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Full text of "L'Année biologique"

L'ANNE BIOLOGIOUE 



TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT ET c'". MESNIL (EURE). 



L'ANNE BIOLOGIQUE 



COMPTES RENDUS ANNUELS DES TRAVAUX 



DE 



BIOLOGIE GNRALE 

PUBLIS SOUS LA DIRECTION DE 

YVKS DKLAGE 

MEMBRE HE l'iNSTITUT 
PROFESSEUR A LA SORBONNE 
DIRECTEUR DE LA STATION BIOLOGIQUE DE ROSCOFF 

Avec la collaboration d'un Comit de Rdacteurs 



SECRETAIRES DE LA REDACTION 

Partie Zoologique Partie Botanique 

M" GOLDSMITII F. PCHOUKE 

Licencie es sciences naturelles. Docteur es sciences naturelles. 

RDACTEUR EN CHEF POUR LES FONCTIONS MENTALES : 

PHILIPPE (D'' Jean), Directeur adjoint du laboratoire de Psychologie 
Physiologique la Sorbonne. 



DIX-HUITIME ANNE 
1913 



PARIS 

LIBRAIRIE H. LE SOUDIER 

174 ET 176, BOULEVARD SAINT-GERMAIN 
1914 



n i^ 



LISTE DES COLLABORATEURS 



BATAILLON (E.). Professeur de Biologie gnrale l'Universit. Dijon. 

BILLARD (A.). Docteur es sciences. Prparateur la Facult des 
Sciences. Paris. 

BOUBIER (A. M.). Privat-docent V Universit. Genve. 

CHAMPY (Ch.). Professeur agrg la Facult de Mdecine. Paris. 

CUNOT (L.). Professeur la Facult des Sciences de f Universit. 
Nancy. 

DUPRAT (G. L.). Directeur du laboratoire de Psychologie expri- 
mentale. Aix en Provence. 

FAUR-FREMIET (R.). Attach au laboratoire d'Embryognie com- 
pare au Collge de France. Paris. 

FOUCAULT. Docteur es lettres. Professeur la Facult des Lettres. 
Montpellier. 

GARD (M.). Chef de travaux la Facult des Sciences. Bordeaux. 

GAUTRELET (J.). Directeur du Laboratoire des Hautes-Etudes la 
Facult de Mdecine. Paris. 

GOLDSMITH (M'" Marie). Licencie es sciences. Paris. 

GURIN (P.). Professeur agrg l'Ecole suprieure de Pharmacie. 
Paris. 

GUIEYSSE-PLISSIER (A.). Prparateur de cours la Facult de 
Mdecine. Paris. 

HENNEGUY (F.). Professeur d' Embryologie au Collge de France. 
Paris. 

HERLANT (Maurice). Docteur en mdecine. Bruxelles. 

HRUBEL (M.). Prparateur la Facult des Sciences. Paris. 

JACCARD (P.). Professeur au Polytechnikum. Zurich. 

LASSEITR (Ph.). Docteur es sciences. Nancy. 

LECAILLOiV (A.). Professeur ta Facult des Sciences. Toulouse. 

LEGENDRE (R.). Docteur es sciences. Prparateur au Musum. Paris. 

LUCIEN (M.). Chef des travaux la Facult de Mdecine. Nancy. 

MENDELSSOHN (M.). Professeur V Universit. Saint-Ptersbourg. 



VI I.IST1-: DES COLLABOKATEURS. 

MFNEGAUX (A.). Assistnnl au Musum. Paris. 

MICIIKL fArc). Agrcgr des Sciences phi/siqucs. Docleur es sciences. 
Paris. 

MICIIILS (Henri). Agrg de r Universit. Bruxelles. 

MOREAU (F.). Prparaleur la Facult des Sciences. Paris. 

PCHOUTRE (F.). Dueteur es sciences. Paris. 

PHILIPPE [D^ Jean). Directeur adjoint du laboratoire de Psycho- 
logie physiologique la Sorbonne {Hautes-tudes). Paris. 

PRENANT (A.). Professeur d'Histologie la Facult de Mdecine. 
Paris. 

PUYMALY (A. de). Licenci es sciences. Bordeaux. 

ROBERT (A.). Chef des travaux de Zoologie la Facult des Sciences. 
Paris. 

STROHL (J.). Privat-docent l'Universit. Zurich. 

TERROINE (E.). Matre de confrence l'Ecole des Hautes- Etudes. 
Paris. 

THIRY (G.). Directeur de la Station Bactriologique. Nancy. 

YARIGNY (H. de). Assistant au Musum. Paris. 

VLS (F.). Prparateur au Laboratoire de Roscoff. 

WEBER (A.). Professeur la Facult de Mdecine. Alger. 



TABLE DES CHAPITRES 



I. La cellule. 

1. Structure et constitution chimique de la cellule et de ses parties. a) Struc- 

ture, p) Constitution chimique. 

2. Physiologie de la cellule,. a) Scrtion, excrtion. P) Mouvements proto- 

plasmiques. yjTactisines et tropismes. S) Assimilation , accroissement, e) Rac- 
tions (le la cellule en prsence des toxines, des srums, des venins. 

3. Division cellulaire directe et indirecte. a) Rle de chaque partie de la 

cellule dans ces phnomnes; leur cause. P) Signification absolue et relative 
des deux modes de division. 

II. Les produits sexuels et la fcondation. 

1. Produits sexuels. a) Origine end)ryognique de ces produits, p) Phnomnes 

de leur maturation : rduction chromatique, modilications cytoplasmiques, 
y) Structure intime des produits mrs. 

2. Fcondation. a) Fcondation normale, p) Mrogonie. Fcondation partielle, 

pseudogamie. y) Polyspermie physiologique (pseudopolyspermie). 

III. La parthnogense. ) Prdestination, structure, maturation de l'uf par- 

thnogntique. P) Conditions dterminantes du dveloppement parthnogn- 
tique. Parthnogense exprimentale, y) Alternance de la parthnogense et de 
l'amphimixie. Parthnogense exclusive. 

IV. La reproduction asexuelle. a) Par division : schizogonie ; autotomie repro- 

ductrice, dissminatrice, dfensive, p) Par bourgeonnement, y) Par spores. 

V. L'ontogense. a) Isotropie de l'uf fcond; spcificit cellulaire. P) Diffren- 

ciation anatomique; diffrenciation histologique et processus gnraux, y) Les 
facteurs de l'ontogense; tactismes et tropismes, excitation fonctionnelle, adap- 
tation ontognlique; biomcanique. 

VI. La tratognse. 

1. Gnralits ; lois et causes de la formation des monstres. 

2. Tratognse exprimentale : 

a. Soustraction d'une partie du matriel embryognique : a) l'uf entier 

(ootomie) ; P) l'uf en segmentation ou l'embryon (blastotomie). 

b. Influence tratognique : a) des agents mcaniques et physiques (pression, se- 

cousses, traumatismes, temprature, clairage, lectricit, etc.); P) des agents 
chimiques; y) des agents biologiques (consanguinit, hybridation, parasites, 
maladies, etc.). 

3. Tratognse naturelle. a) Production naturelle des altrations tratologi- 

ques. P) Correction des altrations tralologiques par l'organisme. Rgulation. 
y) Polyspermie tratologique. Monstres doubles. Hermaphroditisme tratolo- 
gique. Cl) Cas tratologiques remarquables. 



/ ^ ^ 3,S 



viii TABLE DES CHAPITRES. 

VII. La rgnration. Rc^nralion normale. Aulolomie. Paralllisme avec l'on- 

tojjon.se. R(''giilalion.s. Htromoriihoso. 

VIII. La greffe. a) Action du sujet sur le greffon, p) Hybrides de greffe. 

IX. Le sexe et les caractres sexuels secondaires ; le polymorphisme 

erg-atognique'. 

X. Le polymorphisme mtagnique ', la mtamorphose et l'alternance 

des gnrations. 

XI. La corrlation. a) Corrlation physiologique entre les organes en fonction. 

P) Corrclalion entre les organes dans le dveloppement. 

XII. La mort ; le plasma germinatif. Dgnrescence snile. Immortalit 

des Protistes. 

XIII. Morphologie gnrale et chimie biologique. 

1 MoupnoLOGiE. a) Symtrie, p) Homologies. y) Polymrisation. Individualit 

de l'organisme et de ses parties; colonies, ) Feuillets. 
1 Composition chimioue des substances de l'organisme. 

XIV. Physiologie gnrale. 

1 Nutrition. a) Osmose, p) Respiration, y) Assimilation et dsassimilation; 
absorption. Fonction chlorophyllienne. S) Circulation, sang, lym|ilie, sve des 
vgtaux, e) Scrtions interne et externe, excrlion. Production d'nergie 
(mouvement, chaleur, lectricit, etc.). v)) Pigments. 8) Hibernation, vie latente. 

2 AcTioM DES AGENTS DIVERS : a) mcaniques (contact, pression, mouvement, etc.); 
P) physiques (chaleur, lumire, lectricit, rayons cathodiques, pression os- 
motique, etc.); y) chimiques et organiques (substances chimiques, ferments 
solubles, srums, sucs d'organes, venins, toxines), ferments figurs, microbes. 
8) Taclismes et tropimes. e) Phagocytose. 

XV. L'hrdit. 

a. Gnralits. 

b. Transmissibilil des caractres de tout ordre. a) Hrdit du sexe. 

p) Hrdit des caractres acquis, y) Hrdit de caractres divers : cas 
remarquables. 

c. Transmission des caractres. a) Hrdit dans la reproduction asexuelle, 

dans la parthnogense, dans l'amphimixie. p) Hrdit directe et collat- 
rale, y) Hrdit dans les unions consanguines. 8) Hrdit dans le croise- 
ment; caractres des hybrides, e) Hrdit ancestrale ou atavisme, t) T- 
lgonie. yi) Xnie. 

XVI. La variation. 

a. Variation en gnral; ses lois. 

h. Ses formes : a.] lente, brusque; p) adaptative; y) gerrninale; ) embryon- 
naire; e) de l'adulte ;) atavique, rgressive; yi) corrlative; 6) des instincts. 
i) Cas remarquables de variation. 

c. Ses causes : a) Spontane ou de cause interne, irrgulire ou dirige. Va- 

riation parallle. Orthognse. p) Variation sous l'influence des jiarasites. 
y) Influence du milieu et du rgime : accoutumance; afclimatcment; 
actions physiques (pression osmotiijue, temprature, lumire, etc.). 6) In- 
lluence du mode de reproduction (reproduction asexuelle, consanguinit, 
croisement). 

d. Ses rsultats : a) Polymorphisme cognique '. p) Dichognie. 

XVII. L'origine des espces et de leurs caractres. 

a. Fixation des diverses sortes de variation. Formation de nouvelles es- 
pces. a) Mutation, p) Divergence, y) Convergence. S) Adaptation phy- 
logntique. e) Espces physiologiques. 

-1. Voir dans VAvertissemenl du vol. Ill la signification de ce terme. 



TABLE DES CHAPITRES. ix 

b. Facteurs. a) Slections artificielle; naturelle (concurrence vitale); ger- 

minale; sexuelle; des tendances, etc. p) Sgrgation; panmixie. 8) Action 
directe du milieu. 

c. Adaptations. cologie. Adaptations particulires. Symbiose. Commensa- 

lisme. Parasitisme. Mimtisme. Particularits structurales, physiologiques 
et biologiques. 
(I. Pliylognie. Disparition des espces. 

XVI il. La distribution gographique des tres. 

XIX. Systme nerveux et fonctions mentales. 

t Structure et fonctions de la cellule nerveuse, des centres nerveux et des 

ORGANES des SENS. 

a. Cellule nerveuse. a) Structure, p) Physiologie, pathologie. 

b. Centres nerveux et nerfs. a) Structure, p) Physiologie: localisations 

crbrales. 

c. Organes des sens. a) Structure. [) Physiologie. 
2" Processus psychiques. 

I. Gnralits ET corrlations. 

a. Gnralits. 

b. Sensations musculaires, organiques. 

c. Sens gustatif et olfactif. 

d. Audition. 

e. Vision. 

II. Mouvements ET expressions. 
a. motions. 

h. Langages. 

c. tals de rve. 

d. Fatigue. 

III. Idation. 

a. Images mentales. 

b. Associations et jugements. 

c. Ides et consciences. 

d. La mmoire. 

e. L'activit mentale. 

IV. Psychologie compare. 

a. Psychologie animale. 

b. Psychologie infantile. 

c. Psychologie anormale. 

XX. Thories gnrales. Gnralits. 



TABLE DES REVUES GENERALES 

PARUES DANS LES VOLUMES PRCDENTS 



L. Daniel. Influence du sujet sur le greffon. Hybrides de greffe Vol. I, 269 

E. Gley. Expos des donnes exprimentales sur les corrlations fonc- 
tionnelles chez les animaux Vol. I, 313 



x 1'AHLK DES KEM'KS GENERALES. 

J.-P. DiKANi) (i)ic Gkos). Du polyzosnie et de l'unit organologique 

intgrante ciiez les Vertbrs Vol. I, 338 

\. Chakrln. Les dfenses de l'organistne en prsence des virus Vol. I, 342 

Em. BouRQi'ELOT. Les ferments solubles Vol. I, 375 

C. PnisALix. tude compare des toxines microbiennes et des venins.. Vol. I, 382 

W. SzczAwmsKA. Conception modernedelastructuredusystme nerveux. Vol. I, 569 

A. BiNET. La psychologie moderne et ses rcents progrs Vol. I, 593 

M. Hartog. Sur les phnomnes de reproduction Vol. I, 699 

J. Ca\tacuzne. La phagocytose dans le rgne animal Vol. II, 294 

G. Pruvot. Conditions gnrales de la vie dans les mers et principes de 

distribution des organismes marins Vol. II, 559 

A. Labis. Un prcurseur. Les cellules factices d'Ascherson Vol. III, 4 

L. GuiGNARi). La rduction cliromatique Vol. III, 61 

E. Metchnikoff. Revue de quelques travaux sur la dgnrescence 

snile Vol. III, 2i9 

P. ViGNON. Les canalicules urinaires chez les Vertbrs Vol. III, 27 

G. Pruvot. Les conditions d'existence et les divisions bionomiques des 

eaux douces Vol. III, 527 

S. Leduc. La tension osmotiquc Vol. V, i.i 

L. CcNOT. Les recherches exprimentales sur l'hrdit Vol. VII, i.vi 

W. SzGZAwiNSkA. Coup d'il rtrospectif sur les cytotoxines Vol. VII, xlvi 

P. DE Beal'ghamp. Les colorations vitales Vol. XI, \vi 

Eue Metchnikoff. Aperu des rrogrcs raliss dans l'tude de l'immu- 
nit pendant les dix premires annes du vingtime sicle Vol. XIII, xix 

Angfi. Gallvrdo. Les ides thoriques actuelles sur la mcanique de 

la division cellulaire Vol. XIV, xix 



REVUE (1913) 



Biologie animale. Dans Ttude de la cellule (ch. I), on peut noter 
une orientation trs nette des recherches dans le sens d'une explica- 
tion physique des phnomnes de la vie cellulaire. Les proprits 
physiques de la membrane sont tudies par un nombre de plus en 
plus grand d'auteurs. Buhland, dans deux mmoires sur VOrganisa- 
lion chimique de la cellule, tudie la permabilit de la membrane pour 
certaines substances collodales (enzymes) et pour des colorants et se 
prononce contre la thorie d'OvERTON-MAYER sur le rle jou dans la 
permabilit par les lipodes. Choquard, qui tudie l'action des nar- 
cotiques sur les tissus riches ou pauvres en lipodes et le rle de la 
permabilit cellulaire dans la narcose, exprime galement des doutes 
sur cette thorie. De ce dernier travail il faut rapprocher celui d'Oster- 
hout, sur la permabilit des cellules vgtales et les effets exercs 
sur elles par les anesthsiques. Mac Clendon, dans son mmoire sur 
la Relation entre In permabilit anormale et le dveloppement anormal 
des ufs de Fundulus, rattache, de mme, l'action toxique de certaines 
solutions salines, non quilibres par d'autres, une augmentation 
de permabilit; dans un autre mmoire il essaie d'expliquer le mou- 
vement ambode, l'englobement de proies par les amibes, les tropis- 
mes ngatifs comme des consquences de changements dans la polarisa- 
tion lectrique de la membrane, corrlative d'une variation de la 
tension superficielle. La tension superficielle explique de mme, 
pour cet auteur {Les lois de la tension superficielle et leur application 
la vie des cellules et leur division) la division cellulaire : la zone de 
l'tranglement serait une zone de tension superficielle accrue, d'accord 
avec BuTSCHLi. Au contraire, Robertson, la suite d'expriences avec 
une goutte d'huile en suspension, trangle par un fil alcalin, arrive 
conclure que la tension superficielle est amoindrie l'quateur. 
La tension superficielle est de mme invoque par Peterfi, dans 
un travail d'ailleurs purement histologique, comme cause de la 
production de fibrilles dans les cellules pithliales et, d'une faon 
gnrale, d'une pellicule la surface du protoplasme. Gray, tu- 
diant l'action des solutions hypertoniques sur les ufs fconds 
d'Oursin, montre que ces solutions modifient la permabilit de la 



-vu L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

membrane pour les diffrents ions et que le spermatozode a la mme 
action, mais un degr diffrent chez les diffrentes espces; de l 
les anomalies qu'on observe dans les croisements. Dans un ordre 
d'ides diffrent, mais se rattachant toujours une interprtation 
physique des phnomnes, il faut signaler une exprience de physique 
pure de Hartog et Belas, qui a une importance pour l'explication de 
la mitose, hien que les auteurs n'y fassent aucune allusion. Cette 
exprience, sur la trajectoire d'une particule permable dans un 
champ de force, parle, contrairement l'ide de Hartog lui-mme, 
en faveur de la thorie des ples de mme nom de Gallardo. 

La question du rle vritable de la membrane de fcondation a fait 
un pas en avant avec l'exprience de Brachet. En faisant agir sur les 
ufs de Paracentrotus du sperme de Sabellaria, on ne produit aucune 
fcondation, mais on inhibe la forme de la membrane lors d'une fcon- 
dation ultrieure par le sperme de Paracentrotus lui-mme. [11 st 
utile de prciser ce qu'il faut entendre par inhibition de la mem- 
brane. Il rsulte d'un change d'explications entre l'auteur de la note 
et Y. Delage que le premier, d'accord avec le second, estime qu'il faut 
considrer les choses de la manire suivante. La membrane est prfor- 
me et existe dj sur l'uf vierge, mais troitement applique au 
protoplasme. Par l'effet de la fcondation ou de certains ractifs, et 
trs probablement par suite d'une augmentation de sa permabilit, 
elle permet l'eau de mer de s'introduire au-dessous d'elle, par suite 
de quoi elle est souleve et apparat sous la forme de ce que Loeb 
appelle exclusivement la membrane. Ce qui est inhib, c'est seulement 
ce soulvement de la membrane prforme, et c'est l un phnomne 
purement physique, sans aucune connexion avec les modifications qui 
s'accomplissent dans le protoplasma sous-jacent]. La segmentation 
de ces ufs est normale, mais ensuite le dveloppement prsente des 
anomalies dues aux causes mcaniques, en relation avec l'absence de 
la membrane. La formation de la membrane n'est donc pas un phno- 
mne chimique insparable de la fcondation (ch. II). A signaler 
ici galement un travail de Frank L. Lillie [Le mcanisme de la fcon- 
dation) qui tente une explication base sur l'existence d'une fertili- 
sine spciale, qui serait comme un ambocepteur avec chanes latrales 
spermophiles et ovophiles. La fertilisine serait active par le 
spermatozode, dtruite aprs la fcondation grce une antifer- 
Ulisine , rendue plus concentre dans la parthnogense. 

Dans le domaine de la parthnogense exprimentale (ch, III), 
Bataillon arrive dissocier l'action des diffrents lments du sang 
dans la parthnogense dite traumatique et constater que l'effet pro- 
duit est d exclusivement aux leucocytes. A la suite d'une tude 
cytologique des ufs ainsi activs, Herlant contate la prsence d'asters 
supplmentaires, centres nergtiques fournis en plus au centre-ner- 
gide 9. Lb et AVasteneys poursuivent leurs recherches sur les 
oxydations acclres dans la parthnogense exprimentale et y 
trouvent une confirmation de leurs anciennes ides; ils tudient aussi 
l'action des bases fortes et faibles sur les ufs non fconds et fcon- 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. xiii 

' 

ds, puis celle des solutions hypertoniques sur les oxydations dans 
les deux cas. Lb (a) pose la question du facteur qui, dans le double 
traitement parthnognisant, sauve la vie de l'uf, et conclut que cet 
effet ne peut tre attribu aucun, pris lui seul; dans un autre 
mmoire (Lb, c), il montre que la segmentation spontane des 
ufs d'Oursin qu'on observe quelquefois n'a lieu que chez les ufs 
ayant form une membrane et que ce phnomne peut tre en rapport 
avec la prsence d'ions OH dans le milieu. Glaser obtient une 
formation de membrane chez les ufs vierges d'Arbacia ponciu- 
lata en faisant agir sur eux de l'eau de mer trs dilue (75 % d'eau 
distille); en reportant les ufs dans l'eau de mer normale ou 
hypertonique, il obtient des segmentations. L'extrait d'ovaires crass 
provoque de mme une segmentation, mais sans formation pralable 
d'une membrane, ce qui fait conclure l'auteur l'indpendance des 
deux phnomnes, conclusion conforme celle de Brachet (ch. II). 
11 faut citer encore l'application faite par Delage des conclusions des 
expriences de o., G. et p. Hertwig sur l'action du radium la possi- 
bilit de la parthnogense chez Thomme : les diffrents toxiques que 
l'homme absorbe pourraient dtruire le pouvoir fcondant des sper- 
matozodes, sans leur enlever leur pouvoir d'initiation du dveloppe- 
ment. Ces vues ont trouv une confirmation dans la suite d'expriences 
de G. et p. Hertwig (ch. VI) qui montrent que les sels de strychnine, 
l'hydrate de chloral, le bleu de mthylne ont une action analogue 
celle du radium. A citer, enfin, deux ouvrages d'ensemble sur la 
parthnogense : celui de J. Lb : Parthnogense artificielle et fcon- 
dation, et celui de Y. Delage et M. Goldsmith : La parthnogense 
naturelle et exprimentale . 

Les questions de l'ontogense : isotropie, localisations germinales, etc. 
(ch. V), n'ont gure suscit de travaux importants. Dans l'ontogense 
s. str. nous pouvons noter la place considrable prise par les questions 
de croissance (recherches de Bullock et Cramer, Roberston, Addison 
et L. Lb, Read). 

La continuation des expriences de O., G. et p. Hertwig (ch. VI) 
dmontre de plus en plus que le dveloppement des ufs fconds 
par des spermatozodes irradis au del d'une certaine limite est 
bien parthnogentique. p. Hertwig, en tudiant la cytologie de 
ces ufs, constate que la chromatine spermatique ne participe 
pas la fcondation et reste dans un blastomre comme un corps 
tranger; O. Hertwig constate, en prenant deux espces se croisant 
difficilement {Triton vulgaris 9 X Salamandra macidosa d^j que la f- 
condation par spermatozodes irradis permet de conduire le dvelop- 
pement plus loin que celle par des spermatozodes normaux ; les lar- 
ves obtenues, parthnogenliques, ont un nombre de chromosomes 
rduit de moiti ; elles prsentent quelques caractres pathologiques. 
Dans le mme ordre d'ides, citer un travail d'Oppermann. 

Au chapitre de la greffe (ch. VIII) sont noter les expriences de 
greffes d'ovaires (Harms chez le Triton, Castle et Philipps chez le* 
cobaye). Ces expriences, intressantes au point de vue des rapports 



MV L'ANNE BIOLOGIQUE. 

entre les parties somatique et germinale du corps, ont donn jus- 
qu' prsent des rsultats contradictoires, suivant les espces. 

Dans les questions relatives au sexe (eh. IX), il faut signaler deux 
ouvrages d'ensemble : M. Caullery : Les problmes de la sexualil et 
T. H. Morgan : Hrdil et sexe. Les recherches particulires se 
poursuivent toujours suivant les deux directions : action des scr- 
tions internes sur les caractres sexuels secondaires et interprtation 
de ces caractres comme des caractres-units, se transmettant la 
faon mendelienne ; cette dernire ide se rattache celle des chro- 
mosomes sexuels. 

Dans la question de la mort une place de plus en plus considrable 
est prise par l'tude des organes en survie, c'est--dire continuant 
vivre en dehors de l'organisme qui les a fournis; ces travaux sont si 
nombreux qu'il serait oiseux de les citer tous. A ct de cela, on 
peut noter les mmoires de Jennings et de "Woodrufif sur les Infu- 
soires, mettant en doute la doctrine du rajeunissement par la con- 
jugaison. 

Rien de bien saillant n'est signaler dans les questions de mor- 
phologie gnrale (ch. XIII). Peut tre doit-on citer une hypothse de 
Herber sur l'origine de la prdominance du ct droit : elle serait 
due entirement la situation du cur gauche. Un autre mmoire, 
de Brandt, explique le mme phnomne par la situation qu'occupe 
chez les vertbrs suprieurs l'embryon par rapport au vitellus. 
Parmi les travaux consacrs la chimie biologique, un grand nombre 
traitent de la question du mtabolisme intermdiaire de l'organisme 
animal, de la transformation mutuelle des trois grands groupes de 
substances organiques : substances albuminodes, graisses, hydrates de 
carbone (Dakin et Dudley; Dakin et Janney ; Dakin; Ringer; Le- 
vene et Meyer; A. Lb). Sont traits ensuite de prfrence : la ques- 
tion de la production du sucre dans l'organisme (Ringer, Frankel et 
Jonas; Bang), l'action des oxydases iFischel, Damianovitch,Scheu- 
nert, Grimmer et Andryewsky), celle des enzymes (trs nombreux 
auteurs), enfin le rle des lipodes et des graisses. 

Dans le domaine de la physiologie gnrale (ch. XIV), l'tude de la 
physiologie des animaux infrieures prend, comme nous l'avons dj 
signal les annes prcdentes, une place si importante qu'il devient 
inutile de noter cette tendance et impossible de citer tous les tra- 
vaux. Un autre groupe de recherches, trs nombreuses galement, 
est consacr aux scrtions internes, surtout celle du systme thyro- 
dien on peut citer les recherches sur ces diverses scrtions de : 
Droge, Mansfeld, Degener, Simpson, Paladino, Juschenko, Miura, 
Parhon, Mansfeld et Hamburger, Cramer et Krause, Morel, Re- 
naut). Cushing, dans un travail d'ensemble, expose la question tout 
entire de l'hypophyse. La question de la narcose continue tre 
discute. Loeb et Wasteneys cherchent vriher les ides de Ver- 
NVORN et concluent l'indpendance entre les effets narcotiques et 
les effets asphyxiques, la suite d'expriences faites sur des objets 
divers (ufs d'oursin, embryons des Fundulus, une mduse, le Go- 



L'ANNE BIOLOGIQUE. xv 

nionemus). Les recherches de Kisch, Alexander et Czerna, Mansfeld 
et Bosanyi sont consacres la mme question. 

Dans le domaine de l'hrdit (ch. XV), la question de l'hrdit des 
caractres acquis a reu une contribution importante du travail de 
Kammerer, exposant l'ensemble des rsultats obtenus par l'auteur 
dans ses longues recherches. Des Salamandres, leves sur des mi- 
lieux diffremment colors, ont modifi leur coloration en rapport 
avec ce milieu; les larves de la seconde gnration, leves dans un 
milieu de couleur indiffrente, reproduisaient en grande partie la co- 
loration des parents. Un autre travail parle dans le mme sens : celui 
de Semon sur la Sole plantaire chez Vhomme; l'tude histologique a 
montr l'auteur l'paississement de l'piderme chez le nouveau-n, 
avant tout fonctionnement. Dans un autre ordre d'ides, il faut 
noter le grand nombre de recherches sur l'hrdit des caractres lis 
au sexe (Correns et Goldschmidt, Goldschmidt, Doncaster, Bridges, 
Morgan et Bridges), et deux ouvrages d'ensemble sur les questions 
de l'hrdit : le Trait de Vhrdil de Plate [expos des recherches 
modernes, dans lequel l'auteur admet les facteurs-units, selon la 
conception mendelienne) et le compte rendu du congrs d'Eugnique 
de 1912 (vol. II). 

Dans les questions d'volution (ch. XVII), les observations de 
Fryer Sur les papillons du Ceylan dmontrent le peu d'effet protec- 
teur de leur coloration, rendue inutile par le fait que les oiseaux ne 
les chassent pas. Un autre auteur, Jacobi, tudiant galement le 
mimtisme chez les insectes, arrive une conclusion semblable quant 
l'tat actuel, mais croit au rle prolecteur de la coloration avant 
que les oiseaux n'aient chang leur rgime. Le doute l'gard de 
l'universalit de l'adaptation apparat aussi chez d'autres auteurs : 
Parker l'exprime dans un article thorique {L\idaptation dans les 
ractions animales) ; Rabaud arrive la mme ide la suite d'une 
tude sur la galle des noisettes : la galle n'est pas une source de 
nourriture et une protection pour la larve, mais une simple prolifra- 
tion provoque par la ponte. Dans les questions de phylogense, 
Franz, reprenant l'ide de Klaatsch et A. Meyer, exprime, propos 
des chevaux d'Elberfeld, l'opinion qu'il n'est pas sr que le cheval soit 
plus primitif que l'homme, les tres infrieurs pouvant driver par 
rgression d'tres plus volus qu'eux. Delsmann dans un travail 
plutt spculatif expose des ides sur l'origine des Vertbrs aux dpens 
des Annlides, plus exactement de la Trocophore, par une srie de 
changements qu'il indique. Enfin, il faut citer l'important travail 
de Larger, dont la premire partie seulement est publie, sur la dis- 
parition des espces par dgnrescence. 

Relativement aux problmes que posent la structure et le fonc- 
tionnement du systme nerveux, il faut noter le travail de Laignel- 
Lavastine et Jonnesco qui tudient la cellule nerveuse non aprs la 
prparation histologique, mais en survie : la cellule et ses diverses 
parties se prsentent sous l'aspect de simples gouttes; les diffrents 
constituants de la cellule (albumine, hydrates de carbone, graisses) 



wi LWXNE BIOLOGIQUE. 

sont rtat collodal. T. Brailsford Robertson continue son tude 
des rapports entre le fonctionnement du systme nerveux et les rac- 
tions chimiques qui se passent en lui ; ces ractions seraient de nature 
autocatalytique. Les travaux sur les rflexes sont toujours nom- 
breux, mais ne prsentent rien de saillant relativement aux annes 
prcdentes. Par contre, pour la question des localisations cr- 
brales, une contribution intressante est celle d'Edinger et Fischer. 
Ces auteurs ont observ pour la premire fois un enfant dpourvu 
d'encphale et ayant vcu pendant quatre ans. Les troubles manifests 
taient plus importants que chez le chien dans les expriences de 
GoLz, RoTUMANN et autres ; l'enfant ne prsentait aucune activit, 
aucune raction. Robinson dcrit, au contraire, le cas d'un homme 
ayant vcu pendant un an avec un abcs total du cerveau et n'ayant 
prsent que des troubles peu importants. 

Dans le chapitre des grandes gnralisations on trouve des discus- 
sions sur la dfinition et la raison d'tre du vitalisme (Jennings, 
Secerov, Bosc), mais sans arguments nouveaux. La question du 
caractre rel ou conventionnel de nos connaissances est discute dans 
le livre de P. Delbet [La Science et la Ralit); l'auteur admet le carac- 
tre objectif de la science et s'appuie, pour le dmontrer, sur cette 
considration que nos ides sont le produit d'une adaptation au monde 
extrieur et ne peuvent que lui tre adquates, moins d'erreurs pro- 
venant du fait des sensations endognes et d'interprtations abusives. 
On doit signaler aussi l'hypothse de Schepotieff, d'aprs laquelle 
la spcificit des espces serait due non pas des substances particu- 
lires, mais des diffrences dans la disposition stro-chimique des 
mmes substances albuminodes. Enfin, "W. Roux donne un nouvel 
expos de ses vues thoriques, dj connues, et prcise, en leur don- 
nant de nouvelles dfinitions, les notions d'volution, de prformation 
et d'pigense. Y. Delage et M. GIolosmith. 

Biologie psychologique. Il faut signaler d'abord le trait de 
V. Bechtere-w sur la Psychologie objective : mme pour ceux qui n'ad- 
mettront pas ses ides, il y a l une mise en uvre mditer des 
acquisitions, faites ou entrevues, pour mieux connatre nos fonctions 
mentales : il y aura intrt surtout rapprocher ce travail de celui 
d'O. Vogt. Peu d'indications nouvelles sur les sensations de tous 
ordres : on continue discuter sur la meilleure manire d'interprter 
les rsultats des mensurations. 

L'tude des mouvements et surtout de leur origine mentale, de leur 
rythme, etc., semble prendre une extension croissante : nombre de 
travaux signaler sur ce point : celui de Strohl sur les rflexes; celui 
de Truschel sur les sensations musculaires; celui d'Erismann sur 
la substratum de nos sensations et mouvements, etc. Par un autre 
ct, toute une srie de travaux s'eflbrce de dterminer les con- 
nexions du sens musculaire avec nos autres sensations ou avec les 
constructions mentales issues de ces sensations. Les tudes sur le 
rythme de Verrier, H. Beaunis, Weber-Bauler, sont, ce point de 
vue, particulirement significatives. 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. xvii 

Ameline, Mller viennent de publier, chacun de leur ct, une trs 
intressante tude des aptitudes mentales de calculateurs prodiges : 
il y aurait lieu de leur demander le mme travail sur les inaptitudes 
accompagnant ces aptitudes, et qui en sont comme la compensation 
par manque. En avanant plus encore vers les gnralisations des 
fonctions d'idation, signalons les tudes de Th. Ribot sur la pense 
sans images, de Y. Delage sur la constitution des ides, et la discus- 
sion de Thorndike et Dearborn sur l'ide est-elle motrice? . 

En psychologie compare, une longue tude de Rgis et Hesnard 
sur la doctrine de Freud, et un important travail de L. Boutan sur le 
pseudo-langage des animaux suprieurs. 

Jean Philippe. 

Biologie vgtale. En histologie vgtale, l'origine, l'volution 
et le rle des mitochondries retiennent toujours l'attention des obser- 
vateurs. Guilliermond montre leur constance et leur rle dans la 
formation des amyloplastes, des chloroplastes et des chromoplastes, 
et Lewitsky, Scherrer, Maximow, dont les observations Ont port sur 
les groupes les plus divers, arrivent des conclusions semblables. 
Ruhland consacre de longs mmoires l'organisation chimique de la 
cellule, sa permabilit pour les enzymes, la raction acide de son 
suc cellulaire; Osterhout s'occupe plutt de recherches quantitatives 
sur la permabilit des cellules vgtales. La division nuclaire a 
provoqu, comme toujours, de nombreux travaux parmi lesquels il 
convient de citer ceux de von Wisseling etMerrimann chez les Algues, 
de Mottier et Nothnagel dans les cellules mres cVAllium Cepa et de 
von Schustow dans le sommet de la racine de la mme plante. La 
sexualit dans les formes infrieures reste toujours au premier plan 
des investigations des botanistes; c'est dans cet ordre d'ides que 
rentrent les travaux de Kniep sur l'origine des paires de noyaux dans 
les fructifications de certains Coprins, ceux de Yamanouchi sur l'exis- 
tence de l'alternance des gnrations chez Zanardinia collarxs et de 
Moreau sur l'volution de la sexualit chez les Mucorines et quelques 
Thallophytes. La parthnogense est signale par Cavara, tandis 
que Pirotta et Pergola pensent qu'il y a parthnocarpie chez l'Olivier. 
S'inspirant des mthodes des zoologistes, Overton a pu provoquer la 
parthnogense artificielle chez les Fucus vesicidosus en faisant agir 
une solution d'acide gras. D'aprs Ernst, la formation de l'embryon 
chez Balanophora serait tantt parthnogntique et tantt normale, 
c'est--dire conscutive une fcondation. L'ontogense exprimen- 
tale a t l'objet de travaux intressants : Dewitz a tudi les change- 
ments provoqus dans les organismes par une influence chimique 
exerce sur leurs organes de reproduction et Borowikow l'influence 
de nombreuses combinaisons organiques et inorganiques sur la rapi- 
dit de la croissance des plantules d'elianlhus annuits. Jaccard, dans 
ses considrations sur la croissance des arbres, montre que le renfor- 
cement exceptionnel de la base du tronc ne peut s'expliquer par des 
causes mcaniques, mais qu'il est dtermin par les exigences du 
l'anne biologique, xvin. 1913. 



wiii L'ANNE BIOLOGIQUE. 

transport de l'eau, transport ralenti par l'talement des racines. 
Mameii tudie les consquences et les conditions de la parabiose 
vgtale, cest--dire de l'union permanente de deux tres, obtenue 
par des procds artificiels; l'influence rciproque des deux plantes 
semble prouver l'existence de communications protoplasmiques entre 
leurs tissus. Des tudes exprimentales poursuivies pendant plu- 
sieurs annes et dans des conditions difl^rentes, chez Onoclea Stru- 
thiopleris, ont montr Miss MTuist que le sexe du gamtophyte n'est 
pas dtermin dans les spores. Goodspeed, dans ses tudes quan- 
titatives sur l'hrdit dans les hybrides de Nicotiana cherche tablir 
une corrlation entre les poids des graines d'hybrides de tabacs et 
l'hrdit de certains caractres acquis dans la gnration F^. 
Fincke, par l'emploi de ractifs dlicats, arrive dceler la prsence 
de la formaldhyde dans beaucoup de plantes, mais non dans toutes. 
Jorissen fait une tude synthtique de la formation de l'acide cyan- 
hydrique chez les vgtaux; les lois de sa formation sont encore 
obscures, mais Fauteur pense que l'on ne doit pas accepter sans 
rserve l'opinion de Treub que l'acide cyanhydrique serait le premier 
produit reconnaissable de l'assimilation de l'azote. La respiration 
vgtale continue tre l'objet de recherches approfondies : Bach, 
Chodat et Schweitzer tudient spcialement les ferments oxydants, 
Palladin etTolstaja, le rle des chromognes dans la respiration des 
plantes, Kostylsche^v et Zaleski, la respiration anarobie chez les 
Phanrogames, et Hirz, l'influence du phosphore sur les changes 
respiratoires. Signalons propos de la nutrition azote des plantes le 
travail d'Acqua sur le lieu de formation des matires protiques et 
celui d's, sur l'assimilation de l'azote libre par Azolla. Bose 
tudie l'excitabilit de Mimosa aux diffrentes heures du jour. 
Les pigments vgtaux continuent attirer l'attention des botanistes 
chimistes; citons les travaux de Willstter et Everest sur la substance 
colorante du Bleuet, de Guilliermond sur la formation d'anthocyane, 
de Boresch, Sur l'influence des composs azots du substratum sur la 
coloration des Cyanopliyces et des Chlorophyces, d'iwanowsky, sur 
la manire dont la chlorophylle vivante se comporte vis--vis de la 
lumire. Von Schulow publie des recherches sur les plantes sup- 
rieures leves en cultures strilises, et Ubisch, sur les cultures stri- 
lises de Mousses. Porodko tudie les tropismes, "Wilschke, la distri- 
bution de la sensibilit gotropique dans les plantules des Gramines 
et Marie S. de Vries, la sensibilit gotropique de l'Avoine aux tem- 
pratures exirmes. Correns et Goldschmidt pul)lient un important 
travail sur l'tude cytologique et l'tude exprimentale de l'hrdit et 
du dterminisme du sexe. L'hrdit a d'ailleurs t l'objet de travaux 
nombreux : Shull s'occupe de la nature et de la transmission des 
pigments foliaires jaunes et verts chez Mclandnum, Nillson, des varia- 
tions hrditaires des proprits de la chlorophylle chez des espces 
de crales, Correns, d'une race de Mirabilis Jalapa sensible au froid 
et mendlisant, Hayes, de l'hrdit dans le Tabac de certains carac- 
tres quantitatifs, tels que la constance du nombre des feuilles par 



L'ANNEE BIOLOGIQUE. xix 

plante, Ikeno, des hybrides de Piments et Blaringhem, des phno- 
mnes de xnie chez le Bl. D'un autre ct, Gates cherche tablir 
un rapport entre le gigantisme et l'tat ttraplode chez nothera 
gigas; Magpus, propos de Fatavisme physiologique de nos chnes 
et de nos htres met l'hypothse que ces espces ne sont pas relle- 
ment des arbres feuilles caduques et qu'elles descendent vraisem- 
blablement de formes feuilles persistantes ; East et Hayes recherchent 
Tintluence du croisement dans l'volution et l'amlioration des plantes 
et Massart, en tudiant le rle de l'exprimentation en gographie 
botanique, indique quelques problmes de gobotanique prts tre 
rsolus par la mthode exprimentale. L'origine des espces a t 
l'objet de la part de Hugo de Vries d'un important travail qu'il intitule 
formation par groupes des espces (Gruppenweise Artbildung), spcia- 
lement dans le genre nothera. L'auteur dsigne ainsi la formation 
des espces qui, comme les OEnothres ou les Draba, sont constitues 
par une foule dformes lmentaires nes par une sorte d'explosion. 
Si ces explosions sont actuelles et visibles, elles peuvent permettre de 
dgager en partie les principes qui conditionnent l'apparition de nou- 
velles formes. "Winkier tablit que les arbres ont la facult de s'adapter 
aux variations de temprature et qu'en hiver la turgescence du bois 
augmente. "Wiesner tudie la photomtrie des pousses foliaces, c'est- 
-dire, la facult pour la feuille de rgler son besoin de lumire par sa 
position vis--vis de la lumire incidente, Molliard tudie les carac- 
tres chimiques des galles et est amen comparer ces productions 
avec les fruits. Hauman-Merk publie des observations d'thologie 
florale sur quelques espces argentines et i;hiliennes et Scotti, des 
observations de mme ordre sur les Rhadales. Briggs et Shantz 
essaient de dterminer les coefficients relatifs de fltrissement chez 
diverses plantes. Iliine prcise le rle dfensif de stomates. Kameriing 
montre que la chute priodique des feuilles est due une vaporalion 
plus grande ou une rgulation moins avantageuse de l'vaporation 
et Briquet tudie la dhiscence des calices capsulaires chez les Cappa- 
ridaces. Miehe signale dans les graines en voie de germination d'^r- 
disia crispa deux espces de bactries vivant en symbiose avec la graine 
et situes entre l'albumen et l'embryon, iitis tudie quelques symbioses 
entre certains Planorbes et des Algues d'eau douce fixes sur leurs 
coquilles; cette symbiose permet l'Algue de rsister aux conditions 
dfavorables de l't, et l'oxygne dgag par l'algue permet la respira- 
tion du gastropode mme dans des conditions de pnurie gazeuse. 
Fromme est arriv cultiver en serre sur des htes vivants deux 
rouilles jusqu'au stade Uredo; Peklo attribue la couche aleurone des 
crales la prsence d'un champignon. Porsch, en soumettant un 
examen critique les plantes nectaires, croit que cet organe apporte 
une nouvelle force l'hypothse que les Monocolyldones drivent des 
Dicotyldones. D'aprs AATittmack, la plante souche de la pomme de 
terre n'est pas encore connue. De nombreux travaux de gographie 
botanique concernent le plankton vgtal; il faut y joindre quelques 
travaux de gographie botanique proprement dite, ceux de Mathey- 



\x L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Dupraz sur la flore du Spitzberg, ceux de Hauman-Merck sur la fort 
valdivienne el ses limites, ceux de Comre sur Taction du milieu, con- 
sidre dans ses rapports avec la distribution gnrale des algues 
d'eau douce et ceux de Jeswiet sur l'histoire du dveloppement de la 
flore des dunes hollandaises. F. Pchoutre. 



CHAPITRE PREMIER 
La Cellule 

Acqua (C). La degenerazionc nurleare pruvocala daW uranio nella ceU.ula 
vgtale. (Atti Accad. dei Lincei, XXII, 390-39-2. ) [33 

Aichel (O.). Ueber das Yerhalten der Zellprotoplasma der Blastomeren 
und der Zellen envachsener Tiere gegenber Kieselsaure. (Anat. Anz., XLIII, 
21-J-220.J [33 

a) Alexeieff (A.). Inlrodaction la rvision de la famille des Ilerpelomo- 
nadidx. (Arch. f. Protistenkunde, XXIX, II. 3, 313-341, 3 fig.) [30 

b) Systmatisation de la mitose dite primitive. Sur la question du cen- 

<noA'. (Ibid., 344-363, 7 fig.) [36 

c) Recherches sur les Sarcosporidic-<. I. Etude morphologique. (Arch. 

Zool. expr., LI, 521.) [21 

Armand (L.). Les phnomnes cintiques de la prophase hlrolypique 
chez le Lobelia Erhius. (C. R. Ac. Se, GLVl, 1089-1091.) [38 

Aunap (E.). Ueber die Cliondriosomm der Gonocylen bci /{nochenfischen. 
(Anat. Anz., XLIV, 449-459, 5 fig.) [14 

Babig (Johanna). Ueber das angeblich L\.onslante Vorkommen von lod 
im Zellkern. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 1, 35-47.) [27 

Beauverie {!,). Corpuscules mlachromatiques et phagocytose chez les 
vgtaux. (C. K. Soc. Biol., XXV, 285-287.) ' [34 

Bethe (Albrecht). Knnen inlrazelluldre Slrukluren beslimmend filr die 
Zellgestalt sein? (Anat. Anz., XLIV, 71 pp.) [9 

Brass (Hans). Ueber physiologische Pigmenlablagerung in den ICapilla- 
rendothelien des Knochenmarks. (Arch. mikr. Anat., LXXXII, 17 pp., 
1 pi.) [20 

Buchner (Paul). I)ie trophochromatischen Karyomerilen des Insekteneies 
und die Chromidienlehre. (Biol. Centralbl., XXXIll, 552-560, 8 fig.) [23 

Car (Lazar). Die Erclarung der Bewegung bei einigen Protozoen. (Biol. 
Centralbl.,' XXXllI, 707-711.) [34 

Champy (Ch.). Granules et substances rduisant l'iodure d'osmium. 
(Journ. Anat. Physiol., XLIX, 323-343.) [16 

Choquard (Louis). Fortyeselzte Unlersuchungcn iil/cr die physiologische 
Pcnneabilital de)' Zellen. V. Ueber die Narkose lipuidreicher und lipoid- 
aniicr Geawbe gleicher Art. (Zeit. f. Biol., LX, 101-162.) [29 

Cornes (S.). Apparato reticolare o condrioma? Condriocinesi? (Anat. Anz., 
XLllI, 422-438.) [13 

Conrad ("W.). Errcrella Bornliemiensis nov. gen. Une Protococcace nou- 
velle. (Bull, de la Soc. roy. de Bot. de Belgique, LU, 237-242, 2 fig.) [22 
l'anne liiLOGiout:, XVIII. 1913. I 



2 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Dembo-wski (J.). Vcrxuc/ie i'iltpv die Mcrolomie der Gregarinen. (Arcli. 
f. Pr.itistenkunde. XXIX. H. 1, 1-21, 5%.) [21 

Dubreuil. Le chondriome et le dispositif de l'activit scrluire aux diff- 
rents stades du dveloppement des lments cellulaires de la ligne connec- 
tive, descendants du lympliocyte. (Arch. Anat. micr., XV,fasc. I, 53-151.) [14 

a) Diiesberg (J.). Plastosomes, apparato reticolare intcrno et Chromidial- 
apparat. (Anat. Anz., XLIV, 329-336.) [10 

b) l'eher die Yerteilung der Plastosomen und der Organforming Suh- 

stancesT bei denAscidien. (Verh. Anat. Ges., 27'^ Runion, 3-13, 12 fig.) [10 

Ellis (F. "W.). 7V(t' dveloppent of double Rfraction in the inuscles of 
fis/i Etiibryos. (Americ. journ. of Physiology, XXXI, 370-375.) 

[Les lments musculaires du cur de l'embryon 
de perche ne prsentent pas la double rfraction. Celle-ci ne parait donc 
pas, d'aprs Fauteur, indispensable pour expliquer la contractilit du 
muscle. Le cur de la perche adulte est anisotrope. M. Mendelssoiin 

Farmer (B.). Nuclear osmosis and meiosis. (New Phytologist, XII, 22-28.) 

[Cit titre bibliographique 

Faur-Fremiet (E.). Sur les nmatocystes et les Irichocystes de Polykri- 
/;os. (Bull. Soc. Zool. France, 289-290.) [21 

Faussek ("W.). Zur Frage ilber der Ban des Zellkernes in den Speichel- 
drilsen der Larve von Chlronomus. (Arch. mikr. Anat., LXXXII, 21 pp.. 
3 pl.) [22 

Gariaeff (W.). Hislologische Bemrrkungen i'iber den Ban einiger Organe 
bei den Cephalopodeit. L Speiserhre und Blinddarm {Cxcum von Argo- 
nauta argo c5). (Anat. Anz., XLV, 7 pp., 2 pl.) [21 

Grard (Pol.). Le cycle volutif d'une nouvelle coccidie aviaire, Eimcria 
Bracheti (n.. sp.). (Arch. f. Protistenkunde, XXIV, 2 H., 193-202, 2 pl., 
1 fig.) [36 

Gray (J.). The c/fecis of hyperlonic solutions upon the fertilized eggs of 
Echinus {L. esculenlus and E. acutus). (Quart. Journ. Micr. Se, LMII, 
part :?, Jan., 447-481, 4 pl., 4 fig.) [30 

Grgoire (V.). La tlopltase et la projthase dans la caryocinse somati- 
quc. (C. R. Ac. Se, CLVI, 631-633.) [38 

Guieysse-Pellissier. Etude de l'pithrliiun intestinal de la Uousselte 
(ScylUum cutulus). (Arch. Anat. micr., XIV, fasc. 4, 469-514.) [23 

a) Guilliermond (A.). Sur les mitochondries des Champignons. (C. R. 
Soc. Biol., LXXIV, 618-563.) [14 

b) Sur l'tude vitale du chondriome de l'pideDiie des ptales d'Iris 
qermanica et de son volution m Icuco et chromoplasies. (C. R. Soc. Biol., 
LXXIV, 1280-1283.) [14 

c) Nouvelles remarrpies sur la signification desplastes de W. Schimper 

par rapport aux mitochondries actuelles. (C. R. Soc. Biol., LXXV, 436- 
440.) [14 

d) Nouvelles observations sur le chondriome des Champignons. (C. R. 
Ac. Se, CLVI, 17S1 1784.) [14 

e) Sur la participation du chondriome des Champignons dans l'la- 
boration des corpuscules mlachromatirpies. (Anat. Anz., XLIV, 337-342, 
3 fig.) Ll^ 



I. --CELLULE. 3 

f) Guilliermond (A.). Sur la formation de l'anthocyane au sein des 
mitochondries. (C. R. Ac. Se, CLVI, 1924-1926.) [Voircli. XIV 

g) ^ Quelques remarques nouvelles sur la formation des pigments anlho- 
ci/aniques au sein des mitochondries. A propos d'une note rcente de 
il. Pensa. (C. R. Soc. Biol., LXXV, 478-481.) [Voir ch. XIV 

h) Recherches cytologiques sur le mode de formation de l'amidon et 
sur les plastes des vgtaux (leuco- chloro- et chromoplastes). Contribution 
l'lude des mitochondries chez les vgtaux). (Arch. Anat. micr. XIV, 309- 
428, II fig., 6pl.) ^ [15 

Hartog fMarcus) et Blas (Philip E.). ~ La trajectoire d'une particule 
pertiiale, se mourant S((ns inertie dans un cliamp de force newtouienne 
bipolaire. (C. R. Ac. Se, CLVII, 1144-1145.) [40 

Heidenhain (M.). Ueber die Teilkrpernatur der Fibrillen und Sadchen 
in der Muskulatur des Forellenembrgos. (Anat. Anz., XLIV, 251-255.) [18 

Herwerden (M. A. van). Ueber das Verhltnis zwischen Sehnen- und 
Muskel fibrillen. (Anat, Anz., XLIV, 4 pp., 7 fig.) . [19 

Hober (R.). Messnngen der inneren Leitfhigkeil von Zellen. III Mittei- 
lung. (Arch. ges. Physiologie, CL, 15-45.) [30 

Hollande (A. Ch.). Coloration vitale du corps adipeu.v d'un insecte phyto- 
pJiage par une anthoryane absorbe avec Itt nour)-ilnre. (Arch. Zool. expr., 
LI, 53, Notes et Revue.) [34 

Holmgren (E.). Vo7i den Q- und J-Kornern der quergestreiften Muskel- 
fasern. (Anat. Anz., XLIV, 15 pp., IG fig.) - [17 

Jordan (H. E.). Amitosis in the Epididymis of the Monse. (Anat. Anz., 
XLIII, 598-612, 43 fig.) [40 

Lauch(Al.). Ueber pluripolare Mitosen in Ilodenregeneration von Rana 
fusca. (Arch. niikr. Anat., LXXXIl, H. 4, 261-271, 1 pi.) [38 

Kster (Ernest). Ueber die Schichtung der Strkekrner. (Bcr. deutsch. 

bot. Ges., XXXI, 7, 339-345.) [25 

Leontcwitsch (A.). Das Syncellium als dominierende zellulre 

Struktur des tierischen Organismus. (Bioi. Centralbl., XXXIII, 36-91, 

18 fig.) [6 

Levine (M.). Studies in the cytology of the Ilymenomycetes, especiallq 
the Boleti. (Bull. Torrey bot. Club, XL, 137-181, 4 pi.) [24 

Le-witsky (G.). Die Chondriosomen als Sekretbildner bei den Pilzen. 
(Rev. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 9, 517-538, pi. XXI.) [16 

a) Litardire (R. de). Sur les phnomnes de la mtaphase, de l'ana- 
phase et de la ttophase dans la cinse somatique du Hyacinthus orien- 
talis (L.). (Bull. Soc. Bot. de France, 4" srie, XIII, 216-217.) [Cette plante, 
en ce qui concerne les phnomnes mtaphasiques et anaphasiques de la 
cinse somatique, se comporte suivant le mode classique. F. Pciioutre 

b) Vai'iations de volume du noyau et de la. cellule chez quelques Fou- 
gres durant la prophase htroty pique. (C. R. Ac. Se, CLVI, 562-564.) 

[Accroissement gnral du noyau du prsynapsis au synapsis, 
accroissement d l'enchylme, comme il a t dj observ, M. Gard 

Lowschin (A. M,). Mijelinformen und Chondriosomen. (Ber. der deutsch. 
bot. Gesellsch., XXXI,'4, 203-209.) [26 

Loyez (M" M.). Histologie de l'ovaire chez la reine de la fourmi Lasius 
niger. (C. R. Ass. Anat., 15 runion, Lausanne.) [23 



4 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Lima (Emerico). Lo sviluppo dei plastosomi negli anfibi. (Anat. Anz., 

XLV, 3 pp.) [12 

Mager (^H.). Versuche ilher die Metahutisirung. (Flora, CVI. 42-50,4fig.) [33 

Marcus (H.). Ueber die Strukiur einer glatlen Muskelzelle und ihre Vern- 
dening bci der Kontraklion. (Anat. Anz., XLIV, 9 p., 8 fig.) [19 

Mathews (A. P.). An important chemical diffrence between the eggs 
of t/ie sea-urchin and thoKe of the star-fish. (Journ. of biol. Chemistry, XIV, 
4r.5-4G7.) [27 

Maximo-w (A.). Ueber Chondriosomen in lebenden Pflanzenzellen. 
(Anat. Anz., XLIII, 8 p., 9 fig.) [10 

a Me Clendon (J. F.). Ein Versuch ambo'ide Bewegiing als Folgeer- 
schi'inun(j des icechselnden elektrischen Polarisationszustaiides der Plas.- 
niahaut zu erkliiren. (Pflger's Archiv, G'XL, 271-280, 4 fig.) - [27 

//) T/ie Laws of Surface Tension and their A pplicabilily lo Living Cells 

and Cell Division. (Arch. f. Entw.-Mech., XXXVII, 233-247,10 fig.) ' [30 

() The relation between abnormal permeability and abnormal develop- 

ment of Fiindulus eggs. (Science, 22 aot, 280.) [28 

Merriman (M. L.). Nuclear division in Spirogyra crassa. (Bot. Gazette, 
LVI, 319-330, 2 pi.) [39 

Mirande (R.). Recherches sur la composition chimique de la membrane et 
le morcellement du thalle chez les Siphonales. (Ann. des Se. Nat., Bot., 
9 srie, XYIII, 147-2W, 47 fig., 3 tabl.) [27 

Misla-wsky (A. N.). Plasma fibrillen und Chondriokonten in den Sth- 
chenepithelien der Niere. (Arch. mikr. Anat., LXXXIII, 9 pp., 1 pi.) [13 

MollendorfF (V.). Ueber Yilalfrhung der Granula in den Schleimzellen 
des Sugerdarmes. (Verh. Anat. Ges., 6 pp., 4 fig.) [34 

a) Moreaii (M'"^). Les corpuscules mlachromatiques chez les Algues. 
(Bull. Soc. Bot. de France, 4^ srie, XIll, 123-120.) 

[L'existence des corpuscules mtachromatiques chez les 
Algues est d'une grande gnralit; de plus, il y a une relation certaine 
chez ces tres entre les corpuscules mtachromatiques et les organes 
qui prsident l'laboration des substances de rserve. F. Pechoutre 

b) Les phnomnes de ta karyokinse chez les Urdines. (Bull. Soc. 

Bot, de France, 4'= srie, XIII, 138-141, 1 fig.) [Analys avec le suivant 

c) Le centrosome chez les Urdines (Bull. Soc. Myc. de France, XIX, 

l-2j. [La division karyokintique 

dans les jeunes cidies du Phragmidium subcorticium est caractrise 
par la prsence d'un fuseau, de deux centrosomes, de deux chromo- 
somes et par l'absence de membrane nuclaire. Le centrosome a t ren- 
contr par l'auteur dans d'autres formes d' Urdines. F. Pcijoutre 

Moreau (F. et M""^). Les corpuscules mtachromatiques et la phago- 
cytose. (Bull. Soc. Mycol. de France, XXIX, 4 pp.) [Les auteurs signalent 
l'existence de corpuscules mtachromatiques dans un certain nombre do 
cas nouveaux et ne croient pas qu'ils reprsentent le rsidu do la phagocytose 
des hyphes mycliens par les cellules de leurs htes. F. Pechoutre 

Moreaux. Recherches sur la morphologie et la fonction glandulaire de 
Vpithlium de la trompe utrine chez les Mammifres. (Arch. Anat. micr., 
XIV, fasc. 4, 5ir>:)70, 2 ])].) ' [32 



I. CELLULE. 5 

Mottier (D.) and Nothnagel (M.)- The development and behavior of t/te 
chromosomes in the first or helerotypic mitosis of the pollen m,olher-cells 
of Allium cernuum Ruth. (BulL Torrey bot. Club, XL, 555-565, 2 pL) [38 

Muckermann (Hermann). Zur Anordnung, Trennung und Polwande- 
rung der Chromosomen in der Metaphase und Anaphase der somatischen 
Karijokinese bei Urodclen. (La Cellule, XXVIII, 233--253, 2 pi.) [37 

Mulon (P.). Sur le tissu conjonctif du manteau de Mgdlus. Glande inter- 
slilielle gnitale. (C. R. Ass. Anat., IS^' runion, Lausanne.) 

[L'auteur constate dans les cellules de la 
ligne connective une volution du chondriome en plastes lipo-protiques 
et une laboration de lipodes sous forme de sphrules. A. Weber 

Nusbaum (J.). Zur Kenntniss des VerhaUens des Kernkrperchens und 
desscn Derivale bei der Ovogenese einiger Tiefseeknochenfische. {Ant. Anz., 
XLIII, 582-598, 11 fig., 1 pi.) [23 

Osterhout (W. J. V.). //. Some quantitative researches on the permeabi- 
lily of plant cells. (The Plant World, 16 pp., 129-144.) [29 

Pensa (A.). La cellule cartilagineuse [formations endocellulaires) . (C, R. 
Ass. Anat., \'^^ runion, Lausanne.) [38 

a) Pterfi (Tiberius). Beitrge zur Histologie des Amnions und zur Entste- 
hung der fibrillren Strukturen. (Anat. Anz., XLV, 12 pp., 8 tig.) [20 

6) Untersuchungen iiber die Beziehungen der Myofibrillen zu den Sehnen- 

fibrillen. (Arch. mikr. Anat., LXXXIII, 43 pp., 3 pL, 13 fig.) [18 

Petschenko (Boris). Sur le cycle volutif de Chlamydothrix ochracea 
{Kiilz) Mig.; contribution l'tude de la structure des bactries. (Arch. f. 
Protistenkunde, XXVIII, 239-312, 2 pi., 5 fig.) [24 

Picard (M.). A biblingraphy ofworks on meiosis and Somalie mitosis in 
the Angiosperms. (Bull. Torrey bot. Club, 575-590.) 

[Cit titre bibliographique 

Przibram (Hans). Die Kammerprogression der Foraminiferen hais Pa- 
rallle zur Hutungsprogression der Mantiden. (Archiv f. Entw.-Mech-., 
XXXVI, 194-21 0.j [35 

Robertson (Brailsford T.). Further Explanatory Remarks concerning 
the Chemical Mechanics of Cell-Division. (Arch. Entw.-Mech., XXXV, 692- 
707, 3 fig.) [36 

Romeis (B.). Bas Verhalten der Plastosomen bei der Rgnration. (Anat. 
Anz., XLV, 19 pp., 7 fig.) [10 

Rosen (F.). Ueber die Entivicklung von Eclwuisler sepositus. (Anat. Anz., 
XLIV, 381-383, 4 fig.) [37 

Roudsky (D.). A propos de la note de M. Alexeieff intitule : Introduc- 
tion la rvision de la famille des Ilerpetomonadid. (Arch. f. Protisten- 
kunde, XXIX, n. 3, 342-343.) [36 

a) Ruhland ("W.). Zur Kenntnis der Rolle des elektrischen Ladxmgssinnes 
bei der Kolloidaufnahme durch du Plasmahaut. (Ber. der deutsch. bot. Ge- 
sellsch., XXXI, 6, 304-310.) [31 

b) Weitere Untersucliungen zur chemischen Organisation der Zelle. (Ber. 

der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 9, 553-556.) [26 

c) Zur chemischen Organisation der Zelle. (Biol. Centralbl., XXXIII, 

3.37-351.) [26 



r> I/ANM-.!' lUOI.OGlQlE. 

(h Riihland ("W,^. /iiv Kruntnis der Mirkuiii/ eiiiii^er Ammoniuinliasen 
iind ion Sporlcin au/' Hr /rllf. Ror. der doutscli. hot. Gesellsoli.. XXXI, 

10, r)78-:>S(.).) pi 

Sakae Saguchi. Irltcr Mitocfiondrit'n {ChondriofiOtiten) und mitoc/ion- 
driole Sliihiffe (= son. Kberthsc/ie intracelhilare lu'bilde) in dcn Epidennia- 
zrllen dcr Annrenhnren nrdst Bi'))icrkun;)en iiber die Frat/e der Eptdcr- 
tnis-Cutis;fren:i\ (Arch. mikr, Anat., LXXXIII. 70 pp., 5 pi., fig.) [1? 

Salkind. ^^r quelque.^ structures fines et formes d'actirit du (hi/mus des 
mammifres. (Arch. Anat. mior., XV. fasc. "J 3, 315-348, 21 fig., 1 pl.^ [31 

Scherrer i^A-rth.). Die C/iromatophoren und (^londriosomen von Antlio- 
ccros. J5er. der ileutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 8, 4U3-499, pi. XX.) [10 

Schultze [OA. Zur Konlinuitt der Muskelfibrillen und Sehnenfibrillen. 
(Anat. Auz., XLIV. ',? pp.' 

[Rponse I^aldwin et van Herwerden. A. Prenant 

Schustow ^L. von\ L'ber Kernteihmgen ni dcr ]Vur:elspil:e von Allium 
rcpa. Archiv fiir Zellfoi-sclmng, XI, 340-388, 3 pi.) [40 

Studuicka (F. K.\ Das extracellulai'e Proloplasma. (Anat. Anz.. XLlV. 
J8 pp.) [7 

a) "Weber (A.^ Le chondriome des leucocytes polynuclaires du snnq du 
Gongyle. a>ibl. Anat., XXllI, 90-104.) ' ' [13 

h) Phnomnes de dynrescence da/is les cellules en activit caryo- 
cintique du tube nerveux d'embryons de Slaciens. (Anat. Anz., XLIV, 351- 
364. 1 pl.^ [37 

Wildman Ed. E.\ Mitochondria in Ascaris sex-cells. vScieice, 01 mars, 
45:1. [12 

(f "Wisselingh C. van*. [eber die Kernstruktur und Kernteiluny bei 
Closterium. (Beih. /.. bot. Centralbl.. XXLX, Abt. 1, 409-43-J.) " [30 

//) Die Kernteilung bei Eunotia major Robenh. (Flora, lO, 205-273, 
pl. X.) [38 

Yung (E.). De l'e.rjdosion des itifusoires. lArch. sc.phvs. et nat.. XXXV, 
81-82..^ - " [35 

Voir pp. 74, 238, 302, 304, pour les renvois ce chapitre. 



Leontowitsch A. . Le Syncellium. structurecellulaire dominantedeVor- 
ganisme animal. Lauteur dfinit le plasmodiuni : une masse protoplas- 
niique plurinucle rsultant de la multiplication dune cellule dont les pro- 
duits de division ne se sont pas spars ; le syncytium est une masse proto- 
plasmique plurinuole rsul^ant de la fusion de plusieurs cellules. Le 
syncellium est un plasmodium ou un syncytium. 

Le corps des animaux est constitu en grande partie par des syneelliums 
et non par des cellules, considres comme organismes lmentaires. Seules 
les cellules amibodes du tissu conjonctif et du sang peuvent tre consi- 
dres comme des organismes lmentaires. 

Les svncelliums consistent en Svnzellen, Svncellonen, Svncelliten, Svn- 
collolormiten, Syncelloblasten. Syncellodegeneraten (!). 

11 faut distinguer les syneelliums homomres ^cellules gantes de la 
moelle osseuse, ostoblastes; muscles stris; tissus lymphode et adnode; 



I. CELLULE 7 

tissu conjonctif lche, lastique, compact, embryonnaire; pitliliums ; mus- 
cles lissesj et les syncelliums polikomres (myocarde, organes lastiques, 
cartilages, os ; tissu nerveu.x) . 

L. reconnat cependant que toutes ces formations ont la cellule pour 
origine. V. IIe.nneouv. 

Studnicka (F. K.). Le prolojjlasma extracellulaire. La cytologie 
moderne n"a pas pu tout conserver de la conception cellulaire de Schwann. 
Ce qui est entre les cellules, elle ne peut plus le considrer comme un 
cytoblastme, mais elle La regard comme une sorte de substance de scr- 
tion cellulaire, puis comme un exoplasma iHansen 1800, Studnick.a 1003, 1007, 
SziLi 1004), cest--dire comme un protoplasma extracellulaire (plusieurs 
mmoires de Stuunicka 1012). De ce point de vue gnral, l'auteur passe en 
revue tout un ensemble de formations histologiques. 

1. Ponts cellulaires (cytodesmes) et msostrorna. 

A. Ponts cellulaires interdermaux et msosti'oma primaire iinlerderrnat). 
Comme on le sait par les recherches de Szili (1904, IOO81, Held (K>09i, 
Stuunicka (1011), les feuillet.^ germinatifs et leurs drivs organiques sont 
unis entre eux par de fins cytodesmes protoplasmiques, qu'on peut appeler 
interdermaux. Aux dpens de ces ponts cellulaires ou cytodesmes peuvent 
se former des rseaux cellulaires plus compliqus et mme aux dpens de 
ces derniers des fibrilles et des substances fondamentales interdermales, 
et cela avant toute apparition de msenchyme (Szili, Held, Studnicka) [V]. 
C'est pour ces rseaux que S. a cr (iOlIi le terme de msostroma; c'est 
un msostroma primaire et acellulaire. Le msostroma peut former un tissu 
durable, glatineux ou fibrillaire, un tis.su msostromatique pur; mais il 
peut aussi tre cellularis par les cellules msenchymateuses dtaches 
des feuillets voisins. Le tissu glatineux des Clentrs (cloche des Hydro- 
mduses i et le corps vitr des Vertbrs sont des exemples de msostroma 
acellulaire. Le corps vitr, chez les Amphibiens par exemple, conserve long- 
temps chez la larve l'tat de msostroma primaire et ne se complique que 
plus tard par la production de fibrilles dont l'ensemble constitue le stroma 
vitr. Ce stroma est un feutrage de tonofibrilles dont en maint endroit l'orien- 
tation est dtermine ; telles sont les fibres de la zonule de Zinn, dont les 
connexions avec les cellules du corps ciliaire n'ont rien de surprenant, ces 
fibres tant le msostroma mme produit par ces cellules. Plus tard, dans ce 
corps vitr primitif, pntrent des vaisseaux et des cellules msenchyma- 
teuses qui le modifient. Le msostroma, au lieu de se rpandre entre deux 
feuillets ,ij:erminatifs, peut combler l'espace produit dans un plissement ou 
une vagination d'un feuillet ou d'un organe driv de ce feuillet ; ici aussi 
l'intrusion secondaire de cellules msenchj'mateuses, s'unissant ce stroma, 
modifie les dispositions primitives. S. dit avoir ici en vue le tissu glatineux 
de la membrane natatoire des ttards et le tissu de remplissage des bran- 
chies externes des larves d'Urodles. La membrane natatoire dbute comme 
un pli de l'ectoderme, entre les deux feuillets duquel s'tendent des cyto- 
desmes interdermaux. Puis des cellules parses paraissent dans le tissu 
glatineux msostromal, form de fibrilles prcollagnes, de .strofibrilles 
direction transversale. Il en est dans la rgnration de la membrane cau- 
dale comme dans son premier dveloppement. La formation d'un mso- 
stroma dans les branchies externes des larves de Salamandre se passe de la 
mme faon que pour la nageoire caudale des ttards. S. cite d'autres 
exemples de production de tissu msostromal. Le tissu qui remplit l'espace 
commun tout l'organe auditif et dans lequel s'isoleront les canaux semi- 



L"A:fM BIOLOGIQUE. 

circulaires est un vritable msostroma (Wenig 1913). Il en est de mme 
pour le cor])S vitr du Bdellostonie, dont le tissu msostromal en l'absence 
de cristallin se continue avec le tissu cellulaire situ au devant de l'il. En 
rsum, par Tactivit des cellules des feuillets il se forme un tissu proto- 
l)lasmique d'abord acellulaire, avec tonolbrilles ou strolibrilles; c'est un 
msostroma. Ce tissu, qui est de nature glatineuse, ou mme fibrillaire, 
est ensuite cellularis par le msenchyme. On pourra considrer la masse 
li-latineuse comme une scrtion ou une transformation du protoplasma 
des cellvdes. Mais dans l'intrieur mme des cellules le proto})lasma donne 
naissance aux produits scrts par des transformations de mme ordre, il 
ne s'agit donc pas de masses scrtes, mortes et inertes, mais d'un vrai 
protoplasma extracellulaire. 

B. l'onls cc'Uulfiires intercellulaires. Rseaux de ponts cellulaires du m- 
senchyme; le msostroma intercellulaire et le msostroma secondaire acellu- 
laire. Les cellules msencbymateuses immigres dans les espaces inter- 
dermaux sont d'abord libres, puis s'unissent entre elles et avec les cellules 
des feuillets par des cytodesmes, dont les uns sont des restes de divisions 
cellulaires, dont les autres sont les anciens cytodesmes interdermaux, avec 
lesquels leurs prolongements se confondent. Outre le msostroma primaire 
et le msenchyme-msostroma, il se prsente souvent chez les Vertbrs un 
msenchyme pur, o les cellules msencbymateuses sont relies par des 
cytodesmes le plus souvent drivs de la division cellulaire. Tantt les ponts 
intercellulaires anastomotiques sont si courts que les cellules se touchent 
ou mme se confondent en un symplasma; tantt ils sont rares et grles, 
les cellules trs loignes, auquel cas l'ensemble des anastomoses reprsente 
un msostroma intercellulaire. Enfin S. distingue un msostroma secondaire 
acellulaire ; il prend naissance quand le rseau de ponts cellulaires ou m- 
sostroma s'agrandit tant que les cellules sont trs cartes et que de grandes 
tendues de ce msostroma deviennent acellulaires. Il y a la limite pro- 
fonde de l'pithlium un tel msostroma acellulaire, S. touche aussi la 
question de la fibrillognse dans les cytodesmes et le msostroma. Ces 
cytodesmes sont au dbut purement protoplasmiques. Puis le msostroma 
contient des fibrilles, les unes fines, les autres grosses quivalant sans doute 
des faisceaux. Une question diffremment rsolue est celle de 'savoir si 
tout le rseau des ponts cellulaires se transforme en charpente fibrillaire, 
ou si entre les fibrilles il reste encore du protoplasma non modifi. Mali, ( 1902) 
et SziLi (1908j acceptent la premire opinion. S. pense que certaines traves 
du rseau seulement subissent la transformation fibrillaire, tandis que le 
reste devient la substance interfibrillaire ou fondamentale (exoplasma). Un 
rseau de ponts intercellulaires peut aussi contenir des fibres musculaires 
extracellulaires (Cestodes) tout fait loignes des corps cellulaires. Au 
rseau de ponts cellulaires interdermal on peut rattacher le rticulum de 
l'mail et la nvroglie qui dans la couche nvroglique marginale de la 
moelle et du cerveau est un rseau secondairement acellulaire. Enfin S. 
rserve le nom de msoglia la lamelle de soutien des Clentrs, qui 
l)eut d'ailleurs se transformer en un tissu glatineux. 

11. Cytodesmes interdermaux externes. Exostronia. 

L'auteur a ici en vue les ponts qui s'tablissent entre cellules pithliales 
dans le systme nerveux central des Vertbrs, dans les yeux paritaux et 
latraux, dans l'organe auditif, dans les yeux des Invertbrs. 

A. Ponts cellulaires entre cellules jiendymaires. Ce sont des con- 
nexions primaires quand l'bauche du nvraxe est compacte, des connexions 
secondaires s'tablissant entre les surfaces des cellules pithliales quand 



I. CELLULE. 9 

cette bauclie est creuse (S. 1900, KoiiL 1892) (nvraxe et rtine des 
Cyclostomes) . 

B. Ponts, rseaux cellulaires, symplasmes compacts dans les organes pari- 
taux des Vertbrs. Ces ponts, rseaux et symplasmes forment chez les 
Vertbrs infrieurs un tissu comparable au corps vitr des yeux latraux 
(S. 1893-1899, 1905, Dendy 1907 et plus anciennement Ahlborn 1883, 
Levoig 1896). 11 en est ainsi chez les Cyclostomes, les Slaciens et les Tlos- 
tens, et chez les Reptiles (Novikoff i'.)10, Dendv 1910). Ces ponts, rseaux 
et symplasmes peuvent tre ensuite plus ou moins abondamment cellu- 
lariss. 

C. Corps vitr de quelques Invertbrs. 11 s'agit ici aussi de ponts cellu- 
laires unissant les cellules rtiniennes ou mme d'une masse protoplasmique 
compacte extracellulaire rpandue dans la cavit oculaire. 

D. Filament de Reissner de Vaxe crbro-mdullaire des Vertbrs. 
D'aprs les recherches de Dendy (1902, 11109) et de NiciiOLS (1912) il nait 
de cellules pendymaires situes au niveau de la commissure du cerveau 
et reprsente pour S. le protoplasma extracellulaire ou exostroma de ces 
cellules. 

E. Otosoma des Vertbrs, cupula terminalis, membrana tectoria. Toutes 
ces formations, d'aprs S., rentreraient dans la mme catgorie. 

III. Prolongements cellulaires en gnral, cils, fouets, etc. Pdoncules des 
Protozoaires. C'est par une gnralisation vraiment abusive que l'auteur 
range ici ces formations, en traitant le protoplasme extracellulaire. 

IV. Rseaux nerveux, fibres nerveuses, neuroj/ilm.es, neurochordes. Tout 
aussi excessive paratra la prtention de vouloir faire rentrer dans la mme 
catgorie gnrale ces diverses formations nerveuses, en les qualifiant de 
protoplasma extracellulaire et les plaant ct dumsostroma et du msen- 
chyme. A. Prenant. 

Bethe (Albrecht). Des structures intercellulaires peuvent-elles dter- 
miner la forme cellulaire? C'est une rponse une criti([ue que Koltzoff 
(l'J12) avait adresse une critique antrieure que B. (1911) avait faite des 
causes invoques par Koltzoff pour expliquer la forme cellulaire. Ces cri- 
tiques de B. ne portaient pas sur les structures superficielles, dont l'action 
modelante est indniable. Elles visaient uniquement les structures internes. 
Point n'est besoin, pour rendre compte des changements de forme d'un 
fouet de Mastigelta ou d'un pseudopode filiforme, de supposer l'existence 
d'un axe plus solide dans ce fouet ou dans ce pseudopode. Dans la fibre 
nerveuse les neurofibrilles ne sont pas non plus des fibrilles squelettiques 
de soutien. L'hypothse de Koltzoff, inspire par l'analyse mathmatique, 
applique aux neurofibrilles, aurait pour consquence que la rsistance des 
neurofibrilles la flexion serait plus grande que celle de l'acier et que le 
coefficient d'lasticit de ces fibrilles dpasserait mille fois celui de l'acier. 
D'ailleurs Koltzoff confond, quand il compare cet gard le tendon et les 
neurofibrilles, deux coefficients diffrents, qui correspondent la rsistance 
la traction et la rsistance la pression ou la flexion. Les diffrences 
locales de tension superficielle entre le protoplasma et l'eau ont dtermin 
la formation d'un pseudopode, qu'une chute de la valeur de cette tension 
suffit maintenir tendu sans qu'il soit besoin de faire intervenir une 
tige axiale de soutien, plus nuisible qu'utile. A Koltzoff lui reprochant 
d'avoir donn une valeur trop leve la tension superficielle entre le pro- 
toplasma et l'eau, B. rpond par les chiffres de Czapk. Au reproche d'avoir 
admis que cette valeur est peu prs la mme pour toutes les cellules, il 



10 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

rcpli(iue on disant (\\\e si avec Koltzoik on admettait des valeurs si faibles 
qu'elles puissent tomber thoriquement zro, on en arriverait admettre 
des membranes miscibles l'eau, ce qui serait absurde. En dfinitive B. 
dclare nier seulement l'efficacit des structures internes pom* la produc- 
tion de la forme cellulaire, mais ne pas se refuser admettre celle des 
structures externes ou fibrilles limitantes. A. Pren.\nt. 

\ Structure et constitution ciu.mique de la cellule. 

a) Structure. 

= Cytaiilasma. 

a) Duesberg. Plastosomes, appareil chromidial et rticulaire interne. 
D. r})ond aux critiques d'AKNOLD, de Pensa, de Perroncito d'une faon 
souvent assez vive. Sa principale argumentation s'adresse Perroncito qui 
dfend, comme on sait, l'ide que l'appareil rticulaire et les mitochondries 
sont diffrents, tandis que D., dans son travail de revue (Ergebnisse de 
Meckel et Bonnet), a conclu leur identit. Selon D., la distinction tablie 
par Perroncito reste une pure hypothse. D. accorde cependant que Per- 
roncito a color les btonnets de la couche corticale de l'idiozome d'une 
faon tout fait lective. En somme, il n'est nullement dmontr, selon D., 
que l'appareil rticulaire interne soit une formation spciale de la cellule. 

11 correspond l'imprgnation argentique d'lments de valeurs diffrentes. 
La mthode de GoLGi ne saurait en effet tre considre comme spcifique. 
Elle colore toutes sortes de choses dont la plupart sont connues et d'ailleurs 
de nature diverse (appareil mitochondrial d'une part, couche de la sphre 
d'autre part). Ch. Chami'Y. 

b) Duesberg. La diffrence entre les plastosomes et les substances organo- 
formatives de Conklin chez les Ascidies. D. montre que les divers plastes 
que Conki.in a tudis dans l'uf et l'embryon des Ascidies ont un aspect 
et une localisation tout fait diffrents de ceux des plastosomes (chondrio- 
somes) pendant les premires mitoses et dans les cellules. Les plastosomes 
sont rpartis de faon quantitativement semblable dans les blastomres. La 
question de leur rpartition qualitative doit tre rserve pour le moment. 

Ch. CllAMl'Y. 

Romeis (B.). Le sort des plastosomes dans la ri'Qnration. I. Dans 
nu id-emier chapitre R. examine la faon d'tre des plastosomes dans les 
tissus adultes. Pour les muscles du squelette, Regaud et Favre (1909) ont 
identifi les plastosomes aux sarcosomes de Klliker et de Retzius, aux 
plasmosomes d'ARNOLD, aux rseaux de \'eratti et de Holmgren; Duesberg 
incline vers cette opinion, tandis que Holmgren doute que les corps dcrits 
par lui soient des plastosomes. R. dcrit dans les muscles du Triton un cer- 
tain nombre d'tats successifs des plastosomes, qu"il considre comme fonc- 
tionnels et lis Tactivit de la cellule musculaire. D'abord existent dans les 
cellules en repos des filaments; ceux-ci se rsolvent en grains, qui se mul- 
tiplient au point de remplir tout le sarcoplasma voisin du noyau; ces grains 
en s'accroissant d(>vicnnent des btonnets juiis des filaments, (lui s'tendent 
dans toute la cellule et pntrent dans les intervalles sarcoplasmicjues des 
colonnettes; puis les filaments deviennent moniliformes, renfls et colo- 
rables en certains; points, rtrcis et incolores entre ces points, comme 



I. CELLULE. 11 

LuNA (1<.12) l'a dj figur; les points paissis se gonflent en sphrules qui, 
par disparition des cordons incolores qui les runissaient, deviennent 
libres; ces sphrules finissent leur tour par disparatre. En mme temps 
les granules graisseux augmentent dans la cellule ; en mme temps aussi 
les plastosomes se chargent de glycogne. Quant la transformation de plas- 
tosomes en myofibrilles, elle n'a pas lieu, contrairement Luna, dans la 
fibre musculaire adulte. R. examine la question de l'identit de ses plasto- 
somes avec les autres formations dcrites dans la cellule musculaire. Les 
plastosomes d' Arnold sont certainement en partie des plastosomes trans- 
forms. Quant aux grains Q et J de Holmgren, cause de la localisation 
prcise que cet auteur leur reconnat, il est difficile d'affirmer qu'ils con- 
cident avec les plastosomes. Quant aux grains et aux rseaux dcrits par 
GoLGi, Ramon y Cajal, Fusari, Veratti, Hirsciiler, Holmgren, il faut 
regarder comme probable que les rseaux tout au moins sont diffrents des 
plastosomes. R. a aussi examin les cellules des glandes cutanes du 
Triton, o les plastosomes deviennent certainement les grains de scrtion. 
11 a aussi tudi c ce point de vue les cellules pidermiques, o les plasto- 
somes se transforment en gouttes irrgulires. Dans les flbroblastes de 
l'adulte, les plastosomes sont plus rares que chez la larve et se prsentent 
l'tat de grains ou de filaments ; il en est de mme pour les ostoblastes et 
pour les cellules osseuses, o l'appareil plastosomial est moins dvelopp 
que chez l'embryon, comme Dubreuil (191.'^) l'a vu pour les Mammifres. 

IL Sort des plastosomes dans le tissu en voie de rgnration [VII]. On 
sait que Ellis (1900) et Durbin (1009) et d'autres auteurs ont tabli que dans la 
rgnration apparaissent des cellules de caractre embryonnaire, qui dans 
une seconde priode se divisent tout en restant indiffrentes, et se diffren- 
cient seulement dans une troisime et une quatrime priode. Comme il 
existe (Meves, Duesberg, Regaud, Rubasciikin) un appareil plastosomial trs 
dvelopp dans les cellules diffrencies de l'embryon, on peut penser qu'il 
doit en tre de mme lors de la rgnration, C'est en effet ce qui rsulte 
des observations de l'auteur sur la rgnration de la queue du Triton. 
Les jeunes flbroblastes alors forms possdent des plastocontes trs nom- 
breux, qui s'allongent bientt en longs filaments l'intrieur des prolonge- 
ments cellulaires. Ceux-ci disparaissent ensuite, avec les plastocontes qu'ils 
contenaient, mesure que paraissent et qu'augmentent le nombre des 
fibrilles collagnes. C'est l une preuve indirecte de l'origine plastosomiale 
de ces fibrilles, admise par Meves; quant la preuve directe de la transfor- 
mation des plastocontes en fibrilles, R. ne peut encore la fournir coup sur. 
Les myoblastes du tissu de rgnration sont riches en plastosomes, qui 
se divisent puis s'allongent en filaments. Sur ceux-ci paraissent intervalles 
rguliers des points plus colors, bauche des articles Q, puis entre eux des 
points plus petits,_ qui seront les articles Z [ainsi qu'il a dj t dcrit par 
plusieurs auteurs]. Tous les plastosomes ne sont pas employs la diffren- 
ciation myofibrillaire, pas plus que dans le dveloppement ontognique. 
Les jeunes cellules des glandes cutanes rgnres renferment des plasto- 
contes, qui se dsagrgent en granules, lesquels leur tour se transforment 
en grains de scrtion. Lors de la division cellulaire, les plastosomes 
sont l'tat de grains ou de btonnets, mme lorsque dans la cellule au 
repos ils ont la forme filamenteuse ; dans les prolongements des fibroblastes 
ils peuvent conserver cette dernire forme, alors que ceux qui avoisinent 
le noyau en division sont granulaires. Les plastosomes se transmettent aux 
cellules-filles, lors de chaque division. 

En rsum l'auteur est partisan de la multiplication des plastosomes par 



12 L'ANNEE niOLOGIQUE. 

division, do leur permanence et de leur continuit, de leur transformation 
en fihrillcs et en produits de scrtion. A. Pren.wt. 

Liina (Emerico). Le ilveloppcment des pfastosomes che:- les Amp/u- 
biens. La signilication i)iologique des plastosomes est double, d'aprs les 
donnes aujourd'hui rgnantes. D'une part ils se transmettent des cellules 
OYulaire et spennatique celles de l'embryon, et so multiplient par divi- 
sion; d'autre part ils reprsentent le substratum indiffrent aux dpens du- 
quel se constitueront les formations fibrillaires diflerencies. Sur le premier 
point L. affirme que, dans l'ovocyte, il reste, aprs transformation des plas- 
tosomes en pigment et en vitellus, d'autres plastosomes qui pourront tre 
transmis aux cellules embryonnaires. Mais la transmission des plastosomes 
de cellule cellule doit tre rserve, car dans l'pithlium pigment de la 
rtine du Poulet, la cellule une fois prive de plastosomes doit former nou- 
veau son a})pareil plastosomien (Luna, Arch. f. Zellf., 1913). Sur le second 
point, l'auteur est d'accord avec Benda, Meves, Duesberg, Firket, Hoven 
pour admettre, contrairement Heidenhain, Held, Levi, que les plastosomes 
participent directement la formation des structures cellulaires. Ils se 
transforment en myofibrilles, sans doute aussi en neurofibrilles. Ils devien- 
nent dans l'pithlium de la rtine les grains de fuscine, dans l'ovocyte les 
grains de pigment et les plaquettes vitellines, dans les cellules pigmentes 
de la peau et de la choro'ide les granules pigmentaires , dans les cellules 
rnales les crains de scrtion. A. Prenant. 



?^ 



"Wildmann (Ed. E.). Milochinidries clie:- les cellules sexuelles de l'As- 
caris. Il s'agit des mitochondries qui se transforment en le corps rfrin- 
gent, et d'autres, dans le noyau du spermatogone, qui traversent la mem- 
brane nuclaire pour pntrer dans le cytoplasme du spermatocyte. 

Le corps rfringent drive, en somme, de la chromatine du spermato 
gone, et les mitochondries drivent la fois du nuclus et du karyosome. 
Les corps rfringents servent alimenter les spermatozo'ides dans leur 
voyage vers les ovules. H. de Varigny. 

Sakae Saguchi. Sur les mitochondries {chondriocontes) et les cordons 
mitochondriaux (= les corps dits intracellulaires d'Eberth) dans les cellules 
pi dermiques des larves d'Anoures. C'est une tude extrmement minu- 
tieuse des filaments d'Eberth, bien connus dans les cellules pidermiques des 
larves d'Anoures. Elle dbute par un historique des opinions trs diverses 
mises sur la gense et sur la signification morphologique de ces formations 
nigmatiques. [Comme trop souvent, la bibliographie franaise est nglige, 
et sur ce sujet si limit cependant l'omission des travaux de Bataillon, 
Anglas, Guievsse et surtout de Mercier est regrettable]. S. dcrit avec beau- 
coup de dtails et un grand luxe de figures l'appareil mitochondrial des 
cellules pid(^rmiques des larves, avant l'apparition des filaments d'Eberth; 
il y trouve des chondriocontes flexueux, et plus rarement des chondriomites 
et des mitochondries; les chondriocontes des cellules basales sont surtout 
dirigs verticalement. La mitose n'influence pas la rpartition du chondriome, 
qui persiste aussi avec ses caractres antrieurs. Chez des larves plus ges, 
on assiste l'apparilion des filaments d'Eberth; ils proviennent de chondrio- 
contes tendus, ])aissis et transfoi-ms. [Il faut avouer que la preuve de cette 
origine ne parait pas absolument dfinitive, l'examen des figures de la 
pi. I et de celles de la j)!. II, et qu'il y a un certain hiatus entre les chon- 
di'iocontes de la premire planche et les plus jeunes filaments d'Eberth re- 



I. CELLULE. 13 

prsents dans la secondej. Puis ces chondriocontes rigides se soudent on 
faisceaux verticaux, ou cordons mitochondriaux primaires, qui se continuent 
avec d'autres cordons horizontaux courant le long de la base de la cellule. 
Des cordons mitochondriaux secondaires, puis tertiaires naissent ensuite 
par coalescence des cordons primitifs. Pas plus que les chondriocontes, ces 
cordons ne prsentent dans la mitose aucun arrangement dtermin, et ils 
s'y comportent passivement. Les multiples manires d'tre des cordons sont 
dcrites et reprsentes dans de longues pages et de nombreuses figures. 
Dans une priode larvaire, ultrieure, les cordons mitochondriaux perdent 
de plus en plus leur colorabilit par les mthodes mitochondriales, et de- 
meurent colorables par les procds ordinaires; en mme temps ils s'amin- 
cissent de plus en plus. Il est vraisemblable qu'ils sont en partie dissous, en 
jjartie transforms en exoplasme et en tonofibrilles. ["Mkrciek avait dj rap- 
port les filaments d'Eberth un exoplasme]. A mesure que .s'effacent les 
filaments d'Eberth, les chondriocontes (qui en juger parles figures du 
travail avaient peu prs disparu) reparaissent en grand nombre autour 
du noyau, comme s'ils se reformaient aux dpens de ces filaments. Presque 
en mme temps que les chondriocontes se transformaient en cordons mito- 
chondriaux, une membrane basale homogne se dessinait au-dessous de la 
celhile. S. admet qu'elle est produite par les chondriocontes horizontaux, et 
qu'elle s'paissit en mme temps que ceux-ci disparaissent. Cette basale est 
plus tard incorpore au derrne, de telle sorte que celui-ci est en partie au 
moins une formation pidermique. A. Pre.nant. 

Misla-wky A. N.j. Fibi'illes plasmatiques el chondriocontes dans les 
(nthliums btonnets du rein. En employant deux mthodes de fixation 
diffrentes, l'une conservant, l'autre dtruisant le chondriome, M. met en 
vidence dans la cellule rnale de la grenouille deux structures distinctes. 
L'une est reprsente par les chondriocontes qui sont flexueux, ne s'anasto- 
mosent pas (comme Policard lOOo, 1010, l'a observ dj) et ne s'tendent 
pas jusqu' la base extrieure de la cellule. L'autre consiste en filaments 
runis en faisceaux et agencs en lamelles qui vont jusqu' la base cellulaire, 
qui sont anastomoses et qui, parallles aux chondriocontes, leur sont inter- 
poses; les fibrilles sont plutt acidophiles; sans se prononcer sur leur nature 
exjicte M. les nomme fibrilles plasmatiques . 11 n'est pas douteux qu'il 
s'agisse l de deux fonctions diffrentes; mais l'auteur n'ose pas dire que la 
seconde reprsente l'ergastoplasme ct du chondriome. Dj Policard a d 
avoir sous les yeux ces fibrilles plasmatiques; car il parle de stries colorables 
par les teintures acides d'aniline, pris par fixation incapable de conserver le 
chondriome. [Tiihari sur les cellules rnales et moi sur les cellules pith- 
liales intestinales de la Douve du foie avons observ quelque chose d'analo- 
gue, savoir : entre des filaments basophiles comparables des chondriocontes 
ou des fibres ergastoplasmiques, des baguettes parallles ces filaments et 
acidophiles reprsentant par consquent par leur situation et leur chromati- 
cit les fibrilles plasmatiques]. A. Prena.nt. 

Cornes (S.). Apjjnreil riicidaire ou cJiondriome ; chondrocinse ou 
dijrtiocynrse. C. reprend une fois de plus la discussion de l'identit entre 
les mitocliondries et l'appareil rticulaire et rclame la priorit pour l'ide 
d'homologuer le chondriome l'un des noyaux des infusoires. Ch. Champy. 

fi) 'Weber (A.j. Ln chondriome des leucocfjles polynuclaires du Gonfjyle. 
Dans ces lments le chondriome parait ne faire qu'un avec l'aster. 



14 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ChondrioconteSjCliomlrioinitesoumitochondries irradiontaiitour de la sj^lK'-re, 
prsentant dans certains cas les asj)ccts des inicrosomes de Heh)Enain et 
Druner. L'aster semble bien servir de support au chondriome sans trouver 
place ct de ce dernier, comme le suppose Meves. A. Weher. 

Dubreuil. Lo chondriome et le dispositif de l'activit scrctoire. 
D. tudie dans ce mmoire toutes les phases du dveloppement des l- 
ments cellulaires de la ligne connective, descendants des lymphocytes, 
c'est--dire : les globules blancs mononucls de la lymplie et du sang, les 
cellules connectives et le tissu adipeux, les cellules cartilagineuses, les cel- 
lules osseuses et les ostoclastes. 

Le cytoplasma des lymphocytes est caractris par un chondriome et par 
des vacuoles rhagiocrines. D. montre qu'il existe un paralllisme troit, si 
l'on suit la destine du chondriome travers toute la descendance du lym- 
phocj^te, entre l'activit scrtoire des diverses cellules et le dveloppement 
de leur appareil niitochondrial, soit que Ton considre les cellules conjonc- 
tives fixes ou mobiles, soit que l'on considre les cellules adipeuses, ou encore 
les cellules cartilagineuses et les ostoblastes qui scrtent les substances 
diverses (glycogne, graisse, ossine, etc.). Il est donc permis de comparer 
le rle du chondriome dans ces diverses cellules celui qu'il joue dans les 
cellules proprement glandulaires. E. Faur-Fre.miet. 

Aunap (E.). Sur les chondriusomes des gonocytes clicz les Poissons os- 
seux. A. a tudi le chondriome des gonocytes chez Correjonus mariena. 
Ils sont disposs comme chez les autres Vertbrs. Il confirme donc l'ide 
de RuBASCHKix que le chondriome des cellules sexuelles diffre de celui des 
cellules somatiques par son aspect granulaire. 11 observe que cela pose sans 
la rsoudre la question de la particularit du chondriome dans les cellules 
prsexuelles. Ch. Ciiampv. 

o.) Guilliermond (A.). Sur les milochondries des champignons. Les 
mitochondries existent en grande abondance dans les Ascomyctes et sem- 
blent jouer un rle important dans les scrtions dont les asques sont le 
sige. M. Gard. 

Il) Guilliermond (A.). Sur Vtude vitale du chondriome de rpiderme 
des ptales d'Iris germanica et de son volution en lenco- et chromoplastes. 
On peut, dans la fleur (XIris germanicti, suivre avec une remarquable 
nettet sur le vivant tous les stades de la transformation des mitochondries 
en leuco- et chromoplastes. M. Gard. 

c) Guilliermond (A.). Nouvelles remarques sur ht signification desplastes 
de W. Schi)iiper par rapport aux mitochondries actuelles. Les plastes de 
Sciiimper sont assimilables aux mitochondries dont ils ont la fonction, celle 
d'laboi'er les produits de scrtion de la cellule. Un plastc peut n'tre qu'un(> 
niitochondrie grossie. ^ M. Gard. 

(l) Guilliermond (A.). Nouvelles observations sur le chondriome des cham- 
pignons. La prsence de mitochondries parait gnrale chez les (-hampi- 
gnons et appuie la thorie qui considre le chondriome comme un lment 
constant et indispensable de la cellule, o il parat jouer un rle important 
dans les scrtions. M. Gard. 



I. - CELLULE. 15 

/ 
e) Guilliermond (A.). Sur la pariicipalion du chondriome des Champi- 
gnons dans l'laboration des corpuscules mlachromatiques. G. a vu dans 
les asques et les cellules pseudoparenchymateuses du prithce de Pusln- 
laria vesiculosa, ainsi que dans les basides et les cellules pseudoparenchy- 
mateuses de riiymnium de divers Autobasidiomyctes, les chondriocontes 
donner directement naissance aux corpuscules mtachromatiques situs 
dans des vacuoles. Les chondriocontes se mettent en rapport avec le noyau 
et une vacuole; il se forme sur leur trajet une ou plusieurs petites vsi- 
cules, renfermant un petit corpuscule entour d'une corce mitochondriale. 
Ces vsicules, par suite de la rsorption des chondriocontes, s'isolent, pn- 
trent dans les vacuoles, grossissent et deviennent les corpuscules mtachro- 
matiques. L'corce mitochondriale persiste longtemps, puis forme une calotte 
et finit par disparatre. A. Guieysse-Pellissier. 



Il) Guilliermond (A.). Recherches cytolor/iques sur le mode de formation 
de l'amidon et sur les plastes des vgtaux [XIV, L' ]. G. a montr dans 
une srie de notes publies en 1911 et 1912 (avant le mmoire de Pensa sur 
le mme sujet), que les mitochondries sont des lments constants dans tous 
les tissus des vgtaux, o la mthode de Regaud permet facilement de 
les mettre en vidence. Ces recherches de G. sont dveloppes et coordon-' 
nes dans ce mmoire important. 

L'auteur admet que les mitochondries de tous les tissus de la plante 
peuvent provenir de celles de l'uf, et que ces mitochondries vgtales sont 
morphologiquement et chimiquement identiques celles des tissus animaux. 
D'autre part, G. montre qu' partir de l'uf et dans les divers mristmes, 
ces granulations se transforment directement, en tout ou en jjartie, pour 
donner naissance aux diffrentes sortes de plastes ou de leucites : amylo- 
plastes, chloroplastes, chromoplastes, etc. 

Amylo'plastes. Les mitochondries existent sous forme filamenteuse (chon- 
driocontes) dans les plantules d'Orge, de Mas, de Ricin, de Bl, de Haricot et 
de Pois; dans les racines de Carotte, de Tradescantia discolor et de Phajiis 
grandifolius. Dans tous ces cas, les chondriocontes prsentent bientt des 
l'enflements qui se distinguent par leur colorabilit un peu spciale, c'est-- 
dire par une diffrence de composition chimique ; ce sont les futurs amylo- 
plastes dans l'intrieur desquels l'auteur russit mettre en vidence le d- 
but de la formation des grains d\amidon. 

Dans la racine de Ficaria ranunculoides les chondriocontes se rsolvent 
directement en mitochondries qui se transforment directement en amylo- 
plastes par croissance. Dans le tubercule de la pomme de terre, il n'existe 
que des mitochondries granuleuses qui se transforment aussi directement. 
Pendant la croissance du grain d'amidon le plaste disparat peu peu sovis 
la forme d'une cupule colorable de plus en plus mince. 

Chloroplastes. Les chloroplastes rsultent toujours de la transformation 
directe des mitochondries des cellules embryonnaires ; c'est ce que l'on observe 
dans la gemmule d'un grand nombre de plantes telles que : Orge, Mas, Bl, 
Ricin, Haricot, Pois, o les mitochondries, gnralement allonges, se fragmen- 
tent ou se ramassent avant de se transformer en boules qui s'accroissent, 
se chargent de chlorophylle et deviennent des cliloroleucites. Une coupe totale 
d'une gemmule montre tous les stades de cette transformation qui se pour- 
suit chez l'adulte dans les cellules du mristme qui occupe l'axe des bour- 
geons, et dans le mristme parital, l o se diffrencie le parenchyme 
vert. 



m L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

C/iromojil'isirs. L'origine mitocliondriale des chromoplastes est gale- 
ment dmontre cliez la Carotte. 

Conclusions. G. admet que les plastes rsultent d'une diffrenciation 
la fois morphologique et cliimique des mitocliondries, tout en participant 
encore de la nature lipode de ces dernires (Reoaud, Faur-Fremiet, Mayer 
etScuAEi'-FER), ce qui explique l'existence de pliosphatides difficiles sparer 
de la chlorophylle. II montre que le fonctionnement des mitochondries v- 
gtales peut tre compar celui des mitocliondries animales et qu'aux 
unes comme aux autres le schma des phnomnes de la scrtion pro- 
pos par Renaut et Regaud s'applique galement. 

Les recherches simultanes de Lewitsky et de Pensa confirment les faits 
trs importants pour la cytologie vgtale exposs dans le mmoire de G. 
E. Faur-Fremiet. 

Lewitsky (G.). Des chondriosomes comme organes scrteurs chez les 
Champii/nons. Les recherches effectues par l'auteur depuis deux ans sur 
les chondriosomes des Champignons, surtout chez un Champignon infrieur 
{Alhuijo Bliti), l'amnent peu prs aux mmes conclusions que celles for- 
mules par Guilliermond. Les tudes ont port sur les hyphes, les oogones, 
les oospores et les conidies, dont il donne dps microphotograpliies. Henri 

MiCHEELS. 

Scherrer (Arth.). Les chroma lophor es et les chondriosomes d'Anthoce- 
j^os. Pendant tout le dveloppement d'A)}thoceros Httsnoti, on peut nette- 
ment suivre la continuit du chromatophore. C'est la premire Muscine 
o l'on constate la prsence de chondriosomes. On n'aperoit, dans le cours 
de l'ontogense de cette plante, aucune relation morphologique entre les 
chromatophores et les chondriosomes. Les chondriosomes s'y assemblent 
par diffrenciations histologiques ou cellulaires. 11 existe peut-tre une rai- 
son du ressort de la physiologie de la nutrition dans l'agglomration des 
chondriosomes aux endroits o les changes chimiques s'effectuent (cellules 
au pied du sporogone ou cellules du thalle voisines des prcdentes, proxi- 
mit de colonies de Xostoc, etc.). Henri Micheels. 

Maximow (A.). Sur des chondriosomes des cellules vgtales vivantes. 
I/observation des poils de Courge vivants montre que le courant proto- 
plasmique entrane des granules ou microsomes. Ceux-ci ne sont autres que 
des chondriosomes, dont Mikosch (1894), Lewitzky (1911), Rudolpii (1912), ont 
dj constat la prsence sur les cellules vgtales vivantes. M. a prcis 
sur l'objet prcit les formes et la destine de ces chondriosomes. Ce sont 
d'abord des chondriocontes, qui peuvent atteindre une trs grande longueur; 
ensuite paraissent des btonnets courts, et des grains ronds ou ovales, ou 
mitochondries; capables de division, les btonnets s'tranglent en diploco- 
ques dont les deux articles se sparent. Le courant protoplasmique cliarrie 
tous ces chondriosomes. Pendant ce temps les btonnets mitochondriaux ou 
les chondi iocontcs forment les trophoplastes (chloroplastes) suivant le mode 
indiqu par Guilliermond (1912) et Lewitzky. Leur substance devient verte; 
ils s'paississent en leur milieu ou leurs extrmits ; des grains d'amidon 
apparaissent dans les i)arties paissies. On peut donc observer sur le vivant 
les dtails de la gense des chloroplastes constats sur les pices fixes. 

A. l'RENANT. 

Champy (Gh.). Granules rduisant l'iodure d'osuiium. L'auteur a 



I. CELLULE. 17 

mis en vidence dans les cellules les plus diverses des granulations qui 
rduisent une solution assez mal dfinie au point de vue chimique et com- 
pose d'acide osmique et d'un iodure alcalin. Ces granules ou lyosomes 
paraissent rduire la solution alors que la cellule est vivante et non encore 
fixe par l'acide osmique. Ce seraient des corps analogues ceux que 
DoGiEL et d'autres ont mis en vidence dans de nombreuses cellules par 
une coloration vitale au bleu de mthylne. Les terminaisons nerveuses, par 
exemple, sont galement imprgnes par la rduction de l'iodure d'osmium. 
Mais, dans la majorit des cas, les lyosomes paraissent des organites per- 
manents et ncessaires de la cellule et reprsentent un stade intermdiaire 
entre les mitochondries et le grain de scrtion ; cette phase d'activit 
s'arrte parfois la formation du lyosome. Ch. n'a pas encore pu prciser 
la nature chimique de ce dernier corps. A. Weber. 



Holmgren(E.). Sur les grains QetJ des fibres musculaires stries. 
On sait que, d'aprs les importantes recherches de l'auteur, on peut parall- 
liser aux stades successifs du graphique de la contraction musculaire une 
srie de phases par lesquelles passent les grains interstitiels au cours de 
leur mtabolisme, et distinguer des phases : facultative, d'activit ou de con- 
traction, de rgnration et de postrgnration. H. a distingu ces grains, 
substratums du mtabolisme musculaire, en deux catgories selon leur posi- 
tion : des grains Q situs la hauteur des disques sombres Q et des grains 
I placs au niveau des disques clairs I. Il ne croit plus cependant aujour- 
d'hui que la distinction des deux sortes de grains soit absolue. Car d'une 
part on peut constater que les grains 1 d'une mme case musculaire sont 
runis par une lgre bande de substance qui dans un stade ultrieur de- 
vient colorable, si bien qu'alors on obtient un btonnet paissi ses deux 
extrmits et mme en son milieu et occupant la hauteur de l'article Q. 
D'autre part, dans des muscles o les grains sont typiquement des grains Q, 
on peut voir que ceux-ci, de forme oblongue, prsentent chacun de leurs 
ples un granule plus color correspondant par sa situation c un grain I; 
dans un second temps ces grains Q se transforment en btonnets sembla- 
bles ceux qui rsultent des deux grains I confondus. Ailleurs la coloration 
des grains interstitiels, au lieu d'tre exclusivement polaire comme dans le 
cas o paraissent des grains I, ou bien quatoriale quand on a l'image de 
grains Q, est la fois polaire et quatoriale ; on voit par exemple dans une 
nme case musculaire deux grains en situation I relis un ou deux 
grains en situation Q. Bref, il existe toutes les formes de passage entre 
les grains Q et I, entre lesquels il ne parat plus possible l'auteur de 
maintenir la distinction absolue qu'il avait tout d'abord tablie. 

Mais comment expliquer l'habituelle localisation de la matire interstitielle 
colorable en grains lantt polaires, tantt quatoriaux, en grains 1 et en 
grains Q? Voici l'explication propose pour cette localisation. On sait que H. 
a considr les membranes Z (membranes fondamentales) comme des 
plasmophores, c'est--dire comme des cloisons transversales, le long et la 
faveur desquelles cheminent les matriaux qui serviront au mtabolisme des 
grains interstitiels. Or les membranes Z ne sont pas les seules cloisons qui 
traversent les fibres musculaires transversalement et peuvent ainsi fonc- 
tionner comme plasmophores. Les membranes M (membranes moyennes) 
qui traversent les disques Q quatorialement peuvent aussi avoir la mme 
fonction. En fait H. a vu que les grains interstitiels en position Q se relient 
aux membranes moyennes par des tractus de substance colorable. En somme 

l'anne BIOLOGlyUE, XVUI. 1913. 2 



18 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

tout se passe comme si la Fonction des membranes Z correspondait des 
grains 1, celle des membranes M des grains Q. 

Les rseaux lilaint^nteux transversaux leur tour, ou tropliosponges do 
l'aubMir. qui sont d'origine exogne, suivent le plan des membranes trans- 
versales, soit des membranes Z, soit des membranes M, et ne m trouvent que 
dans le plan dv l'une ou l'autre de ces membranes. .\. Phknant. 

Heidenhain (M.). Sur la divisibilit des fibrilles et des colonnrltes 
dans la nniscididiire de l'embryon de Tniite. A plusieurs reprises dj, 
H. a attir l'attention (1894, 1911, 1912) sur les ligures fournies par les 
cbamps de Cohnlieim des fibres musculaires, figures qui atte.stent la divisi- 
bilit des filirilles et des colonnettes et leur multiplication par scission lon- 
gitudinale. De telles images ont t observes par Maurer dans le dveloppe- 
ment des muscles des Tlo.stens,que H. a tudi sur l'embryon de Truite, 
et dont il donne des figures d'une grande prcision. Il apparat d'abord dans 
chaque cellule une seule fibrille ou colonnette, dont la coupe transversale 
se prsente comme un cliamp circulaire sidrophile. Le cercle s'claircit 
en son centre, tandis que la priphrie demeure plus sombre. Dans l'corce 
se dos,sinent des ])oints plus sidrophiles, d'abord confondus les uns avec 
les autres, qui reprsentent la section d'autant de fibrilles ou colonnettes. 
Puis ces fibrilles s'individualisent toujours davantage et deviennent, sur la 
coupe transversale, des btonnets orients radiairement autour d'une plage 
centrale plus claire. Chaque btonnet subit ensuite une scission longitudi- 
nale, qui progresse de la priphrie vers le centre; il prend ainsi, en coupe 
transversale, la forme d'un Y, puis d'un V. Des scissions secondaires des 
branches de l'Y et du V compliquent plus tard la figure. Ces lments con- 
tractiles, qu'il est indiffrent de considrer comme des fibrilles ou des colon- 
nettes puisqu'il n'y a pas entre les deux de diffrences essentielles, ne sont, 
tout moment de leur formation, que provisoires. Leur divisibilit est en 
effet indfinie, et, pousse ses dernires limites, conduirait, selon la con- 
ception chre l'auteur, la dcomposition de l'lment en fibrilles ultra- 
microscopiques. [J'ai dcrit et figur, dans la musculature de Sagitla, une 
division et une multiplication analogues des lments contractiles partir 
d'une colonnette unique]. A. Prenant. 

b) Pterfi (Tiberius). Recherches sur les rapports des myofibrilles avec 
les fibrilles tendineuses. On sait que deux opinions principales ont t mises 
sur ces relations. Pour les uns (Klliker, Weis.mann, Ranvier et d'autres), 
les fibrilles tendineuses, que le sarcolemme spare des myolibrilles, sont la 
continuation de celles de l'endomysium et du primysium. Pour les autres 
(rcemment selon 0. Schultze 1911 et Loginow 1912), les fibrilles du tendon 
continuent directement celles du muscle. P. concilie de la faon la plus heu- 
reuse et la plus vrais(^mblable ces deux opinions jusqu'alors irrductibles, 
en expliquant comment les figures de 0. Sciin/rzE-LoGiNOW peuvent prendre 
naissance. En employant des mthodes lectives de coloration des fibres 
conjonctives, il dclare avoir toujours reconnu que l'extrmit tendineuse 
de la fibre musculaire est limite ])ar un sarcolennne ininterrompu. Ce sar- 
colenmie consiste en une membrane hyaline fondamentale et un rseau de 
fibrilles conjonctives, les unes- fines, les autres plus grossires, que celles-ci 
soient une diffrenciation de la membrane fonrlamentale, ou (pfelles soient 
d'origine primysiale et incor])()res secondairenu;nt la membrane sarco- 
lemmatique; le sarcolemme a donc une structure rticulo-fibrillaire, que 
Gries.\iann [Intern. Munalsschr. f. Anat., Bd 29) et Pai'I'Enheim ont aussi ob- 



I. CELLULE. 19 

serve. [J'ai, de mon ct, trouv une structure fibrilLiire ou plutt vermicu- 
laire, mais de nature sans doute mitochondrialc, au sarcolemme des cellules 
musculaires de la larve d"OEstre [Journal d'Anat., 1912)]. C'est, d'aprs P., de 
ces fibrilles conjonctives du sarcolemme que les fibrilles tendineuses tirent 
leur origine. 

L'auteur explique les diffrentes circonstances dans lesquelles peut se 
produire l'apparence d'une continuit directe entre les myofibrilles et les 
fibrilles tendineuses. C'est d'abord quand la mise au point sur l'extrmit de 
la fibre musculaire n'est pas exacte et que les fibrilles du sarcolemme se 
projettent ainsi dans la fibre musculaire. C'est ensuite quand, la fibre mus- 
culaire tant pointue son extrmit, les fibrilles conjonctives qui recou- 
vrent la surface de l'extrmit de la fibre ne peuvent tre distingues opti- 
quement des myofibrilles. L'apparence de continuit se produit aussi quand 
l'extrmit de la fibre musculaire est irrgulirement lobe ; les faisceaux de 
fibrilles musculaires se terminent alors des hauteurs diffrentes et le sar- 
colemuie a un trajet en zigzag; les fibrilles tendineuses pntrant dans le 
fond des encoches sarcolemmatiques paraissent s'y continuer avec les myo- 
fibrilles. Enfin dans la fibre musculaire en tat de relchement, si les colon- 
nettes musculaires sont ingalement relches, et se terminent par cons- 
quent diffrents niveaux, le sarcolemme et avec lui les fibrilles tendineuses 
s'enfoncent entre ces colonnettes, et peuvent paratre prolonger directement 
les myofibrilles. A. Prenant. 

