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Full text of "La fille de Madame Angot : opéra-comique en trois actes"

VINGT-DEUXIÈME ÉDITION 



LA FILLE 



DE 



MADAME AR&OT 

OPÉRA-COMIQUE EN TROIS ACTES 

Paroles de : CLAIRVILLE, SIRAUDLN et KONLNG 
MUSIQUE DE : CH. LECOCQ 

Édilion coiKenant les couplets SUPPRIMÉS à PARIS 




PARIS 
TRESSE, Éditeur 

AU PALAIS-ROYAL, GALERIE DE CHARTRES, 10 ET 11 

BRANDUS ET C^e, ÉDITEURS DE MUSIQUE 

A PARIS, 103, RUE DE RICHELIEU 

MDCCCLXXIV 
Tous droits réservés. 



Digitized by the Internet Archive 
in 2013 



http://archive.org/details/lafilledemadamea00leco2 



LA FILLE 

DE MADAME ANGOT 



OPERA-COMIQUE 



Représenté pour la première fois, à Bruxelles, sur le théâtre des Fantai- 
sies Pauisiennes, le 4 décembre 1872, et k Paris, sur le théâtre des 
Folies Dramatiques, le 31 février 1873. 



iOXJS PK.ESSE 



FOYERS 

ET 

COULISSES 



HISTOIRE DE TOUS LES THEATRES DE PARIS 



Cet ouvrage comprendra environ 

20 livraisons in-32 jésus; chaque livraison sera orhco 

(les photographies des principaux artistes. 

LA PREMIÈRE LIVRAISON: 

LES BOUFFES PARISIENS 

avec les photographies de 

M^^^ JUDIC ET PESCHARD 

Est en vente au prix de 1 fr. 50 



t^lieby. — linpr. Paul Dupont ei C'", v^o ua iiac-d'Asnières, 12. 



NOUVELLE ÉDITION 



LA FILLE 



DE 



MADAME AN&OT 

OPÉRA-COMIQUE EN TROIS ACTES 

PAROLES DE 

MM. GLAIRVILLE, SIRAUDIN ET KONING 

MUSIQUE DE 

M. CH. LECOCQ. 




PARJS 

TRESSE, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

GALERIE DE CHARTRES, 10 ET 11 
AU PALAIS-ROYAL 

BRANDUS ET Gi«, ÉDITEURS DE MUSIQUE 
103| rue de Richelieu. 

Tous droits réserréi. 



PERSONNAGES. 



à Paris. à Bi nielles. 

CLAIRETTE ANGOT M^"'"^ Paola Marii':. Luigini. 

M"' LANGE LEbtLAUZAS. 1)i;sci.aiza8. 

PUMPONNET MM. Ph. Dlpin. Jolly. 

AiN'(;K PITor Wi:m)Asti, Mario w idmer. 

LAPxlVAUDlLllE LUCO. Cha.mbj.ky. 

TllÉMTZ HAYMÉ. TOLZt. 

CADET Vavaseiti. NoÉ. 

liUTEl X Hel'zly. bLiiiiJU. 

GUll.LAUMi: JlAUlT. OMETZ. 

LOUCIIMll) Lier UN. i:KNorrB. 

UN oiFicir.n spifii. nok. 

UN CABAUETIEU AiiTiiis. 

UN INCUOYAIîLE Martin. Berlaimoxt. 

AMARANTllE M»»^» TOUUOLZE. I)EI.(;I'..ME. 

JAVOTTE E. JUI.LIEN. BOURGLOII. 

Tiii:iu:sE minne. Loms. 

CYDALISE FlEHY. SavigNY. 

MANON IJ. ur.ETY. 

M" DUCOUDUAY Daubigny. Mali iivillb. 

IIEKBIILIN M. DonDAN. Cafiben. 

IILIISILIE DuvriiNAT. Camille. 

BABET ALIÉRY. PAULINE. 



Forts de la halle, conspirateurs, hussards, incroyables, 

BOURGEOIS, MERVEILLEUSES, DaMLS DE LA BaLLE, BOURGKOISES. 



Pour la partition et toute la musique, s'adresser à MM. Brandu: 
et Ce, éditeurs de musique, 103, rue de Richelieu. 



LA FILLE 

DE MADAME ANGOT 

ACTE PREMIER 

Le théâtre représente un petit coin du carreau de la halle. ~ Les 
maisons au fond disparaissent sous les affiches, les murs en sont 
couverts... On lit de tous côtés: Propriété nationale à vendre; Jardin 
de Tivoli, Jardin d'Idatie, Bagatelle et toutes les affiches dutemps. — 
A la gauche du public (Toutes les indications sont prises de la gauche 
du spectateur), une boutique de perruquier avec cette enseigne. 
Pomponnet^ perruquier-barbier. — A droite, une autre boutique 
avec cette enseigne: Clairette, fleuriste. — Los deux boutiques sont 
fermées; on jit sur une pancarte aux deux portes: Fermée pour 
cause de mariage. 



SCÈNE PREMIÈRE 
BUTEUX, CADET, GUILLAUME, JAVOTTE, THÉRÈSH 

Forts et DAMt:S de LAHALLK, tous endimanchés, ensuite POM- 

PONNET et BABET. 

INTRODUCTION. — LA NOCE. 

CHŒUR. 

Bras dessus, bras dessous. 
Tous ensemble 
Qu'on se vasscmble 



2 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Bras dessus, bras dessous, 

Rendons-nous 
Près des nouveaux époux ! 

TOUS LES IîO."\irUES, se rendent à gauche. 

Oh là! Pomponnet, oh là ! 

POMPONNET, paraissant à la fenêtre. 

Me voilà, me voiià ! 

TOUS. 

Vive le marié ! 

POMPONNET. 

Grand merci, je descends. 

BUTEUX. 

Est-il pressé! 

CADET. 

Je le comprends. 

TOUTES LES FEMMES, appelant à droite* 

Clairette, Clairelle, Clairette! 

BABET, paraissant à la fenêtre. 

Mademoiselle n'est pas prête ! 

TOUS. 

Comment! encore à sa toilette? 

BABET. 

Nous sommes en train d'arranger 
Son bouquet de fleur d'oranger. 

POMPONNET, qui vient d'entrer en grand costume de marié et un gros 
bouquet à son côté. 

De la fleur d'oranger, 
Vous parlez, me voilà! 
La fleur d'oranger, ah! 
A moi cette fleur-là ! 

COUPLET. 

Aujourd'hui, prenons bien garde 
A ce bouquet plein d'appas, 
.le permets qu'on le regarde 
Mais que l'on n'y touche pas! 
Seul je prétends en cachette 



ACTE PREMIER 

Le tenir en mon pouvoir 
Et je nie fais une fête 
De le détacher co soir I 

Ah ! d'avance 

Quand j'y pense! 

Quel effet 

Gela me fait! 

ENSEMBLE. 

LE CHOEUR. POMPONNET. 

Quand d'avance Ah I d'avance» 

Il y pense, Etc., etc. 

Ahl quel effet 
Ca lui fait. 

o 

POMPONNET. 

Je Tentends, elle soupire, 
Sans même savoir pourquoi, 
Son bouquet semble me dire 
Grâce pour elle et pour n.oi 1 
Mais une double conquête 
Me livrant femme et bouquet, 
De l'innocente Clairette 
Fait madame Pomponnet! 
Ah! d'avance, etc., etc.. 

REPRISE DE L'ENSEMÇLE, 

BABET. 

Yoici h mariée ! 

POMPONNET. 

Ah 1 c'est elle ! 

TOUS. 

Silence ! 
SCÈNE II 
Les Mêmes, CLAIRETTE et ses Demoiselles d'honneur 

CHŒUR. 

Beauté, grâce et décence 
Modèle d'innocence 1 \ 



4 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

La voiià! 
Mais encore embellie ; 
Voyez qu'elle est jolie 
Sous ce costume-là ! 

«Tendant toute la scène, Clairette doit avoir les yeux baissés et tout Vem- 

barras d'une Agnès.) 

LES HOMMES, 

Viens embrasser tes pères! 

LES FEMMES. 

Viens embrasser les mères! 

POMPONNET. 

Pour la chi fonner, grand merci! 

(à Clairette.) 

N'embrassez que votre mari ! 

CLAIRETTE. 

Non, ce serait me chiffonner aussi! 

CADET. 

Elle a raison, arrière! 

(il fait pirouetter Pomponnet.ï 
JAVOTTE. 

Eh bien? Clairette, 
Que dis-tu de ce jour de fête? 

CLAIRETTE. 

Ce que j'en dis? 

LES FEMMES. 

Sans embarras, allons, parle ! 

CLAIRETTE. 

Je ne sais pas! 
ROMANCE. 

L 

Je vous dois tout, moi, l'enfant de la halle , 

Vous m'avez dit :Il faut te marier, 

Et par devoir, tendresse filiale, 

J'ai consenti sans me faire prier. 

Mais je ne sais à quoi cela m'engage, 

Si ça me plaît, ou si ça me dépîaît. 

Que dire liolas! dire liu mariage, 

Je ne sais pas seulement, ce que c'est ! 



ACTE PREMIER 

EN CHŒUR. 

Que d'innocence cl de candcuri 

POMPONNET. 

Elle ne sait rien, quel bonheur ! 

CLAIRETTE. 
II. 

J'étais restée à trois ans orpheline, 

Vous nn'avoz fait tout apprendre, excepté 

Que du mari que le sort lui destine 

La femme doit subir l'autorité. 

Pour nous charmer en nous donnant un maître, 

Le mariage a, dit-on, maint secret; 

Et j'en serai très-contente peut-être 

Quand seulement je saurai ce que c'est! 

CHŒUR. 

. Que d'innocence et de candeur 1 

BUTEUX. 

Eh bien! partons sans plus attendre! 

CADET. 

Il est trop tôt, en vérité, 
Nous ne pouvons encore nous rendre 
A la municipalité. 

POxMPONNET . 

Ah! pour moi, dans cette journée, 
Chaque minute est une année, 
Rendons nous y tout doucement. 
Dans le temple de l'hyménée 
J'attendrai plus patiemment. 

REPRISE DU CHŒUR. 
Bras dessous, etc. 

SCÈNE III 
Les xMémes, AMABANTÎIE. 

AMARANTHE, accourant. 

Arrêtez. 

POMPONNET. 

Comment? 



6 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

AMARANTHE, àPomponnet. 

Un obstacle pour le moment, 
S'oppose à votre mariage. 

TOUS. 

Un obstacle. 

POMPONNET. 

ciel! je frémis! 

AMARANTHE. 

Rassurez-vous, mais je ne puis, 
Rien vous dire devant Clairette. 

(a Clairette.) 

Rentre chez loi, mais reste prêle, 

Il ne s'agit que d'un relard; 

Nous viendrons te chercher plus tard ! 

CHOEUR GÉNÉRAL. 

Quel est donc ce mystère? 
Nous allons l'éclaircir, j'espère; 
Mais pour le moment, je sais bien 
Que c'est à n'y comprendre rien! 

(Pendant ce dernier chœur, on a fait rentrer Clairette que Babet seult 
a suiyîe.) 



SCÈNE IV 
Les Mêmes, moins CLAIRETTE et BABET. 



GUILLAUME. 

Voyons, qu'est-ce que c'est donc? 

TOUS. 

Parle ! 

BUTEUX. 

Tu nous fais bouillir ! 

POMPONNET. 

Je dessèche. 

AMARANTHE. 

Eh ben, mes enfants, nous sommes dans de jolis draps! 

CADET. 

Mais dans quels draps donc ([ue nous sommes? 



ACTE PREMIER 7 

AMARANTHE . 

Vous vous rappelez tous, que lorsque cette pauvre madame 
Angot a passé de vie à trépas, pauvre comme une Madeleine, 
elle qui avait été si riche, et n'ayant plus au monde qu'une 
petite fille née au sérail de Gonstantinople...? 

TOUS. 

Ehben?ehben? 

AMARANTHE. 

Eh ben, nous n'avons pas hésité une minute... Nous nous 
sommes dit: Puisqu'elle n'a plus ni père ni mère, elle sera 
l'enfant de la halle... Et ça une fois dit. (Aux hommes.) vous 
êtes tous devenus ses pères, (Aux femmes.) et nous sommes 
toutes devenues ses mères ! 

THÉRÈSE. 

Pardine, si nous savons ça ! 

GUILLÂUME- 

A quoi bon nous le rappeler? 

AMARANTHE. 

Eh bon î mes petits agneaux, ce jour-là... rious avons fait 
une bêtise ! 

TOUS. 

Une bêtise? 

AMARANTHE. 

Comme elle ne possédait pas d'acte civil, nous sommes al- 
lés à la n^unicipalité et avons déclaré à l'autorité que la petite 
était l'enfant de monsieur et madame Angot. 

TOUS. 

Eh ben? 

AMARANTHE. 

Eh ben ! la petite fille avait trois ans, et il y en avait cinq 
que le père Angot était défunt ! 

TOUS. 

Ah! 

AMARANTHE. 

Nous n'avions pas réfléchi àça, et depuis, personne ne s'en 
était seulement douté. Mais hier, un billet anonyme a é(é 
adressé à la municipalité. Le billet disait ça. On a été aux 
preuves, on a consulté les registres, et c'était vrai : Clairette 
est venue au monde deux ans après que son père en était 
sorti ! 

POMPONNET. 

Comment, ma femme n'est pas !a fille de son père ? Mais 
alors, de qui donc est-elle la fille ? 



g LA FILLE DE MADAME ANGOT 

AMARANTHE. 

Dame! puisque sa mère était alors au sérail de Constanti- 
nople... c'est peut-être la fille du Grand Turc! 

POMPONNE T. 

Ma femme aurait du truc... du Turc dans le sang!... J'épou- 
serais la fille d'un pacha à trois queues!... Quel honneur 
pour un perruquier! 

BUTEUX. 

Qu'est-ce que ça fait au maire ça ? 

AMARANTHE. 

Au maire? Ça ne lui fait rien !... mais il dit qu'il faut ahso. 
/ament que nous lui trouvions un autre père ! 

TOUS. 

Ah! 

AMARANTHE. 

A moins que le futur se contente de celui-là. 

POMPONNET. 

Moi?... qu'est-ce que ça me fait? Est-ce que j'épouse son 
père?... Est-ce qu'en l'épousant je n'épouse pas un trésor? 

GUILLAUME. 

Oh ! ça, tu peux t'en vanter ! 

JAVOTTE. 

Chargés de lui servir de parents, nous n'avons pas regardé 
à la dépense... 

CADET. 

Elle a reçu une éducation de marquise ! 

AMARANTHE. 

Tu peux dire de duchesse, et dans le premier pensionnat 
do Paris. 

THÉRÈSE. 

Aussi c'est sage, c'est modeste, c'est innocent ! 

POMPONNET. 

Oh! pour innocente... elle est même trop innocente. 

CADET. 

Tu t'en plains ? 

POMPONNET. 

Oui, parce que ça l'empêche de me regarder. 

JAVOTTE. 

Quelle différence avec sa mère ! 

POMPONNET. 

Ah çà 1 mais, puisque vous l'avez connue, cette fameuse 



ACTE PREMIER 9 

madame Angot, est-ce que c'est vrai tout ce qu'on raconte 
sur elle ? 

AMARANTHE. 

Si c'est vrai, écoute ça, fiston. 

COUPLETS. 

I. 

Marchande de marde, 

Pour cent mille raisons 

Elle était adorée 

A la halle aux poissons. 

Jours, fêtes et di lanches, 

Quand on l'asticoiait, 

Los deux poings sur ses hanches, 

Elle se disputait. 

Très-jolie, 

Peu polie, 
Possédant un gros magot; 

Pas bégueule. 

Forte en gueule, 
Telle était madame Angot! 

TOUS. 

Très-jolie, 
Etc.. etc. 

AMARANTHE. 
IL 

En ballon elle mont»?, 
La voilà dans les airs ; 
Et plus tard elle affronte 
Les mers et les dése: Is. 
Au Malabar, captive, 
La croyant veuve, hcias ! 
On veut la brûler vive, 
C'est la mode là-bas ! 

Folle et grave, 

Elle brave 
Ballon, tempête et fagot; 

Le tonnerre 

N'eût pu faire 
Reculer la mère Angot 



iO LA FILLE DE MADAME ANGOT 

TOUS. 

Folle et grave, 
Etc., etc.. 

AMARANTHE. 
IIL 

Enfin, toute sa vie, 
Elle a voyagé, mais 
C'est surtout en Turquie, 
Qu'elle eut un vrai succès. 
Malgré ses cinq cents femmes, 
Le sultan, certain soir, 

Brûlant de mille flammes 

Lui jeta le mouchoir ! 

Très-jolie, 

Etc., etc.. 

POMPONNET. 

Comment ! le Grand Turc a cinq cents femmes, et moi je 
n'en ai pas encore ! Vite à la municipalité! (Bruit au dehors.) 

BUTEUX. 

Qu'est-ce qui se passe donc là-bas ? 

AMARANTHE. 

Ah ! vive Dieu ! c'est cet aventurier d'Ange Pitou! 

GUILLAUME. 

Comment il est sorti de prison ? 

THÉRÈSE. 

Est-ce qu'il n'en sort pas toujours? 

CADET. 

Ça, c'est vrai que je ne sais pas comment il fait son compte; 
mais toutes les semaines on l'arrôle, et trois jours après on 
le retrouve chantant sur la place publique ! 

JAVOTTE. 

Et de jolies chansons! 

AMARANTHE. 

Des chansons contre le Directoire! 

POMPONNET. 

S'il ne s'en prenait qu'au Directoire, ça m'affligerait, parce 
que je suis le perruquier de mademoiselle Lange, la quasi 
reine du moment. Mais, non content de ça, vous savez que ce 
scélérat de Pitou s'avise de tourner autour de ma tiancéc ! 



ACTE PREMIER M 

BUTEUX. 

Oh ! pour ça, mon garçon, tu peux dormir tranquille. 

GUILLAUME. 

Nous sommes là, nous ! 

LES FEMMES. 

Et nous donc ! 

POMPONNET. 

C'est juste; ce n'est pas quand une fille a autant de porcs 
n d:) mères, qu'un séducteur est à craindre pour son mari, 

(Nouveau brait au dehors.) 

JAVOTTE. 

Les voilà qui se... séparent... 

THICRÈSE. 

Ange Pitou vient de ce côté ! 

GUILLAUME. 

Ne Tattendons pas, partons!' 

CADET. 

Au contraire, il faut qu'il sache que Clairette ^e marie! 

ANGE PITOU, au dehors. 

Oui, oui, c'est convenu! Dans une heure, à la place ordi- 
naire ! (Entrant.) ct je VOUS cu Chanterai de toutes les cou- 
leurs i 



SCÈNE V 
Les Mêmes, ANGE PITOU. 



BUTEUX. 

Te v'ià donc sorti de prison, toi? 

ANGE PÎTOU, 

Tiens, toute la halle endimanchée ! 

GUILLAUME. 

On ne finira donc pas par te pendre? 



12 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

ANGE PITOU. 

Jamais, Guillaume, jamais! J'en suis à ma cinquantième 
arrestation. Libre aujourd'hui, je serai peut-être arrêté ce 
soir; mais on me relâchera demain et toujours comme ça ! 

CADET. 

Mais qui donc es-tu? 

ANGE PITOU. 

Les uns disent que... je n'ai pas de famille; les autres que 
j'appartiens à M. de Rohan ; tout le monde connaît mon his- 
toire excepté moi, qui ne sait ni qui je suis ni d'où je viens. 
Mais pourquoi donc tous ces bouquets ? 

AMARANTHE. 

Nous sommes de noce. 

ANGE PITOU. 

Bah! 

BUTEUX. 

Et voilà le futur I 

ANGE PITOU. 

Tiens, c'est cet imbécile de Pomponnetl 

POMPONNET. 

Citoyen ! 

ANGE PITOU. 

Mes compliments sincères... 

POMPONNET. 

Je reçois les compliments, mais le nom d'imbécile je no 
l'accepte pas ! 

ANGE PITOU. 



Je le relire. 
A la bonne heure î 
Et vous épousez ? 
Notre fille, 
L'enfanl Je la halle. 
Clairette 1 



POMPONNET. 



ANGE PITOU. 



CADET. 



AMARANTHE. 



TOUS. 



ACTE PREMIER 13 

ANGE PITOU. 

Clairette!... Ah! c'est Clairette!... (s'inciinant devant Pom 
ponnet.) Mes complimonts réitérés... 

BUTEUX. 

Et à ce propos, mon garçon, je suis bien aise de te dire 
que l'honnenr de notre gendre nous est aussi précieux que 
le nôtre. 

CADET. 

Et que si jamais un godelureau venait roucouler près de 
madame Pomponnet... 

GUILLAUME. 

C'est à nous qu'il aurait affaire... 

TOUS LES HOMMES. 

A nous tous ! 

ANGE PITOU. 

Pourquoi me dites-vous ça ? 

CADET. 

Pour que tu le saches. Et maintenant, les enfants, partons 1 

TOUS. 

Partons I 

REPRISE DU CHŒUR. 
Très-jolie, peu polie, etc. 

SCÈNE VI 

ANGE PITOU, seul. 

Ah ! elle se marie... malgré toutes ses promesses... malgré 
la menace que je lui ai faite de me tuer, si elle épousaii/cel 
imbécile... elle Tcpouse... Eh bien, soit! Dieu merci, les 
consolations ne me manqueront pas ! Témoin ce billet qu'une 
vieille femme m'a remis à la sortie du Petit Châtelet. (Lisant.) 
« Citoyen, trouvez-vous demain à quatre heures à votre place 
» ordinaire, en face le portail de Saint-Germain-l'Auxerrois. 
» La personne qui vous remet ce billet viendra vous y cher- 
» cher et vous la suivrez quand elle vous aura dit : Je viens 
» de la part de celle qui veille sur vous ! » Celle qui veille 
sur moi, c'est une femme! 

RONDEAU. 

Certainement j'amiais Clairette; 
Mais dois-je mourir de chagrin. 



14 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Quand peut-être une autre conquête 
Peut me venger de son hymen? 

Ce billet parlant à mon âme 
D'un style qui n'est pas commua, 
Pour trahir une noble dame 
Exhalft le plus doux parfum ! 

Certainement j'aimais Clairette, 
Et, certes, je n'ai pas changé. 
Certainement je la regrette, 
Mais une autre m'a protégé I 

Cela prouve qu elle est puissante ! 
Or, sans beauté pas de pouvoir 1 
Conclusion : elle est charmante ; 
Oh ! que je brûle de la voir ! 

Certainement j'aimais Clairette ; 
Mais elle se marie, hélas ! 
Faut-il qu'un scrupule m'arrête, 
Quand elle-même n'en a pas! 

Et puis l'inconnu, le peut-être 
Ont pour nous un charme divin. 
Et l'inconnu, pour le connaître, 
Au rendez-vous j'irai demain I 

Mais sans renoncer à Clairette, 

A sa conquête 

Qui me plaît. * 
El nous verrons lorsque Clairette 
Sera madame Pomponnet. 

ANGE PITOU. 

Qiie vois-je ? 



SCÈNE VII 
ANGE PITOU, CLAIRETTE, BABET. 

CLAIRETTE à Babet. 

Tu as bien compris^ veille sur nous I 

BABET. 

Mais, mamzelle, vous n'y pensez pas 



ACTE PREMIER 15 

CL AIRE f TE. 

Tiens-toi sous les piliers, là-bas, et si tu les vois revenir, 
accours vite ! 

BABET. 

Ah ! le jour de son mariage ! 

CLAIRETTE, marchant résolument à Pitou. 

Eh bien ! vous ne me faites pas compliment de ma toilette? 

ANGE PITOU. 

Ah ! elle est forte, celle-là ! 

CLAIRETTE. 

A propos, je la sais, votre chanson. 

ANGE PITOU. 

Ma chanson ? 

CLAIRETTE. 

Oui, la nouvelle ... celle que vous m'avez donnée il y a 
trois jours... Oh 1 elle est bien méchante ! 

ANGE PITOU. 

Il s'agit bien... Gomment, Clairette, c'est quand je vous vois 
sous ce costume. 

CLAIRETTE. 

Ah! oui, je comprends, vous n'aimez pas ce costume-là? 

ANGE PITOU. 

A vous parler franchement... 

CLAIRETTE. 

Le fait est que je devrais être mariée à Theure qu'il est... 

ANGE PITOU. 

Mariée?... 

CLAIRETTE. 

Mais j'ai trouvé un moyen de retarder la cérémonie. 

ANGE PITOU. 

Elle est retardée?... 

CLAIRETTE. 

Malheureusement mon moyen n'a qu'à moitié réussi. 

ANGE PITOU. 

Alors? ^ 

CLAIRETTE. 

Alors, il faut en chercher un autre. 



46 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

ANGE PITOU. 

Si j'étais à votre place il serait vite trouvé I 

CLAIRETTE. 

Vous en avez un ? 

ANGE PITOU. 

Un bien simple : dire que nous nous aimons 

CLAIRETTE. 

Mais c'est vous-même qui ne le vouliez pas! 

ANGE PITOU. 

01) ! cortainomenf, je no voulais pas que vous parliez de 
n.0', de moi qui ne suis rien, qui n'ai rien; mais vous, vous 
pourriez refuser l'affreux mari qu'on vous donne... 

CLAIRETTE. 

Affreux ! D'abord Pomponnet n'est pas affreux... il est môme 
très-gentil, Pomponnet. 

ANGE PITOU. 

Ah ! vous trouvez ? 

CLAIRETTE. 

Et puis j'ai déjà refusé dix-neuf prétendus, et vous savez 
bien que pour me faire accepter ccîui-là, mes père^ et mères 
m'ont dit qu'il y allait do leur bonlieur ; que je n'avais aucun 
motif de refuser, et que n je refusais je les réduirais tous au 
désespoir; que puis-je faire? Je leur dois tout à ces braves 
gens. 

ANGE PITOU. 

Alors vous vous marierez par reconnaissance? 

CLAIRETTE. 

Oh! non, ça n'ira pas jusqiuvlà! d'autant p^us que vous 
m'avez dit que si je me mariais vous vous tueriez! 

ANGE PITOU. 

Oh! pour ça! 

CLAIRETTE. 

Vous le feriez, je le sais bien... aussi voyez mon embar- 
ras: si je ré[)oi!se vous vous tuez; si je ne l'épouse pas, je 
désespère toute ma famille Ah! si ma mère s'était trou- 
vée à ma place !..... 

ANGE PITOU. 

Madame Angol? 



ACTE PREMIER 17 

CLAIRETTE. 

C'est elle qui n'aurait pas été embarrassée. 

ANGE PITOU. 

Qu'aurail-elle pu faire? 

CLAIRETTE. 

C'est ce que je cherche! 

ANGE PITOU. 

Cherchons ensemble ! 

DUO. 

ENSEMBLE. 

Pour être fort on se rassemble, 
Et ce moyen que nous cherchons, 
En le cherchant tous deux ensemble, 
Peut-être nous le trouverons! 

CLAIRETTE. 

D'abord, je puis tomber malade! 

ANGE PITOU. 

Vous avez Tair de vous porter si bien. 

CLAIRETTE. 

Certes, c'est un mauvais moyen. 

ANGE PITOU. 

Une inutile reculade. 

CLAIRETTE. 

Non, non, non, ce n'est pas cela; 

Madame Angot n'aurait pas trouvé ça! (bis.) 

ENSEMBLE. 

Madame Angot n'aurait pas trouvé çal 

ANGE PITOU. 

Voilà peut-être quelque chose : 
Si j'assommais votre futur époux? 

CLAIRETTE. 

L'assommer! 

ANGE PITOU. 

Hein ? que dites-vous » 

De ce moyen que je propose? 



18 ^LA FILLE DE MADAME ANGOT 

CLAIRETTE. 

Non, non, non, ce n'est pas ça; 

Madame Angot n'aurait pas trouvé ça! (v/.s 

ENSEMBLE. 

Madame Angot n'aurait pas trouvé ça! 

ANGE PITOU. 

Si vous disiez à Pomponnet : 
Renoncez à ma mam vous-même; 
Ou bien avec celui que j'aime, 
Je vous tromperai. 

CLAIRETTE. 

Ça se fait, 
Mais ça ne se dit pas ! 

ANGE PITOU. 

Hélas! hélas 1 
Nous ne trouverons pas! 

CLAIRETTE. 

Consolez-vous, laissez-moi faire, 
Si rien ne vient rompre celte union ; 
Au moment où monsieur le maire,. 
Me dira la phrase ordinaire: 
Répondez: Oui. Je dirai: NonI 

ANGE PITOU. 

Vous direz : Non? 

(bis.) 

CLAIRETTE. ' 

Je dirai : Non ! 

ANGE PITOU. 

Ah! tant de charme et d'audace; 
Il faut que je vous embrasse. 

CLAIRETTE. 

Non, monsieur, daignez songer 
A mon bouquet d'oranger. 

ANGE PITOU. 

Ce bouquet, lorsque j'y songe, 
C'est pour en faire un mensonge; 
Clairette, un baiser de vous 
Ou je meurs à vos genoux! 



ACTE PREMIER 19 

ENSEMBLE. 

CLAIRETTE. 

Non, non, laissez-moi, de grâce? 
J^^ ne veux pas que Ton m'embrasse, 
Piton craignez mon courroux; 
Ahl monsieur que faites-vous? 

ANGE PITOU. 

Non, non, pour lui pas de grâce, 
11 faut qoe je vous embrasse; 
Clairelle, un baiser de vous. 
Ou je meurs à vos genoux. 

/A la f;n du duo, au moment où Ange Pitou embrasse Clairette, Larîvaudière et 
Louchard paraissent au fond. Les deux amoureux jettent un cri et se sau- 
vent, Ange Pitou par la gauche, Clairette rentre dans la maison.) 



SCÈNE Vin 
larîvaudière, louchard. 

larîvaudière. 

Ehî ebî nous effarouchons des tourtereaux 

LOUCHARD, regardant à gauche. 

Mais cet homme qui se sauve c'est lui!... 

larîvaudière. 
Qui? lui? 

LOUCHARD. 

Celui dont nous parlions, Ange Pitou . 

larîvaudière. 
Le chansonnier réactionnaire? 

LOUCHARD. 

Lui-même, j'en suis sûr! 

LARIVAUDIERE. 

Ainsi, Ton ne m'avait pas trompé, il est libre!,.. 

LOUCHARD. 

Que voulez-vous?... cela tient du prodige!.. Nous avons 



20 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

beauTarrôler, lo conduire au bureau central, le i rainer devant 
1' s juges, le claquemurer dans un cachot; il se moque de 
tout cela, les juges l'acquittent ou son cachot s'ouvre; je 
crois que cet homme est le diable! 

LARIVAUDIÈRE. 

Oui, le diable ; et il est libre, c'est grave, c'est très-grave. 

LOLCHARD. 

Pourquoi faire à ses chansons l'honneur de si fort les 
écouter? 

LARIVAUDIÈRE. 

D'abord, parce qu'elles sont très-dangereuse. Chansonnier 
rractionnaire et nomade, il ameute contre le Directoire toute 
la populace des halles et-des carrefours. Mais ce n'est pas ça 
qui m'inquiète, j'ai su par un de mes valets que j'avais chargé 
de le faire parler qu'il est intruii de mes relations avec made- 
moiselle Lange. 

LOUCHARD. 

