein = „ein fundus oder domus bei Ver- 
niacum^'. ^Verniacum kommt in der franzôsischen Topono- 
mastik oft vor: Vergnac (Dordogne); Vergnas (Aveyron) in CC in 
Verniago (a. 996 — 1031). Fur die letzte Auffassung scheint die 
Schreibung Alevernacum zu sprechen. £s gibt viele ON in 
Frankreich, welche sich auf *are vernis (?) beziehen dûrften: so 
Alvernis in der Loiregegend Pard. dipl. n. 442, t. 2, p. 244 (a. 679), 
Auvers (Manche); Auvers-lt'Hamon^ Auvers^sous-Montfaucon (Sarthe); 
Auvers bei Étampes und Atwers-sur-Oise {Semei'et'Oi^e)*, Alvernas 
j. S. Eiienne-d^ Alvemes (Gard),> Alvernicum> Vernégue (Bouches- 
du-Rhône), wo sich der Schwund des Anlauts -al- folgendermafsen 
erklârt: zuerst wuide es als Dativ aufgefafst, dazu ein Nom. ge- 
bildet (vgl. in Gall. christ, nov. I, S. 559 — 560 Albiosc und Le 
Biosc), und dann als Artikel weggeworfen. 

Vielleicht darf man selbst den Vôlkernamen Arverni^ als 
„Bewohner der Gegenden bei den Erlen" erklâren. Dagegen 
kônnte man i. die Form ar^ statt are^ geltend machen, aber auch 
Aremorici kommt ôfter bei César und Hirtius ohne e vor (vgl. 
Holder I); 2. das Fehlen des Suffixes -Icus; man wûrde nâmlich 
analog dem Namen Aremorici ein *Arevernici erwarten (was 
spâter als Bezeichnung des pagus und als ON erscheint) ; vgl. aber 
V. Sequani nach dem Flufsnamen Sequana. Fur das Vorhanden- 
seîn der Form are^ kônnte man vielleicht anfûhren: Jordan. Get. 
25, 238: Arevernam galliae civitatem; 240 ebenso; dann urbem 
Arevernate (Holder I, 237), dann einmal auf den Mûnzen (Holder 
I, 242) ARE[V]ERNO, dann Alevirnis in Martyr. Hieronymian. 
12 Kal. Feb. (Holder I, 240). Das Fehlen des Suffixes -icus 
kônnte man vielleicht so erklâren, dafs man annimmt, das Volk 
habe den Namen von der civitas Arvernum, Arverna erhalten 
(s. Holder I unter Arverni).^ 

663. Mit dem Pûanzennamen aparia dûrfle vielleicht Abi- 
r a chu m 1163 bei DV [localité inconnue près Marsac et Fersac 



^ Holder I, 244 mochte darin arvernische Kolonisten sehen, wofïir wir 
aber keine historischen Nachrichten haben. 

* 1 aus r schon in Vita Amabilis: Al ver no constmcta (Holder I, 241), 
dann bei Pard. dipl. n. 177, t. i, p. 132 (a. 570) Alvernico (zweimal), was 
sich als Dissimilation erklârt. 

» Vgl. V. Begerri (Holder 1, 417) mit ihrer Stadt Begorra. Im 
Gebiete der Adnatnci liegt nach Caesar ein Ort Aduatuca. Andere âhn- 
liche Beispiele s. bei Schnlze a. a. O. S. 9. 

14* 



212 

(Tarn)] zasammenhângen; vgl. Nahirat (Dord.), Ebiracam 1283, 
Nabirac 1489. Uber aparia s. Holder I, 165. Vgl. noch Guil- 
lelmus de Abeîra bel DV^. Jedoch kommt auch âperius 
Schulze 270 in Betracht. 

664. Mit berula > berle dûrfte Berlane (B.-Pyr.) 1368 m- 
sammenhângen. Dieser ON scheint verbreitet zu sein: *L€S Berl<ms 
(Gir.); *Berlan (Tarn, Char.-lnf.); *Berîand (Isère, Rhône); vgl. in 
Tabula Alimentaria de Veleia fandus BeruUianus; dann bei Mistral 
Font' de 'Ber lier (Bouches -du -Rhône) < *berularia und bei DV5 
Berleriae fons (a. 975). 

666. Im Dp. Gard drei Césérac (seit 17. Jahrh.); im Dp. 
B.-Pyr. La Bastide ^Cézéracq, belegt seit 12. Jahrh. dùrften auf 
clcêracum von cicër (Georges) zurûckgehen. Mit -anum: im 
Dp. Drôme vielleicht La Sizeranne, Nemus de Sozeiranas 1194, 
Ceserana 1245. 

666. *Casiagnac (H.-Gar.); "^Chasiagnac (Corr.); *Chafaignat 
(Ain) gehen auf Castaniacam zurûck. Daneben ist bemerkens- 
wert Castignan (Hér.).^ Castanus und Castinas wechsein ja. 
Hier soll eine âhnliche £rscheinung vorliegen. Hierher noch drei 
Chatmay (Ain), Castaniacum, prior Castaneti, parr. de Casta- 
neis, Chastanay, Chastenay (seit 9. Jahrh.), wo allerdings auch 
*etum vorliegen kônnte, und Castaniacum wâre dann Latini- 
sierung; im CBai. Chastanac 

667. Cassanus ist nicht nur in Cassaniola, Cassanoialum, 
sondern auch in ON mit -a eu m belegt Cassagnac (Lot); vgl. 
viele Cassagnes, Cassagnas, Cassanatis; Cassanaticum >> 
Sassenage (Isère). Mit der Synkope: eccl. de Casnac 13. Jahrh., 
Quasnac, castrum de Casnago 1333; vgl. C6tf /«a/ (Puy-de-Dôme); 
Cheynac (Ardèche). Ober s^ > i vgl. Patois de Vinzelles von Dauzat 
S. 28. Ûber andere Beispîele vgl. Meyer-Lùbke, Betonung im 
Gall S. 41 iï. 

668. Zu den S. 6 erwâhnten Cerasiacum gesellt sich 
Ciprira/ (H.-Loire), belegt in Sp. brlv. Cerasac 1272, dann Cerassac, 
Cerazac, de Ceresiaco, Cezerat belegt; vgl. DV2 Ceresius, 
locus in p. Bisuldunensi. 