Herwerden (M. A. van). 5m?' le rapport entre les fibres tendineuses cl 
les ni ijo fibrilles. Avec Baldvvin (Morph. Jahrb., Bd XLV, 1913). H. se d- 
clare oppos l'opinion (d'O. Schultze 1912 et de Loginow 1912) d'aprs 
laquelle les fibrilles tendineuses continueraient directement les fibrilles 
musculaires. Une mise au point prcise sur l'extrmit de la fibre muscu- 
laire montre que le sarcolemme est l discontinu et que d'un ct sont les 
myofibrilles, de l'autre les fibrilles tendineuses. Une digestion tryptique qui 
respecte les fibres tendineuses et dtruit les fibrilles musculaires, fait voir 
que les fibrilles du tendon s'inflchissent autour de la cupule sarcolemma- 
tique en se continuant \ surface du sarcolemme, et qu'aucune d'elles ne 
pntre dans l'intrieur du tube laiss vide par la destruction de la substance 
musculaire. A. Prenant. 

Marcus (H.). Sur la structure d'une cellule musculaire lisse et ses modi- 
fications pendant la contraction. La description morphologique de la 
fibre musculaire d'Hirudine, que donne M. tout d'abord, n'ajoute rien d'es- 
sentiel ce qu'on sait dj. L'auteur ne tient que bien incompltement la 
promesse qu'il fait, au dbut de son article, d'clairer l'tude des phno- 
mnes de contraction des fibres musculaires stries par celle de ces phno- 
mnes dans les fibres musculaires lisses plus simples. Dans les fibres de 
Sangsue en tatagonal il voit se produire une annulation transversale super- 
ficielle, les anneaux ainsi forms sont colorables en noir par l'argent. Sur la 
fibre contracte il voit des gouttes sourdre des espaces interannulaires et en 
mme temps disparatre la birfringence de l'corce contractile; il en 
conclut que l'anisotropie doit tre attribue des tats de tension. [Cette 
interprtation du phnomne prouverait plutt l'existence d'une substance 
birfringente spciale; le phnomne ressemble celui que Vls (1910) a 
observ et o il a vu une preuve de la prsence relle d'une matire bir- 
fringente]. M. a compar sur la coupe transversale de la fibre relche et 
de la fibre contracte les dimensions des colonnettes ; il a vu que loin d'tre 



20 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

plus paisses, elles sont plus minces et que la diminution de longueur des 
colonnottes n'est pas compense par l'augmentation de leur paisseur. Il en 
conclut que les colonnettes diminuent de volume par la contraction. [Cette 
conclusion ne parat pas lgitime, car les bandes radies qui reprsentent 
la coupe transversale des colonnettes ne contiennent pas, comme le recon- 
nat l'auteur lui-mme, que des fibrilles, mais renferment aussi la substance 
interfibrillaire isotrope]. A. Prenant. 

o) Pterfi (Tiberius). Conlributions VInstologie de l'amnios et lapro- 
duclion des stniclures fibrillaires. P. met en vidence, par diverses tech- 
niques, un processus curieux de fibrillognse dans les cellules pithliales 
de l'amnios du Poulet. Il se produit dans ces cellules des vacuoles, une seule 
d'abord au voisinage du noyau, puis plusieurs plus petites dont le diamtre 
augmente. Des fibrilles se forment autour de ces vacuoles; elles ne repr- 
sentent au dbut qu'une couche limitante, en manire de membrane hapto- 
gne, qui entoure la vacuole. Cette membrane se diffrencie de plus en plus, 
en devenant intensment et lectivement colorable. Par la fusion des va- 
cuoles de plus en plus nombreuses, les membranes limitantes confluent aussi 
les unes dans les autres, et il en rsulte un rseau de fibrilles qui finit par 
tre presque tout ce qui reste du protoplasma primitif, et qui se raccorde 
la priphrie de la cellule avec un systme de fibrilles marginales rsultant 
de la transformation de l'ectoplasma cellulaire. Ce processus de fibrillog- 
nse diffre beaucoup, remarque P., de celui qu'on admet pour les fibrilles 
musculaires et d'autres, qu'on suppose tre dues des mitochondries ali- 
gnes et soudes. [Il est bon de noter d'ailleurs que l'auteur n'a pas fait 
usage de mthodes mitochondriales]. 

P. donne de la formation des fibrilles dans l'pitlilium amniotique une 
explication physico-chimique. D'aprs la thorie de Gibbs-Thomson, la tension 
superficielle est en raison inverse de la concentration de la substance la sur- 
face considre, c'est--dire que cette concentration augmentant (adsorption 
positive), la tension superficielle diminue, et inversement. Les substances 
qui diminuent la tension superficielle sont donc bien adsorbes par la sur- 
face. D'aprs Traube et Quincke, les collodes hydrophiles abaissent la ten- 
sion superficielle et sont positivement adsorbs; tels sont les albuminodes, 
les albumoses, etc. Ils s'amassent la surface d'adsorption et se condensent 
en une pellicule solide (Ramsden, Metcalf). Le protoplasma est un collode 
hydrophile et la formation d'une couche limitante, puis de fibrilles, est un 
plinomne de tension superficielle se passant la limite du liquide de la 
vacuole et du protoplasma hydrophile. Le phnomne devrait s'arrter, si 
les conditions ne variaient pas, quand l'quilibre est ralis la surface 
entre la force d'adsorption et la pression osmotique. Mais l'augmentation des 
vacuoh^s amne des changements dans le liquide vacuolaire aussi bien que 
dans le protoplasma collode; ces changements influencent les conditions 
osmotiques, rompent l'quilibre entre la force d'adsorption et la force osmo- 
tique et i)rovoquent ainsi sans cesse une nouvelle adsorption, et par l une 
concentration plus forte la surface du collode, par consquent la produc- 
tion de nouvelles fibrilles. A. Prenant. 

Brass (Hans). Dpt physiologique de pigment dans les endothliums 
capillaires de la moelle des os. Ce mmoire est une contribution la nature 
.scrtoire des endothliums vasculaires. Si R. Heideniiain a prouv que les 
endothliums lymphatiques peuvent tre actifs et vasculaires la faon de 
cellules glandulaires, la preuve histologique fait dfaut. La constatation du 



I. CELLULE. 21 

pigment dans le corps des cellules endothliales est une de ces preuves. On 
a observ assez souvent, dans les tats pathologiques surtout, du pigment 
dans les endothliums de divers organes. Pour ce qui est de la moelle des os 
il y a d'assez nombreuses observations de pigment situ dans les cellules 
mdullaires et notamment dans les cellules endothliales vasculaires, tant 
dans les conditions pathologiques naturelles qu'aprs exprimentations va- 
ries. Mais la prsence physiologique du pigment dans la moelle osseuse a 
t plus rarement constate (Bizzozero 1869, Wasse 1876). L'auteur a examin 
la moelle des os de divers mammifres ; il a trouv les cellules du rticu- 
laire et de l'endothlium sidrofres, munies de grains plus gros que ceux 
des osinophiles, de cpuleur brun-jauntre; il n'y a jamais de pigment en 
grosses mottes, jamais non plus de globules rouges phagocyts (sauf dans la 
tig. ] du mmoire). Bien que la raction du fer n'ait pas russi, le pigment 
est vraisemblablement d'origine sanguine, labor par l'activit scrtoire 
des cellules. A. Prenant. 

Gariaeff (W.). Remarques histologiques sur la structure de quelques 
organes chez les Cphalopodes. I. sophage et intestin ccal {caecum) d'Argo- 
nauta argo 5- H n'y a pas de rapport entre le genre de vie (plagique 
ou de fond) des Cphalopodes et la structure de leur tube digestif. Quelques 
faits d'intrt gnral peuvent tre retenus dans ce travail ; tel celui-ci : 
l'sophage de l'Argonaute est tapiss par des cellules pithliales recou- 
vertes d'une cuticule plus paisse qu'elles ne sont hautes ; des environs du 
noyau monte verticalement un pinceau de fibrilles qui se perd dans la cuti- 
cule; il y a sur ce pinceau fibrillaire des corpuscules basaux, situs l'union 
de la cellule proprement dite et de la cuticule. [Par consquent on peut 
considrer cette cuticule comme le produit d'un appareil cili modifi]. 
A. Prenant. 

Faur-Fremiet (E.). Sur les nmatocxjstes et les trichocystes de Po- 
lykrikos. Le mode de dveloppement rappelle dans ses grands traits la 
formation des nmatocystes vrais des Hydraires ou des Actinies, avec cette 
diffrence qu'il s'en forme ici un grand nombre dans une seule cellule, 
d'ailleurs plurinucle. Peut-tre existe-t-il des intermdiaires entre les 
formes jeunes des nmatocystes et les trichocystes proprement dits et peut- 
tre ceux-l ne reprsentent-ils qu'une complication de ceux-ci. M. H- 

RUBEL. 

Dembowski. Recherches sur la mrolomie des Grgarines. Les ex- 
priences de mrotomie conduisent D. aux conclusions suivantes : 1 Il 
n'existe pas de centre cintique dans le corps des Grgarines {Stenaphosa 
juli et Nina gracilis); 2 la facult motrice est dpartie l'ectoplasma tout 
entier; 3 cette facult est particulirement dveloppe dans l'extrmit an- 
trieure; son maximum est dans le Protomrite; 4'^ le noyau possde une 
trs faible influence, probablement indirecte, sur les mouvements. 
E. Faur-Fremiet. 

f 

c) Alexeieff (A.). Recherches sur les Sarcosporidies. L'enveloppe du 
kyste de la Sarcosporidie du mouton [Sarcocystes tenella Raillet) ne repr- 
sente pas une cuticule appartenant au parasite, mais est labore entirement 
par l'hte, de mme que les traves qui se dtachent de cette enveloppe. 
C'est le sarcoplasma de la fibre musculaire infecte qui voluerait dans le 
sens du tissu lastique sous l'influence de l'excitation due au parasite. La 



?2 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

prsence de qiiol(iues noyaux dgnrs tout contre la limite interne de l'en- 
veloppe corrobore cette manire de voir. 

On peut distinguer dans la spore un segment nuclaire qui correspond 
l'extrmit arrondie, un segment moyen et un segment antnuclaire qui 
correspond la rgion avoisinant le ple aminci. Le noyau est bti sur un 
type de noyau trs rpandu chez les Protistes, avec cette particularit que 
le caryosome est priphrique et peut tre mme rejet hors du noyau. Les 
grains sphriques et rfringents du segment moyen de la spore reprsentent 
autant de caryosomes expulss de Taire nuclaire : chacun de ces grains est 
un pyrnosome, pour se servir du terme propos par Vicier pour des forma- 
tions similaires dans les cellules glandulaires des Mtazoaires (ce sont les 
parasomes de Henneguv). Ces grains ne peuvent tre que des matriaux de 
rserve ou des grains de zymogne, cette dernire interprtation tant de 
beaucoup prfrable. La spore des Sarcosporidies apparat ainsi comme un 
lment cellulaire trs nettement polaris ; le produit dfinitif de l'laboration 
de cet lment serait la sarcocystine de Laveran et Mesnil. M. Lucien. 

Conrad (W.), Errerella Bornhemiensis nov. gen. Une Protococcacve 
nouvelle. C. l'a rencontre au mois d'aot 1913 dans le produit d'une 
pche effectue Bornhcm, dans le Vieil-Escaut , et il l'a ddie Lo 
Errera. 11 en donne la diagnose suivante : Pseudo-colonies formant un 
triangle quilatral, portant sur chacune de ses faces trois pyramides 
triangulaires composes chacune de 16 cellules disposition trs rgu- 
lire et dfinie. Les cellules sont sphriques et mesurent de G 7 [j. de 
diamtre. Elles sont entoures d'une membrane trs mince et portant tou- 
jours une soie raide et aigu, longue de 50 00 [i. environ et elles n'en por- 
tent jamais plus d'une. Soie jamais renfle la base. Chromatophore en 
calotte paritale plus ou moins dveloppe. Jamais de pyrnode; toujours de 
l'huile en fines gouttelettes. Multiplication inconnue. Cette Algue appartient 
la tribu des Euprotococcaces Chodat et le nouveau genre se range parmi 
les genres Golenkinia Chod., Lagerhcimin Chod., Chodalrlla Lamm. et liicli- 
teriellaLaram., qui prsentent tous les mmes adaptations au plankton. 
Henri Miciieels. 

= Notjdu. 

Faussek (W.). Question de la structure du noijau cellulaire dans les 
glandes salivaires de la larve de Chironome. Par des colorations doubles 
on caractrise, dans le filament nuclaire aussi bien que dans le nuclole, 
deux substances, Tune basophile, l'autre oxyphile. Dans le filament nuclaire 
F. observe les dtails de structure suivants. Les disques sombres et colora- 
bles occupent toute l'paisseur du filament, conformment Balbiani (1881) 
et contrairement Leydig (1883) qui les croyait annulaires. Ces disques se 
prolongent quelque peu en spirale; mais les disques sont distincts et ne 
sont pas, comme le prtend Herwerden (1910), une illusion produite par une 
spirale en ralit continue, enroule autour d'un filament achromatique. 
Ces disques sont forms de deux substances, dont l'une, basophile, affecte la 
forme de granules accumuls surtout vers le milieu du disque, tandis que 
l'autre, oxyphile, sert de substratum ces granules. Les disques clairs, inter- 
poss entre les distiues sombres, sont forms de la mme substance oxyphile. 
BoLSHJS (1911) et Alverdes (1912) avaient cru les discjues sombres et les 
disques clairs constitus respectivement par de la chromatine et de l'achro- 



I. CELLULE. 23 

mtine; il s'agit en ralit de basichromatine et rroxychromatine, comme 
dj KuLAGiN (1905) l'a soutenu. On doit en tout cas rejeter l'opinion de 
Erhard (1010) suivant lequel, dans le noyau des glandes salivaires, ce serait 
le nuclole qui reprsenterait la substance chromatique, et le filament nu- 
claire qui correspondrait la substance nuclolaire des autres noyaux. Le 
nuclole, lui aussi, se compose de deux parties, dont l'une oxyphile entoure 
l'autre qui est basophile. Celle-ci peut tre lobe, irrgulire. La charpente 
linienne du noyau se rattache au nuclole et au filament nuclaire, indirec- 
tement ce dernier et par l'intermdiaire d'une membrane achromatique 
qui l'entoure. Pour les dtails de structure plus grossiers, pour les rapports 
du nuclole et du filament nuclaire, S. confirme essentiellement les obser- 
vations de Baliiani. On retrouve un filament nuclaire annel, mais de faon 
moins nette, dans d'autres cellules de la larve de Chironome (cellules de 
l'pithlium intestinal et des tubes de Malpighi) ainsi que dans les cellules 
des glandes salivaires, de l'intestin et d'autres organes de la larve de Culex 
o divers auteurs l'ont dj signal. A. Prenant. 

Niisbaum (J.). Le sort des corpuscules nuclaires et de leurs drivs 
dans Foor/iise de quelques poissons nutrins. N. dcrit toutes les transfor- 
mations de la chromatine dans l'ovaire de quelques poissons osseux. 11 en 
tire des conclusions contre l'hypothse de l'individualit des chromosomes. 
Ch. Champv. 

Loyez (M"*^ M.). Histologie de l'ovaire de la fourmi. Dans l'ovaire 
de Lasius niger, l'auteur signale des particularits cytologiques trs int- 
ressantes : Le nuclole des cellules vitellognes peut se mettre en rapport 
avec le cytoplasme par des prolongements; un moment donn la vsicule 
germinative ne prsente plus trace de chromatine dcelable par les colo- 
rants habituels, elle renferme seulement un gros nuclole qui n'a pas les 
ractions de colorabilit ordinaire des nucloles. Les Nebcnkerne signals 
par Blochmann proviennent des granulations chromatiques expulses par la 
vsicule germinative aux premiers stades de la priode d'accroissement. 
A. Werer. 

Buchner (Paul). Les karyomrites Irophochromntiques dans l'uf d'in- 
sectes et la thorie des chromidies. L'auteur, qui est attach au laboratoire 
de zoologie de Munich, a vu dans de nombreux groupes d'insectes de petites 
vsicules se dtacher du noyau de l'ovocyte et se rpandre dans l'ceuf, gagner 
notamment la superficie de celui-ci et finalement disparatre de nouveau. 
Ces karyomrites trophochromatiques sont souvent trs nombreux (des cen- 
taines et des milliers), ils croissent et se divisent, mais ne contiennent pas 
de cliromatine provenant des chromosomes (pas d'idio-chromatine). Ils se 
distinguent en cela des karyomrites mixochromatiques dans la constitution 
desquels entrent, en plus de la trophochromatine, des parties des chromo- 
somes. B. attribue aux karyomrites trophochromatiques un rle nutritif 
dans le mtabolisme de l'uf, ainsi que l'indique, d'ailleurs,' le nom qu'il 
leur donne. En admettant ainsi dans la cellule la prsence de deux chroma- 
tines diffrentes, l'idiochromatine et la trophochromatine, B. n'entend pas 
soutenir, la suite de Schaudinn et de GoLDSciiMmT, l'ide d'une duplicit 
lmentaire de la chromatine. La duplicit, selon lui, n'est que passagre et 
commande par le mtabolisme de la cellule. J. Stroiil. 

Guieysse-Pellissier. tude de l'pit/iHum intestinal de la Roussette 



24 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

(Scyllium catulus). L'volution propre des cellules de l'pithlium intes- 
tinal est particulirrement facile chez la Roussette; si l'on remonte du sillon 
intcrvillcux au sommet des villosits, on voit se succder une srie de stades 
caractriss par diffrents aspects nuclaires ; le noyau s'allonge peu peu 
en forme de boudin, puis se contourne, se fragmente, et bientt ne forme 
plus que des amas de vsicules cliromatiquos; en mme temps la bordure 
en brosse se modilie : d"abord garnie de cils grles et fins, elle possde 
ensuite des pinceaux de grands cils qui semblent dgnrer enfin. G. ne 
croit pas pouvoir rattacher ces aspects diffrents aux variations du travail 
physiologique de la cellule. Des cellules caliciformes mucus se trouvent 
situes entre les cellules intestinales plateau, dont elles semblent absolu- 
ment distinctes par leur origine et leur volution. Elles possdent, flottant 
au milieu du mucus, un diplosome bien caractris et rattach au cytoplasma 
par une sorte de filament. E. Fauk-Fremiet. 

Petschenko (Boris). Sur le cycle volutif de CIdamydolhrix ochracea. 
Contribution ilude de la structure des lUictries. P. examine le Clila- 
myddlhrix ochracea, grande bactrie pluricellulaire, qu'il a recueillie sur de 
jeunes Truites, au point de vue cytologique ; son tude trs dtaille porte 
sur les stades de vgtation, de division, de dgnrescence; sur la forma- 
tion des corpuscules spirodes et des spores. L'auteur examine plus par- 
ticulirement la question des substances nuclaires, ou chromati([ues, et leur 
rapport avec les grains de volutine, la graisse et le glycogne; il remarque 
qu'il n'existe aucune raction cytologique ni micro-chimique qui permette d'i- 
(lentifier srement les nuclines, et que, d'autre part, on n'a pas le droit de 
chercher tendre le type morphologique universel des cellules de Mta- 
zoaires, non plus que les hypothses physiologiques qui y sont attaches, 
des cellules simples et peut-tre primitives, telles que les Protozoaires et les 
Protophytes. En ce qui concerne les Bactries en particulier, les donnes 
actuelles sont trop incompltes pour permettre une comparaison. E. 
Faur-Fremiet. 

Levine (M.). Etudes sw la cytologie des Ilymnomycrles, surtout des 
bolctx. Les principaux rsultats obtenus par L. peuvent se rsumer 
comme suit : Les spores de Pholiota prcox germent la temjjrature ordi- 
naire en donnant des tubes multinucls. Le myclium, dans les cultures 
vieilles de 48 heures, est form de longues cellules multinucles. Dans les 
cultures de trois jours, on trouve soit des cellules uninucles, soit des binu- 
cles. Le myclium de CoUybia vclutipes, Polyporus adusttis, P. hetulinus, 
P. destructor, P. versicolor et Coniophora ccrebella, provenant de vieilles 
cultures, est fait de longues sries de cellules binucles. Les anastomoses 
hyphales et les connexions protoplasmiques sont nombreuses dans tous les 
mycelia. Les cellules du pied mr de Boletus granidatus sont toutes multi- 
nucles, tandis que les cellules de l'anneau sont binucles. Les cellules 
du subhymnium sont binucles dans toutes les espces de bolets tudies. 

Les cystides des bolets sont soit isoles, soit groupes en petits amas for- 
mant des granules glatineux. La cystide est binucle; elle parat avoir une 
fonction glandulaire. 

Le ])linomne nuclaire dans la baside est typique dans toutes les espces 
de bolets examines. La fusion des deux noyaux primaires de la baside a t 
observe chez lioletus yranulatus, D. versipellis, B. ylabellus, B. vermicutosus, 
B. castaneus, B. albellus et B. chrysenteron. 



I. CELLULE. 25 

L'axe principal du fuseau dans les deux divisions est( en gnral, perpen- 
diculaire l'axe longitudinal de la baside. Mais il y a des variantes dans les- 
quelles les fuseaux sont plus ou moins perpendiculaires l'axe transversal 
de la baside. On trouve rgulirement des centrosomes et des rayons astraux 
bien dvelopps. Le nombre des chromosomes dans la premire divison est 
de six huit chez Boletus gramdalus, B. castaneus, B. albellus, B. vermicu- 
losus, B. versipelUs et B. chrysenteron. Le nombre exact des chromosomes 
dans la seconde division n'a pas pu tre dtermin, mais il est suprieur 
deux. A la fin de cette division-ci, les centrosomes sont attachs aux parois 
de la baside et les 4 noyaux-fils se reconstituent en troite connexion avec 
les centrosomes, et restent en relation avec eux au moyen de fibrilles. Les 
centrosomes marquent le point d'origine des strigmates ; ils sont transports 
dans les spores lors de la croissance des strigmates. 

Les spores, dans toutes les espces tudies, sont uninucles au dbut, 
puis le noyau unique se divise. Les figures karyokintiques sont petites, mais 
trs nettes, avec des centrosomes et des sphres attractives bien dvelopps. 

Chez Boletus ch'ijsenteron, B. pwictipes et B. griseus, on trouve des basides 
avec strigmates mrs avant l'achvement de la seconde division; il y a 
toutefois des basides normales. 

En rsum, les Basidiomyctes prsentent donc une alternance des gn- 
rations, comparable celle des Urdines. Le sporophyte commence en un 
point indfini du myclium et s'tend travers le dveloppement du carpo- 
phore. M. Boubier. 

Kuster (Ernest). Sur la slriation des grains iV amidon. Afin de se 
faire une opinion sur les thories mises, K. s'est servi de matriaux qui, 
au dbut de l'exprience, ne contenaient pas d'amidon, et il les a placs 
dans des conditions extrieures constantes pour la production de grains 
d'amidon, puis il a recherch s'il y avait une relation entre le nombre de 
couches formes et le nombre de jours couls depuis le commencement de 
l'exprience. Aprs avoir expos la mthode exprimentale employe, K. in- 
dique les rsultats obtenus avec les tubercules et les grains de fcule de 
pommes de terre en chambre obscure. Des grains d'amidon avec striation 
peuvent se former en l'absence d'influences priodiques extrieures, comme 
l'alternance du jour et de la nuit. Henri Micheels. 

p) Constitution chimique. 

4 

c) Ruhland ("W.). L'organisation chimique de la cellule. La per- 
mabilit de la membrane plasmique vivante est conditionne par sa nature 
de gel et la pntration d'une substance collodale donne dpend de la 
grosseur de ses particules. Aprs avoir dj expriment sur les couleurs d'a- 
niline, l'auteur s'attache maintenant aux enzymes dont la nature collodale 
n'est pas douteuse. Dj IIofmeistek avait tabli que la membrane plasmique 
opposait, une rsistance aux enzymes et que les enzymes taient localises 
dans certaines portions des protoplastes. D'aprs l'auteur, les enzymes prci- 
pites par l'alcool s'talent dans les gels de glatine comme le font les sub- 
stances colorantes collodales facilement diffusibles. Ce fait est en dsaccord 
avec ce que l'on sait de la difficult qu'ont les enzymes pntrer du dehors 
dans l'intrieur de la cellule vivante. Mais il se peut que des traces de dia- 
stase, en pntrant dans la cellule, agissent comme excitants qui provoquent 
la formation de la diastase. Si la membrane plasmique est permable, pour- 
quoi les enzymes ne sortent-elles pas de la cellule? C'est qu'elles se sont for- 



26 L'yVNNE BIOLOGIQUE. 

tement enchanes aux particules plasmiqucs; cette liaison empche leur 
sortie. F. Pchoutre. 

/-) Ruhland (W.). Nouvelles rechercher sur l'organisai ion chimique le la 
cellule. La raction acide du suc cellulaire, constate dans la plupart des 
cellules vgtales et qui se maintient en prsence d'une grande quantit 
d'eau, n'est pas explicable par la permabilit de la couche superficielle du 
protoplasme. Comme celle-ci est facilement traverse par les acides, il y a 
mme contradiction. Pfekfer qui a, le premier, fait ressortir cette difficult 
d'interprtation, a cherch rsoudre la question en recourant aux sels 
acides, mais cette mthode n"a pu aplanir la difficult. Ils doivent, en effet, 
laisser chap])er des ions H. Prenons, par exemple, le sel acide d'un acide 
bibasique du type sulfate acide de potassium, nous aurons, pour de fortes dilu- 
tions, comme schma de dissociation : KIISO-, ;! K' + IISO'., 7^ K' + H' + SO'V 

Les ions H', grce leur vitesse norme de diffusion, doivent se combiner 
aussitt avec une quantit quivalente de n'importe quel anion, mme orga- 
nique, toujours prsent dans le suc cellulaire, et, par suite, en satisfaisant 
l'quilibre lectrochimique, s'exosmoser sous forme d'acide libre. Il ne 
peut tre question ici des acides et des sels acides fortement colloidaux, car 
on aboutit toujours des ions H'. Des considrations analogues s'appliquent 
aux sucs cellulaires alcalins. Il y aura alors exosmose de bases libres. On 
])eut se demander si d'autres substances se comportent aussi de la mme 
manire, c'est--dire si la cellule possde la proprit de les conserver mal- 
gr sa permabilit, mais on ne peut fournir encore d'explication. Il faut 
cependant, de toute ncessit, admettre pareilles possibilits, mais on ne 
peut mettre que de vagues hypothses sur le moyen employ. L'hypothse 
d'un pouvoir d'inclusion de nature inconnue chez les substances des vacuoles 
peut tre considre comme plausible, mais il ne peut tre question d'une 
simple liaison chimique ou de l'adsorption. On a chercli se renseigner sur 
le degr d'acidit dans certains cas par l'introduction d'indicateurs dans la 
cellule. On a pu dterminer une valeur maximale de concentration des H'. 

D'aprs les recherches de R., on aurait Cit = 8. n. 10 . Les degrs d'alcali- 
nit doivent en gnral ou au point neutre approcher de Ch = 0,85. lO (18 C). 
Les recherches sur l'absorption de quelques collodes spciaux aux cellules 
montrent qu'ils obissent la rgle de l'ultrafiltre admise par l'auteur pour 
les matires colorantes, telles sont les substances non diffusibles dans les 
glatinogles : inuline, glycogne, dextrine, tanin du caf, etc. Par contre, 
grce la petitesse de leurs particules, la saponine, l'acide protocat- 
chique, etc., ainsi que quelques alcalo'ides collo'daux peuvent, comme les 
enzymes tudies par l'nuteur, traverser par permabilit. Dans l'absorption 
par la cellule, les parties basiques spares par l'hydrolyse interviennent 
seules. Henri Micheels. 

Lowschin (A. M.). Les formations myliniques et les chondriosomes. 
Les premires reprsentent des formes d'mulsion produites par l'action de 
matires mulsionnantes sur les acides gras et d'autres substances. Celles 
que L. a observes provenaient de la lcithine et lui parurent identiques 
aux cliondriosomes; ce qui le dcida entreprendre des recherches au 
sujet des unes et des autres. Dans ce but, il employa la lcithine du com- 
merce (lcithine pure de l'oMif 98/09. Procd Poulenc frres). Il remarqua 
ainsi que les formations myliniques possdent tous les caractres des clion- 
driosomes. L'analogie est si grande que l'aspect extrieur et la structure 



I. CELLULE. 27 

interne des chondriosomes ne peuvent les diffrencier des formations my- 
liniques. Il en est de mme de ce qui regarde les ractifs fixateurs et les 
mthodes de coloration. On peut considrer les chondriosomes comme de 
simples formes d'mulsions de sub.stances mylinognes, qui reprsentent 
des matriaux plastiques ne jouant qu'un rle passif. On sait d'ailleurs que 
les substances mylinognes sont trs rpandues dans les cellules et qu'elles 
jouent dans beaucoup de phnomnes vitaux un rle marquant. Henri 

MlCHEELS. 

Mathews (A. P.). Une diffrence chimique importante entre les ufs 
d'oursin et ceux de l'toile de mer. L'auteur recherche la prsence de cho- 
lestrine dans les ufs l'aide des ractions de Salkowski et de Likber- 
MANN-HuRCHARD. Alors qu'elle serait, sinon totalement absente, tout au moins 
prsente en quantit infime dans l'toile de mer, elle se trouverait en quan- 
tit abondante dans l'uf d'oursin. Pour M. cette diffrence pourrait peut- 
tre expliquer la plus grande sensibilit de l'uf d'toile de mer la cyto- 
lyse. E. Terruine. 

Mirande (R.). Becherches sur la composition chimique de la membrane 
et le morcellement du thalle chez les Siphonales. En ce qui concerne la 
composition chimique de la membrane, il y a dans le groupe des Siphonales 
trois types diffrents : membrane forme de callose associe aux composs 
pectiques, sans trace apprciable de cellulose; membrane forme principa- 
lement de callose associe aux composs pectiques, mais avec prsence de 
la cellulose en trs faible proportion ; membrane forme de cellulose asso- 
cie aux composs pectiques avec absence de la callose : En ce qui concerne 
le morcellement du contenu protoplasmique, le phnomne aboutit au frac- 
tionnement de l'algue en plusieurs individus nouveaux; il peut tre inter- 
prt comme une formation de productions cicatricielles. F. Pcuoutre. 

Babig (Johanna). Sur la prtendue p7'sence constante d'iode dans le 
noyau rellulaire. D'aprs JusTUS, tout noyau cellulaire contient de l'iode 
dcelable. En employant la mme mthode que cet auteur, B. a fait des 
recherches sur de nombreuses espces d'Algues, et d'Angiospermes {Dia- 
loma sp., Cconema sp., Ulva Lactuca, Cladophora sp., d'autres Algues 
marines, racine de Betterave sucrirc, racine de Bette, ptiole de Brassica 
Napus, bourgeon et ptiole de Fraxinus excelsior, Vallisneria spiralis, 
Elodea cauadensis, feuilles d'Alo vulgaris et sp., racine de Hartwegia co- 
mosa, oignons d'Alliiim sativum , oignon et feuille de A. Porrum, oignon de 
A. Cepa, racine et feuille de Hyacinthus orientalis, tige et feuille de Trade- 
scantia guianensis). Elles dmontrrent l'inexactitude de l'hypothse for- 
mule par JusTus. Henri Micheels. 

2 Physiologie de la cellule. 

a) Me' Clendon (J. F.). Un essai d'expliquer le mouvement ambo'ide 
comme une consquence des changements dans l'tat de polarisation lectrique 
de la membrane plasmatique. Dans ce travail, l'auteur cherche expliquer 
certains phnomnes de formation de pseudopodes, observs chez les ami- 
bes et les ufs d'Oursin, par des cliangements locaux de tension superfi- 
cielle, dus aux variations de la polarisation lectrique sous l'influence des 
mouvements des ions. Si l'on fait passer un courant trs faible dans l'eau 
contenant une amibe, on voit celle-ci entrane vei's l'anode, ce qui montre 



28 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

qu'elle a in toto, contrairement IIirsciifeld, une charge ngative. L'au- 
teur explique cette charge en supposant que le COiiHo produit par le mta- 
holisme vital se dissocie et que les ions H+, trs petits, s'chappent, au fur 
et mesure de leur production, par les pores de la membrane. Si le courant 
devient tant soit peu plus fort, les anions CO3 - et CO-j H - s'accumulent 
du ct anodal de la membrane et attirent de l'autre ct de cette membrane 
des ions H+. La membrane se trouve ainsi lectrise sur ses deux faces et 
par suite sa tension superficielle diminue, parce que les molcules voisines 
d'une mme face del membrane, ayant des charges de mme signe, se re- 
])Ouss('nt, ce qui diminue leur cohsion; elle tend former de ce ct un 
pseudopode. Si l'on augmente encore la force du courant, la membrane se 
dtruit sous la pousse des anions. Si l'interprtation est hypothtique, le 
fait ne l'est pas, car on voit, en effet, la membrane de l'amibe se dtruire pro- 
gressivement partir du ple anodal. Au moment oii cette destruction s'est 
opre au ple anodal, la polarisation est temporairement plus forte au ple 
cathodal, parce que, de ce ct, se trouvent, de part et d'autre de la mem- 
brane, quelques rares anions et cations qui la polarisent lgrement, 
tandis que du ct anodal toute polarisation est absente. L'auteur a montr 
dans un prcdent travail que les substances dterminant une augmentation 
de permabilit dterminent aussi une augmentation de la tension superfi- 
cielle aux points correspondants. La chose s'expliquerait par le fait que les 
anions eux-mmes pourraient alors s'chapper par les pores agrandis et la 
membrane, perdant son lectrisation, reprendrait sa tension superficielle 
normale. Parmi les substances produisant une augmentation de la per- 
mabilit, se trouve CO3H2; l'auteur trouve l un moyen d'expliquer un des 
modes de capture des proies par l'amibe. Lorsqu'une proie, une petite algue 
par exemple, se trouve au voisinage immdiat de l'amibe, elle dtermine 
par les substances qu'elle excrte une production locale plus forte de COyHa- 
Il en rsulte une augmentation de permabilit, et, par suite, de tension 
superficielle au point situ en face. Ce point donc se dprime, tandis que les 
parties voisines montent autour de la proie et l'englobent. Des explica- 
tions du mme ordre permettent de comprendre le tropisme ngatif de 
l'amibe par rapport une action mcanique, chimique ou physique nuisible. 
Celle-ci dtermine une augmentation de permabilit, d'o rsulte une 
augmentation de tension superficielle, c'est--dire le contraire de l'mission 
d'un pseudopode, ce qui quivaut un mouvement de fuite. L'auteur ralise 
exprimentalement cette condition en approchant avec un tube capillaire 
de l'amibe une solution savonneuse diffusant avec une grande lenteur. 
L'auteur a fait quelques expriences analogues avec les ufs d'oursins, 
lesquels, comme on sait, sont capables de quelques lgers mouvements pseu- 
dopodiques. Les phnomnes sont les mmes que chez l'amibe, sauf que 
chez eux il faut un courant plus fort pour dterminer la destruction du ct 
anodal. Y. Del.\ge. 

r) Me Clendon (J. F.j. Jm relation entre la permabilit anormale et 
le dveloppement anormal de l'uf de Fundulus. Les conclusions sont : 

1 Toute solution d'un ou plusieurs des sels de l'eau de mer qui n'est pas 
contrebalance par d'autres, qui prsente un excs d'un cation quelconque, 
pi'oduit nombre do tyjjos monstrueux. L'excs des diifrents cations dter- 
mine les mmes monstruosits. Il n'y a donc pas d'action spcifique d'un sel 
ou d'un ion quelconque. 

2 Ces solutions non fjuilibres dterminent une augmentation dans la 
permabilit de l'uf aux sels. En effet, les ufs dans l'eau distille ou dans 



I. CELLULE. 29 

la solution de nitrates de van t' Hoff ne perdent pas apprciablement de sels 
ou ions, sauf des ions d'acide carbonique. Par contre, les ufs abandonnent 
des sels ou leurs ions dans une mixture de NaCl et de KCl, ou dans des 
solutions pures de NaCl, nitrates de Na, K, Ca ou Mg, dans des concentra- 
tions qui ne sont pas mortelles pour les ufs. Si les ufs sont tus, il se 
produit une diffusion plus rapide. H. de Varigny. 

Choquard (L.). Nouvelles recherches sur la permabilit physiologique 
des cellules. V. Sur la narcose de tissus de mme espce, riches ou pauvres 
en lipodes. Ce travail a t entrepris dans le but de vrifier la lgitimit 
de la loi de Overton-Mever d'aprs laquelle l'action narcotisante d'une 
substance donne serait fonction de la valeur du coefficient de partage : 

Solubilit dans les lipodes 

Solubilit dans l'eau 

L'auteur s'est plac un point de vue nouveau et a compar l'action d'un 
trs grand nombre de narcotiques sur deux tissus dont la fonction est ana- 
logue, mais dont l'un, le muscle couturier de la grenouille, est pauvre en 
lipodes, tandis que l'autre, le ventricule cardiaque, en contient une pro- 
portion notablement plus considrable : 1*^ D'aprs la loi de Overton-Meyer, 
on devrait s'attendre voir les narcotiques agir sur le myocarde en concen- 
trations moindres que sur le couturier. 11 est loin d'en tre ainsi dans tous 
les cas. 

2 L'introduction d"un atome de halogne dans la molcule a pour effet de 
faire agir le narcotique en concentration plus faible sur le myocarde que sur 
le muscle du squelette. Le coefficient de partage n'intervient en aucune 
faon dans cette srie dans la mesure de l'action narcotisante. 

3 Alcools monoatomiques. L'action narcotisante crot avec le poids mol- 
culaire et avec la solubilit dans les lipodes sans qu'il y ait paralllisme 
entre l'intensit de cette action et la valeur du coefficient de partage. 

4 Aldhi/des. Aucun rapport non plus entre la teneur en lipodes du 
tissu et l'action narcotisante. 

5 Si on admet que les lipodes jouent un grand rle dans le fonctionne- 
ment des centres nerveux, mais que ce rle est faible ou nul dans le fonc- 
tionnement des tissus considrs par l'auteur, on peut s'expliquer que l'ac- 
tion des narcotiques sur le systme nervqux central soit fonction de leur 
coefficient de partage. 11 n'en est pas moins vrai que la thorie du coeffi- 
cient de partage est loin d'tre une thorie gnrale de la narcose. Les 
constatations qu'on peut faire propos de la narcose des centres nerveux 
sont de nulle valeur dans l'tablissement d'une thorie gnrale de la per- 
mabilit cellulaire. E. Terroine. 

Osterhout ("W. J. V.). Recherches quantitatives sur la permabilit des 
cellules vgtales. Il est possible, au moyen d'lectrolytes, de provoquer 
des changements rapides et trs tendus dans la permabilit des cellules; 
ces changements consistent en augmentation ou en diminution de la per- 
mabilit ; ils sont rversibles et entirement dpourvus d'effet nocif. La 
membrane protoplasmique est promptement altre par des substances va- 
ries, et d'une manire qui indique que c'est plutt une protine qu'un li- 
pode. D'autres recherches de l'auteur ont trait l'anesthsie au sujet de la- 
quelle rgne beaucoup d'incertitude en ce qui concerne son mode d'action et 
ses effets sur la permabilit. Sans la mthode quantitative il n'est pas possible 
d'arriver une solution satisfaisante. Cette mthode montre que de trs 



30 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

faibles concentrations d'anosthsiquc sont sans effet, mais ds que la con- 
centration augmente, la permabilit diminue et de plus en plus. Ce chan- 
gement est rversible. Si l'on continue augmenter la concentration, aprs 
avoir atteint un maximum, la permabilit remonte rapidement au-dessus 
de la normale et jusqu' la mort. Il y a deux choses distinctes dans les 
elTets d'un anestlisique : l'effet anesthsique associ une dcroissance r- 
versible de la permabilit et l'effet toxique d une augmentation de la 
permabilit pratiquement irrversible [XIV, 1, a]. F. Pchoutre. 

Gray (J.). Les effets des solutions hypertoniijues sur les ufs fcondes 
de r Oursin {E. esculentus et E. acultis). L'auteur avait tudi antrieure- 
ment la cytologie des ufs fconds provenant du croisement entre les deux 
espces indiques d'oursins et aussi entre ces espces et YE. miliaris (croi- 
sements effectus par Suearer, DE Morgan et Fucus, 1911). Ilamontr que les 
premires divisions de l'uf issu du croisement E. esculentus ) X E. aeu- 
lus cj se passaient normalement, tandis que dans le croisement en sens 
contraire on observe certaines anomalies consistant en formations vsicu- 
laires naissant sur certains chromosomes et empchant plus ou moins leur 
scission longitudinale; dans certains cas, ces vsicules se dtachent des 
chromosomes et se trouvent distribues dans les noyaux-filles au hasard 
de leur position ou mme limines entirement de ces noyaux. 

KoNOPACKi (1911) ayant constat des phnomnes analogues dans les ufs 
normalement fconds eStrongyloeentrutus lividus, traits par l'eau de mer 
rendue hypertonique par NaCl, les auteurs ont expriment l'action des 
solutions hypertoniques sur les ufs normalement fconds d'^". esculentus 
et d'^". (icutus. 

Chez VE. acutus, l'eau de mer hypertonique produit les mmes phno- 
mnes que ceux observs dans le croisement E. acutus X E. esculentus cf. 

Chez r^". esculentus,- le mme traitement ne produit pas le mme effet. 

En rapprochant leurs rsultats de ceux obtenus par d'autres auteurs dans 
des expriences analogues (Teichmann, Konopacki, G. Hertwig), G. conclut 
que le traitement agit d'abord sur le cytoplasma, ensuite sur la substance 
nuclaire de l'uf fcond. 

L'explication du mode d'action de l'hypertonie se rattache l'ide gn- 
rale des variations de permabilit. G. suppose que les solutions hyperto- 
niques exercent une action toxique sur le noyau en modifiant la permabilit 
des membranes (nuclaire et plasmatique) pour les ions. Dans la fcon- 
dation, lorsque le spermatozo'ide pntre dans l'uf, cette permabilit subit 
une variation qui est constante pour chaque espce. La pntration d'un 
spermatozode d'espce trangre peut modifier cette permabilit un 
degr diffrent, d'o anomalies. Les effets diffrents des croisements rci- 
proques peuvent s'expliquer ainsi. 

La formation de vsicules s'expli(|uerait ainsi par le changement des rela- 
tions osmotiques entre les chromosomes et le cytoplasma; cela supposerait 
que les chromosomes femelles seuls donnent naissance ces vsicules, car 
les rsultats sont diffrents suivant l'espce du sperme. Cette conclusion 
est contraire celle de la plupart des auteurs qui se sont occups des ano- 
malies cytologiques dans le croisement (Kupelwieser, Bai.tzer, Tennent). 

M. GOLDSMITII. 

Hber (R.). Mesure de la conductivit lectrique iniracellulaire, 3" com- 
munication. D'aprs les recherches de l'auteur, faites avec un nouveaii 
procd, la conductivit lectrique du muscle de grenouille paratrait bien 



I. CELLULE. . 31 

plus grande que celle qui fut dtermine par la mthode de Koulrausch ; 
elle correspondrait la conductivit d'une solution de chlorure de sodium 
de 0,1 0,29e. L'auteur considre ces valeurs leves de la conductivit 
lectrique intracellulaire comme preuve directe de l'importance de la mem- 
brane cellulaire pour limiter la diffusion de sels contenus dans le proto- 
plasma. Il critique la tendance de certains auteurs considrer l'eau con- 
tenue dans les organes comme une eau d'imbibition et ne pas admettre 
l'existence de membranes protoplasmiques hmipermables. Il admet tou- 
tefois que les valeurs leves de la conductibilit lectrique intracellulaire 
obtenues par son nouveau procd doivent tre considres comme des me- 
sures provisoires susceptibles de correction ultrieure avec une amliora- 
tion de la technique employe. M. Mendelssohn. 

a) Ruhland CW.). Sur h- rle du a ign de transport lectrique dans l'ah- 
sorplion des collodes par la memhrane plasmique. On sait que l'on peut, 
l'aide du courant lectrique, dterminer le signe de la phase collodale 
d'un sol suivant la direction imprime au dplacement lectrophortique. 
Dans ses recherches diosmotiques, R. a reconnu que la membrane plasmique 
agissait comme un ultrafiltre pour un grand nombre de matires colorantes 
collodales tant positives (basiques) que ngatives (acides), et il a pu obser- 
ver que leur admission est lie uniquement la grandeur des particules 
disperses par rapport leur degr de dispersion dans les gels. Il s'agissait 
maintenant de savoir si l'on constaterait les mmes phnomnes avec des 
cellules vgtales vivantes, c'est--dire si l'admission avait lieu ou non et, 
dans le premier cas, si elle s'effectuait rapidement ou lentement. D'aprs 
R., les matires colorantes acides lectrongatives trs tendues passent 
travers la membrane plasmique vivante avec la mme grande vitesse que les 
bases positives au mme degr de dispersion et dans les mmes conditions. 
L'accumulation des premires dure plus longtemps et en gnral retarde 
ainsi leur visibilit. Elle provient probablement, dans le premier, d'un 
pur phnomne de surface limitante ; dans le second, d'une raction ioni- 
que. Pour la pntration rapide travers la membrane plasmique, l'action 
aspirante de la transpiration n'est pas ncessaire et le transport des parti- 
cules disperses ne joue aucun rle perceptible. Les plantes les plus diverses 
se comportent ici de la mme manire. Ces faits sont en dsaccord avec la 
thorie des lipodes et ils viennent, par contre, confirmer les vues de l'au- 
teur au sujet de la membrane plasmique fonctionnant comme ultrafiltre. 
Henri Micheels. 

(^/ ) Ruhland ("W.). Action de quelques bases ammoniques et delaspartin 
sur la cellule. L'auteur a montr prcdemment que les bases ammoni- 
ques pntrent dans la cellule vivante comme aussi KOH et NaOH. Ayant 
peu prs la mme conductibilit molculaire, les hydroxydes ttramthylam- 
monique et ttrathylammonique et l'hydroxyde de potassium se comportent 
d'une faon fort analogue. On peut rattacher ces corps le bleu et le vert 
de mthylne qui ont la constitution d'un hydroxyde ammonique. Contrai- 
rement ce que l'auteur pensait auparavant, la spartine doit tre consi- 
dre comme une base tertiaire et non quaternaire. Henri Micheels. 

Salkind. Sur quelques structures fines et formes d'actirit du thymus 
des Mammifres. Les diverses formes d'activit du thymus, en rapport 
avec diffrents tats physiologiques, se distinguent nettement l'examen 
histologique grce la prdominance soit des lments pithliaux qui 



32 L.OCXEE BIOLOGIQUE. 

englobent et digrent les autres cellules avant de dgnrer, tuut en labo- 
rant et en donnant ainsi une vritable scrtion holocrine; soit des lments 
lymphodes, dont la prolifration concide avec la rgression, non fonction- 
nelle cette fois, des cellules pitliliales. S. cherche sil nest point possible 
de donner une mesure prcise de l'activit thymique d'aprs le simple exa- 
men histologique. et pense y parvenir en tablissant sous forme de formule 
la statistique des divers lments constitutifs de cet organe pris en un mo- 
ment donn. 

Si, en se plaant dans des conditions dtermines et comparables au point 
de vue teclmique. on fait la numration des divers lments thymiques. et 
si l'on inscrit en nominateur la sonmie de?; lments caractrisant /Vio/m- 
tion lyrnphldique. et en dnominateur la somme des lments. symptoma- 

tiques pour le processus de la dlymphodissition, on obtient une fraction 

qui exprime bien l'tat du thymus en un ^noment donn. Chez un chien 
normal de 7 jours. la formule thvmique propose par S. donne le rap- 

Chez un chien de mme ge. inaniti progressivement depuis une semaine. 

on obtient un rapport trs diffrent : f = - E. Faur-Fremiet. 

h. o 



Moreaux. Recherches sur la morphologie et la fonction glandulaire de 
rpithi^Uum de la trompe utrine chez les Mammifres. Il existe en plus 
ou moins grande quantit dans Tpithlium des trompes de Fallope. des 
cellules ciles cylindriques et des cellules muqueuses. M. montre que ces 
diffrents lments sont lis gntiquement les uns aux autres et reprsen- 
tent les phases d'un vritable cycle glandulaire. Le cas de la Lapine en par- 
ticulier, chez laquelle l'ovulation est non spontane, lui a permis d'aborder 
exprimentalement l'tude de ce cycle. 

L'pithlium. de la trompe est form chez le ftus de cellules cubiques 
non cilies. Chez la Lapine impubre, il est cylindrique et cili dans son 
ensemble. Pendant la priode de rut correspondant la prsence de follicules 
mrs dans les ovaires, toutes les cellules pithliales tubaires entrent en 
activit glandulaire et laborent un produit muqueux. M. distingue quatre 
phases successives, bien caractrises morphologiquement, dans le cycle 
scrtoire : 1 la cellule pithliale est d'abord cilie ; 2 sa partie apicale 
se remplit de grains de mucigne. puis de mucus, tandis que les cils tombent 
dans la lumire de la trompe et qu'un diplosome apparat; 'i le mucus est 
excrt aprs disparition de la membrane cellulaire. 4^ La membrane cel- 
lulaire se reconstitue, ainsi qu'Tin nouvel appareil ciliaire dont les corpus- 
cules basaux proviennent du diplosome qui n'est donc pas im organe per- 
manent. 

Les expriences de M. jointes ces faits montrent que la phase de scrtion 
des cellules tubaires dpend d'une action ovarique, et de la prsence de 
follicules de Graaf mrs, en particulier. Au contraire, l'excrtion du mucus 
n'est due ni l'excitation nerveuse du cot, ni la prsence de l'uf dans 
la trompe, mais seulement l'existence de corps jaunes dans l'ovaire. Si 
l'on dtroit les corps jaunes psr cautrisation au dbut de leur priode 
d'tat, l'excrtion muqueuse n'a pas lieu, et lorsque- les corps jaunes entrent 
en involution. les cellules redeviennent cilies. 

Une autre conclusion s'impose : puisque les cils vibratiles manquent pr- 



I. CELLULE. 33 

cisment quand l'uf se dplace dans la trompe vers l'utrus, il est difficile 
d'expliquer ce dplacement par une action ciliaire. E. Faub-Feemiet. 

Aichel 0.(. Les moyen- de dfense du protoplasma cellulaire contre 
Facide sUicique. A. examine la question de la rsorption de la silice par 
les cellules et plus particulirement de la silice collodale du squelette des 
diatomes. Il est incontestable que le^ tumeurs cellules gantes qu'on 
produit chez le cobaye par injection de silice peuvent se rsorber. Il semble 
que dans ces tumeurs les cellules gantes ne se forment pas sous des in- 
fluences purement mcaniques, mais qu'il y a aussi une action chimique. 
La rsorption des squelettes siliceux dans les cellules est incontestable, elle 
ne se produit pas en dehors, au contact du cytoplasme, mais dans le cyto- 
plasme mme. L'action chimique peut s'expliquer par la diffusion des pro- 
duits de la digestion. Les blastomres de grenouille qui reoivent de la 
silice ne peuvent plus se diviser et se fusionnent. Les cellules tues par 
Faction de l'acide sUicique ne sont pas rgnres dans le dveloppement 
ultrieur. 

Si Ton introduit de la silice dans l'uf la premire mitose, les particules 
se partagent entre les ceUules jusqu' la morula et la blastnla. et trs rgu- 
lirement, ce qui montre qu'un partage gal des particules n'est pas l'apa- 
nage exclusif du noyau, mais aussi du cytoplasme. Si l'acide silicique est 
trs peu rsorb dans l'intestin, c'est que la disposition des cellules intes- 
tinales ne lui permet pas d'entrer en contact intime avec le cytoplasme. 11 
faut d'ailleurs qu'il y ait dis-solution de la silice par le protoplasme chez les 
animaux infrieurs squelette siliceux. Ch. Champy. 

Acqua C. . La dgnnrescence nuclaire provoque par l'action de 
l'uranium sur la cellule vgtale. Des plantes de Tritir 'vum ont t 

dveloppes dans une solution de nitrate d'uranile 1 . . dans l'eau 
distille. Dans des cultures un peu vieilles, le noyau, observ sans l'emploi 
de substances colorantes, perd son aspect normal et se prsente alors comme 
un corps lisse, plus ou moins sphrique, luisant, paraissant creux. Les colo- 
rants ont montr que l'uraniiun provoque la destruction de la chromatine, 
et par suite la cessation de toute activit nuclaire. Il est probable qu'il se 
forme l des composs organo-mtalliques et que l'uranium agit en mme 
temps par ses proprits radio-actives. M. Boubier. 

Mager H. . Recherches sur la mlacutisiition (imprgnation de ma- 
tires subreuses . Dansime srie de travaux entrepris dans ces dernires 
annes l'Institut botanique de Marburg. on a cherch dterminer plus 
exactement les relations anatomiques des gaines physiologiques hypoderme 
et endoderme afin de vrifier une hypothse mise par Arthur Meyeb. D'a- 
prs cet auteur, les gaines physiologiques auraient pour rle de rgler la cir- 
culation entre Faxe et la racine en direction radiale. Par des expriences 
culturales. M. a voulu contrler ces vues en recherchant si les gaines phy- 
siologiques ragissent, en changeant de structure, par sidte des modifica- 
cations apportes au milieu et la concentration de la solution nutritive. 
Comme matriaux d'tudes, U a emrlov les racines de Funkia Siebohitiana 
qu'il a soumises l'action de Feau alimentaire, de la solution Knop. etc. 
Il dcrit les diffrenciations anatomiques qu'il a constates par rapport la 
plante se trouvant dans des conditions de vie normales. Contrairement l'o- 
pinion d'Arthur Meyer. la mtacuisation des racines dans le sol en hiver 
ne protge pas contre une dilution trop grande, mais contre une perte 
l'ax^k biologique. XTin. 1913. 3 



34 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

d'eau, danger auquel les racines sont particulirement exposes en hiver 
par suite de basse temprature. Henri Mu iieels. 

Hollande (A. Ch.). Coloration vitale du corps adipeux d'un insecte phy- 
tophage par une anthocuanc L'nnthocyane absorbe par les larves des 
ciones [Cionus oleus) avec leur noui-riture dtermine chez ces Insectes une 
coloration vitale de certains lments figurs du tissu adipeux l'exclusion 
(le tout autre tissu; il y a, en d'autres termes, lection uniqvie de l'antho- 
cyane par les grains (pseudonucli) de la cellule adipeuse. Cette coloration 
vitale par un pigment vgtal procure en outre indirectement la larve du 
Cionus oleus un mimtisme frappant avec les tamines violettes du Verba- 
scum nigrum au milieu desquelles elle se tient blottie [XVII]. M. Lucien. 

Mllendorff (V.). Sur la coloration vitale des granula dans les cellules 
muqueuses de l'intestin des Mammifres. On sait que Goldmann a russi 
avec certaines couleurs (Pyrrholbleu, Trypanbleu, Rouge neutre, etc.) une 
coloration vitale lective de certaines cellules (cellules de Kupffer du foie, 
cellules interstitielles du testicule, cellules folliculeuses de l'ovaire, cellules 
du rticulum de la rate et des ganglions lymphatiques); ces cellules ont reu 
le nom gnrique de cellules-pyrrhol . M. a repris cette tude. Les 
substances colorantes injectes sous la peau passent dans la circulation et 
se retrouvent vingt minutes aprs dans l'estomac, puis descendent dans l'in- 
testin o elles sont rsorbes. Elles colorent les villosits, et dans celles-ci le 
protoplasma des cellules pithliales, certaines cellules toiles et granu- 
leuses du stroma, ainsi que les capillaires sanguins. Les cellules muqueuses 
elles aussi prennent la matire colorante, que fixent leurs granula. Puis 
elles s'ouvrent, expulsent leur contenu color et subissent toute une srie 
de rgressions qui aboutissent la formation des cellules troites et proto- 
plasmatiques bien connues; dernier terme de leur dgnratioii . La fixation 
de la couleur permet de suivre pas pas toutes ces tapes rgressives. Les 
cellules de Paneth slectionnent aussi la matire colorante sur leurs granu- 
les. Ces phnomnes de scrtion et d'excrtit)n qui accompagnent la rsorp- 
tion des matires colorantes sont un exemple du mcanisme de dfense 
contre la pntration des substances trangres. A. Prenant. 

Beauverie (I.). Corpuscules mtachromatiques et phagocytose chez les 
vgctaux. Les corpuscules mtachromatiques ne sauraient tre assimils, 
selon la mme opinion de M. et M*^ Moreau, des produits de dgnres-' 
cence des filaments mycliens, se produisant sous l'influence d'une sorte 
d'action phagocytaire. M. Gard. 

Car (Lazar). Explication du mouvement de quelques Protozoaires. 
L'auteur considre d'abord les cils des voies respiratoires d'une Grenouille. 
Ils sont recouverts d'une couche semi-liquide de mucus. Qu'une particule 
trangre tombe dans ce mucus, elle est aussitt entrane vers la bouche. 
Or, prtend l'auteur, les cils ne battent pas dans cette direction, car dans 
une mme range longitudinale leurs mouvements se contrarieraient; ils 
oscillent dans une direction perpendiculaire ; leur mouvement est synclirone 
dans une mme range transversale, mtachrone dans le sons longitudinal. 
Mais ds qu'une particule trangre tombe en un point, les cils de la range 
transversale, immdiatement voisine de ce point du ct de l'extrieur, exa- 
grent leurs oscillations. Puis ce mouvement est rpt, mais avec un retard, 
par la range transversale suivante du ct de la bouche, et ainsi de suite. 



I. - CELLULE. 35 

Or, au point o un liquide est mis en mouvement plus violent, la pression 
qu'il exerce devient moindre. Le petit corps, plong dans le liquide mu- 
queux, se met en mouvement du ct o ce liquide exerce sur lui la pression 
la moins forte; et puisque la rgion de moindre pression se dplace vers 
l'extrieur, le petit corps est entran dans cette direction. 

De mme, le flagelle d'une Flagellate, en battant, de n'importe quelle ma- 
nire, un ple de l'animal, diminue la pression de l'eau en ce point : par 
suite, l'animal est entran dans la direction de ce ple. De mme un Infu- 
soire est pouss par une pression, venue de l'arrire, et qu'il a dtermine 
lui-mme. 

Le mouvement des Grgarines est tout diffrent : ici l'animal subit des 
contractions transversales tout fait semblables aux mouvements pristalti- 
ques de l'intestin. On sait qu'un rtrcissement de l'intestin, qui commence 
en avant, repousse tout le contenu de l'organe, sous forme d'im renflement 
annulaire, vers l'arrire, o il se vide. Une Grgarine ne peut se vider ainsi 
de son contenu, qui est son propre protoplasme et est entirement enferm. 
Mais le bourrelet annulaire, qui constitue l'onde dilate, repousse vers l'ar- 
rire un cylindre d'eau. Celui-ci bute contre la masse d'eau immobile place 
derrire lui, d'o une raction, qui agit sur le bourrelet dilat en le repous- 
sant en avant, et avec lui tout l'animal. L'auteur, auquel nous laissons la 
responsabilit de ses explications, avoue qu'il ne peut rendre compte du 
mouvement des Dinoflagells. A. Robert. 

Yung (E.). De l'explosion des hifusoires. Des individus de Para- 
mecium caudalum, P. aurelia, Frontonia leucas, ayant subi un jene pro- 
long l'intrieur de tubes capillaires de 100 300 microns de diamtre, se 
dissocient subitement, comme s'ils faisaient explosion. 11 ne reste ensuite de 
l'infusoire que des lambeaux de la membrane et des particules protoplas- 
miques; les noyaux disparaissent de mme. 

Lorsque la rupture de la membrane, qui est la premire phase de cette 
diffluence, a eu lieu, l'ectoplasma s'coule sous forme de globules rfrin- 
gents, puis l'endoplasme rpand son contenu de particules solides sans le 
projeter distance. Y. rapproche ce phnomne de l'explosion des tricho- 
cystes, car il ne l'a vu se produire que chez des holotriches pourvus de tri- 
chocystes. Il est possible qu'au cours de l'inanition, le protoplasme labore 
abondamment le trichoplasma explosible qui remplit ces petits organes et 
que n'ayant plus l'occasion de faire usage de ces derniers puisqu'il est isol 
dans un tube ne renfermant que de l'eau pure, l'infusoire accumule du 
trichoplasma dans la totalit de son protoplasme. Vienne alors qu'une solu- 
tion de continuit, mme trs petite, de la membrane se produise et livre 
passage l'eau extrieure, l'explosion de tout l'infusoire aura lieu comme a 
lieu l'explosion des trichocystes expulss par l'animal et mis ainsi en contact 
avec l'eau. M. Boubier. 

Przibram (H.). U accroissement progressif des cellules des Foramini- 
frea compar celui des Mantides pendant la. mue. Przibram et Me- 
GUSAR ont montr que, d'une mue l'autre, Sphodromantis bioculata double 
en gnral de poids. P. reprend l'tude de cette question de croissance 
chez les Foraminifres, en comparant les capacits de deux loges succes- 
sives. Il constate que les dimensions linaires analogues diffrent entre 
elles de 1,267, ce qui correspond trs sensiblement la racine cubique de 2. 
L'paisseur des parois des loges progresse selon un nombre trs approchant 
(1,29), de sorte qu'on peut en conclure que d'une cellule la cellule imm- 



36 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

diatement suivante, la masse de l'organisme, et spcialement la masse de sa 
coquille, passe du simple au double. P. pense que l'explication de ce rythme 
Jimenant ])riodiquement la ncessit physiologique d'une construction 
nouvelle i)lus grande du double doit se ramnera une a])pncation de la rela- 
tion caryoplasmique. M. IIerlant. 

Grard (Pol. ). Le cycle rvo lui if d'une nouri'llc Coccidie (tviaire Eimeria 
Brachcli (n. sp.). G. discute la position systmatique de cette nouvelle 
Coccidie du Poulet dont il a tudi tout le cycle volutif semblable celui 
des Eimeria. Il remarque que les phnomnes cytologiques qui caractrisent 
la croissance du macrogamte sont comparables ceux qui caractrisent la 
croissance de l'uf, pendant la formation du deutoplasnia ; il semble y avoir 
diffusion de la chromatine nuclaire dans le cytoplasma. Jamais l'auteur n'a 
observ, comme Hadley, une division du noyau en deux parties dont l'une 
reste le noyau dfinitif, l'autre donnant les grains parachromatiques. 
E. Faur-Fremiet. 

3" Division cellulaire directe et indirecte. 

Robertson (T. B.). Nouvelles remarques explicatives concernant le 
mcanisme cJnmitjiie de la division cellulaire. Si on place une goutte 
d'huile en suspension, et qu'une portion suffisamment tendue de la rgion 
quatoriale soit soumise l'influence de filets alcalins, on la voit se diviser 
en deux. C'est la formation de cette zone de tension superficielle moindre 
qui provoque cette bipartition et un mcanisme analogue doit s'appliquer 
la division cellulaire. R. conclut de ses observations que l'interprtation de 
BiTscHLi et de Mac Clendon, diamtralement oppose, doit tre considre 
comme errone. M. Herlant. 

/)) Mac Clendon (J. F.). Les lois de la tension superficielle et leur appli- 
cation la vie des cellules et leur division. Critique gnrale des an- 
ciennes expriences de Quincke et de Butsciii.i et de leur application possible 
l'tude de la division cellulaire. Me C. s'efforce surtout de rfuter le tra- 
vail de Robertson relatif au mme sujet et analys ci-dessus. 11 montre que 
la division d'une gouttelette liquide en suspension dans un liquide non 
miscible est conscutive la formation d'une zone annulaire et quatoriale, 
o la tension superficielle est plus leve que partout ailleurs. Robertson 
tait arriv une conclusion exactement inverse. M. Herlant. 

a] Alexeieff (A,). Introduction la rvision de la famille des llcrpeto- 
monadid. (Analys avec les suivants.) 

Ij) Sj/strm,atisalon de la mitose dite primitive . Sur la question du 

centriote. (Analys avec le suivant.) 

Roudsky. ^ A propos de la note de M. Alexeieff intitule : Introduction 
la rridan des Ilcrpelomumtdid. L'tude critique de A. porte surtout sur 
la systmatique du grou])e, mais quelques conclusions gnrales sont re- 
tenir, car l'auteur pense que les phnomnes de la sexualit chez les Pro- 
tistes sont loin d'tre aussi gnraux que certains auteurs se plaisent le 
penser ; il admet trs facilement qu'ils fassent compltement dfaut dans 
certains groupes (Bactries, Amibes, la plupart des Euglniens) . Les varia- 



I. - CELLULE. 37 

tions du rapport nucloplasmique de Hertwig suffiraient remplacer chez 
ces organismes les plinomnes sexuels [IX]. 

R. (a propos de la note de A.) proteste contre les conditions dans les- 
quelles t fait le travail de A. 

En ce qui concerne la mitose dite primitive, A. pense que ce terme est 
rejeter et que le meilleur critre pour tablir des catgories de mitoses est 
la part respective que prennent dans la ralisation de cette figure le ca- 
ryosome et la chromatine priphrique . Il distingue cinq modes principaux : 
Promitose (Nagler, 1909); Haplomitose (Dangeard, 1902); Msomitose (Chat- 
ton, 1910) et Rhomitose (lexeieff, 1912); Paramitose et Paratnomitose 
(Alexeieff, 1912); enfin Panmitose (Alexeieff, 1911) [3]. E. Faur-Fremiet. 

b) "Weber. Phno7nnes de dgnrescence dans les cellules en activit 
caryocintique du tube nerveux d' embryons de Slaciens. On sait (Collin, 
Barbieri) que pendant le dveloppement des centres nerveux il y a de trs 
nombreuses dgnrescences des lments embryonnaires. "W., chez de 
jeunes embryons de Raie, a observ ces dgnrescences ; chez ces animaux, 
l'activit caryocintique des cellules germinatives est considrable et c'est 
pendant la mitose que les lments dgnrent. Les divisions s'effectuent 
alors sur des noyaux ne formant plus que des masses amorphes avec quel- 
ques grains de chromatine. Le protoplasma est touch beaucoup plus tard, 
le centrosome et le fuseau existent dans des cellules oi les noyaux ne for- 
ment plus qu'une masse compacte. Dans les cellules-filles ainsi formes, la 
sphre et ses irradiations persistent, mme lorsque la cellule est tombe 
dans la lumire du tube nerveux. Par ces observations, "W. montre l'im- 
portance de la figure achromatique qui agit sur des masses nuclaires 
inertes; il tudie ce propos la thorie lectrocollodale de Gallardo. 
A. Guieysse-Pellissier. 

Muckermann (Hermann). Sur Iq disposition, la sparation et la mi- 
gration polaire des chromosomes dans la mlapliase et l'anapjiase des caryo- 
kinses somaliques chez les Urodles. Les lments chronuitiques consi- 
drs la mtaphase des karyokinses somatiques se prsentent sous des 
aspects trs varis. Mais toujours les sommets des angles que forment les 
24 anses chromatiques sont disposs les uns prs des autres dans la rgion 
quatoriale des fibres du fuseau de division. Les noyaux-filles reoivent bien 
chacun les moitis provenant de la division longitudinale des 24 chromo- 
somes distincts au moment de la mtaphase. A l'anaphase de la division 
on remarque que chaque groupe de chromosomes comprend 8 petits et 
16 grands lments. A, Lcaillon. 

Rosen (F.). Sur le dveloppement d'Echinaster sepositiis. Jordan 
(1911) a dcrit dans l'uf d'Echinaster crassispina la formation de ttrades 
nuclolaires rsultant de l'miettement du nuclole, ttrades qui reprsente- 
raient en l'absence de chromosomes les chromosomes de la division rduc- 
trice. L'auteur, comme B'ichner (1011) chez Asterias glacialis, observe chez 
Echinasler sepositus la production de ttrades d'origine chromatique ordi- 
naire. Ces ttrades, la diffrence de ce qu'on connat pour d'autres chi- 
nodermes, donnent lieu ensuite des chromosomes plumeux, tels que ceux 
des Vertbrs et de Sagilta. Quant aux prtendues ttrades nuclolaires, on 
observe bien la fragmentation des nucloles et le groupement des fragments; 
mais les groupes n'ont rien de rgulier et ne sont pas comparables des 
ttrades. A. Prenant, 



38 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Pensa (A.). La cellule carlilaglnruse. L'auteur met en doute la par- 
ticipation du chondriome l'laboration des substances lipodos et de la 
graisse. A aucune pliase de la mitose il n'y a condensation du chondriome. 
Les mitochondries laissent libre la zone occupe par les chromosomes et le 
fuseau, et offrent vers la fin de la division une certaine tendance s'assem- 
bler proximit de la ligne de division cellulaire. A. Weber. 

Lauche (Arnold). Sur les mitoses pluripolaires dans les testicules rg- 
nrs de Rana fusca. L. a observ de nombreuses mitoses pluripolaires 
dans le testicule de Rana fusca, en voie de rgnration aprs castration. 
Ces mitoses ne sont pas des figures de division dgnratives de cellules 
gantes (cf. Broman) ; ce sont des mitoses volutives. Ces mitoses sont, d'a- 
prs l'auteur, dues la rgnration rapide aprs la castration. 

[L. semble ignorer totalement qu'il a eu sous les yeux un processus qui 
est quasi normal dans le testicule de la grenouille brune l'poque o il 
opre]. Ch. Champ y. 

Armand (L.). Les phnomnes cintiques de la prophase hlrotypique 
chez le Lobelia Erinus. En outre de l'existence de prochromosomes, il 
faut noter : 1" nature simple du spirme et sa division longitudinale tardive, 
aprs sa segmentation transversale ; 2" formation des chromosomes suivant 
le mode parasyndtique de Grgoire, c'est--dire aux dpens de deux moi- 
tis places cte cte. M. Gard. 

Grgoire (V.). La tlophase et la prqphase dans la caryocinse soma- 
tique. G., dans ces nouvelles recherches, maintient ses conclusions ant- 
rieures sur l'absence de spirme continu, la tlophase ou la prophase, 
sur l'absence de cliromomres. 

Le mode de formation des filaments en zigzag, aux dpens des bandes 
rticulaires, contredit l'interprtation nouvelle de Della Valle qui explique 
ces aspects par un enchanement de cristaux liquides de chromatine. 
M. Gard. 

b) "Wisselingh (C. van). La division nuclaire chez Eunotia major 
Rabenli. Chez Eunotia major, le noyau se divise par voie caryocintique 
ou mitosique tout comme chez les autres Diatomes. Il y apparat aussi un 
fuseau central, corps qui joue certainement un rle important et caract- 
ristique pour la division de ces vgtaux. On n'y aperoit pas des chromo- 
somes bien dvelopps. Le rsidu nuclaire forme des corpuscules petits et 
courts qui sont attirs par le fuseau central pour former une plaque nu- 
claire annulaire, qui se divise en deux moitis annulaires qui.se sparent le 
long du fuseau central pour se dvelopper eu noyaux-filles. Klebaiin, chez 
Hhopalodiagibba, et Karsten, chez Surirellasaxonica, avaient trouv comme 
V. "W., chez Eunotia major, quelques corpuscules courts et pais dformes 
variables et dont on ne pouvait apprcier le nombre, tandis que Lauter- 
RORN avait remarqu chez Surirella calcarata, tant dans le noyau-mre que 
dans les noyaux-filles, des chromosomes bien dvelopps, dont le nombre 
peut tre dtermin (16 et plus). Henri Miciieels. 

Mottier (D.) et Nothnagel (M.). Le dveloppement et l'volution des 
chromosomes dans la proitirc mitose des celliUeis-mres du pollen, d'AUium 
cernnum Holh. Le noyau au repos consiste, chez Allium cernuum, en un 
rticulum de linine, des granulations de chromatine et un ou plusieurs 



I. - CELLULE. 39 

nucloles. Avant le stade synapsis il y a, comme chez Lilium, une tendance 
la formation d'un filament continu ou dlicat (spirme). Il n'y a pas union 
de deux spirmes dans la synapsis. Celle-ci est une relle contraction du 
rseau nuclaire et non pas, comme le voudrait Lawson, un accroissement 
de la membrane nuclaire aux dpens du rticulum nuclaire. Le spirme 
est une transformation directe du rseau. Le spirme creux est un cordon 
pais de chromatine dans lequel on ne voit qu'occasionnellement une fente 
longitudinale, et encore seulement dans certaines parties. Cette fente, toutes 
les fois qu'elle est prsente, est dj compltement referme avant la seg- 
mentation. Le rarrangement du spirme a lieu lors de la seconde contrac- 
tion, qui a t dcrite chez les Lys et ailleurs. II en rsulte une complication 
de boucles et de parties parallles du spirme qui se tordent les unes sur 
les autres. C'est pendant ce rarrangement qu'a lieu la segmentation trans- 
verse du spirme. 

Chaque chromosome bivalent est form par un rapprochement bord bord 
de morceaux diffrents du spirme, qui peuvent tre apparus comme boucles, 
ou d'autre manire. Cependant, chaque bivalent doit tre regard comme 
form de deux chromosomes somatiques, qui taient auparavant ordonns 
bout bout dans le spirme. La forme la plus frquente du bivalent dans le 
fuseau achev est celle d'un large anneau, bien qu'il existe d'autres formes. 

Les segments-fils se fendent longitudinalement pendant la mtaphase; 
cette scission peut tre considre comme une prparation la seconde 
mitose ou mitose homotypique. 

Dans la construction des noyaux-fils, la chromatine ne passe pas dans un 
tat de fine division. Les segments chromatiques s'allongent beaucoup, 
s'ondulent ou zigzaguent et forment un spirme interrompu, par l'union d'un 
certain nombre d'extrmits libres. Ce spirme se dispose en forme de 
guirlande ou de couronne ouverte aux deux bouts, polaire et antipolaire. Les 
extrmits des segments de chromatine ne se fusionnent pas en nuds 
chromatiques dans le noyau-fils. M. Boubier. 

a) Wisselingh (C. van), Sur la structure et la division du noyau chez 
Closferium. Le noyau de Closterium acerosum possde un nuclole; celui 
de Cl. Ehrcnbergii en renferme un grand nombre, de petite taille, groups au 
centre du noyau. Dans l'une et l'autre espce la division se fait par karyo- 
kinse; celle-ci offre les aspects habituels; cependant il faut noter la grande 
largeur des fuseaux et des plaques quatoriales, le nombre lev des chro- 
mosomes (plus de 60) et leur longueur variable : la plupart sont courts, mais 
quelques-uns, beaucoup plus longs, font saillie par leurs extrmits libres de 
part et d'autre de la plaque quatoriale. F. Moreau. 

Merriman (M. L.). Division nuclaire dans Spirogijra crassa. Un 
spirme se forme aux dpens du nuclole et du rseau nuclaire. Il est 
compos de courts filaments provenant du rseau, et d'une substance de 
nature granuleuse, drive du nuclole. Le tout, de forme sphrique d'abord, 
devient ensuite cylindrique. 

Ce spirme ne semble pas se diviser, soit transversalement, soit longitu- 
dinalement, mais il se spare en divers points. Quatorze chromosomes tubu- 
laires, ou plus, pour chaque noyau-fille, rsultent de l'allongement des 
replis du spirme. A ce stade et dans la suite des chromidies se rpandent 
dans le cytoplasme, qui servent probablement au dveloppement des pyr- 
nodes. P. Gurin. 



40 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Schusto-w (L. von). Les divisions nuclraires dans le sommet de la ra- 
cine d'Allium Cepn. Travail o l'auteur, en mme temps (ju'il discute les 
diver.se.s opinions, expose ses recherches sur la signification et la nature des 
diverses phases de la division nuclaire. Au stade de la mtaphase, tous les 
chromosomes sont clivs longitudinalement et chacun d'eux se compose de 
deux fragments superposs qui en coupe transversale montrent une partie 
centrale claire et un anneau sombre priphrique. Dans l'anaphase, les 
chromosomes sont simples et chacun prsente l'aspect d'une moiti des 
cliromosomes de la mtaphase. A la fin de l'anaphase, l'aspect change, l'an- 
neau priphrique sombre devient polygonal, premire indication de la r- 
partition de la chromatine. Dans le stade du tassement polaire, la contraction 
empche de suivre la suite des changements. Dans la tlophase, on voit que 
la rpartition de la chromatine a conduit la formation de deux filaments 
parallles. Le noyau au repos a une structure rticule. F. Pchoutre. 

Hartog (Marcus) et Blas (Philip E.). La trajectoire d'une parti- 
cule permable se mouvant sans inertie dans un champ de force newtonienne 
bipolaire. Les expriences des auteurs, bien que physiques, ont une signi- 
fication vidente pour les thories de la division cellulaire. Si l'on met la 
surface de l'eau, dans une cuvette supporte par les ples de deux lectro- 
aimants, un flotteur lger, ce flotteur suivra des trajectoires diffrentes sui- 
vant que les ples sont de mme nom ou de noms contraires : cette trajec- 
toire sera concave vers l'axe dans le premier cas et convexe dans le second. 
Dans le fuseau cellulaire, les lignes de forces suivant une direction concave 
vers l'axe, cela indique que si l'on admet une thorie lectrique, les deux 
ples de division doivent tre de mme nom. Ces rsultats sont en faveur de 
la thorie de Gallardo et contraires aux ides mises sur cette question par 
Hartog lui-mme. M. Goldsmith. 

= Amitose. 

Jordan (H. E.). L'amitose dans l'pididyme de la Souris. J. a 
observ que, dans l'pididyme de la Souris, les cellules sont trs frquem- 
ment en amitose; il en est de mme dans les canaux effrents. Les divisions 
du noyau peuvent se faire sans division du cytoplasme et peuvent mme se 
doubler de sorte que Ton observe des cellules possdant quatre noyaux sans 
qu'il y ait eu division de l'lment. 

J. ce propos reprend les discussions sur la valeur compare des divi- 
sions directes ou indirectes; il rappelle les anciennes opinions de Flemming, 
ZiEGLER, VOM Rath qui voyaient dans l'amitose un signe de dgnrescence ; 
de Chili), Patterson, Wiemann, pour qui l'amitose s'effectue lorsque le 
dveloppement est trs rapide. Avec Strasburger, il admet que la mitose 
reprsente la forme primitive de la division et que la mitose et l'amitose 
sont les extrmes d'une srie continue. 

Dans le cas des cellules pididymaires. J. pense que la prsence des cils 
est le facteur capital de la division amitotique, cause de l'utilisation du 
centrosome comme grains basaux. Il a vrifi, ce point de vue, diffrentes 
cellules cilies et a observ les mmes faits dans l'pididyme du rat, du 
taureau; chez le cheval, il y a des mitoses, mais en nombre infrieur aux 
amitoses; chez le jeune la])in, le chien, l'opossum, le mulet, les amitoses sont 
rares, mais il n'y a pas de mitoses. Dans la trache du chat, il y a des 
amitoses frquentes dans les cellules cilies, il n'y a pas de mitoses. Dans les 
branchies d'Unio, il y a des mitoses et des amitoses, mais les unes et les 



I. CELLULE. 41 

autres sont rares ; J. n'a pu dterminer si les mitoses n'avaient lieu que 
dans les trs jeunes lments non encore cilis. Dans les cellules non cilies 
des canaux effrents du homard, il y a de trs nombreuses divisions amito- 
tiques. 

Ce serait donc cause de l'utilisation des centrosomes comme grains 
basaux que les cellules cilies ne pourraient se diviser autrement que par 
le mode direct. Dans les autres exemples d'amitoses donns par les auteurs, 
J. pense que ces divisions sont dues aussi une modification du centro- 
some. A. Guieysse-Pellissier. 



CHAPITRE 11 
lies produits sexuels et la fconclalion 

Brachet lA.). Aclion inhi/jilricc du sperme d'Annlide {Sdhellavia alvco- 
Idta) sur la formol inn de la membrane de fcondation de l'uf d'Oursin 
(Paracenirotiis lividus). (C R. Ac. Se, CLVII, 605-608.) [50 

Burlingame (L. Lancelot). The murphology of Araucaria hrasiliensis. 
I. The staminale cne and maie ga))iet()j>ltyte. (Bot. Gazette, L\\ 1)7-114, 
2pl., llfig.) ' [59 

Ceni (C). Spermatogenesi aherranle consecutiva a commozione crbrale. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXVIII, 8-29, 2 pi.) [52 

Chodat (R.). Eludes sur les Conjugues. II. Sur la copulation d'un Mon- 
gcotia.\Bu\\. Soc. bot. Genve, 2^ sr.,Y, 193-195, 11 fig.) [58 

Dehorne (Armand). A^o?nrlles recherches sur les mitoses de maturation 
de Sabellaria spinulo.m Leuck. (C. R. Ac. Se, CLVI, 485-487.) [53 

Firket (J.). Recherches sur les gonocytes priuunres {Urgeschlechtszellen) 
pendant la priode d'indiffrence sexuelle et le dveloppement de l'ovaire 
che:- le Poulet. (Anat. Anz., XLIV, 166-175.) [47 

Gagnepain (F.)- Le pollen des plantes cultives. (Bull. Soc. Bot. de 
France, 4*= sr., XIII, 224-231.) [Remarque .sur la 

frquence de la strilit partielle de.s pollens des plantes sauvages et la 
fertilit souvent rduite du pollen des plantes cultives. F. Pchoutre 

Govaerts. Recherches sur la structure de l'ovaire des insectes, la diff- 
renciation de l'ovocyte et sa, priode d'accroissonent. (Arch. Biol., XXVIII, 
347-445, 3 pi.) [48 

Go-w (James Ellis). Observations on the morphology ofthe Aroids. (Bot. 
Gazette, LVI, 127-142, 47 fig.) [tude de 

l'origine et du dveloppement du sac embryonnaire et de l'embryon dans 
les genres Aglaanema, Anthuriuyn, Philodendron, Arum, Xanthosomay 
Homalomcna,Arisaema. Le Richard ia prsente habituellement un nucelle 
strile, qui se dsagrge sans donner de sac embryonnaire. P. Gurin 

Gray (J.). Tl electrical conduclivity ofFerlilized and Vnferlilized Eggs. 
(Journ. Marine Biol. Ass. United Kingdom, X, n" 1, 50-59.) [56 

Kniep (H.). Beitrage zur Kenntnis der Ilymenomyceten. I. Die Enlwick- 
lungsge.^chichle von Ifyjtochnus terrestris nov. sji. II. Ueber die Ilerkuitft 
der Kernpanre in Friichtkrper von Coprinus nycthemerus Fr. (Zeits. f. 
Bot., 503-637.) [46 

Kiihtz (Kurt.). Ueber die Spermio- und Ovogenese der Sclrroslouium-Arteu 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 43 

des Pfcriles nnicr benonderer Beracksichtir/iing der Heterochromosomen- 
forschiiiKj. (Arch. mikr. Anat.,-LXXXIII, ir 3, 191-265.) [44 

a) Lillie (Frank L.). Tke Mechanism of fertUization. (Science, 10 oct., 
524.) [54 

b) Stiidies of FertUization. V. The Behavior of the Spermalozoa of 

Nereis and Arhacia ivith spcial Rfrence to Egfj-Extractives. (Journ. 
Exper. ZooL, XIV, 11 4, 515-574.) [55 

Lindner (P.) und Glaubitz. Verlust der Zi/gosjuircii-bildunf/ bel onhnl- 
tender Kultur des + und Stammes von Phycumyces nitens. (Ber. der 
deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 6, 316-318.) [59 

Martin (J. N.). Tlie j)hysiology of the pollen of Trifnlium pratense. (Bot. 
Gazette, LVI, 112-126, 1 fig.) [Il 

rsulte des observations de M. que le stigmate ne produit aucune scr- 
tion capable d'influencer les tubes polliniques. Il n'a d'autre fonction, dans 
la germination du pollen, que de rgler l'apport de l'eau. P. Gurin 

a) Meek (C. F.U.). The meta phase spind le in the spermatogenelic mitoses 
of Forficida aiiricularia. (Quart. Journ. Micr. Se, LIX, Part 2, Julv, 249- 
265, 1 pi.) [51 

6) The ratio between Spitidle lengths in the Spermatocyte 3Ietaphases 
nf Hlix Pomatia. (Roy. Soc. Proceed., B. 594, 192.) [52 

Meves (F.). Ueber das Verhalten der plastomatischen Bestandteiles der 
Spermiioiis bei der Befruchtung des Eies von Phallusia inainmilata. (Arch. 
mikr. Anat., LXXXIl, H. 4, 215.) [55 

Moore (A. R.). Fxirther Experiments in the Ileterogeneous Hybridization 
of Echinoderms. (Arch. Entw.-Mech., XXXVIl, 433-4.39.) [57 

a) Moreau (F.). Les karyogamies multiples de la zygospore de Pthizopus 
nigricans. (Bull. Soc. Bot. de P'rance, 4" srie, XIII, 121-123.) 

[Contrairement l'assertion de Me Cornick qui dcrit un cno- 
centre dans la formation des zygospores de Rhizopus nigricans, M. a 
constat que la reproduction sexuelle de ce champignon suit le schma g- 
nral de la reproduction sexuelle des autres Mucorines. F. Pchoutre 

b) Recherches sur la reproduction des Mucorines et de quelques 
autres Thallophytes. {Thse. Paris, 136 pp., 14 pi.) [59 

Nienburg (AAT.j. Die Konzeptakelentivicklung bei den Fucaceen. (Zeits. f. 

Bot., 1-27.) [45 

Pickett (F.). The development of the embryo-sacof ArisaCma triphyllum. 
(Bull. Torrey bot. Club., XL, 229-235, 2 pi.) " [49 

Regaiid (A.) et Lacassagne (A.). Les follicules anovulaires de V ovaire 
chez la Lapine adulte. (C. R. Ass. Anat., 15^run., Lausanne.) [53 

Ssedeleer (A. de). Contribution l'tude de Vovognse dans l'Ascaris 
megaloccphala bivalens. (La Cellule, XXVIII, 303-362, 6 pi.) [48 

Saphin (A. A.). Untersuchungen ilber die Individualitdt der Plastide. 
(Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 1, 14-16, 1 fig.) [47 

Schoneberg. Die Samenbildung bei den Enten. (Arch. mikr. Anat., 
LXXXIII, II. 4, 324-370.) [50 

Verlaine (Louis). La spermatognse chez les Lpidoptres. (Bull. Ac. 
Roy. Belg., n 9-10, sept.-oct., 701-755, 4 pi.) [51- 



44 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

"Wager (H.). The life-hislory and cylology of Polyphagus Euglencr. 
(Aun. of Rot., XXVII, 173-197, pi. XVI-XIX.) [.^8 

"Wassermann (F.). Die Oogenese des Zoorjonus mirus Lss. (Arcli. mikr. 
Anat., LXXIII, H. I/.^ 1-35.) [48 

"Wilson (Edmiind B.). A chromatode hody simulating an accessory 
chromosome in Pentatoma. (Biol. Bull., XXIV, n 6, mai, 392-404, 3pl.) [50 

Yamanouchi (Shigeo). The life history of Zanardinia. (Bot. Gazette, 
LVl, 1-35, 4pl.,-Jl tig.) ' [54 

York (Harlan Harvey). The origin and development of Ihe embryo 
sac and embryo of Dendrophthora opunlioides and D. gracile. (Bot. Gazette, 
LVI, 89-111, 200-210, 3 pi.) [50 

Zacharias (O.). Die Chroma tin- Diminn lion in den Furchungszellen 
von Ascaris megalocephala. (Anut. Anz., XLIII, 20 pp., 15 flg.) [52 

ZettnoAV (E.). Uebcr die abgeschwchie Zygosporenbihhmg der Lind- 
nerschen Phijcomyces-Stumme. (Ber. der deiitsch. bot. Gesellscli., XXXI, 
7, 362-363, 3 fig.) [47 

Voir pp. 102, 134 pour les renvois ce chapitre. 



1 Produits sexuels. 

a) Origine embryognique. 

Kuhtz (K.). La spermiognse et roognse du sclrotome du cheval 
{Recherches sur les htrochromosomes). Le travail deK. mrite de retenir 
l'attention en ce que, depuis qu'on tudie la gense des produits sexuels chez 
Ascaris sans tendre son investigation chez d'autres Nmatodes, il est cer- 
tain qu'on finit par accepter comme gnraux des faits qui sont particuliers 
cet animal. 

Le sclrotome prsente des particularits nombreuses. Chez le mle, il 
y a un rachis trs important, polygonal avec des rayons dans tous les sens. 
Le dveloppement de ce rachis est li celui des cellules sexuelles. Ce n'est 
pas, comme le veut A. Mayer, un prolongement du syncytium qu'on ren- 
contre dans le testicule, mais un organe spcial. Il est d'abord toile puis 
cylindrique, enfin il se termine par une extrmit contourne irrgulire- 
ment. Il s'tend jusqu' la zone de maturation. Chez la femelle, le rachis 
est tout diffrent, bien moins dvelopp. On y rencontre quelques noyaux 
comme chez le mle. Ils sont situs dans des paississements de la trave. 
II diminue et disparat ds qu'on s'loigne de l'extrmit ferme du tube 
ovarien, et il suit les cellules sexuelles jusqu' un stade beaucoup moins 
avanc dans le testicule. 

Dans la zone de multiplication du testicule, les cellules sexuelles ont le 
mme aspect (\ue chez les autres nmatodes l'extrmit du tube. On trouve 
une grosse cellule analogue la cellule terminale de Schneider. Dans les 
gonies, les chromosomes se raccourcissent jusqu' la forme granulaire. 
K. en compte onze; de l souponner l'un d'entre eux d'tre un chromo- 
some accessoire il n'y a qu'un pas que K. n'hsit(> pas franchir. Ds le 
dbut, on remarque chez lui un dsir vident de dt(;rminer quel est cet 
htrochromosome, bien que les images n'imposent au moins premire 
vue l'ide qu'il y en ait un. 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 45 

Dans la zone d'accroissement, le noyau semble tre d'abord de moiti plus 
petit que dans la zone germinative. Avec Gulick, K. distingue trois stades 
principaux entre le moment o les cellules sont l'tat de gonies et celui 
o les ttrades sont formes : lun stade avec nuclole, 2 un spirme, 3" un 
deuxime stade nuclole. II y a aussi un stade synapsis que K. parait 
admettre thoriquement plutt qu'il ne le montre. A la suite de ce stade, le 
noyau s'allonge et on y voit un spirme assez peu net aux dpens duquel 
se constituent des ttrades. A travers tous ces stades, l'auteur a constat la 
prsence d'un nuclole un peu allong qui ne peut tre qu'un nuclochro- 
mosome ou un htrochromosome. 

A la prophase de la premire mitose rductrice, ce chromosome ne se 
dispose pas paralllement aux autres, bien qu'il n'ait pas de forme particu- 
lire. A la premire division de maturation, ce chromosome se divise en 
retard, ou bien la division est ingale et il passe en entier dans l'une des 
cellules. (A remarquer qu'on ne voit pas du tout cela dans les figures.) La 
premire ou la deuxime division peuvent tre ingales. La chromatine se 
transforme en un paquet dense situ une extrmit de la spermatide qui 
s'allonge ensuite considrablement. Le spermatozode est donc vermiforme. 
Dans l'utrus de la femelle, il s'arrondit de nouveau avant la fcondation et 
devient ambode. 

Dans l'ovaire, la zone d'accroissement ressemble, comme chez tous les 
Nmatodes, la zone correspondante du testicule. La seule diffrence est 
que K. compte douze chromosomes au lieu de onze. La zone germinative est 
aussi plus longue chez la femelle que chez le mle. 

Les grains de chromatine deviennent de plus en plus indistincts lorsqu'on 
s'approche de la zone d'accroissement. Dans celle-ci, il se forme d'abord un 
filament fin et irrgulier, puis un spirme plus pais et plus net qui se 
rduit peu peu c l'tat de rseau, pendant que se diffrencient les chro- 
mosomes ct du nuclole et indpendamment de lui. Il se forme pendant 
ce temps quelques enclaves dans le cytoplasme. K. divise la priode de ma- 
turation en deux parties, dont la premire n'est que la prparation des 
mitoses rductrices. Les chromosomes sortent peu peu du noyau mal 
limit, ou, plus exactement, ils abandonnent le rseau de linine. Le premier 
fuseau de maturation se produit vers le moment de la pntration du sper- 
matozode. Il y a bien quelquefois un chromosome en retard l'anaphase 
de cette mitose, mais ici l'auteur remarque fort judicieusement que cela ne 
suffit pas pour le caractriser comme htrochromosome. 

La deuxime mitose est analogue la premire, et les deux globules po- 
laires sont inclus sous la membrane, entre elle et le cytoplasme. 

Lorsque les deux mitoses sont termines, les pronucli se rejoignent vers 
le centre du cytoplasme, mais ne se fusionnent pas. K. a tudi les proces- 
sus de fcondation qui ne prsentent rien de particulier. Les ufs sont 
pondus au stade morula. Au point de vue taxinomique, l'unicit du rachis 
mle et les transformations de la spermatide sparent les sclrotomes des 
strongylides. Ch. Champ y. 

Nienburg ("W.). Le dveloppement des conceptades chez les Fucaces. 
L'auteur tudie les tout premiers dbuts des conceptades qui chez les 
Fucaces renferment les gamtes mles et les gamtes femelles. Chez Cy- 
stosira barbata Ag. le conceptacle reconnat une cellule initiale superficielle 
allonge perpendiculairement la surface du thalle; une cloison transver- 
sale la divise en deux cellules : une cellule profonde qui par ses divisions 
fournira le fond du jeune conceptacle, une cellule superficielle qui se divi- 



40 L'ANNKK BIOLOGIQUE. 

sera en une srie de cellules en piles dont l'ensemble formera \\u poil 
s'lcvant du fond du conceptacle. Quant aux bords de ce dernier, ils sont 
forms par le dveloppement des cellules voisines de la ceTlule initiale. Des 
phnomnes analoii'ues se rencontrent chez Fiictis serratus !.. , Hnlidrys fsili- 
(jKd^a Lyn;//).. Ilimanlhalia lorea Li/ngb., Pi/oiophycus lulierrulalus Slarkh., 
Pelvctid fasiiyiala [J. Ag.) de Toni, Asrophyllum nodosum (L.) Le Jol. Ce- 
pendant chez Fucia, Privctia, Ascophyllum le poil central du jeune concep- 
tacle reste unicellulaire ou manque tout fait. Les particularits du cloison- 
nement des cellules permettent l'auteur de dresser un tableau gnalogi- 
(jue des Fucaces qui concorde avec celui qu'en a donn Oltmanns : des 
formes voisines des Ilimanthalia drivent d'une part les Fuco-Ascophylles, 
d'autre part les formes apparentes aux Cystosira et aux Sargasses. 

F. MREAU. 

Kniep (H.). Conlribulion la connaissance des Hymnomgclcs. I. Le 
dveloppement d'Hypochnus terrestris n. sp. IL Sur Vorigine des paires de 
noyaux dans les fructifca lions de Coprinus nycfhemerus Fr. Dans la pre- 
mire partie de son travail l'auteur tudie au point de vue histologique un 
liymnomycte infrieur, llypochnus terrestris. Grce des cultures sur 
glose ou glatine, il peut fixer des chantillons tous les stades du dvelop- 
pement. Il observe la fusion dangeardienne dans la jeune baside et tudie 
la rduction chromatique qui la suit immdiatement : elle comporte une 
division htrotypique suivie d'une mitose homotypique. Le nombre des 
chromosomes observ au cours de ces mitoses correspond un nombre r- 
duit gal 4. Les spores qui rsultent de la germination de la baside reoi- 
vent chacune un noyau. Celui-ci se divise bientt en deux et la basidiospore 
devient binucle; les cellules des hyphes qui natront d'elles recevront 
donc deux noyaux, de telle sorte que l'origine des gnrations successives 
de paires de noyaux jusqu' la paire de noyaux que renferme la jeune ba- 
side se trouve dans la premire mitose que subit le noyau de la basidiospore. 
Il n'y a pas ici de phnomnes de duplication de noyaux analogues ceux 
dcrits chez les Urdines, et l'tat binucl est ralis pendant le dvelop- 
pement presque tout entier. Un tat de choses diffrent est ralis dans la 
seconde partie du travail, consacre l'histologie du Coprinus nycthemerus. 

Les premiers stades du dveloppement de Coprinus nycthemerus sont 
obtenus sur milieux gloses la surface desquels les fructifications se dis- 
posent de manire dessiner des ronds de sorcires . La basidiospore 
uninucle donne naissance un jeune myclium aux cellules galement 
uninucles. Les becs si frquents chez les Hymnomyctes se forment 
entre les cellules contigus, et l'auteur se demande s'il faut leur attribuer 
une signification sexuelle ou les considrer comme un moyen de faciliter 
les changes de substance entre les cellules d'une mme file dont les cloi- 
sons transversales sont parfois assez paisses. Le jeune myclium donne 
naissance aux fructifications en forme de baguettes qu'a dcrites Brekeld, 
et chacune de leurs cellules reoit un noyau unique. L'tat uninucl des 
cellules mycliennes no persiste pas longtemps, bientt plusieurs cellules 
divisent leur noyau sans se cloisonner et il nat ainsi des cellules 2, 3, 4 et 
parfois jusqu' 16 noyaux. Il s'agit l d'une multiplication irrgulire des 
noyaux et qui diffre essentiellement de la (lu])lication rgulire des noyaux 
qui se ralise dans les cellules des filaments qui donneront naissance aux 
fructifications du coprin. II nat en effet sur le ct des hyphes ordinaires, 
soit d(; cellules binucles, soit de cellules uninucles, des liyphes contenu 
protoplasmique dense dont toutes les cellules renferment rgulirement 



IL - PRODUITS SEXUELS. - FECONDATION. 47 

deux noyaux. Ce nombre deux sera conserv dans la suite du dveloppement 
de ces hyphes jusque dans les jeunes basides. Aucun phnomne de copula- 
tion de cellules ne se produit l'origine des cellules binucles; elles acqui- 
rent l'tat binucl par suite de l'absence d'un cloisonnement aprs la mitose 
de leur noyau primitivement unique. Les cellules binucles prsentent 
entre elles des becs , ce qui fait rejeter pour ceux-ci toute ide de nature 
sexuelle. L'auteur interprte les phnomnes qu'il a tudis comme en rela- 
tion avec une rduction de la sexualit chez les champignons, puisque la 
duplication des noyaux se fait sans tre prcde d'union sexuelle, qu'elle ait 
lieu au dbut ou au cours du dveloppement. F. Moreau. 

Sapehin (A. A.). Recherches sur l'individualil des plastides. Dans 
une premire communication, S. avait montr que l'on pouvait distinguer 
deux types de tissus sporognes, un monoplastique, dont chaque cellule de 
l'archespore possde un plastide, et un polyplastique. Le premier, le plus 
intressant, se rencontre chez A7ithoceros, les mousses, les Slaginelles et 
Isoeles. Ces deux types s'aperoivent aussi dans le tissu mristmatique du 
sommet de la tige. Comme exemple pour le premier, on peut citer Selagi- 
iielhi: pour le second, Fldglothecium . Dans la spermatognse de Funaria, 
les cellules des trichomes qui deviendront les anthridies contiennent plu- 
sieurs plastides. Pendant les divisions cellulaires suivantes, ceux-ci n'aug- 
mentent cependant pas. Dans le tissu spermatogne, chaque cellule ne 
reoit qu'un plastide. Lors de la formation du spermatozode, il se prsente 
au bout du noyau vermiforme et constitue, par consquent, principalement 
la formation vsiculaire dj connue depuis longtemps. Henri Miciieels. 

Zettno-w (E.). Sur la formation affaiblie de zygospores chez les souches 
de Phycomyces de Lindner. L'auteur constate que le pouvoir de former des 
zygospores est trs minime, mais que l'emploi d'autres agars permet d'obser- 
ver le dbut de la production de zygospores et aussi de voir une zygospore 
adulte fonce. Il indique la composition de l'agar employ (eau de levure 
(1 \',o) 1000 gr., sulfate de magnsium 0,5 gr., sulfate de calcium 0.5 gr., phos- 
phate de calcium 1 gr., peptone 1 gr., sucre interverti 20 gr., agar 20 gr.). 
Sur ce milieu nutritif se montrent de nombreuses chlamydospores contenu 
rougetre. Des ramifications de supports sporangifres se sont formes dans 
un essai. Pour faire germer les zygospores, on en dbarrassait autant que 
possible de leur myclium une certaine quantit sous le microscope, puis 
aprs les avoir laves trois fois avec une grande quantit d'eau strilise, on 
les disposait la surface du milieu de culture. Henri Miciieels. 

= Ovognse. 

4 

Firket (J.). Recherches sur les gonocytes primaires pendant la priode 
d'indiffrence sexuelle et le dveloppement de l'ovaire chez le Poulet. Au 
sujet de l'origine des cellules sexuelles, trois opinions sont dfendues : pour 
VON WiNiWARTER et Sainmont, elles viennent toutes des lments pith- 
liaux drivant de l'pithlium germinatif. Pour Flix et d'autres auteurs, 
il y a deux gnrations : une premire srie de grandes cellules, mobiles, 
apparaissant avant l'bauche gnitale, les gonocytes primaires; une deuxime 
srie, les gonocytes secondaires, drivant de l'bauche gnitale. Pour Ru- 
BASCHKiN, les gonocytes secondaires drivent des primaires ; il n'y a qu'une 
seule ligne de cellules sexuelles. 

F. a suivi l'volution des gonocytes primaires chez le Poulet. Ceux-ci se 



48 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

dplacent par moiiveineiits propres ; les uns gagnent la portion externe de 
rpithlium gerniinatif, les autres la masse cellulaire sous-jacente. Leur 
nombre est plus lev gauche qu' droite. Les gonocytes primaires dg- 
nrent en pai'tie, ceux qui voluent forment des ovocytes qui passfMit par 
les phases deutobroque, leptotne, synaptne, puis disparaissent. Dans la 
zone mdullaire de l'ovaire, ils se dveloppent lentement, puis le nombre 
des gonocytes augmente par diffrenciation des petites cellules pithliales 
des cordons et il devient impossible de distinguer les gonocytes primaires; 
tous ces ovocytes ont disparu chez un poussin de 14 jours. Dans la zone 
corticale, la plupart des ovocytes, qui seuls arriveront maturit, provien- 
nent des cellules de l'pithlium germinatif. On reconnat encore parmi 
eux, chez l'embryon de 9 12 jours, les gonocytes primaires; jjIus tard, il 
devient impossible de les distinguer. F. ne peut se prononcer sur leur sort 
ultrieur. Il existe donc chez les Oiseaux une seconde ligne de cellules 
sexuelles drives des cellules germinativcs, renfermant peut-tre quelques 
gonocytes primaires. A. Guieysse-Pellissier. 

Saedeleer (A. dej. Contribution F tude de l'ovo gense dans rA'icaris 
meyalocephala bivalens. Pendant l'accroissement de l'oocyte, les chromo- 
somes persistent nettement sans se dsagrger, mme dans les stades o 
ils ne se coloren presque plus par l'hmatoxyline. Les phnomnes essen- 
tiels de la formation des ttrades se produisent, pour une bonne partie au 
moins, avant la priode de grande croissance de l'oocyte. A. Lcaillon. 

Gowaerts (Paul). Recherches sur la structure de l'ovaire des Insectes, 
la di//crencialion de l'oocyte et sa ])riode d'accroissement. Les intres- 
santes recherches de l'auteur sur Trichiosoma lucorum (Tenthrdide), Ca- 
rabus auronilens et Cicindela campestris montrent que la dilfrence origi- 
nelle entre l'uf et la cellule nourricire rside non pas toujours dans la 
prsence d'une masse chromatique spciale dans la cellule qui donnera 
l'uf, comme cela a lieu chez le Dytique, mais dans 1' allure du rsidu fu- 
sorial . Lorsque la protogonie de dernire gnration (l'auteur appelle pro- 
togonies les ovogonies indiffrentes) est constitue, il apparat dans son noyau, 
chez le Dytique, une srie de granulations qui constituent la masse chro- 
matique , laquelle passera uniquement, dornavant, dans les cellules-filles 
devant donner naissance aux ovules dfinitifs. Cette masse chromatique ne se 
constitue pas chez le Carabe, mais il se produit ici cinq mitoses conscutives 
amenant la formation de groupes de 2, 4, 8, 16 et 32 cellules dans chacun 
desquels les cellules sont runies ensemble par un lment reprsentant les 
restes fusoriaux. Il en rsulte des rosettes de 32 cellules dont une seule 
deviendra un ovule dfinitif, tandis que les 31 autres seront des cellules 
nourricires. Aprs le stade synapsis, par lequel passent les 32 cellules, celle 
qui reprsente l'ovule grandit plus rapidement que les autres et un nuclole 
apparat, qui n'existe pas non plus dans les noyaux des cellules nourricires. 
Des phnomnes analogues se passent chez la Cicindle. A. Lcaillon. 

"Wassermann. L'ovognse de Zoogonus mirus L'ovognse de 
7.oogonus niirus (trmatode) a dj t tudie par GOLDSCHMmT et par 
SciiiiEiNKi; avec rsultats contradictoires. Le nombre des chromosomes avait 
tout d'abord t discut. Il y en a douze, quelquefois quatorze. Ce serait donc 
en ce cas qu'il y aurait deux chromosomes segments. De ces chromosomes, 
une paire se distinguerait par sa longueur, l'autre par sa brivet. 

Dans les oocytes, il y a au dbut 12 chromosomes, ils se soudent bout 



TI. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 49 

bout, semble-t-il. II est impossible de suivre W. dans la description des stades. 
Voici quelles conclusions il tire de ses recherches. 

1 Au sujet du synapsis, il admet que c'est un artefact ou une production 
pathologique. 

2" Le stade du bouquet, du filament fin n'a aucune signification dans la 
rduction. Chez Zoogonus c'est un stade de rachvement du dveloppement 
des oocytes, un stade final. "W. tablit en effet la sriation comme suit : 
a) noyau ovocytaire 12 chromosomes, b) filament continu, c) noyau ovocy- 
taire 6 chromosomes, d) bouquet. Chez Fasciola hepalica, il y aurait la 
mme sriation. 

"W. examine ensuite le problme de la rduction numrique et se prononce 
avec RuCKERT, Hacker, etc., pour la conjugaison bout bout (mtasyndse), 
contre Schreiner, Grgoire et autres qui admettent la conjugaison parallle 
(parasyndse). 

Il runit contre cette dernire hypothse une srie d'arguments dont 
quelques-uns sont solides. 

1 On trouve des images de parasyndse ailleurs que dans les cas o il y 
a rduction numrique (cellules somatiques, parthnognsej. La rduction 
n'a d'ailleurs pas lieu aprs l'achvement des chromosomes aux dpens du 
filament double. (Il aurait constat aussi chez un spermatocyte le nombre 
normal (12) de chromosomes.) 

2 Les monosomes (htrochromosomes) qui ne participent pas la r- 
duction prsenteraient aussi des images interprtables comme parasyndse. 

3 On trouve aussi les images de parasyndse dans le dveloppement des 
ufs parthnogntiques qui ne subissent pas la rduction. 

4" Les stades qui doivent dmontrer l'existence d'une parasyndse ne sont 
pas particuliers aux cellules sexuelles (on les rencontre dans diverses cellules 
somatiques ainsi que nombre d'auteurs l'ont montr). 

Selon VJ., la cause de la rduction numrique tant inconnue, le moyen 
est la conjugaison bout bout, car les images de cette mtasyndse sont 
particulires aux cellules sexuelles. [II faut remarquer que AV. est dlibr- 
ment moins svre pour la mtasyndse et qu'il oublie un peu les faits con- 
traires]. Cette discussion qui semble tre maintenant de rigueur l'occasion 
de tout travail sur la spermatognse ou l'ovognse, est expose une fois 
de plus dans tous ses dtails, et donne une fois de plus l'impression que les 
adversaires ont tort l'un et l'autre et qu'ils veulent faire sortir de la mor- 
phologie de la chromatine ce qu'elle ne peut rellement donner. 

. Au sujet de la continuit des chromosomes 'W. aprs discussion et examen 
dclare qu'il ne peut se prononcer ni pour, ni contre. Ch. Champy. 

Pickett (F.). Le dveloppement du sac embryonnaire d'Arisma tri- 
phyllum. L'tude de ce dveloppement, dj faite par divers auteurs, a 
t reprise par P. qui confirme les observations de ses prdcesseurs, sauf 
sur certains points : l'origine des diverses cellules-mres de la mgaspore 
partir d'une seule cellule archesporiale primaire est douteuse. La premire 
division dans la formation de la ttrade a t probablement prise tort pour 
une division d'une cellule archesporiale primaire produisant les initiales du 
sac embryonnaire. 

P. dmontre que c'est le ou les sacs embryonnaires qui se dveloppent 
partir de la ttrade des mgaspores, et non pas une cellule archesporiale. 

Chez Arisiema, comme du reste chez d'autres Araces, il peut se dve- 
lopper plus d'un sac embryonnaire. P. doute de la fusion des noyaux 
polaires. Il ajoute enfin que, chez Arisma, les antipodes se dveloppent 
l'anne biologique, xviii. 1913. 'l 



51 L AXNTE KOLOGlQrE. 

rartaieui ii-s*^ cv-iuipLcieaieat que chez les aa^iospernies; Typique>- M. Bvv" 



Tork Harlaim Harvey . Ori^iaa tt dmti<if>p>faut dm sae eaAiyim- 

M#w,/r (fi- .:f 7f> ' ' "' " ' ""' -nt &j^m^iiid(fs et D. grmc^f. Let> 

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miqur - - ----- a citalaiieaie qui devient 

le sac > V -lis coart diaeurant dans 

le m.in'fLoa. et le piis ioiaj daiiis le -^ssa du carpelle- Les cals-de-sac des 
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ini - - ^ ^. 11 ne se forme :v , ryoi par fleur. 

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.fs: il tHidie ainsi les spermies atypiques, pois il s'occupe de 

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- -ire- pas d-, _ .- - .. :-ile e ;_ . - _ -^ 

sacr des images s^arrent raiparfiites]. Ci- Champy. 

'WIsoA Ed. B 0?rp& eSmmmlmde simmimmt kh eknamesme ncefssmre 

c^-r Pin:-sJ: j-W'S . Iz'ei. PeiiMtomm nenilis pt quelaiaes antres espces 



dTImipit'res on. troBrre dans Les ceflules tr ' 
qui pent tre conibnHia avec un chram " ' 
impair; ce cKwps a ei probabement c 
nME da. cijiroHatoMe Ne'besikrDeir ou ce 
- - ^ " "" - " ^ : ""' - ; -es et ^ 



.?orps ciiToniawide 
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e chromatique dans ia 

animaux- - - - " l la 
,^ ---:>s e^: _: ;;rme 



iaase et li'm'C<!ne- -: 
_ -, ou ia safranine et vert Ixnnire, ii se coiospe d'une : . 

- e brillant, comme " " osnosomes p^idai.: 

- 1 -aaiidoies pendan: _ . . jde de croissance. 

rre divisoiQ. du sijermafiDeyite, le corps chramafaMde peut tre 
'OiqTfte f. qixelque&MS la prpt = "i- 

, ^es '-': ' dans ce cas il est gOnr: . - . - - . 

5 ?G - ; -T..ant en arrire des chroi-. -^ - --- r." 

'ise- et situ - : es de l'un des ples : il ressembie alors " 

TTe, n apparat pendant la priode de 
la memhrane de celui-ci disparat, ii 
u des ceUufes-filI^ chaque . 
r -les quatre apenaatides- Il ne pr i^ ^ 
"iia.tiizDde et sa nature reste problma- 
at oe . - soa ecisteoce. pare qu'il peut tre 



uiqiae. Ma:> ii est 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 51 

facilement confondu avec le vritables chromosomes accessoires d4*''^ ' 
nants du sexe TX ]. F. Hen.neguy. 

6!, Meek C. . O . . ^ Le fwieau mto : ' dom le.%mitoieiif^elmolO'J':- 
ntiques de Forficula ouricidarla. Li >ur du fuseau, c'est--dire .a 

distance qui spare les deux centrosomes, au stade de la mtaphase, lorsque 
les chromosomes subissent une constriction au niveau de la plaque qua*o- 
riale, parait tre constante pour cljaque mitose sperma*' i- ' " *'que. Ce" 
lon.iTueur est de 6,9-10,2 et 7,8 a pour les spermatogonif; laires, I-: 

spermatocytes 1 et II. Elle est de 7,1-10,4 et 8,1 a respectivement pour les 
mmes lments, la fin de la mtaphase. quand les chromosomes-filles vont 
se sparer. Elle est de 7,.^10. 7 et S..3 u au dbut de l'anaphase. 

Le rapport entre la longueur du fuseau la fin de la mtaphase des sper- 
matocytes I et II est peu prs identique au rapport des rayons de deux 
sphres dont le volume de l'une est double de celui de l'autre. Le volume 
du spermatocyte I peut tre double de celui du spermatocyte II, ce stade, 
car il n'y a pas de priode de croissance et de repos entre les deux phases. 

Le rapport entre la longueur du fu.seau la fin de la mtaphase du 
spermatocyte I et de la spermatogonie secondaire est peu prs identique 
au rapport des rayons de deux sphres dont le volume de l'une est triple de 
celui de l'autre. Le volume initial de spermatocyte I peut tre moiti de 
celui de la spermatogonie secondaire, car cette dernire se divise pour 
donner deux spermatocytes I; mais les grandes dimensions de ce dernier, 
la fin de la priode de croissance, permettent d'admettre que le volume initial 
est devenu six fois plus grand pendant cette priode. 

