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Full text of "L'Année biologique"

L'ANNE BIOLOGIQUE 



TyrOGRAPHIE FIRMIN-niDOT ET c'". MESNIf, (EVRE) 



L'ANNE BIOLOGIOUE 

COMPTES RENDUS ANNUELS DES TRAVAUX 

DE 

BIOLOGIE GNRALE 

PUBLIS SOUS LA DIRECTION DE 

YVES DELAGE 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

PROFESSEUR A l'uMVEHSIT DE PARIS 

DIRECTEUR DE LA STATION BIOLOGIQUE DE ROSCOFF 

Avec la collaboration d'un Comit de Rdacteurs 



SECRETAIRES DE LA REDACTION 

Partie Zoologique Partie Botanique 

Mauie GOLDSMITII F. PCIIOUTRE 

Docteur es sciences naturelles. Docteur es sciences naturelles. 

RDACTEUR EN CHEF POUR LES FONCTIONS MENTALES : 

PHILIPPE (D' Jean), Directeur adjoint du laboratoire de Psychologie 
Pliysiologique la Sorbonne. 



SEIZIMK ANNE 

1911 



' PARIS 

LIBRAIRIE LHOMME 

3, RUE CORNEILLE, 3. , 
1915 



LISTE DES COLLABORATEURS 



BILLARD (A.). DocAeur rs sciences. ProfessoAir la Facult des 
Sciences r Universit. Poitiers. 

BOUBIER (A. -M.). Prival-docenl VUniversit. Genve. 

BRACHKT (A.). Pi^ofesseur V Universit de Bruxelles. 

CHAMPY (Cil.). Licenci es sciences. Prparateur la Facult de 
Mdecine. Paris. 

CUNOT (L.). Professeur la Facult des Sciences de l'Universit. 
Nancy. 

DUPRAT (Ct.-L.). Directeur du laboratoire de Psychologie expri- 
mentale. Aix en Provence. 

FERRARI (G.-C). Professeur de psychologie exprimentale VUni- 
versit de Bologne. 

FOUCAULT. Docteur es lettres. Professeur la Facult des Lettres. 
Montpellier. 

GARD (M.). Chef de travaux la Facult des Sciences. Bordeaux. 

GAUTRELE (J.). Directeur du Laboratoire des Hautes-Etudes la 
Facult de Mdecine. Paris. 

GOLDSMITH (M" Marie). Docteur es sciences. Paris. 

GURIN (P.). Professeur agrg l'cole suprieure de Pharmacie. 
Paris. 

GUIEYSSE-PLISSIER (A.). Prparateur de cours la Facult de 
Mdecine. Paris. 

HENNEGUY (F.). Professeur d^ Embryologie au Collge de France. 
Paris. 

HRUBEL (M.). Prparateur la Facult des Sciences. Paris. 

JACCARD (P.). Professeur au Polytechnihim. Zurich. 

LASSEUR (Pn.). Docteur es sciences. Nancy. 

LCAILLON (A.). Professeur la Facult des Sciences. Toulouse. 

LEGENDRE (R.). Docteur es sciences. Paris. 

LUCIEN (M.). Chef des travaux la Facult de Mdecine. Nancy. 

MARCHAL (P.). Professeur l'Institut agronomique. Paris. 



VIII LISTE DES COLLABORATEURS. 

MENDELSSOHN (M.). Professeur l'Universit. Saint-Ptersbourg. 

MENEGAUX (A.). Assistant au Musum. Paris. 

MICHEL (AuG.). Agrg des Sciences physiques. Docteur es sciences. 
Paris. 

MOREAU (F.). Prparateur la Facult des Sciences. Paris. 

PCHOUTRE (F.). Docteur es sciences. Paris. 

PHILIPPE (D"" Jean). Chef des travaux au laboratoire de Psycho- 
logie physiologique la Sorbonne [Hautes-Etudes). Paris. 

PRENANT (A.). Professeur d'Histologie la Facult de Mdecine. 
Paris. 

ROBERT (A.). Chef des travaux de Zoologie la Facult des Sciences. 
Paris. 

STROHL (J.). Privat-docent l'Universit. Zurich. 

SULZER. Docteur en Mdecine. Paris. 

TERROINE (E.). Maifre de confrences l'cole des Hautes- tudes- 
Paris. 

VARIGNY (H. de). Assistant au Musum. Paris. 

VLS (F.). Prparateur au Laboratoire de Roscoff. 



TABLE DES CHAPITRES 



I. La cellule. 

1. structure et constitxUion chimique de la cellule et de ses parties. a) Struc- 

ture, p) Constitution chimique. 

2. Physiologie de la cellule. a) Scrtion, excrtion, p) Mouvements prolo- 

plasmiques. Y)Tactismes ettropismes. ) Assimilation, accroissement, e) Rac- 
tions de la cellule en prsence des toxines, des srums, des venins. 

3. Division cellulaire directe et indirecte. a) Rle de chaque partie de la 

cellule dans ces phnomnes-, leur cause, p) Signification absolue et relative 
des deux modes de division. 

II. Les produits sexuels et la fcondation. 

1. Produits sexuels. a) Origine embryognique de ces produits, p) Phnomnes 

de leur maturation : rduction chromatique, modilications cytoplasmiques. 
y) Structure intime des produits mrs. 

2. Fcondation. a) Fcondation normale, p) Mrogonie. Fcondation partielle, 

pseudogamie. y) Polyspermie physiologique (pseudopolyspermie). 

III. La parthnogense. a) Prdestination, structure, maturation de l'uf par- 

thnogntique. p) Conditions dterminantes du dveloppement parthnogn- 
tique. Parthnogense exprimentale, y) Alternance de la parthnogense et de 
l'amphimixic. Parthnogense exclusive. 

IV. La reproduction asexuelle. ) Par division : schizogonie; autotomie repro- 

ductrice, dissminatrice, dfensive, p) Par bourgeonnement, y) Par spores. 

V. L'ontogense. a) Isotrople de l'uf fcond ; spcificit cellulaire. P) Diffren- 

ciation anatomique; diffrenciation histologique et processus gnraux, y) Les 
facteurs de l'ontogense; tactismos et tropismes, excitation fonctionnelle, adap- 
tation ontogntique; biomcanique. 

VI. La tratognse. 

1. Gnralits ; lois et causes de la formation des monstres. 

2. Tratognse exprimentale : 

a. Soustraction d'une partie du matriel embryognique : a) l'uf entier 

(ootomie) ; P) l'uf en segmentation ou l'embryon (blastotomie). 

b. Influence tratognique : a) des agents mcaniques et physiques (pression, se- 

cousses, trauinatismes, temprature, clairage, lectricit, etc.); p) des agents 
chimiques; y) des agents biologiques (consanguinit, hybridation, parasites, 
maladies, etc.). 

3. Tratognse naturelle. a) Production naturelle des altrations tratologi- 

ques. P) Correction des altrations tratologiques par l'organisme. Rgulation. 
y) Polyspermie tratologique. Monstres doubles. Hermaphroditisme tratolo- 
gique. ) Cas tratologiques remarquables. 



/cf 7^^ 



X TABLE DES CHAPITRES. 

VII. La rgnration. Rgnration normale. Autotomie. Paralllisme avec l'on- 

togense. Rgulations. Htrmorphose. 

VIII. La greffe. a) Action du sujet sur le greffon, p) Hybrides de greffe. 

IX. Le sexe et les caractres sexuels secondaires ; le polymorphisme 

ergatognique'. 

X. Le polymorphisme mtagnique ' , la mtamorphose et l'alternance 

des gnrations. 

.Kl. La corrlation. a) Corrlalion physiologique entre les organes en fonction. 
P) Corrlation entre les organes dans le dveloppement. 

XII. La mort; le plasma germinatif. Dgnrescence snile. Immortalit 

des Protistes. 

XIII. Morphologie gnrale et chimie biologique. 

1 Morphologie. a) Symtrie, p) Homologies. y) Polymrisation. Individualit 

de l'organisme et de ses parties; colonies, o) Feuillets. 
2 Composition chimique des substances de l'organisme. 

XIV. Physiologie gnrale. 

1 Nutrition. a) Osmose, p) Respiration, y) Assimilation et dsassimilation; 
absorption. Fonction chlorophyllienne. S) Circulation, sang, lymphe, sve des 
vgtaux, s) Scrtions interne et externe, excrtion. Z,) Production d'nergie 
(mouvement, chaleur, lectricit, etc.). t]) Pigments. 6) Hibernation, vie latente. 

2 Action des acents divers : a) mcaniques (contact, pression, mouvement, etc.); 
P) physiques (chaleur, lumire, lectricit, rayons cathodiques, pression os- 
motique, etc.); y) chimiques et organiques (substances chimiques, ferments 
solubles, srums, sucs d'organes, venins, toxines), ferments ligures, microbes. 
S) Tactismes et tropismes. e) Phagocytose. 

XV. L'hrdit. 

a. Gnralits. 

b. Transinixsibilit des caractres de tout ordre. a) Hrdit du sexe. 

p) Hrdit des caractres acquis, y) Hrdit de caractres divers : cas 
remarquables. 

c. Transmission des caractres. a) Hrdit dans la reproduction asexuelle, 

dans la parthnogense, dans l'amphimixie. p) Hrdit directe et collat- 
rale, y) Hrdit dans les unions consanguines. 8) Hrdit dans le croise- 
ment; caractres des hybrides, e) Hrdit ancestrale ou atavisme. Z) T- 
lgonie. vi) Xnie. 

XVI. La variation. 

a. Variation en gnral; ses lois. 

b. Ses formes : a) lente, brusque; p) adaptative; y) germinale; ) embryon- 

naire; e) de l'adulte; ) atavique, rgressive ; t)) corrlative; 6) des instincts. 
i) Cas remarquables de variation. 

c. Ses causes : a) Spontane ou de cause interne, irrgulire ou dirige. Va- 

riation parallle. Orthognse. p) Variation sous l'induence des parasites. 
y) Inlluence du milieu et du rgime : accoutumance; acclimatcmt-nt ; 
actions physiques (pression osmotique, temprature, lumire, etc.). ) In- 
lluence du mode de reproduction (reproduction asexuelle, consanguinit, 
croisement). 
</. Ses rsultais : a) Polymorphisme cogcnique '. P) Dichognie. 

XVII. L'origine des espces et de leurs caractres. 

a. Fixation des diverses sortes de vai'iation. Formation de nouvelles es- 
pces. a) Mutation, p) Divergence, y) Convergence, ) Adaptation phy- 
loguliiiue. t) Espces physiologiques. 

1. Voir ilans V Averlissemenl du vol. III la significalion de ce terme. 



TABLE DES CHAPITRES. xi 

b. Facteurs. a) Slections artificielle; naturelle (concurrence vitale); ger- 

ininale ; sexuelle; des tendances, etc. p) Sgrgation; i)anmixie. 8) Action 
directe du milieu. 

c. Adaptations. cologie. Adaptations particulires. Symbiose. Commensa- 

Ii.sme. Parasitisme. Mimtisme. Particularits structurales, physiologiques 
et biologiques. 
(t. Pliylognic. Disparition des espces. 

XVIII. La distribution gographique des tres. 

XIX. Systme nerveux et fonctions mentales. 

1 Structure et i'onctions de la cellule nerveuse, des centres nerveux et des 
organes des sens. 
a. Cellule nerveuse. a) Structure, p) Physiologie, pathologie. 
t). Centres nerveux et nerfs. a) Structure. P) Physiologie; localisations 
crbrales. 

c. Organes des sens. a) Structure, p) Physiologie. 

2 Processus psychiques. 

I. Gnralits et corrlations. 
(/. Gnralits. 

h. Sensations musculaires, orrjaniqxies. 

c. Sens gnstatif et olfactif. 

d. Audition. 

e. Vision. 

II. Mouvements et expressions. 

a. motions. 

b. Langages. 

c. tats de rve. 

d. Fatigue. 

III. Idation. 

a. Images mentales. 

b. Associations et jugements. 

c. Ides et consciences. 

d. La mmoire. 

e. L'activit mentale. 

IV. Psvcuologie compare. 

a. Psychologie animale. 

b. Psychologie infantile. 

c. Psychologie anormale. 

XX. Thories gnrales. Gnralits. 



TABLE DES REVUES CxENERALES 

PARUES DANS LES VOLUMES PRCDENTS 



L. Daniel. Influence du sujet sur le greffon. Hybrides de greffe Vol. I, 269 

E. Gley. Expos des donnes exprimentales sur les corrlations fonc- 
tionnelles chez les animaux Vol. I, 313 



XII TABLE DES REVUES GENERALES. 

J.-P. DiuANi) (de Gros). Du polyzosme et de l'unit organologlque 

intsrante chez les Vertbrs Vol. 1, 338 

A. Charrin. Les dfenses de l'organisme en prsence des virus Vol. I, 342 

Em. Bourquelot. Les ferments solubles Vol. I, 375 

C. Phisalix. tude compare des toxines microbiennes et des venins.. Vol. I, 382 

W. SzczAwiNSRA. Conception moderne del structure du systme nerveux. Vol. I, 569 

A. BiNET. La psychologie moderne et ses rcents progrs Vol. I, 593 

M. Hartog. Sur les phnomnes de reproduction Vol. I, 699 

J. Cantacuzne. La phagocytose dans le rgne animal Vol. II, 29i 

G. Pruvot. Conditions gnrales de la vie dans les mers et principes de 

distribution des organismes marins. Vol. II, 559 

A. Larb. Un prcurseur. Les cellules factices d'Ascherson Vol. III, 4 

L. Guignard. La rduction chromatique Vol. III, CA 

E. Metchnikoff. Revue de quelques travaux sur la dgnrescence 

snile Vol. III, 2i9 

P. ViGNON. Les canalicules urinaires chez les Vertbrs Vol. III, 27 

G. Pruvot. Les conditions d'existence et les divisions bionomiques des 

eaux douces Vol. III, 527 

S. Leduc. La tension osmotique Vol. V, li 

L. CuNOT. Les recherches exprimentales sur l'hrdit Vol. VII, lvi 

W. SzczAwiNSKA. Coup d'il rtrospectif sur les cytotoxines Vol. VII, xlvi 

P. DE Beauchamp. Les colorations vitales Vol. XI, xvi 

Eue Metchnikoff. Aperu des progrs raliss dans l'tude de l'immu- 
nit pendant les dix premires annes du xx sicle Vol. XIII. xix 

Angei, Gvllaudo. Les ides thoriques actuelles sur la mcanique de 

la division cellulaire Vol. XIV, xix 



REVUE (1011) 



Biologie animale. Dans rtude de la cellule (cli. I), les proprits 
de la membrane cellulaire, particulirement sa permabilit, con- 
tinuent attirer l'attention. La thorie d'OvERTON, rattachant la per- 
mabilit la solubilit dans les lipodes qui sont supposs constituer 
surtout la membrane, est confirme par Lepeschkin et Newton Har- 
wey et combattue par Osterhout qui, de ses tudes sur la pntra- 
lion dans les cellules des diffrents sels, solubles ou non dans les 
lipodes, conclut que la membrane cellulaire est de nature protique. 
R. s. Lillie continue ses tudes sur la division cellulaire et l'action 
parthnognisante des ractifs, en rapport avec cette mme question 
de permabilit ; il conclut, d'aprs des expriences sur l'uf d'Arba- 
cia, que les ractifs ne sont pas dissouts dans les substances grasses 
de la membrane (contre Overton et Loeb), mais solubilisent les subs- 
tances collodales. Entrant dans l'uf, ces ractifs lui donnent une 
certaine impulsion; ensuite, les solutions hypertoniques (second 
temps de la mthode de Loeb) rtablissent la semi-permabilit primi- 
tive et permettent l'uf de vivre et de se dvelopper. Dans la f- 
condation normale, Lillie observe de mme une augmentation de 
permabilit depuis le moment du contact avec le spermatozode 
jusqu' sa pntration complte. Dans la division des cellules soma- 
tiques, le processus dbute par l'augmentation de la permabilit de 
la membrane nuclaire, qui cause une sortie ingale des diffrents 
ions et l'tablissement de diffrences de potentiel entre les diffrentes 
rgions de la cellule. 

Dans un domaine diffrent, il faut citer, parmi les travaux relatifs 
la cellule, celui de Unna sur les lieux de rduction et les lieux d'oxy- 
gnation du tissu animal, rpondant la question du caractre oxyg- 
nant ou rducteur de la substance vivante ; le corps cellulaire serait 
rducteur, le noyau, au contraire, producteur d'oxygne, ou plus 
exactement catalyseur qui transforme l'O molculaire en actif. 

Il faut signaler galement quelques travaux sur le tissu musculaire, 
surtout celui de Vls, dont la partie la plus importante traite des 
rapports entre la contractilit et la birfringence, puis des rapports 
entre la striation de la fibre musculaire et son mode de mouvement. 



XIV L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Dans Ttude des produits sexuels, celle des chromosomes lis au 
sexe prend une importance de plus en plus grande (cli. Il et IX). 
Bouin et Ancel dcouvrent un chromosome accessoire dans les sper- 
mies gantes de Scutigera coleopirata et apportent par l une contri- 
bution au point de vue rattachant la dtermination du sexe l'exis- 
tence de ces chromosomes. AVilson, dans une revue gnrale de la 
question [Les chromosomes sexuels)^ dfend celte ide, tout en attribuant 
les effets plutt la quantit de la chromatine qu'aux caractres 
particuliers de tel ou tel chromosome (comme, d'ailleurs, aussi les 
auteurs prcdents). Mais la tendance contraire, celle qui attribue la 
dtermination du sexe des conditions de nutrition des ufs, se 
montre galement (travaux de Kowale-wsky, Russo, Robinson); Castle 
cherche concilier les deux points de vue en supposant que le sexe 
est l)ien dtermin par des chromosomes, mais, ceux-ci sont influen- 
cs par le milieu. Pour les caractres sexuels secondaires, 
signaler les expriences de Meisenheimer sur la Grenouille, qui mon- 
trent que les caractres disparus la suite de la castration chez le 
mle, reparaissent sous Faction d'extraits non seulement testiculaires, 
mais ovariques. 

Au chapitre de la parthnogense (ch. III) il faut citer la suite des 
travaux de Bataillon sur la parthnogense traumatique chez les Am- 
phibiens. De nouvelles expriences lui ont montr que les trauma- 
tismes dans lesquels toute souillure des ufs par le sang ou la lymphe 
est empche (secousses ou tincelle lectrique) sont impuissants 
fournir des dveloppements allant au del d'une faible segmentation. 
L'auteur en conclut que l'introduction de quelque lment organique 
(probablement des leucocytes) apportant avec eux un catalyseur est 
indispensable. Godlewski, dans la suite de ses expriences sur 
l'action du sperme de Chtopterus sur les ufs vierges de Sphxre- 
chinus, fait une constatation intressante : il y a rellement pntra- 
tion du spermatozode et union des deux noyaux; la chromatine 
paternelle est, d'ailleurs, limine plus tard. Le sperme do Dentale 
agit de mme comme un ractif parthnognisant pour le mme uf, 
mais le mlange des deux spermes (Dentale et Sphrechinus) est 
inactif. 

Les questions de l'ontogense (ch. V) n'ont suscit aucun travail 
particulirement important. On peut signaler toutefois les expriences 
de Brachet sur l'tablissement, dans l'uf primitivement isotrope de 
la Grenouille, d'une symtrie bilatrale en rapport avec la direction de 
la trane de pntration du spermatozode, et, dans un ordre d'ides 
absolument diffrent, une thorie nouvelle du cancer, de H. C. Ross, 
Gropper et E. H. Ross, attribuant la multiplication cellulaire des tu- 
meurs l'action excitatrice des substances chimiques manant des 
cellules voisines. 

Les expriences de O. P. et G. Hert^vig sur Faction du radium sur 
les ufs et les spermatozodes (ch. VIi ont continu par l'tude plus 
dtaille des altrations produites, coniirmant les conclusions thori- 
ques dj formules. 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. xv 

Les travaux sur la greffe (ch. VIIIl prennent de plus en plus une 
direction qui peut donner des rsultats importants au point de vue do 
riirdit des modifications somatiques exprimentales. La greffe 
d'ovaires (chez la Poule, le Cobaye et le Triton) ayant abouti la 
naissance d'une progniture ressemblant l'espce qui a reu la 
greffe, une discussion s'lve sur la question de savoir si cette ressem- 
blance est bien due l'action du soma sur le germe, ou bien au fait 
que des parties d'anciens ovaires incompltement extirps ont rg- 
nr et fourni des ufs, tandis que les ovaires transplants ont d- 
gnr (Guthrie, Castle, Harms, Davenport, Stockard). La majorit 
des auteurs penchent vers cette dernire hypothse. 

Dans le chapitre de la mort (ch. XII), noter la place importante 
prise par l'tude des diffrents tissus en survie (cellules nerveuses, 
conjonctives, leucocytes, libres musculaires). 

Dans les questions de chimie biologique (ch. XIII), l'tude des fer- 
ments occupe une place prpondrante. Il est impossible de citer tous 
les travaux qui s'y rattachent; nous signalerons seulement un travail 
d'ensemble de Rosenthal qui formule une hypothse sur le modo 
d'action des ferments : la complication de leur constitution chimique 
en ferait des rserves d'nergie; au contact d'autres substances, gale- 
ment compliques, cette nergie serait cde ces dernires et acc- 
lrerait le mouvement de leurs atomes, amenant des groupes d'atomes 
se dtacher et le ddoublement de ces substances se produire. 

Dans le domaine de la physiologie gnrale (ch. XIV), ct des 
recherches sur le rle de la permabilit dans la contraction muscu- 
laire, en rapport avec l'intrt pris par ce ct de la physiologie cellu- 
laire (voir ch. 1), on doit signaler le nombre considrable des travaux 
consacrs au mtabolisme des substances protiques dans la digestion, 
mais surtout la place importante que prend l'tude du corps jaune dans 
ses rapports avec la scrtion lacte et l'ovulation. Mackenzie constate 
l'action galactogogue des diffrents extraits d'organes, entre autres du 
corps jaune, mais plus encore du lobe postrieur de l'hypophyse. 
Bouin et Ancel rattachent la lactation au corps jaune en tant qu'il 
dtermine par un hormone le dveloppement de la glande mammaire, 
la scrtion lacte elle-mme se produisant sous l'influence d'une 
glande (glande myomtriale) que les auteurs ont dcouvert dans l'u- 
trus des Lapines. L- Loeb constate que le corps jaune sensibilise 
l'utrus et le prpare l'action ultrieure soit du ftus, soit d'un 
traumatisme, qui conduira la formation d'un placenta ou d'un pla- 
centome; il tudie galement Faction retardatrice du corps jaune sur 
l'ovulation. 

Relativement aux autres questions physiologiques, noter la suite 
des recherches de j. Loeb et "Wasteneys sur Faction antagoniste des 
sels, des travaux sur Faction des narcotiques et d'autres sur Fa- 
naphylaxie. Bruntz et Spillmann apportent une contribution la 
question de la phagocytose, en tudiant le rle liminateur des leu- 
cocytes qui se chargent de toxines et de substances trangres. 

Dans les questions d'hrdit (ch. XV), il faut signaler une tenta- 



XVI L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

tive d'application de la notion d'enzymes, faite par Guyer : la res- 
semblance avec tel ou tel parent serait due l'apport par les chro- 
mosomes d'enzymes paternels ou maternels; les diffrences indivi- 
duelles dpendraient de faibles diffrences entre enzymes. Hagedoorn. 
dans le mme ordre d'ides, attribue aux porteurs matriels des carac- 
tres hrditaires des proprits de substances autocatalytiques. 

La transmission hrditaire des caractres lis un sexe (sex-limited) 
est l'objet d'un grand nombre de recherches inspires par les concep- 
tions mendoliennes; d'ailleurs, presque tous les travaux sur l'hrdit 
ont leur base l'ide des caractres-units. 

Dans le domaine de la variation et de l'volution, il faut signaler un 
certain nombre d'ouvrages d'ensemble, faits des points de vue dif- 
frents : Transformisme et exprience de Rabaud. d'esprit lamarc- 
kien; Zoologie exprimentale de Przibram, exposant la formation 
des espces d'aprs la conception orthogntique d'EiMER; L'hr- 
dit et l'origine des espces de Gross, o l'auteur s'lve contre l'abus 
des formules mendeliennes et revient l'explication weismanienne de 
l'hrdit et la slection naturelle comme facteur principal de rvo- 
lution. Blaringhem donne dans un livre intitul : Les transforma- 
tions brusques des tres vivants n une mise au point de la question des 
mutations (ch. XVI et XVH). Cnot (ch. XV) dans un livre sur La 
Gense des espces animales envisage les questions d'ontogense et 
d'hrdit au point de vue mendelien, en attribuant aux particules- 
vhicules de caractres la qualit de dterminants chimiques. L'vo- 
lution se fait, d'aprs lui. par mutations germinales, spontanes ou se 
produisent sous l'influence d'un milieu nouveau. 

Sous un titre purement morphologique : La situation segmentaire 
de la limite du crne chez les Sauropsids , Bielogolowy met des 
ides phylogntiques intressantes. Le rle des phnomnes de con- 
vergeance dans les variations de la limite du crne l'amne poser la 
question des volutions parallles et du polyphyltisme dans l'volution 
des organismes. La vie est apparue au moment oi^i, par suite des con- 
ditions ambiantes, le travail exig pour son entretien tait au mini- 
mum; le fonctionnement tait peu intense et la structure peu diff- 
rencie. Les conditions devenant moins favorables, l'nergie dpen- 
ser a augment en quantit et vari en qualit, d'oi^i diffrenciation de 
caractres. 

Dans les questions moins gnrales, mais se rapportant toujours 
l'volution des espces, on peut signaler les expriences de Sumner 
et de Buytendijk sur l'adaptation exacte des poissons plats la cou- 
leur ou mme aux dessins du fond, rgie uniquement par la vue et 
disparaissant la suite d'aveuglement, et une observation de Thie- 
nemann sur la naissance d'une nouvelle espce de Corregones dans 
l'espace de 40 ans, sous l'intluence, semble-t-il, de l'isolement gogra- 
])hique. 

Dans l'tude du systme nerveux (ch. XIX, 1" la dgnrescence 
des cellules dans diverses conditions, surtout en rapport avec le ph- 
nomne de survie, est l'objet de plusieurs travaux (Cajal, Foster. 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. xvii 

Nageotte, Achucarro, Geerts). Pour les localisations crbrales, 
nous trouvons une contribution intressante chez O. et M'" Vogt, qui 
ont retrouv chez divers mammifres les localisations tablies chez 
l'homme. Une expriences de Rothmann sur un chien auquel on 
a enlev presque la totalit des hmisphres, sauf quelques portions 
de la base et du milieu, montre que les centres infrieurs sont capa- 
bles d'ducation qui les rend aptes remplir certaines des fonctions 
des centres corticaux. 

En ce qui concerne la question biologique la plus gnrale, l'ori- 
gine de la vie, nous trouvons un examen de l'hypothse de la pansper- 
mie par Becquerel, qui conclut que les germes ne pourraient pas 
rsister l'action nocive des rayons ultra-violets dans les espaces in- 
terstellaires. Mereschkowsky expose une hypothse nouvelle sur 
deux sortes de protoplasmes, dont l'un, plus primitif (mycoplasma) 
possderait seul la proprit de faire la synthse des substances albu- 
minodes aux dpens de matires minrales et de produire les ferments. 
La symbiose de ce plasma avec un autre, moins rsistant aux influen- 
ces diverses, mais aussi moins compliqu (amiboplasma) donnerait 
toutes les formes animales et vgtales. Dans un autre ordre d'ides, 
il faut signaler le travail de Bernard, cherchant substituer la 
thorie cellulaire la conception d'un rseau protoplasmique continu. 
Yves Delage et M. Golusmitu. 

Biologie vgtale. Les travaux sur la cellule vgtale sont 
toujours nombreux. Lepeschkin rejette l'hypothse de Btchli qui a 
attribu au protoplasma la structure d'une cume et il l'assimile 
une mulsion ultra-microscopique ou mme microscopiquement vi- 
sible. Derschau nie l'existence d'une membrane nuclaire que l'on ne 
voit apparatre que post mortem , dans les prparations fixes; 
son argumentation est base sur le fait qu'il existe entre la priphrie 
du noyau et le protoplasma une zone incolore traverse par des sortes 
de ponts qui servent des changes de substances, changes pour 
lesquels une membrane nuclaire, au sens habituel du mot, 
serait un obstacle. Lewitzky dcouvre dans le mristme de quelques 
vgtaux des corps figurs inclus dans le protoplasme, assimilables 
aux chondriosomes des cellules animales, et montre qu'ils se trans- 
forment en chloroleucites et leucoleucites ; Bonnet, de son ct, at- 
tribue aux structures protoplasmiques dsignes sous le nom d'ergas- 
tosplasma l'appareil filamenteux des synergides et les agglomrations 
protoplasmiques que l'on rencontre dans les cellules du sac embryon- 
naire. Les mitoses somatique et htrotypique ont t l'objet de m- 
moires importants de la part de Farmer et Digby, de Stomps et de 
Miss Bonnevie. Leurs rsultats ne sont pas concordants, surtout en 
ce qui concerne la signification du stade synapsis. Tandis que, pour 
Stomps et Bonnevie, il est facile de suivre ce stade la fusion des 
chromosomes homologues deux deux, Farmer et Digby nient l'ac- 
couplement. Miss Bonnevie, d'un autre ct, nie la ralit mme de 
la division rductrice dans la prophase de la division litrotypique. 
l'anne biologique, XVI. 1911. b 



xvin L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

(Phisioiirs recherches sont signaler sur la reproduction asexue des 
vgtaux. Kundt tudie le dveloppement des microsporanges et des 
macrosporanges dans le Salvinia natans et Brown celui de Fasco- 
carpe de Lachnea sculellala. Kniep signale Tapparilion des basides 
sur un myclium uninucl aArmillaria mellea, sans qu'il se fasse un 
chapeau. Hannig. qui appelle priplasmodcs les masses plasmiques 
provenant de la fusion des cellules du tapis qui entoure les spores en 
voie de dveloppement, tudie la part que prennent ces masses la 
formation des couches externes des spores dans Equiselum et Azolla. 
Fries donne une description des phnomnes cytologiques qui accom- 
pagnent la formation des spores chez Nidularia. Svedelius tablit par 
la numration des chromosomes que, chez Delesseria sanguinea, la 
plante ttraspores reprsente la sporophyte et la plante sexue, le 
gamtophyte. 

En physiologie vgtale, Kostytschew publie d'importants tra- 
vaux sur la respiration dos plantes; aprs un expos del thorie de 
l'auto-oxydation de Bacii-Engler et une assimilation des oxyda- 
tions physiologiques un systme de ractions couples, il montre 
que, dans le processus primaire de la respiration, processus de fer- 
mentation anarobie, la dislocation du sucre ne va pas jusqu' l'al- 
cool, mais s'arrte des produits intermdiaires encore indtermines. 
L'oxygne est absorb dans cette premire phase sous forme de 
peroxyde. Les phnomnes secondaires consistent dans l'oxydation 
totale des produits de la dislocation primaire du sucre par l'oxygne 
actif du peroxyde. Les peroxydases jouent un rle* important en 
levant le pouvoir oxydant du peroxyde. Lieske, en tudiant la phy- 
siologie du Spirophyllum fcrrugineuni, une bactrie ferrugineuse ty- 
pique, arrive cette conception que cette bactrie, grce l'nergie 
fournie par l'oxydation du carbonate de fer, a le pouvoir de prendre 
au gaz carbonique le carbone ncessaire sa croissance. Sprecher 
cherche lucider le rle de la silice dans les plantes et, sans oser 
affirmer qu'elle soit un lment nutritif ncessaire, il constate l'action 
importante qu'elle exerce comme stimulant chimique del croissance. 
M"'^ Mameli et Polacci pensent que l'assimilation de l'azote libre 
atmosphrique par les plantes est une proprit bien plus rpandue 
qu'on ne le croit et qu'elle pourrait tre ralise par la cellule vgtale 
chlorophyllienne. D'aprs Giglioli, les huiles essentielles et autres 
produits volatils des plantes, par l'action prompte qu'ils exercent sur 
le mouvement de l'eau travers les cellules et les membranes et sur 
le transport des enzymes et des substances solubles, occasionnent une 
circulation toujours renouvele des sucs travers les tissus et activent 
ainsi les relations entre la plante et le milieu ambiant. Les pigments 
vgtaux, la chlorophylle et l'anthocyane ont t l'objet de, travaux 
importants de la part de "WiUstatter et de nombreux collaborateurs 
ainsi que de celle de Monteverde et Lubimenko et deGrafe. Mameli 
croit que le magnsium a une inlluence directe sur la formation du 
pigment chlorophyllien. Schaffnit tudie l'inlluence des basses tem- 
pratures sur les diverses fonctions de la cellule vgtale, Kluyver 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. xix 

et Stocklasa, celle des rayons ultra-violets sur la vgtation, Grafe 
et Richter, Taction des narcotiques sur les plantes, Molisch, Tin- 
lluence de la fume de tabac, surtout nuisible aux microorganismes. 
wiesner poursuit ses tudes sur la position des feuilles vis--vis de 
la lumire et sur la quantit de lumire utilise par les plantes. 

Kn ce qui concerne l'hrdit, il importe de citer les travaux que 
Nilsson-Ehle continue publier sur l'hrdit chez les Crales, les 
recherches cytologiques de Geerts sur quelques hybrides d'Ocnotliera 
gigas et celles de "Weiss sur Thrdit de la couleur dans Anagallis 
arvensis. 

Les variations et les adaptations des plantes ont t l'objet de plu- 
sieurs travaux. Rudolph constate que l'appareil stomatique des Pal- 
miers, qui souvent ne cadre pas avec les conditions cologiques, doit 
avoir t acquis au cours du dveloppement phylogntique. Bdlian 
publie des recherches anatomiques sur les Cactes au point de vue de 
leur adaptation au climat sec. Zeijlstra dmontre que Vuiothera 
nanella de Vries doit tre considre non comme une mutation, mais 
comme une espce pathologique. D'aprs Fitting, l'alimentation en 
eau des plantes dsertiques repose sur la possession d'une pression 
osmotique leve. 

Citons enfin quelques travaux sur l'origine des espces et sur les 
problmes qu'elle soulve. Blaringhem met au point l'tat actuel de 
nos connaissances sur les transformations brusques des tres vivants 
et publie des recherches originales sur une Bourse pasteur, le Ca^j- 
sella Viguieri, qu'il considre comme une mutation, tandis que Buchet 
y voit plutt une anomalie d'ordre pathologique. Berthaut a pour- 
suivi des expriences sur les varits cultives du Solanum tuberosum 
et les espces sauvages des Solanum Aubrifres voisins ; il n'a jamais 
pu, dans ses cultures, raliser le passage de l'une quelconque de ces 
espces au ^S". luberosum et il croit que l'anctre de la Pomme de 
terre serait un Sol. tuherosum dont la forme spontane est maintenant 
trs rare ou a depuis longtemps disparu. Chodat et M'"'' Sigriansky 
apportent une contribution l'tude des champignons auxiliaires in- 
dispensables la germination des semences d'Orchides, en tudiant 
le champignon des mycorhizes du Limodorum aborlrivum. A propos 
d'une Orchide dpourvue de chlorophylle, le Gastrodia (data, dont le 
rhizome tubreux contient des mycorhizes formes par le myclium 
d' Armillaria mellea, Kusano constate que, dans ce cas, Gastrodia est 
parasite du champignon; notons galement les travaux de Cortesi et 
Jaccard sur les mycorhizes endotrophes. Brunnthaler publie un 
travail sur la phylognie des Algues. F. Pchoutre, 

Biologie psychologique. Dans les essais de classifications syn- 
thtiques de nos tats mentaux, la question de leurs corrlations con- 
tinue de tenir une trs grande place : elle semble d'ailleurs depuis 
quelque temps en voie de se mieux prciser. La recherche de ces 
corrlations donne souvent lieu des calculs algbriques, comme il 
arrivait depuis longtemps dans les recherches de psychophysique (er- 



XX L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

reurs moyennes, etc.) On commence examiner et lcher de doser 
la valeur des produits de ces calculs, une fois amalgams avec les 
chiffres fournis par la seule exprience. A ce point de vue, on trou- 
vera de trs uti]|!s indications dans l'tude de Galbrun et dans la 
discussion laquelle elle a donn lieu, ainsi que dans les deux ar- 
ticles d'Y. Delage sur le jeu des probabilits. A un tout autre point 
de vue, presque compltement exprimental, l'article de Sikorsky sur 
les caractres personnels du pouls et ses relations avec nos autres 
fonctions et l'tude du D"" Breucq sur la forme personnelle (physiolo- 
gique) du plaisir et de la douleur, contribueront faire avancer la 
question. 

Dans le domaine des sensations, ce sont surtout les cutanes et les 
tactiles qui ont provoqu des recherches neuves : Barucci, Kiesow. 
Ponzo ont fourni sur ces sujets d'importantes contributions. Le travail 
de Kunz sur le tact distance aidera certainement mettre au point 
cette question si obscure, raison mme de sa complexit. A ct 
de ces tudes, notons toute la srie de recherches consacres aux r- 
flexes et au rythme : les travaux de AATallin Wallace, de Tullio, de 
Fo. la thse de Strhlin sont un effort trs efficace pour dbrouiller 
cette question si complexe. 

La psychologie d'introspection continue d'avancer en se tenant 
troitement lie la psychologie de laboratoire, dont elle assimile 
peu peu les donnes, et laquelle, par une louable rciprocit, elle 
repasse sa propre documentation : il faut particulirement appeler 
l'attention sur la contribution apporte par Hacker la question des 
Rves, qui reste inpuisable, parce qu'elle touche par un cot tous 
les domaines de la psychologie. Hikoso Kakise et Ordahl ont 
tudi un ct encore peu explor des modalits de la conscience dans 
l'acte d'apprendre. 

Signalons enfin la contribution apporte, chacun son point de vue, 
la question des races par Spiller et surtout par Papillault, dont la 
mthode serre clarifie cette question, et, dans un tout autre ordre 
d'ides, le travail de Seglas et Collin sur Fmotion-choc. Jean 
Philippe. 



CHAPITRE PREMIER 
La Cellule 

Abderhalden (E.). Xouvelles ides sur la constitution et le mtaholisnie 
de la cellule. (Arch. des Se. phys. et nat., XXXIJ, 220-240.) [6 

Alexeieff (A.). Notes sur les Flagells. I" Quelques Flagells intestinaux 
nouveaux on peu contins. Il" Quelques Flagells communs dans les infu- 
sions. (Arch. zool. exp., 5, VI, 401. > [47 
Arnold (J.). Uelter feineye Strnkturen und die nordnung des Glykogens 
im M<igen uii</ Darmhaiial . (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 50 p., I pi.) [24 
Awerinzew (S.). Studien ijber parasitische Protozoen. V. Einige neue 
Befnndeans der Entivicklnngsgeschichl e von Lymphocgstis johnsloni Woode. 
(Arch. Protistenk., XXII, 179-196, 2 flg.) " [12 
Baltzer (F.). Zur Kenntnis der Mechanik der Kernteilungsfiguren. (Arch. 
Entw.-Mech., XXXII, 500-523, 1 pi., 2 fig.) [40 
Blackmai (V. H.). On. Pseudomitosis in Coleosporinm. (Report of the 
eightieth meethig of the british Ass. for the Adv. of Science, 775, 
19lo.) [46 
Bobeau (G.). Mitochondries et lipodes dans les glandnles parnthyrodes 
du cheval. (C. R. Ass. Anat., 13'^ Runion, Paris, l'83-I87, 9 fig.) [20 
Bolsius (H.). Sur la structure sjnrale ou discode de Vlement chroma- 
tique dans les glandes salivaires des larves de Chironomus. (La Cellule, 
XXVII, 10 pp., 1 pi.) [11 
Bonicke (L. v.). Znr Kenntnis der Prophasen der lielerotgpisclien Tei- 
tiing einigcn. Pollenmutterzellen. (Ber. deutsch. bot. Ges., I pi., 59-65.) [46 
a) Bonnet (G.). Sur les fusions nuclaires sans caractre sexuel. (C. R. 
Ac. Se, CLII, 969-972.) 

[Fusions nuclaires dans les cellules nourricires du pollen d'Angiospermes 
( Yucca gloriosa., Ilyoscgamus albus et un Fuchsia d'espce indtermi- 
ne). Ces phnomnes peuvent s'tendre plusieurs noyaux. M. Gard 
l)) Sur le qroupement par paires des chromosomes dans les noyaux di- 
plodes. (Arch. Zellforschung, VII, 231-241, 1 fig., 2 pi.) 

[L'auteur croit que dans les noyaux so- 

matiques de Yucca l'accouplement des chromosomes homologues n'est pas 

ncessaire et que l o il existe il n'est qu'un accident. F. Pchoutre 

r) L'ergastoplasma chez les Vgtaux. (Anatom. A,nzeiger, XXXIX, 

7 fig., 67-91.) [21 

Bonnevie (K.). Chromosomenstudien. III. Chromatinrei fung in Allinm 

Cepa (cf ). (Arch. Zellforschung, VI, 190-253, pi. X-XIII.) ' [47 

Brailsford Robertson (T.). Further Beniarks on the Chemical Mechanics 

ofCell-division. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 308-313.) [41 

Champy (C). Recherches snr V absorption intestinale et le rle des niito- 

l'ANNE biologique, XVI. 1911. 1 



2 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

chondrie^ dans l'absorption et la scrtion. (Arch. Anat. microsc, XIH, 
fasc. 1, 55-170, 3 pi.) [31 

Cilleuls (Jean des). A propos de la signiflcalion physiologique de l'ami- 
lose. Mitoses el amitosesprovofpies e.rprimenlalcment dans Upithlium des 
cornes utrines. (C. R. A.ss. Anat., 13'- Runion, Paris, 11G-12U, 2 fig.) [48 

Dakin (W. J.). Note on the Biology o/' Teleost and Elasmobranch Eggs. 
(Rep. Brit. Assoc, Sheffield, 1910, 631-032.) [26 

Debenedetti (Todros). La divisiojie cellulare interpretata mediant la 
premessa di Spencer edi fenomeni osmolici. Sjnega:ione dlie figure mito- 
siche con la propriela dlia pseudosoluzioni collodali. (Costelli e Sacerdote, 
Astij. [41 

a) Dehorne (Armand). Recherches sur la division de la ceVAile. I. Le 
dapUcisme constant du chromosome somatique chez Salamandra maculosa 
Laur. et chez Allium cepa L. (Arch. f. Zellforschung, VI, H. 4, 613-639, 
2 fig., 2 pi.) [41 

h) Recherches sur la division de la cellule. H. ILomotypie et Htro- 
lypie chez les Annlides polychtes et les Trmalodes. (Arch. Zool. exp., 
5, IX, 1, et Thse Paris, 175 pp., 14 pi.) [43 

Derschau (M. v.). IJeber L(ernbriicken und LCernsubstanz in pflanzlichen 
Zellen. (Arch. Zellforschung, VII, 424-44(), 3 pi.) [11 

Deton ("W.). Contribution l'lude cytologique du Cancer. (La Cellule, 
XXVll, 1" fasc, 28 pp., 3 pi.) [47 

Dubreuil (G.). Le chondriome des globules blancs mononucls et des 
cellules connectives, cartilagineuses el osseuses chez les Mammifres. (C. R. 
Ass. Anat., 13'= Runion, Paris, 130-146, 5 fig.) [18 

Erhard (H.). Diplosomen und Mitosen im ciliartragenden Ependymeines 
Haifischembryo. (Anat. Anz., XXXVIII, 3 pp., 3 fig.) [21 

Farmer (J. B.) and Digby (Miss L.). On the Somalie and heterotype 
niitoscs in Gallonid candicans. (Report of the eiglitieth meeting of the 
british Ass. for the Adv. of science, 1910, 778-779.) [45 

Faur-Frmiet ^E.). Milochondries et grains brillants dans la ligne 
spermatiqne (T Ascaris megaluceph((la. (C. R. Ass. Anat., 13'= Runion, 
Paris, 74-77, 2 fig.) ' [20 

Foot iKatharine) and Strobell (E. C). - Amitosis in the ovary of Prote- 
nor belfragei and a sludy of the chromalin nucleolus. (Arch. f. Zellforsch., 
VIL IL 2, "190-230, 9 pi.) [48 

Fraser (Miss H. G.) and Snell (J.). Vgtative mitosis in the Bean. (Re- 
port of the eightieth meeting of the british Ass. for the Adv. of science, 
1910, 777-778.) [A la fin de la tlophase de la division vgtative les 

chromosomes sont attachs latralement l'un l'autre. F. Pchoutre 

a.) Granier (I.) et Boule (L..). Sur les cinses somatiques chez Endymion 
nutans. (C. R. Ac. Se, CLII, 153-154.) [La division longitudinale 

des chromosomes s'bauche ds la fin do la nitaphase; elle s'accentue 
pendant Lanaphase et persiste pendant le tassement polaire. M. G.\Rn 

b) Sur le caractre htrogamique des gemini chez Impatiens glandu- 

ligera Royle. (C. R. Ac. Se, CLll, 1020-1022.) 

[Alors que les cellules somatiques ont deux macro-chromosomes, les 
cellules mle et femelle n'en ont qu'un. Or, ils s'unissent toujours entre 
eux pour constituer un groupe gmin macrochromosomique. M. Gard 

Gruber (Karl). ~ Vcbcr eigenarlige Kurpcrfirmeu von Amba proteus. 
(Arch. Protistenk., XXIV, 109-118.) [36 



I. - CELLULE. 3 

Guieysse-Pellissier (A.). Caryoanabiose et (jrefj'e nuclaire. (Arch. Anat. 

microsc, XIII, fasc. I, 1-54, I pi.) [37 

a) Guilliermond (A.). Sur les niitochondries des cellules vqtales. (G. 

R. Ac. Se, CLIII, 199-201.) 

[Par les mthodes de Rgaud et de Benda, on peut mettre en 

vidence de nombreuses mitocliondries dans diverses graines. M. Gard 
b) Stir la formation des chloroleucites aux dpens des niitochondries. 

(C. R. Ac. Se, CLIII, 290-292.) 

[Les nombreuses niitochondries des cellules des feuilles, au 

dbut de la germination, se transforment en chloroleucites. M. Gaud 
Gur-witsch (Alexander). Untersuchungen iber den zeilUchen Faktor 

der Zellteilunij. IL Mitteilung i'iber das Wesen und das Vorkommen der 

Delerinination der Zellleilunfj. (Arch. Entw.-Mech., XXXIl, 447-471, 4 fig.) 

[Cit titre bibliographique 
Guyer (M. F.). Rcent progret^s in some Lines of Cytology. (Trans. of the 

Amer, microscop. Soc, XXX, n<^ 2, 145-190.) 

[Revue gnrale des travaux rcents sur la constitution du 

protoplasma, la chimie de la cellule et les chromosomes. F. Henneguy 
Hardy ("W. B.) and Harvey (H. 'W.). Note on the surface eleclric char- 
ges of living cells. (Roy. Soc. Proceed., 571 B, 217.) 

[La charge varie selon les individus 

(vmicellulaires), selon le degr de vitalit propre, etc. H. de Varigny 
Hartmann (Max). Die Konslitution der Protislenkerne. (Jena, Fischer, 

54 pp., I3i1g.) [* 

Hartog (Mardis). The New Force, Mitokinetism. (Rep. Brit. Assoc, 

Sheffield, 1910, G28-629.) [40 

HarAvey (Edmond Ne-wton). Sludies on the permeability of cells. 

(Journ. exper. Zool., X, 507-55G.) [25 

Herwerden (M. A. von). Ueber den Kernfaden und den Nucleolus in 

den SpeicheldriJsenkernen der Chironomuslarve. (Anat. Anz., XXXVIII, 

7 pp.) [10 

Hber (R.). Martin Fisclier's Lehre von der Bindung des Wassers in den 

Zellen. (Biol. Centralbl., XXXI, 575-579.) [26 

Holmstrom (R.). Ueber das Vorkommenvon Fett and fetthnlichen Substan- 

zen im Thymusparenchym. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 22 pp., 1 pi.) [23 

Hoven (H.). Du rle du chondriome dans l'laboration des produits de 
scrtion de hi glande mammaire. (Anat. Anz., XXXIX, 321-326, 4 fig.) [32 

H-worostucliin ("W.). Zur Frage liber den Bau des Plexus chorioideus. 
(Arch. mikr. Anat., LXXVII, 12 pp., 1 pi.) [32 

Janicki (C). Zur Kenntniss der Parabasalappaivits bel p/trasitischen 
FhigeWilen. (Biol. Centralbl., XXXI, 321-330, 8 fig.) [21 

Koltzoff (N. K.). Studien liber die Gestalt der Zelle. (Arch. f. Zellfor- 
sclmng, VU, H. 3, 344-423, 12 fig.) [32' 

^Kiister (E.). Ueber amdbode Formvernderungen der Chromatophoren 
hiiherer Pflanzen. (Ber. deutsch. bot. Ges., 362-370.) [Il s'agit de 

l'mission de pseudopodes, que l'auteur a observs dans les leucoplastes de 
rpidernie des feuilles d'Orchis latifolius et incarnatus. F. Pciioutre 

Leduc (Stphane). a) La diffusion des liquides. b) La cellule osmoti- 
<iue. (C. R. Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 47.) [Voir ch. XIV 

a) Lepeschkin ('W. "W.). Leber die Slruktur des Protoplasmas. (Ber. 
deutsch. Bot. Ges., XXIX, 181-190.) [8 



4 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

b) Zur Kenntnis der cheniiscJien Zusammensetzung des Plasmamembran. 
(Ber. deutsch. bot. Ces., XXIX, '247-261.) ' [23 

c) Ueher die Wirkung nnasthesiei'ender Stoffe auf die osmotischen 
Eiqenschafteii der Plasmamembran. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 349- 
355.) [23 

Levi (Giuseppe) e Terni (Tullio). Sludi sulla grandezza dlie cellule. 
(Arch. Ital. Anat. Embriol., 545-554, 1 pi.) [8 

Lewitzky (G.). Ueher die Chondriosnmen in pflanzlichen Zelh-n. (Ber. 
deutsch. bot. Ges., XXVIII, .538-540, 1 pi.) [20 

Liesegang (Raphal Ed.). Die Sliilzen der 8iitschli''schen Gel-Theorie. 
(Biol. Centralbl., XXXI, 445-448.) 

[Observations critiques sur la thorie de 
BiTSCiiLi concernant la structure alvolaire du protoplasme. J. Stroiil 

Lillie (R. S.). Tlie physiology of Cell-division. IV. The action of sait- 
solutions folloived by hypertonic sea-ivater on unfertilized sea-urchin eggs 
and the mie of membranes in mitosis. (Journ. Morphol., XXII, n" 3, 695- 
7.30, 3 fig.) [37 

Lb (Jacques) und Wasteneys (Hardolph). Weilere Bemerkungen 
ilber den Ziisammetihang zmisr/ten Oxyda tionsgrsse und Cylolyse der Seei- 
geleier. (Biochem. Zeitschr., XXXI, H. 1 und 2, 108-169.) [31 

Luna (Emerico). Ricerche istologiche sugli epitrli di riveslimento. 
1 Nota : Sulla prelesa esistenza di ponti intercellulari {Intercellular- 
brckeu) in alcuni epiteli. (Anat. Anz., XXXVIII, n 1, 8 pp., 5 fig.) [11 

Lutman (B. F.). Cell and nuclear division in Closterium. (Bot. Gazette, 
LI, 401-430, 2 pi., 1 fig.) 

[Dans les Closterium, le processus de la division se fait en deux 
temps : le chromatophore se divise pendant la premire nuit, et le noyau 
pendant la seconde. La position de la jeune cloison transversale sem- 
blerait indiquer que les extrmits pointues se forment secondairement, 
et que le Closterium tait, l'origine, un filament d'algue. P. Gurin 

Maggiore (L.). L'apparato mitocondriale nel cristallino. (Rie. fatte nel 
Lab. di Anat. normale dlie R. Univ. di Roma, XVI, fasc. 1-2, 115-119, 
1 pi.) [La mthode de Golgi 

pour la recherche de l'appareil rticulaire interne met en vidence les 
mitocliondries dans les cellules du cristallin du Pigeon. F. Henneguy 

Me Clendon (J. F.). The relation of pernieability change to cleavagc in 
ihe frog's egg. (Science, 21 avril,. 629.) 

[Lors de la segmentation provoque (mcaniquement ou lectrique- 
ment), l'uf prsente un changement de permabilit. H. de Varigny 

Mencl (E.). Die Kernd(piivalenle und Kerne bci Azolobacler chroDCocriim 
und seine Sporenbildung. (Arch. Protistenkunde, XXll, 1-19.) [12 

Meves (F.). Chromosomenldngen bei Salamandra^nebst Bemerkungen zur 
Individualildtstheorie der Cltrotnosomen. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 273- 
300, 2 pi.) [10 

a) Moreau (F.). 5m/' de.^ lments chromatiques extranuclaires chez les 
Vaucheria. (Bull. Soc. bot. de France, 4" srie, XI, 452-455, 1 fig.) 

[II s'agit de corpuscules punc- 
tiformes rpartis et l dans le proloplasma et reprsentant des l- 
ments bien vivants, car ils sont susceptibles de division. F. Pchoutre 

6) Premire note sur les Mucorines. (Bull. Soc. Myc. de France, 
XXVII, 12 fig., 1-7.) [Descrip- 



I. CELLULE. 5 

tion du noyau au repos et des phnomnes de mitose et d'amitose chez 
les Mucorines. La division ka.ryokintique est caractrise dans ce groupe 
par la prsence d'un fuseau, de deux centrosomes, de deux chromosomes, 
par l'absence de nuclole et de membrane nuclaire. F. Pchoutre 

Mitchell (P. A.) and McClendon (J. F.). On the increase in oxydation in 
the egg at the beginning of devdopment. (Science, l*"" sept., 281.) 

[L'augmentation existe aussi chez 
les ufs non fconds, dans l'eau additionne de NaOH. H. de Varigny 

Mulso'w (K.). Chromosomenverhltnisse bei Ancyracanthus cystidicola. 
(Zool. Anz., XXVIII, 484-486, 6 fig.) 

[Sera analys avec le travail m extenso 

Ngler (Kurt). Studien iber Protozoen mis einem Almtiimpel. I. Amba 
Hartmanni n. sp. Anhang cur Cent t'iolf rage. (A'rch. Protistenkunde, XXII, 
56-70, I pi.) [12 

Osterhout ("W. J. V.). Tlie permrabililg of living cells ta salts in pure 
and baJanced solutions. (Science, II aot 187.) [25 

Paine (S. G.). The permeahility of the YeaM-cell. (Roy. Soc. Proceed., 
B. 572, 289.) [Expriences 

sur la permabilit l'alcool et divers sels organiques. H. de Varigny 

Perroncito (A.). Beilrge zur Biologie der Zel/e (Mltochondrien, Chro- 
midieii, Golf/isches Binnennetz in den Samenzellen). (Arch. mikr. Anat., 
LXXVII, 311-321, 6 fig.) [18 

Petschenko (Boris de). Drepanospira Mdleri n. 5. n. sp., parasite des 
P(ir(imeiiuns; conlrihiilion l'tude de la siriteliire des baetries. (Arch. f, 
Protistenk., XXII, 248-298.) [11 

a) Politis (J.). Sopra uno spciale corpo cellnlare trovato in due orchi- 
de. (Rendiconti dell' Accad. dei Lincei, XX, 343-348.) [22 

b) Sugli elaioplasti nelle mono- e Dicotiledoni. (Rendiconti dell' Accad. 

dei Lincei, XX, 599-603.) [23 

Prenant (A.). Problmes cglologiques gnraux soulevs par Vtude des 
cellules musculaires. (Journ. Anat. Physiol.. XLMI, 449-524, 28 fig.; 601- 
680, 25 fig.; XLVIII, I09-I8I, 11 fig.; 260-335, 15 fig.) [16 

Renaiit (J.). Mitochondries des cellules globuleuses du cartilage hi/alin 
des Mammifres. (C. R. Ac. Se, CLII, 536-538, 2 fig.) ' [19 

Retzius (G.). Biologische Untersuchungen. Neue Folge. XVI. (Stockholm, 
100 pp., 27 pl.) ' [9 

Riddle (O.). The permeability of the ovarian egg-membranes of the fowl. 
(Science, 22 dcembre, 887.) 

[L'urotropine traverse les membranes et dans l'uf donne de la formaline. 
On ne retrouve ni le benzoate ni le salicylate de sodium. H. de Varigny 

Ritter (G.). Ueber Traumatotaxis und Chemotaxis des Zellkernes. (Zeits. 
f. Bot., III, 1-42.) [Voir ch. XIV 

Rohde (Emil). Histogenetische Untersuchungen. IL ht die Chromaiin- 
diminution eine allgemeine Erscheinung der reifenden Zellen be:u\ der 
sic/i eutu)ickehiden Gewebe, der Proces-^^ der Reifeteilungen der Gesc/ilecbts- 
zellen nur ein spezieller Fall dises Vorganges und der dfinitive Verslust 
des Keriies bei den roten Blutzelhm der Sger das Endglied dieser Er- 
i<eheiuungsreihe? (Zeitschr. wissensch. Zool., XCVIII, 1-30, 4 pl.) [48 

Rufz de Lavison (J. de). Recherches sur la pntration des sels dans le 



6 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

protojjlnsmc et sur la nature de leur action toxique. (Thses de la Fac. des 
Se. de Paris, 95 p., 5 fig.) ' [26 

Schiller ( J.). Beilrdge zur Entwicklunfjsgeschichte und Physiologie der 
pflanzHchen Zellkerns. (Jahrb. wiss. Bot., XLIX, 206-306.) 

[Etude surtout histologique, 
base sur la considration des noyaux de detix Algues rouges : Antit/iam- 
niou eruciatum /'. tenuissima Hauck et A. plumula El lis. F. Pchoutre 

Schlater (G.). Die (jdiularpalhologie und der gegenwrtige Stand der 
Histologie. (Jena, G. Fischer, 29 pp.) [8 

Schultze (O.j. Die Kontinuitiit der Muskelfihrillen und der Sehnenfibrillen. 
(Verh. Anat. Ges., XXI'' Vers., Leipzig.) [18 

Shibata (K.). Untersuchungen iber die Chemotaxis der Pteridophyten- 
Spernialnzoiden. (Jahrb. Wiss. Bot., XLIX, 6 p.) [32 

Siedlecki (M.). VerdnderiDigen der Kernpiasmarelation wdltrend des 
Wachsiums intrazelluidrer Parasiten. (Bull. Ac. Se. Cracovie, 509-528, 
1 pi.) [29 

Stomps (Tho J.). Kerntheilunq und Synapsis hei Spinacia oleracea L. 
(Biol. Centralbl., XXXI, 257-306, 3 pi., 3 lig.) [45 

Strasburger (E.). Kernleihmqshilder hei der Erbse. (Flora, Cil, 1-235, 
1 pi.) 

[Interprtation de figures anormales que l'on oliserve dans les mitoses 
ordinaires et dans les mitoses de cellules chloralises. F. Pchoutre 

Stiidnicka (F. V.). r)as Gewehe der Chorda dorsalis und die Klassifika- 
tion di-r sogenannter Stillzgewebe . (Anat. Anz., XXXVIll, n 20-22, 
16 pp.) [Voir ch. XIII 

Ulehla (Vladimir). UUramikrnskopische S Indien iiber Geisselbewegung. 
(Biol. Centralbl., XXXI, 645-654, 657-676, 688-705, 721-728, 74 fig.) [36 

Unna (P. G.). Die Redukiionsorte und Sauerslo/fsorte des tierischen 
Gewebes. (Arch. mikr. Anat., LXXVIII, Festschrift fiir W. Waldeyer, 
74 pp.) [26 

Vls (Fred). Proprits optiques des muscles. (.372 pp., 79 fig., XIII pi., 
Thse Paris, A. Hermann et fils, diteurs.) [12 

Zimmermann (K. 'W.). Zur Morphologie der E pilhel zellen der Suge- 
tierniere. {Arch. mikr. Anat., LXXVIII, 32 pp., 3 pi., 1 fig.) [21 

Voir pp. 50, 51, 151, 228, 241 pour les renvois ce chapitre. 



Abderhalden (E.). Nouvelles ides sur la constitution et le mtabolisme 
de la cellule. Si l'on s'en tient l'ensemble des processus qui se drou- 
lent dans les cellules et qu'on poursuive l'tude qualitative du mtabolisme 
et des produits qui en dcoulent, on arrive un faisceau de connaissances 
que l'auteur formule ainsi, quitte justifier son point de vue par l'examen 
de quelques problmes particuliers : Chaque cellule vgtale ou animale 
possde une structure bien dfinie. Les matriaux qui la constituent ont 
une composition spcifique. Les diffrents lments de la cellule sont entre 
eux dans des rapports invariables. A cette structure caractristique des 
corps cellulaires correspondent des fonctions dtermines. 11 s'ensuit que la 
structure spcifique de la cellule commande les fonctions particulires de 
celle-ci, et, inversement, on peut exprimer la mme chose en disant 



I. CELLULE. 7 

qu' chaque fonction correspond une structure cellulaire dtermine. Le 
principe de la structure particulire de la cellule de chaque espce est donn 
par la constitution des cellules gnratrices qui dterminent la structure 
de toutes les cellules subsquentes. 

A. a t amen cette manire de voir par un grand nombre d'observa- 
tions concordantes. Il indique celles d'entre elles qui parlent le plus clair-e- 
ment en faveur de la constitution spcifique des lments cellulaires. Vam- 
pyrella Spirogyrse choisit toujours une seule espce particulire d'algues 
pour sa nourriture ; on a cru voir l un signe d'intelligence. Il n'en est rien : 
cet organisme, comme tous les autres, se sert d'un ferment qui ne peut agir 
que sur un substratum dtermin, comme une clef ne peut ouvrir qu'une 
serrure. Le choix d'une cellule particulire, loin d'tre un effet de son 
intelligence, est d en ralit un rapport tabli une fois pour toutes 
entre la structure des ferments et celle des substratums qu'ils peuvent 
attaquer. Cet exemple se prte des considrations d'un intrt plus 
gnral. L'organisme unicellulaire est ici un ractif extraordinairement sen- 
sible pour dceler la composition des parois cellulaires de certaines algues. 
Les ferments fournissent ainsi la preuve certaine que mme les parois des 
cellules appartenant des espces trs voisines ne possdent pas une 
composition identique. Chaque espce conserve le plan de structure trans- 
mis par les cellules gnratrices, donc aucune cellule n'ingre des aliments 
du dehors sans les avoir transforms. Toute substance nutritive lui est 
absolument trangre jusqu'au moment oi elle l'a dcompose au point 
que la substance ne rappelle en rien sa structure spcifique antrieure. 
La cellule s'empare alors des matriaux les plus simples et se met les 
faonner suivant Je plan qu'elle a adopt. Dans les maladies microbiennes, 
il y a lutte pour l'existence entre des cellules ayant chacune une structure 
spcifique invariable. 

L'auteur insiste sur la dpendance des organes les uns vis--vis des autres : 
pancras et cellules de l'intestin, etc. La glande thyrode, les parathyrodes, 
l'hypophyse, le thymus, etc. scrtent des substances qui mettent en mou- 
vement dans d'autres organes des fonctions dtermines. Ce travail en com- 
mun des diffrents organes n'est toutefois possible que dans la mesure o 
aucun principe tranger ne vient faire obstacle l'exercice normal des 
fonctions [XI]. 

L'examen approfondi des rapports mutuels des diffrentes espces cellu- 
laires fournit une nouvelle preuve de ce que les diffrentes cellules de 
l'organisme doivent possder une structure constante jusque dans ses moin- 
dres dtails. Les substances scrtes par les cellules, circulant dans le 
sang et dans la lymphe, passent ct de cellules de toutes catgories. Elles 
n'agissent cependant que sur certaines cellules dtermines. La suprarnine, 
par exemple, scrte par les capsules surrnales, n'agit que sur les organes 
qui sont innervs par le grand sympathique. Dans l'hermaphrodisme latral 
il s'agit d'animaux qui sont moiti mles, moiti femelles le ct du 
corps qui possde la glande mle montre extrieurement les caractres du 
mle et l'autre moiti, avec la glande femelle, les caractres de ce sexe. 
On a tort d'admettre que les scrtions des glandes sexuelles provoquent la 
formation des caractres sexuels secondaires, car les substances scr- 
tes, soit par l'ovaire, soit par le testicule, passent dans l'exemple ci-dessus 
ct de toutes les cellules de l'organisme. Ce qui est vrai, c'est que les 
diffrentes cellules ont ds l'origine leur structure spciale, et que les s- 
crtions ou les glandes sexuelles ne font que dvelopper les caractres 
sexuels secondaires [IX]. 



8 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Les ides exposes dans ce travail sur la coopration des diverses cellules 
de l'organisme, permettent de comprendre avec quelle facilit des troubles 
du mtabolisme peuvent se produire. Les diffrentes cellules ont besoin les 
imes des autres, en sorte que leur coopration intime peut seule assurer la 
marche rgulire de la vie cellulaire de l'ensem.ble. Une cellule est-elle 
gne dans ses fonctions, a-t-elle subi une altration quelconque dans sa 
structure, il peut arriver qu'elle ne soit plus en mesure de produire une 
certaine scrtion qui, suivant les ides d'A., doit avoir une constitution 
invariable jusque dans ses moindres dtails. II se peut cependant que cette 
fonction de la cellule n'ait pas t atteinte, mais que la cellule soit hors 
d'tat de ragir des incitations qui lui viennent d'autres cellules. Une 
substance donne se prsente en vain devant la cellule, o elle ne trouve 
plus le substratum qui lui convient. Il a peut-tre subi une altration mi- 
nime, mais cela suffit pour le soustraire l'influence de la substance. A. voit 
dans l'avenir la cration d'une thrapeutique spcifique des cellules, 
qui s'appuyera essentiellement sur des combinaisons ainsi constitues 
qu'elles pourront se comporter en tous points comme le ferment envers son 
substratum. M. Boubier. 

Schlater (G.). La pathologie cellulaire et l'tat actuel de l'his/ologie. 
La pathologie doit lenir compte des ides qui tendent se faire jour en his- 
tologie. Actuellement la thorie cellulaire ne peut tre conserve sous la 
forme simpliste o elle a t fonde. D'une part, en effet, les cellules n'ont 
plus besoin d'tre spares par des cloisons pour tre les individualits 
lmentaires de l'organisme, et peuvent n'exister que sous la forme d'ner- 
gides. D'autre part, les cellules ne sont plus la forme morphologique la plus 
simple de l'nergie vivante, puisque au del des cellules il y a des units 
structurales d'ordre moindre, dont les granula sont la forme la plus lmen- 
taire, A. Prenant. 

1'^ Structure et constitution chimique de la cellule. 

a) StfNclurc. 

a) Lepeschkin ("W. "W.). La structure du protoplasma. L. s'lve 
contre l'hypothse de Btsciili qui a attribu au protoplasma la structure 
d'une cume; cette structure n'existe que dans le protoplasme mort, fix par 
les ractifs. BItschli admet en mme temps que le protoplasma vivant est 
fluide; cette hypothse n'est pas admissible, car une cume ne peut pas tre 
lluide et un corps fluide ne prend la structure d'une cume qu'aprs coagu- 
lation. Li. apporte divers arguments sa conception qui assimile le proto- 
plasme une mulsion ultramicroscopique ou mme microscopiquement 
visible. F. Pchoutre. 

Levi (G.) et Terni (T.). tudes sur la grandeur des cellules. //. La 
variation de l'indice plasmatico-nuclaire pendant l'intercinse. II rsulte 
de mesures effectues sur les cellules sminales du Geotritnn que, pendant 
la priode auxocytaire, il y a une disproportion uniformment croissante 
entre le volume du cytoplasma et celui du noyau, et que cette disproportion 
s'accentue particulirement pendant la priode qui prcde immdiatement 
la cinse. D'aprs l'hypothse de R. Hertwig cette phase devrait tre carac- 
trise par une augmentation rapide de la masse nuclaire, devant rtablir 
le rapport iiuclo-plasmique normal. Dans la tlophase de la division, 



I. CELLULE. 9 

comme l'a constat Conklin chez Crepiduln, la disproportion est encore plus 
marque que dans la prophase, mais, dans une priode qui suit immdiate- 
ment, le volume du noyau crot rapidement et le rapport nuclo-plasmique 
normal se rtablit. L'hypothse de Hertwig, telle qu'il l'a formule, peut ex- 
pliquer quelques cas particuliers, mais ne peut avoir une porte gnrale. 
11 faut tenir compte des variations de la quantit de chromatinc contenue 
dans le noyau pendant les intercinses. La chromatine la fin de la priode 
auxocytaire n'a pas augment de quantit, mais elle se prsente sous une 
autre forme que celle qu'elle avait au dbut. Le lent accroissement du 
noyau, et surtout l'arrt de cet accroissement la fin de la priode auxocy- 
taire, parat li intimement au phnomne^ de la concentration de la chro- 
matine, phnomne accompagn d'un passage de suc nuclaire et d'autres 
matriaux du noyau dans le cytoplasma. L'hypothse de R. Hertwig pour- 
rait tre modifie de la manire suivante : le rapport nuclo-plasmique nor- 
mal serait rtabli la fin de la cinse, quand le noyau se remplit de suc 
nuclaire et se reconstitue. Mais cet tat normal est trs court, car, ds que 
le volume de la celhde augmente, commencent dans le noyau la concentra- 
tion de la cliromatine et un passage du suc nuclaire dans le cytoplasma ; il 
en rsulte que l'accroissement du noyau est bien infrieur celui du corps 
cellulaire. La tension nuclo-plasmique augmente progressivement jusqu' 
la fin de l'intercinse, en mme temps que la chromatine se concentre dans 
les chromosomes. Aprs le retour des deux cellules-filles l'tat de repos et 
aprs la reconstitution des noyaux, la tension nuclo-plasmique diminue, et 
il y a retour l'tat normal. La cause principale de la division cellulaire 
est celle admise par Spencer : les conditions dfavorables de nutrition 
dans lesquelles se trouve la cellule par suite de la disproportion qui existe, 
pour des raisons gomtriques, entre l'augmentation de son volume et celle 
de sa surface [3", a]. F. Henneguy. 

Retzius (G.). Recherches biologiques. Le nouveau fascicules publi 
par l'auteur renferme une srie de mmoires relatifs des sujets diffrents : 
comportement de la chromatine dans les divers tats physiologiques ; pro- 
cessus de la maturation de l'uf des Astrides ; structure et dveloppement 
de l'uf d'Ascaris megalocephaln ; recherches sur l'uf de divers Invert- 
brs et Vertbrs {Ascidia inteslincdis , Golnus niger, Sagartia, Ancilia, 
Priapidus, Astacus, Pieris, Musca, Amphioxus, Myxine, Squalus, Molge, 
Coleus, Homo) ; comportement des cellules nerveuses et des spermatozodes 
des Mammifres par la coloration de Blondi; un cas d'hermaphroditisme 
chez Asterias rubcns; structure des cellules nerveuses; spermies du Chim- 
panz et des divers animaux africains ; spermies des Oiseaux; un rsum de 
ses recherches sur la structure du protoplasma. 

En employant la mthode de triple coloration de Blondi, on constate que 
la chromatine dans les cellules l'tat de repos se colore en violet et en 
rouge; pendant la division, au stade de fuseau, elle se colore fortement en 
vert. Cette diffrence de colorabilit se retrouve dans l'volution du noyau 
de l'uf et du spermatozode. Dans la vsicule germinative de l'uf ovarien, 
la chromfitine se colore en rouge ; au moment de la formation des globules 
polaires, elle prend une teinte verte. Dans le premier noyau de segmenta- 
tion, rsultant de l'union du pronuclus femelle et du pronuclus mle, la 
coloration rouge reparat jusqu'au moment de sa division o la chromatine 
se colore de nouveau en vert. Il en est de mme dans les noyaux aux stades 
de blastula et de gastrula. Chez la plupart des Mtazoaires infrieurs, il y 
a une mission de cliromatine (sous forme de chromidies) de la vsicule 



10 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

germinative dans le cytoplasma ovulaire. Pendant la transformation de la 
spermatide en spermatozode, le noyau qui se colore d'abord en violet ou 
en rouge violac prend une affinit de plus en plus marque pour le vert. 
Dans les cellules nerveuses adultes, la chromatine du noyau est rouge ou 
rouge violac, le nuclole est violet. Dans les cellules de la nvroglie et 
celles de l'pendyme, le noyau est en gnral vert; dans les neuroblastes, 
il est vert. Ces diffrences de colorabilit sont en rapport avec la quantit 
d'acide nuclique contenu dans le noyau, l'acide nuclique basophile ayant 
une grande affinit pour le vert de mtbyle. Les observations de R. confir- 
ment tout ce qu'on savait dj sur les changements de colorabilit de la 
chromatine. 

Dans le protoplasma, aussi bien dans les ufs que dans les cellules ner- 
veuses, l'auteur n'a jamais observ une structure cumeuse ou alvolaire. II 
n'a trouv qu'une substance hyaline sans structure, le paramitome ou sub- 
stance interfilairr de Flemming, et dans cette substance des filaments con- 
stitus par dos granulations disposes en files, le mitome ou fila deFi.EMMiNG. 
Lorsqu'on trouve des vacuoles, les parois de celles-ci sont constitues par 
du paramitome et du mitome. Dans les cellules nerveuses, en plus de cette 
structure, on trouve des corps de Nissl et des neurofibrilles. Pour R., les 
mitochondries, les plastosomes ne sont que les microsomes du mitome. Mal- 
gr les nombreuses recherches effectues depuis plusieurs annes par di- 
vers auteurs, la structure fondamentale du protoplasma est, pour l'auteur, 
celle admise par Flemming, en 1882. F. HeiNNEGUy. 

Meves (F. ). Longueur des chromosomes chez la Salamandre et remarques 
sur la thorie de l'individualit des chromosomes. ~ M. a mesur chez la Sa- 
lamandre, avec le soin minutieux qu'il apporte toutes ses observations, la 
longueur des chromosomes, et il n'a pas retrouv de paires dans les 
spermatogonies. Dans les spermatocytes, il a trouv une grande varit de 
taille et d'aspect. Il tudie ensuite les chromosomes des cellules sexuelles 
de la Salamandre. II y trouve des variations de longueur considrables et 
irrgulires, mme dans les cellules d'un mme feuillet. II conclut donc 
contre l'existence de chromosomes apparis. Ensuite, M. fait un long examen 
critique de la thorie de l'individualit. Le nombre des chromosomes est 
videmment trs constant ainsi que leur volume, mais c'est l simplement 
une qualit hrditaire de la chromatine. On retrouve les mmes caractres 
dans d'autres organites de la cellule. Ch. Champy. 

Herwerden (M. A. van). Sur le filament nuclaire et le nuclole dans 
les noyaux des glandes salivaires de la larve de Chironome. Erhard 
(1910) a prtendu que le filament nuclaire reprsente la substance nuclo- 
laire, tandis que la substance chromatique est rpartie dans le nuclole, les 
anneaux de Balbiani et la trame de la charpente nuclaire. 11 s'est fond 
pour cela sur une coloration par le carmin boracique et le vert de mtbyle 
(d'aprs Obst), qui teint en vert le filament nuclaire et en rose le nuclole 
tout comme celui des ufs de Mollusques. H. objecte trs justement que des 
colorations n'ont jamais pu donner d'indications prcises pour la distinction 
microchimique de substances. 11 reproche au mlange de Erhard d'tre irra- 
tionnel, compos qu'il est de deux teintures basiques; or on sait que dans 
ces conditions la coloration est purement pliysique, et que l'une des couleurs 
peut dplacer l'autre; d'ailleurs, un mlange de carmin boracique et de 
vert de mtbyle colore diffremment deux chromatines, par exemple celle 
de la tte des spermatozo'i'des de la Grenouille en vert, celle du noyau des 



I. CELLULE. 11 

spermatocytes en bleu violac. Si l'on applique aux cellules salivaires de la 
larve de Chironome une coloration par une teinture basique et par une tein- 
ture acide (limalun-osine), le flameat nuclaire prend la couleur basique 
et le nuclole la couleur acide. Les digestions artificielles (pepsine, HCl) 
sont encore plus dmonstratives de la nature chromatique du premier, de la 
nature nuclolaire du second : celui-l n'est pas attaque; celui-ci sans dis- 
paratre dfinitivement subit une perte de substance. Dans NaCl 10 %, le 
filament nuclaire disparat, tandis que le nuclole persiste en se vacuoli- 
sant. D'autres ractions ont achev de convaincre H. que la substance du 
filament nuclaire rpond aux caractres de la chromatine qu'ont donns 
Zacharias et Carnoy, et que celle du nuclole concide avec la substance 
nuclolaire dfinie par ces auteurs. A. Prenant. 

Bolsius (H.). Sur la alruclure spirale ou discode de l'lment chro- 
matique dans les glandes salivaires des larves de Chironomus. B. signale 
une disposition singulire de la chromatine, dans les cellules des glandes 
salivaires des larves de Cldronomus, d'ailleurs variable selon les espces. 
Il y a, en particulier, tantt une disposition en fil spirale s'enroulant autour 
d'une tige achromatique, tantt mie structure en disques pleins alternant 
avec des champs achromatiques. A. Lcaillon. 

Derschau (M. V.). Les ponts du noyau, el la substance nuclaire. 
Dans les noyaux de la paroi du sac embryonnaire de Fritillaria imperialis, 
l'auteur a cherch confirmer les ides de Stauffaciier d'aprs lesquelles 
entre les parties priphriques des noyaux et des nucloles, d'une part, et le 
protoplasme _ environnant, d'autre part, il existe des zones incolores tra- 
verses par des sortes de ponts. Les ractifs colorants dmontrent qu'il se 
produit sur ces ponts un transport des substances oxychromatiques (linine) 
du noyau et des substances basichromatiques (chromatine) l'intrieur du 
noyau et vers le protoplasma. Une membrane nuclaire au sens liabituel du 
mot serait dans ces conditions non seulement un organe superflu mais 
encore un obstacle et D. nie son existence ; ce n'est que dans les prparations 
fixes et post mortem que des changements donnent l'apparence d'une 
membrane. Les parties oxychromatiques du noyau traversent le plasma pour 
tre utilises dans la formation du fuseau. L'auteur constate que les bauches 
des sacs embryonnaires consomment beaucoup d'oxychromatine fournie par 
les cellules somatiques voisines et la strilit de certaines plantes serait 
due l'insuffisance de l'oxychromatine. F. Pchoutre. 

Luna (Emerico). Recherches histologiques sur les pilhliums de revte- 
ment. /*= iXote : Sur la prtendue existence des ponts intcrcellulaires {Inter- 
cellularbrilcken) dans certains pithliums. Aprs un historique de la 
question, L. conclut de ses prparations (obtenues par macration dans 
l'acide osmique) que dans l'pitlilium gastro-intestinal l'apparence de ponts 
intercellulaires est produite par l'aifrontement bout k bout d'pines oppo- 
ses qui s'lvent des faces latrales des cellules contigus et qui sont due 
la rtraction du corps cellulaire sous l'influence du ractif. A. Prenant. 



s 



Petschenko (Boris de). Drcpanospira MiUleri n. [/., n. sp., parasite 
de Paramecium. Contribution la structure des Bactries. L'tre en ques- 
tion ne contient pas de noyau, mais seulement une portion nuclaire du 
protoplasma, mal spare morphologiquement. Cette partie nuclaire ren- 
ferme deux substances, souvent mles, mais distinctes certains stades ; 



12 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

l'une trs chromophile, l'autre qui reste claire et que l'auteur appelle nu- 
clolaire. Pour former les endospores, la substance nuclolaire produit des 
grains, autour desquels de la chromatine, ne dans le plasma, vient s'accu- 
muler. La chromatine de l'autre partie nuclaire n'intervient pas : elle est 
forme de tropliochromatine, substance qui pourtant ne doit pas diffrer 
fondamentalement de l'fiutre. Le corps des Bactries renferme des lments 
nuclaires, mais pas de noyau structure morphologiquement dtermine, 
et leur configuration interne montre une grande instabilit. A. Robert. 

Mencl (E.). quivalents du noyau et notjau chez Azotobacter chroococ- 
cum et formation des spores. Des grains chromatiques se multiplient et se 
condensent au moment de la formation des spores et disparaissent compl- 
tement dans ces dernires. A. Robert. 

Ngler (Kurt.). tudes sur les Protozoaires d'une mare. Amteba Hart- 
manni n. sp. Appendice : Sur la question du. centriole. N. regarde 
comme gnrale l'existence d'un centriole chez les Protozoaires. Il a deux 
fonctions : la division et la diffrenciation. C'est lui qui donne le branle la 
division du noyau. Hartmann a propos de reprendre le nom (nergide, en 
lui donnant le sens d'lment n par division d'un caryosome univalent, 
qu'il soit isol ou confondu avec d'autres dans un polycaryon. La division 
peut donner naissance par diffrenciation des nergides htronomes : 
noyau principal, blpharoplaste, grain basai, flagelle. Le centriole prside, 
de plus, aux changes cycliques de Hartmann. En somme il est l'lment 
essentiel du monocaryon et constitue la manifestation la plus primitive de 
la vie. A. Robert. 

Awerinzew (S.). tudes sur les Protozoaires parasites. V. Quelques 
dcouvertes .sur le dveloppement de Lyniphocijstis Johnstoni Woode. A un 
certain stade du dveloppement, le noyau se vide de sa chromatine, puis la 
plastine disparat et tout le contenu de la cellule devient uniformment 
granuleux, sans qu'il soit possible d'y distinguer protoplasma, plastine, ni 
chromatine. Donc, un organisme peut vivre sans noyau, et mme sans sub- 
stance nuclaire dcelable. Le noyau n'est mme pas indispensable la divi- 
sion : des essais faits sous la direction de A. par M'"= Sun ont montr que, 
dans certaines conditions, un Infusoire pouvait se diviser indpendamment du 
noyau et qu'on pouvait obtenir ainsi des individus sans noyau. A. Robert. 

Vls (Fred). Proprits optiques des muscles. Ce volume inaugure 
vritablement une re nouvelle dans l'tude physique et microscopique du 
muscle, en modernisant les recherches de BRiJcKE, Engelmann et des autres. 
Il reprsente l'tude du muscle au repos, et en quelque sorte l'optique sta- 
tique du muscle. Il comprend cinq parties. 

I. La premire est consacre l'tude de l'action des fibres musculaires 
sur les diverses radiations lumineuses, c'est--dire absorption. Le pro- 
blme que V. s'est propos est celui de la rpartition de l'absorption dans 
les diffrentes stries de la fibre strie. La tecl)ni(iue, pour localiser les ban- 
des d'absorption aux diverses stries de la fibre musculaire, est fonde sur 
l'emploi de la lumire polarise. Comme certaines stries de la fibre sont 
rfringentes et les autres non, le spectre du faisceau lumineux mergeant 
des niois croiss ne contiendra que les radiations ayant travers les stries 
birfringentes. En comparant le spectre obtenu en lumire polarise avec 
un spectre de la mme fibre obtenu en lumire naturelle, on pourra arriver 



I. CELLULE. 13 

conclure que certaines bandes d'absorption sont localises tel ou tel des 
lments de la striation. L'tude de spectrogrammes obtenus dans ces con- 
ditions a donn les rsultats suivants. Les spectres musculaires offrent des 
bandes d'absorption qui, compares celles que donnent les spectres san- 
guins, prsentent avec le spectre des pigments sanguins de grandes affinits, 
sans qu'il y ait identit complte; ces bandes sont qualifies de drives 
hmatiques . D'autres bandes, au contraire, dites drives sarcoplas- 
miques , n'ont aucune affinit avec les bandes du pigment sanguin et 
rsultent probablement de l'absorjjtion du plasma (sarcoplasma) musculaire 
lui-mme. Au point de vue de la localisation dans la fibre strie, les bandes 
ou drives hmatiques sont localises aux disques Q ; les pigments d'origine 
sanguine no sont donc pas uniformment rpartis dans la fibre. Les bandes 
drives sarcoplasmiques peuvent tre soit localises aux disques Q, soit 
gnrales toute la fibre. Aucune bande n'est localise aux disques clairs 
E-1. Si l'on compare entre eux les spectres fournis par trois muscles diff- 
rents (d'Ecrevisse, de Grenouille, de Moule), on constate qu'il y a des bandes 
spcifiques chacun d'eux et des bandes communes tous les trois. Parmi 
les bandes spcifiques se rangent les drivs hmatiques. Parmi les bandes 
communes, il faut citer surtout celle qu'on retrouve dans les trois muscles 
sans localisation aucune un lment donn de la fibre, celle qui est sarco- 
plasmique. Il semble que les bandes communes doivent tre, par cons- 
quent, l'indication de groupements molculaires fondamentaux de la fibre 
musculaire, qui sont peut-tre une condition ncessaire de la contractilit. 
Tout se passe comme si ces groupements molculaires fondamentaux repr- 
sentaient un substratum existant tout le long de la fibre lisse et de la fibre 
strie et dans cette dernire aussi bien au niveau des disques Q que des 
disques E-1. Sur ce substratum gnral position constante seraient con- 
struits d'autres groupements molculaires position variable, qui sont soit 
d'autres groupements sarcoplasmiques, soit des groupements hmatiques, soit 
enfin des groupements birfringents dont il sera question plus loin. Ces 
divers groupements sont rpartis uniformment dans la fibre lisse, mais 
ils sont localiss aux disques Q dans la fibre strie. Le disque Q constitue 
donc un difice molculaire beaucoup plus complexe que le disque El. et 
de plus de composition spcifique. Cette localisation, dans la fibre strie, de 
groupes rguliers de molcules sarcoplasmiques, de chromopliores hma- 
tiques et de substances birfringentes, sur un axe continu form par d'au- 
tres molcules de position inaltrable, produit une sorte de croissance prio- 
dique de la complexit molculaire que nous rvle la spectrographie, et il 
serait intressant de rechercher quelles causes peuvent, dans le passage de 
l'tat lisse l'tat stri, amener un complexe uniforme devenir un com- 
plexe priodique. 

II. La deuxim-e partie traite des indices de rfraction des muscles. La 
recherche des variations de ces indices est un moyen de pntrer dans 
rintimit des ractions physiologiques des tissus vivants, puisque des rela- 
tions lient l'indice de rfraction diverses caractristiques molculaires des 
corps. Deux mthodes ont t employes. L'une consiste relever l'indice 
glojal du muscle au rfractomtre Abbe. L'autre mthode, microscopique, 
ou mthode d'immersion, consiste passer l'objet dans une srie de liquides 
d'indices croissants, et noter l'instant o il y a galit d'indices entre 
l'objet et le milieu, c'est--dire l'instant o les- ondes lumineuses franchis- 
sent sans perturbation la limite de contact entre l'un et l'autre. En utilisant 
dans cette mthode miscroscopique le phnomne des franges de Becke, V. 
observe qu'il n'y a qu'un seul systme de franges transversales de la fibre 



14 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

strie, et que ce systme dpend de la bande Z, c'est--dire qn'il n'y a dis- 
continuit d'indices qu'au niveau de cette bande. 

III. Dans cette troisime partie, intitule : Images ultra-violettes : phno- 
mnes divers de diffraction, l'auteur tudie d'aboi'd le photoiiramme de la 
fibre obtenu en lumire ultra- violette. L'emploi de la lumire ultra-violette 
fait natre plusieurs esprances. On peut esprer d'abord, en vertu de la 
formule bien connue d'Abbe, en diminuant la longueur d'onde, reculer la 
limite infrieure de dimensions de la distance limite qui spare deux points, 
rendre par consquent visibles, en outre des grosses stries que rvle l'obser- 
vation en lumire ordinaire, des harmoniques de plus en plus petites de la 
priode musculaire longitudinale. De plus, si la comparaison des images en 
lumire naturelle et en lumire ultraviolette les montre de dimensions ind- 
pendantes de la longueur d'onde employe, on pourra en conclure que ces 
images, que ces stries sont bien relles et ne sont pas de simples stries d'in- 
terfrence. Enfin, comme les radiations courtes employes (Cd, Mg) donnent 
des raies co'incidant avec les bandes gnrales d'absorption des albumi- 
no'ides, on peut en retirer des indications sur l'absorption et la localisation 
de divers lments (albumino'ides) de la fibre. Les rsultats obtenus, d'une 
interprtation trs difficile, sont (pie la priode fondamentale longitudinale 
des fibres stries examines en lumire ultra-violette est comparable celle 
des fibres observes en lumire blanche. Il n'y a pas de diffrenciation spciale 
d'un lment Q ; les bandes Z et les noyaux ont seuls une raction diffrente 
et absorbent intensment. Dans cette mme partie, l'auteur examine les 
spectres de diffraction produits par les fibres stries et le phnomne des 
rseaux musculaires dcrits par Ranvier. La conclusion est/]ue les rseaux 
musculaires ne se comportent pas du tout optiquement comme les rseaux 
physiques, et que des expriences de Ranvier on ne peut tirer aucune con- 
chision pour ou contre une modification des stries pendant la contraction. 
Enfin, l'tude ultramicroscopique des muscles montre un clairement 
de la bande Z et du disque Q. La bande Z se comporte comme une surface 
de discontinuit, qui diffracte fortement la lumire. L'clairement du dis- 
que Q ne montre pas de membrane limite au contact du disque clair E-I. 

IV. La quatrime partie, de beaucoup la plus considrable, est consacre 
l'tude des muscles en lumire polarise. De graves problmes de physio- 
logie gnrale sont soulevs ce propos. On sait en effet que dans une tho- 
rie clbre, Engelmann a voulu tablir un rapport entre la birfringence et 
la contractilit. D'aprs lui, tous les organes contractiles (muscles, cils, fla- 
gelles, etc.) seraient birfringents, et cette proprit optique serait l'expres- 
sion directe du mcanisme de la contractilit. Tout d'abord, l'auteur tudie 
la nature des ractions optiques des organes contractiles en gnral. L'exa- 
men la lumire polarise des cils vibratiles, des palettes natatoires des 
Ctnophores, des flagelles des spermatozo'ides, des muscles lisses et stris, 
des organes contractiles des Protozoaires, a montr "V. que la gnralisation 
d'ENGELMANN tait fautive. C'est qu'en effet il faut tenir compte de ractions 
optiques spciales (dpolarisation, birfringence lamellaire) qui peuvent 
simuler de la vraie birfringence. L'exprience montre que de telles fausses 
birfringences - par dpolarisation existent seules dans les organes ciliaires 
et flagelfaires. Dans les muscles stris par contre interviennent la fois des 
ractions de vraie birfringence etde dpolarisation. Enfin, les muscles lisses 
sont entirement birfringents. La thorie d'ENGELMANN ne parait donc pas 
absolument rigoureuse au point de vue physique. L'tude spciale de la 
vraie birfringence musculaire est faite ensuite, avec le relev de ses carac- 
tristiques physiques. Puis V. cherche mettre en vidence la nature et 



I. - CELLULE. 15 

l'tat de la substance birfringente, par des variations exprimentales de ses 
caractres optiques, observes l'aide d'instruments nouveaux, et compara- 
tivement tudie par les mmes techniques divers matriaux tels que le 
caoutchouc. Les expriences ont consist produire des dformations mca- 
niques (traction, crasement) et soumettre les fibres divers ractifs 
physiques (dessiccation, chaleur, conglation) et chimiques (acides, bases et 

sels, alcool, etc.). 

Par la traction, la birfringence crot d'abord un peu pendant une pre- 
mire priode d'extension, puis fortement dans une priode d'tirement et 
devient enfin irrgulire dans la priode finale des ruptures partielles. 
L'crasement des fibres a donn des rsultats intressants en permettant de 
sparer hors du muscle la substance birfringente sous la forme de petites 
masses birfringentes qui ne sont pas sans analogies avec les crista,ux 
liquides et notamment avec les cristaux liquides de pourpre (Dubois) ; cette 
exprience, montrant que la substance birfringente est sparable l'tat 
birfringent, est en quelque sorte la matrialisation des ides de Schipiloff 
et Danilewsky. Quant l'action des ractifs, tant physiques que chimiques, 
elle justifie les conclusions suivantes sur la nature de la substance birfrin- 
gente. Les lments birfringents de la fibre sont surtout constitus par des 
albuminodes en relation avec les composants d'une myosine. Si la birfrin- 
gence est due plusieurs corps, les graisses birfringentes ne jouent qu'un 
rle trs effac, contrairement Schipiloff et Danilewsky ; car l'ther n'a 
aucune action sur la birfringence, que la pepsine annule. Les corps bir- 
fringents ne forment pas la totalit du disque Q ; car ce disque qui perd sa 
birfringence aprs action de NO'*H demeure cependant visible. Comme la 
birfringence peut tre rallume, rnove, par exemple par l'eau, aprs 
action de NO^H, il faut en conclure qu'elle n'est pas l'effet de la distribution 
symtrique, produite par une tension, de molcules ou corpuscules isotropes, 
mais qu'elle est due des molcules ou corpuscules anisotropes. La mme 
conclusion, c'est -dire l'existence relle d'une substance anisotrope comme 
substratum de la birfringence, peut tre tire des expriences de traction; 
ces expriences, en effet, montrent que la fibre est un systme polyphasique 
complexe, compose de deux substances : l'une birfringente l'tat ordi- 
naire et dans la priode d'extension de la fibre ; l'autre, normalement iso- 
trope, qui ne devient birfringente qu'anormalement dans la priode d'ti- 
rement de la fibre. 

V. Une thorie de la striaiion est expose dans la cinquime par- 
tie. C'est un essai d'utilisation synthtique des matriaux recueillis pr- 
cdemment. L'auteur y examine d'abord la position qu'occupent les faits 
et les hypothses observs ou mises par lui sur la constitution physique de 
la fibre musculaii'e strie vis--vis des thories actuelles de Lhistologie 
sur la structure de cette fibre. Une revue de la rpartition de la striation 
musculaire dans la srie animale conduit V. rechercher les conditions 
gnrales de cette striation. Un muscle a d'autant plus de chance d'tre 
stri : que le mouvement de l'organe qu'il commande est plus rapide ; que 
ce mouvement possde mi rythme plus rgulier; que ce mouvement est assu- 
jetti plus troitement un plus grand nombre de liaisons mcani([ues con- 
stantes (liaisons plus grandes que partout ailleurs chez les Arthropodes et les 
Vertbrs). Les facteurs morphognes de la striation qui sont numrs ci- 
dessus, joints aux faits exposs dans ce mmoire, permettent de poser les 
lments d'une thorie de la striation. Ces faits montrent que l'tat stri 
diffre de l'tat lisse par des phnomnes de localisation, c'est--dire consiste 
dans le rassemblement, des places dtermines et suivant une loi topogra- 



16 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

phique priodique, de proprits pouvant exister l'tat diffus, sans localisa- 
tion. C'est ce qu'apprend la spectrographie, montrant que les drives hma- 
tiques par exemple, rparties gnralement dans la fibre lisse, sont localises 
dans la fibre strie aux disques Q : l'tude de la birfringence rvle la mme 
diffusion de la substance birfringente dans la fibre lisse, la mme localisa- 
tion dans la fibre strie ; il en est de mme pour .l'observation bistologique 
ordinaire, aprs coloration. L'origine de cette priodicit topographique peut 
tre cherche dans les variations priodiques locales des champs de forces 
mcaniques de la fibre. L'tude de phnomnes de striation bien connus en 
Elasticit et surtout en Hydromcanique (phnomne des ripple-marks) con- 
duit penser que la striation musculaire n'est probablement qu'une expres- 
sion de lois trs gnrales d'Elasticit et d"Hydromcanique, applique au 
complexe htrogne qu'est la fibre. Des expriences, faites en soumettant 
dans un tube un branlement oscillatoire des couches trs minces de solu- 
tions collodales contenant un prcipit salin, ont abouti la production de 
stries transversales. D'autres, plus hardies, ont t faites pour tenter de 
transformer un muscle lisse (tentacule d'Actinie) en muscle stri, en lui 
faisant subir des branlements priodiques; le rsultat a t, au moins une 
fois, positif. 

L'important travail de "V. pour lequel l'auteur a mis en O'uvre les donnes 
mathmatiques de la physique optique et les ressources d'une ingnieuse tech- 
nique physique exprimentale, est une contribution du plus haut intrt 
l'histophysique, en gnral plus nglige que l'histochimie. Il rnove^ pour 
le tissu musculaire, les applications de la physique l'histologie. 11 ouvre sur 
la constitution intime de la substance musculaire des liorizons nouveaux, 
par l'analyse des proprits optiques du muscle confronte avec les rsultats 
de l'observation bistologique ordinaire. A. Prenant. 

Prenant (A.). Problmes cylologiques gnraux soulevs par Vlitde des 
cellules musculaires. L'tude de la cellule musculaire soulve un certain 
nombre de problmes cytologiques gnraux. Cette cellule est peut-tre la 
plus ca})able de nous faire comprendre ce qu'est une diffrenciation morpho- 
logique, en raison de la prcision de sa structure fonctionnelle. La rgula- 
rit mathmatique avec laquelle se succdent, dans une cellule musculaire 
strie, les lments de structure, peut permettre de localiser les substances 
spcifiques lies la fonction. Parce que, dans une cellule musculaire, il y a 
deux sortes de protoplasma, l'un fonctionnel, l'autre trophique, on peut se 
faire une ide gnrale des rapports qui lient dans toute cellule la substance 
fonctionnelle et la substance trophique et prouver la valeur de la distinc- 
tion physiologique de ces deux substances. Comme les modalits du fonc- 
tionnement de la cellule musculaire varient beaucoup et que varient gale- 
ment les divers dtails de sa structure, aucun lment ne se prte mieux 
une tude histophysiologique que la cellule musculaire et nulle part mieux 
qu'avec cette cellule ne se pose le problme du rapport de la structure la 
fonction. 

Ce mmoire est une revue aussi complte que possible des principales 
questions qui se rattachent l'tude des cellules musculaires. Il comprend 
6 chapitres. 

I. Diffrenciation cytologique de la cellule musculaire ou fibrillogense 
(inogense). Origine et valeur des myofibrilles. La fibrillogense primaire 
est d'abord tudie et l'origine mitochondriale des myofibrilles est expose et 
discute. La fibrillogense secondaire (accroissement des fibrilles) fait l'ob- 
jet d'un second paragraphe. La conclusion gnrale de ce chapitre est que 



I. CELLULE. 17 

la substance musculaire diffrencie, fibrillaire, est infrieure par sa vita- 
lit au protoplasma indiffrenci. 

II. Evolution de la substance musculaire. Substance musculaire et sub- 
stances contractiles. Tandis que le prcdent chapitre avait pour objet le 
dveloppement ontognique de la cellule musculaire, celui-ci traite de son 
dveloppement en quelque sorte pliylognique. La question qui y est examine 
est de savoir si le protoplasma simplement contractile est le point de dpart 
de toute volution musculaire et la forme imparfaite de la substance muscu- 
laire, ou bien si, la diffrenciation musculaire ne comportant pas de degrs, 
la substance umsculaire est ou n'est pas et ne se relie pas la matire con- 
tractile par des formes de transition. Dans le but de trancher cette ques- 
tion, ce chapitre examine successivement les organes contractiles et muscu- 
laires des Protozoaires, les organites contractiles et musculaires dans les 
cellules non musculaires des Mtazoaires, les tats intermdiaires (embryo- 
logiques et physiologiques) constats entre la substance contractile et la 
substance musculaire; la fin du chapitre sont examins dans leur ensem- 
ble les critriums (histologiques, physiologiques, chimiques et pliysiques) 
permettant de distinguer la substance musculaire. Le critrium tir de la 
birfringence est certainement le plus sur. La birfringence n'appartient 
qu' la substance musculaire. Entre celle-ci, birfringente, et la substance 
simplement contractile, monorfringente, il n'y a pas plus de transition 
qu'entre la matire cristallise et celle qui ne l'est pas. Au point de vue de 
sa vitalit, la substance birfringente doit tre infrieure au protoplasma 
monorfringent : conclusion qui concide avec celle du chapitre prcdent, 
obtenue par une autre voie. 

III. Lcsarcoplasme. Morphologie du sarcoplasme ; le sarcoplasme et ses 
diffrenciations. La rpartition gnrale du sarcoplasme dans la cellule 
musculaire, puis sa structure, sont successivement examines. Parmi les 
diffrenciations du sarcoplasme, une attention particulire est donne aux 
membranes fondamentales (membranes Z), que l'auteur a spcialement tu- 
dies et sur lesquelles il fournit des dtails nouveaux de structure. 

IV. Histophysiologie du sarcoplasme ; le sarcoplasme et ses produits. 
Aprs une tude morphologique des mitochondries et enclaves du sarco- 
plasme, vient une tude histopliysiologique, o les diffrents rles attribus 
avi sarcoplasme sont passs en revue, insistant surtout sur le rle fonc- 
tionnel qui lui revient d'aprs les travaux de Holmgren et de Thulin. Tan- 
dis qu'avant ces travaux on s'tait born accorder au sarcoplasme^ un rle 
trophique, aujourd'hui le sarcoplasme intervient activement dans les mani- 
festations fonctionnelles du muscle. 

V. Rpartition des substances dans les fibrilles musculaires (cytologie, 
histochimie, histophysique). Ce chapitre est consacr un essai de dter- 
mination et de localisation des substances spcifiques qui contiennent les 
fibrilles musculaires. L'histologie, la chimie peuvent pousser dj trs loin 
cette localisation. Mais on la doit surtout l'tude physique des proprits 
optiques du muscle, telle que Vls vient de la faire. Ce chapitre est en 
grande partie un rsum du mmoire de Vls, dont on trouve l'analyse 
plus haut dans ce mme volume de VAnn. biol. 

VI. Etude physiologique des cellules musculaires. Espces physiologiques 
de cellules musculaires. De mme qu'il existe un grand nombre de sortes 
morphologiques de cellules musculaires, il y a entre les cellules muscu- 
laires et entre les divers muscles d'importantes diffrences fonctionnelles. 
Le problme pos ici est de savoir si clia(pie varit morphologique de 
cellule musculaire correspond une varit fonctionnelle, si chacun des ca- 

l'ANNE BIOLOGIOUE, XVI. 1911. 2 



18 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ractrcs d'une cellule donne est le substratum d'un caractre physiologique 
spcial de la contraction musculaire. L'auteur envisage dans ce but tour 
tour : la distinction histophysiologique des muscles lisses et stris ; la dis- 
tinction histophysiologique des muscles riches et pauvres en sarcoplasme ; 
la distinction histophysiologique des muscles d'aprs l'ensemble de leurs 
caractres. Ce chapitre renferme la description d'un certain nombre (Tobser- 
vations personnelles, relativement surtout la striation dans les fibres mus- 
culaires des Invertbrs. A. Prenant. 

Schultze (O.). La continuit des fibrilles musculaires et des fibrilles 
tendineuses. S. s'est convaincu, par l'tude de la musculature de la na- 
geoire de l'Hippocampe ainsi que d'autres objets, de la ralit de la confia 
nuit des fibrilles musculaires et des fibrilles tendineuses. Les fibrilles 
musculaires traversent, dans le muscle de l'Hippocampe, l'pais manteau 
sarcoplasmique, tout en cessant d'tre colorables (par l'hmatoxyline fer- 
rique) ou en perdant leur striation. et se prolongent directement par les 
fibrilles tendineuses. La terminaison des faisceaux musculaires de la fibre 
l'intrieur de l'tui sarcolemmatique n'est qu'apparente. La continuit des 
fibrilles tendineuses avec le sarcolemme et par son intermdiaire avec le 
primysium n'est aussi qu'une illusion. S. pense que les fibroblastes du 
tendon et les myoblastes ont une relation de continuit primitive qui 
explique les dispositions de l'adulte. 

Dans la discussion qui a suivi la communication, Froriep, Held, Roux, 
MoLLiER, M. Heidenhain ont rappel qu'ils avaient fait des observations sem- 
blables. FiCK a demand si, contrairement aux quotients de coupe trans- 
versale tablis par Trpel entre muscle et tendon, le nombre des fibrilles 
tendineuses est le mme que celui des fibrilles musculaires. A. Prenant. 

Perroncito (A.). Contrihution la biologie crllulaire {mitochondries, 
chromidies et appareil rticulaire de Golgi dans les cellules sexuelles). P. 
dcrit les mitochondries et l'appareil rticulaire interne dans les cellules 
sexuelles de Paludine, Hlix et du Rat. L'appareil rticulaire interne se 
montre constamment diffrent des mitochondries. Dans les spermatocytes, 
le rseau interne se rsout en btonnets (dictyosomes) qui se groupent 
autour des chromosomes l'aster, puis se sparent en deux groupes : c'est 
le phnomne de dictyokinse. Pendant ce temps, les mitochondries sont 
parses dans le cytoplasme et sont constamment distinctes de l'appareil 
rticulaire. Dans les spermatides, les dictyosomes se runissent nouveau en 
un rseau interne et pendant la spermatognse, le rseau se groupe autour 
du corpuscule central dans la pice intermdiaire. Il y a aussi un rseau 
interne dans toutes les cellules de Sertoli. Les pseudochromosomes et cen- 
trophormies appartiennent sans doute au rseau interne, mais les mitochon- 
dries en sont essentiellement diflrentes. 11 faut distinguer deux sortes de 
mitochondries : les chondriosomes de Meves et les mitochondries granulaires. 
Le rseau de Golgi a une volution rgulire et typique ; il passe par une 
dictyokinse rgulire de la cellule-mre dans les cellules-filles ; c'est un 
organe essentiel de la cellule. Les cellules sexuelles ont donc une organi- 
sation trs complexe et renferment de multiples organites. Ch. Champy. 

Dubreuil (G.). Le cliondriome des globules blancs mononncls et des 
cellules ciinneclives cartilaginruses et osseuses chez les Mammifres. D. se 
dclare d'abord partisan de l'origine monophyltique des globules blancs 
mononucls de la lymphe et du sang, des cellules connectives, cartilagi- 



I. CELLULE. 19 

neiises et osseuses ; elles descendent toutes de deux cellules-souches succes- 
sives, la cellule msencliymateuse, puis le lymphocyte. 

Dans les lymphocytes et les mononuclaires, le chondriome est reprsent 
par des chondriocontes et des mitochondries, d'autant plus nombreux que la 
cellule est plus volumineuse et que leur activit scrtoire est plus ner- 
gique. Les polynuclaires possdent galement un chondriome form de 
mitochondries granuleuses. 

Quant aux cellules connectives, que D. regarde comme de provenance 
lympliocytaire, leur chondriome est aussi trs dvelopp, quelle que soit la 
varit cellulaire examine (petite cellule connective ronde amibode, cel- 
lule clasmatocytiforme ou cellule amibode fixe, cellule connective fixe ou 
fibroblaste, cellule adipeuse, plasmazelle, mastzelle, polynuclaire). Le 
chondriome des cellules adipeuses mrite une mention spciale. Dans les 
plus jeunes cellules, il est form de mitochondries et de chondriocontes. 
Quand les cellules sont devenues plus volumineuses et que la graisse s'y 
localise quelques grosses gouttes seulement, il existe de nombreux clion- 
driocontes distribus autour du noyau ainsi que dans les cloisons protoplas- 
miques qui sparent les unes des autres les gouttes graisseuses. Lorsque la 
graisse ne forme plus qu'une goutte norme, le chondriome est rduit 
quelques cliondriocontes courts et quelques mitochondries ; en outre, le 
protoplasma contient un grand nombre de petites vsicules centre clair et 
graisseux et paroi colore par le procd mitochondrial et par consquent 
de nature lipode; ces petites vsicules sont des intermdiaires entre les 
mitochondries et les gouttelettes graisseuses, ce sont des mitochondries vsi- 
culaires. Dans les cellules cartilagineuses, o plusieurs auteurs ont dj 
dcrit le chondriome, D. Lobserve sous la forme de chondriocontes et de 
mitochondries dans les cloisons qui sparent les unes des autres les vacuoles 
du cytoplasme. Les ostoblastes possdent aussi un chondriome bien dve- 
lopp, laissant libre une rgion qui correspond la centrosphre. Dans les 
cellules osseuses ce chondriome se rduit quelques mitochondries, de plus 
en plus rares mesure que s'achve l'laboration des dpts d'ossine. Le 
protoplasma des ostoclastes enfin est farci d'un nombre norme de mito- 
chondries volumineuses et spliriques, dont la prsence atteste que l'action 
rsorbante de ces lments est due un processus scrteur. [J'ai tudi sp- 
cialement, sans avoir rien publi sur ce sujet, le chondriome des ostoblastes 
et celui des ostoclastes ; dans ces derniers, les mitochondries sont du type 
vsiculaire, centre clair et paroi colorable, dans la plupart des cellules 
du moins; mais il n'est pas certain pour moi qu'il ne s'agisse pas d'un 
gonflement artificiel de mitochondries ordinaires, petites et pleines, et il 
n'est pas prouv qu'on ait faire un stade volutif de la mitochondrie]. Il 
n'est pas douteux pour D., comme pour beaucoup d'autres auteurs, que les 
mitochondries interviennent dans les processus de scrtion, en fixant lec- 
tivement les substances scrter et emmagasiner, bref en fonctionnant 
comme clectomoses (Rexaut, Regaud), ou comme plastes (Prenant). Quant 
au rle du chondriome dans la gense des fibrilles conjonctives, admis par 
Meves, il parat D. plus que problmatique. A. Phenant. 

Renaut (J.). Mitochondries des cellules globuleuses du cartilage hyalin 
des Mammifres. Les cellules cartilagineuses hypertrophies de la ligne 
d'ossification, examines dans la solution physiologique additionne de violet 
de mthyle 5 B, offrent des chondriocontes intensment colors, occupant la 
rgion prinuclaire et les cloisons intervacuolaires. Comme ces cellules 
n'excutent pas de mouvements et n'difient pas de fibres, la prsence de 



20 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

chondriocontes ne peut tre en rapport qu'avec l'activit scrtoire, qu'on 
sait tre trs grande. A. Prenant. 

Bobeau (G.). Mitochondries et lipodes dans les glandulcs parathyru- 
des du cheval. Dans les cellules dites normales de la glandule para- 
thyrode du Cheval, il existe des mitochondries en gnral fines et difficiles 
colorer. Leur rpartition varie : elles occupent tantt la zone basale, tantt 
la zone apicale, tantt enfin le pourtour du noyau qu'elles peuvent coiffer 
d'une calotte compacte ; le plus souvent isoles, elles sont aussi alignes en 
filaments moniliformes. Si l'on colore les cellules avec la mthode de Ci.4CCio 
pour la mise en vidence des lipodes (coloration rouge par le scarlacli), on 
dcle dans le cytoplasme de nombreuses gouttes lipodes tantt isoles, 
tantt serres en chapelet, les unes petites, les autres trs volumineuses. Les 
plus grosses peuvent avoir une structure complique : un corps central ar- 
rondi jauntre (qui est peut-tre form par le pigment jaune de la parathy- 
rode du Cheval) est entour d'une couronne de granulations rouge vif, 
enveloppe elle mme dans un corps lipode. La concidence des figures 
mitochondriales et des figures lipodes fait natre l'ide que le produit lipode 
est d au gonflement des mitochondries. Les lipodes sont vacus dans les 
espaces intercellulaires, et de l dans les espaces conjonctifs o ils consti- 
tuent le produit de scrtion total visible pour l'histologiste . A. Pke- 

NANT. 

Faur-Frmiet (E.). Mitochondries et grains brillants dans la ligne 
spernia tique de r Ascaris megalocephala. On trouve dans les cellules de la 
ligne sminale de l'Ascaris trois lments cytoplasmiques diffrents, ind- 
pendants les uns des autres. Dans les S])ermatomres et dans les spermato- 
gonies il existe des gouttelettes de graisse neutre. Dans les spermatocytes 
apparaissent les grains brillants , qui augmentent d'importance mesure 
de l'volution et finissent par donner en confluant les ims avec les autres le 
corps rfringent des spermatides. Des mitochondries, dcrites par 
A. Mayer, Meves, Romieu, peuvent tre dceles aussi dans les spermato- 
cytes. Mais leurs rapports avec les grains brillants ont t inexactement 
dcrits. Pour avoir vu, un certain moment, paratre dans l'intrieur du 
grain brillant un btonnet colorable, on a cru que ce btonnet tait une mi 
tochondrie, et on a suppos que le grain brillant en provenait, de la mme 
faon qu'on admet dans l'ovogense la transformation des mitochondries en 
plaquettes vitellines. Pour l'auteur, les grains brillants et les mitochondries 
voluent cte cte, celles-ci situes dans les interstices de ceux-l, et les 
mitochondries disparaissent ])ar cytolyse dans la spermatide, tandis que les 
grains biillants y forment le corps rfringent. . Prenant. 

LiBwitzky (G.). Les chondriosomes dans les cellules vgtales. L. 
a rencontr dans les cellules des racines de Pisum satiiHim et dans les 
mristmes d'Asparagus officinalis des corps figurs inclus dans le plasma 
et correspondant aux chondriosomes dcrits dans les cellules animales; 
il les considre comme constituant une partie essentielle de cytoplasma 
des cellules embryonnaires. Avec les progrs de la diffrenciation des 
cellules, les chondriosomes subissent des transformations et deviennent soit 
des filaments homognes (chondriokontes), soit des filaments granuleux 
(chondriomites), soit de simples granulations (mitocliondries). Le rsultat 
le plus important de ces recherches serait la transformation de ces corps 
en chloroleucites et leucoleucites. F. Pciioutre. 



I. CELLULE. 21 

c) Bonnet (G.). L'crgastoplasma chez les vgtaux. Aux structures 
protoplasmiques dsignes sous le nom d'ergastosplasma appartiennent 
entre autres l'appareil filamenteux des synergides et les agglomrations pro- 
toplasmiques connues dans les cellules-mres du sac embryonnaire ou dans 
les gamtophytes femelles des Gymnospermes. L'auteur dcrit des forma- 
tions ergastoplasmiques dans les cellules du tapis de Cobxa scandms. Elles 
sont d'autant plus marques que les cellules prsentent des phnomnes de 
dgnrt ion plus marqus et elles finissent par former la plus grosse partie 
du plasma. Elles restent colorables par Dimatoxyline au fer lorsque les 
noyaux ne le sont plus On ne sait rien de certain sur la nature morphologi- 
que et chimique des filaments de l'crgastoplasma; ils diffrent certainement 
du kinoplasma des fibres du fuseau. Beaucoup d'auteurs ont pens, en raison 
de son affinit pour les colorants, que l'crgastoplasma reprsentait de la 
chromatine migre du noyau. Les cellules dans lesquelles des formations 
ergastoplasmiques ont t dcrites contiennent souvent la place de 
celles-ci des chndriomites ou des chondriosomes. La diffrence entre ces 
deux ordres de formations est souvent trs difficile et ne correspond, d'aprs 
l'auteur, aucune diffrence relle. F. Pchoutre. 

Erhard (H.j. Diplosomes et mitoses dans Vpendyme cili d'un em- 
bryon de Requin. E. signale, dans l'pendyme de la toile chorodienne du 
4" ventricule, l'existence d'un diplosome centrocorpusculaire au-dessous de 
la range des corpuscules basaux des cils. Ses observations confirment donc 
celles de Studnicka (1900) pour l'pendyme, de Acn (1902) pour les canaux 
effrents de l'pididyme, de Wallencuen (1905) pour les branchies des Ac- 
phales et les siennes propres (1910-191 1). 11 a constat aussi, comme Wallen- 
GREN, la mitose des cellules cilies, qui s'arrondissent, et perdent leurs cils. 
11 n'entre pas dans la discussion thorique souleve par ces faits et renvoie 
son article publi sur la thorie d'HENNEGUY-LENHussK dans les Ergebn. 
d. Anat., Bd XIX. A. Prenant. 

Zimmermann (K. W.). Sur la morphologie des cellules pillt-liales du 
rein des Mammifres. Dans cette tude morphologique de l'pithlium des 
diffrents segments du tube urinaire, Z. s'est surtout attach aux rapports 
des cellules entre elles et la disposition des cadres cellulaires (Killlcislen). 
Dans ces conditions il a observ, selon les rgions du tube urinifre (qu'il 
dsigne par une terminologie spciale et nouvelle), des formes diffrentes 
des limites cellulaires. Celles-ci sont trs sinueuses dans les tubes contour- 
ns, ainsi que Landauer l'a dj dcrit. Dans la partie terminale Impars ra- 
dia ta) de ces tubes elles changent tout coup de forme et les parois lat- 
rales des cellules deviennent lisses. En passant aux tubes de la substance 
mdullaire {isthmus, branche grle), l'pithlium modifie de nouveau sa 
forme et les cellules deviennent trs ramifies, semblables des chroma- 
tophores de Poissons. Enfin plus loin, elles reprennent une forme rgulire. 
Une mme cellule peut d'ailleurs prsenter dans ses deux parties super- 
ficielle et profonde des limites rgulires ou sinueuses. Z. figure clans 
les cadres cellulaires sinueux des cellules du tube contourn des grains plus 
colors, rgulirement distants, qu'il attribue aux grains des btonnets de 
Heideniiain, enchsss dans ces cadres du fait du refoulement des btonnets 
la priphrie de la cellule. [J'ai observ cet tat des cadres cellulaires 
dans des conditions qui excluent cette interprtation]. A. Prenant. 

Janicki (C). tude de l'appareil pairibasal chez des Flagelltes parasites. 



22 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

J. dcrit sous le nom d'appareil parabasal un organite cellulaire nomm 
coUare par Grassi et A. FoA, qui est trs rpandu cliez les Flagelltes. 
Chez une espce, le Devcscovina striata A. Foa, cet appareil est une sorte 
de boyau trs colorable, qui ctoie le noyau pour s'enrouler ensuite autour 
de la baguette axiale en plusieurs tours de spire; du blpharoplaste partent 
deux filaments, dont l'un est un filament suspenseur, tandis que l'autre ou 
filament parabasal va se fixer sur le corps parabasal. Lors de la division 
nuclaire le corps parabasal se partage en deux boyaux, relis chacun par 
un filament aux corpuscules polaires du fuseau central. L'appareil para- 
basal de Parajoenia Grassii nov. gen., nov. sp., est form de deux corps 
parabasaux relis au blpharoplaste par deux filaments. L'appareil parabasal 
de Ste/t/ianunymj)ha Silveslrii nov. gen., nov. sp., est en rapport avec l'tat 
multinucl de ce parasite ; les noyaux sont disposs en 2-3 tages dans la 
portion frontale de l'animal; annex chacun d'eux se trouve un corps 
parabasal; entre celui-ci et le rayon sige un blpliaroplaste sur lequel 
s'insrent d'une part quatre flagelles, d'autre part l'une des fibres qui par 
leur runion en faisceaux constituent la baguette axiale. Chez Calonym- 
pha Grassii A. Foa, la disposition est encore diffrente; dans cet organisme 
multinucl, il y a aussi plusieurs tages de noyaux, plongs chacun dans 
un corps protoplasmique condens; chaque noyau est accol un corps 
parabasal, et chacun est annex aussi ini blpliaroplaste qui sert d'attache 
d'une part quatre flagelles, d'autre part une des fibres constitutives de 
la baguette axiale. A ce complexe form du noyau, avec le protoplasma qui 
l'entoure, du corps parabasal, du blpharoplaste, du groupe de flagelles et 
de la fibre axiale qui s'insrent sur ce dernier, on peut donner le nom de 
karyomastigonte. Mais il y a aussi des akaryomastigontes, c'est--dire des 
complexes auxquels manque le noyau. Chez Lophomonas blaltnrum Stein 
l'appareil parabasal se compose d'un grand nombre de btonnets serrs les 
uns contre les autres, dont l'ensemble entoure le noyau. Chez Tricho- 
rnona>; enfin, il existe ct du noyau et en contact du blpharoplaste un 
corps parabasal. 

Quelle est la signification morphologique du corps parabasal? L'enroule- 
ment du parabasal spirode de Devcscovina autour de la baguette axiale rap- 
pelle le filament spiral (d'origine mitochondriale) qui entoure la pice inter- 
mdiaire de beaucoup de spermatozodes [La faon dont le corps parabasal 
se partage lors de la division cellulaire, n'est peut-tre pas dfavorable 
non plus la nature mitochondriale de ce corps]. Deux raisons, savoir la 
constitution du parabasal par un plasma dense, et le rapport du parabasal 
avec le blpharoplaste, disposent voir dans l'appareil parabasal'un dpt de 
substances nergiques consommes par l'activit flagellaire. A. Prenant. 

a) Politis (J.). Sur U7i corps cellulaire spcial trouv dans deux orchi- 
des. Dans les cellules pidermiques des ptales et dans le tissu sous-jacent 
des deux espces Clogyne Crislata Lindl. et Eria stellala Lindl., P. a trouv 
un corps qui se distingue par ses proprits physiques et avant tout par sa 
rfringence caractristique. Dans les cellules vivantes, il est sphrique, 
incolore, d'aspect liomogne et de dimensions considrables, atteignant 
presque la grandeur du noyau. Il est sans rapport avec celui-ci et avec les 
leucoplastes, unique par cellule, rarement deux au maximum. Il ne participe 
pas aux plinomnes de karyokinse; il apparat par noformation comme 
une sphre trs petite, trs rfringente, qui grandit peu peu. Plus tard, 
quand les fleurs se fanent, le corps dgnre et se vacuolise. Cet organite 
cellulaire se colore en brun avec la solution d'iode dans l'iodurc de potas- 



I. CELLULE. 23 

sium; il prsente les ractions des substances protiques et du tanin. Son 
action biologique reste inconnue; en tout cas, ce corps ne sert pas de moyen 
de dfense contre les limaces. M. Boubier. 

h) Politis (J.). Sur les laioplasles chez les Mono- et Dicotijldones. 
Les laioplastes, dcouvertes par Wakker en 1888, sont des corps cellulaires 
fortement rfringents la lumire et qui sont forms d'une substance plas- 
mique fondamentale dans laquelle est incluse une matire huileuse. P. les 
a trouvs dans 30 nouvelles espces, appartenant 22 nouveaux genres de 
Monocotyldones. Les Malvaccs en possdent aussi. 

Ces laioplastes ne sont ni des parasites (comme le voudrait Zimmermann), 
ni des organes de dfense (selon Raciborski), mais des organes spcifiques 
des cellules dans lesquelles ils se forment et dont la fonction est d'laborer 
des substances huileuses nutritives. 

Leur substance fondamentale est semblable celle des nucloles. Dans 
les bulbes, de nouveaux laio})lastes se forment chaque reprise de l'activit 
vgtative. M. Boubier. 



't)^ 



P) Cons/itii(io)i, chimique' 

b) Lepeschkin (W.). Composition chimique del membrane plasmatique . 

(Analys avec le suivant.) 

c) Influence des anesthsiques sur les propriti's de ta membrane 

ptasmalique. L. appelle membrane plasmatique la couche superfi- 
cielle du protoplasma, doue de proprits osmotiques lectives. Quelle est 
la composition chimique des substances permables de cette memljrane? Les 
recherches exprimentales dcrites par l'auteur le conduisent admettre 
que les parties permables sont formes d'eau, de corps albuminodes et de 
substances grasses. Il ne peut affirmer qu'il s'agisse, comme le pense Over- 
TON, d'un mlange de lcithine et de cholestrine plutt que d'un simple 
corps gras. La narcose diminue la permabilit plasmatique et l'ther la 
diminue pour les nitrates plus que le chloroforme, parce que l'ther est plus 
soluble dans l'eau que le chloroforme, et ce fait confirme L. dans son opinion 
que les substances permables de la membrane plasmatique sont des corps 
gras. Ces expriences montrent que le chemin suivi par les sels est le mme 
que celui suivi par les anesthsiques ; L. ne peut admettre la thorie de 
Nathanson sur la structure en mosaque de la membrane plasmatique o 
une substance analogue la lcithine remplirait les interstices entre les 
particules vivantes du protoplasma. F. Pchoutre. 

Holmstrom (R.). Sur la prsence de graisse et de substances lipo'ides 
dans le parenchyme thymique. On sait, par les recherches de Kaiserlino 
et Orgler (1902), que les cellules thymiques contiennent des granulations 
graisseuses birfringentes dont la substance est qualifie par eux de myline. 
Celles d'HERXHEiMER (1903), de Hammar( 1905), Rudberg (1907), Schaffer (1908), 
JoNSON (1909), Bell (1909), ont confirm la prsence de corps gras sans pr- 
ciser s'il s'agit de graisse neutre ou de lcithine. Cl\ccio (1909) opine pour de 
la lcithine et Aschoff (1909) pour de la graisse neutre. Kawamura (Die Cho- 
lesterinesterverfettung Choleslerinosteatose, lena, 1911) trouve de la graisse 
birfringente (ther de cholestrine) qui peut cristalliser l'intrieur des 



24 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

corpuscules de HassaL H a suivi dans le thymus du lapin le dveloppement 
de la graisse, qui devient constante chez l'adulte. Il la localise surtout dans 
les cellules du rticulum de la substance corticale ; chez d'autres animaux et 
chez l'homme il existe aussi de la graisse dans les corpuscules de Hassal 
(lcithine, d'aprs Ciaccio). Les granules graisseux sont monorfringents et 
ont tous les caractres de la graisse neutre. Ils augmentent par l'involution 
normale et surtout par l'involution accidentelle (produite par le jene et la 
coccidiose). La graisse du thymus n'est que la manifestation d'un processus 
dgnratif, qui devient plus important lors de l'involution normale ou acci- 
dentelle de l'organe. A. Prenant. 

Arnold (J.). Sur la fine structure et la disposition du rjlycorjne dans 
l'estomac et dans le canal intestinal. A. ne s'est pas born tudier avec 
les mthodes nouvelles le glycogne et sa rpartition dans l'estomac et l'in- 
testin: mais il a appliqu aux cellules de ces organes des mthodes d'inves- 
tigation plus gnrales, particulirement mitochondriales, dans le but de 
constater dans quelle mesure les structures mitochondriales co'incident avec 
les dpts de glycogne. Il a employ dans ce but les mthodes de coloration 
vitale et survitale, l'examen direct aprs l'iode ou aprs l'acide osmique 
(selon le procd de 0. Schultze), les fixations et colorations mitochondriales 
de Benua, Heidenhaix, Altmann, etc. 

Il est inutile de rapporter ici les rsultats particuliers obtenus quant la 
rpartition du glycogne dans les diverses cellules de l'estomac et de l'intestin, 
d'autant que ces rsultats n'aboutissent pas clairer la signification physio- 
logique de ces cellules (par exemple celle des cellules bordantes et des cel- 
lules principales des glandes stomacales). 

Les faits d'ordre gnral sont plus importants. Dans l'estomac, les cellules 
pithliales prsentent par les diverses mthodes des grains et des ranges 
de grains. Quant au glycogne, dont la prsence avait t signale par 
plusieurs auteurs dj (Barfurth, Best, Fichera), il est trs abondant, sur- 
tout dans les cellules pithliales de la surface. Les granulations du glyco- 
gne co'incident exactement avec les granules que le rouge neutre vital 
met en vidence ainsi qu'avec ceux que fait voir la mthode d'AiTMANN. 
Dans l'intestin, les cellules pithliales sont stries longitudinalement, 
ainsi qu'il a t souvent dcrit. Cette striation est due des filaments gra- 
nideux (Altmann, Benda, Champy), qu'A, montre l'aide de diverses m- 
thodes, de la solution iodo-iodure, des mlanges osmiques faibles, par le 
rouge neutre vital; ces filaments sont sujets d'ailleurs d'importantes varia- 
tions fonctionnelles. Le glycogne est relativement rare dans l'intestin: il 
fait dfaut dans les cellules pithliales des villosits; mais le calice des 
cellules muqueuses se colore intensment par le carmin de Best. Comment 
doit-on interprter ce rsultat? Sans aucun doute, le glycogne et le mucus 
sont mlangs dans ces cellules, qui sont capables de produire la fois l'un 
et l'autre. 

A. termine son mmoire par des considrations sur les filaments granu- 
leux {Fadenliiirner). Leur manire d'tre varie, comme on le sait, suivant 
la structure et suivant l'tat de fonctionnement de la cellule. Il dpend de 
la substance parasomatique environnante que ces filaments se prsentent 
sous la forme de fibres fines (plasmomites), de fibrilles (plasmofibrilles) 
ou de btonnets (])lasmocontes). Les filaments granuleux sont homologues 
en partie seulement aux mitochondries. Les images granulaires qu'ils don- 
nent par la coloration vitale, par la mthode d'ALTMANN, par le procd de 
Best pour le glycogne, co'incident exactement. Les filaments granuleux ser- 



I. CELLULE. 25 

vent la rsorption, rassimilation, la synthse et la mise en rserve 
(par exemple du glycogne). A. Prenant. 

2 Physiologie de la cellule. 

Osterhout ("W. J. V.). La permabilit des cellules vivantes aux sels 
dans les solutions pures en quilibre. O. critique les expriences (I'Overton 
et formule les conclusions suivantes. 

1" La mthode habituelle de dtermination de la pression osmotique parla 
plasmolyse dans les sels de Na et K est trs errone. Les sels de Ca donnent 
plus exactement la pression vritable. 2 Puisqu'une substance peut beau- 
coup affecter la pntration d'une autre, il y a danger ajouter une sub- 
stance toxique une non toxique, et juger de la pntration de la premire 
par l'action plasmolytique du mlange. 3" On peut voir quels sels pntrent, 
et avec quelle vitesse, et comment les sels divers affectent la permabilit 
de la membrane plasmatique. 4'> Ces donnes nous expliquent la nature de 
cette membrane. Puisque tous les sels tudis pntrent, il semble certain 
que la membrane ne peut pas tre lipode, parce que ces sels ne sont pas 
solublesdans les lipodes. Sa manire de se comporter l'gard des solutions 
en quilibre (avec d'autres faits, du reste) indique sans contestation que la 
membrane est de nature protique. 5 Les sels antagonistes, comme NaCl et 
Cad-, s'opposent mutuellement leur pntration. Cela est si vrai qu'en 
faisant choix de solutions de NaCl et de CaCl^ qui ne sont pas tout fait assez 
fortes pour plasmolyser, on obtient, en les mlangeant, une solution qui 
plasmolyse fortement. Cet antagonisme, soit dit en passant, peut expliquer 
qu'ils soient l'antidote l'un de l'autre. H. deVarigny. 

Harwey (Edmond. Ne-wton). Etudes sur la permabilit des cellules. 
L'auteur donne lui-mme un rsum trs clair de son mmoire et nous 
nous guidons sur lui. 1. Les colorants basiques ne pntrent pas dans la 
cellule en milieu acide; il en est do mme de certains colorants acides en 
milieu alcalin ou neutre. En milieu faiblement acide, certains colorants 
acides pntrent dans la cellule, la colorent et la tuent, en se combinant 
avec le protoplasma et le noyau. Les colorants basiques, lorsqu'ils pntrent, 
se combinent avec des lments non essentiels : des granules, qu'on distin- 
gue dans la cellule en raison de leur poids spcifique plus grand, qui devient 
apparent par la centrifugation. 2. Les cellules animales et vgtales se 
comportent identiquement vis- vis des hydroxydes. Il faut distinguer les 
bases fortes, qui pntrent difficilement et seulement aprs destruction de 
toutes les proprits normales de la surface, et les bases faibles, pntrant 
facilement et sans lser la surface. Leur action physiologique est en rapport 
avec ces diffrences ; dans les cellules mortes, toutes les bases pntrent 
avec une gale facilit. Les bases inorganiques produisent des modifica- 
tions fonctionnelles dans la cellule sans y pntrer, par la seule action sur 
la surface. La rsistance de cette dernire peut tre affaiblie par diverses 
substances, telles que chloroforme, tlier, alcool; des modifications de per- 
mabilit peuvent aussi se produire en rapport avec des tats physiologiques 
diffrents (ufs non fconds et ufs en voie de dveloppement). Il n'y 
a pas de rapport entre la toxicit des diverses bases et leur facilit de p- 
ntration; c'est surtout vrai pour les bases faibles : les bases fortes sont 
d'autant plus toxiques qu'elles dtruisent plus facilement la membrane. Cela 
confirme l'hypothse d'Ovi:RTON sur la solubilit dans les lipodes comme 
dterminant la plus ou moins grande facilit de pntration, et aussi proba- 



26 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

blement lliypothse de J. Traui'.e sur l'abaissement de la tension superfi- 
cielle produite par les substances pntrantes. Y. Delage et M. Gold- 

SMITII. 

Hber (R.). Lea cnnceptions de M. IL Fischer sur la fixation de l'eau par 
les cellules. Dans son livre sur V dme, M. H. Fischer a dvelopp 
ride que Teau contenue dans le protoplasme s'y trouvait la suite d'un 
processus de gonflement des matires collodales et n'y serait pas maintenue 
par des forces osmotiques, comme on l'admet en gnral aujourd'hui la 
suite de Pfeffer, de Vries et van t' Hoff. H. par contre dfend contre Fischer 
la conception d'une fixation osmotique et dmontre qu'il n'est pas permis de 
ngliger les qualits de permabilit de la membrane plasmatique. J. 
Stroiil. 

Dakin ("W. J.). Note sur la biologie des ufs de Tlnstens et d'Elas- 
mohranches. La pression osmotique et la salinit du sang, ainsi que la 
densit et la pression osmotique, mesure cryoscopiquement, des ufs sont 
plus leves chez les Elasmobranches que chez les Tlostens marins. Mais, 
chez les uns comme chez les autres, cette pression osmotique et cette sali- 
nit sont moindres que celles de l'eau de mer ambiante. Cependant, il n"y a 
pas indpendance entre les premires et les dernires : les variations de 
celles-ci dterminent des variations, mais plus petites, chez celles-l. Chez 
ceux de ces poissons qui supportent l'eau douce, la densit, la pression 
osmotique et la salinit des ufs et du sang sont moindres dans ce milieu 
que dans l'eau de mer. Il y a l un quilibre rgi par des conditions vitales, 
car les ufs, aprs leur mort, augmentent de densit et ceux qui flottaient 
tombent au fond. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Rufz de Lavison (J. de). Recherches sur la pntration des sels dans 
le protoplasme et sur la nature de leur action toxique. D'aprs R., le proto- 
plasma est bien plus instable vis--vis des sels qu'une solution d'albumine 
inerte; il n'est pas immdiatement coagulable par les sels des mtaux lourds, 
et certains sels semblent dformer la membrane d'une manire qui leur est 
propre. L'auteur rejette l'hypothse aujourd'hui gnralement admise que la 
pntration d'un sel dans le protoplasme dpend de la solubilit de ce sel 
dans la membrane; il l'explique par des actions molculaires complexes et 
c'est une explication aussi vague qu'il donne de la toxicit des sels. F. P- 
choutre. 

Unna (P. G.). Les lieux de rduction et les lieux d'oxi/gnation du 
tissu animal. On peut dire de ce trs original mmoire qu'il ouvre une 
voie presque compltement nouvelle l'investigation histologiqTie. L'auteur 
dbute par cette remarque judicieuse, qu'il n'est pour ainsi dire pas de mi- 
crochimie vritable, et que la microchimie se limite en somme la dter- 
mination de la basophilie et de l'oxyphilie. Ce qui manque particulirement, 
c'est une mtliode colorative d'analyse des processus de respiration des 
tissus ; car ce que nous savons sur la teneur des tissus en oxygne est trs 
peu de chose. Il y a 25 ans Ehrlich (I)as Sauersto ffbedii rfniss des Organis- 
mus. Berlin, 1885) a fait connatre que le tissu animal vivant possde un 
fort pouvoir rducteur, rduit l'indophnol bleu et le bleu d'alizarine l'tat 
de corps blancs, et que la mort dveloppe la proprit rductrice des tissus 
au plus haut degr. Par contre, Pflueger et Schmiedeberg, Salkowski, 
Abelous et beaucoup d'autres nous ont appris placer les processus d'oxy- 



I. CELLULE. 27 

dation dans le protopLisma cellulaire; et Winkler, Roberts, Sciiultze ont 
rvl par des procds de teinture la prsence dans les cellules de ferments 
oxydants. Mais nous n'avons pas cet gard d'tude histologique mthodique 
des processus de rduction et d'oxygnation dans les tissus. U. est parti 
d'expriences qu'il avait dj faites avec Golodetz {Monatshefte f. prakt. 
Dermal., Bd XLVIII, 1909); elles leur avaient montr que tandis que les 
corps cellulaires rduisent diffrents corps et se colorent par ces corps r- 
duits, les noyaux ne prenant pas la coloration, ne sont donc pas rduc- 
teurs. 

1" U. dtermine d'abord les lieux de rduction {Reduklionsorle) dans les 
tissus. Il se sert pour cela de trois ractifs : le permanganate de K, le m- 
lange de ferricyanure de K et de chlorure ferrique, l'acide ttranitrochry- 
sophaniquc. Les rsultats, obtenus par exemple sur la peau frache et fixe 
par l'alcool ainsi que sur beaucoup d'autres organes, ont t absolument 
concordants ; mais l'preuve du permanganate mrite plus de confiance que 
les deux autres, dans lesquelles intervient aussi la question d'acidit ou 
d'alcalinit des tissus. Ces rsultats sont que partout la graisse et les noyaux 
ne sont absolument pas rducteurs ; la substance corne et les muscles 
rduisent fortement. Certaines de ces donnes sont en contradiction appa- 
rente avec celles qu'EuRLiCH a obtenues par l'examen global d'un organe ou 
d'un tissu; la graisse par exemple s'est montre Eurlich fortement rduc- 
trice, mais cette graisse contient une forte proportion de sang, dont les glo- 
bules rouges sont nergiquement rducteurs. 

2 C'est ensuite de la dtermination des lieux d'oxygnation, ou plutt 
d'oxygne (Sauerstoff'sorte) que s'occupe l'auteur. On peut interprter de 
deux faons la non-rduction par la graisse et par les noyaux. Ou bien elle 
est due ce que, saturs d'O, ces corps ne peuvent l'enlever aux ractifs. 
Ou bien elle tient ce que ces corps mettent eux-mmes de l'O. On peut 
trancher la question avec les ractifs de l'O. Si la raction est ngative, il y 
a seulement saturation oxygnique. Dans le cas de raction positive, il y a 
production d'oxygne dans les lieux non rducteurs. Comme ractif d'O, 
Golodetz et U. ont employ le blanc de Rongalite [Bongalitxoeiss) qui bleuit 
sous l'influence de l'oxygne actif en donnant du bleu de mthylne ; ce 
Rongalitweiss est le blanc de mthylne (Methylenweiss), leucodriv du 
bleu de mthylne qui prend naissance par l'action de la rongalite. La coupe, 
plonge dans ce ractif, ne bleuit pas, parce que le bleuissement est em- 
pch par la rongalite, mais, mise dans l'eau pour loigner la rongalite, les 
tissus capables d'oxyder bleuissent rapidement. Avec ce ractif U. a exp- 
riment sur beaucoup de tissus. Le rsultat gnral est que des deux corps 
non rducteurs, l'un, la graisse, ne bleuit pas et par consquent n'est que 
sature d'oxygne, l'autre, le noyau, bleuit, est donc producteur d'oxygne. 

3, 4, 5 Dans un troisime chapitre intitul influence exerce par les 
moyens artificiels sur les lieux d'oxygnation , U. fait ressortir la sensibilit 
extrme de la coloration des lieux d'oxygnation, comparativement aux autres 
procds de teinture de la technique histologique. Les alcalis, les sels neu- 
tres, les solutions de phnols, et de drivs du benzol, les alcools et tous les 
poisons du protoplasma, l'eau de conduite elle-mme annihilent la raction. 
Les acides minraux faibles, l'eau cliloroforme et thymole la conservent 
au contraire. La formaline, dont l'action intresse particulirement l'histolo- 
giste, la modifie. Le froid n'a aucune influence fcheuse, ce qui permet les 
coupes par conglation. Mais la cuisson peut supprimer la raction, sans 
doute en dtruisant la plupart des oxydases. Il est intressant de constater 
que la raction de l'oxygne avec le blanc de rongalite n'empche pas les 



28 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

colorations basi-oxyphiles qui peuvent s'y surajouter. U. a examin les r- 
sultats de la mthode avec les pices fixes par la formaline. II a "observ 
dans les divers organes des contrastes saisissants : dans le foie par exemple 
les cellules hpatiques voisines de la veine centrale ne bleuissent pas, tandis 
que bleuissent celles de la priphrie du lobule; dans le rein les tubes con- 
tourns restent incolores, au lieu que les tubes droits sont colors ; dans le 
systme nerveux central la substance grise bleuit, la substance blanche non. 
Dans un cinquime chapitre U. tudie l'influence des modifications de la 
solution colorante sur le rsultat. 

6" U. fait la critique de la mthode employe pour dceler les lieux 
d'oxygne. II se demande si le bleu de mthylne mis en libert dans Top- 
ration ne colore pas les noyaux et autres lments riclies en oxj^gne, cause 
de leur basophilie, de leur acidit. Il rpond cette critique en montrant 
que la coupe ne se colore qu'autant qu'elle a pris pralablement le blanc de 
rongalite et en second lieu qu'elle possde des lieux d'oxygne. La sensibilit 
de la raction de l'oxygne la distingue nettement de la raction de la 
basophilie ; la premire est entrave ou supprime par beaucoup de causes 
qui n'agissent pas sur la seconde. Du reste les deux ractions ne concident 
pas, et les lieux d'oxygne ne sont qu'une partie des corps acides et baso- 
philes des tissus ; la concidence n'existe que pour les noyaux et les Mastzel- 
len. Rechercliant les conditions du bleuissement, U. montre quil est d 
l'oxygne de l'air. Les lieux d'oxygne ne sont donc pas ou ne sont pas cpie 
des dpts d'oxygne, mais sont de vrais catalyseurs qui peuvent activer 
l'oxygne molculaire. 