Comment il saurait? 

LARIVAUDIÈRE. 

Ne me disais-tu pas que c'était le diable? Et comprends-tu 
ce qu'une chanson faite par lui en ce moment sur mes amours 
avec la favorite de Barras pourrait amonceler d'orages sur 
ma tête! 

LOUCHARD. 

Diable ! diable ! diable 1 

LARIVAUDIÈRE. 

Mon projet était d'alier le voir dans son cachot au Petit- 
Chatelel, j'avais même trouvé un moyen de lui donner le 
change. 

LOUCHARD. 

Ah vous aviez trouvé 

LARIVAUDIÈRE. 

Tu sais que j'ai pour rival et compétiteur dans mes entre- 
prises financières cet imbécile de Lavaujon? C'était sur lui que 
je voulais faire tomber les soupçons de cet Ange Pitou. 

LOUCHARD. 

Eh ! mais... 

LARIVAUDIÈRE. 

Ail besoin môme, j'aurais payé son silence, mais à pré- 
sent 

LOUCHARD. 

Ma foi, l'occasion vous sert à merveille, Ange Pitou revient 
de ce côté. 



ACTE PREMIER 21 

LARIVAUDIÈRE. 

Laisse-nous; mais ne t'dloigne pas! Si, malgré mes offres 
il persévérait dans Tintenlion de me nuire... 

LOUCHARD. 

Nous rarrêlcrions encore, mais il serait délivré deuiain 

Le voilà je vous laisse.... 



SCÈNE IX 
ANGE PITOU, LARIVAUDIÈRE, 

ANGE PITOU, entrant au pioment où sort Loucliard. 

Enfin, ils se séparent I 

LARIVAUDIÈRE, à part. 

Diable, comment entamer ?... 

ANGE PITOU, à part. 

Eh bien! est-ce que celui-là ne va pas s'en aller? 

LARIVAUDIÈRE, à part. 

Bah! avec de l'or! (Allant à lui.) N'est-ce pas au chansonnier 
populaire, au célèbre Ange Pitou, que j'ai l'honneur 

ANGE PITOU. 

Oui, citoyen, 

LARIVAUDIÈRE, souriant. 

Recevez mes félicilations. [J'estime fort votre talent et je 
partage vos convictions. 

ANGE PITOU. 

Ah! Et OÙ prenez-vous mes convictions? 

LARIVAUDIÈRE. 

Dans vos chansons ! 

ANGE PITOU. 

Pcuh! 

LARIVAUDIÈRE. 

Elles sont admirables ! 

ANGE PITOU. 

Grand merci! 



22 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE. 

Se moquer des ridicules, signaler les abus, flétrir les in- 
trigants, c'est bien, c'est beau, c'est brave; et tenez, à ce 
propos j'ai peul-ctre à vous donner un sujet de chanson. 

ANGE PITOU. 

Ça ne m'étonne pas. De nos jours l'inlrigue donne beau- 
coup de sujets. 

LARIVAUDIÈRE. 

Vous avez entendu parler des nouvelles amours de la favo- 
rite avec le financier Lavaujon. 

ANGE PITOU. 

Vous croyez ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Je connais toute celle intrigue, et si vous voulez faire 
une chanson là-dessus... 

NGE PITOU. 

Elle est faite. 

LARIVAUDIÈRE. 

Déjà? 

ANGE PITOU. 

Il y a trois jours, avant ma dernière arrestation, je comptais 
même sur elle pour me faire arrêter de nouveau. 

LARIVAUDIÈRE. ' 

Ah bah ! déjà faite ! 

ANGE PITOU. 

Par exemple, nous ne sommes pas du tout d'accord... 

LARIVAUDIÈRE. 

Comment? 

ANGE PITOU. 

Vous accusez de cette intrigue cet imbécile de LavaujoUj 
et moi j'en accuse ce coquin de Larivaudière! 

LARIVAUDIÈRE. 

Hein ! vous osez dire?.. 

ANGE PITOU. 

Oh! je suis bien renseigné. Mademoiselle Lange, la co- 
médienne du théâtre Feydeau, est pour l'instant la favorite 



ACTE PREMIER 23 

de Barras, et en même temps... comment dire cela?... en 
même temps la protégée de Larivaudière. 

LARIVAUDIÈRE. 

Monsieur 

ANGE PITOU. 

l{t c'est par elle que Larivaudière obtient» de Barras les 
biens promis à Lavaujon, 

LARIVAUDIÈRE. 

Savcz-vous à qui vous parlez, monsieur? 

ANGE PITOU. 

Non; mais à qui donc? 

LARIVAUDIÈRE. 

Je suis Larivaudière. 

ANGE PITOU. 

5» 

Larivaudière 1 

DUO. 

ENSEMBLE. 

Sd,7^uff ' î Larivaudière. 

Vrai, je ne m'attendais ) 
Vous ne vous attendiez) S^^^^'® 
A cette rencontre-là. 

ANGE PITOU. 

Ah ! ah ! ah 1 ah I 

LARIVAUDIÈRE. 

Quoi, vous ^iez de cela? 



LA FILLE DE MADxVME ANGOT 
REPRISE, 

Eh! quoi c'est | Laiivaudiere. 
Oui, je SUIS i 
Etc., etc.. 

ANGE PITOU. 

Ah ! ah ! ah ! ah ! 

LÂPaVAUDlÈRE. 

Ne riez pas de cela ! 

ANGE PITOU. 

Croyez que j'ignorais 

LARIVAUDIÈRE. 

Eh bien, là, sans co!ère, 
Voulez-vous arranger l'atfaire 
Et chaijo-er dans votre chanson 
Larivaudière en Lavaujon? 

ANGE PITOU. 

Ça ne rimerait plus 



LARIVAUDIERE. 

Nous devons nous entendre; 
Si je vous offrais mille écus ? 

ANGE PITOU. 

Vous voulez m'acheter? Je ne suis pas à vendre!. 

LARIVAUDIÈRE. 

Eh bien I cinq mille écus ? 

ANGE PITOU. 

Non plus 

LARIVAUDIÈRE. 

Aiors dix mille écus? 

ANGE PITOU. 

Dix mille? 

LARIVAUDIÈRE. 

Affaire f.iilc I 



ACTE PREMIER 25 

ANGE PITOU. 

Dix mille écus, c'est la dot à Clairette ! 
Si je remplaçais Pompoimet? 

LARIVAUDIÈRE, à part. 

A merveille, il hésite! (Haut.) Allons, repjiiiiez iiei. 
D.x mille? 

ANGE PITOU. 

Non I 

LARIVAUDIÈRE* 

Quinze mille? 

ANGE PITOU. 

Inutile. 

LARIVAUDIÈRE. 

Allons, j'irai jusqu'à vingt mille ! 

ANGE PITOU. 

Non, ce n'est pas assez ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Pour n'y revenir plus. 
Mon dernier mot est trente mille écus! 

ANGE PITOU. 

Trente mille ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Eh bien? 

ANGE PITOU. 

Oui, j'accepte trente mille ! 

LARIVAUDIÈRE. 

El VOUS changerez la chanson? 

ANGE PITOU. 

Je n'aurai qu'à changer de nom. 

LARIVAUDIÈRE. 

Et vous la chanterez ? 

ANGE PITOU. 

Oui, par touie la ville, 
Mais il faut me payer com{>tant! 



26 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE. 

Chez moi la somme vous attend! 



ENSEMBLE. 

ANGE PITOU. 

Quoi, vraiment Taffaire est faite?.. 

Je puis épouser Glairelte ; 

Car tout s'achète à Paris, 
Pourvu qu'on y mette le prix. 

Amoureux tendre et fidèle, 
Je n'ai, pour épouser ma belle, 

Qu'à changer dans ma chanson 
Larivaudière en Lavaujon. 

LARIVAUDIÈRE, 

Bon, voilà l'affaire faite! 

Ça prouve que tout s'achète. 

Pour tout avoir à Paris, 
Il ne faut qu'y mettre le prix. 

Adieu! le devoir m'appelle ; 
Mais à notre marché fidèle, 

Changez dans votre chanson 
Larivaudière en Lavaujon. 

(Larivaudière sort.) 



SCÈNE X 



ANGE PITOU, puis BABET. 

ANGE PITOU, seul. 

Voyons, monsieur le chansonnier, savez-vous bien ce que 
vous venez de faire là? Tout simplement vendre votre plume... 
la vendre... oui!... Mais ouest le mal? Ce Larivaudière est 
un fripon, mais Lavaujon en est un autre ! Or, fripon pour 
fripon 

BABET, accourant. 

Vite, vite^ voilà toute la noce! Tiens, elle n'est plus là ? 



ACTE PREMIER 27 

ANGE PiTOU. 

Non, va la rejoindre, et dis-lui que le moyen que nous 
cherchions, je l'ai trouvé. 

BABET. 

Bon ! je vais lui dire ! (Bruit au dehors.) 
ANGE PITOU. 

Les voilà ! du courage ! Allons droit au fait I 



SCÈNE XI 



ANGE PITOU, CADET, GUILLAUME, BUTEUX, AMA- 
TUANTHE, JAYOTTE, THÉRÈSE, POMPONNE, ensuite 

CLAIRETTE, à la fenêtre. 



CADET. 

Mais ne vous pressez donc pas puisque nous avons une 
heure devant nous ! 

POMPONNET. 

Mais songez donc que ma future doit s'impatienter; elle ne 
sait pas ce qui a reiardé le mariage, et elle doit craindre 
qu'un obstacle insurmontable ne la prive du bonheur de m'ap- 
partenir?.... 

ANGE PITOU. 

Oh ! si vous n'avez que cette crainte-là? 

BUTEUX. 

Ah! te voilà encore toi ! 

ANGE PITOU. 

Oui, père Buteux, et je vous attendais tous.., 

TOUS. 

\h! 

GUILLAUME. 

Tu nous attendais?.,. 

ANGE PITOU. 

Je n'y vais pas par quatre chemins. En épousant Pompon- 



28 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

net, qu'elle ne peut pas souffrir, Clairette se dévouait à la 
reconnaissance qu'elle vous doit à tous... 

POMPONNET. 

Qu*est-ce qu'il dit? qu'esl-ce qu'il dit? 

CADET. 

Silence !... (a Pitou.) Et toi, fislon, continuel 

CLAIRETTE, paraissant à la fenêtre. 

Quel e^i donc ce moyen qu'il a trouvé? 

ANGE PITOU. 

La vérité est que Clairette et moi nous nous aimons. 

CLAIRETTE, à part. 

Ahl qu'est-ce qu'il dit là? 

ANGE PITOU. 

Si je vous Tai caché jusqu'à ce jour, c'était à cause de ma 
position de fortune; mais les temps sont changés, je suis riche 
aujourd'hui. 

CLAIRETTE, à part. 

Ah bah ! 

TOUS. 

Riche? 

ANGE PITOU. 

J'ai trente mille écus de fortune. 

TOUS. 

Trente mille !... 

ANGE PITOU. 

Donc, ce que vous avez de mieux à faire, c'est de renvoyer 
Pomponnet à ses perruques et de m'accepter en son lieu et 
place. 

POMPONNET. 

Ah! 

TOUS. 

Ah! 

GUILLAUME. 

Eh ben, qu'est-ce que vous diies de ça, vous? 

AMARANTHE. 

C'est-à-dire que depuis quinze ans que je n'ai pas quitte 
le carreau de la halle où j'en ai vu de toutes les couleurs, 
j'en ai jamais vu de celte nuance-là ! 

JAVOTTE. 

Mais en supposant que tu sois aimé de Clairette... 



ACTE PREMIER 20 

POMPONNET. 

Ah ! par exemple. 

JAVOTTE. 

Ça n'est pas, mais supposons-le. 

TOUS. 

Oui, supposons-le. 

JAVOTTE. 

Quoiqu' t'( s? D'où qu' tu viens? Oùsque lu vas? Le sais-t .' 

ANGE PITOU. 

Eh! qu'est-ce qui le sait? Ce que je suis? je suis u. 
Iinmrne... D'cij je viens? du fo.id de la Breiagne où j'ai eu- 
éUvé... Où je vais? à la fortune... puisque hier j'étais pauv.e 
et qu'aujourd'hui j'ai de l'argent ! 

THÉRÈSE. 

Et d'où c' qui t' vient c' t' argent là? 

ANGE PITOU. 

D'une chanson. 

AMARANTHE. 

C'est une chanson qui te rapporte 30,000 écus ? 

TOUS. 

Une chanson! 

AMARANTHE. 

Ah çà! décidément, est-ce que tu nous prends pour des 
oies? 

ANGE PITOU. 

Mais quand je vous jure... 

CADET. 

* Et quand bien même! Es-ce que tu crois que notre fille est 
à vendre comme ta chanson ? 

ANGE PITOU. 

Mais puisque je vous dis qu'elle n'aime pas Pomponnetl..» 

POMPONNET. 

Oh ! mais, c'est révoltant 1 

CADET. 

Tais-toi, nous allons tirer cette affaire-là au clair I 

BUTEUX. 

Oui, faut savoir de quoi y retourne. 



30 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

CADET. 

Et quant à loi, retiens bien ces paroles: si elle t'aime, nous 
le cassons les reins ! 

CLAIRETTE. 

Ah! qu'est-ce que j'entends là? (Elle quitte la fenêtre.) 

BUTEUX. 

Et si elle ne l'aime pas, nous te les cassons tout de même 
pour avoir dit qu'elle l'aimait, (ils entrent à droite.) 

ANGE PITOU, à lui-même. 

Èh bien, me voilà joli garçon ! j'ai bien travaillé ! 

POMPONNET, sur le point de sortir le dernier, revenant sur ses pag. 

Oui, si elle t'aime... 

ANGE PITOU. 

Morbleu ! 

POMPONNET, se sauvant. 

Pas moi ! pas moi ! (sur le pas de la porte.) Ils te casseront 
les reins! 



SCÈNE XII 



ANGE PITOU, seul. 

Eh bien ! je ne l'aurai pas volé ! Ah ! tu vends tes chan- 
sons!... Gredin 1... imbécile !... bélître!... Tu crois qu'on n'a 
qu'à posséder de l'argent pour avoir tout ce qu'on désire?.. 
Et qu'est-ce que j'avais besoin d'asheter le bonheur quand il 
venait de lui-même s'offrir à moi ... et gratis?... Est-ce qu'elle 
me demande 30,000 écus... elle ... que j'ai oubliée ?... elle, 
ma bienfaitrice, ma généreuse inconnue? ... Ingrat! ... idiot!... 
Va maintenant changer tes couplets!... Va chanter les vertus 
de Larivaudière!... Ah! c'est affreux'... c'est indigne ! c'est 
lâche!... Et pour me punir, non je ne chanterai pas!... je 
endrai cet argent, et je ne chanterai plus I 



ACTE PREMIER 3i 

SCÈNE XIII 



ANGE PITOU, Foule bariolée de toutes les modes populaires 
du temps. 

UN INCROYABLE, à la cantonade. 

Ah! le voilà! Par ici! par ici ! 

ANGE PITOU. 

Allons, juste à point nommé!... Ils arrivent bien! 

UN VIEUX MONSIEUR. 

Fidèle au rendez-vous ! Bravo ! bravo ! 

TOUS. 

Vive Ange Pitou ! 

ANGE PITOU. 

Oh! ne vous égosillez pas, je n'ai rien à vous chanter 1 

TOUS. 

Rien ! 

ANGE PITOU. 

Non, rien! 

l'incroyable. 
Et cette chanson promise ? 

ANGE PITOU. 

Elle n'est pas faite ! 

TOUS. 

Allons donc ! 

l'incroyable. 
Tu nous as dit que tu la chanterais à onze heures. 

ANGE PITOU. 

Ah! morbleu, vous m'impatientez! Faut-il tout vous dire? 
Eh bien, je ne chante plus ! 

TOUS. 

Ah! 

ANGE PITOU. 

Je ferme boutique. 

TOUS, 

Ah! 



32 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

FINAL. 

CHOEUR. 

Tu l'as promis, tu chanteras. 
Crains la colère 
Populaire; 
Nous ne te quittons pas, 
Tu Tas promis, tu chanteras! 



SCÈNE XIV 

Les MibîES, CADET, GUILLAUMH, CUTEUX, CLAIRETTE 
AMARANTHE, JAVOTTE et THÉRÈSE. 

LES GENS DE LA HALLE. 

Ici quelle foule se presse? 
Qu'est-ce donc ? 

LE CHOEUR. 

C'est Pitou qui manque à sa promesse! 

LES GENS DE LA HALLE. 

Pitou c'est un menteur 
Un calomniateur ! 

LE CHOEUR. 

Non ! non ! 
C'est plutôt un poltron ! 

l'incroyable. 

Il craint que sa chanson 
Ne le mène en prison! 

CLAIRETTE, à part 

Oh! quelle idée! une chanson 

Peut, on effet, nous conduire en prison! 

LE CHCffiUR. 

Mais il nous Ta promis et tous nous la voulons. 
Il va chanter ou nou^ l'assommons! 

La chanson (bis.) 

La chanson (bis.) 
Tu Tas promis tu chanteras, etc. 



ACTE PREMIER 33 

CLAIRETTE, s'élançant an milieu. 

Arrêtez I 

POMPONNET. 

Pourquoi les arrêter? 

CLAIRETTE. 

Celte chanson, qu'il croit avoir perdue, 
Je l'ai trouvée hier dans cette rue, 
Je la sais cl puis vous la chanter! 

ANGE PITOU. 

Que dit-elle? 

LE CHOEUR. 

Bravo! 

LES GENS DE LA HALLE. 

Toi, chanter dans la rue! 

POMFONNET. 

Et quand le maire nous attend! 

GADET. 

Eh! quoi cette fille innocente, 
Ah 1 c'en est trop et maintenant, 
Moi-même, je veux qu'elle chante I 

LES GENS DE LA HALLE. 

Oui, oui, sachons ce qu'elle chantera 1 

TOUS. 

Nous écoutons ! 

ANGE PITOU. 

Je tremble, 

CLAIRETTE. 

Ah I m'y voilà, 

CHANSON. 
I. 

Jadis les rois, race proscrite, 
Enri''hissaieiit leurs partisans; 
Ils avaient mainte favorite, 
Cent flatteurs mille courtisans I 



34 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Sous le Directoire tout change! 

Pourtant ne vous y fiez pas ! 

On dit mademoiselle Lange 

La favorite de Barras. 

Barras est roi, Lange est sa reine, 

C n'étaitpas la peine, 

Non, pas la peine, assurément, 

De changer de gouvernement ! 

LE CHOEUR. 

Barras est roi, etc. 



SCÈNE XV 
Les Mêmes, LOUCHARD. 

LOUCHARD, qui vient d'entrer. 

Qu'est-ce que j'entends là? 

LES GENS DE LA HALLE. 

Et c'est elle qui chante ça? 

CLAIRETTE. 
II 

Pour épuiser la France entière 
Les rois avaient des financiers, 
Et Barras a Larivaudière 
Qui paye tous ses créanciers, 
Seulement ce qu'on ne dit guère 
C'est qu'en dépit des tribunaux, 
Barras paye Larivaudière 
Avec les biens nationaux! 
Voilà, comme cela se mène 
C n'était pas la peine, 
Non, pas la peine, assurément, 
De changer de gouvernement ! 

LE CHOEUR. 

Bravo ! bravo ! 

LOUCHARD, à part. 

Justice se fera. 

(Il sort.) 



ACTE PREMIER 35 

LES GKNS DE LA HALLE. 

Que veut dire cela ? 

CLAIRETTE. 

IIÎ 

Des favorites infidèles 
On sait quelles étaient les mœurs, 
Les roi^ étaient trompés par elles, 
Aujourd'hui sommes-nous meilleurs? 
Non, car l'amour est hypocrite 
Et Larivaudière est chéri. 
A prix d*or de la favorite 
Il est, dit-on, le favori I 

Il chiffonne la souveraine; 

C n'était pas la peine 

Non, pas la peine, assurément, 

De changer de gouvernement! 

LE CHOEUR. 

11 chiffonne la souveraine, etc. 



SCÈNE XVI 
Les Mêmes, LOUGHARD, La Gardk. 

louchard. 

Arrêtez cette femme ! 

CLAIRETTE, à part. 

C'est ce que je voulais! 

ANGE PITOU. 

L'arrêter ? Non, jamais ! 

Ici je le proclame 

La chanson est de moi I 

LOUCHARD* 

Obi^issance à la loi ! 



36 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

POMPONNET. 

C'est affreux ! c'est infâme! 

ANGE PITOU. 

Il faut n'arrêter que moi. 

LOUCHARD. 

Obéissance à la loi ! 

POMPONNET. 

Ah I le jour de notre union, 
Conduire ma femme en prison! 

CHOEUR GÉNÉRAL. 

LOUCHARD ET LES SOLDATS. LES GENS DE LA HALLE 

et POMPONNET. 

Nous I e devons rien entendre, Quoi la laisserons nous prendre? 
La chanteuse avant l'auteur Non, sans faiblesse et sans peur 
Et qui voudrait la défendre Tous nous devons la défendre: 
Serait un conspirateur. 11 y va de notre honneur! 

LE CHOEUR. ANGE PITOU. 

Devons-nous la laisser prendre Ne voulez-vousriencomprcndre 
Non, sans faiblesse et sans peur Quand je vous livre Tauteur, 
Ici nous devons défendre C'est lui que vous devez prendre 

El la chanteuse et l'auteur. Lui, le seul conspirateur. 

CLAIRETTE, 

De grâce laissez-moi prendre, 
Il y va de mon bonheur ! 
En prison, je vais me rendre 
Sans faiblesse et sans frayeur! 

Pendant ce chœur il se fait un grand mouvement. — Loucliard entraine 
Clairette pendant que les soldats croisent la baïonnette sur la foule qui 
veut s'opposer à son arrestation J 



ACTE DEUXIEME 



Un salon meublé à la grecque. — ottomane. — Sièges à la grecque- 
Portes latérales.— Bougies allumées, lustres, girandoles. 



SCÈNE PREMIÈRE 



MADEMOISELLE LANGE. Çà et là sont groupées une dizaine de 
MERVEILLEUSES dans les modes les plus exagérées du temps. Au nombre 

d'elles. MADEMOISELLE DELAUNAY, GYDALISE, MA- 
DAME HERBE LIN ; au milieu du théâtre, LARIVAUDIÈRE. 

CHŒUR DES MERVEILLEUSES. 

Non personne ne voudra croire ) , 
A ce que vous nie raccniez là; j ^^' 

Mais lorsqu'on écrira 
Les histoires du Directoire, 
Malgré ce que le Directoire bis. 

De scandales fournit déjà, 
Non personne ne voudra croire / .- 
Ace que vous nous lacontez là. j ^' 

LARIVAUDIÈRE. 

Oui, mesdames, c'est ainsi que cela s'est passé, en pleine 
rue, sur le carreau de la halle, une jeune fille qui portait de . 
la rieur d'oranger. 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

C'est vraiment inouï. 



38 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

GYDALISE. 

C'est incroyable ! 

MADAME HERBELm. 

C'est scandaleux ! 

SIADEMOISELLE LANGE (entrant suivie d'Hersilie.) 
Oui, c'est tout cela ; mais,'de grâce, ne parlons plus de 
relie jeune fille; j'ai obtenu de Barras qu'on me l'amènerait 
ians la soirée. 

LARIVAUDIÈRE. 

Vous l'amener, la tirer de sa prison? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Parfaitement; je veux savoir par elle-même le motif de ces 
attaques; la prison ne me dirait rien, je veux que la prison- 
nière me dise quelque chose. Mais laissons ce sujet. Delaunay, 
tu étais hier à l'Opéra, qu'y disait-on ? 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

On y faisait un grand bruit. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Pourquoi? 

MADEMOISELLE DELAUNAY, 

Parce que l'Opéra avait triplé le prix de ses places. 

LARIVAUDIÈRE. 

Triplé I Sous quel prétexte? 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

Sous le prétexte que la chandelle coûte aujourd'hui qua- 
nte-cinq livres. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Dame! c'est assez juste... En temps de république, le 
ioleil luit pour tout le monde... mais la chandelle, il faut la 
payer. 

MADAME HERBELIN. 

Et la vie est très-chère, par ce régime. On parlait hier cli; z 
Fréron d'un dîner de deux cent mille livres et d'une corbeille 
de noces de vingt-cinq millions... en papier. 

LARIVAUDIÈRE. 

Aussi le gouvernement songe-t-il à faire fabriquer des as- 
signais de cent mille livres! 



ACTE DEUXIÈME 39 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et toi, Cydalise, où as-lu passé ta soirée ? 

CYD ALISE. 

Moi, je suis allée saluer l'aslre naissant... J'ai voulu voir 
briller à son aurore la marquise de Fonlenai, la ressusciiée 
de thermidor, enfin la toute belle, toute gracieuse et toute 
puissante madame Tallien! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Eh bien I qu'en penses-tu? 

CYDALISE. 

Ahl ma chère, c'est trop drôle, on n'a jamais vu ça... 
Figure-loi Gilypso ayant transporté son île au Gours-la-Reine 
et se promenant à travers nos arbres en tunique grecque, 
décolletée, cela va sans dire, et laissant voir le bas de la 
jambe, un peu du milieu, et deviner tout le reste; et celte 
nymphe allant, venant, chantant et dansant, couverte de bi- 
joux de la tête aux pieds 1 

LARIVAUDIÈRE. 

Et nous sommes en république ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Mais que fait donc mon perruquier?... Hersilie, voyez si 
le citoyen Pomponnet est arrivé. 

HERSILIE. 

Oui, citoyenne. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et ne revenez qu'avec lui. (Hers^Ue sort.) 

LARIVAUDIÈRE. 

Vous renvoyez votre officieuse ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

N'avons-nous pas à parler de notre grand projet ? Quand 
nous réunissons-nous? (on se lève.) 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

Mais, cette nuit. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Cette nufe? 

MADAME IIERBELIN« 

Le rendez-vous est à minuit 



40 LA FILLF DE MADAME ANGOT 

M.V>f''MOISI^LLK LAXGE. 

Où donc? 

MADAME HERBELIN, 

Mais ici même. 

MADEMOISELLE LANGE, se levant. 

Chez moi, et l'on ne me prévient pas ! 

LARIVAUDIÈRE. 

J'en étais chargé, c'est la ridicule histoire de ce matin qui 
me l'a fait oublier. . . 

MADEMOISELLE LANGE. 

Mais pourquoi chez moi? 

LARIVAUDIÈRE. 

Pour inspirer moins de soupçons. 

CYDALISE. 

Sans doute : on sait que tu es Famîe de Barras, et que cet 
hôtel isolé, rue de Glichy. .. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Raison de plus 1 Si l'on voit, la nuit, dans ce quartier désert, 
tous nos amis se diriger vers cette maison... on va... Ah ! il 
me vient une idée... je ferai tout illuminer comme pour un bal.. 

TOUTES. 

C'est cela... 

LARIVAUDIÈRE. 

On ne saurait prendre trop de précautions. Les soldais d'Au- 
gereau ont appris que nos amis avaient pour signe de rallie- 
ment un collet noir et une perruque blonde, et, depuis hier, 
is nous font une guerre acharnée. 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

Oui, rue de la Marche et boulevard des Italiens... ils se 
sont rués sur tous les porteurs de collets noirs. 

MADAME HERBELIN. 

On parle d'arrestations. 

CYDALISE. 

Comprend-on Ctda? Des soudards que nous renvoie l'Egypie, 
et qui s'avisent d'aimer la République pour elle-même! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Oli! mais pa icnco, paLicnce... 



ACTE DEUXIÈME 41 

COUPLETS. 

Les soldats d'Augereau sont des hommes! 

TOUTES. 

Sent des hommes! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et toutes faibles que nous sommes, 
Je promets que nous les valons; 

Car nous faisons des hommes ^ 

Tout ce que nous voulons. 

TOUTES. 

Oui, nous faisons des hommes 
Tout ce que nous voulons. 

MADEMOISELLE LANGE. 
I. 

Comme un coursier qui devant tout se cabre , 
Augereau marche contre lonl, 
Armé de son grand sabre 
Qu'il fait traîner partout. 
Nous, dont le pouvoir est plus traîlro, 
Nous ne laissons traîner que nos robes de bal ; 
Mais en traînant , peut-être 
Font-elles plus de mal ! 

TOUTES. 

En traînant, oui, peut-être, 
Elles font plus de mal. 

REPRISE ENSEMBLE. 

Les soldats d'Augereau sont des hommes, 
Etc., etc.; etc! 

MADEMOISELLE LANGE. 
IL 

Notre ernemi, l'histoire en a pris note, 

De gloire vient de se couvrir : . 



42 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

11 a pris Monîenotte, 
Il a pris Aboukir. 
Nous, sans dangers, au sein des fêtes, 
Nous avons obtenu de plus nombreux succèS| 
El fait plus de conquêtes 
Qu'ils n'en feront jamais! 

TOUTES. 

Beaucoup plus de conquêtes 
Qu'ils n'en feront jamais I 

REPRISE ENSEMBLE. 



Les soldats d'Augereau. 
Etc., etc., etc. 



UN DOMESTIQUE, entrant. 

Le citoyen Trenitz! 

SCÈNE II 
Les Mêmes, TRENITZ. 

TOUTES, minaudant. 

Ah I c'est lui ! c'est lui ! 

TRENITZ. 

Bonjou 1... bonjou !... Toujou de plus en plus chamantes, 
adoables... (a Lange.) Gloie à la déesse de ce avissant séjou... 
Donjou, Laivodiél Vous voyez un homme enchanté, avi... 

(il fait un entrechat et retombe sur le pied de Larivaudière.) 
LARIVAUDIÈRE. 

Oh! 

CYDALISE. 

Quelle grâce ! 

MADEMOISELLE DELAUNAT. 

Comme il s'élève ! 

MADAME HERBELIN. 

fit comme il retombe bieni 



ACTE DEUXIÈME 43 

LARIVAUDIÊRE, à part. 

Oui, sur mon pied. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah! grands dieux ! 

TOUTES. 

Quoi donc? 

MADEMOISELLE LANGE, 

Voyez, un collet noir ! . . . 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

Et une perruque blonde. . . Imprudent ! 

GYD ALISE. 

Oh ! sortir ainsi!... 

MADAME HLIRBELIN. 

Mais vous ne savez donc pas que les soldats d'Augereau?.., 

TRENITZ. 

Eh bien, les soldats d*Augeeau... je viens de les voi.,» 
J'ai passé au milieu d'eux avec mon collet noi.,. 

TOUS. 

Au milieu d'eux ? 

TRENITZ. 

Et en les egadant comme ça. . . 

LARIVAUDIÈRE. 

Et vous étiez seul ? 

TRENITZ. 
Tout seul... (Montrant sa canne.) avCC mOn pOUVOi exéculif. 

I*. 

Gloire au pouvoir exécutif I 

Il est actif, 

Expoditif ; 
Rien do plus communicatif 
Que mon pouvoir exécutif. 
Des pouvoirs qu'on chante à la ronde 
N'est-ce pas le plus portatif, 
Le plus distribiitif, 

(*) Ces couplets ont été supprimés à Paris et ne se chantent qu*ù Bruxelles. 



44 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Le plus persuasif, 

Le plus impératif, 

Le plus primitif. 
Il remonte, c'est positif, 
A la création du monde; 
Gloire au pouvoir exécutif! 