Si l'on ne peut affirmer une concidence exacte entre les rapports ci-dessus 
dsigns, il existe une corrlation entre le volume de la cellule et la lon- 
gueur du fuseau dans les meta phases spermatogntiques du Forficule. 
F. Hennegcy. 

Verlaine L . La spermatognse chez les Lpidoptres. Les 
jeunes capsules tes' uaires ne renferment que des spermatogonies primor- 
diales toutes semblables, (juand la capsule se divise en quatre follicules, au 
fond de chacun de ceux-ci se diffrencie une spermatogonie primordiale qui 
devient une cellule de Verson. laquelle reste pendant longtemps rattache 
par un pdicule l'enveloppe testiculaire. La cellule de Verson e-st toujours 
spare par des membranes des cellules voisines : elle devient volumineuse : 
son noyau ne se divise pas. Elle puise probablement la nourriture nces- 
saire aux spermatogonies dans la membrane " " -tnente interne. 
.\prs rtroaction de son pdicule, elle absorb _ - rn voie de dg- 
nrescence : elle renferme alors des granulations cytoplasmiques destines 
se dissoudre, mais qui ne passent jamais directement dans les cellules 
sexuelles. La cellule de Verson finit par disparatre en se dsagrgeant et 
ses restes se mlent au liquide intra-folliculaire. 

Les spermatogonies primordiales se multiplient rapidement, deviennent 
piriformes et constituent une couche plus ou moins rgulire autour de la 
cellule de Verson. 

Les cellules cystiques apparaissent un peu aprs la cellule de Verson. Ce 
sont des spermatogonies mal nourries qui ne peuvent s'accrolrre dans l'es- 
pace de temps qui spare deux divisions. Quelques-imes d'entre elles entou- 
rent les spermatogonies souches de faon les envelopper d'ime membrane 
pluricellulaire qui s'tend en s'amincissant mesure que le nombre des 
spermatogonies augmente. Les membranes cystiques ainsi formes conti- 



52 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

nuont entourer les siionaatocytes et les faisceaux de spermatozodes. Une 
des cellules, place devant la tte des spermatozodes, devient trs grosse et 
joue, selon toute vraisemblance, un rle de soutien et de nutrition. 

Tous les lments du testicule proviennent donc des spermatogonies pri- 
mordiales contenues dans les jeunes capsules. La prsence ou l'absence de 
rap])orts nutritifs avec la cellule de Verson diffrencie les spermatogonies 
primordiales en spermatogonies souches de spermatocytes et spermatides, 
et en cellules cystiques. En plus de son rle de nutrition, la cellule de Ver- 
son assure la bonne rpartition des cellules et des colonies l'intrieur des 
follicules. Les membranes cystiques sparent les groupes cellulaires se trou- 
vant un certain stade de dveloppement. Elles constituent probablement 
un filtre transformateur du liquide intra-folliculaire destin alimenter les 
cellules qu'elles contiennent. F. Henneguy. 

/;)Meek (C. F. U). BapporI entre la longueur des fuseaux dans les mta- 
phases du spermalocyle chez Hlix Pomatia. La longueur du fuseau mi- 
totique, c'est--dire la distance entre les centrosomes, est de 15,3 [x la fin 
de chaque mtaphase primaire du spermatocyte. Elle est de 12,1 |j. la fin 
de chaque mtaphase secondaire. Le rapport entre ces deux longueurs est 
peu prs le mme chez l'escargot que chez Thomme et la forficule, et puisque 
ce rapport est le mme, ou presque le mme, que celui entre les rayons de 
deux sphres dont les volumes relatifs sont identiques ceux des cellules 
en question, il peut y avoir une connexion entre la longueur du fuseau et 
le volume de la cellule, cette phase. Mais la comparaison des figures mito- 
tiques dans les trois cas montre que la longueur du fuseau dans les mta- 
phases du spermatocyte ne peut tre en corrlation avec le volume de la 
chromatine dans la cellule. H. de Varignv. 

Ceni (C). Spermatognse aberrante conscutive une commotion cr- 
brale. A la suite d'une commotion crbrale, le testicule, chez le chien, 
subit de profondes altrations fonctionnelles; la spermatognse physiolo- 
gique s'arrte et est remplace par un processus pathologique, indpendam- 
ment des conditions gnrales dans lesquelles se trouve l'animal. Les sper- 
matocytes et les spermatides prennent des formes trs anormales, les 
mitoses paraissent paralyses. Les altrations de la chromatine sont trs 
marques et montrent une srie de formes dgnratives. M. Herlant. 

P) Phnomnes de matui^ation. 

Zacharias (O.). La diminution chromatique dans les ceUides de seg- 
mentation d'Ascaris megalocephala. On connat le phnomne de rduc- 
tion chromatique, dcrit par Boveri, qui au stade 4 atteint les cellules so- 
matiques de l'Ascaride, et dont l'absence caractrise la cellule sexuelle. Z. a 
retrouv (chez Ascar. meg. bivalcns, tandis que les observations de Buveri 
portaient sur Ascar. meg. univalcns) la rduction chromatique au .stade 4 et 
mme au stade 3. Elle consiste dans l'miettement et mme la pulvrisation 
de la chromatine. Elle est prcde par l'accumulation de la chromatine 
dans des prolongements du noyau, alors que celui-ci a ])ris la forme que Z. a 
caractrise antrieurement {Anat. Anz. ,\^V2) du nom de noyau thlode , 
c'est--dire noyau se ])rolongeant en appendices en forme de ttines. La 
chromatine accunuile dans ces appendices s'y fragmente en blocs ou s'y 
dsagrge en poussire. Le reste du noyau, ple prsent et achromatique, 
laisse apercevoir des filaments de linine, dont toute trace disparait mme par 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 53 

la suite, en mme temps que la membrane nuclaire s'efface. Quant aux 
blocs chromatiques, dsormais libres dans le cytoplasma, ils se confondent 
avec lui et cessent d'tre visibles. Il s'est pass auparavant un phnomne 
trs remarquable. Les blocs chromatiques, avant de disparatre, se sont dis- 
poss en une couronne, au centre de laquelle apparat un nouveau noyau, 
ple, de structure finement ponctue d'abord, puis de structure plus gros- 
sirement granuleuse. Autour de ce noyau se dveloppe une irradiation 
astrienne. C'est l un vritable noyau de remplacement, un picaryon, n 
in situ et de novo dans le cytoplasma. Ce noyau subit ensuite la mitose; il 
devient un disque aplati, qui se divise en deux moitis. 

Le processus de diminution chromatique ne survient pas une poque 
dtermine de l'embryogense. Boveri l'a dj constat au stade 2; Z. le 
voit au stade 3 ; ce sont l des exceptions et la rgle est qu'il se montre seu- 
lement au stade 4. 

La diminution atteint-elle toutes les cellules de l'embryon, ou bien par- 
gne-t-elle l'une d'entre elles, comme l'a soutenu Boveri? Existe-t-il un blas- 
tomre non rduit, et ce blastomre est-il bien la cellule sexuelle? Z. n'a pu 
constater la persistance de la chromatine totale dans l'un des blastomres, 
qui serait la cellule sexuelle. Cette prtendue cellule sexuelle subit elle aussi 
la rduction, soit dans le noyau au repos et par le mode indiqu ci-dessus, 
soit quand le noyau est en division par morcellement des chromosomes ou 
dformation de leurs extrmits. D'autre part jamais Z. n'a retrouv la d- 
sintgration granuleuse de la portion moyenne de l'anse chromatique, 
laquelle Boveri attribuait l'origine du noyau de remplacement. 

Z. termine en donnant un certain nombre d'exemples de la disparition du 
noyau et de la formation d'un noyau nouveau aux dpens du cytoplasma 
(Brandt 1870 sur les cellules sanguines du Siponcle, v. Ruzicka 1907 chez 
une Amibe, Plate 1886 chez un Acinte). 

Quant la signification de la diminution chromatique, il rejette d'une part 
l'ide de Haecker (1894), qui la considrait comme pathologique, et d'autre 
part l'interprtation de Boveri qui y a vu la marque de la diffrenciation 
des cellules somatiques vis--vis de la cellule sexuelle. A. Prenant. 

Dehorne (Armand). Nouvelles recherches sur les mitoses de malura- 
tion de Sabellaria spinulosa Leuck. Ces divisions de maturation, tudies 
dans l'ovognse, ont ceci de particulier que les anses pachytnes, au 
nombre de 8, se ddoublent pendant la priode d'accroissement de l'ovocyte, 
non pas ime fois, en restant accoles entre elles, mais deux fois, ce qui 
donne le nombre 16 au lieu du nombre rduit. L'mission des globules po- 
laires s'achve ainsi sans qu'il y ait eu rduction numrique. Cette rduc- 
tion doit s'oprer un autre moment que l'auteur se propose de chercher. 
Dans la spermatognse, elle se fait, au contraire, pendant les divisions de 
maturation. La forme normale de la rduction correspond aux ovocytes 
petit noyau, la forme constate chez la Sabellaria aux ovocytes grand 
noyau; ici la rduction se fait bien aux dbuts, mais ne persiste pas. 

M. GOLDSMITH. 

y) Structure des produits mrs. 

Regaud (C.) et Lacassagne (A.). Follicules anovulaires dans l'ovaire. 
11 existe dans la zone corticale de l'ovaire de la lapine adulte des follicules 
dpourvus d'ovocytes et qui prsentent une grande rsistance aux radiations 
capables de dtruire les autres follicules. L'pithlium de ces formations 



54 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

anovulairos scrte la mme substance cxoplastique que celui des autres 
follicules. Ce sont des formations qui drivent vraisemblablement de la der- 
nire pousse d'invagination de rpithlium germinatif. A. Webek. 

Yamanouchi (Schigeo). Biologie du Zanardinia. Chez le Znnar- 
dinia collaris Crouan, le noyau des individus porteurs de gamtes contient 
22 cliromosomcs, et les gamtes mle et femelle en possdent le mme 
nombre. De leur union rsulte un uf se dveloppant en une plante 
44 cbromosomes. Le noyau des individus zoospores contient 44 chromo- 
somes, et le nombre se rduit dans la formation de la zoospore, cette dernire 
n'en ayant que 22. Cette zoospore, avec son nombre rduit de chromosomes, 
germe et se dveloppe en un individu 22 chromosomes. 11 est vident que 
les individus porteurs de gamtes proviennent de zoospores et que ceux qui 
possdent des zoospores proviennent d'ufs. Il y a donc, chez le Z. collaris, 
alternance de gnrations. Le gamte femelle peut produire, par apo- 
gamie, un individu prsentant tous les caractres de celui provenant de 
fcondation. P. GupaN. 

2" FCONDATION. 

a) Fcondation normale. 

a) Lillie (Frank L.). Le mcanisme de la fcondation. Les ufs des 
Arbacia et des Nereis scrtent des substances que l'auteur a nommes des 
spermo-iso-agglutinines. Elles joueraient le rle d'ambocepteur ayant une 
chane latrale pour certains rcepteurs dans le sperme et une autre pour 
certains rcepteurs dans l'uf. Aussi l'auteur les nomme-t-il de prfrence 
fertilisines. Ses expriences font voir que la production des fertilisines par 
les ufs ( Arbacia non fconds dure trois jours environ, et que la dimi- 
nution de production est trs lente. A mesure que se perd le pouvoir d'ag- 
glutination, la gele entourant les ufs se dissout graduellement, et l'apti- 
tude la fcondation se perd. 

La ferlilisine existe dans la gele, et en grande quantit ( saturation) et 
les ufs en produisent tant qu'ils restent vivants, et non fconds. A la 
fcondation la production de fertilisine cesse subitement. Sans doute une 
antifertilisine agit ce moment et neutralise la fertilisine, enempcliant en 
mme temps la polyspermie. Le sperme est trs avide de fertilisine, et 
celle-ci parat tre essentielle la fcondation. C'est un corps trs rsistant 
la chaleur, molcules volumineuses (arrtes parle filtre), non dialysable. 

La fertilisine n'est pas l'agent se combinant avec le spermatozode, dans 
la fcondation. L'ide de l'auteur est que la fertilisine ou aggiutinine consti- 
tue un ambocepteur avec chanes latrales spermophiles et ovophiles et que 
la combinaison avec le sperme active les chanes ovophiles qui s'emparent 
du rcepteur de l'uf et fcondent celui-ci. En ce cas le spermatozode ne 
serait que secondairement agent fcondant, et l'uf serait en ralit auto- 
fcondant, ide qui cadre bien avec les faits de la parthnogense, et l'ton- 
nante diversit des moyens par lesquels s'effectue la parthnogense. 11 
suffit que les agents enlvent les obstacles l'union de l'ambocepteur et du 
rcepteur de l'uf. En ce cas l'effet inhibiteur du sang est une dviation due 
l'immobilisation de la chane latrale ovophilc de l'amliocepteur, soit parce 
(jue l'agent inhibiteur du sang est un anticorps pour l'ambocepteur, soit 
parce ([u'il possde le mme groupe que le rcepteur de l'uf. On peut du 
reste mettre l'ide l'preuve. Et l'exprience la confirme. On divise le 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 55 

sang filtr en deux parties dont l'une sert de contrle, et l'autre est sature 
de fertilisine par addition d'ufs. On prcipite ces dernires par centrifu- 
gation et on filtre le liquide restant, et si l'on ajoute du sang de contrle 
on obtient une neutralisation considrable et souvent complte de l'action 
inhibitrice du sang. 

Mais si l'uf contient sa propre substance fcondante, on doit obtenir la 
parthnogense en augmentant la concentration de cette substance. Et cela 
a lieu d'aprs les expriences deGLASER. L'hypothse peut donc tre retenue 
et il y a lieu de l'examiner srieusement. L'auteur pense que l'activation de 
la fertilisine ne consiste pas uniquement dans celle qui est due l'unique 
spermatozode qui entre dans l'uf : l'activation une fois tablie s'tend tout 
autour de l'corce de l'uf o serait localise la fertilisine. Ceci cadre avec 
l'opinion de Glaser que plusieurs spermatozodes sont ncessaires la 
fcondation. La fertilisine active agit sur l'uf en dterminant une cyto- 
lyse superficielle comme le pense Loeb. Mais la lysine viendrait de l'uf, non 
du spermatozode. H. de Varigny. 

h) Lillie (Frank R.). tudes su?' la fcondation. V. Comportement des 
spermatozodes de Nereis et d'Arbacia. Les ufs de Nereis et (Arbacia 
laissent diffuser dans l'eau de mer une substance ou des substances qui ag- 
glutinent les spermatozodes des animaux de leur propre espce. La chaleur 
et les alcalis ont les mmes proprits. Exemples : 15, signes vidents 
d'agglutination eu 4 minutes; 23,5, agglutination en 30 secondes. La po- 
tasse (N/ 2.500 KOH) provoque une agglutination trs rapide. La substance 
agglutinante, rpandue dans l'eau de mer comme il vient d'tre dit, est tou- 
jours accompagne d'une autre substance, qui exerce sur les spermatozodes 
un chimiotactisme positif. Ce sont les ufs, et les ufs seulement, qui pro- 
duisent l'agglutinine en question : il a t impossible d'en extraire des autres 
tissus. Voici quelques ractions de cette substance. Elle ne forme pas avec 
les spermatozodes (ces derniers mis en suspension dans de l'eau de mer) 
une combinaison stable, mais la condition qu'elle ne soit pas en excs. 
Elle supporte des tempratures relativement leves; cependant, 95", elle 
est vite dtruite. 11 suffit d'un lger excs pour ter aux spermatozodes leur 
pouvoir fcondant. Les ufs .\ifbacia fournissent de grandes quantits 
(l'agglutinine; les ufs de Nereis de petites quantits seulement. Quoi qu'il 
en soit, la scrtion ne se fait qu'avant la fcondation. Dans l'uf (Arhacia, 
il y a deux matires agglutinantes, compltement diffrentes d'ailleurs : 
l'une agit sur les spermatozodes de l'espce, l'autre sur ceux de Nereis. De 
plus, le liquide clomique d'.lracta renferme une agglutinine efficace pour 
le sperme de Nereis, mais inoprante sur le sperme .'Arbacia. L'auteur ap- 
pelle ces agglutinines, l'une iso-agglutinine, celle qui agit dans les limites 
de l'espce ; l'autre, htro-agglutinine, celle qui agit d'une espce l'autre 
ou d'un genre l'autre. Il conclut que l'agglutination des spermatozodes 
par les exsudats d'ufs de la mme espce est susceptible de fournir un 
moyen direct d'tudier le chimisme de la fcondation. 11 serait intressant 
de rechercher si les ufs d'animaux hermaphrodites produisent ou non des 
autoagglutinines. Marcel IIrtjbel. 

Meves (Fr.). Le sort de la partie cytoplasmique du spermatozode dans 
la fcondation de l'uf de Phallusia mamillata. Les spermatozodes de 
Phallusia mamillata sont constitus par une tte fine et allonge, flanque 
d'une partie mitochondriale spinale. M. figure longuement les images de 
pntration du spermatozode et de fusion des pronucli avec la mthode 



50 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

(TAltmann : on voit la partie mitochondrialp du spermatozode se fragmenter 
en btonnets ([iii persistent dans le cytoplasme de l'uf ct de mitoclion- 
dries maternelles dont elles se distinguent nettement par leur forme. 

M. examine ensuite les critiques auxquelles a donn lieu son travail sur 
la fcondation chez l'Ascaris. Retzius a montr que la masse mitochondriale 
introduite dans l'uf avec le spermatozode finissait par se rsorber. M. lui 
oppose les faits observs par Uuesberg et par lui-mme, o l'on ne voit pas 
comment et pourquoi cette rsorption pourrait avoir lieu. Vejdovsky a d- 
crit un gonflement avec vacuolisation des mitochondries ; comme il em])loie 
un liquide fixateur trs acide, il est possible que ces altrations soient dues 
au ractif. Quant Hei.d, il aurait eu sous les yeux un matriel avec alt- 
rations pathologiques. M. examine ensuite diverses objections : d'abord la 
soi-disant absence de mitochondries dans certains .spermatozodes : cas de 
Vejdovsky et de Montgomery. Les mthodes employes par ces auteurs ne 
leur permettent pas d'assurer qu'ils ont certainement bien color toutes 
les mitochondries. Quant Lillie qui a observ frais l'abandon de la 
pice intermdiaire dans la fcondation de Nereis, on peut lui objecter que 
les recherches frais ne sauraient tre significatives ici. L'objection d'ordre 
gnral de Heidenh.\i.n qui admet que les mitochondries prennent naissance 
dans le plasma et y sont noformes, n'est base sur aucune observation 
positive. Les observations de Lvi qui n'a pas va le ehondriome participer 
la formation du deutoplasme sont plutt favorables l'hypothse de M., quoi 
qu'en dise leur auteur. Quant la fonction clectique de Regaud, M. ne se 
la reprsente pas trs bien dans les spermatozodes. Ch. Champy. 

Gray (J.). La conductibUit rh'cln'qiir des ufs fconds. La rsis- 
tance au courant lectrique d'ufs d'Echinus pris en masse a t mesure 
avant et aprs la fcondation et l'auteur a pu constater que l'entre du sper- 
matozode produit un accroissement de conductibilit; cet effet est rapide et 
atteint son maximum 10 minutes aprs l'addition du sperme aux ufs. Par 
la suite, cet accroissement de conductibilit s'efface et les ufs reviennent 
celle qu'ils prsentaient avant la fcondation. Dans ce travail prli- 
minaire, l'auteur s'abstient de conclusions thoriques; il indique toutefois 
que les faits observs peuvent recevoir une explication physique aussi bien 
qu'une explication chimique. On peut supposer que la fcondation rend 
l'uf plus permable aux lectrolytes, ce qui produit une dpolarisation de 
la membrane; la polarisation se rtablirait un quart d'iieure environ aprs, 
par un mcanisme inconnu. On peut supposer aussi que le spermatozo'de 
apporte avec lui un enzyme qui modifie la constitution du cytoplasme de 
l''uf en facilitant la libration des ions et en augmentant ainsi la con- 
ductibilit. Entre ces deux hypothses l'auteur ne se prononce pas. 

M. GOLDSMITH. 

Brachet (A.). Action inhibitrice dn sperme d'Annlidc (Sabellaria 
alreolala) sur la formalion de la membrane de fcondation de l'uf d'Oursin 
{Paracentrolus lividus) [III, p]. Les expriences de l'auteur donnent des 
indications trs intressantes sur le rle vritable de la membrane de fcon- 
dation. Lorsqu'on fait agir sur des ufs mrs et vierges d'Oursin du sperme 
de Saliellaria, on ne constate aucune modification ;ipparcnte; mais si l'on fait 
fconder ensuite ces ufs par le sperme de la mmo espce d'oursin, on 
voit qu'ils sont devenus incapables de former une membrane de fconda- 
tion. A i)art cela, la fcondation se fait normalement et les premiers stades 
du dvelo])pemcnt se ])oursuivent rgulirement. A partir du stade blastula, 



II. PRODUITS SEXUELS. FECONDATION. 57 

des anomalies apparaissent : la blastula n'augmente pas de volume; la cavit 
de segmentation, trop petite et remplie d'un msenchyme primaire, rend 
difficile la gastrulation ; les larves n'closent pas et ordinairement meurent 
ce stade. Ces anomalies s'expliquent en considrant ce qui se passe 
dans le dveloppement normal. Aprs la fcondation, la cuticule de l'uf se 
ddouble en une membrane de fcondation, externe, et une membrane vi- 
telline, troitement applique l'uf; entre elles l'espace est rempli par le 
liquide privitellin. Pendant le dveloppement, ce liquide filtre dans la ca- 
vit de segmentation qu'il distend; la membrane vitelline disparait peu 
peu, la larve en grandissant finit par rompre la membrane externe et clt. 
Par contre, lorsque la membrane de fcondation fait dfaut, le liquide pri- 
vitellin manque, la larve ne grandit pas suffisamment pour rompre la cuti- 
cule et clore. On peut y remdier par le secouage qui produit dans cette 
cuticule des dchirures et provoque ainsi une closion artificielle. 

Ces expriences montrent le rle de la membrane : elle ne se rattache 
aucun phnomne chimique essentiel pour le dveloppement, comme le 
voudrait la thorie de LoEn ; la segmentation reste absolument normale en 
son absence et elle n'intervient que plus tard par une action purement mca- 
nique. 

A la fin de sa note, l'auteur rappelle les expriences de Godlewski et de 
Herlant sur l'action du mlange de sperme de divers Annlides et Mollus- 
ques avec celui d'Oursin et compare ces expriences aux siennes. Le sperme 
de Sabellaria, l'inverse de celui d'autres espces, n'annihile pas l'action 
fcondante du sperme d'Oursin. Ces diffrences spcifiques promettent des 
rsultats trs intressants, analogues ceux obtenus dans l'tude des srums. 

M. GLDSMlTH. 

Moore (A. R.). Nouvelles recherclies sur l'hybridation htrogne des 
Echinodermrs. Pour provoquer la fcondation des ufs de Strongulocen- 
trotus par le sperme d'Astries, Leb use de l'eau de mer hyperalcaline. Il 
admet que le sperme seul est modifi, car il se dtruit et s'agglutine aprs 
30 minutes dans la solution, tandis que les ufs dans l'eau hyperalcaline 
restent intacts, mme au bout de 24 heures. M. appuie cette opinion sur de 
nouvelles expriences. 

3 rcipients contiennent chacun 50 cmc. d'eau de mer hyperalcaline. Ra- 
pidement, on fait tomber dans le i^"" une pipette pleine d'ufs de Strong. et 
de sperme d'Asterias ochracea ; dans le 2", une pipette de sperme seul; dans 
le .j", une pipette d'ufs seuls. Au bout de 15 minutes les membranes appa- 
raissent dans le rcipient I. On ajoute alors une pipette de sperme dans 
le vase 3. Cinq minutes plus tard, les membranes se soulvent en 2, alors 
qu'en 3 il faut attendre 15 minutes. En 2, le sjour pralable du sperme dans 
le milieu alcalin gagne 10 minutes; tandis qu'en 3 l'immersion pralable des 
ufs n'a produit aucun effet. 

Mais il y a une manire de provoquer la pntration du sperme tranger 
normal, en agissant sur l'a-uf. Loeb a sensibilis les ufs d'Oursins pour les 
srums et les extraits au moyen de SrCl-. M. prouve la modification subie 
par l'uf sensibilis en constatant une cytolyse beaucoup plus rapide aux 
tempratures leves (37-38'^). De l l'ide que les ufs ainsi traits pour- 
raient se prter la fcondation htrogne rfrms Veau de mer ordinaire. Et 

3 
en effet, aprs un passage de 4 b minutes dans la solution ^ M SrCl^, les 

o 
ufs de S. purpuratus sont fconds par le sperme d'Astrie dans l'eau de 
mer normale : c'est un nouveau procd d'hybridation htrogne. 



58 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Dans ce croisement, les l)auclies ne dpassent jamais le stade blastulairc. 
Or, un traitement conscutif par l'hypertonie augmente nettement la vigueur 
des blastules nageantes, et s'il dure de 15 40 minutes on obtient une 
abondance de plutei. 

Le temps d'exposition ncessaire est ici sensiblement plus court que pour 
les ufs activs l'acide butyrique (ceux-ci nagent de 50 60 minutes). M. 
en conclut qu'il ne s'agit pas de parthnogense, mais plutt d'un phno- 
mne rapi)elant le croisement Splnr'rechinus Q X Chtoplcrus. cf de Gon- 
LEWSKi. [11 y a videmment l 2 actions superposes. Mais l'opposition faite 
par M. ne me parat pas justifie pour autant. Dans l'exprience de Gon- 
LEWSKi, le problme se ramne celui de la parthnogense traumalique 
[complique iVune inocnlaiion) [III]. 

Comment se fait-il que l'addition d'un noyau incapable d'amphimixie 
agisse dans le mme sens que l'hypertonie? J'ai mis (1912) une hypothse 
sur ce point. Mais ce qui manque le plus dans les rsultats de Loeb et de 
M., c'est l'tude cytologique]. E. Bataillon. 

"Wager (H.). La biologie et la cgtologie de Pohjphagux Etiglen.r. 
Po/i//jhagus Eugfen est une des quelques Chytridiaces chez lesquelles il 
existe une sexualit bien prononce. Ce champignon e.st un parasite de 
VEuglena viridis. Son thalle, unicellulaire et uninuclaire, est pourvu de 
dlicats pseudopodes qui pntrent dans les cellules des Euglnes et entra- 
nent leur destruction. Un seul thalle peut infester jusqu' 50 Euglnes. La 
reproduction de P. Euglenae se fait par des zoospores, qui naissent dans des 
sporanges : ces derniers se forment soit aux dpens de kystes ou de cellules 
vgtatives ordinaires, soit aux dpens de zygotes. 

Les zoospores possdent un seul flagellum la base duquel on distingue 
une gouttelette d'huile jaune. Contigu celle-ci se trouve le noyau : il est 
entour par une masse cliromidiale qui s'tend galement autour de la gout- 
telette d'huile. 

Les zygotes proviennent de la fusion de gamtes uninuclaires, qui ont la 
valeur de cellules vgtatives. Au moment de la conjugaison, le gamte mle 
envoie un tube qui vient au contact de la cellule femelle. Le sommet de ce 
tube se renfle et devient le zygote, dans lequel pntrent successivement le 
contenu de la cellule mle, puis celui de la cellule femelle. 

Dans le zygote rcemment form, le noyau mle est plus petit que le noyau 
femelle, mais il ne tarde pas s'accrotre et acqurir les dimensions de ce 
dernier. Puis les deux noyaux expulsent une grande quantit de chromatine 
sous forme de deux masses chromidiales qui se fusionnent en donnant nais- 
sance une grosse sphre granuleuse que l'auteur appelle chromidio- 
sphre . La germination des zygotes a t tudie en dtail sur des chan- 
tillons fixs et colors. L'auteur a remarqu que cette germination a lieu en 
novembre, c'est--dire 5 mois aprs la formation du zygote. A ce moment-l, 
l'enveloppe extrieure du zygote se dchire et l'ouverture ainsi produite livre 
passage une petite protubrance qui se dveloppe en un zoosporange ; 
celui-ci ne diffre de ceux provenant des cellules vgtatives ([ue i)ar sa taille 
qui est plus petite. La fusion des deux noyaux sexus n'a lieu que dans le 
sporange. Quant la division nuclaire, elle ne se produit que dans les spo- 
ranges et n'a jamais t observe dans les cellules vgtatives, ni dans les 
kystes. A. de Puvmalv. 

Chodat (R.). Etudes sur les Conjugues. II. Sur la copulation d'un 
Mongeotia. L'attouchement pralable semble tre ncessaire ici pour la 



IL ~ PRODUITS SEXLELS. FECONDATION. 59 

production des anastomoses copulatrices. On voit, en effet, les filaments 
s'carter mesure qu'avance la copulation et tout parle en faveur de l'ide 
que l'excitant qui fait natre chez cette conjugue les anastomoses copula- 
trices est bien le contact, l'haptotropisme. Toutefois, il faut admettre que 
cette sensibilit au contact n'est pas constante, puisque tout moment les fila- 
ments en question peuvent se toucher et cependant ne produisent pas de 
zygote; la sensibilit ne se dnote que dans des cellules qui ont probable- 
ment atteint un certain degr de maturation. M. Boubier. 

b) Moreau (F.). Recherches sur la reproduction des Mucorines et de 
quelques autres Thallophytes. De ses tudes sur l'appareil reproducteur 
des Vauchries et surtout des Mucorines, M. eu arrive conclure que le 
procd le plus primitif par lequel la karyogamie parait s'tre introduite 
dans le cycle volutif des tres vivants apparat comme une modification du 
sporange qui, au lieu de produire des spores, a fourni des lments en tout 
semblables celles-ci. Sauf par la difficult ou l'impossibilit de continuer 
leur dveloppement, ces gamtes ont trouv dans l'autophagie le moyen de 
se dvelopper. La fusion des deux noyaux ainsi runis dans la mme cellule 
a transform ce processus vgtatif en une fcondation. Le gamtange se 
prsente ainsi comme l'homologue du sporange et le gamte comme l'homo- 
logue de la spore. A partir de ce type primitif les organes de la reproduction 
ont volu suivant les mthodes qui ont prsid au perfectionnement de la 
sporulation. Les progrs de celle-ci sont dus d'une part au manque d'indi- 
vidualisation des spores, d'autre part au dplacement du lieu et du temps 
de leur formation. Les organes de la reproduction sexuelle ont volu d'une 
manire parallle en suivant les mmes principes. Manque d'individualisa- 
tion des gamtes, dplacement de la karyogamie sexuelle paraissent tre les 
facteurs prpondrants de rvolution de la sexualit. F. Pchoutre. 

Ijindner (P.) et Glaubitz. Diminution de la formation de zyrjospores 
dans une culture continue de la souche -j- et de Phycomi/ces nitens. 
Depuis des annes, on cultivait, l'Institut pour l'industrie ce la fermenta- 
tion, les deux souches de Phycomyces, de Blakeslee, pour montrer la produc- 
tion des zygospores sur le myclium. On remarqua rcemment une dimi- 
nution manifeste dans la tendance former des supports sporangifres. De 
nombreuses expriences furent effectues, mais elles ne rvlrent pas la 
cause de cet affaiblissement. On se demande s'il ne faut pas incriminer la 
cliambre froide ( 8" environ) o la culture est conserve. Henri Micheels. 

Burlingame (L. Lancelot). Cne mle et gamtophyte mle de l'Arau- 
caria brasiliensis. Le cne mle est trs dsrelopp et compos d'un grand 
nombre d'caills staminales. Dans le gamtophyte mle, le nombre des 
chromosomes est de 8, Le tissu prothallien se forme d'une faon presque 
identique celui des Podocarpines, mais le nombre de ses cellules est plus 
considrable et on peut compter, dans le grain de pollen mr, 15 25 noyaux 
prothalliens libres. 11 s'coule environ uu an entre la pollinisation et la f- 
condation qui s'opre vers la fin de mars ou le dbut d'avril. Aucun ovule 
n'est encore form lors de la pollinisation et le tube pollinique n'atteint 
l'ovule que cinq ou six mois plus tard. La cellule gnratrice donne nais- 
sance deux cellules-filles (les gamtes mles), habituellement de grandeur 
ingale. P. Gurin. 



CHAPITRE m 

lia pai'tlicnog^use 

Bataillon (E.). Dmonstration dfinitive de Vinoculation supetyose la 
piqre en parthnogense traumatique. (C.R. Ac. Se, CLVI, S12-815.) [68 

Cavara(F.). Caxi di partenocarpia nelle Gimnosperme. (Bull, dlia Soc. 
bot. itai., 179.) [62 

Delage (Y.). La parthnogense peut-elle exister dans Vespce humaine? 
(Biologica, n. 29, 129-135.) - [70 

Delage (Yves) et Goldsmith (M.). La parthnogense naturelle et expri- 
mentale. (Paris, Flammarion, Bibl. phil. scient., 342 pp., 25 fig., 2 ta- 
bleaux.) [61 

Drze-wina (A.). La parthnogense exprimentale et les questions connexes. 
(Biologica, III, n" 32, 15 aot, 225-233.) 

[Expos des thories de Loeb, Delage et Bataillon, surtout de 
la premire; points de contact indiqus entre la thorie de Loeb et cer- 
tains faits d'action antagoniste des spermes et des srums. M. Goldsmith 

Glaser (Otto). On inducing development in Arbacia, punctulata together 
with considrations on Ihe inilialory effect of ferlilization. I. The initiation 
of development ivith dilute seawaler. (Science, 26 sept, 446.) [67 

Goldsmith (M.). La parthnogense artificielle (en russe). (Priroda, II, 
juin, 734-754.) [Historique des recherches, avec expos plus d- 

taill des thories de Loeb, Delage, Bataillon et Lillie. M. Goldsmith 

Herlant (M.). lude sur les bases cgtologiques du mcanisme de la parth- 
noqnse exprimentale chez les Amphibiens. (Arch. de Biol., 505-608, I fig., 
3 pi.) [68 

Levy (F.). Ueber knstliche Entwicklungserregung bei Amphibien. (Arch. 
mikr. Anat., LXXXII, H. 2, 65-78.) [69 

a) Loeb (J.). Further experiments on Nalural Death an'd Prolongation of 
Life in the Egg. (Journ. Exper. Zool., XV, n. 2, 201-208.) [()5 

b) Lieversibility in artificial parthenogenesis. (Science, 21 nov., 749.) [66 

c) Die Ursachc der spontanen Furchung beitn unbefuchteten Seeigelei. 

(Arch. Entw.-Mech., XXXVI, 626-632, 13 fig.) [66 

d) Artificial Parthenogenesis and Fertilisation. (Univ. Chicago Press, 

312 pp., 87 fig.) [06 

a) Loeb (J.) and Bancroft (F. "W.). The sex of a parthenogenetic Tad- 
pole and Frog. (Journ. Exper. Zool., XIV, n" 2, 275-276, 3 fig.) [Deux 

ttards parthnogntiques obtenus par la mthode de Bataillon et morts 
au moment de la mtamorphose taient des femelles. M, Goldsmith 



III. LA PARTHNOGENSE. 61 

b) Loeb (J.) and Bancroft (F. W.l. Fwllier observations on artificial 
parthenorjenesis in Frogs. (Journ. Exper. Zool., XV, n 3, oct., 379- 

382.) [70 

a) Loeb (J.) and Wasteneys (Hardolph). The relative influence of 
weak and slrong bases npon the raie of oxydations in Ihe nnfcriilized egg of 
the Sea-Urchin. (Journ. biol. Chemistry, XIV, n" 4, .355-3(31.) [63 

) T/ie influence of bases upon the rate of oxydations in fertilized 
eggs. (Journ. biol. Cliemistry, XIV, n^ 5, 459-464.) [64 

c) Fhe influence of hypertonic solution upon the rate of oxydations in 

fertilized and unferliUzed eggs. (Journ. biol. Chemistry, XIV, n 5, 469- 

480.) ' ' [64 

d) Is narcosis due to asphyxiation? (Journ. biol. Chemistry, XIV, 

n 5, 517-523.) [Voir ch. XIV 

Overton (J. B.). Artificial parthenogenesis in Fucus. (Science, 30 mai, 

841.) " [70 

Pace (Lula). Apogamy in Atamosco (Bot. Gazette, LVl, 376-394, 2 pl.) 

[Dans V Atamosco texana 
Greene [Zephyranles texana), le gamte mle offre bien le nombre rduit 
de chromosomes (12), mais le noyau de l'oosphre en possde 24. 11 n'y a 
pas de fcondation, et l'embryon se dveloppe par apogamie. P. Gurin 

Picard (F.). -- Sur la parthnogense et le dterminisme de la ponte chez 
la Teigne des Pommes de terre. (C. R. Ac. Se, CLVI, 1097-1009.) 

[Voir ch. XVII 

Pirotta (R.) et De Pergola (D.). Parthenocarpia nelV olivoy (Bull, dlia 
Soc. bot. ital., 122-124.) . [63 

Shearer (Cress-well) and Lloyd (Dorothy Jordan). On methods of pro- 
ducing artificial parthenogenesis in Ec/tiuus csculentus and the rearing 
of the parthenogenetic plutei through metamorphosis. (Quart. Journ. Micr. 
Se, LVIII, part. 3, Jan., 523-551, 3 pl.) [67 

Voir pp. 58, 104, 105, 107, 404 pour les renvois ce chapitre. 



Delage (Y.) et Goldsmith (M"c M.). La parthnogense naturelle et 
exprimentale. Le livre de D. et G. est un expos d'une admirable clart 
de la question de la parthnogense; une introduction est consacre aux 
faits de parthnogense naturelle dans le rgne animal et aux phnomnes 
cytologiques de la maturation et de la fcondation; ce propos les auteurs 
discutent la question de l'individualit et du nombre des chromosomes; ils 
admettent que chez les embryons parthnogntiques, il y a bien au dbut 
moiti moins de chromosomes que chez les embryons provenant d'ufs 
fconds, mais que plus tard le nombre de chromosomes redevient normal 
par autorgulation (contre Boveri, Tennent et Hogue, mais d'accord avec 
une observation indite d'IlENNEGUv sur des ttards parthnogntiques); 
naturellement, si l'autorgulation a lieu, il n'y a plus parler d'individua- 
lit des chromosomes. En tout cas, un demi-lot de chromosomes (mater- 
nels) n'apporte l'espce aucune dchance, puisque D. a pu obtenir des 
Oursins parthnogntiques, l'tat parfait, munis d'organes sexuels (huit 



G2 L'ANNKE BIOLOGIQUE. 

jeunes Oursins, dont un liexamre; les trois dont le sexo a pu tre dter- 
min, taient mles). 

La parthnogense exprimentale peut tre provoque cliez beaucoup 
d'espces (dont la liste complte se trouve la fin du volume) : excitations 
mcaniques telles que frottage (Tichumiroff), secouage (0. Hertwig, M.\- 
TiiKWs), agents physiques parmi lesquels le traitement par des solutions 
hypertoniques tient une place considrable, facteurs chimiques (solutions 
salines, action des acides gras, de l'acide carbonique, etc.), enfin facteurs 
reprsents par des substances vivantes empruntes l'organisme. L'Honnue 
a donc pu remplacer, pour un nombre considrable d'espces trs diffrentes, 
l'intervention mystrieuse du spermatozode dans la fcondation par une 
simple action physico-chimique. 

Pour expliquer le mode d'action des substances ou agents employs, on a 
propos diffrentes thories explicatives : celle de Loeb, trs hypothtique, 
peut tre caractrise par l'tiquette de morphognse chimique: elle est 
uniquement chimique; l'apparition de la membrane est dtermine par des 
agents lipolytiques qui attaquent la couche superficielle du cytoplasme ; la 
premii-e division nuclaire est la suite d'oxydations dtermines par une 
solution hypertonique, trs lgrement alcalinise et contenant de l'oxygne, 
qui dshydrate l'uf, produit des changements dans les quilibres chimiques 
et les quilibres de dissociation des lectrolytes incorpors au cytoplasme, 
d'oii naissance d'oxydations; enfin la troisime pliasc (formation de nouvelles 
divisions, l'uf tant report dans l'eau de mer) est l'effet d'une action auto- 
catalysante des noyaux dj forms, qui aboutit la formation de nucline 
, aux dpens du cytoplasme. La thorie de D. est une morphognsc 
collodale : les agents parthnognisants dterminent sur les collodes de 
l'uf, dans l'ordre qui convient, les coagulations et liqufactions ncessaires 
la formation des membranes cellulaire et nuclaire, des centrosomes, du 
fuseau achromatique, etc. La thorie de Lillie est une morphognsc 
lectrique : les forces, surtout de nature lectrique, sont engendres par 
les charges des lecti^olytes de l'uf et du milieu ambiant, ragissant les 
unes sur les autres et ensemble sur celles des granules du cytoplasme ovu- 
laire; les agents parthnognisants ont le pouvoir de faire varier la per- 
mabilit de la membrane de faon permettre aux ions, porteurs de 
charges lectriques, de traverser cette membrane dans un sens ou dans 
l'autre, suivant le cas. C'est cette thorie, malgr les critiques dont elle 
est passible, que D. et G. auraient une tendance prfrer. La thorie 
de Bataillon, qui pourrait porter l'tiquette de catalyse organique et 
htroplastique, consiste inVoqucr l'action acclratrice de substances 
organiques d'origine nuclaire, introduites dans l''uf par piqre, en mme 
temps peut-tre qu'une certaine dshydratation produite par l'issue d'une 
petite quantit d'eau par l'orifice de la piqre, les ufs tant sec au 
moment de l'opration. 

l-m guise de conclusion finale, D. et G. pensent que sous la diversit des 
causes apparentes de la parthnogense, brossage, chaleur, ions, hypertonie, 
charges lectriques, etc., se cachent un ou quelques facteurs efficients gn- 
raux, peut-tre une modification de tension superficielle, peut-tre une 
raction chimiciue ou collodale, qui serait la vraie cause de la division initia- 
trice du dveloppement. L. Cunot. 

a) Prdestination, structure, maluralion de Vceuf parlhnogntique. 
CavaraiF.). Cas de parthiiocarpie chez (le.'< (iymnospermes. Dans 



III. LA PARTHENOGENESE. m 

le jardin botanique de Naples, C. a observ que cbez Cycas revoluln. dont il 
n'y a pas d'individus mles, des ovules non fconds s'accroissent si bien 
qu'ils dterminent le dveloppement ordinaire des fruits, avec formation 
rgulire d'un endosperme ; toutefois les archgones restent vides. Il en est 
de mme cliez Euccphalarlos hoiridus. M. Boubier. 

Pirotta (R.) et de Pergola (D.). Y a-t-il parthnocarpie chez l'Oli- 
vier? Les auteurs ont observ sur un mme rameau trois sortes diffrentes 
de fruits, vers l'poque de la maturation ; des ordinaires, des moyens et des 
petits. Les premiers contiennent gnralement une semence avec embryon 
normal, les moyens et les petits n'ont jamais prsent d'embryon. 

L'tude embryologique de la fleur et du fruit a montr que : 

1 Dans les fleurs trs jeunes on observe toujours la prsence des ovules, 
dans lesquels le nucelle, petit, est protg par un unique et grand tgu- 
ment, qui forme un long canal micropylaire ; 

2" Dans les fleurs plus avances, on trouve toujours une macrospore ou 
sac embryonnaire bien dvelopp, dans lequel ont lieu au moins les premiers 
processus de germination ; 

3" Pendant le dveloppement de la macrospore, les tissus nucellairessont 
digrs et la macrospore pntre dans le canal micropylaire, de telle sorte 
que vers l'entre du micropyle se trouvent les restes des noyaux de segmen- 
tation de la macrospore ; 

4 La fleur est nettement protrandre ; dans les stades prcdant l'anthse, 
alors que la fleur est encore ferme, les tamines prsentent les grains de 
pollen dj libres dans les loges; les macrospores au contraire sont compl- 
tement striles ; 

5'^ Dans beaucoup de pistils sectionns peu aprs la chute de la corolle, 
les sacs embryonnaires offrent ou bien leur contenu organis ou plus rare- 
ment ne prsentent intacts que les seuls noyaux polaires ; 

6'' En aucun cas, les auteurs n'ont retrouv d'embryons; 

7" Ils n'ont pas observ non plus de tubes polliniques. 

Tous ces faits laissent donc admettre qu'il s'agit bien ici de faits de par- 
thnocarpie. M. Boubier. 

[i] Dlerminisme de la parthnogense. 

a) Loeb (Jacques) et Wasteneys (Hardolph). L'in/luence relative 
des bases faibles et fortes sur la rapidit des oxydations dans les ufs non 
fconds de l'oursin. Loeb ayant montr antrieurement que les bases 
faibles sont plus actives, comme agents parthnognisants, que les bases 
fortes, les auteurs comparent dans les expriences actuelles l'acclration 
des oxydations dans les ufs non fconds de Strong. purpuratus sous l'in- 
fluence de ces deux sortes de bases. Ils mesurent par le procd de Wink- 
LER la quantit d'O consomme pendant un mme temps par les ufs dans 
une eau de mer artificielle (forme par les solutions demi-normales de NaCl, 
KCl et CaCP dans les mmes proportions que dans l'eau de mer, solution 
qu'ils ont trouve la plus favorable), et par ces mmes ufs dans cette 
mme solution additionne d'AzH.OH ou de NaOlL Ils constatent, con- 
formment leurs prvisions, qu'il y a paralllisme parfait entre le pou- 
voir parthnognisant et le pouvoir acclrateur des oxydations. Ils con- 
statent que AzH.OH est plus actif que NaOH et que cette action atteint 
rapidement son maximum d'effet, [tandis que, pour NaOII, l'effet augmente 
d'une faon continue avec la dure d'action et avec la concentration, jus- 



04 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

qu' une dose o son action dtermine la cytolyso. Ils expliquent ce fait par 
riiypotlise que AzlI.jOH diffuse plus facilement dans l'uf que NaOll. 
L'accroisseijient des oxydations, par rapport au vhicule neutre pris pour 
unit, atteint le sextuple pour AzH.jOH la dose de 1 % de la solution 
dcinormale, et ce taux est le mme que celui rsultant de l'action du sper- 
matozode. S'appuyant sur l'observation antrieure que les bases (et les 
faibles mieux que les fortes) dterminent chez Lotlia le gonflement et la 
dissolution du chorion priovulaire, et cela seulement en prsence de l'O, 
c'est--dire par un phnomne d'oxydation, les auteurs concluent par gn- 
ralisation que, chez l'oursin, le mode d'action des bases dans la parthno- 
gense consiste en une dissolution corrlative de l'oxydation d'une sub- 
stance dans la couclie corticale de l'uf. [Sur quelle dmonstration certaine 
se fonde-t-on pour attribuer l'action des bases uniquement l'ion OH, plus 
ou moins dissoci, l'exclusion de toute action directe de l'ion lectropo- 
sitif?] Y. Delage. 

U) Loeb (Jacques) et "Wasteneys (Hardolph). L'influence des bases 
sur lu rapidit des oxydations dans les ufs fconds. Constatant une dif- 
frence dans les rsultats obtenus par WxVRIurg au sujet de l'action compa- 
rative des bases fortes et faibles sur les ufs d'oursin fconds, et cette mme 
action d'aprs leurs propres expriences sur les ufs non fconds, L. et 
"W. soumettent, sur le Strong.purpuratus, une re vrification les expriences 
de Warburg. Leur rsultat est de confirmer dans leurs traits gnraux les 
conclusions de cet auteur. La conclusion des auteurs est que les bases 
fortes, telles que NaOH et Az(CoHj).jOH, n'acclrent les oxydations des 
ufs fconds que lorsque la concentration de ces bases dpasse 10-^n ; 
mais, cette concentration, elles suppriment le dveloppement. Les bases 
faibles, telles que AzH.iOH et la mthylamine, n'acclrent les oxydations 
que lentement; cela tient ce que les bases faibles sont si peu disso- 
cies qu'elles ne fourniraient la concentration ncessaire des ions OH qu' 
un degr de concentration (10-%) incompatible avec le dveloppement des 
ufs. 

La question intressante est de savoir la cause de cette diffrence d'action 
entre les ufs fconds et non fconds dont les oxydations sont puissam- 
ment accrues par les bases faibles. Les auteurs mettent sur ce point deux 
hypothses : ou bien les bases influencent les oxydations indirectement en 
dterminant la cytolyse qui, quelle que soit son origine, favorise les oxy- 
dations; ou bien ces bases acclrent directement les oxydations, lesquelles 
dterminent la cytolyse. Dans ce dernier cas, il faudrait supposer que les 
bases dterminent la liqufaction d'une substance existant dans la couche 
corticale, liqufaction opre plus facilement par les bases faibles que par 
les fortes, en raison de leur plus grande diffusibilit. Le spermatozode pro- 
duisant lui-mme cette liqufaction dans les ufs fconds, on conoit 
que sur ces derniers les bases n'ont plus rien faire et sont inefficaces. 
[L'hypothse est ingnieuse, mais c'est encore une substance chimique 
ajoute la longue liste de celles dj imagines]. Y. Delage. 

c) Loeb (Jacques) et "Wasteneys (Hardolph). L'influence des solu- 
tions hyperloniques sur le taux des oxydations dans les ufs fconds et non 
fconds. I. Les auteurs tudient par les mesures directes la question de 
savoir si, au second tem])s de la parthnogense, les solutions liyperto- 
siques accroissent le taux d'oxydations dans l'uf de Stronyylocentrotus. Le 
rsultat est que, tandis que sur les ufs ayant subi le premier temps mais 



III. LA PARTHENOGENESE. G5 

n'ayant pas form une membrane, le taux des oxydations est augment, 
chez ceux qui ont form la membrane il n'est pas modifi. Comment concilier 
ce fait avec celui, dmontr antrieurement, que ces solutions ne sont effi- 
caces que si elles renferment de l'O? Les auteurs admettent qu'elles dter- 
minent des oxydations, mais celles-ci, au lieu de s'ajouter celles dtermi- 
nes par le premier temps, servent les corriger pour sauver l'uf de la 
cytolyse. Cet effet serait obtenu par le fait que les oxydations du second 
temps ou bien dtermineraient la destruction d'une substance nuisible produite 
parle premier, ou bien fourniraient une nouvelle substance qui manquerait 
dans l'uf. II. Des mensurations directes montrent que, chez les ufs 
fconds, le traitement hypertonique n'accrot pas le taux des oxydations, 
contrairement l'opinion de Warburg qui indique dans ces mmes condi- 
tions un accroissement pouvant aller jusqu'au triple. III. Par contre, les 
auteurs trouvent que les ufs non fconds et non soumis au premier temps 
de la parthnogense et, par consquent, sans membrane, subissent, par 
l'effet de la solution hypertonique, une augmentation du taux des oxydations 
qui va jusqu'au triple, tandis que Warburg a trouv Naples pour le mme 
cas une augmentation allant jus([u'au dcuple. Cette action vient confirmer 
l'ide que la formation de la membrane est un phnomne d'oxydation, car 
c'est seulement chez les ufs o le traitement hypertonique dtermine la 
forn^ation d'une membrane (comme cela arrive pour un certain nombre 
d'ufs non soumis pralablement au premier temps) qu'a lieu cette aug- 
mentation des oxydations. Ces dductions s'appuient sur le fait que l'ad- 
dition d'une base faible la solution hypertonique n'augmente pas le rsultat 
fourni par la base faible seule, pour la raison que celle-ci est capable de pro- 
duire elle seule le rsultat total au point de vue de la formation d& la 
membrane. Pour les bases fortes, c'est l'inverse, car alors les deux agents, 
base forte et solution hypertonique, tant l'un et l'autre incapables de pro- 
duire la formation de la membrane dans la totalit des ufs, mais pouvant 
la produire dans un certain nombre, les effets s'ajoutent. V. Les exp- 
riences montrent un paralllisme entre l'augmentation du taux des oxyda- 
tions et le degr de la cytolyse. La'saponine qui produit une cytolyse totale 
fournit un taux d'oxyiations gal celui de la fcondation par le sperme. 
C'est donc bien la cytolyse et, par consquent, le processus membranogne 
qui est responsable des oxydations. En rsum, la solution hypertonique 
augmente le taux des oxydations exactement dans la mesure o elle contri- 
bue la formation de la membrane. Y. Delage. 

a) Loeb (J.). Suite d' expriences sur la mort naturelle et la prolongation 
de la vie de Vuf. Les expriences antrieures ont montr que l'uf 
vierge n'a qu'une vie trs phmre et qu'il faut, pour le sauver de la mort, 
le soumettre soit la fcondation, soit l'action des agents de la parthno- 
gense. Dans ce dernier cas, l'opration comporte deux parties : le traite- 
ment membranogne et le traitement hypertonique. On peut se demander si 
l'un des deux est, l'exclusion de l'autre, responsable de la prolongation de 
la vie de l'uf. Aprs le traitement membranogne l'uf se dtruit dans un 
temps trs court, s'il n'est pas soumis au traitement hypertonique; ce n'est 
donc pas ce traitement membranogne que l'on peut attribuer le rsultat. 
Il devient possible d'isoler le traitement hypertonique par le fait que l'on 
peut, dans une variante du procd, commencer par lui. Il apparat dans ce 
cas que l'uf peut attendre beaucoup plus longtemps le traitement mem- 
branogne qui doit complter le rsultat. Tant que l'uf reste vivant, les 
effets du traitement hypertonique se maintiennent; mais nanmoins, si le 

l'anne biologique, XVIII. 1913. T) 



G6 ^ L'ANNE BIOLOGIQUE. 

dveloppement n'a pas lieu, la dure de la vie de l'uf ainsi trait n'est pas 
plus loiiiue que colle de l'tcuf vierge. 11 rsulte de l qu'aucun des doux 
traitoments ne peut lui seul revendiquer le rsultat, lequel doit tre 
attribu leur collaboration. Y. Delage. 

/;) Loeb (Jacques). RversibiliU' dans la parthnogense arti/lcielle. 
Si aprs avoir trait des ufs dWrbacia avec la solution alcaline seule, ou 
bien avec l'alcaline et l'hypertonique, on les remet l'eau de mer contenant 
une certaine proporiion de NaCl ou d'hydrate do chloral, on les voit revenir 
la phase de repos et se prsenter et se comporter comme des ufs non 
fconds. Le processus de dtermination du dveloppement de l'uf par les 
acides ou les alcalis est donc rversible. Ce qui est rversible, c'est le chan- 
gement superficiel. Mais la nature du changement rversible chappe. On 
remarquera que la rversibilit observe chez Arbacia manque chez Slron- 
gylocenlrolus. H. de Vakignv. 

c) Loeb (J.). La cause de la segmentation spontane chez les ufs vierges 
d'Oursins. La segmentation spontane, si frquente chez les ufs d'As- 
tries qui, sans fcondation, et la suite d'un secouage modr, peuvent 
donner mme des larves, s'observe aussi chez les ufs d'Oursins abandon- 
ns un certain temps dans l'eau de mer. Mais chez Arbacia et Strongylo- 
centrotus purpuratus le clivage est plus rare; il ne s'observe que sur les ufs 
de certaines femelles et ne dpasse gure les stades 2 ou 4 cellules ; en 
tout cas, mme si on agite les matriaux, on n'obtient pas de larves. Aprs 24 
ou 48 heures dans l'eau de mer, certains ufs de Strongylocentr-otus (et sur 
5 % des femelles au maximum) montrent une membrane; mais' la cavit 
qu'elle limite n'est pas dilate par l'eau de mer; cette membrane est peine 
dtache de la couche glatiniforme qui revt la surface du plasma. Seuls les 
ufs membrane se divisent : c'est exactement le mme tableau que pour les 
ufs frais traits par un acide gras. Dans les deux cas, la segmentation mne 
la cytolyse. Dans les deux cas, le clivage va plus loin temprature basse 
(jusqu'au stade 16 cellules). Dans les deux cas, on rectifie l'volution et on 
obtient des larves en traitant L'uf membrane par une solution hypertoni- 
que. La membrane forme spontanment a donc la mme signification (jue 
celle engendre artificiellement par les acides et les bases. La modification 
superficielle pourrait tre rai)porte ici une certaine proportion de NaOH 
dans le milieu. La susceptibilit varierait avec les femelles. A. Bataillon. 

d) Loeb (J.). La parthnogense artificielle et la fcondation. Cet ou- 
vrage est une traduction du volume portant le titre de : Die chemische Enl- 
ivicklungserrcgung des tierischen Lies, analys dans le vol. XIV de VAnn. 
Diol. (p. 70). Cependant, il s'y trouve quelques parties nouvelles relatives 
des faits encore indits l'poque de l'dition allemande ou des apprcia- 
tions que l'auteur n'avait ])as encore formules. C'est ces quelques parties 
nouvelles que nous bornerons la prsente analyse. A la thorie de Lillie L. ^ 
objecte que les expriences de Me Clendon ne sont pas si significatives son \ 
a})pui que leur auteur parat le croire. Il estime que l'augmentation de conduc- - 
tibilit des ufs aprs la fcondation ne prouve ])as une augmentation de la 
permabilit, parce qu'elle peut s'expliquer par une augmentation de la dis- 
sociation des lectrolytes de la membrane. A l'augmentation de permabilit 
il objecte aussi que la pntration des bases fortes ou faibles n'est pas plus 
facile dans les ufs fconds que dans les non fconds. Lnfin, l'ide que le 
traitement hypertonique sert supprimer chez l'uf la permabilit exa- 



III. LA PARTHENOGENESE. 07 

gre due au premier traitement, est infirme par le fait que le traitement 
hypertonique peut tre appliqu avant l'autre et conserve nanmoins son 
efficacit pendant 24 heures et plus. A propos des expriences de Bataillon, 
Li. met l'ide que le premier temps, la piqre, ne serait qu'une autre forme 
du mme facteur par lequel les ufs d'Astries forment une membrane sous 
l'influence de l'agitation, et il estime qu'au second temps, l'inoculation de 
leucocytes mrite confirmation. Nous ferons remarquer que l'interprtation 
de Bataillon n'est pas lie l'introduction des leucocytes eux-mmes, mais 
seulement celle d'une substance d'origine animale ; quant cette dernire, 
elle parat aussi rigoureusement dmontre que pas une des conclusions de 
la thorie de Loeb. Enfin, propos de la mthode de Delage, L. considre 
que l'emploi du tannin est une superftation inutile et que le rsultat d- 
pend uniquement de l'ammoniaque et de la solution hypertonique, en sorte 
que le procd de Delage se ramnerait finalement l'un des siens. C'est 
gratuitement ne pas tenir compte du fait maintefois constat par Delage 
qu'en supprimant le tannin de la mthode, on rduit un petit nombre de 
segmentations parses le pourcentage considrable obtenu avec le tannin. 
Enfin, l'objection si souvent rdite par lui que la solution sucre de De- 
lage est hypertonique, nous rpondons une fois de plus que des rsultats 
encore trs satisfaisants sont obtenus avec une solution saline sans sucre, 
laquelle ne s'applique pas la distinction entre les qualits isotonique et isos- 
motique sur laquelle L. fonde son objection. Y. Delage. 

Shearer (Cresswell) et Lloyd (Dorothy Jordan). Mthodes pour 
provoquer la parthniogcnse artificielle chez l'Echinus esculentus et levage 
des pluteus par thnogn tiques au del de la mtamorphose. Les mthodes 
employes taient : celles employes en premier lieu par Loeb (mthode au 
MgCr^j et par Delage (mthode l'IICI) ; puis la mthode dfinitive de Loeb 
(acide butyrique -4- eau de mer hypertonique), la mthode dfinitive de De- 
lage (tannin -\- ammoniaque) et enfin la combinaison de ces deux mthodes 
(acide butyrique d'abord, tannin -\- ammoniaque ensuite). Ce dernier procd 
a donn le plus grand nombre (90 /o) de blastules, mais les larves n'ont pas 
pu tre leves jusqu' la mtamorphose, contrairement celles obtenues 
par la mthode de Loeb, quoiqu'en nombre moindre (60 o/o). Il est possible, 
d'ailleurs, d'aprs les auteurs, que cette diffrence tienne des conditions 
particulires de la saison, les deux sries d'expriences ayant t faites en 
deux annes. Les pluteus parthnogntiques prsentent, compars ceux 
issus de la fcondation, certaines particularits : rapidit de la croissance plus 
grande au dbut, plus petite mesure qu'on s'approche de la mtamorphose, 
une certaine asymtrie des bras. De plus, le nomlore de chromosomes est chez 
eux rduit de moiti. L'levage a pu tre pouss assez facilement jusqu' la 
mtamorphose, mais cette dernire tant ralentie, il s'coulait un temps 
trop long entre la rsorption du pluteus et la formation de la bouche et de 
l'anus chez le jeune oursin. Il en rsultait un dfaut de nourriture et un affai- 
blissement qui fait prir ce moment la plupart des larves. M. Goldsmith. 

Glaser (Otto). Dveloppement provoqu chez Arbacia punctulata et con- 
, sidrations sur l'effet initiateur de la fcondation. I. Initiation du dveloppe- 
ment par Veau de mer dilue. Dans l'eau de mer 25 additionne de 75 H'-O 
distille, la membrane de fertilisation se montre : les ufs se segmentent si 
on les met l'eau de mer normale ou hypertonique. L'extrait d'ovaires 
crass dtermine la segmentation des ufs, mais sans qu'il se montre de 
membrane. L'auteur pense que la membrane se forme avant l'entre du 



68 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

spermatozode, l'tat naturel. Mais il n'y a pas de relation ncessaire entre 
la fcondation et la membrane. Les agents qui provoquent le dveloppement 
agissent en augmentant la permabilit de Tenveloppe, ce qui permet l'uf 
de se dbarrasser de substances hostiles aux oxydations. 11. de Varignv. 

Bataillon (E.). Dmonstraliond(lnilive de rinocvlation superposce la 
piqre en parlhnogncse traumaliquc. Les expriences de O. et G. Hertwig 
sur la fcondation des ufs de grenouille par des spermatozodes irradis 
(voir p. lO-lOG) comportent une conclusion absolument identique celle 
que B. avait dj dduite de ses expriences antrieures: insuffisance de la 
simple piqre et ncessit de l'introduction d'un lment organique pour 
un vritable dveloppement. Dans la prsente note, il prcise le phnomne. 
Aprs avoir dbarrass les ufs de leur gangue par le cyanure de K, il les 
partage en trois lots qu'il soumet respectivement l'action des 3 constituants 
du sang de cheval dfibrin : le srum, les globules rouges et les globules 
blancs. La piqre ne produit rien chez les ufs du premier lot, 1 % au 
maximum chez ceux du second et jusqu' 75 % chez ceux du troisime. Les 
leucocytes sont donc seuls les lments actifs; le petit pourcentage de 
dveloppement dans le 2" lot s'explique par la prsence de quelques leuco- 
cytes parmi les hmaties. Un noyau ou un fragment de noyau sont donc 
ncessaires pour provoquer le dveloppement. Les expriences des Hertwig 
sont susceptibles de la mme explication. M. Goldsmith. 

Herlant (Maurice). Etude sur les bases cytolugiques du mcanisme 
de la parthnogense exprimentale chez les Amphibiens. H. se propose de 
chercher, dans une tude cytologique approfondie de la parthnogense ex- 
primentale, les bases d'une thorie du mcanisme de la fcondation nor- 
male. Au moyen d'un stylet de verre il pique les ufs dont il veut provoquer 
le dveloppement parthnognsique. Il utilise non pas les ufs pris dans 
l'oviducte de liana fusca, mais ceux qui proviennent de pontes provoques 
en exerant la main une lgre pression d'avant en arrire sur l'abdomen 
de la grenouille. Si les ufs piqus n'ont pas t pralablement arross de 
sang, ils n'voluent jamais de manire atteindre le stade blastula ni mme 
le stade morula. Leur segmentation se borne l'apparition de quelques sil- 
lons superficiels incomplets, tardifs, ou mme de simples plissements plus 
ou moins fugaces. Si les ufs ont t arross de sang de grenouille avant 
d'tre piqus, il en est autrement. Leur segmentation dbute 35 45 minutes 
plus tt que chez les ufs simplement piqus. Dans certains ufs on ob- 
serve d'abord la formation d'un sillon bien net qui atteint le ple blanc. Ce- 
pendant, de 50 75 p. 9 ne subissent pas cette segmentation rgulire. 
Parmi ceux qui la subissent un grand nombre arrivent au stade gastrula 
mais prissent ensuite pour la plupart. Sur 10.000 12.000 ufs piqus, 
l'auteur a obtenu environ 200 larves parthnogntiques et seulement 3 d- 
buts do mtamorphose. 

Au point de vue cytologique, H. constate d'abord le fait suivant : tous les 
ufs simplement piqus expulsent le second globule polaire, et la matura- 
tion de ces ufs s'achve exactement comme elle le ferait la suite de la 
pntration du spermatozode leur intrieur. Mais ensuite, autour du pro- 
nucleus femelle, s'tablit un systme de zones concentriques pigmentes ou 
non, qui ne se produit pas dans l'uf fcond. Un centrosome apparat au 
voisinauo du pronucleus femelle, ce qui ne se produit pas non plus dans 
l'uf fcond. Au contraire, l'achvement de la maturation, la contractinn 
de l'uf et l'expulsion de substance liquide par celui-ci, l'apparition d'un 



? 



III. LA PARTHENOGENESE. 69 







croissant gris s et la stabilisation des localisations germinales se pro- 
duisent dans l'uf parthnogntique comme dans l'uf fcond. Il se 
produit ensuite, dans l'uf qui a seulement t piqu, aux dpens du 
pronucleus femelle, une mitose bipolaire dont l'auteur n'a pu constater l'a- 
chvement, mais qu'il considre comme donnant naissance deux noyaux- 
filles, car dans certains ufs il a vrifi la prsence de deux noyaux. Le 
protoplasma externe, au lieu de montrer l'existence d'un plan de segmenta- 
tion normal correspondant la premire cinse, prsente seulement, nota- 
blement plus tard, un, deux, trois ou plusieurs plissements superficiels qui 
n'atteignent jamais le ple infrieur. Les deux premiers noyaux apparus 
dans l'af peuvent du reste se multiplier leur tour, par karyokinse, sans 
que jamais le protoplasma se segmente comme il le fait dans la segmentation 
normale. Au bout de 15 20 heures, tous les ufs simplement piqus sont 
morts. Dans les ufs souills de sang ou de lymphe avant d'tre piqus, il 
se forme, dans le protoplasma plac au voisinage de la rgion pique, de nom- 
breux petits asters qui deviennent les centres de formation d" nergides ac- 
cessoires , c'est--dire tiennent sous leur dpendance une partie du proto- 
plasma ovulaire, ce qui diminue considrablement l'tendue dfinitive de 
l'nergide femelle. Lorsque le pronucleus femelle entrera en division, il le 
fera en subissant l'influence d'une masse de protoplasma beaucoup plus pe- 
tite que dans le cas de l'uf simplement activ. L'nergide femelle est en 
outre refoule vers la priphrie, par suite du dveloppement des nergides 
accessoires. La segmentation est ainsi facilite et c'est ce qui expliquerait 
l'existence, dans l'uf piqu aprs avoir t souill de sang ou de lymphe, 
de segmentations normales, c'est--dire semblables celles qui se produisent 
dans l'uf fcond. On comprend ainsi qu'il se produise des larves parth- 
nogntiques dans l'uf piqu et pralablement souill de sang, tandis qu'il 
ne s'en produit pas dans l'uf simplement piqu o la 1'''= mitose elle-mme 
n'est pas suivie d'une division normale du cytoplasma de l'uf. 

L'auteur conclut que d'une manire gnrale l'activation de l'uf, c'est-- 
dire la ralisation de l'ensemble des conditions ncessaires pour que l'uf 
passe de la phase maturation la phase segmentation , qu'elle soit produite 
par la pntration d'un spermatozode (fcondation normale) ou par la piqre 
de l'uf souill de sang ou non, cre l'individu futur par la stabilisation 
des localisations germinales . Au point de vue physiologique, l'activation 
cre galement l'individualit de l'embryon par la formation de l'nergide 
dont l'uf se pourvoit ce moment . A. Lcaillon. 

Levy (Fritz). La parthtiognse exprimenlale chez les Amphibiens. 
F. L. a provoqu la segmentation de 8.000 ufs de Batraciens en piquant ces 
ufs l'aide d'un fil de platine humect de sang maternel ou d'eau sale. Il a 
obtenu la segmentation de 800 ufs, surtout chez la grenouille. La segmenta- 
tion se fait souvent suivant des processus bizarres et avorte. Vingt-quatre ufs 
seulement se sont dvelopps jusqu'au stade gastrula, et onze larves sont sorties 
de l'enveloppe glatineuse pour mener la vie de ttards libres. Deux se sont 
mtamorphoss en grenouilles, l'une a vcu environ un mois, l'autre seulement 
trois jours. Les ttards parthnogntiques sont constamment plus petits que 
les tmoins et sont frquemment affligs de diverses monstruosits (spina 
hiflda, etc.). Les noyaux sont plus petits; ils ont un nombre de chromosomes 
demi-normal. L. a ainsi dissoci les phnomnes de la fcondation, sparant 
les excitants de la segmentation des phnomnes de fusion nuclaire. Pour 
tirer au clair tous ces phnomnes en oprant sur une espce dont la sperma- 
tognse normale soit parfaitement connue, il choisit la spermatognse de la 



70 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

grenouille. [11 semble avoir sur cette question des notions un peu schmati- 
ques]. Il se propose aussi d'tudier la spermatognse de grenouilles parthno- 
gntiques nombre de chromosomes rduit, s'il arrive les lever jusqu' 
l'ge de la maturit sexuelle. Si les animaux ainsi oi)tenus se montraient 
incapables de produire des gamtes, il faudrait considrer ce dveloppement 
non comme une parthnogense exprimentale, mais comme une segmen- 
tation dgnrative donnant cependant un individu complet. C. Ciiampv. 

b) Loeb (J.) et Bancroft (F, W.). Suite (T oHer valions sur la parth- 
nogrnse artificielle chez les Grenouilles. Des levages de ttards })arth- 
nogntiques ont t faits dans le but d'tudier leur sexe. La parthnogense 
a t provoque par piqre; dans quelques cas les ufs ont t au pralable 
badigeonns avec du sang, mais cela n'a pas augment le pourcentage de 
ttards. Kuschakewitscii a mis l'ide que les jeunes grenouilles sont souvent 
hermaphrodites; il a donn en mme temps des indications ncessaires pour 
distinguer entre ces formes intermdiaires qui peuvent contenir des produits 
gnitaux femelles et les femelles vritables. L. et B. ont examin une gre- 
nouille parthnogntique qui a pri vers la fin de la mtamorpliose et ont 
conclu que c'tait bien l une de ces formes intermdiaires, prsentant des 
indices d'une transformation en mle. Un ttard parthnogntique, examin 
en mme temps, n'a fourni aucune indication sur son sexe, en raison, croient 
L. et B., de la mauvaise fixation des produits sexuels. Une grenouille 
provenant d'un uf fcond de la mme femelle, examine quatre mois aprs 
la mtamorphose, montrait nettement des produits sexuels mles. Ces obser- 
vations semblent confirmer les vues de Kuschakewitscii. M. Goldsmith. 

Overton (J. B.). Parthnogense artificielle chez le Fucus. L'auteur 
a opr sur le vesiculosus en faisant agir sur les ovules une solution d'acide 
ras (butyrique, etc.), comme l'a fait Lceb. Une membrane se forme rapide- 
ment, et le dveloppement se produit, l'ovule devenant piriforme, et se 
segmentant. H. de Varigny. 

Delage (Y.). La parthnogense peut-elle exister dans l'espce humaine? 
Cette question, laquelle toutes les expriences de parthnogense exp- 
rimentale nous obligeaient de rpondre par la ngative en raison de l'im- 
possibilit d'appliquer les procds parthnognisants ordinaires au dvelop- 
jjement de l'uf des mammifres, se pose maintenant de nouveau grce aux 
expriences des IIertwig sur l'action du radium. On connat les rsultats de 
ces expriences. Les spermatozodes irradis au del d'une certaine limite 
tant devenus incapables de fusionner leur chromatine avec celle de l'uf, 
agissent simplement comme excitants d'un dveloppement parthnogn- 
ti(iue, et c'est cela qui fait entrevoir des possibilits de parthnogense dans 
l'espce humaine. L'influence qu'exerce l'irradiation peut tre exerce ga- 
lement par divers poisons que l'homme peut absorber : alcool, morphine, co- 
ca'ne, nicotine, puis le virus syphilitique, etc. Un .spermatozode modrment 
intoxiqu produirait des malformations, mais si cette intoxication dpasse 
une certaine limite, il peut perdre absolument son pouvoir fcondant et deve- 
nir un agent de parthnogense. Pour s'assurer de l'existence relle de ces 
cas de parthnogense humaine, les mdecins qui suivent une mme famille 
pendant plusieurs gnrations peuvent fournir des donnes intressantes. 

Il faut envisager aussi la possibilit chez l'homme de phnomnes observs 
dans certains croisements, le sperme tranger agissant comme agent parthno- 
gnisant. Peut-tre la mme disharmonie entre les chromatines paternelle et 
maternelle existe-t-cUe dans le croisement des races humaines. M. Goldsmith. 



^ 



CHAPITRE IV 
LiSk. 'cpi'Ofluclioii asexue. 



Bordas (L.). Sur uncas de bourgeonnement latral chez un Lombric {Lum- 
bricus herculeus Savigny). (C. R. Ac. Se, CLVI, 1563-1564.) 

[Cas d'un Lombric prsentant un rameau caudal, 
avec retentissement sur l'anatomie des organes internes. - M. Goldsmith 

Boucherie (E.). Les phnomnes cytologiques de la sporognse chez le 
Barbula miiraUs. (G. R. Ac. Se, CLM, 1692-1694.) [74 

Fermor (X.). Die Bedeutung der Encystierung bei Stylonychia pustidata 
Ehrbg. (Zool. Anz., XLIl, n" 8^ 380-383.) [72 

Jennings (H, S.). The eff'ect of Conjugation in Parameciu?n. (Sourn. Exp. 
Zool., XIV, 280-391.) [Voir ch. XII 

Joseph (H.). Ziir Fraqe der Lngsteilung beim Silsswasserpolgjien. (Zool. 
Anz., XLIII, n 2, 74-78, 3 fig.) ' ' [72 

Minkie-wicz (R.). tudes sur les Lnfusoires syndesmogames, gamontes 
et gamtes. (Bull. Ac. Se. Cracovie, 742-749.) [72 

Moreau (F. et M""'). Sur l'action des diffrentes radiations lumineuses 
sur la formation des conidies du Botrytis cinerea Pers. (Bull. Soc. Bot. 
de France, 4'^ srie, XXIIl, 80-82.) En employant la mthode de spec- 
tres purs, les auteurs paraissent avoir fix un point sur lequel existaient 
des rsultats contradictoires, savoir que les conidies du. Botrytis cinerea se 
sont formes dans les rayons bleus et violets. Sous les radiations vertes, 
jaunes, oranges, rouges, le Champignon n'a pas fructifi. F. Pchoutre 

Mrazek (Al.). Enzystierung bei einem SUsswasseroligochten. (Biol. 
Centralbl., XXXIII, 658-666, 6 fig.) [72 

Mller (G.). Einige F aile von Doppelbildung und Concrescenz bei 
Hydroiden. (Zool. Anz., XLII, n'^ 3, 104-112, 8 fig.) [73 

Potts (F. A.\ Stolon formation in certain species of Trypanosyllis. 
(Quarterly Journal, LVIII, 411-446, 8 fig., 2 pi.) [73 

Sauton (B.). Sur la sporidation de V Aspergillus niger et de l'Aspergillus 
fumigatus..{kim. Inst, Pasteur, XXVll, n 4, 328-335.) [74 

Woodruff (L. L.). Dreitausend und dreihundert Generationen von Para- 
mcium ohne Konjugation oder kinstliche Beizung. (Biol. Centralbl., 
XXXIII, 34-36, 1 fig.) [Voir ch. XII 



72 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

a) lieproductioii par division. 

Joseph (H.). Sur la question de la division longitudinale des IJydres. 
L'auteur cite un exemple de polype double qu'il observe chez Vllydra 
fnscn et qu'il considre comme un cas de division lon.aitudinale. Chacun 
des deux polypes montrant une grande similitude portait des gonades au 
mme tat de dveloppement, ce qui exclut d'aprs J. l'ide d'un bourgeon- 
nement; il n"y avait pas eu migration des gonades d'un polype gnrateur 
lui bourgeon et ce cas ne cadrait pas avec les phnomnes dus un tat 
de dpression. 

J. signale aussi des variations du type chez le Podocoryne carnea, o il 
observa d'une part la formation do polypes au milieu des bourgeons de 
mduses, d'autre part l'apparition sur un polype d'un autre polype rudimen- 
taire sans bouche ni tentacules et porteur de mduses. Armand Billard. 

Mrazek (AL). Venkyslement d'un oligochle d'eau douce. M. a 
trouv dans certaines localits qui desschent en t des oligochtes du 
genre Clapardeilla. Transports au laboratoire, ces vers n'ont pas tard 
s'entourer chacun pour soi d'un kyste nniqueu.i l'intrieur duquel ils 
semblent se reproduire par voie asexuelle, c'est--dire se diviser. Du moins, 
en pratiquant des coupes travers ces kystes, M. y a toujours trouv 
plusieurs petits individus. J. Strohl. 

Fermer (X.). La sir/niflcalion de l'cnhystemenl chez Stylonychia pits- 
tulata Ehrbg. Le souci de se protger n'est pas la seule cause de l'enkys- 
tement, car F. a vu ses animaux, dans des conditions en apparence con- 
stantes, s'enkyster deux fois en trois mois. 11 n'y a pas eu conjugaison dans 
les cultures. Au dbut de l'enkystement, l'appareil nulaire est normal et 
comprend deux macronucli et deux micronucli (rarement davantage). 
Mais bientt les deux macronucli se fusionnent, mettent leur chromatine 
dans le plasma et dgnrent. Les micronucli se fusionnent entre eux 
leur tour, mais le noyau rsultant, loin de dgnrer, grossit; des particules 
chromatiques s'accumulent son intrieur et forment deux micronucli, 
qui sont ensuite mis au dehors. Le gros noyau se divise plus tard en deux 
par tranglement, et reforme ainsi les deux macronucli. Aprs une priode 
de multiplication par division, l'appareil nuclaire parat donc us et doit 
tre renouvel. Ce rajeunissement peut tre obtenu par conjugaison. Mais 
dans les cultures o celle-ci (on ne sait pourquoi) n'a pas lieu, le renouvel- 
lement est opr pendant l'enkystement aux dpens des anciens micronu- 
cli. A. Robert. 

Minkie-wicz (R.). Etudes sur les Infusoiressyndesniogames, gamontes 
ci gdhtles. M. a trouv Uoscoff, dans les mues de Pagures, deux genres 
d'Infusoires pourvus de chromatophores et prsentant une vritable schizo- 
gonie. Chez /-'o///,s7n'ra,, l'individu se divise transversalement, puis chaque in- 
dividu-lille se .subdivise de mme par une srie de plans transversaux. Il se 
forme ainsi une chanette de ])etits individus, normalement au nombre de 32, 
qui se sparent ensuite et sont fort difierents de leur parent. Ce sont de 
vritables mrozotes. Dans l'autre genre, Gymnodinioides, il se forme aussi 
des mrozo'ites, mais sous un kyste et i)ar des divisions plutt radiaires. 
Dans toutes ces divisions, le macronuclus prsente des modilications assez 
complexes et bien diffrentes d'une simple amitose. 

Le grand intrt de ces animaux rside surtout dans leur mode tout 



IV. - LA REPRODUCTION ASEXUEE. 73 

particulier de conjugaison, auquel M. a donn le nom de sj/ndesmogamie. 
Deux individu.s .s'accolent, mais au lieu de se conjuguer, ils se divisent par 
une srie de plans transversaux, de faon former deux chanettes accoles. 
C'est entre les paires transversales que se produisent les conjugaisons; et 
il est remarquable que les divisions qui ont form les chanettes, et plus 
tard tous les phnomnes complexes de la conjugaison, mme les anoma- 
lies s'il y en a, soient rigoureusement synchrones et identiques dans 
tous les individus-filles : il y a, dit M., corrlation cijtof/amique parfaite. Les 
deux phases essentielles du phnomne, accouplement et caryogamie, sont 
ici compltement spares et on peut chercher des causes physiologiques 
diffrentes chacune d'elles. Comme on le voit, les petits individus qui se 
conjuguent ont la valeur de gamtes, et ce sont des gamontes qui s'accou- 
plent, comme chez les Grgarines. Et la ressemblance est encore accrue, 
ciiez Gymnodinioides, par le fait que les deux gamontes s'entourent d'un 
kyste commun, l'abri duquel se passent les phnomnes ultrieurs. 
A. Robert. 

P) Reproduclion -par bourfieonnemenl. 

Millier (C). Quelques cas de gmination et de concrescence chez- les Hy- 
drodes [VI, 3, aj. M. a observ des hydranthes doubles chez Ifydractinia 
echinala, Cordijlophora lucuslris, Bougainvillia frulicosa et Eudendrium 
rameuin. Il ne cite que Pkice comme ayant rendu compte de cas sembla- 
bles, mais V.\N Beneden chez Hydractmia echinato, et Billakd chez Clava 
squamata en ont aussi signal. 

Quatre causes peuvent tre envisages pour la naissance de ces doubles 
hydranthes : effets de dpression, division partir du ple distal, lsion 
latrale d'un hydranthe normal et enfin concrescence de deux bauches. 

La dpression a pour effet chez l'Hydre de provoquer la formation de 
bourgeons distaux qui par fusion avec l'Hydre mre donnent une gmination, 
comme il a t reconnu par Hertwig, Koch et Frischoltz; mais l'effet 
dpressif ne pourrait gure tre envisag, d'aprs M., dans les cas observs 
par lui, que chez Bougainvillia fruticosa comme cause de gmination. Pour 
les autres cas les trois autres causes peuvent tre invoques avec une gale 
vraisemblance et seulement de nouvelles observations et des expriences 
pourraient dcider laquelle est efficiente. 

M. observa aussi un cas curieux de concrescence chez Coryne pusilla : 
deux hydranthes taient unis entre eux par leur hypostomeet il est vraisem- 
blable que ce fait est d ce qu'une mme proie fut avale par les deux 
hydranthes en mme temps. 

M. dcrit aussi la fusion des extrmits de deux colonies d'Agaophenia 
helleri; ce fait fut signal par Nutting, mais l'auteur n'en a pas connaissance. 
Armand Billard. 

Potts (F. A.). Formation de stolons [nombreux en amas] chez certaines 
espces de Trypanosyllis. P., ayant trouv en Colombie britannique des 
Trypanosyllis gemmipai'a, complte, sur un mode remarquable de stoloni- 
sation, les descriptions dj faites d'aprs un petit nombre d'exemplaires de 
cette espce et d'autres voisines. Bourgeonnement. A la rgion ventro-ter- 
minale un coussinet prolifre sa partie antrieure et par ranges une 
deux centaines de stolons ; en mme temps se dveloppe en arrire une 
queue, ordinairement longue, au contraire tardive chez Tr. Crosslandi, et 
pourvue d'un intestin, prolongement de celui de la souche; les stolons, lors 



74 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

de leur sparation en arrire, n'ont pas d'intestin, mais prsentent une tte, 
simplement ttraglne, diore seulement chez '/'/. Crosslandi par exception 
dans le genre; la queue et les stolons se gonflent de produits gnitaux et 
c'est probablement cette maturit qui provoque leur formation. P. distingue 
3 modes de bourgeonnement multiple de stolons chez les Syllidiens : linaire, 
formation terminale })roduisant une chane {Aulolylm, Myrianide); lalral, 
donnant un ensemble ramifi {Syllis rarnosa); collatral, \)air l'activit pro- 
lifrante d'un coussinet ventro-terminal {Tryjtanosyllis geriniiijjara, ?= Tr. 
misa/iiensis, Tr. Crosslandi, Tr. in(iens) ; il drive ce dernier mode de l'exa- 
gration du processus de Tr. Krohnii-zebra, la queue, qu'il a vue dans un 
cas chez Tr. gemmipara se dtacher avant les stolons et pourvue d'une tte, 
n'tant que le stolon plus ou moins tardivement dvelopp, et les bourgeons 
reprsentant avec multiplication le nouveau bourgeon ventral. P. remarque 
que le plus souvent les bourgeonnements latral et collatral se trouvent 
chez des formes spongicoles. Hisloloyie. L'endoblaste ne prend pas part 
au dveloppement et les stolons sont dpourvus d'intestin. Des leucocytes 
envahissent le msoblaste du bourrelet, les bourgeons naissent par l'tablis- 
sement dans l'ectoblaste de centres de prolifration. Le msoblaste y pntre 
et se groupe d'abord en masse ventrale. La segmentation y apparat par la 
formation de septa, puis par diffrenciation d'pithliums pritonaux. La 
souche envoie dans le bourgeon des faisceaux musculaires et des nerfs pro- 
bablement provisoires, jusqu'au dveloppement propre de la chane ner- 
veuse. La segmentation s'tend l'extrieur et s'accentue par la formation 
de soies. Les gonades rsultent de saillies de la masse principale msoblas- 
tique. Le bourrelet est graduellement absorb par le dveloppement des 
stolons. Aug. Michel. 

y) Reproduction par spores. 

Boucherie (E.). Les phnomnes cytologiques de la sporognsc chez- le 
Barbtila rnuralis [I, 3]. La division transversale du spirme prcde la 
division longitudinale. Les chromosomes se forment suivant le mode para- 
syndtique de Grgoire (ddoublement longitudinal). M. Gard. 

Sauton (B.). Sur la sporulation de VAspergillns niger etdel'Aspergilhis 
fiimigatiis. Tous les lments du liquide de Raulin concourent la forma- 
tion des spores de l'.l. fumigatus. Il faut toutefois en excepter le zinc dont 
le rle est douteux. Le manganse et le potassium sont les seuls lments 
dont la suppression provoque l'absence de conidies chez .4. niger. 

G. TlIIRY. 



CHAPITRE V 

li'ontog^nse 

Addison (W. H. F.) und Loeb (Lo). Beitrge zur Analysr des Gewebe- 
wachstmns. X. Ueber die Beziehungen zwisclien Slruktur der Epidennis 
der Taube und des Meerschweinchens und der Prolifration der normalen 
und regenerierenden Epithelzellen. (Archiv f. Entw.-Mech., XXXVII, 635- 
638.) [80 

a) Aggazzotti (Alberto). In/luenza delV aria rarefatta sidl ontogenesi. 
i^iota I. La pcrspirazione dlie ova di gallina durante la sviluppo in alla 
monlagna. (Arcliiv f. Entw.-Mech., XXXVI, 633-648, 1 fig., 4 pi.) [91 

b) Influenza deW aria rarefatta sulV ontogenesi. Nota IL La reazione 

dei liqiiidi dell'ovo durante lo sviluppo. (Ibid., XXXVII, 1-28, 3 diagr.) [91 

Anthony (R.). tude exprimentale des facteurs dterminant la mor- 
phologie crnienne des Mammifres dpourvus de dents. (C. R. Ac. Se, 
CLYJI, 649-650.) [91 

Arnoldi ("W.). Materialen zur Morphologie der Meeressiphoneen. II. 
Bau des Thalloms von Dictyospliria. (Flora, CV, 144-161, 23 fig., 
pi. VI.) [89 

Birckner (Victor). Beitrge zur Kenntniss der Gerstenkeimung. (Biol. 
Centralbl., XXXIII, 181-189.) [92 

Bokorny (Th.). Ueber den Einfluss verschiedener Substanzen auf die Kei- 
mung der Pflanzensamen. Wachslumsfrderung durch einige. I, II, III. 
(Biochem. Zeitschrift, L, 1-118.) [95 

Bondois (G.). Contribution Vtade de l'influence du milieu, aquatique 

sur les racines des arbres. (Ann. des Se. nat.Bot., 9 srie, XVIII, 1-24, 9 fig.) 

[La structure secondaire des racines vivant dans l'eau a les caractres 

suivants : abondance relative des lenticelles, diminution de l'appareil de 

soutien, diminution du nombre des vaisseaux ligneux. F. Pchoutre 

Bonnoure (L..). Observations sur l'volution post-embryonnaire du Dytique 
bord. (C. R. Ac. Se, CLVl, 633-636, 1 graphique.) [Courbes de 

poids. Rsultats conformes ceux de M. von Linden sur l'assimilation de 
C aux dpens de CO^ atmosphrique par les nymphes. M. Goldsmith 

Borowikow (G. A.). Ueber die Ursachen des Wachstums der Pflanzen. 
I und IL (Biochem. Zeitschrift, XLVIII, 230; L, 119-128, 230-247). [93 

Brachet. Becherches sur le dterminisme hrditaire de Vuf des Mam- 
mifres. Dveloppement in vitro de jeunes vsicules blastodermiques de 
lapin. (Arch. Biol., XXVIII, 447-504, 2 pi.) [82 

Branca (A.). Becherches sur la structure, l'volution et le rle de la vsi- 



76 L'AN]N1>E BIOLOGIQUE. 

cille omlnHcale chez l'homme. (Journ. Anat. physiol., XLIX, 1-40, 171-?11, 
383-407.) [91 

Bruchmann (H.). Ziir Itediiktiun des EmhryolrKjers bei Selaginellrn. 
(Flora, CV, 337-346, 16 fig.j [90 

Bullack ("W. E.) and Cramer ("W.). Contributions to thc biochemislry of 
Groiolh. On Ihe lipods of transplantable tumoiirs of the monseand the rat. 
(Roy. Soc. Proceed., B, 594, 236.) [79 

Carano (E.). Alcune osservazioni suJV embriogenesi dlie Asteracee. 
(Annali di bot., XXI, 313-315.) [87 

Chaillot (M.)'. Recherches sur la morpholof/ie du bourgeon chez les Labies 
.<toluns souterrains. (G. R. Ac. Se, CLVi, 1090-1C)92.) 

[Au printemps, les bourgeons des stolons souter- 
rains produisent des tiges ariennes, l'automne des stolons. M. Gard 

Chaiiveaud (G.). Sur l'volution de l'appareil conducteur dans les Vero- 
nica. (C. R. Ac. Se, CLVI, 1337-1329.) [88 

Combes (R.). Influence de l'clairement sur la formation des graines et 
sur leur pouvoir germinatif. (Rev. gn. de bot., XXV, 130-141.) 
[Le volume et le poids des bonnes graines subit une augmentation, passe 
par un optimum et diminue ensuite mesure que l'clairement devient 
plus faible. La proportion des graines ayant leur pouvoir germinatif sem- 
ble galement passer par un optimum et diminuer ensuite. F. Pchoutre 

Couvreur (E.). Sur la germ,ination des Pommes de terre. (G. R. Soc. BioL, 
LXXIV, 1315-1317.) [92 

Cramer (W.) et fjochhead (Jas.). Contribution to the biochemistry of 
grouUh. The glycogen content of the iiver of rats bearing malignant new 
growths. (Roy. Soc. Proceed., B. 588, 302.) [Ghez les rats tu- 

meur le glycogne disparat plus vite du foie. Gomme il n'y a pas ac- 
croissement d'oxydation des hydrocarbons, c'est que ceux-ci, dans la 
croissance, sont utiliss la synthse du protoplasma. H. de Varigny 

Delassus (M.). Influence de la suppressio7i partielle des rserves de la 
graine sur l'analomie des plantes. (G. R. Ac. Se, GLVII, 228-230.) [93 

Delmas (Paul) et Delmas (J.). Essais d'interprtation bio-mcanique 
appliqus V embryognie. (Bibl. anat., XXIII, fasc. 2, 1-28, 22 fg.) 

[Sera analys dans le prochain volume 

De-witz (J.). Ueber die experimentelle Abilnderung von Organismen durch 
die chemische Beeinfliissung ihrer Fortpflanzungskorper. (Biol. Gentralbl., 
XXXIII, 10-14, 4 fig.) [92 

Donati (G.). Bicerche embriologiche sulle Euphorbiace. (Annali di bot., 
XI, 39.5-399, 1 pi.) [88 

a) Dop (P.). Sur la cytologie des suoirs mieropylaires de Vallmmen de 
Veronira persira. (G. R. Ac. Se, GLVI, 1922-1924.) [88 

b) Iteeherches sur le dveloppement et la nutrition du sac embryonna i re 

et de l'endosperme des Buddleia. (Bull. Soc. bot. de France, 4'- sr., XIII, 
9-16, 45-50, 92-98, 3 fig., 1 pi.) [Description des 

suoirs forms par l'endosperme pendant l'embryognie. F. Pchoutre 

Dubard (M.) et Urbain (J. A.). De l'influence de l'albumen sur le dve- 
loppement de l'embryon. (G. R. Ac. Se, GLVI, 1086-1089.) [92 

Dubreuil (G.). Sur le mode de croissance des os des mammifres. (G. R. 
Ass. Anat., Lausanne.) [L'allongement interstitiel des os 



V. - OxNTOGENESE. 77 

n'existe pas. Seuls contribuent l'accroissement des os longs le cartilage 
de conjugaison, le cartilage d'encrotement et le prioste. A. Weber 

Elze (Curt). Slndien zur allgemeinen Enlwicklungsf/eschichte des Bliit- 
gefsssysteiiis. Erster Tcil : Anatomische xind phijsiologisclic Grundlagen. 
(Arch. mikr. Anat., LXXXII, 35 pp., 1 pi., 7 fig.) [84 

Erust (A.). Emhryobildtmg bel Balanophora. (Flora, CVl, 129-159, pi. I 
et 11.) [89 

a) Eternod (A.. C. F.). Les premiers stades du dveloppement de l'uf 
humain. (XVil'^ Congr. Intern. Md., Londres, 151-209, 12 fig.) 

[Mise au point prsente 
au congrs comme une introduction la discussion. M. Golusmith 

) Les premiers stades de l'uf humain. (Rev. gn. Se, 30 juillet, 
8 pp., 6 fig.) [Expos du prcdent. M. Goldsmitij 

Galeotti (Gino) et Levi (Giuseppe). Sui rapporli fra di/ferenziaz.ione 
tnorfologica e fnnzionale nei muscolt dlia larve di Anfibi. (Archiv f. 
Entw.-Mech., XXXVII, 599-628, 3 fig., 2 pi.) [81 

Goodspeed (Th. H.). Notes on the germination of Tobacco seed. (Univer- 
sity of California publications, V, 199-222.) [92 

Harper (A. G.). Dfoliation : ils efj^ecls apon the growlh and structure 
of the wood of Larix. (Ann. of Bot., XXVII, 621-642, 2 pi., 2 fig.) [96 

Hemenway (A. -F.). Studies on the phloem of the Dicotyledons. IL The 
volution of the sieve-tube (Bot. Gazette, LV, 236-243, 1 pi., 3 fig.) [87 

Hennegviy (F.). volution de l'embryognie depuis son origine et ses 
tendances actuelles. (Rev. Se, n" 11, ler sem., 321-327.) 

[Mise au point avec conclusion en faveur d'une 
conciliation entre la prdtermination et l'pignse. M. Golsd.mith 

Hua (Henry). Xglation de pommes de terre dans un milieu trs peu 
lumineux et trs peu humide. (Bull. Soc. bot. de France, 4" srie, Xlli, 
621-623.) [H. note les particularits suivantes : formation directe 

des stolons aphylles tubrifres aux dpens des yeux des tubercules 
parents et gotropisme ngatif de ces stolons, quand un soutien leur 
permet de lutter contre la faiblesse due l'tiolement. F. Pchoutre 

a) Jaccard (Paul). Eine neue Auffassung iiber die Ursachen des LJicken- 
ivachstums. (Naturwissench. Zeitschrift [fiir Forst- und Landwirtschaft, 
241-279, 4 pi. et 2 fig.) [94 

b) Structure anatomique de racines tendues naturellement. (Actes Soc. 
helv. ac. nat., 96 runion, 2 part., 210-211.) [99 

Jgerroos (B. 'H..).Findet im Chorionjunger menshlicher Eier eine Blutge- 
fdss-und Blutbildung Statt? (Arch. mikr. Anat., LXXXII, 15 pp., 1 pi.) [85 

Kamerling (L.). Des plaques d'acide silicique comme supports dans les 
recherches sur la germination. (Ber. der deutsch. botan. Gesellsch., XXXI, 
3, in9-140.) [88 

Kaufmann (Laura). Ueber die Begenerationerscheimingen uxihrend der 
intrauterinen Entwicklung bei Salamandra maculosa. (Archiv f. Entw.- 
Mech., XXXVII, 37-84, 15 fig., 2 phot., 3 planches.) [81 

Kiesel (A.). Recherches sur l'action de divers acides et sels acides sur le d- 
veloppement de l'Aspergillus Niger. (An n. Inst. Pasteur, XXVlI,39I-420.) [99 



78 L'ANNEE BIOLOCrfQUE. 

KovschikofF(A.). SjicrmntdZdpsis exsiilldns luw. r/cn. und i^p. der Griijijic 
lWuo(7//r*'. (Bei'.der deutsch.bot.Ge.sellsch., XXXi,4. 174-ls-.>,pl. VIII.) [90 

a) Kiifferath (H.). Conlribulion la physiologie d'une Protococcacce, 
Chlorclla luclcoviridis Cliodat nov. sp., var. hitescens Chodal nov. var. 
(Recueil de l'Inst. bot. Lo Errera, IX, 113-320, 28 fig., 4 pi.) ' [97 

b) Note sur la physiologie et la morpholgoie de Purphyridimn 
crucntinn Naegeii. Note prliminaire. (Bull. Soc. roy. bot. Beliiique, LU, 
28()--290.) ' L*.'7 

Kunkel (O.). The production of a promycelium by the cidiospores of 
Coma nitens Burrill. (Bull. Torrey bot. Club, XL, 361-360, 1 fig.) [90 

Lams. Etude de l'uf de cobaye aux premiers stade de l'embryogense. 
(Arch. Biol., XXVllI, 229-324, 4 pi.) [82 

Lenoir (M.). Sur le dbut del dif/'revciation vasculaire dans la plantule 
des Veronico. (C, R. Ac. Se, CLVl, 1084- 1086.) [88 

Lesage (Pierre). Sur la courbe des limites de la germination des graines 
aprs sjour dans les solutions salines. (C. R. Ac. Se, CLVI, 559-562.) [93 

Micheels (Henri). Action des solutions anodises et cathodises sur la 
germination. (Bull, de l'Acad. roy. de Belgique [Classe des Sciences], 
n^ 9-10, 831-887, 1 fig.) ' [98 

Mobius (M.). Ueber Mendias Sclcrotiorum. (Ber. der deutsch. bot. Ge- 
selLscli., XXXI, 3, 147-150, pi. VI.) [90 

Moreau (L.). Contribution l'tude anatomique, histologique et microchi- 
mique de la tubrisation dans les plantes tubercules des pays chauds. 
(Thses de la Fac. de.s Se. de Paris, 317 pp., 37 fig.) [Srie de monogra- 
phies faites au double point de vue anatomique et microclnmique de nom- 
breux genres de plantes tubercules des pays chauds appartenant aux fa- 
milles des Orchides, des Asclpiades et des Malvaces. F. Pchoutre 

Morita (Seiji). Ueber die Faktoren, welche die Riclitung und Gestalt der 
Wirbeldornen bestimmen. (Archiv f. Entw.-Mech., XXXVII, 159-182, 3 pi.) 

[90 

Perotti (R. ). Contributo aW embriologia dlie Dianthace. (Annali di 
bot., XI, 371-385, 3 pi.) [87 

Plate (F.). liicerche sui fenomeni d'imbibizione dei semi di Avena saliva. 
(Atti Acad. dei Lincei, XXII, 133-140.) [99 

Pusanow (I.). Ueber die Entwicklung des Chordaknorpels der Eidechse. 
(Anat. Anz., XLIV, 7 pp., 2 fig.) [86 

Ravaz(L.) et Verge (G.). La germination des spores d'/iiver de Plasmo- 
paraviticola. (C. R. Ac. Se, CLVI, 800-802.) 

[L'uf germe en donnant une coni- 
(lie volumineuse d'o sortent un grand nombre de zoospores. M. Gard 

Raybaud (L.). Influence des radiations ultra-violettes sur la plantule. 
(Rev. gn. de bot., XXV, 38-45, 2 fig.) 

[Les radiations ultra-violettes, mme lorsqu'elles sont mortelles la 
plante dvelo])pe, permettent la germination de la graine et le dvelop- 
pement complet de Taxe liypocotyl. La mort survient aprs la forma- 
tion de la chlorophylle dans les deux premires feuilles. L'axe hypocotyl 
se courbe et son cylindre central devient excentrique. F. Pchoutre 



V. - ONTOGENSE. 79 

Read (J. M.). The Intra- Utrine Growth-Cycles of the Guinea-Pig. (Arch. 
Entw.-Mech., XXXV, 708-723, 2 diagr.) (80 

Robertson (T. Brailsford). On l/ie Nature of the AiUocatalyst Growth. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXVil, 497-508.) [80 

Robertson (T. Brailsford) and Wasteneys (Hardolph). On the Chan- 
ges in Lecithin-Content ivhich accompang the Development of Sea-Urchin 
Eggs. (Arcliiv f.| Entw.-Mech., XXXVI I, 485-496.) [81 

Romeis (B.). Der Einfluss verschiedenarliger Ernhnung auf die Rgn- 
ration bei Kaulquappen (Eana esculenta). I. (Archiv f. Entw.-Mech., 
XXXIII, 18.3-316.) ~ 186 

Rufini (Angelo). L'origine, la sede e le differenziazioni delV Abbozzo 
del sangue e dei Yasi sanguigni nel Blastoderma di Polio (Nota preven- 
tiva). (Bios, I, fas. 1, 5-19*.) [84 

Schneider (Hans). Morphologische und enlwicklungsgeschichtliche Un- 
trrsuchwigen an Thelygonum Cgnocrambe L. (Flora, CVI, 1-41, 33 flg.) [89 

Schneider (J.i. Zur postembrgonalen Entwickelung der nereidogenen 
EoriH von Nereis Dumerilii tinter besonderer Bericksichtigung des Dann- 
tractus. (Mitteil. aus. d. Zool. Stat. Napel, XX, 529.) [86 

Servettaz (C). Recherches exprimentales sur le dveloppement et la nu- 
Irilion des Mousses en milieux striliss. (Ann, d. Se. nat. Bot., 9" srie, 
XVII, 111-223,11 fig., 4 pi.) [96 

Sobotta. Ueber die Entivickbing des Dottersackes der Nager mit Keim- 
blatlinversion {mittlere und sple Stadien) und dessen Bedeutung filr die Er- 
nhrung des Embrgo [Nach Untersuchungen von D" Asa). (Verh. Anat. 
Ges., 5 pp.) [83 

Studnicka (F. K.). Die primre Augenblase und Augenbecher bei der 
Entwickelung des Seituravgcs der Wirbcltiere. (Anat. Anz., XLIV, 28 pp., 
16 fig.) [85 

Urbain (J. A.). Modifications morphologiques et anomalies florales cons- 
cutives la suppression de l'albumen chez quelques plantes. (G. R. Ac. Se, 
CLVII, 450-452.) [Si on supprime l'albumen ds le dbut 

de la germination, les plantes restent naines, accusent des modifications 
morphologiques trs manifestes sur les feuilles, offrent une floraison pr- 
coce peu abondante et frquemment des anomalies sexuelles. M. Gard 

^Wehmer (G.). Keimimgsversuche mit Merulius-Sporen. (Ber. der deut- 
sche bot. Gesellsch., XXXI, 6, 311-315.) [90 

"Werner (Magnus) und Werner (Elisabeth). Die atypische Embryonal- 
entwicklung der Podostemaceen. (Flora, GV, 275-336, 41 fig., pi. XI-XIV.) 

[96 

Voir pp. 1, 161 pour les renvois ce chapitre. 



P) Diffrenciation. Processus gnraux. 

Bullock (W. E.) et Cramer ("W.). Contributions la Biochimie de la 
croissance. Sur les lipo'ides des tumeurs transp)lantables de la souris et du 



80 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

rai. Les cellules des diffrentes races de tumeurs transplantables pr- 
sentent des diffrences (juantitatives et qualitatives dans les divers groupes 
de substances iipodes prsentes. Ces diffrences existent non seulement 
entre cellules de tumeurs de tissus diffrents, sarcome et carcinome par 
exemple, mais aussi, quoique un moindre degr, entre lignes diffrentes 
de cellules di'ives d'un mme tissu : entre un cancer mammaire crois- 
sance lente, et un autre croissance rapide, par exemple. Les cellules ncro- 
tiques possdent beaucoup plus de Iipodes, et surtout de corps gras ordi- 
naires dnus de phosphore. H. de Varigny. 

Robertson (T. B.). Sxir la nature de l'aulocatalyseur de la croissance. 
Poursuivant ses recherches sur le phnomne de croissance des orga- 
nismes, R. prcise le mcanisme autorgulateur qui y prside. Quelle que 
soit la nature chimique du support, c'est--dire de cet autocatalyseur , 
les rapports de temps de la croissance restent identiques, que la masse de 
ce corps augmente ou diminue. 

R. distingue deux types de cycles de croissance : le type autostatique, 
dans lequel la quantit de l'autocatalyseur diminue, et le type autocintique , 
dans lequel elle augmente. Comme exemple de ce dernier il cite le 2*^ et 
dernier cycle de croissance de l'homme (cf. le travail de Read rsum ici). 
Quant la nature chimique de l'autocatalyseur, R. met l'hypothse que tej 
pourrait tre le rle de la lcithine ou tout au moins des phospholipodes. Il 
s'appuie sur des expriences tendant montrer que ces corps peuvent aussi 
bien acclrer ou ralentir la croissance. M. Herlant. 

Addison ("W. H. F.) et Loeb (L.). Contributions l'analyse de In crois- 
sance des tissus. A'... Sur les rajijiorts entre la structure de Vpiderme chez le 
Pigeon et chez le Cobaye et la 'prolifration des cellules pithliales normales 
et rgnres. Les diffrences de structure entre Tpiderme du Pigeon et 
du Cobaye sont corrlatives de diffrences dans le mode de prolifration de 
ces tissus. D'une faon absolue, le nombre des mitoses est plus grand chez 
le Cobaye. Mais si on examine ce qui se passe dans l'piderme au repos et 
dans l'piderme en rgnration, on constate que le nombre des mitoses 
dans ce dernier cas est relativement plus lev chez le Pigeon que chez le 
Cochon d'Inde. En d'autres termes, tissu au repos et tissu en rparation ne 
diffrent pas l'un de l'autre, chez ce mammifre, par une prolifration nulle 
dans le premier cas et trs intense dans le second : l'tat de repos comporte 
toujours l'utilisation d'une bonne part de l'nergie potentielle au travail de 
division cellulaire. 

A. et L. ont pu tracer les courbes des phnomnes qu'ils ont observs. Il 
semble trs probable que ces courbes puissent s'appliquer aux donnes des 
expriences de transplantation. M. Herlant. 

Read (J. M.). Les cycles de croissance intra-utrine chez le Cobaye. 
Il est possible d'tudier la croissance du ftus in titero par une mthode 
indirecte de peses rgulires de la femelle en gestation. Il y aurait, chez 
le Cobaye, deux cycles bien distincts; l'un, dbutant au moment de la 
fcondation, ])rend fin 60 jours plus tard. Un autre commence un peu avant 
la terminaison du premier et se prolonge jusqu'aprs la naissance. Celle-ci, 
aussi bien chez le Cobaye que chez l'Homme, se produit dans le cours 
mme d'un cycle et non dans l'intervalle entre deux cycles successifs. En- 
fin, tandis que la naissance' prcde, chez l'Homme, la terminaison du pi'e- 
mier cycle, elle la suit au contraire chez le Cobaye, ce (\m est videmment 



V. ONTOGENESE. Kl 

en rapport avec ce fait bien connu, que les jeunes de ce dernier naissent 
dans un tat de dveloppement trs avanc. M. Herlant. 

Kaufmann (L.). Stir les phnomnes de dgnrescence pendant le dve- 
loppement iulraUrin chez Salamandra maculosa [XVI, c, y]. En s'adap- 
tant la vie terrestre, la Salamandre tachete est devenue vivipare et les 
jeunes larves restent de 9 10 mois dans l'utrus maternel. De nombreux au- 
teurs avaient constat que pendant le cours de ce dveloppement, un nombre 
assez considrable d'ufs fconds et d'embryons dgnraient ; on supposait 
gnralement qu'ils servaient la nutrition des larves qui continuent vo- 
luer et arrivent l'closion (adelphophagie de Giakd). Mais toute cette intres- 
sante question tait fort mal lucide et il faut louer K. d'en avoir repris 
l'tude complte et trs soigneuse. Elle tablit d'abord que chaque uf pos- 
sde en son vitellusles rserves nutritives ncessaires son dveloppement 
et n'a donc pas besoin du concours de la paroi utrine ni de son contact 
immdiat : une nutrition plus ou moins dfectueuse n'est donc pas la cause 
de la dgnrescence de certains embryons. Il en est autrernent si on en- 
visage les conditions mcaniques dans les(iuelles ils se dveloppent et, dans 
la plupart des anomalies dgnratives tudies en dtail par K., on re- 
trouve les traces de la compression exerce par suite de l'encombrement de 
l'utrus par les ufs qui s'y trouvent en trop grand nombre. L'oviparit pri- 
mitive de la Salamandre permettait une trs grande fcondit : la vie terrestre, 
la viviparit et la rduction du nombre des jeunes sont ainsi trois caractres 
insparables et la Salamandre reprsente certainement, dans leur acquisi- 
tion progressive, un stade intermdiaire trs intressant. Parmi les formes 
trs diverses tudies par K. chez les embryons sacrifis, il faut signaler 
des formes doubles (Doppelbildungen), rappelant entirement celles obte- 
nues exprimentalement par Spemann chez le Triton [VIJ. M. Herlant. 

Robertson (T. B.) et "Wasteneys (H.). Sur les variations de la teneur 
eu lcilhine au cours du dveloppement des ufs d'Oursin [XIII, 2"]. L'ac- 
croissement considrable de la masse totale du matriel nuclaire pendant 
les premiers stades du dveloppement a t mis en lumire par de nombreux 
auteurs, spcialement Boveri, Loeb et Godlewski. R. et W., sans prjuger 
de ce que sera l'explication chimique de cette synthse chromatique, ont tabli 
quelques faits qui guideront les recherches ultrieures. Ils ont constat que 
jusqu'au stade blastula, la quantit de phosphore qui se trouve dans les 
ufs l'tat de phospholipodes et particulirement de lcithine, subit une 
diminution apprciable. Cette diminution continue se manifester encore 
aprs ce stade, mais vraisemblablement selon un mcanisme diffrent, car 
on constate qu'avant la constitution de la blastula, il y a accroissement de la 
proportion de P soluble dans l'eau cliaude et abaissement de celle de P inso- 
luble. Aprs ce stade, les rapports sont inverses. M. Herlant. 

Galeotti (G.) et Levi (G.). La relation entre le degr de diffrenciation 
morphologique et le fonctionnement des muscles chez la larve d'Amphibiens. 
L'apparition extrmement prcoce des contractions musculaires chez les 
embryons d'Amphibiens soulve l'intressante question de savoir quel est le 
degr de diffrenciation morphologique minimum des appareils nerveux et 
moteur ncessaire ce dbut de fonctionnement. G. et L. lui ont consacr 
un important travail. Ils ont observ que chez les embryons trs jeunes et 
compltement inexcitables, les myoblastes ne sont pas encore diffrencis 
des autres lments du msoderme ; ce n'est gure que dans la rgion 
l'anne eiologioue, xvih. 1913. 6 



82 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

cphalique qu'on commence voir quelques myofibrilles et il est naturelle- 
ment impossible do savoir si elles sont dj fonctionnelles, (yhez les embryons 
(1(! Rtnia cnculenla de 4 4,5 mm., la diffrenciation des myoblastes est 
trs nette, mme dans les segments caudaux; les neurofibrilles, au contraire, 
sont encore localises dans le systme nerveux central : ces embryons ra- 
gissent cependant aux excitations mcaniques ou lectriques, les contrac- 
tions sont lentes et la fatigue survient rapidement; il n'y a pas encore de 
mouvements spontans. Chez les embryons de 5 mm., les myofibrilles 
prennent leur disposition caractristique en mme temps qu'apparaissent 
des connexions entre le myotome et la moelle : les. mouvements dviennent 
spontans, quoique encore trs lents, pour s'acclrer petit petit et se rap- 
procher des caractres myographiques particuliers relevs chez des larves 
plus ges et (|ui rappellent assez bien les contractions des muscles lisses. 
G. et L. ont aussi expriment l'action de diffrents poisons ; le curare agit 
ds (|ue des connexions nerveuses relient la moelle aux myotomes, la strych- 
nine galement. L'action de la vratrine est la mme que chez l'adulte. 

En rsum il rsulte de ces recherches que le protoplasme des myoblastes 
n'est pas dou par lui-mme de contractilit. L'apparition des myofibrilles 
permet celle-ci de rpondre une excitation directe, mais l'tablissement 
de connexions nerveuses mdullo-musculaires est ncessaire pour que les 
contractions deviennent spontanes. M. Herlant. 

Brachet (A.). Recherches sur le dterminisme hrditaire de l'a-uf des 
Mammifres. Dveloppement in vitro de jeunes vsicules blaslodermiques 
de lapin. ~ B. cultive des vsicules blastodermiques de Lapin, prises pen- 
dant le courant du 6'= jour ou pendant les premires heures du 7*^ jour, dans 
du plasma sanguin provenant d'animaux de mme espce. La dure pendant 
laquelle il a maintenu ces vsicules non seulement en vie, mais en dve- 
loppement progressif, est de 48 heures. Le diamtre des vsicules peut aug- 
menter dans ces conditions, peu prs du simple au double. Quant aux 
processus suivant lesquels se diffrencient, au cours de ce dveloppement, 
dans des conditions de milieu si anormales, une zone embryonnaire propre- 
ment dite, une zone ectoplacentaire et une zone papillifre, ils sont absolu- 
ment tels qu'ils existent quand les vsicules blastodermiques voluent dans 
l'utrus maternel. A. Lcah.lon. 

