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COLLECTION POUR L'ÉTUDE
DES
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II
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LA LANGUE (GAULOISE
Précédemment paru dans la même collection.
(t. Dottin, Les anciens peuples de l'Europe, in-8'' relié, 6 fr.
COLLECTION POUR L ÉTUDE DES ANTIQUITÉS NATIONALES
II
LA
LANGUE GAULOISE
GRAMMAIRE, TEXTES ET GLOSSAIRE
Georges DOTTIN
DOYEX DE I-A FACri.TE DES LETTRES DE RENXES
PARIS
LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK
Jl, RUE DE LILLE, 11
1920
Tous droits réservés.
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Copyrif/hl hy C. Klincksieck, 1920.
Le livre de M. Dotlin renferme tout ce que nous
savons de la langue gauloise, cest-à-dire de la langue
parlée dans la Gaule, il y a deux mille ans, par les
peuples qui s'appelaient les Gaulois.
Ce que nous savons de celle langue est malheureu-
sement fort peu de chose : quelques mots, conservés
par les Ancieus ; beaucoup de noms propres, dont le
sens est souvent douteux ; un lot assez restreint d'in-
scriptions, plus faciles à déchiffrer qu'à traduire. Si
le vocabulaire ne nous est point inconnu, la structure
de la langue, qui est l'essentiel, nous échappe à peu
près complètement. Ce livre, si copieux soit-il, n'est
donc qu'un monument d'attente en vue d'un avenir
qu'on a le droit d'espérer.
Je dis qu'on a le droit d'espérer un avenir qui nous
fera connaître, de la langue gauloise, beaucoup de ce que
nous ignorons. La manière dont nous avons appris ce
que nous savons d'elle est, en effet, une très sûre garan-
tie que des faits nouveaux et importants viendront,
à très bref délai, satisfaire notre curiosité scientifique.
Regardez, dans le livre de M. Dottin, rignorance en
laquelle, au xvi" siècle, on vivait de la langue gau-
loise ; l'étonneraent dans lequel, il y a moins d'un
siècle, la découverte des premières inscriptions cel-
tiques plongea nos plus anciens maîtres ; la surprise
VI
et la joie à moilié délirante où nous mil, il y a moins
de vingt-cinq ans, le calendrier de Coligny ; la stu-
peur avec laquelle on accueillit, quelques années
après, la tablette magique de Rom, la première
inscription renfermant quelques phrases en langue
celtique. Si le livre de M. Dottin avait été composé
en 1880, il n'eût pas eu vingt pages. Il en a plus de
deux cents, dont pas une n'est inutile. L'enrichisse-
ment rapide de nos connaissances nous fait présager
de très glorieux lendemains. On peut dire que ce livre
travaille surtout pour annoncer et hâter l'avenir.
Voilà pourquoi nous avons été heureux que
M. Dottin consacrât une très longue partie de son
livre à des études historiques sur l'érudition es lettres
celtiques. D'abord, l'histoire de cette érudition est un
chapitre de l'humanisme, de l'esprit scientifique, ou,
plutôt, de l'acheminement progressif de l'esprit vers
des conclusions scientifiques, et rien de ce qui touche
aux etTorts intellectuels de nos ancêtres ne doit nous
être indifïérent. Puis, M. Dottin nous montre les
erreurs qu'on a commises dans la méthode ou dans les
conclusions, et connaître des erreurs c'est se rappro-
cher de la vérité. Enfin, il y a pour nous un encou-
ragement à constater tout ce que l'on ignorait il y a
cent ans, à mettre en regard tout ce qu'on sait
aujourd'hui : il résulte beaucoup de réconfort de ces
chapitres rétrospectifs, et, même en matière scienti-
fique, l'espérance est un gage de progrès.
Nous savons gré à M. Dottin de n'avoir point été
méprisant à l'endroit des modestes ou audacieux cher-
vu
cheurs qui, clans les temps passés, ont émis sur la
langue celtique tant d'étranges hypothèses. Leurs
besognes n'ont pas été inutiles ; elles ont attiré le
monde savant vers les questions de nos origines linguis-
tiques ; et à travers mille erreurs il reste toujours
une part de vérité. Plus nous saurons sur la Gaule
d'autrefois, plus nous serons indulgents pour les ini-
tiateurs, depuis Ramus jusqu'à Le Brigant, et il n'est
pas jusqu'au faussaire Annius de Viterbe qu'il faille
se garder de négliger : je suis convaincu, pour ma
part, qu'il a eu sous les yeux des documents, en par-
ticulier des scholiastes, qui nous manquent et qui
auraient une valeur réelle. Ramus, tout différent de
lui, est la droiture, la conscience, la sécurité même ;
et il n'allègue rien, sur les Gaulois, qui ne soit dans
les textes ; celui-ci est un modèle, du genre de Tille-
mont, et dont l'exemple est toujours à méditer. Le
Brigant est, lui, le type de la hardiesse, j'ose dire de
l'imprudence presque démesurée dans l'hypothèse, le
type de la demi-science appliquée aux plus déconcer-
tantes visions ; et cependant, tout n'est point ridicule
chez lui, par exemple dans sa prétention à voir en son
nom de Le Brigant la survivance d'une population
maîtresse de tout l'Occident : car, précisément, le radi-
cal brig- est un des radicaux les plus universellement
répandus dans cet Occident au troisième millénaire
avant le temps actuel ; il est, ce radical, une des
preuves les plus nettes qu'une seule et même langue
était parlée entre les Sierras et le Danube, les Apen-
nins et la mer d'Ecosse, et il y a une intuition de
vin
l'avenir scientifique dans les éliicubra lions de Le Bri-
ganl. Je ci le à dessein ces Irois noms comme repré-
senlant chacun une modalilé de la vie scientifique
d'aulrefois : le pastiche, la conscience, Fimagination.
Malgré les moissons qui nous alLendent, il est cer-
tain que la langue gauloise demeurera éternellement
une sacrifiée dans la science des langues d'autrefois.
Il nous manquera toujours, pour la connaître, ce que
nous savons des langues ses contemporaines, le latin
ou le grec, il nou s manquera la littérature, poétique
ou en prose, c'est-à-dire ce qui nous aiderait le mieux
à a]3précier sa structure profonde, sa valeur intellec-
tuelle, son rôle comme instrument de l'esprit humain.
Les plus longs documents que nous pouvons espérer
d'elle ne seront jamais que des documents épigra-
phiques, statistiques, textes juridiques, gvHfJiti popu-
laires.
Victime, la langue gauloise le restera donc. Nous
serons tentés toujours de méconnaître les services
qu'elle a rendus à la civilisation.
Je dis services et civilisation, non pas parce que
j'écris sur terre qui fut gauloise, non pas par chauvi-
nisme rétrospectif, mais par conviction absolue. C'est
être mauvais savant et piètre historien que de juger
les choses d'autrefois uniquement d'après ce qui nous
reste d'elles, il faut voir aussi leur place dans le
monde, il faut, si hardie que soit cette expression, il
faut deviner ce qu'elles ont valu, je dis deviner par la
réflexion. Voici une langue, la langue gauloise, dont
IX
le domaine a été presque aussi étendu que celui du
latin ou que celui du grec. Elle a été parlée du pied
des monts Grampians jusqu'au sommet des Apennins,
des bords de l'Elbe aux bords du Danube ; on l'a
comprise près du Bosphore et sur l'Ida de Phrygie :
et vous ne voulez pas croire que cette langue a joué
dans l'histoire du monde un rôle à peine inférieur au
rôle du latin et du grec, elle qui a servi de lien et de
communion aux pensées et au commerce de près de cent
millions d'hommes? — Oui ; mais il ne nous reste rien
d'elle. — Disant cela, vous dites une double injustice.
D'abord vous transformez en motif de condamnation
le résultat d'un hasard. Et ensuite vous oubliez que
si elle n'a rien laissé, ce n'est pas parce qu'elle n'a
point produit. Je le répète avec tristesse et colère :
misérables sont les historiens qui ne comprennent le
passé que par les restes de ce passé : ils le tuent, si je
peux dire, une seconde fois. La langue gauloise a eu
le grand tort, qu'elle a partagé avec l'indo-européen
primitif, de ne pas être une langue écrite ; les Celtes
trouvaient plus beau, plus noble, plus pieux, de parler,
d'entendre et de se souvenir. Ce n'est pas à dire qu'ils
ne parlassent pas fort bien. Les langues seulement
parlées ont parfois, me disait M. Meillet, des beautés
supérieures qui manquent aux langues écrites. Toutes
les formes de la littérature étaient représentées chez
les Gaulois : la rhétorique, où excellaient tous leurs
chefs de guerre ; les épopées cosmogoniques, histo-
riques ou éthiques, composées par les druides ; les
poésies lyriques ou les chants satiriques des bardes.
Je vous assure qu'il y avait chez eux réquivalent de
V Iliade ou de la Genèse^ des Atellanes ou des odes de
Pindare. Je vous assure que cette littérature était aussi
riche, plus riche même, que celle de Rome avant
Ennius. La langue gauloise rendait beaucoup à ceux
qui s'en servaient.
Tout cela a disparu pour toujours. Aucun historien
de l'avenir n'en connaîtra jamais rien. Un des plus
nobles chapitres de l'esprit humain nous sera éternel-
lement caché.
Je ne pardonne point à Rome et à César d'avoir
été la cause de ce meurtre intellectuel, venant après
d'autres meurtres. Hé quoi I Charlemagne a eu la
pensée de noter les chants populaires des Francs ; et
personne dans l'Empire romain n'a eu l'idée de trans-
crire des poèmes de drhides ou des strophes de
bardes? Gomment était donc faite l'intelligence de ces
maîtres du monde, s'ils n'ont pas vu la beauté de ces
œuvres de vaincus, s'ils n'ont pas compris le devoir
de les conserver? Rien ne fait mieux sentir l'in-
croyable petitesse morale du grand Empire romain,
que le dédain des pensées et des lettres qui ne venaient
pas d'eux-mêmes ou de la Grèce. Débarrassons-nous,
une fois pour toutes, de notre admiration convenue
pour les formes impériales du passé, somptueux
édifices qui ne sont que des façades, enveloppant sur-
tout des cadavres d'hommes et des souffrances de
patries.
Notre regret, de la disparition de cette langue, est
XI
d'autant plus grand qu'elle n'a pas été seulement
une langue, c'est-à-dire l'instrument d'une civilisation
collective, mais qu'elle a été aussi, dans l'histoire
générale de l'Europe, ujig _langue maîtresse et primor-
diale. Ne croyez pas que je veuille, à la manière d'un
Le Brigant ou d'un La Tour d'Auvergne, voir en elle
la langue universelle de l'Ancien Monde, ancêtre ou
aïeule de toutes les autres ; mais cependant il faut
regarder ce qui a été.
Ce qui a été, c'jest, je^ le répète, que la moitié de
l'Europe, aur noins, ent re400et i oO_a:!mjxUBotr.£. èr^^
a parlé le gaulois. C'est, ensuite, que le gaulois se
rattache étroitement à la forme la plus ancienne de
l'unité linguistique de l'Europe, ^^oici du moins ce
que, depuis près de trente ans, j'ai commencé à
penser de l'histoire du gaulois, et ce que j'en pense
toujours.
Lorsque l'unité indo-européenne, ou, ce qui vaut
mieux, lorsque l'unité européenne fut brisée, il resta
toujours, maîtresse de tout l'Occident, l'unité italo-
cel tique, c'est-à-dire une langue parlée en Gaule, en
Italie, en Espagne, dans les Iles Britanniques, dans la
vallée du Danube, même dans la Basse-Allemagne
au moins jusqu'à l'Elbe. Et c'est cette unité dont les
Anciens ont conservé un vague souvenir en parlant
des temps « ligures » qui, ont-ils dit, embrassaient tout
l'Occident.
Puis, un beau jour, et pas très loin de l'an mille
avant notre ère, cette unité italo-celtique s'est décom-
posée à son tour. Il y a eu d'un côté la langue italiote et
Xll
de l'autre la langue gauloise. Il n'est guère de linguiste,
aujourd'hui, qui n'admette de profondes ressemblances
enlrele gaulois et les langues de Fltalie, ressemblances
qui dénotent une parenté originelle, tout ainsi que les
similitudes entre les différentes langues romanes
décèlent une commune origine latine.
Cette parenté, cette ascendance unique explique
pourquoi tant de mots celtiques, voire de formes gram-
maticales, se retrouvent en latin et en osco-ombrien ;
et M. Dottin, après avoir accepté toutes les ana-
logies qu'on avait autrefois signalées, a eu le mérite,
dans ce livre, d'en observer de nouvelles. J'ai été
heureux en particulier de le voir noter, encore qu'avec
une nécessaire timidité, certaines correspondances du
celtique plus fortes avec l'osco-ombrien qu'avec le
latin : et cela est naturel, car le latin, plus proche de
la mer, plus en contact avec des allogènes, a dû évo-
luer plus vite que l'ombrien des Apennins.
Le gaulois de son côté a dû, dans ces régions
lointaines de l'Europe où arrivaient si peu de mar-
chands, le gaulois a dû évoluer moins vite encore que
les langues italiotes, demeurer beaucoup plus voi-
sin de l'italo-celtique ou du ligure primitif, et, par-
tant, de l'européen originel. C'est du moins ce que je
pense.
Par conséquent, entre la langue dite ligure et la
langue gauloise, je n'admets pas plus de divergence
essentielle qu'entre le latin de Grégoire de Tours et
le français des Serments de Strasbourg. Faire des
Ligures l'opposé des Celtes est pour moi la négation
XIII
même des faits hisLori([iies. Ils se lienneiiL, comme les
(iallo-Romaiiis de Charles le Chauve tiennent aux
Gallo-Romains de Drusus ou de Claude, J'ai cherché,
je puis presque dire à la loupe, tous les vestiges lin-
guistiques fournis par les textes, par Tanthroponymie
ou par la toponymie dans les pays soi-disant de langue
ligure. Je n'en ai pas trouvé un seul qui ne puisse
s'expliquer par la langue gauloise.
Celle-ci donc est la fille de la langue italo-celtique
la plus semblable à sa mère, et par suite, — j'ajoute
ici sans doute ou peut-être — la petite-fîlle de la langue
indo-européenne la plus semblable à son aïeule. Con-
naître le gaulois, c'est donc se rapprocher davantage
de la connaissance des origines européennes, de la
solution de ce problème qui est le plus passionnant
peut-être de l'histoire de l'humanité.
Si cela m'était permis ici, je montrerais que celte
idée, que cette hypothèse, à laquelle peut-être certains
linguistes feraient des objections, trouve sa confirma-
tion, non pas seulement dans des faits linguistiques,
mais dans des faits archéologiques de tout ordre : insti-
tutions, religions, manières de combattre et de gou-
verner. J'aperçois à chaque instant, dans le monde cel-
tique avant notre ère, des vestiges qui me rappellent
la plus ancienne Italie et des vestiges qui me font
songer à l'Indo-Européen primitif. Je ne dis pas que
le Gaulois soit pareil à ce dernier, loin de là. Mais
entre tous les hommes du passé, il est encore celui qui
diffère le moins du grand aïeul, ancêtre et fondateur
des âmes souveraines de l'humanité.
XIV
Voilà pourquoi le livre de M. Dottin vient à son
heure. Voilà pourquoi, si spécial qu'il paraisse, il
touche à tous les problèmes de notre histoire primi-
tive. Voilà pourquoi, du sol français où il a ses
racines, il peut étendre son influence sur toutes les
nations qui, aujourd'hui encore, se réclament du nom
de l'Europe,
Camille Jullian.
15 août 1918.
AVANT-PROPOS DE L'AUTEUR
Ce livre contient à peu près tout ce que l'on sait
de la langue des Gaulois. Mais le mot Gaulois y est
pris au sens restreint d' « habitants de la Gaule ».
Il y a quelque intérêt, si l'on veut que les problèmes
qui concernent la langue gauloise soient posés claire-
ment, à ne pas étendre à tous les pays occupés plus
ou moins longtemps par les Celtes le champ, déjà
vaste, des recherches linguistiques. En ce qui touche
l'onomastique, qui est de beaucoup la plus riche
matière dont nous disposions, il apparaît dès main-
tenant que certains noms relevés comme celtiques
sont caractéristiques de l'Europe centrale ; d'autres
noms sont propres aux Iles Britanniques. Peut-être
les uns et les autres ont-ils aussi été employés en
Gaule, mais il est aussi vraisemblable que des diffé-
rences importantes aient, dans l'Antiquité comme de
nos jours, séparé, de ce point de vue, les divers dia-
lectes celtiques '. On ne trouvera donc ici que les
noms et les mots dont l'usage est attesté en Gaule-.
1. Cette question spéciale sera traitée dans l'Introduction au
Lexique des noms gaulois de personnes, qui paraîtra dans la Collec-
tion pour l'élude des Antiquités nationales.
2. Les quelques mots celtiques étrangers à la Gaule et cités à
titre de comparaison dans le Glossaire sont entre [ ]. Je ne me dissi-
1
XVt AVANT-PROPOS
Ces noms et ces mots ne sont pas, sans doute, tous
d'origine celtique ; ils doivent être mélangés d'élé-
ments divers empruntés aux peuples qui ont pré-
cédé les Celtes dans notre pays, ou avec lesquels les
Celtes ont été en contact. De ces peuples nous ne
savons que peu de chose, et, comme nous ignorons
presque complètement leurs langues ', leur apport
linguistique n'a pu être précisé. D'autre part, l'absorp-
tion par la langue latine des éléments du gaulois
qu'elle a pu assimiler et que les langues celtiques des
Iles Britanniques n'ont point conservés empêche de
reconnaître la nationalité celtique à des mots qui
appartenaient sans doute à la langue gauloise, mais
que nous n'avons aucun droit d'admettre dans un
glossaire gaulois tant que les moyens de déterminer
leur origine nous feront défaut. Il y a donc, dans le
glossaire qui termine ce livre, des mots qui ne sont
pas celtiques et il y manque des mots dont la qualité
celtique n'a pu être reconnue.
Malgré reffort que j'ai fait pour admettre le moins
possible de formes hypothétiques, je ne dois pas
dissimuler au lecteur que notre science du gaulois est
fondée, pour la plus grande part, sur des étymologies,
toujours discutables, de noms propres.
La première partie de ce livre, outre l'histoire de
mule pas que si, pour les noms de lieux, il ne peut j avoir doute
sur la provenance, la présence en Gaule de tel ou tel nom de per-
■jonne ne suflit pas à en attester l'origine gauloise.
I. Sur ces peuples, voir le tome l de la (^ntlrction pour l'étude
des AnlUfuiiés nationales.
AVANT-PROPOS XVII
la philologie gauloise et la comparaison du gaulois
avec les autres langues indo-européennes et spécia-
lement avec les autres langues celtiques, comprend
l'étude des sources et quelques notions grammati-
cales ' ; la seconde partie contient les textes (inscrip-
tions et manuscrits) ; la troisième partie est constituée
par le glossaire '2. Un index alphabétique permet de
retrouver les détails que la lable générale ou les titres
courants n'indiquent pas avec assez de précision.
Rennes, le 1^'" octobre 1917.
1. Il ne peut être question d'écrire une^ grammairejdu gaulois,
pour laquelle le s élém ents les plus essentiels nous font encore
défarti-è;
2. Je remercie M. C. Jullian de m'avoir fait part des observations
que la lecture des épreuves lui a suggérées.
PREMIÈRE PARTIE
LA LANGUE GAULOISE
LA LANGUE GAULOISE
Les anciennes théories sur le gaulois. — La méthode histo-
rique ET COMPARATIVE. Le VIEUX-CELTIQUE CONTINENTAL.
Les mots gaulois transmis par les Grecs et les Romains./
— Les mots des inscriptions gauloises. — Les alphabets
DES INSCHIVTIONS GAULOISES. LeS VARIANTES DES MANUSCRITS
ET DES INSCRIPTIONS. " HlSTOIRE DU CELTIQUE DE GaULÈ^' LeS -
TRACES DU CELTIQUE DANS LES LANGUES ROMANES. COMPARAI-
SON DU GAULOIS ET DU VIEUX-CELTIQUE INSULAIRE. RaPPORTS '
du gaulois avec les autres l.vngues indo-europeennes.
Histoire de la philologie gauloise.
LES ANCIENNES THEORIES SUR LE GAULOIS
La langue principale parlée en Gaule avant la conquête
romaine est désignée par le nom de gaulois ou de celtique
de Gaule. Nous la connaissons mal. A l'époque la plus
ancienne, nous ne trouvons que des noms propres et
quelques noms communs. Plus tard, aux matériaux onomas-
tiques s'ajoutent des inscriptions, dont le sens est encore
obscur. Aussi, les savants ont-ils tenté d'acquérir indirec-
tement les renseignements qui ne leur avaient pas été
transrais directement. Ils cherchèrent à tâtons leur route
et s'égarèrent en de multiples erreurs, jusqu'à ce que la
méthode comparative, qui date seulement du milieu du
xix^ sièclCj^ur permît d'arriver à des résultats incontes-
tables.
4 LA LANGUE GAULOISE
Retracer brièvement ici l'histoire de ces erreurs ^ n'est
ni superflu ni iniftile. Des hommes desprit et de talent y
ont attaché leur nom. Elles ont persisté jusqu'à nos jours.
Réfutées dans les revues scientifiques, elles se répandent
par les revues g'énérales 2, par les journaux ''^, par les livres.
Ceux qui les propagent n'ont pas cette froide Sérénité qui
n'agit guère sur l'opinion publique ; ils sont enflammés du
vibrant enthousiasme qui entraîne les foules, ils font figure
d'apôtres plutôt que de savants. C'est, et ce sera sans
doute encore, la raison de leur succès.
C'est dans l'ouvrage formé de textes apocryphes par
A nnius de Viter b>fi-^-(^^32-1502), que l'on trouve pour la
première fois une liste de noms gaulois ; c'est celle des
1. Cette histoire a été écrite par M. Victor Tourneur, Esquisse
d'une histoire des études celtiques, Liège, 190,"), p. 188-206, livre que
j'analyse et complète ici. Un résumé sur l'origine du gaulois est dans
VHistoire littéraire de la France, p. 62-65. Une bibliographie des livres
anciens relatifs à la langue des Gaulois se trouve chez Lelong et
Fontette, Bibliothèque historique de la France, 1768, I, p. 219-248.
Cf. Mémoires de V Académie celtique, IV (1809), p. 321-324. Voir C.
JuUian, Histoire de la Gaule, II, p. 360, n. 4 ; p. 363, n. 4.
2. En janvier 1905, la Nouvelle Bévue publiait (p. 145-162) une
explication des inscriptions gauloises par le français, l'allemand et
l'anglais, où PO CARADITONV est traduit par « peu donc qui a
roue dit cela à homme alors », et REMI FILIA par «j'ai rendu la
fille ». Quant à l'inscription des tours Seguin à Nîmes : Ea/.ivyopsiÇ
Kovo'.ÀÀEo:, elle signifierait : c Oljliquement en ce que ici fugitif
esquivé je viens au roi (de Nimes), qui quand je ne dis pas ille
(quand je ne parle pas latin) ne lutte pas contre le oui (ne proscrit
pas le patois gaulois). »
3. Voir par exemple, Le Bhin français, journal panceltique, qui
publiait en 1917 les Origines gauloises de La Tour d'Auvergne.
4. Commentaria fratris Joannis Annii Viterbensis, super opéra
diversorum auctorum de antiquilatibus loquenliuni confecta. Rome,
1498. Cf. la liste des rois gaulois chez P. Berthault, Florus gallicus
sive rerurn a veteribus Gallis hello gestarum epitome, Caen, 1581 ;
J. Le Maire de Belges, Les illustrations de la Gaule et singularités
de Troye, 1548, réimprimé par Steclier, Louvain, 1882-1801;
Jacques de Guyse (xiv« siècle). Histoire du Hainaul, éd. Portia d'Ur-
ban, 1826-1838; J. de Charron, Histoire universelle de toutes nations
et specialle ment des Gaulois ou François, 1621.
LES ANCIENNES THÉORIES 5
rois gaulois, soi-disant tirée de Bérose et du sixième livre
de Diodore de Sicile. Ces noms avaient été créés à Taid'ë
de mots plus ou moins gaulois cités par les Anciens :
Samothès d'après Sotion •, Magus d'après Pline -, Sarron
d'après Diodore ■', Dry iu des d'après Lucain'', Bardus d'après
Diodore ^ et Strabon ^, Longo d'après le nom des Lingons,
Namnes d'après le nom des Namnètes, Celtes d'après le
nom desf Celtes, Galathes d'après le nom des Galates.
Beatus Rhenanus (li8o-io47) affirme que le gaulois était
différent du germanique, et que, d'après certains auteurs,
il est identique à la langue des habitants de la Grande-
Bretag-ne ■^. Pour Guillaume Postel (J560-1681), le breton
et le français sont la même langue; la parenté du gaulois
et du grec se prouve en rapprochant des mots grecs de
mots français *. Guillaume Paradin (Iol0-I590), au con-
traire, soutient que les Gaulois parlaient une langue ger-
manique 9. Joachim Périon (mort vers 1560) reprend l'opi-
nion de Guilkuuue Postel et essaie de démontrer que le
français dérive du gaulois et que le gaulois vient du grec,
mais s'est mélangé de mots latins '^^. Jean Picard (fin du
xvi*^ siècle) soutient la même thèse, mais en faisant obser-
1. opjtoa? zal jcavoOsouç. Diog-ène Laerce, Vies des philosophes, I,
préf. 1 .
2. druidae (ita suos appellant magos). Histoire naturelle, XVI,
249.
3. S«povi8a; des manuscrits corrigés en Sacwviôaç.
4. dryadae, variante de druidae. Pharsalê, I, 4.jl.
5. Bibliothèque, V, 31, 2.
6. Géographie, IV, 4, 4.
7. Rerum germanicaruin lihri 1res, Bàle, lo31. En lo33, Charles
de Bovelles publiait un Liber de di/ferentia vulgarium linguarum...
de hallucinatione Gallicanorum nominum.
8. De originibus, seu de hebrairae linguae et genlis antiquitate,
deque variarum linguarum af/înitate liber, Paris, 1538-.
9. De antiquo statu Burgundiae liber, Lyon, lo4l.
10. /. Perionii Benedictini Cormœriacensi Dialogorum de linguae
gallicae origine, eiusque cum graeca cognatione libri quatuor,
1555.
6 LA LANGUE GAULOISE
ver que, d'aj3rès les documents publiés par Annius de
Viterbe, la civilisation des Gaulois est antérieure à celle
des Grecs ', Ramus (1515-1572) rejette les opinions d'après
lesquelles les Suisses parleraient le gaulois et le gaulois
serait le germanique ; il se rallie à la doctrine de la
parenté du gaulois avec l'armoricain et le gallois -.
La doctrine de l'origine germanique reparaît avec Goro-
pius Becanus (1518-1572), qui explique le gaulois par
le flamand '\ François Hotman de la Tour (1524-1590)
reprend l'idée de Beatus Rhenanus, et, s'appujant sur
les témoignages de César et de Tacite, décide que le
gaulois devait se rapprocher du breton de Grande-Bre-
tagne ^. C'est aussi l'opinion de Camden (1551-1G23), qui
explique par le gallois les mots gaulois conservés par les
Anciens ■'. Mais Isaac Pontanus (1571-1G39) explique les
mots gaulois par des mots hollandais et allemands ^. Ph.
Cluvier (1580-1623) soutient la même thèse avec des
arguments historiques et géographiques ^. Claude Fauchet
(1530-1601) ne trouve pas vraisemblable que le langage bre-
ton bretonnant soit celui des vrais Gaulois ^. Avec A. van
Schrieck (1560-1621) apparaît la thèse de l'origine
hébraïque de toutes les langues ^. Les premiers historiens
des Gaulois, Antoine de Lestang (mort en 1617) et Antoine
1. De prisca Celtopaedia libri F, 1556.
2. Liber de morihus veterum Galloruin, Bâle, 1572, p. 76-77 (1" éd.,
Paris, 1559).
3. Origines Antwerpianae , Anvers, 1569. Dans l'ouvrage intitulé
Gallica (Anvers, 1580), il s'attache surtout à réfuter la théorie
d'après laquelle le gaulois serait d'origine grecque.
4. Franco-Gallia, Genève, 1573.
5. liritannia, trad. Gibson, Londres, 1695, p. xviii-xxiii (l*éd., 1 586).
6. Ilinararium Galliae narhonensis, cuni glossario prùico gallico
seu de lingua Galloruin veteri dinserlalione. Leyde, 1606.
7. Gennaniae anliquar libri très, Leyde, 1616.
8. Recueil de Forigine de la langue et poésie française, 1610 (1'"'' édi-
tion, 1581).
9. Originuin rerumque celtiçarum et bclgicarum libri XXIII,
Ypres, 1615. Europa rediviva, Ypres, 1625.
LES ANCIENNES THÉORIES 7
Gosselin (né en 1580) n'apportent aucune solution nou-
velle au problème de l'origine du t,'-aulois ; le premier reste
sceptique en face des contradictions qu'offrent les théories
jusqu'alors émises ^ ; le second adopte les idées de Jean
Picard-'. Le célèbre Mézerai (1610-1G83) ne fait guère que
reproduire la thèse de Pontanus 3. Samuel Bochart (1599-
1667) développe et précise l'orig-ine hébraïque du gaulois;^,
et il a pour adeptes Dickinson (1624-1707) en Angleterre ',
et P. Borel (1620-1689) en France «.
Un progrès notable fut accompli au xvii^ siècle par le
savant hollandais Boxhorn (1612-16S3). Celui-ci, repre-
nant l'œuvre de Camden, et profitant de la publication
du dictionnaire de'Davies ', put appuyer par des exemples
l'idée, émise dès le xv^ siècle, de l'jdentité du gaulois et
du celtique des Iles Britanniques, mais il rattacha au
scythique l'origine du gaulois ^.
L'idée de la parenté du gaulois et des langues celtiques
des Iles Britanniques resta longtemps méconnue en Alle-
magne. Andréas Jâger essaya une synthèse linguistique
en posant, comme la langue la plus ancienne de l'Europe,
le scythique qui aurait donné naissance au phrygien, à
l'italique et au celtique ; mais les Celtes et les Germains
1. Histoire des Gaules et conquêtes des Gaulois en Italie, Grèce et
Asie, Bordeaux, 1617.
2. Gosselin, Ilisloria Galloruni veleruni, Caen, 1636.
3. Mézerai, Histoire de France avant Glovis, 1696.
4. Geographiae sacrae pars prier. Phaleg seu de dispersione gen~
tium et terrarum. Geographiae sacrae pars altéra. Canaan, seu de
coloniis et sernione Phœnicuni, Caen, 1646 ; S*" éd., Leydé, 1692.
5. Delphi phœnicizantes cuni diatriba de Noe in Ilaliam adventu
necnon de origine Druiduni, Oxford, 1655.
6. Trésor des recherches et antiquités gaaloites et françaises, 1655.
Marcel, Histoire de Vorigine et du progrez de la monarchie française,
1686, I, p. 11.
7. Antiqùae linguae hritannicae dictionarium duplex, Londres,
1632.
8. Originuni gallicaruni liber cui accedit antiqùae linguae hritan-
nicae lexicon britannico-latinum, Amsterdam, 1654.
8 LA LANGUE GAULOISE
n'auraient formé qu'un seul peuple K J. G. Eccard (1674-
1730) introduisit, pour démontrer la parenté des Celtes et
des Germains, la comparaison de l'irlandais avec l'alle-
mand et le frison '^ M. Hiller (1639-1700) ne fait guère
que reproduire Gluvier '^. J. G. Keyssler ^, V. E. Lœsclier •'',
J. G. Wachter '* continuent à confondre Celtes et Ger-
mains. Leibnitz déclare tenir le milieu entre ceux qui
identifient le gaulois au germanique et ceux qui ne recon-
naissent pas assez la parenté de ces deux langues ; pour lui,
la langue galloise ou bretonne est très parente à la gau-
loise, et à demi germanique; le grec, le latin, le germain,
le gaulois viennent de Scythie ~.
En France, Pelloutier (1094-1753) confondait germa-
nique et celtique ^. Mais avant lui Pezron (1039-1700)
donnait le celtique comme ayant fourni des mots au grec,
au latin et au teuton^. Lempereur (1050-1724) concluait
que le breton et l'allemand ne sont pas le celtique et qu'il
ne faut pas chercher celui-ci ailleurs qu'en français ^o,
J. Astruc dressait la liste des mots languedociens qu'il
retrouvait en breton et en gallois ^', et D. Schœpflin (1094-
1. De liiigua vetuslissima Europae, scylJio-celtica et gothica, Wil-
temberg, 1686.
2. De origine Germanorum eorumqiie l'eliistissiinis coloniis, Gœt-
tingue, 1750,
.3. Hillerus, De origine gentium celticarum, Tubingue, 1707.
4. AntiquHates selectae septentrionales et celticae, Hanovre, 1720.
î). Literator celta, seu de excolenda literatura europaea occidentali
et seplentrionali consilium et conatus, Leipzig, 1726.
6. Glossariiiin germanicuni, Leipzig, 1727.
7. Collectanea etynwlogica, Hanovre, 1717, I, p. 57-')8, "2-74, 147-
148. Nouveaux Essais sur Venlendement humain, III, 2, 1.
8. Histoire des Celtes, et particulièrement' des Gaulois et des Ger-
mains, depuis les tems fabuleux Jusqu'à la ])rise de Borne par les
Gaulois, La Haye, 1740-17r)0 ; 2" éd., Paris, 1770-1771.
9. Antiquités de la nation et de la langue des Celtes autrement
appelés Gaulois, 1703.
10. Dissertations historiques sur dirers sujets d'antiquité, 1706.
11. Mémoires pour l'histoire naturelle de la j)roi'ince de Languedoc,
1737.
LES ANCIENNES THKORIES
1771) démontrait que les Celtes étaient distincts des Ger-
mains K Bullet (1699-1773) recherchait le vieux celtique,
non seulement dans les lang-ues celtiques des Iles Britan-
niques, mais aussi dans le latin du Moyen-Ag-e, les patois
fran(,>ais et le basque '^. Du Buat reprenait l'idée de Ji^ger
et fais;iit venir les Celtes de Scythie -K Court de Gébelin
expliquait le français par le grec, le latin, les langues
orientales, le breton et le gallois ^. La réaction contre les
théories qui expliquaient le gaulois par les langues germa-
niques conduisit ceux que l'on a appelés les celtomanes à
attribuer aux langues celtiques modernes, et en particulier
au breton armoricain, une importance singulièrement
exagérée. Le fantaisiste Le Brigant (1720-1804) et
l'héroïque La Tour d'Auvergne (1743-1800) déclarèrent
que la langue bretonne était la mère de toutes les langues
et qu'elle expliquait non seulement le gaulois, mais presque
toutes les langues modernes de l'Europe ^. Eloi Johanneau
(1770-1851), secrétaire perpétuel de l'Académie celtique,
fondée en 1804 ^, exposa, avec une méthode plus scienti-
fique, que l'ancienne langue celtique se retrouvait non
seulement dans les auteurs et monuments anciens, mais
1. Vindiciae celticae, ?>lvAsbourg, 1734; traduit chez Pelloutier,
éd. de 1771, I, p. 473.
2. Mémoires sur la langue celtique, Besançon, 1754-1760.
3. Histoire ancienne des peuples de VEurope, 1772.
4. Monde primitif ou Dictionnaire étymologique de la langue
française, 1778.
5. Le Brigant, Éléments de la langue des Celto-gomérites ou bre-
tons : introduction à cette langue et par elle à celle de tous les peuples
connus, Strasbourg, 1779. Observations fondamentales sur les langues
anciennes et modernes, ou prospectus de l'ouvrage : La langue pri-
mitive retrouvée, 1787. La Tour d'Auvergne-Corret, premier grena-
dier de la République française, Origines gauloises, celles des plus
anciens peuples de VEurope puisées dans leur vraie source, 3'^ éd.
Hambourg, 1801 (1" éd., Bayonne, 1792).
6. L'Académie celtique, réorganisée en 1814, devint la Société
des Antiquaires de France.
10 LA. LANGUE GAULOISE
aussi dans le breton et le gallois et même dans les patois
et jargons de la France ^.
Enfin, avec Adelung- (1734-1800), apparut une classifi-
cation exacte des langues celtiques : le premier groupe
comprenant 1 irlandais et le gaélique d'Ecosse ; le second,
le gallois, le comique et le breton ; tandis que le premier
était pur de tout mélange, le second, importé par les Belges,
serait mélangé de celtique et de germanique. Le gaulois
était une langue celtique dilféreute des autres langues
indo-européennes, et, en particulier, du germanique ~.
Cette classification ne devait pas imposer silence aux
partisans de l'identité du germanique et du celtique. Cette
identité fut encore soutenue par Radlof en 1822 ^, par
Holtzmann en 18'5") ^, par Moke en 1855 '', par Kiinssberg
en 1861 ^. Mais Diefenbach ' s'efforçait d'expliquer surtout
à l'aide des langues celtiques modernes les mots gaulois
transmis par les Anciens, et Brandes ^ réfutait Holtzmann.
En France, A. de Chevallet ^ n'assignait une origine gau-
loise qu'aux mots français qui lui semblaient identiques k
des mots gallois, bretons, irlandais ou écossais.
La méthode historique, qui permettait dé comparer les
1. Mémoires de r Académie celtique, I (1805), p. 63-64.
2. Milhridates, oder allgemeine Sprac/ikunde, II,. Berlin, 1809.
3. Neue Untersuchungen des Keltenlhumes zur Aufhellung der
Urgeschichle der Teutschen, Bonn, 1822. J. de Bast (Recherches his-
toriques et littéraires sur les langues celtique, gauloise et tudesque,
Gand, 181.^) admet une même racine pour les langues celtique, ger-
manique et gauloise, quelle que soit celle de ces trois langues que
l'on mette au premier rang.
4. Kelten and Germanen, Stuttgart, 18;),").
5. La Belgique ancienne et ses origines gauloises, germaniques et
franques, Bruxelles, 1855 ; 2« éd., 1860.
6. Wanderung in das germanische Alterthum, Berlin, 1861.
7. Celtica, sprachliche Documente zur (iescliichte der Kelten, Siuli~
gart, 1839-1840.
8. Das ethnographische VerhSltniss der Kcllm und Germanen^
Leipzig, 1857.
9. Origine et forma lion de la langue française, I, 1853, p. 216-
310.
LES ANCIEN.NES THÉORIES H
mots des diverses langues en leur restituant des formes
anciennes, contemporaines les unes des autres, naissait,
enfin, de la grammaire comparée des langues celtiques.
Pressentie dès le xyiii*^ siècle par Ed^vard Lhwjd (1660-
1700) qui avait écrit le premier dictionnaire comparé des
langues celtiques ', puis par Prichard qui démontra la
parenté des langues celtiques avec les langues indo-euro-
péennes ~, ensuite par Pictet '• qui soutint les idées de
Prichard. eniin par le créateur de la grammaire com-
parée Fr. Bopp, qui fit définitivement admettre les langues
celticp-ies dans la famille indo-européenne % la grammaire
historique et comparée des langues celtiques ne fut écrite
que par l'illuslre Zeuss, dans la Grammatica celtica -^ en
4853. Cette date marquait le commencement d'une nou-
velle ère pour les études celtiques ''.
Xapparition de la Grammatica celtica n'avait pourtant
pas complètement mis fin aux fantaisies des érudits. En
1837, F. J. Mone trouvait du celtique dans toute l'Europe.
car les noms celtiques de lieux et de personnes agiraient
été germanisés, romanisés, slavisés et même grécisés, et
Mone prétendait, à laide du gallois et de l'irlandais,
en donner l'explication étymologique ^. En 1806, Léo-
J. Archaeologia Britannica, Oxford, 1807.
2. The eastern origin of the Cellic nations, proved hy a coniparison
oftheir dialects icith the Sanscrit, Greek, Latin and Teutonic langnages,
Londres, 1831.
.3. De Caffinité des langues celtiques avec le sanscrit, Paris, 18:n, et
Journal Asiatique, 1836, p. 263-290, 417-448.
4. Ueber die keltischen Sprachen. Philosophische und historisehe
Abhandlungen der kôniglichen Akndemie der Wissenschaffen zu Ber-
lin, [S3S, p. 181 -iQi.
5. Grammatica celtica, e monumentis vetustis iam hihernicae lin-
guae quam britannicae dialecti, camhricae, cornicae, armoricae, neç
non e gallicae priseae reliquiis, Leipzig, 1853.
6. On trouvera ci-après une histoire de la philologie celtique
depuis 18->3.
7. Celtische Forschungen zur Geschichte Mitteleuropas, Fribourg-
en-Brisgau, 1857.
12 LA LANGUE GAULOISE
pold Hugo recherchait encore dans l'allemand moderne
Texplication des inscriptions gauloises^i. En 1872, Gra-
nier de Gassagnac soutenait que le bas-breton n'était qu'un
dialecte français et que le français et les autres lang-ues
romanes venaient du gaulois 2. En 1883, M. G. Touflet
expliquait les inscriptions gauloises, quelques noms
propres et les formules de Marcellus, par les langues
Scandinaves -^ En 1884, H. Lizeray essayait de démontrer
à l'aide des mots irlandais, empruntés ou apparentés au
latin, que le français dérive du celtique '*. En 1889, M. J.
Guillemaud tentait d'expliquer les inscriptions gauloises
par l'irlandais, le gallois et le breton modernes, sans tenir
compte de l'évolution phonétique de ces langues ^. En
1889, M. G. A. Serrure publiait dans le Muséon un essai
de grammaire gauloise où il démontrait que le latin est
une langue celtique et que l'irlandais et le gallois sont des
langues cimmériennes ^\ En 1903, M. A. Beretta produisait
un essai d'explication des inscriptions gauloises par le
bas-latin, ce qu'il n'avait pu faire sans altérer les textes,
1. L. Hugo, Interprétation de V inscription d'Alise, 1866. V'oir la
réfutation par A. Maury. Revue archéologique, XIV (1866), p. 8-16,
222-223.
2. Histoire des origines de la langue française, 1872.
3. G. Touflet, Epigraphie de laGaule Sceltane. Marcellus, 1883.
4. H. Lizeray, La langue française dérive du celtique et non du
latin, Paris, 1884. En 1903 et 1904, M. P. Malvezin publiait un
Dictionnaire des racines celtiques où il exposait le résultat, trop sou-
vent contestable, de ses recherches des éléments celtiques du
français. En 1914, M. Pelletier, directeur de La Bévue des Nations
et secrétaire général de la Ligue celtique française, faisait remar-
quer que le bas-latin fut presque un patois celtique, ce qui est à la
rigueur possible, mais ajoutait que les mets d'origine celtique sont
en français au nombre de plusieurs milliers, ce qu'il est impossible
de démontrer. Voir des articles de M. Ch. Le Goffic sur le néo-cel-
tisme, dans Là République française des 5, 8, 9 mars 1914.
.'). Revue archéologique, XIII (1889), p. 381-397. C'est aussi la
méthode de M. Courcelle-Seneuil dans la seconde partie de son
livre, Les dieux gaulois d'après les monuments figurés, 1910.
6. Muséon, VI-VIII (1887-1889).
LES ANCIENNES THÉORIES 13
et résolvait la question du gaulois en supprimant celui-
ci i.
Cette brève histoire des théories sur le gaulois et de la
marche, sans cesse interrompue et sans cesse reprise, de
la science vers la vérité, permet d'entrevoir à quelles
difficultés se heurtèrent, le plus souvent faute de docu-
ments, les intrépides chercheurs de nos origines. Il
importe maintenant de montrer les sources de leurs
erreurs 2, que l'on se contente, d'ordinaire, de condamner
doctoralement, sans tenir compte de leur savoir et de leurs
efforts. w^ ' V
L^LJÎiyiçipale^ cause de leur éche c fut le no Lanque de
la notion du développement historique. Il semble que
Ton crût jadis qu'une langue n'évoluait pas ou guère, et
que 1 on pouvait comparer directement les mots des langues
modernes avec les mots gaulois du premier siècle avant
notre ère, sans tenir compte des changements que les
seconds auraient subis s'ils avaient persisté jusqu'à nos
jours, et sans rétablir les premiers sous la forme qu'ils
auraient eue en remontant le cours des siècles.
Si on laisse de côté les théories qui rattachaient le
gaulois à l'hébreu, au grec 3, au scythique, et les théo-
1. Origine et Iraduclion de l'inscription celto-grecqiie de Malaucène.
Origine et tradu^ction de Vinscription celto-grecque de Nîmes dite
« des Mères Nimoises », Lyon, 1903. Origine et traduction de Vin-
scription celtique d' Alise-Sainte-Reine, Lyon, 1904. Voici, par
exemple, la traduction de l'inscription de Nîmes : « Garta a donné
deux fois L sayons de laine, aussi M mesures de bon bois ou de
brindilles » ; et de l'inscriplion d'Alise : « O guerrier, sois insen-
sible à un tel désastre, défends-toi contre César vainqueur. Relève
ton courage, ne te rends pas. Et maintenant, ô chef suprême,
réjouis-toi de la bonne nouvelle. Contre César victorieux défends-
toi ! ici, dans Alésia. »
2. C'est ce que Gaston Paris lui-même avait jugé nécessaire de
faire en rendant compte dans la Revue critique d'histoire et de litté-
rature, 1873, 1, p. 289-301, du livre de Granier de Cassagnac sur
les origines de la langue française, cité ci-dessus, p. 12.
3. De 1739 à 1742, une polémique s'engageait encore à ce sujet
14 LA LANGUE GAULOISE
ries, bien plus extraordinaires encore, qui l'expliquaient par
lui-même sans lintervention d'autres langues ^, on est en
présence de trois tendances à peu près ég-alement réparties
parmi les savants ; les uns regardaient le gaulois comme
identique au germanique ^ ; les autres considéraient le
breton d'Armorique comme la survivance du gaulois ;
d'autres s'efforçaient de prouver l'identité du français et
du gaulois •^. Les uns et les autres s'accordaient ainsi,
inconsciemment, à ranger le gaulois parmi les langues
indo-européennes, et à le regarder comme plus particuliè-
rement apparenté au latin et au germanique.
Là confusion des Germains et des Gaulois remonte aux
Grecs, qui employaient, pour désigner les uns et les autres,
tantôt le nom Kea-ïoi, tantôt le nom TaKy-x: ^. Strabon lui-
même remarque que les deux peuples se ressemblent beau-
coup, physiquement et socialement, et, sauf que les Ger-
mains sont plus sauvages, plus grands et plus blonds que
les Celtes, on trouve chez les Germains les mêmes traits,
le même caractère, le même genre de vie que Strabon
attribiie aux Gaulois ^. Quoique les Anciens n'eussent pas
parlé de la parenté des langues gauloise et germanique ^,
entre M*** et R. L). R. clans le Mercure de France, août 1739,
p. 1773-1782 ; décembre 1739, p. 2777-2787 ; avril 1740, p. 640-658 :
août 1740, p. 1737-1741. De 1886 à 1890, M. Espagiîolle s'efforçait de
démontrer par diverses publications que, dans le fond gaulois de
notre langue, le grec abonde ou peut-être même domine.
1. Telle semble être la méthode de G. Touflet, Onomastique de la
Gaule xceltane, 1884.
2. Ces théories sont étudiées à fond et réfutées par Roget de
Belloguet, Glossaire gaulois, 2"' éd.. 1872, p. 22-;)8.
3. Dans un article de la Revue des patois gallo-romans, I, 1887,
p. 161-171, H. d'Arbois de Juhainville a réfuté une fois de plus cette
théorie et démontré par des exem|)les bien choisis que le français
ne vient pas du gaulois.
4. H. d'Arbois de Jubainvillo, Les premiers habitants de l'Europe,
II, 1894, p. .393-409.
■\. Strai)on, VU, 1, 2; IV, 4, 2.
6. Voir ci-après, p. 26-27, 128-129.
LES ANClENiNES THÉORIES 15
les Modernes, dès le xvi*' siècle, ont tiré, des remarques
ethnographiques de Strabon, des conclusions linguis-
tiques. A une époque où Ton n'avait point idée de l'évo-
lution que subissent au cours des siècles les sons d'une
langue, tout rapprochement même superficiel entre les
quelques mots gaulois que l'on connaissait alors et des
mots pris dans les dialectes germaniques vivants passait
pour valable. Laloi_de mij^tatioii des consonnes germaniques,
que l'on désigne maintenant sous le nom de lautverschie-
hiing, et qui donne aux mots des langues germaniques,
et surtout à l'allemand, une physionomie si ditîérente de
celle des autres langues indo-européennes ', nécessite
qu'avant tout rapprochement on rétablisse les consonnes
germaniques dans leur ancien état. Cette loi, de même que
les lois d'inflexion et de fracture des voyelles, resta
inconnue jusqu'au xix° siècle. Toutes les comparaisons
fondées sur des analogies, le plus souvent dues au hasard,
étaient donc sujettes à caution. A supposer même que
quelques-unes d'entre elles se trouvassent exactes, les
savants n'étaient point alors en état de distinguer si les
coïncidences de vocabulaire, dues à l'origine indo-euro-
péenne commune au celtique et au germanique, démon-
traient entre ces deux langues une parenté plus étroite
qu'entre les autres langues de la même famille. Ainsi,
Pelloutier - expliquait les mots gaulois -rnaffus, -hric/a
et -duriini^ si fréquents dans les noms de lieux, par des
mots allemands : mag a habitation, ville », briff « pont »
et dur « porte » ; en citant ces mots sous cette forme, il
montrait d abord qu'il n'hésitait pas à les déformer ou à
les inventer pour les besoins de sa cause ; le mot 7nag
n'existe pas et la traduction en provenait d'un soi-disant
1. Sui- les caractéristiques des langues germaniques, voir A.
Meillet, Caractères généraux des langues germaniques, \% il .
2. Histoire des Celtes, nouv. éd. par de Chiniac, I, 1770, p. 284-
295.
16 LA LANGUE GAULOISE
texte de Pline ; c( pont » se dit hrïicke et avait pour forme
primitive hrukkja ; <( porte » se dit tiir, anciennement
turî, got. daurô. Pelloutier croyait trouver (/au « pays »,
got. v. h. a. gaivi, dans Ingaunum, Gergovia, et land
« terre » dans Medio-lanum, sans tenir compte de la déri-
vation gauloise et des diiîérences de vocalisme. Il ignorait
que l'équivalent de -dunum est l'anglo-saxon tùn, v. h. a.
zim, ail. zaun. Quant aux mots gaulois, Pelloutier n'hési-
tait pas à expliquerpar le même mot allemand tousceuxqui
présentaient quelques ressemblances ; il identifiait -hriga
à -briva et à -hria ; -durum à dorum ; -dunum à -funum
de Andematunnum ,' -rigum à ricum de Avaricum, Autri-
cum. Les rapprochements de mots n'étaient fondés que
sur des indices extérieurs, souvent trompeurs, et qui
n'étaient probants que par hasard.
L'idée de considérer le breton d'Armorique comme une
forme moderne du gaulois n'avait rien de paradoxal, taîit
qu'on ignorait la parenté étroite du breton et du gallois
et l'histoire des invasions bretonnes en Armorique '. Mais
si le breton était le dernier survivant du celtique conti-
nental, on ne pourrait expliquer qu'il fût en si étroit rap-
port avec le gallois, et on devrait interpréter plus facile-
ment par le breton que par toute autre langue celtique les
mots et les noms gaulois qui nous sont parvenus ; or il
arrive que c'est l'irlandais qui nous fournit le plus grand
nombre d'interprétations, et la phonétique gauloise
s'accorde, à peu près également, tantôt avec la phoné-
tique gaélique, tantôt avec la phonétique brittonique. Le
gaulois appartient donc à un îioisième groupe de langues
celtiques, et n'est pas spécialement apparenté au breton.
Qu'il ait subsisté, dans la presqu'île armoricaine, sous
la domination romaine, jusqu'à l'arrivée des Bretons insu-
1. Celle idée a encore élé soutenue par A. Travers, De la persis-
tance (Je la langue celtique en Basse-Bretagne, Rennes, 1906. Les
inscriptions gauloises et le celtique de Basse-Bretagne, Rennes, 1907.
LES ANCIENNES THÉORIES 17
laires, un patois gaulois, c'est une hypothèse qui n'a rien
d'invraisemblable. Mais ce patois, quelque apparenté qu'on
le suppose avec le breton de Grande-Bretagne ^, n'a pas
laissé de traces. Là où les Bretons insulaires ne se sont pas
établis, les noms de lieux étaient gallo-romains, les noms
de personnes étaient latins ou germaniques '-.
Les Bretons qui furent chassés de Grande-Bretagne par
les Saxons, et qui, de 460 à la fin du vi"^ siècle, débar-
quèrent en Armorique, apportèrent, avec leur civilisation,
leur langue •^. Du ix^ siècle au . xi*^ siècle, date des plus
anciens textes brittoniques, le breton armoricain n'est
pas seulement très rapproché du breton insulaire : il lui est
identique.
La démonstration de l'identité du gaulois et du français
présentait de plus graves diflicultés que la comparaison
du gaulois et du breton armoricain. Issue de l'idée que
la romanisation de la Gaule avait dû pourtant laisser
subsister, à côté de la langue officielle, les parlers popu-
laires, et que ces parlers, lorsque l'enseignement des
écoles romaines fut en décadence, étouffèrent de leur flo-
raison vigoureuse le latin classique, idée raisonnable et
juste pour une petite part, la théorie des partisans de l'ori-
gine gauloise du français ne pouvait s'appuyer sur des
faits suffisamment nombreux qu en attribuant au gaulois
tous les mots et toutes les formes françaises que le latin
n'explique point. Outre le vocabulaire abondant, pour
lequel il n'y a d'autres prototypes bas-latins que ceux que
les linguistes ont rétablis d'après la comparaison des
1. Cette parenté s'expliquerait par les rapports continuels entre
l'Armorique et la Grande-Bretagne. JuUian, Histoire de la Gaule, II,
1908, p. 227-228.
2. J. Loth, L'émigration bretonne en Armorique du V'^ au
VII^ siècle de notre ère, 1883. A. de la Borderie, Histoire de Bretagne,
I, p. 247-256.
3. Nous la connaissons par des gloses à des auteurs latins. J. Loth,
Vocabulaire vieux-breton avec commentaire, 1884.
18 LA LANGUE GAULOISE
langues romanes et qui n'est pas nécessairement d'origine
latine, la morphologie française apparaissait comme assez
indépendante de la morphologie latine. Le rapport entre
la déclinaison latine et la déclinaison française n'était pas
niable. Mais le système de la conjugaison française et,
plus visiblement encore, certains détails de cette conju-
gaison, sont assez différents de la conjugaison latine. La
syntaxe latine diffère souvent de la syntaxe française :
l'emploi de l'article et du conditionnel en français, de la
proposition infinitive en latin, la disparition en français du
passif et déponent latin, la construction de la phrase et
l'ordre des mots sont autant de faits qui ditférencient les
deux langues, mais qui ne peuvent être attribués, sans
une étude précise et minutieuse, à l'influence celtique.
L'article irlandais et breton, le passif et le déponent irlan-
dais et breton n'ont aucun analogue dans les langues
romanes ; le conditionnel en celtique est, comme en fran-
çais, une forme secondaire du futur ; l'ordre des mots est
dilférent en celtique de ce qu'il est en français '.
Quant à la démonstration de l'origine celtique du fran-
çais au moyen des langues celtiques et en particulier du
breton, elle s'appuyait sur les mots communs au français
et au celtique moderne, sans tenir compte des change-
ments qu'ont subis indépendamment ces deux familles de
langues, et sans distinguer les mots empruntés par le
breton au latin ou au français des mots appartenant à l'an-
cien fonds celtique -. Ce fut parce qu'ils méconnaissaient
la notion du développement historique et parce qu'ils ren-
versaient Tordre des rapports entre le latin ou le français
1. Pour le détail de ces rapprochements voir ci-après, p. 77-79.
2. C'est par cette méthode que Chevallet dresse la liste des mots
français venus du gaulois. Il en est de même de A. de Courson, His-
toire des peuples bretons, I, 1846, p. 7-46.
Sur les mots hatins empruntés par le breton, le gallois et le cor-
ni(|ue, voir J. Loth, Les mois lutins dans les langues hritloniques,
1892.
LES ANCIENNES THÉORIES 19
et le celtique ' (|ue, d'abord les (( celtomanes », puis des
savants moins fantaisistes obscurcirent pour longtemps le
problème, pourtant aisé à résoudre, de la formation de la
langue française.
LA MÉTHODE HISTORIQUE ET COMPARATIVE
Du jour où il fut démontré qu'aucune langue celtique
ou romane encore vivante n'était la forme moderne du
gaulois, il fallut se contenter d'utiliser, pour la connais-
sance directe de la langue gauloise, les mots qui nous
étaient conservés par les Anciens et ceux que nous fai-
saient connaître les inscriptions gauloises. D'autre part,
la méthode historique, qui, en éliminant les comparaisons
douteuses avec les langues modernes, avait semblé réduire
beaucoup les moyens d'accroître notre science, permettait
au contraire d'augmenter indirectement le vocabulaire
gaulois et même de déterminer les traits principaux de la
grammaire. Cette méthode a utilisé deux sources diffé-
rentes i les langues celtiques et les langues romanes.
Nous connaissons deux groupes encore vivants de
1. Ainsi, d'après La Tour d'Auvergne, le français air viendrait du
breton ér, chambre du breton camhr, dent du breton dant, haleine
du breton halan, chaîne du breton chaden, matin du breton mintin,
prix du breton p/'is. Si La Tour d'Auvergne avait connu d'autres
langues celtiques que le breton, il aurait pu remarquer, comme l'ont
fait les celtistes modernes, que la plupart de ces mots, n'existant
point dans les langues gaéliques, sont d'introduction récente en
breton et viennent, les uns du latin : gall. cadwyn, lat. catena; bret.
mintin, lat. niat[u)lina ; les autres du français : ér, cambr, chaden
(v. fr. chadene), pris (v. fr. pris) ; les seuls qui puissent être anciens
sont : dant a dent », gall. dant, irl. dét; alan «haleine », gall. anadl,
irl. anal; mais les mots français correspondants à dant et à a/an
viennent du latin dente et anhela. La distinction des mots celtiques
anciens et des mots d'emprunt ne pouvait être faite que par des
savants rompus à l'étude de la phonétique.
P"
20 LA LANGUE GALLOISE
langues celtiques : le gaélique, dès le ix® siècle, par des
gloses copieuses qui ont permis d'établir la grammaire du
vieil-irlandais ; le brittonique, à peu près dès la même
époque, mais par des gloses moins développées et qui ont
surtout un intérêt lexicographique. Quand apparaissent les
textes proprement dits des littératures celtiques, vers le
ix^ siècle en Irlande, vers le x^ siècle au Pays de Galles,
le gallois a perdu la déclinaison, tandis que l'irlandais l'a
conservée ; le système de la conjugaison, singulièrement
compliqué en irlandais, est très simplifié en gallois. Mais
la comparaison des voyelles et des consonnes du gallois et
de l'irlandais permet de déterminer l'histoire des sons, et
de reconstituer les formes archaïques des mots variables
et des mots invariables, telles qu'elles étaient à une
époque très antérieure à l'ère chrétienne. On peut donc
écrire la grammaire et le vocabulaire préhistoriques du
celtique tel qu'il était avant la séparation des deux rameaux
brittonique et gaélique. Cette grammaire et ce vocabulaire
sont parfois, dans le détail, hypothétiques ; des formes
anciennes n'ont pas laissé de traces; des formes relative-
ment modernes peuvent nous apparaître comme archaïques.
La comparaison du vieux-celtique avec les autres langues
indo-européennes permet quelquefois de dater les uns par
rapport aux autres les divers changements qui se sont
successivement introduits en celtique à l'époque préhis-
torique.
Les pays que les Celtes ont oc^^upés (l'ouest de la pénin-
sule ibérique^ la Gaule, le nord de l'Italie) sont devenus,
après la conquête romaine, des pays de langue latine.
Mais il est vraisemblable que dans la phonétique, le voca-
bulaire, la syntaxe, la morphologie, le latin parlé par ces
pays ait subi l'influence du celtique qu'il a remplacé et
que cette influence soit visible en italien dans le dialecte
lombard, en français du nord et du sud, et en portugais.
II est même possible que des mots celtiques aient pénétré
CJJ^-
LA MÉTHODE HISTORIQUE 21
en latin et se soient répandus dans tout le monde romain.
Chercher dans les dialectes romans les éléments celtiques
est une tâche complexe, dont la difficulté n'a point rebuté
les éruilits, mais qui n'a pu être entreprise avec quelque
chance de succès qu'après le développement des études
romanes. Il est possible que de nombreux mots d'origine
celtique soient encore cachés dans des parlers locaux ',
mais on ne peut identifier que ceux qui présentent un
rapport, scientifiquement vérifiable, avec des mots appar-
tenant aux langues celtiques. L'influence du celtique sur
la phonétique romane est vraisemblable, quoique difïîcile
à déterminer, les modes de prononciation changeant d'une
génération à l'autre. L'action qu'aurait pu avoir la mor-
phologie celtique sur la morphologie romane est sans ^
doute peu importante, la morphologie constituant l'oSsa-
ture même d'une langue et ne se prêtant guère aux
emprunts ou aux imitations. Quant aux faits de syntaxe,
aussi variés et aussi complexes que l'esprit humain lui-
même, ils constituent la caractéristique la plus persistante f,'
des parlers provinciaux et ils ont dû laisser des traces -j»^^/.
dans les langues romanes. Mais l'étude comparée du cel- ■. f
tique et du roman présentera toujours cette difficulté que
le seul celtique, duquel on pourra rapprocher les dialectes
romans, est le celtique des Iles et non le celtique conti-
nental, et que nous manquons d'éléments pour établir les
différences qui séparaient ces deux langues celtiques, et
permettre la transposition de l'une dans l'autre. En outre,
nous ignorons à peu près complètement les patois à demi
latins des provinces barbares, et, tous les pays qui sont
actuellement de langue romane ayant été occupés en tout
ou en partie par les Celtes, la présence d'un mot dans
l'ensemble des langues romanes ne suffit pas à faire douter
1. M. F. N. NicoUet (Phonélir/ue du patois alpin, Gap, 1900) a
teiïté de les découvrir dans les parlers des Alpes.
22 LA LANGUE GALLOISE
de son origine celtique, pas plus que la présence d'un mot
dans une seule des langues romanes, par exemple en
français, ne peut prouver cette origine celtique.
LE VIEUX-CELTIQUE CONTINENTAL '
En dehors de Gaule, la langue que les Gaulois propa-
gèrent dans leurs établissements de l'Europe continentale
et jusqu'en Asie Mineure ne nous est connue directement
que par quelques mots et par quelques noms propres.
De la langue des Celtes d'Espagne, nous avons con-
servé le celtibère viriae « bracelet », que Pline cite en
même temps que le celtique viriolae '^. Les noms de lieux
à apparence celtique que l'on rencontre dans la péninsule
ibérique sont six noms en -du nu m et une trentaine de noms
en -briga ; mais ces composés, dont le premier terme ne
semble pas celtique dans la plupart des cas, n'étaient sans
doute déjà que des survivances d'une langue disparue 3.
Parmi les noms de personnes sûrement celtiques, conser-
vés par les inscriptions d'Espagne, on peut citer Magilo^
Vindius, Rectugenus, Caranto^ Caiuenus, Boudica, Cluta-
mus, Medugenus, Broccus ^.
La langue des Gaulois cisalpins nous est un peu mieux
connue. Les Anciens y rapportaient expressément les
mots ceva, espèce de vache, tuceia « porc farci », rodarum
1. Voir Windisch, chez Giober, Grundriss der rornanischon Phi-
lologie, 2^ éd., 1905, p. 372-404. H. d'Arbois de Jubainvillo, Les
Celtes depuis les temps les plus anciens jusqu en Van 100 avant notre
ère, 1904, p. 91-204.
2. Rien n'indique que les mots caelia et cerea, sorte de boissons,
caelra (c bouclier », usités en Espagne, soient d'qrigine celtique.
3. Sur les Celtes en Espag-ne, voir H. d'Arbois de Jubainville,
Revue celtique, XIV (1893), p. 3o7-39o ; XV (1894), p. 1-61. C. Jullian,
Histoire de In Gaule, I, 1908, p. 30:i-308.
4. C. /. L., II. Fr. P. Garofalo, Revue celtique, XXI (1900), p. 200-
202. Amhatus, AniLata sont peut-être \muv Arnbnctus, Ainhacta.
LE VIEUX-CELTIQUE CONTINENTAL 23
« reine des prés » ; :,ans doute aussi : padi « sapins » ,
rumpotinus (c arbre servant de support à la vigne », opu-
lus « érable », ;j,av'J.y,r;r « collier » ; et il est probable qu'un
bon nombre des mots gaulois qu'ils nous ont transmis sont
originaires de Cisalpine ; cela est sûr de ceux qui pro-
viennent des auteurs anciens antérieurs à la conquêtes de
la Province (en 1 18), comme Ennius, Polybe, Lucilius.
Arrien remarquait que des termes relatifs à la cavalerie
avaient été empruntés par les Romains aux Celtes de
me
Cisalp
Outre ces quelques mots, nous avons conservé non seu-
lement des noms de personnes, mais aussi des noms de
villes : Eporedia, dont Pline explique le nom par un mot
gaulois signifiant « bons dompteurs de chevaux » ; Medio-
lanum, dont le sens est encore obscur et pour lequel les
Anciens ont proposé diverses explications ' ; deux noms
en -dunum et cinq noms en -magus. Enfin, on a trouvé à
Novare et à Todi deux inscriptions gauloises en caractères
étrusques, qui semblent dater de la fin du ii" siècle avant
notre ère, et on rapporte au gaulois un grand nombre de
coulâtes inscriptions de la Cisalpine '^. 11 est vraisemblable
que les Gaulois avaient fourni quelques mots à leurs voi-
sins ; le premier terme de Bodinco-magiis , ville située près
du Pô, était, d'après Pline ^, le nom ligure du Pô et signi-
fiait «' sans fond », mais le second terme est fréquent dans
1. Arrien, Tactique, 33.
2. mœnia Gallis
Condita, lanigeri suis ostentantia pellem...
(Claudicn, Epilhalame d'Honorius, 182-184,)
Et quae lanig-ero de sue nomen habent
(Sidoine Apollinaire, Epiïrea, VII, 17, 2, 20.)
vocatuni... ab eo quod ibi sus medio lanea perhibetur inventa
(Isidore, Origines, XV, I, 57, éd. Lindsay, Oxford, 1911).
3. Rhys, The Celtic insci-iplions of Cisalpine Gaul, Londres, 1913.
La celticité des inscriptions dites lépontiennes est fort douteuse.
Cf. J. Loth, Bévue celtique, XXV (19141, p. 370-375.
4. Pline, III, 122.
24 LA LANGUE GAULOISE
les noms gaulois ; asia, nom du seigle chez les Taurini,
qui étaient d'origine ligure, peut, avec une légère correc-
tion ', s'expliquer par le celtique.
Le gaulois dut disparaître de bonne heure dans la Cisal-
pine, qui fut romanisée à la fois par la conquête et par
l'envoi de colonies latines et romaines. Polybe, en 150,
écrivait que les Gaulois ne possédaient plus que quelques
lieux au pied des Alpes ''. Pour Strabon, les Celtes des
deux côtés du Pô ne sont plus guère qu'un souvenir 3.
Du séjour des Gaulois en Rhétie et en Vindélicie, il n'y
a d'autre souvenir précis que des noms de villes transmis
par Ptolémée. 11 y a en Rhétie Bpy.-(6ozDpov et Bprrh-
Ttov (Bregenz) et lorsque les Romains donnèrent le nom
de Drusus à une ville des Alpes, ils conservèrent ou ajou-
tèrent à ce nom de ville un second terme gaulois en -[j.aycç :
Ipo'jab-iJ.a-pç ; en Vindélicie on trouve Kappioîuvov, et
Ka[;.,36oouvcv (Kempten), Les inscriptions latines de Rhétie
et de Vindélicie otfrent de nombreux noms gaulois de per-
sonnes ^.
La route des Gaulois vers l'Asie Mineure est jalonnée
de noms celtiques de villes : SuKjidununi, Bononia, Novio-
duniim^ peut-être même Duroslorum, si ce mot n'est pas
thrace. Les noms en -(Sp'-a, qui font penser aux noms cel-
tiques en -briffa^ sont thraces d'après Strabon ■'.
Il est probable que les mots gaulois rapportés par Pau-
sanias appartiennent au dialecte des Celtes qui envahirent
1. Pline, XVIII, 141 : secale Taurini siib Alpihus asia/n vacant.
Voir le Glossaire.
2. Polybe, II, 35, 4.
3. Strabon, V, d, 6.
4. Certains noms propres que l'on trouve comme noms communs
dans les langues celtiques des Iles Britanniques sont conservés seu-
lement en Rhétie et Vindélicie : Congeistlus, gall. cijnrjnnjsll,
cywysll (( gage mutuel » ; lantiiniarus, irl. élniar « zélé ».
a. -dÀ£w; ppi'aç zaÀou|j.£vrj; ÔsaxiaTT!. Strabon, VII, G, 1. Cf. Etienne
de Byzance (BpojioPpîa), qui applique cette explication à une ville
d'Espagne.
LE VIEUX-CELTIQUE CONTINENTAL 2»
la Grèce et la Thrace. Nous connaissons ainsi \)Âç.y.oi « che-
val » Tpt[j,apy.f.jta « ensemble de trois cavaliers », aAy.v;, sorte
d'élan, et des noms de chefs : Brennus, Lonorius, Luta-
riiis cités par Tite Live, Bpswoç, KspéOpioç, 'Axr/wpioç,
BoAYtî?, par Pausanias.
Quant à la langue des Galates propi'ement dits, nous
sommes un peu mieux renseig^nés ^ . Le sorcier de Paphla-
g^onie, qui, d'après Lucien, pouvait répondre en celtique à
ceux qui lui demandaient des consultations "-', avait sans
doute appris cette langue en Asie Mineure. Au iv® siècle,
saint Jérôme écrivait que les Galates se servaient de la
langue grecque, mais que, de plus, ils avaient un idiome
qui leur appartenait en propre et qui était à peu près le
même que celui que parlaient les Trévires de Gaule ^. Les
Anciens nous ont d'ailleurs conservé quelques mots
galates : XstoùaiJ.a-a ou A£YOÙa[j,a-a, sorte de cuirasse,
£[j.|5p£XT6v ^, sorte de soupe, Zç, « chêne à kermès », xacrxôç
« pieu », y.cKpvov c trompette » ; et des noms de Galates :
Xio[ji.xpa, ZIr,v6piç, Kâ[j,[j.a, 'OpTiay^v, KapaiYvaxoç, rsÇaiopiç,
'Aoia-opr^, Bovcoiâ-apoç [BroffitaT'us], Deiotarus. D'autres
noms d'origine celtique figurent sur des monuments ou
sur des monnaies d'Asie Mineure : AX^iopi^, Ais^opei^,
Aoo|3oYuova. On trouve en Galatie deux noms de villes
celtiques : Xv-^yy^I-'-^T^? ^^ Eccobriga. Il faut observer que,
dans quelques cas, le mot VoCkÔLxon des lexicographes grecs
peut désigner, au lieu des Galates d'Asie Mineure, les
Gaulois de l'Europe centrale ou de la Gaule.
1. G. Perrot [Reinie celtique, I (1870-1872), p. 179-192) croit que
le gaulois d'Asie Mineure était tombé en désuétude dès le premier
siècle de notre ère.
2. Alexandros, 51.
3. Commentaire de Vépitre aux Galates (Migne, Patrologia latina^
XXVI, c. 382).
4. Siée mot n'est pas tout simplement l'adjectif verbal du verbe
grec £rj.ppÉy£[v « tremper », employé dans un sens spécial par les.
Galates.
26 LA LANGUE GAULOISE
I . ■' '•
Les restes du \yieux-celtiquel continental en dehors de
la Gaule sont trop fragmentaires pour qu'on puisse en
démêler les traits distinctifs. Ils n'apparaissent guère dans
des langues modernes. Ils ne peuvent nous être que d'un
faible secours pour compléter notre science du vieux-cel-
tique de Gaule ou gaulois proprement dit.
Avant d'aborder la comparaison du gaulois avec le
vieux-celtique insulaire, il convient de dresser un inven-
taire aussi complet que possible des restes de gaulois qui
nous sont parvenus dans les textes et les inscriptions de
l'Antiquité, et de relever les traces de gaulois qu'ont pu
conserver les langrues romanes.
LÈS MOTS GALLOIS THAISSMIS PAR LES GRECS ET LES ROMAINS
César signale les différences qui séparent en Gaule, tant
pour la langue que pour les coutumes et les lois, les
Belges, les Aquitains et les Celtes '. La langue des Aqui-
tains, si l'on en juge par quelques noms propres et si l'on
s'en rapporte au témoignage de Strabon, les rapprochait
plus des Ibères que des Gaulois ~. La langue des Belges ne
différait que légèrement de celle des Celtes ^ et de celle des
Bretons ^, et il ne semble pas que Gommius, roi des
Morins de Gaule, ait eu besoin d'un interprète pour se
faire comprendre en Grande-Bretagne '. La langue des
1. César, I, 1. Cf. Strabon, IV, 1, 1. Dans l'état actuel de nos
connaissances on n'arrive point à découvrir les différences qui sépa-
raient ces divers dialectes du gaulois (voir ci-après, p. 5.')) et il
semble que César n'ait eu d'interprètes que pour le gaulois ou le
germanique (Jullian, Histoire de la Gau/e, II, 1908, p. 300).
2. Strabon, IV, 1, 1 ; 2, 1. Cf. Dottin, Les anciens peuples de
l'Europe, 1916, p. 81.
3. Straljon, IV, 1,1.
4. Tacite, Agricola, 11.
o. César, IV, 27. Cf. sur l'usage des interprètes, I, 19, 3; V,
36, 1.
LES MOTS GAULOIS TRANSMIS PAR LES ANCIENS 27
Celtes était différente de celle des Germains '. Elle n'était .
pas très éloignée de celle des Ligures -. César ne cite \
pas de gaulois et les seuls mots qu'il nous ait transmis
sont ceux de quelques institutions qui n'avaient pas leur
équivalent à Rome ; le plus souvent, il emploie les mots
latins, même quand ils ne correspondent pas exactement
pour le sens aux mots celtiques ■', et il a poussé cette ten-
dance jusqu'à identifier les dieux gaulois à certains dieux
de la mythologie gréco-romaine.
Antérieurement à César, les principaux auteurs qui
aient cité des mots gaulois sont l'historien Polybe, qui a
écrit l'histoire des luttes des Cisalpins contre les Romains,
le poète satirique Lucilius, l'historien Cornélius Sisenna
et le philosophe et géographe Poseidônios d^Apamée, qui
avait voyagé en Gaule et dont les livres ont été mis à
profit par Diodore et par Strabon.
Postérieurement à César, on peut signaler le grammai-
rien Varron, l'historien Tite Live, l'agronoiue Columelle,
le compilateur Diodore de Sicile, les géographes Strabon
et Pomponius Mêla, les naturalistes Pline l'Ancien et
Dioscoride, et un Clitophon, inconnu d'ailleurs. On trouve
aussi quelques mots celtiques chez Pompeius Festus (dont
la date est douteuse), chez Quintilien, Suétone, Aulu-Gelle,
Pausanias, c[ui nous renseigne sur les Celtes du Danube,
Arrien et Oppien. Ammien Marcellin est particulièrement
important parce qu'il nous a conservé un texte de Tima-
1. César, I, 47, 4. Cf. Tacite, Germanie, 43 ; il ressort de ce
texte que le gaulois était différent du pannonieii. Suétone, Califfula,
47.
2. Tite Live, XXI, 32, 10. Cf. Tépithète Semigalli appliquée aux
Taurins qui sont des Lig-ures (Strabon, IV, 6, 6; Pline, III, 123:i par
Tite Live (XXI, 38, rj) ; mais le texte n'est pas sûr.
3. Par exemple, équités, senatus, qui s'appliquent sans aucun
doute à un état social très différent de celui des Romains ; œdificia,
qui a pris un sens très précis H. d'Arbois de Jubainville, Recherches
sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieux habités en
France, 1890, p. 90-93).
28 , LA LANGUE GAULOISE
gène sur les origines gauloises, mais il nous fait connaître
peu de mots gaulois. Enfin, les lexicographes et gram-
mairiens comme Servius, Consentius, Isidore de Séville,
Hésychios, des compilateurs comme Laurentius Lydus
nous ont conservé, à une basse époque, des mots gaulois
extraits sans doute d'écrivains anciens.
Les écrivains de Gaule, comme Ausone de Bordeaux '
et Fortunat évéque de Poitiers -, qui ont pu connaître
directement le gaulois, n'y font guère d'allusions dans
leurs ouvrages. Virgile le grammairien, de Toulouse, ne
nous a guère laissé plus de deux mots gaulois ^. Marcellus
de Bordeaux, outre une douzaine de noms de plantes,
nous a transmis des formules magiques qui contiennent
sans doute, parmi des mots grecs, des mots latins et des
mots forgés à plaisir, quelques mots gaulois, plus ou
moins défigurés ^. Le Laterciilus de Polemius Silvius ^
contient des noms d'animaux dont quelques-uns ont
subsisté dans le vocabulaire populaire roman et pro-
viennent peut-être du celtique.
1. Ausone nous a laissé quelques noms de poissons qui semblent
gaulois, bien qu'on ne les trouve pas dans le celtique insulaire. Mais
on sait comme les noms de cette espèce sont variables et nombreux.
D. M. Aiisonii Mosella, éd. II. de La Ville de Mirmont. 1889.
2. Monumenta Gernianiae hislorica,Auclores andquissirûi, \X,i88l.
3. Ernault, De Vii^gilio Marone gramwalico 7'o/osa/)o, 188G. Roger,
L'enseignement des lettres classiques d' Ausone à Alcuin, 1905. Zim-
mer, Sitzungsberichte der kôniglich preussischen Akademie der W'is-
senchaften zu Berlin, LI (1910), p. 1031-1119. CJ.. Revue celtique,
XXXII (1911), p. 130.
4. bregan, gresso, derco- ? Sur la langue de Marcellus de Bor-
deaux, voir Chabert, De latinitate iMarcelli in lihro de niedicanienti^,
1897. Geyer, Archiv fur lateinische Lexikographie und Graniruatik,
VIII (1893\ p. 469. La plus récente édition de Marcellus de Bor-
deaux est celle donnée par Max Niedermann dans le tome V du
Corpus niedicorum latinorum, Leipzig, 1916.
0. Publié dans les Monumenta Germaniae historica, série in-4'',
Auclores antiquissimi, IX, 1892, p. Sll-Sol, par Mommsen. Voir sur
le sujet qui nous occupe l'élude de A. Thomas, Bomania, XXXV
(1906), p. 1()1-197. Polemius Silvius vivait au V siècle.
LES MOTS GAULOIS TRANSMIS PAR LES ANCIENS 29
Un certain nombre d'écrivains anonymes de basse
époque nous ont transmis des mots gaulois ; ce sont
d'abord les scholiastes de Gicéron, d'Horace, de Virgile,
de Juvénal, de Perse, et les compilateurs d^ glossaires
latins ' ; puis, les auteurs des anciennes Vies de saints qui
citent parfois des expressions de la langue vulgaire de
leur temps. Un manuscrit de Vienne, du tx'' siècle, con-
tient un petit vocabulaire gaulois - qui date sans doute du
v*' siècle.
Les mots relevés chez les Anciens se rapportent à divers
ordres d'idées ou d'objets. Les plus nombreux, après les
noms de personnes et de lieux, sont des noms de plantes 3;
on trouve aussi des noms d'animaux domestiques ^ et
d'animaux sauvages ^ ; quelques noms de parties du corps ^
et des adjectifs de qualités physiques ^. Les mots de civi-
lisation désignent les particularités d'habitation ^, d'ali-
1. On trouvera ces glossaires dans le Corpus glossarioruni latino-
ruin, éd. G. Goetz, Leipzig-, 1888-1903. Un des mots g-aulois les plus
intéressants qu'on y remarque est orge : occide.
2. Quelquefois appelé « glossaire d'Endlicher », du nom du philo-
logue qui le découvi'it dans la bibliothèque de la cour de Vienne.
Publié ci-après.
3. albolon, amellus, anepsa, arinca, asia, baccar, baditis, beliucan-
das, berula, betilolen, bettonica, bilinuntia, blutthagio, bolusseron,
briciimum, calliomarcus, calocatanos, candosoccus, cercer, coccum,
corna, ducone, einarcus, exacum, gelasonen, gigarus, gilarus, glas-
tum, halus, iunibarum, laglnon, laurio, limeum, meriseiinorion,
odocos, oualidia, pempedula, peperacluni, ponern, ratis, rodarum,
samolus, sasia, scobien, scubulum, subites, tarbelodathion, Lauruc,
theximon, thona, ura, vêla, vernelus, vigentiana, vigneta, aballo,
atinia, betulla, hys, iupicelluson, larix, marcus, padi, renne, rurnpo-
tinus, scobien, verna.
4. agassaios, caballus, cattus, ceva, niarca, niannus, paraveredus,
vertragus.
5. abranas, alce, Leber, ru/ius ; alauda, lugos ; alausa, darsus,
clopias, esox, tinca.
6. becco, drungos, gamba, gulbia, Ireide.
7. galba, varron.
8. caio, capanna, lautro.
30 LA LANGUE GALLOISE
mentation ', de toilette'-', caractéristiques en Gaule ; des
outils ^ et des ustensiles ^ ; des véhicules variés ^, des
barques "^ ,• des mesures de longueur et de surface '' ; des
armes ou des usages de guerre ^ ; des terrains et des
engrais^ ; des instruments de musique 'O ; quelques classes
sociales: magistrats, serviteurs, prêtres". Nous ne con-
naissons que deux verbes ^-.
L'origine de ces mots n'est pas également, certaine ;
indépendamment des erreurs d'attribution ''^ et des trans-
criptions inexactes '*, loO environ sont expressément
donnés comme gaulois par les auteurs anciens ; environ
40 sont vraisemblablement donnés comme gaulois ; on a
de bonnes raisons pour assigner une origine gauloise à une
vingtaine d'autres mots. Il ne faut pas s'étonner si on n'a
pu trouver à tous ces mots des équivalents dans les
langues celtiques encore vivantes des Iles Britanniques,
1. brace, cervesia, corma, omasuni, taxea, tuceta.
2. bardocuculliis, hraca, bulga, caracalla, ciicullus, guiina, laena^
linna, maniaces, sac/us, sapo, viriolae.
3. gabalus, passernices, plauinorati, taratrûm, tarinca, tascos^
vidubiujn.
4. bascauda, tunna.
Y), benria, carpenium, carrus, cisiuin,colisatii/n, covinnus, esseduTu^
petorritum, pilentatn, ploxenum, reda.
6. cumha, nausiim, pica/us, pontones.
7. arepennis, candeiuni, leuga.
•8. cateia, gaesa, lancea, maleris, sparus ; pelrinos, xijnerna, tolii-
tegon ; caetra, cai^tamera, cgrtias, cruppellarii ; caterva, drungos^
triviarcisia.
9. agauniun, amhe, anam, balrna, berula, mercasius, nanlo, olca,
onno ; acaunumarga, glissornarga.
10. carnon, chrotta.
i\. vergobretiis ; amhactus, casiiai- ; bardus, druidae, euhageSy
giilualer.
12. cambiare, tannare.
13. Chez Dioscoride, par exemple, Tâî^Xoc i< les Gaulois » et àXAoi
(' d'autres » peuvent être mis l'un pour l'aulre.
14. Voir les variantes de rfrutc/ae chez Âmuiien Marcellin et Aure-
lius Victor. Dans le Glossaire de Vienne, alla semble une faute pour
allô.
Jl
>
LES MOTS GAULOIS THANSMIS PAR LES ANCIENS 31
car le vieux-celti(jue des Iles était vraisemblablement
ditîérent de celui du continent ; il peut jsarfois avoir perdu
d'anciens mots que le gaulois a conservés ; dans d'autres
cas, il est sans doute plus archaïque que le g-aulois. Le
celtique de Gaule devait contenir d'assez nombreux élé-
ments appartenant aux langues qui l'avaient précédé sur
notre sol. En fait, on explique par les langues celtiques
des Iles Britanniques près de la moitié des mots gaulois
qui nous sont parvenus par l'intermédiaire des auteurs de
rAnti(p.iité.
Ces mots ne peuvent suffire à caractériser la langue
gauloise ; ils sont affublés de terminaisons latines ou
greecjues ; nous n'en connaissons ni la déclinaison, ni la
conjugaison, à l'exception de cpielques désinences casuelles
de noms propres, comme -as à l'accusatif pluriel ^ conso-
nantique : Biturigas, Carnutas -, Allobrogas, Curiosoliias,
^ Linçfonas 3, Tricassas ^, Pictonas^ Senonas, Atrebaias \
' C^'^. que l'on trouve dans les textes classiques. Les dési-
nences -as au nominatif pluriel de la déclinaison en -â,
-Il au datif singulier, -us à l'accusatif pluriel de la décli-
naison en -0-, -is à l'accusatif plviriel de la déclinaison en
-f-, à l'époque mérovingienne, ont peut-être été influencées
par le celtique ^. Mais les thèmes nominaux sont souvent
incertains ; les manuscrits de César donnent Caletes et
Caletos, Santonos et Santcnum, Tarones et Turonos, Velio-
ca;sses et Veliocassos ; César dit Carnutes, et Pline Carnuti ; on
a Ehurovices chez César, 'E^îojpojty-c'' chez Ptolémée; Lemo-
1. C'est sans doute à rintluence de cet accusatif qu'est dû le
passage à la déclinaison latine en -a de noms celtiques de la décli-
naison consonantique, comme druides devenu draidae déjà chez
Cicéron De la divination, I, 41, 90.
2. Florus, in, 10, 20.
3. César, I, 14 ; 26 ; 11, 34 ; 111, 7 ; 03 ] VII, 64. Tacite, Histoires, IV.
73.
4. Ammien Marcellin, XVI, 2, 7.
5. Orose, VI, U; VII, 29; 32.
6. H. d'Arbois de Jubainville, Revue celtique, I ,1871), p. 320-33L
Ebel, ibid., II (1874), p. 403.
32 LA LAiNGLE GAULOISE
vices chez César, A'.;j.o'ji-/.si chez Ptolémée ; Cavarae chez
Varron, Cavariim chez Mêla, Kauapo'. chez Ptolémée '.
En dehors d'une petite phrase, conservée par Servius et
qui semble corrompue -, nous n'avons que des mots isolés.
Ils sont précieux pour l'étude du vocabulaire g-aulois,
([uand nous ne devons pas douter de leur authenticité.
Or plusieurs d'entre eux sont suspects : haccar, nom
gaulois de l'asaret, semble être le g-rec ,'ia/.y.ap'.ç ; haema-
tiles « héliotrope » est identique à y.':\).y.-J--qç ^ nom d'une
pierre ; ura «■ satj^rion » est le grec ojpz ^ queue » ; vigen-
tiana « millefeuille » est sans doute latin ; yj.ZzKzv « galéo-
psis » est le latin albiilus ; laiirio « pervenche », un dérivé
de laurus : (je;j,vo6sc;',, traduction du nom des druides chez
Diogène Laërce, est un composé grec ; Taîu'.cai, aapo)vîoa'.,
variantes de cpouBat chez Diodore se rattachent à cjaptovi;
« vieux chêne pourri », comme Spuîca'. a été rattaché à
Spu; ; tripetiae «trépieds » chez Sulpice Sévère est du latin
"vulgaire ; xopax'.ov, nom de plante chez le PseiJdo-Aristote,
est un mot grec dérivé de 7.2 paq.
Mais il faut procéder avec prudence à cette sorte d'épu-
ration du vocabulaire gaulois ; il peut y avoir des coïnci-
dences de forme entre des mots appartenant à des langues
différentes ; de plus, le gaulois et le latin n étaient pas des
langues très éloignées l'une de l'autre '. On a supposé
longtemps que le rédacteur du Glossaire de }^ienne y avait
à tort introduit le mot hébraïque clan, jusqu'au jour où
l'on découvrit ce mot dan sur une monnaie gauloise. Cet
1. Il y a une tendance indo-européenne à mélanger les thèmes en
-o et les thèmes en -i. Vendryès, Mémoires de la Société de linrjuis-
tique dé Paris, XIII (1903-1906), p. 395.
2. Gains Julius Caesar, cum dimicaret in Gallia et ab hoste raptus
equo ejus portaretur armatus, occurrit quidam ex hostibus, qui eum
nosset, et insultans ait : cecos ac césar (var. caesar caesar] quod
Gallorum lingua dimittc significat: et ita factum est ut dimitteretur
Hoc autein ipse Caesar in ephemei'ide sua dicit, ul)i propriam com-
mémorât felicitatem. Servius, ad Aen. XI, 74.Î.
3. Voir ci-après p. 121, 129.
LES MOTS GAULOIS TRANSMIS PAR LES ANCIENS 33
exemple devrait rendre les crilicjucs plus circonspects.
Outre les noms communs dont nous venons de parler,
les auteurs de l'Anliquité nous ont transmis un g'rand
nombre de noms propres. Les noms de lieux et de peuples
nous sont donnés surtout par César, Strabon, Diodore,
Pline, Tacite, Ptolémée, Vltinéraire cVAntonm et la Table
de Pcutinç/er ; les noms de personnes, par César, Tite Live,
Tacite, Florus, Silius Italiens, etc. Tous ces noms ont
pris des terminaisons latines ou grecques.
Au contraire de lusage suivi sur les inscriptions gau-
loise s (où la dénomination est double et se compose d'un
nom et d'un surnom) *, et sur les inscriptions latines (où
elle est triple et se compose d'un prénom, d'un gentilice
et d'un surnom), les noms des anciens Gaulois, tels que
nous les ont transmis les écrivains grecs et latins, sont
uniques. La plupart sont des composés à deux termes :
Cingeto-ri.r, Vercinc/elo-rix, Dubno-rix, Boduo-c/natiis, -
Congonneto-dumnus, Virido-niarus, Camulo-genus^ Ver- ■
condari-dubnus ; mais quelques-uns pourtant sont de
simples dérivés : Gobannitio, Diviciacus, Celtillus. -
Les inscriptions latines "- ne fournissent guère, à part
(juelques noms de nombre -^ et un nom de prêtrise ^, que
de très nombreux noms propres gaulois. Les noms de
lieux y présentent les mêmes difficultés que ceux que les
textes des écrivains nous ont conservés; ils peuvent être
antérieurs à l'occupation de la Gaule par les Celtes et
1. Voir ci-dessous, p. 39, 41.
2. Sur les inscriptions latines de la Gaule, voir Pirson, La langue
des inscri plions lallnes de la Gaule, Bruxelles, 1901 [Bihliolhèque de
la Faculté de philosophie et letlres de l'Université de Liège). Sur le
latin de la Gaule, voir Geyer, Archiv fur laieinische Lexikographie
und Grammatik, II (1883)1 p. 25-47.
3. tricontls <( trente >>, petrudecaimio a quatorzième ». C. L L.,
XIII, 2494. .1. Loth, Comptes rendus de V Académie des inscriptions et
belles-lettres, 1909, p. 22-28.
4. gutuater. C. L L., XIII, 2'i83 ; 1577. ïievue éj>i<jraphique, 1900,
.nos 1367, 1368, p. 132-134.
34 LA LANGUE GALLOISE
appartenir à d'autres langues que le celtique. Quant aux
noms de personnes, l'origine en est plus douteuse dans
les inscriptions que dans les textes des historiens, où la
nationalité est clairement indiquée. Le plus souvent, ces
r;;«bms ne sont accompagnés que de la mention de la fîlia-
■^ tion. Quelques-uns, pourtant, se sont conformés aux
A. usages de l'onomastique latine et se composent d'un pré-
. y nom, d'un gentilice et d'un surnom : Q. Solimarius Bitus.
& Chez les Gaulois romanisés, dans les premiers temps de
l'occupation romaine, le surnom est le plus souvent d'ori-
gine celtique : C. Valeriiis Donnotaurus.
La déclinaison v offre à peu près les mêmes traits carac-
téristiques que dans les manuscrits :
L'accusatif pluriel en -as : Ceutronas, Lingonas ;
le datif singulier en -u : Deo Brixantu propitiu ' ;
le nominatif singulier en -u : Cota (cf. dat. Cotuni),
Sacii'u [Sacij'o], Caixu (cf. dat. Caixuni) ;
le datif singulier en -uni : Alagetiuin, Samicantuni ;
le datif pluriel en -abus : Matrabiis.
On trouve peut-être même un exemple de la modification
que subit la voyelle des thèmes en -u dans la déclinaison :
Lugoves^ Lugovihus ~ comparé à Lugu- [Lugu-dunum).
La phonétique offre :
u pour ù : Capitii (Gapito), Frontu (Fronto), Scipiu
(Scipio).
Il ne faut point s'étonner que les inscriptions latines de
Gaule ne nous révèlent presque aucune caractéristique des
patois gaulois ou gallo-romains. De nos jours, ce n'est ni
dans les affiches et les documents officiels, ni dans les
inscriptions funéraires, que l'on peut étudier les parlers
populaires 3. Le français a gardé sans doute cjuelques sur-
1. A Moulins-EngilbiMt, Xiùvre. C. I. L., Xlll, 2S12.
2. II. Gaidoz, Revue celtique, VI (1883-1885), p. 488. A. Martinez-
Salazar, Dolelin de la real Academia de hisloria, LVI, v, 1910,
p. 349.
3. On li-ouve qnohiues tonnes locaux dans les afliches de ventes.
LES .MOTS GAULOIS TRANSMIS PAR LRS ANCIENS 33
vivances de l'usage gallo-romain, par exemple, l'emploi de
^pud dans le sens de « av ec » ', et de yoar e dans te sens
de « car », sous Vinflinpnp.p S(^mnntî7piP Hn |BgH->lfvk .
LES MOTS DES INSCRIPTIONS tiAULOîSES
A défaut de phrases gauloises transmises par les
Anciens, nous avons, dans quelques inscriptions, des
textes assez étendus qui nous fournissent, bien que la tra-
duction en soit difficile, des renseignements sur la décli-
naison et sur la conjugaison. Quelques-unes sont partiel-
lement en latin ^ ; une contient une phrase grecque -K La
lecture de plusieurs est douteuse.
La plupart sont des inscriptions votives qui emploient
sans doute des formules analogues à celles des inscriptions
latines. Elles doivent comprendre le nom du donateur, le
nom de la personne divine ou humaine à qui est fait le
don. sans doute aussi un verbe, et l'indication, au moyen
d'un nom ou d'un pronom, de lobjet offert, avec parfois
une détermination adverbiale ou circonstancielle.
D'après lalphabet, on les partage en deux groupes :
les inscriptions en caractères grecs et les inscriptions en
caractères latins.
Les inscriptions votives ou dédicatoires en caractères
grecs, qui sont jusqu'ici presque exclusivement spéciales à
la Narbonnaise, comprennent deux types d'inscriptions :
un premier type, caractérisé par dede (Bsos) et par hratude
1. En vieux fi'ançais or/, conservé sous la forme o dans les dia-
iectes de l'Ouest.
"2. Les inscriptions n»^ 4i, 43, 43, 49, 50.
%. 'Aviojvo; ï-6^'.^ C'est la formule ordinaire des sculpteurs grecs;
il est vraisemblable qu'elle ;< été iatroduitedans l'inscription par une
sorte de pédantisnie, et on a'en peut conclure que le g-re^; fût une
des langues parlées ou écrites à Bourges (inscription n" 45).
36 LA LANGUE GAULOISE
((îpaTouSe) ; un second type caractérisé par eiôru (suopcu) et
carnitu (y.apvixou).
On n'a jamais dénié le caractère celtique au second type
d'inscriptions ; outre les mots (jcaiv et £i(j)pou qui, sous la
forme sosin et ieiwii, figurent dans les inscriptions en
caractères latins, on y trouve encore le mot v.y.pvi-o'j qui
lui est commun avec une inscription de la Gaule Cisalpine
en caractères étrusques.
Quant au premier type d'inscriptions, on a, à plusieurs
reprises, tenté de démontrer qu'il appartenait à un dialecte
italique.
Dès 1876, H. d'Arbois de Jubainville écrivait que, dans
l'inscription de Nîmes, les trois mots Sôos {xy-pt^jo va[j.ajc-i-
y.a,3o sont latins '. Dede serait une forme vulg^aire de dédit ;
matrebo et Namausicaho offriraient une variante de la
désinence -hus^ -bos. La suppression de s final était, au
temps de Cicéron, un usag'e un peu rustique, après avoir
été plus anciennement un signe de bonne éducation, et
Cicéron donne comme exemple le datif pluriel omnibu
pour omnibus -. En 1890, H. d'Arbois de Jubainville
exprimait l'idée que '^pxxouot pouvait être une expression
d'orig-ine italienne '''. Tel était aussi l'avis de M. Bréal qui
en 1897 écrivait à Alexandre Bertrand : « La ressem-
blance entre ces inscriptions gauloises et les inscriptions
italiques est si grande, qu'un doute sérieux peut nous venir
et qu'on peut se demander si l'on n'a pas atTaire à quelque
i. Revue des sociétés savantes, série \l, iv (1876), p. 266-270. Ou
trouve dede on latin (G. /. L., I, 62, 169, 180) et en ombrien (R. von
Planta, Grammutik dcr oskisch-unibrischen Dialehtr, II, [). .')55, cf.
p. 328).
2. Cicéron, Orator, 48, 161.
3. Revue celtique, X\ (1890), p. 249-252. La question est résumée
par II. d'Arbois de Jubainville, ihid., XVIII (1897), p. 318-324, et
Eléments de la grammaire celtique, 1903, p. 173-177. Voir aussi
Vacher de Lapouge, Bulletin historique et philologique, 1898, p. 328-
349, qui a donné au dialecte de ces inscriptions le nom de namau-
sique.
a' les mots dks inscriptions gauloises 37
frère de Tosque et de l'ombrien, si l'on n'a pas ici le
représentant le plus septentrional des dialectes italiques K »
,1. Rhys est d'accord avec H. d'Arbois de Jubainville pour
refuser au celtique les inscriptions gauloises contenant Ocâe
et Ppato'jîs, mais il les attribue à une langue encore mal
définie qui aurait été en usage sur l'ancien domaine ligure
et à laquelle il a donné le nom de celtican -. Pourtant, il
est difficile de séparer les inscriptions du second tjpe(£uopoy)
de celles du premier (csos j^paxouSe). On ne s'expliquerait
g-uère que des inscriptions italiques fussent écrites en
caractères grecs 3. Enfin, nous ne connaissons pas dans le
détail la parenté du gaulois avec l'italique. Pour toutes ces
raisons on peut, au moins provisoirement, ne pas séparer
ces inscriptions des autres inscriptions gauloises.
