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Full text of "La flore algologique des régions antarctiques et subantarctiques"

SMITHSONIAN 
INSTITUTION 

LIBRARIES 




From the Library of 
E. YALE DAWSON 



E.y. DAWSON 



DEUXIÈME EXPÉDITION 
ANTARCTIQUE FRANÇAISE 



(1908-1910) 

COMMANDÉE PAR LE 

D r Jean CHARCOT 




CARTE DES RÉGIONS PARCOURUES ET RELEVÉES PAR L'EXPÉDITION 



MEMBRES DE UÉTAT-MAJOR DU " POURQUOI-PAS? 

J.-B. CHARCOT 

M. BONGRAIN Hydrographie, Sismographie, Gravitation terrestre, Observations astronomiques. 

L. GAIN Zoologie (Spongiaires, Echinodermes, Arthropodes, Oiseaux et leurs parasites), Plankton, Botanique. 

R.-E. GODFROY .... 
E. GOURDON ... 
J. LIOUV1LLE ... 



J, ROUCH. . . 
A. SENOUQUE . 



Marées, Topographie côtière, Chimie de l'air. 

Géologie, Glaciologie. 

Médecine, Zoologie (Pinnipèdes Cétacés, Poissons, Mollusques, Cœlentérés Vermidiens, Vers et 

Protozoaires, Anatomie comparée, Parasitologie). 
Météorologie, Océanographie physique, Electricité atmosphérique. 
Magnétisme terrestre, Actinométrie, Photographie scientifique. 



LIERA Ry OF 
£*Y» DAWSON 



OUVRAGE PUBLIE SOUS LES AUSPICES DU MINISTERE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 

SOUS LA DIRECTION DE L. JOUBIN, Professeur au Muséum d'Hisloire Naturelle. 



DEUXIÈME EXPÉDITION 
ANTARCTIQUE FRANÇAISE 

(1908-1910) 



COMMANDEE PAR LE 



D r Jean CHARCOT 



SCIENCES NATURELLES : DOCUMENTS SCIENTIFIQUES 



LA FLORE ALGOLOGIQUE 

DES RÉGIONS ANTARCTIQUES ET SUBANTARCTIQUES 

Par L. GAIN 

Docteur es sciences, Naturaliste de l'Expédition. 



/f/Z^ 



MASSON ET C IE , EDITEURS 

120, Bd SAINT-GERMAIN, PARIS (VI e ) 

Tous droits de traduction et de reproduction réservés 



LISTE DES COLLABORATEURS 



B>< 



MM. Trouessart Mammifères. 

Anthony et Gain Documents embryogéniques. 

Liouville Phoques, Cétacés (Anatomie, Biologie). 

Gain Oiseaux. 

Roule Poissons. 

Sluiter Tuniciers. 

Toubin Céphalopodes, Brachiopodes, Némertiens. 

Lamy Gastropodes et Pélécypodes. 

Vayssière ." . Nudibranches. 

Keilin Diptères. 

Trouessart et Berlese. Acariens. 

Neumann Pédiculines, Mallophages, Ixodides. 

Bouvier Pycnogonides. 

Coutière Crustacés Schizopodes et Décapodes. 

M lle Richardson Isopodes. 

Calman Cumacés. 

De Daday Entomostracés. 

MM. Chevreux Amphipodes. 

Cépède Copépodes. 

Quidor Copépodes parasites. 

Calvet Bryozoaires. 

Gravier Polychètes, Alcyonaires et Ptérobranches. 

Hérubel Géphyriens. 

Germain Chétognathes. 

Railliet et Henry Helminthes parasites. 

Hallez Polyclades et Triclades maricoles. 

Kœhler Stellêrides, Ophiures et Échinides. 

Vaney Holothuries. 

Pax Actiniaires. 

Billard Hydroïdes. 

Topsent Spongiaires. 

Pénard Rhizopodes. 

Fauré-Frémiet Foraminifères 

Cardot Mousses. 

M me Lemoine Algues calcaires 

MM. Gain Algues. 

Mangin Phytoplancton. 

Peragallo Diatomées. 

Hue Lichens. 

Metchnikoff Bactériologie. 

Gourdon Géographie physique, Glaciologie, Pétrographie. 

Bongrain Hydrographie, Cartes, Chronométrie. 

Godfroy Marées. 

Mùntz , Recherches sur l'atmosphère. 

Rouch Météorologie, Océanographie physique. 

Senouque Magnétisme terrestre, Actinométrie. 

J.-B. Charcot Journal de l'Expédition. 




LA FLORE ALGOLOGIQUE 

DES RÉGIONS ANTARCTIQUES ET SUBANTARCTIQUES 

Par L. GAIN. 



AVANT-PROPOS 

Ayant pris part, comme naturaliste, à la deuxième Expédition Antarc- 
tique Française du D 1 ' Charcot (1908-1910), nous nous sommes attaché 
à recueillir le plus grand nombre possible de documents concernant la 
flore algologique de ces régions glacées. 

Durant les deux campagnes d'été du « Pourquoi Pas? » (décembre 1908, 
janvier 1909-décembre 1909), nous avons fait quelques débarquements 
qui nous ont permis d'explorer la zone littorale en plusieurs points 
de la côte ouest de la Terre de Graham jusqu'au voisinage du cercle 
polaire. Quelques dragages nous ont, en outre, procuré des matériaux 
intéressants. 

Durant l'hivernage à l'île Petermann (février à novembre 1909), nous 
avons pu étudier en détail la flore algologique des zones littorale et 
sublittorale et recueillir de nombreux renseignements sur ses conditions 
de vie. 

En dehors des Algues marines, nous avons aussi rassemblé une petite 
collection d'Algues d'eau douce provenant surtout de L'île Jenny, située 
par environ 68° de lat. S., ainsi que des échantillons de neige verte 
et de neige rouge. 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. t 



2 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Nos matériaux algologiques renferment, sans faire mention des Dia- 
tomées, qui seront étudiées par M. Peragallo dans un mémoire spécial, 
41 espèces marines, dont 7 et \ variété sont nouvelles, — et 38 espèces 
d'eau douce, dont 11 espèces et 2 formes nouvelles, soit donc un total 
de 79 espèces, dont 18 nouvelles. 

Afin d'assurer la priorité de nos espèces nouvelles, nous avons publié 
cinq notes préliminaires consacrées à nos différentes récoltes : deux ont 
paru dans les Comptes rendus de V Académie des sciences du 13 mars et 
du 12 juin 1911, et les trois autres dans le Bulletin du Muséum national 
cV histoire naturelle des mois de juin et novembre 1911 (1). 

Désirant que ce travail puisse être de quelque utilité aux botanistes 
qui s'occuperaient par la suite de la flore algologique des régions antarc- 
tiques, nous avons pensé qu'il serait intéressant de réunir sous un 
même volume une étude algologique aussi complète que possible de ces 
régions australes. 

C'est pour cette raison que, en dehors de l'étude de nos collections, 
nous avons rassemblé tous les matériaux épars se rapportant à la flore 
algologique de ces contrées et les avons groupés en quatre parties. 

Dans une première partie, nous étudions la flore algologique marine 
de la région antarctique proprement dite, c'est-à-dire de toute la zone 
comprise au-dessous du 60° de lat. S. Nous passons d'abord succes- 
sivement en revue les résultats des expéditions antérieures, puis nous 
faisons l'étude systématique de nos récoltes. Nous donnons ensuite un 
aperçu général sur la biologie des Algues dans ces régions glacées; enfin 
nous examinons la distribution de cette flore algologique et ses relations 
avec celles des autres régions du globe. 

Dans une seconde partie, nous passons en revue la flore algologique 
marine de la région subantarctique, c'est-à-dire de toute la zone circum- 
polaire soumise encore à l'influence des glaces de dérive et conservant 
par suite un climat rigoureux et assez uniforme. 

Puis nous donnons une répartition des genres et des espèces dans 
tout le domaine antarctique, et nous terminons par une comparaison des 
flores algologiques marines antarctique et arctique. 

(1) Voy. la bibliographie. 



AVANT-PROPOS. 3 

La troisième partie est consacrée à l'étude de la flore algologique d'eau 
douce de l'Antarctide. 

Enfin, dans une quatrième partie, nous exposons les connaissances 
actuelles sur la flore algologique d'eau douce des régions subantarctiques. 

Nous adressons nos très vifs remerciements au chef et à tous nos 
camarades de l'Expédition, et principalement au lieutenant de vaisseau 
Bongrain, qui s'était particulièrement intéressé à la recherche des 
Algues et nous a souvent procuré des matériaux fort intéressants. 

L'étude de nos collections a été faite au Laboratoire de cryptogamie 
du Muséum d'Histoire naturelle, sous la précieuse direction de notre 
maître, M. le P' Louis Mangin, membre de l'Institut. Qu'il nous per- 
mette de lui exprimer notre respectueuse reconnaissance pour les con- 
seils et les encouragements qu'il n'a cessé de nous prodiguer. 

M. Paul ilariot, assistant au Muséum d'histoire naturelle, nous a suivi 
dans toutes nos recherches et n'a cessé de nous prodiguer les conseils 
dus à sa haute compétence, conseils qui nous ont permis de mener à 
bonne fin ce travail : nous lui adressons nos sentiments de très vive 
gratitude. 

Nous nous faisons un devoir de remercier M mes Paul Lemoine et 
Weber van Bosse ; MM. N. Wille, qui a bien voulu se charger de l'étude 
des neiges colorées, Nordstedt et P. F. Reinsch, pour les renseigne- 
ments qu'ils ont bien voulu nous procurer. 

Nous tenons à adresser aussi un souvenir très respectueusement ému 
à la mémoire de notre regretté maître Edouard Bornet, membre de l'Ins- 
titut, qui ne cessa de nous encourager et de nous guider dans les études 
algologiques. 



PREMIÈRE PARTIE 

LA FLORE ALGOLOGIQUE MARINE 
DE LA RÉGION ANTARCTIQUE 

CHAPITRE PREMIER 
HISTORIQUE 

D'après Hooker [The Botany ofthe Antarctic Voyage : I, Flora antarc- 
tica, London, 1847), c'est Webster qui, pendant l'expédition du « Chanti- 
cleer (1829), commandée par le capitaine Foster, aurait recueilli les 
premières Algues antarctiques [Cystosphœm Jacquinotii et un Besma- 
restiq), au voisinage de la Terre de Graham, par 63° de lat. S. 

Au cours du « Voyage au Pôle Sud » (1839-1840) accompli par les 
corvettes 1' « Astrolabe » et la « Zélée », sous le commandement de 
Dumont d'Urville, furent trouvées et rapportées quelques Algues de 
l'Antarctide. Elles furent rencontrées flottantes au début de l'année 1838, 
dans les parages de la Terre Louis-Philippe. Décrites ou signalées par 
Montagne, elles ne consistaient qu'en 3 espèces, dont une douteuse, qui 
n'a pu être recueillie : 

Desmarestia anceps (Mont.). 

Scytothalia Jacquinotii Mont. — Cystosphœm Jacquinotii (1) (Mont.) Skottsb. 

? Lessonia fuscescens Bory = Lessonia fïavicans Bory. 

Puis, au cours du merveilleux voyage du capitaine Sir James Clark 
Ross avec 1' « Erebus » et le « Terror » (1839-1843), le célèbre botaniste 
J. D. Hooker recueillit en 1843 deux Phéophycées et une Floridée, aux 
alentours de l'ile Gockburn, près de la Terre de Graham, par environ 64° 
lat. S. et 58° long. AV. Greenwich. 

(1) Pour toutes les Algues mentionnées, le premier nom indiqué, lorsqu'il y en a plusieurs, 
correspond à celui donné par l'auteur qui a étudié la collection citée ; le dernier est le nom 
actuellement adopté. 



HISTORIQUE. 5 

Décrites par Hooker et Harvey clans la Flora antarctica, ces 3 espèces 
sont les suivantes : 



Desmareslia média Grev. = Desmarestia 

compressa (Reinsch) Skottsb. 
Adenocijslis Lessonii Hook. fil. et Harv. 



Iridxa radula Bory = Gigarlina radula 
(Esp.) J. Ag. 



Nos connaissances algologiques antarctiques se limitent à ces 
6 espèces jusque vers la fin du xix" siècle. Alors commence une série 
ininterrompue d'expéditions scientifiques qui contribuent, par leurs 
recherches successives, à faire de mieux en mieux connaître la flore 
marine de toute cette région glacée, flore qui est beaucoup plus riche 
qu'on ne pourrait le croire au premier examen. 

C'est d'abord l'expédition de la « Belgica » (1897-1809;, au cours de 
laquelle le naturaliste, M. Em. Racovitza, trouva quelques Algues. 
M. Hariot décrivit une Sphierococcacée nouvelle provenant du détroit de 
Gerlache, à laquelle il donna le nom de Curdiea Racooitzœ. Nous ne 
pensons pas que le reste de la collection ait été étudié. 

L'expédition de la « Southern Cross y (1898-1900), commandée par 
G. E. Borchgrevink, explora la région de la Terre Victoria au sud de 
l'xVustralie. Elle rapporta quelques Algues du cap Adare, situé par 
71°20' lat. S., et de file Franklin (76° lat. S.). E. S. Barton en donna la 
liste dans les rapports scientifiques de l'expédition [Report on the coll. 
of nat. hist., made during the voyage of the « Southern Cross », Lon- 
don, 1902, Brit. Mus.). Cette collection se compose des 6 espèces sui- 
vantes : 



tlHalimeda tuna Lam. (1). 

Desmareslia aculeala Lam. = D. compressa 

(Reinsch) Skottsb. 
Desmareslia Rossii Hook. et Harv. 



Desmareslia viridis Lam. = D. 

Reinsch (île Franklin). 
Plocamium coccineum Lyngh. 
Ballia callilricha Ag. 



U illii 



C'est la première récolte algologique qui ait été faite le long de la 
côte de la Terre Victoria. 

Au cours du voyage de la « Scotia » (1902-1903), le botaniste M. Rud- 



(1) C'est sûrement par erreur que YHalimeda tuna Lam., plante des régions chaudes, fui notée 
comme ayant été trouvée au cap Adare. 



6 FLORE ALGOLOGIQUE. 

mose Brown fit une récolte importante d'Algues, notamment dans, la 
baie Scotia, anse de l'île Laurie* qui fait partie du groupe des 
Orcades du Sud, et est située par 61° S. et 64° long. W. Greenwich 
environ. Ces Algues furent étudiées par A. et E. S. Gepp et Holmes. 
Cette recolle comprend les 24 espèces ci-après : 



Monostroma endivisefolium Gepp. 
Desmarestia Rossii Hook. et Harv. 
Scytolhamnus rugulosus (Bory) Kjellm. 
Adenocyslis Lessonii (Bory) Hook. et 

Harv. 
Lessonia grandifolia Gepp = L. simulons 

Gepp. = Phyllogigas grandifolius (Gepp) 

Skottsb. 
Wildemania laciniafa (Ag.) de Toni = Por- 

phyra laciniaia Ag. 
Iridsea sp. 

Callophyilis variegaia Kg. 
Acanlhococcus spinuliger Hook. et Harv. 
Gracilaria (leptosarca) simplex Gepp. 
Epymenia Sp. (peut-être E. oblusa). 
Plocamium coccineum Lyngb. 
Plocamium Hookeri Harv. 



Plocamium secundatum Kg. 
Pleridium proliféra m Gepp. 
Hydrolapathum stephanocarpum Gepp. 
Polysiphonia peclinala = Pleronia peclinata 

Schmitz. 
Ptilola confluais Reinsch. 
Cryplonemia luxurians J. Ag. 
Petrocelis cruenla J. Ag. 
Litholhamnion lichenoides Heydr. f. antarc- 

iica Fosl. = L. antarclicum (Hook. et 

Harv.) Fosl. 
Litholhamnion magellanicum Fosl. f. cre- 

nulala Fosl. = L. Schmilzii Hariot. 
Lithophyllum discoideum Fosl. f. sequabilis 

Fosl. = L. œquabile Fosl. 
Lithophyllum decipiens Fosl. = L. suban- 

larclicum Fosl. 



Sur ces 24 espèces, 5 sont nouvelles pour la science (Monostroma 
endivisefolium, Phyllogigas grandifolius, Gracilaria simplex, Pleridium 
proliferum, Hydrolapathum stephanocarpum) et 16 sont rencontrées pour 
la première fois au-dessous de 60° de lat. S. 

Pendant l'expédition suédoise (1901-1903), commandée par Otto 
Nordenskjôld, le botaniste M. Skottsberg fit une ample récolte dans le 
détroit de Bransfield, au voisinage des Terres de Danco et Louis- 
Philippe. Malheureusement, avec la perte de l' « Antarctic », le navire 
de l'expédition qui fut broyé par les glaces, la plus grande partie de la 
collection algologique fut engloutie. L'étude des Phéophycées a fourni 
à Skottsberg 2 genres et 2 espèces nouvelles : le Phœurus antarcticus et 
le Phœoglossum monacanthum. Les Chlorophycées et les Floridées n'ayant 
pas encore été étudiées, nous donnons une liste approximative des 
genres et espèces qui semblent avoir été rencontrés. 



HISTORIQUE. 



Ulva sp. 

Monostroma endivieefolium Gepp. 

Urospora sp. 

Cladophora sp. 

Desmaresiia compressa (Reinsch) Skottsb. 

Desmareslia anceps (Mont.). 

P lueur us anlarclicus Skottsb. 

Adenocyslis ulricularis (Bory) Skottsb. = 

Ad. Lessonii (Bory) Hook. et Harv. 
Phyllogigas grandifolius (Gepp) Skottsb. 
Phxoglossum monacanlhum Gepp. 
Cystosphxra Jacquinolii (Mont.) Skottsb. 
Iridxa cordala (Turn.) J. Ag. 
Phyllophora sp. 

Callophyllis variegata (Bory) Kg. 
? Callymenia sp. 



Ahnfeltïa sp. 

Gracilaria simplex Gepp. 

Rhodymenia sp. 

Plocamium Hookeri Harv. 

Nitophyllum sp. 

Delesseria quercifolia Bory. 

Delesseria sinuosa , (Gond, el Woodw.) 

Lamonr. 
Delisea pulchra (Grev.) Mont. 
Polysiphonia sp. 
Callithamnion sp. 
Plilola confluens Reinsch. 
Ceramîum sp. 
Lithophyllum discoideum Fosl.— /. . œqua- 

bile Fosl. 



D'une région opposée à celle de l'Antarctide sud-américaine, il fui 
recueilli au voisinage de la Terre "Victoria duranl l'expédition tic la « Dis- 
covery» i 1001 -1904), une collection d'Algues fort intéressante. L'étude en 
fut confiée à A. et E. S. Gepp, qui en donnèrent, en y joignant une Algue 
calcaire étudiée par Foslie, la liste suivante : 



Ectocarpus geminaius Hook. et Harv. = 
Geininocarpus geminaius (Hook. et 
Harv.) Skottsb. 

Desmareslia Harveyana Gepp = D. com- 
pressa (Reinsch) Skottsb. 

Lessonia grandifolia Gepp. 

Lessonia simulons Gepp. 

Phyllogigas grandifolius (Gepp) Skottsb. 

Zonaria sp. 

Iridœa micans Bory = Iridœa cordala 
(Turn.) J. Ag. 



Phyllophora aniarclica Gepp. 

Gracilaria sp. (peut-être Gracilaria mulli- 

purtila). 
Gracilaria simplex Gepp. 
Gracilaria dumonlioides (Harv.) Gepp. 
Plocamium coccineum Lyngb. 
Delesseria quercifolia Bory. 
Spongoclonium orlhocladum Gepp. 
Lithothamnion coulmanicum Fosl. 



Sur ces 13 espèces, 3 sont nouvelles pour la science [Phyllophora 
antarctica, Spongoclonium orthocladum, Lithothamnion coulmanicum . A 
part V Iridœa cordata, qui a été trouvé dans le détroit de Mac-Murdô par 
environ 78° de lat. S., les autres Algues proviennent soit du cap Wods- 
worth ! île Goulman (, situé par 73° S., soit du cap Adare. 

Puis vient la première Expédition Antarctique Française ( 1 903- 1 905) , au 
cours de laquelle le D r Turquet recueillit de nombreuses Algues. M. Hariot, 



8 FLORE ALGOLOGIQUE. 

qui fit l'étude de cette collection algologique, trouva 2 espèces nou- 
velles [Gymnogongrus Turqueti, Callymenia antarctica). La liste des 
Algues recueillies est la suivante : 



* Enleromorpha bulbosa (Suhr) Kg. 
Rhizoclonium sp. 

Cladophora sp. 

Eclocarpus geminatus Hook. et Harv. = 
Geminocarpus geminatus (Hook. et 
Harv.) Skottsb. 

Desmaresiia Harveyana Gepp. = D . com- 
pressa (Reinsch) Skottsb. 

* Desmaresiia ligulata (Lightf.) Lam. 
Adenocystis Lessonii Hook. et Harv. 
Scylothalia Jacquinotii Mont. = Cyslo- 

sphœra Jacquinotii (Mont.) Skottsb. 
Porphyra laciniala Kg. 
Gigartina radula (Esp.) J. Ag. 

* Gymnogongrus norvégiens (Gunn.) J. Ag. 



Gymnogongrus Turqueti Hariot. 
Callymenia antarctica Hariot. 

Gracilaria confervoides (L.) Grev. 
Gracilaria simplex Gepp. 
PlocamiumTcoccineum JLyngb. 
Nilophyllum sp. 

* Piilonia magellanica (Mont.) J. Ag. 
Delisea pulchra (Grev.) Mont. 
Potysiphonia sp. 

Crypionemia sp. 

* Peyssonnelia Harveyana Crouan. 
Lilhophyllum aequabile Fosl. 
Lithophyllum subantarclicum Fosl. 

* Hildbrandlia le Cannelieri Hariot. 



Sur ces 24 espèces, en dehors des 2 nouveautés, les 7 précédées 
d'un astérisque ont été rapportées pour la première fois du domaine 
antarctique proprement dit. 

Ces Algues proviennent pour la plupart de l'île Booth-Wandel, située sur 
la côte Ouest de la Terre de Graham, par environ 65° lat. S. et 64° long. 
W. Greenwich. Quelques-unes ont été recueillies près des îles Wiencke, 
Anvers et clans la baie des Flandres (Terre de Graham). 

En additionnant les différentes Algues recueillies au cours de ces expé- 
ditions, on arrive à un total de 52 espèces actuellement rencontrées 
dans le domaine antarctique proprement dit, c'est-à-dire clans l'Antarctide, 
région limitée au nord par le 60° de lat. S. Sur ces 52 espèces, 4 sont 
douteuses (Lessonia flaoicans, Gracilaria multipartita, Epymenia obtusa, 
Delesseria sinuosa). Il faut y joindre quelques Algues n'ayant pas été déter- 
minées spécifiquement et qui se rapportent aux genres Vlva, Rhizoclo- 
nium, Cladophora, Zonaria, Ahnfeltia, Rhodymenia, Nilophyllum, 
Polysiphonia, Callithamnion, Ceramium, ce qui porte à (33 les différentes 
Algues de l'Antarctide. 



CHAPITRE II 

ALGUES RECUEILLIES PAR LA SECONDE EXPÉDITION 
ANTARCTIQUE FRANÇAISE (1908-1910) 

A. — PARTIE GÉNÉRALE. 

Au cours do la seconde Expédition Antarctique Française du D' J.-B. 
Charcot (1908-1910), nous avons été chargé, comme naturaliste, de la 
recherche et de l'étude des Algues. 

Pendant la navigation du « Pourquoi Pas ? » dans l'Antarctide sud- 
américaine, nos recherches ont continué et complété celles de la première 
expédition. Les points particulièrement visités et étudiés par nous furent 
l'île Déception (Shetlands du Sud), les environs de Port-Lockroy (île 
Wiencke), l'île Petermann, le cap Tuxen (Terre de Graham), les îles 
Argentine, points situés sur la bordure ouest du continent antarctique 
sud-américain, entre le 62° et le 66° de lat. S. 

Pour la plupart des Algues recueillies, nous avons conservé une 
partie dans l'alcool pour des recherches ultérieures, tandis que nous 
séchions, suivant les procédés ordinaires, les plantes qui devaient consti- 
tuer les échantillons d'herbier. 

Le nombre des espèces recueillies s'élève à 41. 7 espèces et 1 variété 
sont nouvelles pour la science (Monostroma Harioti, M. applanatum, 
Ulothrix aastralis, Lessonia dubia, Actinococcus botrytis, Nitophyllum 
Mangini, Lithothamnion Mangini, JEgagropila repens (J. Ag.) Kg., var. 
antarctica). 

1 1 espèces sont trouvées pour la première fois dans l'Antarctide 
[Ulothrix flacca, Urospora penicilliformis , Acrosiphonia arcta, Durvillea 
antarctica^ Chondrus crispus , Nitophyllum Smithii, Polysiphonia abscissa, 
Ptilota Enfoui. Lithothamnion annulatum, L. granuliferum, L. Lenor- 
mandi. Il faut y joindre 2 espèces appartenant aux genres Entoderma 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. ~ 



io FLORE ALG0L0GIQUE. 

et Lithoderma. 21 espèces ont été retrouvées dans ces régions antarctiques. 
Le tableau suivant renferme la liste des Algues que nous avons 
recueillies durant l'expédition du « Pourquoi Pas ? ». Nous avons indi- 
qué pour chacune d'elles les emplacements et les localités de provenance. 



ALGUES RECUEILLIES PAR LE « POURQUOI PAS?». 



il 





NOMS DES ESPÈCES. 


POSITIONS. 


LOCALITÉS. 




Enleromorpha bulbosa (Suhr) 
Kg 


Plages, entre les rochers. 


Iles Argentine. 




Monosiroma Harioii L. Gain . . 


Plages, lieux abrités. 


Déception, Port-Lockroy (île Wien- 
cke) et environs, Petermann. 




— applanatum L. Gain. 


\ i\ eau de la basse-mer 
et au-dessous. 


Déception, Port-Lockroy (île Wien- 
cke). 




U lothrix australis L. Gain 


Basse mer, sur les ro- 
chers. 


Déception, Petermann. 




flacca (Dillw.) Thur 


.— - — 


Déception. 




Entoderma sp 


Jeté à la côte, épiphyte. 
Plage, lieux abril es. 


Ile Déception, sur les frondes de 
Nitophyllum Mangini. 




, Egagropila repens (J.Ag.) Kg. . 




— F. aniarclica L. Gain. . . . 




Iles Argentine. 




Acrosiphonia arda { Dillw. i 
.1. Ag 

Urospora penicilliformis (Rot h) 

Gémi nocar pus geminatus (Hook 
et Harv.) Skottsb 


Marée liasse, sur les 
rochers. 

Rochers, cailloux de la 
plage. 

Par quelques mètres de 

fond. 


Déception. 
Déception, Petermann. 

Petermann, sur les frondes de 
Desmareslia compressa. 




Desmarestia anceps (Mont.).. . . 


Fragments flottants ou 
rejetés à la côte. 


Détroit de Bransfield, Déception, 
Roi-George (baie de l'Amirauté). 




cmn pressa (Reinsch) 
Skottsb 


Fonds jusqu'à 
30 mètres. 

Fragments rejetés à la 
côte. 


Déception, Wiencke, Petermann, 
cap Tuxen (Terre de Graham). 

Déception. 




— ligulata (Lightf.) La- 
mour 




— Willii Reinsch 


Fonds de 2 à 10 mètres. 


Petermann. 




Adenocystis Lessonii (Bory) 
Hook. et Harv 

Phyllogigas grandifolius (Gepp) 
Skottsb . ! 


Plage, niveau de la 
mer, région sublitto- 
rale supérieure. 

Fragments sur fonds de 
40 mètres. 


Petermann, parfois sur des frondes 
de Desmareslia. 

Détroit de Gerlache, Port-Lockroy. 




Lessonia dubia n. sp 


Rejeté à la côte. 


Déception. 




Lilhoderma sp 


Sur les pierres, près du 

niveau de la liasse 

mer. 


Wiencke, Booth-Wandel, Peter- 
mann, Argentine, cap Tuxen. 




Durvillea aniarclica (Cham.) 
1 [ariot 


Rejel é à la côte. 


j Déception, Roi-George (baie de 
l'Amirauté). 



12 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



NOMS DES ESPÈCES. 



Cyslosphsera Jacquinolii (Mont. 
Skottsb 



Chondrus çrispùs Lynghye. . . . 
Iridsea cordata (Turn.) J. Ag. . . 

Gigartina radula (Esp.) J. Ag. . 

Gymnogongrus norvégiens 
(Gunn.) J. Ag 



Aclinococcns botrytis n. sp 

Callymenia antarctica Hariot. . 
Curdiea Racovikse Hariot. . . . 



Gracilaria simplex Gepp. 



Plocamium coccineum Lyng- 
bye 



Nitophyllum Mangini L. Gain. 

Smilhii Hook. et 
Harv 



Delesseria (juercifolia Bory. . . 

Poiysiphonia abscissa Hook. et 
Harv 



Ptilola Ealoni Dickie.. . 
Ballia callitricha Mont. 



LithophylLurn œquabile Fosl. , 



— subanlarcticum Fosl. 



Litholhamnion Lenormandi 
Aresch 

granuliferum Fosl 



Mangini Lemoine et 

Rosenv 

Ilildbrandiia Le Cannelieri Ha- 
riot 



LOCALITÉS. 



Flottant, abondant. 

Jusqu'à 60 mètres. 

Près clu niveau de la 
basse mer. 

Petits fonds. 
Jusqu'à 129 mètres? 



POSITIONS. 



Jusqu'à 60 mètres. 
30 mètres. 
40 mètres. 

Près du niveau de la 
basse mer. 



Jusqu'à 129 mètres? 
Rejeté à la côte. 



Jusqu'à 129 mètres? 
30 mètres. 



Jusqu'à 129 mètres? 

30 mètres. 

Marée basse, sous un 
rocher. 

Près clu niveau de la 
basse mer. 



Par de fonds de 50 à 
80 mètres. 

Près du niveau des 
basses mers. 



Près du niveau de la 
basse mer. 



Détroits de Bransfîeld, de Gerlache, 
Déception. 

Chenal de Lemaire, près l'île Peter- 
mann. 

Port-Lockroy, Petermann. 

Déception, Petermann. 

Chenal de Roosen (île Wiencke), 
Petermann. 

Petermann, sur Chondrus crispas. 

Chenal Peltier (île Wiencke). 

Petermann, cap Tuxen (Terre de 
Graham). 

Déception, Wiencke, Petermann. 

Déception, chenaux de Roosen, 
Peltier. 

Déception, fixé sur un pied de 
Lessonia dubia. 

Chenal de Roosen (île Wiencke). 
Petermann. 

Chenal de Roosen. 

Chenal Peltier, Petermann. 

Petermann. 



Port-Lockroy (île Wiencke), île 
Petermann. 

Petermann. 



Chenal de Lemaire, près l'île Peter- 
mann. 

Petermann. 



Port-Lockroy (île Wiencke), île 

Petermann. 
Petermann. 



ALGUES DU « FRANÇAIS» ET DU « POURQUOI PAS?». 13 

B. — COMPARAISON DES RECHERCHES DU « FRANÇAIS » ET DU 
« POURQUOI PAS ? » CONCERNANT LA FLORE ALGOLOGIQUE 
DE L'ANTARCTIDE SUD-AMÉRICAINE. 

Si nous examinons les résultats des recherches algologiques entre- 
prises dans la même région de l'Antarctide sud-américaine au cours des 
deux expéditions du D' Charcot, par le D' Turquet et nous-mème, nous 
pouvons en déduire les faits suivants -.l'expédition du « Français» trouvait 
dans l'Antarctique 24 espèces sur lesquelles 2 étaient nouvelles pour la 
science et 7 étaient rapportées pour la première fois de l'Antarctide. 
L'expédition du « Pourquoi Pas ? » recueillait 41 espèces, comprenant 
7 espèces et I variété nouvelles pour la science, 1 1 espèces nouvelles pour 
l'Antarctide et 15 espèces rapportées par le « Français ». Les recherches 
faites pendant ces deux expéditions ont donc contribué à augmenter la 
flore algologiquc de l'Antarctide de 28 espèces, dont 10 nouvelles et 
10 inconnues dans cette région antarctique avant ces deux expéditions. 

Le tableau suivant donne la liste des Algues recueillies au cours de 
ces deux expéditions. Les espèces nouvelles ont leur nom précédé de 
deux astérisques; les espèces nouvelles pour l'Antarctique ont leur nom 
précédé d'un astérisque. 

Nous voyons donc que, à la suite de nos récoltes, la flore algologique 
de l'Antarctide se compose de 70 espèces, auxquelles il faut joindre 
12 espèces non déterminées spécifiquement, ce qui porte à 82 la liste 
des Algues actuellement rencontrées au-dessous du 60° de lat. S. 

Cette liste est certainement loin d'être complète, et nous sommes per- 
suadé qu'une étude océanographique méthodique de ces régions antarc- 
tiques augmenterait encore de beaucoup le domaine de nos connaissances 
algologiques dans ces régions glacées australes. 



14 



FLORE ALGOLOGÏQUE. 



Espèces recueillies pendant l'expédition 


Espèces recueillies pendant l'expédition 


du «Français» (1933-1905).. 


du «Pourquoi Pas? » (1908-1910). 


* Enteromorpha bulbosa. 


Enteromorpha bulbosa. 




* Monosiroma Harioti. 




applanaium. 




* * Ulolhri r australis. 




— flacca. 




Enloderma sp. 




** lEgagropila repens, f. ** anlarcliea. 




* Acrosiphonia arda. . 


Rhizoclonium sp. 




Cladophora sp. 






Urospora penicilliformis. 


Geminocarpus geminalus. 


Geminocarpus geminalus. 




Desmareslia anceps. 


Desmareslia compressa. 


compressa. 


ligulala. 


ligulala. 




Willii. 


Adenoeysiis Lessonii. 


Adenoeysiis Lessonii. 




Fhyllogigas grandifolius. 




* * Lessonia dubia. 




Lilhoderma sp. 




* Durvillea anlarcliea. 


Cysîosphsera Jacquinotii. 


Cystosphsera Jacquinotii. 


Porphyra laciniaia. 






* Chondrus crispus. 




lridsea cordala. 


Gigarlina radula. 


Gigarlina radula. 


* Gymnogongrus norvégiens. 


Gymnogongrus norvégiens. 


Turqueli. 






** Aclinococcus bolrylis. 


** Callymenia anlarcliea. 


Callymenia anlarcliea. 




Curdiea Fiacovilzse. 


Gracilaria simplex. 


Gracilaria simplex. 


confervoides. 




Plocamium coceineum. 


Plocamium coceineum. 


Nitophyllum sp. 


* Nitophyllum Smilhii. 




Mangini. 


* Plilonia magellanica. 


Delesseria quercifolia. 


Delisea pulchra. 




Polysiphonia sp. 






* Polysiphonia abscissa. 




* Plïlola Ealoni. 




B allia callilricha. 


* Cryplonemia sp. 




* Peyssonnelia harvey'ana. 




Lithophyllum œquabile. 


Lithophyllum œquabile. 


subanlarclicum. 


subanlarclicum. 




* Lilholhamnion Lenormandi . 




granuliferum. 




Mangini. 


* Hildbrandtia Le Cannelieri. 


Hildbrandlia Le Cannelieri. 



CHAPITRE 111 

ÉTUDE SYSTÉMATIQUE DES ALGUES RECUEILLIES 

AU COURS DE LA DEUXIÈME EXPÉDITION 

ANTARCTIQUE FRANÇAISE 

CHLOROPHYCÉES. 

ULOTRICHACE^E. 

1. Ulothrix australis L. Gain. 

Note sur trois espèces nouvelles d'Algues marines provenant de la région antarctique 
sud-américaine. Bull. Mus. Hisi. Nat., 1911, n° 6, p. 483. 

Filamentis 1-2 cm. altis, viridibus, adhœrëntibus , plus minusve tortis, 
implicatis\ f ù 2 mit raro 16 \>. crassis, celhdis plerumque subœquilongis 
roi duplo-brevioribus, basalibus sœpe brevissimas rhizinas emittentibus. 
Chromatophorototùm lumen cellulœ replente,pyrenoïde nucleoquein quaque 
cellidasingulis . Zoosporiis akinetibusque .Gametangiis gametisqueincognitis . 

C'est dans plusieurs localités, sur la côte ouest de la Terre de Graham, 
que nous avons trouvé cette nouvelle espèce crUlotrichacée. Nous l'avons 
toujours rencontrée vivant en compagnie de YUrospora penicilliformis 
(Roth) Àresch., ses filaments dressés étant enchevêtrés entre la base des 
frondes de YUrospora. 

C'est une petite xAlgue qui a le thalle filamenteux simple, parfois légère- 
ment arqué, d'un vert tendre. Les frondes ont une longueur ne dépassant 
pas 1 à 2 centimètres. 

Le diamètre des filaments est habituellement de 12 ja, mais il peut 
aller jusqu'à 16 \j-. La fronde est fixée par sa cellule basale, souvent 
allongée et dont l'extrémité se termine en pointe plus ou moins aiguë; 
;isst-z souvent la région supérieure de cette cellule émetune sorte de court 
rhizoïde (fig. 1). Parfois aussi, comme nous l'avons rencontré dans un 
cas, les deux cellules voisines de la cellule basale avaient émis chacune 
un court rhizoïde, qui ne dépassait pas une longueur de 30 y.. Le chro- 



i6 FLORE ALGOLOGIQUE. 

* 
matophore remplit toute la cellule et émet un prolongement clans le 

rhizoïde (fig.'l), A leur extrémité supérieure, des filaments se terminent 

par une cellule arrondie. 

A part les premières cellules basales qui sont allongées, les éléments 
cellulaires sont plus ou moins carrés ou d'une longueur égale à un demi- 
diamètre (fig. 2 et 3). 

Dans chaque cellule, un seul pyrénoïde, souvent rejeté sur le côté, et 
un noyau nettement visible quand on colore l'Algue par la méthode à 
l'hématoxyline ferrique de Heidenhain. Le chromatophore remplit toute 
la cellule (ce qui diffère nettement cette espèce des espèces marines déjà 
connues) ; mais il est plus condensé au voisinage du pyrénoïde et présente 
quelques vacuoles dans ses autres parties. 

La plupart des filaments examinés sont en voie de division (fig. 2'). 
La membrane des cellules a près de 2. <j. d'épaisseur; ses détails sont 
visibles quand on la colore au rouge-Congo. 

Nous n'avons pas rencontré, comme cela se présente chez d'autres 
espèces et notamment chez U. consociata Wille, de filaments accolés les 
uns aux autres (Wille, Studien ùber Ch/orophyceen, p. 26, PI. fi, fig. 84). 

Nous avons trouvé la reproduction asexuée par zoospores. La plupart 
des zoosporanges sont vides; certains renferment encore de 4 à 8 zoo- 
spores : ces zoospores sont oviformes, à l'extrémité hyaline, ayant une 
longueur de (3 \j. sur une largeur de 4 p., 5 (fig. 4 et 5). 

L77. australis se reproduit aussi par akinètes : on les trouve assez 
nombreux, répartis par petites séries le longdesfilaments(fig.4,6«et66). 
Ils sont facilement reconnaissablespar le léger épaississement de la fronde 
à leur niveau. De place en place, on aperçoit quelques cellules mortes 
(fig. 4, y). Les gamétanges et les gamètes sont inconnus. 

Cette Ulotrichacée doit être placée à côté des U. flacca (Dillw.) Thur., 
pseudoflacca Wille, consociata Wille. Elle diffère nettement des deux 
premières espèces et par sa dimension, qui est moindre, et par la forme 
de ses cellules moins aplaties, et par la structure du chromatophore. 

C'est de VU. consociata qu'elle se rapproche le plus. Mais elle en diffère 
par la dimension de ses frondes, en général plus petites et bien moins 
contournées, et surtout par la forme de son chromatophore. Tandis que 



.CHLOROPHYCÉES. ' 17 

chez U. australis le chromatophore remplit toute la cellule avec simple- 
ment quelques vacuoles, — chez U. consociata le chromatophore est 
accolé contre la paroi de la cellule, condensé autour du pyrénoïde, épaissi 
au voisinage de celui-ci, tandis qu'il s'en écarte en se rétrécissant, laissant 
ainsi une partie libre de cellule aussi bien en longueur qu'en épaisseur. 
On ne trouve pas chez U. australis de filaments accolés comme il s'en 
rencontre fréquemment chez U. consociata. 

Localités. — N os 524, 525 : île Déception, 23 décembre 1908; baie 

Lji 




m 



££A 



y 

Fig. 6 a 



20 f- 



Fig. 4 



a 

Pi 



Ulothrix australis L. Gain. — Fig. 1, extrémité inférieure d'un filament montrant la cellule basale avec 
son court rhizoïde. — Fig. 2 et 3, fragments de filaments végétatifs, la figure 2 présente des cellules en 
voie de division. — Fig. 4 et 5, zoosporanges [on aperçoit quelques cellules mortes (y) et deux 
akinètes [xY\. — Fig. 6 « et b, akinètes. 

intérieure, sur les cailloux de la plage. — N os 555, 570 : île Petermann, 
4 février 1909 ; sur les rochers découvrant à marée base. — N° 624, île 
Petermann, 1 er novembre 1909. 



2. Ulothrix flacca (Dillw.) Thur. 

Brit. Conf., tab. 49 ; Le Jolis, Alg. mar. Cherb., p. 56 ; Wille, Studien liber Chloro- 

phyceen, p. 18-21, PL I, fig. 54-57; PI. II, fig. 58-63. 
Ulothrix isogona Thur. — Hariot, Algues du cap Horn, p. 25. 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique . <■> 



18 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Les exemplaires provenant de l'Antarctique sonl contournés sur eux- 
mêmes. L'épaisseur moyenne de la fronde est de 35 pi ; les cellules ont 
environ 10 pi sur 20 pi d'épaisseur. L'épaisseur de la membrane a de 
6 à 7 pi. 

Localité. — ■ Ile Déception, 23 décembre 1908 : baie intérieure, à 
marée basse, sur les cailloux, les galets de la plage, parmi les touffes 
ft Urospora peniciïliformis (Roth.) Aresch. 

Distribution géographique. — Nord de l'Atlantique, "Groenland, Nor- 
vège, Terre de Feu, Antarctique (île Déception). 

ULVACE^E. 

3. Monostroma Harioti L. Gain. 
(PL I, fïg. 1-7.) 

Une nouvelle espèce de Monostroma provenant de la région antarctique sud-américaine. 
C. R. Acad. des se, 1911, t. GLU, n° 11, p. 724. 

Thallo 30-35 cm. usque longo, 6-7 cm. cire, cliam., cylindraceo obovato, 
inferne in brevissimum pediculum attenuâto, sursum dilatato, saccato- 
obovato, clein déhiscente membranaceo , in lacinias oblongas plus minus 
partito, margine subpiano i viridi; cellules inferioribus longissime caudatis , 
super ioribus sensim brevioribus, maturescentibus rotundato-angularibus ; 
parte monostromatica inferne 20-25 pi, supefne 98-35 pi crassa, cellulis 5-6 
angularibus, omnino viridibus, inordinatis, arctissime coalitis, in sectione 
thalli transversa verticaliter rectangularibus angulis rotundatis, 22-28 «. 
longis ; chromatophoro in parte inferiore thalli angulari, eadem fer e forma 
ac cellula, in sectione thalli transversa dimidiam fere partem cellulœ occu- 
pante, in super iore totani fere cellulam replente; zoosporiis gêner is; zoo- 
sporis biciliatis. Specimina exsiccata chartse arcte adhœrent. 

Nous avons trouvé ce Monostroma en assez grande quantité à l'île Décep- 
tion (Shetlands du Sud) et sur diverses petites îles à l'ouest de la Terre 
de Graham, notamment sur l'îlot Casabianca, près de Port-Lockroy (île 
Wiencke) et sur l'île Petermann. 

C'est de l'île Petermann que proviennent la plupart des matériaux 
recueillis. 



CHLOROPHYCÉES. 19 

Cette Algue croissait sur les petites plages abritées de la houle et sur- 
tout du frottement des glaces ; elle était abondante au niveau de la basse 
mer, dans les petites mares, les cuvettes et sur les parois des rochers 
(PI. VIII, fig. 8). 

C'est une Algue d'un beau vert brillant, qui paraît se rapprocher du 
.)/. (ircrillei, mais en diffère cependant par de nombreux caractères. 

Les frondes sont épaisses d'environ 28 à 35 \j.. Elles forment au début 
de minuscules petits sacs oblongs (PI. I, fig. 1-5) fixés à la base par un 
très court pédicelle, petits sacs qui ne tardent pas à progresser rapidement 
et à prendre en quelques semaines des dimensions pouvant atteindre 
35 centimètres, avec un diamètre de 6 à 7 centimètres. Ces sacs se déchi- 
rent toujours tardivement. Parfois l'extrémité supérieure seule se frag- 
mente (PI. I, fig. 6); le plus souvent, la poche se déchire sur presque 
toute sa longueur, donnant alors une fronde à bords irrégulièrement 
lobés, sans ondulations, fronde qui conserve sur une plus ou moins longue 
distance vers la base sa forme en sac (PI. I, fig. 7). La plante adulte 
reste toujours fixée par son court pédicelle. 

Si l'on examine la structure de cette Algue, on voit qu'elle est nette- 
ment monostromatique. Le pédicelle est formé par les premières ran- 
gées de cellules, qui ont une forme de massues oblongues (fig. 7 a) et sont 
presque entièrement remplies par le contenu chlorophyllien. Chacune de 
ces cellules se prolonge à sa base par un pédoncule très fin, ayant environ 
1,5 à 2 [j. d'épaisseur, pouvant atteindre 150 à 200 ;j. de longueur et dans 
lequel le chromatophore de la cellule envoie un prolongement très 
grêle. 

L'extrémité inférieure de ce pédoncule se renfle en une sorte de petite 
masse piriforme de 3 à 1 y. d'épaisseur sur 5 à 6 p. de longueur, petite 
masse qui forme crampon (fig. 7 b). Ce sont tous ces minuscules cram- 
pons, placés les uns à côté des autres, réunis par une masse de substance 
cellulaire, qui forment le point de fixation de l'Algue. Ces cellules basales 
se différencient donc en de véritables cellules d'adhésion. Ces cellules 
passent insensiblement (leurs prolongements inférieurs se réduisant peu 
à peu) à une région de cellules anguleuses, allongées, dont le chromato- 
phore, vu en surface, épouse la forme de la cellule (fig. 7 a et 8). 



20 FLORE ALG0L0GIQUE. 

En section transversale, le thalle a dans cette région une épaisseur de 




Monostroma Harioti L. Gain. — Fig. 7 a, fragment de la région supérieure du pédicelle montrant le pas- 
sage des cellules en massue longuement pédonculées aux cellules anguleuses. — Fig. 7 b, trois cellules 
d'adhésion. — Fig. 8, fragment de la base de la fronde : ces cellules font suite à la région des cellules 
en massue. — Fig. 9, coupe transversale de la même région. — Fig. 10, fragment de la partie supérieure 
de la fronde. — Fig. 11, coupe transversale de la môme partie. — Fig. 12, fragment de la partie supé- 
rieure de la fronde de Monostroma Grevillei. — Fig. 13, coupe transversale de la môme partie. — 
Fig. 14, partie fructifiée de la fronde montrant la dissémination des zoopores : aa, fragments de la 
membrane conservant l'empreinte des mailles du réseau séparant les zoosporanges~; b, zoosporanges; 
c, zoospores. — Fig. 15, coupe transversale d'une partie fruclifiée de la fronde, zoosporanges. 



CHLOROPHYCÉES. 21 

20 à 25 [a, les cellules plus ou moins carrées à angles arrondis, une épais- 
seur de 16 à 18 \>-, le chromatophore occupant environ la moitié de la 
cellule (fig. 9). Enfin ces cellules passent peu à peu au tissu occupant 
tout le reste de la fronde; il est formé de courtes cellules, en général penta 
ou hexagonales et dont le chromatophore, vu en surface, occupe toute la 
cellule (fig. 10). L'épaisseur du thalle en coupe transversale a de 28 à 35 <>. ; 
les cellules rectangulaires, aux angles arrondis, sont longues de 22 à 28 { j. ; 
le chromatophore occupe la plus grande partie de la cellule (fig. 11). 

Si l'on compare le Monostroma Harioti (fig. 10-11) au M. Grevillei 
(fig. 12-13), Ton voit qu'il en diffère par de nombreux caractères. Tandis 
que, chez le premier, l'épaisseur de la fronde est de 28 à 35 p, elle est 
seulement de 15 à 18 (i chez le M. Grevillei. Chez celui-ci, les cellules, 
en coupe transverale, sont allongées horizontalement ; au contraire, 
chez le M. Harioti, leur grand diamètre est placé dans le sens vertical. 
Vues en surface, les cellules à quatre ou cinq angles dominent chez 
M. Grevillei, tandis qu'elles sont le plus souvent hexagonales chez 
M. Harioti. La fronde qui, chez M. Grevillei, se déchire de bonne 
heure quand l'Algue n'atteint encore que quelques centimètres de lon- 
gueur, reste souvent chez M. Harioti en forme de sac jusqu'à la fin 
de sa croissance : elle se rompt alors, soit seulement vers son extrémité 
supérieure, soit jusqu'aux environs du pédicelle (on trouve d'ailleurs tous 
les passages entre ces deux états extrêmes (PI. I, fig. 6-7). 

Les frondes adultes que nous avons recueillies étaient en pleine fruc- 
tification. Les cellules de la région supérieure du thalle se transforment 
en zoosporanges ; ces zoosporanges ont de 27 à 30 p. sur 16 à 18 \l (fig. 15) ; 
chacun renferme de 20 à 30 zoospores, zoospores à deux cils, piriformes, 
ayant de 6 à 7 y. sur 4 à 5 p. 

Gomment se fait la dissémination de ces zoospores? 11 est probable que, 
lorsque l'émission est proche, les cellules contenant les zoospores se 
détachent de la membrane, dont on retrouve des lambeaux incolores. Chez 
ce Monostroma, comme chez le M. Grevillei, la membrane ne se gélifie 
donc pas. C'est ce que l'on observe lorsqu'on examine sous le micro- 
scope un fragment fructifié du thalle. La simple pression de la lamelle 
éparpille les zoosporanges, et il reste des fragments de la membrane con- 



22 FLORE ALGOLOGIQUE. 

servant l'empreinte des mailles du réseau qui séparait les zoosporanges 
(fig. 14«). La membrane du zoosporange est très minée ; elle se déchire 
et livre passage aux zoospores. 

C'est au printemps, dans la seconde quinzaine d'octobre, que*ces zoo- 
spores doivent germer. Les rochers, complètement nus à la débâcle de la 
banquise, prennent alors une légère teinte verdàtre, qui peu à peu va en 
s'accentuant. 

Le 30 octobre, nous avons trouvé les premiers jeunes Monostroma', les 
premiers sacs avaient de 1 à 5 millimètres (PL I, fig. 1). Le 1 er novembre, 
les frondes mesuraient jusqu'à 30 millimètres sur 5 millimètres de 
diamètre (PL I, fig. 2) ; le 1 5 novembre, elles atteignaient 130 milli- 
mètres sur 18 millimètres de diamètre (PL I, fig. 5). Enfin nous avons 
recueilli des frondes complètement adultes dans les premiers jours de 
décembre. 

La période de végétation de cette Algue doit donc durer de cinq à 
six semaines. Les frondes sont peu à peu arrachées du substratum sur 
lequel elles sont fixées, soit par la houle, soit par les fragments de glace. 
En mars, il n'y a plus trace de ces Monostroma. 

Localités. — N° 534 : îlot Casablanca, chenal de Roosen, près Port- 
Lockroy (île Wiencke), 27 décembre 1908 ; sur les rochers, dans les 
petites mares à marée basse ; plantes adultes, fructifiées. — N° 536, 
chenal Peltier, 28 décembre 1908. — lie Petermann : N° 619, 30 octobre 
1909 ; N' 625, 1 er octobre 1909 ; N° 638, 24 octobre 1909: petites 
plages, à marée basse, aux endroits abrités. — N° 642, île Déception, 
2 décembre 1909 : en quantité sur les plages de la baie intérieure. 

Distribution géographique. — Shetlands du Sud (île Déception), côte 

ouest et petites îles de la côte ouest de la Terre de Graham, archipel 

Palmer. 

4. Monostroma applanatum L. Gain. 

(PI. VI, fig. 8.) 

Note sur trois espcèes nouvelles d'Algues marines provenant de la région antarctique 
sud-américaine. Bull. Mus. Hist. NaL, 1911, n° 6, p. 484. 

Thallo 3-5 cm. Ion go, 2-3 > cm. lato, 8-11 \j. crasso, callo radicali aclnalo 
initio saccato applanafo, ovali, cleinde tarde déhiscente ad extremitatem 



CHLOROPHYCÉES. 23 

et mendnnnaceo, va/de tcnui ftacchloqiœ, fusco-viridi , cellulis inferi&rikis 
ecaudatés, rotundatis, ohlongis, in substantiel intercelhdari non copiosa 
dispositis, sectione transversa verticaliter ovo/likis, 6-1 \>. altis, - - cellulis 
superioribus angulatis, inordinatis, arctissime eoaUtis, sectwne thalli 
transcersa plus mirmsoe rotundatis, i-6 { j. attis, — chromatophoro omnino 
r/'p/etis; z&osporiis mcagnitis. Sipecimina exsiecata chartœ arctissime 
adhwrr'/it. 

C'est par suite du caractère aplati de sa fronde que nous avons donné 
à cette espèce le nom de Monostroma applanatum. 

Nous l'avons rencontrée en deux localités de la région antarctique sud- 
américaine. Chez tous les exemplaires recueillis, l'Algue nous a toujours 
apparu en nombreux individus fixés sur Plocamium coccineum Lyngb. 
(PL VI, fig. 8), au moyen d'un petit disque d'insertion (fig. 16). 

En forme de raquette plus ou moins ovoïde, le Monostroma applanatum 
ressemble à une poche dont les deux faces seraient aplaties l'une sur l'autre 
(fig. 17). Ce n'est que tardivement que l'extrémité de la fronde se déchire 
irrégulièrement. Ces frondes atteignent au maximum une longueur de 
i à 5 centimètres sur 2 à 3 centimètres en largeur. Leur épaisseur est 
de 10 à 11 y- vers la base ; elle ne dépasse pas 8 à 9 { j. dans leur partie 

supérieure. 

L'Algue est d'une couleur brun verdàtre. Elle est de consistance assez 
muqueuse et adhère très fortement au papier sur lequel on la prépare. 

Examinée au microscope, la fronde se montre formée dans ses diverses 
régions de cellules qui diffèrent peu les unes des autres. A sa base comme 
au sommet, elle n'est composée que d'une seule assise de cellules. L'écar- 
tement de ces cellules est plus grand dans la partie de la fronde la plus 
âgée que dans sa partie jeune. 

Ce qui différencie nettement cette plante de presque toutes les espèces 
de Monostroma connues, c'est d'abord la faible épaisseur de sa fronde, 
qui ne dépasse pas 9 u. dans la région supérieure ; — c'est ensuite l'ab- 
sence à sa base de ces cellules à prolongements qui forment les organes 
radiculaires chez la plupart des Monostroma, appareils que nous avons 
d'ailleurs rencontrés chez le M. Harioti L. Gain. 

Les cellules de la base de la fronde, vues en surface, sont légèrement 



24 FLORE ALGOLOGIQUE. 

allongées, ovoïdes, peu écartées les unes des autres, placées sans ordre 
dans un mucilage intercellulaire peu abondant (fig. 18). Elles passent 
insensiblement à des cellules légèrement plus grandes, plus rapprochées 
les unes des autres, qui prennent, vues en surface, des formes de plus 
en plus anguleuses (fig. 19) ; en coupe transversale, la fronde a à ce 
niveau 10 à 11 ;x d'épaisseur, les cellules allongées verticalement ayant 
6 h 7 [j. de hauteur (fig. 20). Enfin ces cellules, voisines de la région 
basale, passent insensiblement à celles qui forment la plus grande partie 




2,00 n 



Monostroma applanatum L. Gain. — Fig. 16, base d'une fronde avec son disque d'insertion. — 
Fig. 17, coupe transversale à travers une fronde qui était repliée sur elle-même : on voit nettement les 
deux faces de la poche aplaties l'une sur l'autre. — Fig. 18, cellules de la base de la fronde vues en sur- 
face. — Fig. 19, cellules plus jeunes de la base de la fronde faisant suite aux précédentes ; vues en 
surface. — Fig. 20, les mêmes vues en coupe transversale passant par le bord de la fronde. — 
Fig. 21, cellules de la partie supérieure de la fronde vues en surface. — Fig. 22, les mêmes vues en 
coupe transversale. 



de la fronde ; vues en surface, elles sont anguleuses, accolées les unes 
aux autres, sans ordre (fig. 21). L'épaisseur de la fronde ne dépasse pas 
9 \j.. En coupe transversale, ces cellules sont arrondies, ovoïdes ou légè- 
rement aplaties horizontalement (fig. 22). Le chromatophore est étroi- 
tement appliqué sur la paroi interne de la cellule, qui paraît entièrement 
remplie de chlorophylle. 

Tardivement l'extrémité des frondes se déchire, mais la base semble 
conserver sa forme de poche. 



CHLOROPHYCÊES. 



-'D 



Nous n'avons pas trouvé d'éléments reproducteurs. 

C'est à côté du Monostroma bullosum Roth \ Thur. ' 1) qu'il faut faire 
rentrer cette espèce. Le M. applanatum s'en rapproche en effet par de 
nombreux caractères. La fronde du M. bullosum est Qxéeparun disque 
radical ; elle est en forme de poche, puis membraniforme après la 
rupture de cette poche, de consistance gélatineuse, par conséquent ass^/ 
muqueuse. Comme chez M. applanatum, la fronde est aussi formée, dans 
toutes ses régions, de cellules qui ont la même forme, plus écartées les 
unes des autres à la base de la fronde que dans sa région supérieure ; son 
épaisseur ne dépasse pas 9 y.; le chromatophore occupe toute la cellule. 

Mais le M. bullosum diffère du M. applanatum par des caractères qui en 
font nettement une espèce différente. Les cellules du M. bullosum sont 
géminées ou quaternées, formant de petits groupes qui sont d'ordinaire 
assez écartés les uns des autres et qui sont séparés par une matière 
intracellulaire assez abondante, puisque l'écartement des cellules peut 
atteindre 25 </. vers la base de la fronde et 5 a vers son extrémité. Chez 
M. applanatum, au contraire, il n'y a pas de groupes de cellules, et l'écar- 
tement des élément cellulaires ne dépasse pas 3 à 4 y. vers la base (fig. 18 
et 19), tandis qu'il est à peine de 1 \j. dans la région supérieure (fig. 21). 

En coupe transversale, les cellules du M. bullosum ont une forme 
horizontalement ovale ou ovoïde, ayant 5 à 12 <j. en longueur sur 3 ;;.,5 à o t u 
en largeur, tandis qu'elles atteignent chez M. applanatum de 5 à 9 <j. en 
longueur sur .'i à 7 y. en largeur. Enfin le M. bullosum est une Algue 
d'eau douce, souvent d'une grande taille et d'une couleur allant du vert 
jaunâtre au vert foncé. 

Localités. - N°541, chenal Peltier, près de l'île Wiencke, par des 
fonds de 20 à 30 mètres, roches; 28 décembre 1908. Nombreuses frondes 
lixées sur Plocaminm coccineum Lyngb. — N° 653, île Déception, décem- 
bre 1909, frondes fixées sur PI. coccineum, assez nombreuses sur les 
rochers de l'anse des Baleiniers, sous le niveau de la basse mer. 

1 Veit Brecher Wittrock, Fôrsôk till en monographi ôfver Algslaglet Monostroma, p. 28-30, 
lab. I, fig. 1. — J. G. Agardh, Till Algernes Si/slernatik, t. III, Ulvac.eœ, p. 97-98. 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



26 FLORE ALGOLOGIQUE. 

5. Enteromorpha bulbosa (Suhr) Kg. 

Hariot, Première Expéd. Ant.Fr. (1903-1905), Algues; — Reinbolcl, Deulsche siidp. 

Exp., Meeresalgen, Bel. VIII, Heft II, p. 185;— De Toni, Sijll. Alg.. I; 

Chlorophyceae, 1, p. 127. 
Solenia bulbosa Suhr, Flora, 1839. 