Lams (Honor). lude de Vuf de Cobaye aux premiers stades de V em- 
bryogense. L. s'occupe des modifications nuclaires et cytoplasmiques 
que l'uf subit depuis la fin de la priode d'accroissement jusqu' la seg- 
mentation en une douzaine de blastomres. Pour que le second globule po- 
laire soit expuls de l'ovule, il est indispensable que le spermatozode ait 
pntr dans celui-ci. Les segments chromati(iues du 1''' fuseau de matura- 
tion se divisent longitudinalement. Il y a au contraire une division transver- 
sale lors de la formation du 2^^ globule polaire. La thorie de Weismann serait 
donc vrifie dans ce cas. L'auteur pense qu'il faut se garder de refuser 
l'ensemble des cytoplasmas spermatique et ovulaire toute participation 
l'hi'dit. Chez le Cobaye, le spermatozode tout entier pntre toujours 
dans l'ovule. La queue de ce spermatozode passe tout entire dans un des 
deux premiers blastomres forms; ces deux blastomres sont donc diff- 
rents l'iui de l'autre. L'auteur ne sait rien sur le moment prcis o la queue 
du spermatozode se fusionne avec le cytoplasma du blastomre oii elle se 
trouve. Le pronucleus mle est constamment plus volumineux que le jjro- 
nucleus femelle. La ligne (pii passe par le.s centres des deux pronuclei qui 



V. - ONTOGENSE. 83 

vont s'unir rencontre le point d'expulsion des deux globules polaires et se 
trouve dans le premier plan de segmentation de l'uf. Le vitellus ovulaire, 
pendant la priode de maturation et celle de la fcondation, subit des modi- 
fications intressantes. Il comprend d'abord des mitochondries uniform- 
ment rparties dans le cytoplasma, des corpuscules arrondis diffrant des 
mitochondries, et des boules graisseuses de volume variable et en grand 
nombre. Ces boules graisseuses, la fin de la priode d'accroissement de 
l'ovule, sont reportes en une rgion de l'uf qui reprsente un ple vg- 
tiilif, alors qu'elles manquent au ple oppos ou ple aninial. Les fuseaux 
de maturation se trouvent placs au ple animal. Aprs la pntration du 
spez'matozode dans l'uf et la sortie des globules polaires, les boules grais- 
seuses se portent au contraire au ple animal primitif, tandis que les deux 
pronuclei cheminent en sens inverse. Il y a ainsi renversement de la pola- 
rit primitive, ce qui se produit la suite de la pntration du spermato- 
zode dans^ l'uf. A. Lcaillon. 

Sobotta (au nom d'Asai). Sur le dveloppement du sac vitellin des 
Rongeurs feuillets invertis et sur sa signification pour la nutrition de l'em- 
bryon [XIII, L', a]. Ainsi que S. l'a dj fait connatre {Verli. Anat. Ges., 
1901), le feuillet interne ou viscral du sac vitellin de la Souris rsorbe en 
grande quantit l'hmoglobine maternelle, provenant de la fragmentation des 
rytlirocytes accumuls dans les extravasats du tissu maternel. Cette frag- 
mentation est l'uvre de cellules gantes qui pntrent profondment dans 
la caduque, dont elles dtruisent les tissus ; malgr les objections de Kolster 
(1903), de Disse (1905), de Pujiula (1909), ces cellules, de l'avis de S. et aussi 
de GoLDMANN (1912), ne peuvent tre que ftales, car on ne peut admettre 
que des lments maternels dtruisent du tissu maternel. La nutrition limo- 
globique joue un grand rle dans le dveloppement de l'uf, qui partir 
du moment o elle se fait (7'' jour), progresse bien plus rapidement qu'aupa- 
ravant. Pour s'approprier cette nourriture, l'uf tourne vers les extravasats 
maternels celui de ses feuillets qui est le plus apte la rsorption, le feuillet 
viscral du sac vitellin. Ainsi peut-on expliquer, par adaptation, comme l'ont 
fait Kolster, S. et Goldmaxn, le phnomne par ailleurs mystrieux de l'in- 
version des feuillets. La forme cylindrique haute des cellules, leur noyau 
basai, leur protoplasma vacuolaire, tout tmoigne de leur rle absorbant. 
Lorsque se cre une nouvelle cavit utrine avec caduque capsulaire et que 
la circulation placentaire s'tablit, la nourriture hmoglobique devient su- 
perflue pour l'embryon, et d'autrs substances nutritives, dont surtout le 
glycogne (Gold,mann), entrent en jeu. Alors l'pithlium du sac vitellin dimi- 
nue de hauteur. Dj pendant la premire priode de l'activit du sac vitel- 
lin, pendant la priode de rsorption hmoglobique, il se forme dans le 
msoderme du sac des les de sang et des vaisseaux vitellins se constituent. 
Dans la seconde priode, quand l'pithlium a cess de rsorber l'hmo- 
globine, le feuillet viscral du sac vitellin se couvre, dans la rgion voisine 
du placenta, d'excroissances, tournes vers la cavit du sac, qui s'allongent 
de plus en plus en villosits vritables. L'pithlium devenu cubique 
rsorbe alors le glycogne ; la rsorption, d'abord limite la rgion villeuse 
du sac, s'tend ensuite la partie demeure lisse elle-mme. En mme 
temps les cellules se chargent de graisse, comme Kolster l'a dj montr 
pour le cne ectoplacentaire. On peut mme trouver dans ces cellules de 
vritables grains de scrtion glandiUaire. On peut admettre que cette scr- 
tion du sac vitellin produit la digestion de l'embryotrophe adjacent au sac, 
et celle de la caduque capsulaire. La caduque apparat ainsi comme un lieu 



84 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

de dpt du matriel nutritif maternel, qui est peu peu dtruit par l'uf 
et par l'embryon. A. Prenant. 

Ruffini (A.). L'origine du sang et des vaisseaux sanguins. Le sang 
et les vaisseaux sanguins, chez Tcmbryon du Poulrt, se dveloppent aux 
dpens d"un territoire commun, indpendant. Au stade de la ligne primitive, 
ce territoire est en continuit avec le msoderme, dans la rgion postro- 
latrale du blastoderme. L'bauche du sang et des vaisseaux est d'abord 
runie rcctoderme, mais, au moment o apparat la gouttire mdullaire, 
elle abandonne le feuillet externe pour entrer en connexion avec le syncy- 
tium endodermique. La masse cellulaire commune s'accroit d'abord rapide- 
ment par une prolifration active de ses lments; puis elle se clive en deux 
lames : l'une mince, du ct de l'ectoderme, l'autre plus paisse, interne, 
adhrant au syncytium endodermique. C'est dans cette lame interne que se 
forment les cellules sanguines. La lame externe se diffrencie, par dlami- 
nation, en somatopleure et en splanchnopleure dans l'aire opaque. Les vais- 
seaux sanguins ne se forment que dans la splanchnopleure. F. Henneguv. 

Elze (Curt). Eludes sur le dveloppement gnral du systme vasculaire 
sanguin. 7'^ partie : hases anatomiques et physiologiques. Ce mmoire est 
une contribution la formation mcanogntique des vaisseaux sanguins. 
Il est classique d'admettre que les troncs vasculaires naissent aux dpens 
de rseaux capillaires indiffrents par action mcanique du courant san- 
guin. Mais cette doctrine suppose la solution des deux questions suivantes : 
l"^' Les vaisseaux sanguins ont-ils pour bauche un rseau indiffrent; 2 les 
facteurs mcaniques du courant sanguin influencent-ils la morphognse du 
systme vasculaire sanguin selon la thorie de Roux et de Thoma? 

La rponse la premire question, seule traite dans cette premire partie, 
conduit ce rsultat que ce sont les seuls Amniotes et non les Anamniotes, 
qui dans la priode embryonnaire prsentent des rseaux capillaires. E. a 
obtenu ce rsultat en examinant les formes de passage entre les artres et 
les veines. La communication peut s'tablir de trois faons diffrentes : par 
une anse simple d'inosculation artrio-veineuse; par des anses multiples; 
par un rseau capillaire. Cette question de la communication d'artre veine 
par l'interposition ou non de capillaires suppose des dfinitions prcises des 
termes artre , veine , capillaire , dont l'auteur s'applique mon- 
trer qu'aucune n'est k l'abri de tout reproche. Des diffrences anatomiques 
dans la communication artrio-veineuse sparent les embryons des Anam- 
niotes de ceux des Amniotes: chez les premiers, il n'y a au dbut qu'anse 
simple ou anses multiples et c'est plus tard seulement que paraissent les 
rseaux capillaires; chez les seconds ceux-ci se forment d'emble. Les con- 
ditions dans lesquelles se dveloppent les embryons, les premiers vivant 
dans l'eau, les seconds vivant l'air, rendent compte de ces diffrences. 

C'est qu'en effet le facteur principal du dveloppement du systme vas- 
culaire sanguin est la respiration. E. est amen prciser le sens du mot 
respiration et distinguer entre respiration cellulaire et respiration glo- 
bale. La cellule, soit l'amibe, soit la cellule de tissu du Mtazoaire, a une 
respiration immdiate et tire toujours l'oxygne de la solution dans laquelle 
elle vit. Mais la cellule de tissu diffre de l'Amibe, parce qu'elle a en outre 
une res])iration mdiate, qui se fait dans l'air atmosphrique par l'interm- 
diairf du sang. Or, la res])iration des embryons de Poissons et d'Amphi- 
biens, animaux dont les combustions moindres exigent un moindre njjport 
d'oxygne, n'entrane la formation que d'un systme vasculaire trs simple. 



V. - ONTOGENESE. 85 

Et de fait chez un embryon de Poisson, la plus grande partie du corps et de 
la tte est avasculaire, et les communications artrio-veineuses s'tablissent 
sans rseaux capillaires. L'embryon des Sauropsids (et celui des Mammi- 
fres) vit dans des conditions inverses, qui exigent un systme vasculaire 
sanguin trs dvelopp. Ainsi la disposition gnrale du systme vasculaire 
dpend surtout du besoin d'oxygne qu'ont les cellules du corps et de la faci- 
lit de satisfaire ce besoin. Bien entendu, d'autres influences interviennent 
aussi pour modeler le systme vasculaire suivant un certain type. L'auteur 
se dfend d'ailleurs d'avoir eu l'ide simple d'tablir entre le besoin 
d'oxygne et l'tat du systme sanguin un lien trop facile de cause effet. 
A. Prenant. 

Jgerroos (B. H.). Se fait-il dans le chorion de jeunes ufs humains 
une formation de vaisseaux et de sang? J. qui a examin plusieurs ufs 
humains (jusqu'au 3^= mois) rpond la question qu'il s'est pose par une 
affirmative peu prs catgorique. Il a vu en effet paratre, dans le stroma 
msenchymateux de la membrane et des villosits choriales, des amas cel- 
lulaires tout fait comparables des les de sang. Ces amas sont forms 
au dbut de cellules msenchymateuses semblables celles du msenchyme 
ambiant. Les cellules les plus priphriques de l'amas s'aplatissent en un 
endothlium, tandis qu'une lumire vasculaire se creuse au milieu de la 
masse cellulaire. Les autres cellules subissent, partir de la cellule san- 
guine msenchymateuse comme forme initiale, une volution en hmaties, 
dont l'auteur figure les divers stades. Les phnomnes histogniques sont 
en somme dans le chorion de l'uf humain les mmes que ceux qu'ont 
dcrits ailleurs Maximow et d'autres auteurs. Cette formation sanguivascu- 
laire, qui se produit m loco dans le chorion, est indpendante de celle de 
l'aire vasculaire du sac vitellin; dans les plus jeunes tats de l'uf humain 
il n'y a aucune relation directe entre la circulation choriale et la circulation 
vitelline. A. Prenant. 

Studnicka (F. K.). La vsicule oculaire primaire et la cupide oculaire 
dans le dveloppement de l'il latral des Vertbrs. -Prcdemment (1012) 
S. a montr que l'il latral de Peiromijzon se distingue de ceux des autres 
Vertbrs parce qu' un stade rappelant celui de la vsicule oculaire pri- 
maire; la rtine, dj en connexion nerveuse avec le cerveau, possde dj 
aussi des cnes dfinitifs, sensibles la lumire. Cet il embryonnaire, 
manifestement fonctionnel, est un il .directeur v (flichtungsauge). Plus 
tard cet il sacciforme se transforme en cupule oculaire. Chez tous les au- 
tres Vertbrs l'il latral ne dveloppe ses lments photorcepteurs et ne 
devient fonctionnel que quand il est devenu caliciforme. Mais, ainsi que S. 
l'observe chez les embryons des Amphibiens, l'il passe par un stade identi- 
que celui de l'il directeur des Cyclostomes, mais o la rtine n'est pas 
fonctionnelle et se montre dpourvue d'organes sensibles terminaux. Ce 
stade est moins vident chez d'autres Vertbrs (Slaciens et Amniotes). 

Ce n'est pas ici le lieu de relever les particularits du dveloppement ocu- 
laire signales par l'auteur. Il faut mentionner cependant l'influence exerce 
par le cristallin sur l'invagination de la vsicule oculaire primaire et la 
transformation de cette vsicule en cupule; manifeste dans certains cas 
(Anoures, Amblystome), elle est nulle ailleurs, car elle se produit avant que 
l'bauche du cristallin soit l (Triton, Petromyzon) ou mme en l'absence de 
cristallin (Bdellostome), comme RiioiNOER (1889) et Froriep (1905) l'ont dj 
observ. Il faut ajouter que S. explique tout autrement qu'on ne le fait clas- 



86 LWNNI-: BIOLOGIQUE. 

siquoinent la ])roduction del vsicule oculaire secondaire, ainsi q(ie le fait 
comprendre une srie de schmas. A. Prenant. 

Pusanow (I.). Sur le dveloppemcnl du cartilage cordai chez le Lzard. 
La question de l'orii-ne du cartilage cordai n'est pas rsolue ; car Schafkkr 
(1910) et Geoige (1011) ont rvoqu en doute l'assertion de Krauss (IOO'.I) 
d'aprs lequel le cartilage cordai est d la mtaplasie des cellules cordales 
vacuolises, et ont prtendu que ce cartilage est de provenance ectocordale, 
par consquent msoderniique; chez les Reptiles, Sciiauixsland (1906), s'ap- 
puyant sur Topinion de IIowES et Swinnerton (1903), croit que le cartilage 
cordai est tantt d'origine endocordale, tantt (Lzard) produit par l'tran- 
glement du cartilage du corps vertbral. L'auteur, qui a dj communiqu 
ses rsultats en 1911 et 1912, est d'accord avec Bruni (1912) sur les points 
principaux. Le tissu cordai est un syncytium sans limites cellulaires, car 
les membranes sparatrices des vacuoles ne sont pas des membranes cellu- 
laires, mais sont formes par du plasma condens. La chondrification de la 
corde dbute par une mtaplasie chondromucode des membranes cordales, 
qui devieiment basophiles, tandis qu'autour des noyaux agrandis s'accumule 
un endoplasma. Un cordon ou btonnet cordai se diffrencie dans l'axe de 
l'organe ; il a les ractions coloratives du cartilage et contient des boules 
acidophiles en grand nombre. A la fin le cartilage cordai dgnre et sa 
substance fondamentale basophile devient acidophile, puis il est envahi par 
l'ossitication vertbrale et disparat. La prsence du cartilage cordai parat 
tre en rapport chez les Reptiles avec la facult d'autotomie de la queue, 
ainsi que Goette l'a dj dit. La formation du cartilage cordai est un bel 
exemple de mtaplasie tissulaire, montrant qu'un tissu quelconque peut se 
former aux dpens d'lments d'un feuillet quelconque ; du cartilage, habi- 
tuellement produit par le msoderme, provient ici de l'endoderme. A. Pre- 
nant. 

Romeis (B.). L'influence de divers modes d'alimentation sur la rgn- 
ration chez les ttards {Bana esculenta) ["VII]. R. reprend les intressantes 
recherches de Gudernatsch sur le dveloppement de ttards nourris avec des 
fragments de diffrents organes scrtion interne, tels que corps thyrode, 
thymus, hypophyse, glandes surrnales etc. R. cherche spcialement 
prciser l'intluencc de ces substances sur la rgnration de la queue chez 
le ttard. 11 montre que cette influence est trs manifeste. Le corps thyrode 
et le thymus paraissent antagonistes : sous l'influence du thymus, la rg- 
nration est lente mais trs complte, tandis que sous l'action du corps 
thyrode elle est au contraire trs rapide et trs limite. L'hypophyse et les 
glandes surrnales exercent une influence intermdiaire entre ces deux 
extrmes. L'allure gnrale du processus rgnratif peut tre modifie 
galement : c'est ainsi que, par exemple, sous l'influence du corps thyrode, 
le fragment rgnr ne croit pas perpendiculairement la surlace de 
section, comme cela se produit chez les tmoins. L'auteur a observ toute 
une srie de faits du mme genre et dont l'tude dtaille prsente un ccr- 
t.-iin intrt. Dans l'ensemble, ces recherches confirment pour les phno- 
mnes de rgnration ce que Gudernatsch a tabli pour le dveloppement 
normal. Le fait le plus saillant est assurment cet antagonisme trs net 
entre la glande thyrode et le thymus. M. Merlant. 

Schneider (J.). Le dveloppement post-embryonnaire de la forme nri- 
dojnc de Nereis Ltumerilii au point de vue spcial de l'intestin. La forme 



V. ONTOGENESE. . 87 

nridogne provient d'un uf trs riche en vitellus, et son dveloppement 
rappelle celui de certains Arthropodes ; le vrai endoderme se spcialise en 
vitellophages, qui rsorbent le vitellus et meurent ensuite; il est remplac 
par des lments d'autre origine (msentroderme). L. Cunot. 

Hemenway (A. F.). tudes sur le liber des Dicotyldones. //. volu- 
tion du tube cribl. En tudiant le liber des Dicotyldones, l'auteur a con- 
stat qu'il existe une transition graduelle du type gymnosperme du tube cribl 
au soi-disant type dicotyldone. 

La palobotanique, l'ontognie et les tudes sur le bois ont conduit beau- 
coup de botanistes penser que les plantes herbaces sont plus avances, au 
point de vue de leur volution, que les plantes ligneuses. Cette tude des 
tubes cribls apporte un nouvel argument en faveur de cette manire de 
voir. P. GuRiN. 

Carano (E.). Quelques observations sur V embryogense des Astries. 
De l'examen de Calendula arvensisf Bellis j)erennis et Cichorium Intybus, il 
rsulte que les Astries forment leur sac embryonnaire sur le schma sui- 
vant : La cellule terminale du proembryon ne se divise jamais transversale- 
ment, mais bien longitudinalement d'abord en deux, puis en quatre cellules 
qui constituent le premier plan des huit cellules dfinitives. Le second plan 
est originaire de la cellule situe immdiatement au-dessous et qui s'est 
dtache de la cellule basale par une premire division. M. Boubier. 

Perotti (R.). Contribution l'embryologie des Dianihes. Il faut 
retenir des recherclies de P. les faits suivants : La cellule archesporiale 
sous-pidermique, contrairement aux affirmations de Gibbs (1907), ne de- 
vient pas directement cellule-mre chez Stellaria mdia, bien qu'elle 
subisse une division tangentielle; la cellule-mre est l'interne des deux 
cellules produites par la susdite division. Chez Cerastium glomeratum, au 
contraire, la cellule-mre est sous-pidermique, ceci d'accord avec Gibbs. 
Cliez ces deux espces, la cellule-mre donne naissance par divisions trans- 
versales trois ou quatre mgaspores, dont l'infrieure est la mgaspore 
fertile. Quatre Silnes : Lychnis dioica. Silne cucubalus, Tunica prolifra 
et Gypsophila saxifraga se comportent comme Stellaria mdia. Chez Stella- 
ria mdia, Cerastium glomeratum, Lychnis dioica et Silne cucubalus, la 
cellule archesporiale sous-pidermique ne se distingue des cellules voisines, 
ni par ses dimensions, ni par son aspect. L'auteur ignore ce qu'il en est 
ce sujet pour Tunica et Gypsophila. Il existe rarement plusieurs cellules- 
mres dans les ovules de Stellaria mdia. Chez Silne cucubalus, on observe 
frquemment plusieurs cellules archesporiales liypoderiTiiques et plusieurs 
cellules-mres dans un seul ovule. On y trouve aussi des ovules avec deux 
et exceptionnellement trois mgaspores, qui assez rarement germent toutes. 
Si l'on rapproche ce fait de ceux qui ont t dcrits dans un liybride de 
Lichnis alba X Lychnis flos-cuculi et dans un hybride de Dianthus barbatus X 
Dianthus superbus (Compton et Gaertner), c'est--dire de l'existence, assez 
frquente chez Agrostemma Githago (Cook), trs rare chez Stellaria mdia, 
de plusieurs cellules-mres dans un seul ovule, on peut souponner que les 
Dianthes drivent d'anctres possdant un archespore pluricellulaire. Cette 
supposition est appuye encore par le fait que chez les espces prcites, de 
mme que chez Cerastium glomeratum et Lychnis dioica, la cellule arche- 
sporiale hypodermique n'est d'habitude pas diffrencie des cellules avoisi- 
nantes. 



88 LWNNK BIOLOGIQUE. 

I.e susixMiscur est constitu clioz Siellaria mdia, Ccrasiium //InriioritWN, 
Lyc/tnis ilioicd et Silne cucuhahis par une grande cellule basale et par une 
pile de petites cellules. Chez Tunica prolifra, Gypsophila saxifraga et 
S(i/iOiiaria o/'/icinalis, la cellule conti.uu la cellule basale s'agrandit aussi 
et le.s petites cellules suivantes sont en nombre plus limit. Dans le suspen- 
seur d(^ Stellaria mdia et cela surtout dans sa cellule basale, on remarque 
l'accumulation de substances azotes de rserve, sous forme de grains d'aleu- 
rone. qui sont absorbs loi-sque le suspenseur dgnre, ce qui arrive peu 
de temps avant la maturation. M. Bouwer. 

Lenoir (M. ). Sur le dbut de la diffrenciation vasculaire dans la j)l<in- 
tule des Veronica. (Analys avec le suivant.) 

Chauveaud (G.). Sur l'volution de l'appareil conducteur dans les Vero- 
)u'ra. L. admet que l'orientation des premiers lments libriens est dif- 
frente de celle des premiers lments ligneux aux diverses hauteurs de la 
plantule. C. conteste les rsultats de L. L'appareil conducteur des Vroni- 
ques se dveloppe suivant les lois gnrales qui rgissent les autres dicoty- 
ldones. M. Gard. 

a) Dop (P.). Sur la cytologie des suoirs micropylaires de l'albumen de 
Veronica persica. Il y a une premire priode d'activit zymogne, o 
seule la chromatine semble jouer un rle actif, et une priode de snilit, 
caractrise par dgnrescence de la chromatine et le maximum d'activit 
du nuclole, dont la substance servirait l'laboration de granulations cel- 
lulosiques. M. Gard. 

Kamerling (L.). Des plaques d'acide silicique comme supports dans 
les recherches sur ht germinatioii. Dans ses recherches sur la germination 
des graines de Tillandsies, K. a employ des plaques d'acide silicique qui 
lui donnrent d'excellents rsultats et dont il prconise aussi l'usage pour 
d'autres petites semences germination lente ainsi que pour les spores de 
Mousses ou de Cryptogames vasculaires. Ces plaques, d'une clart et d'une 
trans])arence compltes, sont striles, sans trace de substance organique et' 
l'abri des moisissures et des bactries. L'auteur les fabrique au moyen 
de la solution de verre liquide du commerce et d'acide chlorhydrique con- 
centr. Henri Micueels. 

Donati (G.). liecherches embryologiques sur les Euphorbiaces. D. a 
l'ait l'tude de la constitution du sac embryonnaire chez quelques espces 
d'Euphorbes : Euphorbia helioscopia, E. Peplus, E. spinosa, E. hibernica, 
E. altissinia, E. Lathyris, E. platyphylla et chez Poinseltia pulcherrima, 
genre trs voisin du prcdent. 

E. spinosa a prsent le cas de deux cellules-mres du sac embryonnaire. 
En gnral, c'est la mgaspore infrieure qui se dveloppe; cependant, 
E. J'eplus a montr dans deux cas le dveloppement de la mgaspore sup- 
rieure. Chez toutes les espces tudies, le sac embryonnaire est constitu 
de huit noyaux; seul Poiusetlia a, dans deux cas, prsent un sac seize 
noyaux. Chez E. platyphylla, il existe quatre ou cinq antipodes. 

Les noyaux polaires se fusionnent toujours au moment de la fcondation. 
Le noyau secondaire peine fcond se segmente de suite, tandis que l'oo- 
sphre reste un certain temps au repos. On trouve de l'amidon dans les cel- 
lules du sac embryonnaire. .M. Bouuikr. 



V. ONTOGENESE. 89 

Schneider (Hans). Rrrhfrchi'S morphologiques et ontogniques sur 
Thehjgouum Cynocrambe L. Il s'agit d'une intressante plante herbace 
annuelle de la flore mditerranenne. Elle est monoque et sa germination 
est pige. Le nombre des chromosomes somatiques est de 20. Ils sont dis- 
poss par paires et de grandeur un peu diffrente. Dans les cellules en 
repos se trouvent des nuds de chromatine en nombre variable, mais 
moindre que celui des chromosomes. Les plantes ges donnent des rameaux 
supplmentaires qui se comportent comme l'axe principal par rapport la* 
position des feuilles et des fleurs. Ces dernires prsentent un diniorphisme 
sexuel remarquable. Au sommet des pousses se rencontrent de nombreuses 
grandes glandes gommeuses en forme de cornue. Les stomates sont du type 
des Rubiaces. La structure axillaire est normale, le nombre des petits vais- 
seaux trs grand. Dans la tige la plus grande partie de la chlorophylle se 
trouve c l'intrieur de l'anneau des faisceaux ligneux. L'pidernie suprieur 
des feuilles prsente des papilles. Tous les organes contiennent de nom- 
breuses raphides. La disposition des feuilles ne peut tre explique par la 
thorie mcanique. Le parcours des faisceaux ne nous apprend rien ce 
sujet. L'anisophyllie observe aux nuds suprieurs bifolis nous fournit 
quelques renseignements. Elle appuie la thorie de Irmisch, qui admet la 

formule -7 par suite d'avortement dans la srie des feuilles opposes. Cette 

manire de voir est confirme aussi par l'observation de monstruosits. Dans 
le diagramme de la fleur mle, les 2 ou 3 feuilles prigoniales doivent pro- 
bablement tre opposes autant d'tamines, mais le nombre de celles-ci 
peut augmenter. Le pollen prsente 10 chromosomes dans la phase haplo- 
dique et 20 dans la diplodic[ue. Les grains de pollen gs sont remplis 
d'amidon. Les noyaux n'ont pas de membrane plasmique visible. La gyno- 
basie des fleurs femelles provient du veloppement unilatral de l'ovule et 
du dplacement latral du prigone. L'ovaire est infre. Cette plante est 
nettement porogame. Il y a une double fcondation. Les antipodes dgnrent 
pendant ou aprs la fcondation. L'embryon qui a d'abord un assez long 
suspenseur prend finalement la forme d'un fer cheval. Il est probable qu'il 
faut, avec H. Hallie, placer les Thlygonaces prs des Halorrhagidaces 
dans le voisinage de Hippuris. Henri Micheels. 

Ernst (A.). Formation de l'embri/on che:. Balanophora. L'auteur 
tudie d'abord le dveloppement du sac embryonnaire de Balanophora eluii- 
gata et B. p^oosa jusqu'au stade de 8 noyaux, puis la formation de l'endo- 
sperme et celle de l'embryon. Il compare ensuite les donnes ainsi recueil- 
lies avec les rsultats fournis par l'examen d'autres Balanophoraces. De 
l rsulte que l'embryon des Balanophoraces provient le plus souvent 
de la cellule-uf, et par exception d'une autre cellule de l'appareil ovulaire 
(Eiapparat), aprs fcondation pralable chez la plupart des reprsentants 
de la famille et, au contraire, partlinogntiquement chez Balanophora 
elongata et B. globosa, Bhopalocnemis phallodes et Helosis guyanensis. 
Henri Micheels, , 

Arnoldi i"W.). //. Structure du thalle chez Dictyosphria. L'auteur 
dcrit successivement le thalle chez Dictyosphria favulosa (Ag.) Dcne, 
D. Versluysi Web. v. Bosse et D. intermedia Web. v. Bosse, puis il examine 
la structure des protoplastes et la multiplication de ces Algues. Henri 
Micheels, 



90 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Bruchmann (H.)- Sur la rnluclio (lu susprnsrur chez les Slaginellcf^. 
B. (lcrit le dveloppement embryonnaire chez Selarjinella Kraussifma 
et 5. Pdiiltrri. Le prothalle femelle et les archgones prsentent la structure 
ordinaire. La cellule-uf fconde se prsente comme un petit globule enve- 
lopp d'une fine membrane dans la cellulc-mre de Luf. C'est dans cette 
])()sition qu'intervient la premire division. La membrane de la cellule-mre 
de l'uf se dveloppe en un boyau qui pntre dans le prothalle. Au sommet 
de ce boyau de l'endiryon se rend l'embryon bicellulaire. La moiti hypo- 
hasale deviendra le pied avec un suspenseur fort rduit, la moiti pibasale 
dveloppe l'iiypocotyle, les cotyldons et le bourgeon. Le dveloppement de 
ces espces se rattache donc celui de 5. GaleoUci. Henri Micheels. 

Kiinkel (O.). La produciion d'un promyclium par les cidiospore& de 
Cxoma nilena Burril. Les cidiospores de Cxoma nitens, prises sur des 
feuilles infectes de Ruhus frondosus, germent en produisant rgulirement 
un promyclium, lequel tait connu pour les cidiospores de quelques es- 
pces dEndophyllum. Ce promyclium consiste normalement en cinq cel- 
lules. La cellule basale ne contient aucun noyau, mais les quatre autres 
cellules en renferment chacun un. 

Chaque cellule uninucle porte un sporidium sur un strigmate. Ces spo- 
ridies germent en produisant soit un sporidium secondaire, soit un tube 
germinal. M. Boubier. 

"Wehmer (C). Essais de germination des spores de Merulius. Elles 
ne sont mises que difficilement en germination. Beaucoup d'auteurs ont 
chou dans leurs essais. "W. cultive Merulius lacrymans depuis l'automne 
de 1909 sur du bois en trs mauvais tat, provenant d'un tablissement de 
bains (de Lauterberg s. H.). - Henri TMicueels. 

Mobiiis (M.). Sur Merulius scier otiorum. L'auteur fournit la de- 
scription dtaille d'un champignon auquel Falk a donn le nom de Merulius 
sclerotiorum cause de cette particularit caractristique de produire des 
sclrotes. Ceux-ci, oviformes, ont de I 2 millimtres de longueur et pr- 
sentent une cavit centrale. Ils ressemblent des excrments de souris. 
D'aprs P'alk, leur dveloppement est vgtatif. Henri Micheels. 

KovschikoflF (A.). Spermatozopsis exsultans nov. yen. et sp. du groupe 
des Volvocales. Cet organisme, trs rare, prsente des ressemblances 
avec les sp(>rmatozo"des de Characes, de Fougres, etc., mais ceux-ci sont 
plus tordus. Il n'a pas de membrane et il possde des fouets vibratiles. L'au- 
teur en a tudi les mouvements ainsi que les particularits des autres par- 
ties de la cellule, mais il n'a pu observer de reproduction sexuelle. La 
multiplication s'effectue suivant le tye Pyramimonas. Cette Algue qui, par 
la prsence de ses quatre fouets vibratiles gaux et d'un chromatophore 
vert, doit tre range parmi les Volvocales, se rapproche cependant, par 
l'absence de membrane, de la famille des Polyblpharidaces. Elle ne montre 
pas de pyrnode. Henri Micheels. 

y) Facteurs de l'ontogense ; biomcanique. 

Morita (Seiji). Sur les causes dterminau/cs de la direction et du mode 
de croissance des apophyses verthrales. Par une srie d'expriences faites 
sur djeunes lapins (I 12 8 mois), l'auteur clierche dissocier ce qui, 



V. ONTOGENESE. 91 

dans le dterminisme de la forme et de la direction des apophyses vert- 
brales, revient l'influence des tendances hrditaires spcifiques, et ce 
qui relve au contraire d'actions mcaniques immdiates, exerces par les 
muscles spinaux, les tendons, ligaments, etc. Il montre notamment que la 
forte courbure en arrire que prsentent les apophyses pineuses des 9 
preniires dorsales a sa source dans les potentialits hrditaires du plasma 
germinatif; cette courbure est ensuite amoindrie et tend nettement 
se redresser cranialement sous l'influence des muscles et des ligaments. 
S. M. a galement tudi les modifications survenant dans la structure in- 
time (direction des trabcules osseux, etc.) des apophyses, aprs excision des 
tendons musculaires ou des ligaments intervertbraux. Pour reconnatre la 
zone de croissance forme aprs l'opration, il a fait absorber aux sujets 
oprs de l'alizarine, mle leur nourriture ordinaire. M. Herlant. 

Anthony (R.). Elude exprimentale des fadeurs dterminant la mor- 
phologie crnienne des Mammifres dpourvus de dents. L'tude des carac- 
tres du crne chez des dents, aussi bien fossiles qu'actuellement vivants, 
avait conduit l'auteur supposer que ces caractres se rattachaient l'ab- 
sence des dents. Cette ide s'est trouve pleinement confirme par l'exp- 
rience faite sur un jeune chien auquel on enlevait les dents au fur et 
mesure de leur apparition : l'animal, devenu adulte, prsentait tous les ca- 
ractres crniens d'un dent. Dans un mmoire ultrieur l'auteur se pro- 
pose d'tudier les processus physiologiques correspondants. M. Goldsmith. 

rr-b) Aggazzotti (A.). Influence de l'air rarfi sur l'ontogense. I. La 
perspiration de Vuf de poule pendant le dveloppement en liante montagne. 
II. La raction des liquides de l'uf au cours du dveloppement. L'uf de 
poule perd plus d'eau, par vaporation, au col d'Olen (laboratoire Mosso) 
que dans la plaine. L'auteur fait remarquer que l'uf ne dispose donc pas 
des mcanismes rgulateurs qui permettent aux individus adultes de lutter 
contre ce phnomne. [11 n'tait pas ncessaire de monter au Mont Rose 
pour savoir que la coquille de l'uf, surface non vivante et immuable, ne 
peut pas tre compare l'appareil cutan des adultes, si riche en dispo- 
sitifs thermo- et hydrorgulateurs]. 

Dans sa deuxime note, l'auteur constate que chez l'uf frachement 
pondu, le vitellus est lgrement acide et l'albumine lgrement alcaline. 
Au bout de 5 7 jours celle-ci tend devenir acide et sa raction devient 
la mme que celle du vitellus. La raction du liquide allantodien suit la 
mme volution. M. Herlant. 

Branca (A.). La signification de la vsicule ombilicale chez l'homme. 
Le liquide qui remplit la vsicule ombilicale de l'enibryon humain est un 
vritable vitellus. Dans un premier stade de son volution, la vsicule ombili- 
cale a un rle hmatopotique, elle fournit des vaisseaux et des cellules 
sanguines. A sa priode d'tat la vsicule fonctionne comme la muqueuse 
intestinale et rsorbe le liquide qui la distend. Dversant ses produits d'la- 
boration dans les vaisseaux, l'endoderme vitellin peut tre considr comme 
une glande scrtion interne. Ce rle nutritif est de dure trs rduite 
chez les mammifres vivipares, la vsicule entre alors en rgression. pi- 
thlium, glandes, vaisseaux s'atrophient, puis disparaissent. L'organe est 
rduit un nodule conjonctif parfois calcifi ; ce n'est plus qu'un organe 
rudimentaire. A. Weber. 



92 l/AXXEr: BIOLOGIQUE. 

Dewitz (J.). Changements cxpri mentaux provoqus dans les organismes 
par in/lwnce chimi</ni' exerce sur leurs organes de reproduction . Des graines 
places dans des solutions de substances cliimiques taient aprs quelques 
jours laves et semes. Des rsultats positifs ont t obtenus avec des graines 
do concombres places dans l'acide borique. Les plantes obtenues avaient 
un aspect compact, une croissance ralentie et une tendance former des 
feuilles asymtriques. Il ne peut s'agir ici d'une influence toxique de l'acide 
borique, car une foule d'autres combinaisons toxiques ne peuvent produire 
ces cliangements ; inversement l'acide borique n'exerce pas la mme influence 
sur les autres plantes. F. Pchoutre. 

Birckner (V.). Contribution la connaissance de la germination de l'orge. 

Dans une premire srie de recherches, l'auteur tudie le rle du scutellum 
dans la germination. D'aprs Linz qui a observ la germination de Zea Mays, 
le scutellum des graines contient toujours plus de diastase qu'aucune autre 
partie et le pouvoir saccharifiant de cet organe diminue pendant que celui 
do lalbumen augmente, d'o il faut conclure un passage de la diastase du 
scutellum l'albumen. B. a constat la proprit auto-saccharifiante de l'al- 
bumen et il croit que la prsence du scutellum produit non une acclra- 
tion, mais un fort ralentissement dans la sortie des produits de ddouble- 
ment, d'o il conclut que la prsence du scutellum est dfavorable la 
circulation des produits solubles. B. tablit ensuite que le traitement des 
graines par une dissolution de sulfate de cuivre sous une pression faible 
est dfavorable la germination; c'est une consquence de l'inhibition force. 
B. montre enfin que les sels d'argent, employs comme antiseptiques des 
graines, sont dfavorables mme une dose un peu leve. F. Pchoutre. 

Goodspeed (Th. H.). Notes sur la germination des graines de Tabac. 

Travail concernant la relation entre l'ge des graines de Tabac et leur 
vitalit ot entre la vitalit des graines des parents et des graines hybrides 
et la valeur du traitement c l'acide sulfurique pour hter leur germination. 
L'action cl"une solution 80 % d'acide sulfurique pendant une dure de 10 
12 minutes augmente la quantit totale des germinations des graines de 
Tabac et, dans certains cas, la rapidit de la germination. L'acide sulfurique 
concentr agissant plus d'une minute tue les graines. Le lavage prolong 
aprs le traitement l'acide a une influence nocive marque. Des graines 
ges de six, sept et huit ans ont donn un pourcentage lev de germina- 
tions. La rapidit de la germination est indpendante de l'ge de la graine 
et appartient certaines espces ou varits l'exclusion des autres. Une 
certaine priode do post maturation est ncessaire pour avoir des pour- 
centages levs de germinations. Des graines cueillies dans des capsules 
ouvertes germent peu. Des graines hybrides F| ges de trois ans ont donn 
un pourcentage de germinations plus lev que les graines du mme ge 
dos parents employs dans le croisement. F. Pchoutre. 

Dubard (M.) et Urbain (J. A.). De l'inflnence de l'albumen sur le dve- 
loppement de l'innbrifon. 11 rsulte d'expriences effectues sur des plantes 
varies : 1" que l'albumen n'est jamais indispensable au dveloppement de 
la plantulo; 2 qu'il est particulirement utile dans les premiers jours de 
la germination ; 3" que la plantule parat possder les rserves ncessaires 
son dveloppement. M. CJaiu). 

Couvreur (E.). Sur la germination des Pommes de terre. Ds le 



V. - ONTOGENESE. 93 

dbut, le sucre et la zymase peuvent tre mis en vidence dans les pousses. 
Le ferment serait l'tat de pro ferment dans le parenchyme au commence- 
ment de la germination et dans les vieilles pommes de terre ; il est l'tat 
actif dans les autres stades. Le sucre form est du maltose; il se forme en 
mme temps des dextrines. M. Gard. 

Delassus (M.). Influence de la suppi-ession partielle des rserves de la 
graine snr l'analomie des plantes. Cette mutilation entrane un dvelop- 
pement moindre de la plante, une rduction notable de tous les tissus, 
surtout de soutien et secondaires; une diffrenciation plus tardive, enfin 
parfois une rduction du nombre des faisceaux libro-ligneux. M. Gard. 

Lesage (Pierre). Sur la courbe des limites de la germination des 
graines aprs sjour dans les solutions salines. En mettant en ordonnes 
les temps de sjour dans les solutions et en abscisses les dilutions de ces 
solutions, on obtient des courbes curieuses, concaves vers le haut et dans 
lesquelles trois points particuliers attirent l'attention : 1 un point sur Taxe 
des y qui donne la limite du sjour des graines dans la solution de dilution 
zro; S'' un point limite de sjour au-dessous duquel le pouvoir germinatif 
est conserv, quelle que soit la dilution ; 3 un point partir duquel la 
courbe doit se continuer par une perpendiculaire l'axe des x. M. Gard. 

Borow^ikow (G. A.). Sur les causes de la croissance des plantes, I el II. 
Etudiant l'influence de nombreuses combinaisons anorganiques sur la 
rapidit de croissance de plantules d'IIeliant/ws annuus, l'auteur constate 
que ces substances dterminent l'acclration ou le ralentissement de la 
croissance dans la mesure o elles acclrent ou retardent l'hydratation des 
collodes, tandis que les variations observes dans la marche du dveloppe- 
ment des plantules (llelianthus paraissent indpendantes de la valeur de la 
pression osmotique ou de celle de la pression de turgescence. La conclusion 
qui semble dcouler de ces observations, c'est que la croissance dpend du 
degr d'hydratation des collodes du protoplasma. 

Les expriences entreprises avec des bases organiques telles que cafine, 
pyridine, cacodyle, asparagine, ainsi qu'avec leurs sels et avec quelques 
acides organiques, permettent de conclure que les sels de plusieurs bases 
organiques, ainsi que les acides correspondants exercent gnralement, dans 
certaines limites de concentration, une influence stimulante sur la crois- 
sance, tandis que d'autres la ralentissent. Lorsqu'une action retardatrice se 
manifeste, l'auteur l'attribue au fait que les bases organiques, en augmen- 
tant l'hydratation de l'albumine neutre, entravent l'absorption de l'eau par 
l'albumine acide, ce qui conduit la formation de nouvelles molcules 
d'albumine neutre. 

D'autre part, les sels facilement hydrolysables dterminent une accl- 
ration de croissance provenant des ions d'H qui sont librs dans la 
solution. Plus une base est faible, plus l'hydrolyse se manifeste aisment 
et plus l'action favorisante du sel est marque. Les solutions salines de 
fortes bases par contre ne dterminent pas d'acclration de croissance parce 
qu'elles s'hydrolysent plus difficilement et parce que les bases qu'elles ren- 
ferment exercent une influence dfavorable sur la vgtation. 

De mme que l'influence des sels anorganiques, celle des combinaisons 
organiques est indpendante de la valeur de leur pression osmotique ou de 
la turgescence qu'elle dtermine; elle dpend pas contre du degr d'hydra- 
tation des collodes du protoplasma. Toute cause capable d'augmenter l'tat 



94 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

il'ionisation de ralbuinine augmente on mme temps le degr d'hydrata- 
tion des collodes plasmatiques. C'est dans ce sens qu'agissent les acides 
vgtaux, tandis que l'adjonction de particules mtalliques exerce une action 
inverse. P. Jaccard. 

rti Jaccard iPaul). Nouvelles considrations sur les causes de ta crois- 
sance en jiaissetir. Ce travail comprend deux parties; dans la premire 
l'autour envisage l'effort auxquels sont soumis les troncs des arbres sous 
rintluonce du vent agissant sur leur couronne et critique la thorie de Metz- 
GER. d'aprs laquelle la forme des arbres est dtermine par le vent; dans 
la seconde, il cherche tablir que la marche do l'paississemont des troncs 
est domine moins par des exigences mcaniques que par celles du trans- 
port de l'oau des racines vers la couronne. 

Aprs avoir valu d'une faon approximative, sur des exem])les concrets 
soigneusement mesurs, la surface d'application, c'est--dire la surface ef- 
fective que la couronne des arbres envisags offre l'action du vent, et 
aprs en avoir dduit la pression correspondant une vitesse donne du 
vent, l'autour cherche dterminer quel est l'effort de flexion qui en r- 
sulte, et quelle est la valeur du travail la flexion auquel les diverses 
sections du tronc se trouvent soumises. 

En supposant que la pression totale du vent P sur la couronne agisse 
en un point (point d'application A, du vent) situ sur l'axe vertical 1/3 
environ de la hauteur de la couronne au-dessus de sa base, on obtient le 
moment de flexion M, correspondant un niveau donn n, du tronc en mul- 
tipliant P par l, l tant la distance entre n et A, soit la longueur du bras 
de levier de la force P. 

Le travail la flexion p un niveau donn du tronc s'exprime alors par la 

P X L 
formule p = rrr , dans laquelle W, le moment de rsistance, dpend 

du diamtre du tronc au niveau considr. 

Au moyen de cette formule l'auteur calcule, pour une intensit donne 
du vent, les valeurs de j correspondant des sections du tronc situes 
1, 3, 5, 7 m. etc. au-dessus du sol, jusqu'au point d'insertion de la couronne. 

Il rsulte des chiffres obtenus, que l'effort de flexion produit dans le tronc 
d'un arbre par un vent d'intensit donne agissant sur la couronne varie 
avec la hauteur au-dessus du sol : les valeurs de p atteignent un maximum 
vers 5, 7 ou 9 m. de hauteur, suivant les individus considrs, et prsen- 
tent deux minima, l'un vers la base du tronc, l'autre vers le point d'in- 
sertion de la couronne. 

L'auteur en conclut que les troncs des arbres ne sont pas des fts d'gale 
rsistance, et que dans leur accroissement en paisseur les exigences mca- 
niques sont subordonnes l'action de facteurs physiologiques plus efficients. 
J. observe en outre que, lorsque le diamtre du tronc augmente avec l'ge, 
la valeur de p va en diminuant dans des proportions considrables, de sorte 
que la rsistance effective des vieux arbres sains, compare celle des 
arbres jeunes, est hors de proportion avec l'emprise que leur couronne 
offre l'action du vent. Le renforcement exceptionnel do la base du tronc 
ne saurait non plus s'expliquer suffisamment par des raisons mcaniques; 
J. montre qu'il e.st en grande partie dtermin par les exigences du trans- 
port de l'eau, transport ralenti par l'talement des racines, suivant une 
direction plus ou moins horizontale. 

Dans la seconde partie de son mmoire, J. calcule quelle forme poss- 
derait un tronc d'pica s'accroissant dans des conditions donnes, en sup- 



V. ONTOGENESE. 95 

posant 1 que la section transversale des lments conducteurs de Veau re- 
prsents chaque anne par les trachides de printemps du dernier 
anneau form, et 2 que le rapport entre la surface (section) conductrice 
de l'eau et la surface transpiratoire de la couronne, restent constants sur 
toute la hauteur du ft. J. constate que la forme thorique satisfaisant aux 
conditions sus-indiques correspond trs approximativement la forme 
relle d'un pica ayant cr pendant un nombre gal d'annes et dans les 
mmes conditions que celles admises pour l'individu thorique. Il en con- 
clut que la forme du tronc de l'pica s'explique mieux lorsqu'on l'envisage 
comme tant celle d'un ft d'gale capacit conductrice pour l'eau, que 
comme celle d'un fut d'gale rsistance vis--vis du vent. Le travail de J. 
renferme encore de nombreux calculs et considrations difficiles rsu- 
mer. P. Jaccard. 



Bokorny (Th.). Influence de diverses substances sur la germination des 
graines. Acclration de croissance provoque par quelques substances. Les 
trs nombreux travaux publis ces dernires annes concernant l'acclra- 
tion ou le retard de croissance, ainsi que les effets nuisibles dtermins 
par diverses substances suivant leur degr de concentration sur les graines 
en germination ou sur les plantules, nous laissent encore le plus souvent 
dans l'ignorance du mcanisme des actions dites oligodynamiques ou cata- 
ly tiques auxquelles ces phnomnes sont attribus. Dans l'important m-- 
moire qu'il publie sur cette question, B., aprs avoir tudi expri- 
mentalement l'action de plus de 50 substances diffrentes sur la croissance 
de l'orge, du cresson, du bl, des pois, des haricots, des lentilles et des 
choux, arrive aux conclusions suivantes : De toutes les actions oligodyna- 
miques tudies, les plusnigmatiques sont les actions nocives exerces soit 
par les sels neutres des mtaux alcalins, soit par certains sels nutritifs sur 
la croissance des plantules, lorsque leur concentration dpasse une certaine 
limite; le degr de concentration nuisible tant d'ailleurs toujours trop faible 
pour provoquer une soustraction d'eau. 

Parmi les sels nutritifs, le chlorure de potassium est nuisible la concen- 
tration de 0,25 %, tandis que le monophosphate de potassium ne devient 
nuisible qu'au-dessus de 2 %. 

Des diffrences plus fortes encore s'observent dans l'action des nitrates : 
tandis que le nitrate de potassium est nuisible 1 % et retarde la crois- 
sance dj 0,1 %, le nitrate de calcium et le nitrate de sodium ne devien- 
nent nocifs qu'au-dessus de 1 % ; le nitrate d'ammonium, par contre, l'est 
dj au-dessous de 0,1 9^. 

Presque tous les sels neutres sont nuisibles la concentration de 1 %. 
Mais, tandis que les sels de lithium sont nuisibles trs faible concentration 
(0,05 %), ceux de rubidium ne le deviennent qu' une concentration dix fois 
plus forte. 

B. attribue l'action nocive des sels alcalins neutres ce qu'ils se combinent 
d'une faon particulire avec les protines du cgtoplasma, la suite d'une 
dissociation de la molcule saline provoque soit par le solvant, soit par le 
protoplasma lui-mme. Le fait qu'une quantit dtermine des substances 
nuisibles tudies est ncessaire pour entraner la mort d'une quantit 
donne de levures ou de spirogyres ne s'explique que par la formation d'un 
compos chimique dfini. 

B. s'est occup en outre de dterminer quelle est la portion de la plan- 
tule qui se trouve le plus fortement affecte par la substance nuisible et 



00 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

quelle est la fonction dont l'inhibition partielle entraine un retard de crois- 
sance. 

D'une faon gnrale, ce sont les racines qui sont le plus influences ; 
quant la fonction altre, il n'est pas facile de la prciser, mais il parat 
probable que l'oxydation du protoplasma se trouve entrave. Chez les bac- 
tries, Taction des substances nocives se traduit surtout par un affaiblisse- 
ment et un retard de la sporulation, par la rduction du diamtre des 
spores et par une diminution de leur rsistance vis--vis de la chaleur. 

lEn terminant, B. mentionne Tintluence acclratrice due diverses 
substances. Une acclration de croissance a t produite sur l'orge par le 
sulfate de caesium 0,01 </o, par le sulfate de lithium 0,05 %, par le sul- 
fure de carbone 0,01 % ; sur le cresson par le sublim 0,0005 ^, par le 
sulfate de cuivre 0,005 % ; par l'aniline 0,0025 </o. P. Jaccard. 

Harper (A. G.). Influence de la ilfoliation sur la croissance et la 
struclure du ois de Lavi.r. Les matriaux qui ont servi aux recherches 
de l'auteur provenaient d'arbres qui, plusieurs reprises, avaient t d- 
pouills de leurs feuilles par des larves de Nemalus erichsoni. Une dfoliation 
prmature, en privant la plante d'une quantit plus ou moins grande de 
substances nutritives, retentit la fois sur la croissance et la structure du 
bois et cela d'autant plus que la dfoliation est plus considrable. Lorsque 
celle-ci est importante, la croissance peut mme s'interrompre compltement 
sur certaines parties de la zone cambiale, tandis que les autres parties con- 
servent leur activit. Chez les Mlzes, tus par dfoliation, la croissance du 
bois cesse entirement la base des arbres un an ou plus avant leur mort. 
Quant l'influence de la dfoliation sur la structure du bois, elle se mani- 
feste surtout dans le bois d'automne dont les cellules ont des parois notable- 
ment moins paisses qu' l'tat normal. Malgr cela, l'paisseur de l'anneau 
form par le bois d'automne n'est gure diminue. Chez les Mlzes 
privs de leurs feuilles, l'auteur signale l'existence de canaux rsineux anor- 
maux. A. DE PUYMALY. 

Servettaz (C). liecherches exprimentales sur le dveloppement et la 
nutrition des ALnisses en milieux striliss. S. a pu en milieux striliss 
suivre l'volution complte de certaines Mousses, de la spore la formation 
des organes sexus. La premire formation issue de la spore est un filament; 
mais dans certaines Mousses il se constitue l'origine un petit massif cellu- 
laire d'oii naissent ensuite des filaments. Le protonma peut donner nais- 
sance de nombreux propagules, par simple dsarticulation de ses lments 
cellulaires. La formation dos bourgeons sur le protonma est lie un tat 
de grande activit dans la nutrition de la plante et demande un clairement 
suffisamment intense. En lumire attnue, il y a mme retour des jeunes 
bourgeons la forme filamenteuse. Le protonma est donc la seule forme 
.sous laquelle la Mousse puisse persister si l'clairement n'atteint pas un 
certain degr. Les organes sexus ne se sont forms qu"en prsence de 
peptone. S. tudie aussi l'iniluence des diverses substances minrales ou 
oi'ganiques sur le dveloppement des Mousses, l'action de la lumire, de la 
temprature, le besoin d'oxygne et leur symbiose avec des Cyanophyccs 
ou des Champignons. F. Pchoutre. 

Magnus CWerner) et "Werner (Elisabeth). Le dveloppement em- 
bryonnaire aty/)i'/ue des Podostmaces. Comme l'a signal Wknt, chez 
ces plantes, les phnomnes d'adaptation des organes vgtatifs entranent 



V. - ONTOGENESE. 97 

des modifications particulires dans ceux de la gnration. Dans la plupart 
des cas, la cellule-mre du sac embryonnaire se dveloppe en sac em- 
bryonnaire aprs une premire division. La forte rgression des antipodes 
est remarquable. Dans le genre Lawia, plus ancien au point de vue phylo- 
gnique et prsentant une structure florale plus primordiale, il y a encore 
une cellule antipode qui ne subit aucune division ultrieure. 11 en va autre- 
ment chez les autres espces des Eupodostomes : Podostemum subulalum, 
Dicra elongala, Hydrobrium oiivaceum ei Fameria metzgerioides, o l'appa- 
reil antipodique a compltement disparu. Le dveloppement du sac embryon- 
naire varie avec ces espces. Les modifications subies par le tissu nucellaire 
et les tguments sont de grande importance. Chez Lawia, il y a, aprs 
fcondation, rsolution des grandes cellules du nucelle, tandis que, chez 
toutes les autres espces, ce phnomne se produit plus tt et dj avant que 
le sac embryonnaire soit achev. Le plasma et les noyaux peuvent encore 
rester un temps assez long dans la cavit ainsi forme et remplie de liquide. 
En mme temps se produit une cuticularisation intense des tguments 
internes. Le thallome se dessche rapidement, la tige florale est mal dispo- 
se pour conduire l'eau. La cavit nucellaire remplie de liquide et de 
substances nutritives organiques, protge par les couches tgumentaires 
cuticularises, forme un excellent rservoir o l'embryon en voie de dve- 
loppement tire sa nourriture. 11 en rsulte que, dans les sacs embryonnaires 
normaux, les antipodes servant la nourriture sont devenus sans fonction 
et, enfin, ne se dveloppent plus. 11 convient de remarriuer que cette ind- 
pendance du jeune sporophyte vis--vis du tissu nourricier du gamophyte 
reprsente un pas dans le dveloppement de la grande srie des Angio- 
spermes, qui est accompli dans diffrentes familles, chez les Podostmaces, 
probablement haut places au point de vue phylognique, et aussi chez les 
Orchides o le dveloppement de l'endosperme est souvent trs rduit et o 
les antipodes, dans certaines conditions, ne se forment plus. Henri Mi- 

CHEELS. 

h) Kufferath (H.). Note sur la pJujsiologie et la morphologie du Por- 
phyridium cruentum Naegeli. En utilisant les techniques d'isolement et de 
cultures de la bactriologie, K. a obtenu des cultures pures de cet organisme. 
A la lumire, sur milieu glose, renfermant les sels inorganiques indispen- 
sables, mais aucune matire organique, on observe un bon dveloppement 
de Porphyridium. Cette Algue peut alors assimiler certaines substances or- 
ganiques, dont les plus favorables son dveloppement sont l'oxalate de 
chaux (0,5 %), la mannite (1 o/o), le citrate de chaux (0,5 %) et l'asparagine 
(0,5 96). Dans sa description, K. fait remarquer l'absence de pyrnode. Ce 
que l'on a pris pour un pyrnode est d un effet d'optique, produit par une 
convergence des rayons lumineux. On n'a pas trouv non plus de matires 
grasses. Les granulations non amylaces paraissent tre mtachromatiques. 
Par ses caractres morphologiques, cette algue se rapprocherait des Flori- 
des. Elle doit tre carte des Cyanophyces et des Protococcaces. 
Henri Micheels. 

a) Kufferath (H.). Contribution la physiologie d'une Protococcace 
nouvelle {Chlorella luteo-viridis Chodat nov. sp., var. lutescejs Chodat nov. 
var.). Ce travail comprend deux parties. Dans la premire, l'auteur fait 
d'abord connatre la technique des cultures qu'il a effectues. Il s'est servi 
de divers liquides nutritifs (pauvres en chaux, calciques et acides), ce qui 
lui permet de constater en premier lieu que, d'une faon gnrale, l'Algue 
l'anni;: biologique, XVIII. 1913. 7 



98 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

pousse bien dans les diffrents milieux nutritifs et qu'elle possde une grande 
facult d'adaptation aux diverses concentrations salines. La croissance ra- 
pide sous certaines concentrations des liquides calciques semble indiquer 
une excitation dans le dveloppement et la multiplication des cellules, mais 
il est peu probable que la pression osmotique ])uisse en tre la cause. 
L'optimum correspond une concentratiun de 0,55 % en substances salines. 
Le milieu nutritif pauvre en chaux s'est montr beaucoup moins favorable. 
Le meilleur dveloppement a t constat avec 0,09 %. Le liquide acide a 
d, comme le prcdent, tre rejet. A la solution riche en chaux, K. a 
ajout successivement Ko CO3, l'acide tartrique et des substances osmotiques 
(nitrate de potassium, chlorure de sodium, saccharose^ etc.) pour ses essais. 
puis il a recherch la rsistance la chaleur. Ces tudes, compares celles 
faites sur d'autres Algues, prouvent qu'il ne faut pas gnraliser au sujet de 
l'action des facteurs qui interviennent ici. K. montre aussi combien la 
chlorose a de causes diverses. Dans la deuxime partie de son mmoire, 
K. expose les rsultats donns par ses cultures en prsence de substances 
organiques, fort nombreuses, la lumire et l'obscurit, puis il mesure les 
variations dans la grandeur et la forme des cellules en milieu liquide ou sur 
glose, la lumire et l'obscurit. 11 montre ensuite l'action des substances 
colorantes sur l'Algue et il aborde enfin la question du pyrno'ide, qui sem- 
ble parfois disparatre chez Chlorella. Sur milieux solides, sa production et 
sa disparition ne se manifestent pas aussi rgulirement qu'en milieu liquide. 
K. ne trouve cependant pas, dans ses expriences, un argument fondamen- 
tal pour diminuer sa valeur systmatique. L'histoire des rserves chez 
Chlorella peut se rsumer comme suit : 1 formation d'un pyrnode; 
2 production de glycogne aux dpens du pyrno'ide , 3 transformation du 
glycogne en substances huileuses. L'ouvrage se termine par une diagnose, 
crite par Chodat, de l'Algue tudie. Henri Miciieels. 

Micheels (Henri). Action des solutions anodises et cathodises sur la 
germination. Beaucoup d'aliments absorbs par les vgtaux ne sont que 
des solutions aqueuses d'lectrolytes souvent trs dilues. L'tude de solu- 
tions aqueuses 1/10, 1/100, 1/1000 m. de diverses substances sur la germina- 
tion a prouv l'auteur que les diffrences qu'elles offrent trouvent leur 
explication en admettant une dissociation d'lectrolytes dans le solvant, 
s'effectuant ainsi que l'indique laphysicochimie. Elle lui a permis en mme 
temps de constater uu antagonisme entre les ions de mme valeur ou de 
valeurs diffrentes, qui ne peut tre interprt sans reconnatre les donnes 
qu'enseigne aussi cette science au sujet des solutions. C'est en soumettant 
ces solutions au courant galvanique qu'il a pu signaler ensuite les dissem- 
blances qui existent entre les liquides anodiques et cathodiques quant 
leur rle vis--vis des germinations. En poursuivant mthodiquement ses 
recherches, il mesure maintenant non seulement les rsultats observs, 
mais encore les causes agissantes. 11 a fait usage de courants faibles et d'au- 
tres de grande intensit. En fait de solution, il s'en est tenu celles trs 
tendues de KCl et de NaCl dans l'eau (1/100 et 1/1000 m.). De ses exp- 
riences, il tire les conclusions suivantes : Qu'une solution aqueuse d'lec- 
tmlyte trs dilue (1/100 et 1/1000 m.) soit traverse ou non par un courant, 
son action sur la germination est surtout ionique et non atomique. Pour une 
iiinie surface d'lectrodes, elle i)arat ])roj)ortionnelle au nombre de coulombs 
utili.ss. La u^esure de la quantit d'lectricit employe a permis de cal- 
culer les quantits maximales thoriques en poids des lments librs de 
l'lectrolyte, ainsi que celles d'acide et d'alcali que ces corps auraient pu 



V. - ONTOGENESE. 99 

former avec le solvant. Ces quantits sont insuffisantes pour rendre compte 
des effets observs. L'action nfaste des solutions anodises n'est pas due 
leur acidit. La germination des gramines est active par des solutions 
faibles d'acide chlorhydrique. Elle n'est pas explicable non plus par une 
rsistance plus grande au courant lectrique, car le liquide anodique est 
meilleur conducteur. Dans les solutions anodises et cathodises, l'action 
nfaste des cathions est prpondrante et se manifeste dans les liquides 
anodiques. L'arrt de dveloppement des racines est d la floculation du 
liquide collodal acide qu'elles contiennent, provoqu principalement par 
les cathions qui traversent plus facilement la membrane cellulaire. Cet effet 
reconnat donc surtout une cause physique. Henri Micheels. 

Kiesel (A.). Recherches sur l'action des divers acides et sels acides sur le 
dveloppement de l'Aspergillus niger. L'activit physiologique des divers 
acides et sels acides sur le dveloppement de VAspergilliis niger ne corres- 
pond pas, dans une grande partie des cas, l'activit chimique de ces corps. 

Ainsi, K. a constat une trs grande toxicit des acides gras, quoique 
ceux-ci soient peu dissocis et peu assimilables. Cette toxicit, qui augmente 
avec le nombre des carbones, dpassait, pour l'acide caproque et l'acide n- 
valrianique, mme la toxicit de l'acide arsnique et de l'arsniate diso- 
dique. 

D'aprs l'auteur, la toxicit serait due une diffrence de permabilit de 
la couche protoplasmique de la cellule pour divers corps, et la pntration 
de la substance toxique serait rgle d'une certaine faon par cette couche. 

Ph. Lasseur, 

b) Jaccard(P.). Structure anatomique de racines tendues naturellement. 

Il n'est pas rare que par suite de leur accroissement en paisseur les 
grosses racines qui se dtachent de la base du tronc des arbres soulvent 
des racines plus petites qui se trouvent ainsi plus ou moins fortement ten- 
dues et qui continuent crotre dans cet tat permanent de tension longitu- 
dinale. L'existence de cet tat de tension est rendue sensible par Tcartement 
brusque et parfois assez considrable (6 10 mm.) qui se manifeste lors de 
la section de ces racines. 

Les racines tendues de Fagus silvatica, par exemple, compares aux 
racines normales non tendues provenant d'un mme individu, prsentent, 
au point de vue anatomique, les caractres suivants : 

1. Trs grand dveloppement des vaisseaux et des trachides qui, en 
nombre et en diamtre, dpassent de beaucoup ce qu'on observe dans des 
portions correspondantes des racines non tendues ; 

2. Absence presque complte des fibres ligneuses, celles-ci tant rempla- 
ces par des cellules de parenchyme ligneux remplies d'amidon et parois 
relativement minces; 

3. Rduction des rayons mdullaires en rapport avec le grand dveloppe- 
ment des parenchymes ligneux et avec l'abondance des ponctuations des 
lments conducteurs. M. Boubier. 

Plate (F.). Recherches sur les phnomnes d'imbibition des semences 
d'Avena saliva. En ce qui concerne l'avoine, on peut dire que tantt les 
anions, tantt les cations accomplissent des fonctions spcifiques dans les 
phnomnes d'imbibition des graines; mais ;on ne peut dire, comme le 
voudraient d'autres auteurs, que seuls les uns ou les autres accomplissent 
ces mmes fonctions. P. a confirm ces faits pour les sels alognes, nitrates. 



100 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

sulfates, phosphates, sels inorgani(iues, acides organiques et leurs sels, et 
cola non seuliMiK^nt i)ar des l'ocherchcs analytiques et biologiques, mais 
aussi pliysico-chiini(|ues. 

Ces rsultats dmontrent deux autres faits trs importants, savoir que 
la germination est acclre par nombre d'agents chimiques et favorise 
par des concentrations trs fortes. M. Boubier. 



I 



CHAPITRE VI 

lia Tratog^ii^e 

Anastasi (O.). Sul compor lamente di alcuni innesti di occhi nelle larve 
di iJiscoglossus piclus. (Archiv Entw.-Mech., XXXVII, 222-232, 3 pi.) [110 

a) Bierensde Haan (J. A.). Ueber homogne und htrogne Keimversch- 
mehungen bciEchiniden. (Arcli. Entw.-Mech., XXXVI, 473-536, 35ig.) [108 

b) Ueber die Entwicklung heterogener Verschmelzungen bei Echiniden. 
(Arch. Entw.-Mech., XXXVII, 420-432, 5 fig.) [109 

Blaringhem (L.). Fleurs prolifres de la Cardamine des Prs. (Bull. 
Soc. bot. de France, 4^ srie, XIII, 304.) [Observations relatives aux pro- 
lifrations centrales de quelques espces de Crucifres. F. Pchoutre 

Bury (Janina). Experimentelle Untersuchungen ilber die Einwirkung 
der Temperatur 0'^ C. au f die Entwicklung derEchinideneier. (Arch. Entw.- 
Mech., XXXVI, 537-594, 10 fig., 3 pi.) . [102 

Faur-Fremiet (E.). Action des rayons ultraviolets sur l'uf de l'Ascaris 
magnalocephala. (C. R. Ac. Se, CLVII, 145-147.) [103 

Hanko (B.). Ueber den gespaltenen Arm eines Octopus vulgaris. (Arch. 
Entw.-Mech., XXVII, 217-221, 1 fig.) [Description d'une anomalie 

assez rare chez les Cphalopodes et dont l'origine doit tre vraisembla- 
blement recherche dans un phnomne de rgnration. M. Herlant 

Hert\;vig (G.). Parthenogenesis bei W'irbeltieren, hervorgerufen durch art- 
fremden radiumbestrahlten Samen. (Arch. mikr. Anat., LXXXl, N" 3, 87- 
127, 6 fig., 2 pi.) [104 

Hert-wig (G. und P.). Beeinflussung der mnnlichen Keimzellen durch 
chemische Sto/fe. (Arch. mikr. Anat.,'LXXXIII, N" 4, 207-306.) [106 

Hertwig (O.). Versuche an Tritoneneiern ilber die Einwirkung be- 
strahlter Samenfdden auf die tierische Entwicklung . 2 Beitrag zur experi- 
mentellen Zeugunqs-und Vererbungslehre. (Arch. mikr. Anat., LXXXII, 
H. 1, 1-63, 4 fig., 3 pi.) [105- 

Hert-wig (P.). Das Verhalten der mit Badium bestrahlten Spermachro- 
matins im Froschei. Fin zytologisclier Beweis fur die parthenogenetische 
Entwicklung der Radiumlarven. (Arch. mikr. Anat., LXXXI, H. 4, 173, 
1 pi.) [104 

Hildebrand (Friedrich). Ueber eine ungewhnliche Blutenbildung bei. 
Lilium gigantetim. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 8, 500-502, 
1 fig.) [Par suite 

d'accident, l'axe florifre s'tant bris, des pousses basales avec fleurs ont 
surgi et il y eut prdominance de Tune d'entre elles. Les matriaux 
destins aux fleurs ont donc chang de direction. Henri Micheels 



L ANNEE BIOLOGIQUE. 

Josephy H J ' ' er finf Lhyppelbildung bei rintr Tritonlarve. krch. 

Ennv.-Mec:... XXXV, 5Sy^97. 1 pL. 1 fg.) :1I2 

Kajanas ,Birer . l'fber einigr rfgdatirx Anomalien ri Trifolium 

yr .Y tff L. Zeit. f. ind. Abst. und Vererb.. IX, 111-133, 8 fig., 1 pl.> ;ill 

Kantjcsch .G.I. Studiem ibfr E ' tngsanoauilien bei Ascaris. II. 

Xrcii. EnTa.-Mech.. XXX r, 643-691. t^ i.^., 2p. [111 

Koriba K . L'fberdif f ^ ^ nthes-Arhre. \J^T. des denisch. 

-^cb- IXXI. 3 _ 111 

Xnsbanm Jzf nnd Oxner Mieczysla-w- . Die Diovogonie odrr die 
E< nfs Embryo aus zxr^i Eiem bri der Semertine Eineus ruber 

M' -^ .- Znnr.-Mech.. XXXM, S4-?-S2. 2 pi.) [110 

a) Oppermans. i>i> jp ,'.'. .',-;.,,, pon EorrUfneirm nacA B^fruchtvng 
fhit radiu\M-b^sJrakUen -- n. lArch. mikr. Anat., LXXXIII. 141- 

1S<. [106 

' / ' - ; , 7- .. , . r. . , -- rnmatiju ichrmd d-rr ersten Tei- 

- - " ,r: . [Analys avec le prcdent 

Payne Fernandos . A Study of the Effect of Radium upon the Eggs 
:</ Asraris m^gaiocephala tacalais. (Archiv Entw.-Mech., XXXM. ^- 



o, 



i 



:v:3- 3 [10 

Rpand C. ri Lacassagne A. . Lei follicules anorulaires de F ovaire 

-:/>?- i'i Lapine ad>: '-. C . Ass. Anat.. 15' rtm., Lausanne. [\'oir ch. II 

SchlTimberger Otto . Ceber einen eigenartigen Fall abnormes W urz-el- 

bildung an K moUen. Ber. der densch. bot. GeselUch.. XXXI. 60- 

' ' - ~- S. -^^^-.-c que la cause en rside dans les nouvelles formations 

- ^ ^es accompagnant une lsion de rombilic. Henri Micheels 

Sierp H- . Ueber die Besiehunget* cwisehen iHdividuengrsse. Organ- 
grue und Z .mit besonderer Berv.cksichtigung de* erblichen 

Zurergicucht^. .-_. : iss. Bot, LUI, 55-125. 3 fig.) [111 

Stockar'' '"^.^-'i^s R The artificial production of structural arrests 
and T . Proceed. New-York patbol. Soc.. XIII. n * 3 et 4. 

>&^., [107 

Triepel Hermann . .e XeubUdung einer Achillessehne. (Ar- 



h: 1^ constate accessoirement, 

au cours d eipriences de raccourcissement du tendon d'Achille chez de 

;eur.e5 cLsts. ei es analogues celles de MABFi. M. Heelaxt. 

"WT:-= ''' e - - .- .-^ ..- - -.- .: ' - - nient in Xieoliana on 

f- 1 : [111 

Voir pp. 73, 81, 119, 417. 425. pour les renvois ce chapitre. 



2" TRATOGZKESE tiPZELTiENTAI-E. 

b. Influence trato^'iy^i'f"e <f* divers n cents. 

a Influence des aeuls tutramquti et ptiysif{ues. 

Bary J. Recherches erpri mentales sur rinfluenee de la temprature 
de C. sur le dteloppemeni de f uf d'Oursin [H, 2]. B. place pendant 



Vf. LA TKATOGENESE. 103 

un certain tempes des ufs de Sphrechinus ou de Stronr^f/locentrodu dif- 
frents stades de leur volution dans de l'eau de mer la temprature de 
O' C, aprs quoi elle les remet la temprature du laboratoire (W'). Les mo- 
difications constates sont parfois trs intressantes. L'uf immature se 
laisse pntrer par de nombreux .spermatozodes, mais ceux-ci ne se trans- 
forment pas en pronuclei cf ; ce fait concorde avec les donnes de Dklaoe 
sur la maturation protopla.smique. Si le froid agit pendant l'expulsion du 
2'= globule polaire, un noyau vacuoleux se reconstitue chaque ple du fu- 
seau et l'uf semble ainsi contenir 2 pronuclei comme aprs la fconda- 
tion. L'auteur n'a malheureusement pas pu suivre l'volution de ces ufs : 
il y a l une question trs intressante qu'il importe de rsoudre, ces ufs 
ralisant pour l'Oursin ce que Del.\ge et d'autres ont observ dans la par- 
thnogense exprimentale chez l'Astrie. 

Si l'on soumet des ufs mrs l'action du froid, qu'on les reporte la 
temprature du laboratoire et qu'on les fconde avec des spermatozodes 
pareillement refroidis, la fcondation se produit et on ne constate d'abord 
qu'un ralentissement de la formation de la membrane. Bientt .se produit 
un phnomne trange : le protoplasme devient le sige de violents cou- 
rants, le pigment est tour tour dissmin la surface entire de l'uf ou 
se rassemble en un point limit. Finalement il est limin avec une petite 
masse cytoplasmique qui se dtache de l'uf. Celni-ci, aprs des plissements 
irrguliers et .sans importance, ne se segmente qu'au bout de 4 6 heures, 
mais gnralement en un nombre assez considrable de cellules. Certains de 
ces ufs atteignent le stade ptuleus, mais la mortalit e.st trs considrable lors 
de la gastrulation. Il est intressant de noter que le froid n'agit pas sur les 
.spermatozodes, dont le pouvoir fcondant n'est nullement diminu, rnme 
aprs 14 jours d'exprience. Les ufs seuls y sont, sensibles. L'analyse 
cytologique montre que le noyau limine une certaine partie de .sa chroma- 
tine ; les modifications du protoplasma sont assez imprcises et une techni- 
que .spciale pourrait seule fournir des donnes certaines. La premire 
cinse est profondment trouble, tantt polycentrique, tantt du type mo- 
naster, tantt d'un type mal dfini, ressemblant une amitose ; mais B. se 
tient avec raison sur une prudente rserve quant la question de savoir 
si ce mode de division est compatible avec un certain degr de dveloppe- 
ment. On sait que Godlewski a montr combien cette question est dlicate 
trancher. 

Sur des stades plus avancs, le froid produit une tendance au fusionne- 
ment des bla.stomres, mais les blastulas le supportent parfaitement bien. 

L'analy.se des multiples anomalies que prsentent ces ufs donne B. 
l'occasion de passer en revue une foule de problmes intressants se rappor- 
tant la fcondation, la relation caryoplasmique, la formation de monstres 
doubles, etc. Cet expo.s est trs suggestif; signalons en particulier les rap- 
ports entre l'expulsion de particules chromatiques hors du noyau et leur 
utilisation apparente au cours du travail mitosique. Enfin B. arrive n'ac- 
corder aucune importance directe la membrane dans la rsistance normale 
de l'uf la polyspermie. 

Ce travail, trs consciencieux, montre l'intrt considrable des exp- 
riences sur l'uf lorsqu'on se donne la peine d'analyser leurs rsultats avec 
les mmes mthodes cytologiques rigoureuses qui ont permis d'tudier le 
dveloppement normal. M. Herlant. 

Faur-Fremiet E.;. Action des? rayons ultraviolets sur l'uf d'Ascaris 
nuignalocejjhala. Cette action se rsume en un ralentissement de la seg- 



101 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

mentation, allant quelquefois jusqu' son arrt, et en production d'ano- 
malies diverses. Dans la prsente note il s'agit uniquement du premier 
phrnomne. L'action des rayons ultraviolets est proportionne la dure et 
l'intensit de l'irradiation; elle varie aussi avec les diffrentes rgions du 
spectre ultraviolet, le maximum correspondant la rgion que V. Henui et 
K. WiRMSER dsignent par la lettre B. Les recherches purement chimiques 
de ces derniers auteurs permettent de supposer que ce qui est influenc 
dans l'uf d'Ascaris, ce ne sont ni les hydrates de carbone ni les diastases, 
mais des corps gras non saturs ; le retard de la segmentation est d proba- 
blement ce que les rayons ultraviolets rendent les rserves graisseuses, 
aux dpens desquelles se produit surtout la combustion, inutilisables pour 
l'uf en voie de dveloppement. M. Goldsmith. 

j3) Influence des agents chimiques. 

Hert-wig (G ). Parthnogense chez les Vertbrs par fcondation 
l'aide de spermatozodes irradis. G. H. a institu une srie d'expriences 
complte sur les ufs irradis par le radium. 11 opre sur des ufs de Ba- 
traciens anoures. Il tudie d'abord le dveloppement d'ufs de crapaud irra- 
dis fconds avec des spermatozodes de grenouille irradis longuement 
(4 heures 1/2) entre deux capsules contenant du msothorium. Les larves se 
dveloppent normalement bien que leurs organes soient y constamment plus 
petits que ceux des tmoins. 

Des ufs de grenouille verte (/?. esculenla) sont de mme fconds avec 
des spermatozodes de Rana fusca. Les embryons se dveloppent avec di- 
verses anomalies par atrophie. 

G. H. fait ensuite l'exprience inverse, irradiant des ufs vierges de cra- 
paud et les fcondant avec des spermatozodes de grenouille normaux; il 
obtient des embryons plus ou moins anormaux. 

Dans une partie gnrale, il examine diverses questions thoriques. 
D'abord il considre que ses expriences, comme celles de 0. Hertwig, d- 
montrent que la mort du produit de l'hybridation est due la disliarmonie 
des chromatines cf et ; c'est la chromatine qui est tue par irradiation. Si 
l'une des chromatines ((5 par exemple) est tue compltement, l'uf se d- 
veloppe alors qu'il ne se dvelopperait pas dans le cas d'hybridation; c'est 
alors un dveloppement parthnogntique [III, p]. Le spermatozode irra- 
di n'apporte pas d'idiochromatine, il agit seulement comme excitant, 
comme agirait par exemple la piqre de l'uf (Bataillon). Les larves irra- 
dies ont un nombre haplode de chromosomes, ce qui est dmontr par la 
diffrence de volume de leurs noyaux et des noyaux des larves tmoins (ces 
diilerences sont trs nettes dans les figures de G. H.). 

Si les larves hybrides provenant de spermatozodes irradis peuvent vivre, 
c'est qu'elles liminent l'une des deux chromatines disharmoniques. Elles 
vivent, mais leur potentialit de croissance est diminue du fait de la dimi- 
nution de volume de leurs noyaux. Ces expriences sont comparables en 
somme celles de Godlewsky qui fconde avec des spermatozodes tran- 
gers des fragments anucls d'ufs. Ch. Ciiampy. 

Hertwig (Paula). Le sort de la chromatine spermatique irradie au 
radium dans t'o-uf de grenovlUe. P. H. a tudi cytologiquement le sort 
de la chromatine spermatique irradie dans l'uf de'grenouille. Elle opre 
dans des conditions exprimentales analogues celles qui ont t dcrites 
prcdemment et tudie les ufs tus divers stades. La chromatine sper- 



VI. - LA TER^TOGENESE. 105 

matique ne participe pas la fcondation, elle reste dans l'un des blasto- 
mres comme resterait un corps tranger. Ainsi se trouve vrifie l'hypothse 
deG. et 0. Hertwig que la fcondation par des spermatozodes irradis aboutit 
en somme un dveloppement parthnogntique [III, P]. Ch. Champy. 

Hertwig (O.). Recherches sur Vin(Juence de spermatozodes irradis sur 
le dveloppement embryonnaire [III, p]. H. irradie des spermatozodes de 
triton avec du radium ou du msothorium pendant des temps divers. Les em- 
bryons provenant d'ufs spermatozodes irradis un court laps de temps 
sont plus petits que les embryons normaux. Ils sont constitus d'lments 
plus petits et un peu altrs. Le dveloppement prsente quelques anomalies 
que H. dcrit en dtail. Les ufs fconds avec des spermatozodes irradis 
pendant quinze minutes se segmentent normalement, mais les blastomres 
ont une tendance se sparer. Un grand nombre de cellules sont trs al- 
tres et dgnrent, on a en somme un dveloppement peu prs normal 
avec nombreuses images de dgnrescence. 

Avec des ufs fconds par des spermatozodes irradis deux et trois heures, 
le dveloppement est ralenti, mais peu prs normal au dbut. Les larves 
sont beaucoup plus petites que les tmoins, elles sortent beaucoup plus tard 
de l'enveloppe glatineuse pour mener une vie libre. 

Aprs ces expriences prliminaires, H. a fcond des ufs de Triton vul- 
garis avec des spermatozodes irradis de Salamandra maculosa. Les ufs 
ainsi fconds' avec des spermatozodes normaux ne dpassent pas le stade 
de gastrulation. Les spermatozodes irradis perdent presque toute motilit. 
Parmi les ufs fconds par eux, beaucoup ne se dveloppent pas. D'autres 
se dveloppent anormalement, la polyspermie est frquente. Six ufs seule- 
ment se sont dvelopps normalement. Quinze jours aprs la fcondation, 
deux larves sont sorties de l'uf et ont continu vivre plusieurs jours. Ces 
larves sont en ralit des larves parthnogntiques. H. en a fait une tude 
microscopique dtaille. 

H. a compt'le nombre des chromosomes non sur des coupes, mais sur la 
membrane natatoire colore en masse. Le nombre des chromosomes est de 
Il ou 12 au lieu de 24. Ces larves vivent donc avec des cellules nombre 
de chromosomes rduits (haplode). 

Se basant sur les nombreuses recherches qui ont montr une relation entre 
le nombre des chromosomes et le volume du noyau au repos, H. cherche 
une relation de ce genre. 11 a mesur le diamtre des noyaux de divers l- 
ments et lve au cube le chiffre trouv. (Il faut remarquer que, bien que 
les diffrences de diamtre des noyaux soient videntes, il doit y avoir des 
erreurs d'apprciation formidables de ce fait que les noyaux sont de forme 
irrgulire; l'erreur est ainsi leve au cube.) Il trouve toujours un volume 
bien plus grand pour les noyaux de larves normales que pour ceux des larves 
irradies, mais la diffrence n'est cependant que rarement du simple au 
double. 

La taille des larves et le volume des organes ont vari environ du simple 
au double. 

Les tissus des larves provenant de spermatozodes irradis ont un aspect 
un peu pathologique (mitoses pluripolaires, pycnoses, etc.). 

11 se produit dans le canal pendymaire et les ventricules une prolifra- 
tion anormale que H. qualifie de tumeur. 

L'auteur conclut que les radiations ont une influence spcifique sur les 
noyaux et plus spcialement sur la chromatine, ainsi que le montrent tous les 
travaux de son laboratoire. 



106 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Les ufs fconds avec des spermatozodes irradis sont des ufs parth- 
nognctiques o la chromatine mle est absente. 

11 tire aussi de ces expriences cette conclusion importante que Tuf 
fcond avec dos spermatozodes trangers ne se dveloppe pas par suite 
d'une disharmonie des deux idioplasmas, puisque si l'on dtruit par le radium 
la chromatine paternelle, le dveloppement a cejDendant lieu. 11 n'y a pas de 
raison pour admettre que les phnomnes d'irradiation des cellules soient 
dus une action sur les lcithines. En somme, l'irradiation est un prcieux 
moyen d'tudier les produits parthnogntiques des ufs des Vertbrs. 
En employant des gamtes d'espces trangres, dont l'un irradi, on aura 
de faux hybrides qui seront compltement d'origine paternelle ou maternelle. 
Ch. Cn.\MPV. 

Hertwig (G. et P.). Action de substances chimiques sur les spermato- 
zodes. G. et P. H. ont essay l'action sur les spermatozodes de grenouille, 
de nitrate et chlorhydrate de strychnine, d'hydrate de chloral et de bleu de 
mthylne. C'e^t avec ce dernier qu'ils ont obtenu les rsultats les plus d- 
monstratifs. Aprs une action un peu longue, les spermatozodes se condui- 
sent peu prs comme lorsqu'ils ont t traits par le radium, c'est--dire que 
la chromatine paternelle n'est plus susceptible d'volution. Ils fcondent 
avec ces spermatozodes des ufs d'espces trangres ( R. fusca, R. esculenta) 
qui se dveloppent parthnogntiquement. Le dtail des phnomnes de 
dveloppement est peu de chose prs le mme que dans le travail des 
mmes auteurs sur les spermatozodes irradis. 

Ici, ils ont tudi chez l'oursin les phnomnes cytologiques de la fcon- 
dation avec les spermatozodes traits par le bleu de mthylne. Le noyau 
paternel reste reprsent par une masse de chromatine qui ne se segmente 
pas en chromosomes. Dans les asters, il y a un nombre haplode de chromo- 
somes. On observe frquemment des mitoses anormales avec tirement du 
noyau. 

G. et P. H. ont remarqu que pour un mme excitant chiniique les sperma- 
tozodes de diverses espces se conduisent de manire diffrente. On observe 
aussi des diffrences entre les spermatozodes de mme espce et mme 
entre les divers spermatozodes d'un mme animal. 

Les spermatozodes ne sont donc pas tous galement sensibles aux influences 
extrieures; aprs 18 heures de contact avec le bleu de mthylne, il est des 
spermatozodes dont le mouvement est tout fait arrt et qui sont inutili- 
sables pour la fcondation, alors que d'autres sont encore utilisables, ce qui 
permet une slection de spermatozodes. G. et P. admettent, comme 0. Hert- 
wig, que l'appareil de mouvement n'est pas directement influenc par les 
substances chimiques, mais qu'il y a seulement action indirecte, l'altration 
du noyau retentissant sur le mouvement du flagelle. [De nombreuses obser- 
vations plaident contre cette interprtation, notamment le fait que j'ai vrifi 
aprs divers auteurs que les queues spares de la tte se meuvent aussi 
longtemps et plus nergiquement que normalement]. Ch. Champy. 

a) Oppermann. Le dveloppement des ufs de truite aprs fcondation par 
des spermatozodes irradis. Dans ce premier travail, O. tudie surtout 
les modifications de l'embryon sous l'influence de spermatozodes irradis 
pendant des temps divers, variant de cinq minutes vingt-quatre heures 
avec du radium ou du msothorium. 

Il tablit une courbe du dveloppement de ces embrj'ons d'oii il rsulte 
que les embryons irradis fortement se dveloppent mieux que ceux irradis 



VI. - LA TERATOGENESE. 107 

faiblement; il montre que ce sont en ralit des embryons parthnog- 
ntiques. 

Il a observ trs frquemment des embryons avec spina bifida, ce qu 
semble correspondre aux moindres altrations. Les deux moitis des em- 
bryons sont rarement symtriques ; la moelle, l'intestin sont altrs ou bifur- 
ques. La chorde dorsale est fiouvent dveloppe unilatralement. La scission 
des organes s'observe presque toujours du ct caudal. On obtient quelque- 
fois des hmi-embryons. En somme, O. confirme les rsultats de 0. Hertwig 
sur la grenouille. 

Dans un autre travail, O. tudie cytologiquement la segmentation des 
ufs fconds avec des spermatozodes irradis fortement au radium. 

La fusion des deux pronucli se fait par le processus normal, mais pen- 
dant le gonflement du noyau spermatique on observe que la chromatine se 
runit en un paquet central. A la premire mitose, cette chromatine reste 
sous forme de masse dense et ne se divise pas. Elle s'tire et reste vers la 
cloison qui spare les deux blastomres, puis ne participe plus aux mitoses 
ultrieures. Il s'agit donc bien d'une segmentation parthnogntique [III, |3]. 
Ch. Champy. 



Payne (F.). Etude de l'effet du Radium sur les ufs d'Ascaris megaloce- 
j)hala univalens. P. Hertv^'ig (1911) a montr que, contrairement aux 
conclusions de Pertiies (1904), l'irradiation a un effet direct sur la chromatine 
des ufs en division. Les premires figures achromatiques peuvent tre 
d'une rgularit parfaite. Mais, sur la premire dj, on relve un miette- 
ment des chromosomes en granules et en masses irrgulires : le phnomne 
rappelle les mitoses somatiques normales de diminution (Boveri). 

P. confirme ces rsultats. Il ajoute que les gros blocs chromatiques de la 
premire cinse peuvent prendre part ou non la reconstruction des 
noyaux-filles et que les troubles paraissent moins profonds dans les divi- 
sions subsquentes. Le fait essentiel est qu'au moins dans les premiers 
stades, la chromatine reste bien diffrente dans les cellules sexuelles et so- 
matiques. Malgr l'miettement, les chromosomes sexuels ont des lments 
beaucoup plus trapus. E. Bataillon. 

Stockard (Ch. R.). Production artificielle d'arrts dans les structures 
et de races dgnres. L'auteur s'tait occup antrieurement de produc- 
tion d'alternations diverses, surtout de cyclopie et des troubles du systme 
nerveux, par l'action des divers sels de Mg, de l'alcool, de l'ther, etc. sur 
les ufs de poissons et d'oiseaux. Ses nouvelles expriences ont port sur 
des mammifres, des cobayes. L'embryon a t atteint pour l'action de l'al- 
cool administr aux parents. Il y a eu 3 sries d'expriences : 1" Mles 
alcooliss X femelles normales (53 expriences) ; 2'^ Femelles alcoolises X 
mles normaux (14 expriences) ; 3 Les deux parents alcooliss (27 exp- 
riences). La premire srie donna 22 dveloppements avorts, 7 portes de 
mort-ns et 24 portes de jeunes vivants, avec 51 individus dont 20 mou- 
rurent dans des convulsions peu de jours aprs la naissance. Les 2<= et S^ 
sries d'expriences ont fourni des pourcentages peu prs gaux la pre- 
mire. 

Les individus de la 2^ gnration ont t croiss les uns avec des individus 
normaux, les autres avec des individus alcooliss. Les premiers ont donn 
des descendants absolument normaux; parmi les seconds les, avortements et 
les mort-ns taient, au contraire, nombreux ; de mme dans les croise- 



108 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

ments entre individus de la 2 gnration. On a observ le dfaut de dve- 
loppement (les yeux dans un des cas tratologiques. 

L'action de l'alcool parait tre une action affaiblissante gnrale; si elle se 
localise si souvent dans le dveloppement des yeux, c'est parce que le bour- 
geonnement et le dplacement des vsicules optiques sont les phnomnes 
de croissance les plus considrables pendant les premiers stades de la vie 
embryonnaire. M. Goldsmith. 

a) Bierens de Haan ( J. A.). Sur les fusions germinales homognes et 
htrognes chez les Echinides. Dans ces recherches faites Naples et 
Roscofi", l'auteur use de la technique de Driescif. Les ufs sont immergs 
de 15 GO minutes dans l'eau de mer prive de chaux (mthode de Herbst) 
lgrement alcalinise,' puis reports dans le milieu normal. Les soudures 
sont rares. On peut amliorer les rsultats par centrifugation dans le milieu 
priv de chaux; mais il y a de grandes variations individuelles. 

Fusion d'ufs vierges. A la fin de la priode du frai, les ufs vierges 
de Parechinus miliaris (Roscoffj s'agglutinent facilement en amas. Deux 
ufs peuvent s'accoler l'un l'autre, ralisant une forme en sablier et fina- 
lement une sphre unique. L'tude cytologique n'a pas t faite. Il y a des 
masses plus volumineuses rsultant de la fusion de plus de deux ufs. Mais 
si les ufs doubles donnent, aprs fcondation, une fraction notable de 
mauvaises blastules, 1/5 au plus arrivent la gastrulation et 07i n'observe 
qu'une invagination. Mmes rsultats sur les ufs de Sphrechinus souds 
dans l'eau alcalinise. Ces rsultats diffrent de ceux de Driesch qui notait 
deux invaginations gastrulaires : peut-tre les noyaux femelles se sont-ils 
souds. Quant l'arrt trs frquent au stade blastulaire, on peut mettre 
l'hypothse d'une polyspermie, ou bien faire intervenir les irrgularits con- 
scutives la monospermie sur ^ine masse comportant 2 noyaux femelles 
isols. Le volumes des bauches est proportionnel la valeur germinale, il 
est double, comme celui des cellules elles-mmes. 

Fusion d'ufs fconds. L'exprience n'a russi qu'avec Sphrechinus 
o la 1'''= division comporte un long dlai. Les relations de taille restent les 
mmes et jamais le stade blastulaire n'est dpass. Autant qu'on en peut 
juger par une seule observation sur le vivant, l'arrt serait li une rpar- 
tition ingale du matriel chromatique, comme dans les ufs dispermiques. 
Il y a toute raison de penser que les ufs gants voluent suivant le type 
Ascaris (Z. Strassen). Les plasmas sont fusionns. C'est encore le volume qui 
est proportionnel la valeur germinale; les cellules blastulaires doivent 
avoir un volume double. 

Fusion aux stades plus avancs. Mais, cliez ces mmes formes, on obtient 
exprimentalement des formes gantes du type Philine. En soudant des blas- 
tules, on constitue de vritables chimres o cellules et noyaux gardent leur 
indpendance. Ici, c'est la surface qui devient proportionnelle la valeur 
germinale. Les cellules sont de dimensions normales, c'est leur nombre qui 
est doubl (comme l'avait remarqu Driesch). Pour runir les blastules [et 
mme les ufs fconds], il faut user de la centrifugation dans l'eau de mer 
prive de chaux, alcalinise, alors que pour les ufs vierges l'alcalinit 
suffit. Les soudures blastulaires ne persistent que quand les blastocles com- 
muniquent. Il n'y a pas, comme l'a prtendu Driesch, un moment de fusion : 
l'union peut se produire de bonne heure et tre plus ou moins stable. C'est 
seulement au stade blastulaire qu'on la constate. En gnral, il y a2 inva- 
ginations gastrulaires. Les plutei souds montrent souvent l'arrt du dvelop- 
pcmenl d'un des tubes digestifs, ou des malformations squelctti(iues qui 



VI. - LA TERATOGENESE. 109 

retentissent sur la forme. Dkiescii a pris tort les phnomnes d'arrt 
comme une tendance vers l'unit organique. 

Le rsultat final parat dpendre de rorienlalion des bauches runies ; l 
o le repre de Tanneau pigment (Boveri) fait dfaut, il reste le point d'ap- 
parition du msenchyme primaire qui marque le ple vgtatif. 11 y a au 
moins un cas o cette influence de l'orientation est frappante. Si l'un des 
2 partenaires adhre l'autre par son ple vgtatif, son tube digestif est 
vagin (l'autre tant invagin) : c'est une haploexogastrula donnant un 
haploexopluteus. Si la soudure se fait par les deux ples vgtatifs, on 
obtient la double vagination, la dijoexoga&trula aboutissant \n\ diploexo- 
pluleus. Mais que devient la controverse entre Boveri et Driesch, le premier 
rapportant les formes gantes simples au paralllisme des axes dans la 
fusion, le second faisant intervenir une soudure assez prcoce pour qu'une 
rgulation rtablisse temps la polarit intime des particules ? La fusion 
qui ralise une gastrule et un pluteus simples s'observe aussi bien avec deux 
blastules qu'avec deux ufs : le stade n'a donc pas l'importance que lui 
donne Driesch. [Remarquons cependant le nombre minime de ces bauches 
gantes simples, 5 sur 79 soudures chez le type le plus favorable, Sp/ire- 
chinus; remarquons les irrgularits et souvent les complications squeletti- 
ques qui peuvent rendre l'unit discutable. Le seul repre significatif est la 
taille du tube digestif unique chez les gastrules gantes]. 11 semble bien que 
les units ralises tardivement ne soient que des chimres segments 
distincts, au mme titre que les produits de fusion des blastules ht- 
rognes. 

Fusions htrognes. Ici, les ufs doivent tre comprims par centrifu- 
gation, dans l'eau de mer prive de chaux et alcalinise, jusqu'au stade 
blastulaire. On observe une double gastrulation ; et les deux secteurs sont 
particulirement nets dans l'association Paracentrotus (pigment) et Pare- 
chinus (non pigment). On n'a pas obtenu jusqu'ici la fusion de deux ufs : 
c'est encore le type Philine. 

Une bauche simple peut sortir de l'accolement de deux ufs ou de deux 
blastules, la condition que la soudure se fasse zone zone, suivant deux 
axes parallles et orients dans le mme sens. Ainsi se trouvent ralises les 
relations rciproques de deux blastomres (Boveri). Mais s'il y a, comme 
l'a remarqu Driesch, une symtrie bilatrale, en plus de la polarit ani- 
male-vgtative, il faut encore que les composants soient disposs suivant 
le nouveau plan de symtrie indispensable : de l la raret de ces formes 
simples, de l des gastrulations doubles, parallles cependant et diriges 
dans le mme sens, sur lesquelles les tubes digestifs, d'aprs Driesch, pour- 
raient se souder sur toute la longueur. E. Bataillon. 

b) Bierens^de Haan (J. A.). Le dveloppement des fuaions germinales 
htrognes chez les Echinides. Les soudures d'bauches htrognes 
{Parechinus microtuberculatus et Paracentrotus lividus) ont persist jusqu'au 
stade pluteus. Les deux secteurs sont toujours nettement distincts et trs 
souvent les deux partenaires finissent par s'isoler. Jamais on n'a observ de 
vritables plutei gants simples. B.'de^H." signale pourtant un cas intres- 
sant o le composant Parechinus a exerc une action diffrenciatrice vi- 
dente sur le composant Paracentrotus. Ce dernier, rest en panne, incapable 
degastruler, a t accapar par le segment diffrenci (Parechinus); et son 
territoire pigment est f particulirement^ net sur l'ourlet cili du pluteus. 
Quant au reste, les autres organes de la larve ne dpassent pas la taille 
ordinaire, et on ne saurait songer une unit gante. E. Bataillon. 



110 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Nussbaiim (J.) et Oxner i^M.). La diovof/onie ou le dveloppement 
d'un embryon aux dpens de deux ufs chez la NmerlineLineus ruber. Le 
premier cas de pohjovogonie dcrit en 1880 par E. Metchnikoff chez une 
Mduse (Milrucoma Ann) prsente un haut intrt. Malheureusement, le 
gros hydrosome qui sortait des embryons gants donnant des hydranthes 
par bourgeonnement, son individualit pouvait tre discute. 

Les blastules gantes ralises par soudure (Morgan, 1895) chez les Oursins 
n'aboutissaient que secondairement une unit approximative. Les deux 
bauches digestives pouvaient bien se fusionner, mais le squelette restait 
double. 

Dans les expriences de Driesch (1900) il arrive que deux blastules sou- 
des donnent une larve simple, mais elle devrait sa taille au nombre double 
des cellules. Il n'en est pas de mme dans le cas ralis spontanment chez 
Lineus ruber. 

Dans l'enveloppe du cocon sont disposes, par groupes de 3 ou 4, des for- 
mations claviformes ou piriformes qui contiennent chacune 2, 4, 8 ufs et 
mme plus. La gele muqueuse qui spare ces ufs pouvant manquer en 
certains points, et les membranes vitellines tant trs dlicates, on a et 
l des fusions, soit avec la segmentation, soit aux stades 2, 4, 8 etc., soit 
mme au stade blastulaire; jamais plus tard. 

La division est retarde; elle n'est pas toujours suivie d'un clivage im- 
mdiat et les cellules polynuclaires sont frquentes. On peut avoir des blas- 
tules adhrentes par une double paroi. Mais il arrive aussi que les blastocles 
communiquent et il en rsultera des gastrules gantes simples. La fusion 
de plus de deux ufs n'aboutit jamais un embryon : les composants s'miet- 
tent dans un clivage irrgulier. 

Si l'on tudie les stades blastulaires ou gastrulaires comparables^ on s'as- 
sure que le nombre des cellules dans les formes gantes est peu prs le mme 
que dans les formes normales. Mais ces cellules, d'abord trs volumineuses, 
se rduisent progressivement au cours de la diffrenciation larvaire et la 
distinction des diovogoniques devient de plus en plus difficile. [Cette consti- 
tution des bauches doubles blastulaires et gastrulaires par un nombre 
typique de cellules normes est remarquable. Elle se heurte aux conclusions 
de Driesch; mais il semble bien que celles-ci doivent tre prcises. Chez 
l'oursin, au point de vue de la taille et du nombre des cellules, les rsul- 
tats paraissent diffrer suivant qu'on soude les o:iufs avant la division ou 
aux stades ultrieurs (voir J. N. Bierens de Haan, a). Si la fusion chez 
Lineus ruber donne bien, mme aux stades 2, 4, 8, etc., la constitution qu'on 
nous dcrit, ce n'est plus le type Ascaris (Z. Strassen) ; ce n'est pas 
davantage le type Philine. La question relation nuclo-plasmatique exige- 
rait ici une tude cytologique approfondie]. E. Bataillon, 

7) Influence des agents biologiques. 

Anastasi (O.). Sur quelques greffes des yeux chez la larve de Discoglos- 
su.s piclus [VIIIJ. L'auteur a obtenu, grce une technique trs dlicate, la 
soudure complte de deux vsicules oculaires primitives en une seule chez 
le ttard, par greffe cphalique entre deux individus. L'union entre les diff- 
rents tissus se fait de la faon la plus intime ; les deux cristallins se soudent, 
la paroi qui les spare disparat peu peu et leurs fibres respectives se 
mlangent troitement, se disposant finalement de la mme faon que si 
l'organe tait unique. 11 y a de mme reconstitution d'une corne unique, 
d'une capsule, d'un corps ciliaire et d'un iris aux dpens d'lments pro- 



VI. - LA TERATOGENESE. 111 

venant de l'un et de l'autre organes primitifs. Un nerf optique unique s'di- 
fie de mme aux dpens de chacune des vsicules crbrales. A. donne des 
figures trs dmonstratives de ce curieux processus. M. Herlant. 

3 TRATOGNSE NATURELLE. 

a) Production naturelle des altrations tratologiqves. 

"White (O. E.). Le dveloppement ter atologique de Nicotiana et les tho- 
ries de l'hrdit [KV]. La malformation d'un Nicotiana Tabacum consis- 
tait en une tige aplatie et en d'autres faits tratologiques moins importants. 
Cinq gnrations comprenant plus de 1.000 individus ont t suivies; cha- 
que individu montrait les caractres du parent. L'hybridation et la slection 
ont montr que ces plantes fascies diffraient du parent par un seul facteur, 
d une cause interne. F. Pcuutre. 

Kajanus (Buger). Quelques anomalies vgtatives dans Trifolium pra- 
tense. Il s'agit de phnomnes de polyphyllie, de division des ptioles, de 
la formation d'anomalies en forme de trompettes que K. considre comme 
des phnomnes de fasciation. Il n'y a pas de priodicit dans l'apparition 
de ces anomalies et leur apparition est due une augmentation du nombre 
des faisceaux vasculaires dans les parties apicales de la plante. F. P- 

CHOUTRE. 

Koriba (K.). Sur la torsion des pis de Spiranthes. K. dcrit la tor- 
sion des pis de Spiranthes et examine les facteurs qui interviennent pour 
la produire. La pression rciproque des bourgeons joue surtout un rle mar- 
quant. 11 s'occupe aussi du mouvement d'orientation des fleurs sur ces pis. 
Henri Micheels. 

Sierp (H.). Sur les rapports qui existent entre les dimensions des indi- 
vidus, les dimensions des organes et les dimensions des cellules; considrations 
sur les formes naines hrditaires [XI, XV ]. Il y a lieu de distinguer deux 
sortes de formes naines : les unes proviennent de races naines fixes par 
l'hrdit; les autres descendent de parents normaux et ne doivent leur forme 
chtive et rabougrie qu' l'influence dfavorable des conditions extrieures. 
Ce sont les premires que l'auteur a spcialement tudies et qu'il propose 
de rpartir en trois groupes : Dans un premier groupe rentrent les espces 
dont les formes naines ont des cellules plus petites que celles des ascen- 
dants normaux. Ainsi se prsentent Solaniim, Pisum, Zea et Clarkia. Dans 
un autre groupe se rangent les espces dont la race naine possde des cel- 
lules peu prs aussi grandes que celles des ascendants normaux ; c'est ce 
quia lieu chez Mirabilis et Lalhyrus. Enfin, au troisime groupe appartien- 
nent les espces dont la race naine offre des cellules plus grandes que celle 
de la race normale. Tel est le cas de Nigella. Quant aux plantes naines 
dues l'influence dfavorable des conditions extrieures, elles montrent des 
cellules qui sont toujours plus petites que celles des individus normaux. 

A. DE PUYMALY. 

Kautzsch (G.). Etudes sur les anomalies de dveloppement chez l'Asca- 
ris. IL Dans ce travail, illustr de trs nombreuses figures, K. poursuit 
ses recherches sur diverses anomalies, ufs chromatine atypique, ufs 
gants, etc. 11 est impossible de rsumer ici les aspects multiples que ces 



112 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

ufs anormaux prsentent. Signalens cependant que K. montre que ces 
ufs foi'mule clironiosomiale anormale peuvent poursuivre leur dvelop- 
pement fort loin. Parmi ces anomalies, il en est qui rappellent entire- 
ment les figures de Boring, d'Er)WARDS, o on a cru voir l'existence d'un 
htrocliromosome sexuel chez VAscoris. K. tudie ensuite l'origine des 
ufs gants, le mcanisme de la diminution chromatique (fragmentation 
des chromosomes des cellules somatiques) et discute la question de savoir si 
l'uf d'/l.s'cnTfS est du type mosaque ou pas. K. conclut par la ngative. 
M. Herlant. 

y) Monstres doubles. 

Josephy (H.). Sur un cas de Monstre double che.: le Triton. 
Analyse d'une anomalie spontane, observe sur une jeune larve de Triton, 
caractrise par la prsence d'un ddoublement presque total des organes 
axiaux, principalement vers l'extrmit postrieure. L'auteur limine l'hy- 
pothse d'une asyntaxie blastoporale. On peut s'tonner qu'il ne cite ni les 
travaux si importants de Spemann ni ceux de Herlitzka, qui lui eussent 
montr que cette question est aujourd'hui fort bien connue. M. Herlant. 



CHAPITRE VII 
Lia Rgrc'iiration 

Deinse (A. B. von). Again Rgnration of the shell of Anodonta and 
other dformations of shells. (Zool. Anz., XLII, N 1, 36-42.) [119 

Dlia Valle (P.). La doppia rigenerazione inversa nelle frallure dlie 
zampe di Triton. Analisi dlia lege di Baleson in relazione ai fenomeni 
di polar ita e di differenziazione. (Boll. dlia Societa di Natur. in Wapoli, 
XXV, 95-160, 1 pi.) [114 

Garjeanne (A. J. M.). Die Bandzellen einiger Jungermannien blttcr. 
(Flora, CV, 370-384.) . [124 

Hank (B.). Ueber die Rgnration des Operculums bei Murex branda- 
ris. (Arch. Entw.-Mech., XXXV, 740-747.) [120 

Janda (Victor). Fnhlerhnliche Ileteromorphosen an S telle von Augen 
bei Stylopygn orienlalis tmd Tenebrio molitor. (Experimentelle Studie), 
(Archivf. Entw.-Mech., XXXVl, 1-3, 1 pi.) [118 

Kopec (Stefan). Untersuchungen iiber die Rgnration von Larvalorga- 
nen und Imaginalscheiben bei Schmetterlingen. (Archiv f. Entw.-Mech., 
XXXVII, 440-472, 6 fig., 3 pi.) [121 

a) Krizenecky (Jar.). Versuche iiber die Rgnration des Abdomina- 
Irndes von Tenebrio molitor wahrend seiner postembryonalen Entwicklung . 
(Archivf. Entw.-Mech., XXXII, 294-341, 1 pi.) [117 

b) Ueber Restitutionserscheinungen an S telle von Augen bei Tenebrio- 

Larven nnch Zerstorung der optischen Ganglien. (Archiv f. Entw.-Mech., 
XXXVII, 629-634, 1 pi.) [117 

a) Lang (Paul). Experimentelle und histologische S Indien in Turbella- 
rien. Ifeteromorphose und Polaritl bei Planarien. (Arch. Mikr. Anat., 
LXXXII, 257-270, 1 pi.) [118 

b) Experimentelle und histologische Studien in Turhellarien. II. 
1. Epilhelregeneralion. 2. Ueber die Nebenaugen von Planaria polyciiroa. 
3. Experimentelles und histologisches vom Tricladenpharynx. (Ibid., 339- 
364, 1 pi., 2 fig.) [119 

Loffler (B.). Ueber den Entivicklungsgang einer Baiiisteria chrijsophylla 
Lam. und Rgnration der Gipfels der Windepflanzen. (Ber. deutsch. bot. 
Gesellsch., XXXI, B, 472-482, 1 pi.) [124 

Meier (N. Th.). Einige Versuche iiber die Rgnration parasitierender 
Plaloden und deren Zchlung in kUnstlichem Mdium. (Zool. Anz., XLII, 
NMl,481-487, 7 fig.) [116 

l'anne biolociole, XVIII. 1913. 8 



lit L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Millier (Herbert C). Die lienenernlion (1er Gonophore hei den IlydvouJen 
itiiil (itifirhlirn^ende biolot/isc/ie BeobaclilurKjen. Teil I. Alhecala. (Archiv f. 
Kntw.-Mecli., XXXVII, 319-411), 23 fig.) 

[Sera analys avec la fin du mmoire 

Peebles (Florence). Rgnration aclcr Plalhviirmcr. I. AphanosUnnn 
divcrisicolor. (Bull. Inst. ceanogr. Monaco, N -Jl^i, 1-5, 4 fig.) [115 

Rand iH. W.) and Boyden (E. A.). Inequatiti/ of the tivo eycs in rcrjime- 
raling IHanarians. (Zool. Jahrb., Abt. f. allg. Zool. u. Physiol., XXXIV, 
69-80, 10 fig.) [116 

Rimsky-Korsakow (M.). Recherches sur ht structure et (a rQnrdtion 
des extrmits citez, les Embies. (Trav. Soc. Imp. Nat. St-Ptersb., XLII, 
livr. 4, 57-290, 114 fig., 6 pi.) [121 

Roskam (Jacques). Nouvelles recherches sur le mcanisme de l'autotomie 
chez le crabe. (Arch. internat, de Physiologie, XIII, 229-250.) [123 

Schimkewitsch ("W.) und Dogiel (V.). Ueber Rgnration hei Pan- 
lopnden. (Bull. Acad. Imp. St-Ptersb., VI, N" 18, 1147-1156, 10 fig.) [120 

AVladimirsky (A. P.). Recherches sur la rgnration des planules de 
Campanularia flexuosa Mincks. (Trav. Soc. Imp. Nat. St-Ptersbourg, 
XLIV, livr. 1, N 4-6, 172-183, 3 fig.) [121 

Voir pp. 11, 86, 41G, 417 pour les renvois ce chapitre. 



Dlia Valle (P.). La double rgnration inverse dans les fractures des 
pattes du Triton. On sectionne la patte d'un Triton l'extrmit du 
fmur (ou de l'humrus), puis on fracture cet os au-dessus et on sectionne en 
partie le membre en ce point ; en empchant la cicatrisation de ces deux 
surfaces de section voisines, il peut arriver que l'une et l'autre rgnrent 
les parties situes distalement. Les deux parties rgnres sont entre elles 
nanliomorphes, c'est--dire qu'elles sont dans le mme rapport trouv par 
Bateson pour les structures surnumraires. 11 semble que l'tendue de la 
rgnration soit proportionnelle la distance qui spare la surface de 
section de l'extrmit du membre ; il en est de mme pour la rgnration 
inverse. Les deux articles dvelopps sont complets, bien qu'ils proviennent 
d'une partie seulement de la section du membre au lieu de sa surface entire. 
L'article rgnr par la surface de section tourne proximalement et qui a 
une direction inverse la normale reste relativement en retard dans le d- 
veloppement et ne prsente presque pas de mouvements propres, tandis 
que l'article dirig normalement, ainsi que celui dvelopp l'extrmit du 
membre sectionn se meuvent tous deux en mme temps et d'une faon 
presque identique. 

Le shypermlies simples ou doubles des Urodles trouves dans la nature, 
les hypermlies simples traumatiques observes par Siebold, DUiMril, 
S(Ri)ELLr et produites par Tornier, celles dues des lsions des membres 
chez les embryons des Anoures ou des greffes tablies entre ces embryons 
ne sont que des cas spciaux de cet ordre de plinomnes. 

Ces phnomnes d'inversion de la polarit, c'est--dire d'absolue indpen- 
dance (lu produit de la rgnration des conditions d'ambiance tant externes 
qu'internes, sont runies par une srie ininterrompue de plinomnes aux 



VII. LA REGENERATION. 115 

cas dans lesquels la nature du produit rgnr est dtermin seulement 
par les conditions extrieures. Une telle srie de phnomnes est probable- 
ment l'expression de diffrenciation rsiduelle plus ou moins grande du 
blastme rgnratif. 

La polarit n'est pas un phnomne intrinsque des diverses parties des 
organismes, mais c'est seulement l'expression des rapports dtermins entre 
des diffrenciations localises; elle est comparer aux phnomnes pr- 
sents par les systmes chimiques, plutt qu'aux phnomnes de la cristalli- 
sation ou du magntisme. 