Les inscriptions votives en caractères latins se répartis-
sent entre un premier type, dont l'élément caractéristique
est ieu/'u, variante du etwpou des inscriptions grecques ;
un second type, dont on n'a qu'un exemple et qui est
caractérisé par iorehe '* ; enfin, un troisième type représenté
par une inscription contenant legasit.
Il importe de déterminer quels sont, dans ces inscriptions^
les verbes, en nous guidant sur les inscriptions g-allo-
romaines analogues.
Il est très vraisemblable que legasit soit un verbe à la
troisième personne du sing-ulier, comme le latin leç/avit ;
dede a été rapproché du latin dédit ; mais que sont ieuru
(etwpsu) et iorehe'! A la rigueur ieuru (siojpiu) pourrait être
un verbe à la première personne du singulier, mais l'em-
ploi de la première personne du singulier dans les inscrip-
1. Revue archéologique, XXXI (1897), p. 104-108.
2. Rhys, The Celtic inscriptions of France and llaly, Londres,
1906, p. 78-81.
3. Jullian, Histoire de la Gaule, II, p. 371, n. 6.
4. Dans l'hypothèse où l'on lit LeucuUosu iorebe et non LeucuUa
suiorebe. Voir ci-après, inscription n" 48.
éb LA LANGUE GAULOISE
tions votives n'est guère fréquent '. Quant à iorehe, il
pourrait être comparé à un parfait latin en -vit ; il aurait
perdu le t comme dede '^. Mais on peut songer aussi à
expliquer ces deux mots par mi datif singulier ieurn[z\(,ipo>j)r
et un datif pluriel iorebe ■^. Il est vraisemblable que l'in-
scription d'Alise contient un second verbe qui serait dugii-
onliio ou éageonieo^.
Quant à ^çi!xzo.\x-at, caractéristique de tout un groupe
d'inscriptions, il est placé à la lin de la phrase et doit cor-
respondre à une des formules finales des inscriptions
latines. En se fondant siu' le sens du mot" celtique qui lui
est identique, irl. hrâth « jugement », on a d'abord pensé
à une formule assez rare en latin : ex imperio ', ou une
autre formule svnonjme : ex Jus^u^; on pourrait aussi
songer h ex testamento "' . Puis, comme il s'agit vraisem-
blablement non d'actes pufolics, mais d'ex-votos privés,
on s'es;t adressé,, pour rendre compte de iipa-ojoî, à la for-
mule courante : votum solvit: libems rmeriio, abrégée d'ordi-
naire en V . S. L. M. ; (ip^rcuîe doit donc répondre soit à
lihens^, soit à merito^. Le sens de 1 irlandais bràth se
1. Voir toutefois les exemples cités par H. (VArbois de Jubaiii-
ville, Eléments de la grammaire celtique, p. 123. D'autre part, si
ieuru est le verbe qui exprime la dédicace, comment expliquer que
dans L'inscription de Sa/.eirat oa ait, outre ie»/'(/,. la formule dédica-
toire V. S. L. M. ?.
2. Cette hypothèse est peu vi'aisomblable, car la forme legasil
montre que^ le t ne tombe pas à ki troisième personne du singulier,
et ûeSe peut s'expliquer comme un aacien parfait indo-européen sans
autre désinence q,ue e ; cf. a. s. dyde « il a fait ».
3. Voir ci-après, p, 40, 120.
4. Voir ci-après, p. 122, eb n° 33.
rj. Wli. Slokes, lieilrage zur Kunde der i/tdngerin;uii^cheii Spraclien,
XI (1886), p. 12:i.
6. Souvent abrégé en EX IV, EX IVS, EX IVSS.
7. Voie Gagnât, Cours d'epigraphie latine, 4* éd., I'9t4, p. 428,
8. Rhys, r/ie Celtic inscriptions ofGaul, additions and' corrections,
Londres"^, 1911, p. 26.
9^. H. d'Arbois de .Jubainvillc, Hhhnents de In grammaire celtique,
p. 17(5.
LES MOTS DKS liNSC.RIPTIONS GAULOISES 39
rapprochant plutôt de merito, c'est sans doute le sens de
« ajuste titre » qu'il faut donner à ^px-o'joz '.
Les noms des donateurs et de leurs fonctions nous
offrent des exemples de nominatifs singuliers :
en -os : Andecaniulos, Licnos, Ilsvotxapcç, KaaŒixxÀ:;,
Iccavos, Doiros, Oor,lipou[j.y.poq, Kapirap;?, Bratronos ;
en -io8 : Apronios ;
en -is : vo^[j.y.j7y.-'.ç ;
en -as : xooutiou^ ;
en -d : epad;
en -u : Frontu ;
en -a : Buscilla.
et des exemples de nominatifs pluriels :
en -i : Scnani ;
en -es : Eurises.
Ces noms sont souvent accompng-nés d'une détermina-
tion :
1° D'un nom de père au génitif : Dannotali [iils]' de
Dannotalos, Segoinari [fils] de Segomaros.
2" d'un patronymique en -cnos : Ouspt7r,/.vsç, Oppianicnos,
Toutissicnos, Aope-arAvo;, \antonicn[os) ; cf. Tanotaliknoi
[fils de] Danotalos, Trutiknos tîls de] Drutos transcrit
Druti f[iliiis] dans le texte latin de l'inscription bilingue-;
3° d'un surnom patronymique, local, ou hypocoristique :
en -eos ; OuùXcvso; ;
en -ios : Tarhelsonios ;
en -tos : Contextos ;
en -acoi' : lAXavsuiay.oç.
1. On trouve dans quelques inscriptions osques un mot de même
racine dont ou a les formes braleis gén,, [îpaTwij. ace, en pélignien
hratoin. Zvvetaieff, Inscriptiones Italiae inediae, n"* '■), 33. Sylloge
inscriptionum oscarum, n° 113. R. von Planta, Grammatik der oskisch-
umbrischen Dialekte, II, p. 678,716.
2. Voir ci-après, inscriptions n°* 17 bis, 33.
40 LA LANGUE GAULOISE
Les noms des personnes ou des divinités auxquelles
sont adressées les offrandes nous donnent des exemples
de datif :
Datif singulier.
En -Il : Alisanu, Maffalu, Tapavoiu, ieurii (?), pac7£/>cu.
Anvalonnacu, Elvontiu]
en -i : Br;A-/;(7a[j.i (cf. Belisama) (thème en -i) ; Brigin-
doni (thème en -n) ; Kl^(iv^ oçtv^i (thème en-^) ;
en -ui : BaXx'jccui May.xaptoui, Aa[j.i sivoui, ASv^vcut ;
en -e : Ucuefe;
en -ai : Etjy.îYY*^ B/.avSîGU'.y.sjvai, Aiouviai ;
en -0 : Dvorico, Esomaro.
Datif pluriel.
En -ho '. Mcf-pt^jo yy-iJ.a'j'j'.Y.ocljo, p.aTia|ic (?), Avccouvvaiîs ;
en -he : suiorebe ou iorebe (?) ;
en -/>/ : gohedhi (?).
Le nom de l'objet consacré ou donné devait être à
l'accusatif :
Accusatif singulier.
En -on : canecosedloii, can talon, v£[j.-/;tov; celicnon (thèmes
en - o) ;
en -oni : hrivatiom ;
en -0 : sosio ;
en -m : ratin, sosin (thèmes en -/), Cf. Lcueiin, nom de
dieu ;
en -an : "[j-xTixav (?);
en -eni : y.avTsiJ. (?),
11 est probable que sosio (accusatif neutre), sosin (accu-
satif masculin ou féminin) sont des cas d'un pronom.
Accusatif pluriel neutre (?).
En -a : y.zvTsvx.
LES MOTS DES INSCRIPTIONS GAULOISES 41
Enfin, quelques inscriptions contiennent des complé-
ments circonstanciels à l'ablatif. Le plus remarquable est
hralùde qui semble être l'ablatif d'un thème en ~u suivi
de la postposition de '. Mais on a aussi un datif ou un
ablatif (locatif) en -a ou -e précédé de la préposition in :
in Alisiia, in Alixie.
Les inscriptions funéraires, qui sont moins nombreuses,
ne nous fournissent guère que des noms propres au nomi-
natif % quelquefois suivis d'une détermination : OuptTTaxiç
HXouaxovioç, Bivvaij.oç AiToujj.apeoç, KoYYSVvoA'.Tavoç KapOiAi-
-avioç, EXoDiao-a Mayoupsiviasua, M-ao-ouxoç HiXouxvocj, KaiouaAcç,
Eiiy.iy^opzi^ KovoiXXeoç, Kx^ipsq Ojivoiaxoç.
Outre ces inscriptions votives et funéraires, qui sont
les plus intéressantes, nous avons conservé sur des
poteries et sur un des boucliers de l'Arc d'Orange un
groupe d'inscriptions ^ qui contiennent, à côté d'un nom
propre, un mot singulier qui apparaît une fois sous la
forme complète auotis, mais, le plus souvent, sous les
formes abrégées aiioti, aiioi, auiiot, auo, au ''. On a donné
1. On trouve eu latin qiiihus de (Cicéron, Invenf. II, 48, 141)
provinciis de (Tite Live, XLI, 23, 13). Des postpositions analogues
sont fréquentes dans les dialectes italiques : -en (lat. in) en osque et
ombrien, -C0//1, -/ium (la t. -cum),-/)er( la t. /)ro),-a/"s (la t. -af/), en ombrien.
R. von Planta, Granimatik der oskisch-umhrischen Dialekte, II, p.
440. Wh. Stokes compar.e le vieil-ii-landais ci-de u de quo » Sg. 3 a
9 [Archiv fur cellische Lexikographie, I (1900), p. 108). On peut
songer aussi à expliquer -i5ï par le latin -de [in-de], en grec -G£,-0£v,
ou par l'ablatif zend en -dha. R. Thurneysen, Miscellanea linguis-
tica in onore di Graziadio Ascoli, Turin, 1901, p. 38.
2. Dans les inscriptions chrétiennes de Grande-Rrelagne, les
noms sont au génitif. II est possible que quelques-unes des inscrip-
tions gauloises qui offrent des noms au datif soient des inscriptions
funéraires.
3. Héron de Villefosse, Comptes rendus de V Académie des ins-
criptions et belles-lettres, XV (1887), p. 231-25o. Bévue archéologique,
XI (1888), p. lo3-l.o9.
4. Ce genre d'abréviations est fréquent dans le calendrier de Coligny.
42 LA LANGUK GAULOISE
de ce mot les explications les plus diverses. Ce serait soit
simplement le latin a votis ', soit un nom celtique signi-
fiant « fabricant » '^ Depuis la découverte de la forme auotis,
on a renoncé à y voir un verbe '^. Ces inscriptions con-
tiennent d'intéressants noms propres : RexUif/enos, SulliaSy
Sacrillos Carati^ Aucirix, Biiccos.
r
I Les monnaies gauloises ^ portent le plus souvent des
I noms d'hommes, rarement accompagnés de qualificatifs,
; ce qui rend les attributions difficiles ; il s'agit, sans doute,
tantôt de chefs, tantôt de magistrats monétaires. C'est, en
particulier, le cas des monnaies où sont réunis deux noms
d'hommes. Comme noms communs, on ne peut guère citer
que vlatosÇ^), vercohrelo^ arcantodan. Les noms de lieux
sont rares : Ratumacos. On trouve quelques noms de
peuples : Ehurovicom, Aulircus, Eduis, Ao-^yo^j-xKTiXiiyf^
MedioTna{trici),'^o!.\viOL'rr-.[ur))^ Veliocaf^i, Volcae Arec[omici)\
et quelques adjectifs ethniques : Bv;txppaTtç, Namasat[is),
Remos^ Santonos, Segusiaus, Turonos. Les désinences ne
peuvent être utilisées qu'avec prudence pour l'étude de la
déclinaison gauloise, car les mots sont souvent écrits en
abrégé faute de place ; ils sont, pour la plupart, au nomi-
natif ; ils nous fournissent, en tout cas, des exemples des
différents thèmes :
en -0- : Aremagios^ Artos, Atepilos, Belinos, Cassisu-
ratos, Cisiamhos, Contoutos, Diasulos, Durnacos, GianiiloSy
Litavicos^ A;j7.c-:r.-/.voç, Ilsvvoouivcoç, Viros]
1. D'après R. Thuriieysen. Mais la formule latine est ex vota et
non a volis, qui est d'ailleurs invraisemblable sur des poteries.
2. H. d'Arbois de^ubainvilie, Centenaire de la Société des
Antiquaires de France, Recueil de mémoires, 1904, p. l"!.
:i. M. C. Jullian {Histoire de la Gaule; II, 1908, p. Tr.l, n. 1)
objecte l'inscription ([ui porte Sacrillos avof foi-main. Mais formant
y est en abrég-é : form.
4. A. de Barthélémy, Revue celti(/ue, I (1871), p. 291-298; IX
(1888), p. 2G-3o. Muret et Cliabouillel, Catalogue des monnaies gau-
loises de la Bibliothèque nationale, 1889, p. 317 et suiv. Blanchet^
Traité des monnaies gauloises, 1905.
LES SIOTS DES INSCRlPTlOiNS GAUF-OISES 43
en -io- : Aremagios^ B(o"Ato;, Tasgelios, Lucotios, Lux-
terios;
en -a- : Motuidiaca, A feu la, Ver g a;
en -ia- : Vindia ;
en-/ : Lixoviatis, BY]TappaT'-ç, Agedoinapatis;
en -n- : Calcdu (cf. Caledones), Criciru [Criclroni) ;
en -g- : Celecorix, CosccalUix, Inecriiurix, Magurix^
Togif'ix, Vcrclngetorlxs ;
en -d- : Ciceduhri epad.
Des inscriptions populaires sur des pesons de fuseaux,
récemment interprétées, semblent contenir des mots et
même des phrases gauloises. La plus curieuse offrirait deux
exemples de verbes à l'impératif ^
Parmi les tablettes magiques, l'une, la tablette de Poi-
tiers ', semble un mélange de grec et de latin où le gau-
lois n'apparaît pas clairement ; l'autre, la tablette de
Rom -^ semble entièrement gauloise ; elle comprend les
mots sosio et cialli que Ton trouve dans d'autres inscrip-
tions gauloises ; on j a découvert des désinences d'appa-
rence verbale : -mo, -issie, -ont ; peut-être aussi le nom
de la déesse Divona écrit Dihona.
Quant à la tablette d'Eyguières ^, écrite dans un alpha-
bet intermédiaire entre l'alphabet grec et l'alphabet
étrusque, on n'y aperçoit, comme mot à tournure celtique,
que (j;j,£pT£toTo,
Enfin, les tablettes d'Amélie-les-Bains-', en dehors de
i. A^oir cj-après, n° o9.
2. Voir ci-après, n» 60.
3. Voir ci-après, n" 52.
4. Jullia^, Revue des éludes anciemies, 11 (1900), p. 47-55. Bulle-
tin archéologique, 1899, p. cxii, cxxiii. Audollent, Defixionum
tabellae, 1904, p. .172-173.
5. C. I. L., XII, 5367. Héron de Villefosse, Bulletin de la Société
des Antiquaires de France, 1895, p. 122. Audollent, Defixionum
tabellae, p. 173-175.
44 LA LANGUE GAULOISE
quelques mots latins, ne présentent rien que l'on puisse
encore identifier à une lang-ue connue.
La plus importante des inscriptions gauloises, malgré
son obscurité et bien que l'intérêt en soit un peu spécial,
est sans contredit le calendrier_d£_Co]ignv ^ Ce calendrier
comprenait cinq années de douze mois chacune, plus deux
mois complémentaires, placés l'un au commencement du
calendrier, l'autre entre le sixième et le septième mois de
la troisième année ; ces deux mois complémentaires
occupent chacun sur la table de bronze un espace double
de l'espace occupé par un mois ordinaire. Chaque mois
«st divisé en deux parties. La première partie, qui est
précédée du nom du mois, comprend toujours 15 jours; la
seconde partie, précédée uniformément du mot Atenoux,
comprend 14 ou la jours, selon que le mois a 29 ou 30
jours ; cette seconde partie est numérotée à part comme
un tout distinct. Il y a sept mois de 30 jours et cinq mois
de 29 jours.
Les mois complémentaires, destinés à rétablir l'accord
entre l'année lunaire de 354 jours et l'année solaire de
365 jours 1/4, présentent tous deux 30 jours. Ces 30 jours
portaient chacun le nom d'un des trente mois qui suivaient
et la liste des mois était contenue deux fois et demie dans
les trente jours du mois complémentaire ~, c'est-à-dire par-
tagée en trois séries, deux de 12 jours et une de 6 jours.
Il est curieux qu'en Bretag-ne les 12 jours supplémentaires
[gourdeziou)^ que la tradition la plus ancienne place du
25 décembre au 6 janvier, passent pour dénoter la qualité
des douze mois de l'année 3. Les jours 1, 7, 8, 9 de chaque
mois sont souvent indiqués dans le calendrier de Colig;ny
par le nom du mois suivant.
1. J. Loth, Revue celtique, XXV (1904), p. 113-112. Voir la biblio-
graphie ci-après, inscription n° 53.
2. Seymourde Ricci, Revue celtique, XXIV (1003), p. 313-310.
3. J. Lolh, Revue celtique, XXIV (1903), p. 310-312.
LES MOTS DES INSCRIPTIONS GAULOISES 45
La plupart des mots de ce calendrier sont en abrégé ; les
abréviations du même mot sont multiples, en sorte qu'on
en peut dresser la série croissante ou décroissante. Ces
mots sont sans doute au nominatif ; mais il est difficile
d'en déterminer le cas, tant qu'on n'est pas sûr que le
mot soit écrit en entier. Il y a au moins trois génitifs : Equi
à côté du nominatif Eqiios ; Cantll à côté de Canilos,
Jiiiu'i à côté de liiuros.
A la fin du premier mois complémentaire et au commen-
cement du second, on trouve une phrase, complète dans
le premier, incomplète dans le second. Dans la première,
il y a sans doute un verbe à la troisième personne du sin-
gulier : cariedif ou r ledit.
Rhys réunit dans un même groupe linguistique l'inscrip-
tion de Goligny, l'inscription de Rom, l'inscription de
Séraucourt, l'inscription de Yieil-Evreux, les formules de
Marcellus de Bordeaux K
LES ALPHABETS DES INSCRIPTIONS GAULOISES
César nou s apprend que, lorsque les Romains, ei L 58
avant notre ère, pénétrèrent dans le camp des Helvètes,
ils y trouvèrent des tables en lettres grecques, où
étaient relevés les noms de tous les émigrés, le nombre
des hommes en état de porter les armes, et, séparément,
celui des vieillards, des enfants et des femmes ^. Les
i. Celtae and Galli, p. ;J5. Dès 1896, M. Seymour de Ricci attri-
buait au ligure l'inscription de Coligny, en se fondant sur divers
caractères linguistiques, dont le plus important est l'emploi simul-
tané du q et du p [Revue celtique, XIX, 1898, p. 217). M. Nicholson
l'attribuait en 1898 à une langue indo-européenne intermédiaire
entre le latin et le celtique et qu'il nomme Sequanian [Sequanian,
Londres, 1898). J. Rhys (The Celtic inscriptions, p. 81) lui donne le
nom de Celtican. Sur ces fragiles hypothèses, voir J. Loth, Comptes
rendus de T Académie des inscriptions et belles-lettres, 1909, p. 16.
2. César, 1, 29.
r
46 LA LANGUE GAULOISE
druides gaulois, dans les comptes publics et privés, se
servaient de lettres grecques '. Quand, dans le pays des
Nerviens, César eut à faire parvenir une lettre à son lieu-
tenant Q. Cicéron, il l'écrivit en lettres grecques, pour
que l'ennemi, s'il arrivait à l'intercepter, ne pût connaître
son dessein ^ ; comme il est peu probable que, dans ce
texte, les mots litteris graecis aient un autre sens que dans
les deux précédents et signifient « en langue grecque »
et non « en caractères grecs », il s'ensuit que la connais-
sance de l'alphabet grec ne s'était pas répandue chez les
Nerviens, qui, d'ailleurs, défendaient aux marchands
étrangers l'accès de leur pays '^. La langue grecque était-
elle connue dans la Gaule Celtique? Strabon, sans doute
d'après Poseidônios, rapporte que les Gaulois voisins des
Marseillais ont été amenés par ceux-ci à écrire leurs
contrats en grec : èXXvjvtari ^. Mais le druide Diviciacus ne
savait pas le grec, puisqu'il ne peut s'entretenir avec
César sans l'aide d'un interprète ^. Il faut donc seulement
conclure que le premier alphabet des Gaulois fut l'alphabet
grec et que c'est par les Grecs de Marseille que la connais-
sance de l'alphabet s'était répandue en Gaule.
Rien ne permet de croire qu'antérieurement à l'intro-
duction des lettres grecques les Gaulois se servissent
d'alphabets formés de barres parallèles disposées à l'arête
d'une pierre ou d'un tronc équarri, comme l'alphabet ogha-
mique, qui était encore en usage en Irlande au vu* siècle ''.
1. César, VI, 14. Tacite rappelle [Germanie, 3; <{ue Ion croyait de
son temps à l'existence de tombeaux à inscriptions grecques sur
la limite de la Germanie et de la Hhétie. G. JuUian, Revue des éludes
anciennes, XIV (1912), p. 283-284.
2. Gésar, V, 48. Dion Cassius, rapportant le racMiie fait, dit
âXXYinaTÎ (XL, 9), mais âXXT)vt.aTt' n'est pas plus clair que lilleris graecis.
T. R, Holmes, Caesar's conquest ofGaul, 2= éd., Oxford, 19H, p. 730.
3. Gésar, II, 15. Gf. Gicéron, Ad Quintuni fratrem, III, 8.
4. Strabon, IV, 1, 5.
5. César, I, 19.
6. H. d'Arbois de Jubainville, Comptes rendus de l'Académie des
LES ALPHABETS DES INSCRIPTIONS GAULOISES 47
Gomme nous l'avons vu, les inscriptions gauloises sur
pierre sont écrites soit dans l'alphabet grec, soit dans
l'alphabet latin '. Quelquefois les deux alphabets sont
réunis dans une inscription ' ou mélangés dans le même
mot'. Sur les monnaies gauloises, les caractères grecs
furent employés jusqu'à la fin de Tindépendance ^. Par-
fois, on trouve des caractères grecs sur une face et des
caractères latins sur l'autre: POOYIKA, au revers ROVECA ;
EPENOS, au revers EnHNOC, et, dans le même mot, une
lettre grecque parmi des lettres latines : COLIMA variante
de SOLIMA. Mais, d'après les alphabets, les inscriptions
lapidaires et les légendes monétaires ne sont pas égale-
ment réparties dans les mêmes régions. Les inscriptions
lapidaires en caractères grecs proviennent surtout de la
Narbonnaise, et les légendes monétaires en caractères
grecs s'étendent beaucoup plus loin : on en a trouvé chez les
Suessions, les Meldes, les Garnutes. On pourrait doue en
conclure que les inscriptions sur pierre ne sont pas contem-
poraines des monnaies et qu'elles sont peu antérieures aux
inscriptions latines de Gaule •'.
La plupart des inscriptions sont en caractères monu-
inscriplions et belles-lettres, IX (1881), p. 20-26. Ph. Berg-er, Histoire
de récriture dans r Antiquité, 2'^ éd., p. 341-347. J. Mac Neill, The
Irish Ogham inscriptions [Proceedings of the royal Irish Academy,
XXVn, C, 15, Dublin, 1909).
1. Au commencement du xix^ siècle on croyait à l'existence d'un
alphabet propre au celtique et on se Cgurait le trouver dans les
inscriptions armoricaines des vrii«-x* siècles. Voir Thévenard,
Mémoires relatifs à la marine, an viu, II, p. 117-118. L'alphabet
étrusque a servi à transcrire le gaulois de Cisalpine.
2. Voir l'inscription de Genouillv (ci-après n° 4;)).
3. ME0ILLVS (C. I. L.. XII, 5686, .^76), sur un vase.
4. C'est sur les pièces de Vercingétorix que l'on voit pour la
première fois des lettres latines. Quelques monnaies des Longosta-
lètes sont en alphabet ibérique, et quelques monnaies des vallées
de l'Isère et du Rhône, en caractères nord-italiques. Blanchet,
Traité des monnaies gauloises, p. 94.
5. Blanchet, Traité des monnaies gauloises, 190b, I, p. 92-93, 274-
278.
48 LA LANGUE GAULOISE
mentaux plus ou moins soignés. Les seules inscriptions en
caractères cursifs sont celles de Rom (n° o2), de Lezoux et
de Boutae (n° 43), de Banassac (n° 44), d'Alésia {n° 36).
Voici les principales particularités des alphabets
employés dans les inscriptions gauloises J.
Le r et parfois le G s'emploient, comme en grec, pour
représenter la nasale gutturale: Eay.iyYopei^ à Nîmes, Escig-
gorix à Nîmes, cf. Excingos, Escingus, Excingomarus.
Au des inscriptions en caractères grecs (ME96IAA0S)
répond, dans les inscriptions en caractères latins, un signe
spécial B (MEBBILLVS), qui en est vraisemblablement
imité ^. Mais on trouve aussi le dans ces inscriptions :
ME0ILLVS, VELIOCA0I et le TH : CAKABDOVNVS et
CARATHOVNVS. 11 s'agit sans doute d'une spirante ou
d'une affriquée dentale 3.
De même, le X placé devant T dans certaines de ces
inscriptions semble bien être la lettre grecque y et non la
lettre latine; à LVXTIIPIOS d'une monnaie des Cadurques
répond LVCTERIO d'une inscription du même pays.
La lettre F, qui n'apparaît jamais dans les noms cel-
tiques des inscriptions ^, semble étrangère à l'alphabet gau-
lois ^. Il paraît en être de même du <J> grec ''.
1. Voir Gagnât, Cours d'épigraphie latine, ^'^ éd., 1914. S. Reitiach,
Traité d'épiyraphie grecque, 1883.
2. Ce signe se trouve aussi en pélignien, où il représente une
modification de d. R. von Planta, Gramuialik der oskisch-umbris-
chen Dialekle, I, 1892, p. 405-406.
3. Voir ci-après, p. 02, n. 3, et n° 48.
4. Frontu, de l'inscription de Vieux- Poitiers, est manifestement
la forme gauloise d'un nom latin.
5. Des mots comme Dulgofaiacus semblent bien être germaniques;
le gothique dit en efTet dulgs « dette », tandis que le mot corres-
pondant en irlandais est dliged « devoir ».
6. Rien ne permet de croire que l'inscription gravée sur un rocher
qui borde la Durance à C]availlon (Rhys, Inscriptions, p. 23) et qui
porte OYEAPOY «î^lIKIlvOC soit celtique. Voir toutefois ci-dessous
p. 99, n. 1.
LES ALPHABETS DES INSCRIPTIONS GAULOISES 19
L'H, qui est rare dans les mots et les noms g-aulois_
semble y avoir été ajouté sous Tinfluence latine.
Dans l'inscription de Rom, face B, on trouve un si<?ne
ou un niono2:ramme sin^-ulier ressemblant à un :; barré, et
dont la valeur exacte n'a pu être déterminée.
La lettre E est souvent figairée par |M. On trouve sur
des monnaies EPAD et IIPAD, TASGETI et TASGIITIOS ;
cette notation est particulièrement fréquente 'chez les
Arvernes. On la trouve aussi dans les inscriptions lapi-
daires (n*"^ 44, 55, 58). Un E de l'inscription de Néris-les-
Bains (n° 48i a la barre du milieu plus longue que les
autres -.
Le de linscription du temple de Diane, à Nîmes (n^lG),
a sa barre verticale prolongée au-dessus et au-dessous de
la ligne et la barre du milieu est aussi longue que les
deux autres 3.
L'inscription d'Alise (n" 33) présente à la fois E 'lEVRV,
VCVETE) et II ^DVGIIONTIIO, ALISIIA); il est donc pos-
sible que II y soit un double |. L'E de l'inscription de
Vieux-Poitiers (n'' 51) est fermé à droite par une barre
verticale ^.
Le 2 apparaît dans les inscriptions de Nîmes (n° 19),
Saint-Gôme (n" 27).
Le C lunaire est souvent employé au lieu de Z sur des
1. Cette forme est assez fréquente dans l'alphabet archaïque,
l'alphabet cursii et l'alphabet monumental latins.
2. La diminution de la barre horizontale du milieu de lE est le
signe d'une facture négligée ou d'une date plus récente. Gagnât,
Cours d'épirjraphie latine, p. 15.
3. Cet £ n'apparaît pas avant l'ère chrétienne.
4. Cette forme, m'écrit M. R. Gagnât, est totalement inconnue à
l'alphabet latin épigraphique. C'est le hêta grec archaïque. On pour-
rait, au lieu de cet e, lire -la première fois ei ou el, car les ligatures
ne sont pas rares dans l'inscription de Vieux-Poitiers, et les lettres
(jui se trouvent entre b et n sont très indistinctes ; mais cet e est
employé une seconde fois dans ieuru, mot bien connu par ailleurs,
et dont la lecture est sûre.
50 LA LAISGUE GAULOISE
monnaies. On le trouve dans Tinscription de Vaison (n°7),
les inscriptions d'Orgon (n** 1), de Saint-Saturnin-d'Apt
(n» 8), du Grosel (n" 2), de Saint-Remy (n»* 4, 5), de
Nîmes (n"^ 21, 30), de Collias [n" 32), Substantion (n" 18),
Uzès (n" 26), Genouilly (n" 45). Il est usité dans le
monde grec depuis le iv*^ siècle avant notre ère ^.
Un C à ang-les droits se trouve dans des inscriptions
de Saint-Martin-de-Castillon (n^H), de Nîmes (n" 20).
Un petit o est employé à côté du grand O dans l'inscrip-
tion d'Autun (n° 39), les inscriptions d'Orgon, de Col-
lorgnes (n'' 29), d'Alise (n«» 34), Vieux-Poitiers (n'^ 51),
Néris-les-Bains (n" 48). Un O dont le bas est fermé d'une
ligne horizontale continue se trouve sur l'inscription de
Genouilly (n° 45) et sur l'inscription de Néris-les-Bains
(n** 48). Les inscriptions en caractères grecs (Vaison, n** 7,
Uzès, n° 26, Alise, n°* 34, 35), ont CO ^. On trouve un O
avec un point au milieu dans les inscriptions de Cavaillon
(n° 15) et de Saint-Remy (n" 3).
La boucle du P n'est pas fermée sur quelques monnaies
des Arvernes.
Le C s'échange avec le Q devant a dans l'inscription
de Goligny (n» 53) : QVTIOS et CVTIOS.
Le T a sa barre horizontale inclinée à droite ^, l'Y a la
barre verticale prolongée dans l'inscription de Cavaillon
{n° li).
L a la forme d'un X minuscule dans l'inscription de
Banassac (n° 44) '.
L'A est sans barre sur quelques monnaies et dans le calen-
drier de Coligny ;
1. S. Rcinacli, Truite il'i'pit/rafhie grecque, p. 20~-2\0.
2. Dans l'inscription 34 Vu> a une l'orme ciirsive. L'oj au lieu de
Û a paru en Sicile vers la fin du ii' siècle avant notre ère, et, en
Grèce il ne prévaut qu'à l'époque des Anlonins. S. Reinnch, Trnifé-
d'épigraphie grecque, p. 208.
3. Foi'me rare d'après Gagnai, Cours d'épigraphie latine, p. 22.
4. Forme provenant de l'écrilure vulgaire. Gagnât, ibid., p, 18»
LES ALPHABETS DES INSCRIPTIONS GAULOISES 51
il a parfois la barre parallèle à la branche de gauche
,^- [Calcdii, Vandelos, Caliageis) sur des monnaies;
y "■ il a parfois la barre médiane verticale [Diasiilos) sur des
monnaies.
Sur certaines monnaies du nord de la Gaule, l'R prend
la forme d'un rond placé au sommet d'un angle aigu.
\
Pour séparer les mots, on trouve des points dans les
inscriptions de Gouchey (n" 37), d'Auxey (n" 38), d'Autun
(n^' 39), de Néris-les-Bains (n«48), de Genouilly (n° 45).
Ges points sont très angulaires dans l'inscription d'Alise
(no 33) et l'inscription de Paris (n" 50).
Dans les inscriptions d'Alise (n''33)et de Gouchey (n''37),
certains points sont remplacés par des signes en forme de
feuilles ^ On trouve V dans l'inscription d'Uzès (n" 26).
Les lettres liées sont assez fréquentes :
MA dans Matucenus sur des monnaies.
NT dans Contoutos sur des monnaies ; Fronfii, inscrip-
tion de Vieux-Poitiers (n° 51).
OT dans Dannotali, inscription d'x\lise (n" 33). Gest une
ligature rare.
VE dans Verga et Vell sur des monnaies.
VA dans Brivaliom, inscription de Vieux-Poitiers (n''51).
IN dans sosin, inscription d'Alise (n° 37], ratin, inscrip-
tion de Vieux-Poitiers (n" 51).
Peut-être EK dans Ey.oAisç, inscription de Gollias
(n« 32).
LL dans Leucullosu, inscription de Néris-les-Bains (n° 48);
la forme de cette ligature, où les deux lignes verticales
reposent sur une base continue, est rare. Peut-être la trouve-
t-on aussi dans l'inscription de Vieux-Poitiers (n" 51).
1. Ces signes se rencontrent depuis Auguste jusqu'à une époque
assez récente. Gagnât, Cours d'épigraphie latine, 4* éd., p. 28.
52
LA LANGUE GAULOISE
L'étude de l'alphabet permet, sinon de dater avec préci-
sion les inscriptions (car nous ijj;-norons l'ordre de succes-
sion des modes d'écriture selon les diverses régions de la
Gaule), du moins de les classer en plusieurs groupes.
C'est, je crois, tout ce que l'on peut faire pour le moment.
INSCRIPTIONS EN CARACTÈRES GRECS
On peut les classer d'après les formes du j ' et de Vi.
2 C C
S'-Côme (110 27). St-Remy {n°^ 4, o). S'-Martin-de-Castillon (n°17i.
Nîmes (n» 19). AUeins (n» 6). Nîmes (n» 20j.
Substantion (n» 18).
Cavaillon (n»Ml, 13, 14, ]Y,).
Orgon (ii° 1).
Grosel (n" 2).
Vaison (n° 7).
St-Salurnin (n» 8).
Gargas (n° 10).
Nîmes (n" 21).
Nîmes (n" 30j.
Uzès (n" 26).
CoUias (n" 32).
Alise (n°s 34, 35).
Les monnaies ont Z et C.
La forme des E, avec une barre verticale dépassant en
haut et en bas, est caractéristique de l'inscription de
Nîmes (n" 19). Dans les autres inscriptions, les z se répar-
tissent en deux groupes : l's lunaire et l's èi angles droits,
ce dernier avec la barre du milieu égale aux deux autres.
Les deux sortes d's sont employés dans 1 inscription tri-
lingue de Genouilly (n° 45).
1. Le sigma lunaire apparaî-t en Italie dès la fin du ii'" siècle avant
notre ère, et ne prévaut définitivement en Grèce (|u'à l'époque des
Antonins. Le sigma carré ne [)araît guère avant le i*"" siècle. S. Rei-
nach, Trailc dV'pifjraphie ;jrcc(jiic, p. 207-208.
LES AI.PIIARETS DES INSCRIPTIONS GAULOISES
53
Grosel (n° 2).
Saignon (n° 16).
Nîmes (n" 20).
Nîmes (n° 28).
S'-Martin (n° 17.)
Uzès (n» 26).
Alleins {n° 6.)
St-Côme fn° 27).
Les monnaies ont E et Ç,
S'-Roiuy (n° 5).
Cavaillon (n»^ M, 14),
Orgon (a" 1).
CoUias (n° 32).
Vaison (n° 7).
S'-Saturnin (n» 8).
Gargas (n» 10).
Redessan (u° 31).
Nîmes (n"^ 21, 23.)
Isle-sui'-Sorgue (n° 0)
Alise (n° 35).
INSCRIPTIONS EN CARACTERES LATINS
La classification est plus complexe et se fait d'après des
caractéristiques diverses :
I ° Ornement en forme de feuille ^ :
Alise (n° 33).
Couchey (n» 37).
2^ Signes jT et > entre les mots ; ces signes sont rares
en épigraphie.
Vîeil-Évreux fn" 49).
3*^ Lettres liées :
Alise (n» 33).
Néris-les-Bains (ii" 48).
Vieux-Poitiers (n^ 51).
4° Forme grectjue archaïque de E (entièrement fermé) :
Vieux-Poitiers (n» 51).
L'inscription qui offre le plus de particularités est,
comme on le voit, celle de Vieux-Poitiers. Elle présente,
de même que l'inscription d'Alise, des lettres superposées
l'une à l'autre, sans doute faute de place.
CARACTERES COMMUNS AUX INSCRIPTIONS GRECQUES ET LATINES
1" Formes de l'A. Aucune de ces formes n'est propre à
la Gaule.
54 LA LANGUE GAULOISE
A A A*
En alphabet grec : En alphabet latin : En alphabet grec :
Grosel (n° 2). Coligny (n° 53). S'-Remy fn»» 4, 5).
Vaison (n°7). S'-Martin-de-Castillon (n"!?).
S'-Saturnin (n» 8). CoUorgues fn" 29),
Gargas (n" 10). Orgon fn" 1).
Collias (n° 32). Nîmes (n" 19, 22).
Nîmes (n° 23). S'-Côme (n° 27).
Montmirat (n" 24). Alise (n° 34).
Alise (no^ 3o, 36). Cavaillon fn»^ 11, 13).
Toutes les inscriptions en caractères latins, sauf celle de
Coligny, ont A-
Les monnaies offrent toutes les formes d'A-
2» Petit o.
En alphabet g-rec :
Orgon (n° 1). CoUorgues (n» 29).
Nîmes (n°^ 20, 25). Alise (n° 34).
En alphabet latin :
Autun (n» 39). Néris-les-Bains (n° 48).
Vieux-Poitiers (n° 51).
LES VARIANTES DES MANUSCRITS ET DES INSCRIPTIONS
La transmission des mots et des noms gaulois ne s'est
pas toujours correctement faite. Les variantes sont nom-
breuses ; entre ces variantes, les savants ont été enclins à
choisir celles qui s'expliquaient le plus facilement par les
langues celtiques insulaires, ce qui n'est pas, en soi, une
garantie d'authenticité. Ainsi, par exemple, les manuscrits
1. Cette forme est fréquente dans ralphabet latin à l'époque
républicaine et reparaît dans l'écriture des monuments au ii^ siècle
(Gagnât, Cours d'épi(jraphie latine, p. 12). En Grèce, l'a avec la
barre brisée date du ii" siècle avant notre ère et est le plus usité
entre l'avènement d'Auguste et la mort de Claude ; l'a avec la barre
droite reparaît avec la fin du i*'"' siècle après notre ère pour dominer
de nouveau à l'époque de Trajan. S. Reinach, Traité d'épigraphie
grecque, p. 205.
LES VARIANTES DES MANUSCRITS ET DES INSCRIPTIONS OO
de César, qui nous fournissent les noms gaulois les plus
importants et les moins contestables, sont loin de s'accorder
toujours. On trouve pour Nitiohroges la variante Nitio-
briges^ dont le second terme -briges est aussi celti([ue que
-hroges ; pour Toutomatus, la variante Votornapa/us, qui
présente un terme connu dans les noms celtiques: rnapaf- ;
pour Andebrogius ou Andocombogius, la variante Ando-
cumborius contenant cumboro-, qui s'explique aussi faci-
lement par les lang-ues celtiques que brogi- ou que bogi-.
On pourrait hésiter entre Veliocasses^ Velliocasses, Velo-
casses (cf. Vellavii^ vcllauno-) et Beliocasses, Bellocasses
(cf. Bcllovaci) ; entre Sebusiani et Segiisiavi ; entre Esiibii,
Sesuvii et Essui ; entre Geidumni, Geidnnni^ Geudunni ;
entre Drappes et Draptes. Les leçons données par des
auteurs postérieurs à César ne suffisent pas toujours à
assurer la rectification. Il y a eu des doubles noms pour
les mêmes villes ; il v a eu des chang-ements de noms ; la
géographie administrative des Romains a dû défig-urer
autant de noms celtiques que notre géographie adminis-
trative estropie de noms populaires français. Le nom de
Melun fournit un exemple intéressant de ce g-enre de
variante '. Le premier terme de ce nom ofTre les leçons
meclo-, rneilo-, metio- ; le second terme est -sediim ou
-dunum. Comme on ne peut songer à faire sortir l'un de
l'autre -sedum ou -dunum, il est certain que la ville a
chang-é de nom, et qu'elle ne portait plus, au temps des
manuscrits qui nous sont parvenus, le même nom qu^au
temps de César. D'autre part, metlo- était devenu meclo-
soit dans la prononciation populaire, soit dans la nomen-
clature romaine.
On peiit tirer de ces variantes quelques éléments de dia-
lectologie gauloise, à condition de n'utiliser dans cette
1. J. Vendryès, Mémoires de la Société de linr/uistique de Paris,
XIII 1^1905), p. 225-230. M. C.JuUian me signale Mediomatrici, Mettis,
Metz.
06 LA LANGUE GAULOISE
recherche que des formes dont l'origine commune n'est pas
douteuse. 11 faut se g-arder de prendre pour des variantes
d'un même thème ou d'un même suffixe, deux thèmes ou
deux suffixes originairement dilFérents. Le 'sens dans
lequel s'est fait le changement phonétique n'est pas tou-
jours aisé à déterminer. 11 est possible aussi que parfois
on ait affaire à une fantaisie de scribe, inspirée ou non par
une étymologie populaire, plutôt qu'à une transmission de
prononciation vulgaire : Selvanecti a pu devenir Silvanecti
sous l'influence du latin silva ; Bodiocasses serait devenu
Badiocasses par analogie avec le latin badius ^. Dans les
légendes monétaires, l'absence dune lettre peut être due
aune abréviation usuelle, non à un fait de phonétique, et
les fautes de gravure ne sont pas rares.
Un élément de première importance pour l'étymologie
est la quantité des voA^elles. Elle nous est assurée, lors-
qu'il s'agit de Vo et de l'e, par les transcriptions grecques,
nombreuses pour les noms de lieux, rares pour les noms
de personnes. Mais ces transcriptions ne peuvent pas ins-
pirer une confiance absolue, car elles sont variables : v£SJi,r,-:ov
dans une inscription gauloise, -vÉ[j.£tcv et (N£)[j,eTaxôv chez
Ptolémée, op'j-vaqj.£Tov chez Strabon ; B-/)Xv;voç dans une
inscription, BéXîvoç chez Hérodien ; ' iWc^^iy. chez Strabon
et Diodore, 'AXa'.aia chez Polyen,'AA£ffi'a chez Dion; KiXz-oi
chez Strabon, KocXArîTai chez Ptolémée ; ]!i;ïivo)V£ç chez
Polybe, ïlivo)V£ç chez Denys d'Halicarnasse ; 'ApsXaTai chez
Strabon, 'Ap-/;AaTcv chez Sozomène ; — K£j-:p(ov£ç chez
Strabon, Kcû-povEç chez Ptolémée ; Z;cu£(j7Î(i)V£ç chez Stra-
bon, Oj£(7(jOV£ç chez Ptolémée. On a, de même, Mcp'.voi chez
Strabon, Mcpivct chez Ptolémée.
Devons-nous accorder plus de créance à la quantité des
1. II. d'Arbois de JubainvilK;, Mémoires de la Société de linc/uis-
Hque de Paris, XUl (190;j-l()0()), p. 71-72. Cf. Revue celtitjue, XXVl
(190r)), p. 282-283, où le nom du dieu Silvanus, var. Selvanus, est
expli({ué par le mol irlandais selhân ^ troupeau ».
LES VARIANTES DES MANUSCRITS ET DES INSCRIPTIONS 57
voyelles chez les poètes latins? Leurs notations sont en
général constantes : Môrînl, Pictâv'i^ Pictônës, Suessônës,
et celles que nous pouvons vérifier par la comparaison
des langues celtiques apparaissent exactes.
L'« g-aulois est transcrit par u ^ : opuicx'., cpuvaijxîTiv chez
Slrabon ; et par ou : opouBa-. chez Diodore, xoupi;.t chez Athé-
née, oouvov, Asuvîç chez le Pseudo-Plutarque, Trsfj.TréoojÀa chez
Dioscoride, sans que nous puissions déterminer si cette
dernière graphie ne répond pas dans quelques cas à la
diphtongue gauloise ou.
Le V [Il consonne) gaulois est d'ordinaire transcrit par
eu : Apcuîpvoi, Arverni ; 'EAoj7^-(-)toi, Helvetii^ mais aussi
par u : Aùapixiv ^, Avaricum ; et par ^'i : Nsp^ioi ^, Nervii ;
qu est transcrit •/.: ou y.ou : IlY;y.oavci '' et I!y;y.ouavo'. ^.
Voici les principales variantes phonétiques des textes et
des inscriptions.
VARIANTES DANS LE VOCALISME
A-E
Naniasat sur une monnaie de Nîmes, Na;j.auŒ;zTiç dans
l'inscription gauloise de Vaison sont dérivés du nom de
ville dont la forme ordinaire dans les textes, les inscrip-
tions lapidaires et les monnaies est Nernausus. On a de
même Tarvanna dans l'Itinéraire d'Antonin et Tervanna
dans la Table de Peutinger. La même variante se trouve
dans quelques préfixes : 'Epy.ûvia chez le Pseudo-Aristote,
1. C'est une trauscriplion littérale et non phonétique. Voir ci-
après, p. 96.
2. Dion Cassius, XL, 34, 1. Ptolémée, II, 7, 10. Cf. Où'.y.oo^'.i, Viri-
dovix, Dion Cassius, XXXIX, 45. 1.
3. Plutarque, César, 20. Appien, GalL, I, 4.
4. Strabon, IV, 1, 11.
5. Plutarque, César, 20. Marius, 24.
S8 LA LANGUE GAULOISE
et "x\p/.jv'.a chez Aristote ; Veragri chez César, Varagri
chez Pline ; — et dans quelques suffixes : Aventicam chez
Tacite et Aj5:vTL/.iv chez Ptolémée ; Argantomagus et
Argentomagus dans lltinéraire d'Antonin ; Vienna chez
César, Vianna dans des inscriptions.
A-l
Magalus chez Tite Live, MâyiA;; chez Polybe.
A-0
Mogontiacum chez Tacite et dans les inscriptions,
Magontiacum dans l'Itinéraire d'Antonin ; Adnarnatus sur
les bords du Rhin, ci. Adnomatiis en Pannonie ; Agedomo-
patis (inscription lapidaire , Agedomapatis [\\\onnaxQ)\ Rato-
rnagus^ Rotomagus dans l'Itinéraire d'Antonin.
E-0
Neviodunum en Pannonie, Noviodanuni dans les Gaules;
divertomu^ divortomu dans le calendrier de Goligny ;
Ande-, Ando- dans les manuscrits de César.
E-l '
B-r)A-^aa;j.i dans l'inscription gauloise de Vaison, Beli-
samae dans une inscription du Conserans ; Belenos à
Aquilée, By;Ay;vo; à Narbonne, Belinos à Aquilée dans des
inscriptions, BsAsvoç chez Hérodien ; Atesmerius à Meaux,
Atismerius en Carinthie ; Andecavi chez Tacite, Andicavi
chez Pline. L'Itinéraire d'Antonin offre Virodunurn et
Verodunum ; on a Lexovil chez César et Lixovio sur les
monnaies ; Roveca et Poouiy.a sur des monnaies des Meldes ;
more « mer » dans le Glossaire de Vienne, Mori- en
composition ; Alesia chez César, Alisiia, AUxie dans des
inscriptions gauloises ^ ; divertomu, diuiriomu ; semivis,
sirnivis dans le calendrier de Colignj,
1. Le changement de / en e prouverait que / est ouvert. Voir ci-
après, p. 96.
2. De même, une tessère de plomb trouvée à Alise porte Alisiens
(C. I. L., XIII, 10020, 216 al et un manuscrit do César offre
Alisiae.
LES VARIANTES DES MANUSCRITS ET DES INSCRIPTIONS 59
E-I-U-EU
Àulerci, Aulurci, Auleurci dans les manuscrits de César,
Aulifxus sur des monnaies, AjXipxoi chez Ptolémée.
El-E-I
Deiviciacos sur les monnaies, Dcviciacus et Diviciacus
dans les manuscrits de César ; Dubnoreix^ Duhnorex sur
les monnaies, Dubnorix chez César. Cf. Covirus, Duhiiù-
coveros dans des inscriptions.
E-IE
Agedincuin chez César, 'Av/jciy-ov chez Ptolémée, Affied..
dans une inscription ; Redones chez César, Riedones chez
Pline et sur une inscription, 'Pir,5ov£ç chez Ptolémée.
U-0 '
Petrucorii sur des monnaies, Petrocorii chez César et
sur des monnaies ; Virdumarus dans les Actes Capitolins
et Virdomarus chez Florus et chez Properce ; Senocondiiis
et Senucondius dans la même inscription de Nîmes; Litu-
gena sur une inscription de Narbonne, Lifogena sur une
inscription de Vienne; cf. Verulamium chez Tacite et Vero-
lamio dans l'Itinéraire dWntonin; Ralumagus dans la Table
de Peutinger, Ratoniagus dans l'Itinéraire d'Antonin ;
Curiosolitœ et Coriosolitœ dans les manuscrits de César ;
Uxellus dans des inscriptions, Oxsello sur des monnaies ;
trinosam, trinuxsamo dans le calendrier de Coligny.
U-l
Adiiatuci et Adiiatici dans les manuscrits de César. Cf.
Comatumarus et Coinatiinara dans des inscriptions de
Pannonie.
0-1
Eporedorix chez César, Eporedirix dans une inscription
de Bourbon- Lancy ; Orgetorix chez César, Orcefirix sur
1. Le changement de u en o pronverail que Vu est ouvert.
60 LA LANGUE GAULOISE
des monnaies de Gaule. Cf. Devognata et Devignata dans
des inscriptions du Norique.
AU-OU-0-U
Lausonius dans l'Itinéraire d'Antonin, Losonne dans la
Table de Peutinger, Lousonnensis sur une inscription ;
Alauna, Alona en Gaule, Alounse en Autriche ; Drausus et
Drusus chez Suétone.
EU-OU-0-U '
Teuiates chez Lucain, Toutatis - en Styrie et en Angle-
terre, Totati et Tutatis en Angleterre ; cf. Bodicca en
Angleterre et Boudicca chez Tacite ; Nodons, Nodens,
Nudens en Angleterre ; Olloudios à Antibes, Olludios en
Angleterre ; loud, lod dans le calendrier de Coligny.
AE-E
Hesus, Aesus, Haesus dans les manuscrits de Lucain,
Aesu sur une monnaie de Grande-Bretagne ^ ; Aisu-, Aesu-^
Esu- dans des inscriptions de Grande-Bretagne et de Gaule.
CHUTE DES VOYELLES
Il semble que les voyelles finales du premier terme des
composés aient eu tendance à disparaître :
u : Mogitumarus à Arles, Mogitmarus en Hongrie ;
Lugudunnm et Lugdunum chez Sénèque ^ ; cf. visumarus
« trèfle » et Vismarus, nom de Gaulois chez Tite Live ; cf.
en Grande-Bretagne ]'erulamium chez Tacite, Verlamio
sur les monnaies ;
1. E. Zupitza, Zeilschrifl fur celtischc Philoloyie, III (1901),
p. 591-594. La réduction de ces diphtongues en voyelles longues
semble caractéristique du vieux-celtiquo de Grande-Bretagne.
2. Cl'. ToouTioj? (inscr. n" 7) et Tnutiorix à Wiesbaden.
3. On a comparé celte variante au marrucin nisos, génitif de aisii
« offrande? », en osque aisuais « sacrificiis ? »
4. La forme syncopée était contemporaine de Dion Cassius : xo
Ao'jyo'jSouvov, vùv o£ Ao'jyoo'jvov /.aXoû|j.£vov l'XLVI, 50, 4), parlant en 211-
222 d'événements de 43 avant notre ère.
LES VARIANTES DES MANUSCRITS ET DES INSCRIPTIONS 61
e : Arernoricus chez Pline, Armoricus chez César; Ate-
pilos et Atpllos sur des monnaies; Atesmerius à Meaux,
Adsmerius à Poitiers.
: Virodununi et \ irdono dans l'Itinéraire d'Antonin.
On trouve même une chute de voyelle à l'intérieur du
premier terme dans Virdomarus chez Florus, \^iridornarus
chez Festus ', et dans le suffixe -samo- : Belisania, Belis-
?nius ; Uxisarna, Osisrni -'.
La plus importante différence vocalique qui semble
caractériser deux dialectes gaulois, mais qui est indéter-
minable, parce que nous ne connaissons pas l'étymologie
du mot qui la présente, est celle qu'offrent Euopoj et ieiiru.
On trouve s'.wpou en Narbonnaise, dans une inscription de
Vaison, et ieuru en Celtique, dans des inscriptions de
Vieux-Poitiers (Vienne) ; Sazeirat (Creuse) ; Lezoux (Puy-
de-Dôme) ; Genouilly (Cher) ; Nevers ; Auxey, Couchey,
Alise (Côte-d'Or) ; Autun.
Une autre intéressante différence dialectale est peut-être
fournie par la comparaison de Cantlos, nom de mois, avec
le mot cantalon, gall. cathl, cf. irl. cétal ; on a de même
gaul. Magalos, v. bret. Maglos \ gallo-rom. gahalus, g'all.
//a/?, irl. gabul '■''. Tandis que l'irlandais introduit une
voyelle dans les groupes tl^ gl, hl, le gallois conserve ces
g'roupes ; parmi les dialectes gaulois, les uns étaient, semble-
t-il, sur ce point apparentés au gaélique, les autres au brit-
tonique.
VARIANTES DANS LE CONSONANTISME
Arduenna, Arduinna chez César, Ardbinna dans une
i. Cf. Viridovix chez César et Virdovix dans un Lexique tironien.
2. Plusieurs de ces chutes de voyelles peuvent avoir été produites
par un accent d'intensité. Voir ci-après, p. 103-104,
3. R. Thurneysen, Zeitschrifï fur celtische Philologie, II (1899j,
p. r.42.
4. Il est vraisemblable que le changement dei intervocalique en v
62 LA LANGUE GAULOISE
inscription rhénane; Vesontio chez César, Besanfio chez
Ammien Marcellin ; Vivisci et Vibiaci dans des inscriptions;
Vcliocassis et Belliocassis ; Lexovii et Lexobii ; Mandubii
et Mandiivii dans les manuscrits de César ; Bituitus chez
Tite Live, Vit ui lus chez Fhirus,
V-M *
Borvo et Bonno dans les inscriptions ; cf. y.îjc;;.'., cerv-
esia.
B-M 2
Exobnus et E.roinnus dans les inscriptions ; Dubnorex
et Diiiniiorex sur des monnaies.
V-B-M
Covnerius, Cobnertus, Comnertus dans les inscriptions;
Cevenna chez César, Kë;j.|j,£vcv chez Strabon, Ce/>en/2a chez
Mék.
B-P
Carbantorate chez Pline, Carpentorate dans la Notice
des Gaules ; Eporedorix et Eboredorix dans les manu-
scrits de César.
D-DD-B-BB-e-e0-TH-DS-SS-S ''
Aâdedomaros, Addedoinaros, Assedomarus ; Caraddouna^
Carassouniis ; Teddlcniiis, Tessirjniiis ; Medduliis, Messulns ;
comme dans Cebenna, Cevenna, a amené la graphie inexactement
archaï(jue, de h pour v comme dans Ardhinna pour Ardninna.
i. L. Duvau, Revue celtique, XXII (1901), p. 79-83. H. d'Arbois de
Jubainville, ihid., p. 237-243 ; Mémoires de la Société de linguistique
de Paris, XI (1900), p 324-327.
2. C'est sans doute, comme en latin, bn qui s'est changé en nin :
lat. scab-elluni,%camnurn. L'irlandais domain, gallois dwfn « pro-
fond » semjjle de même remonter à dubn-, cf. lit. dùgnas pour
*dubnas.
3. Ces <Uverses notations doivent représenter soit des variantes
dialectales d'un son oi'ig^inairement un, soit des essais de transctnp-
tions d'un seul et même son. Ce son serait d'après M. J. Lot!»
{Revue celtique, XXXII (lOdl), p. 416) une sorte d'affriquée, ts.
Comparez Epotsorooidi à Eposoi/nalos et à Epolius ; Ura^arius â
Urassiu et k Uradsurius.
LES VARIANTES DES MA.NL'SCH I l'S El DES INSCRIPTIONS 63
Meââdus, Mcchillus, McWiUuh^ MediUis, Meddiis ; Mebil-
liis y VeltukaQi, Vellocasses^,' Dirona, D^ironu, Sirona ' lied-
somarus, Ressimarus sur des inscriptions.
s-ss-x
Alesia chez César, Alixie dans une inscription gauloise ;
E.rcinyiis dans des inscriptions latines, Ec-/.ir{yoq dans une
inscription gauloise ; Bussus, Buxsus dans des inscrip-
tions.
GS-X-XS
Moffsius, Moxius^ Moxsius dans des inscriptions.
G-C •
Cenahum et Genahum dans les manuscrits de César ;
Conconnetoduninus chez César, Coivjonnefoduhnus dans
une inscription de Saintes ; Andicavi et Andigavi chez
Pline ; vergohretus chez César, vercobrefo sur des mon-
naies des Lexovii ; Bitudaga et Bitudaca^ Nemetogena et
yemetocena, Cintugena et Cintucena à Bordeaux ; Matu-
genus sur une inscription, Matucenus sur une monnaie ;
Troucillus à Nîmes, Trougillus sur les bords du Rhin ;
Dagomarus, Dacomarus, nom de potier ; Orgefi/^ix et Orce-
tirix sur des monnaies des Eduens ; Ralumagus dans la
Table de Peuting-er, Batumacos sur des monnaies des
Véliocasses ; Veriugus à Tongres, Veriucus à Valence.
G-H '^
Vertragus chez Martial, oje'pTpavcç chez Arrien, verfraha
chez Grattius.
1. Il ne semble pas que dans la plupart de ces mots le c soit
ancien, si les étymologies sont exactes. Il s'agit donc soit d'un assour-
dissement de c en g, soit d'une habitude d'écriture analogue à celle
de l'irlandais où le g non spirant est noté gg ou c, tandis que g
représente un ^r spirant.
2. Cet /i intervocalique semble être un affaiblissement de g. Dans
treide « pied » ïi est peut-être un i-este de g palatal, cf. irl. traig
(i pied », géu. traiged.
64 LA LANGUE GAULOISE
CT-XT
Lucterios dans une inscription, Luxte.rios sur une mon-
naie ; Pictilos sur une monnaie des Arvernes, Pixtilos sur
une monnaie des Eburoviques ; Atectori[x) sur une monnaie,
Atextorix dans une inscription gauloise ; Divicta^ Divixta
dans des inscriptions ; Becfugcnus, Rexlugenos dans des
inscriptions. La transformation duc en fricative gutturale ',
que semble indiquer cette variante, est plus avancée encore
dans la notation Reitugenus où le c est devenu i.
TR-RR
Petrucori, Perriicori sur des monnaies.
DISSIMILATION DES CONSONNES
On observe la dissimilation de r en / dans v.xp-x/.xit.oz
forme vulgaire de -AOipTxiJ.ipoi. chez Lydus ; cette dissimila-
tion est compliquée d'une interversion : kx[i = paij. pour
fjLap. Rigodulum est peut-être pour Rigodurum (cf. Brio-
duî'urn, Brieulles) ; et Durostoliini est une variante de
Durostorum "-.
DOUBLEMENT DES CONSONNES
Les consonnes apparaissent souvent doublées dans les
manuscrits et les inscriptions :
c-cc : Litaviccus, Litavicus chez César; Coccillus, Cocil-
lus, Cocca, Coca, nom de potiers ; J/occus et Mocus, Docius
et Doccius dans des inscriptions ; Driicca sur une monnaie,
Druca sur une inscription.
1. H. d'Arbois de Jubainville, i?ei'ue celtique, XX (1899), p. 110.
2. J. Vendryès, Mémoires de la Société de linguistique de Paris,
XIII (1905-1906), p. 389. Il ne faut pas confondre avec la dissimila-
tion la superposition syllabique dont on a peut-être quelques
exemples en vieux-celtique : Leu-camulus pour Leuco-cainulus,
Di-vixtos pour Divo-vixtos, Grammonl, La dissimilation consonan-
lique, 1895, p. 159.
LES VARIANTES DES MANUSCRITS ET DES INSCRIPTIONS 03
/-// : Meledununi^ Melledunurn dans les manuscrits de
César ; Sucellos, Sucelos dans des inscriptions.
rn-mm : Samarobriva chez César, Samrnarobriva dans
la Table de Peutinger ; Samo et Sninmo dans des inscrip-
tions.
n-nn : Nenietocenna et Nemetocena chez Hirtius ; Dano-
marus et Dannomarus, Congonnetiacus et Congonetiacus
dans les inscriptions latines : prinni, priai dans le calen-
drier de Coligny.
p~pp : Epius et Eppius dans des inscriptions.
t-lt : Cattus et Catas, Maito et Mato dans des inscrip-
tions.
s-ss ' : Blissu-, Bnsu- sur des monnaies et des inscriptions
lapidaires.
Le doublement des consonnes dans les formes hypoco-
ristiques des noms propres est fréquent dans les langues
indo-européennes ~.
CHUTE DES CONSONNES
On constate la chute de quelques consonnes intervoca-
liques -^ :
g : Admagetohria, Admagetobriga dans les manuscrits
de César ; Mounus dans une inscription de Grande-Bre-
tagne, Mogounus dans des inscriptions de Gaule ; Rio- est
peut-être une variante de Rigo- ; cf. vertragus chez Mar-
tial, verfraha chez Grattius.
1. ss est devenu rs dans un grand nombre de noms de lieux de la
Gaule : Massilia Marseille, Caclussa Chaourse, Alossia Alorse,
Ussia VOurce, Massiliacus Marcillé et sans doute aussi Sarcé î'Sassia-
cus), Nemours {'Neniossos), Limours ('Lemôssos), Liouvs (*Ledossos).
Cf. Kxp^iy/x-o; nom d'un Galate chez Polybe(XX[V, 8) et Cassignetus
(G. /. L., XIII, 10010, 473). Vendryès, .\Jémoires de la Société'de lin-
guistique de Paris, XIII (1905-1906), p. 390-392 ; XIX (1916), p. 60.
2. Brugmann, Grundriss der vergleichenden Graminalik der indo-
gennanischen Sprachen, II, 2« éd., Strasbourg, 1906, p. 44.
3. C'est le fait de phonétique française bien connu : louer (locare),
rue {ruganii, août (agustuni],paon (paronein),ouaille [oviculam), oncle
lavunculuni).
66 LA LANGUE GAULOISE
V : Samarobria, Samarohriva, dans les manuscrits de
César; loincaiius et lovincatiis, loincissus et lovincillua
dans des inscriptions.
A la fin des mots, -s est tombé ' dans des lég^endes
monétaires : Toufohocio, Caniiilo, Lucofio ; peut-être aussi
dans des inscriptions lapidaires : Oj'.zùCkio, Aneuno , OcUmn^
Luçjuri ~, Aneunicno ; mais, dans les légendes monétaires,
le plus souvent, on ne peut disting-uer s'il s'agit d'un nom
simple, ou d'un premier terme en -o abréviation d'un nom
composé.
Pour la chute de s initial, on ne peut citer que des leçons
fautives: àAiouvvf.j: pour traAiiJvy.a (Dioscoride) «Valériane»,
— aATTia (Lycophron) Alpes, kyoùtyiai (Arrien) « segusii ».
Les changements phonétiques que nous font connaître
ces variantes sont comparables à ceux que l'on trouve
dans les autres langues celtiques. Ils nous révéleraient
chez les Celtes la persistance ou le retour des mêmes habi-
tudes de prononciation. Quelques-uns peuvent être dus à
la phonétique latine et même à la phonétique romane, car
peu des formes relevées remontent à un temps où la pro-
nonciation des Romains n'avait pas encore d'influence sur
celle des Gaulois, et l'analogie de certaines formations
latines a amené l'altération de formes gauloises qui n'en
différaient que par quelque détail '^. On serait tenté d'expli-
quer ainsi le changement de o, u en / qui est en latin la
terminaison ordinaire du premier terme des composés '\ A
i. De même dans les inscriptions gallo-romaines : Cintiignalu à
côté de Cintiigtiatus^ Agedilu à côté de Agedillus.
2. Thurneysen, Zeitschrift fur celtische Philologie, VI (1908),
p. 558. Liiguri serait pour Luqurix.
3. Il est bien probable que le nom latin Trajevtuin var. Treclus,
Trega, Triecto, Treclis), qui s'applique à Utrecht et Maostricht,
nous dissimule un nom gaulois analogue (cf. Bède, Ilititoire ecclé-
siastique, V. 11).
4. Magnificus, armiger, (ihicen, fructifer, honorificus, lactifer, etc.
Henry, Précis de grammaire comparée du grec et du latin, 5* éd.,
18'.)4,"'p. lSG-189. '
LES VARIANI'KS DES MANUSt.RlTS ET DES INSCRIPTIONS 67
l'initiale des composés on a aussi / pour o, u, e : Noviodu-
niim Nyon, Noviorilum Niort ; Uxellodunum Issolu,
\ssoudun, Lu ffudu nu ni Lyon; Letiiausu m Limours, Lenio-
vices Limoges, Lenioialum Limeil. Eburodunum Yverdon,
Ehuriacum Ivry, Lexovii Lisieux. Avant de devenir i, u
semble avoir passé par e : Exouduji [Uxellodunum], Exmes
[Uxa}na). A côté de ces chang-ements en i et en e, on
trouve aussi, à l'initiale en roman, le chang-ement en a. :
Laon [Lugudunum), Averdon [Eburodunum), Appoignj
(Epponiacuni) •.
La chute de gF et de u intervocalique est un. phénomène
de phonétique romane. Le Glossaire de Vienne écrivait
Jjrlo « pont » pour brivo.
La plupart des modifications vocaliques ou consonan-
tiques que supposent les variantes des manuscrits et des
inscriptions gauloises, et qui se produisirent, soit successi-
vement à l'intériôur du même dialecte, soit simultanément
dans plusieurs dialectes différents, se trouvent en vieil-
irlandais à diverses époques. L'irlandais a confondu l't' et
Vi indo-européen, ïo et l'a, Ve et Vi indo-européen; les
.diphtongues indo-européennes eu, ou se réduisent à ô ; et
est devenu cht.
Le changement de b et de ni en u, qui n'est pas noté
dans l'écriture en vieil-irlandais, ainsi que le changement
du groupe bn en nin, sont sans doute de date postérieiure
en irlandais. Le Glossaire de Vienne a avallo pour aballo.
Ln irlandais ~ comme sans doute en gaulois, le change-
ment apparent de ff en c, de b en p semble d origine gra-
phique plutôt que d'origine phonétique.
1. Haberl, Zeitschrift fijr celtische Philologie, VIII (1910),
p. 1-86.
2. Voir Vendryès. Grammaire du vieil-irlandais, 1908, p. 25.
68 LA LANGUE GAULOISE
HISTOIRE DU CELTIQUE DE GAULE *
L'influence romaine ne pénétra g-uère en Gaule qu'après
la défaite de Bituitos et la ruine de Tempire arverne (121).
Peu de temps après, les Romains fondaient Xarho Martius
(Narbonne), en 118 avant notre ère. Cicéron écrivait en
69 que la Gaule était pleine de négociants romains et de
citoyens romains ; aucun Gaulois ne faisait d'affaires sans
eux ; il ne circulait pas en Gaule une seule pièce d argent
qui ne fût portée sur leurs livres ^ Quelque exagéré que
semble ce tableau, il est en partie confirmé par des événe-
ments rapportés par César. Des citoyens romains, qui
s'étaient établis à Genabum pour y faire du commerce,
sont tués par les Carnutes et leurs biens sont pillés-^ ; à
Noviodununi des Eduens tuent des iTiarchands et des
voyageurs, se partagent leurs marchandises et leurs che-
J^ vaux, pillent les biens des citoyens romains et en emmènent
en esclavage '^ Dès les premiers temps de la domination
V Y> romaine, l'agriculture se développa, des communications
y nombreuses s'ouvrirent dune frontière à l'autre et la navi-
gation s'étendit ^jusque sur l'Océan. L'accession des Gau-
lois aux magistratures romaines contribua fortement à
leur assimilation. Dès l'époque d'Auguste et de Tibère,
des inscriptions latines furent gravées dans presque toutes
les cités ; la langue en est aussi correcte, la gravure aussi
pure, l'apparence presque aussi régulière que celles des
inscriptions romaines et italiques du même temps. C'est
1. Voir Brunot, Histoire de la langue française, I, 1905, p. 31-37.
Meillet, Revue de linguistique, 1914, p. 99-100. A. Darmesteter,
Revue celtique, XXII (1901), p. 261-281.
2. Cicéron, Pro Fonteio, 2, 4.
3. César, VII, 3.
4. César, VII, 42 ; oo.
i). Panégvri((ue de César par Marc Anlninc chez Dion Cassius,
XLIV, 42, 3 4.
iiiSTOir.E Dr CEr.TiouE de gaule 6r^
sous le règne de Tibère que les naiitae Parisiaci élevèrent
à Paris un monument à Jupiter très bon et très grand K
On a trouvé en Gaule plus de dix mille inscriptions latines,
dont plus de six mille en Narbonnaise, sans compter les
marques de fabrique qui sont innombrables. Les inscrip-
tions gauloises jusqu'ici découvertes ne sont au nombre
([ue d'une soixantaine. Le latin submergea donc le gau-
lois, qui déclina de jour en jour et finit par disparaître
presque complètement.
Nous ne pouvons déterminer que par conjecture et d'après. ^^
des textes obscurs à quelle époque le celtique de Gaule- '^^U^
disparut. Peut-être y avait-il encore au temps de Pomponius c^ <^t
Mêla des écoles clandestines de druides -; mais, dès 21, des.
jeunes gens appartenant aux plus nobles familles gauloises- ^^p<-
étaient réunis dans l'école romaine d'Autun pour y faire /^ ^
leurs études •'^. Au temps de Strabon, la plupart des Cavares.
de Gaule avaient appris le latin ^. Le celtique était alors
encore compris en Gaule, puisque Suétone (69-141) pou-
vait donner l'explication de surnoms gaulois ^ A Lyon,
saint Irénée, au ii*^ siècle, apprenait une langue barbare,,
qui vraisemblablement était le celtique ^'. Ulpien (170-
228) déclare, dans le Digeste^ que les fidéicommis peuvent
être rédigés en langue gauloise '^ . Un autre texte impor-
tant est celui où .saint Jérôme (331-420), qui avait séjourné
à Trêves en Gaule et à Ancyre en Galatie, écrit que les
Galates d'Asie Mineure parlaient à peu près la même
langue que les Trévires ^. L'historien Lampinde (tv® siècle)
1. Jullian, Gallia, p. 42.
2. Pomponius Mêla, III, 2, 19.
3. Tacite, Annales, III, 43.
4. Strabon, IV, 1, 12. Les Gaulois se livraient à l'étude de la rhéto-,
rique et delà philosophie (Strabon, IV, 1, 5).
5. Suétone, Vifelllus, 18.
6. Contra /iae/'eses, I, préf.
7. Digeste, XXXI, 1, 11.
8. Commentaire de Vêpitre aux Galates, II, chez Migne, Patrologie
latine, XXVI. c. 382. Ci-dessus, p. 25. L'autorité de ce texte a été
70 LA LANGUE GALLOISE
raconte ({u'une druidesse avait prédit en g'aulois à
Alexaadre Sévère sa tin prochaine ^ Sulpice Sévère (363-
423) met en scène dans un de ses dialogues un Gaulois qui
s'excuse de son langag-e et auquel son interlocuteur
répond : « Parle-nous celtique ou_, si tu préfères, gaulois ~. »
EnEn, il semble résulter d une phrase de Sidoine Apolli-
naire (i30-480) que la noblesse arverne venait seulement
d'apprendre le latin et de se débarrasseF-^Si|^5«»^*e- de la
langue celtique ^. La substitution du latin au celtique lut
donc lente ; il est probable qu'elle était achevée au vi° siècle.
Au iii" siècle, date des inscriptions sur pesons de fuseaux,
le gaulois était encore parlé parmi le peuple. A la date,
très antérieure sans doute, des inscriptions gauloises votives
et funéraires et du calendrier de Golignv, le gaulois était,
dans certaines parties de la Gaule, presque mis sur le
même pied que le latin.
Avant de disparaître, il avait probablement formé, par
combinaison avec le latin, des parlers mixtes dont nous
retrouvons quelques traces dans des inscriptions d'origine
vulgaire. Telles sont certaines des inscriptions sur pesons
de fuseau, comme nata vimpi ciinni da, qui contient, à
côté de deux mots latins nafa et da, le mot gaulois curnii ;
comme geneta viscara ; comme taurina vimpi] marcosior
Materna ; veadia tua tenet ^'. Tel est aussi, dans une
inscription de Til-Châtel, monimenton pour monumentum,
et, dans une inscription de Chagnon, la forme verbale
contestée souvent; de bons esprits croient que saint Jérôme a copié,
sans en vérifier l'exactitude à son époque, un renseignement plus
ancien.
\ . Sévère, fiO, 6.
2. Dialogues, I, 27, 4. Cf. Babut, Revue historique, CIV (1010),
p. 287-292.'
.3. Sidoine, EpisL. III, :i lirunol, Histoire de la langue française,
I, p. 21, note.
4. Héron de Villofosse, Bulletin archéologique du comité des tra-
vaux historiques, 1914, p. 213-230, 4S9-490. J. Loth, Comptes rendus
lie l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 1916, p. 108-18G.
IIISTOlIîE DU CELTIQUE DE GAULE 71
potesti pour pofcst, qui pourrait contenir une ancienne
désinence celtique -ti, si ce n'est pas, simplement, une
forme imitée du grec '.
Un manuscrit du ix*" siècle, relatif à la Vie de saint y
Symphorien dAutun, qui date peut-être du iii"^ siècle, ^-^ Jy( ,
contient une phrase mélangée de latin et de celtique : nate, ^-t^ ^^^
nale^ Sinforiane, mcniento heioto divo, dont on explique (\^
les trois derniers mots par hoc est mcinorare dci tui^. ^^lS*
Ce sont ces parlers gallo-romains que les écrivains latins /xH
désignent souvent sous le nom de gaulois, et c'est ainsi
que nous pouvons être induits à prendre pour celtiques des
mots bas-latins comme Iripetiae dont nous avons parlé
plus haut et comme baro qu'un scholiaste de Perse expli-
(|uait ainsi : harones dicuniur servi militum qui utiqiie
stultissimi sunt^ servi scilicet stuUorum^. Dès 46 avant
notre ère, Cicéron signalait dans le latin de Gaule des
mots qui n'étaieiLt ,poiçLt en usage à Rome ^. Ces mots
étaient d'origine indigène^ Le latin dans lequel ils avaient
pénétré n'était pas exclusivement, comme on l'a répété
souvent, le latin populaire des légionnaires, mais, pour une
part au moins aussi importante, le latin des marchands, et,
au fur et à mesure que les Gaulois s'assimilaient, le latin
scolaire des nobles gallo-romains, dont le peuple imitait
le langag-e.
o "o
1. M. Julliaii, Comptes rendus de V Académie des inscriptiojis et
belles-lettres, XXV (1897), p. 177-186, a remarqué que la langue de
cette tablette est fortement hellénisée. Voir aussi Mémoires de la
Société des Antic/uaires de France, LVII (1896), p. o1-5.j, 58 ; Revue
des études anciennes, II (1900), p. 277.
2. W. Meyer, Fragmenta Burana, Berlin, 1901, p. 161-163, cité
dans les Analecla Bollandiana, XXIV (190.^), p. 399. Il est possible
qu'il n'y ait là que du bas-latin : in mente habeto tua divo. Une
variante porte : mentem obeto dotivo et la Passion latine porte : in
mente hahe Deum vivum.
3. Perse, V, 138.
4. Brutus, XLVI, 171.
72 LA LANGUE GAI'LOISE
LES TRACES DU CELTIQUE DANS LES LANGUES ROMANES ^
Les éiudits des derniers siècles se sont passionnés,
comme nous l'avons vu, à essayer de déterminer l'étymo-
logie celtique de bon nombre de mots français, et cela sans
grand succès, faute de méthode. Quand la méthode compa-
rative eut été créée, la tâche de rechercher dans les langues
romanes ce qu'on a appelé les siihslrafa celtiques n'en
demeura guère moins pénible -.
A Les formes anciennes des mots que l'on suppose dori-
y gine celtique ne nous sont pas connues directement ; nous
A^K f) ne pouvons les rétablir que par la comparaison des diverses
■ langues romanes. S'il n'est guère de territoires romans
qui n'aient été, à quelque moment, habités par les Celtes,
les conditions de l'occiqiation par les Celtes de la pénin-
\^ suie ibérique nous sont mal connues ; les Celtes ne se sont
'V pas solidement établis en Italie ailleurs qu'en Cisalpine, et
ils ne semblent guère avoir pénétré en Gaule au sud de la
Garonne. La présence d'un mot supposé celtique dans la
péninsule ibérique, dans le centre et le sud de l'Italie, dans
l'Aquitaine, en rend donc suspecte l'origine celtique et
donne, au contraire, à l'origine latine plus de ATaisem-
blance. Du côté des langues celtiques, les difficultés ne
sont guère moindres. Si les langues gaéliques de l'Irlande
1. Voir Schuchardt, Zeilschrifl far roriinriische Philolorjie, IV,
(1880), p. 142 et suiv. Ascoli, Una lettera glotlolof/ica, Turin, 1881.
R. Thurneysen, Kelloromanisches, Halle, 1884. Wiiulisch, Kellisclx'
Sprachen dans le Grundriss der romanischen Philologie de Grober,
I, 1888, p. 283-312 ; 2<= éd. 1904, p. 371-404. Darmesteter, Ilatzfeld
et Thomas, Dictionnaire général de la langue française, 1895-1900,
p. 11-18. Meyer-hùbke, Ein fil hrung in das Sludium der romanischen
Sprachwissenschaft, Heidelberg, 1901, p. 3b-41. Brunot, Histoire de
la langue française, I, p. 31-37, 53-56.
2. Les romanistes semblent avoir eu souvent à cœur, par réaction
contre les excès des celtomanes, de réduire au minimum rintluonce
du celtique sur les langues romanes.
LES THACKS DU CELTIQUE DANS LES LANGUES ROMANES 73
et de l'Ecosse uont point directement subi Tintluenee
latine, elles ont pourtant emprunté au latin un certain
nombre de mots savants venus par la littérature, et
(Quelques mots populaires venus par l'intermédiaire des
Bretons du Pays de Galles '. (Juant aux langues brittoniques,
elles sont assez profondément pénétrées d'éléments latins -.
Ajoutons ([ue les langues gaéliques et le gallois ont, à une
épo{[ue récente, emprunté à l'anglais des mots franco-nor-
mands, et que le breton d'Armorique s'est, depuis long-
temps, pénétré d'éléments français. Ce sont précisément
ces mots d'emprunt qui ont servi aux celtomanes pour
démontrer l'origine celtique du français '^.
On aura donc la plus grande somme de probabilité en
faveur de l'origine celtique, quand un mot roman, usité
dans un pays jadis habité longtemps par les Celtes, est
conservé à la fois en gaélique et en brittonique.
Les noms communs des langues romanes, auxquels on tj ï\y.^.
a quelques raisons d'assigner une origine celtique, se ^^^ig/tuo^.^
tachent à peu près aux mêmes ordres d'idées et d'objets^ ji .
que les mots celtiques transmis par les auteurs de l'Anti- (j
quité ; ce sont des noms de végétaux '^ ; des noms de par- ^^(-X^i
ties du corps ^ ou s'y rapportant, et des adjectifs de qualités 'J
physiques*^; des termes d'alimentation ou de vêtement ' ;
des noms d'outils et d'ustensiles ^, de voies et moyens de
communication '■^ ; des termes relatifs à la culture et aux
terrains "^ ; quelques verbes i^.
1. Sur ces emprunts, voir J. Vendryès, De hihernicis vocahuUs
rjuae a latina lingua originein duxerunt, 1902.
2. J. Loth, Les mots latins dans les langues hritloniques, 1892.
3. Voir ci-dessus, p. 19, n. 1.
4. Bille, if, bouleau, bétq]ne, chêne.
5. Jarret, dartre, grenon, bec.
6. Dru, petit. • • ,
7. Mègue, cervoise ; drille, coule, saie, bouge.
8. Claie, pairol, ruche, soc, charrue, vouge.
9. Barque, char, jante, chemin, lieue.
10. Bran, grève, lande, raie, roche, breuil, marne ; arpent.
il. Briser, broder, mucier, gober, changer.
/ I LA LANGUE GAULOISE
Le système de dénomination des personnes ayant été
complètement renouvelé en Gaule après la conquête
l romaine et l'introduction du christianisme \ il est impos-
\ sible de trouver dans les noms français de personnes des
\ traces de g-aulois ; mais les noms de lieux, au contraire,
: ont, pour une bonne part, subsisté jusqu'à nos jours ;
'^ même quand on n'en a pas conservé de forme ancienne,
\on peut, en se guidant sur les identifications sûres, établir
par analogie l'origine gauloise de noms modernes. -C^7!a«io-
majus est devenu Cranton ; il est donc vraisemblable que
Vernon remonte à * Vernomagus et que Chassenon remonte
à *Cassanoma(jus. De ce que Virodiinum a donné Verdun,
il résulte que Arthun peut être un •Anc\Qn*Ariodunum. De
ce que Isarnodiirum a donné Izernore, on peut conclure
que Vollore vient de *Voloduruin. Puisque Mareuil est la
forme française du gaulois Maroialum, Verneuil doit
avoir pour origine un *Vernoialiini^ et Nanleiiil ■an*Nanio-
ialuin '-. Les formes de transition entre le gaulois et le
français, conservées par les monnaies mérovingiennes ^^
sont utiles pour assurer létymologie. Ruan est un ancien
Rolomagus, puisqu'il porte sur les monnaiesjn éroxin^jennes ^
le même nom [Bolonio]'* que Rouen, pour lequel l'ancien
1. On trouve encore quelques noms gaulois de personnes dans les
plus anciennes vies de saints. Ces noms sont relevés dans le Altcel-
tischer Sprachachatz de Alfred llolder.
2. Sur l'ancienneté de cette terminaison -oialuin, voir G. Paris,
Romania, 1890, p. 468-479. A.Thomas, Essais de philologie française,
4897, p. 216-217.
3. Catalogue des monnaies françaises de la Bibliothèque nationale,
Prou, Les monnaies mérovingiennes, 1892.
4. Forme intermédiaire : Rotomao. La réduction de mago à mo
est constatée à l'époque mérovingienne ; les monnaies pi'ésentent
souvent les deux formes : Blatomago-Blalomo, Noviomago-Noviomo,
R ico mago- Rio mo ; cf. Rotomo (monnaie), Rodomago (Grégoire de
Tours) ; Mosomo (monnaie), Mosomagensi (Vie de saint Rémy) ;
Icciomo {monniûe), Icid mago pour Iciomago (Table de Peutinger);
CAsomo 'monnaie), Cisomagensi (Grégoire de Tours) ; et Manlaloma-
gensem, Mantolomaus (Grégoire de Tours).
LES TRACES DU CELTIQUE DANS LES LANGUES ROMANES ii*
nom Roiomay us est attesté. Novionio est, sur les mOianaies
mérovingiennes, le nom de ' Noyon (Oise) et de Noyeii
(Sarthei : la forme plus ancienne, Noviomagu»^ qui n'est
conservée que pour Noyon, peut être, sans aucune incerti-
tude, restituée pour Noyen. Il en est de même pour
0(7owo,qui représenterait *0(Jomaff us .D après Brivoclurum.
mérovingien Hriodero, Briare, on restitue k liriodro, Brières,
la forme ancienne Brivoduruni. Panvant est aia xiii^ siècle le
nom de Pavant (Aisnej ; la forme de ce nom au ix* siècle,
PinnevinJo, permet d'établir la forme gauloise Pennovin-
dos ^
On peut même, lorsqu'on n'a pas conservé de forme
anciezine, rétablir par la seule aide de la phonétique, l'éty-
molog-ie g-auloise d'un nom moderne ~, Les noms français
en -euvre peuvent remonter à des noms g-aulois en --obria;
Vendeuvre à Vindobria, Mojeuvre à Mofjetohria ou k
Modiohria, Deneuvre à Danohria ^. Les noms en -ort,
-ord peuvent remonter à des noms g-aulois en -oritum ;
Niort à Noviorltutn, Ghambord à Camhoritum.
Il faut prendre g-arde que le même nom gaulois aboutit
à divers noms français selon les dialectes. Noviomagus
donne Nijon (Haute-Marne), Noyon (Oise), Novion
(Ardennes) ; Noviodunum donne Nouan (Loir-et-Cher),
Nion Suisse) ; Jcciodurum donne Yzeures (Indre-et-Loire)
et par suite, Yzeure (Allier), Izeure (Côte-d'Or), mais aussi
Issoire (Puy-de-Dôme). Il faut tenir compte aussi des défor-
mations accidentelles, si fréquentes dans les noms de lieux,
qui passent par toutes les bouches et sont souvent diffi-
ciles à retenir. Ainsi, on ne peut douter que lancien Icu~
lisna ne soit identique à Angoulènie ; or aucunes lois pho-
1. A. Long'iion, Revue celtique, XXV (1904), p. J7.
2. De nombreuses et sûres applications de cette méthode ont été
faites par M. A. Thomas, Bévue celtique, XX M899), p. 1-6, 438-
444.
3. H. d'Ai'bois de Jubain ville, Les premiers habitants de r Europe,
2« éd., II, 1894, p. 264.
"76 LA langue; gauloise
nétiques générales ne peuvent expliquer cette modification.
De plus, des terminaisons, à l'origine très différentes, ont
abouti en bas-latin ou en français à des résultats identiques :
le latin mérovingien -doro, -dero remonte soit à doro
« porte », soit à -dur uni « forteresse » ; Brion peut repré-
senter Brione ou *Briodunum ; Mougon remonte à Medu-
conno^ et Bourgon à Burgoduniini ; Voiizon à Vosonno^ et
Moiizon à Mosomagus ; Châlons à Catalaunos, et (^halon à
Cahillonum.
Enfin, il ne faut pas se fier aveuglément aux textes du
bas Mojen-Age, qui offrent parfois des latinisations par
étymologie populaire des noms français, au lieu des noms
gallo-romains primitifs, par exemple : Bonneuil, ancien
Bonoialum, qu'un scribe facétieux ou crédule a métamor-
phosé en Bonus Oculus « Bon-OEil » ; Cornuz, ancien Cor-
nutus, devenu Corpora Nuda « Gorps-Nuds ^ ».
La méthode, d'ailleurs, n'est pas sans présenter d'autres
chances d'erreurs. Qui ne connaîtrait pas les formes
anciennes et se guiderait sur les formes modernes donne-
rait, par exemple, la même origine onomastique à Vienne
du Dauphiné ( Vienna) et à Vienne d'Autriche ( Vindohona).
Au contraire, deux cas du même mot donnent en fi-ançais
•des formes assez divergentes : Anjou [Andecavum), Poi-
tou [Pictavum) ; Angers, v. fr. Angieus (Andecavis),
Poitiers [Picfavis).
L'accord des langues romanes parlées dans les pays
celtiques avec les langues celtiques des Iles Britanniques,
s'il accroît dans une mesure appréciable le vocabulaire
gaulois, ne nous renseigne guère sur la grammaire ; car les
traces d'influence celtique sur la morphologie du bas-latin
sont indistinctes -. On attribue jiourtant à la persistance
1. C'est, actuellement encore, l'orthographe du nom d'une com-
mune d'Ille-et-Vilaine. Voir Bossard, Annales de Bretaijne, XXX
(1915), p. 469-472.
2. Voir ci-dessus, p. 34, 00, 70, 71.
LES TRACES DU CELTIQUE DANS LES LANGUES ROMANES 77
dos habitudes de langage propres aux Celtes certains -faits
de phonétique, de morphologie et de syntaxe françaises ;
par exemple, le chang-ement de cl en -.r/, -il ' ; le change-
ment de V initial en gu, ff~ ; la chute des consonnes inter-
vocaliques (/ ^, t *, que l'on observe en gaélique et en brit-
tonique ; la tendance à la nasalisation, qui se manifeste
aussi en gaélique; le changement de é latin en o;, compa-
rable au changement de cet (' en ui en vieux-brittonique ■'• ;
le changement de û latin (prononcé oî;) en u français, que
\'o\\ constate en France, dans la Haute Italie et.en Rhétie,
ce son // étant caractéristique des langues brittoniques'' ;
la numération par vingt, qui est commune au brittonique,
au gaélique et au français ' ; la distinction du nominatif
et de l'accusatif pluriel des thèmes en -o et la confusion du
nominatif et de l'accusatif pluriel des thèmes en -â ^; la
formation de verbes réciproques au moyen de particules ® ;
l'emploi populaire, en français, des formes modernes de la
1. Gaul. rectu-, rextii-, gall. reith, bret. reiz ; lat. lactem, fr. lait,
gall. laeth, bret. laez. Le changement de et en ht se trouve aussi en
osque et en ombrien. -
2. Gall. gwr, bret. ffour, cf. lat. vir ; lat. vinurn, bret. gall. gwin;
lat. vadum, fr. gué.
3. V. celt. tigerno-, v. gall. tiern ; gaul. -slogi, gall. lu; 1). lat. agus-
tum, fr. août, gall. awst.
4. Irl. lathe, laa.
n. Gaul. clëta, v. gall. cluil ; lat. plebs, corn, plui, v. bret. ploi.
Mais on a remarqué que les habitudes de prononciation changent
d'une génération à l'autre.
6. Grôber, Griindriss de?' romanischen Philologie, I, 1888, p. 506.
7. Moy. bret. triuguenl, pevaruguent, gall. trimuceini ; v. fr. ireis
vinz, six vinz, fr. quatre-vingts, Quinze-vingts; irl. tri fichit, côic
fichil.
8. Thèmes en -o- : n. pi. eich, ace. pi. eochu ; lat. equi, equos ; v.
fr. cheval, chevals ; thèmes en -â : n. pi. ace. pi. iuatha ; lat. rosœ,
rosas ; v. fr. roses.
9. Particule imni- en gaélique, yni- en gallois, em- en breton ;
s'entre- en français, formation très développée dans les dialectes
français de louest. Thurneysen, ^4rc/iJi' fur lateinische Lexikographie
und Grammatik, VII (1892), p. 523.
6
1
78 LA LANGUE GAULOISE
préposition ad « à » pour marquer la possession % la mise
en évidence du sujet au moyen de l'impersonnel « c'est <>
et d'une proposition relative -. 11 est possible aussi que
des irrégularités phonétiques, comme le changement de a
en dans arliculum ^ orteil, de o en ie dans locum >
lieu, le changement de d ea v dans gladiuin > r^laive, le
changement de t en c dans treinere > criendre, craindre
soient dues à Tinfluence de mots celtiques amenés par des
associations d'idées et de formes : irl. orddig « orteil »,
bret. lech « lieu », irl. claideb « épée », irl. crith « trem-
blement » ^.
On a avancé que l'o de la terminaison -ons de la première
personne du pluriel est dû à une influence celtique ^, la
voyelle thématique étant -o à cette personne en gaélique
et en brittonique, tandis quelle est i, â, ê, i en latin.
D'autres faits encore peuvent être rapportés à l'influence
celtique. L'usage français des « liaisons», c'est-à-dire de
la persistance des consonnes finales de certains pr oclitiques
étroitement unis à la voyelle initiale du mot suivant : les-
enfants, vos-aniis, est connu en breton et en irlandais '^. Le
celtique et le français emploient des particules démonstra-
tives après les noms ^'. En celtique et en français, le pro-
1. Irl. mac dô « un fils à lui », corp do Christ « le corps au (du)
Christ ».
2. Irl. is duib predchini «c'est à vous que je prêche », gall. kanr
a iveleis « c'est un cerf que j'ai vu », irl. is nié « c'est moi ».
3. Ascoli, Archivîo glottologico italiano, X, p. 270, 272. Suchier,
Altfranzusische Grammatik, Halle, 1893, p. 'J7. En général, les
romanistes ont cherché à ces faits des explications fondées unique-
ment sur la ])honélique romane. Bourciez, Précis historique de pho-
nétique fran(;aise, 4* éd., 1914.
4. Settegast, Zeitschrift fiir rornanische Philologie, XIX (1895),
p. 266-270. F. Geo. Mohl, Les origines romanes, Prague, 1900. Cf.
Vendrycs, Revue critique d'histoire et de littérature, LU (1901),
p. 149-151.
D. En breton, hoc'h ohero « vos œuvres », ho lourn o votre main . ;
irl. ah-ainm « son nom à elle », a dorn « son poing ».
6. Irl. an fer-sin, fr. cet homme-là. Schuchardt, Zeitschrift fur
rornanische Philologie, IV (1880), p. loi, compare le piémonlais mi
i l'o vdii-lo, s 'è perdù-se à l'irlandais ro-m sôir-sa «il m'a sauvé».
LES TRACES DU CELTIQUE DANS LES LANGUES ROMANES 79
nom personnel complément direct s'intercale entre le sujet
et le verbe'. En gaélique et en vieux-français, le nomi-
natif pluriel des noms en ;< est en s'. En celtique et en
français, on construit l'intînitif avec les prépositions •' et
l'infinitif actif peut s'employer au sens passif ^. On peut
remarquer aussi l'emploi explétif de la négation dans des
propositions temporelles ^.
On ne doit pas dissimuler la fragilité de quelques-unes
de ces comjDuraisons ; dans plusieurs cas, il s'agit sans
doute de coïncidence et non d influence, car les rencontres
apparentes, entre des langues qui n'ont jamais été en rap-
ports, ne sont pas rares ''. Mais il est au moins aussi diffi-
cile de les réfuter que de les établir, et il est possible,
pourtant,! que le développement rapide en français de cer-
taines formes latines soit dû à la coïncidence de ces formes
avec le gaulois. )
COMPARAISON DU GAULOIS ET DU VIEUX-CELTIQUE INSULAIRE
L'ancienne langue celtique des Iles Britanniques ne nous
est révélée directement que par quelques noms communs
et par de nombreux noms propres de lieux, de peuples
1. Gall. mi alh garaf h je t'aime ».
2. Irl. tuatha =z "tuathas, pi. de tiiath = "tualha ; fr. choses, pl.de
chose, V. fr. cosa.
3. Irl. iar facbail a ec/i <( après avoir perdu ses chevaux» gall.
gwedy llad y gwr hynny « après avoir tué cet homme >k
4. Irl. ni ail insin do epirt « ce n'est pas agréable à dire» cech
maith is àil lib do dénum duib 6 doinib « tout bien que vqus désirez
vous être fait par les hommes (à vous faire par les hommes) ».
a. Moy. bret. quen na <( jusqu'à ce que », m. gall. hyd ni. Cf.
Ernault, Revue celtique, XIII (1892), p. 358.
6. On trouve eu Fi-ance des noms de lieux en -bria. On en pour-
rait étourdiment conclure que les Thraces, dans la langue de qui
^pia signifiait « ville », ont eu des établissements en France.
80 LA LANGUE GAULOISE
et de personnes qui olfrent une évidente parenté avec les
noms gaulois correspondants '.
Les uns nous ont été transmis par les Anciens : Cinge-
torix, Carvilius, Taximagulus, Segovax, Lucotorix. Man-
dubracius, noms d'hommes ; Cantium, nom de lieu; Anca-
lites, Bibroci, Segontiaci, Cassi, Cenimagni (var. -ntanni),
Trinovantes, noms de peuples chez César; — Boudicca,
Caratacus, noms de personnes ; Camulodunum, Verula-
rnium, noms de villes; Brigantes, nom de peuple ; Sahrina,
Trisantona, noms de rivières, chez Tacite ; — 'ApvsvTÔ-
xs;5;, KuvO[3£aX'.voç (gall. Cynfelyn), noms de personnes
chez Dion Gassius ; — W-pz^i-:oi, nom de peuple ; Noiô^i-ayoç,
lleiouapia, Mapioouvov, Oùipcy.oviov, 'Ejiôpaxov, KaTOupaxTCvisv,
Aapoùepvov, Pi^ôBouvov, OuçsAAa, Taxa, MeBioAavicv, noms de
villes ; Mopiy.â[>.^-q, A-/]oôa, Noouicç, noms de rivières chez
Ptolémée ; — Durnovaria, Durohrivae, Ariconiinn, Sor-
viodunum, Margiduniini,Lactodorum, Camhoduniun, Carn-
horitum, Durocomovinm^ Derventio, Duhris, Gohanniiini,
Vindogladia, Vindomora, Luguvallium, Peniiocr'uciiini,
noms de villes dans ITtinéraire d'Antonin ; Amboglanna,
Segediinum, Branodunurn, Cilurnum^ Condercum, Gabro-
sentuin, Vindolana, Anderidos, noms de villes dans la Noti-
fia Dignitatum. D'autres noms proviennent des légendes
monétaires : Du bnoveUaunos , Addedomaros, Andocomius,
Boduos, Cunobelijius, Cattos, Commios, Tascio, Dumnove-
ros, noms d'hommes; Vocorio, nom de peuple (?) ; Ver-
1. I.a parenté de langue des Gaulois et des Bretons a été signalée
par Tacite (voir ci-dessus, p. 26). César dit que les parties mari-
times de la Grande-Bretagne avaient été peuplées par les Belges du
continent (V, 12, 2; 13, 1). Il y a en Grande-Bretagne des Belgav, des
Alrebatii, des Catiiellavni, des Parisi tribus issues sans doute de
leurs homonymes de Gaule; des Uxellodunum, Novioniagas, Cam-
borifiim, Condate, Vernemetum, Segedimuni, Camhodunum, homo-
nymes de villes gauloises. Rhys, Earhj Brilain. Cellic Brilain.