660. Mit droui = „variété de chêne dont le gland a la 
cupule hérissée de petites pointes'' (Mistral) dûrflen vielleicht 
folgende ON zusammenhângen: Drouillac (Corrèze); Le Drouiilac 
(Dord.) Drouilla, D rouillas vgl. Drouillassm und Drouillard-des* 
Bois (Gir.); dann Druillat (zweimal im Dp. Ain): Durlies, Durille, 
Durlya, Durlia, Druylles, Druillard, Druillat (seit 13. Jahrh.); 
vgl. Drouilly ' sur-Isson (Marne) bei Holder I 1330 Drulliacus, 



^ Vgl. Castiniacus villa in com. Bellovacensi (DB X). 



213 

Drulleius. Dièses Appellativum kommt auch sonst oft in der 
Topographie vor: -eta: Drouiedo (Gard); Les Drouilièdes (Gard); 
-ia: Dreuiîhe (Ariège, H.-Gar.), La Druye, Drulho 1429, La 
Drulhe; Drulhes, Drulia 1027 (Gard); Brouille (Basses -Alpes, 
Creuse); Drouillet (Gironde) [kann -ëtum und -ïttus sein]; Les 
Druilleis (Ain) [nur -ïttus]; Drulhe (Tarn-et-Gar.); Drulhes (Cantal). 

670. Vielen ON Les Fougères < F il i caria s entsprechen 
^Filicariacum > Faugéras (Drome) 1374, Faugeyrac; Falgayrac 
(Dord.) 1282 Hospitale de Falgueyraco; Falgayrat (Dord.), vgl. 
ebenda Falgairet; Fougerac (Dord.); Fougerat (Char.); vgl. dann 
vicie Fougeray (Ille-et-Villaine); Fougère (Maine-et-Loire, Vendée); 
vgl. bei DV2 Felgares villa in p. Rossilionensi; Felgars in parr. 
Bisuldunensi und Felgeirolas (a. 855) villa in p. Ausonensi; DV5 
Felgerias (a. 998) j. Faugères (Ardèche); Felgarias (a. 890) j. 
Faigmères (Gard); bei DV4 église de Falgairolles, Faugères^ 
(seigneurs de) Felgar (Victor) Fougeras; bei DV5 noch de Fal- 
gairolas (a. 961) j. Frejairolles (Tarn), und Falgairas (a. 1150), 
villa in archiepiscopatu Narbonae. Zu fil ex — fil ici s wird wahr- 
scheinlich auch Font-de^Fouzan (Gard) gehôren, villa Felzane loii, 
Fons de Feuzane 1263. 

e7L Milkry (Rhône), belegt in CS Millereu, Milleriacus, 
Millireu, Milleriacum 984 in CL; *Mtllerat (Ain); vgl. noch 
*Miilery (Côte-d'Or, Meurthe-et-Moselle, Saône- et -Loire) dûrften 
Pendants zu vielen Mtlières in Frankreich sein: *Miliari-acum 
von milium (le millet), ûber dessen Kultur s. Desjardins S. 452. 

672. Ernault (bei Holder II, 600) hat meiner Ansicht nach 
Mépillat (Ain) ganz zutreffend als „lieu abondant en néflier" erklàrt. 
£s ist belegt als in villa Mispiliaco, Mespillie, Mespileu, 
Mespliaci, Mespiliaco, Mespillieu, Mespilia (seit 10. Jahrh.) 
[vgl. miepla, niepla == nèfle im Savoy, s. Brachet Dict Savoy.]. 
Hierher auch Merpiliac (Corr.), wo s*^ > r ganz in Ordnung ist. 
Auch in anderen ON ist mespillus nachzuweisen: *mespillarium: 
*Mepiller (Saône-et-Loire) ; *Les Mêpliers (Saône-et-Loire) ; *Mesplier 
(Dord.) ; *Mesplès (Gers) ; *mespillëtum: *Mesplède (Landes, B.-Pyr.), 
vielleicht audi drei ^Mespoulet im Dp. Dord., vgl nespola im 
Italienischen; dazu noch *Mespouliè (Lot); * J/^j/^/ (Tarn) ; *Mespaul 
(Finistère); *Mesples (Allier); *Mespoules (Lot). Uber mespillum 
gallicum s. Desjardins S. 443. 

673. Zu Malva fl. j. Mauve (Loiret) gehôren: Malvanus 
torrens j. Le Malvan (Alp.-Mar.).* Malva kommt oft vor: Mauves 
als Flufsname (Côte-du-Nord, Ardèche, Loire-Inf., Ornes); Malves 
(Aude); *Malvie (Dord.); "^Malvtès (Aude) < malvarium. *Malvat 



» Vgl. Malvagneu im CDombes 11 68 — il 73; in Sp. briv. de Mal- 
vanhaco 1390 j. Mauva^nat (H.- Loire), dann Malvagnaguet 1390 j. 
Mativagnaguet (H.-Loire) <*MaIvaniacum. 



214 

(Rhône) vgl. aber aoch Malvacus CIL VIII, 1336,622. Vîelleicht 
ist hierher auch Marboz (Ain) zu ziehen: Marbosco im CS (vg:l. 
Parodi Rom. XXVII, 236 *malba in ital. Mundarten). 1^ > r ist ja 
auf dem sûdostfranzôsîschen Gebiete ganz in der Ordnang. £s 
kann aber aach *malas boscus sein; vgL vicie Malbos in Sud- 
frankreich. 

674. Im CS haben wir (Robertus de) Piniaco nnd eine 
andere Ortschaft daneben Pinetus, ebenso CL nemns de Piniaco 
1185, apud Piniaco 1240, daneben lo Pinei, Pinetas Johannes. 
Keiner von den Herausgebern bat versacht, dièse ON zu identi- 
fîzieren. £s ist nicht ansgeschlossen, dafs es sich am eine nnd 
dieselbe Ortschaft handelt. -ëtum wâre etwa die Grundform and 
-iacum falsche Latinisierung, da hier iacum > ej. -a eu m liegt 
aber sicher vor in: (EccL de) Pinac, vgl. daneben viete PineL 
Ober die Kultur von pin us in Gallien s. Desjardins S. 43Q. 

Âuch mit -anum: *L€ Four-df-Pignan (Gard); Pignan (Hér.) 
Pinianum castrum 1025, Piniacum 1156; im CV Piniacum, 
Pinianum, Pignanum j. Pignans (Var). Piniana, castrum infra 
cujus terminos alod. habet Mon. S. Cucuphatis, 986 in einer Ur- 
kunde des Kônigs Lothar (DB IX); in Pignan o, vicus in qua 
Mon. S. Aegidii vineas habet 878 in einer Urkunde des Papstes 
Johann VIIL (DB IX); ira CGr. Pinianum. Vgl. aber auch Pinius 
Schulze 133, 209. 