IL 

A ses yeux quand il se présente, 
Tout mortel est plus attentif, 
Çt le plus agressif 

Devient le moins agressif. 
Il rend l'homme moins présomptif, 

Plus doux et plus craintif, 
Et rend par le même motif 
La femme plus obéissante : 
Gloire au pouvoir exécutif, 
Il est actif, expéditif, ^ 

Rien de plus communicatif 
Que mon pouvoir exécutif. 

MADEMOISELLE DELAUNAV. 

Aussi brave que charmant! 

MADAME HERBELVN. 

Mais d'une légèreté!... 

TRENITZ. 

Oh ! pou légé. . . (il va pour sauter.) 

LARIVAUDIÈRE , le retenant par la jambe. 

Non... 

TRENITZ. 

Mais en palant de légété, une gande nouvelle : la valse de 
Catufo a été exécutée chez madame Ecamier , avec les chœas 
de rOpéa conduits pa Gossec..'. Succès étoudissant, paole 
d'honneu!... 

MADEMOISELLE LANGE. 

La valse de Catrufo... mais nous la savons toutes; c'est I9 
fureur du jour, et dans tous les salons... 

SCÈNE III 
Les Mêmes, POMPONNET. 

HERSILIE, annonçant. 

Citovenne. 



ACTE DEUXIÈME 45 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ahl c*estPomponnei ! 

POMPONNET, l'air tout effaré. 

Ah! madame... ncn, citoyenne, pardon, je suis en relard. 
C'est qu'il m'est arrivé.. .Je vous demande pardon... j'ai cou- 
ru, et... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah ! mon Dieu ! quel air étrange 1 

LARIVAUDIÈRE. 

En effet ! 

TRENITZ. 

Il a les cheveux ébouriffés. 

CYDALISE. 

Et Tœil hagard. 

TOUTES. 

Parlez, parlez! 

POMPONNET. 

Si j'ai le cheveu hagard... et Tœil ébouriffé. .. non... l*œil.,- 

MADEMOISELLE LANGE. 

Voyons ! 

POMPONNET. 

C'est qu'il m'arrive un grand malheur. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Lequel ? 

POMPONNET. 

J'allais me marier avec une ange que j'adorais... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et elle vous a trompé ? 

POMPONNET. 

Non... pas encore... Mais au moment... où Ton se rendait 
k la municipalité... Ah I quand j'y songe !... (ii s'essuie la 

figure.) 

MADEMOISELLE LANGE, 

Achevez I 

POMPONNET. 

Ma femme... non, ma fiancée, poussée par je ne sais quel 
vertigo... 

5 



46 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

MADEMOISELLE LANGEL 

Eh bien? 

POMPONNET. 

S'est mise à chanter, et... 

LARÎVAUDIÈRE. 

Ah! j'y suis... je devine... ce doit être... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Pardon, est-ce vous qui racontez... ou si c'est Pomponneti 

LARÎVAUDIÈRE. 

C'est moi... si vous voulez. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Non... je ne veux pas... Continuez, Pomponnet. 

POMPONNET. 

Oh ! non... je ne dois pas vous dire... et pourtant vous 
seule peut-être... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Attendez donc! Cette jeune fille arrêtée dans la rue avec 
la fleur d'oranger. 

POMPONNET. 

Quoi !... vous savez? 

MADEMOISELLE LANGE. 

C'était votre fiancée? 

POMPONNET, s'agenouillant. 

Ah ! grâce pour moi... non pour elle... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Quoi ! c'est votre fiancée qui ose attaquer le gouvernement 
et médire de moi? 

POMPONNET. 

Ah !si vous la connaissiez î Par innocence, elle a cru qu'on 
pouvait dire la vérité en république. 

I. ^ 

Elle est tellement innocente 
Quelle ne comprend presque rien; 
Sans distinguer le mal du bien, 
Elle parle comme elle chante. 
Grâce à la liberté présente. 



ACTE DEUXIÈME 47 

Elle se crut la liberté 
De nous dire la vérité : 
Elle est tellement innocente ! 

II! 

Elle est tellement innocente. 
Qu'elle s'attaquait au pouvoir 
Sans le connaître, sans savoir 
Combien elle était imprudente. 
Par une chanson médisante 
En pirlant môme contre vous 
Elle nous scandalisait tous 
Elle est tellement innocente! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Cette chanson, je veux la connaître. 

POMPONNET. 

Oui ; car c'est elle qu'il faut punir, ou plutôt celui qui l'a 
faite ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous le connaissez ? 

POMPONNET. 

Si je le connais ! C'est un bohémien, un nommé Ange 
Piiou... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ange Pitou ! 

TOUS. 

Lui! 

LARIVAUDIÈRE. 

Encorejlui 1 Comment, je le paye pour ne pas chanter, et i 
fait chanter ses rapsodies par des jeunes mariées ! 

POMPONNET. 

Oh ! c'est le hasard, ma future avait trouvé la chanson dans 
la rue. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et cette chanson, Tavez-vous ? 

POMPONNET. 

Oui ; mais, après l'arrestation, nous sommes tous entrés 
dans sa chambre et je l'ai trouvée. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et oii est-elle? 



48 LA FILLE DE MADAME ANGOï 

POMPONNET. 

Chez moi... bien cachée. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Allez la prendre, et apportez-la-moi bien vite. 

POMPONNET. 

Vous l'apporter, à vous? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je le veux. 

POMPONNET. 

Mais vous pardonnerez à la clianteuse. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Nous verrons... La chanson d'abord ! 

POMPONNET. 

Oui, je vais... Mais je vous en prie... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Gourez donc! 

POMPONNET. 
Je cours. (Se jetant dans Larivaadière.) Oh ! 

LARIVAUDIÈRE, le rejetant sur Trenitz. 

Au diable ! 

TRENITZ, le repoussant. 

Cobleu ! saquebleu ! 

POMPONNET. 

Pardon, excuse... je... (se sauvant.) Ah! j'en ferai une ma- 
ladie de peau! (ii sort.) 

MADEMOISELLE LANGE. 

Le pauvre garçon ! 

LARIVAUDIÈRE. 

J'espère, chère Lange, que vous ne faiblirez pas... et que... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je ferai ce que je voudrai, cette affaire m'est personnelle 
A propos, c'est ici, à minuit, la réunion. 

TRENITZ. 

Oui, on entera pa la petite pote du pac; c'est moi qui dois 
assembler nos amis. 

MADEMOISELLE LANGE. 

liâioz-vous donc, car dix heures vont sonner. 



ACTE DEUXIÈME 49 

TRENITZ, sortant. 

Un pas de zéphi et je eviens (ii sort.) 

MADEMOISELLE LANGE, aux dames. 

Et VOUS, mes belles, allez parcourir mon parc, visiter mes 
serres, je vous ferai prévenir quand ces messieurs seront 
arrivés. 

MADEMOISELLE DELAUNAY. 

N'y manque pas, nous tenons à être là. 

MADAME d'hERBELIN. 

Pour le conseil. 

CYDALISE. 

Et l'entraînement !... Ça m'amuse beaucoup de conspirer 

moi. 

TOUTES. 
Et nous donc! (Elles sortent.) 

LARIVAUDIÈRE, à part. 

Pourquoi tient-elle tant à nous renvoyer? 

MADEMOISELLE LANGE, à Larivaudière 

Eh bien ! que faites-vous là ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Mais, j'attends! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah ! donnez des ordres pour que les salons soient éclairés 
à minuit. 

LARIVAUDIIERE. 

Rien ne presse. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Pardon, mais je vous prie de me laisser seule. 

LARIVAUDIÈRE. 

Ah! si j'étais jaloux ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Soyez jaloux, mais allez-vous-en ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Très-bien, je m'en vais.,, (a part, sortant.) mais je veillerai. 

SCÈNE IV 
MADEMOISELLE LANGE seule, puis HERSILIE. 

MADEMOISELLE LANGE. 

A minuit, et c'est ^ onze heure que je l'attends !... Ah ! ce 



50 LA FILLE DE IViADAME ANGOT 

n'était pas ici que j'aurais dû le faire venir. Ce Larivaudiêre 
tient toute la police à ses gages, et surtout en ce moment , 
un scandale pourrait me couler cher. On me dit que Barras 
n'est plus occupé que de celte madame Tallien... Et que me 
fait cette femme'^... que m'importe Barras?... Il est charmante 
ce jeune Ange Pitou!... mais pourquoi est-il mon ennemi? 
pourquoi ?... Parce que je suis dans le camp des Montaigu et 
qu'il combat pour les Gapulet... Ah 1 si nous pouvions être 
ennemis comme Roméo et Juliette. 

HERSILIE, entrant. 

Citoyenne, un agent de police accompagné d'une jeune fille 
vêtue en mariée demande à vous parler. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah I c'est vrai... faites entrer... la citoyenne seulement. 

HERSILIE. 

Entrez, citoyenne. 



SCENE V 
MADEMOISELLE LANGE, CLAIRETTE. 

CLAIRETTE, à part, au fond. 

Une belle dame... un palais... ma prison commence drôle- 
ment. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Approchez... 

CLAIRETTE, 

Voilà, ciloyenne, 

MADEMOISELLE LANGE. 

C'est donc... (La regardant.) Ciel I 

CLAIRETTE. 

Tiens 1 

MADEMOISELLE LANGE. 

Clairette! 

CLAIRETTE. 

C'est toi ? 



ACTE DEUXIÈME 51 

MADEMOISELLE LÂNGB. 

Est-ce possible ? 

CLAIRETTE. 

Ah ! par exemple ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

G'esl toi, toi qui me chansonnes sur la place publique ? 

CLAIRETTE. 
Moi ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

N'as-tu pas été arrêtée pour avoir chanté ? 

CLAIRETTE . 

Si; mais la chanson ne parlait pas de toi ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Elle ne parlait pas de mademoiselle Lange ? 

CLAIRETTE. 

Lange, c'est donc toi? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Cette surprise! 

CLAIRETTE. 

A la pension, tu t'appelais Henriette Jolivar. 

MADEMOISELLE LANGE. 

J'ai changé tout cela... Lange est mon nom de théâtre... 
mais, ma chère Clairette, pourquoi chantais-lu en pleine rue 
une chanson séditieuse, et en toilette de mariée encore ? 

CLAIRETTE. 

Ah ! c'est toute une histoire 1 On voulait me marier maigre 
moi. 

MADEMOISELLE LANGB, 

Avec Pomponnet? 

CLAIRETTE. 

Tu le connais? 

MADEMOISELLE LANGB. 

C'est mon perruquier. 

CLAIRETTB. 

Ahbahl 



52 LA FILLE DE MADAiME ANGOT 

MADEMOISELLE LANGE. 

Continue. 

CLAIRETTE. 

Or, je ne pouvais ni '.'('poiiser, ni le refuser. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ni le refuser ? 

CLAIRETTE. 

D'abord, parce qu'un beau jeune homme que je crois pré- 
férer... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Que tu crois? 

CLAIRETTE. 

Que je préfère, si lu veux. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Oui... je comprends mieux. 

CLAIRKTTE. 

Eh bien, ce beau jeune homme m'avait juré de se tuer si 
je me mariais. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et tu as cru cela, enfant ? 

CLAIRETTE. 

Oh ! si tu le connaissais!... H n'a peur de rien; et puis ce 
ce n'est pas tout... ce mariage m'était ordonné par ces braves 
gens de lahalic qui m'ont élevée. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je me souviens Tes pères et tes mères, ils se portent bien. 

CLAIRETTE. 

Pas mal, merci, enfin pour sortir d'embarras je n'ai trouvé 
uu'un moyen, c'est de me faire^ arrêter. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah! ah! en voilà une idée. 

CLAIRETTE. 

Comme nous en avions à notre grande pension du faubourg 
iu Rouie. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Oui... à cette époque... nous pétions gaies, naïves, inno- 
centes... jeparle pour moi. 



ACTE DEUXIÈME 53 

CLAIRETTE. 

Oh I la pension ! 

ENSEMBLE. 
La pension! 

DUO. 

ENSEMBLE. 

Jours fortunes de noire enfance 
Où nous disions : mama:i, pipa, 
Jours de b *nhcar et d'innocence 
Ah ! que vous êtes loin déjà ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Te souvîens-lu quand tu m'as racon!(5 

Ta position sans égale, 
^ue j'ai bien vite» en cachette, acheté 

Toute l'histoire de la halle. 

CLAIRETTE. 

Et le cathéchisme poissard 
Qu'en nous retirant à l'écart, 
Avec innocence et cynisme 
Nous débitions à qui mieux mioux, 

MADEMOISELLE LANGE. 

C'est même le seul cathéchisme 
Que nous sachions bien toutes deux ! 

ENSEMBLE. 
Jours fortunés, etc., etc. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Maintenant que je suis puissante, 
On fait des chansons conlrc moi 

CLAIRETTE, 

Et c'est, hélas ! moi qui les chante, 
C'est moi qui dis du mal de toi ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je ne t'en veux pas, petite, 
Mais dans ce bienheureux temps, 



54 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Je t'aurais répondu, vite 
Sur le ton de tes parents: 

(Les poings sur les hanches.) 

Eh ! dis donc, 
Mam'zelle Trognon, 
- Si tu chantes sur ce ton 
Nom d'un nom, (bis) 
Je te crêpe le chignoa I... 

CLAIRETTE. 

Et moi, je t'aurais répondu: 

(Même jeu.) 

Tiens, voyez donc c'te vertu 
Qu'a les bras et les jamb' nus, 
Est-c' que ça n'srait pas Vénus 
' Qui viendrait d' sortir des eaux 
Pour effrayer les moineaux ? 

ENSEMBLE. 

Ah! vraiment 
C'est charmant ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ca vaut mieux, en vérité, 
Que rton de la bonne société. 
Ah ! ah ! ah ! ah ! 

CLAIRETTE. 

Ah ! ah ! ah I ah ! 

ENSEMBLE. 

Jamais rien n'é^^alera 
Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah 1 ah ! 
Ce langage-là. 

MADExMOISELLE LANGE. 

Te souviens-tu de cetle circonstance 
Un journous apprîmes encor 
Que le père Angol était mort 
Trente mois avant ta naissance ? 

CLAIRETTE. 

Et toi, te souviens-tu, ma chère, 
D'une histoire plus singulière ? 



ACTE DEUXIÈME 55 

En cherchant même, en cherchant bien, 
Nous n'avons jamais pu savoir le nom du tien. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah! ah ! ah ! Les portes closes, 
Non, jamais on ne saura 
Ce qu'on apprenait de choses, 
Dans cette pension là ! 

ENSEMBLE. 

Ah ! ah ! ah ! ah î 

Ah ! ah ! ah ! ah ! 
Jamais rien nVgalera 
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! 
Cet heureux temps-là 1 



SCENE VI 
Les Mêmes, HERSILIE, puis LOUGHARD. 

HERSILIE, entrant. 

Citoyenne, puis-je vous parler ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Sans doute ! 

HERSILIE. 

A VOUS seule? 

MADEMOISELLE LANGE, aUant à elle. 

Qu'est-ce donc? 

HERSILIE. 

Une femme d'un certain âge vient d'arriver avec un jeune 
homme. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah ! mon Dieu !... je ne pensais plus. 

CLAIRETTE. 

Je le dérange ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Non, mais... 



ë6 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

LOUCHÂRD, entrant. 

Pardon, citoyenne... je reviens prendre ma prisonnière. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous pouvez partir seul... Mademoiselle reste ici. 

LOUCHARD. 

Ici? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Allez ! je réponds d'elle ! 

LOUCHARD. 

Je me retire, (saïue et dit à part.) Et là... dans l'autre salon 
le chansonnier Ange Pitou... Je saurai ce qu'il vient faire ici ! 

(Salue et sort.) 

MADEMOISELLE LANGE. 

Toi, ma chère Clairette... entre dans ce boudoir, je ne lar- 
derai pas à t'y rejoindre. Et sois tranquille, tu n'épouseras 
pas Pomponnet. 

ClAIRETTE. 
Oh ! merci ! (Elle entre à droite.) 

MADEMSISELLE LANGE. 

Faites entrer. 

HERSILIE. 

La vieille femme et le jeune homme? 

LANGE. 

Non ! le jeune homme seulement. 

(Hersilie sort.) 

SCÈNE Vil 
MADEMOISELLE LANGE, ANGE PITOU. 

ANGE PITOU, entrant. 

Attention, Pitou ! Il est bien convenu que lu n'es ici que 
pour Clairette... que lu n'y viens que po ir la sauver, par 
conséquent. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Approchez... 



ACTE DEUXIÈME 57 

ANGIi: PITOU, à part. 

Dieu, qu'elle est jolie ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

N'ayez pas peur 

ANGE PITOU. 

Oh 1 je n'ai pas peur. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Me connaissez-vous, monsieur ? 

ANGE PITOU. 

Je viens seulement crapprendre que j'avais l'honneur d'être 
reçu par mademoiselle Lange. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous faites de jolies chansons. 

ANGE PITOU. 

Madame doit s'y connaître, 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous n'êtes pas mal. 

ANGE PITOU. 

Que dirais-jc si j'osais répondre? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Voyons, que diriez- vous ? 

ANGE PiTOU. 

Que je suis ébloui ! que jamais beauté plus raviss-mte... 
(a part.) Eh bien, qu'est-ce que je dis donc là ?... et 
Clairette? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous avec de Tesprit, 

ANGE PITOU. 

Vous savez on a ses jours... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ajoutez à cela... ce nom d'Ange qui nous est commun à tous 
deux.,, car vous vous appelez Ange aussi! 

ANGE PiTOU. 

Ange Pilou. 

MADEMOISELLE LANGH:, 

Mais pourquoi Ange Pilou fait-il de Lange une dia- 
blesse ? 



5S LA FILLE DE MADAME ANGOT 

ANGE PITOU. 

Parce qu'en dépit de la bonne opinion que vous avez de 
son esprit, Ange Pilou est un imbécile qui parle sans 
savoir. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Il est certain qu'on a toujours tort déjuger sans voir et 
v.ans entendre, et si je me suis déclarée votre protectrice, 
l'estque moi je vous connaissais. 

ANGE PITOU. 

Vous me connaissez ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Pour vous avoir vu et entendu sur la place de Saint-Germain 
PAuxerrois. 

ANGE PITOU. 

C'est la seule place que j'occupe, et sans l'avoir sollicitée 
du Directoire. 

MADEMOISELLE LANGE, souriant. 

Il est vrai qu'il vous en a donné d'autres que vous no 
sollicitiez pas non plus! 

ANGE PITOU, gaiement. 

C'est vrai!... Depuis que nous avons la liberté, je suis 
toujours en prison... au petit Chàielet, à la Halle-aux^Draps, 
au Château-d'Eau, je les connais toutes. 

MADEMOISELLE LANGE., 

Oh I VOUS n'y séjournez pas longtemps I 

ANGE PITOU. 

Grâce à vous. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Mais mon pouvoir a des bornes... Voyons, venez vous 
asseoir près de moi et causons... 

ANGE PITOU. 

M'asseoir près d'elle !.o. Ah ! bien sûr que je vais oublier 
Clairette i.éé 



ACTE DEUXIÈME 59 

DUETTO. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Voyons, monsieur, raisonnons politique. 

ANGE PITOU. 

Parler politique avec vous. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Cela vous effraye. 

ANGE PITOU. 

Mais entre nous, 
C'est un sujet peu poétique. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je veux pourtant savoir pourquoi 
Lorsque vous êtes devant moi, 
L'ancien régime seul vous tente, 
Parlez, vous si jeune, si beau, 
Que vous a fait le régime nouveau, 
Qu'aujourd'hui je vous représente 

ANGE PITOU. 

Ah ! ne me dites pas cela ; 
Si le nouveau régime est là, 
Il est charmant car il m'opprime^ 
Que par l'éclat de ses beaux yeux, 
En le voyant si gracieux, 
Si doux, si bon, si généreux, 
Comment ne pas être amoureux 
Amoureux du nouveau régime ? 

IL 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah ! vous rendez mon cœur à Tespérance, 
Que tout regret soit effacé 
Allons, poêle du pa^sé 
Rajeunissez avec la France, 
Voyez tout ce qu'elle promet. 

ANGE PITOU. 

Mais la vieille France m'aimait 
Serai-je aimé de la nouvelle? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Oui, je VOUS en suis caution ; 
Elle VOUS aime à l'adoralion, 
Et c'est moi qui parle pour elle. 



GO LA FILLE DE iMADAME ANGOT 

ANGE PITOU. 

Ah ! ne me dites pas cela, 
' Si la nouvelle France est là. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Eh bien ? 

ANGE PITOU. 

Je la trouve sublime 
Et lorsque je l'admire en vous, 
Je rêve le sort le plus doux. 
Le paradis s'ouvre pour vous 
Voyez, je tombe à vos genoux... * 

(à genoux et changeant d'intention) 

Aux genoux du nouveau régime*. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah ça ! vous lui en voulez donc bien à la Re'publique? 

ANGE PITOU. 

Mon Dieu! je ne sais pas trop pourquoi. C'est instinctif, 
enfant de la province, j'ai vécu dans d'autres idées... et, fran- 
chement, ce que j'en ai vu... Je ne parle pas des répu- 
blicaines. 

MADEMOISELLE LANGE. 

A la bonne heure! 

COUPLETS. 
La République a maint défaut ; 
Elle vous déplaît, mais p^^ut-être, 
Comme vous me jugiez tantôt, 
La jugez-vous sans la connaître. 
Supposez qu'elle ait mon air doux 
Mon bon cœur, ma voix sympathique.. 

ANGE PITOU. 

Ah! vous avez une manière à vous 
De faire aimer la république! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Comme tout se peut ici-bas. 
Vous pouvez supposer de même, 
Alors que vous ne l'aimez pas, 
Que la République vous aime; 
Que pour amant elle ait fait choix 
De son poète satirique! 

(*) Cepasi^ago, jusqu'à l'entrée d'Hetsilie, a été supprimé à Paris et rem- 
lùcé par Its couplets qui sont après. 



ACTE DEUXlïiME 61 



ANGE PIToU. 



N'achevez pas, je finirais, je crois, 
Par adorer ia République. 

IIERSILIE, en dehors, frappant à la porte» 

Citoyenne!... ciloyenne! 

MADEMOISELLE LANGE, se levant. 

Qui se permet?... Enfrez! 

SCÈNE VIII 

Les Mêmes. HERSILIE, ensuite CLAIRETTE. 

HERSILIE. 

De grâce, deux mots, citoyenne. 

MADEMOISELLE LANGE, allant à elle. 

Qu'est-ce donc? 

HERSILIE, bas. 

L'agent de police qui vous avait amène? la jeune fille 
a parlé à la vieille dame qui a conduit ici le citoyen, puis il 
sVst rendu en loiite hât^ auprès du citoyen Larivaudière et je 
viens de les voir tous deux traverser la grande cour pour se 
rendre ici. Le citoyen Larivaudière parait furieux ! 

MADEMOISELLE LANGE, à part. 

Le faire sortir maintenant qu'il est venu... Ah! (Ouvrant la 
porte et appelant.) Clairette! Clairette! 

ANGE PITOU, à part. 

Clairette 1 

MADEMOISELLE LANGE. 

Accours, accours vite ! 

CLAIRETTE, entrant. 



ANGE PITOU. 
CLAIRETTE. 



Me voilà! 
Se peut-il! 
Ah! 

MADEMOISELLE LANGE, 

Vous vous connaissez? 

HERSILIE. 

Madame, les voilà. 



62 LA FILLK DE MADAME ANGOT 

MADEMOISELLE LANGE, à Clairette et à Pitou. 

De grâce, ne me démentez pas! Quelque chose que je dise, 
diies comme moi, ou je suis perdue! 

CLAIRETTE et PITOU. 

Perdue ! 

MADEMOISELLE LANGE, voyant la porte s'ouvrir. 

Silence! 

SCÈNE IX 
Les MÊMES, LARIVAUDIÈRE, LOUCHARD, Valets. 

LARIVAUDIÈRE, aux valets qui restent dehors. 

Que toutes les portes soient gardées... Ne laissez entrer ni 
sortir personne. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Qu'est-ce à dire, monsieur? 

LARIVAUDIÈRE. 

A merveille, madame. J'en apprends de belles. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Qu'apprenez-vous ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Vous me le demandez, quand je trouve ici... (Apercevant 

Clairette.) QuO VOis-jO ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Quand vous trouvez ? 

LARIVAUDIÈRE. 

M'expliquerez-vous ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Rien, c'est à vous de me dire ce que signifie une pareil!, 
entrée! 

LARIVAUDIÈRE, 

Ah! vous voulez que.., Eh bien, soit! Apprenez donc^ 
madame, que je sais tout. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ahl 



ACTE DEUXIÈME 63 

LARIVAUDIÈRE. 

Je sais que vous avez écrit à monsieur.., 

MADEMOISELLE LANGE. 

Après? 

LARIVAUDIÈRE. 

A monsieur que vous aimez! 

CLAIRETTE, et ANGE PITOU, à part. 

Hein? 

LARIVAUDIÈRE. 

Que VOUS l'avez fait conduire ici, que vous nous avez éloi- 
gnes pour le recevoir. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et puis? 

LARIVAUDIÈRE. 

Comment, et puis? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Que savez-vous encore ? 

CLAIRETTE, à part. 

Elle ne se défend pas! 

LARIVAUDIÈRE. 

Vous trouvez que je n'en sais pas assez? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous êtes fou! 

LARIVAUDIÈRE. 

Je suis... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et si je n'avais à me justifier qu'à vos yeux. . M^is le 
temps nous presse, et la gravité des circonstances doit l'em- 
porter sur ma rancune... Oui, c'est vrai que j'ai écrit à mon- 
sieur... oui, c'est vrai, je l'ai fait conduire ici, où se trouvait 
mademoiselle, m.a meilleure amie; et puisque j'en suis réduite 
à me justifier, sach'ez donc que c'est monsieur Pitou qui aime 
mademoiselle Clairette, dont il est également aimé. 

CHŒUR. 

CRAIRETTE et AiNGE PITOU. 

Ahl 



64 LA FILLE DE MADAME ANGOl 

LARIVAUDIÈRE. 

Hein ! Quoi ! 

LOUCHARD. 

Hein ! Quoi ! 
QUINTETTE. 

MADEMOISELLE LANGE, d'abord seul». 

Oui je VOUS le dis, c'est pour elle 
Que monsieur se trouve chez moi. 
De briitalilé, vrai modèle, 
Vous grondez sans savoir pourquoi 

LARIVAlîDiÈRE 

Quoi ce n'dtait pas pour elle 1 
Se moque-t-elle encor de moi? 
Ma colère éiait naturelle. 
Les recevoir ici, pourquoi? 

CLAIRETTE. 

Non, non, ce n'était pas pour elle ; 
J'espérais, je ne sais pourquoi. 
S ^ Mais de le savoir infidèle, 

J'ai tremblé je ne sais pourquoi. 

ANGE PITOU. 

Ah ! ce n'était donc pas pour elle? 
J'espérais, je ne sais pourquoi; 
Mais c'est au vieux qu'elle est fidèle. 
Elle ne pense pas à moi. 

LOUCHARD. 

Ah ! quelle aventure nouvelle ! 
Je tremble, et, je ne sais pourquoi, 
Si Lange n'Cst pas infidèle. 
Tout ça va retomber sur moi. 

LARIVAVDIÈRE, à Clairette. 

Mais non, de Pomponnet vous êtes la promise, 
Et l'on me trompe encor. 

CLAIRETTE. 

Non, c'est la vérité. 

MADEMOISELLE LANGE, à Larivaudiêre. 

Votre doute me scandalise; 
Quoi! ne pas croire à ma sincérité? 



ACTE DEUXIÈME 65 

' LARIVAU.OIÈRE, à Clairette. 

Oseriez-vous jurer, jurer à l'instant même, 
Que vous aimez monsieur? 

CLAIRETTE. 

Dame! puisqu'il le faut, 
Oui, je vous jure que je l'aime, (bis,) 

MADEMOISELLE LANGE, à part. 

Pauvre petite, en prononçant ce mot 
Gomme elle a rougi! Mais, qu'importe! 

LOUCHARD, à part. 

Il va me flanquer à la porte. 

LARIVAUDIÈRE, à Ange Pitou. 

Et vous aussi, mon beau chanteur 
Vous venez pour Mademoiselle ! 

ANGE PITOU. 

Oui; je le jure sur l'honneur. 
Oui, je ne venais que pour elle. 

MADEMOISELLE LANGE, à part. 

Comme il ment. \ ,. 
C'est charmant! \ ^*^* 

LARIVAUDIÈRE. 

Sur l'honneur ! [bis.) 

LOUCHARD. 

Ahl le menteur! (bis.) 
ENSEMBLE. 
Une semblable histoire 
Peut I ^^ > surprendre encor, 

Mais il faut bien | ^^^^ | croire 

Onand * ^^^ ^^"^ ^^"^ ' d'accord 

y^^"^ } nous sommes tous ( ^ ^^^°^^- 

LARIVAUDIÈRE. 

Que disais-tu donc, imbécile, 
Animal, gredin, sacripant. 

LOTICHARD. 

Pardon, pardon, se tromper est facile. 
J'ai cru, je croyais, cependant ; 
Comme à mes yeux ici tout change. 
Je crois encore... 

4 



66 L4 FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE. 

Que crois-tu? 

LOUCHARD. 

Que mademoiselle Lange, 
Est un ange de vertu. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Voilà qu'on me rend justice, 



C'est un ange que je suis. 
C'esl l^avis de la police, 



(a Larîvaudiêro.) 



Ce doit être votre avis. 

TOUS, gaiement. 

Il faut lui rendre justice, ] 
Touten fussions-nous surpris; r 7. 
C'esl Favis de la police, ( 

Ce doit être noire avis. / 

Ahl ah! ah! ah! ah I ah ! ah ! 
Lange, 
Est un ange, 
Qui nous aurait prédit cela ! 

LARIVAUDIÈRE, 

Mais, j'y penre : et quand bien même il serait vrai, me direz 
vous, madame, dans quel inlérôl vous protégez les amours 
d'un rebelle qu: fait des chansons contre vous et contre moi, 
et d'une péronnelle qui les chante en pleine rue? 

MADEMOISELLE LANGE. 

En vérité, monsieur, vous êtes d'une maladresse.., 

LARIVAUDIÈRE. 

Je suis... 

MADEMOISELLE LANGE, montrant Louchard. 

Eloignez cet homme. 

LARIVAUDIÈRE, 

Va-t'en, mais ne t'éloigne pas! (LoucLard sort.) Maintenant, 
^nadame, je vous écoute... 

MADEMOISELLE LANGE. 

Clairette, cau^e un instant avec ton amoureux, je suis à toi. 
(a Larivaudiere.) Yous ne comprenez donc jairiais rien? 



ACTE DEUXIÈME 67 

LARIVAUDIÈRE. 

Comprendre quoi? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Que Pitou est un poëte révolutionnaire royaliste, qu'il peul 
nous être utile... et qu'il est de la dernière importance de 
nous rattacher... 

LARIVAUDIÈRE . 

Comment? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Par la reconnaissance. 

LARIVAUDIÈRE. 

Ah! 

MADEMOISELE LANGE. 

Vous commencez à comprendre? 

LARIVAUDIÈRE. 

C'est sublime! 

MADEMOISELLE LANGE. 

En vérité? 

LARIVAUDIÈRE. 