Ulva bulbosa Mont., Voyage de la « Bonile », p. 3 ; — Hariot, Algues du cap Horn. 
Enteromorpha Hookeriana Kg., Sp. alg.. p. 480 ; Tab. phyc., vol. VI, tab. 37-11. 
Enteromorpha africana Kg., Sp. alg., p. 481 ; — Tab. phyc., vol VI, tab. 40. 
E. Novœ Hollandiœ Kg., Tab. phyc, VI, tab. 38 ; — Hohenacker, Algœ marinx 

siccalse ; Reinsch, Die Meeresalgen flora von Sùd-Georgien, p. 419. 

C'est la même espèce que celle recueillie par ïurquet à l'île Booth- 
Wandel et déterminée par Hariot comme appartenant au groupe des 
Compressée et voisine de la forme africana {E. africana. Kg.). 

En coupe transversale, les cellules sont très allongées verticalement, 
ayant de 3 à 4 diamètres. 

Localité. — N os 559, 574, îles Argentine, 8 février 1909 : dans les 
petites mares, entre les fentes des rochers, entre les niveaux de la haute 
et de la basse mer (PI. VII, fig. 1). 

Distribution géographique. — Sud de l'océan Pacifique, Chili et Pérou 
(Suhr), détroit de Magellan (Hariot ), Falkland (Hooker), cap de Bonne- 
Espérance (Drege), Géorgie du Sud, Kerguelen, Tasmanie et île Chatham. 
— Région antarctique sud-américaine : ouest de la Terre de Graham,île 
Booth-Wandel (Turquet), îles Argentine (L. Gain). 

CH^ETOPHORACE^E. 

6. Entoderma sp. 

Lagerheim, Bidrag lill Alg. flora, p. 74. 
Syn. : Enlocladia Reinke ; Reinkia Borzi. 

Nous avons trouvé une espèce à 1 Entoderma vivant en parasite (endo- 
phyte et épiphyle) sur les frondes du Nitophylhtm ManginiL. Gain. Elle 
forme un thalle rameux composé de cellules irrégulières ayant un dia- 
mètre de 3 à 8 p., répandu dans les espaces intercellulaires de la couche 
corticale du Nitophyllum (fig. 23). Cette Algue forme làun véritable réseau- 
irrégulier, ramifié, qui envoie de courts rameaux vers la surface de la 
fronde. Ceux-ci, en se développant, donnent naissance à un tissu de cel- 



CHLOROPHYCÉES'. 27 

Iules plus ou moins accolées les unes aux autre-s, qui forment un véritable 
pavage de très faible étendue sur certaines parties de la surface de la 
fronde. 

La couleur de l'Algue est d'un vert légèrement brunâtre. 




50 ? 



Fig. 23. — Enloderma végétant dans les espaces intercellulaires do la couche corticale du Nitophyllum 

Mangini L. Gain. 

Localité. — N° 648, sur les frondes du V. Mangini, ile Déception, 
décembre 1909. 

CLADOPHORACE^E. 

7. ^Egagropila repens J. Ag.) Kg. 

Cladophora repens (J. Ag.) Harv., Phyc. brit., t. CCXXXVI : Kg.. Sp. alg., 

p. 416 : Tab. phyc, IV, t. LXX, f. 2; - Hauck, Meeresalgen, p. 450; -- Erb., 
Crill. ilal.. I, n. 286, -- Ardiss., Phyc. med., II. p. 222 ; — De Toni e Levi, 
FI. alg. ven., III, p. 157 ; - Le Jolis, List., p. 59 ; - De Toni, Syll. alg., vol. I, 
p. 345. 

var. ramis oppositis Hariot, Algues du cap Horn. 

Conferva repens J. Ag-., Alg. med., p. 13. 

f. antarctica. n. forma. 

C*est bien à YMgagropila repens (J. Ag. Kg. qu'il faut rattacher cette 
Algue. Elle diffère cependant des nombreuses formes réunies sous ce 
nom par divers caractères qui peuvent en faire une variété distincte de 
celles déjà connues. 



28 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Le thalle est filamenteux, assez Jrichement ramifié; les ramifications 
sont presque toutes réparties du môme côté du rameau principal ou 

des rameaux secondaires 




;%• 



24). Les cellules sont 
nombreuses, d'une lon- 
gueur et d'une épaisseur 
moindres que celles men- 
tionnées jusqu'à présent. 

La cellule a le même dia- 
mètre sur toute sa lon- 
gueur ; à la naissance d'un 
rameau 



se prolonge 



légèrement à 



elle 

"a base de 
celui-ci. Les files de cellu- 
les vont en diminuant fai- 
blement d'épaisseur de la 
partie inférieure vers l'ex- 
trémité du filament princi- 
pal ou de ses ramifications. 
Le diamètre des cellules 
varie entre 105 >j. (cellules 
inférieures) et 05 y. (cellu- 
les supérieures). La lon- 
gueur de ces cellules aug- 
mente de la base du thalle 
vers l'extrémité; elle varie 
de 150 à 430 [j., très rare- 
ment davantage. Leur lon- 
gueur est donc de 2 à 
7 diamètres (fig. 24 et 26). 
La cellule basilaire du 
filament se fixe au moyen 
de crampons (fig. 30 c, d, e, f). Les rhizoïdes, presque incolores, sont 
nombreux (fig. 26), atteignant souvent plus de 1 centimètre de longueur; 



A-lgayropila repens (J. Ag.) Kg. f. antarctica n. forma. — 
Fig. 24, fragment d'un rameau. — Fig. 25, rhizoïde terminé 
en crochet. 



CHLOROPHYCÉES. 29 

parfois ils sont eux-mêmes (fig. 28) ramifiés. Leurs cellules varient de 
200 à 550 [/.vers l'extrémité, avec un diamètre de 30 à 43 p. Ils servent 
soit à consolider l'Algue sur le substratum en s'y fixant au moyen de 




Mgagropila repens (J. Ag.) Kg. 
f. antarclica n. forma. — 
Fi?. 26, base d'un rameau 
montrant de nombreux rhizoï- 
des. — Fig. 27, une cellule 
de laquelle partent deux rhi- 
zoïdes. — Fig. 28, rhizoïde 
ramifié. 



crampons (fig. 29 a, 6), soit à aider à la cohésion des divers individus 
composant la touffe en s'enchevêtrant entre les filaments et en formant 
parfois crochet autour de ceux-ci (fig. 25). 



30 FLORE ALG0L0GIQUE. 

Cette forme antarctique a donc un thalle bien différent de celui repré- 
senté par Harvey (Phi/c. Brit., t. GCXXXVli, dont le filament principal 
n'est composé que de quelques cellules, et chaque rameau secondaire 
d'un ou deux articles ; elle en diffère aussi nettement par la différence de 
proportion des cellules. Cette Algue diffère aussi du Cl. repens de Kûtzing 
(Sp. alçj., p. 416; Tab. pht/c., IV, t. LXX, f. 2) et par la dimension et par 
la forme des cellules. 

Le Cl. repens de Hauck (Meeresalgen, p. 450) de la mer Adriatique a des 

cellules de 80 à 200 * de 
diamètre et une longueur 



de 6 à 8 et même de 10 à 
20 fois plus grande. 

Le D 1 Askenasv (Reise 
der « Gazelle)) , p. .5) signale 
un Cl. repens provenant 
de l'île Ascension, dont 
les cellules, toujours de 
plus fortes dimensions, 
sont caractérisées par leur 
forme en massue, leur dia- 
mètre supérieur étant plus 
grand que l'inférieur. 

(Egagropila repens (J. Ag.) Kg. f. antarctica n. forma. - Enfin M. Ha.FlOt (Algues 

Fig. 29 a b, extrémités de rhizoïdes portant des crampons. — , ' 

Fig. 30 a, b, c, d, diverses cellules basilaires de filaments avec du ecip iJOr/l, p. 18) de- 
leurs crampons. 

crit un CL repens prove- 
nant de la baie Orange (Terre de Feu), à rameaux opposés, dont il a 
fait la variété ramis oppositis. 

VjEgagropila repens est donc une espèce très répandue qui arrive à 
prendre des aspects bien différents suivant les lieux où on la rencontre. 

Notre Algue antarctique était d'un vert légèrement olivâtre ; elle se 
présentait sous forme de petites touffes, de petits coussinets très 
denses de I à 3 centimètres de diamètre sur 1 à 2 centimètres de 
hauteur. 

Localité. — N° 558, îles Argentine, février 1909, à marée basse, en 





Fig. 30 



100^ 



CHLOROPHYCÉES. 31 

des endroits bien abrités du frottement des glaces, dans les petites mares, 
les creux, les fentes des rochers (PI. VII, fig. 1).. 

8. Acrosiphonia arcta (Dillw.) J. Ag. 

Cladophora arcta (Dillw.) Kg., Phyc. germ., p. 263 ; Species, p. 417 ; Tab. phyc, IV, 
I. LXXIV; -- lhn\..Phyc. brlt., t. CXXXV; - Hauck, Meeresalgen, p. 445 ; 
De Toni. Syll. alg.., vol. I, p. 335 ; — Hooker et Harvey, Flora ant., p. 495 ; 
Hariot, Algues du cap Horn. p. 21. 

Cladophora (Spongomorpha) arcta (Dillw.) Kg., Askenasy, Reise der « Gazelle.», 
p. 4 ; Reinbold, Deutsche siidpolar. Exp., Meeresalgen. Bd. Vil, Heft II, p. 186. 

Conferva arcta Dillw., Brit. conf. suppl.,p. 67 ; - Engl., Bol. lab., 2098. 

Conferva centralis Ag., Sysf., p. 111 : - Lyngb., Hydrophyl. Dan., tab. 56. 

Acrosiphonia centralis (Lyngb.) Kjellm., Sliidier ofver chlorophycéslàglel Acrosi- 
phonia J. G. Ag. och dess Skandinaviska arler, p. 73-77. PI. IV, fig. 1-20. 

L'Algue antarctique formait des petites touffes vert foncé, d'un diamètre 
de 2 à 3 centimètres de hauteur, aux éléments rigides. Ces touffes sont 
composées chacune de plusieurs individus. 

Les files de cellules ont un diamètre variant de 100 à 1G0 [j. ; les cellules, 
vers la base de l'axe principal et des divers rameaux, ont une longueur 
de 1 à 2 diamètres, tandis qu'elles peuvent atteindre jusqu'à 10 diamètres 
dans les parties jeunes (fig. 31-32). Les cellules terminales ont leur extré- 
mité arrondie ou très légèrement acuminée. 

Les ramifications, assez nombreuses vers la région inférieure de l'axe 
principal, sont réparties autour de celui-ci (fig. 33). Ces ramifications 
semblent s'arrêter aux rameaux secondaires. 

L'accroissement de l'Algue se fait par les cellules terminales des divers 
rameaux. 

Dans chaque cellule est un chromatophore réticulé avec de nombreux 
pyrénoïdes et de nombreux noyaux. 

Les rhizoïdes ont un diamètre de 40 à 50 u. Ils se forment principale- 
ment à la base de l'axe principal (fig. 33, 34, 35). Certains développent à 
leur extrémité des sortes de bourgeons, petites masses arrondies, rem- 
plies de matières de réserve qui, par la suite, serviront, par bourgeonne- 
ment, à reproduire l'espèce (fig. 33 h, 3ii b). C'est le seul mode de repro- 
duction que nous ayons trouvé chez cette Algue. Nous n'avons en effet pr.s 
rencontré de zoosporanges. 



32 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Cet Acrosiphonia est beaucoup plus petit que celui décrit par Reinsch 
de la Géorgie du Sud, et qui mesurait 4 à 6 centimètres de hauteur. 

Localité. — lie Décep- 
LJ y » H tion, décembre 1909, à 

marée basse, sur les ro- 
chers. 

Distribution géographi- 
que. ■ — Angleterre, France, 
Danemark, Norvège, cap 
Horn, Falkland (Hooker), 
île Kerguelen (Askenasy), 
Terre de Feu, détroit de 
Magellan (Hariot), Géorgie 
du Sud (Reinsch); Antarc- 
tique, Shetlands du Sud, 
île Déception (L. Gain). 

9. Urospora penicilliformis 

(Roth) Aresch. 

Observaliones phycologicse,ï, p. 15, 
PI. I; — Reinbold, Deutsche 
siîdp.Exp.,MeeTesa]gen,-pA86, 
Bd. VII, Heft II. 

C'est bien au genre Uro- 
spora que se rapporte cette 
Chœtomorphèe ; nous l'a- 
vons trouvée en assez 
grande quantité dans la 
région ouest de la Terre 

Fig.. 32 




de Graham. Elle doit être 
identifiée avec \U. penicilli- 
formis (Roth) Aresch. dont 
elle présente tous les ca- 
ractères. Elle est de grande taille, atteignant 10 à 15 centimètres de 
longueur. Nous avons même trouvé à l'île Déception des exemplaires 



Acrosiphonia arcta (Dilhv.) J. Ag. — Fig. 31, 32. extrémités de 
rameaux. — Fig. 33, fragment d'un rameau présentant quel- 
ques rhizoïdes : l'extrémité de l'un d'eux se termine par un 
bourgeon (6). — Fig. 34, jeune rliizoïde. —Fig. 35, rhizoïdes 
développées vers la région inférieure de l'axe principal. 



CHLOROPHYCÉES. 



33 








Tig.36 



a 





Orospora penicilliformis (Rotli) Aresch. — Fig. 36 a, b, c, d, e, iilament à cellules courtes; en d 
et e, zoosporanges. — Fig. 37 a, b, c, d, e, f, un filament à cellules allongées; en e et f, zoosporanges. — 
Fig. 38, trois zoospores. — Fig. 39, spores germant directement à l'intérieur des sporanges. — 
Fig. 40, trois spores envoie de germination. — Fig. 41, akinètes. — Fig. 42, aplanospores. 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



34 FLORE ALGOLOGIQUE. 

qui avaient jusqu'à 25 centimètres. Le thalle est filamenteux, simple. 

La plante est fixée par ses cellules inférieures terminées en pointe plus 
ou moins aiguë. Toutes les autres cellules sont susceptibles de se diviser 
et de donner naissance à des cellules reproductrices. 

Si on examine au microscope une touffe de cet Urospora, on trouve 
tous les passages entre des filaments à courtes cellules (fig. 36 a, b, c, d, e) 
et des filaments à cellules allongées (fig. 37 a, b, c y d, e, f). Chez les 
premiers, vers la base du filament, les cellules sont souvent trois et même 
cinq fois plus larges que longues ; puis, à mesure que le filament va en 
s'épaississant, les cellules arrivent à être aussi longues que larges. Chez 
les autres filaments, dès la base les cellules sont soit égales en longueur 
et épaisseur, soit plus longues que larges, et elles atteignent en longueur 
jusqu'à 2 et plus rarement 3 diamètres. 

Il en est de même des éléments reproducteurs, qui offrent tous les pas- 
sages entre les cellules globuleuses et les cellules allongées (fig. 36 r/, e ; 
37 e,f). 

La dimension des cellules végétatives est donc très variable : les écarts 
varient entre 24 et 60 p. en largeur et 6 à 100 u. en longueur. 

A l'île Déception, nous avons trouvé de véritables U. penicittiformis 
géants, les filaments atteignant parfois jusqu'à 30 centimètres de long et 
certaines cellules ayant jusqu'à 250 y. de largeur sur une longueur 
de 400 a. 

Nous attribuons cette énorme croissance à la quantité de matières 
nutritives (graisse, huile en suspension dans l'eau de mer) due aux 
nombreux cadavres de baleines (dépouilles abandonnées par les balei- 
niers qui, durant deux mois de l'année, font la chasse aux Cétacés dans 
ces régions) qui encombrent la baie. Nous avons d'ailleurs remarqué 
cette vigueur du thalle chez les différentes espèces d'Algues provenant 
de cette localité. 

Le chromatophore est pariétal, légèrement réticulé, avec des pyré- 
noïdes et des noyaux nombreux clans chaque cellule. 

Les Algues recueillies et notamment celles prises à l'île Petermann au 
mois de février sont en pleine fructification. Nous avonslrouvé la repro- 
duction par zoospores, par akinètes, par aplanospores. 



CHLOROPHYCÊES. 35 

Les zoosporanges, de beaucoup les plus nombreux, sont en général plus 
ou moins sphériques, ayant un diamètre variant de 50 à 70 u. (fig. 36 d, e) ; 
parfois aussi ils sont allongés (fig. 37 e, /'). Les zoospores, nombreuses, 
sont claviformes ; les cils, au nombre de quatre, sont fixés sur le gros bout 
(fig. 38). 

Parmi ces filaments fructifies, nous avons trouvé des cellules reproduc- 
trices d'aspect identique aux zoosporanges, renfermant de nombreuses 
cellules de la taille des zoospores, ayant environ 12 \j. de diamètre, mais 
étant sphériques (fig. 36 e). Ces spores commencent à germer dans la 
cellule môme ; la plupart ont déjà subi une division et ont pris une forme 
allongée; à ce stade, elles doivent être mises en liberté (fig. 39). Dans 
certaines cellules où restaient quelques éléments, nous avons trouvé des 
spores qui formaient déjà de véritables filaments composés de trois à six 
cellules courtes (fig. 40). 

Ces cellules du filament sont-elles des gamétanges chez lesquels la 
fusion des gamètes se ferait directement dans la cellule mère, la germi- 
nation commençant dès la formation de l'œuf?!! N'ayant aperçu aucune 
trace de fusion de cellules, nous serions plutôt porté à croire que ce sont 
de simples sporanges chez lesquels les spores, plus avancées, ont germé 
directement dans la cellule, sans former de cils vibratiles. 

Certaines cellules ont donné naissance à des akinètes (fig. 41). Enfin, 
dans d'autres cellules, nous avons trouvé ce que nous croyons être des 
aplanospores ; la masse protoplasmique de la cellule s'est divisée en un 
certain nombre de corps sphériques, une dizaine environ, corps dont le 
contenu semble lui-même en voie de division (tig. 42). 

Localités. — N os 524, 525, île Déception, 23 décembre 1908 :baie inté- 
rieure de l'île, sur les rochers, les cailloux découvrant à marée basse. — 
N° 555, île Petermann, 4 février 1909. — N° 624, île Petermann, 
1 er novembre 1909. 

Distribution géographique. — France, Angleterre, Allemagne, Amé- 
rique boréale, Spitzberg, Nouvelle-Zemble, Groenland ; Kerguelen, 
Antarctique sud-américaine (îles Déception, Petermann). 



36 . FLORE ALGOLOGIQUE. 



PHLEOPHYCÉES. 



ECTOCARPACE^E. 

10. Geminocarpus geminatus (Hook. fil. et Harv.) Skottsb. 

Subant. und anl. Meeresalgen, Phseophyceen, p. 13; — Reinbold, Deutsche sûdp. Exp., 

Bd. VIII, Heft II, Meeresalgen, p. 190. 
Ectocarpus geminatus Hook. et Harv., London journ. of bot., vol. IV (1845), p. 251 ; 

Crypt. anlarctica, p. 163; — J. Ag\, Sp., I, p. 21 ; — Kg., 5p., p. 459; — Dickie, 

Alg. found at Kerguelen land. Linn. Soc. Journ. bot., vol. XV (1876), p. 199; 

— Hariot, Algues du cap Hom, p. 35, PI. III, fig. 1 et 2 ; Exp. Anl. Fr. 

(1903-1905), Algues, p. 4 ; — Askenasy, Beise der «Gazelle », Algen, p. 16, 

t. V, fig. 3, 6, 7, 9 ; — Gepp, Anl. Exp., Natural History, III, Marine Algae, 

p. 9 ; — De Toni, Syll. alg., III, Fucoideœ, p. 548. 

Nous avons trouvé quelques petites touffes fixées sur les stipes de 
Desmarestia compressa (Reinsch) Skottsb. recueillis par quelques mètres 
de fond aux environs de l'île Petermann. Cette Ectocarpacêe doit être 
répandue sur la côte ouest de la Terre de Graham ; Turquet en avait rap- 
porté quelques exemplaires de l'île Booth-Wandel. 

Distribution géographique. — Sud de l'Amérique du Sud (Hooker, 
Hariot, Skottsberg), Falkland (Hooker, Skottsberg), Kerguelen, Géorgie 
du Sud (Skottsberg), île Booth-Wandel (Turquet), île Petermann (L. Gain), 
Terre Victoria : cap Adare. 

DESMARESTIACE^E. 
11. Desmarestia Willii Reinsch. 
(PI, V f fig.l.) 

Flore, 1888, p. 185 ; Meeresalgen flora von Sud-Georgien, p. 409, Taf. XVII, fig. 2 a ; - 
Skottsberg, Subant. und anl. Meeresalgen (1907), p. 16, fig. 13-14 ; — Rein- 
bold. Deutsche siidp. Exp. (1908), Bd. VIII, Heft II, p. 191 ; - Laing., 
The subant. Islands^ of New Zealand, vol. II, p. 497 ; - De Toni, Syll. alg., 
III, Fucoidese, p. 457. 

Desmarestia viridis Lam., Hook. fil. et Harv., FI. anl., II, s. 178 et 466 ; —Dickie, Linn. 
Soc. Journ. bot., vol. XV (1876) ; Notes on alg. found at Kerguelen land, p. 198 
— Askenasy, Beise der « Gazelle », IV, Prot. Algse, p. 22 ; — De Toni, /oc. cit. 

Desmarestia viridis fs. distans Hook. et Harv., loc. cit. ; — Askenasy, loc. cit. 

Dichloria viridis Grev., Hariot, Algues du cap Hom, p. 42. 

On ne peut, comme l'a montré Skottsberg, séparer cette espèce du 
Desmarestia viridis des régions australes, dont elle présente tous les carac- 



PHMOPHYCÊES. 37 

tères. Parfois l'on trouve des différences extérieures dans la longueur ou 
la fréquence des ramifications, mais le développement et la structure de 
ces plantes sont identiques. Pour la séparer du D. viridis (Muell.) Lam. 
des régions boréales, avec laquelle elle offre une très grande ressemblance, 
nous lui laisserons le nom de D. Wïllii donné par Reinsch à l'Algue de 
la Géorgie du Sud. 

Nous avons trouvé quelques exemplaires de cette Algue en octobre 1 909 , 
sur la côte ouest de la Terre de Graham. On aperçoit nettement les extré- 
mités des jeunes rameaux présentant les filaments des cellules crois- 
santes, souvent ramifiés, filaments faisant subitement saillie en dehors 
du tissu cortical. 

Le plus grand des exemplaires que nous avons recueillis aune longueur 
de 30 centimètres. Le rachis, légèrement aplati vers la base, a une sec- 
tion de 4 millimètres clans son plus grand diamètre. La ramification est 
régulière, opposée, avec des rameaux de cinquième ordre (PI. Y, fig. 1). 

Localités. — N" s 617, (318, octobre 1909, le long de la côte de l'île 
Petermann, par 3 et 4 mètres de fond, sur les rochers, aux endroits 
abrités du frottement des glaces. 

Distribution géographique. — Terre Victoria (île Franklin), Auckland, 
Kerguelen, Marion, Patagonie, Terre de Feu, Falkland, Géorgie du 
Sud, Antarctique sud-américaine (île Petermann). 

12. Desmarestia compressa (Reinsch) Skottsb. 

Subanlarkl. und ant. Meeresalgen, Phœophyceen (1907), p. 19, Taf. 2. 
Desmarestia aculeata var. compressa Reinsch, Flora, 1888, n° 12, p. 2 ; Ber. 

deulsche boian. Gesellsch. (1888), p. 145 ; Meeresalgen von Sùd-Georgien,]). 408, 

Taf. XVII, fig. 3 ; - De Toni, Syll. alg., III, Fucoidese, p. 459. 
Desmarestia média Grev., Syn., p. xl; — Hook. fil. et Harv., Flora ant., II, s. 466; 

— Kg., Spec, p. 571; Tab. phyc., IX, t. XCV, f. II ; — Dickie, Linn.Soc. bol. 
(1876), vol. XV, Notes on Algœ found at Kerg. land, p. 198. 
Desmarestia harveyana Gepp, Nat. ant. exp. (1907), vol. III, Marine Algœ, p. 7, 

PI. III, fig. 11-15 ; — Skottsberg, Obs. on Ihe veg. of Ihe ant. Sea ; — Hariot, 

Exp. Ant. Fr. (1903-1905), Algues, p. 4. 

Nous nous rangeons à l'avis de Skottsberg pour la détermination de 
cette espèce. Elle ne peut être en effet distinguée du D. média Grev. des 
régions antarctiques. Nous avons examiné les échantillons de J. D. Hooker 



38 FLORE ALGOLOGIQUE. 

provenant du voisinage de l'île Cockbnrn : ils ont la même structure que 
ceux que nous avons recueillis sur la côte ouest de la Terre de Graham. 
De même la structure de ceux-ci s'accorde complètement avec les figures 
données par Gepp sous le nom de D. Harveyana. Mais Reinsch ayant aupa- 
ravant décrit l'espèce comme la variété compressa du D. aculeata, il faut, 
comme l'indique Skottsberg, nommer cette espèce/), compressa (Reinsch) 
Skottsb., ce nom étant le plus ancien. 

Le D. compressa est très commun dans toute la région ouest de la Terre 
Louis-Philippe et de la Terre de Graham, où il forme une zone caracté- 
ristique s'étendant assez loin au-dessous du niveau des basses mers. Ce 
Desmarestia peut atteindre de grandes dimensions : nous avons constaté 
pour certaines touffes des longueurs dépassant % mètres. 

Localités, — N os 540, 543, 545, entrée du chenal Peltier, près l'île 
Wiencke, Y 28 décembre 1908, sur des fonds de roches dépassant 30 mè- 
tres. — N° 548, cap Tuxen (Terre de Graham), 8 janvier 1909, par 
4 mètres de fond. — N° 616, île Petermann, 1Q. octobre 1909, par 3 mè- 
tres de fond. — N° 644, île Déception, décembre 1909 : recueilli sur la 
plage au niveau de la basse mer. 

Distribution géographique. — Terre Victoria (île Goulman, cap Adare), 
Kerguelen, Géorgie du Sud, Shetlands du Sud (îles Déception, du Roi- 
George), île Cockburn, détroit de Gerlache, îles Rooth-Wandel, Peter- 
mann, Argentine, Terre de Graham (cap Tuxen, baie Reascochea). 

13. Desmarestia ligulata (Lightf.) Lamour. 

Essai, p. 25 ; — Greville, Alg. brit., p. 37, tab. V ; — Harvey, Phyc. brit., t. CXV ; — 
Hook. et Harv., Crypt. an£.,p. 161; — Hariot, Algues du capHorn, p. 43; Exp. 
Anl. Fr. (1903-1905), Algues, p. 5 ; — Laing, The subant. Islands of New Zea- 
land, vol. II, Algee, p. 496 ; — De Toni, Syll. alg., III, Fucoidese, p. 460. 

Desmarestia firma (G. A. Ag.) Skottsb., Subant. and anl. Meeresalgen, Pheeophyceen, 
p. 21, fig. 15-17. 

Fucus ligulatus Lightf., FI. Scotica, t. XXIX ; — Turn., Hisl. fuc., t. XGVIII. 

11 n'y a pas lieu, croyons-nous, de distinguer la forme australe, comme 
l'a fait Skottsberg, sous le nom du D. firma (G. A. Ag.) et de conservera 
l'espèce du nord le nom de D. ligulata (Lightf.) Lamour. Ces plantes ont 
des caractères trop communs pour en faire des espèces distinctes. Le 



PHJEOPHYCÉES. 39 

D. herbacea Lamour, formant une espèce à part, nous conservons à notre 
Algue antarctique le nom du D. ligulata. 

Skottsberg a trouvé des exemplaires rejetés à la côte; l'un d'eux, 
recueilli en mai à la Géorgie du Sud, portait de nombreux sporanges 
uniloculaires. Ils étaient répartis par groupes sur les lames foliacées de 
l'Algue, sans ordre, entre des sortes de paraphyses. Ces sporanges avaient 
une longueur de 24 à 30 u., sur 9 à 12 \>. de large; ils renfermaient une 
petite quantité de spores. 

Au cours de la première expédition Gharcot, Turquet trouva plusieurs 
fragments de cette Algue dans lesnids de cormorans de l'île Booth-Wandel. 

Nous en avons rencontré quelques débris rejetés à la côte sur une 
plage de l'île Déception en décembre 1909. 

Distribution géographique. — Cap Horn, détroit de Magellan, Chili, 
Falkland, Géorgie du Sud, Auckland, Campbell, Antarctique sud-améri- 
cain (îles Booth-Wandel, Déception) ; Australie, Sud-Afrique, Atlantique et 
Pacifique Nord. 

14. Desmarestia anceps (Mont.). 
(PI. V, fig. 2-6.) 

Prodr. phyc. ant., p. 13 ; Voyage au Pôle Sud, Bot. crypt., p. 54 ; — Kutz., Sp., p. 576 ; 
Tab. phyc, IX, t. XCXVIII, fig. c, d ; - J. Ag., Sp., I, p. 170 ; - Hook. 
et Harv., Crypt. ant., p. 160 ; — Skottsberg, Subant. und ant. Meeresatgen, 
Phgeophyceen, p. 20 ; — De Toni, Syll. alg., III, Fucoideœ, p. 462. 

Grâce à l'extrême obligeance de M me Weber van Bosse, nous avons pu, 
par l'intermédiaire de M.Hariot, nous procurer l'exemplaire type unique 
du Desmarestia anceps recueilli par d'Urville près de la Terre Louis-Phi- 
lippe, exemplaire conservé dans l'herbier de Kûtzing. 

Comme Montagne le fait lui-même remarquer, ces quelques échan- 
tillons du D. anceps sont en très mauvais état; mais, malgré cela, nous 
avons pu identifier l'Algue que nous avons recueillie avec l'échantillon 
de Montagne. 

Hooker et Harvey (FI. ant., II, 466) hésitaient à assimiler le D. anceps 
Mont, à l'espèce connue sous le nom de D. média Grev. — Skottsberg, 
au cours de l'expédition d'Otto Nordenskjôld, trouva quatre petits frag- 
ments de cette Desmarestiacée au voisinage de la Terre de Graham; il crut, 



40 . FLORE ALG0L0GIQUE. 

avec juste raison, d'après les quelques renseignements de Montagne et 
d'Agardh et les figures qu'en donnait Kiitzing (Tab. phyc., PI. XCVIII, 
c, d), pouvoir la rapporter au D. anceps. Il donna alors une description 
de ces jeunes extrémités de fronde. 

Nous avons eu la bonne fortune, au cours de nos divers débarquements, 
de recueillir non seulement des fragments de fronde de cette intéressante 
espèce, mais encore de rencontrer, rejetées à la côte sur l'une des petites 
plages de la baie de l'Amirauté dans l'île du Roi-George (Shetlands du 
Sud), des vieilles frondes et l'appareil de fixation de cette Algue restée 
si problématique depuis près d'un siècle (PI. V, fig. 5-6). 

Le D. anceps estime plante qui peut atteindre de grandes dimensions, 
à en juger par les exemplaires que nous avons rencontrés ; nous lui don- 
nons facilement une longueur de 3 à 4 mètres. 

Le pied d'attache est énorme, globuleux, formé d'une multitude de 
crampons enchevêtrés les uns les autres, pouvant atteindre un diamètre 
dépassant 20 centimètres (PI. V, fig. 5-6). De ce pied partent une ou 
plusieurs fortes tiges, rachis rubanés très épais, aplatis, verruqueux, 
d'une largeur de 5 à 7 centimètres sur une épaisseur de 1 à 3 centimètres. 
De ce rachis de plus en plus réduit partent de nombreuses ramifications 
dont les rameaux extrêmes ont la structure représentée à la planche V 
(fig. 2-4). 

Si l'on étudie la partie terminale d'une fronde, l'on voit que le rachis 
est aplati; son diamètre atteint de 2 à 4 millimètres. 

Les rameaux de premier ordre ne sont pas complètement opposés les 
uns aux autres, comme c'est par exemple le cas de D. Willii Reinsch. 
L'on trouve souvent, et surtout vers l'extrémité d'une jeune fronde, des 
rameaux courts plus ou moins opposés (PI. V, fig. 2) qui alternent avec 
les rameaux longs ; parfois même deux rameaux courts alternent avec un 
rameau long (PI. V, fig. 3). Ces rameaux de premier ordre atteignent 
jusqu'à une longueur de 25 centimètres ; ils offrent une section cylindrique 
dans la région avoisinant le rachis, puis ils s'aplatissent peu à peu et 
se rétrécissent vers leur extrémité. Ils sont nombreux sur toute la 
longueur du rachis, distants les uns des autres (dans les parties termi- 
nales de la fronde) de cm ,2 à 1 centimètre. 



PHMOPHYCÊES. 41 

Sur ces rameaux de premier ordre sont placés latéralement, à peu prés 
en opposition, des rameaux de second ordre. Ceux-ci, lancéolés, minces, 
aplatis, ont la forme de feuilles allongées finement rétrécies à la base. Le 
rameau, d'une épaisseur de 2à5 dixièmes de millimètre à la base (PI. V, 
fig. 4), passe progressivement à une largeur de 1 à 2 millimètres pour se 
terminer en pointe vers l'extrémité. Il peut atteindre une longueur de 



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• 



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: 










Desmarestia anceps (Mont.). — Fig. 43, coupe transversale à travers le rachis dune jeune fronde; en o se 
voit la cellule axiale. — Fig. 44, fragment de la môme coupe vu à un plus lort grossissement. - 
Fig. 45, coupe transversale à travers un rameau lancéolé. 

6 centimètres. — Les plus vieux portent latéralement de très courts 
rameaux de troisième ordre, qui atteignentune longueur de 5 millimètres. 

La forme des rameaux foliacés de second ordre se rapproche beaucoup 
de celle du D. ligulata ; mais ces rameaux en diffèrent nettement par 
leurs dimensions beaucoup moindres. 

Si l'on examine la structure du D. anceps, on voit qu'elle se rapproche 
beaucoup de celle du D. ligulata. La figure 43 représente la coupe 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



P 



4^ FLORE ALGOLOGIQUE. 

transversale à travers le rachis d'une jeune fronde. Au centre, se voit la 
cellule axiale avec sa couronne de petites cellules; puis la masse princi- 
pale du tissu est formée de grandes cellules cylindriques pouvant atteindre 
jusqu'à 120 et 150 a de diamètre; elles sont entourées d'hyphes à sec- 
tions plus ou moins cylindriques. Ces hyphes, englobant les grandes 
cellules, forment un réseau qui tend à donner une grande résistance au 
tissu et à lui conserver de l'élasticité. Extérieurement est le tissu cortical 
périphérique, avec ses quelques assises de cellules assimilatrices forte- 
ment colorées (fig. 43, 44). 

Dans une coupe transversale à travers un rameau lancéolé (%. 45), 
l'on retrouve dans toute l'épaisseur du tissu ces grandes cellules plus ou 
moins arrondies, entourées du réseau de cellules plus petites, le tout 
emprisonné clans le tissu assimilateur cortical. 

Le D. anceps est une Algue d'un brun légèrement jaunâtre. Il se diffé- 
rencie encore du D. ligidata en ce qu'il conserve sa couleur même à l'état 
sec, tandis que les exemplaires séchés de D. ligidata perdent leur couleur. 

Le D. anceps doit rentrer dans le groupe des espèces caractérisées par 
des rameaux aplatis, les derniers plus ou moins lancéolés, finement 
rétrécis à leur base : c'est-à-dire au voisinage des D. ligidata dont il se 
rapproche le plus, D. herbacea et/). Bossii. 

Habitat. — Nous n'avons pas trouvé cette intéressante espèce en place : 
d'après les nombreux débris rejetés à la côte et surtout l'abondance des 
pieds d'attache trouvés sur l'une des petites plages de la baie de l'Ami- 
rauté (île du Roi-George), cette Algue doit se trouver en assez grande 
quantité dans ces parages et faire partie de la zone sublittorale. Elle doit 
être répartie sur tout le pourtour des Sheltand du Sud, les îles du 
détroit de Bransfield et la côte de la Terre Louis-Philippe, le détroit de 
Gerlache et l'archipel Palmer. 

N° 645, île Déception, décembre 1909, fragments rejetés à la côte. — 
N° 665, île du Roi-George, décembre 1909, pied de fixation et vieilles 
frondes rejetés à la côte. 



PHMOPHYCÊES. 43 

LAMINARIACE^. 

15. Adenocystis Lessonii (Bory) Hook. fil. et Harv. 

Crypl. anl., p. 67 et 162, t. LXIX, fig. 2 ; - Harv., Phyc. ausir., tab. 48 ; - J. Ag., Sp., 
I, p. 124 ; — Kjellm., Adenoc, p. 8, fig. 9-23; — Dickie, Notes on Alg. found 
at Kerg. Land, p. 198, Linn. Soc. journ. bol., vol. XV, 1876 ; — Hariot, Algues 
du cap Horn, p. 47, t. V, p. 1-3 ; Première Exp.Anl. Fr.. Alg., p. 5 ; — G. Mur- 
ray, On Ihe Cryploslomata of Aden., Phyc. Menions, p. 59-64 ; — De Toni, 
Syll. alg., III, Fucoidese, p. 324. 

Asperococcus utricularis Bory, Mém. Soc. linn. Paris, IV, p. 594. 

Asperococcus Lessonii Bory, Voy. « Coquille », p. 199, t. XI, f. 2. 

Adenocystis utricularis (Bory) Skottsb., Subanl. und anl. Meeresalgen, p. 39 ; 
- Reinbold, Deulsche siidp. Exp., 1908, Bd. VIII, Heft 2, p. 190 ; - Laing, 
The subanl. Islands of New Zealand, vol. II, p. 498. 

Chorda Lessonii Kg., Sp., p. 549. 

Scytosiphon utricularis Trévisan, Diclyol., p. 431. 

Chroa sacculiformis Reinsch, Meeresalgen fl. von Sùd-Georgicn, p. 403, t. XVIII, 
fig. 1-5. 

Nous avons rencontré V Adenocystis Lessonii (Bory) Hook. fil. et Harv. 
en assez nombreux exemplaires sur la région littorale, aux îles Déception, 
Wiencke et Petermann. 

En examinant une coupe transversale crime fronde fructifiée, notre 
attention a été tout de suite attirée par les éléments reproducteurs de 
cette espèce. Il y avait, d'une part, des sortes d'appareils allongés, renflés 
à leur extrémité et présentant un protoplasme coloré, appareils décrits 
et figurés par Hooker et Harvey dans le Flora antarctica sous le nom de 
sporanges uniloculaires. Puis, mélangés et dispersés entre ceux-ci, des 
organes oblongs, en forme de massue, qui n'étaient autre chose que des 
sporanges à nombreuses zoospores, identiques aux sporanges des Lami- 
nariacées. 

Nous avons tout d'abord cru avoir trouvé une nouvelle espèce. Mais 
la forme extérieure de l'Algue d'une part, sa structure anatomique 
d'autre part, coïncidaient exactement avec Y Adenocystis Lessonii. De 
même des organes décrits jusqu'à présent sous le nom de sporanges uni- 
loculaires étaient identiques comme forme et structure aux appareils de 
notre plante qui ne peuvent être identifiés qu'avec des paraphyses. 

Les sporanges en massue que nous avons trouvés semblaient être la 
seule différence d'avec les exemplaires d'A. Lessonii étudiés par Bory, 



44 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Hooker et Harvey. Nous n'avons pas trouvé de paraphyses formées de 
rangées de cellules. Nous avons comparé notre plante avec les échantillons 
authentiques de l'herbier Bory et ceux de Hooker. Les premiers étaient 
en assez mauvais état, mais nous avons pu cependant constater que leur 
structure était identique à celle de notre plante. Parmi les paraphyses, 
en partie gélifiées, se trouvaient des sporanges à nombreuses zoospores, 
mais difficiles à voir par suite du mauvais état de conservation de l'Algue. 
La même structure se rencontrait sur les coupes faites dans les échan- 
tillons de Hooker. 

Il est probable que ces sporanges n'avaient pas été vus, soit par suite 
du mauvais état de la plante au moment de son étude (comme ce devait 

être le cas pour les échan- 
tillons de Bory), soit par 
suite de coupes trop épais- 
ses chez lesquelles l'abon- 
dance des paraphyses au- 
rait caché les sporanges, 
ou bien encore que les 
exemplaires étudiés ne se 
soient trouvés qu'au début 
du développement des pa- 
raphyses avant la formation 
des sporanges (et ce semble être le cas pour Hooker et Harvey, si l'on 
examine la figure de la plante fructifiée qui se trouve dans le Cryptoga- 
mia cmtarctica) . 

Kjellman [Alger hânfordatill slaglet Adenocystis, bihang tillK. Sv. Vet. 
Akad. HandL, Bd. XV, Afd. III, n° 1, Stockholm, 1889) a repris l'étude 
de VA. Lessonii ; il compare la plante décrite et figurée par Harvey dans 
le Phycologia australis (tab. ^8), et provenant de Port-Arthur en Tasmanie, 
avec l'Algue de Hooker décrite dans le Flora antarctica et recueillie aux 
îles Auckland. Nous avons pu examiner ces deux échantillons, et nous 
avons encore retrouvé la même structure caractéristique de l'A. Lessonii. 
A la surface des frondes des échantillons provenant de Port-Arthur, nous 
avons trouvé des plages de filaments de cellules portant des appareils de 




Adenocystis Lessonii (Bory) Hook. et Harv. — Fig. 46, frondes 
présentant une division transversale. 



PHMOPHYCÉES. 45 

reproduction : ces filaments étaient dus à une Algue épiphyte, une Ecto- 
carpacée appartenant au genre Myrionema ou Streblonema : ils avaient 
d'ailleurs été vus et figurés par Kjellman (fig. 18-23) : Kjellman a aussi 
différencié les véritables sporanges des paraphyses et en a donné des 
reproductions dans les figures 10, 1 1 , 13, 16. 

Reinsch {Meeresalgenflora nui Sùd-Georgien, p. 403, taf. XVIII, fig. 1-5) 
a décrit et figuré sous le nom de Chroa sacculiformis une Algue qui n'est 
autre que l'A. Lessonii, mais il a pris les paraphyses pour des oospores 
(fig. 2 a et b) et les sporanges pour des anthéridics (fig. 3 a et b). 

Si l'on reprend la description de Y Adenocijstis Lessonii, l'on voit que 
c'est une Algue fixée par un petit disque d'où part une courte tige qui 
s'évase en une masse globuleuse allongée, en forme de massue. Elle pré- 
sente parfois, mais ce n'est qu'une exception, un semblant de ramifi- 
cation : certains individus se divisent par un sillon plus ou moins pro- 
fond (fig. 46 a, h, c) dans la région supérieure et médiane de la fronde, 
. comme si deux frondes s'étaient fusionnées vers leur base pour ne con- 
server de distinctes que leurs parties terminales. 

La structure anatomique présente, chez les jeunes frondes, vers l'exté- 
rieur, quelques assises de cellules corticales assimilatrices, qui donnent 
à la plante une couleur brun jauncàtre clair (fig. 47). Ces petites cellules 
passent, vers l'intérieur, à quelques couches de grandes cellules parenchy- 
mateuses plus ou moins arrondies, disposées sans ordre, qui envoient 
vers la poche intérieure des prolongements filamenteux qui forment un 
léger réseau (fig. 48). Chez les exemplaires plus âgés, la couche corticale 
est plus épaisse, et les cellules assimilatrices sont en plus grand nombre 
(fig. 48), ce qui donne à l'Algue une couleur d'un brun plus foncé. 

Enfin, chez des frondes fructifiées, les appareils de reproduction nais- 
sent des cellules corticales superficielles, qui donnent deux sortes d'ap- 
pareils : d'abord des paraphyses longuement pédiculées, renflées à leur 
extrémité qui présente un chromatophore ovoïde très pigmenté ; ensuite 
des éléments plus courts, en forme de massue, mélangés au milieu des 
paraphyses : ce sont des sporanges qui renferment chacun de nombreuses 
spores (fig. 49). 

Oltmanns range YAdenocystis dans le groupe des Encœliacées, et 



46 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Skottsberg, tout en étant d'accord avec lui, estime qu'il faut le faire ren- 
trer dans une subdivision spéciale près des Punctariacées. Mais, d'après 
les caractères que nous venons d'énoncer, cette Algue doit rester parmi 
les Laminarxacées . 

Quant au Scytosiphon Urvillsei Trévisan, il est assez nettement diffé- 
rencié de VAdenocystis Lessonii par son mode de fructification pour 









Fig. 47. 






Fie. 4S 




Fig. 49 



\àD c ! 



Adenocystis Lessonii (Bory) Hook. et Harv. — Fig. 47, coupe transversale d'une jeune fronde. — 
Fig. 48, coupe transversale d'une fronde adulte non fructifiée. — Fig. 49, coupé transversale de la région 
corticale d'une fronde fructifiée : p, paraphyses ; sp, sporanges. 



former une Algue différente, bien caractérisée, qui ne peut être nulle- 
ment confondue avec celui-ci. 

Localités. — V Adenocystis Lessonii est une Algue assez commune sur 
les plages de l'Antarctique : on la trouve surtout dans les petites mares de 
la zone littorale, le long des fentes des rochers. Nous en avons rencontré 
d'assez nombreux exemplaires à l'île Petermann (N° 543), aux îles Argen- 



PHMOPHYCÉES. 47 

Une, Wiencke et Déception. Dans la région subliltorale, nous en avons 
aussi trouvé quelques exemplaires fructifies fixés sur des frondes de 
Desmarestia. compressa (N° 020). 

Distribution géographique. — Tasmanie, Nouvelle-Zélande, Auckland, 
Campbell, Kerguelen, Terre de Feu, Falkland, Géorgie du Sud ; Antarc- 
tique sud-américaine : Orcades du Sud, Shetland du Sud, Terres Louis- 
Philippe, de Graham, îles Déception, Wiencke, Booth-Wandel, Peter- 
mann, Argentine. 

16. Phyllogigas grandifolius (Gepp) Skottsb. 

Subant. und ant. Meeresalgen, Phœopbyceen, p. 63, Bd. VI, fig. 73-80. 

Lessonia grandifoliaGew, Ant. Algse {Journ. of bol., avril 1905, p. 105) ; Nal. ant. Exp. 

• Nal. Hisl, vol. III, Marine Algœ, p. 3, PI. I et II, fig. 5-9. 
? Lessonia simulans Gepp, A New Sp. of. Lessonia [Journ. of bol., 1906, p. 425) ; Nal. 
anl. Exp., p. 5, PI. II, fig. 16. 

Celte Algue a été décrite en 1905 et 1906 par A. et E. S. Gepp sous les 
noms de Lessonia grandifolia et L. simulait*, d'après les exemplaires 
recueillis au cours de l'expédition de la « Scotia » aux Orcades du 
Sud et du voyage de la « Discovery » à la Terre Victoria. 

Skottsberg Ta retrouvée pendant l'expédition de Nordenskjôld à la 
Géorgie du Sud et près de la Terre de Graham. Il l'a placée dans un nou- 
veau genre, le genre Phyllogigas. Elle diffère surtout des Lessonia en ce 
que ses rameaux se développent plutôt comme des excroissances latérales 
du stipe qui se produisent sans ordre ; on ne distingue pas non plus, dans 
une coupe latérale du rachis, les couches de cellules circulaires succes- 
sives formées par les accroissements périodiques. 

Le Phyllogigas grandifolius atteint d'énormes dimensions; chez les 
exemplaires recueillis au cap Adare et à file Coulman en janvier 1902, la 
plus grande lame avait une longueur de 7 m ,30 sur une largeur de m , 45 ; 
une autre mesurait 4 m ,50 sur ra ,3o. 

Skottsberg recueillit près de la Terre de Graham un exemplaire dont le 
stipe mesurait une longueur de m ,30 et la lame 5 m ,20 sur ra ,78 dans sa 
largeur maximum. 

Nous n'avons trouvé que quelques fragments en mauvais état de cette 



48 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Laminariacèe , fragments ramenés par la drague de fonds de 40 mètres 
dans le chenal Peltier, près File Wiencke. Nous croyons, au cours de la 
navigation dans le détroit de Gerlache (novembre J 909), avoir aperçu un 
débris de lame flottant à la surface de la mer. 

Distribution géographique. — Terre Victoria (cap Adare, île Coulman), 
Géorgie du Sud, Orcades du Sud, Terre de Graham, détroit de Gerlache. 

17. Lessonia dubia n. sp. 

Stipite brevi, 1-4 cm. longo, inferne plus minus cylindraceo, superne 
piano, decomposito dichotomo unico, segmentis ni laminas fuscas, sim- 
plices, lanceolato-lineares , angustas, usque 115 cm. longas et 8 cm. latas, 
utrinque altenuatas, margine intégra. Sporangiis ignotis. 

Nous n'avons trouvé de cette nouvelle espèce qu'un exemplaire en bon 
état de conservation rejeté à la côte. Il était formé d'un pied d'attache de 
2 centimètres environ de diamètre, dont les crampons manquaient. De 
cet appareil de fixation partent trois plantes de composition identique 
(fig. 50). 

L'une est formée d'un stipe légèrement aplati, long de 12 millimètres, 
qui se dichotomise à son extrémité pour donner naissance à deux lames 
entières, plates sur les bords, étroitement lancéolées, ayant une longueur 
de 95 centimètres et une largeur maximum de 8 centimètres. Le second 
exemplaire présente la même allure, mais il est un peu plus grêle : le 
stipe, d'un diamètre de 5 millimètres à la base, de contour presque cylin- 
drique, s'aplatit peu à peu et présente au niveau de sa bifurcation une 
largeur de 16 millimètres sur une épaisseur de l mm ,5 ; sa division dicho- 
tomique, très égale, donne naissance à deux lames ayant respectivement 
90 et 95 centimètres de long sur une largeur maximum de 62 millimètres. 
Enfin la troisième plante a un stipe long de 4 centimètres s'aplatissant 
de plus en plus de la base vers l'extrémité, où il se ramifie en deux lames 
mesurant 90 et 107 centimètres. Toutes les frondes sont légèrement laci- 
niées à leur extrémité. 

N'ayant trouvé de cette espèce que ces seuls échantillons fixés sur le 
même pied, nous ne pouvons dire avec certitude si nous avons affaire à 
une plante adulte ou bien à une plante encore jeune. Nous ne pouvons que 



PHMOPHYCÊES. 



49 



constater le port très spécial et bien caractérisé pour chacun de nos trois 
échantillons, sans pour cela affirmer qu'il est définitif chez cette espèce. 

La structure anatomique du Lessonia dubia présente les caractères 
suivants : 

Sur une coupe transversale du stipe, on voit tout d'abord une couche 
périphérique monostromatique de cellules rectangulaires présentant de 
nombreux chromatophorcs ; puis lui fait suite une série d'assises de 






Fis- 50. 





î:;^: 






. <i. 






)6. 



Fi?. 52. 



. 






6 

fS)G 






Fis. 51. 




Fig. 53. 



Fig. 50, Lessonia dubia n. sp. — Fig. 51, coupe transversale du stipe : a, région périphérique; b, tissu 
parenchymateux : c, moelle. — Fig. 52, coupe transversale de la lame. — Fig. 53, coupe longitudinale 
de la lame. 



• 



» 



cellules rangées à peu près radiairement, fortement pigmentées (fig. 5 1 a) . 
Ces assises corticales passent à un tissu parenchymateux, presque inco- 
lore, composé de cellules plus ou moins arrondies, à membranes peu 
épaisses, disposées sans ordre (fig. 51 b)\ à ces cellules fait suite la moelle, 
surtout composée d'hyphes disposées longitudinalement, entourant les 
conduits gommeux, qui sont en assez grand nombre dans toute son épais- 
seur (fig. 51 c). 

Expédition Charcol. — L. Gain. — Flore algologique. ' 



50 FLORE ALG0L0GIQUE. 

Si l'on examine une coupe transversale de la lame (fig. 52), on voit 
qu'elle présente extérieurement une région corticale fortement pigmentée 
présentant une couche monostromatique de cellules presque cubiques qui 
se continue par trois à quatre assises de cellules légèrement arrondies 
disposées radiairement ; au tissu cortical fait suite quelques assises inor- 
données de cellules parenchymateuses jaunâtres ; enfin ces cellules pas- 
sent peu à peu à la couche interne, formée d'hyphes entre-croisées, parmi 
lesquelles on aperçoit la section transversale des canaux mucilagineux, 
peu nombreux, qui courent dans toute la longueur de la lame. 

Sur une coupe longitudinale de cette lame (fig. 53), on retrouve les 
différentes assises dont nous venons de parler, et parmi la moelle les 
canaux mucilagineux, rectilignes, parallèles entre eux, fortement colorés 
en brun. L'épaisseur de la lame est très faible : elle ne dépasse pas mm ,6. 

Autant que nous pouvons en juger par notre unique exemplaire, le 
Lessonia dubia se différencie très nettement, par son aspect extérieur, 
des autres espèces de Lessonia. 11 ne peut être pris pour le L. nigrescens 
Bory, qui a un port tout à fait différent, avec son rachis assez long plu- 
sieurs fois ramifié dichotomiquement et ses lames beaucoup plus petites. 
On ne peut, d'autre part, le confondre avec le L. frutescens Skottsb., 
espèce beaucoup plus robuste, présentant des rameaux de quatrième 
ordre et des James charnues et plus ramassées. A plus forte raison on ne 
peut le comparer avec le L. flavicans Bory, qui est une espèce arbores- 
cente. 

Nous avons trouvé le Lessonia dubia en décembre 1909, rejeté à la côte 
sur une plage rocheuse de l'île Déception, en regard du détroit de Brans- 
field. Ce doit être une espèce de faible profondeur appartenant à la zone 
sublittorale. 

LITHODERMATACE^E. 

18. Lithoderma sp. 

Nous croyons devoir rapporter notre Algue antarctique au genre Litho- 
derma ; mais, en l'absence d'organes reproducteurs, nous n'avons pu 
l'identifier spécifiquement. 

Elle forme sur les pierres des croûtes d'épaisseurs diverses, atteignant 



PHMOPHYCÊES. 51 

jusqu'à O mm ,5. La structure présente sur une coupe transversale des files 
parallèles de cellules rectangulaires étroitement unies les unes aux autres. 
Ces cellules, vues en surface, présentent une section anguleuse penta ou 
hexagonale, ayant un diamètre de 7 à 10 «.. 

Habitat. — Nous avons trouvé ce Litltoderma en assez grande quantité 
sur les petites plages de l'Antarctique, dans la région littorale et sublit- 
torale supérieure, près du niveau de la basse mer. Il formait, sur les pierres 
et les rochers abrités du frottement des glaces, des plaques plus ou moins 
étendues, de couleur brun jaunâtre. 

Terre de Graham (cap Tuxen), îles Argentine, Petermann, Booth- 
Wandel, Wiencke (Port-Lockroy). 

FUCACE.E. 
DURVILLEA. 

19. Durvillea antarctica (Gham.) Hariot. 

Complcm. à la flore alg. de la Terre de Feu. Nolarisia, vol. VII, n. 31, 1892, p. 1432; 
— Skottsb., Subanl. und ant. Meeresalgen, p. 140 ; — Laing, Subant. Algse of 
New Zealand, Mar. Algœ, vol. II, p. 499. 

Fucus antarcticus Chamisso, Choris, Voy. Pitt., p. 7-8, 1822. 

Durvillea utilis Bory, FI. des Malouines, p. 588 ; Voy. « Coquille », p. 65, t. I et 
II, f. 1 ; — Hook. et Harv., Bol. of the Ant. Voy., p. 64 et 148 ; — Mont., 
Crypl. Boliv. et Voy. Pôle Sud, p. 53 ; — Decaisne, Archiv. Mus., vol. IV, 
p. 153, t. V, f. 1-6 ; — Hariot, Alg. du cap Horn, p. 53 ; — Askenasy, Reise der 
« Gazelle », IV, Bot., Algen, p. 23 ; — Will, Veget. verh. Sùd-Georgiens, 
Die deulsch. Exp., II, p. 194, Hambourg, 1890; — Reinbold, Deulsch.siïdp. Exp., 
1901-1903, Bd. VIII, Heft II, Bot., p. 189; - De Toni, Syll. alg., III, Fu- 
coidese, p. 220. 

Skottsberg a redonné à cette plante, appelée à tort Durvillea utilis par 
Bory, la dénomination spécifique {Fucus antarcticus) qui lui fut attribuée 
par Chamisso. Mais, avant lui, en 1892, Hariot avait signalé cette erreur 
de Bory et rétabli l'ancien nom de cette Algue, qui doit donc s'appeler 
Durvillea antarctica (Chamisso) Hariot. 

Avant l'expédition du « Pourquoi Pas? », cette Fucacée n'avait pas 
encore été rencontrée sous le 60° de lat. S. Elle doit se développer 
au voisinage des Shetlands du Sud, car nous en avons trouvé des débris 
sur quelques plages des îles Déception et du Roi-George. 



52 FLORE ALGOLOGIQUE. . 

A l'île Déception, sur Tune des plages en regard du détroit de Brans- 
field, nous avons trouvé de nombreux fragments de ce Durvillea. 

L'exemplaire conservé (n° 651) se compose d'un fragment du rachis 
séparé dans le sens longitudinal du reste de la plante. Ce fragment de 
pédoncule, en forme de lame épaisse de l cm ,5, se divise à son extrémité 
en trois lames, de section cylindrique légèrement aplatie, ayant un grand 
diamètre de 2 cm ,5 à la base, allant peu à peu en s'amincissant et en 
s'aplatissant. Ces lames avaient respectivement une longueur de 3 m ,80, 
3 mètres et 2 m , 50 environ ; leur extrémité manquait. Sur toute la longueur 
de ces lames se trouvent de nombreux conceptacles. 

Decaisne, dans son ouvrage sur les Plantes de V Arabie (PL V, fig. 1-6, 
Arch. Mus., t. II, 1839) en a donné des dessins très exacts. 

De nombreux débris de ces lames de Durvillea se rencontraient 
rejetés à la côte. Nous en avons aussi trouvé sur une plage de la baie de 
l'Amirauté (île du Roi-George). 

Nous avons aussi recueilli en décembre 1909, flottant dans la passe 
intérieure de Déception, un fragment de jeune Durvillea; le pied d'at- 
tache manque ; il reste simplement le pédoncule en forme de lame, long 
de 15 centimètres, qui se divise à son extrémité en de nombreuses lames 
plates rubanées, dont la plus longue a m ,40. 

Distribution géographique. — Nouvelle-Zélande, Snares, Chatham, 
Auckland, Campbell, Tahiti (d'après Grunow), sud de l'Amérique du Sud 
jusqu'à Valparaiso sur la côte ouest et jusqu'au 50° sur la côte est, détroit 
de Magellan, Terre de Feu, cap Horn, îles Falkland, Géorgie du Sud, 
Kerguelen, Antarctique sud-américaine (Shetlands du Sud : îles Décep- 
tion, du Roi-George). 

ASCOPHYLLE.E. 

20. Cystosphaera Jacquinotii (Mont.) Skottsb. 
(Pl.V, fig. 7.) 

Subant. und ant. Meeresalgen, Phœophyceen, p. 146, fig. 177. 

Scytothalia Jacquinotii Mont., Prodr. phyc. ant., p. 11 ; Voy. Pôle Sud, Cryptog., 
p. 86, tab. 5 ; — Hook. et Harv., Crypl. ant., p. 150 ; — Hariot, Première 
Exp. Ant. Fr., Alg., p. 5 ; — De Toni, Syll. alg., III, Fucoideœ, p. 133. 

Skottsberg a séparé avec juste raison des genres Scytothalia Grev. et 



PHMOPHYCÉES. 53 

Seirococcus Grev. cette très intéressante espèce des mers antarctiques 
nommée auparavant Scytothalia Jacquinotii Mont. Il l'a placée dans un 
genre nouveau, le genre Cystosphœra, caractérisé par ses ramifications 
nettement dichotomiques (PL V, fig. 7), ses rameaux foliacés presque 
toujours opposés, par ses appareils de flottaison, vésicules sphériques 
fixées h l'extrémité d'une petite tige courte, par ses réceptacles cylin- 
driques occupant indifféremment l'un et l'autre bord de la tige et parfois 
même l'aisselle des rameaux foliacés. 

Outre de très nombreux exemplaires incomplets, fragments de plus ou 
moins grande taille que nous avons rencontres flottants dans les détroits 
de Bransfield, de Gerlache, les chenaux de Roosen et Peltier, nous avons 
recueilli, au voisinage de l'île Déception, en décembre 1909, deux exem- 
plaires entiers atteignant une longueur respective de 2 m ,40 et 3'MO 
(n° 654). Nous n'avons jamais trouvé cette Algue en place. C'est surtout 
sur les côtes du détroit de Bransfield, à en juger par les nombreuses 
touffes qui flottent à la surface de la mer, qu'elle doit être le plus abon- 
dante. 