7" Dans ce chapitre U. expose la meilleure mthode technique pour la 
dmonstration des lieux d'oxygne. [Malgrla confiance qu'inspire la per- 
sonnalit de l'auteur, un histologiste restera surpris de la brutalit de la 
mthode, qui consiste par exemple plonger les organes dans de l'eau de 
conduite, puis dans l'eau distille, en exprimer le sang et congeler en- 
suite. C'est cependant cette mthode qui permet des localisations fines de 
lieux d'oxygne tels que les noyaux, les grains des Mastzellen. La colora- 
tion par le blanc de rongalite est encore suivie d'un lavage l'eau. On a 
peine croire que dans ces conditions on puisse obtenir des images histo- 
logiques fidles]. 

8" Rapport entre les lieux de rduction et les lieux d'oxygnation. On peut 
cet gard partager les tissus en deux catgories : ceux o les lieux de r- 
duction et d'oxygnation sont spars; ceux o ils sont mlangs. Au pre- 
mier groupe appartiennent les muscles, les nerfs, la couche corne et les 
globules rouges qui sont des lieux de rduction pure, et d'autre part les 
noyaux, les Mastzellen et le granoplasma des Plasmazellen qui sont des lieux 
d'oxygnation. Entre les lieux de rduction et d'oxj'gnation absolue et 
constante, il y a des intermdiaires, tels que la sul)stance fondamentale du 
cartilage, la coUagne, l'lastine qui sont, suivant les cas, faiblement rduc- 
trices ou oxydantes. On comprend aussi que le mlange dans un mme tissu 
d'lments rducteurs et d'lments oxydants donne une raction attnue. 
Le second groupe est le protoplasma cellulaire avec ses infinies modifica- 
tions; le mme protoplasnia peut donner les deux ractions selon les cas. 
D'une faon gnrale cependant le protoplasma est fortement rducteur. 

U. passe en revue les diffrents lieux de rduction et d'oxygnation. Ces 
derniers sont notamment en premire ligne les noyaux, puis les JVIastzellen, 
les granules des cellules glandulaires, le protoplasma des cellules nerveuses, 
celui des cellules pithliales basales, des cellules pithliales des conduits 
excrteurs de l'arbre bronchique. Mais qu'est-ce qu'un lieu d'oxygne, quelle 



I. CELLULE. 2'J 

est sa nature, dans le cas surfout des noyaux, le plus important de tous? Le 
raisonnement conduit supposer que si le noyau lixe de l'oxygne pour le 
dgager ensuite, il ne peut le faire, puisqu'il est enfoui dans le protoplasma, 
qu'en extrayant l'oxygne qui traverse ce dernier; cette extraction il ne 
peut l'oprer sans doute que grce des ferments fixateurs d'oxygne. 

9" Ainsi l'auteur est amen envisager dans son ensemble la question du 
caractre fermentatif de l'oxydation dans les tissus et spcialement dans les 
noyaux, celle du rle du fer. Il indique les faits qui permettent de conclure 
l'existence d'oxydases dans le noyau, dans les granulations des leucocytes. 

10" Dans ce chapitre U. passe en revue les recherches rcentes relatives 
aux ferments oxydants dans les tissus animaux. Ce chapitre sera trs utile 
consulter pour les caractres gnraux des oxydases, leur classification, 
leur production artificielle, etc. 

11" La revue laquelle l'auteur s'est livr sur la doctrine des oxydases 
apprend que, d'aprs la majorit des opinions, l'essence des oxydases rside 
dans la formation et la dcomposition de peroxydes (thorie des peroxydes) ; 
quelques-uns attachent beaucoup d'importance un lment stable, le plus 
souvent inorganique (fer, manganse), qui a la capacit de fixer et d'activer 
l'oxygne. Spitzer (1897) a donn du corps cette thorie en montrant que 
les processus d'oxydation sont lis une nucloprotide ferrugineuse. 
U. est alors amen se demander si le blanc de rongalite qui dcle dans 
les tissus les lieux d'oxygne, les noyaux notamment, est capable d'y montrer 
la prsence du fer. 11 rappelle les travaux de Mac Callum dmontrant l'exis- 
tence du fer dans les noyaux. Ce fer, en combinaison organique trs solide, 
y joue le rle d'un catalyseur d'oxygne. Les noyaux ne sont pas des sources 
d'oxydation, qui mettent de l'oxygne, mais des lieux catalyseurs d'oxy- 
gne, o l'oxygne molculaire est transform en oxygne actif. A. Pre- 
nant. 

Siedlecki (M.). Changements du rapport du noyau cl du protoplasma 
pendant la c7'oissance des parasites intracellulaires. L'auteur ne considre 
que des parasites intracellulaires ne se multipliant pas dans la cellule-hte. 
Une cellule non parasite est un systme ferm, contenant une certaine 
quantit de substance protoplasmique et de substance nuclaire. L'entre 
d'un parasite la transforme en un autre systme, par suite de l'introduction 
d'une nouvelle quantit de ces deux ordres de substances. Or on sait que 
normalement une diminution de la quantit de substance nuclaire cor- 
respond une rduction de la quantit de protoplasma, tandis qu'un accrois- 
sement du noyau s'accompagne d'un accroissement de la cellule entire : 
il y a, dans chaque cellule, une corrlation entre la masse du protoplasma 
et celle du noyau, ce que R. Hertwig a appel : Kernplasmarelation. 

S. tudie quinze stades de la croissance de Lankesteria ascidix Ming. 
Choisissant les coupes o cellules-htes et parasites sont sectionns longitu- 
dinalement avec leurs noyaux, il calcule la surface visible des protoplasmas 
et des noyaux. Pour cela, il dcoupe ces surfaces dans du carton dont il con- 
nat le poids du centimtre cube, et pse ces morceaux. Pour les cellules 
indemnes, la relation surface du noyau surface du protoplasma est en 
moyenne de 1 : 6,8. 

On constate que, lors de son entre dans la cellule, le parasite crot d'abord 
uniformment dans toutes ses parties : sa Kernplasmarelation ne change 
pas. Ce premier accroissement pourrait tre d une absorption d'eau. Mais 
bientt le noyau crot beaucoup plus vite^que le protoplasme : sa surface fait 
plus que tripler tandis que celle du protoplasme double. La Kernplasmarela- 



30 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

^^ow, d'abord de 1 : 2,5, atteint 1 : 1,4. Puis les choses changent : le proto- 
plasma dcuple sa surface pendant que le noyau quadruple seulement la 
sienne. Aussi lors de la mise en libert du parasite, sa Kernplasmar dation 
est-elle 1 : 9,6; il y a donc un grand excs de protoplasma. Il en est de 
mme dans un uf mr de Mtazoaire et Ton sait que, pendant la segmen- 
tation, la masse nuclaire crot aux dpens du protoplasme, jusqu' ce qu'il 
s'tablisse un certain rapport, caractristique de chaque espce de cellule 
et d'animal. De mme ici : le parasite, devenu libre, subit aussitt des pro- 
cessus sexuels qui le transforment en un grand nombre de sporozotes, 
noyau relativement plus grand, et dont la Kernplasmarelalion est en moyenne 
de 1 : 2,5. 

D'autre part, la cellule parasite grossit fortement. Dans une premire p- 
riode, c'est surtout son noyau qui s'hypertrophie. Dans une deuxime, 
le noyau est comprim contre la paroi de la cellule et semble se rduire. Ce 
n'est toutefois qu'une apparence : en ralit il ne cesse pas de crotre, mais 
il grossit moins vite. La cellule elle-mme continue grossir, mais pas pro- 
portionnellement au parasite qu'elle contient : aussi finit-elle par clater. 
C'est seulement aprs cette dchirure qu'elle entre en dgnrescence. Jus- 
que-l elle est reste bien vivante et a pu continuer participer utilement 
au revtement de la paroi intestinale et rsister, aussi bien que les indem- 
nes, aux sucs digestifs. 

D'une faon gnrale, le parasite dtermine dans la cellule un accroisse- 
ment considrable de la quantit de substance nuclaire. Trois causes pour- 
raient amener un pareil accroissement : le fonctionnement plus nergique 
de la cellule, l'inanition, ou la dgnrescence physiologique. Rien ne per- 
met, dit l'auteur, de conclure la dgnrescence physiologicjue. L'inani- 
tion serait plus vraisemblable ; pourtant la cellule infeste grandit, s'tale 
sous la couche pithliale, de faon tre largement baigne par le courant 
sanguin. Et le noyau commence s'hyportrophier quand le parasite est en- 
core bien petit : il n'est pas probable qu'il puisse, ce moment, soustraire 
la cellule- hte assez de substance pour l'affamer. Reste donc l'accroisse- 
ment des changes nutritifs ; il est ncessit, et par la croissance de la cel- 
lule elle-mme, et par l'obligation o elle est de nourrir, en plus, son para- 
site. 

L'hypertrophie du noyau devrait normalement entraner une augmenta- 
tion du protoplasma, jusqu'au rtablissement de la valeur normale de la 
Kernplasiiiarelatimi. Mais ici l'quilibre ne peut se rtablir, parce que le pa- 
rasite empche la croissance rgulire du protoplasma, en absorbant une 
partie des substances qui lui taient destines. 

La croissance du parasite est bien plus rapide que celle de sa cellule-hte : 
cela devrait exiger pour le parasite des changes nutritifs trs actifs, et par 
suite un trs gros noyau. Or, prcisment, au moment o il grossit le plus 
vite, le parasite possde relativement peu de substance nuclaire. Mais con- 
sidrons l'ensemble de la cellule-hte plus son parasite comme un systme 
ferm, et tudions la variation de la Kernplasmar dation totale de cet en- 
semble. Nous verrons que la masse totale de substance nuclaire grandit 
d'abord beaucoup, mais qu'ensuite la Kernplasmardation revient lentement 
sa valeur primitive, de faon redevenir, aux derniers .stades, peu prs 
ce qu'elle tait au moment de l'entre du parasite. L'excs de substance nu- 
claire de la cellule-hte trouve donc son contre-poids dans l'excs de pro- 
toplasma du parasite. Voil pourquoi la Grgarine peut continuer longtemps 
crotre sans se diviser, malgr son excs de protoplasma. En effet, aussi- 
tt qu'elle a quitt la cellule-hte, commencent les processus sexuels qui ont 



I. CELLULE. 31 

pour consquence de ramener une valeur plus normale sa Kernplasmare- 
lation. 

Certains auteurs ont admis que les tumeurs malignes avaient pour origine 
une infection par des parasites intracellulaires. Pour pouvoir accepter cette 
thorie, il faudrait d'abord constater que la Keniplasmarelalion des cellules 
des tumeurs se comporte comme celle des cellules parasites. Or, Godlewsk.1 
jun. conclut de figures d'autres auteurs que les cellules des tumeurs se com- 
portent comme les cellules rsultant de rgnration ; et l'on sait que chez 
celles-ci il y a excs de plasma, comme dans les cellules embryonnaires. 
C'est donc exactement le contraire de ce qui se produit dans les cellules 
parasites. A. Robert. 

Loeb (Jacques) et "Wasteneys (Hardolph). Suite de remarques sur 
la dpendance mutuelle de l'tendue des oxydations et de la cytoli/se dans l'uf 
d'Oursin. Note pour redresser une mauvaise interprtation des re- 
cherches des auteurs par Warburc;. En oprant sur Asterias, les auteurs ne 
se sont pas adresss un matriel rebelle la cytolyse, comme l'a cru War- 
BURG, car la. cytolyse s'tend tous les ufs si l'action du ractif est plus 
prolonge. D'autre part, ils ne croient pas que la cytolyse s'accompagne de 
la considrable augmentation de la consommation d'O qu'admet Warburg 
(5 fois plus), car une pareille augmentation se serait manifeste dans leurs 
expriences. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Champy (G.). Recherches sur l'absorption intestinale et le rle des 
mitochondries dans l'absorption et la scrtion [XIV, 1", y, s]. La cellule 
plateau de l'intestin renferme un appareil mitochondrial qui est, l'tat de 
jeune, constitu par des chondriocontes longs. Les colorants vitaux et d'autres 
mthodes rvlent des boules de diverse nature. L'appareil mitochondrial 
prsente une polarit, ce qui rapproche la cellule intestinale des cellules glan- 
jdulaires; mais elle en diffre en ce que c'est une cellule bipolaire qui doit 
scrter dans deux sens opposs. Pendant l'absorption, surtout pendant l'ab- 
sorption d'albuminodes et de graisses, les chondriocontes se l'solventen gra- 
nulations et les nucloles se multiplient. Ces modifications paraissent tre 
dues l'action des savons et des peptones provenant de la digestion de ces 
aliments. Ces phnomnes sont analogues ceux qui, dans la cellule glan- 
dulaire, accompagnent la scrtion. Physiologiquement Fpithlium intes- 
tinal se comporte comme les glandes ; la chaleur semble arrter son fonc- 
tionnement chez les Batraciens ; la pilocarpine excite l'absorption, l'atropine 
la ralentit, ce qui concide avec le fait histologique que la pilocarpine provo- 
que la rsolution de l'appareil mitochondrial. Les substances rsorbes sem- 
blent suivre toutes la mme voie travers la cellule intestinale. Elles 
apparaissent au niveau des plastes sous la forme o elles seront excrtes 
dans les espaces lymphatiques. On ne les trouve pas dans le plasma hyalin, 
sauf l'tat de combinaison. 

L'absorption est bien identifiable aux processus de scrtion , mais pour 
se reprsenter ces processus, il faut recourir des comparaisons physico- 
chimiques, qui s'y appliquent d'ailleurs bien, plutt qu', des termes parti 
culiers la biologie. Les mitochondries et l'ergastoplasma paraissent bien 
tre une seule et mme formation, dont l'importance est capitale dans la 
vie cellulaire. L'tat filamenteux du chondriome est l'tat de repos, tandis 
que l'tat granuleux est son tat d'activit. Les graines de scrtion, plastes, 
boules colorablesau rouge neutre, proviennent au moins en partie delatrans- 



32 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

formation des mitochondries ou plus exactement de la raction de celle-ci 
sur le plasma hyalin ambiant. F. Henneguy. 

Hworostuchin (W.). Sur la question de la structure du plexus cho- 
rode. Ce mmoire apporte une contribution nouvelle la structure glan- 
dulaire des cellules pithliales du plexus chorode. Dans les stades de 
repos et au dbut de la phase de scrtion, il existe des mitochondries qui 
ont la forme de filaments vgtatifs d'ALT.\UNN. Dans les phases ultrieures 
de la scrtion il se forme de gros granules, colorables par la fuchsine dans 
le procd d'LTMANN, des corps en croissant, des vacuoles, des granules 
graisseux (lcithiques). A. Prenant. 

Hoven (H.). Du rle du chondriome dans l'laboratmi des produits 
de scrtion de la glande mammaire. H. voit les produits de scrtion s'- 
laborer aux dpens des chondriocontes et des mitochondries des cellules de 
la glande mammaire. Il se forme ainsi des grains de scrtion et de petites 
boules de graisse; ces dernires confluent et forment de grosses gouttes. 
L'laboration des lments de scrtion se forme donc dans la glande mam- 
maire comme dans les glandes salivai res et le pancras et comme dans les 
cellules graisseuses. A. Guieysse-Pellissier. 

Shibata (K.). Becherches sur la chimiotaxie des anthrozodes des 
Ptridopliytes. L'emploi des acides organiques comme excitants montre 
que les anthrozodes d'orignes diverses ragissent diversement. Avec 
des sels diffrents, on constate que les lments homologues prsentent dans 
leur action une troite ressemblance. Le groupe du calcium a une grande 
valeur comme excitant. Le pouvoir attractif dcrot mesure que le poids 
atomique augmente et les lments lourds exercent toujours une rpulsion. 
Les anthrozodes de Salvinia prsentent vis--vis des ions-H une chimio- 
taxie positive moindre que ceux 'Equisetum. Les anthrozodes d'isoetes 
sont indiffrents vis--vis des ions-H. Les anthrozodes de diverses origi- 
nes prsentent aussi une sensibilit spcifique vis--vis des alcalodes, au 
point (|ue cette sensibilit peut avoir une valeur diagnostique. S. est aussi 
amen distinguer chez les anthrozodes des Ptridophytes trois sortes de 
sensibilits chimiotactiques : 1 la sensibilit pour les anions de l'acide ma- 
lique et des acides ayant la mme influence; 2" la sensibilit par les ions- 
OH et 3 la sensibilit pour les cations (ions mtalliques et ions-H) et pour 
les alcalodes. F. Pchoutre. 

KoltzofiF (N. K.). Etudes sur la forme de la cellule. III. Recherches sur 
la contractilit du pdoncule des Vorticelles. Cet important mmoire 
dbute par un aperu des ides gnrales qui ont guid l'auteur dans ses 
recherches antrieures et des principaux rsultats obtenus ; il ne sera pas 
inutile de le reproduire ici. Il s'est propos (1906) le problme cytologique 
suivant : de quelle faon coexistent dans la cellule les caractres de l'tat 
d'agrgation liquide et de l'tat solide; c'est--dire, tant donne la qualit 
indiscutablement liquide du protoplasma, comment se fait-il que la cellule 
aitune forme constante, souvent mme trs complique? C'est que, rpond-il, 
toute cellule ou partie de cellule, dont la forme s'carte de la sphre, pos- 
sde un squelette solide, qui donne au protoplasme liquide une forme ext- 
rieure dtermine ; ce squelette peut tre extrieur, comme l'est la mem- 
brane cellulaire des plantes, ou bien intrieur, comme chez les Protozoaires, 
et dans beaucoup de cellules des Mtazoaires o il est constitu de fibres 



I. CELLULE. 33 

lastiques. La tte des spermatozodes ( 1908) est un exemple de ce dernier cas ; 
les fibres qu'on y dcle sont lasticjues et non contractiles; il y a une f- 
cheuse tendance gnrale des cytoloyistes considrer comme contractiles 
toutes les fibres observes dans la structure cellulaire; et toute fibre contrac- 
tile possde un double caractre (lasticiue et contractile), constitue qu'elle 
est par un squelette solide et par un protoplasma liquide. C'est pour illustrer 
cette ide parun nouvel exemple que K. entreprend l'tude du pdonculedes 
Vorticelles {Zoothamnimu alternans) . 

I. Une premire partie est consacre la statique du pdoncule. Il est 
constitu par une enveloppe extrieure, contenant le myonme; celui-ci est 
form de dehors en dedans par une enveloppe intrieure, par une couche 
de protoplasma granuleux ou tlicoplasma, par une couronne de fibrilles, 
par un cordon axial de kinoplasma homogne et trs rfringent. Les deux 
enveloppes, ainsi que les fibrilles, forment le squelette de l'appareil; le th- 
coplasma et le kinoplasma sont l'tat licpiide. Le tlicoplasma entoure 
toujours, si mince soit-il, le kinoplasma de toutes parts. La description " 
classique du myonme des Vorticelles, d'aprs laquelle il serait form de 
deux filaments juxtaposs ou enrouls en hlice l'un autour de l'autre, l'un 
axonme (correspondant au thcoplasma), l'autre spasmonme (correspon- 
dant au kinoplasma), cette description consacre une illusion. Le thcoplasma 
est granuleux, mais il n'est pas prouv que les granulations soient, comme 
le veut Faur-Fremiet (1910), de nature mitochondriale. Le kinoplasma, 
normalement homogne, peut se vacuoliser sous l'influence de solutions 
hypotoniques; divers agents peuvent le dsagrger en boules; ces faits 
montrent son tat liquide. Pendant ce temps, les fibrilles demeurent sans 
changements; ce qui prouve leur nature solide, leur rle squelettique. 

Les conditions d'quilibre du pdoncule des Vorticelles sont dtermines 
par deux ensembles de forces luttant l'un contre l'autre [XIV, 1", a]. D'un 
ct agissent comme puissance la tension superficielle et la pression osmo- 
tique du contenu liquide (thcoplasma et kinoplasma) du myonme; cette ten- 
sion superficielle est la somme d'ailleurs de deux tensions partielles, qui peu- 
vent s'ajouter ou bien se dissocier, l'une entre la surface du kinoplasma et celle 
du thcoplasma, l'autre entre le thcoplasma et l'enveloppe interne. De l'autre 
interviennent comme rsistance Tlasticit des deux enveloppes et celle des 
fibrilles squelettiques. Supposons que la tension superficielle et la pression 
osmotique du myonme liquide viennent augmenter, que ce myonme, 
tendant par consquent vers la forme sphrique, se contz'acte, se raccour- 
cisse. L'lasticit des enveloppes sera mise en jeu, elle s'accroitra de mme 
que la rsistance des fibrilles squelettiques, et il s'ensuivra l'enroulement 
spiral de ces enveloppes. Ainsi grce aux proprits structurales du pdon- 
cule, son squelette, les modifications dans la pression osmotique et dans 
la tension superficielle du myonme liquide peuvent conduire la con- 
traction ou l'extension du pdoncule. Il reste voir si effectivement ces 
modifications ont lieu; c'est ce queK. examine dans la ^-' partie de son travail. 

II. Cette deuxime partie est donc consacre la dynamique du pdon- 
cule. L'auteur tudie successivement le rle de la pression osmotique, et 
celui des variations de la tension superficielle provoques par des change- 
ments dans la composition chimique du milieu. 

V' L'tude de l'influence pure de la pression osmotique a t faite avec de 
l'eau de mer rendue hypotonique par addition d'eau distille ou devenue 
hypertonique aprs vaporation. En milieu hypotonique le kinoplasma se 
vacuolise. En milieu hypertonique le dpart de l'eau du myonme dtermine 
le plissement de l'enveloppe interne. Dans l'un et dans l'autre cas, lechan- 

l' ANNE BIOLOCIQUE, XVI. 1911. 3 



34 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

gement de pression osmotiqiie n'altre pas la contractilit du myonme qui 
demeure entire. L'auteur en conclut que la cause de la contraction du p- 
doncule des Vorticelles ne peut rsider que dans un changement de la' ten- 
sion superficielle, changement qu'il localise la surface de sparation du 
thcoplasma et du kinoplasma. 

2. C'est l'tude exprimentale de ces changements de tension superficielle 
qui fait l'objet d'un second chapitre de cette partie dynamique du mmoire. 
On sait que la valeur de la tension superficielle, la limite de deux liquides 
ou d'un liquide et d'un solide, dpend de la temprature, de la pression, de 
phnomnes lectrolytiques et de l'absorption de substances chimiques. 
C'est ce dernier facteur que K. a spcialement tudi. On est ici en prsence 
de deux liquides, le thcoplasma et le kinoplasma, la sparation desquels 
la tension superficielle a une valeur trs variable, s'levant brusquement 
pendant la contraction jusqu' un maximum, descendant peu peu un 
minimum lors de l'extension du pdoncule. Les phnomnes qui se passe- 
ront peuvent tre figurs par un modle constitu par un liquide A (thco- 
plasma) contenant l'intrieur d'un filet lastique (fibrilles) une goutte d'un 
autre liquide B (kinoplasma) de mme poids spcifique. On peut envisager 
les trois cas suivants : ou bien la substance ajoute au liquide A ne modi- 
fiera en rien la tension superficielle (substance homoiotone de Michaelis) ; 
ou bien elle abaissera la tension entre A et B (substance bathotone), et la 
goutte B s'allongera d'autant que la substance ajoute sera plus abondante; 
ou bien elle lvera la tension (substance gypsotone), et la goutte B se rac- 
courcira tendant vers la forme sphrique. Si une substance bathotone a agi 
sur la goutte B, qui s'est allonge, on pourra ramener celle-ci l'tat de 
contraction, eninsolul)ilisant la substance bathotone, et ainsi de suite. Dans 
le pdoncule de Vorticelle, les dispositions sont toutefois plus compliques 
que dans ce modle, cause do la prsence de l'enveloppe interne du 
thcoplasma, qui agit comme membrane semi-permable. A ce propos, K. 
combat la tliorie d'OvERTON, et soutient que des sels inorganiques, quoique 
insolubles dans les lipodes, peuvent pntrer dans le protoplasma. D'aprs 
les explications qui prcdent, K. met l'hypothse que l'extension du pdon- 
cule est dtermine par l'absorption de substances bathotones, et sa con- 
traction par une raction chimique qui supprime ces substances. Quant aux 
rsultats objectifs de ses expriences, on peut les classer en deux groupes. 
En premier lieu, en remplaant l'eau de mer par des solutions isotoniques 
d'un ou de plusieurs sels inorganiques, on observe une contraction agonale 
( admortelle j. suivie del dsagrgation du kinoplasma en gouttes. En se- 
cond lieu, la prsence ou l'absence de l'un ou l'autre sel ou ion dtermine 
le caractre de la contraction, c'est--dire le nombre de systoles la minute. 

L'tude des phnomnes du premier groupe apprend que le remplace- 
ment de l'eau de mer par des solutions de divers lectrolytes produit tt ou 
tard la mort du pdoncule; elle survient par une contraction agonale, qui, 
l'inverse de la systole normale, est une raction irrversible ; cette con- 
traction peut faire suite la dsagrgation en gouttes du kinoplasma. Les 
cations employs se rpartissent en deux groupes antagonistes. Au premier 
appartiennent Na, K, NH^ et en partie Li, dont les chlorures produisent 
rapidement la mort du pdoncule. Dans le second rentrent Ca, Mg et sans 
doute Sr, dont les chlorures maintiennent en vie le pdoncule et peuvent 
mme neutraliser les effets des cations prcdents. De mme les anions 
expriments en solutions sodiques sont de deux ordres. Les uns, tels Cl, 
NO^, causent la contraction agonale puis la dsagrgation kinoplasmique; 
les autres, SO'', CO^ etc.. produisent la contraction agonale, mais retardent la 



I. - CELLULE. 35 

dsagrgation. Quant aux causes de la contraction agonale, et de la dsa- 
grgation qui s'ensuit, elles ne diffrent pas de celles do la contraction 
normale,' sinon par le degr de leur intensit. La contraction agonale est 
dtermine par la pntration des cations du premier groupe dans le thco- 
plasma et par les transformations chimiques irrversibles qui en rsultent, 
levant la tension superficielle entre le kinoplasma et le thcoplasma. La 
pntration de ces cations est ralentie par l'absorption d'ions du second 
groupe, qui abaissent la tension superficielle. L'action des cations du 
premier groupe sur les ttes de la colonie se manifeste par le gonflement 
de celles-ci, la suite d'une vritable endosmose; l'effet des cations du 
deuxime groupe se traduit par l'extension et le ratatinement des ttes, 
la suite d'un phnomne d'exosmose. 

L'tude des phnomnes du second groupe montre l'influence des sels 
de C'a et de Mg sur le type de la contraction. Dans des solutions de CaCl"^ 
pur ou dans des solutions de NaCl ou de KCl additionnes de Ca et par 
suite empches, les pdoncules passent par un premier stade de systole 
ttanique avec trs nombreuses contractions la minute. Au bout d'un 
certain temps, le repos s'tablit; quelquefois entre les contractions peuvent 
s'effectuer des diastoles compltes. En mme temps cesse le mouvement vibra- 
tile, au moins celui des cils pristomaux et aboraux. Dans des solutions de 
MgCl- pur, ou dans des solutions de NaCl ou KCl additionnes de Mg, les 
tiges des colonies entrent en diastole soit immdiatement, soit aprs une 
courte priode d'excitation. La contractilit autonome, compare celle 
quon observe dans les solutions de Ca, est faible. Les champs frontaux et le 
pristome sont vagins et les cils tendus sont en mouvement. 

Les phnomnes observs sur les pdoncules de Zoolhamnium ne sont 
pas localiss cet objet; ils s'tendent d'autres lments contractiles et 
ont par suite une valeur gnrale, ainsi que l'explication que l'auteur en 
propose. Les fibrilles contractiles du muscle ' Ascaris sont des colonnettes 
de kinoplasma liquide, qui doivent leur forme fixe aux fibrilles squelet- 
tiques qui les entourent et que Goldsch.nudt (1909) a signales; ces fibrilles 
kinoplasmiques peuvent aussi se dsagrger en gouttelettes (Apathy) tout 
comme le kinoplasma du pdoncule de Vorticelle. La dsagrgation du 
kinoplasma en gouttes peut se constater aussi sur les queues des spermies; 
la libre squelettique de la queue maintient les gouttes kinoplasmiques en 
une chane rgulire. Les cils des cellules pithliales rentrent dans la mme 
catgorie; car on y a dcouvert un protoplasma liquide et un squelette 
solide, et dans le premier on peut arriver distinguer un thcoplasma et 
un kinoplasma. Les fibrilles de la cellule musculaire strie peuvent tre 
ramenes au mme schma; elles possdent un squelette solide et las- 
tique o sont rparties des gouttes de kinoplasma liquide entoures de th- 
coplasma; l'lasticit du squelette allonge dans la fibre tendue les gouttes 
kinoplasmiques; celles-ci. quand la tension superficielle s'lve, tendent 
vers la forme sphrique, d'o la contraction de toute la fibre. Dans tous ces 
cas, la forme de la contraction est dtermine par un squelette solide de 
figure typique pour chaque cas particulier, grce auquel la contraction du 
kinoplasma est ordonne dans un certain sens. La cause de la contraction 
rside dans l'lvation de la tension superficielle entre le kinoplasma et le 
thcoplasma, d'o rsulte un rapetissement de la surface et la tendance du 
kinoplasma vers la forme sphrique. Inversement la chute de la tension 
superficielle allonge les gouttes de kinoplasma. Les changements de la 
tension superficielle sont en rapport causal avec l'absorption d'ions alcalins 
et alcalino-terreux. Le kinoplasma apparat finalement comme une varit 



36 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

de protoplasma spcialement adapte la fonction de contractilit. A.. 
Prenant. 

Ulehla (Vladimir). Etudes ullramicroscopiques sur le mouvement 
f!a;/ellaire. U. a utilis rultramicroscope pour l'tude du mouvement des 
flagelles; il n'est prcd dans cette voie que par quelques auteurs, dont 
surtout Reiciiert (1909). 11 s'est servi, comme objets d'tude, des Flagelltes, 
des Bactries, des zoospores et gamtes de Clilorophyces et de Phopliyces^ 
des spermatozodes d'PIpatiques. Dans ces divers cas, il a analys les carac- 
tres du mouvement, variables suivant les espces. On comprend qu'il soit 
impossible ici de rendre compte de toutes les descriptions particulires qu'il 
a donnes. Le mouvement est apprci, dans sa forme et dans son amplitude, 
pari' espace clair {IJchtraum) qui apparat, l'ultramicroscope, entre 
les deux positions extrmes du flagelle; des lignes brillantes, enferme d'S^ 
trs allonges, peuvent paratre dans l'espace clair. 

L'tude qu'a faite U. sur des organismes si varis cependant ne lui a pas 
permis de retrouver les quatre types de mouvement cilio-flagellaire que Ya- 
LENTLN (1842) avait tablis, savoir les motus iitululatus. unciuatus, vacillans^ 
'infundiljuUformis: car entre eux il y a des intermdiaires, comme BIitschli 
(1878) l'a tabli. Mais BOtschli, tombant dans un excs inverse, a eu tort de 
vouloir ramener tous les mouvements cilio-flagellaires un seul et mme 
type, fond sur le principe du pas de vis. U. formule ainsi ses principales 
conclusions : Le fouet, dont l'activit est normale, en s'inflcliissant de 
faon varie, entoure ou parcourt un espace dtermin, l'espace clair, qui 
est de forme diverse et qui n'est que rarement une figure de rvolution. Cet 
espace peut changer de forme, grce des changements dans la direction 
du mouvement; cela est d ce qu'aux inflexions normales se surajoute une 
inflexion du fouet dans son ensemble ; on peut en conclure une structure 
trs complique du flagelle. La rapidit du mouvement flagellaire est beau- 
coup plus grande qu'on ne le croyait, puisqu'on l'observait le plus souvent 
sur les individus lss. D'ailleurs les actions extrieures influencent trs 
facilement le mouvement flagellaire. Toutes variations laisses de ct, le 
fouet travaille suivant le principe non pas de la vis, mais de la rame, c'est-- 
dire que le corps est propuls non pas en se vissant dans le liquide, mais par 
des battements ou contractions latrales dont les actions s'ajoutent. Malgr 
tout, on peut distinguer un certain nombre de types, suivant les cellules 
flagelles (types Monade, Chrysomonade, Euglne, Bado, CJostridium^ Chlo- 
rophyces). A. Prenant. 

Gruber (Karl). Stir des formes particulires d'Amha proteus. 
Rhumbler explique les mouvements des Amibes par les conditions de leur 
surface. Or celles-ci sont sous la dpendance du milieu environnant. En 
changeant le milieu de culture de A . proteus on voit les pseudopodes se ter- 
miner par des nodosits : en ces points la membrane est gonfle par un cou- 
rant violent d'endoplasme. Puis tout coup, en un point de la nodosit, appa- 
rat un mince prolongement de protoplasma clair, dont la surface durcit 
rapidement : l'extrmit de ce pseudopode se renfle encore par l'afflux de 
l'endoplasme et ainsi de suite. De mme, quand on plonge dans un milieu 
nutritif une Amibe qui s'tait arrondie sous l'action d'un milieu dfavorable, 
on voit la surface de celle-ci, qui s'tait fortement durcie, crever par places 
et donner issue un ou plusieurs pseudopodes ; la membrane durcie se vide 
alors et est quelque temps entrane, ride et fltrie, derrire l'Amibe. Le 
changement de consistance de la surface est certainement d au milieu 



I. - CELLULE. 37 

environnant, mais Faction est rciproque : selon la composition chimique du 
plasma, l'action durcissante est plus ou moins nergique, et d'autre part le 
changement de milieu amne des modifications dans la consistance de la 
surface de la mme Amibe, dans les mmes conditions. Ainsi l'auteur a pu 
produire un durcissement exagr de la membrane de A. proteus par l'action 
de solutions sucres. Le durcissement s'exagre avec le temps : les pseudo- 
podes qui viennent de se former ont toujours un ectoplasme plus liquide et 
l'ectoplasme de la rgion antrieure d'une Amibe qui se dplace est plus 
fluide que celui des rgions situes plus en arrire. Les modifications de la 
tension superficielle rsultant de ces changements expliquent, d'aprs RiiuM- 
BLER, les mouvements des Amibes. 

C'est probablement une action trop prolonge d'un milieu durcissant qu'il 
faut attribuer la production d'un prolongement troit, clair, ressemblant 
un flagelle, qui a t observ deux fois l'extrmit postrieure d'une Amibe 
en mouvement : ce doit tre un pseudopode postrieur, durci d'une faon 
exagre et entran passivement. L'auteur suppose qu'il doit tre rejet plus 
tard. A. Robert. 

Guieysse-Pellissier (A.). Caryonnabiose et greffe nuclaire. Dans 
certains cas, des noyaux cellulaires peuvent changer de protoplasma, p- 
ntrent dans une autre cellule, soit par eux-mmes, soit capts par cette 
cellule, ils se greffent dans son protoplasma, leur structure s'y modifie plus 
ou moins et il se forme ainsi un nouvel lment, ("est ce plinomne que 
l'auteur a dsign sous le nom de rari/oanti/nose. Il l'a observ dans la for- 
mation des cellules gantes autour de fragments de moelle de sureau intro- 
duits dans divers tissus de Cobaye, dans des cellules pithliales de l'intestin 
pntrs par des leucocytes, dans un oocyte atrsi de Vesj)erugo envahi par 
des leucocytes et des cellules de la granulosa, enfin dans des cellules gantes 
mises en contact avec des spermatozodes vivants. Lorsque des cellules 
pntrent dans une autre cellule, il n'y a pas fatalement phagocytose; les 
noyaux, au lieu de dgnrer, })euvent se modifier et devenir semblables 
ceux de la cellule dans laquelle ils sont entrs; ainsi se constituent certaines 
cellules polynucles, non i)ar multiplication de leur propre noyau, mais 
par greffe de noyaux trangers. Pour que des cellules diffrentes puissent 
ainsi se fusionner il semble ncessaire que l'un des deux lments soit dans 
un tat d'infriorit par rapport l'autre, mais que cette dchance ne soit 
pas encore une dgnrescence avance, sinon l'lment serait phagocyt 
simplement. Cet tat de dchance sans aucune dgnrescence atteint sa 
perfection chez le spermatozode. Si les faits signals par G. -P. ont t con- 
venablement interprts par lui, il en rsulterait qu'il existe une certaine 
indpendance entre le noyau et le cytoplasma , et qu'il existerait une 
sorte de symbiose entre ces deux lments, comme l'admettent certaines 
tliories. F. Henneguy. 

3 Division cellulaire directe et indirecte. 

Lillie (R. S.). Physiologie de la division cellulaire. IV. Aclioii des solu- 
tions salines, suivie par celle de l'eau de mer hyper tonique, sur les ufs non 
fconds d'Oursin, et le rle des membranes dans la mitose. Introduction. 
La cause de la segmentation des ufs vierges doit tre attribue l'aug- 
mentation de la permabilit de la membrane plasmatique de l'uf, due 
l'action des ractifs. Ce phnomne est rendu manifeste par la sortie du 
pigment qui se produit sous l'influence de ceux dont l'action est la plus 



38 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

nergique. Cette action semble devoir tre attribue l'influence de l'anion 
sur les substances collodes de la membrane; ce sont les anions solubi- 
lisant le plus nergiquement les collodes qui se montrent les plus actifs. 
Citons par ordre d'activit croissante : C00CH3, Cl, Br, CIO, NO^ I, CNS. 
Au contraire, certains cations, en particulier Ca, ont une action oppose. 11 
semble bien que les diffrences que prsentent au point de vue du dve- 
loppement parthnogntique les ufs des diverses espces puissent tre 
attribues leur rsistance ces modifications de permabilit. 

Expriences. Les ufs .' Arbacia punclulala, \i\diC^ dans les solutions 
pures isotoniques de Nal, Kl, ou le sulfocyanure de Na et de K, pendant 5 
10 minutes, puis reports dans l'eau de mer, montrent au bout de quelques 
heures une membrane, puis lentement vacuent leur pigment et subissent 
des fragmentations irrgulires et finalement la cytolyse. Un trs petit 
nombre donne quelques faibles larves. L'vacuation du pigment montre que 
ce phnomne peut tre rapport une augmentation de la permabilit de 
la membrane cytoplasmique [en tout cas, il n'y a rien l qui soit en accord 
avec l'ide de Loeb d'aprs qui cette membrane est le corollaire d'une dis- 
solution des substances grasses par le ractif]. Si aux solutions pures ci- 
dessus on ajoute un sel de calcium, aucun des effets indiqus ne se produit : 
les ufs restent intacts et vivants, fcondables pendant de longues heures. 
Le fait que, dans ce cas, leur pigment n'est pas vacu permet d'interprter 
l'action de Ca comme un obstacle la permabilisation de la membrane. 
Si, aprs action de la solution pure, on reporte les ufs dans l'eau de mer 
pendant 10 15 minutes, de manire laisser se former la membrane sans 
(pie la cytolyse ait le temps de dsorganiser les ufs et qu'on les place ensuite 
dans l'eau de mer hypertonique pendant 30 minutes, les ufs se dvelop- 
pent presque tous en belles larves nageantes, lorsque aprs 30 minutes on les 
a reports dans l'eau de mer naturelle. Il est possible que les oxydations 
invoques par Loeb pour expliquer ce phnomne interviennent rellement, 
mais en tout cas au premier rang des facteurs il faut placer le fait que l'eau 
de mer hypertonique rtablit la condition primitive de la semi-permabilit 
de la membrane et permet ainsi aux ufs de continuer vivre et se dve- 
lopper sous l'impulsion qu'ils ont reue de la solution pure. On pourrait 
s'attendre ce que l'intervention de Ca dans les mmes conditions que les 
solutions hypertoniques, c'est--dire aprs l'action de la solution pure pen- 
dant 5 10 minutes et lavage l'eau de mer pendant 10 15 minutes, pro- 
duise les mmes effets, puisque son action est prcisment d'empcher la 
permabilisation de la membrane. Les expriences montrent cependant qu'il 
n'en est rien. [Cela, notre avis, rend fortement douteuse la validit de la 
thorie]. 

Dans la fcondation normale, les expriences de l'auteur avaient dj 
montr que la permabilit de l'uf est augmente depuis le moment du 
contact du spermatozode avec lui jusqu' sa pntration complte, et qu'aus- 
sitt aprs elle redevient normale. Or, la priode d'augmentation de per- 
mabilit dure 10 15 minutes et la priode de la permabilit normale 
jusqu'au premier sillon de segmentation, 1/2 lieure. Ces dures sont pr- 
cisment celles que l'exprience montre tre optima dans la parthnogense 
artificielle pour l'application des ractifs augmentant la permabilit et de 
ceux rtablissant la permabilit normale. Il n'est gure admissible qu'il 
n'y ait l qu'une simple concidence, et l'on peut regarder cette similitude 
de dure comme un argument en faveur de l'ide que les solutions isotoni- 
ques, puis hypertoniques agissent bien la premire en augmentant la per- 
mabilit, la seconde en la rduisant son taux normal. Loeb a montr 



I. - CELLULE. 39 

que les solutions hypertoniques n'taient eflicaces que si elles contenaient 
de rO et en a conclu, avec raison, que la solution hypertonique dterminait 
des processus oxydatifs [ou pourrait dire, avec autant de raison, que la rdac- 
tion de ce mmoire par L. est un processus oxydatif parce que si on lui 
supprime l'O, il ne pourra le continuer]. Cette interprtation n'est pas exclu- 
sive de celle prsente ici, car l'augmentation des oxydations peut provenir, 
bien que la chose n'ait pas t objectivement dmontre, du rtablissement 
de la permabilit son taux normal [?]. En faveur de cette mme inter- 
prtation on peut rappeler aussi le fait que les anesthsiques diminuent la 
permabilit et qu'ils ont pu, enire les mains de Loeb, tre substitus la 
solution hypertonique et fournir des rsultats comparables. 

Partie thorique. Les variations dans la permabilit des membranes pro- 
toplasmique et nuclaire peuvent tre utilises dans l'explication de la division 
cellulaire, aussi bien des cellules somatiques que de l'uf dans la parthno- 
gense artificielle ou la fcondation [II, 2"; III, [i]. La seule diffrence entre 
ces divers cas est que, dans la division des cellules somatiques, le priiaum 
movens est d'origine intracellulaire et consiste dans une augmentation de la 
permabilit de la membrane nuclaire, tandis que, pour l'uf, il consiste 
dans une augmentation de la permabilit de la membrane protoplasmique, 
provoque soit par les ractifs parthnognisants, soit par le spermatozode. 
Prenons comme exemple le cas de l'uf dans la parthnogense. Avant 
l'intervention des ractifs, les membranes nuclaire et protoplasmique ayant 
leur permabilit l'tat minimum, ne laissent passer que les ions les plus 
petits, en particulier les ions H +. Les phnomnes mtaboliques qui ont 
leur sige dans le cj'toplasme donnent naissance CO^H-, qui se dissocie 
en gaz carbonique CO-, Tion ngatif OH et positif H. Ceux-ci trouvant issue 
au dehors par les pores des membranes protoplasmique et nuclaire, passent 
d'une part dans le noyau, d'autre part au dehors. 11 en rsulte qu' cette 
phase l'uf a un cytoplasme ngatif, un noyau positif et est plong dans 
un milieu ambiant positif par rapport son cytoplasme. La diffrence de 
potentiel est d'environ 0,1 de volt. Par suite d'attraction rciproque des ions 
de signes contraires, il doit y avoir sur chacune des membranes protoplas- 
mique et nuclaire une couche plus dense, ngative du ct du cytoplasme, 
positive vers le dehors et vers l'intrieur du noyau. Sous l'action des rac- 
tifs parthnognisants, la permabilit de la membrane protoplasmique est 
accrue, et bientt, secondairement, celle de la membrane nuclaire [on ne 
voit pas trs bien comment, en ce qui concerne cette dernire]. Par suite, 
un certain nombre des anions ngatifs qui dterminaient l'tat ngatif du 
cytoplasme s'chappent vers le dehors et vers l'intrieur du noyau. Ce sont 
naturellement le anions les plus voisins de ces membranes qui s'chappent 
les premiers et diminuent dans les rgions correspondantes le potentiel nga- 
tif du cytoplasme. 11 en rsulte que, dans le cytoplasme, les parties centrales 
sont plus hautement ngatives que les priphriques, et comme ces condi- 
tions de potentiel sont toujours relatives, on peut dire que les parties cen- 
trales du cytoplasme sont ngatives et les couches priphriques voisines 
des membranes protoplasmique et nuclaire positives par rapport aux par- 
ties centrales. En raison de la grande viscosit et de la prsence dans son 
intrieur des granules collodes ayant leur charge propre, les transports de 
charges par les ions sont trs lents et permettent sans doute aux diffrences 
de charges dont nous venons d'indiquer l'origine de persister assez long- 
temps, malgr leur diffusion progressive, pour produire leurs effets dans la 
mitose. Si aucune condition nouvelle n'intervenait, la zone cytoplasmique 
charge ngative maxima aurait (sur la coupe) la forme d'un. anneau situ 



40 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. 



dans le cytoplasme gale distance des membranes cytoplasmique et nu- 
claire. Pour expliquer les phnomnes de la mitose, il faut admettre que 
cette zone forme non point un anneau complet, mais deux rgions dfinies, 
diamtralement opposes et, par consquent, que l'augmentation de per- 
mabilit de la membrane a lieu non dans toute l'tendue de la membrane 
protoplasmique, mais dans les deux rgions en question. Cette hypothse 
est en accord avec la bipolarit qui se manifeste dans les ufs et dans les 




FiR. I. A-B el C-D, aires de la permabilit accrue. Les -f et indiquent les rgions du 
plus haut et du plus bas potentiel. Les lignes en pointill indiquent les lignes de forces 
dont la direction concide avec ce que l'on observe sur l'uf d'Oursin la mtaphase. 

cellules de tant de faons. [Il saute aux yeux que cette hypothse est impo- 
se l'auteur par la ncessit d'arriver au rsultat, ce qui lui te toute c re- 
liability ]. L'auteur considre que les chromosomes ont par eux-mmes des 
charges ngatives [probablement en tant qu'agrgats de granules collodes], 
et il en rsulte que l'ensemble form par la cellule ce moment est, de par 
la rpartition des charges lectriques, dans les conditions convenables pour 
que la mitose puisse s'effectuer sous l'influence de ces forces. Mais la ques- 
tion n'est pas assez avance pour tre poursuivie dans les dtails. Nous 
reproduisons ici le diagramme qui accompagne l'explication de l'auteur. 
Y. Delage. 



Hartog (Marcus). i'ne nouvelle force, If milokiniisme. Sans ajou- 
ter de nouvelles expriences personnelles, mais en confrontant les interpr- 
tations des expriences de Gallakdo, Lillie, Pentimalli, l'auteur trouve que 
la conclusion qui se dgage est celle-ci : 1 les fuseaux obtenus en faisant inter- 
venir des forces osmotiques, de diffusion, lectriques (les magntiques tant 
hors de question) sont vraiment homopolaires ; mais cette conclusion ne s'ap- 
plique pas au vrai fuseau cellulaire, lequel est htropolaire, ainsi qu'il r- 
sulte des faits suivants : l'existence de fuseaux sans plaque quatoriale, le 
fait que, dans les modles fuseaux homopolaires, les fibres sectionnes pren- 
nent la direction de fibres antipodes, et, enfin, la croissance du fuseau par 
inflexion et coalescence des rayons partant des centrosomes. La conclusion 
est que la force intervenant dans les vrais fuseaux est une force spciale, le 
mitokintisme. Y. Delage et M. Goldsmitii. 

Baltzer (F.). Sur le mcanisme des figures de division nuclaire. Ce 
travail a surtout pour but de rpondre aux critiques faites par Hartog et 
par Gallardo contre l'opinion antrieurement mise par B. que les liypo- 



I. CELLULE. 41 

thses qui expliquent le fuseau karyokintique par l'intervention de forces 
analogues au magntisme sont mal fondes. Hartog notamment, estimant, 
d'aprs son systme, qu'une figure ttrapolaire avec deux fuseaux diagonaux 
est impossible, a prtendu (H00) ([ue le dessin donn par B. en 11108 ( Vcrhdl. 
med. phi/s. GeselL Wiirzbiirf/) d'un cas semblable doit tre inexact. B. en 
donne de nouveaux exemples, provenant d'ufs de Slroiif/i/lnecuirotiis, et 
dmontre qu'il s'agit l)ien l de mitoses ttrapolaires, dont les quatre ples 
.sont dans un mme plan et sont runis entre eux par deux fuseaux exacte- 
ment diagonaux, dont les fibres, au point de croisement, s'insrent sur des 
chromosomes. Les conceptions thoriques de Hartog doivent donc, pour 
B., tomber devant les faits. 

D'autre part, d'aprs Gallardo, il ne peut pas exister entre deux sphres 
de fuseau vritable sans chromosomes; la continuit des fibres d'une sphre 
l'autre est, pour Gallardo, une illusion; B. donne une figure qui lui parat 
montrer que cette opinion est errone. Il convient cependant de dire que, 
sur les prparations fixes et colores, des questions de ce genre sont trs 
difficiles trancher. 

Dans un troisime paragraphe, B. constate que, contrairement la rgle 
gnrale, un chromosome peut tre uni c plus de deux sphres, dans les mi- 
toses polycentriques. A. Brachet. 

BrailsfordRobertson. Remarques &ur le mcanisme chimique de la f- 
condation i[II, 2]. C'est une rponse aux objections formules par Mac 
Clendon contre la manire de voir de B.R. Celui-ci avait exprim l'ide que 
la division cellulaire peut tre attribue une diminution de la tension 
superficielle au niveau de l'quateur, ou plutt suivant une circonfrence 
passant mi-distance entre les noyaux. Mac Clendon a admis, au contraire, 
qu'il y avait l une augmentation de la tension superficielle. B.R. maintient 
le bien-fond de ses observations, en soutenant que Mac Clendon n'a pas tenu 
compte de diverses causes d'erreur. A. Brachet. 

Debenedetti (Todros). La division cellulaire interprte au moyen du 
principe de Spencer et des phnomnes osmotiques. La force intrieure qui 
oblige la cellule se diviser serait la pression osmotique devenue trop 
grande par rapport la membrane cellulaire qui n'a pas cr proportionnelle- 
ment la croissance du protoplasme cellulaire; la membrane se romprait 
graduellement aux points de faible rsistance, amenant la segmentation en 
deux masses, et se reformerait par coagulation au contact du liquide pri- 
phrique (comme dans les cellules artificielles de Leduc). Interprtation 
des dtails de la Tvaryokinse d'aprs les proprits des solutions collodales : 
charges + sur les centrosomes, dissolution de la membrane nuclaire par 
une substance peptisante la faisant passer de l'tat d'hydrogel celui 
d'hydrosol, lequel hydrosol se reglifiant pour former les nouvelles mem- 
branes nuclaires, etc. F. Vls. 

a) Dehorne (Armand). Uechcrches sur la division de la cellule. I. Lr 
duplicisme constant du chromosome somalique chez Salamandra maculosa 
Laur. et chez Allium cepa L. L'auteur a montr dj (1910) que la division 
longitudinale des chromosomes est extrmement prcoce et qu'elle a lieu 
dj lors de la tlophase de la mitose prcdente, que de plus cette poque 
il y a non seulement division, mais subdivision des chromosomes, c'est--dire 
une deuxime division longitudinale. Ce fait fondamental constat chez 
Saetlaria, D. le retrouve chez Salamandra et chez Allium o, en raison de 



4-2 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

la taille des chromosomes, il s'exprime plus nettement encore, et o l'auteur 
le dcrit en dtail. Ici aussi, le chromosome est toujours double ; son dupli- 
cisme se manifeste par la division longitudinale ; le cliromosome ne se divise 
pas en vue d'une mitose, il est toujours divis et prt la mitose; on peut 
donc dire que tout noyau, la tlophase, c'est--dire peine reconstitu, est 
dj en mitose. Le duplicisme constant des chromosomes est objectiv par 
ce fait qu'ils sont toujours disposs par paires, ayant la valeur de deux 
moitis longitudinales primaires. Chacune de ces moitis est dj divise ou 
en train de se diviser longitudinalement en moitis longitudinales secon- 
daires. 11 y a donc non seulement division mais mme subdivision longi- 
tudinale des chromosomes. 

En suivant chez la Salamandre la srie des tapes de la mitose partir de 
la mtaphase, on constate les principaux faits suivants. A la mtaphase, 
chaque chromosome est une anse parcourue par une fente longitudinale; les 
anses sont disposes par paires dans la couronne quatoriale, les deux anses 
de chaque paire places des niveaux horizontaux diffrents, si bien qu'il y a 
deux plaques quatoriales superposes. L'existence, l'quateur de la figure 
mtaphasique, de ces deux plaques et non d'une seule, a d'ailleurs t con- 
state dj par Janssens (1900) et par d'autres auteurs. Il existe donc 24 chro- 
mosomes fissurs, rpartis en 12 paires. Le nombre somatique qu'on peut 
compter peut tre 12, 24 ou 48, soit n, 2w ou 4n, suivant que l'on considre 
les paires, les chromosomes ou leurs moitis en voie de sparation; le 
nombre 2n = 24 est le plus habituellement adopt comme nombre somatique. 
Le passage de la mtaphase l'anaphase est marqu par l'cartement et 
le cheminement polaire des deux plaques quatoriales. On sait que, selon 
la donne classique, au contraire, la mince fente, que prsentaient les anses 
chromatiques ds la fin de la prophase et qui s'accentue la mtaphase, est 
l'indice d'un partage imminent et de la sparation de chromosomes jumeaux, 
destins fournir respectivement l'une et l'autre couronnes polaires. Pour 
D. il n'en est pas ainsi; ces chromosomes jumeaux, rsultant de l'accentuation 
de la fente longitudinale, au lieu de s'loigner l'un de l'autre suivant l'axe 
de la figure pour gagner les ples, s'cartent l'un de l'autre suivant le plan 
qiiatorial; il en rsulte dans chaque plaque quatoriale et plus tard dans 
cliaque couronne polaire la formation de 24 chromosomes apparis. Dans 
chacun de ces chromosomes se dessine une bande claire axiale, indication 
d'une division secondaire ou subdivision, qui parat menacer de clivage 
longitudinal les 24 anses chromatiques de la couronne polaire. Mais une 
contraction du chromosome fait disparatre cette bande et cette menace de 
division. A la tlophase, les chromosomes se dilatent nouveau, et la bande 
de clivage rapparat. Le clivage d'un chromosome est en gnral d la 
constitution mme de celui-ci et au jeu des deux substances qui le forment, 
l'une chromatique, l'autre achromatique plus fluide que la premire; dans 
un chromosome contract, la sub.stance achromatique imbibe la substance 
chromatique; la dtente du chromosome spare la substance achromatique 
de la substance chromatique, l'accumule en une bande claire occupant l'axe 
longitudinal du chromosome, prparant ainsi la fissuration. Pendant la 
tlophase, le gonflement du chromosome est trs considrable ; une fente 
spacieuse le spare en deux moitis. C'est l une division secondaire ou 
subdivision, ralisant deux moitis secondaires dans chaque anse chromati- 
que du noyau-fille : cette anse chromatique n'tait elle-mme qu'une moiti 
primaire, forme par division primaire de l'une des anses chromatiques de 
la plaque quatoriale. Aprs que s'est produite la fente de clivage, les deux 
bandes ou moitis constitutives de chaque anse subissent d'importants chan- 



I. CELLULE. 43 

geinents. Elles s'allongent cliacune pour son propre compte, deviennent 
pineuses, et se relient aux voisines par de multiples anastomoses, en mme 
tenips qu'elles prennent un aspect moniliforme. Leur allongement les oblige 
se tordre en hlice l'une autour de l'autre, si bien que les deux moitis de 
chaque anse finissent par devenir deux trs longs filaments hlicodaux, 
chargs d'pines, enrouls l'un autour de l'autre, runis entre eux par des 
cloisons transversales. On peut donc regarder le chromosome cette poque 
comme une sorte de tube creux, irrgulirement cloisonn. Par suite de 
l'cartement de plus en plus grand des deux moitis longitudinales de 
chaque anse, autrement dit des deux filaments hlicodaux, par suite aussi 
de la multiplication des anastomoses entre anses voisines et des cloisons 
transversales segmentant chaque anse creuse, l'image devient de plus en 
plus complique, et l'ensemble des chromosomes prend de plus en plus 
l'aspect rtiforme, qui caractrise le noyau au repos. Cependant aucun 
moment le chromosome ne cesse d'tre distinct, et son individualit demeure 
conserve dans le chaos apparent du noyau quiescent. L'auteur se dclare 
partisan convaincu de la permanence du cliromosome; pour lui, le stade 
quiescent interpos dans l'volution chromosomique est une simple tape de 
ravitaillement de la substance des chromosomes; il ne s'y passe aucune 
modification importante de ces derniers. Aprs la phase de repos, le 
noyau est, pendant la prophase suivante, le sige de transformations progres- 
sives. Chaque moiti secondaire reconcentre sa substance en retirant peu 
peu ses prolongements anastomotiques; puis les deux moitis, les deux 
filaments de chaque anse se rapprochent jusqu'au contact. On obtient ainsi 
des anses curvilignes, spirmateuses, fissures chacune par une fente longi- 
tudinale, trace de la subdivision prcdente. La rgularisation, la concen- 
tration des anses font des progrs de plus en plus grands, jusqu' donner 
des anses trapues, chacune fissure, apparies et dont la totalit est de 
12 paires. La mtaphase, par laquelle cette description a dbut, se produit 
alors. 

Chez Allium^ les phnomnes ne sont pas tellement diffrents de ceux 
observs chez Salamandra qu'ils mritent une description spciale. L'auteur 
a soin de comparer ses rsultats ceux obtenus par ses devanciers, notam- 
ment par FlemmixCt, Reinke, Meves, Jaxssens, Kowalski, pour les Amphibiens 
Urodles ; par Guignard, Grgoire, Bonnevie, pour les Liliaces. A. Prenant. 



h) Dehorne (A.). Bechi'ixhi'S sur la division de la cellule. Homolypie et 
hlrolijpie chez les Annlidespohjchles elles Trmalodes. L'auteur a tudi 
les mitoses homotypiques et htrotypiques dans l'piderme de Sahellaria 
spinulosa et dans les cellules gnitales de cet animal, ainsi que dans celles 
de Fasciola hepatica, CCOphyolrocha puerilis et de Laiiice conchylega: il est 
arriv aux principales conclusions suivantes. 

La division longitudinale des chromosomes est le fait dominant de l'tat 
morphologique du noyau. Cette division se fait toujours dans les chromo- 
somes passant de la forme trapue la forme allonge. C'est un phnomne 
concomitant la dilatation et la substance chromosomique. Elle dbute de 
manire fournir, en gnral, une double spirale filamenteuse aux dpens 
de la substance de chaque chromosome. La sparation se fait l'anaphase 
ou latlophase et persiste pendant toute la priode quiescente. Il en rsulte 
que le chromosome est toujours double. La substance cliromosomique est 
une et homogne. Mme dans le rticulum du noyau l'tat de repos, elle 
ne peut tre dcompose en linine et en chromatine; elle est simplement 



44 L^ANNEE BIOLOGIQUE. 

tire et anastomose. Les chromosomes peuvent perdre toute chromaticit, 
sans pour cela cesser d'exister. 

Chaque chromosome somatique tout fait au repos est normalement repr- 
sent par deux paires d"anses chromatiques filamenteuses et moniliformes, 
semblables. Une partie de la substance semi-fluide chromosomique circule 
autour de l'axe de cliaque chromosome dans le suc nuclaire oi elle difie 
xm rseau d'absorption extrmement tnu. Ce rseau de nature anastomo- 
tique provient de la proprit gnrale qu'a le protoplasma de filer . La 
substance de chaque chromosome peut ainsi filer sans se confondre avec 
une autre substance et elle n'est surtout pas miscible avec celle des chro- 
mosomes voisins. 

L'tat le plus frquent du noyau est celui qui fait suite immdiatement 
ia tlophase, lorsque les, anses doubles sont allonies et ressemblent des 
bandes spirmateuses. 

Dans les cytes I, l'tat de repos, se produit ce que l'auteur appelle 
a l'anamitose , c'est--dire le rapprochement des moitis primaires (fila 
ments leptotnes) qui aboutit la formation des anses pachytnes. Il n'existe 
pas de pseudo-rduction la prophase de la premire mitose maturative. 
Le nombre des anses pachytnes est gal au nombre somatique de l'espce 
envisage. Chaque anse pachytne reprsente un chromosome somatique 
dont les moitis primaires se sont troitement et passagrement rappro- 
ches. 

L'observation de la synapsis dans les oocytes I de Sabellavia conduit 
l'ide que ce stade reprsente un essai prmatur de division htrotypique. 
Au cours de la synapsis, les moitis primaires se rapprochent et se recon- 
naissent comme le font la prophase de toute mitose somatique les moitis 
primaires, et surtout les moitis secondaires. 

La crise maturative est indique par Tinhibition de la division longitudi- 
nale quationnelle; elle est dnoue par le partage gonomrique du noyau. 
La rduction numrique est obtenue la premire mitose de maturation de 
la faon suivante : les dyades qui reprsentent des chromosomes somatiques 
entiers, incapables de se diviser longitudinalement, s'loignent entires vers 
les ples. Il ne s'ascit ici d'aucune division de chromosomes, ni longitudinale 
ni transversale. Tandis que, la suite d'une mitose ordinaire, le noyau de la 
cellule-mre se ddouble rellement dans toutes ses parties en donnant deux 
noyaux-filles absolument identiques lui-mme, dans la premire mitose 
maturative, le noyau se fragmente en deux noyaux rduits de moiti, gaux 
au point de vue numrique seulement, mais diffrents qualitativement. 

Les stades prparatoires de l'homotypie et de l'htrotypie ne diffrent 
pas dans leur essence : dans les deux cas, il y a des dyades la fin de la 
prophase. Mais, tandis que dans l'homotypie la division longitudinale est 
efficace et que les moitis primaires sont spares l'une de l'autre, dans 
l'htrotypie chaque chromosome somatique au complet, c'est--dire con- 
stitu de deux moitis primaires dj subdivises, passe tout entier dans un 
cyte I ou dans l'autre. 

Le schma htrohomotypique de Grgoire repose sur une valuation 
fausse du nombre somatique vritable. Il comporte la conjugaison latrale 
des chromosomes somatiques et la dissociation des dyades en leurs lments 
la mtaphase I, donnes qui sont des erreurs de fait. 

En rsum : l'auteur admet que les chromosomes qui se prsentent la 
fin de la prophase somatique sont toujours ddoubls. Ce sont des moitis 
primaires faisant partie de couples primaires dont le nombre correspond au 
nombre somatique vritable. A la mtaphase somatique ce sont les couples 



I. CELLULE. 4& 

primaires eiix-mmos qui sont diviss par loignementdicentriquo,et non pas 
les chromosomes doubles de chaque paire primaire. Contrairement ce que 
pensent les auteurs, la prophase d'une mitose, deux divisions de chromo- 
somes sont prpares, et, malgr cela, l'une d'elles seulement est efficace 
la mtaphase de cotte mitose. 

D., imbu des ides weismauniennes, admet la continuation de l'individua- 
lit des chromosomes et se livre, la fin de son mmoire, des considra- 
tions thoriques sur la sgrgation des cln-omosomes, sur la puret des- 
gamtes de Mendel, sur la xnie chromosomique, etc. F. Henneguv. 

Farmer (J. B.) e-t Digby (Miss L..). Mitoses somatique et hlroty- 
piquc dans Galtonia caudicans. Dans la plante tudie, il n'y a pas de 
phase de repos entre la dernire division des cellules-mres et la division 
htrotypique, circonstance favorablepour tudier les phnomnes de rduc- 
tion. A la tlophase d'une division de cellule-mre, le caractre double des- 
chromosomes peut tre observ, mme si ceux-ci ne sont plus distincts les 
uns-des autres. Lorsque la division suivante survient, les nouvelles structures- 
chromosomiques sont clives ab initie. A la maturit, les groupes de cliro- 
mosomes destins aux deux noyaux-fils sont forms. Les mmes conditions- 
se prsentent au dbut de la prophase de la mitose htrotypique. La nu- 
mration des chromosomes n'est pas possible et le nombre des structures 
chromosomiques est variable. Le clivage dans la division htrotypique est 
prpar comme dans les autres mitoses. Survient alors la phase synapsis. Il 
n'est pas possible de suivre les modifications qui se produisent pendant 
cette phase; mais on peut affirmer qu'il n'y a pas ce stade accouplement 
de chromosomes individuels ou homologues. Dans le faux spirme qui suit 
le synapsis, des traces du clivage prcdent peuvent tre observes plus ou 
moins facilement. Lorsque la seconde contraction se produit, les boucles du 
spirme s'appliquent troitement les unes contre les autres et l'arrangement 
par paires devient vident. F. Pchoutre. 

Stomps (Tho J.). Division nuclaire et synapsis chez Spinacia 
olevacea. Ce mmoire est un e.xtrait e1 une traduction d'un travail plu& 
important paru l'anne prcdente et intitul Kerndeeling en Synapsis bij 
Spinacia olemcea L. (Diss. Amsterdam, 1910). L'objet offre l'avantage de 
possder un nombre faible de chromosomes, soit 12 seulement dans les 
noyaux diplodes vgtatifs. Ces chromosomes sont disposs par paires, non 
seulement dans la plaque nuclaire de la mtaphase, mais encore dans les 
figures de prophase et sans doute aussi dans le noyau au repos. Ces chro- 
mosomes diffrent, d'une peire l'autre, par leur longueur; les diffrences 
persistent travers les gnrations nuclaires successives et se retrouvent 
les mmes chez divers individus. Il n'y a de filament chromatique continu 
aucun stade de la mitose. Ces divers faits parlent en faveur de la thorie 
de l'individualit des chromosomes. Il n'existe cependant pas de prochro- 
mosomes , c'est--dire de corps chromatiques chappant l'alvolisation 
lors du passage du noyau l'tat de repos et demeurant par suite indivi- 
dualiss pendant toute la priode quiescente. On observe souvent dans 
des racines des cellules syndiplodes , soit isoles, soit disposes en ran- 
ges entre les sries de cellules diplodes ordinaires, et toujours plus grosses 
que ces dernires cellules; chacune a la valeur de deux cellules diplodes, 
contient un gros noyau, ou bien deux noyaux diplodes ou bien plusieurs 
petits, et forme une plaque nuclaire de 24 chromosomes apparis. La 
division longitudinale des chromosomes se fait dans les premiers temps de 



40 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

la propliase; une srie de vacuoles paraissent dans l'axe du chromosome, 
qui se fend sur toute sa longueur quand les vacuoles sont devenues con- 
fluentes; souvent les deux chromosomes-fils s'enroulent ensuite l'un autour 
de l'autre; la prsence des vacuoles dtermine dans les chromosomes et 
dans les chromosomes-fils une alternance de segments sombres et clairs, 
pais et minces. C'est alors que se fait la copulation des chromosomes 
deux deux, la fusion de deux gamosomes en un zygosome (pour adopter 
les termes de Strasburger) ; les deux filaments chromatiques s'approchent 
cet effet l'un de l'autre, et se confondent par leurs parties paissies qui se 
font vis--vis. Ainsi naissent G bandes chromatiques ou zygosomes La con- 
traction synaptique se produit ensuite: les chromosomes apparis se con- 
tractent alors plus ou moins. Quand plus tard le peloton du synapsis com- 
mence se dvelopper, on reconnat que les chromosomes, qui sortent et se 
dtachent de l'amas syna])tique sont des chromosomes doubles; mais selon 
que les deux lments de la paire sont plus ou moins dtachs, on obtient 
des formes en V ou en 0. L'auteur n'a pas seulement port son attention 
sur la figure chromatique. 11 admet que les fibres du manteau {Zugfasern), 
qui s'attachent aux chromosomes, existent mme l'tat de repos cellulaire, 
quoique invisibles, ralisant ainsi une connexion permanente entre les chro- 
mosomes et le reste du protoplasma. Le phragmoplaste ne se forme pas par 
fissuration des filaments unitifs primaires; c'est une diffrenciation nouvelle 
du cytoplasme. Un des paragraphes les plus intressants de ce mmoire est 
celui dans lequel les vacuoles sont tudies. La membrane nuclaire est une 
vacuole, un tonoplaste, et se produit de la faon suivante. Aprs une division, 
de petites vacuoles se forment ct des chromosomes aux ples du fuseau 
et se gonflent; elles cartent en se dveloppant les chromosomes les uns des 
;tutres et les entourent de toutes parts. Ainsi prend naissance la cavit nu- 
claire, qui n'est qu'un complexe de vacuoles. La disparition de la mem- 
brane nuclaire lors de la prophase est due un processus inverse. Des 
vacuoles se dveloppent aussi dans les chromosomes; elles y produisent les 
changements de forme que ces lments subissent au dl)ut et la fin de la 
priode de repos; au dbut du repos cellulaire elles se gonflent, vacuolisent 
le chromosome dont elles font un rseau; la fin du repos, c'est--dire la 
prophase, elles se rapetissent, de sorte que le chromosome devient plus 
compact. C'est encore le jeu de vacuoles qui dtermine la transformation du 
trophoplasma en kinoplasma et la formation du fuseau [conformment aux 
ides de Butschli et de Rhumbler] ; ces vacuoles diminuent de volume, se 
mettent en srie, les sries longitudinales se fusionnent en tubes, et ainsi 
le protoplasma devient fibrillaire. A. Prenant. 

Bonicke (X. V.). Etude des jirojthases de la division hlroty pique de 
quelques ccliul es-mres du pollen. L'auteur s'est attach rsoudre deux 
questions, l'une relative la distinction relle de la chromatine et de la 
linine dans les stades prsynaptiques et synaptiques, et l'autre, l'origine 
du spirme. En ce qui concerne le premier point, l'auteur rpond que parmi 
les cellules-mres du pollen tudi, les unes sont plus riches en chroma- 
tine que les autres et que, par suite, chez ces dernires, la chromatine et la 
linine ne se laissent pas distinguer. Quant au spirme, il provient d'une 
fusion des filaments accoupls. F. Pchoutre. 

Blackman (V. H.). Pseudomitose dans Coleospoi'ium. B. a observ 
dans Colcosporium lussilaginis une forme de division nuclaire interm- 
diaire entre la mitose et l'amitose et qui a pour sige la tleutospore. Il y a 



I. CELLULE. 47 

un fuseau bien marqu, des centrosomes et des radiations polaires, mais le 
spirme qui se montre aprs la fusion nuclaire disparat ensuite et la cliro- 
matine devient granuleuse. Les granules se disposent sur le fuseau et se 
dirigent vers les ples sans former de chromosomes. F. Pchoutre. 

Deton (W.). Contribution l'lude cylologique du Cancer. D'obser- 
vations faites sur diverses sortes de cancers, D. conclut que les cinses des 
cellules cancreuses ne montrent pas les aspects chromosomiques caract- 
ristiques des divisions de maturation, que des leucocytes peuvent pntrer 
l'intrieur des cellules cancreuses et qu'il peut se produire des fragmen- 
tations nuclaires l'intrieur de ces dernires. De plus, des formations 
ergastoplasmiques se rencontrent dans le cytoplasma. Enfin, l'auteur vrifie 
l'existence de cinses irrgulires dans les tissus cancreux qu'il a exa- 
mins. A. LCAILLON. 

Bonnevie (K.). Eludes des chromosomes. III. Mahiralion de hi chroma- 
tine dans Allium Cepa (cf ). B. cherche tayer sur de nouveaux arguments 
l'hypothse qu'il a dj dfendue, savoir que dans les prophases de la divi- 
sion htrotypique, il se produit une fusion complte des deux chromosomes 
homologues et qu'il ne peut tre question d'une division rductrice relle. 
Dans les deux divisions longitudinales, il ne s'agit, dans aucun cas, d'une 
division relle de chromosomes prcdemment indpendants, ou, du moins, 
il n'existe aucune mthode pour le dmontrer objectivement. En comparant, 
dans Allium Cepa, les mitoses somatiques avec celles qui se produisent dans 
les cellules-mres du pollen, on constate, mme dans le noyau au repos, 
l'orientation des chromosomes vers un centre que l'auteur appelle nuds 
de chromatine . Celui-ci permet de constater chaque division la persistance 
de l'individualit des chromosomes et le phnomne que B. a dsign sous 
le nom de rajeunissement des chromosomes. Au stade synapsis, il est facile 
de suivre la fusion totale des deux chromosomes parallles en un filament 
unique sur lequel, pendant une longue priode, on ne constate aucune trace 
de duplicature. Dans les premiers stades de la phase postsynapsis, on voit 
quelquefois la duplicature ; ainsi se forment les myxochromosomes. Ils se 
divisent ensuite comme les chromosomes somatiques, si ce n'est que le 
clivage longitudinal de la deuxime division apparat plus tt. La plus grosse 
partie de ce travail est consacre ensuite la discussion des opinions mises 
sur les mitoses htro-homotypiques. F. Pceioutre. 

AlexeiefF (A.). Xotes sur les Flagells. A la suite de son tude sur 
la division nuclaire chez le Chilomonas paramcium, A. signale les points 
suivants : I'^ Equivalence entre la chromatine priphrique et la chroma- 
tine caryosomienne. Cette constatation est compltement en dsaccord avec 
la thorie du dualisme chromatique, d'aprs laquelle la chromatine priphri- 
que reprsenterait l'idiochromatine et la chromatine caryosomienne serait la 
trophochromatine. 2*- Prsence des chromosomes. On doit donner ce nom 
aux grains (ou btonnets, etc.) chromatiques imprgns de plastine (trs 
sidrophiles en consquence) de forme dfinie et en nombre plus ou moins, 
constant. 3" Absence des centrioles, dont la gnralit, l'importance et le 
rle ont certainement t exagrs ces temps derniers. 4'^ Les diverses ma- 
nifestations de la mitose se ramnent aux diverses manires d'tre de la 
chromatine et de la pla.stine l'une vis--vis de l'autre. Pour A., l'aspect 
gnral de la mitose est dtermin par les i)roprits plastiques des diverses 
parties constitutives du noyau. Les aspects particuliers chaque mitose 



48 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

n'ont point pour but. comme on le dit, le partage exact de la chromatine 
entre les deux noyaux- fils, mais apparaissent comme une ncessit dtermi- 
ne par les conditions physico-mcaniques de toutes les substances en cause 
et du milieu dans lequel elles se trouvent plonges. M. Lucien. 

Rohde (Emil). Recherches histogntiques. L'examen des globules 
sanguins des Vertbrs (Slaciens et Tlostens, Amphibiens, Reptiles, Oi- 
seaux etMammift^res) a montr R. que ceux qui possdent un noyau, aussi 
i)ien que ceux dont le noyau disparat, subissent des processus de maturation 
comparables ceux des ufs. La maturation des globules sanguins se ferait 
par l'expulsion hors du noyau de parties de chromatine, qui, ou bien de- 
meurent dans le globule, ou bien sont rejetes, et qui finalement disparais- 
sent. Il en serait de mme pour les cellules nerveuses. Pendant l'volution 
de ces cellules chez l'embryon, et au moment de la mitose, des morceaux 
entiers de cliromatine homogne seraient limins et dposs ct du 
noyau. Ou bien les noyaux des cellules nerveuses, lors de la mitose, se 
dcomposeraient en plusieurs petits noyaux. Des phnomnes analogues 
d'limination nuclaire se passeraient dans le vitellus, chez de jeunes em- 
bryons. La rduction chromatique ne serait donc pas le propre des cellules 
sexuelles, mais serait une loi gnrale pour toutes les cellules en voie de 
maturation. La diminution chromatique ne s'observerait pas seulement au 
commencement et au terme de la ligne germinale, mais encore aux diff- 
rents stades du dveloppement et dans tous les tissus et chez tous les ani- 
maux. L'auteur rapproche de ces phnomnes les liminations chromatiques 
constates chez les Protozoaires. Il va mme jusqu' placer aux deux points 
extrmes d'une srie : d'une part les Bactries dont le corps cellulaire con- 
siste presque entirement en substance nuclaire, d'autre part les globules 
rouges des Mammifres chez lesquelles cette substance disparat totalement. 
A. Prenant. 

= Amitose. 

Cilleuls (Jean des^. A propos de la signification j>hi/siologigiie de 
V amitose. Mitoses et atniloses j/rovoques exprimentalement dans Vjnthlium 
des cornes utrines. Si Ton met des lapines vierges en prsence du mle, 
mais en rendant le cot infcond, on sait que les follicules mrs se rompent 
et que des corps jaunes se forment. Examinant alors l'utrus, on voit qu'il 
prouve une volution parallle celle des corps jaunes (BouiN et Ancel 1910). 
L'auteur a prcis les phnomnes utrins observs dans ces conditions. 
Deux jours aprs le rapprochement sexuel, la paroi de l'utrus s'paissit et 
s'hyperhmie; l'pithlium utrin offre alors de nombreuses mitoses, qui 
disparaissent vers le 7'- jour. Au O- jour, elles sont remplaces par des ami- 
toses trs actives; les cellules pithliales, devenues gantes, sont bourres 
de noyaux entasss en files ou en lots. Puis du 16^ au 19" jour, nombre de 
ces noyaux dgnrent, ceux qui restent sont situs dans des cellules pi- 
thliales cylindriques redevenues normales. Ces faits documentent la ques- 
tion de la signification physiologique de l'amitose et paraissent l'auteur 
dfavorables l'ide que l'amitose est un phnomne prcurseur de la mort 
cellulaire. Car si certains noyaux dgnrent, d'autres persistent, dans des 
cellules pithliales qui pourront parcourir nouveau le mme cycle vital 
par lequel elles ont pass. A. Prenant. 

Foot (Katharine) et Strobell lE. C). Amitose dans l'ovaire de 



I. - CELLULE. 41) 

Protenov belfraijei; tude du nuclole chromatique. La chambre terminale 
d'un tube ovarien de Protenov se compose de trois zones. La zone distale est 
forme tle noyaux petits et peu eolorables; la zone moyenne renferme de 
grands noyaux, trs avides de colorants; dans la zone proximale les noyaux 
ont les caractres de ceux de la zone distale. Les noyaux de la seconde pro- 
viennent de ceux de la premire. Ils ne dg-nrent et ne se dtruisent pas, 
pour donner lieu, comme Korschelt l'a cru, un espace plasmatique 
rem])!! de leurs dtritus utiles la nutrition des ufs ; leurs cellules plus 
probablement assurent cette nutrition en scrtant activement de la sub- 
stance nutritive. Ils donnent d'autre part, en se divisant par amitose, les 
noyaux de la troisime zone, tandis que la mitose n'est que trs rare. Comme 
les noyaux de cette troisime zone deviennent des cellules ovulaires, l'ami- 
tose apparat ainsi comme un processus plac la base de Toogense. Les 
auteurs, cette occasion, renforcent leur affirmation par les citations de 
noml)reux auteurs qui, tant dans la spermatogense que dans l'oogense, 
ont t amens considrer Tamitose comme un processus normal, gnra- 
teur de cellules sexuelles. Pendant ces transformations, les cellules de la 
zone moyenne diffrencient deux grands chromosomes. La diffrenciation de 
ceux-ci se distingue de celle des petits chromosomes ordinaires. Ces derniers 
prennent naissance aux dpens du rticulum chromatique ; les deux grands 
chromosomes au contraire naissent frquemment d'un grand nuclole chro- 
matique semblable celui que contiennent les spermatocytes. Les auteurs 
consacrent ce nuclole chromatique un important chapitre bibliographique, 
en citant ls nombreux' mmoires qui le signalent soit au cours de la sper- 
matogense soit au cours de l'oogense. D'aprs les observations des auteurs, 
l'poque et les circonstances d'apparition de ce corps ne sont pas les mmes 
chez le mle et chez la femelle. De ce nuclole chromatique naissent les 
deux grands chromosomes des ovocytes et le grand chromosome unique des 
spermatocytes. 

Un dernier chapitre est consacr aux chromosomes Chez Prolenor covarae 
auparavant (190.3) chez Allolobophora et (19J9) chez Eiischistus, les variations 
de taille, de nombre et de forme des chromosomes sont a.ssez grandes pour 
mettre en garde contre toutes les thories qui soutiennent l'individualit et 
la continuit des chromosomes, et aussi pour provoquer un certain scepticisme 
l'gard de celles qui font reposer sur les chromosomes la dtermination 
du sexe. 

De superbes et nombreuses microphotographies, aussi lisibles que des 
dessins, illustrent ce mmoire. A. Prenant. 



L'ANNlili lilOLOGIQLI, XVI. 1911. /j 



CHAPITRE II 
Litis produits sexuel!! et la feondatiou 



Andre-ws (F.) Conjuqation of two diffrent spccies of Spirogyra. (Bull. 
Torrey bot. Club. XXXVIII, 298, 1 fig.) [63 

Blackman (V. H.). On t/te vermiform maie niiclei of Liiium. (Report of 
tlie eightieth meeting of the british As.s. for the Adv. of Science, 779, 
1910.) [L'auteur dcrit la forme et la structure 

de ces noyaux et maintient que, bien qu'ils soient exclusivement forms 
de substance nuclaire, ils sont capables de mouvement et d'atteindre par 
leur propre activit l'oosphre et les noyaux polaires. F. Pciioutre 

Belles Lee (Arthur). L(( rduction numrique et la conjugaison des 
chromosomes c/iez l'Escargot. (La Cellule, XXVII, 20 pp., I pi.) [58 

Bonicke (L. v.). Ztir Kenntnis der Prophasen der heterotgpischen Tei- 
lung einigen Pollenmutterz.ellen. (Ber. deutsch. bot. Ges., 1 pi., 59-G5.) 

[Voir ch. I 

Bouin (P.)et Ancel (P.). Sur V existence d'un chromosome accessoire chez 
Scutiqera colcoptrata et sa signification. (C. R. An. Anat., 13*= Runion, 
Paris," 104-115, 7 fig.) [55 

Brsike(G.). Ueber die Entleerung und BescJiaffcnheit der menschlichen 
Samenfliissigkeit. (Arch. mikr. Anat., LXXMll, P^S-I.50.) [02 

Bro-wn (W. H.) and Sharp (L. "W.). The embrgo sac of Epipactis. (Bot. 
Gazette, LU, 439-452, I pi.) " [.54 

Campbell (D. [H.). The Embryo-sac of Pandanus. (Ann. of Bot., XXV, 
773-789, 2 fig., 2 pi.) 

[Le sac embryonnaire y est remarquable par le nombre 
lev des noyaux qui s'y forment avant la fcondation. F. PchoutPiE 

Caiillery (Maurice). Structure et cycle annuel des glandes gnitales des 
oursins, en particulier de VEcIiinocardium cordalum. (C. R. Ass. Anat., 
13" Runion, Paris, 287-292.) [(30 

Cognetti de Martiis (L.). Jticherche suUa dislruzione fi.-iiologica dei 
prodotli scssuali maschili. (Memorie dell' Acad. delle scienze di Torino, 
LXI, 293-354,2 pi.) [58 

Dantan (J.-I..). La fcondation chez le Paracentrotus lividus (Lam.) et 
le Psammechinus m il ia ris {Midi.). (C. R. Ac. Se, CLII, 468-471, 4 fig.) [61 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 51 

a) Dehorne (Armand). La non-copulation (lu noyau change et du noyau 
slatiimnairc et la disposition de ce dernier dans la conjugaison de Para- 
meeiuni caudatum. (C. R. Ac. Se, CLII, 922-9-25.) [(V? 

Ij) La permutation nuclaire dans la conjugaison de Colpidium col- 
poda. (C. R. Ac. Se, CLII, 1354-1357, 9 fig.) [62 ' 

Desiatoflf (N.). Zur Entwicklung des Embryosackes von Euphorbia vir- 
gataW. R. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 17 ifig., 33-39.) 

["II s'agit d'un sac embryonnaire seize noyaux. F. Pchoutre 

Doncaster (L.). Gametogenesis of the Gall-fiy, Neuroterus lenlicularis. 
//. (Roy. Soc. Proceed., B. 566, 476.) ' [Voir cli. X 

Faur-Frmiet (E.). Mitochondries et grains brillants dans la ligne 
spermatique de l'Ascaris megalocephala. (C. R. Ass, Anat., 13 Runion, 
Paris, 74-77, 2 fig.) [Voir cli. I 

Geerts (J. M.). Cylologische Unlersuchungen einiger Bastarde von no- 
thera gigas. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 1 pi., 160-166.) [Voir ch. XV 

a) Godlewski (E. fils). Uerr den Einfluss des Spermas der Annelide 
ChaetojUerus auf die Echinideneier und iJbcr die anlagonistische Wirkung 
des Spermas fremder Tierklassen auf die Befruchlungsfiihigkeit der Gesch- 
lechlselemenle. (Bull. Ac. Se. Cracovie, n 1013, 790-803, 1910.) 

[Analys avec le suivant 

b) Studien i'tber die Entncklungserregung . L Kombinatio?i(ler heterogcnen 

Befriichtimg mit der kUnstlichen Parthnogense. II. Antagonismus des 
Spei'mas von verschiedenen Tierklassen. (Arch. Entw.-Mech., XXXIJI, 196- 
254, ;3 pi., 4 fig.) [Voir ch. III 

Granier (I.) et Boule (L.). Sur le phnomne de conjugaison des chromo- 
somes la prophase de la premire cincse rductrice (microsporognse chez 
Endymion nutans Dum.). (G. R. Ac. Se, CLII, 393-396.) 

[... M. Gard 

Guilliermond (A.). Sur un exemple de copulation htrogamique observ 
chez une levure. (C. R. Soc. Biol., LXX, 442-444.) [A ct 

des Schico- et Zygosaccharomyces., il existe des espces o la copulation 
est nettement htrogamique. La levure G de Pearce et Barker constitue 
une forme de transition entre ces deux modes de copulation. M. Gard 

Kohlbrugge iJ. H. F.). Der Einfluss der Spermalozoiden and die Bhts- 
lula. II. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 4 pp., 2 tig.) [64 

Kuschakewitsch (Sergius). Ueber die Entwickelung der Spermien bei 
Conus mediterraneus Brug. und Vermetus gigas Biv. (Communication pr- 
liminaire). (Biol. Centralbl., XXXI, 530-537,' 22 fig.) [57 

Landrieu (M.). La fcondation arti/lcielle chez les Mammifres. (Bio- 
logica, I, N 8, 265-268.) [Expos des travaux 

d'YwANOFF, dont le principal a t analys dans VAnn. Biol.., XII, p. 56 

Lawson (A. A.). The Phase of the Xueleus knoivn as Synapsis. (Trans. 
Roy. Soc. Edinb., XLVIl, 591-604, 2 pi.) [55 

Loeb (Jacques). Auf welche Weise reflet die Befruchlung das Leben der 
Lies. (Arch. Entw.-Mecli., XXXI, pi. 4, 25 avr., 658-668.) ' [61 

Loyez (Marie). Sur la structure de l'oocyte de la femme la priode d'ac- 
croissement. (C. R. Ass. Anat., 13<= Runion, Paris, 49-57, 5 fig.) [53, 

Meyer (J. de). Observations et expriences relatives l'action exerce par 



52 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

des extraits d'nfs et tVautres substances sur les spermatozodes. (Arcli. de 
BioL, XXVI, 36pp.,2 pi.) [63 

Mulsow(K.). Ueber For tp flan zungserscheinungenbei Monocystis roslrata 
n. sp. (Arch. Protistenkunde, XXII, 20-58, 8 lg., 5 pi.) [59 

Na"waschin (S.). Ueber eine Art der Chromatindiminution bei Trades- 
cantia virginica. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 437-449, 1 pi.) [56 

Regaud (Cl.). Quelques donnes sur la vitesse et la continuit du mouve- 
ment spermatognique cite:- les Mammifres, d'aprs les rsultats fournis 
par ftude des testicules rntqeniss. (C. R. Ass. Anat., 13'' Runion, Paris, 
315-323, 1 fig.) ^ [60 

a) Regaud (Cl.) et Lacassagne (Ant. i. Sur certaines formations interp7'- 
tablesco)iime Jeunes follicules de Graaf dpourvus d'ovules, observes dans 
les ovaires de lapine traits par les rayo)ts X et (moins abondamment) dans 
les ovaires normaux. (C. R. Ass. Anat., 13" Runion, Paris, 308-310.) [60 

b) La glande interstitielle dans les ovaires de la lapine traits par tes 

rayons X. (Ibid., 311-313.) [60 

Romieu (Marci. La rduction plasmalique dans la spermatognse de 

r Ascaris megalocephala. (C. R. Ac. Se, CLll, 223-225.) [59 

Russo (Achille). Sut ciclo di svihippo del Cryptochilum Echini Maupas. 
(Ist. Zool. Univ. Catania, 10 pp., 1 pi.) [62 

Sauvageau (C). Sur la vie indpendante des noyaux expulss dans 
l'ooqone des Fucaces et la possibilit de leur fcondation. (G. R. Soc. BioL, 
LXXI, 470-471.) 

[Entre l'oosphre et l'endochiton, chez certains Cytoseira, flot- 
tent les sept noyaux expulss, rfringents, sphriques, sans cytoplasme. 
Ils peuvent tre fconds une ou peut-tre plusieurs fois. M. Gard 

Schmalz (Josef). Zur Kenntniss der Spermatognse der Ostracoden. 
(Zool. Anz., XXXVII, 462-471, 14 fig.) 

[Sera analys avec le travail in extenso 

Sharp (L. W.). - The embryo sac of Physostegia. (Bot. Gazette, LU, 218- 
225, 2 pi.) [54 

Smith (R. AVilson). The tetranucleate embryo sac of Clintonia. (Bot. 
Gazette, LU, 209-217, I pi.) [54 

Stricht (Ren van der). Vilellogense dans l'ovule de Chatte. (Arch. de 
Biologie, XXVI, 118 pp., G pi. ,3 fig.) [53 

Swingle ("W. T.). Dimorphism of the gamtes of nothera. (Science, 
9 juin, 897.) [Les grains de pollen et les ovules des 0. biennis et mu- 

ricata sont des allogamtes (gamtes ayant des hrdits diffrentes : 
htrogamie de Vries). Comme il avorte moiti des ovules et des grains de 
pollen chez 0. biennis, peut-tre avorte-t-il tous les ovules de la forme 
biennis, et tous les grains de pollen de la forme cojiica. H. de Varigny 

Tournade (A.) et Regaud (Cl.). Diffrences de motili t des spermato- 
zodes recueillis dans les di/froits segments des voies spermatiques. (C. R. 
Ass. Anat., 13'^ Runion, Paris, 252.) [Cette motilit est acquise progres- 
sivement entre la glande et l'pididyme. Y. Delage et M. Goldsmith 

Tournois (I.). Formations d'embryons chez le houblon par l'action du pol- 
len de Chanvre. (C. R. Ac. Se, CLlil, 11C)U-I162.) 

[Cette fcondation n"a lieu que dans des conditions de 
nutrition favorables et le dveloppement est toujours limit. M. Gard 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 53 

Trondle (A.). Ueber die Reduklionsleilnng in den Zi/golen vnn Spirogyra 
und i'ibcr die Bi'deulung dcr Synapsis. (Zeits. f. Bot., 111, 503-19.) [58 

Vermoessen [C). Conlribulion V lude de l'ovide, du sac embryonnaire 
et de la fcondalion dans les Angiospermes (IVeottia ovata, Orrhis latifolia, 
0. maculata, Epypactis palustris, E. latifolia). (La Cellule, XXVI, 115-162, 
2 pi.) [La premire partie de ce tra- 

vail est consacre la formation de l'ovule, la seconde la formation du 
sac embryonnaire et au dveloppement de l'embryon. F. Pchoutre 

Vilmorin (P. de) and Bateson ("W.). A Case of gamelle coupling in Pi- 
sum. (Roy. Soc. Proceed., B. 568, 9.) 

[Expriences sur le croisement des pois Acacia, sans vrilles, 
et graines rides, avec une varit normale. Le caractre dominant fut 
vrille et graine lisse, caractres gamtiques coupls. H. de Varigny 

Wager (Harold). Chromosome rduction in the Hymeuomyceles. (Report 
of tlie eightieth meeting of the british Ass. for the Adv. of Science, 775- 
776, 1910.) [59 

"Wilson (M.). Spermalogenesis in the Bryophyta. (Ann. of Bot., XXV, 
415-457, 2 pi.) [56 

"Witschli (Emil). Ueber das Eindringen des Schwanzfadens bei der Be- 
fruchlung von Sengeleiern. (Biol. Centralbl., XXXI, 498-500.) [62 

a) "Woodhiirn (W. L.). Spermalogenesis in certain Ilepaticse. (Ann. of 

Bot., XXV, 299-313, pi.) 

[Il n'est pas dmontr qu'il existe des centrosomes et le blpharo- 

plaste provient d'une portion spcialise du protoplasma. F. Pchoutre 
b) Development of the embryo-sac and endosperm in some seedless per- 

simmons. (Bull. Torrey bot. Club, XXXVIII, 379-384, 1 pi.) [Voir ch. III 

Voir pp. 39 et 41 pour les renvois ce chapitre. 



1 Produits se.xuels. 

a) Origine emhryognique. 

= Orogense. 

Loyez (M'"^ Marie). Sur la structure de Voocyte de la femme la 
priode d'accroissement. La vsicule germinative, toujours au stade de 
rticulum, s'est montre quelquefois double. A son contact se rencontre 
le corps vitellin, qui fournit la sphre attractive et un ou deux centrosomes; 
tout prs se trouve le corps nigmatique. A leur niveau on voit un crois- 
sant pais de mitochondries qui peut s"tendre en anneau tout autour de la 
vsicule. Les globules vitellins proviennent de leur transformation directe, 
et non indirectement, du produit de leur dsagrgation, comme le croyait 
Van der Stricht. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Stricht (Ren van der). Vitellogense dans l'ovule de la Chatte. 
L'auteur suit les transformations vitellines et nuclaires non seulement pen- 
dant la priode de croissance de l'oocyte de premier ordre, mais encore 
pendant les priodes de maturation, de fcondation et mme de segmen- 



54 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

tation de l'uf. Pendant la priode d'accroissement, la vsicule germinative 
passe par des stades successifs analogues ceux dcrits par von Winiwarter 
chez la Lapine. A la fin de la priode d'accroissement, elle passe la pri- 
phrie du vitellus et ne contient que des boules chromatiques ou chromo- 
somes arrondis disposs dans le suc nuclaire. Le corps vitellin existe dans 
les oocytes de premier ordre ds le stade le plus jeune ; on le trouve appliqu 
contre la vsicule germinative. Il est constitu par une petite vsicule lio- 
mogiie ou centrosome, renfermant deux petits corpuscules centraux . Il 
s'entoure plus tard de la couche vitellogne trs visible surtout au stade 
des noyaux synaptnes. 11 persiste pendant toute la priode d'accroissement 
de l'ovule, mais il subit diverses modifications et particulirement ne reste 
pas au contact de la vsicule germinative. La couche vitellogne reprsente 
des mitochondries, comme chez les autres Mammifres; elle se dsagrge 
un moment donn et ensuite il se produit, aux dpens d'une partie des 
mitochondries auxquelles elle adonn naissance, une couche compacte pri- 
phrique. Le vitellus nutritif devient abondant dans Tovule de la chatte; 
il est reprsent exclusivement, si l'on fait abstraction des formations mito- 
chondriales, par des globules graisseux. Dans certains ufs cependant, le 
vitellus nutritif est beaucoup moins abondant que dans d'autres. Mais tou- 
jours les boules graisseuses sont accumules davantage dans une moiti de 
l'uf; il y a, selon l'expression de Lauteur, un jile dcutoplasmiquc qui peut 
du reste occuper, par rapport l'endroit o se dtacheront les globules 
polaires, luie position variable. Quand l'uf e.st segment, on reconnat que 
chaque blastomre prsente, par rapport au vitellus nutritif, une polarit 
analogue celle qui existait dans l'uf non segment. A. Lcaillon. 

Bro^wn [MNf . H.) et Sharp (L. "W.). Sac embryonnaire de VEpipaclis. 

Dans beaucoup de cas, la cellule-mre sous-pidermique du nucelle se 
divise en deux cellules-filles, et l'infrieure se cloisonne de nouveau, la plus 
profonde des deux donnant le sac embryonnaire. D'autres fois, il y a forma- 
tion de quatre noyaux-filles, mais sans cloison de sparation. Enfin, la cloison 
sparant la mgaspore ehalazienne peut persister. Au dbut du dveloppe- 
ment du sac embryonnaire, les noyaux semblent manquer de polarit, et les 
auteurs voient dans le mode de formation de ce sac quelque analogie avec 
celui du sac des Gymnospermes. P. Guiix. 

Sharp iL. W.). Le sac embryonnaire du Physostegia. Chez le Pliy- 
sosteyia virginiana (h.) Benrh., des quatre cellules nes de la cellule privi 
lgie, l'infrieure donne naissance au sac embryonnaire. Dans la suite du 
dveloppement, le sac embryonnaire s'trangle vers le bas, en mme temps 
qu'un diverticule se dveloppe dans la rgion ehalazienne. Tandis que dans 
la cavit micropylaire on ne trouve qu'un petit nombre de noyaux d'albu- 
men, bientt rsorbs, dans le diverticule chalazien, au contraire, l'albumen 
s'organise en un tissu, au sein duquel est amen l'embryon par suite de 
l'allongement du suspenseur. P. Gurin. 

Smith (R. Wilson). Sac embryonnaire de Clinto)ria quatre noyaux. 

La cellule privilgie, comme dans plusieurs Liliaces, se transforme 
directement, chez le Cliiilnnia borcalis, en sac endjrynnnaire, mais il n'y a 
formation que de quati'e noyaux. Ces noyaux reprsentent, d'aprs l'auteur, 
les noyaux de quatre mgaspores non spares l'une de l'autre par une cloi- 
son. Bien que la plante fleurisse abondamment, il n'en rsulte qu'une faible 



II. _ PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 55 

proportion de fruits. Les noyaux mles sont normalement constitus, mais 
S. ne peut assurer s'il y a fcondation. P. Gurin. 

Lawson (A. A.). La phat<e niicl/iire appele si/napsia. L. discute 
les nombreuses opinions mises sur la pliase synapsis qui prcde imm- 
diatement la mitose htrotypique et en conclut que c'est une tape con- 
stante et normale de l'volution nuclaire. II en propose ime interprt-tation 
toute nouvelle. Ses tudes bases sur les observations de Smilacina se 
trouvent confirmes par les recherches sur les Gymnospermes, les Ptrido- 
phytes, les Bryophytes et les Algues. Les cellules-mres des spores sont 
charges de rserves i)Our la production des 4 spores et elles sont dpour- 
vues de vacuoles visibles. Durant leur dveloppement il se produit une 
grande accumulation de suc dans la cavit nuclaire et une forte pression 
osmotique. La pression agissant de l'intrieur force la membrane nuclaire 
se distendre et la cavit nuclaire s'agrandir. A mesure que la croissance 
progresse, la membrane est graduellement loigne de la masse de chro- 
matine : et il se forme une zone claire de suc nuclaire qui contient la masse 
de chromatine demeure sur un cot. Il n'y a pas de preuve d'une contrac- 
tion. La phase appele contraction n'a rien faire avec la fusion des 
chromosomes paternels et maternels et par consquent ne joue pas de rle 
immdiat dans le processus de la rduction chromatique. F. Pechoutre. 

= Spermatognse. 

Bouin (P.) et Ancel (P.). Sur Fe.ristcnce d\in chromosome accessoire 
c/ic:i Sciitii/cra coleoptrata et sa sigiti/ication. Il existe chez la Scutigre 
une double spermatognse. L'une aboutit l'dification de spermies 
gantes; elle se passe dans les ampoules testiculaires ou macrotestis. L'autre 
a pour rsultat dfinitif la formation de spermies naines ; elle a lieu dans la 
rgion proximafe des canaux excrteurs ou microtestis. Les cellules-mres 
de ces deux lignes spermatogntiques sont donc distinctes, puisque les 
deux spermatogenses se font dans deux endroits diffrents de la glande 
gnitale ; les deux sortes de spermies ne sont pas issues d'une cellule souclie 
commune, comme le fait a lieu dans la plupart des doubles spermatogenses 
connues. 

L'tude cytologique de la spermatognse dans le microtestis permet de 
constater l'existence d'un chromosome accessoire volumineux et de suivre 
son volution. L'appareil chromosomien de la ligne sminale gante est 
constitu par des autosomes de petite taille, de forme diplococcique (comme 
chez d'autres Myriapodes) et par un gros allosome ou chromosome accessoire, 
en forme de btonnet. Ce chromosome accessoire se ddouble, la fin de la 
prophase de la deuxime division spermatogoniale, et demeure tel la m- 
taphase. Chacun des spermatocytes de premier ordre issu de cette division 
renferme, outre 17 autosomes, un btonnet allosomien qui n'est autre que 
l'une des moitis du chromosome accessoire prcdemment double. Cet allo- 
some, dans le spermatocyte en synapsis, est un btonnet renfl aux deux ex- 
trmits, situ la priphrie du noyau, form de cette chromatine con- 
dense que GuTiiERZ qualifie d' & htropycnose . Lors de la prophase de la 
premire mitose de maturation, le rticulum chromatique s'organise en 
ttrade, tandis que le chromosome accessoire a disparu, peut-tre reprsent 
par l'un des nucloles qui ont fait cette poque leur apparition. Bientt ce 
chromosome accessoire se montre nouveau, et devient de toute nettet la 
mtaphase. C'est alors un gros groupe quaterne, situ l'quateur du fuseau, 



5G L'ANNE BIOLOGIQUE. 

compos de deux moitis en forme de \, dont les sommets sont dirigs vers 
les ples. Puis chacune de ces moitis subit l'ascension polaire, au cours de 
laquelle les deux branches du V se fusionnent en un seul btonnet. Pendant 
rintercinse, le chromosome accessoire persiste sous la forme d'un globule 
nuelolaire. Lors de la prophase de la deuxime division maturatrice, chaque 
chromosome globulaire se transforme en un btonnet qui se partage en son 
milieu en deux btonnets secondaires et qui a ainsi la valeur d'une dyade. 
C'est en cet tat qu'il se met en fuseau; les deux btonnets secondaires su- 
biront ensuite l'ascension polaire, chacun vers un ple diffrent, prcdant 
d'ailleurs les chromosomes ordinaires dans le mouvement ascensionnel. 
Dans les spermatides, le chromosome accessoire a l'aspect d'un granule 
nuelolaire, toujours situ au ple du noyau oppos au rsidu fusorial. 

Il rsulte de ce qui prcde, que le chromosome accessoire est partag 
en parts gales entre les quatre spermatides, se distinguant ainsi de la plu- 
part de ceux tudis jusqu'ici. Des deux divisions successives qu'il prouve, 
la premire parait tre quationnelle, la seconde rductionnelle. 

Se posant la question de la signification de l'htrocliromosome B. et A. 
remarquent que le dimorphismedes spermies, obtenu dans d'autres objets par 
l'absence ou la prsence de l'htrochromosome, l'est par l'existence de la 
double spermatogense chez la Scutigre i^o elle a chapp Meves) et sans 
doute dans d'autres objets o elle reste trouver. Comme l'iitrochromosome 
est rparti galement entre les quatre spermies isogniques chez la Scutigre 
et dans quelques rares autres cas, ce n'est pas lui qui peut dterminer le 
sexe. II joue cependant un rle dans le dterminisme sexuel, non parce qu'il 
est le support d'une particule reprsentative, mais parce qu'il augmente la 
quantit de chromatine dans les spermies qui doivent dterminer le sexe 
femelle, et par suite accrot la nutrition des ufs fconds par de telles 
spermies. sait d'ailleurs que cette nutrition plus considrable qui dter- 
mine le sexe dans le sens femelle peut tre atteinte par divers moyens. Bien 
que les auteurs ne le disent pas expressment, il semble rsulter de leurs 
explications que les grandes spermies pourvues d'htrochromosome orien- 
teraient l'uf fcond dans le sens femelle, tandis que les petites spermies 
dpourvues de ce corps communiqueraient l'uf la qualit mle [IX]. A. 
Pren.\nt. 

"Wilson (M.). Spermalognse chez les Bryophytes. Dans Mnium 
hornum et Atrichum undulatuDi, la division des cellules spermatognti- 
ques sont normales et il n'y a pas de centrosomes; on n'observe pas de 
rduction dans le nombre des chromosomes h, la mitose finale. Dans Pellia 
epiphylla il y a au contraire des centrosphres et probablement des centro- 
somes dans les dernires divisions l'intrieur de l'anthridie et le blpha- 
roplaste est probablement driv du centrosome. Dans l'anthrozode de 
Miiinm /Kiniutii, nombre de corps se sparent du nuclole, passent dans le 
cytoplasmaet se soudent pour former un corps sphrique creux que l'auteur 
appelle limosphre . Le nuclole se divise alors en deux masses qui pas- 
sent dans le cytoplasma; l'une d'elles fonctionne comme blpharoplaste et 
l'autre produit le corps accessoire. Ailleurs trois corps sont spars du 
nuclole et passent dans le cytoplasma, le blpharoplaste, la limosphre et 
le corps accessoire. F. Pchoutre. 

Naw^aschin (S.). Sur un mode de diminution de chromatine chez 
Tradescantia virginica. Les quatre grains de pollen, dans cette plante, 
reoivent un nombre ingal de chromosomes. Entre les chromosomes bien 



II. PRODUITS SEXUELS. FCONDATION. 57 

apparents se montre un petit nuclole, se colorant comme eux et qui doit tre 
considr suivant la nomenclature de Montgomery comme un nuclole de 
chromatine. A la premire division, ce corps, dsign par ce, se trouve dans 
la cellule qui possde onze chromosomes. Aprs la division htrotypique 
la distribution des chromosomes peut tre reprsente par : 12 chr. ] II chr. 
-j- X. Un chromosome peut aussi tre limin de chaque cellule-fUe et le 
nuclole se distribuer aux deux cellules suivant la formule II chr. + x \ 
et II chr. + X. Ainsi peuvent se former des grains de pollen de trois sortes 
possdant respectivement 12, 11 et II + x chromosomes, qui, sans doute, 
se comporteront diffremment dans la fcondation. Si les ovules sont nor- 
maux, et si tous les grains de pollen sont fertiles, les descendants seront 
soit normaux avec 24 chromosomes soit anormaux avec 23 et il est vrai- 
semblable que la descendance 24 chromosomes reprsentera la race nor- 
male, tandis que l'autre pourra produire des descendants 24, 23 ou 
22 chromosomes. D'aprs N., le nuclole de chromatine ne prsente aucune 
analogie avec le chromosome accessoire des insectes mais fait plutt penser 
des cas semblables que l'on rencontre chez des hybrides. F. Pcuoutre. 

Kuschakewitsch (Sergius). Sur le dveloppement den spermies chez 
Coniis mcditerraneus Bruy. el Vermelus gigas Biv. Les spermatozodes 
atypiques (oligopyrnes et apyrnes) des Prosobranches peuvent tre r- 
partis en une srie dont les divers termes offrent des degrs variables 
d'atypie. Ceux de Palndina, Murex, Aporrhais, Trilonium sont vermiformes 
et mobiles, voquant peine l'ide de spermatozodes. Ceux de Marsenia 
tout en conservant l'tat vermiforme ont moins de mobilit. Viennent en- 
suite les spermies fusiformes et presque immobiles de Nassa, Fusus, Cohtm- 
bella, Euthria, et celles de Turritella et de Cerithium qui sont coniques et 
pourvues d'un bouquet de poils. A l'extrmit de la srie se trouvent les 
spermatozodes de Conus et Vermetus, raides et massifs, les seuls dont il soit 
question dans cette note. 

Conus. Dans la spermiognse des .spermatozodes eupyrnes de cette es- 
pce, il y a quelques points noter : entre autres le sort du nuclole; il se 
porte la priphrie du noyau dans la direction du corps mitochondrial, et 
s'allonge en un corps cylindro-conique, pour devenir la baguette axiale du 
noyau et l'acrosome qui la surmonte. Quant la gense des spermatozodes 
apyrnes, elle a son point de dpart dans les spermatocytes de premier ordre 
qui sont les anctres communs des deux sortes de spermies. Les processus 
qui conduisent aux spermies atypiques peuvent alors tre de trois ordres : 
ou bien le noyau plit, perd son contour et finit par disparatre ; ou bien il 
se partage en deux ou plusieurs sphres qui finalement se rsorbent ne lais- 
sant plus comme rsidus que des granules colorables; ou bien le lioyau de- 
venu compact se morcelle en plusieurs fragments trs chromatiques d'appa- 
rence semblable des chromosomes vous comme dans les cas prcdents 
la disparition totale. Il rsulte de l que le noyau des spermatocytes de 
P'' ordre se dtruit et qu'une spermatide anucle prend naissance, sans di- 
vision pralable. La spermatide apyrne renferme un centriole et des mito- 
chondries. Le centriole est d'habitude bacilliforme; c'est de lui que naissent 
deux filaments, qui atteignent la surface de la cellule et la dpassent for- 
mant deux fouets libres. Les mitochondries, en s'alignant en ranges, don- 
nent lieu des filaments, qui sont sans doute des fibres squelettiques au 
sens de Koltzoff. 

Vermetus. Ici aussi la spermatide provient directement du spermatocyte 
de premier ordre. Le noyau de ce spermatocyte se dcompose en nombreux 



58 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

fragments ou karyomrites qui momentanment revtent l'apparence de 
chromosomes, et qui, par disparition de la membrane nuclaire, se rpan- 
dent dans le cytoplasme. D"un amas de granules, qui proviennent sans doute 
de la multiplicalion des deux centrioles, divergent des fibrilles qui se met- 
tent en rapport par leurs extrmits libres avec les karyomrites; c'est de 
ces fibrilles que proviendra le faisceau axial de fibres qui traverse de part 
en part le corps elliptique du spermatozode apyrne et se prolonge librement 
au del des deux ples de ce corps. Le plas-ma du spermatocyte se diffren- 
cie en nombreuses chambres contenant des sphrules albuminodes. 

Ainsi donc, tandis que la spermatognse se passe chez Pdludinn d'aprs 
Meves de fa;on parallle pour les spermatozodes vermiformes et pour les 
eupyrnes, il en est autrement chez Coniis et chez Vermetus. Les sperma- 
tooytes de premier ordre deviennent ici directement les spermatozodes, 
sans interposition des deux divisions rductrices. On sait d'ailleurs que dj 
chez Paludina il peut se manifester des anomalies de ces divisions, et que 
chez Murex la premire division rductrice est frappe d'arrt et les deux 
noyaux-fils demeurent dans un protoplasma commun. La formation de ka- 
ryomrites d'aspect chromosomique et celle de fibres de fuseau indiquent 
des phnomnes de mitose rgressifs. A. Prenant. 

Cognetti de Martiis (L.). Jtec/ierches sur la destrurlion physiologique 
des produits sexuels mles. De la revue bibliographique considrable qu'a 
faite l'auteur et de ses recherches personnelles, il conclut qu'un trs grand 
nombre d'lments sexuels mles sont perdus ou dtruits soit au cours de la 
spermatognse, soit dans le corps de l'individu producteur, soit dans le 
corps de l'individu rcepteur. Toutefois, ces lments dtruits ou leurs pro- 
duits de dsagrgation sont utiliss dans certains cas, pour la nutrition des 
autres lments sexuels mles ou femelles ou sont dverss dans la circula- 
lion sanguine. M. Boubier. 

Ji-) Phnomnes de mnturalion. 

Belles Lee (Arthur). La rduction numrique et la conjugaison des 
chromosoiiii'S chez l'Escargot. Dans un mmoire publi en I^'J7, B. L. 
avait cru tablir qu'il ne se produit pas de rduction numrique des chro- 
mosomes dans les cinses spermatogntiques de l'Escargot. 11 trouvait en 
effet 24 chromosomes aussi bien dans les spermatocytes I et les spermato- 
cytes II que dans les spermatogonies de toutes les gnrations. Dans le pr- 
sent travail, B. L. revient sur sa premire opinion et tablit que sous le 
rapport de la rduction numrique des chromosomes, les cellules sperma- 
ti(jues de l'Escargot ne font pas exception la rgle gnrale. A. Lcail- 

I.ON . 

Trondle. Sur les divisions rductrices dans le :ygote de Sjnrogyra et sur 
la signification du synapsis. T. retrouve la division en 4 du noyau de 
fusion de Spirogyra: la seconde fusion qui, selon Chmielewskv, atteint deux 
d'entre eux n'a pas lieu, mais trois dgnrent. Les divisions qui donnent 
naissance ces 4 noyaux sont des divisions rductrices ; elles se font suivant 
deux types. Dans l'un, offert par Spirogyra calospora et Sp. longata,2n chro- 
mosomes (soit 18 pour la premire espce, 10-12 pour la seconde) apparais- 
sent la prophase de la premire mitose et se retrouvent dans les deux 
noyaux-fils; la mtaphase de la seconde mitose en montre encore 2, et ce 
n'est qu' la tlophase ({ue le nombre haplode est rtabli. Dans le second 



II. PKODLITS SEXUELS. FECONDATION. 59 

type, offert par \eSp. neglecta^ la premire mitose montre 12 ttrades, et les 
deux divisions se font suivant le mode litrohomotypique. L'auteur observe 
les diverses phases de l'tape synaptique, dcrit les stades leptonema, zygo- 
nema, pachynema, strepsinema, mais ces figures se rencontrent non dans le 
noyau aprs la fusion, mais dans les noyaux copulateurs avant lakaryogamie. 
L'auteur en conclut que, ici aussi bien que dans les cas o la synapsis suit 
la karyogamie, il n'a aucune signification relative la fusion des chroma- 
tines paternelle et maternelle. F. Moreau. 

Mulsow^ (K.). Sur les phnomnes de la reproduction chez Monocystis 
rostrala n. sp. [2, a]. Lors de la dernire division avant la diffrenciation 
de gamtes, le nombre des cliromosomes est rduit de 8 4. 

D'aprs l'auteur, l'anisogamie est primitive chez les Grgarines. Chez elles, 
en effet, les conditions sont aussi favorables que possible pour la fcondation, 
puisque les gamtes sont enferms ensemble sous le mme kyste. On ne 
comprendrait donc pas que le gamte mle se soit diffrenci comme pour 
une plus grande motilit. Au contraire il est facile de comprendre qu'une 
diffrenciation dj existante ait rgress comme inutile, dans ces conditions. 
Or, il existe dans certaines espces des traces de rgression; ainsi chez 
Clepsidrina,. d'aprs Lger et Dubuscq, le flagellum phmre et sans fonc- 
tion du gamte mle. Le fait que le gamte mle a conserv chez beaucoup 
de Monocystides un noyau plus gros, le corps tant devenu identique 
celui de l'autre gamte, s'expliquerait aussi trs bien comme un reste de 
diffrenciation en spermatozode. D'autre part, l'anisogamie est rpandue 
surtout chez les Polycystides, qui sont d'ordinaire parasites du tube digestif, 
tandis que l'isogamie est habituelle chez les Monocystides, qui sont para- 
sites des tissus ou de la cavit viscrale, ce qui parait moins primitif comme 
lieu d'habitat. Quand il y a des spermatozo'ides diffrencis, ils sont d'ordi- 
naire trs nombreux. Il en est bien ainsi chez Nina gracilis, o un grand 
nombre restent inemploys. Les spermatozo'ides striles de Slijlorliynchus, 
par exemple, doivent tre les restes de pareils spermatozo'ides en excs. 
L'absence de schizogonie chez les Grgarines parait aussi un tat secondaire, 
rsultant peut-tre de l'absence de changement d'hte. A. Robert. 

Romieu (Marc). La rduction plasmatique dans la sjn'rmafnf/ense de 
l'Asctu'is liief/alorephfila. R. propose une interprtation nouvelle de ce 
qui a t dcrit antrieurement par Van Beneden et Julin sous le nom de 
cytophore chez VAscaris megalocephala. (Zwischenkrperchen de 0. Hert- 
wig). 11 considre ce phnomne comme une expulsion du cytoplasme 
aboutissant la rduction du volume total du spermatozo'ide par rapport 
au produit femelle correspondant. Ce phnomne a la signification de l'pu- 
ration qualitative et quantitative du cytoplasme du produit mle; l'auteur 
pense qu'il doit se rencontrer d'une faon gnrale chez tous les tres, 
comme un fait ncessaire de l'volution de l'lment mle ; il propose de le 
dsigner sous le nom de rduction cytoplasmique. II rapporte au mme 
processus un second phnomne qu'il a observ aussi chez l'Ascaris : l'ex- 
pulsion d'un lo/jc jD'otop/asmique qui constitue les corpuscules rsiduels 
des spermatides. Il y aurait donc deux rductions successives, la premire 
aboutissant aux Zwischenkrperchen , la seconde, aux corpuscules 
rsiduels. Y. Delage et M. Goldsmith. 

"Wager (Harold). Rduction clironaitique dans les Ilymnomyctes. 
Les noyaux dans la baside jeune sont extrnlement petits. Ils s'accroissent 



00 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

avant leur fusion. Le nombre des cliromosomes dans les noyaux vgtatifs 
parat tre de quatre. Aprs la fusion, le rseau nuclaire devient distinct et 
parat former dans quelques cas un spirme continu. Le filament nuclaire 
se coupe en huit segments. La rduction est ralise par la simple distribu- 
tion des chromosomes en groupes de quatre aux deux noyaux-fils la pre- 
mire division du noyau de la baside. La seconde division parait tre nor- 
male et donne quatre chromosomes qui se divisent eux-mmes en deux 
groupes de quatre ([ui constituent les noyaux dfinitifs des spores. F. P- 

CHOUTRE. 

y) Produits sexuels mrs. 

Caullery (Maurice). Structure et cycle annuel des glandes gnitales 
des Oursins, en /jarticulier de V Echinocardium cordatum. Dans le testi- 
cule se trouvent deux sortes de cellules : des germinales, voluant en pro- 
duits sexuels, et des vsiculeuses, surs des premires, excrtrices et 
formant du pigment; chez VErliinocardium cordatum, Wimereux, l'accrois- 
sement des glandes sexuelles commence en janvier et se poursuit jusqu'en 
mai, la priode de maturit sexuelle se continuant jusqu'en juin. Puis sur- 
vient une rgression trs rapide, prcde d'une abondante multiplication 
de cellules vsieuleuses voluant en phagocytes qui dtruisent les lments 
sexuels. II y aurait intrt poursuivre les observations du mme genre 
comparativement chez diverses espces et en diverses localits. Le prtendu 
hermaphroditisme de ces glandes se manifestant au moment de la rgres- 
sion n"a rien de rel. [Cette remarque est fort intressante au point de vue 
de la scurit de la parthnogense exprimentale]. Y. Delage et 

M. GOLDSMITH. 

Regaud (Cl.). Quelques donnes sur la vitesse et la continuit du mou- 
vement spermatognique chez les mammifres, d'aprs les rsultats fournis par 
l'tude des testicules rOntgeniss. L'irradiation tue les cellules gminales au 
stade de spermatogonies qui n'ont pas encore commenc leur diffrenciation. 
Elle les respecte, au contraire, partir du stade auxocyte, ou spermatoeytes de 
l'"'" ordre, inclusivement; ceux-ci poursuivent leur volution jusqu'aux sper- 
matozodes. Cela fournit l'auteur le moyen de mesurer la dure de cette 
volution. Elle se trouve tre de 20 jours chez les divers mammifres tudis 
(Rat. Chien, Chat). La formation des spermatozodes est continue, bien 
que leur utilisation soit intermittente. Y. Delage et M. Goldsmith. 

a) Regaud (Cl.) et Lacassagne (Ant.). Sur certaines formations inter- 
prtables comme jeunes follicules de (iraaf djiourrus d'ovules, observes dans 
les ovaires de lapines traits par les rayons X et {moins abondamment) dans 
les ovaires normaux. (Analys avec le suivant.) 

b) La glande interstitielle dans les ovaires de la lapine traits par 
les rayons X. a) La signification de ces formations reste nigmatique 
par suite du fait que l'action des rayons X porte aussi bien sur les 
follicules que sur l'ovule, contrairement la rgle d aprs laquelle l'action 
nocive serait proportionnelle l'avenir caryocintique de l'lment. Aussi 
les auteurs croient-ils cette loi inexacte et attribuent ses prtendus effets 
une simple concidence. 

b) L'irradiation de l'ovaire de la lapine laisse intacte pendant quelques 
semaines la glande interstitielle qui devient mme plus volumineuse, par 



H. __ PRODUITS SEXLELS. FCONDATION. 61 

suite de l'atrophie du follicule; mais, continue au del de ce terme, elle 
agit sur elle de la faon suivante. Les cellules interstitielles ne sont pas 
personnellement attaques par l'irradiation, mais leur source aux dpens du 
tissu conjonctif prifolliculaire est tarie par le fait que les follicules sont 
dtruits et que le voisinage du follicule est le principal excitant de la trans- 
formation des cellules interstitielles. Seuls quelques rares groupes cellulaires 
de la substance corticale de l'ovaire continuent subir l'volution intersti- 
tielle et cela ne suffit pas combler les vides qui se produisent dans 
la glande par lu rgression normale de ses cellules. Y. Delage et 

M. GOLDSMITH. 
2" FCONDATION. 

a) Fcondation normale. 

Loeb (J.). De quelle faon la fcondation muve-t-elle la vie de Vtif? 
L'auteur rappelle que les ufs non fconds et abandonns eux-mmes 
dans l'eau de mer se dtruisent au bout d'un temps assez court, tandis que, 
s'ils sont fconds, ils sont lancs dans une srie nouvelle d'oprations vitales 
indfinies. Quel est le mcanisme de la mort dans le premier cas et du salut 
dans le second? La cause doit tre clierche dans les oxydations qui, dans 
l'uf non fcond, dterminent la mort, tandis que dans l'uf fcond l'O 
trouve son emploi dans les phnomnes nuclaires. La preuve que la mort 
tient dans le premier cas aux oxydations, c'est que, si on les supprime au 
moyen du KCN ou en enlevant mcaniquement l'O, Fuf reste capable pen- 
dant beaucoup plus longtemps de survie et de dveloppement aprs fcon- 
dation ou traitement chimique. Dans le cas du KCN, on a voulu attribuer l'ac- 
tion de ce ractif la suppression des bactries, mais cela est inexact, car, 
quel que soit le moyen d'inhibition des oxydations, le rsultat est le mme, 
et, d'autre part, la suppression des bactries par les procds de strilisation 
ou leur augmentation en proportion considrable par des inoculations de 
cultures n'influence pas le rsultat sous le rapport qui nous intresse. Ce 
fait permet d'admettre qu'il existe dans l'uf une substance ou un complexe 
de conditions nocives qui rclament la prsence d'O pour dvelopper leurs 
effets destructifs, et aussi que le spermatozode contient au moins deux sub- 
stances, l'une dterminant la formation de la membrane, comme l'auteur l'a 
montr antrieurement, et une seconde substance, servant d'antidote aux 
substances toxiques dterminant la mort de l'uf. 

Gnralisant la notion ci-dessus, l'auteur conclut, la suite d'expriences 
sur les Oursins, que, dans d'autres cas d'intoxication, l'effet toxique est dimi- 
nu ou annihil par la suppression des oxydations. Ainsi en est-il pour les 
solutions pures de NaCl qui, comme l'on sait, est toxique, si elle n'a pas t 
dsintoxique par des doses suffisantes de sels de K ou de Ca, et addition- 
nes d'une minime quantit d'ions OH favorables l'oxydation. Y. Delage 

et M. GOLDSMITII. 

Dantan (J.-L.). La fcondation chez le Paracentrotus tividus (Lam.) et 
le Psammechinus miliaris{MiUl.). Les observations de l'auteur ajoutent les 
deux espces indiques la liste, dj assez longue, des cas de fcondation 
o le spermatozode tout entier, avec sa queue, pntre dans l'uf. Sur le 
rle de ce cytoplasme mle dans la fcondation, on ne peut faire que des 
hypothses. Y. Delage et M. Goldsmitii. . 



G2 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

"Witschli (Emili. Sur la pntration du filament caudal dans la fcon- 
dation des ufs d'Oiirsiis. Comme surtout Wilson (1895) l'a observ, le 
filament caudal reste enfoui dans l'enveloppe ovulaire, et seules la tte et 
la pice intermdiaire pntrent dans l'uf. Selenka cependant avait con- 
stat que le flagelle caudal s'enfonce dans le vitellus, o il continue se 
mouvoir, et y demeure, tendu du centre de l'uf vers le cne de rception 
jusqu'au moment de la fusion des pronucli. Il avait eu le tort de gnra- 
liser cette constatation qui est celle d'un fait exceptionnel. "W. a, en effet, 
observ qu'exceptionnellement il peut en tre ainsi. A. Prenant. 

Brsike. Sur Vexcrtion de la liqueur sminale chez Vhomme. B. a 
tudi rjaculation chez un jeune homme. Le sperme semblait jusqu'ici 
un mlange de divers liquides et l'jaculation un plinomne simple. B. a 
pu la dcomposer en trois temps. Il se produit pendant l'rection : d'abord 
une lubrfication de l'urtre par le produit de scrtion des glandes de 
Cowper, puis : 1 excrtion du liquide prostatique, 2 excrtion du sperme 
proprement dit, 3" excrtion du liquide issu des vsicules sminales. 
"W. examine le rle de chacun de ces liquides et rgle minutieusement 
leurs attributions. L'homme se classe parmi les Mammifres chez qui les 
vsicules ne sont pas un rservoir de spermatozodes, mais de simples glan- 
des. ("h. Chami'Y. 

a) Dehorne (A.). Lanon-copulation du noi/au chang et du noyau sta- 
tionnairr et la disparition de ce dernier dans la conjugaison de Pnramacium 
caudatum. (Analys avec le suivant.) 

b) La permutation uuclaire dans la conjugaison de Colpidium 
colpoda. Maupas a tabli que chez les Infusoires conjugus, aprs 
la troisime division du micronuclus dans chacun des individus, on trouve 
dans ceux-ci un fuseau double qui rsulte de la copulation du noyau chang 
avec le noyau stationnaire. Le noyau chang serait un pronuclus mle, le 
noyau stationnaire un pronuclus femelle. La conjugaison des Infusoires 
serait ainsi comparable une vritable fcondation. Cette manire de voir 
a t adopte par la majorit des biologistes. Suivant D., le micronuclus 
est constitu par deux moitis parallles qui, au dbut de la division, pr- 
sentent un mouvement de rotation en sens inverse et donnent ainsi le nou- 
veau fuseau; la figure mitosique bipolaire ne serait autre que l'ancien 
fuseau ouvert selon son grand axe et dvelopp dans un plan liorizontal 
perpendiculaire ce dernier. Le noyau double de copulation de Maupas 
serait simplement un micronuclus ordinaire entaill qui s'ouvrirait plus 
tard pour constituer le fuseau. Le noyau stationnaire dgnrerait comme 
les trois autres (corpuscules de rebut de M.\upas). La conjugaison des Infu- 
soires, envisage au point de vue nuclaire, se ramnerait donc un 
change pur et simple du micronuclus entre les deux conjoints, et elle 
serait accompagne dans chaque individu de la disparition totale de l'ancien 
noyau. F. Henneguv. 



Russe (A.). Sur le cycle de dvcloji/iemc^it du Cryptochiluin echini 
Maupas. Chez cet Infusoire, les deux gamtes, dans la vritable conju- 
gaison, sont diffrents entre eux, mais dans chacun d'eux le macro- et le 
micronuclus sont de la mme provenance et de mme nature. La diffrence 
entre ces gamtes ne consiste pas seulement dans la forme du micronuclus, 
qui dans l'un est globulaire et dans l'autre fusiforme, mais aussi dans la 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 03 

diffrence de quantit de substance micronuclaire; le premier de ces mi- 
cronuclei provient d'un gamtogne dont le micronucleus abandonne au 
moment de sa division une partie de sa substance sous forme de filament 
mitotique; le second se divise en deux parties parfaitement gales, sans 
laisser aucun rsidu. 

Bien que les deux individus qui se conjuguent soient de mme forme et de 
mme dimension, le Cryptochilumprsente un cas de gamtognse htroga- 
mique. 11 faut distinguer, dans cette espce, la vraie conjugaison des fausses 
conjugaisons. La vraie conjugaison s'effectue entre gamtes purs, dans chacun 
desquels le macro- et le micronucleus ont la mme valeur, tant de mme 
provenance; les fausses conjugaisons ont lieu entre gamtes impurs, dans 
chacun desquels le macro- et le micronucleus ont une valeur diffrente. 
Dans ces deux sortes de conjugaisons, il y a change pur et simple de 
noyaux, sans aucune fusion entre les noyaux stationnaires et les noyaux 
immigrs, d'aprs le schma de Maupas-Hertwig. Dans la vraie conjugaison, 
par suite de cet change de noyaux, il se constitue des formes mixtes, dans 
lesquelles des quatre noyaux qui forment l'appareil nuclaire, deux appar- 
tiennent au gamte (noyaux stationnaires) et deux au gamte qui s'est con- 
jugu avec lui (noyaux provenant de la division du noyau immigr). 

Les formes mixtes en se divisant produisent un gamtogne pur, qui, 
par subdivisions successives, donne des gamtes purs et un gamte im- 
j)ur qui, de son ct, donne des gamtes impurs. Tandis que les gamtes 
purs se runissent pour constituer la vraie conjugaison, les gamtes impurs 
donnent les fausses conjugaisons. Celles-ci consistent aussi en un change 
de noyaux, la suite duquel chaque gamte rcupre un noyau qui a la 
mme valeur que son propre macronucleus, et reconstituent au contraire 
directement des gamtognes purs desquels proviennent des gamtes purs 
aptes aune vraie conjugaison. L'ex-conjointdela fausse conjugaison possde 
trois macronuclei et un micronucleus qui, diffremment de ce qui a lieu 
dans les formes mixtes rsultant de l'ex-conjoint de la vraie conjugaison , 
sont tous de mme valeur, puisqu'ils drivent de la division d'un noyau 
immigr. Les fausses conjugaisons peuvent tre considres comme la con- 
tinuation de la vraie conjugaison et comme ayant pour rsultat de purifier 
cette partie de l'individu mixte qui constitue un gamtogne impur. 
F. Henneguy. 

Andrews (F.j. Co7iJuf/aison de deux espces di/freiites de Spirorjyra. 
Des individus appartenant deux espces fort diffrentes, semble-t-il, de 
Spirogtjra {S. crassa et -S. communis) ont t trouvs en conjugaison. Dans 
la plupart des cas, le contenu des cellules de la plus petite de ces espces 
{S. coiitmuiu's) passa dans celles de la plus grande; toutefois, l'inverse s'est 
prsent dans quelques cas. Les zygospores semblrent parfaitement nor- 
males. M. BOUBIER. 

Meyer (J. de). Obscrralions et expn-iences relalives l'action exerce 
par des extraits d'ufs et d'autres substances sur les spermatozodes. En- 
tre le moment o le spermatozode pntre dans l'uf et celui o sa partie 
nuclaire se runit au pronucleus femelle, il se passe dans cet lment mle 
une srie de transformations (que de M. appelle stade de prconjugaison) 
qui en font un pronucleus mle. L'auteur s'est propos de raliser ces trans- 
formations en faisant agir sur les spermatozodes d' Echinas microtuliercu- 
latus des substances extraites d'ufs de la mme espce. Il constata que 
sous l'action de ces extraits, les spermatozodes prouvent quelques-unes des 



64 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

principales transformations qu'ils subissent quand ils pntrent dans le cyto- 
plasma ovulaire lors de la fcondation normale. Il se produit en particulier 
une sorte de pronucleus mle aux dpens de la tte des spermatozodes, et 
le centrosome subit certaines modifications allant mme jusqu' la divi- 
sion. En mme temps, les spermatozodes traits comme il a t indiqu 
ci-dessus ne sont plus attirs par les ufs, c'est--dire perdent leur chimio- 
taxisme positif vis--vis de ceux-ci. Si l'on met les spermatozodes dans de 
l'eau de mer glatinise, il se produit aussi des phnomnes de gonflement 
diffrents cependant de ceux qui s'observent sous l'influence des extraits 
d'ufs. De M. pense toutefois que la nature physique collodale des extraits 
d'oeufs agit tout aussi bien que leur nature chimique sur les modifications 
subies par les spermatozodes. Les milieux acides gonflent aussi fortement 
le cytoplasma des spermatozodes, et les milieux alcalins produisent aussi des 
modifications. A. Lcaillon. 

Kohlbrugge (J.H. F.). V influence des spermatozodes sur la blaslula. 
Sous le mme titre K. a communiqu l'anne prcdente le fait de la pn- 
tration des spermatozodes dans la blastula des Chauves-Souris. A l'poque 
o l'entoderme est dj form et o l'bauche embryonnaire s'isole du tro- 
phoblaste, il pntre encore toujours de nouvelles spermies dans les cellules 
de l'embryon. Au contraire, tant que la zone pellucide persiste autour de la 
morula, on ne trouve aucune spermie dans les cellules de segmentation. K. 
a recherch si ces phnomnes se retrouvaient cliez d'autres mammifres. 
Chez le lapin, il en est autrement. Si au stade 2 il n'y a pas de spermies 
l'intrieur de la zone pellucide et dans les blastomres, aux stades 4, 6 et 8 
chaque uf prsente plusieurs spermatozodes, dont quelques-uns ont pntr 
dans les cellules mmes. Ceux-ci se transforment dans le cytoplasma des 
blastomres en petits corps en forme de tonnelet n'ayant de chromatine qu' 
l'un de leurs ples. Dans les stades plus avancs, la place de blastula, les 
spermies entrent dans les cellules du germe embryonnaire chez le Lapin 
comme chez la ('huuve-Souris. A. Prenant. 



CHAPITRE III 
lia partlinognse 

a) Bataillon (E.). Les deux facteurs de la parthnogense traumatique 
chez les Amphibiens. (C. R. Ac. Se, CLII, 920-932.) [67 

b) La parthnogense exprimentale chez Bufo vulgaris. (Ibid., 1120- 
1122.) " [68 

c) Lemhrijognse provoque chez l'uf vierge dWmphibiens par ino- 
culation de sang ou de sperme de Mammifre. Parthnogense traumatique 
et imprgnation sans amphimixie. (Ibid., 1271-1273.) [68 

d) Analyse de la parthnogense exprimentale des Amphibiens. (C. R. 

Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 114-116.) [Analys avec les prcdents 

e) La parthnogense exprimentale des Amphibiens. (Rev. gn. Se, 
30 oct., 25 pp.) [Expos de la question d'a- 

prs les travaux de l'auteur, dj analyss par ailleurs. M. Goldsmith 

Brachet ^A.). tudes sur les localisations germinales et leur potentialit 
relle dans l'uf parihnogntique de Rana fusca. (Arch. Biol., XXVI, 
27 pp., 1 pi.) [Voir eh. V 

Dehorne (A.j. Sur le nomijre de chromosomes dans les larves parthno- 
gntiques de Grenouille. (C. R. Ac. Se, CLII, 1123-1124.) [66 

a) Godlewski (E. fils). Ueber den Einfluss des Spermas der AnneUde 
Chtopterus (tuf die Echinideneier und iiber die aiilagonistisrhe Wirkung 
des Spermas fremder Tierkiassen auf die Befruchtungsfdhigkeit der Ge- 
schlechtselemente. (Bull. Ac. Se Cracovie, dc. 1910, n 1013,' 796-803.) 

[Analys avec le suivant 

b) Shalien iiber die Enlwieklungserregung. L Kornbination der heterogenen 

Befruchtung mit der kiinstlichen Parthnogense. IL Antagonismus des 
Spermas von verschiedenen Tierkiassen. (Arch. Entw.-Mech., XXXIll, 196- 
254, 3 pi., 4 fig.) [70 

Hague (Stella M.). A morphologieal studg of Diospyros virginiana. (Bot. 
Gaz., LU, 34-44, 3 pi.) [67 

Henneguy (F.). Sur la parthnogense exprimentale chez les Amphi- 
biens. (C. R. Ac. Se, CLII, 941-943.) [68 

Hindle (Edward). A eylological Study of artificial parthenogenesis in 
Strongylocentrotus purpuratus. (Rep. Brit. Assoe, Sheffield, 1910, 630- 
631.) [72 

a) Kostanecki (K.). Ueber parthenogenetische Enlwicklung der Eier von 
Mactra mil Vorausgegangener oder unterbliebender Ausstossung der Bich- 
tungskrper. (Arch. niikr. Anat., LXXVIII, 11 Abth., 62 pp., 4 pi.) [73 

l'anne BIOLOGrQUE, XVI. 1911. 5 



66 L'ANS'EE BIOLOGIQUE. 

h) Kostanecki (K.). Exjicriiin'ntcllc Stti(li('n an (Irn Eiern von Macira. 
(Bull. Ac. Se. Cracovie, 146-161.) [Analys avec le prcdent 

r/) Loeb (J.). Ueber einige neuere Ergebnisse aufdou Gebiete der kihist- 
lichen Parthnogense. (Ergebn. wissensch. Medizin, II, H. 7, avril, 241- 
253.) [69 

b) On the fertilizing effect of foreign blood srum upon the egg ef the 
sea-urchin. (Proceed. Amer. Soc. Philad., December ; Annual Adress, 3 pp.) 

[70 

a) Longo (S.). Su la nespoa senza noccioH. (Bull, della Soc. bot. ital., 
265-270.) [66 

b) Sii la prelesa esistenza del microjpilo nel Ficus Carica L. (Ann. di 

bot., IX, 197-198, 1 pi.) [Analys avec le suivant 

c) Sul Ficus Carica. (Ann. di bot., IX, 415-432.) [67 

a) Marchai (Paul). La spanandrie et l'oblitration de la reproduction 
sexue chez les Chermes. (C. R. Ac. Se, CLIIl, 299-302.) [76 

b) L'oblitration de la reproduction sexue chez le Chermes pice 

rtalz. (C. R. Ac. Se, CLIII, 603 604.) [76 

"Woodburn ("W.). Development of the emhryo-sac and l'ndosjjcrm iit some 
seedless persimmons. (Bull. Torrey bot. Club, XXXVIIL 379-384, pi.) [67 

Voir pp. 39, 51, 53, 94, 107 pour les renvois ce chapitre. 



a) Prdestination, structure, nialuralion de Vceuf parthnogntique. 

Dehorne (A.). Sur le nombre des chromosomes dans les larves parthno- 
gnliques de Grenouille. Dans une larve parthnogntique ge de 
8 jours, l'auteur a trouv, au stade de monaster la fin de la pi^ophase, 
1? anses chromatiques runies par paires, au lieu de 24, nombre normal dans 
les larves issues d'un uf fcond. La mitose se droule conformment au 
schma tabli par D. dans d'autres matriels. L'anticipation 'de la division 
longitudinale se montre ici galement comme une rgle gnrale lie au 
fait du duplicisme constant des chroniosomcs. Pour une mitose n, le dbut 
apparent de la division du cliromosome se fait l'anaphase n-2. Le nombre 
somatique des chromosomes de la larve de Grenouille, obtenu par le procd 
de Bataillon, est de 6 au lieu de 12. Au bout de 8 jours, il n'y a pas de 
rgulation du nombre diplodique. 

[Si D. avait examin des larves plus avances, il aurait probablement 
constat, comme je l'ai fait moi-mme, que le nombre des chromosomes 
des ttards parthnognti(iues est sensiblement le mme que celui des 
ttards normaux]. F. Hennegdy. 

a) Longo (B.). Sur lanfle sans noyaux. Ayant trouv dans un jardin . 
de Sienne ([uelqucs nfles sans noyaux, voire mme sans traces de semences, 
L. greffa des rameaux pour tudier la chose de plus prs. Les fleurs qui 
donnent ces fruits si curieux sont compltement staminifres, sans qu'il 
existe de carpelles. Outre les tamines ordinaires priphriques, insres au 
bord du rceptacle, on y observe d'autres tamines, variables en nombre, 
de cinq dix, galement fertiles, mais un peu plus grosses que les prc- 



III. LA PARTHENOGENESE. 67 

dents et situes dans la partie centrale de la fleur, prcisment l'endroit 
o se trouvent les styles dans la fleur normale. Ces fleurs et ces fruits singu- 
liers ont dj t observs par Fiuppo Re en 1808. 