Je déclare que je suis un imbécile. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je n'osais pas le dire. 

LARIVAUDIÈRE. 

Mais aussi pourquoi ce Louchard ?.. (voîx au dehors.) 

MADEMOISELLE LANGE. 

Silence, écoutez! 

LARIVAUDIÈRE. 

Seraient-ce déjà nos amis qui... 

POMPONNET, au dehors. 

Mais puisque je vous dis que je suis attendu. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ciel! la voix de Pomponnet. 

CLAIRETTE, descendant, 

La voix de mon futur 1 



68 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

MADEMOISELLE LANGE. 

Il ne faut pas qu'il te voie. (Ouvrant la porte an fond à gauche.) 

Passez tous deux dans celte galerie, et ne vous montrez pas! 

LARIVAUDiÈkE, à part. 

Je me croyais trompé, et c'était cet idiot.de perruquier... 

MADEMOISELLE LANGE, quand Pilou et Clairette sont sortis. 

Oh ! quelle idée! (A Larivaudière.) Ce Pomponnet peut nous 
compromettre. 

LARIVAUDIÈRE. 

Pomponnet? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Aussi, faut-il au plus vite nous débarrasser de lui! 

LARIVAUDIRÈE. 

Par quel moyen? 

MADEMOISELLE LANGE. 

J'en ai un. Faites entrer tous ceux qui sont là. (Ce bruit qui 

a duré toute cette scène devient plus fort, voix de Pomponnet qui crie.) 
POMPONNET, eu dehors. 

Annoncez-moi, je veux qu'on m'annonce! 

LARIVAUDIÈRE, ouvrant la porte. 

Eb bien! qu'est-ce donc? Pourquoi ce bruit? 



SCÈNE X 



Les MÊMES, POMPONNET, LOUCHARD, Domestiques, 

POMPONNET, retenu par les valets qui tnasquent la porte. 

C'e.->t moi, c'est moi, Pomponnet, je suis attendu et Von 
veut m'empêcher... 

LARIVAUDIERE. 

Entrez, entrez tous. 

POMPONNET. 

Là, VOUS voyez bien? J'avais beau leur dire que c'était très- 
important, que l'on m'attendait, ils ne voulaient pas... (a 

mademoiselle Lange.) Citoyenne, je VOUS apporte, (il fouille dans sa 
poche.) 



ACTE DEUXIÈME ^ 69 

MADEMOISELLE LANGE. 

Un instant!.. Vous êtes, dites-vous, le fiancé de Clairette? 

POMPONNET. 

Oui... Nous nous adorons, et c'est pour cela... 

MADEMOISELLE LANGE. 

N'êtes-vous pas élève du grand Léonard? 

POMPONNET. 

Oui, citoyenne, c'est même aux leçons que j'ai reçues d. 
lui que je dois l'honneur. . . 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et n'avez-vous pas coiffé les demoiselles des maisons de 
Breleuil et de Gondé? 

POMPONNET. 

Oui, avant la révolution, quand on portait des vaisseaux 
sur la lêie... mais. 

MADEMOISELLE LANGE, aux valets. 

Que l'on fouille cet homme. (Musique.) 

POMPONNET. 

Hein? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Il doil avoir sur lui une chanson faite contre le Directoire. 

POMPONNET, pendant qu'on le fouille. 

Mais oui. (Aux domestiques.) Mais ne me fouillez danc pas! 
Mais oui, puisque... Mais laissez-moi donc tranquille! Mais 
oui... c'est elle ! puisque je viens exprès. 

MADEMOISELLE LANGE. 

La chanson I... Qu'on arrête cet homme! 

POMPONNET. 
Hein? (On entraîne Pomponnet.) 

LARIVAUDIÈRE. 

Oui! qu'on l'arrête ! Louchard, vous nous en répondez, (a 
part ) Je n'y suis pas... mais ça ne fait rien. 

POMPONNET. 

M'arrêter 1 moi? (On pousse Pomponnet dehors. — Après la sortie 
de Pomponnet.) 



70 T.A FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE. 

Je n'y comprends rien! Me direz-vous pourquoi vous me 
faites arrêter ce pauvre diable? 

MADEMOISELLE LANGE, qui est remontée. 

Atiendez. (a la cantonade.) Vcuez, Ycnez ! 

CLAIRETTE (rentrant de gauche.) 

De là nous avons tout vu, tout entendu. 

ANGE PITOU, 

Pourquoi le faire arrêter à ma place ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous prenez la sienne, il doit prendre la vôtre. 

CLAIRETTE. 

Si c'est lace qu'on appelle la justice. 

LARIVAUDIÈRE. 

Enfin, me direz-vous? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je VOUS dirai d'abord qu'il est près de minuit. 

LARIVAUDIÈRE. 

Minuit. Ah! mon Dieu, j'oubliais. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Silence, moi je n'oublie pas! (nersiiie paraît.) Ma chère Clai- 
rette, lu vas .snivre ma camériste. Hersilie, conduisez made- 
moiselle dans ma chambre, elle y passera la nuit. 

CLAIRETTE. 

Quoi, c'est là ma prison ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Couche-toi, dors bien, et demain nous causerons^ 

SCÈNE XI 
Les MÊMES, moins CLAIRETTE. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Nous voilà seuls, et le temps presse, (a Ange Pitou.) Vou5> 
regrettez l'ancien régime? 

ANGE PITOU. 

Mademoiselle ! 



ACTE DEUXIEME 71 

MADEMOISELLE LANGE. 

Répondez sans hésitation. 

ANGE PITOU. 

Oui, mademoiselle. 

MADEMOISELLE LANGE, 

Eh bien, ce que vous regrettez nous le regrettons aussi 

ANGE PITOU, 

Vous? 

MADEMOISELLE LANGE. 

En deux mots ceux-là que vos chansons 'poursuivent, ser- 
vent votre cause. 

ANGE PITOU. 

Vous, l'amie de Barras ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Barras lui-même est des nôtres ! 

ANGE PITOU. 
Il se pourrait. {Bruit dehors.) 

LARIVAUDIÈRE. 

Le signal! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous allez en avoir la preuve. 

LARIVAUDIÈRE. 

Les voilà... ils montent ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Quoi qu'il arrive, quoi que vous entendiez, vous garderez 
silence le plus absolu. 

ANGE PITOU. 

Je vous le jure sur l'honneur ! (on frappe à la porte.) 

MADEMOISELLE LANGE. 
C'est bien.., OUV^^eZ I (Larivaudière ouvre la porteù gauche.) 



ri LA FILLE LE ]\L\DAME ANGOT 



SCÈNE XIÎ 

Les MÊMES, TRENITZ et une douzaine de [CONSPIRATEURS, tows 

en incroyables du temps, avec de gros bâtons noueuv, dos perruincs 
blondes et des coJlets noirs. (Voir les caricatures de 1796 et 17J8.) 

FLNAL. 

Entrée des domestiques pour enlever les meubles» 

CHŒUR DES CONJURÉS. 

Air : 

Quand on conspire, 
Quand, sans frayeur, 
On peut se dire 
Conspirateur, 
Pour tout le monde 
Il faut avoir 
Perruque blonde 
Et collet noir. 

LANGE. 

Sous ce costume, au rendez-vous, fidèles. 

TRENITZ. 

Oui, des conspirateurs nous sommes les modèles; 
Unégiment ne nous teait pas peu. 

ANGE PITOU, se montrant. 

Ah ! bravo ! 

(Tous les conspirateurs cherchant à se sauver.) 

.Ciel! 

LANGE. ^ 

Calmez cette frayeur ! 
Je vous présente une recrue, 
Le chansonnier qui, dans la rue, 
Fronde les abus du pouvoir. 
De Ini faul-il que je réponde? 

TRENITZ. 

Mais il n'a pas de collet noi..» 
Il n'a pas de pé.uque blonde? 



ACTE DEUXIÈME -73 

REPRISE DU CHŒUR. 

Quand on conspire... 
Etc., etc., etc. 



SCÈNE XIII 

Les MÊMKS, CLAIRETTE, ensuite toutes les dames de la 

première scène. 

CLAIRETTE, accourant sur un forte d'orchestre et voyant Lange» 

Ahl je te trouve I 

TOUS. 

Une femme ! 

LANGE. 

A cette heure 
Que viens-tu faire ici? 

CLAIRETTE. 

T'annoncer du nouveau ; 
J'ai vu de ma fenêtre, et cernant ta demeure, 
Un régiment des hussards d'Augereau. 

TOUS, moins PITOU. 

Les hussards d'Augereau ! sauvons-nous. 

(Toutes les dames de la premi(^re scène accourant effarées.) 

C'est horrible ! 
La maison est cernée et fuir est impossible 1 

CHŒUR GÉNÉRAL. 

Fatale destinée ! 
On nous aura vendus ! 
La maison est cernée ! 
Et nous sommes ucrdus ! 

(Après ce chœur une fanfare est sonnée au dehors. 
LANGE. 

Non, non, non, non ! 
Pour dérouter celle borde féroce 
Improvisons un bal de noce 



74 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE, conduisant Pitou et Clairette. 

Voilà les époux tout trouvés. 

LANGE, à Trenitz. 

Mais ces collets qui trahissent la fronde 
Et ces perruques qu'ils font voir... 

TRENITZ. 

Bah! au diable le collet noir... 

Il tire une ficelle placée sous son collet, qui disparait et devient rougo. 

Au diable la pé...uque blonde, (ii rôte.) 

LES CONSPIRATEURS. 

Vite, au diable le collet noir ! (Même jeu.) 
Au diable la perruque blonde! 

PITOU. i 

Ah I bravo ! 

CHŒUR DES SOLDATS, au dehon. 

En avant contre la clique 
Des muscadins de Paris ! 
Soldats de la République, 
Gouibattons ses ennemis. 

(Pendant le chœur chanté tout à fait au lointain, Lango, à rarant-scène, 
dit à tous ceux qui l'entourent) : 

LANGE. 

Les voici... les salons sont illuminés... qu'on ouvre toules 

les portes, (ici les portes du fond s'ouvrent te l'on aperçoit une enfilade 

de salons illuminés pour un bal). AUons, mcssicurs, la main aux da- 
mes. 

TRENITZ. 

Ah! valsons! Oui, la nouvelle valse! J'en affole, pa.ole 
d'honneu... 

LANGE, à Trenitz qui lui a présenté la main. 

Tournez, tournez ! 
Qu'à la valse on se livre ! 
Elle charme, elle enivre 
Les cœurs passionnés. 



ACTE DEUXIEiME 

TOUS, valsant. 

Tournez,, tournez! 
Etc., etc. 



SCÈNE XIV 

Les Mêmes, UN OFFICIER, une Compagnie de Hussards 
REPRISE DU CHŒUR DES SOLDATS. 

En avant contre la clique 
Etc., etc. 

RÉCITATIF. 

LANGE, allant à l'officier. 

Que voulez-vous? Parlez, que signifie? 
l'officier. 
Les conjurés qui sont ici. 

LANGE. 

Du directeur Barras en moi voyez l'amie, 

(Montrant Clairette et Pitou.) 

Et nos conjurés, les voici ! 

Un bal de noce aujourd'hui nous rallie : 
Vous le troublez, illustres inconnus; 
Mais les soldats d'Egypte et d'Italie 
Doivent partout être les bienvenus 1 
Aux citoyennes 
Parisiennes, 
Vous ne pouvez inspirer nul effroi. 
Choisissez vite, 
On vous invite, 
Et vous, monsieur l'officier, avec moi 
Tournez, tournez, 
Etc., etc. 

(Pendant ce chœur, les dames sont allées aux soldats et reprenant.) 

Tournez, tournez, 
Etc., etc. 

CLAIRETTE, à ravant-scène, valsant avec Pitou. 

Le charmant ballet I comme il m'intéresse 1 



76 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

PITOU. 

Mais ce bonheur pour mol sera trop court, 

CLAIRETTE. 

Devez-vous donc désespérer sans cesse 
Quand je promets de vous aimer toujours? 

LANGE qui, pendant ces quatre vers, est descendue en valsant arec 
l'officier, s'arrêtant et à part : 

L'aimer? Clairette? 

l'officier. 
Qui vous arrête ? 

LANGE. 

Moi, rien ! 
l'officier. 
Un mot et je m'arrêterai. 

LANGE. 

Rien, rien, vous dis-je, 
C'est un vertige. 

(a part.) 

On me trahit; mais je me vengerai 1 

ENSEMBLE. 
Tournez, etc., etc. 



ACTE TROISIEME 



Le théâtre représente le jardin d'un cabaret de Belleville illuminé pour 
un bal. Partout des bosquets et à droite une tonnelle. Tous les bos- 
quets et taillis doivent être disposés de manière à ce que les per- > 
sonnages de l'acte puissent s'y glisser sans être presque vus. Entrée 
au fond et de tous les côtés. 



SCÈNE PREMIÈRE 



CADET, GUILLAUME, BUTEUX , AMARANTHE , JA- 
VOTTE, THÉUÈSE, Dames et Forts dk la halle. Nom- 
breuse figuration des mêmes personnages. Puis le GaBAUETIER. Au 
lever du rideau, fricassée dansée par tout le monde. 

LE CABARETIER, entrant après la fricassée. 

Eli bien, que faites-vous donc? Vous dansez ici à la porte.... 
mais vous pouvez aller dans la salle de bal, on vient de Unir 
de l'illuminer. 

UN FORT. 



TOUS. 



Alors, allons-y. 
Allons-y, 

(Toute la figuration sort par la gauche.] 
JAVOTTE. 

Eli! bien, est-ce que nous re les suivoiis pas? 

GUlLLAUiME. 

Ma foi, non. 



78 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

AMARANTHE. 

Ah ! c'est dommage, c'est si bon de danser ! 

CADET. 

Danser!... faut tout d'meme que nous ayons bien peu 
/cœur pour danser au jour d'aujourd'hui. 

THÉRÈSE. 

Bah ! pourquoi donc ça ? 

CADET. 

Gomment? pourquoi? quand nous ne savons à quoi nous 
en tenir sur la conduite de Clairette ! 

JAVOTTE, 

Nous savons qu^elle n'est plus en prison, puisque c'est elle 
qui nous a donné rendez-vous ici. 

BUTEUX. 

Oui, mais pourquoi s'y est-elle fait mettre t 

GUILLAUME. 

Et comment en est-elle sortie? 

AMARANTHE. 

Moi, c' qui m' passe, c'est c'te chanson qu'elle a chanté 
3u 1' carreau de la halle, ni plus ni moins que l^anchon la viel- 
leuse. 

THÉRÈSE. 

C'est vrai, une sainte nitouche qui n'osait lever les yeux 
sur [)ersonne... 

CADET, tirant une lettre de son habit. 

Si encore c'te lettre nous apprenait quelque chose... mais 
non... (Lisant.) « ïrouvcz-vous ce soir à 8 heures au bal de 
« Calypso, j'y serai et vous saurez tout. — Clairette. » 

JAVOTTE, 

Eh bien ! puisque nous saurons tout... 

THÉRÈSE. 

C'est qu'elle n*a rien à nous cacher. 

BUTEUX. 

C'est clair 1 

\^Bruît au dehors.) 



ACTE TROISIÈME 

TOUS; remontant. 

Qu'est-ce que cela ? 

AMARANTHE, au fond. 

Tiens, une commère que l'on entoure. 

GUILLAUME. 

Ah ! Jarnicot, j'ai t'y la berlue ? 

CADET. 

Mais non, c'est elle. 

TOUS. 

Clairette î 

BUTEUX. 

Et la v'ià. 

SCÈNE II 

Les Mêmes, CLAIRETTE, en poissarde, précédée de la foule. 

CHŒUR. 

Place, place! sur son passage 
On voit à son air comme il faut, 
A son ramagt», à son plumage, 
Que c'est mademoiselle Angot. 

CADET, 

Ah ! te v'ià donc. 

AMARANTHE. 

D'oùs que tu viens. 

CADET. 

Et quel est ce nouveau costume ? 

AMARANTHE. 

Tu vas nous dire, je présume 

Qui t' l'a donné, d'oùsque tu 1' tiens 

CLAIRETTE. 

COUPLETS. 

I 

Vous aviez fait de la dépense 

Pour me donner de l'innocence, 

De la candeur, et journell'ment 

J' vous en donnais pour votre argent, 

y fsais preuve de modestie, 

J' baissais les yeux à tout moment, 



rr LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Ma.i c' n'était pas dans mon tempérament; 
Vous savez d'où je suis sortie ; 

De la mère Aiîgot 

J' suis la fille, 

Et la fille Angot 

Tient d' famille. 
Regardez- moi, v'ià c' que faut 

Qu' soit mamz'lle Angot. 

REPRISE EN CHŒUR. 

CLAIRETTE. 
II 

Vous alliez m' donner, je 1' confesse, 
Un mari digne de ma tendresse ; 
Mais j'en aimais un autre... eh quoi! 
Qu' voulez-vous? ça n' dépend pas d' soi ; 
Or, mon choix n'étant pas le vôtre. 
Et n'osant dire oui ni non, 
J'ai préféré me fair' mettre en prison 
Et n'épouser ni l'un ni l'autre. 

De la mère Angot 

J' suis la fille, 
Etc., etc. - 
REPRISE EN CHŒUR. 

BUTEUX. 

Comment? c'était pour çà? 

AMARANTHE. ' 

Eh bien! pourquoi que tu ne nous Tas pas dit tout simple- 
ment au lieu d'te faire arrêter ? 

GUILLAUiME. 

Et comment que t'es sortie de prison ? 

CLAIRETTE. 

Tout ça serait trop long à voas apprendre... J'attends ici 
lout plein de monde, et je ne veux pas que ce monde-là me 
trouve en arrivant. Tout ce que je puis vous dire en deux 
mots, c'est que je crois être trahie. 

TOlJSo 

Trahie î 

CLAIRETTE. 

Par celui que j'aime. 



ACTi^ TROISIÈME 81 

AMARAÎSTIIE . 

Et celai qu' l'aimes, c*est Ange Pitou. 

CLAIRETTE. 

Oui, Pitou, et si c' que j' soupçonne est vrai, ah! jour du 
ciell c'est fini, je ne l'épouserai jamais. 

CADET. 

Et t'auras raison. 

CLAIRETTE. 

Et je resterai fille toute ma vie. 

JAVOTTE. 



Ça, tu auras tort ! 
Mais Pomponnet ? 
Pomponnet ? 



THÉRÈSE. 



CLAIRETTE. 



GUILLAUME. 



Oui, qu'est-ce que tu fais de Pomponnet dans tout 
cela? 

CLAIRETTE. 

Ne vous occupez pas de lui ; il est en prison à ma 
place. 

TOUS. 

En prison ! 

CLAIRETTE. 

Ce serait encore trop long à vous raconter. Et d'abord ne 
restons pas à cette porte : car ceux que je fais venir ici ne 
m'y attendent pas, et je veux leur causer quelque surprise... 
Bon chien chasse de race, dit-on... Ah! vive Dieu l je leur 
prouverai que je suis la fille de ma mère. 

BUTEUX. 

C'est à ne plus lareconnaUre. 

CLAIRETTE. 

Et vous en verrez bien d'autres ! 

REPRISE DU CHŒUR. 

De la mère Angot 
Etc., etc. 

(Sortie générale.) 



^2 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

SCÈNE III 

LARIVAUDIÈRE, seul. 

; Après la sortie, il entre de dos un fort de la halle qui rient du fond. 
C'est Larivaudière.) 

M'y voilà! — Gomment? peronne ! (Regardant à droite.) Ah ! si 
fait, on danse par ià... Voyons si je n'ai rien oublié. (Lisant un 
billet.) ce Citoyen, on vous trompe; hier soir on s'est moqué 
« de vous. Si vous voulez être témoin vous-même des nou- 
« velles amours de mademoiselle Lange, trouvez-vous ce 
« soir à 9 heures au bal de Galypso, à Belleville. C'est un bal 
« où brillent les habitués du marché des Innocents. Prenez 
« un costume qui vous déguise, et ouvrez les yeux. — Glai- 
« rette. » — Clairette, c'est le nom de celte jeune mariée qui 
depuis doux jours joue un rôle si singulier... Avant-hier, 
elle se fait arrêter comme ennemie de Lange. Hier je la trouve 
chez Lange, qui la nomme son amie, et aujourd'hui elle m'é- 
crit contre Lange. De qui se moque-t-elle?... Si je pouvais 
Papercevoir et profiter de ce costume pour la suivre sans être 
reconnu d'ellel Mais jenelavois pas... il est vrai que l'impa- 
tience m'a fait devancer l'heure... c'est égal, cherchons la.... 
mais soyons prudent, (sortant par la gauche.) On danse... je puis, 
en me glissant le long de ces bosquets... 

SCÈNE IV 

POMPONNET, puis LARIVAUDIÈRE. 

(Après sa sortie^ Pomponnet entre en courant, vêtu en fort de la halle, 
costume tout couvert de farine, figure de Pierrot.) 

Ouf ! je leur échappe.. Oii suis-je ici ? tiens, dans un bal !.. 
dérision... sarcasme de la destinée ! En v'ià t'y des tribu- 
lations pour un perruquier ! Le jour de ma noce, on arrête 
ma femme ; le lendemain on m'arrête mci-même et l'on me 
fourre provisoirement dans un violon de la prison du Château- ' 
d'Eau oii gémissait le père Gérôme, une de mes pratiques, 
pour avoir cassé les reins à un mirliflor qu'il avait surpris 
avec son épouse. Nous passons la nuit à nous raconter nos 



ACTE RROISIÈME 83 

infortunes. Je pleure dans son gilet, ça l'attendrit, et comme 
il devait sortir de prison ce soir à 8 heures et qu'il ne tenait 
pas beaucoup à revoir sa femme, l'idée lui vient de me faire 
soriir à sa place : je prends son costume, il prend le mien, et 
quand on a[)pellc le citoyen Gérôme, je me présente, on m'ou- 
vre la porte el. je file; mais je n'avais pas fait trente pas dans 
la rue que j'entends crier : Arrêtez 1 arrêtez ! Alors je ne m'ar- 
rête plus, je traverse le boulevard, je me faufile dans une foule 
de petites rues et, sans savoir comment, j'arrive à BellevUle où 
je tombe dans un bal... moi au bal quand ma fiancée gémit 
dans les fersl 

ROMANCE. 

l\ 

Je ne sais plus ce que j'éprouve, 
Je ressens mille maux divers. 
C'est dans un bal que je me trouve, 
Et ma Clairette est dans les fers. 
Oh! ma tête, ma pauvre tête! 
Bien sûr j'en perdrai la raison. 
Je suis au bal et ma Clairette, 
Ma fiancée est en prison. 

II. 

Pour elle je souffre el je tremble. 
Séparés par un sort fatal. 
Si nous ne pouvons être ensemble 
Dans un cachot ni dans un bal, 
Que le destin qui nous maltraite 
Change au moins sa combinaison: 
Qu'au bal il conduise Clairette 
Et qu'il me donne sa prison. 

(Parlé.) Mais, voyons, il ne s'agit pas de ^e désespérer, il 
faut prendre son parti, et puisque je suis libre, il faut en pro- 
filer pour agir. Mais, voilà, à qui m'adresser?... cherchons- li> 
parmi mes pratiques. 

LARIVAUDIÈRE. 

Je ne connais aucune de ces figures-là. 

POMPONNET. 

Oh ! à tout prix, je veux la sauver. 

LARIVAUDIÈRE. 

Ma foi, je no reste pas ici... 

" Ces couplets ne se ciianlent ^as à Parl3. 



84 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

POMPONNET. 



Courons à la halle. 
Sauvons-nous... 



LARIVÂUDIERE. 



(ils se mettent à courir et se heurtent.) 

DUO. 
ENSEMBLE. 



Prenez-donc garde ! 

LARIVAUDIERE. 

Imbécile! 

POMPONNET. 

ENSEMBLE. 

Ciel qu'ai-je dit ! 



Butor 



LARIVAUDIERE. 

C'est un fort ! 

POMPONNET. 

C'est un fort t 
ENSEMBLE. 

Ah ! ma frayeur est sans égale. 
Pour qu'il ne se doute de rien, 
11 me faut d'un fort de la halle 
Prendre le ton et le maintien. 

(ils se dandinent lourdement comme les malins du temps.) 
LARIVAUDIERE. 

Est-c* que vous avez la berlue? 

POMPONNET, à part. 

Tài'lioîîs (le calmer sa fureur, 
(riaut.) P.rdoii, mais j'ai mauvaise vue. 



ACTE TROISIÈME 85 

LARIVAUDIÈRE, à part. 

On dirait que je lui fais peur 
(Haut.) Ah ! c'est* que je suis le bourreau des crânes. 

POMPONNET, à part. 

Sije canne, je suis perdu. 
(Haut.) Un bourreau, toi, j' crois qu' lu ricanes. 
Car si t'aime ton individu 
Non d'un nom ! ) 

Mon fiston, [ bis. 

Parle sur un autre ton. \ 

LARIVAUDIÈRE. 

Il se rebiffe, de la prudence. 

POMPONNET. 

Pour te procurer une danse 
Tu n'as pas besoin de violon. 

LARIVAUDIERE, tremblant. 

Prenons garde qu'on ne s'altroupe! 

POMPONNET, à part. 

C'est lui qui canne à présent. 

(Se mettant en garde à la manière des malins.) 

Viens donc que j' te trempe un^ soupe. 

LARIVAUDIÈRE, se sauvant. 

Merci la mienne m'attend. 

(Eu courant, chapeau et perruque tombent.) 
POMPONNET. 

Tiens ! il change de crinière 

LARIVAUDIERE, à genoux. 

Grâce! ou de moi c'en est fait. 

POMPONNET. 

Que vois-je, Larivaudiôrel 



86 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE. 

Juste ciel ! il me connaît. 

POMPONNET. 

Et moi, je suis Pomponnet, 

LARIVAUDIÈRE. 

Pomponnet ! 

POMPONNET. 

Larivaudière !.. 

ENSEMBLE. 

Larivaudière et Pomponnet, 
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ali ! 
Regardons-nous en face. 
Ah ! ah! ah! ah! ah! ah î 
Que vous êtes cocasse 
Sous ce costume-là! 
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Mais comment se fait-il^?. . Je le croyais en prison. 

POMPONNET. 

Oh ! mon Dieu, est-ce que vous voudriez m'y faire re- 
mettre? 

LARIVAUDIÈRE. 

Moi ? Bien au contraire, je suis trop heureux de le ren- 
contrer. 

POMPONNET. 

Heureux ! 

LARIVAUDIÈRE. 

J'ai dans l'idée qu'on nous trompe tous deux ! 

POMPONNET. 

On nous trompe ! Qui donc ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Voyons d'abord si nout> sommes seuls, (ils remontent l'un à 

droite, l'autre à gauche.) 



ACTE TROISIÈME 87 

SCÈNE V 

Les Mêmes, CLAIRETTE, entrant par la tonnelle. 
CLAIRETTE, à elle-même. 

Los voilà casés, el 9 heures approchent 

LARIVAUDIÈRE. 

Personne ! 

POMPONNET. 

Personne ! 

CLAIRETTE, à part. 

Hein, qui est là ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Est-ce que mon costume ne t'étonnepas aussi? 

POMPONNET. 

Oh ! si. 

LARIVAUDIÈRE. 

Eh bien 1 c'est la fiancée qui m'a conseillé de me déguiser 
de la sorte. 

pomponne;t. 
Clairelle? 

CLAIRETTE, à part. 

Mon nom ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Elle m'a écrit. 

POMPONNET. 

A vous ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Pour me dire et me prouver que Mademoiselle Lange me 
trompe... 



88 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

CLAIRETTE à part. 

C'est Larivaudière... 

POMPONNET. 

Clairette qui est en prison vous a écrit. 

CLÂIHETTE. 

Et Pomponnet, il est donc liiDrc ? 

LÂRIVAUDlikuE. 

Eh non, nigaud, ta Clairette n'est plus en prison, puisqu'elle 

f y a lail mettre à sa place. 

POMPONNET. 

Elle ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Tu la gênais. 

POMPONNET. 

Moi! 

LARIVAUDIÈRE. 

Entre nous, je ne crois pas cette Clairette quelque cliose de 
bien bon. 

CLAIRETTE. 

Ah! 

POMPONNET. 

Clairette ! un ange de candeur e\ d'innocence î 

LARIVAUDIÈRE. 

Ce que tu me dis là me prouve que tu es un imbécile. 

POMPONNET. 

Ah ! appelez-moi comme vous voudrez, ça m'est égal, mais 
n'aitaquGz }>as Clairette, car elle, voyez-vous, je la défendrai 
contre tout le monde ; elle, si gentille, si bonne, si honnête 
et je l'aime tant ! 

CLAIRETTE, à part. 

Pauvre garçon ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Et si je te [.rou\al:> qu'elle (st ici. 

♦ POMPONNET, 

Icil 



ACTE TROISIÈME 89 

LARIVAUDIÈRE. 

Écoute, nous allons parcourir ce jardin, mais si nous la 
rencontrons, je désire ne pas être reconnu tout d'abrd, je vou- 
drais observer, surveiller ses démarches afin de savoir dans 
quel but elle m'a écrit. 

CLAIRETTE. 

Ahl tune veux pas être reconnu. (Eiie disparait.) 

POMPONNET. 

Décidément, je deviens idiot! Gomment Claireile, que de 
mes yeux j'ai vue conduire en prison, ce serait elle ? 

LARIVAUDIÈRE. 

Suis-moi, te dis-je; mais quand nous l'apercevrons, garde- 
toi de lui parler. Evitons-la, sans la perdre de vue. (clairette 

fredonne à la cantonade.) 

LARIVAUDIÈRE. 

Une voix de femme ! 

POMPONNET. 

Ah ! mon Dieu 1 

LARIVAUDIÈRE. 

Quoi donc ? 

POMPONNET. 

Mais c'est elle ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Elle ! (L'entraînant vers la tonnelle.) LaisSOns-la pasSer. (ils se 
cachent et Clairelte qui n'a pas cessé de chanter, entre, les deux mains 
dans les poches de son tablier, et comme se promenant. D'abord elle se 
dirige vers le fond et regarde au dehors, puis elle revient sur ses pas et, 
oujours chantant, s'approche de la tonnelle et pousse un cria la vue de 
Larivaudiére et Pomponnet. 

CLAIRETTE. 

Ah ! qu' c'est bête ! Vous m'avez fait peur 1 

POMPONNET. 

Eh quoi! c'est... - 

LARIVAUDIÈRE, (lui donnant un coup.) 

Tais-loi ! 



90 LA FJLLE DE MADAME ANGOT 

POMPONNET. 

Ah! 

CLAIRETTE. 

Ah ! mais, pardon, j' croyais parler au père Guillaume; mais 
je ne vous connais pas, vous autres. Est-ce que vous venez de 
la vallée ? 

LARIVAUDIÈRE, étonné. 

De l'avaler ! 

POMPONNET. 

D'avaler quoi? 

LARIVAUDIÈRE. 

Ah ! oui, oui, que nous en venons. 

CLAIRETTE. 

Alors vous êtes ici pour la grande affaire. 

LARIVAUDIÈRE. 

C'est ça'', justement, c'est pour la grande affaire^ 

CLAIRETTE. 

Que vous ne connaissez pas. 

LARIVAUDIÈRE. 

Non pas encore, c'est vrai. 

CLAIRETTE. 