675. Villa de Poimia 1223, vinea de Poimîe, mansa de 
Pomiaco 11 58 — 11 79 im CL entspricht anderen ON, weldie auf 
pomëtum zuruckgehen: Pomoy (H.-Saône), Pommeys (Rhône); 
Pommay (Eure-et- Loire), pomarius: Pomayroî^ Pomiès^ Potnarède 
(Aude, Lot, H.-Gar., Hcr., Landes); *Pommeraye (in Nordfrankreich) 
< *pomarëta; hierher noch *Pomaray (Savoie). Pomêrieux (Rhône) 
wird nicht -acum enthalten, da es in CS als Pomariolis villa in 
agro val lis Bevronicae vorkommt, wohl aber Poumayrac bei 
Mistral. 

676. PkQnus: *Prunac (Hér.); *Prugnan€S (Pyr.-Or.); vgl. 
prunetum > P/*//«fl^ (Yonne); prunarius "^'^Prum'ès in ganz 
Frankreich. Progny (Rhône), Prunacus villa in agro Tamantensi 
1000. Hier Q > o, wie in Lugdunum > Lyon, una > ona. 

677. Panacea: *Panassiic (Dord*) ^Panassac (Gers). 

678. Zu Ratiatum j. Rezé (Loire-Inf.) Desjardins I, 286 
gehôrt vielleicht auch Ri'zac (in Dp. Char.-Inf.); im Dp. Dord. sechs 
Razac^ 1669 Village de Rageât, in den Urkunden Rezac, Rezach. 
Die Grundlage diirfte vielleicht kelL rate = fougère, welch letztere 
auch in ON hàufig vorkommt, sein. 

679. Salciac, Salciacus, Salsiacus 1155 — 1156 (H.-Loire, 
jetzt zerstort) im Dp. briv., Sarciacus, villa in p. Tardanensi 



215 

(DB VIII) j. Sarcey (Rhône), belegt auch in CS Sarsay, Salsîacus 
(seit 982); Sausac (Hér.), eccl. de Salziaco 1157 im CV, (z wie 
in sauze > saiice), *Saussac (Drome) 1627 Saulsat kônnte man 
mit Sausse (H.-Gar.) > saiice, La Saussave (Seine-Inf., Eure) 
<C sali ce ta, Saussey (Côte-d'Or) < salicëtum, Samses (Basses- 
Alpes, Ardèche) in Zusammenhang bringen. Auch Saltius Schuize 
227 ist môglich. 

Mit -anum: Saussan (Hér.), Salzano 1169. i' *Salicîna: 
Saussignac (J)oxà^ I053» Salsinac 1117; vielleicht auch **Sar«^«^i« 
(Gir.), *Sarsignan (Ardèche).i VgL bei Mistral sauss/ho, „ variété 
de saule, très petite comme en Guienne". Im CSai Mons de Sal- 
sinac. 2. *Saussenac (Tarn.); fur Saussenac (Gard) gibt Mistral 
(nach Dict. top.) den Beieg Socenacum und Somniacum, welche 
lautlich hier nicht passen. Vgl. anch Saltienus Schuize 224. 2. Sali - 
ciarius: Sarsireu 13. Jh. im CL. Vgl. bei Mistral Sanssieiro 
petite oseille sauvage en Guienne und sausiero (prov. sauzer)*' 






saussaie'*. 



680. LEpigny (zweimal Savoie); Lépigny (Savoie) sind nicht 
belegt. Vielleicht darf man dièse ON mit Epinmix (Ain) 1004 Spi- 
nacus, ager Spinacensis in Zusammenhang bringen. Wenn sie 
mit spina zasammenhângen, so wâren sie aïs gelehrt zu betrachten, 
da hier epina > epena;^ vgl. noch im CL domina de Lespinaci 
1205. Vgl. auch Spin(n)ius Schuize 236. 

Mit -anum: Lespignan (Hér.) de Laspiniano 1156. Las- 
pignanum 1157, Lespinianum 11 22, ganz unsicher; vgl. ON 
Spignano bei Schuize a. a. O. 

Spinacea: quercus de Espinaceu 1249; dazu stimmt Z>j- 
pinassat (Dord.), Espinazac 11 15, Lespinassa 1484; aber 
Espinazac (Ardèche) weist auf tj hin. VgL bei DV IV Espinasse 
(forêts à deux lieues de Toulouse), V Espinasse, couvent de Tordre 
de FontevraulL Bei Mistral espinasso, espignassa (I), espi- 
nacho (d), aprov. e spina ssa „ grosse épine; endroit plein d'épines, 
Mistral gibt noch folgende ON: Espinasset; Espinassièy U Espinassiero 
•< *spinaciariu-a; Espinasson > *spinacione; Les Espinassounels, 
Espinassoux (Gard). 

681. Seglan (H.-Gar.) geht vielleicht zuriick auf *se cal anum. 
Vgl. seglan (champ de seigle, en Périgueux); vgl. noch Segland 
(Eure-et-Loire). Die Belege fehlen. 

682. Verna: Vernacum > zwei Vtmac (Dord.); *Verna 
(Isère) < *vernate. Mit -uscus: Vtrnosc (Ardèche) im C Dombes 
(Jacobus de) Vernosco 1281. Mit -anicus vielleicht: Vatevenargues 
(Bouches-du-Rhône) < *vallem VernanicUm. Vgl. eine andere 
Auffassung bei D'Arbois S. 544. *Verniacun > Vergnac i^oxà)\ im 



^ Vgl. DV de Salsinhano j. SaUigne (Aude). 
• Vgl. *Epeneux (Ain) < *s p i n o s u s. 



2l6 

ce Verni a go 996 — 1031 j. Le Vergnas (Aveyron); im CL de 
Verniaco 984, und ad Virniacam locus im CSau. 

Im Dp. Ain: Le Vernoitx^ La Ventouse ^ Vernoux in Vivarais 
< *vern5sus; dazu mit -anum *Vernozan (Ain). 

688. Ornus = Esche. Mit -uscus scheint Ornosc ge- 
bildet zu sein. Der ON ist im 13. Jahrh. unter dieser GestaJt 
belegt, j. L* Arnaud. Diesen ON kann man auch mit Urnasca 
(12. Jahrh.) > 6V«<wfA vergleîchen. Vgl. mit -a eu: Ornex (Asr) 
— De Ornacho, Ornay 1153. 