Notre plus grand exemplaire est formé d'un pied d'attache ayant quel- 
ques forts crampons. Il en part une tige d'abord sphérique, mais qui ne 
tarde pas à s'aplatir; après quelques divisions dichotomiques pendant 
lesquelles elle conserve son aspect de lanière, elle passe à la fronde avec 
ses courts rameaux latéraux simples foliacés, le plus souvent opposés; 
les flotteurs sont placés à faisselle de ces rameaux. Ces frondes se divi- 
sent toujours dichotomiquement; ces ramifications sont peu nombreuses, 
le plus souvent distantes les unes des autres de m ,50 et même davantage. 
C'est vers l'extrémité de la fronde que sont localisés les réceptacles. 

Tous les exemplaires que nous avons recueillis (décembre 1908, jan- 
vier, décembre 1909) étaient fructifies. 

Distribution géographique.— Terre Louis-Philippe (d'Urville, D'Lyall), 
île Déception, Shetlands du Sud (Webster, Skottsberg), Terre de Graham, 
archipel Palmer, île Booth-Wandel (Turquet), îles Déception, du Roi- 
George, détroit de Bransfield, détroit de Gerlache, île Wiencke (L. Gain). 



54 FLORE ALGOLOGIQUE. 



FLORIDÉES. 
GIGARTINALES. 

GIGARTINACE^E. 
GIGARTINE.E. 

21. Chondrus crispus Lyngbye. 

Hgdrophyl. Dame, p. 15, t. V, A-B ; - Grev., Alg. BriL, p. 129, t. XV ; - Harv., Phgc. 
Brit., tab. LXIII ; - Kg., Sp., p. 735 ; Tab. phgc, XVII, t. XLIX ; - 
J. Ag., Sp., II, p. 246 ; — Reinsch, Zur Meeresalgenflora von Sud-Georgien, 
1890, p. 394 ; — Hariot, Algues du cap Horn, p. 65 ; - De Toni, Sgll. Alg., IV, 
Florideœ, 1, p. 180. 

Syn. : Fucus crispus L. ; Sphserococcus crispus Ag. ; Fucus polymorphus, Lamour. ; 
F. ceranoides Gmel. ; F. membranifolius Witth; F. siellalus Stackh. ; F. lacerus 
Stackh. ; F. crispatus ; F. filiformis Huds. ; Chondrus polymorphus Lam. ; 
Ch. incurvalus Kg. 

C'est certainement^ au Chondrus crispus Lyngbye qu'il faut rapporter 
cette Algue. La plante antarctique est très voisine, et par sa structure 
interne et par son aspect extérieur, du Chondrus crispus des régions' 
boréales, et elle ne peut être séparée de celui-ci. 

Il paraît assez abondant dans toute la région ouest de la Terre de 
Graham, où il a été trouvé jusqu'à une profoneeur de 60 mètres. Parmi 
les exemplaires recueillis, certains sont envahis par une Algue parasite 
qui doit être rapportée au genre Actinococcus Kg. 

Habitat. — N° 613, île Petermann, 4 octobre 1909, par lo à 25 mètres 
de fond. — N os 632 et 637, chenal de Lemaireje long de la côte de Peter- 
mann, par des fonds de roche de 15 à 60 mètres. 

Distribution géographique. — Atlantique Nord (Europe, Amérique), 
? Malouines, Antarctide sud-américaine (île Petermann). 

22. Iridaea cordata (Turn.) J. Ag. 
Sp., Alg., II, p. 254. 

Fucus cordatus Turner, Hisl. fuc, II, t. CXVI. 

Halymenia cordata Ag., Sp. alg., p. 201 ; - Bory, Vog. « Coquille », p. 104. 
Iridœa cordata Bory [i var. ciliolata. y var. dichotoma, D. Hooker, The Bol. o] 

the ont. Vog., Crypt., 1845, p. 179. 
— var. ligulata Reinsch, Die Meeresalgen von Sûd-Georgien, p. 395. 



FLORIDÉES. 55 

Iridsea dichotoma Ilook et Harv., Algas anlarcliae, p. 14 ; Lond. joum. of bol., IV, 
p. 262 ; — Hariot, Alg. cap Horn, p. 68. 

— undulosa Bory, FI. des Malouines, n° 26. 

— crispata Bory, Dict. class., t. IX, p. 16. 

— Augustinse Bory, Voy. « Coquille », p. 108, AU., PI. XIII et XIII bis ; — De Toni, 

Syll. alg., IV, Florideœ, p. 188. 

— micans Bory, Voy. « Coquille)), p. 110, AU., PI. XII ; — Dumont cl'Urville, Vog. 

Pôle Sud, Bot., II, 1845, p. 104 ; — Gepp, Nat. Anl. Exp., vol. III, Algge, 
1907, p. 9 ; — Laing, The subant. Islands of New Zealand, 1909, vol. II, p. 506 ; 
- De Toni, Syll. alg., t. IV, Floride»;, p. 187. 

— var. ciliolata Hook. et Harv., Algue anl., p. 15 ; Alg. Nov. Zel., p. 28. 

— var. gemina Hariot, Alg. cap Horn, p. 67. 

— var. Augustinœ Hariot, loc. cil. 

— ciliata Kg., Sp. alg., p. 726. 

? — Obovata Kg., Sp. alg., p. 728; -- Hariot, A lg. cap Horn, p. 68 ; — Reinbold, 
Deutsche siidp. Exp., Meeresalgen, 1907, Bd. VIII, Heft 2, p. 193 ; - De 
Toni, Syll. alg., IV, Florideœ, p. 192. 

?— dentata Kg., Sp. alg., p. 728. 

— var. minor Kg., loc. cil. ; — Hariot, Alg. cap Horn, p. 68. 

? — capensis J. Ag., Act. Holm., 1847, p. 85 ; Sp., II, p. 252 ; — De Toni, Syll. alg., 

IV, Florideœ, p. 185. 
? — cor data elongata Suhr. 
? — Belangeri Bory, in Belang. Voy., p. 160, t. XV, f. 1. 

D'après les nombreux échantillons que nous avons examinés et ceux 
que nous avons recueillis clans l'Antarctique, nous avons été amené à 
identifier la forme septentrionale Iridsea cordata (Turn.) J. Ag. avec 
l'espèce /. micans Bory des mers australes, dans laquelle il faut faire 
rentrer toutes les autres espèces (Augustinœ, dichotoma, etc.) fondées sur 
des caractères trop variables pour être spécifiques. 

Xos échantillons, provenant de la côte ouest de la Terre de Graham et 
notamment de l'île Petermann, présentent toutes les formes permettant 
de les faire rentrer dans l'une ou l'autre de ces différentes espèces. La 
plupart des frondes, jeunes ou adultes, sont nettement cordées à la base ; 
certaines présentent des sortes de dentelures sur leur pourtour et permet- 
tent de les classer avec /. micans ; d'autres, au contraire, parleur manque 
de cils ou de dents marginales, ne peuvent s'identifier qu'avec /. cordata 
de Turner. Certaines frondes présentent un stipe canaliculé, ainsi que 
des proliférations à la base' de la fronde, caractères qui les feraient ren- 
trer avec 17. Augustinse de Bory ; d'autres encore offrent les caractères 
de VI. dichotoma. 



5 6 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Or tous ces échantillons, à structure identique, provenant de la même 
localité, ne sont que des variétés de forme de la même espèce. 

En examinant la figure que Turner donne de son Fucus cordatus, nous 
avons constaté qu'elle est à peu près identique à celle de Bory pour 
/. micans ; elle ne diffère pas non plus de certains échantillons de /. Au- 
gustinœ de l'herbier Bory, assez différents de la forme type qui est carac- 
térisée par ses proliférations plus ou moins nombreuses le long du stipe 
et sur la base et le pourtour de la fronde. 

La plupart des auteurs ont d'ailleurs fait des réserves sur la différence 
qui pouvait exister entre /. cordata et /. micans. Bory lui-même {Voyage 
« Coquille », p. 1 12) dit à propos de 1'/. micans : « L'Iridee qui vient d'être 
décrite est l'espèce qui présente le plus de rapports avec le Fucus cordatus 
de Turner; mais la plante du savant algologue anglais qui se trouve dans 
l'hémisphère boréal est bien mieux conformée en cœur, amincie en poinle 
et non parfaitement arrondie à son extrémité. » 

Caractères vraiment secondaires sur lesquels Bory se base pour 
différencier ces deux espèces ; caractères qui d'ailleurs n'en sont pas, car 
nous avons trouvé des formes australes à extrémité de fronde plus ou 
moins amincie ou parfaitement arrondie. 

Hooker n'admet pas de différence spécifique entre IV. cordata du nord 
et la plante des mers australes qu'il rapporte à celui-ci [The. bot. of the 
an t. Voy., Crypt., 1845, p. 180). Tl trouve que les seuls caractères diffé- 
rentiels qui ont poussé Bory à faire deux espèces différentes sont trop 
insuffisants. 

Agardh de même n'est pas certain qu'il faille distinguer 1'/. cordata 
du nord d'avec 1'/. micans du sud. Il écrit : Si ex figura a Turnero data 
quid conjicere liceat, species Turneri Ir. micanti forsan proximia sit;quum 
vero de margine çiliato-aspero non loquitur, utramque çonjungere nondum 
ausus sum. Or, d'après les nombreux exemplaires que nous avons exa- 
minés, nous pouvons affirmer que la présence de cils ou de tubercules 
marginaux, qui manquent fréquemment, ne peut être un caractère spéci- 
fique pour /. micans. 

Hariot {Alg. du cap Boni, p. 67) se rangerait volontiers ~à l'opinion de 
Hooker. Il adopte provisoirement la classification de J. Agardh, « qui 



FLORIDÉES. 57 

donne comme caractéristique à /. cordata, plante des régions boréales, 
le manque de cils ou de dents marginales, tandis que 17. micans a les 
marges finement ciliées » ; à cette dernière plante (/. micansv&v. genuina) 
M. Hariot joint, « à titre de variété, 17. Augustinœ, qui présente habi- 
tuellement un stipe canaliculé et des proliférations à la base de la 
fronde ». 

Or nous avons vu que ces caractères, très variables, ne sont nullement 
spécifiques. 

De même les échantillons de 17. dichotoma Ilook. et Harv. que nous 
avons examinés ne peuvent être différenciés de ceux que nous avons 
recueillis à l'Ile Petermann. 

Nous proposons donc de faire rentrer 17. micans, 17. Augustinœ et 
toutes les formes des mers australes qui s'en rapprochent sous le nom de 
/. cordâtes nom qui le premier a été donné par Turner à l'Algue de l'Amé- 
rique septentrionale, Algue qui nous semble identique à celle trouvée par 
la suite dans les mers du Sud. 

11 est aussi probable que 17. obovata et 17. dentata ne sont que des 
formes de 17. micans. Mais n'ayant vu aucun spécimen authentique de 
ces deux espèces, nous les ajoutons sous réserve à la synonymie de 
17. cor data. 

Nous croyons aussi, d'après les exemplaires appartenant à l'herbier du 
Muséum que nous avons examinés, que 17. capensis .1. Ag. est la même 
espèce que 17. cordata. Agardh, n'ayant pas eu d'échantillons de cette 
espèce, ne veut pas se prononcer sur sa valeur. Quant à Hooker, il 
incline presque à ranger l'Algue du cap de Bonne-Espérance avec 
17. cordata. 

Localités. — N° 53o, chenal de Roosen, îlot Casablanca près l'île 
Wiencke, 28 décembre 1908 : jeunes frondes, sur les rochers, dans les 
petites mares à marée basse. 

Ile Petermann : N 03 610, 7 décembre 1909, et 621, 30 octobre 1909 ; 
avec nombreux cystocarpes ; trouvées à marée basse aux endroits abrités 
du frottement des glaces. 

Distribution géographique. — Pacifique nord, Chili, Falkland, cap 
llorn, détroit de Magellan, Géorgie du Sud, Crozet, Antarctique (détroit 

Expédition Charcoi. — L. Gain. — Flore algologique. 8 



5§ FLORE ALGOLOGIQUE. 

de Mac-Murdo, Terre Victoria ; ouest de la Terre de Graham, île 
Wiencke, île Petermann. 

23. Gigartina radula (Esp.) J. Ag. 

Alg. Liebm., Sp., II, p. 3, t. CXIII ; - Dickie, Linn. Soc. Journ. bol., vol. XV, Notes 
on Algag found at Kerguelen Land, p. 202; — Hariot, Alg. du cap Horn, p. 70 ; 
Première Exp. Anl. Fr., Alg.. p. 6 ; — Askenasy, Rei.se (1er « Gazelle », Alg., 
t. IV, p. 41 ; - Reinbolcl, Deutsche siidp. Exp., 1908, Bd. VIII, Heft 2, 
p. 193 ; - • Laing, Subanl. Isl. of New Zeal., Bot., vol. II, p. 506 ; — De 
Toni, Syll. Alg., IV, Floride*, p. 223. 

Fucus radula Esper, Icon. Fuc, II, p. 3. t. CXIII. 

Sphœrococcus radula Ag.. Sp. alg. I, p. 268 ; Sysl.. p. 222. 

Fucus bracteatus Turn. Hisl. Fuc, tab. 25. 

Mastocarpus bracteatus Kg., Sp., p. 733. 

Chondrodictyon capense Kg., Phyc. p. 396 ; Sp., p. 730 ; Tab. phyc, XVII. 

Irideea (Mastocarpus) insignis Endl. et Dies., in Botcm. Zeiiung, 1845. p. 289; — 
Kg., Sp., p. 734 ; - J. Ag., Sp., II, p. 278. 

— undulosa fi. papillosa Bory, A/ém. Soc. Linn. Paris, IV, p. 594, 1826. 

— radula Bory, Voy: « Coquille » , p. 107 ; — Hook. et Harv.. Algse Nov. Zeland., p. 28 ; 

— Hook., The Bol. of Ihe anl. Voy., 1845, Crypt., p. 76 et 179. 

C'est une Algue commune dans la région antarctique sud-américaine, 
où elle est caractéristique de la zone sublittorale. Aux endroits abrités 
du frottement des glaces, ces Algues sont nombreuses, et elles atteignent 
souvent de grandes dimensions. 

A Port-Circoncision, petite baie de l'île Petermann dans laquelle hiverna 
le « Pourquoi Pas ? », ces Gigartinacées étaient nombreuses par 5 à 
10 mètres de fond ; l'une de celles que nous avons recueillies, légèrement 
laciniée, avait une longeur de l m ,10 ; les fragments de frondes attei- 
gnaient jusqu'à 20 et même 30 centimètres de largeur. Ces frondes étaient 
fixées au rocher par de nombreux petits crampons. 

Localités. — N os 602, 609,614, 615, île Petermann, 10 octobre 1909, 
provenant de la région supérieure de la zone sublittorale ; certains exem- 
plaires ont de nombreux cystocarpes. — N° s 640 et 642, île Déception, 
décembre 1909, fragments rejetés à la côte. 

Distribution géographique. — Californie, cap de Bonne-Espérance, 
Falkland, détroit de Magellan, cap Horn, Kerguelen, Nouvelle-Zélande, 
Auckland, Campbell ; Antarctique (îles Cockburn, Déception, Wiencke, 
Petermann). 



FLORIDÉES. 59 

TYLOCARPE.E. 
24. Gymnogongrus norvegicus (Gunn.) J. Ag. 

Sp., II. p. 320; Epier., p. 211; F/orfrf. morphol., t. XII, I'. 11-12; — Johnst.etCroall, Bn7. 

Sea Weeds, II. p. 45, tab. 83 ; — Hariot, Première Exp. Ant. Fr., Alg., p. 6; 

— De Toni, Syll. alg., Florideœ, 1. p. "216. 
Fucus norvegicus Gunn., FI. Norv., tab. 3, fig. 4. 
Sphserococcus norvegicus Ag., Sp., p. 255; %.*/.. p. 218. 

Chondrus norvegicus Lamour., Essai, p. 39 : - - Harv., Phyc. Brit., tab. 187. 
Oncotylus norvegicus Kg., Phyc. gen., p. 411 : Sp. alg.. p. 789 ; Tab. phyc., XIX, 

t. LXI. 
Fucus polymorphus Lam., />/".s.s., tab. 8, fig. 19. 
Chondrus dubius Mont.. F/. d'Alg., p. 117. 
Fucus devoniensis Grew, in IVmi. Tràns., III. p. 396. 

Turquet avait déjà trouvé cette espèce au cours de la première mission 
Charcot, le long des côtes de File Wiencke. Elle semble assez commune 
dans toute la région ouest de la Terre de Graham. Dans les petits fonds 
du chenal de Lemaire, le long des côtes de l'île Petermann, on la trouve 
aux endroits abrités du frottement des glaces. Nous en avons recueilli 
des exemplaires sur des fonds de roche, jusqu'à une profondeur de 
80 mètres. 

Localités. — N° 531, chenal de Roosen, devant Port-Lockroy (île 
Wiëricke), 20 décembre 1008, quelques exemplaires recueillis par la 
drague à 129 mètres. — X os 623, 029, 032, octobre et novembre 1909, 
le long de la côte de Pile Petermann, jusqu'à 50 mètres de fond. 

Distribution géographique. — Méditerranée (France, Espagne), océan 
Atlantique nord (Europe, Amérique), Antarctique sud-américaine (lies 
Wiencke, Booth-Wandel, Petermann). 

25. Actinococcus botrytis n. sp. 
(PI. III, fig. 2 o, 6.) 

Putvinidis rotundatis, verrucosis, us que 5-0 mm. latis, non pedicellatis ; 
cellulis rotundatis , fîiis plus minus inordinatis. Sporangiis non visis. Hab. 
in frondibus Chondri rrisi>i in maribus antarcticis. 

Cet Actinococcus est une espèce endophyte que nous avons trouvée 
vivant sur les frondes Jcle Chondrus crispus Lyngbye, où elle forme des 



60 FLORE ALGOLOGIQUE. 

masses plus ou moins globuleuses, ayant l'aspect d'une inflorescence de 
chou-fleur, pouvant atteindre un diamètre de 6 millimètres. 

On la rencontre soit sur le bord marginal de la fronde du Ckondrus 
crispas, soit à l'intérieur de celle-ci. Dans ce dernier cas, Y Actinococcus 
botrytis forme au milieu de la fronde une masse arrondie, très saillante, 
verruqueuse sur son pourtour (PI. III, fig. 2, a, h). 

En coupe transversale, on trouve un tissu assez compact de cellules plus 
ou moins arrondies, disposées sans ordre apparent, tissu entouré d'une 
assise de cellules corticales. 

Localités. — N° 637, chenal de Lemaire, près l'île Petermann, 
18 novembre 1909, ramené par la drague de fonds de 40 à 60 mètres. 

CALLYMENIE^E. 
26. Callymenia antarctica Hariot. 
Première Exp. Anf. Fr. (1903-1905), Doc. scient., Alg., p. 7. 

Nous n'avons trouvé qu'un seul échantillon, en assez mauvais état, de 
cette espèce antarctique (n° 539). Il provient d'un dragage fait par des 
fonds de 30 mètres dans le chenal Peltier, près de l'île Wiencke (28 décem- 
bre 1908). 

Distribution géographique. — Côte ouest de la Terre de Graham : île 
Booth-Wandel (Turquet), île Wiencke. 

RHODYMENIALES. 

SPH^EROCOCCACE^E . 

MELANTHALIEiE. 

27. Curdiea Racovitzse Hariot. 

E. de Wildeman, Bull, de l'Acad. Roy. de Belg. (Sciences), 1900, n° 7, p. 566 : Note 
prélim. sur les Alg. rapp. par E. Racovitza. 

Nous avons retrouvé à plusieurs reprises cette intéressante espèce, qui 
pour la première fois a été recueillie par Racovitza au cours de l'expédition 
de la « Belgica », le 29 janvier 1898, dans le détroit de Gerlache, et décrite 
par Hariot. 



FLORIDÉES. 6r 

C'est une très belle plante, de grande taille, qui doit être répartie sur 
toute la côte ouest de la Terre de Graham. 

Les échantillons que nous en avons rapportés ont été pris au cap 
Tuxen (Terre de Graham), sur le rocher de l'échouage du « Pourquoi 
Pas? », sur lequel l'Algue était représentée par de nombreux individus 
localisés aux endroits du rocher abrités du frottement des glaces, par 
une profondeur de 3 à 6 mètres. 

Le Curdiea Racointzœ llariot se distingue nettement des autres Cur- 
diea par sa fronde pleine, non laciniée. Légèrement cordée à la base r 
elle est fixée à la roche par un disque d'adhésion d'où partent une ou 
plusieurs lames qui atteignent parfois de grandes dimensions : en effet, 
l'un des exemplaires que nous avons recueillis avait 80 centimètres de 
longueur, et la largeur de la fronde avait jusqu'à 20 centimètres. L'épais- 
seur du thalle est de 500 à 700 ;;.; il est formé de deux sortes de cellules : 
les cellules intérieures grandes, arrondies ou anguleuses, qui, sur les 
bords de la fronde, passent aux cellules corticales, celles-ci petites, ser- 
rées et disposées verticalement en courtes séries (fig. 54). 

Nous avons trouvé les appareils de reproduction de cette Algue. 
Le 9 novembre 1000, au cours d'un dragage effectué dans le chenal de 
Lemaire, le long de la côte de l'île Petermann, nous avons recueilli, par des 
fonds de 20 à 40 mètres, quelques fragments de C. Racovitzœ. Ils pré- 
sentaient dans l'épaisseur du thalle de petites masses sombres, arron- 
dies, faisant peu ou point saillie à la surface, d'un diamètre maximum 
de mm ,5. Ces petits corps étaient répartis par groupes parmi le thalle. 

En examinant plus à fond ces appareils, nous avons reconnu que nous 
avions affaire à des conceptacles mâles arrivés à maturité et qui lais- 
saient échapper en leur centre, par un minuscule orifice, des anthé- 
ridies englobées dans une masse de gelée. 

En faisant une coupe transversale de la fronde au niveau de ces con- 
ceptacles, nous voyons qu'ils sont placés sous la couche corticale, dans 
l'épaisseur des grandes cellules internes (fig. 55 a, b). De forme cylin- 
drique, ils sont entourés d'une sorte de tissu cortical très dense de cel- 
lules aplaties, tapissé à l'intérieur de couches de cellules plus ou moins 
arrondies. Celles-ci, en se divisant, donnent naissance aux anthéridies 



62 FLORE ALGOLOGIQUE. 

qui remplissent tout l'intérieur du conceptacle (fig. 55 a). Chaque anthé- 

ridie renferme une spermatie. 

Lorsque les éléments mâles sont arrivés à maturité, les anthéridies, 
englobées dans une masse de gelée, sont expulsées du conceptacle par 
un étroit canal qui le fait communiquer avec l'extérieur et forment ces 
petites masses gélatineuses que nous avons trouvées à la surface de la 




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Curdiea Racovilzœ Hariot. — Fig. 55., coupe transversale de la fronde passant au niveau de deux con- 
ecptacles mâles; en «, on aperçoit les anthéridies remplissant l'intérieur du conceptacle ; en b, les 
anthéridies, englobées dans une masse de gelée sont expulsées du conceptacle. — Fig. 36 a et b, anthé- 
ridies entourées du cordon de gelée. — Fig. 57, anthéridies traitées par le bleu-Congo, laissant voir la 
structure de leur membrane. 

fronde, au niveau de la plupart des conceptacles (fig. 55 b). Examinée au 
microscope, on aperçoit cette masse de gelée formée de petits cordons 
qui englobent les anthéridies. 

Ces anthéridies, en effet, sortent du conceptacle soit rangées les unes 
contre les autres, comme les tuiles d'un toit (fig. 56 a), soit disposées 



FLORIDÉES. 63 

sans ordre (fig. 50 b), mais toujours entourées d'une mince membrane de 
gelée qui est formée de composés pectiques et callosiques. 

Si l'on traite des anthéridies par le bleu-Congo ou le rouge de ruthé- 
nium, on aperçoit la structure très intéressante de leur membrane : elle 
est probablement formée en majeure partie de composés pectiques, mais 
elle présente à ses deux extrémités une coiffe de nature cellulosique qui 










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Curdiea Racovitzœ Hariot. — Fig. 54, coupe transversale à travers la fronde — Fig. 58, coupe transver- 
sale à travers un cystocarpe : à l'intérieur se voit la masse des carpuspores. — Fig. 59, coupe transversale 
d'un cystocarpe après la mise en liberté des carpospores. 



se colore fortement par le bleu (fig. 57). Les spermaties sont allongées, 
leurs extrémités arrondies ou légèrement effilées. 

C'est le 8 janvier 1909 que nous avons recueilli sur le rocher de 
l'échouage du « Pourquoi Pas?» une fronde de C. Racovitzœ avec de nom- 
breux cystocarpes. Les appareils sont répartis sans ordre sur la 



■6 4 FLORE ALGOLOGIQUE. 

fronde. Ils sont de forme sphérique, faisant nettement saillie à la surface 
du thalle, ayant un diamètre d'environ 1 millimètre. Sur une coupe trans- 
versale, on aperçoit la membrane extérieure du cystocarpe composée de 
rangées verticales de petites cellules serrées les unes contre les autres : 
-elles sont dues aux cellules corticales, qui se sont développées sur une 
plus grande épaisseur au niveau du cystocarpe. A l'intérieur de celui-ci 
se trouve la masse des carpospores (fig. 58). — Arrivées à maturité, 
ces carpospores sont mises en liberté par un orifice qui se forme par 
gélification des cellules au sommet de la cloison du cystocarpe. 

Hariot, sur les échantillons rapportés par Racovitza, avait trouvé des 
tétraspores. 

Localités. — N os 546, 547, 551, cap ïuxen (Terre de Graham), 8 jan- 
vier 1909, sur un haut fond, par 5 mètres d'eau : fragments de frondes 
qui atteignaient jusqu'à m ,80. — N° 628, chenal de Lemaire, près l'île 
Petermann, 9 novembre 1909, fragments avec anthéridies ramenés par 
la drague de fonds de 20 à 40 mètres. 

Distribution géographique. — Côte ouest de la Terre de Graham, 
détroit de Gerlache, île Petermann, cap Tuxen. 

GRACILARIE.E. 

28. Gracilaria simplex Gepp. 

(PL VI, fig. 1-7; PL VIII, fig. 7 et 9.) 

Nal. ant. Exp., Nal. Hislory, vol. III, Marine Algae, p. 9 ; - Hariot, Première Exp. Ant. 

Fr., Doc. scient., Bot., p. 7. 
Leptosarca simplex Gepp, Journ. of bot., avril 1905, p. 4, tab. 470, fig. 11 a et b ; 

More ant, Algae. Journ. of bol., July 1905, p. 3, tab. 472, fig. 4. 
Leptosarca (a correction), Journ. of bol., May, 1905 ; - - Skottsberg, Observ. on the 

vegel. on the Ant. Sea, t. IX. 

Jusqu'à l'expédition du « Pourquoi Pas? », il n'avait été recueilli de 
cette Algue que quelques exemplaires, la plupart incomplets, qui n'avaient 
pas permis d'en faire une étude approfondie, laissant encore quelques 
points douteux. 

Le Gracilaria simplex Gepp fut recueilli pour la première fois aux 
Orcades du Sud, en mars 1900, par Rudmose Brown, le naturaliste de 
l'expédition antarctique écossaise. 



FLORIDÉES. 65 

Pour en faire l'étude, A. et E. S. Gepp n'avaient que des frondes stériles, 
et c'est d'après des caractères végétatifs qu'ils errèrent pour celle espèce 
le genre Leptosarca, voisin du Gracilaria, caractérisé par une fronde 
plane, membraneuse, simple ou rameuse (avec proliférations), composée 
de deux assises de cellules : une rangée de grandes cellules intérieures 
entourée d'une écorce monostromatique de petites cellules. 11 fut donné 
h cette espèce le nom de Leptosarca simplex Gepp. 

De nombreux, échantillons, remis ultérieurement à À. et E. S. Gepp, 
leur permirent, par la présence de frondes sporangifères, de faire une 
élude plus approfondie de cette Algue. Après examen de ces frondes à 
tétraspores, ils conclurent que cette espèce avait la structure d'un Gra- 
cilaria et qu'elle devait rentrer dans ce genre : la fronde fertile avait une 
écorce pluristromatique de chaînes de cellules, parmi lesquelles étaient 
de grosses tétraspores divisées en croix, et les cellules intérieures étaient 
à parois épaisses, plus petites et en plus grand nombre que dans la fronde 
stérile. 

Au cours de l'expédition de la « Discovery » (1901 -1904), il fut recueilli 
au cap Wodsworth, sur l'île Coulmann, une seule fronde stérile, dont 
l'extrémité était incomplète et la base terminée graduellement en pointe. 

Nous avons eu la bonne fortune de rencontrer cette Algue en grande 
quantité à l'île Déception, à Port-Lockroy, dans le ebenal de Rooscn et 
surtout à l'île Petermann, où il nous a été donné de suivre son développe- 
ment complet. 

A notre arrivée à l'île Déception à la fin de décembre 1908, nous avons 
trouvé dans la baie intérieure, aussi bien sur les petites plages que 
dans les dragages faits jusqu'à 35 mètres de profondeur, le G. simplex en 
abondance. Les plantes étaient caractérisées parles nombreuses prolifé- 
rations (souvent au nombre d'une cinquantaine et plus) prenant naissance 
sur les parties marginales d'une veille fronde. Ces proliférations, surtout 
cliez les exemplaires recueillis par de grands fonds, étaient plus grêles 
et souvent bifurquées à leur extrémité. 

Nous n'avons jamais rencontré de cystocarpes, mais certains de nos 
exemplaires présentaient des frondes sporangifères. Sur la même plante, 
nous avons trouvé et des frondes avec tétraspores et des frondes stériles. 

Expédition Charcol. — L. Gain. — Flore algologique. •' 



66 FLORE ALGOLOGIQUE. 

chacune avec leur structure particulière. Il n'y a donc plus de doute 
à avoir pour rapporter ces deux, structures à une seule et même espèce. 
La structure de la fronde stérile est, comme l'ont montré A. et 
E. S. Gepp, formée à l'intérieur de très grandes cellules aux parois peu 
épaisses, entourées d'une couche corticale monostromatique de cellules 
allongées perpendiculaires à la surface de la fronde ayant une longueur 
d'environ 16 ;x, sur une largeur de 4-6 y., l'épaisseur de la fronde étant 
de 230-250 v .. 

Nous croyons que la structure spéciale des frondes sporangifères est 
due à la grande abondance des grosses tétraspores, dont le diamètre varie 

de 28 à 35 \>. (fîg. 60) et qui, en 
s'accroissant, réunies souvent par 
petits paquets les unes contre les 
autres (surtout clans la région in- 
férieure de la fronde), tendent à 
comprimer et à rejeter latérale- 
ment les cellules corticales, qui, 
de cette manière, sont réparties 
en désordre sur plusieurs rangées. 
Au contraire, dans la partie ter- 
minale de la fronde, où les té- 
traspores sont en moins grand 
nombre, on remarque que les cellules corticales, moins pressées par le 
développement de ces tétraspores, ne sont plus alors réparties, mais 
toujours sans ordre, que sur deux, rarement trois assises. 

La structure corticale pluristromatique des frondes fertiles semble 
donc due aux tétraspores qui, en se développant, prennent la place des 
cellules corticales et obligent celles-ci à céder leur place et à se disposer 
sur plusieurs rangs, l'épaisseur de cette couche corticale variant suivant 
la plus ou moins grande abondance des tétraspores. 

Le Gracilaria simplex est une Algue très intéressante par son genre de 
développement très spécial. Nous avons pu en faire une étude, que nous 
croyons complète, pendant notre hivernage à l'île Petermann, où l'Algue, 
au niveau de la basse mer et jusqu'à des profondeurs ne dépassant pas 




100 n 



Fig. 60. — Gracilaria simplex Gepp, fragment 
d'une fronde à tétraspores. 



FLORIDÉES. 67 

2 mètres, étail abondante pendant l'été (PI. VIII, fig. 7 et 9). Voici le 
résultat de nos observations : 

Au printemps, dès le commencement d'octobre, lorsque les petites 
plages de l'île se débarrassent peu à peu des glaces qui, pendant tout 
l'hiver, formaient un manteau continu, on aperçoit au niveau de la basse 
mer, dans les petites flaques d'eau, sur les parties latérales des rochers, 
entre les cailloux, dans tous les endroits abrités du frottement des glaces, 
deux sortes de frondes qui se développent. 

1° lui premier lieu, sur les frondes simples adultes restées de l'été 
précédent, se développent des bourgeons latéraux (PI. VI, fig. 3-4), 
débuts des proliférations du Gracilaria simplex. Le 7 octobre 1909, ces 
proliférations étaient longues de i millimètres ; le 3 novembre, elles attei- 
gnaient 9 centimètres (PI. VI, fig. 5), 16 centimètres le M novembre 
(PI. VI, fig. 6) ; enfin, à l'état adulte (fin décembre), nous en avons trouvé 
qui avaient jusqu'à 45 centimètres de long sur une largeur de 2 à 4 centi- 
mètres. C'est sur ces proliférations que se développent les tétraspores 
(PI. VI, fig. 7 1. 

2 A côté de ces vieilles frondes à nombreuses proliférations se déve- 
loppaient, toujours à la surface des cailloux ou des rochers abrités des 
glaces, des frondes simples. Vers la fin d'octobre, la surface des cailloux 
dans les petites mares ou sous le niveau de la basse mer se recouvrait 
d'une couleur rouge due à la germination d'Algues. On apercevait bientôt 
déjeunes frondes longues de quelques millimètres, plates, pédicellées à 
la base, plus ou moins arrondies à leur extrémité (PI. VI, fig. 1-2). Ces 
frondes, en quelques semaines, atteignaient des dimensions allant jus- 
qu'à 30 et même 40 centimètres de long, sur une largeur maximum de 
8 centimètres, leur partie inférieure diminuant progressivement de largeur 
pour se terminer en un mince pédicelle de 1 à 3 millimètres de diamètre. 
A aucun moment ces frondes n'ont porté d'éléments reproducteurs. 

Ces Algues étaient tellement nombreuses en certains endroits de la plage 
qu'elles formaient un véritable tapis d'une belle couleur rouge pourpre 
IH. VIII, fig. 9). 

Ce sont les frondes simples et le plus souvent la partie basilaire de ces 
frondes (leurs extrémités ayant été arrachées) qui, après avoir résisté 



68 FLORE ALGOLOGIQUE. 

aux mauvais traitements du long hiver, donneront naissance, au prin- 
temps suivant, par bourgeonnements latéraux, aux proliférations étudiées 
plus haut. 

Dès le mois de février et pendant le mois de mars, beaucoup de ces 
Algues furent arrachées de leur substratum, soit sous l'effet de la houle, 
soit surtout par le frottement des glaces, qui se font plus nombreuses à 
cette époque, — et rejetées en abondance à la côte. 

Donc, en résumé, si nous partons de la germination des tétraspores, 
voici ce que nous croyons devoir exister : au printemps, c'est-à-dire en 
octobre, les tétraspores germent et donnent naissance aux frondes simples 
stériles. Au printemps suivant, c'est-à-dire une année après leur déve- 
loppement, sur le pourtour de ces vieilles frondes dont il ne reste le plus 
souvent que des lambeaux, se développent de nombreuses proliférations 
qui porteront les tétraspores chargées, l'année suivante, par leur germi- 
nation, de redonner naissance aux frondes simples, et ainsi de suite. 

Le Gracilaria simplex rentre dans la section Podeum d'Agardh, au 
voisinage du G. curtissiœ. 

Habitat. — Ile Pelermann : N° 61 1 , 7 octobre 1909. — N° 622, 30 oc- 
tobre 1909. - N° 639, 24 novembre 1909 : les proliférations latérales 
atteignent jusqu'à 16 centimètres. 

Ile Déception, N os 526, 526 bis, 527, 24 décembre 1 908 : plantes adultes 
dont certaines frondes ont jusqu'à 50 centimètres de long ; nombreuses 
tétraspores : recueillies par des fonds de 30 mètres. 

Ilot Casablanca, N os 535 et 535 bis, chenal de Roosen, près File 
Wiencke (28 décembre 1908). Sur les rochers au niveau de la basse mer : 
frondes simples stériles. — Entrée du chenal Peltier, près l'île Wiencke, 
28 octobre 1908 : frondes simples stériles ramenées par la drague de 
fonds de 30 mètres (N° 538). 

Distribution géographique. - Terre Victoria : île Coulman; Orcades 
du Sud, île Déception, ouest de la Terre de Graham : îles Wiencke, 
Booth-Wandel, Petermann, baie des Flandres. 



FLORIDÉES. 6 9 

RHODYMENIACE^E. 

PLOCAMIE.E. 

29. Plocamium coccineum Lyngbye. 

(PI. III, fig. 1.) 

Tentamen hydrophylologiœ Danicœ, p. 39, bab. 9; - D. Hoolc, Flora aniarclica, 
p. 7-1 et 168, 1845 ; Mont., Voy. Pôle Sud, Bot., t. I, p. 162; - Hanot, 

Algues du cap Horn, p. 78 ; Première Exp. Anl. Fr., Algues, p. 0-7 ; - Aske- 
nasy, Beise der « Gazelle », Algen, t. IV, p. 44; -- Reinsch, Meeresalgenfîora 
von Sud-Georgien, p. 382 ; Gepp, Ant. Algœ. Joum. of Bol., April 1905, p. 3 ; 
Nal. An!. Exp., vol. III, Marine Algœ, p. 12; -- Laing, The Subanl. isl. of 
NewZealand, Mar. Alga3, vol. II, p. 511 ; ■ • De Toni, Syll. alg., vol. IV, 
Floride», p. 590. 

Delesseria plocamium Ag., Spec. 0/.7., I, p. 180 ; - Bory, Voy. « Coquille », Crypl., 
p. 164. 

Espèce répandue dans les régions australes. Nous avons trouvé en plu- 
sieurs endroits deux types bien différents d'aspect : l'un à frondes grêles, 
L'autre à frondes beaucoup plus épaisses. La plupart des exemplaires 
recueillis ont de nombreux tétrasporanges simples ou ramifiés (PI. 111, 
fig. 1). Sur un échantillon recueilli à File Déception, nous avons trouvé 
de jeunes cystocarpes (PI. VI, fig. 8). 

Localités. — N os 528, 529, chenal de Roosen, devant Port-Lockroy, 
il.- Wiencke, 26 décembre 1 1)08 ; fragments ramenés par la drague de 
fonds de 129 mètres : frondes grêles, tétrasporanges. - - N os 537, 541, 
chenal Peltier près file Wiencke, 28 décembre 1908, par des fonds de 
20à30 mètres. — N°641 , Port-Lockroy (île Wiencke), 26novembre 1909 ; 
fronde trouvée dans un nid de cormoran. N° 053, île Déception, 
décembre 1909 : sur les rochers, près du niveau de la basse mer : jeunes 
cystocarpes. Échantillon avec nombreuses frondes de Monostroma <ipi>la- 
natum L. Gain. 

Distribution géographique. — Atlantique Nord et Sud, Méditerranée, 
Pacifique Nord, cap de Bonne-Espérance, Australie, Tasmanie, Chili, 
détroit de Magellan, Terre de Feu, Auckland, Campbell, Géorgie du Sud, 
Antarctique, Orcades du Sud, Shetlands du Sud, Terre de Graham, ile 
Coulman. 



7° FLORE ALGOLOGIQUE. 

DELESSERIACE^E. 

N1T0PHYLLE/Ë. 
30. Nitophyllum Mangini L. Gain. 

(PI. II, fig. 1.) 

Sur trois espèces nouvelles d'Algues marines provenant de la région antarctique 
sud-américaine {Bull. Mus. Hisl. NaL, 1911, n° 6). 

Stipite cylindraceo ramoso innervas magnas inordinato-ramosos sursum 
evanescentes transeunte, frondibus numerosis simplicibus margine simplici, 
rubro-purpureis, robustis, oblongis, fb/iaceis, interdum apice laciniatis, 
usque ad 18 cm. longis, 7-8 cm. latis, 250 u. crassis; celMis interioribus 
plus minus ctjlindraceis aut rectangularibus, intra nervos 3 sœpius 5 stra- 
tosis ; cortice monostromatico, ceïlulis chromatophoris repletis. Sporangiis 
cystocarpiisque ignotis. 

Le seul exemplaire que nous ayons de cette très belle espèce a été 
trouvé rejeté sur la côte de l'île Déception vers le détroit de Bransfîeld. 
L'Algue était fixée sur le pédoncule du Lessonia dubia L. Gain. C'est une 
plante superbe, très robuste, de grande taille, l'échantillon ayant une 
longueur de 40 centimètres. 

Le stipe qui porte les feuilles est long, cylindrique, à ramifications 
assez nombreuses, d'un diamètre de 3 millimètres à la base. En coupe 
transversale, il est composé de quelques grandes cellules centrales paren- 
chymateuses entourées de nombreuses assises de cellules formant une 
écorce épaisse (fig. 62). 

Ses ramifications se terminent par de grandes frondes planes, simples, 
foliacées, plus ou moins arrondies à leur extrémité, aux bords simples, 
parfois laciniécs dans leur partie supérieure lorsqu'elles sont adultes 
(fig. 61). Ou bien encore du stipe partent latéralement de courtes rami- 
fications dont chacune s'élargit peu à peu pour donner naissance à une 
fronde foliacée. D'un beau rouge pourpre, ces frondes peuvent atteindre 
une longueur de 18 centimètres sur une largeur de 7 à 8 centimètres 
(PI. II, fig. 1). 

A la naissance de chacune de ces frondes, le stipe se transforme en 



FLORIDÊES. 



7 1 



une nervure large d'abord, assez saillante, qui va en s'amincissant, se 
divisant sans ordre par di ou triehotomie, en d'autres nervures qui s'éva- 
nouissent peu ;i peu dans le tissu, vers la périphérie 1 de la fronde. 

Si Ton fait une coupe de la fronde, on constate qu'elle présente dans 
toute sa longeur nue rangée de grandes cellules centrales plus ou moins 
arrondies ou rectangulaires ; de chaque côté de celle-ci est une ou plus 
souvenl deux assises de cellules plus petites; puis extérieurement une 




Fig. 61. — Fragment de Nitophyllum ManginiL. Gain. 

seule assise de cellules corticales à nombreux chromatôphores (fig. 63 
a cl // . Dans la région marginale de la fronde, la file de grandes cellules 
centrales subsiste seule, entourée de la couche corticale (%. (33 c). 
L'épaisseur moyenne du thalle est de 250 y.. 

Au milieu d'une nervure, les files de cellules internes sont en plus grand 
nombre et forment des couches de cellules qui vont en augmentant au fur 
cl à mesure que cette nervure est plus accusée, c'est-à-dire en allant de la 
région périphérique de la fronde vers la base de celle-ci (fig. 64). 

Vues en surface, les cellules corticales sont plus ou moins arrondies 
(fig. 65), englobées dans une gelée plus abondante dans les parties jeunes 



72 FLORE ALGOLOGIQUE. 

de la lame (fig. 66). Au niveau d'une nervure, ces cellules sont allongées 
dans le sens de la nervure (fig. 67). 

Nous n'avons pas trouvé les appareils de reproduction du Nitophyllum 
Mangini; cette espèce doit rentrer dans le sous-genre Polyneura de 



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500 n 2, u0 K 

Nitophyllum Mangini L. Gain. — Fig. 62, coupe transversale à travers le stipe. — Fig. 63, coupe trans- 
versale de la fronde dans sa zone centrale (a et. b) et sa région marginale (c). — Fig. 64, coupe transver- 
sale de là fronde au niveau d'une nervure. — Fig. 63, cellules corticales vues en surface. — 
Fig. 66, cellules corticales dans les parties jeunes de la lame. — Fig. 67, cellules corticales au niveau 
d'une nervure. 



J. Agarclh, au voisinage des Nitophyllum gattyanum J. Ag. et N. multi- 
nerve Hook f. et llarv. 

Nous avons dédié cette superbe espèce à notre excellent maître 
M. le P 1 Mangin, membre de l'Institut, en témoignage de profonde recon- 
naissance. 

Localité. - - N° 648, île Déception, décembre 1 ( .»09, rejetée à la côte, 
fixée sur Lessonia cluhia. 



FLORIDÉES. 73 

31. Nitophyllum Smithii Hook. lil. el Harv. 

Lond. Journ. bol.., vol. IV. p. 256 ; Flora AuL. p. 473; The bol. of the ant. voy., Crypt. 
ant., p. 167, tab. GLXXVII ; Nereis australis, p. 119; — J. Ag., Sp., [I, p. 666 ; 
— Hariot, Alg. du cap Horn, p. 90 ; Askenasy, Reise der « Gazelle », Algen, 
I. [V, p. 1 1 : - Do Toni, S;///, aty., vol. IV, ELorideœ, p. 655. 

La drague nous a ramené un superbe exemplaire de cette espèce : il 
présente de nombreux tétrasporanges. Sa couleur est d'un beau rouge 
violacé. 

Localité. — Chenal de Roosen, près l'île Wiencke, 20 décembre 1908; 
ramené par la drague de fonds de 1 2'\ mètres. 

Distribution géographique. — Pal kl and, Kerguelen, Antarctique sud- 
américaine (île Wiencke). 

I (ELESSERIEiË. 

32. Delesseria quercifolia Bory. 

Voy. « Coquille» . p. 186, Atlas, PL XVIII, fig. 1 ; - J. Ag., Sp., II, p. 692; — Harv., Ner. 
austr., p. 114. t. XLVI ; -- Kg., Sp., p. 878; Tab. phyc, XVI, t. XVIII. 
fig. c-h ; — Hook. f . et Harv.. FI. ant, II, p. 471 ; — Dickie, Linn. Soc. Journ. 
bol., vol. XV, 1876 : Algae found at Kerguelen Land, p. 200; — Hariot, Alg. 
du cap Horn, p. 91 ; — Askenasy, Reise der « Gazelle », Algen, t. IV, p. 45 ; — 
Reinsch, Meeresalgenflora von Sùd-Georgien, p. 386; — Gepp, Nal. ant. Exp., 
vol. III, Mar. Algse, p. 12 ; — De Toni, Syll. alg., vol. IV, Florideae, p. 727. 

Nous n'avons rencontré qu'un sculexemplairede cette belle Delessériée. 
C'est un fragment de thalle âgé, sur les bords duquel poussent de jeunes 
frondes. 

Localité. — N° 630, île Petermann, 9 novembre 1000; ramené par la 
drague de fonds de 15 à 30 mètres. 

Distribution géographique. — Falkland, île Hermite, Kerguelen, 
Antarctique sud-américaine i île Petermann), Terre Victoria (île Coul- 
man). 

RHODOMELACE^E. 

POLYSIPHONIEjE. 

33. Polysiphonia abscissa Hook. et Harv. 

Alg. ant., n. 38; Lond. Journ.. IV, p. 266; Crypl. ant., p. 174. PI. CLXXXIII, II; - Harv. 
Ver. austr., p. 43 ; FI. Nov. Zel., II, p. 227 ; FI. Tasm., \>. 299; -- Kg., Sp., 
Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 10 



74 FLORE ALGOLOGIQUE. 

p. 817 ; Tab. phyc, XIII, 70, fîg. a-c ; J. Ag., Sp., II, 3, p. 974 ; — Dickie, 
Linn.Soc. Journ. bot., vol. XV, 1876 : Algse found at Kerguelm Land, p. 199; — 
Hariot, Alg. du cap Horn, p. 105 ; — Askenasy, Reise der « Gazelle », Algen, 
t. IV, p. 49, tab. X, fig. 1-4; -- Reinbold, Deutsche siidp. Exp., Bd. VIII, 
Heft 2, Meeresalgen, p. 197 ; - De Toni, Syll. alg., IV, Floridese, p. 879. 
Polysiphonia microcarpa Hook. et Harv., Lond. Journ., IV, p. 265 ; Alg.Nov. Zel, 
n. 61 ; Crypl. ant., p. 173, tab. CLXXXII, fig. 3 ; Ner. ausir.,-p. 42 ; - Kg., Sp.', 
p. 816. 

Un fragment dragué par 125 mètres de fond, le 26 décembre 1908, 
chenal de Roosen, devant Port-Lockroy (île Wiencke). 

Distribution géographique. — lie Ilermite, Terre de Feu, Nouvelle- 
Zélande, Tasmanie, Kerguelen, Antarctique (île Wiencke, île Booth- 
Wandel). 

CERAMIACE^E. 

PTILOTE.E. 
34. Ptilota Eatoni Dickie. 

Linn. Journ. Soc. bot., vol. XV, 1876: Algse found at Kerguelen Land, p. 202; — 

Askenasy, Reise der « Gazelle », Algen, 1888, p. 37, tab. IX. fig. 5-8. 
Plumariopsis Eatoni (Dick.) De Toni, Syll alg., IV, Floridese, p. 1835. 

Nous n'avons recueilli que des fragments qui nous semblent bien 
devoir être identifiés avec cette espèce. 

Les jeunes rameaux sont pinnés très également; pour chaque cellule 
axiale du rachis, à un rameau court est opposé un rameau long, et du 
même côté du rachis les rameaux longs alternent avec les rameaux courts 
(fig. 68 a-b). 

Localités. — N° 542, entrée du chenal Peltier, près l'île Wiencke, 
28 décembre 1008 ; par des fonds de 20 à 30 mètres. 

Ile Petermann, 4 octobre 1 909, n° 61 2, fragment recueilli par 1 5 mètres 
de fond dans le chenal de Lemaire ; — 9 novembre 1909, n° 631, par 
20 à 30 mètres de fond. 

Distribution géographique. - - Kerguelen, Antarctique sud-américaine 
(région de la Terre de Graham ) . 



FLORIDÉES. 



75 



CROUANIE.E. 



35. Ballia callitricha Mont. 



In d'Orbigny, Voy. Am. mérid. Serl. Palan., p. 7. I. IV, fig. 2 ; Voy. Pôle Sud, p. '.M : 

Kg., Sp., p. 663; Tab.phyc, XII, t. XXXVII; -J. Ag., Sp., II, p. 75; - Dickie, 
Linn. Soc.Journ. bol.,\ol.XV : Algœfound at KerguelenLand, p. 202; — Hariot, 
-I/7. du rr//> //o/'», p. 59; - Askenasy, Réise der «Gazelle », Algen, t. IV, 








fi» 









Fig. 68 





lÛOfJL 



Fig. 68. — a, h, jeunes rameaux de Ptilota Eatoni Dickie. 



p. 38 ; — Reinsch, Meeresalgenflora von Sùd-Georgien. p. 375 ; — Reinbold, 
Deulschesudp. Exp., Bd. VIII,Heft2, p. 179; — Laing, Mar. Algœ of ihe subant. 
Islands of New Zealand, vol. II, p. 511; — De Toni, Syll. alg., vol. IV, Flo- 
rideaî, p. 1393. 
Ballia Brunonis Harv., Journ. of bol., vol. II, p. 191. 

— var. Hombroniana Hook., FI. anl., p. 78 et 182. 

— Hombroniana Mont., Prodr. phyc. an!., p. 9; Voy. Pôle -^inl, p. 94, Atlas, tab. 

XII. fie. 1. 



76 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Nous en avons trouvé un seul exemplaire (n° 626) à marée basse, sur 
la plage de l'île Petermann, 1 er novembre 1909. L'Algue végétait sous un 
rocher, coincée entre celui-ci et les cailloux sur lesquels il reposait. 

Distribution géographique. — Falkland, Grozet, Kerguelen, Auckland, 
Nouvelle-Zélande, ïasmanie, Sud et Ouest-Australie, Patagonie, détroit 
de Magellan, cap Horn, Terre des Etats, Géorgie du Sud, Antarctique sud- 
américaine (île Petermann). 

CRYPTONÉMIALES. 

CORALLINACE^E. 

Les Corallinacées devant être étudiées par M ,ne P. Lemoine, nous don- 
nons simplement ici la liste des espèces que nous avons recueillies, avec 
les localités où nous les avons trouvées. Nous remercions vivement 
M me P. Lemoine qui a bien voulu nous communiquer les résultats de ses 
déterminations. Une espèce, le Lithothamnion Mangini, est nouvelle. 

36. Lithothamnion granuliferum Fosl. 

Ile Petermann, sur les cailloux et les rochers de la plage, près du niveau 
de la basse mer, lieux abrités : N os 589, 591, 593, 595, 598 (octobre- 
novembre 1909). 

Distribution géographique. — Fuégie, Antarctique sud-américaine. 

37. Lithothamnion Mangini Lemoine et Rosenvinge n. sp. 

Cap Tuxen (Terre de Graham), 8 janvier 1909, près du niveau de la 
basse mer, dans les lieux abrités, sur le pourtour des petites mares (N° 552). 
— Ile Petermann, 7 octobre 1909, à marée basse, sur les galets, par m ,50 
d'eau (N os 582-583) ; près du niveau de la basse mer: N os 591 , 595, 600, 
607, 608 (octobre-novembre 1909). 

38. Lithothamnion Lenormandi (Aresch.) Fosl. 
Syn. : Lithothamnion annulation Fosl. 



FLORIDÉES. 77 

N° 033, sur un gros caillou recueilli par des fonds de 50 à 80 mètres, 
dans le chenal de Lemaire, près l'île Petermann, 17 novembre 1001). — 
N" 634, sur un caillou ramené par la drague de fonds de 50 à 70 mètres, 
île Petermann, 18 novembre 1000. 

Distribution géographique. — Kerguelen, Antarctique (île Petermann), 
Atlantique nord, région arctique. 

39. Lithophyllum (Antarcticophyllum, n. sub g^n.) aequabile Fosl. 

\" 55 I, Port-Lockroy (île Wiencke), 28 décembre 1008, dans les petites 
mares, prés du niveau de la basse mer. 

Ile Petermann : N° 581 , 7 octobre 1000 ; à marée basse, sur les galets, 
par 0"',:;0 d'eau; N" 5 588 à 503, 595, 507, 508, 500, 607, 608, près du 
niveau de la basse mer, surtout dans les endroits abrités des glaces 
(octobre-novembre 1909). — Port-Lockroy : N 0i 110, 111, formant une 
ceinture presque continue sur les rochers, un peu au-dessous du niveau 
de la basse mer, ou dans les flaques d'eau. 

Distribution géographique. — Géorgie du Sud, Antarctique (Orcades du 
Sud, région de la Terre de Graham). 

40. Lithophyllum (Antarcticophyllum) sutaantarcticum Fosl. 

Ile Petermann, même habitat que le L. œquabile. 
Distribution géographique. - Terre de Feu, Antarctique (Orcades du 
Sud, Terre de Graham). 

41. Hildbrandtia Le Cannelieri Hariot. 

Ali), du cap Horn, p. 81, PI. VI, fig. 3 et4; Première Exp. Anl. Fr., Alg., p. 9; — Askenasy, 
Reisc der « Gazelle «, Algen, t. IV, p. 31. 

C'est une Algue qui doit être commune dans la région antarctique sud- 
américaine. Nous en avons trouvé de nombreux exemplaires à l'île Peter- 
iiiaiin. près du niveau de la basse mer, sur les rochers, les cailloux, les 
galets de la plage abrités du frottement des glaces (N os 503, 505, 508, 
octobre-novembre 1000). Elle voisine avec les Lithophyllum et Lithotham- 
nion e1 forme parfois sur les rochers des taches d'un beau rouge pourpre 
atteignant plusieurs décimètres carrés. 



7§ FLORE ALGOLOGIQUE. 

Distribution géographique. — Terre de Feu, détroit de Magellan, Antarc- 
tique (îles Wiencke, Booth-Wandel, Petennann). 

Ces Gorallinacées forment à la partie basse de la zone littorale et dans 
la partie supérieure de la zone sublittorale une région bien caractérisée, 
qui se retrouve dans toute cette contrée de la Terre de Graham. 

Nous joignons à cette étude des Algues que nous avons recueillies au 
cours de l'expédition du « Pourquoi Pas ? » dans les régions antarctiques 
sud-américaines la liste suivante, qui renferme toutes les espèces trouvées 
jusqu'à présent dans les contrées glacées australes. 



LISTE DES ALGUES 
RECUEILLIES DANS LES RÉGIONS ANTARCTIQUES 



CHLOROPHYCEiE. 
CONFERYOIDE/E. 

ULVACE2E. 

Monoslroma endivisefolium Gepp. 

— Harioli L. Gain. 

— applanalum L. Gain. 
Ulva sp. 

Enleromorpha bulbosa (Suhr) Kg. 

ULOTHRICHACEiE. 

Ulolhrix auslralis L. Gain. 
flacca (Dillw.) Thur. 

CH>ETOPHORACE;E. 

Enloderma sp. 

CLADOPHORACE^E. 

Urospora penicilliformis (Roth) Aresch. 
Mgagropila repens (J. Ag.) Kg. f. antarc- 

iica L. Gain. 
Acrosiphonia arda (Dillw.) J. Ag. 
Bhizoclonium sp. 
Cladophora sp. 



PHJEOPHYCEJE. 
PfLEOSPORE/E. 

ECTOCARPACE^E. 

Geminocarpus geminaias (Hook. et Harv.) 
Skottsb. 

DESMARESTIACE^E. 

Desmareslia anceps (Mont.). 

compressa (Reinsch) Skottsb. 

Rossii Hook. et Harv. 

ligulala (Lightf.) Lamour. 
— Willii Reinsch. 
Phseurus anlarclims Skottsb. 

DICTYOSIPHONACE^E. 

Scyiolhamnus ragulosus (Bory) Kjellm. 

LAMINARIACE^E. 

ADENOCYSTIDEiE. 

Adenocyslis Lessonii (.Bory) Hook. et 
Harv. 



LISTE DES ALGUE 
LAMIXAlilK K. 

Lessonia ? fuscescens Bory 1 . 

— dubia L. Gain. 

Phyllogigas grandifolius (Gepp.) Skottsb. 
Phseoglossum monacanthum Skottsb. 

LITHODERMATACEiE. 

Lilhoderma sp. 

CYCLOSPOREM. 

FUCACE^E. 

Durvillea anlarclica (Cham.) Hariot. 
Gyslosphsera Jacquinotii (Mont.) Skottsb. 

DICTYOTACE.E. 

Zonaria sp. 

RHODOPHYCE.E. 
BANGIALES. 

BANGIACE^E. 

Porphyra laciniaia Ag. , 

FLORIDEiE. 
GIGARTINALES. 

GIGARTINACE,E. 
GIGARTINE.E. 

Chondrus crispas Lyngbye. 
Iridéea cordala (Turn.) J. Ag. 
Gigarlina radula (Esp.) J. Ag. 

TYLOCARPE.E. 

I'li!lllt>ljhora anlarclica Gepp. 
Gymnogongrus norvégiens (Gunn.) J. Ag. 

— Turqueli Hariot. 
Aclinococcus bolrylis L. Gain. 

CALLYMENIE.E. 

Callophyllis variegata (Bory) Kg. 
Callymenia anlarclica Hariot. 
Ahnféltia sp. 



S ANTARCTIQUES. 79 

RHODOPHYLLIDACE.E. 
RHODOPHYLLIDEjE. 

Acanlhococcus spinuliger J. Ag. 

RHODYMENIALES. 

SPH.EROCOCCACE;E. 

MELANTHALIE.E. 

Curdiea Hacovilzœ Hariot; 

GRACILARIE.E. 

Gracilaria simplex Gepp. 

dumonlioides (Harv.) Gepp. 

— confervoides (L.) Grev. 

? mulliparlila (Clem.) Harv. 

RHODYMENIACE^E. 

RHODYMENIE/E. 

Bhodymenia sp. 

Epymenia ? oblnsa (Grev.) Kg. 

PLOCAMIE.E. 

Plocamium coccineiun Lyngbye. 

— Hookeri Harv. 

— secundatum Kg. 

DELESSERIACE^E. 

NITOPHYLLE.E. 

Niiophyllum Mangini L. Gain. 

— Smilhii Hook. fil. et Harv. 

DELESSERIE.'E. 

Pleridium prolifcrnm Gepp. 
Hydrolapalhum slephanocarpum Gepp 
Delesseria quercifolia Bory. 

? sinuosa (Good et Woodw.) Lam. 

BONNEMAISONIACE^E. 

Ptilonia magellanica (Mont.) J. Ag. 
Delisea pulchra (Grev.) Mont. 

RHODOMELACE2E. 

POLYSIPHONIE.E. 