Alors j' vas vous mettre au fait, il s'agit de moi. 

LARIVAUDIÈRE. 

De vous î 

CLAIRETTE. 

De moi, Clairette. 

LARIVAUDIÈRE. 

Ah! vous êtes... 

CLAIRETTE. 

Figurez-vous qu'on voulait me faire épouser, oh! un brave 
homme, pour ça j' peux pas dire le contraire ; comme brave' 
homme, comme bon cœur et comme honnêteté, y avait pas 
son pareil, aussi je l'aimais bien. 



ACTE TROISIEME 91 

POMPONNET, à part, pleurant. 

Ah! qu'il est donc doux d'entendre dire ces choses-là! 
TRIO. 

CLAIRETTE. 

COUPLETS. 

1. 

Je trouve mon futur charmant 
Comme ami, camarade ou frère; 
Mais comme mari, comme amant, 
Ce n'est pas lui que je préfère. 

POMPONNET, à part. 

ciel, qu'esl-ce que j'apprends là? 

LARIVAUDIÈRE. 

' Je comprends ça, je comprends ça. 

CLAIRETTE. 

Et puis, sans pouvoir m'en défendre, 
J'en aimais un autre déjà. 

POMPONNET. 

Un autre ? 

CLAIRETTE. 

Plus gentil, plus tendre. 

LARIVAUDIÈRE. 

Je comprends ça, je comprends ça ! 

POMPONNET, à part. 

Qu'est-ce qu'il dit donc là! 
RÉCITATIF. 

POMPONNET 

Oh I grand Dieu ! je chancelle 
Je vais m'évanouir. 

CLAIRETTE. 

Mais je crois cet autre infidèle. 
Je crois qu'il pense à me trahir. 



92 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

Et c'est là le mystère 
Qui doit être éclairci, 
Oui, c'est la grande affaire 
Qui nous appelle ici. 

ENSEMBLE. 

C'est là tout le mystère ! 
Quoi! c'est là le mystère ! 

CLAIRETTE. 

Gonnaip.sez-vous mademoiselle Lange, 
La grande actrice de Feydeau? 

POMPONNET. 

Oui je... 

LARIVAUDIÏÏRE. 

Très-peu. 

CLAIRETTE. 

Sur cette femme étrange 
Voilà ce qu'on dit de nouveau : 
A Barras, elle avait su plaire 
Et le trompait pour un vieux laid 
Qu'on appelle Larivaudière. 

LARIVAUDIÈRE. 



Vieux laid. 



POMPONNET, à part. 

A son tour, c'est bien fait. 



IL 

Elle ne s'arrête pas là, 
El celte femme singulière 
Pour un troisième amant déjà 
Tromperait ce Larivaudière. 

LARIVAUDIÈUE. 

ciel ! qu'est-ce que j'apprends là? 

POMPONNET. 

Je comprends ça, je comprends ça I 

CLAIRETTE. 

On le reçoit à do^nicile, 

Et le vieux par cet amant-là 

Est traité comme un imbécile. 



ACTE TPxOïSIÈME 93 

POMPONNET. 

Je comprends ça, je comprends ça 1 
RÉCITATIF. 

LARIVAUDIÈRK. 

Ah! grand Dieu! jecliancelle. 
Je vais m*évanouir 

CLAIRETTE. 

Et c'est avec mon infidèle 
Qu'elle s'amuse à le trahir 

Voilà le seul mystère 

Qui doit être éclairé. 

LARIVAUDiÈRE. 

Morbleu, je suis Larivaudière, 

CLAIRETTE. 

Je le savais. 

LARIVAUDIÈRE. 

Vous le saviez. 

POMPONNET. 

Parfait. • 
Et moi je suis... 

CLAIRETTE, lui tendant la main. 

Mon ami Pomponnet. 

POMPONNET. 



Vous le saviez. 



Il faut soudain. 



* CLAIRETTE. 

Je le savais. 

LARIVAUDIÈRE . 

Vengeance! 



CLAIRETTE. 

Il faut de la prudence. 
Remontons au fond, on pourrait rous surprendre ici. (RegAr- 

daut au deliors.) 

Ciel tout là-bas, se peut-il, oui, c'est lui! 



94 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

POMPONNET. 

C'est lui ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Qui lui? 

Clairette, descendant 

Yengeance! (bis.) 

Rien ne peut l'excuser 
Et pour punir le coupable 
Ici je serais capable 
(a Pomponnet. ) Même de vous épouser 
Suivez-moi 
Sans effroi 
Vous allez me connaître 
Et peut-être 
Tous deux 
En serez-vous plus heureux* 



ENSEMBLE. 




LES HOMMES. 


CLAIRETTE. 


C'est cela, 

Suivons-la, 
Nous allons la connaître 

Et peut-être 
Tous deux 
Nous en serons plus heureux. 


Suivez-moi, 
Etc. 

(ils sortent. 


SCÈNE VI 





ANGE PITOU, entrant du fond et s'arrêtant à la porte. 

Le bal de Calypso, m'y voilà. Ah î le cœur me bat. Arrê- 
tons-nous un instant. Mademoiselle Lange m'écrit d'être ici à 
9 heures, elle ne doit pas encore y être arrivée... Ah ! c'est 
un rêve., me donner un rendez-vous à moi., c'est à ne pas^ 
croire... et pourtant hier, quand, vers la fui du bal, elle m'a 
entraînée dans cette sombre allée du jardinet qu'elle m'a dit : 
« C'est donc vrai ; vous aimez Clairette, et moi qui croyais 
mentir en disant cela. » Comme sa voix était douce, commf 
ses yeux étaient tendres, comme elle me serrait la main... 



ACTE TROISIÈME 95 

Sans Clairette qui est arrivée et qui nous a surpris, j'aurais pu 
lui répondre, quoi? Je n'en sais rien, mais assurément j'au- 
rais répondu quelque chose. Elle a dit à Clairette que nous 
parlions politique... L'a-t-elle bien cru ? Et que m'importe 
Clairette? (un billet.) Ah! ce charmant billet! Depuis ce matin, 

je l'ai lu et relu plus de cent fois. (Apercevant MademoiseDe Lange. 
il remonte.) 

SCÈNE VU 
MADEMOISELLE LANGE, ANGE PITOU. 

MADEMOISELLE LANGE, en poissarde, le reconnaissant. 

Ah ! ma foi... j'ai du bonheur. 

ANGE PITOU. 

Elle! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Je craignais de me trouver seule dans un pareil en- 
droit. 

ANGE PITOU. 

Seule... vous avez doute?.. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Non, mais ne vous apercevant pas sur la route, j'entrais ici 
un peu craintive; je suis exposée à tant d'intrigues, à tant de 
perfidies, et comme je ne connaissais pas votre écriture... 

ANGE PITOU. 

Mon écriture. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Enfin, vous voilà... je suis rassurée. Eh bien! vous voyez, 
fai suivi de point en point vos instructions, que pensez-vous 
de mon costume ? 

ANGE PITOU. 

11 e^l ravissant et vous rend mille fois plus jolie, mais je ne 
me l'explique p⧻ 



96 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

MADEMOISELLE LANGE. 

Vous ne vous l'expliquez pas, quand c'est vous-même qui 
m'avez écrit de la mettre pour me rendre à ce rendez- 
vous. 

ANGE PITOU. 

Moi ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Et je n'ai pas eu de peine à comprendre qu'en effet pour 
v'enir ici... Ah ! vous avez choisi un singulier endroit. 

ANGE PITOU. 

Mais c'est vous qui l'avez choisi. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Moi! 

ANGE PITOU. 

Dans ce charmant billet que je sais par cœur, 

MADEMOISELLE LANGE. 

Un billet que je vous ai écrit, moi ? 

ANGE PITOU. 

Vous en repentez-vous ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Non, mais je serais curieuse de le connaître... 

ANGE PITOU. 

Vous ne VOUS en souvenez plus! Oh ! alors, écouter' 
DUO. 

ANGE PITOU, lisant, ^ 

Cher ennemi que je devrais haïr. 
Que je devrais faire punir, 
Je dois vous l'avouer, car feindre est inutile 
Pour vous, mon faible cœur brûle d'un feu nouveau. 
A neuf heures ce soir, soyez à Bellevillp, 

Au bal de Calypso ; 

En m'y trouvant moi-même, 

Oubliez nos abus, 

Et ne haïssez plus, 

La femme qui vous aime! 



ACTE TROISIÈME 97 

MADEMOISELLE LANGE. 

El c'est signé I 

ANGE PITOU. 

C'est signé Lange ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

rrahlson! {fiis.) 

ANGE PITOU. 

Se peut-il, qu'entends-je ? 
Le billet que voilà 
N*est pas de vous ? *^ 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ecoutez celui-là ! 

CAVATLNE. Lisant. 

Je ne suis rien qu'un rêveur trop sensible 
Sans avenir et sans position, 
Mais je vous aime à l'adoration, 
Vivre sans vous me sérail impossible. 

Il est loin de voire château, 
Loin du tracas et du bruit de la ville, 

Un petit bal à Belleville : 

Vous y pourriez incognito 

Venir en dame delà halle 

Et là vous faire mon égale 

Cachée à l'ombre d'un berceau; 

Vous bonne parmi les meilleures. 

Vous déciderez de mon sort : 

Si vous ne venez à neuf heures, 

A dix heures je serai mort. 

ANGE PITOU. 

En vérité, c'est à me rendre fou, 
Et c'est signé ? 

MADEMOISELLE LANGE. 

Voyez : Ange Pitou. 
ENSEMBLE. 

Àh ! c'est affreux I 
Odieux. 



98 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

C'est infâme ! 
Quelle indigne trame !. 
On nous attire en ces lieux 
Pour nous perdre tous deux. 
C'est affreux ! 

(Pendant cette scène tous les personnages se sont faufiiés derrière 
les bosquets.) 

MADEMOISELLE LANGE. 

Fuyons, s'il en est temps encorel 

ANGE PITOU. 

Fuir et pourquoi ? 
Non, restez avec moi, 
* Je vous aime, ja vous adore. 

Maintenant je dis mon secret ; 
Malheur à qui le trahirait! 



SCÈNE VIII 

Tous LES Personnages de l'acte, 

FINAL. 

CHOEUR. 

Ah! ah! ah! ahl le beau secret 
Que tout le monde ici connaît! 
Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! 
Le beau secret que celui-là ! 

ange PITOU, défendant Lang^^ 

Que pas un de vous no nous arrête 
Ou malheur 

clairette, paraissant au milieu. 

Malheur à moi ! 

ange PITOU, MADEMOISELLE LANGE. 

Clairette 1 



ACTE TROISIÈME 99 

CLAIRETTE. 

I 

Ah ! c'est donc toi, madam' Barras, 
Toi qui fais tant ton embarras? 
T'avais déjà deux amoureux: 
L'un pas Irès-jeune et l'autre vieux 
Mais comme t'avais pas assez d'choix, 
Paraît maintenant qu'y t'en faut trois! 
Eh bien! prends ce beau jouvenceau» 
Si t'es éprise d' son museau: 
Il m'appartenait, c'est mon bien; 
Mais ea te le donnant pour rien, 
Je te le donne pour c' qui vaut. 
Et c'est ben là T galant qu'y t' faut I 

Prends-le po'ur qu'on en cause 

Et qu'on dise partout : 

C'est une pas grand' chose 

Avec un rien du tout ! 

CHŒUR. 

Lei gens de la halle et Pomponnet. ANGE PITOlJ. 

Bravo! c'est une commère Quel est donc ce mystère? 

Qui parle comme y faut :_ Elle est, ou peu s'en faut, 

C'est la tiir de sa mère; La fille de sa mère, 

Vive marnzelle Angot 1 C'est une dame Angot. 

LARIVAUDIÈRE. 

J'étouffe de colère 
Patience ! bientôt 
Ici, morbleu ! j'espère 
Avoir le dernier mot! 

MADEMOISELLE LANGE 
IL 

» Mais voyez donc c't' ingénuité, 

Cet ange de perversité ! 
N' trouvez-vous pas qu' par son jargon 
Eir scandaliserait un dragon? 
Fallait donc ni' dir', fleur de péché, 
Qu'avec ton air effarouché 



100 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

T'avais tout en baissant les yeux 

Reluqué ce bel amoureux. 

Pour que tu V gardes en ton pouvoir 

Je ne me s' rais pas laissée voir: 

Car pour qu'on admire les appas. 

Il faut qu' les miens ne s' montrent pas. 

Tu comprends, je suppose, 
Sans qu' ça t'étonn' beaucoup, 
Que près d'ia pas grand' chose 

T'es une rien du tout ! 

LARIVAUDIÈRE. 

Ab! c'en est trop. Mes compliments, ma chère. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Ah ! jour du ciel, qu'est-ce que c'est qu' ça? 

LARIVAUDIÈRE. 

Ça, c'est Larivaudière ! 

MADEMOISELLE LANGE. 

Larivaudiière I (Riant.) Ah! ah! ah! ahl 

TOUS, riant. 



Ah! ah! ah! ahl 



LARIVAUDIERE, 



La colère 
M'exaspère. 
Tremblez! puisque je sais tout. 
Patience ! 
Ma vengeance 
Va vous atteindre partout ! 

ANGE PITOU, A LARIVAUDIERE. 

Ta vengeance ! 
Ton silence 
Vaudrait mieux à mon avis î 
Car, foi d'homme ! 
Je t'assomme 
Au premier mot que lu dis. 



ACTE TROISIÈME 4U1 

CHŒUR. 
DISPUTE GÉNÉRALE. 

LES ^ENS DE LA HALLE. POMPONNET. 

Ah ! jVspôre Laissez faire, 

Qu'on va s' taire. Et j'espère 

Morbleu! pas d'emportement! Qu' ça finira promptsmeni. 
Ou je pense Le silence 

Au silence Va, je pense. 

Vous réduire promptement. Se rétablir vivement. 

MADEMOISELLE LANGE CLAIRETTE 

à Clairette. à mademoiselle Lange. 

Oui, ma chère, Ma très-chère. 

J'ai su plaire Je préfère 

A ton infidèle amant. Renoncer à l'inconstant 

Sa constance J'ai d'avance 

Ne peut, j' pense, L'espérance 

Durer éternellement. Qu'il t'en fera vite autant. 

LARIVAUDIÈRE ET PiTOU. 

La colère 

M'exaspère. 
Calmez votre emportement! 

Ou je pense 

Au silence 
Vous réduire promptement. 

CLAIRETTE. 

Assez de bruit et de scandale. 
Lange, ta main. 

MADEMOISELLE LANGE. 

Tu daignes la serrer. 

CLAIRETTE. 

Rappelle-toi donc : à la halle 

On s'agonit sans se fâcher. 
Garde mon amoureux, 
Je vous bénis tous deux, 
Tous deux soyez heureux. 



102 LA FILLE DE MADAME ANGOT 

LARIVAUDIÈRE. 

Ventrebleu ! sacrebleu ! 

CLAIRETTE, 

Silence ! 
Si vous ajoutez un seul mot, 
Je vous accuse du complot 
Dont cette nuit j'eus connaissance. 

(clairette s'est retirée du côté de la tonnelle, elle pleure.) 
POMPONNET, l'apercevant. 

Que vois-je, vous pleurez, mam'zelle ! 

CLAIRETTE. 

Moi, non ! 

POMPONNET. 

Si fait, je le vois bien I 

TOUS. 

Et quoi, tu pleures ? 

CLAIRETTE. 

Ce n'est rien ? 

ANGE PITOD. 

S'il se repentait, l'infidèle ; 
Si près de vous, il osait faire un pas 

CLAIRETTE, avec éclat. 

Ah ! vous ne me connaissez pas ? 
Oui je pleurais de rage. 
De rage et de regret 
D'avoir pour un volage 
Refusé Pomponnet. 
C'te main qu' j'allais vous tendre 
Il la mépriserait, 
Si i'voulais la lui rendre 
Il Ta repousserait ! 

POMPONNET» 

Moi, mamzellcv 
J'suis fidèle. 



ACTE TROISIÈME ' 103 

Et j'comprends mes intérêts 

Yive, vive 

C'qui m'arrive ! 
Ça vaut mieux avant qu'après I 

TOUS. 

Douce ivresse I 

Qu'on s'empresse 
De marier au plus tôt, 

Celte belle 

Qui s'appelle 
Comm' sa mèr' madame Angot. 

ANGE PITOU. 

Elle m'échappe, mais j'espôre 
Qu'elle fera comme sa mère , 
AUendous, nous verrons 

LANGE, rentrant. 

On a défoncé les futailles 

Et de la danse, on attend le signal 

POMMNNET. 

Ah! pour nous, que ce joyeux bal 
Soit celui de nos tiançailles, 

LANGE 

Qui donc se marie aujourd'hui 

/ CLAIRETTE. 

Qui, qui, qui 
De ia uière Angot 
C'est la lille 

Etc., etc. 



RIDEAU 



Clichy. — Impr. Paul llupcr.t, 12, rue eu Bac-d'AsnièreS. 



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pudeur bien chaste; les plus admirables chefs-d'œuvre sont sou- 
vent accompagnés de détails obscènes qui en rendent impossible 
l'exposition aux yeux de tous. Le cabinet secret du roi de Napleg 
est la seule galerie au monde où l'on se soit proposé de réunir 
tous les chefs-d'œuvre impudiques. Le livre qui les reproduit est 
rindispensable complément de toutes les collections de musées, 
et doit trouver place dans un coin secret de la bibliothèque de 
l'artiste et de l'amateur. 



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A Chatou, op. 1 acte, 1 » 

A deux de jeu. 60 

Agence matrimoniale, v. 1 a. 1 » 
Aïeule (D. 60 

Allumette (une) entre deux feux 

V. 1 acte. 
Amour (1') au village, op.-v. 1 a. 
A perpétuité, c.-v 1 acte. 
Apôtres (les) du mal, dr. 5 actes. 
L'Apprenti du Gléomène , com. 

en 1 acte, en vers. 
Autographe (l'y, com, 1 acte. 
Avocat Loubet (!'). 

B 

Les Baisers du roi, com. 1 acte. 
Bal masqué (le), opéra, 5 actes. 
Bavards (les), op. -bouffe, 1 a. 
Boîte (la) de Pandore, op.-c 
l^iOnne à Venture (la)v, 1 acte. 
Bonnes (les). 
Les Brigands par amour, v. 1 a 

C 

Caïn, pièce, 2 actes . 

Carte à payer (la), v. 1 acte. 

Ce qui plaît aux hommes . 

Le Chalet, op.-com. 1 acte. 

Charlotte et Nicaise, v. 1 acte. 

Chevalier de Pomponne (le), com. 

3 actes. 
Chevreuil (le), vaud. 3 actes. 
Chiffonniers et les balayeurs (les), 

trag. burlesque en l a. en v. 50 



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La Clarinette postale, V. 1 acte» 1 
Clé de Barbe-Bleue la), c. 1 a. 1 
Le Client de Campagnac, c. 1 a. 1 
Club des Séparées (le), v. 1 acte. 1 
Comte de Bristol (le) dr. 5 a. en v.2 
Copiste (le), com. i acte. 1 



Dames capitaines (les). 1 

Daniel Manin, dr. 5 a. et 8 tabl. 2 
Dans une armoire, c. 1 acte. 1 

Défaut de Jeanne ! le), com . 1 a. 1 
Deux Ménages lies), com. 3 a. 1 
Difficile à marier, v. 1 a. 1 

Don César de Bazan, op.-c. 3 a. 1 
Don Grégorio, op.-com. 3 actes, 1 
Dragées du baptême (les). 
Duel sans témoins (un) v. 1 a. 1 
Du pain, s'il vous plaît, c. 1 a. 1 



50 



60 



Ecossais (1') de Chatou, op.-bouf. 

1 acte. \ 

Fducationd'Ernestine (1'), v. 1 a. 1 
Elisabeth ou la fi'Ue du proscrit, 

drame lyrique, 3 actes. 1 

Entresol. Il'), c. lacté. 1 

Epreuve(r) après la lettre, op. 3 a,l 
Les Esprits desBatignolles,v. 1 a.l 



La Falaise de Penmark, dr., 5 a. 2 






Fanchonnette (la), op.-c. 3 a, 1 » 

Faut-il des époux assortis. 60 

Femme (la) d'un grand homme. 1 » 

Fiancé à l'heure (un), v. 1 acte. 1 » 
Fille de Madame Angot (la), op.-c. 

3 actes. 2 » 

Le Fils d'une comédienne, c, 5 a. 2 » 
Flamme de Claude (la), parodie, 

1 acte. 1 » 
Folies amoureuses (les), op.-b. 

1 acte. 1 » 
Forgeron de Chàteaudun (le), dr, 

5 actes. 2 » 

P^rte en gueule, revue en 3 actes . 1 » 



GalathéeetFygmalion,op.-v. 1 a. 1 » 

Gendres de Canillard (les), 1 » 

Guitare au violon (la), 60 

K 

Pléli, tragédie. 2 » 

Héloïse et Abeilard, op.-c. 3 a. 2 » 
Hochet d'une coquette (le), c. 1 a. 1 » 

Horace et Lydie, c. 1 a. en v. 1 50 
Horreurs du carnaval (les), op-v, 

1 acte, 1 » 

Hôtellerie (F) de Genève. 60 

I 

Il pleut, vaud. 1 acte. 1 » 

invitation à la valse [V], c. 1 a. 1 » 

J 

Jane, dr. 3 actes. 2 » 

La Jolie parfumeuse, op.-c. 3 a. 2 » 



Lâche (un), dr. 5 actes. 2 » 

La Leçon d'amour, op.-b. 1 a. 1 » 

La Licorne, vaud. 1 acte, 1 50 

Ligne droite (la), c. 1 a. 1 » 

La Liqueur d'or, op.-c. , 3 actes. 2 » 

M 

Mlle Aïssé, c. 5 a. 1 50 

Mlle de Lavallière, dr. 3 a. 2 » 

Ma femme est veuve. 1 » 

Maison du docteur (la), c. 1 a, 1 » 

Maître Pathelin, op.-c. 1 a. 1 w 

Marquise de Senneterre (la), 1 50 

Mazeppa, op.-c. 3 actes. 2 » 

Meilleur moyen (le), op.-v. la, 1 » 

Menuet de Danaë. 1 » 
Mesdames de la Halle, op.-b. 1 a. 1 » 



Moineau de Lesbie (le), c 1 acte, 

en vers. 1 50 

Monsieur Acker . 60 

Morale au cabaret (une), v. 1 a. 1 » - 
Mort de Molière (la), dr. 4 a. îi » 

Nabab (le), op.-c. 3 a. 1 >> 

Nouveau seigneur de village(le), 

op.-c. 1 acte. 1 » 

La Nuit des noces de la fille An- 
got, vaud., 1 acte. 1 y, 
Nuit sur la scène (une), v, 1 a. 1 » 

O 
On demande des domestiques, folie 

1 acte. 1 » 

On ne prévoit jamais tout, c. l a. l » 
Orgon de Tartufe (F), c. 3 a, 2 » 
Othello, dr. 5 a. en angl. franc. 2 » 
Oubliée (F), drame, 4 actes. 2 » 

Paletot de l'avare (le,, op.-v. 1 a. 1 » 
Papillotes (les), de M. Benoit, op.- 

comique, 1 acte. 1 » 

p 

Les Papillotes de M. Benoist, op.- 

com., 1 acte. 1 » 

Paris dans Feau, v. 4 a. 1 » 

Passé midi, v, 1 a. 1 » 

Paul et Jean . « 60 

Péché caché. 1 » 

La Permission de 10 heures, op,-c. 

1 acte. 1 » 

Perverties (les), dr. 3 a. 15® 

Petites lâchetés (les), c. 3 a. 1 » 
Philémon et Baucis. 60 

Poëme de Claude (le). 1 » 

Poignée de bêtises (une), revue, 1 » 
Pomme d'Api, op.-c. 1 acte. 1 50 
Portier du no 15 (le), dr. 5 a. 2 » 
Les Postillons de Fougerolles,dr. 

5 actes. 2 » 

Premier jeur de bonheur (le), op. 

3 actes. l » i 

Premiers pas d'un grand homme : 

(les), vaud. 1 acte. 60 

Prenez l'ascenseur, c.-v. 1 acte, 1 » 

« 

Quatre sergents de la Rochelle 
(les), drame, 3 actes. 2 

R 

Retour d'Italie (le). go 

Rêve d'amour, op.-c. 3 actes. 1 






Kichelieu. 1 » 

Roman de la rose, op.-c. 1 acte. 1 » 
Rosamonde, drame, 5 actes. 1 50 

S 

Sarabande du carnaval. 60 

Satania. 60 

Sol-si-ré-pif-pan, bouff. la. 1 » 

T 

Très-fragile, v. 2"actes. 1 >» 

Trésor (imj dans une botte, op.-v.l » 

Tribut(le)descentvierges,dr.5a. 2 » 

Trois amour» de pompiers, v, 1 a. 1 » 



Une tête de carton, v. 1 acte. 1 
Un vers de Virgile. 1 



Venez je m'ennuie, c, 1 a, 1 

Vertu de Célimène (la) , 2 

Vert- Vert, op. -com. 3 actes. 1 

Ville et la campagne (la,, c. 1 a. l 
Viv'lajoie etlesmilitaires! v. 1 a. 1 



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LA 



FRANCE DRAMATIQUE 

AU QIX-NEUV!ÈiE SIÈCLE 

CHOIX DE PIÈCES MODERNES 



Abbaye de Castro (!'), drame, 5 a. 
Abbé' de l'épée (!'), drame, 5 a. 
Abbé Galant '1'), vaudev.. 2 a. 
A coups de bâton, v. 1 acte. 
Action d'éclat (une), v. 1 a. 
Agamemnon, tragédie, 5 a. 
Agent matrimonial (1'), v. 1 a. 
Aide toi le ciel t'aidera, v. i a. 
Aline Patin, vaudeville, 3 a. 
Aline, reine deGolconde,op-c.,3a. 
Alix ou les deux Mères, drame 5 a. 
Amant bourru {!'), c. 3 a. envers. 
Amants (les) de Murcie, dr, 5 a. 
Ambassadrice {1'^, op.-com., 3 a. 
Ame en peine (1') opéra, 2 a. 
A minuit, drame, 3 a. 
Amour (1'), com.-vaud., 3 a. 
Amour à la maréchale (l'j , v. , 1 a. 
Amour et amour propre, v. 1 a. 
Amoureux (V) d'en face, v. 1 a 
Anciens (les) et les nouveaux, 

V. 1 acte. 
André Clienier, dr. 3 a. 
Angèle, drame, 5 actes. 
Angéline, vaudeville, 1 a. 
Angélus (T), drame, 5 a. 
Anglaises pour rire (les), v., 1 a. 
Aniéla, drame historique. 
Anneau de la Marquise ( 1') , v. , 1 "a. 
Anneau mystérieux (1'), v, 1 a. 
Antipodes (les), vaud., 1 a. 
Antony, drame, 5 a. 



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Apparition (1'), op. 2 actes. i » 

Après la bataille, v, 1 acte. 4 » 
Argent fl') par les fenêtres, V. 1 a. 1 50 
Argentine, vaud., 2 a. 1 50 

Aristocraties (les), corn., 5 a eu v. 1 » 
Article 213 (1'), vaud ,1a. 1 » 

Assemblée de Famille jD, c. 5a., en v. 1 » 
Attellane (1') Ballet. ' 1 » 

Auberge des Adrets (1'), dr., 3 a. 1 » 
Avant , pendant et après, p. 3 a. 1 50 
Avocat et sa cause (T), c, 1 a., en v. 2 » 
Avoué et le Normand (1'), v., 1 a. 1 » 



Babiole et Joblot, V., 2 actes 1 b 

Bains à domicile (les), vaud. 1 a. 1 50 

Bal (un) à émotions, v. 1 a. 1 » 
Balançoires (les) de l'année, revue 

5 actes. 1 50 

Bambocheur 'le\ vaud., la. 1 * 

Barbier de) de Séville, c. 5 a. 1 » 

BarbierdeSéville (le), op.-c.,4 a. 1 » 

Barbier de Séville, gr.-op. 1 » 

Barcarole (la), opér-com., 3 a. 1 « 

Ba-ta-clan, op. bouffe, la. 1 » 

Bayadères de Pithiviers (les), v, 3 a. 1 » 

Béatrix, drame, 4 a. 1 » 

Beau-Père (le), vaud., la. 1 » 

Bel Antinoiis (le), v. 1 a. 4 » 

Bélisario, vaud. ,2 a. 1 » 
Belle aux cheveux d'or(la), fée., 4 a. 1» 

Belle Bourbonnaise(la), com, 3 a. 1 » 

Belle Êcaillère (la), drame, 3 a. 1 )» 



Belle et la Béte (la), vaud., 2 a. i 50 
Belle-Mère et le Gendre (la), c. â a. t > 
Bfelle-Sœur (la), com., 2 a. 1 » 

Bénéficiaire (le^, vaud., 5 a. 1 » 

Benvenuto Cellini, op. 1 » 

Bertrand l'horloger, c -vaud., 2 a. 1 w 
Bertrand et iiiiton, com., 5 a. t » 
Bettj, opéra. 1 » 

Biribi le Mazourkiste, vaud., 1 a. 1 50 
Bobèche et Galimafré, parade 3 a. 2 » 
Bohémiens (les), dr. 5 a. 1 » 

Bœuf gras (le), vaud ,2 a. 1 » 

Bohémienne de Paris fia), dr., 5 a. 1 » 
l^on Ange (le), vaud.. 5 a. 2 » 

Bonaparte à l'école de Brienne, 

drame, 5 actes 1 » 

Bonhomme Job (le), vaud., 3 a. 1 n 
Bon moyen de), com -vaud. 2 » 

Bonnes d'enfants (les», vaud-, 1 a. 2 » 
lîlouffe et ir tailleur (le) op.-c 1 a. 1 » 
Boulangère a des écus (la), v. 2 a. 1 »» 
Bouquetière, op. 1 acte. l » 

Bourgeois de Gand (le), dr., 5 a. 1 » 
Bourgeois grand seigneur (le), c. 3 a. 1 » 
Bourgeoises (les We Paris, v. 3 a. 3 ». 
Bourgmestre de Saardam (le) v., 2a. l »» 
Bourru bienfaisant de), c. 3 a. 1 50 
Branche de chêne (la), dr. 5 a. 1 » 
Brasseur de Preston (le), op.-c. 3 a. 1 » 
Brelan de dames, op.-c, 1 a. 5 » 
Brigitte, drame, 3 a. 1 » 

Brodequins de Lise (les), v, 1 a. 1 » 
Brueys et Palaprat, com,, la. 1 » 
Bruno le fileur, vaud., 2 a. l » 

Brutus, vaud,, la. 1 » 

Budget d'unjeune ménage (le) v.^ l a. 1 ^ 
Bureau déplacement (le), v. 2 a. 1 50 



Cabinets particuliers (les), v. 1 a. 1 
Cadet Roussel et C^. v. 1 

Cachucha (la), vaud, la, 1 

Cagliostro, op. -com., 3 a, 1 

Calas, drame, 3 actes. 1 

CaUb deWalter-Scott (le), c, la. 1 
Camaraderie (la), c. 5 a. 1 

Camarade de lit (le), v. 2 a. 2 

Camarades du Ministre (les), 1 a. 1 
Camargo(la;, vaud., 4 a. 1 

Camp des Croisés (le), drame, 5 a. 1 
Canaille (la), vaud., 3 a. 1 

Candinot, roi de Rouen, v. 2 a. l 
Capitaine Charlotte (le), v., 2 a. 1 



Caporal et la Payse (le), v., 1 a. 
Caravage, drame, 3 a. 
Carlin à Rome, vaud., 1 a* 
Carlin de la marquise (le), v. 2 a. 
Carlo Beati, vaud , 3 a. 
Carmagnola, op., 2 a. 
Carte à payer (la), vaud. 1 a. 
Carte blanche (la), com. 1 a. 
Carton vivant (le), v. 1 a* 
Cartouche, drame 3 a. 
Cassette (la) à Jeanneton,v. 2 a. 
Catherine ou la croix d'or, v., 2 a. 
Catherine II. tragédie, 5 a. 
Catherine Howard, dr, 5 a . 
Célibataire, et l'Hom. marié (le) c 3 a, 
Céline la créole, dr. 5 act. 
Cendrillon, opéra- féerique, 3 a. 
C'est encore du bonheur, v,, 3a< 
C'est Monsieur qui paye, v-, 1 a* 
C'était moi, drame, 2 a. 
Chacun de son côté, c. 3 a. 
Chaîne électrique (la), c.2 a. 
Chalet (le), op. -com., 1 a. 
Changement d'uniforme (le), v. 1 a, 
Chanoinesse (la), v., 1 a. 
Chansons de Béranger(les), v., 1 a, 
Chantre et Choriste, v,l a. 
(hn pitre (un) de Balzac, c.-v, 2 a. 
Charlatanisme (le;, v. 1 acte 
Charles VIT, trag. , 5 a. 
Chasse aux maris (la), v. 3 a. 
Chatte métamorphosée, op.-c. la. 
Chemin (le) des amoureux, v, 2 a. 
Chêne du roi (le), tr. 5 a.. 
Chérubin, v. 5 actes. 
Chevalier du Temple (le),dr., 5 a. 
Chevilles de maître Adam (les) c. 1 . 
Ciievreuil (le\ folie 3 a. 3 

Chez vous, chez nous, chez moi, 

V. 3 actes. 2 

Chiffonnier (le), c. v. 5 a. 1 

Ci-devant jeune homme (le) V. 1 a. 1 



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58 



Circassienne la). 1 

Citerne d'Albi (la), dr., 3 a. 1 » 

Clarisse Harlowe, dr. 3 actes 1 n 

ClermontouuneFem.d'Art. V. 2 a. 1 i 

Clotilde, dr., 5 a., 1 » 

Cocarde tricolore (la), v., 3 a. 1 » 

Code et l'Amour (le), vaud,, 1 a. 2 » 

Code noir (le), op. -com., 3 a. i o 

Coffre-fort (le), vaud., la. i » 

CoifFeuret le Perruquier (le) V. 1 a. 1 » 

Coin de rue (le), vaud., 1 a. ^ l 50 

Colonel (lô), vaud., la. 1 » 






Comédiens (les), com., 5 a. vers 
Comité de bienfaisance (le), c. 1 a. 
Commis voyageur (le), vaud 2 a. 
Comte de Morcerf (le) d. 5 a. 
Comte Ory, op., 2 a. 
Comtesse d'Altemberg, dr., 5 a. 
Confident (le), v. 1 acte. 
Congé avant midi, v, 1 a. 
Conteur (le), com,, 3 a. 
Contrastes (les), c. 1 a. 
Contrebasse (la), vaud., 1 a. 
Convenances d'argent (les), c. 3 a. 
Corde (la) de pendu. 
Correctionnelle (la), v. 1 acte. 
Couleurs de Marguerite, v. 2 a. 
Course à l'héritage, com., 5 a. 
Courte-P aille (la), vaud., 3 a. 
Cousin du ministre (le\ v., 1 a. 
Cousin du roi (le), vaud., 2 a. 
Coutume russe (une), v. 1 a. 
Couturières (les), vaud., i a. 
Couvent de Tonnington , d. 3 a. 
Couverts d'argent, v. 3 a. 
Cuisinières (les), vaud., la. 