Il s'agit l d'un cas de parthnocarpie, mais d'un cas tout spcial. En effet, 
tandis que dans tous les autres cas jusqu'ici connus, on trouve toujours dans 
les fleurs des carpelles et des ovules, dans le cas prsent il n'y a ni cari)elles 
ni ovules. On est donc l en prsence du fait extraordinaire d'une fleur 
tamines qui, aprs l'anthcse, au lieu de se fltrir et de tomber, s' accrot et 
produit le fruit. M. Boubier. 

b) Longe (B.). Sur la prtendue existence d'un micropyle dans le Ficus 
Carica L. (Analys avec le suivant.) 

e) Sur le Ficus Carica L. Contrairement l'opinion de Tschirch, 

L. revient la charge pour dclarer de la manire la plus catgorique 
qu'il n'existe pas de micropyle dans l'ovule prt la fcondation de Ficus 
Carica L., mais que les bords du tgument interne, au-dessus du sommet 
du nucelle, se soudent entre eux compltement. Dans la rgion micro- 
pylaire, on trouve un tissu homogne, analogue celui que l'auteur a dcrit, 
avec PiROTTA, dans l'ovule de Ctjnomorium coccineum (observation confirme 
par Juel) et celui que Treub a vu dans l'ovule de Ficus hirta Vahl. 

Dans le second travail, l'auteur expose avec beaucoup de dtails la ques- 
tion de la parthnogense chez le figuier, en rfutant surtout les objections 
qui lui ont t faites par Tschirch et Ravaslm. M. Boubier. 

"Woodburn CW.). FJveloppement du sac embryonnaire et de l'endosperme 
chez Diospijros virginiana L. On remarque ici une tendance une orga- 
nisation incomplte, surtout des cellules antipodes. L'uf est, de toutes les 
parties du sac observes, celle qui est le plus frquemment organise d'une 
faon complte, mais il peut se fragmenter de bonne heure. Les noyaux 
polaires sont souvent en contact intime, mais jamais fusionns. Un endo- 
sperme considrable peut se former au moment o les cellules de l'appareil 
de l'uf se dsorganisent. Ce dveloppement de rendosperme est plus ra- 
pide dans la rgion micropylaire. Au dbut, on observe que les noyaux, 
libres, sont dissmins dans la couche priphrique du cytoplasme; plus 
tard, des cloisons apparaissent entre les noyaux et s'tendent jusqu'au 
centre, remplissant compltement la cavit du sac embryonnaire d'un tissu 
cellulaire eudospermique. Un endosperme peut se dvelopper occasionnel- 
lement sans qu'il y ait eu fcondation pralable. Peut-tre des tubes poUi- 
niques germant dans le pistil peuvent-ils faire sentir leur action jusqu'au 
sac embryonnaire. M. Boubier. 

Hagiie (Stella M.). lude morphologique du iJiospgros virginiana. 
L'ovule anatrope est pourvu de deux tguments. Les cellules de l'assise 
interne du tgument interne sont trs dveloppes radialement. La cellule 
sous-pidermique du nucelle donne naissance quatre cellules-hlles dont 
l'infrieure devient le sac embryonnaire. Les antipodes sont trs difficiles 
observer, et peut-tre les trois ne sont-elles pas toujours prsentes. Un cas 
de polyembryonie a t constat. On observe au moins 30 chromosomes lors 
de la division de la cellule-mre dfinitive du pollen. P. Gukix. 

[ij Dterminisme de la parthnogense. 

a) Bataillon (E.). Les deux facteurs de la jiarthnognse Iraumatique 



68 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

chez les Amphibiens. L'auteur a tent de reproduire le premier temps, 
c'est--dire l'acte traumatique de la parthnogense traumatique, au moyen 
de secousses ou d'tincelles d'induction, en posant les ufs sur une lame 
de clinquant en rapport avec l'un des ples de la bobine et faisant jaillir les 
secousses ou l'tincelle d'une aiguille en rapport avec l'autre ple. 11 n'a pu 
obtenir ainsi que de petits commencements de segmentation, sans gastrula- 
tion. Mmes rsultats au moyen d'attouchements avec la pointe d'un ther- 
mocautre. Au contraire, avec la piqre d'ufs souills de sang ou de lymphe 
d'Amphibiens ou de Poissons divers, on atteint frquemment lagastrulation. 
Cela montre la ncessit de l'introduction d'une lymphe, d'ailleurs non sp- 
cifique et dont l'activit semble due aux leucocytes qu'elle contient. 11 cor- 
rige l'interprtation fantaisiste laquelle a t conduit Gi'yer dans les exp- 
riences antrieures et montre qu'il s'agit l non de l'organisation d'un 
blastoderme au moyen de leucocytes introduits, mais de la dtermination 
d'un processus parthnogntique bien reconnaissable aux caractres de la 
segmentation. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Henneguy (F.). Sur la parthnogense exprimentale citez les Amphi- 
biens. L'auteur a fait avec Eana fusra les expriences de parthnogense 
traumatique de Bataillon, en vue d'une tude des phnomnes cytologiques. 
Cette tude n'tant pas termine, il publie provisoirement les rsultats ma- 
croscopiques de son exprience. Il confirme les faits avancs par Bataillon 
en ce qui concerne l'efficacit des procds; il a obtenu d nombreuses seg- 
mentations, quelques embryons et environ 4 % d'closions. Mais les larves 
sont presque toujours plus ou moins difformes et toujours de taille infrieure 
celles provenant de la fcondation. En un point, H. n'est pas d'accord avec 
Bataillon : les ufs accidentellement souills de sang ne lui ont pas fourni 
de meilleurs rsultats que les ufs propres. Y. Delage et M. Goldsmith. 

h) Bataillon (E.). La parthnogense exprimentale chez Bufo vuhja- 
ris. Les insuccs des expriences de Tautcur de l'anne dernire avec 
Bufo s'expliquent par le fait que ses ufs s'obtiennent plus aisment non 
souills de sang ou de lymphe et que leur gangue paisse s'oppose cette 
souillure, en sorte qu'il faut, pour introduire le matriel lymphatique, faire 
intervenir la substance trangre de faon dlibre. Quand on procde 
ainsi, on obtient d'aussi beaux rsultats qu'avec Ratia. Pas plus qu'avec 
celle-ci, le liquide introduit au second temps n'est spcifique. Bien plus, les 
ufs piqus aprs badigeonnage avec le sang de liaiKi fusc(( peuvent aboutir 
un dveloppement complet, ce qui n'arrive jamais dans la fcondation 
croise par le sperme de cette dernire. Ainsi, avec les ufs de Hufo, le 
sang de Rana est plus efficace que le sperme de cette espce. Ce rsultat 
paradoxal s'explique aisment par le fait qu'il s'agit l de deux phnomnes 
essentiellement diffrents : avec le sperme il y a ampliimixie inadquate, 
tandis qu'avec le sang il y a parthnogense artificielle, ne mettant en uvre 
que les substances nuclaires et cytoplasmiques lgitimes. Aux objections 
de la note prcdente d'Henneguy. B. rpond que pour comparer les ufs 
souills des ufs propres il faut, pour tre certain que ces derniers mri- 
tent bien ce qualificatif, prendre des prcautions spciales qu'Henneguy a 
ngliges : ouvrir l'utrus au thermocautre ou prendre les ufs pondus par 
l'orifice naturel. Y. Delage et M. Golds.mitii. 

c) Bataillon (E.). L'embryogense provoque chez l'uf vierge d'Amphi- 
biens par inoculation de sang ou de sperme de Mammifre. Parthnogense 



III. LA PARTHENOGENESE. 69 

iraumatique et impri't/nation sans amphimixie. La non-spcificit du 
liquide introduit au deuxime temps de la parthnogense traumatique se 
montre dans les expriences actuelles beaucoup plus tendue que dans les 
prcdentes. Cette substance peut tre emprunte en effet au sang et au 
puli)e de rate ou de testicule de Mammifres (Cobaye et Rat) et au sang et 
liquide testiculaire de Poissons (Carpe ou Brochet). D'autre part, il semble 
que seuls les lments- figurs peuvent fournir la substance efficace, car le 
srum, le plasma sanguin ou le sang laqu se montrent inactifs; en outre, 
ce n'est pas en tant qu'lments vivants intervenant par leurs activits 
physiologiques, mais en introduisant les substances chimi(jues qu'elles con- 
tiennent que ees lments sont actifs, car, mme tus par chauffage 45", ils 
restent efficaces. Cette substance semble tre un catalyseur, car les proces- 
sus qui se droulent aprs piqre cliez les ufs souills et non souills diff- 
rent essentiellement par le fait que les premiers se dveloppent assez rapi- 
dement pour chapper, au moins en partie, aux causes de mort, ce qui n'a 
pas lieu chez les derniers. Ces faits corroborent, en outre, l'ide mise par 
Del.\ge que, dans la fcondation normale, il faut distinguer l'amphimixie 
nuclaire et l'introduction par le spermatozode d'un catalyseur dterminant 
un dveloppement parthnogntique, qui se surajoute au phnomne 
d'amphimixie. Y. Delage et M. Goldsmith. 

a) Loeb (J.). Sur quelques nouveaux rsultats dans le domaine de la par- 
thnogense artificielle. I. La comparaison des rsultats de ses recherches 
antrieures sur les oxydations dans l'uf fcond et non fcond, sur la 
vitesse des oxydations dans les diffrentes conditions, sur l'action des rac- 
tifs membranognes, des solutions hypertoniques et des ions 011, amne L. 
se poser la question suivante ; par suite de quelles conditions la fconda- 
tion transforme telle l'uf en un arobie parfait et l'amne-t-elle ainsi 
rpondre l'augmentation des oxydations par un dveloppement ininter- 
rompu ? 

II. Le fait que deux facteurs interviennent la formation de la mem- 
brane et la transformation de l'uf en arobie parfait montre que le sper- 
matozode intervient par l'action de deux substances, l'une membranogne, 
l'autre faisant que les oxydations qui ont leur sige dans l'uf, au lieu de le 
conduire la destruction, lui permettent de se dvelopper. Une circon- 
.stance permet mme de localiser ces substances dans le spermatozode. Si 
l'on fconde les ufs de Stongi/locentrotus par du sperme d'AsteiHas, on con- 
state qu'un petit nombre d'ufs seulement subit la pntration totale du sper- 
matozode et se dveloppe en larves ; les autres forment la membrane, mais 
ne se dveloppent pas. On peut admettre que, chez ces derniers, les sper- 
matozodes engagent seulement leurs pointes dans l'uf; la substance mem- 
branogne contenue dans cette pointe produit ses effets, mais la membrane, 
en S8 formant, empche la pntration de s'achever; l'on peut en conclure 
que la seconde substance, celle qui rglerait les oxydations, est contenue 
dans la portion de la tte rejete au dehors. Si pareille chose n'arrive pas 
dans la fcondation normale, c'est que la pntration est assez rapide pour 
que les ttes soient entirement pntres quand la membrane se forme. 
C'est l'inverse dans le cas d'un sperme tranger. En additionnant le liquide 
d'une solution faible de NaOH, tous les ufs mis en prsence du sperme 
d'Asterias se dveloppent par le fait que la pntration des spermatozodes 
est acclre. 

III. La substance membranogne n'est pas spciale au spermatozode, mais 
se trouve aussi dans les autres tissus, car on peut produire la membrane 



70 L'ANNEE BIOLOGIQUE, 

dans l'uf du Stongylocentrotus au moyen de l'extrait des divers organes de 
l'Astrie. Par contre, les extraits d'organes de la mme espce sont ineffica- 
ces, probablement parce qu'ils rendent la surface impermable aux lysines 
provenant des tissus de la mrne espce. Dans ces expriences, le SrCl2 
montre une action favorisante. 

\\ . En ce qui concerne la relation entre la formation de la membrane, 
d'une part, et, d'autre part, l'augmentation conscutive des oxydations, on 
peut mettre sur la nature de ce phnomne l'hypothse suivante. Il exis- 
terait, immdiatement sous la couche superficielle de l'uf, une ou plusieurs 
substances emprisonnes qui seraient libres et mises en tat de diffuser 
dans l'intrieur de l'uf par la liqufaction de la couche sous-jacente la 
membrane, corrlative de la formation de celle-ci. Y. Delage et M. Gold- 

SMITH. 

h) Loeb (J.). Sur l'action fcondante du srum de sang tranger sur Vuf 
d'Oursin. Les expriences antrieures ont montr que les agents mem- 
branognes sont ceux qui, appliqus avec plus d'intensit, dterminent la 
cytolyse. Au nombre de ces agents se trouvent les srums et extraits d'or- 
ganes. Mais il est remarquer que ceux provenant de l'espce qui fournit 
les ufs sont inefficaces: ce n'est pas parce que les lysines seraient absentes, 
puisque cette inefficacit se montre pour les ufs de l'espce dont les 
extraits sont efficaces avec d'autres espces. Il est inutile d'admettre que ce 
soit par suite de la prsence invraisemblable d'anticorps : il suffit de supposer 
que les ufs sont impermables aux lysines de leur propre espce. Cette 
explication est en accord avec le fait que les autres cellules de l'organisme 
sont de mme insensibles aux lysines de la mme espce. Une explication 
unique par l'impermabilit des cellules pour les lysines de la mme espce 
suffit pour tous les cas. Y. Delage et M. Guldsmitm. 

a) Godle-wski (E. fils). liifJiiriirr du sperme de t'Auu'Jide Clio^loplorus 
sur l'uf d' Echinidcs cl action antagoniste du spcrruc tranger sur l'aptitude 
la fcondation des lments sexuels. (Analys avec le suivant.) 

b) /. Combinaison de fcondation htrogne et de parthnogense 

exprimentale . G. observe les faits suivants : Des ufs de Sphxrccliinus 
sont mis au contact de sperme de Chtopterus. Tous forment leur mem- 
brane de fcondation; au bout de 3 4 heures, il y apparat une irradiation 
monocentrique. Mais le dveloppement s'arrte l, et aprs un temps va- 
riable, mais toujours court, les ufs meurent et se dsagrgent. Mais si, 
aprs que ces ufs ont fourni leur membrane, on les place pendant 22 - 25 
minutes dans de l'eau de mer hypertonique (100 c'^ d'eau -\- 15 c^ 2 1/2 n 
NaCl), la segmentation commence et l'volution se poursuit jusqu'au stade 
Pluteus. 

L'analogie entre ces faits et les deux temps de la parthnogense selon la 
mthode et les ides de J. Ltfiii est frappante. Le sperme de (Jartopterus a 
remplac ici l'acide butyrique. Cette analogie n'est cependant qu'apparente, 
car l'observation cytologique montre de faon indubitable que le sperme 
de Chwtopterus n'exerce pas une simple action superficielle sur l'uf 
d'oursin, mais le fconde rellement (au sens ordinaire du mot). Un sper- 
matozo'ide y pntre ; c'est lui qui cre, dans son cytoplasme, l'irradiation 
que l'ex'amen sur le vivant permet de reconnatre; cle plus, le noyau de 
spermatozode, aprs tre devenu turgescent, copule au bout de quelques 
minutes avec le pronuclus Q . Les phnomnes morphologiques de la fcon- 



III. LA PARTHENOGENESE. 71 

dation sont donc normaux, avec la seule rserve que la tte du spermatozode 
de Chxloptenis gonfle comme elle le fait normalement, et comme ne le fait 
pas, on le sait, celle d'un spermatozode d'oursin. Nanmoins, au point de 
vue physiologique la fcondation est incomplte, puisqu'un traitement 
correcteur liypertonique est ncessaire pour que le dveloppement se fasse. 
L'volution du noyau de segmentation, form par la copulation, puis le 
fusionnement des deux pronucli est intressante : d'abord trs volumineux, 
il se rduit dans de notables proportions, par' le fait d'une limination de 
chromatine et de suc nuclaire dans le cytoplasma. Or, les stades ultrieurs 
dmontrent d'une faon peu prs certaine que la chromatine ainsi li- 
mine est celle du spermatozode : le noyau qui va se rsoudre en chromo- 
somes pour se diviser ne contient plus que de la chromatine maternelle; il a 
donc la valeur d'un noyau de segmentation parthnogntique. Dans les 
ufs qui n'ont pas subi de traitement hypertonique conscutif l'impr- 
gnation par le sperme de Chtoptre, il n'apparat jamais qu'une figure mo- 
nocentri(iue, qui bientt s'estompe; les clu'omosomes se dissminent et 
parfois se reconstituent totalement ou partiellement en de petits caryom- 
rites. En tous cas. la cytolyse commence rapidement dans le cytoplasme; des 
taches et des grains chromatiques y apparaissent et finalement l'uf meurt. 
Quand les ufs ont subi un traitement hypertonique, il y apparat d'abord 
un, puis deux asters ; la figure est donc dicentrique et la mitose peut tre 
compltement normale. Parfois aussi cependant, ainsi qu'il arrive frquem- 
ment dans la parthnogense exprimentale, la division nuclaire n'est pas 
immdiatement suivie de division cellulaire; parfois encore, les noyaux 
forms par plusieurs karyokinses successives, se rassemblent en des poly- 
karyons qui pourront se rgulariser par le fait de mitoses polycentriques 
ultrieures. Toutes ces irrgularits de la mitose rduisent le pourcentage des 
bonnes larves qui naissent dans les cultures, mais il s'y trouve nanmoins, 
au bout du temps voulu, un bon nombre de Plutei. Outre l'influence du 
sperme de C/ttoptenis sur l'uf d'oursin, G. a aussi tudi celle du sperme 
de Dentalium. Dans la grande majorit des cas, il ne provoque pas la for- 
mation de la membrane de fcondation. A part cela, les deux spermes agis- 
sent de faon fort analogue et l'examen in vivo ne laisse mme gure recon- 
natre de diffrence. L'examen microscopique montre toutefois la pntration 
presque rgulire de plusieurs spermatozodes. La polyspermie e.st donc 
peu prs constante. 

Un ou plusieurs noyaux j' copulent et se fusionnent avec le pronuclus Q ; 
d'autres restent isols dans le cytoplasme. Mais toute cette chromatine cf 
finit quand mme par tre limine; rejete la priphrie de l'uf, elle en 
est mme probablement expulse avec un peu de plasma par une sorte 
d'autotomie. 

Il est remarquable de constater que, contrairement ce qui se passe dans 
les autres cas connus de polyspermie, il n'apparat jamais dans l'uf ainsi 
fcond (?) qu'un seul aster. 

L'volution ultrieure est la mme que dans les expriences avec Chto- 
pterus .-si Ton fait agir temps une solution hypertonique, le dveloppement 
peut aboutir; sinon l'a'uf dgnre, par une cytolyse rapide et caractrise, 
comme dans le cas prcdent, par la formation dans le cytoplasme d'amas 
chromatiques qui, pour G., taient destins, dans le dveloppement normal, 
tre incorpors dans les noyaux de la blastula. 

[Ces recherches de G. sont intressantes en ce sens qu'elles forment une 
sorte de transition entre la parthnogense exprimentale pure et la fcon- 
dation complte. Quant la question de savoir si, comme le croit l'auteur, 



72 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

elles confirment et compltent les thories de Lb, il convient d'observer 
une certaine rserve. Le fait d'obtenir une fcondation en deux temps, 
n'implique nullement que les interprtations donnes par Loeb soient exactes]. 

En ce qui concerne l'limination de la chromatine aprs la fcondation 
croise, il y a une analogie fondamentale avec les observations de Baltzer et 
de KuPELwiESER ; seulement Tliminationest, dans les cas de G., plus rapide 
et plus prcoce. 

Enfin, les croisements effectus par G. dans lesquels les caractres des 
Plutei sont toujours strictement maternels, tendent faire admettre que 
cette unilatralit des caractres est en rapport troit avec l'limination de 
la substance nuclaire trangre hors du noyau. Que cette limination soit 
un facteur important, c'est incontestable, mais cela ne dmontre pas, ipso 
facto, comme certains le voudraient, que les chromosomes aient le mono- 
pole des proprits hrditaires. 

//. Antagonisme des spermes d'espces animales dijj'renles. 

Comme il a t dit plus haut, le sperme de Chtopterus et celui de /)en- 
talium mettent en marche le dveloppement de l'uf d'oursin, le L^'" aprs 
avoir provoqu la formation de la membrane de fcondation. Or, si l'on 
mlange l'un de ces spermes, en parties peu prs gales, des spermes 
de Sphrechinus, on constate ce fait remarquable qu'au bout de 10 15 mi- 
nutes, le mlange est devenu absolument inactif sur les ufs de Sphre- 
chinus : aucun de ceux-ci ne forme une membrane de fcondation. Les 
spermes mlangs inhibent donc , mutuellement leur pouvoir fcondant sur 
l'uf d'oursin. Le sang de Chtopterus et de Dentalium jouit de la mme 
proprit. Cependant les ufs traits, mme depuis plusieurs minutes, par 
ce mlange des spermes, n'ont pas perdu le pouvoir d'tre fconds, car si on 
les met au contact de sperme frais d'oursin, ils forment immdiatement leur 
membrane de fcondation. Le STperme de Dentalium, chauff 90", c'est--dire 
tu, perd une partie, mais une partie seulement, de son action antagoniste 
vis--vis du sperme d'oursin. 

G. voit dans ces faits une confirmation de l'ide de Lb, pour qui la for- 
mation de la membrane de fcondation est due une lysine existant dans 
le spermatozo'ide. Il se base pour cela sur des observations de Buchner qui 
aurait constat que des srums hmolytiques de certaines espces animales, 
se neutralisent lorsqu'on les mlange : ainsi, par exemple, les srums de lapin 
et de chien. L'analogie augmente encore du fait qu'ici aussi, le mlange doit 
tre fait depuis un certain temps. 

[Les observations de G. sont sans doute fort importantes ; elles laissent 
entrevoir la possibilit d'tudier certaines des manifestations de la fconda- 
tion, avec les mthodes et les ides qui ont fait faire tant de progrs la 
science des srums]. A. Brachet. 

Hindle (Edward). tude hislolof/ique de Ja parthnogense artifrielle 
chez le Stronggloccnirotus purpuralus. La partlinognse a t obtenue 
par la mthode de Loeb. Voici les principales conclusions de l'auteur : 

A. Traitement par l'acide butyrique seul et trausport dans Veau de mer 
normale. La membrane s'est forme, sans que le dveloppement se pour- 
suive. 1 Processus cytolytiques superficiels, rendant plus distincte la 
membrane prexistante. - 2" Modification dans l'aspect du nuclole. 
3 Formation d'une zone claire, prinuclaire, par dissolution de granules 
cytoplasmiques, d'o partent des radiations dues probablement des cou- 
rants cytoplasmiques. 4" Accroissement du noyau. 5 A la temprature 
ordinaire, chez certains ufs, commencement de dveloppement, consistant 



III. LA PARTHENOGENESE. 73 

en accentuation des rayons de monaster, apparition de 18 chromosomes qui 
parfois se divisent et se dispersent dans le cytophisma en suivant les rayons. 
Rgression du monaster, suivie du retour des chromosomes vers le noyau, 
puis dsintgration de l'uf, aprs que ces phnomnes se sont parfois rp- 
ts 2 ou 3 fois. 6 A basse temprature, les ufs peuvent parfaire leurs 
premires divisions. 7 Jamais de cytasters. 

B. Traitement complet, butyriqxie et hypertonique . 8'^ Dans l'intervalle 
entre les deux traitements, apparition de la membrane et modification dans 
les caractres chromatiques (lu nuclole; apparition de la zone prinuclaire 
claire. 9 Pendant le traitement hypertonique, lger accroissement du 
noyau. 10 Aprs le retour dans l'eau de mer, d^'eloppement del zone 
prinuclaire claire et accroissement du noyau. 11 Un aster de clivage 
typique se forme par division du centrosome qui apparat d'abord au contact 
de la membrane nuclaire. 12'^ Quand le traitement hypertonique est 
trop prolong, les cytasters sont nombreux et trs accentus, donnant lieu 
de nombreux fuseaux, et empchent le dveloppement. 13" Le noyau 
forme 18 chromosomes, tandis qu'il y ena36 dans l'uf fcond; ce nombre 
(18) persiste pendant les divisions successives jusqu'au stade de la blastule 
nageante ; plus tard, les cellules deviennent trop petites pour qu'on puisse 
les compter. L'auteur en tire cette conclusion inattendue que les faits 
mentionns ci-dessus peuvent servir comprendre l'origine du cancer. 
Y. Del.age et M. Goldsmith. 

a) Kostanecki (K.). Sur le dveloppement parthnogntiqne des ufs de 
Mactra, chez lesquels Vexpulsion des corps de direction s'est produite ou a fait 
dfaut. Dans un prcdent travail (voir Ain. bioL, 1908) l'auteur a tabli 
que, par le traitement des ufs de Mactra par KGl, il se produit un dve- 
loppement parthnogntique, qui se fait sans segmentation et aboutit nan- 
moins la formation de larves cilies. Le prsent mmoire comble les 
lacunes qui existaient entre le dbut et la fin du dveloppement. De plus, 
sachant que sur les ufs pondus immatures on peut volont, suivant la 
concentration et le temps d'action du ractif, faire que l'uf parthnogn- 
tique expulse deux corps directeurs, un seul, ou n'en expulse pas. il tait 
intressant de comparer le dveloppement parthnognti(|ue dans les trois 
conditions. 

Si dans un uf parthnogntique qui a expuls les deux globules polaires 
il se forme un fuseau de segmentation rgulier et deux noyaux, chacun de 
ceux-ci ne contiendra que la moiti de la substance d"un noyau fcond 
(BovERi, Driesch, Herbst, Godlewski et d'autres); si la segmentation con- 
tinue se faire selon le mode mitotique typique, il en sera de mme pour 
les noyaux descendants (Loeb, Petrunkewitsch, Hindle). L'tude du dve- 
loppement normal d'ufs d'Echinodermes fconds a d'autre part montr 
R. Hertwig, Boveri, Godlewski, Erd.mann et d'autres, qu'au cours de l'em- 
bryogense le rapport quantitatif entre le plasma et le noyau se modifie, 
mais re.ste constant partir d'un certain stade; il rsulte notamment des ob- 
servations de Godlewski, que ce rapport est fix aprs le stade 64, au moment 
de la formation de la blastula ; avant cette poque, le noyau des deux premiers 
blastomres et mme celui des blastomres jusqu'au stade 32 est rest peu 
prs gal celui du pronuclus femelle, grce la transformation gomtri- 
quement progressive du plasma en substance nuclaire ; puis au stade 64 
les noyaux se montrent nettement rapetisses. 11 en est essentiellement de 
mme chez Mactra o cependant les rsultats sont quelque peu troubls 
par la segmentation ingale; sans pouvoir entrer dans les caractres parti- 



74 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

culiers de la segmentation, il suffit de constater que les diffrences, qui s- 
paraient les noyaux des macromres de ceux des micromres au point de 
vue de leur volume, finissent par s'eifacer. 

l' ufs aijant expuls les deux globules polaires. 

La comparaison des ufs parthnogntiques (thlycaryotiques) ayant ex- 
puls deux globules polaires avec les ufs fconds (amphicaryotiques) est 
rendue difficile chez Maclra par le fait que, ainsi que Lillie, Treadwell, 
Scott, Loeb l'ont constat chez Chtopterus, il n'y a pas de division cellu- 
laire. Comme K. l'a dj tabli (1004), il se forme un premier fuseau dont 
les ples sont fournis par l'ovocentre ; contrairement aux observations de 
Morgan sur l'Oursin, il ne se forme pas de cytasters libres. La premire di- 
vision se passe alors comme dans l'uf normalement fcond. Ou bien il se 
produit des figures trs caractristiques dj dcrites par l'auteur (1904) ; 
les deux ples, les irradiations polaires sont trs faibles, et le fuseau form 
a une origine intranuclaire; les chromosomes sont plus petits, les noyaux 
n'ont pas l'aspect habituel. Ce n'est pas ce fuseau d'origine nuclaire qui 
prside la division de l'uf; c'est un fuseau secondaire dvelopp aux d- 
pens des deux noyaux-fils qui assume de rle. Ce nouveau fuseau est bipo- 
laire et non ttrapolaire, comme on pourrait s'y attendre. Il contient les chro- 
mosomes issus des deux noyaux; la premire mitose, qu'il se soit form 
deux noyaux ou un noyau double, n'a servi qu' doubler la substance nu- 
claire. A prsent donc, au point de vue de la substance nuclaire, l'uf 
parthnogntique correspond un uf fcond, sauf que l'origine des 
noyaux est diffrente; dans le second cas il y a un thlycaryon et un arrh- 
nocaryon; dans le premier cas deux thlycaryons ou un diplothlycaryon. 
On est ainsi ramen au cas d'une larve amphicaryotique. La ressemblance 
est telle qu'on pourrait confondre un uf parthnogntique avec un uf 
fcond. Bien que chacun des deux noyaux de l'uf parthnogntique ren- 
ferme un nombre de chromosomes double, il gale en grosseur le noyau de 
l'uf. Au lieu de deux noyaux distincts ou confondus ports par un fuseau 
bipolaire, il se produit frquemment chez Mactra un monaster, directement 
form aux dpens du noyau de l'uf, et semblable celui qu'ont dcrit 
R. Hertwk;, Morgan, Wilson, Th. Boveri, Teichmann, Baltzer, Hindle, 
Lefevre, Herbst dans divers types. Comme dans ces cas, les chromo- 
somes peuvent chez Maclrd se fissurer pour se runir nouveau ensuite 
une fois doubls de nombre en un noyau commun ; le processus peut se rp- 
ter deux et plusieurs fois. S'il n'a lieu qu'une fois, il s'ensuivra des larves 
diplothlycaryotiques, ayant par comparaison avec les larves amphicaryo- 
tiques des noyaux normaux; s'il se rpte, il naitra des larves ttrathlyca- 
ryotiques, noyaux doubles par comparaison avec les larves amphicaryo- 
tiques. Les chromosomes du monaster de Mactra, de plus en plus petits 
mesure que le processus se produit, peuvent former des vsicules. 

La formation d'un seul monaster peut tre considre comme un jibno- 
mne de rgulation qui rtablit la normalit des noyaux dans les larves 
parthnogntiques et transforme l'uf hmicaryotique en un uf holoca- 
ryotique. Mais la rptition du monaster conduit des dispositions anor- 
males, la formation de noyaux gants, les ufs deviennent diplo-, ttra-, 
polycaryotiques. 

Aprs ces premiers processus, il se fait parfois une division de l'uf en 
deux blastomres, dont les noyaux ont la taille de ceux des blastomres 
d'une larve amphicaryotique. Mais habituellement la division cellulaire fait 
dfaut, et le dveloppement devient atypique, comme dj K. l'a fait con- 
natre (1908). Le corps ovulaire asegment contient des noyaux normes, 



III. LA PARTHNOGENSE. 75 

des mitoses bipolaires, ou des mitoses pluripolaires; ces dernires, contrai- 
rement toute attente, taient exceptionnelles. Les noyaux sont souvent 
gants, pourvus d'un nombre trs considrable de chromosomes, lobs; 
ct d'un noyau gant, il peut s'en trouver un trs petit. La formation de 
ces noyaux gants se fait soit aux dpens de monasters, soit par coalescence 
de plusieurs noyaux en un syncaryon. Mais environ \2 heures aprs le d- 
but de l'exprience la gense de syncaryons gants prend iin, il se forme 
de petits noyaux de taille ingale. La formation de ces nombreux petits 
noyaux se fait avec le concours de mitoses multipolaires, dans lesquelles 
tous les noyaux entrent la fois en cinse. Morgan et Lefevre ont dj d- 
crit dans les ufs parthnogntiques des divisions multipolaires sembla- 
bles. Puis un nouveau processus intervient; c'est la sparation autour de ces 
noyaux de territoires cellulaires dont la dimension est en rapport avec la 
grosseur du noyau, ainsi que l'ont vu dj Lefevre, Petrunkewitsch, God- 
LEwsKi, Scott, Lillie, Bataillon, pour les animaux, Gerassimoff et Nemec, 
pour les plantes. Les divisions multipolaires, intressant des noyaux de 
taille d'abord ingale, ont sans doute pour but de rgulariser dans les 
noyaux-fils le nombre des chromosomes et de le ramener peu peu au 
nombre normal des noyaux amphicaryotiques. 

Les larves qui rsultent de ce dveloppement ressemblent compltement 
par leurs caractres extrieurs aux larves amphicaryotiques normales. Elles 
ne vivent cependant que trois jours, car l'tude microscopique de leurs cel- 
lules y montre des symptmes dgnratifs marqus. 

2 ufs o l'expulsion des globules polaires a t empche. 

A. ufs oii Vexpulsion des deux globules polaires a fait dfaut. En em- 
ployant une concentration plus forte de solution de KCl ou bien en faisant 
agir plus longtemps une solution faible, l'expulsion des globules polaires n'a 
pas lieu, et nanmoins le dveloppement aboutit des larves sendjlables 
celles qui drivent d'oeufs fconds. Dj Delage, Garbowski, Lillie, Tread- 
WELL, Scott, Lefevre ont tabli que le dveloppement parthnogntique 
est indpendant de l'expulsion des globules polaires. K. (1904) et Lefevre 
ont constat que le premier ou le second fuseau directeur (selon que le pre- 
mier globule polaire a t ou non rejet) fonctionne comme fuseau de seg- 
mentation. A la suite de processus que l'auteur a dj dcrits (1904), il se 
forme une mitose quadripolaire et quatre noyaux, comme Lefevre l'a aussi 
vu chez Thalassema. Les quatre noyaux, gaux ou ingaux, se fusionnent le 
plus souvent en deux ou en un seul noyau gant; 11 se produit ensuite une 
ou plusieurs fois un fuseau bipolaire puissant, semblable ceux que Stevens 
chez Echinus microtuherculatus et Nemec chez des plantes ont vus se former 
dans des conditions analogues. Le noyau gant peut aussi donner lieu un 
monaster, qui diffre de ceux dcrits prcdemment par le nombre norme 
des chromosomes. Ainsi la mitose bipolaire avec fusion ultrieure des noyaux- 
fils ou bien le monaster peuvent conduire la formation de syncaryons 
gants, qui donnent lieu des fuseaux bipolaires colossaux pourvus d'un 
nombre norme de chromosomes. Ceux-ci se rpartissent ingalement vers 
les deux ples du fuseau, et bon nombre d'entre eux peuvent ne pas subir 
l'ascension polaire. Ainsi peut s'expliquer qu' ct des deux noyaux prin- 
cipaux il puisse se former de petits noyaux accessoires, dont la fusion avec 
les noyaux principaux produit ensuite des corps nuclaires lobs, qu'on at- 
tribuerait inexactement une amitose. Des mitoses pluripolaires apparais- 
sent ensuite (triasters, ttrasters). Les plinomnes sont ensuite les mmes 
que dans le cas d'ufs privs des globules polaires, c'est--dire qu'il se 
forme un grand nombre de petits noyaux. Tantt ces noyaux sont disse- 



76 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

mins dans un cytoplasme indivis ; tantt il se fait un cloisonnement cellu- 
laire, donnant lieu de vritables blastomres. Ces blastomres leur tour 
peuvent tre le sige de mitoses pluripolaires. Bref, peu peu, tout s'qui- 
libre, et le germe finit par tre constitu de blastomres dans lesquels la 
relation plasmo-nuclaire est normale et voisine de celle des blastomres qui 
rsultent de la segmentation d'ufs fconds. 

B. ufs n'ayant expuls qu'un globule polaire. 

K. a dj publi ses rsultats sur ce cas {Bull. Acad. Se. Cracovie, 1911). 
Aprs Texpulsion du premier globule, le deuxime fuseau directeur, rede- 
venu central, forme deux noyaux semblables ceux qui drivent du fu- 
seau de segmentation d'un uf fcond; la grosseur de cliacun de ces 
deux noyaux gale celle du pronuclus femelle. Lefevre a vu chez Thalas- 
sema des faits analogues. Les phnomnes ultrieurs sont d'ailleurs analo- 
gues ceux du cas prcdent et conduisent au mme rsultat dfinitif. 

3" Bsiim. 

Les ufs parthnogntiques de Maclra peuvent se dvelopper soit aprs 
expulsion des deux globules polaires, soit aprs rejet d'un seul, soit sans 
expulsion polaire. L'uf forme donc un fuseau bipolaire soit dans le pre- 
mier cas avec un simple noyau ovulaire, dans le second cas avec les deux 
noyaux ovulaires (diplothlycaryon), dans le troisime cas avec les quatre 
noyaux ovulaires (ttrathlycaryon) ; il contient donc dans le premier cas la 
moiti du nombre des chromosomes, dans le second le nombre normal, dans 
le troisime le double de ce nombre. Quel que soit le cas, le rsultat dfinitif 
du dveloppement est peu prs le mme. Ce dveloppement se fait d'abord 
sans cloisonnement cellulaire, par division nuclaire; la division cellulaire 
n'intervient qu'ensuite. Tout au dbut il se produit non pas de nombreux 
petits noyaux, mais de gros noyaux, vritables syncaryons polyvalents, con- 
tenant un trs grand nombre de chromosomes. Ils se forment en partie la 
suite de l'apparition de monasters, qui peuvent se rpter plusieurs fois. Ou 
bien ils sont dus la fusion des noyaux suivie de la formation de grands 
fuseaux bipolaires. Par des citations et de par son exprience personnelle, 
l'auteur affirme que la production des syncaryons gants et multivalents est 
un processus extrmement gnral. A. Prenant. 

y) Alternance de la parthnogense et de ramphimixie. 

a) Marchai (Paul). La spanandrie et V oblitration de la reproduction 
sexue chez les Chermes. (Analys avec le suivant.) 

b) L'oblitration de la reproduction sexue chez les Chermes pice 

Ratz. L'auteur a cherch dterminer le mode par lequel s'tablit la 
parthnogense exclusive chez le Chermes pini indigne habitant les Pins 
de nos pays. Il a constat que les sexupares apparaissent, mais ne don- 
nent naissance qu' des sexus femelles fcondables, en sorte que la 
parthnogense continue faute de mles; il donne ce phnomne de dis- 
parition des mles le nom de spanandrie. L'levage sur Pinus orientalis 
ne fait pas rapparatre des mles. Les Chermes jtini orientalis, sexus 
dans leur pays d'origine et aussi lorsqu'on les lve sur Pinus orient(dis 
dans nos pays, deviennent parthnogntiques par disparition progres- 
sive des mles lorsqu'on les lve sur le Pin sylvestre. Si, de l, on les reporte 
sur le Pinus orientalis, les mles rapparaissent, d'autant plus nombreux 
que l'levage sur le P. sylvestris remonte des gnrations plus loignes. 
Ch. picex se rattache au Ch. Nusslini par les mmes liens phylogn- 



m. LA PARTHNOGENSE. 77 

tiques que le Ch. pini au Ch. pini oriental is, c'est--dire que Ch. pice 
provient de Ch. Nusslhii, comme Ch. pini du Ch. pini oricntalis; mais, 
tandis que ces deux derniers ne diffrent par aucun caractre anatomique, 
des diffrences anatomiques, lgres mais constantes, existent entre les 
deux derniers. En outre, tandis que cliez Ch. pini la gnration sexue 
conserve comme vestige des sexupares et des sexus femelles fcondables, 
parthnogntiques par le seul fait de l'absence des mles, chez le Ch. pi- 
cerr il n'y a mme pas de sexupares, les formes ailes restant en tat d'e.rules 
/ato rigoureusement parthnogntiques. Y. Df:lage et M. Goldsmitii. 



CHAPITRE IV 
lia l'eproiEuclioii a!!>e.vue 

Bro'wn ("W. H.). Tlir (Icri'lojtmciil i>/' ihc ((SCocarjt of Ldclmca sciitcll/ihi. 

(Bot. Gazette, LU, 375-305, 1 pi., 51 fig.) [80 

Debaisieux (Paul). h'echerches sur les Coccidies. I. Klossia helicina 

A. Schneider. (La Cellule, XXVII, 2C> pp., i pi.) [79 

Epstein(H.). jBfilrdye zur Kenutitis von Pleisloji/Kirti jicrijilauct (Lui: 

V. Sjtlrndore). (Biol. Centralbl., XXX, 676-682, 16 fig.) 

[Constatation de phnomnes 

autogamiques l'intrieur des spores de ces cnidosporidies. J. Stroiil 

Fischer (H.). Wasserkulliiroi vint FcriijirdlhaUien, mit Bcnicrkungen uber 
die Bedingungen der Sjioreii/ieintimg. (Beih. zu Bot. Centralbl., XXVII, 
Abt. I, 54-59.) [79 

Fries (R. E.). l'eber die cijlologischen YerhdUnisse bei der Sporenbil- 
dutig von Xididaria. (Zeitschr. f. Bot., 111, 145-165.) [81 

Hadzi (J.). Bemerkungen i'iber die Knospenbildung von Hydre. (Biol. Cen- 
tralbl., XXXI, 108-111.) [Maintient 
contre Braem la lgitimit de ses conclusions antrieures. M. Goldsmith 

Hannig (E.). Die Bedeuiimg der Pei-iplasmodien. I. Die Bildung des 
Pcrispors bei Equiselum. IL Die Bildung der Massulse bei Azolla. III. 
Kritische Untersuchungen iiber das Vorkommen und die Bedeutung der 
Tajielen und Periplasmodien. (Flora, Cil. 2 pi., 27 fig.. 209-278 et 335- 
3S2.) [81 

Hrouard ( Edgard)" Su/- lu jirof/use jtu/i/iungusique louijuc ch'tuce 
de Chrysunni. (C. K. Ac. Se, Cll, 1094-1095.) ^ [82 

Kniep (H.). Ucber das Auflreten voit Basidien im einkernigen Mycel 
von Arunllnria mellea FI. Dan. (Zeits. f. Bot., 111,529-553.) [80 

Kundt (A.). Die Entwickelung der Micro- und Macrosporangien von 
Salvinia nalans. (Beih. z. bot. Centralbl., XXVll, Abt. 1, 26-31.) [79 

Le-wis (M.). The developmeni of thc spores in Pleurage zygospora. (Bot. 

Gazette, Ll, 369-373, I pl.l 

[Le Pleurage zygospora (Speg.) Kuntze est considr par Fauteur comme 

- pourvu de huit spores, et non de 16, comme le pense Saccardo qui, pour 

cette raison, a plac cette espce dans le geni'e Philocopra. P. Gurix 

Maire (R.) et Tison (A.). Kecherrhcs sur quelques Cladochi/lraces. 
[C. 11. Ac. Se, CLll, 106-IOS.) [La formation des chro- 

nisporocystes de l'L'rophlyctis hemisphrica constitue une reproduction 
asexue. La coj)ulation dcrite par Schroter et Magnus n'est qu'une 
apparence et l'interprtation de Vuillemin se trouve justifie. M. G.vrd 



IV. LA REPRODUCTION ASEXUE. 79 

Mller (Karl). Ih'ob((rhtim;/cn ilbcr BedKcdonsvorf/angp bei S/xritf/il- 
lidcii, iti'bsl Boiicfkini'/cii :u dcren usserer Morphologie und BioUxjic. 
(Zool. Anz., XXXVII, 114-121, 3 fig.) [81 

Sauton (B.). Gcrinination in vivo des spores d\\. niger et d\\. fumigalus. 
(C. R. Ac. Se, CLII, 1697-1698.) 

[Les spores d'.l. fumigalus renferment une sub- 
stance qui Li protge contre la phagocytose. Dans l'aspergillose, la mort 
serait due au dveloppement du myclium, non d'une toxine. M. Gard 

"Wilson (H. V.). On l/ie bchavior o/' he dissociated cells in Hydroids, 
Alcgmtaria and Aslcrias. (Journ. Exper. Zool., XI, 281-338, 30 fig.) [82 

Voir pp. 86, 113, 118, 224 pour les renvois ce cliapitre. 



aj Reproduclion par division. 

Debaisieiix (Paul). Recherches sur les Coccidies. I. Klossia Iielicina 
(A. Schneider). D'aprs D., la multiplication nuclaire qui se produit chez 
Klossia, aprs son accroissement l'intrieur des cellules rnales ( Ilelix 
nemoralis oii on le trouve frquemment en toute saison, ne se raliserait 
pas par une sorte de multiplication simultane , mais toujours par bipar- 
titions successives du noyau primitif. Il n'y aurait donc pas rpartition pra- 
lable, dans le cytoplasma, de la substance du noyau primitif, puis recon- 
stitution sur place de noyaux multiples. A. Lcaillon. 

y) Beproduclion par spores. 

Fischer (H.). Cultures de prothalles de fougres dans l'eau et remarques 
sur les conditions de la germination des spores. F. cultive les prothalles 
de Fougres varies dans la solution nutritive de Pfeffer ou dans la solution 
minrale sans azote de A. Mever laquelle il ajoute 0,1 % de XH'NO-'. 11 
tudie les conditions de la germination de spores de diverses espces; il en 
est qui conservent longtemps leur facult germinative, 20 ans et mme 
48 ans. F. Moreau. 

Kundt (A.). Le dveloppement des microsporanges et des macrospo- 
ranges dans le Salvinia nalans. Le pdicelle du microsporange se ramifie 
grce la croissance d'une de ses cellules et ses divisions ultrieures. Lors 
de la formation des sporanges, des cloisons transversales sparent le pdi- 
celle des cellules sporangiales ; la cellule terminale renfle acquiert trois ou 
cinq cloisons tangentielles qui dlimitent la paroi du sporange; la cellule 
centrale subit de la mme faon des cloisonnements tangentiels qui sparent 
sa priphrie des cellules nourricires; la paroi du sporange et la couche 
de cellules nourricires restent par la suite formes d'une assise unique de 
cellules; les cellules nourricires deviennent binucles. La cellule centrale 
se divise en cellules-mres des spores par des cloisons diversement orien- 
tes, dont l'ordre d'apparition et la direction sont soumis des variations. 
Seize cellules-mres sont formes dans le microsporange, huit dans le ma- 
crosporange. Chacune se divise en quatre et ces divisions s'accompagnent 
d'une rduction chromatique qui amne huit le nombre des chromosomes 
du gamtophyte. Les soixante-quatre spores du microsporange mrissent; 
dans chaque macrosporange une seule macrospore, rarement deux, arrivent 
maturit. F. Moreau. 



80 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

BroAPvn (W. H.). Le dveloppement de Vascocarpe de Lachnea sculellata. 
L'ascoiione est l'avant-dernire cellule d'une rang-e de 9 environ. Les 
hyphes ascognes sont grandes et se ramifient abondamment. A leurs extr- 
mits se forment des crochets dont la cellule pnultime est binucle, tandis 
que la dernire et l'antpnultime sont uninucles. Les deux noyaux d'une 
cellule pnultime peuvent se fusionner pour former le noyau d'un asque, 
ou ils peuvent se diviser et donner naissance quatre noyaux d'un autre 
crochet. La dernire cellule uninucle se fusionne habituellement avec la 
cellule antpnultime, aprs quoi les deux noyaux sont susceptibles de 
donner naissance aux noyaux d'un autre crochet, ou se fusionner pour 
donner un asque. Les noyaux de l'ascogone et des hyphes ascognes 
paraissent tre semblables l'exception de leur volume, et le mme nombre 
de chromosomes, cinq, persiste au cours de leurs divisions. Au dbut de leur 
formation, les chromosomes sont frquemment groups en une masse res- 
semblant un second nuclole. Les chromosomes se mettent ensuite en 
rapport avec un centrosome qui n'tait pas apparent au stade de repos. Ce 
centrosome se divise, et les deux centrosomes-filles se placent aux ples du 
fuseau. A la mtaphase, les cinq chromosomes se divisent, et, l'anaphase, 
cinq passent chaque ple. La premire division dans l'asque est h- 
trotypique. La deuxime et la troisime sont semblables celles qui s'o- 
prent dans l'ascogone. P. Gurin. 

Kniep (H.). Apparition de basides sur un myclium uninucl d'Armil- 
laria mcllea. Dans des cultures pures d'Annillariamellea K. voit natre 
directement sur le myclium, sans qu'il se fasse un chapeau, des basides 
normalement constitues qui produisent 4 spores identiques aux spores 
ordinaires de l'espce. Ce sont des basides mycliennes comparables 
celles des Basidiomyctes gymnocarpes ; elles constituent un cas diffrent 
des conidiophores d'IIeteroasidion annosum signals sur le myclium par 
Brefeld. et des conidiophores et cystides strigmates homologues des ba- 
sides rencontres par Matruciiot sur le myclium de Pleiirotus ostreatus. 
De plus, le myclium qui porte ces basides est uninucl et ces basides elles- 
mmes ne renferment, lorsqu'elles sont jeunes, qu'un seul noyau. Celui-ci ne 
rsulte pas de la fusion de deux autres, il provient de la croissance du noyau 
unique de la cellule terminale d'un hyphe, devenue une baside. Ce noyau se 
divise deux fois : la premire division cou^porte un synapsis, puis un spirme 
aux filaments placs paralllement, puis un fuseau perpendiculaire l'axe 
de la baside; prs de chaque ple du fuseau so trouvent 2 chromosomes que 
l'auteur n'interprte comme tels qu'avec doute, laissant entendre que ce 
pourraient bien tre 2 masses chromatiques rsultant de la fusion de vrais 
chromosomes; plus tard ils se divisent, chaque ple en prsente 4: aussi K. 
interprte-t-il cette premire division comme une mitose htrotypique ; la 
seconde a les caractres d'une mitose homotypique : sans que les deux 
noyaux rsultant de la premire mitose reviennent au repos, chacun d'eux 
forme un fuseau perpendiculaire l'axe de la baside et sur lequel 2 chro- 
mosomes se dirigent vers chaque ple. Grce ces deux divisions la baside 
renferme 4 noyaux; chacun d'eux s'engage dans une spore; il arrive qu'une 
troisime mitose intervienne, 4 des 8 noyaux forms pntrent dans les 
4 spores; les 4 autres restent dans la baside sans que l'auteur puisse dire 
s'ils serviront une seconde gnration de basidiospores. L'intrt des 
mitoses rductrices dans le matriel tudi par B. est dans l'absence de la 
karyogamie qui prend place ordinairement dans la jeune baside. Le noyau 
unique de la baside deviendrait-il diplo'i'de sans l'apport de chromosomes 



IV. LA REPRODUCTION ASEXUEE. 81 

d'un autre noyau, ou tous les noyaux du myclium seraient-ils diplodes 
grce une karyogamie intervenant un stade encore indtermin du d- 
yeloppement ? F. Moreau. 

Hanng (E.). La si;/nipcalio7i dcx pn'ijilasmodes. I. La formation de la 
prispore chez Equiselum. IL La fonnalion des inassiilcs dans Azolla. IIL. 
Jiecherc/ics critiques sur l'existence et la signification des tapis et des pri- 
plasmodes. H. appelle priplasmodes les masses plasmiques provenant de 
la fusion des cellules du tapis qui entoure les spores en voie de formation 
et qui prennent part la formation des couches externes des spores. L'auteur a 
tudi spcialement ii'/u/se^M? et A:olla. Bbiis Equisetum H. dcrit avec soin 
la multiplication des cellules et des noyaux dans le tapis, la fusion originelle 
des cellules et leur transformation en un plasmode qui pntre dans la cavit 
de sporange entre les bauches des spores. Ces plasmodes forment autour 
des spores une double membrane, une cutinise et une autre aux dpens de 
laquelle se forment les latres. Dans Azolla, les plasmodes reconnaissent la 
mme origine et pntrent aussi entre les bauches des spores. Celles-ci 
sont places dans des vacuoles l'intrieur desquelles se forment les parois 
alvolaires des massules. L'origine des glochidies, c'est--dire des poils en 
forme d'ancre, a pu tre observe par l'auteur. Dans la partie gnrale de 
son travail, H. considre l'volution du tapis. Prsent sous sa forme primi- 
tive chez les Mousses, il acquiert son plus haut dveloppement chez les Ptrido- 
phytes ; il est encore bien form dans les microsporanges des Gymnospermes 
et des Angiospermes, tandis que dans les macro.sporanges il subit une rduc- 
tion depuis les Gymnospermes jusqu'aux Gamoptales en passant par les 
Choriptales et les Monocotyidones. F. Pchoutre. 

Fries (R. E.). Sur les phnomnes cytologiques de la formation des 
spores chez Nidularia. Chez Nidularia la jeune baside est binucle 
comme les cellules des hyphes voisins. Ses deux noyaux subissent la fusion 
dangeardienne et le noyau de fusion se divise deux fois de suite. Il passe 
par une priode de synapsis et ddouble longitudinalement son spirme ; 
celui-ci se fragmente en deux chromosomes doubles qui prsentent les ph- 
nomnes des mitoses htrotypiques. Cette premire division n'est pas 
suivie d'un stade de repos, une seconde division lui succde immdiatement; 
ses caractres sont ceux des mitoses liomotypiques. Quatre noyaux haplodes 
se forment donc dans la jeune baside; celle-ci pousse en gnral quatre st- 
rigmates porteurs de quatre spores; chacune d'elles reoit de la baside un 
noyau. Des basidiospores au nombre de deux ou de trois par baside ont t 
observes; dans un de ces cas deux noyaux ont t vus s'engageant dans le 
mme strigmate. Le noyau unique de la basidiospore se divise en deux 
avant qu'elle se soit dtache de la baside. F. Moreau. 

Mller (Karl). Observations tiur les processus de rduction chez les 
Spongilliiles, avec remarques sur leur mm-phologie externe et leur biologie. 
Quand les ponges ont pass au laboratoire de 1 3 mois dans des condi- 
tions peu favorables, elles finissent par maigrir par rduction des tissus 
vivants autour de la charpente des spicules. Mais la dgnrescence ne con- 
tinue pas et il se forme de petits amas cellulaires comprenant des lments 
de diverses sortes qui, extraits des tissus de l'ponge et placs dans de 
bonnes conditions, se dveloppent en un individu nouveau. Malgr certaines 
apparences, ces corps ne doivent pas tre assimils aux gemmules; c'est un 
mode spcial de reproduction agame. Y. Delage et M. Golds.mitii. 

l'anne biologique, XVI. 1911. G 



82 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

"Wilson (H. "W.). Sur le comportement des cellules dissocies chez les 
flydrohlcs, l'A Icyonaria et VAsterias. Dans les expriences qui ont t faites 
avec les Eponges, pour voir si des organismes entiers peuvent se reformer 
au moyen des lments du corps dissocis, on n'arrive pas distinguer nette- 
ment quelle est la part prise par les cellules des parois du corps, des canaux 
ou des corbeilles, en raison de la grande abondance d'ambocytestotipotents 
et capables de phagocyter les autres lments qui prennent une part prpon- 
drante la formation du nouvel organisme. Pour carter cette difficult, 
l'auteur s'est adress des liydrodes (VEudendrium, la Pcnnaria) o il n'y 
a, outre l'endoderme et l'ectoderme, qu'une msogle presque dpourvue 
d'lments cellulaires. 11 leur applique le mme traitement qu'aux Eponges, 
c'est--dire les dbite en menus fragments qu'il place dans un petit sachet 
de gaze, qu"il presse avec des pinces dans un verre de montre plein d'eau de 
mer. Il obtient un liquide trouble o l'on reconnat des cellules isoles et des 
petites masses cellulaires. Au bout de quelques heures, ces lments se fusion- 
nent en petites masses; il recueille les plus volumineuses et les place dans 
de l'eau propre. La conglomration spontane se poursuit et, au bout de quel- 
que temps, on obtient des masses de plusieurs millimtres de surface, d'en- 
viron 1"'"^ d'paisseur, qui deviennent de plus en plus lisses et rgulires. 
Ces masses constituent d'abord un syncytium, puis elles se prsentent 
sous l'aspect d'une planula : une couche superficielle d'lments forme un 
ectoderme, les cellules intrieures forment l'endoderme; un prisarque est 
scrt ; des excroissances se forment dont l'une sert la fixation et dont 
les autres fournissent des tentacules. De place en place on voit des cnido- 
blastes qui sont soit de nouvelle formation, soit entrans dans le phnomne 
de conglomration. L'auteur n'a pas dtermin l'origine des lments con- 
glomrs par rapport aux feuillets de l'animal primitif; il admet qu'il y a eu, 
par suite de la sparation physiologique de ces lments, un phnomne de 
d-diffrenciotion la suite duquel une nouvelle diffrenciation s'est pro- 
duite. Chez VAsterias il a tent des expriences analogues avec des frag- 
ments de gonades non mres. Un phnomne de conglomration a commenc, 
mais naturellement il n'a pu se former que des amas incapables de recon- 
stituer quelque chose d'analogue la forme mre. Trs hypothtiquement, W. 
met l'ide que ces processus rappellent ceux qui devaient tre habituels aux 
organismes primitifs alors qu'ils formaient des amas sans forme ni taille 
dfinie et pouvaient ainsi, selon les ncessits du moment, se conglomrer 
en masses plus volumineuses ou se dissocier, pour se sparer des parties 
endommages par un traumatisme [XVII, d]. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Hrouard (Edgard). Sur la jtrognse jtarthnof/nsique longue 
chance de Chnjsaora. H. tablit dans le cycle volutif de Chrijsaora 
l'existence de modes successifs de reproduction. De mars juin, des kystes 
forms sur la sole pdieuses, des bourgeons (juillet octobre), strobilisation 
et phyrulation (de novembre fvrier) ; priode de repos (janvier et fvrier), 
s'il y a eu phyrulation. Les kystes constituent un mode de reproduction nou- 
veau que l'auteur a fait connatre. Il les assimile des statoblastes et les con 
sidre comme des rsultats d'une prognse (ou pa^dognse) parthnog 
sique ^e produisant chez un animal non sexu. Ces kystes peuvent persister 
jusqu' trois annes et plus, avant d'clore pour donner un jeune polype, 
mais il est probable que dans les conditions naturelles ils closent plus rapi 
dment sous rintluence de facteurs i)hysiques non encore dtermins. 
Y. Del.vge et m. CiOldsmitii. 



CHAPITRE V 
L<'oiilo;;nse 

Apolant. Uher einif/c hislolitgiHche Ergebnisse der experimenleUen Krebi- 
forsc/iitn;/. (Arch. mikr. Anat., LXXIII, Fetschr. Waldeyer, 144-156, 6 fig.) 

[97 

Aron (H.). ^^ ((chstuin imd Erniihnmg. (Blochem. Zeitschr., XXX, 207-2265.) 

[94 

Battandier. Expriences sur la germination d'une plante aquatique : te 
Damasoiiium Bourgaci Coss. (C. R. Ac. Se, CLII, 1495-1497.) 

[Les germinations provenant clun seul semis de cette 
plante peuvent s'clielonner sur un grand nombre d'annes. M. G.vrd 

Beneden (Edouard van). Recherches sur Vembryologie des Mammifres. 
De la scgmcnldlion, de la formation de la cavit blastodcrmique et de l'cm- 
bri/un didermique chez le Murin. (Arch. de Biologie, XX^4, 63 pp., 5 pi., 
1 %) ' [91 

a) Brachet (A.). Etude sur 1rs localisations gcrmiualcs et leur polcnlia- 
lil r(dlc dans Fuf jiarthnogntique de Rana fusca. (Arch. Biol.,XXVl, 
237-263, pi.) [87 

//) Sur le dveloppement des deux premiers blastomres de l'uf de 
Grenouille. (Anat. Rec, V, n 4, 183-185.) [87 

Bruni (Angelo Cesare). Sullo sviluppo dei corpi vertebraii e dlie loro 
articolazione negli Amnioli. (Arch. Entw.-Mech., XXXll, 89-167, 2 pi., 1 fig.) 

[Cit titre bibliographique 

Bureau (Louis). L'ge des perdrix. La perdrix grise. (Bull. Soc. Se. nat. 
Ouest de France, Nantes, 'i" srie, I, 1-114.) 

[Intressant tableau chronomtrique permettant de dterminer cet ge 
bas sur la largeur des rmiges (3 10) au moment de leur chute. Exemple : 
un perdreau gris dpourvu de la 6"^ rmige de 2'' plumage, mais prsen- 
tant une 7*^ rmige de 39 millimtres, est vieux de 47 jours. M. Hrubel 

a) Child (G. M.\ Studies on the dgnamics of morphogenesis and inhcri- 
tance in exprimental reproduction. L The axial gradient in Planaria do- 
rotocephala as a limiting factor in rgulation. (Journ. exper. Zool., X, 265- 
319.) [Sera analys dans le prochain volume 

b) Studies on dgnamics of morphogenesis und inheritance in experi- 

mentcd reproduction. IL Physiological dominance of anterior over posterioi 
rgions in the rgulation of Planaria dorotocephala. (Joarn. exper. Zool., 
XI, 187-221, 21 fig.) - [Id. 

c) Studies on the dynamics of morphogenesis and inheritance in exp- 
rimental reproducliou. IlL The formation of new zooids in Planaria and 
other forms. (Ibid., 221-280, 36 fig.). [Id. 

Commitee consisting of professor C. S. Sherrington (Chairman) and 
Dr. S. M. Copeman (secretary). Body metabolism in cancer. (Rep. 
Brit. Ass. Adv. Se, Sheffield, 1910, 297-300.) [97 



84 L'ANNE BI(3L0GIQUE. 

Gonklin (Edwin J.l. The organi:alion of the egg and Ihe dcveloprnenl 
of single blastomeres of Plvilhisia mamillala. (Journ. exper. Zool., X, 393- 
404, 2 pi.) [Voir ch. VI 

Daniel ( J. Frank). Observations on Ihe period of gestation in white mice. 
(Journ. exper. Zool., IX, N" 4, 865-870.) [90 

Disse (J.). Ueber die Bihiung der Grnndsubstanz des Knochengeirebes. 
(Verh. Anat. Ges., <i pp.) [93 

Dostal (R.). Zur experimentellen Morphogenesis bei Circa nnd einigen 
anderen Pflanzen. (Flora, CI II, 1-53.) [Voir ch. VII 

Durken (Bernhard). Ueber frilhzeilige Exstirpation von Extremiti^ilen- 
aithigen beiin Frosch. Ein experimeiifeller Beitrag zur Enlwicklungsphy- 
siologie nnd Morp.'iologie der Wirbeltiere unter besonderer Berucksichligung 
des Nervensystems. (Zeitschr. wissenscli. Zool., XCIX, 189-356, 7 pi., I8fig.) 

[99 

Ebner (V.). Geioebeenlivickclunii iind Phylof/encse. (Verh. Anat. Ges., 
25 Vers., 3-14.) ' ' [Voir ch. XIII 

Fichera (G.). 5/ recenti amlribiili aile doilrine dei nenplasmi. (Tumori, 
I, fasc. 1, 1-74.) [Revue critique des travaux re- 

latifs aux rapports entre les blastomyctes et les tumeurs. F. Henneguy 

Gebhardt. Cebcr den Skelettbau mit diinnen Platten. (Verh. Anat. Ges., 
21 pp., 40 fig.) [93 

Grper (Ludw^ig). Beobachtung von Wachstumsvorgngen an Beihennuf- 
nahnien leboider Hilhncrembryoncn nebst Bemerknngen iibcr vitale Fiir- 
bung. (Arch. Entw.-Mech., XXXIIl, 303-327, I pi., 8 fig.) [L'intrt biolo- 
gique de ce travail rside en ce fait qu'il donne une mthode de colora- 
tion vitale qui permet d'tudier un mme uf de Poulet vivant pendant 
longtemps et d'tudier les diverses phases de sa croissance. A. Brachet 

Haaland (M.). Sponlaneous cancer in Mice. (Roy. Soc. Proceed., B. 567, 
532.) [97 

Hargitt 'Ch. "W.). Some problems of clenterate ontogenij . (J. of Morphol., 
XXII, 493-543, pi. I-lII.) ' [93 

Hegner (R. "W.). The germ cell dterminants in the egg of Chrysomelid 
bcrili-s. (Science, 13 janvier, 71.) [Rponse 

des critiques sur l'interprtation du disque polaire. H. de Varignv 

Hooker (Davenport). The development and function of voluntary and 
cardiac muscle in embryos mithont ncrves. (Journ. exper. Zool., XI, 159- 
186, 15 fig.) [99 

Isaja (A.). La reazione antitriptica nei tumori maligni. (Tumori, I, fasc. I, 
35-109.) [L'augmentation 

du pouvoir antitryptique du srum des cancreux parat tre due la r- 
sorption des ferments protolytiques des tumeurs mmes. F. Henneguy 

/-;) Jenkinson (J. W.). On the origin of the polar and bilatral structure of 
the egg of the sea-urchin. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 699-716, 11 fig.) 

[89 

b) Bchilion of Bcgcncralion and Development al Processes. (Rep. Brit. 

Ass., Sheffield, 1910, 63i)-037.) [Expose quelques 

vues gnrales sur la prsence des substances organo-formatrices 
desquelles dpend la difierention ontogntique dans le cytoplasme et non, 
comme le pensait W'eis.m vnn, dans le noyau. Ces propositions semblent 



- V. ONTOGENESE. 85 

tre un sommaire d'une thorie destine sans doute tre dveloppe 

et rendue plus claire ultrieurement. Y. Delage et M. Gldsmith 
Jesenko (F.). Einige neuc Vcrfahren die Ruheperiode der Holzgewdchsf 

abzidiirzcn. I Milt. i Ber. deutsch. bot. Ces., XXIX, 1 pi., 273-284.) [101 
Kohlbrugge (J. H. F.). Der Einfluss der Spermalozoiden auf die Blas- 

tula. II. (Arch. mikr. Anat., LXX^'II, 4 pp., 2 fig.) [Voir ch. Il 

Khn (Alfred). Vebcr ^ctorminicrU' Entirickluiiq bci Cladoccren. (Zool. 

Anz., XXXVIII, 345-357.) ' [85 

Lehmann (E.). Zur Kenntnis der anaroben Wachstums hherer Pflanzen. 

(Jahrb. wissensch. Bot., XLIX, 01-90.) [98 

Lesage (P.). Sur l'emploi des solutions de potasse la reconnaissance de 

la facult germinative de certaines graines. (G. R. Ac. Se, ('LU, 615-617.) 

[Les graines de 

Lepidium salivum qui germent ne diffusent pas de matire colorante, 

celles qui ne germent pas diffusent cette matire colorante. Cela n'est vrai, 

cependant, que dans les grandes lignes, non rigoureusement. M. Gard 

Loeb (Jacques) und 'Wasteneys (Hardolph). Die Beeinflussung der 
Entwicklung und der Oxydationsvorgnge im Seeigelei {Arbacia). (Biochem. 
Zeitschr., XXXVII, H. 5, 6, 410423.) [Voir ch. VI 

a) Loeb (Lo). Ijeber die Bedeutung des Corpus luteum fi'ir die Periodi- 

zitt des sexuellen Zgklus beim weiblichen Sugetierorganismus. (Deutsch. 

mediz. Wochenschr., n" 1, 14.) [Voirch. XIV 

b) The cyclic changes in the Mammalian ovary. (Proceed. Amer. Philos. 

Soc, L, n" 199, mai-juin, 228-234.) [Ibid. 

c) Tke parthenogenetic Development of Ova in the mammalian ovary 

and the Oriyin of Uvarian Teratomata and Chorio-Epit/icliomata. (Journ. 

of Amer. Med. Assoc, 6 mai, LVI, 1327.) [Ibid. 

(7) Some Problems and Besults in Cancer Investigation. (ioum.Missonn 

State Med. Ass., July, 1-27.) [Confrence de vulgarisation. M. Goldsmith 

e) Beitrdge zur Analyse des Genebewachstums. IV. Ueber den Einfluss 

von Kombinationsreizen auf das Wachstum des transplantierten Utrus des 
Meerschweinchens. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 456-478, 2 fig.) [Voir ch. XIV 

/) Beitrdge zur Analyse des Gewebewachstums. VI. Ueber die Wirkungs 

wrise der ailsseren Rcize bei der Bildung der Placentome. (Arch. Entw.- 
Mech., XXXII, 67-86, 1 pi., 4 fig.) [Ibid. 

g) Beitrdge zur Analyse des Gewebewachstums. VII. Ueber einige 

Bedingungen des Wachstums der embryonalen Placenta. (Arch. Entw.- 
Mech., XXXII, 662-667.) [94 

Lb (Lo) und Addison W. V. F.). Beitrdge zur Analyse des Gewebe- 
wachstums. V. Ueber die Transplantation der Taubenhaul in die Taube und 
andre Tierarten. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 44-66.) [Voir ch. VIII 

Lucien (M.). Le poids, les dimensions et la forme gnrale de l'hypophyse 
humaine. (C. R. Ass. Anat., 13'= runion, Paris, 147-158, 4 fig.) [94 

Micheels (H.). Recherches sur Caulerpa prolifra. {]i\x\\. Ac. roy. Belg., 
Cl. se, 110-179.) [101 

Miyak (K.). The development of the gametophyles and embryogeny in 
Cunnin g ha mia siiiensis. {Beih. z. bot. Centralbl., XXVII, Abt. 1, 1-25.) [99 

a) Millier (Karl). Beobachtungen iiber Redmtionsvorgdnge bei Spongil- 



8f) L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

liden, nebsl licmcrknnfjen z-n dn'ini usserer Morphologie und Biolouic. 
(ZooL Anz., XXXVII, 114-121, 3 fig.) [^'olr ch. IV 

b) Millier (Karl). Beductiouserscheiniinr/eii bel Siisswasserschwdmmen. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXIII, 557-607, 16 fig.j [05 

Oxner (Mieczysla-w). Analyse biologique d'une srie d'expriences con- 
cernant l'avnemenl de la maturit sexuelle, la rgnration et l'inanition 
chez- les Nemertiens. {G. R. Ac. Se, CLIII, 1168-1170.) [Voir ch. VII 

Paton (Stewart). Experi?7ients on developing chicken's eggs. (Journ. 
exp. Zool.. XI, 469-472.).- 19S 

Romeis (B.). Die Architektur des Knorpels vor der Osteogenese und in der 
ersten Zeil derselben. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 387-422, 2 pi., 7 fig.) [92 

Ross (H. C), Cropper (J. "W.), Ross lE. H.). Further researches into 
induced cell-rejjroduction and cancer. (London, John Murray, 63 pp., 
4 pi.) [96 

Shorey (Marion L.). A Study of the diff'erentialion of neuroblasts in ar- 
ti/icial culture mdia. (Journ. Exper. Zool., X, 85-93, 10 fig.) [90 

Sobotta (J.). Die Entwicklung des Eies der Maus von ersten Auftreten 
des Mesoderms an bis zur Ausbildung der Embryonalanlage und dem Auf- 
treten der Altantois. I Teil : fJie Keimblase. (Arch. mikr. Anat., LXXVIII, 
82 pp., 3 pi.) [90 

Soiiges (R.). Sur le dveloppement de l'embryon chez le Myosurus mini- 
mus L. (C. R.-Ac. Se, CLIII, 686-688.) 

[Cette espce est trs favorable pour dterminer 
l'origine de la cellule hypopliysaire, tudier le cloisonnement des octants, 
le nombre et la position des initiales du ct de la tige, etc. M. G.vrd 

Spooner (Georgina B.). Embryolor/ical studies on the centrifuge. (Journ. 
exper. Zool., X, 23-45, 13 fig.) ' [88 

Stricht (O. van der). Sur le mcanisme de la fixation de l'ceuf de la 
chauve-souris. (C. R. Ass. Anat., I3*= Runion, Paris, 1-9.) 

[Dtails anatomiques et histologiques. M. Goldsmith 

Venzlaff ("W.). Eeher Genesis und Morphologie der rot en Blutkorperchen 
der Vgel. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 377-432, 3 fig., 1 pi.) [91 

Yatsu (Naohide), Observai ions and Exper iments on the Ctenophore 
Egg. II. Notes on Early Cleavagc Stages and Experiments on Cleavage. 
(Annotationes zoologicae Japanenses. Vil, 333-346, 3 fig., 3 tables.) [89 

Voir pp. 65, 103, 221 pour les renvois ce chapitre. 



a) Isolropie de l'oeuf 'fcond: spcificit cellulaire. 

Kuhn (Alfred). Prdterrnination dti dvelopjtement chez les Cladocres. 
Les cellules germinales primitives que Tauteur peut rapporter une 
partie dtermine de l'uf, s'individualisent entre le stade 8 et le stade 
16 blastomres et peuvent tre suivies partir de ce moment grce leurs 
inclusions. Y. Delage et M. Goldsmith. 



V. ONTOGENESE. 87 

/)) Brachet (A.). Sur le dt'rt'hijtjicrnciil r/^'x tlciix jironii'rs h/zistojDrres 
(h' ('(viif (le Grenouille. Me Clendon parat avoir trouv un matriel et une 
mthode particulirement favorables pour l'tude de cette question, mais 
n'en avoir pas tir tout le parti possible. Il a pu, chez Chorojthiliis h^iserialus 
au stade 2, enlever compltement une des deux cellules, sans lser l'autre. 
Mais il n'a pas observ la position du croissant gris, qui marque dans l'uf 
la rgion dorso-antrieure future. 11 a pu, dans certains cas, obtenir des 
embryons entiers, ce qui tait prvoir : ces embryons provenaient sans 
doute d'ufs o le premier plan de segmentation concidait avec le plan de 
symtrie bilatrale, qui est .bissecteur du croissant gris. B. a montr ds 
1904 que la portion d'embryon qui se dveloppe aux dpens d'un blas- 
touire dpend strictement des relations qui existent entre ces deux plans ; 
il et t intressant de confirmer cela par cette nouvelle mthode. Me 
Clendon prtend que la moiti d'un uf divis autrement que dans le plan 
de symtrie peut tre aussi totipotent, ce qui serait contraire aux expriences 
de B.; mais il n'a pas dmontr cela. Par contre, il semble avoir prouv 
que la formation d'un demi-embryon aux dpens d'un blastomre du stade 2 
dans les expriences de Roux, est due la prsence du bla.stomre ls et 
de la gne qui en rsulte pour l'autre. A. Robert. 

a) Brachet (A.). Eludes sur les localisations .germinales et leur potentia- 
lit relle dans l'uf parlhnogntique de Rana fusca. Suivant B., l'uf 
mr de Rana fusca ne montre aucune trace de localisations germinales ni 
extrieurement ni intrieurement. Mais ds l'instant o la fcondation est 
effectue, il en est diffremment. L'uf change alors d'aspect; un remanie- 
ment du pigment cortical fait apparatre, dans la rgion ciuatoriale et dans 
une moiti de l'uf seulement, une bande grise en forme de croissant. 11 
en rsulte que l'uf fcond peut tre, ce moment, divis en deux moi- 
tis parfaitement symtriques par un plan vertical passant par les ples et 
par la partie la plus large du croissant gris. Or, on reconnat que la trane 
de pntration du spermatozode se trouve dans la moiti de l'uf oppose 
au croissant gris et concide exactement avec le mridien de symtrie bila- 
trale. Cette symtrie bilatrale de l'uf fcond se maintient pendant tout 
le cours de la segmentation, et ensuite dans la gastrulation et le dveloppe- 
ment de l'embryon. De plus, la lvre antrieure du blastopore apparat 
dans la partie la plus large du croissant gris, et la segmentation de l'uf 
marche un peu plus vite dans la moiti de l'uf o se trouve ce dernier. 
On peut donc dire que l'un des actes de la fcondation est la stabilisation 
des localisations germinales et que le point d'entre du spermatozode 
dans l'uf, qui peut tre quelconque, dtermine la situation du plan de 
symtrie bilatrale. Dans les ufs o pntrent deux spermatozodes 
(ufs dispermiques), le mridien de symtrie bilatrale passe mi-distance 
entre les points d'entre des deux spermatozodes. Dans les ufs polysper- 
miques, il n'existe plus de relation entre ce mridien et les points d'entre 
des spermatozodes. L'auteur conclut alors que l'u-f pondu de Raui 
fusca a une symtrie bilatrale primaire et des localisations germinales 
prformes, mais dans un tat instable, incomplet, susceptible de modifi- 
cations; la polyfcondation ne fait que les fixer et les stabiliser, tandis 
qu'elles subissent un dplacement et un remaniement dans Iceuf mono- 
spermique ou dispermique . 

B. remarque ensuite qu'il est tabli que dans les cas de la parthnogense 
exprimentale, l'-uf de Rana se rtracte, expulse un fluide, soulve sa mem- 
brane vitelline, achve sa maturation chromatique et ventuellement cyto- 



88 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

plasmique et subit diffrentes autres transformations pouvant aboutir la pro- 
duction d'une larve normale. Mais pour lui, se produisent en outre aussi, 
romme dans les ufs fconds, la stabilisation des localisations germinales 
t l'apparition du croissant gris et de la symtrie bilatrale qui en est la 
consquence. Toutefois, ici comme dans les ufs polyspermiques, c'est la 
symtrie bilatrale primaire, instable et labile, qui est fixe par la raction 
de l'uf l'action qu'il a subie. A. Lcaillon. 

Spooner (Georgina). Etudes embryologiques sur des a-ufs centrifugs. 
Les ufs des Cgclops sont centrifugs avec les parents qui les portent 
dans leurs sacs. Dans les ufs centrifugs, les substances s'orientent dans 
l'ordre suivant : substances grasses du ct du centre de rotation, vitellu& 
au ct oppos, protoplasma entre les deux. Mais les ufs ont une polarit 
qui n'est pas affecte par la centrifugation. en sorte que l'axe de polarit a 
une direction quelconque par rapport ces trois coucbes ; et comme c'est 
sur ce dernier que se rgle le clivage, celui-ci n'a pas de disposition fixe 
par. rapport aux trois couches. Cela n'empche pas un dveloppement par- 
faitement normal. L'aster comporte des granules acides, colorables en 
pourpre par l'hmatoxyline, m.ls des granules basiques, colorables en 
jaune. Dans l'uf normal, ces deux sortes de granules, intimement mlan- 
gs, ne laissent voir qu'une teinte pourpre, due aux premiers, plus foncs; 
la centrifugation, en loignant les granules acides, pourpres, plus denses,, 
laisse voir les granules basiques, jaunes. Sous l'influence de la centrifu- 
gation, les sphres vitellines, plus lourdes, tendent traverser le fuseau 
dont les filaments s'inflchissent sous leur pousse, ce qui montre que ces 
filaments ont une existence matrielle. Les rayons de l'aster, au contraire, 
ne sont en rien modifis par le dplacement de leur centre, ce qui montre 
qu'ils sont de simples files de granules orients sous l'influence d'une force 
radiaire. Chez ArOacia punctulata , les ufs centrifugs prsentent une cer- 
taine pi'oportion de mortalit, mais qui ne semble pas due la centrifugation, 
car on trouve la mme proportionnalit dans les lots tmoins. Il se forme 
sous l'influence de la centrifugation quatre couches, la quatrime tant une 
bande pigmentaire dans la couche vitelline. Le premier plan de clivage 
est ici presque toujours perpendiculaire la stratification; cependant dans un 
trs petit nombre de cas il est parallle. Cette circonstance se rencontre 
lorsque les ufs ont t centrifugs avant d'tre fconds; dans ce cas, la 
situation du pronucleus mle n'est pas influence par la centrifugation. 
Dans le cas de centrifugation aprs la fcondation, la surface de la couche 
vitelline tant trs dense, se comporte comme une paroi cellulaire et le 
fuseau, s'orientant suivant la ligne de moindre rsistance, se place parallle- 
ment elle, en sorte que le premier plan du clivage est perpendiculaire la 
stratification. Quand l'uf est fcond seulement aprs la centrifugation, le 
point d'entre du spermatozode est quelconque et l'orientation primitive du 
fuseau est quelconque galement ; s'il se trouve que son grand axe est rigou- 
reusement perpendiculaire la stratification, il reste tel et le clivage est 
parallle la stratification. Mais si ce grand axe est oblique, le fuseau glisse 
et tombe dans la position d'(iuilibre stable, parallle la stratification; le 
clivage devient donc perpendiculaire celle-ci. Cela explique la raret des 
clivages parallles et l'absence presque totale de clivages obliques. Quand 
on centrifuge les ufs aprs le premier clivage, on constate que la stratifi- 
cation n'a aucune direction dfinie par rapport ce plan de clivage, ce qui 
montre que les ufs ne se sont pas orients dans l'appareil. Les fuseaux du 
stade 2 sont toujours parallles la stratification, et le deuxime clivage est. 



V. ONTOGENESE. m 

toujours perpendiculaire la foisfau premier clivage et la stratification. 
Cette condition se ralise de la manire suivante. Si la stratification est per- 
pendiculaire au premier clivage, les deux fuseaux sont parallles entre eux 
et au premier clivage ; si la stratification est parallle au premier clivage, 
les fuseaux sont encore parallles ce premier clivage, mais peuvent faire 
entre eux un angle quelconque et les deux demi-plans du stade 2 forment 
un angle entre eux ; enfin, si la stratification est oblique au premier plan 
de clivage, les fuseaux sont encore parallles entre eux et au premier clivage, 
et le plan du deuxime clivage est unique et correspond au seul mridien 
qui soit perpendiculaire la fois au premier clivage et la stratifica- 
tion, moins que, ce qui est le cas le plus frquent, un glissement progressif 
des plans de stratifications ne se produise, rendant ces plans parallles au 
premier plan de clivage, ce qui nous ramne au second cas. Y. DELAGE^et 

M. GOLHSMITH. 

a) Jenkinson (J. W.). Sur l'origine de la structure polaire et Inlatrale 
de l'uf d'oursin. La question de la polarit et de la symtrie bilatrale de 
l'uf d'oursin a dj t fort dbattue, et d'importants travaux descriptifs et 
exprimentaux y ont t consacrs (Driesch, Boveri, etc.). J. chercbe l'ori- 
gine de la polarit dans l'histogense de l'uf ovarien et des premires mo- 
difications qu"il subit au moment de sa dhiscence. Pour lui, l'axe de l'uf 
commence devenir apparent quand l'ovocyte s'allonge perpendiculairement 
la paroi du follicule ovarien. Le noyau est alors au voisinage de sa surface 
libre, donc diamtralement oppos au pdicule d'union. C'est en regard du 
noyau que se formera le micropyle, c'est du ct oppos qu'apparaissent 
d'abord les rserves vitellines. En somme, ce qui rsulte des observations de 
J. c'est que lejeuneovocyte est dj polaris et que son axe se maintient pen- 
dant tous les processus qui aboutissent la maturation et dont la rpartition 
topographique est dtermine par lui. Ces faits, malheureusement, ne nous 
donnent aucune indication sur les causes probables du phnomne essentiel. 

Notons qu'entre autres choses, J. a constat qu' trois reprises et 
notamment au moment de l'dification du premier fuseau de maturation 
de la chromatine nuclaire est limine du noyau. Telle est, pour J., l'origine 
des proprits que possde le cytoplasme au point de vue de la transmission 
des caractres hrditaires. J. ne traite pas, dans ce travail, de l'origine de 
la symtrie bilatrale dans l'uf ou la larve d'oursin. Il note seulement 
qu'elle est dj reconnaissable l'examen microscopique au moment de la 
formation du msenchyme primaire ; l'ectoderme dans une moiti est un peu 
plus pais que dans l'autre, et a une structure un peu diffrente. On sait que 
l'exprimentation permet de la dceler des stades beaucoup plus reculs. 
A. Brachet. 

Yatsu (Naohide). Expriences sur la segmentation de Ciif. Exp- 
riences de sectionnements sur des ufs de Ctnophores {Bero ovata, Callia- 
nira bialata) aux divers stades. Avant le dbut de la premire segmentation, 
une partie du cytoplasme de l'uf tant enleve, les fragments nuclaires se 
segmentent comme s'ils taient entiers. Pendant la premire segmentation, 
une section tant faite par des plans varis, on voit que : si les deux frag- 
ments sont nucls, chacun donne un demi-embryon, comme un blastomre 
isol; si un seul a un noyau, le fragment nucl se segmente, comme un 
uf entier et suivant le mode normal, notamment pour la formation des 
micromres. Au stade de 4 cellules, les deux parties nucles, obtenues par 
une division verticale, forment des demi-embryons. Avant la 4^ segmentation^ 



90 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

malgr renlvement d'une grande partie du ple micromrique, l'uf reste 
capable de produire des micromres. Taille les blaxiomres. Ces exp- 
riences peuvent renseigner sur les conditions des diffrences que prsentent 
dans leur taille les divers blastomres : pour les macromres, ces opra- 
tions font varier les tailles plus pour les cellules du bord que pour celles 
du milieu; quant aux micromres, leur taille est proportionnelle celle des 
macromres ou des fragments qui les produisent, mais seulement jusqu' 
un certain point, ce qui, pour leur taille, les montre en mme temps ten- 
dant vers une certaine constance. Aug. Michel. 

jB) Diffrenciation. Processus f/nraux. 

Shorey (Marian L.). IJlnde de la differencialion des iieuroblasles dans 
les milieux de culture arlifi*ciels. Pour vrifier l'opinion thorique que les 
diffrenciations histologiques pendant l'ontogense rclament non pas seule- 
ment des conditions banales, mais un excitant spcifique pour chacune 
d'elles, l'auteur a fait des cultures de neuroblastes embryonnaires (moelle 
de Poulet et du Necturus) et constat que dans la lymphe ou dans un milieu 
banal artificiel qui lui soit comparable, les neuroblastes peuvent vivre long- 
temps, mme peut- tre accomplir des divisions, mais ne forment jamais de 
fibres nerveuses. Si aux mmes milieux on ajoute de l'extrait musculaire 
(extrait de buf du commerce), on voit dans plusieurs cas se dvelopper 
des prolongements colorables par le bleu de mthylne, assimilables aux 
fibres motrices. Ces expriences, sans tre cruciales, viennent l'appui de 
l'ide que, dans l'ontogense normale, la formation des fibres nerveuses 
motrices a lieu sous Tinfluence des produits du mtabolisme des fibres 
musculaires dans la lymphe qui les baigne. Des conclusions analogues 
peuvent sans doute s'tendre aux autres tissus; il semble y avoir une loi g- 
nrale de la diffrenciation. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Daniel (J. Frank). Observations sur la priode de geslation chez la 
Souris blanche. D. a entrepris de dterminer d'une manire prcise la 
dure de gestation des souris blanches, notion qui lui tait ncessaire pour 
des expriences ultrieures. Cette dure n'est pas, comme on l'a admis, 
uniformment de 21 jours : elle est de 20 jours chez les souris qui n'allaitent 
pas (soit qu'elles soient gravides pour la premire fois, soit que leurs petits 
aient t sevrs ou carts d'elles); chez celles qui allaitent, elle varie de 
'20 30 jours. La gestation est d'autant plus longue que le nombre de petits 
allaits est plus grand. On peut se demander si cette diffrence provient 
d'un retard de l'ovulation qui pourrait ne suivre la copulation qu' plus ou 
moins longue distance, sans intresser la gestation vraie, soit d'un allonge- 
ment de la gestation, le moment de l'ovulation n'tant pas modifi. Les 
observations de Subotta, Lams et Dorme, Long plaident pour l'absence de 
toute influence de la lactation sur le moment de l'ovulation. La conclusion 
serait donc en faveur de la seconde manire de voir. La chose est confirme 
par une observation personnelle de l'auteur, d'aprs la(|uelle chez une souris 
qui allaitait plusieurs petits qui moururent dans les 4 premiers jours aprs 
la copulation, la dure de gestation ne fut que de 20 jours. Y. Delage et 

M. GOLDSMITII. 

Sobotta (.J.). Le dveloppement de l'uf de la Souris depuis lapreinire 
apparition du msoderme jusqu' la formation de Vbauche embryonnaire et 
l'apparition de Callanlode. i'<= Partie. La vsicide (jerminale. L'impor- 



V. - ONTOGENESE. 91 

tant mmoire que S. consacre de nouveau au dveloppement de l'uf de la 
Souris a surtout le caractre d'une tude de morphologie embryologique. 
Mais il renferme quelques donnes biologiques gnrales. Il se produit au- 
tour de l'uf une hmorragie maternelle considrable. Les globules rouges 
du sang extravas sont les uns normaux, les autres ponctus de granulations 
ayant les caractres tinctoriaux de Thmoglobine. Dans l'uf on retrouve des 
mottes d'hmoglobine, l'intrieur des cellules du feuillet parital du sac 
vitellin, dans la cavit mme de ce sac et enfin la surface des cellules 
cylindriques et hautes du feuillet viscral du sac vitellin. Il est probable que 
la dsagrgation des globules l'onges en mottes hmoglobiques est l'uvre 
des cellules gantes. Ainsi le matriel hmoglobique, dont la source est 
dans le sang maternel panch, parvient travers la paroi externe et la 
cavit du sac vitellin aux cellules de la paroi interne o il est labor par 
ces cellules pour servir la nutrition de l'embryon. Ces cellules offrent de 
dedans en dehors trois zones : une basale, protoplasma dense, renfermant 
le noyau; une moyenne fortement vacuolise, une superficielle bourre de 
mottes hmoglobiques colores par l'osine. Les vacuoles lesplus superficielles 
de la zone moyenne contiennent des sphrules, et non des mottes, encore 
vivement teintes en rouge, qui reprsentent l'hmoglobine dj digre. 
S. reproduit l'ingnieuse explication qu'il a dj donne (1908) de l'in- 
version des feuillets ou entypie du champ germinal chez les Rongeurs. Il 
l'attribue la ncessit de produire une large surface de rsorption, telle 
que la peut reprsenter l'pithlium viscral du sac vitellin si hautement 
diffrenci, qu'une mince couche de tissu et la cavit du sac sparent seules 
du matriel nutritif sanguin. A. Prenant. 

Beneden (Edouard van). ilecherches sur l'embryidoyic des. Mammif- 
res. De la segmentation., de la formation de la cavit b las la dermique et de 
Vembrijon didermique citez le Marin. Le prsent mmoire a t en ralit 
publi par A. Brachet d'aprs des dessins laisss par Ed. van Beneden. 
Les deux blastomres provenant de la premire segmentation de l'uf in- 
terviennent tous deux dans l'dification du corps de l'embryon et du placenta 
ftal; par consquent l'un n'est pas exclusivement destin donner l'amas 
cellulaire central et l'autre la couche enveloppante qui apparaissent de 
bonne heure dans le dveloppement des mammifres. Aux premiers stades 
de la segmentation, on peut reconnatre que l'uf de Murin se comporte 
comme si sa constitution intime tait symtrie bilatrale , bien que ce 
caractre ne puisse tre reconnu facilement comme persistant toujours en- 
suite. Les deux couches cellulaires qui interviennent dans l'dification de 
l'embryon proprement dit, procdent toutes deux de la masse interne de 
l'uf segment, laquelle se diffrencie secondairement en le ci lo phare et en 
boulon embryonnaire. Dans le bouton embryonnaire se creuse une cavit qui 
reprsente la cavit amniotique. Tout l'ectoplacenta, y compris la vote de 
la cavit amniotique, drive de la couche enveloppante. La couche externe 
de l'embryon didermique ^e met en continuit avec la couche enveloppante 
sur tout le pourtour de la tache embryonnaire. A. Lcah.lon. 

Venzlaff CW.). La gense des globules sanguins chez les oiseaux. 
V. tudie d'abord la vascularisation de la moelle. Les cellules de paroi des 
capillaires veineux ne forment pas un revtement continu, mais sont clair- 
semes. Les capillaires veineux sont en gnral ferms du ct du paren- 
chyme, ce n'est qu'au niveau des nodules lymphodes qu'il y a communication. 

Les cellules lymphatiques des corpuscules lymphodes en contact avec les 



92 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

veines se dveloppent en rythrocytes. La transformation se fait par le pro- 
cessus gnralement connu : le protoplasme devient hyalin, il se forme 
une zone corticale colorable. La chromatine nuclaire se condense en un 
rseau, le nuclole disparat et de l'iimoglobine apparat. La formation 
d'hmoglobine semble tre le but de toutes ces transformations. Lorsque les 
rythrocytes dgnrent dans le sang, on observe une condensation nuclaire 
typique suivie de destruction. Lorsque les rythrocytes passent dans le pa- 
renchyme, ils sont aussi dtruits et leur substance sert l'laboration de 
granules acidophiles. Dans une deuxime partie, "W. tudie les globules 
de diverses espces d"oiseaux (il en a un tableau trs complet). 11 examine 
notamment leur nombre et leur taille. Dans une mme famille, la taille des 
globules rouges est proportionnelle la taille des individus. Les diverses 
familles ont des rythrocytes de tailles diverses ; ces variations semblent en 
rapport avec le genre de vie. L'accroissement rapide de la taille est sans 
influence sur les globules rouges. Quant leur nombre, il y a une rgle 
fondamentale : dans une famille donne, les oiseaux qui ont un genre de 
vie, une activit peu prs semblable ont le mme nombre de globules; 
ceux qui ont les rythrocytes les plus petits en ont le plus grand nombre. 
Donc, les oiseaux qui ont la mme vie et dont les globules sont de mme 
taille, en ont aussi le mme nombre. Plus les oiseaux mnent une vie active, 
plus le nombre des globules est grand. La nourriture influe aussi, augmen- 
tant le nombre de globules lorsqu'elle est abondante, le diminuant lorsqu'elle 
Lest peu [XI]. Ch. Champv. 

Romeis (B.). Architeclure du cartilage avant et au dbut de Voslog- 
nse. De mme que dans l'os de l'animal adulte les traves osseuses sont 
orientes de faon rgulire et ont une architecture adapte aux tractions 
et aux pressions qu'elles subissent (ou plus exactement causes par ces 
tractions et ces pressions), de mme, d'aprs R., le cartilage qui prcde l'os 
a aussi son architecture; seulement elle est infiniment plus simple. Dans l'- 
bauche d'un os long de lapin, le tibia par exemple, au moment o le noyau 
central de cellules vsiculeuses se forme dans la diaphyse, le cartilage qui 
le prolonge vers les piphyses se montre compos de cellules aplaties, s- 
pares par des traves de substance fondamentale, moules sur la convexit 
du noyau vsiculeux, et dcrivant ainsi des lignes courbes concavit diriges 
vers le centre diaphysaire. Quand l'os prichondral commence se former, 
ces traves transversales se fixent sur sa face interne. Ds lors, au fur et 
mesure que l'os s'allonge et que les piphyses s'cartent, le ple de ces tra- 
ves s'carte de plus en plus de leur point d'insertion, elles deviennent de 
plus en plus obliques, et paraissent finalement verticales. Des lamelles 
transversales nouvelles apparaissent alors, anastomosant les traves verti- 
cales, tandis que d'autres encore, radiairement disposes autour de l'axe de 
la diaphyse, font leur apparition. 

Pendant ce temps, le noyau vsiculeux s'est rsorb et l'ossification endo- 
chondrale a commenc. Dans le calcaneum, tudi aussi par R., une archi- 
tecture du cartilage sensiblement analogue celle que nous venons de r- 
sumer, existe aussi. 

C'est donc en ralit trs simple, et l'on se demande mme s'il y a vrai- 
ment lieu, dans les cas tudis par R., de parler d'architecture, et surtout 
de rechercher si elle a une valeur fonctionnelle, ou une origine hrditaire, 
fin ralit, au fur et mesure que l'bauche cartilagineuse d'un os s'accrot, 
elle se modle, elle change de forme ; la formation d'un noyau central de 
grosses cellules vsiculeuses, sa rsorption progressive, la pntration de 



V. ONTOGENESE. 93 

vaisseaux dans l'endroit qu'elle occupait, la formation du manchon pri- 
chondral, tout cela amne des changements dans les conditions physiques 
(changements de pression notamment) des parties situes au-dessus et 
en dessous. De plus, comme ces parties s'accroissent et s'allongent, elles 
doivent s'adapter ce qui se trouve plac entre elles : le canal mdullaire 
en voie de formation. Pour ces raisons, en grande partie mcaniques et phy- 
siques, l'orientation les traves de substance fondamentale du cartilage doit 
se modifier. R. a dcrit quelques-unes de ces modifications : elles paraissent 
n'avoir qu'une importance assez secondaire, et une signification toute diff- 
rente de celles qui apparaissent dans l'ostognse despiphyses. A. Bra- 

ClIET. 

Disse (J.). Sur la formation de la substance fondamentale du tissa 
osseux. De nouveau D. prtend que la substance fondamentale osseuse 
se forme aux dpens des ostoblastes et qu'elle n'est que du protoplasma 
transform. 11 en est de mme pour les cellules cartilagineuses, les odonto- 
blastes et pour les cellules du tissu conjonctif embryonnaire. 

Dans la discussion relative cette communication, Sciiai-fer estime que 
les vsicules hyalines, que D. suppose tre des portions de protoplasma des 
ostoblastes transformes en substance osseuse, ne sont que des vacuoles de 
scrtion dj signales par Askenazv, Sacerdotti et Frattin, Harris, 
dans les ostoblastes et qui existent aussi dans les fibroblastes. A son tour, 
v.KoRFF dclare n'avoir jamais vu les faits indiqus par D. et avoir toujours 
trouv la substance fondamentale fibrillaire et non homogne au dbut. 
A. Prenant. 

Gebhardt. Sur la construction du squelette par des laines minces. 
Occup depuis 12 ans l'tude mthodique des facteurs mcaniques gn- 
raux et spciaux qui interviennent dans la production des formes des tissus 
durs animaux, l'auteur, comme son chef \V. Roux, explique toutes ces formes 
par une tliorie fonctionnelle. Dans la prsente communication, laissant de 
ct les parties paisses du squelette dans lesquelles la forme extrieure se 
concilie avec l'architecture intrieure pour raliser le fonctionnement spci- 
fique, G. s'adresse aux lames squelettiques minces, o il ne peut plus en tre 
ainsi. Bien que trs rpandus (Insectes, Crustacs, Mollusques , Tlos- 
tens, etc.), ces lments s([uelettiques n'ont encore t, sauf de la part de 
BiEDERMANN, l'objet d'aucune tude mcanogntique. L'auteur examine les 
conditions mcaniques qui agissent sur une lame mince, telle qu'une feuille 
de papier fort. Puis il passe en revue les diverses dispositions des lames 
minces qui peuvent assurer la rigidit. Celle-ci peut tre par exemple ob- 
tenue si l'on empche directement l'incurvation des surfaces en juxtaposant 
un grand nombre de feuilles dont les rsistances s'ajoutent. Elle peut tre 
obtenue aussi par le profilement de la lame comme dans les papiers d'em- 
ballage onduls, ou bien par la production de ctes, etc. A chacun des mo- 
dles mcaniques dont il tudie les conditions de rsistance, l'auteur com- 
pare un ou plusieurs dispositifs squelettiques raliss dans la srie animale. 
Les essais mcanogntiques de G. rappellent ceux que His autrefois avait 
faits pour expliquer avec des lames de caoutchouc les formes du systme 
nerveux central. A. Prenant. 

Hargitt (Ch. "W.). Quelques problmes de l'ontognie des Clentrs. 
H, revient sur des questions qu'il a traites dans des mmoires prc- 
dents : segmentation irrgulire des ufs de Pennaria tiarella, dispersion 



94 L^AXNE BIOLOGIQUE. 

de la cliromatine de la substance nuclaire dans le protoplasme et sa rorga- 
nisation en nouveaux noyaux. H. et ses lves, ainsi que d'autres biologistes, 
ont trouv l'amitose dans un grand nombre de cas; aussi, d'aprs H., l'ami 
tose doit tre considre comme un mode normal de division cellulaire et 
non comme un phnomne rare, limit des conditions sniles et patholo- 
giques des cellules des tissus. 

H. tudie aussi le dveloppement d'IIydractinia echinala et, contraire- 
ment aux donnes de Bunting qui dcrit une segmentation symtrique et 
rgulire, l'auteur a observ une segmentation plus ou moins irrgulire, 
prsentant de curieuses anomalies; cependant le rsultat iinal est toujours 
un embryon typiquement sphrique; on a dsign sous le nom d'endoderme 
une masse interne de substance embryonnaire plus ou moins cellulaire, 
mais sans diffrenciation d'aucune sorte; H. propose de l'appeler proendo- 
derme. La larve se transforme en ime planula par l'tablissement de l'ecto- 
derme dfinitif avec ses cils vibratiles, par l'apparition d'une cavit au centre 
du proendoderme qui diminue et se rduit pendant que s'organise l'endo- 
derme dfinitif. 

H. tudie de nouveau lontognie de Clava leptoslyla (v. Ann. bioJ., 1906, 
p. 32) et complte ses premires observations. Enfin il conclut que les vues 
thoriques de Weismanx concernant Torigine et la croissance des cellules 
germinatives ne sont plus justifies par l'tude del'ontognie des Clentrs 
sur laquelle Weismann s'appuyait. Une revue des doctrines anciennes d'ho 
mologie conduisent H. cette conclusion qu'elles ont t surfaites comme 
critres de phylognie. Chez Clava et Pemviria il est difficile de concevoir 
une homologie quelconque des blastomres; il faudrait tre dou d'une puis- 
sante imagination pour discerner dans cette segmentation quelque signe 
d'un travail de mosaque et l'existence d'aires germinatives prdtermines. 
Armand Billard. 

(j) Loeb (Lo). Sur certaines des conditions del croissance du placenta 
embryonnaire. L. a trouv, dans des ovaires de cobayes, des formations 
spciales, dans lesquelles apparaissaient des vestiges plus ou moins marqus 
d'organes embryonnaires : plissements pithliaux, ayant plus ou moins 
l'aspect d'un canal mdullaire. A la priphrie de ces formations existait un 
vritable placenta ftal, avec structure histologique caractristique, s'ten- 
dant dans le stroma ovarien, autour des vaisseaux, en tranes plus ou 
moins tendues. 

Il est extrmement probable qu'il s'agit l d'ufs qui se sont dvelopps 
parthnogntiquement [III]. Mais ce qu'il y a de plus intressant c'est que 
ces formations, si l'interprtation que L. en donne est exacte, dmontrent 
que, pour qu'un embryon forme un placenta, la prsence d'une muqueuse 
transforme en caduque n'est nullement ncessaire. Il n'y aurait donc ])as 
de relations de causalit entre les transformations subies par les deux or- 
ganes. A. Bracuet. 

Aron (H.). Croissance et nutrition. Djeunes chiens nourris insuf- 
fisamment, de sorte que leur poids reste constant ou augmente fort peu, 
augmentent quand mme dtaille, les os continuent crotre. La diffrence 
avec les tmoins nourris normalement est dans la masse musculaire ([ui 
constitue chez l'animal normal 50, 2 % du poids et chez le sujet en exprience 
seulement 29, 3 %. La quantit des graisses est surtout diminue dans les 
muscles, dans les os et dans la moelle osseuse. E. Terroine. 

Lucien (M.). Le poids, les dinlensions et ht forme gnride le Vhypo- 



V. - ONTOGENESE. 95 

physe humaine aux diffrentx ges de la vie. Jusqu' la pubert, l'hypo- 
physe s'accroit peu prs dans les mmes proportions que le corps, en 

sorte que son poids relatif reste d'environ ; son poids absolu atteint 

alors environ gr. 50 et son volume cm-' 50. Elle continue s'accrotre 
jusqu' la vieillesse et, tous les ges, son poids est plus grand chez la 
femme que chez l'homme. L'auteur rappelle qu'elle s'hypertrophie chez les 
femmes enceintes et dans un certain nombre de maladies, et s'atrophie dans 
d'autres. Y. Delage et M. Goldsmith. 

//) Millier (Karl). Phnomnes de rduction chez les ponges d'eau douce. 
M. envisage dans ce travail, chez les ponges d'eau douce {Sjioiigillo la- 
cuslris et Ephijdalia Mullrri) des processus qui se rapprochent beaucoup de 
ceux dcrits par H. V. Wn.sON, Maas et d'autres, chez des spongiaires marins 
sous les noms de dgnrescence, d'involution ou de gemmulation artificielle. 

Le hasard lui a fait observer, en t, dans des ponges leves dans le la- 
boratoire, un ratatinement subit et assez rapide des parties molles, le 
squelette restant intact et mergeant en quelque sorte de l'ponge. Histologi- 
quement, cet tat se caractrise essentiellement pnr une diminution con- 
sidrable de la msogle, une atrophie des chambres vibratiles avec dg- 
nrescence des choanocytes. Tout cela ressemble fort aux transformations 
hibernales dcrites dj chez les spongilles par LiEBEnKiuiN, METSCtiNiKoFF 
(18711) et Weltner (1907). La rduction continuant, l'ponge, au bout de 
12 jours, transforme ses parties molles en des groupes de complexes cellu- 
laires de plus en plus petits dont beaucoup dgnrent et se dtruisent. On 
ne trouve plus, finalement, que des masses jaune-verdtre de 1-2 mm. de 
diamtre, arrondies, dissmines entre les spicules du squelette. A pre- 
mire vue, ces masses ressemblent des gemmules, mais en les examinant 
de prs, on voit cependant qu'elles n'ont rien voir avec ces dernires. M. 
leur donne le nom de rducties ou corpuscules de rduction. Ils n'ont pas 
d'enveloppe chitineuse, mais sont composs d'une cuticule pithliale par- 
seme de microsclres, enveloppant une masse cellulaire peu prs sphrique. 
L'auteur a pu voir une de ces rducties se transformer en une petite ponge 
avec squelette et oscule. Les processus, pour cela, paraissent tre les mmes 
que dans la rgnration par dissociation (voir le travail du mme auteur 
analys plus haut). 

La masse centrale du corpuscule de rduction est essentiellement forme 
de cellules appartenant au groupe des archocytes, surtout des amibocytes, 
chargs de granulations nutritives. On y trouve aussi des cellules dermati- 
ques, mais les choanocytes manquent totalement. Au milieu de tout cela 
existent, dissmins, de nombreux spicules. M. conclut des observations 
qu'il a pu faire sur le mode de formation des corpuscules de rduction, que 
les choanocytes disparaissent rellement : ils meurent d'abord, puis sont 
phagocyts par les archocytes. 11 en est probablement de mme pour les 
cellules dermatiques. 

Tels sont les faits observs accidentellement par M. L'auteur reconnat 
que, ds 1844, Laurent ( Voyage autour du monde sur h lo Bonite ) avait fait, 
mais au point de vue exclusivement macroscopique, des constatations ana- 
logues. 

M. insiste, pour terminer, sur la diffrence qu'il y a entre les faits qu'il a 
observs et la gemmulation. Les corps de rduction diffrent en effet no- 
tablement des gemmules. En ralit, dans ce qu'il a dcrit, il y a vm phno- 
mne de rduction, c'est--dire un retour de certaines parties de l'ponge 



96 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

mre un tat plus ou moins embryonnaire. C'est sous cette dfinition que 
la plupart des biologistes comprennent le mot rduction. 11 signifie ainsi 
tout autre chose que dgnrescence, qui veut dire destruction complte. 

Il est noter que d'autres animaux que les ponges sont susceptibles de 
subir des rductions : les Ascidies, par exemple, ou encore les Bryozoaires. 

A. BliACHET. 

Ross (H. C). Cropper (J. 'W.) et Ross (E. H.). Suitr de recherches 
sur la reproduclio)! cellulaire arlificiellement provor/ue et le cancer. Les 
thories existantes sur le cancer sont de deux ordres : les unes attribuent la 
prolifration exagre des cellules la prsence d'un parasite (microsco- 
pique ou ultra-microscopique, intracellulaire ou se trouvant dans le voisi- 
nage des cellules atteintes), les autres y voient une perversion de la fonc- 
tion normale, due quelque changement inconnu dans la cellule elle-mme 
(celles qui envisagent les cellules des tumeurs comme revenues au type 
embryonnaire pourraient tre classes dans cette catgorie). L'explication 
propose par les auteurs diffre de toutes les autres en ce qu'ils attribuent 
la multiplication cellulaire des tumeurs malignes la mme cause que celle 
qui produit la division cellulaire normale; celle-ci, disent-ils, n'est pas due 
une proprit intrinsque de la cellule, mais l'action de certaines sub- 
stances chimiques qui se trouvent en dehors d'elle et qu'elle doit absorber. 

Cette conclusion, dj formule dans un travail antrieur, s'appuie sur 
des expriences de culture de certaines cellules vivantes (lymphocytes, leu- 
cocytes polymorphonuclaires et certaines cellules pithliales) et dont la 
division a pu tre provoque in vitro par certains agents chimiques. Les 
tumeurs malignes peuvent de mme avoir pour origine la prsence de cer- 
taines substances excitantes. Le prsent travail a pour but, d'une part, de 
montrer que les cellules et les figures de division obtenues par les auteurs ne 
sont pas des artefacts, et, d'autre part, d'tudier les substances agissantes. Ces 
substances se classent en deux groupes : 1 les auxtiques (excitants de 
reproduction) et 2*^ les cintiques (excitants de mouvements ambodes dans 
les cellules). Les auxtiques sont les extraits des tissus (muscles, foie, testi- 
cule, rate, glandes surrnales) et certaines substances chimiques (cratine, 
cratinine, xanthine, guanidine, benzamidine, thobromine et autres, carac- 
trises par la prsence d'un groupement d'amidine); certaines couleurs 
d'aniline sont des auxtiques artificiels. Les cintiques naturels sont la 
choline, la cadavrine et la neurine; les artificiels, certains alcalodes, sur- 
tout l'atropine. Une substance cintique mlange une auxtique renforce 
l'action de cette dernire et peut mme rendre auxtique une substance qui, 
par elle-mme, ne l'est pas (amins et amino-acides). Sur le mode d'action 
des auxtiques on ne peut formuler que des hypothses : les substances 
contenant un groupement d'amidine tant mises en libert par la mort du 
protoplasme et les couleurs d'aniline amenant aussi la mort de certaines 
parties de la cellule, on peut supposer que la division cellulaire est provo- 
que par des substances provenant de la mort d'autres cellules de l'orga- 
nisme. Une lsion occasionnant cette mort i)eut conduire ainsi la formation 
dune tumeur maligne. La frquence du cancer parmi les ouvriers occu- 
ps la fabrication du goudron et de la rsine par un certain procd a 
pouss les auteurs examiner la matire travaille, dans laquelle ils ont 
constat la prsence d'un auxtique puissant. Les globules rouges, nor- 
maux, sont incapables de division, quel que soit l'auxtique qu'on y applique ; 
par contre, les globules provenant du sang de certains malades (dans les 
iuimies conscutives la cacliexie cancreuse ou la trypanosomiase) s'y 



V. - ONTOGENESE. 97 

prtent. Ces hmaties pathologiques sont caractrises par le groupement 
de leurs granulations en une masse compacte ; sous l'influence des aux- 
tiques, un centrosome y apparat et la division se produit. Les cellules patho- 
logiques se laissent pntrer plus facilement que les normales par les 
substances actives diffusant de la glatine sur laquelle elles sont cultives; 
on dit qu'elles ont un coefficient de diffusion moindre; on peut artificielle- 
ment abaisser ce coefficient dans les globules rouges sains, en diminuant 
dans le milieu la quantit de sels ncessaires, de faon maintenir le globule 
la limite de l'hmolyse. Dans cet tat, il devient sensible l'action des 
auxtiques. M. Guldsmitii. 

Comit du Cancer (Prsident C. S. Sherrington, secrtaire S. M. Co- 
peman). Le mlahoJismc dans le cancer [XIV, l", s]. Les auteurs ont t mis 
sur la piste des recherches ci-dessous par une constatation personnelle rsul- 
tant des statistiques et en accord avec les observations antrieures de Roger 
Williams, d'o il rsulte que la frquence du cancer n'augmente pas rgu- 
lirement avec l'ge, mais devient moindre dans les annes les plus avances 
de la vie. Le maximum de frquence du cancer concide avec la priode de 
la vie o s'accomplit la dchance des fonctions sexuelles, c'est--dire de qua- 
rante-cinq soixante-cinq ans. Cela les a amens penser qu'il pouvait y 
avoir une relation troite entre le cancer et l'activit des glandes sexuelles. 
Pour le vrifier, ils ont inject des souris auxquelles ils avaient inocul le 
cancer, diffrents produits d'origine testiculaire, spermine (extrait cristalli- 
sable des glandes mle et femelle, obtenu aussi d'eiutres tissus, en petite quan- 
tit), mulsion testiculaire frache et orchitine de Phl (c'est--dire une solu- 
tion d'acide nuclinique d'origine testiculaire). Les rsultats ne semblent pas 
trs dcisifs et les auteurs se proposent de continuer les expriences. Dans un 
cas, chez les souris injectes avec l'extrait de Phl les tumeurs ont subi la 
mme marche progressive que chez les individus tmoins ; chez celles injec- 
tes avec l'mulsion, il y a eu cessation de la croissance ou une faible dimi- 
nution des tumeurs, et dans celles injectes avec la spermine, rgression trs 
marque. Dans d'autres cas, au contraire, il semble que, sous l'influence de 
doses trop fortes et trop rptes de spermine, l'volution des tumeurs soit 
accentue. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Haaland (M. C). Le cancer spontan chez la souris. Le cancer 
dominant cliez les souris est celui de la mamelle : affaire de constitution 
plutt que d'irritations physiologiques, car il ne semble pas que les souris 
qui se reproduisent le plus souvent soient celles qui ont le plus de cancer. 

Le cancer se greffe avec beaucoup de succs (57 succs sur 59 cas) sur 
l'animal mme fournissant la greffe ; beaucoup moins (5 sur 58 cas) sur un 
autre animal, mais atteint lui aussi du cancer; moins encore (5,6 %) sur 
la souris normale, jeune ou vieille. 

11 y a plus probablement des causes locales favorables que des causes 
constitutionnelles gnrales. 11. de Varignv. 

Apolant (H.). lisidlats histologiques de Vludc exprimentale des tu- 
meurs. A. expose l'tat de nos connaissances sur les tumeurs exprimen- 
tales [VIII]. 11 a observ depuis 1906 une grande variabilit des tumeurs 
spontanes de la souris aprs passages successifs. Ces tumeurs passent 
facilement de l'aspect papillaire l'aspect alvolaire ou l'aspect purement 
acineux. Ces transformations ne se produisent cependant pas rgulirement 
et il n'y a pas en ralit volution cyclique, comme on l'a prtendu. On 

l'ANISE biologique, XVI. 1911. .7 



98 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

remarque seulement que chez les animaux partiellement immuniss, les 
tumeurs reviennent de prfrence au type acineux et on voit souvent une 
transformation brusque d'un carcinome plexiforme en une tumeur presque 
typique. A. a observ plusieurs fois, comme Ehrlich. le dveloppement de 
sarcomes secondaires, c'est--dire que dans les greffes d"uu carcinome 
spontan on voit le tissu conjonctif se modifier considrablement et prendre 
l'aspect sarcomateux. On a ainsi une sorte de tumeur mixte : si on la greffe, 
le carcinome peut disparatre et on a un sarcome pur. Depuis que la pre- 
mire observation de ce genre a t publie, elle a t maintes fois confirme 
par divers auteurs. 

On peut se demander si le sarcome secondaire s'est dvelopp ct du 
carcinome, ou bien s'il est produit par mtaplasie de celui-ci. A. n'a pas 
observ de formes intermdiaires entre les deux sortes d'lments, la limite 
est aussi nette que possible. D'aprs les donnes d'APOLANT et Ehrlich, le 
sarcome secondaire se produirait sous l'influence de l'irritation de voisi- 
nage produite par le carcinome. Cette opinion est gnralement accepte. 
Les lments sarcomateux n'auraient donc aucun lien gntique avec la 
tumeur greffe et tireraient leur origine des lments normaux de l'orga- 
nisme, mais ils ont avec ce sarcome un lien causal certain. 

Il y a bien des tumeurs d'origine pithliale o l'on voit les cellules pren- 
dre peu peu l'aspect f usiforme et se grouper un peu comme dans les pri- 
thliomes, mais c'est seulement un aspect d aux conditions de milieu; les 
cellules restent pithliales dans leur essence. 

Dans quelques cas, on observe, dans les carcinomes trs diffus, la forma- 
tion de cellules gantes que A. interprte comme raction de dfense contre 
un conjonctif exubrant. Dans ces cas, il est devenu impossible de distinguer 
les lments pithliaux de ceux qui sont de nature conjonctive. Cependant, 
aprs nouvelle greffe, ces tumeurs peuvent reprendre le type adnocarci- 
nome, ce qui montre bien que les lments noplasiques sont de nature 
pithliale. Ces changements de type sont le plus souvent soudains. 

En aucun cas, ils ne peuvent servir combler le foss fondamental qui s- 
pare le carcinome du sarcome. Ch. Ciiampv. 

Lehmann (E.). La croissance anarobie des plantes suprieures. 
L'auteur tablit par ses recherches qu'il ne peut tre question d'un pouvoir 
qu'auraient les plantes suprieures de crotre sans oxygne. Les vgtaux 
chez lesquels une telle croissance est possible ne sont que des exceptions. 
Pour expliquer la croissance anarobie, Nabokich admet que l'nergie nces- 
saire est fournie par la respiration intramolculaire et il cite ce fait que la 
nutrition avec du sucre exalte la croissance d'IIeliafithus et de Zea dans un 
espace vide d'air, et que des graines de pois et de lupins peuvent germer 
mme en l'absence d'oxygne. Mais d'un autre ct, les recherches de L. 
montrent (pie des plantes d'une respiration intramolculaire intense ne s'ac- 
croissent pas ou ne s'accroissent que trs peu en l'absence d'air. II n'y a 
donc pas paralllisme entre la respiration intramolculaire et la croissance 
anarobie. F. Pciioutre. 



Paton Stewart). Expriences sur les ufs de poules en voie de dve- 
loppement. P. essaye sur un matriel plus commode se procurer, l'uf 
de Poule, les observations sur la physiologie de l'embryon dj faites sur les 
ufs de Slaciens. L'exprience consiste placer dans des vases des ufs de 
poule embryonns, en prenantjpour milieu ambiant des liquides varis per- 



V. - ONTOGENESE. 99 

mettant ae dterminer l'action individuelle des diffrents constituants de 
ces liquides. Y. Del.\ge et M. Goldsmith. 

Miyak (K.). Le dr'velojipemeiU des gamtophyles et V embryognie du 
CunniiKjhamin sinensis. Le cne mle commence se dvelopper au mois 
de septembre; avant la fin de l'anne les cellules-mres du pollen sont for- 
mes; elles se divisent en fin de fvrier ou au commencement de mars ; au 
cours de ces divisions leur noyau subit la rduction chromatique, le nombre 
haplode de chromosomes tant de douze. Le grain de pollen maturit ren- 
ferme deux noyaux, un noyau vgtatif et un noyau gnrateur, spars par 
une membrane protoplasmique. La cellule qui renferme le noyau gnrateur 
se divise en deux cellules dont l'une fournit deux gamtes mles. La polli- 
nisation se fait au dbut d'avril; fin juin, le tube pollinique atteint le pro- 
thalle femelle. Le cne femelle commence se former l'automne; il se 
forme au printemps suivant dans chaque ovule une seule cellule-mre de 
mgaspores ; il en nat deux cellules ; une seule se divise nouveau, de sorte 
qu'il se forme trois mgaspores ; ces divisions s'accompagnent d'une rduc- 
tion chromatique. L'une des trois mgaspores donne naissance au prothalle 
femelle, porteur de treize seize archgones. La fcondation se fait en juil- 
let, une cellule mle fconde l'oosphre ; le noyau de fusion se divise trois 
fois de suite, puis les huit noyaux ainsi forms s'isolent par des cloisons ; 
ainsi nat un massif cellulaire qui se dveloppe par la suite. Ces divers ph- 
nomnes attestent des affinits proches entre les Cunninghamia, d'une part, 
et, d'autre part, les Taxodium et Cryptomeria. F. Moreau. 

y) Facteurs de l'ontogense. 

Hooker (Davenport). Dveloppement et fonctions du muscle volontaire 
et cardiaque chez les embryons sans nerfs. L'auteur excise chez un em- 
bryon de grenouille de 2'"25 375 de longueur (suivant les espces) le 
cerveau postrieur et la moelle pinire ; la peau enleve se rgnre d'elle- 
mme. La diffrenciation des fibrilles musculaires et l'tablissement des 
connexions nerveuses prcde de peu l'acquisition de la contractilit par 
les myotomes. Les muscles volontaires qui se dveloppent en dehors de l'in- 
fluence du systme nerveux se contractent sous l'influence d'excitation m- 
canique directe et d'excitation lectrique. Il n'est pas certain que l'excitation 
puisse tre transmise 'par des voies non nerveuses ; cependant, un myo- 
tome peut, par sa contraction, provoquer celle d'un myotome voisin. Le 
dveloppement du cur et de ses tissus se poursuit normalement, bien 
qu'avec une rapidit diminue. Les anomalies observes sont dues aux trou- 
bles fonctionnels dont tmoigne l'tat dmateux gnral et qui doivent 
tre attribus l'oxygnation insuffisante des tissus. Celle-ci tient aux trou- 
bles dans l'apport du sang artriel et l'absence de branchies externes, 
due la technique opratoire. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Drken (Bernhard). Sur l'extirpation prcoce des bauches de mem- 
bres chez la grenouille. Le but de ces recherches a t de vrifier dans 
quelle mesure les parties du cerveau sont homologues chez diffrents Vert- 
brs et surtout se correspondent au point de vue de leurs fonctions motrices. 
L'auteur a essay pour cela de voir quel point l'excision prcoce de mem- 
bres locomoteurs retentirait sur le systme nerveux. Les premiers rudi- 
ments des membres chez liana fusca se prsentent d'abord sous l'aspect 
d'une simple protubrance cellulaire qu'il est possible d'exciser avec une 
certaine prcision. 



100 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Quand l'extirpation d'une bauche n'est pas suffisamment prcoce, une 
rgnration se produit normalement et aucune influence ne s'exerce sur 
les autres membres. On peut empcher cette rgnration et obtenir les 
rsultats dont il va tre question, soit par des excisions ultrieures rcidi- 
vantes, soit par une excision primitive un peu plus prcoce. Dans ce cas, le 
membre excis manque, mais les autres restent normaux. Si l'excision 
primitive est un peu plus prcoce, les autres membres ne sont pas influencs, 
mais le membre opr manque compltement et l'atrophie s'tend aux cein- 
tures et aux apophyses transverses des vertbres correspondantes. Si 
l'excision est plus prcoce encore, les membres non intresss par l'opra- 
tion subissent par contre-coup des malformations (hyperdactylie, hyper- 
mlie) ou une atrophie qui les rduit des moignons plus ou moins dforms. 
Concurremment, on observe dans le systme nerveux les modifications sui- 
vantes. On constate une asymtrie de l'ensemble du systme nerveux du 
ct correspondant, rsultant d'un moindre dveloppement des nerfs, moelle 
pinire et cerveau du ct opr. Les lsions s'tendent au cerveau moyen, 
lobes optiques et tubercules quadrijumeaux. Dans le cerveau antrieur, la 
raction varie selon que le rudiment extirp est scapulaire ou pelvien. Dans 
le dernier cas, l'hmisphre du ct correspondant est plus petit et la paroi 
des deux hmisphres est amincie; dans le premier, c'est l'hmisphre 
oppos qui est le plus petit et l'amincissement de la paroi porte sur l'hmi- 
sphre homonyme seulement. Quand l'excision est tout fait prcoce, cette 
asymtrie dans le systme nerveux ne se manifeste plus, par le fait que ses 
deux moitis sont galement atrophies. L'arrt de la diffrenciation anato- 
mique et histologique marche, comme dans le cas prcdent, de pair avec les 
malformations macroscopiques. Les cellules nerveuses sont plus petites et 
moins nombreuses, mais il n'y a pas de dgnrescence pathologique. Il y a 
une interdpendance entre ce dveloppement du systme nerveux central 
et celui des parties innerves; dans cette corrlation, c'est le systme ner- 
veux qixi est le primiim mnvcus, ce qui n'empche pas qu'une raction en 
sens inverse puisse se manifester, comme le montrent les malformations du 
cerveau sous l'influence de celles des membres. Ces relations ne sauraient 
tre mises sur le compte d'une nergie morphogne du systme nerveux. 
L'auteur rappelle, en effet, l'observation si souvent faite que les corrlations 
de dveloppement se manifestent dans l'embryon bien avant l'apparition 
d'un systme nerveux. 11 s'agit donc de corrlations ontogniques existant 
entre toutes les parties du corps en voie de dveloppement, mais particuli- 
rement dveloppes entre le systme nerveux et les autres organes. 

Les corrlations ontogniques sont loin d'avoir une rigidit absolue, ainsi 
qu'il rsulte de divergences entre les diverses expriences de mme nature. 
L'auteur croit en donner l'explication en invoquant deux facteurs mtaphy- 
siques : la corrlation et l'autorgulation, agissant en sens inverse l'un de 
l'autre avec des coefficients variables, suivant les circonstances. Mais cela 
n'expliqne rien, car on ne sait rien de ces coefficients qui ne leur soit 
attribu arbitrairement, en vue d'expliquer les faits observs. 

Cette influence du systme nerveux se manifeste aussi dans la rgnra- 
tion, car si le systme nerveux est altr par suite de l'extirpation prcoce 
du membre, la rgnration est dficiente. Il faut distinguer ces faits 
dpendant des corrlations de dveloppement des dgnrescences conscu- 
tives aux amputations plus tardives. La raction nergique du cerveau 
moyen aux atrophies des extrmits montre que cette partie de l'encphale 
iou'e un rle important dans la motilit des membres. Le cervelet, au con- 
traire ne montre aucune raction, et cela autorise conclure que l'homo- 



V. - OiNTOGNSE. 101 

logie entre le cervelet des Amphibiens et celui des Vertbrs suprieurs est 
au moins douteuse. Y. Delage et M. Goldsmitii. 

Jesenko (F.). Quelques nouveaux procds pour raccourcir la priode 
de repos des vgtaux ligneux. Ces procds consistent injecter de l'eau 
pure ou de l'eau additionne d'alcool ou d'ther dans des rameaux dont on a 
supprim les bourgeons terminaux pour assurer une meilleure pntration 
des liquides. On porte ensuite ces rameaux sous cloches dans la serre 
chaude. Pour obtenir un rsultat, il importe de choisir le moment favorable. 
Si les bourgeons ne sont pas encore entrs dans la priode de repos assi- 
gne chaque espce, il ne se produit aucune acclration de la vgtation ; 
dans le cas contraire, le traitement artificiel hte l'closion des bourgeons. 

F. PCIIOUTRE. 

Micheels (B.). Recherches sur Caulerpa prolifra. La prolifration 
s'effectue mieux dans l'eau de l'aquarium de Naples que dans l'eau puise 
plus d'un kilomtre de la cte, dans l'eau de mer naturelle que dans cer- 
taines eaux de mer artificielles, en vase ouvert qu'en vase ferm. Il ne se 
produit aucune prolifration dans l'obscurit complte. La prolifration ne 
se produit pas sous l'influence des radiations de la moiti la moins rfran- 
gible du spectre; elle peut se produire sans le concours des radiations de 
l'infra-rouge et de l'ultra-violet; elle se produit sous l'action de la moiti 
la plus rfrangible du spectre. F. Pchoutre. 



CHAPITRE VI 
L<a traosfiise 



Barfurth (Dietrich). Experimentelle Untersuchung ber die Vererbung 
der Hjujcrdactylie bei Hihnern. i Mitteilung : der Fliigelhocker des 
Hahnchens, eine rudimentre Ilyperdactylie. (Arch. Entw.-Mech., XXXIIl, 
255-273, 1 pi,. 2fig.) [110 

Buscalioni (L.) e Muscatello (G.). Conlribuzione all studio dlie 
lesioni /"o^/Z/rtri. (Malpighia, XXIV, 27-152, 4 pi.) [110 

Conklin (E. J.). The Organisai ion of the Egg and t/te Development of Sin- 
gle Blaslomeres of Phallusia maniilhda (Journ. exper. Zool., X, 393-407, 
12 fig.) [104 

Conte (A.) et Vaney (C). Production exprimentale de Lpidoptres 
acphales. (C. R. Ac. Se, CLII, 404-406.) [105 

Dogiel (V.). Ein interessanter Fall von atavistischer Missbildung bei 
einer Pantopodenlarve. (Zool. Anz., XXXVIII, 321-323, 1 fig.) ' [110 

Gaskell ( J. F.). The Action of X-Rays on the developing Chick. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 564, 305.) [105 

Herlant (Maurice). Recherches sur les onifs di- et trispermiques de Gre^ 
nouille. (Arch. de Biol., XXVI, 234 pp., 5 pi.) [108 

Herpin (A.). Cas particulier de dents la naissance. (C. R. Ass. Anat., 
13^ Runion, Paris, 181-182.) [110 

Hert-wig (G.)- Radiumbestrahhing unbefruchteter Froscheier und ihre 
Entwickclung nach Befruchtung mit nornialein Samen. (Arch. mikr. Anat., 
LXXVII, 165-209, 3 fig., 3 pi.) [107 

Hert-wig (O.). Die Radinmkrankheit tierischer Keimzellen. (Arch. mikr. 
Anat., LXXVII, 1-164, 6 pi.) [106 

Hert-wig (P.). Durch Radiumbestrahlung hervorgerufene Veranderun- 
gen in den Keriilheihmijsfiguren der Eier von Ascaris megalocephala. 
(Arch. mikr. Anat., LXXVII, 301-312, 1 pi.) [107 

Hey (Adolf). Ueber kiinstlich erzeugte Janusbildungen von Triton t 
niatus. (Arch. Entw.-Mech., XXXIII, 117-195, 5 pi., 32 fig.) [105 

a) Jenkinson (J. 'W.). On the development'. of isolated pices of the 
gastrulx of the Sea-Crchin, Sirongylocentrotus lividus. (Arch. Entw.- 
Mech., XXXII, 269-297, 27 fig.) [104 

b) On the effect of certain isotonic solutions on the development of 

the frog. A correction and extension of previous observations. (Arch. 
Entw.-Meeli., XXXII, 688-698.) 

[Correction au travail publi par J. dans le vol. XXI de 



VI. LA TERAOGENESE. 103 

l'Arch. Entw.-Mech., sur rinfluence des solutions salines isotoniques 
sur le dveloppement de la grenouille. A cette poque et par erreur, 
plusieurs de ses solutions avaient t mal faites. Prpai'es cette fois avec 
une exactitude rigoureuse, elles ont donn des rsultats qui concordent 
avec les conclusions nonces dans le premier travail. A. Bkachet 

Kirkbride (Mary Butler). Embryognie disturbances of thc testis. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXII, 717-726, 1 pi.) [Cit titre bibliographique 

Laasse (R.) et Magnan (A.). Sur un monstre humain bicphale. (C. R. 
Ac. Se, CLIII, 730-732, 2 fig.) [110 

Loeb (Jacques) und 'Wasteneys (Hardolph). Die Befi7ifliissim{/ dor 
Eitltvic/iltiiK/ inidder Od'ijdatioiisrori/dngc im Seeigelei [Arbaeia). (Biochem. 
Zeitschr., XXXVII, H. 5, 6, 410-423.) [108 

Lunghetti (Bernardine). Sopra i canali ependimali (midollari) accessori 
e sut loro significato. (Anat. Anz., XXXVIll, 141 pp., 5 fig.) 

[Description d'une 
division du canal pendymaire avec canaux pendymaires accessoires. 
Historique de la question, expos des thories explicatives. A. Prenant 

a) Magnan (A.). Xiphopages humains. (C. R. Ac. Se, CLllI, 834- 
8:57, 2 tig.) [Description 
d'un monstre xiphopage deux corps souds par la poitrine et l'abdomen 
avec viscres thoraco-abdominaux simples. Y. Delage et M. Goldsmith 

b) Un cas d'acphalie humaine. (C. R. Ac. Se, CLIII, 970-972, 
2 fig.) [Description d'un cas. M. Goldsmith 

O'Donogliue (Ch. H.). Ttro cases of abnormal hearths and one of an 
abnormal anterior abdominal vcin in the frog. (Zool. Anz., XXXVII, 
35-38, 3 fig.) [Descriptif. M. Goldsmith 

Perriraz (J.). Biologie florale des Hortensias. (Bull. Soc. vaud^sc. nat., 
XLVII, .51-03, 2 fig.) [111 

Pressler (Curt). Beobachtungen tmd Versuclie iber den normalen und 
inversen Situs visceriim et cordis bei Anurenlarven. (Arch. Entw.-Mech., 
XXXII, 1-35, 4 pl.) [104 

Kabaud {^Etienne). Sur les monstres Paracphaliens et Acphaliens. 
(C. R. Ac. Se, CLIII, 1247-1259.) 

[Discussion sur le cas expos par Magnan. M. Goldsmith 

Schmidt (H.). Teratologisc/ie Beobachtungen an einigen einheimischen 
Pflanz-en.{Be\h. z. bot. Centralbl., XXVlll, Abt. 2, 301-328.) 

[Liste tendue de cas tratologiques. F. Moreau 

Spooner (Georgina B.). Embryological sludies on the centrifuge . {ionvn. 

exper. Zool., X, 23-45, 13 fig.) [Voir ch. V 

Tournois (I.). Anomalies florales du Houblon japonais et du Chanvre 

dtermines par des semis htifs. (C. R. Ac. Se, CLIII, 1017-1020.) 

[Des semis htifs 

faits avant la fin de l'hiver provoquent une premire floraison sur des 

individus trs jeunes et l'apparition d'anomalies sexuelles. M. Gard 
Tur ( Jan). Sur le dveloppement des ufs de Scyllium {Se. canicula 

Cuv.) exposs l'action du radium. (C. R. Ass. Anat., 13 Runion, Paris, 

26-31, 5 fig.) [108 

"Werber (E. I.). Ueber regenerathnliche Flilgelmissbildung einer 

Stubenfiiege {Musca domestica L.). (Zool. Anz., XXXVII, 1-7, 1 fig.) 

[Observe 



104 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

chez une Mouche Mexico une malformation des ailes qui lui parat [sans 
preuves bien dmonstratives] provenir d'une rgnration de ces organes 
rappelant celle observe par Kammerer. Y. Delage et M. Gold.smith 

'\^oir pp. 84 et 85 pour les renvois ce chapitre. 



2. Tratognse exprimentale. 

a. Soustraction d'une partie du matriel embryognique. 

p) Blastotomie. 

Conklin (Edwin J.). L'organisa tioii de Fanif et le dveloppement de 
blastomres isols c/ie:. Phallusia mammillata [V]. L'uf de Phallusia, bien 
qu' l'tat vivant il soit transparent comme du cristal et ne montre aucune 
diffrenciation, ne prsente, aprs fixation, aucune diffrence essentielle avec 
les ufs des autres Ascidies : on y retrouve le croissant protoplasmique 
colorable par Tosine au ple vgtatif, se formant aprs l'entre du sper- 
matozode et donnant naissance aux cellules musculaires et msenchyma- 
teuses de la queue de la larve ; les lignes cellulaires ne diffrent point de ce 
qui a t dcrit chez Cynthia et Ciona. 

Les expriences de blastotomie, portant sur 1 blastomre du stade 2 ou 1 
ou 2 blastomres du stade 4, montrent que l'animal a ses blastomres haute- 
ment diffrencis et dous d'un pouvoir rgulateur minimum. Malgr Tap- 
parence parfois contraire, les coupes montrent que les demi-larves peuvent 
possder les organes mdians (endostyle, plaque neurale etc.), mais ne pos- 
sdent jamais les organes qui, dans l'ontogense normale, proviennent 
exclusivement des parties dtruites. Y. Delage et M. Goldsmith. 

a) Jenkinson( J. ^W.). Sur le dveloppement de fragments de gastrulasde 
Strongylocenlrolus lividus. J., en employant une technique plus dlicate, 
mais plus prcise (section des gastrulas avec un fin couteau), rpte les exp- 
riences qu'a publies Driesch sur le mme sujet, il y a quelques annes. Les 
rsultats auxquels il arrive sont cependant partiellement diffrents. Si l'ecto- 
derme et l'endoderme ont dj dans la gastrula des potentialits diffrentes, 
puisqu'un fragment exclusivement ectodermique ne gastrule jamais 
(Driesch), ils ont en outre des potentialits rgionales assez nettement dter- 
mines. En d'autres termes les deux feuillets primaires ne sont pas en eux- 
mmes, comme l'avait admis Driesch, des systmes quipotentiels. Ainsi, par 
exemple, il est inexact de dire que n'importe quelle partie de Tendoderme 
peut donner un intestin tripartite de Piuteus, car un fragment provenant 
du voisinage du ple apical en est incapable. En somme, pour J., il y a dj, 
ds la gastrulation, des localisations, vagues encore, mais relles dans les 
proprits volutives de l'ectoderme et de l'endoderme. A. Br.\chet. 

b. Influence tratognique des divers agents. 

a) In/lucnce des agents mcaniques et physiques. 

Pressler (C). Recherches exprimentales sur l'inversion des viscres et 



Vr. LA TRATOGNSE. 105 

du cur chezles larves d'atnphibicns anoures [XIII, 1", a]. P. donne, dans 
ce travail, le rsultat dtaill d'exjjriences, ralises et sommairement pu- 
blies dj par Spemann en 190G. Sur un embryon de fiana eseulenta ou de 
Bombinalor igneus o la gouttire mdullaire est encore largement ouverte, on 
enlve^ avec une fine aiguille de verre un lambeau quadrangulaire de la paroi 
dorsale (comprenant : plaque neurale, cliorde dorsale, vote du tube digestif), 
puis on le rimplante en le retournant, c'est--dire en plaant en arrire le 
bord cranial et vice versa. La rimplantation se fait trs bien, et au bout d'un 
certain temps, on constate, dans la grande majorit de ces larves, une inversion 
totale des viscres, y compris le cur. Le renversement du lambeau excis 
a donc boulevers l'organisation du corps tout entier, mme d'organes, 
comme le cur, qui sont relativement loin de la zone opre. P. insiste sur 
le fait que ce n'est pas le renversement du pancras dorsal qui est la cause 
de l'inversion du reste des organes. Gotte avait dit, en effet, et ce qu'il 
semble avec assez de raison, que la diffrenciation trs prcoce du pancras 
dorsal, dans la partie droite de la vote du tube digestif, cliez le crapaud, est 
la cause dterminante de l'asymtrie de tous les autres viscres. Il tait ds 
lors tout naturel de penser que son inversion amnerait celle de tout le reste. 
Les objections que P. fait cette manire de voir ne sont pas absolument 
convaincantes et personnellement je tends croire que les rsultats expri- 
mentaux obtenus par P. viennent en confirmation des observations de Gotte. 
Quant l'inversion du cur, elle est la consquence de celle des veines 
vitellines, et, d'une faon gnrale, de tout l'appareil circulatoire de la 
rgion abdominale. A. Brachet. 

Conte (A.) et Vaney (G.). Production exprimentaie de Lpidoptres 
acphales. En ligaturant fortement la partie antrieure du corps, entre 
la tte et le thorax, chez des chenilles de Bombyx mari, Chelonia Caja et 
Lymantria dispar, les auteurs ont provoqu le desschement de la rgion 
cphalique qu'ils enlevaient alors coups de ciseaux. Les chenilles ainsi 
dcapites se transforment en chrysalides d'une faon normale, mais ce 
stade un petit nombre seulement survit. Les chrysalides, dpourvues de 
ttes, prsentent cependant, si on les excite, les ractions habituelles. Chez 
Lymantria dispar, les auteurs ont pu conduire la mtamorphose jusqu' la 
forme adulte; le papillon est acphale, mais ne prsente aucun autre trait 
anormal. Ils en concluent que l'intgrit de l'individu, pas plus que la pr- 
sence des centres nerveux cphaliques, n'est pas ncessaire l'accomplisse- 
ment de la mtamorphose [X]. M. Goldsmith. 

Hey (Adolf). Production exprimentale de monstres Janus chez Triton 
tnialus. Ce travail contient la description dtaille d'une srie de mons- 
tres Janus T> divers degrs, obtenus par le procd de Spemann (tran- 
glement par ligature d'ufs en segmentation, de blastulas ou de gastrulas). 
On ne peut que renvoyer cette description ceux que la question intresse- 
rait. Spemann a fait connatre, il y a plus de dix ans, les rsultats de l'tran- 
glement par ligature des ufs de triton. Selon la position du fil, et d'une 
faon gnrale selon les conditions de l'exprience, on peut obtenir par ce 
procd, ou bien deux individus complets, ou bien toutes les varits possi- 
bles de Janus . L'tude de H., en ajoutant de nombreux dtails descrip- 
tifs ceux qui taient dj connus, n'apporte aucun lment nouveau pour 
l'interprtation de ces anomalies. A. Brachet. 

Gaskell (J. F.). L'action des rayons X sur le dveloppement du poussin. 



106 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Les rayons X diminuent l'activit mitotique des tissus en croissance. 
S'ils le font au del d'un certain point, l'animal ne peut rsister. La dose 
critique varie selon la phase du dveloppement : elle diminue mesure que 
l'indice mitotique s'abaisse. On n'aperoit pas d'autres changements macro- 
ou microscopiques sous l'action des rayons X : les proportions et la structure 
des divers tissus restent inaltres. H. de Varigny. 

(j) Influence des agents chimiques. 

Hertwig (O.). La maladie du radium dc>i cellules sexuelles animales. 

H. entreprend cette tude non seulement pour elle-mme, mais comme 
moyen d'analyse des phnomnes de la fcondation et de l'hrdit. 

Dans ce premier travail, il fait l'historique de la question, passant en 
revue les travaux qui traitent de l'action de l'irradiation sur la cellule vg- 
tale, sur les ufs, sur les tissus d'animaux adultes. Il aborde ensuite Texpos 
de ses expriences. Il a irradi au radium des ufs de grenouilles au dbut 
de leur dveloppement, pendant la premire mitose de maturation. Les ufs 
ne se sont pas dvelopps plus loin que la blastula. Il a ensuite irradi un 
temps trs court des ufs au stade de deux blastomres; il a obtenu des 
embryons plus ou moins anormaux qui meurent plus ou moins vite. 