/?) Tiemamen. 
684. Von kelt. branos (Rabe) dûrfte vielleicht Branosccs, 
Branascus (14. Jahrh.) j. Branoux (Gard) abgeleitet worden sein. 
Der ON diirfte dann vielen anderen La Corbière entsprechen; vgl. 
Brans, près Villars (Basses-Alpes). Hierher vielleicht *Braniac 
(Gir.) <*braniil-acum;* vgl. Branlasses (Nièvre). S. eine andere 
Auffassung bei D'Arbois S. 598. 

686. £s ist schwer zu entscheiden, ob in vielen heutigen 
ON Colomhan Colombanus oder eine Ableitung von columba vor- 
liegt. Colomhan (H.- Alpes, Ain); im CNice St. Columbanus castrum 
im 12. Jahrh. Quicherat S. 68 erwâhnt einen Vorgang bei der 
Ortsnamenbildung, wo dem ursprûnglichen ON durch falsche Inter- 
prétation Sanctus vorhergesetzt wird. Dafs eine Ableitung von 
columba môglich ist, scheint Columbangas 838 in CC zu be- 
weisen, wo das -anicus-Suffîx vorliegt; vgl. Columbarium ceila 
super fluvium Taceram in pago Imporitam, und viele Colombières 
in Frankreich. 

686. Zu vielen Luparias > Z^/^rvVrj gesellt sich *Luparia- 
cum > Loubeyrat (Puy-de-Dome), in Dp. briv. Loupbayrat 1401 
geschrieben; vgl. im CBr. in villa de Lubiriaco. 

687. Mariât (Creuse); J/îz/V/W/ (Ain) apud Marliacum 1180, 
de Mari eu, in agro Marliacense (seît 10. Jahrh.); im CBr. „villa 
qiiae dicitur Marlago; ^Marlùu (Isère); Mariai (Creuse), in Sp. 
briv. Castel -Marlhac, 1185 Castel-M a r 1 a c ; *Merlat (Isère) ; *Mt:rl' 
hac (Cantal), Merlhiar (Corr. bei DV2 noch Mer lac in p. Gerund. 
905: Merlacum werden auf merul-acum bezw. -iacum von 
mer u la zurùckgehen. Vgl. ChaumerUac (Corr.) <! calma Meru- 
l iacum; und Mer lia eu m O j. Meslay (Eure-et-Loire) bei Holder. 
Bei Longnon castrum Meroliacus j. CastcUMarlhac, Auch eine 
unsynkopierte Form scheint vorzukommen: *Meroly (Ain). 

Mit -anum: *Marliatines (Creuse); *Marlan (Aveyron, Loire- 
Inf.); Merlan (Ain, Landes). Mit -anicus: Marlanges (Cantal). Vgl. 
noch *Marollanil (Savoie) und Merland (Ain), belegt Mariant, 
Marland. 



^ Vgl. aber auch bran il „ espèce d'herbe très commune dans les jardins, 

en Bas-Limousin" (Mistral). 



217 

Âuch sonst kommt merula sehr hâufîg in ON vor: Marie (Aisne, 
Savoie); *Marlemont (Ardennes); Maries (Somme, Pas-de-Calais, 
Seine-et-Marne); La Merle (Ain, Ardèche, Isère, Landes, Loire, 
Lot-et-Gar.; Savoie, Nièvre, Cantal); *Merlemont (Oise); Les Merles 
(Dord., Meuse, Oise, Tarn-et-Gar., Yonne, H.-Loire); Le Merle 
(Gard) — locus de Merulo 146 1. 

Hierher vielleicht auch Marlesay (Rhône) < merulatiacum; 
vgl. Mistral „merlado'' nichée de merles, afrz. merlaison „chasse 
du merle" (Godefroi). 

Es ist allerdings auch cogn. Merula belegt: s. D'Arbois S. 564. 

688. Zu den ON Porcarias> Porquiers^ Forchiers gesellt 
sîch Porcheyrac (Dord*) <porcari-acum. Ûber Portiragues s. S. 38. 

689. Taupiniac, Taupignac im CSai j. Taupignac (Char.- 
Inf.) geht auf *TaIpiniacum zurûck; s. bei Georges talpîhns. 

690. Vulpëcula (aprov. volpilh): Mansus Vouspillac {Coxr.) 
(l® > s!); *Volpillac (Aveyron) wird vielleicht identisch sein mit Vul- 
piliagum, villa in p. Tolozano a. 780 bei DV2, im CRousill. 
ebenso Vulpiliago 1067; in der Prov. Gerona Vulpelach 
(10. Jahrh. Vulpiliacus); vgl. im Dp. Gard La Volpelliire\ im Dp. 
Isère La Verpillûre apud Vulpilleriam 1203; La Volpililre 
(H.-Loire). 

y) Bodenbeschaffenheit und Kultureinriehtungen. 

691. Agernac (DB XII, Ex historia pontif. et com. engol.) 
ist vielleicht identisch mit Ajarnacum j. Jamac (Char.) Dazu 
vgl. Agarnagensis j. Agarnagues (partie du Toulousain) im CLant; 
dann Aganargues < Agarnanicus, wo der Schwund des ersten r 
sich durch die bekannte Dissimilation erklârt und Agarne (Gard). 
Vielleicht darf man auch eine Interprétation versuchen. Die Wurzel 
scheint dieselbe zu sein wic in Agedincum, was Gluck mit montanus 
zutreifend ûbersetzt (Gall. Namen S. I5.fî.). Das Suff. wàre wie in 
is-arnos „ferreus" und die Bedeutung wàre ebenso „raontaneus". 
Dazu wàre Montaniacum lat. Entsprechung, — Vgl. noch in Dp. 
Dord. Borderia de Agarn und Agedunum in Doc. vcik^,'y Ahun 
(Creuse). 

692. Mit Acaunum, Agaunum von acauno „Stein, Fels'* 
dûrfte Agaunacum in p. Engolismensi zusammenhângen (DB). 

698. Ardiran hângt vielleicht mit *ardis air aîrd „Spitze" 
zusammen. Arderancum, Airancum 918, Ardenancum 
1021, Arderanum 1121, Arderagum 1144, Ardairancum 1169, 
Arderanum 1322 gibt Germer-Durand als Belege fur Ardessmi 
(Gard), was oifenbar lautlich nicht zusammengehôrt Dièse Belege 
wûrden vielmehr mit der Ortschaft im Dp. Lot-et-Gar. lautlich 
stimmen; -c wûrde sich wie bei venenum > bezenc, tantum 



2l8 

bene > tabenc, sinum > senc erkiâren, s. Chabaneau Rom. VIII, 
113. Vgl. noch LArdane (Bach, B.-Pyr.). S. Williams S, 27. 