D 

Dagobert ou la Culotte f. vers. 
Dame blanche (la) op . com. 3 a. 
Dame de Laval (la), dr. 3 a. 
Dame de Pique (la), op.-c. 
Dame de St-Tropez (la), dr. 5 a. 
jDaniel le tambour, v., 2 a. 
Débardeur (le), vaud., 2 a. 
Débutant (le) c. la. 
Défiance et Malice, com., 1 a. 
Delphine, com,, 2 a. 
Démence de Charles VI, tr., 5 a. 
Demoiselle à marier (la), v,, la. 
Dépit amoureux (le), c. 2 a. 
Dernier Amour (le) vaud., 3 a. 
Dernier Banquet de 1 847, rev. 3 a 
Dernier Figaro (le), com, 5 a. 
Dernier Marquis (le), dr., 5 a. 
Dette à la Bamboche, co.-v,, 2 a. 
J)eux anglais (les), c. 3 a. 
Deux Compagnons du tour, v, 2 a. 
J^eux contre aeux, via. 
Deux Dames au violon, v., 1 a. 
Deux drôles de corps, v. 1 a. 
Deux Edmond (les), v., 2 a. 
Deux Favorites, v., 2 a. 
Deux Forçats (les), dr., 3 a. 
Deux Frères (les)^ com., 4 a. 



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Deux Gendres(les), com., 5 a. 

Deux Jaloux (les), op-c. 1 a. 

Deux Maris (les) ,v. 1 a. 

Deux Ménages (les), c. 3 a. 

Deux Normands, v., 1 a. 

Deux Papas très-bien, v,, 1 a. 

Deux (les) Philibert, e, 3 a. 

Deux sergents dr. 3 a. 

Deux Sœurs (les), dr., 3 a. 

Deux somnambules (les), v. 1 î 

Deux Systèmes (les), v., 2 a. 

Deux tuiles, v. la. 

Deux vieux garçons, v. 1 a. 1 50 

Deux Voleurs, op.-c. 1 a. 

Diable à l'école (le), v. 1 a. 

Diable amoureux (le) ballet. 

Diable à Quatre Cle), v., 3 a. 

Diable Boiteux (le), op. 

Diamants de la couronne , op.-c, 3 a 

Diamant (le), c. 2 a. 

Diégarias drame, 5 actes. 

Dieu et la bayadère, op,-c. 2 a. 

Dîner (le) de Madelon, v. 1 a. 

Diogène, drame, 5 actes. 

Diplomate (le), v., 2 a. 

Dix (les), op. -com., \ a. 

Dix ans de la vie d'une fem. d . , 5 a. 

Docteur Robin (le), v., 1 a. 

Doigt (un) de vin, v. la. 

Domestiques (les) de Paris^v. 2 a. 1 50 

Dominique ou le Possédé, c . , 3 a . 

Domino noir (le), op.-c ,3 a. 

Don César de Bazan, dr, 5 a. 

Donjon (le) du Maure, dr. 5 a. 

Don Juan d'Autriche, c . , 5 a. 

Don Pasquale, op. bouffe .3 a. 

Don Sébastien de Portugal, op. 5 a. 

Don Sébastien dePor*.ugal,tr. 5 a. 

Droits (les) de visite, v. 1 a. 

Duc d'Olonne, op.-c, 3 a. 

Duel et le Déjeuner (le), v., 1 a. 

Duchesse de Marsan, dr. 4 a. 2 ï> 

Dzing-Boum, boum, rev. 3 a. 1 50 

Eau merveilleuse (1'), op.-c. 2 a. 2 » 
Eclair (1'), op. -com., 3 a. 1 » 

HiCole des princes (F) c. 5 a. en v. 1 » 
Ecole des Vieillards (1'), c, 5 a. 1 » 
Economies de Cabochard et Sous clé 1 » 
Ecorce russe et cœur Français c-v. 1 50 
Egarements (les) de 2 billets de 

banque, v, 1 acte. 1 » 






Edouard et Clémentine, v,, 3 a. 
Éléphant du roi de Siam dr. 3 a. 
Elève deSaumur (ï), v., i a. 
Elle est folle, v., 3 a. 
Embarras du choix (1'), v. , 1 a. 
Eudymion, v., 1 a. 
Enfant chéri des dames, v. , 2 a. 
Enfant de giberne (V) dr.-v, 4 a. 
Enfant (1') du petit monde, v. 3 a. 
Enfant du régiment (l'/jd., 5 a. 
Enfant prodigue (1'), gr.-o., 5 a. 
Enfant trouvé (1'), com., 3 a. 
Enfants d'Edouard (les), tr., 3a. 
Enseignement mutuel (1'), v.,1 a. 
Entre l'arbre et l'écorce, v., 1 a. 
Espion du grand monde (l'jdr. 5 a. 
Espionne russe (l'j, v., 3 a. 
Est-ce un rêve ? v., 2 a. 
Estelle, vaud., 1 a. 
Etourdis (les), com., 3 a, 
Eustache, vaud., 1 a. 

F' 

Facteur (le), drame, 5 a. 
Fais la cour à ma femme, v. 1 a. 
Famille de rApothicaire(la),v., 1 
Famille Glinet (la), com., 5 a. 
Famille improvisée (la), v., 1 a. 
Famille Riquebourg (la), v. la. 
Fanfan le bâtonniste, v, 2 a. 
Fanchon la vielleuse, c. 3 a, 
Farruckle Maure, dr. 3 a. 
Faablas, vaud., 5 a. 
Fausse clé (la), drame 5 actes 
Faute d'un pardon, drame, 5 a • 
Favorite (la), opéra, 4 a. 
Femmes de Paris, dr. 5 a. 
Femme de 40 ans (la),c., 3 a. 
Femme jalouse (la), c, 5 a. vers. 
Femme (une) qui n'y est pas, v. la. 
Femme (une) qui s'ennuie, v. 3 a . 
Fénelon, dr. 5 a. 
Ferme de Bondy (la\ vaud., 4 a. 
Festin (le) de Balthazar, v. 3 a. 
Festin de Pierre |le), c. 5 a. env 
Feu Peterscott, v., 2 a. 
Fiancée (la), op-c, 3 a. 
Fiancée (la) de Lammermoor, d. 3 a 
Fille de Dominique (la), v., la. 
Fille d'honneur (la), com., 5 a. 
Fille du Cid (la), tr. 3 a., in 8. 
Fille (la) du hussard, v. 1 a. 
Fille du musicien (la), dr. , 3 a. 
Filles de l'Enfer (les), vaud., 5 a. 



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ii^ 



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Filles sans dot (les), com., 3 a. 
Fille du tapissier (la), v., 3 a. 
Fille d'un voleur (la), vaud, 1 a. 
Fils de Cromwell (le), c. 5 a. 
Fin du monde (la), rev., 3 a. 
Floridor le choriste, v., 2 a. ' 

Foire (lai aux plaisirs, v. 3 a- 
Foire St Laurent (la),arlequinade 
Folle de la Cité (la), dr., 5 a. 
Forgeron (le) de Gretna-Green, 

V. 2 actes. 
Frascati, vaud., 3 a. 
Fra-Diavoio, op -com., 3 a. 
Françoise et Francesca, v., 3 a. 
FrédégondeetBrunehaut, tr., 5 a. 
Frères (les) à l'épreuve, dr. 5 a. 
Frère et mari, op. -com., 1 a. 

G 

Gabrina. drame, 3 a, 
Gaétan il Mammone, dr. 6 a. 
Galuchon, v la. 
Gamin de Paris (le), vaud., 2 a. 
Garde Forestier (le), v. 2 a. 
Gardeuse de dindons (la), v., 3 a. 
Gardien Je), vaud., 2 a. 
Gaspardo le pêcheur, dr., 5 a. 
Gendre d'un millionnaire (le), c. 5 a. 
Gendre (un) en m ibémol, v. 1 
Général et le Jésuite (le), dr., 5 a 
Geneviève la blonde, v., 2 a. 
Georges et Maurice, v., 2 a. 
Georges et Thérèse c. v., 2 a. 
Glenarvonoules Puritains, d. 5 a. 
Grâce de Dieu (la), dr.» 5 a. 
Grand papa Guérin, c, v. 2 a. 
Grande Dame (la), dr., 2 a. 
Grande (une) dame de la Halle, 

V. 1 acte. 
Groom de lettres (un), v. 1 a. 
Guerre des servantes, dr., 5 a, 
Guido et Ginevra, op., 5 a. 
Guillaume Colmann, dr., 5 a. 2 > 
Guillaume Tell, gr.-op., 4 a. < » 
Gustave III, ou le Bal, g.-o., 5 a. 2 » 

H 

Habit (1') d un grand seigneur, v. 

2 actes 1 h 

Harnali, parodie, 2 » 

Héloïse et Abeilard, dr., 5 a. i » 

Henri Hamelin, com,, 3 a. 1 » 

Henri IH et sa cour,dr,, 5 a. 1 » 



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Henri rV, drame, 5 actes. 
Héritsige d\i mal (F), dr., 4 a. 
Héritière (l'j^CQm., 5 a. 
Héritière (1'), vaud., 1 a. 
Héritiers ou le Naufrage (les) 1 a. 
Héroïne de Montpellier (r),d. 5 a, 
Heur et Malheur, vaud., 1 a. 
Hirondelles (les), v. 1 a. 
Histoire d'un chà e, v. 2 a 
Hochet d'une Coquette (le), v. l a. 
Homme au masque de fer (1') d. 5 a. 
Homme aux 30 écus (1') , v., 1 a. 
Homme blasé d'), v , îî a. 
Homme de soixante ans (l'jv., 1 a. 
Homme gris (1'), com., 2 a. 
Homme de paille (T), vaud. 1 a. 
Homme propose (1') c. 3 a. 
Honorine, vaud , 3 a. 
Hôtel des haricots (T), v. 3 a. 
Hôtel garni (1 ), c. 1 a. 
PTuguenots fles^, gr -op., 5a. 
Humoriste (1'), vaud., 1 a. 
Hures graves les i, parodie. 
Hussards deFelsheim (les), v, , 3 a* 



Idiote(r), drame, ^ a, 1 » 
Il y a seize ans , dr 3 a. 1 » 
Image (1'), vaud., 1 a. 1 » 
lmpôtsurlescélibataires(rjy. 1 a 1 50 
Incendiaire (l'j, drame, 3 a. 2 » 
Inconsolables (les) c. v. 1 a. 2 » 
Indépendants (les), com., 3 a. 1 » 
Industriels et Industrieux, rev. 3 a. 1 » 
Infortunes de M Jovial (les), v. 3 a. 1 » 
Ingénue de Paris {!'), v. 3 a. 2 » 
Intérieur des Comités révolution- 
naires, com. ,3 a. 1 » 
Isabelle de Montréal, dr., 2 a, 1 » 



Jacquot, vaud.. la. I » 

Jarretières de mafem, (les) v. 1 a. 2 » 

Jaspin, vaud., la. 1 » 

Jean, vaud. ,3 a. 1 » 

Jean de Bourgogne dr. 3 a. en v. l » 

Jean de Paris, op-c. 2 a. 2 » 

Jean Lehoir, vaud., 3 a. 1 » 

Jeanne, drame, en 6 parties, 2 » 

Jeanne d'Arc, trag., 5 a en v. 1 a 

Jeanne d'Arc, dr. national, 5 a 1 » 

Jeanne d'Arc à Rouen, dr. 3 a. % » 

Jeanne et Jeanneton, v., 2 a. 1 » ^ 



Jeannot et Colin op-c. 3 a. 1 » 

Je connais les femmes, c, y. 1 a. 2 » 

J'enlève ma femme, v. 1 a. 1 » 

Jésuite (le), dr., 3l a. 3 » 

Jeu de l'amour (le), v. 3 a. » 60 

Jeu du cœur (le), v. 3 a. 1 »» 

Jeune femme colère (la), c, 1 a, 1 » 

Jeune Mari (le), com., 3 a. 1 » 

Jeunesse de Henri IV, c, 3 a. 1 » 

Jeunesse de Luther (la^, dr. 1 a. 2 » 

Jeunesse de Richelieu (la), c. 5 a* 1 »» 

Jockeys improvisés (les), v. 1 a. 1 50 

Joconde, op.. 3 a. 1 » 

Joseph, op. -com., 2 a. 1 » 

Journée d'unejolie fem. , v., 1 a, 1 » 

Judith, vaud.. 2 a. 1 » 

Judth, trag., 3 a. 1 » 

Juif errant (le), gr. -op., 5 a. l » 

Juive la), gr.-op., 5 a. 1 »» 

Jumeaux Béarnais (les) , dr , 4 a, 1 » 

Justice de Dieu (la), dr., 5 a, i B 

Kean, comédie en 5 actes. 1 i> 

Kettly ou Retour en Suisse, v. 1 a. 1 ff 

Kiosque (le), op. -com., la. 1 » 



Lac des Fées (le), gr. op., 5 a. 1 » 

Lady Seymour, dr., 5 a. i » 

Laitière de la forêt (la), v., 2 a. 1 a 

Laitière deMontfermeiUla), v.5 a. 1 » 

Lambert-Simnel, op -com.,3 a. 1 » 

Landaw(le), vaud , 1 a. 1 » 

Latréaumont, dr. 5 a. 3 »» 

Latude, drame, 5 a, 1 » 

Lazare le pâtre, dr., 5 a. 1 » 

Legs (les c. I a. go 

J.énore, dr. 1 a, 3 » 

Léonide, com.-vaud., 3 a. 2 » 

Léontine, dr.-vaud., 3 a. 1 » 

Linda. 2 »» 
Lisbeth ou la fille du laboureur,d. 3 a 1. 

Lisette, v. 1 a. l » 

Liste de mes Maîtresses (la), v. 1 al *f 

Livre III, chapitre l^% com,, 1 a. 1 i» 

La lorgnette, V. la. 1 j| 

Lorgnon (\e\. vaud., la. 1 » 

Louis XI, trag .,5a. l » 

Louise, ou la Réparation, v. 2 a. l » 

Louise de LigneroUes, dr,, 5 a. 1 yy. 

Lucie de Lammermoor, op, , 2 a. 1 f 

Lucile, drame, 3 a. ^ M 



1. 



— 9 — 



Lune de miel (la), vaud., 2 a. 1 i 

L'une pour l'autre, com., la. 2 

Lune rousse (la), vaud., la. 1 

Luxe et Indigence, corn., 5 a, l 

M 

Machabées (les), dr., 4 a. 1 

Maçon (le), op.-com., 3 a. 1 

Madame Barbe-Bleue, v., 2 a. 1 
Madame de Brienne, dr., 2 a. 1 
Madame du Barry. c. , 3 a. 1 

Madame de Lucenne, com., 3 a. 1 
Madame de Sévigné, v., 3 a. 1 
Madame Duchâtelet, v, 1 a. 1 

Madame Flambard, v. 1 a. 4 

M™eGibouetM'"ePochet,v. la. 1 
Madame Grégoire, v., 2 a. 1 

Mademoiselle de Belle-Isle c.5 a. 1 » 
Madame Lavalette. dr, , 2 a. 1 » 
Mademoiselle Bernard, v., 1 a. 1 » 
Mademoiselle Clairon, v,, 2 a. 1 » 
Mademoiselle d'Aloigny, v. 1 a. 1 » 
Mademoiselle de Choisy, v. 3 a. 1 » 
Mlle de Mérange, op.-c. la. 1 » 

Mademoiselle Desgarcins, v. 1 a. 1 » 
Mademoiselle Rose, com., 3a. 1 » 
Ma fem. et mon parapluie, v. , 1 a, 1 » 
Magas. de graine delin(le) v. 1 a. 1 » 
Main de fer (la), op.-c, 3 a. 1 » 
Maison en loterie (la), v., 1 a. 1 50 
Maître Cabochard, V. la. 1 » 

Maître chanteur 'le), op-c. 2 » 

Maître de chapelle (le), op.-c. 1 a. 1 » 
Maîtresse de poste (la), v. , 1 a. l » 
Malheurs d'un Amant heureux (les) 

vaudeville, 2 a 1 » 

Malheurs d'un joli garçon (les) 

vaud ,1a 2 » 

Mal noté dans le quartier, v. 1 a. l » 
Malvina, vaud .,2a. 1 » 

Manoir de Nivelle (le^ v. 3 a. 1 » 
Manon ou un épisode de la fronde, 

vaud., 2 a. 1 » 

Mansarde des artistes (la), v., 1 a. 1 » 
Mansarde du crime (las v., 1 a. 1 » 
Mantille (la), op.-c, 1 a 1 » 

Marchand (le) de parapluies de 

1860, revue, 3 actes. 1 » 

Marché de Londres (le), dr., 5 a. 1 » 
Marguerite, op.-c, 3 a. 1 » 

Marguerite et Bouton dOr, v. 1 a. 4 » 
Maria la campagne (le), c, 3 a. 1 » 
Mari au bal (le) op. c 1 act. 1 .50 

Mah daas l'embarras (un),v. 1 a. 4 » 



Mari de sa cuisinière (le) c. 2 a, i » 
Mari de ma femme (le), c, 3 a. 1 » 
Mari et l'Amant (le), c, 1 a. 1 » 
Mari tombé des nues (un), v. 1 a. 1 50 
Mariage à propos de bottes (un), 

v. 1 acte. 4 » 

Mariage d'argent (le), com,, 5 a. l » 
Mariage de raison, V., 2 a. l » 

Mariage extravagant (le),v. 1 a. 1 » 
Mariage impossible (le), v.,2 a. 1 » 
Marie, op.-com ,3 a. 1 » 

Marie- Jeanne, drame, 5 a, 1 » 

Marie Michon, v.,2 a. 2 » 

Marie Mignot, V., 3 a. 2 » 

Marie ou le Dévouement, dr. 3 a, 1 » 
Marie Stuart, trag ,5 a. 1 » 

Marie de Rohan, opéra, 3 a, 1 » 

Marie Stuart, opéra., 5 a. 1 » 

Marino Faliero, trag., 5 a. 1 » 

Maris sans femmes (les), v. 1 a. l » 
Maris vengés (les), vaud., 5 a. 1 » 
Marins à Minturnes, trag.. 3 a. 1 » 
Marquis de Bruno y, v., 5 a. 1 » 
Marquis de Carabas (le)j v,, 2 a. 1 » 
Marquis de Barabas (le), v. 1 a. 3 • 
Marquise d^ Rantzau (la), v. 2 a. 1 » 
Marraine la), vaud., la. 1 » 

Marton et Frontin c, 1 a. en v. 1 » 
Martyrs, opéra. 1 w 

Masque et visage, v, la. Il 

Mazaniello, opéra-com., 4 a. 1 » 
Mathilde, drame, 5 a. 1 » 

Mathilde, parodie, 3 a. envers. 2 » 
Médisant ^le), com., 4 a. l » 

Mémoires de ma tante, v. 1 a. 2 » 
Mémoires d'un colonel de hussards, 

vaudeville, la. l » 

Ménestrel le), c, 5 a. en vers 1 » 
Mère au bal et la Fille à la Mai- 
son (la), vaud., 2 a. 1 » 
Mère et la Fille (la), dr., 5 a. 1 » 
Mère de famille, v., 1 a. 1 » 
Mère Gigogne (la), v. 3 a, 4 » 
Michel Brémond, dr,, 5 a. 1 » 
Michel et Christine, vaud., 1 a, 1 » 
Michel Perrin, vaud., 2a, 1 » 
Mil sept cent soixante, c, 1 a, 1 »» 
Mina, opéra-comique, 3 a. 1 i> 
Minuit ou un arrêtdu destin, v, la. 1 j> 
Miracle des roses, férié. 5 Ji 
Misanthropeetl'Auvergnat'le) v.l a.l » 
Misanthropie et repentir, dr. a 1 )> 
Moiroud et Compagnie, y., 1 a. 1 » 
Moïse, opéra, 4 a, 1 » 



10 — 



Mon coquin de Neveu, v., 1 a. 1 » 

Mon gigot et mon gendre, v. 2 a. 1 50 

Monsieur bien mis (unj, v. 1 ac. 1 50 

Monsieur Chapolard, v. I a. 2 » 

Monsieur est de la noce,v. 3 a. 1 » 

Monsieur Jovial, v. 2 a. 1 » 

Monsieur Loriot, v. 2 a. 1 » 
Monsieur (un) qui voit tout en 

jaune, v. 3 actes. 1 50 

Monsieur Sans-Gêne, v = , 1 a. 1 » 

Monte-Christo, dr. 5 a. A.Dumas 1 » 

Mon voisin d'omnibus, v.) i a. 2 » 

Moulin du diable (le\ v. 2a. 1 » 

Mousquetaires (les), drame, 5 a. 1 » 

Mousse (le), vaud.. 2 a. 1 » 

Les moyens dangereux, c. 5 a. 2 » 

Muette de Portici (la), gr.-o. 5 a. 1 » 

Mystères de Paris (les), d., 5 a. 1 » 
Mystères de Passy (les , parodie 

en 1 1 tableaux . 1 » 

Nanon, Ninon et Maintenon, v. 3 a. 1 » 
Napoléon, dr,, 9 tableaux. 1 » 

Naufrage de laMéduse (le) o.-c 4 a. 1 »» 
Naufrageurs (les) de Kerougai dr. 4 a. » 
Neige (la), opéra-com., 4 a. » 

Ne touchez pas à l'échelle, v. 1 a. 4 » 
Nicolas Nickleby, dr.. 5 a. 1 » 

Ninon chez Mnie de Sévigné, o-c. 1 a. 1 » 
Nizza de grenade, opéra, 3 a. 1 » 
Nisida, Ballet, ! » 

Noces de Gamache, op. bal. 1 r 

Noceurs (les) dr. 3 a. 1 50 

Noémie, vaud., â a. 2 » 

Norma (la), tra. 5 a. 1 » 

Norma, opéra, 3 a. 1 » 

Nous en ferons un avocat, v . 1 a. 4 » 
Nous marions papa, v. 1 a, 1 » 

.Nouveau Pourceaugnac le) v., la. 1» 
Nouveau Seigneur, op-. c. 1 a. 1 » 
Nouvelle Héloïse (la)^ dr., 3 a. 1 » 
Nouvelles d'Espagne (les), c, 1 a. 1» 
Nuées (les), com., 2 a. 2 m 

Nuits du meurtre (la) dr. 5, a 1 50 

o 

Obstacle imprévu (1'), com., 3 a. 1 » 

Œil de verre (1'), vaud., la. 1 » 

Œuf de Pâques (F), v. l a 4 » 

Œuvres d'Horace (les), com,, 1 a.l » 

Ogresse (1'), vaud., 2 a. 1 » 



Oisoaux de Boccace, vaud., 1 a. 
Oncle Baptiste (l'^jVaud, 2a. 
Oncle de Normandie, com., 3 a. 
Orphelines du faubourg, v. 1 a. 
Oscar, com. 3 a, 
Othello, opéra, 3 a. 
Ours et le Pacha (1'), vaud., 1 a. 
Ou sont les pincettes, v. 1 a. 
Oi fa , op. ballet 

Ouverture delà chasse (1') v. , 1 a. 
Ouvriers (les), vaud., 1 a. 
Ozaï, op . ballet . 