Londres, 1882; :<*' éd. 1904. H. d'Arbois de Jubainville, Les druides
et les dieux ce/tiques à forme d'animaux, 1906, p. 27-50. Windisch,
Das keltische Brilannien bis zu Kaiser Arthur, Leipzig, 1912.
r.E vieux-celt[oi:e [nsilaire 81
laniio, nom de ville. D'autres, enfin, sont inscrits sur des
pierres ou des poteries : Boduogeniis^ Cintnr/enus, Rilogc-
nus, Maliicus, Isaniiniis, Cocciis, (hinobnrrna, Dagoina-
rus, Tancorix, Vopoinulas, noms d'hommes. Parmi les
noms communs, il faut citer fossia « manteau », covinnus
« char de g'uerre ».
Du v** au vil" siècle, les sépultures chrétiennes de Grande-
Bretagne nous ont conservé un grand nombre de noms
bretons latinisés ^, par exemple Cunovalos (gall. Cynwal)^
Cunomorus (gall. Cynfor), Cunofarnos (gall. Cyndaf), et
les inscriptions en caractères oghamiques "^ d'Irlande,
d'Ecosse, de Galles et de Gornouaille, nous ont transmis
des noms gaéliques avec leurs anciennes terminaisons cel-
tiques. Ce sont les plus intéressants pour nous. On y
trouve :
1" des nominatifs en -a : inigena (ir\. ingen) ;
2° des génitifs singuliers en -i' : rnaqi (irl. maie), rnucoi,
Canamagli (v. bret. Conmael) ;
des génitifs en -os : Cunagussos (irl. Congusso), Iva-
catLos ;
des génitifs en -as : Lugudeccas, Decceddas, Segamonas,
Inissionas, Broiiiienas, Dovvinias, et, après la chute de s,
en -a : Dccceda, Dovinia ; sans désinence : Olacon, Vifa-
lin ;
3" un génitif pluriel en -a après chute de n : tria maqa
<( des 'trois fils ».
L'insuffisance de ces renseignements directs sur le vieux-
celtique insulaire est largement rachetée par l'abondance
d'informations que nous fournissent lé gaélique et le brit-
tonique.
1. Ilûbner, Inscriptiones Britanniae chrislianite, Berlin, 1876.
2. Macalistei-, Studies in Irish epigraphy, Londres, 1897-1907.
Rhys, Proceedings of the Society of Antiquaries of Scolland, XXVI,
(1892), p. 263-351. Nicholson, Keltic researches, Londres, 1904. Rhys,
Lectures on Welsh philologij , 2«éd., Londres, 1879, p. 272-284. Voir
ci-dessus, p. 46, n. 6.
82 ' LA LANGUE GAULOISE
Les mots et les noms insulaires provenant de l'Anti-
quité ne sont ni plus nombreux ni plus clairs que les
noms et les mots gaulois. La reconstitution, par les lin-
guistes, de la langue commune antérieure à la séparation
du brittonique et du gaélique et, par suite, conte mpoi^aine
du gaulois ancien a permis d'étendre singulièrement le
champ des rapprochements et de déterminer, en quelque
mesure, certains faits de grammaire et le sens de nom-
breux noms gaulois. Mais il ne faut pas oublier que la
lanirue commune ainsi reconstituée n'est la langue com-
mune que d'une partie des Celtes, et que le celtique conti-
nental, faute de documents, n'est guère entré dans cette
reconstitution. Se faire une idée complète de l'ensemble du
vieux -celtique par cette méthode est donc une entreprise
chimérique. Les seuls faits dont novis puissions être sûrs
seront ceux que nous pourrons retrouver dans les restes
du gaulois. Ces restes ne sont, malheureusement, pour la
plupart, que des noms propres, dont l'origine et l'étymo-
logie, quelque vraisemblable ou séduisante qu'elles soient,
restent toujours, et quand même, hypothétiques. Pour les
faits qui nous sont attestés à la fois par le gaulois et le
vieux-celtique reconstitué, nous constatons parfois des
divergences entre les deux langues, par exemple dans la
déclinaison et la conjugaison.
Quoi qu'il en soit, la méthode comparative permet
d'écrire un vocabulaire et une grammaire du vieux-cel-
tique, qui, indirectement, peuvent nous renseigner sur le
vocabulaire et la grammaire du gaulois.
Le vocabulaire ainsi constitué ' est sans doute assez
différent du vocabulaire gaulois, car l'explication des
inscriptions gauloises par le vieux-celtique présente de
graves difficultés. Il est d'ailleurs vraisemblable que l'in-
vasion des Celtes n'était pas la première que le sol fertile
1. Stokes et Bezzenberger, Worischalz der JieUischen Sprachein-
heil, urlxeUit^rher Spnich^chalz, Gœttingue, 1894.
LES NOMS PROPRES GALLOIS 83
de la Gaule eût subie et c[ue des populations diverses
avaient fourni quel([ues mots à la langue de leurs vain-
queurs *. Les Celtes du centre de l'Europe, qui, à l'origine,
alimentaient d'éléments sans cesse renouvelés les tribus
déjà établies dans notre pays. Celtes en contact avec des
populations de langues diverses : Scvthes, Thraces, Illv-
riens, Germains, n'étaient pas sans empi-unter parfois des
termes à leurs voisins ou à leurs sujets, et introduisaient
dans le gaulois de Gaule des mots nouveaux, donl les uns,
adoptés par la mode, pénétraient dans la langue commune,
dont d'autres restaient confinés dans quelques parlers
locaux ou cessaient au bout de quelques années d'être en
usage. Mais, si les inscriptions gauloises s'interprètent
difficilement par le vieux-celtique, les noms propres gau-
lois y trouvent, avec une plus grande facilité, l'explication
de leur sens. 11 semble donc que les noms propres gaulois
soient plus pénétrés d'éléments celtiques que le reste du
vocabulaire, ce qui n'est pas, d'ailleurs, pour surprendre,
les noms propres, maintenus par les traditions familiales et
nationales, étant toujours plus archaïques que les noms
communs et ne se renouvelant pas aussi rapidement que
ceux-ci.
S'il est incontestable que la plupart des noms propres
gaulois peuvent s'expliquer par des noms communs, l'ex-
plication du sens de ces noms n'est pas hors de doute ;
singulièrement hasardée pour les dérivés, elle semble plus
facile à établir pour les noms composés de deux termes.
Pour atteindre à la vraisemblance, nous ne pouvons nous
guider que sur les exemples, plus faciles à interpréter, que
nous fournissent les autres langues celtiques et les langues
indo-européennes, en particulier les langues germaniques.
1. C. Jullian, Histoire de la Gaule, II, 1908, p. 367, pense que
le gaulois conlenail un fonds important d'emprunts au ligure. Mais
nous ne savons rien ou presque rien du ligure [ibid., I, p. 123';. Cf.
G. Dottin,Z.es anciens peuples de l'Europe, 1917, p. 183, et C. Jullian,
ci-dessus, p. xi.
^.
84 LA LANGUE GAULOISli;
Entre les diverses hypothèses que sug-gère la phonétique,
nous choisirons celles pour lesquelles la sémantique nous
fournit des indications concordantes ' ; mais nous ne pou-
vons mesurer l'évolution du sens des mots dont nous ne
connaissons la signification qu'en gaélique et en britto-
nique'-. D'autre part, comme ces noms n'ont pas tardé à
acquérir, quel([ue significatifs qu'ils aient été à l'origine,
une valeur purement abstraite, on ne saurait prendre tou-
jours pour preuve de la vraisemblance d une explication le
sens raisonnable et log-ique qu'elle attribuerait au nom
propre, et les jonctions d'idées les plus incohérentes peu-
vent être conformes à la réalité, surtout dans les noms de
personnes, où l'on admettait de sing-ulières combinaisons
pour rappeler dans une même dénomination plusieurs noms
d'ancêtres. Dans les noms de lieux d'origine topographique,
la réalité actuelle permet de vérifier l'étymologie, quand
la dénomination est suffisamment descriptive et précise '■^.
Il est possible aussi que certains noms latins de lieux de
la Gaule soient des traductions des noms gaulois primitifs ^.
NOMS DE LIEUX
Pour les noms de lieux, voici les idées que nous trou-
vons le plus fréquemment exprimées.
1. Sur les rôles respectifs de la plionélique et de la sémantique,
voir un suggestif article de M. Ant. Thomas, /?PD//e ilea Deux Mondes,
l*"" décembre 1900. Nouveaux essais de i)hUolo(/ie fritnraise, 190i,
p. 21-34.
2. Ainsi, en irlandais mag signifie « plaine, cliamp, champ de
bataille » ; en gallois ma signifie « endroit, espace, place » ; (juel était
le sens précis du gaulois -niagus qui est identique à mag et à ma?
M. Jullian estime que c'est «champ de foire », <■ marclié » et que
magus équivaut au latin forum. Cf. Julio-niagus et Forum Julii [His-
toire de la Gaule, II, p. 238, n. 8).
3. Cette méthode géograpliique a été employée avec succès par
M. Jullian. Quand les résultats en coïncident avec ceux <}ue donne
la méthode linguistique, on est bien [)rès de la certitude.
4. Voir ci-dessus, p. 66, note 3; p. 84, n. 2.
r-ES NOMS DE LIEUX S.'»
La seconde pai'lio des noms composés exprime d'une
manière g-énérale la nature du terrain :
plaine, champ : irl. may, ^^aU. et hret, ma, gaul.-ma^i/s.
montag-ne : g-aul. oouvov « endroit élevé», -chinum; irl.
hri, gall. hret. bre « mont », gaul. -br'ufa ^
rocher : irl. bc.nn « corne », gall. bann « pic », g-aul.
-bcnniiin.
vallée : g:all. nant k vallée », g-aul. -nantiis.
passages : g-aul. brin a pont », gaui. -hr'um ; v. gall. rit
<( gué », gaul. -rituni.
bois : bret. coet, gaul. -col uni.
constructions : irl. nenicd « lieu sacré », gaul. -neme-
tiim ; irl. raith « enclos fortifié », gaul. -raie ; gaul. dora,
-doras «porte » ; irl. dùn, gall. din «forteresse», gaul.
-du /ni m.
La première partie des noms composés et les noms
dérivés caractérisent le lieu d'une manière plus précise :
nouveauté ou ancienneté : v. bret. novid « nouveau »,
■gaul. Nouio-dunum « Ville-Neuve », Novio-magus « Champ-
Neuf » ^; irl. sen «vieux », Senmacf n. pr., gaul. Seno-
magus « Vieux-Champ », « Vieux-Marché ».
forme et dimension : gall. uchcl «. élevé »,gaul. Uxello-
1. Ces noms sont rares en Gaule ; très fréquents, avec des pre-
miers termes souvent non celtiques, en Espagne.
2. Ces noms dont le premier terme est Nnvio- comptent parmi les
plus répandus daii-s les pays celticjues. On trouve des Novio-du/iuni
sur divers points de la Gaule, à Pommiers près Crouy (Aisne), à
Nouan-le-Fuselier (Loir-et-Cher), à Nevers, Jublains (Mayenne),
Nyon (Suisse); en dehors de Gaule à Placentia en Cisalpine, à
Isaccea en Roumanie. On trouve des Novio-niagus chez les Bituriges
Vivisci, à Les Tourettes (Calvados), Pompières (Aisne), Saint-Paul-
Trois-Chàteaux (Drôme), Nijon (Haute-Marne), Noyon (Oise),Noyen
(Sartlie), Novion (Ardeunes), Neumagen en Prusse Rhénane, Spire
en Bavière Rhénane, Nimègue en Hollande ; en dehors de Gaule à
Neumagen en Bade, à Hollywood HiU près Bromley (Kent) en
Grande-Bretagne.
86 LA LANGUE GAULOISE
duniiin ((Haute-Ville»; irl. camm, gall. canun <( courbe»,
gaul. Camho-ritum « Le Gué-de-la-Courbe » ; irl. màr
« grand », gaul, Maro-ialum « La Grande-Clairière » ; v.
gall. litan « large », gaul, Litano-briga « Le Fort large ».
couleur : irl. Find-maff, -çall. Givyn-fa, gaul. Vindo-
magus « Le Champ-Blanc ».
situation : irl. mide ((milieu», gaul. Medio-lanum <( la
Plaine-du-Milieu » ; gall. bret. penn (( tête, bout », gaul.
Penno-lucos «La Tête-du-Lac ».
nombre : gall. Tri-neint, gaul. Tri-nanto « Les Trois-
Vallées ».
végétaux : irl. Fei-n-mag, gaul. Verno-magiis (( Le
Champ-aux-AuInes » ; irl. daur, gall. der7i\ bret. derv
« chêne », gaul. Dervus a Le Chêne » ; irl. ihar « if », gaul.
Ehuro-hriga <.<. Le Fort-de-l'If » ; irl. hlâth (( fleur », gaul.
Blato-magus a Le Champ-des-Fleurs » ; irl. aball (( pomme »,
V. gall. ahall, gaul. Aballo (( Le Pommier»; irl. cularàrty
bret. keler, gaul. Cularo (( Le Concombre » ; Cassino-
magus « Le Champ-des-Chênes ».
animaux : irl. gabor, v. gall. gabr, gaul. Gahro-magus
a Le Champ-de-la-Chèvre » ; irl. math «. ours ». Matu-caium
(( Le Bois-de-FOurs » ; irl. bran (c corbeau », gaul. Bi-ano-
dunum (( La Ville-au-Corbeau » ; bret. broc h u blaireau »,
gaul. Broco-magus «. Le Champ-du-Blaireau » ; irl. farb,
(( taureau », gaul . Tarve-ssedum « Le Château-du-Taureau » ;
irl. marc (( cheval », gaul. Marco-durum a Le Fort-du-
Cheval », Marco-magus «. Le Champ-du-Cheval ».
terrain : gaul. brio ((pont », Brivo-duriim ((Le Fort-
du-Pont » ; gaul. iianto «vallée», Nanto-ialum, « La Clai-
rière-de-la-Vallée ».
eau : gaul. condaie, Condaio-magus (( Le Champ-du-
Confluent»; v. gall. rit «gué», gaul. Ritu-magus «Le
Champ-du-Gué » ; gall. genau « mâchoire, bouche », gaul.
Genava « La Bouche ».
commerce ou industrie : irl. argat « argent », gaul.
LES >OMS DE LIELX 87
Afganto-majus «■ Le Ghanip-de-rArgent » ; irl. carbat
(( char », g-aul. Carhanto-rate « La Fabrique (?) de Chars »;
irL bret. carr « char », g-auL Cnrro-duniiin >.<. La Ville-
aux-Chars » ; iil. iarn « fer », gauL Isarno-chrum « La
Porte-de-fer » : irl. coire a chaudron », gauL Corio-ssedum
« Le Château-du-Chaudron » '.
Dans un certain nombre de ces composés ou dérivés, le
premier terme ou le thème, au lieu d'être significatif, peut
avoir déjà une valeur abstraite et être lui-même un nom
propre, nom de propriétaire ou nom de dieu, nom de cours
deau voisift.
Les noms de propriétaires peuvent être nombreux dans
les composés en -magus^ qui désignent sans doute les
champs -. Il est possible que, à l'imitation de Rigo-magus
(( champ du roi », Bardo-m/agus signifie tantôt « champ
du barde », tantôt « champ de Bardos » ; Novio-magus
« nouveau champ » ou « champ de Novios » ; Nerio-magui
est sans doute « champ de Xerios » ; Durnù-magus « champ
de Durnos » ; Caranto-niagus « champ de Garantos».
Mais on rencontre sans doute aussi des noms de per-
sonnes dans les autres composés : Novio-dununi a ville
neuve» ou « ville de Novios >), Cambo-dunum « ville
courbe » ou « ville de Cambos », Nemeto-durum « fort de
Nemetos » ou « fort du lieu sacré ».
Les formations, dont le premier terme est un nom
d'homme, sont, en tout cas, expressément attestées au
temps de l'empire : Caesaro-danum, Augusto-dunum,
Augusto-durum, Julio-magus, Augusto-magus.
1. Comme plus haut Tarve-ssediini fait penser au taureau sacré,
Corio-ssedum suggère l'idée du chaudron sacré ;^cf. le chaudron de
Gundeslrup et le chaudron des Cimbres, chez Strabon, VII, 2, i).
2. Voir César, VII, 77, 15 : quos fama nobiles potentesque bello
cog-noverunt, borum in agris civitalibusque considère. Voir ci-
dessus, p. 84, note 2.
88 LA LANGUE GAULOISE
Les noms des dieux, considérés comme protecteurs du
lieu auquel ils donnent leur nom, sont assez rares : Divo-
durum est peut-être la « forteresse des dieux », Mogon-
tiacum «. la ville de la déesse Mogontia », Avenlicum « la
ville de la déesse Aventia » ; Lugu-dunum serait la ville
d'un dieu gaulois correspondant au héros irlandais Lug ^
Plusieurs noms de lieux sont dérivés de noms de
rivières : Avaricum de Avai^a « Yèvre » ; Autricum de
Autura (( Eure » ; Samaro-hriva « le pont de la Somme » ;
■Caro-hriva « le pont du Cher ».
D'autres sont identiques à des noms de personnes : Cata-
lus en Auvergne, Celtus en Champagne, Artigeni en Pro-
vence, Vassillus en Auvergne '''-.
NOMS DE RIVIERES
Les noms de rivières -^ s'expliquent rarement par le
celtique. On les croit pour la plupart antérieurs à l'arrivée
des Celtes en Gaule. Toutefois on donne l'étymologie des
suivants :
Noms généraux :
Benos, irl. rian «mer », le Rhin.
Lutra^ gaul. lautro « bain », la Lauter. Cf. Duhra, irl.
dohor, gall. divfr, bret. dour « eau », la Tauber.
1. n. d'Arbois de Jubainville, Les Celtes depuis les temps les plus
anciens Jusqu'en Van 100 avant notre ère, 1904, p. 39-4').
2. II. d'Arbois de Jubainville, Recherches sur Vorigine rie la pro-
priété foncière et des noms de lieux habités en France, 1890, p. 500-
504.
3. Sur les noms de rivières de la Gaule, il n"y a romme travail
d'ensemble que le livre de R. de Félice, Essai sur l'onomastique des
rivières de France, 1900, dont la méthode n'est pas sûre et qui
contient du point de vue celtique beaucoup d'inexactitudes. Comme
études de détail, il faut citer Pictet, Revue celtique, I (1871), p. 299-
305. H. d'Arbois de .Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe,
II, 1894, p. 117-194.
f.ES NOMS DE lUVIÈRES 89
Noms de qualités :
Caniia, gaul. canto-, g'all. -cant, can <c brillant », la
Cance.
Glanis, Glana, irl. gall. brel. glan « pur », la Glane.
Dubis, irl. c/w/>, gall. hret. du « noir », le Doubs.
Carantonus, irl. cara, gén. carat «ami », la Charente.
Tava, gall. taiu « tranquille », la Thève.
Berhera, irl. berbaiin «je bous » (cf. irl. Berba) la Bèbre.
liincfius, gall. riiiffc «bruit strident )),la Rance.
Lcdus, gallo-rom. ledo « bouillonnement » ',1e Lay.
Noms de végétal, d'animal ou d'accident de terrain :
*Bebris, Bebronna, corn, befer « castor », la Bièvre, la
Bré venue.
Glanna, gall. bret. glann « rive », la Glanne.
Aliso, gailo-rom. alisa « alise », l'Alzon.
Verno-dubrurn, irl. fern « aulne», dobor «eau», le
Verdouble.
Vidula, irl. fid, v. corn, guidcn « arbre », la Vesle.
Ritona, v. gall. rit « gué », le Rieu.
RptyouXoç, cf. celtibérien -brigula (diminutif de briga
« fort », ancien nom de la Saône.
Noms divins :
Divona, cf. irl. dia (( déesse », v. gall. diiiii- (pour
*deivo-), la Divonne.
Isara, irl. iar « sacré », gr. iepzq, l'Isère.
Matra, Ma trôna, gaul. matr-, irl. niàthir « mère », la
Moder, la Marne.
Dusius 2, gaul. dusiiis, sorte de démon, la Dhuys.
1. Vendryès, Mémoires de la Société de linguistique de Paris, XI II
(1903-1906), p. 388.
2. U. Chevalier, Cartulaire de Saint-Bnrnard de Romans, 1896,
p. 73-74. H. d'Arbois de Jubainville, Cours de littérature celtique, VI,
1899, p. 183.
90 LA LANGUE GAULOISE
Noms de comparaison ;
Vidubia, gaul. vidubium, sorte de serpe, la Vouge.
MOMS DE PEUPLES
Les noms de peuples et de tribus doivent être abordés
avec quelque circonspection ; ils sont très anciens, et par
suite très obscurs, dans toutes les langues, et nous man-
quons d'analogies pour les expliquer. Déjà Polybe, voulant
traduire le nom de Gésates (Fa^aToi) et ignorant le mot
gaulois vaCaov, gaesiim u javelot » interprétait faussement
leur nom par une allusion au mot grec ^(iX^a, « grosse somme
d'argent ».
Seconds termes des composés :
Irl. brni(j, gall. bret. hro «pays», gaul. -broges; gall.
-wallaïvn, v. bret. -ivallon (cf. gwell « meilleur »), gaul.
-vellauni] irl. cass ((bouclé», ((vif», gaul. -cassi- \ irl.
cuiri «troupes », gaul. -corii; irl. slôg, sliiag «armée»,
gaul. slugi ; irl. [ich « combat », gaul. -vici, -vices ; irl.
rig « rois », gaul. -riges.
Premiers termes des composés et noms dérivés :
Particularités physiques et morales :
Irl. aed « feu », Aed n. pr., gaul. Aedui «les Ardents » ;
bret. calet a dur », gaul. Caletes « les Durs » ; irl. caur
« héros », gall. cawr « géant », gaul. Cavares « les
Géants ».
Animaux, totems, enseignes armoriées :
Irl. gall. bret. bran « corbeau », gaul. Bran[n)o-vices
<( les Guerriers du Corbeau ».
Nombre :
Gall. pedry- u quatre », gaul. Petru-corii « les Quatre
LKS NOMS DE PliUPLES 91
Troupes » ; irl. bret. gall. tri « trois », g-aul. Tri-vlatti ' « les
Trois Pays » ; Tri-corii « les Trois Troupes » ; bret. ugcnt
<( vingt », ^aul. Vo-conlii « les Vingt (tribus) » ; cf. bret.
tregont « trente », gaul. Triconti « les trente (jours) ».
Habitation et voisinage :
Gall. nant « vallée », g-aul. Nantiiatcs « les gens de la
Vallée » ; irl. rnuir « mer », gaul. Morini «les gens de la
Mer » ; irl. ail « autre », g&ul. Allo-hrogcs « les gens de
l'autre Pays » ; Rduraci « les gens de la Ruhr » [Baura),
Arnbiani (gaul. anibe « rivière ») « les gens de la Rivière »,
Treveri « les gens de la Trave [Treva), Sequani « les gens
de la Seine » [Scquana) ~.
Productions et commerce :
Irl. mid, gall. medd, m. bret. mez « hydromel », gaul.
Mediili «. Les gens à l'Hydromel » ; gaul. reda « char »,
Bcdones « les gens aux Chars ».
Guerre :
Irl. nith « combat », gaul. Nitio-broges «les gens du
Pays du Combat » ; irl. gài^ gaul. Yaîaov, gaesum «jave-
lot », Gaesatae « les guerriers aux Javelots » ; irl. gai « bra-
voure '), gaul. Galatae « les Braves ».
NOMS DE PERSONNES
Les noms d'hommes et de femmes ^ semblent appartenir
aux ordres d'idées suivants :
1. Si l'on explique ce mot par l'irlandais ul « barbe », on est foi'cé
de donner à tri ou à petru un sens simplement intensif. J. Loth,
Revue des études anciennes, XVIII (1916), p. 280-28G.
2. Ces étymologies supposent que les Rnuraci, les Treveri, les
Siequani ont habité jadis sur les rives des cours d'eau dont ils
auraient tiré leurs noms.
3. Nous avons conservé dans les épopées et les annales irlan-
daises, ainsi que dans les cartulaires bretons, un grand nombre de
92 LA LANGUE GALLOISE
Seconds termes des composés.
Qualités :
Irl. ma/', gall. maicr «grand», gaul. -maros ; gall.
cijwir «juste», gaul. -coveros, -coviros ; irl. domain, gall.
divfn «profond», gaul. -diihiius, -diimnus ; irl. nert, gall.
ncrth « force », gaul. -nertus ; irl. gnàih « habitué à »^
gaul. -gnaius.
Société :
Irl. /'/, gén. 7'ig « roi », gaul. -jnx ; irl. tuath « peuple n^
bret. iud « gens », gaul. -toiifa ; irl. fos, gall. givas « servi-
teur », gaul. -vassus; irl. fei- « homme », bret. goiir, gaul.
-viros; irl. hen « femme », gaul. -hena ; 'nLcacht « esclave »,
gall. caeth. gaul. -cap tus.
Noms de peuples :
Gaul. Boii « Boïens », Boio-rix « roi des Boïens » ^
Filiation :
Irl. gein, gall. geni « naître », gaul. -genos ~ ; gaul.
nate (( fils », gaul. -gnatus ((né de ».
Premiers termes des composés et noms dérivés.
Particularités physiques et morales :
Irl. ruad, gall. rudd a rouge », gaul. Boudins ; bret.
noms de personnes. Certaines idées représentées souvent dans ces-
noms n'ont pas encore été retrouvées sûrement dans les noms gau-
lois. Tels sont : le nom du chien, irl. eu, bret. ki, et les mots sui-
vants ; bret. bron a colline », v. bret. cuno- «élevé», v. bret. gleii
«vaillant ■>•>, v. bret. hael- «généreux », v. brel. iud- « combat »,
iun- «lumière», maen- «pierre », bret. /an « feu », v. bret. uuall,
irl. foll (' chevelure », v.bret. uuethen « combat », -uuocon « glorieux ».
Sur la comparaison de ces noms propres, voir Dottin, Manuel pour
servir ;) l'élude de V Antiquité celtique, 2'^ éd., 191.1, p. 104-107.
{. Boiorix regulus eoruni (Boiorum). Tite Livo, XXXIV, 46,4.
2. D'après II. d'Arbois de Jubainville, ce mot indiquerait une
filiation divine. Bévue celtique, X (1889), p. 166-177. Cours de littéra-
ture celtique, VI (1899), p. 172-179.
LES NOMS DE l'EKSONNES
93
erc'h « neige », gaul. Argio-lalus « Front-de-neige » ; br.
penn « tête », gaul. IIewo-s'jivooç « Tête-blanche » ; v. gall.
crijch «crépu », gaul. ('fi. rus: irl. linni, gall. d/vm
« poing », gaul. DnriiHcus « l'I loin nie au grand poing » ;
gall. chrwijdd <( rapide », gaul. Eporedo-rix « le Roi des
Ecuyers » ; irl. sen « vieux », gaul. Scno-r/nafus « le Fils du
Vieillard » : v. bret. Colh-, bret. roz « vieux », gaul. Coi-
fos ; gaul. Galba « très gros » ; irl. inaith « bon», gaul.
Maii-donnus « le Bon Brun » ; irl. dag- « bon », gaul.
Dago-vassiis « le Bon Serviteur », « le Bon Valet » ; irl.
milis « doux », gall. melys, gaul. Melissus.
Animaux, totems, enseignes armoriées :
Irl. bodh (' corneille », Bodb n. pr., gaul. Bodua, Boduo-
'jnatus « le Fils de la Corneille » ; gall. arth « ours »,
gaul. Artos : irl. math n ours », gaul. Matu-genus (( le Fils
de l'Ours » ; irl. tarb, bret. tarv « taureau », gaul. Tar-
villus\ irl. gabor, v. bret. -gabr « chèvre »,gaul. Gabrilla ;
gall. bret. iar «poule», gaul. larilla : bret. -ep, irl. ech
« cheval », gaul. Epillos ; gall. caric\ bret. cary, caro
« cerf », gaul. 'Carvos ; irl. </am « bœuf », gaul. Damus.
Société :
Irl. mac, gall. map « fils », gaul. Mapilla ; irl. car, gén.
carat « ami », gaul. Caratillus.
Guerre :
Irl. buaid « victoire », gall. biidd « profit », gaul.
Boudius; irl. cing, gén. cinged «guerrier », gaul. Cingeto-
rix « le Roi des Guerriers » ; v. bret. orgiat « tueur »,
gaul. Orgeto-rix « le Roi des Tueurs » ; irl. fcchi « com-
bat », gaul. Con-vicio-litavis .
Métiers :
Irl. goba, gén. gobann « forgeron », gaul. Gobannitio
« le Petit Forgeron ».
94 LA LANGUR (.ALLOISE
Noms de divinités on de forces divinisées :
Gaul. Esus, Esu-ne.rtus « Force d'Esus », Esu-r/eniis
« Fils d'Esus»; irl. Luff, gaul. Lurju-selva « Possédé de
Lugus » ' ; gaul. Mars Camulns, irl. (ai mai II, gaul.
Camulo-ffcnus « Fils de Camulus », Camulo-gnata ; gaul.
Moenus « Alein », Moeni-captus « Esclave du Alein » -; irl.
recht « droit », gaul. Becfu-genus, Rextu-genos (( Fils du
Droit » ; irl. muir «■ mer », gaul. Mori-tex ; irl. domiin
« monde », gaul. Dnrnno-ri.r « Roi du Monde » ; irl. hit h
« monde », gall. byd, gaul. Bitu-rix « Roi du Monde ».
Cf. Alhiorix.
NOMS DE DIVINITÉS
liCS noms de dieux ou de déesses sont plus difficiles à
expliquer ; comme en grec et en latin, ils peuvent être
empruntés à d'autres langues.
Noms rappelant l'idée dun animal totem :
Gall. arih «ours», gaul. And-arta •*, Artio \ irl. ct7<,
gall. bret. eb- « cheval », gaul. Epona ; irl. moll, gall.
mollf « mouton », gaul. Moltinus.
Noms géographiques :
V. gall. rit « gué », gaul. Bitnna.
Phénomènes naturels :
Gall. taran «tonnerre », gaul. Taranis, Taranucnos .
i. II. d'Arhois de Jubainville, Revue celtique, IX 1 1888), p. 2(>7-
268; X (18891, p. 2;{8.
2. H. d'Ârl)ois de Jubainville, /îeuwe celtique, IX (1888), p. 267-2()S.
Cf. en irlandais Mael Isu ((serviteur de Jésus». Les manuscrits de
Tite Live qui nous ont conservé ce nom portent Moenincoepto, Moe-
niacoopla.
.3. M. Jullian me fait observer ([ue le^ Romains semblent avoir
assimilé la déesse Andurta à la Victoire et que Dion Cassius (LXII,
7) citant le nom de la déesse bretonne 'Avoâ-UY) ajoute que les Bretons
nomment ainsi la Victoire. Mais ces interprétations ne sont pas des
traductions des noms gaulois.
LES NOMS DE DIVINITÉS 95
Noms relatils l\ l'état social :
Irl. liiath « peuple », gaul. Tentâtes.
Qualités :
Gall. uchel « haut », gaul. Uxellus.
Parmi les noms de déesses-mères, quelques-uns ont un
sens ilans les lant^ues celtiques :
Maires Nernct laies, dérivé de -nemetum, irl. nemcd « lieu
sacré » ; Uro-hrocœ composé de iiro- « urus » et -hroca
pour i^aul. broga « pays » ?
Quant aux épithètes celtiques qui, à l'époque romaine,
accompagnent dans les inscriptions les noms des dieux
romains, elles ne semblent pas différer des noms des per-
sonnes. Certaines se rapportent à des noms d'animaux ;
Mercurius Moccus (bret. moch « cochon »], Mercurius
Arfaius (gall. art/i «ours»). La plupart ont un sens local :
Arverniis, Coiidatis, Pœniiius, Duniiatis. Beaucoup sont
des épithètes laudatives : Mars Albiorix « roi du monde »,
Caturix « roi du combat », Mercurius Arvenwrix « roi
des Arvernes », Apollo Atepomarus «grand cavalier »,
Virotutis « guérisseur d'hommes », Maponus « jeune
homme ».
GRAMMAIRE COMPAREE DU GAULOIS
Les faits communs au gaulois et au vieux-celtique, qui
nous permettent de fixer les traits principaux de la gram-
maire gauloise, sont les suivants.
PHONÉTIQUE
Voyelles.
Les voyelles gauloises sont : a (a), e (e, •/;), i (i), o (o, w),
u (eu) ^ Elles peuvent être brèves ou longues.
i. La transcription grecque par ou prouve que Vu gaulois n'avait
pas à cette époque le son de u français (u grec).
yO LA LANGUE GAULOISE
Les voyelles brèves indo-européennes sont bien conser-
vées : ^
i. e. a, celt. a : gaul. allô-, irl. gall. ail- « autre », cf".
gr. xVa:;.
i. e. 0, celt. o : gaul. doro, gall. bret. dor « porte », cf,
irl. dorus •.
i. e. a, celt. « : gaul. diibro-, gall. c/zr/"/- « eau», bret.
donr, irl. dohur '.
i. e. e, celt. e : gaul. seno-, irl. se// « vieux », g-all. bret.
hen. cf. lat. senex '^,
i. e. j, celt. / : gaul. hitu-, irl. hitJt « monde », g-all.
byd ; gaul. vidu-, irl. /;(7 « arbre ».
Les voyelles longues sont moins bien conservées. Les
Celtes, qui, encore au temps de Consentius (v'' siècle),
donnaient à Vi un son intermédiaire entre t et e ^ et qui
ont confondu en roman Vi et l'ë latins, avaient changé
l'ancien é en /, en sorte que, chez eux, l représente à la
fois l'ancien é et l'ancien /. De même, â représente à la fois
n et ô.
i. e. â, celt. â : gaul. matreho, irl. rnaithrih, cf. lat.
mâtrlbus : gaul. fjnatus « fils », cf. lat. gnâtus.
i. e. ô, celt. â : gaul. giiato-, irl. gnàth « habitué »,
gall. gnaivd, cf. lat. gnôtus ; mais, à la fin des mots, ô
devient ù : gaul. Frontu, lat. Fronto.
1. Le gaulois comine le brittoniquo seml)le avoir changé Vo en .
dans -vassus, irl. /'o.s,s « serviteur », gall. gwas «jeune homme», breta
gwaz « homme ■ . 11 semble aussi que vo devienne parfois ve en
gaulois : ver-, irl. for « sur » ; -ve- irl. fo « sous ».
2. Le gaulois semble changer u en o dans Epo-so-r/n;ilii>', irl. sii-
«■ bien ».
^. Le gaulois semble changer e en i devant une nasale suivie d'une
occlusive : cinln-, bret. kent, gall. cjint ; et c en a devant /■ : -c/,iranus,
gr. yÉpavo;. Voir Additions, p. 58.
4. Gratnmalici lalini, éd. Keil, V, p. 394. La confusion de e et de
i initial dans le lalin populaire de la Gaule a été constatée ci-dessus
(p. 67j dans des noms de lieux ; on la trouve aussi en français dans
teinonem timon, eho/'cùni ivoire.
PIIONÉTIQLE 97
i. e. r/. celt. // : g'aul. -(Iiiiuun, irl. dùn ■< forteresse »,
gall. din, cf. a. s. fùn.
i. e. <', celt. / : i^aul. -ri.r, irl. /•/ « roi », cf. lat.
rèx ; gaul. viro-, irl. fir « vrai », v. bret. ffuir, cf. lai.
vêrus '.
i. e. /, celt. / : gaul. Livins, irl. // « couleur », gall. Inv.
Diphtongues.
Les diphtongues, en g-énéral conservées en gaulois, ont
une tendance à se réduire à des voyelles longues en g"aé-
lique et en brittonique. Ce sont : au (au), ou (ocu), eu
(su), ae {7.1), oe, oi (sr). et peut-être ei [v.]..
i. e. au, celt. au : gaul. vellauno-, \. bret. -tcallon.
i. e. ou, celt. o« : gaul. roudo-, irl. ruac/ « rouge »,
gall. rudd ; gaul. w.re//o-, irl. uasal.hv. uchel, gall. ucliel \
gaul. TcouT'.ojc, cf. osq. touta.
i. e. cii. celt. eu : gaul. feufo-, irl. tuath « peuple »,
gall. bret. ^ii^?, cf. ombr. /iz/a, got. thiuda ; mais ew tend à
se changer en ow, et o» en ô, û -.
i. e. a/, celt. ai : gaul. Aedui, irl. aer/ << feu », cf. gr.
aiGfO ; gaul. gaesum, irl. r/^âe « javelot ».
i. e. oi, celt. ai : gaul. Oino, irl. o'/n « un. unique », bret.
gall. un ; peut-être aussi Moenus, irl. mo«/i « trésor », cf.
lat. mil nus.
i. e. e/, celt. ê : gaul. devo-, var. deivo-., irl. c/;a « dieu»,
br. doue ; gaul. /'érfa « voiture », irl. riad \
1. On a souvent en gaulois la variante e, ei : -vesii-, visu-; vero-,
viro- ;-reix, -rex, -rix. V^oir ci-dessus, p. 59. H. d'Arbois de Jubain-
ville, Les premiers habitants de l'Europe, II, p. 272-275.
2. Gaul. teuto-, touto-, tôt-, tut-; gaul. Leucetius, Loucetius. Voir
ci-dessus, p. 60. Cf. W. Foy, Zeitschrift fur celtische Philolofjie,
III (1901), p. 264-273. J. Strachan, ibid., p. 283-284.
3. H. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe,
II, 1894, p. 270-273.
98
LA LANGUE GAULOISE
Consonnes.
Les consonnes gauloises sont les occlusives p [t.), l (x),
c (x), 7j (P), c/ (5), g (y) ; les spirantes s [o), â (6), x (yj,
peut-être f (ç) ; les nasales m (i;.), /7 (v), n (y) ; les semi-
voyelles i (t), u (ou) ; la double x (5) ; peut-être h.
Le trait le plus original du consonantisme celtique est
la disparition du p indo-européen ^ : gaul. rilu-^ v. gall.
rit « g-ué », cf. lat. portus \ gaul. are-, irl. air, gall. ar,
cf. gr. xâpa ; gaul. vo-, v. g-all. ^tmo-, irl. fo « sous », cf. gr.
iixo ; g-aul. ver-, gall. ^or, irl. /or, cf. gr. jzsp.
Le groupe pt, conservé en gaulois, est devenu cht en
gaélique, puis le ch s'est vocalisé en brittonique : gaul.
capto-, irl. cacht « serviteur », gall. caeth, bret. caez.
Le g-roupe et était devenu c/i^ (a?/), déjà en g-aulois :
gaul. Lucterius, Luxtiirios, irl. lucht « charge >;, gall.
llivyth ; gaul. rectu-, rextu-, reitii-, irl. rec/i^ <( loi »,
bret. reiz.
Le k vélaire est devenu p, et le g vélaire est dans cer-
taines conditions devenu b en gaulois, en gaélique et en
brittonique : gaul. penno-, gall. bret. penn « tête », irl.
cenn ; gaul. pempe-, bret. pemp a cinq », irl. côic, cf. lat.
quinque ; gaul. petor-, v. gall. petguar a quatre », irl.
cethir, cf. lat. quatuor ; gaul. -epo-, gall. eh-ol « pou-
lain », irl. ech « cheval », cf. lat. equos -; gaul. -bena,
1. H. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de V Europe,
II, p. 275-278.
2. Quelques noms propres de Gaule ofîienl un f/ : le nom de
peuple Sequani, le nom de rivière Sequana, les noms du calendrier
de Goligny Equos, inquinion. Dans ces mots le q peut être simple-
ment une graphie pour c ; cf. Qutio et Cutio dans le calendrier de
Goligny. Mais il peut aussi représenter un traitement particulier ou
dialectal du A- vélaire. Comme il s'agit de mois dont on ignore le
sens et, par suite, l'étymologie, il est superflu de chercher là des
indices pour déterminer les différentes couches de nations qui ont
successivement peuplé la Gaule. Voir J. Loth, Comptes rendus de
V Académie des inscriptions et belles-lettres, 1909, p. 19-21.
PHONÉTIQUE 99
irl. hen a femme », cf. gr. vuvy; ; g'aul. hovi-, irl. hô
« vache», v. l)reL. hou .
Les autres consonnes indo-européennes sont bien con-
servées en gaulois. Quelques-unes subissent des modifica-
tions dans une ou plusieurs langues celtiques. Dans toutes
les langues celtiques, les anciennes aspirées hh, d/i , g h,
sont devenues des occlusives sonores h, d, rj.
h : gaul. f/ahro-, irl. (/abor, v. brel. -cjahr^ bret. ffavr,
gaor « chèvre » ; gaul. Bihracte, corn, hofer <( castor », cf.
lat. fïhi'r : gaul. cumba « combe », gall. cirt)i, irl. cuin.
l : g'aul. Iri-, irl. //•/, gall. bret. fri a trois », cf. lat.
trcs ; gaul. litano-, irl. lethan, v. gall. lilan « larg'e », cf.
gr. TCAxTavor ; gaul. Tarants, gall. taran «tonnerre».
(/ : gaul. nicdio-, irl. /nido « milieu », skr. madhya\
gaul. dëvo-, irl. dia « dieu », cf. lat. dïvus.
s : yaul. seno-, irl. sen, v. bret. hen « vieux» ; gaul.
su-, irl. su-, V. bret. Azz- (c bien » ; g-aul. visu-, irl. //«,
gall. gwhc « digne » ; gaul. isarno-, irl. /ar/i « fer » '.
c : gaul. catu-, irl. ca^/i <c combat », v. gall. cat , cf.
V. h. a. Jiadu-.
g : gaul. -agro-, irl. âr, gall. aer « massacre » ; gaul.
-garanus, gall. garan « grue », cf. gr. yipa^/zç ; gaul. -hrogi-,
irl. bruig, g'all. />ro «pays»; gaul. -tragus, irl. //-a/c/
« pied », cf. gr. 'piyM ; g'aul. Giamo-, v. gall. gacm
« hiver», cf. lat. hienis.
X : gaul. taxi-, irl. ^a/s « doux » ; gaul. ej7-, irl. e.s.s-,
g-all. eh- « hors de ».
m : gaul. -nemeto-, irl. nemed « lieu sacré » ; gaul.
i. La cliute de s intervocalique en irlandais complique les rappro-
chements entre l'irlandais et le gaulois ; par exemple, on ne sait si
on doit rétablir l'irlandais fiach sous la forme vêsaco- ou la forme
vepaco- et le rapprocher des noms gaulois en Vepo-, D'autre part, il
est possible que sr initial soit devenu fr en gaulois comme en brit-
tonique ; à <t>pou8i; nom de la Bresle chez Ptolémée, Gliick a com-
paré le gallois ffrwd, bret. froud « torrent », irl. sruth « fleuve ».
100 LA LANGUE CiAULOISL
mori- « mer», irl. /nuir^ n^l^- bret. mor, cf. lat. mare '.
n : gaul. cintu-, irl. ce/-, bret. kent, g"all. cijnt « pre-
mier » ; gaul. iiovio-, irl. /i«e. gall. newijdd « nouveau ><.
cf. lat. noinis.
r : gaul. rondo-, irl. riiad, m. gall. /vk/ « rouge n, Jat.
/ : gaul. Loacetius, irl. loche «éclair», cf. lat. lûcrre.
V : gaul. dévo-, irl, f/ia « dieu»; gaul. novio-, irl. /li'/e,
gall. tiervydd « nouveau » ; gaul. Tarvos, irl. /arj& « tau-
reau », gall. tariu, bret. farv; gaul. verrjo-, v. gall. f/ucr;/
« efficace », cf. ail. icerk ; gaul. vasso-, gall. bret. ^/ra.s
« serviteur » ; gaul. verno-, irl. /er/i, gall. bret. givern
« aulnes » '-.
i : gaul. iovinc-, gall. ieuanc «jeune», bret. iaoïianc.
V. irl. oac, cf. lat. juvencus ; gaul. iorcos, gall. iivrrli.
bret. iourch « chevreuil ».
Les consonnes simples ne semblent pas sujettes en gau-
lois à de nombreuses modifications, analogues k celles
qu'ont subies les consonnes en gaélique et en brittonique,
tant à l'intérieur des mots qu'à l'initiale après certains
proclitiques. Les quelques modifications phonétiques que
l'on admet dans l'histoire du gaulois ' sont fondées sur des
étymologies incertaines et non sur des comparaisons tirées
du gaulois même. Si suiorebe est, comme l'a ingénieuse-
ment conjecturé Rhjs, le datif pluriel du mot correspon-
dant à 1 irlandais sitir, au gallois chwaer, breton clioar, il
faut supposer que le s intervocalique est, au temps de
l'empire romain, tombé en gaulois. Si essediim est un
composé de en « dans » et de sed- « s'asseoir», il faut sup-
poser en gaulois la réduction de ns à ss. Si carru.s est pour
1. On aurait le chnn^ement de r/)i en fv dans le gaulois cenv^iu
comparé à y.ojp;j.t. Voir ci-dessus, p. 62.
2. La chute du v intervocalique serait attestée dans le gaulois
druida, si ce mot est pour dru-vuhi. Voir ci-dessus, p. 06, 67.
3. Voir II. Pedersen, Verfjleichende GraminalUc der keltisclirn
Sprachen, 1, p. .'J32-.')33.
IMlO.NKrlQLE 101
rarsus, il laul supposer, de même, lu réduction de rs ii rr.
Enfin il y aurait quelques traces d'alTaiblissement des
occlusives intervocaliques, tout à lait comparables à celles
({u'olîrent les occlusives gaéliques et brittoniques, dans
Cevenna à côté de Cebenna, vertraha à côté de vertragus.
On remarquerait aussi en gaulois comme en gaélique des
notations des occlusives douces par les Portes correspon-
dantes : arca/ifo- à côté de ar(/anto-, verco- à côté de
vergo-, Carpenfo- à côté de Kxo^^vtc-, formes qui, si elles
ne sont pas simplement orthographiques, témoigneraient
en tout cas de la résistance de c, p après /• à tout adoucis-
sement qui les changerait en sonores, et de leur tendance
à devenir des spirantes sourdes. Mais Tinterprétation de
ces faits est toujours sujette à caution, car nous navons
aucun renseignement sur 1 histoire des dialectes gaulois '.
Le fait de phonétique historique le mieux établi en gau-
lois est le changement de cf en yi, qui se produit aussi en
irlandais. Il est possible aussi que là où x a la valeur d'une
double, il se soit prononcé non es. mais ys, avec une spi-
rante gutturale.
Les consonnes finales sont mieux conservées en gaulois
qu'en gaélique et en brittonique : .r dans -rix, irl. /■/ « roi » ;
s dans -[>.:xpz:, irl. rnàr\ bret. meiir ; n dans v£y.r,T2v, irl.
nemed « sanctuaire ». Il semble y avoir quelques exemples
de la chute de s final ^.
Les consonnes doubles sont ce, gg, tt, dd, d(î, pp, hh,
ss, II, mm, nn, rr. Dans certains cas, Il provient de / -|-
i : gaul. allô- « autre », irl. aile, gall. ail, cf. lat. aliiis.
Les groupes de consonnes que l'on trouve en gaulois '^
sont :
i. Voir ci-dessus p. ij7-G7 i l'étude des principales variantes.
2. Voir ci-dessus, p. 66.
3. C'est sans doute la fréquence en gaulois des groupes de con-
sonnes qui faisait dire à Diodore (V, 31, 1) que les Celtes avaient la
voix grave et tout à fait rude; et à Florus que Vercingélorix était un
nom bien fait pour produire la terreur (I, 45, 21).
102 LA LANGUE GAULOISE
1° à l'initiale :
cr : Crixiis ; ffr : Grannus ; tr : //•/- ; dr : druida : pr :
prenne ; br : hracca.
cl : y.Ko-ia: ; f/l : fflisso- ; fl (?) : Tlota : dl : manque ; pi :
platio- ; bl : Blato-.
en : Cnahetius \ gn '.rpiata.
vr : vrilu- ; vl : vlalos.
sm : Sniertu- ; sn : manque ; si (?j : -sluç/i : su : Suadu-.
se (?) : Gy.oû,35'jXc'j;i ; s^ (?) : Stadunum, sp (?) iSparnaeus.
2" à l'intérieur des mots :
c/' : Saerovii' ; ^r : ocjronu ; ^/' : Petru- ; '//• : Cadrum ;
/)r : Coniprinnus ; /j/* : Gabro-.
cl : Oclieno ; <// : Magloniatonius ; ^/ : Canllos ; (// :
eanecosedlon ; /;/ : manque ; /)/ : Ihlio- .
en : Licnos, celicnon ; f//2 : Critognaius ; //? : Etnosus ;
t//i : Adnamafus ; /?/? : manque ; />/? : Duhno-.
cm : manque; ^m : manque ; ^m : manque; dm :
manque ; yj/?? : manque ; htn : manque.
rc : [j.ipy,y. ; r;/ : vergo- ; r/ : Nerto- ; /•(/ : hardus : r/j :
ri> : Car-pento-, Kapjî^'-VTS-.
Zc : Volcae ; /^ ; hulga ; // : CeltUliis ; /r/ : Meldi ; //* :
Alpes ; ^/j : Alhiorix.
ne : arinca \ ng : Cingeto-; ni : y.avTsva : /î// : canllos;
nd ; ^n(/<'-.
A?2/} : 7:£;j.7:£ ; ni/j : amhe.
ms : manque ; /zs : ConsuadulUa ; /s : />e/sa ; rs : Qusca'.xvoc.
/im : Conmolnieus ; mn : Diunnacus ; nr : manque; ;?*;':
manque ; nu : Convietolitavis.
rm : y.sDpij.'. ; rn : y.scpvov ; r/ : Marlosama ; /'u : taruos.
Im : balma ; //i : Gobannilno ^ \ Ir : manque : Ir : Heliw-.
vr (?) : Alevrita ; uZ (?) : Atevla.
1. Lecture suspecte d'après Mommsen, Bévue celtique, X (1889),
p. 233. Zeuss a corrigé ce mot en Gohannicno, cf. Aoj/.ot'./.voç, Oppia-
nicnos, Taranucnos, TouTiaj-.xvo;, Ojcoatxvoc.
ACCENT TONIQUE 103
sm : Ciniusmus ; sn : Epasnactus : si : Coslum ; sr :
manque ; st' : Nantosvelta.
se : Buscilla ; sr/ : Tasgetius ; s^ : Ser/us/ero ; 5/3 : .-1/e.s-
patus.
et : ambactus ; çrt/ : Lugdunum, pogdedorton.
xt : liexlu-, Anexilo; xe : Exxcingu.s ; xv : Exverlini.
pl\ Neplaeiis ', Mœnicaptus.
dh : gohedhi, Adbucillus ; f/s//î : Adsmerius ; (/^- : Aovçv-
/s : Epo/snrovid.
3" à la lin des mots :
X : Viridovix (es), Cingetorix {gs), Diirotix, Calitix.
Ces g^roupes sont, pour la plupart, usités en gaélique et
eu brittonique.
Le gaélique a, de plus que le gaulois, à l'initiale : (//, ml,
fl ; mr -, fr, sr ; tn, sn, mii ; se.
Le brittonique a, de plus que le gaulois, à l'initiale : //,
chw, fl, ft\ g'cl, gf^'''-
Mais le gaélique a de moins que le gaulois : ne, nt^.
ACCENT TONIQUE "*
Dans les langues celtiques insulaires, Taccent principal
est sur l'initiale, mais il y a des traces d\m accent plus
ancien et plus mobile, analogue à celui de plusieurs autres
1. La lecture du P n'est pas sûre ; il peut se faire que ce soit un
R inachevé et qu'il faille lire Nertacus (irl. -nerthach, gall. nerlhoy
u puissant n) connu par une autre inscription.
2. En gaulois mr est devenu br comme en brittonique : v. irl.
mruig « pays » gaul. hroga, gall. corn. bret. hro.
3. On ne trouve ces groupes en gaélique que dans des mot»
empruntés.
4. H. d'Arbois de Jubainville, Mémoires de la Société de linguis-
tique de Paris, VI (1889), p. 257-258. Meyer-Liibke, Sitzungsberichte
der k. Akademie der Wissenschaften in Wien, philosophisch-histo-
rische Classe, CXLIII (i901), p. 1 et suiv.. Haberl, Zeilschrift fur
cellische Philologie, VIII (1910), p. 95-101.
104 LA LANGUE GAULOISE
langues indo-européennes. L'accent gaulois ne nous est
connu qu'à lépoque romane par des noms de lieux qui ont
persisté en français en gardant leur ancien accent, et cet
accent n'est pas conforme aux lois de l'accentuation latine.
Il pouvait porter sur l'antépénultième, même si la pénul-
tième était longue. D'après leHet qu'il a eu sur les voyelles
atones, cet accent était un accent d'intensité.
Il porte sur la syllabe initiale dans les dérivés et com-
posés suivants :. Nemausuin Nîmes, Arelntc ' Arles,
Condate Candes, Brivate Brioude, Miinafe "- Alende, Tri-
casses Troyes.
Il porte sur la dernière syllabe du premier terme dans
les composés suivants : Ehurovices Evreux, Viducasses
Vieux, Durocasses Dreux, Bodiocasses Rayeux, Bituriges
Bourges, Caturiges Chorges, Autessiodurum Auxerre,
[Epo)nianduodurum Mandeure, Balodurnin Balleure.
L'analogie a produit, à côté de ces formes anciennes,
de nouveaux noms conformes aux lois de l'accent latin :
Nemours (cf. Nîmes), comme Lemausuni Limours ;
Arlet (cf. Arles), Gondé (cf. Candes), Brivé (cf. Brioude) ;
Mimât (cf. Mende). D'autres noms témoignent d'un mou-
vement de l'accent de l'initiale : Belisama a donné Blismes,
Blesmes et Bellême.
Il n'y a, sans doute, aucun compte à tenir de l'accent
marqué sur les transcriptions grecques des mots celtiques,
car la place de cet accent semble déterminé par les lois
générales de l'accentuation grecque ; il dépend de la quan-
tité de la dernière syllabe et ne remonte jamais plus haut
que l'antépénultième.
La conservation remarquable des voyelles gauloises dans
les mots qui nous sont parvenus prouve que, antérieure-
ment à l'accent d'intensité, il y avait un accent de hauteur,
sur lequel nous n'avons aucun renseignement.
1. Ou mieux Arelas, Arlale. A. Thomas, Ess.iis (le phllohuj'u'
française, 1898, p. t23-i25.
2. A. Tliomas, ibid., p. 214-216.
COMPOSITION 105
COMPOSITION ET IlliUlVATION
La composition des noms celtiques est caractérisée,
comme dans les autres langues indo-européennes, par la
combinaison de deux termes dont le premier détermine le
second '-'. Ce premier terme est soit un nom (substantif ou
adjectif), soit une particule (préposition ou adverbe).
I. Composés nominaux '^.
Du point de vue de la signification, ces composés se
répartissent en deux classes principales :
l** les composés détermina tifs, où le second terme
coliserve sa valeur grammaticale propre, comme Seno-
inagiis « Vieux-champ » ou « Vieux-marché » :
gaul. isarno-doriis, bardo-cucultiis, Lugu-dunum, epo-
redia., acaunu-inarga^ glisso-marga, vldu-hiurn, trimar-
cisia, Calu-rigia (irl. Coth-raige)^ Seno-carus (v. bret.
Hen-cai), Catu-vellauni (bret. Cat-uuallon), Durno-magus
(irl. Dorn-mag), Seno-magus {ir\. Sen-mag),Vindo-magus,
(irl. Find-mag, gall. Gioyn-fa), Coro-hilium (irl. Corr-
hilc), lantu-inarus (irl. étmar), Mafu-geniis (irl. Math-gen)^
Hectu-genus (v. bret. Reth-ian), Verbi-genus [\.hrei. Urh-
gen), KaTouyJ.zz (irl. Cathal, gall. Cat-ival), Canto-senus
(v. bret. Ilin-canl), Toutio-rix (v. gall. Tut-ri).
2° les composés possessifs, indiquant que telle ou telle
personne ou tel ou tel objet possède la ({ualité indiquée
1. Zeuss, Grammalica celtica, 2^ éd., p. 761-813. Pedersen, Ver-
ijle.lchende Grammatik der keltischen Sprachen, II, 1913, p. 1-62.
2. Sur le sens de ces composés, voir ci-dessus et le Glossaire.
Cette question sera traitée plus à fond dans les volumes de la collec-
tion des Antiquités nationales consacrés aux noms propres de per-
sonnes et de lieux.
3. Les très nombreux noms composés de lieux du vieux-breton
ne sont pas pour la plupart très anciens, comme le prouve l'ordre
des termes ; le déterminant suit le déterminé au lieu de le précéder.
106 LA LANGUE GAULOISL
par le composé, comme pempe-dula «. qui a cinq feuilles » :
g^aul. vergo-bretos, AUo-hroges, tri-nanto, petor-ri-
tum, Petru-corii, Tri-corii, pempe-dula, Avi-cantus (bret.
Eu-cant), Viro-cantus (gall. Givr-cant, irl. Fer-chete], Ex-
omnus (g'all. eh-ofn)^ Ambi-gatus (irl. Im-chath), Rewc-
îDivccc (irl. Cenn-finn, gall. Pen-wyn), Argio-talus (irl.
Tal-orgg), Vino-valeius (v. bret. Win-icaloe).
II. Composés k pai-ticules.
Voici les principales particules que l'on a reconnues en
gaulois :
ad- (irl. gall. ad- « à ») : Ad-nainatus (cf. Namatius).
ambi-, amb- (irl. imb, gall. am « autour de ») : Amb-
arri^ Ambi-gatus (cf. Gatus), Amhi-toutus (cf. Toutius).
an-? (irl. an-, am-, gall. an-, af-, négatif) : aii-m[a\t,
bret. an-vad.
ande- (irl. ind-, bret. an-, intensif) : Aiide-camulos (cf.
Camulus), Andc-ritum (cf. Ritu-), Andc-roudus (cf. /?0{i-
t/jMs).
are- (irl. a/'r-, gall. ar- « devant ») : are-pennis, are-
morici, are-vernus.
aie-, at- (irl. aith-, gall. bret. at-, itératif) : Ate-gnaia
(cf. gnata), At-epilos (cf. Ep'illos).
cata- (gall. can{t), irl. ce^a- « avec ») : Cala-mantaloedis .
cf. gall. cyd-fantarvl.
co-, con-, com- (irl. com-, gall. c?//"- « avec ») : co-vinnus,
Con-ginna, irl. Con-gen, Com-prinnus (cf. priniii).
eri- (gr. ^rspi- intensif) : Eri-dubnos.
ex- (irl. es-, gall. bret. es-, e- « hors de ») : ex-acon, Ex-
omnus, irl. es-omun, gall. eh-ofn.
ro- (irl. ro-, gall. rg-, intensif) : lio-smerfa (cf. Smer-
tullus), lio-falus.
su- (irl. su-, V. bret. /lu- « bien » ) : Su-carus, irl. so-
char, V. bret. Hu-car.
ver- (irl. /"or-, gall. gwr-, bret. ^oi/r- « sur », intensif) :
COMPOSITION 107
ver-lra(/us, ve?'-ne/iic/is, v. gall. Gor-nivcl (cf. nenielo-).
vo- (irl. /b-, V. g'all. f/wo- «sous», diniinutif) : Vo-reto-,
V. irl. fo-riutli.
Le premier ou le second terme est parfois lui-même un
composé, soit de deux noms : Epoinaiuluo-duruin (cf.
Epo-meduos), Urogeno-ncrtus (cf. Uro-genius) ; soit d'une
particule et d'un nom : Andc-combogius (cf. Ad-hogius),
Con-suanetcs [Su-anetes), Conconefo-dumnus (var. Conefo-
durnnus), Vercingeto-rix [Cingelo-rix), Vercassi-vellaunus
[Cassi-vellaunus), Vercondari-dubnus (cf. Condarinus),
Admagefo-hriga (var. Mageto-hriga), Excingo-rnaras (cf.
Cingus , Dtinino-coveros [Dutiino-verosj^ Veriugo-dumnus
(cf. Rigo-veriugus).
Parmi les noms propres, un certain nombre de dérivés
semblent n'être que des formes abrégées des noms com-
posés *. Tels sont, par exemple :
1" les dérivés en -acus : noms de personnes : Dumna-
cus \^Du/nnorix, Dumnoialos), Congonnetiacus [Congonne-
lodubnus), Nertacus [Nertoinarus), Seiiacus [Senorix),
Togiaciis ( Togirix) ;
ou noms de lieux : Xemetacuni [Nemetocenna], Spar-
naciis [Spaj'nomagus), Efjuracus [Eburoduniim), Condacus
Condomagus), Noviacus [Xoviodunum]^ Turnacus [Tur-
nodurum).
Ce suffixe, qui, à l'époque gallo-romaine, a servi à
former avec des g-entilices romains la plupart des noms de
domaines ruraux, est conservé dans les langues celtiques :
irl. -ach, gall. -aivc^ bret. -eue, -oc, -ec. C'est lui qui a
donné en français les nombreux noms de lieux en -ac, -ay,
-ey, -y, -e, -/e«, par exemple Car'antiacus :Cransac (Avey-
ron), Charencey (Côte-d'Or), Carency (Pas-de-Calais),
1. H. d'Arbois rie Jubainville, Mémoires de la Société de linguis-
tique de Paris, IX (1896), p. 189-191. K. Meyer, Sitzungsherichte der
Ixôniglich preussischen Akademie der Wissenschaften, LI fl912), p.
1147-1150.
108 LA. LANGUE GAULOISE
Gharency (Jura, Nièvre, Meurthe-et-Moselle), Ghéi-ancé
(Mavenne, Sarthe, Manche), Charancieu (Isère) ; Caran-
lacus : Charentaj (Rhône), Garantec (Finistère).
2° des dérivés en -/- : Teutalus, irl. Tuathal [Teutorna-
lius, Teutoniatus), KaTcuaXo^ ^ [Caturix), SuadiiUa [Suadu-
rix, Suadugenus)^ Smertullus [Smertulitanus).
en -n- : Atepo - [Atcpomarus, Ateporix), Vindo'^[Penno-
vindos''), Matuinus [Matufjenus), Condarinus [-condari-
diihnus) ;
en -ce- : Esucciis [Esur/enus], Lituccus i Litugenus) ;
3" peut-être même, des noms identi(jues au premier
terme décliné : Cintus [Cintugcnus, Cintugnatus), Catus
[Caturix), Nertus [A^ertomarus, IVertovalus); Andes [Ande-
cavi) ; ou rattaché à la déclinaison en -o : Togiiis ( Togi-
ma rus , Tog irix) .
Les suffixes des noms communs gaulois nous sont à
peu près inconnus. Nous connaissons les suffixes de noms
propres pour la plupart à une époque où ils ont fortement
subi 1 influence latine, en sorte qu'il y aurait quelque
imprudence à tenter de les classer rigoureusement, puisque
nous ignorons leur histoire. Les voici rangés d'après les
consonnes qu'ils contiennent.
V : gaul. Genava, gall. genau (cf. gall. gen) ; gaul. Vel-
lavi (cf. gall. givell) ; gaul. Pictavi (cf. Picti, Pictones) ;
gaul. Lexovii (cf. gall. llecii) ; Esuvius (cf. Esu-).
i : gaul. A'ovio-, Nevlo-, irl. /lûe, gall. neicydd (cf. gr.
vÉoç) ; gaul. Briganlio (cf. Brigantes, irl. Bregait) ; gaul.
Coheia (cf. Cob-) ; gaul. Derceia (cf. Dereo-).
s : gaul. cervesia (cf. v.ip\j.y.) ; gaul. i'xsasus (cf. Uxisama) ;
1. A moins (|ue KaTouaÀoç ne soit pour Culii-vnlo!^. \'oir ci-dessus,
p. 105.
2. Aleponia au génitif.
3. Vindonis au génitif.
4. Ce terme ne se ronconlie gnrie (|ue dans les noms de lieux,
d'où il sera passé dans les noms de personnes.
DÉRIVATION lOi)
gavil. Magusiiis (cf. Marju-) ; cl", yaul. zpi\}.y.oy.\.a''.<x (cf
[Aap-/.a) ; gaul. 'loûpxjao; (cf. lura) ; gaul. Toutissa (cf
Toiilia); gaul. Magissa (cf. Magi-) ] gaul. Catussa (cf
Catu-, irl. Cathasach) ; Vindonissa (cf. Vindo ; irl, /«nr/)
Ne[;,o)(7(7Ôç (irl. /lem) ; Ledosus (gaul. /erfo) • ; Uriassus (cf
f/ria, «rus) ; gaul. Matussius (cf. Malu-, irl. malli) ;
gaul. Vecf issus (cf. yec/i-).
.sr : gaul. Mafisco (cf. Mati-^ irl. maith) ; gaul. Veriiscus
(cf. V. bret. -uiierf). Ce suffixe se rencontre surtout en
ligure 2.
s/H : gaul. Cinfusmiis (cf. (Jintu-, gall. ci/nt).
g : gaul. selago ; carrago'! (cf. carrus).
d: gaul. Donnadu (cf. Donna-), gaul. Vindedo '(cf.
Vindo-, irl. ///îf/) ; gaul. Magidius [cï. Magi-) ; gaul. jE"/}/-
f//«.s (cf. Epo-j ; gaul. Olloudiua (cf. Ollo-).
nd : gaul. dat. Brigindoni (cf. Brigia).
b : gaul. Cenahum (cf. Ceno-) ; Ahnoha (cf. Abona).
c : gaul. Durnacus, bret. Dornec (irl. bret. dorn), gaul.
Dumnacus (gall. dicfn, irl. domun] ; gaul. Caraiacos, irl.
carthach (cf. gaul. Carato-, irl. ca/'-) ; gaul. -hodiaco-, irl.
buadach (cf. Bodio-, irl. huaid) ; gaul. niorici (cf. more,
irl. muir) ; gaul. Verlico (cf. v. bret. -uuert) ; gaul. i?e//-
nicos (cf. Belinius, Belinos) ; gaul. -/.âpvj^ ^ (cf. " -/.apvov) ;
gaul. Carafucus (cf. CaratiilUis) ; gaul. Smei^tucus (cf.
Smerfullus) ; gaul. Viducus (cf. Vidu-, irl. /?</) ; gaul.
Litavicciis, v. gall. Letewic (cf. Litavis) ; gaul. Beliniccus
(cf. Belinos) ; gaul. Congenniccus (cf. Koyy^vvo-).
c< : gaul. Bibracte (cf. beher) ; Senectius (cf. Seno-).
xt : gaul. Divixtus (cf. Divins).
en : gaul. celicnon (cf. lat. colunina) ; gaul. Taranucnos
1. Vendryès, Mémoires de la Snciélé de Unguisluiue de Paris, XII]
(1905-1906), p. 390-392.
2. H. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe,
II, 1894, p. 46-70.
3. Si ce mot n'est pas afTiiblé d'une terminaison i^iecque.
8
110 . LA LANGUE GAULOISE
(cf. Taranis, gall. taran) ; cf. Tanotaliknoi [Tanolalos) en
Cisalpine ' ; Aojxotixvoç (cf. Lucotios) ; Nanêonicn [os] (cf.
Nanton-) ; OUecnus, Ollocnus (cf. Ollo-) ; Mainacni (cf.
Maina) ; Toutissicnos (cf. Toutissa).
ne : g-aul. tarinca ; arinca ; Morinciun (cf. Mori-) ; ^gre-
dincum (cf. Agedo-) ; I.eminciim (cf. Lemo- ) ; Alisincum
[cf. Alisia) ; Belsonancum (cf. Behinum) ; saliunca^ XaMÔy"
y.avoç (cf. Salyes). Ce suffixe est lig-ure dans Bodincum ~.
rc 1 : gaul. Cadurci; Aulerci.
i : g-aul. -victo-, v. bref, (jiiitli (cf. irl. fichim), gaul.
Galatae (cf. irl. </a^ (f bravoure «) ; g-aul. Xantuaies (cf.
nanto, gall. /«a/i/j ; gaul. Na[j.aj7aT'.? (cf. Neniaiisiis) ; gaul.
Gaesaiae (cf. (jaesuin) ; gaul. Bclatu- (cf. irl. at-hcla) ; gaul.
Tentâtes (cf. irl. tuath) ; gaul. Atrehàtes (cf. irl. atrcha i ; gaul.
brivaliom (cf. />Wo, -hriva) ; gaul. Nenielo-, yz[j.r-ov, irl.
ne/ned, v. gall. IVemet, Niniet (cf. irl. ^^em) ; gaul. Louce-
tius. irl. loche, gén. lâchet (cf. Leueo-) ; gaul. Tasgetius
(cf. Tasgo-, irl. Tadg) ; gaul. haditis (cf. irl. bàdi-m) ;
gaul. Gabritius (cf. Gabrus) ; gaul. Srnerto- (cf. Snierius) ;
gaul. Biluitus (cf. Bitiis) ; gaul. Gobannitio (cf. v. bret.
^ico- : gaul. Epaticcus, bret. Ebetic (cf. £/xj-, Epato-,
irl. Eochaid) \ gaul. Pr.vavx'.y.cç (cf. v. bret. roiant- ; gaul.
/v'gro-).
tino- : gaul. runipotinus [cï. rumpus).
tr : gaul. tarafrum, irl. tarathar (cf. lat. tere-bra) ;
gaul. lautro, irl. lôthor (cf. lat. /ayo) ; gaul. Smerti^ius (cf.
Snierius).
tl : gaul. Visuflus (cf. V7sw-).
ni : gaul. Kxpi'ravTs-, irl. carbat (cf. lat. corbis)\ gaul,
Carantus, irl. c/cra. gén. canii (cf. irl. bret. gall. Ccir-) ;
gaul. Arganto-, Argcn/o-, irl. argat, argef. v. bret.
1. Voir ci-dessus, p. 39.
2. Sur ces noms, voir Iv PiHlii)oii, Hoin.tnin, XXXV i 1906', p. l-
18.
DKRIVATION \\\
argant (cf. Aryio-) ; gaul. Alisunlia (cf. Alisia) \ gaul.
Moffontia (cf. Moffounus, Moc/efi-) ; bellinuntia, '^jCkvicw-'.ot.
(cf. Belenus) ; gaul. Novienlurn (cf. Novio-).
r : gaul. -cadr-o-, \. l)ret. cat/r (cf. gr. xao-) ; gaul.
Labarus, gall. llafar (cf. gall. Z^e/") ; gaul. Lucterius (cf.
irl. luchl) ; gaul. Vimpiiro (cf. Vimpiis, gall. givymp).
m : gaul. Isarno-, irl. i'ar/j (cf. got. ajz, lat. aes)^ v. br.
Hoiarn- ; gaul. Tigernus, v. gall. tigern (cf. irl. v. gall.
<igr) ; gaul. Logirnus (cf. Logius).
l : gaul. cantalon, cantlos (cf. lat. cantus, irl. bret. ca/i-) ;
gaul. Teu talus, irl. Tuathal (cf. irl. tuath, bret. <«/) ;
gaul. -magulus, v. bret. Maglus (cf. irl. m?/*/) ; gaul.
Magalos, v. bret. -maglus (cf. gr. '^.Évaç, [j.sYaXsu) ; gaul.
viriolae (cf. viriae) ; gallo-rom. hrogilus (cf. -brogi) ; gaul.
Uxello-, Uxcllus, gall. uchcl (cf. gall. uc/i) ; gaul.
Mosclla (cf. 3/osa) ; gaul. Giamillos (cf. Giamius, v. gall.
gaem) ; gaul. Toutillus (cf. Touto-) ; gaul. Salicilla (cf.
Salica) ; gaul. Boudillus (cf. Boudins, irl. buaid); gaul.
Epillos (cf. ^/^i-) ; gaul. lovincillus (cf. corn, iouenc) ; gaul.
Caratillus (cf. Carato-) ; gaul. Cavarillus (cf. Cavari) ;
gaul. betulla (cf. gall. bedw) ; gaul. Bussulhis (cf. gaul.
Bussu-) ; gaul. Cintullus (cf. gaul. Cintu-, gall. ci/nt).
n^ : gaul. Alisanu (cf. Alisia) ; gaul. Morini (cf. mo/T.
irl. muir) ; gaul. Cavai'inus (cf. Cavari) ; gaul. Moltinus
(cf. irl. molt) ; Caletinus (cf. bret. calet) ; gaul. Brigiaiii
(cf. Brigius) ; gaul. Carnuteni (cf. Carnutes) ; Epenos (cf.
^jDO-) ; Eburones (cf. Eburo-) ; gaul. Bedones (cf. ret/a) ;
gaul. Giamoni (cf. Giamos) : gaul. Se/iones (cf. Seno-) ;
gaul. Bra/ronos (cf. irl. hràfhir): Matrona (cf. irl. màthir);
gaul. Epona îcï. Epo-. gall. bret. e/^-i ; gaul. Maponus,
gall. mabon (cf. bret. //«a/>) ; gaul. Ateponius (cf. Alepo-) ;
gaul. Mafuconius (cf. Matucia) ; gaul. Vellauno-, v. gall.
guallaun (cf. gall. bret. gwell) : gaul. Arebrignus (cf.
1. Sur ce suffixe, voir Maistrander, Zeilschrift fiir cdiische Phi-
lologie, VII (1910 , p. 378.
112 LA LANGUE GAULOISE
Arebrigiuni) ; gaul. Catunius (cf. Cafu-, ii'l. cath) ; Camii-
liniiis (cf. Camuliiius, Caryiulus); Magunia (cf. Magu-),
cf. irl. Mugain ; gaul. Ardnenna, Arduinna (cf. irl. ârc?) ;
gaul. Cernunnos (cf. -/.s^pvîv, brel. car/î) ; gaul. Tarvan/ia
(cf. tarvos) ; gaul. Behronna (cf. beher) ; gaul. Vindoninis
(cf. Vindo-, irl. /?n(7).
/u : gaul. Uxaina, gall. iichaf (cf. gall. »c/i) ; gaul.
Belisama ', BY;>,r(7a;x', (cf. Belinos) ; gaul. Rigisamus (cf.
gaul. -riges); Vcrtamo- (cf. F^r/acas) ; gaul. Vindama, m.
bret. gwennaff (cf. Vindo-, irl. /?nc/) ; gaul. Segomo (cf.
La plupart de ces suffixes sont, comme on le voit, com-
muns au gaulois et au latin, en sorte qu'on ne peut dis-
tinguer les anciens dérivés celtiques des dérivés créés sur
l'analogie des dérivés latins, même dans les inscriptions
gauloises, car celles-ci ne contiennent pas que des mots
d'origine gauloise. Ce que ces suffixes présentent de plus
remarquable, c'est leur grande variété ; il n'est guère de
thème de nom propre qui ne puisse se combiner avec un
grand nombre de suffixes.
Ainsi, du thème Catu- employé en composition dans Kat; j-
'(v'x-o:, Catu-riges, Cafii-rix, Catii-sualis, Catu-volcus.
Catu-slugi, Cat-vellaunus, Catu-seg-, on forme les dérivés
suivants :
Catuos
Catussa
Catucius
Catullus
Catusacus
Catuso, Catusso
Gatucinus
1. Le suffixe -saino- semble avoir formé, en celti([ue, le siipeil:»-
tif. R. Tliurneysen, Zeitschrift fur very/leichende Sprachforschunff.
XXXIII (ISOîi), p. 651. Cf. Revue celtique, XVI (1895), p. 121.
DERIVATION
113
KaTcuaAoç
Catunus
Catuinus
Caturus
C.atuUacus
CatuUinus
CatuUianus
Catiiro
Gaturnus
DECLINAISON
Les anciennes désinences, dans la déclinaison g-aélique,
ne se révèlent guère que par l'influence qu'elles ont eue,
par l'intermédiaire de la consonne, sur le vocalisme de la
syllabe précédente. Ainsi le mot cch u cheval ». qui répond
au latin eqvos, se décline ainsi en irlandais :
nominatif
accusatif
génitif
datif
singulier
ech eqvos
ech n- eqvom
eich eqvï
eoch eqvO
pluriel
eicli eqvï
eochu eqvôs
ech n- (eqvôrum) '
echaib (eqvïs) '
L'influence vocalique permet de distinguer trois séries de
désinences anciennes ; celles qui contenaient a ou o, celles
qui contenaient e ou i, celles qui contenaient u. On peut
donc rétablir, sans graves erreurs, les désinences primitives
de la déclinaison gaélique, et les comparer aux désinences
de la déclinaison oauloise.
Le gaulois semble avoir eu les mêmes thèmes nominaux
1. Le gaélique a conservé l'ancienne désinence -om\ le latin a
emprunté la désinence en *-som, -rum de la déclinaison en -à.
2. Le latin emploie comme datif l'ancien instrumental. Le gaé-
lique a conservé l'ancien datif en -bi.
114 LA LAiNGUE GAULOISE
que le gaéli({ue ; thèmes vocaliques en -o-, -;!-, -/-, -u-;
thèmes consonantiques en-n-, -i-,-d-, ~?it-. -c-, -</-, -r-, -s-.
Ces thèmes sont souvent peu visil>les dans les noms com-
muns gaulois ; ils sont peu variés dans les noms propres
dérivés, qui ont été assimilés aux gentilices en -iiis et aux
surnoms en -us, -0 ; ils sont bien conservés dans les pre-
miers termes de noms propres, sauf les thèmes en -à-,
et les thèmes consonantiques qui ont pris, comme dans les
autres lanj^ues indo-européennes, la voyelle thématique
-0- '. Dans le celtique des lies Britanniques, par suite de
la chute des voyelles thématiques, c'est seulement la
déclinaison qui permet de déterminer à quel thème on a
affaire.
Thèmes en -o- et en -io : gaul. Artos, gall. arth « ours » ;
gaul. tarvos, irl. farh, bret. taru « taureau » ; g-aul. Cara-
fios, irl. carthe « aimé ».
Cette déclinaison comprenait sans doute des neutres :
gaul. cantalon, irl. céfal « chant ».
Thèmes en -â- et en -/a : gaul. Vincla, irl. find , gall.
(iwenn « blanche » ; gaul. -ToojTa, irl. luaih « peuple » ;
gaul. Alisia.
11 y avait en gaulois des masculins en â : driiida, [j.ap/.a: ;
on en a de nombreux exemples dans les noms propres :
Belffa, Volca ; il y avait peut-être aussi des masculins en
-ia : eporedia, Avaiicia -.
Thèmes en -i- : gaul. Mori-, irl. muir «mer» ; gaul.
1. Cf. Verno- [vf^rna), Brivo- [brivu], Toulo- {-touta). Il est diffi-
cile de distinguer les premiers termes originaii'cment consonantiques
des premiers termes qui ont perdu leur voyelle finale. Voir ci-des-
sus, p. 60. Alcsinertus doit sans doute être divisé en Ate-smerlu!<.
Cob-nerius a sans doute pour premier terme la particule com-, et
non un nom ou un adjectif syncopé.
2. Le gaulois ne mar(|uail donc pas la distinction du genre par les
déclinaisons.
DÉCLINAISON 115
Mail-, irl. tnaiffi « bon » ; i^aul. hodi-, irl. biiaid « vic-
toire » ; g"aul. vati-, irl. failli <■<■ devin » ; g-aul. Tof/i-, irl.
/oiV/ (( aimable ».
Thèmes en -u- : gaul. Litu-, irl. lith « fête» ; g-aul. Visu-,
irl. /■/« « dij»ne », g"all. guntc ; gaul. niagii-, irl. wiu^^
« esclave o ; yaul. Bitii-, irl. /;/7/i u monde » ; g-aul. gutu-,
irl. (/n//i « voix » ; gaul. Hectii-, irl. redit «droit ». Cer-
tains thèmes gaulois en -a ont des variantes en -o, dues
sans doute k l'influence latine : Adiatii-, Adiato-; Virdu-,
Virdo- ; Rcclu-, Reclo-.
Thèmes en -n- : Vn n'apparaît pas au nominatif, qui est
en -u dans les masculins et féminins i, en -i dans les
neutres : Criciru, gén. Cricironis; Seboâdu ; gaul. y.o'jpixu
irl. cuirm, pi. cuirnienn « bière ».
Thèmes en -t- et en d- : gaul. Cinget-, irl. ci'm/, gén.
cinged « g^uerrier » ; gaul. Atrehaf.es ; gaul. druides, irl.
druid « druides )».
Thèmes en -c- : gaul. -vie-, -divic-; gaul. esoc-, irl.
eo, gén. icic/i « saumon ».
Thèmes en -g- : gaul. -f'ig-, irl. 7v'. pi. /'«(^ «roi »;gaul.
brog-, bref. Z)ro « pays ».
Thèmes en -/■- : gaul. [xy-p-, irl. inàthir « mère ».
Thèmes en -s- : g-aul. -ij.avo;, irl. inag « champ » ; gaul.
-Bouvoç ', -dununi, irl. (/f'7/i « forteresse ».
Les genres et les thèmes ne se correspondent pas tou-
1. Sous l'influence de la déclinaison laline, ;/ esl souvent changé
en o : Criciro. Voir ci-dessus, p. 34.
2. On trouve Aojctoouvoç chez le Pseudo-Plutarque. Strabon écrit
tô Aoù^^o'j^/ov avec l'article neutre, conservant ainsi le souvenir du
genre grammatical, tandis que le Pseudo-Pkilarque conserve l'an-
cienne désinence des thèmes en -s : opoc Aojtoouvoc xaXojasvov.
116
LA LANGUE GAULOISE
jours en irlandais et en gaulois; ainsi mag et dùn sont
neutres en irlandais ; en gallo-romain -clunurn est neutre
et -magus masculin, sans que nous puissions déterminer si
la cause de cette divergence remonte au gaulois. Pour bon
nombre de mots gaulois, les écrivains anciens hésitent entre
plusieurs déclinaisons, la déclinaison en -a- et la déclinai-
son consonantique : druiclae, ch^uides ; Nantuates, Nav-
-rouàta'. ; — la déclinaison en -o- et la déclinaison conso-
nantique : Caletes et Caleti, Atrehates et 'K-ot^y.z:oi\ — la
déclinaison en -a- et la déclinaison en -o- : Celfae, KeXtai,
K£>aoi ; FawaTai et Vai<5y.~oi ^ ; -hriva, hrio ~.
Les thèmes varient, d'une langue celtique à l'autre et
même à l'intérieur de la même langue : gaul. Taranu-,
Tarant-, bret. *taranu, irl. *loranno-\ gaul. [j.àp/.a, Marco-,
irl. *marco-, bret. *marcho-\ gaul. hulga, irl, *holgo- ;
gaul. y.éprj.a, xoup[j.i, irl. *curmen- ; gaul. druida-, driiid-,
irl. *druid- ; gaul. couAa, -diilo-, irl. *dulio- ; gaul. nanto,
Nanfu-, gall. *nantu~ ; gaul. hroga, -hrog-, irl. ''/nrogi-,
*hrogi- ; gaul. esoc-, irl. *esoc-, gall. *esâco- ; gaul.
Caranto-, irl. *carat- ; gaul. Leucetio-, irl. *l6chent-.
Nous ne connaissons pas exactement le nombre des cas
de la déclinaison gauloise; elle semble avoir comporté un
cas, avec la postposition os ; la préposition in était construite
avec un cas (locatif ou ablatif) qui ne se confondait pas,
comme en grec, avec le datif. La déclinaison pronominale
nous est inconnue. Il n'y a point d'article. Nous avons sans
doute deux exemples d'adjectifs-pronoms démonstratifs '^.
Voici le tableau comparé des terminaisons gaéliques
(telles qu'elles étaient avant la chute de certaines voyelles
de la syllabe finale) et des terminaisons gauloises d'après
les inscriptions gauloises et les textes des Anciens '*.
1. Voir ci-dessus, p. 90.
2. Voir ci-dessus, p. 66, 67.
:{. Voir ci-dessus, p. 40.
4. Les exemples donnés en note sont choisis parmi les moins
contestables. Nous les donnons sous la forme même sous laquelle
ils nous soni parvenus. Voir aussi ci-dessus, p. 34, 39-40.
DÉCLINAISON 11
Thèmes en -o- {-io-) '
Singulier Pluriel
graélique
gaulois
gac
lique
gaulois
nominatil -os
-OS
-i
(-0(1, -i
vocatif -e
-ùs
accusatif -on
-on '
-ûs
n.v. a. neutre -on
-on
-â
génitif -î
-i
-on
datif -Il
-Il
-obi
Le paradigme des thèmes en -io- présente les mêmes
désinences précédées de i : -ios, -ie, -ion, -ii, -iû ; -lï, -iûs,
-ion, -iohi.
Thèmes en -il- et en -iâ- ^
nominatif -â -ia -a, -ia -(i)âs
1. Les exemples de cette déclinaison sont nombreux dans les
inscriptions gauloises : au nominatif : Andecamulos Toutissicnos,
Licnos Contextos, Iccavos Oppianicnos, Ka^^^TaXo: Ojîç^jxvo;, ^iHyoïj-a-
00; O'JtXXovso: etc. ; au génil\i Segomari; -au datif Alisanu, Anvalon-
nacu ; à l'accusatif masculin ou neutre : canecosecllon, cantalon,
celicnon, ve[j.r|Tov ; au nominatif pluriel : Senani, cf. Tanotaliknoi.
Le nominatif est d'ordinaire latinisé en -us dans les inscriptions
gallo-romaines : Agedovirus, Setubogius, Atepomarus (gén. Atepo-
mari). La forme primitive -o» est attestée par les légendes monétaires
et quelques inscriptions en caractères latins. Les inscriptions en
caractères grecs ont toujours -0;. C'est sans doute le retour fréquent
dans la langue gauloise de cette terminaison qui avait fait croire
aux Gaulois, à Delphes, qu'ils avaient en face d'eux des Grecs et
non leurs compatriotes (Pausanias, X, 23, 8). Le datif en -u se
trouve dans les inscriptions gallo-romaines : Brixanfu.
2. La désinence de l'accusatif singulier d'après les inscriptions
gauloises proprement dites est n et non m. On ne trouve m final que
dans brivatiom (qui est peut-être écrit en abrégé) et /'.avTE;j. (qui
semble une faute de graveur pour /.avicva).
3. Inscriptions gauloises : au nominatif : Buscilla ; à l'accusatif :
;j.a-:tzay ; au datif : Eaxeyvai, BXavooojizouvia'. ; au locatif; Alisiia, Alixie ;
au datif pluriel : vaaajjr/.a|îo. BïiXrijaac est peut-être un datif de cette
déclinaison (cf. Belisama). Gnatlia (n" 59) est saris doute un vocatif.
H8
LA LANGUE GALLOISE
vocatif
-â -ia
-a
accusatif
-ien
-an
génitif
-iâs, iês
datif
-ï
-ai
locatif
7h -i
-(i)âs
-(ijâs
-(i)on
-(i)âbi
-las
-abo
-la, -le
Thèmes en -i- '
nominatif
-is
-is
-ïs
vocatif
-i
-i
-ïs
accusatif
-in
-in
-ïs
génitif
-os
-ion
datif
-ei
-e
-ibi
Thèmes en -u-
nominatif
-us
-us
-oves
vocatif
-u
-oves
accusatif
-un
-ùs
génitif
-ous
-ion
datif
-û
-ou
-obi
-lom :
-oves
Le gaélique et le brittonique n'offrent aucune formation
Textes anciens : à l'accusatif singulier : ji.âpxav i Pausanias, X, 19) ;
au nominatif : recla, hriva ; à l'accusatif pluriel: eporedias.
Inscriptions gallo-romaines : au nominatif : Senobena ; au datif :
Virotoutae ; cf. au génitif : legionis seciindes Italices.
Sur cette déclinaison, voir A. Meillet, Mélanges H. d'Arbois de
Jubaimille, 1906, p. 229-236.
1. Inscriptions gauloises : au nominatif : Natxajaa-iç, Liicouia/is ; à
l'accusatif: ratin, sosin, Ucuetin; au datif : Ucuefe, mais aussi
Br,ÀYiaau.t si ce mot appartient à la déclinaison en i ; au génitif plu-
riel?) : brivatiom? Vimpi est sans doute un vocatif.
2. Inscriptions gauloises : au nominatif : Toojxtouç, (rif/ara/ms,
Esus ; au datif (?) : Tapavoou. Le nominatif est écrit en alphabet
grec -oj: ; il se confond avec -us = -os dans les inscriptions en alpha-
bet latin. De là ,juelf|ues confusions dans les inscriptions gallo-
romaines : lielinicoiis h côté de Belinicos, Betinlciis.
Inscriptions gallo-romaines : au nominatif pluriel : Lugoves (cf.
Lugu-). J. Lolh, Revue archéologique, XXIV 1914), p. 205-230.
DÉCLINAISON
19
semblable à Lra/udcj (|ui serait un ancien instrumental ou
un ancien ablatif; ni à '[\pxvtzj qui semble un ancien
locatif.
T/ièincs en
-n- 1
«
Siiij;u
lier
Pliiriel
gaélique
ë"
aiilois
gaélique
gatilois
nominatif
-ô
-U
-nés
-nés
vocatif
-ô
-nés
accusatif
-nen
-nàs
-nas
g'énilif
-nos
-non
-non
datif
-ni
-ni
-nobi
Thèmes en -l-
i-(I-
■)'
nominatif
-s
-â
-tes
-tes
vocatif
-s
-tes
accusatif
-ten
-tâs
-tas
génitif
-tos
-ton
-ton
datif
-ti
-tobi
Le paradigme des thèmes en -d- présente les mêmes
désinences précédées de (7 : i-.s), -den. -dos, di; -des, -dâs,
-don, -dohi (gaul. dbil).
Thè
emes en
nominatif
-Cfes
1. Inscriptions g'auloises : au nominatif singulier : Front ii, Caleclu,
Criciru;au datif : Brigindoni, si le nominatif de ce mot est*Brigindu.
Textes anciens : à l'accusatif pluriel : Pictonas, Santonas.
Inscriptions gallo-romaines : au nominatif : Saciru a côté de Saciro,
Criciru et Criciro; au datif : Segomoni; à l'accusatif pluriel : Lin-
gonas.
2. Inscriptions gauloises : au nominatif : epa^; au datif pluriel :
gobedbi. Le d de mid i inscr. n" 53 1 et celui de Nercod (monnaie), si'
ces mots ne sont pas écrits en abrégé, est sans doute pour â.
Textes anciens : au nominatif singulier : Drappes, Atrehas ; au
nominatif pluriel : Namnetes, Atrehates ; au génitif pluriel : Xamne-
tum, Atrcbalum ; a l'accusatif pluriel : Atrehatas.
3. Inscriptions gauloises : au nominatif : FiT/.rf^oov.^.
Textes anciens : au nominatif singulier : Vercingetorix, Viridovix ;
120
LA LANGUE GAULOISE
vocatif
-X
accusatii
-gen
génitif
-gos
-ffOfi
datif
-gi
-ff^
-ges.
-gâs
-ffas
-gon
-rjon
-gobi
Le paradigme des thèmes en -c- présente les mêmes
désinences précédées de -c- : {-x), -cen, -cas. -ci \ -ces,
-ces, -con, -cohi.
Thèmes en -r- ^
nominatif
vocatif
accusatif
génitif
datif
-r
-r
-ren
-ros
-ri
Th
eines en -s- -
nominatif
-s
vocatif
-s
accusatif
-s
génitif
-sos
datif
-s
-res
-res
-râs
-rion
-rebi -rrho, -rebe
-sa
-sa
-sa
-son
-sbi
Le gaélique a conservé des traces du duel, déjà en pleine
décadence, car il ne peut pas s'employer sans le nom de
nombre dâ, fém. cil. On a cru trouver des exemples de
duel en gaulois -^ sur une légende de monnaie de bronze
à l'accusatif pluriel : Biturigas ; au nominatif pluriel : Bilurir/cs ; au
génitif pluriel : Biiurigutn.
Inscriptions g-allo-romaines : au génitif singulier ; Andebrocirigis
f., mais peut-être aussi Samorigos (écrit Samai-icos) ; au datif: Catu-
rigi, Touliorigi; au nominatif : Biturix.
1. Inscriptions gauloises : au datif pluriel : |j.aTO£fîo, suiorehe (?)
Inscriptions gallo-romaines : au nominatif pluriel : mnfrae,
maires; au datif pluriel : matrihus, matris, jnalrabus.
2. On n'a pas en gaulois d'exemple sûr de thème en -.s-; oouvo; et
jjLayoç qui appartenaient anciennement à cette déclinaison sont, à
l'époque romaine, passés dans la déclinaison en -n- : -(hiiiuni,
-iiiagus. Voir ci-dessus, p. il5.
3. R. Mowal, Revue celtique, V (1881), p. I2I-12Î.
DÉCLINAISON 121
des lÂxavii, qui porte CISIAMBOS CATTOS VERCO-
BRETO. La désinence du duel que la ^^raniniaire comparée
permet de restituer serait ou et non o ; si l'on suppose que
ou s'est réduit comme en latin à ô, cet ô serait devenu u K
Il est plus probidjlc (pi il s'agit de la désinence du singulier
-os '^, dont \s linal est souvent tombé dans les' légendes
monétaires, et que vercobrcto est mis pour vercobrctos.
Il est possible que, là où on ne peut mettre de désinences
gauloises attestées en face des désinences restituées du
vieux-celtique, les formes gauloises fussent plus voisines
du latin que du gaélique ■'. Le gaulois avait, comme le
latin, des thèmes masculins en -à- ; l'irlandais n'en a pas;
le gaulois comme le latin avait mieux conservé la décli-
naison des féminins en -â-, que l'irlandais confond en
partie avec la déclinaison en -l- ou en -ia-.
La parenté étroite du gaulois et du latin expliquerait
pourquoi on a songé à rattacher à un dialecte italique les
inscriptions gauloises de la Narbonnaise. Elle expliquerait
encore pourquoi les mots celtiques sont si rares dans le
bas-latin de la Gaule. Si, en elfet, le vocabulaire gaulois
était proche du vocabulaire latin, il a dû se fondre plus
rapidement dans celui-ci que s'il en avait été très ditférent.
D'autre part, les diflicultés que présentent du point de
vue phonétique quelques étymologies françaises peuvent
tenir à ce que le prototype est non un mot latin, mais un
mot gaulois apparenté à ce mot latin.
Conjugaison
Les misérables restes de conjugaison que Ton trouve
1. Voir ci-dessus, p. 96.
2. Ch. Robert, Comptes rendus de 1.' Académie des inscriptions et
belles-lettres, 1885, p. 283. Ernaull, Mémoires de la Société de lin-
guistique de Paris, VI (1889), p. 158-161. Blanchet, Traité des mon-
naies gauloises, p. 88.
3. Telle semble être l'idée de E. Windisch dans sou article Kel-
tische Sprachen du (irundriss der ronianischen Philologie de (i
Grôber. I.
]'22 LA LANGUE GALLOISE
dans les textes gaulois ne permettent pas de dresser un
tableau comparé de la conjugaison du vieux-celtique et de
la conjugaison gauloise. On ne peut guère identifier que
quelques désinences.
l'*^ personne du singulier : v. celt. -o. On attendrait en
gaulois une désinence -u. Ce serait le cas de ieuru, ekoccu,
si cette forme était un verbe, et si elle pouvait s'expliquer
par une première personne, cf. irl. caru «j'aime».
2" p. sg. Nous n'avons d'exemple que de l'impératif, v.
celt. -i, gaul. -i : c/ahi, irl. (/aih « prends » ; moni, cf.
gall. mi/n-et, bret. mon-t « aller ». (Juant à vernus : ohsta,
cecos (?) : dimittc, ils attendent encore une explication.
3*" p. sg. : V. celt. -if, gaul. -it : legasit, cariedit; cf. irl,
prés, légaid « il lit », prêt, légais ; v. gall. prinit. Mais
avot est peut-être un nom (cf. avoiis), et iciiru, y.apvixou,
vritii (iiritu) sont difficiles à expliquer par une désinence
de troisième personne ^.
l""^ personne du pluriel : v. celt. -mos, gaul. -mo : vorai-
iino (cf. lat. oravimus?),priavinio, dertiuno; cf. irl. -caram,
bret. caronip <■ nous aimons ».
3^ p. 1)1. : v. celt. -on^,gaul. -ont : Iwionl, cartaonf, dem-
t'Uiont \ cf. irl. herat « ils portent », bret. caroni «ils
aiment ». *
3'' p. pi. relative : v. celt. -onl-io (?), gaul. -ontiio ' :
dugiionliio, cf. v. irl. inôrate « qui magnifient».
De la forme verbale legasit^ on peut conclure à l'exis-
1. II. d'Arbois de Jubainville laltaclie uvUu à la même racine que
ieuru cl l'explique ainsi que /.apviTOj par une première. personne du
singulier du prétérit en -t {Éléments de la grammaire celtique, p. i22-
124). Pedersen semble admettre pour xapvtTou l'explication par une
troisième personne du singulier àc\>onen[ [Verglciche/ule Grammatik
(1er keltischen Sprachen, l, p. 245 ; II, p. 406).
2. R. Thurneysen, Zeitschrift fur celtische Philologie, VI (1907),
p. '.y.}H. Poisson, Bulletin de la Société de géographie de Roche fort,
XXX (1908), p. 2;i9.
CONJUGAISON 123
tence en ^i^aulois du prétérit en -s, caractéristique en vieil-
irlandais des verbes dérivés en -.i et en -i, et qui est le
seul prétérit vivant en brittonique : 3"^ p. pi. irl. carsit
u ils ont aimé », leicsit « ils ont laissé » ; gall. carassant,
bret. carsont u ils ont aimé ».
M. Loth a proposé de reconnaître, dans le marcosior
d'une inscription sur peson de fuseau, une première per-
sonne du présent du subjonctif déponent, comparable au
passif gallois en -y or : rychior « il est enterré », lleni't-
(i/or K il sera piétiné » '.