La symtrie des superrgnrations dmontre la nature harmonique 
quipotentielle des sections des organes chez lesquels ces phnomnes se 
passent. 

Le dveloppement complet produit par les surfaces de section partielles 
dmontre la toute-puissance initiale du blastme. 

L'arrt du blastme rgnratif avec formation de tissu cicatriciel ou son 
volution jusqu' la rgnration de toute la rgion distale dpend probable- 
ment du temps que les conditions externes a eu pour agir sur les tissus 
exposs et des rapports organiques auxquels ils sont soumis. Armand 
Billard. 

Peebles (Florence). Rgnration des Vers plats acles. I. Aphano- 
stoma diversicolor. La partie antrieure d'un ver coup par le milieu 
rgnre une nouvelle queue en 24 heures ; les organes gnitaux mettent 
quelque temps se rgnrer, mais aucun des animaux rgnrs ne pro- 
duit des ufs ; les segments postrieurs ne rgnrent pas le statocyste ; 
les ufs qu'ils contiennent sont expulss, mais leur dveloppement ne d- 
passe pas le stade gastrula. Dans une deuxime srie d'expriences les vers 
taient coups en 3 segments : le segment antrieur possdant le cerveau 
et le statocyste rgnrait une queue, mais les organes gnitaux ne se for- 
maient pas ; le segment moyen se ferme aux deux extrmits, il ne rg- 
nre pas le statocyste, par contre les organes de la reproduction se dve- 
loppent; le segment postrieur meurt habituellement sans se complter, 
sauf cependant chez les plus grands vers. 

Dans une troisime srie d'expriences, les animaux sont aussi partags 
en trois segments, mais le segment moyen est en outre divis en une moiti 
droite et une gauche; le plus souvent ces moitis se dsagrgent; dans 
quelques cas cependant elles donnent naissance de trs petits vers d'as- 
pect normal, mais o aucune sorte d'organes n'apparat. 

Enfin dans la quatrime srie d'expriences les vers taient sectionns 
immdiatement en arrire du statocyste ; le segment antrieur prenait la 
forme d'un ver normal, mais ne rgnrait aucun organe ; le segment pos- 
trieur rgnrait une nouvelle extrmit antrieure, sans former un nou- 
veau statocyste. 

Des animaux normaux amens la surface de l'eau, l'aide d'une pipette, 
puis abandonns eux-mmes, retombent en gnral verticalement la tte 
en avant, tandis que les individus rgnrs et dpourvus de statocyste ou 
bien restent la surface, ou bien s'enfoncent lentement dans une position 
horizontale. 

Des individus sans statocyste sont aussi sensibles aux excitations mca- 
niques que les vers normaux, mais aprs de fortes excitations ils ne peuvent 
pas raliser aussi vite leur position d'quilibre. Enfin la lumire a la mme 
action sur les individus normaux et sur ceux qui sont dpourvus de stato- 
cyste. Armand Billard. 



lir, L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

Meier (N. Th."). Quflrjues expriences sur la rf/nratioii des Plalodes 
parasites el leur culture en milieu artificiel. M. parvint faire vivre des 
vers parasites dans le liquide de Locke de concentration deux quatre fois plus 
grande et auquel il avait ajout un peu de peptone ; aprs quoi il essaya de 
montrer la facult de rgnration de ces Vers et il s'adressa au Distomum 
tereticolle et au Triimophorus itodulosus, parasites du Brochet {Esor lucius). 
11 enleva au Distomum tereticolle la partie postrieure du corps et plaa la 
partie antrieure dans le liquide de Locke. La gurison de la blessure com- 
mence au deuxime jour aprs l'opration et le processus se produit de deux 
faons : dans le premier cas, la cuticule et la couche de muscles annulaires 
se courbent vers la blessure et il nat ainsi un petit enfoncement dans lequel 
se trouve une masse finement granuleuse qui n'est autre que la lymphe qui 
baigne les tissus ; cette masse disparat plus tard et au bout de quelques jours 
la cuticule remplit l'enfoncenient et forme une sorte de tampon. Dans le 
deuxime cas, il ne se produit pas d'enfoncement, la cuticule et la couche 
musculaire s'tendent en mme temps sur la blessure et aucun tampon 
cuticulaire n'est form. Le tube digestif se ferme vers le huitime ou le 
dixime jour. La lumire du tube digestif renferme de grosses cellules d'ori- 
gine pitliliale. ces cellules se dtachent de la paroi intestinale, parviennent 
dans la cavit de la blessure et dgnrent en formant une masse granuleuse. 
Les muscles longitudinaux naissent des couches musculaires recouvrant 
l'intestin et il en est de mme des muscles circulaires. Il est intressant de 
noter que pendant tout ce processus le parenchyme, sauf un petit nombre 
d'exceptions, n'prouve aucun changement histologique. A la mort, la dsa- 
grgation commence la partie antrieure et M. pense que si. la partie post- 
rieure reste plus longtemps en vie, c'est qu'autour de la partie opre les 
cellules sont ddiffrencies, par consquent rajeunies et capables de rsister 
plus longtemps la destruction. 

Chez Trinophorus nodulosus l'auteur n'a pas observ de cicatrisation, les 
blessures n'ont aucune influence sur la dure de la vie du parasite dans le 
milieu artificiel ; des individus avec le scolex sectionn vivent aussi longtemps 
que des individus normaux (environ vingt jours). Avant la mort quelques 
parties du corps se renflent considrablement et alternent avec des parties 
qui ont conserv leur aspect normal. Ces parties renfles cessent de se mou- 
voir et ne ragissent plus aux excitations extrieures qui font contracter forte- 
ment les autres parties. Une coupe histologique de ces parties montre une 
destruction plus ou moins avance de tous les tissus : la cuticule est plus 
mince, l'hypoderme et le parenchyme sont rduits des cellules dissmines 
de place en place, les muscles ont prouv des changements jiotables ; les 
glandes vitellines ont perdu leur membrane et leur contenu forme des gra- 
nulations isoles; les organes sexus se conservent plus longtemps, mais 
finalement dgnrent et leur lumire n'est plus remplie que par une masse 
granuleuse. L'animal avant de mourir compltement traverse donc un tat 
de mort partielle. Armand Billard. 

Rand (H. "W.) et Boyden (E. A.). Inr/alil des deux yeux dans la 
rfphiration des Planaires. Les auteurs pratiquent chez des Planaires 
(Planaria maculata) une incision oblique dirige en arrire partir du bord 
et vers l'intrieur de faon dterminer un lambeau attach postrieure- 
ment et libre en avant. Dans la plupart des cas, on observe au bout de 
quelque temps soit la i-union des tissus, en dpit de frquentes ropra- 
tions, soit la sparation du lambeau et de la partie principale. 

Six Planaires (sur trente-cinq) se comportrent diffremment : la partie 



VII. LA RGNRATIOiN. 117 

principale du corps et le lambeau se courbaient de telle faon que leur bord 
sectionn devenait concave, ce qui empchait la runion des deux parties ; 
puis, dans la partie antrieure du lambeau il se dveloppa de nouveaux 
tissus de rgnration et au bout de dix jours une nouvelle tte tait bien 
forme ; mais il existait une ingalit remarquable dans la taille des deux 
yeux. L'il situ du ct externe possdait la cupule pigmente caractris- 
tique, tandis que dans l'autre il une simple petite tache de pigment mar- 
quait la position de la cupule optique, mais au bout des trois semaines il y 
avait galit entre les yeux. 

R. et B. enlvent ensuite des Planaires la partie antrieure par une 
section oblique 45" ; par contraction des tissus, il se produit une courbure 
concave au point o la plus grande quantit de tissu a t enleve; aprs 
rgnration, dans la plupart des cas, l'il le plus grand est situ du ct 
convexe, cependant quelques individus montrent l'il le plus petit du ct 
convexe. Enfin R. et B. dtachent, de ces m'mes Planaires en voie de rg- 
nration, une bande le long du bord latral situ du ct oppos la pre- 
mire section et ils constatent que la taille relative des deux yeux devient 
l'inverse de ce qu'elle tait auparavant pour les Planaires o l'il le plus 
grand tait situ du ct convexe, tandis qu'il n'y a pas de changement dans 
le cas contraire. 

R. et B. dcrivent encore d'autres expriences. Ces diverses expriences 
montrent que des fragments dyssymtriques de Planaires dveloppent des 
yeux qui sont temporairement de taille ingale; en gnral l'il extrieur 
est plus grand que l'autre. Cette ingalit peut tre due l'action de la 
lumire, ou des diffrences dans la vitesse du mtabolisme des deux cts 
du corps, en rapport peut-tre avec des diffrences dans le degr de l'activit 
musculaire ; ou encore des diffrences dans l'espce ou la quantit de tis- 
sus participant la rgnration. Peut-tre cette ingale diffrenciation des 
deux yeux est-elle une consquence ncessaire de la distribution des nergies 
de dveloppement et de rgulation dtermine par cette lsion dyssymtrique 
chez un animal dont l'organisation possde une symtrie bilatrale. Armand 
Billard. 

a) Krizenecky (J.). Recherches sur la rgnration de l'extrmit de l'ab- 
domen chez Tenebrio Molitor, pendant le cours de son dveloppement postem- 
bryonnaire. Le dernier segment de l'abdomen se rgnre selon le type 
que Roux a dfini Rgnration par bourgeonnement , ou Epimorphose 
de Morgan. K. n'a jamais observ de rgnration latrale, exception faite 
de quelques malformations sans intrt. Les Insectes tmoignent d'une 
relle infriorit vis--vis des vers, en ce, qui concerne la rgnration. 
K. rattache ce fait la constitution tout fait diffrente de l'piderme dans 
ces deux groupes, et la faon dont la plaie se cicatrise. M. Herlant. 

6) Krizenecky (J.). Sxir les formations rgnratives qui apparaissent 
la place des yeux aprs destruction du ganglion optique chez la larve de Te- 
nebrio. K. a repris, aprs Janda, les expriences de Herbst sur la rg- 
nration de l'il chez les Crustacs et a cherch voir si les Insectes per- 
mettaient d'arriver des rsultats analogues. II enlve l'il (avec le ganglion 
optique) et l'antenne des larves de Tenebrio et obtient la rgnration d'un 
seul organe, ni il ni antenne, mais qui est nettement organe du tact. 
Ultrieurement, il a constat que cet organe est susceptible de se diviser en 
deux segments et, selon que cette division se fait en un plan vertical ou 
horizontal, la disposition du pigment, l'apparition et la localisation des soies 



118 LANNE BIOLOGIQUE. 

sont nettemont diffrentes. Avec raison, K. insiste sur la complexit des 
piu-noniriifs d'htromorphose et la difficult de leur analyse. M. Her- 

L.\NT. 

Janda (V.). Illromorphoses antenni formes la place des yeux chez 
Sli/to/n/ga orientalis cl Teiiebrio molilor. J. opre sur les larves de Stylo- 
pyija, iiarcoses aux vapeurs d'theret sur celles de Tenerio, immobilises 
par immersion de 10 h. 15 minutes dans l'eau. 

Il supprime /Vp?7 d'un ct ou bien l'il cl l'antenne et il cautrise la plaie 
pour atteindre les lments nerveux sous-jacents. Dans d'autres cas, il vite 
la cautrisation en pratiquant des incisions plus profondes. Parmi les 
quelques individus qui survivent (car la mortalit est grande) la plupart 
cicatrisent leur plaie sans rien rgnrer. 

Exceptionnellement, aprs les mues larvaires, on trouve, sur l'imago, la 
place de l'il, des expansions digitiformes, pigmentes ou non, quelquefois 
munies de longues soies, presque toujours accompagnes d'un il facettes 
rduit. Une seule de ces htromorplioses, une digitation trangle, munie 
de soies, enchsse dans une fossette rappelant celle des antennes, peut 
arrter l'attention. [En somme, rsultats bien rudimentaires]. E. Ba- 
taillon. 

a) Lang (P.). Recherches histoloyiques et exprimentales sur les Turbella- 
ris. I. Htromorphose et polarit chez les Planaires. L. a entrepris sur 
les Planaires un travail de longue haleine. Depuis Tu. Morgan, ces animaux 
sont devenus un objet classique pour les recherches de morphologie exp- 
rimentale. Le phnomne d'htromorphose y est particulirement facile 
observer (l'htromorphose est dfinie par Loeb comme tant la rgn- 
ration d"un membre ou d'un organe nettement diffrent de celui qui a t 
amput). Avec NussBAUM, L. insiste bien sur ce point que l'htromorphose 
doit tre distingue des changements de polarit qu'il a tudis chez les 
Hydraires par exemple. Chez les Planaires, il y a bien rellement rgn- 
ration de ttes htromorphes, mais il est au moins douteux qu'il y ait un 
changement de polarit quelconque. Chez les Planaires comme chez les 
Hydraires, il se forme au point de section un tissu qui a un caractre plus 
ou moins nettement embryonnaire, aux dpens duquel se produit la rg- 
nration. 

Les ttes amputes se rgnrent de faon continue, ainsi qu'il rsulte 
d'un examen quotidien ; quelques-unes de ces ttes rgnrent des queues. 
11 se produit aussi des ttes avec yeux htromorphes, ou une petite queue 
latrale qui prend naissance au point d'union du corps et de la partie rg- 
nre; on continue voir la limite grce une difrence de pigmentation. 
Au bout de quelque temps apparat dans la queue un rudiment de pharynx. 
Des rsultats trs diffrents s'obtiennent selon qu'on a coup la tte en 
avant ou en arrire des yeux. La ligne qui joint les yeux semble donc tre 
un axe do coordination, car on ne voit pas que les yeux puissent influencer 
la rgnration. 

L. montre bien l'influence mcanique des mouvements de la queue sur la 
direction de la tte htromorphe. Il a fait une tude anatomique sommaire 
de ses animaux, notamment du tube digestif et du sy.stme nerveux. Le 
cerveau des ttes htromori)hes sans queue latrale est en continuit avec 
l'ancien cerveau. Lorsqu'il y a une queue latrale, on y trouve un prolon- 
gement du systme nerveux en continuit avec lui. 11 semble vraisemblable 



VII. LA REGENERATION. 119 

que ces parties se dveloppent aux dpens du systme nerveux prexistant. 
Il en est de mme des portions du tube digestif. 

Il arrive que la tte htromorphe qui s'est bien dveloppe au dbut de 
l'exprience rgresse et disparaisse plus tard. C. Champy. 

b) Lang(P.). Recherches exprimentales sur les TurbeUaris {2^ mmoire). 
P Rgnration de Vpitklium. 2^ Sur les organes paraoculaires de Pla- 
naria pohjchroa. 3" Recherches exprimentales sur le pharynx des Tri- 
clades. Le travail de L. se compose de trois parties indpendantes. 

1 II tudie la rgnration de l'pithliinn aprs amputations diverses 
chez les Planaires. Il a observ la transformation d'lments parenchymateux 
en cellules pithliales. Il a tudi aussi sur cet objet les rapports de la mi- 
tose et de l'amitose, et il conclut que les cellules pithliales provenant 
d'une division amitotique ne peuvent plus se diviser par mitose, mais qu'elles 
sont capables de crotre ultrieurement autant que les autres lments pi- 
thliaux. 

2" L. a fait ensuite des observations intressantes sur les organes paraoculai- 
res des Planaires [XIX, l,c]. On peut appeler ainsi des taches pigmentaires 
qu'on observe surtout dans les expriences de rgnration et qu'on pourrait 
considrer comme des yeux imparfaits et surnumraires. Chez Planaria poly- 
chroa, 50 % des individus ont plus de deux yeux (3, 4 ou 5). Les individus 
les plus gros en ont le plus grand nombre, et si l'on suit la croissance de 
plus petits, on voit le nombre des taches pigmentaires augmenter. 

L. montre que ces organes ne sont pas tratologiques. En dehors des deux 
yeux principaux, on peut rencontrer chez P. polychroa deux sortes d'yeux 
accessoires : des organes paraoculaires (Nebenaugen) situs en avant des 
yeux principaux et plus prs de la ligne mdiane. Ils sont plus petits que les 
yeux principaux, mais ils ont la mme structure, le calice pigmentaire est 
seulement plus petit et les cellules visuelles moins nombreuses ou absentes. 
Lorsqu'elles n'existent pas au dbut, il s'en dveloppe souvent secondaire- 
ment. Ces organes se rencontrent aussi bien dans le dveloppement normal 
que dans la rgnration exprimentale, mais ils naissent toujours plus tar- 
divement que les yeux normaux. Leur dveloppement normal est particu- 
lirement lent. Ces organes sont en relation avec le cerveau par un nerf 
spcial. 

Il faut en distinguer les yeux anormaux ou surnumraires qui n'ont pas 
de situation constante. C'est pour ces organes seulement que sont valables 
toutes les donnes de la littrature sur les yeux accessoires. Ce sont des 
productions tratologiques [VI]. L'influence de la faim semble importante sur 
leur gense. Sous cette influence, le pigment de l'il est dtruit ou diss- 
min, et quand la faim cesse, les parties spares de la masse peuvent se 
dvelopper ct de l'il normal. 

3" A propos de la rgnration de l'pithlium pharyngien, l'auteur con- 
firme les rsultats de Jaxder : le pharynx se reforme bien rellement dans 
les expriences de rgnration. Dans les jeunes rgnrats, l'pithhum de 
la poche pharyngienne renferme des noyaux qui se disposent bientt profon- 
dment et ne restent pas en connexion avec l'pithlium. Ch. Champy. 

Deinse (A. B. von). Rgnration de la coquille d'Anodonta et autres 
dformations de coquilles [VI]. Dans un premier mmoire {Zool. Anz., 
vol. 39, 1912, 575-578) l'auteur signale la rgnration de coquilles d'Anodonta 
et d'Cnio; il confirme et complte les donnes de Rubbel et de Rassbacii 
ce sujet. La partie rgnre qui, du ct interne, a une surface trente fois 



leO L'ANNE BIOLOGIQUE. 

idus crrandr que la surfaco du ti'ou, comprend comme la coquille normale : 
le pi'iostracum, la couclie prismatique et la couche nacre; on trouve en 
plus du ct externe une crote calcaire, non observe par les auteurs pr- 
cits et qui est duc sans doute l'excitation provoque par les grains de 
sable sur le manteau, immdiatement aprs le dommage fait la coquille; 
enfin, l'auteur indique que la couche nacre est orne de figures qui res- 
semblent aux fleurs de glace . On peut conclure avec ces divers auteurs 
que les celhiles pithliales externes du manteau peuvent donc former, 
outre la couche nacre, le priostracum et la couche prismatique. 

Dans son deuxime mmoire, D. cite un nouveau cas de rgnration 
chez Anodofila ci/gnca, o. la partie enleve, de forme triangulaire, oc- 
cupait le bord arrire la coquille et se continuait par une longue fente 
dorsale ; le priostracum normal et le priostracum rgnr se trouvaient 
peu prs sur le mme plan; la crote calcaire signale plus haut dans 
les parties rgnres manquait, sans doute parce que, n'tant pas protge, 
elle avait t enleve. Sur la fente s'tait forme une crte de part et d'au- 
tre de laquelle se voyaient de petites perles, alors qu'il n'/ en avait nulle 
part ailleurs. 

Dans une autre coquille de la mme espce D. observe une crte de 
5 cm. de long et de 2 mm. de haut au milieu ; elle tait constitue par des 
couches alternantes de calcaire et de minces couches de priostracum et 
au centre il existait une lamelle de priostracum qui prenait naissance dans 
une lamelle de priostracum situe entre les couches prismatiques de la 
coquille. Rubbel observa de semblables crtes et pense qu'elles sont dues 
la prsence de corps trangers; une fois mme cet auteur trouva deux 
crtes embotes l'une dans l'autre. 

D. signale une autre anomalie : en deux endroits, sur une tendue de 
2 3 cm. existait une couche de priostracum recouvrant du ct interne 
la couche nacre; ce priostracum tait lui-mme recouvert d'une mince 
couche de calcaire avec un grand nombre de petites perles (?) surtout le 
long des bords, et il n'y avait pas trace de parasite. On trouve le plus sou- 
vent des anomalies (crtes, taches d'huile, perles, etc..) prs du sommet 
(apex) et prs du ct obtus de la coquille, or en cet endroit le bord du 
manteau n'est pas fix la coquille et alors les parasites, les corps tran- 
gers peuvent pntrer entre le manteau et la coquille et provoquer oes 
anomalies. 

L'auteur a aussi observ des parties rgnres chez diffrents Mollusques 
marins : Mylilus edulis, Buccinum imdatum, Mactra stultoriwi, Solen ensis, 
Fusris anliquus ei Oslrea edulis et il constata des faits analogues ceux 
qui existent chez Anodonla; chez Macira stultorum et Solen ensis il remar- 
qua aussi la crote calcaire en dehors du nouveau priostracum ; les Mol- 
lusques marins et d'eau douce rgnrent donc de la mme faon. Ar- 
mand llLLARD. 

Hanko B.). Sur la rgcnralioti de l'opercule chez M-urex brandaris. 
L'auteur arrive cette intressante constatation que la rgnration de 
l'oijorcule chez Murex brandaris ne se produit que si la partie enleve est 
assez considrable. Elle est d'autant plus rapide que la mutilation est plus 
importante et atteint son maximum de vitesse lorsque l'opercule entier a 
t enlev. L'auteur donne galement quelques dtails sur le processus 
histogntique de la formation de l'opercule rgnr. M. Heklant. 

Schimkewitsch (W.) et Dogiel (V.). La rgnral ion chez les Pan- 



VII. - LA REGENERATION. 121 

topodps. La rgnration des appendices des Pantopodes, en raison de 
leur extrme longueur, est vraisemblablement un phnomne trs rpandu, 
sinon gnral ; les chlicres, les pattes locomotrices, les pattes ovigres et 
sans doute aussi les palpes possdent la facult de rgnration; les Panto- 
podes possdent aussi la facult de rgnrer leur abdomen et peut-tre 
aussi, d'aprs Loeb, le dernier segment thoracique. L'appendice rgnr 
dans un premier cas peut tre construit d'aprs le type du membre primitif, 
avec le mme nombre d'articles ayant les mmes proportions, il ne s'en dis- 
tingue au dbut que par une taille plus faible et par un nombre plus petit 
d'pines. Dans un second cas, il peut prsenter une autre structure et res- 
sembler ce qui existe chez les individus jeunes, ou bien tre construit 
comme chez des espces de type vraisemblablement plus ancien au point de 
vue phylogntique. Parfois la partie rgnre est tout fait anormale. Enfin 
les membres et l'abdomen rgnrs peuvent tre bifurques. Armand Bil- 
lard. 

Kopec (S.). Recherches sur la rgnration des organes larvaires et des 
disques imaginaux chez les Papillons. K. montre l'tendue des capacits 
rgnratives des chenilles. Parmi les organes qui se rgnrent le mieux 
on peut citer les palpes, dont la structure intime se reproduit dans tous ses 
dtails. Si les ocelles de la clienille ne se rgnrent pas, il est au contraire 
remarquable de voir que les disques imaginaux qui doivent former l'il si 
complexe de l'adulte peuvent se rgnrer et donner naissance un organe 
parfaitement constitu. Le ganglion optique se rgnre galement, mais 
sa diffrenciation histologique parat rester incomplte. Enfin, si les glandes 
sexuelles proprement dites ne se rgnrent pas, il n'en est pas de mme 
pour leurs conduits excrteurs. K. insiste avec raison sur l'intrt de la 
rgnration de l'bauche d'un organe et non de l'organe lui-mme, qui ne 
se forme que plus tard et par l'volution naturelle de cette bauche. M. 
Herlant. 

Wladimirsky (A. P.). Recherches sur la rgnration des planules de 
Campanularia flcruosa Hincks. On sait que, chez ces formes larvaires, la 
fixation se fait par le ple antrieur qui constitue ainsi le ple aboral de 
l'hydranthe, tandis que le ple postrieur bourgeonne et donne la tte. Cette 
])olarit peut-elle tre modifie dans la rgnration? "W". coupe les planules 
transversalement, en deux moitis, et constate chez la moiti postrieure une 
facult de rgnration plus grande ; le nombre des fragments qui se fixent est 
ici plus considrable, cette fixation se produit dans un dlai plus court, les ttes 
formes sont plus parfaites. Il attribue ce rsultat une quantit plus grande 
de vitellus dans la rgion postrieure de la larve. La polarit dans le dve- 
loppement de l'animal adulte aux dpens de laplanule se conserve dans les 
fragments; le contraire n'a t vu que dans un cas qui trouve son explica- 
tion dans l'action dustrotropisme : le fragment s'est trouv en contact avec 
un support solide. M. Goldsmith. 

Rimsky-Korsakow (M.). Recherches sur la structure et la rgnration 
des extrmits chez les Embies. Les Embies sont des Orthoptres sans 
ailes, vivant sous les pierres et tissant une toile. Les recherches ont port 
sur plusieurs espces, surtout Embia ramburi et Haplocinbia solieri. L'au- 
teur tudie l'autotomie et la rgnration des pattes. 

Autotomie. A la suite de lsions diverses, la patte se coupe frquem- 
ment entre le fmur et le trochanter, mais la coupure ne se produit pas 



1-22 LANNEE BIOLOGIQUE. 

brusquement : elle a lieu non immdiatement aprs la lsion, mais le plus 
souvent le lendemain. C'est un acte rflexe, mais on ne s'explique pas pour- 
quoi une excitation perue en un certain endroit peut provoquer des chan- 
gements dans les tissus situs dans un endroit diffrent. Car l'autotomie a 
lieu ici non par contraction des muscles, comme dans l'autotomie brusque, 
mais par leur dgnrescence. L'auteur suppose que cette autotomie lente 
est un phnomne primitif, l'autotomie rapide exigeant une structure plus 
complexe de l'articulation. Un autre trait distinctif de cette autotomie est que, 
dans les cas de lsions de plusieurs pattes la fois, simultanment ou en 
plusieurs fois, l'autotomie devient plus rare et plus tardive. Son rle biolo- 
gique chez l'adulte est nuL car elle n'est pas suivie de rgnration; chez les 
larves, au contraire, l'autotomie peut tre avantageuse grce la rgnration 
qui la suit. L'adaptation n'est d'ailleurs pas parfaite, car le retard apport 
l'autotomie par une lsion portant sur plusieurs pattes est videmment un 
trait dsavantageux. L'utilit de l'autotomie tant lie celle de la rgn- 
ration, R.-K. suppose que cette dernire est apparue en premier lieu, comme 
consquence de la rupture plus frquente des pattes entre le trochanter et 
le fmur qu'en d'autres points ; cela a rendu utile l'autotomie. 

]{f/iicir(tio)i. La rgnration peut se faire la suite d'autotomie ou 
indpendamment d'elle, et alors les rsultats sont diffrents suivant que la 
patte a t coupe derrire l'articulation de l'autotomie ffmur-trochanter) 
ou au del de cette articulation, plus prs de l'extrmit de la patte. Dans 
le cas d'une autotomie ou d'une section de la patte derrire le trochanter, la 
rgnration est le plus souvent parfaite, les parties nouvelles ne diffrant 
en rien des anciennes ; la rgnration la suite d'une section faite ailleurs 
(sans autotomie) est gnralement imparfaite (pattes sans griffes, absence 
de glandes filaires). Si l'on coupe la patte entirement, l'animal meurt dans 
la plupart des cas par suite d'une perte de sang. La partie rgnre se 
forme l'intrieur de l'article correspondant de la patte; c'est une forma- 
tion entirement nouvelle, qui apparat la mue suivante. Il se produit 
d'abord une cicatrisation, au moyen de 1 ou 2 gouttes de sang qui se coagule 
et constitue un bouchon; on voit ensuite apparatre une substance ressem- 
blant la chitine. La formation de la partie nouvelle commence par une 
prolifration de l'hypoderme; les muscles se constituent probablement aux 
dpens des sarcoblastes, restes des anciens muscles dgnrs (dans l'auto- 
tomie); les glandes filaires se forment comme dans le dveloppement nor- 
mal. La rgnration (contrairement ce qui a lieu dans l'autotomie) n'est 
pas influence par le nombre de pattes o le processus a lieu. De mme, la 
facult rgnratrice n'est pas puise par la rptition des sections, soit au 
mme endroit, sur la patte rgnre, soit aux endroits diffrents de la 
mme patte. Influence de la temprature. Elle est notablement acclra- 
trice : une lvation de 18"^ 24 rend la rgnration 4 fois plus rapide; 
celle de 24" ^0, 3 fois plus rapide. Influeuee de l'ge. Impossible chez 
rinsecte adulte, aprs la dernire mue, elle se produit avec la mme facilit 
toutes les priodes de la vie larvaire. Cependant, les Embies, se rappro- 
chant en cela des insectes infrieurs, conservent une certaine facult de 
rgnration mme aprs la dernire mue : c'est ce que R.-K. appelle la 
rgnration latente, caria partie rgnre reste l'intrieur du trochanter. 
La rgnration latente a t vue dans 44 % d'oprs, tandis que la rgn- 
ration normale a lieu dans 90 9^ de cas. Elle est plus frquente chez les 
que chez les (5. La rgnration latente a suggr certains auteurs l'opi- 
nion que les individus chez lesquels elle se voit sont des formes nolnicpips 
(Grassi et Sandias, Friedrichs); mais ni le nombre des mues subies (qui est 



VII. - LA REGENERATION. 123 

chez ces individus le mme que chez tous les autres), ni l'aspect gnral et 
la taille des animaux ne confirment cette ide. R.-K. a dj propos (1912) 
une autre explication, d'aprs laquelle la rgnration latente serait un 
caractre atavique, rappelant la facult de muer pendant toute la vie des 
insectes infrieurs; c'est un caractre absolument inutile, analogue aux 
organes rudimentaires. Rapports entre la rgnration et les mues. L'am- 
putation d'une partie de la patte avance dans une certaine mesure le moment 
de la mue, mais d'une faon diffrente suivant le genre de l'opration : une 
section faite au tarse ou au tibia a un effet plus grand que celle passant par 
le trochanter, peut-tre parce que cette dernire est moins forte, tant plus 
habituelle (dans les cas d'autotomie). La rgnration est d'autant plus par- 
faite qu'il s'coule un dlai plus long entre l'opration et la mue qui la suit. 
Si on sectionne plusieurs pattes, la mue se trouve, au contraire, lgrement 
retarde. Rgnration des pices de la bouche et des cerques. L'auteur 
n'a pas fait d'expriences directes, mais a pu constater sur certains indi- 
vidus que ces parties avaient t rgnres (rgnration imparfaite). 
Anomalies. Les anomalies observes par R.-K. sont des changements de 
place de la rgnration (la patte rgnre aux dpens d'une partie qui ne 
possde pas normalement cette facult) ; des cas o on voit un commence- 
ment de rgnration sur une patte non lse, mais symtrique d'une patte 
lse et en voie de rgnration (cas observ pour la premire fois, les 
exemples connus de rgnration compensatrice montrant, au contraire, 
l'amoindrissement des appendices symtriques); apparition chez une 9 aprs 
rgnration de caractres du (5 (cerques); pattes supplmentaires par suite 
du ddoublement de la partie rgnre ; htrotopie (des glandes filaires) ; 
apparition prcoce des caractres lis la maturit sexuelle {prototlie de 

KOLBE). 

A la fin de son travail, l'auteur examine la question du rle biologique 
de la rgnration : ses observations le confirment dans l'ide qu'elle est 
bien en rapport avec la frquence des lsions et a pu ainsi se dvelopper 
sous l'influence de la slection. M. Goldsmith. 

Roskam (Jacques). Nouvelles recherches sur le mcanisme de Vauto- 
tomie chez le crabe. L'auteur a repris la question du mcanisme de 
l'autotomie chez le crabe qui semblait tre dHnitivement rgle par les 
expriences de Lon Fredepjcq. L'explication que cet auteur donna du ph- 
nomne de l'autotomie fut ultrieurement mise en doute par Jean De.moor 
et plus tard par Wiren. On sait avec quelle merveilleuse facilit les crabes 
peuvent s'amputer d'une patte par excitation violente des fibres sensibles 
du nerf mixte de celle-ci (autotomie rflexe), ou lorsque l'excitation 
lgre de ces lments nerveux s'accompagne de certaines perceptions senso- 
rielles (autotomie psychique). Ds 1883 Lon Fredericq expliqua l'autoto- 
mie par un mouvement d'abduction rapide du membre entier, le dplace- 
ment de la portion priphrique, caduque, de la patte tant empch par 
un obstacle rsistant. C'est cette explication qu'adopte l'auteur et il rejette 
les hypothses de Demoor et de Wiren. Il considre le mcanisme auquel 
L. Fredericq attribua l'autotomie comme la seule cause essentielle, dter- 
minante de la cassure du membre. Ses expriences personnelles concordent 
avec celles de Fredericq. Les mcanismes de Demoor et de Wiren agissent 
peut-tre comme des adjuvants, facilitant la cassure du membre, mais ils ne 
la dterminent pas. Le mcanisme d Demoor ne pourrait s'adjoindre ce- 
lui de Fredericq, qu'en cas de fixation totale de l'extrmit dorsale de la 
patte. Le muscle de Wiren semble ne jouer aucun rle dans la cassure du 



124 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

membre : il ost trop peu dvelopp et la diminution de solidit de la cara- 
pace au niveau du sillon de l'autotomie est trop faible ou trop diluse pour 
(|ue la cassure puisse se produire par aplatissement vertical de l'ischiopo- 
dite. M. Mendklssoiin. 

Loffler (B.)- Sur la marche du dveloppement d'un Banisteria chryi^o- 
phylla Lam. cl rgnration du sommet chez les Lianes. A la suite d'une 
modification dans le milieu ambiant, par suite des changements apports 
dans une serre, un liait isteria chysophylla, qui avait pouss 23 ans en arbre, 
a donn des pousses qui rvlent une Liane. L, fournit une minutieuse 
description du phnomne, puis tudie chez cette plante et d'autres Lianes 
la rgnration du sommet. Il constate ainsi que c'est toujours du bourgeon 
appliqu contre le support que sortira le jet le plus vigoureux. Le contact du 
support doit donc exercer une excitation particulire. Henri Micheels. 

Garjeanne (A. J. M.). Les cellules marginales de quelques feuilles de 
Jungermanniaccs. Les recherches ont port sur Haplozia crenulatn, 
Chiloscyphus polyanthus, Lophocolea bidenlata, L. cuspidata, L. hetero- 
phylla, Lophozia injlata, Diplophylliim albicans^ Alicularia Scalaris, Frul- 
lania dilalala, Cephalozia bicuspidata, Ptelidium ciliare et Scaponia curta. 
Les paississements des cellules marginales sont plus grands lorsque les 
plantes sont soumises un change plus grand du contenu aqueux. Ces 
cellules se distinguent non seulement par leur forme et leurs paississe- 
ments, mais en gnral aussi par un contenu protoplasmique moindre ainsi 
qu'une plus petite quantit de corps gras et de grains de chlorophylle. Elles 
se distinguent souvent aussi par une colorabilit plus grande sous l'action 
de la solution aqueuse de bleu de mthylne (et d'autres couleurs basiques 
d'aniline). Elles sont aussi frquemment brunies avec le nitrate d'argent, 
plus tt ou plus vivement que les autres cellules foliaires. Ce sont en gn 
rai des cellules les plus colorables que sortent les bourgeons de rgnration. 
La coloration plus forte n'est pas due des tanins, mais ces cellules con- 
tiennent des substances importantes pour la production des bourgeons 
de rgnration. Mais un transport de ces substances est trs possible et 
la facult de rgnration peut ainsi passer dans toutes les cellules foliaires 
vivantes. Henri Micheels. 



CHAPITRE VIII 
L.a Greffe 

Baco (F.). Bouturage compar de vignes greffes et franches de pied. 
(C. R. Ac. Se, CLVI, 1167-1169.) 

[Le Baroque greff sur 1202 et inversement; 
le gremier greff sur 157", sur Bupestris du Lot, 3309 et lOl" ont mon- 
tr des variations spciliques qui s'hritent par bouturage. M. Gard 

Bonnefon et Lacoste. Nouvelles recherches exprimentales sur la Irans- 
planlalion de la corne et rvolution hislologique des greffons. (C. R. Soc. 
Biol., LXXV, 596-597.) [129 

Castle {W. E.) et Phillips (John C). Further experimenls on ovarian 
transplantation in guinea^pigs. (Science, 28 nov., 783.) [127 

Daniel (L..). Nouvelles recherches sur la greffe des Brassica. (C. R. Ac. 
Se, CLVI, 151-152.) [131 

Daniel (L.) et Delpon (I.). Sur un hybride de greffe entre Pcher et 
Amandier. (C. R. Ac. Se, CLVI, 2000-2002.) 

[Les feuilles, les fruits et les noyaux de cet hy- 
bride sont intermdiaires entre ceux du sujet et du greffon. M. Gard 

a) Harms ("W.). Experimentell erzeugte Metaplasien bei Rana fusea Bus. 
(Zool. Anz., XLl, N 2, 49-55.) ' [127 

b) Veberpflanzung von Ovarien in eine fremde Art. II. Milteilung : 
Versuche an Tritonen. (Arcli. Entw.-Mech., XXXV, 748-780, 6 fig., 2 pi.) 

[127 

Hume (M.). On the prsence of Connecting threads in graft hybrids. 
(New Phytologist, XII, 216-221, 1 fig.) [131 

Kornfeld (Werner). Uber Kiementransplantationen an Salamander 
larven. (Biol. Centralbl., XXXIII, 487-489.) [129 

Krongold (Sophie). Note sur la transplantation de l'intestin d'embryon 
de rat sous la peau de ranimai adulte de la mme espce. (C. R. Soc. Biol., 
LXXV, 255-258.) [129 

Mameli (Eva). Note di parabiosi vgtale. (Atti dlia Soc. ital. per il 
progresse dlie scienze, VI, 812-816.) [130 

Medigreceanu (F.). On the manganse content of transplanted tutnours. 
(Roy Soc. Proceed., B. 586, 174.) [Le cancer ou le carcinome 

ne sont pas plus manganifres que les tissus sains. H. de Varignv 

Myer (M. "W.). Contributions to the Analysis of Tissue Growth. XL Au- 



126 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

toplnstic and llonuroplnstic Transplantations of Kidney Tissue. (Arcli. 
Eutw.-Mech., XXXVUI, 1-7.) [127 

Rochet. Essais exprimentaux de greffe partielle de rein sur rein. (Con- 
grs de l'Assoc. franc. d'Urologie, Paris, 9-12 octobre.) [127 

Sale (Lle-wellyn). Contributions to the Analysis of Tissue Growth. VIII. 
Auloplastic and Ilonui'oplastic Transplantation of Pigmented S/dn in 
Cuini-a Pigs. (Arcliiv f. Entw.-Mech., XXXVII, 248-258.) [12G 

Seelig (M. G.). Contributions to the Analysis of Tissue Growth. IX. IIo- 
moplastic and Auloplastic Transplantation of Unpigmenled Skin in 
Guin'ea Pigs. (Archiv f. Entw.-Mech., XXXVIII, 259-204.) [12G 

Uhlenhuth (Eduard). Die synchrone MetamorpJiose transplantierter 

SdUimandcraagen [Zxigleich : die Transplantation des Amphibienauges). 
II. Mitteilung. (Archiv f. Entw.-Mech., XXXVI, 211-201, 7 iig., 1 pi.) [129 

"Weigl (Rudolf). Ueber homoplastischc und hclcroplastische Hauttrans- 
plantation bei Amphibien mit besonderer Berilcksichtigung der Meta^yior- 
phose. (Archiv f. Entw.-Mech., XXXVI, 595-025, 5 flg., 4 courbes, 1 pi.) 

[128 

"Wittmack (L.). Vorlage einer Abbildung der venetianisc/ien Traube oder 
des buntens Wenis. Vit isvini fera bicolor. (Ber. derdeutsch.bot. Gesellsch., 
XXXI, 38-40.) [130 



Sale (Llewellyn). Contributions l'analyse de la croissance des tissus. 
VIII. Transplantation auloplastique et homojilasligue de fragments de peau 
pigmente chez le Cochon d'Inde. Les collaborateurs de Lo Loeb conti- 
nuent l'tude systmatique des diffrents facteurs qui rglent la croissance 
des tissus. L. S. a transplant un fragment de peau pigmente dans un en- 
droit non pigment de la peau du mme individu chez le Cobaye (trans- 
plantation autoplastique) : dans ce cas le fragment garde toute sa vitalit 
et s'incorpore purement et simplement au reste de la peau. Les grefTes 
homoplastiques se comportent de diverses faons. La phipart sont li- 
mines; dans le cas contraire, le fragment de peau pigmente greff sur 
l'piderme non pigment d'un autre individu de mme espce se dcolore 
et il semble qu'il y ait une certaine inhibition la formation de pigment 
nouveau; en mme temps les cellules du voisinage envahissent le tissu 
transplant et peuvent dans certains cas le dtruire compltement. L'auteur 
ne donne pas d'interprtation de ses rsultats. M. Herlant. 

Seelig (M. G.). Contributions A l'analyse de la croissance des tissus. 
IX. Transplantation homojdastique et autoplastique de fragments de peau 
non pigmente chez le Cochon d'Inde. S. a fait l'exprience inverse de celle 
do L. Sale. Un fragment de peau blanche greffe sur l'oreille noire du 
mrme individu s'enracine dans la grande majorit des cas. La trans- 
plantation homoplastique ne russit au contraire que rarement. L'auteur 
a en outre constat (jue la lumire n'a aucune influence sur l'volution de 
la grell'e. M. Heklant. 



VIII. - LA GREFFE. 127 

Myer (M. W.). Contributions l'analyse de la croissance des tissus. 
XI. Greffes auto plastiques et homoplastiques de tissu rnal. La greffe 
rnale, souvent tente, mme chez l'homme, ne russit que trs imparfaite- 
ment. Le travail de M. apporte quelques donnes sur Tintimit des phno- 
mnes de reprise de la greffe. Nette dj 24 heures aprs l'opration, 
cette activit du tissu transplant passe par un maximum vers le 5<= ou 7" jour 
puis se ralentit et cesse aux environs du 14<'-15''' jour. La greffe autoplastique 
ne se distingue de la greffe homoplastique qu'aprs le 9'^ jour, par une 
rsistance un peu plus grande des tubuli aux processus de dgnrescence 
Enfin les conditions qui, lors de l'extirpation d'un rein, provoquent l'hyper- 
trophie de l'organe maintenu, se montrent sans action sur l'volution de la 
greffe. M. Herlant. 

Rochet. Essais exprimentaux de greffe partielle de rein sur rein. 
Prlevant un lapin un fragment de rein en forme de coin ou de calotte, 
R. le greffe sur le rein excis d'un autre lapin. La greffe se colle, mais ne 
fonctionne pas ; elle reste adhrente au rein greff et conserve son volume 
pendant quelques semaines, puis elle se rsorbe et disparat progressive- 
ment. Le rein oppos au rein traumatis est atteint, surtout par le processus 
de rsorption qui suit la greffe. R. Legendre. 

b) Harms ("W.). Greffe d'ovaires sur une espce trangre. Deuxime 
communication: recherches sur les Tritons. En 1910 et 1912, l'auteur a pu- 
bli les rsultats de ses expriences sur les Lombrics. Dans ce nouveau travail 
il a fait porter ses recherches sur les Tritons. 11 a observ que les ufs les 
plus gs contenus dans le fragment greff dgnrent; les jeunes ufs 
primordiaux, au contraire, en se mlangeant avec les cellules de l'hte, qui 
leur servent de tissu de soutien, assurent une vritable rgnration ova- 
rienne. H. a pu obtenir la ponte chez une Q de T. alpestris portant des 
ovaires de T. cristatus ; par leur aspect et leur pigmentation, les ufs sont 
du type cristatus, mais ont la taille des ufs de T. alpestris. Ces ufs 
peuvent tout au plus subir un dbut de premire division, mais ne se dve- 
loppent jamais. M. Herlant. 

Castle ("W. E.) et Phillips (John C). Nouvelles expriences sur la 
transplantation de l'ovaire chez les cobayes. L'exprience (la 3, Jes deux 
prcdentes datant de 1909 et de 1911) a consist apparier avec un albinos 
une femelle brune, ou chocolat, ayant reu les ovaires d'une femelle mus- 
cade. Avec l'albinos, une femelle chocolat devait donner des chocolats ou des 
albinos potentiellement bruns; une muscade et d donner des muscades ou 
des albinos potentiellement muscades. 

Le rsultat fut, en 5 portes : un albinos mle; une femelle muscade clair; 
un mle muscade et jaune clair; un albinos mle; un albinos femelle : deux 
colors, 3 albinos. Les albinos taient-ils potentiellement muscades, oubruns? 
L'exprience n'a pu tre faite que pour un seul : il tait potentiellement 
muscade, mais htrozygote pour le brun. De ce cas et des deux premiers 
les auteurs tirent la conclusion que Weismann a raison en tenant chez les 
animaux suprieurs la substance germinale et la somatique pour distinctes, 
et ne pas admettre la possibilit d'une modification des possibilits gnti- 
ques par l'influence somatique. H. de Varigny. 

a) Harms (W.). Mtaplasies provoques exprimentalement chez Rana 
fusca Bs. L'auteur fait des greffes homoplastiques en employant comme 



128 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

greffon les callosits qui existent la base du pouce chez les mles; pendant 
quatre ou cinq semaines, pour les transplantations faites au printemps ou en 
t, les glandes de ces parties greffes restent peu prs sans changement, 
mais ensuite il se produit une rapide dgnrescence qui parat d'autant 
plus surprenante que maintenant la partie greffe est pourvue de nerfs et 
de vaisseaux; la dgnrescence se produit de la mme manire qu'aprs la 
castration et l'inanition : le protoplasme des cellules situ du ct de la 
lumire des glandes prouve une dgnrescence granuleuse, tandis que la 
partie basale possdant le noyau n'est pas modifie. Une partie de ce pro- 
toplasme dgnr est limine par les phagocytes et le reste forme une 
masse sphrique dans la lumire de la glande; les canaux excrteurs qui 
font communiquer la glande avec l'extrieur disparaissent; les cellules du 
corps de la glande, qui a pris une forme sphrique, se multiplient et l'ar- 
rangement de ses cellules est exactement le mme que dans l'piderme 
externe : les cellules formes les premires tant de plus en plus pousses vers 
la lumire de la glande. On y constate ensuite un processus de kratinisation 
qui progresse incessamment et les lamelles kratinises entourent la masse 
centrale de dchets. Finalement il en rsulte une formation sphrique cor- 
ne que l'auteur dsigne sous le nom de . Hornperle . H. obtint aussi une 
formation de perles cornes chez des greffes htroplastiques de Rana 
fusca sur R. e&culenta. 11 s'agit bien l d'une formation mtaplasique, car les 
cellules glandulaires qui ne sont plus influences par la scrtion interne de 
la glande interstitielle, perdent leurs caractres spcifiques, reviennent 
leur tat embryonnaire, se multiplient et donnent des cellules moins diff- 
rencies qui se transforment en lamelles cornes. Cette mtaplasie observe 
par H. consiste dans la transformation d'une varit d'pithlium en un 
autre. Armand Billard. 

Weigl (R.)- Sur les greffes cutanes homoplastiques et htroplastiques 
chez les Amphibiens, spcialement au point de vue de l'tude de la mtamor- 
phose. AV. greffe un fragment de la peau d'une jeune Salamandre un 
individu de mme espce et constate que la greffe garde intacts tous ses 
caractres originaux, son mode de croissance, sa coloration et son dessin. 
L'exprience devient surtout intressante lorsque la greffe, prleve par 
exemple sur le tgument abdominal, est insre une place trs diffrente 
du corps du sujet, la rgion dorsale notamment. Elle prouve en effet que la 
pigmentation ou le dessin d'une rgion quelconque de la peau, chez les 
Amphibiens, sont des caractres qui lui appartiennent en propre et rsul- 
tent, pour "W., de la ralisation de ses tendances ontogniques particulires 
(lokalisierte Determinationsfaktoren). Le fait est surtout intressant dans le 
cas de greffe htroplastique ; les belles photographies de l'auteur montrent, 
par exemple, une Salamandre portant dans la rgion dorsale un carr de 
peau d'Axolotl parfaitement reconnaissable. 

On sait qu'au moment de la mtamorphose, la peau des larves d'Amplii- 
biens change nettement d'aspect. "W. a eu l'heureuse ide de greffer la peau 
d'un individu sur un autre de mme espce mais d'ge diffrent, plus proche 
ou plus loign du moment de la mtamorphose. Il constate cpie, dans les 
deux cas, le fragment greff ne commence montrer les transformations 
caractristiques de la mtamorphose qu'au moment o il le ferait s'il se 
trouvait encore chez son premier propritaire, et non au moment o se 
mtamorphose son hte nouveau. Si on a choisi deux larves de mme ge, 
il y a au contraire synchronisme parfait. Ces expriences sont naturelle- 
ment susceptibles de la mme interprtation que celles rapportes en pre- 



VIII. LA GREFFE. 129 

mier lieu, en ce sens qu'elles montrent que les diffrentes parties de la peau 
se mtamorphosent sous Tinfluence de leurs tendances propres et non pas 
d'une excitation de l'ensemble de l'individu qui les nourrit. 

On aurait tort de prendre ces conclusions au pied de la lettre et d'en 
dduire que le milieu n'agit point. Il faut simplement y voir l'effet, de plus 
en plus facile produire, de causes extrieures toujours les mmes et agis- 
sant depuis un temps trs long sur l'organisme. La raction de celui-ci entre 
ainsi petit petit dans son patrimoine hrditaire et se libre lentement du 
milieu. M. Herlant. 

Uhlenhuth (Ed.). Le sjjnchronisme des mlamorphnses des i/eux greffs 
chez la Salamandre [X]. Au moment de la mtamorphose, l'iris color en 
jaune, qui caractrisait l'il de la larve, devient noir par suite d'un abon- 
dant dpt de pigment. Dans cette deuxime communication sur la greffe 
oculaire chez les Amphibiens, U. constate que l'il transplant en un en- 
droit quelconque du corps continue s'accrotre, se dveloppe et se trans- 
forme en mme temps que l'il normal et m sihi. Il est mme possible d'ac- 
clrer ou de retarder cette mtamorphose selon que l'il greff provient 
d'un individu plus jeune ou plus g que l'individu rcepteur, de sorte 
qu'un synchronisme plus ou moins parfait assure la transformation simul- 
tane de l'ensemble des yeux que possde celui-ci. Toutefois, si la diffrence 
d'ge est considrable il y a htrochronie. 

Ces rsultats diffrent quelque peu de ceux obtenus par Weigl et rsums 
ici, dans des expriences de greffes cutanes : ici le fragment greff mani- 
feste une indpendance complte vis--vis des influences exerces par 
l'hte et garde son rythme propre. M. Herlant. 

Bonneon et Lacoste, Nouvelles recherches exprimentales sur la trans- 
plantation de la corne et V voi ulitm histohxjique des greffons. En greffant 
sur des yeux de lapin des fragments de corne de lapin, de cobaye et de 
poule, on observe : 1" dans l'autoplastie lapin-lapin, la ncrose prcoce des 
cellules fixes du transplant, rapidement remplaces par des cellules jeunes 
venues de l'hte, seul subsiste le revtement pithlial de la greffe; 2 dans 
l'htroplastie cobaye-lapin, les mmes phnomnes; 3 dans l'htroplastie 
poule-lapin, la disparition rapide de l'epithlium du transplant et la ncrose 
lente de ses cellules fixes que ne remplacent pas des cellules venues de l'hte. 
R. Legendre. 

Kornfeld (Werner). Transplantations de branchies chez des larves de 
Salamandres. A l'instar d'Ed. Uhlenhuth qui avait transplant chez des 
salamandres des yeux larvaires d'un individu sur un autre plus ou moins 
avanc dans sa mtamorphose, K. a entrepris des transplantations analogues 
des branchies. La gretfe russit assez bien, mais le greffon ne semble pas 
suffisamment nourri par l'hte pour continuera se diffrencier encore. Tout 
comme Uhlenhuth pour les yeux, K. a pu constater un synchronisme entre 
les mtamorphoses des branchies transplantes et de celles de l'hte. En 
effet, la mtamorphose des branchies transplantes est retarde si l'hte est 
moins avanc dans son dveloppement que ne l'tait la salamandre dont 
provenaient les branchies et, au contraire, elle est hte si l'hte est plus g 
- que ne l'tait le propritaire des branchies transplantes. J. Strohl. 

Krongold (Sophie). Note sur la transplantation de l' intestin d'embryon 
du rat sous la peau de l'animal adulte de la mme espce. La muqueuse 
l'anne biologique, xvui. 1913. 9 



130 l/ANNEE RIOLOGIQIE. 

intestinale de Tembryon du rat encore non diffrencie fonctionnellement, 
transplante sous la peau de l'animal adulte de mme espce, continue se 
dvelopper; elle volue jusqu' sa fonction scrtrice en mme temps qu'elle 
prsente une prolifration cellulaire intense produisant finalement une ca- 
vit kystique. La greffe ne russit qu'avec des tissus d'embryons trs jeunes. 
H. Llgendre. 

Mameli (Eva). Xoles de parabiosf vglnJc. Ce terme de parabiose 
indique une union permanente de deux tres, obtenue par des procds ar- 
tificiels. Les plantes choisies ont t runies par un rameau latral ou par 
la tige principale; une fois le cal de cicatrisation form, M. a laiss les 
deux individus intacts. 

Les plantes en parabiose atteignent en gnral (lorsque la greffe a bien 
russi et que les conditions de vie sont bonnes) un dveloppement nota- 
blement plus grand que les plantes isoles qui servent de contrle. 

C'est ainsi que de trs jeunes plantes d'Helianlhus annuus^ unies en pa- 
rabiose lorsqu'elles eurent 20 cm. de haut, atteignirent 67 74 cm. de hau- 
teur une vingtaine de jours aprs, alors que les plantes isoles n'avaient 
que 36 46 cm. La longueur maxima des feuilles tait dans les premires 
de 10 11 cm., dans les secondes de 8 9 cm. ; la largeur, de 8 cm. dans 
les premires, de 5 cm. dans les secondes, etc. 

Lorsqu'une des deux plantes en parabiose est maintenue longtemps dans 
un terrain sec, tandis que l'autre est rgulirement arrose, on constate 
avec surprise que la premire met de nouveaux bourgeons et fleurit. Ce 
fait apparat trange lorsqu'on l'observe sur des plantes pourvues de nom- 
breux rameaux basilaires robustes, comme dans des individus d'//e/<o/ro- 
pium peruvianum, d'Azalea indica, de Rosa, qui, pendant 2 4 mois, vivent 
dans la scheresse, unis des individus journellement arross. Il y a donc 
passage osmotique de l'eau par le tissu de cicatrisation, et les racines de la 
plante assclie reoivent leur eau par une voie inverse de la voie nor- 
male; des expriences faites par l'auteur montrent qu'il se manifeste, comme 
l'ordinaire, une pression radicale dans la plante assche. 

Des changes de substances peuvent se faire entre deux plantes en pa- 
rabiose. Deux jeunes individus cVIiclianthim annuus, non encore pourvus 
d'oxalate de chaux, furent miis l'un en relation avec une solution prive 
de chaux, l'autre avec la mme solution, mais prive de magnsie. Or, la 
moelle des deux plantes en parabiose se ti'ouva ensuite copieusement 
fournie de cristaux d'oxalate de chaux, tandis que la plante de contrle, 
prive de chaux, ne contenait, la fin de l'exprience, aucune trace de 
cristaux dans ses cellules. 

M. a tudi aussi la question de la conductibilit lectrique dans ces 
plantes : tandis que dans la plante arrose, normale, l'intensit du cou- 
rant est, comme on le sait, plus grande de bas en haut, dans la plante 
tenue au sec au contraire (au-dessous de la greffe), l'intensit du courant 
est plus grande de haut en bas, direction suivie par les sucs administrs 
la plante voisine. La zone de greffe n'est pas un obstacle au passage du 
courant, mais oppose une certaine rsistance. 

Ces divers rsultats paraissent tre une preuve de l'existence de com- 
munications plasmiques entre les tissus des deux plantes mises en para- 
biose. M. HiiUBlIiR. 

"Wittmack (L.). Piaenlation d'une image de la grappe vnitienne ou de 
la vigne bigarre. Vilis vinifera bicolor. Elle se trouve dans Bertuch, 



Vlir. - LA GREFFE. 131 

Bilderhuch fin- Kinder, 5. Bd., Taf. 46, Weimar, 1805. Elle a des feuilles 
taches cramoisies et vertes. Les grappes sont bigarres. E. Baur suppose 
qu'il s'agit l d'un rsultat de greffe. Henri Micheels. 

Daniel (L.). Nouvelles recherches sur la greffe des Brassica. Les 
substances de rserves ne passent au travers du bourrelet, dans le sujet, que 
si celui-ci possde des tissus susceptibles de se tuberculiser. Un Brassica 
monocarpique, bisannuel, floraison et tuberculisation euchrones peut, 
une fois greff, se transformer en une plante polycarpique, floraison et 
tuberculisation polychrones. M. Gard. 

p) Hybrides de greffe. 

Hume (M.). Sur la prsence de filaments conneclifs dans les hybri'Ies de 
greffe. La gense des filaments connectifs a t depuis longtemps un sujet 
de discussion et la ques'ion reste ouverte de savoir s'ils proviennent des libres 
du fuseau et traversent la membrane cellulaire ab initia ou s'ils sont forms 
postrieurement. H est mme possible qu'ils participent des deux origines 
en mme temps. Pour tenter de rsoudre la question, H. s'est adress aux 
hybrides suivants : Cytisus Adami, Solanum tubingense et Solanum Klreu- 
terianum. La principale conclusion tirer de son tude anatomique est que 
si l'hypothse de Baur est juste, et il n'y a pas de raison de croire qu'elle 
ne l'est pas, c'est--dire que les hybrides de greffe sont des chimres pri- 
clines, il n'y a dans ce cas pas de doute que des tissus sans rapports 
gntiques ne peuvent pas tre relis par des filaments connectifs. Donc, les 
filaments naissent secondairement, puisqu'il est supposer que les 
cytoplasmes des deux composants n'entrent pas en contact. Dans tous les 
cas, il est clair que les filaments ne peuvent pas provenir des fibres du 
fuseau, puisque aucun des noyaux des deux composants n'est entr en 
division. 

La rupture des filaments juste en travers du centre du nud mdian, 
lorsque la lamelle moyenne est fendue, selon les observations faites par H. 
parle plutt en faveur d'une origine double des filaments, une nioiii prove- 
nant d'une cellule, l'autre de la cellule voisine. Il faut cependant bien noter 
qu'il subsiste (juelque doute de savoir si les filaments connectifs dans la 
cellule vgtale mre sont toujours en contact absolu avec la lamelle 
moyenne de la membrane sparatrice. Le prsent travail ne rsout pas 
dfinitivement la question pose. M. Boubier. 



CHAPITRE IX 

IjC sexe et les caractres sexuels secondaires; 
le polymorphisme ergatognique 

Armbruster (L.). Ueher die chromatinverhltnisse bel solitaren Bienen 
und ihve Beziehung zur Frage der Geschlechsbestimmiing . (Bericlite Naturf. 
Ges. Freiburgi Br., XX, 15 janv., iv-xii, 7 fig.) 

[Sera analys avec le travail in extenso 

Bacon (Ren). Age de reproduction des Oiseaux. (Rev fr. Ornith., 
N 55, nov., 183.) [143 

a) Bridges (Calvin B.j. Partial sex-linkage in Ihe pigeon. (Science, 
17 janvier, 112.) [Discussion de 
faits observs par d'autres, une tentative d'explication au moyen de Thy- 
pothse que certains caractres sont attachs au sexe. A. de Varigny 

b) Non disjonction of the sex chromosomes of Drosophila. (Journ. 
Exper. Zool., XV, 587-606.) [Voir ch. XV 

a) Caullery (M.). Le problme du dtermiyiisme du sexe. (Biologica, 111, 
N 31, 15 juillet, 193-202, 3 fig.) [Analys avec le suivant 

6) Les problmes de /a sej:Ma/7e. (Paris, Flammarion, Bibl. philos. Se, 

332 pp., 49 fig.) [135 

Foot (Katharine) and Strobell (T. C). Preliminarg note on the results 
of Crossing livo hemipterous species with rfrence to the inheritance of 
an exclusivelij mate character and ils bearing on modem chromosome tho- 
ries. (Biol. Bull., XXIV, No 3, Fvr., 187-204, 1 pi.) [139 

Gallardo (Angel). Variation temporaire des caractres sexuels secon- 
daires chez une femme multipare. (Bull, scientif. France et Belg., XLVI, 
344.) [UA 

Gruber .Karl). Eine Beobachtung zum Sexualittsproblem der Cladoce- 
ren. iZool. Anz., XLll, N" 12, 556-559.) [137 

Guilliermond (A.). Nouvelles observations sur la sexualit des Levures.. 
(Arch. f. ProtiStenkunde, XX\ III, 52 pp., 6 fig., 4 pi.) [143 

a) Harms ("W.). Ueber das Auflrelen von cyclischen, von den Keim- 
driisen utiabhngigensekundren Sexusmerkmale bei Rana fusca Rs. (Zool. 
Anz., LXII, n 9, b85-395, 5 fig.) [140 

b) Die Brunstschwielen von Bufo vulgaris und die F rage ihrer Abhan- 
gigkeit von den Hoden oder dem Bidderschen Organ: zugleich ein Beilrag 
zu der Bedeulung des Interstitiums. (Zool. Anz., XLll, N" 10, 462-472, 
9 fig.) [145 



IX-. - LE SEXE. 133 

Htai (Shinkishi). The effect of ca&tration, spayinp or semi-spaying 
on tlie weight of the central nervous si/stem and of the /typo/>hysis of the 
albino rat; aiso the effect of semi-spaying on the remaininq ovary. (Journ. 
exper. Zool., XV, 297-314.) ' [145 

Ishi-wata (S.). Sur le sexe de l'uf du ver soie. (Zool. Anz., XLIII, 
N 5, 103-197, 3 fig.) [143 

Jennings (H.. S.) and Lashley (K. S.). Biparental Inheritance and the 
Question of sexuality in Paramecium. (Journ. exp. Zool., XIV, 393-466.) [136 

Kopec (Stefan). Xochmals ilber die Unabhdngigkeit der Ausbildung 
sekuiidiirer Geschlechtschara/tere von den Gonuden bei Lepidopteren. 
{Filhlerregenerationsnersuche mit Kastration und Keimdiisentransplan- 
tation kombiniert). (Zool. Anz., XLIII, i\ 2, 65-73.) [147 

Lamoureux (Eug.). Canes sauvages livre masculine. iRev. fr. Ornith., 
NM6, fvr., 19.) [147 

Lams (K.). Les causes dterminantes du sexe. (Thse Universit Gand, 
1-16.) [137 

Maignon (F.). Influence des saisons et des glandes gnitales sur les com- 
bustions respiratoires cliez le cobaye. C. R. c. Se, CLVI, 347-349.) [149 

Meisenheimer (J.). Aussere Geschlechtsmerkmale und Gesammtorga- 
7iismus in ihren gegenseiligen Beziehungen. (Verh. deutsch. Zool. Ges., 
23 Vers. Bremen, 18-56, 5 fig.) [144 

a) Mitchell (Claude W.). Experimentally induced transitions in the mor- 
pholugical characlers of Asplanchna amphora Hudson, together wilh re- 
marks on sexual reproduction, {iourn. exper. Zool., XV, 91-130, 3 diagr.) 

[Voir ch. X 

b) Sex dtermination in Asplanchna amphora. (Journ. exper. Zool., 

XV, 225-255.) [138 

Morgan (Th. H.). Heredity and sex. (New-York, Columbia Univ. Press. 
282 pp., 121 fig.) [135 

Morgan (T. H.i and Cattell lEleth). Additional Data for the Study 
of Sex-linked Inheritance in Drosophila. (Journ. exper. Zool., XIV, N" 1, 
janvier, 33-42.) [140 

Mrazek (Al.). Andror/yne Erscheinungen bei Cyclops gigas Cis. (Zool. 
Anz.. XLIII, N 6, 245-250. 4 fig.) [148 

a) Pinard (A ) et Magnan (A.). Sur la fragilit du sexe mle. (C R. 
Ac. Se, CLVI, 401-403.) [La mortalit plus 
grande des garons est due non pas leur fragilit, mais leur plus grand 
poids qui entrane pour eux une compression plus forte pendant l'accou- 
chement; cette compression influe sur leur tat gnral. M. Goldsmith 

b) Recherches sur la sexualit dans les naissances. (C. R. Ac. Se, 
CLVI, 1396-1399.) [142 

Pittard (Eugne). Anthropologie de la Roumanie. Nouvelles recherches 
sur les Skoptzy. (Bull. Soc. Rom." de Stiinte, 22. 298-306.) 

[Effets de la castration chez l'Homme, divers ges. L. Cunot 

Ra-wls (Elisabeth). Sex ration in Drosophila ampelophila. (Biol. Bull., 
XXIV, N 2, janv., 115-124.) [148 

Regnault (Jules). Les causes dterminantes du sexe. (Rev. Se, P"^ srie, 

X<> 23, 714-722.) [138 



134 L'ANNEE lUOLOGIQUE. 

Robinson (R.). Los glandes gniil (des et le systme dentaire. (C. R. Ac. 
Se. CLVl. 2016-2018.) [145 

Roule (Louis). Sur l'influence exerce par la fonction reproductrice sur 
les miqrntions des Saumo7is de printemps et d't. (C. R. Ac. Se, CLYII, 
1545-1547.) [149 

a) Shull (A. Franklin). Eine h'nstliche ErhOhung der Proportion der 
Mdnncliotcrzcuger hei Ilydatiua senia. (Biol. Centralbl., XXXIII, 570- 
577; Contrib. Zool. Lab. Univ. Michigan, N'^ 141.) [140 

b) Inherilance in IJydatina senta. I. Variability of the Besting Eggs 
and the Sex Ratio. (Journ. exper. Zool., XV. 4*.)-89.) [Voir ch. XV 

c) i\utrition and sex dtermination in Rti feroi. (Science, Q8 no\. 1S>.) 

[Discussion des exp- 
riences de C. "W. Mitchell, et critique des conclusions. H. de Varigny 
Sprecher (Andras). Recherches sur la variabilit des sexes chez- Can- 
nabis salira L. et Rumex Acetosa L. (Ann. des Se. nat. Bot., 9^ srie, 
XVIIl, 255-352, 6 fig.) [143 

Steinach (E.). Feminierung von Mnnclien und Maskulierung von Weib- 
chen. (Centralbl. f. Physiologie, XXVII, 717-723.) [En 

transplantant chez des jeunes animaux de mme porte les glandes gni- 
tales d'un sexe l'autre et rciproquement, les animaux acquerraient, en 
devenant adultes, les caractres sexuels secondaires correspondant aux 
glandes transplantes et opposs ceux qui leur reviennent par nature 
du sexe auquel ils appartiennent par leur naissance. M. Mendelssoiin 

Sturtevant (A. N.). The Linear arrangement of Six Sex-Linked Factors 
in Drosophila, as schoivn by their mode of Association. (Journ. expcr. 
Zool., XIV, N" 1, janvier, 43-59.) [140 

Valenti (Anna). La determinazione del sesso nelle mosche. Nota preven- 
tiva. (Bios, 1, fasc. 2-3, 278-279.) [141 

Vesely (J.). Zur Struktur des Monosoms in der Spermatogenese der 
Orthopteren. (Anat. Anz., XLIII, 569-576, 4 fig.) 

[Le monosome des Orthoptres prsente une structure singulire qui se 
retrouve chez les autres chromosomes, mais moins nette. 11 y a un filament 
.spiral priphrique, visible surtout sa paitie mdiane. Cli. Ciiampv 

"Wilson (Edmund B.). .1 chromato'ide body simiilating an accessory 
chromosome in Pentatoma. (Biol. Bull., XXIV, N'' 6, mai, 392-404, 3 pi.) 

[Voir ch. II 

"Wodsedalek (J. E.). Accessory chromosomes in the pig. (Science, 
4 juillet, 39.) [141 

"Wuist (Elisabeth Dorothy). Sex and development of the gametophyle 
of Onoi'lta Strulhiopteris. (Physiol. Researches, 1, 93-132, 15 fig.) [142 

York (Harlan H.). Some observations on the sexuality of Spirogyra. 
(Science, 12 sept.. 368.) [Observations sur les ga- 

mtes: comparaisons entre les gamtes mle et femelle dont l'auteur nu- 
mre les dillrences morphologiques et physiologiques. H. de Varigny 

Zedlitz (Comte Otto de). Sur Iloubara undulata. (Rev. fr. Ornith., 
N'^ 46, fvr., 18.) [147 

Voir pp. 37 et 243 pour les renvois ce chapitre. 



IX. LE SEXE. 135 

Morgan (T. H.). Hrdit et Sexe [XV]. Le livre de M. est un cours 
gnral sur la question du sexe, et je ne puis songer ici qu' en donner les 
ides directrices. Les expriences de Baltzer et Herhst montrent que les 
cliromosomes sont les porteurs essentiels des qualits hrditaires; une autre 
preuve est fournie par les expriences d'hrdit des caractres unis au sexe 
[sexlinked), dans lesquelles le sort des caractres suit exactement celui des 
htrochromosomes (croisement des Poules Langshan-Plymouth Rock barr). 
Ces mmes expriences montrent que le sexe est dtermin par un mca- 
nisme interne, qui parait tre le mme que celui qui dtermine la distribu- 
tion des caractres mendliens ordinaires ; ce mcanisme est le comportement 
des chromosomes au moment de la formation des gamtes. 

M. tudie assez longuement les caractres sexuels secondaires, et lve 
des doutes srieux sur la ralit des conceptions de Darwn ce sujet; il ne 
parat pas y avoir de slection sexuelle d'origine esthtique; si un Mammi- 
fre mle est choisi comme mle, ce n'est pas cause de sa beaut, mais de 
sa vigueur; pour les Oiseaux mles et les Insectes, chez lesquels les carac- 
tres sexuels secondaires sont indpendants des hormones gnitales et des 
glandes gnitales, l'volution de ces caractres doit tre aussi indpendante 
de l'ardeur gnitale du mle; mais M. ne s'explique pas trs clairement au 
sujet de leur origine. L'auteur examine un certain nombre de cas degynan- 
dromorphisme, d'hermaphrodisme et de parthnogense, ainsi que les essais 
de dtermination du sexe; ceux-ci, appliqus dans le jeune ge aux indivi- 
dus, ou mme sur les ufs, montrent que le sexe n'est aucun titre dter- 
min par un facteur externe ; on arrive seulement modifier la proportion 
sexuelle par des processus dont on comprend encore mal le mode d'action, 
mais on. ne touche pas la dtermination du sexe en elle-mme. En somme 
le livre de M. e.st un excellent expos de ce qu'on pourrait appeler les con- 
ceptions amricaines du sexe, qui se basent sur deux sources d'observations : 
l'une cytologique (htrochromosomes et leur comportement dans les croise- 
ments), l'autre exprimentale (tude des caractres sex-linked, du surcroise- 
ment [crossing over] et analyse des phnomnes observs dans les croise- 
ments). Beaucoup de ligures schmatiques indites et de documents pris 
comme exemples se rapportent aux travaux de M. sur Drosophila . 

L. CUNOT. 



6)Caullery. Les problmes de la sexualit. Le livre de C.est une re- 
vue des faits intressant la sexualit : histoire des gamtes, iiermaphrodisme, 
gonochorisme ou sparation des sexes, caractres sexuels secondaires, d- 
terminisme du sexe, parthnogense naturelle et artificielle, sexualit et 
multiplication asexue, sexualit chez les vgtaux et les organismes inf- 
rieurs. L'auteur n'est pas favorable aux thories chromosomiques du sexe, 
non plus qu'aux conceptions mendliennes ; il se range dans la minorit 
qui se refuse voir dans les chromosomes des individualits relles, et les 
porteurs spcifiques des proprits hrditaires, de la sexualit comme des 
autres . Le mendlisme n'est qu'un symbolisme, qui n'aura de valeur vri- 
table que s'il permet de prvoir ce que donneront des croisements nouveaux 
en vue desquels il n'a pas t tabli. A propos du cas des Insectes, chez les- 
quels des expriences ritres ont montr l'indpendance absolue des carac- 
tres sexuels tardifs et des glandes gnitales, G. pense qu'il ne faut pas for- 
muler cette conclusion d'une faon trop catgorique, en raison de l'apparition 
prcoce des cellules germinales, qui ont pu exercer une action sur le soma 
avant le moment o on pratique l'extirpation des gonades. Il lui parat que 



i:w i;annke biologique. 

la slection sexuelle de Darwin manque d'une base objective de faits. 

L. CUKNOT. 



Jennings (H. S.) et Lashley (K. S.). L'hrdit dfs deux parents et 
la (jueslion de la sexualit des Par imcifs. Dans certains cas, les lignes 
descendues de deu.K exconjugus d'un mme couple ont une destine diff- 
rente : l'une prit ou se multiplie lentement, l'autre survit et se divise 
activement. Calkins et miss Ci^ll ont vu l un dbut de diffrenciation 
sexuelle : l'individu qui se multiplie peu ou pas serait mle, celui qui se 
divise rapidement serait femelle. 

Pour ce qui est d'abord de la mort et de la survie, s'il y a diffrenciation 
entre les deux conjoints d'un mme couple, le nombre des cas o ils sur- 
vivent (ou prissent) tous deux doit tre moindre qu'on ne s'y attendrait, si 
la mortalit n'avait aucune relation avec la sexualit. Les auteurs tudient 
par le calcul des probabilits les expriences de Calkins et Cull et les leurs. 
Or, bien au contraire, le nombre des cas o les ex-conjugus prissent (ou 
survivent) tous deux est toujours au moins gal et le plus souvent trs sup- 
rieur la probabilit : si l'un des ex-conjugus survit, l'autre tend manifes- 
tement survivre ; si l'un prit, l'autre tend prir. Cela rsulte surtout 
des expriences de miss Cull; il y a dans un cas jusqu' 21.000 cliances 
contre le rsultat effectivement constat. Si l'on spare artificiellement les 
deux conjoints avant que la conjugaison ait eu lieu, on n'observe nullement 
une ressemblance analogue entre les descendants de ces deux individus. 
La conjugaison a donc m"anifestement pour effet de donner aux descendants 
des deux ex-conjugus une vitalit et un sort semblable. 

Pour ce qui est de la rapidit des divisions, s'il y a diffrenciation sexuelle, 
les diffrences constates sous ce rapport entre les descendants de deux 
ex-conjugus devraient tre plus marques qu'entre descendants de deux 
individus pris au hasard. Or, c'est exactement le contraire qui se prsente : 
les diffrences dans le rythme des divisions sont nettement moindres entre 
ex-conjugus. Cela rsulte notamment d'une exprience de 47 jours, faite 
sur 482 ex-conjugus. On devrait s'attendre ce que les diffrences de 
rythme, entre individus supposs de mme sexe, soient moindres qu'en- 
tre les deux sexes d'un mme cou oie : c'est encore le contraire que l'on 
observe. Rien n'indique donc une diffrence sexuelle entre conjugus. 

La mthode des coefficients de corrlation donne les mmes rsultats : il 
y a toujours un coefficient positif entre descendants de deux ex-conjugus. 

Cette ressemblance pourrait tre due ce que les conjugaisons sont 
assorties . Cela a lieu, on le sait, pour la taille : ce sont, dans la rgle, 
deux individus de mme taille qui se conjuguent. Il se pourrait que deux 
individus ayant un rythme de division analogue aient de mme plus de 
tendance que d'autres s'accoupler entre eux. On devrait alors constater 
dj une certaine ressemblance sous ce rapport entre individus artificielle- 
ment spars, avant que la conjugaison ait eu lieu. Cela parat rsulter, en 
effet, d'une exprience faite avec 239 couples spars, mais un bien faible 
degr; tandis que la conjugaison augmente considrablement cette ressem- 
blance. 

Dans le cas de conjugaison entre individus de mme ligne, descendus 
par scissiparit d'un anctre commun, il ne peut y avoir d'union assor- 
tie, puisque tous les membres de la ligne ont le mme rythme de division. 
Aprs conjugaison, il apparat des diffrences importantes d'un couple 
l'autre sous ce rapport. Mais entre les deux membres d'un mme couple, la 



IX. - LE SEXE. 137 

ressemblance est tonnante : le coefficient de corrlation atteint dans un 
cas jusqu' 0,9238. 

Ainsi les deux membres d'un mme couple sont plus semblables dans 
leurs caractres hrditaires aprs conjugaison qu'avant conjugaison, et 
l'union assortie ne peut expliquer cette ressemblance que pour une bien 
faible part. 11 n'y a donc plus qu'une explication possible, c'est que les des- 
cendants d'un mme couple hritent des deux conjoints. A. Robert. 

Gruber (Karl). Une tude du problme de la sexualit des Cladocres[X.]. 
On sait maintenant que le cycle des Cladocres est en principe fix et h- 
rditaire (Weismann) pour chaque espce, mais aussi qu'il existe, entre les 
priodes de partlinognse obligatoire et les priodes de sexualit obliga- 
toire (ufs de mles et ufs durables), des priodes de sexualit labile pen- 
dant lesquelles les individus peuvent tre influencs par les conditions de 
milieu et dirigs soit dans la voie parthnogntique (chaleur, riche nourri- 
ture), soit dans la voie sexue (faim, milieu non convenable); pendant les 
priodes obligatoires, ces influences ne se manifestent pas. Le prsent tra- 
vail apporte une confirmation nouvelle ces vues; il traite de Scaphole- 
beris mucronala de Lindau ; cette race locale, d'aprs Weismann (1875), serait 
dicyclique, avec une priode sexuelle au dbut de juin et une autre en 
automne. G., au contraire, pense que c'est une race monocyclique, avec 
une unique priode sexuelle dbutant aprs le milieu d'aot, mais elle pr- 
sente aujourd'hui, de fin mai au dbut de juin, une priode labile, que l'on 
peut mettre en vidence par des expriences de laboratoire. Il est possible 
qu'au temps o Weismann l'a examine, cette race tait encore dicyclique, 
et que la priode labile du temps prsent est un souvenir de la priode 
sexuelle ancienne [XVI]. L. Cunot. 

Lams (H.). Les causes dterminantes du sexe. Mise au point de cette 
importante question. L'auteur insiste principalement sur les diffrences 
numriques des chromosomes chez les mles et chez les femelles. Chez 
certains Hmiptres, le nombre de chromosome du mle est moindre que 
celui de la femelle. Acolla cf prsente 26 chromosomes; la femelle, 30. 
Gelaslocoris cf, 35; la femelle, 38. Filckia f, 27; la femelle, 28, etc.. La 
raison de cette dissemblance est que l'ovule, au cours de ses mitoses de 
maturation, conserve constamment un nombre de chromosomes uniforme. 
Au contraire, le spermatocyte engendre des cellules dont les unes contien- 
nent un ou plusieurs chromosomes de plus que les autres. S'il n'y en a 
qu'un et c'est le cas le plus frquent ce chromosome spcial est appel 
monosome, idiochromosome, X, Y, Z chromosome, chromosome acccessoire, 
htrochromosome, sex-chromosome. Autrement dit, un uf N chromo- 
somes fcond par un spermatozode n chromosomes donnera naissance 
un embryon N -f ji chromosomes, c'est--dire un mle. Mais, si l'uf 
N chromosomes est fcond par un spermatozode i + X chromosomes, 
l'embryon, N + ?i + X chromosomes, sera femelle. Il y a plus. D'aprs 
les expriences de Chewyrev sur les Ichneumonids, un uf non fcond 
donne naissance un mle, et cela indpendamment de la quantit de la 
nourriture. Chez ces tres, le spermatozode peut tre considr comme 
l'lment dterminant le sexe d'une faon absolue. Dans l'espce humaine, 
il existe aussi un dimorphisme des spermatozodes. II y en a parmi ceux-ci 
qui ont ou n'ont pas de sex-chromosome. L'homme a 47 chromosomes; la 
femme, 48. Or, l'uf mr possde toujours 24 chromosomes. Deux cas 
se prsentent. Ou bien il est fcond par un spermatozode 23 chromo- 



i:58 L'ANNKE BIOLOGIQUE. 

somes : il produira un embryon 24 + 23 chromosomes, soit 47, c'est--dire 
un mle. Ou bien le spermatozode possde un sex-chromosome : l'uf pro- 
duira un embryon 24 + 24 =^ 48 chromosomes, c'est--dire une femelle. 
On peut donc considrer le genre mle comme l'agent causal vritable 
dterminant le sexe de l'uf fcond. La fcondation une fois effectue et la 
premire cellule de l'embryon constitue, aucune influence ultrieure n'est 
capable de modifier le sexe. La mre n'interviendrait donc en rien pour 
donner le sexe l'enfant. La proportion peu prs gale des sexes s'explique 
par le fait que l'homme produit en quantit gale des germes avec ou sans 
htrochromosome. Quand il y a prdominance tantt de filles, tantt de 
garons, c'est que pure hypothse les deux espces de spermatozo'ides 
ne se sont pas trouves dans la mme proportion. M. Hkui3EL. 

Regnault (Jules). Les causes determin/fntes du sexe. Cet article est 
le dveloppement d'une communication faite au Congrs International de 
Pathologie et de Physiologie compare. Aprs un expos desdifl'rentes tho- 
ries, l'auteur rsume ainsi l'tat actuel de la question. Le sexe dpend des 
conditions de nutrition : tout ce qui augmente les rserves, ralentit les com- 
bustions, diminue les dpenses, favorise la production du sexe femelle, et 
inversement; le degr de maturit des lments sexuels a une influence, 
un ovule ou un spermatozode relativement ancien pouvant tre considr 
comme infrieur au point de vue de la nutrition. En ce qui concerne le 
moment de la dtermination du sexe, il faut le placer aprs la fconda- 
tion : c'est la priode assez tardive de l'volution, celle pendant laquelle, 
chez les vertbrs suprieurs, persistent les fentes branchiales. Cette p- 
riode, pendant laquelle une influence externe agissant sur la nutrition pour- 
rait intervenir pour modifier le sexe, est donc trs courte. M. Goldsmith. 

b) Mitchell (Claude W.). La dlerminalion du sexe chez AspJanchna 
nmphora. ~ L'auteur examine ici, au point de vue de la dtermination du 
sexe (apparition des mles et des femelles productrices d'ufs de repos), 
les phnomnes qu'on tudie gnralement au point de vue du passage de 
la reproduction parthnogntique celle par ufs fconds. Il a t tabli 
d'une part que la production plus ou moins grande de mles rsulte de 
certaines proprits des individus et, par consquent, des lignes dter- 
mines ; d'autre part, il existe une corrlation entre ces types individuels 
et les facteurs pliysiologiques, tels que le rythme physiologique, les chan- 
gements de nourriture, etc. Il y a donc un lien entre les facteurs de cette 
dernire catgorie et la production de mles. Les expriences de l'auteur 
sont destines montrer directement ce lien. Elles ont montr que la pro- 
duction de mles est influence par trois catgories de facteurs. Le premier 
est d'ordre trs gnral, agissant sur un grand nombre de gnrations : 
c'est le rythme phi/siolot/ique; le second est une diminution de la quantit 
de nourriture se produisant dans des conditions trs prcises : chez des 
jeunes femelles issues de mres bien nourries, pendant les cinq premires 
heures de leur vie, qui constituent leur priode de croissance. Le manque 
de nourriture chez des femelles issues de mres mal nourries ou chez des 
femelles quelconques, d'une faon continue, supprime, au contraire, 
la production de mles. Le troisime facteur est une nourriture abondante 
dans toutes les autres conditions que celle indique plus haut. Le mode de 
nutrition apparat ainsi, malgr l'opinion contraire de Punnett et de Suull, 
comme le grand facteur de la dtermination du sexe chez les Rotifres. 

M. GOLDSMITIi. 



IX. - LE SEXE. 139 

Foot (Katharine) et Strobell (E. G.). Note prliminaire sur les rsul- 
tats du croisement entre deux espces d'Hmiptres concernant l'hrdit d'un 
caractre exclusivement mle; cons'juence pour les thories chromosomiques 
modernes [XV, 6, a]. Depuis quelques annes, l'tude des chromosomes a 
pris un nouvel intrt parce qu'on suppose qu'ils sont les porteurs et distri- 
buteurs de tous les caractres hrditaires; en particulier les chromosomes 
caractristiques des sexes (Xpour la femelle, Y pour lemle) ont t considrs 
comme les supports des caractres sexuels secondaires. F. et S. sont scep- 
tiques ce sujet; pour eux l'inconstance de la forme et des dimensions des 
chromosomes ne leur parait pas conciliable avec la fonction qu'on leur attri- 
bue gnralement; ce sont des organes cellulaires, dont l'aspect et le nom- 
bre sont l'expression plutt que la cause des activits de la cellule qui les 
renferme. Ils se sont propos une exprience cruciale, en croisant deux 
formes d'Hmiptres, dont l'un {Euschistus variolarius) possde un caractre 
exclusivement mle (tache noire trs nette sur le segment gnital du cot 
ventral), tandis que l'autre {Euschistus varius) ne prsente pas de tache; la 
femelle de l'une et l'autre forme n'a pas non plus de tache sur le segment 
gnital. 

Ce caractre exclusivement mle d'' Euschistus ne peut tre que linked 
avec le chromosome sexuel Y caractristique du mle; il doit donc tre 
transmis seulement par le pre, puisque la femelle n'a jamais de chromo- 
some Y. Si alors Euschistus variolarius ( 9 ) est fcond par E. servus (forme 
qui n'a pas la tache noire dont il a t question plus haut), il est vident a 
priori que les descendants de 1''^ gnration, aussi bien que ceux de la 
deuxime, ne devront pas prsenter la tache; or, en fait, ce n'est pas du tout 
ce qui arrive : la XchQ.' Euschistus variolarius est transmise par la femelle; 
elle apparat un faible degr parmi les mles de l""^ gnration, et beau- 
coup plus intensment parmi les mles de la 2, quelques individus ayant la 
tache noire aussi bien marque qu'elle l'est chez les mles de leur anctre 
maternel (E. variolarius). Le caractre est donc transmis par la femelle 
variolarius sans l'aide du chromosome Y. De mme il est transmis par le 
mle sans l'aide du chromosome X (croisement entre un mle de variolarius 
avec tache et une femelle hybride). De plus la tache noire est visiblement 
un caractre oscillant, car sur 107 mles de 2" gnration chez lesquels on 
peut dceler la tache, elle est prsente tous les degrs d'intensit, depuis 
une simple indication jusqu' l'aspect le plus typique. 

F. et S. concluent de ces faits qu'il n'y a pas union entre un chromosome 
sexuel, quel qu'il soit, et le facteur qui dtermine la prsence de la tache 
noire chez les mles de variolarius; l'ensemble de leurs recherches, portant 
sur ce point spcial aussi bien que sur la variabilit des chromosomes d'Al- 
lolobophora et d'Anasa tristis, est nettement dfavorable la conception des 
chromosomes dterminants. [A mon avis, F. et S. attribuent leurs exp- 
riences sur Euschistus une valeur cruciale qu'elles n'ont pas; la tache noire 
du mle n'est nullement un caractre sex-hnked ; c'est un caractre sexuel 
secondaire, ce qui n'est pas du tout la mme chose ; la glande mammaire 
d'une Vache est aussi un caractre sexuel secondaire, et on sait que des 
proprits laitires peuvent tre transmises par un Taureau ; dans l'hypo- 
thse des chromosomes-dterminants, le caractre tache noire est li, non 
pas au chromosome sexuel, mais un chromosome somatique quelconque, 
et s'il ne s'exprime pas chez la femelle, c'est que son- dveloppement est 
inhib par le soma femelle, de mme que le dveloppement des caractres 
mammaires est inhib chez le Taureau parce que c"est un mle. Voir dans 
Evolution andSex, 1913, des critiques de Morgan qui montrent clairement 



140 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

que les expriences de F. et S. sont susceptibles de tout autres interpr- 
tations]. L. C'UNOT. 

Morgan (T. H.) et Cattell (Eleth). Faits additioimeh pour l'tude de 
l'hrdit associative an sexe chez Drosophila [XV, 6, a]. Les caractres 
associs au sexe [sex-linked) suivent dans leur distribution le chromosome 
sexuel X, de sorte qu'ils sont toujours absents dans les spermatozodes pro- 
ducteurs du sexe mle, qui ne renferment pas le chromosome X. Chezlafemelle 
de Drosn/ihila qui possdedeux chromosomes X, l'un de ceux-ci peut contenir 
le facteur pour les yeux rouges (R), celui pour les ailes longues (L) et celui 
pour le corps noir (B), tandis que l'autre chromosome peut renfermer les 
gnes domins W (absence de rouge ou yeux blancs), S (ailes courtes) et Y 
(corps jaune ou brun sans plument noir); il ne devrait donc y avoir que 
deux classes possibles d'ufs, l'une RLBX et l'autre WSYX ; en ralit, il 
parat s'en former d'autres, rares la vrit, par interchange entre les deux 
chromosomes X (rupture de l'association ou crossing-over) ; les expriences 
montrent en effet qu'il y a un petit nombre d'ufs la formule WLBX et 
RSYX. Dans ce travail, M. et C. rapportent le nombre des cross-ovr appa- 
rus dans des croisements entre Drosophiles porteurs des caractres S et L 
(ailes courtes et longues), yeux rouges et blancs (R et W), corps noir ou 
jaune (B et Y); dans les croisements entre YW et BR (couleur du corps et 
des yeux) et rciproquement, le nombre des individus anormaux ou cross- 
over est d'environ de 1 pour 96 individus normaux; d.ms le croisement en- 
tre LW et SR (couleur des yeux et longueur des ailes), le nombre des cross- 
over est considrable, 1 pour 2 normaux environ. L. Cunot. 

a) Shull fA.). Une augmentation exprimentale de la proportion des 

productrices de mles chez Hydalina senta. S. a montr en 1910 que chez 

l'Hydatine on peut diminuer le nombre des femelles productrices de mles 

ou mme l'annuler, en levant les animaux dans une solution d'excrment 

de cheval ; les substances chimiques qui agissent sont nombreuses et leur 

tude n'est pas acheve. S. vient de dcouvrir une autre substance qui a 

l'effet inverse, c'est--dire dont l'action tend augmenter le nombre des 

femelles productrices de mles ; son action est faible, mais constante, au 

moins dans certaines lignes d'Hydatines : c'est le chlorure de calcium la 

N N 

concentration de ,r^ jusqu' -77-. Deux lignes surs, leves l'une dans de 
75 "^ ^ bOO '=' 

N 
l'eau claire, l'autre dans le chlorure de calcium t^, donnent par exem- 
ple les chiffres de 2,3 % de productrices de mles (eau claire) et 7,3 9e ; 
d'autres expriences confirment les ides de l'auteur au sujet de l'poque 
o une femelle est dtermine comme productrice de femelles ou produc- 
trice de mles . c'est pendant la priode de croissance de l'uf qui donnera 
naissance cette femelle. L. Cunot. 

Sturtevant. L'arrangement linaire de six facteurs corrlatifs au sexe 
chez Drosophila, dduit de leur mode d'association. Me Clung, Stevens et 
WiLSONont montr que chez de nombreux animaux il y a un chromosome 
sexuel prsent dans tous les ufs et dans le spermatozode produisant le 
.sexe femelle, qui est absent ou reprsent par un homologue plus petit, dans 
le spermatozode produsant le sexe mle. Certains caractres de Drosojihila 
ont la mmo distribution que le chromosome sexuel si bien qu'on a pu penser 
qu'ils taient accols ce chromosome ou dtermins par lui (facteurs sex- 



IX. - LE SEXE. - 141 

linked). Mais une complication singulire a apparu : soit un croisement entre 
une femelle de la formule A6X BX et un mle de la formule AiX, A, B 
et leurs alllomorphes domins a et b reprsentant des caractres accols 
au chromosome sexuel X (double chez la femelle, simple chez le mle) ; 
d'aprs les ides actuelles sur l'accolement des chromosomes homologues 
au stade synapsis et leur disjonction lors de la rduction qualitative, il est 
vident qu' X resteront accoles l'une ou l'autre des deux combinaisons 
A6, flB; il n'apparatra jamais de combinaison ah; or, c'est ce qui se produit 
cependant dans les croisements, la 2*^ gnration, et Morgan a tent d'ex- 
pliquer le fait en supposant que, chez la femelle, lorsque les deux chromo- 
somes homologues kb\ et rtBX s'accolent, il peut se faire des changes par- 
tiels entre eux, et qu'il peut apparatre des combinaisons nouvelles ABX et 
ah\ (cross-over); mais le nomlire de ces cross-over, par rapport celui des 
combinaisons normales, est variable; il peut y avoir 0,5 pour 100 de cross- 
over et jusqu' 54 p. 100, suivant les facteurs que l'on examine. S., consid- 
rant six facteurs sex-Unked de Drosophila, les dispose d'aprs le chiffre des 
cross-over en une srie linaire, qui permet de prvoir certains rsultats 
exprimentaux; cette srie donne peut-tre une ide de la manire dont les 
facteurs ' envisags sont disposs l'intrieur du chromosome sexuel ; en 
effet, si d'une faon constante certains facteurs A et B ont toujours ou 
presque toujours le mme sort, on peut supposer qu'ils sont placs trs 
prs Tun de l'autre dans le chromosome X. de telle sorte f[u'il y a peu de 
chances qu'ils soient changs sparment lors de la sparation des deux X 
accols ; au contraire, si deux facteurs A et C, tous deux sex-Unked, prsentent 
une certaine indpendance, on peut supposer qu'ils sont loigns l'un de 
l'autre dans le chromosome; connaissant la distance hypothtique de A et B, 
et de B C, on peut calculer la distance de A C, et le chiffre trouv corres- 
pond d'une faon satisfaisante aux rsultats exprimentaux, c'est--dire au 
nombre des cross-over. L. Cunot. 

Valenti (Anne). La dtermination du sexe chez les Mouches. Chez 
les Mouches abreuves avec l'eau contenant en solution du chlorure de fer, 
de mercure ou de manganse, le nombre des ufs pondus est plus grand 
que pour les Mouches abreuves avec de l'eau pure, et parmi les descendants 
les mles prdominent. 47 couples de Mouches abreuves avec de l'eau ont 
donn 2.180 descendants parmi lesquels il y avait 97 mles pour 100 femelles. 
47 couples abreuvs avec du FeCl- ont donn 3.014 descendants parmi les- 
quels il y avait 125 mles pour 100 femelles. F. Henneguy. 

"Wodsedalek (J. E.). Chromosomes accessoires chez le porc. Il y a 
18 chromosomes dans les spermatogonies, dont deux sont de forme ovale 
et plus volumineux : les accessoires sans doute. Dans les spermatocytes 
primaires, il apparat 10 chromosomes la dernire prophase de division, 
8 bivalents, gros, et les 2 accessoires. Alamtaphaso les accessoires passent 
ensemble un ple et avant les autres. Cette division qui est videmment 
la rduction donne naissance 2 types de spermatocytes secondaires; dans 
l'un il y a 8 chromosomes ordinaires; dans l'autre, 8 ordinaires et 2 acces- 
soires. 

Dans le spermatocyte secondaire, un des types prsente 4 grands cliro- 
mosomes; Tautre, 4 plus les 2 accessoires. Une seconde fusion des chromo- 
somes ordinaires ou autosomes s'est donc produite. Mais il ne s'agit pas 
d'une seconde division rductrice, car les autosomes dans la dernire mta- 
phase de division dans ces cellules manifestent encore leur nature biva- 



142 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

lente. Les spermatocytes secondaires 4 grands chromosomes donnent 2 sper- 
matozodes 4 bivalents ou 8 univalents chacune; ceux ([ui contiennent 
4 chromosomes plus les 2 accessoires produisent des spermatides contenant 
4 bivalents ou 8 univalents + les 2 accessoires. 

Les spermatides deviennent des spermatozodes par transformation di- 
recte. 

Chez les cellules terminales et somatiques d'embryons mles et femelles, 
on trouve chez le mcle 18 chromosomes dans les spermatogonies et dans les 
cellules somaiiques. De ces chromosomes deux sont plus volumineux. 
Dans les oogonies on trouve 20 chromosomes dont 4 plus grands, les acces- 
soires videmment : mme chose dans les cellules somatiques de la femelle. 
videmment h^s onifs contenant le nombre rduit de chromosomes, (jui est 
10, fconds par le type de spermatozode 10 chromosomes donnent des 
individus 20 chromosomes femelles ; fconds par l'autre type 8 chro- 
mosomes ils donnent des individus 18 chromosomes mles. Ce dimor- 
phisme dans le nombre des chromosomes chez les deux sexes tait connu 
chez les invertbrs : il existerait aussi chez les vertbrs. H. de Varignv. 

"Wuist (Elisabeth Dorothy). Le sexe et le dx^eloppement du gamto- 
phyle dans Onoclea Slrul/nopteris. Miss W. a essay de dterminer avec 
Onoclea Struthiopleris si le sexe du gamtophyte dioque est dtermin dans 
la spore, en employant les cultures dans le sol et en solutions avec des 
intensits diffrentes d'insolation. Ce travail poursuivi pendant plusieurs 
annes a montr que le sexe du gamtophyte n'est pas dtermin dans la 
spore. Le gamtophyte est soit monoque, soit dioque en apparence suivant 
son ge et le milieu, 90 % des gamtophytes qui avaient port d'abord des 
archgones, produisirent ensuite des anthridies sous l'influence d'une nu- 
trition favorable, pendant que 50 % des gamtophytes qui d'abord avaient 
port des anthridies, produisirent ensuite des archgones. La tendance 
mle parait tre latente dans toute la partie du gamtophyte femelle. 

F. PCllOUTRE. 

b) Pinard (A.) et Magnan (A.). Recherches sur la sexualit dans les 
naissances. Nombre d'enfants sortis vivants de la clinique Baudelocque, de 
I89I 1910, sur 42.183 accouchements : garons, 19.122 ; filles, 18.630; soit, 
piiur 100 filles, 102 garons. La proportion est la mme si on tudie, anne 
par anne, la sexualit dans les naissances. Si on tient compte des ftus 
morts pendant la gestation et l'accouchement et des enfants morts aprs la 
naissance, on voit que l'excs du nombre des enfants mles procrs sur celui 
des filles est encore de beaucouj) plus grand. La raison en est que le sexe 
mle est plus prouv que le sexe femelle pendant l'accouchement. 

M. HRUBEL. 

Rawls (Elizabeth). Proportions sexuelles chez DrosophiJa ampelo- 
phila. Dans un levage de Drosophiles, il y a approximativement autant 
de mles que de femelles, bien qu'il y ait d'habitude un excs de femelles 
dans les ])remires closions, ce qui est d probablement au plus rapide 
dveloppement de celles-ci. Des paires isoles de Drosophiles ont donn 
R. des proportions inusites, par exemple 20 ou 23 femelles pour 10 mles : 
l'exprience fut continue avec les Mouches de ces lignes, afin de voir si ce 
caractre nouveau tait hrditaire : le rsultat fut positif : les descendants 
donnrent encore des propoi'tions anormales, de 10 42 femelles pour 
I mle. Les mles de ces lignes, accoupls des femelles vierges sauvages, 



IX. - LE SEXE. 143 

prsentrent la proportion normale, 1-1, tandis que les femelles de ces 
lignes, accouples des mles sauvages, donnrent encore une fois des 
proportions inusites ; la transmission ne s'oprait donc que par l'interm- 
diaire des femelles. Dans les gnrations suivantes, le nombre des femelles 
productrices d'un excs de femelles diminua graduellement. L. Cunot. 

Bacon (Ren). Aije de reproduction des animaux. A la suite des 
nombreux cas signals dans la Revue (iV^ 16, 21, 23) sur la possibilit de re- 
production avant l'apparition du plumage dfinitif, l'auteur ajoute que ce 
fait se produit chez un jeune mle d'Amaranthe (Estrelda senegala) ; il n'tait 
pas en couleur, car il n'avait qu'une toute petite plaque rouge au front. Sur 
4 ufs, il y eut 3 poussins (mai). A la fin d'aot pour une 2*= niche la prise 
de couleur tait plus avance, mais non complte. 

On peut conclure que dans l'immense majorit des Oiseaux les mles 
peuvent fconder leurs femelles aprs une premire mue partielle. Donc 
la maturit sexuelle prcde de beaucoup la maturit morphologique. 

A. MNGAUX. 

Sprecher (Andras). Recherches sur la variabilit des sexes chez 
Cannabis saliva L. et Rumex acetosa. La proportion des sexes chez le 
chanvre et l'oseille est indpendante de la fumure; les quelques carts que 
l'on peut observer dans les chiffres sont dus soit la grande variabilit de 
ces deux plantes, soit au hasard. Pour le chanvre S. a trouv pour 100 mles 
112 femelles; chez Rumex acetosa pour 100 mles 241 femelles chez les plan- 
tes cultives et 204 pour les exemplaires l'tat sauvage. L'auteur n'a pas 
troav de caractres sexuels secondaires. Comme diffrence physiologique 
entre les deux sexes au moment de la floraison, il faut signaler la diff- 
rence entre la pression osmotiqiie du suc extrait des mles et du sac ex- 
trait des femelles. Cette diffrence a t d'une demi-atmosplire en faveur 
des plantes mles. - F. Pchoutre. 

Ischiwata (S.). Sur le sexe de l'uf du Ver soie. Chez certains 
Insectes les ufs mles se distinguent des ufs femelles par leur taille plus 
faible, mais chez le Ver soie le sexe est indpendant de la forme des ufs. 
Ce n'est que dans l'embryon un stade avanc qu'on peut reconnaitre le 
sexe : l'pithlium qui enveloppe les organes gnitaux dveloppe sur un 
point une couche paisse qui reprsente l'attache du futur conduit gnital; 
quand les parties paisses de l'pithlium des organes gnitaux formes de 
cellules petites et aplaties se trouvent du ct interne et en regard, on a 
affaire un embryon mle; dans le cas contraire quand ces parties paisses 
sont situes du ct extrieur, l'embryon donnera une femelle. Armand 
Billard. 

Guilliermond (A.). Nouvelles observations sur la sexualit des Levures. 
Chez une espce nouvelle, Zygosaccharomyces Chevalieri, G. dmontre 
l'existence d'une copulation nettement htrogamique, premier exemple ty- 
pique signal chez une Levure. D'autre part, l'observation du Debary^imyces 
globosus lui a permis d'tablir qu' ct d'asques drivant d'une copulation 
isogamique, il en est d'autres o, chez cette Levure, la copulation s'effectue 
entre une cellule-mre et son bourgeon, c'est--dire l encore par un pro- 
cessus htrogamique ; on pourrait donc considrer cette forme comme pas- 
sant soit l'isogamie soit l'iitrogamie. Les rsultats de G., joints ceux 
de Pearce et Barker, et de Nauson et KOiNGkotixe, montrent donc qu'il 



144 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

existe de nombreux intermdiaires entre ces deux modes d'ans l'ensemble 
du iroupe des Saccharomyctaces. E. FAURK-FuHMiiiT. 

Meisenheimer. Les caractres sexuels extrieurs et Vorr/anisme entier 
dans leurs relations rciproques. C'est une revue d'ensemble sur l'origine 
des caractres sexuels dits secondaires et tardifs ; aprs avoir rappel les 
faits connus de castration, de greffe de glandes gnitales, de castration pa- 
rasitaire des Crustacs Dcapodes, M. considre que le cas des Mammifres, 
o les caractres sexuels secondaires sont visiblement sous la dpendance 
de la glande gnitale (action liormonique sur le systme nerveux), et celui 
des Insectes, o il y a parfaite indpendance entre les uns et les autres, sont 
deux cas extrmes d'une srie Cdntinue de dveloppement; il admet que le 
caractre sexuel secondaire se dveloppe sur la base d'un caractre corpo- 
rel, plus ancien, sexuellement indiffrent, qui prsente graduellement chez 
l'un des sexes un dveloppement particulier dtermin par la sexualit 
mme, et en troit rapport avec elle; ainsi les plus anciens Cervids. Mos- 
c/ius et Hydropotes, n'ont pas du tout de bois; puis ceux-ci, depuis le miocne 
jusqu' nos jours, prsentent une orthognse rgulire, mais localise stric- 
tement au sexe mle; le processus se termine chez le Renne; il y a une race 
(gouvernement de Kasan) o la femelle n'a pas de bois, une autre (Scandi- 
navie) o elle a des bois, mais plus petits que chez le mle, et enfin le 
type normal, o les bois sont galement dvelopps dans les deux sexes. Il 
est digne de remarque que dans cette espce les bois sont utiles (aux deux 
sexes) pour fouiller la neige et mettre nu la nourriture. 

On peut tablir des sries analogues avec les cornes des Antilopes; chez 
Cervicaprn et Tragelnphus, le mle seul en possde; chez Antidorcas et 
Hippotragus, la femelle a aussi des cornes, mais plus petites que chez le 
mle ; elles deviennent gales dans les deux sexes chez CephaJophus et Oryx. 
Les Bovids occupent une fin de srie, mais leurs anctres pliocnes ne pr- 
sentaient des cornes que dans le sexe mle. Les ergots des Gallinacs pr- 
sentent une volution identique, de mme que l'appareil musical des Or- 
thoptres, o l'on suit le transfert de l'organe au sexe femelle. Le processus 
semble donc gnral : le caractre secondaire, d'abord en troite relation 
avec la glande gnitale, s'en dgage peu peu, non par rduction, mais 
par son passage au sexe oppos, si bien qu'il devient indiffrent toute 
sexualit, et que l'espce compte alors un nouveau caractre spcifique. 

L. CUNUT. 

Gallardo (A.). Variation temporaire des caractres sexuels secondaires 
chez une femme multipare. II s'agit de l'observation d'une femme argen- 
tine, mre de quatre enfants. Cin(| mois aprs son dernier accouchement, 
elle fut opre d'un kyste hydatique de l'hypochondre droit. Dans la suite, 
les rgles ne reparaissent plus; il se produit une hypertrophie remarquable 
du systme pileux au niveau de la lvre suprieure, sur le menton, les joues, 
entre les sourcils, sur le ventre, les fesses et les jambes. Outre la pilosit, on 
constate l'atrophie des seins. L'examen clinique ayant alors rvl l'existence 
d'une tumeur du petit bassin, cette femme fut opre nouveau d'un kyste 
ovarien dont la natui-e histologi(jue ne fut malheureusement pas prcise. 
Quelque temps aprs cette deuxime intervention chirurgicale, la femme 
devient enceinte. Les ])nils commencent tomber pendant la grossesse, dis- 
paraissent aprs l'accouchement. Les seins reprennent leur dveloppement 
normal et l'allaitement se fait sans inconvnient. 11 s'agit peut-tre d'un cas 
de virilisme surrnal li l'apparition d'une tumeur cortico-surrnale qui se 



IX. - LE SEXE. 145 

serait dveloppe au voisina,i;e de l'ovaire aux dpens d'un germe surrnal 
aberrant. M. Lucien. 

Robinson (R.). Les g/andes gnitales cl le syslme denlaire. Neuf 
nes, dont trois taient chtrs, vivant isols depuis 8 ou 9 ans, avaient con- 
serv leur dentition parfaite. En revanche, un chien griffon, atteint de 
cryptorchidie, avait les dents noires et friables. Les eunuques ont une che- 
velure et une dentition parfaite. Un jeune chien, chez qui on avait dtruit 
les glandes sexuelles par injection interstitielle de priodate de potasse, 
garda ses dents intactes. Chez les diabtiques et les tabiiques, les dents 
restent en bon tat. Existe-t-il une action rciproque du systme dentaire 
sur la fonction gnitale? L'auteur cite deux cas qui permettent de rpondre 
par l'affirmative. Un homme de 40 ans perdit tout pouvoir gnital aprs 
l'ablation de 18 dents; un autre de 30 ans, devint strile, aprs avoir perdu 
ses dents devenues noires et friables. II semble donc prouv que l'irritation 
des glandes gnitales produit une action fcheuse sur le mtabolisme calcaire 
des os et des dents. M. Hrubel. 

Htai, (Shinkishi). Les effets de la caslratiov, ovariolomie ou semi- 
ovariolomie sur le poids du si/slvie nerveux central et de l'/n/pop/iyse du Rat 
albinos; effet de la semi-ovariotomie sur l'ovaire restant. La croissance du 
corps en poids n'est pas modifie par la castration (testicule enlev avec 
l'pididyme) ou par l'ovariotomie d'un seul ct; l'ovariotomie totale produit 
un accroissement visible de poids d en partie de la graisse. La relation 
normale entre le poids du corps et la longueur du corps n'est pas moditie 
par la castration ou la semi-ovariotomie; dans le cas de l'ovariotomie totale, 
elle est modifie par l'abondance de lagriisse; l'animal est plus lourd 
longueur gale. La (lueue tend s'allonger lgrement chez les castrs; 
l'ovariotomie simple ou double n'a pas d'effet. Au sujet du poids du cerveau, 
la diffrence entre les oprs et les non-oprs est ngligeable, bien que 
chez tous les oprs il soit constamment infrieur celui des non-oprs; 
par contre, le poids de la moelle pinire est plus grand chez les castrs que 
dans les animaux de contrle; il suit le poids du cerveau dans l'ovariotomie 
simple ou double. Le pourcentage de l'eau du systme nerveux n'est pas 
altr par les oprations. La castration a un effet trs net et constant sur le 
poids de l'hypophyse, qui augmente, tandis qu'on ne remarque aucun chan- 
gement notable aprs l'ovariotomie simple ou double; il y a aussi une relation 
entre l'hypophyse et l'obsit; quand il y a hypertrophie de l'hypophyse, il 
n'y a pas d'obsit; quand il n"y a pas d'hypertrophie, comme chez les Rats 
ovaires enlevs des deux cts, l'obsit s'ensuit. Chez les Rats ovaire 
enlev d'un seul ct, l'ovaire restant prsente une hypertrophie compensa- 
trice des plus nettes, il atteint environ deux fois son poids normal; c'est 
peut-tre en raison de cette hypertrophie ovarienne, maintenant le taux 
normal de la scrtion ovarienne interne, que l'hypophyse ne subit pas de 
changement, et qu'il n'y a pas non plus excs de production de graisse. 

L. CUNOT. 

b) Harms (W.). Les callosits du rut chez Bufo vulgaris et la question 
de leur dpendance du testicule et la glande de Bidder; contribution la 
signification de la glande interslitiellc. Afin de voir si les caractres sexuels 
secondaires et en particulier les callosits du rut dpendent de l'organe de 
Bidder, du testicule ou des deux organes, H. fit quatre sries d'expriences : 
dans l'une les testicules taient enlevs, dans l'autre l'organe de Bidder, dans 
l'anne biologique, xviu. 1913. 10 



146 LAN.NKE BIOLOGIQUE. 

la troisime les deiLX organes et onlin dans la quatrime aprs enlvement 
complet (lu testicule et de l'organe de Bidder, celui-ci tait de nouveau trans- 
plant dans le sac lympiiati(iue dorsal. Chez tous ces animaux les callosits 
qui existent sur les trois premiers doigts rentraient en rgression aprs 
l'poque du rut, de mme que chez les Crapauds tmoins non oprs. Au com- 
mencement de mai chez ces derniers et chez ceux qui possdaient soit le 
testicule, soit l'organe de Bidder, ces callosits commenaient gonfler, 
tandis que chez ceux qui manquai(nit de testicules et de l'organe de Bidder 
la fois, la rgression continuait. Quelques animaux furent tus au milieu 
de juillet et des coupes furent' faites travers les callosits; l'pidcrme, les 
glandes au niveau de ces callosits chez les ca.strats avec greffe autoplastique 
de l'organe de Bidder sont comparables en tout ce qui existe chez les indi- 
vidus tmoins; tandis que chez les castrats complets J'pithlium glandu- 
laire et l'piderme sont nettement plus minces; dans les cellules glandu- 
laires on n'observe pas les produits de scrtion qui existent dans les autres; 
enfin il n'y a pas d'mincnces et la couche corne est trs faible. L'organe 
de Bidder sans coopration du testicule maintient donc dans leur cycle normal 
les callosits des doigts, cependant l'organe de Bidder ne renferme pas de 
glande interstitielle qui est bien dveloppe dans les testicules. 

Il rsulte de ces recherches que les testicules, en l'absence de l'organe de 
Bidder, sont capables de maintenir les callosits des doigts leur tat normal. 
Mais on peut se demander si l'organe de Bidder correspond la partie ger- 
minative ou la partie interstitielle. Il y a des arguments en faveur de l'une 
et l'autre hypothse. Ainsi, on peut comparer l'organe de Bidder et la glande 
interstitielle; tous les deux sont diffrencis de trs bonne heure et parais- 
sent dj jouer un rle dans la vie embryonnaire et avant la pubert; l'or- 
gane de Bidder est issu de cellules germinatives et reprsente un ovaire 
rudimentaire ; quant la glande interstitielle, pour la plupart des auteurs 
les cellules interstitielles ne sont rien autre que des cellules sexues pri- 
maires. Ainsi s'expliquerait la fonction quivalente de l'organe de Bidder et 
de la glande interstitielle. 