Dans une autre srie d'expriences, il irradie des spermatozodes avant 
de s'en servir pour la fcondation. Les spermatozodes ne meurent pas ainsi 
que BoHN l'avait observ chez l'oursin, leurs mouvements ne se ralentissent 
qu'aprs une irradiation assez lente. H. irradie pendant des temps variables 
des spermatozodes de Bana fusca et Bana esculenta. Il arrive cette con- 
clusion que les spermatozodes irradis pendant un temps trs long donnent 
des produits plus normaux que ceux qu'il a irradis pendant un plus court 
laps de temps. Il tablit alors des expriences o il irradie trs longtemps 
les spermatozodes entre deux capsules de radium, de la faon la plus intense 
possible. Les larves se dveloppent alors plus lentement et sont plus petites 
que les tmoins, mais elles sont sensiblement normales. 

H. fait ensuite une tude histologique des ufs irradis et des anomalies 
de structure et de dveloppement. Dans les ufs fortement altrs par l'ir- 
radiation, c'est au stade de gastrulation que se produisent les anomalies de 
dveloppement les plus nettes, et c'est ce stade aussi que beaucoup d"ufs 
priclitent. Ce stade apparat donc comme un moment critique de 1 ontoge- 
nse. Dans les ufs qui se dveloppent au del, on observe frquemment 
des hmi-embryons, des embryons avec sjnna hifidd. Selon H., ces altra- 
tions ont ici une tout autre signification que celles qu'elles ont dans les exp- 
riences de divers autres auteurs, car l'altration qu'il a produite n'a pas 
port sur quelques cellules seulement, mais sur l'ensemble du germe. 

Dans un autre travail, H. tudie les altrations de la structure microsco- 
pique surtout dans le systme nerveux central des embryons provenant de 
spermatozodes irradis. Souvent le tube nerveux s'est mal form et la moelle 
pinire est cloisonne par un septuni mdian. On observe aussi dans le 
tube nerveux divers phnomnes de ncrobiose. Dans les yeux, il y a des 
ncroses entre les deux feuillets de la vsicule oculaire et dans la vsicule 
cristallinienne. L'piderme est rarement normal chez les animaux provenant 
de spermatozodes irradis. Le sang et les vaisseaux prsentent des altra- 
tions diverses, selon que les animaux proviennent de spermatozodes irradis 
plus ou moins fortement. H. a tudi aussi chez ses larves tous les autres 
tissus. 

Dans une deuxime partie, il se demande quelle est la signification tho- 



VI. - LA TERATOGENESE. 107 

rique de tous ces faits. Il constate qu'en somme les altrations sont extrme- 
ment diverses, et ressortissent pour une part de modifications dans la 
chronologie du dveloppement, pour une autre part de modifications topogra- 
phiques. L'action du radium lui parait tre toujours plus ou moins localise 
sur certains organes ou dans certaines rgions (systme nerveux, sang, 
muscles). D'ailleurs, l'action du radium sur les ufs en segmentation montre 
que les altrations sont en raison directe du temps d'irradiation. Au contraire, 
si l'on agit suv les spermatozodes, on observe que les altrations de l'em- 
bryon sont d'abord en raison directe, puis en raison inverse du temps d'irra- 
diation; c'est que lorsque le temps d'irradiation a t trs long, l'embryon 
se dveloppe par un processus qu'on doit assimiler une parthnogense 
partielle ou totale. 

11 rsulte de cela que l'irradiation agit bien sur la chromatine et sur elle 
seulement. Elle ne semble avoir aucune action sur les lcithines, ou du moins 
une telle action n'est pas dmontre. Il importe de remarquer aussi qu'elle 
agit sur les cellules sexuelles, tandis que son action sur les cellules vieilles 
et diffrencies est faible ou nulle, fait qui cadre bien avec l'hypothse d'une 
action sur la chromatine. Ch. Champy. 

Hert"wig (P.). Les modifications causes par l'irradiation l'uf 
dWscaris megalocephala en segmentation. P. H. a fait agir les rayons du 
radium sur l'uf d'Ascaris en segmentation. Les altrations conscutives 
des embryons n'apparaissent pas immdiatement, mais seulement aprs 
plusieurs mitoses; cela s'explique parce que les rayons du radium ont 
une action spcifique sur la chromatine et sont sans action sur les autres 
parties de la cellule. P. H. pense tudier ce phnomne pour la dmons- 
tration de l'existence des htrochromosomes. Ch. Champy. 

Hertwig (G.). Irradiation au radium d'ufs de grenouille non fconds 
et leur dveloppement aprs fcondation par des spermatozodes tormaux. 
G. H. a tabli une srie d'expriences qui constituent en somme le co- 
rollaire de celles de son pre. Il irradie des ufs vierges pendant des 
temps variables avec des prparations plus ou moins actives. Dans ces con- 
ditions on remarque que les altrations de l'embryon sont d'abord propor- 
tionnelles au temps d'irradiation, puis, si l'on augmente progressivement le 
temps d'exposition, il arrive un moment oi les altrations sont de moins 
en moins grandes pour devenir peu peu nulles. Les prparations peu 
actives de radium donnent les altrations les plus fortes. C'est en somme 
un rsultat symtrique de celui qu'a obtenu 0. Hertwig en agissant sur les 
spermatozodes. Le radium agit donc en modifiant la substance nuclaire. 
Les cellules en voie de multiplication sont particulirement sensibles son 
action. Lorsqu'on a irradi faiblement un des deux gamtes, sa chromatine 
modifie ne peut plus se mettre en harmonie avec celle du gamte normal, 
d'o altrations diverses des lments issus de cette union o l'une des par- 
ties est malade, mais non dtruite. Si l'irradiation est intense, le gamte 
irradi n'agit plus que comme excitant, sa chromatine est morte et on a 
en ralit un dveloppement parthnogntique [III]. Ce dernier n'a pas de 
raison pour tre anormal puisque la chromatine du gamte irradi n'inter- 
vient plus. 

Si les deux gamtes ou les deux pronucli sont irradis, on ne peut avoir 
qu'un dveloppement pathologique. 

Dans les ufs o l'un des gamtes a t mortellement irradi, qu'il soit 
paternel ou maternel, il y a un' nombre haplo'ide de chromosomes. 



108 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Conclusion gnrale : le noyau est le principal support des caractres 
hrditaires. Ch. Champv. 

Tur (Jan). Sur le dveloppement des ufs de Scyllium (Se. canicvia 
Cuv.) exj>oss l'action du radium. Le fait le plus remarquable est que le 
radium exerce une action destructive lective sur des lments cellulaires 
dtermins, et les malformations gnrales qui en rsultent sont la cons- 
quence secondaire de ces altrations locales. Au stade de blastoderme, les 
lments octodermiques sont fortement atteints et rgressent, tandis que 
les lments parablastiques prennent un dveloppement prdominant. Lors- 
que la chorde, le systme nerveux et les somites msoblastiques sont forms, 
la premire reste entirement inaltre, sauf que, continuant s'allonger 
dans un embryon dont la croissance totale est rduite, elle forme des ondu- 
lations. Les somites msoblastiques se dsagrgent et entrent en dissocia- 
tion. Dans le tube nerveux, des lments dissocis tombent dans le canal 
central et le tube nerveux se rduit une mince tigelle. Les altrations 
commencent par la queue et s"tendent progressivement au corps et la 
tte. Y. Del.\ge et M. Goldsmith. 

lioeb (Jacques) et "Wasteneys (Hardolph). L'action des bases sur 
le dveloppement et les processus oxydatifs dans l'uf de l'oursin (Arbacia). 
Pour dterminer l'action des bases sur la segmentation et sur les oxyda- 
tions, Li. et W. ont entrepris une srie d'expriences d'o ils tirent, en mme 
temps que de leurs travaux antrieurs, les conclusions suivantes : 

1. Pour faire varier la concentration des ions OH, ils prennent un liquide 
compos de NaCl 4- KCl + CaCl^ en concentration 1/2 m et en proportion 
o ils se trouvent dans l'eau de mer, et ils font varier la concentration en 
ions OH par l'addition de faibles quantits de KCI ou de NaOH. A la con- 
centration en ions OH depuis 10-'"n jusqu' 10- m, l'acclration des oxyda- 
tion est d' peu prs 20 % ; quand on passe de lO-'n 8.10-^n, la vitesse des 
oxydations passe de 1 2. 

2. Dans leurs travaux antrieurs, L. et "W. avaient montr qu'une addi- 
tion de NaOH en trop forte concentration produit un ralentissement de la 
segmentation, mais ce fait n'est pas la consquence de l'accroissement des 
oxydations, car si un accroissement identique est dtermin par une lva- 
tion de temprature, la segmentation se trouve au contraire favorise. 

3. L. avait dj observ que l'addition de petites quantits de NaOH aug- 
mentait l'action nocive d'une solution de NaCI -f KCI, tandis qu'elle dimi- 
nuait la nocivit d'une solution de NaCl + CaCl^ ou d'une solution de 
NaCl + CaCP + KCl. Cette diffrence ne tient pas des diffrences dans 
l'acclration des oxydations, car cette acclration par suite de l'addition 
des ions OH est peu prs la mme dans les trois solutions. 

4. La vitesse des oxydations est du mme ordre de grandeur dans les trois 
solutions ci-dessus. On ne peut donc appliquer Y Arbacia la conclusion tire 
par Meyerhof de ses expriences sur le Strongi/tocentrotus que la prsence 
du Ca rend de 12 15 plus faible la vitesse des oxydations. 

5. NHjOH se montre peu de chose prs l'quivalent de NaOH. D'autres 
bases, telles que le Neutralrot, peuvent agir de mme, mais il est peu pro- 
bable que ce soit grce aux ions OH libres : ce serait plutt par l'interm- 
diaire d'une formation de sels. Y. Delage et M. Goldsmith. 

y) Influence des agents biologiques. 

Herlant (Maurice). Recherches sur les ufs di- et tri permiques de Gre- 



VI. - LA TERATOGENESE. 109 

nouille. Chez Bana fusca, que H. a prise comme sujet d'tude, il n 
pntre dans l'uf, quand celui-ci est normalement fcond, qu'un seul 
spermatozode. Mais il est trs facile, lorsque l'on fconde exprimentale- 
ment les ufs, d'obtenir la pntration de 2, de 3, de plusieurs sperma- 
tozodes dans la plupart de ceux-ci. On constate alors que les ufs trisper- 
miques se segmentent d'emble en 3 blastomres, tandis que les ufs 
dispermiques se divisent d'abord en deux, puis en six blastomres, ce qui per- 
met de les isoler facilement aussi des ufs monospermiques qui se divisent 
d'abord en deux puis en quatre parties. Ds les premiers stades du dvelop- 
pement, les ufs dispermiques aussi bien que les ufs trispermiques 
meurent en grand nombre aprs avoir manifest, de faon plus ou moins 
apparente, des symptmes pathologiques. Cependant, certains peuvent vivre 
5, 10, 15 jours et mme davantage. Tous les embryons qui en drivent, pr- 
sentent des anomalies plus ou moins apparentes, des asymtries, des mal- 
formations, des mouvements et attitudes bizarres et diffrentes autres 
particularits. Leur vitalit est cependant souvent trs satisfaisante, et la 
plupart se nourrissent normalement, comme on peut le constater en exa- 
minant le contenu de leur tube digestif. Si l'on considre les phnomnes 
cytologiques qui se produisent dans les ufs di- ou trispermiques, on con- 
state que chaque spermatozode apporte dans l'uf un centrosome et volue 
tout d'abord de manire uniforme. Mais un seul pronucleus mle se con- 
jugue avec le pronucleus femelle. Dans l'uf dispermique il apparat deux 
nergides (au lieu d'une seule dans l'uf monospermique normal). De 
mme dans l'uf trispermique il y en a trois. Chaque nergide est dter- 
mine, en effet, par la prsence, ct d'un noyau, d'un centrosome actif; 
elle tient sous sa dpendance un certain territoire de la masse ovulaire, 
ce qui se traduit par des irradiations cytoplasmiques se dveloppant autour 
de chaque centrosome. Le pronucleus femelle n'est accompagn d'aucun 
centrosome propre et ne reprsente donc pas luie nergide femelle 
spciale. 11 s'unit au pronucleus mle faisant partie de l'nergide qui 
tient sous sa dpendance le territoire ovulaire dans lequel il est situ. 

Quand la segmentation se produit, les noyaux spermatiques se divisent 
tout comme le noyau amphimixique (par karyokinse et synchroniquement). 
Dans chacune des deux premires cellules de segmentation de l'uf disper- 
mique, il y a deux noyaux dont l'un provient du noyau amphimixique et 
l'autre du pronucleus mle qui ne s'est pas conjugu. La morula qui drive 
des ufs dispermiques est constitue par des blastomres fort diffrents les 
uns des autres par la taille et la nature des noyaux qui s'y trouvent. Au 
stade de six cellules, par exemple, deux de celles-ci contiennent deux 
noyaux dont l'un est un amphicaryon (drivant du noyau amphimixique) et 
l'autre un monocaryon (drivant du noyau spermatique qui ne s'est pas 
conjugu); deux autres cellules renferment chacune seulement un mono- 
caryon, et les deux dernires seulement un amphicaryon. Mais dans la 
blastula provenant des divisions successives de ces premiers blastomres, 
riramense majorit des cellules ne renferment qu'un seul noyau et un seul 
centrosome, tandis que quelques-unes, gnralement dgnrescentes, en 
contiennent plusieurs ou mme beaucoup (jusqu' 50 ou mme une cen- 
taine). 11 y a donc, au cours de la segmentation, des phnomnes de rgula- 
tion qui permettent des cellules binuclesde donner naissance des cel- 
lules mononucles, et aussi des arrts locaux de la segmentation la suite 
desquels se forment les masses polynucles qui engendreront, chez les 
embryons, les caractres pathologiques signals plus haut. Des phnomnes, 
analogues se produisent dans les ufs trispermiques. En ce qui concerne 



110 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

la symtrie de l'uf, H. montre que les ufs dispermiques de Rana fusea 
ont un croissant gris et une symtrie bilatrale typique, et que le plan de 
symtrie passe exactement entre les deux points de pntration des deux 
spermatozodes. Chez les ufs trispermiques, il y a galement un croissant 
gris, mais il n'y a pas de rapport entre le plan de symtrie bilatrale et les 
points de pntration des 3 spermatozodes. Enfin, l'auteur tablit que ni la 
dispermie ni la trispermie ne modifient l'allure gnrale du dveloppement 
pendant la priode o se forment les feuillets germinatifs et celle o l'em- 
bryon s'bauche dans ses organes les plus essentiels. A. Lcaillon, 

3. Tralognse naturelle. 

Herpin (A.). Cas particulier de dents la naissance. Les dents 
dj prsentes chez les nouveau-ns ne sont pas des dents prcoces, mais 
des dents supplmentaires, abortives, rduites une plaque mobile sur la 
muqueuse et tombant au bout de quelques jours. Y. Delage et M. Gold- 

SMITH. 

Dogiel (V.). Un cas intressant d'anomalie atavique chez- une larve de 
Pantoijode. Il s'agit d'une larve de Chtonymphon spinosum (un seul cas 
sur des centaines d'individus) trouve la station de Mourman de la mer 
Blanche, qui prsentait au del de la 4^ paire de pattes, normale, une 5 
paire rudimentaire, segmente cependant en 3 ou 4 articles, mais ne con- 
tenant pas de prolongements digestifs et sans utilit fonctionnelle possible. 
L'auteur voit dans cette circonstance la preuve qu'il ne s'agit pas d'une 
acquisition nouvelle, mais d'un phnomne atavique. Y. Delage et 

M. GOLDSMITH. 

Barfurth (D.). Le tubercule alaire du poulet a la significatiou d'une 
hgpjerdactijlie rudimentaire. B. a observ sur un embryon de poulet pro- 
venant de parents liyperdactyles, une protubrance trs marque saillant 
sur le bourgeon radial de l'bauche de l'aile. Il a retrouv dans la suite cette 
protubrance, qu'il appelle tubercule alaire, chez de jeunes poulets de race 
Orpington, issus aussi de parents hyperdactyles. Le tubercule alaire appa- 
rat donc comme tant trs probablement une manifestation de l'hyperdac- 
tylie au membre antrieur de l'oiseau. Il est d'ailleurs transitoire, et on ne 
peut gure le dcouvrir que sur des embryons gs de six douze jours. Il 
n'est pas constant chez les poulets dont le membre postrieur est hyperdac- 
tyle, mais il y est fort frquent. 

Le tubercule alaire, qui reprsente srement un doigt rudimentaire et 
transitoire, est-il le PoUex ou le PnepoUex '! C'est l un point que B. n'a 
pas su trancher. A. Brachet. 

Laasse (R.i et Magnan (A.). Sur un monstre humain bia-phale. 
Corps non ddoubl depuis le bas jusqu' la 8'^ dorsale; partir de l, tire- 
ment en travers des vertbres ; boite crnienne unique avec 2 frontaux, 
2 paritaux. 2 fontanelles, 2 faces distinctes, fusionnes au niveau d'une 
joue. Hmisplires ddoubles, cervelet simple. Les auteurs concluent un 
ddoublement partiel de la bote crnienne sous l'influence du ddoublement 
primitif de la rgion antrieure du tube neural. Y. Delage et M. Goldsmitii. 

Buscalioni (L.) et Muscatello (G.). Contribution Vtude des lsions 
foliaires. Les principaux rsultats mis en valeur dans cette importante 



VI. LA TERATOGNSE. Jll 

tude sont les suivants. En gnral, les lsions produites par des causes trs 
diverses dterminent presque toujours l'apparition d'un priderme. On sait 
que les galles sont rares chez les Cryptogames suprieures et, au contraire, 
frquentes chez les Phanrogames, spcialement chez les Dicotyldones. 
Or. il se produit des effets analogues dans les ractions traumatiques des 
feuilles, puisque les tissus pathologiques les plus complexes ont t rencon- 
trs par les auteurs cliez les Dicotyldones. Les Monocotyldones l'a- 
gissent dans une mesure plus faible; il en est de mme des Cryptogames 
suprieures. De plus, parmi les Dicotyles, ce sont les plantes feuilles co- 
riaces, succulentes ou vivaces qui ont donn des rsultats vraiment dmons- 
tratifs, tandis que les feuilles tendres et dlicates ragissent mal, avec n- 
crose ou dessiccation, ou avec formation d'un priderme banal. L'humidit 
et l'obscurit entravent la formation du priderme. M. Boubier. 

Perriraz (J.). Biologie florale des hortensias. Le genre Hijdrangea 
fait partie de la famille des Saxifragaces. P. a tudi la biologie florale 
iVIii/drangea hortensis ou opulodes, qui est la seule cultive dans notre 
rgion, avec de nombreuses varits. Contrairement l'opinion commune, 
P. montre que toutes les fleurs d'une ombelle sont normalement confor- 
mes, ayant calice, corolle, androce et gynce. A un moment dtermin, 
les ptales et les tamines des fleurs excentriques tombent et il ne reste 
plus (jue les spales et les stigmates plus ou moins dforms. Chez les fleurs 
centrales, la pollinisation provoque la formation de graines, ce qui n'est pas 
le cas pour les autres fleurs. En effet, malgr de nombreux essais de polli- 
nisation artificielle effectus soit avec du pollen d'autres fleurs ou d'au- 
tres ombelles, P. n'a jamais abouti des fcondations normales. Le gy- 
nce semblait se dvelopper pendant quelques jours, puis il se desschait; 
l'intrieur les ovaires avortaient ; il semble cependant que la pollinisation 
avait agi en excitant passager. Une particularit intressante noter (dans 
la varit Otaksa) rside dans le fait qu'une fois la pollinisation opre dans 
les fleurs fertiles, les fleurs striles qui sont toujours externes subissent un 
mouvement de rotation de 180'^ et tournent leurs spales vers la terre. 

P. tudie les principaux cas tratologiques prsents par les Hydrangea 
et en dduit que ces plantes sont des hybrides de varits parents in- 
connus ; ces hybrides ont des caractres de forces ingales qui peuvent tre 
mis en vidence par des circonstances que nous ne pouvons encore dter- 
miner, mais qui doivent tre aides par les fluctuations de la nutrition au 
sens le plus large du mot. M. Boubier. 



CHAPITRE VII 
IaSi rgnration 

Calkins iGary N.). firgeneration and ce/l division in Uronychia. 
(Journ. exper. Zool., X. 05-160, 15 fig.) [118 

Davydov (K. N.)- Hechcrclies sur 1rs processus de restitution chez les 

vers. (Bull. Ac. Imp. Se. Saint-Ptersb., VI srie, 1S 16, 1089-1090). [116 
Doposcheg-Uhlar (J.). Studien zur Rgnration und Polaritt der 

J'/lanzen. (Flora, Cil, 24-86.) [122 

Dostal (R.). Zur experimenteUen Morphogenesis hei Circa und einigen 

anderen Pflanzen. (Flora, CIII, 1-53.) ' [122 

Fischer (H.). i'elier Rgnration und Transplantation des Pancras 

von Ampldbien. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 1-47, 1 pi., 2 fig.) 

[Voir chap. VIII 

a) Fritsch (C). Ergebnisse experimenteller Studien iiber die Regenera- 
tionsvorgnge am Gliedmassenskelet der Amphihien. (Zool. Anz., XXXVII, 
378-383.) [Analys avec le suivant 

b) Experimcntelle Studien i'iher Regenerationsvorgiinge des Gtiedmas- 
senskelets der Amphibien. (Zool. Jahrb., XXX, H. 3, 377-472, 57 fig.) [121 

Goldfarb (A. J.). The central nervous System in its relation to the pheno- 

menon of rgnration. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 617-635.) [121 

Huxley (J. S.). Somc phenomena of rgnration in Sycon ; with a note 

on the structure of its collar-cells. (Philos, trans. Roy. Soc. London, B. 
CCII, 165-189.) [114 

Killian (K.i. Reitrdge zur Kenntnis der Laminarien. (Zeitschr. f. Bot., 
III, 433-494.) [Possibi- 

lit de la rgnration des diverses parties de la plante aprs blessure, 
ses exigences en eau, en lumire, en clialeur et en sel. F. Moreau 

Le\vin (K. R.). The Behaviour of the infusorian micronucleus in Rg- 
nration. (Itoy. Soc. Proceed., B. 572, 332.) 

[La rgnration peut se faire sans division du micronucleus, mais elle se 
l'ait aussi avec division. Le micronucleus est fort indpendant la priode 
asexuelle. Mais la Paramcie vit trs bien sans lui. H. de Varignv 

Maas (O.). Ueber das Aushleilicu iler Rgnration und Rgulai ion hei 
niederen Tiere. (S.-B. Ges. Morph. Phys. Miinclien, 5 pp.) [114 

Michel (Aug.). Aiilolomie et rgnral ion du corps et des lytres chez des 
Polgnodiens; conservation d'une dispositimi numrique complexe. (C. R. 
Ac. Se, CLIl, 151-153.) [117 

a) Morgulis (Sergius). Contributions to the j/hysiology of rgnration. 
III. Further cxperiments on Padarke obscura. (Journ. exper. Zool.. X, N" 1, 
7-21.) ' [118 



VII. LA RECxENERATION. 113 

b) Morgulis (Sergius). Contributions to the plnjsiology of rgnration. 
IV. Requlalion of the water content in rgnration. (Journ. exper. Zool., 
X, N 3, 321-348, 7 fig.) [ILS 

c) Contributions to the physiologi/ of rgnration. V. Begeneration of 
isolatcd segments and of small pices of wornis. (Amer. Journ. PhysioL, 
XXVII, N 5, 415-426.) [119 

d) Beitrdge :ur Regenerationsphysiologie. V. Die Rgnration iso- 
lierter Segmente und kleiner Stiicke von Wilrmern. (Arch. Entw.-Mech., 
XXXI, G69-679, 2tabl. et 2diagT.) [Voir le prcdent 

a) Millier (Karl). Versuche ilber die Rgnrations fhigkeit der Siiss- 
wasserschwdmme. (Zool. Anz., XXXVII, 83-88.) [Analys avec le suivant 

b) Das Regenerationsvermgen der Silsswasserschwmme, insbesondere 

Untersuchungen iiber die bei ihnen vorkommende Rgnration nach Disso- 
ciation nnd Reunition. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 397-446, 28 fig.) [115 

a) Nusbaum (Jozef) und Oxner (Mieczysla-w). Die Bildung des 
ganzen neiien Darmkanals durch Wanderzellen mesodermalen Ursprungs 
bei der Kopfrestitution des Lineus lacteus (Griibe) [Nemertine). (Zool. Anz., 
XXXVII, 302-315, 11 fig.) [120 

b) Weitere Studien iiber die Rgnration der Nemertinen. I. Rgn- 
ration bei Lineus ruber Midi. (Teil IV u. V). (Arch. Entw.-Mech., 
349-396, 3 pL, 5 fig.) [119 

r) Die Restitution des ganzen Darmkanals durch Wanderzellen meso- 
dermalen Ursprungs bei Lineus lacteus {Grube). (Bull. Ac. Se. Cracovie, 
Cl. Se, math, et nat., Fvrier, 97-103.) [Voir a) 

Oxner (Mieczyslaw). Analyse biologique d'une srie d'expriences con- 
cernant Vavnement de la maturit sexuelle, la rgnration et V inanition 
chez les Nemciiicns. Lineus ruber Miill. et Lineus lacteus Rathke. (C. R. Ac. 
Se, CLIII, 1168-1171.) [121 

Regen (Johann). Rgnration der Vorderflilgel und des Tonapparates 
bei Gryllus campe stris L. (Zool. Anz., XXXVIII, 158-159.) [117 

Schultz (Eugen). Rgnration und Uebung. Versuche an Amphiglena. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXII, 36-43, 5 fig. et 1 diagr.j ' [114 

Techow (G.). Zur Rgnration des Weichkrpcrs bei den Gastropoden. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXI, 353-386, 4 pi.) [117 

Ubisch (liopold von). Ueber Fliigelregeneration beim Schivamm- 
spinner, Lymantria dispar. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 637-653, 1 pi. 
et 14 fig.) [117 

"Walter (F. K.). Welche Bedeutung hat das Nervensystem fUr die Rg- 
nration der Trilonextremitdten? (Arch. entw.-Mech., XXXIII^ 274-296, 
1 pi.) [121 

"Wilson (H. V.). On the behavior of he dissociated cells in Hydroids, 
Alcgonarla and Asterias. (Journ. exper. ZooL, XI, 281-383, 30 fig.) 

[Voir ch. IV 

Zeleny (Charles). Experiments on the conirol of asymmetry in the deve- 
lopment of the Serpulid, Hydrodes dianthus. (Contribution Zool. Lab. 
Univ. Illinois, N8, Journ. Morph., XXII, 122.) [Voir ch. XII 

Voir pp. 84 et 86 pour les renvois ce chapitre. 

l'anne biologique, XVI. 1911. 8 



114 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Schultz (Eugen). Rgnration et habitude. Un organisme ou 
l'homme excute plus vite et mieux une action ou un mouvement lorsqu'il 
le rpte plusieurs fois, lorsqu'il en a 1' habitude . S. cherclie retrouver 
dans les rgnrations l'application de cette donne. On sait, par de nom- 
breuses observations, que chez une foule d'animaux, des organes peuvent 
se rgnrer de multiples reprises. Or, selon les auteurs, ou bien les rg- 
nrations successives se font aussi vite, ou bien mme de plus en plus vite, 
dans certaines limites tout au moins. S. a constat que, chez Ampliiglena, la 
couronne tentaculaire se l'gnre plus vite la 2*^ fois que la 1''^, plus vite 
encore la .j"", mais que l'acclration non seulement cesse la 4 fois, mais 
encore que la rgnration ne peut plus s'achever. 

S. tend comparer ces faits l'habitude d'accomplir un acte, qui le rend 
plus facile, puis la fatigue qui le rend difficile ou impossible. Dans le ph- 
nomne de la rgnration, 1' habitude est sans doute due une circu- 
lation plus active et une nutrition plus intense. La fatigue est plus difficile 
expliquer : peut-tre y a-t-il puisement de ce que Weismann appelle l'i- 
dioplasmede rserve. Il est clair que des expriences plus nombreuses et plus 
compltes que celles de S. seront ncessaires pour analyser de plus prs la 
valeur de ces comparaisons. A. Brachet. 

Maas (O.). ^ur le dfaut de rgnration et de rgulation ehez les ani- 
maux iufrieurs. On croit gnralement que la facult de rgnration 
augmente mesure qu'on descend dans l'chelle animale ; c'est l une gn- 
ralisation errone. 

L'auteur a tudi une Eponge. Chondrosia reni/'ormis, dont le corps con- 
siste en deux parties bien distinctes : la partie mdullaire et la partie cor- 
ticale. Dj dans des expriences antrieures il a montr (|ue les fragments 
de la couche corticale seule sont incapables de rgnration; les parties 
mdullaires, par contre, peuvent, soit seules, soit accompagnes des par- 
ties corticales, fournir un organisme nouveau. Dans les expriences actuelles, 
M. tudie deux autres phnomnes : la rgulation, qui consiste en ce que 
le fragment (qui doit toujours contenir une portion mdullaire) diminue de 
taille et s'organise en une petite Eponge entire (ce phnomne se produit 
dans les conditions dfavorables) et le fusionnement de fragments pour 
former un organisme nouveau. Si l'accolement se fait par le contact des 
parties similaires (partie corticale avec partie corticale et partie mdullaire 
avec partie mdullaire), la fusion peut tre complte et le nouvel organisme 
former un tout. Dans le cas contraire, dans les fusions atypiques , les 
deux morceaux constituants restent distincts. M. Guldsmith. 

Huxley (J. S.). Quelques phnomnes de rgnration chez Sycon et 
note sur la structure de ses choanocyles. L'auteur entreprit de rpter 
sur des ponges calcaires (Sycon rap/ianus) les expriences de Wilson 
concernant la coalescence et la rgnration chez les Monaxonides. Il em- 
ployait la mthode de Wilson et coupait les Sycons en petits morceaux, puis 
forait ces fragments passer travers une trs fine gaze de soie ; de 
cette faon il obtenait des cellules compltement isoles ou des groupes de 
cellules. Ces cellules ainsi spares rampent sur le fond des vases, s'unis- 
sent en formant des masses irrgulires constitues par diffrentes espces 
de cellules entremles. A cette priode de runion succde une priode de 
rgnration ou mieux de rorganisation ; les cellules se groupent suivant 
leurs catgories respectives, et prennent les situations qui leur sont pro- 
pres ; les cellules qui doivent former 1 pidmie migrent l'extrieur et 



VIL LA REGENERATION. 115 

s'unissent en un pithlium continu, trs mince, et prsentant de place en 
place des renflements o sont logs les noyaux; l'intrieur se voit une 
masse de cellules polygonales gris-brun, pourvues de nombreuses inclu- 
sions; ces cellules sont des choanocytes qui ont rtract leur flagelium et 
leur collerette et sont passs Ttat de repos. La phase suivante peut tre 
appele redvcloppemenl. Au dbut, il apparat un espace rempli d'un liquide 
clair entre l'piderme et la masse interne, cet espace est ultrieurement 
travers par des traves protoplasmiques qui unissent les deux sortes de 
cellules ; ensuite apparaissent les spicules, les monaxones se forment d'abord 
exactement comme dans la larve, les triaxones se dveloppent plus tard. 
Quand le squelette est form, l'intrieur se creuse d'une cavit borde d'une 
seule couche de cellules qui se diffrencient en choanocytes ; enfin l'oscule 
s'ouvre, les pores se forment la surface du corps qui s'allonge un peu et 
l'on a un 0/ynthus dans ses traits essentiels. Cependant il existe des diff- 
rences avec VOlynthiis normal qui est fix et rgulier, tandis que les ponges 
de rgnration ne sont fixes que temporairement et ne possdent pas cette 
symtrie de forme gnrale ou de squelette. 

H. ft aussi des expriences du mme genre sur une monaxonide, le 
Reniera rosea, et observa des phnomnes analogues; cependant la masse 
interne ne se creusait pas d'une cavit centrale, mais on y voyait de nom- 
breuses chambres flagelles et jamais il ne se dveloppait de tubes oscu- 
laires en forme de chemines comme chez l'adulte. 

Discutant ces rsultats, H. fait remarquer que des trois phases, runion, 
rorganisation et redveloppement, seule la dernire est trs semblable 
ce qui existe normalement chez Si/con aprs la mtamorphose, mais, il existe 
des diffrences qui sont au nombre de trois : la dure plus longue du dve- 
loppement, le retard apport dans la formation des spicules et l'absence de 
fixation permanente. La premire est due sans doute ce que l'tat interne 
des cellules de ces masses de rgnration n'est pas le mme que celui des 
cellules larvaires, car les premires sont adultes; pour la seconde H. fait re- 
marquer que la rapidit, la prcocit de formation des spicules ont t acquises 
par et pour la larve et non pour des agrgats de cellules adultes runies ; 
enfin la dernire tient sans doute l'absence de polarit chez ces agrgats. 

H. observa aussi le comportement de fragments isols de l'pithlium 
gastrique; dans un cas ces fragments se sont arrondis et ont donn de petites 
sphres creuses composes d'une couche ininterrompue de choanocytes et 
ressemblant une colonie de Volvox; quand le nombre de cellules est 
grand, les sphres sont d'abord pleines ; puis en un ou plusieurs points, il 
se forme des vsicules creuses limites par une seule couche de choano- 
cytes; plus tard, ces splires prsentent des phnomnes de dgnres- 
cence et meurent sans avoir form quoi que ce soit, aussi est-il trs pro- 
bable que les choanocytes de Sycon ne possdent pas le pouvoir de rgnrer 
de nouveaux tissus. 

H. montre que la formation de ces sphres est due des actions externes 
et ne croit pas qu'on doive y voir un rappel atavique d'un stade antrieur 
du phylum des ponges; il n'admet pas cependant qu'on puisse se servir 
de l'absence de rgnration chez les choanocytes pour combattre l'hypo- 
thse des affinits des Eponges avec les Choanoflagells. 

Pour terminer, H. confirme l'existence de baguettes longitudinales de 
soutien observes dans les collerettes des ponges calcaires par BmoER puis 
par Urban. Armand Billard. 

a-b) Mller (Karl). Sur l'aptitude la rgnration des ponges d'eau 



116 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

douce, lignralioii par dissociation et runion. M. dsigne sous ce nom le 
processus spcial de rgnration observ par H. V.Wilson cliez les ponges, et 
qui consiste en ce que les lments cellulaires, aprs avoir t compltement 
dissocis par une action mcanique, se runissent en groupes syncytiaux 
capables de rgnrer une ponge. Les reclierches de M. ont t faites sur 
Spon(/illn lacustris et Ephydatia Midleri. Si Ton pulvrise entre les doigts, 
sous l'eau, un fragment d'pong, on trouve dans le dpt, entre toutes sor- 
tes de dtritus, les diverses cellules de l'ponge compltement dissocies : 
amibocytes, thsocytes, sclroblastes, et choanocytes, ces derniers toujours 
modifis et altrs. Plus tard, des amibocytes s'unissent entre eux ou des 
thsocytes. Il se forme ainsi des agrgats cellulaires, sphriques, qui au bout 
de 3 heures peuvent dj atteindre 2 millimtres. Ces agrgats peuvent 
s'unir entre eux, formant des chanes plus ou moins rgulires et ramifies. 
Qu'ils le fassent ou non, dans ceux de ces agrgats qui restent vivants, il 
se produit bientt des diffrenciations caractristiques, chambres choano- 
cytes, etc., par lesquels la rgnration de l'ponge commence. Au 4^ jour, les 
agrgats qui ont atteint une taille de 0,7 millimtres au moins, commencent 
se ixer et montrer tous les aspects dcrits par Delge (I8*J2), Maas (1893) 
etc., lors de la fixation et de la mtamorphose des larves de spongiaires. On 
voit notamment trs bien, mme l'examen extrieur sur le vivant, appa- 
ratre les systmes des canaux et des lacunes, l'oscule, les spicules, etc. En 
somme, il se forme en peu de jours une petite ponge. On obtient des rsul- 
tats analogues en dissociant l'ponge, en l'exprimant travers un linge fin. 
La dissociation est plus complte, et l'examen des agrgats plus facile. On 
se convainc trs aisment, et cela confirme ce qui est dit plus haut, que 
ceux-ci se composent exclusivement d'amibocytes et de thsocytes, ou d'une 
faon plus gnrale, d'archocytes. H. V. Wilson qui a dcrit, avant M., des 
faits analogues, croit que ces agrgats sont en ralit des masses syncy- 
tiales. M., sans nier expressment le stade syncytial, le considre en tous 
cas comme transitoire et de peu de dure. Le fait essentiel est qu'il n'y a 
pas de choanocytes. Or, bientt, l'agrgat, pour reformer une nouvelle 
ponge, va difier dans son intrieur des chambres vibratiles; les cellules 
qui tapisseront les parois de ces chambres (choanocytes) ne peuvent donc, 
driver que des archocytes, et c'est, en effet, ce que dmontre M. par ses 
tudes histologiques. H. V. Wilson, il est bon de le rappeler, avait dj fait 
cette observation. 

Les recherches de Wilson et de M. en montrant que dans la rgnra- 
tion des ponges les choanocytes n'interviennent pas, semblent prouver que 
ceux-ci sont les lments les plus diffrencis, et non les plus primitifs. Au 
point de vue de la phylognse des spongiaires, ce point est d'importance. 
A. Brachet. 

Davydov (K. N.). Recherches sur le processus de restitution chez les 
vers. L'auteur tudie la rgnration chez les Archiannlides {Polijf/or- 
dius, Saccocirus), des Nemertes et certaines Triclades. Les Archiannlides 
offrent un intrt particulier au point de vue du paralllisme entre la rg- 
nration et l'ontogense. Chez les Polychtes suprieurs, le msoderme clo- 
mique, qui se forme normalement en rapport avec l'endoderme, provient, 
dans la rgnration, des parties ectodenniques ; chez les Archiannlides 
l'ectoderme ne joue, dans la rgnration des parties msoblastiques, aucun 
rle. Chez les Nemerteset les Turbellaris la rgnration suit exactement 
l'ontogense. L'auteur provoque la rgnration des fragments pr-buc- 
caux de l'extrmit cphalique des Nemertes et voit ces fragments, dpour- 



VII. LA RGNRATION. 117 

vus de toute trace d'endoderme, dvelopper un tubo digestif aux dpens du 
tissu msodenuique des deux vaisseaux. Il en conclut que le msoblaste des 
Nemertes conserve dans son sein des lments qui, l'occasion, peuvent 
donner naissance un organe endodermique. Le tube digestif primitif ayant 
donn naissance au clome, celui-ci peut. son tour fournir le tube digestif. 

M. GOLDSMITH. 

Michel (Aug.). Autotomie et rt'onration du corps et des rlylres chez 
des Pohjnohiicns: conservation d'une disposition numrique complexe. 
D'aprs Ilalosydna gc/atinosa et Lagisca extenuata, la rupture du corps et 
la perte des lytres sont des manifestations .' autotomie et non d'une simple 
fragilit ; car elles n'ont presque plus lieu sur un fragment postrieur plus 
ou moins grand ou sur un animal fatigu, et la rupture du corps a lieu pres- 
que toujours devant un anneau lytres quel que soit le niveau atteint. 
Bien que le nombre des anneaux rgnrs soit plus ou moins sans rapport 
avec le nombre des anneaux enlevs, la rgnration (particulirement facile 
et rapide) des lytres se fait, quelque soit le niveau de section, en rptant 
le type numrique normal, malgr l'absence de raison apparente et malgr 
sa complexit (lytres : de 2 en 2 sur les anneaux du 5'^au 23 stigre, puis 
de 3 en 3 jusqu'au 32^ chez L. e., jusqu'au 38 et 39^ chez //. y. ; entin 
aucun). Aug. Michel. 

Regen (Johann). La rgnration des lytres et de Vappareil musical 
chez le Gryllus campestris. R. coupe, d'un ct, les lytres chez les larves, 
aprs la 7^ mue, et constate qu'aprs la 10 et dernire mue, une lytre 
rgnre s'est produite qui diffre de l'autre lytre normale non seulement 
par ses dimensions absolues, mais par les rapports de ces dimensions et 
par des particularits structurales. En particulier, l'appareil musical du 
mle est modifi dans sa direction et sa structure, par suite de quoi l'animal 
devient incapable, malgr ses efforts, d'en tirer des sons lorsqu'il est mis en 
prsence de la femelle. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Ubisch (Li. von). Rgnration des ailes chez Lymantria dispar. 
Von U. confirme, dans ce qu'ils ont d'important, les rsultats obtenus par 
Meisenheimer (1908 et 1909) sur le mme matriel. Il enlve chez la chenille, 
non pas, comme Meisenheimer l'a fait, les deux disques imaginaux droits, 
aux dpens desquels se formeront les deux ailes, mais l'antrieur seulement, 
et cela dans le but de produire un traumatisme moins grave. Dans tous les 
cas le disque se rgnre par un processus qui ne diffre pas essentielle- 
ment de celui que l'on connat dans le dveloppement normal. Il est cepen- 
dant probable que cette rgnration n'est pas assez complte ou assez 
intense, car si 1/3 environ des individus oprs donnent des papillons avec 
des ailes tout fait normales ; il y en a 1/6 o l'aile antrieure droite fait 
entirement dfaut, et dans le reste, l'aile est bien reforme, mais elle est 
plus petite que du ct oppos. Von U. ne peut donner aucune explication 
plausible de ces varits. Le fait essentiel est toutefois qu'aprs l'extirpation 
complte du disque marginal, la rgnration d'une aile complte est pos- 
sible. A. Brachet. 

Techow (G.). Rgnration des parties molles chez les Gastropodes. 
On sait que l'aptitude la rgnration est assez limite chez les mollusques; 
et c'est pourquoi on l'a peu tudie jusqu'ici. T. a cependant obtenu, chez 
Hlix, des rgnrations assez tendues, mais trs lentes, du manteau et du 
pied : on peut enlever jusqu' un centimtre de ce dernier organe et il repousse. 



118 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Chez les limnes, les tentacules se rgnrent fort lentement et fort mal; 
chez les planorbes les rsultats sont beaucoup meilleurs, et l'auteur a pu 
suivre, spcialement chez la Paludine, la reconstitution complte du tenta- 
cule oculifre. 

Les dtails histologiques n'offrent rien de bien spcial : l'il se rgnre 
comme il s'tait form; dans le pied, la musculature noforme provient 
peut-tre, pour l'auteur, de l'pithilium superficiel (il y a. ce me semble, de 
fortes rserves faire sur ce point) ; les glandes muqueuses du pied sont, 
elles aussi, d'origine pithliale. A. Brachet. 

Calkins (Garry N.). Rgnration chez VUronychia. L'auteur a 
voulu examiner si cette rgnration tait plus ou moins influence par 
la condition de l'animal sous le rapport de la fonction scissipare [IV]. Il 
arrive une conclusion affirmative. Le pouvoir rgnrateur est minimum 
l'tat de repos qui suit la division et ce moment la prsence dans le frag- 
ment du macro- et du micro-nuclus est ncessaire la rgnration. Dans 
ce cas, la division suivante est retarde, ce qui va l'encontre de l'opinion 
de Hertwig, puisque le rapport du noyau au cytoplasme est ici augment. 
La rgnration est d'autant plus facile que Ton est plus prs de la division 
prochaine et le pouvoir rgnratif atteint le maximum au moment mme 
de la division. L'auteur met ces faits sur le compte de substances hypo- 
thtiques abandonnes par le noyau au cytoplasme. Y. Delage et M. 

GOLDSMITH. 

) Morgulis (S.). Contribution la physiologie de la rgnration. 
///. Expriences ultrieures sur Podarke obscura. Dans une premire 
srie d'expriences, l'auteur coupait en deux plusieurs vers, en outre une 
moiti d'entre eux il enlevait la tte, soit immdiatement, soit quand la 
rgnration de la queue avait commenc ; il constata que la mutilation ad- 
ditionnelle de la tte de Podarke obscura cause un effet dprimant sur la 
rgnration de la queue, le nombre de segments rgnrs tant plus faible 
que lorsque la tte n'est pas enleve. 

Dans une autre srie d'expriences, M. cherche dterminer quelle rela- 
tion existe entre la frquence des mutilations et la rapidit de la rgnra- 
tion; il observe que les vers oprs deux fois dans l'espace de deux semaines 
rgnrent pendant le mme espace de temps plus de segments que ceux 
qui n'ont subi qu'une opration, bien que la seconde fois la rapidit de la 
rgnration soit quelque peu diminue. M. conclut d'autres expriences 
que le sexe n'a aucune influence sur le pouvoir de rgnration. Enfin l'au- 
teur observa qu'aprs avoir enlev la moiti d'un ver, la partie postrieure 
rgnre ne possde pas le mme nombre de segments que l'ancienne, 
mais un nombre plus faible; cependant les proportions relatives du ver 
subsistent et tout l'organisme prouve dans ses dimensions une rduction cor- 
respondante. Armand Billard. 

b) Morgulis (S.). Contribution la physiologie de la rgnration. 
/V. Rgulation de la teneur en eau dans la rgnration. De nombreuses 
expriences sur les plantes et les animaux ont dmontr que dans le dve- 
loppement la teneur en eau s'lve un maximum pendant la priode de 
croissance rapide et diminue quand l'animal s'approche de l'tat adulte. 
L'auteur s'est donc demand si le paralllisme entre le dveloppement et la 
rgnration existe aussi pour la teneur en eau. 11 a donc tudi la teneur 
en eau diffrents stades de la rgnration d'un Ver polychte, le Po- 



VII. LA REGENERATION. 119 

darke obscwa, et le rsultat obtenu fut pratiquement le mme que dans le 
dveloppement'. Bientt aprs l'opration la teneur en eau augmente rapi- 
dement, atteignant son maximum vers la premire ou la deuxime semaine, 
ensuite elle commence k dcliner. La priode de la teneur maximum en eau et 
la priode de rgnration maximum concident approximativement, comme 
dans le dveloppement; la similitude entre la croissance et la rgnration 
est donc encore renforce par ces rsultats. Cependant une analyse serre 
rvle que les deux processus impliquent des facteurs diffrents. Dans la 
croissance l'augmentation en taille et en teneur en eau est dtermine par 
imbibition de l'eau ambiante, ce qui ne semble pas tre le cas pour la r- 
gnration. L'animal en voie de rgnration, qu'il soit nourri ou non, perd 
de son poids : dans une premire priode de perte rapide en poids, il perd 
plus de substance sche que d'eau et la teneur en eau augmente ; en.suite 
vient une lente diminution de poids, quand la quantit d'eau perdue est 
pratiquement nulle et que l'activit de la rgnration est maximum, ainsi 
que la teneur en eau; enfin vient une dernire priode pendant laquelle 
l'animal perd plus d'eau que de substance sche et la teneur en eau di- 
minue. A. Billard. 

c) Morgulis (S.). Contribution la physiologie de la rgnration. 
V. Rgnration de segments isols et de petits segments de Vers "-. Il est 
difficile d'obtenir des segments isols sans mutilation grave qui dtermine 
la mort, mais en oprant sur un grand nombre de segments, quelques-uns 
vivent et se rgnrent; comme conclusion de ses recherches sur la rgn- 
ration des segments isols, M. pense qu'il existe suivant la rgion une diffren- 
ciation dans le pouvoirde rgnration, contrairementce qu'admettait Mor- 
gan ; d'ailleurs des segments isols de l'extrmit mme de la queue ne 
rgnrent pas du tout et cependant on ne peut attribuer cette absence de 
rgnration leur petitesse. M. explique de la faon suivante pourquoi les 
segments postrieurs ont un pouvoir de rgnration moindre que les ant- 
rieurs : il fait remarquer que les segments postrieurs sont les descendants 
les plus reculs du matriel embryonnaire primitif, ceux qui se sont forms 
en dernier et par consquent les plus sniles; de mme dans quelques ani- 
maux le pouvoir de rgnration diminue jusqu' disparatre presque com- 
pltement au fur et mesure qu'ils s'avancent vers l'tat adulte. Des exp- 
riences comparatives montrent que des segments isols rgnrent plus que 
des groupes de segments et que plus le segment est petit plus grand est la 
rapidit de sa rgnration. 

Les rsultats obtenus avec des segments de Vers suggrent, dit l'auteur, 
qu'il y a un facteur qui dtermine jusqu' quel point le pouvoir de rg- 
nration peut tre utilis; en outre, on peut admettre que l'organisme pos- 
sde une certaine somme d'inertie, due une tendance de maintenir un 
certain tat d'quilibre et d'adaptation fonctionnelle; cette inertie qui con- 
stitue pour la rgnration une rsistance vaincre, varie proportionnelle- 
ment avec la taille du segment. Armand Billard. 

h) Nusbaum et Oxner (Mieczysla-w). Sur la rgnration de Lineus 
ruber (^' et 3^ parties). Ces parties des recherches de N. et O. ont un intrt 
gnral moindre que les prcdentes (voir Ann. biol., XV, 141 et suiv.), d'au- 

1. L'auteur fit aussi quelques expriences sur la rgnration de la queue d'une salaman- 
dre, le Dlemijclylus viridiscens, et les rsultats parlent dans le mme sens. 

2. L'auteur oprait toujours sur le Ver polychte, Podarke obscura. 



120 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

tant plus que plusieurs des faits qui y sont dcrits ont dj t signals ds 
1910. N. et O. ont reconnu, chez /.. rubrr, l'existence de 2 varits, large (a) 
et mince (p) : la 2^ a une aptitude rgnratrice notablement plus grande que 
la premire. Chez la forme a, la partie cphalique n'est rgnre que si on 
la coupe entre le cerveau et l'organe crbral ; si la section est faite plus en 
arrire, il n'y a, en gnral, qu'une simple cicatrisation. Quelquefois cepen- 
dant, il y a une tendaftce, mais toujours incomplte, la reconstitution de 
certains organes de la tte : ganglions crbraux et organes crbraux, qui 
restent d'ailleurs assez rudimentaires. Ni le rhynchodum, ni la trompe ne 
se reforment. La varit p, au contraire, rgnre, dans les mmes condi- 
tions, une extrmit cphalique complte. N. et O. en font une tude histo- 
logique dtaille. Les ganglions et les organes crbraux de noformation 
procdent de l'pithlium du bourgeon de rgnration; le rhynchodum 
tire essentiellement son origine de cellules migratrices provenant du paren- 
chyme du corps; le tube digestif, quand la section l'a entam, se ferme 
d'abord, puis s'accrot par lui-mme, etc. 

N. et O. ont encore pu constater que c'est la partie moyenne du corps du 
ver qui se rgnre le plus rapidement; et cette rapidit va en dcroissant 
progressivement au fur et mesure que les segments appels se rgnrer 
sont pris de plus en plus prs de la tte ou de la queue. Enfin, la rgnra- 
tion des fragments, surtout petits, de Lineus ruber, s'accompagne toujours de 
morphallaxis; chaque fragment, au fur et mesure qu'il se reconstitue, 
s'amincit de plus en plus et devient une miniature du ver adulte, dans 
laquelle les proportions entre les diffrentes parties du corps sont tout fait 
normales. A. Brachet. 

) Nusbaum i Josef) et Oxner (Mieczyslaw). Formation d'un tube 
digestif nouveau par des cellules migratrices d'origine msodermique dans la 
reconstitution de la tte chez Lineus lacteus (Grube) {Nemerte). Les auteurs 
ont obtenu la rgnration de toute la partie du corps comprenant le tube 
digestif aux dpens d'un fragment cphalique obtenu par une section entre la 
bouche et le cerveau. Ils rappellent qu'ils ont mme obtenu la rgnration 
de tout ce qui prcde et, en plus, de l'extrmit antrieure du corps, y com- 
pris les centres crbraux, aux dpens d'un court tronon compris entre la 
bouche et les centres nerveux et ne contenant aucune partie de ces deux 
organes. Dans le prsent mmoire, ils corrigent et compltent les donnes 
fournies par Dawvdoff sur les processus histologiques dans le premier des 
deux cas ci-dessus. Ils insistent principalement sur la rgnration du 
tube digestif aux dpens de tissus ne contenant aucune trace de ces organes. 
Les deux vaisseaux latraux et le rhyncocle s'largissent l'extrmit pos- 
trieure, formant une sorte de cavit dans une masse cellulaire constitue 
extrieurement par des cellules migratrices provenant du parenchyme et, 
l'inlrieur, par les cellules endothliales des trois cavits, des vaisseaux et 
du rhyncocle. Ces cellules migratrices phagocytent les parties voisines et 
en particulier les muscles. Les plus superficielles de l'amas formant le bour- 
geon se disposent en couches pitliliales continues, deviennent plus claires, 
plus homognes et forment la future paroi digestive, tandis que les cellules 
profondes, charges des parcelles phagocytes, dgnrent peu peu et sont 
absorbes par les cellules paritales. Ainsi se forme une petite vsicule diges- 
tive qui peu peu s'allonge, au fur et mesure que les parties extrieures 
du corps se rgnrent. Ce qui est remarquable c'est la non-conformit de 
l'origine blastodermique entre le nouveau tube digestif et l'ancien, d'o les 
auteurs tirent des conclusions relativement la potentialit prospective de 



VII. LA RGNRATION. 121 

ces lments parenchymateux. Les auteurs annoncent un travail in extenso, 
plus dvelopp. Y. Delage et M. Goldsmitii. 

Oxner (Mieczyslaw). Anah/se biologique cVune srie (Vexpricnces con- 
cernant l'avnement de la inaturil sexuelle, la rgnration et l'inanition 
chez les Nemertiens, Lineus rubcr (Milll.) et Lineus lacleus {Rathke). Ces 
expriences portent sur deux points : la rgnration et l'volution des pro- 
duits sexuels en rapport avec l'inanition. La tte sectionne au ras de la 
bouche ne se rgnre jamais chez le Lineus ruber; au contraire, la rgion 
postrieure du corps, comprenant l'intestin moyen et mme un petit frag- 
ment d'intestin stomacal, se rgnre compltement, y compris les gonades 
qui appartiennent exclusivement cette partie du corps. L'volution des 
gonades cliez les animaux en inanition prsente les caractres suivants. Si 
l'inanition a commenc assez longtemps avant la date normale de l'volu- 
tion des gonades, celle-ci est empche; si, au contraire, elle ne commence 
que plus tard, les gonades se dveloppent, mais subissent une involution 
avant d'arriver l'mission des produits sexuels. Tout se passe comme si 
l'alimentation dveloppait une nergie volutive dont les effets se poursui- 
vent pendant un certain temps, mme dans l'tat d'inanition [XIV]. 
Y. Delage et M. Golds.mitii. 

a-b) Fritsch (C). Rsultats (rime tude exprimentale de la rgnration 
du squelette des membres chez les Amphibiens. L'auteur a fait trois sries 
d'expriences : 1 Amputation du membre au niveau de l'humrus ou du 
fmur, pratique chez des larves de Salamandra maculosa et chez des Tritons 
adultes. Dans les deux cas, les rgnrations sont parallles entre elles et 
l'ontogense. 2 Excision de la ceinture scapulaire tout entire chez la 
mme espce de Salamandre. Le rsultat montre la fausset du principe 
d'aprs lequel tout organe entirement extirp ne peut plus rgnrer : ici 
le membre tout entier rgnre, d'abord la partie proximale de l'humrus, 
puis la ceinture scapulaire, ensuite les parties distales. 3'^ Rgnration 
des parties surnumraires. Elle est favorise par la prsence de deux ou 
plusieurs centres de rgnration indpendants. 11 ne faut pas tirer de la 
configuration extrieure des parties des conclusions sur leur signification 
morphologique ou atavistique, car il y a souvent discordance entre les parties 
molles et le squelette. Y. Delage et M. Goldsmith. 



Goldfarb (A. J.). Influence du systme nerveux central sur la rgnra- 
tion. Chez le triton, le systme nerveux, central ou priphrique, moteur 
ou sensitif, n'est nullement un lment ncessaire pour que la rgnration 
des membres ou de la queue se produise. Cette rgnration peut se faire, 
mme lorsque l'on a dtruit la moelle pinire et les ganglions spinaux 
dans les rgions correspondant aux membres amputs. Quand la rgnra- 
tion ne se produit pas, l'obstacle vient d'ailleurs : niveau o la section a t 
faite, traumatisme altrant la vitalit de l'animal, etc. A. Braciiet. 

"Walter (F. K.). Influence du systme nerveux sur la rgnration des 
membres chez le Triton. L'auteur, l'exemple de Wolff, pratique chez des 
tritons des oprations extrmement graves : extirpation de tout un segment 
de la colonne, avec moelle, nerfs et ganglions spinaux; dans quelques 
autres, moins brutales, il enlve les ganglions spinaux et coupe les racines 
ventrales. Aprs cette intervention, faites dans la rgion d'o partent les 
nerfs qui vont au membre postrieur, il ampute ce membre, d'un ct seule- 



122 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ment ou des deux cts. Si l'opration pralable a t complte et bien faite, 
il n'y a pas de rgnration. "W. conclut donc que, les connexions avec le 
systme nerveux central tant supprimes, la rgnration de la patte pos- 
trieure, chez le triton, est impossible. Mais dans ces connexions ce sont les 
voies sensitives et spcialement les ganglions spinaux qui ont la plus grande 
importance. 11 convient d'ajouter que ce point ne parat pas suffisamment 
dmontr par les descriptions que "W. donne de ses expriences. Nous 
ferons la mme rserve provisoire en ce qui concerne Tide mise par 
"W. que les ganglions spinaux sont les agents actifs de la croissance, tandis 
que les diffrenciations des tissus et des organes ont leur origine dans les 
cellules mmes de l'organe en rgnration. A. Bracuet. 

Doposcheg-Uhlar (J.). tudes sur la rgnration et la polarit des 
j)lantes. Si l'on supprime le sommet vgtatif dans une germination de 
Fougre, les parties rgnres parcourent le mme cycle que celui pr- 
sent par le dveloppement de l'uf; il se forme d'abord un cotyldon ind- 
pendant du sommet vgtatif et presque toujours exogne. En coupant les 
racines sur des boutures de Lyciuni halimifolium on provoque la formation 
d'une pousse sur le tronon radiculaire. L'auteur tudie de mme les rgn- 
rations sur les Bgonia et les Gesneraces. F. Pchoutre. 

= Htromorphose . 

Dostal (R.). Morphognse exprimentale chez Circa et quelques au- 
tres plantes. L'auteur, par des coupes horizontales pratiques dans la 
moiti infrieure de chaque entrenud, partage les plantes tudies en 
fragments composs chacun du nud, de la paire de feuilles qui s'y atta- 
chent, du bourgeon axillaire et de deux portions d'entrenuds, l'un sup- 
rieur, court, l'autre infrieur, long. Les fragments sont plongs par la partie 
infrieure longue dans le sable ou dans l'eau. Les fragments de tiges de 
Circa produisent soit des stolons, soit des pousses florales, soit des organes 
intermdiaires suivant la rgion dont ils proviennent. Si on ampute les feuil- 
les, quelle que soit la rgion dont ils proviennent, les bourgeons ne donnent 
que des pousses feuilles; la formation du stolon et des pousses florales est 
donc attribuable l'activit des feuilles. Si l'on place les feuilles dans l'om- 
bre, il ne se produit encore que des pousses feuilles. F. Pchoutre. 



CHAPITRE VIII 
La areffe 



" 



Castle (W.). On soma influence in ovarian transplantation. (Science, 
28 juillet, 113.) [124 

a) Daniel (L.). Etude biomtrique de la descendance de haricots greffs 
et de haricots francs de pied. (C. R. Ac. Se, CLll, 1018-1020.) [La 
longueur, la largeur, l'paisseur d'un trs grand nombre de graines ont 
t mesures. La diminution de taille, observe dans les graines de Hari- 
cots greffs, se retrouve fort nette dans leur descendance. M. Gard 

b) Recherches biomtriques sur un hybride de greffe entre Poirier et Cognas- 
sier. (C. R. Ac. Se, CLIl, 118G-1188.) 

[L'tude biomtrique des dents de la feuille, des caractres internes et 
extrieurs montre que la plante ralise un hybride de greffe. M. Gard 

Davenport(C. B.). The Transplantation of ovaries in Chickens. (Jolirn. 
of Morphol., XXll, N" 1, 111-122.) * [125 

Draw (G. Harold). Exprimental metaplasia. I. The formation of colu- 
mnar ciliated epithelium from fibroblasts in Pecten. (Journ. exper. Zool., 
X, 340-374, 3 pi.) [127 

Dustin (M.). Les greffes thymiques. Communication prliminaire. (C. R. 
Ass. Anat., 13^ Runion, 10-14, 1 fig.). 
[Dtails sur les consquences histologiques de l'opration. M. Goldsmith 

Fischer (H.). Uebcr Hegeneralion u)id Transplantation des Pancras von 
Amphiblen. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 1-47. 2 fig., 1 pi.) [125 

Griffon (E.). La panachure des feuilles et sa transmission par la greffe. 
(Bull. Soc. bot. de France, 4^ Srie, XI, 289-297.) [127 

a) Guthrie (C. C). On the vidence of Soma influence on offspring from 
engrafted ovarian tissue. (Science, 2G mai, 816.) [124 

b) Transplantation in ovaries. (Ibid., 29 dc, 918.) [124 

Harms ("W.). Ovarialtransplantation auf fremde Species bei Tritonen. 
(Zool. Anz., XXXYIl, N 12/13, 225-237, 6 fig.) [125 

Javillier. Sur la migration des alcalodes dans les greffes de ^olane 
sur Sokmes. (Ann. Inst. Pasteur, XXI \', 568-576.) 
[Si certaines substances peuvent rester localises dans l'un ou l'autre des 
conjoints, d'autres peuvent passer de l'un l'autre .sans qu'il soit pos- 
sible, jusqu' prsent, d'noncer aucune rgle gnrale. F. Pciioutre 

KildufFe ^Robert). Morphological changes observed in a Mouse carcinoma 
in the course of long-continued transplantation^ and the influence of an 
experimentally produced dccrease in the groivths-energy of the lumors upon 



124 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

their morphological cliaracler. (Journ. exper. Med., XIII, N" 2, 234-238.) 

[125 

Klitz (W.). Morphologischf iind expcrimentelle Untersuchungen an 
Ill/dra. II Slik. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 423-455, 3 pi.) [126 

Kopec (Stephan). Untersuchungen ber Kastralion und Transplanta- 
tion bei Schmelterlingen. (Arch. Entw.-Mech., XXXIII, 1-116, 5 pi., 19 fig.) 

[Voir ch. IX 

Lb (Lo) und Addison ("W. V. F.). Beilrdge znr Analyse des Gewcbe- 
ivae/isliinis. V. Ueber die Transplantation der Ttniben haut in die Taube und 
andre Tierarten. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 44-66.) [126 

Perriraz ( J.). Croissance en contact d'un htre et d'un chne. (Bull. Soc. 
vaud. se. nat., XLVII, xxxi-xxxvii.) [128 

Rivire (G.) et Bailhache (G.). Contribution la physiologie de la greffe. 
Influence du sujet porte-greffe sur le greffon. (Journ. Soc. nat. Hort. 
France, 4 srie, XII, 95-96.) [127 

Stockard (Charles R.). The fate of ovarian tissues tvhen implanted on 
diffrent organs. (Arcli. Entw.-Mech., XXXII, 298-307, 3 pi., 2 fig.) [125 

"Winkler (Hans). Ueber Propfbastarde. (Gesellsch. deutsch. Naturf. und 
Aerzte, Verhandl. 1, 21 pp.) 

[Rsum des recherches ralises par l'auteur sur les hybrides de greffe 
et dj analyses dans VAnn. BioL, XIV, pp. 138-139. F. Pchoutre 

Voir pp. 85, 97, 112, pour les renvois ce chapitre. 



a) Guthrie (C. C). La preuve de l'influence du soma sur la progniture 
d'un ovaire greff. (Analys avec les suivants.) 

Castle ("W.-E.). L'influence du soma dans la transplantation ova- 
rienne. (Analys avec le suivant.) 

b) Guthrie fC. C). Transplantation des ovaires. 1 G. rpond des 
objections lui faites par Castle et Philipps dans leurs expriences sur 
la transplantation germiuale. Autant qu'on en peut juger, G. considre que 
la progniture, dans ses expriences, tait bien celle de l'ovaire greff; et, 
comme elle rappelait certains gards la poule ayant reu l'ovaire, il a 
conclu une influence du soma sur l'ovaire greff. Dans celles de Castle 
et PiiiLiPPS, il se peut que l'ovaire de l'animal qui on en a greff un autre 
n'ait pas t totalement enlev. Un fragment a pu rester et fonctionner, ce 
qui vicie tout l'argument. 

2 C. doute qu'on puisse compltement ovariotomiser les poules et que 
l'ovaire d'une poule se greffe sur luie autre. 

Pour ce qui est de l'interprtation de la ressemblance des jeunes la 
mre ayant reu la greffe, G. considre que les cellules ovariennes ont t 
influences par le milieu ; C. et Philipps sont d'avis par contre que c'est bien 
la mre, et non la greffe, qui a produit les ufs. 

3 G. critique les expriences de C. sur les cobayes, une des femelles 
employes ayant t de race insuffisamment pure. [La question est trs 
complexe, et il est difficile de voir o est la vrit]. H. de Varigny. 



Vllf. - LA GREFFE. 125 

Harms (V.). Transj)1ant(ition (Covaires entre espces elraugres chez 
les Tritons. H. a poursuivi sur des vertbrs infrieurs ses expriences 
de transplantation d'ovaires sur les Vers de terre. Il s'est adress au Triton 
cristatus et T. tsenialus et a greff des fragments d'ovaire, par l'interm- 
diaire du msovarium, au pritoine de l'autre espce. 11 a autopsi 7 indi- 
vidus provenant d'expriences faites sur 2G et a constat que certaines 
parties de l'ovaire, et en particulier les plus diffrencies, dgnrent au 
bout de 3 G semaines, tandis qwv. les cellules germinales jeunes conti- 
nuent se dvelopper normalement. L'auteur a rserv 10 individus pour 
les suivre jusqu' la ponte et obtenir une progniture sur laquelle il puisse 
constater les modifications ventuelles provenant des changements d'espces. 

Y. Delage et M. Goldsmith. 

Davenport (C. B.). La transplantation des ovaires chez les Poules. 
D. fait la criti(iue des rsultats de Guthrie (v. Ann. Mol.. 1908, p. 134), 
obtenus en greffant des ovaires de poules blanches l'intrieur de poules 
noires et inversement. 11 entreprit des expriences pour les contrler, il 
enleva les ovaires de quelques poules et y greffa des ovaires appartenant 
des poules dissemblables. Ses conclusions sont les suivantes : il ne semble 
pas que les ovaires greffs deviennent jamais fonctionnels, mais ils s'enkys- 
tent dans le pritoine, tandis qu'il se produit une rgnration des ovaires 
extirps plus ou moins compltement, ces ovaires rgnrs produisent 
ensuite une quantit d'ufs. A. Billard. 

Stockard (Gh. R.). Sort du tissu ovarien implant dans divers organes. 
S. veut montrer, dans ce travail, que le rsultat des transplantations dpend 
la fois de l'organe implant et du tissu dans lequel on l'implante. Ainsi, par 
exemple, du tissu ovarien de salamandre, introduit dans le testicule d'un 
autre individu, et plac dans les meilleures conditions possibles au point de 
vue de la vascularisation, se maintient en vie pendant plus de 7 mois; il 
persiste encore pendant plus de 45 jours dans le foie, mais disparait en 
moins de 15 jours si on l'a implant dans la paroi du corps, les poumons, le 
rein ou l'estomac. A. Brachet. 

Fischer (H.). Rgnration et transplantation du pancras des Amphi- 
biens. F. a excis et transplant le pancras chez des grenouilles. A la 
suite de l'excision, le pancras se rgnre jusqu' son volume normal. 
Cette rgnration se produit aux dpens des cellules parenchymateuses 
et non pas aux dpens des cellules des voies excrtrices. On peut aussi 
transplanter de petits morceaux de pancras qui persistent l'tat de vie 
pendant un certain temps (il faut les prendre l'tat de repos scrtoire). 
F. n'a pas suivi ces greffes au del d'un certain laps de temps. Dans la 
transplantation, pendant la digestion mme, il se produit une autodigestion 
plus ou moins considrable du parenchyme. Les canaux excrteurs demeu- 
rent intacts. Les petits morceaux transplants sont susceptibles d'accrois- 
sement. Cet accroissement se produit aux dpens des cellules parenchyma- 
teuses priphriques, alors que le centre se dtruit par ncrose. Ni dans la 
rgnration, ni dans l'accroissement aprs transplantation, l'auteur n'a 
observ de noformation d'lots de Langerhansdansle nouveau parenchyme. 

Ch. ClIAMPV. 

Kilduffe (Robert). Changements morphologiques observs dans le car- 
cinome de souris au cours de transplantations succe.<isives, et influence de la 



126 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

diminution exprimentalement provoque de Vnergie de croissance des lu- 
iueurs sur leur caractre morpholar/ique. Parmi les agents physiques, le 
chauffage produit un retard dans la croissance de la tumeur, mais cette dimi- 
nution de l'activit volutive ne se traduit pas par des moditications anato- 
miques ou histologiques ; ce que l'on observe sous ce rapport peut tre attribu 
aux transplantations successives qui ont eu lieu dans ces expriences. 

Y. DELAGE et x\I. GOLDSMITH. 

Loeb (Lo) et Addison CW, H. F.). Tran^^plantation de peau depif/eon 
sur le j)iyeon et sur d\iutres animaux. L. et A. introduisent dans le tissu cel- 
lulaire sous-cutan de la rgion sternale d'un pigeon, un morceau de peau 
d'un autre pigeon. Ce morceau reste en vie pendant plusieurs jours : l'pi- 
thlium prolifre mme par places, mais, au bout d'une vingtaine de jours, 
il se produit une infiltration lymphocytaire qui dtruit Tpithlium, et le 
tissu conjonctif se sclrose et se ncrose. Avant de disparatre, une partie de 
l'pithlium se kratinise. 

Les auteurs ont ainsi transplant des lambeaux de peau de pigeon sur des 
poulets, des cobayes, des lapins, des grenouilles; la destruction survient na- 
turellement toujours et de plus en plus vite. L'piderme ne ragit dj plus 
gure dans le poulet; chez le cobaye et le lapin, il dgnre dj sous l'in- 
fluence des humeurs de l'hte, et les lymphocytes n'interviennent qu'en se- 
cond lieu. En somme, il ne parait se dgager de ces recherches rien qui 
ne ft pour ainsi dire prvoir. A. Braceiet. 

Koelitz ("W.i. Recherches morphologiques et exprimentcdes sur Ily- 
dra. K. poursuit, dans cette seconde partie de son travail (v. Ann. bioL, 
XV) ses recherches sur la plasticit, connue depuis Tremblev, de l'hydre 
d'eau douce. 

Les transplantations autoplastiques russissent trs bien. Le segment 
moyen d'une hydre quelconque, retourn et radapt aux deux extrmits 
de l'animal, se soude parfaitement, et au bout de quelques jours on ne voit 
plus trace de l'opration. 

Les unions homoplastiques donnent des rsultats plus complexes. Si, aprs 
avoir enlev son disque pdieux, on transplante une hydre dans la rgion 
orale d'une autre hydre, les deux individus finissent au bout d'un certain 
temps par n'en plus former qu'un. Mais pour cela, il est vident que des 
processus rgulateurs sont ncessaires : disparition de tentacules, absorption 
partielle de l'individu suprieur par l'individu infrieur. 

Dans ces expriences, les composants sont runis suivant leur axe : K. 
suivant en cela l'exemple de plusieurs auteurs, notamment de Wetzel, en ex- 
cute une autre srie o les fragments sont runis en sens inverse : on coupe 
deux hydres leur couronne de tentacules, et on les runit par leur ple 
oral. La cicatrisation se fait, le monstre peut vivre longtemps, mais il ne se 
forme ni bouche, ni tentacule ; les deux composants ne forment donc pas 
ensemble une hj'dre. Toutefois, le rsultat de l'exprience est parfois tout 
autre et il peut apparatre au point de runion ou dans son voisinage une 
bouche et des tentacules, puis par absorption d'un des composants, recon- 
stitution d'un individu unique. Il est bien probable que les diffrences signa- 
les dans les rsultats d'expriences en apparence identiques, sont dues 
ce que la runion des segments, dans la pratique, n'est pas toujours parfaite. 
Enfin, un individu unique peut galement se former, mais aprs des phno- 
mnes rgulateurs compliqus, quand on runit sim.plement deux hydres 
par leur bouche sans toucher la couronne de tentacules. 



VIII. LA GREFFE. 127 

En variant le procd exprimental, on peut aboutir des htromorphoses 
intressantes : deux hydres runies par leur ple aboral conservent leur 
bouche et leurs tentacules, mais si l'on sectionne la tte de l'une d'entre 
elles, il se reforme un pied et par consquent les deux conjoints deviennent 
un seul et mme individu. 

D'aprs ce qui vient d'tre dit, les rsultats des unions latrales, pratiques 
de diverses faons par K., peuvent tre prvus d'avance : quelle que soit la 
mthode employe, un rglage plus ou moins compliqu fait une seule hydre 
des deux composants. 

Les transplantations htroplastiques sont, on le sait depuis longtemps, 
beaucoup moins heureuses. Pourtant K. a obtenu des unions trs compltes 
et durables entre H. olit/actis et //. polypus, tandis que la plupart des autres 
combinaisons chouent plus ou moins compltement. A. Braceiet. 

DreAv (Harold G.). Mtaplasies exprimentales. I. Formation, d'un 
pithliuvi cylindrique cili aux dpens de /broblastes chez le Pecten. L'au- 
teur a observ que, lorsqu'on introduit un fragment d'ovaire de Pecten 
maximus et P. opercularis dans l'paisseur du muscle adducteur d'un autre 
individu de la mme espce, il se forme autour de lui un kyste dont la paroi 
est constitue de fibroblastes provenant du tissu musculaire ambiant, et qu'au 
bout de .3 4 semaines cette couche de fibroblastes se transforme en une 
couche d'pithlium cylindrique cili qui persiste indfiniment, aussi long- 
temps qu'on peut garder vivants les sujets en exprience (jusqu' 120 jours). 
Le tissu ovarien rgresse, se rduisant aux corpuscules pigmentaires rouges. 
La raction est rigoureusement spcifique, en ce sens que tout autre frag- 
ment de tissu ou corps tranger dtermine la formation du kyste fibroplas- 
tique, mais la transformation de celui-ci en pithlium cili exige : que le 
fragment appartienne l'ovaire et non un autre tissu, qu'il provienne d'un 
individu de la mme espce, qu'il soit bien vivant, qu'il soit mr, qu"il ne 
se soit pas vid de ses produits et que ceux-ci ne soient pas fconds. On 
s'est assur que l'pithlium cili ne provenait ni de l'oviducte ni du rev- 
tement pallal du muscle. L'auteur attribue cette transformation tissu- 
laire quelque substance fournie par l'ovaire et, sans doute, plus particu- 
lirement par son pigment rouge. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Rivire (G.) et Bailhache (G.). Contribution la jiht/siologie de la 
greffe. Influence du sujet porte-greffe sur le greffon. La densit des fruits 
est plus leve sur les arbres rsultant de poiriers greffs sur cognassiers 
que sur ceux provenant de greffes sur francs. Les fruits rcolts sur les 
greffons souds au cognassier sont plus riches en sucre total et en saccha- 
rose; la teneur en acides y est galement plus leve. F. Pchoutre. 

Griffon (E.). La panachure des feuilles et sa transmission par la greffe. 
Des expriences excutes par G. et de celles qui ont t faites par 
de nombreux exprimentateurs, on peut conclure que les plantes feuilles 
colores en rouge ou panaches de blanc ou de jaune se comportent trs 
diffremment quand elles sont greffes sur des types verts voisins ou dont 
elles drivent. La coloration rouge ou violace des femelles, due, comme on 
le sait, la prsence d'anthocyane dans le suc cellulaire, ne se transmet 
pas du greffon aux feuilles du sujet. La panachure blanche se comporte de 
mme dans bien des cas. Quant la panachure jaune et spcialement 
celle qui consiste en marbrures, elle est presque toujours transmise par la 
greffe, et on peut appeler cette coloration panachure infectieuse. Ces rsul- 



128 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

tats sont donc contraires Tliypothse d'une influence spcifique du sujet 
sur le greffon. Ce serait une Bactrie invisible selon les uns, un principe 
destructeur de la chlorophylle selon les autres, qui, labor par la plante, 
cheminerait dans le liber ou Tcorce et irait exercer ses effets du greffon 
panach dans le sujet vert ; mais il n'y a pas du tout mlange des plas- 
mas spcifiques des plantes associes. F, Pchoutre. 

Perriraz (J.). Croissance en contact d'un htre et d'un chne. P. cite 
le cas d'un arbre intressant form de deux vgtaux, un htre et un chne, 
qui vivent en contact. Leurs branches sont entremles ou soudes sur plu- 
sieurs points. Dans certains endroits, il y a formation de vritables greffes 
par approche, greffes qui ont comme rsultat le plus frquent la mort de la 
branche, ou du htre ou du chne, suivant leur position rciproque. D'aprs 
ce que l'on voit extrieurement, les sves se sont trouves sur plusieurs points 
en contact certains moments de l'anne, et cette fusion a t prjudiciable 
et mme mortelle pour l'un des vgtaux. Les liquides collodaux seraient 
donc d'une composition chimique suffisamment diffrente pour tre toxiques 
envers les vgtaux d'essences diverses. M. Boubier. 



CHAPITRE IX 

I^e sexe et les caractres sexuels secoinlaires; 
le iolyiiiot*i>Itisiue er^atog^iiiqtic 

Andrews (E. A.)- Color diffrences in llie sexes of (i crab. (Zool. Anz., 
XXXVII, 401-403, 3 fig.) [138 

Bateson ("W.) and Punnett (R. C). On thc inier-reJations of genetie f/ic- 
tors. (Koy. Soc. Proceed., B. 5GS, 3.) [On 

ne peut encore tirer de conclusion des expriences qui ne sont pas ache- 
ves, mais il semble que la sexualit soit un obstacle absolu la produc- 
tion de certaines combinaisons. Si l'on pouvait tourner la difficult, des 
consquences extraordinaires pourraient se produire. H. de Varigny 

Boveri. Uebcr das Verhalten der Geschlechtschromosomen bei Hermaphro- 
ditismtis. (Verb.phys. med. Gesellsch. Wurtzburg, N. F., XLI, 83-97.) [134 

Buchner (Paul). Ueber hermaphrodite Seesterne. (Zool. Anz., XXXVIII, 
315-31U, 4 fig.) [141 

Castle ("W. E.). On sex-ehrumusumes in hermajjhrodilism. (Amer. Nat., 
XLV, 425-429.) [134 

Ciesielski (T.). Quomodo fit, ut mox proies maseulina, mox feminina 
oriatur apud plantas, animalia et homines ? (Lemberg, 8", 15 pp.) [142 

Dickel (F.). Ueber das Geschlecht der Bieiumlarven. (Zool. Anz., XXXVI, 
189-191, 1910.) [138 

a) Guilliermond (A.). Sur la rgression de la sexualit chez les levures. 
(C. R. Soc. Biol., LXX, 277-280.) [La levure E cultive par Rose a perdu sa 
sexualit tout en conservant des vestiges d'attraction sexuelle. M. Gard 

b) Sur la reproduction du Debargomyces globosus et sur quelques ph- 
nomnes de rtrogradation de la, sexualit observs chez les levures. (C. R. 
Ac. Se, CLII, 448-450.) [Cette levure offre un intermdiaire entre 
lesSc/iizo- et Zygosaccharomgces o la copulation esta peu prs gnrale, 
et les levures ordinaires qui n'offrent pas de sexualit. M. Gard. 

King (Helen Dean). The ef}\'ct of semi-spaying and of semi-castralion on 
Ihe sex ratio of thc albino rat [Mus norvgiens albinns). (Journ. exper. 
Zool., X, 381-392.) [140 

a) Koch ("Wilhelm). Ueber die Geschlcchtsbildung und den GonocJiorismus 
von Hgdra fusca. (Biol. Centralbl., XXXI, 138-144.) 

[Analys avec le suivant. 

b) Ueber die geschlechtliche Differenzierung und den Gonoch rismus 
von Hgdra fusca. (Ibid., 545-575.) [141 

Kopec (Stephan). Untersnchnngen iiber Kasiration und Transplanla- 

LANNE BIOLOGIQUE, XVI. 1911. 9 



130 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

fion bri Schmetlerlingen. (Arch. Entw.-Mecli., XXXIII, l-llG, 5' pi., 
I9fig.) [139 

Ko-wale^vsky (S.). D''r i/rschlcclilsljcsliiiimciitle FakUir bri Ticreii. Ziir 
/'i-(ii/i' dcr tril/kilrlic/ii-ii Bcrinfliissiniq ilrr Keiiiir bel tien Saiiqeticren inid 
di^nVgeln. (Biol. Centralbl., XXXI, 580-592,3 figures.) " [131 

Mawe (E.-S.). Types of nuchnl hair and a possible theory of Ihe prdic- 
tion of sexe. (Journ. anat. physiol., London, XLV, 3*= srie, vol. VI, 
part. IV, 420-42:), 10 fig.) [Voir ch. XV 

Meisenheimer (Johannes). lleber die Wirkung von Ifoden- und Ovarial- 
substanz auf die sekunddren Geschlechtsmerkale des Frosches. (Zool. 
Anz., XXXVIII, 53-60, 5 fig.) [136 

Montgomery (Th. H.). The celliilar basis of the dtermination of xex. 
(Internat. Clinics, I, 177-185.) [132 

Moi'gan (T. H.). Is the female Frog heterozyyous in regard to sex-deler- 
mination? (Americ. Natur., XLV, 253-254.) [133 

Nekrasofr(A.). Zur Frage bcr die Beziehungen zwischen geschlechllicher 
intd Kiit/eschfechtiicher F<irtjif!aiizinig, auf Grand von Beobachttiitgcn an Hy- 
droau'dasen. (Biol. Centralbl., XXXI, 759-767, 1 fig.) [142 

Prez (J.). Sur quelques particularits curieuses du r'approchement des 
sexes chez certains diptres. (Bull, scient, de la Fr. et de la Belg., XLV, 
1-14.) [138 

Pzard (A.). Sur la dterniinatiou des caractres sexuels secondaires chez 
les Gallinacs. (C. R. Ac. Se, CLIII, 1027-1029, 2 fig.) [140 

Pittard (Eugne). La castration chez Vhomme et les modifications qu'elle 
entrane dans les grandeurs des divers segments du corps. (C. R. Ac. Se, 
CLII, 1617-1618.) [Suite des travaux du mme auteur confirmant, par l'- 
tude des scoptzy (secte religieuse), que la castration augmente considra- 
blement la longueur des jambes et, par consquent, la taille. M. Goldsmith 

a) Regaud (Cl.) et Nogier (Th.). Sur l'hypertrophie compensatrice de 
la glande inleystitieUc du testicule conkcutive la castration unilatrale 
chez les animaux pralablement striliss par les rayons X. (C. R. Ass. Anat., 
13e Runion, Paris, 293-302.) [136 

b) Structure celhclaire et structure syncytiale des lments nourriciers 
de rpitlilium sminal. Substitution, de la premire la seconde chez le 
chien et le chat rendus dfinitivenient aspernuitognes par les rayons X, 
303. (Ibid.) [136 

c) Sur les cellules ovi formes de l'pithliuni sminal du chat et du chien, 
adultes et sur les relations gntiques de la ligne spermatique avec les 
cellules nourricires. (Ibid., 305-307.) [136 

Regnaiilt (Jules). L'opothrapie surrnale dans les vomissements de la 

grossesse. Jlle des scrtions Internes dans la dtermination du sexe. (C. R. 

Ac. Se, CLII, 1408-1410.) [Voir ch. XIV 

a) Robinson (R.). Programmr d'tudes sur la question de dtermination 

du sexe. (C. R. Ac. Se, CLII, 1407-1408.) [136 

6) Nouveaux arguments en faveur de V action des glandes surrnales su)' 

la dtermination du sexe. (C. R. Ac. Se, CLIII, 1026-1027.) [136 

a) Russe (A.). .1 re/tly ta a note af \\ . E. Casllc entitled Fiusso on 

sex-deteruiination and arli/icial modification of the Mendelian ratios . 

(Biol. Centralbl., XXXI, 29-32.) [135 



IX. LE SEXE. 131 

b) Russo (A.). Ueber den verschiedenen Mctabolismus der Kanincheneier 
inid nhrr ilircii Woi fi'ir da>< Geschlecktsprob/em. (Ibid., 51-58, 5 fig.) [135 

Shearer (CressAvell). Jlie pridticm o/" sex detcrniination in DinojthilAis 
(jyrt)cilii(liis. (.Joui-n. Mar. Biol. Assoc, IX, 15G-1G0.J [134 

Shull (G. H.). lcversible scx-muiants in Lychnis dioica. (Bot. Gazette, LU, 
329-308, 15 g.) [Les individus hermaphro- 

dites sont, d'aprs J'auteur, des mles modifis, qui sont de deux sortes, 
gntiques et somatiques. Les mles seraient htrozygotes, au mme 
titre que les hermaphrodites, les femelles tant, dans ce cas, homozygotes. 
Les sexes reprsentent, selon S., des tats alternatifs qui, dans les diff- 
rentes espces, peuvent tre atteints de diverses manires. P. Gurin 

a) Smith (GeoflFrey). Sex and Immunitij . (Reip .Bvit. Assoc, Sheffield, 1910, 
635-G36.) [137 

b) Stiidies in the exprimental analysis of sex. Part 7. Sexual 
c/iangrs i)t the blood and liver of Carcinns mnas. (Quart. Journ.micr. Se, 
LVII, -^51-265.) [137 

Sprecher (A.). Becherches snr la variabilit des sexes chez Cannabis sa- 
liva et Rumex acetosa. (Arch. des se. phys. et nat., XXXII, 520-522.) [141 

Tandler (J.) und Grosz (S.). Ueber den Saisondimorphismus des Maul- 
wurfhoden^. (Arch. Entw.-Mech., XXXIII, 297-302.) [140 

Thomsen (E.). Die Differenzierung des Geschlechts and das Verhltnis 
der Geschlechter beint. Iliihnchen. {Arch. Entw.-Mech., XXXI, 512-530, 2 pi., 
7 tableaux.) [Cit titre bibliographique 

"Wilson (Edmund B.). The sex Chromosomes. (Arch. mikr. Anat., 
LXXVII, 249-271, 5 fig.) [132 

Voir pp. 7, 56, 124 pour les renvois ce chapitre. 



Ko-walewsky (S.). Le facteur dterminant le sexe chez les animaux. 
L'auteur part de deux donnes : 1" l'activation de la division cellulaire 
sous l'influence de l'oxygne ; 2'^ le fait que l'ovaire rclame pour sa consti- 
tution plus d'oxygne que le testicule, en raison de ce que la totalit des 
ufs se forme dans son stroma ds l'origine, tandis que la formation des 
spermatozodes est graduelle. Il pense que la dtermination du sexe femelle 
a pour condition la fourniture l'organisme maternel d'une quantit plus 
grande d'oxygne que le sexe mle. Voici les observations et les expriences 
qu'il prsente l'appui de cette notion. L'obstruction des fosses nasales 
chez des lapines, dterminant une anoxyhmie relative augmente la produc- 
tion du sexe mle; il en est de mme de l'injection d'alcool entre le 6 et le 
IG'^ jour, la dtermination du sexe se faisant, d'aprs lui, du 14^ au 15'^ jour. 
L'injection de cafine et de chlorate de potasse dterminant une nphrite 
qui accrot la circulation sanguine des organes sexuels, directement par voi- 
sinage et indirectement par l'hypertrophie compensatrice du ventricule 
gauche, aboutit un rsultat analogue. Malgr le nombre relativement 
petit des expriences, l'auteur dclare que les rsultats ne sauraient tre 
imputables au hasard. Dans les couveuses artificielles, les ufs voisins des 
orifices d'aration fournissent une plus forte proportion de femelles que ceux 
qui en sont plus loigns. Y. Delaoe et M. Goldsmitii. 



132 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Montgomery (Th. H.). La base cellulaire de la dtermination du sexe. 
C'est une revue succincte de ce que nous apprend la cytologie au sujet 
de la dtermination du sexe; M. considre comme improbable Tliypothse 
qui attribue aux chromosomes sexuels ou allosomes la valeur de dtermi- 
nants du sexe, celui-ci rsultant de la distribution des allosomes lors de la 
fcondation. Tout ce qu'on peut dire c'est que parfois certaines combinai- 
sons chromosomiques concident avec un sexe dtermin, ce qui est trs loin 
de la conclusion qu'elles sont la cause du sexe; il ap'parat probable M. 
que les cellules germinales sont sexuellement diffrentes les unes des 
autres, et que les unes attirent l'allosome et les autres pas; la dtermination 
sexuelle est donc antrieure la combinaison chromosomique. Il est possi- 
ble qu'on puisse modifier la proportion sexuelle en agissant sur les condi- 
tions nutritives ou autres qui affectent les cellules germinales durant leur 
priode de croissance. Le spermatozode peut modifier son tour la valeur 
prospective d'un uf, sans doute en modifiant le mtabolisme de l'uf, 
plutt qu'en lui transmettant des dterminants particuliers. L. Cunot. 

"Wilson (E. B.). Les chromosomes sexuels. W. tait particulirement 
qualifi pour faire une revue de cette question. Le problme du dtermi- 
nisme du sexe a t, dit-il, examin par trois mthodes principales : par 
des expriences sur Tintluence des conditions de milieu sur le germe; par 
les expriences sur l'hrdit du sexe et des caractres limits un sexe, 
et par l'tude microscopique des cellules sexuelles. Il ne s'occupe dans cette 
revue que de ses recherches sur le dernier ordre d'ides. 

L'espce de chromosome sexuel le plus simple a t dcouvert par Hen- 
KiNG chez Pyrrhocoris. Chez le mle, il y a un chromosome qui passe sans 
division l'un des ples d'une mitose spermatocytaire, fait confirm par 
Paulmier chez Anasa, par Montgomery et de Sinty chez Proicnor et chez 
un certain nombre d'Orthoptres. C'est le chromosome spcial , acces- 
soii'B , ou htrotropique , ou encore le monosome ou X-chromo- 
some . Mac Clung a mis l'hypothse que ce chromosome dtermine spci- 
fiquement le sexe mle. Les spermatozodes qui le contiennent donneraient 
des ufs mles, mais on peut penser aussi que l'inverse est possible. 

Un fait dcisif a t apport la question par miss Stewens et W. qui 
ont montr que, chez les Hmiptres, les sexes diffrent parce que les 
noyaux somatiques contiennent un chromosome de moins chez le mle que 
chez la femelle. Cela est d ce qu'il y a un X-chromosome chez le mle 
et deux X-chromosomes chez la femelle, et ce fait caractrise le type Pro- 
tenor. Alors, les ufs avec X, fconds par des spermatozodes X, donnent 
2 X = femelle ; les ufs fconds par des spermatozodes sans X, donnent 
1 X, c'est--dire un mle. Dans le type Lygwus, il y a, en outre de cela, un 
autre cliromosome petit idiochromosome ou Y-chromosome . Chacun 
des chromosomes spciaux se divise une des mitoses de maturation, mais 
pas la mme, et traverse l'autre sans se diviser, d'o l'existence de sper- 
matozodes X et de spermatozodes Y. Les ufs X fconds par les 
spermatozodes X donnent deux X = femelle. Les ufs X fconds par 
des spermatozodes Y donnent X Y, c'est--dire mle. En somme le type 
Lygivus ne diffre du type I^rolenor que parce que le chromosome Y du 
premier a la mme influence que l'absence de cliromosome chez le deuxime. 
On comprend que ces varits donnent lieu divers types de mitoses rduc- 
trices caractrises en somme par un partage ingal des chromosomes. 
Une difficult persistait : c'tait l'explication des phnomnes de parthno- 
gense chez les Aphides et les Phylloxras. Elle a t leve par Morgan et 



IX. - LE SEXE. 133 

Stewens qui ont montr que tous les ufs fconds donnent des femelles, 
parce que les seuls spermatozodes qui sont fonctionnels, sont ceux 
X-chroniosomes et que les autres avortent. Quelques particularits morpho- 
logiques sont ajouter : le fait dcouvert d'abord par Henking que l'X-chro- 
mosome (lorsqu'il y a un Y) reste, la priode d'accroissement des sperma- 
tocytes, sous forme d'un nuclole compact : c'est un nuclo-chromosome. 

Il rsulte de ces observations, qu'on peut, chez les Hmiptres, caract- 
riser le sexe par l'examen des mitoses ds les premiers stades de l'ontoge- 
nse. 'W. fait remarquer que, bien que la question soit trs thorique, 
l'observation des relations entre le sexe et les X ou Y chromosomes n'est 
pas une thorie mais un fait. Ceci nous amne cette notion que la dter- 
mination du sexe est un phnomne hrditaire. Dj, Dirdit du sexe 
avait t dfendue par Mendel, Strasburger et beaucoup d'autres. Correns 
a montr que certains caractres hrditaires sont lis au sexe. Le seul 
argument qu'on pourrait donc opposer est que les X-chromosomes ne sont 
pas la cause dterminante du sexe, mais seulement un phnomne acces- 
soire. "W. ne les considre pas comme dterminant le sexe, au sens exclusif 
du mot, mais comme ayant seulement une influence prpondrante dans la 
chane des facteurs dterminants. 

Le sexe est-il dtermin par la qualit de l'htro-chromosome ou par la 
quantil variable de chromatine ? L'explication qualificative se heurte de 
nombreuses difficults et AAT. incline l'explication quantitative. D'ailleurs, 
quand il y a un X et un Y chromosomes, on est en droit de supposer que 
rX-chromosome a la chromatine la plus dense. Cette interprtation diffre 
d'ailleurs des autres explications du dterminisme sexuel par la quantit 
variable de chromatine (R. Hertwig, Morgan). Ici, en effet, c'est une paire 
spciale de chromosomes qui apporte toutes les diffrences. L'hypothse 
quantitative explique que les ufs parthnogntiques soient de prfrence 
mles, parce qu'ils ont une ([uantit moindre de chromatine. Les lments 
femelles auraient donc une sorte de structure double et les lments mles 
auraient une structure simple. Il faut bien noter que l'X-chromosome n'est 
pas toujours libre, mais qu'il peut tre soud l'un quelconque des chro- 
mosomes bivalents normaux. Il y a, enfin, des cas o l'on a pu admettre que, 
par le jeu de trois sortes de chromosomes spciaux, il y avait quatre sortes 
de spermatozodes, chez qui les caractres dterminant l'un et l'autre sexe 
peuvent tre plus ou moins marqus, ce qui explique le phnomne de la 
sexualit jusque dans ses nuances. La grosse difficult est videmment le 
phnomne de l'hermaphrodisme, mais elle n'est point insurmontable. Les 
limites de cet article ne permettent pas W. d'expliquer comment ce 
dterminisme cytologique n'exclut pas l'influence des conditions de milieu 
sur le dterminisme du sexe. Ch. Champy. 

Morgan (T. H.). La Grenouille femelle est-elle htrozygote au point de 
vue de la dtermination du sexe? S'il parat de plus en plus probable que 
le sexe est dtermin par un mcanisme interne, il faut reconnatre que le 
cas de la Grenouille, par ses variations surprenantes dans la proportion 
sexuelle, reste embarrassant. Les expriences de R. Hertwig et de Kuscha- 
kewitsch semblent montrer qu'une fcondation plus ou moins tardive des 
ufs a une influence considrable sur le sexe des animaux qui en sortent, 
si bien que des ufs qui ne sont fconds qu'au bout de 89 heures donnent 
100 o/o de mles, alors que des ufs immdiatement fconds donnent 
peu prs autant de mles que de femelles. M. se demande si la Grenouille 
femelle ne serait pas htrozygote au point de la production du sexe ; dans 



134 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ce cas, elle produirait deux sortes d'oeufs, et on pourrait concevoir que les 
ufs prdtermins comme femelles subissent du fait de l'attente une altra- 
tion plus grande que les ufs prdtermins comme mles, d'o les rsul- 
tats exprimentaux; tant que cette difficult ne sera pas leve, les exp- 
riences rappeles plus haut ne dmontrent pas d'une faon dfinitive qu'un 
mcanisme interne est absent. L. Cunot. 

Boveri. Sur les chromosomes sexuels dans Vhc rmaphrodilisme . L'au- 
teur tudie un nmatode [RhabdUis niyrovenosa) qui prsente l'alternance 
d'une gnration libre avec une gnration parasitaire, la premire compre- 
nant des individus des deux sexes, la seconde des femelles seules. Ces fe- 
melles peuvent se reproduire par la parthnogense, mais aussi devenir 
hermaphrodites (tout en gardant l'aspect extrieur des femelles) et fournir 
des spermatozodes et des ufs fcondables. Les embryons, issus de l'auto- 
fcondation, sont vacus au dehors par l'hte (la Grenouille) et donnent les 
mles et les femelles de la gnration libre. Comment leur sexe est-il dter- 
min ? Les spermatozodes de la gnration fixe sont de deux sortes : 6 et 
5 chromosomes : les premiers donnent des femelles, les deuximes des 
mles; les ufs ont tous 6 chromosomes. Lors de la rduction, les sperma- 
tocytes de P'' ordre contiennent 5 lments bivalents et 1 univalent qui passe 
dans les spermatocytes de 2^ ordre sans se diviser. Les spermatides (et les 
spermatozodes) reoivent ainsi les uns 6, les autres 5 chromosomes. 

M. GOLDSMITH. 

Castle ("W. E.). Les chromosomes sexuels dans l'hermaphroditisme. 
C. e.xpose d'abord les recherches de Boveri, et en conclut qu'elles permet- 
tent de concilier les deux points de vue opposs sur la dtermination du 
sexe : celui cherchant cette dtermination dans la structure des produits 
sexuels et celui attribuant une influence prpondrante aux actions du 
milieu. Le sexe dpend d'abord du nombre de chromosomes, mais ce nombre 
lui-mme peut dpendre des influences extrieures; il en est notamment 
ainsi chez l'animal tudi par Boveri. Chez les animaux suprieurs 
(Mammifres) cette possibilit existe aussi, mais les faits allgus ne prou- 
vent pas suffisamment qu'elle se ralise. Les expriences de Russe sur 
l'action des injections de lcithine ne prouvent pas suffisamment que ce 
sont ces injections qui sont responsables du rsultat; de plus, il n'est pas 
prouv que les structures cellulaires dcrites par lui dans les ovules ont 
(]uelque lien avec le sexe des produits. Les mmes expriences rptes par 
d'autres auteurs n'ont pas constat ce lien. M. Goldsmith. 

Shearer (Cresswell). Le problme de la dtorminalion du sexe chez 
Dinophilus gijrocUialus. S. a tudi l'ovognse chez un Dinopltilus iden- 
tique ou peu s'en faut au D. apatris, chez lequel Korsciielt avait jadis 
reconnu un dimorphisme sexuel trs accentu, le mle tant trs petit, 
sans bouche ni tube digestif; la femelle pond dans une capsule deux sortes 
d'ufs, les uns gros qui donnent naissance des femelles, les autres six 
fois plus petits d'o sortent les mles rudimentaires. Korschelt pensait 
([ue les ufs taient fconds aprs la ponte et il tait admis que le cas du 
l)inoi>hilus tait un exemple clair de dtermination du sexe trs prcoce, 
prcdant la fcondation (type progame). D'aprs S., les faits sont diff- 
rents et singulirement compliqus : le mle quitte la capsule trs tt, et 
en pleine maturit sexuelle, tandis que la femelle, lorsqu'elle devient libre, 
est encore trs petite, et sans trace d'ufs ; la fcondation a lieu l'int- 



IX. - LE SEXE. 135 

rieur mme de la capsule, le mle perforant la paroi du corps de la femelle 
immature avec son pnis ; une petite masse de sperme se trouve ainsi col- 
lecte au point o les ufs apparatront, beaucoup plus tard, lorsque la 
femelle aura considrablement grossi. Chaque oogonie est alors aborde par 
un spermatozode, dont la tte s'attache la paroi nuclaire, sans qu'il y 
ait fusion des deux noyaux. Pendant 40 ou 50 divisions oogoniales, les 
deux noyaux se divisent directement (!) et simultanment; mais un cer- 
tain moment, la division toujours directe donne naissance deux cellules- 
surs, dont l'une renferme le noyau mle au complet et un demi-noyau 
femelle, l'autre seulement un demi-noyau femelle. La premire cellule sera 
l'origine de gro.s ufs femelles, tandis que la seconde sera l'origine de 
petits ufs de mles ; il rsulte de ce processus que l'uf mle n'est pas 
fcond, tandis que l'uf femelle l'est, la fusion des deux noyaux se pro- 
duisant un peu avant la ponte. 

La maturation prsente des phnomnes non moins singuliers que ceux 
qui prcdent ; l'uf mlo met deux globules polaires, et il ne parait pas 
y avoir de stade synapsis ; l'uf femelle prsente un stade synapsis et il ne 
parat y avoir qu'un globule polaire, qui se divise ensuite de son cot. Les 
deux sortes d'ufs ont le nombre diplo'de de chromosomes, vingt environ. 

L. CUNOT. 

a) Russo (A.). ^ur la note de W. E. Castle intitule Rtisso, la dter- 
ininalion du sexe et la modification artificielle des proportions mcndcUen- 
ns . Aux objections cpie Castle emprunte aux expriences de Pi'nxett, 
l'auteur rpond que la lcithine doit tre donne non, comme l'a fait cet 
auteur, par voie digestive (pii la dtruit en majeure partie, mais par injec- 
tion. Aux objections que Castle emprunte aux explications mendeliennes, 
il rpond par l'observation d'une lapine de l'Himalaya qui, unie un mle 
noir indigne, donne d'abord des petits caractre du pre, puis, soumise 
des injections de lcithine, des petits caractres maternels ou mixtes. 

Les femelles livres aux mles peu aprs le commencement des injec- 
tions donnent parfois de nombreux mles, ce qui s'explique, sans fournir 
d'objections contre la thorie, par le fait que les ufs cataboliques, en voie de 
passer la seconde phase de dgnrescence (phase graisseuse), sont main- 
tenus par cet apport de substances au premier stade, o ils fournissent ds 
mles. Y. Delage et M. Goldsmitii. 

b) Russo (A.). Le mtabolisme diffrent des ufs de lapin et son impor- 
tance pour le problme du sexe. R. trouve dans l'ovaire des Lapines deux 
sortes d'ufs, caractrises par la prsence dans leur vitellus les uns de 
corpuscules de lcithine, les autres de cristaux d'acides gras ou de globules 
graisseux. 11 considre les premiers comme anaboliques, les seconds comme 
cataboliques. Les premiers se rencontrent en majorit aprs l'injection sous- 
cutane de lcitliine dissoute dans l'huile de vaseline, les seconds aprs la 
parturition, quand l'organisme maternel a t puis par la gestation. Les 
ufs anaboliques, fconds, donnent des femelles; les autres donnent sur- 
tout des mles, et c'est pour cela que les derniers se rencontrent en majo- 
rit chez les femelles livres aux mles immdiatement aprs la parturition. 
Les i)roduits de tels ufs sont moins viables que ceux des ufs anaboliques, 
et c'est pour cela que ces embryons mles sont souvent mort-ns. A un degr 
plus avanc de cette dsintgration catabolique, les cristaux d'acides gras 
fout place des gouttes graisseuses et l'uf finit par se dsintgrer. Cepen- 
dant, aa stade de cristaux d'acides gras, il reste fcondable (contre HeApe). 



136 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

De l dcoule une thorie de l'origine du sexe que l'auteur soutient contre 
l'opinion de l'cole anglaise (surtout Castle) qui en fait une question de 
chromosomes et une manifestation de la loi de Mendel ; elle fournit en mme 
temps l'explication du fait connu jusque dans l'espce humaine o la pro- 
portion relative des mles est plus grande, si on tient compte des mort-ns 
et des produits abortifs. Y. Delage et M. GoldSxMith. 

a) Robinson (R.). Programme d'tudes siir la question de dterminnlion 
dn sexe. R. ajoute 13 nouveaux cas 2 dj publis, dans lesquels l'in- 
suffisance surrnale des femmes a donn le sexe femelle leurs produits. 
Cette insuffisance surrnale intervient en faisant flchir le mtabolisme 
gnral de Tindividu, se manifestant par les vomissements, la pigmenta- 
tion, etc. L'auteur propose d'entreprendre une srie d'expriences pour obtenir 
des produits mles par l'opothrapie l'adrnaline. 11 fonde cette esprance 
sur le fait que l'adjonction de l'adrnaline un mlange de glucose et de le- 
vure active considrablement la formation d'acide carbonique. Y. Delage 

et M. GOLDSMITH. 

b) Robinson (R.). Nouveaux arguments en faveur de faction des glandes 
surrnales sur la dtermination des sexes. L'auteur trouve qu'avec l'hyper- 
activit de la glande surrnale concide : 1) le ralentissement de la circula- 
tion qui la rapproclie du mode masculin; 2) l'altration des ovaires; l) l'ap- 
parition chez les femmes de caractres secondaires masculins. 11 conclut de 
l, d'une manire fort confuse, une relation de nature causale entre la 
fabrication de l'adrnaline par l'organisme de la mre et le sexe du produit. 
Aucune ide claire ne se dgage des faits noncs. Y. Delage et M. Golds- 

MlTll. 

a) Regaud (CL) et Nogier (Th.). Sur Vhypertrophie compensatrice de 
la glande interstitielle du testicule, cotiscutive la castration unilatrale 
chez les animaux pralablement striliss par les rayons X. (Analys avec 
les suivants.) 

b) Structure cellulaire et structure syncytiale des lments nourri- 
ciers de rpithiium sminal. Substitution de la premire la seconde chez le 
chien et le chat rendus dfinitivement aspermatognes par les rayons X. 

c) Sur les cellules oviformes de l'pithlium sminal du chat et du 
chien adultes et sur les relations gnliques de la ligue spermatique avec les 
cellules nourricires. a.) La strilisation des testicules par les rayons X 
n'empche par la castration unilatrale d'tre suivie, dans le testicule con- 
serv, d'une hypertrophie compensatrice portant sur la glande interstitielle. 
h) Dans le testicule strilis par les rayons X, les cellules nourricires de 
Sertoli prennent, chez le chien et le chat, des limites individuelles, tandis 
que chez le rat persiste l'tat syncytial normal. c) Les cellules oviformes, 

. quoique provenant des mmes lments primitifs que celles de la ligne 
germinale, appartiennent la catgorie nourricire, ainsi qu'il rsulte de 
leur comportement sous l'action des rayons X. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Meisenheimer (Johannes). L'action des substances testiculaires et 
ovariques sur les caractres sexuels secondaires de la grenouille. Les gre- 
nouilles mles, castres l'automne, ne montrent pas au printemps suivant 
le renflement caractristique du pouce, mais, si on insinue dans leurs sacs 
lymphatiiiues la sulistancc testiculaire rduite en fragments, la protubriince 
du pouce se produit normalement. C'est l un fait prvu, mais ce qui est 



IX. LE SEXE. 137 

remarquable, c'est que si, au lieu de substance testiculaire, on insinue la 
substance ovarique, le mme rsultat se produit, d'une faon moins accen- 
tue, mais indiscutable cependant. Des coupes microscopiques montrent 
l'paississement de la peau, la formation des glandes habituelles et des sail- 
lies pithliales. L'auteur maintient ses rsultats contre ceux obtenus par 
IIarms au laboratoire de Nussbau.m; ces rsultats sont d'ailleurs confirms 
par ceux de Steinach qui a vu le rflexe par lequel le mle s'accroche la 
femelle, supprim par la castration, se rtablir par l'inoculation de sub- 
stances testiculaires et mme ovariques. Il est remarquer que, dans tous 
ces cas, il y a non pas greffe, mais inoculation des substances fournies par 
des pices insinues sous la peau. De tous ces faits, l'auteur conclut que l'in- 
fluence des glandes sexuelles sur les caractres sexuels secondaires non 
seulement somatiques, mais psychiques, n'est pas, comme on l'admet, directe 
et spcifique, mais indirecte et gnrale. Sous l'influence de la prsence des 
glandes sexuelles de l'un ou Tautre sexe, le mtabolisme gnral se trouve 
activ et les caractres sexuels secondaires sont le rsultat de cette activit 
exubrante. Y. Delage et M. Goldsmitit. 

a) Smith (Geoffrey). Sexe et immunit. S. rappelle le fait de la trans- 
formation en femelles des Inachus infects par une sacculine et l'explique 
del faon suivante. Sous l'influence des substances scrtes par les racines 
du parasite se formeraient dans le sang des substances vitellognes que 
celui-ci fixe, mais qui, par leur prsence, dterminent la transformation 
des caractres sexuels secondaires. Aprs la mort du parasite ces substances 
vitellognes continuent se former encore et, n'tant plus fixes, dtermi- 
nent la formation d'ufs dans les glandes sexuelles rgresses, quel que 
soit leur sexe. L'auteur voit dans ces faits une ressemblance avec la forma- 
tion d'anticorps et l'immunit et rattache par l ces faits de changement de 
sexe la catgorie des plinomnes d'immunit. La surproduction d'une 
substance fixe par le parasite est analogue la production d'anticorps dans 
l'immunit. Le crabe tire un avantage de cette absorption par la sacculine 
des substances vitellognes, car il protge ainsi contre l'action du parasite 
d'autres substances, ncessaires sa vie. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Ij) Smith (Geoffrey). Etudes sur Vanahjse exprimentale du sexe. Part. 7. 
Changements sexuels dans le sang et le foie du Carcinus mnas. Le sang 
du Cm-cinus mnas se prsente sous trois aspects principaux : incolore, 
rose ou jaune, les couleurs rose et jaune tant dues deux pigments du 
groupe des lipochromes, la ttronrythrine et la lutine. Le rose apparat 
chez les individus, spcialement les mles, qui approchent de la mue; le 
jaune est caractristique des femelles dont l'ovaire approche de la maturit. 
La teneur en graisse du sang, apprcie par la saponification et l'extraction 
des acides gras, varie suivant la couleur du sang : 0,086 % pour le sang 
rose des mles, 0,108 9f pour le sang jaune des femelles, et seulement 
0,059 % pour le sang incolore; ainsi les femelles mres prsentent un excs 
de substances grasses dans le sang. De mme que le sang,, le foie pr- 
sente des variations priodiques, oscillant entre 4 % jusqu' 12 % du poids 
total de foie; les femelles en voie de maturation ovarienne, donc sang 
jaune, ont une grande quantit de graisse dans le foie. Les Crabes des deux 
se/es porteurs de Sacculines ont toujours une grande quantit de graisse 
hpatique, mais nanmoins le sang des Carcinus infests peut tre incolore 
ou jaune ple, tandis que celui des Inachus sacculines est riche en lipo- 
chrome, ce qui est sans doute en rapport avec ce fait, que la Sacculine exerce 



138 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

sur ce dernier Crabe une action beaucoup plus grande que sur le Carcinns. 
Ces constatations prouvent que la Sacculine exerce une influence marque 
sur le mtabolisme de la graisse, et s'accordent avec l'hypothse que la Sac- 
culine provoque l'apparition des caractres fminins en agissant sur le m- 
tabolisme de la graisse exactement comme l'ovaire mrissant le fait chez la 
femelle normale. L. Cunot. 

Andrews (E. A,). Diffrences de coloration dans tes deux sexes chez 
un Crabe. Chez les Crustacs suprieurs, les diffrences entre les deux 
sexes ne portent pas, en gnral, sur la couleur. Aux quelques exemples 
signals dans ce sens, l'auteur ajoute le cas de PorcelUma sayana de la 
Jamaque, o le mle se distingue de la femelle par des diffrences de colo- 
ration et en particulier par des taches ocelles bleues. Y. Delage et M. 

GOLDSMITII. 

Dickel (F.). Sur le sexe des larves d'Abeille L'auteur donne l'appui 
de sa thorie sur la diffrenciation des sexes chez les Abeilles le rsultat de 
l'exprience suivante ; 

Une colonie forme d'Abeilles d'une race jaune dor, trs nettement carac- 
trise et provenant d'Amrique, est choisie pour fournir les sujets d'exp- 
rience. Dans cette ruche, des jeunes larves provenant de cellules d'ouvrires 
sont prleves et sont transportes dans des cellules de mles d'une ruclie 
de race noire; ces larves sont leves par les ouvrires de race noire et se 
transforment pour donner des mles de race jaune. Cette exprience exclut 
l'interprtation qui consisterait dire que les larves de race jaune trans- 
portes dans la ruche noire ont t dtruites par les ouvrires de cette ruche 
pour tre remplaces par des ufs de leur propre race, et l'auteur en conclut 
qu'il faut bien admettre que les mmes larves qui seraient devenues des 
ouvrires dans la ruche de race jaune sont devenues des mles dans la ruche 
de race noire. 

D'aprs D., la fcondation de l'uf est une condition ncessaire pour qu'il 
puisse voluer suivant le sexe femelle; mais si les ufs non fconds ne 
donnent jamais que des mles, la rciproque n'est pas vraie, et les ufs 
fconds peuvent aussi bien donner des mles que des femelles, la diff- 
renciation des deux sexes tant alors produite par des scrtions spcifiques 
agissant sur les ufs et les larves et dont les ouvrires emploient l'une ou 
l'autre suivant qu'elles veulent obtenir le sexe mle ou le sexe femelle. 

Il en rsulterait que le noyau femelle contient en puissance l'individu 
mle et que, par contre, le noyau mle contient en puissance l'individu fe- 
melle. P. M.\RCHAL. 

Prez (J.). Sur quelques particularits curieuses du rapprochement des 
sexes chez certains Diptres. Le vol stationnaire, aussi bien que la danse 
arienne, chez les Diptres, depuis si longtemps observs et demeurs sans 
explication, n'ont d'autre but que le rapprochement des sexes. L'ol^servation 
rcente et si claire de l'accouplement des Taons vient apporter une confir- 
mation trs netle cette manire de voir. Le cas des Td/anus doit tre 
rapproch de celui des mouches dansantes. Il a t montr, de plus, que les 
bruyants et longs crochets des Tachinaires ont un but identique, et 
aussi les bonds raccourcis de la Mouclie domestique. Non seulement ces 
pratiques si diverses ont un mme objet final, on y dcouvre, en outre, une 
particularit constante et fort remarquable. Qu'ils soient runis en gi-oupes 
ariens, qu'ils soient solitaires et immobiliss en vol plan ou en repos, tous 



IX. - LE SEXE. 139 

ces Diptrns, au lieu de se mettre la recherche de leurs femelles, comme 
font d'ordinaire les autres Insectes, attendent que le hasard les leur amne. 
L'attente et non la recherche active est le trait commun de tous leurs pro- 
cds. M. Lucien. 

Kopec (St.). Recherches sur la castration et la transplantation chez les 
papillons. K. a pratiqu de nombreuses castrations, spcialement chez la 
chenille de Lymantria dispar, des stades trs jeunes, aussitt aprs la 
premire mue. Mais il a opr aussi sur L. monacha, Enproctis chrijsorrhea, 
Stilpnotia salicis, Poiikesia similis, Gastropactia quercifoiia; sur ces espces 
la castration a t faite aprs l'avant-dernire mue. Il a chtr enfin, gale- 
ment avant la dernire mue, des mles de Pieris rassic, P. nnpi, P. rap,'r% 
(roiiepteryx rhamni. Quelques exemplaires de L. dispar n'ont subi qu'une 
castration cf unilatrale. Dans ce cas, le canal dfrent du ct oppos, chez le 
papillon, est plus court, plus ou moms atrophi, tandis que le testicule rest 
en place subit une hypertrophie fortement accuse. Dans la castration cf 
mme totale, les glandes annexes, les vsicules sminales, et d'une faon 
gnrale les organes gnitaux externes ne subissent aucune modification; 
cependant les canaux dfrents se prsentent de faon trs variable, bien que 
toujours prsents. Dans la castration Q les rsultats sont analogues, sauf que 
trs souvent les oviductes manquent totalement; parfois cependant, ils sont 
hypertrophis. Les modifications hlstologiques de ces organes chez le cf etla 9 
sont nulles ou de minime importance. Des testicules, transplants dans le 
corps d'une chenille Q compltement chtre ou non chtre, grandissent 
trs bien, et souvent mme deviennent plus volumineux que normalement; 
leur structure histologique et leur volution sont compltement normales. 
La transplantation d'ovaires chez un mle chtr russit tout aussi bien. Au 
l)out d'un certain temps, les ovaires sont, il est vrai, plus petits que norma- 
lement. Mais cela est d uniquement, pour K., ce qu'ils disposent dans le 
corps o ils ont t fixs, d'une place trop exigu. Enfin, dans la plupart des 
cas, l'organe transplant emprunte comme voie d'excrtion ce qui en reste 
dans l'hte aprs la castration : les ovaires dbouchent donc dans un canal 
dfrent, les testicules dans un oviducte. K. a tent des transplantations 
croises : ovaire d'une espce dans la chenille cf d'une autre espce, et vice 
versa. Ainsi qu'il tait prvoir, tous les transplantats ont dgnr plus 
ou moins rapidement. Les injections de sang ou de suc d'organes gnitaux 
d'un sexe l'autre ne donnent, au point de vue biologique, aucun rsultat 
intressant. Si enfin, aprs toutes ces expriences pratiques sur les che- 
nilles : castration double, transplantations d'ovaires chez les mles chtrs et 
vice versa, on examine les imagos qui sortent de ces chenilles, on constate 
qu'elles sont compltement normales : ni les caractres sexuels secondaires, 
ni les instincts n'ont t modifis. Un mle reste mle, ces points de vue, 
lorsqu'il a t chtr, ou lorsque au lieu de testicules il est pourvu d'ovaires. 
La prsence des organes gnitaux et leur nature n'ont donc pas de relation 
de causalit immdiate avec les caractres extrieurs spcifiques du sexe, 
si marqus cependant chez les papillons tudis. Le rsultat ngatif des 
recherches de K. est en opposition avec les donnes positives que de nom- 
breuses tudes exprimentales ont mises en lumire dans ces dernires 
annes. Chez les 'Vertbrs, notamment, il y a certainement une relation 
entre les caractres sexuels secondaires et les organes gnitaux. Seulement, 
dans ces organes, ce ne sont pas les ufs ou les spermatozo'ides qui jouent 
le rle important, ce sont les lments interstitiels, ce sont des glandes 
annexes aux lments reproducteurs proprement dits. Des glandes sem- 



140 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

blaliles existent-elles chez les papillons? Et dans l'affirmative, ont-elles la 
mme topographie que chez les Vertbrs? Les enlve-t-on, quand on 
extirpe les gonades? Tant qu'il n'aura pas t rpondu cette question, on 
risquera, dans des travaux comme celui que nous venons d'analyser, de 
comparer entre elles des expriences qui ne portent pas sur les mmes 
organes. A. Brachet. 

Pzard (A.). Sur la dterminal ion des caractres sexuels secondaires 
chez les Gallinacs. Les expriences de castration portant sur de jeunes 
coqs avant raj)parition des caractres sexuels ont montr que les phanres, 
plumage, ergots ne sont point influencs par l'ablation des testicules, tandis 
que les tissus rectiles (crte, barbillons, oreillons) et des caractres psychi- 
ques (cliant, combativit, ardeur sexuelle) sont supprims. L'auteur injecte 
alors ces castrats de l'extrait de glandes mles de porc cryptorchide, chez 
lesquelles la glande interstitielle est seule dveloppe, et il observe la rap- 
parition de tous les caractres morphologiques et psychiques des animaux 
non castrs, mais seulement durant le temps que l'on pratique les injections, 
ces caractres disparaissant aussitt que les injections cessent. Y. Delage 

et M. GOLDSMITH. 

King (H. D.). Les effets de la demi-ovariotomie et de la demi-rastrallon 
sur la proportion sexuelle du Bat albinos {ius norvgiens albinns). On a 
avanc autrefois (Hippocrate) que l'un des ovaires produisait des ufs mles 
et l'autre des ufs femelles ; et cette thorie, quoique tout fait improbable, 
a trouv rcemment encore des partisans, notamment parmi des mdecins 
qui se basent sur des observations cliniques, ncessairement restreintes. 
D'autre part, si l'on admet qu'il y a deux sortes de spermatozo'des ou bien 
deux sortes d'ufs, on peut se demander si l'une des sortes n'est pas produite 
en plus grande abondance dans l'une des glandes gnitales. C'est dans le 
but fie vrifier ces diverses hypothses que K. a ralis des accouplements 
avec des femelles dont l'ovaire a t enlev d'un ct, et des mles soit 
normaux, soit castrs d'un ct. 

Des femelles n'ayant qu'un ovaire (soit droit, soit gauche) sont fcondes 
par des mles normaux : toutes donnent naissance des mles et des 
femelles; dans l'ensemble il y a 22 mles contre 23 femelles. 

Ces mmes femelles sont fcondes par des mles n'ayant qu'un testicule 
(soit droit, soit gauche) : mme rsultat que ci-dessus; dans l'ensemble il y a 
31 mles et 34 femelles. L'exprience prouve donc que les nifs de l'un ou 
l'autre des ovaires peuvent tre fconds par les spermatozodes de l'un ou 
l'autre des testicules. 

Enfin cinq mles castrs soit droite soit gauche sont acoupls des 
femelles normales; chaque porte contient les deux sexes. Dans l'ensemble 
il y a 42 mles et 41 femelles. Ces rsultats montrent que la proportion 
sexuelle n'est nullement affecte par la disparition de l'un des testicules. 
S'il y a deux sortes d'ufs ou deux sortes de spermatozodes, l'une produc- 
trice de mles, l'autre productrice de femelles, chacune des deux sortes est 
dveloppe en nombres approximativement gaux dans chaque ovaire ou 
chaque testicule. L. Cunot. 

Tandler (J.) et Grosz (S.). Sur le dimorphisme saisonnier du testicule 
de la taupe. Les taupes n'ont qu'une priode de rut annuelle (probable- 
ment) et elle a lieu en mars. A ce moment ou un peu avant, le testicule, 
trs gros, est en jdeine activit spermatogntique ; la glande interstitielle 



IX. - LE SEXE. 141 

est alors rduite son minimum. Puis, le rut pass, le testicule rentre au 
repos, les canalicules sminifres se rduisent, la spermatognse s'arrte ; 
pendant ce temps au contraire, la glande interstitielle prend une importance 
prpondrante. Les auteurs voient dans cette noformation des cellules 
interstitielles la cause dterminante de la spermatognse qui lui succdera. 
A. Brachet. 

Buchner (Paul). Los Eloiles de mer hermaphrodites. Les observa- 
tions d'hermaphroditisme chez les Astries sont, en dehors du cas d'Aslerina 
gibtiosa, assez rares pour qu'il soit utile de citer tous les exemples nouveaux. 
L'auteur a rencontr plusieurs fois Naples chez VAsterias glacialis un 
mlange des glandes des deux sexes chez le mme individu et, dans un cas, 
sans aucune prdominance sensible de l'un sur l'autre sexe. Il signale l'im- 
portance de ces accidents pour l'tude de la parthnogense exprimentale. 
[A Roscoff, au moins, de tels exemples n'ont jamais t rencontrs dans les 
innombrables expriences de parthnogense o l'iiermaphroditisme et t 
dcel aisment par le fait que dans chaque exprience tait mis part un 
lot de tmoins oi la fcondation et t facilement observe]. Y. Dela.ge 

et M. GOLDSMITH. 

a) Koch ("Wilhelm). Sur la formation du sexe et le gonochorisme chez 
rilydra fusca. (Analys avec le suivant.) 

b) Sur la di/J'renciation sexuelle et le gonochorisme chez l'Ilydra 
fusca. D'expriences poursuivies trs longtemps sur un trs grand 
nombre d'individus, provenant tous d'un mme lot initial d'Hydra fusca, 
K. conclut qu' la temprature de l*- et au-dessus la reproduction est exclu- 
sivement par bourgeonnement, quelle que soit l'abondance de la nourriture; 
une temprature frache, au plus gale 10% est ncessaire pour la forma- 
tion de produits sexuels, qui est fortement active par l'abondance de la 
nourriture. L'auteur combat l'opinion oppose de Nussbaum. Les sexes 
sont rigoureusement spars chez //. fusca; il pourrait n'en tre pas de 
mme chez 1'//. grisea. Un tat de dpression ayant pour premier symp- 
tme le raccourcissement des tentacules et pouvant mme exister l'tat 
latent avec des symptmes purement physiologiques, n'est pas, comme on 
l'a dit, le prcurseur de la sexualit, mais condamne au contraire la st- 
rilit sexuelle complte. Cet tat de dpression est dfavorable la spa- 
ration des bourgeons; l'on peut ainsi lui rattacher la formation de colonies, 
de mme que certaines monstruosits, telles que la bicphalie et la fissura- 
tion du pied. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Sprecher (A.). Recherches sur la variabilit des sexes chez Cannabis 
saliva et liumex acetosa. Lorsqu'il s'agit de la proportion des mles et des 
femelles chez les deux vgtaux dioques prcits, on a affaire une varia- 
tion alternative pour laquelle l'indice de variabilit a == zt y" % Po X Pi- 
Ici =: Q et 1 = cf . Les frquences (9) sont 14.789 et [^) 13.260, la somme 
(n) 28.049. Ce qui donne pour a = 49,92 % cf ou Q L'erreur moyenne 
est calcule en posant E = a : l^n =^ 0,3. La proportion des sexes chez 
le chanvre comme cl^ez l'oseille est indpendante de la fumure (chanvre cf 
47,27 %, Q 52,72 %, soit 100 cf et 112 9), indpendante de la prcocit, 
indpendante de la slection d'aprs les caractres indiqus. Pour le Rumex 
acetosa il en est de mme, les variations observes sont toutes trop faibles 



142 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

en comparaison de l'erreur probable. Mais la proportion des mles et des 
femelles est tout autre (Rumex cf 29,33 9e, Q 70,67 %, soit n = 0.049 in- 
dividus, ce qui fait 100 o' et 241 Q . Dans la nature, S. a constat 32,80 ij* 
et 67,18 % Q, soit 100 cf et 204 Q). Ces recherches, d'une trs grande 
prcision, n'ont donc donn aucun rsultat en ce qui concerne la dter- 
mination du sexe au sein de la graine. Dans une seconde partie de son 
travail, S. tudie la variabilit compare des deux sexes selon la mthode 
de la biomtrie [XVI]. Dans le chanvre, le mle est plus lanc que la 
femelle, mais le poids du mle l'emporte : cf 120, Q 100. Dans le 
Bumex, c'est le contraire : cf 100, 122. Chez les deux, l'amplitude de 
variation est plus grande pour les plantes femelles ; il en est de mme de 
lndice de variabilit. Cette variabilit des uns et des autres se laisse 
exprimer par une courbe empirique, sensiblement voisine de la courbe 
binomiale idale, mais avec une lgre asymtrie positive. Enfin, S. examine, 
au moyen de la mthode cryoscopique, la diffrence des sucs, exprime 
par le poids molculaire moyen et la pression osmotique. Le rsultat est 
que, dans les deux espces, il y a entre les sucs du mle et de la femelle 
une diffrence de concentration quivalant une demi-atmosphre. M. 

BOUBIER. 

Ciesielski (T.). Comment se fait-il qu'une progniture tantt mle et 
tantt femelle apparaisse chez les pla7ites, chez les animaux et chez Vhomme? 
Tous les procds que C. a expriments pour dterminer et influencer le 
sexe chez le Chanvre ont chou l'exception de la pollinisation avec des 
pollens d'ges diffrents. La fcondation avec du pollen jeune, cueilli au 
moment oi l'antlire s'ouvre, donne des graines d'oi naissent surtout ou 
exclusivement des plantes mles; avec du pollen g, conserv depuis le 
matin jusqu' minuit, on obtient surtout ou exclusivement des plantes fe- 
melle. L'auteur en conclut que chez les plantes dioques l'ovule ne possde 
aucune influence sur la dtermination du sexe. Cliez les animaux, les sper- 
matozodes jeunes, employs moins d'un jour aprs le dernier accouplement, 
donnent des mles, les spermatozodes gs, des femelles. F. Pchoutre. 

NekrasolT (A.) Des rapports entre la reproduction sexuelle et asexuelle, 
jrrojios d'obserralious faites sur des Ilydromduses. Dans une tude r- 
cente (v. Ann. biol., XV, 81) Braem avait exprim l'avis que la reproduction 
asexuelle (le bourgeonnement surtout) a prcd la reproduction sexuelle au 
cours de la phylognse des organismes. Pour cela, il se basait notamment sur 
des observations qu'il avait pu faire au sujet du mode de reproduction chez les 
marglides. Ces hydromduses forment tour tour des bourgeons et des 
produits sexuels qui tous les deux, selon Braem, ont leur origine dans les 
mmes rgions de la mduse. Les points en question forment tantt des 
bourgeons tantt des organes sexuels, N. pensait trouver des phnomnes 
analogues chez Eleutheria, cette mme mduse dont les planules ne sont 
autre chose, selon Krumbach, que le soi-disant msozoaire Trichoplax. Dans 
ce cas toutefois, selon les recherches de N., les bourgeons et les organes 
sexuels se forment sur des rgions diffrentes, peuvent apparatre simul- 
tanment et se trouver runis sur un mme individu. D'autre part, si l'ide 
exprime par Braem tait juste, c'est--dire si, en elet, la reproduction 
sexuelle tait venue remplacer chez les hydromdi^es la reproduction 
asexuelle, on devrait s'attendre rencontrer au cours de l'ovognse de ces 
organismes des phnomnes de maturation imparfaits et plus primitifs. Or, 
il n'en est rien. N. a constat l'existence de mitoses de maturation absolu- 



IX. - LESEXE. 143 

ment typiques. La reproduction asexuelle diffre, par consquent, de la 
reproduction sexuelle, non souloment par le manque de fcondation, mais 
aussi par le dfaut de phnomnes de maturation. Le fait de rencontrer 
rgulirement dans le rgne animal les phnomnes de maturation et de 
fcondation et de constater leur existence typique chez les hydroinduses 
semble bien indiquer leur grand ge. D'autre part, la forte variation ([ui ca- 
ractrise le bourgeonnement semble prouver que ce processus est moins 
constant et plus rcent. N. pense que le bourgeonnement, de mme que 
la parthnogense tudie chez les pucerons par Mordwilko (v. Ann. bioL, 
XIII, 340), est la suite d'une amlioration des conditions d'existence. Quand 
la nourriture est particulirement abondante, certains organismes font in- 
tervenir le bourgeonnement pour produire en peu de temps un maximum 
d'individus. J. Strohl. 



CHAPITRE X 

Le polymorpltisiue mtagnique, la mtaniorpliose 
et ralternaiice les gnrations 

Doncaster (L.)- Gametogenesis of the Gall-Fly, Neuroterus lenticuloris . 
II. (Roy. Soc. Proc, B, 566, 476.) [144 

Pictet (Arnold). Bccherches sur le nombre de mnea subies par les che- 
nilles de Lasiocampa quercus L. (Bull. Soc. lpidoptrologique de Genve, 
II, 80-R9.) [145 

Semichon (Louis). Le cycle htrogonique de PlerocaUis tili Linn et 
la prsence de la chlorophylle. (C. r! Ac Se, CLIII, 974-977.) [146 

Shull (A. Franklin). Studies in the life cycle of Hydalina senla. II. The 
rle of temprature, of the chemical composition of the mdium and of in- 
ternai /actors iipon the ration of parlhenogenetic ta sexual forms. (Journ. 
exper. Zool., X, 117-166.) ' [145 

Svedelius (N.). ik'ber den Generationswechsel bei Delesseria sanguinea. 
(Svensk Bot. Tids., V, 260-325, 16 fig., 2 pi.) [146 

Voir pp. 51, 105 pour les renvois ce chapitre. 



Doncaster (L.). Gamlognse chez Neuroterus lenticularis (2'^ travail). 
La gnration de printemps renferme deux sortes de femelles parthno- 
gntiques. Chez les unes il n'y a pas de division de maturation : le noyau 
vient la surface, atteint la prophase de division, puis rentre et se divise 
par un fuseau mitotique parallle au bord de l'uf. Les premires divisions 
de segmentation font voir le nombre diplode (20) de cliromosomes; on ne 
trouve jamais de chromosomes polaires. Chez les autres, le noyau se com- 
porte d'abord de mme, mais, au lieu de rentrer, il se divise la surface 
perpendiculairement au bord, produisant un groupe extrieur, irrgulier, 
de chromosomes (premier nuclus polaire) et un groupe intrieur de chro- 
mosomes, parallles, enferme de baguettes. Ceux-ci se divisent, transversale- 
ment, semble-t-il, en un groupe interne, formant le nuclus de l'uf, et un 
groupe extrieur, ou second groupe polaire. Le premier groupe peut se divi- 
ser en deux. Dans les mitoses de segmentation prcoce, on trouve 10 chro- 
mosomes, et dans la srie complte de ces ufs on trouve toujours un 
groupe double ou triple de cliromosomes polaires au bord de l'uf. Comme 
certains individus parthnogntiques pondent des ufs donnant tous des 
femelles, d'autres des ufs donnant tous des mles, et comme la femelle 
prsente le nombre diplode (20) de chromosomes dans toutes ses cellules, 
alors que le mle a le nombre haplode (10) dans ses spermatogonies et ses 
cellules nerveuses, cela semble indiquer que les ufs ne subissant pas de 
division de maturation donnent des femelles, et ceux qui subissent la 
rduction, des mles. Aux phases ultrieures de segmentation de certains 
ufs il semble se produire une division amitotique. tudiant les figures 
mitotiques haplodes dans le systme nerveux du nule, l'auteur cite 



X. POLYMORPHISME, ALTERNANCE DES GENERATIONS, ETC. 145 

un cas de mitose dans une cellule musculaire en dveloppement ayant en- 
viron trois fois le nombre normal (diplode) de chromosomes. Rappelant 
que, chez diverses espces, on a trouv htrozygote tantt le mle, tantt 
la femelle, D. conclut que la thse de Wilson, Castle, Morgan est la bonne, 
tout en pensant qu'il conviendrait plutt d'admettre l'hermaphrodisme en 
puissance des deux sexes, combin avec des activateurs mle et femelle, 
ce qui permettrait de comprendre l'action du milieu sur le sexe. H. de 
Varigny. 

Pictet (Arnold). Recherches sur le nombre de mues subies par les che- 
nilles de Lasiocampa quercns L. On ne sait pas au ju.ste si, pour une 
espce donne, le nombre de mues que subissent ses larves est strictement 
dtermin, ou bien s'il est soumis des variations quantitatives suivant le 
rgime alimentaire, la temprature ou tel autre facteur externe. Au cours 
d'expriences sur plusieurs gnrations de l'espce Lasiocampa quercus, 
l'auteur a vu que le nombre des mues des chenilles leves sans hivernage 
varie entre 4 et 7 pour les mles et entre 5 et 7 pour les femelles. Il ne 
dpend donc pas de la diffrenciation sexuelle. II n'y a pas non plus cor- 
rlation entre ce nombre et la taille maxima des chenilles ou la dure de la 
vie larvaire. La dernire mue, qu'elle soit la 4", la 5'=, la (3^ ou la 7'^, se pr- 
sente irrvocablement lorsque la chenille a atteint une taille dtermine 
(43 45 mm. pour les mles, de 54 55 mm. pour les femelles). La crois- 
sance se continue ensuite jusqu' l'poque de l'encoconnement, mais sans 
tre en corrlation avec le nombre de mues subies prcdemment. Enfin, 
un rgime alimentaire ne convenant pas la chenille ou un abaissement 
subit de la temprature ambiante peuvent provoquer une mue supplmen- 
taire, sans augmentation et parfois mme avec diminution de taille. 

M. BOUBIER. 

Shull (A. F.). tudes sur le cycle vital do VHydatina senta. II. Le rle 
de la temprature, de la composition chimique du milieu et des facteurs in- 
ternes dans le rapport des formes parthuogntiques et sexuelles. Dans un 
travail antrieur (1910), l'auteur a montr que des Rotifres cultivs dans de 
l'eau additionne de fumier de cheval ne montraient que peu ou point de 
femelles sexues, productrices de mles; il semble donc indiqu de re- 
chercher quelles sont les substances du fumier qui affectent un tel point 
le cycle vital. D'autre part, Punnett (lOOGj a soutenu que les conditions 
ambiantes n'avaient aucune influence sur le cycle vital de l'Hydatine, condi- 
tionn par des facteurs internes, tels que la constitution gnotypique. A une 
temprature moyenne de 20 24o5, deux lignes pures de Rotifres ont donn 
peu prs la mme proportion de femelles productrices de mles; une 
temprature moyenne de 10, dans quelques cas, il y a augmentation trs 
nette de femelles sexues (par rapport l'levage 20), mais dans un cas, 
il y a diminution non moins vidente. La temprature n'a donc qu'un effet 
indirect. La solution de fumier de cheval peut entirement inhiber l'appari- 
tion de femelles sexues ; si on fait bouillir cette solution pour la striliser, 
ou bien si on la dessche pour la redissoudre ensuite, elle conserve ses pro- 
prits vis--vis des Rotifres ; un autre essai montre que la substance active 
n'est pas soluble dans l'ther ou l'alcool absolu. Par contre, une solution 
d'ure tend diminuer le nombre des femelles- sexues, de mme que l'am- 
moniaque, le chlorure, le carbonate et le nitrate d'ammonium; l'extrait de 
l'uf et les solutions de cratine rduisent grandement la proportion de fe- 
m.elles sexues, il est bien possible que ce soient les sels ammoniacaux et la 

l'anne biologique, XVI. 1911. 10 



146 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

cratine, qui aient l'effet inhibiteur remarqu dans les expriences. Mais s'il 
existe des facteurs externes, il parait y avoir aussi des facteurs internes : en 
effet, deux lignes pures d'IIi/datina, provenant de localits trs loignes, 
leves dans des conditions rigoureusement identiques, ont donn des pro- 
portions constamment diffrentes de femelles sexues ; quand un membre de 
l'une des lignes est crois avec un membre de l'autre, les zygotes donnent 
naissance des lignes pures ayant dans chaque cas (quelle que soit l'origine 
de la mre) une proportion de femelles sexues plus haute que celle de l'une 
ou de l'autre ligne fondatrice. Mais quand im de ces hybrides est crois 
avec un membre de Tune des lignes fondatrices, les zygotes donnent cette 
fois une ligne pure ayant une proportion de femelles sexues intermdiaire 
entre celles des deux parents du zygote. En somme, le cycle vital de l'Hy- 
datine n'est pas modifi par des changements de temprature ou par la 
dite (contre Maupas et Nussbaum), du moins directement, mais divers pro- 
duits chimiques ont un effet certain; le degr d'alcalinit plus lev tend 
diminuer aussi le nombre des femelles sexues, mais les rsultats ne sont 
pas uniformes. Des facteurs internes (peut-tre la constitution gnotypique) 
ont galement un rle, mais il est jusqu'ici impossible de prciser leur 
nature. S. passe finalement en revue les recherches analogues sur les Daph- 
nies et les Aphides et conclut que l encore il y a considrer la fois des 
facteurs internes et externes. L. Cunot. 

Semichon (L.). Le cycle htrogonique de Pterocallis lili Linn, et 
la prsence de la chlorophylle. L'auteur met en vidence la relation qui 
existe entre la disparition de la chlorophylle chez la plante nourricire et 
l'apparition de la gnration sexue chez le Puceron du Tilleul. Cetfe rela- 
tion est d'autant plus frappante que sur le mme Tilleul, pendant deux 
mois environ, on peut rencontrer la fois des feuilles vertes, des feuilles 
jaunissantes et des feuilles jaunes; or, l'apparition des sexus co'incide tou- 
jours avec la disparition du pigment vert, quelle que soit l'poque laquelle 
elle se produise. Les levages en tubes ont donn des rsultats particulire- 
ment probants : tous les individus pris sur des feuilles vert sombre et nour- 
ris avec des feuilles de mme nature n'ont pas donn une seule femelle 
ovigre ni un seul mle. Les individus sexus sont tous issus d'individus 
parthnogntiques pris l'tat jeune sur des feuilles jaunissantes et 
nourris avec des portions de limbe peu prs dpourvues de chlorophylle. 

P. Marchal. 

Svedelius (N.). L'alternance des gnrt iotis chez Delesseria sanguinea . 

Les ttrasporanges sont les cellules terminales de sries cellulaires qui 
sont ensuite recouvertes par les cellules voisines striles et accrues. Le 
noyau de la cellule-mre des ttraspores, subit une division en quatre, pr- 
cde d'un synapsis et d'une diakinse. A la diakinse on observe vingt chro- 
mosomes doubles et les noyaux de chaque ttraspore contiennent vingt chro- 
mosomes simples. Les noyaux somatiques de la plante ttraspores ont qua- 
rante chromosomes et les noyaux somatiques de la plante femelle n'en ont 
que vingt. 11 n'y a pas de spirme. Ainsi la plante ttraspores reprsente 
le sporophyte et la plante sexue^ le gamtophyte. F. Pciioutre. 



CHAPITRE XI 
lia corrlation 

Bounoure (L.j. La scrtion de la chitine chez les Coloptres carnivores. 
(C. R. Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 112.) [147 

La Riboisire (Jean de). La relation inverse entre la plume et le foie 
che: les Oiseaux. (Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 121.) [148 

Lor. Vergleirhende Untersuchungen iiber die Masse und Proporlional- 
gewichte der Vogdherzens. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXL, 293-324.) [148 

fi) Marie (A.) et Mac Auliffe. Mensurations compares d'individus des 
deux sexes, appartenant la population des asiles d'alins et d'homme? et 
femmes dits normaux. (C. R. Ac. Se, CLII, 332-336.) 