Pacte de famine (le), dr., 5 a, 
Page et pensionnaire, v. la. 
Paniers de Mademoiselle (les) c. 1 
Panier fleuri (le) , op . -c . , 1 a. 
Papa charmant (un), v. 2 a. 
Pâquerette, vaud . , 1 a. 
raquette et Grives, v. 1 a 
Paquita, Ballet 

Paria (le), tragédie, 5 a. envers. 
Parleur éternel de), c. 2, a. 
Part du diable (la), op. c, 3 a. 
Passé minuit, vaud.. 1 a. 
Passé midi, folie, 1 a. 
Passion secrète lia), com. 3 a. 
Pauvre Idiot, dr., 5 a., 
Pauvre Jacques, dr.-vaud., 1 a. 
Paysan perverti (le),d . , 3 a. , 
Paysans (les), dr., 5 a. 
Peau d'âne, féerie. 
Péché et pénitence, v . , 2a. 
Pêcheurs béarnais (les), v. la. 
Pendant l'orage, v. 1 a. 
Pendu ou marié, v. 1 a. 
Pénitents blancs (les) v . , 2 a . 
Père aux écus le), dr. 5 actes 
Père de famille (le), dr. 5 a. 
Père de la débutante (le), v., 5 a. 
Pèi'e Pascal (le), vaud., 2 a. 
Père Prodige (le), v. 1 a. 
Périnet Leclerc, dr., 5 a. 
Perle du régiment (la», v. 1 a. 
Permission de 10 heures (la) v., 1 
Perruquier de la Régence (le), 

op. -com., 3 a. 
Petit bonhomme vit encore rev. 
Petit Homme gris (le), v., 1 a. 
Petit Chaperon rouge (le), 3 a. 
Petits (les) péchés de la grand' 
maman, v. 1 a. 



a. 1» 

1 » 

3 » 

1 » 

1 » 



— 11 — 



Petites Danaïdes (les), 3 a. 3 » 

Petite Provence (la), v. 1 a. 4 » 

Peur du toimerre (la) v. 1 a. 3 » 
Phare de Bréhat (le), v., 1 a. 1 » 
Philanthropes (les), com., 3 a. 1 » 
Philippe vaud. la. 2 » 

Philosophe (le) sans le savoir c. 4 a. 1» 
Philtre champenois (le), V., 1 a. 1 » 
Philtre (le), op. 2, a. 1 » 

Phœbus ou l'Ecrivain public, 1 50 
Picaros et Diége la, 1 » 

Pie voleuse (la), dr.3 a. 1 » 

Pie voleuse op.-c, 1 » 

Pied de mouton (le), féerie 3a, 2 » 
Pierre Lenoir, dr., 5 a. 1 « 

Pinto,comédie, 5 a. 1 50 

Pioupiou (le), vaud., 2 a. 1 50 

^'lanteur (le), op. -com., 2 a. 1 » 

Plus beau jour de la vie (le), v. 2 a. ir< 
^oil de la prairie (le), c, 3 a, 1 » 
Poissarde (la), dr., 5 a. 1 » 

Polder ou le Bourreau, dr., 3 a, 1 » 
Poletais (les), v., 2 parties. 1 » 

Polka (la), poch., la. 1 » 

Poltron (le), vaud., la 1 » 

Pontons (les), drame, 5 a. 1 » 

Popularité (la), com., 5 a. 1 » 

Porc-épic de Charles-Quint (le), 

V. 1 acte. 1 > 

Porte drapeau d'Austerlitz (le), 

V 1 acte 3 » 1 

Portraits dramatiques' les), V. la. 1 » I 
Portrait vivant llei, com., 3 a. 1 » ! 
Postillon franc-comtois (le}v., 2 a, 2» ! 
Postillon de Longjumeau, op. Ha. 1 » 
Potager de Colilichet (le), v. 1 a. 4 n 
Poudre de Perlimpinpin (la), férié. 4 » 
Poupée (la), vaud., la. 1 w 

Pourquoi ? vaud., la. 1 » 

Fré-aux-Clerc8, op. -com., 3 a. 1 » ! 
Précepteur à vingt ans, v., 2 a. 1 » 1 
Première affaire (la), com., 3 a. 1 » 
Premières Amours (les),v., 1 a. 1 » 
Prétendante (la), com., 3 a. 1 » 

Prétendants(les),com., 3 aenversl » 
Préville etTaconnet, vaud., la. 15» 
Princesse Aurélie (la), com., 5 a. 1 
Prison d'Edimbourg (la) o.-c. 3 a. 2 » 
Projets de mariage (les) com., 1 a. 1 » 
Prosper et Vincent, vaud., 2 a. 1 » 
Protégé (le), com .la. 1 » 

Puisque les rois épousaient des 

bergères, v. 3 actes. 2 i 

Puits d'ftwour (le), op.-c, 3 a. 1 » 



Pupille de la Garde (\e\ v. 1 a. 1 50 
Pupilles de la Garde (les), v., 2aél » 



Quaker et la Danseuse (le),v., 1 a.l » 

Quatre femmes sur les bras, v. 1 a, 1 n 
Quatre-vingt-dix-neuf Moutons, 

vaudeville, 1 acte, l » 

Quelle mauvaise farce, v. 1 a. 1 » 

Question d'occident (la), v. 1 a. 1 » 

Qui crève les yeux les paye, v. 1 a. 2 » 

Quinze avant midi (le), vaud. 2 » 

R 

Rabelais ou le Curé de Meudon, v. 1 a. 1 ^* 
Randal, dr. 3 a. 2 » 

Retour du zouave (le), v. 1 a. 1 >* 
Raymond Varney dr. 5 a. 1 >* 

Ravel, en voyage v. 1 a. 1 » 

Rébecca, v. 2 a. 1 » 

Régine ou les Deux Nuits, o.-c. 2 a. 1» 
Reine de Chypre, (la) op, c. 5 a. 1 » 
Reine d'un jour op. c. 3 a. 2 » 

Reine de seize ans la),v., 2 a. 1 » 
Rendez-vous Bourg, (les), o.-b. 1 a. 1 » 
Réparation forcée' la), c 5 a. en v. 1 » 
République (la), l'Empire et les 

100 jours, dr. 4 a. 1 » 

Raphaël de la courtille (le) , v. 1 a. 4 » 
Rêve du Mari (le), ou le Manteau 

'com. la. l » 

Richard d'Arlington, dr, 3 a. 1 » 
Richard en Palestine, op , 3 a. 1 » 
Richard Savage, drame, 5 a. 1 50 
Rigoletti, vaud., la. 1 » 

Rivaux d'eux-mêmes (les), c, 1 a. 1» 
Robert Bruce, op. i » 

Robert chef de brigands, mal. 5 a. i » 
Robert-le-Diable, op. 5 a, 1 » 

Robert-Macaire, dr. 4 a. 15 » 

Robin-des-Bois, op.-fant., 3 a, 1 » 
Robinson dans son île féer. la. 3 » 
Rodolphe, dr. la. 1 >> 

Roi desFrontins, V. 2 a. 2 » 

Roman (le), com., 5 a. envers. 1 i> 
Roman de la pension (le), v. 1 a. 1 » 
Roman d'une heure (le), c, 1 a. 1 » 
Rose de Péronne (la), op.-c, 3 a. 1 60 
Rose jaune (la), com .,1a, l » 

Rossignol, c. v. 1 a. 2 » 

Rue de la Lune (la), vaud., 1 a. 1 » 
Ruy-Brac, parodie. 2 i 



i% — 



Les Sabots de lamarquise,op.-c. la 
S'aimer sans j voir, v. 1 a. 
Saltimbanques (les), v., 3 a. 
Samuel le marchand, dr., 5 a. 
Fans cravate, dr. v. 5 a. 
Sans tambour ni tromp,,v. 1 a 
Satan ou leDiable, c.-v,,4a. 
SaûL tragédie, 5 a. 
Sculpteur, V., l a. 
Seconde année, v. 1 a. 
Secondes noces (les) V. 3 a. 
Secret du ménage (le), c, 3 a. 
Secret du soldat (le) dr. 3 a. 
Secrétaire (le) et le Cuisinier, v. 1 a, 
Secret du soldat (le), dr, v. 3 i. 
Sémiramis, gr. op. 4 a. 
Sept heures, dr, 3 a., 
Serment de collège (le),v., 1 a. 
Serments (les) .c. 3 a. en vers. 
Shakspeare amoureux, com., 1 a. 
Shérif (le), op.-com., 3 a. 
Sire de Franc-Boisy (le), v. 1 a. 
Sirène (la), op.-com., 3 a. 
Six degrés du crime (les),dr,4 a 
Sœur de Jocrisse (la), v, 1 a. 
Soldat de la Loire (le), dr. 1 a. 
Somnambule [la], vaud. 2 a. 
Somnanbule (la), ballet, 2 a. 
Sonneur de Saint-Paul (le), d., 5 a. 
Sophie Arnould, v., 3 a. 
Sourd (le) ou V auberge pleine, f. 1 a 
Sous clé vaud. l a. 
Sous le masque, c, 1 a. en v. 
Suicide à l' encre rouge (un) , v. 1 a. 
Suisse de Marly (le), v. 1 a. 
Suites d'un bal masqué c, 1 a. 
Sujet et Duchesse, dr. 5 a. 
Sur la frontière, v. 1 a. 
Sur la gouttière, v. 1 a. 
Surprises (les), vaud., la. 
Susceptible (le), com., i a. 
Suzanne de Croissy, c. 2 a. 
Suzette, vaud., 2 a. 
Sylphide (laj, ballet, 2 a. 
Symphonie (la), op.-com. ta. 



Talismans (les), drame, 5 a. 1 
Ta«se (le), dr., 5 a., 1 

Temple de Salomon (le), dr,, 5 a. 1 
Thérésa, dr., 5 a., 1 

Thérèse, dr. 3 a. 1 



50 



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150 



Thibaut rébénîste, vaud., 1 a. 
Tirailleurs français (les).v. 1 a. 
Tisserand de Ségovie (le), tr., 3 a. 
Tôt ou tard, com., 3 a. 
Toujours, v. 2 a. 
Toupinel, vaud., 2 a. 
Tour de Nesie (la) drame, 5 a. 
Tout pour de l'or, dr., 5 a. 
Tout pour l'honneur, dr. 5 a. 
Trafalgar, vaud., 1 a. 
Treize (les), op.-com., 3 a. 
Trente ans ou la vie d'unjoueur, 

drame, 3 a. 
Tribut des cent Vierges , d., 5 a. 
Trois Gobe-mouches (les) v. 1 a. 
Trois Nicolas op.-c. , 3 a . 
Trois quartiers (les), com., 3 a. 
Turc (le), V. 1 a. 
Turlurette, vaud., t a. 
Tutrice (la), com., 3 a. 

u 



Un ange au 6« étage, v. 1 a. 
Un Bal de grisettes, vaud. la. 1 » 
Un Beau-père pas bête, vaud. 1 a. » 60 
Un conte de fées, vaud. l 50 

Un Duel sous Richelieu, dr, 3 a. 1 » 
Un Fils, drame, 4 a. l » 

Un relais dans la manche, v. 1 a. 4 » 
Un homme comme il faut, v. 1 a. 
Un jeune homme charmant vaude- 
ville, 3 actes. 2 
Un Mari charmant, vaud., la. 2 
Un homme gra^e, com. la. 4 
Un mari du bon temps, v. la. l 
Un Mari, s'il vous plaît, v. 1 a. 3 » 
Un ménage parisien, dr.,2 a. 1 » 
Un mois de fidélité, v. I a. 2 » 
Un moment d'imprudence, c. 3 a. 1 » 
Un Monsieur et une Dame, v., 1 a. 1» 
Un Page du Régent, vaud., 1 a. 1» 
Un Péché de jeunesse, v., 1 a. 1 » 
Un Premier Amour, vaud., 3 a. 1 » 
Un Scandale, vaud , la. 1 » 
Un Testament de dragon, v., 1 a. 1 » 
" ^^ 1 » 

3 » 

2 » 
1 » 

3 n 
1 » 
» 60 



60 



50 



Un Veuvage, com , 3 a. 
Un Vieux de la vieille, v., 1 a. 
Une Assemblée de créanciers. 
Une Chaîne, com. 5 a. 
Une confidence, com. 1 a. 
Une double Leçon, com., 1 aé 
Une drôle de bonne, vaud., 1 a. 
Une Famille au temps de Luther, 
trag.,5 a. 



— i3 — 



Une Faute, dr.-vaud., 2 a. 4 » 

Une Femme laide, vaud., 2 a* 1 » 
Une femme de 40 ans, c. 3 a. 1 » 
Une Fête de Néron, tr., 5 a. 2 w 
Une Heure de mariage, op.-c,, 1 a. 1 » 
Une Invasion de grisettes, v., 2 a 1 » 
Une Jeune veuve, v. 1 a. 2 » 

Une Jeunesse orageuse, v, 2 a. 1 50 
Une Journée à Versailles, c. , 3 a. 1 50 
Une Nuit au sérail, vaud., 2 a. 1 50 
Une Nuit terrible v. 1 a. 2 » 

Une Position délicate, vaud., 1 a. 1 50 
Une Présentation, com., 3 a. 1 » 
Une Saint-Hubert, com., la. 1 » 
Une Vision ou le Sculpteur, v., 1 a. iw 
Une Veuve delà grande ai Je, 

pièce, 4 a. 1 50 

Une Visite nocturne, vaud., 1 a. 1 50 

V 

Vagabond (le), dr., 1 a. l » 

Val d'Andorre (le), op. -com., 3 a. 1 » 

Valentine^ vaud., 2 a, 1 » 
Valérie, com., 3 a. l 

Vampire de la rue Chariot le) v. 1 a 1 » 

Veau d'or (le), vaud., 2 a. 1 w 

Veillée, v. 1 a. 2 » 

VengeancedePistache(la),v.l a. 1 » 

Vêpres siciliennes (les), trag., 5 a. 1 » 

Verre d'eau (le), com. 5 a. 1 » 

Vert-Vert, vaud., 3 a. 1 » 

Victorine, dr. ,5 a. 1 » 

Vie de château (la), vaud., 2 a. 1 » 

Vie de garçon (la^, vaud., 2 a. l 50 

Vie d'un comédien (la), com,, 4 a. 1» 

Vieille (la), op.-com., la, 1 » 



Vieillesse d'une grisette fla)|V. la 1 •» 

Vieux péchés tles),vaud., la. 1 » 

Viens, gentille dame, v. la 4 » 

Villefort, dr., 5 a. A. Dumas. 1 » 

Vingt-six ans, vaud., 2 a. 1 » 

Violettes de Lucette (les), v. 2 a. 1 » 

ViolondupèreDimanche(le),v.3a 1 » 

Voisin Bagnolet île), vaud., 1 a. l » 

Voisin de campagne île), v. 2 a. 2 » 

Voisin de l'avare le), v. 1 a, 2 » 

Violoneux Ba-ta-clan, op. la, » 

Voyage à Dieppe (le), com., 3 a. 1 » 

Voyage à Pontoise, com.. 3 a. 2 »» 

Voyage à Vienne (le), v. la. 1 58 

Voyage d'Anacharsis (le , v. 3 a. 1 » 

Voyage de Robert Macaire. 1 50 

Werther, vaud., parodie, la. 1 d 



Xacaiilla, op' 1 ^» 



1 » 



Yelva ourorpheline, c,-v., 2 a. l » 



Zampa, op.-c, 3 a. 1 » 

Zerline op -c, 3 a. l » 

Zoé.v., la. 1 >> 



— 14 



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La Kiance pittoresque, tab.-v., 1 a. 
Georges ou la destinée, dr. 3 a. 
Les Gueux de mer, dr. , 3 actes. 
L'Honneur de ma tille, dr. , 3 actes 
Idii ou les 3 talismans, féerie, 6 t. 
L'Idée du Mari, vaud., l acte. 
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Ma Femme et sa chambre, v . la. : 

La Marchesa ou la Courtisane de 
Rome, drame, 3 actes. 

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Le M^^^nage du Savetier, c.-v., 1 a. 

Mija ou l'esclave, v. 1 a. 

Le Musicien de Valence, c-v., 1 a. 

Naissance et Mariage, vaud., 1 a. 

L'' fncle modèle, vaud., lacté. 

L'Ouvrier, dr.-vaud., 3 actes. 

Le Porteur des Halles, t.-p., l a. 

Le Réveil d'une grisette, c.-v., 2 a. 

Rosette, ou promettre et tenir, oom.- 
vaud,, ^ actes. 

La Salamandre, com.-vaud., 4 a. 

Tout chemin mène à Rome, v. 1 a. 

Le Trembiemeut de terre de Lis- 
bonne, tragédie, 5 actes. 

Trois ans après, drame, 4 actes. 

Les Troupiers en « otillons, v., 3 a. 

Ln antécédent, com.-vaud., 1 a. 

Un coup de canne, dr.-vaud., B a. 

Un noviciat diplomatique, o. 1 a. 

Un talisman sous M. de Sartines, 
vaudeville, 1 acte. 

Une conquête, vaud., 1 acte. 

Une fille à établir, vaud., 2 actes. 

Une heurâ dans l'autre monde, fo- 
lie, 1 acte. 



i- i7 -i 



RÉPERTOIRE 



DU 



THEATRE DE MADAME 



LA PLUPART DE CES PIEGES SONT DE SGRIBE. 

Chaque pièce séparée se vend 1 franc. 



FORMAT IIV-32 



L'Album. 

L'Ambassadeur. 

L'Amant bossu. 

L'Artiste. 

Avant, pendant et après . 

Aventures et voyages du petit Jonas. 

L'Avare en goguette. 

Le Baiser. 

Le Bal d'ouvriers. 

Le Bal champêtie. 

La Belle mère. 

La Bolémienne. 

Le Boulevard Bonûe-Nouvelle. 

Camilla. 

Caroline. 

LaOharge à payer. 

Chansons de Scribe, 

Le Charlatanisme. 

Le bateau de la Poularde . 

Le Colonel. 

Comte Ory (vaudeville) . 

Coraly ou la sœur et le frère. 

La Demoiselle et la dame. 

Les Deux maris. 

Le Dîner sur l'herbe. 

L'i Dugazon. 

L'Ecarté ou un Coin du stilou , 

Les Elèves du Conservatoire. 



L'Enfant de la nature, 

La Famille normande . 

La Famille Riquebourg. 

La Favorite, 

i^es Femmes romantiques. 

Le Fou de Pérorne . 

Le Foyer du Gymnase, 

Le Gardien. 

Les Grisettes . 

Les Héritiers de Crac. 

L'Humanité. 

Inséparables, 

LIniéàeur de l'Etude. 

LeLeycester du faubourg, 

La Loge du portier. 

Louise. 

La Lune de miel. 

Madaaiede St-Agnès. 

Malhejirs d'un amant heureux , 

Le Mauvais sujet. 

Le Mal du pays . 

Malvina. 

Ma Maîtresse. 

LaMaîtrtsse au logis. 

Manie des places. 

Meunière. 

Mes derniers vingt sou». 2 iV. 

Le Ménage de garçon. 



— ^8 — 



Monsieur Mtfsard. 

Monsieur Tardif. 

Les Montagnes russes. 

Le Moulin de Javelle, 

Les Moralistes. 

Le Myàufioateur. 

La Nouvelle Clary . 

Nouveaux Jeux de l'Amour et du Hh sarr) . 

L'Oncle d'Amérique. 

L'Orpheline du Loiret, v. 1 a. l 50 

Le Parrain. 

IjSl Pension, 

La Petite lampe merveilleuse. 

La Petite folle. 

Petite ville. 

Philibert marié. 

Le Pian de campagne . 

Le Prince Charmant ouïes unies do Fées. 



Quinze jours de sagesse. 

Reine de 16 ans. 

Rossini à Paris. 

Le Savant. 

Schahabaham II . 

Le Solliciteur. 

Trilby ou le Lutin d'Argal! . 

Le Témoin, 

Une faute. 

Une mouomanie . 

Une nuit de la g^^rdo atîoiials 

Un trait de Paul I«^ 

La Vampire. 

La Vencreance italienne, 

La Vérité daiis le vm. 

Le Vieux Mari . 



L'ALMÂNACH THEATRAL 



CONTENANT TOUS LES RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES THEATRES 
PENDANT l'année 1874 



Un vol. in-32. 



lfr.50 



— 4§ — 



PIÈCES ANCIENNES 



FORMAT ISî-So 



à ^ franc» chaque. 



L'Absence, c, l a, de Picard. 

Abufar, trag., 5 actes, de Ducis. 

Actionnaires, v., i acte^ de S îribe. 

Adélaïde Dugueslin, tragédie, ê h. 
de Voltaire. 

L'Ag'otage, com,, 5 a. dePieard. 

Agame mnon, t., 5 a. Lemcrcier. 

Alexis et Justine, op., 1 acte, de 
Marsollier . 

Aizive ou les Américains, tragé- 
die, 5 actes, de V< Itaire. 

L'Amant bourru, c, 3a. Monvel. 

Amants enfoncés, ^rag burlesque. 

Ami des lois, c, 5 actes, Laya. 

Amours de Montmartre, tr. burl. 

Ange tutéiare, com., 3 actes. 

L'Amour et la raison, 1 acte, Pi 
gault-Lehrun. 

Angeline ou la Champenoise, vau- 
deville, 1 acte, Dartois. 

A vingt et un ans ou l'Agonie, dr., 
1 acte, Marville. 

L'Avocat Patelin, comédie, Brueys. 



Le Bal champêtre, v., la. Scribe* 
La Banqueroute du savetier, vau- 
deville, 1 acte, Martainville. 
Barbe-Bleue, féerie, Brazier. 
La Belle allemande, v. 1 a. Dupin, 
La Belle Arsène, op. 4 a. Favart. 
La Belle au bois dormant, ballet. 

Scribe. 
Le beiveder ou la vallée de Lédna, 

drame, 3 actes, Pixérécourt. 
Beniowski, op., 3 actes, Duval. 
Le Billet de Logement, vaudeville 

1 acte, Léger, 
Le Billet df^oterie, v. l a. Mazères. 
Blaize et Babet, op. 2 a. Monvel. 
Bonaparte, lieutenant d'artillerie, 

com. vaud. , 2 actes, Ouvert. 
Bon papa, vaud., 1 acte, Scribe. 
Bon garçon, c, 1 acte, Picard. 
Le Bouiru bienfaisant, comédie, 

3 actes, Goldoni. 
La Brouille, et le raccommodement, 

vaudeville, 1 acte. Maréchal- 



— . 20 — 



brutv/s, tragédie, 3 actes, Voitaire. 
LeBûcheron de Salerne, vaudeville. 

1 acte, Désaugiers. 
Le Bureau de loterie, v. 1 a. Maz, 



Lu Cabane de Montainard, d.3 a, 
^ -agliof^tro, dr. 3 a., Léopold. 
Lfs Cf^ncans, v. 1 acte, G. Duvai, 
Le Célibataire et l'Homme marié, 

comédie, 8 actes, Ful^ence. 
Chacun de son côté, com, 3 actes, 

Mazères. 
Ohambre à coucher, op. 1 a. Scribe. 
La Chapelle des bois, drame 3 a., 

Pixérécourt. 
Charles IX, dr. 3 actes. Rosier. 
Le Chasseur noir, dr.3a.,T.Nezel. 
Le Chrteau de Kenilworth, drame, 

3 actes, Hoirie. 
Le Château de mon oncle, vaude- 
ville, 1 acte, Désaugiers, 
Le Château de Paluzzi, dr. 3 actes. 
Les Châteaux en Espagne, comédie 

3 a'^tes, C . d'Harleville. 
La Cheminée de 1748, vaudeville, 

1 acte, Mélesville. 
La Chercheuse d'esprit, op.-com, 

1 acte, Favart. 

Le Chevalier d'industrie, comédie, 

2 actes, Duvai. 

Christine Stockolm, d. 5 a. Dumas. 

Le Chiffonnier, v. 5 a., Théolon. 

Cima'osa, op.-c. 2 a. Pouilly. 

La Citerne, d, 3 a., Pixérécourt. 

rlaire fl'Albe, d.-v., 3 a. Bayard. 

Cléopâlie, tr., 5 a., Soumet. 

Le Colonel, v. 1 a. , Scribe. 

Ves Comédiens, c. 5 a-, Delavigne. 

Le Concert à la cour, o. 1 a. Scribe. 

Le Conciliateur, comédie, 5 acles, 
Dpmousiier. 

Les Conjectures, c. 3 a., Picard. 

J^e Conteur, oom., 3 a., Picard. 

Le Contumace, o. 3 a., Jouslm 
de la Salle. 

La Coquette corrigée, comédie, 5 
actes, Lachaussée. 

Le Courrier de la malle, vaude- 
ville, 5 actes, Rougemont. 

Coriolan, tra., 5 actes, Laharpe. 



Le Cousin Frédéric, vaudeville 1 a . 
E. Arago. 

Les Couturières, vaud,, 1 acte, 
Désaugiers . 

La Créole, v., 1 a , Poirson. 

Cri-Cri ou le Mitron, vaudeville, 
1 acte, A. Gouffé. 

Crispinmédecin,c. 3 a . Hauteroche 

Crispin rival de son maître, comé- 
die, 1 acte, Lesa^re. 

Le Ginsinierde Buffon, v. 1 a. 

Gzar Démétrius, tr. 5 a. Halévy. 



La Dame du lac, op. 3 a. Depagny. 

Les Dames patronesses, vaud. 1 a. 
Scribe. 

Danilowa, op. 3 a- Duport. 

La Danse interrr>mpue, vaud. la. 

Les Dehors trompeurs, comédie, 
5 actes, Boissy. 

Le Délateur, d. 3 a. Ch. Nodier. 

La Démence de Charles VI, tragé- 
die, 5 actes, Lemercier. 

Le Dernier jour de deuil, vaude- 
ville, 1 acte, Desverger., 

Le Désastre de Lisbonne, drame, 
3 ?^ctes, Bouilly. 

Les Deux avares, o. la. Fablaire. 

Les Deux Figaro, c. 5 a. Martelly. 

Les Deux filles spectres, drame, 
8 actes, Lemercier. 

Lc'^ Deux frères, comédie, 3 actes, 
Kotzebue. 

Les Deux Gaspard, v la. Gabriel. 

Les Deux gendres, c. 5 a, Etienne. 

Les Deux héritages, vaudeville, 1 
acte, Désaugiers. 

Les Deux jaloux, o.-c. 1 a. Vial. 

Les Deux Jocrisse, v la. Gouffé. 

Les Deux jours, v. 2 a. Ancelot. 

Les Deux nuits, o.-c 3 a. Scribe. 

Les Deux petits Savoyards, opéra- 
comique l acte, MarsoUier. 

Les Deux Philibert, c. 3 a. Picard. 

Les Deux voisines, comédie vaude- 
ville 1 acte, Désaugiers, 

Le Devin de village, opéra-comique 
1 acte, Rousseau. 

Le Diable à quatre, opéra 3 actes, 
Sedaine. 

Dieu et Diable, V. la., T. Nézel. 



-- 2{ 



Le Dilettante d'Avumon, opéra- 
comique, 1 acte, Halévy. 

Discrétion, v. 1 acte, Dutnanoir. 

Le Dissipateur, 0, 5 a. Destouche, 

Les Dix francs de Jeannette, vau- 
deville, 1 acte, J. de la Sa le. 

Dix ans de la vie d'une femme, 
drame, 5 actes, vScribe. 

Dorvigny et Lantara^v. 1 a. Merle. 

Douvres et Calais, v. 1 a. Théolon. 

Drelindindin, v. l a. Henri on. 

La Duchesse et 1^ pag -, comédie, 
?, actes, A. Berraud. 



Les Eaux du Mont-d'Or, vaude- 
ville, 1 acte, S G ribe. 

L'Écarté ou un Coin, V. 1 a. Scribe. 

L'École des bourgeois, comédie, 
3 actes, Daliainval, 

Édouaïd en Ecosse, c. 3 a. Duval. 

Elodieoula Vierge, drame, 8 actes, 
V. Ducange. 

L'Enfant trouvé, g, 3 a, Mazère^. 

L'iinrôlement supposé, comédie, 
3 act's, Guillemin. 

Ephémères, com. 3 actes, Picard. 

Epicaris et Néron, t. 5 a. Legouvé 

L'Epreuve, c. la Marivaux. 

L'Esprit de contradiction, comédie, 
5 actes, Dufresny. 

Les Etourdis, c, 3 a. Andrieux. 

Eugénie, 0. 5 a, Beaumarchais. 



Falkland, tragç. 5 actes, Laya. 
La Famille des innocents, vaiide- 

devi'de, 1 acte, Sevr n. 
La Famille Glin Jt, comédie, 5 a., 

Merville. 
Faublas, c. v. 5 actes, Duranty. 
La Fausse Magie, op. Marmont<il. 
Les Fausses infidélités, comédie, 

1 acte, Bartlie. 
Faast, opéra, 3 actes, Théolon, 
Le Favori, v. 2 actes, Ancelot. 
La Femme à deux maris, drame, 

3 actes, Pixérécourt. 
La Femme jalouse, c. 5 a . Dasforges 
La Femme, le mari et l'amant, c, 

1 ao«o, Paul de Kock. 



La Fiancée du fleuve, comédio-v, 
2 actes, Carmouche, 

FitZ' Henri, dr, 3 a. R. Périn. 

La Fil h de l'Exilé, drame, 3 actes, 
Pixérécourt. 

Le Fils naturel, c. 5 a. Diderot. 

Fiorelk. op.-c. 3 actes, Scribe. 

Le Folliculaire, c 5 a. Delaville. 

i^a Forêt enchantée, drame, 3 act. 
Caignez, 

LeFo", dr. 3 act. A.Bernard. 

France et Savoie, v. '» a- Dartois. 

Frédégonde et Brunehaut, tragé- 
die, 5 actes, Lemeroier. 

Les Frères féroces, vaudeville, 1 
acte, Rougemont. 

Les Frères de lait, v. 1 a. Duvert. 



Gabrielle de Vergy , tragédie, 5 a . 
deBelly. 

La Gageure imprévue, comédie, 
1 acte, Sedaine. 

La Gageu re des trois commères, 
comédie, 3 actes, Théaulon. 

Gaston et Bayard,t. 5 a. de Belloy. 

Gothon du passage Delorrae, pa- 
rodie, 3 actes, Oumersan. 

Le Grondeur, c. 3 a. Brueys. 

La Grande aventure, v. 2 a. Scribe 

Guerre ouverte, d. 3 a. Daraaniant. 

Le Gueux, parodie du Paria, 



Les Habitants des Landes, comé- 
die, 1 acte, Sevrin. 

L'Habitant de la Guadeloupe, co- 
médie, 5 actes, Mercier. 

Hamlet, tragédie, 5 actes, Ducis. 

Hector, tr. 5 a. E. de Lancival. 

Héritage et Mariage, comédie, 3 
.êtes, Picard. 

Les Héritiers, com, 1 a, Daval. 

L^s Héros de cuisine, tr. burl. 

Heur et malheur, v. 1 a. Duvert. 

L'Heureuse erreur, o. 3 a, Patrat. 

Heureusement, o. 1 a. Rochon. 

L'Homme de 60 ans, comédie. 1 a. 
Dartois. 



— 22 



1. 'Homme, à trois visages, drame 
5 actes, G. Pixérécourt. 

/Honnête criminel, drame, 5 act. 
F. deFallebaire. 

ilonorine, vaud, 3 actes, Radet. 



.'Idée du mari, v. 1 a. Dennery. 

i y a 16 ans, dr. 3 a. Dacange. 

1 /Incognito, v. 1 a. Mélesville. 
/Intendant comédien malgré lui, 
comédie, 1 acte, Dorvigny. 

i .es Intrigants en assaut, comédie, 
3 actes, Dumarcaut. 

i /Intrigue et l'Amour, comédie, 
5 actes, Delà ville. 

! .'Intrigue aux fenêtres, opéra, 3 a, 
Bouilley « 

Intrigue à contre- temps, vaude- 
ville, 1 acte, Martainville. 
Intrigue épistolaire, comédie, 
S acte s, Fabre d'Eglantine. 

./Intrigue dans la hotte, vaude- 
ville, 1 acte, A, GoufFé, 

! /Intrigue sur les toits, vaudeville^ 
t acte, Dumersan. 

•jlii génie en Tauride , tragédie, 
5 actes, G. de la Touche. 

i. 'Italienne à Alger, o, 3 a. Biaze 



lacques Clément, d, 5 a. Dépagny 
^e Jaloux sans amour, comédie, 

3 actes, Imbert. 
i.e Jaloux malgré lui, comédie, 

1 acte, Delrieu. 
'aTîOt ou les Battus, comédie, 1 a 

Dorvi gny * 

;an de Calais, m. 3 a. Caignez. 

;an P^eot, vaud. 5 a. Dartois. 
>can qui pleure et Jean qui rit, 

vaud. 1 acte, Brazier. 
Jean Bart à Versailles, vaudeville, 

1 acte, Maréchal. 
Jeanne d'Arc à Rouen, tragédie, 

5 actes, Davrigay. 
ieanne d'Arc, v. 3 a. Désaugiers. 
; fais mes farces, vaudeville, 1 a. 

Désaugiers . 
j .înny, o. o. 5 a. St-^-Georges . 



Jérôme ou les Deux Epoques, vaud. 
2 actes, Mélesville. 

Jérôme Pointu, vaudeville, 2 actes. 
De Beauvoir. 

Le Jésuite, dr. 3 a. V Duoange. 

Jésus-Christ, tragédie, 5 actes. 

Le Jeune homme à marier, vaude* 
ville, 1 acte, Deaverges. 

Jeune et vieille, v. 2 a. Scribe. 

La Jeune hôtesse, c. 1 a. Fiins, 

Les Jeunes bonnes et les vieux 
garçons, vaud. 1 acte, Varin. 

Le Jeune Werther, vaudeville 1 a. 
Désaugiers. 

La Jeune veuve, c. 1 a, Debrieu. 

Jocrisse aux enfers, vaudeville, 1 
acte, Désaugiers, 

Jocrisse changé de condition, vau- 
deville, 1 acte, Dorvigny. 

JocrisS'i congédié, vaud. 1 acte. 

Jocrisse grand-père et Jocrisse petit- 
fils, vaud. 1 acte, Dumersan. 

Joscelin et Guillemette, comédie, 
1 acte, Despagny. 

Le Joueur, c. 5 actes, Regnard. 

La Journée aux aventures, opéra« 
comique, 3 actes, Mazère. 

Le Juif, vaud. 2 a. Désaugiers. 

Le Juif errant, d. 3 a. Caiguez. 



Le Landaw, c. 1 acte. Picard. 
Léocadie, op. 3 actes, Scribe. 
Léon ou le Château, opéra, 3 actesy 

Hoffmann. 
Léonidas, tra. 5 actes, Pichat, 
La Lettre de change, opéra, i acte» 

Pianard . 
Lord hovart, com. 5 act. Empis. 
Louis IX, tra. 5 actes, Ancelot. 
Louis XI, tra. 5 actes, Delavigne. 
Louis XI à Péronne , tragédie, 

5 actes, Mély-Janin. 
Lulli et Quinault, opéra comique, 

1 acte, G. Nanteuil. 
La Lune de miel, v. 2 a. Scribe. 
L'une pour l'autre, o.-c. Etienne, 
Luthier de Lisbonne, v. 2 a. Scribe 
Luxe etindigence, c. 5 a, Dépagny 



— 23 — 



Macbeth, tra. 5 actes, Ducis. 

Madame Dubarry, v. 5 a. Arago. 