Pour l'autre hypothse que l'organe de Bidder est comparable dans 
son action la partie germinative, on peut dire que chez le Crapaud l'organe 
de Bidder est une glande gnitale sans glande interstitielle; c'est bien une 
glande scrtion interne, car cet organe est riche en capillaires sanguins, 
(jui pntrent mme jusque dans les ufs rudimentaires; certains auteurs, 
comme Nussbaum, attribuent la gnration des cellules sminales la pro- 
duction d'une scrtion interne ; les recherches de Steinach sont contraires 
cette opinion, mais ce dernier auteur, dans ses transplantations de testi- 
cule, observa la persistance des cellules de Sertoli. Finalement la conclusion 
de H. est la suivante : dans un cas [Lumbricu) les glandes gnitales pro- 
duiraient sans glande interstitielle une scrtion interne, dans un autre {Bufo) 
il existerait une glande gnitale rudimentaire qui jouerait ce rle et enfin 
chez d'autres animaux la glande interstitielle remplirait exclusivement cette 
fonction. Armand Bill.\rd. 

a) Harms ("W.j. Sur l'apparition chez liaiia fusai Uns. de caractres 
sexuels cycliques indpendants des glandes gnitales. STEiNACir, en 1894, 
fut le premier montrer la tendance l'embrassement avant et l'poque 
normale du rut, toutefois un moindre degr, chez des Grenouilles qui 
avaient t clitres quelcjucs mois auparavant; il constata aussi chez les 
mammifres chtrs (Rats), l'poque de la pubert, une manifestation du 
sens sexuel, mais faible; ces rsultats restrent presque totalement ignors. 



IX. LE SEXE. 147 

Chez les Grenouilles, il existe des variations cycliques intressant les cal- 
losits du pouce; celles-ci rgressent fortement avec leurs glandes aprs le 
rut, tandis qu'elles sont bien dveloppes cette poque du rut, de mme 
que les glandes pithliales de cette rgion. Aprs le rut, ces excroissances 
(le la base des doigts disparaissent aussi chez le Crapaud avec la mue et 
H. rappelle (v. Ann. BioL. 1910, p. 170) qu'il observa que la substance ova- 
rienne ou testiculaire injecte un castrat n'a aucune influence sur les 
callosits du pouce ; les recherches de Steinach concordent avec les sien- 
nes : que la substance testiculaire soit injecte ou non, de la fin d'octobre 
au commencement de dcembre, les glandes des callosits chez des castrats 
bien aliments augmentent en nombre et en grosseur. 

Dans ses nouvelles recherches H. enlevait aseptiquement \\n mme castrat 
diffrentes poques d'octobre janvier, les quatre parties des callosits et 
recousait soigneusement la blessure. Les callosits taient observes l'tat 
vivant au binoculaire, puis fixes et coupes en sries. Comme conclusion, les 
minences des callosits commencent augmenter dj en octobre de faon 
typique; on observe beaucoup de mitoses dans le stralum germinativum et 
une forte kratinisation au-dessus des papilles du derme ; les glandes des 
callosits commencent un peu plus tard s'accrotre, et montrent des mi- 
toses la fin de novembre; cependant la scrtion granuleuse qui carac- 
trise ces glandes n'apparat que plus tard, de dcembre en janvier, et encore 
est-elle faible. Au printemps, les minences et les glandes subissent une in- 
volution comme chez les Grenouilles normales. 

Ces faits montrent que les diffrenciations extra-gnitalos tant internes 
qu'externes ne disparaissent pas chez les Grenouilles adultes et qu'elles su- 
bissent leur cycle annuel sans l'influence des glandes gnitales, cependant 
un degr plus faible. 

Quand on chtre des Grenouilles mles en octobre ou dans les mois sui- 
vants les callosits avec leurs glandes et leurs excroissances rgressent nor- 
malement au printemps, mme l'involution est un peu acclre; en octobre 
elles se diffrencient de nouveau sans les glandes mles; cette persistance 
des callosits a aussi t observe par Smith et Schuster. Armand Billard. 

Lamoureux (Eug.). Canes sauvages livre maseuJine. A cinq ou 
six ans les canes sauvages cessent de pondre et alors leur plumage se trans- 
forme. Ce sont les rectrices mdianes et les faucilles, puis ce sont la tte, le 
cou et la gorge. Cette transformation se fait en plusieurs fois, aprs plu- 
sieurs mues dont chacune rapproche plus le plumage de la livre du mle. 

Ce fait n'est donc pas spcial la Faisane. A. Menegaux. 

Zedlitz (comte Otto de). Sur Houbarn nndulata. Le mle adulte 
conserve ses parures compltes en hiver, la femelle possde aussi de belles 
parures, mais plus petites, environ la moiti de la longueur de celles du 
mle. A. Menegaux. 

Kopec (Stephan). Sur V indpendance du dveloppement des caractres 
sexuels secondaires et des gonades chez les Lpidoptres (Recherches sur la 
rgnration des antennes combines avec la castration et la transplantation 
des glandes gnitales). K. montra dans un travail antrieur que les antennes 
de rgnration appartenant des femelles de Lymantria dispar L. ont une 
hampe blanchtre ; or cette coloration claire constitue un caractre de dimor- 
phisme sexuel des individus mles ; on pouvait supposer que ce blanchiment 
de la hampe des antennes est une emprise d'origine interne des caractres 



14S LWNNEE BIOLOGIQUE. 

sexuels secondaires, d'autant plus que cette couleur claire s'allie dans les 
deux cas (antennes normales de mles et antennes rgnres de femelles) 
aux mmes dispositions des cailles. 

Pour claircir cette question, K. ol^serva la rgnration des antennes 
chez les femelles chtres et possdant en mme temps, greffes dans l'ah- 
domen, des gonades du sexe mle; si la supposition tait exacte, le blanchi- 
ment des antennes devait tre encore plus net et plus frquent; mais les 
expriences montrrent que le pourcentage des antennes hampe claire 
n'est pas i)lus lev chez les femelles chtres et pourvues de greffes tes- 
ticulaires que chez les femelles normales. Comme en outre le pourcentage 
de toutes les autres variations anormales des antennes est le mme chez les 
femelles normales et opres, il est clair que les glandes gnitales n'exercent 
aucune influence sur la rgnration des antennes rencontre de ce qu'admet 
Kammerer. La coloration plus claire des antennes est peut-tre explicable 
parce que les bauches de rgnration des antennes ne possdent })as assez 
de force pour produire la quantit de pigment ncessaire. 

Meiseniieimer obtint aprs castration de mles, des papillons avec des ailes 
plus claires, tandis que K. obtint des individus sombres; mais par de nou- 
velles expriences ce dernier montre que ce phnomne est li l'existence 
de races locales et non une influence ventuelle des gonades et la mme 
conclusion est valable pour les femelles ailes sombres qu'on peut obtenir. 

K. continue en discutant certains faits interprts par Kammerer comme 
prouvant l'influence des gonades et termine en concluant que la disposition 
organique de l'appareil gnital interne et externe aussi bien que la rgn- 
ration des ailes et des antennes ne sont influences d'aucune sorte par les 
gonades. Armand Billard. 

Mrazek (Al.). Phnomnes androgynes chez Ci/clops gigas Cls. Les 
individus femelles de Ci/cloj)S gigas montrant des phnomnes andropynes, 
c'est--dire possdant quelques caractres sexuels secondaires mles, se ren- 
contrent dans la proportion de 4 %, base sur l'examen de plusieurs milliers 
d'exemplaires. 

Les modifications des antennes des femelles sont de deux sortes : d'abord 
une multiplication des massues sensorielles, ensuite l'apparition d'pines 
sur le bord antrieur de certains articles. Souvent ces modifications sont 
insignifiantes et consistent en une unique pine sur le 10'^ ou 13^ article, 
dans d'autres cas il y a la fois des pines et des massues sensorielles; sou- 
vent ces modifications androgynes sontdyssymtriques et n'existent que sur 
une antenne, l'autre tant normale. 

La prsence rgulire de caractres sexuels secondaires mles chez des 
individus femelles est importante pour le problme actuel de l'hrdit et 
de la sexualit. Aussi M. entreprit-il sur ce sujet des recherches exprimen- 
tales. Voici les rsultats de ces premires expriences : les femelles isoles. 
non fcondes, aussi bien les normales que les androgynes, ne pondent 
jamais d'oeufs; les mles apparaissent en automne et au commencement de 
l'hiver; l'accouplement a lieu avec des femelles non encore compltement 
dveloppes; les ma les meurent ensuite et pendant tout l'hiver il n'y a que 
des femelles qui pondent des ufs; les premiers stades du dveloppement 
(naiijilius, vietanauplius et les premiers stades cyclopides) sont rapidement 
parcourus pour arriver une forme durable possdant des antennes 
11 articles; les femelles passent l't sous cette forme et recommencent 
crotre vers l'hiver, et leurs antennes acquirent alors 17 articles. Le Cyclofu 
gigas est une forme d'hiver dont le cycle vital est d'une anne. A. Bii.i..\iui. 



IX. - LE SEXE. 14<J 

Maignon (F.). Influence des saisons et des glandes gnitales sur les 
combus'ions respifatoires chez le Cobaye. La quantit de glycogne muscu- 
laire, chez le Chien, le Cobaye et la Carpe, varie avec les saisons : le maximum 
est au printemps et l'automne, le minimum en t et en hiver. De plus, 
chez les cobayes et chez les carpes, les muscles des mles sont constamment 
plus riches en glycogne que ceux des femelles. La castration dans un cas, 
l'injection de suc testiculaire dans l'autre rtablissent l'cart. L'influence des 
saisons ne se rattache pas la temprature. L'auteur a dtermin, duraat 
une anne, les combustions respiratoires sur deux lots de cinq cobayes 
mles, l'un renfermant des animaux castrs, l'autre des sujets non castrs. 
Les rsultats sont : chez les sujets non castrs, l'intensit des combustions 
respiratoires ne varie pas en fonction inverse de la temprature extrieure. 
Mais la consommation d'oxygne passe par deux maxima, au printemps 
et l'automne, c'est--dire aux deux poques qu'influencent l'activit des 
glandes gnitales et la glycognie. En rsum, chez les animaux non castrs, 
l'activit nutritive subit une exacerbation au printemps et l'automne, au 
moment de la suractivit des glandes gnitales, exacerbation qui est rvle 
par une pousse glycognique et une augmentation de combustions respi- 
ratoires. M. HRUBEL. 

Roule 'Louis). Sur l'influence exerce par la fonction reproductrice sur 
les migrations des Saumons de printemps et d't. Les Saumons qui re- 
montent au printemps et en t sont de sexe et d'ge diffrents. Ils appar- 
tiennent deux catgories : les uns sont du type de ces petits individus 
mles, de 3 ans environ, qu'on nomme Castillons ou Madeleineaux ou Gar- 
billots (Grilse des Anglais); les autres sont des femelles, de forte taille, de 3 
et 4 ans. Les uns et les autres, malgr leurs dissemblances, prsentent une 
condition commune, tenant l'tat de leurs organes sexuels. Ceux-ci, testi- 
cu.es ou ovaires, quoique loigns de leur maturation, sont, de faon mani- 
feste, en' voie d'laboration. Les organismes qui les contiennent subissent 
donc, dans leur milieu intrieur, les phases de mtabolisme qui, chez les 
Saumons, se lient de faon intense la fonction reproductrice. 11 est par con- 
squent, ajoute l'auteur, une influence directrice et une loi rglant, mme 
en dehors de la priode de ponle, la pntration et la monte des Saumons 
dans les rivires. Cette influence est celle de la fonction reproductrice, qui 
ne s'exerce pas seulement sur les individus parvenus l'poque de la ma- 
turation sexuelle, mais encore sur ceux qui se trouvent en tat d'labora- 
tion. M. HRUBEl.. 



CHAPITRE X 



Le iiolymoi'itliisnic iutsig;iiiciue, la intamorpliose 
et Faltei'iianee les gnration*! 



Duesberg (J.). Sur l'identiti' des pliniomncs de la miHamorphose de f'rpi- 
th('lium intestinal chez certains Insectes et chez les Amphibiens anoures. 
(Zool. Anz., XLII, 11 1, 1-2.) [D. constate cette identit qui 

doit tenir au rle identique jou par les cellules basales. M. Goi.dsmith 

Marchai (Paul). Contribution Vtude de la Biologie des Chermes (Ann. 
Se. Nat., Zool.. XVII 1, n 3 et 4, 153-385, 6 pi.) 

[Sera analys dans le prochain volume 

Mitchell (Claude "W.). Experimentalhj induced transitions in the mor- 
pliulogical characters of Asplanchna amphora Hudson, together iinth re- 
marks onsexnalreproduction. (Journ. exper.Zool., XV,91-130,3diagr.) [152 

Sorokina Agafono^va. Sur les modifications du systme nerveux pri- 
phriqiie chez les Insectes, durant la mtamorphose. (C. R. Soc. Biol.. LXXV. 
369-371.) [153 

Thiebaud (M.). Note sur Bosmina longispina forma neocomensis Burckh. 
(Zool. Anz., XLII, n" 4. 1G7-1G9, 3 fig.) [150 

"Weissenberg (R.). Beilrge zur Kenntnis des Zeugungskreises der Micro- 
sporidienGluffea anomala Montez und Heriwigi Weissenberg. (Arch. mikr. 
Anat.. LXXXI, Abt. II, 83 pp.. 4 pi., 6 fig.) [151 

"Wherry (W. B.). On the metamurphosis ofan Amba, Vahlkampfia Sp. 
intn Fl((gi'llates and vice-versa. (Science, 2s mars, 494.) [151 

Voir pp. 129 et 133 pour les renvois ce chapitre. 



Thiebaud (M.;. I\'ole sur Bosmina longispina forma yieocomensis 
Burckh. Dans le plancton du lac Lman, l'auteur a trouv une colonie com- 
jiose de fcnielles de deux sortes (celles d't et celles phippium) et de 
mles, tandis ([ue jusqu' prsent on n'avait trouv en Suisse que dos 
femelles parthnogntiques. Les chambres incubatrices des femelles 
pliippium contenaient non pas des ufs de dure, mais des embryons, 
quelquefois mme les chambres incubatrices taient dj vides; la colonie, 
d'ailleurs, nuifermait beaucoup de jeunes individus. Th. en conclut que la 
reproduction par ufs fconds est ici im phnomne exceptionnel et non 



X. - POLYMORPHISME, ALTERNANCE DES GNRATIONS, ETC. 151 

cyclique, et qu'aprs une telle priode l'espce peut se reproduire pendant 
un temps indtermin par parthnogense. Cela expliquerait le fait que 
l'examen du plancton du lac de Neuchtel n'a pas montr un seul exemple 
de prsence des mles. M. Goldsmith. 

Weissenberg (Richard). Contribution l'lude du cycle volutif des 
microsporidies Glugen anomala MoxiEz et Hcrtwigi Weissenberg. Les 
kystes de Glugea anomala (Epinoche) et de G. Ilertwigi (Eperlan) sont en- 
tours d'une membrane cuticulaire d'aspect, double extrieurement d'une 
capsule conjonctive. Le plasma du kyste, dans sa zone corticale, loge, entre 
les divers stades de dveloppement des spores, de nombreux noyaux grands 
et vsiculeux qui rappellent par leur structure des noyaux de Mtazoaires 
et qui se multiplient par amitose. Contrairement Stempell (1904), AwE- 
RiNZEW et Fermor (1911), ces noyaux n'ont aucun rapport avec la sporo- 
gnse et reprsentent une ligne distincte. 

Le point de dpart commun des grands noyaux et des cellules-mres des 
spores, ce sont de petits noyaux primaires, qui remplissent tout le corps 
protoplasmique du kyste. A leurs dpens paraissent se former d'une part 
des mottes chromatiques irrgulires situes dans des cordons de proto- 
plasma condens; ces mottes deviendront les grands noyaux vsiculeux. 
que Stemi'ELL et d'autres auteurs ont appels noyaux vgtatifs et qu'ils 
ont tort attribus la cellule-hte, tandis que d'aprs W. rien n'autorise 
cette interprtation. D'autre part ces mmes noyaux primaires sont les' 
centres autour desquels, par condensation du cytoplasme, se dveloppent 
des tubes primaires uni- ou binucls,qui sont les cellules initiales des spo- 
roblastes. Ces tubes primaires s'accroissent et divisent leur noyau, pour 
donner naissance des tubes secondaires pourvus de 8-16 noyaux ou plus. 
Puis ils s'entourent d'une vacuole et se divisent en autant de cellules qu'il 
y avait de noyaux; ce sont l les cellules vacuolaires ou cellules-mres 
des sporoblastes. Chaque cellule vacuolaire se divise ensuite en deux sporo- 
blastes, qui, d'abord arrondis, prennent ensuite la figure uniforme des spores. 
Le noyau occupe d'abord la petite extrmit du sporoblaste, dont il gagne 
ensuite le milieu. A la grosse extrmit parat une tache plasmique con- 
dense, aux dpens de laquelle se dveloppera sans doute le filament polaire. 
La transformation du sporoblaste en spore est marque par l'apparition d'une 
vacuole au ple obtus de l'lment. Quant aux noyaux vgtatifs, ils proc- 
dent de mottes chromatiques entoures de cordons de plasma condens. Ces 
cordons augmentent de volume, puis se segmentent en corps contenant 
chacun une ou plusieurs mottes chromatiques. Chaque corps se spare par 
une membrane du cytoplasma gnral du kyste; le plasma devient dlica- 
tement rticul, la motte chromatique se transforme en grains de chroma- 
tine; le noyau vgtatif est alors constitu. Les noyaux vgtatifs n'ont 
aucun rapport avec la sporognse. Ces noyaux et les sporoblastes reprsen- 
tent deux lignes volutives diffrentes, issues en commun des noyaux 
primaires. A. Prenant. 

Wherry (W. B.). Sur la mtamorphose d'une amibe, Vahlkampfa Sp. 
en Flagelltes, et rciproquement. II s'agit de la descendance d'une seule 
amibe dont les trophozotes se transforment, volom semble-t-il, en 
formes flagelles mobiles et actives. 

Les trophozotes ont un gros nuclus, avec le grand karyosome et la mem- 
brane nuclaire caractristique des membres du groupe Umax. Les formes 
flagelles sont oviformes ou piriformes, avec nuclus vers le ple d'o sortent 



\:^2 L'ANNE lUOLUC.lgUE. 

doux longs appendices fins. Sous le couvre-objet les appendices disparais- 
sent aussitt : il faut observer en goutte pendante. La mtamorphose est la 
suivante. Pendant un temps la cellule reste allonge; puis elle devient piri- 
foi'uie et tourbillonne, et durant ses gyrations elle met de nombreux pseu- 
dopodes uiousscs, puis elle redevient allonge, immobile et splirique. Aprs 
quoi elle met un pseudopode clair, mousse o s'coule l'endoplasme, et 
elle s'en va sous forme d'un trophozote type. 

Divei'ses conditions physiques et chimiques favorisent la transformation : 
le blanc d'uf et la culture en goutte pendante. Les formes flagelles appa- 
raissent aprs 3 ou 4 heures. On peut obtenir des lignes plus disposes ii 
flagellei- i. IL de Varigny. 

Mitchell (Claude "W.). Les transitions cxprimenlalemcnt provoques 
dans les caractres nwr/j/in/ofjiques d'Asjilanchna amj)liora Hvdson, avec des 
remarqvessur la reproduction sexuelle [XVII]. Puwers a indiqu la succes- 
sion suivante des diifrentes gnrations : les ufs fconds produisent une 
femelle de petite taille, qui se reproduit pendant plusieurs gnrations par 
parthnogense, les mles tant trs peu nombreux; d'une de ces femelles 
parthnogntiqiies nat une autre forme plus grande, celle qui est la plus 
connue comme reprsentant de l'espce; en deliors de cela, la grande forme 
et aussi, mais plus rarement, la forme courte peuvent donner naissance 
un type dcrit auparavant sous le nom de forme cam/mnide. L'auteur se 
propose de dterminer le degr de constance du type court, le nombre de 
gnrations par lesquelles il passe et les causes de son passage au type de 
grande taille qui comprend les mles et se reproduit par ufs fconds. Ce 
passage d'un type 1 autre peut se produire dans certaines cultures et ne 
pas se produire dans d'autres; c'est une sorte de mutation dont les causes 
ne sont pas immdiatement visibles. En calculant le nombre de gnrations 
de chaque type, M. parvient tablir que la principale cause est un rythme 
physiolor/itjue,x\n. cycle indpendant des conditions externes, analogue celui 
observ par Calkins chez les Protozoaires. Les facteurs extrieurs intervien- 
nent cependant, mais comme secondaires. Parmi les facteurs qui modifient ce 
rythme gnral, l'auteur tudie : l'tat physiologique des diffrentes gnra- 
tions issues d'un mme parent, l'influence de la taille des parents sur les 
descendants, enfin, les facteurs externes, tels que temprature, nourriture 
variable comme quantit et comme qualit, composition de l'eau. Le type 
court d'Aspl'inchna amphora est trs stable : il persiste, lorsque les condi- 
tions sont uniformes, pendant un nombre infini de gnrations; cela fait 
penser plutt une mutation (ce qui rattaclierait l'apparition du nouveau 
type la formation d'une nouvelle espce) qu' une alternance de gnra- 
tions. Ni les changements de temprature, ni l'inanition, ni les substances 
dissoutes dans le milieu de culture ne produisent cette mutation. Elle est, 
par contre, provoque par le changement qualitatif de la nourriture : en 
remplaant les Paramcies (nourriture originelle) par des organismes plus 
gros : llydaliiia, Brarhiovus, Moiva. Ces proies plus grosses causent mie 
nutrition ingale : tantt une surabondance, tantt une pnurie. L'alternance 
entre une alimentation abondante et l'inanition produit, d'ailleurs, en gn- 
ral, la mutation dans les cultures en masse; dans les cultures isoles, ce 
facteur est impuissant. Dans les cultures en masse, les plus gros individus 
mangent fi(|uen)ment les ))lus petits et cela constitue un changement de 
rgime, la nourriture habituelle tant compose d'infusoires. Un autre fac- 
teur capable d'influencer la forme dans le sens de la mutation est l'tat 
jihysiologique rsultant du fait (juc la gnration considre est une des 



X. - POLYMORPHISME, ALTERNANCE DES GNRATIONS, ETC. 153 

premires issues de Tuf de repos. Mais ce facteur se ramne au prcdent 
si Ion considre que les Asplanchna clos de ces ufs se nourrissent d'abord 
aux dpens de ses rserves et passent souvent ensuite, avant de prendre 
une nourriture quelconque, par un tat d'inanition. D'aprs Powers, un 
ciiangement de rgime serait galement la cause de transformation du type 
de grande taille en type campanule. M. Goldsmith. 

Sorokina-Agafonow^a. Sur les modifications du systme nerveux pi'i- 
plirique chez les Insectes, durant la mtamorphose. Les pattes des nym- 
phes du Tenebrio molitor prsentent au cours de la nymphose les modifica- 
tions suivantes : au dbut, la patte reprsente un sac oblong o les articula- 
tions sont faiblement bauches: l'hypoderme renfermant le sac est form 
d'une seule couche contenant un liquide albumineux dans lequel flottent 
le nerf, la trache et leurs ramifications. Le tronc nerveux s'tend travers 
toute la patte; ses collatrales, en nombre dtermin, aboutissent l'hypo- 
derme par des cellules bipolaires. A la fin de la nymphose, toutes les parties 
de la patte sont parsemes de centaines de cellules bipolaires runies aux 
filaments de chitine. Cette augmentation du nombre des cellules se fait par 
une multiplication intensive; en effet, un certain stade on- n'observe sur 
chaque collatrale que des cellules multinucles qui se divisent ensuite en 
cellules bipolaires. L'union entre les cellules nerveuses et les organes rcep- 
teurs n'est donc que secondaire. L'union du tronc nerveux et du systme 
musculaire du tibia est aussi secondaire ; en effet, on observe que les jeunes 
myoblastes s'approchent du tronc nerveux, forment une chane irrgulire 
aux prolongements multiples dont certains se lient de minces filets, sou- 
vent bifurques, partant du tronc nerveux. R. Leoendre. 



CHAPITRE XI 
I^a corrlation 



Bounoure (L.). L'influence de la taille des Insectes sur la production de 
la chitine, scrtion de surface. (C R. Ac. Se, CLVII. 140-142.) [158 

Brick (EdAvard). Znr Anaiomie der Knospenschiiiipeii in ihrer Bezir- 
liiinrj -Hr Anatomie der Laubblutter. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., 
XXXI, 8, 384-:587.) [160 

Daniel (I.). Sur les relations existant entre l'ge des Dicoti/ldones et le 
7iombre des couches successives de leurs bois secondaires. (C. R. Ac. Se, 
CLVI, ir)54-1556.) 

[Le nombre des coxiclies concentriques peut tre suprieur 
ou infrieur au nombre d'annes que la plante a vcu. M. Gari* 

Delage (Y.). La dyradafion progressiv[de la richesse physiologique. (Rev. 
Se. II, '2sm.. 65-69.) ' [lf. 

Dlassas (M.). Lnfluence de la grosseur des grailles sur le dveloppement 
gnral et l' anaiomie des plantes. (C. R. Ac. Se, CLVII, 1452-1454.) 

[L'influence de 
la faiblesse des quantits de rserves de la graine est comparable celle 
qu'exerce la suppression artificielle d'une partie des rserves. M. Gard 

Dubois (Eugne). On the Belalion between the Quant ity of Brain and the 
Size of the Body in Vertbrales. (Koninkl. Akad. van Wetenschappen te 
Amsterdam, 647-668.) [157 

a) Goodspeed(Th. H.). Quantitative studios of inherilance in Nicofiana 
hybrids. /. The relation between the ircights of hybrid Tobacco seed and 
the inheritance of certain characters in F'-. JJ. Quantitative expression of 
imper fect dominance in the corolla diameters of the flowers on the hybrids 
produced from three varieties of Nicotiana acuminata. (University of Gali- 
fornia publ., V, 87-158, pi. 29-34, 1912.) [158 

b) Quanlitalive studies of inheritance in Nicotiana hybrids. IL (Ibid., 

169-188.) ' [15s 

Harris (J.). On the relationship between the number of ovules formed and 
the capaciiy of the ovary for maluring its ovules into seeds. (Bull. Torrey 
bot. Chd), XL, 447-455.) [Chez le haricot, plus il se forme d'ovules 

dans l'ovaire, moins ils possdent la capacit de mrir. M. Bouiieh 

Klatt (Berthold). Ueber den Einfluss der Gesamtgrosse auf das Schii- 
drlbild ni'bst Bemerknnqen ilber die Yorqeschichte der Ilausliere. (Arch. 
Kntw.-Mech., XXXYl, 387-471, 20 fig.) ' [1()0 

Lakon (Georg). Ueber [eine k'orrelationserscheinung bci Allium Cejia L. 
(Flora, CV, 241-245, 2 fig.) [160 

Magnan (A.). Berherchcs or ganomv triques sur les Mammifres (Journ. 
Phys. Tathol. gn., n 1, 15 janvier, 30-45, tables.). \\b\^ 



XI. - LA CORRELATION. 155 

Mellanby (Ed.). The Metabolism of lartating Women. {Roy. Soc. Pro- 
ceed., B. 585, 83.) ' [158 

Meyer (Rudolph). Die urschlichen Beziehungen zunachen dem Situs vi- 
scerum und Sitiis cordis. (Archiv f. Entw.-Mech.. XXXVII, 85-107, 7 fig., 
1 pi.) - [157 

Parker (G. H) and Bullard (C). On the size of liltcrs and the number of 
Nipples in Stvine. (Proc. American Acad. Arts and Sciences, XLIX, 7, 399- 
426.) [1.000 porte.s prsentent 3.024 individus mles et 2.940 in- 

dividus femelles. Le nombre des ttons varie de 8 18, chez les femelles: 
de 9 18, chez les mles. Il n'y a aucune relation entre la gran- 
deur des portes et le nombre des ttons chez la femelle. M. Hrubel 

Pearl (Raymond). Note )-ef/rirding the relation of ge to fecundity. 
(Science, 7 fvrier, 220.) ' [157 

Schneider (Fritz). Beitrdgc zur Enticklungsgeschichte der Marsiliaceen. 
(Flora, CV, 347-369, 18 fig.) > [159 

Voir p. 111 pour un renvoi ce chapitre. 



Magnan (A.). Recherches or ganom triques sur les mammifres. Tra- 
vail d'ensemble sur la variation en poids des organes chez 277 mammifxes 
rpartis en 31 espces. Les animaux ont t tus en pleine sant et pess 
tels. Leurs organes ont t pess leur tour pleins de sang, sauf le cur. 
Pour dterminer le rgime alimentaire et son influence sur les organes, l'es- 
tomac a t ouvert et son contenu examin. Les conclusions que l'auteur 
tire de ses recherches se rsument ainsi : Chez les mammifres le poids du 
foie semble tre influenc par la taille de Tanimal et par le rgime alimen- 
taire. Dj RicnET qui fut le premier dterminer le poids du foie chez di- 
vers animaux conclut de ses nombreuses observations que dans les diff- 
rentes espces de mammifres, la proportion du foie varie la fois par 
Tunit de poids et l'unit de surface. D'aprs l'auteur, de gros animaux au- 
raient le poids du foie moindre que les petits, parce que la surface de leur 
corps est proportionnellement plus petite, vu que le rayonnement calorique 
par la peau est moindre que chez les petits. Les herbivores ont le moins de 
foie, les omnivores le plus. Les reins varient en poids comme le foie. Le 
poids de la rate est en rapport direct avec le rgime alimentaire ; il est plus 
grand chez les carnivores que chez les vgtariens quel qu'il soit. Quant au 
cur, son poids est en relation directe avec l'effort produire dans un temps 
court et n'est nullement influenc par la dpense musculaire. Les chauves- 
souris volateurs ont le plus grand poids de cur, les carnivores mouve- 
ment violent viennent ensuite, les herbivores, quoique trs forts, ont peu de 
cur. Le poids des poumons semble surtout en relation avec la vie fouisseuse. 

L'auteur termine son travail par quelques considrations sur le poids des 
organes chez les animaux pisciformes. piscivores et chez les oiseaux. Les 
premiers ne peuvent pas, d'aprs l'auteur, tre compars aux autres mam- 
mifres par suite de la modification que la vie aquatique a fait .subir leur 
corps tout entier. Leur poids du corps est diminu d'un quart environ par la 
perte de leurs membres. Par consquent tous les rapports deviennent plus 
petits. Quant aux oiseaux, le poids de leurs organes parait tre soumis 
l'influence directe du rgime alimentaire, seul grand facteur variable chez 
les espces ayant un genre de vie trs analogue [XVI, c, y]. 

Cinq pages de donnes numriques intressantes consulter accompa- 
gnent ce travail trs consciencieux. M. Mendei.ssohn. 



i;^ i.A.NMM-: lUOLO-GigUE. 

Delage .Y.). la (li/railnlm f,i-of/n'ssive le la ric/iesse plnjsiohujique. 
- La loi bien connuo de'si'E.NTEi; sur o rapport entre la surface de l'orga- 
nisnio ^donc, sa fac-ult d'assimilation) et son volume (donc, sa facult de 
l'onsommatin) est susceptible d'applications intressantes la physiologie, 
l'ontuirnie et :Y la })liyl(i.irnie. 

rhi/siolo,,if. Le uihc .ligestif tant un organe creux et la plupart des 
viscres tant composs, pour leur plus grande partie, de cavits creuses, 
on trouve, lorsipi'ou compare deux tres de tailles diffrentes, par exemple 
un adulte et un enfant, les rapports suivants. Supposons que le poumon soit 
de taille double cliez le premier que chez le second; sa surface (donc, sa 
caDacit fonctionnelle) variera ((.mme D- (D diamtre), et son volume 

D- 1 
.tlonc, ses exigences) comme D^*. Leur rapport sera :=:=-. La capacit 

fonctionnelle relative diminuera donc mesure que la taille augmentera. 
Si l'on a])i)e!le rir/iessc ji/n/sioldf/iqtn' ce rapport du moyen au besoin, on voit 
qu'il y a une di-gradution de cette richesse proportionnellement l'augmen- 
tation de la taille. L'adulte est donc moins riche que le jeune. Mais cela 
n'est vrai que pour les vi.scres constitus par un ensemble d'organes creux: 
les organes vraiment parenchymateux (glandes scrtion interne, systme 
nerveux) ne subissent pas cette dgradation parallle l'ge. 

Unlogiiie. Dans l'uf, sphrique, le rapport entre la surface et le vo- 
lume est son miiiiminn. la richesse physiologique aussi; mais il possde 
une grande provision d'nei-gie. Tous les processus de l'embryogense (inva- 
gination, vagination, formation d'appendices) se rduisent des augmenta- 
tions de surfaces actives; ils amliorent ce rapport et crent Ja fin un excs 
de richesse physiologique. Cette dernire est employe la croissance et 
diminue au fur et mesure; un moment donn, il y a galit entre le 
revenu et la dpense, puis cette dernire l'emporte, le rapport varie dans le 
sens contraire, amenant enfin la mort. 

P/itjlotjnie. 11 y a paralllisme avec l'ontognie. Les formes peu diff- 
rencies sont petites; au fur et mesure de leur diffrenciation, l'augmen- 
tation de taille se fait, amenant la fin l'extinction des phylums. 
M r,..iDSMrrn. 

Klatt B.). Sur l'influence de la taille du corps svr l'aspect du crne, 
avec des r/lexinns sur l'i prhistoire des animaux domestiques. Un petit 
individu n'est nullement une miniature, au sens d'une rduction photogra- 
phique d'un individu plus grand de mme espce. Dans le nanisme aussi 
bien que dans le gigantisme, les diverses parties du corps peuvent se com- 
porter trs diffremment et des lois physiologiques prcises entrent ici en 
jeu, dterminant pour chaque organe de combien il doit s'accrotre ou dimi- 
nuer pour s'harmoniser avec le reste du corps. C'est ainsi que, par exemple, 
les fonctions des musc'es chez un individu de petite taille ne diffrent pas 
seulement de faon absolue de ces mmes fonctions chez un individu plus 
grand : elles sont aussi trs diffrentes relativement. Ce fait agit son tour 
sur l'organisation des c(>ntres moteurs, puis sur le crne qui doit les loger 
et ainsi s'tablit toute une cbaine de corrlations. Se basant sur ces donnes, 
tablies gnce une ab ndante documentation, K. critique svrement la 
purilit des anatomistes qui construisent de toutes pices des systmes d'in- 
dices iimombrables et s'emparent des moindres variations de l'un d'eux 
pour recourir la cration de races nouvelles. Il est pourtant certain que 
seuls ont une valeur ceux de ces indices qui sont la traduction d'une rela- 
tion pliysioliigique prcise. Pour que ro.stologie permette d'arriver des 



XI. - LA CORRELATION. 157 

conclusions phylogniqiies, il faiit d'abord comprendre quelles ncessits 
physiologiques rpond telle ou telle disposition. Par le fait mme, la ques- 
tion est des plus complexes. M. Herlant. 

Dubois (Eugne). Sw la vclaiion enti'e la quantit de cerveau et la 
(jrandcur du corps chez les Vertbrs. La quantit relative de cerveau 
peut tre une mesure du degr d'organisation, la condition de prendre des 
moyennes d'animaux adultes. D. a dj trouv pour les Mammifres que le 
degr de cphalisation d'un animal donn est gal au poids de l'encphale 

divis par la puissance 0,56 du poids du corps : K = t-;;- Chez les Oiseaux, 

LAPicguE a trouv une puissance de 0,558. Chez les Reptiles, Laugier et 
Lapicque, Waterlot, etc., ont trouv 0,5436. Chez les Batraciens, Donald- 
son, Lapicque, etc., ont trouv 0,5501. Ctiez les Poissons, W'elcker-Brandt 
et d'autres ont obtenu 0,5576. D. en tire la loi gnrale suivante : Dans les 
espces de Vertbrs gales en organisation, en leur mode de vie et en 

forme, le poids de l'encphale est proportionnel la puissance jr du poids 

du corps. Dans une mme espce, l'exposant de corrlation est seulement 
0,22. 11 en rsulte que chez les espces semblables en organisation, mais 
diffrentes de taille, et dans les deux sexes d'une mme espce, la quan- 
tit d'encphale grandit : a) comme le quotient de la dimension superficielle 
par la racine cubique de la dimension longitudinale; b) comme le produit 
de sa dimension longitudinale par le carr de la racine cubique de celle-ci. 
Chez les individus de mme espce et de mme sexe, diffrents de taille, 
l'encphale crot comme le carr de la racine cubique de la longueur, ce 
qui explique les exposants 0,55 et 0,22. La grandeur des organes des sens 
intervient dans les anomalies de l'exposant 0.55. R. Legendre. 

Meyer (R.). Les rapports de causalit entre la topographie du cwur et 
la topof/rajihie des autres viscres. Spemann a montr en 1906 qu'on peut 
dcouper, chez des embryons de Hana esculenta ou de Bombinator, un frag- 
ment de la plaque neurale et le regreffer en situation inverse, de telle sorte 
que les parties qui taient les plus proches de la tte se trouvent maintenant 
diriges vers l'extrmit caudale. Lorsque cette dlicate opration russit, 
les larves provenant de ces embryons prsentent une inversion complte 
des viscres : le cur est droite, le foie gauche, l'ensemble du tractus 
intestinal dplac vers la droite, et enroul en sens inverse du sens normal. 
M. a cherch tablir si l'inversion cardiaque est sous la dpendance de 
l'inversion hpato-intestinale, ainsi que semblent le faire croire les modifi- 
cations qui se produisent dans la circulation l'intrieur des grosses veines 
vitellines. Il arrive la conclusion que l'asymtrie cardiaque est primitive 
et existe ds le moment o le cur n'est encore qu' 1 tat d'bauche 
msoblastique, avant tout tablissement d'un courant quelconque. Dans ces 
conditions, l'inversion cardiaque est due la nature mme de l'opration, 
qui renverse non seulement l'ectoblaste de la plaque neurale, mais aussi le 
msoblaste et l'entoblaste sous-jacents : l'bauche du cur serait ainsi re- 
porte du ct droit. M. Herlant. 

Pearl (Raymond). Note sur les rapports de l'ge et de la fcondit. 
11 s'agit d'une brebis confirmant l'opinion de Marshall que la fcondit 
passe assez rapidement de zro au maximum pour tomber ensuite graduel- 
lement du maximum zro. Elle a eu 1 agneau chacune des deux premires 



,-^^ l/ANNE BIULUGIUIK. 

innes- d.Mix, la 3'; :'. pendant les G ans venant ensuite; puis elle est 
".rvenue 'J pendant ans; 1 pendant 2 ans et a encore vcu 2 ans, 
strile, mourant de vieillesse aprs 17 annes de reproduction. - H. de 
Vakmxy. 

Mellanby i Ed ) - L<' mcta/jolism>- dr la frmmr m lactation [XIV, 1^ 7]. - 
1 luteur eonlinne l.^s conelusions tires par d'autres clierc-heurs sur le mode 
dVxcrtion de Tazot.- aprs la parturition, et y ajoute un certam nombre de faits. 
L'excrtion de cratine, po^t partum, ne dpend pas de linvolution de 1 utrus. 
Une femme accouche i)ar opration csarienne et dont 1 utrus tut enlev 
, re moment excrtait pku- de cratine qu'une autre ayant subi la mme 
opration moins l'ablation de l'utrus. Les lapines ne prsentent pas d'excr- 
tion de cratine. On ne sait pourquoi. Le fait d'avaler le placenta n'explique 
pas les diirrenees. car la vache aprs avoir aval cette partie, excrte 
beaucoup de cratine. L"tude du mtabolisme des femmes en couches un 
rgime sans cratine indique que l'excrtion de cratine ce moment a 
queltiue relation avec l'activit de la .-lande mammaire. Il y a un accroisse- 
ment uM-aduel dans le rapport cratine-cratinine durant les premiers jours 
aprs l'accouchement, correspondant l'activit mammaire accrue et la 
transformation du colostrum en lait. L'accroissement du poids des enfants 
sains nourris au sein, sous mmes conditions, est en gros proportionnel la 
juantit de cratine dans l'urine maternelle. Il y a un rapport entre la cra- 
tine excrte et la quantit d'aliments donns l'enfant. Si, par quelque 
condition toxmique, l'activit des seins ne se produit qu'aprs parturition, 
l'excrtion de cratine est aussi retarde ; et les deux se dveloppent en 
mme temps. Si la fivre ou des abcs mammaires suppriment l'activit de 
la .Irlande, l'excrtion de cratine est galement supprime. Mais ni la pur- 
.-ation. ni le bandage ne diminuent cette excrtion. Et ils ne suppriment pas 
l'activit mammaire comme le fait la maladie : le sein contient encore 
longtemps du lait. L'alimentation avec la casine n'a pas d'influence sur 
l'excrtion de cratine chez la femme en couches. L'excrtion post partum 
de cratine n'a rien faire avec celle qui accompagne l'acidose et le manque 
d'hydocarbons. L'addition de lactose et glucose au r,gime ne semble rien 
changer l'excrtion de cratine. H. de Varigny. 

Bounoure (L.). L'influence del taille d en. insectes sur la production de 
lu r/,iliiii', srcrrtinn de surface. Dans un travail prcdent l'auteur avait 
montr l'influence de l'alimentation sur la production de la chitine chez les 
Coloptres; il tudie maintenant l'influence d'autres facteurs, en parti- 
culier de la taille, comme modifiant le rapport entre le volume et la surface 
du corps. La surface du corps ne pouvant pas tre value, on lui substitue 
une grandeur qui lui est proportionnelle : la puissance 2/3 du poids du 
corps (considr chez les espces trs voisines ou chez des larves aux diff- 
rents stades de leur croissance); le rsultat obtenu est que l'paisseur 
moyenne de la chitine est constante, c'est--dire sa quantit totale propor- 
tionnelle la surface. Les petites espces ont donc relativement plus de 
chitine que les grandes. - M. Goldsmith. 

a\ Goudspeed Th.H.i. Eludes fjuanlitalives sur Vlirrdit dans les Inj- 
lirides dr Mcoli'inn. /. Jlrlalion entre lespoids de graines d'hybrides de Ta- 
hac el l'hrdit de certains, caractres dans Fo. //. Expression quantita- 
tive ih la dnminanci' imparfaite des diamtres de la corolle des fleurs d'hybrides 
iifjientis avec trois varits de Mcoliana aeuminata. (Analys avec le sui- 
vant.) 



XI. LA CORKELATION. 159 

h) Goodspeed Th. H.) Etudes quantitatives sur l'hrdit dans les hy- 
brides, de Nicotiana. II. Recherches relatives la dteriaination d'une 
relation possible entre les caractristiques physiques de graines pedigrees et 
la sgrgation des caractres units manifests par les plantes issues de ces 
graines et spcialement entre le poids des graines d'hybrides de Tabac et l'ap- 
parence des individus de la gnration F2. Les hybrides de la gnration F| 
obtenus en croisant Nicotiana Tabacum var. macrophijlla avec N. Tabacum 
var. virtjinica cf ressemblent davantage au parent macrophijlla, mais la do- 
minance de celui-ci est imparfaite. Les graines obtenues par autofcondation 
des hybrides F^ montrent une grande variation au point de vue de la taille et du 
poids. Dans la chambre semis et au bout d'un mois 65 % des graines lgres 
et moyennes avaient germ et 49 % seulement des graines lourdes. Dans la 
serre multiplication non chauffe, au bout de deux mois 8<S 9e des graines 
lourdes avaient germ et 78 % seulement des graines lgres et moyennes. 
Ces diffrences s'expliquent par des degrs diffrents de permabilit l'eau 
et l'oxygne. Aprs repiquage, les plantes issues de graines lgres et 
moyennes arrivrent maturit en plus grand nombre que celles issues de 
graines lourdes. L'apparence des individus de la gnration F2 permet de les 
distinguer en quatre classes : les dominants, les rcessifs, les intermdiaires 
et les mlangs. La proportion d'individus de chaque classe varie avec la 
sorte de graines dont ils proviennent. La seconde partie du mmoire a trait 
l'expression quantitative de la dominance imparfaite des diamtres de la 
corolle des fleurs d'hybrides oi)tenus avec trois varits de Nicotiana acu- 
minata, ne diffrant entre elles que par le diamtre de la corolle (13 mm., 
20 mm. et 27 mm.). Six croisements furent raliss, trois directs et trois rci- 
proques. Les mensurations des diamtres des corolles ont montr que dans 
la gnration F^ la fluctuation de ces diamtres tait deux fois et souvent 
trois fois plus grande que chez les parents o elle n'excdait pas deux milli- 
mtres. De plus le diamtre moyen de la corolle dans chaque groupe d'hy- 
brides tait sensiblement gal celui des corolles des deux parents. Il n'y 
a pas de dominance parfaite, mais une sgrgation pousse son maximum. 
Dans le second mmoire G. tudie certains hybrides striles de varits de 
Nicotiana Tabacum et de N. sylvestris en y joignant quelques remarques 
sur l'tat actuel de nos conceptions sur les caractres-units. Dans les va- 
rits de N. Tabacum et N. sylvesiris, quand une inflorescence mrit, un 
petit nombre de fleurs naissent des bourgeons infrieurs, mais restent rabou- 
gries; si on supprime les capsules, ces fleurs peuvent se dvelopper nor- 
malement. Dans les hybrides obtenus en croisant lY. sylvestris et N. Ta- 
bacum, les inflorescences avec les fleurs tombes et leurs pdoncules nus 
produisent la base des fleurs rabougries comme on l'observe dans les parents. 
Cette aptitude produire des organes reproducteurs imparfaits est pour 
l'auteur un caractre-unit physiologique dpendant du mtabolisme, mais 
capable d'tre transmis en hritage, mme quand ce mtabolisme fait dfaut. 
L'interprtation en est difficile. F. Pchoutre. 

Schneider (Fritz). Contributions l'tude de d relop peinent des Mar- 
siliaces. Les recherches de S. ont port sur Marsilia quadrif(dia L. 
M. liirsuta R. Br., M. strigosa W., M. iegyptiaca W., M. Drinnmondil k. Br., 
M. elata A. Br., .1/. diffusa Lepr. ainsi que sur Pilularia globulifera L. 
Elles ont montr une grande concordance au point de vue anatomique. Il y 
a lieu de supposer que les autres espces de Marsilia. de Pilularia ainsi que 
de Hegnellidiuia (Lindman [1901]) ont le mme mode de dveloppement. L'axe 
dont la pointe est fortement courbe vers le haut croit par une cellule apicale 



,^ LA.NNKi-: BiLueiigii::. 

sed.-coupant en trois parties, oriente de telle sorte quune face latrale est 
tourne vers le sol. 11 y a, par consquent, nne srie de segments ventrale 
V le IX d:.r.olatrales. La cellule apicale foliaire se dcoupant en deux 
apparat .lans la moiti dorsale de Tun des tages moyens d un segment 
.1 lliire dorsal Kilo est forme quand le segment se constitue de quatre 
i'ticcs et elle occupe un huitime de la surface du segment. La cellule api- 
c-ilo foliaire est place de telle sorte que Taxe longitudinal de sa surlace ba- 
siu e.st oriente transv.M-salemcnt par ressort l'axe longitudinal de la 
Dousse Aprs que la lame s'est produite, la cellule apicale foliaire de Mar- 
,ilia est divise par une cloison pricline et devient sans fonction. Ce fait ne 
s'observe pas chez Pilularia. Le rameau latral provient de la portion ven- 
trale du se-ment dorsal produisant aussi une feuille. 11 est plac la mme 
huiteur (lue la feuille. Les racines sont formes aux dpens des segments 
ventraux et sont places alternativement droite et gauche de la ligne 
mdiuie La cellule-mre radicale se forme au moment o le segment se 
.-ompose de quatre tages et dans l'un des tages moyens. Elle provient d'une 
petite partie de la priphrie du segment comme la feuille et le rameau lat- 
ral. Il n"a pas t possible^ d'tablir une relation certaine entre la place des 
organes latraux et la position des segments. Henri Miciieels. 

Lakon iGeorg). Sur un phnomne de corrlation chez Allium (]cj>a L. 
Chez Allium Cepii L. aprs l'enlvement des pices florales, la hampe 
florale, dpouille de sa fonction normale, ne disparait pas, mais subit une 
croissance anormale. 11 en rsulte, en particulier, que la partie moyenne de 
la tige qui subit la croissance la plus active s'enfle fortement. Les hampes 
florales dcapites prennent tinalementun aspect monstrueux claviforme. La 
partie ventrue de la hampe renferme une grande cavit. Les faisceaux libro- 
ligneux s'lvent presque librement son intrieur. Par suite d'une accu- 
mulation de chlorophylle, les hampes dcapites prennent une couleur verte 
trs intense, circonstance qui prouve l'activit assimilatrice de l'organe. 
D'autre part, le fort dveloppement du tissu parenchymateux fondamental et la 
dilatation de la cavit intrieure montrent une tendance une augmentation 
dans l'change des gaz. La hampe dcapite semble donc remplir une fonction 
foliaire. Ce phnomne est fort instructif pour ce qui concerne la connexion 
corrlative d'organes et peut fournir, par la simplicit du procd avec lequel 
on le provoque, une exprience de cours dmonstrative. Des modifications 
analogues se produisent aussi sans dcapitation dans certaines circonstances 
provenant d'une action nfaste sur le dveloppement floral. Henri Miciieels. 

Brick lEduardi. L'analomie des cailles des bourgeons cl sa relation 
avec l'analomie des feuilles. Les cailles des bourgeons ne sont pas seu- 
lement des organes foliaires sous le rapport de l'endroit de leur apparition, 
mais encore au point de vue de leur dveloppement morphologique et ana- 
toinique et aussi de leur conformation dfinitive. Les intrieures, plus jeunes, 
peuvent tre considres comme des formes ralenties de la feuille. Les ext- 
rieures se montrent cependant comme des organes dont le dveloppement 
a t divergent. Celles-ci se sont ralenties un stade de dveloppement 
moins avanc encore que les internes et elles ont subi ensuite, sous les rap- 
])orts qualitatif et ([^uantitatif, un dveloppement fort diffrent. Les trois 
groupes d'caills tudis par B. lui ont prsent des diffrences correspon- 
dantes dont il iii(li(|uc les caractres qui se marquent par la prsence ou 
l'absence du i)riderMie, mtacuticule. mtaderme, cellules goinmeuses, pa- 
renchyme, cul Icnch y me, ton nVs(h^L; landes et sclrenchyme. Henri Miciieels. 



CHAPII XII 



lia mort 



Brachet (A.). Recherches sur le dterminisme hrditaire de Vuf des 
Mammifres. Dveloppement (a in vitro djeunes viicules blastodermi- 
ques de lapin. (Arch. de Biol., XXVIII, 447-503.) [Voir eh. V 

Brandini (G.). Action pharmacologique de l'alcool thylique, diverses 
tempratures, sur le cur isol de mammifres. (Arcii. Ital. Biol., LX, ?65- 
282.) [171 

a) Garnis (M.j. Sur la consommation de la gli/cose dans le cur isol de 
chat. (Arch. Ital. Biol., LX, 113-120.) [170 

b) Sur le mode de se comporter de quelques sucres circula t dans le 

C(eur isol. (Arch. Ital. Biol., LX. 121-136.) [170 

Carrel (A.). Confrence sur ses travaux. (Presse Md., 20 sept., 765-767.) 
[Rcit de toutes ses expriences inspires par le dsir de con- 
natre et de hter les processus de cicatrisation des tissus. R. Legendre 

Cesaris-Demel (A.). Action des substances colorantes vitales et survi- 
tales sur le cur isol de lapin. (Arch. Ital. Biol., LIX, 417-431.) [169 

a) Champy (Christian). La ddiffrenciation des tissus cultivs en 
dehors de Vorrjanisme. (Bibl. Anat., XXIII, 184-205.) [168 

h) Conservation des spermatozodes en divers milieux. (C. R. Soc. 

Biol., LXXIV, 73-73.) [169 

c) Rapparition d'une prolifration active dans des tissus diffrencis 
d'animaux adultes, cultivs en dehors de l'organisme. (C. R. Soc. Biol., 
LXXV, 532-533.) ' [168 

d) Nouvelles observations de rapparition de la prolifration dans les 

tissus d'animaux adultes, cidtivs en dehors de Voryanisme. (C. R. Soc. 
Biol., LXXV, 676-677.) [168 

e) La surrie et les cultures des tissus en dehors de l'orf/anisme. (Mou- 
vement mdical, avril, 14 pp., 15 tig.) [168 

f) Le sort des tissus cultivs en dehors de l'organisme. (Rev. gn. des 

Se, XXI Vo ann., n 21, 790-801.) 

[Revue de tous les faits de ddiffrenciation 
cellulaire observs par l'auteur au cours de ses cultures. R. Lege.ndre 

Coraandon ( J.), Levaditi (C.) et Mutermilch (S.). tude de la vie et 
de la croissance des cellules in vitro l'aide de l'enregistrement cinmato- 
graphique. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 464-467.) [169 

l'anne )iIOI,OCIQUE, XVIII. 19i.3. 11 



KV? L'ANNE mOLOGIQrE. 

Del Priore (N.K L'action dit liguide C('//halo-ra(hi(lien, du suc dea jdc.nis 
c/ioroidrs et de (jnel fuex orffoues. et de diverses siibslatices sur le cur isolr 
de In/tiii: lArch. Ital. Miel., lA. 1-18.) [170 

Doyen, Lytchkowsky et Browne. La survie des tissus spars de Toi- 
ganisnie et les i/n'/fcs d'organes. (C. R. Soc. Biol.. LXXIV. 1034-10K6.) [165 

Doyen, Lytchkowsky. Browne et M"' Smyrnoff. Culture de tissus 
normau.r ri de tumeurs dans le /dasma d'un autre animal. (C. K. Soc. Biol., 

LWiv, i:;:!1-i::5J.) [106 

Hdon (E.). Les tapes des recherches pht/siologiques sur la vie des cel- 
lules et lies tissus en dehors de l'organisme. (Presse Md., XX Anne, l'"' jan- 
vier. 1-4.) 

Ronnc revue des expriences faites jusqu' ce jour. R. Legendre 

Hrouard lEdgar). Relations entre la dpression et la formation de 
pseudojdanida tentaculaires chez- le Sci/phistome. (C. R. Ac Se. CLVl, 
1 003-1 m5.) [165 

a) Holmes (S. J.). (lbservatio7?s on isolaled living Pigment Cclls from 
the Larv of Amphibians. (University of California Publications in Zoo- 
jogy, XI, n. 7, I4:M54.) [172 

b) lieharior of ectodermic F/iilheliiim of Tadjioles whon cullivated in 

plasma. (Univ. of California Publications in Zoology, Xl,n'^ 8, 15') 17^\) [17? 

Jennings (H. S.t. The effeet of conjugation m Paramecium. iJourn. exp 
Zool., XIV, 281-301.) ' [173 

Jolly (J.). A'otwelles observations sur la survie des leueoci/tes. Limite de 
la survie. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 87?. ) ' [ni 

Keith iS. C). Faclors in/luenriu;/ the siirvival of bacleria at tempera- 
tuies in the vicinity ofthe freezing point ofwater. (Science, 6 juin, 877.) [I73 

Leetham (C). Action of certain drugs on isolatrd strips of Ventricle. (.]. 
of Physiol., XLVI, 151.) [Le vague n'a pas de terminaisons 

dans le ventricule; seul le sympathique en possde. J. Gautrelet 

rt' Legendre (R.). Action de quelques chlorures sur les cellules nerveuses 
des ganglions spinaux isols de l'organisme. (C. R. Soc. Biol.. t. LXXV, 
246-248.) |-171 

b) La survie des cellules et des orgq,nes. (Rev. Scient., 20 juillet, 105- 

^^' [165 

a Levaditi (Ci. Symbiose entre le virus de la poliomylite et les cellules 
des ganglions spinau.c, l'tat de vie prolonge in vitro. (C. R. Soc. Biol., 
LXXIV, 1170.J ^ ^171 

b, Virus rabique et culture des cellules in vitro . (C. R. Soc. Biol . 

LXXV, 505.) 

[Des ganglions rachidiens de singes rabiques cultivs dans du plasma nor- 
mal de smge, conservent leur virulence pour le lapin intacte pendant 
un mois, mme aprs 5 passages dans du plasma neuf. - R.- Legendre 
) Levaditi >C.) et Mutermilch (St.). Je/ton de la toxine diphtrique sur 
la surrte des cellules in vitro. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 379-382.) [166 

^^ ,7 r ^^'<^"''"<^''''<'' des fragments de cur d'embryon de poulet in vitro. 
(< R. boc. Biol., LXXIV, 462-464.) [Ibid. 

^'' i~ T^.'^!"""" ''^ ^" ''^'"'' ^"'' ' ^^^^f i multiplication des cellules in vi- 
tro. ((.. l. Soc. Biol., LXXn-, 611-613.) [Ibid. 



XII. - LA MORT. 163 

d) Levaditi (C.) et Mutermilch (St.). La sc'rolhraju'e antidiph(ri<ji 
prventive et curative des lments cellulaii^es, l'tat de vif prolonge in 
vitro. (C. R. Soc. Diol., LXXIV, 614-610.) [Ibid. 

e) iMode d'action des rayons sur la vie et la multiplication des cellules in 

vitro. 1. Hayons ultra-viidels. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 1180-1182.) [Ibid. 

/') Srothrapie antivenimeuse sur des cellules en tat de vie prolonge 

et de multiplication in vitro. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 13791382.) [Ibid. 

g) Action du venin de Cobra sur la vie et la mulliplication des cellules 
in vitro. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 1305-1308.) [Ibid. 

Lussana (F.). Action de quelques modifications des liquides de perfusion 
sur le cur isol. (Arch. Int. Pliysiol., XIII, 415.) [Les 

cations Sr et Ba ne peuvent pas remplacer C'a. Les cations Li sont dpour- 
vus de toxicit et d'activit faible; Az H 'excite et renforce le cur en le ralen- 
tissant. Na est indispensable de par son action spcifique. J. Gautrelet. 

a) Manouelian (Y.). Recherches sur l'athronv aortique. lAnn. Inst. Pas- 
teur, XXVII, 1-2-19.) ' [164 

b) Recherches sur la jxithognie des altrations artrio-sclreuses. (Ann. 
Inst. Pasteur, XXVI, 19-23.) [164 

a) Marinesco (G.). Mcanisme collodal de la snilit. (Vol. giubilare in 
onore di L. Blanchi, 26 pp.) [164 

b) Sur le mcanisme chimico-collo'idal de la snilit et le jiroblme de la 
mort naturelle. (Bull, de la Section scient, de l'Acad. Roumaine, l''^ anne, 
148-154.) [164 

c) Sur le mcanisme chimico-colloidal de la snilit et le problme de 

la mort naturelle. (C. R. Soc. Biol., LXXV, 582-584.) 

[Analys avec les prcdents 
Marinesco et Minea. Sur le rajeunissement des cultures des ganglions 

spinaux. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 299-.301, et Bull. Ac. Md., n"6,9I.) [171 

Oppel (A.). Explantation. (Zentralbl. f. Zool., 111, 209-232.) [Revue des 
expriences de survie et de culture hors de l'organisme. R. Legexdre 

Polimanti (Osv.). Hicerche sulla rigidita cadaverica dei cefalopodi {Oc- 
topus vulgaris Lam.). (Biol. Centralbl., XXXIIl, 272-278, 5 fig.) [164 

a) Pozzi (S.). Vie autonome d'appareils viscraux spars de l'organisme, 
d'aprs les nouvelles expriences de M. Alexis Carrel. (Bull. Acad. Md., 
LXIX, 1517.) [167 

h) Variations artificielles de l'activit du tissu conjonctif l'tat de 

vie autonome, d'aprs les mnivelles expriences du T)"" Alexis Carrel. ('Bull. 

de l'Acad. de Md., LXIX, 384-391.) ' [167 

Siccardi (P. D.) et Lordan (L.). Sur la contraction des fibres lisses des 

vaisseaux., spcialement par rapport l'action des extraits d'organes. (Arch. 

Ital. Biol., LX, 19-35.) [170 

Szily (von). Recherches sur la rgnration et la cicatrisation de la corne 
in vitro. (Bull. Soc. Belge d'Ophtalmol., n'^ 36, 23.) [172 

Woodruff (S. L.). Dreitausend und dreihundert Generationen von Para- 
mcium ohne Konjugation oder kiinslHcIie Reiziing. (Bioi. Centralbl., 
XXXIII, 34-36, 1 fig.) [175 

Voir p. 71 et 459 pour les renvois ce cliapitre. 



I,-,, i;.\NNi:i'; hiologiqll:. 

a\ Marinesco iG.i. Mcranisnir collodal de la siilil. Les collodes 
orir-iMi<iiu's ot inor^'aniqucs ont une courbe vitale; ils subissent des modifi- 
cations si)ont;inos avec li.i^^e. Les cellules, et particulirement les cellules 
nerveuses qui contiennent un grand nombre de collodes, prsentent les 
in,-nies nhVnoim'-nes. Klles se dshydratent lentement, perdant ])rogressive- 
inent leur riciiesse en eau, etmodilient ainsi leurs phnomnes vitaux : ten- 
sion superliciellc, diflusion. nutrition, fonctionnement. On sait que les 
cellules nerveuses se chargent de pigment chez les sujets gs; rullra-mi- 
croscopc, les grains de pigment jaune, quelle que soit leur taille, se mon- 
trent l'onns de particules collodales prcipites et charges de lipodes. 
Dans le cerveau, on voit des neurofibrilles trs paisses runies en faisceaux 
dnies et une rticulation })articulir(' dans les cellules nerveuses des indi- 
vidus gs ; ce rseau est souvent analogue celui qu'on trouve dans la 
iiartie de la cellule o se dpose le pigment. On observe encore des cordons 
jjaisou des rubans argcntophiles formant parfois un anneau ou des tourbil- 
lons. Lnfin. les cellules en involution sont peu sensibles aux dissolvants tels 
que l'eau, la soude, l'ure, l'antipyrine, etc. et contiennent plus de sub- 
stances anisotropes que les normales. Tous ces faits montrent;que la vieillesse 
et la mort sont la terminaison fatale de la courbe vitale des collodes et de 
rvolution des cellules. R. Legendre. 

Ii-c Marinesco (G. ). Sur le mcanisme chimico-Cidlndal de la sinlil 1 1 
II- firoldhiv df la mort natarcllf. Les modifications des granulations col- 
lodales et des neurofibrilles produisent une rduction de leur surface, d'oii 
dgradation de la richesse physiologique; il y a galement diminution de la 
nucline et par consquent de la capacit de synthse chimique ; enfin la 
tension osmotique et la diffusion diminuent dans les cellules vieilles. Ces 
faits tendent montrer que la snescence et la mort sont inhrents l'vo- 
lution de la matire vivante. R. Legendre. 

) Manouelian (Y.). Recherches sur l'alhrome aorliqiw. Les injec- 
tions rptes, soit de filtrats provenant d'un Staphylocoque particulier M, 
suit d'mulsions de cultures de dilfrentes races de Staphylocoques, dter- 
minent des lsions artriosclreuses dans une proportion de 84 % chez le 
lapin et 5 fois sur 6 chez le singe. Ces lsions sont caractrises par la d- 
.irnrescence des fibres lastiques et des cellules musculaires lisses. Dans 
l'athrome, la calcification est un mode de dgnrescence des fibres lasti- 
ques. G. Tninv. 

Ii\ Manouelian (Y). Recherches sur la. pathv(jiiie des allcrations arlc- 
riosrldreust's. Les lsions nerveuses, arrachement, sont susceptibles de 
provoquer des lsions artriosclreuses. Ce sont peut-tre des lsions ner 
veuses qui dtnvminrnt h's lsions artriosclreuses. G. Tiimv. 

Polimanti Osv.i. Recherches sur la rigidit cadavricpie des Cplialo- 
/lotles {(Jciujjus vuli/aris). Le phnomne de la rigidit cadavrique, bien 
connu chez les Vertbrs, ne parat pas avoir t encore observ chez les 
Invertbrs. L'auteur l'a constat chez le Poulpe. Chez un individu mort par 
asphyxie, aprs un sjour l'air d'une heure et demie, la rigidit a apparu 
dans les bras et dans le manteau '3 h. 18 aprs la mort, l'animal tant mis 
dans reau21C.. la temprature de l'air tant de 25 C. C'est la contraction 
des longues fibres longitudinales de la face dorsale des bras qui dtermine 
leur n'iiMi-iion et leur niccourcissement ; dans le manteau, ce sont les fibres 



XII. LA MORT. 165 

annulaires qui dterminent le rtrcissement transversal du corps et son 
allongement. Le manteau avait conserv sa rigidit 24 heures aprs la mort, 
tandis que les bras s'taient allongs. F. Henneguv. 

Hrouard (Edgar). Relations mitre la dpression et la formation des 
' pseudoplamda tenlaculaires c/fcz le Scyphistome. Quand on poursuit chez 
des Scyphistomes de grande taille la suralimentation pendant la belle sai- 
son, on constate que leur contractilit diminue et que leur corps devient 
flasque (c'est la dpression). L'entre en dpression est suivie gnralement 
d'une chute des tentacules, qui amne la formation des pseudoplanula. 
Celles-ci, aprs leur libration, diminuent considrablement de volume. Ce 
fait montre que l'absence de rtraction du tentacule, chez le Scyphistome en 
dpression, n'est pas due une augmentation du nombre des molcules 
dans la substance du fouet (portion distale du tentacule), mais une dimi- 
nution de la permabilit des parois cellulaires. La dpression est un mta- 
bolisme, qui peut n'tre que momentan et qui se prsente divers degrs. 
Si, ajoute l'auteur, la dpression est faible, l'animal peut reprendre sa vita- 
lit avant que la chute tentaculaire ne se soit produite et se remettre don- 
ner des stolons de bases prolifiques. Mais il est remarquer que, dans ce 
cas, ces stolons donnent souvent des bourgeons anormaux, soit qu'ils se 
sparent du producteur avant la formation des tentacules et de la bouche, 
soit qu'ils donnent des monstres doubles. Quand la dpression est plus pro- 
nonce, les pseudoplanula tentaculaires se produisent et la stoloi'isation n'a 
plus lieu. L'individu, ainsi dbarrass de ses tentacules, n'est pas vou 
une mort fatale; mais, en gnral, il disparat par dsagrgation de ses 
lments. Quand il n'en est pas ainsi, on voit le manche (c'est--dire la 
rgion proximale) des tentacules rebourgeonner au fouet et l'animal revenir 
la condition primitive. M. Hrubel. 

h) Legendre (R.). La survie des cellules et des organes. Revue d'en- 
semble de la question. L'auteur rappelle les expriences de survie du cur, 
des muscles, du tube digestif, des uretres, de l'utrus, des vaisseaux, du 
systme nerveux central, des nerfs, celles de survie des cellules et des tis- 
sus : globules du sang, spermatozodes, cellules vibratiles, peau, tissus em- 
bryonnaires, systme nerveux, corne. 11 en conclut que la survie de parties 
isoles de l'organisme est possible, puisqu'elle a dj t ralise pour un 
trs grand nombre d'entre elles. 11 distingue les phnomnes de conserva- 
tion froid, oi les tissus gardent leurs proprits et peuvent tre greffs, 
des phnomnes de survie la temprature du corps, o les tissus conti- 
nuent de vivre d'une manire indpendante, particulire, anormale et ne 
permettent plus la greffe. Ces expriences soulvent nouveau le vieux 
problme de la vie et de la mort^ toutes les parties de l'organisme pouvant 
survivre la mort de l'ensemble. R. Legendre. 

Doyen, Lytchko-wsky, Browne. La survie des tissus spars de Vor- 
ganisme et les greffes d'organes. Des fragments de rein et surtout des 
fragments de raie, de cobaye ou de lapin, placs dans du plasma 39, 
montrent aprs 4 6 heures une diffusion de cellules amibodes; aprs 
10 heures apparaissent des cellules lusiformes aux prolongements rayonnes; 
toutes s'loignent du fragment. Elles meurent aprs 3 ou 4 jours quand le 
plasma n'est pas renouvel. On ne voit aucune cellule glandulaire nouvelle 
et il n'y a donc survie que des cellules lmentaires msodermiques. C'est 
une simple survie, et non une culture, qui n'a pas l'importance biologique 
qu'on a cherch lui donner. Les greffes de viscres mritent la mme cri- 



I,l(i i;.\.\\|':E HIOLOGIQUE. 

tique : la traiisi)l;mtalion les reins produit leur dgnrescence; la conser- 
vation des serments de vaisseaux n"a pas d'intrt pratique; la suture d'une 
patte de chien l)lanc au moignon d'un chien noir ne permet pas le rtablis- 
sement de la sensibilit et de la motilit. R. Legendre. 

Doyen, Lytchkowsky, Browne et M" Smyrnoflf. Culture de tissus 
noniiaux et de tumeurs dans le plasma d'un autre animal. Des fragments 
de cur de souris nouveau-ne, placs dans le plasma de cobaye, ne vg- 
tent pas; un fragment a commenc battre 2 heures et demie, un autre 
27 heures ajirs l'inclusion ; les battements cessent aprs 3 ou 4 minutes, ils 
reprennent (piand on expose le fragment nne vive lumire. Des fragments 
de rein et de rate vgtent rapidement dans le srum de cobaye : sortie de 
cellules ama'bodes, puis de cellules fusiformes rayonnes; sur deux frag- 
ments de rein se sont produits des aspects de kystes conjonctifs. Des frag- 
ments de sarcome du rat. placs dans du plasma de cobaye, le li(jufient en 
produisant des j)roiongcments cellulaires rayonnes. R. Legendre. 

fl-//i Levaditi (C.) et Mutermilch (St.). Action de la toxine diphtrique 
aur la survie des cellules in vitro. En tudiant la survie des tissus d'em- 
bryons de poulet par la mthode de H.arrison, modifie par Burrows et 
Cakhel, on observe deux phnomnes diffrents : 1" les fragments d'organes 
hniatopoitiques : rate et moelle osseuse, montrent aprs 2 6 heures une 
sortie leucocytaire, les globules blancs quittant le tissu pour se rpandre 
dans le plasma avoisinant; 2 les fragments de cur, rein, moelle pinire, 
et mmo peau, se comportent diffremment : aprs 24 heures, apparaissent 
des cellules fusiformes ou ovalaires, nucies qui se disposent radiairement 
autour du fragment. La mise en contact des fragments avec de la toxine diph- 
trique, avant l'inclusion dans le plasma, empche l'apparition des cellules 
fusiformes autour des fragments de cur, rein, cerveau, mais n'a aucune 
influence sur la sortie leucocytaire autour des organes hmatopoitiques. La 
toxine n'agit qu'aprs une priode d'incubation. Le chauffage 100, qui 
dtruit l'action toxique du poison diphtrique pour le cobaye, ne fait qu'att- 
nuer l'action sur les cellules. Le srum antidiplitrique neutralise l'action 
de la toxine. Les fragments de cur intoxiqus replacs dans du plasma 
normal, continuent de battre, mais ont perdu dfinitivement le pouvoir de 
s'entourer de cellules fusiformes. 

dnitractitit des /'rar/mentsdecur d'embryon de poulet in vitro. La con- 
tractibilit spontane a dur jusqu' 13 jours. La frquence des pulsations 
varie considrablement avec le fragment et d"un moment l'autre : maxi- 
nnun 104 pulsations par minute, minimum 4. Un fragment a montr une 
sorte de pouls lent permanent, ayant coiistamment eu 16 pulsations par mi- 
nute. Cert.ims fragments cessent de battre plusieurs jours, puis reprennent 
leur eontractilit. Tous les fragments cessent de se contracter aprs 5 jours 
de .sjour dans le mme plasma, probablement cause de l'puisement du 
milieu; ils recommencent quand on les transplante dans du plasma neuf. 
Altre.s le I3" jour, la contractilit spontane cesse dfinitivement, mais la 
inultii)Iication des cellules fusiformes continue. 

\ction de la ricine sur la vie et la multiplication des cellules in vitro. 
La ricme empche l'apparition des cellules fusiformes autour des fragments 
le ceur et de rein et la migration des leucocytes autour des oruanes hma- 
iopoicti.,ues. Elle agit dj partiellement sur' le cur la dose'^d'un millio- 
nime et completemcnt la dilution de 1,100.000. Chauffe 100% elle devient 
in.ictivc. s,,M rirtinn est trs rapide et dlinitive. A la dose de 1/10.000% elle 



XII. LA MORT. 167 

arrte la prolifration cellulaire sans altrer la contractilit. Traite par de.s 
hmaties de poule, elle conserve ensuite ses proprits, tandis que Tagglu- 
tinine est fixe sur les hmaties. 

La srothrapie antidiphtrique prventive et curative des lments cellu- 
laires, l'tat de vie prolonge in vitro. -- L'antitoxine diphtrique gurit 
les lments cellulaires intoxiqus, compltement quand le contact avec le 
poison a dur 5 minutes, partiellement quand il a dur "20 minutes, nulle- 
ment au del. La preuve de la gurison est l'apparition et la prolifration 
des cellules fusiformes du cur. L'antitoxine immunise les cellules contre 
une action ultrieure de la toxine en se fixant sur les cellules. 

Mode d'action des rayons sur la vie et la multipUcaiion des cellules in 
vitro. I. Rayons ultra-violets. Le tissu conjonctif du cur d'embryon de 
poulet, expos 20 30 minutes aux rayons ultra-violets, ne crot plus et ne 
prolifre plus in vitro. Les leucocytes de la rate, dans les mmes conditions, 
continuent d'migrer, mais avec moins d'intensit, probablement parce que 
les rayons ultra-violets sont peu pntrants et n'agissent pas l'intrieur des 
fragments. 

Action du venin de cobra sur la vie et la multiplication des cellules in vitro. 

Le venin arrte la multiplication des cellules fusiformes du coeur, dtruit 
les lments migrateurs de la rate et empche ainsi la formation d'auroles 
autour des fragments. Chauff 100, il conserve son action toxique. 30 se- 
condes de contact avec les tissus suffisent pour qu'il agisse. La substance D, 
obtenue en ajoutant des traces de venin du jaune d'uf, qui est beaucoup 
plus toxique in vivo que le venin, n'a pas in vitro de proprits cytotoxiques 
plus accentues.. 

Srothrapie antivenimeuse sur des cellules en tat de vie prolonge et de 
multiplicatioa in vitro. Les mlanges de venin et de sruja antiveni- 
meux, non toxiques in vivo, le sont galement m vitro pour les fragments 
de cur d"embryon de poulet. Le srum antivenimeux, agissant 10 20 mi- 
nutes aprs le venin, arrte les effets de ce dernier. L'action prventive du 
srum antivenimeux n'empche pas l'action toxique ultrieure du venin. 
R. Legenure. 

a) Pozzi (S.). yic autonome d'appareils viscraux spars de l'organisme, 
d'aprs les nouvelles expriences de M. Alexis Carrel. Enlevant aseptique- 
ment en une seule masse les organes thoraciques et abdominaux d'un chat, 
C. obtient en pratiquant la respiration artificielle la survie de ces organes 
placs dans une solution de Ringer 'M". Dans ces conditions, le cnir con- 
tinue de battre, la circulation a lieu normalement, l'intestin prsente des 
contractions pristaltique et se vide par l'anus artificiel; la digestion con 
tinue. La plupart des expriences ont pu durer 10, 11 et mme 13 heures. 

R. Legendre. 

/)) Pozzi (S.). Variations artificielles de l'activil du tissu conjonctif 
l'tat de vie autonome, d'aprs les nouvelles expriences du D^ Alexis Carrel. 

Des cultures de cellules conjonctives provenant d"un fragment de cur, 
extirp il y a plus de 14 mois, continuent de se dvelopper aprs avoir subi 
166 167 passages. Il y a un rapport constant entre la vitesse de croissance 
et la composition du milieu. Ainsi, les sucs d'embryons et de certains tissus 
d'adultes activent de 3 40 fois la croissance in vitro du tissu conjonctif. 
Par contre, le plasma de poule adulte ou l'abaissement de la temprature 
35-36" diminuent l'activit et mme arrtent compltement la prolifration. 

R. Legendre. 



1,-^ i;.\\M,i: IMul.uGIQlTv 

r) Champy .Chr.|. La gurvie et les ciillure!^ des tismts en dehors de Vonja- 
uistme. Hiij.pi'l lo3 recherches dj laites sur la survie et les cultures des 
tissus. C. (listitiiriie les expriences de survie de celles de culture caract- 
rises par la division cellulaire. Il dcrit ses propres expriences qui lui 
ont ieniiis de mettre en lumire un fait important : la ddilerenciation cel 
lulairc. Gnralement, une partie du fragment ensemenc dgnre, mais 
une zone fertile prsente rapidement des mitoses, et aprs 24 30 heures, 
les tissus commencent envahir la surface du plasma. La zone fertile est 
la plus intressante : avec la substance corticale du rein d'embryon de la- 
pin, on observe de nombreuses mitoses et les nouveaux tubes qui se forment 
sont constitus par des cellules encore pithliales mais qui n'ont plus le 
caractre rnal ; au bout de L'O 30 heures, les tubes se rompent et les cel- 
lules ont pris des caractres msenchymateux embryonnaires absolument 
indilVrcnts. Les mmes faits s'observent dans les glandes salivaires et l;i 
thyrode. La dediirenciation est d'autant plus rapide que la multiplication 
des cellules est jtlus intense. 11 se pourrait que la ddiffrenciation soit due 
on grande partie la dpolarisation des cellules. La zone d'envahissement a 
un aspect pithlial ou endothlial ; elle est fijrme de cellules compltement 
indinrentes retournes un tat trs embryonnaire, qui se multiplient ra- 
pidement. R. Leoendre. 

a) Champy i Christian). Iji ddilfrcncialion des l issus cultivs en dehors 
de iari/anisme. Les cultures de tissus dans du plasma du mme animal 
mettent en vidence le phnomne de la ddiffrenciation cellulaire. La ra- 
pidit de celle-ci est fonction de la rapidit de multiplication des cellules. La 
diirrenciation se produirait donc l'occasion de la mitose; la fonction 
crerait la diffrenciation aprs chaque mitose. Seuls se diffrencient les 
lments qui se divisent; le foie, le systme nerveux, les fibres musculaires 
stries survivent, mais ne se multiplient pas. Certains tissus, le cartilage 
par exemjjle, se multiplient activement et se ddiffrencient lentement. Les 
cellules sexuelles du testicule et de l'ovaire se cultivent bien, mais les l- 
ments de la spermatognse dgnrent et les spermatogonies, redevenues 
l)etites cellules germinatives, se multiplient et se transforment en grandes 
cellules embryonnaires ayant encore le caractre sexuel. R. Legendre. 

r) Champy (Chr.i. Bapparititm d^ une prolifration active dans dfs tis- 
sus di/l'n-iicit's d'animaux adultes cultivs en dehors de l'organisme. 
Certains tissus d'animaux adultes qui normalement ne se mitosent pas, re- 
commencent se diviser dans les cultures sur plasma. Ainsi, le muscle lisse 
de la vessie du lapin jjrolifre activement, les fibres musculaires se divisant 
en mme temps qu'elles se ddifl'rencient. De mme, les cellules de Mller 
d<- la rtine qui normalement ne se divisent jamais, prolifrent par mitoses 
en perdant leurs caractres aprs que les lments nerveux ont dgnr. Il 
en est galement ainsi pour les cellules de la gaine de Schwann des nerfs. 
R. Legenure. 

dj Champy i Chr.). Nouvelles observations de rapparition de la prolif- 
ration dans les ilssns d'animaux adultes cultivs en dehors de l'organisme. 
Les cellules juthliales de la thyrode, cultives, montrent des mitoses. Les 
cellules des tubes contourns du rein se transforment; leur cytoplasma d- 
gnre et tombe dans la lumire du tube ainsi que la brosse, les bton- 
nets, etc.. ])uis un cytoi)lasiii,i by.tlin se reforme et la cellule se mitose; les 



XII. LA MORT. 169 

phnomnes de dgnrescence sont plus faibles chez le ftus terme que 
chez l'adulte. R. Legendre. 

Il) Champy (Chr.). Conservation des spermatozo'ides en divers milieux. 
Les spermatozodes de lapin restent mobiles 5 jours dans le plasma de 
l'animal ou dans un miireu isotonique strile ; ils conservent leur mobilit 
plus longtemps froid qu' 37. Les spermatozodes de grenouille sont peu 
mobiles en milieu isotonique, beaucoup plus dans l'eau pure. Ils restent 
vivants trs longtemps dans un milieu isotonique (5 semaines dans du 
plasma), ils s'altrent dans l'eau distille aprs 18 24 heures. Lorsqu'on 
brise des spermatozodes, la queue, spare de la tte, devient beaucoup 
plus mobile. Ch. attribue ces mouvements aux roitochondries de la queue. 
R. Legendre. 

Coinandon (J.), Levaditi (C.) et Mutermilch (S.). lude de la vie et 
de la croissance des cellules in vitro F aide de l'enregistrement cinmato- 
graphique. L'enregistrement cinmatographique permet la reproduction 
en raccourci des phnomnes qui s'observent dans les fragments de tissus 
d'embryons de poulet placs 37 dans du plasma, suivant la mthode de 
Harrison-Burrows. 

V' Fragments de rate : phnomne enregistr toutes les 19 secondes, re- 
produit la vitesse de 16 images par seconde. On voit sortir du fragment 
des cellules noyau latral, protoplasma clair et abondant, polynuclaires 
q;ii rampent l'aide de leurs pseudopodes, s'loignent dans le plasma et 
parfois retournent au fragment; d'autres cellules plus petites noyau cen- 
tral, mononuclaires basophiles. sont moins mobiles. Le phnomne a t 
enregistr pendant 4 heures 15. A plus fort grossissement, vitesse rduite, 
on peut mesurer la vitesse des cellules ambodes : 200 [x l'heure. 

2 Fragments de cur : le fragment montre d'abord des petites pointes 
sur. tout son pourtour, puis les cellules fusiformes apparaissent, s'allongent, 
glissent les unes sur les autres; elles restent le plus souvent en contact 
entre elles; quelques-unes se dtachent et s'loignent dans le plasma. Dans 
leur protoplasma, des granulations rfringentes se dplacent, le plus sou- 
vent du centre la priphrie; certains moments, la cellule lusiforme 
cesse de s'loigner du fragment, revient en arrire, se rtracte, devient 
globuleuse, tourne rapidement sur elle-mme, prsente ses grains rfrin- 
gents en anneau et se divise brusquement. A plus fort grossissement et 
vitesse rduite, on voit brusquement apparatre 2 noyaux allongs, une 
ligne de sjiaration mdiane, puis deux cellules-filles qui s'allongent et de- 
viennent fusiformes. R. Legendre. 

Cesaris-Demel (A.). Action des substances colorantes vitales et survi- 
tales sur le cur isol de lapin. Le pyrrolblau et l'isanaminblau I/IOO.OOO'' 
ne sont pas toxiques. Le bleu de mthylne, la mme dose, est manifes- 
tement toxique, conduisant l'puisement et l'arrt du cur. Le brillant 
cresylblau, le rouge neutre et le nilblau sont rapidement trs toxiques. Des 
curs colors fortement d'une manire diffuse par la perfusion de solutions 
de pyrrolblau et de bleu de. mthylne conservent quelque temps leur exci- 
tabilit inaltre, en prsence de trs faibles solutions de paraganglines. 
Les curs colors avec le pyrrolblau ne prsentent pas les cellules caract- 
ristiques pyrrol trouves par Goldmann, mais une coloration diffuse des 
cellules endothliales des capillaires et de la tunique des vaisseaux en mme 
temps qu'on observe des embolies multiples dues de petites masses de 



170 la.\.m;i: iiiulogique. 

c-ouleur. Los curs colores par le bleu de mthylne ont leurs lments 
nerv.-ux colors, que la mthode de Betiie permet de suivre topographique- 
meiit. l I, II. i:\DiiE. 

Del Priore tN.i. L'action du liijuiile c/jhalo-rac/iidien, du sur des 
fdr.rus r/,orudes el de quelques ort/anes et de diverses substances sw le cur 
,s,>lr de lapin. Le liquide cphalo-rachidien de buf (10-40'"'" par litre de 
KiiiLcer-Locke) semble exercer une action excitante; celui de veau et surtout 
celui d'homme ont une action plus marque. Le suc de plexus chorodes 
{J-'.V'^ par litre) auun)ente la hauteur et souvent la frquence des contractions. 
Le suc de cerveau et de cervelet a aussi une action excitante. Le suc de 
i/apsulcs surrnales a une action excitante trs manifeste, comparable 
celle de l'adrnaline tudie par Panella; l'action des capsules surrnales 
fa-tales est beaucoup moins vidente que celle des enfants et des adultes. 
La cholestrine (suspension de 0,5 ()"%l par litre) ne provoque pas une 
augmentation certaine du nombre des contractions, mais produit une l- 
vation du trac (fui aprs 1'" ou l"M/2 s'abaisse et montre une diminution 
de fr(]Uonce des contractions. La protine (0,5 2-"' par litre) a la mme 
action. La neurino, mme trs faible dose, a une action-dprimante : 
al)aissein('nt du cardiogramme et ralentissement. R. Legendre. 



^e^ 



Siccardi (P. D.) et Lordan (L.). Sur la contraction des fibres lisses 
des vaissi'dux, spcialement par rapport Vacliou des extraits d'organes. 
Des fragments de vaisseaux sont placs 37" dans du li(|uide de Ringer 
oxygn. On peut alors provoquer la contraction des fibres lisses qui ragis- 
sent aux stiuiuli continus (( 'a, K, Am) par des modifications du tonus et des 
mouvements rythmiques. Les petites artres riches en tissu musculaire sont 
prfrables aux grosses; l'aorte ne montre que des variations du, tonus. 
L'excitabilit pour le tonus se conserve plus longtemps (aprs 76 heures 
17) J8") que celle pour le rythme (8 10 heures). Les extraits de divers orga- 
nes ont une action manifeste et complexe; tous dterminent plus ou moins 
un raccourci-ssement des fibres musculaires (action vaso-constrictrice) sauf 
le thymus et la bile qui sont vaso-dilatateurs petites doses. Les extraits 
d'hypophyse, de thymus, de rein, d'ovaires, de testicules produisent con- 
>tanunent des mouvements rythmiques ; la thyrode, la muqueuse utrine en 
produisent d'inconstants; le foie, le pancras, la rate, les capsules surr- 
nales, la bile n'ont pas cette action. Ces phnomnes de tonus et de rythme 
dans les artres survivantes, sont de nature myognique et constituent de 
vritables contractions. R. Legendre. 

1 Camis (M.). Sur la roiisomrnation de la (jlycose dans le cur isol de 
chat. Les cujursde chat et de renard ne consomment pas de glycose, con- 
trairement ceux de lapin et d'homme. Il peut se produire des processus 
glycolytiquesmdpendants de l'activit du cur, quand l'exprience est trop 
prolonge ou l'analyse trop peu rapide. H. Legendre. 

b) Camis (M.). Sur le mode de se comporter de quelques sacres circulant 
'lans le cur >sl. Le cur du lapin isol et fonctionnant, consomme la 
lvulose sans la transformer en glycose; ddouble notablement la lactose et 
'ousomme une partie de la glyco.se provenant de l'inversion: ne consomme 
pas .le galactose; ddouble trs peu ou pas la maltose ; ne ddouble pas la 
rimiins.. I ,. r,i;nr de chat ne consomme ni lvulose, ni galactose, ni lactose, 



XII. LA MORT. 171 

ni maltose, ni raffinose. Le cur d'herbivore utilise donc les hydrates de car- 
bone circulants, ce que ne fait pas le cur de Carnivore. R. Legendre. 

Brandini (G.). Action pharmacologique de Palcool (/njli//ui\ diverses 
iempratures, sur le cur isole de mammifres. A la temprature de l'orga- 
nisme, l'alcool thylique est excitant petites doses (1/50.000 1/150.000), 
mortel 3 %, dprimant pour des concentrations intermdiaires. A 33", son 
action est moins intense de sorte qu'il produit les mmes effets des concen- 
trations plus grandes. La toxicit de l'alcool est peut-tre lie la diminution 
de tension superficielle plus ou moins grande qu'il dtermine. R. Legendre. 

Joliy (J.). Nouvelles observations sur la survie des leucocytes. Limite 
de la survie. Le maximum de survie in vitro la glacire des leucocytes 
de Batraciens est de dix-huitmois et demi, les chantillons de sang recueillis 
en 1910 n'ayant plus montr en fvrier 1912 que des lments cellulaires en 
destruction. R. Legendre. 

a) Legendi'e (R.). Action de quelques chlorures sur les cellules nerveuses 
des (janglioiis spinaux isols de l'organisme. Des ganglions spinaux, placs 
39*' dans des srums artificiels : solution physiologique de NaCl, liquides 
de Locke et de Ringer, ne prsentent pas de noformations abondantes. Les 
solutions physiologiques de chlorures de mtaux univalents : NaCl, KCl, 
iNH''Cl, n'arrtent pas la chromatolyse ; au contraire, les solutions de chlo- 
rures des mtaux bivalents : CaCl"^, MgCl-, BaCl-, l'empchent absolument. 
Ces derniers rendent trs stable la coloration au bleu de mthylne et 
pourraient peut-tre tre utiliss en technique histologique. R. Legendre. 

Marinesco et Minea. Sur le rajeunissement des cultures de ganglions 
spinaux. Le maximum de raction noformative est aprs 9 ou 10 jours 
de culture. Aprs 15 jours, il n'y a plus de cellules nerveuses survivantes. 
Des fragments de ganglions spinaux de jeune lapin placs dans du plasma 
renouvel jusqu' 6 fois, montrent, aprs chaque passage, une nouvelle pro- 
lifration de cellules conjonctives, abondantes dans les 3 ou 4 premiers pas- 
sages, rares aprs le*^. Des fibres nerveuses passent dans le plasma jusqu'au 
4 changement de milieu; elles deviennent de moins en moins nombreuses, 
de plus en plus courtes et moniliformes. Les cellules nerveuses du centre 
du fragment sont, au bout de 6 jours, mortes et entoures de plexus de fibres 
nouvelles; les cellules priphriques sont bien conserves. Aprs 12 jours, 
dans du plasma renouvel le Q" jour, les cellules survivantes sont moins 
nombreuses; quelques cellules priphriques sont dgnres et entoures de 
plexus noforms ; les plexus pricellulaires du centre ont disparu; certains 
axones du centre sont ples ou en axolyse. Aprs 12 jours, dans du plasma 
renouvel 3 fois, le nombre des cellules survivantes est bien plus grand, les 
axones centraux conservs, la raction noformative des cellules faible. 
Aprs 12 jours, dans un plasma non renouvel, les cellules survivantes sont 
peu nombreuses, le fragment est travers par de petits faisceaux de fibres 
lines. Aprs 21 jours et 5 passages, quelques cellules ont de gros corps de 
Nissl. Aprs 24 jours et 6 passages, quelques cellules, trs atrophies, sont 
encore survivantes et entoures de plexus de fibres fines. R. Legendre. 

a) Levaditi (C). Symbiose entre le virus de la poliomylite elles cellules 
des ganglions spinaux, Vtat de vie prolonge in vitro. Des ganglions 
spinaux de singes infects de poliomylite, placs dans du plasma de singe 



i;j i;a\nk biologique. 

neuf, pormeltent do conserver le virus assez longtemps, avec ses proprits 
pathofiMios intactes. nuMne aprs plusieurs passages. R. Legendre. 

Szily (von). flecfierches sur la rgnration et la cicalrsation de la 
corinr in riiro. De j)etites excisions faites la corne conserve dans du 
srum sanguin 'M' se rparent comme sur Tanimal vivant. Ds les pre- 
mires heures, des bords de la plaie, l'pithlium prolifre, beaucoup plus 
rapidemiMit que chez lanimal vivant; une excision de 4 mill. de diamtre se 
rpare in vivo en OU lieures, in vitro en 30 40. La rparation conjonctive 
iK" peut tre observe, celle-ci tant lente et la corne ne se conservant pas 
longtemps. R. Lkgendiie. 

a) Holmes S. J.). Observations sur les cellules pigmentaires vivantes 
isole:i des larves d'Amp/iibieiis. Dans les petites pices d'embryons et de 
larves d'/h/hi cultives en goutte pendante de plasma ou de srum, les cel- 
lules pigmentaires s'isolent souvent du reste du tissu et peuvent alors tre 
bien tudies, au point de vue de leur structure et de leurs mouvements, 
leurs contours sont nets et leur pigment se dplace. A la surface, se trouve 
une fouclie ectopla.stique trs transparente, trs mobile, entourant l'endo- 
plasma trs fluide, charg de mlanine. L'ectoplasma envoie des prolonge- 
ments que vient remplir l'endoplasma. le mouvement de la cellule tout entire 
ressemblant celui des amibes. Les prolongements sont parfois beaucoup 
plus longs ([ue la cellule ; ils peuvent s'anastomoser. Les cellules sont ingale- 
ment charges de pigment, certaines n'en ont que trs peu et sont probable- 
ment (lesliues former du tissu conjonctif. On retrouve des grains de m- 
lanine dans d'autres cellules que les pigmentophores, notamment dans les 
cellules externes de Tectoderme. Les larves ges ont des cellules pigmen- 
taires ])lus ramifies et anastomoses; leurs mouvements ambodes sont 
mr)ins nombreux et elles ne s'isolent plus dans les cultures. La lumire a 
l)eu d'action sur les cellules pigmentaires; la chaleur augmente leur activit. 
Les cellules pigment jaune sont galement ambodes. Les changements 
de distribution du pigment ne sont donc pas dus, tout au moins chez la larve. 
l'apport de granulations dans la cellule. R. Lkgkndre. 

tji Holmes iS. J.). Coinporicment de Vpilltlium eclodermique des ttards 
cultiv dans du plasma. Des embryons et dejtnines ttards de Hana, Hyla, 
Diemgctglus, sont coups en petits morceaux qu'on place dans du plasma ou 
mieux de la lymphe. Le tissu conjonctif varie peu, mais les cellules ecto- 
deruiiqucs prsentent des mouvements ; celles-ci perdent leur pigment jaune 
et demeurent capables de s'isoler en petites masses rondes libres (jui, arri- 
ves au contact d'une surface solide, s'talent, envoient des pseudopodes 
lonis. fins et transparents. Les cellules voisines entrent ainsi frquemment 
en contact et mme peuvent former une membrane continue, hexagonale. 
Cette membrane peut avoir 3 ou 4 couches de cellules. Souvent, l'pithlium 
ectodermiqu' met des cellules fusi formes qui recouvrent et prolongent 
postrieurement le morceau de queue cultiv; ces cellules entourent gale- 
ment des Hbres de coton places dans la prparation. Ces bandes de cellules 
qui so forment dans le milieu ne sont pas dues la croissance ou la multi- 
plication (le celles-ci, mais bien leur pouvoir ambode et leur thigmo- 
taxie (pu l(^s fait s'attacher tous les corps solides : verre, coton, plasma, 
tissu conjonctif. ! Iles s'attirent mutuellement pour former des masses con- 
tinues. Dans un milieu dfavorable, elles tendent se mettre en boules. Des 
cellulo, transf.Tos sur un nouveau milieu de culture, se multiplient active- 



XII. - LA MORT. 173 

ment pendant 2 jours, pui.s cette croissance se ralentit. Va nouvel en- 
semencement ne produit pas de nouvelle multiplication. Il semble que les 
cellules ectodermiques isoles mme djeunes embryons, aprs une ou deux 
divisions, prsentent des changements indiquant un dveloppement bien 
marqu : pigment jaune, faible activit. Les cellules d'embryons gs ne se 
multiplient gure, quelques-unes montrent des divisions nuclaires amito- 
tiques non suivies de clivage du cytoplasma. H. Lhgendre. 

Keith iS. C.j. Facteur agissant sur la survie des bactries aux temp- 
ratures voisines de zro. Expriences sur le B. coli. Rsuliats ; 

L' Bacilles dans l'eau (de robinet, Boston) gele 20" C. Au bout 
de ij jours il ne survit que moins de 1 %; aprs quelques semaines tout 
est mort. 

2 Bacilles dans de l'eau de glace (texture du sorbet) 20" ('- (mais la 
texture reste-t-elle la mmeVj. Survie d'un pourcentage considrable aprs 
plusieurs mois. 

3" Bacilles congels dans le lait, puis on dilue. La mortalit augmente avec 
la proportion d'eau. 

4'^ Mlange d'eau et de glycrine (de 5 42 % de celle-cij 26'^ C : 
lieaucoup de bacilles sont encore vivants aprs six mois. 

5^ A -j- 37 dans l'eau pure ou glycrine (de 5 20 % de glycrine) les 
bacilles sont presque tous morts au bout de 72 heures. 

6 Diverses cultures sur agar, recouvertes d'une solution de sucre strile, 
tenues 16 C restent vigoureuses des mois. 

L'auteur pense que les tempratures basses favorisent la longvit des 
bactries en diminuant le mtabolisme. Mais la texture du milieu congel a 
une grande importance : s'il se congle solidement, il y a crasement et de- 
struction des bactries entre les cristaux. H. de Varignv. 

Jennings iH. S.). l'^IJ<'t de In coii/iii/aisnii r/wz- li'S J^ardincics. On 
admet le plus souvent que la conjugaison amne un rajeunissement des In- 
fusoires, et BiiT.sCHi.i, Balbiani croyaient que, aprs conjugaison, la multipli- 
cation devenait plus active. Maupas affirma au contraire que le rythme des 
divisions n'tait nullement acclr : dans certains cas il le trouva mme 
ralenti, et K. Hertwig gnralisa cette observation. Les expriences de J. 
confirment pleinement ce dernier fait. 11 cultive sparment et compare 
des individus non conjugus, des individus qu'il spare artificiellement au 
moment o ils viennent de s'accoler, et des individus qui se sparent natu- 
rellement aprs avoir achev leur conjugaison. 11 constate qu'il n'y a de dif- 
frences d'aucune sorte entre les deux premires catgories : en particulier 
ils ne sont, ni les uns ni les autres, en tat de dpression et ils continuent 
se multiplier activement. Ils se divisent mme bien plus vite que les ex- 
conjugus, et la diffrence persiste plusieurs semaines. Au bout d'un certain 
temps nanmoins elle finit par diminuer et di.sparaitre. 

La mortalit est sensiblement plus grande chez les ex-conjugus que chez 
les autres, et les individus anormaux sont en bien plus grand nombre. 

Les rsultats ne changent pas d'une faon apprciable, que l'on emploie 
des individus sauvages, ou au contraire depuis longtemps cultivs, ou des- 
cendant d'un parent unique aprs des conjugaisons rptes. Dans deux cas 
seulement la conjugaison a paru avoir un effet favorable sur la multiplication. 

Le premier est celui d'une exprience temprature leve : plus de 32"-". 
Dans ces conditions les non-conjugus se divisent avec une si furieuse 
rapidit qu'ils ne tardent pas s'puiser et que leur mortalit atteint 08,8 c/o. 



,71 1/A>M':E BILGlQlIv 

Les ox-conju,irus se multipliant moins vite, leur mortalit n'est que de 

'l 1 ' ' . 

i)aii^ [autre cas. il s'aiiit d'une ligne dprime par une longue culture 
surlaiiu'ili' et prsentant dj une mortalit leve. Une ligne ainsi affai- 
blie i)eut se montrer j)lus faible que des descendants de conjugus, main- 
tenus dans des verres de montre. Il aurait t intressant de comparer des 
exconjugus de cette culture dprime avec des individus artificiellement 
spars provenant de cette mme culture. Mais J. n'a pu obtenir que trois 
couples, dont il a laiss la conjugaison s'achever. De ces G ex-conjugus 
2 seulement ont survcu; 4 (soit les 2/3) sont morts en 8 jours, ainsi que tous 
les nonconjugus. 

Mais les survivants n'ont pas repris le rythme de division de la culture 
en verre de montre : la conjugaison ne les a pas rajeunis. 11 est probable 
que. pour pouvoir se conjuguer, les Infusoires doivent possder une certaine 
vi'^ueur. que les 3 couples observs taient seuls possder encore. Ils taient 
en" somme dj les plus vigoureux de la culture et c'est sans doute pourquoi 
deux d'entre eux ont pu rsister. 

Mais une autre cause a d intervenir dans ce cas. On remarque en effet, 
parmi les descendants des ex-conjugus, une variabilit trs grande dans le 
rvfhme des divisions; tel point que le coefficient de variation, pour les 
liirnes issues des individus spars avant conjugaison, n'est que la moiti ou 
mme le quart de celui des ex-conjugus. Si l'on suit des individus issus de 
ces conjugaisons et se divisant d'une faon particulirement lente, par 
exemple, on s'aperoit que le rythme de la division est hrditaire. La 
conjugaison a donc pour elet de produire, mme dans une race pure, des 
diffrences hrditaires. II peut aussi apparatre des diffrences entre indi- 
vidus provenant par scissiparit d'un tre non conjugu. Mais alors les diff- 
rences sont si faibles qu'elles doivent tenir des irrgularits de l'exprience. 
Ainsi la conjugaison amne la formation de races caractres varis. Ds 
lors il est facile de comprendre que certaines de ces races peuvent se trouver 
j)lus aptes rsister aux conditions d'exprience et c'est ce qui a d se pro- 
duire jtour la culture dprime. 

Les nouvelles races, issues d'un couple d'ex- conjugus, ont en majorit un 
rythme de division plus lent que leurs auteurs, ainsi qu'on doit s'y attendre, 
puisque d'une faon gnrale la conjugaison ralentit la multiplication. 

L'hrdit mendlienne expli(iue facilement ces variations, dans le cas o 
la conjugaison se produit entre individus de lignes diffrentes : il peut se 
produire de multiples combinaisons de plasma germinatif. Mais J. a obtenu 
encore des races diffrencies, d'une conjugaison entre individus de race 
pure, dans laciuelle il y avait eu huit conjugaisons successives entre pro- 
duits de mme race, ce qui avait d liminer l'immense majorit, sinon la 
totalit, des dterminants provenant d'autres lignes. Les combinaisons men- 
dliennes n'ex])liqueraient donc peut-tre pas tout. 

La mortalit plus grande et les anomalies plus nombreuses des lignes 
provenant d'ex-conjugus s'expliquent, soit par le fait que la conjugaison n- 
cessite des plinomnes cytologiques trs dlicats et que le moindre acci- 
dent peut troubler, soit parce que certaines des nouvelles combinaisons de 
plasma germinatif ne sont pas viables, ou du moins sont inaptes rsister 
aux conditions dans lesquelles .se trouve la culture. 

Dans tout ceci, on le voit, il ne peut s'agir de rajeunissement. Les exp- 
riences qui avaient fait admettre ce rajeunissement ne sont en elfet pas d- 
monstratives. WooDKi'i-K et Enriqces ont montr pourquoi les cultures de 
M Aii'As d-nraient : ce n'est pas, comme le croyait Maupas, par suite de 



XII. LA MORT. 175 

l'absence de conjugaison, mais tout simplement parce qu'elles taient dans 
de mauvaises conditions. Maupas croj'ait que la conjugaison entre individus 
de mme ligne tait fune.ste ; mais personne n'a confirm cette opinion et 
Maupas lui-mme a observ des exceptions. 

La fcondation des Mtazoaires a deux effets : elle met en mouvement le 
dveloppement (ce qui peut tre obtenu aussi par parthnogense artificielle), 
et elle combine les caractres hrditaires des deux parents, amenant des 
variations dans leurs descendants. La conjugaison des Infusoires n'a que 
cette deuxime fonction : elle n'est pas ncessaire pour perptuer la vie de 
l'espce, mais bien pour produire des variations dans la descendance. On 
remarque prcisment que la conjugaison est amene par un changement 
dfavorable dans les conditions extrieures, c'est--dire un moment o il 
est avantageux que de nouvelles races apparaissent, dont certaines auront 
chance de pouvoir rsi.ster aux conditions nouvelles. A. Robert. 

Woodruff (S. Li.). Trois, mille trois cents gn'prations de Paramcies, 
sans conjugaison ni excitation arliflcieilp. Le l*^"" mai 1907, un individu 
sauvage de Paramiecium aurelia a t plac sur un porte-objet; les quatre 
produits de ses deux premires bipartitions ont t isols sur autant de 
lames et ont donn quatre lignes, dont un individu a t isol peu prs 
tous les jours. Ces lignes, observes pendant 5 ans et demi (jusqu'au 
l'^'" novembre 1912), ont donn sans conjugaison 3.340 gnrations de des- 
cendants : 452 la premire anne, 690 la seconde, 613 la troisime, 612 la 
quatrime, 662 la cinquime, soit plus de 3 divisions par 48 heures, en 
moyenne. Il n'y a pas eu de priode de faiblesse physiologique marque, et 
la gnration actuelle est aussi normale et aussi vigoureuse que l'anctre 
sauvage. Le protoplasme de la cellule primitivement isole avait donc la 
puissance de produire au moins 2^3iu cellules semblables elle-mme 
et une masse de protoplasme de plus de 10*"<* fois la masse de la terre. II 
semble par suite que le protoplasme d'une cellule, dans des conditions ex- 
trieures favorables, soit capable de se multiplier indfiniment sans conju- 
gaison et que ni la dgnrescence snile, ni l'apptit de conjugaison ne 
soient des proprits fondamentales de la substance vivante. A. Robert. 



CIJAPITHE XIII 

lloriliolu|$ie gnrale et t-liiinie liiloi>-ique 

Alilaire (E.i. I exprience s sur Vaulolyse du Colibacille. (Ann. Inst. 
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jrrasses,' des matires azotes et des modifications de toxicit. G. Tiiiry 

Armstrong iE. F.) and Armstrong (H. E.). Stndies on thcprocesse.^ opera- 
tirr iii Solutions i.V.VA) ami in Enzym action {XX). The nature of Enzymes 
nml of Iheir action as Itydrolylic agents. (Roy. Soc. Proceed., B. 591, 541.) 

[Ne se prte pas au rsum. H. de Varigny 

Armstrong iH. E. , Benjamin (M. S.) and Horton (Ed. . Studies on 
en:i/mc action. X/X. Urease, a slective enzyme. II. Observations of accele- 
rntivr and inkibilir." agents. (Roy. Soc. Proceed., B. 588, 328.) 

[Dtails seulement sans conclusion gnrale. H. de Varigny 

Armstrong (H. E.) and Gosney (H. "W.l. Studies on Enzyme Action. XXI. 
Lifiase {lll.) (Roy. Soc. Proceed., B. 51)1.) [219 

Bangilvar . Die Zuclierbildung der Froschleber. /, //. i Biocliem. Zeitschr., 
XI.IX, 40-81 et 81-12(1.) [202 

Bang (I.i et Stenstrom iTh.i. Asphyxie und Blutzucker. (Biochem. 
Zeitschr.. L, 437-451.) [202 

Barbieri iPietro) et Domenico Carbone. Chemische and biochemische 
Inti-rsuchunijen iiber das Xercensyslem untcr normalen and pathologi- 
scltrn Ih'dingungen. iBiochem. Zeitschr., 293-317.) [224 

II) Battelli (F.) et Stern (L.). Ein/Iuss der Anaesthetica aufdie Oxydone. 
(Biochem. Zeitschr., LU, 226-253.) [223 

b) Ein/Iuss der Aldehi/de au f die Oxydone. (Biochem. Zeitschr., LU, 

253-271.) [223 

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XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 177 

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Pasteur, XXVII, 1-12.) " [21;' 

b) Bertrand (G.) et Medigreccanu (F.). Recherches sur la prsence du 
manganse dans la srie animale. (Ann. Inst. Pasteur, XXVI 1, 282-289.) [212 

Bertrand (G.) et Rosenblatt (M. et M"i<'). Recherches sur l'hydrolyse 
compare du saccharose par divers acides en prsence de la sucrase de kji. 
(Ann. Inst. Pasteur, XXVIl, 366-373.) [203 

Bolin (J.). Ueber Enzt/mgehalt in den BliUlern von Salix caprea. (Zeit- 
schrift fur physiol. Chemie, LXXXVII, 182-187.) [21'.i 

Boselli (Eva). Sulla presenza di depositi nei tessuti dlie piaule provo- 
cati da colture in soliizioni di nitrato manganoso. (nnali di bot., XI, 
459-465.) [211 

a) Bottazzi (F.). Propriet colloidali delVemoglobina. (Atti Accad. dei Lin- 
cei, XXII, 141-144.) [Analyse avec le suivant 

b) - Sopra alcune propriet colloidali dlia emoglobina. Modificazioni 
dlia viscosit e dlia lensione sujjerficiale di sospensio7ii di metemoglobina 
per Vazione di IICl e di NaOII. (Ibid. , 263-270. ) [206 

Bottazzi (F.) et Quagliariello (G.). Propriet chimiche e chimico-fisiche 
del surco di muscoli striali e lisci. Nota II. Conlenuto in protine del succo 
e ra}>porli fra granuli (miosina) sospesi, e ntiojnvteinn sci(dta. (Atti delT 
Accad. dei Lincei, 5" sr., XXII, 52-59.) [228 

Bournot (K.). Ueber die Lipase (1er Chelidoniunisamen. (Biochem. Zeit- 
schr., LU, 172-206.) \ ' [205 

Brandt (Alexander). Arbeitsht/polhese iiber Rechts- und Linkshndigkeit. 
(Biol. Centralbl., XXXIII, 361-379.) [187 

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Buetow (L.j. Zur KeniUnis der Ilypophysenenzyme. (Biochem. Zeitschr., 
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a) Buglia (G.). Ueber den Uebergang der Eiweissverdauungsprodukte von 
der Muller auf den Ftus. (Biochem. Zeitschr., LXVIII, 362-373.) [199 

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de la mre au ftus. (Arch. Ital. Biol., LIX, 329.) 

[Analys avec le prcdent 

Buglia (G.) et Constantino (A.). Contribution la chimie musculaire. 
(Arch. Biol., LIX, 333, 343, 352.) [Les extraits musculaires 

des animaux tudis et appartenant aux diffrents groupes zoolog-iques 
sont trs pauvres en substances protiques ; indpendamment de l'espce, 
on observe une certaine constance dans la quantit d'azote total contenu 
dans le tissu musculaire. Chez les invertbrs, contenu en azote extrac- 
tif trs lev; inversement cliez les vertbrs. Plus le contenu en azote 
extractif est lev, plus le contenu en azote protique est bas. Chez la Tor- 
pille et la Roussette, grande quantit d'azote ammoniacal. Partout grande 
quantit d'azote aminique libre instable au formol. J. Gautrelet 

Cabella (M.). Ueber den Gehalt an Kreatin der Musheln verschiedener 
i.'anni3 biologique, XVUl. 1913. li 



,7g LA.NXKE BIOLOGIQUE. 

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phvsiolog. Cliemie. LXXXh . JU-SS.) 

[[^a cratine est un constituant constant du 
inusclo. Sa teneur est la plus leve dans le muscle stri; vient ensuite 
le rii'ur, puis le muscle lisse. Chez les oiseaux. les muscles thoraciques 
contiennent plus de cratine que ceux des membres. M. Menuelssoiin 
Child (C. H.). Stndieson the Di/namics of Morphogenesis and Inherilance 
in Expeiimetil'il lieprodnclion. VI. The Nature of the Axial gradients in 
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dr r urine, (.louni. ihys. path. gn., \)\.) [La toxicit 

de l'urine en nature tant de 9,6 urotoxies par 24 heures, la toxicit 
propre aux drivs azots spars par action de l'acide phosphomolib- 
di(|ue est sensiblement le tiers de la toxicit gnrale. J. Gautrelet 

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Conrad (W.). Observations sur Endornia elcgans Ehrenbcrg. (Recueil 
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den Melabidismns der Evveisstoffe. (Biochem. Zeitschr., LI, 91-97.) [193 

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b) ,1 contribution to a theary concerning the inlermediary metabolism 

i)f nirbohydrales ami jtroleins. (Journ. of biolog. Chemistry, XIV, 555- 
561.) [200 

C) The interconrcrliint of a.- amino-acids, cn-hydroxy-acids and a- 

kelonir aidrhydrs. (Journ. of biol. Chemistry, XV, 127-143.) [195 

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the pancras. (Journ. biol. Chem., XV, 463-474.) [222 

Dakin (H. D.) and Janney (N. W.). The hiochemical relation belwcen 
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*' ^ti^" fermentos oxidantes y la biochimia del sisteme nervioso. (Physis, 

'"-' [Analys avec le prcdent 

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*) '^''"' 'juelques faits parliculiers la rpartition de l'azote dans le li- 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 179 

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de l'azote alimentaire. (C. R. Soc. BioL, I, 767.) [Ibid. 

/") Sur l'azote restant du sang avant et pendant l'absorption d'un mlange 

d'acides amins introduits dans l'intestin. (G. R. Soc. BioL, I, 769.) [Ibid. 

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Soc. BioL, 1, 511.) [213 

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BioL, I, 596.) [Ibid. 

c) Action du fer collodal lectrique sur l'excrtion urinaire. (C. R. Soc. 

BioL, 1, 786.) [Ibid. 

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lectriques et de sels mtalliques sur le cur du lapin. (C. R. Soc. BioL, II, 
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de masses varie en sens inverse des temps. Pour ce qui regarde la tem- 
prature, \0, l'action de l'amylase est dj sensible. A 45, temprature 
optima, cette action est quatre fois plus grande qu' 30'\ Elle diminue 
rapidement vers 55", devient trs faible 60 et nulle 70". M. Gard 

Embden (G.) und Baldes (K.). Ueber den Abbaii des Phenylalanins im 
tierischen Urganismus. (Bioch. Zeit. , LV, 301-322.) [199 

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traubensure im Tierhorper. (Bioch. Zeit., LV, 335-340.) [197 

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XIII. _ MORPHOLOGIE CxNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 181 

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[L'auteur distingue 4 types de fleurs blanches : P' oxydase et 
chromogne (Lychnis, Anmone, Chrysanthme); 2 proxydase et chro- 
mogne (OEillet); 3 proxydase sans chromogne {Plumbago capensis); 
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du cur, du foie et du srum analyss au point de vue de leur teneur en 
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(Roy. Soc. Proceed., B. 593, 113.) [V^oir le prcdent 

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sur les lipodes de la moelle pinire. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 12-14.) [225 

Lannoy. Sur la valeur de la fonction ammonium quaternaire (NRjX) 
comme support de l'activit excrto-scrtoire des amins quaternaires 
(/ et H) (Journ. Phys. Path. gn., 280-312.) 