694. Mit *brogilum, welches in afrz. breuil, bruelle; prov. 
broils, bruels, bruelha; it. broglio vorliegt, dûrften zusammen- 
hangen: BreiUllac (Char., Char.-Inf., Vienne); Brouillac (zweîmal 
Dord.) Brolhacum; Brouillagutt (Dord.); vgl. im selben Dp. 
Brouillas) Brouillât, BrouilleL Im CL campi de Bruleu, de Bru- 
liaco, podium de Bruliaco, Johannes Brullat, Brulaz. Âlso 
*b r o g i 1 a c u m ; vgl. B r u g i 1 u m in p. Cenomanico j. Le Breuil, Pard. 
dipl. n. 230 t. I. p. 203 (a. 615); dann Bruîlioles (Rhône); im Dp. 
Gard Le BrouilleL 

695. Car (= Stein) + -avos: Caravos, vgl. Carav-anca 
CIL II, II, 6298; Caravis ON in Hispanien. In zwei ON: (Jo- 
hannes de) Charavay, 13. Jahrh. im CL, und „viilam vocatam 
Caravianum im p. £mporit. 881 in einem Diplom des Kônigs 
Karloman (DB X); et villam Cavavianum (DB VIII) 844 dùrfte 
vielleicht zu Caravianum zu korrigieren sein. Vielleicht sind hier- 
her zu zâhlen: Cravasca im CGr., ebenda auch Cravioscum. 
In Prov. Genua auch zwei Cravasca, in Ivrea Craviasco, Mûllen- 
hof III, 193 ist der Ânsicht, dafs craou von der Wurzel car = 
Stein entstanden ist, vgl. Cravum sive ager lapideus in mîttel- 
alterlichen Urkunden. Wie ist c in crauc zu erkiâren? Die ur- 
sprûnglichere Form caravo- dûrfte sich im lombard. (Mailand) 
erhalten haben. Da haben wir caravée (caraveto) = macia, 
macereto, sasseto etc. Flechia S. 81 môchte es mit clap in Zu- 
sammenhang bringen; aber die Wôrter, welche er ebenda anfûhrt, 
weisen aile auf -pp- zurûck, er nennt sie nur „per aventura mère 
varietà die forma!". — 

696. Vom kelt. carn „congeries lapidum", „Haufen, Hûgel" 
wurde wahrscheinlich *carn-acum, -iacum gebildet. Charnay» 
Charnas (Bemadus de) Charnauz im 12. Jahrh. in CL. Im 
Dp. Ain: Charnay, *Le Charnay\ Charnoz (Ain) belegt seit 13. Jahrh. 
villa de Charnauz, Charnaus, Charnoux, im Arch. dauph. II 
Charno. Ebenda auch Charnosco 1330; ob es mit den ON 
im Dp. Ain zu identiôzieren ist, gibt Chevalier nicht an. *Carna£ 
(Lot). 

♦Carniacum: *Czrmac (Lot); *Chargnac (Dord.); ^. Remy-de- 
C^ar^wa/ (Puy-de-Dôme) 1250 — 1263 Charnac in Sp. briv. Siehe 
andere ON bei Holder I, 79, 793. 

Ob Charnod (Jura) auch -a eu enthalte, bleibt unsicher, da 
mir die Belege fehlen. Vgl. noch Williams S. 46 ff. Auch Carnius 
ist belegt, s. Holder I, 791. 

Fur die Bedeutung fûge ich noch folgende Angaben aus 
Joannes Dictionnaire hinzu: „Carnac (Morbihan) befindet sich ,dans 
un pays de landes, d'étangs, de dunes, sur une colline', Charnay 



219 

(Saône -et -Loire) , pierres de taille", Charnos (Ardèche) sur une 
colline **. 

697. Im Dp. Drôme Chomerac heifst 1336 'latinisiert Chal- 
meyracinm; im Dp. Ardèche auch ein Chomerac (bel Mistral 
Chaumeira, b. l Calmeracum). Es werden wahrscheinlich mit 
chaumiero > *calamaria „Iieu où les brebis se reposent" zu- 
sammenhângen. Zum selben Stamme: calmelh ,,ôde £bene, 
Haide", in O^ Chaumelk {Cou) mit -a eu s: Chaumilhac (en Velay). 
Chaume < calamus aïs ON ist hâufîg. 

698. Zu vielen castellione > Chatilîon (s. Holder I) bei 
Pertz dipl. n. 230, 1. 1, p. 201 (a. 615) gesellt sich: Castaliago, 
Castaliaco (11. Jahrh.) im CC j. Casiaillac (Aveyron). Fur vor- 
toniges ai aus ei vgl. pabaillon < papilione, Cavaiîlon < Ca- 
belHone. Mit -anum: Castillane (Pyr.-Or.). 

699. *Cappellanum ist ein nicht seltener ON (von cap- 
pella): *Caplane (B.-Pyr.); "^ Roche -Chapelane (Dord.); Le Capelan 
(zwei Gard). 

Auch Cappa > Chape kommt in ON vor; dazu mit -anum: 
Chapan (Isère) im CGr. Chapan. 

700. Capitellum scheint vorzuliegen in: Capdelàas (B.-Pyr.) 
Capdelas 1544, 1568 Cap-de-Las geschrieben. Au f dièse Weise 
ist wahrscheinlich Cap^de-Laine aufzufassen; vgl. Cap'd* Ouillet (H.- 
Gar.) < ♦capitolium + ïttus; vgl. *Capt€lat (H.-Vienne). 

701. Conqueirac (Gard) (G. de) Concayrac 1256 fordert 
*Concari-acum. Im Dp. Gard gibt es mehrere Les Conques^ 
und einmal Les Conquières; vgl. Concas j. Conques (Aveyron) < 
concha (= Einsenkung), concharia vy^ird auch hier zu Grunde 
liegen. 

702. Zu Cumbae Holder I, iiço gesellt sich mit -anum: 
*Combans (Var), *Combant (Isère). 

708. Zu Darnas, eccl. in p. Lugdun. (a. 587) Pard. dipl. 
n. 196, t I, p. 157 darf man vielleicht *Darnac (Ariège); *Darnat 
(Creuse) stellen; vgl. Dama j. Darne (Isère). Damac (H.-Vienne) 
gehôrt dagegen nicht hierher: A. Thomas weist eine altère Form 
d'Adernac 1120 nach; im CBr. de Adarnacus < *Aternacus 
von Aternus. Vgl. die obigen ON mit kelt *darno „Stûck, Teil", 
mbret., nbret dam, firz. darne tranche (de poisson). 