Quant à eiwises, que Ton a parfois considéré comme une
forme verbale apparentée à ieiirii ~, ce mot appartient à
une inscription latine qui ne semble contenir, en fait de
gaulois, que des noms propres.
Rien jusqu'ici ne nous autorise à croire que le gaulois
ait eu en commun avec le gaélique et le brittonique quel-
ques-uns des traits les ,plus originaux qui caractérisent les
langues celtiques au regard des autres lang-ues indo-euro-
péennes, mais qui n'ont encore été constatés c[ue dans les
dialectes insulaires. Ce sont :
l" Les mutations conson antiques, c'est-à-dire la modifi-
cation des consonnes initiales après les mots qui se lient
étroitement au mot suivant (l'article, les adjectifs posses-
sifs, certaines prépositions, conjonctions et particules ver-
bales). Ainsi le mot irlandais hô « vache » selon le mot
qui le précède gardera la forme hé ou deviendra soit hhô
(prononcé v6), soit nihô (prononcé mô). Les deux seuls
1. J. Loth, Comptes rendus de VAcndéniie des inscriptions et
belles-lettres, 1916, p. llo. G. Dottin, Les désinerfces verbales en -r
en sanskrit, en italique et en celtique, 1896, p. 186.
2. Ce serait une troisième personne du pluriel du prétérit com-
paral)le au latin dlxere z= *dixese. Dans l'inscription de Rom, on a
peut-être encore comme formes verbales : demtissie, conipriato,
caticato.
124 LA LAI>(GUE GAULOISE
ordres de mutations communs aux deux, familles de langues
celtiques sont la mutation de />, d, f/ en v [iv), 5, y, c'est-
, à-dire des occlusives sonores en fricatives sonores ; et la
mutation de L, d, g en m, n, /?, c'est-k-dire des occlusives
sonores en nasales.
2° U « infection » vocalique, c'est-à-dire la modification
des voyelles par les consonnes qui les suivent ^ ; irl. marc
(( cheval », pi. maire; gall. march, pi. meirch.
3° la triple formation des pronoms personnels. Ces pro-
noms ont trois formes : la forme absolue, cjuand ils sont
sujets, attributs ou compléments directs; la forme inlixe".
quand ils sont compléments directs ou indirects d'un verbe|;
la forme suffixe, après les prépositions. Ainsi, on dira en
moyen gallois mi a tvnaf a ^e ferai », ncu-'si-goruc « il m'a
fait », yn-o-¥ « en moi ».
4" le futur en -/), le passif et le déponent en -r -^ qui
caractérisent à la fois le celtique et le latin.
5" la double conjugaison du présent gaélique, selon que
le verbe est simple ou composé : ainsi, on dit en irlandais
berim « je porte », mais do-biur « j'apporte ».
6" l'expression du pluriel par le collectif et la transfor-
mation de ce collectif en singulatif au moyen d'un suffixe,
si fréquente en brittonique : gall. givydd, bret. givez
« des arbres » ; gall. givijdden, bret. gwczen « un arbre ».
Le gaulois n'a, en général, pas fait subir aux consonnes
intervocaliques, ni aux consonnes doubles ou précédées de
certaines consonnes ''. les changements que l'on observe
1. Le point craiticulaliou de la consonne dépend, à son tour, de
la voyelle suivante et persiste après la chute de celte voyelle. Ainsi,
le c de maire est palatal ou antérieur, i)arce ([u'il était jadis suivi
d'un T. Voir ci-dessus, p. 113.
2. H. d'Arbois de Jubainville, Mémoirrs de la Société de lincjuis-
ligue de Paris, X (1898), p. 283-289.
3. Voir néanmoins ci-dessus, p. 123 : marcosior.
4. Irl. lâche, gén. lôchel, gall. llug, gaui. Leucclius ; irl. celhir, m.
gall. pedwar, gaul. pelor-; irl. hrecc, gall. hrijch, gaul. Bricco- ;
irl. crol, gallo-rom. ^crolfa, gall. crwth ; irl. marc, gall. march, bret.
marc h, gaul. jjLipy.a ; irl. nert, gall. nerlh, bret. nerz, gaul. Nerto-.
SYMTAXE 125
en celtique. On peut toutefois considérer la notation de t
par /// dans ijuatlia comme un commencement d'affaiblis-
sement de la consonne sourde intervocalique, et noter
quelques chang-emenls de h, m en v, de (/ en /i, de p en h,
de c en g.
T — Le gaulois s^oppose, même, aux langues celtiques insu-
laires, pour l'un des faits les plus caractéristiques de ces
langues. Tandis que la construction de la phrase gaélique
et brittonique comporte l'ordre suivant : verbe, sujet,
complénient, les mots de toutes les phrases gauloises qui
sont parvenues jusqu'à nous sont rangés à peu près dans
le même ordre qu'en latin, mais aucime ne présente le
verbe en tète de la phrase ^ :
1° sujet, (verbe), complément indirect, complément direct:
Iccavos Oppianicnos ieuru Brigindoni cantalon ; Licnos
Contextos ieuru Anvalonnacn canecosedlon ; llsy^IJ-^poç
O'ji/vXoveoç • lOO'j-iouq vap.auo-aT^ etwpou B-/;AYjaa;j-'. aoaiv
v£;j//;tov ;
2" sujet, verbe, complément circonstanciel, complément
direct, complément indirect : Kao-jitaX;? Ouspar/.vo- csBs
3paT0U0£ y.avTSva '/.u[v. sivoui ;
3° sujet, verbe, compléments indirect et circonstanciel :
Kap-apoç IXXavou'.ay.a; osos [^.a-ps^o va[j,auffiy,apc pparouos ;
i° sujet, verbe, compléments indirect et circonstanciel,
complément direct : Ou-r][3pou[ji.apoç Ssos Tapavoou Ppaxo'jos
7.avx£[j. ;
3° complément direct, sujet, (verbe) : Ratin hrivatiom
Frontu Tarbelsonios ieuru ;
6° sujet, complément direct, verbe, compléments cir-
constanciel et indirect : Buscilla sosio legasit in Alixie
Magalu ;
7° complément indirect, (verbe), sujets : Elvonliu ieuru
Aneuno Oclicno, Luguri Aneunicno.
1. Voir J. Vendryès, Mémoires de la Société de linguistique de
Paris, XVII (1911-1912), p. 338-339.
126 LA LANGUE GAULOISE
A part l'ordre des mots, la syntaxe gauloise, faute
d'exemples comprenant des conjonctions et des phrases
subordonnées, nous est à peu près inconnue. Linscription
(TAlise semble offrir un exemple de phrase relative ' ana-
logue à la forme gaélique correspondante.
Comme nous l'avons vu, il semble y avoir entre le gau-
lois et les autres langues celtiques d'importantes différences.
Mais ces différences sont sans doute provisoires, et la
découverte de nouvelles inscriptions peut en réduire le
nombre. Elles portent sur les trois parties de la gram-
maire : phonétique, morphologie et syntaxe. S'il n'est pas
probable que les langues celtiques insulaires aient beau-
coup innové en morphologie et en syntaxe, il faut tout de
même admettre l'influence possible qu'ont pu avoir sur
elles les langues des Iles Britanniques parlées antérieure-
ment à l'arrivée des Celtes ; et il est admissible que cer-
tains faits de phonétique, comme les mutations consonan-
tiques (qui ne sont pas propres au gaélique et au britto-
nique, mais qui se trouvent, par exemple, dans^un dia-
lecte roman de Sardaigne) soient postérieurs à la sépara-
tion des langues celtiques insulaires d'avec le celtique
continental. Notre connaissance du gaulois est trop impar-
faite pour que nous puissions arriver, sur ce point, à des
résultats probants.
RAPPORTS DU GAULOIS
AVEC LES AUTRES LANGUES INDO-EUROPÉENNES 2
L'établissement des Gaulois dans la plus grande partie
de l'Europe les mit en rapports avec des peuples auxquels
i. Voir ci-dessus p. 122, et inscription n" 33.
2. Ces rapports ont été ex[)osés, pour la première fois, par Ebel,
Beitrâfje zur verylcichpiiden Sprachforschung, II (1865), p. 137-194;
puis par Fick, Vergleichendes Wôrterbuch der indogcrinanischen
Sprachen, 1« éd. 1868, 2« éd. 1871, 3« éd. 1874 ; nouvelle édition
comprenant un Urkellischer S])rachschatz, Gœttiugue, 1894, par
Stokes et Bezzenberger.
LE GAULOIS ET LE SLAVE
127
ils ont pu emprunter ou fournir des mots. Nous ignorons
presque complètement, faute de connaitre les langues des
peuples qui occupaient l'Europe antérieurement à l'arrivée
des Indo-Européens, les rapports linguistiques des Celtes
avec les peuples qui ne parlaient pas des langues indo-
européennes '. Mais, pour les peuples indo-européens, la
déterniination de ces rapports est réalisable, bien qu'elle
présente de graves difticultés. Il est, en etfet, le plus sou-
vent impossible de distinguer les mots anciennement
empruntés - par une langue à une autre langue, des mois
qui étaient primitivement communs à ces deux langues.
C'est la parenté de grammaire, plutôt que la parenté de
vocabulaire qui démontre la communauté d'origine.
La liste, récemment dressée, des mots du slave commun
dont on trouve les équivalents en celtique ne permet pas
de conclure à des emprunts faits par les Slaves aux
Celtes ■^. L explication des noms de peuples, de villes et
des rivières slaves par le celtique serait plus probante, si
l'on pouvait jamais être sur d'une étjmologie. On a depuis
longtemps comparé le nom des Wendes de la Baltique
(^Venedi ou Veneti) avec celui des Vénètes [Venetij d'Ar-
morique; mais ce qui doit inspirer quelque défiance, c'est
l'identité du nom de ces mêmes Vénètes avec celui des
Vénètes de l'Adriatique, qui sont, semble-t-il, des llly-
riens, non des Celtes. Le rapport du nom des Estes de la
1. On a cru relever quelques traces d'emprunts faits au celtique
par l'ibère : basque artza «ours», aquitain Harsus, irlandais art;
basq. andre « femme », aqnit. Jndere, îrl. ainder « Jeune femme »,
gall. anner « génisse >» ; basq. izokin n saumon », gaul. eso^c ; basq".
tegi « maison», irl. teg ; basq. iratz «fougère», irl. raith. Schu-
chardt, Silzungsberichte der kaiserlichen Akademle der Wissens-
chaflen, CL VII, 2, Vienne, 1&»7.
2. Quand il s'agit de mO'ts empruntés à une épogne plus récentt»,
les mots empruntés se distinguent par leur phonétique et leur iso-
lement dans la langue.
3. Schakhmatov, Archiv far slavische Philologie, XXXIIf (tOfl),
p. 51-99. Voir ci-après, p. 131. •
128 LA LANGUE GAULOISE
Baltique [Aestii) avec celui des Aedui de Gaule est peu
étroit ; il reste toutefois que Tacite a écrit que la langue
des Aestii était assez proche de celle des Bretons insulaires.
Les Nemetes installés dans le bassin de Memel semblent
porter un nom celtique. L'explication du nom de Rig-a
par le celtique Rigo-^ la comparaison du nom de la Litua-
nie avec Letavia, nom celtique de l'Armorique, sont très
douteuses. Les noms de cours d'eau prêtent encore moins
que les autres noms propres à des démonstrations convain-
cantes.
Les rapports du gaulois avec le germanique sont plus
apparents. Quelques noms de peuplades données comme
germaniques s'expliquent facilement par les langues cel-
tiques : les Nemetes ou Nemetae, cf. nemeton « endroit
consacré » ; les Tri-hoci, cf. le nom carnute Touto-bocio et
les noms qui contiennent le nombre trois, comme tri-cf ara-
nus, Tri-casses, Tri-novaiites; les Marco-manni, cL callio-
marcus, Ceno-manni. Le nom des Caleti de Gaule semble
identique au mot germanique *halitha « héros ». Le nom
des Volques, Volca, en germanique Walah, a servi chez
les Germains à désigner les Celtes, puis les Romains, puis
les nations latines. Le nom des Celtes, Ksâtoî, semble
apparenté au mot germanique *hiltja « combat », fréquent
dans les noms propres. Un bon nombre de noms de
personnes sont identiques dans les deux langues : Maro-
boduos et Mara-hathiis, Catu-maros et Hadu-mâr, Catu-
rix et Hadu-rlch, Cuno-maros et Hun-mâr, Cluto-rix et
Illud-rich, Rigo-inaros et Bic-mâr, Sego-niaros et Sigu-
màr.
Il est possible que le gotique fairguni « montagne »
ait été emprunté au nom qui désignait chez les Celtes
l'ensemble des montagnes de l'Europe centrale : Arcunia.
De plus, le vocabulaire des deux langues coïncide pour
beaucoup de te#mes de civilisation : gaul. -rix, got. reiks
LE GAULOIS ET LE GER:\rAMOUE 1 21J
« roi » ; g-aul. ric/io-, got. reiki « royaume » ; gaul. amhac-
tos <( serviteur », v. h. a. amhaht; veni-, irl. fin- « famille »,
V. h. a. icini « épovix » ; inagu-, irl. niiu/, got. magiis
« garçon » ; (jcsflo-, irl. ffiall^ v. h. a. fjhal « otage » ;
verto-, V. br. uucrf, a. fvert « prix d'achat )> ; catii-, irl. ca^/ï,
« combat », v. h. a. Jiaclu-; baçfa-, irl. /jâ^ « bataille»,
V. h. a. />ayt'i « dispute » ; vico-, irl. fic/i « combat », v. h.
a. wig^ « combat » ; corio-, irl. cuire « troupe », got. harjis;
gaison « javelot », a. ^er ; marca « cheval », v. h. a. niarah ;
bodi-^ irl. LiiaicI «victoire », a. hciite « butin » ; -diinuin
« forteresse » a. s. ^?m « enceinte » ; hriga^ got. baurgs
« ville » ; trebo-, got. thaurp « village » ; -ritum^ v. gall.
rit « gué », a. furt ; vidu-, irl. /?c? « arbre », v. h. a. ivitii ;
paraveredus « palefroi », a. pferd ; reda, v. h. a. reiVa
«char » ; isarno-, irl. far/i, got. eisarn « fer » i. Il semble
certain que quelques-uns de ces mots aient été empruntés
par les Germains aux Celtes, par exemple rix, ambactos,
isarno- 2.
La parenté du celtique avec l'italique est si étroite que
les linguistes n'ont pas hésité à supposer qu'une unité
linguistique italo-celtique avait suivi la période de l'unité
indo-européenne et précédé la séparation en langues ita-
liques et en langues celtiques 3. Quelques-uns des faits
caractéristiques de l'unité italo-celtique sont visibles en
gaulois :
1. H. d'xVrbois de Jubainville, Comptes rendus de V Académie des
inscriptions et belles-lettres (1883), p. 316-325; Les premiers habi-
tants de VEurope, 11(1894), p. 330-369. Voir la bibliographie de cette
question chez Pedersen, Vergleichende Grammatik der keltischen
Sprachen, I, p. 21-22.
2. A. Meillet, Caractères généraux des langues germaniques, 1917,
p. 208-210.
3. Maillet, Les dialectes indo-européens, 1908, p. 31-39. M. C.
Jullian, Revue des études anciennes, XVIII (1916), p. 263-276) iden-
tifie la période italo-celtique à l'époque ligure et les Italo-celtes aux
Ligures qui auraient occupé l'ouest de l'Europe.
130 LA. LANGUE GAULOISE
"l" le génitif en -î des thèmes en -o- : gaul. Scf/ornari,
génitif de Sef/omaros ; lat. equî, génitif de eqiios ;
2'^ la formation du superlatif: gaul. Uxisama, lat.
maxiniua, osq. ncssirnas « proches » f. pi., irl. nessam,
bret. ncsan ;
S** la présence de la même consonne dans les deux syl-
labes du nombre o : gaul. pempe-, lat. quinque, irl. côic^
bret. penip, tandis que les autres langues ont deux con-
sonnes différentes : gr. rJ^xe, skr. pânca, lit. penki. Cette
caractéristique est partagée par l'italo-celtique avec le
germanique : got. finif
Mais un certain nombre d'autres faits, aussi caractéris-
tiques, n'apparaissent que dans les langues gaélique et*
brittonique, comme le passif et le déponent en -r ; les
subjonctifs en -â- et en -s-; le suffixe -tiô, -tiîi-K
D autre part, les vocabulaires coïncident pour des mots
très importants, surtout lorsque l'on compare le vieux-
celtique aux dialectes osques et ombriens qui ont gardé
parfois mieux que le latin les anciens mots du fonds ita-
lique commun :
1" des prépositions : lat. com-, irl. com-, gaul. Corn- ;
lat. (/ê, irl. dï, gaul. -îs ;
2° des noms: lat. terra, irl. tir', lat. verii, ombr. heru-,
irl. hir, bret. ber; lat, crispas, gall. crych, gaul. Crixos ;
irl. nert « force », gaul. nerto-, cf. osq. ner « homme » ; irl.
ad « lui », ombrien ars (pour ad) a rite » '-.
On a rapproché le nom de la déesse des Pefrucorii,
Vesunna, de la déesse italique Vesiina ; Loucefius, surnom
de Mars dans les pays celtiques, de Lucetius nom de
Jupiter en Italie.
Il se peut même que la parenté des deux vocabulaires
1. Le futur en -h que Ion trouve en latin et en gaélique semble
avoir été créé indépendamment dans chacune de ces langues. Ven-
dryès, Mélanges Hnvel, 11)09, p. 557-0(19.
2. J. Vondryès, Revue celtu/ue, XXXV (1914), p. 212-214.
LE GAILOIS P:T l'iTALIQUE 131
nous induise à attribuer une origine latine à des mots qui
existaient à la fois en latin et en gaulois ' . Il ne faut pas
oublier, d'autre part, que le latin avait emprunté des mots
au celtique, par exemple alauda, vertragus, veredus, cabal-
liis, petorritum, esscdiini, comhennones, f/ahalus, les uns,
dès le iv'^ siècle, au gaulois de la Cisalpine, les autres au
gaulois transalpin, après la conquête-.
On a relevé dans les langues indo-européennes du nord et
de l'ouest : slave, baltique, germanique, italique et celtique,
un assez grand nombre de mots qui manquent dans les autres
langues indo-européennes : indo-iranien, arménien, grec.
L'ensemble de ces coïncidences ne saurait être fortuit. Il v
aurait donc entre les langues du nord et de l'ouest une
certaine communauté de vocabulaire, qui proviendrait d'un
développement de civilisation commun. Voici celles de ces
coïncidences dont le gaulois fournit des exemples :
Termes d'agriculture :
« pomme », v. si. ablùko, lit. ôbfilas, v, h. a. apful,
gaul. avallo.
(( porc » lat. pareils, gaul. orco-, irl. orc^ v. h. a. farah,
lit. parszas, v. si. prase.
(( orme » lat. ulmus, gaul. lima-, irl. /em, v. isl. àlmr^
si. jillma.
« if » gaul. ivo-, irl. eo, v. h. a. fu'a, lit. ëvà, v. si.
jiva .
X roue » lat. j'ofa, gaul. roto-, irl. T'oth, v. h. a. rad, lit.
ratas.
1. Tels seraient gnatus « fils », c/nata <i fille », qui semblent bien
être communs au latin et au celtique.
2. G. Mohl, Introduction à la chronologie du latin vulgaire, 1899,
p. Tl-S-ô. Boui'ciez, Eléments de linguistique romane, 1910, p. 60.
Draeger, Historische Sijnlax der lateinischen Spractie, 2"= éd., Leipzig,
(1878 , p. xxi-xxn. Sur la parenté du latin et du celtique, voir ci-
dessus, j). 121.
132 LA LANGUE GAULOISE
Mots relatifs à la société :
« peuple » osq. touto, g'aul. loulo-, teulo-, irl. tuafh,
got. thiuda, lit. lauta.
" dominer » v. si. vludg, lit. valdnù^ g-ot. ivaldan, gaul.
vlati-, irl. flaith, lat. valeô.
Mots divers :
« mer » lat. mare, ga\i\, mori-, irl. rniiir, g^ot. mari-,
lit, inàrés, v. si. morje.
« vrai » lat. vêrus, gaul. viro-, irl. p'r, v. h. a. it'ar, v.
si. yë/'a (( foi » '.
Les rapports du gaulois avec les autres langues indo-
européennes nous le montrent donc plus proche apparenté
aux langues des peuples qui furent les voisins des Gaulois
dans l'Europe centrale et occidentale, et la linguisti([ue
confirme, sur ce point, les données de l'histoire.
D'autre part, il y a entre le vocabulaire indo-iranien et
le vocabulaire italo-celtique des correspondances frap-
pantes dont l'ensemble constitue une catégorie spéciale ~ ;
ce sont surtout des mots techniques de caractère liturgique,
(|ui attestent que l'Inde et l'Iran, d'une part, l'Italie et la
Gaule, de l'autre, ont conservé en commun certaines tra-
ditions religieuses •^.
1. A. Meillet, Les dialectes indo-européens, 1908, p. 17-23.
2, ,1. Vendryès, Mémoires de la Société de linguistique de Paris,
XX (1918), p. 205-285.
.3. Cf. G. Dottin, Les anciens peuples de l Europe, 1916, p. 63.
33
HISTOIRE DE LA PHILOLOGIE GAULOISE
LES GLOSSAIRES
Si Ton met à part le Glossaire p-anlois fie' Vienne t, le
premier recueil des mots gaulois conservés par les Anciens
fut composé par l'historien Camden (I086) ; il contient une
cinquantaine de mots que l'auteur essaie d'expliquer par
le gallois ; un bon nombre de ces rapprochements sont
exacts -. Après Camden. il faut citer Isaac Pontanus^ dont
le glossaire parut en 1606. L'ouvrage de Cluvier sur la
Germanie ancienne~offre un chapitre consacré à l'étude
dune trentaine de mots gaulois ^. Bochart, dans un cha-
pitre de sa Géographie sacrée^ relève environ quatre-vingts
mots gaulois, parmi lesquels qvielques termes de noms de
lieux ■'', Boxhorn a donné dans son livre sur les origines
gauloises une étude sur le gaulois où il donne l'étymologie
galloise et hébraïque d'environ 80 mots '\ A. D. Altaserra
consacre au gaulois quinze chapitres où il énumère, sans
étymologies ni comparaison, plus d'une centaine de mots
gaulois tirés des Anciens ^. Le Mifhridafes de Adelung
1. Publié ci-après.
2. Britannia, Ivaô. Gibson, Londres, 1695, p. xviii-xxni (1^ édilion,
1586).
3. Voir ci-dessus, p. 6, 11. 6.
4. Gerrnaniae antiquae libri très (2® éd. Leyde, 1631), p. 49-60
(l'éd. 1606). Le livre de Vossius, De vitiis sermonis et glossematis
latino-harharis libri quatuor, Amsterdam, 1643, ne contient qu'une
douzaine de mots gaulois.
5. Geofjraphiae sac rae pars prior, Caen (1646 1, p. 734-758.
6. Originum gallicarum liber, p. 10-45. Voir ci-dessus, p. 7.
7. Rerurn Aquitanicarum priores libri quinque, cli. vi-xxr, éd.
Marotta, Naples, 1777, p. 62-82.
134 LA LANGUE GAULOISE
donne 280 mots gaulois ', malheureusement défigurés sou-
vent par de mauvaises leçons, et cités inexactement.
Déjà, dans le premier volume des CeJlica de Diefenbach
(1(S39), il y a 347 mots gaulois - ; revu par l'auteur en
1861, ce glossaire comptait 356 mots, en y comprenant les
mots germaniques et ibères 'K Les principaux mots et noms
gaulois figurent déjà dans la première édition de la Gram-
matica celtica '-*. Mais l'étude la plus approfondie qu'on eût
tentée des nqms gaulois est l'œuvre de Gluck, qui, en 1857,
à propos des noms celtiques que l'on rencontre chez
César ', passa en revue presque toute l'onomastique gauloise
et en donna des étjmologies dont la plupart sont encore
admises.
Le Glossaire de Roget de Belloguet '^, dont la première
édition parut en 1858, marque un grand progrès sur ses
devanciers. Aucun de ceux-ci n'avait distingué les mots
transmis par les Romains des mots dus aux Grecs, ni les
dates auquelles ces mots étaient signalés. Roget de Belloguet
en donne un classement historique. Une première catégorie
groupe les mots(|ue les Anciens nous ont transmis avec leur
signification, ceux qui sont expressément cités comme
gaulois, ceux qui semblent indiqués comme tels, ceux qui
n'étant pas signalés comme gaulois peuvent néanmoins
être tenus pour tels. La deuxième catégorie comprend les
mots dont les Anciens ne nous ont pas transmis la signifi-
1. Mithridates oder allgemeine Sprachfojschung, éd. Vater, Boi-
lin, 1809, II, p. 40-77.
2. Celtica, I, StuUgarl, 1839.
3. Origines Europaeae, Francfort, 1861, p. 217-442.
4. L'index des noms et mots f^aulois contenus dans la Granimatica
celtica a été .dressé par Tourneur, Ai-chiv fiir ccltischc Lexilxogra-
phie, III (1907), p. 109-137.
5. Die hci Caiiis Julius Caesar vorkornmenden lieltisrhen JS'amen.
Munich, 18.57.
f). Elhnogénie gauloise, I, 2" éd. (1872). Une mise au point de ce
g'iossaire a paru cliez G. Dollin, Manuel pour servir à Vélude de
V Antiquité c<'lti<{up, 2'' éd., 19io, p. 02-121.
HISTOIRE DE LA l'IlILOLOGIE GAULOISE 135
cation, les noms communs tournis par les écrivains, les
inscriptions et les médailles ; les éléments caractéristiques
des noms d'hommes, de peuples et de lieux ; les noms
propres dont ([uekpies circonstances nous indiquent la
sig-nitication. C'est une oeuvre critique de grande valeur,
et il n'a manqué à l'auteur, homme d'une intellig-ence
pénétrante et d'une science profonde, qu'une connaissance
plus intime des méthodes linguistiques pour que toutes
les parties de son livre fussent également de premier
ordre '. Tel qu'il est, il peut encore rendre des services
par son ingénieuse disposition. Le nombre des mots
recueillis est de 430.
La publication du Corpus inscriptionum latinarum -
accrut singulièrement le nombre des noms propres gaulois
ou supposés tels, et, dès 1875, H. d'Arbois de Jubainville
avilit commencé un dictionnaire gaulois dont il ne publia
qu'un spécimen ^. Car, en mars 1891, paraissait la pre-
mière livraison du dictionnaire vieux-celtique de A.
Holder ^. La publication de ce répertoire, qui contient plus
de trente mille mots, est l'événement le plus considérable
qui se soit produit dans l'histoire des études celtiques
depuis l'apparition de la Granimatica celtica.
1. Acluellement encore, il n'est point de livre où Ton trouve une
discussion plus approfondie des anciennes théories sur les rapports
du celtique et du germanique, et des témoignages des Anciens sur
l'usage de la langue gauloise.
2. Berlin, depuis 1863. Les volumes consacrés à la Gaule ont paru
en 1888 (XII, Narbonnaise), iS9y (XIII, Aquitaine et Lugdunaise),
1904 (XIII, Belgique), 190S (XIIl, Germanie supérieure), 1907 (XIII,
Germanie inférieure), 1916 (XIII, supplément).
3. Les noms gaulois chez César et Hirtius De bello gallico. Pre-
mière série. Les composés dont rix est le dernier terme, 1891. H. d'Ar-
bois de Jubainville avait expliqué de nombreux noms gaulois dans
ses Etudes grammaticales sur les langues celtiques, 1881, dont M.
Ernault a publié un excellent index en appendice à son Glossaire
moyen-breton, 1896, p. 749-770.
4. Alt-celtischer Sprachschatz. Les tomes I et II ont paru par
livraisons à Leipzig de 1891 à 1904; le tome III, qui contient les
lettres U-Z et le supplément, est en cours de publication.
136 LA LANGUE GAULOISE
LES INSCRIPTIONS ET LES MANUSCRITS
Les inscriptions gauloises n'ont été trouvées que peu à
peu ^. Voici l'énumération chronologique de celles dont on
connaît la date de découverte :
Inscription de Nevers, copiée dès 1492 (n° 40),
Inscription de Saint-Remy, xyi^ siècle (n"* 3).
Inscription des Garrigues, à Nîmes, xviii^ siècle (n° 21).
Inscriptions des autels de Notre-Dame de Paris, 1710
(11° 50).
Inscription d'Auxej, xviii'' siècle (n" 38).
Inscription de la Fontaine de Nîmes, 1739 (n° 28).
Inscription du temple de Diane, à Nîmes, 1742 (n° 10).
Inscription de Vieux-Poitiers, 1783 (n° ol).
Inscription du lac d'Antre, 1802 (n° 54).
Inscription de Vieil-Évreux, 1836 (n** 49).
Inscription de Néris-les-Bains, 1836 (n" 48).
Inscriptions de Saint-Remy, 1836 (n°* 4, 5).
Inscription d'Alise-Sainte-Reine, 1839 (n*' 33).
Inscription de Vaison, 1840 (n° 7).
Inscription de Substantion, 1840 (n" 18).
Inscription d'Autun, 1844 (n» 39).
Inscription de Saint-Révérien, 1845 (n° 59).
Inscription de Séraucourt, 1848 (n" 47).
Inscription de Couchey (dite de Dijon), 1853 (n° 37).
i. Le Dictionnaire archéologique de la Gaule, publié par la Com-
mission de topographie des Gaules de 1866 à 1878, n'en contient que
10, dont l'inscripllon, en caractères étrusques, de Novare. M. Héron
de Villefosse [Bulletin nionunienlnl, 1879, p. 41-44) en comptait 17.
En 1887 un inventaire des inscriptions gauloises en caractères grecs,
dressé par le même savant se composait de 21 numéros [Bulletin
archéolo(ji(jue du Comité des Inivaux hislorifjues, 1K87, p. 203-207).
HISTOIRK DE LA l'Il 1 1.( )I,0GIE GALLOISE 437
lascriplioi de Notre-Danio-du-Grosel, I800 (n" 2).
Inscription de Sazeirat (dite de Guéret), 1864 (n" 41).
Inscription de Saig-non, 1867? (n° 16).
Inscription d'Uzès, 1869 (n" 26).
Inscription de Collorgues, 1869 ? (n" 29).
Inscription de Saint-Satnrnin-d'Apt, 1870 fn° 8).
Inscription de la rue de la Lampèze, à Nîmes, 1876
(n° 20).
Inscription de Gargas, 1880 (n° 10).
Inscription de Collias, 1880 ? (n" 32).
Inscription de Saint-Martin-de-Castillon, 1882 (n*» 17).
Inscription de Bouta\ 1882 (n» 43 Lis).
Inscription d'Alleins, 1882 ? (n" 6).
Inscription de l'Isle-sur-Sorgue, 1884 (n*' 9).
Inscription d'Orgon, 1886 (n" 1).
Inscription de Saint-Côme, 1886 (n" 27).
Inscription de Rom, 1887 (n° 52).
Inscription du Mercure de Lezoux, 1891 (n° 42).
Inscriptions de Genouilly, 1894 (n°^ 45, 46).
Inscription de Colignv, 1897 (n° 53).
Inscription de Lapipe-Sené, à Alise, 1906 (n" 35).
Inscription de Saint-Baudile, à Nîmes, 1906 (n° 23).
Inscription de Saint-Césaire, à Nîmes, 1907 (n° 25).
Inscription de Montmirat, 1907 (n° 24).
Inscription de La Fanderolle, à Alise, 1907 (n" 34).
Inscriptions de Cavaillon, 1909 (n°^ 11, 12, 13, 14, 15).
Inscription d'Alise sur lames de plomb, 1909 (n" 36).
Le Glossaire de Vienne, qui contient une vingtaine de
mots gaulois, a été découvert en 1836 dans un manuscrit
du ix® siècle.
Les formules de Marcellus de Bordeaux avaient attiré
l'attention des celtistes dès 1849 '. En 1853, Zeuss déclà-
1. Grimm avait cru y reconnaître de l'irlandais [Ueber Marcellus
Burdigalensis, Berlin, 1849 ; Ueber die Marcellischen Formeln, Ber-
138 I.A LANGUE GAULOISE
rait qu'il ny trouvait aucun mot celtique '. Il revint,
paraît-il, sur cette première opinion et reconnut la celticité
de ces formules dans une lettre adressée à Jacob Grimm et
communiquée à l'Académie de Berlin '-.
La première étude comparative des inscriptions g^auloises
est sans doute celle que publia, en 1851 , E. Germer-Durand •^.
En 4858, Rog-et de Belloguet donna dans son EtJinogénie
gauloise ^ six inscriptions qu'il essayait d'interpréter avec
prudence et réserve ; c'est la première édition critique que
l'on ait faite des inscriptions alors connues. L'essai d'in-
terprétation de sept inscriptions que proposa Ad. Pictet en
J859 est encore assez contestable \ On peut faire le même
reproche au liA're de H. Monin, qui otfre, classées par cités
gauloises, des légendes monétaires, des inscriptions latines
et une demi-douzaine d'inscriptions g-auloises '^. En 4861,
H. Kùnssberg- publiait huit inscriptions gauloises '. En
lin, 1855. Grimm et Piciel, Abhandlungen der kônlglichen Akademie
der Wissenschaften zu Berlin, 1847, 28 juin; 1835, p. 51-68. Grimm,
Kleinere Schriften, II, 1865, p. 114-151, 152-172. Voir Roget de Bel-
ioguet. Glossaire c/aulois, 2« éd., 416-421.
1. « Quae apud Marcelhim Bnrdegalensem, Virgilium giammati-
cum, in glossa malbergica leguntur perogrina, inaudita vel incognila,
si cfuis quaesiverit in hoc opère, non inveniat; in his omnibus enim
equidem nec inveni vocem celticam nec invenio. » Préface de la
Gramrnalica ceitica, 2" éd., p. xxxii-xxxiii. Sur Virgile le grammai-
rien voir ci-dessus, p. 28. Quant aux gloses malbergiques, Léo les
expliquait par les langues celtiques dès 1842 {Die Malhergische
Gl&&se, ein Best aUkelthcher Sprache und Rec h(au //'aszuiifjy Halle,
1842-45). Edélestand du Méril réfutait Léo {Mémoires sur la langue des
gloses malbergiques, 1843). Mais la théorie de Léo étaiit reprise par
Mené {Celtische Fors.chungen,, Fribourg-en-Brisgau, 1857).
2. Pictet, Essai sur quelques inscriptions en langue gauloise, p. 50,
n. 1.
3. Mémoires de r Académie du Gard (i850-18i>l), p. 75„
4. ELhnogénie gauloise,.l, p. 107-204.
5. Essai sur quelques inscriptions de langue gauloise, Genève, 1859.
Lettre de M. Ad. Pictet à M. de Longueniar, 1859.
6. Monantents des- anciens idiomes gaulois, 186-1.
7. Wancferirng in das germanische Altcrthum, Berlin, 18^1.
IIISTOIKK DK LA l'IIlLOLOGIlî GAI F.OISK 139
ISG7, Picfc't donna une nouvelle édition de son Essai sur
les inscrip/ions f/aiiloises ' ; il y étudiait douze inscriptions.
Les [)remiers travaux vraiment scientifiques sur les inscrip-
tions gauloises furent publiés dans les Beilriuje de Ad.
Kuhn et Schleicher. Le plus complet est celui de J. Becker,
où Ion trouve une édition, avec une abondante bibliogra-
j)lne, des douze inscriptions gauloises alors connues -. Mais,
dès 18()i, Wli. Stokes y publiait une étude sur neuf inscrip-
tions gauloises '^ ; en 18G3, il y étudiait l'inscription de
Todi ^ ; ces éludes, remaniées et publiées à plusieurs
reprises en 1869, en 1885, en 188G s'étendaient, en 1880,
à vingt-luiit inscriptions (dont cinq inscriptions de Cisal-
pine) ■\ Les explications de Wh. Stokes sont méthodiques
et ingénieuses, mais il n'a pas vérifié ses lectures sur les
originaux et il se donne parfois la peine d'expliquer des
formes incorrectes. Plus hardi encore dans ses conjectures
est J. Rhys ; mais il est l'auteur d'une édition, soig'neuse-
ment revue sur les monuments, de toutes les inscriptions
des Gaules connues jusqu'ici '\
Dès la publication des inscriptions gauloises, les savants
essayèrent d'en extraire tout ce qu'elles pouvaient contenir
de renseig'nements grammaticaux.
1. Nouvel essai sur les inscriptions gauloises, lettres adressées
à M. le général Creuly par Adolphe Pictet, Revue archéologique, XV
(1867), p. 276-289, 313-329, 38o-402 ; XVI (1867), p. 1-20, 123-140.
2. Beitràge zur vergleichenden Sprach/'orschung, III (1863), p. 162-
215, 326-359, 405-443'; IV (1865), p. 129-170.
3. Beitràge zur vergleichenden Sprachforschung, II (1861), p. 100-
112.
4. Ibid., III (1863), p. 65-74.
5. Beitràge zur Kunde der indogermanischen Sprachen,Xl (1886),
p. 122-141. C'est à celte édition que nous renvoyons ci-après.
6. The Celtic inscriptions of France and ItaUj, Londres, 1906 ;
Notes on the Coligny calendar, Londres, 1910; The Celtic inscriptions
of Gaul, additions and corrections, 1911 [Proceedings of the British
Academy, II, IV, V). Un résumé du premier de ces recueils a été
donné par E. Ernault dans la Bévue celtique, XXVIII (1907), p. 262-
275, 431.
140 LA LANGUE GAULOISE
LES ÉTUDKS GRAMMATICALES
Les premiers éléments de g^rammaire gauloise datent de
la Grammatica celtica. Dès la première édition de son
livre (1853), Zeuss avait comparé au gaélique et au britto-
nique la phonétique, les restes de la déclinaison, la dériva-
tion et la composition des mots et des noms gaulois. Lors
de la seconde édition (1871), Ebel put utiliser les travaux
de Gliick, Pictet, Siegfried et Becker. Les restes de la
déclinaison et les épaves de la conjugaison, qu'avaient
livrés les inscriptions, ne tiennent pourtant qu'une petite
place dans l'œuvre monumentale de Zeuss ; mais la com-
position et surtout la dérivation des noms propres gaulois
y sont étudiées de façon à peu près complète. Un bon
résumé grammatical fut donné en 1890 par M.J.Loth ^,
d'après les travaux de Wh. Stokes -. Celui-ci avait, à plu-
sieurs i"eprises et au fur et à mesure que les découvertes
augmentaient le nombre des textes, extrait des inscriptions
tout ce qu'elles pouvaient contenir de renseignements sur
la grammaire. Enfin, en 1903, H. dArbois de Jubainville
essayait de reconstituer, à laide du vieil-irlandais, la décli-
naison et la conjugaison du vieux-celtique '■'•.
En même temps, le gaulois avait une place de plus en
plus grande dans les ouvrages de grammaire comparée.
Tandis qu'il était à peine cité dans la Grammaire comparée
des langues indo-européennes de Bopp ^, il prenait, grâce à
1. Clirestomathir bretonne, Paris, 1800, p. 3-32.
2. Beitr.ïije zur Kunde der indogrnnanischen Sprachen,Xl (1886),
p. 152-166.'
3. Eléments de la r/ranimaire celUrfue, déclinaison, conjugaison,
1903.
4. Trad. Bréal, I, 1875, p. xlvii, 266 ; II, p. 203. Schleicher, dans
son Compeadiuni der vergleichenden Graminatik der indogermanis-
cheix Sprachen, Weirnar, 1861, coiuinonçait à admettre le celtique
11IST0IIU-: DE LA PFllLOLOr.il': GAI LOLSE 141
M. R. Thurnevsen une importance nouvelle clans la gram-
maire comparée de Brug-mann '. 11 est souvent rapproché
de l'irlandais dans la g^rammaire du vieil-irlandais de M. 11.
rhurnevsen -. Il figure dans maints passages de la gram-
maire comparée des langues celti([ues de M. II. Pedersen 'K
Les textes connus jusqu'ici, et dont le sens n'est pas
encore entièrement éclairci, ne permettent pas d'écrire une
grammaire de la morphologie gauloise. Mais les noms /
propres recueillis fournissent, même si l'on se borne à ceux
dont Tétymologie est sûre, les éléments sutïîsants d'une
phonétique et d'une étude de la dérivation et de la compo-
sition. Ces éléments ont été mis en œuvre dans cette J
première partie '.
dans la «grammaire comparée, cl Curlius, grâce à la collaboration dp
l'^. Windisch, Tadmctlait dans ses Gruiidziujc dcr griechischen Ety-
nioloijie, 4"^ éd., Leipzig, 1873.
1. Grundriss der vergleichenden Graniniatih dcr indogerniani-
schen Sprachen, Strasbourg-, ive éd. 1886-1892 ; 2« éd. 1897-1911.
2. Hnndhuch des All-Irischet\. I. Grammatik, Heidelberg, 1909.
3. Vergleichende Granimalilc der keltischeii Sprachen, Gœttingno,
1908-1913.
k Voir ci-dessus, p. 9"i-126.
10
DEUXIEME PARTIE
LES TEXTES
LES TEXTES '
Les inscriptions gauloises qui figurent dans ce livrt
reproduisent grossièrement, au moins pour la séparatioQ
des mots et la disposition des lignes, l'aspect de Toriginal.
Elles sont précédées d'une courte notice dans un ordre
uniforme : nature de l'inscription et matière de l'objet sur
lequel elle est gravée; lieu et date de la découverte ; endroit
oii elle est actuellement conservée. Chaque inscription est
accompagnée d'une bibliographie sommaire, indiquant les
1. Ces textes, dont nous avons donné l'énumération ci-dessub
(p. 3z, 33, 39-49), ne nous font rien connaître de la littérature gau-
loise proprement dite. Celte littérature était orale. Elle était l'œuvre
des druides, des bardes et des prophètes. Elle comprenait : des poèmes
didactiques que les druides faisaient apprendre par cœur à leurs
disciples et qui traitaient des mouvements des astres, de la grandeur
de l'univers, de la nature, de l'action et du pouvoir des dieux immor-
tels ^César, YI, 14; cf. Mêla III, 2, 19; Lucain, I, 452-453); de
l'immortalité de l'âme, de la migration des âmes et du mépris de la
mort (ihid.) ; — des chants épiques et lyriques consacrés à célébrer
les faits des grands hommes (Ammien, XV, 9, 8; Athénée, IV, 37-
Appien, Celtica, 12 ; Horace, Epocles, IX, 17-18) ; — des poésies
satyriques (Diodore, V, 31, 2 ; Silius Italicus, IV, 278-280 ; V, 649-
655) ; — des chants de guerre, monodies (Tite Live, VII, 10, 15) ou
chœurs (Tite Live, XXI, 28; X, 26, 11 ;XXIII,24,11); — des prophéties
(Tacite, Histoires, IV, 54); — des chants magiques (Mêla, III, 48). Cf.
C. JuUian, Revue archéologique, XL (1902), p. 304-327. On peut s'en
faire une idée par la littérature des Irlandais du haut Moyen-Age.
dont la plus grande partie est antérieure au christianisme et n'a pa€
subi l'influence grecque ou romaine. Voir H. d'Arbois de Jubainville.
Cours (le liitéralure celtique, V, 1892, et Tàin bô Cûalnge, la pluî
ancienrie épopée de l'Europe occidentale, 1907-1912.
146 LES TEXTES
principales transcriptions et facsimilés, ainsi que les tra-
vaux les plus importants qui lui ont été consacrés '.
Les inscriptions sont classées d'après leur provenance
géographique, et non d'après l'alphabet dans lequel elles
sont écrites. Il est facile de distinguer les inscriptions
gauloises des inscriptions grecques ou des inscriptions
latines de Gaule, quand elles sont de quelque étendue et
surtout quand elles contiennent des verbes. Mais quand
elles se composent uniquement de noms propres, l'attri-
bution de telle ou telle inscription à la langue gauloise est
provisoire et discutable. Dans certains cas, il serait impos-
sible, par exemple, de distinguer une inscription gauloise
due à un Gaulois qui emploie l'alphabet grec, d'une
inscription grecque due à un habitant de la Gaule complè-
tement hellénisé.
La lecture d'un certain nombre d'inscriptions est difficile
et ne pourra êtxe assurée que par de nouvelles découvertes.
La séparation des mots, quand elle n'est pas indiquée
dans l'inscription, est souvent douteuse.
1. Inscription d'Orgon (Bouches-du-Rhône) ; gravée sur
un petit cippe de pierre mollasse; trouvée en 1886;
conservée nu musée Calvet à Avignon ~.
OYHBPOYMAPOC
A6A€ TAPANOOY
BPAT0YA6 KANT€IVI
1. Chaque note comprend deux paragraphes. Dans le premier sont
mentionnés les mémoires qui traitent de la lecture de l'inscription
et qui limitent leurs rapprochements aux inscriptions gauloises ou
gallo-romaines. Dans le second, je renvoie aux travaux qui traitent
plus spécialement de la comparaison ljnguisti(|ue avec le gaélique
et le brittouique et qui proposent des traductions. Pour la biblio-
graphie générale, voir ci-dessus, p. 136-139.
2. Mowat, Revue archéologique, IX (1887), p. 122. Allmer, Revue
àpigraphique du m-di de la. F'rance, II (1887), p. 259. Corpus inscrip-
lèonum latinaru/n, XII, p. 820.
Rhys, Inscriptions, p. 17.
2. INSCRIPTION DU GKOSEL 147
La gravure est peu soignée. L M doit être une ligature
pour NA (Voir n»^ 2, 20, 28).
Sur osSs et j^patouos voir ci-dessus, p. 3G-39. On trouve ces
mots dans les inscriptions n"* 1 9, 20, 23 (?), 28, 32 et (ipaTouSs
seul dans les inscriptions n°' 2, 3, 24 (?j, 27, 29 (?). On a
xavTsva dans les inscriptions n"" 2, 20, 27, 28, 32.
2. Inscription de Notre-Dame-du-Grosel près Malau-
cène (Vaucluse) ; gravée sur un cippe servant dejDuis 1810
de support à une croix ; trouvée en 1 855 ; conservée à
l'entrée de l'église K
AOYC
AAIAKOC
PACEAOY
PATOYAE
KANTENA
. . .Aou; . .AA'.axo; ..paasAiu . paTOuos /.avTSva.
Rochetin restitue (r)pza£Aûu, qui serait le nom de la
célèbre source du Grosel ou Groseau.
2 his. Inscription de Beaumont près Vaison (Vaucluse) ;
g-ravée sur un cippe en pierre; trouvée vers 1847 ; conservée
à Malaucène chez M. Cliastel -.
SVBRON
SVMELI
VORETO
VIRIVS-F
1. A. Deloye, BihlioUièque de l'École des Chartes, IV (1847-1848),
p. 329. Fr. Saurel, Bévue archéologique, IV (1884), p. 231-239 ; Aeria,
recherches sur son emplacement, 1885 ; Rochetin, Revue archéolo-
gique, V (1885), p. 111-112; Bulletin épigraphique, V (1885), p. 198-
205. Héron de Villefosse, Bulletin de la Société des Antiquaires de
France, 1884, p. 188. Corpus inscriplionuni latinarum, XII, p. 824.
Ernault, Bulletin de la Faculté des Lettres de Poitiers, 1885, p. 8(5-
91; Bévue celtique, YU (188G), p. 103-110. Stokes, n° 12. Rhys,
Inscriptions, p. 28.
2. A. Deloye, Bibliothèque de V École des Chartes, IV (1847-1848),
p. 326. Corpus inscriptionum latinarum, XII, 1351.
Stokes, n" 24. Rhys, Inscriptions, p. 24.
148 LES TEXTES
Celte inscription est vraisemblablement latine. A la
première ligne, Deloje avait lu IVBRON que Stokes
explique par le latin Jiihar, que Belloguet compare à l'ir-
landais ibar «. if », et que Pictet rapproche de l'irlandais
iubhrach « vase en bois ».
3. Inscription de Saint-Rem j (Bouches-du-Rhône) ;
gravée sur une pierre; trouvée au xvi*^ siècle; disparue '.
ON OOYOnOAlOYI-BPATOY
cv OoL»07:o5'.cut jjpaxcu.. ?
Le O peut être lu O plutôt que 0.
4. Inscription de Saint-Remy (Bouches-du-Rhône) ;
gravée sur une stèle ; trouvée en 1836 ; conservée au musée
(hôtel de ville) de Saint-Remy ^.
OYRITTA
KOCHAO
YCKONI
OC
OupiT-ay.iç H).ouay.vV'.oç.
. 5. Inscription de Saint-Remy ; gravée sur une stèle ;
trouvée en 1836 ; conservée au musée de Saint-Remy 3.
BirMOC
AITOYM
AP€OC
Biv(va)y,c; AiTcuij.apîo;.
1. Manuscrit de Romyeu (1;)74), f° 9Î). Corpus in.tcriptlonum lati-
naruin, XII, p. 127.
Hhys, Inscriptions, p. 33.
2. Lenormaiit, Rhcinischcs Muséum, XXI (1866), p. 223. Aurès,
Congrès archéologique (Arles), XLIII (1876), p. 523. Héron de Ville-
fosse, /îuZ/e<t« monumental, 1879, p. 38. Mimer, Rei}ue épigraphir/ur,
I (1878), p. 2. Corpus insci-iptionum latinarum , XII, p. 12-7.
Slokes, 11° 11. Rhys, Inscriptions, p. 32.
3. Lenormanl, Bheinisches Muséum, XXI (1866), p. 223. Aurès,
Congrès archéologique, XLIII (1876), p. 523. Héron de Villefosse,
Bulletin monumental, 1879, p. 39. Allmer, Revue épigraphique, 1,
(1878), p. 1, cf. p. 48. Corpus inscriptionum latinarum, XII, p. 127.
Slokes, n" 10. Hhys, Inscriptions, p. 32.
6. INSC.KII'TION l/Ar,Li:iNS
149
Entre | et M se trouve une ligature ([ue Ton a lue MV,.
NV. IV, NNA. NN.
6. Inscription d'Alleins (Bouches-du-Rhone).; gravée sur
un cippe carré; trouvée en 1882 (?) ; conservée à l'intérieur
de l'église '.
KorrENN
OAITANO
C KAP0IAITA
NIOC
KoYYcvvoX'.tavoç KapO'.X'-Txvioç.
6 bis. Inscription de Ventahren (Bouches-du-Rhône) ;
gravée sur une tombe ; trouvée en 1902 ; conservée au
musée d'archéologie de Marseille '-".
OY€NITOOYTA
KOYAAPONIA
Ouev'.Tîi'jTa Kîuaîpcvia.
H. d'Arbois de Jubainville regarde KOYAAPONIA comme
la forme ligure correspondante au gaulois Pet.onia ;
l'inscription serait celto-ligure, comme le pays d'où elle
provient '•^.
7. Inscription de Vaison (Vaucluse) ; gravée légèrement,
en lettres apparentées aux lettres cursives, sur une table de
pierre blanche; trouvée en 18i0 ; conservée au musée
Galvet, à Avignon''.
1. Elle est encastrée dans le mur de la chapelle des fonts baptis-
maux, m'écrit M. Aussel, secrétaire de la Mairie. G. Lafaye, Bulletin
épigniphique de la Gaule, II (1882), p. 127. Corpus inscriplionum lati-
narum, XII, 5793.
Rhys, Additinns, p. 29.
2. H. de Gérin-Ricard et Arnaud d'Agnel, Comptes rendus de
VAcadémie des inscriptions et belles-lettres, 1903, p. 59-61. H. d'Arbois
de Jubainville, ihid., p. 108-111 (l'acsimilé). Chaillan, Revue épigra-
phique du midi de la brance, V (1903), p. 1.
3. Strabon, IV, 6, 3. Pseudo-Aiistote, Des singularités merveil-
leuses, 85.
4. De la Saussaye, Numismatique de la Gaule Narbonnaise, 1842,
p. 163. Deloye, Bibliothèque de VÉcole des Chartes, IV ^1847-1848),
150 Li:S TEXTES
C€rOMAPOC
0YIAA0N60C
TOOYTIOYC
NAMAYCATIC
6IC0P0YBHAH
CAMI COCIN
N6IV1HT0N
ToouTiouç se trouve aussi dans linscription de Briona
(n° 17 />ts) ; ve^J-viTov, sous la forme N£[;.£to-, Nemclo-,
-vî[j.£xcv, -nemetum, est fréquent comme premier ou second
terme de noms de lieux ; csaiv se trouve aussi dans
l'inscription d'Alise (n° 33).
8. Inscription de Saint-Saturnin-d'Apt (Vaiicluse) ;
gravée sur un petit autel calcaire terminé en pyramide ;
trouvée en 1870 ; conservée au musée Calvet '.
OYAAIKIO..
0N6P€CT.
AIOYNIAI
OuaXtxio Ov£p£aT. . . Aiouvui.
9. Inscription de l'Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) ; gravée
sur une colonne; trouvée en 1884; conservée au musée
Calvet 2.
p. 312. E. Germer-Durand,. 17 (^//io;7"es de V Académie du Gard, 1 850-1 851,
p. 82. Dictionnaire archéologique de la Gaule, n» 2. Corpus inscriptio-
nuni latinarum, XII, p. 162; cf. XIII, 8 : Minervae Belisamac.
Stokes n" 6. Rliys, Inscriptions, p. 13, traduit : « Segomaros, fils de
Villonos, citoyen de Nîmes, a fait cet endroit sacré pour Belesama ».
1. Héron de Villefosse, Bulletin de la Société des Antiquaires de
France, 1879, p. 128. Corpus inscriptionum latinarum, XII, p. 137.
Stokes, p. 126 n.. Rliys, Inscriptions, p. 19.
2. Rochetin, Revue épigraphique du midi de la France, II (1884),
p. 39. Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1884, p. 242.
Corpus inscriptionum lalinarum, XII, p. 822.
Rhys, Inscriptions, p. 21 ; Additions, p. 3.
11. INSCRIPTIONS DE CAVAILLON 131
AAr6NN0Piri
OY€P€T€ MAP€ Yl
AoYSvvopiYi OuepsTî. . . Maps. .ui.
La gravure est mauvaise. L"| final de la première ligne
n'est pas sûr ; il y a une lacune après OY€P€T€ et à l'in-
térieur de MAPE Yl.
10. Inscription de Gargas (Vaucluse) ; gravée sur un
bloc de pierre ; trouvée en 1880 ; conservée au musée
Calvet 1.
€CK€rrAIBAANAOOYIKOYNIAI
EaxsYYai BAavooou'.xojviau
11. Inscription de Gavaillon (Vaucluse) ; gravée sur une
stèle ; trouvée en 1909 ; conservée à Gavaillon ''.
€AOYICCA
MArOYP€l
riAOYA
EXouwffa Mayo'jpti Y^aoux ou Mixyoupziyi aou«.
Le signe qui commence la troisième ligne peut être lu P
ou T.
12. Inscription de Gavaillon ; gravée sur un fragment de
colonne ; trouvée en 1909 ; conservée à Gavaillon ^.
BAAAYAO
YIMAKKAPIO
Yl
BaXauooui Ma/,/,apio'ji.
1. FI. Vallentin et Garcin, Revue épigraphique du midi de la
France, I (1880), p. 176. Florian Vallentin et Mowat, Comptes rendus
de r Académie des in<icriptions el belles-lettres, VIII (1880), p. 260.
Stokes, Revue celtique, V (1881), p. 121.
Rhys, Inscriptions, p. 20.
2. F. Mazauric, /fcDue f/u Midi, 15 janvier 1910, où l'on trouve les
inscriptions 11-15.
Rhys, Additions, p. 2 (fac-similé 1).
3. Rliys, Additions, p. 5 (l'ac-sirailé 2).
152 LES TEXTES
13. Inscription de Cavaillon ; gravée sur une stèle:
trouvée en 1909 ; conservée à Cavaillon '.
KABIPOCOYI
NAIAKOC
Ka(îi,ooç OuivSiaxcç.
1 4. Inscription de Cavaillon ; gravée sur une stèle ; trouvée
en 1909 ; conservée à Cavaillon^.
MITI€CI-IV!IT
IC-MArOY
TI-ONNA
KOYI
MiTicffi MiTiç MayouTt Ovva xouu
La partie supérieure de la première ligne et le commen-
cement des lignes sont endommagés.
15. Inscription de Cavaillon; gravée sur une stèle;
trouvée en 1909 ; conservée à Cavaillon ^.
MICCO
YKOS
GIAOY
KNOG
15 his. Inscription de Cavaillon (Vaucluse) ; gravée sur
un roc ; trouvée vers 1903 ; conservée sur la colline Saint-
Jacques entre Cavaillon et la Durance ^.
OYEAPOY
0HKIKOC
OusXpou ^hriY.VAoq.
1. Hhys, Adclilions, p. 6 (fac-similé 3).
2. Rhys, Additions, p. 8 (fac-similé 4). J. Lolh [Revue des études
anciennes, XX (1918), p. 38-42) traduit :« Milis (fils de) Miticsos,
Onna (fille de) Mag-ulios, ici »,et compare xoui à l'ogliamique koi, qui
a pour équivalent hic Jacet dans les inscriptions bilingues.
.3. Rliys, Additions, p. 11 (fac-similé 5).
V. Lahaude, M moires de l'Académie de Vaucluse, 190.3, p. 164.
Rhys, Inscriptions, p. 23 ; Additions, p. 13-15.
16. INSCRIPTION DE SAIGNON 153
D'après Rhys, le premier Y » est pas sûr ; peut-être A
était-il jadis un A ; est seulement prol)a])le ; OC n'est
guère lisible.
16. Inscription de Saignon (Vaucluse) ; gravée sur un
cippe carré ; trouvée dans les jardins du presbytère vers
1867 et encastrée dans le mur de l'église '.
ABO 100
OYEIMATIKAN
AIOTEIKAPNITOY
..§(30 ...'.00 .. 0U31 [xoLTiy.av AioTet (ou Avctîi) -AapviTCU.
Inscription d une lecture difficile. Allmer lit : AIOYEI.
17. Inscription de Sainl-Martin-de-Castillon (Vaucluse) ;
gravée sur un fragment de colonne ; trouvée en 1882;
conservée au musée Calvet d'Avignon ^
COYI KAIPNITOYC
NAKFC
lAAE
. . .aoui •/.Aipvuo'j; . . . vay,v;ç . . . f,ao£.
La lecture est douteuse. A la première ligne, A. Deloye
lit : 9 a^^ lieu de P ; à la seconde : NAPNOC ; et à la troi-
sième AAE. On est tenté de lire, à la première ligne,
y.apv'.TCu^.
17 his. A ces inscriptions, qui sont les seules en (iaule
qui contiennent ou semblent contenir le mot y.apv.Tou, on
peut comparer :
1° la célèbre inscription bilingue de Todi, qui présente
aussi ce mot.
1. Garcin, Revue épigraphiquc du midi de la France, I (1883),
\). 367. Corpus inscriplionum laliiuiruni, XII, p. 822.
Rhys, Inscriptions, p. 30.
2. Garcin et Allmer, Revue épigrapliique du midi de lu France, I
1882), p. 333-384. Deloye, Rulletin épigraphique, VI (1880), p. 70.
l'.orpus inscriplionum lalinarum, XII, p. 822.
Khys, Inscriplions, p. 22 ; Addilions, p. Ifi.
154 LES TEXTES
Face A. Face B.
EIVRNVM
OISIS DRVTI-F SIS
RATER-EIVS DRVTEIFFRATER
MINIMVS-LOCAV E EIVS
STATVITQVI MINIMVS-LOCAV
eknati trutikni IT-ET-STATVIT
nitulokan'ko ateknati trut
utiknos ikni • karnitu
artuass koisis • t
rutiknos
2" l'inscription de Briona près de Novare, qui offre car-
nitus et toutio.
inakuitesasocoikeni
tanotaliknoi
^ kuitos
o lekatos
en
;-K anokopokios
o \ .
g. setupokios
P esanekoti
d anareuisseos
tanotalos
carnitus ^
1 8. Inscription de Substantion près Montpellier (Hérault) ;
gravée sur le tailloir d'un chapiteau ; trouvée en 1840 ;
conservée au musée de la Société archéologique de Mont-
pellier ~.
1. Dictionnaire archéologique de la Gaule, II, 1876, n» 10. Corpus
inscriplionuin lalinarum, I, 1408; V, p. 710, XI, 4(387.
Stokes, Beilrnge zur Kunde der indogermanischen Sprachen, XI
(1886), p. 113-118. Rliys, The Cellic inscriptions of France and Italy,
1906, p. 59-75 (facsimilé). The Cellic inscriptions of Cisalpine Gaul,
1913.
2. Recueil des inscriptions antiques de la province de Languedoc
publié par A. Lebègue et Fr. Germer-Durand, Toulouse, 1892, n" 107.
Rhys, Additions, p. 28.
19. INSCRIPTIONS DE NIMES 155
Face A. Face B.
lA INOYCIA
Sur la face A la première lettre lisible est I, F, T ou P.
49. Inscription du temple de Diane, à Nîmes ; gravée en
beaux caractères sur un chapiteau de marbre blanc ;
trouvée en 1742 ; conservée au musée de Nîmes '.
KAPTAPOIIAAANOYIAKOIA^AE
MATP^BONAMAYIIKABOBPATOYA^
Kacpxapoç IXXavîur.axiç oses Ma-ps^o N3:;xauai/,ai3o ^pazo'jcz.
Sur âeSs et i3pax:uo£, voir ci-dessus, p.
A la première ligne P02I est à peine lisible.
20. Inscription de la rue de la Lampèze, à Nîmes ; gravée
grossièrement sur un bloc rectangulaire de pierre dure ;
trouvée en 1876 ; conservée au musée de Nîmes ~.
KACCITAAOC:
OYEPCIKNOCA
EAEBPATOYA
E KANTENA-AA
MI-EINOYI
KaaaiTaXo; O'jspur/.^/^; oeoe ^pxzoooe -/avTSva \a\).'. Eivout.
Les points que Rhys a cru voir ne sont pas sûrs ; il est
1. Séguier, ms. 13802, I, 10, à la bibliotlièque de Nîmes. Col-
son, Mémoires de V Académie du Gard, 1850-1851, p. 75. Boudard,
Revue archéologique, XV (1858), p. 44. Dictionnaire archéologique
de la Gaule, n° 1. Desjardins, Géographie historic/ue et administrative
de la Gaule romaine, II, p. 214, n. 3. Corpus inscriptionum latinarum,
XII, p. 383. Inscriptions de Languedoc, n° 104.
Sieg-fried, Beitrâge fur vergleichende Sprachforschung, I (1858),
p. 451. Stokes, n" 7. Rhys, Inscriptions, p. 34.
2. Aurès et Bertrand, Bulletin de la Société des Antiquaires de
France (1876), p. 95. H. d'Arbois de Jubainville, Revue des sociétés
savantes, VI, 4 (1877), p. 266. Ernault, Bulletin de la Faculté des
lettres de Poitiers, 1885, p. 88. Rochetin, Bulletin épigraphique, V
(18851, p. 191. Corpus inscriptionum latinarum, Xl\, p. 383. Inscrip-
tions de Languedoc, n° 103.
Stokes, n" 8. Rhys, Inscriptions, p. 35.
136 LKS TEXTES
possible qu'il faille lire en un seul mot : Au[j.itviO'ji. La lec-
ture de la dernière ligne est, d'ailleurs, douteuse.
21. Inscription des Garrigues à Nîmes, gravée sur une
stèle ; trouvée au xviii'' siècle ; conservée au musée de
Nîmes •.
ECKirro
P6IZK0
NAIAA€
OC
Eay.f.YYopc'.^ KovûtXXcOç .
22. Inscription d'origine inconnue, gravée sur une
tablette de grès rouge ; trouvée en i879 à la Bibliothèque;
conservée au musée de Nîmes '.
MBATI
TOOY
TIN
. . [J.^a-l . . . TCS'J . . . T'.V.
M. Fr. Germer-Durand suppose que TOOY est le com-
mencement de TOOYTIOYC.
23. Inscription de Saint-Baudile à Nîmes ; gravée sur
un bloc de pierre tombale ; trouvée en lîJOG ; conservée au
musée de Nîmes '''.
i. Manuscrits n»' 13.801, 13.802 et 16.930 de Séguier (1703-1784),
les deux premiers à la bibliothèque de Nîmes, le troisième à la
Bibliothèque nationale. Germer-Durand, Comptes rendus de VAca-
démie des inscriplions et belles-lettres, Yltl (1880), p. 250. Bulletin
de la Société des Antiquaires de France, 1880, p. 2W). Corpus inscrip-
fionum latinarum, XII, p. 383. Inscriptions de Lançjuedoc, n° 108.
Stokes, Revue celtique, V fl88n, p. 120. Stokes, n» 9. Rhys,
Inscri])tions, p. 38.
2. Germer-Durand, Bulletin de la Société des Antiquaires de.
France, 1879, p. 293. Aurès, Bévue épigraphique du midi de la France,
I (1880), p. 170. Corpus inscriplionum latinarum, XII, p. 383.
Inscriptions de Languedoc, n° 109.
Stokes, p. 126 n. Rhys, Inscriptions, p. 37.
3. Mazauric, Musées arcliéologiques de Nîmes, Becherches et acqui-
sitions, Nîmes, 1908, p. 16. M. Mazauric a bien voulu me renseigner
par lettre sur cette inscription, qu'il croit gravée sur une pierre
tombale.
Ryhs, Additions, p. 17-18.
2(). INSCRIPTION ij'rZKS 157
l'ace A. Face U.
AATE AATsN
NOYI OOYA
La lecture est douteuse. M.Mazaurie lit : AATEN (A. Ij.
et NOOYA (B. 2). Rhys lit : ASvevoui 3eΣ 3p (face A),
ce qui est peu vraisemblable, le monument semblant être
une pierre tombale.
24. Inscription de Montmirat (Gard) ; sur un frag'ment
d'autel o-allo-romain : trouvée en 1907 ; conservée au musée
de Ninies '.
BPATOYT
.SpaTSUT.
25. Inscription de Saint-Césaire à Nîmes; gravée sut
une pierre ; trouvée en 1907 ; conservée au musée de
Nîmes "^.
PITOY
. . . p'.TOU.
20. Inscription dUzès (Gard) ; gravée sur un chapiteau:;
trouvée en 1809; conservée au musée de Nîmes ■^.
CENIKIOC V ABPCO
27. Inscription de Saint-Côme près Nîmes ; gravée en
beaux caractères sur un fragment d'abaque en marbre
blanc ; trouvée en 1880 ; conservée au musée de Nîmes {.
1. Mazauric, ihid., p. 71-73.
Rhys, Additions, p. 19.
2. Mazaïu'ic, ihid., p. 73.
Rhys, Additions, p. 19.
3. Aurès, Procès-verbaux de V Académie du Gard, 18fi8-1869, p. 42,
Inscriptions de Languedoc, n° lOo.
Rhys, Additions, p. 20.
4. Bondurand et Héron de Villefosse, Bulletin archéologique du
Comité des travaux hisloric/ues, 1887, p. 201-202. Guillemaud, Revue
.irchéologiqiie, VIII 1886, p. 360-363. Bertrand, Comptes rendus dt
11
158 LES TEXTES
AAPEIIIKNOS
YIBPATOYAEKA
. . . aop£75'//.viç j'. |jpaTCJc; y.x.
28. Inscription de la Fontaine de Nîmes ; g^ravée sur
une pierre ; trouvée en 1739 ; disparue ^
TIDY b EOYLO
OYAB AEAE..
OY E ANTEN
. . .o'jaji . .ozoê. . . .su. . .£ aVT£V.
La première ligne, très mal lue, ne comprend aucun
mot reconnaissable.
29. Inscription de Gollorgues (Gard) ; gravée sur un
fragment de vase ; trouvée vers 1869 ; conservée au musée
de Nîmes ^.
MATIAB
KONNOYBP
MaTia|j Ksvvou ^p.
L'inscription est à peine lisible. Allmer lit : AATTAO
KOAAOYPr.
30. Inscription de la vigne Guirand, à Nîmes ; gravée
sur une pierre; signalée en 1652 ^.
l'Académie des inscriptions et belles-lettres, IX (1887), p. 110. Allmer,
Revue épigraphique du midi de la France, II (1887), p. 258. A. de
Barthélémy, Revue celtique, VIII (1887), p. 397. Corpus inscriptio-
num lalinaruni, XII, p. 833. Inscriptions de Languedoc, n° 1786.
Rhys, Inscriptions, p. 39.
1. Histoire de I Académie des inscriptions et belles-lettres, XIV
(1743), p. 107. Corpus inscriptionum graecarum, III, 6788 e. Inscrip-
tions de Languedoc, n» 2065.
Rhys, Inscriptions, p. 42.
2. Allmer, Revue épigraphique, II (1885), p. 82. Corpus inscrip-
tionum latinarum, XII, 5885.
Rhys, Inscriptions, p. 38 ; Additions, p. 20.
3. Manuscrit de Guiran (1652 , conservé à la Bibliothèque impé-
riale (le Vienne, II, p. 391. (Corpus inscriptionum latinarum, XII,
p. 383.
Jihys, Inscriptions, p. 41.
32. INSCKIPTION DE COLLIAS 159
KATO
VAAOC
KaTC'JxXiç.
31. Inscription de Redfssan (Gard); gravée sur une
stèle ; découverte en 1891 ; conservée au musée de
Nîmes '.
KP€IT€
KpsiTc.
32. Inscription de Notre-Dame-de-Laval, près CoUias
(Gard) ; gravée assez grossièrement sur une pierre oblongue;
trouvée vers 1880 ; conservée au musée de Nîmes 2.
3< AIO
CPIOY
MAN
OCAN
AOOYN .
NABOA
€A€BPATO
YAEKAN
TEN
Ey.{;)A'.c;ç P'.ouixavcç Avccsuwa^o osoî '^poc-zuot /.avtcv.
La lecture de la première ligne est difficile ; après une
ligature, que Ton lit EK, vient un signe composé d'une
sorte de N à longue diagonale, coupée à angle droit par une
barre ; puis vient un | ou un N ; enfin un O- A la fin de la
troisième ligne après N,M. Maruéjol trouve un E. Au com-
mencement de la quatrième ligne, Rhvs trouve un |.
32 bis. Inscription de Montagnac (Hérault) ; gravée sur
1. Maruéjol, Bulletin archéolof/iqne du Comité des travaux histo-
riques, 1891, p. 280-282. Revue archéologique, XX (1892), p. 44-3.'^.
Rhys. Inscriptions, p. .39.
2. Fr. Germer-Durand, Bulletin de la Société des Antiquaires de
France, 1884, p. 267; Bulletin épigraphique, IV (1884), p. 2o.3.
Rochelin, ibid., V il885), p. lOO. Corpus inscriptionum latinaruni,
XII, ;J887. Inscripliois de Languedoc, n° 1309.
Slokes n" 13. Rhys, Inscriptions, p. 'i9 ; Additions, p. 23.
IGO
LES TEXTES
un fût de colonne ; trouvée en 1898 ; conservée au musée
de Béziers ^.
AAAETINOI KAPNONOY AA lO eAI
AaAîtivs; Kapvsvcu AA(i)(7c{v)£aç.
'M]. Inscription dWlise-Sainte-Reine (Gôte-d'Or), gravée
sur un cartouche avec moulures et queues d'aronde; trouvée
en 4839; conservée au musée d'Alise ~,
MARTIALISVDANNTf,
I EVRWVCVETEVSOSIm
CELICNON C^ ETIC
GOBEDBiVDVGOONT'lo
VCVETINV
^ IN ALISilA a
Martialis Dannolali ieuru Uciiete sosin cclicnon clic
yohedbi diufiiontiio Ucuelin in Alisiia.
t. Noguier et Héron de Villefosse, Bulletin de la Société nationale
des Antiquaires de France, 1899, p. 274-275. L. Noguier, Bévue épi-
graphique du midi de la France, IV (1900), p. 83.
2. Auber, Bulletin de la Société des Antiquaires de rOuest, ISiio,
p. 333. Protat, Deuxième étude sur les inscriptions des enceintes
sacrées gallo-romaines, Dijon, 1861. Creuly, Bévue archéologique, Y
(1862), p. 118-119. Mowat, Bévue archéologique, XIII (IBsO), p. 368-
369. Dictionnaire archéologique de la Gaule, n° 7. Desjardins, Géo-
graphie historique et administrative de la Gaule romaine, II, p. 467.
Lejay, Inscriptions antiques de la Côte-d'Or, 1889, p. 18. Corpus
inscriptionuin latinarum,XlU, 2880. Cf. une inscription latine d'Alise
qui |)orte : Dec Ucueli et Bergusiae (L. Berthoud, Pr-o Alesia, III,
1908, p. 386).
Pictet, Bévue archéologique (1867), p. 322. Ebel, Beilrage zur ver-
gleichenden Sprachforschung, V (186.S), p. 79.
Stokcs, n" 18. Rhys, Inscriptions, p. 4; Additions (fac-similé 7;,
p. 39. Pour la présence possible d'une feuille entre une préposition
el son régime Rhys compare une inscription latine de Bourges
:C. I. L., XIII, 1190). M. G. Poisson {Bulletin de la Société de géo-
graphie de Bochefort, XXX (1908), p. 2.59) et M. R. Thurneysen
iZeilschrift fur celtische Philologie, VI (1908), p. 538) reconnaissent
dans gobedhi un datif pluriel et dans dugiionliio un verbe. Le sens
seiail : « Martialis, fils de Dannotalos, a fait pour Ucuetis cet édi-
fice (?) et pour les {)rêtres i?) qui servent (?) Ucuetis dans Alise ».
34. iNscuipriONS d'alise 101
Il y a, entre in et Alisiia, une lacune que Rhys propose
de remplir par (^ ; in Alisiia se trouve sous la forme in
Alixie dans l'inscription de Séraucourt (n° 47).
34. Inscription de La Fanderolle k Alise ; gravée sur
une pierre ; trouvée en 1907 ; conservée au musée d'Alise '.
ITOCATOT
Itoç auou(i)T.
Rhys croit reconnaître dans AYoV^aT le AVVOT des
inscriptions en alphabet latin -. Il manque peut-être une
lettre initiale au commencement de l'inscription. L'w offre
une forme singulière, en usage après l'ère chrétienne.
35. Inscription de Lapipe-Sené à Alise ; sur quatre
fragments de pierre ; trouvée en 1906 ; conservée au musée
d'Alise 3.
CAM TAAO TOTCOT KNO
C€C AAMA rAPMA C
BIPAKOTOOYTI ANNC
KOBPITOYAGOY B ! AT NO
Rhys suppose dans cette inscription les noms !L!a[ji,(o)Ta-
Ao(ç), (A)'Jou(u-(i)/,vs; Zl£ff(ia) (K)Aa;j.a(7.f,). Vaçi\i(x, Bipa/wOTorj,
Kûj3piTouA(i)'j.
On pourrait couper, autrement, Bipa/.oToj'j~'.((;) en Btpay.o
et -orjTi(ç) ; cf. Tcou-io'jç (n" 7).
36. Inscription d'Alise ; en écriture cursive. gravée sur
deux lames de plomb ; trouvée en 1909 ; conservée au
musée d'Alise '*.
1. Rhys, Additions (fac-similé S), p. 37.
2. Si cette identification est exacte, il faut i-emarquer la notation
de VV par YOY. Mais le même mot est dans l'inscription 3o avec la
terminaison xvoç.
3. Espérandieu, Pro Alesia, I, p. 43-4o (fac-similé, pi. XI).
Rhys, Inscriptions, p. 100 ; Additions (fac-similé 9), p. 40.
4. Rhys, Additions (fac-similé 10, il), p. 51.
162
LES TEXTES
Lame l. \ Lame 2.
KAPOMAPO OYirPA
Kapo[xapo OuiYP^
Le r peut être un B incomplet.
37. Inscription de Couchey (Côte-d'Or) ; gravée au
pointillé sur le manche d'une patère en bronze ; trouvée en
1853 ; conservée au musée de Dijon '.
DOIROSSEGOMARI
lEVRVALiSANV ÇS
Doiros Segomari ieiiru Alisanu.
38. Inscription d'Auxey (Côte-d'Or) ; gravée en beaux
caractères sur une pierre méplate ; trouvée au xviii'^ siècle,
cette inscription fut à Volnay jusqu'en 1855; conservée
au musée de Beaune ~.
ICCAVOS-OP
PIANICNOS-IEV
RV-BRIGINDONI
CANTALON
Iccavos Oppianicnos ieurii Brigindoni cantalon.
39. Inscription d'Autun; gravée sur une pierre méplate ;
trouvée en 1 844 ; conservée au musée d'Autun ^.
1. Auber, Bulletin de la Sociôlé des Antiquaires de l'Ouest, 1855,
p. 327-330. Greuly, Revue archéologique, V (1862), p. 112-113.
M.oyval, Revue archéologique, XIII (1889), p. 367. Dictionnaire archéo-
logique de la Gaule, n° 6. E. Desjardins, Géographie historique et
administrative de la Gaule romaine, I, p. 125. Lejay, Inscriptions-
antiques de la Côte-d'Or, p. 64. Corpus inscriptionum lalinarum, X\ll,
5468, cf. 2843 : Deo Alisano.
Stokes, n" 17. Hhys, Inscriptions, p. 10.
2. Rog-et de Belloguel, Glossaire gaulois, 1859, p. 204 (d'après un(y
communication de L. Renier). Creuly, Revue archéologique, V (1862),
p. 27-28. Dictionnaire archéologique de la Gaule, n° 4. Lejay, Inscrip-
tions antiques de la (Jôte-d'Or, p. 40. Corpus inscriptionum latinarum,
XIII, 2638.
Stokes, n° 15. Rhys, Inscriptions, p. 11.
3. Ed. Thomas, //isifoj/'e de l'antique cité d'Autun, éd. Devoucoux et
Fonlenay, Autuii, 1846, j). lxviii. H. de Fonlenay, Autun et ses ntonu-
40. INSCRIPTION DE NEVERS 163
LICNOS-CON
TEXTOSIEVRV
ANVALONNACV-
CANECOSEDLON
Licnos Contextos ieiirii Anvalonnacu canecosecllon.
40. Inscription de Nevers ; gravée sur une table de
pierre ; copiée dès 1492 ; existant encore en 1734, perdue
depuis \
ANDE
CAMV
LOSTOVTI
SSICNOS
lEVRV
Andecamulos Toutissicnos ieiirii.
41. Inscription de Sazeirat près Marsac (Creuse) ; gravée
sur un bloc de g-ranit ; découverte en 1864 ; conservée au
musée de Guéret '-.
?nents, Aiitun, 1889, p. 70. Dictionnaire archéologique de la Gaule,
n" 5. Corpus inscriptionum lafinarum, XIII, 2733. Cf. Deo Anvallo ;
Deo Anvalo. J. Bulliot, Mémoires de la Société éduenne, XXVIII
(1900), p. b, 8.
Stokes, n" 16. Rhys^ Inscriptions, p. H.
On a comparé à canecosedlon le tribunalia dua d'une inscription
de Saint-Acheul (G. /. L., XIII, 3487).
1. On en trouve une copie dans un manuscrit de la fin du xv* siècle,
appartenant à M. Girerd. Cotignon, Catalogue historial des evesques
de Nevers, Paris, 1616, p. 7-8. Bourignon de Saintes, Dissertation sur
le Vieux-Poitiers, Poitiers, 1786, p. 28. Lorin de Sainte-Marie,
Recherches historiques sur Nevers, 1811, p. 8. Auber, Bulletin de la
Société des Antiqhaires de rOuest, 185o, p. 321. Corpus inscriptionum
latinaruni, XIII, 2821. Dictionnaire archéologique de la Gaule, II, n° 9.
Stokes, n° 20. Rhys, Inscriptions, p. 57.
2. Fillioux, Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1861),
p. 177. Bonnafoux, Revue des Sociétés savantes, IV, 3 (1866), p. 17.
Arbellot, Bulletin de la Société archéologique du Limousin, XVI
(1866), p. 44. Espérandieu. Epigraphie romaine du Poitou et de la
Sainionge, 1888, p. HO. FI. Vallentin, Bulletin épigrnphique, 1(18811,
p. 38. Corpus inscriptionum latinarum, XIII, 1452.
Stokes, t\° 19. Rhys, Inscriptions, p. 43.
164
LES TEXTES
SACER PEROCO
lEVRV DVORI
COVSL-M
Sacer Peroco ieuru Dvorico v[otum) s[olvit) l[ibens
m{erito).
Les lettres sonl grossières.
42. Inscription de Lezoux (Puy-de-Dôme) ; gravée gros-
sièrement sur le dos et les épaules de la statue de Mer-
cure ; trouvée en 1891 ; conservée au musée de Saint-Ger-
main-en-Laye '.
APRONIOS
lEVRV-SOSI
ESOMARO
Apronios ieuru sosi{n) Esomaro[?).
11 y a peut-être une trace de N après SOSI. La troisième
ligne est très douteuse : elle commençait peut-être par un
c ou un fj.
43. Inscription de Lezoux ; gravée sur un fragment de
vase de terre ; trouvée en 1880 ; conservée au musée de
Saint-Germain -.
43 his. Inscription de Boutae, Les Fins d'Annec}' (Haute-
Savoie) ; gravée sur un fragment de vase de terre à vernis
rouge ; trouvée en 1882 ; conservée au musée d'Annecy ^,
Ces deux fragments n'appartiennent pas au même vase,
1. Plicque, Lug, le dieu de l'or des Gaulois, Vichy, l!S92, p. 18. Cf.
Déchelette, Les vases céramiques orties de la Gaule romaine. I, IUOi,
p. 145. Héron de Villefosse, Bulletin de la Société des Anlifphtires
de France, 1891, p. 393.
Rhys, Inscriptions, p. 56 ; Additions, p. 61, où il donne la leclure
de M. C. JuUian.
2. Plicque, Congrès archéologique, XLVII, 1880, p. 22.5.
3. Plicque, Congrès archéologique de France (Arras), XLVII (1880 ,
p. 225. Corpus inscriptionum lafinarum,XlU, 3, p. 459. n" 10.012, 19.
Marteaux cl M. Le Roux, Boutae, viens gallo-romain de ta cité
de Vienne, Annecy, 1913, p. 91.
Rhys, .4(7f/<7/o^s, p. 03 fac-sinidé 18;.
45. INSCRIPTION DE GENOUILLY 16.")
mais ils contiennent l'un et l'autre deux fragments de la
même inscription en caractères cursils.
43. 43 bis.
CALIA-VII
BIVSNNITI ITI
^OBIIRTII-M IIM
OVNO NO <^
CALIINI
OFICINA
Cette inscription est vraisemblablement latine. A la
seconde ligne, le premier N peut être interprété comme
une ligature représentant AN ou AV. Au commencement
<le la ligne 3, il y a un signe que Hirschfeld interprète
par I ou X, et Rhys, par | ou E. Le C initial de la ligne 5
diffère de ceux des lignes 1 et 6.
44. Inscription de Banassac (Lozère) ; gravée en carac-
tères cursifs sur un petit pot ; trouvée en 1872 (?) ; conservée
au musée de Saint-Germain '.
NIIDDAMON
DIIKGV KINOT
Neddamon delgu lino.t.
45. Inscription trilingue de Genouilly (Cher) ; gravée
sur une stèle ; trouvée en 1894 ; conservée au musée de
Bourges '^.
OS VIRILIOS
TOS OTIPIAAIO
1. Héron de Villefosse, Bulletin de la Sociéjé des Antiquaires de
France, 1872, p. 141. Corpus inscriplionuni lalinaruin, XIII, 3, p. 480,
.1° 10.016, 13.
Rhys, Additions, p. fiS.
2. Ed. de Laugardière, Bullflin arcltéolojjique du Cotnilé des travaux
historiques, 1S94, p. 127-137. Mémoires de la Société des Antiquaires
'lu Centre, XX, p. 1. II. dWrbois de Jubainville, Revue celtique, XV
1894), p. 236-237. Corpus inscriplionum lalinaruni, XIII, 1326.
Rhys, Inscriptions, p. 54; Additions (fac-similé 16), p. ;jo.
166 LES TEXTES
AN60YN0C
cno€i
ELVONTIV
lEVRV-ANEVNO
OCLICNOLVGVRI
ANEVNICNO
Elvontiu ieuni Aneiino Oclicno Luguri Aneunicno.
Rhys remarque que la partie inférieure des o finals de
Aneuno, Oclicno, Aneunicno est formée d'une ligne hori-
zontale en sorte qu'ils ressemblent à des Cl.
46. Inscription de Genouilly ; gravée sur une stèle ;
vée au m
RVONTV
trouvée en 1894 ; conservée au musée de Bourges ^
Buontu.
47. Inscription de Séraucourt à Bourges ; gravée à la
pointe en spirale autour du col d'un vase de terre noire
en stjde du iv*^ siècle ; trouvée en 1848; conservée au musée
de Saint-Germain-en-Laye -.
BVSCILLASOSIOLEGASITINALIXIEMAGALV
Buscilla sosio legasit in Alixie Magalu.
48. Inscription de Néris-les-Bains (Allier) ; gravée sur
une pierre; trouvée en 1836 ; conservée au musée de
Bourges ^.
i. Ed. de Laugardière, /. c, p. 133. Corpus inscriptionuin lalina-
rum, XIII, 1325.
Rhys, Additions, p. 27 (fac-similé 17).
2. A. de Longpérief, Revue archéologique, W (1849), p. ;'>o4-3^)6 ;
fac-similé. F. Lenormant, Revue des Sociétés savantes, IV ,1858j^
p. 565.
Stokes, 11° 25. Rliys, Inscriptions, p. "io. Rliys traduit : (( Buscilla a
placé ceci en Alise pour Magalos ».
3. Mowat. Revue archéuiogir/ue, VI (1878), p. 94-108: 188-189.
Comptes rendus de l Académie des inscriptions et hellcs-letires, V
(1877), p. 267. Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1887,
p. 265. Desjiirdins, Géor/rapliir' historique et adn}ii)istrative de la
49. INSCRIPTfON DE VIEIL-ÉVREUX 167
BRATRONOS
NANTONICN
EPABATEXTO
RIGILEVCVL°
SVIOREBELOGI
TOE
Bratronos Nanionicn epad Aiexloruji Leucullosu iorehe
(ou Leucullo suiorebe) logitoe.
L'o de LEVCVLLo porte une barre horizontale à g'auche.
Le Hnal, que Rhys regarde comme sûr, bien qu'il ait été
lu K^ I, \-, Vi aurait la barre du milieu plus longue que
les deux autres. L'O de NANTONICN et de SVIOREBEa,
d'après Rhys, une forme semblable à celle d'un Cl.
49. Inscription bilingue de Vieil-Evreux (Eure) ; gravée
sur un fragment de table en bronze ; trouvée en 1836,
conservée au musée d Evreux ' .
S'^ CRISPOS BOVI
RAMEDON >
AXTAC BITI EV^
DO CARABITONV
N lA SELANI SEBOBDV^
REMI FILIA >
DRVTA GISACI CIVIS SVE
Gaule ronmine, II, p. 476, n. 2. Bulletin épigrapliique de la Gaule, I,
(1881), p. 245. (Corpus inscriptionum lalinaruin, XIII, 1388.
Stokes, Revue celtique, V (1881), p. j 16-119. Stokes, n° 23. Rhys,
Inacriplions, p. o2 ; Additions, p. 60. Cf. alae Atectorigianae, C. I. L.,
XIII, 1041. M. JiiUian propose de traduire : « Bratronos Nantoni f.
eques Atexloi'igis Leucullosu erexit (donavil) locum ». Rhys propose
« Bratronos fils de Nantonos a fait cette sépulture pour Epadatex-
torix et Leucullos et pour ses (leurs) deux sœurs ». On pourrait
aussi penser à une dédicace : SororiZ)u.s (cf. C.I.L., XIII, 11740).
1. Le Prévost, Mémoires de la Société des Antiquaires de France,
XIV (1838), p. XV. Chevreaux, Bulletin monumental, VI (1840), p. 472.
Bonnin, Antiquités gallo-romaines des Eburovic/ues, 1860, pi. XVIII,
2. Dictionnaire archéologique de la Gaule, n° 8. Desjardins, Géo-
graphie historique et administrative de la Gaule romaine, p. 497,
n. 1. Corpus inscriptionum latinarum, XIII, 3204.
Stokes, n° 21. Rhys, Inscriptions, p. 2 ; Celtae and Galli, p. 49.
168 LES TEXTES
Sauf la fin, qui est latine, cette inscription très difficile
à lire, est pour le moment impossible à transcrire.
50. Inscriptions bilingues du chœur de Notre-Dame-de-
Paris ; gravées sur les faces de quatre autels de pierre ;
trouvées en 1710; conservées au musée de Cluny '.
Face A. Face B. Face C. Face D.
1. TIBVCAESAREV EVRISES SENANI VSEILO
AVGVIOVIVOPTVM
MAXSVMOVSV
NAVTAEVPARISIAC
VBLICEVPOSIER
VN
2. lOVIS TARVOSVTRIGARANVSV VOLCANVS ESVS
3. CERNVNNO CASTOR SMERT O
4. FORT VS
Les quatre autels sont ornés de figures : le premier
représente sur la face B trois personnages barbus coiffés
de bonnets, armés de boucliers hexagonaux et de lances ;
sur la face D, deux personnages coiffés de même, mais
imberbes et armés de boucliers ovales et de lances ; sur la
1. Baudelot, Description des hns-reliefs anciens trouvés depuis peu
dans Véglise cathédrale de Parts, 171 1. M.de Mautoiir, 0;()seriia//o/is sur
des monuments d'antiquité trouvés dans l'église cathédrale de Paris,
1711. Leibnitz, Collectanea elymologica, Hanovre, 1717, I, p. 75-
81. Cf. Histoire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, III
(1723), p. 242-246. Montfaucon, L'Antiquité expliquée, 2« éd., 1722,
II, 2, pi. CXC, p. 421-427. Al. Lobineau, chez D. Félibien, Histoire
de la Ville de Paris, I, 1725, p. cxxix-clii. E. Johanneau, Mémoires
de l'Académie celtique, I (1807), p. 151-175. Mowat, Comptes rendus
de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, III (t875), p. 350.
Bulletin épigraphique, (1881), p. 49. Dcsjardins, Géographie histo-
rique et administrative de la Gaule romaine, III, 2() 1-268. Corpus
inscriptionum latinarum, XIII, 3026 On en trouvera des facsimilés
dans \a Revue archéologique, iX (1907), p. 31-37; la Revue des études
anciennes, IX (1907), pi. xi-xiv, et chez Espérandieu, Recueil général
des bas-reliefs de la Gaule romaine, IV, 1911, p. 211-215.
Stokes, n" 26. Rhys, Inscriptions, p. 46 ; Additions, p. 59.
ol. iNScnipnoN de vieux-poitiers 163'
face G, trois hommes sans armes vus de profil. Le second
représente sur la face A un Jupiter barbu ayant à sa droite
un aig-le ; sur la face B, un taureau revêtu d'ime housse
et sur lequel perchent trois g-rues ; sur la face G, Vulcain
tenant de la main gauche des tenailles ; sur la face D, un
bûcheron s'apprêtant à couper une branche de saule. Le
troisième représente sur la face A un dieu barbu orné de
deux cornes de cerf à chacune desquelles est suspendu
un collier gaulois ; sur la face B et la face G, un Dioscure
imberbe, cuirassé, tenant d'une main sa lance et de l'autre
la bride de son cheval ; sur la face D, un homme barbu
tenant de la main droite une arme dont il menace un ser-
pent. Le quatrième représente sur la face A deux divinités
féminines drapées; sur la face B, une déesse et Mars; sur
la face G, une déesse et un dieu nus ; sur la face D, une
déesse et Mercure.
Face A, 1 , 1. 5 : on voit un reste du p de pulAice. — 3 :.
un s final est très douteux.
Face G, 1 : tout le haut des lettres est elfacé ; s et / ne
sont pas sûrs ; on aperçoit une trace d'un i final après une
lacune que l'on a voulu combler par n ou nn. — 3 : on ne
voit qu'un peu du côté droit de o.
Face D, 3 : au lieu de Smert[iiir\o[s), que l'on restitue
d'ordinaire, il faut sans doute lire Smertrios ; cf. Marti
Smertrio *.
A l'exception de la face A du premier autel, toutes les
autres faces des autels présentent ou présentaient des
figures en bas-relief au-dessous des inscriptions ou de la
place que celles-ci occuperaient.
ol . Inscription de Vieux-Poitiers près de Genon (Vienne) ;
1. Cor^pus inscriplionuin latinarum, XIIJ, 4119. La lecture Smer-
trio est assurée par une inscripliou de la Moselle inférieure, récem-
ment découverte.
170 LES TEXTES
gravée sur la face nord d'un menhir ; trouvée en 1783 au
milieu d'un champ près la rive du Clain '.
RATk BRIMTIOM
FRON"V TARBBLS0N6S
IBVRV
Ratin hrivationi Frontu Tarhelsonios ieiirii -.
Rhys lit TARBEISONIOS.
52. Inscription de Rom (Deux-Sèvres) ; gravée en lettres
cursives du in'' ou du iv'^ siècle sur les deux faces d'une
tablette en plomb; trouvée en 1887 ; conservée chez
M. Blumereau, notaire à Rom ^.
i. Bourignon de Saintes, Dissertation sur le Vieux-Poitiers. Poi-
tiers, 1786, p. 25. Siauve, Mémoire sur les Antiquités du Poitou,
1804, p. 111-129 (fac-similé). De Chaudruc de Crazaunes, Mémoires
de la Société des Antiquaires de France, 1823, p. iv. De la Massar-
dière, Mémoires de la Société des Antiquaires de VOuest, III, 1837,
p. 108 ; Auber, ibid., VII, ISrjri, p. 322 i^fac-similé). De Cliaudruc de
Crazannes, Revue archéologique, IV (1847), p. 44. Dictionnaire archéo-
logique de la Gaule, n° 3. Corpus inscriplionum lalinarum, XIII,
1 171. Espérandieu, Epigraphie romaine du Poitou et de la Saintonge,
1888, p. 109-119. Lièvre et Ernault, Bulletin de la Faculté des lettres
de Poitiers, 1890, p. 112-126.
Stokes, n° 14. Rhys, Inscriptions, p. 44.
2. Stokes tx'aduit : « Propugnaculum pontilium Fronto, Tarbeisoni
filius, fecit. » Beitrâge zur Kunde der indogermanischen Sprachen,
XI (1886), p. 129. E. W. B. Nicholson [Zeitschrifl fiir celtische
Philologie, III, p. 308-309), traduit ratin Lrivatiom par « la digue des
gens du pont ».
3. C. Jullian, Mémoires de la Société des Antiquaires de France,
LVIII (1897), p. 118-148 ; Revue celtique, XIX (1898), j). 168-176.
Rhys, Inscriptions, p. 94. AudoUent, Defixionum labellae, 1904,
p. 165-167. Gagnât, Revue archéologique, XXXIU (1898), p. 453. Une
traduction très hypothétique de cette inscription a été donnée par
E. W. B. Nicholson, Zeitschrift fiir celtische Philologie, III (1901),
p. 312-321 ; une autre, moins liardie, a été donnée par J. Rhys,
Cellae and Galli, Londres, 1905, p. 40 et 46.
Une inscription sur lame de plomb découverte à Paris et publiée
parTh. Vacquer {Revue archéologique, XXXVII (1879), p. 111-114; cf.
Corpus inscriplionum lalinarum, XIII, 3051) conlient à plusieurs
reprises le mot .sm et est peut-être à rapprocher de la tablette de
Rom. Voir J. Loth, Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et
belles-lettres, 1909, p. 19.
52. INSCRIPTION DE ROM 171
Face A. • Face B.
1. APECIALLICARTI TEVORAVIMO
2. ETIHEIONTCATICNTO EHZAATANTOTEHEG
3. NADEMTISSIECLOTV ZOATANTATECOM
4. LILASEDEMTITIONT PRIATOSOSIODERTI
o. BICARTAONTDIBO NOIPOMMIOATEHO
€>. NA SOSIODEVIPIA TISSEPOGEATEPRI
7. SOSIOPVRASOSIO AVIMOATANTATE
8. GOVISASVEIOTIET ONTEZATIMEZO
9. SOSIOPOVRA ZIATEVORAVIMO
10. SVADEMTIA APE SOSIODERTI
11. DVNTNAVOVSEIA IMONTADEMTISSE
VPE A
Particularités de lecture :
Face A, 1. 2. N et T liés. Rhys lit CATICATO en 1905.
4. M. Jullian lit VLA, VIA ou LILA.
5. Le début pourrait se lire DVG et la fin n'est pas sûre
N et T sont liés.
6. M. Jullian lit DEEI.
8. Sauf O et A du début aucune lettre n'est sûre
(Jullian).
9. Après POYRA M. Jullian lit HE-O-T sans en être
absolument certain.
10. M. Jullian lit à la fin de la ligne APON Tl-
11. M. Jullian lit DVNNA au lieu de DVNT par N et
T liés ; il y a doute pour les trois dernières lettres de la
ligne.
Face B. Le signe transcrit ici Z est une sorte de mono-
gramme dont l'élément principal est une lettre ressemblant
à Z. Le Z qui se rencontre au commencement de la
ligne 8 de la face A a été regardé par M. Jullian et par
Rhys comme une forme cursive de G et il est transcrit
ici par G. Quant au monogramme, il n'a pas été encore
interprété définitivement.
1. 1. avec A et V liés ou VORAIIMO (Jullian).
2. N et T sont liés. HEG, que Al. Jullian lit HEI, est
douteux.
172 LES TEXTES
3. N et T sont liés.
t. Peut-être HE à la tin (Jiillian).
<i. POGE ou POTE (JuUian).
7, 8, N et T sont liés.
!>. A et V sont liés.
11. Net T sont liés. M. Jullian lit IMONA et DEMTISSIE-
Hhys ne trouve pas la place de | devant E.
12. M. Jullian lit péniblement V.IEIIA O PA A-
Séparation des mots proposée par M. Jullian (1898) et
Rhys (1905) :
ape cialli carti etiheiont caticato na demtissie clotu lila se
demtitiont bi cartaont dibona sosio deei pia sosio pura sosio
<^ovi&a sueiotiet sosio poura he.. o.. t sua demti apo..ti
dunnavouseia.
te voravimo ehza atanto, te heizo atanta, te compriato
sosio derti noi pommio atehotisse potea, te priavimo atanta,
te ontezatim ezo zia, te voravimo ape sosio dertiimo na
demtissie uzietiao.. pa... a.