[L'thyltrimthylcholine doit son action scrtoire vis- 
-vis du pancras sa fonction ammonium quartenaire. J. Gautrelet 

Lo (H.). Ueber das Wesen der Organverffetung nach Phosphorvergiftunq. 
(Biochem. Zeitschr., XLVIII, 297-302.) [226 

Lo (H.) und Bachem (C). Weitere Untersuchungen ilher Fettbildung 
in der ilberlebenden Lebr. (Biochem. Zeitschr., XLVllI, 313-328.) [227 

Lo (H.) und Truschennikoff W.). Untersuchungen ijber Fettbildung 
unter dem Einflvssedes Phosphors. (Biochem. Zeitschr., XLMII, 302-313.) 

[227 



,^., L'AN.NKI-: niUlAKilgUE. 

,.> i.esaer (E J ^ - n<is Verhallcn des Gh/kofjcns fier Frosche bei Ano.n/- 
^^Zlncs,in.tion. (Zeit. f. Biol., LX, 388.:J98.) [-^'(V' 

^, lf.(,i.,. ,Uf net'in/ln.^.'oinrf des Glykogcmc hwundcs in aulonomen 

Orf/an^'' ''< l'msrlws durch Anoxybiose. (Biochem. Zeitschr., LIY, 236- 

a) Levene (P A )ancl Meyer (G. M.). On the action of leucocytes on some 
tn-xn^rs and j>enlnses. III. Contribution to the mechmiism of laclic ami for- 
mation fnm ciirbohydrntes. (Journ. of biol. Cliemistry, XIV, 149-154.) [204 

/,) the action of leucocytes on hexoses. IV. On the mechanism of 

hn-tic acid formation. (Journ. ofbiol. Cliemistry, XIV, 551-554.) [204 

,) - On the action of leucocytes and olher tissues on dl-Alcmine. (Journ. 
of Hiol. Cliemistry, XV, 475-480.) [1^J8 

Linkola (K.). - f't'l>c^' d'^ Thallnsschuppen bei Pelligera lepidophora 
u\y.). (r.er. der deutsch. bot. Gesellscb., XXX, 1, 52-54, pi. II.) [191 

Lisbonne (M.) et Vulquin (E.). La dialyse lectrique des diastases. Ap- 
nlicationdu principe la pacification du malt. (Journ. phys. path. gn., 
2^ V [Pas plus 

que les amylases sjilivaires et pancratiques, l'amylase du malt ne saurait 
exercer son' activit en l'absence rigoureuse d'lectrolytes. J. Gautrelet 

a) Lb (Adam). Beziehxinien zwischen Zuckergehalt der Erythrocyten 
und C.lykolyse. (Biocbem. Zeitschr., XLIX, 413-426.) [202 

h) icbcr die Milchsaurcbilduny ans Traubenzucker, Glycrrinaldehyd und 

iJioxi/aceton iin Itinder-und Schweinblut. (Biocbem. Zeitschr., L, 451-457.) 

[205 

Lb (J.) und Beutner (R.). Die Bdeutung der Lipoden fiir die Ent- 
slehung der bioelektrischen Polentialdi/lerenzen bei gewissen pflanzlichen 
Organrn. (Biocbem. Zeitschrift., Ll, 288-299.) [225 

Lvofif (Sergius). Zi/mase et Reditktase in ihren gegenseiligm Beziehimgen. 
(Bcr. derdrutscli. bot. Ge.sellsch., XXXI, 3, 141-146.) [218 

Macallum (A. B.). Acincta tnberosn, a stiidy on the aclian of surface 
tension in dctermining the distribution of salis in living maller. (Roy. Soc. 
l'roceed., B. .591, .527.) [210 

Macleod (J. J.)and Pearce (R. G.). The sxgar consumptionin normal 
nnil dialiclic idcpatirri'/ilctl) dix/s a fies cvisceralion. (Am. J. of Phys., XXXII, 
184). ' [M. et P. obtien- 

nent dos chiffres trs variables relativement au taux de sucre sanguin 
(liez les chiens viscrs normaux ou dpancrats. J. Gautrrlet 

Mansfeld iG.)und Liptak (P.). Die quantitative /Enderiing drr Hirnli- 
/indc liuihrcnd der extraitlerineii Entunckliing. (Arch. f. d. ges. Physiol., 
CLII, 68-74.) [225 

Masslow (M.). Uebcr die biologische Bdeutung des Phosphors fi'ir den 
(/7/(7i.sr/((/e/(0r//^//.s//t''.s. (Biochem. Zeitschr., L^', 45-63.) [226 

a) Mayer (A.) et Schffer (G.). Bcchcrches sur la teneur des tissus en 
lifiindrs. Existence possible d'une constance lipocy tique. Introduction et 
technique. (Journ. Phys. Path. gn., 510.) [224 

' - Rsultats exprimentaux (Ibid., 534.) [Analys avec le prcdent 

c) Teneur des tissus en phosphore li aux Upodes, (Ibid., 773.) [Ibid. 



XIII. - MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 183 



il) Mayer (A.) et Schseffer (G.). Teneur en Upodes des globales el du 
scrum saiigin. (Ibid., 984.) [Ibid. 

(?) L'eau d'imbibition des tissus; constance pour un mme organe, in- 
galit de rpartition dans un mm,e organisme. (C. R. Soc. Biol., I, 750.) 
[Ce sont le poumon et le rein qui contiennent le plus d'eau, 
])armi les organes; puis viennent le muscle et le foie. J. Gautrelet 

Mayer (Ernest). Diastase im Sdugliiigsharn. (Biochem. Zeitschr., XLIX, 
165-168.) [222 

Mayer (P.). Zuckerfreie Grung bei Stereoisomeren. (Biochem. Zeitschr., 
L, 283-388.) [222 

Michel-Diirand. (E.). Va7'iations des substances hydrocarbones des 
feuilles au cours du dveloppement. (C. R. Ac. Se, CLVI, 1916-1928.) [205 

a) Mirande (R.). Sur la, prsence de la callose dans la membrane des 
Algues siplwnes marines. (C. R. Ac. Se, CLVI, 475-477.) [Elle est as- 
socie aux composs pectiques chez les Caulerpa. Les Siphones marines 
formeraient un groupe bien distinct tant par leurs caractres anato- 
miques que par la constitution chimique de leur membrane. M. Gard 

b) Sur Vexistence d'un compos cyanique dans une Papavraee [Pa- 
paver nudicaule L.). {C, R. Ac. Se, CLYII, 727-729). [214 

Mochizuki (J.). Verhalten der Glykolsure und der Glyoxylsdure bei der 
Leberdurchblutung. (Bioch. Zeit., LV, 443-445.) [209 

Morgulis (S.) and Pratt (J. H.). On the formation of fat from carbohy- 
draies. (Am. J. of Phys., XXXII, 200.) [A l'aide de l'tude du quotient respi- 
ratoire, les auteurs ont constat chez une chienne la formation de 50 cg. 
dgraisse en une heure, aux dpens d'hydrates de carbone. J. Gautrelet 

Mozejko (B.). Vnlersuchungen ilber das Gefsssyslem der Fische. I. 
Ueber das oberfldchliche subcutane Gefdsssystem von Amphioxus. (Mitteil. 
aus d. Zool. Stat. zu Neapel, XXI, 65.) [191 

a) Myers (V. C.) et Fine (S.). The creatine content of muscle under 
normal conditions. Ils relation to the urinary creatinine. (Journ. of biol. 
Chemistry, XIV, 9-26.) [228 

b) The influence of starvation upon the creatine content of muscle. 
(Journ. of biol. Chemistry, XV, 283-304.) [228 

c) The influence of carbohgdrate feeding upon the creatine contenLof 
muscle. (Journ. of biolog. Chemistry, XV, 305-310.) [228 

Nicolle (M.) et Cesari (E.). Etudes .^nr la ricine. II. Intoxication rici- 
nique chez le cobaye. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 3.58-366.) [Injections 
sous-cutanes et injections intraveineuses. Parallle entre les effets de la 
ricine, de l'abrine, de la crotine et du poison diphtrique. C. Thiry 

Njegovan (V.). Knthlt die Milch Phosphatide? (Biochem. Zeitschr., 
LIV, 78-83.) [227 

Peklo (Jaroslav). Ueber die Zusammensetzung des sogenannten Aleu- 
ronschichts. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 8, 370-383, pi. XVI.) 

[Voir ch. XVII 

Pincussohn (L.). Untersuchungen i ber die fermentativen igenschaften 
des Blutes. (Biochem. Zeitschr., LI, 107-115.) [221 

a) Ringer (A. J.). The chemistry of gluconeogenesis. II. The formation 
of glucose from valeriunic and heplylic acid. (Journ. of biolog. Chemistry, 
XIV, 43 52.) [201 



i;a.n.m';i-: biologique. 

/^lo/ "/-.'. (.lourn. or l.iol. Cllemistry. XV, 145-152.) [m 

-RinireriA I . Frankel (E. M.)and Jonas(L.). -TliechemislryofglH- 
n,J,,'uesis./Il. nefalrofisobuH/ric, isovalerianic and v^ocaproicacids 
inIhedinUtic organism, xvith con.idcralion of the '";^r"'/.f-'^i!;^7'''"*' !;^" 
(,/ leucine and valine. (Joiirn. of biol. tliemistry, \1\ , ..2.>..,ib.) [.^00 

r nr c/,rwisln/ nfffluconeotjenesis. IV. The fnteofsuccviic, malic and 

mnlouic acids in (lie diahctic organism, wilh considration of the inlerme- 
diaru mctaholiwi of aspartic and-ilntamic acids, prolme Upinc, argimne 
andornilhinr. ,.Iouni. of l)iolo^^ Chemistry, XIV , bW-^.^O.) [201 

Robertson (T Brailsford). - On the Natim- of Oocylin, l/ie Fertilising 
and (,/loli.'>ln>i !^u/<lance in Mawmalian lilood-Sera. (Archiv f. Entw.- 
Mei-I...XXXVU.29-:56.) t-O/ 

Sakaguchi ,Kozoi. - l'ebcr den Fetlgchnjl de normalen und pathologischen 
//<. (Biochcm. Zeitschr., XLVIII, 1-:j.) f "^ 

Salkowski (G.). Ist es vniglich, den Gehall des Gehirns an l'hoi^phatiden 
\-u sicii/n-n:' (Miochein. Zeitsdir., LI, 407-422.) [224 

Sapehin (A A ) Ein lieireis der Individualital der Plaslide. (Ber. der 
deutscii. bot. Gesellsch.. XXXI, 7, 321-323, pl. XIV.) [l'J2 

Scaffidi I V.). Ueber das Verhalten des MusheJkrcatinins bei der Ermiidung. 

" (Biochem. Zeitschr., L, 402-418.) [228 

Schalk (A.K Die Entwicklung des Cmnial-und Viszeralskelelts von Petvo- 
vii/zini /luvialilis. (Arch. mikr. Anat., LXXXIII, H. 1/2, 43.) [1*.1 

Scheunert (A.), Grimmer |W.) et Andryewsky (P.). Sliidien iiber 
die Tpographie der Peroxydasen im Yerdauungsschlaiich und Hbrr ihren 
.\nckireiss. (Binclicm. Zeitsctir., LUI, 300-320.) [221 

Schmidt >Ernst Willy). Her Kern der Siebrhre. (Ber. der deutsch. holau- 
Gl'scHscIi., X\.\L 2. 78 et 79.) 

'L'auteur est parvenu mettre le noyau des tubes cribls en vidence 
chez Cucurbila Prpo, Victoria regia et Trapa nalans. Henri Miciieels 

Schulz (Arthur). Zur Kenntnis der i'ermenle der Purinrcihe. (Biochem. 

Zeitscl.r., .\LV1I1. SG-120.) [222 

Schuster (Vaclav) et Ulehla (Vladimir). S Indien iiber Nektarorga- 

nismen. (Ber. der deutscii. bot. Gesellsch., XXXI, 3, 129-138,,pl. V.) [215 

Schiitz. Mitteilung iiber das Yerhllnis von Sticksto/fzu Fett ini Fellgewebe. 
(Archiv fiir PhysioL, 329-330.) [227 

Segers Laureys (Adrienne). Jtecherc/ies sur la composition et la struc- 
ture ilr t/iieli/urs Alf/ues of/icinales. (Hecueil de l'inst. bot. Lo Errera, IX, 
sl-ll;', 1 pi.) ' [219 

ai Serono (C.) et Palozzi (A.). Sui lipoidi contenuti nella sstanza ner- 
viisn. (Folia ncurobiologica, VIII, 55-70.) [224 

b) Sur les lipiiides contenus daiis la substance nerveuse. (Arch. Ital. 
Biol., LX, I3ti-139.) [Analys avec le prcdent 

Cl ?"' '''< t-ncymea jiancrratiques. (Arch. Jtal. Biol., 322.) 

[L'extrait glycrine de pancras trs pur, sous 
prrssiun l'-leve, contient tous les ferments du suc pancratique, son 
activitt- protolytifiuc va au;^^ment;int avec le temps. J. G.mitrelet 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 185 

Steck (Hans). l'bcr den Art der Eiweisssynthese und die Erzielung des 
ntininialen Slickslolpjleichgeirichtes mil Eiireisskrpern verschiedener 
Zerselzlichkeit. (Biochem. Zeitschr., 195-225.) [193 

Steenbock (H.) and Hart (E. B.). The influence of fonction on Ihe lime 
requirements of anima/s. (Journ. of biol. Chemistry, XIV, 59-73.) [212 

Stieger (A.). Untersuchungen Hber die Verbreitung des Aspavagins, des 
Glutainins, des Arginins und des Alhintoins in den Pflanzen. II. i'eber das 
Vorkommen von Ilemicelhdosen in Wurzelstocken, Rhizomen und W'urzel- 
knollen. (Zeitschr. f. phys. Ghemie, LXXXVI, 245-282.) [214 

Taylor (A. E.) and Ringer (A. I.j. The utilization of ammonia in the 
protein melabolism. (Journ. of biol. Chemistry, XIV, 407-418.) [193 

Taylor (A. E.) and Rose ("W. C). Stiidies in the pnrine metaholism. I. On 
wicobjsis in the human subject. (Journ. of biol. Chemistry, XIV, 419.) [194 

Terroine (E.) et \Veill (J.). Indices lipoojtiques des tissus au cours d'- 
tats jjhi/siologiques varis. Inanition. Alimentation. (Journ. Phys. Path. 
gn., 549.) [224 

Togel (0.),Brezina (E.) and DurigfA.). Ueber die Kohlenhydratsparende 
Wirkiing des Alkohols. (Biochem. Zeitschr., L, 296-346.) [204 

Truche (C). ludes sur la ricine. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 226-230.) 
[Si on se rfre au gramme d'animal, la dose minima mor- 
telle de ricine est la mme pour le cobaye et pour la souris. G. Tiiiry 

a) Underhill (Fr. P.). Studies on the melabolism of ammonixim salis. I. 
The limination of ingested ammonium salts in the dog upon an adquate 
mixeddiet. (Journ. of biol. Chemistry, XV, 327-335.) [194 

b) Sludies on tJie melabolism of ammonium salis. II. A note on the li- 
mination of ingested ammonium salts during a period of inanition. (Journ. 
of biol. Chemistry, XV, 337-339.) [194 

Underhill (Fr. P.) und Goldschmidt (S.). Studies on the melabolism of 
ammonium salts. III. The utilizalion of ammonium salis with a non nitro- 
genous diet. (Journ. of biol. Chemistry, XV, 341-355.) [195 

"Walther (Adolfj. Die L'mwelt des Kleimplasmas. V. Das Eindringen 
von Magnsium in das Blul der Siissunis.'ierkrabbe [Telphusa fluvialilis 
Belon). (Arch. f. Entw.-Mech., XXXVl, 262-287.) [211 

"West (G. S.) and Griffiths (B. M.). The lime-sulphur bacleria of the 
genus HiUhousia. (Ann. of Bot., XXVII, 83-91, pi. X.) [211 

Weymouth (P. "W".). The relation of Metathrombin to Thrombin. (Am. 
J. of Phys., XXXI I, 283.) [La mtathrombine semble r- 

sulter lors de la coagulation du sang de l'union de la thrombine nouvelle- 
ment forrae avec l'antithrombine prsente dans le sang. J. G.xutrelet 

Winterstein (E.') und Reuter (C). Ueber das Vorkommen von Histi- 
dinbetain im Steinpilz. (Zeitschr. f. phys. Chemie, LXXXVI, 234-237.) 

[Les auteurs signalent 
la prsence de l'histidiuebetaine dans le bolet [Boletus). P. Jaccard 

Yoshimura (K.) und Kanai (M.). Beitrge zur Kennlnis der sticksto/f- 
haltigen Bestandteile des Pilzes Cortinellus shitake. (Zeitschr. f. physiol. 
Chemie, LXXXVI, 178-184.) [193 



ISC) 



L'ANNK BIOLOGIQUE. 



7aiP;ki(W ) - Icbov (lie Verbrcitung der Carboxylase in den Pflanzm. 
(Bc'' dU- "^l^"*^^-''- ^"^- GesellsclK, XXXI, 7, 349-35:'..) [^19 

Zaleski (W ) und Marx (E.). - Ueher die Rolle der Carboxylase in dm 

'plhtnzni. (Biochem. Zoitschr., XLVIII, 175-180.) , ^ , 

' [Signalent dans les graines 

dos K"^umineuses et dans celles d'autres plantes la prsence d'un fer- 
ment, la carboxylase, dcomposant Tacide formactyhque. P. Jaccaru 

n) Zempln (G ) Beilriiye zur .chemii^chen Zusamensetzung der Korksub- 
si.niz. (Zcitschr. fiir physiol. Chcmie, LXXXY, 173-179.) [214 

f, Beilriqe zur parlicllen Hydrolyse der Cellulose. (Zeitschr. fur phy- 

siolog. Chemie, LXXXV, 180-191.) [21^^ 

c) rjeber die Gentiobiose. (Zeitschr. fiir physiolog. Chemie, LXXXV, 

399-407.) t^lS 

Voir pp. SI, 83, 244, 458, pour les renvois ce chapitre. 



1" Morphologie. 
a) Symtrie. 

Child (C. M.). ludes sur le dynamisme de la Morphognse et Vhr- 
dit dans la multiplicalion exprimentale. VI. Nature de l'chelle axiale chez 
Plannria et ses rapports avec la dominance physiologique antro-postrieure, 
la polarit et la symtrie [XX]. Lorsqu'on place un individu de Planarin dans 
une .sohition de KCxN, d'alcool ou d'un autre agent nocif, on constate que la 
rsistance des diffrentes parties du corps varie selon leur position par rap- 
port Taxe antro-postrieur du corps et correspond leur degr d'activit 
fonctionnelle (metabolic reactions). Dans les solutions concentres, la dsin- 
tgration commence l'extrmit antrieure, rgion d'activit mtabolique 
maximale, et s'tend ensuite de proche en proche vers les zodes post- 
rieurs (mlliodc directe). Si on emploie des solutions plus faibles, permettant 
un certain degr d'accoutumance (mthode indirecte), la dsintgration 
ilbute au contraire l'extrmit postrieure et se poursuit ensuite d'arrire 
eu avant. Chez les individus de taille suffisante, on peut ainsi valuer la 
place que chaque segment occupe par rapport l'axe antro-postrieur 
d'aprs la chronologie de sa dgnrescence dans un milieu donn. 

l'aria mme mthode, C. montre que dans les solutions fortes, les parties 
pripliriqucs (latrales) de chaque segment subissent la dsintgration 
avant les parties mdiocres, qu'elles dominent donc physiologiquement ; 
par la mthode indirecte (solutions faibles), elle dbute au contraire au 
(filtre et s'tend ensuite latralement. Enfin, toujours pour les mmes rai- 
sons, les rgions ventrales dominent les rgions dorsales par leur activit 
mtabolique ])lus grande (chez les Vertbrs c'est l'inverse). 

iS'ous ne pouvons rsumer ici les vues thoriques que Fauteur expose 
ensuite longuement. C. y dveloppe d'ailleurs les mmes ides gnrales 
que dans ses nombreux travaux antrieurs. Il insiste sur l'objectivit de la 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 187 

notion (rindividualit chez les organismes pluricellulaires, individualit que 
traduit prcisment nos yeux la subordination physiologique des parties 
les unes aux autres, la dominance de la rgion antrieure du corps et le plan 
dtermin selon lequel s'chelonnent, partir de l, les degrs de l'activit 
mtabolique des organes. C. s'lve contre l'abus actuel des thories cor- 
pusculaires qui ngligent compltement l'individu pour localiser ses 
moindres proprits vitales sur des dterminants hypothtiques et qui s'igno- 
rent les uns les autres. A cette dsagrgation strile, il voudrait substituer 
la notion d'unit physiologique, sur les bases que ses recherches exprimen- 
tales font entrevoir. On ne pourra certes contester ni la ralit, ni l'intrt 
puissant du problme soulev par ces recherches poursuivies dj depuis de 
nombreuses annes. M. Herlant. 

Herber (J.). Essai d'une thorie clinique de la droiterie. Aprs un 
court expos des diffrentes explications proposes jusqu'ici, l'auteur indique 
la cause qui, d'aprs lui, cre la supriorit fonctionnelle du bras droit. 
Cette cause rside dans la situation du cur gauche : de nombreuses 
observations cliniques montrent que les lsions du ct gauche du corps, du 
bras gauche surtout, retentissent fortement sur le cur; il tait donc naturel 
qu'instinctivement, en vertu de la loi du moindre effort, l'homme se ft 
liabitu se servir de prfrence de son bras droit. Cette droiterie retentit 
sur le cerveau et est cause de la prdominance du cerveau gauche ; les re- 
lations sont donc inverses de celles supposes dans l'hypothse de l'origine 
crbrale de la droiterie. Le fait que le centre du langage se trouve gauche 
rsulte de la mme cause : le geste (droit) qui prcde la parole (ontogn- 
tiquement et phylogntiquement) a prpar le cerveau gauche assurer la 
fonction du langage. 

Le fait que les singes qui ont le mme appareil circulatoire que l'homme 
ne sont pas droitiers semble, premire vue, tre une objection. L'auteur y 
rpond en rappelant l'importance de la station bipde pour le dveloppe- 
ment de l'usage de la main et du bras. L'absence de la droiterie correspon- 
dante de la jambe vient corroborer la mme ide. 

De mme, la gaucherie occasionnelle chez l'homme n'est pas une objec- 
tion : elle est due (comme le montrent les tares nerveuses frquentes chez 
les gauchers) une altration crbrale qui vient troubler l'ordre physiolo- 
gique prtabli. 

Dans l'volution de l'humanit, cette prdominance du ct droit a t 
favorise, d'aprs l'auteur, par ce que Herz a appel la polarit religieuse , 
c'est--dire la distinction entre les deux cts du corps, qui est propre l'esprit 
dualiste de l'homme primitif. Sont venues ensuite se surajouter beaucoup 
d'autres causes, telles que Texercice des diffrents mtiers qui, utilisant une 
symtrie originelle, l'a amplifie, l'usage des armes, etc. M. Golds.mith. 

Brandt (Alexander). Hypothse sur la droiterie et la gaucherie. 
L'explication dont il s'agit a t mise par l'auteur il y a bien des annes ; 
il la reprend maintenant. D'accord avec l'hypothse de v. Baer, il pense que 
le dveloppement prpondrant du ct droit tient, chez les Vertbrs sup- 
rieurs, ce fait bien connu que l'embryon, d'abord appliqu au vitellus par 
sa face ventrale, se tourne peu de temps aprs de faon lui tre appliqu 
par le ct gauche, lequel se trouve en communication plus directe avec le 
vitellus et devient le ct rceptif. Le dveloppement du systme vasculaire 
devient asymtrique : les veines se dveloppent gauche, le sang vient de 



ISS i;anm';h iiulogique. 

la moiti gauche et v;i (ral)or(l : la moiti droite du corps, qui se dveloppe 
(!avant;iK<>. Oans Ic-mirs du tlvoloppcuncnt ultrieur, le ccirps de l'embryon 
.s(' redresse, ni.t!< !'n>viutrie acquise reste. M. Goldsmith. 

Doposcheg Uhlr ^J.). L'anisophriUie chez Sempervivim. L'aniso- 
phvllie die/, diverses espces de Sem/ieruiimm est dtermine seulement par 
rinclinaison de l'axe de la rosette vers l'horizon. La face .suprieure des 
feuilles V est ])lus longue que l'infrieure. Par une position perpendiculaire 
le l'axe'de la rosette, "ce (jui amne les feuilles tre presque horizontales, 
l'auteur estjiarvenu rendre les rosettes isophylles. La plupart des feuilles 
les i)lus ges se dforment, se plissent et tombent. On peut aussi provoquer 
la tran.sfonnation inverse de l'isophyllie en anisophyllie, par simple change- 
ment de l'angle d'inclinaison de l'axe. On peut de mme renverser l'aniso- 
phyllie sans diflicult. Une augmentation d'clairage produit une aug- 
mentation de la surface foliaire. La rduction inverse se constate aussi. Les 
feuilles falciformes doivent leur forme l'action de la lumire. La formation 
anisophylle des feuilles peut tre en corrlation avec une dorsiventralit 
lpitropliie) de la tige. L'anisophyllie des Sempervivum est labile, elle dispa- 
rait la fin de la priode vgtative pour rapparatre au printemps. C'est 
une go-pliotomorphose et non une thermomorphose. Henri Micheels. 

Cohn ^Fritz M.). Contribution la connaissance des Chnopodiaces. 
On peut considrer comme fleurs typiques des Clinopodiaces, celles 
construites sur le nombre 5 dans tous les sens. On peut en faire driver toutes 
les autres en se rapportant la loi de la rpartition gale de l'espace mis a 
leur disi)osition. L'interprtation de Eichlers pour chaque forme florale est 
trop artificielle. Les carpelles se rduisent 2. Le prigone et l'androce 
])euvent diminuer jusqu' disparition, mais les pices prigoniales se mon- 
trent en gnral plus rsistantes que les tamines. Une fleur dcrite par 
l'auteur pourrait, par ses particularits, servir de point d'appui la thorie 
de VON WiTTsTEiN sur l'origine des fleurs chez les Angiospermes. En dehors 
des fleurs ordinairement radiaires, il s'en produit chez Corispcrmiim qui 
sont construites dorsiventralement sur le nombre 5 et qui, par suite de 
disparition dans le prigone et les tamines, peuvent tre rduites. La tho- 
rie de GoEiia sur les dispositions gmines des feuilles trouve un appui dans 
les relations de position des feuilles de Chnopodiaces. Les diverses formes 
de fruits d. [triplex hortensis dpendent essentiellement de la nutrition, 
comme certaines expriences tendent le dmontrer. La germination des 
semences noires difl're suivant qu'elle a lieu sur sable ou sur papier 
filtrer, l'air libre ou dans le sol. Dans ce dernier, elles germent plus len- 
tement et seulement dans des conditions convenables de chaleur et d'humi- 
dit. Henri MiciiEELS. 

Conrad ("W.). Observations sur Eudorina elegans Ehrenberg. Elles 
sont ])resque exclusivement d'ordre morphologique. L'auteur tudie succes- 
sivenicnt la cellule et la cnobie. Dans la premire, il examine la forme et 
les dimensions, puis le contenu cellulaire et la membrane. Les cellules 
sont toujours parfaitement sphriques et leur diamtre varie de 15 25 [x. 
.lamais C. n'a aperu l(> petit prolongement hyalin dont parle Gbel. Les 
cellules renfcrnieiit toujours au moins un pyrnode, les adultes en montrent 
le plus souvent de 5 '.I. Le noyau est globuleux, presque central. Le stigma 
a la foi-ine d'un verre de montre et il est d'un rouge brillant. Sa grosseur 



XIII. MORPHOLOGIE GxNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 189 

dcroit mesure que les anneaux de cellules s'loignent du ple apical vers 
le ple postrieur. Il ne prend aucune part dans la division cellulaire. Les 
fouets sont au nombre de deux. Leur sortie s'effectue travers un tube net- 
tement largi en trompette vers l'extrieur. La membrane ne contiendrait 
que trs peu de matires cellulosiques et serait plutt riche en substances 
pectiques. L'auteur s'occupe ensuite de la forme et des dimensions descno- 
bies. Celles-ci sont plus ou moins ellipsodales ou subglobuleuses. Le ple 
mamelonn est toujours dirig en arrire pendant le mouvement de trans- 
lation. Elles mesurent, l'tat adulte, 170 X 140 p.. Etudiant la 
division et l'orientation des cellules dans le cnobe, l'auteur remarque, ds 
que la premire segmentation en croix de la cellule s'est opre, que la 
place qu'occuperont les cinq anneaux de cellules qui natront est parfaite- 
ment et immuablement fixe. Les enveloppes du cnobe prsentent les 
mmes caractres structuraux que C(^ux indiqus pour Volrox f/lobalor. Il y 
a de trs minces communications intercelluUaires. Les enveloppes ont t 
examines au point de vue microchimique. L'auteur termine par des 
considrations gnrales sur les Volvocaces. Henri Micheels. 

P) Homologies. 

Goodrich (E. S.j. Segmentation mlamrique et Homologie. Dj, 
propos du dveloppement des nageoires des Poissons (OG) et de la segmen- 
tation de la tte chez les Urodles (11), G. a montr que chez les Vertbrs 
des parties peuvent tre considres, contrairement l'opinion ordinaire, 
comme compltement humologues malgr l'absence de correspondance seg- 
mentale. Il reprend la question en gnral propos des membres pairs et 
des condyles occipitaux. 

Membres pairs. Personne ne dnie l'homologie respective pour chaque 
paire dans la srie des Vertbrs. Or, apprciant la situation des membres 
d'aprs celle des nerfs (ce qui est justifi par l'Embryologie qui montre les 
membres apparaissant d'emble dans leur position de l'adulte, et pourvus 
de squelette, musculature, nerfs, appartenant au mme segment quelle que 
soit la concentration des bases ou la fusion ultrieure en muscles composs 
ou en plexus nerveux), G., par des exemples avec diagrammes dans chaque 
classe de Vertbrs, montre que la situation des membres est variable le 
long de la srie segmentale ; autrement dit, il y a eu transport des membres, 
d'un animal l'autre, plusieurs reprises, tantt en avant, tantt en arrire, 
savoir en avant pour le membre pelvien chez les Amphibiens actuels et 
un degr extrme chez les Tlostens les plus rcents. En mme temps 
l'extension de ces membres, notamment chez les Poissons, est aussi trs 
variable, depuis quelques segments un grand nombre. L'explication, 
donne par quelques auteurs, d'une migration des membres grce leur 
indpendance par rapport au tronc segment, est sur ces deux points con- 
tredite par l'Anatomie et l'Embryologie; la migration n'est jamais en fait 
que trs limite et fidlement enregistre par la disposition des nerfs, par 
exemple chez les Ampliibiens et, d'une faon particulirement frappante 
par le croisement des nerfs des deux nageoires, chez les Poissons dont les 
nageoires pelviennes prennent une position jugulaire en avant des pecto- 
rales. Thorie de Vinler- ou ex-calation (v. Ihering 78), c'est--dire addition 
ou suppression de certains segments. Cette thorie explique facilement une 
variation du nombre total de segments ; mais, lorsque ce nombre reste cons- 
tant, Ihering est oblig de supposer une indpendance dans la segmentation 



l,jQ I.'ANNKI': BIOLOGIQUE. 

du sYsti-nio nerveux pihlastiqun et des systmes squelettique et musculaire 
inrs.'.blastiqucs. et un rarrangenient, aprs une modification seulement 
partii'lle de lun de ces groupes; mais les difficults deviennent considra- 
bi's lorsque les dill'rences sont trs accentues, c'est--dire surtout entre 
les divers Poissons dont certaines formes prsentent des exemples dvastes 
rr"ions apparues ou disparues, ainsi chez ceux o les nageoires antrieures 
ct^>ostrieures viennent au contact : comment dans ces cas ne trouve-t-on 
pas de zones d'accroissement ou de rduction, ni mme de traces d'appa- 
rition ou de disparition de simples segments? D'autre part, les variations des 
nageoires paires et impaires tant en fait indpendantes, les explications de 
cette sorte peuvent tre en contradiction diin systme l'autre. Ainsi, dans 
cette conception trop troite et rigide de riiomologie, on arrive, pour prser- 
ver, et encore incompltement, Thomologie des membres, sacrifier l'iio- 
mologie de rgions entires. Thorie de la redivision, c'est--dire division 
en un j)lus grand nombre de segments : alors aucun segment n'est stricte- 
ment homologue d"un animal un autre et on conoit qu'un mme organe 
ne puisse correspondre un mme segment. Cette thorie vite les zones 
d'accroissement ou de rduction, mais elle n'explique pas les variations non 
proportionnelles, la suppression de rgions, ou les variation^ indpendantes 
des nageoires paires ou impaires. Thorie de la Iransposilion (Goodrich 
((, Tmil Zool.,09, s'inspirant de la dmonstration par Frbringer 79, de 
l'extension il'un plexus nerveux par absorption de nerfs voisins) : })lexus 
nerveux, musculature, squelette peuvent ainsi progressivement, par enva- 
/lissetnent ou retrait chaque bord, s'tendre, ou se rduire, ou glisser; ce 
procd est en accord avec le fait que les nerfs mdians des membres sont 
plus forts que ceux des bords. Cette thorie fournit une explication ration- 
nelle de la disparition de rgions et respecte l'indpendance des nageoires 
jjaires et impaires. 

Coiiili/les occipitaux. La limite postrieure de la tte, autrement dit le 
nombre de segments assimils la tte, est variable; cette extension se 
compli(iue encore de la rgression ontognique d'un ou plusieurs myotomes 
mtaoti(|U('s avec leurs nerfs, rgression de l'avant, l o les signes de d- 
gnration sont plus abondants, l'arrire. Ces modifications se montrent 
dj divers degrs chez les Poissons, avec plus ou moins de fentes bran- 
chiales et plus ou moins de branches du vague; chez les Amphibiens les 
segments compris entre la capsule auditive et les condyles occipitaux ne 
paraissent pas suprieurs 3 et chez les Amniotes pas infrieurs 5. La 
thorie de Vexcalation n'est appuye par aucune trace de disparition de 
seiriuents mmes chez les Ampliibiens : applique la partie antrieure de 
cette rgion occipitale, elle exigerait le sacrifice de i'homologie, travers 
toute la srie des vertbrs, du glosso-pharyngien (l'-e fente) ainsi que de la 
!' racine du vague (2'-' fente); suppose plus en arrire, elle bouleverserait 
I'homologie admise de fentes et arcs entre les Amphibiens et les Amniotes ; 
elle obligerait aussi regarder connne primitives les formes ayant le plus 
de se^'uients occipitaux. D'autre part il serait difficile d'admettre que les con- 
dyles dans les deux groupes ne sont pas homologues et que les animaux de 
ces deux groupes descendent danctros dpourvus de condyles ou pourvus 
la fois de deux condyles successifs. Enfin l'extension variable en arrire 
du complexe hypoglosse n'est explicable (lue par transposition indpen- 
dante du s(|uelette et des nerfs. 

Conclusions fpmiirales. - L'homologie doit tre dfinie par la drivation 
p/n/lrtu/ite : elle est gnrale ou spciale, complte pouvant tre pousse 
dans les momdres dtails lorscjuc la drivation est elle-mme complte, ou 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 191 

incomplte. Mais les organes doivent tre compars dans l'ensemble : chez 
les animaux segments (Vertbrs, Arthropodes, Annlides), dans la spcia- 
lisation de segments avec rgions rsultantes, de leurs appendices et autres 
drivs, ainsi que des viscres, il faut considrer l'homologie comme ind- 
pendanlc de leur composition segmentale. nombre de segments et correspon- 
dance ordinale, et non dfinissable par elle (avec Bateson, Material Varia- 
lions, 94), et expliquer ses variations par la transposition, due d'ailleurs 
probablement une redistribution prcoce de la substance organoformative ; 
les essais pour obtenir par intercalation ou multiplication une correspon- 
dance stricte conduisent des conclusions absurdes, et qui d'autre part 
arrivent ruiner leur principe mme, la possibilit d'additions et suppres- 
sions enlevant toute garantie de ralit une correspondance apparente. 
Cependant secondairement il peut s'tablir certaines correspondances seg- 
mentales : par exemple chez les Vertbrs divers nerfs craniers, les muscles 
des yeux et des oreilles, les arcs et fentes viscrales sont en rapport dfini 
phis ou moins troit avec certains segments; presque toujours la rgion cer- 
vicale des Mammifres a 7 vertbres; la dernire yertbre lombaire des 
Artiodactyles est toujours la 26^^, etc.; de mme chez les Arthropodes et les 
Annlides. Ordinairement le nombre des segments est plus dfini et plus 
invariable la partie antrieure qu' la partie postrieure par o se pro- 
duisent des variations, dans les rgions paucisegmentes que dans les r- 
gions multisegmentes. Aug. Michel. 

Mozejko (B.). Recherches sur l'appareil circulatoire de l'Amphioxus. 
En ce qui concerne la question de savoir si l'appareil circulatoire de VAm- 
phioxKs constitue un systme clos ou au contraire se trouve en communica- 
tion avec la cavit clomique, les recherches de l'auteur le conduisent se 
ranger vers la premire manire de voir. De la sorte, l'appareil circulatoire 
de VAmphioxus ne s'carte pas du type gnral constat dans toute la srie 
des Vertbrs. M. Lucien. 

Schalk (A.). Le dveloppement du squelette cranial el viscral de Petro- 
imjzon fluvialilis. Sch. contredit, en ce qui concerne le squelette cra- 
nial, les rsultats de Platt et autres qui attribuaient au tissu squelettogne 
une origine ectodermique partielle. Pour Sch., ce tissu se forme dans le m- 
senchyme msodermique parachordal. Au contraire, le squelette viscral est 
bien d'origine ectodermique. Sch. a suivi tous les stades de son dveloppe- 
ment avec soin. Au point d'union de ces deux parties du squelette, la sou- 
dure se fait par croissance dans la direction craniale du premier arc visc- 
ral. En somme, on ne peut considrer les squelettes cranial et viscral 
comme homodynames; on doit, au contraire, les opposer Tun l'autre. 
Ch. Champy. 

Linkola (K.). Sur les cailles du thalle chez Peltigera lepidophora (Nyl.). 
Les cphalodies des Lichens possdent une autre espce de gonidies que le 
reste du thalle. Elles ont une croissance limite et sont incapables de dve- 
loppement ultrieur. Bitter considrait les cailles du thalle de Peltigera 
lepidopliova comme des cphalodies. Il admettait cependant qu'elles prove- 
naient de gonidies de la mme espce que celles de la partie gnrale du 
thalle et qu'elles pouvaient probablement servir d'organes de multiplication. 
L. a observ, dans les premiers stades de la formation des cailles^ l'ache- 
minement de gonidies vers la surface du thalle entre les cellules du para- 



,f>2 i;anni';I': biologique. 

Uicctenchymo cortical. Des Otats un peu plus avancs montrent en certains 
-ndroits l-corce une range de cellules entourant les gonidies, puis la 
nnulMction iVmw excroussance en forme de tte, riche en gonidies, qui de- 
viendra plus tard rcaille. Celle-ci reprsente une isidie et non une cpha- 
lodie. Henri Miciiekls. 

Becquerel iP.). L'onlognie vasculaire de la plantule du Lupin. Ses 
conioueiiccs pour certaines thories (le l'analomie clmsiquc. - L'tude syst- 
matique des plantulcsdu Lupin fonde sur leur examen tous les ges et 
tous leurs stades de dveloppcmeiit, a montr B. que cette plante prsente 
les trois phases de Tontognie vasculaire que Ciiauveaud a dsignes sous 
les noms de : alterne, intermdiaire et superpose. Le passage de la racine 
la tiire dans le collet du Lupin se fait par la simple contigut des vais- 
seaux'appartenant aux trois phases de l'volution vasculaire. Cette conti- 
gut entre les vaisseaux des trois phases de l'ontognie peut changer de 
nouveau avec l'Age de la plantule et son espce. Ainsi s'expliquent les diver- 
gences des auteurs sur ce sujet. F. Pcuoutre. 

Chrysler (M. A.). Origine des cellules dresses du liber des Abi- 
liiies. Les cellules dresses qui se rencontrent sur le bord des rayons 
mdullaires, dans le liber de beaucoup de genres d'Abitines, n'existent 
pas dans le rayon jeune, uniquement constitu par du parenchyme. 

Dans les jeunes racines de Pin, le liber offre certaines cellules qui sont 
essentiellement de courts tubes cribls, possdant quelquefois deux noyaux, 
et se prsentant en groupes, en section radiale. Lorsqu'un tel groupe ren- 
contre verticalement un rayon mdullaire, il lui constitue une bordure de 
cellules cribles qui sont les cellules dresses qu'on rencontre dans le 
liber adulte. 

('es cellules dresses peuvent provenir des tubes cribls eux-mmes, 
par suite d'un cloisonnement de leur portion terminale lorsqu'ils arrivent 
au contact d'un rayon. P. Giirin. 

Kubart (Bruno). Sur la question de la thorie du pricaulome. 
( 'ertains auteurs font driver la feuille des plantes suprieures du thalle 
d'Algues se divisant dichotomiquemeiit. D'autres admettent la thorie du 
pricaulome. Suivant cette dernire, les axes des plantes infrieures (Algues) 
se dilTreneieraient de ceux des plantes suprieures en ce que chez ces der- 
nires les bases foliaires participeraient leur construction. K. se demande 
la(iuelle de ces manires de voir rencontre le plus d'appui en palonto- 
logie. Les recherches sur deux Cycadofilicines {Heterangium et Lyginoden- 
dnni) lui montrent que c'est la thorie de la dichotomie, avec les dve- 
lopl)ements qu'il y ajoute, qui rend le mieux compte des modifications 
ob.serves. Henri Micheei.s. 

Y) J'olyiitristitiiiH. Individualit. 

Sapehin lA. A.). Une preuve de V individualil du plastide. L'au- 
teur a cherch voir si un plastide provenait toujours d'un autre. Si tel 
est le cas et si la plante possde en mme temps des chondriosnmes, on 
aura dmontr l'individualit des plastides. Pour ce genre d'tude, les plantes 
supriem-es ne convenant pas, S. s'est adress aux Mousses [Funaria hyqro- 
mrinca. /'oigtrichuin pilifmnn, lirgum sp.). Il a suivi les plastides de la 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 193 

spore la .spore; ce qui lui a permis de dmontrer Tindividualit des plas- 
tides ainsi que l'absence de relation entre eux et les chondriosomes. Ses 
recherches lui ont montr aussi que, chez les Characes, les Bryophytes et les 
Ptridophytes, les formations appeles centrosomes et blpharoplastes ne 
sont autre cliose que des plastides. De plus, il pense qu'il en est de mme 
chez les Algues et les Cycadaces. Henri Micheels. 

2 Composition chimique des substances de l'organisme. 

Steck (Hans). Sur le lieu de synthse des protiques et l'obtention de 
Cquilibre azot minimal avec des substances protiques de labilit diffrente. 

On administre aux chiens une nourriture riche en liydrates de carbone 
et pauvre en protiques en essayant ainsi de couvrir tout le besoin nergtique 
par les hydrates de carbone et de rduire l'excrtion azote au coefficient de 
dchet ou Atmutzungsquole de Rubner. Ensuite on essaye de couvrir ce be- 
soin azot minimal par des protiques plus ou moins difficilement attaqua- 
bles par les sucs digestifs en partant de l'ide que si la muqueuse intestinale 
est le lieu unique de la synthse des protiques, on doit observer une diffrence 
dans la quantit des protiques ncessaires couvrir le coefficient de dcliet, 
suivant que l'intestin attaque plus ou moins facilement une substance don- 
ne. Les expriences montrent qu'on assure galement facilement l'qui- 
libre azot minimal avec la viande de buf, l'ovalbumine ou la casine, la 
synthse des protiques ne se fait donc pas uniquement dans la muqueuse 
intestinale. L'hmoglobine n'assure pas l'quilibre azot et cela aussi bien 
cause de sa mauvaise absorption qu' cause de sa composition. E. Terroine. 

Yoshimura (K.) et Kanai (M.). Composs azots du Corlincllus sliilake. 

CortineUus shilnke est un champignon consomm l'tat dessch au 
Japon. Sur 100 grammes de substance sche il renferme 4 gr. d'azote dont 
60 o/o sont d'origine albuminode. La quantit de cendres s'lve 5,78 % 
et celle des graisses 0,64 o/o. 

De 2 kg. de ce champignon sch l'air et renfermant encore 12,6 % 
d'eau, les auteurs ont isol les substances suivantes : adnine, 0,40 gr.; 
trimthylamine, traces ; choline, 0,41 gr. ; alanine, 1,60 gr. ; leucine, 2,30 gr. ; 
acide glutamique,0,50gr.; pyroline, 0,30 gr.; phnylamine, traces; mannite, 
50 gr. P. Jaccard. 

Costantino (H.). Recherches sur la signification biologique et le mtabo- 
lisme des substances protiques. On trouve de l'azote amin formoltitrable 
aussi bien dans les globules que dans le srum ; la quantit est plus leve 
dans les globules. E. Terroine, 

Taylor (A. E.) et Ringer (A. J.). L'utilisation de l'ammoniaque dans 
le mtabolisme protique. A des chiens inanitison administre du carbo- 
nate d'ammoniaque pcr os: on constate toujours une importante rtention 
azote. L'azote retenu pendant la priode d'ingestion ammoniacale l'est d- 
finitivement; la suite de cette priode, le bilan azot reprend en effet sa va- 
leur initiale. On n'obtient pas le mme rsultat avec de l'ure; dans ce cas, en 
effet, l'azote ingr sous cette forme est intgralement rejet. L'ammoniaque 
est retenu chez l'animal diabtique, et mme pour une valeur plus leve 
que chez l'animal normal. Les auteurs ont transport l'homme les rsul- 
tats obtenus sur les animaux. Sur un sujet recevant une alimentation sans 

L ANNE BIOLOGIQUE, XVIII. 1913. 13 



l.,l L'ANNE BIOLOGIQUE. 

prott^qnes mais suffisanto pour couvrir ses besoins nergtiques, on constate 
qu'il y a rtention des 2/3 de l'azote ingre en plus de l'alixnontation sous 
forme de sels ammoniacaux. 

Sur cette question controverse du rle d'pargne possible que joueraient 
les" sels ammoniacaux vis--vis des substances protiques de l'organisme, les 
auteurs mettent l'iiypotiise suivante : il se fait dans l'organisme une rac- 
tion rversible pouvant conduire la formation d'acides amins partir des 
acides a-ctoniqucs ou a-hydroxyls, raction dont le type pourrait tre re- 
prsent par le scbma ci-dessous relatif l'alanine : 

CH, CH3 

I ^ I 

CH.NH., + H..0 -> CIIOH + NE, 

\ ' ' I 

COOH COOH 

E. Terroine. 

Taylor (A. E.) et Rose ("W. C). tudes du mtabolisme purique. I. Sur 
l'uricoh/se chez l'homme. tude de l'excrtion azote chez un sujet sou- 
mis des alimentations avec et sans purines. Le fait le plus frappant c'est 
qu'on ne retrouve dans l'urine l'tat d'azote purique que moins de la moiti 
des purines ingres ; la plus grande partie de ces corps est donc dtruite 
dans le tube digestif avant l'absorption ou transforme en ure dans l'orga- 
nisme. A noter que lors d'ingestion modre de purines, l'acide urique seul 
augmente, alors qu'il n'y a pas de modifications de l'excrtion des bases pu- 
riques. E. Terroine. 

Folin (O.) et Morris (J. L.). Le mtabolisme protique- normal du rat. 
Le point intressant et caractristique qu'il faut signaler concerne le m- 
tabolisme des purines. Le rat, contrairement ce qu'on observe chez la 
plupart des mammifres, excrte comme l'homme une grande quantit d'acide 
urique. Le sang de ces animaux contient d'ailleurs autant d'acide urique 
que celui de l'homme. 11 est donc probable que le mtabolisme des purines est 
trs voisin chez l'homme et chez le rat. E. Terroine. 

a) Underhill (Fr. P.). Eludes sur le mtabolisme des sels ammoniacaux. 

I. I.'limbiation des sels ammoniacaux ingrs par le chien avec une alimen- 
idtinn mixte suffisante. L'azote ammoniacal, ingr sous forme de sel 
d'acide organique, est toujours rejet en totalit, lorsqu'il vient en surplus 
d'une alimentation mixte suffisante; mais il ne provoque pas d'augmentation 
de l'excrtion ammoniacale, il est en totalit rejet l'tat d'ure. L'azote 
ammoniacal, ingr dans les mmes conditions, mais sous forme de sel 
d'acide minral (cldorure, sulfate, phosphate), non seulement est rejet en 
totalit, mais encore provoque une augmentation significative de l'excrtion 
d'azote total. De plus son ingestion est suivie d'une augmentation consi- 
drable de l'excrtion ammoniacale, excrtion qui atteint 41 52 % de la 
(|uantit ingre dans le cas du chlorure, 64 % dans le cas du sulfate, 
29 % dans le cas du phosphate. E. Terroine. 

b) Underhill (Fr. P.). Etudes sur le miabolisme des sels ammoniacaux. 

II. l ne mile sur l'liminaUoa des sels ammoniacaux ingrs au cours d'une 
iiianilinn prolonge. L'tude porte sur l'action de deux sels : le chlorure 



Xlir. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 195 

et le carbonate d'ammoniaque. L'ingestion de chlorure provoque toujours 
une augmentation importante de l'excrtion d'azote total; chez un chien 
qui excrte 2 gr. 11 de N par jour, on trouve une excrtion de 4 gr. 20 
aprs ingestion de I gr. 01 de N sous forme de chlorure, et 3, 15, 3,45, 3,96 les 
jours suivants. Dans le cas du carbonate, N est ingr et rejet en totalit, 
mais il n'y a pas, comme dans le cas du chlorure, augmentation de l'excrtion 
azote. E. Terroine. 

Underhill(Fr. P.) et Goldschmidt (S.). Eludes sur le mtahoUsme des 
sels ammoniacaux. III. L'ulilisation des sels anpnoniacaux lors d'une alimenla- 
lion saus azote. Afin de rechercher le rle que peuvent jouer les sels 
ammoniacaux dans le mtabolisme de l'azote, les auteurs tudient l'effet de 
leur adjonction une nourriture qui ne contient pas d'azote. Un chien reoit 
une alimentation compose d'amidon, de graisses, de sucre et de cendres 
d'os et reprsentant 80 calories par kilogr. ; cette alimentation on ajoute 
du chlorure, de l'actate ou du citrate d'ammoniaque. Dans le cas du chlo- 
rure, on ne constate qu'une influence dfavorable sur le mtabolisme azot. 
Dans le cas de l'actate et surtout du citrate, on obtient, au contraire, une 
influence trs favorable sur le mtabolisme azot. Pour une ingestion de 
10 gr. de citrate d'ammoniaque chez un chien dont le bilan azot est de 

2,54, on voit passer le bilan 1,64, puis 2,02 les jours qui suivent 
l'ingestion. Il y a donc une rtention azote dfinitive. Ces rsultats sont 
en parfait accord, pour les sels organiques, avec les faits avancs par Grafe. 

E. Terroine. 

Bertrand (D. M.). Influence du rgime alimentaire sur la formation 
d'indol dans l'organisme. L'apparition d'acidit dans l'intestin est un 
facteur d'arrt des putrfactions intestinales, qui se troduit par la dispari- 
tion de l'indicandans l'urine. Influence des rgimes et de diffrents hydrates 
de carbone. G. Thiry. 

a) Dakin (H. D.) et Dudley (H. W.). Un enzyme en rapport avec la for- 
mation des acides hydroxyls partir des aldhydes ce toniques. Si l'on 
donne des lapins du phnylglyoxal, ils rejettent de l'acide bimandlique 
et de l'acide hippurique. On ne trouve pas d'acide phnylglyoxylique. L'acide 
benzoque (de l'acide hippurique) doit avoir pour origine en partie une oxy- 
dation directe du phnylglyoxal, en partie une oxydation de l'acide bimand- 
lique primitivement form. L'explication de ces transformations se trouve 
dans les proprits des tissus : in vitro les extraits aqueux des diffrents 
tissus peuvent transformer le phnylglyoxal en acide mandlique. Il y a 
donc dans l'organisme un enzyme capable de transformer les aldhydes a- 
ctoniques en acides a-hydroxyls. E. Terroine. 

c) Dakin (H. D.) et Dudley (H. W.) La conversion mutuelle des acides 
oi-amins, u- hydroxyls et des aldhydes a-c toniques. On sait qu'actuelle- 
ment les recherches les plus importantes sur le mtabolisme intermdiaire 
dans l'organisme animal ont pour but d'tablir les termes qui relient les trois 
grands groupes de substances organiques : albumines, gi'aisses, hydrates de 
carbone, et d'expliquer comment peut se faire la transformation mutuelle de ces 
corps. Les auteurs, dans un trs important travail, rsumant les faits dj 
connus et les comparant avec les faits nouveaux qu'ils apportent, formulent 
une hypothse d'ensemble sur la transformation de l'alanine, de l'acide lac- 



\<M\ L'ANNE BIOLOGIQUE. 

tique ot du kIcosc. Examinons donc le mcanisme de ces transformations. 
Tout d'almrd, on sait d'aprcn les rec-lierclies antrieures de Dakin et Dudley 
(|ut\ 1/ vilru, en prsence de paranitrophnylhydrazine qui forme des 
composs insoiubles avec les aldhydes a-ctoniques et en solution acide, les 
acides amins et hydroxyls se dcomposent, et cela de la manire suivante : 

Cil:,. CHNIU. COGH -> Cil;,. CO. CHO + NH3 
Alanine. 

CH,. CHOU, coon -> ciiy. co. cho + h^jO 



Acid(> lactique. 

Uv, ce n'est pas la nitrophnylliydrazine qui provoque la raction, le 
compos qu'elle donne avec l'aldhyde a-ctonique n'en est que le tmoin. 
Kn ralit, des corps tels que les acides amins sont des corps relativement 
peu stables, leur dcomposition est trs facile la condition d'loigner 
les produits fournis au fur et me.sure. La formation d'aldhyde a-cto- 
ni<|ue, de Dirt/n/h/lj/oxal en l'espce est donc une transformation trs facile 
raliser pour l'organisme. Or, D. et D. ont montr que les tissus con- 
tiennent un enzyme la glyoxalase qui transforme les aldhydes a- 
ctoniques en acides hydroxyls et cela d'aprs la formule : 

R. CO. CHO + H.O = R. ClIOH. COOH 



On aurait donc ainsi par le mthylglyoxal l'intermdiaire entre l'alanine 
et l'acide lactique. A cela il faut ajouter un autre fait exprimental : Si l'on 
administre un organisme diabtique du mthylglyoxal, on constate une 
au,i:nientation correspondante de l'excrtion du glucose, exactement comme 
dans le cas de l'alanine et de l'acide lactique. D'autre part, il est facile d'o- 
prer in vitro par action chimique, la transformation du glucose en mthyl- 
,i:lyoxaI. Ces diffrents faits permettraient donc d'accepter pour la trans- 
f(jrmation du glucose en alanine (passage d'un hydrate de carbone un 
consfituant protique) le schma suivant : 

Glucose. 
CoH.oOo 

l t 

(II,. CHOU. COOH 1; CH3.c0.CH0 :; CH3.CHNH2.c00H 

Mthylglyoxal. Alanine, 

D'autre part, on sait que l'acide lactique obtenu par action de la gli/oxa- 
laxe sur le mthylglyoxal est un mlange des deux formes, la forme gauche 
tant en excs : on peut donc se demander si le glucose. peut se produire 
aux dpens des deux formes d'acide lactique. Mandel et Lusk ont tabli la 
formation partir de la forme droite. D. et D. prparent de l'acide lacti- 
que gauche pur partir du lactate de morphine, ils constatent la transfor- 
mation incontestable de ce corps en glucose dans l'organisme animal. 
On peut donc se reprsenter c l'aide de ces faits la conversion de l'acide 
lactique en glucose dans l'organisme par l'intermdiaire de mthylglyoxal 
et avec formation possible d'aldhyde glycrique, cela suivant le scl'ima 
suivant : 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 197 
CH3 CH3 CH-, CH.OH CHoOH 

Il r I 

HO CH HG OH -> CO -> HC OH -> HC OH 

I I I I I 

COOH COOH CHO CHO HC OH 

Acides d. et I. lactiques HOCH 

I 
HCOH 

CHO 

Le dernier point qui reste alors tablir c'est le rapport entre les acides 
a-ctoniques, les acides amins et les aldhydes a ctoniques. La transforma- 
tion des acides amins en acides ctoniques est tablie par les recherches 
de Neubauer et de Knoop. D. et D. montrent dans ce travail que Tacide 
phnylglyoxylique se forme aussi bien que l'acide mandlique au cours de la 
perfusion hpatique avec du sang contenant du phnylglyoxal. Ainsi se 
trouve tabli un lien entre les aldhydes a-ctoniques, les acides amins et 
hydroxyls. E. Terroine. 

Embden (G.) et Oppenheimer (M.). Sur la manire de se comporter 
de Vacide pyruvique dans l'organisme animal. ~ Les recherches sur le m- 
tabolisme intermdiaire ont amen considrer l'acide pyruvique comme 
un point central dans la transformation mutuelle des hydrates de carbone 
et des protiques. Les recherches actuelles montrent une nouvelle transfor- 
mation directe de l'acide pyruvique. L'on perfuse le foie d'un chien soumis 
un jene pralal)le de 4 jours avec du sang contenant de l'acide pyru- 
vique, on constate une formation abondante d'acide lactique. Le corps form 
est l'acide ^/-lactique. E. Terroink. 

Dakin (H. D.) et Janney (N. "W.). La relation biochimique entre l'acide 
jiijruviqiie et le glucose. Si l'on administre per os des animaux diab- 
tiques de l'acide pyruvique ( l'tat de sel de soude) il y a augmentation de 
l'excrtion du glucose presque aussi intense que lors d'ingestion d'acide 
lactique. Toutefois, pour observer ce phnomne il faut utiliser de l'acide 
pyruvique frachement prpar. De vieilles prparations sont en effet poly- 
mrises et ne donnent que peu ou pas de glucose. C'est ce fait sans doute 
qui explique le dsaccord entre les auteurs. Pour D. et J. l'acide pyruvique 
ne serait pas directement transform en glucose ; il y aurait d'abord inter- 
vention d'un processus de rduction qui le transformerait en acide lactique. 
La formation du glucose se ferait donc en parcourant les tapes suivantes : 

CH3 CH3 CH3 

I I I 

CO -> CHOH -> CO -> CcHi-^Oe 

I I I 

COOH COOH CHO Glucose 

Ac. pyruvique Ac. lactique Mthylglyoxal 

E. Terroine. 

Dakin (H. D.). ludes siir le mtabolisme intermdiaire des acidesamins. 
Afin d'tablir quels sont, parmi les acides amins, ceux qui sont susceptibles 



108 L'ANNHE BIOLOGIQUE. 

tle so Iransfonner en glucose, D. les fait ingrer des chiens rendus glyco- 
suriqiies soit par injection de phlorhizine, soit par dpancratisation. II 
constate ainsi que la serine, la cystine, la proline, rornithine et l'arginine 
peuvent donner naissance de grandes quantits de glucose, tandis que la 
valine, la leucin?. l'isoleucine, la lysine, Thistidino, la plinylalanine et le 
tryptopliane n"en donnent que peu. D'autre part, on sait que rornithine, la 
lipine, l'arginine. la proline et le tryptophane ne donnent pas naissance 
de l'acide actylacti(iue lorsqu'ils sont ajouts un liquide de perfusion 
lii>atiqu(\ i.a eoinj)araison de ces rsultats avec ceux antrieurement acquis 
peut permettre (pielques considrations gnrales. Tout d'abord on voit 
qu' part la valine, tous les acides amins qui donnent du glucose prsentent 
J, ."{, l et T) atomes de carbone; il est vident que dans le cas de l'arginine 
(|ui possde un nombi-e d'atomes de carbone plus lev, le sucre provient 
du radical ornitliine. D'autre part, tous les acides amins chane droite 
la lipine excepte donnent du glucose; les acides amins chane bfur- 
(lue (valine, leucine, isoleucine) ne donnent pas de glucose. Seule parmi 
tous les acides amins cycliques, la proline donne du glucose ; il est bien 
probable que le premier stade de la transformation est une ouverture de la 
(haine. Vn fait particulirement intressant signaler est le suivant : 
l'alanine donne du sucre, alors que la phnylalanine, la tyrosine et le tryp- 
tophane qui contiennent tous trois de l'alanine comme chane latrale n'en 
donnent pas. Ceci est en accord avec les ides ae l'auteur qui veut que, 
dans la formation de l'acide actylactique partir -de la phnj^Ialanine et 
de la tyrosine, 2 atomes de C proviennent de la chane latrale et les 
2 autres du noyau. E. Terroine. 

b) Ringer (A.). Le rle de l'acide pyruvique dam le mlaboisme inter- 
iiidifiire de l'alotiine. On sait qu'on a considr l'acide pyruvique comme 
un stade ncessaire de la dgradation de l'alanine. Avant de se transformer 
en acide hydroxyl correspondant (ac. lactique) l'alanine serait transforme 
en acide ctonique, la relation chimique tant la suivante : 

<'ll:t CH3 CH3 

I I I 

CIINII2 CO CH.OII 

I I I 

COOH COOH COOH 

Alanine Ac. pyruvique Ac. lactique 

On sait par ailleurs que l'alanine et l'ac. lactique se transforment int- 
gralement en glucose dans l'organisme. R. reprend la mme tude en ce 
qui concerne l'acide pyruvique. Si l'on administre ce corps des chiens 
rendus exprimentalement diabtiques par injection de phlorhizine, on 
observe une augmentation de la glycosurie; mais cette augmentation est 
quantitativement beaucoup plus faible que celle observe la suite d'in- 
ge.stions de quantits correspondantes d'alanine ou d'acide lactique. II 
ressort de cette constatation que l'acide pyruvique ne peut pas tre con- 
sidr connue un produit intermdiaire obligatoire de la dgradation de l'ala- 
nine. E. Tkkkoink. 

n Levene (P. A.) et Meyer (G. M.). Sur Vaction de.^ leucocytes et d'au- 
//T.S //.SVW/.S mrln dl-alanine. - On accepte gnralement, d'aprs les recher- 
ches de G. Neubauer, que les acides amins sont transforms en acides 
liydroxyls par conversion pralable en acide ctonique, sur le modle de la 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 199 

transformation du glucose en acide lactique avec le mthylglyoxal comme 
intermdiaire. La transformation se ferait d'aprs la formule 

CH3.CH.COOH -> CH3.CO.COOH -> CH3.CH.COOH 

I 1 

NH2 OH 

A l'appui de cette hypothse viennent les observations de Lusk et Ringer 
qui constatent que des chiens phlorhizins rejettent intgralement l'tat 
de (/-glucose la oJ/-alanine qu'on leur fait ingrer. Cependant par ailleurs, 
P. Mayer ne pouvait retrouver dans les mmes conditions la transformation 
de l'acide pyruvique en glucose tandis qu'au contraire Dakin et Dudley, 
puis Ringer obtenaient des rsultats positifs. Continuant leurs expriences 
comparatives entre l'alanine et le glucose, les auteurs soumettent l'action 
des leucocytes et des tissus (rein et foie) de la d/-alanine ; ils constatent 
alors que si les conditions d'asepsie sont rigoureusement observes, aucun 
tissu ne peut dsaminer la d/-alanine. Ces faits semblent indiquer que l'ala- 
nine n'est pas aussi facilement attaque qu'on tait port le croire depuis 
le travail de Lang. E. Terroine. 



Embden (G.) et Balcles (K.). Sur la dgradation de la phnylalanine 
dans l'organisme animal. La question gnrale qui domine le problme 
relatif la dgradation des acides amins dans l'organisme est de savoir si 
le premier produit de transformation, le stade primitif de la dgradation, est 
un acide a-ctonique ou un a-oxyacide. E. et B. reprennent l'tude de cette 
question en partant de la phnylalanine. Pour rechercher quels sont les pro- 
duits intermdiaires de la dgradation de ce corps, ils font passer en circula- 
tion hpatique artificielle les substances qu'ils pensent devoir tre considres 
comme tels ; le test est la formation d'acide actylactique. On sait en effet, 
que les corps qui sont compltement dgrads dans l'organisme normal 
sont des corps qui donnent naissance de l'acide actylactique lorsqu'ils 
sont employs dans la perfusion du foie. Les expriences portent sur deux 
corps ; le driv a-ctonique de la phnylalanine, l'acide phnylpyruvique ; 
le driv hydroxyl de la phnylalanine, l'acide phnyl-a-lactique, et sur 
quelques drivs de ce corps. Les faits observs sont les suivants : l'acide 
phnylpyruvique ne donne pas naissance de l'acide actylactique au cours 
de la perfusion hpatique, alors qu'au contraire, dans les mmes conditions, 
la phnylalanine, l'acide phnyl a-lactique, l'acide p-oxyphnylpyruvique .sont 
nettement ctognes. L'acide phnylpyruvique empche mme la formation 
d'acide actylactique aux dpens de la phnylalanine, de la tyrosine, de la 
leucine, de l'acide p-oxyphnylpyruvique. On constate la formation en quan- 
tit abondante de la tyrosine au cours de la perfusion hpatique avec la d-1 
phnylalanine; il s'agit dans ce cas de la forme naturelle, la 1-tyrosine. 

Tous ces faits concordent donc pour tablir que l'acide phnylpyruvique 
n'est pas un terme de passage de la phnylahinine. 11 est plus probable que 
Foxydation aboutit soit la formation de tyrosine, soit ^ si l'oxydation est 
accompagne de dsamination la formation d'acide p-oxyphnylpyru- 
vique. E. Terroine. 



a-6)Buglia (G.). Sur le passage desproduilsde la digestion protique de 
la mre au ftus. Les expriences sont faites sur des chiennes pleines, pr- 



j(K) 1.A.NM;E lUOLOGIQUE. 

tes.'i mettre b;is. On intro.luii d.ins IcMir san.u-dos produits do digestion trypti- 
que. des pej.toiies de W ilte. Uuelques heures aprs l'injection, ou prlve les 
fu'ius dans le vi-ntre de leur mre et on mesure la teneur de leur srum en 
azote proti(iue et non protiMiiue. Les ftus dont la mre ne reoit pas d'in- 
je. fions ou reoit une injection deNaCl physiologique servent de tmoin. Les 
produits de ddoul)li ment des protiques passent de la mre au ftus, car la 
teneur du srum de ce dernier en azote non jirotique augmente la suite 
de l'exprience de 0,0r>( f/o A 0,091 'y! \ en mme temps on observe une aug- 
iiirnt.itinii il'n/ote total et d'azote protcique. E. Teuuoine. 

1)^ Dakin (H. D.) et Dudley (H. W.). Conlribnlion une thorie con- 
nruanl le tnrtaholisme intennilidiie des Injdrates de carbone et des proli- 
,y,..s-. On sait que les acides a-amins et a-hydroxyls sont facilement con- 
vertis froid en aldhydes, a-ctoniques : l'acide lactique, l'alanine, donnent 
du mtliylgiyoxal. D'autre part, le mtylgiyoxal est transform par les tissus 
en acide iacti(|Ue et administr un sujet glycosuri(iue; il se transforme en 
glucose. Le nu'>tliylglyoxal parait donc tre un chanon central dans le mta- 
bolisme intermdiaire des hydrates de carbone et des protiques. ]]. Tek- 

KOINE. % 

a) Ringer (A. I.). La chimie del (jlucognse. II. La formation du glu- 
cose partir des acides valrianique et heptylique. L'auteur continue, 
jKiur ''tiulier jjartir de quels corps peut se construire le sucre dans les 
organismes, utiliser la mme tcchniciue : des chiens rendus glycosuriques 
l)ar l'administration de phlorhizine, on fait ingrer ou on injecte sous la peau 
l'tat de sels annuoniacaux, les acides gras tudis; on suit ensuite l'excr- 
tion urinaire du glucose, de l'actone, des acides actylactique et [3-oxybu- 
tyi'iijue. de l'azDte total, de ramnionia(iue. Aprs administration des acides 
formi(iue, butyrique et capro'iqne, il n'y a pas augmentation de l'excrtion 
du glucose; l'excrtion augmente au contraire aprs administration des 
acides valrianitiue et heptylique. R. pense qu'il y a formation intermdiaire 
d'acide proj)ioni({ue; il insiste sur ce fait important que jusqu'ici tous les 
acides gras (jui donnent naissance du glucose prsentent un nombre impair 
d'atomes de cai'bone. E. Terhoine. 

minger (A. I.), Frankel (E. M.) et Jonas ^L.). La chimie del g/ii- 
conogitse. III. Le sort des acides isobutyrique, isovalrianique et isoca- 
proiqiie dans l'organisme diabtique, avec considration sur le mtabolisme 
intermdiaire de la leurine et de la valine. Recherches faites avec la mme 
technique que le travail prcdent et qui apportent les rsultats suivants : 
I.'acide isobutyrique et l'alcool isobutylitiuc donnent naissance du glucose ; 
l'acide isovalrianitiue ne donne pas de glucose, mais donne de grosses quan- 
tits d'acide actylactique, d'actone et d'acide (i-hydroxybutyrique ; l'acide 
isocaproique donne du glucose. Tous les corps tudis prsentent, comme il 
est facile de le voir, un radical isopropyle CH;j CH3, ces corps doivent 

CH 

donc subir une dmthylation ; comment s'opre-t-elle? Pour Baer et Blum, 
les ('11;, sont remplacs par des 011. Pour les auteurs, le radical CH3 est en- 
lev par hydrolyse avec fixation de OH, formant ainsi un groupe CH-, 011 
ultcneurement oxyd, et la place des Cllj vient un 11; on obtient ainsi un 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 201 

acide gras de la srie normale; l'acide isobutyrique serait ainsi pralable- 
ment transform en acide propionique (ultrieurement transform en acide 
lactique) et l'acide isovalrianique donnerait de l'acide butyrique normal 
(ultrieurement transform en acide [5-bydroxybutyrique). 

Partant de cette explication, les auteurs essayent de comprendre le mta- 
bolisme d'acides amins radical isopropyle, tels que la leucine, par 
exemple. Si l'on rapproche les rsultats des auteurs sur la formation du glu- 
cose partir des acides gras de ceux de Embden, qui montrent le rle cto- 
gne puissant de la leucine, on arrive la comprhension suivante de la 
dgradation de ce corps : d'une part, le groupement amin est enlev et le 
carbone est oxyd l'tat de carbonyle avec formation d'une chane plus 
courte d'un atome de carbone, puis les radicaux mthyles subissent la trans- 
formation pralablement dcrite et l'on peut alors se reprsenter la dcom- 
position de la leucine comme progressant de la manire suivante : 

CH 



!;. CH3 


CH 


3 CH3 


CH3 

1 


CH3 

1 




CH3 

1 


CH3 

1 


CH 
1 


-y 


CH 


-> CH2 -y 

1 


CHOH 


-> 


CO -y 
1 


CO 


CH2 
1 




CHo 

1 


CH2 

1 


CH2 

1 




CE, , 

1 


CH3 


CH. NH, 




COOH 


COOH 


COOH 




"COOH 




COOH 










E. 


Terroine. 





h] Ringer (A. I.), Frankel (^E. M.) et Jonas (L.). La chimie de la glu- 
conof/ni'se. I V. Le sort des acides snccinique, maligne el maloniqne avec 
considrations sur le mtabolisme intermdiaire des acides asparlique el gluta- 
mique, de la proline, de la lipine, de l'arc/inine et de l'ornilhine. L'acide 
snccinique, l'acide malique, peut-tre l'acide malonique, donnent du glucose. 
Les auteurs montrent en outre que l'acide malique donne du glucose en 
quantit quivalente ce que donnerait une quantit correspondante d'acide 
asparti(|ue; l'acide malique (liydroxylj serait donc un terme initial de 
dgradation de lacide aspartique (amin); il en serait de mme pour l'acide 
snccinique par rapport l'acide aspartique. D'autre part, l'ornithine et la 
proline devraient leur pouvoir de former du glucose (Dakin) leur possibi- 
lit de se transformer facilement en acide snccinique comme le montrent 
les formules ci-dessous : 



CH., NH2 

I 
CHo 

I 
CH2 

CH NH2 

COOH 

ornithine 



COOH 
"CH2 ^- 



CH., 



COOH 



ac. succmique 




Par contre, la lysine ne donne pas de glucose; or. par disamination, elle 
donne naissance de l'acide glutarique. lequel n'est pas glucoformateur. 
E. Terroine. 



jiij I/ANiNKE BIOLOGIQUE. 

aiLesser (E. J.i. Le suri du fihjcognc de la ivenoiiUle pendant Vanoxy- 
bioxe ri tu reslitulion conscutive. Ces recherches scuit, en partie, la rp- 
tition faite i)eii(lant l't (c'est--dire l'poque o la teneur des grenouilles 
en plycop-ne est faible) de travaux du mme auteur (1911) excuts pendant 
les mois d'hiver, alors que la teneur de la grenouille en glycogne est maxi- 
male. Les rsultats actuels sont les suivants : 

Pendant l't, chez la grenouille vivante pauvre en glycogne, la consom- 
mation aiioxyl)ioli(|ue du glycogne existe comme en hiver. Elle atteint 50 % 
dti glycogne total eu *J heures, une temprature de 20. 

Pendant la restitution qui suit l'anoxybiose, contrairement ce qui se 
passe en hiver, il y a une noformation trs importante de glycogne. Sa 
valeur peut atteindre la perte ralise pendant l'anoxybiose. Si l'anoxybiose 
se rpte souvent en peu de temps (8 fois en 2 ou 3 jours) on peut, mme en 
hiver, observer une perte de glycogne de 50 %. 

A la suite de l'anoxybiose, on constate la prsence de petites quantits de 
sucre dans le sang (0,07 %), ce ([ui est anormal. Dans certains cas, des traces 
de ce sucre peuvent passer dans l'urine. E. Terroine. 



b) Lesser (E. J.). Influence de l'anoxybiose sur la disparition du glycogne 
dtni.'i les organes autonomes de la Grenouille. Les portions de foie plonges 
dans une solution de Ringor parcourue par un courant d'oxygne se com- 
portent difl'reniment suivant les saisons les expriences durant 5 heures 
et demie et tant faites 25. En hiver, la diminution du glycogne est seule- 
ment de (),"?5 pour 100 gr. de foie, c'est--dire de 2 % du glycogne du dbut; 
dans une autre exprience la diminution est seulement de 0,106 par 100 gr., 
c'est--dire de 1,5 %. Par contre, en t la diminution du glycogne est 
beaucoup plus considrable : elle est en moyenne de 19,1 % par rapport au 
glycogne du dbut. Pour tudier l'influence de l'anoxybiose on fait passer 
un courant d'azote dans la solution de Ringer contenant le foie. En hiver, o 
le glycogne est stable, l'anoxybiose n'exerce que peu d'influence sur la 
disparition du glycogne; cette influence devient considrable pendant les 
mous d't o le glycogne est labile. Les mmes faits sont observs sur les 
muscles. E. Terroine. 



Bang (I.) et Stenstrom (Th.). L'asphyxie et le sucre du sang. L'as- 
phyxie n'entrane pas ncessairement l'hyperglycmie. Dans l'empoisonne- 
ment par le curare, l'tnt asphyxique est accompagn d'une hyperglycmie 
l)assagcre. Sous l'action du venin de cobra, tous les animaux meurent asphyxis 
sans qu'on note une augmentation du sucre du sang. Dans l'intoxication par 
la strychnine l'asjjhyxie et l'hyperglycmie constituent deux phnomnes 
indpendants, la dose provoipuint l'asphyxie est sans action sur le sucre de 
sang et la dose provoquant l'hyperglycmie ne dtermine pas l'asphyxie. 
Dans I empoisonnement par CO ou CO2 l'hyperglycmie est inconstante. Mais 
un empoisonnement aigu provor]ne toujours riiyperglycmie, l'asphyxie sur- 
venant d'un coup i)rovoque toujours la surproduction du sucre, tandis que 
I a.sj)hyxie lente i)aralyse la production du sucre. L'hyperglycmie asphyxique 
ne tient pas l'intoxication ])ar CO2, car on peut avoir l'empoisonnement i)ar 
1 acide carbonique sans hyperglycmie et l'hyperglycmie sans intoxication 
par (.0._j. Elle n'est pas ]n-ovoque non plus par les convulsions qui accom- 
pa^'ii.-ut I tat asphyxi(iue. L'asphyxie et l'hyperglycmie sont deux ractions 
qu.l,jii,.|nis simultanes provoques par l'intoxication. E. Terroine. 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 203 

rt)Loeb (Adam). Rapports entre la teneur en sucre des rythrocytes et la 
(jlycolyse. Les globules sanguins d'homme contiennent 0,110 % de sucre, 
ceux de chien 0,0326 %, ceux de porc et de mouton ont une teneur extr- 
mement faible en sucre et ceux de buf se placent entre ces deux catgo- 
ries. La glycolyse est diffrente suivant la teneur des globules en sucre, elle 
est faible avec les globules pauvres en sucre et forte avec les globules riches 
en sucre. E. Terroine. 

Bang (Ivar). La formation du sucre dans le foie de grenouille. Le 
foie de grenouille plong dans une solution de Ringer conserve sa vitalit 
et produit du sucre. La production du sucre dans ces conditions ne tient 
nullement la prsence de la diastase du sang, car elle se fait tout aussi 
bien en absence de sang. Pour lucider la question de savoir si la formation 
du sucre tient une activit protoplasmique des cellules du foie ou une 
action fermentaire, B. fait comparativement des expriences avec le foie en 
morceau et le foie broy. Le foie broy de Rana esculenta produit de 300 
1000 o/o plus de Ksucre qu'une portion de foie plonge dans la solution de 
Ringer: par contre, chez Rana fusca on ne trouve qu'une faible augmenta- 
tion dans la formation du sucre, toutes les tiutres conditions tant les mmes. 
La formation du sucre est donc de nature diastasique. Rana esculenta con- 
tient une grande partie de sa diastase sous une forme latente ne participant 
pas la formation physiologique du sucre. Rana fusca ne contient que fort 
peu de diastase latente. NaCl active d'une faon constante l'action de la dia- 
stase de R. esculenta, il n'active que quelquefois la diastase de R. fusca. 

L'addition d'adrnaline I/IOO.OOO augmente la production de sucre en 
activant l'action de la diastase. De mme un foie plong dans une solution 
de Ringer additionne de phosphate augmente sa formation de sucre peu 
prs dans la mme proportion qu'en prsence d'adrnaline. L'activation par 
l'adrnaline n'a pas lieu en prsence d'acides. L'action de l'adrnaline est 
en rapport avec l'influence qu'elle exerce sur les lipodes intracellulaires. Si 
on dbarrasse le foie broy des lipodes, la formation du sucre augmente 
toujours. E. Terroine. 

Ishimori Kuniomi). Sur la, mise en rserve et sur la mise en circida- 
tion du glycogne. Des lapins nourris d'abord normalement sont soumis 
ensuite au jene; on recherche leur teneur en glycogne du foie en mme 
temps qu'on tudie la rpartition du glycogne. A la suite du jeune le glyco- 
gne disparait dans le lobule hpatique rgulirement de la priphrie vers 
le centre, avec une teneur en glycogne de foie de 0,05 9 (aprs 1 jour de 
jene) et 0,03 (aprs 4 jours de jene) ; on ne trouve alors de glycogne que 
dans une petite zone autour de la veine centrale. Par contre, sous l'influence 
de la piqre du quatrime ventricule, la disparition du glycogne se fait 
simultanment dans tout le lobule hpatique. Pour tudier la formation du 
glycogne, l'auteur opre sur des lapins ayant jen pendant 4 jours et dont 
la teneur du foie en glycogne varie de 0,27 %. On admet que la sub- 
stance en exprience estglycoformatrice quand, sous son influence, la teneur 
du foie en glycogne dpasse 0,5 %. La noformation du glycogne est 
extrmement rapide aux dpens du glucose et du lvulose; elle est nulle 
avec le galactose, le lactose et le saccharose. E. Terroine. 

Bertrand (G.) et Rosenblatt (M. et M'""). Recherches sur l'hydrolyse 
compare du saccharose par divers acida en prsence de la sucruse de kji. 
La sucrase de kji prsente son activit maxima dans les solutions o la 



*i)4 I;Ai\NKE BIOLOr.IQUE. 

concentration en ions d'hydrogne est voisine ou mme trs lgrement inf- 
riiniro c-clle qui (orrcsj)ond la neutralit d elhlianthine. Au contraire, les 
suc-ras.'s de {cwirceXd'Asprrgillns nirjer fonctionnent le mieux en prsence 
(l'une acidit trs notable vis--vis du mme indicateur color. G. Thiry. 

Bridel iMarci. liecherches mv 1rs hydrates de carbone et les gluco- 
sidfs di's Ceiilianres. De ces tudes il ressort que ce sont les hydrates de 
carbone qui constituent les matriaux de rserves ([ue ces plantes utilisent 
le plus facilement la reprise de la vgtation et jusqu' la maturit des 
fruits. A cette saison, les hydrates de carbone s'accumulent de nouveau dans 
les orf;anes souterrains, racines ou rhizomes. Les glucosides, gentiopicrine 
et iiiliatine. existent pendant toute l'anne dans des proportions pour ainsi 
lire invariables. On ne i)eut donc pas les considrer comme des principes 
de rserve au mme titre que les hydrates de carbone; il est difficile de dire 
quel est leur rle. F. Pchoutre. 

fi) Levene (P. A.) et Meyer (G. M.). Sur l'action des leucoci/tes sur 
liniques hexoses et jienloses. III. Coniribiition au mcanisme de la formation 
d'acide lactique aux dpens des hydrates de carbone. Les leucocytes mis 
agir sur du lvulose, du mannose et du galactose transforment ces corps en 
acide lactique. C'est, dans ce cas, toujours l'acide (/-lactique qu'on a 
alfaire. L'explication d'EMBDEN, d'aprs laquelle il y aurait, dans cette forma- 
tion, un simple remaniement de la molcule d'aldhyde glycrique est inad- 
missible. Il y a donc lieu de rechercher les corps intermdiaires forms; 
peut-tre doit-on songer l'aldhyde pyruvique. E. Terroine. 

b) Levene (P. A.) et Meyer (G. M.). Sur l'action des leucocytes sur les 
hexoses. IV. Sur le mcanisme de formation de Vacide lactique. Les auteurs 
constatent que les leucocytes et le tissu rnal transforment le mthylglyo- 
xal eu acide lactique (mlange des formes dl et (/). On peut ainsi, d'aprs ces 
faits, se reprsenter le mcanisme de la dgradation du glucose : une pre- 
mire phase consiste dans le ddoublement de l'hexose en deux chanes 
trois atomes de carbone (aldhyde glycrique) ; dans une deuxime phase il 
y a changement de configuration, formation de mthylglyoxal, dans une 
troisime formation d'acide lacti(iue. Les faits peuvent s'enchaner ainsi : 
Cil, (Ullj Cil (011) CllO -> Cll:j CO CITO -> CH3 Cil (OH) COOH. E. Ter- 
roine. 

Togel (O.), Brezina (E.) et Drig (A.). Sur le rle d'pargne de 
l'tilcoul vis--vis des hydrates de carbone. L'administration Thomme 
adulte de 100 gr. de glucose provoque dans le premier quart d'heure, la 
suite de l'augmentation des oxydations, une lgre baisse du quotient respi- 
ratoire qui remonte rapidement ensuite pour atteindre 2 heures aprs 
l'unit, puis il baisse graduellement, de sortie que l'action totale du glucose 
s'exerce pendant 4 heures. L'administration de 303 d'alcool au moment o, 
la suite de l'administration pralable de glucose, le quotient respiratoire 
est amen une haute valeur abaisse immdiatement le quotient respiratoire 
(jui se maintient un chiffre infrieur la normale. L'administration simul- 
tane de 100 gr. de glucose et de SO*^"'^ d'alcool n'amne qu'une lgre lva- 
tion du quotient respiratoire qui s'abaisse aussitt. Ce rle d'pargne de 
l'alcool ne s'arrte p.is au glucose, il s'exerce aussi bien avec le lvulose. 
L'ailministration de 100 gr. de lvulose un homme provoque une monte 
du quotient respiratoire plus considrable que le gluco.se. Avec le lvulose, 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 205 

l'unit e.st atteinte au bout de 20 minutes, le quotient respiratoire se main- 
tient ce chiffre pendant environ deux heures, ensuite il diminue; l'action 
du lvulose est plus rapide mais moins prolonge que celle du glucose. 
L'administration de SO^'i'^ d'alcool aprs celle de 100 gr. de lvulose em- 
pche l'augmentation habituelle du quotient respiratoire. Les oxydations ne 
sont pas abaisses pendant l'emploi de l'alcool; ainsi, l'organisme consomme 
en calories, dans l'exprience avec le glucose, 1,131 par minute, avec dextrose 
-}- alcool on a 1,148 ; avec le lvulose on a 1,226. le lvulose et l'alcool donnent 
1,227. Par consquent l'alcool pargne les hydrates de carbone et brle 
leur place. La quantit d'alcool consomme est de 70 lOO^^t- par minute. 
L'alcool est donc un aliment d'pargne; toutefois, il ne faut pas conclure de 
l que c'est un aliment bon et rationnel. E. Terroixe. 

Michel-Durand (E.). Variations des substances hydrocarbones des 
feuilles au cours du dveloppement. Il y a diminution gnrale des hydrates 
de carbone la fin de la vgtation. Les sucres rducteurs offrent un maxi- 
mum au moment du jaunissement ou du rougissement. Les sucres non 
rducteurs, les glucosides, les amylodes, les celluloses ne suivent pas une 
loi aussi gnrale. M. Gard. 

Fincke (H.). Moyen pour dceler la formaldhyde dans les plantes. 
Partant du fait que l'existence de la formaldhyde libre dans les plantes con- 
tinue tre mise en doute mme dans des travaux rcents, l'auteur s'est 
efforc, par l'emploi de la raction de Grosse-Bohle (formation d'une sub- 
stance violette par l'action du sulfate de fuchsine sur l'aldhyde formi- 
que), raction capable de dceler ce dernier corps une concentration de 
1/500 000, de se faire une opinion sur ce point. Ayant examin des feuilles 
de diverses plantes, il constata chez les unes l'absence de formaldhyde, 
chez d'autres, dans des feuilles de rhubarbe en particulier, une raction po- 
sitive prouvant la prsence de cette substance. P. Jaccard. 

a) Loeb (A.). Sur la formation de V acide lactique dans le sang de buf 
et de porc partir du glucose, de l'aldhyde glycrique et de la dioxyac- 
tonc. Les travaux d'ExiBOEN et ses collaborateurs permettent de consi- 
drer la glycolyse comme une transformation du glucose en acide lactique 
en passant par des stades intermdiaires : aldhyde glycrique et dioxya- 
ctone. Les globules sanguins de buf exercent une glycolyse faible sur le 
glucose, de beaucoup infrieure celle des globules d'homme et de chien. 
Les globules de porc n'exercent aucune glycolyse, ou une glycolyse extr- 
mement faible vis--vis du sucre du sang. L'addition de glucose aux glo- 
bules de buf et de porc ne provoque qu'une formation insignifiante de 
l'acide lactique. Par contre, l'addition ces globules d'un produit interm- 
diaire tel que l'aldhyde glycrique favorise la formation d'acide lactique; 
la formation de l'acide lactique se fait dans ce cas beaucoup plus facile- 
ment qu'avec les globules de chien. De mme, les globules sanguins de porc 
ne possdant pour ainsi dire pas de pouvoir glycolytique forment de l'acide 
lactique partir de la dioxyactone plus facilement que les globules de 
chien ou de buf. E. Terroine. 

Bournot (K.). Sur la lipase des graines de Chelidonium. La lipase des 
graines de Chelidonium ma jus est insoluble dans l'eau et la glycrine; dans 
les graines qu'on extrait avec de l'ther, la lipase se dissout dans les corps 
gras contenus dans les graines ou dans un mlange d'acide olique et d'al- 
cool. Son optimum d'action est atteint quand l'action se fait dans l'eau. L'ad- 



.'(H) 



L'ANNE BIOLOGIQUE. 



dition des acides eiiiprche son action, contrairement ce qui a liou pour la 
lipaso du ricin. Le maxinunii de graisse ddoul)l est 92-95 %. La lipase de 
Cheliiloniitm ddouble aussi des thers des acides gras suprieurs olate 
d'isobutyle et palmytate d'amyle, la quantit ddouble est de lG-33 %. Le 
cbaulVagr des graint>s pendant 15 minutes lOO-^" diminue leur activit lipa- 
.sique de 10 %. La lipase dissoute-dans l'huile perd son activit 160. La 
lipase de VJielidonium exerce trs facilement la synthse des thers sup- 
rieurs. E. Terkoine. 

Folin (O.) et Denis (W.). Sur l'acide uriqiie, l'ure et V azote total non 
jirotviqw du sa;/ huma in. Chez le lapin, le mouton, le porc, le cheval 
et le singe, le sang contient Omilligr. 05 d'acide uriquo par 100 gr. ; 0,2 chez 
le bceuf et le chat; 4,8 chez le poulet, le canard et l'oie. On observe des faits 
inverses pour la teneur en ure; elle est de 13 et 14 milligr. par 100 gr. 
dans le sang du lapin et du mouton, de 28 chez le cheval, de 34 37 chez 
le chat, elle n'est que 7 8 chez l'oiseau. L'homme normal prsente d'assez 
grandes variations individuelles de la teneur de son sang en acide urique; 
il semble que les valeurs moyennes oscillent autour de 1 2 milligr. par 
lOO gr., taux beaucoup plus lev que celui observ chez tous les autres 
mammifres. Les recherches ayant port sur un grand nombre de cas pa- 
thologiiiues montrent qu'il n'existe aucune corrlation entre les quantits 
d'acide urique, d'ure et d'azote non protique du sang. E. Terroine. 

Kauders (F.). Sur la teneur en cholestrine du sang de diffrents ani- 
maux. Le srum des animaux diffrents contient des quantits diffrentes 
de cholestrine. Les animaux se rangent ainsi, en ordre croissant de teneur 
en cholestrine : chien, cheval, buf, lapin, cobaye, mouton. Voici la classi- 
fication des animaux en ordre croissant de leur teneur des globules san- 
guins aussi bien en cholestrine libre qu'en thers de cholestrine : chien, 
cobaye, lapin, buf, mouton. E. Terroine. 

(I ) Bottazzi (F.). Proprits collodales de l'hmoglobine. (Analys avec 
le suivant.) 

^) Sur (luelques proprits collodales de l'hmoglobine. Modifications 

de ta viscosit et de la tension superficielle des suspensions de mthnioglobine 
par l'action d'IICl et de NaOII. Les suspensions aqueuses de mthmo- 
globine pure (dialy.se pendant 4 mois et plus) ont une viscosit et une 
tension superficielle peu diffrentes de celles de l'eau distille. Quand la 
mthinoglobine suspendue passe en solution, sous l'influence de HCl ou de 
NaUll, la viscosit du liquide augmente; la tension superficielle diminue. 
Celle-ci atteint une valeur au del de laquelle elle ne s'abaisse plus, c'est-- 
dire atteint un minimum qui semble tre indpendant de la concentration 
d(' la mthmoglobine choisie, entre certaines limites. L'adjonction ultrieure 
d'un petit excdent d'acide ou d'alcali n'exerce pas une action notable sur 
la tension superficielle. En neutralisant l'acide avec des volumes gaux d'al- 
calis galenuuit concentrs, ou d'alcalis avec acide, on voit que la mthmo- 
globine se prcipite, tandis que la tension superficielle tend augmenter. 
La viscosit, accrue par l'adjonction de HCl, tend diminuer notablement 
quand on ajoute un excs d'acide et tend atteindre sa valeur primitive. Des 
rsultats analogues ont t obtenus par divers auteurs sur la sicralbumine. 
L excs d'acide fait diminuer la concentration des mthmoglobines, dont 
'l.-j.eii.l 1 augmentation de la viscosit. L'adjonction de NaCl la solution de 
m.'tiH.,oglobine sodique produit une petite, mais constante diminution 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 207 

ultrieure de la tension superficielle. L'adjonction du mme sel la so- 
lution de mthmoglobine pure n'exerce pas une action analogue digne 
d'tre note. Des faits prcdents, il rsulte que, contrairement la vis- 
cosit, dont l'augmentation dpend de la concentration actuelle des ions 
protiques, l'abaissement de la tension superficielle dpend principalement 
des molcules de protine non' dissocies. M. Boubier. 

Robertson (T. B.). Sur la nature de l'oocytine, la substance cytolysante 
et activante du srum sanguin des Mammifres. R. est parvenu isoler 
du srum de buf une substance dont les solutions dans l'eau de mer, 
mme trs dilues, ont la proprit de provoquer la formation de la mem- 
brane de fcondation, lorsqu'on les fait agir sur des ufs d'oursin prala- 
blement sensibiliss par immersion dans une solution de chlorure de 
strontium. II donne ce corps le nom d'ocytine et tudie ses proprits 
chimiques. Les ractions caractristiques des protines persistent pour les 
produits les plus purs obtenus jusqu'ici : l'oocytine serait donc de nature 
protique, ou bien fixe indissolublement (dans l'tat actuel des recherches) 
sur un corps de nature protique. II ne s'agit en tout cas pas d'un lipode. 
M. Herlant. 

a) Delaunay (H.). Sur la rpartition de l'azote restant du sang et du 
liquide cavitaire de quelques invertbrs. (Analys avec les suivants.) 

b) Sur quelques faits particuliers la rpartition de l'azote dans le 

liquide cavitaire des vers {Aphrodite aculeata, Sipunculus nudus). 

c) Sur le dosage de l'azote restant dans le sang des vertbrs. 

d) Sur l'azote restant du plasma de quelques vertbrs. 

e) Sur l'azote restant du sang avant et pendant l'absorption intes- 
tinale de l'azote alimentaire. 

f) Sur l'azote restant du sang avant et pendant l'absorption d'un m- 
lange d'acides amins introduits dans l'intestin. Parmi les corps qui 
forment l'azote restant, il existe chez les invertbrs (Astrie, Siponcle, 
Maa, Sepia), ct des corps azots de dchets destins l'excrtion (ure 
et ammoniaque), des corps amins titrables au formol appartenant aux 
acides amins. Chez les vers {Aphrodite, Siponcle), le liquide cavitaire con- 
tient en quantit notable de l'azote amin libre titrable au formol et de l'a- 
zote polypeptique provenant vraisemblablement de la digestion ces corps 
azots simples sont fixs par les lments figurs et utiliss largement pour 
la formation des produits sexuels. Des recherches faites chez un certain 
nombre de vertbrs jeun, Poissons et Mammifres (Torpille, Raie, Con- 
gre; Cheval, Lapin, Chien), il rsulte : 1" que le taux de l'azote amin 
et de l'azote ammoniacal dans le plasma est sensiblement constant alors 
que celui de l'azote protique et de l'azote urique (Slaciens) est soumis 
des variations importantes; 2 que l'azote amin Hbre, titrable au formol, 
affecte une valeur toujours plus considrable que l'azote ammoniacal, alors 
que, dans l'urine, c'est l'inverse : le rein excrte lectivement l'ammoniaque 
et retient l'azote amin. Ce dernier apparat donc comme de l'azote fonc- 
tion nutritive et non comme de l'azote de dchet; 3 que l'azote amin af- 
fecte par rapport l'azote restant total une valeur qui n'est pas ngligeable 
(15 26 % de l'azote du plasma); 4" que le coefficient azoturique du plasma 
n'est pas aussi lev qu'on le croit gnralement : l'azote urique formant 
40 60 % de l'azote restant total. 



o,^ L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Honronaiit dos rccInTclies antrieures l'aide d'une teclinique plus 
prcise qu'il expose. D. a dos avant et pendant l'absorption intestinale, 
chez le chien, les principaux corps qui forment l'azote restant. On constate 
au cours de l'absorption intestinale, une plus-value notable dans le sang 
artriel de l'azote restant total, due l'augmentation de l'ure, surtout, qui 
atteint une valeur double. Il apparat en outre, en comparant les corps du 
reste azot du sang avant et aprs l'absorption : 1'^ que dans le sang artriel 
de ranimai en digestion, la quantit de l'azote libre formolisable est un peu 
plus lev que dans le sang du mme animal jeun; 2 que la plus-value 
porte surtout sur l'azote amin. Si l'on compare chez l'animal en digestion 
Lazote restant du sang artriel et du sang portai, on trouve que ce dernier 
est plus riche. La plus-value porte sur l'azote libre titrable au formol et 
surtout sur l'azote amin. Ce fait est en faveur de l'absorption directe, au 
moins partielle, des acides amins, au niveau de la muqueuse intestinale 
et aussi de la dsassimilation rapide de ce corps dans le foie. 

D. arrive aux mmes conclusions d'ailleurs en introduisant un mlange 
d'acides amins dans l'intestin et en dosant l'azote restant du sang, avant 
et aprs l'absorption. J. Gautrelet. 

a) Gardner ( J. A.) et Lander (P. E.). Sur le contenu en cholestrine 
(les tissus du chat dans di/l'rrenles conditions alimentaires et pendant l'inani- 
tion. Une alimentation riche en cholestrine peut-elle faire varier la con- 
centration de ce corps dans les tissus? G. etL. tudient la question en faisant 
ingrer des chats ou bien : 1*^ une alimentation sans cholestrine consti- 
tue jiar des blancs d'ufs, des pommes de terre et de l'extrait de viande 
Liebig; 2 une alimentation identique la prcdente, mais laquelle on 
ajoute de la cholestrine libre ; ou bien en les soumettant l'inanition avec 
eau pendant 7 jours, inanition au bout de laquelle les animaux paraissent 
avoir conserv \m l)on tat de sant. On obtient, d'aprs l'analyse faite sur ces 
dillerents sujets, les rsultats suivants : Sang : lors de l'alimentation avec 
cholestrine on constate une teneur en cholestrine plus leve que chez 
les tmoins (0,140 % au lieu de 0,052 %) ; les animaux inanitis possdent 
une teneur leve en cholestrine (0,270%), laquelle est surtout l'tat d'- 
thers. Foie. La cholestrine totale augmente nettement lors de l'alimentation 
avec la cholestrine (0,434 au lieu de 0,220); l'augmentation est galement 
trs importante au cours de l'inanition (0,565 %). Capsules surrnales. Au 
cours de l'alimentation riche en cholestrine, la teneur de ce corps dans les 
surrnales passe de 1,77 et 2,63 %, 5,93 et 5,13 %; elle diminue au cours 
(lu jeune. Le Muscle prsente une lgre augmentation au cours de l'inanition. 
Le Hein n"(!st pas intluenc par l'alimentation, l'inanition lve le taux de 
ses thers. Le Cur et le Poumon ne prsentent aucune modification si- 
gnificative. G. et L. considrent que ces faits viennent l'appui de l'hypothse 
|u'ils ont prcdeunnent formule sur le mtabolisme de la cholestrine, 
savoir (juc la cholestrine est un constituant constant de toutes les cellules, 
et que, quand certaines cellules sont dtruites, la cholestrine n'est pas 
excrte comme un i)roduit de dchet, mais est utilise dans la fornuition 
le nouvelles cellules. Le foie dsagrge les cellules mortes, les globules, 
par exemple; .a cholestrine ainsi libre passe dans la bile et elle est en- 
suite rabsorbe par l'intestin. E. Terroine. 

b) Gardner (J. A.) et Lander (P. E.). L'origine et la destine de la 
rliulesirnne dans l'organisme animal. XI. Le contenu en cholestrine des pou- 
lets eii voie de dveloppement en rapport avec l'alimentation. On sait que 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 209 

pour Gardner, la cholestrine est une substance cycle mtabolique ferm : 
l'organisme ne la retient ou ne l'excrte qu'autant qu'il fait varier le poids 
de sa masse active. L'organisme animal est-il capable d'effectuer la synthse 
de cette substance? G. et L. tentent de rpondre cette question en suivant 
la teneur en cholestrine du poussin depuis le stade initial de son dvelop- 
pement. Entre le moment o l'uf commence se dvelopper et la nais- 
sance du poussin il n'y a pas noformation de cholestrine. Aprs l'closion, 
est-il possible de voir par des rgimes varis, s'il y a synthse ou simple- 
ment apport extrieur? Les expriences de G. et L. n'apportent aucun rsul- 
tat dcisif cet gard. E. Terroine. 

Friedmann (E.). Sur la formation d'acide aclylaclique partir 
d'acide actique au cours de In perfusion lipalique. En perfusant un 
foie avec de l'acide actique, Ad. Loeb avait constat la formation d'acide 
actylactique alors que F. n'avait obtenu qu'un rsultat ngatif. Les exp- 
riences actuelles de F. rsolvent ce diffrend. 11 y a formation d'acide ac- 
tylactique aux dpens de l'acide actique dans les foies pauvres en glyco- 
gne, il n'y a pas formation dans les foies riches en glycogne. E. Terroine. 

Mochizuki (J.). Sur la manire de se comporter de l'acide gly colique 
et de l'acide r/lyoxylique au cours de la perfusion hpatique. Par suite 
de quel mcanisme se fait dans le foie la transformation de l'acide actique 
en acide actylactique signale par Lckb? Pour Friedmann il y aurait for- 
mation intermdiaire d'aldhyde actique, puis condensation de ce corps 
avec l'acide actique, La transformation suivrait donc la marche suivante : 

CH3. CoH + CH3. COOH 
CH3. CH = CH. COOH 

; 

CH3. CH (OH). CH.,. COOH 
I 
CH3. CO. CHo. COOH 

S'il en tait ainsi, l'introduction d'oxygne dans le radical CH3 de l'acide 
aciique devrait empcher la formation d'acide actylactique; pour vrifier 
cette hypothse, M. tudie deux produits d'oxydation de l'acide actique, 
les acides glycolique et glyoxylique. 11 constate qu'au cours de la perfu- 
sion hpatique, ni l'un ni l'autre de ces corps ne donne naissance de 
l'acide actylactique. Ces corps n'interviennent donc pas dans le mca- 
nisme de la formation d'acide actylactique. E. Terroine. 

Friedmann (E.)et Maase (C). Transformation de l'acide crotonique 
en acide t<{J-ox y butyrique par la pure de foie. Au cours de la perfusion 
hpatique, Tacide crotonique est transform en acide actylactique, ainsi 
que l'a signal Friedmann. Blum a montr par ailleurs que l'acide crotonique 
donnait naissance de l'acide l-j3-oxybutyrique chez les diabtiques. De ces 
faits les auteurs pensent que les acides non saturs a-p peuvent tout d'abord 
tre transforms en P-oxyacides, lesquels leur tour sont transforms en 
acides p-ctoniques, suivant la marche indique ci-dessous : 

CH3. CH = CH. COOH 
I 
CH3. CH (OH). CH2. COOH 

CH3. CO. CHo. COOH. 
l'\N[se biologique, xviii. 1913. 14 



oio I/ANNE BIOLOGIQUE. 

Or, dans leurs recherches actuelles, F. et M. montrent que si l'on ajoute 
une puive de l'oie de l'acide crotonique, on voit ai)])aratre de l'acide 
"-oxyhutvriquc. Si la formation est directe, comme le croient les auteurs, on 
aurait ainsi en mains la premire tape de la dgradation des acides non 
saturs. K. Terroine. 

Friedmann (E.) et Turk (W.). Sur la manire de se comporter de 
l'aldrln/dr lien:o'ique dans Vortjaniume animal. Aprs injection sous-cuta- 
ne d'ldliyde henzoque des cliiens, on ne trouve dans l'urine, ct 
de tri'S petites quantits d'acide benzoque, que de l'acide hippurique. Les 
eaux-mres d'extraction de l'acide hippurique ne prsentent pas de pouvoir 
i-otatoire irauche; il n'y a donc pas d'acide 1-phenyl-p-oxypropionique. C'est 
dire qu'il n'y a ])as eu formation d'acide cinnamique. E. Terroine. 

Freise i^E.). Recherches sur la formation de l'acide carbonique dans le 
/o/p. _ Le foie de lapin ou de chien soumis une circulation artificielle 
avec du sani,' de.. buf ou de veau forme de 54"ig,74 192^^.48 de CO2 par kg 
et par minute, ce qui fait en moyenne 96"'^, 06. La production de l'acide 
carbonique peut tre augmente si on ajoute au liquide en circulation un 
certain nombre des substances facilement oxydables, telles que le glucose, 
l'acide pyruvique, l'acide glycrique, l'acide lactique. L'augmentation obte- 
nue est de 50 %. L'addition de galactose, d'acide glyoxylique, d'acide gly- 
colique et d'acide actique est sans action sur la formation de COo par le 
foie. E. Terroine. 

Macallum (A. B.). Acineta luljerofta, lude sur Faction de la tension 
superficielle dans la dtermination de la distribution des sels dans la matire 
vivante. CherAcineta les sels potassiques sont localiss entre le cytoplasme 
et chacune des sphrules nageant dans celui-ci; sur la facedu bourgeon cyto- 
plasuii(juc et dans la pellicule superficielle de chaque tentacule en expan- 
sion. La quantit est trs faible sur les sphrules, plus abondante sur le 
bourgeon, et plus encore dans les tentacules. Ailleurs dans le cytoplasme on 
n'obtient pas la raction du potassium (avec Tliexanitrite de cobalt et de 
sodium qui pourtant dcle le potassium 1 pour 275.000, et peut-tre 
1 pour 1 million .si on traite ensuite au sulfure d'ammonium). Quand les 
tentacules se rtractent, le potassium de la pellicule commence diffuser 
dans le cytoplasme du corps, d'o concentration d'abord la base des tenta- 
cules, puis dans tout le cytoplasme et autour de chaque sphrule. C'est donc 
que le principe de condensation, de Gibbs-Thomson, d l'action de la 
tension supcrticielle est ce qui dtermine la concentration des sels de potasse 
dans la pellicule de chaque tentacule, et aussi la condensation de ceux-ci 
sur le bourgeon cytoplasmitiue et les sphrules. La tension superficielle rduit 
donc la concentration du potassium dans le cytoplasme au-dessous de 
1 i)Our 275.000 et le condense dans la pellicule de chaque tentacule et aux 
interfaces, o la tension est faible. Oa ne sait ce qui cause la tension super- 
ficielle faible amenant la formation des tentacules, mais un corps gras ou un 
hpoide est peut tre en cause, car on en trouve dans la pellicule de chaque 
tentacule. Peut-tre mme un amino-acide. La (luantit de potassium con- 
dense dans la pellicule de chaque tentacule semble plus concentre que 
dans l'eau de m(>r ambiante. C'est la tension superficielle qui maintient la 
condensation du ct o elle est la moindre. Les lipodes n'ont rien voir 
la, car ds empcheraient aussi le passage dans la pellicule des sels potas- 
siques venant du cytoplasme sous-jacent. Les notions relatives l'osmose 



Xlir. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 211 

cellulaire et la distribution des sels dans les cellules vivantes, bases sur 
la thorie de Van' t Hoff et d'ARRHENius, auraient besoin d'tre revues, dit 
l'auteur en terminant. H. de Varigny. 

"West (G. S.) et Griffiths (B. M.). La bactrie carbonate de chaux 
et soufre du yenre HUlhousia. En 1909, les auteurs ont publi une note 
prliminaire sur une forme qu'ils ont appele Hillhousia mirabilis et qu'ils 
regardaient comme une bactrie gante contenant du soufre. Depuis cette 
date d'autres observations leur ont montr que cette forme est bien une bac- 
trie gante qui contient non seulement du soufre, mais aussi une grande 
quantit de carbonate de calcium. //. mirabilis a la forme d'un btonnet 
cylindrique dont les extrmits sont hmisphriques et dont les dimensions 
moyennes sont 60 [x X <-6;j.. Cette bactrie contient une quantit de matire 
minrale telle que son poids spcifique est gal celui des petits grains de 
sable, qui lui sont frquemment associs. Elle vit, en effet, dans la vase 
des mares d'eau douce. Son protoplasma est form d'un rseau grle 
mailles rgulires. A l'intrieur de chaque maille existe un norme globule 
de carbonate de calcium amorphe ; en outre, de petits granules de soufre se 
trouvent localiss dans l'paisseur des filaments du rseau protoplasmique 
de telle manire qu'ils occupent les intervalles compris entre les globules de 
carbonate de calcium. Le noyau ne forme pas un corps distinct.. Par contre, 
le protoplasma renferme du phosphore et la substance nuclaire est diss- 
mine travers tout le rticulum protoplasmique sous forme de petits gra- 
nules; ceux-ci sont probablement forms d'une chromatine spciale, car ils 
n'ont qu'une faible affinit pour les colorants nuclaires. H. mirabilis res- 
semble notablement h la forme dcrite par Sciiewiakoff sous le nom d'^- 
chromatium oxaliferum. Chez cette dernire forme, toutefois, le rseau pro- 
toplasmique comprend une zone priphrique dans laquelle les mailles sont 
plus troites que celles de la rgion centrale. Tout le rticulum protoplas- 
mique renferme, en outre, dans ses mailles des globules d'oxalate de cal- 
cium; quant aux granules de soufre, ils sont toujours absents. Enfin, d'aprs 
ScHEWiAKOFF, les filaments protoplasmiques du rticulum central contien- 
draient, au niveau de leurs intersections, des grains de chromatine. L'au- 
teur prtend que la forme dcrite par Massart [Recherches sur les orga- 
nismes infrieurs {lieciieil de l'Inst. bot. de l'Univers, de Bruxelles, t. V, 
1901)], puis par Virieux [Comptes Rendus, 1912] sous le nom d^Achromatiwn 
oxaliferum, est sans doute Y Hillhousia mirabilis. A. de Puymaly. 

Boselli (Eva). Sur la prsence, dans les li'<sus vgtaux, de dpts pro- 
voqus par des cultures dans des solutions de nitrate de manganse. A la 
suite d'AcQUA, B. a fait quelques recherches qui confirment les vues mises 
par le premier de ces auteurs. 

Dans le but d'expliquer pourquoi le processus de localisation des cations 
ne se faisait pas dans les parties ariennes des plantes, B. a fait plonger 
dans le liquide des tiges coupes leur base. La solution arrivait donc 
ainsi dans les feuilles, travers la blessure. Les feuilles restrent vertes, 
mais il ne s'y forma jamais de dpts, ce qui semble indiquer que les racines 
seules ont la proprit spcifique de provoquer l'accumulation des cations 
de manganse sous forme d'oxydes. M. Boubier. 

"Walther (Ad.). Le milieu ambiant du plasma germinalif. V. La pn- 
tration du magnsium dans le sang chez- le Crabe d'eau douce {Telphusa 
fluviatilis Belon.). "W. montre d'abord les avantages d'une mthode per- 



.,yj t;\nne biologique. 

nifttant i.ar un Iraitemont au phosphate de soude.de reconnatre des traces 
mininii's d(> M g grce la formation de cristaux trs caractristiques. Il a 
observ .lue les sels de Mp pntrent trs lentement l'intrieur du corps 
el que la prsence de NaCl ralentit encore le phnomne. Par contre, une 
fois al)s<irl). le Mi: n'est que lentement limin. L'auteur n'a pas pu obser- 
ver, jusqu' prsent, si ces sels pntrent jusqu'au plasma germinatif. 
M. Hehi-.vnt. 

Steenbock (H.) et Hart (E. B.). Influence de Vaclivit sur le besoin en 
chniix (le l'or nanisme animal. La quantit de chaux que rclame un orga- 
nisme varie avec l'activit de ses organes; elle est chez le porc adulte de 
1,'r. 3 de CaO par 50 kg. Lors de l'activit des glandes mammaires, la chaux 
e.st rejete en quantit importante et l'animal fait alors appel son squelette 
pour couvrir ses besoins. E. Terroine. 

Hart (E. B.) et Steenbock (H.). Influence d'une ingestion importante 
de maijnsium i>ar la rtention calcique chez le porc. Si l'on fait ingrer 
un porc des sels de magnsium en plus de sa ration alimentaire normale, 
on augmente l'excrtion calcique de l'urine. Les phospliates solubles jouent 
un roie antagoniste de celui des sels de magnsium. E, Terroine. 

u} Bertrand (C.) et Medigreceanu (F.). Recherches sur la prsence 
et la rparliiiiin du manganse dans les organes des animaux. L'existence 
constante et la rpartition remarquable du manganse dans les organes doit 
faire attribuer ce mtal une place importante ct des autres lments 
catalytiques de la matire vivante. Ltude de 15 vertbrs ; tableaux indiquant 
la teneur en manganse de chacun de leurs organes. G. Tiiiry. 

Ij) Bertrand (G.) et Medigreceanu (F.). Recherches sur la [jrsence 
du manfjaursf dans la srie animale. Recherche et dosage chez 41 espces 
appartenant aux divers groupes zoologiques : Vertbrs, Arthropodes, Mol- 
lusfiucs, \'ers, Echinodermes. Le manganse est rpandu sans exception 
dans l'organisme de tous les reprsentants du rgne animal. G. Tiiiry. 

Kratzmann (E.). Dtermination microcJdmii/ue de l'aluminium et de 
sa distribntiou dt(ns les jdantes. Au moyen de la raction au csium, l'au- 
teur a recherch la prsence de l'aluminium dans plus de 200 plantes. Sur 
ce nombre, 130 espces appartenant aux familles les plus diverses donnrent 
une raction positive, ce (jui permet de conclure que raluminium est 
extrmement rpandu dans les tissus vgtaux, et que, ct des plantes 
dites aluminifres qui renferment des quantits notables de ce corps, 
nombre d'autres en sont pourvues galement quoiqu'en proportion plus 
faible. La prsence de l'aluminium dans les espces vgtales est sans rap- 
port avec leur groupement systmatique. 