Polysiphonia abscissa Hook. et Harv. 



8o FLORE 

LOPHOTHALIE/E 
Pteronia peclinala Schmitz. 

CERAMIACE^E. 

CALUTHAMNIE/E. 
Callithamnion sp. 

SPONGOCLONIE/Ë. 

SpoïKjoclonium orthocladum Gepp. 

PTILOTlvE. 

Plilola confluens Reinsch. 
— Ealoni Dickie. 

CROUANIE.E. . 

Ballia calliîricha Mont. 

CERAMIE.E. 

Ceramium sp. 

CRYPT0NEM1ALES. 

GRATELOUPIACE^E. 

Cryplonemia hixurians J. Ag. 



ALGOLOGIQUE. 

SQU AM ARI ACE^E . 

CRUORIK/E. 
Pelrocelis cruenta J. Ag. 

SQUAMARIE.E. 
Peyssonnelia Harveyana Crôuan. 

CORALLINACE/E. 

Lilholhamnion antarclicum (Hook. et Harv.) 
Fosl. 

— Schmilzii Hariot. 

— Coulmanicum Fosl. 

— Lenormandi (Aresch.) Fosl. 

— granuliferum Fosl. 

— Mangini Lemoine et Rosenv. 
Lilhophyllum (Anlarctiçophyllum) sequa- 

bile Fosl. 

— (Aniarclicophyllum) subanlarclicum 
Fosl. 

Hildbrandtia Le Cannelieri Hariot. 



CHAPITRE IV 

OBSERVATIONS GÉNÉRALES SLR LA BIOLOGIE 
DES ALGUES ANTARCTIQUES 

A la suite des observations que nous avons pu faire sur place, notam- 
ment au cours de l'hivernage de l'expédition à l'île Pctermann, nous 
allons essayer de donner une idée du genre de vie de la flore algologique 
dans ces régions antarctiques, en passant tout d'abord en revue les con- 
ditions physiques et hydrographiques dans lesquelles elle se trouve. 

Skoltsberg, à la suite de l'expédition suédoise d'Otto Nordcnskjôld, 
a déjà donné une idée de cette flore marine [Observations on the végétation 
of tke antarctic Sea), en se reportant à ses études faites principalement 
dans le détroit de Bransfield, au voisinage de la Terre Louis-Philippe el 
au nord de l'archipel Palmer. 

Nos recherches, poursuivies jusqu'au 00° de latitude, c'est-à-dire 
3° plus au sud, vont nous permettre de compléter celles de Skoltsberg, 
sans toutefois prétendre à généraliser ce que nous avançons. 

Avant de vouloir donner une idée d'ensemble de la végétation marine 
dans l'Antarctide sud-américaine, il est tout d'abord nécessaire de passer 
en revue les différents éléments qui exercent leur influence sur cette 
végétation, c'est-à-dire : 

1° La nature de la côte et du fond ; 

2° La chloruration et la densité de l'eau de mer ; 

3° La température de l'eau de mer et de l'atmosphère ; 

4° L'influence des marées; 

5° L'influence des glaces ; 

6° L'influence de la lumière. 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



Il 



82 FLORE ALGOLOGIQUE. 

A. — NATURE DE LA CÔTE ET DU FOND. 

Toute cette région de la Terre deGraham avec les îles qui en dépendent 
est très tourmentée. Elle est composée d'une série de chaînes plissées 
formées presque exclusivement de roches éruptives, et pour les points 
qui nous intéressent particulièrement de diorites (îles Wiencke, Peter- 
mann, Argentine), de granités, de gabbros (cap Tuxen). Les côtes sont 
très découpées, échancrées de larges baies bordées, sur presque toute 
leur longueur, de grands glaciers dont le front se débite constamment et 
forme à la surface de la mer ces gros fragments de glace dure connus 
sous le nom cY/ce-blocks. Rarement on aperçoit en bordure du continent 
quelques affleurements de roches sur lesquels la flore marine peut s'éta- 
blir (cap Rassmussen, Tuxen, des Trois-Pérez). 

Tout le plateau continental de cette côte ouest est très tourmenté ; 
partout des pointements rocheux qui donnent au sud de l'archipel Palmer 
une suite ininterrompue d'îles et d'îlots (Booth-Wandel, Krogmann, 
Petermann, Argentine, Berthelot, Darboux, Lippmann, Adélaïde, Léonie, 
Jenny, etc.), auxquels il faut ajouter les hauts fonds submergés qui se 
trouvent en quantité dans toute la région. C'est surtout sur les petites îles 
basses, tout au moins pour les régions littorale et sublittorale, que l'on 
peut étudier les caractères de la végétation algologique de cette contrée. 
Ces îles présentent presque toujours, en certains points de leur côte, de 
petites plages découvrant à marée basse, plages rocheuses qui renfer- 
ment une flore et une faune caractéristiques se retrouvant, en ce qui 
concerne les principales espèces, dans toute la région. 

Les fonds sont balayés par des courants assez violents et dans les 
quelques opérations océanographiques, trop peu nombreuses à notre 
grand regret, qui ont été effectuées sur le « Pourquoi Pas ? » dans cette 
région, la drague ou le chalut ont presque toujours rencontré des fonds 
rocheux dont il serait intéressant de pouvoir faire une étude plus appro- 
fondie, 



ALGUES ANTARCTIQUES. 



83 



B. _ DENSITÉ ET Cl ILOIU RATION DE L'EAU DE MER. 

Si, clans les régions arctiques, comme l'a montré Kjellman (Alg. arct. 
Sea, p. 26 , l'eau de merdes côtes sibériennes se mélange à l'eau douce 




des rivières pour donner une eau de faible densité, à laquelle on doit 
attribuer la pauvreté de la flore du littoral, il n'en est pas de même dans 
les régions antarctiques. Pendant l'été, la fonte des neiges et des glaces 
n'est pas suffisante pour donner naissance à des rivières, même à des 
ruisseaux, et la fonte de la banquise forme simplement à la surface de la 



84 FLORE ALGOLOGIQUE. 

mer une très mince couche de faible densité, qui ne semble influencer 
en rien la végétation littorale. 

Les différences de densité trouvées sont dues surtout à l'influence de 
la glace, puisque, dès que Ton approche du continent ou de la banquise, 
Ton constate toujours une plus faible densité de l'eau de mer. 

Nous empruntons à notre camarade J. Rouch les observations suivantes 
relatives à la chloruration et à la densité de l'eau de mer prises en surface. 




DES DENSITES 
AU DE MER 

MBRE ET JANVIER 

après J ROUCH 



Du cap Horn à la Terre Alexandre I er , le maximum de densité a été 
observé dans le voisinage du détroit de Bransfielcl. Puis cette densité 
diminue le long de la Terre de Graham, passant entre le 63° et le 66° de 
lat. S. de 1,02730 à 1,02630. 

D'après les observations faites pendant l'hivernage à l'île Petermann. 
la chloruration et la densité, qui est de 1 ,02620 au mois de janvier (mois 
le plus chaud de l'année), croissent jusqu'au mois d'août (la densité est 
alors de 1,02725) ; elles restent ensuite élevées jusqu'au mois de no- 



ALGUES ANTARCTIQUES. 85 

vembre (densité — 1 ,02700), puis elles diminuent peu à peu. Celte varia- 
tion est due à la formation de la glace de mer, qui enrichit l'eau en sels 
pendant les mois d'hiver. . 

La carte précédente donne les densités de l'eau de mer de surface pour 
la région parcourue parle « Pourquoi l'as? ». 

C. — TEMPÉRATURE DE L'EAU DE MER ET DE L'ATMOSPHÈRE. 

La température de l'atmosphère, dont la moyenne mensuelle la plus 
chaude pendant le séjour de l'expédition dans l'Antarctique a été de 
-{- l°,59 C. en janvier 1000, l'abondance des glaces tlottantes (icebergs 
et banquises) qui se trouvent dans la région antarctique, font que la 
température de l'eau de mer est très basse dans toutes ces contrées, ce 
qui n'empêche pas l'existence d'une assez riche végétation, qui s'est com- 
plètement adaptée à ce milieu glacé. 

A latitudes égales, les températures de l'eau de mer pendant l'année 
sont toujours plus froides dans les régions australes que dans les régions 
boréales. 

Il en est aussi de même pour la température, qui, pendant les quelques 
mois d'été, reste voisine de 0. 

Les tableaux suivants donnent les différentes températures de l'eau de 
mer et de l'air pendant la saison chaude de l'année, au cours des expé- 
ditions écossaise et françaises, entre le 10° et le 120° de long. W. Greenwich. 



86 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



I. — Températures de la mer en surface, prises par R. C. Mossmann (Sortie meteo- 
rological resulls of Ihe Scoliish Nat. ant. Exp., from ihe Scottish geographical Maga- 
zine, mai 1906) . 



Dates. 



Lat. S. 



Long. W. 
Greenwich. 



2 janvier 1903 
4 

27 - 

28 - 
30 

1 er février — 

2 

5 - 
10 

16 - 
20 - - 



De V Atlantique à la mer de Weddell. 

41o,38 
470,37 
52o,55 
54o,35 
56o,28 
59o,32 
60o,28 
6lo,06 
60°,05 
62o,52 
690.39 



B. 



Des Orcades vers le nord 



28 novembre 1903 
30 

1 er décembre — 

2 



10 février 1904 

11 - 

12 - 

23 - - 

24 - - 
26 

28 - - 



59o,43 
57o,10 
54o,55 
52o,ll 



48o,10 
55o,35 

57o,28 
57 ,55 



C. — Seconde navigation vers le sud. 



53o,22 
55o,47 
57o,47 
61o,28 
62o,49 
65°,59 
66o,21 



56o,05 
54o,19 
51o,40 
41o,55 
38o,12 
33o,06 
28o,30 



28 mars 1904 
30 - 

2 avril — 



D. — Retour vers le nord. 

65o,58 llo,24 

61o,05 12o,47 

58o,40 12o,23 

52o,33 9o,47 



Températures de la mer 
en surface. 



540,40 


+14°,4C. 


570,25 


+ 9°,8 - 


550,00 


+ 6°,9 - 


5lo,50 


+ 5o,7 - 


47o,52 


+ 2°,0 - 


43o,10 


+ 0°,9 - 


43o,40 


- 0o,9 - 


43o,40 


- 0°,9 - 


32o,10 


- 1°,5 - 


25o,00 


- 0°,7 - 


22>,58 


- 1",7- 



+ 0°,3 C. 

+ 1",0 - 

+ 5°,5 — 

+ 7°,2 - 



+ 7°,7C. 

+ 4o,9 - 

+ 2o,5 - 

+ 0°,7 - 

- 0°,2 - 

- 0o,8 - 

- lo,2 - 



- 0o,6C. 

- 0°,5 - 
+ 0°,5 - 

+ 1°,7 - 



ALGUES ANTARCTIQUES. 



87 



II. — Températures prises à midi au cours de l'expédition du " Français 
par J.-J. Rey (Exp. Ant. Franc. 1903-1905, Physique du Globe, Paris, 1911). 



Dates. 



27 janvier 

28 — 

29 — 

30 — 
31 

1 er 
2 

3 



1904 



février 



12 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 



février 1905 



Lat. S. 



Long. W . 
Greenwich. 



TEMPERATURES. 

Mer. Air. 



A. — -Navigation vers le sud. 



55°,31 
56°,26 
58°, 18 
60°,22 
61°,47 
63o,05 
63°,47 
64°, 15 



68°,06 
68°,05 
67°,10 
65°,27 
64°,34 
62°,36 
6lo,45 
63°,03 



+8°,7 C. 
+8°,5 - 
+6°,2 - 
+40,8 - 
+2°,0 - 
+ lo,5- 
+ lo,0- 
+0°,2 — 



B. — Navigation vers le nord. 



64o 
64o 
63° 
62° 
61° 
6O0 
58° 
56o 
55° 



49 
12 

,43 

,52 
28 
,05 
03 
,06 

,10 



63o,29 
61°,53 
61°,46 

63°,08 
66°,31 
68°,37 
69°,41 
66°,54 
66°,06 



+ 1°,2 C. 

+ 1°,0 - 
+2°,7 — 
+2°,2 - 
+ 1°,9- 
+5o,8 - 
+ 6o,5 - 
+8°,3 - 
+9o,l - 






+ 10o,l C. 



+ 
+ 
+ 

+ 
+ 
+ 



9o,l 
6o,9 - 
4o,9 - 
2°,9 — 
2°,8 — 
0o,9 — 
0°,1 - 



30,9 C. 

Oo,l — 
2°,0 — 

2°3 — 

40.5 — 

50.6 — 
f 10°,0 — 
+ 8°,6 — 



88 FLORE ALGOLOGIQUE. 

III. — Températures prises à midi au cours de l'expédition du "Pourquoi Pas?", 
par J. Rouch (Deuxième Exp. Ant. Franc. 1908-1910, Observations météorologiques, 
Paris, 1911). 



Dates. 



Lat. S. 



Long. W. 
Greenwich. 



TEMPERATURES. 



Mer. 



A . — Du cap Horn à la baie Marguerite. 



19 décembre 1908 

20 

21 

22 

28 — — 

1 er janvier 1909 

16 — 



21 janvier 1910 

22 

23 — — ' 

24 — 

25 — 
26 

27 

28 — 

29 — 

30 — 

31 — — 



55°,46 
58o,50 
6lo,07 
62o,36 
64o,49 
65°,03 
68o,12 



67°,57 
66°,40 
66o,46 
61°,53 
63°,29 
64o,02 
69°,43 



+ 7o,5 C. 
+4°,4 ■— 
+ 1°,6- 
+ lo,0 — 
— 0°,5 — 
— 0°,8 — 
—loi - 



B. — De la banquise au détroit de Magellan. 



69° 
68o 
66° 
64o 
61° 
59° 
56° 
55° 
55o 
53o 
52° 



,53 
,24 
22 
07 
,23 
,15 

;52 

54 
,00 

52 
,25 



118o,54 

120°,18 

119o,27 

114o,34 

108o,39 

104o,50 

100o,16 

95o,22 

91o,00 

85o,53 

80°, 10 



-1°,2 C. 

—0o,7 — 
+0o,2 - 
+ 1°,7- 
+2o,9 - 
+40.1 - 
+5°,1 - 
+5o,4 - 
+6°,3 - 
+60,8 — 
+ 7°,4 - 



Air. 



+70,66 C. 
+2o,77 - 
+0°,54 — 
+ lo,31 - 
— 0°,44 — 
+2o,32 — 
— 1°,25 — 



—2o,08 C. 
-1°,25 - 
—0o,36 — 
+ lo,19- 

+2o,88 — 
+3o,57 - 
+5o,40 - 
+5o,17 - 

+5o,72 — 
+6o,81 — 
+ 7°,84 — 



Pendant l'hivernage à l'île Petermann, les moyennes mensuelles de la 
température de l'eau de mer en surface et de l'air ont été les suivantes : 



1909. 


Janvier 


Février. 


Mars. 


Avril. 


Mai. 


Juin. 


Juillet. 


Août. 


Sept. 


Oct. 


Nov. 


Mer. 
Air . 


— 0°,30 


—0o,09 

+ 1°,38 


-0o,23 
+ 0°,96 


-lo,56 
-5o,03 


-1°,75 
-5o,14 


-1°,81 
-6o,46 


-1°,83 
-6°,79 


-1°,84 
-5o,66 


-lo,76 

-50,90 


-1°,22 
-2°,43 


-0o,99 
-lo,13 



Quant aux températures d'eau de mer en profondeur, c'est surtout 
jusqu'à 150 mètres (que nous pensons être la limite de la végétation 
algologique) qu'elles nous intéressent principalement. D'après les obser- 
vations de Rouch faites à Petermann, la variation annuelle de la tempé- 
rature jusqu'à la profondeur de 150 mètres est très sensible. Pendant 
l'hiver, il a été observé à 150 mètres une température de — 0, 7, tandis 
qu'en été on constatait -\- 0,4, ce qui fait une amplitude-de 1°,1, tandis 
qu'à la surface l'amplitude observée a été de 3°. 



ALGUES ANTARCTIQUES. 8g 

D'après les observations qui précèdent, nous pouvons donc, de décem- 
bre à février, c'est-à-dire au cours de la saison chaude, essayer de fixer 
dans toute cette zone antarctique sud-américaine la limite septentrionale 
de l'isotherme 0. Après avoir à pou près suivi entre 66 et 69° sud la 
lisière de la banquise jusque vers l'ouest de la Terre Alexandre, cet iso- 
therme remonte vers le nord pour longer extérieurement la région ouest 
du continent sud-américain, puis au nord de l'archipel Palmer s'infléchit 




ensuite vers Test, pour passer par le détroit de Bransfield, entre le con- 
tinent et les Shetland du Sud, et obliquer ensuite franchement au nord- 
est jusque vers le 60° sud, de façon à englober les Orcades du Sud ; puis 
il s'infléchit ensuite légèrement vers le sud-est. 

Il est évident que, pour la même période de l'année, cet isotherme 
peut varier d'une année à l'autre d'après les conditions de climat et de 
glaciation annuelles, mais il doit toujours se rapprocher de la limite que 
nous venons de fixer. 

Expédition Charcot. — L. G.ux. — Flore algologique. 12 



90 FLORE ALG0L0GIQUE. 

La carte précédente donne les isothermes dressés par Rouch d'après ses 
observations faites au cours de la navigation du « Pourquoi Pas ? » 
pendant les mois de décembre (1908-1909) et janvier (1909-1910). 

Dans les autres parties de l'Antarctique, on rencontre toujours ces 
basses températures. 

IV. — Au cours de la campagne du « Challenger » dans la région antarc- 
tique située entre 60 et 66° 30' de lat. S., 70 et 90° de long. Est 
Greenwich, c'est-à-dire au sud de l'île de Kerguelen, la moyenne de tem- 
pérature pendant le séjour de l'expédition dans ces régions était pour 
l'air de — 0°,7 et pour la mer de + 0°,3. 

V. — Au cap Adare (Terre Victoria), situé par 170°, 9 long. E. Green- 
wich et 71° 18' lat. S., les observations de Louis Bernacchi pendant 
l'expédition de la « Southern Cross » (1898-1900) ont donné les résultats 
suivants: 

Moyennes mensuelles de la température de l'air pendant l'année 1899. 



Mars 
1899. 


Avril 
1899. 


Mai 
1899. 


Juin 
1899. 


Juillet 
1899. 


Août 
1899. 


Sept. 
1899. 


Octobre 
1899. 


Nov. 
1899. 


Dec. 
1899. 


Janvier 
1900. 


—8° 


12o 2 


-19o,8 


— 24°,9 


— 22p,8 


— 25°,2 


—24°,6 


—18o,8 


— 7°,5 


— 0°,2 


+0o,7 



La température de la mer est presque toute l'année restée inférieure 
à 0'. 

Bernacchi donne encore les chiffres suivants pour la région de la 
Terre Victoria pendant la saison chaude : 



Latitudes sud 

Températures de l'air 
— de la mer 



60° à 65° 
— 0O.9 
— 1°4 



65 



à 70° 

4o,3 

4o,8 



70° à 74° 
—2o,l 
— 2°.0 



74° à 78° 
-4°,1 . 
— 1°,7 



Nous voyons donc que toute la région antarctique pendant l'année 
entière présente une grande uniformité de basses températures. Celles de 
la mer restent toujours inférieures ou très peu supérieures à 0°. 



ALGUES ANTARCTIQUES. 91 

D. — INFLUENCE DES MARÉES. 

Les observations sur les marées dans celle région antarctique, dues à 
notre camarade R. GodfroyfSur quelques résultats de l'étude des marées 
antarctiques observées au cours de l'Expédition Française au Pôle Sud 
[Compt. rend. Acad. des Sciences, 1910. t. CLT, 2, p. 1 10.*; ont montré que 
la marée diurne a une importance beaucoup plus grande que la marée 
semi-diurne : elle vaut en moyenne une fois et demie la marée semi- 
diurne et peut dépasser une amplitude de l n \o0. Godfroy a constaté 
aussi que la pression barométrique exerçait son influence sur le niveau 
de la mer et que, à un déplacement de 1 millimètre de la colonne de 
mercure, correspondait un déplacement en sens inverse du niveau de 
la mer de l cm ,45. — Ces deux influences, lorsqu'elles agissaient dans le 
même sens, ont donné des amplitudes de marées dépassant 2 mètres. 

E. — INFLUENCE DES GLACES. 

Comme l'a montré Skottsberg, l'influence de la glace est très grande 
sur la répartition de la végétation algologique. 

Le long des côtes, partout où se trouvent des glaciers dont le pied 
baigne directement dans la mer, il ne peut se produire, au moins dans 
les régions de faible profondeur, aucune végétation marine. C'est surtout, 
comme nous l'avons indiqué, là où l'influence de la glace n'est pas con- 
tinuelle, c'est-à-dire où certaines régions de la côte en sont débarrassées 
pendant une partie de l'année et présentent la roche à nu, que les Algues 
peuvent s'établir. Ces conditions sont surtout remplies sur le pourtour 
des terres et surtout des îles basses, qui présentent en été quelques 
petites plages, comme c'est le cas pour l'île Petermann. 

Ces plages, suivant la saison, présentent deux aspects bien différents. 
C'est d'abord en hiver une période pendant laquelle la vie végétale doit 
être en partie suspendue ; les plages sont recouvertes par la banquise 
qui emprisonne quelques Algues restées en place. Cette banquise, 
sous Tinfluence journalière de la marée, et parfois aussi de la houle, 



92 FLORE ALGOLOGIQUE. 

rabote constamment la surface des rochers et permet presque seu- 
lement aux Algues calcaires, grâce à leur dureté d'une part, à leur posi- 
tion sur les parois verticales ou rentrantes et les creux des rochers 
d'autre part, de pouvoir rester en place. Cette première période, qui est 
la plus longue, dure depuis la fin de mars jusqu'en octobre. 

C'est ensuite pendant les mois les plus chauds, c'est-à-dire d'octobre 
à mars, la période active, végétative, qui dure environ quatre mois. La 
zone littorale se débarrasse peu à peu de la banquise qui l'emprisonnait, 
et en quelques semaines elle se recouvre, dans les endroits favorables, 
d'une végétation assez abondante. 

Mais, pendant ces mois d'été, les glaces flottantes, fragments de ban- 
quises ou débris de glaciers, continuent à exercer leur influence des- 
tructive sur la végétation algologique. Elles sont la principale cause de 
la pauvreté des Algues dans ces régions antarctiques. Ces glaces de 
dérive, transportées par les courants, sont chassées par les vents vers les 
plages qu'elles envahissent au moment de la haute mer (PI. VII, fig. 5). 
Si la mer était tout à fait calme, sans houle, à marée basse, ces glaçons 
s'échoueraient lentement sur place pour être ensuite repris par la mer mon- 
tante et flotter à nouveau, sans causer de grand dommage aux Algues fixées 
sur les rochers. Mais la mer étant toujours plus ou moins agitée, sous l'in- 
fluence de la houle, ces débris de banquise, par leur déplacement conti- 
nuel, roulent sur les cailloux et les rochers et enlèvent tous les corps de 
faible résistance qui se trouvent à la surface de ces derniers. Seules les 
Algues placées à l'abri, dans des creux, entre des rochers ou des cailloux, 
peuvent braver l'assaut des glaces. 

Il n'y a pas que la zone littorale qui soit exposée à cette destruction. 
Il en est de même pour la région sublittorale et les régions plus pro- 
fondes. Ce ne sont plus alors des débris de banquise qui agissent, mais les 
ice-blocks et les icebergs qui, avec leurs éperons sous-marins, raclent 
tout ce qu'ils touchent sur leur passage. Là aussi, dans ces fonds plus 
ou moins grands, les seuls endroits abrités peuvent conserver une flore 
assez abondante. 



ALGUES ANTARCTIQUES. 93 

F. — INFLUENCE DE LA LUMIÈRE. 

La végétation antarctique s'est aussi adaptée au manque de lumière 
qui persiste pendant une grande partie de l'année. Cette diminution de 
la lumière est due d'abord à la couche de glace (accrue constamment par 
des précipitations de neige) qui, dans la saison froide, recouvre la surface 
de la mer et peut atteindre une grande épaisseur. Elle est due aussi à la 
nuit polaire, qui est de plus en plus longue à des latitudes de plus en plus 
grandes : vers le 66° sud, au milieu de l'hiver, il y a à peine deux heures 
de jour d'une lumière très atténuée, plutôt crépusculaire. 

Nous avons pu constater à plusieurs reprises, au cours de l'hiver, que, 
sous la banquise, vivait un plankton dont les quantités pèchées étaient 
très appréciables jusqu'à une centaine de mètres de profondeur. 

DISTRIBUTION DE LA FLORE MARINE ANTARCTIQUE. 

Avec Skottsberg, nous entendons par région littorale la zone comprise 
entre les niveaux de la plus haute et de la plus basse mer. De même nous 
attribuons à la région sublittoralc la zone comprise depuis le niveau de 
la plus basse mer jusqu'à une profondeur d'une quarantaine de mètres, 
que nous pensons être la limite extrême des Desmarestia, Algues qui 
caractérisent cette région. Enfin lui fait suite la zone élittorale, qui doit 
se terminer vers 150 mètres, profondeur que nous croyons être la limite 
extrême de dispersion des Algues. 

Nous allons passer successivement en revue ces trois zones en exami- 
nant les espèces algologiques qui, d'après nos recherches, nous semblent 
appartenir à chacune d'entre elles. 

I. — Région littorale. 

La région littorale de l'île Petermann que nous avons pu étudier en 
détails nous a fourni les observations suivantes : aux environs de Port- 
Circoncision (point d'hivernage de l'expédition), du côté du chenal de 
Lemaire, se trouvaient deux petites plages qui, pendant les grandes 
marées, laissaient à découvert un espace d'environ 100 mètres de long 



94 FLORE ALGOLOGIQUE. 

sur une quarantaine de mètres de large (PI. VII, fig. 4). Au début d'octobre, 
la banquise s'est peu à peu disloquée et a libéré ces plages formées de 
rochers rabotés par la friction continuelle des glaces et de cailloux 
entassés dans les parties plus basses (PI. VII, fig. G; PI. VIII, fig. 7). 
A cette époque, la flore était pauvre : aucune Algue à la surface des cail- 
loux et des rochers ; mais, près du niveau de la basse mer, dans les parties 
abritées des glaces, sous les roches en surplomb, sur leurs parois ver- 
ticales, à la partie inférieure de la première couche de cailloux et tapis- 
sant la partie supérieure de ceux qui se trouvaient au-dessous, une abon- 
dante flore d'Algues calcaires représentées par Lithophyllum œ/juabile, 
L. &itba?itarcticum, Lithothamnion grânuliferwn, L. Mangini, puis 
Hildbrandtia Le Cannelieri et une Phéophycée appartenant au genre 
Lithoderma. Dans les creux, entre les cailloux, se trouvaient de vieilles 
frondes de Gracilaria simplex et au niveau des très basses mers quelques 
touffes de. Desmarestia compressa. 

Peu à peu, sur les rochers les plus élevés de la plage, outre des diato- 
mées filamenteuses, se développaient Urospora penicilliformis et Ulothrix 
australis, tandis qu'un peu plus bas des jeunes frondes de Monostroma 
Harioti envahissaient les rochers, tapissant les petites mares et attei- 
gnant en quelques semaines des dimensions de 'plusieurs décimètres. 
Puis, dans les creux, les fentes des rochers, Y Adenoeystis Lessonii. Près 
du niveau de la basse mer, les vieilles frondes de Gracilaria simplex 
développaient sur leur pourtour de nombreuses proliférations, tandis 
que les cailloux voisins prenaient une teinte rouge due à la germination 
des spores devant donner naissance aux frondes simples du G. simplex. 
Il faut ajouter aux espèces mentionnées Iridœa cordata et Ballia calli- 
tricha . 

Nous voyons donc que, en dehors des Algues calcaires, les principales 
Algues caractéristiques de la zone littorale de l'île Petermann étaient 
Urospora penicilliformis, Monostroma Harioti, Adenoeystis Lessonii et 
Gracilaria simplex. 

Dès le mois de mars, les glaces de dérive, reviennent plus nom- 
breuses vers la plage, souvent amenées par les coups de vent de nord- 
est (PI. VII, fig. 5). Sauf dans les endroits abrités, elles enlèvent peu à 



ALGUES ANTARCTIQUES. 95 

peu les Algues des rochers sur lesquels elles étaient fixées. En avril, la 
banquise se reforme. La vie végétale active de la zone littorale pendant 
ces quelques mois d'été a cessé : elle ne reprendra à nouveau qu'au prin- 
temps suivant, c'est-à-dire après un repos de sept mois. 

Dans une excursion laite le 8 février 1909 aux îles Argentine, nous 
avons trouvé à marée basse une zone littorale très restreinte, large de 
quelques mètres, soumise à l'influence constante des glaces de dérive 
PL VII, fig. 1 l. Aussi la flore était-elle localisée dans les quelques petites 
mares abritées et les fentes des rochers : on y trouvait Enteromorpha 
bulbosa, JEgagropila repens f. antarctica, Urospora penicilliformis, Ulo- 
thrixausiralis, Lithoderma, Adenocystis Lessonii et des Algues calcaires 
qui devaient être les mêmes espèces qu'à l'île Petermann. Il n'y avait 
aucune trace de grandes Algues : cette absence doit être due à l'érosion 
continuelle de la côte en cet endroit sous l'influence des glaces flottantes. 

Au cap Tuxen, où la zone littorale ne forme qu'une simple terrasse 
soumise, elle aussi, à l'activité destructive delà glace, nous n'avons trouvé 
que Lithophyllum et Lithothamnion. 

Plus au nord, par 64° 49' sud, dans le chenal de Roosen, aux environs 
de Port-Lockroy lilc Wiencke), nous avons trouvé quelques petites plages 
moins soumises pendant l'été à l'influence néfaste de la glace. La flore 
rencontrée se rapproche beaucoup de celle de Petermann : Monostroma 
Harioti, M. applanatum, Urospora penicilliformis, Ulothrix australis, 
Adenocystis Lessonii. Lithoderma, Gracilaria simples, Iridœa corda lu. 
Plocamium cocci?ieum, Lithophyllum œquabile, Lithothamnion Mangini, 
Hiîdbrandtia Le Canne/ieri. 

Pendant nos deux séjours à l'île Déception (décembre 1908-1909), 
nous avons exploré quelques petites plages de la baie intérieure de l'île 
Port-Foster) . Elles sont formées soit de sables volcaniques (la flore est 
alors localisée sur les quelques cailloux qui émergent de ce soi meuble), 
soit de tufs volcaniques. Les principales espèces rencontrées étaient : 
Mon ostr orna Harioti, M. applanatum, Ulothrix australis, U.flacca, Acrosi- 
phonia arcta, I rospora penicilliformis, Adenocystis Lessonii, Gracilaria 
simplex, Plocamium coccineum. 

Toutes ces Algues présentent un port beaucoup plus vigoureux que 



96 FLORE ALGOLOGIQUE. 

dans les autres stations où nous les avons trouvées. Peut-être cet état 
particulier est-il dû à la quantité de matières organiques en suspension 
dans l'eau de mer et qui sont dues aux nombreux cadavres de baleines 
abandonnés par les baleiniers dans Port-Foster. D'autre part, cette île 
Déception, qui est un ancien volcan, présente encore quelques signes 
d'activité qui se manifestent soit par des fumerolles, soit surtout par le 
suintement sur la zone littorale (et cela est très net dans toute la partie 
nord de l'anse des Baleiniers) de sources thermales dont la température 
avant le mélange à l'eau de mer est de 68° C. ; ces eaux, dont Valette a 
donné la composition chimique [Viaje a las islas Orcadas australes {Annales 
ciel Ministerio de Agricultura, t. III, n° 2, p. 13, Buenos-Ayres, 1906)], 
doivent exercer aussi une influence sur la croissance de ces Algues. 

II. — Région sublittorale ou zone à " Desmarestia ". 

A la partie supérieure de cette région que nous avons surtout étudiée à 
l'île Petermann, on retrouve quelques Algues appartenant aussi à la zone 
littorale, comme Lithophyllum, Lithothamnion, Hildbrandtia Le Can- 
nelieri, Iridœa cor data, Gracilaria simplex, Adenocysiis Lessonii. Mais 
c'est surtout la présence des Desmarestia qui la caractérise. 

Sur le pourtour de l'île Petermann, là où le rocher était visible, et 
jusqu'à la limite extrême de visibilité dans l'eau (15 à 20 mètres), nous 
avons toujours aperçu, surtout dans les endroits abrités, Desmarestia 
compressa et quelques frondes de D. Willii. Dans cette région de la Terre 
de Graham, cette zone est aussi caractérisée par deux Floridées : Gigar- 
tina radota et Curdiea Racovitzœ. 

En tenant compte des récoltes faites au voisinage des îles Déception 
et du Roi- George, nous croyons pouvoir rattacher à cette zone Desma- 
restia a?iceps, D. ligulata, Phyllogigas grandi folius , Lessonia clubia, Dur- 
villea antarctica, Cystosphœra Jacquinotii. 

Dans Port-Foster (île Déception), nous avons recueilli de nombreux 
Gracilaria simplex jusqu'à 35 mètres de profondeur. 

Nous pouvons aussi rapporter à cette région : Porphyra lacinïata, 
Chondrus crispas, Gymnogongrus norvégiens, G. Turqueti, Callymenia 



ALGUES ANTARCTIQUES. 97 

antarctica, Gracilaria confervoides, Plocamium eoccineum, PI. Hookeri, 
Callophyllis variegata, Nitophyllum Mangini, Dclesseria quercifolia, 
Ptilonia magellanica, Delisiapulchra, Ptilota Eatoni, Polysiphotiia abscissa, 
Peyssonnelia Harveyana . 

.Mentionnons pour les Orcades du Sud, d'après les études de Gepp et 
d'Holmes, les espèces suivantes draguées dans la baie Scotia par des 
fonds de 15 mètres : 

Scytothamnus rugulosus, Acanthoeoccus spinuliger, Plocamium eocci- 
neum, PI. Hookeri, /'/. secimdatiim, Pteridium proliferum, Cryptonemia 
luxurians, Petrocelis cruenta, Lithothamnion Schmitzii, Lithophyllum œqua- 
bile, L. subantarcticurn. 

III. — Région élittorale. 

Kjellman {A/g. arct. Sea) serait porté à croire que les Algues ont une 
aire de dispersion très vaste en profondeur pouvant atteindre plusieurs 
centaines de mètres. 

Pour Rosenvinge,au contraire (A/g. Gronl.Kyst., p. 234), aucune Algue 
sur la côte du Groenland ne peut être trouvée à plus de 50 mètres. Rosen- 
vinge propose de « fixer la limite inférieure de la région sublittorale à la 
limite inférieure de la végétation, en sorte que la région élittorale com- 
prenne toute la partie du fond qui est sans végétation. Cette limite 
paraît se trouver le plus souvent entre 20 et 30 brasses de profondeur». 
Pour Skottsberg, les Algues ne doivent pas dépasser une profondeur de 
100 à 150 mètres : nous sommes de cet avis, et nous estimons que 
150 mètres doit être leur extrême limite de dispersion. 

Au cours des divers dragages, nous avons recueilli quelques espèces 
à des profondeurs assez grandes : elles étaient soit entières, ou bien ne 
présentaient que des fragments peut-être apportés par les courants ou 
par les glaces, et qui se seraient ensuite déposés sur de plus grands 

fonds. 

Un dragage fait le 26 janvier 1908 par 125 mètres, sur fond de roche, 
dans le chenal de Roosen (64° 48' lat. S. et 63° 31' long. W. Greenwich), 
nous a ramené Gymnogongrus norvegicus, des fragments de Plocamium 

Expédition Charcol. — L. Gain. — Flore algologique. 10 



98 FLORE ALGOLOGIQUE. 

coccineum, Nitophylium Smithii, Polysiphonia abscissa, Delesseria c/uer- 
cifûïia et des fragments de Desmarestia compressa. 

Le long de la côte de l'île Petermann, nous avons recueilli, par des 
fonds de 50 à 80 mètres, Gymnogongrus norvégiens, Chondrus crispus, 
des fragments de Desmarestia compressa et un gros caillou sur lequel 
était fixé Lithothamnion Lenormandi. 

Il est fort difficile de tirer parti de ces quelques observations. On ne 
pourra arriver à des données plus certaines sur la répartition de cette 
flore antarctique aux grandes profondeurs qu'en multipliant, dans une 
même région, des opérations entreprises avec méthode. 

En résumé, nous voyons, d'après ce qui précède, que la flore algologique 
antarctique présente, autant que nos connaissances actuelles peuvent 
nous permettre de conclure, un caractère de monotonie très net. Pauvre 
en espèces, elle est caractérisée par l'abondance de certaines de ces 
espèces et surtout par l'uniformité de distribution que ces espèces 
présentent dans toute cette région antarctique sud-américaine. Cette 
uniformité de distribution doit être due surtout, dans toutes ces régions 
froides, à la faible variation annuelle des conditions physiques dans 
lesquelles ces plantes vivent. 



CHAPITRE V 

DISTRIBUTION ET RELATIONS DE LA FLORE 
ALGOLOGIQUE ANTARCTIQUE 

Si nous examinons la flore algologique des régions antarctiques au 
point de vue de sa distribution géographique et de ses relations avec 
les autres régions du globe, nous voyons qu'on peut classer les éléments 
dont elle se compose en trois catégories : 

A. Élément endémique ; 

13. Élément circumantarctique ; 

C. Élément étranger. 

A. — ÉLÉMENT ENDÉMIQUE. 

Sur les 70 espèces trouvées dans les régions antarctiques, 22 peuvent 
être actuellement considérées comme endémiques : 



* Monoslroma endivisefolium Gepp. 

— Harioli L. Gain. 

— applanalum L. Gain. 
Ulolhrix auslralis L. Gain. 
JEgagropila repens (J. Ag.) Kg. f. anlarc- 
lica L. Gain. 

Phœurus aniardicus Skottsb. 
Lessonia dubia L. Gain. 
Phseoglosstim monacanthum Skottsb. 
Cystosphsera Jacquinolii (Mont.) Skottsb. 
Desmaresiia anceps (Mont.) L. Gain. 
**Phyllophora anlarclica Gepp. 



Gymnogongrus Turqueli Hariot. 
Adinococciis boirytis L. Gain. 
Callymenia anlarclica Hariot. 
Curdiea Racovilzœ Hariot. 
Gracilaria simplex Gepp. 
Nilophyllum Mangini L. Gain. 
* Pleridium proliferum Gepp. 
* Hydrolapalluim slephanocarpum Gepp. 

* * Spongoclonium orlhocladum Gepp. 

* * Lilholhamnion Coulmanicum Fosl. 

— Mangini Lemoine et Rosenv. 



Les espèces dont les noms sont précédés d'un astérisque sont localisées 
aux iles Orcades, celles précédées de deux astérisques à la Terre Victoria. 
Toutes les autres, à part le Gracilaria simplex, qui se trouve à la fois à la 



ioo FLORE ALG0L0GIQUE. 

Terre Victoria et dans l'Antarctide sud-américaine, sont localisées dans 
les régions antarctiques sud-américaines. 

B. — ÉLÉMENT CIRCUMANTARCTIQUE. 



1" Les 2i espèces suivantes se retrouvent dans les régions circum- 
antarctiques : 



* * Geminocarpus geminahis (Hook.et Harv.) 

Skottsb. 
Desmarestia Willii Reinsch. 
** — ■ compressa (Reinsch) Skottsb. 

* * — Rossii Hook. et Harv. 

* Scylolhamnus^ rugulosus (Bory) Kjellm. 
*Lessonia flavicans Bory. 
Phyllogigas grandifolius (Gepp) Skottsb. 
* Aeanthococcus spinuliger J. Ag. 

* * Plocamium secundalum Kg. 

— Hookeri Harv. 



**Nitophyllum Smithii Hook. f. et Harv. 
**Delesseria quercifolia Bory. 
**Ptilonia magellanica (Mont.) J. Ag. 
*Pîeronia peclinala Schmitz. 
Piilonia confluens Reinsch. 

— Eatoni Dickie. 

* Lithothamnion Schmiizii Hariot. 

— ■ granulifenun Fosl. 
Lilhophyllum se ;uabile Fosl. 

— subanlarciicum (Aresch.) Fosl. 
* Hildbrandtia Le Cannelieri Hariot. 



Phyllogigas grandifolius, Ptilota confluens et Lithophyllum œquabile ne 
se rencontrent qu'à la Géorgie du Sud ; les espèces précédées d'un asté- 
risque sont localisées à la zone circumantarctique sud-américaine ; 
Ptilota Eatoni est confinée à Kerguelen ; les espèces précédées de deux 
astérisques sont communes aux régions circumantarctiques sud-améri- 
caines et à Kerguelen. 

Desmarestia Willii et Plocamium Hookeri sont circumantarctiques. 

2° On ne peut détacher de ce second groupe les 9 espèces suivantes : 



Enieromorpha bulbosa (Suhr) Kg. 
Adenocysiis Lessonii (Bory) Hook 

Harv. 
Durvillea anïarctica (Gham.) Hariot. 
Gigariina radula (Esp.) J. Ag. 



et 



Callophyllis variegala (Bory) Kg. 
Delisea pulchra (Grev.) Mont. 
Polysiphonia abscissa (Hook. et Harv. 
Ballia callitricha Mont. 
Liiholhamnion anlarclicum Fosl. 



En dehors du Gigartina radula recueilli en Californie et en Nouvelle- 
Zélande, les autres espèces, en dehors des régions circumantarctiques, 
sont surtout localisées aux îles sud-australiennes et la Nouvelle-Zélande. 



DISTRIBUTION DES ALGUES ANTARCTIQUES. 



101 



C. 



ÉLÉMENT ÉTRANGER. 



Il est représenté par les 18 espèces suivantes : 



Uloihrix flacca (Dillw.) Thur. 
Urospora penicilliformis (Roth) Aresch. 
Acrosiphonia arda (Dillw.) J. Ag. 
Desmareslia ligulata (Lightf.) Lam. 
Porphyra laciniala Ag. 
Chondrus cris pus Lyngbyc. 
Iridsea cordala (Turn.) J. Ag. 
Gyninogongrus norvegicus (Gunn.) J. Ag. 
Gracilaria dumonlioides (Harv.) Gepp. 
— confervoides (L.) Grev. 



Gracilaria ? mulliparlila (Clem.) Harv. 
Epymenia ? obtusa (Grev.) Kg. 
Plocamium coccineum Lyngbye. 
Delesseria ? sinuosa (Good. et Woodw. 

Lam. 
Cryptonemia luxurians J. Ag. 
Petrocelis cruenla J. Ag. 
Peyssonnelia Harveyana Crouan. 
Lilhoihamnion Lenormandi (Aresch.) Fosl 



A part le Cryptonemia luxurians, qui est une plante des régions chaudes ; 
VEpymeniat obtusa, qui se trouve au cap de Bonne-Espérance; le Gynino- 
gongrus norvegicus, distribué dans la Méditerranée et le nord de l'Atlan- 
tique; les Gracilaria confervoides, Gracilaria? multipartita et Plocamium 
coccineum, qui sont plus ou moins cosmopolites, — les autres espèces font 
surtout partie de la flore algologique des régions boréales. 

Dans le tableau suivant, nous donnons la liste des Algues recueillies 
jusqu'à présent dans les régions antarctiques, c'est-à-dire au-dessous 
du 60° de lat. S., avec la distribution des différentes espèces. 



102 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



NOMS DES ESPÈCES. 



Enteromorpha bulbosa (Suhr) Kg. 



Monostroma endivisefolium Gepp. 
- — Harioti L. Gain 

— applanatum L. Gain 

Ulolhrix australis L. Gain 

— flacca (Dillw.) Thur 

Urospora penicilliformis (Roth) 
Aresch 

Mgagropila repens (J. Ag.) Kg. f. 

anlarclica L. Gain 

Acrosiphonia arda (Dillw.) J. Ag .. 

Geminocarpus geminatus (Hook et 
Harv.) Skottsb 

Desmarestia anceps (Mont.) L. 
Gain 

— compressa (Reinsch) Skotts. 

— Rossii Hook. et Harv 

— ligulata (Light.) Lamour. . . 

— Willii Reinsch 

Phseurus anlardicus Skottsb 

Scylolhamnus rugulosus (Bory) 

Kjellm 

Adenocysiis Lessonii (Bory) Hook 
et Harv 

Lessonia ? flavicans Bory 

Lessonia dubia L. Gain 

Phyllogigas grandifolius (Gepp) 

Skottsb 

Phseoglossum monacanthum Skotts. 
Durvïllea anlarclica (Cham.) Ha- 

riot 

Cyslosphsera Jacquinolii (Mont.) 

Skottsb 

Porphyra laciniaia Ag 



RÉGIONS 




RÉGIONS 


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Pacifique sud, Amé- 
rique, cap de Bonne- 
Espérance, Tasma- 
manie, Chatham. 



Nord - Atlantique, 
Groenland , Norvège. 

Nord - Atlantique, 
Spitzberg, Nouvelle- 
Zemble, Groenland. 



Angleterre, France, 
Danemark, Nor- 
vège. 



Cap de Bonne-Espé- 
rance, Australie, 
Atlantique, Paci- 
fique nord. 



Tasmanie, Nouvelle- 
Zélande. 



Nouvelle - Zélande, 
Chatham, Snares, 
Sud-Amérique. 



Méditerranée, Nord- 
Atlantique. 



DISTRIBUTION DES ALGUES ANTARCTIQUES. 



103 



NOMS DES ESPÈCES. 



Chondrus crispus Lyngbye 

Iridœa cordala (Turn.) J. Ag 
l'hyllophora anlarciica Gepp 
Gigarlina radula (Esp.) J. Ag. . . . 

Gymnogongrus norvégiens (Gunn. 
J-Ag 

— Turqueti Hariot , 

AcIinococcLis boîryiis L. Gain 

Callophyllis variegaîa (Bory) Kg . , 

Callymenia anlarciica Hariot 

Acanlhococcus spinuiiger J. Ag . . . 

Curdiea Bacovilzx Hariot 

Gracilaria simplex Gepp 

— • dnmoniioides (Harv.) Gepp 

— confervoides (L.) Grev 



— ? mulliparlila (Clem.) Harv. 

Epymenia ? oblusa (Grev.) Kg .. . 

Plocamiwn coccineum Lyngbye .. . 
— ■ secundatum Kg 

— Hookeri Harv 

Nilophyllum Mangini L. Gain . . . 

— Smithii Hook. fil. et. Harv . 
Pieridium proliferum Gepp ...... 

Hydrolapaihum slephanocarpum 

Gepp 

Delesseria qnercifolia Bory 

— Isinuosa (Good. et Woodw.) 

Lam 



Plilonia magellanica (Mont.' 

j.Ag : 

Deiisea pulchra (Grev.) Mont 



Poiysiphonia abscissa Hook. et 
Harv 



RÉGIONS 

ANTARCTIQUES. 



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RÉGIONS 

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AUTRES LOCALITÉS. 



Nord-Atlantique (Eu- 
rope, Amérique). 
Pacifique nord, Chili. 

Cap de Bonne-Espé- 
rance, Nouvelle- 
Zélande, Californie. 

Méditerranée, Atlan- 
tique nord. 



Pacifique sud-est, 
Nouvelle - Zélande, 
Saint-Paul, Nou- 
velle-Guinée, Chili. 



Bégion boréale. 

Cap de Bonne-Espé- 
rance, Philippines, 
Atlantique, Méditer- 
ranée. 

Nord - Atlantique, Mé- 
diterranée. 

Cap de Bonne-Espé- 
rance. 

Cosmopolite. 

Ile Macquarie. 



Pacifique. 

Atlantique nord, Arc- 
tique et Pacifique. 



Tasmanie, Nouvelle- 
Zélande, Nouvelle- 
Hollande. 

Tasmanie, Nouvelle- 
Zélande. 



104 



FLORE ALG0L0GIQUE. 



NOMS DES ESPECES. 



Pteronia peclinata Schmitz 

Spongoclonium orthocladum Gepp. 
Plilola confluens Reinsch 

— Eatoni Dickie 

Ballia callifricha Mont 

Crypionemia luxurians J. Ag 

Peirocelis cruenta J. Ag 

Peyssonnelia Harveyana Crouan. . . 

Lithoihamnion anîardicum (Hook 

et Harv.) 

— Schmilzii (Hariot) Fosl .. . . 

— coulmanicum Fosl 

— Lenormandi (Aresch.) Fosl. 

— granuliferum Fosl 

— Mangini Lemoine et Ro- 

senv 

Liihophyllum (Aniarclicophyllum 
sequabile Fosl 

— (Antarcïicophyllum) suban- 

îardicum Fosl 

Hildbrandiia Le Cannelieri Hariot, 



RÉGIONS 








RÉGIONS 


ANTARCTIQUES. 




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AUTRES LOCALITÉS. 



Tasmanie, Nouvelle- 
Zélande, Sud-Aus- 
tralie. 

Canaries, cap Vert, 
Brésil, Martinique. 

Europe, Nord-Amé- 
rique. 

Atlantique. 

Tasmanie. 



Nord-Atlantique . 



Pour être complet, il faut ajouter à cette liste quelques plantes non déterminées spécifiquement, appartenant aux genres 
Ulva, Entoderma, Rhizoclonium, Cladophora, Litkoderma, Zonaria, Ahnfeltia, Rhodymenia, Callithamnion, Ceramium. 



DEUXIÈME PARTIE 

LA FLORE ALGOLOGIQUE MARINE 
DE LA RÉGION SURANTARCTIQUE 

CHAPITRE PREMIER 

Sur la carte générale desrégions australes, nous avons indiqué la limite 
nord des icebergs, masses de glaces souvent énormes qui, détachées du 
continent antarctique, ont été ensuite entraînées au gré des vents et sur- 
tout des courants en des latitudes plus septentrionales, tout en disparais- 
sant peu à peu par fusion sous l'influence des températures plus élevées 
de la mer et de l'air. 

Toute cette zone circumpolaire, soumise à l'influence de ces glaces de 
dérive, a conservé un climat assez rigoureux et assez uniforme, sans 
grands écarts de température durant l'année, aussi bien pour la mer que 
pour l'air : c'est à cette région que l'on a donné le nom de région 
circum ou subantarctique. 

Située entre le 60° de latitude vers le sud et environ de 48° vers le 
nord, la région subantarctique comprend l'Extrême-Sud de l'Amérique 
depuis le détroit de Magellan, les îles Falkland, la Géorgie du Sud, les îles 
Bouvet, Marion, du Prince-Edouard, Crozet, Kerguelen, Macdonald, 
Heard, Macquarie, Campbell, Auckland. 

Après avoir étudié la flore algologique marine des régions antarctiques, 
nous allons aborder l'étude de cette flore dans les régions subantarctiques. 

Nous passerons successivement en revue la flore algologique de : 

1 ° La Géorgie du Sud ; 

2° L'Amérique subantarctique (Terre de Feu, cap Horn, Falkland); 

3° L'île Kerguelen ; 

4° Les îles subantarctiques sud-australiennes (Auckland, Campbell, 
Macquarie). 

Expédition Charcot. — L Gain. — Flore algologique. « 



io6 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Pour chacune de ces régions, nous allons exposer brièvement les con- 
ditions de température dans lesquelles vivent les Algues, puis, après l'his- 
torique des recherches effectuées, donner une liste de toutes les espèces 




••Lvnite- nord, de leu banquise- 
r.Lunite. nord des glaces de derme 



\ a. .limite nord des icebergs. 

Limite nord de hz, zone àraorumïaTcàgue. 



Carte générale des régions antarctiques. 



recueillies et signaler les caractères généraux de la flore et les relations 
de celle-ci avec la flore des autres contrées. 

Nous donnerons ensuite une idée d'ensemble de la flore algologique 
de toute la région australe (antarctique et subantarctique) ; puis nous 
tenterons une comparaison avec celle des régions boréales. 



CHAPITRE 11 

LA GÉORGIE DU SUD 

I. _ SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET CLIMAT. 

La Géorgie du Sud est située entre 54° et 55° de lat. S., 36° et 38° de 
long. AV. Greenwich, à 1 050 milles environ dans Lest de la Terre de 
Feu. 

Bien que placée par la même latitude que la Terre de Feu, elle est 
soumise à un climat beaucoup plus rude, qui est dû à la fréquence, dans 
"ses parages, des icebergs et même des glaces de dérive. Vers le Sud, en 
effet, la banquise se forme pendant l'hiver aux îles Orcades, c'est-à-dire 
jusqu'au 60° de latitude, et, au cours de l'été, les débris de cette banquise 
ainsi que des glaces provenant de la mer de Weddell remontent jusqu'à la 
Géorgie du Sud. 

La moyenne annuelle de la température n'est que de -\- 1°,4; celle des 
mois d'été (décembre à février) de -f- 4°, 56, celle des mois d'hiver de 
— l°,80. La température de la mer en surface ne dépasse guère -|- 4° pen- 
dant l'été ; elle reste parfois inférieure à durant l'hiver. 

C'est donc un climat froid, sans grands écarts de température, se rap- 
prochant du climat antarctique. La Géorgie du Sud présente le trait 
d'union entre les régions antarctiques et subantarctiques. 

II. — HISTORIQUE. 

C'est à la suite de l'expédition allemande de 1 882-1 883 que furent donnés, 
grâce aux recherches et aux récoltes du D r F. Will, les premiers rensei- 
gnements sur la flore algologique de la Géorgie du Sud. 

Reinsch en publia les résultats en 1 888 [Species et gênera nova Algarum 
ex insula Georgia australi (Ber. Deutsch. bot. Ges., VI, Berlin, 1888)1 et 



108 FLORE ALGOLOGIQUE. 

en 1890 [Zur Meeresalgenflora von Sud-Georgien (Die intern. Polar for- 
schung, die Deutsch. Exp., II, Hamburg)]. 

Puis, au cours de l'expédition suédoise (1901-1903), Skotlsberg, pen- 
dant un séjour à la baie Cumberland du 23 avril au 14 juin 1902, fît de 
très importantes récoltes, dont il a commencé à publier l'étude dans les 
rapports scientifiques de l'expédition d'Otto Nordenskjôld (Zur Kenntnis 
cler subant.und. ant. Meeresalgen, I, Phœophyceen, Stockholm, 1907). 



III. — ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA FLORE ALGOLOGIQUE 

DE LA GÉORGIE DU SUD. 

11 est difficile actuellement de donner une idée assez exacte de la con- 
stitution de la flore algologique de la Géorgie du Sud, les récoltes de 
Skottsberg n'ayant encore été étudiées que pour les Phéophycées, et les 
études de Reinsch laissant quelques doutes sur d'assez nombreuses 
espèces. 

Environ 75 espèces ont été recueillies à la Géorgie du Sud. Sur ce 
nombre, 29 semblent endémiques; 3 (Phyllogigas grandi folius , Ptilota 
confluens, Lithothamnion sequabilé) se retrouvent seulement dans la 
région antarctique sud-américaine. 

Les espèces suivantes sont communes à la région subantarctique sud- 
américaine : Ectocarpus exiguus, *E. Constancise, *Geminocarpus gemi- 
natus, Halopteris obovata, Corycus prolifer, * Utriculidium Durvillei, 
Scytosiphon Decaisnei, * Desmarestia compressa, Myrionema maci^ocarpum, 
*Lessonia nigrescens, *L. flavicans, *Durvillea Harveyi, * Delesseria querci- 
folia, Polysiphonia anïsogona, Pteronia pectinata, Lithothamnion Schmitzii 
(celles précédées d'un astérisque se retrouvent à l'île Kerguelen). 

Desmarestia Wil/ii, Scytothamnus austràlis, Cœpidium antarcticum, 
Adenocystis Lessonii ', Durvilleaantarctica 1 Plocamium Hookeri, B allia calli- 
tricha sont subantarctiques. 

Enfin, sur les 22 espèces appartenant à l'élémentétranger, 4 font partie 
de l'élément austral (Enteromorpha bulbosa, Halopteris funicidaris, 
Macrocystis pirifera, Rhodymenia flabellifolia) et 12 se rencontrent dans 



ALGUES DE LA GÉORGIE DU SUD. 109 

les régions arctiques [Acrosiphonia arcta, Pylaiella littoralis, Ectocarpus 
fasciculalus, Scytosiphon Lomentaria, Phyllitis fascia, Porphyra laciniata, 
Chondrus crispus, Ahnfellia plicata, Euthora cristata, Rhoclymenia i>al- 
mata, Plocamium coccineum, Ceramium rubrum). 



no FLORE ALGOLOGIQUE. 

IV. - LISTE DES ALGUES DE LA GÉORGIE DU SUD. 



NOMS DES ESPÈCES. 


"§p 


g3 
ci 




c3 


ÊtÛ 


S — 


c: 




AUTRES LOCALITÉS. 


SCHIZOPHYCE.ffi. 




















' Lepiolhrix s pissa Rabenh 


+ 
+ 
+ 
















Helgoland. 


? — robusta Reinsch 


? Nostoc subtilissimum Reinsch 


CHLOROPHYCEiE. 




















Enteromorpha bulbosa (Suhr) Kg 

? Hormiscia parasitica Reinsch 

Acrosiphonia arda (Dillw.) J. Ag .... 


+ 

+ 
+ 
+ 


+ 
+ 


+ 
+ 


+ 
+ 


+ 
+ 




+ 


+ 


Chili, Pérou, cap de Bonne- 
Espérance. 

Atlantique nord. 


PHiEOPHYGEiE. 




















ECTOCARPACEffi. 




















Pylaiella liiioralis (L.) Kjellm 


+ 

+ 
+ 
+ 

+ 
+ 
+ 
+ 
+ 


+ 


+ 
+ 
+ 

+ 


+ 
+ 
+ 

+ 


+ 

+ 




+ 
+ 


+ 
+ 


Norvège. 

Océan Atlantique. 




— fasciculatus (Griff.) Harv 

Geminocarpus geminatus (Hook. et 
Harv ) Skottsb 


— Austro-Georgise Skottsb 

Enionema ? tenuissimum Reinsch 


Xanlhosiphonia auslro-georgica Skotts 


SPHACELARIACEiE. 




















Halopteris obovata (Hook. et Harv.) 


+ 
+ 




+ 
+ 


+ 
+ 


+ 


+ 


+ 




Tristan da Cunha, Ghileë, 
cap de Bonne-Espérance. 


— ■ funicularis (Mont). Sauv 


ENCŒLIACEiE. 




















Corycus prolifer (J. G. Ag.) Kjellm .. . 
Scylosiphon Lomenlaria (Lyngb.) C. Ag. 

Phyllilis fascia (Mûll.) Kg 

Utriculidium Durvillei (Bory? Hook 
et Harv.) Skottsb ..* 


+ 
+ 

+ 

+ 




+ 
+ 

+ 

+ 


+ 
+ 

+ 
+ 


+ 

+ 


+ 


+ 


+ 

+ 


Nord-Atlant. , nord-Méditer- 
ranée, Adriatique, Japon. 
Cosmopolite. 


STRIARIACE7E. 




















Sticiyosiphon Decaisnei (Hook. et 


+ 




+ 


+ 












DESMARESTIACE^. 




















— compressa (Reinsch) Skottsb.. . 

— ? pteridioides Reinsch 


+ 

+ 
+ 

+ 


+ 
+ 
+ 


+ 
+ 


+ 
+ ? 
+ 


+ 

+ 


+ 

+ 


+ 

+ 




Sud=Afrique, Atlantique, 
Pacifique nord. 



ALGUES DE LA GÉORGIE DU SUD 



in 



NOMS DES ESPÈCES. 




c3 


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s*: 


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?'• 1 


S? 


AUTRES LOCALITÉS. 


DICTYOSIPHONACEffi. 




Scytolliammus ausiralis (Hook. et 


+ 




+ 


+ 






+ 






ELACHISTACEiE. 




+ 


















CHORDAP.IACE.ffi. 




















Myrionema macrocarpum Skottbs 

— incommodant Skottsb 

— ? inconspicuum Reinsch 


+ 
+ 
+ 
+ 
+ 




+ ? 


+ 
+ 


+ 




+ ? 






Csepidium aniarclicum J. G. Ag 


LAMINARIACEiE. 




















Adenocyslis Lessonii (Bory) Hook. et 
Harv 


+ 
+ ? 

+ 

+ 
+ 


+ 
+? 
+ 


+ 
+ 

+ 

+ 


+ 
+ 
+ 

+ 


+ 
+ 
+ 

+ 


+ 
+ 


+ 
+ 




Saint-Paul, Amsterdam, 
cap de Bonne-Espérance, 
Californie, côte Ouest- 
Amérique. 