704. Zu Grauiacis, ON in Noricum, stellen sich folgende 
sûdfranzôsische: Gravagneu (Ain) belegt seit 1250 Mans us de 
Grivigneu, Gravagneux; vgl. Gravigny (Eure, Seine -et -Oise), 
Gravinum ON j. Normanville (Seine-lnf.) und bei Holder Gra- 
vie! us j. Grivy (Dp. Ardennes), wo die Endung wahrscheinlich 
eine latinisierte roman. Entwicklung enthâlt Mit -uscus: Gra- 



220 

vioscus 739 im Testament von Abbon. *Gra7)t7/ac (Dord.), vgL 
Grivilîy (Rhône), in CS Griviliacus in agro Tarnatensi und ^La 
Graviile (Girondç, Lot, Seine-Inf.); ^Gravillon (Rhône). 

Gravics, Gravinius, Gravilius sind nicht belegt Hier kônnten 
vielmehr die Âbleitungen von kelt grava vorliegen; wie z. B. in 
np. gravihas „lieu graveleux" < *graviliaceus, dann graveno, 
grabeno (rouerg.) [aprov. gravena] „gravier terrain graveleux**; 
gravenoux < gravenosus; graviho „petit gravier" <*gravilîa; 
gravèu < '''gravellum. gravas „grande grève, lieux pierreux. 
Ht d'un torrent, ravin" < *gravaceum (Mistral). 

706, *Gorti-acum >: vîer Goursac (Dord.), einxnal merk- 
wûrdig als eccl. deGornhac archîep. de Exîdolio belegt; * Goursac 
(Char.); *Goursat (Dord.) steilen sich wahrscheinlich zu gall. gortos 
= lat hortus „garten". Vgl. viele Ortolan, Ortoî, Ori, Jardin 
als ON. 

706. Zu gronna, nach Zeufs „loca palustria et herbosa" 
gehôrt vielleicht *Grugnac (Lot) <*gronniacum. 

707. Mîseriacum von Miser und Maceriacum von ma- 
ceria sind vielfach nicht zu ùnterscheiden. Miseri (Isère) im CXrr. 
Miseragum, Miseregum, Misereu, auch Misereaco; dann in 
com. Telamitensi, in vicaria Bonorensi Miseriacus villa; im Dp. 
Ain Miseriat, seit il 54 als Meseriaco, Miseriaco, de Meze- 
riaco, Mizeria belegt; Mizeritux (Ain) Miseriaco, Misereu, 
Misère, i in der unbetonten Silbe kann sekundâr sein (vgl. Belege 
fur Miseriat). Dièse ON kônnten auch auf Miseri-acum zurûck- 
gehen. Im Dp. Loire ebenso Aîizerieux\ Mczayrac (Lot) im CB 
de Beaulieu Miseriacus; Le CoU Misey rai (Drôme) , im 17. Jahrh. 
Meseyrat, Mezerac. 

Sicher Maceriacum > zwei AfÉr««?riû/ (Ain): Maysiria, Mey- 
seria, Meyzeriat, Masiriaco (seit 996). Im CBr. Meseirag in 
com. Arvernico, in vicaria Brivatensi, im Sp. briv. Mazeracs und 
Marazac, so mehreremale mit Umstellung von z und r, Mare- 
ziacus 1078 j^ Maztrat-'Aurouse (H.-Loire). Marat (Puy-de-Dôme) 
wird ebenfalls mit Mazerac 1293 von Chassaing identifîziert, jedoch 
nicht ûberzeugend (vgl. Lucernanicus > Lorlanges), Dann Ma- 
zeyracus 1381 in Sp. briv. j. Alaz^yrahCrispinhac (H.-Loire); Me- 
zairac 1262 j. Mazerat (H.-Loire). Im CS Masziriacus villa in 
agro Forensi 1000. Mazdras (Corr.) in CB Allas Mazerias; 
*Mazdrac (Gir., Tarn-et-Gar.) ; vgl. Mazères (Gir.). Mézerac (Gard) 
villa Mezeria 945, Mezeyrat 1781. *Méztrac (Aveyron, Loire- 
Inf.). Es sind Seitenstûcke zu vielen Macerias > Mazères, Méziers 
in Frankreich.ï Maceriaco curtis in com. Tholomitense 898 
(DB IX); Mazerac (Hérault) Mazeran 1840; Mazeyrac (Ardèche); 

^ Vgl. afr. maisere, meisere, meisiere =si muraille. 



221 

Afaséyra/ (Creiise); Maceriaco in CBr. D'Arbois S. 480 will auch 
hier Macer sehen. Die Lokalgeschichte wird zwischen diesen 
zwei Etymologien zu entscheiden haben. 
Mît -anum: *Mazeran (Gard). 

708. Mallac (^èx)j villa de Mallaco 1185; datum Mellaci 
1121 im CV; Mellatis (a. 877), Melatis 952 bai DV2 j. Mellas 
(Ardèche); dann bei DV5 ebenfalls Mellacum villa in p. Ruthenico 
a. 934 j. Mellac (Aveyron). 

Mit -ascus: ager Mellascensis in Viennensi I bei Guérard 
^Divisions de la Gaule*' P- 151*» iin CL (Guilermus de) Momelast, 
Mommalastum 1249, Monmalas, Monmalast < *montem 
Mellascum; vgl. Malascus, castrum Malasti j. Montolieu (Aude). 

Dièse ON dûrften mit mellum (ir. me ail „Hûgel") s. Gluck 
S. 138 zusammenhângen. Monmalast wâre dann vielleicht eine 
Obersetzung wie Linguaglossa in Italien, Thundorf in der Schweiz; 
s. Meyer-Lûbke Einfûhrung § 211. £s kônnte auch natûrlich se- 
kundâr sein, da Monmalast erst im 13. Jahrh. belegt ist. 

709. LOrtolan (Gard) 155 1, Les Ortolans 1585; im CL 
(Petrus) Ortolani, (Johannes) Ortolano im 13. Jahrh.; bei DV^ 
(Gilius de) Ortolano. £s liegt sehr nahe dièse ON mit (Petrus 
de) Orto, (Martinus de) Orto, (P.) Ortalis, (Martin) Ortals bei 
DV7 in Zusanmienhang zu bringen. Afrz., aprov. ort<hortus 
ist ja vorhanden; ebenso hortulanus > ourtoulan, ourtouran 
(Var), Ourtalan, Ourtala (1.), in apr. ebenso, in afrz. ortelain 
= jardinier (vieux). Im Dp. Gard Hortottx^ Ortoli 1239, 
Hortols 1517; im selben Dp. auch viele Les Horts\ in Nord- 
frankreich gewôhnlich Jardin als ON. 