Mahomet, trag. 5 actes. Voltaire. 

Le Maire du palais, tragédie 5 a. 
Anoelot. 

La Maison du rempart, comédie- 
vaudeville, 3 actes, Mélesville. 

Maître André et Poincinet, vaude- 
ville, 1 acte, Dumersant. 

Maison à vendre, o.-c. 1 a. Duval 

Mandrin, mélod. 3 actes, Benjamin 

La Manie des grandeurs, comédie, 
5 actes, Duval. 

Manon Lescaut, ballet. Scribe. 

Manon Lescaut, d. 3 a. Oarmouche 

Ma place et ma femme, comédie, 
3 actes, Dartois. 

Marchande de goujons, vaudeville, 
1 acte, Dartois. 

Marguerite d'Anjou, opéra, 3 actes, 
Sauvage. 

Le Mari, la femme et le voleur, 
vaudeville, 1 acte, Leuven, 

Mariagedu capucin, comédie 3 actes 
Wolmerange. 

Le Mariage d'argent , comédie, 
5 actes. Scribe, 

Le Mariage de Jocrisse, vaudeville, 
1 acte, flenrion. 

Le Mariage secret, comédie, 3 act. 
Defaucheret. 

Marianne, tra. 5 actes. Voltaire. 

Marie Mignot, c. 6 a. Bayard. 

Les Maris sans femmes, vaude- 
ville, 1 acte, Désaugiers. 

Marius à Miuturnes , tragédie, 
S actes, Arnault. 

Le Marquis de Pommard, comédie, 

1 acte, Sophie Gay. 

Le Marquis de Tulippano, vaude- 
ville, 1 acte, Courbillon. 

La Marquise de Brinvilliers, opéra- 
comique, 3 actes, Scribe. 

La Marquise de Gange, drame, 
3 actes, Hoirie. 

Ma tante Aurore, opéra-comique, 

2 actes, Longchamp. 

Le Mauvais œil, o.-c. 1 a. Scribe. 
La Médecine sans médecin, opéra- 
comique, 1 acte, Scribe. 
Le Médisant, o. 5 a. Gosse. 
Mélanide, drame, 5 a. Laharpe. 



Les Mémoires d'un colonel, vaude- 
ville, 1 acte, Scribe. 
Le Mercure galant, comédie, 3 ac. 

Boursault. 
La Mère coupable, comédie, 5 ac. 

Beaumarchais. 
La Mère rivale, o. 3 a. Bonjour. 
Mérope, trag. 5 acte?. Voltaire. 
Michel- Ange, o.-c. î a. Debraux. 
Les Mines de Pologne , comédie, 

3 actes, Pixérécourt. 
Minuit, com. 1 acte, Desaudras.^ 
Misanthropie et repentir, comédie, 

5 actes, Kotzebue, 
Molière au théâtre, comédie, 3 ac. 

Bayard . 
Le Monastère abandonné, comédie 

3 actes, Pixérécourt. 
Monsieur Botte, c. 3 a. Dupeuty. 
Monsieur Cagnard, vaudeville, 1 

acte, Dumersan. 
Monsieur Mayeux ou le bossu , 

vaudeville, 3 actes. 
Monsieur Mouton ou le Déjeuner, 

vaudeville 1 acte, G. Duval. 
Monsieur Mouton ou la journée. 

vaud. 1 acte, Paul de Kock. 
Monsieur Partout ou le dimanche, 

vaudeville, 1 acte, Désaugiers. 
Montano et Stéphanie, o. Defaure 
Le Mont-Sauvage, mélodrame, 3 
■ actes, Pixérécourt. 
La Mort de Bucéphale, tr. burl. 
Le Mort dans l'embarras, comédie 

3 actes, Wailly. 
La Muette de la forêt, mélodrame, 

1 acte, Pixérécourt. 

N 

Nanine, com. 3 actes. Voltaire. 

Le Niais de Sologne, com. 1 acte. 

Nicodème dans la lune, comédie, 
3 actes, Voltaire. 

Nicomède, trag. 5 actes, Voltaire. 

La Nièce supposée, com. 3 actes. 

Nini, parodie^ Carmouche. 

Les Noces de Figaro, o. 3 a. Blaze. 

Les Noces de Gamaches, opéra, 3 
actes, Dupin. 

Norma, trag. 5 actes, Soumet. 

Le Nouveau Pourceaugnac, vaude- 
ville, l acte, Scribe. 

Les Nuits aux aventures, comédie, 
3 actes, Dumaniant. 



— 24 



Œdipe, trag. 5 actes, Voltaire. 
Œdipe chez Admète, t. 5 a. Diicis. 
Opéra -Comique, o. 1 a. Dupaty, 
Ophis, trag. 5 actes, J emerciei , 
Optimiste, dr. Sac. Abbeville. 
Othello, op. 3 actes, Blaze. 
L'Oubli, V. 2 actes, P. Dupont. 



Le Paradis de Mahomet, o. Scribe. 

Parchemin Greffier, vaud. 1 acte. 

Partie carrée, v. 1 a. Théaulon. 

Partie de chasse de Henri IV, co- 
médie, 3 actes, CuUé. 

Le Pâté d'anguilles, v. 1 a. Simon 

La Pension bourgeoise, vaudeville, 
1 acte. Scribe, 

Le Pensionnat de jeunes demoi- 
selles, op.-o. 1 acte, Picard, 

Le Père de famille, c, 5 a. Diderot 

Perkins Warbac, d 5 a, FoQtan. 

La l^erruque blonde, comédie, 1 a. 
Picard. 

Le Pessimiste, d. 5 a. P.-Lebruu, 

Le Petit carrillonneur, drame 3 
actes, Pixéréoourt. 

Le Petit Chaperon Rouge, drame, 
3 actes, Frédéric. 

Le Petit courrier, v. 1 a, Bouilly 

Le Petit dragon, v. 1 a. Scribe. 

Le Petit enfant prodigue vaude- 
ville, 1 acte, Désaugiers. 

La Peiite coquette, vaud. 1 acte, 
Désaugiers, 

La Petite folle, v. 1 a. Scribe. 

La Petite Provence, vaud. i acte, 
Désaugiers . 

La Petite sœur, v. 1 a. Scribe. 

Les Petits braconniers, vaudeville, 
1 acte, Merle. 

Philippe, vaud. l acte, Scribe. 

Philippe et Georgette, opéra- co- 
mique 1 acte, Monvel 

Philoctète, tr. 5 acte, Laharpe. 

Le Philosophe marié , comédie, 
5 actes, Destouche. 

Pierre et Catherine, opéra-comique, 
3 actes, St-Georges. 

Pierre-le-Grand, o.-c. Bouilly. 

Pierre- l^Grand, d. 3 a. Desrioyer 



Pierre et Paul, o. 1 a. Lamartînière 

Pizarre, mél. 3 a. Pixérécourt. 

Les Plaideurs sans procès, comé- 
die, 5 actes, Etienne. 

Le Plus beau jour de la vie, vaude- 
ville, 1 acte, Scribe 

Les Précepteurs, comédie, 5 actes, 
Fabre d'Églantine . 

Le Précipice, m. 3 a. Pixérécourt. 

Le Préjugé vaincu, comédie, i a. 
Marivaux. 

La Première affaire, c. Merville. 

Préventions, d. 1 a. Despagny. 

Présomptueux, o. 5 a. d'Eglantine 

Préville et Taconn'^t, v. 1 a. Merle 

La Prinoesse Aurélie, coméSie, 5 
actes. Delà vigne. 

In Prison d' Edimbourg, opéra, 3 
acte.^, Pianard. 

Pygmalion, o.-c. 1 a, Rousseau. 



Quinze ans d'absence, v. 1 a. Merle. 



Raymond de Toulouse, drame, 
3 actes, Pixérécourt. 

Recette pour marier sa fille, vaude- 
ville, i acte, Meiesville, 

Le Récent, v. 2 actes, Ancelot. 

La Revanche, comédie, 5 actes, 
Creusé Delessert. 

Les Rêveries renouvelées des 
Grecs, parodie. 

La Révolte des femmeg, ballet, 

Rhadamiste et Zénobie, tragédie, 
5 actes, Crébillon. 

Richard d'A^lington, drames actes, 
Dumas. 

Riche et pauvre, d. 3 a. Picard. 

Richelieu à 80 ans, comédie-vaude- 
ville, 2 actes, Ancelot. 

Rienzi, tr. 5 actes, Drouineau. 

Robinson Crusoë , mélodrame, 3 
actes, Pixérécourt. 

Roderic et Cunégonde, parodie, 
Mortainville, 

Le Rôdeur, d. 3 a. Béraud. 

Rodolphe, v. d. 1 a. Scribe. 

Le Roi et le fermier, o.-c. Sedaine 

Koi Leax, tr. 5 actes, Duoia. 



— 25 — 



Romain"ville, V. 1 a. Chazot. 
Roméo et Juliette, tr. 5 a. Pucis. 
Rosièi-e de Salency, opéra-comique, 
3 actes, Pesay. 



La Salamandre, v 3 a.Desforgss 
Le Savetier de Toulouse, drame, 

3 actes, Mer ville. 
Sémiramis, tr. 5 actes, Voltaire 
La Servante de qualité, drame 3 

actes, Pelletier. 
Le Siège de Calais, t. 5 a. de Eelloy 
Le Siège du cocher, d. 3 a. Bemos 
Simple histoire, vaud. 1 a. Scribe. 
Le binge voleur, vaudeville, i acte, 

Désaugiers. 
Les six degrés du crime, drame, 

3 actes, Antier. 
Le Solittvire de la Roche noire, 

drame 3 actes, Pixérécourt. 
Le Solliciteur, v. 1 a. Scribe. 
Le Souper imprévu, o.-c. Duval. 
Stanislas ou la suite de Micheiesch, 

vaudeville, 1 acte, Ara go. 
Stanislas ou la sœur de Christine, 

vaudeville, 1 acte, Théolon. 
Spartacn.c, trag. 5 a. Saurin. 
Stockholm, Fontainebleau, tragédie 

5 actes, Dumas. 
Suite du Menteur, c 5 a, Andrieux 
La Surprise de i'amour, comédie, 

5 actes, Marivaux, 
r.e Susceptible, c. la. Picard, 
Les Suspects, 0. la. Duval. 



Tiiconnet, v. 1 a. Martain ville. 

Taconnet chez Ramponneau, vau- 
deville, 1 acte, Désaugiers. 

Tancrète, opéra 3 actes. 

Tapin ou le tambourineur, vaude- 
ville, 1 £cte, Martain ville. 

La Tapisserie, o.~c. 1 acte, Duval. 

Le Tasse, com. 5 actes, Duval , 

Le Tartufe de mœurs, comédie, 
5 actes, Chéron. 

Tékéli ou le Siège, comédie, 3 actes 
Pixérécourt. 

La Tempête, ballet, Coraly . 

La Tentation, ballet, Coraly. 



Têtes rondes et cavaliers, drame- 
vaudeville, 2 actes, Ancelot 

Tom Jones à Londres, comédie, 
5 actes, Desforares, 

Tom Jones et Fellamare, drame, 
5 actes, Desforges. 

Le Traité nu.', op. Marsollier. 

Trente et quarante, op.-c, Duval. 

Le Trésor suppasé, opé-com. 

Trilby ou le Lutin, v. 1 a Scribe. 

Tribly oul'î Lutin, v. 1 a. Théolon. 

IjCs Trois maîtresses, vaudeville, 
1 acte, Scribe. 

Trois têtes daos un bonnet, vau- 
deville, 1 acte, Vernet. 

L- s TroqueurSjO. l a. Dartois. 

Le Trompeur trompé, opéra- comi- 
que, Valleville. 

Les Trois bultanes, comédie, 3 a. 
Favart. 

Le Tyran domestique , comédie, 
5 actes, Duval, 



V 



Un bonheur ignoré, v. la. Léonce. 

Un divorce, d. 3 a. Ancelot. 

Un jeu débourse, C. Picard. 

Un moment d'imprudence, comédie 
3 actes, Vafflard. 

Un premier amour, vaudeville, 3 
actes, Bayard 

Une affaire d'honneur, vaudeville, 
1 acte, Mêles ville. 

Une cauce célèbre, Gabrielle. 

Une fête de Néron, t. 5 a. Soumet. 

Une folie, o.-c. 2 a. Bouilly. 

Une journée à Versailles, comédie, 
3 actes, G. Duval. 

Une journée d'élection, comédie, 
5 actes, Delaville. 

Une matinée du Pont-Neuf, vaude- 
ville, 1 acte, Désaugiers, 

Une nuit d'atterjte, 1 acte. 

Une rivale, v. 2 a. Ancelot. 

Une visite en prison, v. 1 a, Duvert. 



Va de bon cœur, V. 1 a. Désaugiers. 
Valentine ou la Chute des feuilles, 
8t-Hilair©. 



— 26 — 



Valentine ou la Séduction, drame, 
3 actes, G. Pixéréoourt. 

Verther ouïes Egarements, vaude- 
ville, 1 acte, G. Duval. 

Vêpres siciliennes, tragédie, 5 a. 
C. Delà vigne. 

La Veuve du Malabar, tragédie, 
5 actes, Lemière. 

La Veuve du Malabar^ vaudeville, 
1 acte, Scribe. 

Victor ou l'Enfant de la forêt, dr. 
3 actes, Pixérécourt. 

La Ville, opéra-comique, Scribe. 

Le Vieux chasseur , vaudeville, 
1 acte, Désaugiers. 

Le Vieux mari, v. 1 a. Scribe. 



La Villageoise somnambule, vaude- 
ville, 2 actes, Dartois. 

VingUsept, vingt-huit, vingt-neuf 
juillet 1830, Arago. 

La Violette, o -c. 2 a. Planard, 

Virginie, tr. 5 a. Guiraud. 

Virginie, tr. 5 a. Laharpe. 

Les Voitures versées, opéra-comi- 
que 3 actes, Dupaty. 

Le Voyage de 1& mariée, vaudeville, 
5 actes, Dumanoir. 

Le Voyage à frais communs, vau- 
deville, 5 actes, Théolon. 

Le Voyage interrompu, com^édie 
3 actes, Picard. 



— 27 — 



DE 



j^ME yvE BEGK 

FORMAT GRAND m-8° A DEUX COLONNES. 

à t franc eltaqiie. 



A 

A bas la Famille. 

Les Abeilles et les Violettes. 

L'Académicien de Pontoise. 

Adrien. 

Adrienne de Carotteville. 

Adrienne Lecouvreur. 

Agénor le dangereux. 

L'Agent secret. 

Agnès Bernau. 

Ah ! Enfin 1 

Ah ! quel plaisir d'être garçon. 

Les Aides-de-camp. 

Les Aides-de-camp du général. 

L'Alchimiste ou Train de plaisir 

pour la Californie. 
Alice. 

Allez-vous-en, gens de la noce. 
L'Almanach des 25,000 adresses. 
L'Amazone. 
Un Ami dans la peine. 
L'Ami de la maison. 
Un Ami malheureux. 
L'Amour dans tous les quartiers. 
Les Amours de M. et Mme 

Denis. 
Les Amours du Diable. 
Amour et Biberon. 
L^Amour et le Temps. 
L*Amour et Psyché. 
L^Amour que qu' c'est que ça. 
L'Ane à Baptiste. 
L'Ange de ma Tante. 
Un Ange tutélaire. 



» 60 



Angélique et Médor. 
L'Anneau d'argent. 
L'Anneau de Salomon. 
Une Année à Paris, 
A qui la mèche. 
L'Art de déplaire. 
L'Art de ne pas donner d'étrennes 
L'Article 170. 
Les Associés. 

L'Auberge du Lapin-Blanc. 
L'Autre part du Diable ou le Ta- 
lisman du mari. 
Une Averse. 
L'Avocat pédicure. 



Babet. 

Le Bal de la Halle. 

Bal et bastringue. 

Un Bal en robe de chambre. 

Le Banquet des Barbettes, 

Le Baromètre des Amours. 

Le Baron de Castel-Sarrazin, 

La Baronne Bergamotte. 

Les Barricades de 1848, 

A la Bastille. 

La Bataille de la vie. 

Les Batignollaises. 

Beaugaillard. 

Les Beautés de la cour. 

JLa Belle au bois dormant. 

A la Belle Étoile. 

Lô Billet de faite part. 



Bertrand, c'est Raton. 

Les Binettes contemporaines. 

Les Blooméristes. 

La Bonbonnière. 

Un Bonheur sans nuages. 

Un Bouillon d'onze heures. 

Les Bourgeois des métiers. 

Breda-Street. 

Le Bureau des objets perdus. 



e 



Le Cabaret du pot cassé . 

La Caisse d'Épargnes. 

Gamoëns. 

Canuche. 

Les Canuts. 

Carabins et Carabines. 

Le Carillon de St Mandé. 

Carlo et Carlin. 

Le Carnaval des maris» 

Les Cascades de St-Cloud. 

Casse-Cou. 

Le Cauchemar de son proprié- 
taire • 

C'en était un. 

Cent-un coups de canon . 

Ce qui manque aux Grisettes. 

Un Cerveau fêlé. 

Une Chaîne Anglaise. 

Le Chapeau gris , 

La Charbonnière . 

Charles le Téméraire , 

Les (liarpentiers. 

La Chasse aux belles Pailles. 

La Chasse aux Biches . 

La Chasse aux Grisettes. 

La Chasse aux Jobards . 

La Chasse aux Vautours. 

Le Chevalier de Servigny . 

Le Chevalier de StRemy. 

Un Cheveu blond. 

Un Cheveu pour deux têtes. 

Chez un garçon. 

Christian et Marguerite . 

Christophe le Cordier. 

Les Chroniques Bretonnes. 

Cinq Gaillards dont deux Gail- 
lardes. 

Les Circonstances atténuantes. 

Le Club des Maris. 



Le Code des Femmes. 

TJn Cœur de grand'mère. 

Les Compagnons d'Ulysse, 

Les Compatriotes 

La Comtesse de Moranges, 

Le Congrès de la Paix. 

Constant la girouette. 

Les Conteç de la mère l'Oie , 

La Cour de Biberack. 

La Course auxpomir.-^^ d'or. 

La Croisée de Berthe 

Au Croissant d'Argent. 

La Croix de St -Jacques. 

Croquignolle, 



» 



La Dame aux œillets blancs. 

Daniel . 

Le Danseur du Roi. 

La Danseuse Espagnole. 

Dansores Espagnolas. 

Dapb-nis et Chloé. 

D'Aranda. 

La Déesse. 

Le Dernier des Mohicans, 

Derrière l'Alcôve. 

Désaugiers en voyage. 

La Dette et la Dot 

La Dette de Jacquot. 

Les Deux Anes. 

Les Deux Couronnes. 

Les Deux Épagneuls. 

Deux Filles à marier. 

Les Deux Impératrices. 

Deux Loups de mer. 

Deux Pierrots. 

Deux Pommades. 

Deux Prud'hommes. 

Les Deux Tambours. 

Deux Vieilles Gardes. 

Didier l'honnête Homme. 

Les Dieux de l'Olympe, 

Donnez- moi la paix. 

Don Pasquale. 

Don Quichotte. 

La Dragonne. 

Le Duel au Baiser. 

le Duel aux Mauviettes. 

Un Duo de Capons. 



29 — 



L'Eau et le Feu. 

Les Échelons du Man, 

L'École des Épiciers. 

L'Écolier d'Oxford. 

Les Égarements d'une Çannc et 

d'un parapluie. 
Élevés ensemble. 
Elle ou la mort. 
En Carnaval. 
L'Enfant de la Maison 
Les Enfants de la Halle. 
L'Enfant de quelqu'un. 
English Exhibition. 
En revenant de Pondichéry. 
En trois Visites 
Entre Oiel et Terre. 
L'Enseignement mutuel. 
Les Escargots sympathiques, 
L'Esclave du Camoéns. 
I/Esprit frappeur . 
Estelle et Nemorin. 
L'Été de la Saint-Martin. 
Les Étoiles. 
Evelyne. 

Une Existence décolorée. 
Les Exploits de César. 
Les Extases de M. Hochenez. 



La Famille. 

Un Fantôme. 

Les Faubourgs de Paris. 

Le Fauconnier, 

Faust et Framboisy. 

Faute de mieux . 

La Fée aux Roses , 

La Fée Cocotte. 

Les Fées de Paris. 

Une Femme à la mode. 

Une Femme à trois Maris. 

Une Femme blasée . 

Une Femme compromise. 

Les Femmes de Gavarni. 

La Femme doit obéissance à son 

Mari . 
Une Femme qui a une jambe de 

bois. 
Une Femme qui se jette par la 

Fenêtre 
Les Femmes Saucialistes. 



)) GO 



Une Femme sous les scellés. 

Un Festival 

La Fête de Saint-Cloud. 

Le Fiacre et le Parapluie. 

La Fiancée du Diable. 

La Fille de Figaro, 

La Fille d'HofPman . 

Les Filles de la liberté. 

Les Filles du Docteur. 

Une Fille invincible. 

La Fille Mousquetaire, 

Une Fille obéissante. 

Une ^ille terrible. 

La Filleule à Nicot. 

Un Fils malgré lui 

La Fin d'une République. 

Fiorina. 

FoliquetouleCoiffeurdes Danies. 

Follette. 

FraDiavolino. 

Fraîchement décorée. 

les Fredaines de Troussard. 

Frère Galfàtre. 

Un Frère terrible. 

Le Fruit défendu . 



La Garde-Malade. 

Les Gardes-Françaises. 

Un Gendre aux Epinards, 

Le Gendre de M. Caboche. 

Le Gentilhomme Campagnard, 

Le Gentilhomme de 1847, 

Le Gibier du Roi, 

Les Giboulées 

La Gloire et le Pot au feu. 

Gracioso. 

La Graine des Mousquetaires. 

Le Grand r alatin 

La Grande Bourse. 

Les Grands Ecoliers en vacances 

Les Grenouilles qui demandent 

un roi . 
La Grenouille du Réo;iment. 



H 

Jj'Habeas Corpus. 

Habitez donc votre immeuble. 

Le Hanneton du Japon . 



— 30 — 



Héloïse et Abeilard. 

Henriette et Chariot. 

Hercule Belhomme. 

L'Héritier du Czar, 

Hermance , 

Histoire de rire . 

Une Histoire de Voleurs, 

Histoire d'un Sou. 

Histoire d'une Femme mariée. 

Histoire d'une Rose et d'un Cro- 

quemort . 
L'Hiver d'un Homme marié. 
L'Homme aux 100 millions. 
L'Homme aux Souris. 
L'Homme à la mode . 
L'Homme qui se cherche. 
Un Homme sanguin. 
Un Homme sur le Gril. 
L'Hôtesse de Saint-Eloi. 
Hurluberlu. 



L'Ile du prince Toutou. 
Les Impressions de Ménage. 
Les Infidélités conjugales. 
Les Informations conjugales. 
Un Intérieur. 



Jacket's-Club. 

Jacqueline Doucette, 

Jean Bart 

La Jeunesse de Charles-Quint. 

La Jeunesse de Franklin. 

Jocrisse en Famille. 

Les Jolies Filles de Stilberg. 

Une Jolie Jambe . 

Le Joli Mois de Mai. 

La Jolie Meunière . 

Un Jour de Charité . 

Le Jour et la Nuit, 

Un Jour de Liberté. 

Le Journal pour rire. 

Le Juif Errant. 



Le Lansquenet, 

Le Laquais d'un Nègre. 

La Lettre au Bon Dieu. 



Liberté, Libertas, ou l'Habeas 

Corpus. 
La Ligue des Amants. 
LoVsa. 

Lorettes et Aristos. 
Le Loup dans la bergerie. 
Lucienne. 
Le Lutin de la Vallée. 



m 

Le Macaroni d'Italie. 

Madame Bugolin . 

Madame de Cérigny. 

Madame Marneffe. 

Madame Roger Bontemps. 

Madame Roland. 

Madame Schlick , 

Madame veuve Larifla. 

Mademoiselle Carillon. 

Mademoiselle Déjazet au sérail. 

Mademoiselle fait ses dents. 

Mademoiselle Faribole . 

Mademoiselle Grabutôt. 

Mademoiselle mon Frère . 

Mademoiselle de Navailles, 

Maître Jean. 

Maître Palma. 

La Maîtresse d'été. 

Le Mal du pays. 

Malbranchu. 

Malheureux comme un Nègre. 

Les Manchettes d'un vilain. 

Marcassin ou le Mari de ma 

femme. 
Le Marchand de Marrons. 
Le Mardi-Gras. 
Le Mari à l'essai. 
Un Mari par régime. 
Un Mari perdu. 
Le Mariage du Gamin. 
Marié au 2«, Garçon au 5®. 
La Mariée de Poissy. 
Le Marin delà Garde. 
Marion. 

Le Marquis de Carabas. 
La Marquise d'Aubray. 
La Marquise de la Bretèche. 
Ma Tabatière. 
Mauricette . 

Le Ménage de Rigolette. 
Le Ménage Parisien. 
Méphistophélès, 



— 31 — 



La Mère Moreau. 

Méridien. 

Mérovée ou Brune et blonde. 

Mesdames les Pirates . 

Les Métamorphoses de Chamoi- 

seau. 
Métier et quenouille , 
Le Mieux est l'ennemi du bien. 
Mignon , 
Mimi Pinson. 
Le Miroir. 
Mon AmiBabolin. 
Monseigneur. 
Monsieur Barbe-Bleue. 
Monsieur Beauminet. 
Un Monsieur comme il faut. 
Monsieur et madame Robinson, 
Un Monsieur qui n'a pas d'hab. ts 
Mon Illustre Ami . 
Un Monstre de Femme 
La Montagne qui accouche. 
La Morale en action. 
Mort civilement. 
Le Moulin Joli. 
L-es Moustaches grises. 
Le Moyen le plus sûr. 
Les Murs ont des oreilles. 
Un Mystère. 
Les Mystères d'Udolphe. 

Les Nains du roi . 

Ne touchez pas à la Reine . 

Les Néréïdes et les Cyclopes 

Nicaise à Paris, 

Nicolas Boulet. 

La Nouvelle Clarisse Harlowe . 

Un Nuage au ciel . 



O 

O Amitié. 

L'Oiseau du Bocage. 

L'Ombre d'Argentine. 

L'Omelette fantastique. 

On demande des professeurs. 

On dira des bêtises. 

O'Néa. 

Les Orientales. 

L'Original et la Copie. 

Oscar XXVIII. 



Les Pailles rompues. 

Une Paire de pères. 

Le Palais de Chrysocale. 

Le Palais de Cristal. 

Panne aux airs. 

Le Papillon jaune et bleu, 

Paris à, tous les diables. 

Paris bloqué. 

Paris sans impôts. 

Les Partageux. 

Une partie à trois. 

Passe-temps de duchesse. 

Passiflor et Cactus. 

Une Passion à la vanille. 

Fatineau. 

Le Paysan. 

Le Pays des Echasses. 

La Pêche aux beaux-pères, 

La Peine du talion. 

Un père de famille. 

Un Père d'occasion. 

Le Père nourricier. 

La Perle des Servantes. 

Peroline. 

Les Petits Moyens. 

Le Petit Poucet. 

Le Petit de la mobile. 

Une Petite fille de la Grande- 
Armée . 

Pierre le millionnaire, 

La Place Vautadour. 

Plaisir et Charité. 

La Planète à Paris. 

Planètes et satellites ou une 
Veuve inconsalable. 

La Poésie des Amours. 

Les Poignard de Léonora. 

Les Pommes de terre malades. 

Le Pont Cassé. 

Porthos. 

Le Portier de la maison. 

Poste restante. 

Les Postillons de Crève-Cœur. 

Le Pot aux roses. 

La Poule mouillée. 

La Poule aux œufs d'or. 

Le Pour et le Contre 

Pour mon fils. 

Un Premier Souper de Louis XV. 

La Première Chanson de Gallet, 

La Première Maîtresse. 



32 



Les Premières armes de Fanfan 

la Tulipe. 
Les Prodigalités de Bernerette . 
Le Professeur des Cuisinières. 
La Propriété c'est le vol. 
Un Provincial qui se forme. 
Prunes et Chinois. 
Le Puits mitoyen. 
Pulcinella 
Les Pupilles de dame Charlotte, 



Quel drôle de monde. 
Une Queue rouge. 
La Queue de la Comète. 
La Queue du Diable. 
Un Quinze-Vingt. 



n 

Le Rat de ville. 

Recette contre l'embonpoint. 

La Reine d'Yvetot. 

Le Renard et les Raisins. 

Une Rencontre dans le Danube. 

Les Réparations. 

Les Représentants en vacances, 

La République de Platon. 

La République des Lettres. 

Le Retour du Conscrit. 

La Révolte des Marmousets. 

Rhum. 

Riche d'amour. 

Riche de cœur. 

Une Rivière dans le dos. 

Roch et Luc. 

Roger Bontemps. 

Le Roi Dagobert. 

Le Roi des Drôles. 

Rompons. 

La Rose de Provins. 

Royal tambour. 

La Rue Quincampoix, 

La Rue de l'Homme armé 



t^ 



La Sainte-Cécile. 
La Salle d'Armes. 



Une Sangsue. 

Sans dot . 

Sans le vouloir. 

Les Secondes Noces. 

Le Secours contre l'incendie. 

Les Secrets du Diable ^ 

Le Seigneur des Broussailles > 

Une S paration 

Les Sept billets. 

Un Service à Blanchard. 

La Sirène du Luxembourg. 

Sir John Esbrouff . 

Le Socialiste en Province, 

La Société du Doigt dans l'oeil. 

Les Sociétés secrètes, 

La Soeur de la Reine. 

Un Soufflet n'est jamais j^erdu. 

Un Spahi. 

Les Suites d'un feu d'artifice. 

Sullivan. 

Le Supplice de Tantale, 

Sur Terre et sur Mer. 



T 

Tabarin. 

Taconnet. 

Talma en congé. 

Tantale. 

La Tante mal gardée. 

Les Tentations d'Antoinette. 

Thomas le Rageur. 

Un Tigre du Bengale. 

La Tireuse de Cartes. 

Touboulic le Cruel. 

Trente-quatre francs ou sinon. 

Trois âges des variétés. 

Les Trois Dondons. 

Les Trois Gamins. 

Trois Paysans. 

Trois pour un Secret. 

Trois Racan . 

Le Troisième Mari. 

Trompe la balle. 

Le Troubadour Omniîbus. 

Un Troupier dans les confitures. 

Trumeau. 

Un Turc pris dans une porte. 



Un de Perdu, une de jRetrouvé# 



— 33 — 



La Veille du Mariage. 
Un Vendredi , 
Une Vengeance. 
La Vénus à la fraise. 
Un Ver luisant 

Une Veuve inconsolable ou Pla- 
nètes et satellites. 
Le Vicomte de Létorières. 
La Vie à bon marché . 
Les Vignes du Seigneur. 
La Villa des Amours. 
La Villa Duflot. 
Les Vingt sous de Périnette. 
Les Vins de France, 
Les Viveurs. 



Les Viveurs de la Maison d'Or. 

V'ià c'qui vient d'paraître. 

Un Vœu de jeunes filles. 

La Voix humaine . 

Le Vol à la roulade. 

Le Voyage autour de ma chambre. 

J>e Voyage de Nanette. 

Le Voyage d'une Epingle. 



W 



Wallace, 



Yvonn« . 



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