Il semble qu'il y ait quelques mots latins : ie, pia,jnirn.
poura.
o3. Inscription de Coligny (Ain), gravée sur une table
de bronze ; trouvée en 1897 ; conservée au musée de Lyon '.
Cette inscription, brisée en 149 fragments, mesurait
1 m. 48 X m. 80. Elle a été reconstituée par MAI. Dis-
sard et Espérandieu. Nous donnons ci-après, classés par
mois, tous les restes du calendrier de Coligny, sans essayer
l. Fac-similé en noir d'après les dessins de M. Dissard, dans les
domptes rendus de V Académie des inscriptions et belles-lettres, XW
1897), p. 7.30 (transcription en 1898, p. 299-336^ reproduits dans la
licrue celtique, XIX (1898). Fac-similé en couleur par M. Espérandieu,
supplément à la Revue épif/raphique, 1898, n° 90, et à la Revue cel-
tique, XXI (1900;.
Bibliographie critique des publications auxquelles le Calendrier a
donné lieu, jusqu'en 1899, par },l. ?)eymouv de Kicci [Bévue celtique,
XXI, 1900, p. 10-27). Parmi ces publications, il faut citer ici celles
qui ont trait à rinterprétatiou linguistique du calendrier : Seymour
de Ricci, /ÎPVHt' celtique, X\X {\Sd8\ p. 21.3-223 ; J. Lotb, Comptos
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 173
(le rétablir le texte des lacunes '. Mais, pour permettre
d'avoir une idée de l'ensemble du calendrier, dont la
reconstitution générale est sûre, un tableau présente la
disposition des mois sur la table de bronze. Les noms ou
les fragments de noms qui ne nous ont pas été conservés
sont entre parenthèses. La disposition typographique
adoptée présente le calendrier dans le sens de la longueur,
alors que l'original est dans le sens de la largeur. Chaque
ligne représente ici une colonne qu'il faut lire horizontale-
ment de droite à ^^auche, tandis que sur la table de bronze
les colonnes sont disposées verticalement et doivent être
lues de haut en bas.
Les abréviations sont nombreuses et il n'est pas toujours
aisé de décider quels mots elles représentent. Après la date
des jours, on trouve souvent les signes -|-||, ||-|-, |+|, dont
la valeur est inconnue. Les principales particularités de
l'écriture sont l'absence de barre horizontale dans les A et
la ressemblance de C et de G ; Il est souvent plus grand
et dépasse la ligne ; les barres horizontales de E, T sont
inclinées de droite à gauche '-.
rendus de i Académie des inscriptions et belles-lettres, XXVI (1898),
p. 173-176). Nicholson, Sequanian : fîrst steps in the investigation of
a neuly discovered ancient European language, Londres. 1898 (tra-
vail hardi et aventureux, où l'auteur explique les mots du calendrier
• surtout par le latin). R. Thurneysen, Zeilschrift fur celtische Philo-
logie, II, p. 523-544.
Depuis 1899, il a paru : J. Loth, Vannée celtique, Comptes rendus
de V Académie des i/iscriptions et belles-lettres, I (1904), p. 25 : Revue
celtique. XXV (1904), p. 113-162. Rhys, Celtae and Galli, Londres,
1903 ; The Celtic inscriptions of France and Italy, Londres, 1906,
p. 82-94; Notes on the Coligny Calendar, Londres, 1910; The
(leltic inscriptions of Gaul, additions and corrections, Londres,
1911, p. 79-100.
Le texte reproduit ici est celui de R'iys, dont les lectures ont été
revues par M. Lechat. Rhys a rétabli toutes les lettres qui manquent.
1. Les fragments dont la place n'a pas encore été ti'ouvéé sont à
la suite du calendrier.
2. Dissard, Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-
lettres, XXVI 18981, p. 163-167.
12
174
LES TEXTES
TABLEAU D'ENSEMBLE DU CALENDRIER DE COLIGNY
I, 2
I, 1
mois intercalaire
(Atenoux) (Duinanl
Atenoux Sam(on)
(,Atenoux)
( )
col.
, t
1, 6
I, 5
1,4
1,3
Atenoux (Cutios
Atenoux (Ogron)
Atenoux (Anagan)
(Ate)noux (RiuroB)
col.
i
I, 10
I, 9
I. 8
1,7
(Atenoux) Elemb
Atenoux Equos
(Atenoux) Simivi
(Atenoux) Giamon
col.
3
U,i
11, 1
I, 12
I. 11
Atenoux Dunian
Atenoux Sanion
(Atenoux) Cantlos
(Atenoux) Edrini
col.
4
II, 6
n, 5
II, 4
II, 3
(Atenoux) (Cutios)
(Atenoux) Ogron
(Atenoux) Anagan
(Atenoux) (Riur)os
col.
5
II, 10
II, 9
II, 8
11,7
Atenoux Elembiv
Atenoux) (Equ)os
Atenoux Simiv
Atenoux (Giam)oni
col
r.
111,2
III, 1
II, 12
II, 11
Atenoux Dum(an)
fAtenoux) (Samon)
(Aten)oux Cantlos
Ateno(u)x (Edrini)s
col.
7
111,6
111,5
III. 4
111,3
(Atenoux) Cut(ios)
(Ate)noux (Ogron)
(Aten)oux (An)agUo
Ateno(ux) Riuros
col.
8 ^
s
111,8
111,7
mois intercalaire
a
Atenoux Simiv
Atenoux Giamon
Atenoux
Ciallos
col.
9
III, 12
III, 11
III, 10
111,9
Atenoux Cantlos
Atenoux (Edrin)
Atenou(x) (Elembj
Atenoux) Equos
col.
10
IV, 4
IV, 3
IV, 2
IV, 1
Atpnou(x) (Anag)an
(Atenoux Riuros
(Atenoux) Duraan
Atenoux (Samou)
col.
11
IV, 8
IV, 7
IV. 6
IV, 5
(Atenoux) Simivis
Atenoux (Giamon)
(Atenoux) (Cutios)
Atenoux (Og)rom
col.
12
IV, 12
IV, 11
IV, 10
IV, '.>
(Atenoux) Cantlos
(Atenoux) (Edrin;
(Atenoux) (Elemb)
(Atenoux Equos
col.
13
V,4
V, 3
V, 2
V, 1
(Atenoux) (Anagan)
(Atenoux) Riuros
fAtenoux) (Duman,
Atenouix (Samon)
col.
11
V, 8
V, 7
V, 6
V, r.
(Atenoux) (Simivis;
At(enoux) (Gia)mom
Atenoux Cutios
Atenou(x) COgron)
col.
t.-i
V, 12
V, 11
V, 10
V, 9
(Atenoux) Cantlos
Atenoux Edrini
Atenoux (Elem;hiv
(Atenoux Equos
col.
16
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 173
Premier mois intercalaire.
M I D
MATV
°l MAT D
GIA
°ll MAT D
SONNA
°lll MA-
°llli
«VII N
TINAD
NE
VI
•Vin
MA
"Vllll MA
EDVTIO
MV X
= X XV
XI MB RIXTIO
COB CARIEDIT
OX ANTIA
POGDEDORTONIN
QVIMON
Titre : Après le D de MlD on trouve la trace de la moitit
gauche d'un X.
RIV
MB ■
RIVR
NI
»V D DVMANNI
AMB
RIV
°VI ll-t- MD
RIVRI
»VII NSDS :
sAM
NI ANAGAN
INNIS
TIT
«Vlll NSDS
TO
INN
"Vllll N
ED
SV
X
1-76 LES TEXTES
Premier mois de la première année.
M 1 D S A M M
AT E N V X
r
D
DVMANNI IVOS
1
D
DVMANNI
il
MD
IVOS
II
MD
TRINOSAMSINDIV
III -^H
Il D
EXINGIDVM IVOS
III
D
AMB
llll
MD
IVOS
llll
MD
V
D
AMB RIXRI
V
D
AMB
VI
MD
VI IH
M
D
"Vil
N
DVMANN INISR
VII
D
DVMANNI AMB
'VIII
MD
MO
Il +
Il D
DVMANNI
'Villl
D
DVMANNI
N
DVMANNI INR
°x
MD
°XI
D
AMB
II
D
III
D
un
D
XV
D
V. RIXRI est sans doute une faute pour RIVRI.
VIII. s n'est pas sur.
Deuxième mois de la première année.
VI 11 +
AMB
»VII
"VIII
IVRI
"Vllll
RIVRI
°X II
D
RIVRI
«XI
D
«Xll
N
INIS R
«Xlll
AMB IVO
D
"Xllll
NS DS IVO
IVOS
DIVERTIOMV
Atenoux xili. Devant AMB on trouve les restes d'un N
plutôt que d'un D.
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 177
Troisième mois de la première année.
N O V X
AMB
MV RIVO
NIS R
l + l D
ANAGANTIO
VIII
11+ D
ANAGANTIO
Villl
D
ANAGANTIO
X
MD
XI
N
INIS
XII
MD
DEVO
RIVO
RIVR
Xllll
MD
XV
MD
XIII II semble y avoir à la fin RIVRI plutôt que RIVRO.
Quatrième mois de la première année.
E N O V X
°
D
Il
°
D
III
°
AMB
°llll
M
"
oy
N
°
AMB
°VI
PR
°
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M
D
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°
OGRO AMB
°Vlil
M
D
OGRON
°
MD CVTIO
«Vllll
M
D
OGRONI
°VIII!
D OGRON AMB
°x
D
"Xi ++I
D
°XI
D
AMB
"Xi 11 +
D
°XII -
t-ll
D
°XII
°XII|.
l+l
D
«Xiii
D AMB
»XIIII
• IH
D
D
«Xllll
D
Dl RTOMV
Atenoux xi à lire X; r^i est sans doute pour I^i
178 LES TEXTES
Cinquième mois de la première année.
'Illl
M
'V
D
■VI
MD
■vil
MD
>VI!I
MD
CV
'Vllil
N
CVT
'X
MD
'XI
D
A
'XII
MD
'Xlil
MD
'Xllll
MD
'XV
MD
AT E N V X
1
MD
CVTI
II
MD
CVT
III
D
CV
Mil
M
Sixième mois de la première année.
M
AT E N V X
'1
MD
IVOS
°l
MD
OGRON
'Il
MD
IVOS
"Il
MD
OGRON
>lll
MD
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D
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N
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N
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D GIAMONI
°VIII
N
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N GIAMO INIS R
°VIIII
D
AMB
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MD
°x
MD
'XI
D
AMB
"XI
D
»XII
MD
°XII
MD
'XIII
MD
B
'Xllll
MD
'XV
MD
AMB
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 179
Septième mois de la première année.
N S
°lll
D
AMB
°llll +11
D
°V l + l
D
AMB
°VI 11 +
D
°VII
D
SIMIVI AMB
°VIII
MD
SIMIVISO
"Vlill
D
SIMIViS AM
°X +11
D
°XI
N
INIS
°XII 11 +
D
°Xlli
D
AMB
°XIIII
D
1
DIVERTOMV
Huitième mois de la première année.
M- SIMIVI
MAT
"1
GIAMO PRIN
LAG
°ll
M D
°lll
D
EQVI
°llli
M D
«V
N
INIS
ov
«vi
D
EQVI
°VI
l+l
D
EQVI
»Vil
D
EQVI
°VII
11+
D
EQVI
AMB
»Vill
■EQV PRI
LA
°VIII
D
EQVI
°VIIII
D
EQVI
°Vllli
D
AMB
EQVI
°X
M D
°X
M
D
°XI
D
AMB
°XI
D
AMB
EQVI
°XII
M D
°XII
M
D
IVOS
"Xlli
D
EQVI
°XIII
D
AMB
IVOS
111!
NS DS
°XIIII
D
IVOS
S EQVI
°xv
D
AMB
IVOS
180 LES TEXTES
Neuvième mois de la première année.
M EQVOS ANM
ATENOVX
°]
IVOS
°l
M D
SEM VIS
°ll
PRINI
LAG IVOS
°ll
M D
SEMIVIS
°lll
M D
SIM! IVOS
°lll
D
AMB SIMIV
°llll
D
IVOS
°llll
D
°v
D
AMB
"V
D
AMB
°VI
M D
SIMIVISO
°VI 1^1
D
SIMISO
°VII
D
ELEMBi
"Vil l + l
D
ELEM AMB
«VIII
D
ELEMBI
°VIII IH
D
ELEMB
°VIIII
D
ELEMBI
°VIIII
D
AMB ELEM
X
D
«X
D
XI
D
AMB
°XI +11
D
AMB
1
D
°XII l+l
D
XIII
M D
SEMIVIS
°XIII 11 +
D
AMB
XUII
M D
SEMIVIS
°XIIII
D
XV
M D
SEMICANO
XV
D
Dixième mois fie la première année.
M ELEMB AN
D
S
D
D EDRI AMB-
M D EDRINI
llll D AMB EDRINÈ
X D SIND IVOS
°XI D AMB
"Xll +11 D
°XIII l + l D AMB
"Xllll 11+ D
DIVERTOMV
53. INSCRIPTION DE COLIGNY I8î
Onzième mois de la première année.
M EDRINI MAT X
CANTLI
AMB
NT
"Vllll
D
°x
D
oXI
D
"Xll
M D
"Xlll
D
AMB IVOS
°XIIII
M D
IVOS
°xv
D
AMB IVOS
Douzième mois de la première année.
M CANTLOS
ANM
''
°l
D
AEDRIN
"Il
D
°lll
D
"llll
PRINNI LAG
"V
D
AMB
°VI
D
ovi
D
CANTLI
°VII
D
CANTLI
°VIII
II
D
CANTLI
°VIIII
\-\ R
D
°X
D
XI
D
AMB
°XI
D
°XII
D
°XII
D
°XIII
D
"Xlll
11+ D AMB IV
°XIIII
D
°XIIII
l-rl D IVO DIB CANT
XV
D
TIOCOBRIXT
DIVERTOM V
82 LES TEXTES
Premier mois de la deuxième année.
Wl
1 SAMON
MAT
ATENOVX
•1
N
DVMAN
IVOS
= 1
D
DVMAN
•Il
M D
IVOS
"Il II
D
TRINVXSAMO
°lll II
DVM
IVO
°lll
D
AMB
°llll
M D
°llll II
D
oy
D
AMB
°V 1 + 1
D
AMB
°VI
M D
°VI 11 +
M
D
°VII
PRINI LOVDIN
°VII
D
AMB
°VIII
D
DVM
°VIII
N
INIS
R
°VIIII IH
M D
"Vllll
N
INIS
R
°X
M D
°X +11
M
D
°XI
D
AMB
»XI l+l
D
AMB
IVOS
°XII
M D
°XII 11 +
M
D
IVOS
"Xlll TJI
M D
°XIII
D
AMB
IVOS
«xriti r+i
M D
°XIIII
M
D
IVOS
°XV M+
M D
°XV
D
AMB
IVOS
Deuxième mois de la deuxième année.
M
DVMAN ANM
ATENOVX
1 SAMON
PRIOVDIXIVOS
1
M
D
SAMONI
II
N
IVOS
H
M
D
SAMONI
III
D
IVOS
III l+l
D
AMB
1111
D
IVOS
llll 11 +
D
V
RINNI LAGIT
V
D
AMB
°VI 11 +
M
D
N
INIS R
°VII
D
AMB
1^1
M
D
SAMONI
"VIII - Il
D
Vllll
D
"Vllll
N
INIS R
X
D
"X IH
D
XI
N
INIS R
°XI
D
AMB
XII
D
°XII
N
INIS R
XIII
D
°XIII
D
AMB
Xllll
D
°XIIII
NS
; DS
XV
D
DIVERTOMV
I. Il faut lire sans doute : pr lovd ix ivos
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 183
Troisième mois de la deuxième année.
os MAT
NAGANT
LOVD
G RIVROS
NIS R
S
MB
NNI LOVD
m
D
PETIVX ANAG
AMB
X
11 +
M
D
PETIVX RIVRI
INIS
R
XI
-II
D
AMB IVOS
XII
l+l
M
D
IVOS
M IVG
RIV
°XIII
11+
D
AMB IVOS
IVO
«Xllli
°XV
M
D
D
IVOS
AMB IVOS
Quatrième mois de la deuxième année.
M A N A G A N ANM
M D RIVRI IV
D
XI
D
'XII
D
'XIII
D
'Xllil
D
=xv
D
ATENOVX
°l
D
="11
D
°lll
+11
D
AMB
°llll
11+
D
oy
11+
D
AMB
ovi
N
INIS R
°VII
N
INIS R
"Vin
D
^Vllll
N
INIS R
°x
D
°XI
II-
D
AMB
°XII
D
»XIII
D
AMB
°XIIII
D
Dl VORTOM V
18i LES TEXTES
Cinquième mois de la deuxième année.
M . OGRON MAT
Sixième mois de la deuxième année.
=XII
°XII
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 1 8o
Septième mois de la deuxième année.
ONI
=v
'VIII
'Vllll
X
'XI D
'XII D
XIII D
m D
V D
ATENOVX
03
D
«Il
NS
DS
«II!
D
B
°llll
rll
D
'V
III
D
AMB
ovi
IH
D
°VII
N
INI R
'VIII
N
INI R
"Vllll
D
AMB
"X
- Il
D
"XI
N
INI R
"Xll
IH
D
°XIII
D
AMB
=XIJII
D
DIVORTOM V
Huitième mois de la deuxième année.
M SlMiV
ATENOVX
«1
D
EQVI
«Il
D
EQVI
«m
D
AMB
EQVI
«iiii
11 +
M
D
»v
D
AMB
"Vl
11 +
D
EQVI
V!l
D
AMB
II
+11
l + l
M
M
D
D
D
D
D
AMB
AMB
AMB
AMB
D EQVI
AMB
Atenoux xiv AMB est peu marqué et doit être supprimé,
186 LES TEXTES
Xeiwième mois de la deuxième année.
OS
Mil
•i
D
•il
PRI
«lli
M D
°lill
"V
"Vl 1
^ 1 N
"Vil
D
•VIII
D
•Vllll
D
•X
D
Dixième mois de la deuxième année.
M
ELEMBIV ANM
ATENOVX
•1
D IVOS
•1
M D
EDRINI
•Il
D IVOS
•Il
M D
EDRINI
•III
PRINNI LAG IVOS
•m
Il D
AMB EDRIN
°llli
D IVOS
Mil
D
°v
D IVOS
D
AMB
•VI
D AMB
D
•VII
D
AMB
•VIII
D
•Vllll
PRINNI LAG
•X
N INI R
•XI
D AMB
•XII
D
•XIII
D
•Xllll
D
•XV
D
o3. INSCRIPTION DE COLIGNV 187
Onzième mois de la deuxième année.
S MAT
AMB
XII
1 1 1
XIII
l-l
M
Xllll
ll-r
M
XV
D M
ATENO X
IVOS
°l
D
ELEMB
IVOS
°ll
D
ELEMB
VOS
°lll
D
ELEMBI
»llll
+11
M D
»v
l+l
D
AMB
oVI
11+
M D
"Vil
D
AMB
"Vlll
D
oVIIII
+11
D
AMB
»x
l+l
D
SIND
°XI
11+
D
AMB
«Xll
M D
-Xili
M D
AMB
«Xllll
M D
V
N
Douzième mois de là deuxième année.
M CANTLOS ANM OVX
"1
M D EDRINI
-Il
D
°lli
D
°lll
AMB
«llll
PRINNI LAGE
°llll
N
INIS
°V
D AMB
°V
D
AM
OVI
D
°VI
11+
D
°VII
D
"Vil
D
AMB
°V1II
D
'VIII
D
°Vllli
D
"Vllll
D
AM
°x
D
°x
D
AMB
°XI
°XII
D
D
AM
°XIII
+11
D
AMB
°xmi
l+l
D
IVOS
lOCOBREXTIO
I(S8 LES TEXTES
Premier mois de la troisième année.
ivo
IVOS
MELE IVO
LOVD
M
Deuxième mois de la troisième année.
M I
D V M
ATENOV;
"1
SAMON
PRIN LOD
°l
M
"Il
N
IVOS
°ll
M
°lll
D
IVOS
°lll
o||||
D
IVOS
llll
°v
PRINNI LAGE
V
D
oVI
D
VI
11+
D
°VII
N
INIS R
VII
D
°VIII
l + i
M D
SAMONI
VIII
D
°VIIII
D
Vllil
N
INIS
°x
D
X
D
°XI
N
INIS R
XI
N
AMB
°XII
D
XII
N
INIS
°XIII
D
XIII
D
AMB
°XIIII
N
Xllll
NS DS
«XV
D
D 1 VORTOM
I LOD est sans doute suivi de i.
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 189
Troisième moift de la troisième année.
M
RIVROS MAT
i
MENO
°l
D ANAG
°l
M
D
°ll
PRINNI LOVD
"Il
M
D
°lll
N
-III
D
AM
VO
°llll
M D BRIG RIV
°llll
M
D
°v
N INIS R
°V
1 II
D
AM
IVO
oVI
M
OVI
i + l
M
D
oVIl
M D
°VII
li-f
D
AMB
«Vlll
PRINI LO
°VIII
D
PETI
RIVRI ANAG
Vllll
+11
M D
"Vllll
N
X
IH
M D
IVRIDRIVRIII+ M
IVOS
VOS
"X
IVOS
"Xllll
IVOS
°XV
IVOS
Quatrième mois de la troisième année.
M AGTIO ANM QVX
'I M RIVRI EX IVO
H\ IVOS
IVOS AMB
OCIOM RIVRI
N INIS R AMB
PRINNI LAG INIS R
NS DS INIS R
D
III D INIS R
D
D AMB .MB
D
i'i
190 LES TEXTES
Cinquième mois de Ia troisième année.
NOVX
•VIII
M D
»VIIII
+11
M D
»x
1+1
M D
•XI
11+
D
•XII
M D
D
AMB
Wl D
CVTIO
N
CVTIO
11+
D
CVTIO
°llll
Wl D
cV
D
AMB
°V1
-fil
M D
"Vil
i+i
D
AWIB
»VIII
i+i
M D
CVTIO
°VIIII
D
AMB
°x
M D
°XI
D
AMB
°XII
N
INIS 1
XIII
i+i
D
AMB
lin
11+
M D
V
D
AMB
AMB
Sixième mois de la troisième année.
CVT
•I
•V
•v
•V
»v
«Vl
«vil
+1
°VIII
l+l
«Vllll
11+
°X
M D
°XI
D
•XII
M D
•Xill
+ 1!
D
•Xllll
•XV
o3. INSCRIPTION DE COLIGNY 11^1
Second moi^ intercalaire.
CIALLOSB IS
SONNO CINGOS
AMMAN M IVl Xill
LATCCCLXXXV
ANTARANM
D SIMIVIS
MANNI IVCS
MAN IVOS
RI IVO
IVRIVRIAN
T ANAG
RO
N
VIII
D
°VIIII
INIS
N
°x
N
EL
°x
D
EDRI
°X1I
IIt"
D
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°XIII
+11
M D
SAMONI
°XIIII
D
DVMANNf
°XV D S MNS RIVR
ATENOVX
°l
D
ANAGAN
°ll -Il
M
D
QVTl IN OGRO
°lll
D
OGRONI QVT
°llll
D
GIAMONI
oy
D
SIMIS AMB
°VI 11 +
D
SfMIVISONN
QVTIO
°VII
H
GIAMONI
ELEMBI
°VIII
N
GIAMONI
AEDRINI
°VIIII
D
GIAMO CANT
AMB RIVR
°X +11
M
D
SAMON
°XI
D
DVMN AMB
°Xli III
M
D
RIVRI
Xill
D
ANAG AMB
Xllll II
+
D
OGRONV
XV
D
AMB QVT
Atenoux xiii NV est peut-être l'équivalent de nn ligaturé.
192 LES TEXTES
Septième mois de la troisième année.
M
GIAMON AN
ATENOVX
1
M
D
SIMIVISON
GIA °I
D
'Il
D
°ll
NSDS
Hll
D
°lll
D
AMB
Mlll
D
°llll
D
>V
D
AMB
ov
D
AMB
>VI
D
°VI 11 +
D
= VII
11 +
M
D
SIMIVI TIOCBR
D
SIMI AMB
'VIII
M
D
SIMIVIS
SIMIVI
■Vlîll
M
D
SIMI SIND
IVOS
MIVIS AMB
'X
D
■XI
D
AMB
R
XII
D
Xlll
D
Xllli
D
XV
D
Huitième îiiois de In troisième année.
M SIMIV
ATENOVX
o
GIAMON
1 P
°l
D
EQVI
°ll
M D
°ll
D
EQVI
°lll
D
EQ
III
D
EQVI AMB
°llll
M D
°v
N
°VI
D
EQVI
°VII
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EQVI
°VIII
EQVI PRINNI LA
°VIIII
D
EQVI
oX
M D
°Xi
+11
AMB
°XII
l+l
M D
°XIII
'd
EQVI
'XIIII
D
EQVI
°xv
D
EQVI
o3. INSr.RlPTÏON DR COr.LGNY 19H
Neuvième mois de la troisième année.
M EQVOS ANM
= 1 IVOS
= 11 PRIN LAG IVOS
I M D IVOS
IVOS
Dixième mois de la troisième année.
ATENOV
I
il
TIOCOB
°vim
!fm
D
EDRINI
-X
N
INIS R
-X]
D
AMB
°XII
D
°x\\\
D
-xim
D
°xv
D
194 LES TEXTES
Onzième mois de la trrjisicme année.
ATENOVX
"1
D
ELEMB
»ll
D
ELEMB
"111
D
ELEM AMB
"lin
III
M D
°v
11+
D
AMB
°VI
11+
M D
°VII
D
CANTL AMI
CANTL
=VIII
D
CANTL
CANTI
"Vllll
°X
l+l
D
M D
CANTL
"XI
D
ANB
°XI
11+
D
AMB
'XII +1!
M D
°XII
M D
=XIII l+l
M D
"Xlll
D
AMB
'Xllll III
M D
°XIIII
M D
'XV
M D
°XV
N
viiii CANTI est sans doute pour cantl
XI ANB est pour amb.
Douzième mois de la troisième année.
M
CANTLOS AN
ATENOVX
M D
AEDRINI IVOS
°l
D
Il
D
IVOS
"Il
D
'III
D
IVOS
°lll
D AMB
'Mil
PRINNI LAG
°llll
N INI
'V
D
AMB
°V
D
'VI
D
°VI
'VII
SAMON PRINI LOVD
'VIII
D
DVMANI
=VIIII
M D
SAMONI
'X
b
°XI
D
AMB
"XU
D
XIII
D
Xllll
D
XV
D
TIOCOBREXT
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 1'9S
Premier mois de la quatrième année.
VI
°VII
"Vin
M D
»VIIII
D
"X
M D
"XI
D
°XII
M D
°XIII
+11
M D
"Xllll
11+
M D
°xv
11+
M D
DVMA
AMB
ATENOVX
°l
D
DVMANI
'Il
D
PRINI SAM
SIND
"111
D
AMB
"lin
III
M D
°v
III
D
AMB
°VI
III
M D
°VII
•
D
DVM AMB
°VIII
D
DVM
°VIIII
N
DVM INIS
R
°x
+ 11
M D
"XI
l + l
D
AMB
°XI1
11 +
M D
"Xlll
D
AMB
°XIIII
M D
°XV
D
AMB
Deuxième mois de la quatrième année.
M DVMAN ANN
I SAMON PRINI LOVD
II D
m D
llll D
V PRIN
V
Titre : ANN est pour an M.
196 LES TEXTES
Troisième mois de la quatrième année.
ovx
IVOS
IG RIVRI
NIS R
ANAGTIOS
ANAG
NAG
IVGRIVRI
MAT
AT NS
XV. Il y a des traces de m devant at.
Quatrième mois de la quatrième année.
A N NN
AT E N V
M
D
RIVRO
°l
D
"Il
D
°ll
D
°lll
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D OGRON AMB
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°X
°XI
°XII
°XIII
°XIIII
NS DS
D AMB
D
D AMB
D
X
D 1 V 1 R TO M V
Titre : nn est pour nm.
Atenoux iv : après d il y a amb barré par le graveur.
X
^Xll
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 197
Cinquième mois de la quatrième année.
ROM M
ATE N O V
°l
+11
M
D QVTIO
°ll
l+l
M
D QVTIO
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11+
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M
D
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D
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l+l
AMB QVTIO
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11+
M
D OGRO QVTI
°VIIII
11+
D AMB Q
°x
M
D
°XI
AMB
«XII
°XIII
°XII
»X
Titre : OM est sans doute pour ONI.
Sixième mois de la quatrième année.
198
Ï.ES TEXTES
Septième mois de la quatrième année.
R
S R
MB
INI
D AMB
D
DIVERTOMV
Huitième mois de la quatrième année.
M S I M I V I S MAT
GIAMO PRINI LAG
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D
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M
D
SINDIV IVOS
'X
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D
"XI
N
M
D
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D
EQVI
«XV
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 199
Neuvième mois de la quatrième année.
MEQVOSA NOVX
SEMIV
SEMIV
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PRINI LAG
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SEMIV
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1 LAG
1
11+ D
I + I D
D
D
M D
SIMI
M D
SIMI
M D
SiMI
Dixième mois de la quatrième année.
200 LES lEXIES
Onzième mois de lu quHlrième année.
MAT
IVO
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ELEMBI
ELEMBI
D
AMIELEMB
II
D
V
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AMB
°VI
11+
M
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°VIII
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11+
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AMB
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M
D
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D
MB
°XIIII
M
D
'XV
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Atenoux ni. ami est pour amb-
Douzième mois de lu //uatrième année.
M CANTLOS ANM
1
M
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D
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D
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°XI
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'X
o3. INSCRIPTION DE COLIGNV 2()\
Premier mois de lu cinquième année.
"1 D DVMANI
°ll M D PRINO SAMON
"ill D AMB
°llll +11 M D
°V l+l D AMB
°VI 11+ M D
"Vl
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V
Deuxième mois de la cinquième année.
M
VI
VII
VIII
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D
D AMB
1
N INI R
XIII
AMB
Xllll
NS DS
D 1 V 1 R T M V
202 LES TEXTES
Troisième mois de la cinquième année.
M R I V R O S MAT
I D ANAGANTIO
II PRINNI LOVD
M D
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IVRI ANAG
B
VRI
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Quatrième mois de la cinquième année.
V X
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D
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D
XI
11+
D
A
II
D
il
D
Atenoux v. Le graveur a inscrit v deux fois.
53. INSCBlPTIÛÎi DE COLIGNY 203
Cinquième /nois de la ci/iquièrne année.
MAT
LOVD
II
M D
XIII
M D
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D
XV
D
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D
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D
AMB
°XIIII
11+
M
D
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D
AMB
Sixième mois de la cinquième année.
M C V T I O S MAT
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M
D
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M
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D
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AMB
D
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D
D
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IVO
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AMB IVO
204 LES TEXTES
Scjjfième mois de la cinquième année.
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M O M AN
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IVO
II
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°V
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°VI
11+
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"Vlill
°x
XI
XII
Titre : mom est une erreur de graveur pour moni.
Atenoux vil et viii. M. Lechat trouve des traces de i ou
de V entre les deux lig-nes.
Huitième mois de la cinquième année.
AT
°lll
•llll
°V
"Vl
"Vil
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 205
Neuvième mois de la cinquième année.
M E Q V O s ANM
"l D
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°lll N SIMIVI
°llll 11+ D
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°VI M D SEM
°VII D
°VIII PRINO LA
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II
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D
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"Mil
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°V
+ 11
D
AMB
°VI
11 +
D
°VII
11 +
D
AMB
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D
D
AMB
11+
M MB IVO
IVO
AMB IVO
IVO
MB IVO
Dixième mois de la cinquième année.
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XII
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D
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D
AMB
D
°XIII
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D
N
DIVERTOMV
14
206 LES TEXTES
Onzième mois de la cinquième année.
M E D R I N I MAT
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A T E N O V X
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D
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D
AMB ELEMB
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M
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°v
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AMB
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M
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D
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°VIII
M
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D
AMB
°x
M
D
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°XII
M
D
°XIII
D
AMB
°XIIII
M
D
°xv
N
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°XIII M D
"Xllll M D
°XV M D
Douzième mois de la cinquième année.
M CANTLOS ANM
"1
M D EDF
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D
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PRINNNLAG
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D AMI
°VI
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D
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D
AMB
AMB
°XI
AMB
"XI!
D
°XIII +11
D
AMB
IVO
"Xllll
D
IVO
Dl V ERTOM V
53. INSCRIPTION DE COLIGNY 207
Fragments dont la place na pas été déterminée
Fragment 1 .
X
VI
VI
1 AMB
Fragment 2.
"Vl
D
°VII
PRINNI LA
"VIN
D
"Vllil
N
IMI R
°X
D
XI
D
AMB
il
D
Fragment 3.
SIMIVISO
D
SIMIVISO
'
D
SIMI
N O V X
MIV
V
Fragment 4.
VI
°VII
°VIII
Fragment 5.
M D
T
M D
Tl
M, D
D
D
D
208 LES TEXTES
54-. Inscription du lac d'Antre, près Moirans (Jura) ;
sur un fragment de table de bronze ; trouvée en 1802 ;
disparue ^
M B
D
X
M B
XI
D
XV
MV
N
RO
D
1
XI
D
AMB
XII
D
XIII
D
AMB
Xllll
D
DIVIRTOMV
MOGRON
MAT
I
La série de jours qui se trouve à gauche du fragment
correspond à la fin de la seconde quinzaine du quatrième
mois du calendrier de Coligny, comme le montre le tableau
suivant :
Inscription du lac d'Antre. Inscription de Coligny.
MB
D
MB
• D
MV
RO
oo. Inscription de Thiaucourt (Meurthe-et-Moselle) ;
sur une bague octogonale en or ; trouvée en ltS85(?) dans
un champ sur le bord de la route qui conduisait de Metz
à Naix ; conservée au musée de Bar-le-Duc '^.
ADIA
NTVN
NENI
EXVE
RTIN
INAP
PISET
V
Adianlunneni Exuerlini Xoppisctu.
1. Bruand, Annuaire de la prrfoctiire du Jura pour l'année 1814,
|). 200. Héron de Villefosse, (Juniplea rendus de C Académie des ins-
criplions et Lelles-lellres, XXN'I (IS98), p. ■2(')4-2'/2. (Jorpus inscriplio-
nunt lalinaruni, XIII, 534;i.
2. Ch. Hobert, (Comptes rendus de l'Académie dea inscriptions et
belles-letlres, XIII (1885), p. 33. Slokcs, a° 27. Rliys, Inscriptions, p. lil .
56. INSCRIPTION DE BAVAI 209
56. Inscription de Bavai (Nord) ; gravée sur une
assiette en terre ; trouvée vers 1860 (?) ; conservée au
château de Gussignies ^ .
VRITVES
CIUGOS
Vritu Escingos ou Vritues Cingos.
Cf. sur une inscription du musée de Boulog-ne et une
inscription du musée de Bonn ^ :
VRITVES
57. Inscription du Rhin ; gravée au pointillé sur un
chaudron de bronze; trouvée dans le fleuve en 1892;
conservée au musée de Mayence •'.
NIITTAS
DVCVRV6
Nettas Miicuru.
Le dernier signe est incertain ; on a lu €, F ou S.
Rhys a comparé le NE TA d'une inscription gravée sur
un fragment de poterie rouge et conservée au musée de
Saint-^Germain ^.
58. Inscription de Caudebec-lez-Elbeuf (Seine-Infé-
rieure) ; sur le revers d'une figurine en terre cuite '' ;
1. Schuermans, Sigles figulins, Bruxelles, 1867, n° 59.30. Mowat,
Comptes rendus de l'Académie des inscriptiom^ et belles-lettres,
VIII (1880), p. 251. Stokes, Revue celtique, V (1881), p. 119-120.
Corpus inscriptionum latinarum, XIII, 3, 10010, 2097 b, p. 399.
Stokes, n» 22. Rliys, Inscriptions, p. 57.
2. Corpus inscriptionum latinarum, XIII, 3, 10010, 2097 a c,
p. 399.
3. Corpus inscriptionum latinarum, XIII, 3, 10027, 90, p. 698.
Rhys, Additions, p. 78.
4. Corpus inscriptionum latinarum, XIII, 3, 10017, 79, p. 489.
Rhys, Additions, p. 71.
5. Héron de Villefosse, Comptes rendus de V Académie des inscrip-
tions et belles-lettres, XV (1887), p. 178, 251-254. Corpus inscriptio-
num latinarum, XIII, 3, 10015, 85 e, p. 474. Cf. une inscription
de Fégréac, Loire-Inférieure, identique, sauf la forme de TE et
du LL : REXTVGEMOS SVLLIAS AVVOT (ibid., 8'6 h). Léon Maître,
Annales de Bretagne, III (1888), p. 458-461.
2\0 LES TEXTES
trouvée en 1886 ; conservée chez M. Drouet, à Gaudebec.
RiiXTVGIIHoS SVLIAS AWoT
Rextugenos Sullias avvot.
Cette inscription appartient au groupe fort nombreux
des inscriptions contenant les diverses abréviations du
mot avotis, et qu'il n'est pas de notre sujet d'énumérer
ici '.
59. Inscription de Saint-Révérien (Nièvre) ; gravée sur
un disque de pierre noire à double biseau et percé de
part en part ; trouvée en 1845 ; conservée au musée
de Ne vers -.
MONIGNAThAGABI
BVBBVTTON MON
Moni gnatha, gabi buddutton mon.
Bulliot lit : buddutton imon.
60. Inscription de Poitiers .^ ; gravée en caractères latins
1. On les trouve chez A. Holder, AUceltischer Sprachschatz, III,
c. 780 et dans le Corpus in:<criptionuni latinarum, XIII, m ; il y a
chez Rhys, Additions, trois facsimilés (1.3, 14, 15) de marques du
potier Sacrillos.
2. Héron de Villefosse, Bulletin archéologique, 1914, p. 489, 490.
Corpus inscriptionum latinaruin, XIII, 2827. J. Loth, Comptes rendus
de V Académie des inscriptions et belles-lettres, 1916, p. 182, traduit :
« viens, ma fille, donne un petit baiser, viens ». Huit inscriptions
analogues ont été trouvées à Autun ; cinq d'entre elles semblent
contenir des mots gaulois. Voir ci-dessus, p. 70.
3. De Longuemar, Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest,
IX (1859), p. 7. Pictet, ibid., p. 29-41 ; Monin, ibid., p. 539. Monin,
Monuments des anciens idiomes gaulois, 1861, p. 91, lo7. Becker,
Beitrâgc zur vergleichenden Sprachforschung, Ht (1863), p. 170.
Th. Siegfried et C. F. Lottner, On the Gaulish inscription of
Poitiers, Dul^lin, 1863. Pictet, Bévue archéologique, XVI (1867),
p. 17-20. H. d'Arbois de Jubainville, /?et)ue celtique, I (1872), p. 499.
Stokes, Transactions of the philological Society, 1885-1887, p. 164.
Beitràge zur Kunde der indogermanischen Sprachen, XI (1886),
p. 140. Espérandieu, Epigrnphie romaine du Poitou et de la Sain-
longe, 1889, p. 335-340, pi. xxxv. Ricochon, La tablette de Poitiers,
1901.
60. INSCUIPTION DE POITIERS 211
du V® siècle sur une plaque d'argent ' ; trouvée en 1858
dans un terrain parsemé d'ossements humains ; conservée
au musée de Saint-Germain en-Laje.
BISGONTAVRIONANALABISBISGONTAVRIOSV
CEANALABISBISGONTAVRIOSCATALAGES
VIMCAMMAVIMSPATERNAMASTA
MADARSSETVTATEIVSTINAQVEM
PEPERITSARRA
Cette inscription mélangée de latin, de grec, et peut-
être de gaulois, a fort intrigué les savants, qui en ont
donné les traductions les plus diverses. En voici quelques
exemples :
Traduction de Monin, d'après Pictet (1861) : « Ainsi
soit ! Chasse par souffles le trépas. Ainsi soit ! Chasse
par souffles la maladie du trépas. Ainsi soit ! Le trépas
disparaît. Loin de moi, enchantement ! Loin de moi, souf-
frances ! Teutatès et fées, allez-vous en ! )• Monin n'y
voyait que des mots celtiques.
Traduction de Stokes, d'après Siegfried et Pictet : « bis
souffle sur Dontaurios, his bis souffle au loin Dontaurios !
bis bis que tu condamnes les Dontaurii ! vim fortifie spa-
ternam asta ; niagi ars seciiia te Jastina quem peperit
Sarra. » Stokes, comme on le voit, avait reconnu dans
l'inscription un grand nombre de mots latins.
La méthode d'explication fut trouvée par H. d'Arbois
de Jubainville qui reconnut les mots grecs àvaXâpY;ç et
xataXXaYYjç et traduisit : « Deux fois tu prendras de la cen-
taurée, et deux fois tu prendras de la centaurée. Que la
centaurée te donne la force, c'est-à-dire la vie, la force,
c'est-à-dire (la force) paternelle. Viens-moi en aide, art
magique, en suivant Justine qu'a enfantée Sarra. »
1. Cf. chez Marcellus de Bordeaux une formule destinée à enlever
les maux d'estomac : in lamina arcjenlea scribes et dices : Arithinafo
au fer dolorein stoniachi illi quem peperit illa.
212 LES TEXTES
En 1901, Ricochon donnait une traduction fondée sur
les mêmes principes : « Prends deux fois de la centaurée ;
prends chaque fois le suc de la centaurée ; dégage chaque
fois le principe actif de la centaurée; incante ce principe
actif ; extrais-en trois masses pilulaires ; avale et garde-
toi ; Justine, fille de Sarra. »
La formule finale Justina quem peperit Sarra est iden-
tique à une formule fréquente chez Marcellus de Bor-
deaux : illius quem peperit illa.
61 . Inscription d'Eyguières (Bouches-du-Rhône) ; gravée
en caractères grecs cursifs, assez semblables à ceux du
premier siècle de notre ère, sur les deux faces d'une plaque
de plomb ; trouvée en 1899 ; conservée chez M. Perret, à
Eyguières K
A
B
\.
eii-aoXai-Xao
1.
a[X£pTU0T5
2.
uvyautjop&v.^il^n:
s'
X
2.
ovyXuX...t..
3.
XOiEJÔata-
3.
Àozo-iY...e.(T
4.
.i.ffopsAa
4.
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5.
O-tOT
5.
as's'|3oT'.Ci£
6.
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£ a
6.
OA'.XO-/yiX,'.',..L
7.
pKDO'.yv/M. .y.
8.
aYTcpvt'.ip
62. Glossaire de Vienne, conservé en tout ou en partie
dans plusieurs manuscrits ~ dont les principaux sont :
1. Jullian, Revue dea études anciennes, II (1900), p. 47-55.
2. Endlicher, Calalogus codicum rnanuscriptoruni bibliothecae
palatinae Vindobonensis, Vienne, 1836, I, p. 199, ms. 89. Wesseling,
Ilinernrium Antonini, p. 617. Diefenbach, Celtica, 18.39, I, p. 48,
59, 65, 80 ; Origines Europaeae, 1861, p. 231, 235, 325, 407, 408.
Stokes, Revue archéologique, XVII (1868), p. 340-344. II. dArbois
(le Jubainville, ibid., XVIII (1868), p. 300-307. Stokes, Transactions
of Ihe Philological Society, 1S68-1869, p. 251-257 ; lieitràge zur ver-
gleichenden Sprachforschung, VI (1870), p. 227-231. Transactions of
62, GLOSSAIRE DE VIENNE 213
1° un manuscrit de Vienne, du viii* siècle, découvert par
Endlicher (V.) ;
2° un manuscrit d'Albi, du viii* siècle (A.) ;
3°-o° trois manuscrits de Paris, du x* siècle, n°* 4808,
1451, 3838 (P. 1, P. 2, P. 3; ;
6" un manuscrit de Fribourg-, du x® siècle (Fr.) ;
T** un manuscrit de la bibliothèque laurentienne de
Florence, du xiv® siècle (FI.).
Le texte du manuscrit de la bibliothèque de Vienne est
plus étendu, d'environ un tiers, que celui des autres
manuscrits.
La présence du mot bigardio (cf. got. bigairda « je
ceins ») indiquerait, d'après Zimmer, comme date de la
rédaction du glossaire, le v*' siècle, temps où les Gots domi-
naient sur la plus grande partie du midi de la Gaule.
1 . De nominibus gallicis .
2. Lugduno desiderato monte : dunum enim montem.
3. Aremorici antemarini, quia are ante. more mare,
morici marini.
4. Arevernus ante obsta.
.T. roth violentum, dan et in Gallico et in Hebraeo iudi-
cem ; ideo Hrodanus index violentus.
6. hr'io ponte.
7. ambe rivo, inter ambes inter rivos.
8. lautro balneo.
9. nanto valle. trinanto très valles.
10. anam paludem.
11. caio breialo sive bigardio.
12. on no flumen.
13. nate fîli.
the Philological Society, 1885-188G, p. 70; Beitrâge zur Kunde der
indor/ermanischen Sprachen, XI (1886), p. 142, 143. Monumenta Ger-
maniae historica, Auctore^ antiquissimi, IX, p. 613-614. H. Zimmer,
Zeilschrift fur vergleichende Sprachforschung, XXXII (1893), p. 230-
240. Cf. Revue celtique, XIII (1892), p. 296-297.
214 LES TEXTES
14. camhiare rem pro re dare.
15. avallo poma.
16. doro osteo.
17. prenne arborem grandem.
18. freide pede.
Variantes. 1. uerbis A. P. 1 . P. 2. — 2. lugdonum A,
ludduniim P. 3. lugdunum P. 1. P. 2. Fr. FI. — S.araeniu-
rici P. 2. aremoci corrigé en areniorici P. 3. mure P. 2. —
4. areuerni A. P. 2, 3. Fr. FI. aruerni P. 1. — o. r/io-
danum uiolentum nam hro nimium dan iudiceni hoc et
gallice hoc et hebraice dicit. A. P. 1, 2, 3. Fr. FI. rodha-
num P. 2. FI. hro P. 2, 3. r/<o P. 1. ro A. hiro FI.
minium P. 3. Fr. FI. dun A. — 17. renne Endlicher. —
18. treicl» Endlicher.
63. Formules de Marcellus de Bordeaux '.
1. cxcicum acrisos (pour la chassie des yeux).
2. resonco hregan gresso (pour chasser une poussière de
l'œil).
3. in mon dercomarcos axafison (pour l'enflure de l'œil).
4. rica rica soro (pour un orgelet).
5. -/.'jp'.a y.jp'.a /.y.rszv.^'.cf. 70jpo)p,j'. (pour un orgelet).
6. vigaria gasaria (pour un orgelet).
7. argidam margidam sturgidam (pour le mal de dents).
8. crisi crasi c a ne ras i [pour une douleur à la luette -).
9. heilen prosaggeri vome si polla nabuliet onodieni
iden elilon (pour une obstruction du gosier).
10. xi exucricone xu criglionalsus scrisu miovelor exugri
conexu grilau (pour une obstruction du gosier).
1. Maicellus, De medicamentis liber, éd. G. Helmreich, Leipzig,
1889, VIII, 64, 170, 171, 190, 192, 193 ; XII, 24 ; XIV, 24 ; XV, 105,
106. Voir l'édition donnée par Max Niedermann dans le Corpus me-
dicorum latinorum, V, Leipzig, 1916.
Rhys, Celtae and Galli, 1905, p. 50-55.
2. Sur cette formule voir une lettre de Zeuss à Gliick, Zeitschrifl
fur celtische Philologie, III (1901), p. 372-373.
TROISIEME PARTIE
GLOSSAIRE GAULOIS
Le glossaire publié ci-après contient trois catég-ories de
mots ' :
1° Les mots donnés comme gaulois par les Anciens, et
les mots contenus dans les inscriptions gauloises ;
2" les éléments des noms de Gaulois dont la nationalité
est nettement attestée '^ ;
3° les mots celtiques qui expliquent les noms propres
supposés gaulois de personnes ou de lieux, et les mots
d'origine gauloise conservés par le gallo-roman ^.
Si les deux premières catégories ont des limites très
nettes, qui ne peuvent être étendues que par de nouvelles
découvertes, la comparaison linguistique permet seule de
déterminer la troisième. Les seuls mots de cette catégorie
qui ont droit à figurer dans notre recueil sont ceux que
l'analyse linguistique révèle identiques ou apparentés ^ à
des mots des langues celtiques des Iles Britanniques. Il
peut se faire qu'ainsi des mots gaulois nous échappent,
1. M. Antoine Meillet a bien voulu me donner d'utiles conseils à
ce sujet.
2. On trouvera ces mots surtout chez les historiens : César, Tite
Live, Florus, Velleius Paterculus, Tacite, Polybe. J'ai ajoute aux
noms de Gaulois transalpins les noms de Cisalpins. Il est vraisem-
blable que la plupart des noms gaulois que Ion trouve chez les
poètes, par exemple chez Silius Italiens, sont des noms de fantaisie
mais ils semblent, en tout cas, fort bien imités des noms réels
3. Le thème ou radical est toujours suivi d'un - ; le second terme
des mots composés est précédé d'un -. Les mots celtiques qui
expliquent des mots ou noms gaulois constatés hors de Gaule, mais
qui peuvent avoir appartenu à la langue de la Gaule, sont entre [ J.
4. Les mots phonétiquement identiques ne sont séparés que par
des signes de ponctuation : les mots qui semblent apparentés sont
séparés par cf.
218 GLOSSAIRE
mais nous risquons moins de recueillir comme gaulois des
mots d'autres langues K
Les rapprochements établis par la citation de mots gaé-
liques et brittoniques - ne comprennent pas tous ceux de
ces mots qui auraient pu être comparés au gaulois (car
nous ne prétendons pas donner ici un dictionnaire comparé
des langues celtiques! '^, mais — pour ne pas égarer le
lecteur en des comparaisons qui ne deviennent évidentes
que lorsque l'on possède une science approfondie de la
phonétique comparée des langues celtiques — ils com-
prennent seulement ceux dont, à première vue, apparaît le
rapport avec les noms gaulois '*. Il est remarquable que,
dans la plupart des cas, la forme que l'accord des langues
celtiques des Iles Britanniques permet de reconstituer est
rigoureusement identique au nom gaulois.
Les mots de la première catégorie sont donnés sous la
forme que leur ont attribuée les textes. Les mots de la
seconde et de la troisième catégories sont cités sous la
forme de thèmes ou de radicaux ^. Les mots dont la forme
i . A moins toutefois que ces mots d'autres langues indo-euro-
péennes établies en Gaule ne coïncident avec des mots gaulois.
2. Les mots irlandais sont cités sous la forme du moyen irlandais;
les mots bretons et gallois, sauf indication contraire, sous la forme
moderne. En gallois, le dd est une spirante dentale sonore (th doux
anglais) et le ih la sourde correspondante {th dur anglais) ; le rh et
le // sont r, l sourds ; Vy se prononce i en syllabe finale, e partout
ailleurs ; le w est ou consonne et ou voyelle.
3. Ce dictionnaire, que nous devons à M. J. Loth, est en prépara-
tion. Je n'ai donné qu'exceptionnellement, et quand cela était néces-
saire pour déterminer la forme ancienne ou le sens du mot gaulois,
des comparaisons avec d'autres langues indo-européennes, par
exemple quand il y a eu chute d'un p (voir ci-dessus, p. 98).
4. Far exemple, je n'ai qu'exceptionnellement cité des mots cor-
niques, car l'orthographe du comique est très irrégulière et peut
tromper sur la valeur exacte des sons. Pour la même raison, je n'ai
cité qu'avec précaution le vieux-gallois et le vieux-breton.
I). Les dérivés de thèmes qui se trouvent dans les langues cel-
tiques ne figurent dans ce glossaire que quand ils ont un correspon-
dant exact dans ces langues ; car, outre que leur dérivation peut
GLOSSAIRE 219
est en partie conjecturale sont précédés d'un astérisque. La
référence indiquée à la suite du mot est celle du plus
ancien texte où il figure ; elle est parfois accompagnée
d'une seconde référence qui désigne le texte où l'origine
gauloise du mot est affirmée, quand ce texte ne se confond
pas avec le premier.
La comparaison des mots dont les Anciens ne nous ont
pas donné le sens a été établie d'après les étymologies les
plus vraisemblables, du point de vue sémantique, et les
plus sûres, du point de vue phonétique K Pour ces der-
nières, il n'a pas toujours été tenu compte de la voyelle
thématique. La rigueur et la minutie étymologiques,
nécesstures si l'on ne veut pas errer au hasard, ne doivent
peut-être pas être poussées à l'extrême, quand il s'agit de
noms propres, et d'une langue dont on ignore et l'histoire
et les variations dialectales "^. Avec plus de hardiesse et
être latine plutôt que celtique, elle est caractéristique de noms
propres et rien ne prouve qu'elle s'appliquerait aussi à des noms
communs identiques à ces noms propres.
1. Les dictionnaires où l'on trouvera résumées ces étymologies
sont, pour les langues celtiques, outre le Sprachschatz de A. Holder,
et les index dressés par M. Ernault, de la Revue celtique : Wh.
Stokes et A. Bezzenberger, Wo/^lschafz (1er keltischen Einheii, Urkel-
tischer Sprachschatz, Goettingue, 1894 voir le compte rendu de
J. Loth, Revue celtique, XVII, XVIII, XX); V. Henry, Lexique étymo-
logique des termes les plus usuels du breton moderne, Hennés, 1900;
^ pour les langues romanes, Kô'ting, Lateinisch-romanisches Wôr-
terbuch, 3* éd., Paderborn, 1907 ; W. Meyer-Lûbke, Romanisches
etyinologisches Wôrterhuch, Heidelberg, 1911-1916.
Toutes les étymologies, pour lesquelles je n'ai pas donné, en note,
de référence spéciale, sont indiquées dans ces dictionnaires ou dans
la Vergleichende Grammatik der keltischen Sprachen de Pedersen.
L'ouvrage fondamental pour l'étude des étymologies celtiques dans
les langues romanes a été Diez, Etymologisches Wôrterhuch der
romanischen Sprachen, 4^ éd., avec des additions de A. Scheler,
Bonn, 1878, dont Thurneysen a revu de près toutes les étymologies
dans Keltoromanisches, Halle, 1884.
2. Si l'on s'en tenait à une phonétique rigoureuse, on ne devrait
pas, par exemple, admettre rex[)lication du nom de lieu Brocomagus
par l'irlandais Z)rocc, bret. broc' h « blaireau », puisque ce dernier
220 GLOSSAIRE
quelque divination, on arriverait sans doute à expliquer un
plus j^rand nombre de mots, en recherchant les éléments
de noms propres fréquents en g-aélique et en brittonique et
que l'on n'a pas encore trouvés en gaulois. D'autre part, il
n'est pas sûr que la comparaison avec les langues italiques
et les langues germaniques ne nous fournisse pas, dans-
quelques cas, des explications plus satisfaisantes que l'éty-
mologie par le gaélique ou le brittonique. Mais, si l'on se
laissait aller trop volontiers soit à enfreindre la loi qui
exige l'identité phonétique comme la condition nécessaire
de tout rapprochement, soit à méconnaître le principe fon-
damental de la parenté historique, c en serait fait de la
méthode qui seule peut donner des résultats scientifiques,
et, plutôt que d'abandonner l'étymologie aux hardiesses
de l'imagination, il faudra souvent nous résoudre à ne pas
savoir.
11 importe de ne pas demander à la méthode com-
parative plus qu'elle ne peut donner. Si la présence d'un
mot dans les deux groupes de langues celtiques prouve
ou qu'il est emprunté par elles à une source commune,
ou qu'il remonte au temps où ces deux familles de
langues n'étaient pas encore séparées, la présence d'un
mot dans une seule des familles de langues ou dans une
seule des langues celtiques ne suffit pas à démontrer qu'il
est dans cette langue ou dans cette famille d'origine
récente, et qu'il ne peut, par suite, être comparé à un mot
gaulois. De même, la présence d'un mot dans telle ou telle
langue romane ne peut conduire à aucune déduction pré-
cise sur la celticité de ce mot ; de même aussi, on ne sau-
rait conclure, du fait qu'un mot roman d'origine présumée
celtique n'a été jusqu'ici trouvé qu'au voisinage de la
Bretagne, à l'origine bretonne plutôt ([ue gauloise de ce
suppose une forme ancienne brocco- et non broco- ; ni celle de
BrannoiHces jiar l'irlandais bran « corbeau », v. bret. Bran, puisque
ce dernier suppose une form»^ ancienne brano- et non branno-.
GLOSSAIRE 221
mot, car il est possible que ce mot, jadis usité sur une
graiïde partie du territoire français, ait disparu, par hasard,
ailleurs ({u'en Bretagne et qu'il remonte à un mot gau-
lois ^ ; enfin, la distinction des mots gaulois conservés en
français d'avec les mots bretons empruntés anciennement
par le français n'est pas toujours facile à établir.
Toutes ces difficultés seraient moindres si nous connais-
sions mieux le gaulois, et la méthode, au lieu de nous
donner seulement une direction générale, s'appliquerait
plus exactement à la solution des cas particuliers. Mais,
dans l'état actuel de la science, alors que nous ignorons
autant le développement historique que le développement
préhistorique du gaulois, nous n'avons point de moyen de
décider de la validité de telle ou telle hypothèse.
Je ne me suis pas hasardé à donner le sens en gaulois
des thèmefe gaulois de noms propres qu'aucun auteur
ancien ne nous a traduits et je me suis contenté d'expliquer
les mots des langues celtiques qui s'y rapportent '-. Je n'ai
pas cherché, non plus, à noter toutes les nuances de sens
des mots brittoniques ou gaéliques qui peuvent être com-
parés à ces thèmes gaulois. La sémantique gauloise nous
est inconnue. Si les sens anciens des mots du celtique
insulaire peuvent être déduits de leur comparaison, rien
ne nous permet de croire que ces sens anciens fussent
aussi ceux du gaulois, et rien ne peut nous renseigner
sur le degré d'évolution que, dans l'un ou l'autre groupe
de langues, ils avaient subi. Ainsi, par exemple, l'irlan-
dais find signifie « blanc, vrai, bon » ; l'écossais fionji
« blanc, vrai, petit, beau )>,; le gallois giryn signifie « blanc,
beau, béni » ; le breton gwenn signifie ^ blanc, en pure
perte » ; nous ne pouvons savoir si le gaulois vindo- signi-
fiait « blanc » ou « beau » et il est possible que le sens de
1. Tel semble être le cas du français dialectal ndche.
2. Le sens des mots contenus dans les glossaires irlandais du
Moyen-Age est loin d'être toujours sûr.
15
222 GLOSSAIRE
vindo- ait subi encore d'autres variations pendant le cours
des siècles où l'on a parlé gaulois.
Il ne faut pas cacher que des mots g-aulois très impor-
tants pour l'histoire de la civilisation, mais inusités dans
les noms propres, ne nous sont pas parvenus : les noms
du sel, de la meule, et, d'une manière générale, les noms
d'outils', d'ustensiles, de parures (par exemple l'ambre)
dont les tombes et les restes d'habitations celtiques nous
ont conservé de si nombreux spécimens ; les noms de la
maison et de ses parties ; les mots relatifs au culte ; la
plupart des mots relatifs au droit et aux coutumes ; à l'or-
ganisation de la société. Même les noms de métaux '' nous
sont mal connus ; nous n'avons pas trouvé dans les noms
propres le nom de 1 or, du plomb, du cuivre, du bronze ;
le nom du fer est très rare ; seul le nom de l'argent, ar-
ganto-^ argenfo-, n'est pas rare. Les noms relatifs à l'eau,
si importants en toponomastique, n'ont guère été décou-
verts. Parmi les noms de couleurs ■^, nous ne rencontrons
que rondo- « rouge », dubi- « noir ». Les noms de parties
du corps, pourtant fréquents dans les noms propres indo-
euiopéens '', et très caractéristiques des individus, n'ont
guère été relevés dans les noms gaulois. Une partie seu-
lement de ces lacunes est comblée par les noms communs
gaulois que les Anciens nous ont conservés ^
1. Le nom de la faucille semble se trouver deux fois dans le nom
d'homme Serranco, qui peut être composé de serro-,iv\. serr « fau-
cille », et anco-, irl. éc- dans écath « hameçon».
2. En grec, Xouao- « or», XaÀzo- « airain » se trouvent fréquem-
ment comme premiers termes ou seconds termes de nom propre.
3. En grec, outre MeXav- » noir », on trouve ZavOo- » jjlond »,
rÀa-j/.o- « verdàtre », Aejxo- « blanc ».
4. En grec, Xetp'.- « main », -or}, -oi « œil », -oo-, --ou; u pied »,
-xvrj[j.oç «jambe ». Maison a en gaulois lalo- « front •..
b. Voir ci-dessus, p. 29-30. Ihie liste de ces mots rangés |)ar
ordre d'idées se trouve chez G. Dottin, Mnnuol pour servir à l'élude
de V Antiquité celtique, 2'' éd., p. S9.
GLOSSAIRE GAULOIS
*ahallinca-, «< nèfle des Alpes )> ; prov. abelanco, dér.
fr. amélangier '. Voir aballo-.
ahallon-, thème de nom de lieu ; irl. aball, v. g"all. aball
« pomme », bret. aval « pomme ». Voir avallo.
ahalo-, thème de nom propre. Voir ahallon-, avallo.
abona-, abono-, thème de nom de rivière ; gall. afon,
bret. avon, aven, irl. abann >< rivière ».
à^pavaç, corr. à^âvaç, ace. pi. « singes » (Hésychios) ;
f. a. s. apa, ace. apan.
acafus (Ausone, Epist,, XXII, 2, 31), sorte de barque.
Cf. picatos, var. pecatos, pictas, barques des Bretons
(Végèce, IV, 37).
acaunum, A'ar. de agaiinum.
acaunumarga, « marne pierreuse » (Pline, XVII, 44).
Voir acaunum, marga.
accon-, var, acicon-, thème de nom g-aulois.
ayro-, terme de nom propre; v. irl. acher « dur», cf.
V. bret. ocer « aigu » '-.
acina, « mesure agraire » (Frontin, De limit. ; Grom.,
I, 30). Cf. acnuna en Espagne (C. /. L., II, 430).
1. A. Thomas, Mélanges d'étyinologie française, 1902, p. 2. Schii-
chardt, Zeitschrift fur romanische Philologie, XXVI (1902), p. 421.
2. Ernault, Dictionnaire étymologique du breton moyen, p. 199.
Loth, Revue celtique, XVII (1896), p. 434.
224 GLOSSAIRE
acona, « nuda cautes » (Pline, XXVII, 10. Servius, ad
Georg., II, 152). Cf. gr. àxôv/;. Voir acaununi, agaunum.
acrisos, dans une formule magique (Alarcellus, VIII,
64).
ad-, premier terme de nom propre ; irl. ad-, gall. ad-.
[adarca], nom d'une plante aquatique (Pline, XX, 241),
àââpy.r,ç en Galatie (Dioscoride, \, 136), às;ip/-'.ov, àoapy.cç,
àdip-AT, (Galien, Des simples médicaments, 11, p. 370); irl.
ad arc « corne ».
adianton-, thème de nom propre; gail. addiant « désir ».
Cf. lantu-marus, irl. ét-mar <( zélé ».
adiato-, terme de nom propre; gall. addiad « désir ».
Voir adianton-.
aedrini [Coligny, III, 12, 1 ; IV, 12, 1 ; 2^ mois compl.
At. 8 ; aedrin [Coligny, I, 12, 1), variante de edrini, nom
de mois ; indication de jour: md aedrini ivos III, 12, 1).
aeduo-, thème de nom de peuple ; irl. aed « feu », gall.
aidd « zèle » K
agaunum, a saxum » [Acfa Sanct., 22 sept., VI, 3i5) ;
agaunus « petra » iihid., 18 févr., III, 741).
agedo-, terme de nom propre ; irl. aiged u visage ».
-agro-, terme de nom propre ; irl. àr « carnage », gall.
aer.
*aibo- ; prov. aib « qualité », irl. aih « extérieur, mine ».
alco'jo-, thème de nom de peuple. Voir aeduo-.
aisu-, terme de nom propre. Voir esu-.
al Celtarum (Virgile chez Ausone, Technopaegnion,W\\,
5; Ouintilien, VIII, 3, 28), nom de lettre ou chiffre? mais
le texte est suspect ~.
alauda, « alouette » (Suétone, César, 24) ; v. fr. aloue.
1. Glïick, Die hei (^uiiis Jiilui>i Carsar vorkonime/idi'n kelliachen
Nuinen, p. 9. C'est de cet excelUnil livre ([ue viennent la plupart des
étyrnologies gauloises.
2. BiJcheler, Rhcinisches Miiseiiin fiir Philoloi/ie, XXXVIII 1 1883),
p. 509.
GLOSSAIRE 225
alausa, nom de poisson (Ausone, Moselle, 127) ; prov.
alausa, it. esp. alosa, fr. alose.
alhio-, terme de nom propre ; gall. elfydd « monde » '.
aXI^sAsv, « Galeopsis » (Dioscoride, III, 3.i),
*alhuca-, pierre marneuse blanche ; prov. aubugo.
alce, élan de la forêt Hercynienne (César, VI, 27) ; cf.
irl. ad-arc <f corne », ou mot germanique ?
alco-, terme de nom propre. Voir le précédent.
iXiîuâo-y.a, var. de aaXiiJYxa.
àXtojYYÎa, var. de jaXiojvxa.
*alisa-, *aliso-; v. fr. alis ; « alise ». Cf. les noms gau-
lois Alisiia, Alisanos, AUsincum, AakjCvsocç.
alla, « aliud » (Schol. de Juvénal, VIII, 234). Voir allô-.
allô-, terme de nom propre ; irl, ail-, gall. bret. alli< autre ».
allobrogae. « dicti quia ex alio loco fuerant translati »
(Scholiaste de Juvénal, VIII, 234) ; gall. allfro « exilé ».
Voir allô-, -hroga.
alodarium (Scholiaste de Berne, ad Georg., I, 140). Voir
alauda.
alpes, « alti montes ))?2 (Servius, adAen., IV, 442).
alto-, terme de nom de lieu; irl. ait « hauteur », gall.
allt « falaise » ^.
anib, am [Coligny], nom du 1^^ mois complémentaire?
indication de jour : d cutio amb, d amb qutio.
amhacfus, « servus » (Ennius, chez Festus. p. 4j, sorte
de client (César, IV, 15, 2), oojko: '^.i^bM-.ôç, wç "Evv.^ç {C.
Gl. Lat.. II, 16, 3) ; gall. amaeth « laboureur ». v. îr.abait,
ampas ; cf. ambassade '^. Voir ambi-.
1. Rbys, Lectures on the origin and growlh of religion, as illuslral-
ed by Celtic heàthendom, Londres, 1888, p. 42.
2. Plus vraisemblable est la comparaison avec Albion (cf. "OX^ta,
"AkKia cbez Alhéiiée, VI, 23, d'après Poseidônios) ; mais le mot
répondant au latin albus (nomen Alpium a candore nivium) n'existe
pas dans les langues celtiques.
3. J. Lolh, Les mois latins dans les langues brittoniques, p. 131.
4. A. Thomas, Nouveaux essais de philologie française, 1904, p. 40.
H. d'Arbois de Jubainville, Revue celtique, XXVI (1903), p. 186.
226 GLOSSAIRE
ambe, « rivo », inter ambes « inter rivos » [Glossaire de
Vienne). Cf. le nom de ville de Grande-Bretagne Ambo-
(jlanna.
ambi-.^ thème et terme de nom propre ; terme de nom de
peuple gaulois ; irl. imb, gall. amm- « autour de ».
ambicus, nom de poisson (Polemius Silvius, Laterc).
Voir ambi-.
arnbio-, terme de nom gaulois; irl. imbe « clôture ».
amella, a Aster » (Servius, ac? Georg., IV, 271-278) ^
amman [Co'igni/, 2" moiscompl., titre).
an-, terme de nom propre ; irl. an-, in-, gall. bret. an-,
particule négative.
anagantio, anagant, anagan, anag, an [Coligny), nom
de mois ; indication de jour : d anagantio (I, 3, 8), peti
riuri anag (III, 3, At. 8).
anagtios [Coligny, \\\ 3, 7), pour anaganiios, indication
de mois et de jour.
anam, accusatif? (( paludem » [Glossaire de Vienne);
cf. got. fani « boue » ? -.
anavo-, thème de nom propre ; gall. anau « harmonie ».
anax, sorte de vase (Grégoire de Tours, De virt. lui., II,
8) ; irl. an « vase à boire ».
anco-, terme de composé ; irl. éc-ath (( hameçon».
ancoragus (Gassiodore, Var., XII, 4, 1), ancoravus
(Polemius Silvius, Laterculus) saumon mâle du Rhin ; pic.
ancreii ^. Voir anco-, raco-.
ancus [C. Gl. Lat., 11, 17, 27), « recourbé ». Voir anco-.
1. C'est sans doute une étymologie populaire ([ue rapporte Ser-
vius en dérivant le nom de cette plante a-mella de celui d'un fleuve
de Cisalpine Mella, à la façon de Festus qui explique le latin aqua
par a qua j'uvamur.
2. Ce rapprochement, dû à Whitley Stokes, supposerait que anam
a perdu un p initial. Voir ci-dessus, p. 98.
3. Schucliardt, Zeilschrift fur romanische Philologie, XXX (1906),
p. 712-732; mais le mot peut être dérivé du latin ancora. A. Thomas,
Homania, XXXV (1906), p. 169.
GLOSSAIRE
227
and-, ando-, thème de nom de peuple. Voir ande-1
andabata (Cicéron, Epist., VII, 10, 2), gladiateur dont
le casque couvrait les yeux ; cf. skr. andhas « aveug-le »,
irl. uinne « aveugle ».
ande-, terme de nom propre; irl. ind, bret. an- parti-
cule intensive.
*andera-, v. fr. andier « chenet » ; irl. ainder « jeune
femme », gall. anner « génisse » ', cf. m. bret. annoer.
ando-, var. de ande.
àvsiLa, c( hellébore blanc » (Dioscoride, IV, 14o).
avYjpoeuTc-, thème de nom gaulois, var. ariovisto. Cf.
Anareviseos.
anextlo-, terme et thème de nom propre ; irl. anaciil
« sauver » ~.
anm [Coligny], à la suite du nom de mois ; abréviation
de anmat « mauvais » ? Voir an-, mato-. Cette abréviation
est jointe aux noms de mois suivants : Dumann, Anagan-
tios, Giamon, Equos, Elembiv, Cantlos.
antaran [Coligny, 2^ mois compl., titre).
antia {Coligny, \^^ mois compl., fin),
ape [Rom, A 1, B 10) ; cf. ombr. ape u lorsque, après
que »?
apon. Ai [Rom, A 10).
ar-, var. de are-,
aratro-, terme de nom propre ? irl. aral/iar « charrue »,
gall. aradr, bret. a?'ar.
arcantodan, «juge (ou curateur) de l'argent?», titre
d'un magistrat monétaire sur les monnaies des Meldi,
{. M. Olsen, Beitrage ziir Kunde der indogermanischen Sprachen,
XXX, p. 325-327. Meringer, Indogermanische Forschungen, XVI
(1904), p. 138. Horniiig-, Zt^itschrift fur romanische Philologie, XXIX
(1905), p. 527. iMeringer, ihid., XXX (1906), p. 416. J. Loth, Revue
celtique, XVII (1896), remarque que le g-allois suppose 'andera et
le breton "andeira.
2. Thurneysen, Zeitschrift fur celtische Philologie, XI (1917i,
p. 3U.
228 (ILOSSAIRE
des Mediomatrici et des Lixovii K Voir arr/anto-, dan,
âpy.j/ia, nom de montagne ~. Voir ar-^ cuno-.
ardu-, thème de nom propre ; irl. ard « haut », gall.
ardd-.
are-, « ante » (Glossaire de Vienne] ; irl. air, gaW. bret.
ar- « sur ».
aremorici, « antemarini », var. aremurici (Glossaire de
Vienne) ; gall. arfordir « pays maritime » 3. Voir are^
mori-.
arepennis, var. aripennis, arapennis, mesure de surface
valant environ 12 ares (Columelle, De re rust., V, 4, 6) ;
irl. airchenn, mesure de long'ueur '^. fr. arpent. Voir le
suivant.
arepo (manuscrit de Paris gr. 2511, f° 60 v"). « à'po-pov » -'.
arevernus, « ante obsta » [Glossaire de Vienne). Voir
are-, -ver no-.
arganto-, argenlo-, terme de nom propre ; irl. argaf,
airget, bret. arc'hant « argent ».
argidam (Marcellus, XII, 24), dans une formule
magique.
argio-, terme de nom propre ; cf. irl. arg « goutte »,
bret. erch, gall. eiry « neige ».
argo-, thème de nom propre ? irl. arg ^ champion ».
Voir le précédent.
arinca, « orge de Gaule » (Pline, XVlll. 61 ; 81).
arto-, terme de nom propre ; irl. art « pierre ». Cf.
artuass, ace. pi., dans l'inscription de Todi.
1. Ch. Robert et E. Ernault, Mélançjes de l'Ecole de Rome. \'\
(1886), p. 14-24.
2. Ce mot aurait perdu unp initial, et serait apparenté au gotique
fairguni « montagne ». Voir H. d'Arbois de Jubainville, Revue cel-
tique, XI (1890), p. 216-219.
3. En limousin, -a/v/jori/o désigne le vent du nord-ouost. A. Tho-
mas, I\louveaux essais de philolorjie française, 1904, p. 164-169.
4. II. d'Arbois de Jubainville, /?fuuece/</7UP, XII (1891), j). 160-162.
5. Wescher, Rulletin de la Société c/es Antiquaires de France,
XXXV (1874), p. 152. Cf. C. /. L.. XII, 202*.
GLOSSAIRE
229
-arto-, terme de nom propre ; gall. arf.h « ours », irl.
art, Art K
arverni, var. areverni [Glossaire de Vienne)^ nom de
peuple. Voir arevernus.
[asiam], nom du seigle chez les Taurini (Pline, XVIII,
141), corrigé en sasiani ; gall. haidd, bret. heiz « orge » ~.
atanta {Rom, B 3, 7).
atanto {Rom, B 2).
afe-, terme de nom propre ; irl, aith-, gall. at-, bret.
ad- « re- » (intensif).
atehotisse [Rom, B 5-6).
atenoux [Coligny), nom de la seconde quinzaine de
chaque mois ; cf. irl. athnugud d renouvellement » ^. Voir
ate-.
-ater, terme de composé; ateron-, thème de dérivé ; irl.
athir « père », bret. -a^r? (en composition dans des noms
propres ^). Voir gutuater.
ati-, thème de nom gaulois.
atrehat-, thème de nom de peuple ; irl. atrehad « habiter,
posséder ». Cf. v. bret. treh « village ». Voir ad-, -trebo-.
attegia, « hutte» (C. /. L., XIII, 60S4 ; Juvénal,
XIV, 196). Cf. Attegia, Ategiolae, noms de lieux en
Gaule. Voir ad-, -tegia.
ausia-, ausio-, terme de nom propre ? irl. au (c oreille ».
ajTxp'.To-, thème de nom gaulois.
avallo, « poma » [Glossaire de Vienne) ; bret. avall, gall.
a fait, irl. a bail.
avento-, thème de nom propre; v. gall. eunt «juste»,
bret. eeun.
1. H. d'Arbois de Jubainville, Les druides et les dieux celtiques à
forme d'animaux, 190G, p. Id7-I00.
2. Slokes, Bévue celtique, II (1873-1875), p. 407.
3. Thurneysen, Zeilschrift fiir celtische Philologie, II (1899),
p. 526.
4. i.LoÛi, Revue celtique, XV 1894), p. 224-227 ; XXVIII (1907),
p. 119-121.
230 GLOSSAIRE
avi-, terme de nom propre ; v. bret. Eu-, de sens incer-
tain '.
avotis, avoti, avoi, avvot, mot joint d'ordinaire à des
noms de potiers, mais qui se trouve aussi sur un bouclier
gaulois de l'arc d'Orange, « fabricant » ? Voir ci-dessus,
p. 41-42.
'haccalari-, « bachelier » ;c(.ir\. bac hlac h « serviteur » ? ~
baccar, « asaret » (Virgile, Bue. IV, 18), (âaxap, mot
gaulois (Dioscoride, I, 9).
bacco-, thème de nom propre ; irl. bacc « crochet »,
gall. bach « hameçon », bret. bac'h « croc, hameçon ».
*bacco-\ fr. bac.^ bâche, bachot. Voirie précédent.
baditis, « nénuphar » (Marcellus, XXXIII, 63] ; irl,
bûdud « plonger », gall. hoddi, bret. beuzi « noyer ».
haga-, thème de nom propre ; irl. hàg « combat », v. h. a.
baga.
bagaudae, révoltés gaulois (Aurelius Victor, De Caes.,
XXXIX, 17). Voir baga-.
balaiio-, thème de nom gaulois; irl. balan «combat?».
balco-, thème de nom propre ; irl. baie « fort », gall.
balch, bret. balc'h « fier », v. prov. terra bauea «. terre
forte ».
balio-, thème de nom propre » ; fr. baille, d'où bret.
bal ; gall. bal a cheval marqué à la face d'une tache
blanche »'^.
balma, « grotte » [Acta Sanct., 28 febr., III, p. 746 a) ;
V. fr. halnie, baume.
1. J. Loïh., Chrestoinathie bretonne, 1890, p. 129.
2. Thurneysen, Kelloromanischea, p. 89. Mais bachlach pourrait
être simplement dérivé de hachai « bâton », emprunté au latin
baciilus, cf. le breton moyen baelec « prêtre ». Voir toutefois Loth,
Les mots latins dans les larujues hrilloniqnes, p. 126.
3. J. Loth, Arc hiv fi'ir cellische Lexiko(jrapkie, I i 1900 , p. 396.
GLOSSAIRE 231
band-, terme de nom de lieu ; irl. for-hand « ordre »,
cf. V. h. a. ban.
*banno- ; g"all. ban., bret. Ban-., irl. henn « pic » ; prov.
bana « corne » '.
banvo-, thème de nom propre ; irl. banb « goret », bret.
banv (( truie », gall. baniv « porc ».
(Eaoay.axa'., var. de bracae.
bardala [C. Gl. Lat., Il, p. 28, 25), « mauvis » ; dérivé
de bardo- ?
barditus, « chant de guerre » (Tacite, Germanie, 3) ;
mot emprunté aux Gaulois par les Germains ? -.
bardo-, terme de nom de lieu. Voir jiâpBoç.
bardocucullus (Martial, I, 53, 5), «capuchon de barde».
Voir bardas, cucullus.
(âàpos; (Poseidônios, chez Athénée, VI, 49, p. 246 c d) ;
irl. bard, gall. bardd (( poète » ; bardas « cantor qui viro-
rum fortium laudes canit » (Paul Diacre, p. 34).
* bar g a- : irl. harc « barque », fr. barge 3.
*barica- ; fr. berge, gall. bargod « bord » ^.
-bario-, terme de nom de peuple gaulois.
barro-, thème de nom de lieu ; irl. barr u sommet »,
bret. bar, cf. it. parm. ferr. ber, ho\.. bar « touffe » \
3âppo)v. Voir varro.
bascaada, « conca aerea » (C. Gl. Lat., IV, p. 24, 23),
vase breton (Martial, XIV, 99) ; v. fr. baschoe, cf. fr.
bâche « bassin ^) ^ ; irl. base « rond ».
\. Meyer-Lïibke, Zeitschrift fiir romanische Philologie. XIX ( 1895),
p. 274.
2. H. d'Arbois de Jubainville, Cours de littérature celtique. VI,
1899, p. 78.
3. Thurneysen, Keltoromanisches, p. 43.
4. Tburneysen, Keltoromanisches, p. 43-44.
5. Schuchardt, Zeitschrift fiir romanische Philologie, IV (1880),
p. 126; Thurneysen, Keltoromanisches, p. 43.
6. Paris, Roniania, XXI (1892), p. 400-406; Mélanges linguistiques,
1909, p. 467-473.
232 GLOSSAIRE
hasci-, thème de nom propre ; irl. hase « collier», galL
baich « fardeau », bret. hech.
*basi- ; proA . hasi « défaillir, mourir », it. basire « périr »
irl. bas « mort » '.
* battu- ; fr. battre, g"all bathii <( frapper », bret. baz
« bâton ».
batu-, thème de nom g-aulois (Silius Italicus, IV, 239) ;
irl. bath « mort », gall. bad.
*bava-; g"all. baiv « saleté », fr. hoe, boue.
beher, « castor » (Priscien, V, 4), ace. bebrum (Scho-
liaste de Juvénal, XII, 34) ; corn, befer, gaél. beabhary
fr. h lèvre.
bebro-, terme de nom de lieu. Voir beber. Cf. Bebriacum
« locus castorum » (Tacite, Hist., II, 24) -.
becco-, thème de nom propre ; irl. becc « petit ».
becco, « gallinacei rostrum » (Suétone, VitelL, iS) ] h^
bec; cf. irl. bacc, g"all. bach, bret. bac' h « croc ».
*beco- ; lim. bec « guêpe », irl. bech « abeille », cf. galL
begegyr « bourdon » '^.
bedo-, thème de nom propre ; gall. bedd, m. bret. bez
« tombe » ; fr. bief.
belatu-, thème de nom propre ; irl. e-peltu pour *es-beltu
« mort » ^.
^{jzXvnoy, plante (Pseudo-Aristote, Des plantes, 7, p. 821.
32); esp. beleno « jusquiame » ^ Voir bilinuntia.
belinuntia, bellinunlia « ApoUinaris » fPseudo-ApuIée^
4), cf. Belenus, nom d'un dieu assimilé à Apollon. Voir
1. Thurneysen, Kelloronianisches, p. 83.
2. II. d'Arboisde Jiil)oinville, Bévue celtique, XVII (1896), p. 297 ;
XXVII (1906), p. 341.
3. A. Thomas, Romania,S.XXY (1906), p. 139, montre que la forme
romane primitive serait hesca, plutôt queheca, ({ue suppose M. Mever-
Liiblie.
4. Hliys, Lectures on the origin and (jrowth <>f religion, p. 37-38.
.5. A. Thomas, Bulletin hispanique {i^O^), p. 18-28.
GLOSSAIRE 233
HSA'-oxivocç, « achillée .) (Dioscoridc, IV, 113), Voir hello-
candium.
helion, arbre (Pseudo- Apulée, De herb., 5S) ; éc. hile
«. arbre ». Voir hilio-.
bcllo-, terme de nom g-aulois.
bellocandium, « achillée » (Pseudo-Apulée, 89 i. Voir
bello-, cando-.
belsa, « campus » (^Virgile le Grammairien, 4).
-bena-, terme de nom propre; v. irl, ben a femme ».
benna, genus vehiculi (Paul Diacre, p. 32) ; g"all. benn
«. chariot », fr. banne.
-henno-, terme de nom propre ; irl. benn « corne »,
gall. ban «. pic )>, prov. bana '. \^oir banno-.
berff-, thème de nom de lieu ; gall. be/^a u pyramide »,
cf. Bercfusia, briga.
beria-, thème de nom de lieu ; gallo-rom. bcria
<i plaine », prov. beri'o^ cf. fr. bej'rie.
berula, u cresson » (Marcellus, XXXVl, 51); irl. hirur ;
hilar, gall. berivr , bret. bêler, fr. berle.
*besêna-, a ruche » v. fr. besaine ; ce mot serait celtique
à cause du suffixe? '^
bessu, « habitude » ? (Virgile le Grammairien, 14] ; irl.
hés, bret. boas « coutume » ^.
belilolen, « bardane » (Pseudo-Apulée, 36).
beto, dans « nate, mémento beto to divo id est memorare
Dei tui » {^Acta Sanct., 22 Aug-., IV, p. 497 c) ; irl. betho
« vie » ou bith « toujours » ^.
1. Zeitschrift far romanische Philologie, XIX il895;, p. 273.
2. Meyer-Liibke, Miscellanea linguistica in onore di Graziadio
Ascoli, Turin, 1901, p. 415-418.
3. Schuchardt, Zeitschrift fiir romanische Philologie, XXXVII
(1913), p. 177-183, croit que bessu est simplement une altération du
latin vitiuTïi.
4. VV. Meyer, Fragmenta Burana, Berlin, 1901, p. 161-163. Un
manuscrit porte obelo dotivo. On peut comparer la formule de salu-
tation irlandaise Dia do betho " Dieu [Soit] ta vie ! », ou traduire « ta
234 GLOSSAIRE
*bettia-, *hettio- ; prov. hes « bouleau » ; Besse, nom de
lieu. Voir betu-.
hettonica, var. de vettonica.
betu-, terme de nom propre ; g"all. beclic, bret. bézo
« bouleau », cf. lat. bitumeii (Pline, XVI, 75).
hetulla, « bouleau » (Pline, XVI, 74) ; v. fr. boule. Voir
bctu-.
bi [Rom A o), particule ? dans hi-cartaoïit .
bidubium, var. de vidubium.
bill-, ternie de nom propre ; irl. bil c bon » ; gall. byl
<( bord ». Voir bilio-.
[ii/avouvTia (var. .SsXevouvTÎa), « jusquiame » (Dioscoride,
IV, 69). Voir bellinuntia.
-bilio-., billio-, thème de nom propre ; irl. bile « arbre
sacré », « tronc d'arbre », fr. bille. Au nom de lieu gaulois
Bil[l)io-maffus, on a comparé l'irlandais Maff m-Bili.
binno-, thème de nom propre ; irl. binn, bind « mélo-
dieux », V. bret. bann.
-bio-, terme de composé; irl. -he « couper )> '.
birrica, « vestis ex lana caprarum valde delicata » (C.
Gl. Lat., V, p. 347, 41 ; 402, 68). Cf. birro gallico (SchoL
de Juvénal, VIII, 145).
bison, pi. bison f es (Martial, I, 104, 8) <( bison » ; cf.
Bisontii, nom de Besançon chez Ammien Marcellin, XV,
11, M.
*bissi- ; irl. biss « cheville », gall. bys, bret. biz « doigt »,
dér. fr. bijou.
*bisflo- ; prov. bescle « rate ».
-bitu-, terme de nom gaulois ; irl. bit h, v. gall, bit
« nionde ».
vie à Dieu », en prenant le premier lo «ta » à mémento qui repré-
sente sans doute un ou deux mots celtiques altérés, et en expliquant
le second par l'irlandais do, en composition to-, do-. Voir ci-dessus,
p. 71.
1. K. Meyer, Sitzungsberichle der konujlich preussischen Ahademie
der Wissenschaften, XXXVIl (1912), p. 800.
GLOSSAIRE
235
biviton-, thème de nom propre; irl. hethu, gén. hethad
« vie », gall. bywyd.
hlali-, thème de nom propre; irl. blaith « doux ».
hlnfo-, terme de nom propre; irl. blàfh « fleur », gall.
blaird « farine », fr. />/e?
bledino-, terme de nom propre ; gall. bleddyn, diminu-
tif de hlaidd, bret./j/e/z. « loup », irl. />/<'</, monstre marin.
blutlliagio (Marcellus, IX, 132), plante de marais.
bodi-, bondi-, terme de nom propre; irl. biiaid « vic-
toire », gall. budd « profil » K
*bodina-\ fr. borne, irl. buden, gall. byddin « troupe ».
-bodio-, terme de nom propre ; irl. buide « jaune ».
bodua-, -boduo-, terme de nom gaulois; irl. bodb «cor-
neille », Bodb, fée guerrière '-.
bogie-, terme de nom propre ; irl. bàg « bataille ».
boio-, terme de nom gaulois. Cf. le nom de peuple
Boiï.
bolusseron, « lierre noir » (Pseudo-Apulée, 99). Cf. fr.
beloce, bret. bolos « prunelle ».
-hona-, second terme de nom de lieu ; irl. bun « fonda-
tion ». Voir le suivant.
bonna-, thème de nom de lieu ; cf. irl. bonn, gall. bon
« l^ase ».
borvon-, thème de nom propre ; irl. berbaim « je bous »,
gall. beriv « ébullition », cf. fr. bourbe^'.
boudi-, var. de bodi-.
hovi'^. (inscr. 49) ; irl. bâ « vache », v. bret. hou-.
1. J. \^o\h, Mémoires de In Société de linguistique de Paris, VIÎ
(1892), p. 158-160. H. d'Arbois de Jtibainville, Revue celtique, XXWU
(1907), p. 130-131.
2. Rhys, Lectures on Ihe origin and growlh of religion, p. 43-44.
3. Scheler (Dictionnaire d'étymologie française, 1888) tire ce mot
du grec pdp[3opo;. Mais la différence de sens entre herhaim et bourbe
n'est pas un obstacle au rapprochement de ces deux mots ; on dit
par exemple, dans le Bas-Maine, bouillon pour bourbe. Sur Borvo,
Bornio, voir Rhys, Lectures on tlie origin and growth of religion ,
1888, p. 25-26.
236 GLOSSAIRE
braca (Lucilius, fr. 303), jîpdéy.a'. (Diodore, V, 30) lîpaxsç
(Hésychios), ,3pxy.x.x'. (Hésychios) ; gallo-rom. hraga, fr.
braie, bret. bragoii « culotte » ^. Voir *vraca-.
braceni ace, farine de choix (Pline, XVIII, 62), dont
on fait la cervoise (glose chez Ducang-e) ; irl. braich, gall.
bracf « malt ». bret. bragez « germe de blé », v. fr. brais.
*bracere ; bret. breugi, fr. braire,
bracio-, var. de bratio-. Voir brnceni.
*bragula- ; fr. brailler, prov. braillar ; cf. irl. bràge
gén. bragat « cou », v. bret. Brehant.
branco-, thème de nom gaulois.
*branno- ; gall. bran « son », fr. bran'^.
branno-, terme de nom de peuple. Voir brano-.
brano-, variante de branno-; irl. bran « corbeau », v.
bret. Bran.
-bratio-, terme de nom gaulois. Voir hraio-, bratu-.
bratron-, thème de nom propre ; irl. brâ/hir, gall. brawd,
m. bret. breuzr « frère ».
bratu-., terme de nom de lieu ; irl. bràth., g^^^l- braivd
« jugement », bret, breiid « plaidoyer ». Voir le suivant.
.SpaTOjBs (inscr. 1, 2, 3, 19, 20, 23, 24, 27, 28, 29, 32),
ablatif en os? Voir le précédent et ci-dessus, p. 36-39.
bregan., dans une formule magique (Marcellus, VIII,
170;.
brenno-^ var. de *hranno-\ bret. brenn « son ».
brenno-, thème de nom gaulois ■'.
-breius, second terme de composé ; cf. irl. bret h « juge-
ment », gall. bri/d « pensée >>. Voir vergobretus.
1. J. Loth, Les mota latins dans le.i langues biil toniques, p. 140.
Grôber, Archiv fur latcinische Lexikoyrapliic uni! Gramniatik, I
(1884), p. 252. Thurneysen, Kelloronianisclies, p. 47. H. d'Arbois de
Jubainville, Les Celtes depuis les temps les plus anciens Jusquen
l'an iOO avant notre ère, 1904, p. 69-77.
2. Tliurneysen, Kelloromanisckes, p. 48.
ii. Ce nom était i'api)roché jadis du gallois modorne brrnin k roi >'.
Mais la l'orme ancienne de brenin est brienlin. \^oln' *bri<janlinos.
J. Loth, Annales de Bretagne, I (1886), p. 84.
GLOSSAIRE 237
breuco-, thème de nom gaulois (Silius Italicus, IV, 233).
-brica^, var. de hri(ja\ gall. hrig « sommet, extrémité »,
bret. briy '.
bricco-, thème de nom propre ; cf. irl. brecc « tacheté »,
gall. brych.
bric/io-, bricton-, thème de nom propre ; cf. irl. brecht,
V. g"all. brifh n tacheté », bret. briz pour *bricfo-.
bricurnurn, « armoise » (Marcellus, XXVI, il).
briff [Coligny, III, 3, 4) indication de jour: brig riuri.
-briga-, terme de nom de lieu ; irl. Ar/, gall. bret. bre
« mont » -.
-briges, var. de -bfoges, ou de brigo-.
brigo- (;). terme de nom propre ; irl. brig <( force n^
gall. bri « dignité ».
brio, «ponte » [Glossaire de Vienne); cf. briva.
*bris- ; irl. brissini « je brise », bret. brésa, fr. briser.
Voir *brusi-.
briito-, brito-, terme de nom gaulois.
briva u pont » ; Briva Isarae, Pontoise ; Briva Sugnutiae,
Voir brio.
brivaiiom, ace. sg. ou gén. pi. ? (insc. 51), dérivé de
briva, ou ethnique '^.
brivo-, terme de nom de lieu. Voir briva.
brivo-, forme dialectale de brigo- ; v. fr. brif, irl. brig
(( force », gall. bri^.
brocco-, broco-, terme de nom propre ; irl. broc, gall.
broch, bret. brocli (( blaireau ». Le français broche et ses
1. J. Loth, Revue celtique, XIX (1898), p. 211.
2. H. d'Arbois de Jubainville, Les pi-emiers habitants de VEurope,.
II, 1894, p. 263-266 ; Revue celtique, XXVII (1906), p. 192-196 ;,
C. Jullian, Revue des études anciennes, VIII (1906), p. 47-51 ; G. Dot-
tin, Revue des études anciennes, IX (1907), p. 170-180; J. Loth.,
Revue celtique, XXVIII (1907), p. 337-339.
3. Rliys, The Celtic inscriptions of France and Italy, p. 45.
4. Thurneysen, Keltoromanisches, p. 50.
16
238 GLOSSAIRE
dérivés semblent venir de la même racine dont le sens pri-
mitif aurait été « pointe » ?
brofja, ms. hrocjae^ « agrum d (Scholiaste de Juvénal,
VIII, 234) ; gall. bret. hro <fpays », v. prov. broa^ .
-broffi-, terme de nom propre ; irl. hruig, bret. gall.
bro « pays ».
broffilus, « bois n [Capilulare de villis, 46) ; fr. breuil.
Voir brogi-, hreialo.
*bronia- ; irl. bruinne « poitrine », gall. bron^ bret.
bronn, fr. broigiie'^. Mot d'origine germanique?
*brosdo- ; irl. brot « pointe », bret. broz «jupe », fr.
broder?
*bruca-, *briico- ; forme gallo-romaine, d'où bret. brug
<( bruyère », prov. bruc, fr. dér. bruyère ^. Voir *vroica-.
*brusi- ; irl. brûim «je brise », v. fr. braiser. Voir * bris-.
buc[c)ato-, thème de nom propre ; gall. bug ad « voci-
férer ».
bucco-, thème de nom propre ; irl. bocc, gall. biich^
bret. bouc'h, fr. bouc.
buâdutlon (inscr. 59), diminutif de buddu-, bussu-; irl.
bus (( bouche » ^.
bulgas, « sacculos scorteos » (Lucilius, II, fr. 63 ; Paul
Diacre, p. 35) ; irl. bolg « sac », gall. boly « panse »,
bret. baie h « cosse de lin », v. fr. bouge '.
burrae^ « plaisanteries » (Ausone, Drepano fdio, 4-6).
bussu-, var. buddu-, terme de nom propre ; irl. bus
« bouche ». Voir buddutton.
1. A. Thomas, Revue celtique, XV (1894), p. 216-219.
2. Dans les parlers du Bas-Maine, on a bronne « pis », hronner
« téter », que l'on peut rapproclier de l'irlandais hrù, gén. bronn
« ventre », bret. bronn « mamelle », gall. bron « sein ».
:{. A. Thomas, Essais de philologie française, p. 103; Bévue cel-
tique, XV (1894), p. 219. J. Loth, Les mots latins dans les langues
brittoniques,' p. 140.
4. J. Loth, Comptes rendus de l' Académie des inscriptions et belles-
lettres, 1910, p. 182.
■'). Thurnevsen, Keltoromanisches, p. 46.
GLOSSAIRE 239
caballo-, thème de nom propre. Voir cahallus.
caballus, « cheval » (Lucilius, Sat., III, 78) ; irl. capall,
V. gall. bret. cavall.
cabo, cahonus, « caballus magnus » (C Gl. Lat., V,
p. 616, 47).
caburo-, thème de nom gaulois.
*caclavo- ; fr. caillou ; gall. car/l « crotte de mouton » *.
-cadra-, terme de nom propre; v. bret. cadr n beau ».
cadurcum, nom dun matelas, tiré du nom de peuple
gaulois Cadurci.
caeracaf-, thème de nom de peuple ; cf. irl. càirchuide
« ovin », câera « brebis », lat. caper « bouc ».
caesa, var. de gaesa (Varron, chez Nonius, XIX, p. 355,
12).
caesar, « dimitte » (Servius, ad Aen., XI, 743), var.
<:ecos ac.
caetra, var. de cetra.
caio, « breialo sive bigardio » {^Glossaire de ■ Vienne) ;
irl. cài « maison », v. bret. cai « haie », gall. cae =
*cagio- ; fr. chai, quai.
calef-, caleto-, thème de nom gaulois ; gall. bret. calet
<( dur » ; irl. calât h.
-calit-, second terme de nom de peuple ; var. de calet-?
callio-, terme de composé ; irl. caill « sentier », ou gall.
caill « testicule », bret, kell, call, cale' h.
calliomarcus, « equi ungula (corr. inguina) » (Marcellus,
XVI, 101) «pas d'âne, tussilage-». Voir callio-, marco-.
1. A. Thomas, Nouveaux easais de philologie française, p. 192-
199. Cf. Meyer-Lûbke, Zeitschrift fur ronianische Philologie, XIX
(1895), p. 96. Schuchardt, ibid., XXV (1901), p. 244-2o3.
2. H. d'Arbois de Jubainville {Revue celtique, XI (1890), p. 253)
compare le nom de lieu gaulois Callemarcio.
240 GLOSSAIRE
cahtcatanos (Marcellus, XX, 68), «coquelicot ». Cf. calox
(Pseudo-Apulée, 25), nom de plante.
*camba-, var. de gamba. Voir camho-.
carnblare, « rem pro re dare » [Glossaire de Vienne] ;
fr. changer ; le bret. keninia est emprunté au français '.