[Sera analys dans le procliain volume 

b) Anomalies de dimensions des oreilles chez les alins. (C. R. Ac. Se, 
CLll, 619-621.) [Asy- 

mtrie un peu plus frciuente que chez les normaux, mais surtout pour- 
centage plus grand de pavillons de grandes dimensions. M. Goldsmitii 

c) Influence du milieu social sur le dveloppement de la taille citez la 

femme. (C. R. Ac. Se, CLII, 1499-1500.) 

[Taille d'autant plus grande que les condi- 
tions matrielles d'existence sont plus favorables. Diffrence moyenne de 
0,034 entre i30 ouvrires et 50 femmes de classe riche. M. Golds.viith 

Marie (A.) et Thooris (A.). Variation de l'angle xiphocostal suivant les 
attitudes et les types humains. (C. R. Ac. Se, CLIII, 1244-1247.) [148 

Marrassini et Luciani. Effet de la castration sur l'hypophyse et sur 
d'autres organes glandulaires. (Arcli. ital. biol., 395.) 

[Chez des lapins ou lapines, chez des cobayes, l'hypophyse ne subit 
aucune augmentation de poids la suite de la castration. J. G.\utrelet 

Paton (N.). The thymus and sexual organs. III. Their relationship to t/ie 
growth of the animal. (J. of Phys., XLII, 267-28.) 

[11 existe une corrlation fonctionnelle 
entre le thymus et les organes sexuels. L'ablation du thymus chez les 
cobayes n'tant pas arrivs leur maturit sexuelle amne un dvelop- 
pement exagr des testicules. L'ablation simultane du thymus et des 
testicules produit un arrt de dveloppement gnral. M. Mendelssohn 

Plenk (H.). Ueber Mnderunyen der Zellgrosse im Zusammenhang mit 
dem Krperwachstum der Tiere. (Arb. Inst. Wien, XIX, 247.) [148 

Voir pp. 7 et 163 pour les renvois ce chapitre. 



Bounoure (L.). La raction de la chitine chez les Coloptres carni- 
vores. B. isole la chitine des divers Coloptres par traitement prolong 



148 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

par la potasse 100; il constate que la proportion de cette substance est 
notablement plus grande chez les mles que chez les femelles, du moins 
chez les espces o il avait distingu auparavant le sexe par les caractres 
extrieurs. Y. Delacie et M. Goldsmitii. 

La Riboisire (Jean de). La relation inverse entre la plume et le foie 
cliez les oiseaux. Signale une corrlation trs stricte entre la masse du foie 
et la quantit de plume, ces deux grandeurs variant en raison inverse, soit que 
les individus soient d'une mme espce, soit qu'ils soient des espces diff- 
rentes, mais de mme rgime alimentaire. Y. Delage et de M. Golds- 

MITH. 

Loer (E.). Recherches compares sur la masse et le poids proportionnel 
des arnrs d'oiseaux. Le poids proportionnel du cur par rapport au 
poids total du corps dpend du mode de locomotion des oiseaux. Les meil- 
leurs volateurs et les plus rapides coursiers ont les curs les plus gros. La 
paroi ventriculaire gauche est en moyenne trois quatre fois plus paisse 
que la paroi droite. Les oiseaux sauvages ont un cur relativement plus gros 
que les oiseaux domestiques. Le sexe parat sans influence. Chez le jeune 
le poids proportionnel du cur est plus lev que chez l'adulte. Ce mmoire 
contient un trs grand nombre de donnes numriques. E. Terroine. 

Plenk (H.). Sur les m,odifcations de la taille des lments cellulaires en 
rajiport avec la croissance du corps chez les animaux. La croissance d'un 
individu est dtermine par l'agrandissement des lments cellulaires et 
par la multiplication des cellules. L'agrandissement cellulaire joue peut- 
tre un rle capital dans le dveloppement des animaux infrieurs de petite 
taille. La multiplication cellulaire est au contraire le facteur principal du d- 
veloppement des autres animaux dont la taille dfinitive est de beaucoup 
suprieure celle prsente par leurs embryons. A chaque stade du dve- 
loppement parat correspondre une grosseur cellulaire spcifique. Le rapport 
karyo-plasmatique est diffrent dans la cellule embryonnaire et dans la 
cellule de l'individu compltement dvelopp. Dans la cellule jeune le corps 
protoplasmatique a des dimensions rduites, tandis que le noyau possde de 
trs bonne heure ses dimensions dfinitives. M. Lucien. 

Marie (A.) et Thooris (A.). Variation de l'anf/le xipho-costal suivant 
les alliliides et les ti/pes humains. Les auteurs constatent que chez les tres 
humains du type dit digeslif, l'angle xipho-costal, form par la convergence 
du rebord des fausses ctes vers l'appendice xiphode, est plus ouvert que 
chez ceux du type dit respiratoire, surtout dans la position assise, parce 
qu'alors les viscres abdominaux, refouls en haut, cartent les cotes ant- 
rieures; dans le type respiratoire la paroi costale, plus longue, s'engage 
dans l'ouverture du bassin. Y. Delage et M. Goldsmith. 



CHAPITRE XII 
litt mort 

Biirrows (Montrose T.). The growth of tissues of the chick embryo 
outside the animal body, ivith spcial rfrence to the nervous System. 
(Journ. exper. Zool., 63-84, 14 fig., 5 pi.) [154 

Carrel (Alexis). Le rajeunissement artificiel des cultures de tissus. (C. 
R. Soc. Biol., LXXI, 401-402.) [153 

a) Carrel (Alexis) et Burrows (Montrose T.). La culture des tissus 
m vitro . (Presse md., 18 mars, 209-212.) [154 

) A propos des cultures in vitro des tissus de Mammifres. (C. R. 
Soc. Biol., LXX, 3-4.) [154 

Child (C. M.). A study of Snescence and Bejuvenescence based on 
Experiments with Planaria dorotocephala. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 
537-616, 14 courbes et 1 fig.) [151 

Collin (B.). tude monographique sur les Acintiens. \'^ Recherches exp- 
rimentales sur l'tendue des variations et les facteurs tratognes. (Arch. 
zool. exp., 5, VIII, 421-497.) [150 

Fischer (H. "W.). Gefrieren tind Erfrieren, eine physico-chemische 
Studie. (Beit. Biol. Pflanzeii, X, 2, 133-234.) [156 

Fleisher (Moyer S.) and Loeb (Lo). The relative importance of 
stroma and parenchyma in the growth of certain organs in culture mdia. 
(Proceed. Soc. exper. Biol. and Med., VIII, 133-138.) [Mentionnent 

un certain nombre d'expriences sur le mode de survie et d'accroissement 
du stroma conjonctif et du parenchyme pithlial des divers organes 
(rein, testicule, ovaire, etc.) et des formations cancreuses, dans un milieu 
plus ou moins solide, glatineux ou contenant des fibres. M. Goldsmith 

Jolly (J.). Sur la survie des leucocytes. Dmonstration. (C. R. Soc. Biol., 
LXXI, 147-148.) [153 

a) Launoy (L.). De V action des mtaux alcalino-terreux et du citrate de 
sodium sur la survie cellulaire (C. R. Soc. Biol., LXX, 28-29.) [152 

h) De l'action d'un sang htrogne et de ses lments sur le cur isol 
du cobaye. (C. R. Soc. Biol., LXX, 68-70.) [153 

a) Legendre (R.) et Minot (H.). Formation de nouveaux prolongements 
par certaines cellules nerveuses des ganglions spinaux conservs 39 hors 
de l'organisme. (C. R. Soc. Biol., LXX,'l8-19.) [153 

b) Formation de nouveaux prolongements par certaines cellules ner- 
veuses des ganglions spinaux conservs dans l'organisme. (Anat. Anz., 
XXXVIII, 554-560.) [153 

c) Influence du barhotage sur la conservation des cellules rierveuses 

des ganglions spinaux hors de l'organisme, (C. R. Soc. Biol., LXX, 1034- 
1036.) [154 

d) Modifications qui se produisent, quand on les replace 39 degrs 



150 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 



,S" 



dans les cellules nerveuses des ganglions spinaux conservs 15-20 degrf 
hors de l'organisme. (C. R. Soc. BioL, LXXI_, 372-374.) [153 

Loeb (Lo) und Fleisher (Moyer S.). Uber die Bedeulimg des Sauer- 
stoffs filr das Wachsium der Gewebe von Sugetieren. (Biochem. Zeitschr., 
XXXVI, H. 2, 3, 4, 98-113.) [155 

a) Magitot (A.). Sur la possibilit de conserver en dehors de V organisme 
l'lat de vie ralentie la corne transpareiite de l'il. (Bull, de la Soc. 
d'Ophtalmologie de Paris, n 2, 7 fvrier.) [Analys avec le suivant 

b) Recherches exprimentales sur la survie possible de la corne con- 
serve en dehors de l'organisme et sur la kratoplaslie diffre. (Ann. 
d'Oculistique, juin.) [156 

Pleswila. Les origines de la mort naturelle. (^Rev. phil.. LXXI, 705- 
729.) [156 

Ruth (Ed-ward S.). Cicatrisation de plaies cutanes en dehors de l'orga- 
nisme. (C. R. Soc. BioL, LXX, 253-254.) [155 

a) "WoodrufF (Lorande Loss) and Baitsell (George Alfred). The 

Eeproduction of Parama'cium Aurlia in a Constant Culture Mdium 
of'Beef Extract. (J. exper. Zool., XI, 135-142.) [150 

Voir pp. 224, 233 pour les renvois ce chapitre. 



a) "WoodruffiL. L.) et Baitsell (G. A.). La reproduction de Paramxcium 
Aurlia dans un milieu de culture constant , form de bouillon de buf. 
On sait que les Paramcies, cultives dans une infusion de foin, refaite, 
identiquement la mme, tous les jours, finissent par prir, tandis qu'elles 
peuvent vivre indfiniment si l'on change frquemment le milieu de cul- 
ture. Est-ce le fait mme du changement qui exerce une action favorable, 
ou bien manque-t-il l'infusion de foin quelque lment indispensable pour 
la conservation perptuelle de la vie? On rpondrait la question en trou- 
vant un milieu dans lequel les Paramcies pourraient vivre indfiniment, et 
en outre on aurait dcouvert un milieu dans lequel on pourrait faire des 
expriences comparables: car les ractions des Paramcies dpendent large- 
ment du milieu dans lequel elles vivent ou ont vcu. Greeley a montr par 
exemple que les solutions salines n'ont pas le mme effet sur toutes les 
cultures de ces animaux. "W. exprimente avec l'extrait de buf Liebig 
0,025 %, qui s'est montr la concentration la plus favorable. Au bout de 
7 mois, le rythme des divisions, par consquent la vitalit de la culture, 
tait pratiquement le mme qu'au dbut. En 4 mois, la culture sur Liebig a 
eu seulement 10 divisions de moins que la culture en milieu chang chaque 
jour. Ce n'est donc pas le changement en lui-mme qui agit pour maintenir 
la vie et un milieu constant de bouillon est aussi favorable que le milieu 
vari. L'auteur ne prtend pas toutefois que le rsultat serait le mme pour 
n'importe quelle culture. Il a employ des types, levs pendant 2.012 gn- 
rations. Or il y a des races faibles et des races fortes parmi les Infusoires 
comme parmi les autres animaux. A. Robert. 

Collin (B.). Etude monographique sur les Acintiens. C'est un fait 
bien connu que, dans toutes les cultures prolonges d'Infusoires, l'avant- 
coureur le plus certain des stades de dpression consiste dans l'abaissement 
progressif de la taille individuelle au cours des gnrations. Chez les Aci- 
ntiens, au contraire, l'accroissement de taille est gnral et se produit, par 



XII. LA MORT. 151 

le fait mme de la mise en culture, sous la seule influence de la nutrition 
intensive. Chez toutes les sortes d'Acintes que l'auteur a pu maintenir 
en culture intensive pendant assez longtemps, on constate des modifications 
morphologiques spciales ^rgressions morphologiques). Plus les dimen- 
sions sont accrues au del des limites normales de l'espce, plus aussi 
les caractres de forme et de structure s'loignent de ceux du type. 
Les rgressions morphologiques portent principalement sur l'appareil sty- 
laire et sur la symtrie; enfin sur la forme et la structure du macronucleus. 
Les changements nuclaires observs la suite de la suralimentation en 
culture prolonge sont reprsents par la mtamorphose fibrillaire du noyau 
avec alignement constant des granules chromatiques dans une seule direc- 
tion, comme au cours de l'amitose [T. quadriparllta), et surtout par l'al- 
longement et la forme racmeuse du macronucleus (/>. elon;/ata). La frag- 
mentation qui suit avec ou sans passage par une phase chromidiale au 
dernier stade de la ncrose est un des faits les plus communs signals par 
tous les auteurs chez les Cilis en dpression. On observe enfin le frquent 
dplacement du macronucleus hors de l'axe de symtrie dans la culture en 
dpression et suralimente de T. quadripartita [I]. M. Lucien. 

ChildiC. M.). Etudes exprimenlales sur la snilit et le rajeunissement, 
faites sur Planaria dorolocephala. r C. tudie la rsistance de P. doroto- 
cephala l'influence d'anesthsiques et spcialement de l'alcool en faible 
concentration (1,5 o/c dans de l'eau filtre). Cette rsista^ice tant en rapport 
avec l'intensit du mtabolisme des animaux en exprience, variera suivant 
leur ge et leurs conditions gnrales. Il constate tout d'abord que les ani- 
maux gs meurent beaucoup plus vite que les jeunes dans l'eau alcoolise. 
Ds lors la survie plus longue apparat comme un signe de jeunesse et de 
mtabolisme actif. Les animaux soumis au jene succombent d'autant plus 
vite l'action de l'alcool que l'inanition est plus considrable. La rduction 
organique subie par la suppression prolonge de nourriture, considre par 
certains comme aboutissant une sorte de rajeunissement, se caractrise au 
contraire, dans l'ordre d'ides o se place C, une vritable snilit. Mais 
ds que l'on alimente les planaires amaigries par le jene, leur rsistance 
augmente rapidement et atteint peu prs celle des animaux jeunes. Une 
sorte de rajeunissement analogue, bien que moins marqu, se constate ga- 
lement cliez des fragments de planaires ges en voie de rgnration et de 
rgulation; mais il faut pour cela que le fragment soit suffisamment grand, 
et provienne d'une rgion o l'activit rgnrative est considrable. De 
mme encore, une lgre lvation de temprature, qui doit acclrer le 
mtabolisme, augmente la rsistance des planaires l'action de l'eau alcoo- 
lise. Cet ensemble d'observations peut recevoir une explication plausible 
du fait, admis par beaucoup d'auteurs d'ailleurs, que les anesthsiques, et 
notamment l'alcool, ralentissent le mtabolisme, surtout les oxydations. Ce 
ralentissement aura des consquences d'autant plus marques que le mta- 
bolisme total sera moins actif. C'est en se basant l-dessus que C. admet 
que la snilit est essentiellement caractrise par une diminution du mta- 
bolisme, au moins de certaines substances. Comment expliquer cette duni- 
nution ? Elle rsulte, d'aprs C, de la diffrenciation progressive des cellules, 
de la formation de structures qui exigent, pour se former, un mtabolisme 
trs actif, mais qui, lorsqu'elles sont difies, y opposent un obstacle rsul- 
tant de leur fixit mme ; car le fait qu'une structure dfinitive apparat 
dans une cellule montre, par lui-mme, qu'il ne n'y produit plus que des 
changements minimes et en tout cas trs lents. La snilit est donc, en ce 



152 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

sens, presque synonyme du dveloppement morphologique, et par cons- 
quent une ddiffrenciation anatomique (rgnration, etc.) pourra, dans 
certaines conditions, avoir la valeur d"un rajeunissement. Exprime selon 
la conception physiologique de R. S. Lillie, cette ide peut se formuler en 
disant que les cellules hautement diffrencies ont leur permabilit dimi- 
nue, tandis qu'elle augmente lorsqu'elles reviennent ce que l'on appelle 
habituellement l'tat embryonnaire. Seulement, pour que le rajeunissement 
soit constatable aprs une ddiffrenciation produite par le jeune notam- 
ment il est clair qu'il faut permettre au mtabolisme de montrer son 
activit en alimentant l'animal (voir plus haut); le jene rajeunit morpho- 
logiquement, l'alimentation conscutive le fait pliysiologiquement. Le rajeu- 
nissement, pendant les processus rgulateurs qui caractrisent la rgnra- 
tion, est facilement susceptible d'une explication identique. 

Le mtabolisme n'tant pas le mme pour toutes les espces cellulaires 
d'un mme organisme, puisque la nature de leurs diffrenciations est autre, 
il est clair que la snilit ne commencera pas pour toutes en mme temps, 
et demandera des temps diffrents pour s'tablir. Pendant longtemps un 
certain quilibre entre ces espces permettra l'animal de vivre, mais cette 
vie sera de plus en plus caduque, et la mort surviendra le jour o cet qui- 
libre sera rompu. 

Pour en revenir au rajeunissement, c'est--dire la possibilit d'une 
augmentation du mtabolisme, il semble que si les thories de C. sont (jus- 
qu' un certain point!) applicables aux animaux infrieurs, elles ne trou- 
vent gure de vrification chez l'Homme. Cependant, rien ne dit que les 
bons effets dus aux changements de rgime, aux cures, au changement de 
climat, etc., ne soient pas dus aune ddififrenciation partielle de certains 
organes. Il s'agirait donc peut-tre, dans ces cas, d'un vritable rajeu- 
nissement au sens biologique du mot, ne diffrant que quantitativement de ce 
que l'on observe cliez les animaux infrieurs. Certaines ides de C. au 
sujet de la reproduction asexuelle et sexuelle sont intressantes, encore 
que fort hypothtiques. La rgulation organique ou la rgnration chez les 
Planaires est, nous l'avons vu, un vritable rajeunissement provoqu par les 
conditions spciales dans lesquelles on a plac l'animal. De l tendre 
cette interprtation toute la reproduction asexuelle, il n'y a qu'un pas, et 
C. l'a franchi. En ce qui concerne la reproduction sexuelle, C. pense que les 
cellules sexuelles Q et rf sont une partie du soma aussi bien que n'importe 
quelle autre cellule de l'organisme; elles sont mles ou femelles de par les 
corrlations qu'elles ont avec le restant du corps. Elles ne diffrent des autres 
que par une spcification et une diffrenciation tellement rajjides et tellement, 
intenses, qu'elles deviennent incapables de changer et doivent mourir, si 
quelque chose ne vient pas les modifier. I']n d'autres termes, ce sont des 
cellules sniles, que la fcondation ou les agents parthnogntiques sont 
capables de rajeunir, en permettant leur mtaboli.sme de reprendre une 
activit nouvelle. Il y a videmment une certaine analogie entre cette 
thorie et celle de R. Hertwig, qui compare les cellules sexuelles des pro- 
tistes en tat de dpression. 

Ces dernires conclusions de C. sont hasardeuses et sont loin d'expliquer 
tout le cycle des cellules sexuelles. On doit nanmoins savoir gr C. d'avoir 
voulu chercher ailleurs que dans la thorie du plasma germinatif l'expli- 
cation des phnomnes de la sexualit. A. Brachet. 

a) Launoy (L.). De l'action des nuHaux alcalino-terreux et du citrate de 
sodium sur la survie cellulaire. N.\geotte ayant signal l'action activante 



XII. - LA MORT. 153 

des mtaux alcalino-terreux sur la dgnrescence des nerfs en survie et 
l'action conservatrice du citrate de sodium, L.. rappelle qu'il a tabli en 1907 
les mmes actions sur le foie en autolyse. Nageotte dclare que l'action du 
calcium et des autres mtaux bivalents n'est pas seulement activante, mais 
ncessaire; sans eux, il n'apparat jamais dans les nerfs aucune trace de seg- 
mentation. R. Legendre. 

b) Launoy (L.). De Vaclion d'un sang htrogne et de ses lments sur le 
eur isol du cobaye. Le liquide de Ringer-Locke est insuffisant pour en- 
tretenir la survie du cur de cobaye qui s'puise rapidement. L'addition de 
?.5 5 o/o de sang frais dtibrin et filtr de buf lui permet de battre 
longtemps : les contractions sont renforces et arytbmiques. Le srum de 
buf ajout au liquide de Ringer-Locke renforce les contractions qui sont 
plus rgulires, mais l'action tonique obtenue est de courte dure. L'addi- 
tion de globules lavs est sans effet, celle de globules non lavs a une ac- 
tion comparable celle du sang total. L'addition d'un sang htrogne 
trouble donc la forme et le rythme des battements ; il faut en tenir compte 
dans l'tude des poisons cardiaques. R. Legendre. 

Carrel (Alexis). Le rajeunissement artificiel des cultures de tissus. 
Un fragment de culture lav dans une solution de Ringer, normale ou lg- 
rement hypotonique, puis plac dans un milieu hypotonique (plasma 3, eau 
distille 2), y prend une nouvelle vigueur. On voit, quelques heures aprs, de 
longues cellules fusiformes pntrer dans le nouveau plasma et la vgta- 
tion s'y continuer rapidement. Les cellules peuvent tre ainsi rajeunies 
jusqu' 9 fois de suite ; leur snescence est ainsi arrte ; aprs 9 rajeu- 
nissements et 34 jours de vie hors de l'organisme, une culture de tissu 
conjonctif crot encore avec une grande activit. R. Legendre. 

Jolly (J.). Sur la survie des leucocytes. Prsentation de leucocytes 
de grenouille conservs vivants en tubes scells depuis un an. Le sang, 
conserv d'abord 0'-', est rest 5" pendant les trois derniers mois. Or, 
cette temprature, les leucocytes sont lentement mobiles; ils ont donc vcu 
activement dans un milieu en hmolyse, se nourrissant de cellules dtruites, 
au milieu des produits d'autolyse. R. Legendre. 

((-b) Legendre (R.) et Minot (H.). Formation de nouveaux prolongements 
pur certaines cellules nerveuses des ganglions spinaux conservs hors de l'or- 
ganisme [XIX, 1]. Des ganglions spinaux de chien conservs 39" dans 
du sang dfibrin, oxygn, prsentent, dans certaines cellules nerveuses de 
la priphrie, des modifications intressantes : cellules lobes, masses pro- 
toplasmiques lies au glomrule, plexus pricellulaires, lacis pricapsu- 
laires, arborisations des nodules rsiduels, arborisations priglomrulaires, 
prolongements ns du corps cellulaire, etc. Ces noformations sont trs 
nombreuses au bout de 24 heures et diminuent jusque vers le 4'- jour; 
elles ne se produisent pas 15-20"; elles sont l'indice d'une survie et d'une 
raction cellulaire intense. R. Legendre. 

d) Legendre (R.) et Minot (H.). Modifications qui se produisent, quand 
on les replace 39, dans les cellules nerveuses des ganglions spinaux conser- 
vs '15-2(P hors de l'organisme [XIX, 1]. A 15-20, les cellules subissent 
de faibles modifications et conservent jusqu'au 4 jour un aspect presque 
normal. Places ensuite 39, elles ragissent vivement, forment de nou- 



154 . L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

veaux prolongements ou entrent en chromatolyse de la mme faon que 
les cellules places 39'^ aussitt aprs leur prlvement. R. Legendre. 

c) Legendre (R.) et Minot (H.). Influence du barbotage sw la conserva- 
tion des cellules nerveuses des ganglions spinau.chors de l'organisme [XIX, 1]. 
Des ganglions conservs 39'^ dans du sang dfibrin o barbote bulle 
bulle de l'oxygne, prsentent les ractions dj dcrites. Conservs dans les 
mmes conditions, mais en tubes scells, on y voit des noformations moins 
nombreuses, une plus faible attaque nvroglique. des altrations cellulaires 
et nuclaires plus marques, et des cellules nerveuses perfores de galeries 
occupes par de petites cellules probablement satellites. Un barbotage d'azote 
ou d'acide carbonique produit des effets analogues au barbotage d'oxygne. 
Le barbotage agit donc mcaniquement, en agitant le milieu et empchant 
l'accumulation autour des ganglions des produits de dsassimilation de leurs 
cellules; l'oxygnation n'est pas la cause de l'activit persistant chez les 
cellules nerveuses et nvrogliques. La mort des cellules du centre du gan- 
glion et la persistance de celles de la priphrie n'est pas due, comme le 
supposait Marinesco, l'absence ou la prsence d'oxygne, mais, comme 
le pensait Naueotte, l'arrt des changes nutritifs, et principalement 
l'accumulation des produits de dchet. R. Legendre. 

Biirro-ws ( Montrose T.). La croissance des tissus de l'embryon de 
poulet hors du cor p^ de ranimai, avec renseignements spciaux sur le systme 
nerveux. Application de la mthode de Harrison pour la grenouille l'- 
tude du poulet. Les tissus d'embryons de 60 heures sont placs dans du 
plasma sanguin de poulet adulte. Les fibres nerveuses sortent des tubes 
nerveux embryonnaires et se rpandent dans le plasma; elles prsentent 
les caractres histologiques des fibres normales; elles ont une activit 
propre. Le tissu msenchyniateux montre une migration des cellules 
prexistantes et leur multiplication par mitoses ; l'arrangement et la forme 
des cellules dpendent des caractres physiques du plasma o elles crois- 
sent. Les cellules musculaires apparaissent comme des chanes de cellules 
stries bordant le cur et les myotomes. Le cur embryonnaire, trans- 
plant dans le milieu de culture, continue de battre plusieurs jours d'un 
rythme normal et avec force. Cette mthode pour faire crotre les tissus 
en culture, permet seulement l'tude de l'histogense des cellules et des 
fibres nerveuses. Des formations comparables celles des organes du corps 
ne sont jamais observes. R. Legendre. 

a) Carrai (Alexis) et Burro^ws (Montrose T.). La culture des li.'<sus 
in vitro '>. De petits fragments de tissus vivants sont placs aseptique- 
ment dans du plasma qui coagule immdiatement, puis conservs l'tuve 
37" ou 39. Pendant une premire priode latente, le tissu reste immobile, 
puis la vgtation dbute par l'apparition de cellules fusiformes qui s'chap- 
pent du tissu. Du 2= au 4^ jour, la vgtation devient abondante et la culture 
envahit tout le plasma. Enfin la croissance s'arrte et la culture meurt. Ces 
recherches permettront de mieux connatre la cicatrisation des plaies et la 
gense des tumeurs. R. Legendre. 

b) Carrel (Alexis) et Burrows (Montrose T.). A propos des cultures 
in vitro des tissus de mammifres. Il ne s'agit pas de survie, mais bien 
de cultures ; les cellules se divisent et se multiplient activement, qu'il s'a- 
gisse de tissu rnal, thyro'idien, cartilagineux, pithlial, sarcomateux, etc. 



XII. LA MORT. 155 

JoLLY fait observer au sujet des photographies jointes k cette note, que l'aug- 
mentation de surface des tissus ensemencs est trs grande, mais sur une 
seule couche ; cela peut tre d une dissmination des cellules par mouve- 
ments amibodes. Les divisions cellulaires nombreuses ne peuvent tre vri- 
fies sur ces photographies. - R. Legendre. 

Loeb (Lo) et Fleisher (Moyer S.). La signification de V oxygne 'pour 
la croissance des tissus des mammifres. Le point de dpart des exp- 
riences commences par L. depuis une quinzaine d'annes et qu'il pour- 
suit aujourd'hui a t l'observation de ce fait que, dans la rparation des 
blessures cutanes, un rle actif est jou par les cellules pidermiques qui 
se dtachent et tombent dans le coagulum sro-sanguinolent qui occupe la 
plaie, o elles se dveloppent dans une certaine mesure en milieu artificiel, 
hors du corps qui ne sert que pour maintenir la temprature la manire 
d'une tuve. Dans le travail actuel L. et F. se proposent d'tudier la 
croissance de fragments de tissus in vitro, en tuve, dans un vhicule ap- 
propri. Le vhicule est du srum sanguin coagul, prfrable un vri- 
table liquide parce que les lments anatomiques y pntrent plus facilement. 

I. levage des fragments de rein de lapin et de tissu carcinomateux de 
souris en srum coagul, d'une part avec accs de l'air, de l'autre en culture 
anarobie, selon la mthode de Buchner, le vase de culture tant contenu 
dans un second vase, scell et renfermant une solution alcaline d'acide pyro- 
gaUique. Dans ces cas, les cultures arobies ont montr des mouvements des 
cellules, des mitoses, une nutrition phagocytaire aux dpens du coagulum et 
mme une certaine rgnration des tubes urinifres; au contraire, les cul- 
tures anarobies taient toutes ncrotiques au bout de trois jours. 

II. iMmes expriences en se servant d'un coura'ht d'hydrogne pour li- 
miner l'oxygne; mmes rsultats que ci-dessus. 

m. Mmes expriences, les fragments des tissus tant dans l'intrieur du 
coagulum et non plus sa surface. L'air a libre accs vers le coagulum. 
Dans ce cas, la survie et la croissance des tissus sont trs fortement dimi- 
nues, et d'autant plus qu'ils sont plus loigns de la surface, en sorte que 
l'on peut dire que cette survie persiste dans la mesure rduite o l'air a 
accs travers le coagulum. 

l\. Expriences comparatives entre fragments air libre et l'atmo- 
sphre d'oxygne. L'influence favorisante de l'oxygne se manifeste comme 
dans les cas prcdents, quoique d'une manire moins accentue. 

Il rsulte de l'ensemble de ces expriences que l'oxygne est rigoureuse- 
ment indispensable non seulement aux phnomnes de croissance et de 
rgnration des tissus, mais mme la conservation de leur vie. Une cer- 
taine tension de ce gaz est ncessaire, mais l'intensit des processus vitaux 
n'est' pas proportionnelle cette tension. Y. Delage et M. Goldsmitii. 

Ruth (Ed^vard S.). Cicatrisation de jilaies cutanes en dehors de l'or- 
gamsine. Une incision ou une plaie rectangulaire est faite dans un lam- 
beau de peau de cobaye ou de grenouille plac dans une goutte de plasma. 
La peau de cobaye produit en abondance des cellules conjonctives, celle de 
grenouille des cellules pitliliales, et la plaie cicatrise par glissement en 
masse de l'piderme, contraction des bords et prolifration de l'pithlium. 
Les cellules pithliales avancent parfois de 0"'"'6 par heure. Henneguv 
rappelle qu'avec Balblvni il a obtenu, il y a 20 ans, la soudure de queues de 
ttard in vitro, en chambre humide, par prolifration des cellules pithliales 
et conjonctives; ces expriences ne furent pas publies. R. Legendre. 



156 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Fischer (H. "W.). Conglation et rfrigration, tude physico-chimique. 
Tous les systmes qui sont instables et dont Tinstabilit est augmente 
par le froid, ont la proprit d'prouver par la conglation des cliangements 
irrversibles ; c'est le cas des nombreux collodes des tissus animaux et v- 
gtaux. La conglation des plantes est un processus de dessiccation, la glace 
se forme dans l'intrieur des tissus et les moyens dont la plante dispose 
pour lutter contre une vaporation trop rapide sont sans utilit. Le point 
de mort est le point o le plasma d'une partie importante de la cellule d- 
passe le point d'irrversibilit et ne peut plus remplir sa jonction. La r- 
frigration n'est pas identique la conglation, car le tissu congel doit 
d'abord tre refroidi jusqu'au point de mort. F. Pchoutre. 

h) Magitot (A.). Recherches exprimentales sur la survie possible de la 
corne conserve en dehors de Vorganisme et sur la kratoplaslie diffre. 
Les premiers essais pour remplacer une corne opacifie par une corne 
normale et transparente datent de 1818; ils sont devenus nombreux depuis. 
On est ainsi arriv savoir que la corne peut tolrer la greffe; celle-ci 
peut n'tre que partielle; seule l'homoplastie a chance de succs. Chez le 
lapin, la conservation de la corne en cold storage en tubes scells est mau- 
vaise ; l'eau sale 7 '^7 ou, l'eau distille produisent un gonflement et une 
lactescence; les liquides de Ringer et de Locke conservent mieux mais, 
aprs 50 heures, le tissu parenchymateux gonfle et la lactescence apparait. 
Le plasma est inutilisable, car on ne peut en dbarrasser la corne au mo- 
ment de la greffe. Le srum d'un animal de mme espce permet une con- 
servation de plus de 20 jours avec transparence normale. Les tempratures 
de 37", 20", 15, 10'^' produisent de mauvais effets, celles de 6 et 8 sont les 
plus favorables condition d'tre constantes. Histologiquement, les frag- 
ments de cornes bien conservs sont intacts. On peut les greffer sur un 
animal de mme espce avec succs. La greffe est adhrente au bout de 
24 heures quand elle est russie, les lamelles cornennes persistent en 
grand nombre, l'pithlium s'ry^r.c'' et prsente des karyokinses. Aprs 
un mois, l'pithlium est r^evenu normal et l'on observe la surface du 
parenchyme des nuds d'union des lamelles du greffon et de celles du 
porte-greffe. R. Legendre. 

Plesnila. Les origines de la mort naturelle. Les protozoaires sont 
gnralement immortels; cependant il en est qui prsentent dgnrescence 
et mort parce qu'ils connaissent la conjugaison (paramcie p. ex.). Ceux 
des animaux sont mortels qui ont une origine double ; partout o l'am- 
phimixie existe, la mort apparat. L'utilit de l'amphimixie est dans la pro- 
duction des variations; l'adaptabilit repose sur l'aptitude aux variations; 
l'individu prsente des variations trs limites; donc l'amphimixie est trs 
utile la vie. Or la dure de la vie est celle ncessaire l'espce. L'immor- 
talit ne pouvant exister qu' la condition d'une jeunesse perptuelle, celle-ci 
tant contraire la variation srieuse (l'inceste aussi, d'o la rpulsion 
instinctive son gard), l'amphimixie ou l'amour, avec son corrlatif la 
mort, a permis la vie de subjuguer le temps . G. L. Duprat. 



CHAPITRE XIII 

llorphologie g^nrale et ekiinie l)ioIo;-tquc 

a) Abderhalden (E.). Ueber den Gehalt des DarminJiaUes einiger Sduge- 
tiere an freien Aminoswen. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 436-444.) [197 

b) Ftlteniiigsversache mit volhtndig bis :-u Aminosuren abgebaulem 

Eiweiss und mit Ammonsalzen. (Zeitschr. f. physiol. Chemie, LXXVIII, 1- 
275.) [196 

c) Wciterer Beitvag zur Frnge nach drm Schicfisal der Eiweissabpro- 

duktc im Darmkanal. (Zeitsclir. f. physiol. Chemie, LXXVIII, 382- 
395.) [196 

d) Weitere Versuche iber die aynlhetischen Fhigkeiten des Organismtis 
des Ilundes. (Zeitschr. f. pliysiol. Chemie., LXXXIII, 444-457.) [197 

Abderhalden (E.) und Friedel (Fr.). Weitere Beitrge 7Air Keiintnis der 
Wirkung des Pepsins. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 449-454.) [Lorsqu'elle 
est prcipite par le lab, la casine absorbe la pepsine. L. Terroine 

Abderhalden (E.), Furno (A.), Gbel (E.) und Striibel (P.). Weilej'e 
Studien ilber die Verivertung verschiedener Aminosuren im Organismus 
des Ilundes nnter verschiedenen Bedingungen. (Zeits. f. physiol. Chemie, 
LXXIV, 481-504.) [196 

Abderhalden (E.), Hsing Lang Chang und "Wurm (E.). Synthse von 
Polgpeptiden. Derivate der a.- Aminobuttrrsiiure und iltr VerhaUen gegenii- 
ter peptnhilischen Fermente. (Zeits. f. physiol. Chem., LXII, 24-36.) [186 

Abderhalden (E.) und Kampf (E.). Serologisclie Studien mil Hilfe der 
opiischen Mthode. (Zeitschr. f. physiol. Ch., LXXI, 421-442.) [Voir ch. XIV 

Abderhalden (E.), Klingemann (W.) und Pappenhusen (Th.). Zur 
Kennlnis des Abbans der Fiu^eissknrper iin Magendarmkanal verschiedener 
Tierarten. (Zeits. f. physioL Ch., LXXI, 411-420.) [Ibid. 

Abderhalden (E.) und Lampe (A.). Weiterer Beilrag zur Kenntnis der 
Wirkung von Ammonsalzen, Glukosamin und Glatine au f die Stickstoffba- 
lanz. (Zeitschr. f. physiol. Chemie, LXXXUl, 409-424.) [197 

Abderhalden (E.) und Markwalder. Ueber die Verwertuug einzelner 
Aminosuren im Organismus des Jhnides unter verschiedenen Bedingungen. 
(Zeitschr. f. physiol. Chemie, LXXll, 63-77.) [197 

Abderhalden (E.) und Meyer (O.). Ueber den Nachweis von aktivem Pepsin 
im Darminhalt mittelst Elastin. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 67-100.) [186 

Abderhalden (E.) und Pincussohn (L.). - Serologische Studien mil Hilfe 
der optischen Mthode (Zeits. f. phys. Ch., LXXI, 111-119.) [Voir ch. XIV 

Abdelharden (E.) und Rathsmann (E.). Serologische Studien mit Hilfe 
der opiischen Mthode (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 367-384.) [Ibid. 



158 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Abderhalden (E.) und Rona (P.). Studini ilber dus Fettspaltitngsverm- 
gen des Blutes und Sei^tims des IJunde unler verschiedenen Bedimjungen. 
(Zeits. f. physiol. Ch., LXXV, 30-37.) [Ibid. 

Abderhalden (E.)undStrauch("W.F.). Weitci-c Studien Hcrdie Wirkinig 
(1er Fermente des Magen.^aftes. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 315-338.) [185 

Abderhalden (E.) und "Wachsmuth (Fr.). Weiterer Beitrag :ur Kennt- 
nis der Wirkunq des Pepsiiis und der Salzsdure au/' Elastin und einige 
andere Protine. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXL 339-364.) [186 

Acqua (C). La penetrazione e la loealizzazione dei ioni nel corpo dlie 
piante. (Atti dlia Soc. ital. per il progresse delle scienze, V, 854- 
856.) [Voir ch. XIV 

a) Amantea (G.). Contributo alla ronoscenza delVereptasi del succo in- 
testinale. (Rendiconti dell' Accad. dei Lincei, XX, 74-76.) [187 

b) Contribution l'tude de l'repsijie du sue intestinal. (Arch. ital. biol., 
313.) [Analys avec le prcdent 

Amberg (S.) und Jones ("W.). Ueber die bei der Spaltung der Niicleine in 
Betracht kommcndeti Fermente mit esonderer Berilcksichtigung der Bil- 
dung von Hypaxanthin in der Abwesen/teil von Adenase. (Zeits. f. physiol. 
Ch., LXXIII, 407-415.) [177 

Amberg (S.) und "Winternitz (C). The eatalase of sea urchin eggs before 
and aftcr ferlilization wilh espccial rfrence to Ihe relation of catahise to 
oxydation in gnerai. (Journ. of biolog. Chemistry, X, 2**5-302.) [184 

Armstrong(E. Frankland). Oxydases. (Report of the eightieth meeting 
of the British Ass. for the Adv. of'Science, 764, 1910.) [175 

Arnold (J.). Ueber feinere Strukturen und die Anordnung des Glykogens 
im iMagen und Darmkanal. (Arch. mikr. Anat., LXXVII, 30 pp., 1 pi.) 

[Voir ch. I 

Baccarini (P.). S alla presenza di i)idolo ncgli organi vegelativi di aleune 
piante. (Bull, dlia Soc. bot. ital., 105-106.) [208 

Bang (I.). Untersuchungen ilber Diasiasen. (Biochem. Zeitschr., XXXll, 
417-44.3.) [182 

Bardeleben (V.). M'eitere Fntersiiclningen iiber Linksliundigkcit. (Verh. 
Anat. Ces., 25 vers., Ergangungsheft Anat. Anz., XXXVIII, 15 rd.) [171 

Barger (G.) and Dale (H.). B-imiiKizolylethylamine. a depressor consti- 
tuent of intestinal Mucosa. (J. of Phys.. XLI, 499.) [208 

a) Battelli (F.) und Stern (L.). Die Oxydation der Bernsteinsaure durch 
riergewee. (Biochem. Zeitschr., XXX, 172-194.) [200 

b) Die Oxydation der Citronen, Apfel und Fumarsdure durch Tierge- 
webe. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 478-505.) [181 

c) Zur Kenntnis des Pneins. (Biochem. Zeitschr., XXXIII, 315-339.) [214 

d) Wirkung des Trypsins auf die verschiedenen Oxydationsvorgnge 

in den Tiergen^eben. (Biochem. Zeitschr., XXXH', 263-275.) [206 

e) Zur Kenntnis des Antipneumins. (Biochem. Zeitschr.. XXXVI, 98- 
113.) ' [214 

Beauchamps (P. de). Conceptions rcentes stir Vanatomie et Vembryo- 
gnie compare des vers et les groupes voisins. Les thories du trophoco'le. 
(Bull, scient. Fr. Belg., XLV, 106-145.) 

[Sera analys dans le prochain volume 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 159 

Bebeschin (K.). ZiirKennlnis der Exlraklivstoffc der Odisennieren. (Zeits. 
f. physiol. Cil., LXIII, 380-386.) [208 

Berczeller (L.). Ueber die Loslichkeit dcr Pankreaslipase. (Biochem. 
Zeitsclir., XXXIV, 170-176.) [188 

Bielogolowy (J.). La situation segmentaire du crne chez les Saarop- 
sida. Essai d'analyse de la mthode comparative en morpliologie. (Moscou, 
1 vol. 240 pp., planches.) [Voir eh. XVII 

Bleibtreu (M.). Weitere Untersuchungen ilber das Vcrhalton des Glyko- 
(/ens im Eierstock der fiana fusca. (Arch. f. gesam. Physiologie, CXLI, 
328-342.) [192 

Blumenthal (F.) und Oppenheim (K.). Ueber den Einfluss des Jodkalium 
auf die Ablagerung von Quecksllber in der Leber. (Biochem. Zeitschr. , 
XXXVI, 291-300.) [214 

Bouchez (A.) et Lambling: (E.). Sur la composition de Vitrine normale de 
Vhomme. (C. B. Soc. Biol., II, 435 et 486.) [L'ingestion d'un certain poids 
d'azote l'tat de viande a fourni plus d'azote non dos que l'ingestion d'un 
poids gal d'azote sous forme de lait. Quant aux variations du carbone 
non dos, elles ne suivent pas celles de l'azote non dos. J. Gautrelet 

Brachet (A.). La signification morphologique des grands organes des 
sens de la tte. (VI'' Congrs belge Neurolog. et Psychiatrie, 1-16.) [172 

a) Buglia (G.). Ueber die Ersetzbarkeit des Kalzium.s in den sog. physio- 
logischcn Fliissigkeiten . (Zeits. f. Biologie, LV, .343-359.) [Voir eh. XIV 

b) Ueber die Ersetzbarkeit des Kalziums i)t den sog. physiologischen 

Fliissigkeiten . Exprimente an glatten Muskeln. (Zeits. f. Biologie, LV, 
360.) '" [Ibid. 

Burri (R.) und Schmid (N.). iJie Beeinflussung des Verlau/'s der sog. 
Schardinger-Beaktion durch Kilhlung der Milch. (Biochem. Zeitschr., 
XXXVI, 376-389.) [La raction de Schardinger se 

fait plus rapidement dans le lait pralablement refroidi. E. Terkoine 

u) Chauffard, Laroche (Guy) et Grigaut. Taux de la citolestrine dans 
le liquide cphalo-rachidien normal et pathologique. (C. 'B. Soc. biol., I, 
855.) [Voir le suivant 

b) Le taux de la cholestrine dans le sang du cordon ombilical et dans 
le liquide amniotique. (Ibid., 568.) [Le taux varie 
de gr. 07 0,014 par litre de liquide rachidien normal. J. Gautrelet 

Ciamician (G.). Gense des alcalodes datis les plantes. (C. R. Ass.Fr. Av. 
Se, Dijon, 70.) [La pyridine et l'ammo- 

niaque, inoculs au tabac et au Datura, n'influencent pas la production des 
alcalodes; les acides amins l'augmentent. Y. Delage et iM. Goldsmith 

Ciamician (G.) et Ravenna (C). Sulcontegno di alcune sostanze orga- 
niche net vegetali. (Memorie dell' Acad. delle scienze dell' Istituto de Bo- 
logna, 6 sr., VIII, 47-52.) [210 

Cohn (Ludwig). Zur Frage, ivie die Cestoden zu orientieren sind. 

(Zool. Anz., XXXVIII, 361-365.) [173 

Gook, Bassett, Thompson and Taubenhaus. Protective enzymes 

(Science, 21 avril, 624.) ' [185 

Costantino (A.). Ueber den Gehalt der iiveissen und roten) qucrgest7^eiflen 
und glatten Muskeln verschiedener Tiere an Kalium, Natriwn und Chlor. 
(Biochem. Zeitschr., XXXVII, 52-77.) [215 



IGO L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Couvreur. L'action du Inh est-elle un ddoublement? (C.R. Soc. Biol., I, 
23.) [Non, dans le cas de coagulation rapide par le lab de lait 

aseptique, on ne trouve pas d'albumose dans le petit-lait. J. Gautrelet 

a) Dakin (H. D.). The fate of benzojlacetic acid in the animal body. 
(Journ. of biolog. Chemistry, IX, 1-23-128.) [204 

b) The Chemical nature of al captonuria. (.Tourn. of biolog. Chemistry., 

IX, 151-160.) [201 

a) Dakin (H. D.) and Wakeman (A. J.). Formic acid as an intermediary 
substance in the catabolism of fatty acids and other substances. (Journ. of 
biol, Chemistry, IX, 329-330.) [205 

b) The catabolism of histidine. (Journ. of biolog. Chemistry, X, 499- 

502.) [203 

Decrock (E.). Sw l'assise silicifre du tqument sminal des Bavenala. 
(C. R. Ac. Se, CLII, 1406-1407.) 

[La couche profonde du spermoderme est remplie 
de silice qui forme plus de 10 96 du poids total du tgument. M. G.\rd 

Denis ("W.). A note regardirig tha prsence of iodine in the htiman pitui- 
lary. (Journ. of biol. Chemistry, IX, 363-364.) [L'auteur 

ne peut dceler aucune trace d'iode dans la pituitaire. E. Terroine 

Domin (K.). Morphologische und phylogenetische Studien iJber die Stipu- 
larbildungen. (Ann. Jard. bot. Buitenzorg, XXIV, 117-326.) 

[Anatomie compare des formations que l'on peut com- 
parer des ligules dans la srie des plantes vasculaires. F. Pchoutre 

Duncker (F.) und Jodlbauer (A.). Die Beeinflussung der Katalase und 
sog. Pseudoperoxydase im Blute durch Gifle. (Biochem. Zeitschr., XXXIII, 
253-268.) [183 

Ebner (V. v.). Gewebeentwickelung und Phylogenese. (Verh. Anat. Ges., 
21 pp., 40 fig.) [174 

Ehrlich (F.). Ueber die Bildung des Plasmaeiweisses bei Hefen und 
Srhimmidpilzen. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 477-497.) [206 

Eisler (M. V.) und Portheim (L. v.). Ueber Bmagglutinine in 

Pflanzen. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 7.) [Voir cli. XIV 

Engel (H.) und Bode (A.). Zur Kenntnisdes Kolostralfettes. (Zeits. f. phy- 

.siol. Ch., LXXIV, 169-174.) [211 

Epstein (A. A.) and Bookman (S.). Studies on the formation of glyco- 

coll in the body. (Journ. of biolog. Chemistry, X, 353-371.) [194 

Erculisse (P.). Nouvelles recherches sur l'alcalinit des liquides organi- 

qurs. (rav. lab. Inst. Solvay, XI, f. 3, I.) ' [206 

a) Euler (H.)und Kullberg (S.). Versuche zur Heindarstcllung der Tnver- 

tase. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIII, 335-344.) [180 

b) Ueber die Wirkungsweise der Phosphatese. (Zeits. f. physiol. Ch., 

LXXIV, 15-28.) ' [189 

Favre W.). Zur Frage von der hemnienden M'irkung anorganischer 

Salze auf die Katalase. (Biochem. Zeitschr., XXXllI, 32-49.) ' [183 

Figdor ("W.). Uebergangsbildungen von Pollen zu l'ruchtblttern bei Hu- 

mulus japonicus und deren Ursa'^hen. (Sitzungsb. der K. Aliad. der Wis- 

sensch. in Wien, CXX, 689-707, 1 pi.) [174 

Foster (N. B.) and Fisher (H. L.i. Creatin and creatinin metabolism in 

dogs xcith Eck fistula. (Journ. of biol. Chemistry, IX, 359-362.) [212 



XIH. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE 15I0L0G1QUE. 161 

a) Frank (F.) und Schittenhelm (A.)- Beilrag znr Kenntnis des Eiweiss- 

sto//)re,'hxels. (Zeitschr. f. physiol. Chemie, LXX, 98-128.) [191 

0) Zur Kenntnis des Eiivesstofftvechsels. (Zeitschr. f. pliysiol. Chemie, 

LXXIII, 1.^7-175.) [192 

a) Friedmann (E.). Verhallen der Furfuracryhdure und der Furoylessig- 

sure im Ticrkrper. (Bioch. Zeits., XXXV, 40-48.) ' [203 

b) Ueher Dehi/dricnmg im Ticrkrper. (Bioch. Zeits., XXXV, 49-56.) [201 

Friedmann (E.) und Tachau (H.). Ueher die Bildnng des Giykoknlls im 

Tierkorper. I. Si/nt/iese der Ilippumure in der Kaninchenleber. (Bioch. 

Zeits., XXXV, 88-103.) [194 

Fries (H.). Ueher dus Vorkommenvon Milchsure im menschlichen Blute. 

(Biochem. Zeitschr., XXXV, 368-385.) [209 

Fromherz (K.). Ueher das Verhalten der p-Oxyphenylaininoessigsaiire 

im Tierkrper (Zeits. f. pliysiol. Ch., LXX, 351-359.) [195 

Frth (O. vonjundSchwarz (C). Ueher die Verteilung des Extractivstick- 

sloff'es im Sugetiermuskel. (Biochem. Zeitschr., XXX, 413-432.) [207 

Galeotti (G.). Versuchf einer Isolierung des urirolytisc/wn Fermentes. 

(Biochem. Zeitschr, XXX, 374-383.) ' ;[191 

Geelmuyden (H. Chr.). Ueher das Verhallen der Acetonkrper im inter- 

medidren SlofjTwechsel. (Zeits. f. phys. Ch., LXXIII, 176-191.) [194 

Gregersen (J. P.). Untersuchungcn iibcr den Phosphorstoffivechsel. (Zeits. 

f. })hys. Ch., LXXI, 49-99.) [210 

Gueguen (F.). Sur un nouvel organe di//erenci du lludle des Mucorines. 

(C. R. Ac. Se, CLII, 1684-1685.) 

[Ce sont des rameaux dilats en ampoule ohlongue et qui peut-tre 

servent l'limination de certains produits du champignon. M. Gard 

Hadzi(J.)- Hahen die Scyphomedusen eiiiem ectodermalen Schlund? (Zool. 
Anz., XXXVII, 406-411.) 

[Chez les Syphomduses, ni au stade de Polype, ni au stade de 
Mduse il n'y a de pharynx ectodermique. Y. Delage et M. Goldsmith 

Hammarsten (O.). Ueher die Darstellung peptinarmen oder peplinfreien 
Chymosinlsunge/i. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 142-168.) [185 

Hamsik (A.). Zur Keiinlnis der /'ankreaslipase. (Zeits. f. physiol. Ch., 
LXXI, 238-251.) [188 

Harden (A.) and Young (W. J.) Thr alcoliolic ferment of geast-juice. VI. 
The iii/liieiice of Arsenates and A7'se?iiles on the fermentation of the su- 
gars hy yeast juice. (Roy. Soc. Proceed., B. 566, 451.) [189 

a) Hedin (^S. G.). Ueher das Labzymogen des Kalbsmagen. (Zeits. f. phy- 
siol. Ch., LXXIl, 187-214.) ' [186 

h) Ueher speziflsche Ilemmung der Labwirkung und iiher versehiedene 
Lahenzyme. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 242-252.) [187 

Heilner (E.). Ueher das Schicksal des:suhkutan eingefiihrten Bohrzuckers 
im Tierkrper und seine Wirkung auf Eiweiss- und Fettstoffweehsel. (Zeits. 
f. Biologie, LVI, 75-86.) [190 

Henze (M.). Ueher das Vorkommen des Betains bei Cephalopoden. (Zeits. 
f. phys. Ch., LXX, 253-255.) [209 

Herzog (R.), Polotzky (A.) und Meier (A.). Znr Kenntnis der Oxydasen- 
einwirkung. I und IL (Zeitschr. f. phys. Chem., LXXIII, 247-262.) 

[Influence de diverses 

l'anne biologique, XVI. 1911. 11 



162 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

substances (leucobases du groupe de la rosaniline) sur la vitesse de rac- 
tion entre une peroxydase, l'eau oxygne et une oxydase. P. Jaccard 

a) Herzog (R.) und Saladin (O.). Ue/jer Vernderunijni der fermenla- 
liveii Eigoischaficn wrlchc Hefczcllt'n bel der AbJtvnq mit Acctnn rrJoidon. 
(Zeitschr. f. physiol., Chem. LXXIII, 263-283.) ' [198 

b) Ueher dus VrrJuiltcii einigcr Pilzc gegen Aminosdiire. (Zeits. phys. 
Chem., LXXIII, 302-307.) - [198 

Herzog (R.), Ripke (O.) und Saladin (O.). Ucber das Vi'rhaUcn cim- 
i/cr Pil:e :-ii urganisrhcu Sdtiren. (Zeits. f. phys. Chem., LXXIII, 284-301.) 

[198 

Hopkins, Gourland and Savory (H.), A Studij of Bence-Jones protei7i of 
thc metabolism in three cases of Bence-Jones proteinuria. (J. of Phys., 
XLll, 189.) [192 

Izar (G.). Beitrrh/e zur Kenninis der Ilarnsdurezerslruiig und Bildung. 
(Zeits. f. physiol. Ch., LXXIII, 317-334.) [208 

Jansen (B. C. P.). Ueber den Fettstoffivechsel beim Fehlen des Pankreas- 
sekrels im Darmrohr. (Zeits. f. physiol. Ch., LXIl, 158-166.) [Voir ch. XIV 

Jolies (A.). Ueber einc neue Bildungsiveise der Gluciironsdiire. (Biochem. 
Zeitschr., XXXIV, 242-247.) [193 

a) Jones ("W.). Concerning nucleases. (Journ. of biolog. Chemistry, IX, 
129-137.) [176 

b) 0)1 tlie physiologie al agenlsivhich are concerned inthe nuclc in fermen- 
tation willi spcial rfrence to four independent dcsamidases. (Journ. of 
biolog. Chemistry, IX, 169-180.) [175 

Juschtschenko (A. J.). Ueber den Nucleasegelialt verschiedener Organe des 
Menschen und der Tiere. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 377-385.) [180 

Kato (K.). l^eber Fermente im Bambusschsslingen. (Zeitschr. fiir jihys. 
Cheniie. LXXV, 456-474.) [190 

a) Kauffmann (M.). Ueber das Verhalten les Indols im menschlichen Orga- 
nismus. (Zeits. f. phys. Ch., LXXI, 168-173.) [208 

b) Ueber den Befund von Cholin im Ochsengehirn. (Zeits. f. physiol. Ch., 

LXXIV, 175-178.) [208 

Kikkoji(T.). Ucber den Abban des Naphlalinkernes im Ticrkijrpcr. (Biocli. 
Zeits., XXXV, 57-87.) [202 

Koch (P. C). On the prsence ofhistidine in pig tliyreoglobulin. (Journ. 
of biol. Chemistry, IX, 120-121.) 

[L'auteur spare de la tliyroglohuiine du porc une quantit suf- 
fisante de chlorhydrate d'histidine pour pouvoir l'identifier. E. Terroine 

Kochma-nn (M.). Ueber die Beeinflusstmg des Eisenstoffwechsels durch die 
organischen Nahrungskomponcnten und die Darreichung von Eisenpirpa- 
ration. (Biocliem. Zeitschr., XXXVI, 268-274.) [210 

Klker (A. H.) and Slemons (M. J.). The amino-acids in Ihe mature 
human placenta. (Journ. of biol. Chemistry, IX, 471-489.) [197 

Kojo (K.). Zur Chemie des Hiihnereies. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXV, 
1-12.) " [215 

Kreidl (A.) und Lenk (E.). Das Vrrhallen steriler und gekochter Milch 
zu Lab und Surc. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 357-363.) [211 

Lakon (G.). Ueber das Vorkommen von Strke-Kornern und ltropfcn 



XIII. - MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 163 

in den TracheidenJio fUlp feln der Coniferenhohes. (Ber. deutsch. Bot. Ges., 
XXIX, 1 fig., 175-178.) 

[Les trachides du bois secondaire des conifres contiennent 
en hiver des gouttes d'huile et au printemps des graines d'amidon dans 
leurs ponctuations aroles. Comme on ne peut dmontrer la prsence du 
protoplasma dans ces ponctuations, il faut admettre que ces transforma- 
tions sont produites par des restes exceptionnels de plasma. F. Pchoutre 

Lapidus (H.). Diastase und IlandelslecUhin. (Biochem. Zeitschr., XXX, 
39-5G). [181 

Lattes. Recherches touchant V influence des graisses sur la toxicit des 
substances alcooliques. (Arch. Ital. Biol., I, 65.) 

[La lipmie alimentaire de mme que l'introduction de graisses 
dans les veines lve l'action narcotique du chloroforme. J. Gautrelet 

Lebedeff (A.). La zymase est-elle une diastase? (Ann. Inst. Pasteur, 
XXV, 682-694.) [Voir cli. XIV 

Lederer (R.)undStolte (K.). Die Zusammensetzung des Menschen-und des 
Hundehcrz.i'ns. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 108-112.) [214 

Lpine et Boulud. Sur le sucre virtuel du sang. (Journ. Phys. Path. 
gn., 178). [Le sucre virtuel s'lve 70 % du sucre immdiat. 

Dans le sang veineux il est en moins grande proportion. J. Gautrelet 

a) Levene (P. A.) and Medigreceanu (G.). Onnucleases. (Journ. of biol. 
Chemistry, IX, 65-83.) [178 

b) The action of gastro-intestinal ./uiccs on nucleic acids. (Journ. of 

biolog. Chemistry, IX, 375-387.) [177 

c) On 7iucleases. (Journ. of biolog. Chemistry, IX, 389-402.) [178 

Levene (P. A.) and Meyer (G. M.)- On the combined action of muscle 
plasma and pancras extract on, glucose and maltose. (Journ. of biol. Che- 
mistry, IX, 97-108.) [180 

Liebermann (L.) und "Wiesner (F.). Ueber das Sauerstoffilbertragungs- 
vermugen verschicden hoch erwrmtens Blutes. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 
363-368.) [213 

Lob (W.). Beitrge zur Frage der Glykohjse. (Biochem. Zeitschr., XXXII, 
43-59.) [190 

Ludwig (K.). Untersuchungen zur Biologie der Equiseten. (Flora, III, 
385-440.) [Etudes 

des divers organes et des phnomnes de rgnration. F. Pchoutre 

a) Lyttkens (H.) und Sandgren (J.). Ueber die Verleilung der reduzie- 
renden Substanzen im Menschcnsblut. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 153- 
159). [204 

b) Ueber die Verleilung der reduziercnden Substanzen im Sdugestier- 

blut. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 261-267.) [204 

Mangham (B.). Oh the dtection of maltose in the tissucs of certain 
angiosperms. (The New Phytologist, X, 160-166, 4 fig.) [190 

Marie (A.) et Thooris (A.). Variation de l'angle xiphocostal suivant les 
attitudes et les types humains. (C. R. Ac. Se, CLIII, 1244-1247.) [Voir ch. XI 

Mathews (P. A.) and Glenn (F. H.). The composition ofinvertase. (Journ. 
of biol. Chemistry, IX, 28-56.) [180 

Me Pherson ("W.). The formation of carbohydrates in the vegetable 
kingdnm. (Science, 27 janvier, 131.) [Discours o l'on 

ne trouve rien de neuf, mais o l'on trouve un bon rsum des connais- 
sances actuelles relatives la chimie de la formaldhyde. H. de Varigny 



164 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Mees (Oscar de). Quelques proprits de la substance li/sinogoue des 
hmaties. (La Cellule, XXVII (Ie<- fasc), 18 pp.) * [214 

a) Mendel (L. B.) and Rose ("W. C). Exprimental stiaUes on creatine 
and creaiinine. I. The rle of the carbohydrates in crt ine-creatinine me- 
tabolismus. (Journ. of biol. Chemistry, X, 213-25.3.) [Voir ch. XIV 

b) Exprimental Sludies on creatine and creatinine. Il . Inanition and 
the creatine content of muscle. (Journ. of biol. Chemistry, X, 255-264.) [Ibid. 

Meyer (J. de). Expriences sur la dsagrf/ation du glucose en milieu 
alcalin. (Trav. lab. Inst. Solvay, XI, 3, 516.) 

[Le glucose donne naissance en milieu alcalin 
certains acides : lactique, formique et oxalique. J. G.^utrelet 

a) Meyer (K.). Zur Kenntnis der Baklerienproteasen. (Biochem. Zeitschr., 
XXXII, 274-280.) [184 

b) Ueber Anti-Bakterienproteasen. (Biochem. Zeitschr., XXXI 1, 280- 

287.) [185 

Minami (D.). Ueber die Einvrkung der Enzyme des Magena. des Pankreas 
und der Darmschleimhaut auf Glatine. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 248- 
261.) [188 

Monier (Marcel). Recherches exprimentales sur le sort dans le lait des 
corps gras ingrs pjar les vaches laitires. (Journ. de Pharmacie d'An- 
vers, 15 mars, 4 pp.) [Voir ch. XIV 

Moral (L.). L'acidase parathyroprive. (J. Phys. Path. gn., 542.) [Ibid. 

Neuberg (C.) undSaneyoshi (S.). Ueber das Verhalten der stereoisomeren 
Weinsuren im Organismus des Hundes. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 
32-36.) [213 

Neubauer (O.) und Warburg (O.). Ueber eine Synthse mit Essigsiiure 
in der kilnstlich durchbluteten Leber. (Zeits. f. physiol. Ch., LXX, 
1-9.) ' [205 

Nierenstein (M.). The transformation of Proteiiis inlo fats during tlie 
ripening of Cheese. (Roy. Soc. Proceed., B. 564, 301.) 
[Rien ne prouve que les protines se transforment en matires grasses 
durant la maturation du fromage. Ce (me l'extrait thr contient en plus, 
avec le temps, ce sont des alcalodes et du cholestrol. H. de ^^\rIGNY 

Parker (G. H.). The origin and signifiance of the primitive nervous 
System. (Proc. Americ. Philos. Soc, L, 217-226.) [173 

Paton and Patheart. On the mode of production of lactose in the 
mammary gland. (J. of Phys., XLII, 178.) [Le glucose du sang est 

utilis par la glande mammaire pour former le lactose. J. G.vutrelet 

a) Politis (J.). Sulla jjrczenza del glicogeno nellc fanerogame, e sua 
rclazione coll 'ossalato di calcia. (Rendiconti dell' Accad. dei Lincei, XX, 
431-439.) [193 

b) Suir origine e sulV ufficio delVossalato di eulcio nette plante. 
(Rendiconti deli' Accad. dei Lincei, XX, 528-534.) . [212 

a) Porcher et Parisset. De la formation d'indol dans les cultures en 
milieux arobies et anarobies. (C. R. Soc. Biol., 1, 4.56.) 

[Analys avec le suivant 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE E CHIMIE BIOLOGIQUE. 165 

/;) Porcher et Parisset. Sur les conditions de mise en liherl de l'indol 
driv((iil des ('(tiiijioses ind()Io(jnes dans les cultures. (Ibid., 458.) [Il importe 
en particulier cLalcooliser la culture avant de distiller. J. Gautrelkt 

Postojeff (I.). (e/ier den Einfluss des Saponins au/' die physiologische 
W//-AMn^rfesD/^7oajms.(Biocliem.Zeitschr., XXXVI, 335-341.) [Voir ch. XIV 

Przibram (Hans). Experiments on Asymmetrical Forms as A/l'ording 
a Clue l<> the Problem of Bilaterality. (Biol. Versuchsanstalt, Vienne, 
8" intern. Congr. Graz, 1910. Jour, of exp. Zool., X, 225-^04, 1 pL, 
11 g.) [170 

Rakoczy (A.). Weilere /ieobachtungen iiber Chymosin und Pepsin des 
Kalbsmagensafles. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIII, 453-458.) [185 

Reinhardt (R.) und Siebold (E.). Bas Verhalten der Schardingerschen 
Reaklion gegenber Coloslralmilch von Khen. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 
294-321.) [211 

Ringer (A. I.). On the maximum production of hippuric acid in animais 
ivith considration of the orit/in of glycocoll in the animal body . (Journ. 
of biolog. Chemistry, X, 327-338.) [194 

Rohonyi (K.). Enzymunrkung und elektrolytische Dissoziation. (Biochem. 
Zeitschr., XXXIV, 176-191.) [175 

Rona (P.). Ueber Esterspaltung in den Geweben. (Biochem. Zeitschr., 
XXXII, 482-489.) [191 

Rona (P.) und Diiblin (H.). Untersuchungen Hber den Blutzucker. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXI, 215-221.) [Voir ch. XIV 

h) ZrFra^e(/(TG/?/Ao///.se. (Biochem. Zeitschr., XXXII, 489-508). [Ibid. 

Rona (P.^ und Michaelis (L.). Ueber Ester- und Fettspallung iiii Blute 

und imScrum. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 345-355.) [i90 

a) Rona (P.) und Takahoshi (D.). Ueber den Zuckergehalt der Blatkr- 

perchen. (Biochem. Zeitschr., XXX, 99-106.) [Voir ch. XIV 

b) Ueber das Verhalten des Calciums im Srum und iiber den Gehalt 

der Blulkrperchen an Calcium. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 336-344.) [Ibid. 
Rose ("W. C). Mueie acid and intermediary carbohydrate melabolism. 

(.lourn. of biolog. Chemistry, X, 123-138.) ' [193 

Rosenthal (J.). Die Enzyme und ihre Wirkung. (Biol. Centralbl., XXXI, 

185-191, 214-222.) [174 

Sarvonat et Roubier. Teneur des dirers organes en aride oxalique 

aprs l'intoxication jjar ce corjis. (C. R. Soc. Biol., 1, 450.) 

[L'acide oxali(iue se localise peu dans le sang, mais 

beaucoup dans le rein et surtout le systme nerveux. J. Gautrelet 
a) Scaffidi (V.). Untersuchungen iiber den Purinstoffwechsel. (Biochem. 

Zeitschr., XXX, 473-481.) [212 

b) Untersuchungen iiber Purinstolfwechsel. {Yi\oc\\em..Ze\i?,c\v.,\y^^\\., 

101-107.) [212 

c) Untersuchungeniiber Purinsloffwechsel. {Biochem. ZetiichT.,XXXUl, 

153-107.) [212 

d) Untei^'iuchungen iiber Purinstoffwec/isel. {Biochem. Zeitschr. jXXKlU, 

247-251.) [213 

Schr (Ed.) et Rosenthaler (L.). Sur quelques enzymes du genre de l'- 

multine. (Arch. des Se. phys. et nat., XXXII, 260-261.) [187 



166 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Schimkevitsch (W.). Les feuillets embryonnaires et la thorie des muta- 
tions. (Arch. Zool. exp., (5), YI, Notes et Revue, N 2, Lxx-xci). 

[Traduction franaise du travail analys dans Ann. hioL, XV, p. 204) 

SchondorfF (B.) und Grbe (Fr.). Zur Frage (1er Entstehung von Ghjko- 
gen aus Formaldehyd. (Arch. f. d. ges. Physiol., 525-537.) [193 

Schondorff (B.) und Sucknow (Fr.). Ueber den Einfluss des Phlorid- 
zins auf die Ghjkogetibildung in der Leber. (Arch. f. d. aes. Physiol., 
CXXXVl II, 538-546.) , '[Voir ch. XIV 

Schulze (E.). Studien iiber die Proteinbildung in reifenden Pflanzensa- 
men. II. (Zeitschr. fiir physiol. Chemie, LXXl, 31-48.) [Contient 

quelques complments se rapportant au travail publi sous le mme titre 
en 1910 avec E. Wixterstein (Analys dans Ann. biol., XV). P. Jaccard 

Schulze (E.) und Pfenniger (U.). Untersuchungen d)er die in Pflanzen 
vorkommenden Betaine. I Mit. (Zeits. f. phys. Chemie, LXXl, 174-185.) [209 

Schulze (E.) und Trier (G.). Ueber die Identitit des Vernins und des 
Guanosins. (Zeitschr. f. physiol. Chemie, LXX, 143-151.) 

[Les caractres communs de ces deux 
corps sont rsums en un tableau synoptique trs dtaill. P. Jaccard 

Shaekell (J. F.). Phosphorin metabolism during early cleavage of the 

echinoderm egg. (Science, 27 octobre, 573.) 

[Rien ne prouve encore qu'il y ait 

ce moment une synthse chimique de matriaux nuclaires aux dpens - 

des substances cytoplasmiques solubles dans l'alcool. H. de Vargny 
SloAvtzoff (B.). Die ehemischen Vernderungen in Phosphorlebern. (Bio- 

chem. Zeitschr., XXXI, 227-233.) [211 

Smetnka (F.). Zur Herkunft der Ilarnsure beim Menschen. (Arch. f. 

ges. Physiol., CXXXVIII, 217-274.) [Voir ch. XIV 

Somogyi (S. von). Die Verteilung des Harnsliekst<>l]'es nach enteralcr 

iind pare7iteraler Eiiueisszufuhr. {Zeits. f. phys. Chem., LXXl, 125-133.) [207 

Spindler (F.). Beitriige zur Kenntnis der Milchkatalase. (Biochem. 
Zeitschr., XXX, 384-413.) [183 

a) Stank (VI.). Ueber die Localisation von Betain in Pflanzen. (Zeitschr. 
f. phys. Chemie, LXXII, 402-409.) [209 

b) Ueber die Wanderungen von Betain in Pflanzen. (Zeitschr. f. phys. 
Chemie, LXXV, 263-271.) [210 

Starkenstein (E.). Ueber die Unabhngigkeil der Diastasewirkung von 
den Lipoiden. (Biochem. Zeitschr., XXXIl'l, 423-436.) " [181 

a) Studnicka (F. K.). Das Gewebe der Chorda dorsalis unddie Classification 
der sogenannten Stiltzgewebe . (Anat. Anz., XXXVIII, 497-513, fig.) [168 

b) Ueber Bausubstanzen und die Bestandteile des Tierkrper 

ilberliaupt. (Anat. Anz., XXXIX, 12 pp.) [169 

Su-wa (A.). Ueber das Schicksal der N-freien Abkmmlinge der Aromati- 
schen Aminosauren im normalcn Organisimus. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXII, 
113-130.) [195 

Tahara (J.). Ueber das Te trodongift. {Biochem. Zeitschr., XXX, 255-275.) 

[Voir ch. XIV 

Tanaka (M.). Ueber Kalkresorpiion und Verkalkung. (Biochem. Zeitschr., 

XXXV, 113-133.) [213 

Tanaka (T.). Zur Kenntnis der Milzenzyme. (Biochem. Zeitschr., XXXVII, 
249-262.) [188 



XIII. - iVIORPIIOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 167 

Towles (C.) andVgtlin (C). Creatin and crealinintncUiJKil) in dogs 
during freding and inanition wilh espccial referme to Ihe funclioii of 
t/ie liver. (Journ. of biolog. Chemistry, X, 478-497.) [Voir ch. XIV 

a) Tschernoruzki (M.). Ueber die Fermente der Lenkoeyten. (Zeits. f. 
physiol. Ch., LXXV, 216-231.) [189 

b) Ueber die Wirkung der NncJeinsnre auf die fermentativen Pro- 
fesse im lierischen Organismus. (Biochem. Zeitschr., XXXVl, 363-375.) [180 

Tswett (M.). -- Ueber die Dualitdt der Chlorophy liane. (Biochem. Zeitschr., 

XXXI, 505-506.) 

[Courte remarque concernant le 
travail publi sur cette question par Marschlewski (1910). P. Jaccard 

Underhill (Fr.). The production of qlycosuria bij adrenalin. (Amer. 
Journ. of Physiol., XXVII, 33.) ' ' [Que le 

cliien soit thyrodectomis ou normal, l'adrnaline provoque par injec- 
tion sous-cutane une glycosurie d'intensit comparable. J. Gautrelet 

Veley (V. H.) and Symes (W. L.). Certain physical and physiological 
properties of Stovain and ils homologues. (Roy. Soc. Proceed., B. 566, 
413.) [t.tude de l'action 

de la stovane, du methyl-, amyl-, phenyl- et benzyl-stovanes, et du sel de 
Fourneau, intermdiaire la cocane et la stovane. H. de Varigny 

Voorhoeve (N.). Beitrge zum KalkstoffwechseJ. (Biochem. Zeitschr., 

XXXII, 394-409.) [211 

Waentig (P.) und Steche (O.). Ueber die fermenlaiive Ilydroperoxydzer- 
strung. (Zeits. f. physiol. Ch., LXII, 226-304.) ' [182 

"Wakeman (A. J.) and Dakiu(H. D.). The calabolism of phenylalanine, 
li/rosi)te and of their derivatives. (Journ. of biolog. Chemistry, IX, 139- 
150.) [198 

"Wells (Gedeon), T/ie prsence of iodine in the human pitnitary gland. 
(Journ. of biolog. Chemistry, XII, 259-266.) [De ses propres 

expriences et de celles des autres l'auteur conclut que la prsence de 
l'iode dans la pituitaire n'est nullement dmontre. M. Mendelssohn 

AVender (N.). Ueber den Ein/hiss inaktiver Substanzen auf die Rotation 
der Lllvalose. (Biochem. Zeitschr., XXX, 357-373.) [191 

"Wheldale (M.). On the direct guaiacum reaction given by planl extracts. 
(Roy. Soc. Proceed., B. 569, 121.) 

[L'action directe de certains extraits de vgtaux est due 
l'oxydation post mortem d'un produit mtabolique dfini. H. de Varigny 

Wohlgemuth (J.). Untersuchungen ilber die Diastasen. Ueber den Ein- 
fluss des Serums, der Lymphe und der Organpresssafte auf die Wirkung der 
Diastase. (Biochem. Zeitschr., XXXIII, 303-315.) ' [182 

a) "Wolf (C.) und Osterberg fE.). Eiweissstoffiuechsel beim Ilunde. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXV, 329-363.) [191 

b) Protein metaboiism in Phlorizin Diabtes. (Am. J. of Phys., XXVIIl, 
71.) [Durant la glycosurie phlorizique on constate 
une augmentation de la cratinine et de la cratine. J. Gautrelet 

"Wolff (J.) et Stcklin (E.). L'oxyhmoglobine peut-elle fonctionner 
eonime peroxydasel' (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 313-335.) [Voir ch. XIV 

Worth (J.). Abban von Kohlenhydratsuren in der Leber. (Bioch. Zeits., 

XXXIII, 49-55.) [193 



168 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Zaleski (W.l. Ziir Kenntnts der Stoffwechselprozesse in reifenden Sa- 
men. (Beih. z. bot. Centralbl., XXVII, Abt. 1, 63-82.) [Voir ch. XIV 

Zaleski ("W.) und Rosenberg (A.). Zur Kenntnis der liolle der Kiitalase 
in don PlJanzcn. (Biochein. Zeitschr., XXXIIl, 1-15). [184 

Zeleny (Charles). Experiments 0)i the control of asymmelrijin the deve- 
lopment of the SerpuJid, Hydroides dianthns. (Contributions ZooL Labora- 
toryUniversity Illinois, n8; Journ. Morphol., XXII, 927-944, 7 fi^.) [171 

Voir pp. 6, 84, 105, 113, 216, 224, 227, 229, 231, 248, pour les renvois ce 

chapitre. 



1 Morphologie. 

a) Studnicka (F. K.). Le tissu de la corde dorsale et la classification des 
tissus dits de soutien . Le tissu de la corde a t tantt rattach au 
cartilage, tantt rang parmi les tissus pithliaux (surtout le tissu cordai 
pidermode de v. Ebner). Sciiaffer (1903 et I9I0) l'a plac dans sa cat- 
gorie des tissus vsiculeux de soutien , ou tissus cliordodes de soutien , 
dont il est un type, tant au point de vue morphologique que physiologique 
(voir Ain. biol., 1910). S. combat cette dernire conception du tissu cordai. 
Il y a en effet plusieurs varits de ce tissu, dont une seule, le tissu cordai 
vsiculeux (de Petromyzon, par exemple), rentre dans la dfinition; le tissu 
cordai cellulaire fibreux, le tissu cordai pidermode des Tlostens, le tissu 
cordai glatineux des Mammifres, sont autant d'espces loignes du type. 
Le tissu vsiculeux de soutien est celui dans lequel les cellules peuvent tre 
rendues turgescentes par l'accumulation de liquide (Schaffer); or, cet 
effet, tantt les cellules vsiculeuses sont entoures d'une membrane cellu- 
laire (tissu chordode), tantt laissent entre elles une couche mince de sub- 
stance fondamentale (tissu chondrode, prcartilage de S.). Le groupe des 
tissus vsiculeux de soutien n'est pas naturel, car il renferme des tissus qui 
ne sont pas comparables, ceux de la corde dorsale, du manteau des Tuni- 
ciers, des cartilages tentaculaires et des Polypes hydraires, de la graisse des 
Vertbrs. 

S. entre dans une discussion un peu subtile au sujet de la terminologie 
des tissus de soutien, qu'il finit par dsigner sous le nom de tissu de char- 
pente (Baugewebe). Dans ces tissus, les parties employes pour la fonction 
de soutien sont trs variables. Ce peuvent tre : 1 le protoplasma lui-mme 
(tissu msenchymateux embryonnaire, prcartilage) ; 2 les tonofibrilles du 
protoplasma, formes prparatoires des fibrilles conjonctives (tissu msen- 
chymateux, tissu rticulaire jeune, tissu pithlial rticulaire); 3" les tono- 
fibrilles de l'exnplasma (tissus du cas prcdent) ; 4 le contenu liquide de 
la cellule dterminant la turgescence de celle-ci (tissus vsiculeux chor- 
dodes de Schaffer) ; 5 une membrane cellulaire ou une capsule rigide 
(cartilages fibreux et parenchymateux) ; 6" une membrane cellulaire ou exo- 
plasma ferme (tissu cordai pidermode); une substance fondamentale 
homogne (certains tissus glatineux) ; une substance foniamentale fibril- 
laire (tissus fibreux); une substance fondamentale fibrillaire imprgne 
d'une matire rsistante (cartilage hyalin, os, dentine). 

Le mmoire se termine par une classification des tissus de charpente, 
dont les grandes lignes seules peuvent tre reproduites. Il distingue : -4. Des 
tissus purement ou surtout cellulaires : a) tissus purement cellulaires avec 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 160 

espaces intracellulaires (tissu pithlial rticulaire'de la pulpe de l'mail 
dentaire et des dents cornes des Cyclostomes, tissu nvroglique, tissu cor- 
dai, tissu msenchymateux rticulaire embryonnaire) ; b) tissus purement ou 
surtout cellulaires, compacts et sans espaces intercellulaires (tissu chordode 
de ScHAFFER ou fibro-hyalin de Renaut, prcartilage). B. Des tissus sub- 
stance fondamentale : 1 tissus glatineux ou muqueux : a) tissus glatineux 
acellulaires (msostroma embryonnaire de S., tissu du corps vitr, tissu 
glatineux des Hydromduses, tissu hyalin des os (Orlhagoriscus; b) tissus 
glatineux cellulaires (tissu glatineux ordinaire) ; 2*^ tissus lamelleux; 
3 tissus fibreux : a) tissus fibrillaires blancs, collagne ou prcollagne 
(tissu conjonctif lche, tissu conjonctif tendu des enveloppes et des tendons, 
tissu fibrillaire de soutien dans les gaines des canaux latraux des Sla- 
ciens); h) tissus fibrillaires jaunes, substance lastique; c) tissus rticu- 
laires ou adnodes; 4" tissus cartilagineux : a) cartilage fibreux; b) carti- 
lage lastique; c) cartilage hyalin (cartilage cellulaire ou parenchymateux, 
cartilage hyalin vrai); 5 tissus durs : a) tissu osseux; b) tissu ostode; 
c) tissu dentinaire, C. Tissus cuticulaires. A. Prenant. 

b) Studnicka (F. K.). Sur les substances de charpente et les parties 
constituantes du corps animal en gnral. Paralllement l'tude et la 
classification des tissus de charpente que S. a publies prcdemment 
{Anat. J:;., Bd XXXVIII), il se croit oblig de dresser une liste motive 
des . substances de charpente {Bausubstanzen) , quoiqu'on donnant ce 
terme un sens beaucoup plus large qu' celui de tissus de charpente. 1"^ II 
classe d'abord les substances qui constituent le corps animal, et il distingue : 
a) le protoplasma ; b) le deutoplasma ou mtaplasma, o figurent les ma- 
tires de rserve et les pigments, les scrtions libres; les scrtions de 
charpente qui donnent naissance par exemple aux fibrilles, les formations 
squelettiques extra- et intracellulaires, les liquides cellulaires: c) les rho- 
plasmcs (hmolymphe, sang, lymphe) ; (/) les excrtas et les particules 
nutritives. 2 Il envisage ensuite les parties constitutives du protoplasma et 
distingue : a) le caryoplasma ; b) le cytoplasma ou mieux somatoplasma, 
divis lui-mme en hyaloplasma et morphoplasma; c) le paraplasma, o il 
range les mitochondries, et aussi les centrioles ou blpharoplastes, les para- 
somes ou Nebenkerne. 3 Quant aux lments qui constituent la forme du 
corps, ce sont, chez un embryon de Vertbr, des cellules, celles des feuil- 
lets et du msenchyme; un msostroma acellulaire et nucl; le rhoplasma 
de la lymphe primordiale et plus tard du sang. Dens le corps du vertbr 
adulte, la complication devient naturellement plus grande, et il faut l'avouer, 
complique par le tableau mme que S. donne pour la faire comprendre. 
4 Vient ensuite un paragraphe sur la distribution du protoplasma dans les 
cellules et dans les masses symplasmiques. A propos de ces dernires, il est 
fait [comme je l'ai dj propos moi-mme] un emploi diffrent des termes 
habituellement synonymes de symplasme, syncytium, plasmode; le sym- 
plasme est une masse protoplasmique non diffrencie en cellule, nucle 
ou non ; le syncytium est, par exemple, la fibre musculaire strie, une for- 
mation non divise en cellules mais bien dlimite; le plasmode provient de 
la fusion secondaire des cellules. Dans les cellules ou les masses symplas- 
miques, il faut distinguer : le caryoplasma, le somatoplasma, diffrenci 
lui-mme en endoplasma ou exoplasma, ce dernier pouvant tre propre 
chaque cellule, ou bien commun plusieurs (synexoplasma, par exemple 
substances fondamentales et cuticulaires). 5 Ce sont les fibrilles qui sont 
l'lment fondamental de structure, qu'elles soient des organules propres 



170 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

chaque cellule ou communes plusieurs (synorganules). On peut classer 
les fibrilles^ selon leur fonction, et distinguer des myofibrilles/neurofibrilles, 
tonofibrilles; suivant leur gense; d'aprs leurs rapports avec le plasma 
cellulaire, ce qui donne des endofibrilles, des parafibrilles, des exofibrilles, 
des tectobrilles, celles-ci nes dans le synexoplasma d'une substance fonda- 
mentale ou cuticulaire; d'aprs leur morphologie. 6 Sous le rapport de leur 
vitalit on peut distinguer les parties du corps en bioplasma, plasma de 
charpente, paraplasma, rhoplasma, deutoplasma ; 7 et 8^ Enfin l'auteur 
termine par un classement des substances de charpente, dont les unes sont 
anorganiques et anorganodes (par exemple substance de la coquille des 
Mollusques, mail dentaire), les autres organodes. 

[11 faut avouer qu'il y a dans cet essai un effort louable mais un peu strile 
de classification, une confusion apporte par l'excs mme du dsir de pr- 
cision, une terminologie nouvelle quelque peu encombrante. Cette revue 
des substances de charpente n'est gure pour charpenter plus solidement 
notre conception de la constitution du corps animal]. A. Prenant. 

a) Symtrie. 

Przibram (Hans). Expriences sur les formes asymtriques pour 
l'explication du problme de la bilatralit. Quelle est la cause de l'asym- 
trie des parties? Souvent elle arrive chez des bilatraux produire des mons- 
truosits (ex. : jambes de taureau, pattes de crustac) consistant sur un ct 
du corps en vuie paire d'appendices surnumraires, dont l'un est semblable 
au normal, c'est--dire a la forme propre son ct, l'autre est symtrique 
du prcdent, c'est--dire a la forme normale de l'autre ct : y avait-il, 
l'tat latent, en un point, des dterminants de l'autre ct, ou le dve- 
loppement propre de chaque ct est-il indpendant? Pour la solution, on ne 
peut chercher un guide que chez des animaux prsentant une ingalit entre 
les deux cts, parce qu'elle permet de distinguer entre un simple renver- 
sement d'un ct et la ralisation du ct oppos. Rgnration, notam- 
ment chez des Crustacs Dcapodes, dont un certain nombre ont des pinces 
ingales ( htrochlie ), soit d'un ct ou de l'autre, soit toujours du 
mme ct. Chez les uns, la rgnration d'une pince la produisant moins 
forte, il s'tablit une intrrversioti simplement de taille entre les pinces des 
deux cts, sans changer la figure de la symtrie gnrale ; mais cette exp- 
rience exige une ablation suffisamment prcoce, sinon le rsultat peut 
tre assez tardif pour ne produire que l'galit ( homoclilie secondaire ). 
Chez les autres (par ex. : Homard), il n'y a pas d'interversion de taille, la 
grande pince se rgnrant en place et ne faisant que traverser des stades 
de petite pince. Chez le Homard, assez souvent on trouve aussi des mons- 
truosits (probablement dues la rgnration) consistant en paires d'ap- 
pendices surnumraires ; de tous les faits, dcrits ou retrouvs dans des 
collections, P. conclut : les appendices surnumraires situs sur de petites 
pinces en ont les caractres diffrents pour leurs deux branches; situs sur 
les grandes pinces ils ont le mme caractre pour leurs deux branches, par 
consquent sans diffrenciation normale : d'abord stades de transition entre 
les petites et les grandes, enfin caractres des grandes. Embryologie. P. 
explique le fait que les demi-embryons de grenouille ne se compltent que 
s'ils sont droit et gauche, en admettant que les deux moitis droite et gauche 
ne sont pas autodiffrencies, les axes antro-postrieur et dorso-ventral 
(fixs par le plan de fcondation) suffisant pour dterminer la bilatralit. 
Mais strictement les animaux bilatralement symtriques ne fournissent pas 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE P.IOLOGTOrE. 171 

le moyen de discerner si des bauches seml^lables ou dissemblables sont 
distribues des deux cts du corps. L'inversion d'asymtrie peut tre pro- 
voque exprimentalement par une pression sur l'uf (Crampton chez les 
Gastropodes); la suite d'inversion exceptionnelle, les cellules germinales 
peuvent faire naturellement rapparatre la distribution normale. Ilr- 
ditc du gain ou de la perte d'un caractre asymtrique. Ce caractre est 
hrit tantt sur le mme ct que le parent, tantt sur un ct quelconque. 
Une diffrence de couleur des deux i/eux cliez le chat peut (P.) dans l'hri- 
tage donner pour les deux yeux une coloration intervertie ou une coloration 
unique. Des taches asymtriques chez le Cobaye ne sont pas fixes par hr- 
dit, symtriques chez le rat le sont au contraire en accord avec la rgle de 
Mendel; chez Salamanilva maculosa, des taches jaunes irrgulires de parents 
viennent par hrdit s'ajouter (Kammerer) en un rsultat symtrique. Des 
orteils surnumraires chez le poulet sont, on le sait, hrits indpendam- 
ment des parents (d'un ct, ou de l'autre, ou des deux cts); de plus, c'est 
en se basant sur ce fait de la variation de situation dans l'hrdit, que P. 
explique, par leur localisation sur des parties du corps incapables de pro- 
duire des orteils, la non-apparition d'un caractre dominant de la rgle 
de Mendel (exception frquente dans l'asymtrie). Du plan gnral asymtri- 
que l'hrdit n'est pas absolue: car des inversions, d'ailleurs rares, de types 
asymtriques ne sont pas elles-mmes hrditaires (cur et intestin chez les 
vertbrs; coquilles de gastropodes dextres, rarement senestres). Conclu- 
sion: P. ne pense pas qu'on puisse admettre des dterminants ou bau- 
ches spciales pour chaque moiti du corps ou d'un organe. Sur ce point, la 
symtrie bilatrale ne fournit pas de solution ; mais pour l'asymtrie cette 
explication est montre inutile par les faits d'inversion des cas particuliers 
ou gnraux cits plus haut : on peut invoquer simplement une inversion 
de croissance, amene (Conklin) par une inversion de la position relative 
des bauches dorso-ventrales et antro-postrieures. Ainsi les causes de 
l'asymtrie sont encore inconnues, mais son tude dirige le problme de 
la bilatralit. Aug. Michel. 

Zeleny fCh.). Expriences sur l'asymtrie dans le dveloppement d'une 
SerpuHde. L'ablation prcoce de l'opercule principal de Ilydroides dian- 
thus le fait rgnrer, au lieu de provoquer, comme lorsqu'elle a lieu chez 
l'adulte, l'inversion du nouvel opercule; cependant dj la branchie sym- 
trique se dveloppe en un opercule, non plus trs rudimentaire comme dans 
l'tat normal, mais aussi large que l'opercule rudimentaire de Apomatus. 
D'ailleurs, la rgnration ne rpte pas le dveloppement ordinaire : l'o- 
percule apparat sans passer par une pointe modification tardive. Ces 
rsultats conduisent la conclusion que l'inversion des opercules chez 
l'adulte dpend de la prsence d'un opercule rudimentaire capable de se 
dvelopper rapidement en un opercule fonctionnel ; lorsque l'opercule rudi- 
mentaire n'a pas cette proprit, l'ancien opercule fonctionnel, gardant sa 
supriorit, refait saillie, la branchie oppose modifiant sa forme operculaire, 
mais sans arriver prendre la forme fonctionnelle. Aug. Michel. 

Bardeleben (K. von) Nouvelles recherches sur la gaucherie. Dans 
la deuxime runion de VAnat. Ges. (1910) B. a communiqu les rsultats 
d'une enqute faite dans l'arme allemande sur 2GG.270 individus; elle a 
donn peu prs 4 % de gauchers. L'enqute a port non seulement sur le 
fait mme de la gaucherie, mais encore sur l'emploi de la main prfre 
pour certains actes (couper le pain, coudre, crire, etc.), sur la jambe mise 



172 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

en avant la premire, aussi sur le bgaiement et ses diverses modalits, sur 
divers signes de dgnrescence, sur les antcdents familiaux, etc. A 
prsent B. a entrepris chez les enfants des coles une recherche parallle. 
Il a dtermin : 1 la direction du nez; 2 la diffrence perue par la palpa- 
tion entre la droite et la gauche dans la rgion du centre de Broca; 3 le 
contour horizontal des moitis droite et gauche de la tte ; 5 la longueur des 
bras; l'occlusion des paupires et de la bouche; 6'^ les anamnestiques. La 
dtermination de la gaucherie anatomique prsente d'ailleurs de grandes 
difficults. Quant la gaucherie fonctionnelle, l'enqute a pu tre faite par 
les instituteurs et institutrices; elle a port sur les gaucheries partielles 
(couper le pain, peler les pommes de terre, crire, coudre), sur les troubles 
de la parole, et sur les antcdents constats chez les parents. 

Les conclusions sont que la gaucherie est beaucoup plus frquente qu'on 
ne l'admet; elle a t suivant les coles de 11, 12,5 et mme 28,5 pour 100. 
ScHaFER, mdecin scolaire, a obtenu des chiffres beaucoup plus faibles et 
demande en consquence que les enfants soient contraints se servir de la 
main droite. B. frapp de la diffrence du chiffre des gaucliers chez les 
adultes et chez les enfants, l'explique par ce que, chez les gauchers de 
naissance, l'exercice liabituel et surtout l'criture a substitu la main droite 
la gauche ; la raison en est que, dans l'criture de gauche droite, il faut 
crire avec la main droite pour suivre le mouvement naturel qui est celui 
de l'abduction. Pratiquement B. pense qu'il faut inviter l'enfant gaucher 
se servir de sa main droite; mais si, malgr ses efforts, il reste gaucher, si 
le cerveau de l'enfant souffre de la contrainte l'usage de la main droite, 
si des troubles de la parole surviennent, il faut se rsigner la gaucherie. 
Car (LiEPMANN) ce qui est ncessaire pour le bon dveloppement intellectuel 
de l'homme, c'est la prdominance d'un hmisphre crbral, d'un centre 
de langage, et peu importe lequel. 

On lira avec intrt, dans la discussion qui a suivi la communication, les 
observations faites par Froriep, Schwalbe, Fr. Miiller, sur la dtermination 
topograpliique cranio-crbrale du centre du langage, au moyen de la Pro- 
tuberantia frontalis tertia de Schwalbe. A. Prenant. 

[j) ffomologies. 

Brachet (A.). La signification morphologique des grands organes des 
sens de la tle. Dans ce travail trs document et riche en faits d'obser- 
vation personnelle, l'auteur se propose de dmontrer que les grands or- 
ganes des sens qui sigent dans la tte des craniotes (il, oreille, organes 
olfactifs) ont poursuivi toute leur volution dans le phylum mme des 
vertbres et reprsentent les restes spcialement adapts pour des fonc- 
tions dfinies, d'un systme d'organes beaucoup plus vaste, mais sans doute 
plus homogne au point de vue fonctionnel et structural. Il dmontre ga- 
lement que l'il, l'oreille et l'organe olfactif non seulement sont sriale- 
ment homologues entre eux, mais le sont aussi avec les ganglions des 
nerfs crniens mixtes (trijumeau, facial, glossopharyngien, pneumogastri- 
que). L'auteur clierche ainsi tablir l'homologie sriale des ganglions des 
nerfs crniens mixtes et des organes de sens spcialiss. Mais il n'tend pas 
cette homologie aux ganglions spinaux qui n'ont pas la mme valeur mor- 
phologique que les ganglions des nerfs crniens malgr que leur structure 
histologique et leurs i)roprits fonctionnelles ne diffrent gure de celle 
du ganglion de Gasser ou du ganglion noueux du pneumogastrique. Ces d- 
monstrations dcoulent des donnes embryologiques actuellement connues 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 173 

et rsultent d'un grand nombre d'observations faites par l'auteur. En tirant 
des dductions, peut-tre un ])eu hardies, des faits rvls par l'embryologie, 
l'auteur croit pouvoir fournir ainsi la preuve du transformisme dans l'volu- 
tion des lments nerveux et des organes de sens. Cette preuve serait fournie 
par ces faits que les ganglions des nerfs crniens mixtes se dveloppent par 
des processus diffrents, bien qu'ils aient la mme structure et les mmes 
fonctions chez l'adulte, et quelcs ganglions des nerfs crniens s'difient suivant 
les lois qui prsident la formation des organes des sens. M. Mendelssuhn. 

Parker (G. H.). Origine et signification du systme nerveux primitif. 
Mcanisme neiiromusciilaire . P. pose sous ce nom un schma physio- 
logique plus tendu que celui du systme nerveux ordinaire : rcepteurs ou 
organes des sens (partie priphrique de neurones sensoriels), recevant les 
excitations et produisant les impulsions ; ajusteurs ou organes nerveux cen- 
traux (aprs les fibres nerveuses de liaison, les extrmits centrales des neuro- 
nes sensoriels et moteurs, et les neurones associateurs), pour rgler la rponse 
et chez les animaux suprieurs conserver la mmoire ; effecteurs, muscles, 
organes lectriques, glandes etc. (eux-mmes relis aux ajusteurs par des 
fibres nerveuses),. pour les ractions. Evolution. P. n'admet cette appa- 
rition chez les clentrs, ni indpendante poux les lments nerveux et 
musculaires (Claus, Chun), ni simultane soit avec cellules primitives neuro- 
musculaires (Kleinenberg), soit avec production par l'pithlium de cellules 
dj distinctement sensorielles, ganglionnaires, musculaires (Frres Hert- 
wig). Dans la srie ascendante il y a une progressive mise en rapport des 
parties dans un ensemble de plus en plus concentr. Ce n'est d'abord que 
pour les fonctions de nutrition et de reproduction (plus ou moins suivant le 
type gastrula). Puis, pour raction aux excitations, apparaissent des effec- 
teurs indpendants : chez les Spongiaires, on n'a pas trouv de traces d'l- 
ments nerveux; P. le confirme chez StyloteUa anatomiquement et physiolo- 
giquement; car si aux orifices il y a des rponses l'action de l'eau, elles 
sont trs lentes et par suite dues une excitation directe. Ensuite, chez les 
Clentrs, apparaissent des rcepteurs pour perfectionner l'excitation. 
La coordination s'ajoute par des ajusteurs, mettant en rapport grce aux 
lments nerveux : chez les Clentrs ce rapport n'est gure plus que diffus, 
ce qui permet l'isolement de parties du corps, cependant dj avec une cer- 
taine coordination (progressivement Hydre, Actinie, Mduse); chez les ani- 
maux plus levs, la concentration se dveloppe. D'autre part pour accrotre 
les muscles, les organes nerveux, le mtabolisme, s'tablissent les syst- 
mes circulatoire, respiratoire, excrteur. Enfin, chez les animaux sup- 
rieurs, par le dveloppement du systme nerveux, la centralisation atteint 
son plus haut degr, jusqu' l'activit consciente. Aug. Michel. 

Cohn (Ludwig). La question de Vorientation des Cestodes. L'opinion 
ancienne tait que la rgion portant des ventouses et des crochets correspon- 
dait la tte. Une comparaison avec les Trmatodes avait conduit assimiler 
l'extrmit fixe du Cestode l'extrmit postrieure du Trmatode et 
renverser, par consquent, la conception de l'orientation du premier. Une 
observation attentive du Gyrocotgle confirme cette opinion, mais suivant une 
conception nouvelle. La considration du systme nerveux amne recon- 
natre que, chez Gyrocotyte, l'extrmit portant la ventouse est l'antrieure et 
l'entonnoir servant la fixation, la postrieure, le dveloppement du systme 
nerveux cette extrmit ayant une signification physiologique et non mor- 
phologique. Or, chez le Tsenia, l'extrmit fixe correspond l'entonnoir 



174 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

du Gyrocotyle. Donc, le Txnia est fix par son extrmit postrieure et le 
dveloppement du systme nerveux son niveau s'explique de mme par 
des raisons physiologiques. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Figdor ("W.). Passage des feuilles staminales aux feuilles carpellaires 
chez. Jlumulus Japonicus et cause dterminant ce phnomne . Chez des exem- 
plaires nains et feuilles panaches de Humulus japonicus, espce normale- 
ment diclive, l'auteur mentionne l'apparition de fleurs hermaphrodites pr- 
sentant des feuilles staminales transformes en tout ou en partie en carpelles. 
Il rattache cette anomalie au nanisme provoqu par l'action simultane d'une 
faible intensit lumineuse jointe une basse temprature. P. Jaccard. 

8) Feuillets. 

Ebner (V. V.). Dveloppement des tissus et phylognse. On est 
frapp des ressemblances que prsentent les tissus dans des espces ani- 
males trs loignes les unes des autres; il en est ainsi pour les muscles, 
pour les tissus de soutien, etc. Des phnomnes de convergence, d'adapta- 
tion structurale la fonction rendent compte de ces ressemblances. La doc- 
trine de la spcificit des feuillets peut tre considre comme surfaite, de 
par les faits de totipotentialit des blastomres, par la diversit des espces 
tissulaires fournies par chacun des diffrents feuillets, par la continuit 
matrielle entre lments de divers tissus, par les phnomnes de mta- 
plasie. Les tissus sont en effet plus mallables et plus fluides en quelque 
sorte que le type d'organisation, et les cellules indiffrentes provenant de 
plasmas germinatifs trs loigns peuvent par convergence fonctionnelle 
prendre des structures semblables. Il serait vain de tenter une phylognse 
des tissus, qui serait indpendante du type d^'organisation ; une telle tentative 
aboutirait des contradictions insolubles, confondre des substitutions 
fonctionnelles, des convergences, des continuits matrielles des tissus avec 
des processus de dveloppement rels. La loi biogntique ne peut s'ap- 
pliquer aux tissus; car on n'imagine pas un vertbr anccstral, dont le tissu 
de soutien ne serait fait que de la forme embryonnaire de ce tissu, c'est-- 
dire de msenchyme glatineux. A. Pbenant. 

2^ Composition chlmique des substances de l'organisme. 

Rosenthal (J.). Les ferments et leur activit. Le mcanisme de l'ac- 
tion des ferments est, en gnral^ trs peu clair. De mme que les catalysa- 
teurs, on les considre comme des substances intermdiaires sans que cette 
explication contribue rendre le problme plus clair. Dans beaucoup de cas 
cette action intermdiaire est peut-tre de nature chimique; les ferments 
peuvent aider raliser des combinaisons chimiques intermdiaires qui 
sont rapidement dtruites et disparaissent de nouveau, de sorte que ce pro- 
cessus peut continuer indfiniment. Liebig et Naegeli ont, d'autre part, jet 
les bases d'une explication plutt physique de Tactivit des ferments. R. est 
dispos accepter cette ex})lication et la formuler de la faon suivante, 
en l'adaptant nos connaissances actuelles de la structure des matires 
organiques : Les ferments sont des substances chimiques trs compliques, 
dont les atomes ou groupes d'atomes sont en mouvement continuel, de sorte 
qu' l'intrieur de leurs molcules il y a une grande rserve d'nergie. Au 
contact avec d'autres matires galement trs compliques les ferments leur 
communiquent l'nergie reprsente par les mouvements de ces atomes. 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 175 

Celle-ci peut passer tout entire ou en partie sur les substances rencontres 
par les ferments. De cette faon la rapidit des mouvements des atomes 
l'intrieur des matires entres en contact avec les ferments peut tre aug- 
mente tel degr que l'affinit qui les rgit est surmonte sur certains 
points des molcules et que des groupes d'atomes se dtachent de l'ensemble 
de la molcule : autrement dit, les matires en question sont ddoubles. 

Or, R. s'est dit que si cette hypothse tait fonde on devrait pouvoir la 
vrifier en faisant agir sur des matires qui peuvent tre ddoubles par 
des ferments quelque autre forme d'nergie. Et il a, en effet, russi obte- 
nir, en se servant d'un solno'i'de, le ddoublement de l'amidon, des protines 
et d'autres substances organiques par l'action de courants lectro-magnti- 
ques ondes d'une certaine frquence. L'amidon, par exemple, est ddoubl 
par des courants lectriques de 440 480 oscillations et cela de la mme 
faon que par l'action d'une diastase. Le travail des ferments hydrolytiques 
peut, par consquent, tre fait par des oscillations lectromagntiques d'une 
certaine frquence. J. Stroiil. 

Rohonyi (K.). Action des ferments et dissociation lectroli/lique. La 
comparaison de la conductivit lectrique d'une solution de ferment actif 
famylase, invertine, pepsine) avec celle inactive par chauffage donne, dans 
ce dernier cas, un chiffre plus lev. Mais ceci ne tient qu' l'vaporation 
d'eau pendant l'bullition et l'addition d'eau une solution de ferment inac- 
tif fait disparatre cette diffrence. Dans l'hydrolyse de l'amidon, la conduc- 
tivit lectrique augmente par suite de la mise en libert des sels absorbs 
par l'amidon; si on a soin d'oprer sur un corps sans cendres le saccha- 
rose la conductivit lectrique reste constante pendant toute l'hydrolyse. 
La concentration en ions H reste constante pendant l'action de l'amylase et 
de l'invertine. E. Terroine. 

Armstrong (E. Frankland). Les oxydases. Les opinions sont par- 
tages sur la nature des diastases; pour les uns, elles sont des enzymes et 
pour les autres des catalyseurs inorganiques dans un substratum collodal. 
Les oxydases contiennent invariablement de faibles traces de substances mi- 
nrales, sels de manganse, de fer et de calcium, que l'on ne peut sparer 
par la purification la plus soigne. Leur manire d'tre peut tre imite au 
moyen de suspensions collodales de quelques sels inorganiques. Euler a 
montr rcemment que la laccase de Medicago saliva peut tre purifie 
jusqu' ce qu'elle consiste en un mlange de sels organiques de calcium et 
d'acide oxalique. D'un autre cot, Bach met l'opinion que les sels min- 
raux ne sont point une partie intgrante des oxydases. Beaucoup de faits 
plaident en faveur de la nature enzymatique des diastases. F. Pchoutre. 

b) Jones (AV.). Sur les agents jiliijsiologiques qui interviennent dans la 
f'eruienlation des nuclijies, avec considration spciale de quatre dsamidases 
indpendantes. Dans un autre travail (voir Jones a), l'auteur a montr que 
le pancras de porc n'exerce sur l'acide guanylique ni dsamination ni 
libration de purines. Mais cela ne prouve pas que l'acide guanylique n'est 
pas modifi; il peut, en effet, perdre son acide phosphorique avec formation 
de guanosine d'aprs le processus suivant : 

HoPO.',. QiHgOa. CsHaNiOlNHo) + HoO == C;iH90.i. QiHaNiOlNH^) + H^PO;. 

On sait, en effet, que les travaux de Haiin et Giret, Iwanoff, etc., ont 
montrque, sous l'influence del levure et des extraits de glande, les acides 
nucliques librent de l'acide phosphorique; toutefois, cette libration a 




176 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

toujours t observe simultanment avec une libration de bases puriques. 
Depuis peu, Levene et Medigreceanu ont tudi l'action des organes du cl)ien 
sur des substances nucliniques ; ils ne peuvent se former d'opinion en em- 
ployant la mthode optique que J. avait lui-mme utilise. 

J. reprend alors la question par la recherche directe de Tacide phospho- 
rique; les rsultats sont alors incontestables : sous l'action du pancras de 
porc, l'acide guanylique perd son acide phospliorique et donne ainsi nais- 
sance de la guanosine; la guanosine, elle, reste inattaque. 11 constate, en 
outre, qu'il y a libration d'acide phosphorique au cours de l'autodigestion 
des extraits de foie, de rate et de pancras et lors de l'action de ces extraits 
sur l'acide guanylique et l'acide thymonuclinique. 

On peut suivre maintenant, en se servant des travaux de Levene et Jacobs, 
la dgradation des acides nucliniques. On peut, en effet, considrer ce 
corps comme un dinuclotide : 

IIO H ! OH HO j II 

CsHsOal C5H2N,(NH2) 
adinosine 

OH HO I H 
C^ngOal CsH^N^OlNH^) 

gualnosine. 

L'un des nuclotides contient dur/-ribose et de la guanine, l'autre du ^^ri- 
bose et de l'adnine. On peut donc voir, la fin d'une action diastasique, 
quelle substance on a affaire. 

On peut ainsi montrer que le pancras agissant sur l'acide tliymonucli- 
nique libre de l'acide phosphorique avec formation de guanosine et d'ad- 
nosine. Le premier corps n'est pas modifi, car une hydrolyse des produits 
forms donne de la guanine; par contre, l'adnosine est dsamine et trans- 
forme en inosine (on trouve, en effet, de l'iiypoxantliine par hydrolyse). Le 
pancras contient donc une adnosine-dsamidase et -pas de guanosine-dsa- 
midase. On peut, par contre, par des procds analogues, montrer l'existence 
de ce ferment dans le foie, par suite des produits forms au cours de l'autodi- 
gestion. Ces deux ferments sont donc bien distincts. 

D'autre part, le foie de porc contient l)ien de l?i guanonine-dsamidase^ mais 
ne contient pas de guanase; il y a donc l une nouvelle distinction tablir. 

Enfin, J. trouve que le foie de chien, le foie de lapin, beaucoup de tissus 
humains, tousles tissus du rat produisent de l'hypoxanthinepar autodigestion, 
mais sont incapables de transformer l'adnine en hypoxantliine; il y a donc 
une adnosinc-dsam idase indpendante de adciiase. On peut donc compter 
quatre dsamidases distinctes. E. Terroine. 

a) Jones ("W.). Sur les tmclmses. Les recherches portent sur un nu- 
clotide : Vacide guanylique , lequel, par sa dcomposition, donne naissance 
une seule base purique, la guanine. Cet acide prsente, au point de vue 
exprimental, l'avantage que sa prsence dans une solution n'empche pas 
la prcipitation des bases puriques libres par les rcaciifs argentique ou cui- 
vrique. Faisant agir diffrents extraits sur l'acide guanylique, on constate 
que l'extrait de rate de hxx dcompose rapidement l'acide guanylique en 
donnant naissance de la xanthine, alors que l'extrait de pancras de porc 
ne donne pas ce rsultat. On constate seulement, dans le cas de l'extrait de 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 177 

pancras, aprs une digestion prolonge, la prsence en quantit trs faible 
d'un mlange de xantliine et d'hypoxantliine, mlange qu'on trouve aussi bien 
dans le tmoin que lors de l'addition de l'acide guanylique. Ces bases pro- 
viennent donc de Tautodigestiou de la glande. Il y a donc lieu de penser 
que la rate contient une (laanylas^e, alors que le pancras n'en contient pas. 
E. Terroine. 

h) Levene (P. A.) et Medigreceanu (F.). L'action des sucs digestifs , sur 
les acides nucliniques. On sait combien peu nous sommes avancs dans 
la (juestion de la digestion des substances nucliniques. Les recherches de 
Levene et Jacobs ayant apport des renseignements prcis sur la structure 
de ces corps, une telle tude devait tre reprise. C'est ce que font L. et 
M. en soumettant l'action des sucs gastrique, pancratique et intestinal 
des substances nucliniques plus ou moins complexes : inosine, cytidine, 
acide guanylique, naclotides bases pyrimidi(pies, acide nuclique de le- 
vure, acide thymonuclinique. h'inosine, la guanoait^e et la cytidine ne sont 
attaques par aucun suc ou mlange de suc. Acide guanylique. N'est 
attaqu ni par le suc gastrique ni par le suc pancrati(pie. Sous l'influence 
du suc intestinal on observe un trouble de la solution, la formation d'un pr- 
cipit cristallin, une diminution marque du pouvoir rotatoire du liquide 
surnageant. 11 y a donc sparation de l'acide phosphorique de la guanosine 
qui cristallise en prcipitant. Auclotides pyriuiidiques. Ne sont atta- 
qus ni par le suc gastrique ni par le suc pancratique. Sous l'action du suc 
intestinal il y a libration d'acide phosphorique. Mais la raction est trs faible. 
xin'de nuclique de levure. Rien d'important noter sous l'action du suc 
gastrique ou du suc pancratique. Sous l'influence du suc intestinal, on 
observe les faits suivants : une chute trs rapide du pouvoir rotatoire; la 
solution contient de l'acide phosphorique libre, mais ne rduit pas la liqueur 
de Fehling. La rduction est trs prononce aprs hydrolyse par les acides 
minraux. Il est probable que l'acide nuclinique est ddoubl en mononu- 
clotides et qu'ensuite ces mononuclotides sont dcomposs en acide phos- 
phorique et un complexe organique qui reste inattaqu. Acide thymonucli- 
nique. Se comporte de la mme manire que l'acide nuclique; toutefois, 
la dgradation est beaucoup moins intense. E. Terroine. 

Amberg (S.) et Jones ("W.). Sur les ferments qui provoquent le ddou- 
blement des substances nucliniqies avec considrations spciales sur la forma- 
tion d'hypoxanthine en absence d'adnase. Aprs avoir tabli par hydro- 
lyse la constitution de la molcule d'acide nuclinique, Levene et Jacobs 
montrent que, partir des nuclotides, on peut, par sparation d'acide phos- 
phorique, obtenir deux nuclosides : la guanosine et l'adnosine. La guano- 
sine est un compos de guanine et de d-ribose, elle donne de la guanine 
libre par hydrolyse; l'adnosine est un compos d'adnine et de d-ribose, 
elle donne de l'adnine par hydrolyse. Par l'action de l'acide azotique on 
obtient les aminonuclosides correspondants : xanthosine et inosine. Or, 
les organes peuvent accomplir un grand nombre de ces dgradations. Les 
recherches des auteurs portent particulirement sur la formation de l'hy- 
poxanthine. 

Voici tout d'abord les faits exprimentaux qu'ils constatent : 

La guanine additionne du foie de chien est transforme en xanthine ; 
le foie contient donc une guanase ; 

Ladnine additionne du foie de chien n'est pas transforme en hypo- 
xanthine ; le foie do chien ne contient donc pas d'adnase ; 

l'anne biologique, XVI. 1911. 12 



178 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

L'acide nuclinique additionn du foie de chien donne naissance la fois 
de la xanthine et de l'hypoxanthine. 

Comment comprendre ces rsultats qui apparaissent comme contradictoi- 
res? De la manire suivante : Au cours de la digestion nuclinique, il y a 
tout d'abord formation d'adnosine; cette adnosine est directement dsami- 
ne par une adnosinedsamidase; elle se transforme ainsi en inosine, 
laquelle, attaque par une inosine-hydrolase. est transforme en hypoxan- 
thine . Il peut donc y avoir dgradation de l'acide nuclinique avec formation 
d'hypoxanthine sans passer par l'intermdiaire obligatoire de l'adnine et, 
par consquent, sans ncessiter la prsence d'adnase. E. Terroine. 

a) Levene (P. A.) et Medigreceanu (F.). Sur les nuclases {P'^ M- 
moire). Les recherches sur l'autolyse ont montr que, au cours de ce phno- 
mne, on observait une dgradation des nuclines aboutissant la formation 
d'acide phosphorique libre et de bases puriques ou pyrimidiqucs. Toutefois, 
l'tat des connaissances sur la constitution des substances nucliniques 
tait trop peu avanc pour qu'il soit possible de se rendre compte du mca- 
nisme de leur dsintgration. Les recherches chimiques de Levene per- 
mettent maintenant d'aborder cette tude. On sait, en effet, maintenant que 
la molcule complexe d'acide nuclinique est constitue de nuclolides: ces 
nuclotides comprennent eux-mmes de l'acide phosphorique, un hydrate de 
carbone et une base. On sait, de plus, que par hydrolyse on peut dtacher 
soit l'acide phosphorique seul, laissant ainsi un nuclotide, soit la base 
purique, laissant ainsi l'acide pliosphorique conjugu avec un hydrate de 
carbone. Or, de tels changements peuvent tre suivis par les variations de 
pouvoir rotatoire : par exemple, lors de la dcomposition de l'acide inosique, 
si l'on obtient la conjugaison acide phosphorique- d-ribose , il y a diminution 
du pouvoir rotatoire ; si, au contraire, il y a formation d'inosine, il y a 
augmentation du pouvoir rotatoire. On peut donc par ce moyen, non seule- 
ment constater l'existence de la dgradation, mais encore en prciser le 
sens. Partant de ces observations, les auteurs recherchent dans les diffrents 
tissus la prsence de ferments attaquant les substances nucliniques. Ils 
font ainsi agir le pancras, le foie, le rein, le cur, la muqueuse de l'in- 
testin grle et le srum sanguin sur l'inosine, la cytidine, l'acide inosique, 
l'acide guanylique et l'acide nuclique de levure. Voici les principaux rsul- 
tats observs : Inosine. Les sucs de muscle cardiaque, de foie, de rein et de 
muqueuse intestinale hydrolysent l'inosine, ils librent la base libre et du 
d-ribose. Le pancras et le srum sont sans action. Acide inosique. Est 
hydrolyse par les mmes organes que l'inosine. 

Il n'y a aucun moment ni formation d'inosine, ni formation de complexe 
acide phosphorique d-ribose. Il semble qu' tous moments de la raction la 
dsintgration est complte en acide phospliorique, d-ribose et hypo- 
xanthine. Acide guanylique. Le foie, le rein, le myocarde, la muqueuse 
intestinale agissent sur l'acide guanylique comme sur l'acide inosique. Le 
pancras dtache la guanosine de l'acide guanylique. Ci/lidine. Rsiste 
l'action de tous les tissus. Acide nuclinique de levure. Est dcompos en acide 
phosphorique, bases puriques, d-ribose, cytidine et uridine. E. Terroine. 

c) Levene CP. A.) et Medigreceanu (F.). Sur les nuclases ( 2 M- 
moire). Les auteurs rsument dans ce mmoire l'ensemble de leurs 
recherches et indiquent comment on peut concevoir la dgradation des sub- 
stances nucliniques. La molcule d'acide nuclinique tant complexe, il y 
a lieu de rechercher par quelle suite d'actions leur dgradation complte 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 179 

s'opre. Considrons tout d'abord acide nuclinique. L'acide thymonucli- 
nique est un polyniiclotide qui prsente la structure ci-dessous : 

OH 

\ 

= P - 0. C:; Hs 0,. C, H, N, 

= P-0. C^HgO:,. G:;H-. N3 




=. p _ 0. C, Hg O3. C, H, N 

= P _ 0. C, Hg O5. C, H3 No 0. 

/ 
OH 

Au cours de la destruction les nuclotides sont librs. Le plasma de quel- 
ques organes contient seulement des enzymes capables de dtacher les nu- 
clotides sans apporter aucune autre modification. Aux enzymes qui accom- 
plissent ainsi la dissolution de l'acide nuclinique en nuclotides on rservera 
le nom de nuclinases. La nuclinase est pratiquement prsente dans tous 
les organes ainsi que dans le suc pancratique. 

Passons maintenant aux nuch'-olides. Ces corps sont des composs d'acide 
phosphorique, d'un hydrate de carbone et d'une base. Ils peuvent donc tre 
hydrolyses de deux manires : ou bien avec libration d'une base purique 
et formation d'un ther phospliorique hydrocarbon, ou bien par libration 
d'acide phosphorique et libration d'un nuclotide suivant le schma 
suivant : 
OH 

= P - 0. C, Hg O3. C, H i. N, + H2 = H3 PO; + C,o H^3 N^ 0, 

OH Acide guanylique Guanosine 

Le premier type n"a jamais t observ. Le second type d'action est fr- 
quent; c'est celui qu'exercent^ entre autres, le plasma de pancras et le suc 
intestinal. Aux enzymes oprant ainsi le clivage du nuclotide en acide phos- 
phorique et nucloside on rservera le nom de nuclotidase. 

Nous voici maintenant en prsence des nuclosides forms. Ces corps 
sont hydrolyses par les acides et les ferments de la manire suivante : 

TT TT Tl TT 

CH.. OH C C C C - C; H i N^ O,-; -f Ho = C, H ,0 0^ + C, H;, N, 
: OH OH, : ribose 

: : 

Cette hydrolyse qui donne naissance du ribose et une base purique 
libre est effectue par le plasma d'un grand nombre d'organes. Aux enzymes 
ddoublant ainsi le nucloside en ribose et base purique on donnera le nom 
de nuclosidase. 

Ainsi se trouve tablie d'une manire rationnelle, base sur la constitution 
des corps, la nomenclature des enzymes qui interviennent successivement 
dans la dgradation des substances nucliniques. E. Terroine. 



180 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Juschtschenko (A. J.). Sur la teneur en nuclase de diff'rents organes- 
d l'homme et des animaux. La nuclase est rpandue, mais en quantit 
diffrente dans les organes de Tliomme et des animaux. Les organes les 
plus riches en nuclase sont le foie, le rein, la rate, le pancras et la glande 
thyrode. Le cerveau, la glande surrnale, le poumon et les glandes lym- 
phatiques contiennent des quantits moyennes de nuclase; enfin le cur, 
le sang, le muscle et le srum sont franchement pauvres en nuclase. Dans 
le mme organe, la quantit de nuclase varie suivant l'espce animale 
laquelle on s'adresse. Ainsi les sangs de chien, de lapin et de buf sont plus 
riclies en nuclase que celui de l'homme. Les foies de l'homme, du cheval, 
du buf et du lapin sont plus riches en nuclase que celui du chien. L'ge 
de l'animal a aussi une influence sur la richesse en nuclase. Les organes 
de chiens jeunes sont en gnral plus pauvres en nuclase que ceux des 
animaux gs. E. Terroine. 

/>) Tschernoruzki (M.). L'influence de l'acide niiclinique sur les processus 
fermentati l's dans l'organ'sme animal. Afin d'tudier l'influence exerce par 
l'acide nuclinique introduit rgulirement dans l'organisme sur les fer- 
ments de ce dernier, on administre de jeunes chiens du nuclate de soude 
dose croissante pendant 5 mois. La voie d'introduction varie avec chaque 
lot de chiens : per os, sous-cutane, intra-veineuse, intra-pritonale. Les 
animaux sont tus par saigne, on examine la teneur des organes en 
ferments comparativement avec ceux des tmoins n'ayant pas subi le trai- 
tement au nuclate de soude. Les ferments tudis sont : la protase, l'amy- 
lase, la catalase, la nuclase, la lipase et la lcithase. Les animaux traits 
avec l'acide nuclinique prsentent dans certains cas une augmentation des 
ferments surtout quand la voie d'introduction est intra-veineuse. Cette 
augmentation est particulirement nette dans le cerveau, les poumons, le 
muscle et le thymus. E. Terroine. 

Levene (P. A.) et Meyer (G. M.). Sur l'action combine du plasma 
musculaire et de l'extrait de pancras sur le glucose et le maltose. Si l'on 
soumet une solution de glucose l'action combine du suc musculaire et de 
l'extrait pancratique on constate une diminution sensible du pouvoir rduc- 
teur; si l'on porte le mlange l'bullition en prsence d'acide chlorhy- 
drique on fait rapparatre le pouvoir rducteur primitif. Il n'y a donc pas 
eu glycolyse, comme le pensait Coiinheim, mais probablement condensation, 
comme l'avait observ Hall. L'organe prpar partir du liquide soumis 
l'action combine des plasmas conduit penser que le produit form est du 
maltose. E. Terroine. 

Mathews (P. A.) et Glenn (T. H.). La composition de l'invertine. 
La prparation sur laquelle portent les recherches chimiques des auteurs est 
obtenue par la mthode de 0. Sullivan et Thompson par autodigestion de la 
levure et prcipitation par l'alcool. Elle contient 1 9^ de cendres (phosphates 
surtout) et 2,2 % d'azote. Lorsque le taux de l'azote s'abaisse au-dessous de 
2,2 % la prparation est moins active; elle est presque inactive pour une 
teneur en azote de 1 %. La partie essentielle de la prparation semble tre 
une gomme, une mannosane; l'hydrolyse de l'invertine donne en effet 76 % 
de son poids en sucre rducteur. Cette gomme est unie une protine qui 
contiendrait 3,5 % de tyrosine. E. Terroine. 

a) Euler (H.) et Kullberg (S.). Sur la purification de l'invertine. On 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. ISI 

prpare le ferment en partant du suc produit par l'autolyse de la levure ; les 
albumines sont ensuite prcipites par l'actate de plomb et le kaolin. La 
prparation ainsi obtenue est trs active et ne contient que 4,59 96 d'azote. 
Par dialyse on abaisse la teneur en azote 1,55 9e et on diminue cependant 
trs peu l'activit diastasique. Les auteurs peuvent, l'aide de cette prpara- 
tion, vrifier la loi de Hudson : proportionnalit directe absolue entre la con- 
centration du ferment et la vitesse de raction. E. Terroine. 

h) Battelli (F.) et Stern (L.). Oxydation des acides citrique, malique et 
fumarique par les tissus animaux. L'addition des acides citrique, malique 
et fumarique une pure d'organe d'origine diffrente augmente les 
changes gazeux de cet organe; le quotient respiratoire augmente et atteint 
environ 1,33 (expriences faites avec le muscle, le foie, le rein) dans le cas 
des acides malique et fumarique. Mme fait est observ quand on ajoute de 
l'acide citrique au muscle broy. Ce quotient respiratoire lev indique que 
les acides additionns sont brls par les tissus : l'acide citrique brle le 
plus facilement; viennent ensuite l'acide fumarique puis l'acide malique qui 
se place en dernier lieu. L'oxydation la plus forte se fait dans le muscle, le 
foie et le rein. II existe un paralllisme entre la respiration principale des 
tissus et leur pouvoir oxydant vis--vis des acides tudis : les deux dimi- 
nuent aprs la mort. Le lavage du tissu, ou son traitement par l'alcool ou 
l'actone nuit son pouvoir oxydant. Les oxydations se font aussi bien 
dans un milieu neutre que lgrement acide ou alcalin. L'optimum de 
l'action se place 70". L'oxydation se fait mieux dans l'oxygne que dans 
l'air. Sa vitesse augmente dans une certaine mesure avec la concentration 
des acides; elle diminue mesure que l'action se prolonge. Le chlorure de 
sodium petite dose augmente les oxydations, dose plus leve il les 
empche. Le fluorure de sodium concentration moyenne augmente quel- 
quefois les oxydations des acides tudis. L'acide prussique, les aldhydes 
salicylique et formique, la bile mme faible concentration empchent les 
oxydations. E. Terroine. 

Lapidus (H.). Vamylase cl la lcithine du commerce. La lcithine 
Agfa , employe soit en solution dans l'eau, soit en solution dans l'alcool 
mtliylique, retarde nettement l'action de l'amylase salivaire. L'alcool mthy- 
lique la concentration employe est inactif. On observe la mme action 
de la lcithine sur l'amylase du pancras. L'empchement obtenu est sur- 
tout net si on prend soin d'employer une solution aqueuse de lcithine, car 
l'alcool mthylique a par lui-mme une action acclrante sur l'amylase 
pancratique, ce qui masque l'action propre de la lcithine. Les mmes 
faits s'observent sur l'amylase de l'extrait de muqueuse intestinale de buf. 
La lcithine en solution aqueuse ou alcoolique exerce une action empchante 
sur l'amylase du sang, condition de se maintenir la temprature de la 
chambre. Par contre, 37<^ et surtout si le sang a t pralablement trait 
par l'ther, la lcithine a une action nettement activante. E. Terroine. 

Starkenstein (E.). Sur Vindpendance de l'action de l'amylase des li- 
podes. Afin d'lucider l'action des lipodes sur l'amylase, l'auteur tudie 
comparativement l'action sur l'amidon d'un extrait de foie de lapin tel quel 
et aprs son extraction par l'alcool-ther et le tolune. En aucun cas l'extrac- 
tion n'a influenc l'action amylolytique du foie ; l'action de l'amylase est donc 
indpendante des lipodes. E. Terroine. 



182 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Bang (I.). Hecherches sur les amylases. tude mthodique de l'ac- 
tion de TamyLise de la salive dialyse sur Tamidon soluble de Merck. La 
dialyse diminue l'action de Tamylase salivaire, sans l'abolir totalement, 
comme c'est de rgle pour l'amylase pancratique. De mme l'action pra- 
lable par l'alcool, suivie de dialyse, n'inactive qu'incompltement l'amylase 
salivaire. L'optimum de concentration de NaClestde 1 : 33000. ce qui corres- 
pond une concentration de salive 0.5% de NaCl. Toutefois, le ferment 
supporte des quantits beaucoup plus grandes de NaCl, son action est pour 
ainsi dire la mme en prsence de 6,5 % de NaCl, la diminution d'action 
n'est nette que quand la concentration en NaCl atteint 13 "/q. L'addition 
de phosphate disodique empche l'action de l'amylase salivaire, l'action est 
plus forte sur la salive pralablement dialyse. L'addition de petites quan- 
tits de chlorure de sodium un mlange de salive dialyse et de phosphate 
disodique supprime l'inhibition exerce par ce dernier. Le phosphate mono- 
sodique agit tout autrement : il a une action activante trs petite dose; 
ime dose plus leve il^exerce une action empchante qui n'est pas suppri- 
me par l'addition de chlorure de sodium. Cette action empchante est 
inhibe son tour lors de l'addition du phosphate disodique. Le chlorure de 
sodium n'exerce pas son influence activante en prsence de la lcithine 
sur la salive dialyse. Par contre, le phosphate disodique. qui par lui-mme 
empche l'action de l'amylase, l'active quand on opre en prsence de lci- 
thine. L'action particulire du phosphate monosodique ne change pas en 
prsence de lcithine. L'tude compare de l'action de l'amylase salivaire 
sur l'amidon et sur le glycogne montre que la digestion est deux fois plus 
lente dans le dernier cas. Le chlorure de sodium exerce ici une forte action 
ractivante vis--vis de la salive dialyse, le phosphate disodique suspend 
l'action du ferment, le monophosphate a une action activante, l'addition de 
lcithine reste sans influence. E. Terroine. 

Wohlgemuth (J.). Recherches sur les amylases. Influence ilu srum, de 
la lymphe et des sucs de presse des organes sur l'action de Vamylase. 
L'amylase du suc pancratique (provenant d'une fistule pancratique chez 
l'homme) est active par le srum. Cette activation est nette, mme quand 
la dose du srum employe est faible. Le srum possdant le plus fort 
pouvoir activant est celui du chien, puis viennent le mouton et le lapin, 
ensuite se placent l'homme, le rat, le cheval, le loup et la chvre. La sub- 
stance activante n'entre pas en combinaison avec le ferment, son action est 
comparable celle de NaCl. L'amylase provenant du foie, du rein ou du 
muscle est active par le srum. La lymphe possde aussi une substance 
activant l'amylase; cette substance est soluble dans l'alcool et rsiste 
l'bullition. E. Terruine. 

"Waentig (P.) et Steche (O.). Sur la dcomposition diastasique de Veau 
oxygne. Travail trs tendu sur les conditions d'action de la catalase du 
sang et dont voici les rsultats essentiels. La vitesse de la raction de dcom- 
position de l'eau oxygne par la catalase du sang n'est pas une raction du 
premier ordre ; la vitesse de la dcomposition n'est pas, en effet, proportion- 
nelle la concentration en eau oxygne. La purification de la solution 
diastasique, c'est--dire l'enlvement de toutes les substances trangres, qui 
donne une plus grande sensibilit au ferment vis--vis des agents nocifs, ne 
parat avoir qu'une trs faible importance sur le cours de la raction. Comme 
Senter l'avait fait observer, l'eau oxygne exerce sur la solution diastasique 
une action destructrice trs nette, et cela mme 0'^ et la concentration 



o 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 18^ 

N/80. L'un des facteurs qui modifient le plus la vitesse de raction, c'est la 
raction du milieu. A 0'^ la raction est la plus rapide en milieu neutre. A 
des tempratures plus leves l'optimum demande une certaine concentration 
en ions H, de telle manire que, si l'on chasse l'acide carbonique de l'eau 
distille employe, on diminue la vitesse. Si 0'^ on ajoute un acide, on di- 
minue considrablement la vitesse de raction; la saturation par CO"^ 
dtermine un tel phnomne. E. Terroine. 

Spindler (F.). Sur la catalase du lait. La quantit d'oxygne 
dgage par la catalase du lait varie suivant les conditions. Le lait de vache 
normal frais donne de 0,7 2,5. Le lait trait depuis plusieurs heures ou 
provenant d'animaux malades donne toujours des chiffres plus levs. Le 
lait de chvre contient gnralement trs peu de catalase (0,5 l,05j. Le 
colostrum, aussi bien de vache que de chvre et de porc, est riche en cata- 
lase. E. Terruine. 

Favre ("W".). L'action empchante des sels organiques sur la catalase. 
L'tude porte sur la catalase du sang. Les sels tudis sont : les chlo- 
rures et les sulfates de sodium, potassium, magnsium, cuivre, fer et 
manganse. Dans chaque exprience on recherche l'action propre du sel sur 
l'eau oxygne en absence de catalase, et son action sur la catalase. Les chlo- 
rure et sulfate de sodium et de potassium n'exercent, par eux-mmes, aucune 
action catalytique, mme quand les concentrations employes atteignent 
1,17 % pour NaCl et 2,85 % pourNa2SO;. Ces sels exercent une faible action 
empchante sur la catalase et seulement dans le cas o on s'adresse des 
concentrations leves. Le sulfate de soude exerce l'action empchante la 
plus faible. 

Parmi les sels de magnsium, le sulfate n'a pas par lui-mme une action 
catalytique, tandis que le chlorure la possde, mme quand sa concentration 
est de 0,09.535 dans 50 cm^ de liquide. De mme l'action empchante de 
]\IgCl2 est plus forte que celle de MgSO- ou de NaCl et KCl. Les sels de 
cuivre exercent une action empchante sur la catalase et une action cataly- 
tique sur l'eau oxygne ; les deux actions sont plus fortes avec le chlorure. 
Les sels de fer agissent trs nergiquement sur la catalase; l'addition de 

N 
0,01 cm.-^ d'une solution -yride FeCls provoque un ralentissement net de 

l'action de la catalase. De mme les sels de fer catalysent nergiquement 
l'eau oxygne. En gnral, le sel, agissant fortement comme catalysateur 
vis--vis de H^Oo, a aussi une action empchante nergique sur la catalase. 
Ceci n'est plus le cas quand on passe aux mtaux l'tat collodal : ainsi 
l'argent collodal a une action catalytique considrable, elle est nette avec 
mgr. 1 de collargol et 2 mgr. de collargol dtruisent 400 mgr. d'eau oxyg- 
ne. Par contre l'action empchante de l'argent collodal sur la catalase est 
moins forte, l'action de la catalase est abaisse de 77 %. E. Terroine. 

Duncker(F.) et JodlbauerfA.). L'influence qiC exercent les poisons sur 
la catalase et la 'pseudoperoxyd ase du sang. Les expriences sont faites 
sur des lapins subissant l'action de diffrents poisons ; le sang est prlev 
dans l'oreille de l'animal ; on en dtermine le nombre de globules rouges, 
la teneur en hmoglobine, l'alcalinit et la teneur en catalase et en per- 
oxydase. L'action de l'acide prussique sur les ferments tudis est diffrente, 
suivant que la dose choisie provoque une mort instantane ou non. Dans le 
premier cas, l'action de la catalase du sang reste sans changement; par con- 



184 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

tre, si l'animal survit 30 minutes, sa teneur en catalase baisse trs lg- 
rement; sa teneur en peroxydase baisse de 10 %, Talcalinit et le nombre 
des globules rouges restent sans changement. L'action de l'arsenic sur la 
catalase varie suivant la dose employe : dose non toxique il augmente la 
teneur en catalase de 22 % chez les animaux mal nourris pralablement, 
sans agir sur les animaux bien nourris; dose toxique, on observe la dimi- 
nution de la catalase, ainsi que celle des globules rouges et de l'hmoglo- 
bine, l'alcalinit du sang diminue aussi. L'hydrogne arsni abaisse l'ac- 
tivit de la catalase de 63^6; le nombre des globules rouges, la teneur en 
hmoglobine et paralllement avec elle la teneur en peroxydase sont dimi- 
nus. Le phosphore employj dose toxique rduit l'activit de la catalase de 
12 %. Le nombre des globules rouges ne change pas et l'alcalinit diminue. 
L'hydrate de chloral diminue l'action de la catalase de 23%, l'alcalinit baisse ; 
le nombre des globules rouges, la quantit de l'hmoglobine et la teneur 
en peroxydase restent sans changement. Il ressort de toutes ces expriences 
que, tandis que la catalase subit l'action des poisons indpendamment de 
l'action qu'ils exercent sur les globules rouges ou sur Thmoglobine, la peroxy- 
dase varie toujours de la mme faon que l'hmoglobine, ce qui parle contre 
l'existence dans le sang d'une peroxydase propre; Faction peroxydasique 
du sang doit tre rapporte l'hmatine. E. Terroine. 

Amberg (S.) et Winternitz (M. C). La catalase des ufs d'oursins 
avant et aprs la fcondation ; considration spciale sur le rapport de la 
catalase avec les oxydations en gnral. La fcondation des ufs d'oursin 
n'exerce aucune influence sur leur activit catalytique. D'autre part, on con- 
state que la consommation d'oxygne des ufs fconds est de 100 % plus 
leve qu'avant la fcondation. Il ne semble donc y avoir aucun rapport 
entre l'activit catalytique et les proprits oxydantes. E. Terroine. 

Zaleski (W.) et Rosenberg (A.). Sur le rle de la catalase dans les 
plantes. Pour dterminer la quantit et l'activit de la catalase contenue 
dans les plantes (fves, pommes de terre, graines de diverses espces) les 
auteurs mesurent la pression de l'oxygne dgag par la dcomposition, en 
un temps donn, d'une certaine quantit d'hyperoxyde. Diverses substances 
employes pour l'extraction de la catalase, telles que l'ther et l'actone, et 
surtout les alcools thyliques et mthyliques, affaiblissent sensiblement 
l'activit de ce ferment. Il en est de mme de la lcithine. Z. et R. supposent 
que la catalase reprsente un complexe dans lequel divers lipodes jouent un 
rle, telle ou telle partie de ce complexe pouvant tre dtruite par les sol- 
vants organiques, ou modifie dans son tat physique. Les auteurs n'ont 
jusqu'ici trouv aucune substance capable d'activer la catalase. Plusieurs, 
par contre, entravent son action, tels, par exemple, le pyrogallol, la rsor- 
oine, divers alcalodes, les antiseptiques et les bases amines. 

Bien qu'il n'existe aucun paralllisme entre la quantit de la catalase et les 
processus d'oxydation des organismes vivants, on constate cependant chez 
les graines en germination et chez les tubercules blesss, o les phnomnes 
d'oxydation sont intenses, une augmentation de la quantit de catalase. Une 
diminution notable d'activit de ce ferment s'observe, par contre, chez les 
feuilles de Vicia Faba nourries avec du sucre, bien que dans ce cas l'inten- 
sit des processus d'oxydation augmente. P. Jaccard. 

a) Meyer (K.). Srir les protases de bactries. Le liquide sur lequel a 
t cultiv le Bacillus prodigiosus ou le Bacillus pyocyaneus possde le pouvoir 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE lUOLOGIQUE. 185 

de digrer la casine; le maximum d'action du ferment est obtenu au bout 
de 2 3 semaines pour le premier bacille et de 1 2 pour le second. L'addi- 
tion de la glycrine la culture de Bacillus pyoci/aneus augmente beaucoup 
son action diastasique. L'optimum de raction pour les deux bacilles est la 
concentration H-'^--, c'est--dire une raction trs lgrement alcaline; ce 
ferment se rapproche donc du type trypsine. Laprotase rsiste l'bullition, 
le chauffage prolong une temprature entre 56 et 85'^ abolit l'action plus 
ou moins compltement. E. Terroine. 

b) Meyer (K.). Sur Vantiprotase des bactries. En immunisant des 
lapins avec les protases des bacilles prodigiosus et pyocijaneus, on obtient 
un srum riche en antiprotase. L'antiprotase supporte le chauffage 75 
pendant 30 minutes; si on lve la temprature, 85" son action diminue; 
enfin 100'^ l'antiferment est rapidement dtruit. L'antiprotase est fixe sur 
les globulines du srum. L'extraction par l'ther de ptrole diminue l'action 
de l'antiferment. L'antiprotase, ajoute mme en excs une protase, 
n'abolit pas totalement l'action de cette dernire ; il se fait quand mme une 
faible digestion. L'antiprotase est rigoureusement spcifique dans son 
action, elle est sans action aussi bien sur la trypsine que sur les protases 
htrologues. E. Terroine. 

Cook, Bassett, Thompson et Taubenhaus. Enzymes protecteurs. 
Le fruit normal vivant renferme deux enzymes, une catalase et une oxydase. 
Cette dernire est probablement plus abondante au dbut de la saison et 
diminue avec la maturation. Le tannin n'existe pas avant la maturit (chez 
le fruit sain) sauf peut-tre un peu dans la peau : il existe sous forme de 
phnol polyatomique- qui, si le fruit est ls, devient sous l'influence de 
l'oxydase un tannin capable de prcipiter la matire protique et formant 
en mme temps un liquide germicide. Cette oxydase n'agit qu'en milieu 
acide et se prsente en une certaine proportion minima. Les conditions qui 
prcdent sont celles de tous les fruits pomacs non mrs, normaux. Si ces 
fruits sont lss mcaniquement, l'oxydase agit sur le phnol avec le rsultat 
indiqu. H. de Varigny. 

Rakoczy (A.). Nouvelles observations sur la chymosine et la, pepsine 
du suc gastrique de veau. Observations faites sur du suc gastrique de veau, 
obtenu par fistule de Pawlow. Au cours des cinq premiers mois, la teneur 
en pepsine reste constante; par contre, la teneur en chymosine diminue con- 
sidrablement. Il parat donc difficile de rapporter un mme agent les 
actions protolytiques et coagulantes. E. Terroine. 