710. Zu 01 1 arias > O Hier es (Rhône) von olla gesellt sich 
*Ollariacum: im CBai. Doleirac, Dolerias, Adolerias viel- 
leicht. Die heutige £ntsprechung fehlt 

711. Petra: I. *petrosus: "^^Perosan (Ain); vgl. bei DV2 
Petrosa villa (a. 498). 2. petrula: *Peyroian (Gir.); vgl. Petro- 
lianum villa in comun. Agatensi a. 972 bei DV^; und Peyrolles 
(Bouches -du -Rhône, Gard, Aude, Tarn); bei Mistral Peirolo, 
Peiroro (m.) rom. Peirola. S. bei DV5 Petrolae, villa in Re- 
densi (a. 889) j. Peyrolles (Aude). 

petra (oder Petrus) + ascus: *Perrache (Rhône); *Parrache 
(H.- Alpes); *Pierache (Vosges); vgl. noch *Pierrascas (Var). Pe- 
trasca + anus: Peyrascanes (Hér.), 1303 Mansus de Peyrascanas. 
Mit -usca: *Peyroche (Ardèche, Puy-de-Dôme). 

712. Pradaches (Dord.), locus vocatus las Pradachas, darf 
man mit pradesco, pradasco (querc.) bei Mistral „ prairie au 
bord de Feau, pré palustre** vergleichen; also >pratasca. Auch 
mit -ing: praden, pradenc (1. g.) -enco. 



222 

718. Zu vielen Riparias> Rivières stellt sich mît -acam: 
Ribirac (Dord.), Castellum Rîbairac lo. Jahrh., (Raimundus de) 
Ribeirac 1180; in Ro. gasc. domus Ribperiaci. *Ribeyragufi 
(Dordogne). 

714. SiLVA: Silvacus villa bei DB VII; ♦Ar^oj (Ain), Silva, 
Serva 15. — 16. Jahrb. Desjardics Géogr. de la Gaule rom. 8.436 
»,le Silvacnm, ou district forestier du Laonnais et du Parisis", 
wo deutlich wird, dafs hier silva vorliegt. Hierher: Souhac (B.-Pyr.), 
Lo Sobac 1487; Les Soubacs; Le Soubayet (Bach); vgl. im 
selben Dp. Z^ ^«^^'j/r^ < silvestris, Saubeste 1188, Sobeste 
1576, Soubeste 1409 und Sobamea j. Sauvefnia<i^\\s2, me- 
diana; Soobagnos j. Sam'agnon < ^Silvanione; dann "^SauDas 
(Ardèche); *Sauvat (Cantal). 

715. Solacum, Solacensis S. Mariae eccl. (DB IX) j. Solac\ 
mit -anum: Solan (zweimal Gard) < Solanum 1207 scheinen zu- 
sammenzugehôren. Bei DV5 noch Solanum boscum in p. Tolozano; 
Solanum villa in com. Tolosano j. Souia (Ariège). In Ro. gasc. 
Solako, Solak (villa de) j. Soulac (Gir.). Es dûrfte „solum'' zu 
Grunde liegen. Sol a kommt als ON auch vor: Soûle, Sole, 
Seule, Syule (Homines de) j. Souk (B.-Pyr.) in Ro. gasc; vgl. bei 
DVj Solaticum in com. Rutenico j. Soulages- Bonntval (Ariège). 
Sol aria bei DV2 presidium regium in Arelatensi a. 822; dazu ON 
Soulaire (Maine-et-Loire); Stmhiires (Eure-et-Loire) ; Soulier es (Marne); 
Soulier e (Corr.); Souliè (Hcr.); als Pendant dazu mit -acum: *Sou- 
larac (Ariège); ^Solerieux (Drôme). S. Kôrting S. 884 solarium 
prov. solars, soliers „Stockwerk, plattes Dach". Zur Bedeutung 
des ON dûrfte besser solum „Grund, Boden, Bauplatz" 
passen. 

716. Zu salarius Kôrting 8278 wird vielleicht Salerons (H.- 
Alpes) gehôren. Es ist belegt: 1178 Salaranum, Salarani 
14. Jahrh., Salaroni 1408, aber merkwûrdigerweise 11 25 Eccl. 
Salardani, was mir nicht verstândlich ist. 

717. Teulana j. Taulanne (B.-Alpes) in CM geht vielleicht 
auf *tegulanum von tegula zurùck; vgl. zwei Ortschaften Te- 
gulata in Itinerarium Antonini. 

718. Taberna erscheint in der franzôsischen Topographie 
sehr hâufîg; s. Taverne; vgl. auch Zabern in Elsafs. Hierher mit 
-uscus: Tavernost {h\VL)j belegt 1344. Auch in Italien: Tavernasco 
in der Provinz von Mailand. Auch mit -acum: *Tavtrny (Seine-et- 
Oise); *Tavernay (Seine-et-Loire) ; "^Tavernat (H.-Loire). 

719. Urbanus kommt hier und da in ON vor: Orbana, 
villa eccl. Lugd. a. 878 bei DB IX. Dieselbe Ortschaft heifst auch 
Urbana a. 859 bei DB VII; im Dp. Tarn. Orban. Im CS villa 
Urbana j. Ville' Urbane (Rhône). 



22i 

720. Zu Verchères (Rhône, Saône-et-Loire, Manîe-et-Loîre) 
ist als ein Pendant Verchery (Rhône) aufzufassen, belegt im CL 
Verchîreu, Verchayreu 13. Jahrh. Vgl. bei Puytspelu varcheri 
= „dot,part d'héritage*'; in den Urkunden vircaria im CV = „terre 
pour le bétail, métairie" (Du Gange VI, 8964), was fur die Be- 
deutung des ON besser pafst. 

72L Wie pagns — paganus, so viens — vicanns: bei 
DVj noch Vicanam in Vivariensi (a. 950); Le Vtgan (Gard) locus 
de Vicano 1050; es ist môglich, dafs hier vicanum volksetymo- 
logisch an Stelie von Âvicantus (Inschrifl v. Nîmes) angetreten. 
Der ON heifst 542 Civitas Arisitana. Dann Paroisse^du^Vigan 
(Gard) Vicano 1462; Vicanum vicaria in Lemovicino bei Deloche. 
Auch viens allein kommt im ON vor: s. Mistral. 