'canibica- \ lim. chamhijo « timon d'araire », « haie de
charrue ^>''. Voir canibo-.
*cambita- ; m. bret. caniliel «jante de roue », fr. jnnle.
Voir cambo-,
camho-, terme de nom propre ; irl. bret. camm « courbe »,
gall. cani.
cambutta, « bâton pastoral » ' (A/. G. H., Seripf. merov.
IV, p. 251, 39] . Voir cambo-.
camisia {S"^ Jérôme, Èp-, 64) : v. fr. chainse ; irl. caimse,
bret. camps « aube » sont empruntés au bas latin.
*cammino- ; fr. chemin ; cf. irl. céimm «marcher», gall.
cam, bret. camm <( pas ».
camo.r, « chamois » (Polemius Silvius, Laterc.) ; cf. fr.
camus '\ Voir cambo-.
camulo-, thème et terme de nom gaulois; cf. irl. camus
« territoire gouverné par un roi » ; irl. Cumal'.
canavo-, thème de nom propre ; v. gall. cenou « petit
animal », gall. Canau, Cencu.
candetum (Columelle, V, 1, 6), mesure de surface valant
cent pieds (Isidore, Origines, XV, 15, 6); corrigé en
*cantedum et rapproché du gall. cant « cent », irl. cet et
de irl. ed « espace » '*.
1. .1. l.olh, Les moln lali/is dans les langues britfnniques, p. 148.
2. A. Thomas, Bulletin de la Société des p.ii-ler-s de France, 1,
p. m.
3. A.Thomas, Romanin, XXXV (1906), p. 118-119.
4. A. Thomas, Boniania, XXXV (1906), p. 171.
5. Kuno Meyer, Revue celtique. XXXII (1911), p. 391, pense que la
forme ancienne de Cumaill est Uniaill.
6. Pedersen, Ven/leichende Grammatili der lieltiKchen Sprachen,
I, p. 91. M. d'Arbois de Jubainville, Revue celtique, XXIV (1903),
p. 317-318.
GLOSSAIRE
241
-cando-, terme de composé; gall. bret. canii « blanc ».
Voir [îsX'.ou/.zvcaç.
candosocciis, « marcotte de vigne » (Columelle, V, 5,
16). Voir cando-, socco-.
caneco-, terme de composé ; apparenté à l'irl. càin
« loi » ? Voir le suivant.
canecosedlon (inscr. 39), « siège de tribunal ? » '. Voir ci-
dessus, p. 162-163. Voir -sedlon,
cano [Coliffny, I, 9, 15) ; second terme de semi-canol
cantalon (inscr. 38) ; gall. cantal « bord d'un cercle » ;
ou irl. cétal « chant » ; ou grec xavôapcç, latin cantharus.
■/.avTsiJt, (inscr. 1), y.avTsva (inscr. 2, 20), y.av-ev (inscr. 28,
32), -/.a (inscr. 27) ; lat. cantus « cercle dune roue ».
canterius, cantherius, « bête de somme » ; gallicis can-
theriis (Plante, Aid. 494).
cantio-, thème de nom propre ; irl. caint « lang-ag-e »,
g-all. ceintach c( querelle ». Voir aussi canto-.
candi [Coligny), génitif de cantlos ; indication de jour :
(/ cantli (I, 12, 7-9).
cantlos, cantl, cant [Coligny). nom de mois ; irl. cétal
« chant », gall. cathV-.
canto-, terme de nom propre ; bret. gall. cant, irl. cet
<( cent ».
canto-, terme de nom propre ; v. gall. cant « brillant ».
Voir le suivant.
cantus (Quintilien, I, 5, 8), «cercle de fer de la roue n ;
d'où bret. gall. cant « bord d'un cercle ». Ce mot peut
être en latin d'origine grecque : xavôi; ; on a pensé à
l'expliquer par le celtique *cambitos ^.
capanna (Isidore, Origines, XV, 12, 2); gall. caban
<( cabane ».Ge mot est peu vraisemblablement d'origine cel-
1. Rhys, The Cehic inscriptions of France and liaiy, p. 1.3.
2. J. Lolh, Comptes rendus de i Académie des inscriptions et belles-
lettres, XXVI (1898), p. 170-176.
3. J. Loth, Les mots latins dans les langues hrittoniques, p. 14i.
242 GLOSSAIRE
tique ; le suffixe -anna est rare dans les lang-ues celtiques.
-capto-, second terme de nom propre ; irl. cacht, gall.
caeth (( esclave », m. bret. caez « captif, malheureux ».
caracalla, manteau tombant jusqu'aux pieds (Aurelius-
Victor, Epi t., XXI, 2), cf. prov. cara « cilice ».
caranto-, terme et thème de nom propre ; irl. cara, gén.
carant «parent)'», bret. car, pi. kerent, g"all. car, pi.
cerainl « ami ».
carataco-, thème de nom propre ; irl. carlhach, bret.
caradec « aimable »,
carbanto-, var. carpenfo-, thème de nom de lieu ; irl.
car bat, carpat « voiture » ^ Voir carpentum.
cariedit {Coligny, l'^'" mois compl., fin) verbe? Voir ci-
dessus, p. 122.
-cario-, terme de nom propre. Voir caro-, ou cf. irl.
Caire F. blâme », gall. cerydd, m. bret. carez.
xapv.Tou (inscr. 16) ; cf. karnitu (inscr. de Todi), karni-
tus (inscr. de Briona) ; verbe? ; irl. carn « amas de pierre »
gall. carn.'. Voir ci-dessus, p. 122, 154.
•/.apvov, « trompette g-auloise » (Hésychios) ; g"all. bret.
carn « corne ».
xàpvu;, « trompette » des Celtes (Eustalhe, ad IL,
XVIII, 219). Voir y.apvov. Cf. le dieu cornu Cernunnos, sur
un des autels de Paris (inscr. 50).
-caro- thème de nom propre; cf. irl. caraiin « j'aime ».
Voir caranto-
carpentum, u char », mot latin emprunté aux Celtes
(cf. Arrien, Tact., 33); irl. carbat \ fr. charpente, gall.
car fan « poutre », bret. carvan « ensouple » ^. Voir Car^
banto- .
1. Sur ces mots et les mots de la mûiue famille, voir Vendryès,
Mélanges de linguistique offerts à M. F. de S.iussure, 1908. p. 320.
2. Slokes, Beilrage zur Kunde der indogermunischen Spraclien,
XI (1886), p. H5, 117.
3. II. Pedersen { Vergleichende Granunalilx der heltischen Sprachen,
I, p. 118) compare lat. corbis >< corbeille » ; cf. pour le sens, cissium.
GLOSSAIRE 243
carro-, terme de nom propre. Y oir carrus.
carruca, « voiture à deux roues » (Pline, XXXIII, 140),
fr. charrue ; dérivé de carras.
carrus (Varron, Sat. p. 111, 9 ; César, I, 24; Tite Live,
X, 28, 9) ; irl. bret. carr, fr. char ; dérivés gallo-romains :
carricare « charger », carrago « enceinte de chariots ».
xap-:âAat;.ov, forme vulgaire de •/.apTa[ji.£pa.
j^apraixépa, ensemble du ceinturon (Laurentius Lydus, Des
mag., II, 13.
cartaont [Rom, A 5), verbe ? gall. carthu « nettoyer »
bret. carza.
carti [Rom, Al). Voir le précédent.
carvo-, thème de nom propre ; gall. carw, m. bret. carv
(( cerf ».
casamo, « afTeclator » ou « assectator » (Quintilien, I,
5, 8), var. casnar, mot osque qui désigne le vieillard des
Atellanes.
cassano-, cassino-, thème de nom propre; v. fr. c/iasne,
fr. chêne K
-cassi-, terme de nom propre ; irl. cai» « amour, haine » ;
ou irl. cass « boucle », « rapide » ; cas « agréable ».
castico-, thème de nom gaulois.
cata-, premier terme de nom gaulois ; irl. cet-, v. gall.
cant « contre, avec ».
cafamantalo-., thème de nom gaulois ; cf. gall. cydfantawl
« équilibre ». Voir cata-, manfalo-.
calarno-, thème de nom propre ; gall. cadarn « fort »,
bret. cadarn « courageux ».
cateia, « tela gallica » (Servius, ad Aen., VII, 741) ;
peut-être d'origine germanique [cateiae lingua theotisca
hastae dicuntur) ; le gall. catai, sorte de bâton, est
emprunté au latin.
1. A. Thomas, Essais de philologie française, p. 215. W. Meyer-
Lûbke, Zeitschrift fur roinanische Philologie, VIII (1884), p. 236.
244 GLOSSAIRE
caterva, formation stratég^ique des Gaulois (Végèce, II,
2), mot gaulois (Isidore, Origines, IX, 3, 46).
caticato {Rom A 2).
catlo-, thème de nom propre. Voir le suivant.
cattus, « chat » ; irl. caf, gall. cath f. , bret. caz.
-catu-, terme de nom gaulois ; irl. ca//i, gall. cad «com-
bat ».
catuslugi, nom de peuple ; irl. cathsliiag « armée de
combat (/?. C, V, p. 198). Voir -catu-, -slugo-.
cauno-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, IV, 233).
cavannus, « chat-huant », mot gaulois (Scholiaste de
Berne, ad Virg. Bue, VIII, 55); cf. gall. cuan « hibou »,
V. bret. couann.
cavarillo-, thème de nom gaulois ; dér. de cavaro-.
cavarino-, thème de nom gaulois: dér. de cavaro-.
cavaro-, thème de nom propre ; irl. caur « géant » ^
-cavi, terme de nom de peuple ; cf. Burso-cavi, gén., en
Grande-Bretagne.
cebenna-, thème de nom de montagne. Voir cemeno-.
cecos ac césar, « dimitte » (Servius, ad Aen., XI, 743).
celicnon (inscr. 33) ; got. kelikn <.<■ tour », emprunté au
OIS
gaul
celta-, celte-, thème de nom de peuple et de nom
d'homme ; cf. germ. hildja- « combat », ou lat. celsus.
celtillo-, thème de nom gaulois ; dér. de celto-.
celtis [C. Gl. Lat., II, 99, 14), sorte de poisson 3.
cemeno-, /.six ;j,£ vo-, thème de nom de montagne; v.
gall. ccmn a dos ». Voir cimenice, cebenna-.
cengo-, terme de nom propre ; irl. cingim «je marche »,
gall. rhy-gyngu « aller lamble ». Voir cingo-.
1. H. dWrbois de Jubainville, Mémoires de la Société de linguis-
tique de Paris, V (1884), p. 121-123.
2. H. Gaidoz, Revue celtique, VI (1883-1885), p. 493-495.
3. Skutsch, Ueilràçje zur Kunde der indoijerinanischen Sprachen,
XXII [iH9(j), p. 126. '
GLOSSAIRE 245
-cenna, second terme de nom propre ; var. de genna- ?
ou de ccna'l
ceno-, premier terme de nom de peuple ; irl. cian « éloi-
gné » = *cêno-.
-ceno-, second terme de nom propre ; variante de geno- ?
centron-, thème de nom de montag'ne ; bret. centr
« aiguillon » '.
Y,ép7.zp (Dioscoride, II, 209), « mouron » ; mot dace ?
cernunno- -, thème de nom de dieu cornu ; irl. cern
« victoire », cern (( coin », ou cf. irl. gall. bret. corn
<(. corne >;, bret. carn « sabot ».
cerso-, thème de nom propre ; irl. cerr « gaucher ».
cervesia, « bière » (Pline, XXII, 164); dérivé de *cery-,
cf. •f.bz'^.y. ?
cesa., var. de gesa (Varron, chez Nonius, XIX, p. oa5,
12), Voir gaesuni.
-celo-, terme et thème de nom propre ; bret. coel (( bois »,
V. gall. coit 3.
[ceuaj, var. geva (Columelle, VI, 24, 5), espèce de
vaches en Gaule Cisalpine.
cialli [Rom, Al). Voir ciallos.
ciallos h. is [Coligny], nom du 2*^ mois complémentaire ?
cimhrij « latrones » fPaul Diacre, p. 43). Plutarque
[Marias, 11) regarde ce mot comme germanique.
cirnenice (^corr. cernenice, « mons dorsa celsus » (Avié-
nus, Ora tnaril., 622-62o). Voir cemeiion.
cingef-, thème de nom propre ; irl. cing, gén. cinged
« guerrier ».
-cingeto-, ternie de nom gaulois. Voir cinget-.
-cingo-, terme de nom propre ; irl. cingiin « je marche »,
gall. rhy-gyngu « aller l'amble ». Voir cengo.
1. J. Loth, Les mots latins dans les langues hritfoniques , p. 149.
2. M. C. Jullian, Revue des études anciennes, IX (1907), p. 186,
compare à ce nom de dieu le nom de lùvière Cernuni ou Cernune et
en rapproche les dieux fluviaux des Anciens.
3. Eruault, Revue celtique, VI (1883-1885), p. 485.
246 GLOSSAIRE
cingos [Coligny, 2® mois complémentaire, en tête). Voir
sonnocingos.
. cînto-, thème de nom propre; v. bret. cînt u avant »,
gall. cynt « premier », irl. cet- « premier ».
cintu-, terme de nom propre. Voir cinto-.
cintugnato-, thème de nom propre, a premier né ». Voir
cinto-, -gnatus.
circius, vent du nord-ouest (Favorinus, chez Aulu-Gelle^
II, 22, 20) prov. cers, fr. cierce.
cissium, cissuni, cisiurn (Scholies de Gronovius, ad Cic.
Pro Rose. Am., VII, 19) « voiture à deux roues » (Nonius,
p. 86) ; irl. ciss « panier » '.
*clacIibo-.i *cladimo- ; gall. cleddyf, irl. claideh, m. bret.
clezeff « épée » ; le celtique semble avoir influencé le
français glaive-.
*clêta- ; irl. cliath « claie », gall. clwyd, fr. claie.
clocca (S* Boniface, Ep. 62), irl. clocc, gall. cloch, bret.
cloc'h, fr. cloche.
-cloetio-, second terme de nom gaulois ; cf. gr. -/.asitoç.
xXc-taç, var. y.Xwzi'a-;, nom de poisson de la Saône ''Lau-
rentius Lydus, Des mois, 11).
clotu [Rom, A 3).
cluto-, terme de nom de déesse; irl. cloth « illustre »>
-cnos, second terme de nom propre ou suffixe patrony-
mique. Voir -ceno-, -geno-.
co-, terme de nom propre ; particule adverbiale ; irl. co-y
gall. cy-., bret. ke- « avec ».
cob [Coligny^ \^^ mois compl., fin).
cob-, terme de nom propre ; irl. cob « victoire », ou
variante de corn-.
1. Vendryès, Mémoires de la Société de linguistique de Paris, XIX
(1916), p. 60-62.
2. Ascoli, Archivio glottolorjico it.diano, X (1887), p. 271-272.
Schuchardt, Zeilschrift fur romanische Philologie, XXV (1901),
p. 345. Vendryès, Mélanges de linguistique offerts à M. F. de Saus-
sure, 1908, p. 307-321. M. Lolh reraarrjue (jue cUdiio- aurait' donné
en breton clazez.
GLOSSAIRE 247
cohro-, thème de nom propre ; irl. cohair « secours ».
cocco-, var. coco-, thème de nom propre ; cf. coccum
« rubens f^ranum », en Galatie (Pline, IX, 141); gall. cocli
« rouge», si ce mot n'est pas emprunté au grec par lin-
termédiaire du latin.
colinno-, thème de nom de lieu ; irl. cuilenn, gall. celyn
« houx », bret. kélen.
colisatum, sorte de voiture gauloise (Pline, XXXIV,
163). Cf. irl. cul « char».
corn-, premier terme de composé ; irl. com-, gall. cyf-,
bret. kem- « avec ». Voir con-, co-.
combennones, « in eadem benna sedentes » (Paul
Diacre, p. 32). Voir com-, benna.
*comboro- ; v. fr. comhre « barrage », irl. commor « ren-
contre, confluent » '. Voir com-.
comnerto-, thème de nom propre ; gall. cyfnerth
« aide ». Voir corn-, nerto-.
compriato [Rom, B 3-4), verbe ? Voir priavimo.
con-, premier terme de nom propre, particule adver-
biale ; irl. co n-, v, gall. con-, gall. cyn-, bret. ken-
« avec ». Voir com-, co-.
concenno-, thème de nom propre. Voir con-, cenno-.
y,o'('AO-, terme de nom gaulois. Voir •/.z^;-(vnz- '^.
conconneto-, terme de nom gaulois ; irl, conconnid. Voir
con-, conneto-.
-condari-, terme de nom propre ; cf. gall. cynddaredd
« rage », v. bret. cunnaret-.
condate, nom de lieu ; « confluent » ? ■^.
-condo-, terme de nom propre ; irl. cond « citoyen »,
1. Meyer-Liibke, Zeitschrifl fur romanische Philologie, XIX (1895],
p. 276. Cf. G. Paris, Romania, XXIII (1894), p. 243-245; Mélanges
linguistiques, p. 483-483.
2. Cf. Koyy.oÀÎTavo: (Polybe, II, 22, 2) et Koyy^^j^ol'.xcLvoi (inscr. 6).
3. Cette étymologie est fondée sur la topographie des lieux ainsi
nommés, plutôt que sur la linguistique, le mot celtique pour « con-
fluent » étant irl. comar, gall. cymmer, bret. kember.
248 GLOSSAIRE
•/.o-jyevvo-, terme de nom propre. Voir con-, genno-.
congonnetiaco-, thème de nom g-aulois.Voirco/7-, -gro/ie/o-.
conneto-, terme de nom gaulois, var. de conconneto-.
conno-, thème de nom propre ; irl. conrm raison ».
convicto-, terme de nom gaulois. Voir con-, viclo-.
coralliuni, var. curalium « corail ». Cf. les Coralli,
peuple celto-scythe K
-corio-, terme de nom propre ; irl. cuire « armée ».
y.ôpixa, boisson faite de froment fermenté et de miel
(Poseidônios chez Athénée, IV, 36, p. 152 c) ; v. gall.
crcrf, irl. coirrn. Voir y.oupiJ.t.
y.opva (Dioscoride, II, 208), « aigremoine ».
correo-, thème de nom gaulois ; cf. irl. corr « héron «.
corobilio-^ thème de nom de lieu ; irl. Corrhile -. Voir
-bilio-.
cosla-, coslo-, terme de nom propre ; irl. coll, gall. coll
« coudrier », v. bret. coll.
cùto-, cotu-., thème de nom gaulois.
cottio-, thème de nom gaulois. Voir cotto-.
cotto-, thème de nom propre ; gall. Coth, bret. coz
« vieux ».
xou'. (inscr. 14), ogham. koi « ici », irl. ce.
-covero-. Variante de coviro-. Voir co-, vero-.
covinnus (Lucain, I, 426), char de guerre des Belges ■'■ ;
gall. cy-wein « voiturer »,
coviro-., thème de nom propre ; gall. cywir « juste,
vrai », irl. côir u juste ». Voir co-., -viro-.
crappao-, thème de nom propre ; irl. crapaini « je serre »,
gall. cra/J" « ferme ».
*crauca-\ gall. crug « tas », irl. cruach « monceau »,
prov. crnuc « pierreux ». Voir crouca.
i. S. Reinach, Revue celtique, XX (1899), p. 126-128.
2. K. Meycr, SilzniKjsberichte der kôniçjUch preusais^chen Akade-
mie fier Wissenschaflen, XLIX (1913), p. 951.
3. Th. Reinach, R»vue celtique, X (1889), p. 128-131.
GLOSSAIRE 249
crcmio-, thème de nom propre; irl. crem « ail », gall.
craf.
crito-, terme de nom gnulois ; irl. crith « tremblement».
crixo-, thème de nom gaulois ; v. gall. crich « crépu »,
bret. crech K
*crodl-\ irl. cruaid <i dur », prov. cro'i «mauvais, rude,
dur ».
[crotta^ chroUa\, (i harpe » des Bretons (Fortunat, VII,
8, 64) ; irl. croi, gall. croth, crwfh ; v. fr. rote (du ger-
manique hrotta).
*crouca- ; fr. dial. guv. crue, irl. cruach « tas », gall.
cruff.
cruppellarii, « gladiateurs gaulois cuirassés de fer »
(Tacite, Ann., III, 43) ; gall. crivh «bosse»?
cucullus^ var. cuculla (Columelle, I, 8, 9) ; fr. coule, irl.
cocull, bret. cougoul.
*cud-\ V. fr. cutei' [*cuditare) ; cf. bret. cuz « cachette »,
gall. cuddio « cacher ».
cularon-, thème de nom de lieu ; irl. cularân «. con-
combre », gall. ci/lor, bret. kéler « noix de terre ».
cumha, « fond d'un navire » (Isidore, Origines, XIX, 2,
i ) ; gall. cicrii « vallée », bret. comm « auge », fr. combe ~;
d'oîi bret. conib « vallon ».
cuîïiborio-, terme de nom gaulois. Voir comboro-^
cumba-.
-cuno-, thème de nom propre ; gall. cynu « élever », ou
mieux irl. cû, gén. con « chien » •^.
•/,oùp\j.'., boisson faite d'orge fermentée (Dioscoride, II,
110) ; irl. coirrn, v. gall. civr f ((hiève ». Voir y.ip'xa.
■/.up-.ixq, ace. pi., '( boucliers celtiques » (Hésychios).
1. L. Duvau, Mémoires de la Société de linguistique, VIII (1894),
p. 258.
2. Thurneysen, Keltoromanisches, p. o5.
3. Rhys, Archaeologia Cambrensis, 1907, p. 87.
250 GLOSSAIRE
culiofi, cutio [CoUgny], nom de mois; indication de jour
d cutio amb (III, 5, At. 3). Voir qiitio '.
d [Coligny], abréviation qui se place après la date du
jour; elle est souvent précédée de Mou suivie de S; irl.
dia « jour », gall. dydd, bret. deizl
daco-, terme de nom propre. Voir dago-.
-dago-, terme de nom propre; irl. dag-, gall. da « bon »,
bret. da.
damo-^i thème de nom propre ; irl. dam (( bœuf » ; bret.
deni (( chevreuil », sans doute emprunté au français.
dan, « judicem » [Glossaire de Vienne).
-dan, terme de composé. Voir arcanto-dan.
danio-, thème de nom propre ; irl. dàne « audacieux ».
-danno-, terme de nom propre et de mot composé. Voir
dano-, -dan. On trouve, dans une inscription du pays des
Trévires, per dannum Gianiilluni [C. I. /.., XIII, 4228),
où dannum semble un titre correspondant, d'après M. Jul-
lian, à curator ou à magister. Cf. platio-danni.
dano-, danu-, terme de nom propre ; irl. dàn « don »,
gall. dawn.
dano-, terme de nom propre. Voir dan.
-dari-, terme de nom gaulois ; gall. dar « tumulte ».
*darno- ; bret. darn « fragment », fr. darne, cf. irl.
derna « paume de la main ».
darsus (Smaragdus, Exposif.io), nom de poisson ; bret.
c?ar.5-, fr. dar.
i. Seymour de Ricci [Revue celtique, XIX (1898), p. 218) compare
le nom d'un mois du calendrier de la ville locrienne de Ciialeion :
Koojtto; (llaussouUier, Bulletin de correspondance hellénique, V
(1881), p. 430 ; Wescher et Foucail, Inscriptions recueillies à
Delphes, 1863, p. 67).
2. Sans doute emprunté au vieux français. A. Thomas, Hoinania,
XXXV) (1907), p. 91-9(3.
GLOSSAIRE 251
davio-, thème de nom propre ; irl. dôim « je brûle »,
bret. devi « brûler ».
o£û£ (inscr. 1, 19, 20, 28), prétérit; cf. lat. dedii. Voir
ci-dessus, p. 36.
deei ou devi [Bom, AT).
demti {Rom, A 10), verbe?
demtissie [Rom, A 3, B H), verbe?
demtitiont [Rom, A 4), verbe à la 3^ personne du plu-
riel ? Cf. demti, demtissie.
-derco-, terme de nom propre ; irl. derc « œil » ; cf. gr.
oép7.o\j.OLi.
dercom,arcos, dans une formule maf^ique (Marcellus,
VIII, 171). Voir Je rco-, marco-.
derti [Rom, B 4), verbe ?
dertiimo [Rom, B 10-11), verbe à la première personne
du pluriel ? Cf. derti.
*dervéta-; fr. dertre, dartre, bret. dervoed «dartres».
dervo-, thème de nom propre ; gall. derw, bret. derv
<( chêne », irl, derh « cuve de bois » ^.
devo-, terme de nom propre; irl. dia, gén. dé « dieu »,
bret. doué, gall. duiv.
devo- [Coligny, I, 3, 13), terme de mot composé. Voir
le suivant.
devorivo [Coligny, I, 3, 13), indication de jour. Voir
devo-.
dexivo-, dexvo-, thème de nom propre ; cf. irl. dess
[= *dexo-) « qui est à droite », bret. de/iou [= *dexovo-).
di-, terme de nom propre ; particule adverbiale ; irl.
bret. gall. di « de ».
dia-, premier terme de nom propre.
dib [Coligny, I, 12, At. 1 i), indication de jour : d ivo
dib cant; irl. -dibe « coupure »?
dibona [Rom, A 5-6). Voir divona.
1. Marstrander, Zeitschrift fur celtische Philologie, VII (1910),
p. 405-406.
252 GLOSSAIRE
clino-, terme de uom propre ; irl. din « protection ».
-diu ou -div (Coligny), terme de composé? Voir sindiu.
diverfomu, divirtomu, divortomu [Coliffny), à la fin de
la seconde quinzaine de chaque mois ; cf. lat. verterel
divic-, thème et terme de nom gaulois.
divo-, terme de nom propre; irl. -diu, gall. dyw « jour».
divo, dans hetoto (fi»o (^c^a Sa/7 c/., 22 Aug. IV, p. 497 G).
divo-, terme de nom propre. Voir devo-.
divona, <( fons addite divis » (Ausone, Lrb. nohil., 162).
Voir divo-, onno-.
*dluto-\ irl. dlûth « épais », fr. dru.
d m [Coligny), abréviation qui suit la date du jour. Voir
m d.
-donno-, terme de nom gaulois ; cf. irl. donn, gall. dwn
(' brun » ; ou irl. donn « noble, roi » ; cf. le taureau Donn
d'Irlande, (jui fut cause de l'expédition du Tàin bô
Cualnge K
doro. « osteo » [Glossaire de Vienne) ; bret. dor « porte » ~.
-doro, second terme de nom de lieu ; var. de -durum ou
le précédent.
drappet-, thème de nom gaulois ; cf. drappo-, thème de
nom propre ; fr. drapi
drasidae, variante du nom des druides chez Ammien
Marcellin (XV, 9, 4).
drausus, drusus, « patiens aut rigidus aut contumax »
(Ms. Par. lat. 7642; C. Gl. Lat., V, p. 614, 23); nom
gaulois (Suétone, Tibère, 3).
*drillo- ; v. fr. drille « lambeau d'étoffe », gall. dry II
«morceau », bret. draill.
dru-, terme de composé ; particule intensive ; irl. (/ru- •^.
Voir cpu-vc'ixctîv.
1. H. d'Arbois de Jubaiiiville, Bévue celtique, XII (189i), p. 162 ;
Couru de littérature celtique, VI, 1899, p. 28-29.
2. Philipon, Bévue celtique, XXX (1909), p. 73-77. Vendrycs,
Bévue celtique, XXXIII (1912), p. 163.
3. Thurneysen, Zeilsclirifl fur reryleichende Sprachforsrhung,
XXXIl (1893), p. 563--;64.
GLOSSAIRE 253
druco-, thème de nom propre ; bret. drouc « mauvais ».
druidae (Cicéron, De div., 1, il, 40), opuioai (Pseudo-
Aristote chez Diog-ène Laerce, I, préf. 1), opout§ai(Diodore,
V, 31, 2), druides (César, VI, 14, 1) ; irl. drui, pi. druid,
« druide, sorcier » ; expliqué chez Pline (XVI, 249) par
dru-, gv. SpOç « chêne » •.
[Spuv£[ji.£-ovJ (Strabon, XII, o, I) « lieu consacré», chez
les Galates. Voir dru-, vîij.TjTcv, -viy.c-rov.
drunc/os, ace. pi. « globos » (Végèce, III, 16) ; irl. drong
<( troupe », V. bret. drogn.
[opcUv-;:;] (Epiphane, Adv. haer., II, 1, 14) «nez», en
Galatie. ^'oir trugno-.
druta-, druto-j thème de nom propre; irl. drûth « fou »,
cf. V. gall. drut « hardi », gall. drud « fou », fr. druge.
dryaridae, variante du nom des druides chez Ammien
Marcellin (XV, 9, 8).
d s [Coligny), abréviations qui sont placées après la date,
<( demi-jour » - ? Voir n s.
du-, terme de nom propre ; préfixe péjoratif : irl. du-.
duhi-, thème de nom propre ; cf. irl. dub (= *duho-),
gall. bret. du «noir».
duhio-, thème de nom propre; irl. duihe, gall. duedd
« noirceur » .
-dubno-, terme de nom gaulois ; var. de dumno-. ^'oir
ci-dessus, p. 62.
dubra-, -dubro-, thème et terme de nom propre ; irl.
dobor, gall. dwfr, bret. dour «eau ».
ducario-, thème de nom gaulois (Tite Live, XXII, 6, 3;
Silius Italiens, V, 645). Voir du-, cario-,
1. H. d'Aibois de Jubainville, Mémoires de la Société de linguis-
tique de Paris, V (1884i, p. 123-126. Thurneysen, Zeilschrift fur ver-
gleichende Sprachforschung, XXXII (1893), p. 564, note. Cf. Revue
celtique, XIII (1892), p. 414. Le gallois dryw » roitelet » peut repré-
senter un nominatif 'druis. J. Loth, Revue celtique, XX (1899), p. 342-
343.
2. Thurnevsen, Zeilschrift fur cellische Philologie, II 1899),
p. 528. ' 17
254 GLOSSAIRE
csjxwvé (l)ioscoride, IV, 172), diicone (Pseudo-Apulée,
92) « hièble », var. ehucone K Voir odocos.
dugiiontiio (inscr. 33), verbe à la 3^ p. pi. relative^?
Voir ci-dessus, p. 122.
-oo'jXa, second terme de mot composé ; cf. irl. duille
«feuille », bret. del «feuilles », g"all. dail. Voir Tîîjj.TrioouXa.
duryianni, duniaiii, duman, dumn, duni [Coligny), nom
de mois; indication de jour : dumanni ivos (I, 1, 1),
dumann inis (I, 1, 7), dumanni ainh (1, 1, At. 7).
dumia-, thème de nom propre ; irl. dunia « rempart » ^.
dumnaco-, thème de nom gaulois ; dérivé de dumno-.
-dumno-, terme de nom g-aulois ; var. de duhno-\ irl.
doniun «monde », domain « profond», g"all. dirfn «pro-
fond », Éret. doun.
dunnavouseia ou duntnavouseia [Rom, A 11).
-diino-, terme de nom propre. Voir le suivant.
dunam, « montem » [Glossaire de Vienne), csûvîv 'to-iv
è^éXovTa (Clitophon chez le Pseudo-Plutarque, Des fleuves^
VI, 4); irl. dùn « enceinte fortifiée », g"all. din'*; fr. dune.
-dunum, second terme de nom de lieu. Voir dunnni.
duratio-, thème de nom gaulois.
durnaco-, thème de nom gaulois ; irl. dornach « boxeur » ■'.
Voir durno-.
durno-, terme de nom propre; irl. dorn, gall. dirrn
« poing », bret. dourn « main », v. fr. dor, mesure de
longueur constituée par le poing fermé, prov. dorn.
1. A. Thomas, Xouveaux essais de philologie fraiirnise, p. 309.
Cuny, Mémoires de la Société de linguislique de Paris, XVI (1911),
p. 327.
2. Thurneysea, Zeitschrifl fiir celtisc/ie Philologie, \l (1008),
p, îioS.
3. Vendryès, Revue celtique, XXXIII (1912), p. 403-466.
4. Vendryès, Revue celtique, XXXIII (1912), p. 465. H. dWrbois
de .lul>ainvillf. Les premiers hal)ilanls de l'Europe, II, p. 2.")7-263.
">. II. dArljois de .Ial)ainvill(\ Revue celtique, Il (1873-I87:ji, p. 107-
110.
GLOSSAIRE 255
duro-, -diirum, terme de nom de lieu ; irl. dur « dur »,
bret. dir «acier», g"all. di?' « force )>^
diisii, « démons incubes » (saint Auf^ustin, De civ. Dei,
XV, 23); irl. duis <( noble», corn. Dus, Diz « diable» '.
dvorico (inscr. 41) ; cf. lat. porticuni'! Voir doro.
E
ebulcalium « ungula caballina » (6', Gl. Lat,, III, 582,
35) ; formé de ehul-, gall. ebaivl, v. bret. ebol, bret. ebeul
(( poulain », et de -calium, voir callio- 3.
ehuro-, terme de nom propre; irl. ihar «if», bret. evor
«bourdaine », gall. efrcr « berce ».
edrini, edrin, edrl [Coligny], nom de mois ; indication
de jour : m d edrini (III, 10, 9), d amb edrini (1, 10, 11,
9) n edrini (V, 10, At. 1). Voir aedrini.
£oouo-, thème de nom de peuple, var. de atoiuo-.
*-edum, terme de mot composé ; irl. ed « étendue» ; cf.
gr. tAoo'j « surface, du sol». Voir candetuni.
ediitio [Coligny, 1" mois compl. 8).
ehza {Rom, B 2).
siwpou (inscr. 7), forme verbale ? Voir ieuru.
elembiv, elembi, elemb, elem (Coligny), nom de mois ;
indication du jour : d elembi (I, 9, 7-9) d elem amb (I, 9,
At. 7), d amb elem (I, 9, At. 9) ^.
elvo-, terme de nom propre ; gall. elw « gain ».
emarcus, var. de marciis.
£;j.7:svr,, « héroïne ? » (Plutarque, Erot., 25; Eponina, var,
Epponina, Tacite, Hist., IV, 67).
1. II. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe,
II. p. 206-270.
2. J. Loth, Bévue celtique, XXXVI (191:3), p. 63-64.
3. J. Loth, Bévue celtique,XXXYll ^1919), p. 24-2"i.
4. Tliuineysen [Zeiischrift fur celtische Philologie, II (1899),
p. a36! compare le mot grec ïXaço; « cerf» et le nom de mois
attique 'EÀa(i)rjjjo/-(oJv.
2o6 GLOSSAIRE
enigeno-, thème de nom propre ; cf. irl. ingen « fille »,
ogham. inigena.
epad, « cavalier » (iiiscr. 48) : nom propre sur des
légendes monétaires, cf. irl. eachaidh, Eochaid, lat. eques,
equitis. Dérivé de epo-.
epasnacto-, var. epasncfo-, thème de nom gaulois.
epaticco-, thème de nom propre; cf. irl. Eocliaid, v.
bret. Ehetic. Voir epo-.
-epo-, terme de nom propre; irl. ech, bret, -e/) « cheval».
epocalium, « ungula caballina » [C. (il. Lat., III, 589,
63). Voir epo-, callio-\ cf. callio-marcus K
eporedias, ace. pi., « bonos equorum domitores » (Pline,
123) ; gall. <?/)/'?/'?/(/(/ «rapide». Y oîr epo-, redo-.
eporedo-, terme de nom gaulois. Voir epo-, redo-.
eqiii, equos, equ [Coligny], nom de mois ; indication de
jour : equi prinni la (III, 8, 8), d amh cqiii (II, 8, At. 3) "^
Voir -epo-.
er-, terme de nom propre ; irl. gall. er-, préfixe inten-
sif; cf. lat. per.
eri-, terme de nom propre ; particule intensive, cf. gr.
irepi-.
es-, variante de ex-,
esca-, var. isca-, thème de nom de rivière ; irl. esc, v.
bret. uisc « eau ».
esox, « saumon » (Pline, IX, 44) ; m. bret. ehoc, gall.
eog, bret. irl. eo ■^ « saumon ».
essedum, char de guerre des Belges (^Servius, ad Georg.,
III, 204). Voir es-, sedo-.
esu-, terme de nom propre ; cf. gr. sj- « bien », ou nom
de dieu gaulois.
elic (inscr. 33), « et »? cf. lat. atque.
1. J. Loth, Revue celtique, XXXVIl (1919), p. 24-25,
2. Thurneysen [l. c.) compare le nom de mois héotien-thessalien
'IrTioopdjjiioç, à Erétrie 'ItctzioSv, à Rhegium "iT.moc, ; mais le nom du
cheval en gaulois est epo- et il faudrait admettre une variante equo-,
3. J. Loth, Revue celtique, XV (189i), p. 99.
GLOSSAIRE
257
ctiheionl [lion}, A 2), préposition (ou particule) et verbe
à la troisième personne du pluriel ?
etnoso-, thème de nom de dieu ; cf. v.g-all. e/ii «oiseau»,
m. bret. ezn, irl. en.
cubages, euhages, sorte de prêtres ; mauvaise lecture de
ojâxîu, ou grec îjaYsîç « très purs »?
eugiihini (Pseudo-Apulée, 28), nom de plante. Voir
oja-3'j,3é[j..
eurises (inscr. 50), nom. pi. « fal^ri », « orfèvres » ? ^ ou
forme verbale? Voir ci-dessus, p. 123. Cf. ieuru.
ex-, terme de nom propre ; irl. ess-, gall. bret. es « ex- ».
exacum, « centaurée » (Pline, XXV, 68) ; m. bret. eaiig
« roui »
2 9
exingiduni [Coligny, I, 1, 3), indication de jour : d exin-
gidum iuos.
exo [Coligny, 111, 4, 1 ; V, 7, 1) indication de jour :
riuri exo ivo.
exohno-, thème de nom propre ; m. gall. ehovi/n, irl.
esomuin « sans crainte ». Voir obno-.
ezo [Rom, B 8).
gabalus, « gibet » (Varron, Sat. Men., p. 165, 24) ; irl.
gabul, g"all. gafl, bret. gavl «fourche».
*gahella- ; fr. javelle. Voir gahalus.
gahi (inscription 59); impératif? irl. gaih « prends » 3.
Voir ci-dessus, p. 210,
1. Stokes, Beilrage zur Kunde der indogermanischcn Sprachen, XI
(1886), p. 138. Rhys, The Cellic inscriptions of France and Ilaly, 1906,
p. 47. Vei'coutre, Revue archéologique, IX (1907), p. 31-37. Voir ci-
dessus, p. 168, n. 1.
2. E. Ernault, Mémoires de la Société de linguistique de Paris, VII
(1892), p. 197.
3. J. Lotli, Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-
lettre.^, 1916, p. 182.
258 GLOSSAIRE
gabro-, thème de nom propre ; irl. gahor, v. gall. ffabr,
bret. ffavr «chèvre ». Cf. Gahro-sentum «chemin des
chèvres », en Grande-Bretagne.
gaesali, -(onaiTai, nom de peuple ou de bande ; dérivé de
gaesa.
gaesum, employé surtout au pluriel, gaesa «javelots»
(César, III, 4, 4), mot g-aulois d'après Servius (^Ad Aen.,
VIII, ()G0) ; irl. gài, gâe «javelot », gall. gicaew.
•^aitjx, var. de gaesa.
vaKjâ-a',, « mercenaires », d'après Polybe (II, 22) peut-
être égaré par une étymologie populaire; cf. TaiÇôxopiq,
corr. FaiCaTopiç, Fz'Çâ-opi^, nom de Galate.
*gala-\ irl. gai «bravoure », dér. fr. gaillard, prov.
galharl.
YaXaio-, galata-, thème de nom gaulois. Cf. le nom de
peuple FaXa-ai. Voir gala-,
galba, « praepinguis » (Suétone, Galba, 3), nom gau-
lois ; cf. got. kalbô «veau».
*gallo-; v. fr. gai, galet; irl. g ail a pierre, rocher » ^
gallo-, thème de nom de peuple ; irl. gall «. étranger »,
gall. gai « ennemi».
gamba (Végèce, Mulomed., II, 28, 38) «jambe». Voir
cambo-.
-garaniis, second terme de composé ; bret. gall. garan
«grue». Voir trigaraniis.
gargeno-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, V, 137),
irl. garg « féroce ».
*garmen- ; irl. gairin, bret. gall. garni « cri », v, fr.
giierm-enter.
*garri-; irl. gairri « mollets », bret. garr «jambe»,
gall. garr «jarret », îy. jarret, prov. garra.
garta-, thème de nom propre; irl. gart «tète», gall.
/jr^r/A « promontoire » .
I. Tluirneysen, Kelloromanisches, p. 100.
GLOSSAIRE 259
*galnli-\ bret. gadal « débauché », h\ jaal^ *(fadali-, prov.
gazai, mot d'origine germanique?
ç/e/-, terme de nom de peuple ; gail. gei « écume n ?
\'tkoi(jo'ny (Dioscoride, II, 122) « cotonnière ».
f/eniclo-, thème de nom propre; irl. geniel « lien ».
(fenava-, thème de nom de lieu ; gall. genaii « bouche ».
geneta (inscr. de fusaïole) ; gall. gcneth^ de *genclta
« fille »*.
-genno-, terme de nom propre ; var. de geno-^l
-geno-, terme de nom gaulois; gall. -f/e/i, v. bret. -gen;
cf. gall. geni, irl. gein « maître ».
geusiae (Marcellus, XI, 47), partie du gosier; v. fr.
ffeiise, gall. geivai- «glouton».
geva, var. de ceva.
giamoni, giamon, gianio, giajii, gia [Coligny), nom de
mois ; indication de jour : giani pri lag (I, 6, 7) md
simioison gia (lll, 7, 1); v. gall. gaem, gall. gaeaf\ bret,
goanv « hiver » •^.
giamo-, terme de nom propre. Voir giamoni.
gigarus, « serpentaire » (Marcellus », X, o8) ; it. gicaro
« pied de veau ».
gilarus (Marcellus, XI, 5) « serpolet». Voir laurio.
glanna-, thème de nom propre ; bret. gall. gl^nn « rive ».
glano-, thème de nom propre ; irl. gall. bret. glan « pur».
glastum, « pastel » (Pline, XXII, 2) ; irl. glas « vert,
gris », bret. glas «vert, bleu », gall. glas « bleu, gris,
vert », ital. de Brescia glasû ^.
*glen-\ ÎY.glaiier^ irl. glenaim,ga\\.glynii «s'attacher » ?
[glesum], «ambre», chez les Aestii, dont la langue se
1. J.Lotb, Comptes rendus de F Académie des inscripdons et belles-
lettres, 1916, p. 171.
2. Meyer-Liibke, Zeitschrift fur romanische Philologie, XV (1891),
p. 242; cf. Schuchardt, ihid., XXI (1897), p. 199.
3. J. Loth, Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-
lettres, XXVI (1898), p. 175-176.
4. Schuchai'dt, Archiv fur slavische Philologie, XIII (1890), p. 159.
260 GLOSSAIRE
rapprochait de celle des Bretons ; irl. (/lés « éclat x, i^all.
fflwys « pur » .
fflisso-, terme de composé ; cf. fr. glaise, ^'oir c/lisso-
marga.
(jUssomarya (Pline, XVII, 46), « marne blanche ».
gnata, fém. de gnatus.
giiatha (inscr. 59) ; pour gnata ' ?
-gna/o-, terme de nom gaulois; irl. gnalh u habitué»,
gall. gnau'cl « habituel». Voir aussi gnatus -.
gnaius, « fils » [C. Gl. lat., V, p, 635, 3). Cf. nale.
go [Coligny, V, 4, 2) indication de jour : (/ go riv.
gohannition-, terme de nom gaulois : cf. irl. goba, gén.
gobann (( forgeron », gall. gofaint «forgerons ».
gobedbi finscr. 33), dat. plur. ? ; cf. gall. gob, gof\ bret.
gof (' forgeron » 3.
*goho- ; irl. gob « bec », fr. gober, gobet ^.
-goneto-, var. -gonneto-, terme de nom propre ; cf.
irl. gonim «je tue»?
gorgo-, terme de nom propre ; irl. gorg « cruel ».
*gorto- ; irl. -gort « enclos », cf. gall. v. bret. garth
« haie », v. fr. gource, lim. gorso (de *gorlia) ^.
gortonicus, ms. gorthonicus, gurdonicus (Sulpice Sévère,
Dial., I, 27, 2) « rustique » ? Voir gorto- ^.
1. J. Loth, Comptes rendus de V Académie des inscriptions et belles-
lettres, 1916, p. 182.
2. Maury [Mémoires de la Société des Anlic/uaires de France, XIX
(1849), p. 23, compare Cintugnata à Cinlugena, Cumulognata à Camu-
logena .
3. Poisson. Bulletin de la Société de géographie de Rochefort, XXX
(1908), p. 259; Revue celtique, XXXUl (1912), p. 101-103. Thurneysen,
Zeitschrift fiir celtische Philologie, VI (1908i, p. 5o8. Gobedhi sérail
un verbe d'après Stokes, Beitràge zur Kunde der indogermanischcn
Sprachen,Xl (1886), p. 11)7.
4. Thurneysen, Keltoromanisches, p. 60.
"». A. Thomas, Nouveaux essais de philologie française, p. 53.
6. Bahut, Revue historique, CIV (1910;, p. 287-298. Bradley, The
English historical review, XIX (1904), p. 281-282. Thurneysen.
Zeitschrift fur celtische Philologie, II (1899), p. 83.
GLOSSAIRE 261
çj avisa [Rom, A 8) ; cf. f/avim, sur un peson de fuseau ?
(/ranno-, thème de nom propre : v. gall. grann « cil,
sourcil », bret. grann, cf. irl. grcnn « barbe ».
*grauco- ; v. fr. grnie, prov. grauca. Voir grava.
*grava-, grava-; gall. bret. gro « sable », fr. grève.
*gravena- ; prov. gravena « gravier». Voir grava.
*grenna- ; irl. grcnn « barbe », prov. grcn « moustache »,
V. fr. grenan . Y oiv g ranno-.
gulbia^ « bec » (Végèce, Miilomed., 1, 26,2; Isidore,
Orig. XIX, 19, 15); cf. irl. gulba « bec», gall. gylfin
« bec », bret. golvan « passereau » ; fr. gaiige.
gunna [Anthol. lat., 209, 4) «pelisse»; v. fr. gonne
d'oîi gall. gwn « robe », par l'intermédiaire de l'anglais.
giirdaniciis, var. gorlhonicus (Sulpice Sévère, Dial., I,
27, 2) ; dér. de gurdus ?
[giirdus], (( stolidus », mot d'origine espagnole, (d'après
Quintilien, 1, o, 57) ; fr. gaurd, gall. givrdd «fort ».
gutii-, terme de composé; irl. gutJi « voix»; cf. irl.
guide «prière ». Voir gutuater.
gutuater, sorte de prêtre [Guerre de Gaule, Mil, 38 ;
inscr.). Voir gutu-, -ater ^.
haeduo-, var. de aedua-.
halus, « consoude » (Pline, XXVI, 42), mot gaulois
(Marcellus, XXXI, 29).
hegzo [Rom, B 2-3).
hoclamsanus (Marcellus, XX, 115), nom de plante ; cf.
gall. hocijs, irl. ucas « mauve » ?
hrodanus. Voir rodanus, rhodano-.
[uç], « chêne k kermès )),en Galatie (Pausanias,X.36, 1)^.
1. J. Loth, Revue celtique, XXVIII ^1907), p. 119-121.
2. Perrot, Mémoires d'archéologie, 1875, p. 2o6-263. Revue celtique^
I (1870-18721, p. 179-192.
2 62 GLOSSAIRE
I voyelle.
iccio-, thème et terme de nom gaulois.
t'/io-, thème de nom propre; gall. ilio «fermenter ».
inibeto-, thème de nom propre; irl. imbed « multitude»,
V. gall. immet K
in (inscr. 33, 47), prép. « dans».
in : inquimon, in quimon [Coligny, l""mois compl., fin) ;
inoffro, in ogro (2'' mois compl. At. 2).
indutio-, terme de nom gaulois; InJutiomarus, irl.
Indetmar.
innis, m/i, inis, ini, in [Coligny)^ indication de jour :
dumann inis [l^ 1, 7) n inis r (II, III, 2, At. 8, 12).
isarno-, thème de nom propre ; irl. iarn « fer », v. bref.
hoiarn, gall. haiarn.
isarnodori^ ms, Ysarnodori, gén. [Acta Sanct., I Jan. I,
p. 50) (( ferrei ostii ». Voir isarno-, -doro.
*ivo-\ irl. eo «if)-, gall. yiv\ bret. ivin, sans doute
emprunté au français if'^.
ivos, ivo [Coligny), indication de jour : d amb ivos (II,
3, At. 13, 15) prini lag ivos (I, 9, 2) ; irl. eo «bon» ^.
I consonne.
-ialo-, terme de nom de lieu; gall. ial « espace décou-
vert»^.
1. Thunieysen, Revue celtique, XI (IbiOO), p. "206,
2. Thunieysen, Keltoromanisches, p. 65. On rattache de même le
fr. ive, prov. nia « bugle » à un nom de plante gaulois 'iva.
.3. Stokes, Archiv fur celtische Lexikoçjraphie, I (1900), p. 297.
Rhys {Notes on the Coligny Calendar, p. y0-;j2) suppose que la
forme ancienne de ce mot est evos et le compare au skr. véd. ûvas
« plaisir ». Thurneysen [Zeitschrift fur rornanische Pliiloloyie, II
(1899), p. 530) croit que ivos désigne des jours d'assemblées.
4. Thurneysen, Zeitschrift fur rornanische Philologie, XV (1891),
p. 268. A. Longnon, Revue celtique, XIII (1892), p. 361-367.
GLOSSAIRE 263
-i'anton-, terme de nom propre. Voir adianton- et cf.
lantu-^ terme de nom propre de l'Europe centrale ; irl. et
« zèle, émulation ».
iaro-, thème de nom propre ; gall. bret. iar «. poule »,
irl. eirin.
ieuru (inscr. 33, 37, 38, 39, iO, il, 42, 45, 51), datif
singulier ou forme verbale, pour *epi-vero'^ composé de
"vero, irl. feraim « je donne » '. Voir ci-dessus, p. 37.
•spxcç, c< chèvre sauvage » (Oppien, Cyn., II, 290); gall.
iivrch, bret. iourch <( chevreuil ».
iorehe (inscr. 48) verbe ou datif pluriel. Voir ci-dessus,
p. 38, Cf. ieuru, suiorehe.
-iouro-, terme de nom propre. Cf. ieuru.
iovincillo-, iovincilla-, thème de nom propre; cf. fr. jou-
vencel, Jouvencelle. Voir le suivant.
iovinco-, thème de nom propre; cf. gall. ieuanc, bret.
iaouanc, irl. ôac «jeune ».
iug [Coligny, II. 3, 13), iu.g. (IV, 3, 13); indication
de jour : miugriu., iu .g .riuri.
-iugo-^ terme de nom propre ; gall. j'az/, bret. ieo «joug».
•outtixî'aXî'jç (Dioscoride, I, 103), «genévrier ».
iura, iuri-, thème de nom de montagne ; léman. jour
<( forêt de sapins », m. gall. ior « chef », peut-être ancien-
nement « sommet » '^.
i3up,3apc;j;j. (Dioscoride, IV, 16), <( hellébore noir ».
1. H. d'Arbois de Jubainville, Eléments de la grammaire celliqne,
1903, p. 122. La première étude sur ce mot est celle de Auber, Bul-
letin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1855, p. .321-335 ; cf.
Beckev, Rheinisches Muséum, Xlll 1 1858), p. 290-296 ; XIV (1859),
p. 154-158; iûrad du Livre d'Armagh, 189 b. 1, que Ton avait com-
paré à ieuru, siropou (R. Thurneyseii, Revue celtique, VI, 1883, p. 96)
est une mauvaise lecture de diùrad (Slokes and Stracbaa, Thésaurus
palaeo-hihernicus, I, 1901, p. 498, I. 36).
2. F. de Saussure et J. Loth, Revue celtique, XXVIII (1907),
p. 339-341.
264 GLOSSAIRE
labaro-, thème de nom g-aulois (Silius Italie , IV, 232):
gall. lia far « sonore », « éloquent », bret. lavar a parole »,
irl. labar «éloquent ».
laena (Gicéron, Brut., XIV, 56), sorte de manteau g-au-
lois (Isidore, Orig. XIX, 23, 1) ; mot toscan ou grec
d'après Festus (p, 117, 10). Voir Xaîva.
/âyivov, var, XaYOvov (Dioscoride, IV, 145), laginen (Pline,
XXIV, 139) « hellébore blanc » ; irl. laigen « lance », gall.
llain « lame ».
laglt (Coligny, II, 2, 5), lage (III, 2, 5), lag (III, 4, 6)
la (I, 8, 8), indication de jour : prinni lagit\ cf. irl. lai-
giii « moindre », gall. llaV^. Voir loiidin.
*laidi- ; irl. laid « chanson », prov. lais, fr. -lais, lai '.
Aocbfa, vêtement de dessus fabriqué en Gaule (Strabon,
IV, 4, 3). Voir laena.
*landa-, irl. land « enclos », gall. llan «parvis », bret.
lann «monastère, endroit plan », fr. lande.
-lanio -, terme de nom propre. Voir lano-.
-lan{n)o-, terme de nom propre; «plaine»? lat. pla-
nus ; ou lann « endroit consacré » • ?
A:zpi;, larix, « chêne », dans la Gaule subalpine (Diosco-
ride, I, 92) et cisalpine (Vitruve, II, 9, 14); irl. dair, gén.
darach « chêne » '*.
laro-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, IV, 234) ;
irl. làr, gall. llawr « sol », bret. leur «aire».
lat [Colignij, 2^ mois compl., en tête); irl. laithe
« jour ».
1. G. Taris, Bomania, XIV (1885), p. 606.
2. Fick, Beilriige zur Kunde cler indogermanischen Sprachen, XII,
p. 161. J. LoUi, lievue celtique, XXX (1909), p. 123.
3. Si ce mot n'était pas attesté comme d'origine celtique, il serait
raisonnable, à cause du changement de (/ en / (cf. gr. oâ/.vj, lat.
lacrima) de le regarder comme latin.
GLOSSAIRE
265
-late, terme de nom de lieu ; gall. llaid « boue », fr.
dé-layer.
-lati-, terme de nom propre ; irl. laiih >< héros ».
-lato-, terme de nom gaulois. Voir lati-.
la u rio (PVme Valérien, I, 33), « serpolet». Y oiv ç/ilar us.
lauro-, thème de nom propre ; irl. lour «suffisant » K
laiitro, « balneo » [Glossaire de Vienne) ; -laiifro-, terme
de nom de lieu; irl. loathar « bassin », lôthur « canal »,
m. bret. loiiazr « auj^e».
laveno-, -launo-, thème et terme de nom propre; gall.
llawe?i, bret. laouen «joyeux ».
ledo, pi. ledones, « reflux» (Bède, De temp. rat., 29);
« majores aestus » (C Gl. Lat., V, p. 571, 37) ; « inflatio
maris » [Gloss. cod. Bruxelles 10859, 16 v. 2).
lecfasit (inscr. 47), verbe, 3*^ p. sg. prêt. ; cf. lat. legavit.
Voir ci-dessus, p. 37, 122.
"lecjo- ; g-all. Ile « lieu » ; le français lieu aurait été
influencé par le celtique -. Mais le breton lech représente
^legso-,
[X£Yoû(T[j,aTa], var. Xstoyjjj.aTa, sorte de cuirasse chez les
Galates (Hésychios).
lemo-, var. limo-, terme de nom de lieu et de peuple ;
irl. lem, gall. Ihryf « orme ».
lemo-, terme de nom propre; gall. llef «voix», m. bret.
lefjf (( gémissement » .
leto-, thème de nom propre; irl. liath « gris », gall.
llwyd, bret. loued « moisi ».
leuca (saint Jérôme, //2 loel, III, 18) ; fr. lieue, bret. leo.
leucetio-, thème de nom propre ; irl. loche, gén. lôchet
« éclair», gall. lluched « éclairs », m. bret. luhet ^.
1. H. d'Arbois de Jabainville, Revue celtique, XVI (1895), p. 128-
134.
2. Suchier, Allfranzôsische Grainmatik, p. 57.
3. Peut-être faut-il aussi à celte racine rattacher lucoti- que l'on
peut comparer au got. liuhath « lumière », qui est un ancien "leu-
kolo-.
200 GLOSSAIRE
leiiffB, leuva, var. de leuca.
lexovio-, thème de nom de peuple gaulois ; g'all. llechwedd
(( pente », llech a abri ».
licno-, thème de nom propre; irl. leco « mâchoire » K
'liga- ; irl. lige « lit », fr. lie -.
lir/aiino-, thème de nom g^aulois (Silius Italiens, IV, 206).
Cf. Ligauni, nom de peuple g-aulois.
*ligita-\ lomb. lita\ cf. bret. lec'hid « limon », g^alL
llait/i «. humidité» 'K
lila [Rom, A 4).
limeum, « ellébore » (Pline, XXVII, 101). Voir lirno-,
limo-, terme de nom propre. Voir lemo-.
lindo-, terme de nom propre ; irl. lind « eau », « étang »,,
gall. lli/n, bret. lenn.
lingon-, thème de nom de peuple; cf. irl. lingim «je
saute », bret. lanim^ g"&ll- H^rn « sautw.
linna, sorte de manteau (Isidore, Orig., XIX, 23, 3);
irl. lenn « couverture », g'all. lien, bret. lenn.
lisco-, thème denom gaulois ; irl. lesc « paresseux, lent ».
lisso-, thème de nom de lieu ; irl. less, v. bret. lis, gall.
llys « cour, palais ».
litana, « (silva) vasta » (Tite Live, XXIII, 24, 7); v.
gall. litan, ifl. lethan, bret. ledan « large ».
-litano-, terme de nom propre. Voir litana.
-VUavi-, terme de nom gaulois; cf. v. gall. Litau, irL
Letha, nom de la Gaule chez les Celtes insulaires ; le skr.
prthivi, un des noms de la terre, semble identique au nom
de dieu gaulois Litavis ^.
litavicco-, litavico-, thème de nom gaulois, dérivé de
1. Strachan, Transactions of Ihe philolotjical Society, 1891-1894
p. 229.
2. Thurneysen, Keltoronianisches, p. 60 ; Zeitschrifl /'tir ronia--
nisc/ie Philologie, XXIII, p. 196. Mais lirlandais li;je « lit», "être
couché », semble plutôt apparenté au gallois lie i< lieu >i.
3. Meyer-Liibke, lionia/iisches elijmologisches Wôrterbuch, p. 363.
4. Thurneysen, Intlo'jernianische Forsclninrjen,lY {i89i), p. 84-85.
GLOSSAIRE 267
Lilavia, nom de la Gaule chez les Celtes insulaires; v.gall.
leie/vic « armoricain ».
litu-, terme de nom proj)re; irl. lith « fête », bret. lid.
liuo-, terme de nom propre; irl. // « g-loii"e », lii « cou-
leur », V. gall. liu « ^râce », gall. llkv, bret. liou « cou-
leur ».
[lokan], ace. sg. (inscr. de Todi); gall. bret. (/o-lo
« couverture », irl. fo-lach.
loyitoe (inscr. 48 .
lonffo-, terme de nom propre; irl. lonff « long », si ce
mot n'est pas emprunté au latin.
Iota (schol. de Ju vénal, V, 81), « lotte » (poisson).
loucetio-, thème de nom propre. Voir leucetio-.
louco-, thème de nom propre; irl. lûach- « brillant »,
gall. llug « lumière ».
loudin {Coligny, II, 1, 7), loud (111, 1, 7), lod (III, 2,
1); indication de jour : prinn lod, priiii loudin; irl. luad-
« remuer vite »'^ ; ou gall. lludd « obstacle » '^, m. bret.
luz « embarras ».
lovo-^ terme de nom propre ; gall. -leu, bret. -lou
<( lumière »; ou irl. la « eau ».
lucio-, thème de nom propre; gall. -livff [am-lwff, cyf
hvff) « remarquable ».
luco-, terme de nom propre ; irl. loch « lac ».
liicoti-, terme de nom propre ; irl. luch, gén. lochad
« souris », gall. pi. llygod, bret. logod.
I luctej'io-, thème de nom gaulois ; irl. luchf « part, par-
tie », gall. llivyih « fardeau, tribu ».
Xsospvio-, thème de nom propre ; v. bret. louuerii
« renard», irl. loarn, cf. v. fr. hiberne'^, gr. à-XwxY)^.
1. J. Loth, Revue celtique, XXXII (1911), p. 208.
2. Thurneysen, ZeUschrifl fin- celtische Philologie, II (1899),
p. 529.
3. Schuchardt, ZeUschrifl far ronianische Philologie, XXYl [i902),
p. 422. A. Thomas {Mélanges d'étijinologie française, p. 102) explique
luberne par le latin 'luperna. Rliys, Lectures on Welsh philology ,
2'" éd., p. 389.
'268 GLOSSAIRE
XouYsç, « corbeau » (Clitophon, chez le Pseudo-Plutarque,
Des fleuves, VI, 4) K
luff-, liiffii-, terme de nom propre ; irl. Lug, héros du
cycle mythologique ; irl. luff « lynx y>y.
lugduno, var. luffdonum, luddunum, lugdunum, « desi-
derato monte )^ [Glossaire de Vienne), « lucidus mons» (Hei-
rici Vita S. Gerniani, IV, 2, 2)^.
lutevo-, thème de nom propre ; dér. de "luta, irl. loth
« marais ».
luxterio-, A-ar. de lucterio-. Voir ci-dessus, p. 98.
M
m [Coligny), abréviation placée à la suite du nom de mois
ou de la date du jour ; pour ma, mat ?
m [Coligny], abréviation placée avant le nom de mois ;
pour midi
ma {Coligny, I®'' moiscompL, 3, 8, 9), abréviation dema^
[/.oéâapi; (Strabon, IV, 4, 3), «javelot ». Voir maiara.
magalo-, thème de nom gaulois ; v. bret. mael, irl.
ogham. maglus, irl. mal <( prince ».
mageto-, terme de nom propre; cf. gall. maith «ample».
magilo-, variante de magalo- (Polybe, 111, 44, 5 ; Tite
Live, XXI, 29, 6).
1. A. Ilolder, Revue celtique, XXVI (1905), p. 129, croit que c'est
une mauvaise leçon de ululugus. H. d'Arijois de Juljainville [Revue
celtique, VIII (1887), p. 169-172) met aussi en doute Fétymologie de
Clitophon.
2. H. d'Arbois de Jubainville, iîeDue celtique, X (1889), p. 238-243;
Cours de littérature celtique, VII, 1895, p. 303-317. Les Lugoves (plu-
riel de Lugus) seraient des rnatres, d'après J. Loth (Revue archéolo-
f/ique, XXIV (1914), p. 209).
3. M. S. Reinach pense que la source commune de ces deux éty-
mologies est un glossaire grec qui expliquait le nom de Lyon par
çojTEtvôv opo; « lucidus mous » qu'un copiste changea en tzo^î'.^o'j
opo; « dosideratus mons» [Revue des études anciennes, XVIII (1916),
p. 277-279).
GLOSSAIRE 269
-maffio-, terme de nom propre; v. irl. ma(f- «grand».
Voir le précédent.
maglo-, terme de nom propre ; irl. mal, v. hret. mael
« prince ».
-[^.acvoç, -magus, second terme de nom de lieu ; irl. niaff,
bret. -ma « champ », g'all. ma « endroit ».
maffu-, terme de nom propre; irl. miif/ c serviteur »,
gall. maiv.
mamma-, thème de nom j)ropre ; gall. mam, bret.
ma m m a mère ».
manda-, terme de nom gaulois. Voir mannus.
[j-aviâx-r^ç, «collier» (Poljbe, II, 29, 8; 31, 5); irl.
muince, v. gall. minci.
mannus, « petit cheval de trait» (Lucrèce, III, 1063), des
Gaulois (Gonsentius, G. L.,\, p. 36i, 9). Voir mandu-.
mano-, terme de nom propre ; v. bret. -man « homme »,
Cat-man « homme de combat », Mor-jnan, Al or-van
« homme de mer » .
.-mantalo-, terme de nom propre; g-all. mantawl
« balance » '.
*manti-\ fr. maint, irl. mcit^ o^H- /"a/n^ « grandeur »,
bret. ment « taille » '-.
mapillo-, thème de nom propre ; dérivé de mapo-, irl.
mac, gall. bret. map, mah « fils ».
mapono-, thème de nom propre ; gall. mapon, mahon
« jeune homme » ■^.
1. Peut-être <( péage », dans Petvo-mantaluiii [Itinéraire cVAnlo-
nin). Mais la Table de Peutinger présente la variante Petriini .viaco,
qui, d'après M. C. Jullian, signifierait peut-être a carrefour i> [Revue
des études anciennes, XIX (1917), p. 33-34.
2. Thurneysen, Keltoromanisches, p. 105-106.
3. Rbys, Lectures on the origin and growlh of religion, p. 21.
H. d'Arbois de Jubainville [Revue celtique, XIV (1893), p. i,"j2) a
signalé ce nom de personne employé comme nom de lieu aux envi-
rons de Lyon. Maponus est, en Grande-Bretagne, un dieu assimilé
à Apollon.
18
270 . GLOSSAIRE
Ijwtpxav, acc, « cheval « (Pausanias, X, 19, ll),irl. marc,
gall. mardi, bret. marc h.
marcasius, var. de mcrcasius.
-[j,ap/.i3Îa, terme de composé «ensemble de cavaliers»,
dérivé de [Ascpv.a. Voir Tpty.apy.iffu.
marco-, premier terme de nom de lieu. \ oir -j.apr.av.
marcosior (inscr. de fusaïole), verbe? « que je monte à
cheval »'. Voir niarco-,
marcus, espèce de vigne médiocre (Golumelle, III, 2,
55).
marga, « marne >» (Pline, XVII, 42) ; bret. marg.
margila ; v. fr. marie, fr. marne, bret. merci ; dérivé de
marc/ a.
-maro-, terme de nom gaulois ; irl. màr « grand », gall.
mawr, v. bret. m,or, bret. meur.
-rnario-, thème de nom gaulois ; irl. mart « bœuf » -.
-marusam, acc, terme de composé ; irl. marh, gall.
manv, bret. marv « mort », ou irl. maraim « je demeure »,
gall. rnerydd « lent « -^ Voir morimariisam. Cf. Latumar-
vos en Cisalpine.
mascauda, var. àehascauda.
massa-, thème de nom propre ; irl. mass « beau ».
mastruga, lingua gallica vestis ex pellibus ferarum facta
(Cod. Bern. 386, f° 18 a) ; mot germanique d'après un
autre manuscrit (Cod. Paris, lat. 7643, f** 71 r** 2) '*.
mat, ma [Coligny], à la suite du nom de mois ; indica-
tion de jour (IV, 3, 1 i) ; abréviation de matu « complet » ''?
1. J, Loth, Comptes rendus de V Académie des inscriptions et belles-
lettres, 1916, p. 175. Ci-dessus, p. 123.
2. On a proposé pour ce mot l'étymologie latine mortuns, parce
que, comme l'anglais beef, il ne s'applique qu'à l'animal abattu pour
la boucherie.
3. Streitberg, Indogermanische Forschungen, X\V ('1(X)3), p. 493.
.T. Loth, Bévue celtique, XX (1H99), p. 347.
\. Grammalici la.lini, éd. Keil, suppl., p. cxv, 1. 3; 174, 1. 18.
5. Thurneysen [Zeilschrift fiir veltische Philologie, Il (1899),
p. 525), lui attribue ce sens, plus voisin du latin niatnrus que du brit-
\oni(|ue mat « bon ->.
(;lossaire 271
Voir mati-, niato-. Cette abréviation est jointe aux noms
de mois suivants : Samon, Riiiros, Of/ron, Cutios, Siniivi-
sonn, Edrinios.
niatara (César, I, 2G, 3), inateris (Sisenna chez Nonius,
p. 556) sorte de javelot; gall. medru « A'iser», v. fr.
tnatras .
niati-^ terme de nom propre; irl. inailh << hon ». Voir
mato-.
\j.x-'.y.T) (inscr. 16).
mato-, terme de nom gaulois; gall. bret. ntal, inad
« bon ». Voir mati-.
matrae, matres, matroiiac, sorte de fées ; irl. màlhir
« mère », g'all. modr-, m. bret. mozr-,
[jLaTpc^ic (inscr. 19), dat. pL, cf. lat. matribus. Voir ci-
dessus.
matrico-, terme de nom gaulois ; cf. gén. pi. maithrech^
de matliir « mère ».
matu, mat, ma, m (Coligny), après le nom du mois ou
après la date du jour, ^'oir m,at, ma. Cf. anmat.
-matii-, terme de nom gaulois ; irl. math « ours », gall.
madau'c/ «renard». Mat hu est en irlandais la survivance
d'un nom de divinité; cf. germ. Mathii- ^.
m d [Coligny], abréviations placées après la date. Voir
mata, mat et d.
medio-, terme de nom gaulois ; irl. mide <( milieu ».
mediolanum, « lanigero de sue nomen » (Sidoine Apolli-
naire, Epist., VII, 17, 2, 20) «sus medio lanea » (Isidore,
Origines. XV, 1, 57) '-'.
medu-, terme de nom propre; irl. mid «hydromel »,
gall. medd, bret. mez.
1. Marstrander, Revue celtique, XXXVI (1916), p. 3.>3-356. II. d'Ar-
bois de Jubainville, Les druides et les dieux celtiques à forme d'ani-
maux, 1906, p. 160-162.
2. Sur ce nom de lieu, voir A. Longnon, Revue celtique, VIII
(1887), p. ST.-j-STS. L'explication du second terme -lanum par lana
H laine " semble être une étymologie populaire. Voir ci-dessus, p. 264.
272 GLOSSAIRE
mêle (^(Jolif/nij, III, I, 3), indication de jour : mêle ivo\
pour m elembiu ivos ?
-melisso-, thème de nom propre ; irl. milis u doux »,
g'all. melys.
melo-, tlième de nom propre ; irl. ///// « bête sauvage »,
g-all. mil, bret. mil.
mello-, terme de nom propre; irl. mell « colline », bret.
/nell (' soûle ».
"melvi- ; bret. milvid, fr, mauvis ?
mendo-, terme de nom propre; irl. meiid « clair»,
« bègue »? Voir minno-.
*ména (pour *meina); fr. mine; gall. mivijn « métal »,
irl. méin.
mercasius, « mare <> [Acta Sancf., 30 Aug'. \l, p. 582
d) ; V. fr. marchais « marais ».
[j.£p'.(7£iiJ.ipiov, ms. iJ.cp'.oiTCi;j-6p'.sv (Dioscoride, III, 108),
(( mélisse » ; irl. semar « trèfle » ?
*mesga-\ irl. medg « petit lait », gall. maidd, fr.
mègue '.
mid [Coligny), précède le nom du l'"" mois complémen-
taire et du mois Samon ; le plus souvent abrégé en M ; sans
doute à rapprocher de l'irlandais mid « milieu », plutôt que
de l'irlandais mi, g'all. mis, bret. miz (( mois». Voir midx.
mid-samon [Coligny), « milieu de l'été » ; nom de mois ;
irl. mithemain « juin », gall. mehcfi/n, bret. mezeven
u juin » ''. Voir m.id, samon.
midx, variante de mid, d'après MM. Dissard et Léchai
[Coligny, l^"" mois compl., titre).
'mina-; fr. mine, bret. min « museau », gall. min
<( lèvre » ; l'irlandais mén « bouche » remonte à *mogno-.
Voir aussi mena.
1. Thurneysen, Zeilschrifl fur vcryleichende Sprachforschunç/,
XXVIII (1885), p. 152; XXXIV (189.5), p. 502. helioromanisches,
p. 108.
i. J. Lolh, Revue celtique, XXV (1904), \^. 130, 383.
GLOSSAIRE 273
minio-, thème de nom propre; irl. min «doux», g-all.
miryn, bret. moan (pour *meino-), fr. dér. niirjnon.
minno-, terme et thème de nom propre ; irl. mena « che-
vreau », g"all. myn, bret. nienn.
ninian Coligny, 2« mois compl., titre , mauvaise lec-
ture pour amman.
mo [Colir/iif/, 1, 1, 8'i. après la date : m cl .mo.
mocco-, thème de nom propre; gall. moch, bret. moch
« pourceau )^, irl. mue.
-mogeti-, terme de nom propre; v. irl. mocf « grand )>.
Cf. mageto-.
mogu-. Voir magii-.
molto-, thème de nom propre ; irl. molt « bélier », gall.
molli « mouton », bret. maout.
molli, mon (inscr. S9), 2*^ p. sg. impératif? cf. gall.
myned, bret. monet <( aller » '.
moniccia-, thème de nom propre ; irl. muincet^ collier »,
v. gall. minci. Voir t;.av'.iy.-/;ç.
more « mare » (^Glossaire de Vienne). Voir le suivant.
mari-, terme de nom gaulois; irl. muir « mer», gall.
bret. mor.
morici, « marini » (Glossaire de Vienne).
[morimarusam], « mortuum mare », mot de la langue
des Cimbres ( Philémon chez Pline, IV, 94).
A/ior/no-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, XV, 723).
Cf. Morini, nom de peuple gaulois. Voir mori-.
moritex « navigateur », ou nom propre ; cf. gall. mor-
divyo, m. bret. mordeiff « naviguer » >.
mosa-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, XV, 727).
Cf. Mosa, nom de rivière et son diminutif A/oseZ/a.
mu {Coligny, 1"'" mois compl., 9).
*mucia-\ v. fr. mucier, irl. mûchad « cacher »,
1. J. Loth, Comptes rendus de r Académie des inscriptions et belles-
lettres, 1916, p. 182.
2. H. ÛsthofT, Zeiischrifl fur celtische Philologie, VI, p. 430-
432. M. Jullian compare le nom de dieu Apollon Moritasgus.
274 GLOSSAIKE
*multon- ; fr. mouton. Voir mollo-.
mure, var. de more.
N
n [Coliffny], abréviation placée après la date, comme D,
M D : n ini r (V, 2, At. 12) ; irl. nocht « nuit «, gall.
nos ?
na {Rotn, A 3, B 11).
nagarba. « sorte de terre dure » (Pseudo- Augustin, De
mirah. S. Script., 24) ; irl. cfarb « rude ».
namantio-, thème de nom propre; irl. nama, gén. namat
« ennemi » .
nameio-, nammeio-, thème de nom gaulois.
nanto, « valle » [Glossaire de Vienne), gall. nant « val-
lon », fr. savoyard nant.
I nanto-, -nantu-, thème et terme de nom propre. Voir
nanto ; cf. aussi irl. Net, nom d'un dieu guerrier.
*nasca- ; fr. manceau nàche « attache pour les vaches »,
irl. nasc «bague », bret. nasc « lien ».
nate « fîli » [Glossaire de Vienne). Voir gnatifs. On a
corrigé en snato « fîlo », irl. snàtli <( fil », gall. ysnoden,
bret. neud i.
naupreda, « lamproie » (Polemius Silvius, La fera.) ; irl,
nôi, gall. naiv, bret. nao « neuf -> ; cf. le nom populaire de
la lamproie « sept-yeux », « bête à sept trous » -.
nausum, sorte de navire (Ausone, Epist., XXII, 1) ; irl.
nau « navire ».
ne [Colif/ny. P"'" mois compl. 7).
nemeio-, terme de nom propre ; irl. nemed « sanctuaire ».
1. II. d'Arbois de Jubaiiiville, Revue celtique, VIII (188T;, p. d83.
Le mot nate (var. nati) se trouve aussi dans une phrase en g-aulois
^ conservée dans la Vie de saint Symphorien d'Aulun ; ci-dessus,
p. 71.
2. V. Rose, Anrcdola graeca et graecolalina, Berlin, 1870, II, p. 53-
?)"). E. Rolland, Faune populaire de la France, 1881, III, p. 97.
GLOSSAIKE 275
v£[j//;tov (inscr. 7) ; cf. opu-vÉp-STov (Slralxni, XII, 5, 1),
Voir iiemelo-.
neino-, thème de nom propre ; irl. nem (( ciel », §"311.
nef, bret. ncv, env.
neptaco-, thème de nom propre ; dér. de "nepto-, irl.
necht, V. bret. nith « neveu » ; cf. lat. nepos.
nertaco-, thème de nom propre ; v. gall. nerthauc « fort,
robuste ». Voir le suivant.
-nerfo-, terme de nom propre ; irl. nert, gall. nerth
« force », bret. nerz.
nertomarus, nom propre ; irl. nertmar, g^all. nerthfawr
« fort ». Voir nerto-, maro-.
nevio-, terme de nom de lieu ; gall. neivydd « nouveau »,
bret. nevez. Voir novio-.
nimidas, ace. pi., « sacra silvarum » [Ind. superst. et
pagan.) ; irl. nenied u sanctuaire ». Voir nemeto-, QÇ)wi]i.z-
TOV .
nitio-, terme de nom propre ; irl, nith « combat ».
no {CoUgny, 2" mois compl. 9).
noi [Boni , B 5).
novio-, terme de nom de lieu ; irl. nûe v nouveau » '.
Voir nevio-.
n s [Coligny), abréviation mise après la date {'\"' mois
compl. At. 7 ; I, 2, At. 13 etc.), « demi-nuit » '? Voir d s.
O
-ohno-, terme de nom propre ; var. de omno-.
ociomii {Coligny, IV, 4, 4), ocioni (III, 4, 4), indication
de jour : m (7 ocioniu riuri.
1. II. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de V Europe,
II, p. 256-257.
2. Thurneysen, Zeitschrift fur celtische Philologie, II (1899),
p. 528.
276
GLOSSAIRE
octo-, thème et terme de nom propre ; irl. ochfe
(( angoisse », g-all. oeth « violent ».
octo-, terme de nom propre ; irl. ocht, gall. wyth, bret.
eiz « huit ».
odocos (Marcellus, VII, 13), «hièble», var. odicos, pdecus
{C. Gl. Lat., III, 571, i6; 61 o, 27); v. prov. olegue '. Voir
couy.wvÉ.
s'yi^-ioç, nom de l'Héraclès gaulois (Lucien, //eracZès, M) ;
irl. Ogma n. pr. ; ogham, nom d'une ancienne écriture
irlandaise ^. Mais h(\x\zq pourrait être un mot grec dérivé
de h(\}.oq et signifiant « conducteur » •^.
ogroiii, or/ronu, ogron, ogro. ogr [Coligny), nom de mois;
indication de jour : m d ogroni (IV, 4, 7), d ogron amh (I,
4, At. 9), m d quti ogron (IV, 4, At. 8) ; gall. oer « froid »,
irl. uar '^. Voir m.
oino-, thème de nom propre; irl. ôin «un», gall. un,
bret. unan.
oito-, thème de nom propre ; irl. oefh « serment », v.
gall. ut-.
olca, « champ fertile » (Grégoire de Tours, In glor.
conf., 79) ; fr. ouche.
olio-, thème de nom propre ; irl. ulle « tout ».
ollo-, terme de nom gaulois ; irl. oll « grand », gall.
bret. oll (( tout ».
oniasuni, « triperie» (Naevius chez Nonius, p. 151, 1),
mot gaulois (C. Gl. Lai., II, p. 138, 29).
-omno-, terme de nom propre ; irl. onian, gall. ofn
c< crainte », bret. aoun.
1. 'ï\\oïr\n?,, Nouveaux essais de philolo;jie française, p. 305-309.
Cuny, Mémoires de la Société de linguistique de Paris, XVI (191 1\
p. 327.
2. Rhys, Lectures on tlie origin and growlh of religion, p. 16-20,
3. Cf. Mercurium. . . viarum atque ilinerum ducem. César, VI,
17.
4. J. Loth, Comptes rendus de V Académie des inscri.ptions et
belles-lettres, XXVI (1898). p. 17;i-176.
GLOSSAIRE 277
onno, (( tlumen n [Glossaire de Mentie).
onlezatim [Rom, B 8).
orhio-, thème de nom propre ; irl. orbe « héritage ».
orco-, thème de nom [)ropre ; irl. orc « porc », cf. lat.
j)orcus, V. h. a. fara/i.
orge, « occide » (C. Gl. Lat., V, 376, 29) ; irl. onjini
« je tue ».
orgeto-, thème de nom gaulois ; v. bret. orgiat, gl.
caesar.
*orlu-, irl. orddu « pouce », a sans doute influencé fr.
orteil '.
ovalidia, « camomille » (Pseudo- Apulée, 23).
ovio-, terme de nom propre ; cf. irl. ôi « brebis ».
o.r [Coligny, 1*^'' mois compl. fin).
[padi], « sapins » (Métrodore de Scepsis, chez Pline, III,
122), en Cisalpine,
pado-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, IV, 232).
Cf. Padus, nom de fleuve.
paraveredus (code de Justinien, XII, "51, 2), « cheval de
trait » ; fr. palefroi. Voir veredus.
*pario-; gall. pair « chaudron », prov. pairol.
parisio-, thème de nom de peuple ; cf. gall. par- « faire ».
passer/liées, « pierres à aiguiser » Pline, XXXVI, 165).
Tîstj.Tre-, terme de composé ; bret. pernp, v. gall. pimp,
irl. câic «cinq ». Voir Tcejj.TcsoouXa.
Tî£;j.7:éoo'jXa, var. -ko'-j.tzoû.oo-Sï^t., -o\j.-Kilo\ikx (Dioscoride, IV,
42) « quintefeuille » ; bret. pempdelien. Voir i:z\}.~i-, -oouXa.
peniio-, terme de nom propre; gall. bret. penn «tête»,
irl. cenn.
TTs-îpâxiouiJ, (Dioscoride, I, 2), « iris des marais », semble
1. Ascoli, Archivio glotloloyico italiaiio, X (1887), p. 270-271.
278 GLOSSAIRE
d'oi*igine latine ou grecque. Le Pseudo- Apulée écrit piper
apiuni.
perça (Ausone, Moselle, 115), « perche » (poisson) ; gr.
petiux [Coligny, II, 3, At. 10), peti (III, 3, At. 8),.
indication de jour : m d petiux riuri, d peti riuri ana;/.
petor-, terme de nom commun, gall. pedicar « quatre »,
osq. petora, ombr. petur. Voir petru-.
pelorrilmn (Varron chez Aulu-Gelle, XV, 30, 7), char
gaulois à quatre roues (Paul Diacre, p. 207). \o\t petor- ^
-ritum.
TTÉTp'.vi:, manière de lancer le javelot dans une conversion
(Arrien, Tact., XXXVII, 4) ; ga\\. pedrain « croupe » ^.
petru-, terme de composé ; gall. pedrij- « quatre » -. Voir
petrudecameto, petor-.
petrudecameto, abl., (C. /. /.., XIII, 2494), bret. pevar-
zekvet « quatorzième » •"^.
*pettitto- ; fr. petit ; apparenté à l'irlandais cuit « part »,
gall. petli « chose », bret. pez « morceau », fr. pièce, de
*pettia- ^.
petiïario-, terme de nom propre ; v. gall. pedwerid,
hrei. pévaré « quatrième ».
pActavi, pictones, nom de peuple gaulois, cf. les Picti de
Grande-Bretagne; gsA\. pyth «rusé», bret. piz «avare»,
irl. cicht « graveur ».
pilentum, sorte de voiture gauloise (^Porphyrion, ad
Horat. Epist., II, 1, 192j.
piperapium, var. de piperatiuni.
piperatium (Pseudo-Apulée, 6), ((iris des marais ». Voir
1. Watson, The Celtic review, IV (1907-1908), p. 384.
2. J. Loth, Hevne (les éludes anciennes, XVIII (1916), p. 280-280.
.3. .1. holh, Comptes rendus de rAcadémie des inscriptions et helles-
lettres, 1909, p. 2.3-2r>.
4. Thurneysen, lîelloromanisches, p. 71.
GLO-SSAULE 279
plafiodanni (C /. /.., Xlli, 6776), n, pi., « ciirateurs des
places (?) ». Voir clan.
\ plan moral i], « charrue à deux roues » eu Rhétie (Pline,
XVIII, 17:2), corrig-é en ploum Baeti. Cf. lat. plaustriini.
/>o;f-, dans pog-dedor-ton [CoUgnij). Voir le suivant.
pogdcdorlon, pogdedortoniii [Coligny, 1'"'' mois compl.,
fin).'
pogea ou pofca [Bom, B 6).
p.ogen Dei Moltini, sorte de prêtre (C /. L., XIII, 2585).
Cf. dans la même inscription : fïamiiiis Aug . , guluatri Mart.
po/nniio (Rom, B 3).
TTOiJ.TTaBojXa (Dioscoride, IV, 42), var. de r.ziJ.rAzo'j'hy..
pompedulon (Pseudo-Apulée, 2), (( quintefeuille ». Voir
r.z')i\}., « armoise » (Dioscoride, III, 117).
ponto, pi. pontones, espèce de bateau g-aulois (César^
III, 29, 3); fr. ponton.
potea ou pogea [Ho m, B 6).
polira ou pourahe [Bom, A 9).
pr [Coligny, I, 4, 6), nhrévia.tioi\ de pr in ni.
prenne, «arborem^ grandem» (Ghssaire de Vienne) ; galL
pren, bret. prenn « bois », i''l. crann n arbre ».
priavimo (Bom^ B 6-7), verbe? 1^'" p. pi.
prinni (Coligni/, III, 2, 5), prini[l\, ], At. 2 ; II, 1, 7),
prinno (V, 6, 4), prino (V, 1, At. 2), prin (V, 4, 6), />rf
(1, 6, 7), pr (I, 4, 6) « bois »? indication de jour : prinni
loudin, lancement des morceaux de bois à laide desquels
on consultait le sort ? ^ ; m d prino samon, prinni lagit
eqiii prinni la. Cf. le nom d'homme Comprinnus et le nom
de lieu Compriniacas -. Voir />re/ifte.
1. J. Loth, Revue celtique, XXXIÏ (1911), p. 208; cl". XVI (1895),
p. .313 ; en moyen breton pren-denn « malheur » s'expliquerait par
«action de tirer le bois », « tirer au sort »; en comique lenlel pren
'.( lancer le bois », « tirer au sort » ; en irlandais crann-chur «lancer
le bois », « tirer au sort »
2. A. Thomas, Revue celtique, XIV (1893), p. 304.
280 GLOSSAIRE
prioudixivos [Coligny, II, 2. 1), indication de jour:
samon prioudixivos.
para (Rom, A 7) ; lat./îura? cf. pia (A 6) et poura (A 9).
Q
quimon [Colic/ny, I*^'' mois compl., fin), mot simple, ou
second terme de in-quinion.
qutio, quti, qui [Coligny], ver. de cuiio, nom de mois ;
indication de jour : ogro quti (IV, 3, At. 8), a/nlj qutio (V,
5, At. 3).
r [Coligny), indication de jour : inis r, in r.
raco-, terme de composé ; gall. rhag « devant », bret.
rac.
raeda, var. de reda .
raia «raie » (C. Gl. LaL, II, p. 168, 46).
paioixavov (Dioclétien, éd. XIX, 53).
ratnedon (inscr. 49) ; irl. ràmut « route », bret. ranvet
« sentier » ?
-randa, ternie de nom de lieu ; irl. bret. rann, s^H- ^'hàn
« partie ».
-racle, var. de -rate.
-rate., terme de nom de lieu. Voir ra/i-, rato-.
ratiii, ace. sg., (inscr. 51) ; irl. râifh « rempart de terre »,
d'où V. gall. rath.
ratis, « fougère » (Marcellus, XXV, 37) ; irl. raith
« fougère », bret. raden « fougeraie )>, v. gall. redin.
rato-, terme de nom de lieu ; irl. rath, v. gall. rat
« grâce »?
*ratto-\ fr. rat, bret. raz.
rehurrus, « chauve» (C Gl. Lai., Il, p. 169, 22); fr.
rebours, prov. rebous.
GLOSSAIRE 28t
reclo-, terme de nom propre ; irl, redit <( loi », m. bret.
j^eiz u juste », m. g"all. reith (( loi ».
rectu-, var. reytii-, terme de nom propre ; irl. rccht
« loi ». Voir recto-.
reda (César, I, 51), voiture à quatre roues (Quintilien,
I, o, 57), d'origine g-auloise (C Gl. Lai., V, 525, 32) ;
irl. -riad dans dé-riad (( char à deux roues ».
-redia, terme de nom de lieu ; dérivé de reda. Voir epo-
redia.
-redo- (ê), terme de nom propre ; irl. riad c course »,
gall. rhwydd «à l'aise ».
redon-, thème de nom de peuple ; bret. Roazon « Rennes » ..
^'oir reda.
recf-, ref/i-, thème de nom propre, ^'oir ri^-.
regio-, -rego-, thème de nom propre. Voir rigio-, rigo-.
-reix, terme de nom propre ; var. de rex.
remo-, thème de nom de peuple gaulois ; irl. riam
« avant », g"all. rhwyf « roi », v. corn, riiif.
renne., mauvaise lecture de prenne.
reno- (e-ei), thème et terme de nom propre ; irl, rian
(( mer » ; cf. v. fr. rin « source »'.
reno (Salluste, Hist. III, fr. 104), <( vestis de pellibus »
(Varron, De ling. lai.., V, 35); irl. rôin., gî^H- r'hawn
« longs poils rudes » pour *râni-, *râno-.
reto-., terme de nom propre; irl. rethini «je cours »,
bret. réd, gall. rhed « course ».
-rex, variante de -rix. Voir ci-dessus, p. 59, 97.
rhedo, var. raedo, thedo, nom de poisson (Ausohe,
Moselle, 89).
rhodano-, thème de nom gaulois (Silius Italicus, XV,
722), Voir [hjrodanus.
"rica-; irl. rech, gall. rhych (de *ricso-) « sillon», fr.
raie, v. fr. raie.
1. D'après O. Schultz-Gora (Zeitschrift fur ronianische Philologie,
XXXVIII, (1914), p. 367), rin viendrait tout simplement du latiu
rivuin.
282 GLOSSAIRE
rictu-, thème de nom propre; irl. l'ichl « fomie j), gall.
rhith « apparence».
-rif/ium, second ternae de nom de lieu ; irl. riffe
<( royaume ».
ricfo-, terme de nom propre; irl. ri « roi », v. bret. Bi-.
*rino-] V. fr. rin «source» ; cf. rêno- pour *reino-.
7'ilu-, -riiuni. terme de nom de lieu ; v. gall. rit
« gué )) ; irl. -rit h dans un nom de lieu' ; cf. lat. portas
« port », V. h. a. furt « gué ».
-ritum, second terme de composé ; cf. reto-, roto-. Voir
petor-ritum.
rioo (^Coliffny, I, 3, 13), second tenme de devorivo'^
•composé de r et ivo ?
riuros, riuro, riuri, riur, riu ou rivros [Coligny], nom
■de mois; indication de jour : m d briçf riu (III, 3, 4), d
riuri (I, 2, II) ; irl. réud k gelée », gai 1. rhew"^. ou dérivé
•de rivo ?
-ri.r, terme de nom gaidois ; irl. ri « roi », v. bret. Ri-,
rixri [Colifjnij, I, 1, 5); faute pour rivri!
rixtio coh [Coligny^ l*"'" mois compl. fin).
ro, var. /i/'o, rho, « nimiura » (Glossaire de \^ienne). Voir
rot h.
ro-, terme de nom propre ; irl. ro-, gall. ry-, particule
intensive.
Vocca- ; bret. roc h, îr. roche.
[]L)roda}ius, « judex violentus » [Glossaire de Vieillie).
Voir ro, dan.
rodariim, « reine des prés » (Pline, XXIV, 172).
roth, « violentum » [Glossaire de Vienne). Voir ro.
roto-, terme de nom propre ; irl. rot h « roue », gall.
rhod, bret. rod; mais aussi v. gall. rot-, gall. r/iod- «gué »,
•cf. -ritum\
1. Kiino Meycr, lievuo rrl(i,j,ic, XVI (1895), p. 89-90.
2. Thurneysen, Zeitsrhrift fur cellinche PtiHologie, H (1899),
p. r>n.
:}. J. Lolh, Heviie cellu/ne, XV (1894), p. 97-98.
GLOSSAIRE 283
"rotla-. Voir crolta.
T'otlas, nom de poisson (Polemius Silvius, Lalo.rc). Cf.
Hottio.
roudio-, thème de nom propre. Voir rondo-.
roudo-, thème et terme de nom propre ; irl. niiid, g"all.
rhiidd (c rouge ».
riicco-, terme de nom propre ; cl. irl. riicce « honte »,
éc. ruicean «pustule».
rufius, sorte de lynx (Pline, VIII, 70); irl. ro/;, rop
«quadrupède», lat. lupus; cf. ru fus, nom de poisson
[Buodlieb, XIII, 89), expliqué par le samnite hirpus
« loup » .
[rumpus] (Varron, De re rust., I, 8, 4), vigne qui se
relie à des arbres; v. g"all. runip « tarière )> ? cf. rumpoti-
nus « ari)re soutien de vigne », en Cisalpine.
runa-, thème de nom propre ; irl. rûn « mystère », gall.
rhi?i.
*rusca-, *rusco-'; irl. ruse « écorce », gall. rhisg, fr.
ruche.
s [Coliffni/), abréviation mise après la date : n s, d s
t< demi » ? ' .
sacro-, terme de nom gaulois ; gall. hagr « vilain », m.
hret. hacr '-.
'jxycq (Polybe, II, 30, 1), sagum (Lucilius, 11, fr. 303),
^a^us (Ennius, chez Nonius, p. 223, 36), d'origine celtique
(Isidore, Or/r/., XIX, 24, 13), sorte de tunique ; gallo-rom.
saga, fr. saie, d'où bret. sae', irl. sài « tunique ».
saga-, terme de nom de peuple ; irl. saigim n je vais
trouver ».
-1. ïhurneysen suppose un mot analogue au latin senu- ou au brit-
tonique gall. hanner, corn. Ijret. hanter » moitié », pour *sanlero-.
2. Pedersen, Vergleichende Gram/naiik der keltischen Sprachen,
I, 1908, p. 125.
284 GL0SSA1BE
salar ( Ausone, Moselle, 88), « truite ».
salico-, thème do nom propre ; irl. saiL gén. sailecli
« saule», gall, helyg « saules », bret. halec.
saliunca, « nard » (Virgile, Bue, V, 17), acc'hizùyy.x (Dios-
coride, I, 7, 8), chez les peuples des Alpes ; var. 'j.'/j.z'j-[yi7.,
àX'.cuâay.a '. Cf. le nom des Salyes celto-lig-ures.
samanca ou «amaizca (Polemius Silvius, Z-a^e/*c.), nom de
poisson. Voir samo-.
samo-, terme de nom propre ; irl. sam « tranquille ».
samo-, terme de nom propre ; irl. sam a été », v. gall.
ham, gall. haf, m. bret. ha/f, m. bret. hanv.
samolum, (( séneçon » (Pline, XXIV, 104), utilisé conmie
remède par les druides de Gaule.
samoni, samon, sam [Coligny), nom de mois; indication
de jour : samon prini loud (III, 12, 7), m d samoni (II, 2,
At. 1) ; irl. cét-samun «commencement de l'été», samain
« fin de Tété, 1*^'' novembre ». Voir samo-,
Qv.~i-n. (Dioscoride, II, 209) « mouron ».
sapo, « teinture pour rougir les cheveux » (Pline,
XX VIII, 191 j; fr. savon.
Goi.çxx^ot.ç,:,') « rheda » [C. Gl. Lai., III, p. 321, 65). \o\y
sarraca.
sario (Ausone, Moselle, 130).
sarment-, thème de nom gaulois (Silius Italiens, IV' , 200).
axpouBa',, var. de opou(ca'. (Diodore, \ , 31, 2), d'où l'on
a fait Saronides.
sarracum, var. sarrocum, sorte de voiture (Sisenna chez
Nonius, p. 195, 26), sarraca gallico (Glose à saint Jérôme,
Ad Isaiam, XVIII, 66, 20).
[sasiam], ace. corr. de asiam, u seigle », chez les Tau-
rini (Pline, XMII, 141) ; gall. haidd, bret. heiz «orge» ~.
I. Guillaud el Cuny, Revue des éludes anciennes, XI t l'.>09). p. 246-
2.^-2, 364-365 ; XII (1910-, p. 183-185.
,2. Slokes, Revue cellifjue, H (1873-1875), p. 407. Voir ci-dessus,
p. Z't.
GLOSSAIRE
285
satia-, satio-, théine de nom propre ; irl. sailhe « essaim »,
cf. gall. /laid, m. brel. hei.
(j7.o(itY^lx (Dioscoride, IV, 171), «sureau»; gall. ysgau
(t aulnes », bret. scao « sureau ».
3"/.cJ[i;uAou[j. (Dioscoride, IV, 71), » morelle noire».
se [Rom, A i).
-scdlon, second terme de composé ; cf. lat. sella, pour
'sedla. Voir caneco-sedloii.
-sedo-, terme de nom propre ; gall. sedd « sièg-e ».
sedulio-, var. sediillo-, thème de nom gaulois ; cf.
gall. hedd (( paix ».
segno-, thème de nom de peuple gaulois ; irl. sén « lacet ».
sego-, terme de nom gaulois ; irl. seg « force ».
segomaros, nom propre; irl. seaghmhar «ingénieux»?
segusius [Loi salique, VI), È^ijab (Arrien, Cyn. 3, 4),
espèce de chiens d origine celtique ; v. fr. seus. Cf. le nom
de peuple Segusiavi et le nom de ville Segusio.
selago (Pline, XXIV, 103), « lycopode selago », remède
employé par les druides.
-selva-, terme de nom propre ; irl. selb, gall. heliv « pos-
session 1 ».
selvano-, thème de nom propre ; irl. selbàii « trou-
peau - ».
semi-, terme de composé. Voir semi-caiio, semi-vis.
semicano [Coligny, I. 9, lo), indication de jour : m d
semicano.
semissos (monnaies des Lexovii), nom. de monnaie'^ pu bli-
cos semissos Lixovios ; emprunté au latin sem,is « moitié
d'as » ?
semivis [Coligny, I, 9, 13 ; 14), semiv (IV, 9, 3; At. 1,
2, 3), sem (V, 9, 6), var. de simiviSj indication de jour.