Lessonia nigrescens Bory 

— > flavicans Bory 

Phyllogigas grandifolius (Gepp) 
Skottsb 


Macrocyslis pirifera (L.) C. A. Ag. . . . 


FUCACE/E. 




















Durvillea anlardica (Cham.) Hariot.. . 


+ 


+ 


+ 


+ 


+ 


+ 


+ 




Sud-Amérique du Sud,? Ta- 
hiti. 


— Harveyi Hook. 'fil 


+ 
+ 
+ 




+ 


+ ? 


+ 










? Himaniothallus spiralis Skottsb .... 
Ascoseira mirabilis Skottsb 


BANGIALES. 




















Porphyra laciniaia Ag 


+ 


+ 


+ 


+ 


+ 






+ 


Atlantique nord, Méditer- 
ranée. 




? Goniolrichum olivaceum Reinsch . . . 


+ 


















FLORIDEiE. 




















NEMALIONALES. 




















GELIDIACEiE. 
















I 


? Choreocolax rhodymenise Reinsch . . . 
? — delesseriœ Reinsch 


+ 
+ 


















GIGAETINALES 




















GIGARTINACEffi. 




















Chondrus crispus Lyngbye 


+ 
+ 
+ 
+ 


+ 
+ 


+ 


+ 
+ 


+ 


+ 




+ 


Atlantique nord. 
Pacifique nord, Chili. 

Atlantique. 


— reniformis Ag 





112 



FLORE ALGOLOGIQUE 



NOMS DES ESPÈCES. 


'5b 


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"5b 


AUTRES LOCALITÉS. 


Ahnfeîtia plicata (Huds.) Fries 


+ 




.+ 


+ 


+ 






+ 


Atlantique nord, Brésil, 
Pérou. 


RHODOPHYLLIDACE^E. 






















+ 














+ 


Atlantique nord. 


RHODYMENIALES 




















SPH^EROCOCCACE^. 




















Gracilaria proliféra Reinsch 

Calliblepharis ciliata (Huds.) Kg 

RHODYMENIACEiE. 


+ 
+ 
















Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 


Bhodymenia flabellifolia (Bory) Mont. 
— palmata Grev 


+ 
+ 

+ 
+ 




+ 
+ 

+ 


+ 

i 


+ 






+ 


Pérou, Chiloë. 
Nord-Atlantique nord, Bré- 
sil. 
Cosmoplite. 


Plocamium coccineum Lyngb 


+ 

+ 


+ 


+ 


+ 

+ 


+ 


+ 


DELESSERIACEffi. 




















? Nitophyllum affine Reinsch 

Delesseria ? carnosa Reinsch 

— ? condensaîa Reinsch 


+ 

+ 
+ 
+ 
+ 

+ 
+ 


+ 


+ 


+ 


+ 










— quercifolia Bory 


— ? polydaclyla Reinsch 

— ? salicifolia Reinsch 

— ? ligulala Reinsch 


BONNEMAISONIACE^. 


















? Bonnemaisonia proliféra Reinsch... . 


+ 


















RHODOMELACEiE. 




















Polysiphonia anisogona Hook. et 
Harv 


+ 

+ 

+ 

+ 


.+ 


+ 
+ 


+ 
+ 


+ 








Saint-Paul. 


Colacodasya inconspicua (Reinsch) 
Schm 


Heterosiphonia merenia Falkenb 

Pleronia pectinata (Hook. et Harv.) 
Schm 


CERAMIACEiE. 












Ptilothamnion microplerum (Mont.) 


+ 
+ 
+ 
+ 


+ 
+ 


+ 
+ 


+ 
+ 


+ 

+ 


+ 
+ 


+ 


+ 


Atlantique, Adriatique. 

Crozet. 

Atlantique, Méditerranée. 


? Plilola confluens Reinsch 


Ballia callilricha Mont 




CB YPTONEMIALES. 




















CORALLINACEjE. 




















Lithothamnion Schmîtzii Hariot 


+ 
+ 


+ 
+ 


+ 


+ 










- 



CHAPITRE III 

L'AMÉRIQUE SUB ANTARCTIQUE 
(TERRE DE FEU. FALKLAND) 

1. _ SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET CLIMAT. 

L'Amérique subantarctique comprend les contrées qui s'étendent de la 
rive patagone du détroit de Magellan au cap Horn. Elle est constituée 
par de nombreuses îles aux côtes très découpées. Il faut rattacher à cette 
région la Terre des États et les îles Falkland, qui présentent une flore 
algologique presque identique. 

, Le climat de cette région est caractérisé par une grande humidité et 
une température très uniforme. 

Les observations de température de Peau de mer et de Pair de J. Lephay, 
faites à la baie Orange pendant le séjour de la « Mission du cap Horn », 
ont donné les moyennes suivantes : 



Air.. 
Mer . 


Octobre 
1882. 


Novembre 
1SS2. 


Décembre 
1882. 


Janvier 
1883. 


Février 
1883. 


Mars 
1883. 


Avril 
1883. 


Mai 
1883. 


Juin 
1883. 


Juillet 
1883. 


Août 
1883. 


+5°,78 
6°,25 


6o,83 
8°,59 


7°,9 
90,66 


7o,78 
100,72 


8o,92 
10o,75 


50,9 

8o,70 


40,94 
70,60 


40,39 

6°,44 


2°,33 
50,66 


3o,20 
50,53 


3o,03 

5°,16 



TEMPERATURES. 



Printemps 
Été 

Automne 
Hiver 
Année . . . 



Air. 

+6o,84 
7o,53 
3o,89 
3o,12 
5o,55 



Mer. 
+80,16 
100,05 
6o,57 
5o,35 
7o,73 



Dans les canaux de la Terre de Feu et le détroit de Magellan, la densité 
de l'eau de mer est sensiblement inférieure à celle observée en pleine 
mer. Il faut surtout attribuer cette différence à la grande quantité d'eau 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 15 



ii 4 FLORE ALGOLOGIQUE. 

douce que toutes ces terres déversent dans la mer. Au sud du cap Horn, 
par 68° 10' sud, J. Rouch a trouvé, vers la fin de décembre 1908, une 
densité de 1,02631. Près du cap Horn, à quelques milles des terres, par 
56° 34' sud, la densité était de 1,02575. Dans la baie Ponsomby, elle 
mêlait plus que de 1,02383 et dans le Long Reach de 1,02274. 

II. — HISTORIQUE. 

C'est en 1769 que, pour la première fois, Commerson, qui accompagnait 
Bougainville, recueillait à Port-Gallant, dans le détroit de Magellan, la 
première Algue de ces régions, le Trentepohlia polyearpa . La même année, 
Banks et, deux ans plus tard, dom Pernetty appelaient l'attention sur les 
Macrocystes qu'ils avaient rencontrés dans ces régions. 

Puis, au cours de l'expédition de 1' « Uranie » et de ■« la Physicienne» (1817- 
1820), commandée par de Freycinet, Gaudichaud recueillait 21 espèces, 
dont 6 nouvelles, dont il donna la description en 1825. Dumont d'Urville, 
dans sa Flore des Malouines, donnait une liste de 32 Algues. En 1 828, Bory 
de Saint- Vincent publiait les plantes recueillies aux Malouines par 
Dumont d'Urville et Lesson pendant le voyage de la « Coquille ». 

De 1831 à 1836, Darwin, le naturaliste du Beagle, étudia quelques 
localités du détroit de Magellan et de la Terre de Feu. Puis, au cours 
du voyage au Pôle Sud, les corvettes « l'Astrolabe » et « la Zélée », 
commandées par Dumont d'Urville, parcoururent le détroit de Magellan; 
les savants qui prenaient part à l'expédition recueillirent une collection 
d'Algues qui fut étudiée par Montagne. 

Ce fut ensuite l'expédition de 1' « Erebus » et du « Terror », dirigée par 
James Ross et dont le célèbre naturaliste J.-D. Hooker recueillait aux 
Malouines, à la Terre de Feu, à l'île l'Hermite (1842), de nombreuses 
espèces nouvelles, qu'il publia en collaboration avec Harvey (ï 847) dans 
le Flora antafctica. La flore algologique complète de toute celte région 
comprenait à cette époque 120 espèces. 

Viennent ensuite les expéditions du « Nassau» (1 868-1 870)et de la« Gazelle» 
(1874), dont les naturalistes les D rs Cinningham et Naumann rapportèrent 
quelques collections peu importantes. 



AMÉRIQUE SUBANTARCTIQUE. 115 

Nous arrivons alors à la mission française du cap Horn (1882-1 883) > 
à laquelle M. Hariot fui attaché comme botaniste : il étendit nos con- 
naissances algologiques dans tonte cette région non seulement par les 
nombreuses localités nouvelles visitées, mais aussi par la richesse des 
matériaux recueillis, augmentant les récoltes antérieures de 39 espèces, 
dont G nouvelles. 

Puis, vers la même époque, au cours du voyage du « Vettor Pisani » 
(novembre 1882), Marcacci, lieutenant de la marine italienne, recueillait 
quelques Algues dans le détroit de Magellan. 

D'autres récoltes furent faites par Spegazzini, Guboni, Willens, Rousson 
Michaelsen. 

11 nous faut enfin signaler les importantes recherches faites en 1902- 
1903 par Skottsberg à la Terre des États et aux Falkland, et tout récem- 
ment encore dans la région magellanique. 

III. — ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA FLORE ALGOLOGIQUE 
SURANTARCTIQUE SUD-AMÉRICAINE. 

La dore algologique marine des régions subantarctiques sud-améri- 
caines comprend actuellement 259 espèces. 

58 sont endémiques (Leptothrix rigidula, Mgagropila repens f. ramis 
oppositis, Cladophora australis, C. confnsa, C. falklandica, C.Hookeriana, 

C. oxyclâda, C. anisogona, C. magellanica, Gomontia arhiza, Bryôpsis 
rosœ, Cladophoropsis vohiticola, Ostreobium Queketti, Actinemà subtilis- 
simum, Streblonema tenuissimun, Ectocarpus falklandicus , E. pectinatus, 
Cladostephus antarcticus, C australis, ? Punclaria lanceolata, Scytosiphon 
crispus, Desmarestia ? Menziesii, D. herbacea, D. (listons, Leptonema 
falkla?idicum, Elachistea? ramosa, Myrionena densum, Mesogloia linearis. 
Lessonia frutescus, Chœtangium fastigiatum, Choreocola.r macronema, 
Gymnogongrus comosus, Calophyllis fastigiata, Detesseria lancifolia, 

D. subtilis, Polysiphonia fusco-rubens, P. tenuistriata, Lophurella 
comosa, Bostrychia intricata, Pollexfenia tenella, Rhodomela tennis, 
Herposiphonia Sulivanœ, Callithamnionl spinuliferum, C. subsecundum, 
C. leptocladwn, C. ternifolium, Antithamnion Moniagnei, A. Gaudichaudii, 



n6 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Plumaria Harveyi, Ceramium Dozei, C. ungulatum, Lithophyllum falk- 
landicum, L. conspectum, L. discoideum, Lithothamnion heterocladwn, 
L. fuegianum, L. rugosum, L. variahile. 

35 espèces se retrouvent dans les régions antarctiques, 38 à la Géorgie 
du Sud, 70 à Kerguelen, 35 dans les îles subantarctiques sud-austra- 
liennes. 

Sur les 1 50 espèces représentant l'élément étranger, 25 en dehors des 
régions subantarctiques sont localisées à la région austro-néozélandaise 
et 51 se retrouvent dans les régions boréales. 

Le tableau suivant donne la répartition des espèes subantarctiques sud- 
américaines entre les différentes provinces subantarctiques, les régions 
austro-néozélandaise et arctique et les autres contrées du globe. 



AMÉRIQUE SUBANTARCTIQUE. 



117 



IV. — ALGUES DE LA RÉGION SUBANTARCTIQUE SUD-AMÉRICAINE. 



NOMS DES ESPÈCES. 



SCHIZOPHYCEiE. 

CHLAMYDOBAC.TERIACE.flE. 

Leplolhrix rigidula Kg 

CHROOCOCCACEiE. 

Glœocapsa crepidinum Thuret 

CHAMiESIPHONACE^i. 

Xenococcus Schoubœi Thuret 

Hijella cœspitosa Born. et Flah 

Dermocarpa prasina Bornet 

OSCILLATORIACEiE. 

Lyngbya semiplena J. Ag 

RIVULARIACE.SE. 

Calolhrix seraginea Thuret 

Rivularia nilida Ag ' 

— aira Roth 

CHLOROPHYCE^. 

PROTOCOCCACEJE. 

Chlorochylrium inclusum Kjellm 

ULVACE^E. 

Monoslroma Grevillei Wittr 

Enieromorpha bulbosa Mont 

— inieslinalis Link 

— compressa Grev 

— clalhrala Ag 

Ulva laciuca (Linné) J. Ag 

— umbilicalis L 

ULOTHRICHACEiE. 

Ulolhrix implexa Kg 

— flacca (Dillw.) Thur 

CLADOPHORACEiE. 

Urosporapen ic M if or m i s ( Roth ) Aresch . 
Chœiomorpha nodosa Kg 



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+ 


+ 














+ 


+ 


+ 


+ 


+ 


+ 




+ 




+ 


+ 






+ 






+ 


+ 








+ 


+ 


+ 


+ 


+ 










+ 


+ 


+ 


+ 


+ 






+ 


+ 




+ 


+ 


+ 






+ 








+ 














+ 


-f? 




+ 










+ 


+ 


+ 


+ 




+ 






+ 


+ 

















AUTRES LOCALITÉS. 



Cosmopolite. 



France, Nord-Atlantique 
nord. 

Atlantique, Méditerranée, 
Adriatique. 

Atlantique nord, Adriatique, 
Californie, Colombie. 
Adriatique, Nord-Atlan- 
tique nord. 

Atlantique, Méditerranée, 
Adriatique, Tahiti, Hawaï. 

Cosmopolite. 

Atlantique, _ Méditerranée, 
Nouvelle-Ecosse, Alaska. 

Atlant., Méditerranée, Paci- 
fique (Japon, Californie). 



Atlantique nord. 

Chili, Pérou, cap de Bonne- 
Espérance. 

Atlantique, Caspienne, Inde 
occidentale, Japon. 

Atlantique, Caspienne. 

Europe. 

Plus ou moins cosmopolite. 

Atlantique, Pacifique. 

Adriatique, Méditerranée. 
Nord-Atlantique, Norvège, 
Groenland. 

Atlantique. 
Cayenne. 



n8 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



NOMS DES ESPÈCES. 



Chœtomorpha Darwinii Kg 

— Dubyana Kg 

Rhizoclonium ambiguurn Kg 

— iortuosum Kg 

— capillare Kg 

Acrosiphonia arda (Dillw.) J. Ag . . . . 
JEgagropila repens (J. Ag.) Kg. f 

ramis oppositis Hariot 

Cladophora rupestris Kg 

— flexuosa Hook. fil. et Harv . . . . 

— Isetevirens Harv 

— ausîralis Rabenh 

— glaucescens Hook. f. et Harv.... 

— confusa Hariot , 

— falklandica Hook. f. et Harv . , 

— incompta Hook. f. et Harv .. . , 

— subsimplex Kg 

— Hookeriana Kg 

— pacifica Kg 

— oxyclada Kg 

— anisogona (Mont.) Kg 

— magellanica Ardiss 

Cladophoropsis voluiicola Hariot .... 

gomontiacejî:. 
Gomontia arhiza Hariot 

BRYOPSIDACEiE. 

Bryopsis plumosa Ag 

— rosse Ag 

— ? Leprieurii Kg 

CODIACEiE. 

Codinm difforme Kg 

— fragile (Suringar) Hariot 

— spongiosum Harvey 

— ? lineare Ag 

PHYLLOSIPHONACEffi, 

Osîreobium Quekeiti Born. et Flah. . . 
PH/EOPHYCEiE. 

ECTOCARPACEiE. 

Aclinema sublilissimum Reinsch .... 
Slreblonema tenuissimum Reinsch. . . 



+ 
+ 

+ 
+ 

+ 

+ 

+ 



+ 
+ 
+ 

+ 
+ 
+ 
+ 



+ 
+ 



+ 



+ 



+ 
+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 

+ 

+ 



+ 



+ 

+ 



+ 



+ 



+ 



Méditerranée, Atlantique, 
Pacifique sud. 

Angleterre, France, Bel- 
gique, Allemagne. 

Amérique boréale, Madère, 
Méditerranée, mer Rouge. 

Atlantique nord. 



Atlantique. 
Atlantique nord. 
Baltique, Adriatique. 

Atlantique nord. 



+ 



+ 



AUTRES LOCALITÉS. 



Atlantique nord, cap de 
Bonne-Espérance. 

Guadeloupe, Guyane, Pé- 
rou. 

Plus ou moins cosmopo- 
lite. 
Japon. 

Brésil, Patagonie, Indes 
occidentales. 

Europe. 



AMÉRIQUE SUBANTARCTIQUE. 



IIQ 



NOMS DES ESPÈCES. 



'Hook. f. et 



Geminocarpus gemiiialus 

Harv.) Skottsb 

Eclocarpus confervoides (Roth) Le Jolis. 

— siliculosus (Dillw.) Lyngb 

— Conslanciœ Hariot 

— lomentosus (Huds.) Lyngb 

— exiguus (Reinsch) Skottsb . . . . 

— falklandicus Skottsb 

— penicillalus C. A. Ag. . 
pecîinaius Skottsb .... 

Pijlaiella lilloralis (L.) Kjellm 



SPHAC.ELARIACE.ffi. 

Halopleris obovala (Hook. f. et Harv. 

Sauv 

funicularis (Mont.) Sauv 



Spliacelaria Borneli Hariot . . . 
— ■ cirrhosa (Roth) C. A. Ag. 

furcigera Kg 

Cladosiephus spongiosus Ag 

— anlarciicus Kg 

— seiaceus Suhr 

— ausiralis Kg 



ENCŒLIACEiE. 

? Punclaria lanceolala Kg 

— planiaginea (Roth) Grev 

Corycus prolifer (J. Ag.) Kjellm . . . 

Phyllilis fascia (Mùll) Kg 

Ulriculidium Durvillei (Rory ? Hook 

f. et Harv.) Skottsb 

Colpomenia siuuosa (Roth) Derb. et 

Sol 

Scylosiphon Loinenlaria (Lyngb. 

J.Ag 



— cris pus Skottsb . . . 
Asperococcus bullosus Lam. 



striariace.e:. 



Slichjosîphon Decaisnei (Hook. 
Harv.) Murr 



f. et 



DESMARESTIACEffi. 

Desmarestia tyillii Reinsch 

— ? Menziesii (C. A. Ag.) J. Ag . 

— compressa (Reinsch) Skottsb. . , 

— Rossii Hook. f. et Harv , 

— ligulala (Lightf..) Lamour . . . . 



+ 



+ 
+ 
+ 
+ 
+ 
+ 

+ 

+ 



+ 
+ 



+ 
+ 
+ 
+ 
+ 
+ 
+ 



+ 

+ 
+ 

+ 
+ 

+ 
+ 



+ 
+ 

+ 



+ 
+ ? 
+ 
+ 

+ 



+ 



+ 


+ 


+ ? 






+? 


+ 


+ 


+ 


+ 



+ 

+ 
+ 

+ 



+ 

+ 
+ 
+ 



+ 



+ 



+ 

+? 

+ 



+ 



+ 



+? 
+1 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+? 



+ 



+ 



+ 



+ 



AUTRES LOCALITÉS. 



Plus ou moins cosmopolite. 
Plus ou moins cosmopolite. 

Atlantique nord. 



Atlantique nord. 



Norvège, 



Tristan da Gunhaj Chiloë, 
cap de Ronne-Espé- 
rance. 

Plus ou moins cosmopolite'. 
Plus ou moins cosmopolite. 
Nord-Atlantique nord. 



-j- Atlantique, Pacifique. 



Cosmopolite. 



Plus ou moins cosmopolite. 

Nord-Atlant.nord, Méditer- 
ranée, Adriatique, Japon. 

Atlantique, cap de Ronne- 
Espérance. 



Sud-Afrique, Atlantique 
et Pacifique nord. 



120 



FLORE ALG0L0GIQUE. 



NOMS DBS ESPÈCES. 



Desmarestia herbacea (L.) Lam. 
— disfans (C. A. Ag.) J. Ag. 



DICTYOSIPHONACEffi. 

Didyosiphon fasciculatus Hook. f. et 
Harv 

Scytothamnus auslralis Hook. f. et 

Harv 

— rugulosus (Bory) Kjellm 



ELACHISTACEffi. 



Leptonema Falklandicum Skottsb 

Elachislea ? ramosa Skottsb 



CHORDARIACEiE. 

Myrionema macrocarpum Skottsb 

— densum Skottsb 

Chordaria capensis Kg 

— flagelliformis (Mûll) G. A. Ag . . 

Mesoglola linearis Hook. f. et Harv . . 

— vermiculala Le Jolis 



Csepidium antarcticum J. Ag 

LAMINARIACEiE. 

Adenocystis Lessonii Hook. f. et Harv. 
Ecklonia radiaïa (Turn.) J. Ag 



— ? buccinalis Hornemann 

Lessonia nigrescens Bory 

— flavicans Bory 

— frutescens Skottsb 

Macrocystis pirifera (L.) G. Ag. . . . 



FUCACEiE. 

Durvillea anlarclica (Cham.) Hariot. 

— Harveyi Hook. fil 

BANGIALES. 
Porphyra laciniata Ag 



capensis Kg 

leucostida Thuret 



— Kunlhiana Kg 

Erylhrolrichia ceramicola Aresch 



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AUTRES LOCALITÉS. 



+ 



Cap de Bonne-Espérance. 
Nord-Atlantique et Paci- 
fique. 

Atlantique nord, Méditerra- 
née, Adriatique. 



Chili, cap de Bonne-Espé- 
rance. 
Cap de Bonne-Espérance. 



Saint-Paul, Amsterdam, 
cap de Bonne-Espérance, 
Californie, côte Ouest- 
Amérique. 



Sud -Amérique du Sud, 
? Tahiti. 



Atlantique nord, Méditer- 
ranée. 

Cap de Bonne-Espérance. 

Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 

Californie. 

Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 



AMÉRIQUE SUBANTARCTIQUE. 



121 



NOMS DES ESPÈCES. 



FLORIDEiE. 

NEMALIONALES. 

HELMINTHOCLADIACE^S. 

Chantransial Daviesii Thuret 

— virgalula Thuret 

CHiETANGIACEiE. 

Chselangiiun variolosurn J. Ag 

— chilense J. Ag 

— fasligiahim J. Ag 

GELIDIACE/E. 

Choreocolax macronema Reinsch 

Gelidium crinale J. Ag 

GIGARTINALES. 

GIGARTINACEiE. 

Chondrus crispus Lyngbye 

Iridsea laminarioides Bory 

— cordala (Turn.) J. Ag 

— foliifcra Harv 

Gigarlina luberculosa Grunow 

— Chauvinii J. Ag 

— pislillata Stackhouse 

— fissa J. Ag 

— radula J. Ag 

Phyllophora cuneifolia Hook. f. et 

Harv 

Gymnogongrus Griffiihsiœ Martins. . . . 

— disciplinaris J. Ag 

— ? comosus Kg 

? Mychodea carnosa Harv 

— compressa Harv 

Callophyllis fasligiala J. Ag 

— variegala Kg . . : . 

— atrosanguinea (Hook. f. et 

Harv.) Hariot 

— lenera J. Ag 

Anhfeliia plicata Fries 

— continua J. Ag 

RHODOPHYLLIDACEÏE. 

Calenella opuntia Grev 

Acanlhococcus antarclicus Hook. f. et 
Harv 

— spinuliger J. Ag 

Expédition Charcot. — L. Gain 







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AUTRES LOCALITÉS. 



Flore algologique. 



Atlantique. 
Atlantique Nord. 



Valparaiso. 



Atlantique nord, Méditerra- 
née, Adriatique, mer 
Rouçe 



Atlantique nord. 
Pacifique nord, Chili. 



Pérou. 
Angleterre. 

Californie, cap de Bonne- 
Espérance. 



Atlantique nord, Méditer- 
ranée. 
Sud-Amérique du Sud. 



Pérou, Chili. 



Atlantique nord, Brésil. Pé- 
rou. 
Pérou. 



Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 



16 



122 



FLORE ALGOLOGIQUE, 



NOMS DES ESPÈCES. 



RHODYMENIALES. 

SPHiEROCOCCACEiE. 

Gracilaria cervicornis (Turn.) J. Ag. . 

— ? mulliparlita (Clem.) Harv. . 

? Hypnœa Esperi Bory 

RHODYMENIACEiE. 

Fthoclymenia palmata Grev 

— corallina (Bory) Grev 

— flabellifolia Mont 

Epymenia obtusa Kg 

— membranacea Harv 

Chylocladia clavellosa Hook , 

Plocamium coccineum Lyngbye 

— secundatum Kg 

DELESSERIACEiE. 

Nitophyllum Durvillsei (Bory) J. Ag 

— Griffithsianum (Suhr) J. Ag. . . 

— Grayanum J. Ag 

— Crozieri Hook. f. et Harv. 

— lividum Hook. f . et Harv. ..... 

— fusco-rubrum Hook. f. et Harv. 

— variolosum Hooker 

— Smithii Hook. f. et Harv 

— lacinialum Hook. f . et Harv . . . 

— multinerve Hook. f . et Harv . . . 

— plalycarpum J. Ag 

Delesseria sanguinea (Lam.) Hook. f. 
et Harv 

— dichotoma Hook. f. et Harv 

— Davisii Hook. f. et Harv 

■ — quercifolia Bory 

— pleurospora Harvey 

— phyllophora J. Ag 

— Lyallii Hook. f . et Harv 

— hypoglossum Lam 

— lancifolia J. Ag 

— epiglossum J. Ag 

— ■ sublilis Grunow . . . 

BONNEMAISONIACE/E. 

Plilonia mctgellanica J. Ag 



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AUTRES LOCALITÉS. 



Golfe du Mexique, Brésil. 
Nord-Atlantique, Méditer- 
ranée. 
Brésil, Chiloë. 



Nord-Atlantique nord, Bré- 
sil. 

Chili. 

Pérou, Chiloë. 

Cap de Bonne-Espérance. 

Chiloë. 

Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 

Cosmopolite. 



Chili. 
Valparaiso. 



Cap de Bonne-Espérance, 
Californie, Chiloë, Heard. 

Nord-Atlantique nord. 
Saint-Paul. 



Angleterre, Canaries, Mé- 
diterranée, Adriatique, 
mer Noire. 



AMÉRIQUE SUBANTARCTIQUE. 



123 



NOMS DES ESPÈCES. 


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AUTRES LOCALITÉS. 


RHODOMEI.ACEJE. 

Lcinrcncia pinnalifida Lam 


Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 

Atlantique, Scandinavie, 
cap de Bonne-Espé- 
rance. 

Nord-Atlantique, nord. Cali- 
fornie. 

Saint-Paul. 

Cap de Bonne-Espérance, 

Brésil. 

Brésil. 
Chiloë. 

Chiloë. 

Atlantiqne, Méditerranée. 

Atlantique (côtes améri- 
caines). 

Angleterre, France, Amé- 
rique du Sud. 

Atlantique, Baltique, Mé- 
diterranée. 

Crozet. 


Polysiphonia alrorubescens (Dillw.) 
Grev 


— urceolala Grev 


— fusco-rubens Hook. f. et Harv.. 

— anisogona Hook. f. et Harv . . . 

— lenuislriala Hook. f. et Harv . . 

— cancellala f. nana Ardissone .. . 

— virgala Sprengel 


Lophurella paiula (Hook. f. et Harv.) 
Schm 


■ — ■ Gaimardi (Gaud.) Schm 

— eomosa (Hook. f. et Harv.) 
Schm 


Boslrychia Hookeri Harvey 


— inlricala Mont 


— vaga Hook. f . et Harv 

Pleronia peclinala (Hook. f. et Harv.) 
Schm 


Pollexfenia tenella Kg 


Bhodomela tennis Kg 


Herposiphonia Snlivanse Hook. f. et 
Harv 


Helerosiphonia Berkeley i Mont 

CERAMIACEjE. 

Halurns eqniselifolins Kg 


Bornetia anlarclica (Hook. f. et Harv.) 
Griffdhsia Borneliana Farlow 

Callilhamnion'7 spinnlifernm Ard . . . . 
— polusnermum As 


L r O 

— lepiocladum Mont 


— ternifolinm Hook. fil. et Harv . 
flaccidum Hook. f . et Harv . . . 

Aniilhamnion plumula (Ellis) Thur. . . 

— Moniagnei Hook. f. et Harv. . . 

— Gandichandii Ag 


— piilola (Hook. et Harv.) Nseg. . 
Plnmaria Harveyi (Kg.) Schm 



124 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



NOMS DES ESPÈCES. 



Ballia scoparia Harv 

— callitricha Mont 

Ceramium rubrum Ag 

— Dozei Hariot 

— stridum Grev. et Harv 

— ungulalum (Suhr) Kg 

— diaphanum Roth 

— circinaium Ag 

Carpoblepharis flaccida Kg 

Ehodochorion Eothii Naeg 

CR YPTONEMIALES. 

GRATELOUPIACE/E . 

? Grateloupia fîlicina Ag 

— Cutlerise (Bind.) Kg 

DUMONTIACE/E. 

Dumontia frfiformis Grev 

SQUAMARIACEiE. 

Peyssonnelia Harveyana Crouan 

CORALLINACE^:. 

Melobesia farinosa Lam 

Lilhophyllum amplexifrons (Harv.) 
Heydr 

— conspechun Fosl 

— subanlarrticum Fosl 

— falklandicum Fosl 

— discoideum Fosl 

Lilhothamnion anlarclicum (Hook. f. 

et Harv.) Fosl 

— Schmitzii Hariot 

— heterocladum Fosl 

— fuegianum Fosl 

— A granuliferum Fosl 

— Lenormandi (Aresch) Fosl . . . . 

— rugosum Fosl 

— Mùlleri Len 

— variabile Fosl.? .' 

Cheilosporum Orbignyanum (Dec.) 

Aresch 

— Darwinii (Harv.) Aresch 

— ? palmaîum (E. et S.) Yendo . . 
Amphiroa cyaihifera Lam 

— iasmanica Sonder 



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AUTRES LOCALITÉS. 



Crozet. 

Atlantique, Méditerranée. 

Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique, mer 
Noire. 

Europe, Algérie, cap de 
Bonne-Espérance. 

Europe. 

Cap de Bonne-Espérance. 

Atlantique nord, Méditerra- 
née, Adriatique, Califor- 
nie. 



Plus ou moins cosmopolite. 
Crozet, Chili, Pérou. 



Atlantique nord. 



Atlantique 



Atlantique, Méditerranée, 
Adriatique, mer Rouge. 

Afrique. 



Atlantique nord. 
? Sud-Madagascar. 



Patagonie, Chiloë. 

Chiloë. 

Sud-Afrique, Yokohama. 

Moluques. 



AMÉRIQUE SUBANTARCTIQUE. 



125 



NOMS DES ESPÈCES. 


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AUTRES LOCALITÉS. 


Hildbrandtia protoiypus Nardo 

— Le Cannelieri Hariot 


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+ 

+ 

+ 
+ 


+ 
+ 


+ 




+ 


Méditerranée, Atlantique. 

Atlantique nord, Méditerra- 
née, mer Noire. 
Chili, Japon. 
Méditerranée. 


Corallina officinalis L 

— chilensis Decaisne 


— medilerranea Aresch 


— crassa Lam 


— armala Hook. f. et Harv 



CHAPITRE IV 



L'ILE KERGUELEN 



r. 



SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET CLIMAT. 



L'île Kerguelen, placée au sud de l'océan Indien, à moitié route entre 
l'Afrique et l'Australie, est située par environ 49° 05' de lat. S. et 69° 53' 
de long. E. Greenwich. 

Comme les régions précédentes, elle présente un climat assez froid, 
sans grands écarts de température. Les observations faites à Kerguelen 
au cours de l'expédition allemande du « Gauss » ont donné pour l'année 
1902 les moyennes mensuelles suivantes : 



Janvier 
1902. 


Février 
1902. 


Mars 
1902. 


Avril 
1902. 


Mai 
1902. 


Juin 
1902. 


Juillet 
1902. 


Août 
1902. 


Sept. 
1902. 


Octobre 
1902. 


Nov. 
1902. 


Dec. 

1902. 


+ 6°, 37 


6o,91 


3°,97 


3°,95 


lo,54 


2°,41 


0o,42 


1°,33 


0°,46 


1°,06 


4°,08 


5°,16 



Cette île est placée en dedans de la limite de dérive des icebergs ; aussi 
la température de la mer reste-t-elle toujours froide, présentant une 
moyenne annuelle d'environ 4- 5°. 

Très découpée, ayant des fjords profonds où se déversent de grandes 
quantités d'eau douce, la densité de la mer en surface, comme dans les 
canaux de la Terre de Feu, y est faible. 



IL — HISTORIQUE. 

C'est à J. D. Hooker que nous devons les premiers renseignements 
sur la flore algologique de Kerguelen. Il fit pendant le séjour de l'expé- 
dition de James Ross dans ces régions d'importantes récoltes, qu'il étudia 
en collaboration avec Harvey dans le Flora antarctica (1847). 39 espèces 
marines avaient été recueillies. 

Puis, en 1876, Dickie publie la liste des Algues récoltées par Eaton 



ILE KERGUELEX. 127 

(Linn. Soc.Journ. bot., vol. XV: Notes on Algœ found al Kerguelen 
Land, p. 108) pondant l'expédition anglaise du passage du « Vénus ». 

L'expédition allemande de la « Gazelle » (1874) séjourna quelques 
semaines à Kerguelen : elle en rapporta une collection algologique qui 
fut étudiée par Askenasy (Reise der « Gazelle », Bot., Algen, t. IV;. 

Puis ce fut l'expédition du « Challenger » (1873-1876), à la suite de 
laquelle parut dans les rapports scientifiques une liste des Algues de 
Kerguelen. 

Enfin Reinbold et Foslie ont publié dans les rapports scientifiques de 
l'expédition de Drygalski des travaux sur les récoltes algologiques effec- 
tuées à Kerguelen pendant le séjour du « Gauss » (1902) (Deutsch. sùdp. 
Exp., Meeresalgen, Bd. VIII, Heft2). 

III. — ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA FLORE ALGOLOGIQUE 

DE KERGUELEN. 

La flore algologique marine de Kerguelen comprend actuellement 
109 espèces. 

9 sont endémiques : Lyngbya subarticulata, Cladophora œgiceras, 
Sphacelaria affinis, Desmarestia chordalis, Epymenia variolosa, Lithophyl- 
lumconsociatum, Lithothamnion kerguelenum, L. neglectmn, L. obtectulum. 

35 espèces sont localisées dans les régions subantarctiques, 64 sont plus 
ou moins répandues dans les autres régions du globe. 

25 espèces sont communes aux régions antarctiques, 29 aux contrées 
subantarctiques sud-australiennes, 25 à la Géorgie du Sud et 80, c'est-à- 
dire plus des deux tiers des espèces totales, à la zone subantarctique sud- 
américaine, ce qui montre la grande analogie de la flore algologique de 
Kerguelen avec celle de la Terre de Feu et des Falkland. 

Sur les 64 espèces répandues en dehors des régions subantarctiques, 
18 sont localisées à la région austro-néozélandaise et 7 au cap de Bonne- 
Espérance; 16 espèces se retrouvent dans les régions arctiques. 

Le tableau suivant donne la liste et la distribution géographique de 
toutes les espèces connues actuellement à l'île Kerguelen. 



128 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



IV. _ LISTE DES ALGUES DE L'ILE KERGUELEN. 



NOMS DES ESPÈCES. 



SCHIZOPHYCE^l. 

Dermocarpa prasina (Reinsch) Thur. 
et Born 

Spirulina subsalsa Œrsted 

Lyngbya subarliculala Hook. f. et 
Harv 

CHLOROPHYCEiE. 

ULVACE.7E. 

Enteromorpha bulbosa (Suhr) Kg 

— compressa Grev 

— intestinalis Link 

Monosîroma laciuca (L.) J. Ag 

Ulva laciuca (L.) Le Jolis 

— umbilicalis L 

CLAD0PH0RACE7E. 

Urospora penicilliformis (Roth) 

Aresch 

Chselomorpha liltorea Harv 

Rhizoclonium ambiguum Kg 

— riparium (Roth) Harv 

Cladophora rupestris Kg 

— incompta Hook. f . et Harv .... 

— subsimplex Kg 

— pacifica (Mont.) Kg 

■ — œgiceras (Mont.) Kg 

■ — ■ riparia Roth 

— flexuosa Hook. et Harv 

Acrosiphonia arda (Dillw.) J. Ag . . . . 

BOTRYDIACEJE. 

Codiolum gregarium A. Br 

BRYOPSIDACEjE. 

Bryopsis plumosa Ag 



+ 
+ 



+ 

+ 
+ 

+ 

+ 
+ 

+ 
+ 
+ 
+ 

+ 
+ 
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+ 
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+ 



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+ 



+ 



+ 



+ 
+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



AUTRES LOCALITÉS. 



Adriatique, Nord-Atlan- 
tique nord. 
Cosmopolite. 



Chili, Pérou, cap de Bonne- 
Espérance. 

Atlantique, Caspienne. 

Atlantique, Caspienne, Inde 
occidentale, Japon. 

Mer Baltique, mer du Nord, 
?Brésil, ? mer Rouge. 

Cosmopolite. 

Atlantique, Pacifique. 



Atlantique. 
Angleterre, Amérique. 

Adriatique, Baltique, Atlan- 
tique. 
Atlantique. 



Atlantique, Bornéo. 
Atlantique nord. 
Atlantique nord. 



Ile Helgoland, Atlantique. 



Atlantique nord, cap de 
Bonne-Espérance. 



ILE KERGUELEN. 



129 



NOMS DES ESPÈCES. 



CODIACE/E. 



Codium difforme Kg 

— lomenlosuin Stackh 



ph.eophyce.k. 

ectocarpace.t:. 

Eclocarpus Conslancise Hariot 

Geminocarpus geininalus (Hook. f. et 
Harv.) Skottsb 



sphacelariace.t;. 



Sphacelaria af finis Dickie 

Halopîeris funicidaris (Mont.) Sauv. 

encœliace/e. 

Uiriculidium Durvillei (Bory ? Hook 
et Harv.) Skottsb 

Scylosiphon Lomenlaria (Lyngb.) 
J.Ae 



Colpomenia siiuwsa (Roth) Derb. et 
Sol 

desmarestiace.ï:. 

Desmareslia Bossii Hook. fil. et Harv. 

— compressa (Reinsch) Skottsb.. . 

— Willii Reinsch 

— chordalis Hook. f . et Harv .... 

DICTYOSIPHONACE.?E. 

Diclyosiphon fasciculalus Hook. et 
Harv 

ELACHISTACE/E. 

Elachistea flaccida Aresch 



chordariace.î:. 



Clwrdaria capensis Kg 

Cœpidium anlarclicum J. Ag. 



laminariace/E. 

Adenocyslis Lessonii Hook. et Harv 

Lessonia flavicans Bory 

— nigrescens Bory 

Mairoajslis pirifera (L.) C. A. Ag... 



+ 



+ 

+ 
1 

+ 
+ 

+ 



+ 



+ 



+ 
+ ? 



+ 

+ 9 



+ 
+ 

+ 



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+ 
+ ? 



+ ? 

+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 

I 

+ ? 



+ 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 
+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ ' 



+ 



AUTRES LOCALITÉS. 



+ 



Plus ou moins cosmopolite. 
Plus ou moins cosmopolite. 



Tristan de Cunha, Chiloë, 
cap de Bonne-Espérance. 



Nord-Atlantique, mer Mé- 
diterranée, Adriatique, 
Japon. 

Plus ou moins cosmopolite. 



Angleterre, France. 



Cap de Bonne-Espérance. 



Saint-Paul, Amsterdam, cap 
de Bonne-Espérance, Ca- 
lifornie, côte Ouist- 
Amérique. 

17 



130 



FLORE ALG0L0GIQUE. 



NOMS DES ESPECES. 



FUCACEiE. 

Durvillea antarclica (Gham.) Hariot. . 
— Harveyi Hook. fil 

BANGIALES. 
Porphyra leucosîicla Thuret 

laciniata Ag 

floride.e:. 
nemalionales. 

ch/Etangiace;e. 

Chselangiam variolosum (Mont.) 
J. Ae 



+ 



+ 
+ 



GIGARTINALES. 

GIGARTINACEiE. 

Iridœa lalissima (Hook. et Harv.' 
Grun 

— ? cordala (Turn.) J. Ag 

— laminarioides Bory 

Gigartina raclula J. Ag 



Phyllophora cuneifolia Hook. et Harv 
Callophyllis tenera J. Ag 

— variegala Kg 

— atrosanguinea (Hook. et Harv. 

Hariot 

Callymenia deniala Suhr 

Ahnfeltia plicata Huds 



+ 



continua J. Ag 



RHODOPHYLLIDACE.E. 

Rhodopkyllis angustifrons Hook. et 

Harv 

— capensis Kg 

Acanthococcus antarclicus Hook. f. et 
Harv 



RHOD YMENIALES. 

SPHiEROCOCCACEiE. 

Sarcodia palmaia ? Sond 



+ 



+ 

+ 

+ 
+ 



+ 
+ 



+ 
+ 

+ 

+ 

+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



AUTRES LOCALITES. 



Sud-Amérique du Sud 
? Tahiti. 



Atlantique nord, Méditer- 
ranée, Adriatique. 

atlantique nord, Méditerra- 
née. 



+ 



Cap de Bonne-Espérance. 

Californie, cap de Bonne- 
Espérance. 



Pérou, Chili. 



Cap de Bonne-Espérance. 
Atlantique nord, Brésil, Pé- 
rou. 
Pérou. 



Cap de Bonne-Espérance. 



ILE KERGUELEN. 



131 



RHODYMENIACEjE. 

Rhodymeiiia palmata Grev 

corallina (Bory) Grev 

? dicholoma Hook. et Harv . . 

— capensis Kg 

Epymenia obtusa Kg 

variolosa (Hook. et Harv.) Kg 
Plocamium secundaium Kg 

— Hookeri Harv 

DELESSERIACE.E. 

Nilophyllum crispatum Hook. f. et 

Harv 

multinerve Hook. f. et Harv 
Smithii Hook. f. et Harv . . 

— Grayanum J. Ag 

— lividum Hook. f. et Harv.. . 

— ' laciniatum Hook. f. et Harv 

— fusco-rubrum Hook. f. et Harv. 
Delesseria dicholoma Hook. et Harv 

plewospova Harv 

— phyllophora J. Ag 

Davisii Hook. et Harv 

quercifolia Bory 

Lyallii Hook. et Harv 

— epiglossum J. Ag 

BONNEMAISONIACE/E. 

Ptilonia magellanica ,J . Ag 

Delisea pulchra (Mont.) Grev 

RHODOMELACE.E. 

Polysiphonia anisogona Hook. et 
Harv ' 

— abscissa Hook. et Harv , 

Lopliurella Hookeriana (J. Ag.) Schm. 

- — palula (Hook. et Harv.) Schm . 
Boslrychia varja (Hook. et Harv. 

. J-Ag 

Helerosiphoma Berkeleyi Mont 

CERAMIACE.E. 

Bornelia aniarclica (Hook. et Harv.) . 
Rhodochorlon Roihii Lyngb 

Plilola Ealoni Dickie 

Ballia callitricha Mont 

Antithamnion plilola (Hook. et Harv. 
Nœe 





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Nord-Atlant. 
Chili. 



nord, Brésil. 



( !ap de Bonne-Espérance. 
Cap de Bonne-Espérance. 



Saint-Paul. 



Saint-Paul. 



Chiloë. 



Nord-Atlantique nord, Mé- 
diterranée, Adriatique, 
Californie. 

Crozet. 

Crozet. 



I3i 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



NOMS DES ESPÈCES. 




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AUTRES LOCALITÉS. 


Aniithamnion simile (Hook. et Harv.) 
J. As 


Atlantique, Méditerranée. 
Europe, Algérie, cap de 
Bonne-Espérance. 

Nord- Atlantique . 
Méditerranée, Atlantique. 




CE YPTONEMIALES . 

CORALLINACEffi. 

Lithophyllum consociatum Fosl 

Lilholhamnion antarclicum (Hook. et 
Harv.) Fosl 


— - Lenormandi (Aresch.) Fosl .. . . 

— kerguelenum (Dick.) Fosl 

— neglectum Fosl 


— obtectulum Fosl 


Hildbrandtia protoiypus Nardo 



ILE KERGUELEN. 



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V. — ILES VOISINES DE KERGUELEN. 



Il faut rattacher à Kerguelen les quelques groupes d'îles qui font 
partie de la même région, c'est-à-dire les îles Marion et du Prince- 
Edouard, Crozet, Heard et Macdonald. D'après les quelques matériaux 
recueillis, il est probable que la flore algologique de ces îles doit être à 
peu près identique à celle de l'île Kerguelen. 

Moseley a rapporté du passage du « Challenger » aux îles Marion, 
situées par 46° 52' lat. S. et 37°4:j' long. E. Greenwich, les quelques 
Algues suivantes : 



Desmareslia Willii Reinsch. 
Macrocystis pyrifera (L.) C. A. Ag. 
Bhodymenia ? dicholoma Hook. et Harv 
Epymenia obtusa Kg. 



Delesseria Lyallii Hook. et Harv 
Cladhymenia pellucida Dickie. 
Helerosiphonia Berkeleyi Mont. 
Ballia callilricha Mont. 



A part le Cladlujmenia pellucida, qui est endémique, les autres espèces 
sont connues à Kerguelen. 

De l'île Possession, la plus grande des îles Crozet, J. D. Hooker, 
en 1843, et l'expédition du « Gauss », en 1003, rapportèrent les espèces 
suivantes : 



Halopleris funicularis (Mont.) Sauv. 
Macrocystis pirifera (L.) C. A. Ag. 
Durvillea Harveyi Hook. fil. 
Iridsea ? cordaia (Turn.) J. Ag. 



I Antithamnion ptilota (Hook. et Harv. 
Nœg. 
Polysiphonia flabelliformis Hook. et Harv 
Ballia callilricha Mont. 
Graleloupia Cullerix (Bind.) Kg. 



Une espèce, le Polysiphonia flabelliformis, est endémique ; les autres 
se retrouvent dans les régions subantarctiques. 

Enfin de l'île lleard. située au sud de Kerguelen par 53° 10' lat. S. et 
73° 13' long. E. Greenwich, Moseley rapporta les espèces suivantes : 



Desmareslia Bossii Hook. et Harv. 
Lessonia nigrescens Bory. 

— flavicans Bory. 
Scylolhalia obscura Dickie. 



Callophyllis elongala Dickie. 
Plocamium Hookeri Harv. 
Nilophyllum plalycarpum J. Ag. 
Delisea pulchra (Mont.) Grev. 



134 FLORE ALGOLOGIQtJE. 

Sur ces 8 espèces, 2 sont endémiques [Scytoihalia obscurci, Callophyllis 
clongata) ; le Nitophyllum platycàrpum se trouve aux Falkland et au cap 
de Bonne-Espérance ; les autres espèces ont été trouvées à Kerguelen. 



CHAPITRE V 

ILES SUBANTARCTIQUES SUD-AUSTRALIENNES 
(AUCKLAND, CAMPBELL, MACQUARIE) 

1. _ SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET (CLIMAT.. 

Les îles sud-australiennes qui t'ont partie de la région subantarctique 
sont l'île Macquarie, située par environ 55° de lat. S. et 159° de long. E. 
Greenwich, Tile Campbell par 52° 30' lat. S. et 100° 10' long. E., les iles 
Auckland par 51° lat. S. et 106° long. E. environ. Cette dernière est à 
peu près située à l'extrême limite nord de dérive des icebergs dans cette 
région. 

Les observations météorologiques de P. Marschall (The. subant. [si. 
of New Zealand, I. 11, art. XXXIV, 1900) donnent pour l'île Campbell 
une moyenne annuelle de température de+6°,H. En 1905, la moyenne 
de la température mensuelle variait entre 4- 10°,5 en février et 3°, 9 en 
juin, en 1900 entre 9°,4 en février et 3°,9 en juin. 

Ces moyennes de températures de l'air sont intimement liées à la tem- 
pérature de l'océan, qui semble varier pendant l'année entre -|-5 ,o el 
4- 9°, la moyenne annuelle étant 4- 7°, 2. 

Ces îles offrent donc encore la caractéristique des régions que nous 
avons déjà passées en revue, c'est-à-dire des températures de l'air et de 
l'eau de mer qui ne présentent pas de grands écarts durant l'année et 
restent presque toujours inférieures à — | — 1 0° . 

H. _ HISTORIQUE. 

La flore algologique de l'île Macquarie est actuellement très peu 
connue. 

C'est surtout aux îles Auckland et Campbell que les recherches ont été 

entreprises. 



T36 FLORE ALGOLOGIQUE. 

C'est à Dumont d'Urville et aux savants qui l'accompagnaient clans son 
voyage au Pôle Sud (1837-1840) que Ton doit les premiers renseigne- 
ments sur la flore algologique de ces îles. Montagne fit l'étude des maté- 
riaux recueillis et la publia dans les rapports scientifiques de l'expédition. 

J. D. Hooker, au cours des campagnes de « l'Erebus » et du « Terror » 
(1839-1843), rapporta des îles Auckland et Campbell une très importante 
collection qu'il étudia en collaboration avec Harvey, donnant les résul- 
tats de ses recherches dans le Flora antarctica. 

Enfin, en novembre 1907, l'expédition de 1' « Hinemoa », sous le com- 
mandement de J. Ballons, rapporta de nombreux documents algologiques 
de toutes les îles sud-australiennes. L'étude qu'en fit Laing parut dans 
les rapports scientifiques de l'expédition [The. subant. Isl. of New 
Zealand, vol. II, art. XXII, 1909). 

Telles sont les trois principales expéditions qui ont contribué à faire 
connaître la flore algologique de cette région subantarctique sud-austra- 
lienne. 

III. — ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA FLORE ALGOLOGIQUE 
SUBANTARCTIQUE SUD-AUSTRALIENNE. 

Sur les 93 espèces dont se compose actuellement la flore algologique 
des îles Auckland et Campbell, 1 1 sont endémiques [Gigartina Krorieana ', 
Callophyllis ornata, Polysiphonia dumosa, P. rudis, ? Bostrychia midti- 
cornis, Callithamnion gracile, C. micropterum, Grateloupia aucklandica, 
Dumontia cornuta, Lithothamnion aueklandicum, Corallina Hombroniï) ; 
o sont localisées dans les autres régions subantarctiques (Cladophora 
paeifica, Chsetangium variolosum, Iridœa laminarioides, Gigartina tuher- 
culosa, Plocamium Hookeri), et 77 sont distribuées dans d'autres localités 
du globe. 

12 espèces sont communes aux régions antarctiques, 12 à la Géorgie 
du Sud, 35 à la région subantarctique sud-américaine, 29 à Kerguelen. 

Sur les 77 espèces dont la zone de dispersion s'étend en dehors des 
limites subantarctiques, .10 se retrouvent dans les régions arctiques, 
55 sont localisées dans l'hémisphère austral. Sur ces 55 espèces, 36 font 



ILES SUBANTARCTIQUES SUD-AUSTRALIENNES. 137 

partie de la région austro-néozélandaise, ce qui représente les deux 
cinquièmes de la flore algologique des îles Auckland et Campbell ; sur 
ces 36 espèces, 2(i sont localisées dans cette région austro-néozélan- 
daise. On voit donc toute l'influence que prend le voisinage de l'Australie 
et de la Nouvelle-Zélande dans la composition de la flore algologique 
des îles Auckland et Campbell. 

Le tableau suivant donne la liste et la distribution des espèces compo- 
sant la flore algologique de ces deux îles subarîtarctiques. 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 18 



13:8 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



IV. — ALGUES DE LA RÉGION SUBANTARCTIQUE SUD-AUSTRALIENNE. 

(Auckland, Campbell. Macquarie.) 



NOMS DES ESPÈCES. 



CHLOROPHYCE7E. 

ULVACE/E. 

Enleromorpha compressa (L.) 
Grev 

— clalhrata J. Ag 

Ulva laduca (L.) Le Jolis 

— reiiculala Forsk 

CLADOPHORACEiE. 

Rliizoclonium ambiguum (Hook. et 

Harv.) Kg 

Cladophora verticillata Harv 

— virgata Kg 

— pacifica Kg 

CODIACEŒ. 

Codium lomenlosum Ag 

— difforme Kg 

PIL/EOPHYCEiE. 

SPHACELARIACE/E. 

Halopleris funicularis (Mont.) 
Sauv 

ENCGELIACE/E. 

Scytosiphon Lomenïaria (Lyngb.) 
J-Ag 

Asperococcus echinatus Grev 

DESMARESTIACE/E. 

Desmarestia Willii Reinsch 

— ligulala Lam 

DICTYOSIPHONACE/E.- 

Dictyosiphon fasciculaius Hook. f. 
et Harv 

CHORDARIACEiE. 

Chordaria flagelliformis (Mùll.) C. 
As: 



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AUTRES LOCALITÉS. 



Atlantique. Caspienne. 
Europe. 
Cosmopolite. 

Mer Rouge, océan Indien. 
Sud-Pacifique. 



Snares, Stewart. 

Snares, Stewart, plus ou 

moins cosmopolite. 
Afrique australe. 



Plus ou moins cosmopolite. 
Ile Chatham, plus ou moins 
cosmopolite. 



Tristan da Cunha, Chiloë, 
cap de Bonne-Espérance. 

Nord-Atlantique nord, Mé- 
diterranée, Adriatique, 
Japon. 

Europe. 



Sud-Afrique, Atlantique et 
Pacifique nord. 



Nord-Atlantique et Paci- 
fique. 



ILES SUBANTARCTIQUES SUD-AUSTRALIENNES. 



139 



NOMS DES ESPÈCES. 



Laminariace/e. 

Adenocysiis Lessonii Hook. f. et 

llarv 

Lessonia variegala J. Ag 

Macrocyslis piri/era (L.) C. Ag . . . 



FUCACE/E. 

Durvillea aniardica 
Hariot 



(Cham. 



(Labill. : 



Xiphophora gladiata 

Mont 

Cyslophora relorla (Mont.) J. Ag . . 

— relroflexa (Labill.) J. Ag 
Marginaria Urvilliana A. Rich .. . 
Carpophyllum phgllanthus (Turn/ 
Hook. et Harv 



BANGIALES. 



Porphyra capensis Kg. 
— perforala J. Ag. 



— nobilis J. Ag. . . . 

— columbina Mont. 



FLORIDE7E. 

NEMALIONALES. 

ch/etangiace/e;. 
Chsciangium variolosum (Mont. 



J. A«- 



+ 



+ 



+ 



+ 



GIGARTINALES. 

GIGARTINACE/E. 

Iridœa cordaia (Turn.) J. Ag 

— laminarioides Bory 

— lalissima (Hook. et Harv.' 

Grun 

Gigarlina radula (Bory) J. Ag .... 

— sliriaia (Turn.) J. Ag 

— divaricaia Hook. f. et Harv. 
■ — litberculosa (Hook. f. et 

Harv.) Grun 

— Kroneana Rabenh 

— pislillala Lam 



+ 

+ 
+ 

+ 
+ 

+ 
+ 

+ 

+ 



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+ 



+ 

+ 
+ 
+ 
+ 

+ 

+ 

+ 
+ 



+ 



AUTRES LOCAL l'i ES. 



Snares, Chili. 

Saint-Paul, Amslerdam, 
cap de Bonne-Espérance, 
Californie, côte Ouest- 
Amérique. 



Snares, Sud-Amérique du 
Sud, ? Tahiti. 



Cap de Bonne-Espérance. 
Snares, Californie, Val- 

paraiso? 
Saint-Paul. 



Pacifique Nord, Chili. 



Californie, cap de Bonne- 
Espérance. 
Cap de Bonne-Espérance. 



Ano-leterre. 



140 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



NOMS DES ESPÈCES. 



Callophyllis variegata (Bory) Kg 
— ■ calliblepharoides J. Ag . . . 

— Hombroniana (Mont.) Kg. 

— ornala (Mont.) Kg 

Callocolax neglectus Schm 

RHODOPHYLLIDACE/E. 

Rhodophyllis bifida (Good. et 
Woodw.) Kg 



Acanthocarpa (Harv.) J. Ag. 
RHODYMENIALES. 

SPH^ROCOCCACEiE. 

Apophlsea Sinclairii Harv 

RHODYMENIACE^E. 

Rhodymenia corallina (Bory) 
. J.Ag 

— linearis J. Ag 

— ? dichotoma Hook. et Harv. 
Epymenia obhisa (Grev.) Kg 

— Wilsonis Sond 

Plocamium coccineum Lyngb 

— Hookeri Hook. f . et Harv . . 

— brachyocarpum Kg 

DELESSERIACEiE. 

Nitophyllum crispatum Hook. f. et 
Harv 

— ? pundatum Grev 

Delesseria dichotoma Hook. f. et 
Harv 

— Montagneana J. Ag 

RHODOMELACEiE. 

Laurencia pinnaiifida Lam 

Euzoniella flabellifera J. Ag 

— cuneifolia (Mont.) Falk... . 
Polysiphonia decipiens Mont .... 

— Lyallii Hook. f. et Harv.. . 

— dumosa Hook. f. et Harv.. 

— rudis Hook. f. et Harv. . . . 

Lophurella Gaimardi Gaud 

Tolypiocladia glomerulaia (J. Ag. 

Schm 



+ 



+ 
+ 



+ 



+ 

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J - 



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+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



AUTRES LOCALITÉS. 



Pérou, Chili. 



Angleterre. 



Scandinavie, Méditerranée, 
Adriatique. Sud océan 
Pacifique. 

Saint-Paul. 



Snares. 



Chili. 



Cap de Bonne-Espérance. 

Cosmopolite. 
Ile Macquarie. 



Atlantique nord, Méditerra- 
née, Adriatique. 

Saint-Paul. 



Atlantique nord, Méditerra- 
née. Adriatique. 

Snares. 



Brésil. 
Océan Indien. 



ILES SUBANTARCTIQUES SUD-AUSTRALIENNES. 



141 



NOMS DES ESPÈCES. 



Brongniarlella atislralis (C. Ag.) 
Schm 

Microcolax bofryocarpa (Hook. f. 
et Harv.) Schm 

Herposiphonia ceraloclada (Mont.) 
Falk 

? Boslrychia mullicornis Mont ... . 

Sireblocladia neglecla (Mont.) 
Schm 

Helerosiphonia Berkeleyi Mont 

CERAMIACEffi. 

Pliloihamnion pectinaium Mont. . . 

Callilhamnion gracile Hook. et 

Harv 

— micropierum Hook. et Harv. 
Spongoclonitun hirtum (Hook. et 

■Harv.) Sond 

Euptilola formosissima (Mont.) Kg. 

Ballia callitricha (C. Ag.) Kg 

Çeramium rubrum Ag 

— diaphanum Ag 

— apiculalum (Hook. et Harv.) 

•J;Ag 

— nodiferum J. Ag 

— virgalum Hook. f. et Harv . 

CRYPTONEMIALES. 

GRATELOUPIACEiE. 

Graleloupia aucklandica Mont .... 

dumontiace;e. 

Dumonlia fdiformis Grev 

— cornuia Hook. et Harv .... 

CORALLINACE/E. 

Lithothamnion aucklandicum Fosl. 

— palena (Hook. et Harv.) 

Fosl 

— aniarclicum (Hook. et. 

Harv.) Fosl 

Corallina Hombronii (Mont.) 
J.A K 



+ 
+ 

+ 

+ 

+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



+ 



AUTRES LOCALITÉS. 



Snares. 

Akaroa. 

Valparaiso. 

(Marion), Chiloë. 
Snares. 



Snares. 

Snares, Crozet. 
Atlantique, Méditerranée. 
Europe, Algérie, cap de 
Bonne-Espérance. 



Atlantique nord. 



CHAPITRE VI 

RÉPARTITION DES GENRES ET DES ESPÈCES 
DANS LE DOMAINE ANTARCTIQUE 

Nous voyons donc, d'après les listes qui précèdent, que la flore algo- 
logique marine antarctique et subantarctique comprend actuellement 
une totalité de 410 espèces. Sur ce nombre, 190 espèces, c'est-à-dire 
près de la moitié, sont localisées dans ces régions australes. 

Les tableaux suivants vont donner une idée générale sur la répartition 
des genres et des espèces dans les diiFérentes contrées de cette région 
australe. 