Hammarsten (O.). Prparation de solutions de chymosine pouvoir pep- 
tolytique faible ou nul. A partir d'une macration aqueuse acide de mu- 
queuse gastrique, on peut sparer la pepsine du lab. Pour cela, il suffit d'a- 
jouter de la casine; on forme ainsi un prcipit qui entrane la pepsine et 
laisse la chymosine dans le surnageant. Ces faits montrent donc bien que la 
digestion du lait et sa coagulation ne sont pas le fait d'un seul et mme agent 
diastasique. E. Terroine. 

Abderhalden (E.) et Strauch (F. "W.j. Nouvelles recherches sur Vac- 
lion des ferments du suc gastrique. Si l'on met en contact de l'lastine 
avec du suc gastrique, il y a fixation de la pepsine. Si l'on ajoute du suc pan- 
cratique l'lastine ainsi traite, la pepsine n'en continue pas moins son 
action. Cette action s'exerce galement si l'la.stine est, aprs fixation de 



186 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

la pepsine^ plonge dans des solutions alcalines. La digestion peptique, une 
fois commence, peut donc se continuer dans l'intestin. E. Terroine. 

Abderhalden (E.) et "Wachsmuth (Fr.). Action de la pepsine el de 
l'acide chlo y hydrique sur l'lastine et sur quelques autres pi'Otiques. La 
pepsine est absorbe par l'lastine aussi rapidement en prsence qu'en 
absence d'acide chlorhydrique. L'absorption est trs rapide ; elle se fait en 
totalit en quelques minutes. E. Terroine. 

Abderhalden (E.), Hsing Lang Chang et "Wurm (E.). Sy)ithse de 
poli/peptides. Dm'irs de l'acide a-ami^iobuti/rique et leur manire de se com- 
porter ris--vis des ferments peptoli/tiques. Les auteurs se posent la ques- 
tion de savoir quelle est, dans la nature, la forme de l'acide a-aminobutyri- 
que qui est attaqu. On sait que, pour lucider cette question, il suffit de faire 
attaquer le racmique par un organisme et de voir la partie dtruite. A., H. 
L. Ch. et W. soumettant donc l'action de cellules de levure l'acide dl-ami- 
nobutyrique, et des polypeptides contenant tantt l'acide dl, tantt l'acide d, 
tantt l'acide I. Dans tous les cas on observe l'attaque de la forme dextrogyre. 
Il y a donc lieu de penser que c'est sous rette forme que l'acide a-aminobu- 
tyrique est prsent dans les protiques. E. Terroine. 

Abderhalden (E.) et Meyer (O. ). Sur la recherche de la pepsine active 
dans le contenu intestinal au moyen de l'lastine. Les recherches actuelles 
ont pour but de savoir si, lorsque le chyme arrive dans l'intestin et lorsqu'il 
est baign par les diffrentes scrtions qui affluent, la pepsine continue 
agir. Deux faits permettent de tenter ce travail : 1 un fait antrieurement 
tabli par Abderhalden : l'lastine mise en prsence de pepsine absorbe ce 
ferment; 2 un fait apport dans le prsent travail : pralablement traite 
par de l'acide sulfurique en solution N/10 l'lastine continue tre digre par 
la pepsine, elle n'est plus attaque par la trypsine. Les auteurs pratiquent 
donc de la manire suivante : des cubes d'lastine sont plongs dans l'acide 
sulfurique N/10, puis immergs dans du contenu intestinal de chien et 
ports l'tuve 37. On constate ainsi dans tous les cas une digestion trs 
active avec les contenus du duodnum, du jjunum et de l'ilon. La pepsine 
continue donc son travail dans l'intestin et y joue sans aucun doute un rle 
important. Peut-tre est-ce l'activit simultane de la pepsine, de la tryp- 
sine et de l'repsine qu'est due la libration en quelques heures de grandes 
quantits d'acides amins dans la digestion, phnomne qu'il nous a t jus- 
qu'ici impossible de raliser in vitro. 

A. et M., rappelant la remarquable proprit de fixation des ferments que 
possdent les tissus lastiques, insistent sur le fait que ces phnomnes 
d'absorption peuvent avoir une signification importante pour la protection 
des agents diastasiques. E. Terroine. 

a) Hedin (S. G.). Sur le zymogne da lab de Vestomac de veau. On sait 
depuis les travaux d'HAMMARSTEN, qu'une macration aqueuse rigoureusement, 
neutre de muqueuse gastrique de veau n'a pas de proprits coagulantes; 
une macration faite en milieu acide puis neutralise possde des proprits 
coagulantes nergiques ; il reste donc du zymogne dans la muqueuse gas- 
trique, l'acide transforme ce zymogne en ferment. Les recherches de H. 
ont apport d'autres faits relatifs l'action du lab : il y a inliibition de l'ac- 
tion coagulante par adjonction de srum, de blanc d'uf, etc., et cette inhibi- 
tion peut tre supprime i)ar l'addition subsquente d'acide chlorhydrique. 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 187 

Confrontant ces rsultats. H. formule l'hypothse^ suivante : Le zymogne 
n'est-il pas un mlange ou une combinaison du lab avec une substance em- 
pchante; l'action de l'acide chlorhydrique aurait pour rsultat de librer le 
lab par destruction de la substance empchante? Dans ce but, H. recher- 
che l'action de diffrentes substances la fois sur le lab et sur son zymogne. 
II observe ainsi les faits suivants : une macration parfaitement neutre de 
muqueuse gastrique de veau possde cependant une lgre activit coagu- 
lante; elle contient donc une petite quantit de lab; cependant il y a dans 
le mode d'action de ce lab des particularits qu'il convient de signaler; l'une 
des plus importantes est la non-proportionnalit entre la vitesse de l'action 
et la concentration des ferments. Le traitement 37" de la macration 

N 
neutre par une solution de sulfate d'ammoniaque /tttt^ dtruit tout pou- 
voir coagulant; les proprits coagulantes rapparaissent par le traitement 
ultrieur avec l'acide chlorliydrique. Enfin un mlange inactif de srum et 
de lab est rendu actif par l'acide cldorhydrique et perd de nouveau toute 
activit par addition de sulfate d'ammoniaque. Il y a l pour H. un en- 
semble de faits suffisamment dmonstratifs pour tablir que le zymogne 
des macrations neutres est une combinaison de lab et de substances em- 
pchantes. E. Terroine. 

b) Hedin (S. G.). Sur l'empchement spcifique de l'action du lab et sur 
diffrents labs. Si l'on chauffe une macration neutre de muqueuse gas- 
trique de cobaye ou de brochet avec une solution ammoniacale, on fait appa- 
ratre des substances empchantes pour le lab exactement comme dans le 
cas de la muqueuse gastrique de veau. Sans tre absolument spcifiques, ces 
substances empchantes agissent surtout sur le lab provenant d'un animal 
de mme espce. E. erroine. 

a-b) Amantea(G.). Contribution la connaissance de l'reptase du suc in- 
testinal. Conformment aux observations faites par Weckers et contraire- 
ment l'opinion admise par d'autres auteurs, A. a trouv que le suc des 
segments intestinaux isols et par l soustraits au contact du suc pancra- 
tique, contient une reptase. 11 existe des diffrences dans l'activit reptique 
du suc obtenu avec les divers stimulus : celui qui est obtenu par des stimu- 
lus mcaniques et par l'action de l'acide olique scrt dans la bile est assez 
actif, tandis que celui que l'on obtient par HCl 5 % est trs peu actif. Les 
autres stimulus prouvs ont donn des rsultats intermdiaires et parfois 
assez diffrents pour un mme stimulus. 

La quantit d'aminoacides scrts a t presque toujours plus grande pour 
le peptone que pour la casine. M. Boubier. 

Schr (Ed.) et Rosenthaler (L.i. Sur quelques enzymes du genre de 
rmulsine. L'hydrolyse de l'amygdaline par l'mulsine se passe en trois 
pliases successives, dans chacune desquelles agit un enzyme spcial, for- 
mant partie constituante du mlange complexe dsign jus([u'ici sous le 
nom d'mulsine. Le mcanisme est le suivant : 

1. Un premier enzyme (amygdalase) ddouble le disaccharide amygdaline 
en 1 molcule de glucose et 1 molcule du glucoside du nitrile amygda- 
lique. 

2. Un second enzyme (|3-glucosidase) ddouble ce dernier glucoside en 
1 seconde molcule de glucose et I molcule de nitrile amygdalique. 



188 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

3. Un troisime enzyme (o-d-oxynitrilase) dcompose cette dernire mo- 
lcule en aldhyde benzoque et acide cyanhydrique. 

L'mulsine renferme encore un quatrime enzyme (a-d-oxynitrilase) qui 
agit inversement la prcdente, et opre la combinaison de l'aldhyde 
benzoque et de l'acide cyanhydrique. 

De toutes les familles vgtales tudies (y compris les Cryptogames), 
seules les semences des Rosaces {Cydonia, Erobotrya, Pirus, Pnmus) con- 
tiennent la fois les quatre enzymes ci-dessus mentionns. Dans tous les 
autres cas, ou ceux-ci font compltement dfaut, ou ils ne sont reprsents 
que par la o-d-oxynitrilase ou la ad-oxynitrilase. 

Comme autres faits intressants, il faut noter l'absence d'mulsine dans 
les feuilles de laurier-cerise et de sureau, et son existence dans deux cham- 
pignons : Poly parus aulfureus et Claviceps pur pur en. 

D'aprs ces rsultats, les enzymes des plantes qui fournissent de l'acide 
prussique par distillation apparaissent comme spcifiquement adapts aux 
.glucosides cyanhydriques que ces plantes renferment. M. Boubier. 

Minami (D.). Action des ferments de Vestomac, du pancras et de la 
muqueuse intestinale snr la (jlatine. La liqufaction de la glatine est lente 
en prsence de la pepsine ou de l'extrait de muqueuse intestinale. Le ddou- 
blement de la glatine est insignifiant. Par contre, la liqufaction est rapide 
avec la pancratine ou avec l'extrait chloroformique du pancras de chien. 
Le ddoublement de la glatine est rapide : au bout de 48 heures, 20 % de 
l'azote total de la glatine sont formoltitrables. Parmi les substances cristal- 
lines formes au cours de l'action, on isole de la /-leucine et de la ^-pro- 
line. E. Terroine. 

Hamsik (A..). La lipase pancratique. Un extrait glycrine de 
pancras filtr sur bougie Chamberland possde la fois la proprit de 
ddoubler les graisses et de raliser la synthse de l'acide palmitique et de 
la glycrine. A la vrit, dans ce dernier cas, l'auteur s'est content de 
constater une diminution d'acidit et n'a pas cherch isoler les produits 
forms et les caractriser. Etudiant l'action des sels, il constate que le 
chlorure, le bromure, le nitrate et le sulfate de soude ainsi que le chlorure 
de calcium exercent une action empchante la fois sur la lipolyse et sur la 
liposynthse. Il ne retrouve pas, dans le cas de la lipolyse, la phase d'acc- 
lration signale par Terroine. Mais il y a lieu de faire observer que les 
conditions d'action sont essentiellement diffrentes : H. opre avec une 
macration de tissu pancratique forcment assez riche en protiques, 
Terroine opre avec du suc pancratique de fistule. E. Terroine. 

Berczeller (L.). Sur la solubilit de la lipase pancratique. Le suc 
de presse pancratique est agit pendant plusieurs heures avec de l'acide 
olique ou de l'huile d'olive. Aprs centrifugation on ajoute l'acide olique 
de la glycrine, afin de pouvoir mettre en vidence le pouvoir synthtique du 
pancras. Dans d'autres cas, on ajoute de l'huile. Dans aucun cas il ne se fait 
ni ddoublement, ni synthse des graisses. La lipase pancratique n'est solu- 
ble ni dans l'huile, ni dans l'acide olique. E. Terroine. 

Tanaka (T.). Les enzymes de la rate. La poudre sche de la rate de 
porc contient les ferments suivants : la catalase, l'oxydase, l'amylase, l'inu- 
lase, l'invertine, la lipase, l'urase, la trypsine, la pepsine et l'repsine. 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE RIOLOGIQUE. 1H9 

Les ferments suivants font dfaut : lactase, dsamidase, ferment glyco- 
lytique. E. Terrolne. 

a) Tschernoruzki (M.). Sur les ferments des leucocytes. Les leucocytes 
polynuclaires du cliien possdent une protase, une amylase, une maltase, 
une catalase, une nuclase, une peroxydase ; ils ne possdent pas de lipase. 
E. Terrolne. 

b) Euler (H.) et Kullberg (S.). Sur le mode d'action de la p/tosphatse. 
Au cours de la fermentation du sucre, soit par le suc de presse de levure, 
soit par la levure sche, en prsence de pho.sphates, on obtient un corps- 
ther phosphorique d'hydrate de carbone que les recherches d'IlARDEN et 
YouNG, d'IvANOFK et V. Lebedew ont montr tre un produit intermdiaire 
de la fermentation alcoolique. D'aprs E. et K., il y aurait dans les produits 
obtenus deux thers phosphoriques G atomes de carbone. La question reste 
d'ailleurs pose de savoir s'il s'agit d'un ther triosemonophosphorique ou 
hexosediphosphorique. Afin d'tudier cette question et aussi pour prciser les 
conditions d'action du ferment, les auteurs ont entrepris le prsent travail. 

Ils constatent que aussi bien partir de sucs d'Aspergillus niger qu' 
partir de l'enzyme de la levure on obtient la synthse de l'ther phospho- 
rique de l'hydrate de carbone, et cela jusqu' disparition complte du phos- 
phore libre. La diastase qui dtermine cette action est beaucoup moins stable 
que l'invertine ; elle est beaucoup plus sensible vis--vis de la chaleur et des 
agents chimiques. Son action maximale est obtenue en milieu faiblement 
alcalin. 

En ce qui concerne les produits forms, E. et K. observent que les thers 
forms partir du glucose et du lvulose sont optiquement inactifs. La for- 
mation de l'ther semble tre prcde par la formation d'un corps interm- 
diaire partir du sucre et qui disparatrait au fur et mesure de sa forma- 
tion. 11 y aurait donc action de deux enzymes : 

1" Un enzyme transformant le glucose et le lvulose en un hydrate de car- 
bone thriliable ; 

2" Un second enzyme celui-l tant proprement la phosphatse qui 
ralise la synthse de l'ther. E. Terrine. 

Harden (A.) et Young (W. J.). La fermentation alcoolique du stic de 
levure. VI. Influence des arsniatcs et arsniles sur la fermentation du sucre 
par le suc de levure. 1 Une proportion convenable d'arsniate ajoute un 
mlange de sucre et de suc de levure acclre la production de CO- et d'al- 
cool, et ceci longtemps aprs que l'quivalent chimique de CO^ a t produit. 
L'arsniate se retrouve l'tat libre durant toute la fermentation. 2'^ Il y a 
une proportion optima d'arsniate ajouter : au-dessus de celle-ci, la fer- 
mentation diminue, vite d'abord, puis plus lentement. 3 La fermentation 
totale dpend de la concentration de l'arsniate. La dure de la fermenta- 
tion provoque pouvant tre trs longue, la quantit totale de celle-ci peut 
tre trs accrue. 4 L'action sur le glucose et le mannose est la mme; elle 
est beaucoup plus forte pour le fructose. Mais il faut plus d'arsniate. 
5 L'augmentation de fermentation est due l'activation de formation 
d'hexose, d'o une quantit plus grande de phosphate. Donc l'action diffre 
essentiellement de celle des phosphates, et l'arsniate ne peut remplacer 
le phosphate dans la raction fondamentale. 6 L'arsniate augmente l'auto- 
fermentation du suc de levure, et la fermentation du glycogne. Ceci tient 
principalement l'acclration du taux d'action du glycognase. 7 Les 



190 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

arsnites agissent comme les arsniates, mais un moindre degr. 8" Les 
uns et les autres, en grande concentration, arrtent totalement la fermenta- 
tion, mais la nature de cet effet n"a pas t lucide. H. de V.\rigny. 

Lob (W.). Su7' la glycolyse. Signification des phosphates dans la jlyco- 
lyse par oxydation. L'eau oxygne neutre, en prsence d'une solution de 
glucose, le glycolyse trs faiblement; ce processus est acclr par la pr- 
sence des ions OH. Avec une concentration donne de OH, Faction de l'eau 
oxygne augmente en prsence de phosphates et croit avec la quantit de 
ces derniers. Les phosphates ne peuvent pas tre remplacs par le srum, 
la lcitliine, la ])hiiylthylamine ; par contre, la guanidine donne lieu aune 
faible et la pipridine une plus forte glycolyse. La glycolyse faite en pr- 
sence des phosphates est empche par l'addition de srum, de lcithine, 
de guanidine, de pldoroglucine, de clioline, d'iodure de potassium, de 
peptone de Witte et de glatine. E. Terroine. 

Heilner (E.). Sur le sort du saccharose introduit dans l'organisme et 
son action sur le mtabolisme des protiqnes et des graisses. A la suite 
d'injections sous-cutanes de grandes quantits de solutions de saccharose, 
on retrouve la plus grande partie du sucre dans l'urine; une petite partie 
est consomme par l'organisme. Cette consommation ne se fait qu'aprs un 
ddoublement pralable par l'intermdiaire d'un ferment qui ne se forme 
qu'aprs l'injection, ferment que Fauteur appelle ferment protecteur (Schutz- 
fermenl ou ImmunofermeM). Dans certains cas, le rein est ls par l'action 
du saccharose, et l'on observe de l'albuminurie. 

A la suite de l'injection de solutions de saccharose trs hypertoniques, on 
observe toujours une diminution considrable des changes azots; le sac- 
charose n'intervient cependant pas comme aliment d'pargne. Ce phno- 
mne serait plutt d, d'aprs H., des modifications des conditions osmo- 
tiques des cellules. 

Par contre, le mtabolisme des graisses est nettement augment. 
E. Terroine. 

Kato (K.). Sur les ferments contenus dans les pousses des bambous. 
L'auteur dcle dans les pousses fraches de bambous les ferments suivants : 
1 une nuclase; 2" une dsamidase dcomposant l'ure et l'asparagine ; 3" un 
ferment solubilisant la fibrine ; 4 des diastases saccharifiant l'amidon avec 
production de sucre de raisin; 5 uia ferment analogue l'mulsine, d- 
composant l'amygdaline; enfin, 6" une salicase dcomposant la salicine en 
sucre et salignine. P. Jaccard. 

Mangham (B.). Sur la dcouverte de maltose dans les tissus de cer- 
taines angiospermes. Par une technique approprie, M. a fait apparatre 
des cristaux de maltose dans les feuilles d'JIelianthus annus, Cucurbita. 
Pepo, Phaseolus cerasiflorus , Phy salis Alkekengi et dans la tige d'Urtica 
dioica. Ces cristaux se prsentent en masses denses dans le tissu assimila- 
teur, dans le phlome des faisceaux vasculaires et dans le parenchyme des 
nervures. Ils sont en relation troite avec les tubes cribls. M. Boubier. 

Rona (P.) et Michaelis (L.). Sur le ddoublement des thers et des 
graisses dans le sang et dans le srum. Les thers de la glycrine poss- 
dent une forte tension superficielle, tandis que leurs produits de ddouble- 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 191 

ment ont une faible tension superficielle. Il en rsulte qu'on peut suivre 
l'action diastasique par la diminution de la tension superficielle. Les auteurs 
montrent, l'aide de cette mthode, que le sang de cobaye et de lapin est 
plus actif sur la mono- et sur la tributyrine que celui du buf, du porc ou 
du mouton. Le srum a, l'exception du cobaye et du lapin, une action plus 
faible (|uo le sang correspondant. E. Terrolne. 

Rona(P.j. Sur le ddoublement des thers par les tissus. Les organes 
dbarrasss du sang sont broys avec du sable et leur pure est agite avec 
du chlorure de sodium pliysiologique. Le liquide est additionn, aprs cen- 
trifugation, d'une solution de mono- ou de tributyrine. L'activit diastasique 
est mesure par l'abaissement de la tension -superficielle. L'examen d'un 
grand nombre d'organes provenant d'animaux diffrents (cheval, buf, 
mouton etc.) montre le ddoublement frquent des deux thers tudis. Le 
pancras est le plus actif, ensuite se phicent le rein, le foie- et la muqueuse 
intestinale. Une action plus faible est manifeste par la rate et le poumon. Le 
muscle et le cerveau sont inactifs sur les thers tudis. On n'observe pas 
de diffrence notable entre les organes des diffrents animaux. E. Terroine. 

Galeotti (G.). Isolement du ferment uricolytique. L'organe (foie de 
chien ou de Sci/llium) est broy sous haute pression; on ajoute de l'eau et on 
prcipite l'aide de l'actone. On filtre et on extrait le prcipit avec le 
chlorure de sodium. Le ferment se trouve dans le liquide obtenu. E. Ter- 
roine. 

"Wender (N.). Influence des substances inactives sur la rolation du l- 
vulose. Les acides inorganiques augmentent la rotation spcifique du lvu- 
lose, la rotation augmente aVec la teneur en acide. Parmi les acides orga- 
niques, l'acide oxalique augmente tandis que l'acide actique diminue la ro- 
tation du lvulose. Les alcalis diminuent la rotation; les sels inorganiques 
agissent tantt dans un sens, tantt dans l'autre. Les alcools diminuent for- 
tement la rotation ; la diminution est en rapport avec la concentration. L'ac- 
tone agit de mme. E. Terroine. 

a) "Wolf (J.) et Osterberg (E.). Mtabolisme des protiques chez le chien. 
Echanges d'azote et de sou fj-e pendant le jene et l'alimentation insuffisante 
avec les protiques, les hydrates de carbone et les graisses. Les expriences 
sont faites sur des chiens jeun ou recevant une ration ne couvrant jjas leur 
besoin nergtique. Dans le jene absolu, l'animal perd plus d'azote que de 
soufre. De mme lors de l'alimentation insuffisante, l'animal compense plus 
facilement sa dpense en soufre que celle en azote. L'excrtion de crati- 
nine n'est pas influence par l'administration des protiques. En gnral, 
lors de l'administration des protiques ou des hydrates de carbone, l'excrtion 
de la cratinino est plus faible que dans le jeune. La cratine apparat dans 
l'urine au troisime jour de jene ; l'administration des protiques ou des 
hydrates de carbone la fait disparatre ; par contre, l'ingestion des graisses 
reste sans action. L'alimentation avec des hydrates de carbone provoque une 
diminution d'azote amin et arique de l'urine et une augmentation de 
l'ammoniaque. E. Terroine. 

) Frank (F.) etSchittenhelm (H.). Mtabolisme des protiques. On 
tudie le mtabolisme azot chez un chien recevant par priode d'un nom- 
bre de jours dtermin une ration en protique d'origine diffrente : viande 



192 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

de chien, de cheval, d'oie ou poisson, afin de savoir si les protiques propres 
l'organisme sont plus facilement assimiles que les protiques trangres. 
Les rsultats des auteurs sont contradictoires. Sur deux animaux on n'obtient 
l'quilibre azot positif qu'avec les protiques propres, tous les autres ne 
donnant que des pertes azotes. Mais dans la troisime exprience on a affaire 
uncliien donnant la rtention azote avec toutes les protiques employes, 
cette rtention est la plus faible avec la viande de chien. Enfin, dans une 
quatrime exprience de ce genre l'animal prsente, avec toutes les protiques 
employes, un quilibre azot ngatif; la perte la plus grande en azote se 
produit lors de l'alimentation avec la viande de chien. Les protiques propres 
ne peuvent donc pas avoir une place particulire dans la srie des aliments 
de mme nature. Les protiques facilement dgrades et contenant tous les 
noyaux indispensables pourront toujours se remplacer aisment, quelle que 
soit leur origine. E. Terrolne. 

b) Frank (F.) et Schittenhelm (A.). Mtabolisme des protiques. Les 
auteurs continuent leurs travaux sur l'utilisation des protiques propres et 
trangres l'organisme en exprimentant sur deux chiens. Les deux exp- 
riences durant respectivement six mois et quatre mois et demi se subdivisent 
en une srie de priodes. Dans chaque priode, durant de 7 26 jours, le chien 
reoit, outre des graisses et des hydrates de carbone, des protiques naturelles 
viande de buf, de veau, de chien, etc. ou des produits dgrads des 
protiques. La dgradation se fait par digestion durant une semaine avec la 
pepsine, trois semaines avec la pancratine et une semaine avec l'repsine, 
elle porte sur le muscle, la casine, l'albumine d'uf. 11 ne ressort de ces 
expriences aucune conclusion nette en faveur de la supriorit des pro- 
tiques propres de l'organisme. L'quilibre azot, ainsi que la rtention 
azote sont aussi bien assurs par la viande de buf et par le poisson que 
par la viande de chien. Les protiques dgrads ne prsentant pas trace de 
raction du biuret peuvent parfaitement remplacer les protiques natu- 
relles. E. Terroine. 

Hopkins, Gowland et Savary (H.). tude su?- la protine de Bence- 
Jane. La solubilit de l'albumine vers 100 s'explique par la combinaison 
de la protine avec certains sels, combinaison qui n'aurait lieu qu' cette 
temprature. J. Gautrelet. 

Bleibtreu (M.). Sur le ghjcogne de l'ovaire de Bana fasca. L'au- 
teur tudie pendant toute une anne la teneur en glycogne du foie, de 
l'ovaire et du reste du corps chez Bana fusca. Les courbes donnes par l'au- 
teur montrent nettement que vers les mois de septembre-octobre, on atteint 
le maximum du glycogne total ainsi que de celui du foie ; les deux valeurs 
diminuent pendant les mois d'hiver, mais d'une faon diffrente, de sorte que, 
au moment du frai, le glycogne total reste encore sur une certaine hauteur, 
tandis que le glycogne du foie est pour ainsi dire puis. Tout au contraire, 
c'est au moment du frai que le glycogne de l'ovaire atteint sa teneur 
maximale. Au printemps, d'avril jusqu'en juin, le glycogne total diminue 
pour atteindre son minimum en juin; ensuite il augmente de nouveau avec 
le maximum se plaant en octobre. Le glycogne du foie, presque nul l'- 
poque du frai, n'atteint une teneur respectable que vers le mois de septem- 
bre. En gnral, il y a un balancement trs net entre le poids et la teneur 
en glycogne du foie et les valeurs correspondantes de l'ovaire. La teneur en 
glycogne de l'ovaire augmente en mme temps que son poids; elle passe 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. H 

de 0,07 % en avril 0, 17 % en aot, 1,82 % en octobre et 2,50 % en 
fvrier. E. Terroine. 

a) Politis (J.). Sur la pnisence du glycogne dans les phanrogames et sa 
relation avec Voxalale de chaux. Le glycogne, trs rpandu chez les ani- 
maux, n'a t signal jusqu'ici, parmi les vgtaux, que dans certaines 
cryptogames (Myxomyctes, Hyphomyctes etCyanophyces). P. l'a retrouv 
dans diverses Phanrogames, savoir dans les cellules raphides (Orchis 
Morio Linn., Bletia hyacinthina Ait., Billbergia 7iutans Wendl. et Pitcairnia 
xanthocalyx Mart. 

Le mucilage des tubercules d'Orchis, que l'on tenait jusqu'ici pour cellu- 
losique, se comporte, selon les recherches de l'auteur, comme le gly- 
cogne. 

Il existe une relation trs nette entre le glycogne et l'oxalate de chaux, 
puisque la premire de ces substances se forme constamment dans les cel- 
lules o apparat plus tard l'oxalate en raphides. M. Boubier. 

SchondorfF (B.) et Grbe (F.). Sur la formation du glycogne partir 
de l'aldhyde formique. Sur un lobe de foie de tortue, on fait un dosage 
immdiat de glycogne, puis on pratique sur l'autre lobe vme circulation 
artificielle avec du liquide de Ringer contenant des quantits varies d'al- 
dhyde formique, et aprs la perfusion ou dose le glycogne. Dans certains 
cas, l'exprience porte sur les deux lobes, le lobe droit tant perfus l'aide 
de Ringer pur, le lobe gauche l'aide de Ringer additionn d'aldliyde for- 
mique. Les recherches qui portent sur quinze expriences montrent 
l'exception de deux d'entre elles o les variations observes sur la teneur 
en glycogne sont de l'ordre de grandeur des erreurs exprimentales 
qu'on n'observe jamais une augmentation de glycogne lors de la perfusion 
du foie de tortue par l'aldhyde formique ; mais au contraire on observe en 
dehors des deux exceptions signales une diminution en glycogne, par- 
fois trs importante, puisqu'elle dpasse toujours 20 % et qu'elle atteint jus- 
qu' 6G % de la quantit initiale. E. Terroine. 

Jolies (A.). Sur un nouveau mode de formation de l'acide glycuronique. 
L'acide glycuronique peut tre obtenu par l'oxydation du glucose avec de 
l'eau oxygne 37". E. Terroine. 

Rose ("W. C). L'acide muciqtie et le mtabolisme intermdiaire des 
hydrates de carbone. L'on injecte des lapins des doses atteignant 10 
20 grammes d'acide mucique ; on retrouve telle quelle une partie de ce corps 
rejete avec l'urine. Administr la dose de 20 gr. un chien de taille 
moyenne, l'acide mucique est rejet en grande quantit. On trouve seule- 
ment un accroissement extrmement faible de l'excrtion d'acide oxalique; 
il n'est donc pas possible de considrer l'acide mucique comme un prcur- 
seur de l'acide oxalique. D'autre part, des lapins et des chiens recevant des 
quantits de galactose ou de lactose quivalant 20 grammes d'acide 
mucique n'excrtent pas d'acide mucique. L'acide mucique n'est donc pas un 
produit intermdiaire du mtabolisme des sucres contenant du galactose. 
E. Terroine. 

Worth (J.). Dgradation des acides hydrocarbons dans le foie. 
L'auteur reclierche dans ce travail si la transformation des acides gras et 
la formation de corps actoniques dans le foie est empche par l'addilion 

l'aNNK BIOLOOIQLE, XVI. 1911. 13 



194 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

de substances trangres facilement comburables dans le foie; on sait, en 
effet, que la richesse du foie en glycogne s'oppose frquemment la for- 
mation de substances actoniques. Les corps tudis sont des drivs du 
glucose, l'ricidc d-glucouique et Vacide d-sacc/iar^iif'. Les expriences 
montrent tout d'abord que l'addition de ces corps un liquide de perfusion 
contenant de l'acide isovalrianique ou de l'acide caproque n'empche 
nullement la formation d'actone au cours de la circulation travers le foie. 
Dans une seconde catgorie d'expriences, on tudie les acides gluconique 
et saccliarique seuls aprs les avoir neutraliss par l'ammoniaque ; on con- 
state une formation vidente d'acide diactique ; il en est de mme avec 
l'acide mucique. E. Terroine. 

Geelmuyden (Chr. H.). Sur la manire de se comporter des corps ace- 
Ioniques dans le mlaholismc intermdiaire. Au cours de la glycosurie phlo- 
rhizinique chez le lapin, le taux de l'excrtion du glucose peut tre lev 
considrablement si l'on administre en injection sous-cutane de l'acide 
diactique ou de l'acide [-oxybutyrique. D'aprs l'auteur, il y aurait une 
synthse d'hydrates de carbone, de glycogne peut-tre, aux dpens des corps 
actoniques. E. Terroine. 

Ringer (A. I.). Sur la production maximale d'acide hippurique chez les 
aniuiaux avec considration sur l'origine du glycocolle dans l'organisme ani- 
mal. Si l'on injecte des chvres ou des lapins de l'acide benzoque, on 
constate que l'acide hippurique rejet reprsente une quantit de glycocolle 
plus grande que celle qui est prforme dans les substances protiques m- 
tabolises. Chez la chvre, 38 </o de l'azote total sont ainsi rejets en tant que 
glycocolle dans l'acide hippurique. L'injection de grosses quantits de benzoate 
de soude provoque une augmentation de l'excrtion azote, mais pas de va- 
riation de l'excrtion urique. L'alimentation n'a aucune influence sur la 
production du glycocolle. E. Terroine. 

Epstein (A. A.) et Bookman (S.). Etudes sur la formation du qli/co- 
colle dans l'organisme. D'aprs les auteurs, la production du glycocolle 
sous l'influence de l'acide benzoque est progressive ; elle dpend, dans une 
certaine mesure, de la quantit d'acide benzoque introduit. Cet acide ben- 
zoque n'exerce pas une vritable action toxique; il ne provoque pas une d- 
composition en masse des protiques. Fait intressant noter : lors de 
l'alimentation hydrocarbone le surplus d'azote limin aprs administration 
d'acide benzoque l'est entirement sous la forme d'acide hippurique ; la 
production du glycocolle peut donc tre indpendante du reste du mtabo- 
lisme protique. E. Terroine. 

Friedmann (E.) et Tachau (H.). Sur la formation du glycocolle dans 
l'organisme animal. I. Synthse de l'acide hippurique dans le foie de lapin. 
On sait, depuis les travaux de Wieciiowski et de Magnus-Lew, que l'orga- 
nisme peut raliser la fabrication du glycocolle : en effet, la suite de 
l'administration d'acide benzoque, il y a excrtion d'acide hippurique en 
quantit telle que la dgradation complte de toutes les protiques de l'orga- 
nisme ne suffirait pas fournir le glycocolle ainsi rejet; il y a donc nofor- 
mation. Mais par quel mcanisme? Magnus-Levy avait pens tout d'abord 
qu'il y avait formation, entre l'acide benzoque et les diffrents acides amins 
constituants des protiques, des drivs benzoyls ultrieurement transfor- 
ms en acide hippurique : cette hypothse doit tre rejete, l'injection sous- 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. lOf) 

cutane des drivs benzoyls de l'alanine, de la valine, de la leucine n'tant 
jamais suivie de la formation d'acide hippurique et ces corps tant rejets 
tels quels. Pour Coiin, il y aurait rellement fabrication synthtique aux d- 
pens de l'acide actique et de l'ammoniaque ; cette hypothse vraisemblable 
n'est pas dmontre. 

F. et T. reprennent la question et tudient tout d'abord les conditions de 
formation duglycocoUe. Dans une premire srie d'expriences, ils tablissent 
qu'au cours d'une circulation artificielle dans le foie de lapin, le sang addi- 
tionn de benzoate de soude prsente une formation trs nette d'acide hippu- 
rique. L'addition du glycocolle au liquide de perfusion n'augmente en rien 
la quantit d'acide hippurique form. 11 en est de mme de l'addition des corps 
suivants : actate d'ammoniaque, glyoxalate d'ammoniaque, lactate, butyrate, 
oxybutyrate, valrianate et caproate de soude, alanine, acide aminobutyri- 
que, leucine. Ainsi donc, la synthse de l'acide hippurique n'a pas lieu aux 
dpens de glycocolle prexistant; le glycocolle se forme au fur et mesure 
du passage de l'acide benzoque. E. Terroine. 

Fromherz (K.). Sur la manire de se comporter de l'acide p-oxy- 
phrnylamtnoaclique dans l'organisme animal. Si l'on fait ingrer des 
animaux de l'acide p-oxyphnylaminoactique, on observe l'excrtion 
d'acide p-oxyphnylglyoxylique, c'est--dire du driv ctonique. Ainsi, 
connTie le veut Neumerg, le premier produit de dgradation form partir 
d'un acide amin est un acide ctonique, non un acide hydroxyl. F. n'a pas 
pu obtenir, par administration du driv ctonique, le driv hydroxyl cor- 
respondant, l'acide p-mandlique. E. Terroine. 

Su-wa (A.). Siir le sort de la chane non azote des acides amins aro- 
matiques dans l'organisme animal. On sait qu'il y a tout lieu de penser que 
les acides amins, au cours de leur dgradation, passent par le stade d'acides 
ctoniques et non pas par celui d'acides hydroxyls, comme l'avait tout 
d'abord pens Neubauer. En ce qui concerne les acides aromatiques, il en est 
bien ainsi. Si l'on considre, en effet, les drivs de latyrosine (acide p-oxy- 
phnylaminopropionique), on constate que l'administration du driv hydro- 
xyl (acide p-oxyphnyllactique) n'augmente pas la production d'acide homo- 
gentisique chez l'alcaptonurique, alors que cette production est augmente 
par le driv ctonique (l'acide p-oxyphnylpyruvique). 

OH OH OH 



CH2 CH^ GH2 

I II 

CH.Ml^ CH.OH CO 

I I I 

COOH COOH COOH 

Tyrosine Acide p-oxyphnyllactique Acide p-oxyphnylpyruvique. 

Paralllement, en circulation artificielle intrahpatique, la tyrosine et 
l'acide p-oxyphnylpyruvique sont ctognes, l'acide p-oxyphnyllactique 
ne l'est pas. 

Sous la direction de Neubauer, S. reprend de nouvelles recherches sur la 



196 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

manire de se comporter de ces deux drivs de la tyrosine. Si l'on admi- 
nistre un lapin, soit par ingestion, soit par injection sous-cutane, l'acide 
p-oxyplinylpynivique, on ne retrouve que des traces de ce corps dans l'urine 
ct de traces d"acide p-oxyphnyllactique et d'ac;ide oxyphenylactique. 
Administr l'homme, on retrouve dans l'urine de l'acide p-oxyphnyllac- 
tique (forme dextrogyre). II y a donc eu dans l'organisme rduction avec 
formation d'un corps optiquement actif. Si l'on administre au lapin l'acide 
p-oxyphnyllactique, on en retrouve la plus grande partie telle quelle dans 
l'urine. Le driv ctonique de la tyrosine est donc bien plus facilement 
brl que son driv hydroxyl. Dans le cas de la phnylalanine, d'aprs 
Neubauer et Falta, les deux drivs ctonique et hydroxyl pouvaient 
donner naissance de l'acide homogentisi(|ue, mais le premier en totalit et 
le second pour 50 % seulement. S. montre sur le sujet humain sain que 
les deux drivs acides phnylpyruvique et phnyllactique sont tous 
deux comburs, mais l'acide phnylpyruvique plus facilement. E. Ter- 

ROINE. 

Abderhalden (E.), Furno (B.), Goebel (E.) et Strbel, Sur l'utilisation 
de diffrents acides amins dans l'organisme du chien dans des conditions 
diffrentes. Un chien, aprs une priode djeune pralable, reoit pendant 
quelques jours de l'acide glutamique, de l'acide aspartique, de l'asparagine 
ou de l'histidine. Quel(|uefois on ajoute ces acides amins du saccharose 
ou de l'acide pyruvique. Les trois expriences avec l'acide glutamique 
administr en forte quantit (10 gr.) donnent des rsultats contradictoires : 
la teneur de l'urine en acides amins augmente ou n'augmente pas suivant 
les cas. En gnral l'azote total n'augmente que fort peu, ce qui fait conclure 
les auteurs la rtention partielle d'azote de l'acide glutamique dans l'or- 
ganisme du chien. L'administration de 10 gr. d'acide aspartique un chien 
ayant jen provoque l'augmentation de l'azote ammoniacal et la diminution 
de l'azote amin. Quelquefois l'addition simultane de saccharose augmente 
l'excrtion d'azote amin. L'administration de l'asparagine seule est sans 
action sur Tazote amin de l'urine ; faite en mme temps que celle de pyru- 
vate de soude, elle produit l'augmentation et de l'azote total et de l'azote 
amin. L'administration de l'histidine augmente aussi l'excrtion d'azote 
total ainsi que celle de l'azote amin ou ammoniacal. L'addition simultane 
du saccharose agit d'une faon diffrente; tantt elle augmente tantt elle 
diminue l'excrtion d'azote amin. E. Terroine. 

b) Abderhalden (E.). Recherches d'alimentation avec de l'albumine d- 
grade Jusqu'aux acides amins et avec les sels ammoniacaux. Pour tudier 
l'utilisation des sels ammoniacaux, l'auteur ajoute la nourriture du chien, 
compose de graisses et d'hydrates de carbone, du carbonate et de l'actate 
d'ammonium comme unique source azote. Le carbonate provoque en gn- 
ral des vomissements, tandis que l'actate est assez bien support par l'ani- 
mal. L'tude du bilan azot montre que, dans le cas de l'administration de 
l'actate d'ammoniaque, on obtient quelquefois d'une faon passagre l'qui- 
libre ou la faible rtention azote ; dans d'autres cas la perte azote antrieure 
ne fait que s'attnuer, mais toujours le poids de l'animal diminue. L'addition, 
ce rgime, de viande ou de sang dgrad ramne l'quilibre et la rtention 
azote, ainsi que la monte du poids. E. Terroine. 

c) Abderhalden (E.). Sur le sort des produits des protiques dgrads 
dans le canal intestinal. La dgradation des protiques et des pcptones se 



XIII. _ MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 107 

fait de la mme faon dans les diffrentes portions de l'intestin grcMe. On 
isole les mmes acides amins des portions diffrentes de l'intestin grle. 
E. Terroine. 

a) Abderhalden (E.). Sur la teneur du contenu intestinal de quelques 
mauuni fves en acides amins libres. On trouve dans l'intestin des quan- 
tits importantes d'acides amins libres. Chez le chien, le porc, le buf et le 
cheval, on trouve que 1/5 de l'azote du filtrat obtenu aprs bullition du 
contenu intestinal est l'tat d'acides amins. C'est d'ailleurs l une valeur 
minimale, caries auteurs n'ont pas dos les acides amins prcipitablcs avec 
l'acide phosphotungstique. E. Terroine. 

Koelker (A. H.) et Siemens (M. J.). Les acides amins du placenta 
/iwnain. Les rsultats analytiques peuvent se systmatiser dans le tableau 
suivant : 



Glycocolle 


0,63 


o/c 


Ac. aspartique 2,05 


Alanine 


? 




Tyrosine 


1,68 


Valine 


6,64 




Lysine 


3,46 


Leucine 


4,42 




Arginine 


4,33 


Proline 


1,73 




Histidine 


0,24 


Phnylalanine 


2,19 




Tryptopliane 


prsent 


Ac. glutamique 


2,75 




Ammoniaque 
E. 


1,28 
Terroine. 



Abderhalden (E.) et Markwalder (J.). Sur l'utilisation des acides 
amins dans l'or/janisme du chien dans des conditions diffrentes. Pour 
lucider la question d'utilisation des diffrents acides amins, on compare le 
mtabolisme azot dans le jene, lors de l'administration d'un acide amin 
donn et lors de l'addition cet acide des aliments gras ou hydrocarbons. 
Dans cha(]ue exprience on dtermine l'azote total, l'azote amin et l'azote 
ammoniacal. L'administration de glycocolle et d'alanine en mme temps que 
de graisses ou d'hydrates de carbone produit un abaissement de l'excrtion 
des acides amins de l'urine. E. Terroine. 

Abderhalden et Lampe. Action des sels ammoniacaux, de lu glucosa- 
mine et de la glatine sur le bilan azot. Les auteurs tudient le bilan azot 
des porcs lors d'une nourriture constitue uniquement de graisses et d'iiy- 
drates de carbone ou additionne en plus d'un mlange de sels ammonia- 
caux. Le porc qui reoit journellement pendant 12 jours de l'amidon, du 
sucre et du beurre perd en moyenne 2''68 N par jour; l'addition, ce r- 
gime, de sels ammoniacaux abaisse la perte azote 1,34 N. Chez un autre 
porc, dans les mmes conditions la perte azote diminue de 1,91 1,18 N. 
Par consquent, les sels ammoniacaux agissent toujours favorablement sur le 
mtabolisme azot. Les expi'iences faites avec la glatine et la glucosamine 
ne permettent pas des conclusions prcises. E. Terroine. 



d) Abderhalden (E.). Snr la synthse dans l'organisme du chien. Un 
chien reconstitue ses protiques aux dpens des protiques dgrads de la 
nourriture. Ainsi un chien subit une priode de jeune de 23 jours; il perd 
6.700gr. de son poids; ensuite, pendant 100 jours, l'animal est nourri avec de 
la viande dgrade jusqu'au stade acides amins, des graisses et des hydrates 



198 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

de carbone. Pendant cette priode, l'animal fait une synthse active de pro- 
tiques, son poids augmente en effet et passe 9.000 gv. et ses poils coups 
au dbut de l'exprience repoussent. Pour que la syntlise des protiques 
puisse avoir lieu, la prsence d'un certain nombre de groupements est indis- 
pensable : le tryptophane, par exemplo, est indispensable pour la reconstitu- 
tion des protiques. Ainsi un chien nourri avec de la casine dgrade,, et 
dbarrasse de son tryptophane, perd en 10 jours 1.400 gr. ; l'addition de 
tryptophane permet de nouveau le mtabolisme normal de Tanimal. De mme, 
la tyrosine est absolument ncessaire la synthse des protiques. Avec la 
casine dpourvue de tyrosine l'animal perd 750 gr. en 9 jours. L'addition 
de tyrosine produit en 10 jours une augmentation de poids de 1.120 gr. 
E. Terroine. 



a) Herzog (R.) et Saladin (O.). Action de quelques champignons 
sur les acides amins de Pnicillium glaucum. Le myclium tant vivant 
que mort (tu par l'actone) est capable de dcomposer la leucine avec 
production de CO'^; toutefois, avec le champignon tu, on n'obtient jamais 
la quantit de CO"-^ correspondant celle que la leucine disparue devrait 
fournir si elle tait compltement oxyde. P. Jaccaru. 



Herzog (R.), Ripke (O.) et Saladin (O.). Influences des acides orga- 
niques chez quelques champignons. Suivant qu'ils sont vivants ou tus par 
Factone, les champignons tels que Pnicillium glaucum, Monilia candida, 
Oiditim lactis, Mycoderma cerevisi, ragissent de deux faons diffrentes 
vis--vis des acides organiques libres : dans le premier cas, ces acides sont 
oxyds avec production correspondante de CO- ; dans le second cas, leur 
dcomposition est un phnomne beaucoup plus compliqu que les auteurs 
envisagent provisoirement comme une transformation amide. P. Jac- 

CARD. 



"Wakeman (A. J.) et Dakin (H. D.). Le ratabolisme de la phnylala- 
nine, de la tyrosine et de leurs drivs. Les recherches qui ont t tentes 
sur le catabolisme des acides amins noyaux phnoliques ont t toujours 
poursuivies comparativement dans l'organisme normal et chez les sujets alcap 
tonuriques. On sait, en effet, que ces corps qui sont compltement dgrads 
dans l'organisme normal sont rejets, chez l'alcaptonurique, l'tat d'acide 
homogentisique. Or, la production de ce corps exige la fois introduction, 
dans la tyrosine, d'un second groupement hydroxyl et un rarrangement des 
positions relatives de la chane latrale et du groupement hydroxyl de la 
tyrosine; remaniement intramolculaire en rapport avec la structure qui- 
nonode. On a donc pens qu'une substance de cette structure devait tre le 
prcurseur de l'acide homogentisique. Deux faits importants doivent tre pris 
en considration pour la comprhension de ces changements : 1 Neu- 
BAUER montre que les acides a-ctoniques constituent des intermdiaires 
entre les acides a- amins et les acides gras correspondants dont la chane 
comporte I atome de carbone en moins. 2 Embden montre que la ph- 
nylalanine, la tyrosine et aussi l'acide homogentisique donnent, au cours de 
la perfusion hpatique, naissance de l'acide diactique et de l'actone. 
Muni de ces faits, Neubauer propose alors, pour la dgradation des acides 
amins aromatiques, le schma suivant : 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 199 



o 

o 
o 



S-i :i 

o 



K 
O 



O 



o = 



O 



O 



o 
o 

u 

d 
q 

o 







o 
o 
o 

d 
q 

O 



S 

o 



> 



O o , ^ 

^3 



eu 



<=> 






o 



M 



U 









'Ci c^ 




11 


1 (D 










'^. s 


tS 
S -eu 


u 





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c: 









- quin 
inten 






T -^ 


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Ixl 


O, O, 


-, iD 


. 





xi 






u 






'M 


K 


6 




ll; 


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'^ - 


"~o 


ai 




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l-Ll 





H 




U 




>T) 





> 



o 



o 






-O 

o 
o 



o Ph 



c3 
O f>i 

'O a ;- 

0-2 G 



CD 



200 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Ainsi, il ressort de ce schma que, pour Neubauer, l'acide homogentisique 
serait un produit normal de dgradation de la tyrosine et de la phnylala- 
nine; l'alcaptonurie serait caractrise, non comme une dviation de la d- 
gradation, mais comme un arrt. Or, des recherches faites par W. et D. 
sur les rsultats desquels nous nous appuyons dans ce compte rendu sans 
en donner le dtail exprimental il ressort qu'une telle conception ne 
peut tre accepte telle quelle. Et voici les objections principales que les 
rsultats de leurs travaux permettent de formuler : 

1] On ne peut mettre en vidence aucune hydroxylation de la phnyla- 
lanine dans son noyau aromatique l'tat normal (passage de la phnyla- 
lanine la tyrosine). L'injection de quantits considrables de ce corps 
n'aboutit jamais l'excrtion de substances phnoliques, y compris l'acide 
homogentisique. 

2] Il est trs pou probable qu'il y ait formation de substance intermdiaire 
structure (piinonode. En effet, la p-mthylphnylalanineet la p-mthoxy- 
phnylalanine (ther mthylique de la tyrosine) qui ne peuvent tre trans- 
formes, de par leur constitution, en drivs quinonodes n'en sont pas moins ' 
compltement oxyds dans l'organisme normal. 

3] Ces mmes corps, ainsi que leurs drivs ctoniques, acides p-mthyl- 
phnylpyruvique et p-mthoxyphnylpyruvique, qui sont tous galement 
incapables de se transformer en drivs quinonodes, n'en donnent pas moins 
naissance, au cours de la perfusion hpatique, de l'acide diactique et de 
l'actone. Par consquent, la formation de corps actoniques partir de la 
tyrosine ne dpend en aucune manire de la formation pralable ou d'un 
driv quinonode ou d'acide homogentisique. 

4] Puisqu'on peut, dans la phnylalanine, substituer au groupement hydro- 
gne en position para un groupement mthyle ou mthoxyle, il est vident 
que la phnylalanine n'est pas ncessairement convertie en tyrosine pour 
tre dgrade. 

5] Enfin le fait le plus dmonstratif est le suivant : un sujet alcaptonurique 
oxyde compltement la p-mthylphnylalanine et la p-mthoxyphnylala- 
nine. Par cons(|U('nt, il y a pour l'organisme d'autres moyens d'oxyder les 
acides aromatiques que le passage par l'acide homogentisique. 

Mais il reste maintenant trouver un schma plus exact que celui de 
Neubauer pour expliquer la dgradation de la phnylalanine et de la tyro- 
sine. En fait, la question est de rechercher, sans faire appel la formation 
intermdiaire d'acide homogentisique, comment on peut passer de la tyro- 
sine l'acide diactique. Or, il est certain que le groupement carboxyle pr- 
sent dans la tyrosine et la phnylalanine n'est pas le mme que celui qui 
est prsent dans l'acide diactique. Les travaux de Neubauer montrent trs 
nettement la formation intermdiaire d'acides a-ctoniques dont l'oxydation 
donne ultrieurement des acides gras dont la chane comprend un atome de 
carbone de moins ; d'autre part, les drivs de la phnylalanine et de la 
tyrosine par substitution en position para n'empchant nullement la forma- 
tion de corps actoniques. "W. et D. aboutissent considrer le catabolisnie 
de la tyrosine et de la phnylalanine de la manire suivante : la phnylala- 
nine et la tyrosine sont transformes en acide diactique, de telle manire que 
le carbone du groupement carboxyle et celui qui est en position a dans Va- 
cide diactique sont dritis des atomes de carbone a. et fj de la chane la- 
trale de la phnylalanine, tandis que les atomes le carbone P e/ y de l'acide 
diactique proviennent de 2 atomes de carbone adjacents du noyau benzoque. 
Ce mcanisme se reprsente par le schma suivant : 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 201 
COOH y COOH y COOH CO2 + H-^O y 



CIINH2 

CH3 

I 
C 



/ 



HC 



HC 

\ / 

C 

H 

Phnylala 

nine. 



CH 

I 
CH 



CO 

CH2 

1 
C 

/ \ 

CH CH 

Il I 

HC CH 

\ / 
C 
H 

Ac. phnyl- 
pyruvique. 



CO 

CH2 

I 
G = 

I 
CH 

I 
CH 

I 
CH 

II 
CH 

I 
C = 

I 
H 



COOH 

[ 
CH2 

I 
C 

I 
CH 

I 
CH 

I 
CH 

il 
CH 

I 
C = 

I 
H 



COOH 

ck, 

I 

CO -> 

I 

CH3 

Acide 
diactique. 



CO. + H2O 



Ac. phnylpy- 
ruvique 
(crit en chane ouverte). 

Resterait alors dterminer ce que deviennent les 4 atomes de carbone 
restant. Il e.st possible qu'ils donnent leur tour une molcule d'acide dia- 
ctique, mais il n'y a aucune preuve prcise sur ce sujet. E. Terroine. 

h) Dakin (H. D.). La nature chimique de l'alcaplonurie. Dans un pr- 
cdent travail, l'auteur a montr, en collaboration avec Wakeman, que l'on ne 
devait pas considrer l'acide homogentisique comme un intermdiaire nor- 
mal de la dgradation de la phnylalanine et de la tyrosine. L'alcaptonurie 
consiste donc en une dviation du mtabolisme de ces corps : dviation qui 
porte la fois sur l'impossibilit par l'organisme de dgrader l'acide homo- 
gentisique form, mais aussi et avant tout dans une production anormale 
d'acide homogentisique. Pour essayer de dmontrer positivement ce fait, l'au- 
teur recherche la manire de se comporter, lorsqu'ils sont administrs un 
sujet alcaptonurique, de drivs de la phnylalanine et de la tyrosine qui ne 
peuvent pas former de substance quinonode et par consquent d'acide ho- 
mogentisique : les corps tudis ainsi sont la p-mthylphnylalanine et la 
p-mthoxyphnylalanine. On constate que, aussi bien chez l'organisme 
alcaptonurique que chez le sujet normal, ces deux corps sont compltement 
oxyds; leur administration n'est suivie d'aucune excrtion d'acide homo- 
gentisique. Ainsi donc l'alcaptonurique n'a mme pas perdu le pouvoir de 
cataboliser des drivs de la phnylalanine et de la tyrosine. La formation 
de Tacide homogentisique chez l'alcaptonurique est donc un fait complte- 
ment anormal. E. Terroine. 

h) Friedmann (E.). Sur la dsaturation dans Vorganisme animal. De- 
puis les recherches de Leatiies et de Meyer-Wedell, on sait que les graisses 
du foie ont un indice d'iode beaucoup plus lev que les graisses du reste 
de l'organisme ou celles apportes par l'alimentation ; c'est dire que les acides 
gras de ces corps prsentent un plus grand nombre de liaisons doubles. 



202 L'ANNE-E BIOLOGIQUE. 

D'autre part, Dakin montre que l'acide phnylpropionique est transform 
dans l'orii-anisme en acide cinamique. Sasaki observe la transformation de 
l'acide furfuropropionique en acide furfuramylique. Ainsi donc, il y a dans 
l'organisme dsaturation des acides gras. Sur le mcanisme de cette dsatu- 
ration deux hypothses ont t formules : ou elle est immdiate, ou elle a 
lieu aprs formation intermdiaire d'un p-oxyacide. Cette dernire formation 
est rendue vraisemblable depuis les travaux de Dakin, lequel montre que 
l'administration d'acide phnyl-3-oxypropionique p-oxyacide est suivie 
par l'excrtion de cinnamoylglycocolle compos thylnique correspondant. 
Reste se reprsenter comment se forment les oxyacides, cette formation 
tant chimiquement difficile concevoir. On peut imaginer qu'il y a d'abord 
formation pralable d'acide ctonique, puis transformation de ce corps en 
acide hydroxyl; cependant cette formation n'est pas obligatoire puisque F. 
montre que la formation d'un compos ctonique acide furoyiactique 
n'a pas lieu au cours de la dgradation de l'acide furfuropropionique en 
acide pyromucique. Reste alors la question de la dsaturation directe. F. la 
reprend en s'adressant des composs cycliques. Il constate que, si l'on 
injecte des chiens de l'acide hexaliydrobenzoque, ou son driv amin, l'a- 
cide hexahydroanthranilique, il y a excrtion abondante d'acide benzoque 
( l'tat d'acide hi])puri(|ue) 

HCH HC 

HCH ^^^^ HCH 



HCH 




C. COOll 



HCCOOH HC 

HCH CH 

Acide hexahydrobenzoque. Acide benzoque. 

Ily a donc eu une triple dsaturation. On pourrait supposer qu'il s'est fait 
des composs oxyds intermdiaires, tels que l'acide quinique, la transfor- 
mation de l'acide quinique en acide benzoque ayant lieu dans l'organisme. 
Mais, pour F., il s'agit l d'une raction de rduction qui ne peut expliquer 
les faits de dsaturation. D'autre part, le fait que l'acide hexaliydroanthrani- 
lique est moins facilement transform que l'acide hexahydrobenzoque n'est 
pas favorable l'ide d'une formation intermdiaire d'acides ctoniques. De 
tous ces faits, F. pense qu'il n'y a pas lieu d'admettre les formations obliga- 
toires de drivs oxyds et que la dsaturation peut se faire sans ces inter- 
mdiaires. E. Terroine. 

Kikkoji (T.). Sur la dgradation du norjau naphial inique dans Vorg- 
nisme animal. On sait que les substances noyau benzoque sont brles 
dans l'organisme ; les recherches de Schottex, Knoop, Salkowski, Blen- 
DERMAN, Embden out montr que leur plus ou moins grande rsistance la 
combustion rsidait dans la nature de leur chane latrale. D'autre part, 
Neurauer a montr que les substances noyau aromatique facilement 
c.ombures dans l'organisme normal sont en mme temps celles qui se mon- 
trent formatrices d'acide homogentisique chez le sujet alcaptonurique. Enfin 
les recherches rcentes de Neubauer et Ellinger ont tabli que la chane 
latrale qui favorise le plus la dgradation du noyau benznique est l'a-ala- 
nine ou ses drivs; ceci est illustr par le fait suivant : le tryptophane 
(^-indolalanine) est transform dans l'organisme du chien en acide cynu- 
rinique alors que l'acide p-indolactique ne l'est pas. Il se pose alors une 
question extrmement importante et qui est le sujet propre du travail de 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 203 

K. : l'influence de la nature de la chane latrale sur la facilite d'attaque du 
noyau est-elle propre aux drivs benzoques, est-elle au contraire un fait 
d'ordre gnral et le retrouve-t-on dans le cas de la dgradation des sub- 
stances noyau naphtalnique? Aprs administration de p-naphtalanine et 
d'acide p-naphtylpyruvi([ue, il y a excrtion d'acide [i-naphtylactique et 
dacide benzoque ( l'tat d'acide hippurique) ; il y a donc eu ouverture du 
noyau naphtalne. Mais comme les expriences avec l'acide naphtylacctique 
sont actuellement impossibles, la question de l'influence de la nature de la 
chane latrale ne peut donc tre rsolue. K. fait d'ailleurs observer un fait 
extrmement intressant, c'est l'importance de la position de la chane lat- 
rale : les faits observs avec la p-naphtylalanine ne peuvent se retrouver 
avec l'a-naphtylalanine. E. Terroine. 



a) Friedmann (E.). Sur la manire de se comporter de l'acide furfuracry- 
ligue et de l'acide furoylaclique dans l'organisme animal. Les recherches 
de Sasaki, de Jaff et Cohn ont montr qu'aprs administration un chien 
d'acide furfuracrylique, on retrouvait dans l'urine de l'acide furfuracrylu- 
ric^ue, de l'acide pyromucique et de l'actofurane. L'acide furfuracrylique 
correspond 29,4 %, l'acide })yromucique22,4 9^ de l'acide furfuracrylique 
introduit. Comment se fait cette transformation d'acide furfuracrylique? La 
formation d'actofurane pourrait conduire penser que comme dans le 
cas des acides crotonique et cinnamique elle a lieu en passant par un 
acide j3-ctonique, l'acide furoylac tique, et cela de la faon suivante : 

Ci H3 0. CH : CH. COOH ->- d H3 0. CH (OH). CH2. COOH 
-> Ci H3 0. CH2. COOH -^ Cj H3 0. COOH. 

Afin de rpondre cette question, F, administre des chiens, soit l'tat 
d'thor, soit l'tat de sel de soude, de l'acide furoylactique. Or, en aucun 
cas on n'a retrouv d'acide pyromucique. Ceci montre donc que la dgrada- 
tion des acides furanpropionique et furfuramylique en acide pyromucique 
ne se fait pas par formation intermdiaire d'un acide p-ctonique, ce qui con- 
firme les faits prcdemment avancs par F. Pour lui, il y aurait plutt lieu 
de penser qu'il y a passage suivant les formules ci-dessous de l'acide fur- 
furopropionique l'acide furfuramylique et de l l'acide pyromucique, rac- 
tion d'un mcanisme inconnu, mais qui n'exige par la formation d'acides 
j3-ctoniques. 

Ci H.( 0. CH.,. CII.>. COOH 

r 

C-, H3 0. CH = Cil. COOH 

\ 
Ci H3 0. COOH. 

E. Terroine. 



b) Dakin (H. D.) et AATakeman (A. J.). Le catabolisme de ihistidine. 
Si l'on considre la structure de l'histidine, on constate qu'elle contient quatre 
atomes de carbone, deux dans le noyau, deux dans la chane latrale, qui 
se trouvent relis ceux de l'acide diactique comme le sont ceux de la 
phnylalanine, ainsi qu'on peut le voir des formules structurales ci-dessous-: 



204 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. 



HG 



COOH 






COOH 


GHNHa 

1 


COOH 




GHNH2 


CHa 


CHa 

1 




GH2 


G 


GO 

^ / < 


G 


G 

// \ 

NH 


Cil 


> / ^ 
H3G 



HC 



CH 



N 



C 



/ 



CH 



Phnylalanine. 



Acide diactiqiie. 



Histiiline. 



Il semble donc possible que l'histidine soit dgrade dans l'organisme 
animal de la mme manire que les acides amins aromatiques. Afin de 
vrifier cette hypothse, les auteurs pratiquent des circulations artificielles 
sur le foie de chien l'aide de sang additionn de carbonate d'histidine. 
Les rsultats exprimentaux montrent que la formation d'acide diactique 
est de 60 % plus importante que dans les expriences tmoins. C'est l un 
rsultat trop faible pour qu'on puisse en tirer une conclusion prcise. 
E. Terroine. 

a) Dakin (H. D.). Le sort de Vacide benzoylactique dans l'organisme 
animal. Pour l'tude du catabolisme des acides gras, on s'est servi de 
drivs phnoliques de ces corps. C'est surtout l'acide phnylpropionique 
qui a t l'objet de nombreuses tudes. On a pu constater que chez I3 chat 
auquel on injecte le sel de soude de ce corps, on trouve dans l'urine, ind- 
pendamment du produit terminal qui est l'acide benzoque, les diffrents 
produits intermdiaires suivants : 

Acide phnyl-p-hydroxypropionique Co H3. CH OH. CH.,. COOH. 
CinnamoylglycocoUe Ce H^. CH : CH : CO. NH. CHo. COOH. 

Acide benzoylactique Ce H^. CO. CH2. COOH. 

Actophnone Ce H,;. CO. CH3. 

Acide hippurique Ce Hy. CO. NH. CHo. COOH. 

Quelque compliques que paraissent les relations entre ces corps, elles 
n'en fournissent pas moins un exemple frappant do l'hypothse de Knoop 
sur la [i-oxydation. Entre l'actophnone et l'acide benzoylactique il y a une 
relation de mme nature qu'entre l'actone et l'acide diactique ; il y a lieu 
de croire que les ctones drivent des acides ctoniques par un processus 
'versible. 

D'autre part, et l'acide cinnamique et l'acide phnyl-p-oxypropionique, 
lorsqu'ils sont administrs au chat, donnent tous deux naissance l'acide 
benzoylactique, par consquent de l'actophnone, et cela suivant le 
schma ci-dessous : 



Ce H 



CH : CH. COOH 
Acide cinnamique. 

> 
Ce H 



CO. CHo. COOH. 
Acide benzoylactique. 



> Ce H;;. CHOH.CH,,. COOH 

Acide phnylhydroxypropionique. 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 205 

Or, les expriences rcentes de Dakin, Wakeman, Friedmann et Maas 
ayant montr (lu'il y a formation dans l'organisme d'acide I-p-liydroxybu- 
tyrique par rduction asynitriiiuo do Facide diacti(|ue, il y a lieu de penser 
que les prcdentes ractions peuvent tre rversibles, et c'est ce ([ue re- 
cherche Dakin dans le prsent travail. 

Pour cela, on injecte des chats du benzoylactate de soude ; on constate 
alors l'excrtion, ct d'acide hippurique, d'acide phnyl-p-hydroxypro- 
pionique et de cinnamoylglycocolle ; le premier corps est obtenu en assez 
grande quantit, le second fut notablement moins abondant. Ces ractions 
sont donc rversibles et l'on peut maintenant se reprsenter la dgradation 
de l'acide phnylpropionique de la manire suivante : , 

CoHg. CIIo. CH.. COOH 
ac. phnylpropionique 

1. Coll.v CHOH. CH.. COOH C^Hy. CO. Cll^. COOH > CcH,-;. CO. CH3 
ac. 1-phnyl-p-hydroxybutyrique ac. benzoylactique actophnine 

! "t I I 

; I I -y 

CgH.vCH : CH. COOH ^ CeH;;. COOH 

ac. cinnamique ac. benzoque 

4. 
CoH.-j. CH : CH. CO. NH^. CH2. COOH C0H3. CO. NH. CHo. COOH 

Cinnamoylglycocolle ac. hippurique 

E. Terroine. 

Neubaiier (O.) et "Warburg (O.). Sur une synthse avec l'acide acti- 
que dans le foie au cours de circulations artificielles. Knoop a signal au 
cours de ses travaux un exemple tl'actylation : aprs ingestion d'acide 
phnyl-a-aminobutyrique, il y a excrtion d'une combinaison actyle de 
ce corps. N. et "W. recherchent si le foie ne possde pas la proprit 
de raliser de telles combinaisons. Si Ton fait circuler travers le foie 
du sang additionn d'acide d-I-phnylaminoactique, on obtient ct 
d'acide phnylglyoxylique et d'acide mandlique la formation d'acide d'a- 
ctylplinylaminoactique. 



CH. NHo CH. NH OC. CH3 

I I 

COOH COOH 

ac. phnylaminoactique ac. d-actylphnylaminoactique 

C'est l une nouvelle fonction du foie : conjugaison des acides amins 
avec l'acide actique, qu'il faut ajouter aux proprits dj connues de 
rduction, oxydation et dsamination. E. Terroine. 

a) Dakin (H. D.) et Wakeman (A. J.). L'acide formiquc en tant que 
substance intermdiaire dans le catabolisme des acides gras et d'autres sub- 
stances. A l'aide d'une mthode nouvelle de dosage de l'acide formique 
dans l'urine, les auteurs constatent une limination relativement impor- 



206 L'ANNEE BIOLOGIQUE 

tante de ce corps aprs rinjection intraveineuse des cliats de sels de 
soude d'acide actique, propionique, butyrique, caproque, etc. ; la quantit 
trouve dans ces cas atteignit de 10 30 fois la quantit normale excrte. 
11 apparat donc comme probable que l'acide formique peut reprsenter un 
stade intermdiaire dans le catabolisme des acides gras. E. Terroine. 

a) Battelli (F.) et Stern (L.). Oxydation de l'acide succinique par les tis- 
xis animaux. Les tissus animaux oxydent l'acide succinique en le trans- 
formant en acide malique. L'oxydation est intense dans les tissus suivants : 
cur, muscle, foie et rein. Elle est moyenne dans le cerveau et le pancras 
et faible dans la rate et le poumon. Le sang est inactif. Tous les tissus, sauf 
le pancras, possdent, longtemps aprs la mort, le pouvoir d'oxyder l'acide 
succinique. On ne peut pas extraire avec l'eau la substance oxydante des 
tissus, mais le lavage rpt des tissus reste sans action sur leur pouvoir 
oxydant. L'extraction des tissus par l'alcool et l'actone abolit l'action 
oxydante. L'oxydation de l'acide succinique se fait mieux dans un milieu 
neutre ou faiblement alcalin que dans un milieu faiblement acide. L'opti- 
mum de la temprature est de 40'', l'action cesse 55 ; le chauffage 60 
pendant 15 minutes dtruit compltement l'action oxydante. La vitesse de 
raction augmente jusqu' une certaine limite avec la concentration en acide 
succinique. La vitesse d'oxydation est plus forte dans l'oxygne que dans 
l'air. L'intensit de raction diminue au cours de l'action. L'acide prussique, 
mme concentration faible, empche l'oxydation de l'acide succinique ; les 
autres substances acide oxalique, aldhydes mthylique et salicylique, 
fluorure de soude, etc. agissent de mme, mais seulement une concen- 
tration leve. Aprs lavage rpt, les tissus racquirent leur pouvoir 
oxydant. E. Terroine. 

d) Battelli (L.) et Stern (L.). Action del Irypsine sur les di//erents pro- 
cessus d'oxi/dation dans les tissus animaux. On peut diviser les processus 
d'oxydation en deux groupes distincts : le premier groupe comprend les 
oxydations se faisant en absence des cellules et non empches dans leur ac- 
tion par le traitement pralable l'alcool. A ce groupe appartiennent : la 
respiration accessoire, l'uricoxydase et l'alcooloxydase. Le second groupe 
contient : la resjjiration principale, les oxydations d'acide citri(iue et succi- 
nique ; tous ces processus d'oxydation ne se font plus aprs la destruction 
cellulaire et sont abolis par le traitement alcoolique. L'action de la trypsine 
permet de maintenir cette division en deux groupes. Dans les tissus ayant 
subi l'action de la trypsine la respiration principale est trs abaisse, les 
oxydations de l'acide citrique et succinique sont ralenties. Par contre, l'ac- 
tion de la trypsine (durant une heure) reste sans action sur la respiration 
accessoire ainsi que sur l'alcooloxydase et l'uricoxydase. E. Terroine. 

Ehrlich (F.). Sur la formation de Valbumine chez les levures et les 
riwisissu7-cs. Nouvelles recherches effectues avec Willia anomala et 
(Jidium lactis nourries au moyen de tyrosine mlange onze espces diff- 
rentes de combinaisons carbones. Conclusion : Quel que soit l'acide amin 
utilis, la synthse de l'albumine s'effectue exactement comme aux dpens 
de l'ammoniaque servant de nourriture azote; et de sucre fournissant par 
fermentation le carbone ainsi qu'une certaine (quantit d'nergie. P. 
Jaccard. 

Erculisse (P.)- Nouvelles recherches sur l'alcalinit des liquides organi- 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 207 

(lues. La distillation d'un liiiuide alcalin en prsence de AzH^Gl dans le 
vide fournit une quantit d'ammoniaque proportionnelle la disponibilit al- 
caline du liquide distill. 

Cette mthode appliijue aux liquides organiques permet de les tudier 
sans qu'ils puissent tre altrs par des ractions secondaires. Elle ne per- 
met pas de dterminer le nombre d'ions H ou OH prsents : La rserve al- 
caline des divers organes reste d'une constance remarcjuable, dans ces di- 
verses conditions de la vie ou mme quand l'animal est soumis l'intoxication. 
Aprs avoir accru artificiellement la rserve alcaline du sang, on voit celle-ci 
revenir rapidement sa valeur primitive. J. Gautrelet. 

a) Lyttkens (H.) et Sandgren (J.). Sur larpartition des substances rduc- 
trices dans le sang humain. La teneur des globules sanguins en substances 
rductrices varie de 0,037 % 0,111 o^, donnant en moyenne 0,069 %. Le 
srum contient de 0,071 % 0,136 %, en moyenne 0,103 % de substances 
rductrices. 

Les mmes dterminations faites aprs la fermentation montrent que les 
substances rductrices des globules ne sont pas du glucose ; leur teneur en 
glucose est trs faible, environ 0,006 %; la totalit du glucose du sang se 
trouve donc dans le srum ; sa teneur trs variable oscille autour de 0,063 % 
avec un maximum de 0.101 et un minimum de 0^026. E. Tehroine. 

b) Lyttkens (H.) et Sandgren (J.). Sur la rpartition des substances 
rductrices dans le sang des mammifres. L'examen porte sur le sang de 
buf, cheval, brebis, porc, chat et cobaye. Les globales sanguins de tous 
ces animaux contiennent des substances rductrices, mais tant donn que 
la rduction ne change pas lors do la fermentation, il faut conclure qu'il 
ne s'agit nullement de glucose. La teneur en substances rductrices varie 
entre 0,05 % et 0,08 %, suivant l'espce animale. La totalit du glucose de 
sang se trouve dans le srum. La teneur du srum en glucose est chez 
l'homme, le buf, la brebis et le porc de un peu moins que 1 "/oo 
0,063-0,098); par contre chez le lapin, le chat, le cobaye, elle dpasse 2 'Yoo 
(0,222-0,2915j. E. Tehroine. 

Frth (O. von) et Schwarz (C). Sur la rpartilion de razolc c.clrac- 
tif dans le muscle des mammifres. 100 grammes de muscle frais prove- 
nant des extrmits de cheval ou de chien contiennent 0,327 0,382 gr. 
d'azote extractif. La rpartition de cet azote extractif est la suivante : am- 
moniaque 4,5-7 %, purines 6,1-11,1 %, cratine et cratinine 26,5-37,1 %, 
carnosine 30,3-36,3 %, carnitine, mthylguanidine 8,2 15,3 %, ure, poly- 
peptides et acides amins 6,3-10 % 100 grammes de muscle cardiaque de 
cheval contiennent 0,294 gr. d'azote extractif, dont 9,6-1 1,3 % d'ammoniaque, 
12,8-15 % des purines, 31,6 de cratine et cratinine, .37,5-44,2 % de carno- 
sine, 1,7-4,5 % d'acides amins, ure et polypeptides. Le muscle cardiaque 
est par consquent plus pauvre que le muscle des extrmits en azote 
extractif. Les substances extractives ne semblent pas se former pendant le 
travail, car leur quantit n'augmente pas pendant l'exercice. E. Terroine. 

Somogyi (S. von). Rpartition de Vazote urinaire aprs introduction 
enlrale et parentrale d' albumine . La rpartition entre les diffrents 
composs azots de l'urine varie-t-elle suivant le mode d'introduction de l'al- 
bumine? La question est tudie sur le cheval, auquel on administre du srum 
de chien soit en ingestion, soit en injection intrapritonale. Lors de l'inges- 



208 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

tion, on constate que l'azote ammoniacal est assez variable, l'azote de l'ure 
et de la cratine diminue, l'azote purique est constant. Lors de l'injection 
intrapritonale, l'albumine apparat dans l'urine au bout de 5 jours du 
l'gime, elle atteint 13 14 % de l'azote introduit. Il y a rtention azote pen- 
dant les premiers jours, l'animal ne rejetant que 50 % environ de l'azote 
introduit. Le rapport de l'azote urique l'azote total est plus faible que dans 
le cas de l'ingestion ; celui de l'azote ammoniacal est beaucoup plus lev 
de mme que celui des purines et de l'acide urique. E. Terroine. 

Barger ( J.) et Dale (H.). La B-iminazohjlethylamine, substance hypo- 
tensive de la muqueuse intestinale . Bien que la choline pure soit hypoten- 
sive, on ne saurait lui attribuer entirement le rle dpresseur des glandes 
liypotensives ; il faut en particulier reconnatre dans la vaso-dilatine de 
PoPiELSKi, la B-iminazolylethylamine, substance abaissant la pression, mais 
ne modifiant pas la coagulabilit du sang. J. Gautrelet. 

b) Kauffmann (M.). Sur la prsence de choline dans le cerveau de buf. 
Ces recherches qui portent sur un grand nombre de cerveaux montrent 
qu'il n'y a jamais de choline libre. E. Terroine. 

Bebeschin (K.). Les substances extractives du rein de buf. Les 
bases extractives (pii sont caractristiques du muscle, la carnosine, la m- 
tylguanidine et la carnitine ne se trouvent pas dans le rein. Au lieu de la 
carnitine on trouve dans le rein un autre driv [btane] de la trimthyla- 
mine. E. Terroine. 

Izar (G.). Contribution la formation et la destruction de V acide 
urique. On sait que le foie possde la ])roprit de dtruire l'acide urique. 
puis lie le recomposer ensuite en pirsence de l'oxygne ; l'inanition pralable 
diminue considrablement d'intensit de ces phnomnes, et cela chez le 
chien comme chez l'oiseau. L'action de synthse est la rsultante de deux 
actions conditionnes i)ar un ferment contenu dans le sang et un coferment 
(soluble dans l'alcool et thermostabile) contenu dans le foie. 

L'auteur recherche ensuite par circulation travers le foie quelles sub- 
stances peuvent tre formatrices d'acide urique. Il constate tout d'abord qu'en 
prsence de CO-, l'ure et l'acide dialurique donnent de l'acide urique. Egale- 
ment en l'absence d'oxygne un mlange de carbonate d'ammoniaque et d'ure 
donne de l'oxygne. Par contre, et dans les mmes conditions exprimen- 
tales, les acides lactique, paralactique, tartronique, acrylique, oxalique, mso- 
xalique ne donnent pas naissance de l'acide urique. E. Terroine. 

a] Kauffmann (M.). Sur la manire de se comporter de Vindol dans l'or- 
ganisme. Lorsqu'on fait ingrer l'homme de grosses quantits d'indol 
(3 4 grammes par jour), on n'en retrouve l'tat d'indigo qu'une partie 
dans l'urine. L'excrtion de l'indican est extrmement lente; deux mois 
aprs l'ingestion d'indol, on retrouve encore un excs d'indican urinaire. 
L'augmentation de l'acide sulfurique conjugu ne correspond pas t(>ujours 
la quantit d'indol introduite. E. Terroine. 

Baccarini (P.). Sur la prsence d'indol dans les organes vgtatifs de 
quelques plantes. Jusqu'ici l'indol n'tait connu que dans les fleurs de 
Visnea Mocanera. A l'aide d'un ractif, la dimthylaminebenzaldhyde, B. 
La retrouv dans les fleurs et les organes vgtatifs de nombreuses autres 



XIII. MORPHOLOGIE GiNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 209 

plantes appartenant des groupes systmatiques bien divers. L'indol s'y r- 
vle sous deux modalits diffrentes. Il diffuse tantt, comme chez Cilrus, 
dans le ractif, qui se colore rapidement, tandis que les fragments de la 
plante mme ne prennent aucune coloration spciale. Ailleurs le ractif 
reste incolore, tandis que les tissus et les organes contenant l'indol se tei- 
gnent en un rouge d'intensit variable. C'est le cas du myrte et du tilleul. 
On peut tablir avec grande facilit et certitude que la coloration a ici son 
sige exclusif dans le protoplasme des lments renfermant l'indol et ja- 
mais dans leur membrane ou leur suc cellulaire. Dans le tilleul, par exem- 
ple, rindol se trouve dans tous les lments vivants du tissu ligneux et dans 
toutes les cellules de l'corce, exception faite des lments mcaniques 
morts, et surtout dans les tubes cribls. Tout le mristme, peu de dis- 
tance des initiales, est pour ainsi dire farci d'indol, ce qui tend prouver 
que cette substance n'est pas lie des processus particuliers de dgradation 
du protoplasme. M. Boubier. 

Fries (K.). Sur laprsence d'acide lactique dans le sang humain. Le 
sang humain contient normalement un peu d'acide lactique ; sa teneur n'aug- 
mente pas pendant la fivre. La teneur en acide lactique augmente la 
suite du travail. Si on laisse le sang 70 pendant 2 heures, la teneur en 
acide lactique augmente. E. Terroine. 

Henze (M.). Su7' la prsence de btaine chez les Cphalopodes. 
L'auteur extrait la btane du muscle d'Octopus. Pour cela, on fait un extrait 
musculaire ; cet extrait laisse prcipiter de la taurine lorsqu'on le concentre. 
Les eaux mres de la taurine sont traites par l'alcool absolu et la btane 
prcipite sous la forme pour la plus grande partie d'un chlorhydrate. On 
en obtient de nouvelles quantits en traitant le liquide restant par leur solu- 
tion alcoolique de bichlorure de mercure. Par purification et traitement 
ultrieur par l'acide picrique on obtient un picrate. L'analyse donne : 

C. trouv 38,14 % H. trouv 4,04 9^ 

calcul 38,12 9e calcul 3,95 % 

Rappelons que la btane avait t dj signale par Brieger dans les 
muscles de la moule, par Ackermann et Kutscher chez le crabe, par SuwA 
dans les extraits d'organes d'Acanthias vulgaris. E. Terroine. 

Schulze (E.) et Pfenniger (U.). Recherches sur la btane dans les 
plajites. Cherchant voir si la btane est ncessaire la constitution 
des phosphatides, les auteurs isolent cette dernire substance en partant 
des graines lgumineuses ( Vicia) riches en btane et constatent que ni la 
btane ni la choline n'apparaissent dans les produits de dcomposition des 
phosphatides des graines de lgumineuses. La btane qui, avec la choline, 
se forme par dcomposition de phospliatides de la farine d'avoine, n'est pas 
ncessaire la constitution de celle-ci. P. Jaccard. 

a) Stank (VI.). Sur la localisation de la btane dans les plantes. La 
distribution de la btane dans les plantes est des plus irrgulires ; la pro- 
portion la plus forte se trouve dans les feuilles, surtout au printemps, ainsi 
que dans les jeunes rameaux encore verts. L'corce en possde peu et le 
bois trs peu. Les racines de certaines plantes (betterave sucre), par contre, 
en possdent une proportion sensible. Enfin, les graines en ont trs peu. 
P. Jaccard. 

l'a.Ni\e biologique, XVI. 1911. 14 



210 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

b) Stank (VI.). Sur Vmigraiion de la btaine dans les plantes. Les 
jeunes feuilles renferment davantage de btane que les vieilles. Cette sub- 
stance subit au cours du vieillissement des organes assimilateurs une dcom- 
position avec production probable de trimthylamine. Une certaine quantit 
de btane prend naissance pendant la germination des graines; elle s'accu- 
mule aussi au printemps dans les feuilles des raves, tandis qu'elle disparait 
des racines. Comme elle est plus abondante dans les feuilles tioles que 
dans les feuilles vertes, elle ne doit jouer aucun rle apprciable dans l'as- 
similation chloropliyllienne. P. Jaccard. 

Ciamician (G.) et Ravenna (C). Sur quelques substances orgayiiques 
contenues dans les vgtaux. Des expriences dcrites dans ce mmoire, 
il rsulte que l'inoculation de substances azotes de nature chimique varie 
dans le tabac produit une augmentation de la quantit totale des alcalodes 
et que cette augmentation s'accentue lorsqu'on emploie l'asparagine. Mais 
les observations faites ne permettent pas de donner une solution dfinitive 
la question de la gense des alcalodes dans les plantes et celle de leur 
signification. Les expriences des auteurs parleraient plutt en faveur de 
l'hypotlise que les alcalodes seraient des drivs des acides amids. La 
prsence constate de l'isoamylamine est encore un argument qui plaide 
dans le mme sens. M. Boubier. 

Kochmann (M.). L'influence qu'exercent les composs organiques de 
la nourriture et l'administration des prparations de fer sur le mtaholisnw 
du fer. Un chien est nourri avec de la viande de cheval, on tudie le 
mtabolisme du fer durant cette alimentation et lors de l'addition de 
graisses ou d'hydrates de carbone. Les expriences montrent que ces addi- 
tions influencent d'une faon dfavorable le bilan du fer. Le besoin mini- 
mal de fer dpend aussi bien de la quantit que de la nature des aliments. 
L'addition une alimentation pauvre en fer de ferratine, de mtaferrine et 
de phosphate de fer agit d'une faon favorable sur la rtention du fer ; on 
n'observe aucune diffrence dans l'action de ces trois prparations sur les 
changes de fer. Par contre, la mtaferrine et la ferratine agissent d'une 
faon plus favorable sur le mtabolisme des protiques que le sel inorga- 
nique de fer. E. Terroine. 

Gregersen (P. J.). Recherches sur le mtabolisme du phosphore. Ce 
travail a pour but de rechercher si l'organisme peut construire des combi- 
naisons organiques phospliores partir de substances organiques sans 
phosphore et de phosphates minraux. En outre, l'auteur y tudie l'in- 
fluence des variations de la ration en valeur nergtique, en albumine et 
en phosphate sur l'change phosphore. Les expriences sont faites sur 
des rats. Comme aliments on utilise : comme protique, l'destine ; comme 
hydrate de carbone, le sucre de canne ; comme graisse, la graisse de porc 
fondue. Dans toutes ces substances il n'y a pratiquement pas de pho.sphore. 
Comme tels, on emploie un mlange de chlorure de potassium, de sodium 
et de calcium, de bicarbonate de soude, de magnsie et de sulfate de fer. 
Enfin le phosphore est administr sous forme de phosphate disodique. 
Afin d'augmenter le volume des aliments, on ajoute de la cellulose. 

On constate ainsi que, lors de la nutrition azote contenant du phosphore 
minral, l'organisme peut se maintenir pendant trs longtemps en tat 
d'quilii)re phosphore et mme faire de la rtention phosphore. Il y a donc 
tout lieu de croire que l'organisme peut fabriquer des combinaisons phos- 



XllI. - MORPHOLOGIE GEAKHALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 211 

pliores organiques partir de composs organiques non phosphores et de 
phosphates minraux. Lors d'une alimentation sans azote, la perte de 
phosphore reste la mme, qu'il y ait ou non ingestion de phosphates. Lors- 
que l'organisme reoit une nourriture azote qui sutTit le maintenir en 
quilibre azot et ne reoit pas de phosphore, l'excrtion du phosphore est 
trs faible. Lors d'une alimentation azote, sans phosphore, contenant des 
sels de chaux et de magnsie, on obtient une excrtion phosphore urinaire 
minimale; elle reprsente moins de l/IO du phosphore rejet par les fces. 
Au contraire, lors de la mme alimentation, mais sans sels de chaux ou de 
magnsie, l'excrtion phosphore urinaire est plus leve que l'excrtion 
par les fces. E. Terroine. 

Slo-wtzofF (B.). Modifications chimiques dans le foie phosphore. 
Le chien reoit de l'huile phosphore raison de 0,5 cni'^ par kgr. d'animal. 
La mort survient au bout de 6 10 jours de ce traitement. Le foie est atro- 
phi, sa teneur en graisses est augmente; par contre, la teneur en protiques 
est diminue, la perte porte surtout sur des protiques nonphosphores. Parmi 
les nucloprotides, la destruction atteint surtout ceux qui sont solubles dans 
l'eau. Le foie phosphore contient moins de peroxydase et de protase et plus 
d'amylase que le foie normal. E. Terroine. 

Kreidl (A.) et Lenk (E.). La manire de se comporter du lait strile et 
bouilli vis--vis du lab et des acides. Le lait reste incoagulable quand le 
lait, le lab et l'prouvette employe sont striles; si l'une de ces trois condi- 
tions n'est pas remplie, il coagule plus ou moins vite. Le dveloppement 
du bacille lactique se fait au mieux dans un milieu faiblement acide (0,2 

N 
0,6 d'acide actique ). E. Terroine. 

Reinhard (R.) et Seibold (E.). La raction de Schardinger et le co- 
lostrum du lait de vache. Le colostrum du lait de vache donne la raction 
de Schardinger, mais la dcoloration du mlange bleu de mthylne-forma- 
line se fait lentement. Le lait provenant du dbut de la lactation ne donne 
pas la raction de Schardinger, cette disparition du ferment dure quelque- 
fois de 3 8 semaines ; ensuite la raction rapparat. Le lait prlev d'une 
manire strile ou par la traite ordinaire donne la mme raction. Le fer- 
ment produisant la raction de Schardinger est dtruit par une temprature 
de plus de 65. Son optimum varie suivant le moment de la lactation de 
45 65. E. Terroine. 

Engel (St.) et Bode (A.). Sur la graisse du colostrum. Recherches 
sur les constantes chimiques et pliysicochimiques de la graisse du colostrum 
de vache. Lndice d'iode. L'indice d'iode baisse rgulirement du P''' jour 
de la lactation au 6'^'; il passe de 43,4 .36,7 dans un cas, de 42,9 39,5 dans 
un autre, de 46,4 41 dans un autre. La valeur stable est atteinte vers le 
5*^ jour. Indice de saponification. Augmente rgulirement pendant la 
mme priode. Il passe dans un cas de 226.4 au 2 jour 231,5 au 6*-' jour, de 
209,5 au P-- jour 219,3 au 21^ jour, de 217,9 au 2*^ jour 222,4 au 20^ jour. 
Indice de Reichert-Meissl. Augmente pendant les premiers jours (l'*^ se- 
maine) pour redescendre ensuite. E. Terroine. 

Voorhve (N.). Mtabolisme de la chaux. Teneur en chaux du sang 
humain aprs l'administration de grosses quantits de chaux per os. L'ad- 



212 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ministration de grosses quantits de chaux sous forme de chlorure ou de 
lactate de calcium une nourriture riche en chaux augmente la teneur du 
sang en chaux chez l'homme adulte. L'augmentation varie de 2 17 milli- 
grammes par 100 cm* de sang. La teneur du sang en chaux se maintient 
ce taux lev de 10 35 jours aprs l'exprience. E. Terroine. 

h) Politis (J.). Sur Vorigine et le rle de Voxalate de chaux dans les 
plantes. P. refait ici tout l'historique et la bibliographie de la question 
fort controverse de l'oxalate de chaux. Il admet que Tacide oxalique et 
l'oxalate de chaux se produisent dans les cellules dans lesquelles on les ob- 
serve. L'acide oxalique proviendrait du glycogne ou de l'amylode, et cela 
par oxydation ; sa fonction pourrait tre d'liminer la chaux en excs ou de 
former des cristaux d'oxalate de chaux ayant quelque usage biologique. En 
tout cas, P. rejette l'opinion de Groom, de Bhm et de Schimper, d'aprs la- 
quelle la formation d'oxalate de chaux aurait pour but la neutralisation de 
l'acide oxalique comme substance toxique pour la plante. M. Boubier. 

Foster (N. B.) et Fisher (H. L.). Mtabolisme de la cratine et de la 
cratinine chez des chiens fistule d'Eck. MELLANin' a observ que les 
sujets atteints de cirrhose lipatique ou de cancer du foie prsentent une excr- 
tion de cratinine plus faible etde cratine plus leve quechezles sujets nor- 
maux; pour lui, le foie n'agirait plus comme l'tat normal en transformant 
la cratine en cratinine. F. et F. tudient la question sur des chiens chez 
lesquels le foie est physiologiquement supprim par fistule d'Eck. On con- 
state qu'aprs ingestion de cratinine, il y a toujours augmentation de l'ex- 
crtion de cratinine; dans un cas seulement il y a eu augmentation de 
l'excrtion en cratine. Lors de l'administration de cratine, l'excrtion de 
cratine n'est pas augmente. E. Terroine. 

a) Scaffidi ("V.). Recherches sur le mtabolisme des purines. Mtabolisme 
des purines lors de la diminution des processus d'oxydations dans l'orga- 
nisme. L'tude porte sur le chien et le canard comme reprsentants de 
deux types diffrents dans la formation de l'acide urique. Chez le chien, l'acide 
urique se forme par oxydation, tandis que chez le canard, la presque totalit 
de l'acide urique est produite par la synthse. La diminution des oxydations 
dans l'organisme par son maintien dans un air contenant des quantits plus 
ou moins fortes d'acide carbonique, agit d'une faon diffrente sur chaque 
animal. Chez le chien, la diminution des oxydations n'exerce pas d'influence 
sur le mtabolisme de l'acide urique. L'addition de l'acide urique la nour- 
riture d'un chien maintenu dans une atmosphre vicie montre que l'animal 
continue dtruire l'acide urique comme dans les conditions normales. Chez 
le canard, la diminution des oxydations dans l'organisme provoque une 
augmentation dans la formation de l'acide urique. E. Terroine. 

b) Scaffidi (V. ). Teneur en bases puriques des tissus des diffrents muscles. 
L'examen porte sur les muscles stris, lisses et sur le muscle cardiaque du 
buf. Le muscle cardiaque est le plus riche en bases puriques (0,0727; 0,0888), 
le muscle stri s'en rapproche beaucoup (0,0647; 0,0576) tandis que le mu.s- 
cle lisse est trs pauvre en bases puriques (0,0323; 0,0356). On ne trouve 
dans aucun de ces muscles de l'acide urique. E. Terroine. 

c) Scaffidi CV.). Recherches sur le- mtabolisme des purines. Sur la ma- 
nire de se comporter des bases puriques des muscles pendant le travail. Le 



XUl. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 213 

train postrieur de grenouille ou de crapaud est soumis une excitation tta- 
nisante pendant plusieurs heures. Le muscle, fatigu par le travail, contient 
toujours moins de bases puriques que le muscle au repos. Cette diminution 
est, suivant Texprience, de 12 %, \?>%, 9 9^, 15% et 17%; elle porte 
surtout sur les bases combines, car les bases libres restent constantes ou 
augmentent lgrement pendant le travail. On ne trouve pas d'acide urique 
ni au repos, ni pendant le travail. Ce fait peut tre expliqu par l'existence 
d'un ferment uricolytique puissant prsent dans le muscle et dtruisant 
l'acide urique aussitt qu"il se forme, ou bien par l'existence d'un autre mode 
de dgradation des purines sans passage par le stade acide urique. 
E. Terroine. 

d) Scaffidi yY.). Mtabolisme des purines dans le jene. Les oiseaux 
forment la presque totalit de l'acide urique par voie synthtique, l'acide 
urique constitue 42-53% de l'azote total rejet. Dans le cas d'une alimentation 
insuffisante chez le canard, les variations dans l'excrtion de l'acide urique 
se font paralllement celles de l'excrtion de l'azote total. Le rapport 

r^ ^ est normalement 2,27 ; ce rapport augmente dans l'alimenta- 

acide urique ' ' ^^ 

tion insuffisante, car l'excrtion d'acide urique diminue. Dans le jene 
absolu le rapport diminue, car relativement aux autres composs azots, 
la diminution de l'acide urique est moindre. Chez un chien dont l'acide 
urique est form par oxydation, le jene agit peu sur son excrtion, surtout 
si l'animal a t mis au pralable une nourriture sans purines. La quantit 
d'acide urique excrte dans le jene diminue, mais il n'existe aucun rap- 
port net entre les variations d'azote et d'acide urique. E. Terroine. 

Neuberg (C.) et Saneyoshi (S.). Sur la manire de se comporter des 
acides tartriques stroisoinres dans l'organisme du chien. L'organisme du 
chien utilise sans grande diffrence les acides d et / tartriques. E. Ter- 
roine. 

Liebermann (L. v.) et 'Wiesner (F.i. Sur le pouvoir de transport 
de l'oxygne par le sang chau/f diffrentes tempratures. On observe 
la raction du gaacol en prsence de sang et d'essence de trbenthine, le 
sang tant chauff des tempratures diffrentes, de 17 50". Le chauffage 
n'exerce aucune influence dans ce cas ; mais lorsqu'il s'agit non plus d'oxygne 
combin, mais d'oxygne libre, il diminue et ensuite supprime totalement le 
transport d'oxygne. E. Terroine. 

Tanaka (M.). Absorption de la chaux et rtention calcique. Des cou- 
pes d'os places dans un liquide charg d'acide carbonique, diminuent de 
poids et laissent passer du phosphate de chaux en solution. Le mme ph- 
nomne a lieu in vivo. On fait chez le lapin des enclaves de phosphate de 
chaux ou d'ivoire dans le foie, dans le rein ou dans la musculature. Sur 
l'animal sacrifi, au bout de quelques jours, on constate que le phosphate 
de chaux a t absorb et que l'ivoire a diminu de poids. La rsorption de 
la substance osseuse se fait d'une faon intense dans la rate et le rein, elle 
est fail)le dans les muscles et dans le tissu sous-cutan. Si on injecte dans 
le pritoine d'un chien ou d'un lapin des sels calciques solubles ou insolu- 
bles, on constate l'apparition d'un dpt de chaux au bout de 18 heures. Le 
dpt se fait aussi bien dans le lieu d'injection que dans d'autres organes, 
dans le cur par exemple. Lors de l'injection d'un sel soluble de chaux, 



214 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

lactate par exemple, le dpt est form de phosphate de chaux. E. Ter- 

ROINE. 

Lederer (R.) et Stolte (K.). Composition du cur de l'homme et du 
chien. Le cur de chien contient moins de sodium (0,41'2-0,464 %) que le 
cur de l'homme (0,507-0,779 o/o). La teneur en chlore varie pour le chien 
de 0,359 0,746 % et de 1,02 1,10 % pour l'homme. Le cur de chien est 
plus riche en pho.sphore et en azote que le cur de l'homme ; par contre, ce 
dernier est plus riche en soufre. E. Terroine. 

Blumenthal (F.) et Oppenheim (K.j. Influence de l'iodure de potas- 
sium sur le dpt du mercure dans le foie. Les expriences faites sur des 
lapins et des souris montrent que, lors de l'injection des prparations solu- 
bles ou insolubles de mercure, on constate toujours la prsence du mercure 
dans le foie. L'administration simultane de mercure sous la peau et de l'io- 
dure de potassium per os empche l'accumulation du mercure dans le foie. 
E. Terroine. 

De Mees (O.i. Quelques proprits de la substance lysinogne des h- 
maties. De ses expriences faites avec les hmaties de buf agissant sur 
le sang du lapin, l'auteur conclut que l'hmolysinogne est une substance 
chimique dfinie, ne dialysant pas, inaltrable par les solutions concentres 
de .sels neutres (sulfate d'ammoniaque) et se prcipitant avec l'albumine du 
srum. La chaleur la dtruit (vers 80" centigrades) et les acides et les bases 
la dcomposent facilement. Elle ne serait pas constitue par des substances 
lipodes ni par des protides, mais se rapprocherait plutt des ferments. 
Toutefois l'auteur n'est pas affirmatif sur ce dernier point. A. Lcaillon. 

c) Battelli (F.) et Stern (L.). Sur la pnine. La pnine augmente la 
respiration principale des tissus, elle se rencontre dans tous les tissus et sur- 
tout dans les muscles du buf ou du cheval, son existence est souvent mas- 
que par la prsence d'antipnine dont on peut se dbarrasser par l'addition 
d'acide. Les liquides de l'organisme (sang, lait, bile, urine) ne contiennent 
pas de pnine. La pnine est soluble dans l'eau, les acides et les alcalis; elle 
dialyse, elle n'est pas dtruite par l'buUition, mais seulement 200'-. La 
pnine n'est dtruite ni par la pepsine ni par la trypsine. Elle est peu solu- 
ble dans l'alcool, et insoluble dans le benzol et le chloroforme. Elle peut tre 
purifie par une prcipitation rpte avec de l'alcool. La pnine est sans 
action sur la respiration accessoire, ainsi que sur les oxydations d'alcool par 
l'alcooloxydase, d'acide uriquepar le ferment uricolytique et d'acide succi 
nique par les tissus. E. Terroine. 

d) Battelli (F.) et Stern (L.). Sur l'anlipneumine. L'antipneumine 
diminue l'intensit de la respiration principale. La rate est de tous les 
organes le plus riche en antipneumine ; le cur et les muscles en contiennent 
peu ou pas du tout. Le sang ne contient pas d'antipneumine. En solution 
dans l'eau, l'antipneumine est dtruite par le chauffage 65, ainsi que par 
l'action des alcalis et des acides ou par le traitement avec l'alcool ou avec 
l'actone. L'antipneumine rsiste l'action de la pepsine, elle ne dialyse 
pas. Son action est diminue ou empche par les phosphates. L'antipneu- 
mine est sans action sur la respiration accessoire, l'alcooloxydase, le ferment 
uricolytique et l'oxydation de l'acide succinique ; elle diminue l'action de 



XIII. - MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 215 

l'acide citrique. Le rle probable de l'antipneumineest la rgularisation des 
combustions dans les tissus. E. Terroine. 

Costantino (A.). Sur la teneur des muscles stris et lisses des animaux 
diffrents en potassium, sodium et chlore. Les muscles lisses sont toujours 
plus riclies en eau que les muscles stris. On observe de grandes variations 
dans hi teneur des muscles lisses et stris en K et Na, suivant l'espce ani- 
male. La teneur en K du rtracteur du pnis de buf ou de l'utrus de 
vache est de beaucoup infrieure celle des muscles stris des mmes ani- 
maux; chez d'autres espces animales on observe le cas contraire. Los mus- 
cles lisses des mammifres sont plus riches en chlore que les muscles stris. 
E. Terroine. 

Kojo (K.). Chimie de l'uf de poule. Leblanc d'uf contient en 
moyenne 87,71 % d'eau et 12,29 % de substances sches, qui se rpartissent en 
0,4% de cendres et 11,89 % de substances organiques. L'azote total est de 
1,75 %; le sucre reprsente 0,55 %, soit 4,64 % des substances organiques. 

Le jaune d'uf contient 49,73 % d'eau et 50,27 % de substances sches qui 
se rpartissent en 1,44 9o de cendres et 48,83 % de substances organiques. 
L'azote est de 2,49% ; la teneur en sucre de 0,27 %. E. Terroine. 



CHAPITRE XIV 

Pliysiologe gurale 

Abderhalden (E.) und Kmpf (E.). Scrologische Sludien mit Hilfc dcr 
oplchen Mthode. (Zeitschr. f. physiol. Ch., LXXI, 421-442.) [281 

Abderhalden (E.), Klingemann CW.) und Pappenhusen (Th.). Zur 
KeiintnU des Abbans der Etweiaskorper 'un Mdfjendarmkanal versc/iiedener 
Tierarten. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 411-420.) [261 

Abderhalden (E.) und Mller (Fr.). Weitere Beilrge ilber die Wirkung 
des ChoUnsaufden Blutdruck. (Zeits. f. pliysiol. Ch., LXXIV, 253-272.) [333 

Abderhalden (E.) und Pincussohn (L.). Serologisc/ie Studieii mil Hilfe 
deroj>ltsr/,eii Mthode. (Zeits. f. phys. Ch., LXXI,"lll-119.) [281 

Abdelharden (E.) und Rathsmann (E.). Serologische Studien mit Ilitfe 
der optischen Mthode. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 367-384.) [281 

Abderhalden (E.) und Rona (P.). Studien ber dus Fettspaltungsverm- 
gen des Blutes und Serums des Hnndes unter verschidenen Bedingungen. 
(Zeits. f. physiol. Ch., LXXV, 30-37.) ' [334 

Abderhalden (E.) und Strauch (W. F.). Weitere Studien ilber die Wir- 
kiing der Fermente des Magensaftes. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 315- 
338.) [Voir ch. XIII 

Acqua (C). La penetrazione e la tocalizznzione dei ioni net corpo dette 
piante. (Atti dlia Soc. ital. par il progresso dlie scienze, V, 854- 
856.) [250 

Amans CP.). Etude de Vente animale comme rcepteur et distributeur d'air. 
(C. R. Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 117.) 

[Place des ailes de diffrentes formes dans un courant d"air 
et tudie les modifications de ce courant. Y. Delage et M. Goldsmith 

Amar (Jules). La dpense nergtique dans la marche. (Jour, de Physiol. 
et de Pathol. gn., XIII, 212-220.) [305 

a) Ancel (P.) et Bouin (P.). Sur l'existence d'une glande m,yomtriale en- 
docrine chez la lapine gestante. (C. R. Ass. Anat., 13'^ Runion, Paris, 97- 
103, 1 fig.) [293 

b) Recherches .^mr les fonctions du corps jaune gestatif. II. Sur le d- 
terminisme du dveloppement de la glande mammaire au cours de la gesta- 
tion. (Journ. Phys. Path. gn., n" 1, 31-41, 6 fig.) 

[Analys avec le suivant 

c) Glande mammaire et corps jaune. (Presse mdicale, n 55. 12 juil- 
let, 29 pp., 5 fig.) [292 

Ancel (P.), Bouin (P.) et Lambert. Sur laskeptophylaxie. La skeplophy- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 217 

laxie 11 est pas un phnomne d'immunisation spcifique. (C. R. Soc.Biol., II, 
415.) [La dure de rimmunisation 

ne dure pas plus de 24 heures. Cette immunisation n'est pas spcifique 
vis--vis du seul extrait qui provoque la skeptophylaxie. .1. Gautrelet 

Argyll Campbell (J.). The e/fccts of certain animal, extracts upon the 
blood-vessels. (Quarterly Journ. of Physiology, IV, 1-17.) [336 

Armstrong (H. E.)aud Armstrong(E. T.). The originofosmotic effecis. 
IV. Note ou the dilJ'erential septa in plants ivith rfrence to the translo- 
cation of nutritive ntaterials. (Roy. Soc. Proceed., 571 B., 22G.) 

[Les auteurs invoquent l'intervention d'hormones. H. de Varigny 

Aron (H.) und Hocson (F.). Reisals Nahrungsmittel. (Biochem. Zeitschr., 
XXXI 1, 189-203.J [264 

a) Arthus (Maurice). De la spcificit des srums antiuenimeux. Srum 
anticnhraique et venins d'IIam(idriias{Naja bungarus)et de Krait {Bungarus 
cruleus). (C. R. Ac. Se, CLIII,'391-397.) [338 

0) ."^ur les intoxications par les venins de serpents. (G. R. Ac. Se, 

CLIII, 482-484.) [338 

Arthus (Maurice) et Stawska (M"e Boleslawa). Venins et antivenins. 
(C. R. Ac. Se, CLIII, 355-357.) ~ [339 

Auer (J.). Ueber den pltzlichen anaphylactischen Tod beim Kaninehen. 
(Centralbl. f. Physiologie, XXIV, 957-959.) 

[Chez le lapin, la mort subite anaphylactique rsulte d'une paralysie 
du cur d'origine priphrique. Chez le chien, la chute anaphylactique 
de la pression est due une paralysie des vaso-constricteurs intestinaux. 
Chez le cobaye, la mort survient par asphyxie cause par la contraction 
ttanique des muscles bronchiques. Les accidents anaphylactiques ne sont 
donc pas de mme ordre chez les divers animaux. M. Mendelssoiin 

Austoni. Action de l'extrait cortical et de l'extrait mdullaire de glande 
surrnale sur le cur des mammifres. (Arch. ital. biol., LVI, 354.) [336 

Axenfeld (D.). Die Bedeutung der Nasenschleimhaut filr den Respira- 
tionsakt der Amphibien. (Centralbl. f. Physiol., XXV, 529-531.) 

[Chez la grenouille et le crapaud 
on peut provoquer ou arrter les mouvements respiratoires en excitant 
la muqueuse nasale par l'air ou par l'eau. La section du rameau nasal de 
la premire branche du trijumeau supprime cet effet. M. Mendelssohn 

Aynaud. Le globulin de l'Homme. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 56-78.) [281 

Babak (E.). Ueber die provisoriscJien Atemmechanismen der Fischem- 
brgonen. (Ctrbl. f. Physiol., XXV, 370-374.) [253 

a) Bang (I.) und Overton (E.). Studien ilber die Wirkungen des Kobra- 
giftes. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 243-293.) [3.36 

b) S Indien ilber die Wirkungen des Crotalusgiftes.{B\ochGra. Zeitschr., 
XXXIV, 428-4G1.) [337 

a) Barratt (J. O. "W.). Complment dviation in Mouse Carcinoma. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 565, 359.) [En prsence 

de l'extrait de tumeur de souris, employ comme antigne, le pouvoir de 
dvier le complment chez le srum inactiv de souris tumeurs, est, 
dans certains cas, plus considrable que chez le srum inactiv normal. 
Autrement pas de diffrence entre les deux srums. H. de Varigny 



218 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

b) Barratt (J. O. 'W. ). Fraclional wilhdiunral of complment and ambo- 
c.eplor by me<ms of (intigen. (Roy. Soc. Proceed., B. 571, 277.) 

[A mesure que se fait la soustraction fractionne, le liquide res 
tant tend de plus en plus se rapprocher, en ce qui concerne le com- 
plment et l'ambocepteur, du srum normal dilu. H. de Varigny 

Baudisch (O.). Sur /'assimilation des nitrates et des nitrites. (Arch. des 
se. phys. etnat., XXXII, 256-257.) [271 

Bauer (H.). Sto/fbildung und Stoffaufnahme in Jirngen Laiibholzern. (Na- 
turw. Zeitschr. fiir Forst- und Landw., IX, 409-419.) [273 

a) Bayliss ("W. W.). The Properlies ofcoUoidal Systems. IL On adsorp- 
tion ((S preliminary to chemical reaction. (Roy. Soc. Proceed., B. 569, 81 .) [272 

^) The Properlies of CoUoidal Systems. III. The osmotic pressure of 

electrolylicaJly dissociated colloids. (Roy. Soc. Proceed., 271 B., 229.) 

[Exprience sur le rouge de Congo, etc. H. de Varigny 

Bellion (Marguerite). Contribution l'lude de l' hibernation chez les 
invertbrs. Recherches exprimentales sur rhihernntion de l'Escargot 
{Ilelix pomatia). (Thse Lyon, Paris, Ballire, 1910.) 

[Sera analys dans le prochain volume 

Beraud et Garrelon. Des effets des injections sous-ctita7ies d'oxygne. 
(C. R. Soc. Biol., II, 552.) [L'asphyxie dans Tair comprim 

est retarde par une injection sous-cutane d'oxygne. J. Gautrelet 

Berg (R.). Ueber die Ausscheidung von per os eingefiihrten Phosphaten, 
hesonders der Calciumphosphate. (Biochem. Zeitschr., XXX, 107-142.) [302 

Berninger (Julius). TJeber die Einivirhung des Hungers auf Planarien. 
(Zool. Jahrb., Zool. u. Physiol., XXX, H. 2, 181-216, "29 fig.) [269 

Besredka (A.). De Vanti-anaphylaxie par voie digestive. (C. R. Soc. Biol., 
1, 203.) [Quelle que soit la substance anaphylactisante. lait, blanc 

d'uf, ou srum, l'anapliylaxie peut tre leve par une administration pra- 
lable de la substance dans la bouche ou le rectum. J. Gatitrelet 

Besredka (A.j et Bronfenbrenner (J.). De l'anaphylaxie et de Vanti- 
anaphglaxie vis--vis du blanc d'uf. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 392-414.) 

[334 

Bialosuknia (W.). Recherches physiologiques sur une algue, le Diplo- 
Sjihra Chodati Bial. {]iiiU. Soc. bot. Genve, 2esr., III, 13-18, 3 fig.) [274 

Blackman(F. F.). Problems ofthe Biochemistrg of Respiration in Plants. 
(Report of the eightieth meetmg of the British Ass. for the Adv. of 
Science, 762-763.) [255 

a) Blackman (F.) and Smith (A. M.). Exprimental researches on 

vryelable Assimilatian and Respiration. VIII. A new met/iod for eslimating 

the gascons exchanyes ofsubmerged plants. (Roy. Soc. Proceed., B. 565,374.) 

[Description de la technique adopte. H. de Varigny 

II) Exjjcrimental researches on vegetable Assimilation and Respiration. 
IX. On assimilation in submerged water plants and ils relation to the 
co7ice.ntration of Carbon dioxide and other factors. (Roy. Soc. Proceed., B. 
565, 389.) [II faut entirement abandonner la con- 

ception des optima et la remplacer pai- celle de facteurs limitants 
interaction (lumire, temprature et proportion de C0-). H. de Varigny 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 21'.) 

Blumenthal (F.)- Biochcmischr lUitcrmchnngen ibcr aromalisclu- Qucck- 
.^ilhervci'diugunffen. (Biochem. Zeitsclir., XXXII, 59-74.) [327 

Blunck (Hans). Zur Kennlniss (1er Natur und Herkunfl des Milchigen 
secrets an Prolliorax des Bytiscus marginalis. (Zool. Anz., XXXVII, 112- 
113.) [292 

Bogomolez (A.). Ueber den Blitldruch in den kleinen Arlerini und Venen 
uiiler normalcH und (jewisscn palliol()(jisfhen Verhdllnissen. (Arch. f. d. 
ges. Physiol., CXLI, i 18-132.) ' [277 

a) Bohn (Georges). Szir les changes gazeux des toiles de mer. (C. R. 
Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 117.) [254 

b) Action compare des acides et des alcalis sur les tres vivants. 

(C. R. Soc. Biol., II, 587. [Quand on ajoute 

un peu d'acide l'eau o vivent certains animaux (crustacs), au dbut 
l'attraction des animaux par la lumire augmente, mais bientt elle 
diminue progressivement et se substitue une attraction par l'ombre. 
Mmes effets successifs obtenus aprs addition d'alcali. J. Gautrelet 

Bokorny (Th.). Ernhrung von grilnen Pflanzen mit Formaldehyd und 
formahleliydabspaltendenSubstanzen. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 83-97.) 

[274 

Borschim (S.). Ueber den Einfuss des Lecithins auf die Rsorption der 
Haut. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 471-478.) [273 

Bouin (P.) et Ancel (P.). Voir Ancel et Bouin. 

a) Brochet (Frank). Recherches sur la respiration des Insectes aquati- 
ques adultes. Les Hmonia. (Ann. Biol. lacustre, V, 5-26, 7 fig.) 

[Sera analys dans le prochain volume 

b) Recherches sur la respiration des insectes aquatiques adultes. Les 

Elmides. (Ibid., 136-179, 23 tig.) [Ibid. 

c) Recherches sur la Respiration des Insectes aquatiques adultes. L'Hy- 
drophile. Etude physiologique et anatomique. (Ibid., 220-256, 22 fig.) [Ibid. 

Bro-wn (F. G.). The intrinsic factors in the act of progression in the 
Mammal. (Roy. Soc. Proceed., 572 B., 308.) 

[La squence rythmique de la progression est dtermine ici par des 
changements phasiques naissant dans les centres locaux, et qui ne 
sont pas engendrs par les excitations priphriques. Les stimuli engen- 
drs par la contraction musculaire jouent un rle rgulateur, mais non 
intrinsque. Peut-tre proportionnent-ils les mouvements lmentaires 
individuels aux exigences temporaires du milieu. H. de Varigny 

Brunow^ (H.). Der Bungersto/I'weehsel des Flusskrebses. (Zeitschr. f. allg. 
Physiolog., XII, 215-265.) 

[Etude des changes de l'crevisse en inanition. En 80 jours de 
jene une crevisse de 19 gr. 2 perd 1 gr. 6 de son poids et 0,66 d'extrait 
sec. Avec l'abaissement de la temprature, le quotient respiratoire aug- 
mente et les changes se font principalement aux dpens de l'albumine, 
tandis qu'avec l'lvation de la temprature l'nergie utilise au dbut de 
l'inanition provient principalement des oxydations. M. ^Iendelssohn 

a) Bruntz \lu.) et Spillmann (L.). La coloration vitale des leucocytes 
doit avoir une signification physiologique. {C R. Ac. Se, GLU, 51-53.) [345 

b) Sur le rle liminateur des leucocytes. (Ibid., 154-156.; [Ibid. 



220 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

c) Bruntz (L.) et Spillmann (L.)- Sw^ la signification pJnjsiologique des 
7'actioiis leucoci/taires des inferlions et des intoxications. (Ibid., 288-289.) 

[Ibid. 

d) Sur les processus pathologiques aboutissant la calvitie. (Ibid., 
CLII, 621-623.) [Ibid. 

e) Snr l'origine des cancers de la peau. (Ibid., CLII, 802-804.) [Ibid. 

/") Snr le mcanisme de Vaction thrapeutique des injections de mtcmx 

collodaux. (C. R. Soc. Biol., I, 208.) 

[C'est l'hyperleucocytose conscutive qu'il faut attri- 
buer l'activit des injections de mtaux collodaux. J. Gautrelet 

g) Le leucocyte liminateur en phj/siologie et en pathologie. (1 vol. 

in-8'^, 09 pp., 4 pl., Nancy, Berger-Levrault.) [345 

Buckmaster (J. A.) and Gardner (J. A.). Ventilation of the lung 
during chloroforme narcosis. (Roy. Soc. Proceed., B. 573, 347.) 

[La diminution de l'oxygne du sang du- 
rant la narcose est due non une diminution de la respiration, mais 
une action du cloroforme sur les globules rouges. H. de Varigny 

a) Buglia (G.). Ueber die Ersetzbarheit des Kalziums inden sog. physio- 
logischen Fliissigkeiten . (Zeits. f. Biologie, LV, 343-359.) [325 

b) Ueber die Ersetzbarkeit des Kalziums in den sog. physiologischen 
Fliissigkeiten . Exprimente an glatten Muskeln. (Zeits. f. Biologie, LV, 
360.) [326 

c) Untersuchuiigen iiher die optimale Temperatur fiir die Funktion 
des glatten Muskelgewebes. (Zeits. f. Biologie, LV, 377-395.) [306 

d) l'ntersuchungen iiber die Oberflcichenspannung der Lymphe. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXVI, 411-434.) [285 

Bujor (P.). Contribution la biolor/ie de VArtemia salina. (Annales de 

Biologie, I, 208-220, 1 fig.) ' [342 

Burridge ("W.), An iiiqxiiry into some chemicaJ faclorsof fatigue. (Journ. 

of Physiology, XLI, 285-309.) [306 

Buscaglioni (L.). Studi fisiologici sui granuli di grasso contenuti nei 

cloroplasli. (Boll. dell' Ac. g., fasc. 18, 2-4.) [268 

Busse (J.). Arbeitsleitung des Kiefernzapfens. (Naturw^. Zeitschr. fiir 

Forst- und Landw., IX, 269-273.) [300 

Biiytendijk (F. J. J.). Ueber den Gaswechsel der Schmetterlingspuppen. 
(Biol. Centralbl, XXXI, 643-645.) [253 

Bylina (A.). Normale Pankreassekretion al s Synthse xion nervsem und 
humuralem Einfluss. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXLII, 531-566.) [287 

Cailletet (L.). Sur Vorigine du carbone assimil par les plantes. (C. R. 
Ac. Se, CLII, 12I5-I217.) [Certaines 

plantes chlorophylle (Fougres, Aspidistra), suivant les conditions d'clai- 
rage, empruntent leur carbone, soit l'acide carbonique de l'air, soit aux 
matires organiques du sol, soit ces deux sources la foi.s. M. Gard 

Calmette (A.) et Gurin(C.). Reclierches exprimentales sur la dfense de 
l'organisme contre l'injection tuberculeuse {Srothrapie-Immunit). (Ann. 
Inst. Pasteur, XXV, 625-641.) [334 

Calmette (A.) et Massol (L.). Sur la fonction antigne des tuberculines. 
(C. R. Ac. Se, CLIII, 420-422.) [335 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 221 

Camus et Gley. Action du srum d'anguille sur le chat. (G. R. Soc. Biol., 
I 158.) [Le chat est trs sensible l'action 

toxique du srum d'anguille en injection intra- veineuse. J. Gautrelet 

Carlson and Martin (L. M.). Contribution ta the physiology nf hjmph. 
The supposed prsence of the scrtion of the hypophysis in the crbro- 
spinal fluid. (Amer. J. of Phys., XXIX, 64.) [Le li- 
quide crbro-spinal du chat ne contient pas de substance hypertensive 
ou susceptible de provoquer la glycosurie ; rien ne permet de supposer 
qu'il renferme le produit de scrtion hypophysaire. J. Gautrelet 

Cathcart (E.). Tlie Prepyloric sphincter. (J. of Phys., XLII, 93.) 

[Le sphincter 
pr-pylorique dont l'existence peut tre facilement dmontre expri- 
mentalement, rpond diffremment aux diverses solutions. J. Gautrelet 

Cavazzani (Emilio). Suyli effetli dlia ligatura dlie carotidi communi 
associata al tai/lio bilatrale del simpatico cervicale nel coniglio. (Archivio 
di Fisiologia, IX, 285-296.) [278 

Chambers (H.). The action of radium radiations upon some of the main 
constituents of normal blood. (Roy. Soc. Proceed., B. 569, 124.) [329 

a) Champy et Gley. Action des extraits d'ovaires sur la pression art- 
rielle. (C. R. Soc. Biol., II, 409.) [Les extraits d'ovaires de vache, 
truie ou lapine abaissent la pression, ceux de chienne et de femme sont 
moins actifs, ceux de brebis et de jument sont inefficaces. J. Gautrelet 

b) La tachyphylaxie croise. (C. R. Soc. Biol., II, 430.) 

[On peut provoquer le phnomne de tachyphylaxie 
pour un extrait organe avec l'extrait d'un autre organe. J. Gautrelet 

c) Action des extraits de corps jaune sur la pression artrielle. (C. R. 

Soc. Biol., 11,443.) [Les 

extraits de corps jaune priodiques de vaches sont peu actifs; les extraits 
de vache gravide abaissent la pression. Ce sont surtout les extraits de 
corps jaune de truie qui manifestent une telle action. J. Gautrelet 

Clret et Gley. Ovariectomie et paralhyrodectomie. (C. R. Soc. Biol., I, 
470.) L'ovariectomie pralable ne modifie pas 

cliez les chiennes adultes les effets de la thyrodectomie. J. Gautrelet 

Cohnhein (O.) und Modrakowski (G.). Zur Wirkung von Morphium- und 
Opiumprparaten {Pantopon) auf den Verdauungskanal. (Zeits. f. phys. Ch., 
LXXI, 273-288.) [330 

Combes (R.). Recherches sur la formation des pigments anthocyaniques. 
(C. R. Ac. Se, CLIII, 886-889.) [Les pigments anthocyaniques 

se constitueraient donc, au moins en partie, de toutes pices, et ne rsul- 
teraient pas de la simple oxydation de corps prexistants. M. Gard 

Commitee consisting of professer C. S. Sherrington (chairman) and 
Dr. S. M. Copeman (secretary). Body Metabolism in cancer. (Rep. 
British Assoc. Sheffield, 1910, 297-300.) [Voir ch. V 

Coupin (H.). Sur la toxicit compare des essences vgtales sur les vg- 
taux suprieurs. (C. R. Ac. Se, CLII, 529-531.) [La trs 
grande majorit des essences se montrent nettement nuisibles. M. Gabd 

Csernel (E.). Veber Salz- und Wasserdiiirese. (Arch. f. d. ges. Physiol., 
CXLI, 559-572.) [301 



22-2 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Cullis (W.) and Dixon ("W.). Excitation and section of the auriculo-ven- 
tricular Candie. (J. of Pliysiol., XLII, 156.) [277 

Cuttat-Galizka (M.). UnlersuchuiKien bev die Eigenschaften und die 
Entsleliuiig der Lymphe. VllI. Untersucimngen ilber den postmortale>i 
Lymphfliiss und die Li/mph/jildioig bei vermindertem KapiUardruck. (Zeits. 
f. Biologie, LVI, 309-346.) [285 

Danesi (L.). Esperienze sulla desinfezione dlie piante. (Rendiconti della 
Accad. dei Lincei, XX, 508-512.) [Analys avec le suivant 

Danesi (L.) et Topi (M.). Mme titre. (Rendiconti della Accad. dei Lin- 
cei, XX, 772-778.) [333 

a) Dangeard (P. A.). Sur la dtermination des rayons actifs dans la syn- 
thse chlorophyllienne. (C. R. Ac. Se, CLIl, 277-279.) 

[Grce la sensibilit particulire d'une 
algue, un Chlorella, vis--vis de l'intensit lumineuse, on dtermine que 
le maximum d'action dans la photosynthse correspond aux longueurs 
d"onde 670-635, la bande d'absorption I de la chlorophylle. M. Gard 

b) Sur les condition.^ de l'assimilation chlorophyllienne chez les Cyano- 

phyces. (G. R. Ac. Se, CLII, 967-969.) 

[Les Cyanophyces possdent la proprit d'utiliser pour leur croissance, au 

mme titre que les rayons orangs, les rayons infra-rouges. M. G.\rd 

c) Sur V adaptt ion chroniatique complmentaire chez les vgtaux. (C. 
R. Ac. Se, CLlll, 293-294.) [Un Lijnghya versicolor ]Vi\ine d'or 

conserve sa teinte ; l'obscurit et dans toute la partie du spectre inactive 
au point de vue croissance, c'est--dire depuis le violet jusqu'au jaune; 
il devient vert dans la partie qui va du jaune l'infra-rouge. M. Gard 

d) Sur les Sulfuraires. (C. R. Ac. Se, CLIII, 963-964.) 

[La bactriopurpurine absorbe les radiations rouges et infra-rouges. D'au- 
tre part, le pigment est dcolor par ces mmes radiations. M. Gard 

Dean (H. R.). On the faclor concerned in agglutination. (Roy. Soc. Pro- 
ceed., B. 533, 416.) [Un anti- 

srum renferme probablement deux lments dont la prsence simul- 
tane est ncessaire la production de l'agglutination. H. de Varigny 

a) Desroche. Sur le jihototropisme des zoospores de Chlamydomonas 
Steiuii. \C. R. Ac. Se, CLII, 890-893.) 

[La lumire n'a d'autre action que de diriger le mouvement des 
zoospores, mais elle n'active ni ne retarde leur mouvement. M. Gard 

b) Mode d'action des lumires colores sur les Chlamydomonas. (C. R. 
Ac. Se, CLIII, 1014-1017.) [Le phototro- 
pisme n'est pas le seul facteur important de la fixation par les radiations 
bleues. Ces dernires ont sur les zoospores une action paralysante, de 
mme que les radiations rouges ont une action excitatrice. M. Gard 

c) Action des diverses radialions lumineuses sur le mouvement des zoo- 
spores de Chlamydomonas. (C. R. Ac. Se, CLIII, 829-832.) 

[Un premier groupe de 
radiations, dans le rouge, parait exciter le mouvement. Un autre, dans le 
bleu, et d'autres radiations secondaires, tendent l'empcher. M. Gard 

De-witz ( J.). Ueber die Entstehung der Farbe gewisser Schmetterlingsko- 
kons. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 017-636.) [314 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 223 

Dezani i^S.). Le leggi dlia diqesfione peptica. (Atti dell' Accad. dlie 
scienze di Torino, XLVII, 533-544.) [263 

Dixon (W. E.). The pharmacological action of south african Boxwood 
[Gonioma Kamassi). (Roy. Soc. Proceed., B. 504, 287.) 

[Les ouvriers travaillant ce bois sont 
sujets des troubles divers, astlime, migraine, dpression crbrale en par- 
ticulier : ce bois contiendrait un alcalode curarisant. H. de Varigny 

Dobro-wolskaja (N.). Zur Kenitlnis des Eiiiflusses der Blutverlusle auf 
die Verdauluigprozesse. (Biochem, Zeitschr., XXXIII, 73 105.) [272 

Destin. Contribution Vtiide exprimentale de la mdication hypotensive. 
(Arch. Int. de Pharmaceutique et de Tlirapie, 425.) [325 

Douglas (C. G.) and Haldane (J. S.). The causes of absorption of oxij- 
gen by the lngs in man. (Roy. Soc. Proceed., B. 568, 1.) 

[L'pithlium pulmonaire est 
excit par des produits du mtabolisme venant des muscles et autres tissus 
ds que l'oxygne s'y trouve en quantit insuffisante. H. de Varigny 

Downey (H.). La gense des matzellen aux dpens des lymphocytes et 
des plasmazellen. (Verh. d. Anat. Gesellsch., 74.) [284 

Doyen. Fait concernant l'entranement de Vantithrombine lipatique par 
le sang normal. (G. R. Soc. Biol., II, 626.) [279 

Drzewina (Anna). Contribution l'tude des leucocytes granuleux du 
sang des Poissons, [krch. d'Anat. microsc, XIII, fac. 2, 319-376, I pi.) [343 

Drze-wina (M^ Anna) et Bohn (Georges). Modifications rapides de 
la forme sous l'influence de la privation d'oxygne chez une Mduse. (G. 
R. Ac. Se, GLIII, 1030-1032.) [328 

Diibois (Raphal). Sur la fluorescence chez les Insectes lumineux. ,{C 
R. Ac. Se, GLIII, 208-213.) [310 

Dubois et Boulet. Action des extraits de prostate sur les mouvements de 
l'intestin. (C. R. Soc. Biol., II, 536.) 

[Action inhibitrice constante. J. Gautrelet 

Ehrlich (F.). Ueber die Bildung des Plasmaeiweisses bei Hefm und 
Schimmelpilzen. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 477-497.) [Voir ch. XIII 

Eisler (M. V.) und Portheim (L. v.). Ueber Hiemagglutinine in 
Pflanzcn. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 7.) [279 

Emmes and Riche. The respiraiorg exchange as affecled by body posi- 
tion. (Amer. J. of Phys., 651, XXVll, 406.) 

[Tableaux indiquant l'augmentation des changes 
respiratoires d'hommes assis aprs avoir t couchs. J. Gautrelet 

Erve (van de). On the rle of the kidneys in the rgulation of the con- 
centration of th srum diaslase. (Amer. .lourn. of Phys., XXIX, 182.) 

[La ligature des ar- 
tres rnales du chien, la diurse cause par section des nerfs rnaux ne 
produisent pas de cliangement dans le pouvoir diastasique du srum. La 
diurse due l'ingestion d"un excs de sels le diminue. J. Gautrelet 

Euler (H.) und Ugglas (B.). Ueber die Ausnutzung der GHrungs-und 
AtmungsenergieinPflanzen. (Zeitschr. f. allg. Physiolog., XII, 304-378.) [310 



224 L'ANxXEE BIOLOGIQUE. 

a) Fabre (G.). Effot de Vaclivation de l'atmosphre par Vmanation de 
radium sur la germination et la pousse des divers orrianismes vgtaux. 
(C. R. Soc. Biol., LXX, 187-188.) [328 

b) Action du radium sur les organismes vgtaux. (C. R. Soc. Biol., 
LXX, 419-420.) [Sous l'influence du radium, des altrations or- 
ganiques et fonctionnelles des organismes vgtaux ont lieu. M. Gard 

Farini et Roncato. Sur Vaction hypotensive du pancras. (Arch. it. 
bioL, LVI, 00.) [336 

a) Fischer (H. W.). Gefrieren tind Erfrieren, eine phgsico-chemische 
Studie. (Beitr. Biol. Pflanzen, X, 2, 133-234.) [Voir ch. Xll 

b) Wasserkulturen von Farnprothallien, mil Bemerkungen i'iber die Be- 

dingungen der Sporenkcimung . (Beih. z. Bot. Centralbl., XXVIl, Abt. 1, 54- 
59.} [Voir ch. IV 

c) Lichl- urul Dunkelkeimung bei Farnsporen. (Beih. z. Bot. Centralbl., 

XXVII, Abt. 1, 60-62.) 

[F. fait connatre un nouvel exemple de Fougre, Polgpodium vidgare, 
dont les spores germent l'obscurit comme la lumire. F. Moreau 

Fitting (H.). Untersucliunq liber die vorzeitiqe Entbllterung von BHlten. 
(Jahrb. wiss. Bot., XLIX, 187-263.) ' [316 

a) Flack (M.). Uexcision ou l'crasement du nud auriculo-ventricxdaire 
n'arrte pas les jnilsations du cur des mammifres bailant dans les con- 
ditions normales. (Arch. Int. Physiol., XI, 111.) [278 

b) Modifications du systme cardiaque et allorythmie exprimentale 
chez le cur d'Oiseau. (Arch. Int. Physiol., XI. 120.) [Ibid. 

c) La fonction du nud sino-auriculaire des mammifres est surtout 

cardio-rgulatrice. (Arch. Int. Physiol., XI, 127.) [Ibid. 

Fo. Suj- l'apne des Oiseaux. (Arch. it. biol., 1, 412.) [L'apne produite en 
insufflant de l'air dans la trache, de manire qu'il sorte par une large ouver- 
ture des sacs thoraciques et abdominaux, est due l'excitation des vagues 
dans les poumons et les sacs ariens; on constate une diminution de l'oxy- 
gne du sang artriel, donc pas d"tat apnique de sang. J. Gautrelet 

Franck (E.) und Bretschneider (A.). Zur Frage der Restreduktiou 
des Blutes nach der Vergiirung. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXI, 157-167.) [280 

Fraser (R. E.) and Gunny (J. A.j. The action of the venom of Echis 
carinalus. (Roy. Soc. Proceed., B. 566, 491.) 

[Venin tuant par hmorragies, faiblesse 
de la circulation, anmie, arrt de la respiration et perte de Texcita- 
bilit rflexe; pour finir, arrt du cur en diastole. H. de Varigny 

Fredericq (L.). La thorie de la diffusion suffi expliquer les changes 
gazeux de la respiration. (Arcli. Int. Phys., X, 391-413, 5 fig.) [250 

Freedericksz l'W.). Rle physiologique de la catalase. iBull. Soc. bot. Ge- 
nve, 2 sr., 111, sO-1 15.) ' [254 

Friedel (J.). De Faction exerce sur la Vgtation jiar une obscurit plus 
romjilte que l'obscurit courante des laboratoires. (C. R. Ac. Se, CLIII, 

825-826.) [320 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 225 

rite absolue, les feuilles d'oignon restent incolores, elles verdissent dans 
une obscurit qui empche la plupart des plantes de verdir. M. Gard 

Friedmann(E.). Ueber Dehydrierung imTierkrper. (Bioch. Zeits.,XXXV, 

49-56.) [Voir ch. XIII 

Frisch (K. v.). Ueber den lunfluss dcr Tempera fur nuf die schwarzen 
PigmentzeUen des Fischhanl. (Biol. Centralbl., XXXI, 236-248,3 fig.) [317 

Frth (von) und Sehwarz (C). Ueber die ffemmung dcr Suprareninglu- 
cosurie und der sekretorisclien Nierenleistung diircli peritonealc Reize. 
(Biochem. Zcitschr., XXXI, 113-134.) [302 

a) Gatin (C. L.). InfJucnce du goudronnage des roules sur In vglation 
des arbres du bois de Boulogne. (C. R. Ac. Se, CLIII, 202-204.) 

[II semble que dans certains cas particuliers 
seulement, celui d'une route trs ensoleille et soumise une circula- 
tion trs active, le goudronnage peut avoir un effet nuisible. M. Gard 

b) Reproduction exprimentale des effets du goudronnage des roules 

sur la vgtation avoisinantc. (C. R. Ac. Se, CLIII, 688-690.) 

[La poussire seule d'une 
route goudronne peut produire, sur des vgtaux ligneux, des dgts 
variables avec la nature de l'essence. Certaines plantes molles paraissent 
d'autant moins sensibles qu'elles sont plus abrites du soleil. M. Gard 

Gatin (C. L.) et Fluteaux. Modifications analomiqucs produites, chez 
certains vgtaux, par la poussire de routes goudronnes. (C. R. Ac. Se, 
CLIII, 1020-I02I.) [La plante 

ragit en dveloppant des assises subreuses ; l'appareil conducteur est 
moins dvelopp et la mise en rserve de l'amidon entrave. M. Gard 

Gautrelet (J.). Contribution (c l'lude physiologique des acides amins. 

(C. R. Soc. Biol., 1, 249.) 

^ [Action peu marque sur la pression. J. Gautrelet 
Gigan (A.). Ueber den Einfluss der Nahrungsaufnahme au f den Gasivech- 

set und Energicumsatz. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXL, 509-592.) [256 
Giglioli (S.). Dclla prohabile funzione degli olii essenziali e di altri pr^o- 

dotli volatili dlie plante, quale causa di movimento dei succhi nei tessuti 

viventi. (Rendiconti dell' Accad. dei Lincei, XX, 349-361.) [285 

Giovannozzi (M.), Sul signifcato dei dimorfismo dei granuli di cloro- 
filla in al cune plante. (Bull, dlia Soc. bot. ital., 99-100.) [316 

Girard (Pierre). Sur le rle prpondrant de deux facteurs lectrostati- 
ques dans rosmose des soluticms d'lectrolgtes. Mouvements osmotiques nor- 
maux. (C. R. Ac. Se, CLIII, 401-404.) [248 

Glogolew (P.). Ueber die Rgnration von Eiweiss in der Magenschleim- 
haut. (Biochem. Zeit.schr., XXXII, 222-230.) [263 

a) Gley. Action des extraits sals chaud de muqueuse gastrique et de 
muqueuse ilale sur la scrtion pancratiqtie. (C. R. Soc. Biol., I, 519.) 

[On observe la suite de telles injections 
une baisse de pression, puis, conscutivement au rtablissement de la 
tension normale, une scrtion pancratique manifeste. J. Gautrelet 

b) Sur l'antagonisme de la scrtine et de Vadrnaline. (C. R. Soc. Biol., I, 
866.) [Ce n'est que quand l'adrnaline a t injecte immdiatement avant la 
scrtine que son action empchante a pu se manifester. J. Gautrelet 

c) L'adrnaline exerce-t-elle une action antagoniste de celle des albu- 

l'anne biologique, vi. 1011. 15 



226 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

moscs el de la pilocarpie sur les scrlions pancratique et saJivaire? (C 
R. Soc. Biol., II, 23.) [II n'y a pas d'antagonisme. J. Gautrelet 

(/) Gley. Action in vitro du srum sanguin sur la toxicit des extraits d'orga- 
nes. (C. R. Soc. Biol., II, 584.) [Le srum sanguin mis en contact avec des 
extraits d"organes fait perdre ceux-ci leur toxicit. J. Gautrelet 

Gould (L. K.) and Carison (A. J.). Further studies on the relation of 
tiie pancras la the srum and lymph diastases. (Amer. J. of PhysioL, 
XXIX, 165.) [289 

a) Grae (V.j. Sludien iiber das Anthocgan {III). (Sitzungsber. derK. Aka- 
deniie der Wissens. in Wien, CXX, 765-810.) [316 

b) Die biochemische Seile der Kohlensdureassimilation durch die grime 

Pflanze. (Biochem. Zeitschr., 114-129.) [Aperu criticpie 

des divers travaux destins donner une base exprimentale la tliorie 
de Bayer. Estime que les preuves concernant la synthse de l'amylum 
partir de l'aldhyde formique ne sont pas encore suffisantes. P. Jaccard 

c) Untersuchungen i'tbcr das Verhalten grihier Pflanzen zu gazformi- 
gen Formaldehyd. 2 Milteil. (Ber. deutsch. bot. Ges., XXIX, 19.) [327 

Grafe (E.) und Graham (D.). Ueber die Anpassungsfd/iigkeit des tierischen 
Organismus an interreichliche Nahrungszufuhr . (Zeitschr. f. physiol. Ch., 
LXXIII, 1-67.) [257 

Grafe (V.) und Richter (O.). Ueber den Einfluss der Narkotika auf 
die chemische Ziisa mmensetzung von Pflanzen. I. Das chemische Verhalten 
pflanzlicher Objekte in einer Acctylenatmosphre. (Sitzungsber. der K. 
Akad. der Wissenschaft. Wien, CXX, 1187-1229.) [329 

Green-wald (J.). The effect of parathyro'idectomg upon melabolism. (xVmer. 
J. of Phys., XXVIII, 103.) 

[Aprs parathyrodectomie on observe une augmentation de l'azote scrt au 
cours de la ttanie. Le rapport azoturique est diminu. Pas de modification 
dans le taux de l'ammoniaque urinaire. La cratine non la cratinine 
est beaucoup augmente, ainsi que l'azote indtermin. J. Gautrelet 

Grigant. Taux de la cholestrinmie des herbivores et des rongeurs. (C. R. 
Soc. Biol., II, 274.) [La castration 

chez les herbivores ne modifie pas la cholestrinmie. J. Galtrelet 

Guillaume (E.). Le phnomne de Bose et les lois de Vlectrisation de 
contact. (Thse, Zurich, 54 pp., 1908.) [307 

Guillery. De l'action des ferments sur l'il et de ses relations avec 
l'ophtalmie sympathique. (Arch. Augenheilkunde, LXVIII, 242.) [337 

Guttenberg (H. von). Ueber die Verleilung der gcotropischen Empfind- 
lichkeit in der Kuleoplile der Gramineen. (Jahr. wiss. Bot., L, 289-327.) 

[Dans Avena sativa, Ilordeum vulgare, Phalaris canariensis 
une zone trs courte au sommet de la coloptile possde une sensi- 
bilit gotropique plus grande que la partie infrieure. F. Pchoutre 

Haberlandt (G.). Ueber die Lichtsinnesorgane der Laubbldtter. {Zeitschr. 
fijr allg. Physiologie, XIV, 41-44.) [L'auteur 

rfute les objections de Vouk parues dans le mme volume. P. Jaccaru 

Hadzi (J.). Ueber die Nesselzellverhdltnise bei den Hydromedusen. (Zool. 
Anz., XXXVII, 471-478, 1 fig.) [Les nmatocystes 

se forment dans les points spciaux d'o ils migrent vers les places 
dfinitives o ils entreront en fonction. Y. Delage et M. Goldsmith 

Halket (A.). Some experimenls on absorption by the aerial parts of cer- 
tain salt-marsh plants. (The New Phytologist, X, 121-139.) [250 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 227 

Hallion etMorel. L'observation vaso-motrice du thymus. (C. R. Soc. Biol., 
Il, 382.) [Le thymus reoit des filets vaso- 

constricteurs de la chane thoracique, laquelle les reoit son tour par 
les 4 ou 5 premiers rameaux communicants dorsaux. J. Gautrelet 

Halpenny (J.) and Gunn (J. A.). Note on t/ie exiirpalion of Ihe thijroid 
gland in monkeys. (Quarterly Journ. of Physiology, IV, 237-242.) [290 

Hari (P.). Ueber den Einfluss der inlravensen Bhiltrans fusion auf den 
Slolf- und Enerr/ieumsat:-. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 111-147.) [277 

Hayden (A. F.) and Morgan (W. P.). An inquiry inlo Ihe influence ofthe 
constituent of a bactcrial emuhion an theopsonin index. (Roy. Soc. Proceed., 
B. 572, 320.) [Etude d'o il rsulte que la 

quantit joue un rle trs important dans la question. H. de Varigny 

Heckel (Ed.). De faction du froid, du chloroforme et de l'ther sw VEu- 
palorium triplinerve Vahl {Ayapana). (G. R. Ac. Se, CLIl, 1825-1827.) 