1. H.d'Arbois de Jubainville, Bévue celtique, IX (1888), p. 267-268.
2. Gagnât, Bulletin archéologique du comité des travaux histo-
riques, 1904, p. cv. Cf. H. d'Arbois de Jubainville, Bévue celtique,
XXVI (190o), p. 282-283.
19
286 GLOSSAIRE
sena (Mêla, III, G, 48), prêtresse de Sein. Le texte
porte Gain senas vocant ou Gallizenas (var. GaUicenas,
Galligenas) vocant.
sonani (inscr. 50) ; dér. de seno- ?
-seno-, terme de nom propre ; irl. sen, v. bret. hen-
« vieux», gall. hen.
senoca (C. Gl. Lat.. V, p. 586, 3), sorte de fièvre; dér.
de seno- ?
senon-, thème de nom de peuple. Voir seno-.
sen^js, objet précieux (^c^a SancL, 1 Febr., I, p. 139 c) ;
irl. set « trésor ».
senio-, terme de nom propre; irl. sét « chemin », bret.
lient, gall. hynt.
serracuni, var. de sarracuni.
serro-, terme de nom propre ; irl. serr « faucille », gall.
ser (( hache » ; cf. lat. sarpo « je taille ».
*sesca-, irl. seisc, gall. hesff « laîches », bret. hesc
(( glaïeul », V, fr. sesche.
seselium f/allicuni, nom de plante (Pline Valêrien, I,
58). Voir sil.
setu-. terme de nom propre ; cf. irl. sith- « long- », pré-
fixe intensif; bret. lied, gall. hyd «longueur)).
sextan-, terme de nom de lieu; cf. irl. secht «sept»,
m. gall. seith '.
sil. corr. de sic (Pline, XXVI, 42j « consoude ». Voir
halus.
o-ù.ooojos'jç, var. c.Xcocjvojç, ace. pi., mot gaulois d'après
Athénée (VI, 54), gardes du corps, chez les Sotiates. César
(III, 22, 2) écrit soldurios.
simiso {Coligny. I, 9, At. 6;, simis (2*^ mois compl. At.
5).
1. Si celle étymologie est exacle, il faul renoncer \\ expliquer
neplaco-, -caplo- par l'irlandais necht, cacht ; mais la lecture de
noplHco-, caplo- n'est pas sûre. Voir Holder, Altcellischer Sprach-
srhatz, 11, col. 006, 1. 29 ; col. 716, I. 10.
GLOSSAIRE 287
sirnissos, var. de semissos.
simivisonn, simiviso^ simivis. simivi, simiv, simi^ sim
[Coligny) nom de mois ; indication de jour : simlvison gia
(III, 7, Il sirnivi tiocbr (III, 7, 7) '. Voir semivis.
sin- [Coli[/ni/, 1, 1, At. 2), premier terme de sindiii'^.
-sin (inscr. 33j, -tiv (inscr. 7), second terme de sos/n, aiî'.v.
sindiu (Coligny, I, 1, At. 2), sindi (IV, 1. At. 2), sind
(I, 10, At. 10), indication de jour : frinoscun sindiu (I, 1,
At. 2), prini sani sindi (IV, 1, At. 2), sind ivos (I, 10, At.
\0) sindiu ivo (IV, 11, At. 10).
singilion, avr;'Jdcùv (éd. de Dioclétien, fragm. Megalopo-
lit.) sorte de linge ou drap g-aulois.
siro-. terme et thème de nom propre ; irl. sir « long' »,
bret. hir.
sirona-, dirona-, thème de nom de déesse ; cf. gall.
seren, bret. sterenn c étoile » ?
-slugo-, pour slougo-, slOgo- ?, second terme de nom de
peuple ; irl. slôg, sluag « armée », gall. llu.
smero-, terme de nom propre ; irl. sméraim « j'enduis »,
sinér « mûre », gall. mwyar, bret. mouar, si le est long;
ou irl. sniir « moelle », gall. nië?\ si Ve est bref.
smerio-, smertu-, terme de nom propre : gall. ar-merth
« provision ». bret. vann. ar-merh a épargne » ^. Cf.
Marti Smertrio.
so-, premier terme de so-sin, so-sio ; irl. -so, particule
démonstrative.
*soca- ; V. fr. seuwe « corde » ; le breton sug « corde»,
gall. syg « chaîne » semble emprunté au bas latin ^.
1. Thunieyseii (Zeitschrift fiir cellische Philologie, II (1899), p. 535)
propose de rapprocher s/mj'rt-, sez/nr/- du latin .semi-, et compare
sonn à sonno-cinf/os.
2. Tliurneysen [Zeitschrifl fiir cellische Philologie, II, p. 530)
compare le latin siin-ul.
3. J. Loth, Revue archéologique, XXIV (1914), p. 227-228.
4. J. Loth, Les mots latins dans les langues hrittoniques, p. 209.
232. A. Thomas, Essais de philologie française, p. 389.
288 (iLOssAiRt;
*socco- ; fr. soc, irl. soc, bret. soc' h « soc » '.
7î7.c7;y.a[j, (jjy.uy.a, dans une formule magique (Marcellus,
X, 69).
soli-, terme de nom propre. Voir suli ?
sonna [Coligny, l*"" mois compl. 2). Voir le suivant.-
sonno [Coligny], terme de composé : sonno-cingos ; cf.
^ot. sunno «soleil >» ?-, irl. for-sunnud « illumination » -^
sonnocingos [Coligny, 2° mois compl.. en tête), «marche
du soleil » ? Voir sonno, cingos.
sosin (inscr. 33), izav/ (inscr. 7), sosi finscr. 42), peut-
être pour 'sosion, *sosio (cf. v. lat. alis, alid pour alius,
aliud) ; démonstratif. Voir so-, sin.
sosio (inscr. 47 ; Rom, A 6, 7, 9 : B 4, 10) démonstratif?
Voir sosin. ^
-spanfium, second terme de nom de lieu; cf. gall. yspant
« flaque d'eau » ?
sparnaco-, thème de nom de lieu ; bret. spernec « lieu
planté d'épines », fr. Epernay.
sparno-, terme de nom de lieu; bret. spern « épines ».
sparus [C. Gl. Lat., II, p. 435, 22), nom de poisson;
gall. ysbar « lance » ; diminutif sparulus, bret. sparl
«barre », fr. sparaillon. Ces deux mots semblent d'origine
germanique, v. h. a. sper « lance ».
*srocna-, *srocno- ; v. fr. froigne, irl. srôn « nez », gall.
froen « narine », m. bret. froan '*.
1. Thui'neyseii, KeUoroinanisches, j). Ii2. Le j^allois swch est
emprunté au latin. Le gallo-romain 'socco- est sans doute identique
au gaulois succo-.
2. Thurneysen, Zeilschrifl fiir celtisclw Pliiluloijip, II (1899),
p. 53.').
3. .1. l, olh, Comptea rendus de l'Acadp/nie dea inscrij)tion$ et belles-
lettres, XXVI (1898i, p. 175-176. Cf. Stokes, Worlschnlz der lielUs-
chen Einheit, p. 306.
4. Scluichardt, Zeilsclirifl fur roinanisc/ie Philologie, IV (1880),
p. 120; Meyer-Liibke, ihid., XX (1890|, p. 530 ; Schuchardt, lAtrf.,
XXI (1897), "p. 199-205.
GLOSSAIRE 289
staffuum, « étain » fTline, XXXIV, lo9) ; irl. stân, g-all.
i/staen, bret. s(en '.
(7T0A0JT3YCV, var. de TiXijtsvov (Arrien, Tact., XLIII, 2),
manière de lancer le javelot en retraite; cf. 2^all. j/stle
«retraite», et *ie(jo-, irl. conù-t<fim «je construis»', lat.
tego « je couvre » ■ .
sturgidam, dans une formule mag-ique (Marcelius, XII,
24) ; lat. turgidam ?
su.. [Coligiii/, h'' mois compl, At. 9).
su-, terme de nom propre ; irl. su-, v. bret. hu- « bien »,
bret. hé-, gall. hy-. Cf. su-apte? , Virgile le Grammairien,
p. 116, 13) « à bon droit » ^
su-ademti, sua-demti (^Rom, A 10).
GO'jyi-.r,: (Dioscoride, II, 210), «lierre»; cf. irl. suih
«fraise», gall. syp « fraises )>, bret. sivi '1
suhron (inscr. 2 bis), sans doute latin.
sucaro-. thème de nom propre ; irl. sochar, gall. hygar,
bret. hegar « aimable ». Cf. ducario-.
succo-, thème de nom propre ; irl. socc « cochon », gall.
hivch, bret. houcli « verrat ».
sucello-, thème de nom de dieu. Voir su-, et cf. lat.
-cello «je frappe » ''.
*sûdia- ; fr. suie, v. irl. suide '■'.
suession-. thème de nom de peuple. Voir su-.
<jO'ji^^i-r,z, ao'ji^i'iz, var. de c7îUji'^~"(^-:-
suli-, thème de nom de divinité assimilée à Minerve ;
irl. suit « œil », cf. o-all. haul, bret. heol « soleil » ; Suie-
viae est un nom de déesses-mères.
1. Schuchardt, Bévue celtique, V (1881-1883), p. 492.
2. Watson, The Celtic review, IV (1907-1908), p. 384.
3. K. Meyer, Sitzungsherichle der kôniglich preussischen Akade-
inie der Wissenschaften, 1912, LI, p. 1144.
4. V. Henry, Journal asiatique, XI (1893), p. 329. Cf. H. d'Arbois
de Jubainville, Revue celtique, XVII (1896), p. 49.
b. Thurneysen, Zeitschrift fiir romanische Philologie, XXIV (1900),
p. 428-429.
290 GLOSSAIRK
oroup (op,j'., dans une formule magique f Marcellus, VIII,
192).
svadu-, terme et thème de nom propre ; irl. Sadh, lat.
suavis, gr. r,où:.
sveiotiet [Boni. A 8). verbe ?
-svelia-, terme de nom propre ; irl. -sel « tourner », gall.
ch?vel-.
sviorebe^ dat. pi. (inscr. 48) ; gall. cJiiciorydd ><. sœurs » '.
Voir aussi iorebe.
-xoi^ji~io') , terme de composé ; cf. g"all. tafod « langue »,
m. bret. teaut"] Voir -o.ç'^jz-.'x'^A-iz'j.
talamun, nom de lieu; irl. talam, gén. fal/nan « terre ».
-talo-, terme de nom propre ; irl. /aul. bret. gall. tal
'( front ».
*taniêsio- ; fr. (amis ; le bret. tamoes est emprunté ^ ;
cf. bret. gall. tainm « morceau » ?
tannare [C. Gl. Lat., II, p. o66, 14), «tanner» ; bret.
tann « chêne )^ : mot d'origine germanique ? cf. ail. tanne
« sapin » -^
faran-, thème de nom propre ; gall. bret. taran^ cf. irl.
torann « tonnerre » ',
taratrum (Isidore, Orig., XIX, 19, 15), « tarière » ; irl.
tarathar « terebra », gall. taradr, m. bret. tai-azr, v. fr.
tarer e ■'.
Tapii-/;/.oBaO',2v, var. -:apiJ-^A:Oâo',;v (Dioscoride, II, 152),
1. Rhys, The Cellic inscriptions of Guul, uilililions und correc-
tions, p. 60.
2. Thmneysen, Keltoromanisches, p. 80.
3. V. Henry, Lexique (étymologique des lei-ines les plus usuels du
breton moderne, 1900, p. 260.
4. Rhys, Lectures on the origin and groivlh of religion, \\. 57-58;
69-72.
0. Thurneysen, Keltoromanisches, p. 80.
GLOSSAIRE
291
« plantain» ; covTv^éen-xpijo-x'^xxKZ'/ '.Voir/ar/'o-, -Tx(ix-'.ov.
farinca, taringa [Acta Sanct., 31 oct., XIII, p. 783 a).
laringae « sudes ferreae » (Ducang'e) ; cf. irl. lainige
« clou », fr. taranche ', n. prov. larcnco.
iaro-, terme de nom propre; cl", irl. tara «actif»?
Voir plutôt tarvos ?
(arv-, tarvo-, terme de nom propre. \'oir tarvos.
tarvos (inscr. 50j, irl. tarh « taureau », hret. tar'v,
gall. tarw\ tarvos trigaranus « le taureau aux trois grues».
[-y.T/.bç\ « TraffffaXoç », « pieu » (Epiphane, II, 14), chez
les Galates d'Asie Mineure.
tasgetio-., terme de nom o-aulois ; dér. de tasgo-.
tasgo-, terme de nom gaulois ; cf. irl. Tadg.
tau gallicum (Virgile, chez Quintilien, Mil, 3, 28.
Ausone, Technopaegnion, XIII, 5).
tauro-, terme de nom gaulois. \o\v tarvo-.
-ajpzJy. (Dioscoride. IV, 99) « glaïeul ».
^aua-, thème de nom de rivière; gall. tatr « silence, tran-
quille », hret. tao <( silence ».
taxea, u lard » (Afranius, fr. 284) ; mot gaulois (Isidore,
Orig. XX, 2, 24).
te {Bom, B 1,2, 3, 6, 7) «toi »?
tecco, « saumoneau » (Polemius Sihius, Laterx.), fr.
tacon ; gall. techu « se cacher ». Cf. Tecco.
tecto-^ terme de nom propre; cf. irl. techi « aller»,
gall. taith «■ voyage », bi-et. tiz « allure », « hâte » (pour
*ticto-, *tictâ-).
-tegia-, terme de composé ; irl. teg, v. hret. -tig, bret.
ti (( maison ». \oir at-tegia.
teuta-, terme et thème de nom propre, ^'oir teiito-.
teutalo-, thème de nom gaulois (Silius Italicus, IV, 199) ;
irl. Tuatlial. Voir teuta-.
1. Zeu.ss, Grammatica celtica, 2*' éd., p. 77.
2. Thomas, }lélanges d'étyniologie française, 1902, p. 149. C. Mars-
tvsnder, Festskrift til Alf Torp, Christiania, 1913, p. 242-243.
292
fiLOSSAIKE
teiilo-, terme de nom g'aulois ; irl. liiath «. peuple »,
gall. brel. fut « g-ens ». Voir -tuti- '.
teutona, arme de jet (var. tautamia, tautonus, teiitaniis
(Isidore, Orig. XVIII, 7, 7).
tcuxitemon (Pseudo-Apulée, 19), var. de bizvj.z^.
Oiciîxsv (Dioscoride, III, 6), « clématite ». Voir dexsi-']
thyrmi-, thème de nom gaulois (Silius Italiens. X^',
721).
0(T)va, var. 0(.')vav (Dioscoride, II, 211), «(grande cliéli-
doine ».
tifferno-, thème de nom de lieu; v. britt. tigerno-, irl.
ligerne (( seigneur », v. bret. Tiern-.
iinad [Colignt/, [^' mois compl. 7).
finca (Ausone, Moselle, 12o), nom de poisson ; fr.
tanche.
tiocohre.vtio [Coligny, IV, 8, 7), liocohrext (III, 12, 15),
tiocobrixt (I, 12, 15), tiocob (l'"'" mois compl. tin ; III, 10,
8), tiochr (III, 7, 7), indication de jour.
tif . . {(^oligng, l"'" mois compl. At. 7).
titunien, >< armoise » (Pseudo-Apulée, 10).
/o, dans hefo to divo [Acta SancL, 22 Aug., IV, p. 497
c), possessif 2" p. sg. ?
focca-, thème de nom propre ; fr. foqiie^! d'où bret. toc
u chapeau » ~.
togi-, terme de nom propre ; irl. ioig « aimable ».
togonio-., thème de nom gaulois (Tacite. Ann., VI, 2).
tôles, ((goitre» (Isidore, Orig. XI, 1, 57; Marcellus,
XV, 67).
TOAO'JTcY^v, manière de lancer le javelot (Arrien, Tact.,
XLIII, 2)'. Voir T-cX:JT£Y=v.
tonna (var. tunna) (Acta Sancf., Febr. I, p. 202 c),
1. (;r. les matrrs Ollotolne aive l/-;insin,irin;te d'An^lelerre, dont
Sloki's coi-ri<>e le nom en allototac et re\pli(iue piu- le gallois alîtud
'< étranger ».
2. Thurney-sen, Kelforomanischos, p. KO.
GLOSSAIRE
293
sorte de vase ; irl. tond « peau », j^all. lon\ prov. tona ^
« tonne ».
tougo.no- ^ thème de nom de peuple.
-fou;/o-, terme de nom propre ; irl. tu;i;/ « arc » ?
-toutii-, tei'me de nom propre ; irl. tuath « peuple », g'all.
tud « terre », ])ret. tud « g-ens ». \'oir tenta-.
toutanno-, terme de nom propre ; irl. Tuathan, dér. de
tuath. Voir touto- .
Tos'jTisu; (inscr, 7, cf. 22), sorte de magistrat ; cf. toutio
(inscr. de Briona) ~. Voir -touta-. Cf. Toutiorix, v. gall.
Tu tri.
touto-, terme de nom propre. Voir touta-.
-trago-, terme de composé ; cf. irl. traig^ ace. traigid
« pied », g'all. pi. fraed, fr. triège ^. Voir ver-tragus..
tragula (César, I, 26, 3), sorte de trait ; fr. traille.
trebo-, terme de nom de peuple ou de lieu ; irl. tr^eh, \.
gall. tt'ch «ville ». v. bret. /reh- «village ».
treide, « pede », var. treicle (Glossaire de Vienne). Voir
trago-.
*trenion-; fr. frimer, bret. fremen « passer » ?
tri-, terme de nom propre ; irl. //'/ « trois ». Voir tri-
garanus, -:p',-[j.ap7.ic7{x, tri-nanto.
tricontis, abl. pi. (C. /. L., XIII, 2494) ; irl. tricha,
gén. trichât « trente » ; bret. tregont '*.
trigaranus (inscr. oOj, « aux trois grues » ; cf. gr.
Tpu-jipavoç (Athénée, XIII, o7, p. 590 A) ■'. Voir tri-, gara-
nus.
i. Thurneysen, Kellaromanisches, p. 87. La filiation des sens est :
peau, outre, vase, tonne.
2. En gotique Ihiudans, qui a la même racine que tooj-ioj:, traduit
3. Schuchardt, Zeiischrift filr romanische Philologie, IV (1880),
p. 125.
4. J. Loth, Comptes rendus de V Académie des inscriptions et belles-
lettres, 1909, p. 21-26.
b. Vendryès, Revue celtique, XXVllI (1907), p. 12.3-127.
294 GLOSSAIRE
[iptij-apy-iffix], « ensemble de trois cavaliers » (Pausanias,
X, 19, 11). Voir -pi-, jj.apy.iaïa.
trinanto, <( très valles » [Glossaire de Mcnne). Voir tri-,
nanlo-.
trinosam [CoUgny, I, 1, At. 2), indication de jour. Voir
trinuxsarno, samo-.
triniixsamo [Cnligny, II, 1, At. 2), indication de jour.
tritio-, terme de nom propre ; gall. trydijdd « troi-
sième», bret. trede.
Irogo-, thème de nom gaulois ; irl. triiag « misérable )>,
gall. tru ; dér. fr. truand.
troucillo-, thème de nom gaulois.
*trougan- ; l)ret. triiant, fr. truand, prov. /ruans ; dér.
de trougo- ; cf. irl. Irogân ^
trougo-, thème de nom propre. Voir trogo-.
*irugno- ; fr. I rogne, gall. trivyn « nez » (pour "trocno-) '-.
[tucceta, var. tuceta] (Schol. de Perse, II, 'i2), « porc
farci », en Cisalpine ; cf. ombr. toco '^.
tunna. Voir tonna.
turco-, thème de nom propre ; cf. irl. tore « sanglier »,
gall. tirrch «porc », bret. toure'h « verrat ».
-tutis, second terme de nom propre; irl. tuatli « gauche ».
(( magicien » ; gall. Tut ''.
U
uritu. Voir vritu.
U7'0-, terme de nom propre. Voir urus.
*urta-; fr. hurter, heurter, prov. urtar ■; les formes
celtiques, irl. ord « marteau », v. bret. ord, bret. horz
(( maillet » remontent à *ordo-.
i. Tluirneysen, KeUoroinanisclies, \>. SI.
2. Schuclun-ill, Zej7,S(-/( /•//■/ fur roniéuiischc PInlolof/ie, XXI 1897),
p. 201.
'.i. Bréal, Les Tables Eiiyubines, l87o, p. 259.
4. .1. Loth, Revue celtique, XXXIII (1912), p. 258.
5. Tliurney.sen, Kellnromanisclief^, p. 81.
GLOSSAIRE 295
unis, « ba'uf sauvage » (César, VI, 28), mot g-aulois
(Caecina chez Macrobe, Saf., VI, 4,23).
useilo . . (inscr. 50).
usuhen (Pseudo-Apulée, 28), ojcjcu^six (Dioscoridc, IV,
147) « lauréolé » ; var. euf/ubiin, usubiin, usihiin^ usiben,
eu g 11 Uni.
uxello-. terme de nom propre ^ ; gall. uc/iel, bret.
uc liel « élevé », irl. uasiil « noble » (pour *ouxelo-). Le
superlatif irlandais Iiuaislirn-cm, avec un double suffixe,
a pour équivalent le superlatif g-aulois latinisé Uxelllmus
[C. I. L., III, 5145), qui correspond au su/nmus d'autres
inscriptions [C. I. L., X, 3805).
uxisama-, terme de nom de lieu. Cf. Urama, nom de
lieu d'Espag-ne, g'all. uchaf « très haut » -.
uzietiao-i{nom, B 12).
V
-vaco-, terme de nom de peuple.
valenfia-, thème de nom de lieu ; cf. irl. faille a bon
accueil ».
valefiaco-, thème de nom gaulois ; dér. de "valetio- ; cf.
irl. fàilid « joyeux ».
-valo-, thème de nom propre; v. bret. -ival, -gwal dans
des noms propres -^
-vareto-, terme de nom propre. Voir voveto-.
1. Sur les noms français de lieux dérivés de ce mot gaulois, voir
F. Lot, Mélanr/es H. cV Artois de Jvbainville, p. 169-185. Sur l'éty-
mologie de uxello-, voir L. Duvau, Mémoires de la Société de linguis-
tique de Paris, VIII (1894), p. 256-259.
2. Rhys, Celtic Brilain, 2'^ éd., 1884, p. 280. J. Loth, Revue
celtique, X (1889), p. 350-352 ; XXIV (1903), p. 294.
3. J. Rhys {Lectures on Welsh philology, 1879, p. 379) compare
aux noms bi^etons Cat-gual, Gur-gual, But-gual, Tut-gual les noms
germaniques Hatho-ivulf, Wara-ulf, Bol-olf, Theud-ulf et conjec-
ture que gual :-= *valpo-,*velpo-, serait un des noms celtiques du
loup.
296 GLOSSAIRE
carro-, terme de nom propre ; irl. farr « poteau de lit »,
gciU. fjwar «nuque ».
varro, ^'i^optov, « viril » (Herennius, chez Laurentius
Lydus, Des mag., I, 12 ; 23).
*vassallo- ; fr. vassal ; dérivé de vasso-.
-vasso-, terme de nom propre; g'all. ywas «jeune
homme», bret. gwaz «homme», irl. foss «serviteur»,
dér. fr. vassal. Cf. « delybrium illud quod Gallica lingua
Fasso//a /a^ae vocant » (Grégoire de Tours, Hist. Franc, I,
29) ; Deo Mercurio Vassocaleti (C. /. L., Xlll, 4130).
cuaTS'-ç, nom. ace. pi. (Strabon, IV. 4, 4), « devins » ; irl.
failli « prophète ».
-ue-, terme de composé ; irl. fo « sous », gall. go-. Voir
ve-redus. vo-.
veadia (inscr. de fusaïole^>, pour *vegiadia ; cf. irl. fige
« tisser », v. bret. gueig « tisseuse », bret. givéa, gall.
giveu « tisser » '.
vecti-. terme de nom propre; cf. irl. fecht « combat»
(pour * vicia-).
vegeioriim'', gén. pi., <( genus flubialium nauium aput
Gallos .) [C. Gl. Lai.. IV, p^ 191, 13 ; V, p. 518, 13 ; 613,
32) ; var. ve/iiegoruni, vehigeloruni.
vegnio-, terme de nom propre; irl. fén « chariot», gall.
gwain « voiture ». Voir co-vinnus.
vêla, sorte de sésame (Pline, XXll, 158), chez les Gau-
lois ; cf. fr. vellar, vélar.
veleda-, thème de nom propre ; cf. irl. pie, gén. filed
(( poète » .
velio-, terme de nom propre; irl. félc <( modestie »,
gall. gwyledd.
I. J. Loth, Cjomplra rendus de l'Académie des inscrip lions et belles-
lettres, 1916, 1). 174.
~. Le texte porte vegeloruni, mais une mosa'ùjue qui représente
ce genre de bateau à rames porte vegeiia (P. Gauckler, Monutnenls
Piot, Xn, 190;>, p. i;î7-i38. Voir Saglio, Dictionnaire des antiquités
(jrecf/iies et romaines).
GLOSSAIRE 297
vellauno-, terme de nom propre ; v. g'all. -K'Hllaivn, v.
bret. -wallon. Voir vello-.
vellavo-, thème de nom propre. Voir vello-,
vello-, var. de velio-\ ou bret. gall. cpvcll a meilleur ».
vélo-, var. de vello-.
venalo-, venello-, terme de nom propre ; ci", irl. [annal,
gall. girennaicl, m. bret. (jucnnel « hirondelle », fr. van-
neau.
vendo-, variante de vindo-1 '.
veneto-, thème de nom de peuple ; bret. Givéncd
(( Vannes ». Voir veni-.
veni-, terme de nom propre; irl. fin- «(famille», cf.
m. bret. goiienn «race» -.
vepo-, terme de nom propre ; gall. givep « visage»?
ver-, terme de nom propre ; irl. for, g^all. gii'r, bret.
gour- « sur », particule intensive •''.
verbi-, terme de nom de lieu ; irl. ferh « vache » '*.
vercingeto-, terme de nom g-aulois. Voir ver-, -cingefo-.
vercohreto (monnaies des Lixovii), var. de vergohre-
tus. Voir ci-dessus, p. 121.
veredus (Festus, p. 379), « cheval d'attelag'e » ; gall.
gonvydd « coursier». Voir reda, para-veredus.
vergo-, terme de composé; v. bret. guerg « eftîcace »,
« qui accomplit » •''. Voir vergo-hretus.
vergohretiis, magistrat suprême des Eduens (César, I,
16, 5). Voir vergo-, -hreto-.
1. Cf. Vendus, Vindus; Vendobona, Vindobona. Voir p. 58, add.
2. H. d'Arbois de Jubainville, Mémoires de la Société de linguis-
tique de Paris, VII (1892), p. 295. Le mot breton gouenn, irl. fiann,
représente 'veinnâ, il peut être d'une autre racine que fin- qui
représente *veni ou *vini. J. Loth, Revue celtique, XIII (1892), p. 506-
508.
3. J. Loth, Revue celtique, XV (1894), p. 100.
4. Vendryès, Mémoires de la Société de linguistique de Paris, XII
(1903), p. 40.
5. Sur le v. fr. vierg, voir A. Thomas, Mélanges d'étymologie
française, p. 164-166.
298 GLOSSAIRE
verna, « aulne » [C. Gl. Lat.^ III, p. 596, 3o) ; irl. [cm
« aulne », g^all. bret. f/wern <( aulnes, marais », l'r. verne,
verr/ne. Le sens de « niàt horizontal» est commun à l'ir-
landais et au français.
vernemetis, abl. pi., « fanum ing-ens » (Fortunat, I, 9).
Cf. Verncnietuni, ville de Grande-Bretaji^ne, et Gornive/,
nom d'homme g-allois. Voir ver-^ nerneto-.
vernetus (Marcellus, IX, 131j, plante herbacée; dérivé
de ver no-.
verno-, terme et thème de nom propre ; var. de vcrna
« aulne ».
-vernus, « obsta » [Glossaire de Vienne).
vëro-., terme de nom propre. Voir viro-.
vêro- (é = et), thème de nom propre ; irl. fiar, gall.
gwyr, bret. rjivar h courbe )i, v. fr. verç/e '.
versi-, terme de nom propre ; irl. ferr « meilleur » ?
oerfaco-, thème de nom propre ; gall. r/iverthio;/ « pré-
cieux ».
verfamo-, terme de nom propre ; cf. gall. f/icrddaf^ superl.
« très vigoureux » ?
verticon-, thème de nom gaulois. Voir verto-.
verf.isco-, thème de nom gaulois.
verto-, terme de nom propre; v. bret. uuert «valeur,
prix », bret. (jwerz « vente », gall. (fivertJi <( prix » -.
o'jspTpaYOt, nom pi. « chiens rapides » (Arrien, Cyn., 'à,
6) ; v. fr, veltre, viautre •^. Voir ver-, trago-.
vertraha (Grattius, Cyn., 203), var. de vertraçjus.
veru-, terme de nom gaulois ; cf. gr. sjpj « large » ?
vernfio-, thème de nom gaulois, var, de vertisco-.
vesu-, var. de visu-.
vettonica, «■ bétoine » (Pline, XXV, 84) en Gaule ; cf.
Vettones, nom d'un peuple ccltibère.
1. Tluirneysen, Kclloromani^clws. p. 82.
2. Ces mots seraionl en celtique d'oi-igiiu- <,^ei'manique, d'après
Thurneysen.
3. Ascoli, Archivio (jl(>tlolo(/iro ilaliano, XIII 1893 , p. 288.
GLOSSAIRE 299
vi [Coligny, 1^'' mois compl. 7).
vibui-, terme do nom propre ; cf. irl. /ib « airelle » ?
-vie-, terme de nom g'uulois. Voir vico-.
vico-, terme de nom propre ; irl. fic/i « combat ».
-vicon-, ternie de nom gaulois. Voir vico-.
-vicfo-, terme de nom propre ; gall. fjrvyth « colère ».
vido-, terme de nom piopre ; g'all. givydd «science ».
vidu-, terme de nom propre; irl. //V/, v. gall. (fiiid
« arbre, bois », bret. (fwézen, gall. çfwydden.
vidubium (Schol. de Juvénal, III, 311), « houe, hoyau » ;
irl. /idba « faucille », gall. ywyddif «serpe», fr. vouf/e,
pvox. ve.zoKj ^ «bêche ». Voir vidu-, hio-.
vi(jeiilia, viijcnliaiia, « millefeuille » (Pseudo-Apulée,
HO^i ; var. vincenlia. Voir o'ji^prr^-a.
o'ji'pr^-y., « millefeuille » (Dioscoride, III, 138). Voir
vigentia.
viinpi (inscr. de fusaïole), gall. gioyinp «joli » '-.
-vindo-, terme de nom propre ; irl. find, gall. givynn
« blanc ».
-viiinus, second terme de composé ; cf. irl. fén (pour
*vegno-) « chariot ». Voir co-vinnus.
virdo-, var. de virido-.
virga, « purpura » (Servius, ad Aen., VIll, 660).
virido-, ievine de nom gaulois.
virio-, terme de nom propre. Cf. viro-.
viriolae, nom. pi., « bracelets » (Pline, XXXIII, 40) ;
fr. virole, cf. irl. ferenii « ceinture». Le nom dont viriolae
est dérivé était viriae en cel libère.
-viro-, terme de nom propre ; irl. fer, gall. gfvr, bret.
gour « homme » (pour *viro-). Voir vero-.
1. A. Thomas, Entais de philolor/ie française, p. l'23, 'loi ; Mélanges
(Tétymologie franraise, p. 33. Meyer-Lûbke, Zeilschrift fur roma-
nische Philologie, X, p. 173. H. d'Arbois de Jubainville, Les Jiiots
gaulois chez César et Hirtius, 1891, p. 213.
2. J. Loth, Comptes rendus de T Académie des inscriptions et belles-
lettres, 1916, 1). 173.
300 GLOSSAIRE
viro-, ternie de nom propre ; irl. fir, bret. g"all. ywir
« vrai » .
vissu-, var. de visu-; ou irl. fiss « science » (pour *vistu-).
visu-, terme de nom propre ; irl. fiu « digne », gall.
gwiw « apte », cf. bret. gwiou « gai ».
visumarus, «trèfle» (Marcellus, III, 9j ; irl. semar
« trèfle » ; cf. gaul. \j.zpi-Gzvj.bp'.o'^.
-vix, second terme de nom gaulois. Voir vico-.
vlato-, thème de nom propre ; irl. flaith pour *vlati-
« puissance », gall. gtvlad « p;iys », bret. gloat «biens».
vlatos (monnaie des Rèmes), « chef». \o\t vlato-.
vo-, terme de nom propre ; irl. fo, v. bret. guo- a sous »,
gall. go-.
vo-, terme de nom de peuple, « deux » ? Voir Vo-contii,
cf. Vo-corii en Grande-Bretagne ; Vo-carana, Trévire (cf.
Tri-garanus).
vocontio-, thème de nom de peuple ; bret. ugent
«vingt» ^. Cf. tri-contis.
volaema, var. de volema.
volca-, volco-, terme de nom gaulois ; irl. folg « actif » :
V. h. a. Walah, doù ivahalisc « Welche >; -.
volema, var. volaema (Servius, ad Georg.. II, <S8), « bona
et grandia » ; cf. osq. valaeiiion « optinuim ». Voir
velio-.
volfo-, terme de nom propre ; irl. foit, gall. gwalU
« chevelure ».
voravimo [Rom, B 1,9), verbe, l" p. pi.; mot latin?
voreto-, terme de nom propre ; v. bret. -uuoret dans
des noms propres; irl. foirithim ((je secours», composé
de irl. fo-, v. bret. uuo-, guo-, et ii'l. reiJiim «je cours ».
1. JuUian, Revue des éludes .incienties, \'in (1907), p. 172-174. Pour
la phonétique, voir J. Lolh, Annales de Bretagne, XX (1904-1905),
p. 542.
2. II. (FArbois de .liil);iiiiville, l^es iireniiers hnhilnnts de l Europe,
2« éd., II, 1894, p. 420.
GLOSSAIRE 301
vosef/o-, thème de nom g-aulois (Silius Italicus, IV, 213).
Cf. VosecfuSj Vosaf/us, nom de montagne et de dieu.
Voir ro-, ser/o- .
*vraca-\ cf. m. bret. f/ouris «ceinture », gall. (jicreçfis '.
Var. de hraca.
vrido-, var. de virido-^^
vritu ' (sur des poteries), -vri/us, terme de nom propre;
verbe? cf. irl. fcraim « je donne » ; ou gall. f/iures, givrys
pour 'vriss '^ « chaleur »?
vroica-, thème de nom de déesses locales ; irl. froech
« bruyère », g"all. ffrufj^ prov. hruc. Voir la forme gallo-
romaine *bruca.
;jvY;;j,a, manière de lancer le javelot (Arrien, Tact.^
XLll, 4)^; mot grec? cf. ;'jviY;ij.'. «lancer ensemble»,
■^;j.a « javelot ».
Y
ysarnodori. Voir isarnodori.
zia [Rom, B 9),
1. Schuchardt, Zeitschrift fur romanische Philologie, IV [li
p. 148.
2. Peut-être faut-il lire urilu ; cf. Ou-tTrazo; dans l'inscription de
Saint-Remy.
3. J. Loth, Archiv ffir celtische Lexikographie, III (1905), p. 42;
vritu pourrait être un verbe signifiant « il a cuit » ; cf. si. vrèti, lit.
uJr/i .1 cuire ». Mais comment expliquer EVRITVS F(acit) [Revue
archéologique, XXVII (1895), p. 394), où Evritus est sûrement un
nom propre !
4. Watson, The Celtic review, IV (1908), p. 384.
20
SUPPLÉMENT
^xvaTa f. (éd. de Dioclétien, fragm. Megalopolit.), sorte
de linge ou drap gaulois.
(ieooç m. (éd. de Dioclétien, fragm. Megalopolit.), sorte
de linge ou drap gaulois.
-calium, second terme de composé. Voir epo-calium,
callio-niarcus.
-carana, second terme de composé ; dérivé de caro-, ou
variante de -garanus.
dedorto'l (Goligny, 1*^^ mois compl., fin). Voir po(jde-
dorton.
dorto'l (Goligny, l*^"" mois compl., fin). Voir pofjdedor-
tonin.
gaesos, ace. pi., « viros fortes » (Servius, ad Aen., Vlll,
660) ?
malina (Bède, De tenip. rat.^ 29), « flux ». Voir ledo.
pento-, thème de nom propre; « cinquième»; cf. lat.
quintus, gaul. r.e\).r.e.- ^
pinto-, thème de nom propre ;■ variante de pento-'?
*resco-\ fr. rêche? cf. v. h. a. frise.
santon-, thème de nom de peuple ; cf. irl. sanf « désir »,
gall. ehivant ?
*scolpo-\ fr. eseopel, bret. scolp u copeau ».
1. H. d'Arbois de Jubainville, Revue celtique, XXVII (1906), p. 125.
CONCLUSION
Les débris de la langue gauloise qui sont parvenus jus-
qu'à nous se répartissent sur plusieurs siècles. La plupart
des noms de personnes et un certain nombre de noms de
lieux remontent aux temps les plus reculés de l'histoire
des Gaulois '. Les noms communs que nous ont transmis
les Anciens sont attestés, les uns dès le n*' siècle avant
notre ère ^, d'autres depuis la conquête de la Gaule jus-
qu'au iv^ siècle de notre ère. Les inscriptions datent de
l'empire romain, du i*"' au iv® siècle de notre ère 3. Si les
éléments dont nous disposons se trouvaient successive-
ment aux diverses époques, nous pourrions étudier, dans
1. Le plus ancien nom de Gaulois est celui de Brennos, roi des
Senons, qui prirent Rome en 390. Un autre Brennos commandait en
279 les Tolistoboges qui envahirent la Grèce. Sur ce nom, qui a été
à tort rapproché du gallois brenhin a roi » et considéré comme un
nom comruun par des historiens français, voir J. Loth, Annales de
Bretagne, I (1886), p. 84. Les noms des inscriptions de l'époque
gallo-romaine sont, pour une bonne part, des noms d'imitation
conservés par la tradition. Le système de dénomination, sous l'in-
fluence romaine, s'est d'ailleurs modifié (ci-dessus, p. 33). La plu-
part des noms gaulois de lieux remontent à l'époque de l'établis-
sement des Celtes en Gaule. Mais la forme de tous ces noms propres
est antérieure à l'époque où l'on en constate l'emploi.
2. Le mot le plus anciennement attesté est SpjtSaç, chez Sotion et
le Pseudo-Aristote. Celui qui est rapporté des plus anciens Gaulois
est Tp[jjLapy.ta{a, usité chez les Gaulois au temps des invasions.
3. Si l'on ne tient pas compte des fragments de mots, il y a dans
les inscriptions votives et funéraires gauloises environ H5 noms
propres et 52 noms communs (plusieurs, comme ieuru et BsSs,
figurant dans un grand nombre d'inscriptions). Le calendrier de
Coligny offre environ 40 mots dont 12 noms de mois.
304 CONCLUSION
ses grandes lignes, le développement historique du gaulois.
Mais, de l'époque la plus ancienne nous ne connaissons
guère que des noms composés et dérivés • ; nous ne
recueillons quelques phrases qu'à l'époque la plus
récente - ; le reste comprend la matière de quelques voca-
bulaires techniques ^. Il nous est donc impossible d'étu-
dier l'histoire soit de la composition et de la dérivation
des mots, soit de la déclinaison et de la conjugaison, soit
de la formation de la langue '• et de la syntaxe. Le rac-
courci sous lequel nous apparaît le passé linguistique des
Celtes ne nous permet pas de distinguer, dans le groupe
confus des siècles, les phases successives de son existence.
Il nous reste toutefois assez de noms gaulois pour avoir
de la phonétique gauloise des notions générales. Mais, là
encore, il nous est difficile de suivre avec quelque préci-
sion l'évolution des sons. L'introduction du latin en Gaule
a pu troubler profondément les habitudes de prononciation
des Gaulois, et l'on hésite parfois devant un fait intéres-
sant, sans savoir si l'on doit l'attribuer à la phonétique
romane ou à la phonétique gauloise. N'exagérons pas,
toutefois, cette ligne de démarcation. Ce sont, pour la
plupart, les mêmes gens, qui parlaient celtique et qui ont
appris le latin. Le latin, qui a été enseigné aux plus
instruits d'entre eux, et qui, de ceux-là, a pénétré dans le
peuple gaulois, était le latin classique des écoles. Admet-
tons encore que le latin populaire de l'Italie ait fourni des
éléments à la langue latine de Gaule ; si ces éléments
1. Voir ci-dessus, p. 10o-H3.
2. Voir ci-dessus, p. 32, 71 .
3. Surtout des noms de plantes, des noms d'animaux, des noms
de véhicules. Voir G. Dotlin, Manuel pour servir à l'élude de l'Anti-
quité celtique, 2« éd., p. 88-90.
4. .\ |)eine entrevoyons-nous quelques traits de phonétique his-
torique et dialectale dans les variantes des manuscrits et des
inscriptions, dont quelques-unes peuvent être anciennes. Voir ci-
dessus, p. 37. 57-67, 101, 125.
COiNCLUSION 305
n'ont pas été prépondérants — et rien ne prouve qu'ils
l'aient été — toutes les formes vulgaires que restituent
les pliilologues pour expliquer les mots fran(,'ais qui ne
viennent pas du latin classique et dont la provenance
latine nest pas g'arantie, sont, sans doute, au fond, des
mots celtiques plus ou moins influencés par le latin ^. On
ne doit pas s'étonner outre mesure de ne pas toujours
retrouver ces mots celtiques dans le celtique insulaire,
car nous connaissons celui-ci à une époque où certains
éléments de l'ancien vocabulaire ont pu disparaître de la
lan<jue ou ne pas nous avoir été transmis.
Quoi qu'il en soit,^si Ion met à part les noms propres,
dont la forme archaïque nous amène à lorig-ine même du
celtique continental, la phonétique gauloise historique
nous est moins bien connue que la phonétique gauloise
préhistorique, laquelle est souvent solidement établie par
la comparaison avec les autres langues celtiques. Nous ne
savons pas si le celtique continental était, à l'époque his-
torique, toujours aussi conservateur que les hypothèses
étymologiques, fondées sur des noms propres nécessaire-
ment archaïques, nous le feraient supposer. Le Glossaire
(le Vienne nous apprend que le mot latin ponte a pour
équivalent le mot gaulois brio; Briva Isarae est, dans rili-
néraire d'Antonin, le nom ancien de Pontoise. Le Glossaire
de Vienne est du v'^ siècle, et l'Itinéraire d'Antonin du
iv*' siècle ; il est évident que les dates de ces documents
ne sont point en rapport avec les dates des formes qu'ils
nous ont conservées. Sur des monnaies mérovingiennes,
on trouve, d'une part, Briva Brives (Indre) et Brio-dro
Brières, qui remonte sans doute, comme Briare, à un ancien
Brio-derum, Brivo-durum. A quelle date, dans le nom
commun briva ou *brivo, le v intervocalique est-il tombé ?
Est-ce seulement au temps de l'empire romain, ou bien à
1. Voir ci-dessus, p. 32, 121, 129.
30(> CONCLUSION
une époque beaucoup plus ancienne, où le v de hrivo-,
hriva subsistait figé dans la toponomastique, mais avait
disparu dans la lang-ue usuelle ?
La phonétique préhistorique du gaulois présente, elle
aussi, parfois, des difficultés analogues. La comparaison des
langues brittoniques avec les langues gaéliques ne nous
amène pas toujours à un seul prototype et il faut admettre
des divergences dialectales, au delà desquelles nous ne
pouvons plus remonter. Ainsi, « langue » se dit en irlan-
dais ferif/e, thème *fen(/ât-, et en breton teod, thème
*tavât-. Le gaulois disait-il *iavât, *tabât, comme l'a sup-
posé Zeuss 1, ou *ten(jât ? Là même qù les deux familles
de langues celtiques s'accordent, on peut se demander si
le gaulois, dès son origine, présentait une forme identique
à la forme commune aux langues celtiques insulaires, ou
s'il présentait une forme encore plus archaïque. Ainsi,
l'irlandais fiuss « savoir», ro-fess «il a été su», le gallois
(/ivys « il est su » remontent également à des formes par
S5, qui remontent elles-mêmes à des formes par sf ; le
gaulois disait-il *vissu-, *visso- ou *vistii-, *visto- ? ou
même, encore plus archaïquement, *vitstu, *vitsto? L'ir-
landais loafhar « bassin » et le moyen breton louazr
remontent l'un et l'autre à un prototype *lavafro- ; la seule
forme attestée en gaulois est la forme contractée lautro,
que nous conserve le Glossaire de Vienne ; "lavatro a-t-il
jamais existé en gaulois, et à quelle date a-t-il été remplacé
par lautro ?
L'ignorance, où nous sommes de l'histoire du gaulois,
depuis l'époque où il était identique au vieux-celtique
jusqu'à la date des plus anciens noms qui nous aient été
transmis, ne nous empêche pas néanmoins d'entrevoir les
caractères généraux de la langue des Celtes de Gaule
comparée aux autres langues indo-européennes '-.
1. (iramnialica cellicu, 2"^ éd., p. 77,
2. \'oir ci-dessus, -p. 126-132, 141.
CONCLUSION
307
Le vocalisme est, dans son ensemble, bien conservé ^ Le
gaulois n'a pas, comme le germanique et le lituanien,
confondu a et o, mais il confond et â et change é en L
Parmi les diphtongues, ou tend à se réduire à ô, û, et ei
tend à se réduire a c.
Le gaulois a créé deux nouvelles spirantes : une guttu-
rale (a;, -/), une dentale (if, 0) -. Le consonantisme ne pré-
sente rien de semblable à la mutation des consonnes
sourdes et sonores en germanique. Les sonores aspirées
indo-européennes, bh, dh^ ffh, sont devenues des occlusives
sonores : b, d, g. Les occlusives sourdes ont subi quelques
modifications : le /c'*' indo-européen est devenu p, et le
p indo-européen est tombé. C'est là le trait le plus remar-
quable de la phonétique gauloise et qui n'a aucun analogue
dans les autres langues indo-auropéennes ; on n'en peut
rapprocher que le changement, en arménien, de p initial
en h et de p intervocalique en iv ■^. Quelques traces d'affai-
blissement des consonnes apparaissent après l'ère chré-
tienne ^.
L'accent tonique ne semble pas avoir eu d'action sur le
1. Toutefois, comme on peut le voir dans le Glossaire, bon nombre
d'étymologies supposent en gaulois (comme en gaélique et en brit-
tonique ! certaines confusions entre e et i, o et u.
2. Comme il semble que, dans certains cas, â remonte étymologi-
quement à ts (voir ci-dessus, p. 62), cette spirante a pu avoir ancien-
nement la valeur d'une affriquée (J. Loth, Revue celtique, XXXII
(1911), p. 416).
3. Sur l'explication de ce fait, voir A. Meillet, Esquisse d'une
grammaire comparée de l'arménien classique, Vienne, 1903, p. 8, 11.
Il est possible que le p celtique ait passé, comme le p arménien,
par ph avant de devenir /; puis de disparaître, mais Tocclusive
labiale sourde est sujette à perdre son caractère occlusif. Le cban-
gemeat de p en ph est le premier degré de la mutation consonan-
tique germanique. Arrivé à ce degré, le celtique (au lieu d'aboutir
au changement du p en pf, f (comme en germanique), aurait perdu
l'occlusive labiale pour ne plus conserver que l'aspiration. Sur la
mutation germanique, voir A. Meillet, Caractères généraux des
langues germaniques, 1917, p. 34-38.
4. Voir ci-dessus, p. 61-62, 101, 125.
308 CONCLUSION
vocalisme ou sur le consonantisme. Les alternances voca-
liques, caractéristiques de la morphologie indo-européenne,
n'apparaissent que dans quelques thèmes de noms com-
posés, mais cela suffit pour que nous en supposions l'exis-
tence dans la déclinaison et la conjugaison, sans pouvoir
affirmer qu'elles y ont joué un grand rôle. Les suffixes
nominaux, nombreux et variés, nous attestent la vitalité et
la force d'expansion du gaulois. Les thèmes et les dési-
nences de la déclinaison indo-européenne semblent bien
conservés ; le datif pluriel a gardé l'ancienne désinence
par b[h). Les noms composés présentent la structure et le
sens des plus anciennes formations indo-européennes. La
conjugaison a gardé surtout, semble-t-il, les désinences
secondaires. L'ordre des mots est libre, comme il arrive
dans toutes les langues où la flexion et l'accord suifisent à
marquer les rapports entre les diverses parties de la
phrase,
11 semble donc que le gaulois — si l'on fait abstraction
de la chute du /), qui donne aux langues celtiques une
physionomie spéciale — ait été fort peu différent de l'an-
cienne langue des Indo-Européens, et beaucoup moins
novateur que le celtique des lies Britanniques, tel du
moins qu'il nous apparaît à l'époque historique. Une riche
gamme de voyelles, un consonantisme simple et varié en
faisaient une langue sonore, aussi sonore que le grec '. Le
gaulois pouvait encore rivaliser avec le grec pour la
richesse de la dérivation et de la composition, grâce
auxquelles on exprimait les moindres nuances de sens, sans
rompre le lien naturel qui unissait les mots de la même
famille. La liberté de construction de la phrase permettait
de mettre en relief, aux places importantes, les mots les
1. Les Celtes, à Delphes, s'entretuaient dans l'obscurité, ne recon-
naissant pas leur langue et croyant que leurs adversaires parlaient
grec. Pausanias, X, 23, 8. Voir C. JuUian, Histoire de la Gaule, II,.
p. 371-37b et ci-dessus, p. 117.
CONCLUSION 309
plus sig-nificatifs, et de calquer l'ordre des mots sur l'ordre
des pensées. Le vocabulaire, varié et abondant en termes
précis', avait fourni des ressources suffisantes à une
littérature poétique, d'inspiration religieuse, historique ou
romanesque, que nous connaissons seulement par des
allusions ou de courts résumés, mais où tous les genres
cultivés chez les Anciens étaient représentés 2. La langue
gauloise n'était pas inférieure aux langues illustres de
Rome et d'Athènes.(^ C'est pour sa valeur propre autant
que par piété filiale envers nos ancêtres que nous devons
regretter de ne pas mieux la connaître -^
1
1. Voir ci-dessus, p. 29-30.
2. Voir ci-dessus, p. liS, note.
3. Imaginons ce que serait notre connaissance du grec si nous
n'avions à noire disposition qu'une cinquantaine de courtes inscrip-
tions votives ou funéraires, un calendrier, un glossaire d'une
(|uinzaine de mots, 200 noms communs, et quelques milliers de
noms propres !
INDEX ALPHABÉTIQUE '
A r,o, 54.
a 57, 58, 67, 96 add.
-a 117.
H hall (irl. gall.) 86.
Aballo 86.
abaques 157. Voir cliapiteaux.
ablatif 41. Voir déclinaison.
Ahnoba 109.
-abo 118.
Abona 109.
Appco 157.
-ac (fr.) 107 .
Académie celtique 4, 9.
acaununiarga 105.
accent de hauteur 104, .307.
accusatif .31, 40. Voir déclinai-
son.
-ach (irl.) 107.
'Axtyoipto; 25.
acrisos 214.
Acta Sanclorum 224, 230, 233,
252, 262, 272, 286, 291, 292.
-acus 107.
ad (lat.) 78.
ad- 106.
aJ- (irl. gall.) 106.
Adbogius 107.
Addedomaros 80.
Adelung 10, 133.
AoysvvoptYi 40, 151.
ASysvoo'j 157.
Aoysvout 40, 157.
Adlalo- 115.
'A8iaxo'pt?25.
Adiatu- 115.
Adiatunneni 208.
Admage(obric/a 65, 107.
Adnamatus 58, 106.
ASopoyitova 25.
A8p£ jar/.vo; 39, 158.
Aduatici 59.
ae 60. Voir ai.
aed (irl.) 90, 97.
Aed (irl.) 90.
Aedrini 60 add., 181, 191, 194,
200.
AediiièÙ add., 90,97, 98, 128.
aer (gall.) 99.
Aes^à" 128, 259.
Aesus 60.
a/"-, a;i- (gall.) 106.
Afranius 291
Agedila 66.
Agedincum, 59, 110
Agedo- 110.
Agedomapatis 43, 58.
Agedovirus 117.
agriculture 131. Voir champs.
agro- 99.
ai 97 .
-ai,- ai 118.
aî7(ffan.) 101.
l.Les mots du Glossaire ne sont pas relevés ici. M. L. Conduché, biblio-
thécaire à l'Université de Rennes, a bien voulu m'aider à corriger les
épreuves de cet index.
312
INDEX ALPHABÉTIQUE
nile (irl.) 101.
AioTsi 1;')3.
Atojviai 40, 150.
air (irl.) 98.
air- (irl.) 96 add., 106.
aith- (irl.) 96 add., 106.
'A/.aiTta 56.
Alauna. 60.
Albi 213.
Albion 225.
Albiorix, AX.Sioo-.? 25, 94, 95.
aÀfJoÀov 32.
«Àxr] 25.
Alesin 58, 63.
'AXiTj^ta 56.
alimentation 30, 73.
aZJs;i 89.
Alisanu 40, 111, 117.
Alise-St«-Reine 13, 49, 50, 51, 53,
54 add., 61, 136, 150, 160, 161.
Alisia 110, 111, 114.
Alisiia 41, 49, 117, 160, 225.
Alisincum 110, 225.
Aliso 89.
AAtaovsaç 160, 225.
Alisonlia 111.
Alixie 41, 47, 63, 117, 166.
ail (irl.) 91.
ail- (irl. gall.)[96.
a/ia 30.
Alleins 52, 53, 54 add., 137, 149.
allemand 6, 8, 15, 100. Voir haut-
allemand.
AXXeitvo; 160.
Allmer 146, 148, 153, 158.
allô- 96, |101.
Allohroyes 91, 106.
alltud (gall.) 292.
Alorse 65.
Alossia 65.
Alpes 21, 284.
alphabet gaulois 45-54.
alphabet grec 43. Voir lettres.
Altaserra 133.
Alzon 89.
am (gall.) 97 add., 106.
a/»-, an- (irl.) 106.
amb 175, 176, 177, 178, 179, 180,
181, 182, 183, 185, 186, 187,
188, 189, 190, 191, 192, 193,
194, 195, 196, 197, 198, 199,
200, 201, 202, 203, 205, 206,
207.
ambactos 129.
Ambari 55 add.
Anibarri 106.
A m bat us 22.
ambe- 91, 213
ambi-91 add., 106.
Ambiani 91.
Ambibari 55 add.
Ambigatus 106.
Anibitoutus 106.
Arnboglanna 80, 226.
ambre 222.
Amélie-les-Bains (tablettes d"),
43.
ami 93.
amman 191.
Ammien Marcellin 27, 30, 31, 145,
234, 252, 253.
art- 106.
an- (bret.) 106.
-an 118.
Anag^ Anagan, Anaganlio ['r.')^
177, 183, 189, 191, 196, 202.
analabis 211.
Analecla Bollandiana 71.
anain 213, 226.
A ne alites %Q.
ancien 85.
Ancyre 69.
anrf-(gall.) 96 add., 97 add.
Andarta 94.
ande- 96 add., 97 add., 106.
Andebrocirigis 120.
Andebrôgius 55.
Andocamiilox 39, 40, 106, 117,
163.
Andréa vi 58, 108.
Andeeumbogius 107.
Andcniatiinnum 10.
Anderidus 80.
Anderituni 106.
INDEX ALPHABÉTIQUE
313
Anderoudus 106.
Andes 108.
Andicavi 63.
Ando- .'iS.
Andocomius 80.
Andocumhorius l\^}.
Avooojvva^'îo 40, 1:19.
Avsojvo? 166.
Aneunicno 66, 166.
.4neuno 66, 166.
Angers 76.
Angoiilème 75.
animaux 29,86,89,90, 93, 04, 169.
Anjou 76.
anni 180, 181, 182, 183, 186, 187,
189, 193, 195, 200, 205, 206.
anmat 106.
avv.. 161.
Annales de Bretagne 76, 209,
236, 300, 303.
Annecy 164.
Annius de Viterbe vu, 4.
Annuaire de la préfecture du
Jura 208.
antaran 191.
..avTEv 158.
Antre (lac d') 136, 208.
anvad (bret.) 106.
Anvalonnacu 40, 117, 163.
ape 171, 172.
Apollon 232, 273.
3.po...ti 171, 172.
Appien 57, 145.
Appoigny 67.
Apronios 39, 164.
apud i^lat. ) 35.
aquitain 26, 127.
Aquitaine 72.
Aquitains 26.
àr [h-\.) 99.
ar (gall.i 98.
ar- (gall. bret.) 106, 96 add.
Arbellot 163.
Arbois de Jubainville (H. d'i 14,
22, 27, 31, 36, 37, 38, 42, 46,
56, 62, 64, 75, 80, 88, 92, 94,
97, 98, 103, 107, 109, 122,
124, 129, 135, 140, 145, 149
155, 165, 210, 211, 212, 225
228, 229, 231, 2.32, 235, 237
239, 240, 244, 252, 253, 254
255, 263, 265, 268, 269, 271
274, 275, 289, 290, 297, 299
300, 302.
arbres 86, 89.
arcanto- 101.
arcantodan 42.
Arc d'Orange 41, 42 add., 230.
Archaeologia Camhrensis, 249.
Archiv fur celtische Lexikor/ra-
phie, 134, 2.30, 262, 301.
Archiv fiir lateinische Lexiko-
graphie, 33, 236.
Archiv fur slavische Philologie,
127, 259.
Archivio glottologico italiano,
78, 246, 277, 298.
Arcunia, 'Apy.ûv'.a 58, 98 add.,
128, 228.
àrd (irl.) 112.
Arduenna, Arduinna 61, 112.
Are- 96 add., 98, 106, 213.
Arebrigium 112.
Arebrignus 112.
Arelate 104.
'AprjXatov 56.
Aremagios 42, 43.
Are ma r ici I0(y, 213.
Aremoricus 61.
arepennis 106.
arevernus 106, 213.
argant (bret.) 111.
Arganto- 110, 222.
Argantoniagus 58, 87.
argat, arget (irl.) 86, 110.
argent 86,211, 222.
Argento- MO, 222.
'Ap-fcVTo'y.oÇo; 80.
argidam 214.
Argio- 111.
Argiotalus 93, 106.
Ariconium 80.
arinca 110.
Arlet 104.
314
INDEX ALPHABÉTIQUE
arménien 131, 307.
armes 30, 91.
armoricain (alphabet) 47.
Armorique 16.
Arnaud dAgnel 149.
'ApouEpvo'. 57.
ArVien 23, 27, 242, 285, 289, 292,
.301.
Artaius 95.
arth{ga\\.) 93, 94, 95, 114.
Arthun 74.
article 18.
articulurn (lat.) 78.
Ar tige ni 88.
Artio 94.
Artos 42, 93, 114.
artuass 228.
Arvernes 49, 50.
Arvernorix 95.
Arvernus 95.
Ascoli (G.) 72, 246, 277,y298.
Asie Mineure 24-25.
Assedoniarus 62.
assiette 209.
Astruc (J.) 8.
at- (gall. bret.) 106.
af-, aie- 106.
afanta, atanto 171, 172.
at-hela (irl.) 110.
aie- 96 add.,lOQ.
Aleclorix 64.
Ategnala 106.
ateholisse 171, 172.
Alenoux 44, 176, 1^78, 180, 182,
183, 185, 187, 188, 189, 191,
192, 194, 196, 197, 199, 203,
205, 206, 207.
Alepilosk-2, 62, 106.
Atepo 108.
A tepo- 1 H .
.A/epomarus 95, 108, 117.
Aleponiux 111.
ATi-opiiÇ 25.
Aleporix 108.
Alesmerius 58, 61.
Alesmerlus 114.
A le u la 43.
Atexlorirji 167 .
Athénée 145,225,231,248,286, 293.
Athuhodua 125 add .
alreba (irl.) 110.
A/reAas 119.
Atrebatas 119.
Atrebales 110, 115, 116, 119.
"ATfEpdTiot 80, 116.
Altegia 229.
au 60, 97.
Aùap'./.dv 57.
Auber 160, 162, 163, 263.
Aucirix 42.
Audollent (A.) 42, 170.
Auguste 68.
Auguslodunum 87.
Augustoduruin 87.
Auguxtomagus 87.
^u/erct 59, 110.
Aulircus 42.
aulne 86, 89.
Aulu-Gelle 27, 246, 278.
auotis 41. Voir avotis.
a'jo'jwT 161.
Aurelius Victor 30, 230, 242.
Aurès 148, 155, 156, 157.
Ausone 28, 223, 224, 225, 238,
252, 278, 281, 284, 291, 292.
Aussel 149.
autels 150, 157, 168.
Autessioduruni 104.
Aulricuin 16, S8.
Autun 50,51,54, 61, 69, 136,162.
Autura 88.
Auxerre 104.
Auxey 51, 61, 136, 162.
avallo 67, 124 add., 131, 214.
Avara 88.
Avaricum 16, 88.
Avaucia 114.
Avenlicuni 58, 88.
Averdon 67.
Avicanlus 106.
Aviénus 245.
Avignon 146, 149, 150, 153.
avolis,avcot 42 add., 122, 210. Voir
INDEX ALPHABETIQUE
315
-aivc (gall.) 107.
axa tison 214.
axlac 167.
-ay{îv.)lO~.
/>61, 62, 67, 98, 99, 109.
Babut 70, 260.
bac car M2.
bàdim {ir\.) 110.
Badiocaases 56.
baclitis 110.
baga- 120.
bague 208.
bain 88.
BaXauSout 40, 151.
Balleure 104.
Balodurum 104.
Banassac 48, 50, 165.
bann (gall.) 85.
bardes 145.
bardocucullus 105.
Bardoniagus 87.
Bar-le-Duc 208. •
baro 71.
barques 30.
Barthélémy/ (A. de), 42, 158.
bascauda 62 add.
Bas-Maine 238.
basque 127.
bas-reliefs 169.
Bast (J. de), 10.
B..aT vo 161 .
Baudelot 168.
Bavai 209.
Bayeux 104.
Beatus Rhenanus 5, 6.
Beaumont 147.
Beaune 162.
beber 109.
Bèbre 89.
Bebronnà 89.
Becker (J.) 139, 140, 210, 203.
Bède 66, 265, 302.
bediv (gall.) 111.
befer (corn.) 89, 99.
Beitrâge zur Kunde der indogêr-
manischen Sprachen 38, 139,
140, 154, 170, 210, 213, 227,
242, 244, 260, 264.
Beitrâge zur vergleichenden
Sprachforschung 126, 139, 160,
210, 212.
Belafu- 110.
Belenos, ByjXrjVo; 56, 58.
Belenus 111, 232.
BriXTjaaiJLi 40, 58,112,117,118,150.
Belga 114.
Belges 26, 80, 248, 256.
Belgiiis 97 add.
Beliniccus 109.
Belinicos 109.
Belinicous 118.
Belinius 109.
Belinos 42, 109, 112.
Belisarna 58, 61,88 add., 104, 112,
117. Voir Br,X/,aa[xi.
bellinuntia 111.
Belsinum 110.
Belsonancum 1 10.
ben (irl.) 92, 99.
-bena 92, 98.
benn (irl.) 85.
-bennum 85.
Berba (irl.) 89.
herbaim (irl.) 89.
Berhera 89.
Berella (A.) 12.
Bergus 108.
Bergusia 109 add., 160, 233.
Bérose 5.
Berthault (P.) 4.
Berthoud (L.) 160.
Bertrand (Alex.) 155, 157.
Besse 234.
BT)Tappai[ç 42, 43.
beto 71, 233.
betulla 111.
Béziers 160.
Bezzenberger (A.) 219.
bi 171, 172.
bibliographie du gaulois 4-13,
133-141, 145.
Bibliothèque de V Ecole des Char-
tes lil, 149.
316
INDEX ALPHABETIQUE
BibracteHS add., 99, 109.
Bibroci 80.
Bièvre 89.
Bilicalus 40 add., 80 add.
bilingues 153, 108.
BtÀ!vojvT''a 111.
Biliomagus 234.
B'.vva;j.o; 41, 148.
BtpaxoTco'jTi; 101 .
bis 60.
Biiiontii2U.
hilh (irl.) 94, 96, 115.
biti 167.
bilu- 96, 115.
Bitudaga 63.
Biluitos 68.
BUiiilus 62, 110.
Blturigas 120.
Bituriges 104.
Biturix 94, 120.
Bi^us 110.
Biusnniti 165.
/)i 102.
blaireau 86, 219.
blanc 86.
Blanchet (Ad.^ 42, 47, 121.
BÀavôoour/.ouviat 40, 117, 151.
Blannovices 55 add.
blàth (irl.) 86.
Blatomago 74.
Blatomagiis 86.
Blesmes 88 add., 104.
Blismes 104.
Blumereau 170.
bn 62, 102.
Aô (irl.) 99.
Bochart (Samuel) 7, 133.
Bfo/.ioç 43.
Bodb (irl.) 93, 235.
bodb (irl.) 93.
/jof/i- 115, 129.
-hodiaco- 109.
Bodincum 23, 110.
/îoc//o- 109.
Bodiocasses 56, 104.
^oJua 93.
BoduogenuA 81 .
Boduognatus 33, 93.
Boduos 80.
bœuf 93.
BoyootûÎTapo; 25.
fioù" 92,235.
Boiorix 92.
bois 85, 279.
Boletin de la real Academia de
historia 34.
Bo'Xyio; 25, 97 add.
bon 93.
Bondurand 157.
Bonn 209.
Bonnafoux 163.
bonnels 168.
Bonneuil 76.
Bonnin 167.
Bononia 24, 55 add.
Bopp (Fr.) 11, 140.
Borderle (Arthur de La) 17.
Borel|P.)7.
Borvo 62, 235.
Bossard 76.
boucliers 41, 42 add., 168.
Boudard 155.
Boudica 22.
Boiidicca 60, 80.
Boiidillus 42 add., 111.
Boudius 93, 111.
Boulogne 209.
Bourciez (Éd.) 78 add., 131.
Bourges 35, 104, 165, 166.
Boui^gon 76.
Bourguet 156 add.
Bourignon de Saintes 163, 170.
BoutcP 48, 137, 164.
Bovelles (Charles de) 5.
Boviièl .
bovi- 99.
Boxhorn 7, 133.
^.0-] 158.
br 102, 103.
bracelet 22.
Bradley 260.
BoaYo'Soupov 24.
bran (irl. gall. bret.) 86, 90, 220.
Brandes 10.
lM)liX ALPHAHÉTIQUE
317
Bninudunum 80, S(i.
Branovices h") add., 1»0, 220.
hrateis (osque) 39.
brnlh (irlandais) 39.
bràthir (irl.) Ml.
bratom (pélignien) 39.
ppaxojij. (osque) 39.
p&axo'j 148.
ppaTOjos 3:i-39, 41, 119, 146, 147,
148, 155, 158, 159.
Ppaxo'jx 157.
Bratronos 39, 111, 107.
bre (gall. bret.) 85.
Bréal (M.) 140, 294..
brecc (irl.) 124.
Bregail (irl.) 108.
bregan 214.
Brehant 236.
brenhin (gall.) 236, 303.
Brennos, Brennus 25, 303.
Bretagne (Armorique) 44, 221.
breth (irl.) 219 add.
breton 5, 6, 8, 9, 10, 12, 16-17.
Bretons 16, 26, 128, 223, 249, 260.
-bretus 219 add.
Brévenne 89.
bri (irl.) 85.
•bria 75, 79.
-pcia 24.
Briare 75.
Bricco- 124.
Brières 75, 305.
}>rig 189.
-briga 15, 16, 22, 24,85.
Briganles 80, 108.
Brigantio 108.
Bpiyâvxtov 24.
Brigia 109.
Brigiani 111.
Brigindoni iO, 109,119, 162.
Brigius 111.
Boi'youÀoç 89.
-brigula 89.
ibrjo 67, 85, 86, 110, 213, 305.
Briodro 75, 305.
Briodurum 64.
Brion 76.
Briona 49 add., 150, 154, 242, 293.
Brione 76.
JSrJoa 237, 306.
-brlva 16,85, 110, 114.
Briva Isarae 237, 305.
Brivate 104.
brivaliom 40, HO, 117, 118, 170.
Brivé 104.
Brives 305.
Briro 114, 306.
Brivoduruin 75, 86, 305.
Brixanlu 34, 117.
/>ro (gall. bret.) 90, 99, 115.
-broca 95.
ij/'occ (irl.) 219.
Broccus 22.
ijrooVi (bret.) 86, 219.
Brocomagus 86, 219.
brog- 115, 116.
/^/•oï/a 103, 116.
-hroges 90.
-brogi- 99, 111.
brogilus 111.
Brogitarus 25.
Broinienas (ogh.) 81.
bronze 162, 167, 172, 208, 209.
Bruand 208.
bruca 306 add.
Brugmann (K.) 65.
bruig (irl.) 90.
brun 93.
Brunot (F.) 70, 72.
brijch (gall.) 124.
brijd [gall.) 219 add.
buadach (irl.) 109.
buaid (irl.) 93,109, 111, 115.
Buccos 42.
Bûcheler 224.
bûcheron 169.
budd (gall.) 93.
buddutton 210.
bulga 116.
Bullet 9.
Bulletin archéologique du Comité
des travaux historiques 70,136,
157, 159, 165,285.
21
318
INDEX ALPIIABKTIOUE
Bulletin archéologir/ue du Li-
mousin 163.
Bulletin de correspondance hel-
lénique 250.
Bulletin de la Faculté des Lettres
de Poitiers 147, 155.
Bulletin de la Société de Géogra-
phie de Rochefort 122,160,260.
Bulletin de la Société des Anli-
(/uaires de VOuest 160,162,163,
210, 263.
Bulletin de la Société des parlers
de France 240.
Bulletin de la Société nationale
des Antiquaires de France iZ,
147, 150, 155, 156, 159, 160,
163, 164, 165, 166, 228, 260.
Bulletin épigraphique de la Gaule
147, 149, 153, 155, 159, 163,
167, 168.
Bulletin hispanique 232.
Bulletin historique et philolo-
gique 36.
Bulletin monumental 148.
Bulliot (J.) 163, 210.
Burgodunum 76.
Buscilla 39, 117, 166.
Bussu- 65, 111.
Bussullus 111.
Bussus 63.
hyd (gall.) 94, 96.
c 50, 63, 67, 99, 108, 109, 173.
y.oL 158.
Cabillonum 76.
Ka^iipo; 41, 152.
cacht (irl.) 92, 5S.
ca(/r (bret.) 111.
cadro- 111.
Cadurci, Gadurqucs 4S, 110, 239.
Cndussa 65 .
Caccina 295.
Caesarodunum 87.
caeth (-ail.) 92, 98.
caez (bret.) 98.
Gagnât (R.) 38, 48-51, 54, 170.
caio 213.
Caixu 34.
Caledu!^?,, 119.
calendrier, 44-45. Voir (loligny.
Caleni 165.
calet (bret.) 90, 111.
Cale tes 90, 116.
Caleti, Caletusm add., 116, 128.
Cale ti nu s 111.
KâÀsTo; 56.
calia 43.
calliomarcus 105 add., 128, 239.
Calvel (musée) 146, 149, 150, 153.
camhiare 214.
Kaa^ooo-jvov 24.
Cambodunum 80, 87.
Camboritum 80, 86.
Camden 6, 7, 133.
camm (irl. g"all.) 86.
Kajx-ta 25.
Camulinius, Camulinus 112.
Camulo 66.
Camulodunum 80.
Camulogenus 33, 94, 260.
Camulognata 94, 260.
Camulus 94, 112.
can (sali.) 106.
can- (irl. bret.) 106."
Cance 89.
cancrasi 214.
canecosedlon 40, 117, 163.
canima 211.
cant 181.
-cant (c.-ali.) 89.
ca^i/a/o«40, 61,111,114,117,162.
y.avTïtji 117, 146.
/avT£va40, 117, 147, 158, 159.
Cantia 89.
Cantium 80.
Cantl-, Cantli, Cantlosi^, 61,111,-
181, 187, 191, 19i-, 200, 206.
canto- 89.
Canlosenus 105.
capto- 98, 286.
-captus 92.
car- l'irl. brel. gall.) 110.
car- (irl.) 109.
rara(irl.) 89, 93, 110.
indp:x alphaiu:tiql'e
319
caractères. Voir lettres.
curaditonu 167.
Ciirantacus 108.
Caranlec 108.
Carantiacus 107.
Carantinug 80 add.
(luranio 22.
Caranlo- 116.
Carantomagus 74, 87.
Caranlonus 89.
Carantus 80 add., 110.
(jarassoiiiiiis 62.
Caratacos 109.
Caralacus 80 add.
Carathounus 48.
Caratilhia^S, 111.
Caratios 1 14.
Caralo- 109; 111.
Caralucus 109.
Caratulliis 109.
Kap[3avxo- 110.
Carbantorate 87.
carAa/ 87, 110.
Carency 107.
cariedit 4r>, 122, 175.
car/i (bret.) 112.
xapvixou 122, 153.
xasvov 25, 109, 112.
Kapvcivo'j 160.
Carnuteni 111.
Carnutes 47, 68, 111.
-/.âpvj= 109.
caro, cari' (bret.) 9.3.
Carobriva 88.
Kapojxapo 162.
Carpenlo- 101.
Carpentorate 62.
carr (irl. bret.) 87.
carr (irl.)i -'^'^ add.
carrago 109.
Kappdoo'jvov 24.
Carrodunum 87.
carrus 109.
KapjÎYvaro; 65.
xapTaÀaao; 64.
xapTaaÉpa 64.
cartaont 122, 171, 172.
Kap-rapoç 39, 155.
carthach (irl.) 109.
carthe (irl.) 114.
KapOcXtTavto; 41, 149.
car<i 171, 172.
cartouche 160.
CUirvilius 80.
(^arvos 93.
ca/'»/) (gall.) 93.
cas. Voir déclinaison.
cass (irl.) 90.
y.aaaaptac 214.
-cassi- 90.
Casst 80.
Kaaji'yvaTo; 25.
Cassignplus 65.
Cassinomagus 86.
Cassiodore 226.
Caasisuratos 42.
KaaiiiaXo; 39, 117, 155.
Cassivellaunus 107.
Castor 168.
ca/ (gall.) 99.
ca<a- 106.
caialages 211.
Catalaunos 76.
Catalus 88.
Cafainantaloedis 106.
ca«/i (irl.) 99, 112.
Ca</ia/ (irl.) 105.
Cathasach (irl.) 109.
Cafhirig.. 125 add.
ca//iZ (gall.) 61.
calicato 171, 172.
KaTouaXo; 41, 105, 108, 113, 159.
KatOjyvaTOç 112.
KaroupaxTo'vtov 80.
Cattos 80, 121.
Catlus 65.
ca/j;- 99, 109, 112, 129.
Catuciniis 112.
Catuciiis 112.
datuenus 22, 113.
Catuinus 113.
Catullacus 113.
(latullianus 1 13.
CatuUinus 113.
320
INDKX ALPHABÉTIQUE
Catullus 112.
Catumaros 128.
Catuiiius 112.
Calunus 113.
Catuos 112.
Caluriges 104, 112.
Caturigi 120.
Caturigia 10a.
Ca<urf\r95, 108, 112, 128.
Caturnus 113.
Catiiro 113.
Caturus 113.
Ca//is 108.
Catusactis 112.
Catuseg- 112.
Catuslugi 112.
Catuso, Catusso 112.
Ca^ussa 109, 112.
Catusualis 112.
Catuuallon (bret.) lOo.
Catuvellauni 105.
Catvellaunus 112.
Catuvolcus 112.
Ca^im^ (gall.) lOlJ.
Caudebec-lez-Ell)eui' 209, 210.
caur (irl.) 90.
Cavaiilon 30, 52, 53, 54 odtl., 137,
151, 152.
Cavares 69, 90.
Cavari 111.
Cavarilliis 111.
Cavarinus 111.
caw/" (gall.) 90.
ce 211.
Cebenna 101.
cecos ac césar 32, 122.
Celecorix 43.
ce/ic/ion 40, 109, 117, 100.
Celtae 116.
IVEÀtat 116.
cellibérieii 22, 89, 299.
celtican 37, 45.
C'e//ic reuir-iu (T/ie) 278, 289, 301.
CeUUlus 33.
KeXto; 116, 128.
celloniancs, 9, 19, 73.
Celtus 88.
Cenahum 63, 109.
Ceniniagni 80.
cenn (irl.) 98.
Cennfinn (irl.) 106.
Ceno- 109.
Cenomanni 128.
Cenon 169.
centaurée 211.
Centenaire de la Société des
Anti({uaires de France 42.
Ceiitigenus 58 add.
Centus 58 add.
Ceniusmia 58 add.
KepiOp'-o; 25.
cerf 93.
Cernune 245 n.
Cernunnos 112, 168,242.
cervesia 62, 97 add., 108.
César x, 26, 27, 31, 33, 45, [46
add., 55, 60, 65,68, 80, 87,145,
225, 243, 253, 258, 261, 270,
279, 281, 298.
cet- (irl.) 100.
ceta- (irl.) 106.
cétal (irl.) 61, 114.
cethir (irl.) 98, 124, 219 add.
-cetum 85.
KcJTpwvsç 56.
ceva 22.
Cevenna 62.
Chabert (S.) 28.
Chagnon 70.
Chaillan 149.
Chalon 76.
Châlons 76.
Chambord 75.
champs 85, 87.
chants 145.
Chaourse 65.
chapiteaux 155, 157.
char 81, 87, 91.
Charancieu 108.
Charencey 107.
Charency 108.
Chaieiitay 108.
Cliarenle"'89.
Charron (J. de) 4.
INDEX ALPHABETIQUE
321
Chassenon 74.
Chaslel 147.
chaudron 87, 209.
Chaiulnic de (^razannes (de) 170.
chêne 86.
Chérancé 108.
cheval 25, 86, 93, 94, 169.
Chevalier (U.) 89,
Chevallet (A. de) 10, 18.
chèvre 86, 93.
chevreaux 167.
X'.oaxpa 25.
Chorges 104.
chronologie des découvertes 136-
137.
cht 98.
chute des consonnes 65,60, 67; —
des voyelles 60-61.
Cialli, Ciallos 43, 171, 172, 191.
Cicedubri 43.
Cicéron Çsl.) 31, 36, 41, 68, 71,
227, 264. Voir scholiastes.
Cicéron (Q.) 46, 253.
Cilurnum 80.
Cimbres 87, 273.
cimmérien 12.
cincj irl.i 93, 115.
Cinget- 115.
Cingetorix 33, 55 add., 80 add.,
. 93, 107.
cingos 191.
Cingus 107.
cinq 130.
Cintaretus 38 add.
Cinlu-96, 100, 109, 111.
Cinfugena 63, 260.
Cintugenus 58 add., 80 add., 81,
108', 260.
Cintugnalu 66.
Cinlugnalus 108.
Cinlullus 111.
Cintiis 58 add., 108.
Cintusmia 58 add.
CintusmusSO add., 109.
cintiveru 37 add.
cippe 146, 147, 149, 153.
Cisalpine 22-24, 131, 245, 264,
270, 283, 294.
(Asiambos 42, 121.
(Asomagpiisi 74.
civilisation (mots de) 29-30, 129,
222
civis (lat.) 167.
cl 55, 102.
claideb (irl.) 78.
Clain 170.
Claudieu 23. ^
KÀtpvtTO'j; 153.
CHtophon 27, 254, 268.
clotu 171, 172.
ÇJulamus 22.
Cliilorix 128.
Cluvier (Ph.) 6, 133.
en 102, 109.
-c/ios 39, 102, 109-110.
co-, con-, com- 106.
cob 175.
Cob- 108.
Coheia 108.
Cobnertus 62, 114.
Ko.'3p;TOjÀwjl61.
Cocca 64.
Coccillus 64.
Coccus 81.
cochon 95.
coet (bret.) 85.
câic (irl.) 98,
coire (irl.) 87.
Coligny (calendrier de) 44, 50,
54, 96 add., 137, 172-207.
collectifs 124 add.
Collias50,51, 52,53,54, 159, Voir
Xotre-Dame-de-Laval.
CoUorg-ues 50, 54, 137, 158.
Ko/.XojpY ? 158.
colonnes 150, 151, 153, 160,
Colson 155.
Columelle 27, 228, 240, 241, 245,
249, 270.
com- (irl.) 106.
Com- 1.30.
Comatumarus 59.
combat 90, 91.
322
1^DEX ALPHABETKILE
Cornrnios 80.
Conimius 26.
composition 33, 105-107.
coinpriato 171, 172.
Comprinnus 106, 279.
comptes 46.
Comptes rendus de l Académie
des inscriptions et belles-lettres,
33, 41, 4o, 47, 70, 71, 98, 121,
123, 129, 149, 131, 156, 158,
166, 168, 170, 172, 173, 208,
209, 210, 238, 241, 257, 259,
260, 270, 273, 276, 278, 288,
293, 296, 299.
concombre 86.
Conconelod u mnus 107.
Conconnelodumnus 63.
Condacus 107.
-condaridubnus 108.
Condarinus 107, 108.
condate 86, 247.
Condate 104.
(londatis 95.
Condatomagos 86.
Condé 104.
Condercum 80.
KovoiÀXeoç 41, 136.
conditionnel 18.
Condomagus 107.
Conetodubnus 107.
conexu 214.
confluent 86, 247.
(Rongea (irl.) 106.
Congenniccus 109.
Koyysvvo- 109.
KoyycvvoXtTavo;, 41, 149, 247.
Conginna, 106.
Congonnetiacijs 65, 107.
Congonn'etodubnus 107.
(Jongonnelodumnus 33 .
Congrès archéologique de France,
164.
Congusso (irl.) 81.
conjug-aison, 37-38, 122,123, 124.
Conrnael (bret.) 81.
Kovvoj 138.
conquête romaine 68.
Consentius 28, 96, 269.
consonantisme 61-65, 98-101, 307.
construction 125-126 add .
Consuanetes 107.
Contextos 39, 117, 163
Contoulos 42.
contrats 46.
Con victolita ris 93 .
xoiâz'.ov 32.
Corail i 248.
corbeau 86, 90. Voir corneille.
-cor a 90.
corio- 129.
Coriosolitae 59.
Coriossedum 87.
zdp[j.a 97 add., 108, 116.
corneille 93. Voir corbeau.
comique 10, 89, 218.
Corobiliuni 105.
Corps-Nuds 76.
Corpus glossariorum latinorilni
29, 225, 226,231, 239, 244, 255,
256, 260, 265, 276, 277, 280,
281, 286, 288, 290, 296, 298.
Corpus inscriptionum lat inarum,
22, 33, 34,- 36, 43, 47, 58, 65,
135, 146, 147, 148, 149, 150,
153, 154, 155, 156, 157, 138,
159, 160,162, 163, 164, 165, 166
add., 167, 168, 169, 170, 209^
210, 229, 250, 278, 279, 284,
293, 295, 296.
Corpus medicorum latinorum 28.
Corrbile (irl.) 105.
Cosecalitix 43.
Coth- (bret.) 93.
Cothraige (irl . ) 105.
Cotignon 163.
Cottos 93.
Cotu 34.
Kojaocovta 149.
C.ouchey 51, 53, 61, 136, 162.
y.oji 152.
couleurs 86, 222.
courbe 86.
Courcelle-Scneuil 12.
zouptAt 37, 62, 115, 116.
INDEX ALPHABÉTIQUE
323
Courson (A. de) IH.
Court de Gébelin 9.
-coveros, coviros 02.
cuvinnus 81, 98add., 'J9, 100 add.
coz (bret.) 93.
cr 102.
craindre (fr.) 78.
(à-ansac 107.
Cranton (Le) 74.
crasi 214.
KpetTS lb9.
Ci'euly 160, 162.
Criciru 43, 115, 119.
crirjlionalsus 214.
crisi 214.
Crispos 167.
crith (irl.l 78.
Crixos 130.
Crixus 93.
cro< (irl.) 124.
crolla 124.
oru'//i (gall.) 124.
crych (gall.) 93.
et 64, 77, 101, 103, 109.
cuiri (irl.) 90.
ruirm (irl.) 115.
cularàn (irl . j 86.
(2ularo 86.
culte 30,222. Voir prêtres.
cum (irl.) 99.
cumba 99.
Cunagiissos 81.
Cunamagli (ogh.) 81.
Cunoharrus 81.
Cunobelinus 80.
K-jvo,3£ÀÀ'.voç 80.
Cunornaros 128.
Cunomorus 81.
Cunotamos 81.
Cunovalos 81.
Cuny 254, 270, 284.
Curiosolilae 59.
cursive (écriture) 161, 16."), 170,
212.
Curtius 141.
Cu<j, CuiJo, 98, 177, 178, 190.
cav/i (gall.) 99.
cijdfantawl (gall.) 106.
c"///- (gall.) 106.
Ci/ndaf {<^?in.] 81.
C'ijnfeli/n (gall.) 80.
C»/«/'o/-(gall.) 81.
c»//i< (gall.) 96, 100, 109.
Cynwall (gall.) 81.
cyirein (gall.) 99 add.
cijirir (gall.) 92.
J99, 109.
(/ barré, 48, 62, 307.
dag- (irl.) 93.
Dagomarus, 63, 81.
Dagovassus 93.
r7aj7 (gall.) 219 add.
dam (irl.) 93.
Dam us 93.
dan 32, 213.
DannotaliS'i, 160.
Danornarus 65.
Danube, viii, xi.
Darmesteter (A.) 72.
Aapojspvov 80.
datif 34, 40. Voir déclinaison.
daur (irl.) 86.
db 103.
-dbi 119.
..Ôjîo 153.
dd 62.
-Se, -de 41, 116, 130.
Decceda (ogh.) 81.
Decceddas (ogh.) 81.
Déchelette (J.) 164.
déclinaison 31, 34, 39-41, 117-
121.
osoE 35-37, 146, 147, 155, 15S, 159.
deei 52.
déesses-mères 95.
Deiotarus 25, 66 add.
Deiviciacos 59.
deivo- 97.
delgu 165.
Deioye 147, 148, 149, 153.
Delphes 117, 308.
démonstratives (particules) 78.
dejnti 171,172.
32
zi
INDEX ALPHABÉTIQUE
deintissie 123, 171, 172.
(lemtUionl 122, 172.
Deneuvre 75.
dénombrement des Helvètes 45.
dénomination. Voironomastitjue.
ArjO'ja 80.
déponent 18, 123, 124, 130.
Derceia. 108.
Derco- 108.
(lercomarcos 214.
dérivation 33, 107-113.
-dero 76.
derti 171-172.
derliimo 122, 171-172.
derv (bret.) 86.
Derventio 80.
Dervus 86.
derw (gall.) 86.
désinences nominales 117-121 ; —
verbales 43, 122-123.
Desjardins (E.) 155, 160, 162,
166, 167, 168.
devo 177.
devo- 97, 99, 100.
Dexiva 91 add.
Dexivales 91 add.
dcf 103.
Dhuys 89.
dia (irl.) 89, 97, 99, 100.
dialectes gaulois 55, 61, 98, 101,
304, 306. Voir variantes.
Diane (temple de) 155.
Diasulos 42.
dib 181.
dihona 43, 171, 172.
Dickinson 7.
Dictionnaire archéologique de la
Gaule 136, 150, 154, 155, 160,
162, 163, 167.
Dielenbach 10, 134,212.
dieux 88, 89, 94-95, 160, 169,245.
Dicz 219.
Dijon 162.
din (gall.) 85, 97.
Dioclclien l'édit de) 280, 287, 302.
Diodore 5, 27, 33, 101, 145, 236,
253, 284.
Diogène Laerce 5, 253.
Dion Cassius 46, 57, 60, 68, 94.
Dioscoride 27 add., 30, 224, 225,
227, 233, 234, 245, 248, 249,
254, 259, 263, 264, 272, 277,
279, 284, 285, 289, 291, 292,
295, 299.
Dioscures 169.
diphtongues 60, 97 add .
Dirona 63.
Dissard 172, 173, 272.
dissimilation 64.
divertiomu 176.
divertomu nS, 179, 181, 182, 198.
205, 206.
divic- 115.
Divicatus 80 add .
Diviciacus 33, 46, 59.
Divicta 64.
divinités 88, 89, 94-95. Voir dieux.
divirlomu 196.
Divius 109.
Divixtùs 109.
divo 71.
Divodurum 88.
Divona 43, 89.
Divonne 89.
divortomu 185, 188.
dl 102.
dn 102.
do 167.
rfoi>or (irl.) 88, 89.
dobur (irl.) 96. Voir dobor .
Doccius 64.
Doiros 39, 162.
domain (irl.) 62, 92.
doniun (irl.) 94, 109.
Donn 252.
Donnadu 109.
Donna- 109.
Dontaurios 211.
dor (gall. bret.) 96.
dorn (irl. bret.) 93.
Dornec (bret.) 109.
i>orn»ja(/ (irl . ) 105 .
dora 76," 85, 96, 214.
dor us (irl.) 85, 96.
INDKX ALFUAliKTlQLE
325
doubles consonnes 64, 101, 220
add.
Doiibs 89.
doue (bret.) 97.
-oojXa 116, 219 add.
Sojvov 57, 8Î).
-So'jvoç 115.
dour (bret.) 88, 96.
doux 93.
Dovinia (ogh.) 81.
Dovi'inias ogh.') 81.
dr 102.
Draeffer 131.
Drappes 55, 119.
Draimus 60.
Dreux 104.
Drouet 210.
Soo'ji'oa; 57.
Apo'JTo'aaYo; 24.
Drucca 64.
druid (irl.j 115.
druid- 116.
druida 5, 114, H6.
druidae 30, 3 1 , 32, 46, 1 1 6, 253, 303,
druides 115, lit),
druides 46, 69, 145, 285.
druidesse 70.
Drusus 60.
Dru ta 167.
dryw (gall.) 253.
ds 62.
dsm 103.
du ig-all. bret.) 89.
dub (irl.)89.
dubi- 222.
Dubis 89.
Dubnorex 62.
Dubnorix 33, 59.
Dubnovellaunos 80.
-dubnus, -dumnus 92.
Z)(ii)7-a 88.
i)u/)rts 80.
dubro- 96.
Du Buat 9.
DuCange 236.
dugiiontiio 49, 122, 160.
Ji/iV/e (irl.) 219.
dulu- (gall.) 89.
-dulo- 116.
Duinan, Dumani, Duniauni 175,
176, 182, 191, 194, 195.
Dumialis 95.
Duninacus 107, 109.
Dumnocoveros 107.
Dumnnrix 94, 107.
Duniriotalos 107.
Duninoveros 80, 107.
(/(infirl.i 85, 97, 115, 116.
dunnavouseia 171, 172.
-dununi 16, 22, 23, 85, 97, 115,
116, 129, 213, 222 add.
Durance 152.
Durnacos 42.
Durnacus 93, 109.
DurnomagusSl , 105.
Durnovarla 80.
Durobrivae 80.
Durocasses 104.
Durocornovium 80.
Durostoluin 64.
Durostorum 24, 64.
-durum Î15, 76.
dusius 89.
Dusius 89.
Duvau (L.) 62, 249, 295.
Dvorico 40, 164.
f/w/"^ (gall.) 92, 109.
(/»'/•/• (gall.) 88, 96.
f/wrn (gall.) 93.
E 49, 53, 172.
e 57, 58, 59, 60, 67, 96, 97.
-é(fr.) 107.
-e 118.
eau 86, 222.
eb- (gall. bret.) 94, 111.
Ebel (H.) 31, 126, 160.
Ebeiic 110.
eb-ol 98.
'Epdpay.ov 80.
ebrwydd (gall.) 93.
Eburacus 107.
Eburiacum 67.
Eburo- 111.
326
INDEX ALPIIAKÉTIQUE
Eburobriçja 86.
Ehurodunum 67, 107.
Eburones 111.
E bu novices 104.
Eburovicom 42.
-ec (bret.) 107.
écalh (irl.) 222.
Eccard (J. G.) 8.
Eccobriffa 2.o.
ech (irl.) 93, 94,98.
école d'AuLun 69.
E/.oXioç 159.
écrivains anciens 26-3.3.
Edélestand du Méril 138.
Edrini 60 add., 180, 186, 193,
205, 206.
Éduens, Edui, Eduis 42, 60 add.,
68,297.
edutio 175.
àyoïJUiai 66.
eh- (gall.) 99.
ehofn (gall.) 106.
ehza 171, 172.
ei 59, 97.
etvoui 155.
Etwpoj- 36-38, 61, 122, 150,263.
Elbe XI.
Ele,Elenïb, Elenibi, Eleinbiv 180,
186, 187, 188, 191, 194,200, 206.
élevé 85, 95.
elitonli^.
'EXojTjTtoi 57.
EXo'jiaaa 41, 151.
HXoj3/.ov'.o; 41, 148.
Elvetil 98 add.
Elvontiu 166.
em- (bret.) 77.
èa^pEziov 25.
emprunt (mots d') 19, 103, 129.
Endlicher 29, 212, 213, 214.
English hislorical revietv [The]
281.
engrais 30.
Ennius 225, 283.
enseignes armoriées, 90, 93.
eo (irl.) 115.
Eochaid 110.
-ep (bret.) 93.
epad39, 43, 49. 119, 167.
Epa-inanduodururn 114 add.
Epaticus 110.
Epato- 110.
Epenos 47, 111.
Epernay 288.
Epi- 111.
Epidius 109.
Epillos 93, 111.
Epiphane 253, 291.
épithètes des dieux 95.
epo- 98, 109, 110, 111, 256. '
epncaliuni 105 add., 256.
èzoei 45.
Epomanduoduruin 104, 107, 114
add.
Epomeduos 107.
Epona 94, 111.
Eponina 255.
eporedia 105, 114.
Eporedia 23, 256.
Eporedorix 59,62, 93.
Eposognalus 96.
Eppius 65.
Epponiacum 67.
Equi, Equos 45, 98, 180, 185,
192, 198.
erc'h (bret.) 93.
eri- 106.
Eridubnos 106.
Eniault (E.) 28, 121, 135, 139,
147, 155, 170, 219, 223, 228,
245, 257, 272 add.
e.s- (irl.) 106.
-es (gén.) 118.
EaxEYYa-- 40, 117, 151.
Ea/tyYopït? 41, 48, 119, 156.
Esciggorix 48.
Escingos 58 add., 209.
esoc- 115, 116.
Esomaro ? 40, 164.
esomiin (irl.) 106,
Espagne xi, 22, 85, 223, 295.
EspagnoUe 14.
Espérandieu 161, 163, 168, 170,
172, 210.
INDEX ALPIIABETIOUK
327
ess- (irl.)09.
esseduni 100.
Kstes 127-128.
Esu- 60, 108.
Esubii ST).
Ksuccus 108.
l-Jsii(/enus 94, 108.
Ksunertus 94.
Esus 94, 160.
Ksiiviua 108.
etic 160.
tltienne de Byzance 24.
eliheiont 171, 172.
étniar (irl.) 105.
étrusque (alphabet) 23, 36, 43,47.
eu 59, 60, 97, 167.
-eue (bref.) 107.
Eucani (bret.) 106.
Eure 88.
Eurlses 39, 123, 168.
Europe centrale xv, 24, 128.
Eustathe 242.
hvreux 104, 167.
Evritus 301 .
ex- 99, 106.
exacon 106.
excicum 214.
Excingoniarus 107.
Excingus 63.
pxingiduin 176.
Exnies 67.
Exobnus 62.
Exomnus 106.
Exoudun 67.
exucricone 214.
Exuertini 208.
exugri 214.
-e;/ (fr.) 107.
Eyguières (tablette d') 43, 212.
e-o 171, 172.
/'48.
/■ât7/) (irl.) 115.
Faucliet (Cl.) 6.
faucille 222.
Favorinus 246.
fecht (irl.) 93.
Fégréac 209.
Félibien (D.) 168.
Félice (H. de) 88.
fén {\rl.) 99add.
/•er(irl.) 92, 222.
fer 87, 222.
Ferchele (irl.) 106.
fera (irl.) 89, 100.
Fernmag (irl.) 86.
FeslskrifL fil Alf Torp 291.
Festus 27, 225, 226, 264, 297.
Voir Paul Diacre,
feuilles de lierre 51, 53.
/Jrwd (gall.) 99.
fiach 99.
fich (irl.) 90.
fichim (irl. ) 110.
Fick 126, 264.
fidixvX.) 89, 96, 109.
fidéicommis 69.
figurine 209.
filia 167.
filiation divine, 92.
Fillioux 163.
fils 93 .
finales (consonnes) 101, 103.
find (irl.) 109, 112, 114, 221.
Findmag (irl.) 86, 105.
Fins d'Annecy (Les) 164.
/îonn [éc.) 221.
fîr (irl.) 97.
fui (irl.) 99, 115.
fîuss 306.
flamand 6.
Florence 213.
Florus 31, 33, 101.
fo- (irl.) 96, 98, 107.
Fontaine de Nîmes 136.
Fontenay (de) 162.
for (irl.) 96, 98, 106.
forgeron 93, 260.
fo-riuth (irl.) 107.
formes des lettres, 52-54.
formules de Marcellus 28 add.,
137, 211,214.
fort 92.
Fort... 168.
328
INDEX ALPHABÉTIQUE
forteresse 83 .
Fortunat 28, 249, 298.
foss (irl.) 92, 96.
Foy (W.) 97.
français 3, 8, 9,12, 17-19, 34,05,
221, 223, 225, 227, 230, 231,
232, 233, 234, 235, 236, 237,
238, 239, 240, 242, 243, 246,
247,250, 251, 252, 254.
Fribourg 213.
frison 8.
Frontin 223.
Frontu 39, 96, 170.
froud (bret.) 99.
fusaïoles, fuseaux 70, 210.
futur 18, 124, 130.
g 48, 03, 67, 99, 109.
rjahalus 61.
gahi 122, 210.
gabor (irl.) 86, 93, 99.
-gahr (bret.) 86, 93, 99.
Gahrilla 93.
Gabrilius 110.
gabro- 99.
Gabromagus 86.
Gabrosentwn 80, 258.