I. — NOMBRE DES ESPÈCES DANS LES DIFFÉRENTS ORDRES. 









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Schizophyceae 


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2 


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3 












Chlorophyceae 


13 


4 


38 


17 


22 








10 


3 


Phseophycese 


18 


36 


48 


47 


?1 


9 


3 


4 


16 


6 


Rhodophyceae 


.50 
81 


34 


115 
210 


70 


61 


6 


5 


4 

8 


54 

80 


26 
35 


Totaux des espèces. 


77 


136 


107 


8 


8 



DOMAINE ANTARCTIQUE. 



143 



II. — SOMBRE DES GENRES DANS LES DIFFERENTES FAMILLES. 



clilamydobacteriace/e .. 

Chroococcace.e 

Cham.esiphonace.ï 

OsCILLATORIACE.E 

RlVULARIACEJE 

.XovrOCACE.E 

Protococcace.e 

I'lyace.e 

Ulotrichace;e 

Ch.etophoraceje 

Cladophorace.e 

Gomontie.e 

Botrydiace.e 

BRYÔPSIDACEiE 

codiace.e 

ectocarpace/e 

Sphacelariace.e 

Encœliaceje 

STRIARIACEiE 

Desmare STiACEiE 

DlCTYOSIPHONACE.E 

Elachistace;e 

Chordariace.e 

LiAMINARIACEiE 

LITHODERMATACE.E 

FUCACE.E 

DlCTYOTACE.E 

Baxgiace.e 

Helminthocladiace.e . . . 

Ch.etangiace;e 

Gelidiace.e 

GlGARTINACEJE 

Rhodophyllidace.e 

Sph.erococcace.e 

Rhodymeniace.e 

Delesseriace/E . . 

BoNNEMAISONKVCE.E 

Rhodomelace.e 

Ceramiace.e 

Grateloupiace/E 

DuMONTIACE.E 

Souamariace.e 

Cor vllinace.e 

Totaux des genres 



(3) 

1 
1 

4 



56 



1? 

3 



1 (2) 



1? 

4 

1 

2 
2 
2 

1? 

4 
4 



2 



49 (54) 



fa 



95 



2 

î 

7 
7 

1 

4 
72 



61 



u 



1 

2 

1 
1 

1 

3 

5 

1 
1 

4 

1 

3 
2 

11 

6 

1 



51 



A 

— 

s 



25 



144 FLORE ALGOLOGIQUE. 



III. — NOMBRE DES ESPECES DANS LES DIFFERENTS GENRES. 



Leptothrix 


o 

3 

1 

1? 

2 

1? 

1 

1? 
1 
1 

1? 

1 


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2 

1 
3 

2 
1 


1 

1 

1 


Glseocapsa 


Xenococcus 


Hyella 


Dermocarpa 


Lunabua 


Spirulina 


Calolhrix 


Rivularia 


Nosîoc 


Chlorochylrium 


Monoslroma 


Enleromorpha 


Ulva 


Prasiola 


Hormiscia 


Ulothrix 


Enloderma 


Urospora 


Cheetomorpha 


Rhizoclonium 


Acrosiphonia 


JEgagropila 


Cladophora 


Cladophoropsis 


Gomoniia 


Codiolurn 


Rryopsis 


Codium 


Oslreobium 


Actinema 


Streblonema 


Geminocarpus 


Ectocarpus 


Enlonema 


Xanlhosiphonia 


Pylaiella 


Halapteris 


Sphacelaria 


Cladoslephus 


Punciaria 


Corycus 


Phullitis 


Uiriculidium 


Colpomenia 





DOMAINE ANTARCTIQUE. 



145 



(4) 



(4) 



Scylosiphon . . 
Asperococcus . , 
Sliclyosiphon . 
Desmareslia . . . 

Phœurus 

Diclyosiphoii . , 
Scylothamnus... 
Leptonema. 
Elachista 
Myrionema . . . 
Chordaria 
Mesogloia .... , 
Csepidium 
Adenocystis . . . 

Ecklonia 

Lessonia 

Macrocyslis . . 
Phyliogigas 
Phxoglossum . , 
Lithoderma.. . . 

Durvillea 

Himanloihalliis 
Ascoseira .... 
Xiphophora.. . 
Cysiophora . . . 
Marginaria .. . 
Carpophyllum 
Cyslosphsera... 
Scylolhalia . . . 

Zonaria 

Porphyra .... 
Erylhrolrichia 
Goniolrichum . 
Chaniransia . . 
Chxlangium.. . 
Choreocolax . . 

Gelidiuin 

Chondrus .... 

Iridœa 

Gigartina 

Phyllophora . . 
Gymnogongrus 
Aclinococcus . . 
Mychodea .... 
Callophyllis . . 
Callymenia.. . . 
Ahnjeliia .... 

Callocolax 

Caienella 

Acanihococcus 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



1 
1? 

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1 
1 



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1 



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1 
1 

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1 

4 



1 
1 
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— 



19 



146 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



Rhodophullis 


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1 

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1 
1 

1 


1 

1 

1 
1 


1 

1 

1 


2 

2 
2 

1 

1 
2 

1 
3 
1 
1 
1 
1 
1 

1 

1 
1 

1 

1 

1 

1 

1 
1 

5 

1 


1 

2 

2 
2 
2 

1 

2 
1 

1 

1 


Eulhora 


Graeilaria 


Curdiea 


Hypnsea 




Calliblepharis 


















Hydrolapalhum 














Boslrychia 




Brongniartella 




Colacodasya 

Pteronia 












Helerosiphonia 








Bornetia 


Callilhamnion 


Spongoclonium 


Antilhamnion 


Ptilothamnion 




Plilota 






Ceramium 


Cai'poblepharis 


Rhodochorton 


Grateloupia 





DOMAINE ANTARCTIQUE. 



147 





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1 

1 

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1 


1 
1 
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1 


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— 


— 


— 


— 


Peiissonnella. 


Wclobcsici 


Lilhophylliiin 


Lilhotliainnion 


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1 


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1 





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1 


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Totaux des espèces 


81 


77 


211 


137 


109 


8 


8 


8 


80 


35 



CHAPITRE VII 

COMPARAISON DES FLORES ALGOLOGIQUES MARINES 
ANTARCTIQUE ET ARCTIQUE 

Dans une note sur Ja comparaison des flores marines arctique et antarc- 
tique (I), George Murray et E. S. Barton résument l'interprétation du 
D r John Murray développée dans la préface des Résultats de l'Expédition 
du « Challenger » pour expliquer les quelques relations qui peuvent exister 
entre la faune et la flore de ces régions extrêmes. 

Constatant que certaines espèces pélagiques sont surtout localisées 
soit dans les eaux chaudes de l'océan, soit dans les zones tempérées, soit 
enfin dans les contrées froides, il explique ce fait de la distribution des 
organismes de la manière suivante : 

Pour John Murray, à l'époque carbonifère, la température de surface 
de l'eau de mer sur tout le globe ne devait pas être inférieure à-|- 21° C. ; 
par suite de cette température uniforme, la même faune et la même flore 
se retrouvaient surtout le globe. 

Puis, vers les premiers temps mésozoïques, les différents climats ont 
dû peu à peu s'établir, et toute cette vie pélagique, d'abord universelle- 
ment répandue, aura dû s'adapter et se transformer peu à peu sous l'in- 
fluence de ces différents climats. 

Cette théorie permettrait alors de s'expliquer comment l'on peut 
trouver certaines formes identiques dans les deux régions polaires 
par exemple, sans cependant en rencontrer des représentants dans les 
zones intermédiaires (tempérées et chaudes). Ces formes ne seraient alors 
que des descendants de formes ancestrales primitivement répandues sur 
toute la surface du globe. 

Mais, si l'on trouve une certaine ressemblance entre le plankton des 

(1) G. Murray, and E. S. Barton, Comparaison of the Arctic and Antarctic .Marine Floras 
{Phycological Memoirs, edited by G. Murray, parts I, Il and 111, p. 87, London, 1892-1895). 



COMPARAISON DES FLORES ANTARCTIQUE ET ARCTIQUE. 149 

régions arctique et antarctique, il est plus difficile de faire un rappro- 
chement entre la flore algologique fixée de ces deux contrées. Si certaines 
espèces sont identiques, beaucoup, par contre, sont très différentes, — 
et certaines familles même, très bien représentées dans ces régions 
polaires, ne présentent cependant aucune espèce commune à ces deux 
zones froides. 

Tandis que la flore marine arctique, en nous basant sur les listes 
données par Kjellman (Algœ of the Arctic Sea) et les diverses études de 
Rosenvinge (1) sur les Algues du Groenland, comprend 322 espèces, la 
flore marine antarctique comprend actuellement 409 espèces. 11 faut 
chercher cette grande supériorité en espèces pour les régions australes 
dans ce fait qu'il faut faire rentrer dans la zone antarctique (prise au sens 
large du mot) les îles des océans circumantarctiques, en y joignant les 
Falkland et la Terre de Feu. 

' Les espèces arctiques se rapportent à 141 genres, les espèces antarc- 
tiques à 156 genres. Les genres communs aux deux régions sont de 71. 
Les espèces communes, au nombre de 57, sont les suivantes : Glœo- 
capsa crepidinwn, Dermocarpa prasina, Lyngbya semiplena, Spirulina 
subsalsa, Rivùlaria nitida, R. atra, — Chrorochytrium inclusum, Mono- 
stroma Grevillei, Enteromorpha ïntestinalis, E. compressa, E. clathrata, 
Ulvalactuca, Ulolhrix implexa, U. f/acca, Urospora penicMliformis , Acro- 
siphonia arda, Cladophora rupèstris, C. «jhmeescens, Bryopsis plumosa, 
Ostreobium Queketti, Ectocarpus confervoides, E. tomentosus, E. fascicu- 
latuStE.penicillatus, Pylaiella littoralis^Sphacelaria cirrhosa, Cladostephus 
spongiosus, Punctaria plantaginea, Phyllitis fascia, Scytosiphon Lomen- 
taria, Asperococcus echinatus, A. bullosus, Chordaria flagelliformis, 
Mesogloia vermiculaia, Porphyra laci?iiata, Erythrotr.ichia ceramicola, 
Chantransia Daviesii, C. virgatula, Chondrus crispas, Ahnfeltia plicata, 
Euthora cristata, Rhodymenia palmata, Chylocladia clavellpsa, Plocamium 
coccineum, Nitophyllum punctahim, Dr/pssrria sanguinea, Polysiphonia 

(1) L. K. Rosenvnige, Gronlands Havalgar, extrait des Meddeielser om Grônland, III, p. 753-981, 
pi. I et II, Copenhague, 1>93; Les Algues marinrs du Groenland [Ann. Se. nat., I e série, t. XIX. 
1894); Deuxième mémoire sur les Algues marines du Groenland, extrait de Meddelelser om 
Grônland, XX, Copenhague, 1898; On the marine Alrjx from North-East Greenland, collected by the 
« Danmark Expédition », Bd. III, Nr. 4, Copenhague, 1910. 



150 FLORE ALG0L0GIQUE. 

atràrubescens , P. urceolata, Callithamnion polyspermum, Antithamnioh 
plumida, Ceramïwnrubrum, C. circinatwn, Rhodochorton Rothii , Dumontia 
filiformis, Petrocelis cruenta, Corallina officinalis, Lithothamnion Lenor- 
mandi. 

Sur ces 57 espèces, la moitié environ est cosmopolite ; l'autre moitié se 
rencontre dans la zone tempérée, mais ne semble pas avoir été trouvée clans 
la zone intertropicale. Peut-être alors la théorie du D r J. Murray pourrait- 
elle servir à expliquer cette similitude d'espèces séparées actuellement 
par toute une zone dans laquelle leur présence n'a jamais été signalée. 

Un aperçu général de la composition des flores algologiques marines 
arctique et antarctique fait ressortir un certain nombre de faits intéres- 
sants dans la distribution de quelques familles. 

Si l'on examine la distribution des Fucacées et des Laminariacées , l'on 
constate que toutes les espèces de ces deux familles se sont localisées 
soit dans la zone arctique, soit dans la zone antarctique, mais sans aucune 
espèce commune dans les deux régions. 

Certains genres cependant, comme Macrocystis , Laminaria, présentent 
une distribution assez vaste, mais ils ne vont pas jusqu'à se mélanger dans 
ces contrées froides. 

Les Desmarestiacées sont surtout biendéveloppées dans les mers antarc- 
tiques et caractérisent toute la région antarctique proprement dite. 

Parmi les Floridées, les Gigartinacées , les Sphserococcacées , les Deles- 
sèriacées, les Rhodomélacées sont de même bien développées dans les 
régions antarctiques. 

Tandis que les Lithothamniées arctiques présentent de nombreuses 
formes en branches, les Lithothamniées antarctiques sont presque exclu- 
sivement représentées par des formes en croûtes. 



COMPARAISON DES FLORES ANTARCTIQUE ET ARCTIQUE. 151 

TABLEAUX COMPARATIFS DES ELORES ALGOLOGIQUES MARINES 

ANTARCTIQUE ET ARCTIQUE. 

SCHIZOPHYCE.K. 



Lepiolhrix 

Glseocapsa 

Xenococcus 

Hyella 

Dennocarpa 

Lyngbya 

Spirulina 

Caloihrix 

Rivularia 

Nosloc 

Pleurocapsa 

11 genres : Totaux 



Nombre des 
espèces antarctiques. 



1 
1 
1 
1 

2 
1 

1 
2 

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13 (14) 



N'ombre des 
espèces arctiques. 



12 



ucnrcs 1 1 m 11 11 s 

aux deu\ régions, 



communes 
aux deux régions. 



CHLOROPHYCE.E. 



Protococcace.e. 

Chlorochylrium 

Characium 

ULVA.CE.ffi. 

Monoslroma 

Enteromorpha 

Llva 

Prasiola 

Hormiscia 

Gayella 

ULOTRICHACEiE. 

Ulolhrix 

CHiETOPHORACE,E. 

Bulbocoleon 

Pilinia 











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1 


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1 


1 





1? 














1 








2 


4 


1 


2 





1 











1 









Arihrochsele 

Enloderma 

Epicladia 

Pseudendoclonium . . . . 

MYCOIDEACEffi. 

Pringsheimia 

Chselolobus 

Ulvella 

Ochlochseie 

CLADOPHORACEiE 

Urospora 

Chseiomorpha 

Rhizoclonium 

Acrosiphonia 

îEgagropila 

Cladophora 

Cladophoropsis 








1 
4 
4 
1 
1 
18 
1 



152 



FLORE ALGOLOGIQUE. 





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GoMONTIEjE. 










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Gornontia 


1 


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1 





Derbesia 





1 








BOTRYDIACE/E. 


Phyllosiphonaceœ. 


Codiolum 


1 


3 


1 





Oslreobium 


1 


1 


1 


î 


Bryopsidace^. 


VaUCHERIACEjE. 


Bryopsis 

CODIACEiE 

Codium 


3 


1 


1 


1 


Vaucheria 





3 








5 











33 genres : Totaux 


58 


75 


15 


14 







PflL-EOPHYCEJE. 



ECTOCARPACE.E. 

Adinema 

Slreblonema 

Geminocarpus 

Eclocarpus 

Entonema 

Xanthosiphonia 

Symphyocarpus 

Pylaiella 

Phycocelis 

Dermalocelis 

Isthmoplea 

SPHACELARIACEffi 

Halopteris 

Sphacelaria 

Cladostephus 

Chsetopieris 

Stypocaulon 

ENCŒLIACE.Œ. 

Punctaria 

Phseosaccion 

Cœlocladia 

Kjellmania 



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1 


1 





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1 











1 








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4 


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1 


1 


4 


1 


1 


1 





1 











1 








2 


2 


1 


1 





1 











1 











1 









Symphyocarpus 

Phœostroma 

Pogolrichum 

Omphalophyllum 

Litosiphon 

Delatnariea 

Corycus 

Phyllitis 

Utriculidium 

Colpomenia 

Scytosiphon 

Asperococcus 

Striariace^;. 
Stidyosiphon 

DESMARESTIACEffi. 

Desmarestia 

Phseurus 

DlCTYOSIPHONACE/E 

Diclyosiphon 

Coilodesme 

Scytothamnus 

ElACHISTACEjE. 

Leplonema 



10 

1 

1 

o 



COMPARAISON DES FLORES ANTARCTIQUE ET ARCTIQUE. 153 



Elachisla . • 

MvRIOTRICHIACEffi. 

Mijriolrichia 

Chordariace^e. 

Myrionema 

Caslagnea 

Lealhesia 

Chordaria 

Myriocladia 

Mcsogloia 

Csepidium 

RALFSIACE/E. 

Ralfsia 

Laminariace.e. 

Adenocyslis 

Saccorhiza 

Chorda 

Ecklonia 

Alaria 

Laminaria 

Agarum 

Lessonia 

Macrocystis 

Phyllogigas 

Phxoglossum 

Lithodermatace.e. 
Lilhoderma 



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3 


2 





1 


3 Ci) 


2 





2 





1 


2 


1 





1 


2 


1 


1 








4 


1 








1 





2 


2 








7 





11 





1 


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1 





1 





1 





1 


2 



Sorapion 

Cutleriace;e. 
Cuileria 

TlLOPTERIDACETE 

Scaphospora 

Haplospora 

FUCACE/E. 

Durvillea 

Himaniothallus 

Ascoseira 

Xiphophora 

Cysiophora 

Marginaria 

Carpophylluin 

Cyslosphœra 

Scytolhalia 

Himaniolhalia 

Fucus 

Pelveiia 

Ascophyllum 

Halidrys 

DlCTYOTACEffi. 

Zonaria 

Glœolhamnion 

81 genres : Totaux 



90 



113 





1 



17 






14 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 



20 



154 



FLORE ALGOLOGIQUE 



RHODOPHYCE.E 



BANGIALES. 

Bangiace^;. 

Bangia 

Porphyra 

Erylhrolrichia 

Conchocelis 

Gonioirichum ? 

FLORIDE^. 

HELMINTHOCLADIACEiE. 

Chantransia 

CH^ETANGIACEiE. 

Chsetangîum 

Geltdiace^e. 

Choreocolax 

Gelidium 

Harveyella 

GlGARTINACEffi. 

Chondrus 

Iridœa 

Gigartina 

Phyllophora 

Gymnogongrus 

Aclinococcus 

Mychodea 

Callophyllis 

Callymenia 

Ahnfeltia 

Ceralocolax 

Callocolax 

Rhodophyllidace^;. 

Catenella 

Acanlhococcus 

Rhodophyllis 

Eulhora 

Cysloclonium 

Turnerella 

SPHiEROCOCCACEiE. 

Gracilaria 

Curdiea 



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-2 a 


£ 




Espèces communes 
aux deux régions. 





1 








7 


4 


1 


1 


1 


1 


1 


1 





1 


o 





1? 











2 


6 


1 


2 


3 











1(3) 
1 

















1 








1 


1 


1 


1 


5 











8 


1 


1 





9 


3 


1 





5 











1 


1 


1 





2 











8 


1 


1 





3(4) 
2 


1 
1 


1 
1 




1 





1 








1 











1 











2 











4 


1 


1 





1 


1 


1 


1 





1 











3 








6 











1 












Hypnaea 

Sarcodia ; . . 

Calliblepharis 

Apophlœa 

RhODYMENIACEjE. 

Rhodymenia 

Epymenia 

Plocamium 

Lomentaria 

Chylocladia 

Halosaccion 

Delesseriace^e. 

Nitophyllum 

Delesseria , 

Pteridium , 

Hydrolapathum , 

BONNEMAISONIACEiE 

Plilonia 

Delisea 

Bonnemaisonial 

Rhodomelace^e. 

Laurencia 

Euzoniella 

Polysiphonia 

Lophurella 

Bosirychia 

Pterosiphonia 

Tolypiocladia 

Brongniartella 

Microcolax 

Colacodasya 

Pteronia 

Pollexfenia 

Rhodomela 

Herposiphoiiia 

Slreblocladia 

Heterosiphonia 

Odonîhalia 

Cladhymenia 

Ceramiace^;. 

Halurus 

Borneiia 



13 (15) 

13 (18) 

1 

1 



1 
1 

1? 



1 

2 
12 
4 
4 

1 
1 
1 
1 
1 
1 
1 
2 
1 
2 

1 







1 





1 




o 



(I 

1 









COMPARAISON DES FLORES ANTARCTIQUE ET ARCTIQUE. 155 



Griffithsia 

Spermoihamnion , 

Calliihamnion , 

Spongoclonimn 

Anlilhamnion , 

Plilolliamnion , 

I'iitmaria , 

Plilola 

Euplilola 

Ballia 

Ceramium , 

Carpoblepliaris 

Microcladia 

Rhodochorlon , 

Grateloupiacete 

Graleloupia 

Cryplonemia , 

DuMONTIACEiE. 

Dumoniia 

Dilsea 

X E M ASTO MACERE . 

Furcellaria 



RHIZOPHYLLIDACEffi 

Polyides , 

Squamariaceœ. 

Cruoriella , 

Cruoriopsis , 

Cruoria - 

Peirocelis , 

Rhododermis - 

Peyssonnelia , 

CORALLINACE.ffi. 

Melobesia , 

Lilhophyllum , 

Lilhothamnion 

Cheilosporum 

Amphiroa 

Hildbrandtia , 

Corallina , 

100 genres : Total 

Total général : 

225 genres 



1 

7 

16 
3 
2 
2 
6 



247 



409 




2 

17 


1 

1 



122 
322 



33 
71 





1 



1 

23 
57 



TROISIÈME PARTIE 



LA FLORE ALGOLOGIQUE D'EAU DOUCE 

DE L'ANTARCTIDE 



CHAPITRE PREMIER 



HISTORIQUE 



Jusqu'à ces dernières années, la flore algologique d'eau douce des 
régions antarctiques était pour ainsi dire inconnue. 

C'est J. D. Hookerqui, au cours de l'expédition de 1' « Erebus » et 
du « Terror »-, commandée par James Clark Ross (1839-1843), recueillit 
les premières Algues d'eau douce sur l'île Cockburn, située par environ 
64° lat. S. et 57° long. 0. Greenwich (1). Ces Algues sont au nombre 
de 3 : 



Oscillaloria aulumnalis Hook. et Harv. = 

Phormidium anlumnale (Ag.) Gom. 
Microcoleus repens Harv. = Mierocoleus 



vaginaius (Vauch.) Gom. 
Ulva crispa Lightf. = Prasiola crispe 
(Lightf.) Menegh. 



Pendant l'expédition de la « Belgica » (1896-1899), Racovitza trouva 
quelques Algues sur les terres du détroit de Gerlache ; Wildeman, qui les 
étudia, mentionna dans une note préliminaire les deux espèces suivantes : 



Chlamydomonas sp. (de la neige rouge) 



Racovilziella antarctica de Wildeman. 



Puis l'expédition de la « Stella Polare » (1898-1900), commandée par 
G. E. Borchgrevink, rapporta du cap Adare (Terre Victoria), situé par 
71° 20' sud, les deux espèces suivantes, déterminées par N. Wille : 

(i) Hook. et Harv., Botany of the antarctic Voyage, Flora antarctica, Part. 1, London, 1847. — 
E. de Wildeman, Note préliminaire sur les Algues rapportées par M. E. Racovitza (Bull. Acad. 
roy. Belgique, 1900). 



ALGUES D'EAU DOUCE DE L'ANTARCTIDE. 



157 



Merismopœdium glaucum (Ehrb.) Nâgl. I punclalum Meyen. 
var. punclalum (Meyen) Hansg. = M. ' Prasiola crispa (Lightf.) Menegh (1). 

M. Hariot, qui étudia les Algues de la première Expédition Antarc- 
tique Française (1903-1905», trouva, parmi les collections de Turquet, 
4 espèces terrestres, dont 1 espèce et 1 forme nouvelles étudiées par 
Go mont. 

Ce sont : 



Lyugbya nigra Ag. f. anlarclica Gomont. 
Phormidium Charcolianum Gomont. 



Vaucheria sp. 
Prasiola anlarclica Kùtz. 
(Lightf.) Menegh. 



Prasiola crispa 



L'expédition anglaise du « Nimrod » (1907-1909), sous le commande- 
ment de Sir E. Shackleton. a rapporté une très importante collection 
d'Algues due principalement aux récoltes de James Murray. C'est la pre- 
mière collection qui ait été faite au voisinage de l'île de Uoss par 77° 32' 
de lat. S. et 166° 12' de long W. Les matériaux rapportés viennent d'être 
étudiés par W. et G. S. West 2 . 

En dehors des Diatomées dont nous ne parlons pas ici, les Myxophycées 
rapportées comprennent 11 genres et 39 espèces, les Chlorophycées 
6 genres et 14 espèces : soit 53 espèces, dont 14 nouvelles. 

Celte collection peut se diviser en deux parties : 

Une première partie renferme les x\lgues qui ont été trouvées dans le 
lac Vert (Green Lake) près du cap Royds. L'eau de ce lac avait la particu- 
larité d'êlre très salée, et il restait toujours un peu d'eau non gelée sous 
la glace. 

11 Myxophycées, dont 4 espèces nouvelles, et 6 Chlorophycées, dont 
1 espèce nouvelle y furent trouvées, ce sont : 



*Lyngbya limnelica Lemm. 

— Murrayi W. et G. S. West. 
* Phormidium fragile (Menegh.) Gomont. 



*Oscillaloria dcflvxa W. et G. S. West. 
* — chlorina Kùtz. 
— limosa Ag. 



( l Y W11.1.E, Antarktische Algen in Miltheilungen ùber einige von C. E. B °^e™ vl J?^ u î * e ™ 
antarctischen Festlande sesammelte Pflanzen (Ny t. M ag. /'. Naturvidenskab,BA. XL,Heit 111, 1904). 

(2) W. and G.-S. West, Freshwater Algœ {Brit. ant. Exp., 1907-1909, rep. on The Scient, mvest., 
vol. 1, part. VII, London, 1911). 



158 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



Chroococcus cohserens (Bréb.) Naeg. 

— minutus (Kùtz.) Naeg. 
* — minor (Kùtz.) Nœg. f. minima 

West. 
Microcysiis chroococcoidea W. et G. S. 

West. 
Asterocyslis antarclica W. et G. S. West. 



Ulothrix lenerrima Kiïtz. f. antarclica. 

* — sequalis Kiïtz. 

* Pleur ococcus pachydermus Lagerh. 

* — aniarciicus W. et G. S. West. 

* — disseclus (Kùtz.) Nœg. 
Trochiscia aspera (Reinsch) Hansg. 



(Les espèces précédées d'un astérisque ont été retrouvées dans les 
eaux douces.) 

Les espèces suivantes, au nombre de 36, dont 9 nouvelles, ont été 
trouvées dans les eaux douces ou sur la terre et les rochers. 



Nosioc anîarcticum W. et G. S. West. 
Plectonema notatum Schmidle. 
Lyngbya Shackleloni W. et G. S. West. 

— Martensiana Menegh. 

— serugineo cœrulea (Kiïtz.) Gom. 

— Kïdzingii Schmidle. 

— Erebi W. et G. S. West. 
Phormidium autumnale (Ag.) Gomont. 

— ■ Relzii (Ag.) Gomont. 
— ■ inundaium Kiïtz. 

glaciale W. et G. S. West. 

— angustissimum W. et G. S. West. 

— anîarcticum W. et G. S. West. 
Oscillaloria sancta (Kiïtz.) Gomont. 

— subproboscidea W. et G. S. West. 

— lenuis Ag. 

— producta W. et G. S. West. 

— corliana (Menegh.) Gomont. 



Oscillaloria Priestleyi W. et G. S. West. 
— ■ formosa Bory. 

— terebriformis Ag. 

— amphibia (Ag.) Gomont. 
Glceocapsa Shuiileworlhiana Kiïtz. 
Aphanocapsa tnonlana Cramer. 
Chroococcus pallidus Nœg. 
Microcysiis stagnalis Lemm. 
Calothrix epiphytica W. et G. S. West. 
Calothrix sp. 

Ulothrix sublilis Kiïtz. 

— implexa Kiïtz. 
Prasiola crispa (Lightf.) Menegh. 
Chlamydomonas nivalis (Bauer) Wille. 

— ■ subcaudata Wille. 

- — ■ intermedia Chodat. 
Pleurococcus frigidus W. et G. S. West. 
Glœocystis sp. 



La flore algologique d'eau douce des régions antarctiques comprend 
donc, après l'expédition du « Nimrod », 21 genres et 60 espèces. 



Pendant l'impression de ce travail, il a paru une étude de F.-E. Fritsch 
sur la flore algologique d'eau douce des Orcades du Sud [Freshwater 
Algœ collected in the South-Orkneys by M. R.-N. Rudmose Brown, of 
the Scottish National Antarctic Expédition, 1902-1904 (The Journal of 
the Linnean Society , Botany,\o\. XL, n° 276, p. 293, 1912)]. Nous donne- 
rons un résumé de ce travail à la fin de notre étude sur la flore algologique 
d'eau douce de l'Antarctide. 



CHAPITRE IL 

ALGUES D'EAU DOUCE RECUEILLIES AU COURS 
DE L'EXPÉDITION DU « POURQUOI PAS? » 

Les Algues d'eau douce que nous avons recueillies pendant la seconde 
Expédition Antarctique Française permettent de donner une idée générale 
de la flore continentale de l'Antarctide sud-américaine. 

Nos récoltes, sans compter les Diatomées, présentent un total de 
38 espèces. Elles peuvent se diviser en deux groupes : 

I. Les espèces terrestres, rencontrées sur la terre et les rochers, parmi 
les .Mousses, surtout aux endroits humides, dans les lieux où coulaient 
quelques filets d'eau provenant de la fonte des neiges : ces récoltes nous 
ont fourni 27 espèces, dont 7 nouvelles pour la science. 

IL Les Algues formant les neiges colorées : on les trouve principale- 
ment sur les champs de neiges dans les parties basses des îles qui bordent 
ce continent antarctique, souvent dans le voisinage des rookeries de 
Pingouins. Ces récoltes, étudiées par M. leP r Wille, ontfourni 1 1 espèces, 
dont 4 nouvelles. 

Nous ne nous occuperons ici que des espèces terrestres. Nous exami- 
nerons les neiges colorées dans un chapitre suivant. 

C'est sur l'île Jenny, située par 67° 43' lat. S. et 68° 3o' long. W. 
Greenwich environ, que nous avons recueilli cette flore algologique. 
L'île, très accidentée, formée de roches volcaniques sombres, était en 
majeure partie dépounue de neige dans ses parties basses. Jusqu'à une 
altitude de 150 mètres, sur les pentes, dans les éboulis stables, et surtout 
sur les points de l'île où la pente était faible, existait une flore bryolo- 
gique assez variée. De place en place, coulaient quelqueslégersfiletsd'eau 
provenant de la fonte des neiges. C'est sur le bord de ces minuscules 



iôo 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



ruisseaux et à la base des touffes de Mousses, que nous avons récolté les 
26 espèces suivantes : 



Chroococcus macrococcus (Ktitz.) Rabenh. 

— lurgidus (Kiïtz.) Naeg. 
Glœocapsa Janthina Naeg. 
Oscillaloria amphibia Ag. 

— ienuis Ag. 
Lyngbya, sp. 

Erebi W. et G. S. West. 

— anlarciica L. Gain. 
Phormidium antumnale (Ag.) Gom. 
Nosîoc minuhun Desm. 

— Borneîi L. Gain. 

— pachydermalicum L. Gain. 
Anabœna oscillarioides Bory. 
Calolhrix sp. 



Cylindrocystis crassa De Bary. 
Cosmarium antardicum L. Gain. 

— crenalum Ralfs. 

— undulatum Corda. 
Pleurotseniopsis pseudoconnaia (Nordst.) 

Lagerh. 
Zygnemacée sp. 
Trochiscia hystrix Reinsch. 

— tiiberculifera L. Gain. 
Pieromonas Willei n. sp. 

— Penardii n. sp. 
Prasiola crispa (Lightf.) Menegh. 
Ulothrix flaccida Kiitz. 
Conferva glacialis Kùtz. 



Il est à remarquer que, tandis que James Murray ne trouvait aucune 
Conjuguée dans la région de l'île Ross (Terre Victoria), nos récoltes nous 
ont fourni 8 espèces de cette famille. 

Toutes ces Algues d'eau douce des régions antarctiques doivent résister 
à des conditions climatériques très dures. Elles restent en effet glacées 
pendant neuf mois de Tannée et durant L'été, tandis qu'elles ont assez 
souvent, aux heures chaudes de la journée, des températures supérieures 
à 0°, ces températures s'abaissent presque toujours au-dessous de 0° pen- 
dant le restant de la journée. 

Si nous examinons quelques observations de températures dans les 
différentes régions antarctiques, nous voyons qu'à Snow Hill, par exemple, 
point d'hivernage de l'expédition d'Otto Nordenskjold, situé par 64" 
environ de lat. S., la moyenne de l'été de 1902-1903 fut de — 2°, 13, 
celle de l'hiver de — 20° et la moyenne annuelle de — 11°, 83. Aux 
Orcades, par 61° de lat. S., la moyenne estivale de 1903 fut de — 0°, 16 et 
la moyenne annuelle de — 5", 16. A la Terre Victoria, par 77", 50 de 
lat. S., c'est-à-dire près de l'île Ross, la moyenne des deux mois les plus 
chauds, décembre 1903 et février 1904, fut de — 3°, 80, tandis que la 
moyenne annuelle était de — 16°, 36. Or, au Spitzberg, par 79°, 53 de lat. N., 
la moyenne de juillet est supérieure à -f- 5° 



ALGUES D'EAU DOUCE DE L'ANTARCTIDE. 161 

Malgré ces conditions défavorables, la flore algfflogique terrestre est 
encore assez bien représentée dans les régions antarctiques, puisque, en 
rassemblant toutes les espèces trouvées jusqu'à présent, on arrive à un 
total de 94 espèces. Et il est certain que, par des recherches ultérieures, 
on augmentera, encore la liste de ces Algues antarctiques. 



Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. '-'- 



CHAPITRE III 



ETUDE SYSTÉMATIQUE DES ALGUES D'EAU DOUCE 

RECUEILLIES DURANT L'EXPÉDITION 

DU « POURQUOI PAS? » 



SCHIZOPHYCEJE. 

CHRO OCOCCACE^E. 

1. Chroococcus macrococcus (Kûtz.) Rabenh. 

Alg. exsicc, n. 951! 1 21ol;Fl.eur., Alg. II, p. 33; — Thomé, Flora vonDeulschl.,p. 19; 
— L. Gain, Note sur le fl. alg. d'eau douce de l'Antarct. sud-américaine. Bull. 

Mus. Hisl. Nat, avril 1911, n° 5, p. 372. 
Protococcus macrococcus Kiitz., Phyc. gê- 
ner., p. 169, t. VI, 1,-fig. 1 b, c ; Tab. 
phyc.,- I,t. XI. 
Urococcus insignis Hansg., Prodr., I, p. 144. 
Protosphseria macrococca Trevisan. 




50^. 

Fig. 69. — Chroococcus macrococcus 
(Kiitz.) Rabenh. 



Nous avons trouvé quelques exem- 
plaires de cette Chroococcacée (fig'. 69) 
parmi les Mousses, en des lieux humi- 
des, à l'intérieur du cercle polaire, sur 
Tile Jenny (baie Marguerite). 

Les cellules sont isolées ou parfois 
accolées les unes aux autres; leurs di- 
mensions, avec la membrane, varient 
de 40 à 55 ;;., l'épaisseur de la membrane, à courbes concentriques 
nettement visibles, étant d'environ 15 ;x. 

Distribution géographique. — Europe, iles Féroë, Islande, Groenland, 
région ouest du continent antarctique sud-américain. 

2. Chroococcus turgidus Kiitz. 

Nseg., Gall. einz. Alg., p. 46; — • Hansg., Prodr., II, p. 161; — Born. etThur., Nol. Algol., 
I, p. 15; — Rabenh., Fl.Eur., Alg., II, p. 32; Alg.exs.,n™ 104,631, 1333,2033; 
— De Toni, Syll. alg., V, Myxophyceae, p. 11 ; — L. Gain, loc. cit., p. 372. 



SCHIZOPHYCEM. 163 

Les colonies sont formées de deux cellules oblongues d'environ 
35 sur T.\ [>-. La colonie, légèrement elliptique, mesure 40- lo [/-sur 15-55 y.. 
La membrane, formée de couches concentriques, est épaisse, de 2 y., 5 
à I [a (fig. 70 aei b . 

Habitat. — Parmi les Mousses, en des endroits humides, île Jenny. 

Distribution géographique. ■ Europe, Afrique, îles Sandwich, Ja- 
maïque, Ceylan, région arctique, Antarctide sud-américaine. 

3. Glœocapsa janthina Nseg. 

Gall. einz. Alg., p. 51, 1. 1, F. f. 5 ; — Rab., FI. eur., Alg., II, p. 41 ; — Kûtz., Sp. alg., p. 220 ; 
— Kirch., Alg. Schles., p. 258; — Hansg., Prodr., II, p. 149; — L. Gain, loc. cit., 
p. 372. 

C'est de cette espèce que se rapproche le 
plus le Glœocapsa, que nous avons trouvé 
en assez nombreux exemplaires parmi les 
Mousses, aux endroits humides, sur l'île 





50 n 



Jenny* Fig.70. — Chroococcus turgidus Kûtz. 

Distribution géographique. — Europe 
centrale, Amérique septentrionale, îles Féroë, Groenland, Antarctide 
sud-américaine. 

OSCILLATORIACE^. 
4. Oscillatoria amphibia Ag. 

Flora, X, p. 632, 1827; — Gomont, Monogr., p. 221, t. VII,fig.4-5 ; — J. Schmiclt, Cyan. 

Dan., p. 74 ; — De Toni, loc. cil. ; — L. Gain, loc. cit., p. 372. 
Oscillatoria amphibia Kûtz., Alg. Dec, XIII, n° 129; Sp., p. 238 ; — Tab. phyc, I, 

p. 27, t. XXXIX, fig. 1. 
0. geminata.Schwabe, 0. tenerrima Kiitz. 

Trichomes bleutés, droits, arqués ou sinueux, épais de 1 p., 5 à 2 [*, 5, 
h extrémité arrondie; la longueur des articles est de 1 à 3 diamètres : 
dans chacun, on aperçoit deux petites masses finement granuleuses. 

Habitat. — Ile Jenny, lieux humides, parmi les Mousses, mélangés à 
VOscillatoria tri mis. 

Distribution géographique. — Cosmopolite, Nouvelle-Zélande. 



164 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



5. Oscillatoria tenuis Ag. 

Alg. Dec, p. 25 ; Syn. Alg. Scand., p. 105 ; Sijst, p. 65 ; — Gomont, Monogr., p. 220, 
t. VII, f. 2-3 ; — J. Schm., Cyan. Dan., p. 73 ; — De Toni, FI. Alg. délia Vene- 
zia, IV, p. 74 ; Syll. alg., V, Myxophyceae; — Tilden, Minnesota Algse, vol I 
p. 71-72, pi. IV, fîg. 17-18 ; — L. Gain, loc. cit., p. 372 ; — W. et G. S. West' 
Freshwat. Algse, Brit. ant. Exp., 1907-1909, Scient, invest., vol. I, Biolo°- v ' 
part. VII,p. 293, 1911. ° y ' 

0. tenuis Kûtz, Sp., p. 241; - - Rab, FI. eur., Alg, II, p. 102-103 ; — Cooke, Brit 
Freshw. Alg., p. 249, t. XGVI, f. 8. 

Les trichomes, d'un bleu pâle, droits ou légèrement arqués, ont un 
diamètre de 4 p, 5 à 6;;-; la longueur des articles varie de 2 à 5 u. Les gra- 
nulations, bien distinctes, sont en doubles rangées (fig. 71 a 
ctb). 

Habitat. — Ile Jenny, en assez grande quantité parmi 
les Mousses, aux endroits humides; par petites touffes. 

Distribution géographique. — Groenland, Féroë; cosmo- 
polite; Antarctide sud-américaine, Terre Victoria jusqu'au 
78° lat. S. 

6. Lyngbya sp. 
L. Gain, loc. cit., p. 372. 




Fi<j.71 



Fig. 71. 

Oscillatoria 

tenuis Ag. 



Le manque de filaments ne nous permet pas d'identifier 
cette espèce, dont nous n'avons rencontré que ce que nous 
croyons être les hormogonies. 

Ces hormogonies, longues au maximum de 80 à J 00 ^, 

droites ou légèrement recourbées, ont une gaine hyaline 

d'une épaisseur de 2;;.; les articles, d'un brun jaunâtre, à ponctuations 

assez nombreuses, ont de 7 à 8 p de largeur sur une épaisseur moyenne 

de 2 \j. (fig. 72 a, b, c). Les extrémités des hormogonies sont arrondies. 

Nous pouvons en donner la diagnose suivante : 

Filamentis so/itariis, curtissimis, fuscescentibus, 11-12 {J . latis, usque 80- 
100 -x longis; vaginis hyalinis, S^crassis; articulh 7-8 y. latis, apice rotun- 
datis, diametro 3-4 pto brevioribus; dissepimentis granulosis . 

Habitat. — Sur l'île Jenny : en assez grand nombre parmi les Mousses, 
en des lieux humides. 



SCHIZOPHYCE/E. 



165 



7. Lyngbya antarctica L. Gain. 



Loc. cit., p. 373. 



Filamentis plerumque solitariis, leviter flexuosis r< j l redis, usque ad 
l-l mm. 5 altis, 7,5-9 y. latis; vaginis hyalinis, firmis, tenuibus, 0,8-1,2 y. 
crassis; trichomatibus pallide brunneo-œrugineis , apice attenuatis, capi- 
tatis, 6-7 y. latis : articulis diametro trichomatis l-l plo-brevioribus , /-/,.> y. 
longis : dissepimentis granulatis. < 'elhda apicali calyptram depresso-conicam 
mil rotundatam pvsebente. 

Nous avons trouvé quelques filaments isolés de cette nouvelle espèce. 





Fig. 72 a, b, c : Lyncjb'ja sp., trois liormogonies. 



Fig. 74. 



Lyngbya antarctica L. Gain. — Fig. 7:5 a, b : ex- 
trémités de trichomes. — Fig. 74 a, b : liormo- 
gonies. — Fi". 75 : deux filaments accolés. 



La cellule apicale des trichomes a une coiffe très nette (fig. 73); l'épais- 
seur moyenne de la gaine est de 1 y.] les cellules des trichomes sont très 
courtes par rapport à leur largeur. 

Cette espèce doit se ranger dans les Eulyngbya Gomont. Elle rentre dans 
le groupe des espèces d'eau douce, parmi celles qui ne sont pas réunies 
en touffes. Elle se place au voisinage du L. œrugineo cœrulea Kûtz., 
dont elle diffère surtout par la longueur de ses articles, qui sont beaucoup 
plus courts, et par leur diamètre plus grand. 

Chez certains filaments, on trouve le trichome, qui s'est divisé en hor- 



i66 FLORE ALGOLOGIQUE. 

mogonies (fig. 74aetb); parfois des filaments semblent accolés les uns aux 
autres (fig. 75). 

Habitat. — Ile Jenny, lieux humides, parmi les Mousses. 

8. Lyngbya erebi W. et G. S. West. 
Freshwater Algse {Brit. anl. exp., vol. I, part VII, p. 290, PL XXV. fig. 72 a, d ; 1911). 

W. et G. S. West ont décrit sous le nom de Lyngbya erebi une Oscilla- 
toriacée qui présente les mêmes caractères qu'un Lyngbya trouvé par 
nous dans la région antarctique sud-américaine : nous ne pouvons donc 
l'en séparer. 

L'épaisseur des filaments est en moyenne de 1 \j. ; les cellules des tri- 
chomes sont légèrement plus courtes. 

Habitat. — Ce Lyngbya formait de petites masses assez compactes 
aux endroits très humides, sur l'île Jenny. 

9. Phormidium autumnale (Ag.) Gomont. 

Monogr., p. 207, t. V, f. 23, 24 ; — J. Schmidt, Dan. Alg. Bol. Tidsskrïfl, Bd. XXII, 
Heft 3, 1899, p. 348;— W. et G. S. West, loc. cit., p. 291, PL XXV, fig. 77-85. 

Cette Algue avait déjà été trouvée par J. D. Hooker sur l'île Cockburn; 
puis J. Murray l'a recueillie à l'île Roos par 77° 32' lai. S. et 166° 12' long. E. , 
près de la Terre Victoria. Nous l'avons rencontrée parmi les Mousses, 
aux endroits humides, sur l'île Jenny et l'île Petermann. 

Distribution géographique. — Cosmopolite. 

NOSTOCACE^E. 

10. Nostoc Borneti L. Gain. 

Deux esp. nouv. de Nostoc provenant de la rég. ant. sud-amér. Compt. rend. Acad. des 
scierie, t. CLII, n° 24, p. 1691 ; — Bull. Mus. Hisl. Nat., 1911, loc. cit., p. 373. 

r/tattisgtobosis, minutissimis, usque ad 350-400 u.diam., solides-, levibus, 
viridi-cœrulescentibus, solitariis vel initio interdum aggregatis, perider- 
matibusfirmis, tenacibus; filis dense implicatis^flexuoso-contortis in gelatina 
hyalina: vaginis indistinctis, trichomatibus 3-4 y. erassis, articulis globosis 
vel sphœrico-compressis; heterocystis 5 \l erassis, globosis vel ellipsoideis; 
sports subovalibus, 5 >j., 5 longis. 



SCHIZOPHYCEM. 167 

Ce Mostoc antarctique est une petite espèce globuleuse, sphérique, de 
quelques dixièmes de millimètre de diamètre. 

Nous Taxons trouvé assez abondant à l'intérieur du cercle polaire, 
parmi les Mousses humides, en des endroits on. pendant les quelques 
heures chaudes.de la journée, coulait l'eau provenant de la fonte des 
neiges. Les colonies étaient en assez grand nombre et de toutes les dimen- 
sions, depuis quelques dizaines de y. jusqu'à 3 et i dixièmes de mil- 
limèlre. 

Les trichomes sont assez courts, enchevêtrés les uns dans les-autres. 
formant une masse dense dans une g^lée hyaline, consistante, à contours 
nettement limités fig. 77); les gaines de ces trichomes sont invisibles. 
Les cellules végétatives, sphériques, de 3 à \\j. de diamètre fig. 78 , sont 
d'un vert bleuté pâle. Les hétérocystes, plus clairs, ont environ 5 y.. Les 
spores sont légèrement elliptiques, ayant o à 6 y. de longueur. 

A côté des colonies sphériques, nous avons trouvé de très nombreux 
filaments courts, composés de quelques cellules (10 à 15 au maximum), 
englobés dans une gaine d'une épaisseur inférieure à 1 y., gaine épousant 
le contour des cellules, très nettement limitée sur sa face externe. 

Ces filaments sont-ils des hormogonies dues à la dissociation de vieilles 
colonies du Nostoc, ou bien encore le produit de la germination de spores 
ou de kystes? Nous n'avons pu trouver les termes de passage permettant 
d'admettre l'une ou l'autre de ces hypothèses. 

La plupart de ces hormogonies ont leurs cellulesextrèmes transformées 
en hétérocystes. Chez beaucoup de ceux-ci, on aperçoit (surtout après 
coloration par le bleu marin) un seul épaississement en bouton, orienté, 
du côté des cellules végétatives (fig. 70 #, b). Chez d'autres, qui cepen- 
dant ont l'aspect d'hétérocysles, le bouton n'est pas visible : peut-être ces 
derniers sont-ils des hétérocystes envoie de formation. 

Les plus jeunes des hormogonies doivent se trouver au stade où les 
divisions transversales ont cessé, les cellules extrêmes se transformant 
en hétérocystes fig. 70 b , le chapelet entier s'étant entouré d'une gaine 
qui se développera peu à peu au fur et à mesure de l'augmentation en 
volume de la colonie, pour devenir la masse gélatineuse sphérique qui 
englobera les trichomes de la colonie adulte. 



i68 FLORE ALGOLOGIQUE. ' 

Comme l'a fort bien décrit Sauvageau (1) pour le Nostoc piincti forme, 
ces hormogonies, dans leur développement ultérieur, offrent les mêmes 
caractères de division. Les cellules intercalaires s'élargissent jusqu'à 
doubler de largeur, puis chacune se divise suivant un plan perpendicu- 




200 y 



50 ¥ 



Nostoc Dorneti L. Gain. — Fig. 77 : aspect d'une colonie sphérique. — Fig. 78 : fragment de la même vu 
à un plus fort grossissement : on aperçoit quelques spores. — Fig. 79 a, b : deux hormogonies. — 
Fig. 80, 81, 82, 83 : hormogonies en voie de division. — Fig. 84, 85 : hormogonies chez lesquelles la masse 
protoplasmique de certaines cellules s'est échappée par rupture de la gaine. — Fig. 86, 87 : hormogonies 
divisées par un hétérocyste. — Fig. 88 : une jeune colonie en voie de formation. 

laire en deux moitiés placées côte à côte (fig. 80, 81, 82), et l'on trouve 
entre les différentes cellules ainsi formées des liens de continuité qui les 

(1) Sauvageau, Sur le « Nostoc punctiforme » (Ann. des Se. mit., 8 e série, t. III, p. 367 et 
suiv., 1897). 



SCHIZOPHYCEM. 169 

unissent les unes aux autres et qui permettent la communication proto- 

plasmique. 

Nous avons trouvé certaines hormqgonies chez lesquelles l'ensemble 
des cellules comprises entre les hétérocystes ne se divise pas toujours 
simultanément (fig. 82, 83). Chez d'autres, il semble se former des kystes : 
certaines cellules s'élargissent comme les autres, mais ne se divisent pas; 
parfois la masse protoplasmique s'est échappée par rupture de la gaine et 
a laissé son empreinte sur la face interne de celle-ci (fig. 84, 85). Parfois 
encore une cellule intercalaire de l'hormogonie se transforme en hétéro- 

cyste (fig. 86). 

Enfin nous avons rencontré des passages entre ces hormogonies et la 
colonie sphérique, passages qui nous permettent d'affirmer que les hor- 
mogonies et les colonies sphériques, dont les éléments sont d'ailleurs de 
même grandeur, se rapportent bien à la même espèce. 

La figure 87 montre une hormogonie divisée en deux parties par un 
hétérocyste : chacune de ces parties prend un aspect globuleux et va se 
développer à part. — La figure 76 représente une autre colonie plus 
avancée en développement, qui tend à prendre une forme sphérique : à 
ses extrémités on aperçoit encore les deux hétérocystes primitifs de 
l'hormogonie. De cet état à la colonie sphérique, il n'y a pas loin. 

C'est dans la section des Pruniformiœ Born. et Flah. qu'il faut faire 
rentrer ce Nostoc. llest voisin du N. cœruleum Lyngbye, dont il se rapproche 
par son aspect globuleux, ferme, sa gelée transparente, son contour net 
et poli, sestrichomes denses, sinueux, aux gaines indistinctes, mais il en 
diffère par la taille de ses éléments, qui sont plus petils. Tandis que le 
N. cœruleum atteint jusqu'à 5 et 6 millimètres de diamètre, le N. Borneti, 
d'après les exemplaires examinés, n'arrive pas à 5 dixièmes de milli- 
mètre. 

Chez N. cœruleum, les éléments du trichome, légèrement allongés, 
ont de 5 à 7 ;;., les hétérocystes de 8 à 10^; les spores sont inconnues : 
chez le N. Borneti, les éléments du trichome, globuleux, ont de 3 à 4 ;x, 
les hétérocystes o [/., les spores 5 à 6 ;;.. 

Il ne peut être confondu avec le N. minutissimum, dont les éléments 
du trichome n'ont que de 1 u. à 1 ;/,2. 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologiquc. 



x 7<> FLORE ALGOLOGIQUE. 

Habitat. — Ile Jenny, trouvé assez abondant parmi les Mousses humides, 
30 janvier 1909. 

11. Nostoc pachydermaticum L. Gain. 
Comptes rendus Acad. des Se., loc. cit., p. 1692; Bull. Mus. Hisf. Nat., loc. cit., p. 373. 

Thallo parvido, solido, globoso, fuscescente, filis /axe intricatis, flexuoso- 
curvatis, subrectis ; vaginis distinctis, amplis, mesentericis, fuscescentibus , 

13-16 [j. crassis; articulis ellip- 
ticis, 2,5-3 [j. crassis, 4-5 y. 
longis, fuscis, plus minusve 
laxe connexis ; heterocystis sub- 
sphœricis, 5-6 <j. crassis. Sporis 
ignotis. 

Nous n'avons malheureuse- 
ment rencontré qu'un exem- 
plaire de cette nouvelle et cu- 
rieuse espèce. Il se trouvait 
parmi les Mousses et les autres 
Algues recueillies sur l'île 
Jenny. 

La colonie est sphérique, 
globuleuse, à membrane lisse. 
Elle a un diamètre de six 
dixièmes de millimètre. Peut- 
être n'est-ce qu'une colonie 
encore jeune, et de ce seul individu on ne peut en déduire la forme exacte 
et la dimension de l'espèce. 

La gelée est jaune brunâtre ; dans celle-ci, on aperçoit nettement, et 
dans toute sa masse, les gaines des trichomes légèrement plus foncées 
(PI. III, fig. 5). Ces gaines, d'une épaisseur moyenne de 13 à 16 -,., pré- 
sentent des bosselures et des étranglements assez régulièrement disposés 
(PL III, fig. 6), chaque renflement correspondant à un article des trichomes 
(fig. 88 bis). Ces caractères se voient surtout très nettement après colo- 
ration de la colonie, pendant quarante-huit heures, dans le bleu marin. 




50 jo. ' 

Fig. 88 bis. 

Fig. 88 bis. — Fragment d'une colonie de Nostoc pachy- 
dermaticumh. Gain, montrant les trichomes avec leurs 
gaines nettement visibles. 



SCHIZOPHYCEJE. 171 

Les articles, brunâtres, sont elliptiques, épais de 2,5 à 3 p, longs de 
4 à 5 ft. Ils sont assez lâches et la plupart encore en voie de division. 

Les hétérocystes, isolés, sphériques ou légèrement comprimés, me- 
surent de 5 à 6 ;x. Les trichomes sont peu sinueux. 

On peut faire rentrer ce Nos toc dans la section des Communias Born. et 
Flah., au voisinage du Nostoc ciniflonum Tourn. 

Habitat. — lie Jenny, lieux humides parmi les Mousses. 

12. Nostoc minutum Desm. 

Crypl.de Fr., l re édit., fasc. XI, n° 50 (1831);— Born. et Flah., «eu., IV, p. 209; — Hansg., 
Prodr., II, p. 64; — De Toni, Syll. alg., loc. cit., p. 411 ; — L. Gain, Bull. Mus. 
Hist. Nal., loc. cit., p. 373. 

Nostoc pedemontanum Rab., Algen, n° 175 (1852). 

N. Boussingaultii Mont., Compl. rend. Acad. des Se, t. XLII, p. 756 (1856). 

Quelques exemplaires de cette espèce formaient de petites niasses 
arrondies sur les bords, plus ou moins aplaties, de 2 ou 3 millimètres dans 
leur plus grande longueur sur mm ,5 environ d'épaisseur. La couleur 
générale est brun jaunâtre. Les trichomes sont denses, tortueux; leurs 
éléments sphériques, parfois comprimés ou légèrement allongés, ont de 
3 à 4 y.; les gaines sont parfois visibles, principalement sur le bord de la 
colonie. Hétérocystes sphériques d'un diamètre de 5 y.. 

Habitat. — lie Jenny, lieux humides, parmi les Mousses. 

Distribution géographique. — Europe, Afrique centrale, Alaska, Fuégie, 
Antarctide sud-américaine. 

13. Anabaena oscillarioides Bory. 
(PL III, fïg. 9.) 

Dicl., p. 308, 1822; — Menegh., « Anabaina», in Diz. di Conversai., p. 1051; — Born. 
et Flah., Bcv., p. 233 ; — Hansg., Prodr., II, p. 69 ; — Schmidt, Cyan. Dan., 
p. 90 ; — West, Alg. fl. of Yorkshire, p. 142 ; — De Toni, loc. cil., p. 451 ; — 
L. Gain, loc. cit., p. 374. 

La plante antarctique est légèrement plus petite que celle d'Europe. 

La plupart des éléments des trichomes, épais de 4 f/-,5, sont en voie de 
division. Les hétérocystes ont de 5 a, 5 à 6 pt.,5; les spores sont épaisses 
de 7 à 8 u, atteignant jusqu'à 25 y. de long. 

Habitat. — Parmi les Mousses, aux endroits humides (île Jenny). 



172 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Distribution géographique. — Europe, Amérique, Patagonie, Terre de 
Feu, Falkland, Nouvelle-Zélande, Antarctide sud-américaine. 

RIVULARIACE^E. 
14. Calothrix sp. 

Nous n'avons trouvé que quelques filaments en assez mauvais état 
d'une Rivulariacée qui nous a paru appartenir au genre Calothrix. 

Les filaments sont simples; il y a un lîétérocyste à la base de chaque 
trichome. Les filaments ont de 100 à 200 p. de long, une épaissseur de 
8 à 12 ;j.; les tri chômes, épais de 6 à 8 [/., sont terminés par un poil assez 
long. 

Peut-être faudrait-il rapporter cette espèce au C. fusca Kiitz ? 

Habitat. — lie Jenny, lieux humides, parmi les Mousses et les autres 
Algues. 

CONJUGATJE. 

DESMIDIACE^E. 

15. Cylindrocystis crassa De Bary. 

Conjug., p. 74, t. VII, f. c; — Cooke, Brit. desm., p. 46, t. XVIII, f. 2; — Cleve, Bidrag, 
p. 492 ; — Hansg., Prodr., p. 277, n° 523 ; — Wittr. et Nordst., Alg. aq. dulc. 
exsicc, n° 269; — Comère, Desm. de France, p. 51. PI. I, f. 23 a, b; — Thomé, 
Flora von Deutschl., Bd. VI, p. 354, t. XXII, f. 5. 

Penium rupestre (Kûtz.). Rabenh., FI. Eur., Alg., III, p. 120. 

C. crassa De Bary, f. simplex. n. forma. 

C'est bien au Cylindrocystis crassa qu'il faut rapporter cette Desmidiée. 
Les cellules sont cylindriques, à sommets arrondis ; leur diamètre est 
environ de 26 <j. ; leur longueur varie entre 40 et 80 [j. (fig. 89 a, b, c). 

Mais il en diffère en ce que les individus ne sont pas réunis en colonies 
enveloppées dans une gaine gélatineuse, mais sont isolés. 

11 n'y a pas lieu de créer-une espèce pour cette Saccodermée antarctique, 
qui est une forme isolée du C. crassa. 

Habitat. — - En quantité parmi les Mousses humides, île Jenny, 30 jan- 
vier 1909. 

16. Cosmarium antarcticum L. Gain. 

Loc. cit., p. 374. 




50 y- 



CONJUGATM. 173 

Cellulis elliptico rotundatis t:> ? 33 *, isthmis 18-20 y., 13-17 u.cras$is; 
saniccllulis subtriangidaribus, basi recta, angulis inferioribus rotundatis, 
apice anguloso-rotundato, lateribus undulatis ; mem- 
brana lœvi, lateraliter duplo-undulato. Chlorophoris 
in utraque semiçelhda singulis . 

Ce Cosmarium fait partie de la section Eucosma- 
rium De Bary ; il se range clans le groupe A [Mem- 
brana cellularis levis...) de la sous-section Microcos- 
marium. 

Vu de profil (fig. 90 «), le C. antarcticum est 
divisé par un sillon qui est de moins en moins pro- 
fond de l'extrémité vers le centre; latéralement à 
celui-ci se voient nettement les quelques ondula- 
tions de la membrane. 

Habitat. — Assez rare ; lieux humides, parmi les Mousses (île Jenny). 

17. Cosmarium crenatum Ralfs. 
(PI. III, fig. 4.) 

Ann. Nal. Hisl. (1844), XIII. t. II. f. 6 ; — Bril. Derm. (1848), p. 96, t, XV, f. 7 ; 

— Breb., Lisle, p. 127; — Rabenh., Krypt. FI. von Sachs., p. 199, Alg., 1211; 

FI. Eur., Alg., III, p. 165 (1868) ; — Kirch., Alg. 

Schles. (1878), p. 149 ; — Gooke, Bril. Desm., 

p. 95, t. XXXVII, f. 13 ; — Wolle, Desm. U. 