[11 se dveloppe chez cette 
plante trs rapidement une odeur coumarino-mlilotique par l'action 
du froid, moins par celle des anesthsiques et la dessiccation. M. Gard 

Hedon. Sur la scrtion interne du pancras. (C. R. Soc. Biol., II, 125.) 

[L'injection de sang veineux pancratique normal 
un chien diabtique parce que dpancrat, lui restitue momentan- 
ment la fonction pancratique humorale. Cette injection n'a d'effet que 
par la veine porte, la collaboration du foie est ncessaire. J. Gautrelet 

Henderson (J.) and Underhill (F.). Acapnia and glycosuria. (Amer. J. 
of Pliysiol., XXVIIl, 27.) [L'acapnie est souvent accom- 

pagne de glycosurie ou d'hyperglycmie tout au moins. J. Gautrelet 

Henze (M.). Untersuchunyen iiber das Blut der Ascidien. (Zeits. f. physiol. 
Ch., LXXIl, 494-501.) [284 

Herms ("William Brodbeck). The photic reactions of sarcophayid flies, 
especially Lucilia csar Linn. and Calliphora vomitoria Linn. (Journ. 
exper. Zool., X, 107-226.) [342 

Hrouard (E.). Sur le mode de fixation au sol des Scyjdiistomes par les 
tono fibrilles. (Bull. Soc. Zool. France, 15-19.) [309 

a) Herzog (R.) und Saladin (O.). Ueber Vernderungen der fermentt iven 
Eigenschaflen welche Ilefezellen bei der Abltumj nul Aceton erleiden. 
(Zeitschr. f. physiol. Chem., LXXIII, 203-283.) ' [341 

b) Ueber das Verhalten einiger Pilze gegen Aminosdure. (Zeits. phys. 

Chem., LXXlll, 302-307.) [Voir ch. XIll 

Herzog ^R.) und Saladin (O.), Ripke (O.). Ueber das Verhalten eini- 
ger Pilze zu organischen Suren. (Zeits. f. phys. Chem., LXXlll, 284-301.) 

[Voir ch. XIII 

Hewett (R. T.). Immunisation by means of Bacterial endotoxins. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 568, 49.) 

[Les endotoxines (typhode, cholra, diphtrie, peste) con- 
frent une protection (d'au moins onze semaines). H. de Varigny 

Hill (L.) and Flack (M.). The physiological influence of ozone (Roy. 
Soc. Proceed., B. 574, 304.) [L'ozone cache les odeurs plus qu'il ne 
les dtruit. A 1 pour 1 million il est irritant pour les voies respiratoires, 
11 diminue le mtabolisme respiratoire ; il excite les nerfs olfactifs et res- 
piratoires. En proportion dj faible il cautrise et tue'. H. de Var:gny 



228 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Hoesslin (H. von) und Lesser (E. J.). Die Zersetzunfisgeschwindigkeit 
des iVahrungs- und Krpereiweisses. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIII, 345- 
304.) [261 

Hohlweg-. i'eber den Einfluss der Muskelarbeil auf die Zersetzung suhkii- 
lan einverleibten Zuckers. (Zeitg. f. Biolog-ie, LV, 390-408.) [307 

a) Hollande (Ch.). U autohmorrhe ou le rejet du sang citez les insec- 
tes {Toxicologie du sang). (Arch. d'Anat. microsc, XIII, fasc. 2, 172-318, 
3 pi.) [282 

b) Etude histologique compare du sang des insectes hmorrhe et 
des insectes sans hmorrhe. (Arch. Zool. exp., 5, VI, 283.) [283 

a) Hooker (D. R.). The effect of exercise upon the venons blood pressure . 
(Amer. J. of Phys., XXVIII, 235.) [277 

b) The Chemical rgulation of vascular tone as studied upon (he per- 

fused blood vessels of the frog. (Amer. J. of Phys., XXVIII, 361.) [Le tonus 
vasculaire est augment par les ions calcium et oxygne, diminu par 
lsions sodium et potassium, l'acide carbonique et l'ure. J. G.autpelet 

Hoven (H.). fju rle du chondriome dans l'laboration des produits de 
scrtion de la glande mammaire. (Anat. Anz., XXIX, 321-326, 4 tig.) 

[Voir ch. I 

Ho-well. The rle of antithrombin and thromboplaslin in the coagulation 
of the blood. (Amer. J. of Phys., XXIX, 187.) [279 

Howland (J.). Der Chemismns und Energieumsalz bei schlafenden Kin- 
dern. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 1-12.) [252 

Issekutz (B.). Ueher die Wirkung des iMorphins, Codeins, Diotiim und 

Ileroins auf die Atmung. (Arch.-f. exp. Pliysiol., CXLII, 255-272.) [330 

Iwanoff (N.). Die Wirkung der niltzlichen und schldlichen Stimulatoren 

auf die Alinung der lebenden und abgelteten Pflanzen. (Biochem. 

Zeitschr., XXXI, 74-98.) [327 

Jacobi (H.). Wirkung verschiedener Lichtintensiliit und Belichlungsdauer 

auf das Lungenwachstum eliolierter Keimlinge. (Sitzunasberichte der K. 

Akad. der Wiss. Wien, CXX, 1001-1031, 3 fig.) ^ [318 

Jansen (B. C. P.). Ueber den Fettstoffujechsel beim Fehlen des Pankreas- 
sekrcts im Darmrohr. (Zeits. f. physiol. Ch., LXII, 158-166.) [266 

Januszkiewicz (A.). Ueber Alkoholdiurese. (Zeits. f. BioI.,LVI, 401-466.) 

[301 

Joannovics (G.) und Pick (E.). Intravitale Oxyda tionshemmung in der 

Leber durch Narkotika. (Arch. f. d. gesam. Physiol., CXL, 327-353.) [330 

Jolly et Levin. Sur 1rs modifications de poids des organes lymphodes 
la suite du Jene. (C. R. Soc. Biol., II, 320.) 

[Atrophie surtout considrable pour le thymus, moindre 
pour la bourse de Fabricius, moindre encore pour la rate. J. Gautkelet 

Jordan (A. E.) and Eyster (J. A. E.). The phijsiological action of ex- 
tracts of Ihe pineal bodij. (Amer. J. of Phys., XXIX, 115.) 

[La glande pinale de mouton 
contient une substance dpressive produisant chez certains animaux une 
vaso-dilatation intestinale, augmentant lgrement l'intensit du cur i.sol 
de cliat et causant souvent une diurse avec glycosurie. J. Gautrelet 

Junkersdorf (P.). Ueber die Bildungvonliohlehydraten ans Fett im ticri- 
schen Organismus. (Arcli. f. d. ges. Physiol., CXXXVII, 269-328.) [303 



Xiy. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 229 

Kahn (R. H.). Zuckerslich und Nebennieren. (Arch. f. d. ges. Physiol., 
GXL, 209-255.) ' [298 

Kahn (R. H.) und Starkenstein (E.). Ueber das Verhalten dea Glykogens 
nac/i Nebennierenexstirpation. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXXXIX, 181- 
105.) [297 . 

Karaulo-w (T.). Ueber Enlg if tung glucosidischer Herzgifle durchCholes- 
terin in Versuchen am ausgeschnittenen Froschherzen. {Biochera. Zeitschr., 
XXXII, 145-154.) " [332 

Katz (J.). Ueber die Aiisscheidung des Chinins beim Ilunde und iiber eiiie 
neiie Mel/inde der quunliUiliven Chininbeslimmung . (Biochem. Zeitsclir., 

XXXVI, 144-189.) [302 

Kennel (Pierre). Les corps adipohjmphodes de quelques Batraciens. (G. 
R. Ac. Se, GLU, 1352-1354.) [Ges corps (corps adipeux, corps 

jaunes) sont des appendices pritonaux, servant : 1 pour Taccumu- 
lation des graisses, 2" comme organes lymphopoitiques. M. Golusmitii 

a) Kepinow (L.). Ueber den EinfJuss der Blutkrperchenlipoide au f die 
Blutbildung. (Biochem. Zeitschr., XXX, 160-171.) [280 

b) Ueber die Beeinflussung der Aulolyse durchlod. (Biochem. Zeitschr., 

XXXVII, 238-248.) [327 

Kikkoji (T.). Ueber den Abban des Naphtalinkernes im Tierkrper. (Bioch. 
Zeits., XXXV, 57-87.) [Voir ch. XIII 

Kluyver (A. J.). Beobachlungen iiber die Einwirkung von uUravioletlen 
Stralden au.f hohere Pllanzen. (Sitzungsher. der K. Akad. der Wissensch. 
Wien, GXX, 1I37-1I70, 1 pi.) [319 

Knowlton (F.). The influence of colloids on diuresis. {L of Phys., XLIII, 
219.)- 

[Seuls les collodes possdant une pression osmotique comme la glatine, 
arrtent la diurse produite par la solution physiologique, mais sont sans 
action sur la diurse provoque par le sulfate de soude. J. Gautrelet 

Kochmann (M.). Ueber die Abhdngigkeil des Kalkstoffwechsels von den 
organischen Xahnmgskomponenten beim erwachsenen I/unde, nebst Bemer- 
kungen iiber den Slojfumsatz der Plwsphorsdure und der Magnesia. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXII, 301-377; 10-27.) [270 

Kostytschew (S. von). Phgsiologisch-c/iemische Untersuchungen iiber die 
Pflanzenatmnng (en russe, rsum en allemand). (Trav. de la Soc. imp. 
des naturalistes de S^-Ptersbourg, XLII, Sect. de bot., 206pp.) [254 

Kostytschew (S.) und Scheloumow (A.). JJeber die Eimvirknng der 
Gdrungsprodukte und der Phosphate au f die Pflanzenatmung. (Jahrb. wiss. 
Bot., L, 157-199.) [Les phosphates secondaires n'exercent une action 

stimulante sur la formation de GO- que par leur raction alcaline et la 
mme stimulation peut tre obtenue par des solutions tendues de soude 
ou de carbonate de soude. Les produits de la fermentation exercent aussi 
une influence acclratrice sur la production de GO^. F. Pchoutre 

Krause (R. A.). On Ihe urine of ivomen under normal conditions, tvilh 
spcial rfrence to the prsence of creatin. (Quarterly Journ. of Physio- 
logy, IV, 293-304.) [.304 

Kronecker (H.). Das Wesen der Berq-Krankheit und ein seltener Fall 
derselben. (Biol. Gentralbl., XXXI, 771-777.) [320 

Krym (R. S.). Zum Chemismus und der Verdauung und Besorption im 



230 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

lierischen Krper. XLI. Die Verdauung gemischter Nalirung beim Hunde 
und beim Mensc/ien. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 312-317.) [262 

Kunssberg (Katharine von). Eine Anticoagidindrusr hei Zecken. (Zool. 
Anz., XXXVIII, 263-2i)S. 3 fig.) [L'auteur localise dans les glandes sali- 
vaires dont les conduits sont disposs de manire vacuer leur liquide dans 
la plaie, la prsence d'une anticoaguline. Y. Delage et M. Goldsmith 

Kylin (H.). Ueher die t/rihien und qelberi Farbsloff)' der Florideen. (Zeitschr. 
f. phys. Chemie, LXXIV, 105-122.') [312 

a) Laguesse. Preuve exprimentale du balancement dans les lots de 
Langerhans. (J. Ph. Path. gn., 5.) [Chez les animaux soumis l'ina- 
nition pendant quelques jours, le nombre des lots double presque, pour 
retomber son taux normal chez les animaux renourris. J. Gaurelet 

b) Rsultats loigns de la rsection du canal pancratique chez le 
lapin. (J. Phys. Path. gn., 673.) [Transforma- 
tion du pancras en masse graisseuse, disparition des acini et de l'arbre 
excrteur; mais conservation des lots de Langerhans. J. Gadtrelet 

Lalou. Sur le mode d'action de la scrtine. (Journ. Phys. Path. gn., 
352.) [336 

Lambert, Ancel et Bouin. Sur la skeptopliylaxie. (G. R. Soc. Biol., II, 
350.) [On dnomme ainsi la proprit 

que possde l'injection de la plupart des extraits organiques (la surr- 
nale excepte) de protger presque instantanment contre les doses mor- 
telles de ce mme extrait. Cf. la tachyphylaxie de Gley. J. Gautrelet 

Landsteiner, Levaditi et Prasek. Tentatives de transmission de la 
scarlatine au chimpanz. (C. R. Ac. Se, CLII, 1190-1192.) 

[L'inoculation dans 
la gorge de produits virulents provenant d'enfants scarlatineux provoque 
une angine ressemblant celle de la scarlatine typique. M. Goldsmith 

Langlois et Desbouis. De la dure de la circulation pulmonaire. (C. R. 
Soc. Biol., I, 682.) 

[Chez le chien, dure l'tat normal 6 sec. 2; en tat d'apne par asphyxie 
20 secondes. Mesures faites par la mthode de Stewart. J. Gautrelet 

Laroche (G.) et Grigaut. tude biologique et chimique de l'absorption 
des toxines diphtrique et ttanique par la substance nerveuse et des ph- 
nomnes corrlatifs. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 892-913.) [339 

Laugier (Henri) et Bnard (Henri). Contribution l'tude des pro- 
prits osmoliques des muscles. (Journ. de Physiol. et de Pathol. gn.. XIII, 
497-504.) ' [249 

Launoy (L.). Peut-on accoutumer le cobaye la stn/chnine? (C. R. Ac. 
Se, CLII, 1698-1701.) " [332 

Laurent (J.). Les conditions physiques de rsistance de la vigne au Mil- 
deiv. (C. R. Ac. Se, CLII, 103-106.) [La rsistance au Mildew croit avec 
la concentration molculaire du milieu interne de la vigne. M. Gard 

Lebedeff (A.). La zymase est-elle une diastase? (Ann. Inst. Pasteur, 
XXV, 682-694.) [341 

Lederer (R.) und Stolte (K.). Die Zusammeusetzung des Menschen und des 
Ilundeherzens. (Biocliem. Zeitschr., XXXV, 108-112.) [Voir ch. XIII 

Leduc (Stphane). a) La diffusion des liquides. b) La cellule osmoti- 
que. (C. R. Ass. Fr. Av. Se, Dijon, 47.) [249 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 231 

Lefvre (J.)- Chaleur animale et bio-nergtique. (Paris, Masson, xv + 
1107 pp., 211 fig.) [309 

Lesage (J.). Effets phi/siologiques du Mat ou th du Paraguay. (Ass. Fr. 
Av. Sf., Dijon, 118.) [Les effets montrent que le mat agit non 

comme aliment d'pargne, mais comme excitateur des fonctions nerveu- 
ses, estim par le niveau du seuil de l'excitation et l'amplitude de la con- 
traction musculaire, mesure l'ergographe. Y. Delage et M. Goldsmith 

Lesage (P.). Sur les caractres des plantes arroses l'eau, sale. (G. R. 
Ac. Se, CLll, 196-197.) [Des plan- 

tules de Lepidium sativum, arroses Teau sale, ont une taille moindre, 
une carnosit plus marque, une coloration plus jauntre, et un cycle 
volutif plus court que les plantules arroses l'eau de source. M. Gahd 

Lesage (J.) et Filenski (L.). Anticorps spcifiques et apomorpidne. (Ass. 
Fr. Av. Se, Dijon, 118.) 

[Confirme, en ce qui concerne l'apomorphine, le fait que les corps 
non albuminodes, tels que les alcalodes, ne dterminent pas dans l'orga- 
nisme la formation d'anticorps spcifiques. Y". Delage et M. Goldsmith 

Lesn Edmond) et Dreyfus (Lucien). Influence de la dite sur l'ana- 
phylaxie. (G. R. Soc. BioL, II, 153.) [Le jene dei la dite supprime 

l'anaphylaxie au blanc d'uf de poule chez le lapin. J. Gautrelet 

Le Sourd et Pagniez. Influence de Vadditlon de tissu splnique sur la 
riractitil du caillot fibreux. (C. R. Soc. BioL, II, 551.) 

[L'addition au plasma oxalat 
de lapin de tissu broy de rate donne un caillot constamment rtractile, 
quand on provoque la coagulation par addition de GaCl-. J. Gautrelet 

Lesser (E. J.). Das Verhalten des Glykogens der Frsche bei Anoxybiose 

rind Restitution. (Zeits. f. BioL, LVI, 467 504.) [252 

Levene (P. A.) et Meyer (G. M.). On the combined action of muscle 

plasma and pancras extract on glucose and maltose. (Journ. of biol. Clie- 

mistry, IX, 97-108.) [Voir ch. XIII 

Levy (Fritz). Untersuchungen iiber den Einfluss uUravioletter Strahlen 

auf Sperma und Hier von Amphibien. (Zeitschr. allg. Physiol., XIII, 4, 

1 et 2, 139-154, 3 fig.) [Sera analys dans le prochain volume 

Liebermann (L.) und "Wiesner (F.). Ueber das Sauerstoffiibertragungs- 

vermoqen verschieden hoch erwrmtens Blutes. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 

363-368.) [Voir ch. XllI 

Lieske (R.). Beitrdge zur Kenntnis der Physiologie von Spirophyllum fer- 
ruqineinu Ellis, einem typischen Eisenbakterium. (Jahrb. wiss. Bot., LI, 
91-135.) [268 

Linsbauer (K.). Zur physiologischen Anatomie der Epidermis und des 
DurckUiflungsapparates der Bromcliaceen. (Sitzungsb. der K. Akad. der 
Wissensch. in Wien, CXX, 319-348, 3 pi.) [255 

Lipschutz (A.). Zur Frage ber die Erndhrung der Fische. (Zeitschr. f. 
allg. Physiol., XII, 59-124.) [Les carpes 

et les jeunes anguilles ne s'alimentent pas avec des produits organiques 
dfinis (asparagine, glucosamine, tyrosine, glucose et extrait de 
corps de daphnies) ajouts l'eau d'un aquarium. M. Mendelssohn 

a) Lb (Jacques). Knnen die Eier von Fundulus und die jungen Fische 
im distillierten Wasser leben? (Arch. Entw.-Mech., XXXI, L. 4, 25 avril, 
654-657.) [321 



232 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

b) Lb (J.). The rle of salts in the prservation of life. (Science, 
17 novembre, 053.) [Les sels sont 
ncessaires la vie de la cellule en tannant Tenveloppe, ce qui la 
rend plus durable et moins permable, et permet la cellule de fonction- 
ner. Cette manire de voir explique que des sels inertes, ne fournissant 
pas d'nergie, soient indispensables l'existence. H. de Yarigny 

c) Ueher den Mechanismus der antagonistischen Salzwirkungcn. (Bio- 

chem. Zeitschr., XXXVI, H. 2, 3 und 4, 275-279.) [323 

Lb (J.) and Beutner (R.). On the iinlure and srat of the eleelromotive 
forces manifested by living organism. (Science, 22 dc, 884.) 

[L'influence de la concentration deslectrolytessur la force lec- 
tromotrice des organes vivants concorde quantitativement avec les va- 
leurs qu'on devait attendre en considrant la peau comme permable aux 
cations et impermable ou peu permable aux anions. H. de Varigny 

a) Lb (Jacques) und "Wasteneys (Hardolph). Weitere Bemerkungen 
ber den Zusammenhang zwischen Oxyda tionxgrsse und Cytolyse der Seei- 
geleier. (Biochem. Zeitschr., XXXI, H. 1 und 2, 168-169.) [321 

6) (unter Mitwirkung von Hardolph "Wastenays). Die Entgiflnng 

von Kaliiimsal:-en diirch Xalrivmsalze. (Biochem. Zeitschr., XXXI, H. 5 et 
6, 7 fvrier, 450477.) [Ibid. 

c) Die Erhhung der Giflwirhung von KCl durch niedrige Konzentra- 
tm von NaCl. (Bioch. Zeitschr., XXXII, H. 2, 28 fvrier, 155-163.) [Ibid. 

d) ber die Entgiflung von Kaliumsalzen durch die Salze von Calcium 

nnd anderenErdalkalimelallen. (Bioch. Zeitschr., XXXII. II. 3 et 4, 19 mars, 
308-322.) [Ibid. 

e) Die Entgiflung von Suren durch Salze. (Zeitschr., XXXIII, H. 5 et 
6, 10 mai, 489-502.) [Ibid. 

f) Sind die Oxyda tionsvorgnge die unabhdngige Variable in den 

Lebenserschei)mngen? (Biochem. Zeitschr., XXXVI, H. 5 und 6, 345-356.) 

[251 

a) Lb (Lo). The Cyclic changes in the Ovary of the Guinea Pig. 
(Journ. of Morphol., XXII, N^ 1, 20 mars, 37-70.) [295 

b) Ueber die Bedeutung des Corpus luteum filr die Periodizdt der 

sexuellen Zykhts briin nwiblichoi Siiugetieroryanismus. (Deutsch. med. 
Wochenschr., N^ 1, 145.) ^ [Ibid. 

c) UntersuchungoL ilber die Ovulation nrhsl einigen Bemerkungen i'iber 

die Bedeutung der sogenannten interstitiel Icn Drtsc des Ovariums. (Zen- 
tralbl. f. Physiol., XXV, N^' 9, 6 pp.) [Ibid. 

d) Ueber Ilypotypie der zyklischen Verdndcrungen des Sdugetierova- 
riumsund ber ihre Beziehung zur Sterilitdt. (Ibid., 2 pp.) [Ibid. 

e) The parlhoiogenelic Development of ova in the Mammalian ovary 

and the Origin of ovarian Teralomala and Chorio-Epitheliomala. (Journ. 
Amer. Med. Ass., LVI, 1327-1328.) [Ibid. 

f) The cyclic changes in the Mammalian orr^ry. (Proceed. Amer. Philos. 

Soc, L, N 199, 228-234.) [Ibid. 

g) Beitrge zur Analyse des Gewebeivachstums. IV. Ueber denEinfluss 

von Kombinalionsreizrn auf das Wachstum des transplant ierten Ulerus des 
Meerschweinchens. (Arch. Entw.-Mech., XXXI, 456-478, 2 fig.) [294 

h) Beitrge zur Analyse des Gewebeivachstams. VI. Ueber die Wirkungs- 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 233 

loeise dcv ussercn Bcize bel der Bildung dcr Plncentome. (Arch. Entw.- 
Mech., XXXII, 67-86, 1 pi., 4 fig.) [294 

i) Lb (Lo). Beitrge zur Analyse des Geioebewachstums. VII. Ueer 
einige Bedingungen des WarhstiiDis dcr emhryonalea Placenta. (Arch. 
Entw.-Mecl., XXXII, 662-667.) [Analys avec le prcdent 

Lb (Lo) und Fleisher (Moyer S.). eber die Bedeutiing des Saiier- 
stof/'s l'Hr das Wachstum der Gexvebc von Sugetieren. (Biochem. Zeitschr., 
XXXVI, H. 2, 3, 4, 98-113.) [Voir ch. XII 

Lper et Esmonet. Aclion vaso-tonique compare des diffrents produits 
de scrtion gastrique. (C. R. Soc. Biol., I, 8.) [Une injection intra-vci- 
neuse de pepsine pure provoque un abaissement passager de la pression 
suivi d'hypertension considrable. Le suc gastrique de chien en digestion 
est hypotenseur, sinon hypertenseur. La macration de muqueuse gas- 
trique de chien et de lapin produit un abaissement notable. J. Gautrelet 

Lwe (S.). Veber die Bindung des Tetanustoxins. (Biochem. Zeitschr., 
XXXIV, 453-511.) [339 

Lwenstein (G.) und Rick (E.). Studien ilber Antigenbildung im 
eiweissfreicn Nahrmedien. Beitrdge zur Kenntnis des Tnberhulins. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXI, 142-151.) [335 

Lohner (L.). Zam Exkretionsproblem dcr AcOlcn. (Zeitschr. f. allg. 
Physiologie, XII, 451-484.) [Les Acles ne possdent pas d'- 

monctoires spcifiques. Les produits d'excrtions se rassemblent dans de 
petites vacuoles et sont apports vers l'orifice oral. M. Mendelssohn 

a) Lombroso (U.). Sur les changes des substances nutritives et des scr- 
tions glandulaires internes chez les rats en parabiose. (Arch. ital. biol., I, 
75.) [270 

b) Contribution la physiologie de Cintestin. I. Suc entrique. (Arch. 

ital. biol., LVI, 17.) [287 

c) Ueber den Determinismus der Pankreas-Sckretion : lieflex oder 
Hnrmon? (Folia Neuro-Biologica, V, 602-617.) [288 

London (E. S.) und Dagaew (W . G.). Zur Kenntnis der Verdauungs- 
und Besorptionsgesetze. X.' Das Verschwinden einer Glukoselsung aus dein 
Magen. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 318-321.) [263 

London (E. S.) und Gabrilowitsch (O. E.). Zur Kenntnis der Verdauungs- 

und Bcsorpiioiisprozesse. XI. Besorplion von Eiweiss-und Ko/den/iy- 

dratsubstanzen. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 322-324.) [272 

London (E. S.) und Krym (R. S.). Studien liber die spezifische Anpassung 
der Verdauungssdfic. IV. Der relative Fermentgehalt des Darmchymus bei 
verschiedenartiger Nahrungszii fulw. (Zeits. f.pliysiol. Ch., LXXIV, 325-327.) 

[259 

London (E. S.) und Rabinowitsch (A. G.). Zum Chemismus der Verdau- 
ung und Besorption in tierischen Krper. XL. der Grad des Abbanes von 
verscliiedenen Eiweissarten in Lumen des Magendarmkanals. (Zeits. f. 
physiol. Ch., LXXIV, 305-308.) [261 

London (E. S.) und Schittenhelm (A.). Verdauung und Besorption von 
Nucleinsure in Magendarmkanal. I. (Zeits. f. phys. Ch., LXX, 10-18.) 

[266 

London (E. S.), Schittenhelm (A.) und "Wiener (K.). Verdauung und 
Besorption von Nucleinsure in Magendarmkanal. (Zeits. f. physiol. Ch , 
LXXXII, 459-462.) [262 



234 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

LondonfE. S.) et Solowjew (S. K.). Die Einwirkung des Darmsaftes 
auf die Verdnimngsprodukte verschiedenarliqen Ehvesses ans dem Darm. 
(Zeits. f. physiol. Ch., LXXIV, 309-311). ^ [259 

Lubimenko ("W.). V assimilation chlorophyllienne et la production del 
substance sche la lumire blanche et la lumire colore. (Rev. gn. de 
bot., XXIII, 14 pp.) [276 

Lund (E. J.). On the structure, physiology and use of phologenic organs, 
vni.h spcial rfrence to the Lampyridx. (Journ. exper. Zool., XI, 415-468, 
9 %.) [310 

Lussana. Action des sels inorganiques sur l' irritabilit du cur isol de 
grenouille. (Arch. intern. de Physiol., XI, 1.) [324 

Lutz (C). Unlersuchungen i'iber reizbarc N arb en. {ZQiis. f. Bot., 111,289- 
348.) [254 

Mackenzie (K.). An exprimental investigation of the mechanism of 
milk scrtion, willi spcial rfrence to the action of animal extracts. 
(Quarterly Journ. of Phy.sioIogy, IV, 305-330.) [291 

a) Macleod (J. R.) and Pearce (R. G.). Stndies in exprimental gly- 
cosiiria. VI. The distribution of glgcogen over the liver under varions con- 
ditions. Post Morten gbjcogenolysis. (Amer. Journ. of Phys., XXVII, 
341.) [268 

b) y II. The amount of glycogen in the liver and in the blood issuing 
from il as affected bg stimulation of the great splanchnic nerve. (Amer. 
Journ. of Phys., XXVIIL 403.) - [Ibid. 

Magnamni. Variations des gaz du sang dans quelques gli/cosuries toxiques 
[phlorizine, adrnaline, diurtine). (Arch. ital. biol., LVI, 173.) 
[Dans la glycosurie phlorizique l'oxygne est diminu et CO- augmente; 
avec l'adrnaline, diminution des deux lments ; la diurtine entrane 
l'augmentation de l'oxygne et diminution de C0-. J. Gautrelet 

Maignon (F.). Relations entre l'hgperacidit urinaire et l'limination de 
corps acloniques, chez les sujets sains soumis Vinanition ou une ali- 
mentation entirement prive d'hydrates de carbone (C. R. Ass. Fr. Av. 
Se, Dijon, 116.) [303 

Mailleer (A.). L'exprience de la jacinthe renverse. (Bull. Soc. vaud. 
se. nat., XLVll, 201-200.) [.344 

Mameli (E.). Influenza del magnesio sopra la formazione dlia clorofilla. 
(Atti dlia Soc. ital. per il progresso dlie sci'enze, Roma, 793-799.) [325 

Mameli (Eva) e Pollacci (G.). SulV assimilazione delV azoto atmosfe- 
rico libero nei vegelali superiori. (Rendiconti dell'Accad. dei Lincei, 
XX, 680-087.) [276 

Mangham (S.). TIte palhs of Translocation of sugars from green leaves. 
(Report of the eightieth meeting of the british Ass. for the Adv. of Science, 
p. 785, 1910.) [Les tubes cribls reprsentent la voie principale 

suivie par les sucres dans leur transport loin de la feuille. -- F. Pchutre 

a) Manoulian (Y.). Recherches sur la prsence des anticorps dans l'hu- 
meur aqueuse des animaux immuniss. (Ann. Inst. Pasteur, XXV 661-668.) 

[Il rsulte des exp-. 
riences de M. qu'il est possible de mettre en vidence la prsence d'an- 
ticorps dans l'humeur aqueuse des animaux immuniss. Ph. Lasseur 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 235 

b) Recherches sur la prtendue action bactricide de Vliumeur aqueuse 

l'gard de la baclridie charbonneuse. (nn. Inst. Pasteur, XXV, 660- 
670.) [L'humeur aqueuse du Lapin et du Mouton 

neufs, ainsi que celle du Mouton hypervaccin ne possdent aucune 
action bactricide vis--vis de la Bactridie charbonneuse. Ph. Lasseur 

Marchlewski (L.). Bemorliung zu dieser Arbeit. (Zeitschr. f. phys. Che- 
mie, LXXV, 272.) [Voir Kylin 

Marchlewski (L.) und Marszalek (J.). Sludien in der Chlorophyll- 
gruppe. (Biochem. Zeitschr., XXXV, XI, 413-433.) 

[Dtermination chimique de deux 
chlorophyllanes diffrentes, possdant des caractres spectroscopiques et 
chimiques diffrents et provenant de plantes diffrentes. P. Jaccard 

Marchlewski (L.) undRobel (J.). Ueber das Phylloporphijrin. (Biochem. 
Zeits., XXXII, 204-221.) 

[Les auteurs prtendent que la pyrroporphyrine de Willstatter 
et Fritsciie n'est pas une substance pure, mais correspond la phyl- 
loporphyrine non purifie de Schunk et Marchlewski. P. Jaccard 

Marie (A.) et Donnadieu (A.). Leucognse et pilhlium intestinal. (G. 

R. Ac. Se. CLIII, 832-834.) [257 

Martel (E.). 5m aJcuni fcnomeni osservati nelle Ombrellifere e nellc Pa- 

paveracee. (Atti dell' Accad. dlie scienze di Torino, XLVII, 06-102, 1 pi.) 

[309 

Mast (S. O.). Light and the behavior of organisms. (New-York, 410 pp., 
34 fig.) [Sera analys dans le prochain volume 

Mathison (G.). Thr effects of Potassium salts upon the Circulation and 
t/ieir action on plain muscle. (J. of Phys., XL1I,471.) 

[Les sels de K produisent avec une dose faible une hausse de 
pression, aprs une baisse transitoire d'origine cardiaque. J. Gautrelet 

a) Mayer et Schffer. Recherches sur les hmolysines. I. Sur la spcificit 
des hmolysines naturelles. (J. Ph. Path. gn., 527.) [280 

b) Sur la spcificit des hmolysines acquises. (Ibid., 553.) 

[Analys avec le prcdent 

a) Me Carrison (Robert). A summary of further exprimental resear- 
ches on the etiology of endmie goitre. (Roy. Soc. Proceed., B. 564, 335.) 

[341 

b) The exprimental transmission of goitre from man ta animais. 

(Roy. Soc. Proceed., 570 B., 155.) 

[L'eau souille par les djections des goitreux provoque l'hypertro- 
phie de la thyrode chez les cliiens. Les vers de terre ne paraissent pas 
servir de vhicule au parasite (?) du goitre. La lsion provoque chez 
les chiens est un dbut de goitre parenchymateux. H. de Varignv 

Me Dermott. Some considrations concerning the photogenie fnirlion in 
marine organisms. (Amer. Natur., XLV, 118-122.) [311 

Me Dermott (F. Alex.) and Crne (Chas. G.). .1 comparative study of 
the structure of the pholoqenic orqaus of certain American Lampyrid. 
(Amer. Nat., XLV, 306-314, 2 fig.) ^ 

[tude des organes photogniques de certaines espces non dcrites 
encore. Ces organes sont semblables ceux dj connus. M. Gldsmith 



236 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Me Ginnis (Mary O.). Reactions of Branchippus srrratus to lifjht, heat 
and gravily. (Journ. exper. Zool., X, 227-239.) [341 

Me Kendrick (A. G.). The Chemical dynainics of srum ractions. 
(Roy. Soc. Proceed., B. 567, 493.) ' [333 

Me Potter. Electrical effects accompanying the decomposilion of orga- 
nic compounds. (Roy. Soc. Proceed., B. 571, 260.) 

[La dsintgration .s'accompagne d'une libration d'ner- 
gie lectrique : la diffrence entre les liquides fermentant et les non 
fermentants correspond une E. M. F. de 0,3 ou 0,5 volts au plus. Les 
effets lectriques varient selon diverses conditions. H. de Varigny 

Meltzer (S. J.). On the dislribulion and action of solulAe substances in 
frogs deprired of the in circulatory apjiaratus. (Roy. Soc. Proceed., B. 
569, 98.) [328 

a) Mandai (L. B.) and Fina (M. S.). Studies in nutrition. I. The utilisation 
of the protfins of whcat. (.lourn. of biol. Chemistry, X, 303-326.) [259 

b) Studies in nutrition. II. The utilisation of the proteins of barley. 
(Journ. of biolog. Cliemistry, X, 339-343.) [259 

c) Studies in nutrition. III. The utilisation of l/ir proteins of corn. 
(Journ. of biolog. Chemistry, X, 345-352.) [259 

d) Studies in nutrition. IV. The utilisation of the proteins of the l- 
gumes. (Journ. of biol. Chemistry, X, 433-458.) [259 

a) Mendel (L. B.) and Rose (W. C). Exprimental studies on creatine 
and creatinine. I. The rle of the carbohydrales in creatine-creatinine me- 
taholismus. (Journ. of biol. Chemistry, X, 213-253.) [304 

b) Exprimental Studies on creatine and creatinine. II. Inanition and 

the creatine content of muscle. (Journ. of biol. Chemistry, X, 255-264.) [304 

Menka (Henrich). Physicaiische und physiologische Faktoren bei der 
Anheftung von Schnecken der Brandungszone. (Zool. Anz., XXXVII, 
19-29.) [308 

Mercier (L.). Bactries des Invertbrs. II. La glande concrtions de 
Cyclostoma elegans. (Bull, scient, de la Fr. et de la Belg., XLV, 15-26.) [305 

Mercier (L.) et Lasseur (Ph.). Variation exprimentale du pouvoir 
chromogrne d'une Bactrie. (C. R. Ac. Se, CLII, 1415-1418.) [318 

Matalnikow (S.). i'eber die Neulralisierung von Spermotoxinen und 
Alkaloiden durch Extrakte des Hodens und des Nebenhodens. (Arch. f. d. 
ges. Physiol., CXXXVIII, 14-18.) [335 

Mevas (F.). Gesammelte Studien an den rothen Blutkrperchen der 
Amphihii'n. (Arch. f. mikr. Anat., LXXVII, 465-540, 3 pi., 52 fig.) [284 

Meyar (F.). Zur Frage der Verweildauer von Fliissir/keiten im Magen. 
(Zeitschr. f. physiol. Ch., LXXI, 466-471.) ' [271 

Mayer (J. da). (observations sur les pancras d'animaux injects de srum 
antipanrra tique et sur les formes de transition acino-insulaires du pan- 
cras du chien. (Trav. lab. Inst. Solvay, XI, 3, 151.) [289 

Meyar (A.) et Dalaans (M.). Die periodischen Tag- und Nachtschwankun- 

gen der Attnungsgrdsse im Dunkel befndlicher Laubbldtter und deren ver- 
mutliche Beziehung zur Kohlensureassimilalion. Teil L (Zeits. f. Bot., III, 
657-701.) [Sera analys avec la 2 partie 

Miehe (H.). Ueber der Okzipital/lcck von Haplochilus pancliax. (Biol. 
Centralbl., XXXI, 732-733.) [315 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 237 

Miller (Edwin C). The origin of the chloroplasls in llie cotyJcdntia of 
llclianlhus annuus. (Bot. Gazette, LI, 368-384, 1 pi. ) 

[D'accord avec Pamlntzin, l'auteur est d'avis que les 
graines dllelinnt/ms annuus contiennent des chloroplastides, lesquels, 
par division, donneront naissance ceux de la plantule. P. Gurin 

Miller (J.) and Miller (B. A.). The effects on blood pressure o fur gan ex- 
Z/w'^s. (J. of Phys., XLllI, 242.) 

[Les extraits salins de parathyrode, thymus, cerveau, 
cervelet, moelle pinire, foie, rein, pancras, prostate, ovaire et testi- 
cules donnent invariablement une chute de pression, sans lvation prala- 
ble. L'extrait salin de rate lve la pression des extraits alcooliques, seuls 
les tissus nerveux contenant une substance dpressive. J. G.vutrelet 

Minami (D.). Einige Versuche iiher die Rsorption der Glatine im Diinn- 
darm. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 261-262.) [272 

Mines (George). The action of tri-valent ions on lioing cells and on 
eolloidal Systems. IL Simple and complex kations. (Journ. of Physiol., 
XLII, \r 4, may 22, 309-331, 12 fig.) [324 

Minet (Jean) et Bruyant. L'anaphglaxie aux extraits d'orqane. (C. R. 
Soc. Biol., II 166.) 

[Il existe une anaphylaxie aux extraits de foie, de rein, de 
cur, de cerveau; elle est diffrente de l'anaphylaxie srique. La question 
de la spcificit d'organe organe n'est pas lucide. J. Gautrelet 

Minet (Jean) et Leclercq (J.). L'anaphglaxie au sperme humain. (C. 
R. Soc. Biol., I, 50.) [Elle 

est obtenue par une injection dchanante de sperme faite chez le cobaye 
15 jours aprs une premire injection d'un 1/4 de cm\ J. Gautrelet 

Mirande (M.). Action sur les plantes vertes de quelques substances ex- 
traites du goudron de houille et employes en agriculture. (G. R. Ac. Se, 
CLII, 204-206.) [Les vapeurs de ces substances produi- 

sent dans la cellule verte des phnomnes de noircissements et dgage- 
ments conscutifs la mort plasmolytique de la cellule. ^ M. Gard 

Missirole (A ). La thyrode chez les animaux jeun et les animaux 
raliments. (Arch. it. biol., l, 115.) 

[Ds qu'on suspend l'alimentation, la substance collode dilate 
les follicules thyrodiens sans tre limine, tandis que l'pithlium thyro- 
dien montre une absence d'activit fonctionnelle. Quelques heures 
aprs la ralimentation, l'activit scrtoire se manifeste. D'o les rapports 
de la thyrode avec l'laboration des produits de digestion. J. Gautrelet 

a) Molisch (H.). ['eber den FAnfluss des Tabakrauches auf die Pflanze. 
I und IL (Sitzungsbericht. der K. Akad. der Wissenschaft. Wien CXX 
3-30; 813-838, 4 fig.) [331 

b) Ueber Heliotropismus im. Radiundichte. (Sitzungsb. d. K. Akad d 
Wissensch. Wien, CXX, 305-318, 5 fig.) ' [343 

a) Molliard (M.). Lazote et la chlorophylle dans les galles et les feuilles 
panaches. (C. R. Ac. Se, CLll, 274-277.) 

[On observe, pour les feuilles panaches, la mme corrlation 
que pour les galles entre l'augmentation des substances azotes solubles 
et l'attnuation ou la disparition totale de la chlorophylle. M. Gard 

b) Action de divers polyiirides et de l'acide hippurique sur le dveloppe- 
ment et la tubrisation du Radis. (C. R. Ac. Se, CLIII, 958-960.) 

[L'hippurate de sodium apparat comme to- 



238 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

nique alors que l'urate favorise sensiblement la tubrisation. M. Gard 
Monier (Marcel). Recherches exprimentales sur le sort dans Je lait des 
corps gras ingrs par les vaches laitires. (Journ. de Pharmacie d'An- 
vers, 15 mars, 4 pp.) [292 

Monteverde (N.) und Lubimenko ("W.). Untersuchungen i'iber die 
Chlomphyllildung bei den Pflanzen. (Biol. Centralbl., XXXI, 449-458; 
481-498.) [315 

Moore (A. R.) and Goodspeed (T. H.). Galranotrojne orientation in 
Go7iiuni pectorale. (Univers, of California Public, in Physiol., IV, 5 fig., 
17-23.) [344 

Moorhouse. Eff^ect of increased temprature of the carolid blood. (Amer. 

J. of Phys., XXVIIl, 223.) [277 

Morax (V.) et Loiseau (G.). Sur le passage de l'antitoxine diphtrique 

et ttanique dansVhumeur aqueuse. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 647-060.) 

[Chez un animal fortement 

immunis et dans les conditions pliysiologiques, il est toujours possible de 

dceler la prsence d'antitoxine dans l'humeur aqueuse. Ph. Lasseur 

Moreaux (Ren). Sur l'existence de phnomnes sertoires dans Vpi- 
Ihlium de la tromjte utrine chez les mammifres et leur cause. (C. R. Ass. 
Anat., 13 Runion, Paris, 159-163, 2 fig.) ' [294 

a) Moral (L.). - Parathyrode et acidose. (C. R. Soc. Biol., I, 871.) 

[11 y a un rapport troit entre le degr 
d'acidose et la survie des carnivores parathyroprivs. J. Gautrelet 

b) L'acidase parathyroprive. (J. Ph. Path. gn., 542.) [290 

Morgulis (Sergius). Studies of inanition in its bearing upon the pro- 
blem of Growth. I. (Arch. Entw.-Mech., XXXII, 169-268, 3 pi., 5 fig.. 
21 tabl.) [269 

Muhlman (M.). Das Pigment der Substantia nigra. (Anat. Anz., 
XXXVlll, 3pp.) [314 

Miiller (F.). Untersuchungen ilber die chemotaktische lieizbarkeit der 
Zoosporen von Cliytridiaceen und Saprolegnaceen. (Jahr wiss. Bot., IL, 421- 
521.) [344 

Mutermilch (St.). Sur l'origine des anticorps chez les Cobayes Irypano- 
somis. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 776-784.) [335 

Nattan-Larrier (L.). L'hrdo-contagion des spirilloses. (Ann. Inst. Pas- 
teur, XXV, 739-752.) [341 

Ngre (L.) et Raynaud (M.). Sur l'agglutination des miri'obes imnu)- 
biles par les scriuns normaux. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 619-624.) 

[Les microbes immobiles se laissent agglutiner aux taux faibles de j^^^ 

f-7T par les srums normaux. Ce pouvoir agglutinant, plus frquent dans 

les tats fbriles qu' l'tat normal, n'est pas spcifique. - Ph. Lasseur 

Neubauer (E.) undPorges (O.). Ceber Nebeniiiereninsufftzienz bei Phos- 

phorvergiftung. (Biochem. Zeitschr., XXXllI, 290-306.) [326 

Nicolle (M.) et Berthelot (A.). Expriences sur le venin du Trinwresurus 
riukiuanus. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 550-554.) [339 

Nicolle (M.) et Pozerski (E.). Sur le sort des composants du suc pan- 
cratique au cours de son activation. (Ann. Inst. Pasteur, XXV, 336- 
344.) [289 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE, 230 

Niedermeyer (A.). Sludien ilber den Ban von Peroidcs grisciun. (Arb. 
ZooL Inst. Wien, XIX, 2, 99.) ^ [311 

Onaka (M.). Ueber Oxydationcn im Blul. (Zeitschr. f. physioL Chemie, 
LXXI, 193-199.) 

[Le sang total dont la coagulation a t empche consomme trois 
cinq fois plus d'oxygne que le sang dfibrin. La plus grande quan- 
tit d'oxygne est absorbe parles plaquettes du sang. M. Mendelssohn 

Osborne (Th.) and Mendel (L. B.). The rle ofdifj'eronl proleins in nutri- 
li(in (ind growl/i. (Science, 24 nov., 722.J [263 

Overton (J. B.). Sludies on fhe relation of Ihc liviiig ce/ls ta Iraui^pira- 
tion and sap-flow in Ci/perus. (Bot. Gazette, Ll, 28-63, i02-120, 3 fig.) [286 

Palladin (W.), Hiibbenet (E.) und Korsakow (N.). Ueber die Wir- 

kuHfj von. Melhylcnblan auf'die Almuny nnd die alkoholische Grnnf/ lebender 

nnd abgelteter P/lanzen. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 1-17.) [328 

Parker (G. H.). iMaal's Light and the Behavior oforganisnis . (Journal 
of animal Behavior, I.) [Critique de l'ouvrage de Mast 

portant principalement sur la mthode de cet auteur. M. Hrubel 

Parker (G. H.) and Parshley (H. M.). The reaclions of earihworms to 
dry tnid to moist snr/'aces. (Journal exper. ZooL, XI, 361-363.) [321 

Pekelharing (C. A.). Die KrealinincCii&sclieidung beini Menschen unter den 
Einfluss von Muskeltonns. (Zeits. f. physiol. Ch., LXXV, 207-215.) [305 

Pennington (L.). Upon assimilation of atmospherie nitrogen bi/ fnngi. 
(Bull. Torrey bot. Club., XXXVIIl, 135-139.) ' [275 

Pesthy (S. von). Beitrliye :ur Kennt7iis der Fellvevdauung. (Biochem. 
Zeitschr., XXXIV, 147-169.) [265 

Peyrelongue (E. de). Phijsiologie de l'piploon. (C. R. Soc. BioL, II, 132.) 

[Des 

lapins ont support des doses considrables d'extrait d'piploon de cheval. 

Peu d'action sur la coagulation du sang et la pression. J. Gautielet 
Pfeffer ("W.). Der Einfluss von mechanischer Ilemmung und von 

Belaslung auf die Schlafbewegungcn. (Abhandl. der mathem. physik. 

Klasse der Sachs. Ges., XXXII, 163-295.) [Cit titre bibliographique 

Pincussohn (L.). Ueber fermentative Eigenschaflen des Blutes und der 

Gewebe. (Biol. Centralbl., XXXI, 608-624.) 

[Aperu gnral des phnomnes fermentatifs (glycolytiques, peptolytiques) 

du sang et des tissus sous l'action de divers facteurs, matires organiques 

introduites par voie sous-cutane, toxines, antitoxines, etc.). J. Strohl 
Pirotta (R.)- IJanno le piaille organi dei sensi^'' (Atti Soc. ital. per il 

progresse dlie scienze, V, 65-80.) [Cit titre bibliograpliique 

Polanyi (M.). Untersuchungen iiber die Veranderungen der physikalisehen 

und, ehemischen Eigensehaften des Blutserums whrend des Ilungerns. 

(Biochem. Zeitschr., XXXIV, 192-205.) [282 

a) Polimanti (O.). Contribuli alla fisiologia del movimento e del sistema 
nervoso degli animali inferiori. (Zeitschr. f. allgem. Physiologie, XII, 
379-406.) [tude des 
mouvements de divers htropodes et de l'influence que les diffrents 
ganglions exercent sur la locomotion de ces animaux. M. Mendelssohn 

b) Ueber eine beim Phototropismus des Lasius niger L. beobachtete Ei- 
gentilmlirhkeii. (Biol. Centralbl., XXXI, 222-224.) [342 



240 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Popoff (Nicolas). Le tissu interstitiel et les corps Jaunes de l'ovaire. 
(Arch. de Biol., XXVI, 74 pp., 4 pi.) [293 

Porodko (T.). Ueber den Chemntropisrinis der Ppanzenwurzeln. (Jahrb. 
wiss. Bot., IL, 307-388.) 

[Entre certaines limites de concentration, variables avec les 
substances, un courant de diffusion produit une courbure qui varie dans 
son intensit, dans sa forme et dans sa direction. F. Pciioutre 

Portier (P.). Recherches physiologiques sur les Inseeles aquatiques. 
(Arch. Zool. exp., 5, VIII, 89-379, Thse, Paris.) [Voir ch. XVI 

PostojefF (I.). Ueber den Einfluss des Saponins auf die physiologische 
Wirkuug des Digitoxins. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 335-341.) [332 

Pougnet (I.). Action des rayons ultraviolets sur les gousses vertes de 
vanille. (C. R. Ac. Se, CLII, 1184-1185.) [Comme les anes- 

thsiques, les rayons ultra-violets provoquent le dt;agement de l'odeur 
de vanille, mme dans les gousses compltement vertes. M. Gard 

Preti (L.). Die Muskelarbeit und deren kelogene Wirkung. (Biochem. 
Zeitschr., XXXII, 231-234.) [306 

Promsy (G.)- De Vinfliwnce de racidit sur la germination. (C. R. Ac. 
Se, CLII, 450-452.) [Il y a une acclration de la germina- 

tion, sous l'influence de certaines doses d'acides organiques. M. Gard 

Prunet (A.). Sur diverses mthodes de pathologie et de thrapeutique. 
(C. R. Ac. Se, CLII, 1685-1688.) 

[La mthode par prservations chelonnes, par expositions 
chelonnes, par mises l'abri chelonnes, permettent de dterminer : 
1" la date de la contamination, 2 la priode d'incubation. M. Gard 

Pugliese (A.). Muskelarbeit und Eiweissumsatz. (Biochem. Zeitschr., 
XXXI II, 16-30.) [306 

a) Putter (A.). Aktive Oberfldche und Organfunktion. (Zeitschr. f. allg. 
Physiologie, XII, 125-214.) [256 

b) Der Stoff\cechsel der Aktinien. (Zeitschr. f. allg. Physiologie, XII, 

297-323.) ' " [270 

Reach (F.). Studien iiber den Kohlehydratstoffwechsel. (Biochem. Zeit- 
schr., XXXlll, 436-449.) [267 

Regnault (Jules). L'opothrapic stirrnale dans les vomissements de la 
qrossesse. Rle des .dcrtions internes dans la dtermination du sexe. (C. R. 
Ac. Se, CLII, 1408-1410.) [298 

Remedi et Bologneti. Les antiferments protolyliques du srum sanguin. 
(Arch. ital. biol., LVI, 18.) [Pas de diff- 

rence dans le pouvoir antitryptique entre les sangs artriel et veineux, 
durant la digestion, le pouvoir antitryptique du sang de la veine gastrique 
est plus grand que celui des vaisseaux priphriques. J. Gautrelet 

a) Richet (Ch.). De l'anaphylaxie alimentaire par la crpitine. (Ann. 
Inst. Pasteur, XXV, 580-592.) [334 

i) Anaphylaxie alimentaire. {C. R. Soc. Biol., 1, 44.) 

[Elle est manifeste aprs injections de crpitine. J. Gautrelet 

c) Influence de la rate sur la nutrition. (C. R. Soc. Biol., H, 635.) 

[Les chiens splnectomiss mangent plus, grossissent 
moins, donc subissent une perversion de l'assimilation. J. Gautrelet 

^j L'anaphylaxie. (Paris, F. Alcan, 284 pp.) 

[Expos de la question, de son ct thorique et des dtails d'exprien- 
ces dj connus par les travaux antrieurs de l'auteur. M. Goldsmith 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 241 

Ritter (G.). Ueber Traunialolaxn^ und Cheniol(ixi.'< des ZeUiernca. (Zeits. 
f. f3ot., III, 1-42.) [317 

Roaf (N. E.). Carbondioxidc outpui diiriiig decerebrale rif/idilj/. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 566, 43:5.) [L'abolition de la 

rigidit pardcrbrationpar le curare ne diminue pas l'excrtion de CO"-^; 
le tonus n'exige donc qu'une faible dpense d'nergie. La dcapitation 
provoque une chute marque d'excrtion de CO-, qui n'est due ni l'abo- 
lition du tonus ni la clmte de la pression sanguine. H. de Varigny 

Robinson (R.). Sur les rapports des glandes surrnales avec Vtal de 
(jravidil et sur Tefficacit de f emploi de Vadrnaline dans les vomissements 
incoercibles de la (jrossesse. (C. R. Ac. Se, CLll, 1118-1129.) [297 

Roger. Toxicit des extraits d'appendice. i^C. R. Soc. Biol., II, 353.) 

[L'injection concen- 
tre produit la dyspne, des convulsions et la mort avec caillots dans le 
cur droit, l'artre pulmonaire et mme les veines caves. J. Gautrelet 

Rogers (Ch.). Studies upoii the temprature coef/!cienl of Ihe rate of 
heurt beat in certans living animais. (Amer. J. of Phys., XXVIII, 81.) 
[Le nombre des contractions des vaisseaux dorsaux de vers ou de cur des 
poissons est fonction de la temprature animale ; avec lvation de temp- 
rature crot le chiffre des pulsations et inversement. J. Gautrelet 

Rohde (Emil). Histogenetische Untersuchungen. II. (Zeitschr. wiss. Zool., 
XCVIII, 1-30, 4.) ' [Voir ch. 1 

a) Rona(P.) und Dblin (H.). Untersuchungen Hber den Blutzucker. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXI, 215-221.) ' [279 

b) Zur Frage der Glykolyse. (Biochem. Zeitschr., XXXIl, 489-508.) [Ibid. 

a) Rona (P.) und Takahashi (D.). Ucber den Ztiekergehalt der Dlutkor- 
joercAen. (Biochem. Zeitschr., XXX, 99-106.) ' [278 

b) Ueber das Verhallen des Calciums im Serwn und ilber den Gehalt 

der Blulkorperchen an Calcium. (Biochem. Zeitschr., XXXI, 336-344.) [282 

a) Rosemann (R.), Beitrdge zur Physiologie der Verdauung. III. Die Ma- 
gensaftsekretion bei Verminderung des Chlorvorrates des Korpers. (Arch. f. d. 
ges. PhysioL, CXXIl, 208-234.) [258 

i) Beiirdge ziir Physiologie der Verdauung. IV. Ueber den Gesamt- 
chlorgehalt des tierischen Korpers bei chlorreicher Ernhrung . (Arch. f. 
d. ges. PhysioL, CXXIl, 447-458.) [258 

c) Beitrdge ztcr Physiologie der Verdauung. V. Ueber den Gesamt- 
chlorgehalt des menschlichen Ftus. (Arch. f. d. ges. PhysioL, CXXII, 459- 
460.) [258 

Ross (R.) and Thomson (I. G.). Experiments on the treatment of animais 
infect ed wilh irypanosomes by nteans of Atoxyf vaccines, cold. X-Bays and 
leucocytic extract ; enumeration ofmethods cmployed. (Roy. Soc. Proceed., 
B. 563, 227.) 
Rien de bien encourageant dans ces essais de traitement. H. de Varigny 

Rossi (G.). Sur les effets de la thyro-parathyroideclomie chez les animaux 
de la race ovine. (Arch. it. biol., 1, 91.) [Partielle seulement, cette op- 
ration est bien supporte. Parfois les animaux la supportent complte du 
fait de l'existence de nodules parathyrodes accessoires. ' J. Gautrelet 
l'anne biologique, XVI. lyil. 16 



242 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Roudsky (D.). Sur la possiliilit de rendre le Trypanosoma Lewisi viru- 
lent pour d'autres rongeurs que le rat. (C. R. Ac. Se, CLII, 56-58.) 

[Le virus renforc par passage dans srie de rats peut 
infecter souris, campagnols, mulots, cobayes et lapins. M. Goldsmith 

Roussy (A.). Sur la vie des champignons dans les acides gras. (C. R. Ac. 
Se, CLIII, 884-886.) [Les cham- 

pignons, tels que quelques mucorines, doivent leur dveloppement 
dans les corps gras aux acidesplutt qu' la glycrine, sauf les Aspergillus 
et les Pnicillium o les deux milieux sont aussi favorables. M. Gard 

Rubinstein. Xote sur le pouvoir antipeptique du srum humain. (C. R. 
Soc. Biol., II, IIG.) [0,6 cm-^ de venin d'individu sain dilu 

au l/IO neutralise Faction de 0,4 cm-^ de pepsine 1, 100. J. Gautrelet 

Rufz de Lavison (J. de). Reclierches sur la pntration des sels dans le 
protoplasme et sur la nature de leur action toxique. (Thse de la Fac. des 
Se. de Paris, 1)5 p., 5 fig.) [Voir ch. I 

Sacerdotti. Anaphylaxie, leucoci/les, plaquettes et srum antijilaquetti- 
qur. (Arcb. it. biol., LVI, I.) ' [334 

Sartory (A.) et Bainier (G.). Sur un Pnicillium nouveau proprits 
chromognes singulires. (G. R. Soc. Biol., LXX, 229-230.) 

[Ce Pnicillium scrte un pigment tanttjaune (sur mi- 
lieux ordinaires) tantt vert meraude (sur milieux peptons). M. Gard 

Sauton (B.). Influence du fer sur la culture de quelques moisissures. (Ann. 
Inst. Pasteur, XXV, 922-928.) [327 

Sauvageau (G.). - Sur l'iridescence des Cystoseira. (C. R. Soc. Biol., LXXI, 

84-685. ) 

[Si l'iridescence tait un mode de protection contre l'intensit lumineuse, 
toutes les espces de la profondeur en seraient dpourvues. En outre, les in- 
dividus diversement iriss d'une mme espce, au lieu de vivre ple-mle, 
se rpartiraient suivant le niveau ou suivant les stations. M. Gard 

Schfer (E. A.) and Mackenzie (V.). The action of Animal extracts on 
milk scrtion. (Roy. Soc. Proceed., B. 568, 16.) 

[Sur l'action galactagogue du corps pituitaire et 
du corps jaune. L'action se manifeste mme sur la mamelle de l'animal 
vierge. Beaucoup d'autres substances sont sans action. H. de Varigny 

Schfer (P.). Weitere Untersuchungen zur Kenntnis hdmolytischer Organ- 
extrakte. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 445-471.) [280 

Schaffnit (E.). Ueber den Einfluss niederer Temprraturen aiif die pflanzli- 
clw /elle. (Zeitschr. allg. Physiol., XII, 323-336.) [318 

SchaposchnikofF ("W.). Sollen die Luftbldschen der sogenannten Jamin- 
sc/ien Kettein den Leitwtgsbahnen der Pflanzen fiir immobil gehalten wer- 
den? (Beih. z. bot. Centralbl., XXVII, Abt. 1, 438-444.) [Sch. rpond par 
la ngative en se fondant sur des considrations physiques. L. More au 

Schil (L.). ^ Sur les phases successives prsentes par la glande mammaire 
an cours de son volution. (C. R. Ass. Anat.;, 13 Runion, Paris, 212-217.) 

[Simple subdivision de l'volution en 
phases successives, sans rien de bien neuf. Y. Delage et M. Goldsmitm 

a) Schmid (Bastian). Ein Versuch iiber die Wrmeempfndlichkeit von 
Zoa-Larven. (Biol. Centralbl., XXXI, 538.) [318 

b) Ueber den Ileliolropismus von Cereaclis auranliaca. (Biol. Centralbl., 

XXXI, 538-539, 1 fig.) [343 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 243 

Schonborn (E. Graf vonl. Wcilere Unterxurlmnriniubcr don Sloffircch- 
sel dn- Knixtazt-en. (Zeits. f. Uiol.. LVII, 534-.".4r).) [Ti\ 

Schondorff (B.) und Suckno-w (Fr.). Ueber dm Ein/lims des J'hliiri- 
dzins auf die Glykogenbilduni/ in dcr Lcber. (Arch. f. d. ges. Physiol., 
CXXXVIII, 538-546.) ' ' [267 

<i) Schreiner (O.) and Sullivan (M.X.). Reduciionbij roots. i^Bot. Gazette, 
LI, 121-130.) [Les auteurs ne parviennent pas tablir si, dans tous 

les cas, le pouvoir rducteur des racines est du l'activit d'une enzyme. 
Dans la rduction du slnite et du tellurite de sodium, il est probable que 
cette action doit tre attribue soit des acides organiques, soit au dex- 
trose ou au lvulose, ou encore des acides gras non saturs. P. Gurjn 

b) Concurrent oxydation and rduction by roots. (Bot. Gazette, LI, 273- 

283.) [A certains stades du dveloppement de la plante, les deux processus 
d'oxydation et de rduction par les racines peuvent se manifester spars 
ou concurremment. Le premier est manifestement oxtracollulaire, le se- 
cond semble se rattacher un mtabolisme intracellulaire. P. GuniN 

Shibata (K.). Untersiicliiinfien iiber die Chemotaxis dcr Pteiidophyten- 
Speriiiatozoiden. (.lahrb. wiss. Bot., IL, 6 p.) [Voir ch. I 

a) Shibata (N.). Das Verlialten des Fettes tierischer Organe bci antisejiti- 
scher Aufbewa/irung. (Biocliem. Zeitschr., XXXI, 321-335.) [266 

b) Ein experimenteller Beitrag zur Kenntiiis der Fetiwanderung bei 
der Pliospliorvergiftung mit Bercksiclitigimg der Ilerkiinft des Fettes im 
Tierorganis)nus.'(Biochem. Zeitschr., XXXVII, 345-308.) [326 

Shilling-Torgau. Neue Ansichlen iiber die natomie des Erylhrocyten 
und des Blutpldttchens der Sdugethiere. (Verh. Anat. Ges., XXV, 188-194, 
19 fig.) [L'auteur tudie l'hmatopoise. Il y a dans les leucocytes un endo- 
plasme granuleux, centr, autour de la sphre, et un ectoplasme liyalin et 
ambodc.Dans un rytlu'oblaste apparat, ct du centre cellulaire, une 
goutte claire qui rejette sur un ct le noyau, le centre et l'endoplasme. 
L'ectoplasme se change en une membrane. Le noyau est expuls pendant 
que le leucocyte prend la forme de cloche. Ce noyau se transforme en pla- 
quettes, ainsi qu'une partie du cytoplasme qui l'entourait. Ch. Champy 

Shull (Ch. Alb.). The oxygen minimum and the germiimlion of Xanthium 
seeds. (Bot. Gazette, LU, 453-477, 1 fg.) [Les rsultats obtenus avec les 
graines de Xanthium ne permettent pas d'admettre que les organes des 
graines de plantes leves en organisation peuvent s'accrotre en l'absence 
entire d'oxygne libre. Les graines de Xanthium. rclament, pour ger- 
mer, une quantit d'oxygne libre relativement considrable. P. Gurin 

Siegel (G.). Ueber die Beeinflussung der Snpraren inwirkiing dureh Saiier- 
stojf und die Slze des Blutes. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXXXVIII, 617- 
637.) [297 

Simon (F.). Zur Differenzierung der Tri i)sinverdauung und proteofy- 
tischen {aulolytischen) Leberfermentwirkung. (Zeits. f. phys. Ch., LXX, 65- 
84.) ' * [264 

Simpson (S.) and Hunter (A.). The possible vicarious relationship be.t- 
weenthe pituitary and thyroid glands. (Quarterly Journ. of Physiology, IV, 
257-272.) ' [290 

SkorikoTV (A. S.) und Redikorze-w ['W. "W.). Ueber eine neue Dr Use des 
Flusskrebses {Potamobius astacus {L.). (Zool. Anz., XXXVII, 420-424,. 2 fia-.) 

[299 



244 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Slosse. La glycohjse aseplitjue dans le sang. (Trav. lab. Inst. Solvay, 155.) 

[La .lilycolyse dans le sang aseptique n'affecte point 
l'allure d'une fermentation aseptique ; elle est due un ddoublement 
en acide lactique, lequel donne son tour de l'acide actique et for- 
mique. Ce dernier produit des traces d'oxyde de carbone. J. Gautkelet 

a) Slyke (D. D. van) and White (J. F.). Digestion of Protein in Ihe 
stomach and intestine of the dogfish. (Journ. of biol. Chemistry, IX, 209- 
217.) L2G0 

b) The relation between the digestiility and the rtention of ingested 

protcius. (Journ. of biol. Cbemistry, IX, 21<J-229.) [260 

Smetanka (F.). Ziir IJerhioift der Harnsdure heim Mcnschen. (Arch. f. 
ges. Physiol., CXXXVIII, 217-274.) [303 

Souza(de). Protection of trypsin from destruction by hcat. (J. of Phys., 
LXllL 378.) [A 80% 

en 5 minutes, la trypsine en solution aqueuse est compltement dtruite. 
La prsence de peptone dans l'eau la protge faiblement. J. G.-vutrelet 

Sperlich (A.). Ban und Leistung der Blattgelenke von Connarus. (Sit- 

zungsb. der K. Akad. der Wissensch., CXX, 349-377, 1 pi., 9 fig.) [309 

Spillmann (L.) et Bruntz (L.). [Voir Bruntz (L.) et Spillmann (L.) 

Spoelir (H. A.). The relation hetween Piuitosyntlicsis of carbon dioxidc 
and nitrate rduction. (Science, 14 juillet, 03.) [Expos 

sommaire de vues qui seront dveloppes plus tard. H. de Varigny 

Sprecher (A.). Contribution V tude des solutions nutritives et du rle 
de la silice dans les plantes. (Bull. Soc. bot. Genve, 2'- sr., III, 155-192.) 

[274 

a) Stadlep (E.) und Kleemann (H.). Ueber die Ildmolyse durch Ammo- 
niak. (Biochem. Zeitschr., XXXVI, 301-320.) [280 

b) Ueber die Jfdinolyse durch Essigsdure. (Biocbem. Zeitschr., XXXVI, 

321-334.) ^ [280 

Steclie (D.). Die Fiirbung von Dixippus morosus. (Zool. Anz., XXXVIl, 60- 
61.) [314 

Stepp ("W.). Experimentelle Untersuchu7igen ilber die Bedeutung der Li- 
pode filr die Erndhrung. (Zeits. f. Biol., LVII, 135-170.) [264 

Stocklasa (J.). Ueber den Einfluss der ultravioletten Strahlen aitf die 
Vgtation. (Sitzungsb. der K. Akadem. d. Wissensch. in Wien, CXX, 
195-216, 2 pi.) [319 

Stocklasa (J.) und Zdobnicky ("W.). Photochemische Sy)ithese der Koh- 
lenhydrale ans Kolilensureanhydrid und Wassersto/f in Abwesenheit von 
Chlorophyll. (Biochem. Zeitschrift, XXX, 432-456, 1 pi.) 

[Les auteurs utilisent comme source d'nergie 
la lumire ultraviolette de la lampe mercure et arrivent des rsul- 
tats semblables ceux de Berthelot 'et Gaudeciion, ainsi que le remar- 
que par ailleurs 'W. Lb dans la note mentionne ailleurs. P. Jaccard 

Stoppel (R.) und Kniep (H.). W eitere Untersuchungen ilber das 0/fnen 
tmd Schliessen der Bliiten. (Zeits. f. Bot., III, 369-399.) 
[Ces recherches sont la suite de celles entreprises par R. Stoppel sur l'ac- 
tion de la lumii'e sur l'ouverture et la fermeture des fleurs. V. Moreau 

Sumner (F. B.). Fundulus and fresh water. (Science, 29 dc, 928.) 

[Discussion 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 245 

expriences qui ne concordent pas avec celles de Loeb; la conclusion est 

que la question est trs complexe et non encore rsolue. H. ue Varigny 
Szily (A. von). IJcher die Enlsleliung des melatiotischen Pigments im 

Auge der Wirbeltierembvyoncn und in Chorioidealsarkoinen. (Arch. mikr. 

Anat., LXXVII, 70 pp., 4. pi.) [312 

Tahara (J.). Uebev das Telrodongifl. (Biochem. Zeitschr., XXX, 255- 

275.) [338 

Tangl (F.). Die Arbeil der Nieren und die SpezlfisclL-dynaiinscke Wir- 

liung der Nahrstoffe. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 1-41.) [299 

Tangl (F.) und Erdelyi (A.). Ucber die Bedeutung des Schmelzpunkles 
der Fetle filr die Geschwindigkeii ihrer Entleerung ans dem Magen. (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXIV, 34-111.) [265 

Terroine (E.). Le suc pancratique contient-il un ou plusieurs ferments 
saponifiants? {L Phys. Path. gn., 858.) 

[L'aspect diastasique est unique. J. Gautrelet 

Thornton CW.). The influence of {o)iised air on l)acleria. (Roy. Soc. 
Proceed., B. 572, 280.) [L'air venant de pointes charge ni^-a- 

tive est plus bactricide que celui charge positive. Les diverses bact- 
ries ont une sensibilit diffrente. L'ozone (qui existe) semble n'tre pour 
rien dans le phnomne. Les globules rouges et les leucocytes ont une 
forte charge ngative, celle des bactries est positive. H. de Varigny 

Tobler (F.). Zur Ernhrangsphysiologie der Flechten. (Ber. deutsch. 
bot. Ges., XXIX, 3-12.) ' [276 

Todd (C.) and White (R. G.). On tlie fale of red blnod corpuscles ivhen 
injected into the circulation of an animal of the sanie species; untli a new 
method for the dtermination of the total volum of the blood. (Roy. Soc. 
Proceed., B. 571, 255.) [278 

Towles (C.) and Vgtiin (G.). Crcatin and creatinin metabolism in dogs 
during f'edi)tg and inanition, wilh especial rfrence to t/te function of 
the liver. (.Journ. of biolog. Chemistry, X, 478-497.) [304 

Trampedach (G.). MHz und Magenverdauung, und der angebliche Pep- 
singehalt der MHz. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXLI, 591-616.) [258 

Trendelenburg (P.). Zur Physiologie der Nebennieren. I. Kinfluss des 
Blutdrarkes auf die Adrenalinsekretion. (Zeits. f. Biol., LVll, 90-103.) [297 

TscheboksarofF (M.). Ueber sekretorische Nervcn der Nebennieren. 
(Arch. f, d. ges. Physiol., CXXXVII, 59-122.) [Voir ch. XIX, 1 

Tsvett. Sur une nouvelle matire colorante vgtale, la Thuyorhodine. 
(C. R. Ac. Se, CLIl, 788-790.) [Etudie chez 

Thuya orienia//s, elle existe aussi chez diverses conifres, dans les feuilles 
rougies en hiver, et parfois dans les feuilles restes vertes. M. Gard 

a) Underhill (Fr. P.). Studies in carbohydrate metabolism. L The in- 
fluence of hydrazine upon the organism, wilh spcial rfrence to the blood 
sugar content. (Journ. of biolog. Chemistry, X, 159-168.) [266 

b) The metabolism of dogs with fonctionnally resected small intestine. 

(Amer. .Journ. of Phys., XXV 11, 360.) [270 

Underhill (F. P.) and Fine (M. S.). Studies in carbohydrate metabolism. 
II. The prvention and inhibition of pancrealic diabtes. (Journ. of biolog. 
Chemistry, X, 271-285.) [266 

Usher (F. L.) and Priestley (J. H.). The mechanism of Carbon assimi- 
lation. III. (Roy. Soc. Proceed., B. 569, 101.) [276 



246 L'ANxNEE BIOLOGIQUE. 

Verson (E.). Zar Kennlniss dcr Drisenzellen {soijennantev innerer Sp- 
cretion), ivelche in den Blatlacunen dcr Insekten vorkommen. (Zool. Anz., 
XXXVIII, 295-301.) [298 

a) Verzar (F.). Die Wirkung intravenser Kochsalzinfusioneyi anf den 
respiralorischen Gaswechsel. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 41-51.) [252 

h Die Grosse der Leberarheit. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 52-63.) [267 

c) hl die Ttigkeit der Leber zur Kohlenhydralverbre7inung uner- 
/.ss/<cA.^ (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 63-65.) [267 

d) Parenleraler Starkestoffivechsel. (Biochem. Zeitschr., XXXIV, 66- 

86.) [264 

Vig-uier. Modifications de Vhypopliyse aprs thyrodectomie chez un lzard. 
(C. R. Soc. Biol., 1, 222.) ' ' [Les 

modifications cytologiques semblent indiquer une suractivit fonctionnelle 
de l'hypophyse aprs tliyrodectomie chez Uromasiyx. J. Gautrelet 

Voigt (J.). Werden Starkekrner durcit die Nieren ausgeschieden? (Bio- 
chem. Zeitschr., XXXV, 397-400.) [303 

ff) Voltz (W.)und Baudrexel (A.). Ueber die vom tierischeii Organismus 
tenter versc/tiedene Bedinr/ungen aiisgeschiedenrn AIkoholmengen. 1. (Arch. 
f. d. ges. Physiol., CXXXVIII, 85-133.) [299 

b) Ueher den Einfluss der Extraktivsto/J'e des Fleisches au f die Besorp- 

tion der Nahrstoffe. Der phi/siologische Nutzwert des Flcischextrakles. 
(Arch. f. d. ges. Physiol., CXXXVIII, 275-291.) [272 

c) Ueber die von tierisclien Organismus unler verschiedcnen Bcdingungen 

ausgescJiicdenen AIkoholmengen. II. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXLIl, 
47-88.) ' [300 

d) Die Verivertung der Ilefe im nienschlichen Organismus. (Biochem. 
Zeitschr., XXX, 457-473.) [La levure sche ajoute 
un rgime normal est parfaitement supporte mme en quantit leve 
(100 gr.); 86 <^ d'azote de la levure ingre est absorb. E. Terroine 

Vouk (V.). Dcr gegenwar tige Stand der Frage nach den Lichtsinnesorgnnen 
dcr Lanbbliillcr. Snmmcl referai. (Zeitschr. fiir allgem. Physiologie, 1-15, 
XIV.) [Con- 

clut que l'hypothse d'HABERLANDT concernant les organes de perception 
lumineuse chez les feuilles est ingnieuse, mais ne s"appuie pas sur des 
preuves suffisantes pour mriter le nom de thorie tablie. P. Jaccard 

Wada (T.). Ueber die Entgiflung von Strychnin nnd Rokfdn clurc/i peri- 
pherc Nerven. (Arch. f. d. ges. Physiol., CXXXIX, 141-164.) [332 

"Waele (H. de) et Vandevelde (J.). Ueber das Schicksal von infizicrten 
arlfrcmdcn Eiweisskorpern und Pcptonen. (Biochem. Zeitschr., XXX, 227- 
236.) [263 

"Walker (E. N. A.). On variation and adaptation in Bactcria illustrated 
by observations upon Slreptococci wilh .spcial rfrence lo the value of fer- 
mentationtests as applied lo thse organisms. (Roy. Soc. Proceed., B. 567, 541.) 

[Voir ch. XVI 

Waller (D.), Waller (Mrs), Gotch (F.), Farmer (J. B.)and Veley, and 
EllisomO. B.) (Report of the Committee consisting of). Elcclromo- 
iivc Phenomcna in Plants. Appendix. 3Irs. A. .)/. Wnllcr : On the Blaze 
Currcnts of Lamcl Lcavcs in relation lo iheir Evolution of Prussic acid. 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 247 

(Report of the eiciitieth meeting of the British Association for the advan- 
cement of Science, 281-290, 5 fig., 1910.) [311 

Walpole (C. S.). The action of Bacillus lactis aerogenes on glucose and 
maunitol. II. The investigation of the 3 Bulanediol and the arelgbuethyl- 
carhinol formed : the effect of free oxxjgen on their production ; l/ie action of 
B. lactis aerogenes on Fructose. (Roy. Soc. Proceed., 1>. 564, 272.) 

[Le bacille dcom- 
pose le fructose de la mme manire que le glucose. H. de Varigny 

"Waterman (N.). Zur Fraqe der Adrenalinimmuuitdl. (Zeits. f. physiol. 
Cil., LXXIV, 273-281.) ^ [332 

"Weber (F.). Ueber die Abki'irzung der Buheperiode der Ilolzgewiichse 
durch Yerletzung der Knospen, beziehungsweise Injeklion derselben mil Was- 
ser {Yerletzungsmethode). (Sitzungsb. der K. Akad. d. Wissen. in Wien, 
CXX, 179-193, 1 pi.) [317 

"Wehrle (E.). Beitrag zur Kenntnis der Leberfunktionen. (Biochem. 
Zeitschr., XXXIV, 233-242.) [267 

"Weinberg et Rubinstein. Destruction des .substances antitryptiques du 
srum humain par les )-agons ultra-violets. (C. R. Soc. Biol., II, 258.) 

[Destruction des substances antitryp- 
tiques du srum humain par les rayons ultra-violets. J. Gautrelet 

"Wertheimer et Boulet. Sur les proprits rythmiques de la pointe du 
cur chez les Mammifres. (C. R. Soc. Biol., I, 582.) [On observe 

dans le srum de Locke, le pouvoir contractile de la pointe de cur du 
chien; rien avec le cur de rat, ni celui du moineau. J. Gautrelet 

"Wesenberg-Lund. Ueber die Bespirationsverhltnisse bel unter dem, Eise 
iiberwinternden, luftatmenden Wasserinsekten, besonders der Wasserkdfer 
und Wasserivanzen. (Intern. Rev. ges. Hydrobiol. und Hydrograph., 111, 
H. 5 et 6, 467-485.) [253 

a) Wiesner (J.). Weitere Studien iiber die Lichtlage der Bldtter und iiber 
den Lichtqenuss der Pflanzen. (Sitzungsb. der K. Akad. der Wissen. 
Wien, CXX, 119-178.) [343 

b) Ueber fixe und variable Lage der Bltter. (Ber. deutsch. bot. Ges., 

XXIX, 304-397.) [11 s'agit surtout 

de feuilles qui, une fois leur croissance termine, peuvent, grce des 
mouvements dus des variations dans la turgescence cellulaire, se pla- 
cer dans une position favorable vis--vis de la lumire. F. Pchoutre 

'Willsttter (H.) mit Stoll (A.), Isler (M.), Hug (E.), Eltzinger (R.) , 
und Asahina (Y.). Untersuchiingen iiber CMorophyll. Mitteilungen. N^ 
XIII bis XVIII. (Liebigs' Annalender Chemie, N Xlll'xv, Bd. 380, 'p. 148- 
211; N XVl, Bd. 382, p. 129-193; N XVll-XVllI, Bd. 385, p. 156- 
226.) ^ [315 

"Wimmer (M.). Wie iveit kann der Eiweisszerfall des hungernden Tieres 
durch Filllerung von KoJdenliqdrateneingeschrdnkt loerden? (Zeits. f. Biol., 
LVII, 185-236.) " [262 

"Winterstein (H.). Die Begulierung der Atmung durch das Blut. (Arch. 
f. d. ges. Physiol., CXXXVlll, 167-184.) [252 

"Wolff (J.) et Stcklin (E.). Uoxyhmoglobine peut-elle fonctionner 
comme peroxydase y {\nn. Inst. Pasteur, XXV, 313-335.) [281 

Wollman (E.). Sur l'levage des mouches striles. (Ann. Inst. Pasteur, 
XXV, 78-88.) [340 



248 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Woodru (L. L..). Thr eff'rct of Excrtion Productif of Paramcimn on 

ils Unie of Brprodvciion. (J. exper. Zool., X, 557-581.) [.339 

Yorke ("W.). Auto-Agglutination of Red Blood cells in trypnnosominsis. 

(Roy. Soc. Proceed., b'. 563, 238.) [Il y a auto- et iso-agglutination, 

mais seulement plus frquente et plus prononce que chez les animaux 

non infects. Elle ne prouve donc pas grand'chose. H. de Varigny 
a) Zaleski (W".). Zimi Sludium der Almungsenzyme der Pflanzen. (Bio- 

chem. Zeits., XXXI. 195-214.) [256 

b) Ziir Kennlnis der Stofprechselj)roze.'<.'<e in reifenden Samen. (Beih. z. 

bot. Ccntralbl., XXVII, Abt. 1, 63-82.) [276 

Zaleski (W.) undReinhart (A.). Untersuchungcn ilber die Atmimg der 

Pflanzen. (Biochem. Zeitschr., XXXV, 228-245.) 

[Analys avec les prcdents 
Zaleski (W.) und Rosenberg (A.). Ziir Komtnis der Rolle der Katalase 

iuden Pflanzen. (Biochem. Zeitschr., XXXIIl, 1-15.) [Voir ch. Xlll 

Zielinski (F.). Ueber die gegenseitigc Abluingigkeit geotropischcr Reizmo- 

mente. (Zeits. f. Bot., 111, 81-101.) [344 

Zunz(E.). Contribution l'tude de l'action des prolases sur la pression 

sanguine et la respiration. (Arch. int. de PhysioL, XI, 73.) [329 

Voir pp. 3, 5, 31, 33, 85, 97, 121, 157, 158, 159, 162, 164, 165, 166, 167, 168 

pour les renvois ce chapitre. 



1" Nutrition. 
a) Osmose. 

Girard (Pierre). Sur le rle prpondrant de deux facteurs lectro- 
.^iaiiqurs dans l'osmose des solutions d'lectroli/tes. Mouvements osmotir/ues 
normaux. Le mcanisme de l'osmose, tout au moins dans le cas des solu- 
tions d'lectrolytes, e.st essentiellement lectrostatique. Si l'on reprsente 
schmatiquement le septum osmotiquc comme un faisceau de tubes capil- 
laires normaux au plan du septum, on voit que les parois de tubes capil- 
laires vont tre charges d'un signe lectrique (lectrisation de contact due 
l'ion actif de la liqueur) ; les veines liquides qui remplissent ces tubes se 
chargeront d'un signe contraire celui de la paroi, et en prsence du champ 
lectrostatique correspondant la diffrence de potentiel des deux liqueurs 
spares par le septum, champ qui est parallle l'axe des tubes, ces veines 
subiront l'effet d'une force tangentielle qui les fera glisser le long de la 
paroi '. Le sens de l'endosmose dpendra donc seulement de deux facteurs 
lectrostatiques : le signe de la veine et l'orientation du champ. 

Ces considrations permettent d'expliquer un certain nombre de phno- 
mnes osmotiques aberrants que l'on a rencontrs dans des tissus vivants, 
et dans lesquels le sens des mouvements osmotiques s'est montr inverse 
de celui qu'on et pu prvoir par les seuls rapports des pressions osmoti- 
ques, ce qui avait conduit faire intervenir une activit cellulaire 
propre indpendante des lois de l'osmose (expriences d'IlEiDENiiAiN sur 
l'absorption des solutions salines par l'intestin; de Loeb sur le volume des 
muscles immergs dans des solutions hyper- ou hypotoniques, etc.). Les 
considrations lectrostatiques permettent de raliser des endosmoses nga- 

1. Cf. p. Oirard, C R. Ac. Se, 19 avril 1909, 30 mai 1910. 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 249 

livrs, le liquide se dirigeant vers les rgions de moindre pression osmotique. 
Lorsque deux solutions isotoniques sont en prsence de part et d'autre d'une 
membrane, et qu'une des solutions au moins est un lectrolyte, l'quilibre 
ne subsiste que lorsque ces facteurs lectrostatiques n'entrent pas en jeu 
(exemple : solutions isotoniques de KGl et NaCl, diffrence de potentiel : ->- 
mouvement osmotique nul). Au contraire, lorsque les conditions lectrosta- 
tiques sont ralises, si rigoureuse que soit l'isotonie au dbut, l'quilibre se 
rompt (exemple : solutions isotoniques de saccharose et d'acide tartrique, dif- 
frence de potentiel 0'"",050, acide tartrique , mouvement osmotique acide 
tartrique -y saccharose). Exemple d'osmoses aberrantes : une solution de 
CO^Na- dveloppant une pression de \^^'^,3 par cm-, contre une solution de 
saccharose dveloppant 3''',2, l'osmose se dessine vers le carbonate de 
soude 4-. F. Vls. 

Leduc (Stphane). a) La diffusion des liquides, b) La cellule osmo- 
tique. Etudiant les liquides contenant de trs fines particules en suspen- 
sion au moyen de photographies, l'auteur aboutit aux conclusions suivantes. 
La diffusion se fait suivant les lois des champs de force ; la mcanique des 
liquides est la mme que celle de l'ther. Il obtient des membranes de phos- 
phate et de carbonate de calcium, dont certaines ont une apparence cellu- 
laire; elles sont le sige d'une circulation interne et peuvent s'incorporer les 
substances qui existent dans le milieu environnant, si ces substances sont 
capables de modifier la pression osmotique. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Laugier (Henri) et Bnard (Henri). Contribution l'tude des fvo- 
prils osmotiques des muscles. En se basant sur une srie d'expriences 
personnelles trs intressantes, les auteurs prsentent un schma physique 
du muscle qui groupe autour d'une hypothse unique les faits connus d'in- 
hibition du muscle dans les solutions hypotoniques et explique les faits nou- 
veaux apports par les auteurs. La conception de J. Loeb qui considre le 
muscle comme form d'un sac contenant une solution aqueuse, et dont la 
membrane jouirait de la proprit d'hmipermabilit, parat aux auteurs 
tout aussi insuffisante que celle d'OvERTON qui considre le muscle comme 
un systme constitu de formations hmipermables (les fibres muscu- 
laires), mais recouvertes d'enveloppes n'opposant qu'une trs faible rsis- 
tance la diffusion des cristallodes dissous. D'aprs la conception des au- 
teurs, le muscle au point de vue de ses proprits d'inhibition dans les 
solutions hypotoniques peut tre considr comme un sac limit par une 
membrane non pas semi-permable, mais jouissant au contraire d'une per- 
mabilit trs notable aux corps dissous dans le suc cellulaire. La mem- 
brane limitante jouit d'une lasticit notable dont il faut tenir compte dans 
l'tude quantitative de l'inhibition. La tension lastique de la membrane 
cellulaire joue un rle considrable dans la limitation des phnomnes os- 
motiques en quilibrant des courants endosmotiques, rsultats de diffrences 
de concentrations molculaires de part et d'autre de la membrane elle-mme. 
Les auteurs se reprsentent le muscle par un schma ainsi constitu : une 
cellule osmotique ferme d'un ct par une membrane trs notablement 
permable aux corps dissous et rigide, et de l'autre par une membrane im- 
permable et lastique. Les faits connus ainsi que les faits nouveaux appor- 
ts par les auteurs et relatifs l'influence de la traction et de la tempra- 
ture sur la courbe d'inhibition convergent pour confirmer la conception 
de ce schma qui permet du reste d'interprter diverses courbes d'inhibi- 
tion du muscle en solution hypotonique. 



250 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

La permabilit aux corps dissous n'est pas dtermine une fois pour 
toutes, mais elle est rgle par un mcanisme physico-chimique, constam- 
ment susceptible de varier, suivant. les diffrents moments de la vie de la 
cellule, suivant les diffrentes phases de son activit fonctionnelle. Cette 
permabilit variable n'est pas due du reste une disposition structurale 
de la membrane. 

Enfin les auteurs insistent sur la spcification des proprits osmotiques 
des diffrentes cellules, car ce qui est vrai pour la cellule musculaire ne 
Test pas de droit et de fait pour la cellule nerveuse, la cellule hpatique, 
les cellules rnales. Le mcanisme qui rgle leur permabilit comporte 
des modalits qui rendent ces cellules diffrentes au point de vue de leurs 
proprits osmotiques. M. Mexdelssohn. 

Acqua (C). La pntration et In localisation des ions dans le corps des 
plantes. En employant des dilutions de I pour 10.000 de nitrate de man- 
ganse et des solutions quimolculaires d'autres sels (bromure, chlorure, 
actate de manganse), A. obtient cet important rsultat que les plantes en 
exprience se dveloppent normalement, ceci pendant un temps limit, 
parce qu' la fin l'absence des lments ncessaires doit produire ses effets 
nocifs. 

En outre, ces sels varis se comportent comme le nitrate, d'oii l'on peut 
conclure que les phnomnes observs ne sont pas limits l'action de tel 
ou tel sel de manganse, mais ont un caractre gnral. 

La sparation des anions et des cations et le dpt conscutif de bioxyde 
de manganse a lieu presque exclusivement dans les racines, qui se rem- 
plissent de substances de couleur rouge-brun. Ce phnomne est en relation 
avec les processus formateurs de la matire azote. 

Autour des mristmes des racines secondaires, le bioxyde de. manganse 
s'accumule d'une manire extraordinaire, ce qui indique l'activit de la spa- 
ration et de la localisation des ions dans ces rgions. 

La synthse des substances azotes doit donc avoir lieu dans les racines. 

M. BOUBIER. 

Halket (A.). Quelques expriences sur l'absorption par les parties 
ariennes de certaines plantes de marais salants. Des plantes de 
Salicornia peuvent absorber de l'eau travers leurs cellules pidermi- 
ques, soit de l'eau distille, soit une solution de chlorure de sodium 
. 3 %. La quantit absorbe varie suivant les individus ; elle est plus grande 
pour l'eau distille que pour la solution saline. La quantit d'eau absorbe 
est fortement accrue si, avant l'immersion, les plantes ti-anspirent sans qu'il 
leur soit possible de puiser de l'eau par la tige. Il n'y a pas de relations 
quantitatives entre la quantit d'eau absorbe et le temps d'immersion, le 
poids de la partie succulente de hi plante, le poids de l'eau dans cette mme 
partie ou le poids sec de la plante. L'absorption est due la haute pression 
osmotique du suc cellulaire. M. Boubier. 

(j) Respirai i())i. 

Fredericq(L.). Im thorie de la diffusion sufft expliquer les changes 
iazrux de la respiration. La thorie de la respiration de PflPger attri- 
buait les changes entre CO- et 0- dans la respiration un simple phnomne 
de diffusion. Les expriences ultrieures de divers observateurs, et en parti- 
culier de BoHR, tendirent tablir que la tension de CO- tait plus faible 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 251 

dans le sang artriel que dans l'air et la tension de l'O- plus forte, au con- 
traire, ce qui ne se pouvait expliquer que par le passage du gaz du milieu 
o la tension est moindre dans celui o elle est plus forte, contrairement 
aux lois de diffusion. De l l'ide que la respiration repose sur un ph- 
nomne non de diffusion, mais de scrtion, avec intervention d'une activit 
spcifique de l'pithlium alvolaire. Des expriences faites par divers au- 
teurs, en particulier par Krogii, lve de Bohr, et de celles faites par F. et ses 
lves, il rsulte que les donnes sur lesquelles est fonde la tliorie de 
la scrtion ne sont pas dmonstratives, le sjour du sang en prsence de 
l'air dans l'arotonomtre tant beaucoup trop court pour permettre un 
change total et l'obtention d'un point d'quilibre. D'autre part, dans les 
expriences o Ton injecte la fois de l'O'-^ et du CO-, l'augmentation de la 
tension d'O provient uniquement de l'absorption plus rapide de CO'^. Les 
expriences plus prcises et plus varies ont montr l'auteur que 
dans le sang des Vertbrs et de nombreux Invertbrs (Poulpe, Seiche, 
Oursin, etc.) et dans les liquides organiques des uns et des autres (bile, 
urine, salive, etc.), la tension de CO' n'est jamais infrieure et celle de 
l'O- toujours infrieure celle du milieu ambiant, d'o il rsulte que la thorie 
de la diffusion est compltement suffisante pour l'explication du phnomne. 
Y. Delage et M. Goldsmitii. 



/")Loeb (Jacques) etWasteneys (Hardolph). Les oxydations sonteJh's 
une variable indpendante dans les phnomnes vitaux''/ I. La dpendance 
du dveloppement de l'uf et de l'accroissement des oxydations est tablie 
sur des expriences nombreuses et varies. Les auteurs se posent la ques- 
tion de savoir dans quelle mesure ces deux actions sont influences par la 
temprature. Les ufs Wrbacia et de Strongylocentrotus se prtent une 
mesure exacte des coefficients de temprature par l'observation du temps 
qui spare la fcondation de la premire segmentation. Les tableaux des 
chiffres fournis par l'exprience montrent que, chez Arljacia, la dure de 
cet intervalle est de 498 minutes pour une temprature de 7. Cette dure 
se rduit 410 minutes pour la premire lvation de 1, puis continue 
peu prs au mme taux jusqu' 15 (9f> minutes 1/2); ensuite la diminution 
se ralentit jusqu' 30 (33 minutes). A 31 la segmentation est anormale; 
32 elle ne se produit plus. Le coefficient de temprature, pour une 
diffrence de temprature entre 7 et 17 est de 7 min. 3. Entre 20 et 30 il 
est de 1,7; entre les deux limites, il y a une variation peu prs rgulire 
dans le sens de la diminution. On voit que le coefficient de temprature 
est d'autant plus lev que la temprature est plus basse, c'est--dire qu'il 
est beaucoup plus grand entre 7 et 17 qu'entre 20 et 30. A 31, le phno- 
mne change de sens; les segmentations sont anormales. A 32, arrt complet. 

Le Strongylocentrotus, qui habite les eaux plus froides, donne des chiffres 
montrant une variation peu prs parallle. 

II. La consommation d'oxygne est mesure diffrentes tempratures 
et le coefficient de temprature est tabli de la mme faon. La consomma- 
tion d'oxygne diminue mesure que la temprature baisse : elle est de 
I"'S',4G (dans l'espace d'une heure et demie) 25; 5, ce chiffre tombe 
0,30. (D'autres sries d'expriences donnent des chiffres analogues.) Quant 
au coefficient de temprature, il est peu prs constant pour une mme 
diffrence de temprature d'une extrmit l'autre de l'chelle, dans les 
limites de temprature conciliables avec la continuation du phnomne. On 
voit que le dveloppement s'arrte avant les oxydations : ds que celles-ci 



252 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

sont rduites 1/4. L'addition dn cyanure de Na agit comme l'abaissement 
de temprature, mais sans proportionnalit absolue. 

La conclusion, un peu obscure, est que les faits cits ne contredisent 
pas l'opinion que les oxydations sont une variable indpendante dans les 
processus de dveloppement, mais ne fournissent pas non plus une preuve 
complte de cette opinion . Yves Delage et M. Goldsmith. 

"Winterstein (H.). La rgulation de la respiration par le sang. 
Il est inutile de rappeler toutes les thories qui se sont opposes sur le rle 
du sang dans l'excitation du centre respiratoire ; on peut dire dans l'ensemble 
que pour les uns, le sang agit par l'augmentation de sa teneur en acide 
carbonique ; pour les autres, par la diminution de sa concentration en oxygne. 
L'auteur reprend la question en s'adressant, comme objets de recherches, 
des animaux nouveau-ns dont on sait la grande rsistance l'asphyxie. 
On pratique sur ces animaux une circulation artificielle par l'aorte avec du 
liquide de Ringer et l'aide de l'appareil de Langexdorff. Au liquide on 
ajoute les substances varies dont on veut tudier l'action. On constate ainsi 
que la perfusion avec un liquide prsentant une faible tension de COo pro- 
voque une apne durable; l'addition de COo au Injuide est suivie par Tappa- 
rition d'une respiration rythmique. L'absence d'oxygne ne supprime pas 
l'apne, mais amne l'asphyxie sans excitation. L'addition d'acides varis 
au liquide circulant rappelle les mouvements respiratoires. Pour 'W., ce qui 
rglerait vritablement les mouvements respiratoires, ce serait, par cons- 
quent, les variations de la concentration du sang en ions H. E. Terroine. 

a) "Verzar (F.). Action des injections intra-veineuses de chlorure de so- 
dium sur les changes respiratoires. Des chiens curariss reoivent dans 
la veine jugulaire des injections de NaCl de concentration diffrente (1 9e, 
5 0/0, 10 %). Dans tous les cas, on observe une augmentation de la consom- 
mation d'oxygne, qui varie et augmente avec la concentration de NaCl 
introduit. Avec la solution de NaCl 10 % l'augmentation de la consom- 
mation de O2 est de 129 %. En mme temps la production de la chaleur 
augmente et la temprature de l'animal s'lve. Une solution de NaCl moins 
concentre (0,75 %) augmente aussi la consommation d'oxygne. En gnral, 
le quotient respiratoire baisse, la consommation d'oxygne augmentant plus 
que la production d'acide carbonique. E. Terroine. 

Howland (J.). Chimisme et changes d'nergie chez les enfants endor- 
mis. Les enfants sont placs dans la chambre Atwater-Benedict et l'on 
tudie les changes gazeux pendant le sommeil. On constate tout d'abord 
l'action de l'apport alimentaire d'azote signale par Rubner et Heubner : toute 
. augmentation de l'azote alimentaire est suivie par une lvation des combus- 
tions. En ce qui concerne la loi des surfaces proportionnalit entre la 
production de chaleur et la surface relative elle n'est vraie que chez les 
enfants normaux ; elle ne s'applique pas aux sujets chtifs faible muscula- 
ture. E. Terroine. 

Lesser (E. J.). La manire de se comporter du glycngne de la grenouille 
pendant l'anoxybiose et la restitution. Etude sur la grenouille des varia- 
tions de la teneur en glycogne lors de l'existence dans un milieu sans oxy- 
gne et ensuite au moment de la restitution de l'oxygne. En ce qui concerne 
la priode d'anoxybiose, toutes les expriences concordent pour montrer 
qu'aprs 2 5 heures d'anoxybiose des tempratures variant entre U et 18" 



XIV. PHYSIOLOGIE GEiNERALE. 253 

on observe toujours une diminution considrable du glycogne contenu dans 
l'animal total. Par rapport la (juantit initiale, la diminution atteint de 9,4 
o0,7 %, ces chilVes tant, bien entendu, calculs sur des moyennes. 
Toutes les recherches (au nombre de 15) ont donn des rsultats de mme 
sens. Ce rsultat confirme celui obtenu dans les travaux prcdents de l'au- 
teur sur le Lombric. Une fois atteint ce rsultat global, l'auteur passe 
l'tude du glycogne hpatique ; on voit ainsi que le glycogne du foie se 
comporte comme celui de l'organisme total. Au cours de la restitution, il y a 
augmentation du glycogne. Des onze recherches faites sur 110 animaux on 
trouve les valeurs en glycogne suivantes : normaux 31 gr. 35; aprs l'anoxy- 
biose 26 gr. 015; aprs la restitution 27 gr. 194. Il y a donc une diminution de 
17 % pendant l'anoxybiose et une augmentation de 4,4 o/^ pendant la restitu- 
tion. Pour expliquer l'ensemble de ces plinomnes, L. met i'iiypothse sui- 
vante : Au cours de l'anoxybiose, il se fait une hydrolyse intense du glyco- 
gne ; une partie du sucre ainsi form est transforme au cours des pro- 
cessus anoxy biotiques d'une manire inconnue. Une partie peut cependant 
rester l'tat de sucre et tre nouveau transforme en glycogne pendant 
la restitution survenant 3 5 heures aprs le dbut de l'anoxybiose. 
E. Terroine. 

Babak (E.). Sur les mcanisnips respiratoires provisoires des embryons 
de poissons. 11 existe chez divers embryons de poissons une respiration 
provisoire avant l'apparition de la respiration branchiale. C'est l'aide de 
mouvements spciaux que les embryons cherchent renouveler le milieu 
environnant. L'nergie et la frquence de ces mouvements sont d'autant 
plus grandes que l'eau contient moins d'air. Le caractre de ces mouve- 
ments diffre suivant l'espce. L'.l cara crideopunctata excute de vifs 
mouvements de la queue. Chez V Ilaplochilus Chaperi on observe un balan- 
cement des nageoires antrieures. Chez certains poissons immobiles comme 
chez le Barbus concltonius les changes gazeux sont favoriss par une acc- 
lration de l'activit cardiaque provoque par leur immersion dans un mi- 
lieu mal ar. M. Mendelssohn. 

"Wesenberg-Lund. Sur la respiration des insectes aquatiques respirant 
Vair, qui hibernent sous la glace, en particulier des Dytiques et des Punaises 
d'eau. "W.-Li. s'est pos la question de savoir comment s'accomplissait la 
fonction respiratoire des Dytiques, Hydrophiles et Punaises d'eau lorsqu'ils sont 
spars de l'air par une continue couche de glace, en hiver, ces espces tant 
de celles qui, en t, ne peuvent pas supporter la privation d'air au del de 
quelques minutes, et qui ne possdent d'autres modes de respiration que 
celui du systme des traches ouvert, mtapneustique. 11 a constat que, 
pendant les premiers mois de l'hiver, tant qu'il y a sous la glace des plantes 
vertes soumises des radiations solaires, ces plantes fournissent de l'oxygne 
sous forme de bulles bien visibles qui peuvent suffire la respiration des 
insectes. Mais plus tard, quand les plantes sont mortes, les insectes passent 
dans une condition de vie ralentie, un tat d'engourdissement d au froid. 
Y. Delage et M. Goldsmitii. 

Buytendijk (F. J. J.). Les changes gazeux des chrysalides de lpi- 
doptres. Par l'analyse des gaz contenus dans des tubes o respiraient des 
chrysalides de diverses espces de papillons tant exotiques qu'indignes, B. 
est arriv constater que la production d'acide carbonique continuait mme 
si l'atmosphre o se trouvaient les chrysalides contenait d'assez grandes 



254 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

quantits de ce gaz (6 IG %). Les rsultats ainsi obtenus par B. sont en 
contradiction avec ceux publis par la comtesse de Linden (voy. .4?*.. bioL, 
XI, 202; XII, 232) et confirment, d'autre part, les faits rapports par Dubois 
et Couvreur et par Th. v. Buucke (voy. Ann. hiol.. XIII, 232; XIV, 237). A 
remarquer que les espces qui ont l'habitude d'entourer leurs chrysalides 
d'un cocon semblent prsenter des changes gazeux infrieurs, alors mme 
qu'on a pris soin d'enlever cette enveloppe. J. Strohl. 

Lutz (C). Rechercher sur les stigmates excitables. L'auteur tudie 
l'influence sur les stigmates excitables de Mimulus divers des actions mca- 
niques et cliimiques, recherche le rsultat d'excitations rptes, explique 
les mouvements de courbure du stigmate par une chute rapide de la pression 
osmotique, accompagne d'une diminution de volume, enfin tudie l'excita- 
tion du stigmate par le pollen. F. Moreau. 

)Bohn (Georges). Sur les (''changes gazeux des Etoiles de mer. La 
consommation d'oxygne est maxima dans une eau riche en ce gaz et l'obs- 
curit, elle diminue dans une eau riche en acide carbonique et la lumire. 
Il arrive mme que, dans cette dernire, la quantit d'oxygne augmente, 
comme si, sous l'influence de la lumire, l'Astrie dcomposait l'acide car- 
bonique et dgageait de l'oxygne. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Freederichsz ^W.). Rle physiologique de la catalase. Partant du 
principe que la respiration quivaut un phnomne d'oxydation, F. en a 
conclu que la catalase devait augmenter chez les plantes qui respirent le 
plus, et diminuer au contraire avec le ralentissement de la respiration ; ses 
expriences ont confirm cette manire de voir, en dmontrant que chez 
les plantes prives d'oxygne la catalase diminuait, tandis qu'elle augmen- 
tait lorsqu'on renforce la dose d'oxygne, lorsqu'il y a intoxication ou aug- 
mentation de la temprature. M. Boubier. 

Kostytsche"w (S. von). Recherches de chimie physiologique sur la res- 
piration vgtale. La thorie de l'auto-oxydation Bach-Engler admet que 
l'oxygne molculaire se fixe sur des substances oxydables ou auto-oxyda- 
teurs avec formation de peroxydes; ces peroxydes sont capables d'oxyder cer- 
tains corps on accepteurs et mme des substances qui ne sont pas oxydables 
par l'oxygne molculaire. D'aprs la terminologie applique par Luther et 
ScHiLOW aux ractions couples d'oxydation et de rduction, on doit dsigner 
l'oxygne molculaire comme acteur et l'auto-oxydateur comme inducteur. 
Les oxydations physiologiques ne sont autre chose qu'un systme de rac- 
tions couples. L'oxygne molculaire ne peut tre absorb que par des auto- 
oxydateurs avec formation de peroxydes. L'auteur propose de limiter le nom 
d'oxydases aux auto-oxydateurs vgtaux. Bach et ChioDAT ont signal dans 
les tissus vgtaux les peroxydes forms par les auto-oxydateurs et les ont 
nomms oxygnases. Ils ont aussi tabli que le pouvoir oxydant des oxyg- 
nases tait lev i)ar des inducteurs organiques, les peroxydascs. Les agents 
d'oxydation des plantes ne sont pas en tat d'attaquer directement le sucre; 
aussi l'auteur croit que sous l'influence d'une zymase les sucres fermen- 
tesciblessont transforms en accepteurs facilement oxydables; mais il reste 
dterminer si la combustion porte sur l'alcool thylique, produit ultime de la 
fermentation, ou sur les produits intermdiaires de cette fermentation. Ses 
recherches lui ont montr que ce sont les produits intermdiaires de la 
fermentation alcoolique qui sont brls dans la respiration normale; celle- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 255 

ci est prpare par la fermentation, mais la dcomposition du sucre ne va 
pas jusqu' la formation d'alcool et de C0-. Le processus complexe de la 
respiration consiste essentiellement en phnomnes primaires et secondaires. 
Les phnomnes primaires consistent dans la dislocation du sucre par la 
zymase et dans l'absorption d'oxygne sous forme de peroxyde. Les phno- 
mnes secondaires consistent dans l'oxydation totale des produits de la dislo- 
cation primaire du sucre par l'oxygne actif du peroxyde. Les peroxydases 
jouent un rle important en levant le pouvoir oxydant dos peroxydes. Il en 
rsulteque l'absorption d'oxygne n'est qu'une phase prliminaire de la respi- 
ration et ne peut servir de mesure l'nergie du phnomne. Beaucoup de 
processus d'oxydation et de rduction ne produisent pas une combustion di- 
recte des rserves. Ainsi Palladin a trouv dans des sucs de plantes des 
substances qu'il dsigne comme phytohmatines et qui sont analogues 
l'hmochromogne du sang ; elles ne peuvent tre oxydes que par l'oxygne 
actif. Les chromognes oxyds servent, comme l'oxyhmoglobine, de rserves 
d'oxygne. On ne sait rien sur la nature des produits intermdiaires de la 
fermentation brls par la respiration. L'auteur montre ensuite que le d- 
gagement d'hydrogne que l'on observe dans des plantes renfermant de la 
mannite est due une fermentation bactrienne. F. Pciioutre. 

Linsbauer (K.). Etude anatomique et physiologique de V pidmie et 
du systme ai'-rifrc des BroDiliaces. L'auteur dcrit et figure une srie 
de particularits anatomiques des cellules pidermiqucs et stomatiques des 
Bromliaces (paississements locaux des membranes, contours sinueux des 
cellules pidermiques, prsence d'un corps siliceux chez la plupart d'entre 
elles, etc.). Chez certaines espces, le tissu pidermique prsente une division 
du travail physiologique trs accentue : grce sa forte cuticularisation, 
l'piderme proprement dit entrave la perte d'eau par transpiration, l'hypo- 
derme lignifi fonctionne comme appareil mcanique, tandis que les cellules 
sous-jacentes jouent le rle d'organes de rserve aquifre. Les stomates 
sont constitus, outre les cellules stomatiques proprement dites, par plu- 
sieurs cellules annexes dont les unes jouent un rle dans l'ouverture ou la 
fermeture de ces organes, tandis que les autres accomplissent plutt ime 
fonction mcanique et empchent que le fonctionnement rgulier des sto- 
mates soit entrav par les contractions du tissu aquifre sous-jacent, con- 
tractions provoques par les variations de turgescence dont il est le sige. 
Le tissu arifre est constitu dans plusieurs cas par un rseau de canaux 
parallles aux faisceaux fibro-vasculaires et qui sont sans communication 
directe avec les stomates. Cette disposition permet la plante de rduire sa 
transpiration alors mme que les stomates sont ouverts et assurent une 
pntration facile du CO'-^. D'une faon gnrale, le systme arifre des 
Bromliaces fonctionne la fois comme rservoir pour les gaz et comme ap- 
pareil rgulateur des changes gazeux. P. Jaccard. 

Blackman (F. F.). Les problmes de la biochimie de la respiration chez 
les Plantes. Cette question soulve trois problmes principaux : 1 Quelle 
est la nature des ractions chimiques qui constituent la respiration? 2" Dans 
quelles mesures la respiration est-elle conforme aux lois de la chimie gn- 
rale, en ce qui concerne la vitesse de la raction, les coefficients de temp- 
rature, la masse des substances ragissantes, l'influence des catalyseurs ou 
substances voisines? :> Quelle influence exerce sur la raction le milieu o 
elle se produit, c'est--dire le protoplasma cellulaire? En ce qui concerne le 
premier point, on sait aujourd'hui que les ractions qui se produisent dans 



25G L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

la respiration sont trs complexes, les unes tant anarobies et les autres 
arobies; on n'est pas fix sur la nature du combustible et des agents 
d'oxydation interviennent, les uns tant des enzymes, c'est--dire des oxy- 
dases, et les auti-es, des vhicules de l'oxygne. Le second point soulve des 
questions diverses, influence de la temprature, influence de la concentra- 
tion des substances ragissantes, oxygne, catalyseurs protoplasmiques et 
sucre. L'auteur croit que dans la respiration il y a deux fonctions, une res])ira- 
tion protoplasmique faible, qui ne peut tre supprime sans amener la mort, 
et une respiration fluctuante qui oscille avec la quantit de sucre et qui peut 
tre abolie par l'inanition. En ce qui concerne le troisime problme, le pro- 
toplasma doit tre considr comme une structure alvolaire de collodes 
parois semi-permables; toutes les causes qui altrent sa permabilit interne 
retentissent sur la grandeur de la- respiration. F. Pciioutre. 

a) Zaleski ("W.). Contribution Vtudc des ferments respiratoires des 
phmtes. I et II. L Conformment aux rsultats obtenus jiar Palladin, l'au- 
teur conclut que le mode d'extraction et la nature des solvants utiliss joue un 
rle important dans l'tude des ferments respiratoires et dans leur isolement. 
L'action nuisible de certaines substances dpend davantage, semble-t-il, de 
leur solubilit dans l'eau que de leur action solubilisante vis--vis des 
lipodes. Les meilleurs rsultats ont t obtenus avec l'ther. 

IL Certains organes vgtaux possdant une grande nergie respiratoire 
(plantules, bourgeons, jeunes feuilles), lorsque leur structure anatomique est 
dtruite, ne manifestent plus qu'un dgagement de CO2 faible et mme nul ; 
par contre, les graines de diverses lgumineuses (pois, lupins), durant les 
premiers jours de la germination, ainsi que leurs cotyldons et leur endo- 
sperme pris isolment, lorsqu'ils sont crass et broys, dgagent une plus 
grande quantit de CO2. Comme ce dgagement de CO est important, dure 
plusieurs jours et qu'il s'affaiblit dans l'hydrogne, il ne saurait s'effectuer 
aux dpens de rserves de ce gaz qui seraient contenues dans les tissus 
broys. II s'explique plutt par la part prpondrante que prennent les 
enzymes anarobies aprs la mort des organes mis en exprience. D'une 
faon gnrale, plus la respiration anarobe d'une plante est accuse, plus 
sera faible, aprs sa mort, son dgagement d'acide carbonique. P. 
Jaccard. 

y) Assimilation et dsassimilation, absorption. Fonction cldoro- 
phyl tienne. 

a) Ptter (A.). Les surfaces actives et les fonctions des organes. Tra- 
vail important, mais trop tendu pour tre analys. Diverses considrations 
tlioriques trs intressantes voir dans l'original. L'auteur dmontre que la 
fonction d"un organe ne dpend pas de sa masse, mais de sa surface active, 
c'est--dire de l'tendue des surfaces cellulaires par lesquelles se font les 
changes. L'auteur value l'tendue des surfaces des diffrentes glandes et 
rapporte l'activit de la glande l'unit de la surface scrtante. M. MeiN- 

DELSSOHN. 

Gigan (A.). Influence de l'ingestion d'aliments sur les changes gazeux 
et nergtiques. L'auteur tudie sur l'homme l'effet de l'ingestion de divers 
aliments sur les changes. Pour cela il tablit d'abord la valeur des changes 
l'tat de jeune pendant le repos musculaire; il obtient ainsi leur valeur 
l)0ur le mtabolisme fondamental (Grundunisatz) ; pour un homme de 70 kg., 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 257 

G. trouve qu'il s'agit d'une valeur de 22,5 calories par kgr. et par heure (les 
recherches de Magnus-Levy donnaient 20,0 ; celles de Staeiielin 20,0). Ceci 
tant fait, on fait ingrer des quantits varies de casine, de dextrose ou de 
graisse. On observe alors les faits suivants. 

I.' Ingestion d'albumine (rasine). L'ingestion de casine, mme en 
petites quantits chez un homme l'tat de repos musculaire, provoque une 
lvation marque des changes gazeux et nergtiques. Si la casine est 
ingre par petites doses et intervalles rguliers, l'excrtion de O2 se 
maintient pendant plusieurs heures un taux lev. 

Pour une ingestion faite en une fois, l'augmentation des changes crot 
avec la dose. L'change nergtique total augmente ici, par rapport l'tat 
initial, de 7,7 % pour 50 gr. de casine, de 13 % pour 100 gr., de 24 pour 
150 gr., de 25,5 pour 200 gr. Pour ce qui regarde l'excrtion en CO2 et l'ab- 
sorption de Oo, on constate que, lorsque l'ingestion de casine varie dans le 
rapport 1 : 2 : 3 : 4, la production de CO2 varie dans le rapport 1 : 4 : 8 : 12 
et l'absorption de O2 dans le rapport 1 : 3 : B : 9. La dure de l'augmentation 
d'intensit des changes gazeux augmente galement avec les quantits ing- 
res. L'augmentation des changes doit tre attribue principalement sinon 
exclusivement la combustion protique et aux processus intermdiaires 
qu'elle conditionne ; les valeurs de combustion des graisses et des hydrates 
de carbone ne sont, en effet, pas sensiblement modifies. 

II. Ingestion (V hydrate de carbone {glucose). L'ingestion de dextrose 
augmente nettement l'change gazeux. La grandeur de l'excrtion de CO2 
crot d'une manire sensiblement proportionnelle la quantit de glucose 
ingre ; cela jusqu' la dose de 150 gr. L'excrtion urinaire de l'azote et de 
l'acide phosphorique n'est pas modifie par les ingestions de dextrose. 

m. Ingestion de graisse {huile d'olive). L'ingestion de graisse, qu'elle 
soit faite en une fois ou plusieurs ou qu'elle atteigne de grosses doses, ne 
provoque aucune lvation de l'excrtion de CO2. Pour une ingestion de 
50 gr., on observe un abaissement de l'excrtion de CO2 et de l'absorption 
de 02- Le quotient respiratoire s'abaisse. On observe en outre une diminu- 
tion marque de l'excrtion azote urinaire. 

IV. Ingestion simultane de glucose et de casine. Lors de l'ingestion 
simultane de dextrose et de casine, on constate une lvation de l'excr- 
tion de CO2 plus importante que la somme des lvations obtenues par 
ingestions spares. Le quotient respiratoire se maintient toujours plus bas 
qu' l'tat de jene. L'excrtion azote urinaire n'est pas modifie par 
l'adjonction de glucose la casine. E. Teroine. 

Marie (A.) et Donnadieu (A.). Leucognse et pithlium intestinal. 
L'assimilation digestive se fait par l'intermdiaire de plasmodes (leu- 
cocytes) chargs de substances albuminodes et de la graisse des aliments, 
qui pntrent dans l'organisme par la voie des chilifres des villosits. Ces 
leucocytes sont engendrs par les cellules de Tpithlium intestinal, aux- 
quelles est dvolue fondamentalement la fonction assimilatrice. Mais sur le 
mode histologique de cette drivation les auteurs restent muets, ce qui laisse 
entire l'hypothse d'aprs laquelle ces leucocytes seraient accourus de loin 
pour accomi)lir leur fonction, et n'auraient aucun rapport gntique avec 
l'pithlium intestinal. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Grafe (E.) et Graham (D.). Sur la capacit d'adaptation de l'orga- 
nisme une alimentation surabondante. Etudes des combustions sur un 
chien soumis diffrents rgimes alimentaires. Les priodes exprimentales 

l'anne niOLOGIQUE, XVI. 1911. 17 



258 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

sont les suivantes : 21 jours d'inanition avec eau; 79 jours d'alimentation 
surabondante atteignant plus de 1.421 calories par jour pendant les 7 pre- 
miers jours, de 1.757 dans les 29 jours suivants, de 836 dans les 11 jours 
suivants ; puis rduction 297 calories pendant 19 jours, 60 calories pendant 
10 jours; enfin 10 jours d'inanition. L'alimentation est surtout riche en 
graisses et en protiques. 

Pendant l'inanition du dbut, l'animal a perdu 5 kgr.; il les regagne au d- 
but de la suralimentation. Une fois ce rsultat atteint, malgr l'apport norme 
de nourriture qui atteint en moyenne 210 % du besoin ncessaire et bien 
qu'il y ait une forte rtention azote, le poids de l'animal qui subit de faibles 
oscillations, reste constant. Cependant il n'y a ni perte d'eau de l'organisme, 
ni consommation augmente par travail, l'animal restant toujours au repos. 
Les recherches faites sur les changes respiratoires montrent qu'en fait il y 
a augmentation considrable des combustions. Ces faits tendraient donc 
faire admettre l'existence d'une consommation de luxe. E. Terroine. 

a) Rosemann (R.). Contribul ions la physiologie de la digestion. III. 
La scrtion gaslriqiie lors de la diminution de la teneur en cJilore du corps. 
On prend des chiens soumis xme alimentation trs pauvre en chlore; 
l'aide d'une fistule sophagienne, on administre des repas fictifs et l'on tu- 
die la scrtion gastrique ainsi provoque. Sur l'animal normal on constate 
pour une alimentation dtermine une scrtion qui atteint 200 260 cm^ 
par heure ; aprs 10 jours de jene, la scrtion n'est plus que de 128 cm-^ 
par heure. Or, ce rsultat n'est pas le fait de la diminution de l'eau et du 
chlore dans l'organisme ; en effet, aprs un jene prolong, la scrtion 
reste toujours beaucoup au-dessous de la normale, mme aprs ingestion 
abondante d'eau et de sel. Au cours de l'inanition, on observe galement 
d'importantes variations qualitatives du suc gastrique; il y a diminution du 
chlore total, qui porte surtout sur le chlore de l'acide chlorhydique. Au cours 
de l'inanition on ol)serve une diminution du chlore total de l'organisme ; la 
valeur du chlore n'atteint plus, aprs 10 jours de jene, que 82,5 % de la 
valeur normale. Pour un appauvrissement en chlore plus considrable, la 
scrtion finit par s'arrter en totalit. E. Terroine. 

b) Rosemann (R.). Contributions la physiologie de la digestion. IV. 
Sur la teneur en chlore tot(dde l'organisation aprs une alimc7italion riche en 
chlore. L'auteur a montr dans un mmoire antrieur que, chez l'animal 
normal (chien), la teneur en chlore total reprsentait 0,112 % du poids de 
l'organisme. Chez un premier animal, on trouve, aprs une alimentation de 
viande et de gteaux pour chiens additionne de quantits assez abondantes 
de chlorure de sodium, une teneur en Cl total reprsentant 0,130 % du poids 
total de l'animal. Le second chien soumis un rgime peu prs analogue 
prsente 0,167 % Cl. E. Terroine. 

c) Rosemann (R.). Contributions la physiologie de la digestion. V. 
Teneur en chlore total du ftus humain. Un ftus humain de 111 gr. et de 
18 cm. de long prsente une teneur en chlore total de 0,252 %. E. Terroine. 

Trampedach (G.). Baie et digestion gastrique; teneur en pepsine de la 
raie. L'extirpation de la rate n'exerce aucune influence sur l'activit 
digestive de l'estomac. Aprs l'extirpation de la rate, on observe toujours de 
la lympliocytose, mais il n'y a aucun paralllisme entre cette lymphocytose 
et la scrtion de la pepsine dans l'estomac. Les macrations de rate hyper- 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 259 

hmies ne contiennent ni pepsine, ni pepsinogne. L'action dissolvante, vis- 
-vis de la fibrine, des macrations acides de rate doit tre rapporte 
l'acide. E. Terroine. 

London (F. S.) et Krym (R. S.). Sur Vadaptation spci/ique des sucs 
digestifs. IV. La teneur relative enferment du chijme intestinal lors d'alimen- 
tations diffrentes. II est impossible de mettre en vidence la prdomi- 
nance d'une action diastasique adapte une nourriture qui contient en 
excs une catgorie d'aliments. Un point curieux est l'augmentation sensi- 
ble de la lipase lors d'une alimentation contenant uniquement des proti- 
ques. E. Terroine. 

London (E. S.) et Solowjew (S. K.). L'action du suc ent ri que sur les 
produits de digestion d'albumines varies en dehors de l' intestin. Du chyme 
recueilli par fistule, bouilli et neutralis, est additionn de suc intestinal et 
l'on suit la digestion par la formoltitration. On constate ainsi que le suc 
seul ne peut dterminer la libration de tous les groupements ])eptides d'au- 
cune albumine. Le degr de dgradation classe les albumines dans l'ordre 
croissant suivant : lastine, casine, gliadine, viande de cheval, glatine, 
srumalbumine de cheval. E. Terroine. 

c/)Mendel (L. B.) et Fine (M. S.). ludes de nutrition : I. L'utilisation 
des protiqnes du bl. Dans les recherches sur le mtabolisme, si l'on 
veut tudier l'influence sur le mtabolisme azot de la substitution d'une 
protique un autre, il faut avant tout s'assurer qu'un facteur initial, 
savoir la diffrence de digestibilit, n'intervient pas. C'est afin d'liminer 
ce facteur que M. et F. tudient tout d'abord la digestibilit et l'absorption 
de substances protiques extraites du bl : la glidine (prparation commer- 
ciale), le gluten, la glutnine et la gliadine. 

L'tude est faite de la manire suivante : on administre un chien ou 
un homme une nourriture mixte protiques sous forme de viande, 
graisses et hydrates de carbone, puis on remplace partiellement 
la viande par une quantit correspondante de la protique vgtale tudie 
et l'on recherche ce que devient le rejet de l'azote dans les fces. Ces exp- 
riences montrent que les 4 protiques vgtales tudies sont aussi bien 
digres et absorbes que la viande frache. E. Terroine. 

6) Mendel (L. B.) et Fine (M. S.). Etudes de nutrition. II L'utilisation 
des protiques de Forge. Des expriences faites dans les mmes conditions 
que les prcdentes montrent que les substances protiques de l'orge sont 
presque entirement utilises. Ainsi, tandis que l'utilisation moyenne de 
l'azote de la viande atteint 91 %, celle des protiques de l'orge est 
de 85,2 9. E. Terroine. 

e) Mendel (L. B.) etFine (M. S.). tudes de nutrition : ///. L'utilisation 
des protiques du mas. Les protiques du mas sont un peu moins bien 
digres que celles de la viande. Il se peut toutefois que la diffrence soit 
due la prsence de rsidus cellulaires dans la prparation employe. 
E. Terroine. 

d) Mendel (L. B.) etFine (M. S.). tudes de nutrition. IV. L'utilisation 
des protiques des lgumineuses. Les protiques des lgumineuses sont 
relativement moins bien utilises que celles des crales; l'tude ayantport 



200 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

sur la protine de haricots, la phasoline et une globuline du pois. Probable- 
ment doit-on en partie expliquer ces rsultats par la prsence de dbris de 
cellulose. E. Terroine. 

a) Slyke (D. D. Van) et "White (G. F.). Digestion protique dans l'es- 
tomac et l'intestin de la )-oussette. La dure complte de la digestion 
atteint chez la roussette 2 3 jours. Bien que le processus prsente des 
diffrences individuelles assez tendues, on peut cependant en tracer les 
traits gnraux. 

Pendant les 6 premires heures, on observe dans l'estomac une disso- 
lution et une absorption d'une quantit importante des protiques coagu- 
les. A ce moment, il ne passe presque rien dans l'intestin, qui contient 
peine plus de substances azotes que chez l'animal au jene. Dans un cas 
on constate, par exemple : 447 ^ de l'azote ingr sont rests non dissous 
dans l'estomac, 220 % sont rests dans l'estomac en solution, 7 % sont passs 
dans l'intestin; l'absorption a donc t vraisemblablement d'au moins 25 %. 
Pendant la priode qui s'tend entre la 6"^ et la 12" heure, le fait le 
plus important est le passage du contenu gastrique solide et liquide 
dans l'intestin et l'hydrolyse progressive des peptones pralablement for- 
mes. A ce moment l'intestin contient de 30 45 ^ de l'azote prsent dans 
le tube digestif. La peptone de l'estomac est amene au stade tripeptide. 

A la fin de la 24 heure, 40 70 % de l'azote ont disparu; celui qui reste 
est en solution raison de 65 85 %, et cela aussi bien dans l'estomac que 
dans l'intestin. Dans l'estomac on en est un stade intermdiaire entre di- 
et tripeptide. Il est probable que la digestion gastrique ne va pas plus 
loin. 

Pendant les 24 heures qui suivent, 14 % seulement de l'azote restent 
dans le tube digestif. Cependant le clivage des peptones qui restent n'a 
pas avanc. 

Aprs 3 jours, solution et absorption sont compltes dans un cas, 10 % 
restent encore dans un autre. 

Fait noter : l'ure est toujours prsente dans le tube digestif; elle pro- 
vient de la bile qui contient 72 '-/r. de son azote l'tat d'ure. Il est vident 
que, chez cet animal, le foie partage avec le rein la fonction d'excrter 
l'ure. 

Et maintenant, notons les diffrences et les points de comparaison des 
processus observs cliez le poisson avec ceux tudis chez les mammifres 
carnivores. Le point le plus important est dans la dure trs lente de la 
digestion : SciiMiOT-MiiLLHEiM observe que la digestion de la viande chez 
riiomotherme c.arnivore a atteint 95 % en 12 heures. Loxdon et Sivre 
observent chez le cliien, toujours aprs repas de viande, que la moiti de 
l'azote ingr est dans le duodnum 1 heure aprs l'ingestion, l'estomac est 
vide au bout de 5 heures. C'est l un fait qui peut tre d la diffrence de 
temprature : entre le poisson tudi et le chien il y a 20" de diffrence. 
Chez le poisson comme chez l'homotherme le passage dans l'intestin a lieu 
aprs peptonisation partielle. Enfin il parat probable que la dgradation 
va aussi loin, dans l'intestin, chez le poisson que chez le chien. 
E. Tekroine. 

b) Slyke (D. D. "Van) et "White (G. F.). La relation entre la diges- 
tibilite des protiques et leur rtention. Les expriences portent sur le 
chien dont on rcolte par sondage l'urine 3, 6, 9, 12 et 24 heures aprs le 
repas; la valeur de l'excrtion azote est considre comme un test du cours 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 201 

de l'absorption au niveau du tube dig-estif. On voit ainsi que l'organisme est 
inapte retenir les substances protiques les plus rapidement digres, 
plinomne qui doit tre rapport au moins partiellement une absorption 
moins complte. D'autre part, l'absorption a lieu sous forme de produits trs 
dgrads, et d'aprs Garri:l,Levene, Meyer, Manson, ces produits sontmoins 
capables de maintenir l'quilibre azot. Il semble qu'il existe un optimum de 
vitesse de digestion en rapport avec une assimilation complte. E. Ter- 

ROINE. 

Abderhalden (E.), Klingemann ("W.) et Pappenhusen (Th.). Dil- 
gradation des substances protiqiies dans le tube digestif d'animaux d'es- 
pces di/frentes. On sait que, chez le chien, le contenu ga,strique ne 
contient pas d'acides amins ; l'apparition des acides amins est sous la 
dpendance de la prsence de suc pancratique et de suc intestinal. Les 
recherches ont mme pu apporter des indications suffisamment prcises 
sur le moment de la libration des acides amins : nous savons, par 
exemple, que les premiers acides librs sont la tyrosine et le tryptophane. 
La question pose aujourd'hui est de savoir si les mmes faits s'observent 
chez d'autres espces animales. On tudie pour cela le contenu intestinal 
et le contenu gastrique du cliien, du buf, du mouton, du porc, de l'oie et 
de la poule. On constate que, chez tous ces animaux, on ne trouve pas 
d'acides amins libres ou des traces seulement, alors que ces corps se 
trouvent en abondance dans le contenu intestinal. Dans ce contenu on 
a pu isoler les acides suivants : glycocolle, alanine, leucine, acides 
aspartique et glutamique, phnylalanine, cystine et tyrosine. Ainsi donc 
les processus digestifs sont sensiblement identiques dans toutes les espces 
tudies. E. Terroine. 

Hoesslin (H. von) et Lesser (E. J.). La vitesse de dgradation des 
albumines du corps et de l'aliineiitalion. Au cours de l'inanition prolonge, 
aprs une priode instable de dbut, l'excrtion azote quotidienne reste 
constante; si l'on fait ingrer des chiens ainsi inanitis des protiques en 
quantit reprsentant la perte quotidienne d'azote, on constate toujours une 
lvation de l'excrtion azote, et cela quel que soit le mode d'ingestion 
n une fois ou par portions. Le rsultat est identique, quelle que soit la na- 
ture des protiques administres, qu'elles proviennent d'un animal de mme 
espce ou d'espces diffrentes. E. Terroine. 

London (E. S.) et Rabinowitsch (A. G.). Chimie de la digestion et de 
la rsorption dans r organisme animal. XL. Le degr de la dgradation des 
diffrentes .substances protiques dans la lumire du tube digestif. Les re- 
cherclies portent sur la dgradation de la glatine, de la gliadine, de l'las- 
tine, de l'ovalbumine, de la casine, de la fibrine, de la srumalbumine de 
cheval et de chien, de la viande de chien et de cheval. Par des fistules faites 
diffrents niveaux du tube digestif on recueille les li([uides qui s'coulent, 
on les soumet l'analyse et on dtermine les peptides libres par la m- 
thode Srensen. Dans l'estomac on observe qu'il n'y a jamais qu'un trs 
faible ddoublement avec libration des groupements peptides atteignant en 
moyenne 5 %. La plupart des protiques ovalbumine, srumalbumine 
se retrouvent avec trs peu de modifications. La dgradation atteint 20 % 
dans le jjunum et 33 % dans l'ilon. Les albuminodes les })lus faiblement 
attaques, et cela aussi bien dans l'estomac que dans l'intestin, sont la glu- 
tine, l'lastine et les protiques vgtales telles que la gliadine; les mieux 



262 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

digres sont les protiques de la viande et du sang. Il n'y a aucune diffrence 
sensible qu'il s'agisse de viande ou de sang d'animaux de mme espce ou 
d'espce diffrente. E. Terroi.ne. 

Krym (R. S.). Chimie de la digestion et de la rsorption dans l'orr/a- 
nisme animal. XLI. Digestion d'une nourritnre mixte chez le chien et chez 
Vhomnie. Aprs ingestion en une fois de sa ration quotidienne 400 gr. 
viande, 100 gr. amidon, 50 gr. graisse un chien rejette par une fistule 
pratique au. dbut du jjunum environ 1.200 gr. de chyme. La scrtion 
totale des sucs digestifs a donc t de 800 gr. environ; c'est--dire que, pour 
1 gramme de substance sche ingre, il y a eu 4 grammes de scrtions. La 
rsorption du chyme est trs rapide pendant les premires heures, se ra- 
lentit ensuite pour augmenter nouveau dans la priode terminale de la 
digestion. 

Au cours de la digestion, on peut distinguer deux priodes trs nettes : 
dans la premire partie, il y a disparition d'une grande partie des hydrates de 
carbone et des substances azotes ; dans la seconde, ce sont surtout les graisses 
(jui sont absorbes. Si, la fin de l'exprience, on recherche ce que contient 
l'estomac, on y trouve presque exclusivement des corps gras. 

Au jjoint de vue qualitatif, l'analyse du chyme jjunal donne les rsultats 
suivants : la moiti peine des substances azotes sont coagulables par la 
chaleur; les 9/10 des hydrates de carbone sont l'tat d'amidon; les graisses 
occupent une position intermdiaire ; on trouve encore 77 % dgraisses neu- 
tres. Ces faits s'expliquent par l'action du suc gastrique, qui commence l'at- 
taque des protiques, alors que la digestion des hydrates de carbone et des 
graisses n'a lieu que dans l'intestin. 

Des recherches analogues furent entreprises sur un homme jeune pourvu 
d'une fistule ilale situe 1 mtre du caecum. La nourriture qu'il reoit est 
compose de 200 gr. de viande de buf, 30 gr. d'amidon et 30 gr. de graisse 
de porc. On constate que le coefficient de scrtion par rapport la sub- 
stance sche ingre est beaucoup plus lev que' chez le chien (plus de 
500 gr. de sucs digestifs pour 100 gr. de substance sche alimentaire). Dans 
le chyme on trouve peu prs la moiti des substances azotes coagulables 
par la chaleur et presque autant d'amidon non transform. E. Terroine. 

"Wimmer (M.). Dans quelle mesure la dgradation proie ique deVanimal 
inaniti jteut-elle tre pargne par l'alimentation hydrocarbone? On 
suit l'excrtion azote totale de chiens inanitis, puis on administre ces 
animaux du glucose ou de l'amidon. On constate ainsi que ces deux corps 
peuvent pargner la destruction azote jusqu' un taux de 55 % et qu'ils 
se comportent d'ailleurs d'une manire identique. La valeur d'pargne des 
hydrates de carbone dpasse sensiblement celle de la glatme. E. Terroine. 

London (E. S.), Schittenhelm (A.) et Wiener (K.). Digestion et r- 
sorption des acides nnclri niques dans le tube digestif. Les recherches 
actuelles ont pour but d'isoler les produits de la digestion ; dans ce but, on 
recueille le chyme qui s'coule par fistule ilale aprs une ingestion de thy- 
monuclcinate de soude et on le traite d'aprs les procds indiqus par Le- 
VENE et Jacobs. Les auteurs confirment leurs premiers rsultats, ils tablLs- 
sent en outre trs nettement la prsence d'acide guanylique et celle de 
guanosine libre; ils souponnent la prsence d'adnosine. Ainsi donc on voit 
que la digestion dans l'intestin se fait comme au cours de l'hydrolyse acide, 
par sparation de nuclosides. E. Terroine. 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 263 

London (E. S.) et Dagae^v ("W. J.). Lois de la digexiion et de la r- 
sorption. X. Dispariiion d'une solution de glucose de l'estomac. L'va- 
cuation gastrique d'une solution de glucose 5 % se fait d'aprs la formule 
ci-dessous : 



V 



M 



t -f p 



MK2 
ou p =: j^ et K = 10,75. E. Terroine. 

GlagoleAv (P.). Sur la rgnration de ralbumine dans la muqueuse 
gasti'ique. L'auteur recherche la teneur en diffrentes formes d'azote de 
la muqueuse gastrique chez un chien jeun, aprs un repas fictif et aprs 
un vrai repas consistant en 1.000 grammes de viande. La variabilit des 
rsultats obtenus ne permet pas de rsoudre la question pose. E. Ter- 
roine. 

Waele (H. de) et Vandevelde (J.). Sort des substances protiqnes 
trangres et des peptoues lors de l'injectioyi. L'injection sous-cutane de 
faibles quantits de peptones un lapin produit une faible rtention azote; 
avec des doses plus fortes l'excrtion est gale l'introduction. L'injection 
sous-cutane d'albumine d'uf augmente l'excrtion azote, la quantit 
d'azote rejete est suprieure la quantit introduite. De fortes doses d'al- 
bumine augmentent aussi l'excrtion d'ure. E. Terroine. 

Osborne (T. B.) et Mendel (L. B.). Le rle de diffrentes protines 
dans la nutrition et la croissance. Il est curieux qu'on puisse crire 
20 pages sur pareil sujet, sans avoir 10 lignes d'ides gnrales dgager 
au bout... On croit voir que l'usage exclusif d'une seule matire protique 
(casine, lgumine, destine, gliadine) ne vaut rien pour le rat. La zine du 
mas vaut encore moins que les autres. L'animal peut vivre plus ou moins 
longtemps, mais il finit toujours par diminuer de poids et de forces. C'est 
que son rgime manque de quelque chose. Ce quelque chose le lait priv de 
protines le fournit merveille. C'est sans doute ce qu'il renferme en graisses 
et sucres, car le rat vit trs bien de prendre du lait, amidon, sel et lard. 
H. DE Varigny. 

Dezani (S.). Les lois de la digestion peptique. Les rsultats obtenus 
par D. au cours de ses recherches le portent admettre qu'il existe dans 
la pepsine au moins deux enzymes ou deux groupes enzymatiques. Le pre 
mier provoquerait la solubilisation des protines solides avec formation 
d'acidalbumines et pousserait l'hydrolyse jusqu' la formation d'albumoses 
primaires, c'est--dire de corps difficilement dialysables, mais ne se laissant 
plus prcipiter par le ferriactate sodique. Cette enzyme, que D. appelle 
protinase, suivrait dans son action la loi de Schiitz. Le second enzyme 
scinderait les albumoses primaires en peptones (ou mieux en polypeptides, 
biuriques ou non) facilement dialysables, et dans son action obirait aux lois 
des ractions du premier ordre. D. dsigne ce second enzyme sous le nom 
d'albumase. Des exemples analogues d'un ddoublement des ferments 
complexes en deux ou plusieurs ferments simples ne manquent pas dans 
l'histoire de ces corps. La diastase n'est que le mlange de deux enzymes : 
l'amylase et l'amylopectinase. Dans l'mulsine de Bertrand on distingue une 
amygdalase (qui scinde l'amygdaline en nitrilglucoside et en glucose) et une 



264 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

amygdalinase (qui hydrolyse le nitrilgucoside en acide cyanhydrique, ald- 
hyde benzoque et glucose). Dans la zimase, selon Buchner, coexistent la 
zimase proprement dite et la lactacidase. Dans la trypsine mme, nous pou- 
vons trouver ce ddoublement en deux actions non seulement diffrentes, 
mais sujettes aux lois diverses, que D. a rencontres dans la pepsine. Ainsi, 
pour la trypsine, l'hydrolyse des protines et des albumoses suit la loi de 
ScHiTz, tandis que l'hydrolyse de quelques polypeptides dans les amido- 
acides est une raction du 1'-'' ordre. Duclaux dj avait mis l'hypothse 
que dans la pepsine taient contenus deux ferments, l'un solubilisant, l'autre 
peptonisant, et qui agiraient indpendamment l'un de l'autre. M. Boubier. 

Simon (F.). Diffrencialion de la dif/estion tryplique et du ferment 
])rololi/ tique du foie. Au cours de l'autolyse du foie normal de veau et de 
lapin, du foie d'hommes dans diffrents tats pathologiques, la teneur en 
azote non coagulable de l'autolysat augmente depuis le commencement du 
processus, parfois jusqu'au 11^ jour, souvent jusqu'au 28e jour. Au cours de 
la digestion tryptique de l'ovalbumine, de la casine et de la fibrine, on 
observe une augmentation de l'azote non coagulable jusqu' un moment 
compris entre la 1G8<^ et la 240" heure de la digestion. A partir du 10 jour 
jusqu'au 22*^ jour, il n'y a plus aucune augmentation de l'azote non coagu- 
lable. Au cours de la digestion tryptique, la libration d'ammoniaque 
s'est poursuivie rgulirement depuis le dbut jusqu'au 22'^ jour, moment 
de l'arrt des expriences. Par contre, au cours de l'autolyse hpatique, il y 
a libration d'ammoniaque uniquement pendant les premiers jours. Ensuite 
le plus souvent aprs G jours de digestion il y a empcliement de la 
formation d'ammoniaque; on observe parfois mme, peut-tre par suite de 
processus synthtiques, une diminution de la quantit d'ammoniaque pra- 
lablement libre. Au bout d'un certain temps, la formation d'ammoniaque 
rapparat pour continuer rgulirement jusqu' la fin des recherches. On 
peut ainsi, d'aprs Fauteur, caractriser l'autolyse hpatique par rapport 
la trypsine par une persistance plus longue des albumines insolubles et peut- 
tre par une activit temporaire de processus synthtiques. E. Terroine. 

d) Verzr (F.). changes lors de l'introduction parentrale d'amidon. 
Les chiens et les lapins reoivent dans les veines une solution d'amidon dans 
Nafl. L'amidon apparat dans les urines; le rein est donc permable pour 
l'amidon soluble. L"amidon apparat dans l'urine chaque fois que l'injection 
est rapide, c'est--dire quand la concentration d'amidon dans le sang est 
leve. Quand Tinjection est faite trs lentement, l'amidon disparat rapide- 
ment du sang et n'apparat pas dans l'urine. En mme temps, le quotient 
respiratoire s'lve et se maintient une valeur leve pendant 3 heures, 
suivant l'introduction d'amidon, ce qui indique que l'amidon est brl par 
l'organisme. Le mme phnomne a lieu si l'amidon est introduit dans la 
veine porte au lieu de la veine jugulaire. L'oxydation de l'amidon est prc- 
de par une saccharification diastasique. E. Terroine. 