Gabi'us 110.
gabiil (irl.) 61.
gâe (irl.) 97.
gaem (gall.) 99, 111.
Gaesatae 91, 110.
gaesuni 90, 91, 97, 110.
gafl (gall.) 61.
gâi (irl.) 91.
gaib (irl.) 122.
Gaidoz (H.) 34, 244.
Faiiâxat 116.
Fataaioi 90, 91.
yaiCTov, gaison 90, 91, 129.
gai (irl.) 91, 110.
Gnlatae, FaXaTar 25, 91, 110.
Galates 69, 253, 258,265, 291.
Galatie 25, 224, 247, 253, 261.
Galba 93, 258.
gallice (lat.) 30 add.
Gallicenae 286.
gallois 6, 8, 9, 10, 218.
gaor (bret.) 99.
garan (gall.) 99.
-garanus 96, 99.
Garcin 151, 153.
Gargas 52, 137.
Faptjia 161 .
Garofalo (Fr. P.) 22.
Garrigues 136.
-gas 120.
gasaria 214.
Gauckler (P.) 296.
gaviin 261.
gavr (bret.) 99.
gd 103.
géants 90.
Geidumni 55.
gein (irl.) 92.
gen (gall.) 108.
Genaburn 63.
genau (gall.) 86, 108.
Genava 86, 108.
geni (gall.) 92.
génitif 39, 45, 117-120, 130.
-genos 92.
Genouilly 50, 51, 52, 61, 137,
165, 166.
genres 114, 115-116, 117, 121.
gentilices 33, 114.
géographiques (noms) 84-87, 94.
Gergovia 16.
Gérin-Ricard (H. de) 149.
Germains 5, 6, 7,8, 9,10, 14,231.
germanique 5, 6, 8, 10, 14-16,
48, 128, 225, 238, 243, 244,
245, 271, 296, 300, 307.
Germer-Durand (Fr.) 150, 154,
156, 159.
-ges 119.
Gesoriacum 55 add.
gestlo- 129.
Geyer 28, 33.
FsraTo'ptÇ 25.
-gi 120.
Giainillos 111.
Giamilos 42.
Ginmius 111.
INDEX ALPHABÉTIQUE
329
Giamo- 99.
Giamo, Giarnon, Giamoni 111,
178, 191, 192.
Fiaoua 151 .
Girerd 163.
Gisaci 167.
gl 102.
gladium (lat . ) 78.
glaive (fr.) 78.
gUn (irl. gall. bret.) 89.
Glana, Glanis 89.
glann (gall. bret.) 89.
Glanna 89.
Glanne 89.
glissornarga 10a.
gloses. Voir scholiastes.
Glossaire de Vienne, 29, 67, 96
add., 133, i 36, 212-214, 305, 306.
glossaires gaulois 133-135.
glossaires grecs 268.
glossaires irlandais 221.
glossaires latins 29. Voir Cor-
pus glossai'ium.
Gliick 99, 134, 140, 214, 224.
gn 99add., 102.
gnâth (irl.) 92.
gnatha 117, 125, 210.
gnatho- 96.
-gnatus 92, 96,131.
gnaivd (gall.) 96.
goba (irl.) 93.
Gobannitio 33, 93, 110.
Gobannium 80.
gobedbi 40, 119, 160, 260.
-gon 120.
gontaurion, gontaurios 2[l.
gor (gall.) 98.
Gornivet (gall.) 107.
Goropius Becanus 6.
-gos 120.
Gosselin (Antoine) 7 .
gotique 97, 128-129, 130, 132,
226, 228, 244, 265.
-gouan 110.
goui- (bret.) 92.
gour- (bret.) 106.
gourdeziou 44.
govisa 52.
gr 102.
Grammatica celtica, 11, 134, 135,
138, 140. Voir Zeuss.
Grammatici latini 96, 269, 270.
Grammont 64.
grand 86, 92.
Grande-Bretagne 5, 6, 41,80add.,
226, 298, 300.
Granier de Cassagnac 12.
Grattius Faliscus 298.
grec 5, 8, 9, 13, 46, 56, 90, 96
add., 97add., 98,99, 130, 166,
211, 222, 224, 235, 241, 247,
250, 255, 256, 257, 264, 276,
278, 301, 308.
Grégoire de Tours 226, 276, 296.
gresao 214.
grilau 214.
Grimm (Jacob) 137, 138.
Grôber 77, 236.
Grohler 84 add.
gros 93.
Grosel (Le) 50, 52, 53, 54, 137,
147.
groupes de consonnes 101-103.
grues 169.
gs 63.
-gual (bret.) 295.
guallaun (gall.) 111.
gué 85, 86, 89, 94.
Guéret 163.
guerg 100.
guerre 30,91, 93.
guiden (corn.) 89.
Guillaud 284.
Guillemaud (J.) 12, 157.
guir (bret.) 97.
Guiran 158.
guith (v.-bret.) 110.
Gundestrup (chaudron de) 87.
guo- (gall.) 98, 107.
Gussignies 209.
guth (irl.) 115.
gutu- 115.
Guyse (Jacques de) 4.
330
INDEX ALPHABETIQUE
ffwas[ga\\.) 92, 9G, 100.
gwaz (bret.) 96.
(jwelKgan. bret.) 90, 108.
gwenn (gall,) 114.
gwennaff (biet.) 112.
givern 100.
ffwiw (gall.) 99, 115.
f/wr- (gall.) 100.
Gwrcant (gall.) 100.
givijmp (gall.) 111.
gwyn (gall.) 221 .
Gwynfa (gall.) 86, 105.
h 49, 98 add.
Haberl 67, 103.
habitation 29, 85, 91.
Haedui 98 add. Voir Aedui.
haeinalites 32.
Hatzfeld(A.) 72.
haut 85.
haut-allemand (vieux) 129, 131-
132.
he 171, 172.
hébreu, 6, 7, 13, 32.
heilen 214.
heiont 122. Voir eliheiont.
Ileiricus 268.
âXXr.vtg-:; 46. Voir grec.
Helvètes 45.
Helvetii9S add.
hen (gall. bret.) 96, 99.
Hencar (bret.) 105.
Henry (Victor) 66, 219, 289, 290.
Héraclès 276.
Hercijnia, 'Epxjvia 57, 98 add.,
225.
llerennius 295.
Héron de Villefosse 42 add., 43,
70, 136, 147, 148, 157, 160, 104,
165, 208, 209, 210.
Herr (L.) 232 add.
Ilesus 60. Voir Esu-, Aesus.
Hésychios28, 223, 236, 249, 205.
Upô; 89.
n'iller 8.
Hincant (bret.) 105.
Hirtius 65. Voir César.
IJoUrn- (bret.) 111.
Holder (A.) 74, 135, 210, 208,
280.
hollandais 6.
Hollywood Hill 85.
Holmes T. R.) 46.
Hollzmann 10.
Horace 145.
Horning 227.
Hotman de La Tour6.
hrodanus 213.
/ju-(bret.) 99, 106.
Hucar Ibret.) 106.
Hubner 81.
Hugo (Léopold; 12.
hydromel 91.
hypocoristiques 39, 58, 65, 107.
Z; 25.
i consonne 100, 108.
i 58, 59, 63, 67 add., 90 add., 97.
-i 117, 118.
--«a 117, 118.
..'.ao£ 153.
lantumarus 24, 105, 263.
iaouanc (bret.) 100.
iar(irl.) 89.
iar (gall. bret.) 93.
larilla 93.
iara (irl.) 87,99,111.
-ias 118.
ibar (irl.) 86, 148.
ibère 26, 127, 134.
ibérique (alphabet) 17.
Iccavos 39, 117, 102.
Icciodurum 75.
Icidinago 74.
Iculisna 75.
iden 214.
-ie 118.
-ieu ifv.) 107.
ieuru 36-38, 40, 49, 61, 97 add.,
122, 100, 162, 163, 164, 106,
179. Voir Eiwpoj .
if 86.
il... 155.
Iles Britanniques, xi, 7, 21, 30,
I.NPEX ALPHABKTEQUE
331
7(), 79, 120, 217, 218. 308. Voir
Grande-Bretagne.
lÀXavojiaxo; 39, 15.").
inib (irl.) 97 add., 106.
Imchath (irl.) 106.
imm (irl.) 77. Voir imb.
imon ? 210. Voir mon.
-in 118.
//( 11(3, 160, 166, 17"., 176, l'.U.
ind- irl.) 96 add., 97 add., iUG.
Indiculus superstitionum 275.
indo-européen ix, xi, xui, 11, 14,
20, 65, 83, 96, 97, 98, 126-132.
Indogernianische Forsch iinr/en
266, 270.
indo-iranien 132. \oh' sanskrit,
zend.
Induliomarus 262.
Inecriturlx 43.
infection vocalique 124.
infinitif passif 79.
Ingaiinum 16.
ingen (irl.) 81.
ini, inis, innis 175, 176, 177, 178,
179, 182^ 183, 185, 186, 188,
189, 191, 193, 194, 196, 198,
201,202, 203, 207.
inigenâ (ogh.) 81.
Inissionas (ogh.) 81.
in mon 214.
ivouaio 155.
inquimon 98.
inscriptions (alphabets des) 48-54.
inscriptions chrétiennes 41.
Inscriptions du Languedoc, 154,
155, 156, 157, 158, 159.
inscriptions en caractèi'es grecs
35, 46, 146.
inscriptions funéraires 34, 41.
inscriptions gauloises 35-67, 70,
117-126, 145-212, 303.
inscriptions latines 33-35, 69.
inscriptions votives 35-41.
inler 213, 263 add.
interprètes, 26, 46.
intervocaliques (consonnes) 77,
97 add.
-iom 118.
too... 153.
iorcos 100.
iorebe? 37-38, 167. \'o'iv suiorebe.
iouenc (corn.) 111.
iourch (bret.) 100.
-iourus 97 add .
iovinc- 100.
lovincatus 66.
lovincillus 65, 111.
lovis (lat.) 168.
Irénée (Saint) 69.
irlandais 8, 20, -67, 73, 77, 82-126,
221, .306.
-is 118.
Isaccea 85.
Isara 89.
Jsarninus 81 .
isarno- 99, 111, 129.
isarnodorus 105.
Isar/iodurum 74, 87.
"laza 80.
Isère 89.
Isidore de Séville 23, 28, 240,
241, 244, 249, 264, 266, 283,
290, 291, 292.
islandais 131.
Isle-sur-Sorgue (L') 53,54, 137,
150add.
Issoire 75.
Issolu (Puy d') 67.
Italie XI, 20, 52, 72, 77, 132, 304.
Voir Cisalpine,
italique?, 36, 41,121,129-132.
italo-celtiquexi,xiii, 129add.,132.
Itinéraire dWntonin 33, 55 add.,
57, 58,59, 60, 61, 305.
Ito;.. 160.
iubhrach 148
lura, 'lojpaTaoç 109.
iûrad (irl.) 263.
Ivacattos (ogh.) 81.
ivo- 131.
ivo, ivos 176, 178, 179, 180, 181,
182, 183, 186, 187, 188, 189,
191, 192, 193, 194, 196, 198,
200, 202, 203, 204, 205, 206.
332
INDEX ALPHABÉTIQUE
Ivry 67.
itvrch (gall.) 100.
Izernore 74.
Izeure !">.
Jacques de Guyse 4.
Jager (Andréas) 7, 9.
Jérôme (Saint) 25, 69, 240, 26;^, 284
Johanneau (Eloi) 9, 168.
Journal asiatique 289.
jours complémentaires 44.
Jublains 85.
Juliomagus 87.
Jullian (C.) 4, 17, 22, 26, 37, 42,
43, 55, 69, 71, 81, 83, 84, 94,
126 add., 129, 141, 164, 167,
170, 172, 212, 237, 245, 250,
269, 273, 300, 308.
Jupiter 69, 130, 169.
Justina 211.
Juslinien (code) 277.
JuvénaI229, 299. VoirScholiastes.
keler (bret.) 86.
kent [hret.) 96,100.
Keyssler (G. J.) 8.
Korting 219.
Kûnssberg, 10, 138.
l 50, 64, 97 add., 100, 108, 111.
la, lag, lage, lagit 181, 182, 186,
187, 188, 186, 193, 194, 198,
199,200,205,206, 207.
Labarus 111.
Labaude 152.
Laclodorum 80.
La FanderoUe 137.
Lafaye (G.) 149.
Xaua 161.
AaiAt stvo'ji 40, 155.
Lampèze (rue de la) 137.
Lampride 69.
languedocien 8. Voir provençal.
-lanum 23.
Laon 67.
Lapipe-Sené 137.
large 86.
La Saussaye (de) 149.
Laterculus 28. Voir Polemius
Silvius.
latin 5,8, 9, 17, 32, 33-35, 36, 37,
38, 41, 43, 66, 69-71,79,84, 96,
97, 98 add., 99, 100, 105 add.,
110,113, 121,123, 130,131,148,
165, 242, 252, 255, 264, 267,
270, 278, 279, 283, 303, 304.
La Tour d'Auvergne xi, 9, 19.
Lalumarvos 270.
Laugardière (Ed. de) 165, 166.
laiino- 97 add.
LaurentiusLydus 28, 243, 246,295.
laurio 32.
Lausonius 60.
Lauter 88.
lautro 88, 110, 213, 306.
Lautverschiehung 15, 307.
laveno- 97 add.
laiven (gall.) 97 add.
Lay 89.
Ib 102.
le 102.
Id 102.
Lebègue (A.) 154.
Le Brigant, vir, xi, 9.
lech (bret.) 78.
Lechat (H.) 173, 272.
ledo 89, 109.
Ledosus 109.
Ledus 89.
legasit 37, 122, 166.
Le Goffic (Ch.) 12.
Xeyo'jaaaTa 25.
Leibnitz 8, 168.
Lejay(P.I 160, 162.
Lelong et Fontette 4.
Le Maire de Belges 4.
Lemausum {il, 104.
Lemincuin 1 10.
Lenio- 110.
Lemoialutn 67.
Lemovices 67.
Lempereur 8.
Lenormant (Fr.) 148, 166.
Léo 138.
[xNUEX ALPIIAHÉTIQUE
333
lépoiiticnnes (inscriplions; 23.
Le Prévost 167.
Le Roux (M.) 164.
Leslang (Antoine de) 6.
Les Toui'ettes 85.
Lelavia 128.
LeI eir le [gaU.) 100.
lelhan (irl.) 97ad(l.,99.
lettres grecques 45-47, 13(>, 212.
Voir alphabet.
Leucainulus 64.
Leucelio- 116.
Leiicethis 97, 124.
Leuco- 110.
LeucuUoon Leucullosu 167.
lexicographes grecs 25. Voir glos-
saires.
Lexique tironien 61.
Lexovii 5^, 62, 67, 108, 228, 285,
297.
Lezoux 48, 61, 137, 164.
Ig 102.
Lhwyd (Edward) 11.
U (irl.) 97.
liaisons (fr.) 78.
Licnos 39, 1 17, 163.
lieu (fr. 1 78.
lieu sacré 85.
Lieurs 65.
lieux (noms de) 22-26, 33, 74-76,
80, 84-88, 133.
Lièvre 170.
ligatures 51, 53, 149, 153, 159,
160,165, 167, 168, 170, 171-172.
Ligauni 266.
ligure XI, xii, 23, 27, 37, 45, 83,
109, 110, 149.
Ligures xii, 27, 129.
nu 171, 172.
Limeil 67.
limo- 131.
Limoges 67.
Limours 65, 67, 104.
limousin 228, 232, 240. Voir pro-
vençal.
Lingonas 119.
linot 165.
Lisieux 67 .
lilan (gall.)86, 99.
litano- 97 add., 99.
Lilanobriga 86.
Litavin 267.
Litavicos 42.
Lif avions 64, 109.
Litavis 109.
lilh (irl.) 115.
AtTOjaapêo; 41 , 148 .
littérature gauloise ix, 145, 309.
Litu- 115.
Liluanie 128.
liluanien 130, 131, 132, 301.
Lituccas 108.
Litugena 59.
Lilugenus 108.
Liviiis 97.
Lixoviatis 43.
Lixovio 58. Voir Lexovii.
Lizeray (H.) 12.
U 101, Hl.
//a/^a y (gall.) 111.
llech (gall.) 108.
llef{ga\\.) m.
ÀÀtazo; 147.
//i»r(gall.) 97.
//«(/(gall.) 124.
lliryth (gall.) 98.
llydan (gall.) 97 add.
Im 102.
In 10.
Lobineau (Al.) 168.
lâche {ir\.) 100,110, 124.
locurn (lat. ) 78.
/od60, 188. Voir ZouJ.
Loescher (V.^E.) 8.
Logirnus 111.
logitoe 167.
Logius 111 .
Loi salique 285.
Longnon(A.) 75,262, 271. •
Longostalètes 47, AoyyojraXritt/jv
42.
Longpérier (A. de) 166.
Longuemar (de) 210.
Lonorius 25.
'>,2
334
INDKX ALPHABETIQUE
Loi'iu de Sainte-Marie 163.
Losonne 60.
Lot (F.) -295.
Loth (.1.) 17, 23, 33, 44, 4:j
70. 73, 91, 98, 118, 123,
152, 170, 172, 173, 210,
219, 225, 229, 230, 235,
237, 238, 240, 241, 245,
253, 255, 256, 257, 259,
261, 263, 264, 267, 268,
272, 273, 276, 278, 279,
287, 288, 293, 294, 295,
297, 299, 300, 301, 303, 30
Ivthor iiO.
Lottner 210.
LoucetiusQl, 100, 110, 13(1.
Ao'j/.oTîxvoç 42, 110.
loud, loudin, 60, 178, 182,
195, 202, 203.
XojYo; 57 .
..Xoj; 147.
Ao-jaoouvo: 115. \oir Liigduni
Ip 102.
//• 102.
h 102.
Il 102.
Lucain 145, 248.
lucht 98, m.
Lucien 276.
Lucilius 27, 236, 238, 23'.».
Lucotio 66.
Lucotios 43, 110.
Lucolorix 55 add., 80.
Lucrèce 269.
Lucterio 48.
Lucterios 64.
Lucterius 98, 111.
Lug (irl.) 88, 94, 268.
Lugduno, Lugdunuin 60, 213
Lugolorix 55 add.
Luj/ou(?s 34, 118,268.
Lugudeccas {og\\.} 81.
Lugudunum 60, 67, 88, 105.
Luguri 66, 166.
Lugiiselva 94.
Luguvallïuni 80.
Lutarius 25.
, 62
140
21^^
236
246
260
270
282
296,
7.
189,
Luiecia 64.
Luira 88.
Luxlerios 43, 64.
Luxtiii ios 98.
Iv 102.
Lyon 67, 69, 268. Voir Lii'jdii-
Tiiini, Lugudunum.
m 61, 62, 67, 97 add., 112.
ma (galL bret.) 85.
mabon (gall.) 111 .
mac (irl.) 93.
Ma'calisler 81.
Ma/./.ap'.ou! 40, 151,
Mac Neill (J.) 47.
Macrobe 295.
madarsse 211.
Maesti'icht 66.
mag (irl.) 85, 115, 116.
Magalos 61, 111.
Magalu 40, 166.
Magalus 58.
Mageliuni 34.
Magelobriga 107.
Magi- 109.
Magidius 109.
Magilo 22.
magiques (tablettes) 43, 170.\'oir
formules.
Magissa 109.
magistrats 30, 279, 297.
Maglos (v. bret.) 61, Maglux 111.
Mag m-Bili (irl.) 234.
Magonliacum 58.
-p-ayoç 115. Voir -magus.
Mayo'jpEtyiao'ja 41, 151.
MayojTt 152.
Magu- 109, 112, 115, 129.
-magulua 111.
Mugunia 1 12.
Magurix 't3.
-magus l.i, 23, 74, 84,85, 87.
Maguaius 109.
maie (irl.) 81.
Maina 110.
Mainacni 110.
Maine (Bas^) 235, 238.
IM,iHX AI.PHAHÉTIQUH
335
maison 222. Voir iiabitation.
juaith (irl.) 03, 109. llo.
inAithrih (irl.) 'JC».
Maîtro (Léon) 209.
Malaucùno 13, 147.
malbergiques (gloses' 138.
Malveziu (P.) 12.
Mandeure 104.
Mandubii 62.
Mandubralius 80.
Manduesspdum 100 add.
ii.avtâ/.T); 23.
Mantaloniar/enaem 74.
manteau SI.
manuscrils grecs 27 add., 228.
manuscrits latins 212, 265, 270.
map (bret. gall.) 03, Hl.
Mapillus 03.
Maponiis 9."), lit, 269.
maqa (ogh.) 81.
maqi (ogh.) 81.
inàr (irl.) 86, 92, 101.
marbre 155, 157.
marc (irl.) 86, 124.
marca 129. Voir aâpza.
IJtàGxa 25, 109, 114, 'll6, 124.
Marcellus de Bordeaux 28 add.,
137, 211, 212, 214, 224, 228,
230, 233, 235, 236, 237, 230,
240, 251, 259, 261, 276, 280,
288, 289, 200, 292, 298, 300.
niarc'h (bret.) 124.
march (gall.) 124.
niarchands romains 68, 71.
Marcillé 65.
Marco- 116. Voir marca.
Marcoduriim 86.
Marcomagus 86.
Marcomanni 128.
marcosior 70, 123, 124.
Map£..j[ 151.
Mareuil 74.
margidam 214.
Margidunum 80.
MapîSouvov 80.
Marne 89. Voir Matrona.
Maroboduiis 128.
Maroialiim 74, 86.
-maros 92, 96 add.
-aapoç 101 .
marrucin 60.
Mars 130, 169, 225 add., 287.
Marsac 163.
Marseille 46, 6.").
Marstrander (C.) 1 1 1 ,25 1 ,271 ,292.
Marteaux 164.
Martial 231, 234.
Marlialis 160.
Martinez-Saiazar (A.) 34.
Maruéjol 159.
inascauda 62 ad<l.
Massilia 65.
Massiliacus 65.
masta 211.
math (irl.) 86, 93, 109.
Malhgen (irl.) 105.
mathir (irl.) 89, 111, 115.
Mathu (irl.) 271.
Mati- 109, 115.
MaTta[3o 40, 158.
[j-axt/av 40, 117, 153.
Matidonnus 93.
Matisco 109.
matr- 89 ; |J.axp- 1 15.
Matra 89.
Matrahus 34, 120.
matrae 120. -
MaTp£.3o 36, 40, 96, 120, 155.
maires idS. Voir mères.
matris 120.
Matrona 89, 111.
Matlo 65.
matu, mal 175, 179, 181, 182, 183,
184, 187, 189, 198, 200, 202,
203, 206.
Matu- 109.
Matucaium 86. ,
Matucia 111.
Matuconius 111.
Matucus 81.
Malugenus 63, 93, 105, 108.
Maluintis 108.
Matussius 109.
Maury (A.) 260.
336
INDEX ALIMIAI'.KTIQLE
Mautonr (M. de) lO^i.
i72aivr gall.) 92, 06 add.
Mayence 209.
Ma/auric (F.) 151, loG, 137.
m h 102.
;j.,^iaTt 136.
m<>,l>l [gall.] 91.
Me<!dillus SO add.
nu'dio- 23, 99.
McOioÀâv'.ov 80.
Mcliolanum 10, 23, 86.
MeJioinalrici 42, 228.
Medsillus 63.
Meduconno 76.
Medugenus 22.
3/eJu/i 91.
Meillet (A.) i.x, 13, 68, 118, 129,
132, 217, 307.
Mêla 27, 69, 143, 286.
Mélanges H. d^Arboh de Jiibaln-
ville 118, 293.
Mélanges Havel 130.
Mélanges F. de Saussure, 242, 246.
Meldes 47, 227.
Meledunum 63.
Melissus 93.
melys (gall.) 93.
Mémoires de V Académie celtique
168.
Mémoires de V Académie de Vau-
cluse 132.
Mémoires de V Académie du Gard
138, 130, 153.
Mémoires de la Société de linguis-
lif{ue de Paris 34, 36, 62, 89,
109, 121, 124, 125, 232 add.,
233, 244, 246, 249, 233, 234, 237,
276, 295, 297.
Mémoires de la Société des Anti-
quaires de France 71, 170,
260.
Mémoires de la Société des Anti-
quaires de VOuest, 170.
menhir 170.
mer 91, 273.
Mercure 164, 169, 276, 296.
Mercure de France (Le) 14.
Mères (déesses) 93, 289. Voir
malrke, maires,
Meringer 227.
merito (lat.) 39.
Messulus 62.
mesures 30.
métaux 222. Voir argent, ciiivie,
or, etc.
méthode historique, 19-22, 82,
84, 220.
Ms66iXXoç 48.
métiers 93.
Mellosedum 53.
Méti-odore de Scepsis 277.
meule 222.
meur (bret.) 96 add., 101.
Meyer (Kuno) 107, 234, 240, 218,
282, 289.
Mever (AV.)71, 233.
Mejer-Lûbke (W.) 72, 103, 219,
231, 232, 233, 239, 243, 247,
239, 266, 288, 299.
mez (bret.) 91.
Mézerai 7.
mid 119, 175, 176, 272.
mid (irl.) 91.
mide (irl.) 86, 99.
milieu 86, 271.
milis (irl.) 93.
Mimât 104.
Mimale 104.
Minerve 130, 289.
miovelor 214.
Miscellanea linguislica in onore
di G. AscoliU, 233.
Mtaaou/.o; 41, 132.
MiriHcii 152.
MiTi;152.
mn 102.
Moccus 64, 95.
moc'li (bret.) 95.
Moder 89.
Mœnicaplus 94.
Mœnus 94, 97.
Mogeli- 111.
Mogitumarus 60.
Mugontia 88, 111.
lM)i:X AI-lMlAtiKlIOl'l-:
337
M()(/onliâcuni 58, 88.
Mogountis 65, 111.
M<)(/iiiiis 63.
Molli (F. Geo.) 78, 131.
mâiu (irl.) 97.
Moirans 208.
mois complémentaires ii.
Moke 10.
molli (gall.) 94.
molt (irl.) 94, 111.
Mollinus 94, 111, 279.
-Mommsen 102.
mon 210.
Mône (F. J.) 11, 138.
moni 122, 210.
Monin 138, 210, 211.
monnaies 42-43, 47, 48-53, 80.
mont (bret.) 122.
Montagnac 159.
montagne 85.
Mont-Beuvray 88 add. Voir Bi-
hracle.
Montfaucon 168.
Montmirat 137, 157.
Montpellier 154.
Monumenta Germaniae historica
28, 213, 240.
Monuments Piol 296.
môr (irl.) 96 add.
mor (gall. bret.) 96 add., 100.
more 58, 96 add., 109, 111, 213.
mori- 99, 114, 132.
Mocty.a;jL!3rj 80.
morlci 109, 213.
Moridunum 105 add.
Morincum 110.
Morini 26, 91, 111, 273.
Mopîvoi 56.
Moritasgus 273.
moritex 94, 273.
Mosa 111, 273.
Mosella 111, 273.
Mosomagensi 74.
Mosomagus 76, 88 add.
Motiiidiaca 43.
Mougon 76.
moulures 160.
Mouniis 65.
mouton 94.
Mouzon 76.
Mowat (H.) 120, 1 i6, 151, 160,
162, 16(;, 168, 209.
Moyeuvrc 75.
//»/) 102.
mr 103.
inucoi (ogh.) 81.
mucuru 209 add.
mug (irl.) 111, 115.
Mugain (irl.) 112.
muer (irl.) 91, 94, 96 add., 100,
109, 111, 114.
Muret et Chabouillet 42.
Mu se on 12.
musique 30.
mutations consonanti.ques 123-
124, 126, 307.
mijnet (gall.) 122.
Myvddin 105 add.
n 97 add., 100, 108, 111.
na 171, 172.
nabuliet 214.
nâche (fr.) 221, 274.
...vazvo; 153.
Naevius 276.
-va-'aetov 56. Voir nemeton.
Namasat 57 ; Namasatis 42.
vaaayaaT;; 39, 110, 118, 150.
va;jLayar/.a!3o 36, 40, 117, 155.
namausique 36.
Na?nnelum 1 19.
nant (gall.) 85, 91, 110.
Nanteuil 74.
nanto 86, 110, 116, 213.
Nanloialuni 86.
Nanlon- 110.
Nantonicnos 39, 167.
NavTO-jàxa'. 116.
Nantuates 91, 110, 116.
-nantus 85.
Xappisetu 208.
Narbonnaise 35, 47, 69, 121.
Narbonne (fondation de) 68.
-nas 119.
33S
IN DFX Ar.PHABÉTIQUE
nasalisation 77.
natel\, 92, 213, 274.
Xaii(;ie Parisiaci69, 168.
ne 102, 110.
nd 100 add., 102, 109.
Neddnmon 16o.
négation explétive 79.
neni ;irl.; 109, 110.
Nemausus 57, 88 add., 104, 110.
nemed iïr\.)Sr), 95, 99, 101, 110.
Xemel igall.) 110.
Neniflacum 107.
Nfiinriae 128.
Nemetos 128.
Xemel ialen 95.
neinelo- 99, 110.
Neinetocenna 65, 107.
Nemetodurum 87.
Nemeluf/ena 63.
neinelon 12S; -v£';j.£to> 56.
vcpiTov 40,56, loi, 110, 117, 150.
-nemelnm 85, 95, 150.
XcaojjC7o; 109.
Nemours 65, 104.
Neptacus 103, 286.
NÉo|îto'. 57. Voir Nerviens.
Xercod 119.
Xerioniagus 87.
Néris-les-Bains 49, 50, 51, 53,
136, 166.
nerf (irl.) 92, 124.
A'er/acus 103, 107, 286.
nerlh (gall.) 92, 124.
nerto- 124.
Xerloinarus 107, 108.
Xerlovalus 108.
-nerliis 92, 108.
Nerviens 46, Ns'pjî'.o'. 57,
nerz (bret.) 12i.
-nex 119.
A'(?/ (irl.) 274.
Xetlas 209.
Neumagen 85.
neutre 114, Ho, 117.
Nevers 55 add., 61, 85, 136, 163,
210.
Nevio- 58, 108.
Xevirnum 55 add., 108 add.
newydd (gall.) 100, 108.
ng 102.
-ni 119.
n..ia 167.
Nicholson 45, 81, 170, 173.
Nicollel ;F.-N.) 21.
Niedermann (M.) 28, 214.
Nijon 75, 85.
Nimègue 85.
Nîmes 4, 13, 48, 49, 50, 52, 53,
54 add., 88 add., 136, 155, 156,
157, 158, 159. Voir Xemaiisus .
Nimet (gall.^ 110.
Nion 75.
Niort 67, 75.
nith (irl.) 91.
Xitiobriges 55, 91.
nm 102.
nn 99 add., 100 add., 112.
Xodons 60.
Noguier (L.) 160.
noi 171, 172. .
Notdaayo; 80. Voir Noviomacjus .
nombres 33,86, 90-91.
nominatif 31, 34, 39, 77, 79. Voir
déclinaison,
noms de lieux 74-76, 84-88, 107.
noms propres 33, 83-93, 98, 217,
221, 305. Voir onomastique.
-non 119.
Nonius 239,245,27 1 , 276, 283, 284.
Nooûto; 80.
nord-italique (alphabet) 47. Voir
étrusque.
Notre-Dame-de-Laval 159. Voir
CoUias.
Notre-Dame de Paris 136, 168.
Nolre-Dame-du-Grosel 147.
Nouan 75, 85.
nouveau 85.
Xouvelle Revue [La) 4,
Novare 23, 154, Voir Briona.
Xoviacus 107.
novid (bret.1 85.
Xovientum 111.
Xovio-So, 100, 108. 111.
INDEX Ar^PIIAItK'IlQUE
339
Nuviodunum 24, 55 add., 58, 07,
6H, 75, 85, 87, 107, 108 add.
Xoviomago 74.
Novioimujus 85, 87.
Noviorno 74, 75.
Novion 75, 85.
Noviorituni 67.
Noyen 75, 85.
Noyon 75, 85.
ns 100, 102.
/i< 102, 110.
nùe irl. 100, 108.
nv 102.
Nyon (H, 85.
o 50, c4, 58, 59, 96 add., 115.
ôac (ii'l. 100.
oberle 165.
-oc (bret. 107.
ociom, ociornu 189, 196, 202.
Oclicno 66, 166.
orf (fr.) 35.
Odoino 75.
oghamique alphabet) 46, 81, 248,
276.
Ogro, Ogron, Ogroni 177, 178,
184, 191, 196, 197,20.3.
oi 77, 97.
-oi 117.
-oialum 74.
oi/i (irl.) 97.
Oino 97.
Olacon ogh.) 81.
Ollecnus 97 add., 110.
Ollo- 109, 110.
Ollocnus 97 add., 110.
Ollototae [matresj 292.
OlloiidiostàO, Olloudiiis 109.
Olsen 227.
ombrien .36, 37, 39, 41, 77, 97,
129 add., 130, 224.
-on 117.
..ov 148.
OvspsaT 150.
Ovva 152.
onno 213.
onodieni2[i.
onomastique <>auloise 33, 39, 92,
134.
onomastique latine 33, 3'»-.
-ons (fr.) 78.
onlezatiin 171, 172.
Oouo-ootoy. ? 148.
Oppianicnos 39, 117, 162.
Ofjpien 27, 263.
opulus 23.
or 208, 222.
Orange (arc d') 41, 42 add., 230.
ordaig (irl.) 78.
ordre des mots 18, 125-126 add.
Orgetorix 59, 63.
Orgon 50, 52, 53, r>4, 137, 146.
Orose 31.
orteil (fr.) 78.
'OpT'.ây'JV 25.
-os 117.
osco-ombrien xii, 129 add.
sis mi 61.
osque 37, 39, 41, 60, 77, 97, 129
add., 130, 132, 243, 300.
Osthoff (H.: 273.
ou 60.
-ou 118.
..ouajj.. 158.
O'jaÀizio 150.
ou. s 158.
Oj-^i3poutj.5!poç 39, 146.
ou£t 153.
OusXpou 48, 152.
Ousvfcoo'JTa 149.
Oj£p£xe 151.
O'JspTty.voç 39, 117, 155.
O-Jtypa 162.
OutÀXov£o; 39, 117, 150.
Ojivota/.oç 41, 152.
O'JtptXXio 66, 165. ^
Oùtpoxdvsov 80.
Ource 65.
Oup'.-xay.o? 41, 148, 301.
ours 86, 93, 94, 95.
outils 30, 73, 222.
OjÇeÀÀa 80. Voir Uxello-,
-oves 118.
ox antia 175.
340
INDEX ALPHABÉTIQUE
Oxaello 59.
p 45, 62, 67, 98, 307.
pa... 171, 172.
padi 23, 277.
pannonien 27.
Panvant 75.
Paradin (Guillaume) 5.
paravereclus 129.
Paris (Gaston) 13, 74, 231, 247,
264.
Paris 69, 168, 170,213.
parties du corps 29, 73, 93, 222.
passages 85. Voir gué.
passif 18, 124.
patère 162.
paterna 60.
patronymique 39.
Paul Diacre 226 add., 233, 245,
247, 278. Voir Festus.
Pausanias 25,27,117, 270,294,308.
Pavant 75.
péage 269.
Pedersen (H.) 100, 105, 122, 129,
141, 219, 240, 242, 283.
ppclry- (gall.) 90.
pedwar (gall.) 124, 219 add.
pélignien 39, 48.
Pelloutier 8, 15, 16.
pemp (bret.) 98.
pempe- 98, 130.
T.i\i.T.ioo'Ska. 57.
pempedula 106,
pen/f. (bret. gall.) 86, 93, 98.
penno- 98.
Pennocrucium 80.
Pennolucos 86, 105 add..
Pennovindos, IlEvvooutvoo? 42, 93,
105 add., 106, 108.
Pentius 58 add.
Penwijn (gall.) 106.
Périon (Joachim) 5.
Peroco 164.
Perret 212.
Perret (G.) 25, 261.
Perse (scholiasle de) 71, 294.
personnes (noms de) 74, 91-94.
pesons de fuseaux 43, 70, 210,
259, 299.
pelguar (gall.) 98.
peti, petiux 183, 189.
petor- 98, 124.
petorrilum 106, 219 add.
risTouapia 80.
Petroinantalum 269.
petru-90, 91.
Petrucorii 59, 64, 90, 106, 130.
peirudecameto 33 add., 278.
peuples (noms de) 90-91.
Pezron 8.
œ 48, 99.
4)rix.t/.o: 48, 152.
phénomènes naturels 94.
Philémon 273.
Philipon (E.) 110, 252.
philologie gauloise 11, 133-141^
219.
philosopliie 69.
plîonétique française 6"l .
phonétique gauloise 55-67, 95-
103, 219 add., 304.
phonétique latine 67.
phonétique romane 21, 66-67,84,
304.
$po38t? 99.
phrases en gaulois 32, 43, 45,
70, 71. Voir inscriptions.
phrygien 7 .
pia (lat.?) 171, 172.
Picard (Jean) 5.
Pictavi 108.
Pictet (Ad.).ll, 88, 138, 139, 140,
160,210, 211, 255 add.
Picti 108, 278.
Piclilos 64.
Piclones 108, 119.
Pinnevindo 75.
Pinlius 58 add.
Pirson 33.
pi 102.
Placentia 85.
Planta (R. von) 36, 39, 41, 48.
plantes 27 add., 28. 29. Voir vé-
gétaux.
INDEX ALPHABETIQUE
841
pl;itio(hinni 33 adil., 279.
Piaule 241.
Plicque 164.
Pline, 5, 23, 24, 27, 33, 222, 22 't,
228, 229, 234, 236, 243, 245,
247, 253, 256, 257, 259, 200,
201, 266, 270, 273, 277, 279,
282, 283, 284, 285, 28C, 289,
296,298,299.
Pline (dit Pline Valcrien) 205,
280.
plomb (lames de) 58, 137, KH,
170,212,222.
pluriel 39, 40, 81, 117-120, 122-
123, 124.
Plutarque 57, 245, 255.
Pô 23.
poèmes 145, 309.
Pœninus 95.
pogdedortonin 175.
poing 93.
points de ponctuation,'51, 53.
Poisson (G.) 122, 100, 200.
poissons 28, 29.
Poitiers, 70, 210.
Poitiers (tablette de)43, 211-212.
Poitou 70.
Polemius Silvius, 28, 220, 240,
274, 283, 284, 291.
polla (gr. ?) 214.
Polybe 27, 05, 90, 258, 208, 209,
283.
pomme 80.
Pommiers (Aisne) 85.
pommio 171, 172.
Pompières 85.
Pomponius Mêla. Voir Mêla,
pont 85, 80.
Pontanus (Isaac) 0, 7, 133.
Porphyrion 278.
porte 85.
Portus Itius 55 add.
Poseidônios 27, 46, 225, 231 , 248.
Postel (Guillaume) 5,
postpositions 41.
potea (gr. ?) 171, 172.
poterie, potiers 41, 165, 209.
poule 93.
poura 171, 172. Voir /h//v(.
pr 102.
prenne 96 acid., 214.
prépositions 78,79, 130.
prêtres 30, 257, 261, 279, 280.
priavimo 122, 171, 172.
Prichard 1 1 .
pria, prini, prinn, prino, prinni,
prinno 65, 96 add., 100, 178,
181, 182, 186, 188, 189, 193,
194, 195, 198, 199, 200, 202,
203, 205, 200, 207.
priou dix ivos 182.
Priscien 232.
ProAlesia 160, 101,225 add.
Proceedings of Ihe British Aca-
demy, 139.
Proceedings of (lie royal Irisk
Academy, 47.
Proceedings of the Society of An-
tiquaries of Scotland, 81 .
pronom infixé 78-79.
pronoms démonstratifs 40, HO ;
— personnels 79, 124.
prophètes 145.
propriétaires 87.
prosaggeri 214.
Protat 100.
provençal 223, 224, 225, 231,
233, 234, 236, 238, 242, 240,
248, 249, 254.
Pseudo-Apulée 232, 233, 235, 257,
277, 278, 279, 292, 295, 299.
Pseudo-Aristote 149, 232, 253,
303.
Pseudo-Augustin 274.
Pseudo-Plutarque 115, 254, 208.
pt 98, 103, 280.
Ptolémée 33, 57.
pura (lat. ?) 171, 172.
q 45, 50, 98.
qualités 29, 73, 85-80, 89, 92-93.
quantité des voyelles 50, 95 add.
quare (lat.) 35.
quatre 90.
342
INDEX AM'llABKTlÙUE
queues d'aronde 160.
t/uimori 17!).
O.iinlilien 27, 224, 241, 243, 281,
291.
Qui, Quli, Qutio 98, 191, 196, 197,
203. Voir Cutio.
/• ol, 64, 97 add., 100, 111.
Radlof 10.
raith (irl.) 8').
ramedon 167.
Ramus vu, 6.
Rance 89.
paasÀoy 40, 147.
rate 8o.
ratinW, 118, 170.
Tiiitomagus 58.
.ç.aTO'jÔ£ 147. Voir jîpaTO'jOî.
Ratumacos 42, 63.
Ratuinagus 39, 63.
Raura 91 .
Rauraci 91.
rh 102.
rc 102, 110.
rd 102
-/•e/je 120.
-rebo 120.
rec/i/ irl.) 94, 98, 115.
réciproques (verbes) 77.
Recto- 113.
rectu- 98, 113. Voir rextu-,
Rectufjenus 22, 64, 94, 103.
Recueil des inscriptions antiques
de la province de Languedoc
134, 155, 156, 159.
red fbret.) 219 add.
re<la 91, 97, 111, 129.
Re<lt'ssan 53, 159.
Redones 59, 91, 111.
Reinach (S.) 48-50,52,54,248,268.
Reinach (Th.) 248.
reitu- 98.
Reitugentis 64.
reiz fbret.) 98.
relative (phrase) 122, 126, 160.
religion 132. Voir dieux, divi-
nités, prêtres.
remède 211, 214, 285.
Renies 300.
Reini fdia 167.
Rem os 42.
Renier (L.) 162.
Renos 88. Voir Rhin.
resonco 214.
Rethian (bret.) 105.
Revue archéologique 12, 37^ 41,
118, 145, 146, 147, 157, 159,
160, 162, 166, 168, 170, 210,
212, 255 add. ,257, 268, 287, 301.
Revue celtique 22, 23, 25, 31, 42,
44, 45, 56, 62, 64, 68, 75, 78,
79, 88, 92, 94, 120, 130, 151,
156, 158, 170, 172, 173, 209,
210, 213, 223, 228, 229, 232,
235, 237, 238, 239, 240, 244,
245, 248, 250, 252, 253, 254,
255, 256, 260, 261, 262, 263,
264, 265, 267, 268, 270, 271,
272 add., 274, 279, 282, 284,
285, 289, 290, 293, 294, 295,
297, 302, 307.
Revue critique 78.
Revue de linguistique 68.
Revue de philologie 290.
Revue des Deux Mondes 84.
Revue des études anciennes 43,
71, 91, 129, 152, 168, 169 add.,
237, 245, 268, 269, 284, 300.
Revue des nations [La) 12.
Revue des sociétés savantes 36,
155, 163, 166.
Revue du Midi 131 .
Revue épigraphique du midi de
la France 33, 146, 148, 149,
150, 151, 133, 156 add., 158,
160, 172.
Revue historique 260.
rextu- 98.
Rextugenos 42, 58, 64, 94, 209,
210.'
rg 102.
Rheinisches Muséum 148, 224,
263.
Rhélie 24, 46, 77, 279.
lMJi:\ ALl'llAlUiTlOUE
:}43
rhétorique 69.
Rhin S8, 209, 226.
Rhin français (Le) 4.
Rhys [écrit Rhjs à partir
1900)23, :n, 38,45, 48, 80,
139, 146, 147, 148, 149,
loi, 152, 153, 154, 155,
157, 158, 159, 160, 161,
163, 164, 165, 166, 167,
170, 173, 208, 209, 210,
225, 235, 237, 241, 249,
262, 267, 269, 276, 290,
296, 297.
ri (irl.) 92, 97, 101, 115.
riad (irl .) 97.
rian à ri. 88.
rica 214.
Ricochoa 210, 212.
Ricomago 74.
riedit ? 45. Voir cariedit .
Riedones 59.
Rieu 89.
rig- 115.
rig [h-].) 90.
Riga 128.
P'-Y^vTr/o; MO.
-riges 90, 112.
rigio- 129.
Rigisamus 112.
Rigo- 65, 128.
'PtYo'oojvov 80.
Rigodulum 64.
Rigoinagus 87.
Rigomaros 128.
Rigo-veriugus 107.
-riguni 16.
Rinctius 89.
ringc (gall.) 89.
Hio- 65.
PtO'jaavo; 159 .
rit (gall.) 85, 86, 89, 94, 98
rith (irl.) 219 add.
Ritogenus 81 ,
Ritona 89, 94.
ptTOj 157.
ritu- 98.
-ritum 75, 85, 129.
Rituniagus 8(1.
/?i(//', Riuri, Riuros 45, 175, 183,
189, 191, 196, 202.
de rivières (noms de) 88-90, 91.
, 81, rivo 177.
150, -rix 92,97, 101 128.
156, rixtio 175.
162, ri 102.
168, r/n,/-i,MOO, 102.
214, m 102, 111 add., 108.
257, ro- 106.
295, ro- (irl.) 106.
Rol)ort iCh.) 121, 208, 228.
Rochetin 147, 150, 155, 159.
rod bret.) 219 add.
rodaruni 22.
Rodomago 74.
Roger 28.
Roget de Relloguet 14, 134-135,
102.
roiant- (bret.) 110.
rois 90, 92.
rois gaulois (noms de) 5.
Rolland (E.) 274.
Rom 43, 48, 49, 123, 126 add.,
137, 170.
Romains en Gaule 68.
romanes (langues) 18, 21, 72-79.
Voir phonétique.
Romania 28, 74, 110, 231, iVl,
240, 247, 250.
romanistes 72, 78.
Roniyeu 148.
Rose^(V.) 274.
Rosnierla 106.
Rotalus 106.
rot h 213.
roth (irl.) 219 add.
roto- 131.
Rotomagus 58, 74, 75.
Roudius 92.
roudo- 97, 100, 222.
Rouen 75.
rouge 92.
Roveca 47, 58.
rp 102.
rr 64.
344
INDEX ALPHABÉTIQUE
rs Go, 101, 102.
rt 102.
ruad(irl.) 92, 97, 100.
Huan 74.
nid (v. gall.) 100.
/•uf/r/(gall.) 92,97.
Ruhr 91.
rumpotiniis 23, 110
Ruodlieb 283.
riiontu 166.
Rutenus 42 add.
rv 102.
r(/- (f^all.) 106.
S 49, 52.
s 49, 62, 63, 99, 100, 101, 10s.
-s 66, 120, 121.
Sabrina 80.
Sacer 164.
Saciru 34, 119.
Sacrillos Carali 42, 210.
Saglio 296.
Saignon la3.
Saint-Aclieul 163.
Saint-Baudile 137, 156.
Saint-Césaire 137, 157^
Saint-Côme 49, 52, 53, 54, 137,
157.
Saint-Germain-en-Laye 164, 1()5,
209, 211.
Saint-Martin-de-Castillon 52, 53,
54, 137, 153.
Sainl-Paul-Trois-Chàteaux 85.
Saint-Remy 50, 52, 53 add., 54,
136, 148.
Saint-Révérien 136, 210.
saints (Vies de) 74.
Saint-Saturnin-d'Apt 50, 52, 53,
54, 137, 150.
Salica 111.
Salicilla 111.
llaXtdvy.avo; 110.
aaXiojy/.a 66 ; snliunca 110.
Salluste 281.
Salyes 110, 284.
lla[j.. ..xaÀo 161 .
Sam, Samon, Sarnoni 175, 176,
182, 188, 191, 194, 195, 201.
Saniarohrivaô^, 66,88.
Sa[i.vaYr]Tw 42 .
Sarno 65 .
Samoi'icos 120.
sanslirit 99, 130, 227, 252, 25S
add., 262, 266.
Santonas 119 ; Sanlonos 42.
Saône 89.
Sarcé 65 .
aaowvioat, saronides 5, 32.
Saurai (Fr.) 147.
Saussure (F. de) 263.
Sazeirat 38, 61, 137, 163.
se 102, 103, 109.
Scandinave 12.
Schakhmatov 127.
Scheler 219, 235.
Schleicher 140.
Schœpflin (D.) 8.
sciioliastes latins 29, 225, 232,.
234, 238, 244, 246, 267, 284.
Schrieck (A. van) 6.
Schuchardt 72, 78, 127, 223, 226,
231, 233, 239, 246, 259, 267,
288, 289, 293, 294, 301.
Scliuermaus 209.
Schultz-Gora (O.) 281.
ilxtYydtjLaYo; 25 .
scrisu 214.
Scythie 8, 9.
scythique 7, 13.
se 171, 172.
Seboââu 115, 167 .
Srjxoavoî, Sr-jy.ouavot 57. Voir .SV-
quani.
Segamonas (ogh.) 81.
Segedunam 80, 97 add.
Sego- 97 add., 112.
Segomari, Segomaros 39, 130,
162.
Seyoaapo; 7, 39, 117, 150.
Segonio 112 ; Segoinoni (dat. i 1 19.
Segontiaci 80.
Segovax 80.
Séguier 156 add.
Segiisiaus 42.
INDEX ALPHAHETIOUE
345
iSetjutiiavi 55, 285.
segiisiiia 66, 285.
seigle 24, 229.
Sein 286.
Seine 91.
sel 222.
selayo 109.
Se la ni 167.
Srltanecti 56.
sémantique 35, 84, 221-222 add.
semicano 180.
■SV/ntt', Sem/i'i's 58, 180, 199. Voir
Simivis .
aspôOioi, seninolhées 5, 32.
.scn(irl.) 85, 93, 96, 99.
Senncus 107.
Senani 39, 117, 168.
sénat 27.
Senectiiis 109.
Scvt/.toç 157.
Senjyiaf/ 85, 105.
Se/io- 96, 99, 109, 111.
Senobena 118.
Senocariis 105.
Senocondius 59 .
Senognatus 93.
Senoinagus 85, 105.
Senones, Senons, Sv/or/s; 56, 111,
303 .
Senorix 107.
Sequana 91, 98.
Sequani, Srjzoavoo 57, 91, 98.
Sequanian 45.
Séraucourt 136, 161, 166.
serpent 169.
se/T (irl.) 222.
Serranco 222.
Serrure (C. A.) 12.
serviteurs 30, 93.
Servius 28, 33, 225, 226, 239,
243, 244, 256, 299, 300.
Ssa.. .).a[jLa 161 .
Settegast 71 add.
Setubogius 117.
Sevmour de Ricci 44, 45, 172,
250.
sg 103.
si (lai. ?] 214.
Siauve 170.
Sidoine Apollinaire 23, 70, 271 .
Siegfried 140, 155, 210, 211.
Silius Italicus 145, 217, 232, 237,
244, 253, 258, 264, 266, 273,
277, 281, 291, 301.
S'.Xouzvo; 41, 152.
Silvanerti 56.
Silvanus 56.
Simivis, Siiuivisn, Siiniviaon, 58,
179, 180, 185, 191, 192, 198,
199, 205, 207.
sin 170. Voirsosm.
sind, sindi, sindiv 170, 187, 192,
195, 200, 206.
Singidununi 24.
singulatif 124.
Sivdpi^ 25.
Siroiia 63.
Sisenna 27, 271, 284.
Sitzungsherichte derk. Akadeinie
der Wissenschaften in Wien,
103, 127.
Sitzungsherichte der k. preussi-
schen Akademie der Wissen-
schaften 107, 234,248,289.
Skutsch 244.
si 102, 103.
slave 11, 127, 131-132, 301.
slôg, sluag (irl.) 90.
-slugi 90.
sml02, 103, 109.
Smaragdus 250.
Smerius 110.
ajJLspiretoTro 43.
Snierto- 110.
Sniert[ri]o[s] 168, 169, 287.
Sniertucus 109.
Smertulitanus 108.
Smertullus 108, 109.
sn 103.
sochar (irl.) 106.
société 27, 92, 93, 95, 132.
Solinia 47.-
sonna, sonno 175, 191.
soro 214.
346
INDEX ALPHABÉTIQUE
sort (tirage au) 279.
Sorvioclunum 80.
sosi 164.
sosin (crodtv) 40, 118, ir.O, 100,
164.
!<osio 40, 43, 166, 172.
Sotiates 286.
Sotion 5, 303.
Sou£(iaîwv£; 56. Voir Suessions.
. . .<70U'. 153.
CTO'jpojppi 214.
Soyer (J.) 84 add.
.vp 102, 103.
Spai^nacus 107.
Spai'nomaijus 107.
Spire 85.
.srî///i (irl.)99.
.ss 62, 63, 65, 109.
s/ 102, 103.
statue 164.
stèles 148, 151, 152, 156, 159,
165, 166.
Stokes(Wh.) 38, 41,82, 126, 139,
140, 146, 147, 148, 150, 151,
154, 155, 156, 159, 160, 162,
163,, 166, 167, 168, 170, 208,
209, 210, 211, 21 2, 219, 226,
229, 242, 257, 260, 262, 263,
284, 288, 292.
Strabon 5, 14, 15, 24, 26, 27, 33,
46, 57, 69, 115, 149, 253, 264,
268, 275, 296.
Slrachan (J.l 97, 203, 266.
Slreitberg 270.
sturgidam 214.
su- 99, 106.
su- (irl.) 96, 106.
.sua 171, 172.
Suadiujenus 108.
Siiadiilla 108.
SuaiJurix 108.
Suanetes 107.
s/;-a/)/e 289 add.
Suhron ? 147.
Substantion 50, 52, 136, 154.
Sucarus 106.
Sucellos 65.
Suchier 265.
.sue 167.
aneioliet 171, 172.
Suessioas 47.
.Suétone 27, 69, 224, 232, 252,
258.
.sutore/je 40, 100, 120, 167.
Su//ja.s 42, 210.
Sulpice Sévère 70, 260, 261.
Siimeli 147.
superlatif 112, 130, 295.
superposition syllabique 64.
surnoms 33, 39, 69.
>^o 103.
syntaxe 18, 77, 126 add.
t 50, 99, 110, 173.
Table de Peutinçjer 33, 57, 63,
65, 269.
tables 45, 149, 167, 172.
tai)lettes magiques 43, 71, 170.
Tacite 27, 31, 33, 46, 69, 80,
145, 231, 232, 249, 255, 292.
Tadg 110.
Tàln ho Cualnge 1+5, 252.
tais (irl.) 99.
lalo- 93, 222.
r a lorg g {irl.) 106.
Tancorix 81.
Tanotalicnoi 110, 117.
Tanolalos 110.
taran (gall. bret.) 94, 96 add.,
99, 110.
Tarant- 116.
Taranis 94, 96 add., 99, 110.
Tapavoou 40, 96 add., 118, 146.
Taranu- 116.
Taranucnos 94, 109.
tarât har 110.
laratrum 110, 290.
tarb (irl.) 86, 93, 100, 114.
Tarbelsonios 39, 51, 170.
tarinca 110.
tarv (bret.) 93, 100, il i.
Tarvanna 57 .
Tarvesscduni 86, 87, 100 add.
Tarvillus 93.
LMiLX Al.l'HAliKTIQUE
347
Tu nos 100, ll'i, IG8.
turw (f-all.) 100.
-tHS 119.
Tascio 80.
Taa/.o; 25.
Tasgeli 49.
Tnsgelios 43 ,
TaKijcfius 110.
7\îsi/o- 110.
Tnuber88.
taureau 80, 87, 93, 109.
Taurini, Tanrius 27, 229, 2S4.
Tava 89.
taw (gall.) 89.
<aj;t- 99.
Taxiiiiar/ulua 80.
<e 171, 172.
tenge (irl.) 300.
terminaisons casuelles 117-120.
terrains 30, 73, 83-87, 89.
Tervanna r»7.
-tes 119.
Tessignius 62.
tête 93.
Teutalus 108, 111.
Tentâtes 60, 9o, 110.
<eu<o- 97, 132.
Teutomalius 108.
Teuloinatus 108.
</i,e 48, 62,98 add.,12o add.
thèmes en -â 77, 114.
thèmes en -o 77, H4.
thèmes nominaux 31, 32, 34, 40,
42-43, 114-li:i, 121,217, 218.
théories sur le gaulois 3-12.
Thève 89.
Thévenard 47.
eiÇiaov 98 add., 292.
Thiaucourt208.
Thomas (Ant.) 28, 72, 74, 73, 84,
104, 223, 225, 226, 228, 232,
238, 239, 240, 243, 2oO, 2.^4,
260, 267, 276, 279, 287, 291,
297, 299.
Thomas (Éd.) 162.
ewva 98 add., 292.
©ojo-oôtoji 148.
llirace 24. 79.
Thurneyscn (R.) 41, 42,61,66
72,77, H2, 141, 160, 165 add.
173, 219, 227, 229, 230, 231
232, 236, 237, 238, 249, 252
253, 254, 255, 256, 258, 260
262, 263, 266, 267, 269, 272
275, 278, 282, 283, 287, 288
289, 290, 292, 293, 294, 298.
Thyrniis 98 add.
Tibère, 68, 69.
-tko-iiO.
lig (irl. gall.) 111.
tigern (gall.) 111 .
Tigernus 111.
Til-Chàtel 70.
Timagène 27 .
. ..Tiv 156.
linad 175 .
-lino- 110.
tiocbr, tiocobrixt, tiocobrexdo,
tiocobrêœt 181, 192, 194, 198.
Tite Live 25, 27, 33, 41, 92, 94,
145, 243, 253, 266, 268.
tl 55, 61, 102,110.
In 102.
lo 71,292.
Todi 23, 49 add., 153, 228, 242.
Togi- 115.
Togiacus 107.
Togimarus 108.
Togirix 43, 107, 108.
Togius 108.
toig (irl.) 115.
toilette 30.
Tolistoboges 303.
tombes à inscriptions grecques
46. ' '
-ton 119.
tonnerre 94.
Tooj... 156.
-Too'jxa 114.
Toouttou; 39, 60, 97, 118, 150.
lorann (irl.) 96 add.
tossia 81.
fo^-97.
totems 90, 93, 94.
348
INUEX ALPHABETIQUE
Toullet (G.) 12.
Tourneur (Victor) 4, 134.
-touta 92, 114.
Toulia 109.
TouliUns 111.
Toulinri;/i (dat.) 120.
Toullorix 60, 105, 293.
Tr..,;T;[çJ? 161.
rofi<issa 109, 110.
Toiitissicnos 39, 40, 110, 117, 103.
Tou^Q- 111,114, 132.
Toulohocio G6 ; Tutobocios 128.
Toutoinalus îio.
</• 64, 102, 110.
-trac/us 99.
</vH>/ (irl.) 99.
Trajecturn 66.
Transactions of Ihe philological
Society 210,212,266.
transcriptions grecques 56-57,
95 add.
Trave 91.
Travers (A.) 16.
treho- 129.
Iret/ont (hret.) 91.
treille 214.
t réméré (la t.) 78.
trente 91, 293.
Treva 91.
Treveri 91. Voir Trévires.
Trêves C9.
Trévires 69, 250.
tri- 91, 99.
tri (irl. bret. gall.) 91, 99.
tria (og-h.) 81.
Trihoci 128.
trihunalik 163.
Tricasses 104, 128.
Triconti 91 ; tricontis 33, 293.
Tricoria 91 add.
Tricorii 91 add., 106.
irigaranus 118, 128, 168.
trimarcisia, Tptaapxiaîa 25, 105,
109, 303.
trinanto 86, 106, 213.
Trineinl (gall.) 86.
trinosam 59, 176.
Trinovantes 80, 128.
trinuxsamo 59, 182.
tripetiae 32, 71.
Trisantonu 80.
Triiilatli, Trivlatti 91.
trois 86, 169, 293.
trompette 25, 242.
tronc équarri 46.
Troucillus 63.
Troyes 104. Voir Tricasses.
Is 103.
/ua</i (irl.) 92,95,97, 110, 111, 114.
Tuathal (irl.) 108, 111.
/uce/a 22.
/»f/(g-all. bret.) 92, 97.
Turnaciis 107.
Turnodurum 107. —
Tiironos 42.
/(i/ (bret.) 111.
/(/<- 97.
/(i/a<e (lat.) 211.
Ju/W (gall.)105.
y 59, 60, 77, 95, 96, 97, 100 add.,
115.
u 50, 95.
ù 11, 95.
-u (dat.) 34, 117 ; — u (nom.)
34, 119.
uasal (irl.) 97.
Ubisci 100 add.
Ucati 100 add.
uch (gall.) 111, 112.
»c/ia/'(gall.) 112.
uchel (bret.) 97.
Ucuete 33, 40, 49, 118, 160; Ucue-
tin 40, 118, 160.
agent (bret.) 91.
...•ji 158.
Ulpien 69.
ululugus (lat.) 268.
un (bret. gall. ) 97.
f//ie//i lOOadd. /
uoufij':..././o; 161. A'oir avotis.
lira 32.
Urhgen (bret.) 105.
Urhigenus 100 add.
iM)i:x Ai.iMiAiiirnorK
349
Urdorir lUU ad cl.
Uria 109.
Uriassus 109.
Urialicum 100 add.
Uriconiiim 100 add.
iii'ilu. Voir vrilu.
Urobrocae 95.
IJro(jenius 107.
Urogenonertus 107.
urus 9;i, 109.
-us 117, 118.
Useilo 168.
Ussia 65.
ustensiles 30, 73, 222.
Utrecht 66.
Uxama 67, 112, 295.
Uxello- 97, 111.
Uxellodunum 67, 85.
Vxellus 59, 95, 111.
Uxisama 61, 108, 130.
Uxsasus 108.
Uzès 50, 51, 52, 53, 137, 157.
uzieliao 172.
r 61,62,67, 77, 100, 108 add.
Vacher de Lapouge 36.
Vacquer (Th.) 170.
Vaison 50, 52, 53, 54, 61, 136,
147, 149.
vallée 85, 91.
Vallentin (FI.) 151, 163.
Varagri 58.
variantes 54-66, 214, 304.
Varron 27, 239, 243, 245, 257,
281, 283.
vases 158, 164, 165, 166, 231.
Vassillus 88.
vasso- 100.
Vassogalate 296.
-vassus 92, 96.
vati- 115 .
vatis 131 add. Voir ojâta;.
ve- 96.
Vecti- 109.
Vectissus 109.
Végèce 253, 258, 261.
végétaux 73,86, 89. Voir plantes.
véliicules 30.
Veliocasses 55, 63.
Veliocasfiis 62.
VeliocaQi 42,48.
-vellauni 90.
Vellauno- 97, 111.
Vellavi 108.
Vendeuvre 75.
Vendryes (prononcé Vendryès)
(J.)55, 64, 65, 67,73, 89, 109,
125, 130, 232 add., 242, 246,
252, 254, 293, 297.
Venedi 127.
Venelli 100 add,
Veneti 127.
veni- 129.
Ventabren 149.
Vepo- 99 .
Vepomulus 81 .
uer-98, 106.
Veragri 58.
verbes 30, 43, 45, 73, 122-123,
125. Voir conjugaison.
Verbigenus 100 add., 105.
Vercassivellaunus 107.
Vercingef.orix 33, 47, 101, 107,
119; Vercingetorixs ^"i.
verco- 101.
vercohreto 42, 121 .
Vercondari-dubnus 33, 107.
Vercoutre 257 .
Verdouble 89.
Verdun 74. Voir Virodunurn.
Verga 43 .
ver go- 100.
vergobretos, vergobreius 63, 106.
Veriugodumnus 107.
Veriugux 63.
Verlamio 60, 80-81 .
verna 114.
vernemetis 107,275 add. ,298 add.
Vernemetum 298.
Verneuil 74.
Ver no- 100, 114.
Vernodubrum 89.
Vernomagus 86.
^'ernon 74.
23
350
INDEX ALPHABETIQUE
vernus 122. Voir Arevernus.
Vertacomacori 55 add .
Vertacus 112.
Vert H ma 112.
Vertamocori 55 add.
Verlico 109.
Vertiacus 109.
verto-i29.
vertragus 03, 65, 101, 107.
vertraha 63, 65,
Verulamiuni 59, 80.
Vesonlio 62.
Fe.suHna 130.
\ètemenls 30, 73.
Vihisci 62, 100 add.
-tue- 115.
Vicali 100 add.
-vici, -vices 90.
îjico- 129.
-viclo- 110.
victoire 93, 94. Voir guerre.
vidu- 96, 109, 129.
Vidubia 90.
vidubium 90, 105.
V7c/uca.sse.s 104.
Ftducus 109.
VJc/îiZa 89.
Vie de St. Syniphorien 71.
Vieil-Evreux 4, 136, 167.
V'ienna 58, 76.
Vienne (Glossairede) 29,96 add.,
212-213.
vierg (fr.) 297.
Vieux 104.
vieux 85, 93.
vieux-breton 91-92.
vieux-celtique insulaire 60, 80-
81, 308.
Vieux-Poitiers 49, 50, 51, 53, 51,
61, 136, 169.
vigaria 214.
vigentiana 32.
vim liât.) 211.
«impi 70, 118, 299.
Vimpuro 111.
Vinipus 111.
Vinda 114.
Mndama 112.
Vindedo 109,
Vindélicie 24.
Vindia 43.
Vindiiis 22.
rj/iJo 108, 109.
rmJo- 109, 112, 221, 222.
Vindo])ona 76, 297.
Vindogladia 80.
Vindolana 80.
Vindomagus 86, 105.
Vindomora 80.
Vindonissa 109.
Vindonnus 112.
rmc/ji.s 80 add., 297.
vingt 77, 91.
Vinovaleius 106.
r^rdo- 115.
Virdorix 100 add.
Virdu- 115.
Vlrdumarus 59.
Virgile 224, 230, 244, 284, 291.
Virgile le grammairien 28, 233.
viriae 22, 111.
viriatos 100 add.
viridomarus 33, 61.
FJrtf/or/o; 61, 119.
Virillios 165.
viriolae 22, 111.
riro- 97, 132.
Virocantus 106.
Viroconium 100. add.
1 iroduniim 58, 61, 74.
Viros 42.
-viros 92.
Virotoutae 118.
r(ro/u<Js95.
rtsu- 97, 99, 110, 115.
visiiniarus 60.
Visutlus 110.
Vitalin (ogh.) 81.
Vitruve 264.
V7«isct 62.
v/ 102.
uZa<t- 132.
vlatos 42.
ro-96, 98, 107.
INDEX ALPIIAliÉTIQUE
351
vocabulaire gaulois il, l'.l, 29-!U),
S2-8;^, 121, 222, 309.
vocalisme 57-60, 95-97,. 107. Voir
voyelles,
vocatif 117, 118. Voir déclinaison.
Voconlli 91,300.
Vocorio 80.
voies de communication 73.
Volai 114, 128.
Volcae Arecomici 42.
Volranus 168. Voir Vuicain.
Vollore 74.
Volnay 102.
voine lat. ? 214.
voi'aihno, voravimo 122, 171, 172.
Voreto- 107.
Vorelovirius 147.
Vosagus, Vosegus 55, 58 add., .TOI .
Vosonno 76.
Vouge 90.
Vouzon 76.
vovelles 57-61, 95-97, 219, 307,
.308.
vr 102.
Vridolanos 61 add.
vritu 122, 209, 301.
Vroicae 306 add.
Vulcain169.
Wachter (J.-G.) 8.
M' al ah 128.
Walde (A.) 129 add.
-irallaivn (gall.) 90.
-ivallon (bret.) 90, 97.
Watson 278, 289, .301 .
Wendes 127.
-uuert (bret.) 109.
Wescher 228.
Wesseling 212.
AVindisch (E.) 22, 72,80, 121, 141.
Wimvaloe (bret.) 106.
.V 48, (>3, 99, 101, 103.
-X 119.
xc 103.
xi 214.
xs 63.
xt 64, 103, 109.
xu 214.
XV 103.
-y (fr.) 107.
Yèvre 88 .
ijm- (gall.) '~- _
Yssoudun 07. Voir Uxellodiinum.
Yverdon 67.
Yzem'e 75.
Zeitschrifl fiir celtische Philolo-
gie 60, 61, 64,65, 97, 103, 111,
122, 160, 165 add., 170, 173,
214, 227, 229, 251, 253, 254,
255, 260, 267, 270, 273, 275,
282, 287, 288.
Zeitschrifl fur romanische Philo-
logie 1^, 78, 223, 226, 227, 231,
233, 239, 243, 246, 247, 259,
262, 266, 267, 281, 288, 289,
293, 294, 299, 301.
Zeitschrifl fiir vergleichende
Sprachforschung 112,213, 252,
253, 272.
zend 41.
Zeuss H, 102, 105, 137, 140,214,
291, 306.
zia 171, 172.
Zimmer 28, 213.
Zupitza (E.) 60.
Zwetaieff 39.
SUPPLÉMENT A L INDEX
abréviations 41, 43, H7.
accent tonique 61, 103-104, 307.
Altsanos 225 add.
Anareviseos 154, 227.
année 44. Voir mois, Coligny.
Buxenus 225 add,
cavalerie 23. Voir cheval.
ce 109.
chwe (gall.) 289 add.
-contio- 248 add.
comique 10.
ciirmi 70. Voir -/.oijpij.i.
dannum 33 add., 250.
-decameto 251 add.
Digeste 69.
duel! 20-1 21.
Dulyofaiacus 48.
cubages 257.
-euvre (fr.) 75.
Fayus 225 add.
f/enela 70, 259.
Gohannilno 102.
le 59.
impératif 122.
Justin 97 add.
locatif 116.
nata 70. Voir gnallia.
'prétérit 123.
Robur 225 add.
-sanio- 112.
Sardaigne 126.
se firl.) 289 add.
Toutain (J.) 225 add.
ul (irl.), 91.
veadia 70, 296.
vocontio 248 add.
Vossius 133.
ABRKVIATIOXS
a. allemand,
ace. accusatif.
Acta Sanct. Acta Sanctoriiin.
aquil. aquitain.
a. s. anglo-saxon.
At. Atenoux (Calendrier de Coligny).
basq. basque.
b. lat. bas-latin.
bol. dialecte italien de Bologne,
bret. breton (d'Armorique).
c. colonne.
celt. celtique commun (restitué par la comparaison des
langues celtiques).
cf. conférez. *
C. Gl . Lat. Corpus glossarioruni latinoruni .
C. I. L. Corpus inscriptionum latinarum.
cod. codex, manuscrit.
Colirjnij. Calendrier gaulois de Coligny linscr. n° 53).
corn. comique (breton de la Gornouaille anglaise),
corr. correction,
dat. datif,
dér. dérivé,
dial. dialectal,
éc. écossais,
éd. édition,
esp. espagnol,
f. féminin,
ferr. dialecte italien de Ferrare.
fr. français,
gall. gallois,
gaul. gaulois,
gén. génitif,
germ. germanique,
gl. glose.
354
ABRÉVIATIONS
G. L. Grammalicllatini, éd. Keil.
got. gotique.
gr. grec.
guy. dialecte de Guyenne.
i. 6. indo-eui"opéea.
inscr. inscription.
irl. irlandais, spécialement moyen-irlandais (HOO-ISOO).
il. italien.
lat. latin.
léman. dialecte lémannique (Suisse de langue française).
lim. dialecte limousin.
lit. lituanien.
m. bret. moyen-breton (Il00-16o9).
m. gall. moyen-gallois(H00-1530).
M. G. H. Monurnenta Germaniae hisiorica.
ms. manuscrit.
n.,nom. nominatif.
n. note.
ogham. inscriptions du vieil-irlandais en caractères oghamiques.
ombr. ombrien.
osq. osque.
p. page.
p. personne (d'un verbe).
parm. dialecte italien de Parme.
pic. dialecte picard.
pi. pluriel.
prêt. prétérit.
prov. provençal.
R. C. Revue celtique.
schol. scholiaste.
sg. singulier.
skr. sanskrit.
si. slave.
Stokes. Celtic declension, dans Beitràge zur Kunde fier indorjer-
manischen Sprachen, XI (1886).
var. variante.
V. bret. vieux-bre'ton (800-HOO).
v. celt. vieux-celtique (i"^'" siècle av. J.-C.-vn"^ siècle apr. J.-C),
V. fr. vieux-français (ix^-xiv'' siècle).
V. gall. vieux-gallois (800-1100).
v. h. a. vieux-haut-allemand (740-1100).
V. irl. vieil-irlandais (800-1100).
V. .prov. vieux-provençal.
V. si. vieux-slave.
Le lieu de publication n'est pas indiqué pour les livres édités à Paris.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
p. 5, note 10, lire Connœruiceni.
P. 27, ajouter en note à la ligne 21 : Le traité de Dioscoride sur la
matière médicale a été interpolé à diverses époques et il semble
bien que les noms des simples en plusieurs langues, parmi les-
quelles la langue celtique, ont été introduits dans les manuscrits
après Dioscoride.
P. 28, n. 4, ajouter : Dans sa préface, Marcellus déclare avoir
emprunté des recettes aux gens de la campagne et aux gens du
peuple.
P. 30, n. 13, ajouter : galUcus, gallice peuvent signifier « en latin
de Gaule », et non « en celtique de Gaule ».
P. 33, n. 4, ajouter : On peut citer aussi un nom de fonction : plu-
tiodanni(C. 1. L., XIII, 6776), dannuin [C . I. L., XIII, 4228).
P. 37, 1. 17, ajouter en note : on a, dans une inscription de potier,
CINTWERV qui contient peut-être une variante de ieuru.
P. 42, n. 3, ajouter : M. Héron deVillefosse (Bulletin archéologique
du Comité des travaux historiques, 1887, p. 324-32.3) a rapproché
Hutenus av (C. I. L., XIII, 10010, 1670 b 1) de Ruten{us) fecit
[ibid., 1670 b 2), ce qui semble assurer le sens soit de « a fait »,
soit de « fabricant », sur des poteries. Mais comment expliquer la
'mention analogue : Boudillus avot, sur un des boucliers gaulois de
l'arc de triomphe d'Orange ? Voir aussi Rhys, Additions, p. 38-40.
P. 44, note 1, ajouter : Un fragment d'un autre calendrier gaulois a
été trouvé au lac d'Antre. Voir ci-dessous, inscr. 34.
P. 48, n. ;i, 1. 2, au lieu de : gothique, lire : , gotique.
P. 49, n. 3, ajouter : On le trouve dans les inscriptions de Briona et
de Todi (ci-après, n° 17 bis).
P. 53, 1. 27, ajouter : Saint-Remy (n» .5).
P. 54, 1. 10, col. 1, ajouter : Alleins (n° 6), L'Isle-sur-Sorgue (n» 9),
Cavaillon (n»* 12-14), Nimes (n«^ 20, 23), Alise (n»» 35, 36).
P. 55, noie 1, ajouter : On peut citer encore : Porlus Itius, Gesoria-
cum, Boaonia, noms successifs du port de Boulogne.
P. 55, 1. 15, ajouter : Amhibari et Ambari, Brnnnovices et Blan-
336 ADDITIONS ET CORKECTIONS
novices, Lugolorix et Cingetorix, chez César, Vertamocori ei Ver-
tacomacori, chez Pline.
P. 55, 1. 17, ajouter en note: par exemple Nevers, appelé chez César
Noviodunuin, et dans l'Itinéraire d'Antonin Nevirnum. Il est pos-
sible que Nevirnurn soii une forme hypocoristicjuede *Xeviodunum.
P. 58, 1. 2, ajouter : Vouer/us chez César, Vosagiis dans la Table de
Peutinger et chez Fortunat.
P. 58, 1. 30, ajouter : on peut encore citer, sans doute, Centus et
Cintus, noms de potiers ; Cenlo et Cinto dans des inscriptions ;
Centusmia à Lyon, Cintusmia a Rome ; Centaretus nom de Galate
chez Pline, Cintaretus chez Solin ; Escengo- et Escingo- ; peut-
être aussi Centigenus a Bourges, Cintugenus nom de potier; Pen-
tius à Bâle, Piniius à Zahlbach.
P. 60, 1. 17, ajouter : aedrini, edrini dans le calendrier de Coligny ;
Aedui, Edui dans les manuscrits de César.
P. 61, 1. 7, ajouter en note : Vridolanos, sur une monnaie, semble
une faute pour Virdolanos ou Viridolanos.
P. 62, 1. 7, au lieu : de xo'jp;j.t, lire xoup[i.t.
P. 62, 1. 11, ajouter : bascauda, variante mascauda, chez Juvénal.
P. 63, n. 1, lire : de gr en c.
P. 66, 1. 3, ajouter :cf. peut-être Deiotarus pour *Deivotarus.
P. 67, 1. 1, ajouter en note : L'i correspondant à e gaulois pourrait
être une ancienne variante dialectale de e.
P. 71, n. 3, ajouter : Voir Settegast, Zeitschrift fur ronianische Phi-
lologie, XXXV (1913), p. 186-195.
P. 78, note 1, ajouter : Cf. Bourciez, De praepositione ad casuali in
latinitate aevi merovingici, 1886.
P. 80, note 1, ajouter : Parmi les noms de personnes communs à la
Grande-Bretagne et à la Gaule, on peut citer : Cingetorix, Carata-
cus, Bilicatus, Caletus, Carantus, Carantinus, Cintugenus, Cintus-
mus, Divicatus, Meddillus, Vindus.
P. 84, 1. 20, ajouter en note : II. Grôhler, Uher Ursprung und
Bedeutung der franzôsischen Ortsnamen, 1, lleidelberg, 1913,
p. 71-229. J. Soyer, Bulletin de géographie historique et descriptive
du Comité des travaux historiques, 1912, p. 56-74.
P. 86,1. 20, au lieu de : v. gall., lire : v. bret.
P. 88, 1. 10, ajouter : Moso-niagus « le champ de la Meuse ».
P. 88, 1. 13, ajouter : ou identiques à des noms de divinités : Beli-
sama Blesmes, Nemausus Nîmes, Bibracte le Mont-Beuvray, sans
qu'on puisse distinguer s'il s'agit de divinités éponymes ou de
villes divinisées.
P. 91, 1. 21, ajouter : noms de divinités : gaul. Deo^tua déesse, /)ej"{-
vates " les gens de Dexiva », Tricoria déesse, Tricorii « les gens
de Tricoria » .
P, 92, 1. 10, au lieu de : fos, lire foss.
P. 95, 1. 28, ajouter en note : La quantité ne peut être déterminée
directement que ])ar les transcriptions grecques elles variantes, et
ADDITIONS ET CORRECTIONS 357
indirectement que par la comparaison avec les autres langues cel-
tiques. Voir p. 56.
P. 96, 1. 4, ajouter en note : o celtique répond à a indo-européen
dansgaul. more « mer », irl. muir, gall. bret. mor, cf. lat. mare;
o irlandais répond à a gaulois et brittonique dans gaul. Tarants,
Tapavooj, irl. torann « tonnerre », gall. bret. taran.
P. 90, 1. 12, ajouter en note : i final est devenu e en gaulois dans
gaul. are- « devant », irl. air-, gall. bret. ar-, cf. gr. jcÉpi ; gaul.
aie- <( re- », irl. ailh-, gall. bret. arf-, cf. gr. sxt; gaul. ande- (aug-
mentatif), \r\. ind-, v. gall. and-, et, d'après le Glossaire de Vienne :
^aul. more « mer », irl. niuir, gall. bret. mor; gaul. prenne
■< grand arbre », cf. prinni dans le calendrier de Coligny.
P. 96, 1. 20, lire : irl. màithrib.
P. 96. 1. 21, ajouter en note : o irlandais répond à à gaulois et brit-
tonique dans : gaul. -mares, irl. môr <( grand », gall. mawr, bret.
meur. ♦
P. 97, 1. 6, lire : gall. lliw.
P. 97, 1. 6, ajouter : Les exemples siirs en gaulois de n,m, l,r voyelles
sont rares. On peut toutefois citer : gaul. Ambi-, irl. imb-, gall.
ani' « autour », cf. gr. àixœî ; gaul. Ande-, irl. ind-. v. gall. and-
(augmentatif) ; gaul. Litano-, irl. lethan, gall. llydan « large ",
cf. gr. -Xâ-avo;.
P. 97, 1. 2.5, ajouter: Les alternances vocaliques, si importantes dans
la morphologie des langues indo-européennes, nous sont mal con-
nues en gaulois. Nous avons cité des exemples de l'alternance
e-o (p. 58, 60, 97) ; on peut y ajouter : ieuru, -iourus ; cerv-esia,
y.opaa; cf. fie/^rjus (Justin), Bo'Àyio; (Pausanias). Comme exemple de
l'alternance e-o dans la voyelle thématique, on peut citer Ollec-
nus, Ollocna[s), dans les inscriptions; Sego-dunum, Sege-duno.
P. 97, fin. Des diphtongues gauloises peuvent provenir de la chute
dune consonne intervocalique ou de la contraction de voyelles
originairement distinctes : launo- peut être une contraction de
laveno-, gall. lawen «joyeux ». Voir p. 66, 67, 100, n. 3.
P. 98, 1. 3, ajouter en note à 6 : 11 faut distinguer le 6 équivalent de d
(p. 62), du 6 [th] de certains noms ou mots gaulois comme Thyr-
mis, 6£?iaov, 6ûva, dont la valeur exacte n'est pas connue.
P. 98, 1. 5, ajouter en note : il est difficile de déterminer la valeur de
h en gaulois. On le trouve à l'initiale dans Haedui, var. Aedui ;
Ilelvetii, var. Elvetii ; Hercynia, cf. 'Apxjvta ; et entre deux voyelles
dans plusieurs noms qui semblent de provenance germanique ou
il)érique. 11 semble avoir été parfois introduit sous l'influence
d'élymologies populaires, par exemple du latin haedus « bouc »
pouv Haedui, du latin helvus « jaune » pour Helvelii. En tout cas,
h est d'origine récente dans les autres langues celtiques, où il est,
d'ordinaire, la transformation d'un ancien s, et les étymologies de
Aedui, Elvetii, Ercy nia par le gaélique ou le brittonique ne com-
portent point d'/i. Sur th, voir p. 125 et Additions.
3")8 ADDITIONS ET CORRECTIONS
P. 99, 1. 25, ajouter en note : nn semble remonter à .y/i dans gaiil.
belg. covinnus <( char de guerre », cf. gall. cy-wein poviv *co-vi'f/no-,
irl. fén pour 'vegno-.
P. 100,1.4, ajouter en note: il semble que /k/ et nn soient des variantes
phonétiques d'un même groupe primitif; ManJu-essedum (cf.
Tarv-essedum) s'explique facilement par rnannufi « petit cheval ».
P. 100, n. 2, ajouter : il semble que ve, vi initial ait une tendance à
se réduire à u : Unelli (César), Venelli (Pline i ; Verbigenus, Urbi-
genus ; Vibisci, Uhisci ; cf. Uricoiiium, Viroconium ; Viriatos,
Uriaticuin ; Vicati, Ucati; Virdorix, Urdorix.
P. 105, 1. 22, ajouter : Mori-dunum (gall. Myrddin).
P. 105, n. 2, ajouter : Il semble y avoir quelques composés, peut-être
plus récents, où c'est le second terme qui détermine le premier,
comme il arrive dans les composés en vieux-breton, par exemple
gaul. callio-marcus, en latin equi ungula, en français « pas d'âne »,
tandis que epo-calium qui a le même sens, offre l'ordre inverse ;
mais le rapport syntaclique que nous imaginons dépend souvent
de la traduction : Penno-vindos signifie aussi bien « blanc de
tête » que « tête blanche » et Penno-lucos peut aussi bien s'inter-
préter par « le lac du bout » que par « le bout du lac ».
P. 108, 1. 10, ajouter : en -rn : Nevirnum {Novio-dunum).
P. 109, 1. 2, ajouter : Bergusia (cf. Bergus).
P. 114, n. 1, ajouter : Il est peu probable qu'on ait un premier terme
en -a dans Épa-manduodurum (Itinéraire d'Antonin), variante de
Epomanduo [Tahle de Peutinger).
P. 116, 1. 11, lire: raïaâtat.
P, 124, 1. 24, ajouter en note : peut-être, toutefois, doit-on considé-
rer comme un collectif, comparable aux collectifs brittoniques
(d'où l'on forme des singulatifs), avallo, traduit par le pluriel latin
poma dans le Glossaire de Vienne.
P. 125, 1. 2, ajouter: peut-être aussi dans Alhubodua pour ' Catiiho-
dua ? Cathirig{ius) pour Caturigius '!
P. 126, 1. 0, ajouter : L'inscription de Rom, autant qu'on en peut entre-
voir le mouvement général, semble offrir, me fait observer M. .lul-
lian, une syntaxe et une construction proches de la syntaxe laline.
P. 129, n. 3, ajouter: M. A. Walde {Ueber âlteste aprachliche Bezieh-
ungen zwischen Kellen und Italikern, Innsbruck, 1917), s'appuyant
sur des concordances qu'on observe entre le gaéli<{ue et le lalin,.
d'une part, entre l'osco-ombrien et le brittonique, de l'autre, a
essayé de démontrer qu'entre la période d'unité italo-celtique et la
sépa.ration des parlers italo-celtiques il y a eu un groupement dia-
lectal de ces parlers en latino-gaélique et en osco-ombrien-brit-
tonique.
P. 131, n. 1, ajouter : peut-être aussi vatis « devin ».
P. 138, n. 1, 1. 3, au lieu de : inveniat, lire inveniet.
P. 148, n. 2, 1. 4, au lieu de : p. 12-7, lire p. 127.
P, 155, 1. 10, lire: p. 36.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 359
P. lo6, n. 1, ajouter : Cette inscription, perdue depuis le temps de
Séguier, a été retrouvée en d898 par M. Bourguet, Revue épif/ra-
phique du midi de la France, IV (1900), p. 227.
P. 165, n. 2, ajouter : Thurneysen, Zeilschrifl fur cellische Philolo-
gie, VI (1908), p. 558.
P. 166, n. 2, ajouter : Corpus inscriplionum Za<t/iarum, XIII, 10017,70.
P. 169, n. I, ajouter : V^oir Revue des éludes anciennes, XX (1917),
p. 179.
P. 209, 1. 14, au lieu de : MVCVRV€, liœ DVCVR€.
P. 219, n. 2, ajouter : De même, si Ton s'en tenait à la rigoureuse
distinction de o et de u, de ë et de î, si souvent confondus dans
les langues celtiques, on devrait renoncer à un bon nombre d'éty-
mologies séduisantes : -bretus [vergo-hi-etus), par l'irlandais hreth
et le gallois Lryd, qui remontent à * brita- ; -dulon (-ôouXa) par
l'irlandais duille et le gallois dail, qui remontent à ' dolio-, * dolia-.
On ne pourrait pas non plus rendre un compte exact de la forma-
tion du mot gaulois petor-rituni, voiture à quatre roues, car le pre-
mier terme petor- ne répond exactement ni à l'irlandais cethir =:
' kelvores, ni au gallois pedwar =* petvares, et le second terme
-ritum ne s'explique rigoureusement ni par l'irlandais rith r^
'relu- « course », breton red =^ * veto-, ni par l'irlandais roth =
* roto- <■< roue », breton rod.
P. 220, note, ajouter : Nous n'avons, en général, pas tenu compte de
la différence qu'il y a entre une consonne simple et une consonne
double, le doublement ou la simplification des consonnes semblant
dépendre le plus souvent du bon plaisir du scribe.
P. 222, 1. 2, ajouter : De même, -dunurn avait-il, en gaulois, le sens
d'« enceinte fortifiée » qu'il a en irlandais, au lieu du sens d'x en-
droit saillant » ? Quelle a été la signification primitive de ce mot
et à quelle date cette signification s'est-elle modifiée ? Voir plus
haut, p. 84, 254.
P. 225, 1. 12, ajouter en note à Alisanos : au dieu Alisanos [C. I. L.,
XllI, 2843) comparez le dieu Fagus (C. /. L., XIII, 33), Mars Buxe-
nus [C.I.L., XII, 5832) et le dieu Rohur. J. Toutain, Pro Alesia,
III, 1916-1917, p. 133.
P. 225, 1. 24, ajouter : (III, 5, At. 3 ; IV, 5, At. 3).
P. 226, dern, I., ajouter : (Paul Diacre, p. 19).
P. 229, I. 11, ajouter : Voir aie-.
P. 232, n. 2, ajouter: L. llevv, Revue de philologie, XVII (1893),
p. 208-212.
P. 232, 1. 21, ajouter en note : J. Vendryès, Mémoires de la Société
de linguistique de Paris, XXI (1918), p. 43-44.
P. 243, 1. 13, ajouter : irl. carr.
P. 248, 1. 4, ajouter : -contio- second terme de composé. Voir ro-
contio-, tri-contis.
P. 249, 1. 28, au lieu de : /.oûpijLt, lire -/.oupat, et ajouter : cnrmi îinscr.
de fusaïole).
300 ADDITIONS ET CORKECTIONS
P. 251, 1. 2, ajouter : decaineto- « dixième ». \ o\r petru-decameto.
P. 2o2, 1. 18, ajouter : Voir isarno-dori.
P. 255, 1. 5, ajouter: Pictet [Revue archéologique, XV (1867), p. 397)
compare le sanskrit dvàraka- « porte », dvàrika- « portier ».
P. 257, 1. 5, lire : eubages, mauvaise lecture de euhages (Ammien
Marcellin, XV, 9).
P. 263, 1. 9, ajouter : inter « inler » {Glossaire de Vienne], si ce n'est
pas le mot latin.
P. 272, n. 2, ajouter : Eruault, Revue celtique, XVI (1895), p. 189.
P. 275, 1. 2, ajouter : ver-nemetis.
P. 275, 1. 5, ajouter en note : Voir p. 103, n. 1.
P. 285, 1. 3, au lieu de : ysgau, lire ysgaw.
P. 289, 1. 24, ajouter : ou cf. irl. se, gall. chwe « six » ?
P. 298, 1. 5, ajouter en note :
nomine vernemetis voluit vocitare vetustas
quod quasi fanum j/j^ens gallica lingua refert.
P. 306, 1. 27, ajouter : Une forme g-allo-romaine * bruca « bruyère »
répond à une forme vieille-celtique * vroica, conservée par l'irlan-
dais froech et peut-être aussi par le nom des maires Vroicae ; les
deux formes * hruca et * vroica appartenaient-elles à des dialectes
gaulois différents ?
TABLE DES MATIERES
Pages
Préface de M. C. Jullian v
Avant-propos de rauleui" xv
PREMIÈRE PARTIE
LA LANGUE GAULOISE 3
Les anciennes théories sur le gaulois 3
Le gaulois et le germanique, p. 14. — Le gaulois et le breton,
p. 16. — Le gaulois et le français, p. 17. — Le gaulois et
les langues celtiques, p. 18.
La méthode historique et comparative 19
Le vieux-celtique continental 22
En Espagne, p. 22. — En Gaule Cisalpine, p. 22. — Dans
l'Europe centrale, p. 24. — En Asie Mineure, p. 2o.
Les mots gaulois transmis par les Grecs et les Romains 26
Les écrivains, p. 26. — Les inscriptions latines, p. 33.
Les mots des inscriptions gauloises 35
Les inscriptions votives, p. 35. — Les inscriptions funéraires,
p. 41. — Les signatures de potiers, p. 41. — Les mon-
naies, p. 42. — Les inscriptions populaires, p. 43. — Les
tablettes magiques, p. 43. — Les calendriers, p. 44.
Les alphabets des inscriptions gauloises 45
L'alphabet grec, p. 46. — L'alphabet latin, p. 47. — La
valeur des lettres, p. 48. — Les ligatures, p. 51. — Les
formes du S, de l'È, de l'A, p. 52.
Les variantes des manuscrits et des inscriptions 54
Le vocalisme, p. 57. — Le consonantisme, p. 61. — Phoné-
tique romane ou phonétique gauloise? p. 66.
Histoire du celtique de Gaule 68
Les traces du celtique dans les langues romanes 72
Les noms communs, p. 73. — Les noms de lieux, p, 74. —
Les influences grammaticales, p. 76.
Comparaison du gaulois et du vieux-celtique insulaire 79
Les témoignages des Anciens, p. 80. — Les inscriptions
362 TABLE DES MATIÈRES
oghamiques, p. 81. — Le vocabulaire restitué par la méthode
comparative, p. 82. — Le sens des noms propres gaulois :'
noms de lieux, p. 8i ; noms de rivières, p. 88 ; noms de
jieuples, p. 90 ; noms de personnes, p. 91 ; noms de divini-
tés, p. 94. — Grammaire comparée du gaulois: Phonétique:
voyelles, p. 95 ; diphtongues, p. 97 ; consonnes, p. 98 ;
i;roupes de consonnes, p. 101 ; accent tonique, p. 103; Com-
position, p. 101) ; Dérivation, p. 106; Déclinaison : thèmes,
désinences, p. 113 ; Conjugaison, p. 121 ; différences entre le
gaulois et les autres langues celtiques : mutations, pronoms
personnels, verbes, singulatif, construction de la phrase,
p. 123.
Rapports du gaulois avec les autres langues iNDO-EUROPÉENNEsr~7l26
Les langues slaves, p. 127. — Les langues germaniques, p.
128. — Les langues italiques, p. 129. — Le groupe du nord-
ouest, p. 131. — L'indo-iranien et l'italo-celtique, p. 132.
Histoire de la philologie gauloise -rr^ 133
Les glossaires, p. 133. — Les inscriptions et les manuscrits,
p. 136. — Les études grammaticales, p. 140.
DEUXIEME PARTIE
LES TEXTES GAULOIS 145
Inscriptions 145
1 . Inscription d'Orgon (Bouches-du- Rhône) 146
2. Inscription de Notre-Dame-du-Grosel (ou Groseau),près
MalauCène (Bouches-du-Rhône) 147
2 his. Inscrii^tion de Beaumont, près Vaison (Vaucluse). . . . 14?
3. Inscription de Saint-Remy (Bouches-du-Rhône) 148
4. Inscription de Saint-Remy. 148
5. Inscription de Saint-Remy 148
6. Inscription d'Alleins (Bouches-du-Rhône) 149
6 bis. Inscription de Ventabren (Bouches-du-Rhône) 149
7. Inscription de Vaison (Vaucluse) 149
8. Inscription de Saint-Saturnin-d'Apt (Vaucluse) 150
9. Inscription de L'Isle-sur-Soi'gue (Vaucluse! 150
10. Inscription de Gargas (Vaucluse) 151
11 . Inscription de Cavaillon (Vaucluse) 151
12. Inscription de Cavaillon 151
13. Inscription de Cavaillon 152
14. Inscription de Cavaillon 152
15. Inscription de Cavaillon 152
15 bix. Inscription de Cavaillon 152
16. Inscription de Saignon (Vaucluse) 153
17. Inscription de Saint-Martin-de-Castillon (Vaucluse) 153
TAULE DES MATIERES
363
17 his. Inscription bilingue de Todi. — Insciiplion de Briona,
dite de Novare iS3
18. Inscription de Substantion, près Montpellier (Hérault). . 15'*
10. Inscription du temple de Diane, à Nîmes (Gard) 15.'>
20. Inscription de la rue de la Lampèze, à Nîmes 155
21 . Inscription des Garrigues, à Nimcs 150
22. Inscription de la bibliothèque de Nîmes 156
23. Inscription de Saint-Baudile, à Nîmes 156
24. Inscription de Montmirat (Gard) .' 157
25. Inscription de Saint-Césaire, à Nîmes 157
26. Inscription d'Uzès (Gard) 157
27. Inscription de Saint-Côme, près Nîmes 157
28. Inscription de la Fontaine de Nîmes 158
29. Inscription de Collorgues (Gard) 158
30. Inscription de la vigne Guirand, à Nîmes 158
31 . Inscription de Redessan (Gard) 159
32. Inscription de Notre-Dame-de-Laval, près Collias (Gard). 159
32 his. Inscription de Montagnac (Hérault) 159
33. Inscription d'Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or) 160
34. Inscription de La Fanderolle, à Alise 161
35. Inscription de Lapipe-Sené, à Alise 161
36. Inscription d'Alise, sur lames de plomb 161
37. Inscription de Couchey (Côte-d'Or), dite de Dijon 162
38. Inscription d'Auxey (Côte-d'Or), dite de Voinay 162
39. Inscription d'Autun (Saône-et-Loire) 162
40. Inscription de Nevers (Nièvre) 163
41 . Inscription de Sazeirat, près Marsac (Creuse), dite de
Guéret 163
42. Inscription du Mercure de Lezoux (Puy-de-Dôme) 164
43. Inscription de Lezoux 164
43 bis. Inscription de Boutaï (Haute-Savoie) 164
44. Inscription de Banassac (Lozère) 165
43. Inscription trilingue de Genouilly (Cher) 165
4b . Inscription de Genouilly 166
47. Inscription de Séraucourt (Cher), dite de Bourges 166
48. Inscription de Néris-les-Bains (Allier) 166
49. Inscription de Vieil-Evreux (Eure) 167
50. Inscription de Notre-Dame de Paris (Seine) 168
51. Inscription de Vieux- Poitiers, près Cenon (Vienne) 169
52. Inscription de Rom (Deux-Sèvres) 170
53. Inscription de Coligny (Ain) ' 172
54. Inscription du lac d'Antre, près Moirans (Jura) . . . 208
55 . Inscription de Thiaucourt (Meurthe-et-Moselle) 208
56 . Inscription de Bavai (Nord) 209
57 . Inscription du Rhin 209
58. Inscription de Caudebec (Seiiîe-Inférieure) 209
59. Inscription de Saint-Révérien (Nièvre) 210
364
TABLE DES MATIERES
60. Inscription de Poitiers (Vienne) 210
01 . Inscription d"Eyg-uières (Bouchos-du-Rliône . 212
Manuscrits 212
- 62 . Glossaire de Vienne 212
63. Formules de Marcellus de Bordeaux 214
TROISIEME PARTIE
GLOSSAIRE GAULOIS 217
SUPPLÉ.ME.NT 302
CONCLUSION 303
Index .\lph.\bétique 311
Abréviations 353
Additions et corhkctions 3;i5
.MAf:O.N, l'HÙTAT FHKKKS, I.Ml'HlMErns.
c
PLEASE DO NOT REMOVE
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PB Dottin, Georges
3009
D68
La langue gauloise
inrAmmvm t nmmmmHm ÊÊÊmmmÊÊÊemÊmmamiÊmmiees^