S., p. 67, t. XLIX, f. 31-32 ; — Hansg., Prodr., 

n° 390 ; — Delp., Desm. subalp., p. 102 ; — 

L. Gain, loc. cit., p. 374. 
Euastruml sinuosum Kûtz, Sp. alg., p. 174; — Co- 

mère, Desm. de France, p. 105, PI. VII, fig. 20 

a, b et g. 



Fig. 8 9 

Fig. 89, a, b, c. — Cylin- 
drocystis crassa De Bary. 




Fig. 90. — Cosmarium antarcticum 
L. Gain : a, vu de profil ; b, de 

l'ace. 



Cette espèce est plus commune que la précé- 
dente. Nous l'avons trouvée dans les mêmes 
localités, parmi les Mousses humides sur l'île 
Jenny. Ses dimensions moyennes sont les suivantes : longueur, 45 \j-\ 
largeur, 30 y.; isthme, 16-20 y.. 

Distribution géographique. — Europe, Région arctique, Amérique 
boréale, République Argentine, Asie septentrionale, îles Sandwich, 
Antarctide sud-américaine. 



^74 FLORE ALGOLOGIQUE. 

18. Cosmarium undulatum Corda. 
(PL III, fig. 3.) 

Alm. Caris. (1839), t. V, f. 26 ; — Ralfs, Desm. (1848), p. 97, t. XV, f. 8 ; — Wittr., 
Soltv. alg., p. 59; — Archer, Prit. inf. (1861), p. 732, t. II, f. 33-34 ;— Wolle, Desm. 
U. S. (1884), p. 67, t. XVI, f. 20 ; — Wille, Norges Desm. (1880), p. 27 ; — 
Wittr. et Nordst., Alg. aq. dulc. exsicc, n° 472 ; — Comère, loc. cit., p. 123, 
PL XVII, fig. 47 a, c, d ; — Thomé, loc. cit., p. 440, t. XXIII, f. 5 ; — 
L. Gain, loc. cit., p. 374. 

C'est au Cosmarium undulatum Corda var. minutum Wittr. qu'il nous 
semble devoir rapporter cette Desmidiée de l'Antarctique. Elle présente 
ies mêmes caractères. Ses dimensions sont les suivantes : longueur, 29 u.; 
largeur, 21 <y, isthme, 12 </,. 

Habitat. — Nous avons trouvé plusieurs exemplaires en des lieux 
humides, parmi les Mousses, aux endroits où pendant les quelques heures 
chaudes de la journée coulait l'eau provenant de la fonte des neiges. Ile 
Jenny, altitude 100 mètres. 

Distribution géographique. — Europe, Région arctique, Amérique 
boréale, Nouvelle-Zélande, Antarctide sud-américaine. 

19. Pleurotaeniopsis pseudoconnata (Nordst.) Lagerh. 

Algol. Bidrag, II, p. 197 ; — De Toni, Syll. alg., I, Chlor., II, p. 908; — Comère, loc. 

cit., p. 182, PI. III, f. 17 ; — L. Gain, loc. cit., p. 375. 
Cosmarium pseudoconnatum Nordst., Warming Symb. fl. Bras. Desm., p. 314, t. III, 

f. 17. 
Calocylindrus pseudoconnatus (Nordst.) Wolle, Desm. U. S., p. 55, t. XII, f. 21 ; 

t. XLIX, f. 10-11 ; — Cooke, Brit. Desm., p. 124, t. XLIV, f. 3. 

Ses dimensions sont 50 y. sur 30 v . et 27 u. à l'isthme. Elle semble assez 
rare et a été trouvée parmi les Mousses recueillies aux endroits humides 
sur l'île Jenny. 

Distribution géographique. — Europe, Amérique, Antarctide sud-amé- 
ricaine. 

ZYGJMEMACE^E. 

20. — N'ayant trouvé de cette Zygnémacée que des filaments morts 
chez lesquels la membrane seule avait persisté, il nous est impossible, en 
l'absence de caractères, de lui assigner une place dans la famille. 



CHLOROPHYCEM. 



*75 



L'épaisseur des cellules est en moyenne de 10 <;., leur longueur de 2 à 
\ diamètres. 

Habitat. — Ile Jenny, parmi les Mousses, lieux humides. 



CHLOROPHYCEM. 

PLEUROCOCCACE^E. 
21. Trochiscia hystrix Reinsch. 

Hansg, in Hedwigla 1888, p. 129 ; — De Toni, loc. cit., p. 697 ; — L. Gain, loc. cit., p. 375. 
Acanthococcus hystrix Reinsch, Ueb. Palmell. Acanlh., 1886, p. 241, t. XI, f. 25. 





15, 



Fig. 91. — Filaments d'une Zygnémacée. 



Fig. 92. 

Fig. 92. — Trochiscia hyslrh: Reinscli. 
renfermant des spores. 



Nous avons trouvé le Trochicia hystrix en assez grande quantité 
parmi les Mousses recueillies en des lieux humides, sur les flancs de l'île 
Jenny, là où coulaient de légers filets d'eau provenant de la fonte des 
neiges. 

Les individus sont soit régulièrement sphériques, soit plus ou moins 
oblongs. La longueur des épines est environ de 4 <j.. 

Certains T. hystrix sont en voie de reproduction et renferment des 
spores sphériques ayant un diamètre de 20 y. (fig. 92). 

Distribution géographique. — Géorgie du Sud, Antarctide sud-améri- 
caine (île Jenny). 

22. Trochiscia tuberculifera L. Gain. 
Bull. Mus. Hisl. NaL, loc. cil., p. 375. 



176 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Cellulis solitariis, globosis aut plus minusve elliptïcis, 50-70 y. diam.; 
membrana tenui 1/40-1/50 cellulœ diam., tuberculis firmis 2 [j.,5 longis, 
1 [j. crassis, numerosissimis dense per totam superficiem sparsis obtecta. 

Il est voisin du Troehiscla hystrix Reinsch ; mais si ses dimensions sont 

à peu près les mêmes, il en diffère nettement par les aspérités de sa 

membrane : au lieu d'épines, ce sont des tubercules longs de 2|*,5, d'un 

diamètre inférieur à 1 p (fig. 93), arrondis à leur extrémité. L'épaisseur 

de la membrane est légèrement supérieure à 1 [->-. 

:>:>. Certains individus sont plus ou moins oblongs. 
\\\ ■ ''■-'* 

W; Habitat. — Parmi les Mousses humides, île Jenny ; 

/•'/ altitude 100 mètres. 




--_.;,.- 



■y.y 




Fig. 93. 

Fig. 93 a, b. — Trochiscia 
tuberculifera, L. Gain. 



VOLVOCACE.E. 

23. Pteromonas Willei sp. n. 

(PI. III, fig. 7.) 

Nous n'avons trouvé que des cellules de repos; 
aussi n'est-ce pas avec certitude que nous les rap- 
portons au genre Pteromonas. 

Le D' Wille, auquel nous avons donné les quel- 
ques matériaux dont nous disposions, semblerait 
porté à faire rentrer cette Algue dans le genre 
Pteromonas, se basant, à défaut d'autres caractères, sur la ressem- 
blance que présentent ces cellules de repos avec des organismes qu'il a 
décrits comme aplanospores dans une note sur le Pteromonas nivalis 
(Shuttlw.) Ghodat (1). 

Ces cellules, elliptiques, d'une longueur de 20 à 31 y. sur 12 à lo y., 
ont leur enveloppe munie de sept côtes. 

Les organismes que nous avons trouvés dans l'Antarctique ont une 
longueur de 40 à 55 ;;., une largeur de 25 à 40 p, et sont de forme ellip- 
tique; ils se composent de deux parties bien distinctes : une masse cen- 
trale et une enveloppe. 

L'enveloppe est une sorte de coque transparente, de couleur rose légè- 

(1) Wille, Algologische Notizen XIII, ùber Pteromonas nivalis [Nyt mayazin for Naturvidens- 
Laberne, M. XLI, Heft 1, Christiania, 1903, p. 170, 1. 111, fig. 47-51). 



CHLOROPHYCEM. 177 

rement jaunâtre. Elle présente à sa surface six côtes saillantes longitudi- 
nales qui viennent se réunir à chacun des pôles. Sa paroi interne est 
lisse et unie, et l'espace qu'elle circonscrit figure une chambre ellipsoï- 
dale, mais étirée à ses deux pôles en un prolongement qui se continue 
près de la surface (PI. III, fig. 7). 

Cette chambre interne était occupée chez tous les individus examinés 
par une masse protoplasmique ovoïde. 

Dans cette masse coloriée d'un beau vert brillant, la matière colo- 
rante semble diffuse : elle est amassée surtout autour de petits grains 
réunis en paquets, et qui, incolores par eux-mêmes, paraissent très 
foncés par le fait de l'accumulation de la chlorophylle autour d'eux. Sur 
les bords de la masse protoplasmique, se trouvait le plus souvent une 
région plus claire présentant un corps gras. 

La place exacte de cet organisme ne pourra être définitivement établie 
qu'après une étude plus complète, étude qu'il faudrait faire sur des maté- 
riaux vivants. 

Habitat. - - Cette espèce ne parait pas commune. E. Penard, en recher- 
chant des rhizofodes parmi des Mousses, nous l'a signalée à l'île Booth- 
Wandel et à l'île Petermann. Nous en avons aussi trouvé quelques 
exemplaires dans des détritus de Mousses provenant du cap Rassmussen 
(Terre de Graham) et de l'île Jenny. Elle se trouve aussi dans un échan- 
tillon de neige rouge recueilli sur l'île Wiencke, le 27 décembre 1908. 

24. Pteromonas Penardii sp. n. 
(PI. III, fig. 8.) 

Comme pour l'Algue précédente, nous n'avons aussi trouvé de cette 
espèce que le stade de repos. 

L'organisme est d'une taille plus faible, d'une forme ovoïde beaucoup 
plus ramassée, mesurant en moyenne 26 à 2$ \j- de long sur 20 à 25 \j. de 
large ; son enveloppe présente des arêtes longitudinales plus nombreuses 
(environ une vingtaine) et moins accusées ; la masse protoplasmique 
interne présente les mêmes caractères que celle du P. Willei. 

Nous avons dédié cette espèce à M. Pénard, qui nous a signalé sa pré- 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore algologique. 23 



178 FLORE ALGOLOGIQUE. 

sence dans les matériaux dont il disposait pour la recherche des rhizo- 
podes. 

Habitat. — En assez grande quantité parmi des Mousses recueillies en 
des endroits humides sur l'île Petermann, février 1909. 

ULVACE^E. 

25. Prasiola crispa (Lightf.) Menegh. 

Cenni sulla organografia e fis. délia Algsè, p. 36, 1838; — Ag., Sp:, p. 416; — Kutz, Phy- 
col. gêner., p. 295; Sp., p. 473 ; Tab. phyc, V, t. XL, f. VI; — De Toni, loc. cit., 
p. 142; -- L. Gain, loc. cil., p. 375; — Hariot, Algues du cap Horn, p. 30 ; — 
N. Wille, Mittheilungen ûbér einige von C. E. Borchgrewick auf dem ant. 
Festl. Gesamm. Pflanzen. Nyl. Mag.f. Naturvidenska b, 1902, p. 209, Bd. XL 
t. III ; — W. et G. S. West, loc. cit., p. 272. 

Ulva crispa Lightf., Flor. Scot., II, p. 972; — Ag., Syn., p. 43; — Hook. et Harv., Crupl. 
ant., II, p. 192. 

Prasiola antarctica Kutz., Sp., p. 473;- Tab. phyc, V, t. XL, f. 4 ; — Rabenh, 
FI. Eur. Alg., III, n° 311 ; — J. Ag., Tilt. Alg. Sysl., VI, p. 84 ; — De Toni! 
loc. cit., p. 143; — Svedelius, Alg. aus den Làndern der Magellanslrasse und 
Westpalagonien, I, Chlor., p. 289-292, t. XVI ; — W. et G. S. West, loc. cit., 
p. 273. 

Wille, dans une note sur quelques Chlorophycées rapportées du conti- 
nent antarctique (cap Adare) par l'expédition de C. E. Borchgrewink 
( 1 898- 1 900) , donne les raisons pour lesquelles le Prasiola antarctica Kiitz. 
et le P. crispa Lightf. doivent être réunis en une seule et même espèce. 

Toutes les Algues que nous avons rencontrées dans toute la région 
ouest de l'Antarctide sud-américaine doivent être identifiées avec le 
P. crispa. 

Habitat. — Abondant dans la région parcourue par le « Pourquoi 
Pas ? ». On le rencontre surtout dans les parties basses, sur les petites 
îles, sur les rochers, près des Mousses, aux endroits humides où coule 
l'eau provenant de la fonte des neiges : Port-Lockroy (île Wiencke), 
décembre 1908; îles Booth-Wandel, Petermann, Argentine, Jenny, 
Léonie, Terre de Graham (caps Rassmussen, Tuxen, des Trois-Pérez) : 
de janvier à mars 1909. 

Distribution géographique. — Nord de l'Europe, régions arctiques, 
Amérique boréale, Falkland, région antarctique sud-américaine, Terre 
Victoria. 



CHLOROPHYCEM. 



179 




Fur. 94. — I 



Fig. 94. — Ulothrix flaccida 
Kiilz. : a, un filament avec 
des akinôtes. 



ULOTHRICHACE^E. 
26. Ulothrix flaccida Kulz. 

Ynr. fragilis Hook. et Harv., FI. antard., p. 497, tab. 193, fig. 2; — Hansg., Prodr., 

p. 220 ; — De Toni, loc. cil., p. 161-162 ; — ■ L. Gain, loc. cil., p. 375. 
Lyngbya fragilis Hook. et Harv., in Lond. Journ. bol., 1845, 

p. 296. 
Ulothrix fragilis Kiilz., Sp., p. 349; Tab. pluie. I, 

1. XCVI ; — Hariot, Algues du cap Horn, p. 25. 

Los cellules ont une moyenne de 7 <j.. Nous 
avons rencontré certains filaments avec des aki- 
nètes (fig. 94 a). 



Habitat. — Filaments isolés parmi les Mousses 
et les autres Algues dans les lieux humides : île 
Jenny (janvier 1000), île Petermann (février 1000). 

Distribution géographique. — Bohème, Falkland, 
Antarctide sud-américaine. 

SIPHONOCLADIACEvE. 

27. Conferva glacialis Kùtz. 

Phyc. Germ., p. 202 ; Spec. alg., p. 370 ; — L. Gain, loc. cil., p. 376. 
Conferva glacialoides Wolle, in Bull. Torrey bot. Club, VI, 1877, n°27, p. 41 ; Freshw. 
Alg. U. S., p. 143, t. CXX, f. 5-8. 

C'est bien au Conferva glacialis Kiïtz., 
le C. glacialoides Wolle paraissant se 
confondre avec celui-ci, qu'il nous faut 
rapporter cette espèce antarctique. Ln 
couleur générale est vert très pâle; les 
filaments, fixés à la base, ont une lon- 
gueur de quelques centimètres, les cel- 
lules végétatives une épaisseur de 4 à 5 <j. 
sur une longueur de l,ï) à 4 diamètres. 
La membrane est épaisse, ferme (fig. 98). 

Divers filaments ont une partie de leurs cellules transformées en 
organes de reproduction : ce sont soit des zoosporanges (fig. 07) renfer- 




Fisr. 9R. 



Fis. 98. 



Conferva glacialis Kùtz. — fig. 95 et 96 : aki- 
netes. — Fig. 97 : zoosporanges. — Fig. 98 
filament végétatif. 



i8o FLORE ALGOLOGIQUE. 

mant 2 à 8 zoospores, soit des akinètes (fig. 96), dont certains trouvés en 



voie de division (fig. 95) 



Habitat. — Ile Jenny, dans les petits ruisseaux où coule l'eau prove- 
nant de la fonte des neiges, janvier 1909. 

Distribution géographique.— Allemagne, Amérique boréale, Antarctide 
sud-américaine. 



CHAPITRE IV 

LA NEIGE VERTE ET LA NEIGE ROUGE 

Nous avons eu à plusieurs reprises, pendant les mois d'été (décembre 
1008 à mars 1 000), l'occasion de rencontrer la neige verte etla neige rouge, 
abondantes en certaines régions de la partie ouest de l'Antarctide sud- 
américaine, entre le 64° et le 68° de lat. S. 

Ces Algues se trouvent surtout sur les parties basses des pentes de 
neige, plus spécialement dans le voisinage des rookeries de Pingouins, où, 
par suite du va-et-vient continuel des oiseaux, la neige est plus tassée, 
— et toujours en des points où la surface de la neige est mouillée. Chaque 
fois que la température s'élève et que la surface de la neige fond, ces 
Algues prennent alors un grand développement (PI. VIII, fig. 10-11). 

On les rencontre aussi formant un bourrelet vert et rouge à la limite 
des champs de neige, là où cette neige est en contact avec le rocher et 
présente une fusion plus rapide. 

On les trouve encore tapissant les falaises de glace qui arrivent à la 
mer. toujours localisées en des points où se fait la fusion (PI. Vil, lig. 5). 

C'est surtout pendant notre séjour à l'île Petermann que nous avons pu 
examiner ces neiges colorées. 

La neige verte se trouvait en quantité, comme le montrent les photo- 
graphies de la planche VII (fig. 10-1 1), sur les parties basses de l'île, où 
elle s'étendait en vastes plaques sur un espace de plus d'un hectare. C'est 
surtout en février et mars qu'elle fut le plus abondante, pendant les 
quelques journées de fort dégel. 

Puis en avril tous ces organismes ont disparu peu à peu, enfouis sous 
la neige, pour ne se développer à nouveau que huit mois après. 

Souvent la neige rouge était mélangée à la neige verte, mais il nous 
arriva aussi de constater son développement tout à fait à part. 

Le 1 er mars 1000, qui a été notre journée la plus chaude, nous avons 
eu une moyenne de température d e — }— 6° . Toute la surface de la neige dans 



182 FLORE ALGOLOGIQUE. 

la partie basse de Petermann, sur une étendue de plusieurs hectares, était 
recouverte d'Algues uniceltulaires (principalement de Chlamydomonqs 
antarcticus Wille n. sp.), qui de loin donnaient une légère teinte rose à la 
neige (PI. VIII, fig. 12). La surface de cette neige en était complètement 
pétrie et en des endroits où, au premier abord, l'œil ne distinguait aucune 
coloration, il suffisait de la pression du pied sur la neige pour faire aus- 
sitôt apparaître une tache rouge. En d'autres lieux, au contraire, lasurface 
de la neige était d'un beau rouge écarlate. 

En dehors de l'Ile Petermann, nous avons retrouvé ces neiges colorées 
sur les îles Wiencke (Port-Lockroy), Booth-Wandel, Argentine, Jalours, 
Berthelot(L=65° 2 1 ' S. ; G = 64° 10' W. Greemvich) ; Jenny (L = 67° 43' S., 
G = 68° 26' W.), le cap Tuxen (Terre de Graham). 

Nous avons essayé la conservation de ces Algues. Seules les cultures 
de neige verte ont réussi et continuent à prospérer. Nous nous étions 
servi de la solution calcique suivante, dont la composition nous fut aima- 
blement indiquée par M. Bessil : 



Eau distillée 972e r ,S 

(AzO')'Ca ) 

Az0 3 K )™ IU - 

(Solution à employer au vingtième. 



S0 4 Mg ) 

KC1 [fi 2,5 

(PO*) 2 H 4 Ca ) 

Fe*Cl fi Traces. 



Nous avions en outre conservé dans l'alcool les matériaux suivants : 

N os 564. — Neige verte, île Petermann, 4 février 1909. 
-^ 561. — — île Wiencke, 27 décembre 1908. 
_ 576. — — île Booth-Wandel, 22 février 1909. 

— 562. — rouge, île Wiencke, 27 décembre 1908. 

— 578. — — île Petermann, 1 er mars 1909. 

Nous exprimons nos très vifs remerciements à M. le P':N. Wille, qui 
a bien voulu se charger de la détermination des Algues formant ces neiges 
colorées et en faire l'étude suivante. 



SUR QUELQUES ALGUES DES NEIGES ANTARCTIQUES (1). 

J. D. Hooker a rapporté de l'expédition antarctique du capitaine Ross 
des échantillons de glace fondue recueillispar 78° 10' lat. S. et 162° long. W. 

(1) L. Gain, La neige verte et la neige rouge des régions antarctiques (Résumé de l'étude de 
M. le P r N. Wille) (Bull. Mus. Hist. Nat., n° 6, p. 479, 1911J. 



NEIGES COLORÉES, 183 

d'un part, 75° lat. S. et 170° long. W. d'autre part. Ehrènberg 1 I ), qui les 
a étudiés, y a constaté la présence de diverses Diatomées et organismes 
appartenant au règne animal. 

Jusqu'à présent, on avait signalé peu d'Algues sur les champs de neige 
antarctiques ; Wittrock (2) avait supposé que le Chlamydomonas nivalis 
(Bau) Wille = Sphœrella nivalis (Bau) Sommerf., Algue rouge commune 
dans les neiges, devait s'y rencontrer. Ces neiges colorées ont été simple- 
ment signalées parles expéditions antarctiques de la « Belgica », de la 
« Discovery » et du « Français» (3). 

Au cours de l'expédition du « Pourquoi Pas ? », il fut recueilli cinq 
échantillons de neige verte et de neige rouge sur les îles de la côte ouest 
de l'Antarctide sud-américaine. 

L'étude de cette petite collection m'a permis d'y rencontrer les espèces 
suivantes : 

I 

X 564. — Neige verte, ile Peterrnann, 4 mars 1900. En quantité sur 
toutes les parties basses de File. 

Ce numéro contenait deux échantillons : l'un a renfermait des Algues 
vivantes, l'autre h des Algues conservées dans l'alcool. 

a. Cet échantillon était particulièrement important, puisque les orga- 
nismes avaient conservé leur coloration, ce qui m'a permis de distinguer 
les Algues vertes des autres organismes incolores (champignons ou 
animaux). 

1. Chlorella ellipsoidea Gerneck f. antarctica n. form. 
(PI. IV.. fig. 1.) 

Celhdis paululum minoribus et magis rotundatis quant in typo ; long. 
i-8 [J- : lat. 3-6 p. 

(i) Ehrenher<;, Vorlânfrige Nachricht ùber das kleinste Leben im Weltmeer, a m Sûdpol und in 
den Meerestiefen, Berlin, 1884, f. 8-9 {Monatsbcricht (1er Berlincr Akademie (1er Wissenschaften, 
mai 1844). 

(2) V. Wittrock, Om Snons oc h Irens Flora, Sarshildt i do artitislia Trakterna (A. E. Noiiden 
kjold, Studier och Forskningar, Bd. 1, Stockholm, 1883, p. 78). 

(3) Il vient de paraître une étude de l<\ E. Frilsch sur les Algues des neiges colorées recueillies 
par R. Brown aux Orcades du Sud au cours de l'expédition de la « Scotia », 1901-1903 (Voir la 
note à la fin de ce chapitre). 



i§4 FLORE ALGOLOGIQUE. 

Les cellules sont un peu plus petites et plus arrondies que chez la forme 
type ; leur longueur est de 4-8 p, leur largeur de 3-6 ;z. Cette Algue, qui 
se trouvait à divers stades de division, est en quelque sorte intermédiaire 
entre la Chlorella vulgaris Berg et la Chlore/la ellipsoidea Gern.. 

2. Stichococcus bacillaris Nâgl. 
(PI. IV, fig. 2.) 

Cetteforme était de beaucoup la plus abondante. La largeur des fila- 
ments variait entre 1 ,3,4, 5 y.. Par suite, outre la forme type, il devait y 
avoir les variétés genuinus Kirchn., mmorNàgl. et major (Nàgl.) Roth. 
Le pyrénoïde était peu distinct ou absent. Les figures montrent bien que 
la forme des individus est assez variable, comme font du reste montré 
les cultures artificielles de cette Algue (1). 

3. Mycacanthococcus antarcticus n. sp. 

(PL IV, fig. 3.) 

Cellulis achrois, sphœricis, in colonias non associatis, membrana crassa, 
undulata et verrucosa prœditis , 10-16 <j. diam. 

Cette Algue était très abondante et à tous les stades de développement, 
depuis des cellules sphériques lisses jusqu'à des formes de repos bien 
formées, pourvues d'une membrane onduleuse et verruqueuse. Elle res- 
semble beaucoup, par son aspect extérieur, à certaines espèces d'Acan- 
thococcus décrites par Reinsch et au Trochiscia nivalis Lagerh. ; mais le 
M. antarcticus étant incolore ; il n'est pas possible de le ranger parmi les 
Chlorophycées. 

A cause de leur absence de coloration et de leur forme extérieure, je 
considère ces cellules comme une espèce nouvelle du genre Mycacantho- 
coccus créé par Hansgirg (f) ; mais la nature de ces cellules, comme 
d'ailleurs celle du genre, est encore inconnue. 

b. Échantillon conservé dans l'alcool. 

Il renfermait naturellement quelques espèces décrites ci-dessus, mais 

(1) Matruchot et M. Molliard, Variations de structure d'une Algue verte sous l'influence du 
milieu nutritif (Rev. gén. de bot., t. XIV, Paris, 1902). 

(2) A. Hansgirg, Ueber neue Susswasser und Meeresalgen und Bakterien {Sitzungher. d. kônigl. 
bôhm. Gesell. d. Wissensch. Math. nat. bl., 1890, Prag., 1891, p. 26). 



NEIGES COLORÉES. r g 5 

il présentait avec le flacon a cette différence que ce dernier contenait 
moins de formes, car quelques-unes étaient probablement mortes. 

1. Chlorella ellipsoidea Gern.form. antarctica Willc. 
2. Stichococcus bacillaris Nàgl. f. major (Nâgl.) Roth et f. minor Nàgl. 
3. Mycacanthococcus antarcticus Willc 

Cellulis sterilibus doliiformibus , chromato-phoro quadrato prœditis, 
lat. 7-8 ;;., long. 14-24 <>. : zoosporangiis inflatis, fera sphœricis Int. 1% „.), 
4-8 zoos po ri s includentibm . 

Cette forme était représentée par un grand nombre de courts filaments, 
nageant librement, en partie stériles, en partie pourvus de zoosporanges 
(PI. IV, fig. 4 A). 

Les cellules stériles (PI. IV, fig. 4 a) étaient en forme de tonneau et 
pourvues d'un chromatophore carré; leur longueur était une ou deux fois 
plus grande que leur largeur, leur diamètre étant de 7 à 8 y.. 

Les zoosporanges étaient renflés, presque sphériques (largeur i2y.) et 
contenaient de 4 à 8 zoospores. 

4. Ulothrix subtilis Kutz. var. tenerrima (Kiitz.) Kirch. f. antarctica n. forma . 

(PI- IV, fig. 4.) 

Des bactéries filamenteuses en abondance, appartenant probablement à l'espèce 
Sphaerotilus natans. 



5. 



II 

N° 561. — Neige verte, île Wiencke, <27 décembre 1908. En quantité sur 

1rs parties lui,,,], 1rs de la neige, là où la fonte est assez rapide. 
1. Ulothrix subtilis Kutz. var. tenerrima (Kutz.) Kirch. form. antarctica Willc 
Représenté en grande abondance par des filaments courts, nageant 
librement, qui se multiplient par séparation d'une ou de plusieurs" cel- 
lules. Pas de zoosporanges. 

2. Mycacanthococcus cellaris Hansg. forma antarctica Willc 

(PI- IV, fig. 5.) 

Le nombre des épines des cellules de repos est plus grand que chez la 
forme type. Diamètre : 10- H ».. 

Expédition Charroi. - L. Gain. _ Flore al^olo-ique. 24 



i86 FLORE ALGOLOGIQUE. 

3. Mycacanthococcus ovalis n. sp. 
(PI. IV, fig. 7.) 

Celhdis ùchrois (?) non associatis, ovoideis et membrana spinis brevibus 
clonata prœditis, long. 18 [/., lat. 13\x. 

Cette espèce est représentée par des cellules incolores (?) non associées, 
ovoïdes et pourvues d'une membrane avec épines courtes. La longueur 
des cellules est 18 [>., leur largeur 13 {/.. Il me semble très vraisemblable 
d'admettre que cet organisme est incolore. A l'intérieur se trouve un 
corps arrondi, qui, à mon avis, doit être interprété comme un noyau et 
non comme un pyrénoïde. 

Il est impossible de décider avec certitude, d'après ces matériaux con- 
servés dans l'alcool, si ces organismes appartiennent aux champignons 
ou si ce sont des œufs ou des kystes d'animaux. C'est pourquoi je les 
range provisoirement dans le genre, d'ailleurs problématique, Mycacan- 
thococcus Hansg. 

4. Pseudotetraspora Gainii n. sp. 
(PI. IV, fig. 6.) 

Thallo microscopico, mucoso, circiter 1 mm. ; celhdis 2-4 congregatis et 
sœpisshne gelatinœ circumcinctis ; coloniis irrégularité?* in muco generali 
dispersis ; cellulis ovoideis, fere hemisphœricis, secundum 2 varias 3 spatii 
regiones divisis ; chromatophoro parietali, lobato stellatove, medio idn 
pyrenicum latiori, long. 6 u., lat. 8 a ; coloniis 4 celhdis efformatis long. 
30 [/., lat. 22 [a ; assimilatione amylacea : zoosporis et sexuali propagatione 
ignotis. 

Le thalle est microscopique et muqueux d'environ l millimètre. Les 
cellules sont groupées par -2 ou par 4 et entourées le plus souvent d'une 
masse gélatineuse. Ces colonies sont dispersées irrégulièrement dans un 
mucus commun. Les cellules sont ovoïdes, presque hémisphériques et se 
divisent clans deux, rarement trois directions de l'espace. Le chroma- 
tophoro est pariétal, lobé ou étoile, élargi vers le milieu où se trouve le 
pyrénoïde. Le produit d'assimilation est l'amidon. Les zoospores et la 
reproduction sexuelle sont inconnus. 



NEIGES COLORÉES. 187 

La longueur d'une cellule est de 6 f/., sa largeur de 8 p ; une colonie 
de quatre cellules présente une moyenne de 30 .j. de long sur 22 p. 

Cette espèce est manifestement voisine de celle de Norvège, que j'ai 
décrite, il y a quelque temps, sous le nom de Pseudotetraspora marina (1) 
et que l'on trouve abondamment sur les côtes. Elle forme des masses 
muqueuses plus grandes ; les cellules sont, dans la plupart des cas, plus 
arrondies et disposées en sphère creuse. Chez le P. Gainii, les colonies 
de deux à quatre cellules sont entourées d'une masse gélatineuse, ce que 
je n'ai pu observer chez le P. marina. Mais ceci pourrait s'expliquer 
par ce fait que le P. marina a été étudié vivant, tandis que le P. Gainii, 
n'a été observé que fixé. Si le volume de ces masses muqueuses est dif- 
férent dans les deux espèces, cela peut résulter de ce que le P. marina 
vit fixé sur des piliers, tandis que le P. Gainii vit librement sur la neige. 

5. Raphidonema nivale Lagerh. f . minor Wille. 
(PI. IV. fïg. 8.) 

La place de cette petite Algue dans la systématique est très douteuse. 
Lagerheim (2) le premier l'a figurée et décrite comme un genre spécial 
voisin du Stichococcus. Chodat (3) l'a rangée parmi les Raphidium sous le 
nom de Raphia ium nivale (Lagerh.) Chod. et donne un certain nombre 
de figures qui diffèrent beaucoup de celles de Lagerheim. Mes obser- 
vations concordent avec celles de ce dernier auteur. 

Le Raphidonema nivale Lagerh. est donc une Ulothrichacée qu'on doit 
placer au voisinage du genre Stichococcus. 

Je dois ajouter à la description de Lagerheim que j'ai pu observer un 
noyau après coloration à la safranine (PL IV, fig. 8). 

Le Raphidium nivale Chodat me paraît ressembler totalement au Scene- 
desmus duplex (4) = Raphidium duplex (Ralfs) Cooke (5), qu'on doit 
probablement considérer comme une forme des neiges de ce dernier. 

(1) N. Wille, Algologische Untersuchungen an der biologischen Station in Drontheim, Ut 
{Kfjl. Norske vidensk. Selsk. Skrifter, 1006, n° 3, Trondhjem, 1906). 

(2) G. Lagerheim, DieSchneeflora des Pichincka (Ber.Deutsch. bot. Ges., Cd. X, Berlin, 1892, p. 530, 
tab. XXVIII, fig. 15-21). 

(3) Chodat, Sur la flore des neiges du col des Écaudies {Bull, d'herb. Boissier, t. IV, Genève, 
1896, p. 886, PI. IX, fig. 25-36). 

(4) Ralfs, British Desmidiœ, London, 1898, p. 193, t. XXXIV, fig. 17. 

(5) M. C. Cooke, British Freshwater Algse, London, 1882-1884, p. 20, PI. VIII, lig. 5. 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



III 



N° 562. — Neige rouge, île Wiencke, <27 décembre 1908. Sur les falaises 
de glace et la neige près des rookeries de Pingouins. 

1. Raphidonema nivale Lagerh. f. minor Wille. 

2. Pleurococcus vulgarisMenegh. var. cohaerens Wittr. 

(PI. IV, fig. 9.) 

Longueur des cellules 3 ;j:,d-4,<a, largeur 2^,5.-3 .{*. Longueur dune 
colonie de quatre cellules 17 p, largeur 10 a. Il n'y avait que peu de 
colonies, et elles étaient en général formées d'un petit nombre de cellules. 

3. Stichococcus bacillaris Nâgl. f. minor. 

4. Ancylonema Nordenskjôldii Bergr. 

(PL IV, fig. 10.) 

Longueur des cellules 12-16 ja, largeur 9 p. Il n'y avait que quelques 
exemplaires. Leur détermination est donc un peu incertaine. 

5. Chlamydomonas antarcticus n. sp. 

(PI. IV, fig. 11,12,16.) 

Cellulis rubris, sphœricis, nucleo et chromatophoro campanuliformi 
prœditis, absque pyrenio ; cellulis magnis quiescentibus {diam. 7-36 \j), 
sphœricis, crasse et miicose tunicatis. 

Cellules rouges, sphériques, pourvues d'un noyau et d'un chromato- 
phore en forme de cloche, sans pyrénoïde (PI. IV, fig. 11). On trouve en 
outre de grandes cellules de repos d'un diamètre de 7 à 36 a, sphériques 
et pourvues d'une membrane muqueuse épaisse (PL IV, fig. 12 «, b). Cette 
Algue, constituant la majeure partie de l'échantillon, lui a donné sa cou- 
leur rouge. Entre les petites cellules (PL IV, fig. 1 1 ) et les grandes cellules 
entourées de mucus (PL IV, fig. 12), il semble exister un rapport analogue 
à celui que Wittrock (1) a depuis longtemps signalé pour le Chlamydo- 

(1) N. B. Wittrock, Om Snôns och Irens Flora (A. E. Nordenskiold, Sludier och Forskninhar 
Bd. I, Stockholm, 1883, p. 3, fig. 1-3). 



NEIGES COLORÉES. 189 

monas nivalis (Bau.) Wille des pays arctiques. C'est pourquoi je range 
cette Algue dans le même genre. 

6. Mycacanthococcus cellaris Hansg. f. antarctica Wille. 

7. Pteromonas Willei L. Gain. 

(PI. IV, fig. 13.) 

Il nous faut ajouter à cette liste le Pteromonas Willei L. Gain, que 
nous avons décrit avec les Algues d'eau douce ; nous l'avons en cllVI 
trouvé dans presque toutes nos récoltes, parmi les Mousses. Le D r N. 
Wille l'avait aussi rencontré dans cet échantillon de neige colorée et avait 
cru tout d'abord devoir rapporter ces cellules à côtes comme zygotes (1) 
du Chlamydomonas antarcticus Wille ; puis il a reconnu par la suite 
qu'elles devaient plutôt appartenir à une espèce non décrite voisine 
du genre Pteromonas ou appartenant à ce genre. 

Outre ces Algues, l'échantillon renfermait d'autres organismes. 

Des spores de champignons (?) (PI. IV, fig. 14) : ce sont des cellules 
sphériques, épineuses, pourvues d'une épaisse membrane. Leur diamètre 
est de 9 (/.. 

Des œufs, peut-être de Rotifères (PI. IV, fig. 15) : cellules ovoïdes, sou- 
vent un peu déformées, renfermant un noyau. Leur longueur est de 
22-25 y-, leur largeur de 16-20 ja. 

Quatre de ces cellules étaient, dans un cas, entourées d'une membrane 
commune. Il me semble que ce sont les œufs d'un Rotifère, parce que j'ai 
pu, une fois, voir plusieurs de ces cellules entourées d'un organisme qui 
m'a paru appartenir à ce groupe. 

IV 

N° 576. — Neige verte, île Booth-Wandel, 2% février 1909. Sur 1rs 
falaises de glace de la haie de la Sa/j/êtrière. 

1. Stichococcus bacillaris Nâgl. 
Cette Algue forme la majeure partie de l'échantillon. 

(1) L. Gain, La neige verte et la neige rouge des régions antarctiques (Résumé de l'étude de 
IN. Wille) (Bull. Mus. Hist. Nat., nov. 1911, n° 6). 



*9<> FLORE ALGOLOGIQUE. 

2. Chlamydomonas antarcticus Wille. 

11 n'y avait qu'un nombre restreint de petites cellules et quelques 
grandes cellules de repos, mais celles-ci étaient dépourvues de 
membrane muqueuse. 

3. Pseudotetraspora Gainii Wille. 
Quelques cellules seulement. 

4. Pleurococcus vulgaris Menegh. var. cohaerens Wittr. 

Rare. Une colonie avait trente-deux cellules. 

5. Mycacanthococcus antarcticus Wille. 
6. Mycacanthococcus ovalis Wille. 

Il y avait en outre quelques œufs de Rotileres. 



N° 578. — Neige rouge, île Petermann, P mars 1909. Parties basses de 
l'Ile, à la surface de la neige (PI. VIII, fig. 12). 

1. Chlamydomonas antarcticus Wille. 
(PI. IV, fig. 16.) 

Les cellules de repos de cette espèce constituent la majeure partie de 
l'échantillon. Elles possèdent une épaisse membrane, et il semble qu'en 
la quittant elles puissent muer. 

L'échantillon renfermait en effet un grand nombre de ces membranes 
vides. 

2. Siichococcus bacillaris Nàgl. 

Seulement quelques petits filaments. 

3. Pseudotetraspora Gainii Wille. 

Quelques petites cellules isolées, que je considère comme appartenant 
à cette espèce. 

4. Une cellule de repos épineuse (PL IV, fig. 17), d'un diamètre de 24 a. 



ALGUES D'EAU DOUCE DES ORCADES DU SUD. 191 

Elle présente excentriquement un point sombre, qui est probablement 
coloré en rouge à l'état vivant. 

Je dois reconnaître que cette étude est incomplète et que les nouvelles 
espèces décrites sont un peu incertaines. Mais il était impossible de faire 
autrement, en présence d'un matériel incomplet venant do contrées si 



éloignées. 



Il m'a semblé néanmoins qu'il y a un certain intérêt à étudier ces 
organismes, même d'une façon incomplète. Les recherches ultérieures 
combleront les lacunes et feront connaître les erreurs commises. 

Dans quelques échantillons se trouvaient quelques exemplaires d'un 
Acarien qui a été étudié par le D' Thor à Skien et déterminé comme 
Glycophagus domesticus de Geer. Cette espèce, très répandue en Europe. 
a été probablement apportée par [""Expédition et ne se trouvait qu'acci- 
dentellement dans les bocaux. 



ADDENDA 



LA FLORE ALGOLOGIQUE D'EAU DOUCE DES ORCADES 

DU SUD 

F. E. Fritsch vient de faire paraître une étude sur la flore algologique 
d'eau douce des îles Orcades du Sud, d'après les matériaux recueillis par 
Rudmose Brown, le botaniste de l'expédition de la « Scotia » (1902-1904). 

Sans parler des Diatomées, les Algues rapportées sont au nombre de 
53 espèces, dont 7 nouvelles et 1 genre nouveau. Elles proviennent de 
récoltes soit de neiges colorées, soit d'Algues recueillies dans des petites 
mares d'eau douce, ou bien encore d'Algues vivant sur les rochers, parmi 
les Mousses. 

F. E. Fritsch a trouvé en quantité, notamment clans la neige jaune et la 
neige rouge, l'Algue à côtes que, avec quelque doute, en l'absence de docu- 
ments suffisants, nous avons rapportée au genre Pteromonm, en faisant 
de cette espèce une espèce nouvelle, le Pteromonas WilleiL. Gain (p. 176). 

Fritsch, auquel nous devons reconnaître la priorité dans la description 



192 FLORE ALGOLOGIQUE. 

de cette Algue, disposait de matériaux d'études plus nombreux et plus 
complets que les noires. Il a fait rentrer cette espèce parmi les Pleuro- 
coccacées, dans un genre nouveau, le genre Scotiella, qu'il croit voisin du 
genre Oocystis, et il en a fait l'espèce Scotiella antarctica. 

De même, la forme à côtes multiples que nous avons décrite sous le 
nom de Pteromonas Penardii L. Gain (p. 177) vient d'être décrite par 
Fritsch et nommée Scotiella polyptera. 

Nous devons donc abandonner les noms que nous avons donnés à ces 
deux espèces et rapporter celles-ci aux espèces créées par Fritsch. 

Le Pteromonas Willei L. Gain doit donc s'appeler Scotiella antarctica 
F. E. Fritsch et le Pteromonas Penardii L. Gain n'est autre que le Scotiella 
polyptera F. E. Fritsch. 

LISTE DES ALGUES D'EAU DOUCE DES ILES ORCADES 

DU SUD 



SCFIIZOPFIYGEiE. 

CHROOCOCCACE^E. 

Synechococcus seruginosns Nseg. 
Enlophysalis granulosa Kutz. 
Aphanoihece saxicola Nseg. 
Microcyslis Olivacea Kùtz. 

Merismopedioïdes F. 
Fristch. 
Clalhrocijslis reticulala (Lemm.) Forti. 
Gomphosphseria aponina Kutz. 
Gœiosphserium Kùlzingianum Nseg. 
Merismopedia glaucum (Ehrenb.) Nseg. 
tennissimum Lemm. 

OSCILLATORIACE^E. 

Oscillaloria brevis Kutz. 

splendida Grev. 

subiilissiina Kùtz. 

tenais Ag. 
Spirulina subtilissima Kutz. 

NOSTOCACE^E. 

Isocystis infizsionum (Kutz.) Borzi. 
Nostoc minutissîmum Kutz. 



E. 



RIVULARIACE^E. 

Calothrix œrnginea Thuret. 

CONJUGAL. 

DESMIDIACE^E. 

Mesoisenium Endlicherianum Nseg. 
Cylindrocystis Brebissonii Menegh. 
— crassa De Bary. 

ZYGNEMACE^E. 

Zygnema sp. 

MESOCARPACEjE. 

Moageolia sp. 

CLHOROPHYCEtE. 
volvocace^e. 

Chlamydomonas caadata Wille. 

Ehrenbergii Gorosch. 

intermedia Chodat. 

nivalis (Sommerf.) Wille 

sp. 
Pteromonas nivalis (Shuttelw.) Chod. 



ALGUES D'EAU DOUCE DES ORCADES DU SUD. 



193 



TETRASPORACE^E. 

Sphœrocyslis Schrœleri Chod. 

CHLOROSPH^RACE^. 

Chorosphsera antarctica F. E. Fritsch. 
PROTOCOCCACE^E. 

* Trochiscia hyslrix (Reinsch) Hansg. 

relicularis (Reinsch) Hansg. 
antarctica F. E. Fritsch. 
nivalis Lagerh. 
pachyderma (Reinsch) Hansg. 

PLEUROCOCCACE^E. 

Oocyslis lacuslris Chod. 
— soliiaria Wittr. 
Chodatella brevispina F. E. Fristch. 
'Scotiella antarctica F. E. Fristch. 
polyptera F. E. Fritsch. 
IRaphidium pyrenogeram Chod. 



Pleurococcus vulgaris Menegh. 
Eremosphzera viridis De Bary. 
* Raphidonema nivale Lagerh. 

HYDRODICTYACE^E. 

Cœlasirum microsporum Nasg. 

forma irregulare F. E. Fritsch. 
sphœricum Nseg. 

ULVACE.E. 

Protoderma Brownii F. E. Fritsch. 
*Prasiola crispa (Lightf.) Ag. 

ULOTHRICHACEiE. 

*Ulolhrix sablilis Kùtz. 
Conferva bombycina Ag. 

ŒDOGONIACE^E. 

Œdogonium sp. 
sp. 



Sur ces 53 espèces, les 8 précédées d'un astérisque ont été retrouvées 
par nous sur l'île Jenny, par 68° de lat. Sud Chlamijdomonas intermedia, 
C. nivalis, Ulothrix subtilis, Prasiola crispa, Oscillatoria tenais se 
rencontrent dans les collections de James Murray, faites sur l'île de Ross 
pendant l'expédition de Sir E. Shakleton. 

/ lothrix subtilis, Prasiola crispa et Oscillatoria tenais sont communes 
aux. Orcades. à l'île Jenny et à la Terre Victoria. 

La flore algologique d'eau douce des régions antarctiques comprend 
donc, avec les Algues des Orcades du Sud non encore mentionnées dans 
l'Antarctide, un total d'environ 40 genres et de 130 espèces. 

11 est à remarquer que, pour les Desmidiées, R. Brown n'a recueilli 
aucune espèce de Cosmarium, tandis que, dans nos récoltes provenant des 
îles Jenny et Petermann, nous avons trouvé 3 espèces de Cosmarium, 
dont 2 étaient assez communes. 



Pendant les mois d'été, mois dont la température restait toujours voi- 
sine de 0°, R. Brown a trouvé aux Orcades du Sud quelques neiges 
colorées, une neige jaune et une neige rouge. 

F. E. Fritsch a étudié ces neiges colorées. 

Expédition Charcol. — L. Gain. — Flore algologique. 25 



194 FLORE ALGOLOGIQUE . 

La neige jaune était surtout composée des espèces suivantes : Proto- 
dermaBrownii, Chlorosphœra antarctica, Scotièlla antarctica et Chodatella 
brevispina. 

JI a trouvé en outre : Scotièlla polypier a, Pteromonas nivalis, Oocystis 
lacustris, Sphœrocystis Schrœteri, Trochiscia antarctica, Raphidonema 
nivale, Raphidium pyrenogerum, Ulothrix subtilis, OEdogonium sp., 
Pleurococcus vulgaris, Chlamydomonas caudata, Chlamydomonas sp.| 
Mesotœnium Endlirherianum, Nostoc minutissimum. 

La neige rouge renfermait les espèces suivantes : Chlamydomonas 
nivalis, Chlamydomonas sp., Scotièlla antarctica, Raphidonema nivale, 
OEdogonium sp., Zygnema sp. et quelques Diatomées. 

11 est à noter l'absence de neige verte aux îles Orcades, tandis que 
celle-ci est abondante sur la côte ouest de la Terre de Graham, princi- 
palement au voisinage des rookeries de Pingouins. 



QUATRIÈME PARTIE 

LA FLORE ALGOLOGIQUE D'EAU DOUCE 
DES RÉGIONS SUBANTARCTIQUES 

Nous ne reviendrons pas sut* les conditions climatériques des diffé- 
rentes contrées subantarctiques ; nous en avons déjà donné un exposé 
sommaire au début de l'étude de la flore algologique marine de chacune 
de ces régions. 

Nous nous bornerons donc à dresser une liste des Algues d'eau douce 
pour chacune des îles appartenant à cette région subantarctique. 



I. — GÉORGIE DU SUD. 

Les seuls renseignements qui nous sont fournis sur la flore algolo- 
gique d'eau douce de la Géorgie du Sud sont dus aux récoltes du D' F. 
Will faites au cours de l'expédition allemande de 1882-1883. C'est 
Reinsch (1) qui en fit l'étude. Les 46 espèces recueillies sont les suivantes : 



MYXOPHYCE.E. 

CHAIVLESIPHONACE.'E. 
Chamxsiphon incrustons Grun. 

OSCILLATORIACE.E. 
Spirulina sp. 

NOSTOCACE.E. 
Nosloc paludosum Kutz. 



Anabsena sublilissima Kg. 

STIGONEMATACE.-E. 

Slifjonema panniforme (Ag.) Kirch. 

CONJUGALE. 

DESMIDIACE.E. 

Penium margaritaceum (Ehrenb.) Brcb. 
Cylindrocgslis Brebissonii Menegh. 



R ( - fl vf'-»aS EI n- C, o SpeC - el g f n " n0Vl A1 S aru ™ exinsula Georg. austr. (Berl deutsch bot «,« 

Z, m <! ^™ se "" ora ÏOn Sf " I - Georsien ""'« iam - 'W-C*ïS5: 



196 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



Menegli. 



Closierium acuhun (Lyngb.) Bréb. 

— parvulum Naeg. 

— Leibleinii Kûtz. 

— Lagoënse Nordot. 
Cosmarium nilidulum de Not. 

— ■ conneclum Reinscb. 
• — Hammeri Reinsch. 

— Meneghinii Breb. 

— botrytis (Bory) Menegh. 

— m'argaritiferum (Turp.) 

— subspeciosum Nordot. 

— subcrenalum Hantzsch. 
— ■ pulcherrimum Nordst. 

— Georgicum Reinsch. 
Pleurolœniopsis cucumis (Cord.) Lagerh. 
Siauraslrum muticum Bréb. 

— pygmseum Bréb. - 

ZYGNEMACE^E. 

Spirogyra sp. 

CHLOROPHYCEiE. 

VOLVOCACE^E. 



Glœocyslis gigas (Kûtz.) Lagerh. 

— vesiculosa Naeg. 
Pandorina morum Bory. 



PLEUROCOCCACE M. 

Trochiscia granulaia (Reinsch) Hansg. 
. — Hyslrix (Reinsch) Hansg. 



Scenedesmus bijugalus (Turp.) Kûtz. 

— aculeolalus Reinsch. 
Polyedrium minimum (A. Br.) Hansg. 

— telragonum (Naeg.) Hansg. 

PROTOCOCCACEiE. 

Ophiocytium parvulum (Perty) A. Br. 
Characium heleromorphum Reinsch. 

HYDRODICTYACE/E. 

Pediastrum granulalum Kûtz. 
Soraslrum sp. 

ULVACE^E. 

? Prasiola georgica Reinsch. 

ULOTHRICHACE^E. 

? Uloihrix lamellosa Reinsch. 
Geminella interrupta (Turp.) Lagerh. 

ŒDOGONIACE^E. 

Œdogonium macrosporum De Bary. 

— Rothii Bréb. 

— • delicatulum Kûtz. 

CLADOPHORACE^E. 

Rhizoclonium sp. 

VAUCHERIACE.E. 

Vaucheria antarclica Reinsch. 



Sur ces 46 espèces, 5 sont localisées à la Géorgie du Sud. Nous avons, 
en dehors de cette ile, retrouvé le Trochiscia hystrix dans l'Antarctide 
sud-américaine. Les autres espèces sont plus ou moins cosmopolites. 

II. — AMÉRIQUE SUBANTARGTIQUE (FUÉGIE ET ILES FALKLAND). 



La flore algologique d'eau douce de la région américaine subantarc- 
tique est actuellement encore très peu connue. G'est surtout grâce aux 
récoltes de J. D. Hooker, Hariot, Spegazzini, que l'on est parvenu à 
connaître les 40 espèces suivantes : 



ALGUES D'EAU DOUCE SUBANTARCTIQUES 

MYXOPHYGEJE. 



T97 



BACTERIACEiE. 

'Leplolliri.r rigidula KùLz. 

CHROOCOCCACE.E. 

• Chroococcus conso-cialus llariot. 

OSCILLATORIACE.E. 

'Oscillaloria americana Kùtz. 

* Phormidiurn auhunnale (Ag.) Gom. 

' Microcoleus Friesii Thur. 

NOSTOCACEiE. 

'Nosloc commune Vauch. 

• — microscopicum Cann. 

* Anabœna oscillarioides Bory. 
•Cylindrospermum licheniformc (Bory) 
Kùtz. 

SCYTONEMATACE.E. 

'Tolypollwix dislorla Kùtz. 

— tennis Kùtz. 
'Scylonema Hofmanni Ag. 

STIGONEMATACE.E. 

'Hapalosiphon fonlinalis (Ag.) Born. 
RIVULARIACE^E. 

'Rivularia nitida Ag. 

CONJUGAT,E. 

ZYGNEMACEiE. 

•Zijgnerna Vaucherii Ag. 

CHLOROPHYCE.E. 

PLEUROCOCCACE.E. 

* PleurococcLis siercorarius Berk. 
'Trochiscia granulala (Beinsch) Hansg. 



'Pahnella cruenla Ag. 
'Biclialia confluais Trév. 

ULVACE.E. 

'"Prasiola crispa (Lightf.) Menegh. 

• — iessellala Kùtz. 

ULOTHRICHACE.E. 

'Glœolila sp. 

'Ulolhrix microspora Lagerh. 

— fragilis Kùtz. 

* Schizogonium murale Kùtz. 
'Conferva Hookerii De Toni. 

CH/ETOPHORACE;E. 

"Sligeoclonium falLiandicum Kùtz. 
'Cyslocoleus ebeneus Thwaites. 
•*Trenlepohlia polycarpa Nées et Mont. 

• — aurea (L.) Mart. 

CLADOPHORACE^E. 

' Rhizoclonium angulalum (Hook. et Ilarv.) 

Kùtz. 
'Cladophora glomerala (L.) Kùtz. 
•Pilhophora œqualis Wittr. 

BOTRYDIACE^E. 

' Bolrydium granulalum (L.) Grev. 
VAUCHERIACE.E. 

•*Vaucheria sessilis de Canclolle. 

— csespiiosa de Candolle. 

CHARACE.E. 

"Chara longibracleala Wallman. 

FLORIDE.E. 

•* Balrachospermum Dillenii Bory. 

• — - vagum C. Ag. 

• — claviceps Kùtz. 



Les espèces précédées d'un astérisque ont été trouvées aux lies Fal- 
kland ; celles précédées d'un • ont été recueillies sur la Terre de Feu 
ou sur les îles avoisinantes. 



198 



FLORE ALGOLOGIQUE. 



III. — ILE MARION. 

La seule Algue d'eau douce connue sur cette ile est le Trentepohlia 
aurea (L.) Mart. 

IV. — ILEKERGOELEN. 

C'est encore à J. D. llooker et surtout à Reinsch (1), qui détermina 
l'importante collection faite par Eaton durant le séjour à Kerguelen de 
l'expédition anglaise du passage de « Vénus » (1874-1875), que sont dus 
nos connaissances actuelles sur la flore algologique d'eau douce de cette 
ile. Elle présente environ 82 espèces, sur lesquelles 28 semblent endé- 
mique?. 



MYXOPHYCE.E. 

CHROOCOCCACE^E. 

Chroococcus macrococcus (Kiitz.) Rabenh. 
Glœocapsa magma (Bréb.) Kùtz. 
Glœolhece invohda Reinsch. 
Microcysiis olivacea Kiitz. 

— parasilica Kùtz. 
marginala Kùtz. 

OSCILLATORIACE^E. 

Lyngbya hyalina Harv. 

— purpurea (Hook. et Harv.) Gom. 

— major Menegh. 
subarliculala Hook. et Harv. 

Hydrocoleum Ealoni Reinsch. 
Schizolhrix hyalina Kùtz. 

NOSTOCACE^E. 

Nosloc microscopicum Carm. 
? — hydrocoleoides Reinsch. 
? — polysaccum Reinsch. 

polysporum Reinsch. 

leplonema Reinsch. 

paludosum Kùtz. 

commune Vauch. 
Hormosiphon lepiosiphon Reinsch. 
? Anabœna confervoides Reinsch. 

— invohda Reinsch. 



SCYTONEMATACE^E. 

Tolypolhrixlanata (Desv.) Wartm. 

— pcnicillafa (Ag.) Thur. 

? Sligonema vermicularis Reinsch. 
? — kerguelensis Reinsch. 
? — Oliveri Reinsch. 

iurfaceum (Berk.) Cooke. 

loinenlosum (Kùtz.) Hieron. 

RIVULARIACE.E. 

? Calolhrix kerguelensis Reinsch. 
— - arliculaia Reinsch. 

— seruginea (Kùtz.) Thur. 
Dicholhrix olivacea (Hook.) Born. et Flah. 
Rivularia minulula (Kùtz.) Born. et Flah. 

— Kunzeana Kùtz. 

COiNJUGATiE. 

DESMIDIACE^E. 

Mesolsenium sp. 

Cosmarium pseudonilidulum Nordst. 

— crenalum Ralfs. 
Slauraslrum kerguelense Reinsch. 
Euaslrum binale Ralfs. 

ZYGNE MACERE. 

Zygnema ericelorum (Kùtz.) Hansg. 

— lenuissimum Reinsch. 



(1) P. F. Reinsch, Spec. et gen. nov. Algarum aq. dulc. Expedit. « Vener » transit, hieme 
1874-187o in însul. Kerguelensi a cl. Eaton collectis {Journ. Unix. Soc. bol., t. XV, 1876). 



ALGUES D'EAU DOUCE SUB ANTARCTIQUES. 



199 



Zygnema slellinum (Vauch.) ^g. 

— affine Kùtz. 

Spirogyra longala (Vauch.) Kùtz. 

— sliclica (Engl.) Wille. 

CHLOROPHYCE.E. 

VOLVOCACE^E. 

Glœocyslis vesiculosa Naeg. 

— bolryoides Nacg. 
Sphterella sp. 

TETRASPORACE^E. 

Bolryococcus Braunii Kùtz. 
Dictyosphaerium Ehrenbergiqnum Naeg. 

PLEUROCOCCACE^E. 

Pleiirococcus angulosus Bory. 
Oocyslis Nœgelii A. Br. 
Scenedesmus obliquus (Turp.) Kutz. 
Trochiscia hirla (Reinsch) Hansg. 
Palmella mucosa Kùtz. 
Polyedrium minimum (A. Br.) Hansg. 

— lelragonum (Naeg.) Hansg. 

HYDRODICTYACE.E. 

Pcdiaslrum conslriclum Hass. 
Aslcrosphserium elegans Reinsch. 

ULVACE/E. 

Prolodenna viride Kutz. 
Prasiola tessellala Kùtz. 

CH^ETOPHORACE^E. 
Draparnaldia subtilis Reinsch. 



Draparnaldia glomerala (Vauch.) Air. 
Endoclonium ? Hookeri (Reinsch) De Toni. 

? sublile (Reinsch) De Toni. 
Aphanochsele repens. Berth. 
? Microthamnion cladophoroides Reinsch. 

ULOTHRICHACE.E. 

Microspora guadralula Hook. et Harv. 
Conferva podagraria Hook. et Harv. 

CEDOGONIACE2E. 

Bulbochsele sp. 

Œdogonium delicalulum Kutz. 

COLEOCH^ETACEiE. 

Coleocluele sculala Bréh. 

— irregirfaris Pringsh. 

VAUCHERIACE^E. 

Vaucheria sessilis (Vauch.) DC. 
— - ornilhor.ephala Ag. 

Dillwynii (Web. et M.) Ag. 

— geminala (Vauch.) DC. 

CHARACE^E. 

Niiclla anlarclica Braun. 

CLADOPHORACE^E. 

Rhizoclonium angulalum (Hook. et Harv.) 
Kùtz. 



FLORIDEJE. 

Bairachnspermum minulissimum Reinscli. 



Il est difficile actuellement, avec les quelques documents suivants, de 
se faire une idée générale exacte delà composition de la tlore algologique 
d'eau douce des régions antarctiques et subantarctiques. L'on peut recon- 
naître toutefois que cette flore ne semble pas présenter une certaine 
localisation à ces régions australes, comme cela existe pour la flore 
marine. En dehors des quelques espèces endémiques aux différentes 
terres australes, la plupart des autres espèces présentent une distribution 
assez vaste, plus ou moins cosmopolite. 



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— Zur Meeresalgenflora von Sûd-Georgien (Die iniern. Polarforschung; die deulsch. 

Exp., II, Hamburg, 1890). 
Setchell, W. A. — On the classification and geographical distribution of the Lamina 
riacese (Trans. Conn. Acad., IX, 1893). 

— Postembryonal stages of the Laminariaceae (Univ. of Calif. Publ., Rotany, II, 

Rerkeley, 1905). 
Skottsberg, C. — Nâgra ord om Macrocystis pirifera (L.) Ag. (Bot. Noiiser, Lund, 1903) 

— Some remarks upon the geographical distribution of végétation in the colder Sou 

thern Hémisphère, Stockholm, 1905. 