722. Vtgneras (Dord.) Vinhayrac 1320 < *vinearîacum 
von vinearia. 

728. Germ. warda wird vorliegen: Guardana, Gardana 
im CM j. Gardanne (Bouches-du-Rh.); vgl. Garde ebenda; dann 
Guardiola im selben cartulaire. 



F. Adjektiva. 

724. Albus: (Guillelmus de) Alba in Bigorra (in Tabulae 
ceratae a. 1308), vielleicht j. Hauban (H.-Pyr.). Am hâufîgsten 
finden wir al ban us mit montem: Zwei Montatiban (Drôme); Monh 
auban (Basses-Pyr.) , Moniauban (Tar.-et-Gar.). àx€\ Montaidban^oidi^, 
und es entspricht Mantblanc in Nordfrankreich, aber auch in 
Sûdfrankreich Moniblanc (Hér.) , welcher aber 1197 Monsalbus 
hiefs. Blofs Alhan im Dp. Tarn. 

726. Altus: Les Autanes (H.-Alpes) Altana 739; Auiane 
(H.- Alpes, Drôme [Altana 805]). 

726. *Foranus von foras: Sigurei-Foran (H.-Alpes); Le Bois- 
Fouran H.-Alpes); Champ- Fouran (H.-Alpes) Campus Foranum 
1232, 1232 Rivus campi Forani; Champ'Foura (H.-Alpes); Font- 
Fourane (H.-Alpes) ; Fouran (zweimal H.-Alpes) ; Fouranne (Drôme) ; 
Oràas (B.-Pyr.) Or a s im 13. Jahrh.; vgl. forain. 

727. Jaunac (H.-Pyr., Ard.) wird zu anderen Jaulnay (Vienne) 
bei Longnon Gelnacus im Zusammenhang stehen. Im Dp. Drôme 
FauconièreSj frûher L'£issartaria de Jalnac, lo Mas de Jaunac 
12. Jahrh., Jonac 1509. Vgl. gelnacum in Vita Leodegarii et 
Girini 4. 68. Daneben besteht auch Gelon-acum O. j. vielleicht 
Gelenard (nach Holder I, 1895 im Dp. Saône-et-Loire). Vielleicht 
darf man in oben erwâhnten ON die Syncope sehen. Man ver- 
gleiche damit Gellona (Hérault) j. S^^Gutlhem-le-Desert] *GiUonay 
(Isère); Gillorgues > Gellonicus (Aveyron). Dann Gelli O. j. 



224 

GUles (Eure-et-Loire); dazu vielleicht *Gelay (Rhône), *Gelat (Arîège, 
Puy-de-Dôme), "^^Giliey (Doubs), dann viele Giliy, Mit diesem ON 
vergleiche man gellos ^^braun" gegenûber si. zelenû. 

728. Médius: medianus: Myans (Savoie) im CGr. Me i an es, 
Melans, Mea. Mîans, Myani belegt. Medianus kommt gewôhn- 
lich in Verbindnngen mit Appellativen vor: *Sauméjan (Lot-et-Gar.) 
< silva m. Das Aaslauts-a ist wahrscheinlich nach Analogie anderer 
-anum verloren gegangen(?) Sarremizan (H.-Gar., Lot), SarrC' 
migeane (Aude) > *serra roediana; Mas méjean (Ardèche) < 
mansus m.; Sauveméa (B.-Pyr.) 1373 Scnbemea, Saubemeaa 
1385, Sobamea 1538, Souba mea 1548 < silva m. Andere 
Mediana-us sind: Méjean (Boucbes-du-Rhône); ^Méjeanne (Ardèche), 
La Méanne (Corr., H.-Loire); Les Méans (H.- Alpes). Auch viele 
podium medianum; auch podium médium: zwei Le Pey^Mey^ 
aber 1460 de Podio Meya, Pey Mié 1339, Podio Meya, Pey- 
my (aile im Dp. Dord). 

729. Raugiacus villa in p. Lemovidno et in vicaria As- 
nacensi seu Asinacensi sita 841 in CB; dann Rogiacus ager in 
Com. Viennensi 964 im CV; Roujan (Hér.) castellum de Royano 
1059, Rogianum 1172, Roganum 1258 werden wahrscheinlich 
zusammengehôren. £s kônnte hier vielleicht *Raudiacum bezw. 
'''Rodiacum -anum voriiegen; vgL im Lat. raudus, rôdus, rudus 
(ein gall. Lehnwort im Lat. nach Kretschmer). Vgl. Raudii c^unpi 
bei Vercelli in Piémont. Hierher diirften noch folgende ON ge- 
hôren; * Roy as (Ardèche, Isère), Royat (Ariège, Puy-de-Dome [im 
Sp. briv. 1401 Royac]). Mit -anum: *Royan (Char-Inf.); Les 
Rcyannez (Drôme); in diesem letzten Dp. sehr viele Le Royans — 
Roianum 1040, Roins 1523, Les Roions, villa Roioni 970, 
dann sechs Royannais. Im CC Roianis j. Roanne (Loire). Le 
Royans (Drôme, Isère), Roianum, pagus Roianensis 1040, Rof- 
num 1086; Roias iioo, Terra de Roanis 1332; St. Jean^en- 
Royans (Drôme) — Villa St. Joh. de Roins. Im CL Campus Roian 
(13. Jahrh.); und (Girardus de) Roieu (miles) < *Rodiacum. Vgl. 
noch im CM eccl. de Rodanis j. S, Jean (Var). Prov. roia, 
roga geht vielleich auf rodia nicht rubea. In Betracht kommen 
noch Roius Schuize 194 und *Rodius, erschlossen aus Rodienus 
und RoDiONius, Schuize 222. 

730. Vicinus kommt sonst in ON ziemlich hâufig vor. Mit 
-acus: Vicinacus vicus bei DB XI j. Voisin lieu dûrfte nur Latini- 
sierung fur *vicinus locus sein, aber in Vesenex (Ain) belegt de 
Ve«inai, Vesinex, Vesenay seit 1228 (hier în > en; zu be- 
merken ist, dafs die Dissimilation î - î > e - î demnach âlter ist als 
In > en), wird in der Tat *vicinacum voriiegen; vgl. noch Vesignin 
(Ain) <vicinianum. Daneben zeigen. aber im Arch. Dauph. Il 
Visignie, Visînef (terra de) 1319 xmà*l^cignai (Ain), wenn sie 
hierher ge