Aron (N.) et Hocson (F.). Le riz comme aliment. Le riz est trs 
pauvre en protiques et il est impossible de maintenir l'quilibre azot chez 
l'homme uniquement avec le riz. Additionn de viande ou de poisson, le riz 
constitue un aliment excellent et conomique, surtout quand il n'est pas trop 
appauvri en phosphore par le polissage. E. Teuuoink. 

Stepp ("W.j. Recherches exprimentales sur la signification des lipodes 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 265 

pour la nulrition. Des souris soumises une alimentation dont les con- 
stituants sont pralablement extraits par l'alcool et Tther meurent en quel- 
(jues semaines ; l'addition de sels ne modifie pas la dure de la survie. L'ad- 
dition aux aliments extraits d'extrait alcoolo-thr de jaune d'uf ou de cer- 
veau de veau dtermine une survie indfinie. L'extraction par l'alcool et l'tlicr 
enlevant la fois les substances grasses proprement dites et les lipodes, la 
question se pose de savoir laquelle de ces catgories de substances est indis- 
pensable pour la survie normale des animaux. L'addition de corps gras varis 
(beurre par exemple) aux aliments extraits n'apporte aucune modification; 
l'addition d'un extrait thro-alcoolique de lait pralablement dgraiss et 
dessch maintient une survie indfinie. C'est donc les substances lipodiques 
qui interviennent. Mais ce n'est cependant ni la lcitbine, ni la cliolestrine, 
leur addition aux aliments extraits ne provoque pas en effet une prolongation 
de survie. E. Terroine. 

Pesthy (S. von). Sur la digestion des graisses. On suit la digestion 
compare de l'huile d'olive et du jaune d'uf par le suc gastrique provenant 
du repas d'preuve chez Thomme, par le suc gastrique de chien et par l'ex- 
trait de pancras de buf. Les dosages d'acides gras et de glycrine ne con- 
cordent pas entre eux. V. P. pense que le dosage de la glycrine donne des 
chiffres plus vrais que les dosages d'acides gras. E. Terroine. 

Tangl (F.) et Erdelyi (A.). Influence du point de fusion des graisses 
sur la vitesse de leur vacuation par Vestomac. L'tude porte sur la dure 
de sjour dans l'estomac des graisses ayant des points de fusion trs diff- 
rents comme l'huile de lin, l'huile d'olive, les graisses de buf et de porc. 
Les graisses sont introduites l'tat d'mulsion avec de la gomme arabique 
et de l'eau. Les chiens servant l'exprience jenent 2-3 jours; on introduit 
l'mulsion dans l'estomac vide l'aide d'une sonde. Au bout de temps va- 
riant entre quelques minutes et 2 heures, l'animal reoit de l'apomorphine; 
le dosage permet d'tablir la diffrence entre la graisse donne et celle 
rendue par le vomissement, c'est--dire la quantit de graisse vacue dans 
l'intestin. L'vacuation des graisses se fait avec une vitesse diffrente ; cette 
diffrence porte surtout sur le dbut de l'vacuation. Dans l'intervalle de 3 
7 minutes aprs l'introduction, 33 % d'huile de lin, 22 % d'huile d'olive, 
17 o/, de graisse de porc et 9 % de graisse de buf passent dans l'intestin. 
Les diffrences sont moins accuses si on examine les chiffres au bout d'une 
heure d'introduction : l'vacuation atteint 66 % pour l'huile de lin et 62 % 
pour la graisse de buf ; au bout de deux heures, on obtient 89 % pour l'huile 
de lin et 80 % pour la graisse de buf. En gnral le point de fusion des 
graisses intervient lors de l'vacuation gastrique : les graisses les plus fluides 
sont le plus rapidement vacues. La viscosit des graisses constitue aussi 
un facteur important : l'huile de lin est vacue plus rapidement que les 
autres graisses, quelle que soit sa temprature, car elle reste toujours la 
moins visqueuse. Pour l'huile d'olive, la viscosit diminue quand la tempra- 
ture monte et une temprature variant de 21M2'', elle est vacue plus ra- 
pidement. On observe exactement la mme chose pour la graisse de buf. 
Si on tudie l'vacuation de diffrentes graisses des tempratures telles 
que leur viscosit soit identique, la dure de leur vacuation devient peu 
de chose prs identique. En rsum, les graisses sont vacues d'autant plus 
lentement que leur point de fusion est plus lev et que leur viscosit est 
plus grande. E. Terroine. 



266 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

a) Shibata (N.). Sur la manire de se comporter de la graisse des organes 
animaux lors de la conservation antiseptique. Lors de la conservation 
antiseptique d'organes diffrents durant de 7 46 jours (foie, rein, muscle, 
etc.), la quantit des acides gras levs ainsi que celle de la cholestrine ne 
change pas. Il ne se fait aucune noformation de graisses. E. Terroine. 

Jansen (B. C. P.). Sur le mtabolisme des graisses lors de la suppres- 
sion de l'arrive du suc pancratique dans le tube digestif. Si l'on supprime 
l'arrive du suc pancratique dans le tube digestif, mais qu'en mme temps 
on laisse le pancras en tout ou en partie, on observe encore une absorption 
moyenne des graisses ; dans certains cas, cette rsorption a pu atteindre 80 %. 
Si l'on enlve alors la portion restante de pancras, on constate immdiate- 
ment une augmentation considrable du rejet des corps gras par les matires 
fcales. E. Terroine. 

London (E. S.) et Schittenhelm (A.). Digestion et rsorption de 
l'acide nucliniqae dans le tube digestif. On sait, jusqu'ici, fort peu de 
choses sur la dgradation des acides nucliniques ; l'un des meilleurs pro- 
cds d'tude consiste nourrir un chien avec des substances nucliniques 
et recueillir le contenu intestinal diffrentes hauteurs par des fistules 
appropries. C'est ce qu'entreprennent L. et Sch. On peut constater ainsi 
tout d'abord que, dans l'estomac, les acides nucliniques [acide thymonu- 
clinique et acide nuclinique de levure] ne sont ni rsorbs ni modifis. 
Par contre, dans l'intestin, ces corps sont modifis. Si Ton soumet la dia- 
lyse le liquide recueilli par fistule mtestinale, on constate qu'il passe dans le 
dialysat une petite quantit de purines libres et une grande quantit de pu- 
rines organiquement combines, mais n'tant videmment plus l'tat d'a- 
cide nuclinique. La rsorption de ces corps a lieu dans des portions inf- 
rieures de l'intestin, c'est--dire dans la partie terminale du jjunum et dans 
l'ilon. Dans le duodnum, dans la partie suprieure du jjunum, le ddou- 
blement et la rsorption sont trs faibles et l'on y trouve de grandes quan- 
tits d'acide nuclinique non modifi. Le fait qu'on ne trouve dans le con- 
tenu intestinal que des quantits trs faibles de bases puriquos libres semble 
indiquer que la rsorption n'exige pas un ddoublement complet. E. Ter- 
roine. 

a,) Underhill (Fr. P.). tudes du mtabolisme hydrocarbon. I. Influence 
de riiydrazhie sur Vorganisme, avec considration spciale sur le sucre du 
sang. Le sulfate d'hydrazine est mortel pour les lapins et les chiens 
lorsqu'il est administr, en injections sous-cutanes, la dose de 100 milligr. 
par kgr. A raison de 50 milligr., l'animal survit. Chez le chien, on obtient 
toujours une hypoglycmie marque; le phnomne est moins constant chez 
le lapin. Lorsqu'on injecte sous la peau, raison de 5 gr. par kgr., du glu- 
cose des chiens pralablement traits par des doses non mortelles d'hy- 
drazine, la mort survient rapidement. Injecte directement dans le cou- 
rant sanguin, l'hydrazine n'exerce aucune influence visible. E. Terroine. 

Underhill (Fr. P.) et Fine (M. S.). tudes du mtabolisme hydrocar- 
bon. II. L'inhibition du diabte pancratique. Aprs la pancratectomie, la 
glycosurie api)arat chez le chien au bout de deux heures ; ce plinomne 
n'a plus lieu si, au pralable, on administre en injection sous-cutane du 
sulfate d'hydrazine raison de 50 milligr. par kgr. d'animal. Cette action 
inhibitrice persiste de 2 4 jours. La teneur en sucre du sang reste plutt 



XIV. PHYSIOLOCxIE GENERALE. 267 

au-dessous de la normale. Lorsque le diabte est dclar, il peut tre com- 
pltement inhib par la mme administration d'hydrazine. E. Terroine. 

Reach (F.). Etudes sur les changes hydrocarbons. Un chien rendu 
diabtique par l'enlvement partiel du pancras supporte mieux la vtande 
cuite que la viande crue. La viande crue augmente les troubles de son orga- 
nisme et lve le taux de l'hyperglycmie. La phlorhizine abaisse la teneur 
en sucre du chien diabtique sans attnuer les troubles de l'organisme. 
E. Terroine. 

Schndorff (B.) et Suckno-w (Fr.). De rin/luence de la phlorhizine 
sur la formation du glycogne dans le foie. Les expriences sont prati- 
ques de la manire suivante : dans un foie de tortue, on fait circuler dans 
le lobe droit du liquide de Ringer tenant en solution du glucose ; dans le lobe 
gauche on fait circuler la mme quantit du mme liquide contenant en 
outre de la phlorhizine. On dose ensuite le glycogne dans les deux lobes. 
Sur quatorze expriences, on constate dans neuf une teneur en glycogne 
plus faible de 14 % en moyenne, dans cinq une teneur plus leve de 21 % 
en moyenne. Si l'on calcule la moyenne de toutes les expriences, on trouve 
une variation de 3,752 % dans le cas de la perfusion avec dextrose seul, de 
3,054 % dans le cas de la perfusion avec dextrose et phlorhizine. Il n'y a 
donc pas lieu de penser que la phlorhizine modifie les fonctions hpatiques 
en ce qui concerne la formation du glycogne. E. Terroine. 

b) Verzr (F.). Grandeur du travail du foie. La grandeur du travail 
du foie est dtermine par la diffrence entre les changes gazeux d'un 
animal normal et d'un animal chez qui le foie est exclu de la circulation g- 
nrale. Cette opration provoque toujours l'abaissement de la consommation 
d'oxygne et de la production d'acide carbonique. Le travail du foie repr- 
sente 12 96 de l'nergie totale de l'organisme. L'exclusion du foie de la cir- 
culation provoque l'lvation du quotient respiratoire. E. Terroine. 

c) Verzr (F.). L'activit du foie est-elle indispensable pour la combustion 
des hydrates de carbone? A un chien foie exclu de la circulation gn- 
rale on injecte dans la veine jugulaire une solution de glucose ou d'amidon. 
On observe toujours la suite de cette administration une lvation du 
quotient respiratoire de 0,507 0,554 dans le cas de l'amidon et de 0,907 
0,532 dans le cas du glucose. La transformation des hydrates de carbone en 
glycogne par le foie n'est donc pas un stade indispensable dans leur com- 
bustion. E. Terroine. 

"Wehrle (E.). Sur les fonctions du foie. On tudie comparativement 
l'assimilation des hydrates de carbone chez les animaux normaux et chez 
les chiens oprs d'une telle faon que le foie est exclu de la circulation g- 
nrale. L'animal ainsi opr est capable d'assimiler de grandes quantits 
d'iiydrates de carbone; sa tolrance vis--vis du lvulose, du glucose, du mal-" 
tose, du saccharose ou de l'amidon reste peu prs la mme que cliez l'animal 
normal. L'exclusion du foie provoque une augmentation de l'excrtion am- 
moniacale. L'administration de lvulose ou de glycocoUe n'exerce aucune 
influence sur l'excrtion de NH^ chez l'animal opr. L'excrtion d'azote 
amin est augmente la suite de l'opration ; l'administration de glycocolle 
augmente considrablement l'excrtion d'azote amin. E. Terroine. 



268 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

a) Macleod (J. R.) et Pearce (R. G.). Etudes sur la f/lijcostirie exp- 
rimentale. 17. Distribution du glycogne du foie dans diffrentes condi- 
tions. Glycognolyse post mortem. (Analys avec le suivant.) 

b) VIL Quantit de glycogne hpatique et sanguin conscutive Vex- 

citation du grand splanchnique. Il y a des diffrences d'environ 5 % dans 
les quantits de glycogne renfermes dans les diffrents lobes du foie ; 
ces diffrences s'accusent au cours de l'anesthsie et quand le foie est 
laiss en place aprs la mort ; elles ne sont pas modifies par Talimentation 
hydrocarbone de l'animal. 

Aprs la mort chez l'animal thris il y a souvent une destruction rapide 
et variable suivant les lol)es, du glycogne. La glycognolyse commence envi- 
ron 20 minutes aprs la mort ; elle est plus active dans le foie intact que coup. 
L'excitation du grand splanchnique n'a pas d'influence sur la glycognolyse 
post mortem. Chez le chien normal, l'excitation du splanclniique, bien 
qu'elle produise une augmentation marque de pouvoir rducteur du sang 
de la veine cave, n'accrot pas le pouvoir glycognolytique du foie. Le 
sang qui sort de cette glande possde le mme pouvoir glycognolytique, 
pendant aussi bien qu'avant l'excitation du nerf; d'o conclusion que les mo- 
difications dans l'activit glycognolytique du foie ne dpendent pas de 
changements dans la quantit de glycogne, mais de changements dans les 
conditions o une quantit constante de ferment se trouve agir. J. Gau- 

TRELET. 

Buscaglioni (L.). tudes physiologiques sur les granules de graisse 
contenus dans les chloroplastes. L'emploi d'un ractif microchimique, le 
Soudan III, a montr l'auteur qu'un trs grand nombre d'espces de plantes 
suprieures prsentent des granulations de substances grasses (peut-tre 
des lipodesj dans leurs chloroplastes. Il faut, pour constater cela, laisser 
quehjue temps les coupes dans le ractif bouillant. Toutefois ces granula- 
tions ne se maintiennent que pendant la temprature basse de l'hiver et 
disparaissent lorsque vient l't. Cette formation est donc sous l'influence du 
froid. M. BouBiER. 

Lieske (R.). Contribution la connaissance de la physiologie de Spi- 
rophyllum fcrrugineum Ellis, une bactrie ferrugineuse typique. On ne peut 
cultiver cette bactrie sans addition de fer au milieu nutritif et les autres 
mtaux ne peuvent remplacer le fer. Elle prospre dans une dissolution de 
carbonate de fer. Elle e.st arobie. L'influence du gaz carbonique libre n'est 
pas dmontrable, car en l'absence de CO^, il ne se forme pas de carbonate 
de fer. La bactrie ne prospre que dans des milieux dpourvus de sub- 
stances organiques. Dans leur vgtation, ces bactries absorbent, tant 
qu'elles restent vivantes, l'hydrate de peroxyde de fer d la dcomposition 
du carbonate et paississent de plus en plus leurs parois. Dans certaines 
cultures peu riclies en fer, si l'on provoque l'arrive d'un excs de CO^, les 
filaments de la bactrie emmagasinent une quantit notable d'hydrate de 
peroxyde de fer, bien que, d'aprs les lois de la chimie, le fer ne prcipite 
pas dans une dissolution de carbonate de fer, mme en prsence d'un excs 
d'ions-CO^. L'accumulation de fer n'est point un processus mcanique, mais 
un processus physiologique en rapport avec la vie de l'organisme. Quel est 
ce rapport? L. pense [ue cette bactrie a le pouvoir, grce l'nergie 
fournie par l'oxydation du carbonate, de prendre au gaz carbonique le 
carbone ncessaire sa croissance. Cette oxydation serait une source d'ner- 



XIV. PHYSIOLOCxIE GENERALE. 269 

gie pour l'assimilation chimiosynthtique du gaz carbonique. F. P- 

CHOUTRE. 

Morgulis (S.). tudes sur l'inanition dans ses rapports avec la croissance. 
Le travail de M. se divise en 2 pearties, l'une physiologique, l'autre anato- 
mique : la premire est la plus importante. Il soumet des salamandres (Die- 
tiujrtylus viridescens) un jeune prolong. Aprs avoir dtermin avec une 
grande prcision la quantit d'eau, de substances sches, de cendres et de 
substances organiques qui composent le corps d'un animal normal, il reprend 
toutes ces dterminations aux diffrents stades d'une inanition, prolonge jus- 
qu' 125 jours. Sa conclusion gnrale est que l'animal perd constamment 
de l'eau; au dbut, le pourcentage d'eau, par rapport au poids total de l'ani- 
mal, est lgrement accru, mais dans la suite, la perte d'eau est sensiblement 
proportionnelle la perte totale du poids du corps. Comme on devait s'y 
attendre, les matires organiques sont plus rapidement consommes que le 
reste, c'est leur pourcentage; qui subit la diminution la plus forte et la plus 
rapide. Ainsi le rapport entre les substances organiques et inorganiques qui 
normalement est I : 6,4, devient 1 : .5,9aprs 51 jours de jeune, 1 : 2,6 aprs 
95 jours, et tombe finalement I : 2,2 au bout de 125 jours. Naturellement, 
le pourcentage des cendres augmente rapidement. 

Ces chiffres et ces conclusions ont t tablis avec beaucoup de soins et 
de dtails par M. qui les appuie par de nombreux tableaux. 

Les salamandres qui ont ainsi t soumises une inanition trs prolonge, 
sont dans un tat de dnutrition marqu. Si, ce moment, on les nourrit 
avec de la viande, elles rcuprent leur poids avec une rapidit extrme. 
(Le fait avait d'ailleurs t reconnu pour d'autres animaux.) Or, chose re- 
marquable, on constate que l'augmentation du poids du corps, aprs un ou 
plusieurs repas, est notablement plus grande que le poids des aliments ing- 
rs. Ainsi, par exemple, en 4 jours on donne l'animal une quantit d'ali- 
ments quivalant 23,5 % du poids total de son corps, or au bout de ce 
temps son augmentation de poids est de 38 %. Ce rsultat paradoxal s'ex- 
plique partiellement par ce fait que c'est la proportion d'eau qui augmente 
surtout dans les premiers jours : la diffrence que nous venons de signaler 
s'exprime exclusivement en eau. Mais d'o vient cette eau? M. ne tranche 
pas la question, mais il est peu prs certain que l'animal l'a prise au milieu 
ambiant, l'a absorbe (peut-tre par le fait d'une respiration plus active). 

Au point de vue anatomique, pendant le jene, les dimensions des cellu- 
les, dans le foie, le pancras, le duodnum, la peau, diminuent trs notable- 
ment; le noyau atteint rapidement une dimension minimum au-dessous de 
laquelle il ne descend plus. Les limites cellulaires perdent leur nettet, les 
enclaves disparaissent dans le cytoplasme. Ds que l'animal recommence 
tre nourri, tous les lments reprennent bientt leurs caractres et leurs 
dimensions normales. A. Brachet. 

Berninger (Julius). V action de la faim sur les Planaires. Les Pla- 
naires supportent pendant de longs mois une privation complte d'aliments, 
mais peu peu cependant les effets se manifestent. La longueur et la lar- 
geur du corps diminuent d'environ 1, 12 et le volume de 1/300. Les tissus 
musculaire et nerveux restent inaltrs ; le tube digestif et le parenchyme ne 
dgnrent que rarement. Les yeux persistent galement si les animaux 
sont maintenus la grande lumire, mais ils s'atrophient par l'effet combin 
de l'inanition et de l'obscurit. Les rsultats positifs obtenus par E. Sciiultze 
s'expliquent par le fait que ses animaux taient placs une lumire trs 



270 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

faible. Les organe.s gnitaux arrivent disparatre compltement; ils s'atro- 
pliient dans l'ordre suivant : vitellogne, organes de copulation, oviductes 
et canaux dfrents, ovaires, testicules. Les cocons diminuent de nombre et 
de grosseur et les embryons atteignent pniblement l'closion. Aprs 3 ou 
4 mois djeune les organes gnitaux, mme com})ltement dgnrs, peu- 
vent revenir l'tat normal si une nourriture suffisante est fournie aux ani- 
maux. Y. Delage et M. Goldsmith. 

b) Putter (A.). Los rchanf/es chez les Actinies. Les Actinies utilisent 
des combinaisors organiques dissoutes dans l'eau, ce qui peut constituer 
30 40 % de leur nergie. Les Actinies qui vivent en symbiose avec des 
algues leur rendent l'azote sous forme d'ammoniaque et reoivent en 
change des produits dissous destins couvrir le dficit en azote [XVII, c]. 

M. Mendelssoiin. 

Kochmann (M.). Sur la dpendance des changes de chaux des composs 
ori/aniques de la nourriture chez un chien adulte ; remarques sur les cluinyes 
d'acide phosphorique et de magnsie. En exprimentant sur un chien rece- 
vant des quantits variables de chaux et de protiques, K. remarque 
que, mme quand la quantit de chaux administre est forte et le mtabo- 
lisme azot est positif, on n'atteint pas toujours l'quilibre calcique. L'qui- 
libre calcique est sous la dpendance non seulement des protiques ingres, 
mais aussi de la quantit et du genre de la nourriture ; ceci est vrai quand 

le rapport - de la nourriture est de 1 : 4-5. Quand ce rapport est de 

1 : 3 l'influence du genre d'alimentation est moins nette. En gnral, il est 
difficile de dterminer le minimum de chaux ncessaire pour tablir l'qui- 
libre de la chaux dans le mtabolisme. Cette quantit minimale change 
avec l'alimentation. Les sels de chaux solubles ou insolubles, ajouts la 
nourriture lors de la dperdition calcique, amnent l'quilibre ou la rtention 
de la chaux. Le mtabolisme de l'acide phosphorique est influenc par les 
changes d'azote et de chaux. E. Terroine. 

a) Liombroso (U.). Les changes de substances nutritives et des scr- 
tions glandulaires internes chez les rats en parabiose. 3 rats tant en para- 
biose : si l'un est aliment alors que l'autre est soumis au jeune, on ne 
constate pas de rsistance plus marque de ce dernier l'inaction que s'il 
tait isol. Les changes de matires nutritives sont donc bien faibles. 

Si l'on vient extirper un seul des rats en parabiose les testicules ou 
les surrnales, l'autre rat n'exerce pas d'influence sur les phnomnes con- 
scutifs la castration ou la dcapsulation. J. Gautkelet. 

h) Underhill (Fr.). Mtabolisme des chiens dont V intestin a t rsqu. 

La privation de 39 <^ du petit intestin ne produit pas de trouble dans le 
mtabolisme aussitt aprs l'opration ou aprs plusieurs mois. 

Lorsque l'on a enlev GG 9^ du petit intestin, l'utilisation des graisses 
diminue particulirement et son quilibre azot tend tre en dficit. On 
note une lgre perte de poids. 

Aprs rsection des 3/4 du petit intestin, le mtabolisme est profond- 
ment altr. 

Aprs ablation de l'intestin, le chien manifeste une plus grande facilit 
utiliser les hydrates de carbone. J. Gautrelet. 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 271 

Baudisch (O.). Sw Vasaimilalion des nitrates et des nitrites. Lors- 
qu'on souuR't raction de la lumire solaire une solution ac^ueuse de nitrite 
de potassium (calcium, magnsium) additionn d'alcool mthylique, il se 
forme du carbonate de potassium (calcium, magnsium). Lorsiiue, d'autre 
part, on expose la lumire solaii'o une solution aqueuse tendue de nitrite 
de potassium, additionne d'aldhyde formique et de carbonate de magnsie, 
on voit se dgager un gaz form par parties gales de protoxyde d'azote et 
d'hydrogne. Le nitrite disparat entirement; une petite partie de son azote 
se retrouve, en outre, l'tat d'ammoniaque, une plus grande sous une 
forme qui n'a pas encore t dtermine. La formation d'hydrogne est 
particulirement intressante. Il est peu prs certain qu'elle est due 
l'action de l'oxygne naissant sur l'aldhyde formique. On sait, en effet, que 
dans ces conditions il se produit de l'acide formique et de l'hydrogne. 

Donc, dans le systme KNO.2 -\- Clljd + lumire, il se forme de l'oxy- 
gne actif, de l'hydrogne naissant et du carbonate de potasse. Ce ph- 
nomne comporte plusieurs explications; la meilleure est, selon l'auteur, 
la suivante : 

KNO2 ^ KNO + 

CH., + KNO = II2C <^^ 
H2 C < 2q -> II2C = NOOK -> {Jq > G = NOK 

Si telle est bien la suite des ractions, la formation des acides amins et 
de l'acide cyanhydrique dans les plantes pourrait son tour s'interprter 
comme suit : 

CH2 = NOOK -f- formaldhyde = isonitrobutylglycrine (valine, leucine). 
CHo = NOOK + anisaldhyde = mthoxyphnylthylamine (hordnine). 
rH2 =^ NOOK -> CHo = NO H -> formamide -> acide cyanhydrique. 
CHo = ^Ol\ + formaldhyde =:: dioxyactone-oxime (serine, alanine). 

M. BUDIER. 

Meyer (F.). Sur la dure de sjour des liquides dans l'estomac. Les 
tudes d'vacuation gastrique sont faites sur un chien muni d'une fistule 
duodnale. On constate tout d'abord que le mode d'introduction du liquide 
ingestion ou introduction par la sonde n'a aucune influence sur la 
dure de sjour. Une solution de NaCl 2 % est plus rapidement rejete 
que l'eau pure ou la solution physiologique. Les solutions de sucre sont va- 
cues plus rapidement que l'eau lors de faibles concentrations, plus lente- 
ment lora||le concentrations leves. E. Terroine. 

Schonborn (E. Graf von). Nouvelles recherches sur le mtabolisme des 
Crustacs. La teneur en graisse (mthodes de Rosenfeld et de Kumagawa- 
SuTO) reprsente 3 % du poids sec de l'animal total chez Carcinus mnas; 
elle atteint 1(3 o-S dans le foie de iMaJa squ. Chez les animaux inanitis, la 
teneur en glycogne du corps total diminue plus rapidement que la teneur 
en acides gras. La diminution des acides gras du foie est faible, mme aprs 
quatre semaines de jeune, alors que la disparition du glycogne est presque 
complte. Aprs la mue, la teneur en chitine de l'animal est trs faible; mais 
elle augmente rapidement et atteint 1 % de substance frache aprs dix 
jours. Aprs la mue, la teneur en substances sches atteint 12 13 % du poids 
total ; elle est entre les priodes de mue de 33 % ; il en est de mme de la 
teneur en cendres qui est trs faible, 3 %, aprs la mue. La substance 



272 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

sche du MeUMaja squ.) atteint en moyenne 32,2 % du poids total; cette 
valeur baisse trs faiblement au cours du jene prolong. E. Terroixe. 

Dobrowolskaja (N.)- Influence des perles de sang sur les processus di- 
gestifs. Une saigne intressant la 1/2 ou le L'3 du sang total d'un chien 
provoque des troubles dans le travail gastro-intestinal. On a tout d'abord un 
stade de dpression caractrise par la diminution de la scrtion et le 
ralentissement des mouvements suivie d'une phase d'excitation de la scr- 
tion et des mouvements. Les sucs digestifs obtenus dans le premier stade 
sont plus riches en substances sches que ceux du deuxime stade. L'injec- 
tion de srum physiologique attnue l'influence de la saigne. E. Terroine. 

o) Bayliss ("W. M.). Les proprits des systmes collo'idaux. //. Stir 
Vabsorption comme prliminaires la raction chimique. Conclusions. Il 
existe un compos d'absorption contenant l'acide et la base non combins 
cliimiquemeut, et pouvant tre isol ; l'auteur dcrit aussi le mode de con- 
version en un vritable compos chimique ou sel. Un compos analogue se 
forme entre un enzyme et son substratum, pralablement au changement 
chimique particulfer amen par l'enzyme. L'absorption entre l'enzyme et le 
substratum, en tant qu'affecte par les sels neutres, a t tudie et on montre 
qu'elle suit les lois de l'absorption lectrique . L'auteur fait voir que la 
relation entre la concentration d'un enzyme et son activit est exprime par 
une formule exponentielle, la valeur de l'exponent variant beaucoup selon 
les circonstances : entre l'unit et la racine carre, comme extrmes, le plus 
souvent intermdiaire. Par suite l'opinion que ltaux d'une action d'enzyme 
un moment donn quelconque est fonction de la quantit du compos 
d'absorption (enzyme + substratum existant ce moment) peut tre consi- 
dre comme suffisamment tablie. H. de Varigny. 

London (E. S.) et Gabrilowitsch (O. E.). Sur les processus de diges- 
tion et d'absorption. XL RsorpMon des protiques et des hi/drates de carbone. 
Au cours de la rsorption des protiques et des hydrates de carbone on 
constate que simultanment la quantit de substance absorbe est directe- 
ment et la quantit d'eau indirectement proportionnelle la racine carre 
des quantits introduites. E. Terroine. 

Minami (D.). xibsorption de la glatine dans l'intestin grle. Une 
solution aqueuse de glatine est trs peu absorbe dans l'intestin. Une solu- 
tion de glatine digre pralablement pendant un jour avec de la pepsine 
est absorbe par l'intestin plus rapidement. L'absorption est encoi^plus forte 
si la glatine a t pralablement digre par la pancratine Rhenania. M, 
n'observe pas de diffrence dans l'absorption entre la partie suprieure et la 
partie infrieure de l'intestin. E. Terroine. 

b) Voltz ("W.). et Baudrexel (A.). Sur l'influence des substances extrac- 
tives de la viande .s??- la rsorption des aliments. Valeur physiologique de 
l'extrait de viande. Effront avait avanc que, si l'on ajoute une alimen- 
tation vgtale de l'extrait de viande, les substances azotes vgtales sont 
plus nergiquement attaques; ainsi, au cours d'une alimentation vgtale 
contenant 20 gr. N, on retrouve dans les matires fcales 5 gr. 3 N. Lors de 
l'addition de 50 gr. d'extrait de viande Liebig on ne retrouve que 3 gr. 4. Les 
auteurs reprennent la question et recherchent si l'addition des extraits de 
viande lve la digestil)ilit des diffrents aliments. Ils ne constatent aucune 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 273 

augmentation dans la rsorption des aliments azots ou non azots. Lors 
d'une alimentation azote insuffisante, l'addition d'azote, sous forme d'extrait 
de viande, ne contenant pas de protine, a t suivie d'une rtention 
azote. E. Terroine. 

Borschim (S.). Influence de la lcilhine sur f absorption par la 
peau. On tudie sur des lapins rass l'absorption par la peau en prsence 
ou en absence de lcithine des diffrentos substances, telles que l'iodure de 
potassium, le glucose, l'acide salicylique et l'srine. Les expriences 
montrent que de petites quantits de lcithine influencent favorablement 
l'absorption par la peau des substances qui sont facilement absorbes norma- 
lement. La lcithine est sans action sur les substances qui sont difficilement 
absorbes. E. Terroine. 

Baiier (H.). Absorption de substances minrales et production de sub- 
stances organiques ehez les jeunes arbres forestiers. L'auteur, suivant une 
mthode dj utilise avec d'autres espces, tudie la marche de l'absorption 
des substances minrales et la formation de substances organiques chez le 
frne (Fraxinus excelsior) en partageant son activit vgtative annuelle en 
4 priodes : a) du 27 fvrier au 21 mai; b) du 21 mai au 9 juillet; c) du 
',1 juillet au 17 septembre; d) du 17 septembre au 17 novembre. A la fin de 
ces 4 priodes, B. dtermine l'augmentation du poids sec et dose la propor- 
tion de KoO, CaO, MgO, P20y, SiO^ et N, L' pour la plante entire, 2" pour 
le tronc, 3" pour la racine. 

Les chiffres obtenus indiquent en % l'augmentation ou la diminution 
constate par rapport la composition de la plante au repos, c'est--dire 
avant le 27 fvrier. Durant la premire priode, on observe que pour l'en- 
semble de la plante (tige, racines et feuilles) l'augmentation de la substance 
sche est faible (7 %.), celle des 6 substances minrales sus-mentionnes est 
par contre trs forte (de 30 100 % sauf pour PoO-; qui accuse une dimi- 
nution). L'analyse du tronc et des racines runis montre, au contraire, une 
diminution de la substance sche ( 22 %), puis une diminution notable de 
K, Mg, P, et N (30 50 %), par contre une faible augmentation de CaO et de 
Si02. Le premier dveloppement des feuilles dtermine donc une consom- 
mation de substances minrales provenant en grande partie du tronc et des 
racines, sansaugmentersensiblement (7 % seulement) le poids sec de la plante. 

Au cours de la seconde priode, par contre, le poids sec augmente de 
170 o/o pour la plante entire et de 117 % pour le tronc et les racines. Cette 
augmentation se rpartit d'une faon assez. gale entre les feuilles (31 %),le 
tronc (36 %) et les racines (33 %). En ce qui concerne les 6 substances mi- 
nrales doses, K, Ca, Mg, P, Si, N, l'augmentation atteint pour la plante 
entire respectivement en % : 75,462, 261, 85, 156, 78, et pour tronc et 
racines ensemble : 55, 94, 82, 42, 43, 39, d'o ressort la forte consomma- 
tion de substances minrales ncessite par la formation des feuilles. 

Dans la 3^ priode, les rapports sont renverss : l'augmentation du poids 
sec est de 109 % pour la plante entire et de 130 pour le tronc et les racines 
ensemble, elle est proportionnellement plus forte pour le tronc que pour les 
racines, les feuilles seules montrent dj une diminution de 69 % par rap- 
port la priode prcdente. En ce qui concerne les substances min- 
rales, toutes, sauf PoO,;, sont en augmentation. Remarquons toutefois que 
K.2O et N augmentent 3 fois plus dans la tige et les racines que dans la 
plante entire, tandis que CaO et Si02 s'y sont accrus deux fois plus que 
dans le tronc et les racines. 

l'.VNNE BIOLOGKiLE, XVI. 1911. 18 



274 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

La 4 priode est surtout caractrise par une diminution gnrale et 
considrable tant du poids sec de la plante entire que de celui des sub- 
stances minrales, diminution due ; la chute des feuilles. Toutefois, une 
diminution du poids sec s'observe aussi dans les racines; elle provient, 
comme d'autres auteurs l'ont tabli, d'une perte de substances minrales. 
Chez la tige et les racines, par contre, on observe durant cette dernire p- 
riode une augmentation encore assez sensible de substances minrales 
(SiOo et PaO;; excepts). P. Jaccard. 

Bokorny (Th.). Nutrition de plantes vertes au moyen d'aJdhyde for- 
mique ou de combinaisons capables de donner naissance cette substance. 
Les recherches entreprises avec Spirogyra montrent que ces algues peuvent 
former de l'amidon aux dpens d'une solution dilue d'aldhyde formique 
en prsence de la lumire. La mme chose s'observe chez des plantes de 
haricot et de fve arroses pendant des mois au moyen d'une solution d'ald- 
hyde formique I p. 100.000, jusqu' ce que chaque pot de culture ait reu 
1 gramme de cette substance. 

Enfin, du mthylal en solution de 0,1 % est galement utilis comme 
nourriture par Spiroyyra qui ses dpens fabrique de l'amidon. P. 
Jaccard. 

Bialosuknia ("W.). Recherches physiologiques sur une algue., le Biplo- 
sphra Chodali Bial . Cette algue, de la famille des Pleurococcaces, a t 
isole d'un lichen, le Lecanora tarlarea. 

Les expriences ont t tentes dans trois directions. 

L Le but poursuivi dans les premires recherches a t de savoir dans 
quelle mesure les acides amins et la peptone pouvaient, relativement, ser- 
vir l'assimilation de l'azote, dans un cas dtermin. 

Or, cette algue se dveloppe galement sur les milieux solides ou dans 
les solutions, except sur la leucine en solution, sur laquelle il n'y a pas 
de dveloppement, sauf au commencement. Ceci se rapporte aux expriences 
faites la lumire diffuse, car dans l'obscurit, le Diplosphra ne se d- 
' veloppe que sur les milieux solides, et pas du tout dans les milieux liquides. 
L'algue ne se dveloppe pas sur le blanc d'uf. 

2. B. a recherch si l'algue attaquerait les pierres polies. Elle attaque en 
effet le calcaire, le marbre, mais non pas le granit et l'agate. Comme elle 
ne dgage pas d'acide complexe, il faut attribuer la corrosion l'acide 
carbonique. 

3. Des expriences ont encore t faites pour savoir quels ferments se- 
raient scrts par le Diplosphra. B. a trouv des traces de diastase, mais 
ni lipase, ni mulsine. M. Boubier. 

Sprecher (A.). Contribution V tude des solutions nutritives et du 
rle de la silice dans les plantes. S. a fait des expriences compares de 
cultures avec quatre solutions nutritives diffrentes : celles de Van der 
Crone, de MicnEELS et de Heen, de Knop-Pfeffer, de Swiecicki. De ces 
quatre milieux nutritifs, la solution Knop-Pfeffer, depuis longtemps en 
usage dans les laboratoires de physiologie vgtale, a donn les meilleurs 
rsultats. A cause de son contenu en chlorure ferrique et en phosphate acide 
de potassium, sa raction est lgrement acide, et grce cela les plantes, 
une fois adaptes au milieu liquide et sorties de la priode sensible, la pr- 
frent d'autres. 

S. a abord simultanment un problme qui a proccup dj bien sou- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 275 

vent les physiologistes : le rle de la silice dans les vgtaux, et sur-loquel 
les botanistes ne se sont jamais mis d'accord. Or, sous l'influence de la 
silice, 1(> total de la rcolte en matire sche (cendres, matires grasses, 
substances protiques, cellulose brute, hydrates de carbone) a sensiblement 
augment; le taux pour 100 a diminu chez les plantes cultives dans les 
solutions Van dek Ckone et Swiecicki; chez les plantes de la solution 
Pfeffer, il n'y a une diminution du pourcentage que pour la cellulose brute 
et les hydrates de carbone en gnral. Les solutions nutritives donnent lieu 
une exagration de l'absorption des sels minraux sans que ceux-ci soient 
ultrieurement employs pour la constitution de nouveaux organes. Cela, 
arrive particulirement avec les solutions dilues, c'est--dire d'une concen- 
tration moindre de 1 0/00. Un rsultat assez inattendu des expriences de 
S. est que les plantes d'un riche dveloppement contiennent moins de silice 
que les plantes malingres, bien que toutes deux aient eu la mme quantit 
de cette substance leur disposition. C'est lorsque les plantes sont cultives 
dans des solutions dilues ou peu propices un riche dveloppement que 
la silice augmente le plus. S. a cultiv les- plantes dans des pots paraffins 
pour empcher que la silice des parois du verre n'entre dans la solution, 
mais cela n'a pas donn les rsultats attendus. L'analyse a dcel plus de 
100 fois la quantit de silice que Ton aurait d y trouver. Ce surplus doit 
provenir des poussires de l'air ou peut-tre des ingrdients chimiques 
constituant la solution nutritive. 

Le pourcentage des sels minraux absorbs par les plantes a gnrale- 
ment diminu dans les lots avec adjonction de silice; les quantits absolues, 
par contre, ont augment partout. Ltaux pour 100 de la magnsie fait 
exception la rgle gnrale pour les plantes cultives dans les solutions 
Pfeffer et Swiecicki, c'est--dire que l le pourcentage est plus lev dans 
les lots-avec silice. La chaux a t absorbe, par rapporta la magnsie, dans 
une proportion peu prs deux fois plus faible qu'elle n'a t fournie par 
les solutions. De tous les sels minraux, c'est le fer qui subit proportion- 
nellement la plus grande diminution chez les plantes cultives avec de la 
sihce, de sorte que mme le poids total de la substance indique peine une 
augmentation. Une plante vigoureuse et une autre d'un pauvre dveloppe- 
ment et d'un poids deux fois moindre prsentent ainsi la mme quantit de 
fer (environ 0,003 gr.). Dans les lots sans silice, on constate que les plantes 
contiennent une plus forte proportion de chaux, d'acide phosphorique et de 
fer par rapport la potasse: il n'en est pas ainsi de la magnsie, ni surtout 
de l'azote, ijui diminuent dans les lots .sans silice. 

S. conclut que, sans oser affirmer, comme certains auteurs le font, que 
la silice soit un des lments nutritifs ncessaires aux plantes, l'on doit re- 
connatre l'action importante qu'elle exerce comme stimulant chimique de 
la croissance. La silice joue sans contredit dans le rgime vgtal un rle 
dont nous ne saurions nier la porte si nous nous reprsentons qu'elle peut 
tre un auxiliaire utile maintenir l'quilibre physiologique de la solution 
nutritive dans le sol, quilibre d'une si haute importance pour la vie des 
organismes vgtaux. Elle peut aussi concourir avec les autres sels, qui ne 
rentrent pas tous non plus dans la composition chimique du protoplasme, 
rendre celui-ci glatineux, ce qui parat tre si indispensable pour lui. 

M. BOUBIER. 

Pennington iL.j. Sur l'assimilation de Vazole atmosp/irique par dfs 
champignons. C'est l une question trs controverse, puisque Bertiie- 
LOT, PuRiEwiTscii, SAm.\, pRCKHLiCH et Latham ont obtenu des rsultats posi- 



270 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

tifs avec Aspergillus nigcr, tandis que Czapek, Koch et Winogradski n'ont 
eu, avec le mme champignon, que des rsultats ngatifs. 

P. a travaill sur Pnicillium, Asperf/illus niger, Alternaria et Fusarium : 
il n'a not aucune assimilation de l'azote atmosphrique. M. Boubier. 

Mameli (Eva) et Pollacci (G.). Sur l'assimilation de l'azote atmosph- 
rique libre par les vgtaux suprieurs. Les cultures et analyses effectues 
par les auteurs leur permettent d'affirmer que l'assimilation de l'azote libre 
atmosphrique est une proprit bien plus rpandue qu'on ne le croit. Il 
est probable que tous les vgtaux, des algues aux phanrogames, peuvent, 
dans des conditions spciales, faire un usage plus ou moins important de 
cette fonction. On ne sait encore comment se fait et o est le sige de 
celle-ci, mais il est bien possible que ce soit la cellule vgtale chlorophyl- 
lienne qui accomplisse la fixation de l'azote libre. En outre, les thories mo- 
dernes sur la catalyse, sur les substances collodales et sur les enzymes 
nous permettent d'admettre que le plinomne de l'assimilation de l'azote 
atmosphrique par la cellule des plantes suprieures, peut se faire par com- 
binaison directe de l'azote avec l'hydrogne naissant, ce qui donne lieu la 
formation d'un compos azot, premier produit de la synthse des albumi- 
nodos. M. Boubier. 

h) Zaleski ("W.). Sur les changes azots dans les graines en voie de ma- 
turation. Les recherches de Hornberoer et d'EMMERUNO, confirmes par 
Wassilieff, Bourquelot et Menozzi, Schulze et Winterstein, ont montr 
qu'au cours de la maturation des graines, des albuminodes se forment, alors 
que d'autres combinaisons azotes disparaissent. Z. tablit par des mesures 
prcises que ces deux phnomnes sont lis l'un l'autre et que la produc- 
tion des albumino'ides se fait aux dpens des autres combinaisons azotes. 
F. More AU. 

Tobler (F.). Phgsiologie de la nutrition des Lichens. Les champi- 
gnons des Lichens sont capables d'utiliser toutes les combinaisons carbones 
et n'en sont pas rduits aux substances que leur fournit l'assimilation de 
l'Algue. D'un autre ct, l'activit des Algues des lichens est trs rduite; 
il en est ainsi chez les lichens corce paisse qui ne laisse passer que fai- 
blement l'air et la lumire; en outre, l'Algue peut utiliser comme source 
de carbone l'acide oxalique produit par le lichen. Il s'agit donc bien en 
ralit d'une vritable symbiose chez les lichens. F. Pchoutre. 

Lubimenko ("W.). L'assimilation chlorophyllienne et la production de 
la substance sche la lumire blanche et la lumire colore. En tu- 
diant diverses espces vgtales des lumires blanches d'intensits diff- 
rentes et des lumires colores, L. a tabli qu'il existe un clairement 
optimum pour la production de la substance sche; l'intensit de cet clai- 
rement est moindre que celle de l'clairement optimum pour l'assimilation 
chlorophyllienne. L'augmentation du poids de la substance sche n'est pas 
la mme dans toutes les lumires colores. L'augmentation la plus forte a 
lieu la lumire bleue, ensuite vient la lumire rouge puis la lumire 
orange, et enfin la lumire verte. F. Pchoutre. 

Usher (F. L.) et Priestley (J. M.). IIL Le mcanisme de l'assimila- 
lion du carbone. 11 ne s'agit que des phases initiales de l'assimilation. 
L'auteur n'admet plus la localisation exclusive de la catalase dans les chlo- 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 277 

roplastes, ni la dpendance dublanchissement;30s/mor^ewde la chlorophylle 
par rapport la prsence de 00^. 

Mais il semble qu'on doive considrer comme produits primaires de la 
photolyse du CO'- humide, la formaidhyde et le peroxyde d'hydrogne. 
L'volution de l'oxygne est due la dcomposition du peroxyde par la cata- 
lase, et dans tout cela il n'y a rien de vital, rien (|ui ne puisse tre obtenu 
in vitro. H. de Varigny. 

S) Circulation, san;/, lymphe, s^^e des vgtaux. 

Hari (P.). Influence de la transfxmon sanguine intra-veineuse sur les 
changes d'nergie et de matire. On transfuse dans la jugulaire d'un chien 
normal des quantits diffrentes de sang provenant d'un autre chien. La 
quantit de sang transfus varie de 85 262 grammes. Cette opration pro- 
voque une augmentation dans l'excrtion d'azote urinaire ; l'utilisation des 
graisses semble tre enraye. Chez les animaux jeun mais recevant de 
l'eau on observe une diminution dans l'excrtion d'eau la suite de la trans 
fusion sanguine; ce phnomne n'a pas lieu chez les animaux nourris. La 
production de chaleur augmente toujours la suite de la transfusion, proba- 
blement par suite d'une augmentation de travail du cur dtermine par 
l'augmentation du volume sanguin. E. Tekroine. 

Bogomolez (A.). Sur la pression sanguine dans les petites artres et 
dans les veines l'tat normal et dans certaines conditions pathologiques. 
La chute de la pression sanguine a lieu tout le long du systme artriel; ce 
fait s'explique facilement, puisqu'une partie importante de la pression 
l'origine cardiaque a pour effet de lutter contre la rsistance des parois 
artrielles. Par contre, la variation de pression est trs faible pendant la 
traverse des capillaires (4 millimtres Hg. pour les capillaires de l'oreille 
de lapin). Cette chute est plus considrable la suite d'interventions va- 
ries : hyperthermie provoque par chauffage de l'animal, extirpation du 
ganglion cervical suprieur. C'est l un fait qui se comprend facilement, 
la dilatation portant surtout sur les capillaires, trs peu sur les artres dont 
ils sont originaires. La pression des veinules est trs variable ; elle varie 
de 4 23 millimtres Hg. dans une veinule de lapin ayant un calibre de 
0,2 0,3 millimtres de diamtre. E. Terroixe. 

a.) Hooker (D. R.). Influence de l'exercice sur la pression veineuse. 
On observe une augmentation de la pression veineuse durant l'exercice 
musculaire : au dbut, il y a une vasodilatation manifeste dans les muscles en 
activit concidant avec une expression du sang hors des veines, d'o l'l- 
vation de pression dans celles-ci. Conscutivement la chute transitoire de 
pression artrielle et l'lvation de temprature du sang veineux, on 
constate une acclration du cur qui peut parfois gner le cours du sang 
et provoquer la stase dans les petites veines ; d'o plthore veineuse et aug- 
mentation de la pression dans ces vaisseaux. J. Gautrelet. 

Moorhouse. Influence de l'augmentation de temprature du sang caro- 
tidien. Elle entrane une plus grande frquence cardiaque due l'excita- 
tion du systme acclrateur, un afflux du sang la priphrie un accrois- 
sement de la ventilation respiratoire. J. Gautrelet. 

Cullis (VJ.) et Dixon (W.). Excitation et section du faisceau auriculo- 



278 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ventriculaire. La section incomplte du faisceau amne un arrt de quel- 
ques secondes du ventricule, puis les contractions reprennent rgulires. 
Quand les deux branches sont sectionnes, on note une contraction du ven- 
tricule pour quatre contractions de l'oreillette. L'excitation lectrique du fais- 
ceau amne la ttanisation. ,1. Gautrelet. 

a) Flack (M.). U excision ou V crasement du nud auriculo-venti'icu- 
laire n'arrte pas les pulsations du cur des Mammifres battant dans les con- 
ditions normales. (Analys avec les suivants.) 

b) Modifications du rythme ca^'diaque et Vallorylhmie exprimentale 

chez le cur d'oiseau. 

c) La fonction du nud sino-auricidaire des Mammifres est surtout 
cardio-rgulatrice. Les nuds ne sont pas les seules parties du cur 
possdant l'automatisme. Le nud sino-auriculaire reprsente un point de 
contact neuro-musculaire en relation intime avec les fibres du vague et du 
sympathique; bien que dou d'un haut automatisme, il a surtout une fonc- 
tion cardio-rgulatrice. J. Gautrelet. 

Cavazzani (Emilio). Sur les effets de la ligature des carotides associe 
la section bilatrale du sympathique cervical chez le lapin. L'auteur a 
constat que les troubles qui accompagnent gnralement la ligature de 
deux carotides primitives associe la section bilatrale du sympathique 
cervical chez le lapin ne se produisent pas quand les deux oreilles de l'a- 
nimal ont t amputes pralablement. L'effet est le mme quand on com- 
prime dans des anneaux de caoutchouc la base des oreilles de l'animal, 
comme l'auteur le faisait dans quelques expriences. Les expriences de 
l'auteur montrent que l'anmie rsultant de la ligature des carotides pri- 
mitives est plus grave lorsqu'elle a t prcde ou suivie de la rsection 
bilatrale du sympathique cervical. Les animaux ainsi oprs perdent leur 
aptit et ne ragissent pas aux excitations ; ils refusent pour la plupart la 
nourriture et maigrissent rapidement. Tous ces troubles s'observent un 
degr bien moindre chez les animaux chez lesquels la ligature des carotides 
primitives, ne fut pas associe la section du sympathique; ils ne s'obser- 
vent pas du tout chez les lapins chez lesquels l'unique opration consiste 
dans la section bilatrale du sympathique cervical. M. Mexdelsshn. 

Todd (C.) et "White (R. G.). Sur le sort des globules rouges injects 
un animal de la mme espce, et sur une nouvelle mthode de dtermination 
du volume total du sang. lPar l'emploi de srums isohmolytiques spcifi- 
quement puiss on peut analyser quantitativement des mlanges de glo- 
bules rouges d'animaux diffrents de la mme espce. 2 On peut suivre les 
globules rouges d'un individu dans la circulation d'un autre de mme 
espce. 3 Et on constate que les globules rouges injects sont traits en 
ennemis ])ar l'organisme qui les reoit; ils agissent en fait comme antignes 
et donnent naissance la formation d'anti-corps correspondants conform- 
ment aux lois ordinaires de l'immunit. 4 Les expriences de transfusion 
faites avec cette mthode fournissent des donnes relativement exactes 
pour l'valuation de la masse totale du sang. H. de Varigny. 

a) Rona(P.) et Takahashi (D.)- La teneur en sucre des globules san- 
guins. Les globules sanguins de chien contiennent une substance rduc- 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 271) 

trice dextrogyre et fermentescible. II doit s'agii' probablement de glucose. 
Dans le sang on observe toujours l'augmentation de la teneur en sucre aprs 
la saigne. Il en est de mme pour les globules rouges. L'augmentation ob- 
serve est de 0,149% 0,172 9, de 0,12 0,24%, de 0,15 0,20 % dans trois 
expriences diffrentes. Cbez le chat on trouve, dans trois cas, la prsence 
d'une substance rductrice dans les globules sanguins; chez le lapin la 
quantit de sucre des globules est insignifiante. E. Terroine. 

a) Rona (P.) et Doblin (A.). Recherches sur le sucre du sang. Sur la 
permabilit des globules sanguins vis--vis du glucose. Les globules san- 
guins sont permables pour le glucose. En effet, si on fait une dtermination 
de la rpartition du glucose dans les diffrentes parties du sang et qu'on 
ajoute une solution de glucose ce dernier, puis qu'on refasse de nouveau la 
mme dtermination, on obtient des chiffres plus levs. Ainsi, dans une ex- 
prience prise au hasard, la teneur en sucre du sang total augmente dans les 
conditions nonces de 0,072 0,289 %, celle du srum de 0,106 0,384 % et 
celle des globules de 0,035 0,147 %. E. Terroine. 

b) Rona (P.) et Doblin (A.). Sur la ghjcolyse. La glycolyse ne peut 
avoir lieu aprs la destruction des globules. Le sang hmolyse avec de l'eau 
ne glycolyse pas; par contre, le sang dilu avec de l'eau physiologique glyco- 
lyse normalement. La glycolyse se fait plus rapidement dans l'oxygne que 
dans l'air, mais elle se fait aussi en absence d'oxygne, dans une atmosphre 
d'hydrogne. Trs souvent, mais pas toujours, l'addition des phosphates acc- 
lre la glycolyse. L'addition de 1 % de tolune empche presque complte- 
ment la glycolyse, le chloroforme agit de mme. E. Terroine. 

Doyon (M.). Faits concernant V entranement de V antithrombine par le 
sang normal. La substance anticoagulante d'origine hpatique qui passe 
chez le chien dans le sang sous certaines influences (peptone, atropine) est 
une substance phosphore. Cette substance existe dans le foie du chien 
et peut tre extraite directement. Cette antithrombine peut tre extraite 
aussi bien du foie de lapin, que d'autres organes, rate, etc. L'hirudine se 
rapproche de l'antithrombine par sa teneur en phosphore caractristique des 
nucloprotides. J. Gautrelet. 

Howell. Rle de V antithrombine et de la thromboplastine dans la coa- 
gulation du sang. Au moyen de solutions pures de fibrinogne et de 
thrombine, on dmontre que l'antithrombine se trouve dans le plasma nor- 
mal des mammifres aussi bien que dans celui des oiseaux. Les extraits de 
tissus renferment une substance (thromboplastine) neutralisant l'effet exerc 
par l'antithrombine sur la raction entre le fibrinogne et la thrombine. 
J. Gautrelet. 

Eisler (M. v.) et Portheim (L. v.). Une agglutinine du sang chez les 
plantes. Les substances capables d'agglutiner le sang ne sont connues 
que dans quelques plantes. Les auteurs les tudient dans le genre Phaseolus 
et Datura. On ne les trouve pas dans l'appareil vgtatif; elles sont loca- 
lises dans les graines o on ne les trouve que quelque temps avant la ma- 
turit, dans l'albumen chez Datura., dans les cotyldons chez Phaseolus. Ces 
substances qui sont dtruites par l'buUition, ne paraissent jjas tre des sub- 
stances de rserve. F. Pchoutre. 



280 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

c/)Kepino-w (L.). - Influence des lipoulcs des globules sanguins sur la for- 
mation du sang. C'est un fait tabli que la transfusion du sang un animal 
anmi produit une rapide noformation des globules sanguins. Le nombre 
des globules rouges injects est trop insuffisant pour donner l'explication 
de ce fait. Il restait donc rechercher du ct des substances introduites 
avec les globules. K. montre qu'un lapin anmi par une saigne abon- 
dante se rtablit promptement lors de Tinjection des lipodes de globules 
sanguins. La rgnration du sang se fait deux fois plus vite que chez le 
tmoin. La teneur en hmoglobine augmente de 10 25 </c, quelquefois de 
35 %; la diffrence dans le nombre des globules rouges varie de 2 3 mil- 
lions. Le rtablissement de l'animal se fait en 12-15 jours, celui du tmoin 
en 27 jours et davantage. L'injection d'une solution de lcithine 1 5r ne 
donne pas le mme rsultat, on ne peut donc ramener l'action des lipodes 
sanguins celle de la lcithine. E. Terroine. 

Frank (S.) et Bretschneider (A.). Sur la question du pouvoir r- 
ducteur restant du sang aprs fermentation. Un certain nombre 
d'auteurs ont avanc qu'aprs fermentation, le sang prsentait encore un 
pouvoir rducteur; ces auteurs utilisaient, pour la dtermination du pou- 
voir rducteur, la mthode de Bang. F. etB. ne retrouvent pas ce pouvoir r- 
ducteur en employant la mthode de Bertrand, et cela aussi bien sur du 
sang normal que sur du sang prsentant un grand excs de sucre. Ainsi 
donc le pouvoir rducteur du sang est bien du uniquement la prsence 
de glucose. E. Terroine. 

a) Stadler (E.") et Kleemann (H.). I/uioli/se jtar l'ammoniaque. Les 
globules rouges lavs avec une solution physiologique hmolysent en pr- 
sence d'ammoniaque. L'hmolyse est beaucoup plus lente avec les globules 
lavs avec une solution isotonique de saccharose, quoique le processus d'ab- 
sorption d'ammoniaque reste sans changement. L'addition de srum ou 
d'une solution des peptones diminue l'hmolyse par l'ammoniaque ; ce 
phnomne s'explique en partie par la diminution d'absorption de l'ammo- 
niaque par les globules rouges. Le sang conserv pendant 24 heures dans 
une solution isotonique de saccharose hmolyse plus rapidement ; ceci s'ex- 
plique par l'augmentation de l'absorption d'ammoniaque dans le sang con- 
serv. E. Terroine. 

h] Stadler (Ed.") et Kleemann (H.). Sur Vhmolyse par l'acide actique. 
L'hmolyse par l'acide actique se fait plus lentement avec les gloliules 
rouges lavs avec une solution isotonique de saccharose qu'avec les globules 
lavs avec une solution physiologique. Le srum agit d'une faon emp- 
chante. Ce fait tient surtout ce qu'une partie de l'acide actique est com- 
bine avec le srum et perdue ainsi pour l'hmolyse. E. Terroine. 

Schfer (P.|. Sur les extraits d'organes hemolgtiques. L'addition de 
savon aux extraits d'organes hmolytiques ne change pas le mcanisme de 
l'hmolyse. Le pancras ne contient pas d'hmolysine quand le chien a pra- 
lablement jen. Le mode de nutrition est sans action .sur la formation d'h- 
molysine dans le pancras de chien; l'autolyse a, par contre, une influence 
nette sur la formation d'hmolysine. E. Terroine. 

a-l)) Mayer et Schaeffer. Becherches sur les hmobjsines. I. Sur la sp- 
cificit des hmolysines naturelles. II. Sur la spcificit des hmolysines ac- 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 281 

quises. La spcificit des limolysines naturelles dpend uniquement 
d'lments qu'on peut ordonner quantitativement, et notamment du degr de 
rsistance des globules considrs. L'tude des limolysines acquises mon- 
tre qu'en outre, il y a, entre les diffrentes espces globulaires, un second 
lment commun qui va croissant d'une espce l'autre et permet de dresser 
une chelle. J. Gautrelet. 

Aynaud. Le r/lobulin de Vllomme. Le globulin est un lment mor- 
phologique de structure complexe, toujours identique h lui-mme; il ne re- 
prsente ni un dbris de globule rouge ni un fragment leucocytaire. Dans le 
sang circulant normal ou pathologique, le globulin varie numriquement, 
indpendamment des globules rouges et blancs. Pour A., ces faits paraissent 
lgitimer la conception d'un troisime lment du sang. Ph. Lasseur. 

Wolff (J.) et Stcklin (E.). L'oxyhnwglobine jienl-eUc fonctionner 
comme peroxydase? "W. et S. considrent l'oxyhmoglobine comme un ca- 
talyseur oxydasique d'un caractre particulier, concourant dans une certaine 
mesure au phnomne de la respiration, et qui doit une partie de son activit 
la forme spciale sous laquelle le fer est engag dans la molcule. Ph. 

LVSSEUR. 

Abderhalden (E.) et Pincussohn (L.). Eludes srologiqnes 
l'aide de la mthode optique. Lors de l'introduction parentrale de sub- 
stances protiques, on constate que le sang acquiert une activit diastasique 
qui s'exerce contre ces substances. Chez des animaux ainsi prpars, on 
administre une nouvelle injection de matires protiques atin de provoquer le 
choc anaphylactique et on tudie le pouvoir protolytique du sang diff- 
rents moments. On constate ainsi que ce pouvoir n'a pas vari ni avant, ni 
pendant, ni aprs le choc anaphylactique. E. Terroine. 

Abderhalden (E.) et Rathsmann (E.). tudes srolof/iques l'aide 
de la mthode optique. La question pose dans ce mmoire est la sui- 
vante : Peut-on provoquer par l'introduction abondante de saccharose /jcr 
os chez le chien l'apparition dans le plasma d'une action ddoublante sur 
ce sucre? Aprs quelque temps de jene, on donne un chien 125 grammes 
de saccharose. Avant l'ingestion, on constate que le srum n'attaque pas le 
saccharose; aprs, on constate toujours une modification significative du 
pouvoir rotatoire; d'autre part, on constate que l'urine prsente un pouvoir 
rotatoire droit trs net. Aprs introduction parentrale de saccharose, l'action 
hydrolysante est beaucoup plus nergique qu'aprs introduction per os. Les 
auteurs constatent, en outre, que le pouvoir hydrolysant du plasma vis--vis 
du saccharose apparat galement aprs l'ingestion de grandes quantits 
d'amidon. E. Terroine. 

Abderhalden (E.) et Kmpf (E.). Etudes srologiques l'aide de lam- 
thode optique. On sait que le srum de chiens normaux ne possde pas la 
proprit de dgrader l'albumine ou la peptone; vient-on introduire, par 
voie sous-cutane ou intraveineuse, une albumine trangre, alors le srum 
acquiert cette proprit. Partant de ce fait, les auteurs recherchent s'il ne 
peut servir d'explication aux plinomnes d'anaphylaxie. Le point le plus 
intressant du travail est relatif aux essais de provoquer Fanaphylaxie 
par des peptides. Les corps employs sont les suivants : glycyI-1-tyrosine, 
dl-leucyl-glycine, 1-leucyl-octoglycyl-glycine, 1-leucyl-triglycyl-l-leucyl-octo- 



282 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

glycylglycine, 1-leucyl-trigIycyI-gIycine. La glt/cyl-l-ti/rosine n'a provoqu ni 
abaissement de temprature ni aucun des phnomnes habituels de l'ana- 
phylaxie. Avec la cU-lcucijlrjhjcine^ trs lger abaissement de temprature. 
Avec le pcntapeptide, abaissement de temprature de 15 une heure aprs 
rinjection dchanante. Avec le decapeptidi', abaissement de temprature 
de 3''. Avec la 1-leucyl-triglycyI-l-Ieucyl-octoglycyl-l-leucine, aucun phno- 
mne caractristique du choc, mais la temprature s'abaisse de 39 34. 
Des expriences faites avec la peptone de soie montrent galement un abais- 
sement de temprature de 5"; l'animal prsente des convulsions et meurt 4 
heures aprs l'injection dchanante. E. Terroine. 

Polanyi (M.). Modifications p/iysiques et chimiques du srum sanguin 
pendant le jene. Les constantes physiques et chimiques du srum sanguin 
sont prises chez des chiens normaux, ainsi que chez les animaux ayant subi 
de 4 21 jours de jene. A la suite du jeune, la teneur du srum en proti- 
ques diminue et avec elle diminuent aussi la teneur en substances sches, 
l'indice de rfraction, la viscosit, le poids spcifique, tandis que la tension 
superficielle augmente. La teneur du srum en cendre augmente, la teneur 
en chlore augmente ainsi que la conductivit lectrique, la pression osmoti- 
que et la concentration en ions H. E. Te};roine. 

b) RonafP.) et Takahashi (D.). Sur la manire de se comporter du cal- 
cium dans le srum et su)- la teneur des ylobules sanguins en calcium. En 
dialysant le srum contre une solution de chlorure de sodium physiolo- 
gique contenant des quantits dtermines de calcium, les auteurs dmon- 
trent que de 25 35 % du calcium du srum se trouve sous une forme non 
diffusible. Les globules sanguins contiennent de 0,0025 0,0035 de calcium. 
E. Terroine. 

<-?) Hollande (A. Gh.). Lautolimorre ou le rejet dusang chez lesJnsectes. 
Toxicologie du sang. Le rejet d'une certaine quantit de liquide par quel- 
ques points de la surface du corps est connu depuis longtemps chez certains 
Insectes, mais on n'tait pas fix sur la nature de ce liquide, sur son mode 
d'expulsion, ni sur le rle de ce rejet. H. a constat que ce phnomne est 
beaucoup plus rpandu qu'on ne le croyait, qu'il peut s'observer chez tous 
les ordres d'Insectes, aussi l)ien chez les larves que chez les adultes. C'est 
bien du sang, et non un produit de scrtion, qui est ainsi rejet par suite d'une 
augmentation momentane de la pression du liquide clomique, due la 
diminution de la cavit du corps rsultant du rapprochement des tergites 
vers les sternites, effectu sous Finfluence des contractions des muscles dorso- 
ventraux de l'abdomen. Quatre modes diffrents prsident la sortie du 
sang : h Le premier, le plus simple, consiste en la rupture des tguments 
en un point de moindre rsistance : tantt cette rupture se produit sur les 
bords des lytres ou du thorax, tantt aux membranes d'articulation des 
segments abdominaux. 2 Plus frquemment, il existe une vsicule exertile 
qui se gonfle de sang et clate subitement ; un ou deux muscles rtracteurs 
s'insrent parfois au sommet de cette vsicule sanguine qui, invagine l'tat 
de repos, ne s'vagine que sous la pression du sang. 3" Le sang apparat la 
.suite du dcollement partiel de la membrane d'articulation au point de la 
soudure un ligament d'attache d'un muscle. 4" Enfin le sang s'chappe par 
des pores clomiques prforms qui tantt persistent pendant toute la vie 
de l'Insecte, tantt disparaissent aprs la priode larvaire, tantt, mais plus 
rarement, ne se rencontrent que cliez l'adulte. 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 283 

L"autohmorre a probablement une origine glandulaire, car on trouve des 
formes de passage entre les organes glandulaires et les appareils de la sortie 
du sang; le mcanisme de la sortie du sang est le mme que celui du pro- 
duit des vsicules glandulaires; enfin., les appareils de sortie du sang sont 
situs aux endroits o, chez les espces voisines, se trouvent les organes 
glandulaires. 

Certaines conditions sont ncessaires pour que Thmorre puisse se pro- 
duire : il faut que l'Insecte ne soit pas jeun et qu'il soit plac dans une 
atmosplire suffisamment charge d'eau. Elle se manifeste avec plus d'in- 
tensit chez les larves prtes se nymphoser que chez les jeunes larves : 
elle est plus accentue chez les imagos femelles que chez les mles. La 
quantit de sang mis n'influence pas la vie de l'Insecte : cette quantit 
oscille dans de grandes proportions : elle est en quelque sorte en rapport 
avec la taille de l'individu et dpend beaucoup de son alimentation. Le sang 
mis est en gnral rabsorb en grande partie par l'Insecte et retournera 
dans la cavit clomique. 

Il existe certaines corrlations entre l'hmorre et l'autotomie vasive. On 
ne constate jamais simultanment ces deux phnomnes chez un mme 
Insecte ; il ne peut y avoir autotomie l o il y a hmorre, et rciproquement' 
l'hmorre ne peut exister quand il y a autotomie. 

Le sang rejet par les Insectes est en gnral trs toxique, mais l'hmorre 
n'est pas obligatoirement lie cette toxicit. On ne peut admettre que l'h- 
morre soit en elle-mme un moyen de dfense, car ce qui prserve et 
peut dfendre l'Insecte contre les animaux insectivores, c'est la toxicit du 
sang lui-mme, son got dsagrable ou son odeur nausabonde et non 
le fait d'mettre ce sang. En gnral, l'hmorre se manifeste chez les Insectes 
qui prsentent des organes glandulaires exertiles en voie de rgression. Dans 
certains cas o ces organes ont entirement disparu, on peut voir l'iimorre 
se produire la place o ces organes auraient exist. Le seul principe toxi- 
que contenu dans le sang des Insectes, connu jusqu'ici, est la cantharidine 
du sang des Coloptres vsicants. H. a pu tablir la nature chimique des prin- 
cipes toxiques du sang des Adimonia et des Timarcha; ce sont des enzy- 
modes spciaux dont l'effet est soit de provoquer sur les muqueuses une 
sensation de brlure, soit d'ulcrer la peau. Les enzymodes, de mme que 
la cantharidine, prennent naissance dans le sang mme des Insectes et se 
retrouvent chez les larves, les nymphes et les imagos. A l'tat normal, en 
dehors de toute hmorre, ces principes toxiques sont limins du sang, chez 
les imagos, par les organes gnitaux, pour tre vacus d'une part avec le 
sperme dans la poche copulatrice de la femelle, et d'autre part rpandus en 
un vernis protecteur autour des ufs pondus. Les principes toxi(|ues du sang 
des Insectes remplissent ainsi un double rle dans la vie de ces animaux : par 
leur prsence dans le sang, ils prserveront indirectement l'individu ; en se 
retrouvant dans le vernis protecteur des ufs pondus, ils dfendront l'espce. 
Le mmoire de H. se termine par une liste de toutes les espces d'Insectes 
chez les([uelles il a constat l'autohmorre, avec pour chaque espce l'endroit 
o se fait la sortie du sang. F. Henneguy. 

/y) Hollande (Gh.). Etude histologiqiie compare du sang des Insectes 
hmorr/te et des Insectes sans hniurrhe. II n'y a pas de diffrence cyto- 
logique marque entre les cellules du sang des Insectes autohmorrhe 
et des Insectes sans autohmorrhe; seul, le sang des Pucerons cornicules 
diffre de celui des Pucerons sans cornicules par suite sans hmorrhe 
par la prsence de cellules cirires libres dans le sang, en admettant tou- 



284 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

tefois comme lments sanguins les cellules cirires. Les sangs des Insectes 
tudis (Orthoptres, Hmiptres, Coloptres, Lpidoptres et Hymno- 
ptres) ne renferment pas tous les mmes lments histologiques. Parmi 
les diffrents leucocytes que l'on observe dans le sang de ces Insectes, quel- 
ques-uns se retrouvent dans presque tous les sangs; ce sont : 1" les proleu- 
cocytes protoplasma basophile, d'o drivent les autres leucocytes; 2 les 
phagocytes ; 3 les leucocytes granuleux ractions chromatophiles variables ; 

4 les nocytodes inaptes la phagocytose, protoplasma homogne fran- 
chement acidophile. En plus de ces diverses cellules, on observe parfois 
dans le sang de quelques Coloptres et Lpidoptres chez ces derniers, 
uniquement dans le sang des larves d'autres leucocytes dont le proto- 
plasma hyalin est charg de sphrules tantt incolores, tantt teintes en 
jaune. Ces lments que l'auteur appelle cellules sphrules sont voisins 
des nphrophagocytes de Bruntz et des cellules sphruleuses de Kullmann 
signales par ces auteurs dans le sang de quelques Invertbrs. M. Lucien. 

Henze (M.). Recherches sur le sanf/ des Ascidies. L'auteur met net- 
tement en vidence la prsence de vanadium dans le pigment du sang d'.4.sci- i 
dia mentula. E. Terroine. 

Meves (F.). Les globules rouges des Amphibiens. M. reprend son 
tude sur les globules rouges des Amphibiens. Ce travail est surtout consacr 
la discussion des arguments qu'on a objects aux faits annoncs par lui. 
Il dmontre par isolement l'existence du ruban marginal qu'il a figur dj 
dans ses prcdents travaux. Par coloration, il met en vidence sa structure 
fibrillaire : ce sont bien des fibrilles et non des plis de la membrane, comme 
l'a dit Weidenreich. Dans ce ruban marginal, on peut aussi mettre en vi- 
dence des membranes transversales disposes radiairement par rapport au 
noyau. Ce ruban marginal est de nature lastique, et maintient le globule 
dans sa forme. Il consacre un long chapitre la dmonstration de l'exis- 
tence d'une membrane. 

Il recherche ensuite s'il y a une structure dans le protoplasma des globules 
rouges, ll'montre l'existence de mitochondries dans les rythroblastes ; ces 
mitocliondries deviennent granuleuses et disparaissent dans lesrythrocytes. 
M. n'a pas retrouv la structure zonaire dcrite par Auerb.ach et Giglio-Tos, 
ou plutt il la considre comme sans importance. II tudie enfin les dfor- 
mations des globules rouges sous l'action des ractifs : acide actique, va- 
peur d'ammoniaque, et montre que les torsions du filament marginal jouent 
le rle essentiel dans tous ces processus. C. Champv. 

Downey (H.). La gense des mastzellen aux dpens des lymphocytes et 
des jiiasmazellen. D. dmontre que dans les ganglions lymphatiques du 
chat adulte il y a une gense constante de mastzellen. Elles se forment: l'^ aux 
dpens des lymphocytes des glandes lymphatiques, 2" aux dpens des plas- 
mazellen des ganglions. Contrairement \V.\llgren et Dubreuil, les plas- 
mazellen sont des lments en volution, capables de transformations ult- 
rieures. 

II doit y avoir un rapport entre le noyau et les mastgranulations, mais 
ce rapport semble indirect. Ce rsultat est contraire la thorie d'EuRLiCH 
de la dualit des leucocytes. Les matszellen histiognes ne passent pas dans 
le sang chez les Mammifres, mais on les rencontre dans les cavits s- 
reuses. Elles passent dans le sang chez les infrieurs. Ch. Champv. 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. ^& 

d) Buglia (G.). ^''" l(i tension mperjcicUe de la lymphe. On tudie 
sur un chien les variations de la tension superficielle de la lymplie du canal 
thoracique dans les diffrentes conditions physiologiques. Los animaux ayant 
subi un jene de 24 heures ou ayant pris un repas 4-5 lieures avant Lexp- 
rience, donnent les mmes chiffres de tension superficielle et de poids sp- 
cifique du srum. La tension superficielle de la lymphe d'un chien jeun se 
rapproche beaucoup de celle du srum ; le repas hydrocarbon ne modifie 
pas la tension superficielle de la lymphe; par contre, un repas de protiques 
et surtout de graisses l'abaisse sensiblement. En mme temps le poids 
spcifique de la lymphe baisse et son extrait sec augmente. A la suite d'un 
repas gras, la tension superficielle de la lymphe baisse trs rapidement 
durant la premire heure, ensuite l'abaissement continue lentement jusqu' 
la dixime heure. 

L'introduction d'alcool dans l'estomac et dans l'intestin abaisse la tension 
superficielle du srum et de la lymphe. Cet abaissement est plus sensible 
dans la lymphe, il se manifeste oO minutes aprs l'administration d'alcool. 
Le taurocholate de soude introduit directement dans l'estomac ne modifie 
pas la tension superficielle ni de la lymphe, ni du sang; il n'est absorb que 
lors de son introduction dans l'intestin. E. Terroine. 

Cuttat-Galizka (N.). Recherches sur les proprits et la formation de 
la lymphe. VIII. Recherches sur rcoulement post-mortel de lymplie et sur la 
formai ion de la lymphe lors d'une pression capillaire diminue. L'auteur 
confirme tout d'abord le fait tabli par Bainbridge : aprs une injection 
intraveineuse post-mortelle d'une solution saline hypertonique, la pression 
veineuse s'lve beaucoup. Cependant, entre la grandeur de la lymphog- 
nse post-mortelle et la hauteur de la pression veineuse, il n'existe aucun 
rapport. Deux processus essentiels doivent tre distingus dans le mca- 
nisme de la scrtion lymphatique : le processus qui aboutit la formation de 
la lymphe, d'une part, et, d'autre part, les forces d'impulsion qui provoquent 
l'coulement de la lymphe forme. Parmi ces forces impulsives, il convien 
videmment de ranger la turgescence des tissus. La congestion veineuse qui 
peut apparatre aprs la mort, est l'indice vident d'une lvation de la tur- 
gescence des tissus. Les variations de cette turgescence, en plus ou en 
moins, conditionneront donc l'coulement de la lymphe. Si l'on saigne un 
animal au moment o la scrtion de la lymphe a t considrablement aug- 
mente par une injection saline, on peut abaisser la pression capillaire sans 
cependant diminuer l'coulement de la lymphe; cela tient ce que, dans ce 
cas, il ne s'agit pas de filtration de lymphe. L'analyse des phnomnes montre 
qu'il n'y a pas de rapport entre la hauteur de la pression capillaire et la 
lymphoynse : mais, par contre, il y a un rapport entre la pression capillaire 
et les forces qui dterminent Vcoulement de la lymphe pralablement forme. 
Parfois on peut observer une pression veineuse trs leve avec un coule- 
ment de lymphe trs faible; c'est encore l une preuve que, lorsque la forma- 
tion de la lymphe est diminue, il n'y a aucune augmentation de la scr- 
tion, malgr l'augmentation des forces propulsives. E. Terroine. 

Giglioli (S.). De la fmction probable des huiles essentielles et attires 
produits volatiles des plantes, comme cause du mouvement des sucs dans les 
tissus vivants. Dans l'tude de la question si complexe du mouvement de 
l'eau dans les plantes et, en gnral, dans les tissus des organismes vivants, 
on n'a pas jusqu'ici attach d'importance l'action des substances volatiles 



286 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

et en particulier celle des huiles essentielles si largement rpandues dans 
le rgne vgtal. 

Or, dans de nombreuses expriences varies, faites sur des plantes inf- 
rieures et suprieures, G. a pu observer que l'action constante, non seule- 
ment du chloroforme, du benzne, du tolune et de beaucoup d'autres pro- 
duits artificiels, mais encore d'un grand nombre d'huiles essentielles et de 
produits voisins, est d'augmenter dans les tissus la succosit , en faisant 
sortir l'eau des cellules et en faisant filtrer le suc vgtal travers des mem- 
branes qui ordinairement sont impermables ce suc. Dans tous les nom- 
breux cas observs par l'auteur les transsudations sont d'un suc limpide et 
non d'eau seule, puisqu'il contient des sucres dissous et d'autres substances, 
parmi lesquelles sont des enzymes. De sorte que, sous l'influence des huiles 
essentielles, non seulement la plante perd de l'eau, mais aussi des substances 
facilement hydrolysables, des enzymes capables d'hydrolyser et de dcom- 
poser des matriaux complexes, occasionnant ainsi de nouveaux inconv- 
nients de l'eau. 

De la levure de bire, comprime et sche, est expose l'action du 
chloroforme, ou de l'essence d'eucalyptus, ou de l'essence de camphre, etc.; 
en peu d'iieures, cette levure se ramollit et au bout de quelques jours, la 
succosit devient telle, qu'elle permet la filtration du suc travers le papier 
ou la porcelaine poreuse. Le sue limpide que l'on recueille ainsi contient la 
zimase, mthode nouvelle et fort pratique de rcolter cette substance. 

Un organe quelconque d'une plante suprieure expos au chloroforme ou 
aux huiles essentielles, lorsqu'il contient une quantit suffisante d'eau, aug- 
mente en succosit et finit, si l'action dure suffisamment longtemps, par 
laisser transsuder l'extrieur les sucs dj extravass de l'intrieur des 
tissus. 

L'auteur exprimenta l'action de 128 huiles essentielles et autres sub- 
stances volatiles ; toutes produisirent sur les feuilles du laurier-cerise le bru- 
nissement par formation d'acide cyanhydrique. 

Tous les rsultats. obtenus s'accordent dmontrer combien est prompte 
l'action de ces essences sur le mouvement de l'eau travers les cellules et 
les membranes, sur le transport des enzymes et des substances solubles; 
elles rveillent l'action des enzymes, grce auxquels le mouvement des sucs 
s'accentue et s'tend. Ncessairement ces actions doivent se manifester du- 
rant la vie normale des plantes, par exemple quand dans l'intrieur des 
tissus des conifres se produit abondamment l'essence de trbenthine et 
quand dans de si nombreuses plantes se forment d'autres essences, diff- 
rentes de nature et de constitution, mais toutes semblables dans leur capa- 
cit de pntrer profondment dans les tissus et d'exciter leur activit. Les 
glucosides, si frquents, se dcomposent en produisant des substances vola- 
tiles, excitatrices du mouvement des sucs. 

Les essences occasionnent donc une circulation toujours renouvele des 
sucs travers les tissus et activent ainsi des relations entre la plante et le 
milieu ambiant. 

La thorie mise par G. est certes trs sduisante et vient jeter beaucoup 
de lumire sur les phnomnes encore si obscurs de la circulation de l'eau 
et des sucs dans la plante. M. Boubier. 

Overton (J. B.). Etude sur la relation des cellules vivantes avec la trans- 
piration et le transport de la sve dans le Cyperus. L'auteur tablit que 
dans le Ci/pcrus une quantit d'eau suffisante pour maintenir les feuilles tur- 
gescentes pendant 3 18 jours, peut s'lever dans une tige haute de l 



Xn . PHYSIOLOGIE GExNERALE. 287 

60 centimtres, dont une portion de 5 30 centimtres de long a t tue par 
la chaleur. La diminution dans l'apport de l'eau est due en partie une ob- 
struction plus ou moins grande des vaisseaux par une substance rsineuse 
qui doit probablement son origine une dsorganisation du contenu des l- 
ments conducteurs cause par rchauffement des tiges. Des expriences 
dans lesquelles 5 10 centimtres de la tige sont tus par un traitement 
l'acide picrique, l'alcool, ou au sulfate de cuivre, durant 36 48 heures, 
montrent que des quantits suffisantes d'eau peuvent monter travers les 
portions empoisonnes pour pourvoir la transpiration pendant une priode 
relativement longue (90 jours), et permettre le dveloppement de nouvelles 
branches. P. Gurin. 

) Scrtion interne cl externe; excrtion. 

^jLombroso. Contribution la jihysiologie de l'intestin. I. Le suc ent- 
rique. La scrtion paralytique de l'intestin est due des stimulus scr- 
toires partant de fibres scrtrices contenues dans les nerfs msentriques en 
voie de dgnrescence, conscutivement la section de ces nerfs. Durant le 
jene la scrtion intestinale augmente et diminue rythmiquement. Le fac- 
teur principal de la scrtion intestinale est reprsent par l'action des 
substances, qui durant la digestion arrivent en contact avec les terminai- 
sons nerveuses parses dans la muqueuse intestinale. Les rflexes scr- 
toires sont locaux. J. Gautrelet. 

Bylina (A.). La scrtion pancratique normale est la synthse des 
influences nerveuse et humorale. L'auteur rappelle d'abord tous les tra- 
vaux dans lesquels on a essay de mettre en vidence le rle d'lments 
nerveux dans la scrtion pancratique, laquelle est, comme on sait, norma- 
lement provoque par l'arrive dans l'intestin grle du chyme acide, plus sim- 
plement par l'introduction d'acide dans le duodnum. Il est inutile d'in- 
sister sur tous les faits relatifs l'action des lments nerveux. Rappelons 
seulement l'essentiel. Aprs des recherches prolonges qui conamencent en 
1856 avec les premires expriences de Cl. Bernard et qui aboutissent en 
1902 aux travaux de Bavliss et Starling, on a bien montr que, par exci- 
tation artificielle du pneumogastrique, on peut obtenir de trs faibles scr- 
tions pancratiques mais on a surtout abouti au fait suivant : la section des 
vagues, l'extirpation de la moelle, la section du sympathique, l'extirpation 
des ganglions msentrique suprieur et cliaque, la destruction des nerfs 
msentriques dans l'anse intestinale exprimente cette anse n'tant plus 
relie que par des lments vasculaires rien de tout cela n'empche que 
le pancras prsente une scrtion normale, qui apparat au bout d'un mme 
temps de latence lorsqu'on introduit de l'acide dans l'anse ainsi prpare. 
Ce rsultat, suivi aussitt de la mise en vidence d'un mcanisme humoral 
par la dcouverte de la scrtine (Bayliss et Starling, 1902), ruinait le labo- 
rieux chafaudage d'expriences difi par l'cole de Pavlov en vue de mon- 
trer que la scrtion pancratique, comme toutes les scrtions, relevait d'un 
rflexe nerveux. 

Peu peu, tout en admettant non sans difficult l'existence du mcanisme 
humoral, le rle physiologique de la scrtine, les physiologistes russes 
rintroduisent la ncessit de l'lment nerveux, et c'est ainsi que le prsent 
mmoire s'intitule : La scrtion pancratique normale est la synthse des 
influences nerveuses et humorales. L'influence humorale n'tant plus 
dmontrer, B. tente donc de mettre en vidence l'existence obligatoire 



^88 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

d'une action nerveuse. Examinons quels arguments exprimentaux il ap- 
porte. 

L' On sait que sur l'animal soumis une exprience extemporane l'injec- 
tion d'acide dans l'intestin provoque une scrtion abondante, qui n'est en 
rien modifie par l'injection d'atropine. B. reprend des expriences ana- 
logues, mais sur un animal fistule permanente. On introduit donc dans l'es- 
tomac pralablement lav d'un chien une certaine quantit d'acide chlor- 
hydrique 0,1 % et on constate dans ce cas un coulement rgulier de 
suc pancratique ; ainsi on trouvera par priodes de 15 minutes : 5 cm* 3; 5,8 ; 
5,9 ; 5,3. Puis, dans une autre exprience, aprs l'tablissementde la scrtion, 
on injecte gr. 005 d'atropine ; on constate toujours une dnninution impor- 
tante de la scrtion. Ainsi, dans un cas, on observe un coulement de 4,5 
et 3,5 avant, de 2,1 et 2,2 aprs l'injection; dans un autre cas, un coulement 
de 6,9 et 0,2 avant, de 3,3 et 3,6 aprs. Il y a donc autre chose qu'une action 
humorale. Notons cependant que B. lui-mme accepte que l'absorption 
diminue ou suspend mme le pristaltisme intestinal et par l entrave l'ab- 
sorption de l'acide. 

2' En mme temps qu'on observe par l'atropine la diminution de la scr- 
tion, on constate une diminution de la teneur en azote du suc pancratique. 
Ainsi, toujours sous l'influence de l'acide, la teneur en azote varie de 0,17024 
avant 0.11576 aprs l'atropine, tandis que le pouvoir protolytique dter- 
min par la mthode de Mett passe de 2,3 1,9; dans un second cas, la teneur 
en azote passe de 0,1568 0,07616 et le pouvoir protolytique passe de 
2,5 1,6. Ainsi l'atropine suspend donc une action nerveuse et par l diminue 
quantitativement les proprits du suc pancratique. 

3" Des expriences faites dans les mmes conditions, mais dans lesquelles 
on })rend comme excitants de la scrtion pancratique des graisses et des 
savons ( notons que des expriences antrieures et postrieures montrent que 
les graisses neutres ne sont pas des excitants de la scrtion, qu'elles ne 
le sont qu'autant qu'elles contiennent des acides soit par impuret, soit par 
dbut de saponification et que les savons ne sont pas non plus des excitants), 
montrent sensiblement les mmes faits que dans le cas de l'acide. L'atropine 
diminue la scrtion, mais surtout appauvrit le suc. B. croit donc lgitime 
d'en conclure l'existence d'une action nerveuse. Et cela bien qu'il admette 
lui-mme que l'atropine modifie l'absorption intestinale. Avant de penser 
une action nerveuse, il aurait donc fallu montrer que la scrtine s'absorbe 
exactement comme avant l'action de l'atropine; c'tait la premire hypo- 
thse qui se prsentait et l'auteur a conclu une action nerveuse sans 
tenter de l'carter. E. Terroine. 

r) Lombroso (Ugo). Sur le dterminisme de la scrtion du pancras. 
B/lexe on IIor))ione? On peut dire que les physiologistes qui se sont 
occups de la fonction du pancras sont diviss en deux camps. Les uns 
admettent, depuis Cl. Bernard et Heiuenhain, l'influence rgulatrice du 
systme nerveux sur la scrtion pancratique. Cette influence s'exercerait 
par l'intermdiaire du pneumogastrique, des splanchniques et du plexus 
solaire. D'autres, depuis les travaux de Bavliss et Starling du commen- 
cement de ce sicle, nient le rle du systme nerveux dans l'activit du pan- 
cras qui serait de nature purement humorale. D'aprs cette thorie la 
scrtion se produirait dans le pancras grce l'activit chimique de la 
cellule glandulaire, veille par des substances sanguines toujours pr- 
sentes, mais utilisables seulement sous l'influence des corps spcifiques 
(hormones) labors au moment du travail digestif. Dans ces conditions la 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 289 

glande pancratique peut scrter tant mme spare de tous ses nerfs 
et prive de l'apport des excitations nerveuses. 

L'auteur aprs une analyse critique, brve mais assez complte des tra- 
vaux anciens qui se rapportent cette question, donne un expos de ses 
recherches qui tiennent une place importante dans la physiologie du pan- 
cras. Il rejette compltement la thorie exclusivement humorale de Bayliss 
et Starling, et de ses adeptes. 11 la considre mme comme intenable au 
point de vue de ses expriences personnelles. 11 est impossible, dit-il, de se 
reprsenter la scrtion du pancras comme une corrlation humorale rci- 
proque dans le sens de Bayliss et Starling, d'aprs lesquels la scrtion 
produite par la muqueuse intestinale serait apte stimuler et rgulariser 
le fonctionnement des cellules pithliales de la glande sans aucune inter- 
vention du systme nerveux. Il rsulte des recherches personnelles de l'au- 
teur qu'au contraire les nerfs situs en dehors du pancras exercent une 
trs grande influence sur la scrtion pancratique, laquelle diminue nota- 
blement aprs l'isolement de l'organe de tous ses appareils nerveux. Le 
facteur humoral du dterminisme de la scrtion pancratique n'est pas 
compltement indpendant de toute influence nerveuse, mais il doit tre 
considr comme un simple coefficient qui influe sur l'activit rgulatrice 
du systme nerveux. C'est au moyen du travail du nerf que les substances 
spcifiques labores dans l'intestin peuvent devenir utilisables et dter- 
miner la scrtion de la glande. Quant la persistance de la scrtion pan- 
cratique aprs la sparation du pancras de tous ses nerfs situs en dehors 
de la glande, il faut admettre que les ganglions nerveux situs dans l'or- 
gane mme exercent galement une action stimulante et rgulatrice sur son 
activit et qu'ils subissent, eux-mmes, l'influence des modifications humo- 
rales du sang. M. Mendelssohn. 

Nicolle (M.) et Pozerski (E.). Sur le sort des composants du suc pan- 
cratique au cours de son activation. N. et P. distinguent dans le suc 
inactif : l" Une gangue albuminode qu'ils dsignent sous le nom de sub- 
stance fondamentale; 2 des enzymes vrais; 3 des enzymes bruts; 4 un 
poison brut. Lorsqu'on active le suc, voici ce que l'on remarque objective- 
ment : autodigestion (disparition progressive del substance fondamentale); 
disparition progressive de l'amylase et de la monobutyrinase ; transformation 
des protases brutes en enzymes vrais, puis disparition progressive de 
ceux-ci; transformation du poison brut en poison vrai (escharifiant), puis dis- 
parition progressive de celui-ci. Ph. Lasseur. 

Meyer (J. de). Observations sur les pancras d'animaux injects de 
srum antipancratique et sur les formes de transition acino-insulaires du 
pancras de chien. Les pancras de chiens injects au moyen de srum 
antipancratique ne sont pas rests indiffrents l'action des anticorps sp- 
cifiques contenus dans les srums. On peut constater des lsions des trois 
ordres de tissu pancratique : cellules acineuses, systme endocrine, tissu 
conjonctif. J. Gautrelet. 

Gould (L.K.) et Carlson (A. J.). Contribution l'tude des relations 
entre le pancras et les diastases du srum et de la lymphe. La ligature des 
conduits pancratiques ainsi que de tout le tissu pancratique situ le long 
du duodnum chez le chien provoque une grande augmentation du pouvoir 
diastasique de ce srum sanguin, dans les 24 heures. Ce fait est d proba- 
blement l'absorption de l'amylopsine glandulaire; on constate deux ou trois 

l'anne biologique, XVI. 1911. 19 



290 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

fois de suite cette hausse dans le taux diastasique du sang. Une atrophie 
considrable du pancras n'est pas suivie d'une baisse parallle du pouvoir 
diastasique du srum. L'extirpation du pancras entrane celle-ci gnrale- 
ment de faon rapide. Les exsudats sreux riches en leucocytes ont un 
pouvoir diastasique infrieur celui du srum du mme animal. Ce n'est 
donc pas dans le pancras ou les leucocytes qu'il faut chercher le lieu de 
production le plus important des diastases sanguines. J. Gautrelet. 

b) Morel (L.). L'acido&e parathyro prive. La suppression des parathy- 
rodes a pour consquence, en outre de la ttanie qui n'est qu'un piphno- 
mne inconstant, l'acidose; celle-ci est caractrise surtout par l'limination 
urinaire excessive de l'azote, des sels minraux et d'acides diactique et 
lactique; par l'augmentation de la concentration de l'ammoniaque dans le 
sang; par la diminution du pouvoir d'utilisation de la dextrose. L'intoxication 
carbamique qui accompagne l'acidose traduit comme elle la dchance des 
fonctions antitoxi(|ues du foie, parallle la suppression des parathyrodes. 
J. Gautrelet. 

Simpson (S.) et Hunter (A.). Sur la relation possible de vicariance 
entre la piiuitaire et les glandes thyrodes. Si l'on pratique la thyrodec- 
tomie chez des agneaux de 7 8 mois et sur des moutons adultes, on ne 
constate jamais, mme 5 ou G mois aprs l'opration, la prsence d'iode dans 
lapituitaire. La comparaison avec des animaux de mme ge normaux montre 
une augmentation du volume de la pituitaire chez les sujets thyrodectomiss, 
cet accroissement est de 15 % chez les agneaux, de 20 % chez le mouton, en 
5 6 mois. E. Terroine. 

Halpenny (J.) et Gunn (J. A.). Sur Vexlirpalion de la glande thyrode 
chez les singes. Horsley, qui parat avoir t le premier pratiquer la 
thyrodectomie chez le singe, constate que les rsultats sont sensiblement 
identiques ceux observs chez le chien; en particulier, il constate l'appari- 
tion du myxdme, fait ultrieurement constat nouveau par Murray et 
Edmunds. Cependant Munk, Kism, Vincent et Jolly affirment n'avoir pu 
provoquer l'apparition des symptmes caractristiques du myxdme. Les 
auteurs font donc de nouvelles tentatives, qui portent sur 8 singes [Macacus 
rhsus). Voici les rsultats : 

Singe L Meurt au 6^ jour sans autre symptme que de lgres contrac- 
tions et de l'abattement. 

Singe 2. Bouffissure de la face au IV^ jour ; pas de ttanie. Meurt le 
17jour. 

Singe 3. Ttanie le 3'-' jour. Meurt trs amaigri le 17'= jour. 

Singe 4. Ttanie typique le 1^ jour. Meurt trs amaigri le 18^ jour. 

Singe 5. Symptmes nerveux typiques le 13jour. Puis tat normal jusqu'au 
60" jour. Apparition de parsie. Le 71'- jour l'animal est dans le coma ; 
on lui administre de l'extrait thyro'dien. La ttanie apparat et l'animal 
meurt aprs quelques heures. 

Singe 6. Aucun symptme avant le 71 jour. A ce moment, perte d'ap- 
ptit, affaiblissement progressif. Meurt le 82 jour sans aucun symptme 
caractristique. 

Singe 7. Bien jusqu'au 5*= jour. A ce moment, lgers phnomnes ner- 
veux. Faiblesse modre jusqu'au 36'' jour, pendant lequel il y a une atta- 
que de ttanie. On donne une petite dose de thyrode. L'animal meurt le len- 
demain 



XIV. PHYSIOLOGIE GEiNERALE. 291 

Singe 8. Mme chose que le prcdent jusqu'au 36^ jour. Parat en assez 
bon tat. On lui administre des doses assez leves de thyrode. La ttanie 
apparat; il meurt le 40*^ jour. 

On voit que, dans un seul cas, il y a eu bouffissure de la face. L'examen 
montre qu'il y a eu plutt dme vritable qu'dme solide caractristique 
du myxdme. E. Terroine. 

Mackenzie (K.). Recherche exprimentale sur le mcanisme de la scr- 
tion lacte, avec considration spciale sur raction des extraits animaux. 
On sait combien, malgr des recherches nombreuses et tendues, nous 
sommes peu renseigns sur le mcanisme de la scrtion lacte. Goltz et 
EwALD constatent un dveloppement normal de la glande mammaire et une 
scrtion lacte normale chez une chienne laquelle ils avaient enlev la 
moelle lombaire. Routh observe chez une femme dont la moelle tait dtruite 
une parturition suivie d'une lactation normale. Eckhard montre qu'aprs 
section, chez une chvre, de tous les nerfs se rendant la mamelle, la 
scrtion lacte n'est en rien modifie ; par contre, pour Rohrig l'excitation 
des nerfs mammaires diminue la scrtion, la section l'augmente. Mironovv 
constate galement que l'excitation dtermine une diminution de scrtion, 
mais que la section provoque aussi une diminution aprs quelques jours. 
Ribbert tablit d'une manire trs lgante la non-intervention du systme 
nerveux ; chez le cobaye, on transplante la glande mammaire dans l'oreille 
et l'on constate un accroissement normal de la glande pendant la gestation, 
et la lactation normale commence aussitt aprs la dlivrance. 

Dans des recherches plus rcentes, Lane-Claypon et Starling tablissent 
que la croissance de la glande mammaire est sous la dpendance du passage 
dans le sang d'une hormone spcifique provenant des tissus ftaux; c'est l 
un fait que confirmrent les recherches ultrieures de FoA, Biedl et K- 
NiGSTEiN. Quant la lactation, elle se produirait par suite de la suppression 
du passage dans le sang de cette hormone. De nombreuses objections furent 
leves contre la doctrine des hormones applique la scrtion lacte, 
objections fondes principalement sur les faits suivants : apparition de la 
scrtion lacte chez des mles, des femelles vierges, des femmes aprs la 
mnopause. La question est reprise sur des animaux en parabiose. Lombroso 
et BoLAFFio accolant un rat femelle vierge une femelle pleine ne trouve 
aucun dveloppement de la glande mammaire chez la premire, fait confirm 
par MoRPURGO. Mais on peut opposer cela le cas extrmement intres- 
sant des pygopages Rosa-Josepha Blazek : elles ont en commun l'anus et la 
vulve, mais ont deux utrus et deux vagins. Or, une des deux fut enceinte et 
toutes deux prsentrent une scrtion lacte. On essaya alors de pousser 
plus loin l'analyse du phnomne et de rechercher si certains extraits d'or- 
ganes ne possdaient pas un pouvoir galactagogue. Bouchacourt en con- 
state un pour le placenta vierge, Basch, Lederer et Przibram pour le mme 
tissu inject, Frenkel (contredit par Ferroni) pour le corps jaune. Enfin 
Ott et Scott apportent l'affirmation formelle d'une action galactagogue ra- 
pide et puissante du lobe postrieur de la pituitaire. C'est ce moment que 
l'auteur entreprend ses recherches. 

Le travail est poursuivi sur des chattes en lactation. Elles sont anesth- 
sies par le chloroforme et le chloral. Les gouttes de scrtion qui s'cou- 
lent sont inscrites l'aide d'un signal lectro-magntique. Les extraits tudis 
sont injects dans les veines. 

On observe ainsi les faits suivants : Le corps pituitaire, le corps jaune, la 
glande pinale, l'utrus et la glande mammaire en lactation sont nettement 



292 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

galactagogues. Le plus puissant des tissus est l'extrait du lobe postrieur de 
l'hypophyse ; l'organe peut d'ailleurs provenir d'un oiseau aussi bien que d'un 
mammifre. D'autre part, les extraits de ftus et de placenta exercent une 
influence inhibitoire marque sur la scrtion lacte. La pilocarpine et l'atro- 
pine n'ont aucune action sur cette scrtion ; comme ces poisons agissent sur 
les autres glandes par l'intermdiaire d'agents nerveux, c'est l un nouvel 
argument en faveur de la non-intervention du systme nerveux dans la 
scrtion lacte. E. Terroine. 

Blunck (Hans). La nature et le so?-t de la scrtion lacte du pro- 
thorax du Dijtiscus inarginalis. Description anatomique, histologique et 
chimique de la scrtion lactescente du prothorax du Dytique. Inject aux 
vertbrs infrieurs, ce liquide produit une paralysie du systme nerveux 
rappelant la narcose par le chloroforme. C'est une scrtion protectrice 
contre des ennemis de force suprieure. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Monier (Marcel). Recherches exprimentales sur le sort dans le lait 
des corps gras ingrs par les vaches laitires. M. a constat que chez des 
vaches nourries plusieurs mois avec des tourteaux de lin et de coco o le 
beurre de coco ou l'huile de lin taient faciles dceler par les moyens 
appropris, les substances grasses du lait ne prsentent aucun des carac- 
tres pathognomoniques des substances grasses de l'alimentation. Ces der- 
nires peuvent tre l'origine de celles du lait, mais elles ont subi dans 
l'organisme de l'animal une transformation suffisante pour n'tre plus re- 
connaissables. Il en rsulte que, contrairement c l'opinion de certains nour- 
risseurs, la prsence d'huile de lin et de beurre de coco et autres similaires 
dcelables dans le lait doit provenir d'une addition frauduleuse. Y. De- 
LAUE et M. Goldsmith. 

Bouin (P.) et Ancel (P.). Glande mammaire et corps Jaune. On s'est 
pos depuis longtemps la question de savoir quelle est la cause immdiate 
de la scrtion lacte aprs la parturition. On a invoqu d'abord une in- 
fluence nerveuse des organes sexuels sur les glandes mammaires, mais la 
section de tous les nerfs de la mamelle n'empche pas la raction de se 
produire. On s'est adress alors des liormones faisant partie des produits 
de scrtion interne des divers organes (ovaire, utrus, placenta) et aussi du 
ftus. Les expriences ont fourni des rsultats incertains ou contradictoires. 
Les injections d'ovaire, de placenta et d'utrus ne produisaient rien; celles 
de ftus se montraient quelque peu actives. Par contre, les soudures de la- 
pins femelles, vierges et en gestation, se sont montres inefficaces. B. et 
A. objectent, en outre, que les hormones vraiment prsents dans les produits 
injects ont pu tre dtruits par les manipulations. Pour rsoudre la ques- 
tion, ils distinguent dans l'volution mammaire trois phases : l'une o la 
glande commence se dvelopper; elle se produit sous l'influence du rut; 
l'autre o les canaux galactophores achvent leur dveloppement sous l'in- 
fluence de la gestation; la troisime o la scrtion s'tablit par l'effet de la 
parturition. Ils pensent que ces effets peuvent tre sous la dpendance d'hor- 
mones diffrents. C'est au second phnomne qu'ils s'attachent particuli- 
rement et dmontrent qu'il est sous l'influence du corps jaune. Pour sparer 
les effets du corps jaune et de la gestation, ils s'adressent au lapin, chez le- 
quel il ne se forme de corps jaunes qu' la suite de la copulation. Ils dter- 
minent ainsi l'apparition de corps jaune une date fixe et suppriment la 
gestation par la ligature des canaux dfrents chez les mles utiliss. Dans 



Xrv. PHYSIOLOGIE GENERALE. 293 

ces conditions, on voit se produire l'accroissement de la glande, sans scr- 
tion lacte. L'involution ultrioure de la glande concide avec la dgnres- 
cence du corps jaune. En piquant des follicules de Graaf mrs chez des fe- 
melles vierges, ils dterminent la formation de corps jaunes avec les mmes 
effets que ci-dessus. Ils concluent naturellement que le corps jaune est, par 
quelque hormone contenu dans la scrtion interne, la cause efficiente du 
dveloppement mammaire, la cause de la lactation devant tre cherche 
ailleurs, peut-tre dans une glande qu'ils ont dcouverte dans le muscle 
utrin de la lapine en gestation et qu'ils ont appele mi/omplriah'. Chez les 
animaux ayant une ovulation priodique, non lie ncessairement la copu- 
lation, et en particulier chez la femme, les corps jaunes dits priodiques des 
priodes menstruelles ou de rut expliquent la congestion des glandes mam- 
maires que l'on observe ce moment, ainsi que le dveloppement gnral 
de la glande au moment de la pubert. Si le dveloppement de la mamelle 
est beaucoup plus considrable pendant la gestation, c'est parce que les corps 
jaunes gestatifs sont plus volumineux et de plus longue dure que les prio- 
diques. 

[Pour complter ce trs intressant travail, des injections d'extrait de 
corps jaunes des femelles vierges eussent t dsirables]. Yves Delage 

et M. GOLDSMITH. 

Popoff (Nicolas). Le tissu interstitiel et les corps jaunes de l'ovaire. 
P. fit ses observations chez la Taupe, la Chienne et la Belette. 11 est tabli 
depuis longtemps que chaque ovaire, chez la Taupe, est subdivis en un 
lobe interne renfermant les follicules et les ovules, et un lobe externe pr- 
sentant des vsicules closes revtues d'pithlium et un abondant tissu de 
remplissage. A l'poque de la gestation, ce lobe externe est beaucoup plus 
volumineux qu' toute autre poque. Il constitue une glamle inlcrslitielle 
qui revt dj ce caractre ds l'poque embryonnaire, tandis que les cel- 
lules interstitielles que l'on trouve aussi dans le lobe interne rsultent d'un 
remaniement des faux corps jaunes qui s'y dveloppent pralablement. Chez 
la Chienne, les cellules interstitielles se diffrencient aux dpens du stroma 
conjonctif; chez la Belette et dans le lobe interne de l'ovaire de la Taupe, 
elles drivent de la thque interne. A. Lcaillon. 

a) Ancel (P.) et Bouin (P.). Sur l'existence d'une glande myomtriale 
endocrine chez la Lapine gestanle. Poursuivant leurs trs intressantes 
recherches sur les organes gnitaux dans leur priode fonctionnelle, les 
auteurs montrent dans ce travail l'existence d'une glande interstitielle de 
l'utrus qu'ils appellent myomtriale et qui consiste en grosses colonnes de 
cellules glandulaires suivant le trajet des capillaires et des sinus qui ram- 
nent la mre le sang du placenta. C'est une glande endocrine diffuse qui 
se forme vers le 15" jour de la gestation, dure pendant toute la seconde 
moiti de la grossesse et dgnre vers la fin de celle-ci. Elle se forme aux 
dpens du tissu conjonctif qui spare les faisceaux musculaires, dans les 
couches d'abord internes, puis moyennes de l'utrus, au niveau de tous les 
placenta, formant des amas considrables qui vont jusqu' quintupler l'pais- 
seur de l'utrus en ces points. A la fin de la grossesse, quelques-unes de ces 
cellules dgnrent et disparaissent, mais le plus grand nombre repassent 
l'tat de cellules conjonctives normales. Ces cellules ne doivent pas tre 
confondues avec les cellules glycogne places dans le placenta lui-mme 
et qui avaient t vues antrieurement par les autres auteurs. A. et B. 
n'ont pas encore fait d'expriences physiologiques, mais rapprochant la 



294 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

priode d'existence de la glande myomtriale de la seconde phase de dve- 
loppement de la glande mammaire qu'ils ont appele phase glandulaire 
gravidique pour la distinguer de la l""*^ phase, dite de dveloppement 
gravidique , ils suggrent l'ide intressante que la glande endocrine du 
corps jaune conditionne par sa scrtion interne la premire phase de la 
glande mammaire, qui lui es contemporaine, tandis que la glande myom- 
triale conditionne la 2 phase de la glande mammaire qui concide aussi avec 
elle dans le temps. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Moreaux (Ren). Sur l'existence des phnomnes scrtoires dans 
Vpithlium de la trompe utrine chez les mammifres. Les cellules de cet 
pithlium passent par une phase glandulaire commenant avec le rut, 
prenant fin avec Tinvolution des corps jaunes et servant fournir aux ufs 
une paisse enveloppe muqueuse. Y. Delage et M. Goldsmith. 

ij) Loeb (Lo). Influence d'excitations combines sur la croissance des 
transplantats utrins chez le cobaye. L. a montr antrieurement (1908- 
1909-1010) que certains lments de la muqueuse utrine du lapin et du co- 
baye peuvent entrer en trs intense prolifration sous l'influence de deux 
agents : une substance sensibilisatrice (terme emprunt la srologie) 
qui prpare la raction, et une excitation mcanique, qui la dclanche. On 
peut ds lors admettre l'existence d'i excitants combins , c'est--dire pro- 
duisant la fois l'action chimique (sensibilisatrice) et l'action mcanique. 
C'est leur tude que L. se propose dans ce travail. 

L'exprience-type est la suivante : un morceau d'utrus pris un cobaye 
six sept jours aprs l'ovulation, et transplant dans le tissu cellulaire sous- 
cutan du mme animal, forme au bout de quelques jours, aux dpens de 
son derme, un organe ayant une analogie complte avec le placenta ma- 
ternel. 

La scrtion du corps jaune, conscutive l'ovulation, a sensibilis l'utrus, 
l'action extrieure produite par le changement de milieu a amen la proli- 
fration du morceau transplant. Mais il ne se forme pas de placentome si 
l'utrus n'est pas sensibilis, ou s'il ne l'est plus : si on le transplante avant 
ou aprs que l'action du corps jaune se soit fait sentir, si on enlve les ovaires 
ou si on dtruit les corps jaunes, etc. Ces expriences sont encore instructives 
parce qu'elles dmontrent que l'action du corps jaune sur la muqueuse ut- 
rine (bien connue d'ailleurs grce de nombreux travaux : Fraenkel, Bouin 
et Ancel, Weymeersgh, etc.), est spcifique et s'exerce par l'intermdiaire 
du sang et sans l'intervention du systme nerveux. 

Inversement, un fragment d'utrus sensibilis ne forme pas de placen- 
tome si on le transplante sous la peau d'un cobaye mle ou d'une femelle 
chtre; il en forme un si la femelle dans laquelle on l'introduit est, elle 
aussi, sensibilise, c'est--dire sous Tinfluence de la scrtion d'un corps 
jaune. Sensibilisation et irritation sont donc indispensables la raction et 
comme toutes deux sont susceptibles d'agir des degrs divers, on peut pr- 
voir que l'on arrivera dans ce domaine des mesures prcises, permettant 
une analyse complte du phnomne. A. Braciiet. 

//) Loeb (Leoj. Sicr l action des excitations extrieures dans la formation 
du placentome. Dans ses travaux antrieurs (v. Ann. biol.). L. a montr 
que l'utrus sensibilis (c'est--dire, d'aprs des recherches d'autres auteurs, 
plac sous l'influence de la scrtion du corps jaune) ragit des excitants 
extrieurs par une prolifration intense de la muqueuse, aboutissant la for- 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 295 

mation d'un placentome. Celui-ci est quelquefois plus volumineux que le 
placenta normal. On obtient facilement ces placentomes en incisant la paroi 
utrine un certain temps aprs le cot, chez le cobaye, par exemple. L. ob- 
serve, dans ce travail, que l'incision amne, par suite de la rtraction mus- 
culaire, une hernie de la muqueuse et son version vers le dehors. Or, c'est 
l le vritable agent de la formation d'un placentome, et nullement l'incision 
elle-mme. II faut, pour que celui-ci se forme, un changement dans les con- 
ditions normales de la surface interne de la muqueuse. On peut supposer, ds 
lors, que l'intro.duction d'un corps tranger dans la cavit utrine amnera 
une excitation et une raction analogues. 11 en est rellement ainsi : l'injec- 
tion de paraffine dans un utrus sensibilis depuis 7 jours, provoque la 
formation d'un placentome. On russitmieux encore en introduisant de petits 
tubes de verre d'un diamtre de 1/2 1 mm. et, d'une faon gnrale, des 
corps trangers quelconques. A leur contact, comme au contact de l'uf, 
l'pithlium disparat ou du moins disparat plus ou moins ! et le derme 
subit des modifications analogues celles qui caractrisejit la placentation. 

Un fait intressant est que, si l'on introduit le corps tranger 2 3 jours 
aprs l'ovulation, c'est--dire un moment o la sensibilisation de la mu- 
queuse n'existe pas encore, et si on le laisse en place plusieurs jours, il ne se 
forme pas de placentome. Il faut donc que l'irritation commence au moment 
voulu pour tre efficace ; elle ne l'est pas si elle intervient trop tt ou trop 
tard. 

De ces faits L. conclut qu'il y a, en bien des points, analogie complte 
entre l'action de l'uf fcond sur la muqueuse utrine et celle des corps 
trangers que l'on y introduit au moment voulu. A. Braciiet. 

a) Loeb (Lo). Les changements cycliques dans l'ovaire du cochon 
d'Inde. (Analys avec les suivants.) 

l>) L influence du corps jaune sur la priodicit du cycle sexuel chez 

l'organisme femelle des Mammifres. 

c) L'hypotypie des modifications cycliques de l'ovaire des Mammi- 
fres et ses rapports avec la strilit. 

d) Recherches sur l'ovulation, avec remarques sur la signification de 

Ta glande interstitielle de l'ovaire. 

e) Dveloppement parthnogntique d'ufs dans l'ovaire des Mamm,i- 

fres et l'origine des tratomes et choriopithliomes ovariens. 

f) Changements cycliques dans l'ovaire des Mammifres. Dans les 

recherches antrieures, l'auteur a dmontr que la formation du placenta 
tait sous la dpendance non de l'action spcifique du ftus sur l'utrus, 
mais de deux facteurs, l'un interne, rsultant de la scrtion interne du 
corps jaune, l'autre externe, consistant dans l'action mcanique d'un corps 
tranger dans la cavit utrine. Ce dernier facteur n'est pas spcifique, 
l'action mcanique pouvant tre obtenue soit par l'introduction d'un tube 
de verre mousse dans l'utrus, soit par des traumatismes de la mu- 
queuse. Au cours de ses recherches actuelles sur le cochon d'Inde, l'auteur 
a fait des observations qui l'ont amen examiner l'action retardatrice du 
corps jaune sur le cycle de l'ovulation. Pour ces expriences, il faut avant 
tout pouvoir dterminer le moment prcis de l'ovulation prcdente. Or, 
celle-ci se produit dans des conditions varies, influences par la gestation, 



296 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

l'tat de rut et la longueur du temps coul. Mais il est une condition qui 
permet de rapporter l'ovulation un moment connu : c'est la copulation 
succdant la mise-bas. La copulation peut avoir lieu quelques heures aprs 
cette dernire et elle est suivie, au bout d'une dizaine d'heures, d'une 
ovulation nouvelle. Celle-ci dtermine l'apparition d'un certain nombre de 
corps jaunes, que l'on peut exciser chez les animaux en exprience, tandis 
qu'on les laisse en place chez les tmoins. Des coupes en sries, effectues 
des moments divers, permettent alors de suivre la maturation des ufs jus 
qu' l'ovulation nouvelle. Il faut, dans toutes ces expriences, soit en liant 
les trompes, soit en incisant largement l'utrus, empcher la gestation pour 
supprimer son action sur l'ovulation. Les expriences ont montr que, 
lorsque les corps jaunes restent en place, la nouvelle ovulation ne se produit 
qu'au bout d'une vingtaine de jours, tandis que, lorsque les corps jaunes ont 
t exciss, elle a lieu du IQ^ au 16 jour. Le fait que les oprs chez les- 
quels il est rest quelques fragments du corps jaune se comportent comme 
des tmoins non oprs montre que l'acclration de l'ovulation ne peut tre 
rapporte au traumatisme opratoire. Dans un petit nombre de cas excep- 
tionnels le rsultat gnral ci-dessus ne s'est pas produit. Lorsqu'on n'em- 
pche pas artificiellement la gestation, celle-ci se poursuit nanmoins nor- 
malement, quand les corps jaunes ont t exciss 5 7 jours aprs la copu- 
lation. Ce n'est pas la gestation qui inhibe l'ovulation, mais la prsence des 
corps jaunes en rapport avec la gestation, car si on excise ces derniers, l'o- 
vulation prcoce se rtablit malgr la gestation. Reste tudier si l'action 
inhibitrice s'exerce sur les derniers stades de la maturation ou sur la rup- 
ture du follicule. A cette dernire question L. donne une rponse : c'est la 
deuxime alternative qui se vrifie, car la maturation ne parat pas influen- 
ce, mais le follicule ne s'ouvre pas. Les ovules subissent le processus de 
maturation par fournes successives ; un certain nombre seulement de cha- 
que fourne subissent l'ovulation, tandis que chez les autres, moins avancs, 
le follicule ne se rompt pas (atrsie) et dgnre, avec pntration du tissu 
conjonctif dans leur intrieur. L. examine ensuite deux cas pathologi- 
ques. Sous l'influence de cautrisations au fer rouge, limites, bien que les 
parties non touches de l'ovaire paraissent intactes, tous les ovules restent 
atrsiques, sclrotiques et dgnrent, d'o il rsulte une certaine strilit 
temporaire. Il en est de mme en dehors de toute intervention opratoire 
chez certaines femelles qui ont subi la copulation comme malgr elles et 
sans avoir montr d'excitation sexuelle. Certains ovules atrsiques, au lieu 
de subir une volution simplement rgressive, montrent un commencement 
de dveloppement parthnogntique, pouvant aller jusqu' des forma- 
tions choriales, des syncytiums, des plasmodes, et mme un rudiment du 
tube nerveux. L'observation de ces cas permet d'liminer absolument 
l'intervention du spermatozode dans ce phnomne; de tels dbuts de par- 
thnogense ne sont pas exceptionnels et se rencontrent chez 1/10 environ 
des jeunes femelles. La comparaison de ces phnomnes avec certaines tu- 
meurs ovariques et testiculaires (tumeurs tratodes, choriopithliomes) au- 
torise attribuer ces dernires une origine semblable, contrairement la 
thorie de Bonnet et Marchand qui les attribuaient des cellules embryon- 
naires enclaves. 

En ce qui concerne la glande interstitielle de l'ovaire, L. fait remarquer 
que, chez le cochon d'Inde, il n'existe pas d'agglomration glandulaire, les 
cellules qui correspondent cette glande chez les animaux o elle existe 
(Lapin) tant de simples cellules conjonctives. Cette glande n'est donc pas 
ncessaire pour la formation du placenta. Y. Delage et M. Golus.mith. 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 297 

Trendelenburg (P.). Phi/sioloyie des capsules surrnales. I. In- 
fluence lie la pression sanguine sur la scrtion d'adrnaline. Les exp- 
riences portent sur le chat. On recueille le sang de la veine surrnale et 
l'on dtermine la teneur en adrnaline par deux preuves physiologiques : 
on mesure le dbit lorsque ce sang est ajout du liquide de Ringer perfu- 
sant le train postrieur d'une grenouille o l'on dtermine l'lvation de 
pression qu'il provoque chez le cobaye par injection intraveineuse. On 
cherche ensuite obtenir des modifications de mme ordre avec des solu- 
tions titres d'adrnaline. Les expriences faites dans ces conditions sur 
l'animal normal montrent que le dbit moyen de l'adrnaline par la veine 
surrnale chez le chat est de mmgr. 003 par minute. Si l'on provoque une 
chute de pression artrielle par une trs forte saigne, le dbit sanguin de 
la surrnale s'abaisse considrablement. Mais en mme temps la concentra- 
tion en adrnaline augmente d'une manire si importante que la quantit 
d'adrnaline dverse, pendant l'unit de temps, dans le torrent circulatoire, 
ne varie pas ou trs peu. L'organisme reoit donc toujours, mme pour une 
pression gnrale trs faible, sa quantit normale d'adrnaline. E. 
Terroine. 

Kahn (H.) et Starkenstein (E.). Sur la manire de se comporter du gly- 
cogne lors de t ablation des surrnales. On sait, d'aprs les recherches de 
Andr Mayer, Kahn, Landau etc., qu'aprs ablation des surrnales, la piqre 
du plancher du quatrime ventricule ne provoque plus la glycosurie. On 
s'est demand (Schwarz) si ce fait n'tait pas d une disparition du glyco- 
gne hpatique. 

Les auteurs pratiquent des extirpations sur les rats, les lapins et les chiens. 
Chez le rat, l'extirpation bilatrale des capsules surrnales provoque une 
diminution considrable du glycogne total du corps. Chez le lapin, l'extir- 
pation en deux temps de la surrnale peut permettre une survie prolonge; 
ils paraissent dans ce cas en bonne sant, ne prsentent aucun signe de fai- 
blesse musculaire ; ils possdent une teneur normale en glycogne et ne se 
distinguent uniquement des animaux normaux que par le fait que la piqre 
du quatrime ventricule ne produit pas chez eux la glycosurie habituelle. 
Chez le chien, comme Porges l'avait dj constat, on observe une diminu- 
tion du glycogne pendant la courte survie qui succde l'ablation des 
surrnales. Ce phnomne doit tre rapport beaucoup plus au traumatisme 
opratoire qu' l'action spcifique de l'extirpation. E. Terroine. 

Siegel (E.). De l'influence exerce par les sels et l" oxygne du sang sur 
l'action de V adrnaline. L'intensit de l'action de l'adrnaline est mesure 
par la raction physiologique d'Ehrmann (action mydriatique sur l'il de la 
grenouille). On tudie ainsi les solutions d'adrnaline normales, oxydes, 
additionnes d'lectrolytes. On constate ainsi que la suprarnine seule ou 
mlange au srum sanguin n'est pas dtruite par oxydation. Parmi les sels 
du srum CaCl2 et KCl n'ont qu'une trs faible influence par eux-mmes sur 
la pupille, ils n'exercent aucune action empchante vis--vis de l'adrnaline. 
Ces solutions physiologiques de NaCl agissent en rtrcissant la pupille (Le- 
wit), la solution 0,85 96 tant plus active que celle 0,48 %; mais la pu- 
pille reste sensible l'adrnaline. Le mlange salin qui reprsente la com- 
position saline du srum a la mme action que les solutions physiologiques 
de NaCl. E. Terroine. 

Robinson (R.). Sur les rapports des glandes surrnales avec l'tat de 



298 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

r/ravUlit et sur Veffcacil de l'emploi de l'adrnaline dans les vomissements 
incoercibles de la grossesse. R. confirme par deux nouveaux exempl.es 
dmonstratifs l'action curative de Fadrnaline sur les vomissements incoer- 
cibles de la grossesse. 11 propose pour l'explication de ces faits et des ph- 
nomnes connexes la thorie suivante. Les produits des surrnales et des 
glandes gnitales se neutralisent dans l'organisme l'tat normal, mais 
quand l'activit de l'un s'exagre ou devient dficiente, l'quilibre est rompu 
et il se manifeste des accidents que l'opothrapie peut conjurer. Un autre 
exemple est fourni par l'ostomalacie traite autrefois par l'extirpation des 
ovaires et qui se traite aujourd'hui par l'opothrapie surrnale. Dans la 
maladie d'Addison, o les glandes surrnales sont lses, les symptmes 
rappellent ceux de la grossesse. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Regnault (Jules . L'opothrapie surrnale dans les vomissements de la 
grossesse. Rle des scrtions internes dans la dtermination du sexe. R. 
rapporte deux cas d'influence de l'opothrapie surrnale sur les vomisse- 
ments de la grossesse ; dans un de ces cas, il constate la naissance d'une 
fille chez une femme atteinte d'insuffisance surrnale. Y. Delvge et 
M. Goldsmith. 

Kahn (R. H.). Glycosurie par piqre du quatrime ventricule et cap- 
sules surrnales. Si l'on pratique chez le lapin l'extirpation d'une surrnale, 
qu'on fasse ensuite la piqre du quatrime ventricule, puis qu'aprs l'tablis- 
sement de la glycosurie, on enlve la surrnale restante, on constate une 
transformation profonde de la partie mdullaire de cet organe. La chromo- 
philie est en grande partie disparue, les cellules sont pauvres en granules 
et riches en vacuoles, les plus petits capillaires sont extrmement dilats, 
la teneur en adrnaline a considrablement baiss. Par la section pralable 
du splanchnique, on s'oppose ces modifications de la surrnale suivant la 
piqre du quatrime ventricule. L'excitation rythmique d'un splanchnique 
provoque une glycosurie intense, mais cependant la portion mdullaire des 
surrnales n'est pas modifie. Dtail intressant noter : chez le lapin, la 
capsule droite est innerve la fois par les deux splanchniques, alors que 
la capsule gauche ne reoit son innervation que du splanchnique gauche. 

Tous ces faits permettent l'auteur de prsenter les conclusions suivantes : 
L'action de la piqre du quatrime ventricule repose sur une excitation 
centrale transmise par le splanchnique, qui provoque une scrtion surabon- 
dante d'adrnaline. La glycosurie par excitation directe du splanchnique 
est aussi une glycosurie adrnalinique. On peut supposer que, dans les con- 
ditions normales, la scrtion adrnalinique de la mdullaire surrnale est 
en rapport avec le mtabolisme hydrocarbon: cependant un tel processus 
n'est pas dmontr. E. Terroixe. 

Verson (E.j. Les cellules glandulaires ( scrtion interne) qu'on ren- 
contre dans les lacunes sanguines des Insectes. Ces cellules dont le rle 
par rapport la scrtion interne est dduit non d'expriences physiologi- 
ques, mais de leurs conditions anatomiques, sont d'origine msodermique et 
montrent la face interne de l'hypoderme msodermique des lames saillantes 
dans les sinus sanguins chez VOrchesella rufescens, dans les anneaux mro- 
et mtathoraciques et abdominaux. Elles dbutent chez la larve, se dvelop- 
pent cliez la pupe, en se multipliant par amitose, et rgressent chez l'imago. 
Y. Delage et M. Goldsmith. 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 299 

Skorikow (A. S.) et Redikorzew ("W. "W.). Sur une nouvelle glande 
chez l'Ecrevissc {Potamobiua astacus [L.]). Les auteurs ont fait la dcou- 
verte singulire d'un organe nouveau chez l'Ecrevisse {Polamobiiis astacus), 
ayant une fonction trs remarquable. Les jeunes rcemment clos sont fixs 
au corps de la mre non seulement l'aide de leurs pinces, mais par des 
filaments partant du bord de leur nageoire caudale. Ces filaments partent 
de petites glandes en tubes simples, placs au nombre de 7 de chaque ct, 
au voisinage des soies marginales. Ces glandes fournissent sans doute une 
scrtion collante qui s'tire et se solidifie au contact de l'eau. Ds la pre- 
mire mue, ces organes disparaissent. Y. Delage et M. Goldsmith. 

Tangl. Travail (les reins et action spcifique dijnamiqiie des aliments. 
Pour valuer le travail des reins, on dtermine chez des chiens curariss 
la valeur des changes respiratoires avant et aprs l'extirpation d'un rein et 
la ligature des vaisseaux rnaux. 

Aprs l'opration, les changes gazeux diminuent, l'absorption d'oxygne 
diminue plus que l'excrtion d'acide carbonique, d'o l'lvation du quotient 
respiratoire. Chez un chien de 6 kilogrammes les reins absorbent 4 '^"^ 4 
de 0^ par minute et dgagent 2 c^a 2 de CO2 ; 7,9 % de l'nergie totale pro- 
viennent du travail rnal. 

L'administration des protiques ou l'injection intraveineuse d'ure ou 
de chlorure de sodium augmentent les changes chez les animaux oprs, 
mais on ne peut pas rapporter cette augmentation une exagration du tra- 
vail du rein. E. Tep.roine. 

a) Voltz ("W.) et Baudrexel (A.). Sur les quantits d'alcool excrtes 
par l'orf/anisme animal dans dilfrentes conditions. I. Les auteurs, dans 
un travail extrmement tendu, recherchent chez le chien et chez l'homme 
le mcanisme de l'excrtion d'alcool, par l'urine et par la respiration, aprs 
ingestion en quantits varies, sous diffrentes formes, etc. L'alcool excrt 
est dos d'aprs le procd de Nicloux. Voici les faits essentiels : 

I. Influence de quantits diffrentes d'alcool absorbes mme concentra- 
tion (9,84 0/^) sur l'excrtion alcoolique d'un chien non habitu l'alcool. 
Aprs absorption en une seule dose d'alcool raison de 3 cm-' par kilogr. 
d'animal, 10 12 % de l'alcool ingr sont excrts, la moiti par la respi- 
ration, la moiti par le rein. 

Aprs absorption d'une dose de 0,75 1,15 cm^ par kilogr. et par jour, 2,6 
4,3 % sont rejets; c'est--dire 1/4 1/3 de ce qui est excrt dans le cas 
d'une dose trois fois plus leve. Le rapport des quantits excrtes par le 
rein et par le poumon varie grandement avec la raction de l'animal. Si les 
animaux sont trs affects par l'ingestion et s'ils ont une respiration in- 
tense, la quantit d'alcool rejete par le poumon augmente; les chiens qui, 
pour des doses gales d'alcool, ragissent moins prsentent une excrtion 
plus leve par le rein, plus faible par le poumon. 

II. Influence de l'accoutumance sur les quantits d'alcool excrtes par le 
chien. Aprs une ingestion en une seule fois d'une dose reprsentant 
3 cm''' par kilogr. et par jour en solution 9,84 9^;, un chien rejette 10 12 % 
de l'alcool ingr. Au bout de 10 12 jours du mme rgime, l'alcool 
excrt s'abaisse k 8,3 % ; c'est--dire environ 30 % en moins que la quan- 
tit initiale. On ne peut pas, par une exprience plus prolonge, abaisser 
ce niveau. Au dbut l'alcool apparat en proportions gales dans l'urine et 
dans l'vacuation respiratoire; par la suite, l'excrtion respiratoire diminue 
rgulirement, de telle manire que deux tiers sont excrts par l'urine et 



300 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

un tiers par la respiration. En fait, la diminution de l'excrtion totale tant 
de 30 %, on constate que l'excrtion urinaire reste constante, alors que 
l'excrtion respiratoire diminue de moiti." 

Aprs ingestion des mmes quantits d'alcool, mais concentration leve 
(50 %) des animaux accoutums absorber l'alcool la dilution de 9,84 %, 
on observe une diminution plus importante de la quantit d'alcool excrte, 
qui atteint la moiti de l'excrtion initiale. 

Aprs ingestion de 0,7 1,15 cm"* par kilogr. et par jour en une seule dose 
et la concentration de 9,84 %, l'excrtion atteint en chiffres ronds 4 %. 
Sous l'influence de l'habitude, cette quantit s'abaisse graduellement; elle 
atteint au bout de trois semaines sa limite infrieure, qui reprsente envi- 
ron 1/6 de la quantit initialement excrte. Dans des expriences plus 
prolonges, la quantit excrte se maintient alors constante. L'utilisation, 
dans ces conditions, de l'alcool par l'organisme animal est extrmement 
leve, elle dpasse en effet 99 %. Cette utilisation plus leve de l'alcool 
par l'organisme habitu s'explique par une diminution de la diurse et une 
respiration un peu moins intense. L'alcool sjourne ainsi plus longtemps 
dans l'organisme habitu, reste ainsi plus longtemps dans les tissus et se 
trouve par consquent oxyd en plus grande proportion. 11 ne semble pas 
qu'au cours de l'accoutumance lalcooloxydase des tissus augmente. 

III. Influence sur l'excrtion d'alcool des quantits de liquides ingrs 
siuniltayiment avec l'alcool. L'excrtion alcoolique qui s'est abaisse au 
cours de l'accoutumance lors de l'ingestion quotidienne de 3 cm^ par kilogr., 
se relve considrablement la suite de la diurse que provoque l'ingestion 
simultane de grandes quantits de liquides. 

Aprs l'ingestion de cette mme quantit (3 cm^ par jour et par kilogr.) 
sous forme concentre (50 %), c'est--dire reprsentant un volume 5 fois plus 
petit que sous la forme prcdente (9,84 %), l'excrtion n'est que de 4 %, 
c'est--dire moiti de celle observe chez l'organisme accoutum l'inges- 
tion de l'alcool 9,84 %. Cette valeur diminue d'ailleurs pour atteindre 
2,7 %. Par la suite, la diurse est ralentie et l'alcool est rejet en quan- 
tit plus abondante le double environ par le poumon que par le 
rein. 

l'y. Marche de l'excrtion alcoolique. Aprs ingestion de 3,3 4,5 cm^ 
d'alcool par kilogr. chez le cliien, l'excrtion respiratoire atteint son maxi- 
mum dans la 3'= heure. Pendant la 2<^ et la 4* heure l'excrtion reprsente 
un tiers de la valeur maximale; pendant la P" heure, elle est de 2/3 plus 
faible que l'excrtion maximale. Pendant la 5 heure, il y a encore 20 % 
d'alcool rejet par la respiration de plus que pendant la premire heure. 

Entre 1 h. 1/2 et 2 heures aprs l'ingestion d'alcool ^3 cm^^ par kilogr. en 
solution 9,84 %), plus de la moiti de l'alcool excrt par le rein se trouve 
dans l'urine. 

V. Excrtion clicz l'homme. Chez l'homme, aprs ingestion en une fois 
de 0,8 1 cm-' d'alcool par kilogr., on a trouv les valeurs d'excrtion sui- 
vantes : 0,23 %, 0,24 % chez deux sujets diffrents, et 0,26 9e, 1,14 % dans 
deux expriences sur' un mme sujet. E. Terroine. 

c) Voltz CW.) et Baudrexel (A.). Sur les quantits d'alcool excrtes 
par l'organisme animal dans diffrentes conditions. H. Les auteurs passent 
maintenant l'tude de l'influence qu'exerce le travail musculaire sur le 
rejet de l'alcool ingr. Les expriences sont poursuivies sur un chien de 
10 11 kilogr. et recevant une dose d'alcool en solution 9,73 % reprsen- 
tant 1 cnr' 7 1 cm^ par kilogr. d'animal. 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 301 

A la suite d'une course de 8 km. 429 en 1 h. 1/2 sur chemin horizontal, la 
frquence respiratoire s'est assez fortement leve; il en rsulte que, dans 
ces conditions, la quantit d'alcool excrte est de 2.(36 fois plus leve 
qu'au repos. L'cart porte videmment sur l'alcool rejet par le poumon; il 
est de 0,02 fois plus grand que dans une priode correspondante de repos. 

Si l'on passe un travail plus intense course de 21 km. 3*J en 3 heures 
comportant 2 heures de marche et 12 pauses de 5 minutes la frquence 
respiratoire est encore plus leve que prcdemment; dans ce cas, la 
quantit d'alcool excrte atteint 3,37 fois la quantit rejete pendant une 
priode correspondante de repos. 

L'influence qu'exerce indirectement, par suite de l'augmentation de la 
frquence respiratoire, le travail musculaire sur l'excrtion de l'alcool 
ingr se fait sentir non seulement lorsque le travail est excut immdia- 
tement aprs l'ingestion, mais encore lorsqu'il s'est coul de 3 6 heures 
entre l'ingestion d'alcool et le dbut de l'exercice musculaire. 

Le nombre des mouvements respiratoires pendant le travail et le repos 
est sensiblement proportionnel aux quantits d'alcool rejetes dans cliacune 
de ces conditions. La teneur en alcool de l'urine atteint en moyenne pen- 
dant le travail une valeur de 00 70 % plus leve que celle qu'elle pr- 
sente pendant le repos. 

Ainsi, au cours du travail, l'organisme rejette, par suite de l'lvation de 
la frquence respiratoire, des quantits d'alcool leves qui seraient oxy- 
des au cours du repos. Cependant et malgr les quantits leves rejetes 
au cours du travail, l'organisme utilise encore de grandes quantits de l'al- 
cool mgr. Ainsi nous voyons pendant le repos une proportion d 3,03 % 
rejete; cette proportion est 3,18 fois plus leve pendant le travail muscu- 
laire; elle atteint dans le cas maximal de l'exprience des auteurs 
9,5 % de la quantit ingre. C'est dire que l'animal a oxyd 90,5 % de 
l'alcool absorb. E. Terroine. 

Csernel (E.). Sur les diurses aqueuse et saline. Etude compare de 
l'excrtion saline et aqueuse chez des chiens normaux ou chez lesquels on a 
pratiqu pralablement l'excision d'un rein. A la suite d'une administration, 
par voie intraveineuse, d'une solution de NaCl 10 %, on observe chez l'a- 
nimal normal une diurse abondante; l'excrtion chlorure est galement 
trs abondante. Aprs un certain temps, l'excrtion baisse et tombe au-des- 
sous de la normale. Chez les animaux un seul rein, l'excrtion aqueuse et 
chlorure qui suit l'injection est encore plus abondante. Si l'introduction se 
fait par voie sous-cutane, l'excrtion d'eau diminue au dbut, elle augmente 
ensuite et atteint sa valeur maximale entre la 6" et la S^ heure et cela 
simultanment avec la valeur maximale de l'excrtion chlorure. Si l'in- 
troduction a lieu per os, le maximum de diurse s'observe 4 heures aprs 
l'ingestion ; l'augmentation de l'excrtion chlorure est bien plus faible que 
dans les cas prcdents. E. Terroine. 

Januszkie-wicz (A.). Sur la diurse alcoolique. Les expriences 
portent sur des chiens et sur l'auteur lui-mme. On constate tout d'abord 
que l'introduction d'alcool sous une forme telle que la quantit totale de 
liquide introduit est faible ne provoque pas une augmentation apprciable de 
l'activit rnale ; au contraire, l'introduction d'alcool trs dilu est toujours 
suivie par une diurse abondante. Cette diurse n'est provoque que pour 
de faibles doses d'alcool ; doses leves on observe un phnomne inverse, 
l'inhibition de la scrtion. L'tude chez le chien montre que, si l'on provoque 



302 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

La diurse par injection intraveineuse de srum physiologique, on diminue 
toujours la diurse par addition d'alcool ; il n'y a donc pas lieu de penser 
que les effets diurtiques prcdemment observs doivent avoir ponr cause 
une action immdiate de l'alcool sur le rein. L'alcool exerce-t-il une action 
sur les vaisseaux rnaux? Pour rpondre cette question, l'auteur pratique 
par la mthode de Langendorff (adapte au rein par Skutal) des circulations 
artificielles dans le rein isol. On constate ainsi que l'addition d'alcool au 
liquide de perfusion provoque toujours une diminution du calibre des vais- 
seaux : alors que le liquide tmoin s'coule raison de 01 car par minute ; 
le mme liquide contenant 0,02 % d'alcool ne s'coule plus, aprs 7 minutes 
de circulation, qu' raison de 1 cm^ par minute. C'est l un fait d l'dme 
rnal. Des expriences faites sur l'excrtion du calcium montrent en outre 
trs nettement que l'alcool diminue cette excrtion. De tous ces faits l'auteur 
conclut que l'alcool paralyse la scrtion rnale. E. Terroine. 

Katz (J.). Sur l'excrlion de la quinine chez le chien et sur une non 
velle mthode de dtermination quantitative de la quinine. La quinine 
introduite dans l'organisme du chien est rejete en partie telle quelle avec 
l'urine; cette partie de quinine rejete, non modifie, est moindre chez le 
chien que chez l'homme. La quantit de quinine rejete avec l'urine varie 
avec le mode de son introduction dans l'organisme ; elle est la plus grande 
quand l'administration est faite per os, elle diminue lors d'injection sous- 
cutane, elle est encore moindre dans l'injection intramusculaire. Lors de 
l'administration d'un sel soluble de quinine, la quinine apparat aussitt 
dans l'urine, s'y maintient tant que l'administration continue. Quatre jours 
aprs la fin de l'administration de quinine on ne trouve plus trace de quinine 
ni dans l'urine ni dans tout l'organisme du chien en gnral. E. Terroine. 

Berg (R.). Sur Vexcrtion des phosphates introduits per os et du phos- 
phate de calcium en particulier. L'exprience, faite sur l'homme, est di- 
vise en trois parties : premire priode, nourriture ordinaire ; deuxime 
priode, la mme nourriture est additionne de phosphates diffrents; troi- 
sime priode, pareille la premire. Chaque priode dure plusieurs jours. 
L'administration des phosphates mono-, bi- ou tricalcique, ainsi que celle de 
l'hypophosphate de chaux ne provoque pas de rtention phosphore, tout 
phosphore introduit est rejet avec l'urine et les fces. Il ne se fait non plus 
aucune rtention de calcium. Les mmes rsultats ngatifs sont obtenus 
avec la lcithine, l'acide glycrophospliorique et la phytine. Terroine. 

Fiirth (O. von) et Schwarz (C). Sur l'inhibition de la glucosurie 
adrnatinique et de l'activit scrtoire du rein par une excitation prito- 
nale. Zuelzer fut le premier mettre en vidence que l'injection de 
l'adrnaline un animal reste sans effet lors de l'administration de l'extrait 
pancratique. C'tait un fait nouveau l'appui de l'existence d'un antago- 
nisme d'hormones entre le pancras et la surrnale. Les travaux de F. 
et Sch. qui reprennent systmatiquement la question confirment tout d'a- 
bord le fait nonc par Zuelzer. Mme sur un chien qui a l'habitude de 
recevoir des injections de tissu pancrati(jue, une telle injection faite quel- 
ques heures avant celle d'adrnaline empche totalement la glycosurie. Mais 
cette action ne doit pas tre rapporte une influence particulire du pan- 
cras, en effet une injection d'essence de trbenthine ou d'une suspension 
d'aleurone produit un effet identique. L'injection de toutes les substances 
trangres produit une rtention urinaire et une diminution de l'excrtion 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 303 

des substances solubles de Turine. Ceci empche l'excrtion du sucre et par 
ce fait, bien que la glyco