— Nâgra anieckningar om Sydhafneis jàllealg « Kelpen » (Macrocystis) : Fauna och 

Flora, I, Stockholm, 1906. 

— Observations on the végétation on the Antarctic Sea (Bol. Stud. lillàgnade F. B. 

Kjellman, Uppsala, 1906). 

— Zur Kenntnis der subantarktischen und antarktischen Meeresalgen : I. Phœo- 

phyceen (Schwedischen Sùdpolar Expédition, 1901-1903, Rd. IV, Lieferung 6). 
Svedelius, N. E. — Algen aus den Lândern der Magellanstrasse und west Patagonien: 

I. Chlorophyceae (Svenska Exped. Till Magellanslânderna, Rd. III, n° 8, 

Stockholm, 1900). 
Urville, J. Dumont d'. — Flore des Malouines (Mém. Soc. Linn., IV, Paris, 1826). 
West, W. and G. S. — Freshwater Algse (British antarctic Exped., 1907-1809, under the 

command of Sir E. Shacklelon. — Beporfs on the Scient, inveslig., vol. I, Rio- 

logy, Part VII, 263-298, London, 1910). 
Wildeman, E. de. — Note préliminaire sur les Algues rapportées par M. E. Racovitza 

Expédition antarctique belge (Bull. Acad. roy. de Belgique, Sciences, n° 7, 

p. 558-569, Rruxelles, 1900). 
Will, H. — Zur Anatomie von Macrocystis luxurians, Hook. fil. et Harv. (Bot. Zeilung, 

Leipzig, 1884). 

— Vegetationsverhâltnisse Sud-Georgien (Die iniern. Polarforsch,; die deulsch., 

Exped., II, Hamburg, 1890). 
Wille, N. — Mittheilungen ùber einige von CE. Rorchgrevinck auf dem antarktischen 
Festlande Gesammelte Pflanzen (Nyt. Mag. f. Naturvidenskab, Rd. XL, Heft.3, 
Kr. a, 1902). 



ABREVIATIONS DES NOMS D'AUTEURS 



C. Ag. = C. Agardh. 
J. Ag. = J. Agardh. 
Ard., Ardiss. = Ardissone. 
Aresch. = Areschoug. 
Berggr. = Berggren. 
Berk. = Berkelay. 
Bcrth. = Berthold. 
Bind. = Binder. 

Born. — Bornet. 
Al. Br. = Al. Braun. 
Bréb. = Brébisson. 
Carm. = Carmichael. 
Cham. = Chamisso. 
Clem. = Clémente. 
Cord. = Corda. 
Decn. = Decaisne. 

D. C. = De Candolle. 
Derb. = Derbès. 

Desm., Desmaz. = Desmazièros. 

Desv. = Desvaux. 

Dies. = Diesing. 

Dill. = Dillwyn. 

E., Eli. = Elles. 

Ehrenb., Ehrb. = Ehrenberg. 

Endl. = Endlicher. 

Esp. = Esper. 

Falk. = Falkenberg. 

Flah. = Flahaut. 

Forsk. = Forskahl. 

F., Fosl. = Foslie. 

Fr. = Friès. 

Gaud. = Gaudichaud. 

Gern. = Gerneck. 

Gom. = Gomont. 

Good. = Goodenougli. 

Grév. = Gréville. 

Grifï. = Griffiths. 

Grun. — Grunow. 

Gunn. = Gunner. 

Hansg. = Hansgirg. 

Harv. = Harvey. 

Hass. = Hassal. 



Heydr. = Heydrich. 
llook. = Hooker. 
Huds. = Hudson. 
Kirchn. = Kirchner. 
Kjellm. = Kjellman. 
Kutz., Kg. = Kûtzing. 
Labill. = Labillardière. 
Lagerh. = Lagerheim. 
Lam. = Lamouroux. 
Lemm. = Lemmermann. 
Len. = Lenormnnd. 
Lightf. = Lightfoot. 
L. = Linné. 
Lyngb. = Lyngbyc. 
M art. = Martens. 
Menegh. = Meneghini. 
M. = Mohr. 
Mont. = Montagne. 
Mûll. = Muller. 
Mûrr. = Murray. 
Naeg. = Naegeli. 
Nordst. = Nordstedt. 
De Not. = De Notaris. 
Pringsh. = Pringsheim. 
Rabenh. = Rabenhorst. 
A. Rich. = A. Richard. 
Rosenv. = Rosenvinge. 
Sauv. = Sauvageau. 
Schm. = Schmitz. 
S. = Solander. 
Sol. — Solier. 
Sond. = Sonder. 
Stackh. = Stackhouse. 
Thur. = Thuret. 
Trév. = Trévisan. 
Turn. = Turner. 
Turp. = Turpin. 
Vauch. = Vaucher. 
Wartm. = Wartman. 
Web. = Weber. 
Wittr. = Wittrock. 
Woodw. = Woodward. 



EXPLICATION DES PLANCHES 



PLANCHE I 

Monoslroma Harioli L. Gain n. sp. 

Fig. 1-5. — Frondes à différents états de développement (grandeur naturelle). 

Fig. 6. — Fronde adulte seulement déchirée dans sa partie terminale (demi-grandeur). 

Fig- 7. — Fronde adulte lacérée sur toute sa longueur (demi-grandeur). 

PLANCHE II 
Fig. 1. — Nitophgllum Mangini L. Gain n. sp. (demi-grandeur). 

PLANCHE III 

Fig. 1. — Plocamium coccineum Lyngb. — a, b, c, stichidies simples et ramifiées. 

Fig. 2. — Actinococcus boirylis n. sp. — Aspect extérieur (a) et coupe transversale (b). 

Fig. 3. — Cosmarium undulalam Corda. 

Fig. 4. ■ — Cosmarium crenatum Ralfs. 

Fig. 5, 6. — Nostoc pachydermalicum L. Gain n. sp. — 5, fragment d'une colonie vue à 

un faible grossissement ; 6 a, b, c, divers aspects des gaines des trichomes. 
Fig. 7. — Scoliella antardica F. E. Fritsch {Pferomonas Willei L. Gain). — Vu de profil 

(a) et de face (b). 
Fig. 8. — Scoliella polyplera F. E. Fritsch (Pteromonas Penardii L. Gain). — Vu de 

profil (a) et de face (b). 
Fig. 9. — Anabéèna Oscillarioides Bory. 

PLANCHE IV 

Fig. 1. — Chlorella ellipsoidea Gern. form. anlarclica Wille. — Plusieurs cellules, dont 

quelques-unes en train de se diviser. 
Fig. 2. — Slichococcus bacillaris Nàgl. — Différentes formes : var. geminus Kirchn., 

var. minor Nàgl., var major Nàgl (610/1). 
Fig. 3. — Mycacanthococcus anlarclicus Wille n. sp. — Deux cellules de tailles différentes 

(570/1). 
Fig- 4. — Ulolhrix sublilis Kutz. var. tenerrima (Kutz.) Kirchn. f. anlarclica Wille. 

Un des filaments semble être en train de former des zoospores. 
Fig. 5. — Mycacanihococcus cellaris Hansg. f. anlarclica Wille (610/1). 
Fig. 6. — Pseudolelraspora Gainii Wille n. sp. — Quelques colonies isolées de la massé 

muqueuse commune (610/1). 
Fig. 7. — Mycacanihococcus ovalis Wille n. sp. 

Fig. 8. — Raphidonema nivale Lagerh. — Coloré par la safranine pour mettre en évi- 
dence le noyau (610/1). 
Fig. 9. — Pleurococcus vulgaris Menegh. var. cohœrens Wittr. — Les colonies figurées ne 

contiennent que quelques cellules. 
Fig. 10. — Ancylonema Nordenskjôldii Bergr. (610/1). 
Fig. 11, 12, 16. — Chlamgdomonas anlarclicus Wille n. sp. — Fig. 11 : petites cellules 



EXPLICATION DES PLANCHES. 205 

colorées par la safranine. — Fig. 12 : cellules de repos pourvues d'une épaisse mem- 
brane muqueuse, l'une d'elles (fig. 12 b) avec un noyau bien visible mis en évidence 
par la safranine. — Fig. 1G : cellules de repos muant (610/1). 

Fig. 13. — Scoiiella anlarclica F. E. Fritsch (Pleromonas Willei L. Gain). 

Fig. 14. — Spore d'un champignon (?) (610/1). 

Fig. 15. — Œuf d'un Rotifère (?) (610/1). 

Fig. 17. — Cellule de repos épineuse (610/1). 

PLANCHE V 

Desmareslia anceps (Mont.) (fig. 2-6). 

Fig. 1. — Desmareslia Willii Reinsch (1/2). 

Fig. 2. — Extrémité d'une jeune fronde montrant les rameaux courts plus ou moins 

opposés alternant avec les rameaux longs (3/8). 
Fig. 3. — Extrémité d'une jeune fronde montrant les rameaux courts plus ou moins 

opposés alternant avec les rameaux longs ; parfois même deux rameaux courts 

alternent avec un rameau long (2/5). 
Fig. 4. — Fragment de fronde plus âgée (3/8). 
Fig. 5. — Plante adulte (1/10). 
Fig. 6. — Pied de D. anceps formé d'une multitude de crampons enchevêtrés les uns dans 

les autres (1/4). 

Fig. 7. — Cyslosphsera Jacrjuinolii (Mont.) Skottsb. — On aperçoit nettement la rami- 
fication dichotomique de la fronde (1/10). 

PLANCHE VI 

Gracilaria simplex Gepp (fig. 1-7). 

Fig. 1. — Une très jeune fronde (1/1). 

Fig. 2. — Fronde âgée de quelques semaines (1/2). 

Fig. 3. — Vieille fronde sur laquelle commencent à se développer de nombreuses proli- 
férations (1/1). 

Fig. 4. — Proliférations à un état de développement plus avancé (3/5). 

Fig. 5. — Proliférations à un état de développement plus avancé (2/3). 

Fig. 6. — Plante arrivée presque à maturité (3/8). 

Fig. 7. - — Plante adulte : toutes les frondes rubanées, qui ne sont autres que des prolifé- 
rations qui se sont surtout développées sur le bord d'une vieille fronde, sont couvertes 
de tétraspores (3/8). 

Fig. 8. — Monoslroma applanalum L. Gain n. sp. — Épiphyte sur Plocaminm cnrrineiim 
Lyngb. (2/3). 

PLANCHES VII ET VIII 

Photographies de plages antarctiques et de neiges colorées. 



TABLE DES MATIÈRES 



PARTIE GÉNÉRALE 



Avant-propos. 



] 



PREMIÈRE PARTIE. -- La flore àlgologique marine de la région antarc- 
tique 4 

Chapitre premier. — Historique 4 

Chapitre II. — Algues recueillies par la deuxième Expédition Antarctique Fran- 
çaise (1908-1910) ^ 9 

A. Partie générale 9 

B. Comparaison des recherches du « Français » et du « Pourquoi Pas ?».... 13 

Chapitre III. — Étude systématique des Algues recueillies au cours de la deuxième 

Expédition Antarctique Française ; 15 

Liste des Algues recueillies dans les régions antarctiques 78 

Chapitre IV. — Observations générales sur la biologie des Algues antarctiques 81 

A. — lo Nature de la côte et du fond 82 

2° Densité et chloruration de l'eau de mer 83 

3° Températures de l'eau de mer et de l'atmosphère 85 

4° Influence des marées 91 

5° Influence des glaces 91 

6° Influence de la lumière. . 93 

B. — Distribution de la flore marine antarctique 93 

I. Région littorale , 93 

II. Région sublittorale ou zone à Desmarestia 96 

III. Région élittorale 97 

Chapitre V. — Distribution et relations de la flore àlgologique antarctique 99 

DEUXIÈME PARTIE. - - La flore àlgologique marine de la région sur- 
antarctique 105 

Chapitre premier. — Exposé général 105 

Chapitre II. — La Géorgie du Sud IO7 

I. Situation géographique et climat 107 

IL Historique IO7 

III. Éléments constitutifs de la flore àlgologique de la Géorgie du Sud 108 

IV. Liste des Algues de la Géorgie du Sud.. no 



TABLE DES MATIÈRES. 207 

Chapitre III. — V Amérique sub-anlarclique {Terre de Feu — Falkland) 113 

I. Situation géographique et climat 1 j 3 

II. Historique j y\ 

III. Éléments constitutifs de la llore algologique sub-antarctique sud- 
américaine ] [ f, 

IV. Liste des Algues de la région sub-antarctique sud-américaine 117 

Chapitre IV. — L'île Kerguclcn 126 

I. Situation géographique et climat 126 

II. Historique 126 

III. Éléments constitutifs de la flore algologique de Kcrguelen 127 

IV. Liste des Algues de l'île Kcrguelen 128 

V. Iles voisines de Kcrguelen 1 33 

Chapitre V. — Iles sub-anlar cliques sud-australiennes 135 

I. Situation géographique et climat 135 

IL Historique 135 

III. Éléments constitutifs de la flore sud-australienne 136 

IV. Liste des Algues de la région sub-antarctique sud-australienne 138 

Chapitre VI. — Répartition des genres el des espèces dans le domaine anlarclique . . 142 
Chapitre VIL — Comparaison des flores algologiques marines anlarclique cl 

arctique 148 

TROISIÈME PARTIE. — La flore algologique d'eau douce de l'Antarctide. 156 

Chapitre premier. — Historique 156 

Chapitre IL — Algues d'eau douce recueillies au cours de Vexpédition du «Pour- 
quoi Pas ? » 159 

Chapitre III. — Élude systématique des Algues d'eau douce recueillies durant 

Vexpédition du « Pourquoi Pas ?» 162 

Chapitre IV. — La neige verte et la neige rouge 181 

Addenda. — La flore algologique d'eau douce des Orcades du Sud l 'J 1 

QUATRIÈME PARTIE. — La flore algologique d'eau douce des régions 

SUB-ANTARCTIQUES 195 

I. Géorgie du Sud 195 

IL Amérique subantarctique 196 

III. Ile Marion 198 

IV. Ile Kcrguelen 198 

Bibliographie 200 

Abréviations des noms d'auteurs 203 

Explication des planches 204 



II. TABLE ALPHABÉTIQUE DES ESPÈCES 
MENTIONNÉES 



Acanthococcus antarcticus Hook. et Harv., 
121-130. 
hyslrix Reinsch, 175. 
spinuliger J. Ag., 6, 79, 1U3, 
121. 
Acrosiphonia arcta (Dillw.) J. Ag., 11, 14, 
31, 78,102, 110, 118, 128, 
149. 
centralis (Lyngb.) Kjellm., 31. 
Actinema subtilissimum Reinsch, 118. 
Actinococcus botrytis L. Gain, 12, 59, 79, 

103. 
Adenocystis Lessonii (Bory) Hook. et Harv., 
5,6,7,8, 11, 14,43,78, 10-2, 
111, 120, 129, 139. 
ulricularis (Bory) Skottsb., 7, 
43. 
iEgagropila repens (J. Ag.) Kûtz, 27. 

var. antarctica L. Gain, 11, 

14, 27, 78, 102. 
var. ramis oppositis Hariot, 
27, 118. 
Ahni'eltia concinna J. Ag., 121, 130. 

plicata (Huds.) Fries, 112, 121, 
130, 149. 
Amphiroa cyathifera Lara., 124. 

tasmanica Sonder, 124. 
Anabaena confervoides Reinsch, 198. 
involuta Reinsch, 198. 
oscillarioides Bory, 160, 171, 

197. 
subtilissima Kûtz., 195. 
Ancylonema Nordenskjôldii Bergr., 188. 
Antithamnion Gaudichaudii Ag., 123. 

Montagnei Hook. et Harv., 

123. 
plumula (Ellis) Thur., 123, 

150. 
ptilota (Hook. et Harv.) 
Nœg., 123, 131, 133. 



Anlilhamnion simile (Hook. et Harv.) 

J. Ag., 132. 
Aphaflçcapsa montana Cramer, 158. 
Aphanoçhsete repens Berth., 199. 
Aphanot,h.ece saxicola Nœg., 192. 
Apophlsea, Sinclairii Harv., 140. 
Ascoseira mirabilis Skottsb., 111. 
Asperococcus bullosus Lam., 119, 149. 
echinatus Grev., 138, 149. 
Lessonii Bory, 43. 
ulricularis Bory, 43. 
Asterosphserium elegans Reinsch, 199. 
Asterocystis antarctica W. et G. S. West, 

158. 
Ballia Brunonis Harv., 75. 

callitricha Mont., 5, 12, 14, 75, 80, 
104, 112, 124, 131, 133, 141. 
. .— . Hombroniana Mont., 75. 

— scoparia Harv., 124. 
Batrachospermum claviceps Kûtz., 197. 
Dillenii Bory, 197. 
minutissimum Reinsch, 

199. 
vagum C. Ag.;, 197. 
Bichatia coniluens Trév., 197. 
Bonnemaisonia proliféra Reinsch, 112. 
Borne tia antarctica Hook. et Harv., 123, 

131. 
Bostrychia Hookeri Harv., 123. 
intricata Mont., 123. 
multicornis Mont., 141. 
vaga Hook. et Harv., 123, 131. 
Botrydium granulatum (L.) Grev., 197. 
Botryococcus Braunii Kûtz., 199. 
Brongniartella australis (C. Ag.) Schm., 

141. 
Bryopsis Leprieurii Kûtz., 118. 

plumosa Ag., 118, 128, 149. 
— rosse Ag., 118. 
Bulbochaete sp., 199. 



TABLE DES MATIÈRES 



209 



Csepidium antarclicum J. Ag., 111, 120, 

129. 
Calliblepharis ciliata (Huds.) Kg., 112. 
CallithamnionflaccidumHook. et Ilarv., 123. 
glacile Hook. et Harv., 141. 
lcptocladum Mont., 123. 
micropterum Hook. et Harv., 

141. 
polyspermum Ag., 123, 150. 
spinuliferum Ard., 123. 
subsecundum Gnmow, 123. 
ternifolium Hook. et Ilarv., 
123. 
Callocolax neglectus Schm., 140. 
Callophyllis atrosanguinea (Hook. et Ilarv.) 
Hariot, 121, 130. 
calliblepharoides J. Ag., 140. 
elongata Dickie, 133. 
fastigiata J. Ag., 121. 
Hombroniana (Mont.) Kiitz., 

140. 
ornata (Mont.) Kiitz., 140. 
I encra J. Ag., 121, 130. 
variegata Kutz, 6, 7, 79, 103, 
121, 130, 140. 
Callymenia antarctica Hariot, 8, 12, 14, 
60, 79, 103. 
dentata Suhr, 130. 
multifida Reinsch, 111. 
reniformis Ag., 111. 
Calocylindrus pseudoconnalus (Nordst.) 

Wolle, 174. 
Calothrix a?ruginea Thur., 117, 192, 198. 
articulata Reinsch, 198. 
epiphytica W. et G. S. West, 158. 

— kerguelensis Reinsch, 198. 

— sp., 172. 
Carpoblepharis flaccida Kiitz., 124. 
Carpophyllum phyllacanthus (Turn.) Hook. 

et Harv., 139. 
Catenella opuntia Grev., 121. 
Ceramium apiculatum (Hook. et Harv.) C. 
Ag., 141. 
circinatum Ag., 124, 150. 
diaphanum Roth, 124, 132, 141. 
Dozei Hariot, 124. 
nodiferum C. Ag., 141. 
rubrumAg.,1 12,124,132, 141, 150. 
strictum Grev. et Harv., 124. 
Expédition CKarcot. — L. Gain. — Flore 



Ceramium ungulatum (Suhr) Kutz., 124. 

virgatum Hook. et Harv., III. 
Chœtangium chilcnse J. Ag., 121. 

fastigiatum J. Ag., 121. 
variolosumJ.Ag., 121, 130,130. 
Chœtomorpha Dubyana Kiitz., 118. 
Darwinii Kiitz., 118. 
littorea Harv., 128. 
nodosa Kiitz, 117. 
Chamsesiphon incrustans Grun., 195. 
Chantransia Davicsii Thur., 121, 149. 
virgatula Thur., 121, MM. 
Chara longibracteata Wallman, 197. 
Characium heteromorphum Reinsch, 196. 
Cheilosporum Darwinii (Harv.) Aresch., 124. 
Orbignyanum (Dec.) Aresch., 

124. 
palmatum (E. et S.) Yendo, 
124. 
Chlamydomonas antarcticus Wille, 188, 190. 
caudata Wille, 192. 
Ehrenbergii Gorosch., 192. 
intermedia Chodat, 158, 

192. 
nivalis (Bauer) Wille, 158, 
192. 
subcaudata Wille, 158. 
sp., 156, 192. 
f'.hlorella ellipsoidea Gern. f. antarctica 

Wille, 183, 185. 
Chlorochytrium inclusum Kjellm., 117, 149. 
Chlorosphœra antarctica F. E. Fritsch, 193. 
Chodatella brevispina F. E. Fritsch, 193. 
Chondrus crispus Lyngb., 12, 14, 54, 7i>, 

103, 111, 121, 149. 
Chorda Lessonii Kiitz., 43. 
Chordaria capensis Kutz., 120, 129. 

flagelliformis (Mûll.) C. Ag., 120, 
138, 149. 
Choreocolax delesseriœ Reinsch, 111. 

macronema Reinsch, 121. 
rhodymeniœ Reinsch, 111. 
Chroa sacculiformis Reinsch, 43. 
Chroococcus cotiserons (Bréb.) Naeg., 158. 
consociatus Hariot, 197. 
macrococcus (Kiitz.) Rabenh., 

160, 162, 198. 
minor (Kiitz.) Naeg., f. minima 
West, 158. 
algologique. -' 



210 



TABLE DES MATIÈRES. 



Chroococcus minutus (Kùtz.) Nœg., 158. 
pallidus Nœg., 158. 
turgidus Kûtz., 160, 162. 
Chylocladia clavellosa Hook., 122, 149. 
Cladymenia pellucida Dickie, 133. 
Cladophora segiceras (Mont.) Kûtz., 128. 
anisogona (Mont.) Kûtz., 118. 
arda (Dillw.) Kûtz., 31. 
australis Rabenh., 118. 
confusa Hariot, 118. 
falklandica Hook. et Harv., 118. 
flexuosa Hook. et Harv., 118, 

128. 
glaucescens Hook. et Harv., 

118, 149. 
glomerata (L.) Kûtz., 197. 
Hookeriana Kûtz., 118. 
incompta Hook. et Harv., 118, 

128. 
lsetevirens Harv., 118. 
magellanica Ardiss., 118. 
oxyclada Kûtz., 118. 
pacifica (Mont.) Kûtz., 118, 128, 

138. 
repens (J. Ag.) Harv., 27. 
riparia Roth, 128. 
rupestris Kûtz., 118, 128, 149. 
subsimplex Kûtz., 118, 128. 
verticillata Harv., 138. 
virgata Kûtz., 138. 
Cladophoropsis voluticola Hariot, 118. 
Cladostephus antarcticus Kûtz., 119. 
australis Kûtz., 119. 
setaceus Suhr, 119. 
spongiosus Ag., 119, 149. 
Clathrocystis reticulata (Lemm.) Forti, 192. 
Closterium acutum (Lyngb.) Brèb., 196. 
Lagoënse Nordst., 196. 
Leibleinii Kûtz., 196. 
parvulum Nœg., 196. 
Codiolum gregarium A. Br., 128. 
Codium difforme Kûtz., 118, 129, 138. 

— fragile (Suringar) Hariot, 118. 

— lineare Ag., 118. 
spongiosum Harv., 118. 
tomentosum Stackh., 129, 138. 

Cœlastrum microporum Nœg., 193. 

sphaericum Nseg., 193. 
Cœlosphserium Kûtzingianum Nseg., 192. 



Colacodasya inconspicua (Reinsch) Schm., 

192. 
Coleochaete irregularis Pringsh., 199. 

scutata Bréb., 199. 
Colpomenia sinuosa (Roth) Derb. et Sol., 

119, 129. 
Conferva arda Dillw., 31. 

bombycina Ag., 193. 
centralis Ag., 31. 

— glacialis Kûtz., 160, 179. 
glacialoides Wolle, 179. 
Hookeri de Toni, 197. 
podagraria Hook. et Harv., 199. 

— repens J. Ag., 27. 
Corallina armata Hook. et Harv., 125. 

clèilensis Decaisne, 125. 
crassa Lam., 125. 
Hombronii (Mont.) J. Ag., 141. 
mediterranea Aresch., 125. 
officinalis L., 125, 150. 
Corycus prolifer (J. Ag.) Kjellm., 110, 119. 
Cosmarium antarcticum L. Gain, 160, 172. 
botrytis (Bory) Menegh., 196. 
connectum Reinsch, 196. 
crenatum Ralfs, 160, 173, 198. 
georgicum Reinsch, 196. 
Hammeri Reinsch, 196. 
margaritiferum(Turp.) Menegh., 

196. 
Meneghinii Bréb., 196. 
nitidulum de Not., 196. 
pseudonitidulum Nordst., 198. 
pseudoconnatum Nordst., 174. 
pulcherrimum Nordst., 196. 
subcrenatum Hantzsch., 196. 
subspeciosum Nordst., 196. 
undulatum Corda, 160, 174. 
Cryptonemia luxurians J. Ag., 6, 80, 104. 
Curdiea Racovitzae Hariot, 5, 14, 60, 79, 103. 
CylindrocystisBrebissonii Menegh., 192, 195. 
crassa de Bary, 160, 172, 192. 
f. simplexL. Gain, 160,172. 
Cylindrospermumlicheniforme(Bory) Kûtz., 

197. 
Cystocoleus ebeneus Thwaites, 197. 
Cystophora retorta (Mont.) J. Ag., 139. 

retroflexa (Labill.) J. Ag., 139. 
Cystosphœra Jacquinotii (Mont.) Skottsb., 
4, 7, 8, 12, 14, 52, 79, 102. 



TABLE DES MATIÈRES. 



211 



Delesseria earnosa Reinsch, 112. 

condensata Reinsch, 112. 
Davisii Hook. et Harv., 122, 131. 
dichotoma Ilook. et Harv., 122, 

131, 140. 
rpiglossum J. Ag., 1 "2 \? , 131. 
hypoglossum Lam., 122. 
lancifolia J. Ag., 122. 
ligulata Rcinsch, 112. 
ligulata Reinsch, 112. 
Lyallii Hook. et Harv., 122, 131, 

13.3. 
Montagneana J. Ag., 140. 
phyllophora J. Ag., 122, 131. 
pleurospora Harv., 122, 131. 
polydactyla Reinsch, 112. 
quercifolia Bory, 7, 12, 14, 73, 

79, 103, 112, 122, 131. 
-alicifolia Reinsch, 112. 
sanguinea (Lam.) Hook. et Harv., 

122, 149. 
sinuosa (Good. et Woodw.) Lam., 
7, 79, 103. 
— subtilis Grunow, 122. 
Delisea pulchra (Mont.) Grev., 7, 8, 14, 79, 

103, 131, 133. 
Dermocarpa prasina Borncl, 117, 128,149. 
Desmarestia aculeala Lam., 5, 37. 

var. compressa Reinsch., 37. 
anceps (Mont.) L. Gain, 4, 7, 

11, 14, 39, 78, 10-2. 
chordalis Hook. et Harv., 

1-29. 
compressa (Reinsch) Skottsb., 
5, 7, 8, 11, 14, 37, 78, 102, 
110, 119, 129. 
distans (C. Ag.) J. Ag., 120. 
flrma (C. Ag.) Skottsb., 38. 
Harveyana Gepp, 7, 8, 37. 
herbacea (L.) Lam., 42, 120. 
ligulata (Lighlf.) Lam., 8, 11, 
14, 38, 78, 102, 110, 119, 
138. 
média Grev., 5, 37. 
Mcnziesii (C. Ag.) J. Ag., 119. 
ptcridioides Reinsch, 110. 
Rossii Hook. et Harv., 5, 6, 
42, 78, 102, 119, 129, 133. 
— - uiridis Lam., 5, 36. 



Desmarestia Willii Reinsch, 5, il, 14, 36, 

78, 102, 110, 119, 129, 133, 13S. 
Dichloria viridis Grev., 36. 
Dicholhrix olivacea (Hook.) Born. et Flan., 

198. 
Dictyosiphon l'asciculatus Ilook. cl Harv., 

120, 129, 138. 
Dictyosphserium Ehrenbergianum Nœg., 

199. 
Draparnaldia glomerata (Vauch.) Ag., 199. 

subtilis Reinsch, 199. 
Dumontia cornuta Hook. et Harv., 141. 

filiformis Grev., 124, 141, 150. 

Durvillca anlarctica (Chain.) Hariot, 11, 

14, 50, 79, 102, 111, 120, 

130, 139. 

Harvcyi Hook. lil., 111, 120, 

130, 133. 
ulilis Bory, 50. 
Ecklonia buccinalis Hornemann, 120. 

— radiata (Turn.) J. Ag., 120. 
Ectocarpus confervoides (Roih) Le Jolis, 

119, 149. 
Constanciae Hariot, 110, 119, 

129. 
exiguus (Reinsch) Skottsb., 110, 

119. 
falklandicus Skottsb., 119. 
l'asciculatus (Griff.) Harv., 110, 

149. 
ycminahis Hook. et Harv., 7, 8, 

36. 
pectinatus Skottsb., 119. 
penicillatus C. Ag., 119, 149. 
siliculosus (Dillw.) Lyngb., 119. 
tomentosus(Huds.) Lyngb., 119. 

149. 
Elachista flaccida Aresch., 129. 

— meridionalis Skottsb., 111. 

— ramosa Skottsb., 120. 
Endoclonium Hookeri (Reinsch) De Toni, 

199. 
subtile ( Reinsch) De Toni, 1 99 . 
Enteromorpha af ricana Kutz., 26. 

bulbosa (Suhr) Kutz., 8,11, 
14, 26, 78, 102, 110, 117, 
128. 
clathrata Ag., 117, 138, 
149. 



2T2 



TABLE DES MATIÈRES. 



Enteromorpha compressa Grev., 117,128, 
138, 149. 
Hookeriana Kùtz., 26. 
intestinalis Link, 117, 128, 

149. 
Novae Hollandise Kùtz., 26. 
Entoderma sp., 11, 14, 26, 78, 104. 
Entonema subcorticale Reinsch, 110. 
tenuissimum Reinsch, 110. 
Entophysalis granulosa Kûtz., 192. 
Epymenia membranacea Harv., 122. 

obtusa Kùtz., 6, 79,103, 122, 131, 
133, 140. 
— variolosa (Hook. et Harv.) Kûlz., 
131. 
Wilsonis Sond., 140. 
Eremosphaera viridis De Bary, 193. 
Erythrotrichia ceramicola Aresch., 120, 149. 
Euastrum binale Ralfs, 198. 

sinuosum Kùtz., 173. 
Euptilota formosissima (Mont.) Kùtz., 141. 
Euthora cristata (L.) J. Ag., 112, 149. 
Euzoniella cuneifolia (Mont.) Falk., 140. 

flabellifera J. Ag., 140. 
Fucus antardicus Chamisso, 50. 

— cordatus Turn., 54. 

— ligulatus Lightf., 38. 
Gelidium crinale J. Ag., 121. 

Geminella interrupta (Turp.) Lagerh., 196. 
Geminocarpus Austro-Georgise Skottsb., 
110. 
geminatus (Hook. et Harv.) 
Skottsb., 7, 8, 11, 14, 36, 
78, 102, 110, 119, 129. 
Gigartina Chauvinii J. Ag., 121. 

— divaricata Hook. et Harv., 139. 
fissa J. Ag., 121. 
Kroneana Rabenh., 139. 
pistillata Stackh., 121, 139. 
radula J. Ag., 5, 8, 12, 14, 58, 79, 

103, 121, 130, 139. 
stiriata (Turn.) J. Ag., 139. 
tuberculosa Grunow, 121, 139. 
Glœocapsa crepidinum Thur., 117, 149. 
Janthina Nseg., 160, 163. 
magma (Bréb.) Kùtz., 198. 
Shuttleworthiana Kùtz., 158. 
Glceocystis botryoides Naeg., 199. 

gigas (Kùtz.) Lagerh., 196. 



Glceocystis vesiculosa Nœg., 196, 199. 

— sp., 158. 
Glceotila sp., 197. 
Glceothece involuta Reinsch, 198. 
Gomontia arhiza Hariot, 118. 
Gomphosphseria aponina Kùtz., 192. 
Goniotrichum olivaceum Reinsch, 111. 
Gracilaria cervicornis (Turn.) J. Ag., 122. 
confervoides (L.) Grev., 8, 14, 

79, 103. 
dumontioides (Harv.) Gepp, 7, 

79, 103. 
multipartita (Clem.) Harv., 7, 

79, 103, 122. 
proliféra Reinsch, 112. 
simplex Gepp, 6, 7, 8, 12, 14, 64, 
79, 103. 
Grateloupia aucklandica Mont., 141. 

Cutleriae (Bind.) Kùtz., 124, 

133. 
filicina Ag., 124. 
Grifïithsia Bornetiana Farlow, 123. 
Gymnogongrus comosus Kùtz., 121. 

disciplinaris J. Ag., 121. 
Griffithsiœ Mart., 121. 
norvegicus (Gunn.) J. Ag., 

8, 12, 14, 59, 79, 103. 
Turqueti Hariot, 8, 14, 79, 
103. 
Halopteris funicularis (Mont.) Sauv., 110, 
119, 129, 133, 138. 
obovata (Hook. et Harv.) Sauv., 
110, 119. 
Halurus equisetifolius Kùtz., 123. 
Halymenia cordala Kùtz., 54. 
Hapalosiphon fontinalis (Ag.) Born., 197. 
Herposiphonia ceratoclada( Mont.) Falk. ,141. 
Sulivanse Hook. et Harv., 
123. 
Heterosiphonia Berkeleyi Mont., 123, 131, 
133, 141. 
Merenia Falk., 112. 
Himantothallus spiralis Skottsb., 111. 
Hildbrandtia Le Cannelieri Hariot, 8, 12,14, 
77, 80, 104, 125. 
prototypus Nardo, 125, 132. 
Hormiscia parasitica Reinsch, 110. 
Hormosiphon leptosiphon Reinsch, 198. 
Hydrocoleum Eatoni Reinsch, 198. 



TABLE DES MATIÈRES. 



213 



Hydrolapathum stephanocarpum Gepp., 6, 

79, 103. 
Hyella cœspiLosa Boni. et. Flah., 117. 
Hypnœa Espcri Bory, 122. 
Iridsea Auguslinae Bory, 55. 

— Belangeri Bory, 55. 

— capensis J. Ag., 55. 

— ciliala Kiïtz., 55. 

cordata (Turn.) J. Ag., 7, 12, 14 
54, 79, 103, 111, 1-21, 130, 133, 139. 

— cordata elongata Suhr, 55. 
crispala Bory, 55. 
dentala Kiilz., 55. 
dicholoma Hook. et Harv., 55. 
Eoliifera Harv., 121. 
insignis Endl. et Dies., 58. 
laminarioides Bory, 121, 130, 139. 
lalissima (Hook. et Harv.) Grun., 

130, 139. 

— micans Bory, 7, 55. 
obovala Kutz., 55. 

— radula Bory, 5. 
undulosa Bory, 58. 
var. papillosa Bory, 58. 

IsocysLis infusionum (Kûtz.) Borzi, 19:2. 
Laurencia pinnatifida Lam., 123, 140. 
Lcptonema falklandicum Skottsb., 120. 
Leplosarca simplcx Gepp., 6, 64. 
LcpLothrix rigidula Kutz., 117, 197. 

robusta Reinsch, 110. 

spissa Rabenh, 110. 
Lessonia dubia L. Gain, 11, 14, 48, 79, 102, 
flavicans Bory, 4, 79, 102, 111, 

120, 129, 133. 

— frulescens Skottsb., 120. 
fuscescens Bory, 4. 
grandifolia Gepp, 6, 7, 47. 
nigrescens Bory, 111, 120, 129, 

133. 
simulans Gepp, 6, 7, 47. 

— variegata J. Ag., 139. 
Lithoderma sp., 11, 14, 50, 79, 104. 
Lithophyllum (Antarcticophyllum) œqua- 

bile Fosl., 6, 7, 8, 12, 14, 
77, 80, 104, 112. 

amplexifrons (Harv.) Heydr., 
124. 

consociatum Fosl., 132. 

conspectum Fosl., 124. 



Lithophyllum discoideum Fosl., 124. 

falklandicum Fosl., 124. 
(Ant.) subantarcticum Fosl. 

6, 8, 12, 14, 77, 80, 104, 
124. 
Lithothamnion annulatum Fosl., 76. 

antarcticum ( Hook. etHarv.) 
Fosl., 6,80, 104, 124, 132, 
141. 
aucklandicum Fosl., 141. 
coulmanicum Fosl., 7, 80, 

104. 
decipiens Fosl., 6. 
discoideum Fosl., 6, 7. 
1. sequabilis Fosl., 6. 
fuegianum Fosl., 124. 
granuliferum Fosl., 12, 14, 

76, 80, 104, 124. 
lielerocladum Fosl., 124. 
kerguelenum (Dick.) Fosl., 

132. 
Lenormandi (Aresch.) Fosl., 
12, 14, 76, 80, 104, 124, 
132, 150. 
lichenoides Heydr., 6. 
!. anlarctica Fosl., 6. 
magcllanicum Fosl., 6. 
1'. crenulata Fosl., 6. 
Mangini Lemoine et Ro- 
senv., 12, 14, 76, 80, 104. 
Mulleri Len., 124. 
neglectum Fosl., 132. 
obtectulum Fosl., 132. 
patena (Hook. et Harv.) 

Fosl., 141. 
rugosum Fosl., 124. 
Schmitzii Hariot, 6, 80, 

104, 112, 124. 
variabile Fosl., 124. 
Lophurella comosa (Hook. et Harv.) Schm., 
123. 
Gaimardi (Gaud.) Schm., 123, 

140. 
Hookeriana (J. Ag.) Schm., 123, 

131. 
patula (Hook. et Harv.) Schm.. 
123, 131. 
Lyngbya serugineo-cœrulea (Kutz.) Gom., 
158. 



214 



TABLE DES MATIÈRES. 



Lyngbya antarctica L. Gain, 160, 165. 

— Erebi W. et G. S. West, 158, 160, 

166. 

— hyalina Harv., 198. 
Kûtzingii Schmidle, 158. 
Limnetica Lemm, 157. 

— major Menegh., 198. 
Martensia Menegh., 158. 
Murrayi W. et G. S. West., 157. 
nigra Ag., f. antarctica Gom., 157. 

— purpurea (Hook. et Harv.) Gom., 

198. 

— semiplena J. Ag., 117, 149. 
Shackletoni W. et G. S. West, 158. 
subarticulata Hook. et Harv., 128, 

198. 

— sp., 160, 164. 

Macrocystis piril'era (L.) C. Ag., 111, 120, 

129, 133, 139. 
Marginaria Urvilliana A. Rich., 139. 
Melobesia farinosa Lam., 124. 
Merismopœdium glaucum (Ehrenb.) Naeg., 
192. 
var. punctatum (Meyen) 

Hansg, 157. 
punctatum Meyen, 157. 
tenuissimum Lemm., 192. 
Mesogloia linearis Hook. et Harv., 120. 

— vermiculata Le Jolis, 120, 149. 
Mesotaenium Endlicherianum Nseg, 192. 

sp., 198. 
Microcolax botryocarpa (Hook. et Harv.) 

Schm., 141. 
Microcoleus Friesii Thur., 197. 
repens Harv., 156. 
vaginatus (Vauch.) Gom., 156. 
Microcystis chroococcoidea W. et G. S. 
West, 158. 
marginata Kutz, 198. 
merismopedioides F. E. Fristch, 

192. 
olivacea Kutz., 192, 198. 
— parasitica Kutz, 198. 

§tagnalis Lemm., 158. 
Microspora quadratula Hook. et Harv., 199. 
Microthamnion cladophoroides Reinsch., 

199. 
Monostroma applanatum L. Gain, 11, 14, 
22, 78. 



Gain, 11, 14, L 
J. Ag, 128. 



Monostroma endivieei'olium Gepp, 5, 7, 87, 

102, 
Grevillei Wittr., 19, 21, 117, 

149. 
Harioti L. 

78, 102. 
lactuca (L. 

Mougeotia sp, 192. 

Mycacanthococcus antarcticus L. Gain, 184, 
185, 190. 
ovalisWille, 186, 190. 
cellaris Hansg. f. antarc- 
tica Wille, 185, 188. 
Mychodea carnosa Harv, 121. 

compressa Harv, 121. 
Myrionema densum Skottsb, 120. 

incommodum Skottsb, 111. 
inconspicuum Reinsch, 111. 
macrocarpum Skottsb, 111, 120- 
paradoxum Reinsch, 111. 
Nitella antarctica Braun, 199. 
Nitophyllum afTme Reinsch, 112. 

crispatum Hook. et Harv, 

131, 140. 
Crozieri Hook. et Harv, 122. 
Durvillei (Bory) J. Ag, 122. 
fusco-rubrum Hook. et Harv, 

122, 131. 
Grayanum J. Ag, 122, 131. 
Grifïîthsianum (Suhr) J. Ag, 

122. 
laciniatum Hook. et Harv, 

122, 131. 
lividum Hook. et Harv, 122, 

131. 
Mangini L. Gain, 12, 14, 70, 

79, 103. 

multinerve Hook. et Harv, 

122, 131. 
platycarpum J. Ag, 122, 133. 
punctatum Grev, 140, 149. 
Smithii Hook. et Harv, 12, 

14, 73, 79, 103, 122, 131. 
variolosum Hook, 122. 
Nostoc antarcticum W. et G. S. West, 158. 

— Borneti L. Gain, 160, 166. 
— - Boussingaultii Mont, 171. 

— commune Vauch, 197, 198. 

— hydrocoleoides Reinsch, 198. 



TABLE DES MATIÈRES. 



215 



Nostoc leptonema Reinsch, 198. 

microscopicum Carm., 197, 198. 

— minutissimum Kùtz., 192. 
minutum Dcsm., 160, 171. 
pachydermaticum L. Gain, 160, 170. 

— paludosum Kùtz., 195, 198. 
pedemontanum Rab., 171. 

— polysaccum Reinsch, 198. 

— polysporum Reinsch, 198. 
sublilissimum Reinsch, 110. 

Œdogonium delicalulum Kùtz., 196, 199. 

macrosporum de Bary, 196. 

Rothii Bréb., 196. 
— sp., 193. 

Oocyslis lacustris Chod., 193. 

— Nsegelii A. Br., 199. 

— solitaria Wittr., 193. 
Ophiocytium parvulum (Perty) A. Br., 196. 
Oscillatoria americana Kùtz., 197. 

amphibia (Ag.) Gom., 158, 160, 
163. 

aulumnalis Hook. eL Harv., 156. 

brevis Kùtz., 192. 

chlorina Kùtz., 157. 

cortiana (Menegh.) Gom., 158. 

deflexa W. et G. S. West, 157. 

l'ormosa Bory, 158. 

geminaia Schwabe, 163. 

limosa Ag., 157. 

Priestleyi W. et G. S. West, 158. 

producta W. et G. S. West, 158. 

sancta (Kùtz.) Gom., 158. 

splendida Grev., 192. 

subproboscidea W. et G. S. 
West, 158. 

subtilissimia Kùtz., 192. 

tenerrima Kùtz., 163. 

tenuis Ag., 158, 160, 164, 192. 

lorebriformis Ag., 158. 
Ostreobium Queketti Born. et Flah., 118, 

149. 
Palmella cruenta Ag., 197. 

. — mucosa Kùtz., 199. 
Pandorina morum Bory, 196. 
Podiastrum constrictum Hass., 199. 

granulatum Kùtz., 196. 
Penium magaritaceum (Ehrenb.) Bréb., 

195. 
rupestre (Kùtz.) Rabenh., 172. 



petrocelis cruenta .1. Ag., 6, 80, 104, 

150. 
Peyssonnclia Harveyana Crouan, 8, 14, 80, 

104, 124. 
Phseoglossum monacanthum Skottsb., 7, 

79, 102. 
Phseurus antarcticus Skottsb., 7, 78, 102. 
Phormidium angustissimum W. et G. S. 
West, 158. 
antarcticum W. et G. S. West, 

158. 
autumnale (Ag.) Gom., 156, 

158, 160, 166, 197. 
Charcotianum Gom., 157. 
fragile (Menegh.) Gom., 157. 
glaciale W. et G. S. Wesl, 158. 
inundatum Kùtz., 158. 
Retzii (Ag.) Gom., 158. 
Phyllitis fascia (Mùll.) Kùtz., 110, 119, 

149. 
Phyllogigas grandifolius (Gepp) Skottsb., 

6, 7, 11, 14, 47, 79, 102, 111. 
Phyllophora antarctica Gepp , 7, 79, 103. 
cuneifolia Hook. et Harv., 121, 
130. 
Pilhophora œqualis Wittr., 197. 
Plectonema notatum Schmidle, 158. 
Pleurococcus angulosus Bory, 199. 

antarcticus W. et S. G. West, 

158. 
dissectus (Kùtz) Nœg., 158. 
frigidus W. et G. S. West, 158. 
pachydermus Lagerh., 158. 
stercorarius Berk., 197. 
vulgaris Menegh., 193. 
var. cohserens Wittr., 188, 
190. 
Plcurotseniopsis cucumis (Cord.) Lagerh., 
196. 
pseudoconnata (Nordst.) 
Lagerh., 160, 174. 
Plocamium brachyocarpum Kùtz., 140. 

coccineum Lyngb., 5, 6, 8, 12, 
14, 69, 79, 103, 112, 122, 
131, 140, 149. 
Hookeri Harv., 6, 7, 79, 103, 

112, 131, 133, 140. 
secundatum Kùtz., fi. 79, 103, 
122. 



2l6 



TABLE DES MATIÈRES. 



Plumaria Harveyi (Kûtz.) Schm., 123. 
Plumariopsis Eatoni (Dick.) de Toni, 74. 
Pollexfenia tenella Kûtz., 123. 
Polyedrium minimum (A. Br.) Hansg., 196, 
199. 
tetragonum (Nseg.) Hansg., 
196, 199. 
Polysiphonia abscissa Hook. et Harv., 12, 
14, 73, 79, 103, 123, 131. 
anisogona Hook. et Harv. 

112, 123, 131. 
atrorubescens (Dillw.) Grev., 

123, 150. 
cancellata Ardiss., 123. 
decipiens Mont., 140. 
dumosa Hook. et Harv., 140. 
flabelliformis Hook. et Harv., 

133. 
fusco-rubens Hook. et Harv., 

123. 
Lyallii Hook. et Harv., 140. 
microcarpa Hook. et Harv., 74. 
peclinata, 6. 

rudis Hook. et Harv., 140. 
tenuistriata Hook et Harv., 

123. 
urceolata Grev., 123, 150. 
virgata Sprengel, 123. 
Porphyra capensis Kùtz., 120, 139. 

— columbina Mont., 139. 
Kunthiana Kûtz., 120. 
laciniata Ag., 6, 8, 14, 79, 102, 

111, 120, 130, 149. 
leucosticta Thur., 120, 130. 

— nobilis J. Ag., 139. 

— perforata J. Ag., 139. 
Prasiola antarclica Kûtz., 157, 178. 

— crispa (Lightf.) Menegh., 156, 157, 

158, 160, 178, 193, 197. 

— filiformis Reinsch, 110. 

— georgica Reinsch, 196. 

— tessellata Kûtz., 197, 199. 
Protococcus macrococcus Kûtz., 162. 
Protoderma viride Kûtz., 199. 

Brownii F. E. Fristch, 193. 
Protosphœria macrococca Trévis., 162. 
Pseudotetraspora Gainii Wille, 186, 190. 
Pteridium proliferum Gepp, 6, 79, 103. 
Pteromonas nivalis (Shuttelw.) Chod., 192 



Pteromonas Penardii L. Gain, 160, 177. 

Willei L. Gain, 160, 176, 188. 
Pteronia pectinata (Hook. et Harv.) Schm., 

6, 80, 104, 112, 123. 
Ptilonia magellanica J. Ag., 8, 79, 103, 122, 

131. 
Ptilota confluens Reinsch, 6, 7, 80, 104, 112. 
Eatoni Dickie, 12, 14, 74, 80, 104, 
131. 
Ptilothamnion micropterum (Mont.) Born., 
112, 
pectinatum Mont., 141. 
Punctaria lanceolata Kûtz., 119. 

plantaginea (Roth) Grev., 119, 
140. 
Pylaiella littoralis (L.) Kjellm., 110, 119, 

149. 
Racovitziella antarctica de Wildeman, 

156. 
Raphidium pyrenogerum Chod., 193. 
Raphidonema nivale Lagerh., 193. 

f. minor Wille, 187, 188. 
Rhizoclonium ambiguum Kûtz., 118, 128, 
138. 
angulatum (Hook. et Harv.) 

Kûtz., 197, 199. 
capillare Kûtz., 118. 
riparium (Roth) Harv., 128. 
tortuosum Kûtz., 118. 
sp., 8, 14, 78, 196. 
Rhodochorton Rothii Lyngb., 124,131, 150. 
Rhodomela tenuis Kûtz., 123. 
Rhodophyllis acanthocarpa (Harv.) J. Ag., 
140. 
angustifrons Hook. et Harv., 

130. 
bifida (Good. et Woodw.) 

Kûtz., 140. 
capensis Kûtz., 130. 
Rhodymenia capensis Kûtz., 131. 

corallina (Bory) Grev., 122, 

131, 140. 
dichotoma (Hook. et Harv.),. 

131, 133 140. 
flabellifolia (Bory) Mont., 112, 

122. 
linearis J. Ag., 140. 
palmata Grev., 112, 122, 131, 
149. 



TABLE DES MATIÈRES. 



217 



Rivularia atra Roth., 117, 149. 

— Kunzeana Kiitz., 198. 
minutula (Kûtz.) Born. et Flah., 

198. 

— nitida Ag., 117, 149, 197. 
Sarcodia palmata Sond., 130. 
Scenedesmus aculeolatus Reinsch, 196. 

bijugatus (Turp.) Kûtz., 196. 
obliquus (Turp.) Kûtz., 199. 
Schizogonium murale Kûtz., 197. 
Schizothrix hyalina Kiitz., 198. 
Seotiella antartica F. E. Fritsch, 193. 

— polyptera F. E. Fritsch, 193. 

Scytonema Hofmanni Ag., 197. 
Scytosiphon crispus Skottsb., 119. 

Lomentaria (Lyngb.) C. Ag., 
110, 119, 129, 138, 149. 
— iilricularis Trévis., 43. 

Scytothalia Jacquinolii Mont., 4, 8, 52. 

obscura Dickie, 133. 
Scytothamnus australis Hook. et Harv., 
111, 120. 
rugulosus] (Bory) Kjellm., 
6, 78, 102, 120. 
Solenia bulbosa Suhr, 26. 
Sorastrum sp., 196. 
Sphacelaria afïlnis Dickie, 129. 

Borneti Hariot, 119. 
cirrhosa(Roth)C.Ag., 119, 149. 
furcigera Kutz., 119. 
Sphserella sp., 199. 
Sphserocystis Schrœteri Chod., 193. 
Spirogyra longata (Vauch.) Kûtz., 199. 

— stictica (Engl.) Wille, 199. 

— sp., 196. 
Spirulina subsalsa Œrsted, 128, 149. 

— subtilissimia Kutz., 192. 
sp., 195. 

Spongoclonium hirtum (Hook. et Harv.) 
Sond., 141. 
— orthocladum Gepp., 7, 80, 

104. 
Staurastrum kerguelense Reinsch, 198. 
muticum Bréb., 196. 
pygmseum Bréb., 196. 
Stichococcus bacillaris Nœgl., 184, 185, 188, 

189, 190. 
Stictyosiphon Decaisnei (Hook. et Harv.) 
Murr., 110, 119. 

Expédition Charcot. — L. Gain. — Flore 



Stigeoclonium falklandicum Kutz., 197. 
Stigonema kerguclensis Reinsch, 198. 
Oliveri Reinsch, 198. 
panniforme (Ag.) Kirch., 195. 
tomentosum(Kûtz.) Hieron, 198. 
turfaceum (Bcrk.) Cooke, 198. 
vcnnicularis Reinsch, 198. 
Streblocladia neglecta (Mont.) Sclim., 111. 
Streblonema tenuissimum Reinsch, 118. 
Synechococcus œruginosus Nseg., 192. 
Tolypiocladia glomerulata (J. Ag.) Schm., 

140. 
Tolypothrix distorta Kûtz., 197. 

lanata (Desv.) Wartm., 198. 
penicillata (Ag.) Thur., 198. 
tenuis Kutz., 197. 
Trentepohlia aurea L. MarL, 197, 198. 

polycarpa Nées et Mont., 197. 

Trochiscia antarctica F. E. Fristch., 193. 

aspera (Reinsch) Hansg., 158. 

granulata (Reinsch) Hansg., 196 

197. 
hirta (Reinsch) Hansg., 199. 
Hystrix Reinsch, 160, 175, 193, 

196. 
nivalis Lagerh., 193. 
pachyderma (Reinsch) Hansg., 

193. 
tuberculifera L. Gain, 160, 175. 
reticularis (Reinsch) Hansg., 
193. 
Ulothrix sequalis Kûtz., 158. 

■ — australis L. Gain, 11, 14, 15, 78, 
102. 
flacca (Dillw.) Thur., 11, 14, 17 

78, 102, 117, 149. 
flaccida Kûtz., 160, 179. 

— fragilis Kûtz., 179, 197. 
implexa Kûtz., 117, 149, 158. 

— isogona Thur., 17. 

— lamellosa Reinsch, 196. 

— microscopica Lagerh., 197. 
subtilis Kûtz., 158, 193. 

var. tenerrima (Kûtz.) Kirch. f. 
antarctica Wille, 185. 

— tenerrima Kûtz., f. antarctica W. 

et G. S. West, 158. 
Ulva bulbosa Mont., 26. 

— crispa Lightf., 156, 178. 
algologique. 28 



218 



TABLE DES MATIÈRES. 



Ulva lactuca (L.) J. Ag., 117, 128, 138, 149. 

— reticulata Forsk., 138. 

— umbilicalis L., 117, 128. 
Urococcus insignis Hansg., 162. 
Urospora penicilliformis (Roth) Aresch., 

11, 14, 32, 78, 102, 117, 128, 149. 
Utriculidium Durvillei (Bory ? Hook. et 

Harv.) Skottsb., 110, 119, 129. 
Vaucheria antarctica Reinsch, 196. 

— cœspitosa de Cando le, 197. 

— Dillwynii (Web. et M.) Ag., 199. 

— geminata (Vauch.) D. C, 199. 
— - ornithocephala Ag., 199. 

— sessilis de Candolle, 197, 199. 



Vaucheria sp., 157. 

Wildemania laciniata (Ag.) De Toni, 6. 

Xanthosiphonia austro-georgica Skotlsb., 

110. 
Xenococcus Schouboei Thur., 117. 
Xiphophora gladiata (Labill.) Mont., 139. 
Zonaria sp., 7, 79, 104. 
Zygnema affine Kutz., 199. 

— ■ ericetorum (Kutz.) Hansg., 198. 

— stellinum (Vauch.) Ag., 199. 

— tenuissimum Reinsch, 198. 
— ■ Vaucherii Ag., 197. 

— sp., 192. 
Zygnemacée sp., 160, 174. 



CoRBEiL. — Imprimerie Grété. 



Deuxième Expédition Chaf-cot (LGain .^Algues ) 








Fig 3 






Monostroma Harioti. L. Gain 
Flore algologique antarctique et sub an tap clique 






.Masson &. C ie Editeurs 



Deuxième Expédition Ckarcoi 










Nitophyllum Manqini. L.&mn 

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Flore algologique antarctique et subantarctique 
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Flore algologique antarctique et sub antarctique 
Masson & C ie Editeurs 

Imp L.Lafontaine, Paris 



uxième Expédition Charcot. (L. Gain. - Algues.) 




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Flore algologique antar 



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rue et subantarctique. 



Pliototypie Berthaud, Paris. 



De xièi Expe tion Charcot. (L. Gain. - Algues.) 







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Flore algologique antarctique et subantarctique 



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Deuxième Expédition Charcot. (L. Gain. - Algues.) 



Fig. 1 

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Flore algologique antarctique et sub 

Masson A Gei Éditeurs 



antarctique. 



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Deuxième Expédition Charcot. (L. Gain. - Algues.) 





Fig. 1 . — lies Argentine : une plage à marée basse. Les quelques algues existantes 
sont localisées dans les creux et les fentes des rochers. 



Fig. 2. — lie Booth-Wandel : les ro< 
frottement continuel des glaces, sont dé[ 





Fig. i. — Ile Petermann : vue d'ensemble d'une plage, à marée basse, après le 
départ de la banquise (octobre 1909). 



Fig. 5. — La même plage envahie pai 
quette de neige côtière est recouverte cl 



Flore algologique anta 



Masson & 



PI. VII 





de la côte, constammenl rabotés par le 
is de végétation. 



Fig. '■>. — Un coin de côte à l'île Pelermann : près du niveau de la basse mer, les 
parois verticales des rochers sont tapissées d'algues calcaires. 



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débris de glaces. La surface de la ban- 
> microscopiques vertes e( rougps. 



Fig. 6. — Une plage de Pile Petermanii au début de l'été. La surface des rochers 
el des galets, >;ms cesse raclée par les glaces, est dépourvue de végétation. 



que ex subantarctique. 



éditeurs 



Photolypie Ueriliatul, Paris 



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Masson & 



Deuxième Expédition Oharcot. (L. Gain. - Algues.) 









Pio, I . Iles Argentine : uno plage S marée bas 
ml locnliados dans les rrou* ol les fontes îles rochi 



igs quelques algues existante! 



Fig. i. — Ile Booth-Wandel : les rochers (le la cote, ronslummcnt rabotés par le 
frottemenl continuel des glaces, son! dépourvus de végétation. 



Fig. '■'*. - I ii coin de côte ;'i l'Ue l'elcrinnnn . près >l veau du In bu •■ moi la 

parois verticales des rochers sonl tapissées d il Icairos. 




Fig. I. Ilo Petornnmn : vue d'ens ble d'une plage, à marée basse, après le 

dépari de In banquise (octobre 1909) 




1 ig. .".. — La même plag value par des débris de glaces. La surface île la bai 

quelle .le neige côtière est recouverte d'algnes microscopiques vertes et rouges. 



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Flore algologique antarctique et subantarctique. 



Masson A Cil, Éd,le,irs 



Deuxième Expédition Charcot. (L. Gain. - Algues.) 




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Fig. 7. — La llore île la région littorale est localisée flans les endroits abrités, 
entre les pierres; la partie inférieure de celles-ci est tapissée d'algues calcaires. 



Fig. 8. — Petite mare avec jeunes 
(octobre 1909). 





Fig. 10. — Neige verte à la surface de l'île Petermann. 



Fig. 11. — La neige verte était abon 
voisines des rookeries de pingouins. 



Flore algologique antai 



Hasson & 



PI. VIII 





de Monostroma Harioti L. Gain. 



Fie 9. — I n coin de la plage à marée basse : nombreuses frondes de Gracilar 
simplex (ic|)|i. 



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FlG " '"• - Le l '" ,nars '909 toutes les parties basses de l'fle Petermann étaienl 
l ''' ri ":;'.', l l l " > de nei ? e rou & e ''• n majeure partie au chlamydomonos antarcti- 

VUS \\ llll'. 



311e et subantarctique. 



Idileurs 



l'Iiotnlyjiic Beilliaud, P.i 






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Deuxième Expédition Charcot. (L. Gain. - Algues.) 



PI. VIII 






Fig. 7. — La Hoir de la région littorale est localisée dans lus endroits abrités 
entre les pierres; la partie inférieure de celles-ci esl tapissée d'algues calcaires. 



Fig. 8. — Petite mare avec jeunes frondes de Monostroma Harioti L. Gain, 
(ortobre 1909). 



Fig. 9. — Un coin de la |)la«e à marée basse : nombreuses hernie 
simplex Gepp. 



de Gracilaria 






in. — Neige verte à la surface de l'île Peterniann. 



Fig. 11. — La neige verle était abondante à la lin de l'été, dans les parties de l'île 
voisines des rookeries de pingouins. 



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FIG . .1 _ Le ,■■■■ mars ,909 toutes les f^^J^SS^SS- 
recouvertes de neige rouge due en majeure partie au chlamijaom 

CUS Wille. 



Flore algologique antarctique et subantarctique. 

Masson S: Cie. Éditeurs 



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