F'^n ce qui concerne la localisation de l'aluminium, on constate frquem- 
ment que les Heurs, ou, chez les cryptogames, les sporopliylles, en renfer- 
ment davantage et plus frquemment (lue les organes purement vgtatifs. 

Les corpuscules d'alumine signals par Radlkofer et Wehnert dans les 
feuilles de Sgmploros sont trs probablement constitus par un mlange de 
silice et d'alumine. 

L'absorption de l'aluminium et sa condensation dans les tissus de certaines 
I)lanies dpend d'un pouvoir lectif spcifique dont la nature est encore 
prcisor. 1>. Jaccard. 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 213 

a) Duhamel (B. G.). Sur la toxicit du fer collodal rleclrique. (Ana- 
lys avec les suivants.) 

i) Localisation du fer collodal dans les organes. 

c) Action du fer collodal lectrique sur l'excrtion ur inaire. 

d) Action compare des injections inlra-veineuses de mtaux collo- 

daux lectriques et de sels mtalliques sur le cur du lapin. Le fer col- 
lodal lectrique est peu toxique ; la suite du traitement intensif de lapins 
par ce collode, on observe que de trs notables proportions sont retenues 
dans les organes, l'ure et les phosphates urinaires sont augments. Les solu- 
tions collodales de certains mtaux et mtallodes (argent, fer, mercure, 
slnium, palladium) demeurent sans action sur le cur, quand on les 
introduit dans les veines, alors que des solutions satures de ces corps 
provoquent des troubles marqus. J. Gautrelet. 

Jorissen (A.). L'acide cyanhydrique chez les vgtaux. Aprs un his- 
torique succinct, l'auteur conclut de son expos que, chez les vgtaux sup- 
rieurs, la proprit de dgager de l'acide cyanhydrique est commune de 
nombreuses espces appartenant des groupes fort loigns les uns des au- 
tres. Certaines d'entre elles n'en produisent que trs peu, tandis que d'au- 
tres en donnent des quantits notables, reprsentant parfois plus d'un mil- 
lime du poids des organes frais. En gnral, pour un mme individu, les 
organes verts et jeunes en fournissent le plus. Dans la plupart des espces 
tudies, la racine n'en donne que peu ou point. Parfois les graines sont 
exemptes de principes cyanogntiques, alors que le vgtal en voie de 
dveloppement en produit relativement beaucoup. Chez quelques espces, 
l'acide cyanhydrique peut tre dcel lors des premires phases du dvelop- 
pement, pour disparatre plus tard. Chez d'autres, il apparat par intermit- 
tences. Le climat, la culture et l'exposition semblent exercer une influence 
sur la cyanognse. Aprs avoir t sches, divers vgtaux perdent en 
grande partie la proprit de dgager de l'acide cyanhydrique. L'instinct 
des animaux les prmunit contre l'ingestion de vgtaux cyanogntiques. 
Pour certains auteurs, la cyanognse constituerait un moyen de dfense; 
pour d'autres, les principes cyanogntiques reprsenteraient une portion 
notable des combinaisons azotes existant dans les organes. Cette fonction 
fournirait une forme de transition des matires azotes de rserve. La lu- 
mire et l'laboration chlorophyllienne qui en dpend, exercent une influence 
favorable sur la production de ces principes cyanogntiques chez les plantes 
vertes. L'absence de gaz carbonique diminue le rendement. Il y aurait une 
relation entre l'action des radiations lumineuses, c'est--dire l'laboration 
chlorophyllienne provoquant la formation d'hydrates de carbone, et la cya- 
nognse, mme aux premires phases du dveloppement. Pour Treub, l'a- 
cide cyanhydrique serait le premier produit reconnaissable de l'assimilation 
de l'azote et peut-tre le premier produit azot organique se formant dans 
les plantes vertes. Il est prudent de considrer l'interprtation de Treub 
comme prmature, car elle soulve diverses objections. En effet, on pour- 
rait, notamment, faire remarquer que si le nombre des vgtaux produc- 
teurs d'acide pru^sique est trs grand, plus grand encore est celui des es- 
pces chez lesquelles le phnomne n'a pu tre observ jusqu' prsent. Cet 
acide peut avoir, d'ailleurs, une origine bien diffrente de celle que lui assi- 
gne Treub. L'acide cyanhydrique peut rsulter de l'action de composs oxy- 



014 LA.NNE BlOl.OGIQUE. 

jri'ns (le l'azote sur des principes iniiiidiats d origine vgtale en solutions 
dilues et \ froid (la vanilline, par exemple). Quand on expose la lumire 
diiuse, pendant 24 heures, en vase ouvert et la temprature ordinaire, 
une solution aqueuse contenant un millime d'acide citrique et un dix-mil- 
lime seulement de nitrite potassique en prsence d'une petite quantit de 
sulfate ou de bicarbonate ferreux, il est facile de constater la formation d'a- 
cide cyanhydi-ique dans le liquide. Or, l'acide citrique est trs rpandu dans 
le rgne vgtal et, d'aprs Wehmer, il se forme aux dpens du sucre dans 
les cultures de certains Champignons infrieurs. Les conditions dans les- 
quelles s'effectue la raction dcrite semble pouvoir se raliser dans les tis- 
sus vgtaux. Cette exprience est d'autant plus intressante qu'elle donne 
naissance, non seulement l'acide cyanhydrique, mais aussi, pense J., la 
dimthylctone qui est prcisment l'un des produits de ddoublement de 
la linamarine, glucoside dcouvert en 1887 par l'auteur. Henri Micheels. 

6) Mirande (M.). Sur V existence d'un compos cynnique dans une Pa- 
pnvrace {Papaver nudicaule L.). La teneur en CNII de 14 plants s'est 
montre variable. Les termes extrmes sont 1 cg. et 7 mmg. Cette plante 
s'est hybride avec le Papaver alpinum qui ne renferme pas d'acide cyan- 
hydrique. Dans les hybrides, assez varis, il semble que plus la plante se 
rapproche du type nudicaule pur, plus elle contient d'acide cyanhydrique. 

M. (iARD. 

Stieger (A.). Sur ta frquence de Vasparagine, de la glutamine, de Var- 
ginitie et de l'alkotlone dans les plantes, ainsi que sur la prsence de Vhmi- 
celliilose dans les rhizomes et les racines. L'auteur donne une liste d'une 
centaine de plantes appartenant aux groupes les plus divers et dans les- 
quelles l'asparagine et la glutamine ont t constates ; il indique galement 
les organes, tiges, feuilles, racines, plantules, o ces substances se rencon- 
trent. 

Dans une partie des plantes tudies (Ombellifres en particulier), les 
deux amins se rencontrent simultanment en quantit presque gale : 
tandis que chez les Gramines, Liliaces, Rosaces, Lgumineuses et Com- 
poses, c'est l'asparagine qui s'accumule en notable quantit; chez les 
Polypodiaces, Polygonaces, Crucifres et Caryophylles, c'est la gluta- 
mine. 

L'arginine accompagne gnralement l'asparagine ; chez certaines plantes 
[Paonia offlcinalis et Anmone nemorosa), elle apparat seule l'exclusion 
des deux autres amins. Localise dans les racines, elle joue chez ces plantes 
probablement le rle de rserve. L'arginine se rencontre frquemment dans 
les plantules. 

(Juant l'allantone, son rle est encore mal connu ; ce qui provient en 
partie de sa raret relative. Elle a t observe et dose dans les pousses de 
platanes et d'rables, dans les gousses des haricots, dans l'corce de marron- 
nier, enfin dans les racines ou les tiges d'une dizaine d'autres plantes. 

En ce qui concerne l'hmicellulose, l'auteur donne la liste de 70 plantes 
environ chez lesquelles cette substance a t reconnue et analyse, il 
mdique en mme temps les organes o elle se trouve localise et les pro- 
duits d'hydrolyse obtenus (galactose, arabinose, pentose, xylose, glucose, 
m.'Huiose, produits variant d'une espce c l'autre). P. Jaccard. 

n) Zempln (G.). Composition chimique du lige. L'auteur arrive 
isoler de la substance subreuse un produit dont les caractres extrieurs 



XIII. - MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 215 

et la solubilit rappellent tout fait la cellulose, mais qui cependant, par 
actolyse, ne forme pas d'actate de cellobiose. P. Jaccard. 

b) Zempln (G.). Contribution Vrlude de VIvjdrolyse partielle de la cel- 
lulose. L'action simultane de l'acide sulfurique concentr et de l'acide 
actique anhydre dtermine une hydrolyse partielle de la cellulose d'oi r- 
sulte la formation d'un dissaccharide cristallis, la cellobiose. L'auteur s'est 
occup d'tablir comment se comporte la cellulose lorsque les deux agents 
sus-mentionns agissent, non pas simultanment, mais l'un aprs l'autre. 
Il conclut que l'amylode qui prend ainsi naissance par action prolonge de 
H-SO' concentr sur la cellulose n'est pas identique, commeplusieurs auteurs 
l'admettent, Thydrocellulose ; la quantit d'oktactylcellobiose qui se forme 
pas autolyse en partant de cette dernire substance est notablement sup- 
rieure celle qu'on obtient en partant de l'amylode. Celle-ci est vrai- 
semblablement un mlange de divers produits dpolymriss, au nombre 
desquels l'hydrocellulose figure peut-tre pour une petite part. P. Jac- 
card. 

c) Zempln (G.). Sur' la genlinbiose. L'auteur indique une mthode 
simple et rapide pour obtenir par actylation de l'octacetylgentiobiose cris- 
tallise l'tat de puret parfaite. 11 ne reste qu' saponifier ce dernier 
produit pour isoler la gentiobiose pure l'tat de sirop capable, avec le 
temps, de cristalliser son tour. P. Jaccard. 

Hele (I.). Sur la chimie des Sphaignes. S'tant servi d'eau oxygne 
comme agent oxydant, H. a pu caractriser l'acide formique ainsi que 
l'ammoniaque, mais il n'a pu, par l'acide chlorhydrique et le trichlorure 
d'antimoine, dceler la prsence de mthylamine. Henri Micheels. 

Schuster (Vclav) et Ulehla (Vladimir). tudes sur les organismes 
du nectar. Leurs recherches ont port sur le nectar des espces sui- 
vantes : Lathyrus silvestris, Trifoliwn album, T. pratense, Symphytum 
officinale, Galeopsis letrahit, Epilobhim angustifolium, E. hirsulum, Borago 
officinalis, Lycium barbarum, Cyti^^iis austriacus, Anthyllis vulneraria, Sapo- 
naria officinalis, Convolvulus arvensis, Colulea arborescens, Gladiolus .sp., 
Pisum sativum, Linaria vulgaris, Lamium album, Erica viridis, Diantlius 
deltodes. Thymus odoratus, Fritillaria regia, Deiphinium consolida, Nuphar 
luleum, Nicotiana affnis, N. tabacum, Tropolum majus, Phlox Drumondii, 
Scabiosa sp., Tilia pubescens, Populus pyramidalis et Viola tricolor. Dans 
la plupart des fleurs, on a rencontr des cellules de levures. S. etU. relvent 
les particularits rencontres lors des cultures faites au moyen des microor- 
ganismes trouvs. L'infection du nectar par les microorganismes est acci- 
dentelle et varie irrgulirement. Les Champignons des genres Mucor, Pni- 
cillium, Aspergillus, etc. ne s'y rencontrent pas, bien qu'ils soient ubiquistes. 
Le nectar est l'habituelle demeure de Bactries et de levures quelconques. 
Ces htes des fleurs, sans aucun doute, n'exercent pas d'action parasitaire 
nuisible. Henri Micheels. 

Fischel (Richard). La dmonstration microchimique de la peroxydase 
et de la pseudoperoxydase dans les tissus animaux. Cet important travail, 
trs riche en faits intressants et nouveaux, est malheureusement trs con- 
fus. L'auteur s'est servi, pour dceler par des ractions colores les peroxy- 



,i,, L'ANNE BIOLOGIQUE. 

il;isi>s et les pscudopomxydases, d'une technique spciale. Il se sert de la 
tolidine (ou encore de la benzidine dj< employe par Kreibicii 1910 et par 
Madei-Uno). qui se colore en bleu en s'oxydant sous l'action de H'^O'^ dont 
ro est libr (activ) par la iieroxydase naturelle. Dans le cas de la ben- 
zidine. le l)leu de benzidine form est un sel color (Diphnocbinol- 
diimoniuiii*. une combinaison quinhydr'onique de la benzidine; avec la toli- 
dine, qui est de la benzidine mthyle, le bleu de tolidine obtenu a une 
constitution chimique analo,i;ue. Comme Maoelung l'a montr pour la ben- 
zidine, la raction doit avoir lieu en mlange lgrement acide. La prsence 
d'une certaine quantit de NaCl est aussi ncessaire. F. a rgl pour divers 
cas itarticuliers, la proportion des substances mettre en prsence; la rus- 
site de l'opration dpend, par exemple, de l'tat du mlange, faiblement 
acidul (par l'acide oxalique par exemple), neutralis ou lgrement alcalinis 
et de la quantit de H-0-. Il a pratiqu la raction sur des frottis, sur des 
coupes par conglation, sur des coupes la paraffine ; il a tudi l'influence 
des fixations (formol, alcool, acide osmique), qui n'est nullement empchante, 
celle des rayons ultra-violets qui affaiblissent la raction (comme Kreibich, 
Bering et Maver [1912] l'ont dj constat), celle surtout de la temprature, 
et a t conduit une distinction importante. Si en effet on colore dans les 
conditions ci-desssus indiques une prparation de leucocytes (par exemple 
pus gonorrhique), on obtiendra des rsultats diffrents selon la tempra- 
ture. \ froid, on peut avoir les granules des leucocytes colors en brun, les 
noyaux en bleu ; il y a ainsi une peroxydase du plasma et une peroxydase 
du noyau. En soumettant la prparation l'eau bouillante, la peroxydase 
nuclaire rsiste et a besoin seulement pour agir d'une plus forte concen- 
tration d'H-0-; mais la peroxydase plasmique est dtruite 100"; il en est 
de mme 110-120. Mais une temprature de 170-180 la peroxydase nu- 
claire est habituellement dtruite; la peroxydase de l'hmoglobine seule 
rsiste cette haute temprature. Comme la peroxydase de l'hmoglobine, 
en rai.son de son extrme stabilit, a t qualifie par Buckmaster (1907) de 
pseudoperoxydase , l'auteur propose le mme nom pour la peroxydase 
nuclaire (jui elle aussi est trs rsistante la chaleur, tandis que la peroxy- 
da.se plasmique des granules leucocytaires tant thermolabile est une vraie 
peroxydase . La raction est assez fugace, mais peut aprs avoir disparu 
russir nouveau. La lecture des nombreux protocoles d'expriences qui 
forment la base matrielle du mmoire montre que beaucoup d'essais ont 
t ngatifs, que les rsultats positifs obtenus sont trs variables et dpen- 
dent des diverses conditions mentionnes ci-dessus. La raction habituelle, 
par exemple dans le cas de globules de pus gonorrhique, est la coloration 
bleue du noyau et la coloration brune des granules du cytoplasme; la pre- 
mire a lieu aprs chauffage 130'^, tandis que celle des granules ne se pro- 
duit pas; celle l n'est donc qu'une pseudoperoxydase, celle-ci seule est une 
peroxydase. 

Dans un paragraphe spcial, F. rsume ce qu'il a observ sur la localisa- 
tion (le la raction microchimique. 11 est bien certain que c'est le tissu seul 
qui produit l'oxydation de la tolidine et sa transformation en bleu de tolidine; 
car le ractif lui-mme reste incolore. Mais les parties de tissu colorables sont- 
elle.s bien rellement le sige de la raction, ou bien ne s'agit-il que d'une 
localisation de la couleur par absorption. Dt^pour la raction des oxydases, 
UiETHifii a soutenu que les lipodes des granules ont la proprit de fixer le 
bieu-indophnol, sans avoir ncessairement la facult de le former par oxy- 
dation. L'auteur est d'avis que c'est bien le tissu lui-mme qui dtermine ia 
action par son pouvoir oxydant. On peut penser aussi que la raction est 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. ^17 

due la diffusion de l'hmoglobine dissoute et sa fixation par le noyau, qui 
prend alors une coloration d'emprunt ; mais l'opration russit avec la cor- 
ne qui est prive de sang; et d'ailleurs la chromatine nuclaire ragit bien 
avant que l'hmoglobine des globules rouges se colore. Tous les noyaux 
sans exception se colorent en bleu, et spcialement en eux le nuclole et 
la chromatine. Dans le cytoplasme, les granules des leucocytes neutrophiles 
et sinophiies se colorent en brun, ceux-ci plus fortement que ceux-l ; les 
granules basopliiles sont colors en bleu. On obtient une raction positive 
aussi avec les corps de Nissl (colorables en bleu), le plasma des muscles 
stris, les conduits excrteurs des glandes salivaires (coloration brune), les 
cellules pithliales du foie, celles de la corticale surrnale, le corps cellu- 
laire des globules rouges, la substance fondamentale du cartilage (colora- 
tion mtachromatique). 

Comme on a montr l'existence de composs ferrugineux dans la chroma- 
tine (Mac Callum) et que ces composs donnent la raction de la peroxydase, 
il est trs vraisemblable que c'est le fer masqu de la chromatine qui est le 
promoteur del raction peroxydasique; l'on sait dj que ces composs inter- 
viennent dans la formation des ferments des glandes salivaires, du pancras, 
de l'estomac et de l'intestin; reste prouver leur prsence dans un grand 
nombre de formations cytoplasmiques. Dj Mackenzie a admis que les grains 
des leucocytes acidophiles renferment du fer masqu, et Scott pense que la 
substance des corps de Nissl est fournie pendant le dveloppement de la cel- 
lule nerveuse par le fer masqu du noyau. Les Protozoaires aussi contiennent 
du fer combin. C'est le fer et non le manganse qui est actif; car comme 
l'observe Madelung, le Mn n'agit qu'en milieu alcalin, milieu contraire la 
raction de la benzidine et de la tolidine. Par contre, l'hmatoporphyrine, 
exempte de fer, n'a pas de pouvoir oxydant (Moitessier). 

F. consacre un chapitre la critique de la raction d'oxydase obtenue par 
Uxna (1911) avec le blanc de rongalite. Si dans son premier travail Unna, 
pour avoir constat la destruction de l'oxydase par la chaleur, a pu parler 
d'une oxydase vritable, dans son second mmoire (Dermatol. Wochen- 
schrift, 1912), il est amen supposer l'existence de catalyseurs minraux 
rsistant la chaleur, et abandonner l'ide d'une oxydase; l'oxydase 
d'UNNA est donc une pseudo-oxydase. La mthode d'UNNA manque de con- 
trle, et il n'explique pas l'acclration de la raction, qui ne peut tre 
mise que sur le compte de catalyseurs spciaux base minrale (fer masqu 
de Mac Callum, nucloprotides ferrugineuses de Spitzer). On sait qu'UNNA 
a distingu dans l'organisme des lieux de rduction (muscles, nerfs, 
globules rouges, couche corne) et des lieux oxygne (noyaux, Mastzel- 
len). La distinction n'est rien moins que fonde : les granules des leuco- 
cytes qui donnent les ractions de rduction (Unna) sont des lieux d'oxyda- 
tion (WiNKLER) et de peroxydation (Fischel); les lieux oxygne d'UNNA 
concident avec des lieux peroxydase. 

On peut provisoirement dresser le tableau suivant, classant les ferments 
oxydants : 

I. Oxydases. 1" Plasmagranulaoxydase (^Gierke), trs sensible l'alcool, 
au formol, l'autolyse; 

2" Leucocytegranulaoxydase (Winkler), oxydase des grains des glandes 
salivaires (Schultze), rsistante au formol, l'autolyse, 100'^; 

3 Pseudo-oxydase (Fij-cuel, Unna), rsistant 100'^ (noyau et cytoplasme). 

IL Peroxydases. 1 Leucocytegranulaperoxydase (Fischel), dtruite 100"; 

2 Chromatine-plasmapseudoperoxydase (Fischel), rsistant vers 100, d- 
truite 180''; 



jl8 L'A.NMiK bluLOGIQUE. 

3 HnioirIobinei).soudoperoxydasc (Buckmaster), rsistant aux environs 
de 180". A. PiJKNANT. 

a) Damianovich. Les ferments oxydants et la biochimie du systme 
nerviux. Recherche, extraction et caractres d'une oxydase extraite du 
cerveau : 1") iMise en vidence de phnomnes d'oxydation : morceaux de 
cerveau dans l'eau distille, fragments par agitation prolonge; on ajoute 
'i'"' du ractif de Koiimann et Spitzer (100'^'= eau + 1,")-'- paraphnylnedia- 

mine + 1,5 naphtol + 1,5 hydrate de Na; le tout au ^ ou -j^; par oxyda- 
tion donne du bleu d'indophnol); au bout d'un quart d'heure coloration 
violette. La substance grise donne une coloration intense, la substance 
blanche trs peu de cliose. '2") Les caractres de la substance isole (de- 
struction de l'activit par la chaleur, les acides, les rducteurs, les toxiques) 
en feraient une oxydase [il ne me parat pas absolument vident que les 
caractres invoqus par l'auteur suffisent en toute rigueur pour faire du 
])rincipe oxydant une diastase; ce point mriterait d'tre prcis]. 3"^) Il y 
aurait un certain paralllisme entre l'activit de ce ferment et celle du sys- 
tme nerveux, d'aprs les effets des agents agissant sur l'un et sur l'autre, 
et peut-tre pourrait-on baser sur les oxydases une thorie biochimique du 
fonctionnement du systme nerveux. F. "Vls. 

Van Laer i^H.j. A propos des lois de l'action diastasique. L'allure 
des coefficients de vitesse d'une transformation enzymatique ne peut pas 
tre considre comme un caractre spcifique du ferment qui la produit. 
Il n'est pas ncessaire d'imaginer, le plus souvent avec l'aide de nombreu- 
ses hypothses, des formules bien compliques, pour adapter ces ractions 
aux lois de la chimie gnrale. Henri Micfieels. 

Lvoff (Sergius). Zymase et rductasc dans leurs relations rciproques. 
Dans la fermentation alcoolique, une molcule-gramme (et non deux, 
comme il l'avait admis prcdemment) de bleu de mthylne soustrait au 
liquide fermontescible une molcule-gramme (c'est--dire deux atomes- 
grammes) d'hydrogne et inactive ainsi une molcule-gramme de glucose 
qui, de cette manire, est prserve d'une dcomposition en alcool et COo. 
De ce fait rsultent diverses consquences. Le premier ou l'un des 
premiers stades de la fermentation alcoolique du glucose consiste en ce que 
deux atomes d'hydrogne sont enlevs la molcule de glucose. Sans pr- 
juger de ce que devient le glucose, L. reprsente ce stade par le schma 

lUe voici : Ce H,, Og + Rd. = (Ce H,^ Oc 2H) + Rd. :^[|. L'hydrogne 

reli la rductase est ncessit pour la marche normale de la fermentation. 
Il est probable que, lors de la dcomposition du glucose, la production de 
l'aiiliydi-ide carboni(iue et d'un autre corps X encore inconnu actuellement, 
le plus proche prdcesseur de l'alcool, se fait synchroniquement, corrlati- 
vement et en une phase. L'nergie rductrice de la levure se laisse mesurer 
par son nergie de fermentation. Une quantit donne de levure est (poten- 
tiellement) en tat de rduire autant de molcules de bleu de mthylne 
<iue les molcules de glucose, dans les mmes conditions, de faire fermenter 
une mme quantit de levure. D'o se pose la question de savoir si la rduc- 
tase est un ferment individualis dans la levure ou si les proprits rduc- 
trices n'ai)|jarticnnent pas plutt un appareil de fermentation unique bien 
jue compliqu que nous dsignons sous le nom de zymase? Par rductase, 



I 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. -JIO 

L. entend seulement ici celle qui participe activement au processus de la 
fermentation et qui ragit avec le bleu de mthylne. Henri Miciieels. 

Zaleski ("W.). Sur la dispersion de carboxylase dans les plantes. 
Ce ferment a t trouv par l'auteur dans les graines de diffrentes plantes 
(Pois, Lupin, Fve, Froment et Mas). Les germinations de divers ges, tio- 
les, en contiennent beaucoup. Les plantes infrieures en montrent aussi. 
Les matriaux d'tudes vivants ou tus dcomposent l'acide actylformique 
et plus nergiquement encore ses sels alcalins. Bien que le carboxylase 
appartienne la catgorie des ferments anarobies, il agit cependant aussi 
en ])rsence d'oxygne. L'aldhyde actique form dans les plantes par la 
dcomposition de l'acide actylformique par le carboxylase est, suivant les 
circonstances, rduit en alcool ou oxyd davantage. Henri Miciieels. 

Segers-Laureys (Adrienne). Recherches sur la composition el la 
structure de quelques Algues officinales. Fucus vesiculosus renferme une 
essence et son mucilage une oxydase. Tout son iode se trouve l'tat d'io- 
dure de potassium, ce qui est le cas aussi chez F. serratus, dont le mucilage 
prsente galement une oxydase. Laminaria saccharina possde la fois 
de la mannite et de l'iodure de potassium. L'efflorescence recouvrant l'Algue 
aprs sa dessiccation est forme surtout de mannite, maison y trouve encore 
en petites quantits des chlorures et des sulfates. Dans son mucilage, il y a 
une oxydase. L'iode, l'tat d'iodure de potassium, est localis dans les cel- 
lules hypodermiques aux points de concentration maximale du protoplasme. 
Le mucilage de Laminaria flexicaulis montre une oxydase. L'efflorescence 
cristalline apparaissant sur l'Algue aprs sa dessiccation est forme en ma- 
jeure partie de chlorure de potassium et de matires organiques. On n'y 
rencontre que peu de sodium et d'iodures. Tout l'iode, l'tat d'iodure de 
potassium, est localis dans les granulations protoplasmiques des cellules- 
rservoirs. C'est l'Algue la plus riche en iode. Chondrus crispus ne contient 
pas de sucre. Le mucilage a une oxydase. Hydrolyse, il donne du galactose, 
mais pas d'arabinose ni d'autre pentose. Sa chromophylle est soluble dans 
la solution de soude dilue avec apparition de la chlorophylle. Un acide 
rgnre la chromophylle. L'analyse de Corallina officinalis ne dcle ni 
alcalode ni glucoside. Henri Miciieels. 

Armstrong (H. E.) et Gosney (H. "W.). tudes sur l'action des En- 
zymes. XXL Lipase (ILL). Description d'une manire d'activer l'enzyme 
lipoclastique de la graine du ricin par un acide dilu, acide actique de pr- 
frence. Les auteurs pensent que le zymogne est simplement un sel. Ils 
montrent combien l'activit de Tenzyme trait l'acide est trouble mme 
par les acides dilus. La lipase est considre comme spcialement appro- 
prie l'hydrolyse des glycrides huileux des acides gras suprieurs : elle 
agit probablement en prsence d'un minimum d'eau, une simple pellicule. 
Les produits, acide gras et glycrol, entravent l'interaction de l'enzyme et 
de l'huile. H. de Varigny. 

Bolin (J.). Enzymes contenues dans les feuilles de Salix caprea. Les 
feuilles de Salix caprea contiennent au moins trois glycosidases : la salicase, 
l'amygdalase et une enzyme attaquant les [B-glycosides. La salicase est bien, 
comme l'indiquait Sigmund, une enzyme spcifique de la salicine. 

La formation de ces diverses enzymes peut, dans la mme saison, varier 
dans le mme individu d'une anne l'autre. Tandis que les feuilles de 



VJO L'ANNE lUOLUGlQL'E. 

saules examines en 11*11 contonaicnt l'enzyme spcifique des p-glucosides, 
les feuilles ilu nu'imt' individu rcoltes dans le mme tat de dveloppement 
en lOrj n'en ])rsentrent plus trace. Paul Jaccard, 

Kylin (H.)- Sur la Biochimie des algues marines. L'auteur tudie 
les caractres cliimicjues des substances suivantes contenues dans diverses 
algues marines : 

1. Fucosane. Plusieurs ractions permettent d'tablir la parent de la fuco- 
sane avec les tanins : 1" elle rduit les sels d'argent, de fer et de cuivre; 
2" elle est prcipite par l'actate de plomb, ainsi que par la glatine en so- 
lution acide; 3" enfin, elle possde counne les tanins un got astringent. 

Par oxydation, la fucosane prend tout d'abord une coloration jauntre, 
puis brune, et donne naissance ainsi la phycophaine qui n'est pas autre 
chose que de la fucosane oxyde. 

Traite l'buUition par l'acide sulfurique dilu, la fucosane n'engendre 
pas de sucre; elle u'appariieni pas aux glucosides. 

2. Monosaccharides. Dans diverses Fucaces, l'auteur a dcel comme 
premiers produits de l'assimilation des sucres simples prsentant les carac- 
tres des dex/roses et des lvuloses. Ceux-ci par contre manquent chez les 
nombreuses Florides examines. 

3. Indpendamment des sucres simples, les Fucaces envisages renfer- 
ment un palysaccharide analogue la dextrine, la laminarine, que l'auteur 
considre comme une substance de rserve jouant un rle semblable celui 
de l'amidon chez les plantes suprieures et qui prend naissance par conden- 
sation de la dextrose. 

La laminarine est rapprocher de la mannite. 

4. L'amidon des Florides prsente suivant les espces qui le produisent 
des diffrences assez notables dans ses caractres chimiques, aussi est-il assez 
difficile d'en tablir la nature exacte. 

5. L'auteur envisage enfin les mucilages des Fucaces et des Florides, et 
donne les caractres chimiques de Valgine, de la fucoidine et de agar. 
P. Jaccard. 

Javillier(M.) ctTchernoroutzky (H.). Vamygdalase et l'amydalinase 
chez t'Asprrgillus niger [Slerigmalocysiis nigrav. Tgh.) et quelques hyphomy- 
ctes voisins. Le champignon est ingalement riche en ces deux diastases. 
L'absence de zinc comme catalyseur dtermine la richesse du myclium en 
ces deux diastases. Elles agissent en milieu neutre ou lgrement acide (in- 
dicateur : hlianthine). Influence de la temprature, de l'ge del culture. 
G. TiiiRv. 

Grimmer ^^^^.^. Ferments de la glande mammaire et du lait. - La 
glande mammaire de diffrents animaux (vache, porc, brebis, etc.) con- 
tient un ferment protolytique agissant non seulement sur les protiques 
proi.i-f's, mais aussi sur des protiques trangers, la fibrine, la glatine, l'al- 
buinme d uf. Parmi les produits de dgradation, on isole le glycocolle et 
la leucine. On isole le tryptophane seulement dans le cas de la glande 
en activit, 1 autodigestion de la glande au repos n'en donne pas. La glande, 
en lactation ou non, aussi bien l'tat de suc de presse, d'extrait chlorur 
ou pendant l'autolyse, attaque la peptone de foie en dtachant la tyrosine. 
La glande mammaire aussi bien l'tat de i-cpos qu'en activit dbouble la 
nionol)utyrine. La glande mammaire de cheval et de porc est active tout 
moment sur rainidon; chez le buf la diastase est plus active au repos qu'en 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 221 

activit, enfin chez la brebis la diastase fait dfaut. La glande mammaire 
est active vis--vis du salol ; la peroxydase ne se trouve que chez des rumi- 
nants en tat de lactation. E. Terroine. 

Pincussohn (L.). Recherches sur les ferments du sang. Le srum 
de chien est actif sur la peptonedes muscles de chien; on n'observe aucune 
action sur la peptone provenant des muscles de chat, l'action est donc ri- 
goureusement spcifique. E. Terroine. 

Scheunert (A.), Grimmer (W.) et Andrye^vsky (P.). tudes sur 
la topographie des peroxydases dans le tube digestif et sur leur mise en vi- 
dence. ^- Les auteurs se servent pour la recherche des peroxydases du 
mlange de lOO'^'"^ de teinture frache de gaac inactive avec 0,1 
0,2^^ d'eau oxygne 3 %. Ce ractif bleuit en prsence de peroxy- 
dase. Les amygdales ne contiennent pas de peroxydase, les glandes sali- 
vaires se comportent ce point de vue diffremment suivant l'espce ani- 
male laquelle ou s'adresse. La glande sublinguale est riche en peroxydase 
chez tous les animaux ; la glande sous-maxillaire l'est aussi chez le buf, 
elle en contient penchez le porc; chez le cheval, la brebis et le chien, n'en 
contient pas du tout. La parotide de porc et de chien est riche en peroxy- 
dase, celle de cheval, de buf et de brebis n'en contient pas du tout. La 
muqueuse gastrique de chien ne contient pas de peroxydase, celle du porc 
n'en a que prs du cardia, celle du cheval seulement prs du fundus. La 
muqueuse duodnale ne contient pas de peroxydase chez le cheval et le 
porc, elle en contient une faible quantit chez le buf, le chien et la brebis. 
La muqueuse jjunale, chez le cheval except, contient de la peroxydase. 
Le rectum contient de la peroxydase seulement chez les ruminants. Le foie 
de buf, de porc et de brebis ne bleuissent pas avec le ractif. L'oxydation 
de l'acide formique n'est pas produite par la mme substance que celle qui 
agit sur le gaac. E. Terroine. 

Grode (J.) et Lesser (E. J.). De l'action du ferment diastasique sur le 
giycogne intracellulaire. Pendant les mois d't, on peut observer jjosi 
mortem dans le foie et les muscles de la grenouille en prsence de l'oxygne, 
une diminution notable de la teneur en giycogne. Cette diminution est trs 
minime ou manque pendant les mois d'hiver. Cette constatation confirme des 
observations anciennes de ScEnFF(1859), qui avait observ que la piqre dia- 
btique restait sans effet chez la grenouille pendant l'hiver, malgr l'abon- 
dance du giycogne contenu dans le foie cette poque. 

Cette absence de disparition post mortem du giycogne dans le foie et les 
muscles n'est pas due, comme le pensait Schiff, une absence du ferment 
diastasique pendant les mois d'hiver : il rsulte de travaux antrieurs de 
Lesser, que ce ferment existe dans le foie et les muscles, pendant les mois 
d'hiver. 

La destruction de la structure morphologique du foie, des muscles, et des 
cellules de l'uf non arrives maturit (par la trituration, et par la cong- 
lation et le dgel) permet d'observer l'hydrolyse du giycogne en hiver 
comme en t. 

Les auteurs admettent que, dans les cellules intactes des organes en survie, 
il exi.ste un obstacle la diffusion qui ne permet pas le contact entre le giy- 
cogne et le ferment diastasique. Cet obstacle est faible en t, considrable 
en hiver. 



i;a.\M'E biologique. 

on sait, dauir.^ l'.i. i, 'lue la teneur en glycognedc l'organisme de la gre- 
lu.nillo <->'t faihlr en vU', plu.? forte on hiver. E.Terroine. 

Schulz Arthurj. J'enncnls des j/urincs. S. tudie l'action de l'ma- 
nation du radium sur la destruction de l'acide urique dans le foie de chien 
et dans If rein de buf, ainsi que. sur sa formation dans la rate de buf. 
Contrairement GunzKNT, l'auteur n'observe sous l'influence de l'manation 
ni d'aui-'mentation de solubilit du monourate de soude dans NaCl 0,G5 ^c, 
ni d'augmentation de destruction de l'acide urique par l'oxygne dans une 
solution faiblement alcaline. L'manation n'exerce aucune influence sur le 
ferment uricolytique du foie de chien et du rein de buf; par contre elle 
active la l'Drmation d'acide urique par la rate de buf aussi bien lors de 
formation d'acide urique dans l'autolyse que lors d'addition d'aminopu- 
rines. L'effet est surtout net dans ce dernier cas. E. Terroine. 

Evans (C. Lovatt). L'influence de la nourriture sur ht teneur on 
amylase de hi salive humaine. La teneur de la salive en amylase augmente 
la suite d'un repas mixte; cette augmentation apparat 20 30 minutes 
aprs le repas et dure de 2 3 heures. Le repas des protiques seules 
n'augmente pas la teneur de la salive en amylase. Le repas fictif donne aussi 
un rsultat ngatif. L'augmentation de l'amylase salivaire aprs le repas 
tient surtout l'activit de la glande parotide dont la scrtion et la teneur 
en amylase augmentent considrablement. E. Terroine. 

Mayer (Ernst). La diasiase de l'urine de nourrisson. La diastase 
urinaire de nourrisson manque souvent pendant les premiers trois mois de 
la vie, elle apparat entre 4-6 mois et sa quantit va en augmentant, en attei- 
gnant souvent un cliiffre suprieur celui des adultes. E. Terroine. 

Davidsohn (Heinrich). La dpendance de la lipase de la concentra lion 
en itms. H. La lipase du suc duodnal de nourrisson a son action maxima 
quand la concentration en ions H est de 3,2.10-'*. L'optimum del lipase du 
suc gastrique se place entre 10-'^ et 10-^ La diffrence de concentration 
optimale pour les lipases gastrique et pancratique parle en faveur de 
l'existence de deux ferments diffrents. E. Terroine. 

Mayer (P.). Fermentation sans sucre des stro-isomres. L'acide 
oxyfumarique de mme que l'acide oxymalique est attaqu par la levure vi- 
vante ou dessche avec formation de CO^et d'acide actique. E. Terroine. 

d\ Dakin (H. D.) et Dudley (M. H.). Ghjoxalase. IIL La distribution de 
l'enzyme d son rapport avec le pancrras. On sait que la glyoxalase est un 
ferment qui transforme les aldhydes a-ctoniques (mthyl o phnylglyoxal 
par exemple) en acides hydroxyls correspondants (lactique ou mandlique) 
d'aprs la formule 

II. CO. CHO + HoO == R. CHOH. COOH. 

Uechercbant ce ferment dans ses tissus, les auteurs le trouvent prsent 
dans le sang, le foie et le muscle des animaux suivants : homme, chien, chat, 
veau, mouton, lapin, poule, poisson, hutre. Un tissu se comporte d'une ma- 
nire tout fait particulire, c'est le pancras : non seulement le tissu pan- 
crati(|ue, les extraits a(iueux de tissu, le suc pancratique ne contiennent 
pas de frlyoxalase. mais encore ils contiennent une substance thermolabile 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 223 

qui inliibe intensivement l'action de la glyonalase des tissus. La substance in- 
liibitoire l'antiglyoxalase est prsente non seulement dans le tissu, mais 
dans le suc pancratique pur de fistule obtenu par injections de scrtine. 
Elle est dtruite par un chauffage de 10 minutes 85'^; elle agit quantit 
trs faible, moins de 23 cle suc peuvent inhiber l'action d'une solution 
de glyonalase capable de former plusieurs grammes d'acide lactique. L'inac- 
tivationdela glyoxalase n'est d'ailleurs pas instantane; cette inhibition n'est 
due ni la trypsine, ni l'amylase, ni la lipase : la papane, les extraits 
salivai res qui contiennent de l'amylase, les extraits hpatiques qui con- 
tiennent de la lipase ne l'attaquent pas. Il est important de noter, tant 
donn le rle que peut jouer la glyoxalase dans le mtabolisme hydrocar- 
bon, qu'elle est prsente dans le sang d'iiommes diabtiques, dans le sang 
et le foie de chiens rendus exprimentalement diabtiques par ablation 
du pancras, avec cependant une activit un peu moindre que chez les sujets 
normaux. E. Terroine. 

Gramenizky (M. J.). Rapport entre l'tat actif et inactif du ferment 
et sa tension superficielle. Les ferments chauffs deviennent inactifs, 
laisss tels quels ils rgnrent spontanment. Pendant Pinactivation on 
constate toujours une diminution de la tension superficielle, pendant la 
rgnration la tension superficielle augmente de nouveau. La grandeur et 
la dure de la rgnration dpend du degr et de la dure du chauffage. 

E. Terrolne. 

a) Battelli (F.) et Stern (L.). Influence des anesthsiques svr les oxy- 
doncs. Les oxydones sont des catalysateurs insolubles, diffrents des 
oxydases; contenus dans les tissus, ils acclrent les oxydations. On dis- 
tingue ainsi suivant que l'action acclrante est exerce lors de l'oxydation 
de l'acide succinique, de la phnylnediamine ou des acides citrique, malique 
ou fumarique, la succinicoxydone, la phnylnediaminoxydone et la citri- 
coxydone. Les anesthsiques, dans de certaines limites de concentration, ne 
diminuent pas l'action de la succinicoxydone, la dose active est trs rappro- 
che de celle qui produit la destruction de l'oxydone. Les anesthsiques gras 
ou aromatiques une certaine concentration (concentration critique) prci- 
pitent les nucloprotides des tissus. La prcipitation totale se fait une 
concentration plus forte (concentration limite). La destruction de l'oxydone 
et la prcipitation des nucloprotides sont deux phnomnes parallles. Aprs 
sjour d'un muscle au contact de Panesthsique, la succinicoxydose est 
affaiblie la concentration critique et dtruite la concentration limite. Il 
existe un rapport troit entre les concentrations narcotiques des anesthsi- 
ques et celles qui dtruisent l'oxydone. Ce rapport est plus troit que celui 
des concentrations narcotiques avec le coefficient de partage des anesth- 
siques entre l'eau et l'huile. E. Terroine. 

b) Battelli (F.) et Stern (L.). In^nence des aldhydes sur li-s oxydones. 

Les aldhydes une certaine concentration sont sans action sur la suc- 
cinicoxydone; l'action n'existe qu' des concentrations voisines de celles 
qui dtruisent l'oxydone. Les aldhydes ne prcipitent pas les nuclopro- 
tides comme les autres anesthsiques; mais ils les modifient, et ce chan- 
gement est en rapport avec la destruction des oxydones. La destruction des 
oxydones se fait des concentrations plus faibles 40 qu' 15. E. Ter- 
roine . 



004 i;.\NNE rUOLOGIQUE. 

Buetow (L.). I'^ii:i/mrs de l'/n/pop/it/sr. L'hypojjliyse contient les 
ferments suivants : la ctalase, la diastase, la pepsine, la trypsine, la per- 
oxvilaso, la trilmtyrinase et l'urase. On ne trouve ni invertase, ni lactase, 
ni'fe'rmnt glycol'y tique, ni dsamidase. E. Terroine. 

Barbieri (Pietro) et Carbone (Doinenico). Recherches chimjues et 
liiocfd mit/lies sm' le systme nerveux dans les conditiom vorninlcs et palho- 
lnffi>/iies. D'aprs FisciiKR, les acides favorisent l'imbibition des tissus. Pour 
vrilicr ce fait in viro, les auteurs injectent un lapin de l'acide lactique et 
de l'acide chlorliydrique. Les injections sont sous-cutanes ou intracra- 
nicnnes. Les rsultats sont ngatifs, les auteurs ne constatent point de for- 
mation (rn'dnie et croient que, dans ce cas, les faits observs m vitro ne 
peuvent pas s'appliquer l'animal invivo. E. Tebroine. 

a) Serono iC.) ctPalozzi (A.). Sur les lipodes contenus dans la substance 
iierri'use. Keciicrclies faites sur le cerveau de buf et de veau. La cpha- 
line est de la lcithine impure mle de crbrine. Les lipodes du cerveau 
compreniiont surtout : cholestrine et ses thers 14,25 16,13 0/00; lci- 
thines 39,8 44,1 0,00; crbrine 14,6 14,8 0/00; crasine 3,76 5,8 0/00. 
Il n'existe pas de quantits apprciables de graisses neutres. Les lipodes 
phosphores sont exclusivement des lcithines olique et palmitiques et des 
mlanges de celles-ci avec les autres lipodes. Les acides gras des thers de 
la cholestrine et de la lcithine sont essentiellement les acides olique et 
palmitique. R. Legendre. 

Salkowski (E.). Est-il possible d'augmenter la teneur du cerveau en 
phosphntides? Les lapins supportent bien la cphaline introduite per os, 
l'absorption de ce corps se fait aussi facilement. A la suite de son introduction, 
la teneur de l'urine en acide phosphorique augmente aussi bien en valeur 
absolue que dans son rapport avec l'azote. La cphaline n'est pas mise en 
rserve par le foie, elle semble constituer une rserve dans le cerveau. 
E. Terroine. 

a-d) Mayer (A.) et Schaeffer (G.). Recherches sur la constance lipocy- 
liquf. Teneur des tissus en lipo'ides phosphores. La teneur des tissus en 
composs d'acides gras non volatils et en cholestrine est sensiblement une 
constante. Les autours cherchent la part qui revient dans cette circonstance 
aux phosphatides, en dosant le phosphore lipodique total. A) valeur de 
V- 0' rapport en poids sec : 1) chez les diffrents individus d'une mme 
espce, la teneur en P lipodique, dans un organe donn, est sensiblement 
une constante. 2) 11 y a des variations, dans un mme animal, d'un tissu 
l'autre. 3) Dans diverses espces, les valeurs trouves pour un mme 
organe sont voisines. 4) Les moyennes des divers organes ne varient pas 
au cours do l'inanition, ni de la suralimentation'. Le P lipodique est donc 
vraiseml)lablement la mesure d'un constituant fondamental et permanent 

I II I -^ 1 . acides qrns 

des cellules. .>) Le rapport ^ . est, dans certains types cellu- 
laires, remarquablement constant. B) Valeur de P rapport au poids 
humide (tissus frais) : la teneur d'un tissu frais en P lipodique est caract- 
ristique de ce tissu. F. Vls. 

Termine (E.) et 'Weill (J.). Indices lipocytiques des tissus au cours 
d'luls physioloyi'jucs varis. Inanition et alimentation. Lorsque dans la 



XIII. MORPHOLOGIE GENERALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 225 

srie animale, on passe d'une espce une autre, la teneur en acides gras 
et en cholestrine (indice lipocytique) est caractristique de l'espce; elle 
est plus leve chez le poisson que chez l'oiseau, chez l'oiseau que chez les 
mammifres. 

Chez des sujets de mme espce les teneurs en acides gras et en choles- 
trine (dont le rapport constitue le coefficient lipocytique) varient suivant les 
organes; elles .sont caractristiques pour chaque organe. 

Les diffrences individuelles observes dans la teneur en acides gras et 
en cholestrine d'animaux entiers (souris) ne se retrouvent plus chez les ani- 
maux inanitis. 

Au cours de la digestion d'un repas compos soit de viande et d'hydrates 
de carbone, soit exclusivement de corps gras, les indices lipocytiques des 
tissus autres que le foie ne varient pas. Ces faits amnent penser que les 
acides gras et la cholestrine font partie de combinaisons constantes, carac- 
tristiques des tissus. 

Comme les acides gras, comme la cholestrine, le phosphore lipodiqup 
est un lment qui dans les cellules ne varie ni au cours de l'inanition, ni 
au cours de la suralimentation ; dans une espce animale donne, il est 
caractristique de l'organe considr, il est toujours plus abondant dans le 
rein ou le foie que dans le muscle. Pour ce qui est du sang, la teneur en 
lipodes des hmaties dans une espce donne varie peu autour d'un chiffre 
constant; la teneur des hmaties en acides gras et en phosphore lipodique 
total est de mme ordre de grandeur chez les diffrentes espces, plus grande 
chez les oiseaux que chez les mammifres; la teneur en lipodes du plasma 
varie avec l'alimentation; sa concentration de phosphore lipodique est 
variable d'une espce l'autre. J. Gautrelet. 

Laignel-Lavastine (M.) et Jonnesco (Victor). Uecherches Idslologi- 
ques sur les lipodes de la moelle pinire. Etudes des lipodes de la n- 
vroglie et des cellules nerveuses. Dans ces dernires, la mthode de Regaud 
montre un appareil voisin du rseau interne de Golgi, qui, chez les cobayes 
strychniniss, est dsorient, fragment, dsagrg en grains et en anneaux, 
dissous ou disparu. R. Legendre. 

Mansfeld (G.) et Liptak (P.). La Irons formaiion quantitative des 
lipodes crbraux pendant le dveloppement extra-utrin. L'auteur dose 
dans le cerveau de jeunes chiens les graisses et la cholestrine par la m- 
thode de LiEBERMANN. Il constate que des animaux de mme ge (4 jours) 
provenant d'une mme mre prsentent dans leur cerveau des teneurs en 
substances lipodiques totales sensiblement gales (soit en % du poids sec, 
23,39, 23,53, 22,28,. 23,26). On observe cependant des diffrences indivi- 
duelles, mais trs peu tendues, dans la composition de cet extrait total en 
graisses et en cholestrine. Suivant ensuite le dveloppement, les auteurs 
constatent un enrichissement progressif considrable en lipodes : l'extrait 
total est de 26,05 9^ 4 jours, de 29,68 % 19 jours, de 40,27 % 60 jours, 
de 44,48 100 jours. A ce moment, il a presque atteint la valeur de Tanimal 
adulte, la mre ayant 47,76 %. Cette pauvret en lipodes du cerveau de 
l'animal jeune par rapport celui de l'animal adulte est intressante 
rapprocher de la sensibilit plus grande du jeune vis--vis des agents anes- 
thsiques. E. Terroine. 

Loeb (J.) et Beutner (R.). Signification des lipodes dans la produc- 
tion de diffrences de potentiel lectrique chez certains organes vgtaux. 

l'anne BIOLOGIQUI, XVIII. 1913. 13 



ooG I/ANXKE BIOLOGIQUE. 

Les dilTivncos de putonlirl lectrique observes la surface dplantes 
vivantes intactes sont qualitativement et quantitativement du mme ordre 
que colles qu'on peut mesurer dans la zone de contact d'une solution de 
pliospliatides dissous dans le guayacol, le mtacrsol ou l'alcool amylique 
et d'une solution aqueuse des mmes substances. L'extrait de pommes dans 
le guayacol se comporte au point de vue lectromtrique exactement comme 
un organe vivant. 

Par contre, les acides gras (acide olique, starique, palmitique) inso- 
lubles dans l'eau, ne manifestent pas absolument les mmes ractions que 
les organes vivants qui les contiennent ; on ne saurait donc attribuer les 
ractions lectromotrices des phosphatides leur teneur en acides gras. La 
cholestrine ne prsente galement aucune raction lectromotrice compa- 
rable celle des tres vivants ; il en est de mme pour les albumines solides 
coagules. 

Les autours concluent que les diffrences de potentiel biolectrique obser- 
ves la surface de certains organes vgtaux rsultent de ce que ceux-ci 
sont recouverts d'une mince coucbe de lcithine, d'autres pbosphatides ou 
de substances analogues insolubles dans l'eau, et que les variations quanti- 
tatives de la raction lectromotrice dpendent de la nature des substances 
en (juestion et de leurs solvants. P. Jaccard. 

Fenger (F.). Sur la teneur en iode et en phosphore, la dimension et 
ractivilr phi/siologir/ne des thyrodes du ftus. Si l'on calcule par rap- 
port au poids du corps, on constate que la teneur en iode et en pbosphore 
est jjlus leve dans les tliyrodes du ftus normal que chez l'animal adulte. 
Les glandes des femelles sont plus riclies en iode que celles des mles ; il y 
a lieu de penser qu'elles possdent une activit plus grande. Lorsqu'on 
trouve sur des ftus de grosses thyrodes, les sujets sont toujours beaucoup 
plus petits que les ftus du mme ge thyrodes normales. E. Ter- 

ROINE. 

Masslow (M.). Sur la signification biologique du phosphore pour nn 
organisme en croissance. Les expriences sont faites sur de jeunes chiens 
qu'on rpartit en plusieurs lots. Chaque lot reoit une nourriture dtermi- 
ne. Le jjremier lot reoit une nourriture normale; le second lot reoit une 
nourriture riche en hydrates de carbone, graisses et protiques, et' pauvre 
on phosihore; les lots suivants reoivent la mme nourriture laquelle on 
ajonto du phosphore phosphate de soude, lcithine, glycrophosphate de 
chaux. L'tude du mtabolisme azot montre que tous les lots prsentent 
un bilan azot positif sans qu'il existe une diffrence entre les animaux 
recevant ou non du phosphore. Le bilan phosphore est aussi positif dans 
tous les lots. Avec la nourriture pauvre en phosphore la rtention phos- 
phun'-e est faible (de 0,017 0,042), elle augmente beaucoup avec l'addition 
d<; phosphore la nourriture (0,393; 0,518). L'animal jeune a un mtabo- 
lisme phosphore extra-cellulaire trs faible et il peut le maintenir mme 
avec des quantits minimes de pho.sphore. Dans les mmes conditions un 
animal adulte accuse un bilan phosphore ugatiL Dans les expriences de 
longue dure, M. montre que la nourriture sans phosphore ne permet pas 
la survie de l'animal; l'addition une telle nourriture de phosphate, de 
gIycroi)hospha1e ou de lcithine n'a pas de rsultat apprciable. E. Ter- 

ROINE. 

Lo (H.). Sur l'existence d'une accumulation des graisses dans les orga- 



XIII. MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 227 

ns la suite de l'intoxication pliosphore. Lebedeff ayant nourri un 
chien avec de la viande maigre et de l'huile de lin et l'ayant intoxiqu 
ensuite avec le phospliore, remarque l'autopsie que le foie du chien est 
trs riche en graisses, et il en conclut au transport des graisses dans le 
foie sous l'action du phosphore. L'auteur montre qu'une alimentation avec 
une graisse trangre sans intoxication phosphore donne le mme rsul- 
tat. Dans une exprience de ce genre, la graisse du foie constitue 29,8 % de 
la graisse totale, tandis que ce chiffre n'atteint que 7,62 % quand on sura- 
joute l'intoxication phosphore. Les expriences de Lebedeff ne sont donc 
pas dmonstratives. Pour prouver le fait avanc par Lebedeff et vrai d'ail- 
leurs, il faut oprer sur une portion de foie, en se servant du reste de l'organe 
^mme tmoin. E. Terroine. 

Njegovan (V.). Le lait contient-il des phosphalides? Le lait ne 
contient pas des phosphatides, les traces de phosphore prsentes dans 
l'extrait alcoolique proviennent des produits de destruction de la casine. 
E. Terroine. 

Lo (H.) et Bachem (C). Nourclles recherches sur la formation de 
graisse dans le foie siirviv((iit. On pratique une circulation artificielle 
dans le foie de tortue, en le partageant en deux parties, dont une est parcou- 
rue par une solution de Ringer et sert de tmoin ; sur l'autre on tudie 
l'influence de diverses substances ajoutes. Le mme mode d'exprimenta- 
tion est appliqu au foie de lapin; on se sert dans ce cas de l'appareil de 
Langendorfl'. L'addition de glucose 0,1 % -f glycrine 0,1 % provoque dans 
le foie du lapin une augmentation de la teneur en graisse; les rsultats sont 
moins constants sur le foie de tortue. L'addition de phospliore donne aussi 
des rsultats contradictoires, l'augmentation de la teneur en graisse n'est 
remarque que 4 fois sur 14. La noformation des graisses sous l'influence 
du pliospliore semble donc peu probable. E. Terroine. 

Schutz. Le rapport de l'azote la g)-(tisse d(rns le tissa adipeux. Au 
cours de l'engraissement, le tissu adipeux se remplit de graisse des degrs 
trs divers ; il existe pourtant des limites qui ne peuvent tre dpasses. 
L'auteur a cherch une mesure en valuant le rapport de l'azote la graisse ; 
il trouva pour 1 gramme d'azote chez le porc 551 gr. 5 de graisse, chez le 
mouton 471 gr. 5, chez le veau 268 gr. 5, chez l'oie 1012 gr. ; il y a donc 
dans le tissu adipeux une rgression considrable des corps cellulaires pro- 
prement dits, le tissu ne contenant plus que 0,1 % d'azote, ce qui quivaut 
0,6 9^ de substance protique. E. Terroine. 

Lo (H.) et Truschennikoff ("W.). Recherches sur la formation des 
graisses sous rin/luenee du phosphore. Dans l'autolyse aseptique du foie de 
lapin et de chien, le phospliore dans 8 expriences produit l'augmentation 
des acides gras forms, dans 3 expriences il provoque la diminution des 
acides gras et enfin dans une exprience il reste sans aucun effet. Ces exp- 
riences n'apportent donc aucun appui en faveur de la noformation des 
graisses dans l'intoxication phosphore. E. Terroine. 

Sakaguchi ^K.). Teneur en graisse de l'urine normale et pathologique. 
Le dosage des graisses est fait l'aide de la mthode de Kumagawa. La 
teneur normale en graisse de l'urine d'un homme adulte est de gr. 0085 
par 24 heures. A la suite d'une alimentation riche en graisses, l'excrtion 



ne 



l'anm':k moLuiUQUE. 



crasse aufrniento; ainsi quand le sujet en exprience reoit de 2-J3 -.^54 gr. 
de i^niisse par jour, son excrtion forasse s'lve gr. 034, c'est--dire k un 
cliiiVro 1 l'ois plus grand que le chiffre normal. Les expriences sur des sujets 
npliritiques donnent des rsultats contradictoires : on constate tantt une 
forte augmentation des graisses de l'urine, tantt une augmentation passa- 
irrc danstl'autres cas on trouve une teneur en graisse normale. Dans le dia- 
i)te ' la tuberculose pulmonaire, l'ictre et la cirrhose hpatique on ne con- 
.state aucune augmentation de la teneur en graisses de l'urine. Contrairement 
ScniitA, l'auteur ne trouve pas d'augmentation de la teneur en graisse de 
l'urine 'ia suite d'une fracture d'os. E. Terroine. 

Scaffidi ("V.). iiiirhi ma m'en' de se compo)irr de la ri'aliainc mascuJai^ 
lions la falif/xr. La cratinine n'est pas prforme dans le muscle de 
chien ou de grenouille. La teneur du muscle en cratine varie au repos de 
0.3r4 0,:J'.tU4 %; au travail elle varie de 0,3408 0,3968 %. On ne peut 
donc pas conclure la formation de la cratinine pendant le travail. 

E. Tl-l!IiOIN"E. 

m Myers("V. C.)et Fine (S. M.). La lencur encralinc du muscle l'- 
Ifit normal. Son rajtpoyl avec la cralinine urinaire. La teneur en cratine 
du muscle, pour une espce animale donne, est relativement constante, et 
peut tre caractristi(jue de l'espce : 0,52 % chez le lapin; 0,4.") chez le 
chat; 0,37 chez le chien ; 0,3'. chez l'homme. D'autre part, il semble exister 
un rapport entre le taux de l'excrtion urinaire de cratinine et la teneur du 
muscle en cratine; cette excrtion est en effet de 1/3 plus leve cliez le 
lapin que chez l'homme. On sait, comme l'a montr Folin, que l'excrtion 
([uotidienne de la cratinine est quantitativement constante; c'est l un fait 
que i)eut permettre de comprendre le taux constant de la cratine mus- 
culaire. E. Terroine. 

Il) Myers y\ . C.) et Fine (S. M.). L'influence du jene sur ht cratine du 
muscle. Chez le lapin, la cratine musculaire augmente au dbut de l'ina- 
nition, elle diminue la tin de l'inanition, moment pendant lequel il y a 
une excrtion considrable de cratine urinaire. La cratine urinaire excr- 
te pendant l'inanition est d'origine musculaire. E. Terroine. 

r) Myers ("V. C.) et Fine (S. M.). Influence de ralimenlalion hydrocar- 
Ixine sur la teneur en cratine du m.usclc. L'alimentation hydrocarbone 
prolonge provoque chez le lapin une diminution du taux de la cratine 
musculaire. Ce rsultat dpend pour ces auteurs de l'action d'pargne qu'exer- 
cent les hydrates de carbone vis--vis des protiques. E. Terroine. 

Bottazzi (F.) et Quagliariello (G.). Proprits chimiques et physico- 
cliiun'ipies du suc les muscles stris et lisses. IL Contenu en proti)ies du suc 
et rajrporis entre les granules {myosine) suspendus et la myoprotine dissoute. 
Dans le suc musculaire exprim des muscles trs frais et traits de faon 
lesrduirecn une pte quasi homogne, se trouve une protine dissoute que 
les auteurs ont a])pele myoprotine, et une autre, dite myosine, sous forme 
de granules extrmement petits, invisibles au microscope dans le suc forte- 
uient centi-ifug, mais visibles l'ultramicroscope. Les auteurs ont tent de 
rsoudre le proi)lme de la sparation des deux matriaux et celui de la dter- 
mination de leur proportion et du contenu total de protine dans le suc muscu- 
laire. Du dtail des expriences faites, il ressort que le contenu total des 



XIII. - MORPHOLOGIE GNRALE ET CHIMIE BIOLOGIQUE. 209 

substances protiques musculaires varie de 5,32 9,54 % et, fait plus digne de 
remarque, qu'il est possible de sparer les deux constituants. La mthode 
employe est base sur l'insolubilit des granulations de myosine, soit dans 
les solutions de sels neutres, soit dans l'eau distille. Il est vident qu'au 
cours de la filtration, il y a perte d'une certaine quantit de granules aussi 
fins; les valeurs donnes sont donc approximatives. La masse granulaire 
constitue du 33 au 01 % des protines totales contenues dans le suc. Ce sont 
les muscles du taureau qui donnent la plus faible quantit relative de myo- 
sine, puis vient la musculature du cheval et finalement celle du chien. 

Le rendement en suc a vari d'un minimum de 32 gr. 7 un maximum de 
57 gr. 7 pour 100 grammes de viande exprime. Le poids spcifique 
des sucs n'a prsent que de trs faibles oscillations : 1,041 1,046. Le poids 
spcifique maximum correspond au suc le plus concentr, le minimum 
l'un des moins concentrs. 

La viscosit est parallle au contenu total en protines. De mme, le con- 
tenu total en azote et en rsidu sec et cendres varie paralllement au contenu 
total en protines. Si du rsidu sec on soustrait le contenu en protines 
totales, on a une diffrence qui est notablement suprieure au contenu en 
cendres totales. M. Boubier. 



CHAPITRE XIV 
l>liysiolog;ic gnrale 

a) Acqua (C). Sid sir/nificalo dei deposili originalisi nelV interno di 
pifinle coUivate in sohi:io)ii di sali di manganse. (Annali di bot., XI, 467- 
471.) ^ [Analys avec le suivant 

Ij) _ Sidla diffusione dei ioni nel corpo dlie piaule in rapporto spe- 

ciahnenle al hiogo di formazione dlie soslanze proteiche. (Annali di bot., 
XI, 581-312, 3 pi.) [267 

Alexander (F. G.) und Cserna(St.). Einfluss der Narcose aitf den Gas- 
irec/isel des Gehirns. (Biochem. Zeitschr., LUI, 100-116.) [319 

Amar. Effets phi/siologiques du travail et degr de fatigue. (C. R. Ac. Se, 
CLvil, 646.) ' [294 

Andriescu (C.) et Ciuca (M.). De l'action du srum aiitityphiqiie de Bes- 
rcdka sur CvoUilion de la fivre typhode. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 
170-185.) [327 

Anthony (R.) et Chevroton (L.). Considrations sur les^attitudes et la 
locomotion de Vhippocampc. (Arcli. Zool. expr., Ll, 11, Notes et Revue.) 

[Etude des attitudes et de la locomotion de 
l'Hippocampe l'aide de la mthode chronophotographique. M. Lucien 

Arcichovskij (V.). Die Wirkung der Giflsto/fe verschiedener Konzentra- 
tiiinenmif die Samen. (Biochem. Zeitschr., L, 233-245.) [331 

Ardin-Delteil. Ngre (L.) et Raynaud (M.). Recherches cliniques et exp- 
riiiieulates sur la vaccinnthrapie de la fivre tgphoide par le virus sensibi- 
lis de Besredka. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 644-651.) 

[Recherches cliniques et exprimentales apportant des faits pr- 
cis eu faveur de cette nouvelle mthode vaccinothrapique. G. Thiry 

Argyll Campbell (J. R.). The chemistry of the mammary gland. (Quar- 
lerly Journ. of Physiol., Vil, 53-.'j6.) ^ [290 

Armby (H. P.) and Pries (A.). The influence of standing or lying upon 
the melabolismof Caille. (Amer. Journ. of Phys., XXXI, 245.) 

[L'augmentation des changes, chez 
le hctail, pendant la station debout, atteint parfois 20 %. J. Gauteelet 

Arthus (Maurice). Recherches exprimentales sur le venin de Bulhus 
qniuqueslriatus. (C. R. Ac. Se, CLVl, 1256-1258.) [329 

Ascoli (G.) et Legnani (T.). L'hypophyse est-elle un organe indispensable 
la vie? (Arch. Ital. de Biol., LIX, 235.) [287 

Asher (L.). Beitriige ziir Phi/siolooie der Driisen. (Biochem. Zeitschr., 
lA', 13-45.) [281 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 231 

Babak (E.). Zto- Regnlalion des Atemstromes bei den Lamellibranchialen. 
(Zeitsclir. f. allg. Physiologie, XV, 184-198.) [La rgulation de la respiration 
chez Anodonta et Unio est principalement assure par l'pithlium vibra- 
tile des orifices branchiaux et probablement prside par le systme ner- 
veux. Les variations de la teneur de l'eau en oxygne influent sensiblement 
sur l'activit de l'pithlium vibratile, sans toutefois exercer la moindre 
influence sur les mouvements des valves, lesquelles, par consquent, ne 
paraissent pas jouer un rle dans l'acte respiratoire. M. Mendelssoiix 

Babes (A.) et Bantoi (C). L inanition chez les herbivores. (Bulletin de 
la Soc. scientif. de l'Acadmie roimiaine, 196-206.) [Expriences sur l'a- 
gneau, qui peut supporter une perte de poids jusqu' 50 %. Chez les her- 
bivores, l'inanition est plus qu'une subnutrition; c'est aussi une intoxica- 
tion. L'urine, au point de vue de sa composition chimique, devient celle 
des carnivores. Il existe un paralllisme exact entre l'acidit et les quan- 
tits de phosphate limines; les chlorures diminuent et l'ure aug- 
mente progressivement jusqu' la mort de l'animal. M. Mendelssoun 

Bach (A.). Les ferments oxydants et rducteurs et leur rle dans le pro- 
cessus de respiration. (Arch. Se. phys. et nat., XXXV, 240-262.) [257 

Bainbridge (F. A), Collins (S. H.) and Menzies (J. A.). Experiments 
on Ihe kidneys of the froy. (R. Soc. Proceed., B. 588, 355.) [Les glomru- 
les semblent former par filtration une urine isotonique dont le NaCl est 
ensuite absorb lors du passage travers les tubules. H. de Varigny 

a) Ballowitz (E.). Ueber Erythrophoren besonderer Art in der Haut von 
Knochen/ischen. (Arch. mikr. Anat,, LXXXll, 13 p., 1 pi.) [300 

b) ~ Ueber die Erythrophoren in der Haut der Seebarbe Mal lus L., und 
liber das Phaenomen der mojuentanen Ballung und AusbreUung ihres Pig- 
mentes. (Arch. mikr. Anat., LXXXIII, 14 pp., 2 pi.) [300 

c) Ueber chromatische Organe, shwarzroie Doppelzellen und andere ei- 

genartige Chromatophorenvereinigungen, iber Chrouiatophoren fragmen- 
tation und i'iber den feineren Bau des Proloplasmas der Farbsloffzellen. 
(Verh. Anat. Ges., 8pp., 4 fig.) [301 

d) Das Verhalten der kerne bei der Pigmentstrmung in den Erythro- 
phoren von Knochenfischen. Nach Beobachtungen an der lebenden Hotzelle 
von Mullus. (Biol. Centralbl., XXXIIl, 490-494, 5 fig.) [301 

Bancroft. Heliolropism, Differential sensibility and Galvanotropism in 
Evglena. (Journ. of Exper. Zoology, XV, n" 4, 383-428.) [338 

Bassalik (Kasimir). Ueber die Verarbeitung der Oxalsure durch Bacil- 
lus extorguens n. sp. (.Jahrb. f. wiss. Bot., LUI, 255-301, 3 fig.) [269 

Battez et Boulet. Action de F extrait de prostate humaine sur la vessie et 
sur la pression artrielle. (C. R. Soc. Biol., I, 8.) [328 

Baunacke (W.). Studien zur Fraqe nach der Statocyslenfunkt ion. (Biol. 
Centralbl., XXXIIl, 427-452, 11 fig.) ' [344 

Belin (Marcel). Des rapports existant entre Vanaphylaxie et V immunit . 
(C. R. Ac. Se, CLVl, 1260-1262.) [327 

Bernard (S.), Le Play (A.) et Mantoux (C.). Capacit pulmonaire mi- 
nima compatible avec la vie. (Journ. Phys. Path. gn., 16.) 

[La capacit pulmonaire totale r- 
duite 1/6 peut suffire chez le chien entretenir la vie. J. Gautrelet 



.^,;52 LAN.NKE BlULUGIQUE. 

Besredka (A ^. Di-n.r ini.-^ le rarrination nntHyphique avec le virus seini- 
i.,l,sr riranr \un. Inst. Pasteur, XXVll, COT G-JO.) [327 

Besredka lA ), Strbel (H.) elJupille (F.)- - Anapliylotoxine, pcpto- 
tnxinr ,'t jifpdnie dans leurs rapports avec l'anajj/ii/laxie. (Ann. Inst. Pas- 
teur. XXVII. 18.VJ04.) [La vaccination vis--vis de l'ana- 
pliyl'otoxinp. de la peptotoxine et de la peptone prsente des caractres 
bien dfinis, communs ces trois substances, mais nettement distincts 
dos caractres qui rgissent l'antianapliylaxie classique. G. Tiiiry 

BeutneriR.l. Einif/e urilere Versurhe betroffeml osmotisrhe uml holloi- 
ilulr Qurilunf] (1rs Mus/ieh. (Biocliem. Zeischr., XLVIII, \>ll-2-To.) [323 

Bierry et Fandard (L.). Variaiiom de la r/h/rrniie pendant Vinanitinn. 
(C. W. Ac. Se, CLVI, 2010.) [Le sucre combin 

suint, comme le sucre libre, d'importantes variations. J. Gautrelet 

Billard et Grelletty. -- Modifications des ractions anaphi/lacliques sous 
l'in/luencr du trailemcnl par les eaux minrales naturelles [Vichy). (C. R. 
Soc. Hiol., 1, 60G.) 

[L'injection de certaines eaux minrales conscutive k l'injection 
d'un antigne (srum) est susceptible de diminuer, de supprimer mme 
les accidents anapliylactiques, dus une seconde injection dchanante 
de srum; avec d'autres eaux on observe, au contraire, une sensibilit plus 
grande de l'animal. Une injection de bleu de mthylne est capable 
de provoquer, aprs un long temps, des accidents mortels, par mise en 
circulation des anaphylotoxines, chez des animaux qui avaient rsist 
une injection dchanante de srum de cheval. J. Gautrelet 

(I) Bloor (W. R.). (Jn fat absorption. II. Ahsorplion of fat-like sub- 
.^lanri's nthrr tlian fats. (Journ. of biol. Chemistry, XV, 105-117.) [271 

i) On fat absorption. III. Changes in fat during absorption. (Journ. of 
biol. Chemistry, XVI, 527-529.) [272 

Boer (S. de). Ueber das Eleh(r(nnyogramm derveralrinisierten Muskeln. 
iZeitschr. f. Biologie, LXI, 143-155. j 

[La variation lectrique d'un muscle vratrinis 
prsente une longation trs rapide suivie d'une longation plus brve. La 
courbe de la variation lectrique concorde avec celle de la contraction du 
iiuiselo vratrinis. Souvent la lenteur de la variation lectrique est plus 
grande (jue la dure de la contraction correspondante. M. Mendelssohn 

Bokorny (Th.). Nochmals ber Trennung von Leben und Gdrkraft. 
(Arch. f. d. ges. Physiol., CLII, 3G5-436.) [263 

Bordet (J.) et Delange (L.). Sur la nalurr du cylozyrne. Recherches 
sur 1(1 coagulation du sang. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 341-358) [276 

Boresch (K.). Die Frbung von Cyanophyceen und Chlorophyceen in ihrer 
Abhdugighcit vom Slickstoffgehalt des Subsl7Yites. (Jahrb. f. wiss. Bot., LU, 
U.-.-18G, Ifig.) [305 

Bose (J. C). On diurnal variation of nioto-excilabiliti/ in Mimosa. (Ann. 
of Bot., XXVII, 759-770, 17 fig.) ' [207 

Bouyoucos (G.). Transpiration of Wheat Seedlings as affected by diff- 
rent derisities of a complte nutrient solution in water, sand and soil cul- 
tures. (Beih. z. bot. Centralbl., Abt., XXIX, 1-20.) [314 

Boysen-Jensen (P.). Ueber dit; Leitung des phototropischen lieizes in 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. ?33 

(1er Avenn Koleoptile. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 10, 550- 
566, 6flg.) [338 

Brockmann-Jerosch (H.). Die Trichome der Blatlscheiden bei Grsern. 
(Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 10, 590-594, p. XXII.) [272 

a) Brown (T. Graham). The phenome^ion of Narrosis progression in 
nuimmah. (Roy. Soc. Proceed., B. 586, 140.) [tude des phno- 

mnes de locomotion durant la narcose des animaux. H. de Varigny 

b) Rhylhmic movement in the mammal. (IX^ Congrs intern. de Phy- 
siologie, Groningue, septembre 1913.) [296 

Burge. The iiniform raie of the destruction of pepsin by thejmssage of 
the direct electric current. (Am. .1. of Phys., XXXII, 41.) 

[L'activit digestive d'une solution de pepsine est diminue 
par le passage du courant dans certaines conditions. J. Gautrelet 

Burker, Jooss, Moll und Neumann. Die physiologischen \Virkt(ngen 
des Hohenklimas. II. Die Wirkungen auf dos Bhit, geprtft durch tgliche 
Erylhrozytenzahlungen und tgliche qualitative und quantitative Ilumo- 
glohinbestininiungen ira Blnte von vier Versuchspersonen wcthrend eines 
Monats. (Zeit. f. Biol., LXI, 379-516.) [313 

a) Busacca (A.). Sidla genesi del pigmenta cofroideo. (Riserche dal 
Laboratorio di Anatomia normale e pathologica dlia R. Univ. di Roma, 
XVII, 15-29, 2 pi., Dec.) [302 

b) Sulla fina struttura corroda. (Ibid., 73-78, 1 pi.) [Ibid. 

a) Busquet (H.). Arrt diastolique des ventricules par fibrillation des 
oreillettes sur le cur (r/faibli du lapin. (C. R. Soc. Biol., I, 83.) 

[1 Sur certains curs affaiblis 
de lapins, la fibrillation auriculaire d'origine lectrique provoque l'arrt 
des ventricules en diastole ; 2 le phnomne d'arrt se produit encore 
aprs atropinisation de l'animal ; il est donc indpendant de toute excitation 
lectrique d'un centre cardio-inhibiteur auriculaire. J. Gautrelet' 

b) Modification sous Finfluence de la pilocarpine, de la. raction ven- 

triculaire conscutive la fibrillation des oreillettes chez le chien. (C. R. 
Soc. Biol, 11,287.) [322 

Calmette (A.) et Gurin (C). Nouvelles recherches exprimentales sur 
Ut vaccination des bovids contre la tuberculose et sur le sort des Bacilles 
tuberculeux dans Vorganisme des vaccins. (Ann. Inst. Pasteur, XXVIl, 
162-170.) [332 

Cameron (A. T.) and Brcwnlee (T. I.). The effect of low tempratures 
on cold-blooded aninwls. (Quarterly Journ. of PhysioL, VII, 115-128.) [312 

Camus (J.). Arrt de la polypne jjar l'apomorphine. (C. R. Soc. Biol., 1, 
399.) [L'apomorphine arrte 

aussi bien la polypne centrale que la polypne rflexe. J. Gautrelet 

Cannon (W.) and Lyman (H.). The depressor effect of adrnaline on ar- 
terial pressure. (Am. J. of PhysioL, XXXI, 376.) [322 

Cannon ("W.) and Nice. The effect of adrenal scrtion in muscular 
fatigue. (Amer. J. of Phys., XXXII, 44.) [Si l'on enre- 

gistre la courbe de fatigue du muscle tibial chez le chat et que l'on pro- 
voque l'hyperscrtion surrnale par excitation du splanchnique gauche, 



034 L"ANNE BIOLOGIQUE. 

on constate un relvement de la courbe. Ce rsultat est plutt d une 
anuMioration circulatoire qu' une action de l'adrnaline. .T. Gaitrelet 

Carlson (A. J.). ConlribxUions to the physiology of Ihe Slomach. IV. The 
influence of the contractions of the Empty Stomach in mnn in the vaso- 
motor centre. On the Hnte of Ihe heart beat, on the reflex excitabilily of the 
spinal cont. (Amer. Journ. of PhysioL, XXXI, 3I8-3-:27.) 

|La faim produit une hyperexcitabilit de l'axe gris ; 
le rflexe rotulien est exagr, le rythme cardiaque s'acclre et l'on 
oh.'erve des oscillations vasomotrices synchrones avec les contractions 
musculaires provoques par la vacuit de l'estomac. M. Mendelssoiin 

n) Carnot (Paul) et Glnard (Roger). De l'action du sn sur les mou- 
vements de l'intestin perfus. (C. R. Soc. Biol., LXXIV, 120-122.) [296 

b) De la perfusion intestinale chez l'animal vivant. (C. R. Soc. Biol., 

LXXIV, 328.) [296 

Cayley (Dorothy M.). .1 preliminary note on a new bncterial disease 
of l'isiDii salivinn. (Roy. Soc. Proceed., B. 586, 171.) 

[Description de la maladie et de l'agent de 
celle-ci, un bacille qu'on n'a pas encore russi cultiver. H. de V.vrigny 

Chodat (R.) et Sch-weizer (K.). Nouvelles recherches sur les ferments 
oxydants. VI. La ti/rosiiu/se est aussi une dsamidase. (Arch. Se. phys. et 
nat., XXXV, 140-147.) [258 

Choukevitch (J.). Recherches .s-wr la flore microbienne du gros intestin 

des bovids et des montons. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 246-263, 307-322.) 

[Chez trois espces, cheval, buf, mouton, possdant un tube gastro- 

inte.stinal dissemblable, on trouve une flore analogue, flore utile. Microbes 

du groupe B. Bodella, spores terminales, comme B. tetani. G. Thiry 

Clarck (O. L.). (jebernegativen Phototropismusbei Avena sativa. (Zeitschr. 
f. Bot., 737-770.) [340 

. rt) Combes (R.), Passage d'un pigment anthocyanique extrait des feuilles 
rouges d'automne an piqment jaune contemi dans les feuilles vertes de la 
mme plante. (C. R. Ac! Se, CLVII, 1454-1456.) 

[Ce passage peut tre obtenu 
en dehors de l'organisme, par oxydation du pigment rouge. M. Gard 

b) Untersuchungeniiberdenchemischen Prozess der Bildung der Antho- 

kyanpigmente. (Ber. derdeutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 10, 570-578.) [303 

Cook and Pembrey (M. S.). Observations on the effects of muscular exer- 
cise upon hian. (.Journ. of Physiology, XLV, 429-446.) [La marche apporte 
des modifications importantes l'organisme de l'homme au point de vue 
de la respiration. L'air alvolaire est modifi par l'exercice. La priode 
dysjinique, passagre au dbut d'une course, est occasionne parl'augmen- 
tation de la quantit d'acide carbonique dans l'air alvolaire. La ventila- 
tion ultrieure plus adquate l'effort fait disparatre bien vite la sensa- 
tion dyspnique, mme si la course est poursuivie. M. Mendelssohn 

Cramer ("W.) and Krause (R. G.). Carbohydrate metaboUsm in Us rela- 
tion to the Thyrod Gland. The effecl of thyro'id feeding on the glycogen 
content of the liver and on the nitrogen distribution in the urine. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 591, 550.) [284 

Cserna St.) uiid Kelemen (G.). Grosse der Arbeil kranker Niere. (Bio- 
cheui. Zeitschr., LUI, 41-C)9.) [292 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE, 235 

Cushing (Harvey). The piluitary bodij and ils desorders. (Philadelpliia, 
Lippincott et C", 341 pp., 319 fig.) [285 

a) Dangeard (P. A.). Nouvelles observations sur rassimilalion chlorophi/l- 
licnne et rponse quelques critiques rcentes. (Bull. Soc. bot. de France, 
4e srie, XIII, 166-175.) [269 

b) Sur l'action de la radiation dans un mlange de substances coloran- 
tes. {C. R. Ac. Se, CLVl,l8U-lS4.) [309 

Degener (Lyda May). The effect of thijroid extirpation on tlie hi/po- 
physis cerebriinthe 7-abit. (Quarterly Joiirn. of Physiol., VI, I1I-I18.) [282 

Delaiinay (H.). Recherches sur les changes azots des invertbrs. (Arch. 
internat, de Physiol., XIII, 126-166.) [263 

a) Demoor (Jean). Le mcanisme intime de la scrtion salivaire. 
(Arch. intern. de Physiologie, XIII, 187-207.) [279 

b) A propos du mcanisme iitlime de la scrtion. (Bull. Ac. Roy. Md. 

Belgique, 1-8.) [279 

Denis W.). Metaholism Studies on cold-blooded animais. II. The blood 
and urine of fish. (Journ. of biol. Chemistry, XVI, 389-393.) [264 

Desgrez et Dorlans. Influence du groupement amin sur la pression 
artrielle. (G. R. Ac. Sc.,CLVI, 823.) [Une dose minime de substance ami- 
ne provoque Thypotension, une dose forte l'hypertension. J. Gautrelet 

Dhr (Ch.). Sur la diversit des hmocijanines suivant leur provenance 
zoologique. (C. R. Ac. Se, CLVII, 309.) [302 

Dhr et Burdel. Sur l'absorption des rayons visibles par les oxyhmo- 
cyanines. (G. R. Ac. Se, GLVII, 553.) ' [303 

Dhr et Ryncki. Sur V absorption des rayons visibles et ultra-violets 
par les pigments carotinodes. (C. R. Ac. Se, CLVII, 501.) [303 

Dienes (L.). Beitrge zur Kenntnis des Stoffwechsels in der Schwanger- 
schdfl und der Lactation. (Biochem. Zeitschr., LV, 124-134.) [265 

Doposcheg-Uhlar (J.). Studlen zur Verlaubung und Verknollung von 
Sjirossanlagen bei Wasserkultur. (Flora, CVI, 216-235.) [316 

a) Doyen et Sarvonat. Passage d'une nuclo-protide anticoagulante 
dans le sang. (G. R. Soc. Biol., I, 78.) [276 

b) Proprits anticoagulantes de V acide nuclinique extrait des globules 
du sang des oiseaux. (G. R. Soc. Biol., I, 312. j [Ibid. 

c) Action anticoagulante de l'hmatogne. (G. R. Soc. Biol., I, 368.) 

[Ibid. 

d) Action compare des divo's phosphates sur la coagulation du sang. 
(G. R. Soc. Biol., I, 460, 560.) [277 

e) Action du nuclinate de soude sur la glycolyse. (G. R. Soc. Biol., I, 
569.) [Ibid. 

/) ~ Action compare du nuclinate de soude sur la coagulation du sang 
et la coagulation du lait. (G. R. Soc. Biol., I, 765.) [Ibid. 

g) Pouvoir glycolytique du sang prlev pendant l'intoxication provo- 
que par les peptones. (G. R. Soc. Biol., I, 779.) [Ibid. 



-;;,, L-A-NNL:E lUOLOGlQUE. 

A Doyon et Sarvonat. Suclinate de soude et pouvoir coagulant du 
srum. iC. K. Soc.Biol., I, 872.) [Ibid. 

,) Arlion de divers co)-ps sur le pouvoir coagulant du srum. (C. R. 

Soc. Biol., I, i:W2.) [Ibid. 

/) _. Action de diverses anlithrorabines sur le pouvoir anticoagulant du 
srum. (C. R. Soc. Biol., 1, 1305.) [Ibid. 

Drdge iK.). Uber Verdnderungen in der chemisclien Konstitution des 
fierkiirjtcrs nacli Extirpation der MHz, der Hoden und des Schilddriisen- 
apparatcs. (Arch. f. d. ges. Physiol., CLII, 437-477.) [280 

a) Dubois (Raphal). Sur la nature et le dveloppement de l'organe 
lumineux du Lauipyre noctiluque. (C. R. Ac. Se, CLVI, 730-732.) [209 

/,) Sur le traitement del tuberculose par les microorganismes marins. 

(C. R. Ac. Se, CLVI, OU.) [A propos du travail du D'" Friedmann 

sur la liurison de la tuberculose par des bacilles de la Tortue de mer, 
rapi)elie ses jjfopres expriences, dj anciennes, sur un Micrococcus du sac 
perier de Pinna et annonce de nouvelles expriences. I\I. Goldsmith 

Dubois (Ch.) ot Boulet (L.). Action des extraits de prostate sur les cir- 
culations crbrale et rnale. (C. R. Soc. Biol., I, 811.) [327 

Durig (A.) und Grau (A.). Der Energieumsatz bei der Diathermie. (Bio- 
cluMu. Zeitschr., XLVIIl, 480-498.) [312 

Dustin (A.). Influence de l'alimentation sur le dveloppement du thymus 
de liana fusca. (C. R. Ass., Anat. 15^ runion, Lausanne) 1913., [281 

Elias (H.) und Kolb (L.). Ueber die Rolle der Saur e im Kohlenhydralstoff- 
imVfse/. (Biochem. Zeitschr., LU, 331-362.) [321 

Elsas (Bernhard). Der Einfluss der Nahrungszufuhr uf den Gaswechsel 
des fdlbliilers. (Zeit. f. Biol., LXII, 1-31.) [2o7 

Enriques (Paolo) e Zweibaum (Jules). Sul pigmento nel systema 
nervose degli Invertebrati e le suo modificazioni sperimentali. (Bios, 1, 
fasc. I, 21-30.) [308 

Etienne. finlersyslole du cur humain normal. (C. R. Soc. Biol., 1,44.) 

[L'intersystole 
n'est pas accidentelle, mais physiologique, chez l'homme. J. Gautrelet 

Ewald (Wolg. F.). Ist die Lehre vom tierischen Phototropismus wider- 
Icyi? (Archiv f. Entw.-Mech., XXXVll, 4 cahier, 581-598.) [336 

a) Faber (F. C. von). Biophytum apodiscias, eine neue sensitive Pflanze 
aus .fava. (Ber. der deutsch. bot. Geseilsch., XXXI, 6, 282-284.) [207 

1^} Ueber Transpiration und osmotischen Druck bei den Mangroven. 

(Ber. der deutscli. bot. Geseilsch., XXXI, 6, 277-281.) [254 

'') Ueber die Organisation und Entivickelung der irisierenden Krpers 

drr riorideen. (Zeits. f. Bot., 801-820.) [307 

a} Fedeli. Autolyse des tissus d'animaux nphrectomiss. (Journ. Phys. 
Path. gn.) ' [264 

'') De la respiration du sang et des tissus chez les animaux nphrecto- 
miss. (Ibid., 276.) [Tout d'abord, l'oxygne du sang augmente 
et la production de GO- diminue : puis, quand les symptmes d'intoxica- 
tion sont aggravs, roxygne diminue et CO'^ augmente. J. Gautrelet 



XIV. PHYSIOLOGJE GENERALE. 237 

Fessier (K.). Untersuc/uingen an Buchweizenschcden. (Zeitschrift fur 
physiol. Chemie, LXXXV, 148-155.) [315 

a) Fredericq ^H.). Sur les modifications des nerfs acclrateurs du cur 
et les modifications qu'elles prouvent sous Vinfluence des divers agents 
thrapeutiques. (Arch. int. Physiol., XIII, 125.) [27.3 

b) Rsistance compare des nerfs et des muscles de grenouille la com- 
pression mcanique. (Arch. internat, de Physiologie, XIII, 311-316.) 

[Voir ch. XIX, I 

c) Sur la nature myogne ou neurogne de la conduction entre les 
oreillettes et le ventricule chez le lzard et la tortue. (Arch. internat, de 
Physiologie, XIII, 427-431.) [272 

a) Fredericq (Lon). L'onde de contraction systolique des oreillettes du 
civur du cliien. (Arcli. internat, de Physiologie, XIII, 250-254.) [273 

b) Sur la rgulation de la temprature chez- la animaux sang chaud. 
(Arch. internat, de Physiologie, XllI, 353-358.) [298 

Freund (H.). l'eber die Bedeulung der vagi f tir die Warmeregulation. 
(Arch. f. experiment. Pathologie iind Pliarmakol., LXXIl, 295-303.) 

[Les animaux 
qui ont subi la double section des vagues au-dessous du diaphragme de- 
viennent incapables de toute rgulation thermique; ils sont presque dans 
le mme tat que si on leur avait sectionn la moelle cervicale. L'auteur 
conclut qu'il existe une relation entre les voies nerveuses de la rgulation 
thermique, et l'innervation des organes abdominaux. M. Mendelssohn 

Frisch (Karl v.) und Kupelwieser (Hans). Ueber den Einflxiss der 
LiclUfarbe auf die photolaktischen Heaklionen niederer Krebsc. (Biol. Cen- 
tralbl., XXXlil, 517-552, 3 pi.) [339 

Frouin (A.). Action inliibitrice de la bile sur Vactivalion du suc pancra- 
tiquepar les sels de calcium. (C. R. Soc. Biol., 1, 1405.) 

[Dans les conditions habituelles 
de la digestion, les sels de chaux ne peuvent donc remplacer le suc 
intestinal que s'il y a dficience de la scrtion biliaire. J. Gautrelet 

a) Garrelon (L.), Langlois (J, P.) et Poy (G.). La polypne thermique. 
Pneumogastriques . Adrnaline. (Journ. Phys. Path. gn., 564.) [256 

b) Pneumogastriques et polypnes. (C. R. Soc. Biol., I, 547.) [256 

Gautier (Cl.l. Glucosurie chez la grenouille par lapilocarpine. Impor- 
tance de la voie d'introduction du poison. (C. R. Soc. Biol., II, 691.) 

[Pour obtenir la glycosurie 
d'ailleurs brve, il faut injecter l'alcalode dans le foie. J. Gautrelet 

a) Gautrelet (J.) et Briault (P.). Influence de l'adrnaline sur l'anes- 
thsie par le chloralose. (C. H. Soc. Biol., 11, 40.) [322 

b) Contribution Vtude des phnomnes circulatoires dans l'ana- 

phylaxie adrnalique. (C. R. Soc. Biol., II, 105.) [322 

c) De l'obtention l'aide de la thionine de ractions cardio-vascu- 

laires caractristiques d'une injeciion antrieure d'adrnaline. (C. R. Soc. 
Biol., II, 206.) [322 

Gavin ("W.). On the e/fecis of administration of extracts of pituitary 
bodi/ and corpus luteum to milck cows. (Quarterly Journ. of Physiol., VI, 
13-16.) [328 



o^^ L'ANNKE BIOLOGIQUE. 

r^oxrrtn ,T \ - neilnioe :ur J>/n/.<inlo(/ie (/es i\herkhenden Dunndarmes von 
Inui^iuL. (A.V1.. f. d. ges. Pl.ysiol., CLl, 407-455.) [204 

resell (R -On Un' lielalion of puise pressure to rnal secrehon. (Am. J. 
f l'I.vs " XXXII, 70.) [La quantit d'urine limine en gnral varie dans 
le mme sens que la grandeur de la pression sanguine. - J. Gautrelet 

Glnard iRoger\ Les mouveDienls de l'intestin en circulalion artificielle 
^chec les vcrivbrs). (Tlise, Paris, 17S pp., 10 fig.) [296 

Goddard (K N ) Can fungi living in ar/riciiltural soil assimilate free 
nlimnen:' (Bot. Gazette, LVI, 249-305, 18 fg.) [Beaucoup 

d'espces de cliarnpignons vivent dans le sol agricole, soit compltement, 
soit momentanment. Aucune des 14 espces tudies, isoles par des 
cultures, ne s'est montre capable d'assimiler l'azote libre. P. Guerin 

Goodey (T.). The e.rcystation of Colpoda cucullus from ils rcsling ctjsts 
and the nature and properties of the cystmonbranes. (Roy. Soc. Proceed., 
B .^S'.l, 427.) [tude sur la composition des 

m'embranes cystiques, et sur l'ex-cystement qui se fait par digestion de 
TiMidocyste par un enzyme qui serait une cystase, l'hydrocarbone (nou- 
veau) formant l'endocyste recevant le nom de cystose. H. de Varigny 

Gouin et Andouard. Action du sucre sur la nutrition. (C. R. Soc. Biol., II, 
IQj^o.) [Si l'on introduit une certaine quantit de sac- 

charose dans le rationnement d'une velle, on provoque une diminution 
des changes organiques, l'abaissement du taux des dpenses nutritives 
ot en mme temps une acclration de la croissance. J. Gautrelet 

Gradineseu (A.). Der Einfuss der Nebennieroi auf den Blutkrcislauf 
und den Stoffiveclisel. (Arch. f. d. ges. Physiol., CLIl, 187--253.) ['.^91 

Graham (G.) and Poulton (E. P.). The alleged excrtion of crt ine in 
Carliohgdrate Starvation. (Roy. Soc. Proceed., B. 594, 205.) 

[L'absence d'hydro-carbons dans 
lus aliments ne provoque pas une excrtion de cratine. H. de Varigny 

Griesbach (W.l. Ueher Milchsaurebildung ans Ku/ilenliydrat im lac/i- 
farbenen Mute. (Biocliem. Zeitschr., L, 457-468.) [278 

Grh (J.). Wirkung des Eisengehaltes des Blutmehles auf den Eisen- 
umsatz der mit Blutmehl gefjutterten Tiere. (Biochem. Zeitschr., LUI, 
.>56-yr>8.) ' [323 

Gross (A.). The ractions of Arthropods to monochromatic lights of equal 
inleiisilies. (Journal of experim. Zool., XIV, n 4, 468-514.) [340 

Grynfeltt (E.) et Euzire (J.). Note sur la structure de l'pithlium des 
toiles choroidiennes et Texcrtion du liquide cphalo-rachidieu chez le Scgl- 
liiini. (('. R. Soc. Anat., 15'" runion, Lausanne.) [288 

Guillemard et Rgnier. Recherches sur les variations de la p7'ession 
iirtrrielle en haute montagne. (C. R. Soc. Biol., II, 342.) 

[Les tensions maxima et minima ne prsentrent aucune variation 
caraclristique au cours d'une ascension de 4.810 mtres. J. Gautrelet 

a) Guilliermond (A.). Sur la signification du chromatophore des algues. 
(<:. l;. Soc. Biol., L.XXV, 85-87.) 

[Chez les Algues, o il n'existe qu'un seul chromato- 
lihore (Spirogyres, Msocarpes, Cladophores, Desmidis), ce dernier ])a- 
rrit :-\v(. l'homologue du chondriome des cellules ordinaires [I]. M. Gard 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 239 

b) Guilliermond (A.). Sur la formation de Vanlhocyane au sein des 
mitochondries [I]. (C. R. Ac. Se, CLVI, 1924-19-26.) [304 

c) Quelques remarques nouvelles sur la formation des pigments anllio- 

cyaniques au sein des mitochondries. A propos d'une note rcente de 
M. Pensa [I]. (C. R. Soc. BioL, LXXV, 478-481.) [304 

Gunn (James A.). The antagonism betiveen adrenine and chlorofonn, 
chloral, etc., on the heart; and the induction of rhythmic contractions in 
the quiescent heart by adrenine. (Quarteiiy Journ. of Physiol., VII, 75-85.) 

[321 

Gunn (J. A.) et Chavasse (F. B.). The action of adrenine onveins. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 58<>, 192.) [tude sur la physiologie des vaisseaux 

veineux; l'adrnaline en provoque la contractilit. H. de Varignv 

Hammond (John). The effect of pituitary extract on the scrtion ofmilk. 
(Quarterly Journ. of Physiol., VI, 311-338.) [328 

Hanr.emann (K.j. Zur Kenntnis des Einflusses des Grosshirns auf den 
Stoff- iind Ejiergieumsat:-. (Biochem. Zeitschr., LUI, 80-100.) [285 

Hanschmidt (E.). Zur Wirkung der Lecithine bei Vergiftungen der 
hnheren Tiere. (Biochem. Zeitschr., LI, 171-193.) [320 

Hari (P.). Weiterer Beitrag zur Kenntnis der Wirkung der Kohlen- 
hydrale auf den Energieumsatz. (Biochem. Zeitschr., LUI, 116140.) [320 

Harvey (E. M.). The castor bean plant and laboratory air. (Bot. Gazette, 
LVI, 439-442.) [Le Ri- 

cin est trs sensible aux moindres traces d'thjdne et peut servir dce- 
ler ce gaz dans l'atmosphre des laboratoires et des serres. P. Guerin 

a) Hauman-Merck -(L.). Contribution V lude des altrations micro- 
biennes des organes charnus des plantes. (Ann. Inst. Pasteur, XVII, 501- 
523.) [.334 

b) Sur un cas de gotropisme hydrocarpique chez Pontederia rotnndi- 

folia. (Recueil de l'Inst. bot. Lo Errera, IX, 28-32, 1 fig.) [343 

Ha-wkins (L. A.). The effect of certain chlorides singly and conibined in 
pairs on the activity of malt diastase. (Bot. Gazette, LV, 265-285.) [316 

a.) Hdon. Le sang veineux pancratique possde-t-il une proprit anti- 
diabtique. (G. R. Soc. BioL, I, 238.) [289 

b) Sur la scrtion interne du pancras et la pathognse du diabte 

-pancratique. 1 et II. (Arch. int. Physiologie, Xlll, 4 et 255.) [288 

Heitzenrder (Cari). Ueber das Verhalten des Ilundes gegen einige 
liiechstoffe. (Zeit. f. BioL, LXll, 491-507.) [324 

a) Henderson (J.) and Baringer (T.). The Conditions determining the 
volume of the arterial blood stream. (Am. J. of Phys., XXXI, 288.) [274 

b) The relation of venous pressure to cardiac efficiency. (Am. J. of 

Phys., XXXI, 352.) [Ibid. 

c) The influence of respiration upon the velocity of the blood stream. 

(Am. Journ. of Physiol., XXXI, 399.) [Ibid. 

Herring (P. T.). Further observations upon the comparative anatomy 
and physiology of the pituitary body. (Quarterly Journ. of Physiol., V, 
73-108.) ' [287 



240 i;.\NM';n: biologique. 

//i Hill (A. V.). Tlic ab&olnle incrhanicdl ef/icioiri/ of t/ie conlmrlion of 

an hnlnU'd mu.^cle. (Journ. of Physiology, XLVI, 460-48-J.) [294 

l,, _ r/if hrnt-productiou of muscles. (IX Congrs intern. de Physiologie, 

Groningue, septembre 1913.) [298 

Hirz lOtto) Ceber tien Eiji/luss. des Phosphors ouf den respiratorischen 

Slo/rwechsel. (Zeit. f. BioL, LX, 189-310.) [317 

Hofniann (F. B.i. Zur Thorie der Muskelhonlraklion itnd der Mnskel- 

ilnrre il V Congrs intern. de Pliysiologie, Groningue, septembre 1913.) 

[293 
Hoffmann (P.). Ueber die Leilungsgeschwindigkeit der Eri^egung iin 

nitenieslreiflen Muskel bei Konlraktion und Rnhe. (Zeitschr. f. Biologie, 

LIX," 1-17.) [294 

Homans (J.). T/tr reUilion of Ihe islels of Langerkans to Ihe jxmcreatic 

aciiii loiiler varions conditions of srcretary activity. (Rov. Soc. Proceed., 

B. ;.S5, 73.) [290 

Hoskins and Clayton Me Peek. Is t/ie Pressor effecl of Pituilrin duc 

lo adrenal stimulation. (Am. J. of Phys., 241.) 

[Les auteurs ne croient pas que l'action de la 

pituitrine sur la tension soit lie la scrtion surrnale. J. Gautrelet 

Hoyt (W.). Somc tonic and ntitoxic effccts in cultures of Spiroggr<t. 
(Bull. Torrcy bot. Club, XL, 333-3G0.) [;i29 

Issel (R.). Una nuova forma di vila latente. (Atti dlia Soc. ital. per il 
progresso dlie scienze, VI, 811.) [310 

a) Iwanowsky (D.). Ueber das Verhalten des lebenden Cldorojihylls zum 
Lichte. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 70, GOO-612, 1 fig.) [310 

/j) iJcbcr die Itolle der gelben l'igniente in den Cliloroplasten. (Ber. der 

df'utsch. bot. Gesellsch., XXXI, 10, G13-617.) [307 

c) Kolloidales Chlorophyll und die Verschiebnng der Absorptionsbander 

in lebenden Pflanzenblatlern. (Biochem. Zeitschr., XLVlll, 328-331.) [306 

Izikson (I.). Ueber die gestaltliche Anpassungsflihigkeit des Froschherzens 
an grossen Substanzverlust. (Arch. Entw.-Mech., XXXV, 724-739.) [274 

Javillier (M.). Recherches sur la substitution au zinc de divers lments 
chunirjucs pour la culture de l'Aspergillus nigcr. (Ann. Inst. Pasteur, XXVIl, 
1021-1038.) . [270 

Jliine (D.j. Sur la physiologie du gsier. (C. R. Soc. Biol., II, 293.) 

[La muqueuse du gsier 
contient une diastase transformant l'amidon en sucre. J. Gautrelet 

Johnson (M. E.). The control of Pigment formation in amphibian larv. 
ii:niv. California Public, Zool., XI, N. 4, 53-88.) [308 

Juschtschenko (A. S.). Zur Physiologie der Schilddrse : Gehalt an Plios- 
jihor, Siickslo/f und Lipoiden hei thi/roidectomierlen Tieren. (Biochem. 
Zeitschr., XLVlll, G4-8G.) [283 

Kamerling (L.). Kleine \'otizeu. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 
8, 1S3 192, 4 (ig.) [283 

Kasanowsky (V.). J>ie Chlorophyllbnder und Verzweigung' derselben bei 
Spirogyra Nawaschini{sp. nov.). (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 
1, j-:)9, pi. m.) [306 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 241 

) Keeble (Fred), Armstrong (E. F.) andJones (N. "W".). The formation 
of the anthoryan pigments of plants. IV. The Chromogens. (Hoy. Soc. Pro- 
ceed., B. 588, 309.) [Ensemble de consi- 

drations sur l'extraction des pigments anthocyane. H. de Varigny 

6) The formation of the anthocyan pigments of plants. VI. (Roy. Soc. 

Proceed., B. 593, 113.) [305 

Kiesel (A.). Changements morphologiques de l'Aupergillus niger en pr- 
sence de divers acides et sels acides, (Ann. Inst. Pasteur, XXVll, 481-489.) 

[... G. TUIRY 

King (C. E.) and Stoland (O. O.). The effect of Pituitary extract upon 
rnal acfivitg. (Am. J. of PhysioL, XXXIl, 405.) [Aprs injection 

d'extrait pituitaire, on observe une augmentation de la diurse ; celle- 
ci est due non seulement l'augmentation de pression sanguine et la 
vaso-dilatation rnale, mais une action rflexe locale. J. Gautrelet 

Kisch (Bruno). Untersuchungen i'iber Narkose. (Zeit. f. Biol., LX, 399- 
456.) [319 

Kleinert (Fritz). Ueber den Einfluss einseitiger Mast auf die Znsammen- 
setzunq des Korpers und auf den res2nrator isclien Stoffwechsel bei spdterem 
Hungern. (Zeit. f. Biol., LXl, 342-372.) [265 

Knight (L. I.) and Crocker ("Wm.). Toxiciiy of smoke. (Bot. Gazette, 
LV, 337-371, 4 fig.) [La fu- 

me de tabac est trs toxique pour la jeune plante picotyledu Lathyrns 
odoratus. La planiule est particulirement sensible l'action de l'thy- 
lne. Les faits exposs dans ce travail montrent le danger de l'emploi de 
de la fume de tabac comme insecticide dans les serres. P. Gurin 

Kollmann (Em.). Les leucocytes du Camlon. (Journ. Anat. PhysioL, 
XLIX, 408-420, 1 pi.) [278 

Kcstytsche-w (S.). Ueber das Wesen der anaeroben Atmung verschiede- 
ner Samenpflanzen. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 3, 125-128.) 

[260 

KostytscheTAT (S.), Brilliant ("W.) undScheloumoff (A.). Ueber die At- 
mung lebender und geloteter Weizenkeime. (Ber. der deutsch. bot. Gesell- 
sch., XXXI, 8, 432-441.) [261 

Kostytschew (S.) und Scheloumoff (A.). Ueber alkoolbUdung durch 
Weizenkeime. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 8, 422-431.) [261 

Krause (R. A.). On ge and metabolism and on the signifiraacc of the 
excrtion of crealinc. (Quarterly Journ. of PhysioL, VII, 87-101.) [292 

Kra-wko-w (P.). Ueber die Wirkung von Giften auf die Gefiisse isolierter 
Fisch-Kiemen. {krch. f. d. ges. PhysioL, CLl, 583-603.) [330 

Kunkel (O.). - The influence ofstarch, peptone, and sugars on the toxicity 
of vai-ious nitrates lo Monilia sitophila (Mont.) Sacc. (Bull. Torrey bot. 
Club, XL, 625-639.) . [313 

Lafon. Sur le passage de la scrtion interne du pancras du ftus la 
mre. (C. R. Soc. BioL, II, 266.) [290 

Landsberg (M.). Studien zur Lehre von der Blutgerinnung. (Biochem. 
Zeitschr., L, 245-273.) [276 

l'anne BIOLO(UQUE,19l3. XVIll. 16 



242 I/ANNE niOLOGIQUE. 

Langlois (J. P.)- '-^"'" ''' dim'e le la circulation pulmonaire. (IX^ Con- 
grs inteni. do Physiologie, Groningue, septembre 1013.) [274 

Lapeyre. A'' fonrlion rnale aprs dcapsulai ion du rein. (Journ. Phys. 
l'atli. ixt^n.. 241.) [292 

a) Lassablire ^P.) et Richet (G.). De l'immunit leucocxjtaire . (C. R. 
Soc. Biol., 1, 7-10 et 776.) [278 

/,) j)e limmunil leucocytaire gnrale. (G. R. Soc. Biol., I, 1167.) [Ibid. 

Laurent (J.K Du rle de la gli/crine dans les anomalies de structure 
qu'elle jn-oro'/iie chez le Pismn satirum L. (Bull. Soc. bot. de France, 4*^ s- 
rie. XllI, .')'.i-.'-()01.i [316 

Lawro-w D. M.). Zur Fraye i'ther die Beeinflussung der Wirkung von 
Mcdikamentrn durch Lecilhine. (Biochem. Zeitschr., LIV, 16-27.) [320 

Leclerc du Sablon. Sur Ic.^ causes du dgagement et de la rtention de 
vapeur d'eau par les jjlanles. (Rev. gn. de Bot.. XXV, 49-83, 104-122.) [279 

Lehmann (E. P.). O71 Ihe rate of absorption of cholesteral from tho 
digestive tract of rabbils. (Journ. of biol. Chemistry, XVI, 495-503.) [271 

Lehmann (E.) und Ottenwlder (A.). Ueber katahjtische Wirkung dos 
Lirlili'<i hi'i drr Keimuug lichtempfindlicher Samen. (Zeits. f. Bot., X, 
337-364.) [311 

Lemoigne iM.). Assimilation du saccharose pmr les hactries du groupe 
du B.sulitilis. l'nurutation biiiylneglycolique. {Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 
s:.6-886.) [332 

Leroy (Alphonse). Apne cl dijspne dans la circulation cphaliquc croise. 
(.\rch. internat, de Physiol., XIII, 322-329.) 

[Ces expriences montrent que l'activit des centres 
respiratoires et vasomoteurs peut tre influence par la composition du 
sang artriel qui est amen la tte par les carotides. ~ M. Mendelssoii.n 

Lesage (P.). Contrilnition la critique des expriences sur l'action de l'- 
lectricit atmosphricpie sur les plantes. (C. R. Ac. Se, CLVII, 784-787.) [312 

Le Sourd et Pagniez. Action sur la pression sanyuine de produits d- 
rivs de.< jitii'/iieiie.'i. (G. R. Soc. Biol., I, 1259.) [L'Injection au lapin du 
produit obtenu pur action de l'eau distille sur les plaquettes provenant 
de 3' de sang, provoque une chute de pression de 2 ""5. J. Gautrelet 

Levaditi (C), Marie (A.) et Bankowski (J.). Le Trponnu' dans le 
cerretni des jiaralytiques ynraux. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 577-597.) 

[La paralysie gnrale est 
due la ])ullulation du Trponme dans l'corce crbrale. G. Tiiiry 

a) Levaditi (C.) et Mutermilch (St.). Mcanisme de riiiiiminil antitoxi- 
que iui.'<sice. (C. K. Soc. Biol., LXXV, 92-95.) , [326 

'') Anlicorjts et espces animales. (Ann. Inst. Pasteur, XXVIl, 924- 

951.1 [326 

Lhotak von Lhota (G.). Ueber die Verteiliing und Ausscheidung des sub- 
culan applizierten Digitoxihs bei der Bufo vulqaris. (Biochem. Zeitschr., 
LU. 362 309.1 " [331 

Licbaldt (E.j. l eher die Wirkung xotsseriger iJlsungen oberfldchenaktirer 
Subsi:.e au f die Chlin-ophyllkrner. (Zeits. f. Bot.", 65-113.) [306 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 243 

LillieiR. S.). Autagnnismus between Salts and Aiisthcticf; .III. Furihcr 
observations showing fjarallel decrcase in the stimulating, permcability in- 
cveasing, and toxic actions of sait solutions in the prsence of ansesthetics. 
(Amer. J. of Pliys., XXXI, 255.) [Les anesth- 

siques diminuent les effets provoqus par les solutions salines en dimi- 
nuant la permabilit des membranes protoplasmiques. J. Gautrelet 

Lipschiitz (A.). Die Ernhrung der Wassertiere durch die geisten or- 
ganischrn Verbindnngen der Gewsser. (Asher Spiro's Ergebniss der Phy- 
siologie, XIII, 1-46.) ' [263 

Lisbonne (M.). Le coefficient d'acidose chez le chien dpancral. (C. R. 
Soc. biol., I, 804.) [289 

Lb (J.). Ueber die Anpassung vonFundulus an h hre Kansentrationen. 
(Biochem. Zeitschr., III, H. 4 et 5, 3^1-405.) [324 

Lb (J.) und Beutner (J.). Einfluss der Ansthedca auf die Potenlial- 
di/l'ereiiz an der Oberfliic/ie pflanziicher und tierischer Gewebe. (Biochem. 
Zeitschrift, LI, 300-306.) [321 

a) Lb (J.) and "Wasteneys (Hardolph). Is narcosis due to asphyxia- 
tion? (Journ. Biol. Chemistry, XIV, H. 5, 517-523.) [317 

b) .\arkose und Sauersloffverbrauch. (Biochem. Zeitschr., LVI, n" 4, 

295-306.) [318 

Mac Curdy (Hansford). Some e/fecls of sunlight on Starfish. (Science, 
18 juillet, 98.) [310 

Macdonald iJ. S.i. Sludies in the heal-production associaled ivith nms- 
cular work. Preliminary communication, section A : Mthodes; section B : 
results. (Roy. Soc. Proceed., B. 593, 96.) [Consacr 

principalement la discussion thorique des rsultats. H. de Varigny 

Magnan (A.). Variations du poids de la rate chez les Mammifres. (C. R. 
Soc. Biol., 1, 209.) [Les vgtariens possdent le moins de rate; par 

contre, les individus rgime carn en offrent le plus. J. Gautrelet 

Magne. Sur le rle thermogne des orgaues splanchniques. In/luetice du 
curare. (G. R. Soc. Biol., II, 452.) [282 

Magnus (R.) und"Wolf (C. G. L.). Einflus der Kopfslellung auf den Glie- 
dertonus. (Pfli'ig. Arch. 1". d. ges. Physiologie, CXLIX, 445-462.) [Dans les 
muscles dpourvus de leurs antagonistes par section de tous les nerfs qui se 
rendent ces derniers, les auteurs ont constat que la position de la tte 
provoque des modifications du tonus dans ces muscles. M. Mendelssohn 

Maignon (F.). Influence des saisons et des glandes gnitales sur les com- 
bustions respiratoires chez le cobaye. (C. R. Ac. Se, CLVI, 347-349.) 

[Voir ch. IX 

Maillefer (A.). Les lois du gotropisme. (Actes Soc. helv. se. nat., 96^ ru- 
nion, 11*^ partie, 29-43.) [341 

Mansfeld (G.). Blutbildung und Schilddriise. Beitrage zur Physiologie dey 
Schiiddruze. (Arch. f. d. ges. Physiol., CLII, 23-49.) [282 

Mansfeld (G.) und Bosanyi (S.). Untersuchungen i'tber das Wesen der 
Magnesiumnarko.se. (Arch. f. d. ges. Physiol, CLII, 75-81.) [319 

Mansfeld (G.) und Hamburger (E.). Ueber die Ursache der prmortalen 
Eiweisszersetzung. Beitrage zur Physiologie der Schiiddriize. (Arch. f. d. 
ges. Phy.siol., CLII, 50-55.) ' [284 



OJ4 I;a\XE BIOLOGIOVE. 

Mansfeld iG.) und Miiller iF.). Der Einfluss dex Nervensi/xloms aiif die 
MoOilisirniiii/ l'un J'elt. Ein Beitvng ziiv Physioloiiie der Ffltii^andcrunij. 
(Arch. f. d. ge*s. Pliysiol., CLII, 61-68.) [?8o 

a) Maquenne^L.) et Demoussy (E.). ' Influence des conditions antrieures 
sur 1(1 vidctudii ijuolient respiratoire chez- les feuilles vertes. (C. R. Ac. Se, 
CLVl, .'S-34.) [-260 

/,) Sur In videur et un nouveau mode d'apprciation du quotient respi- 
ratoire des plantes vertes. (C. K. Ac. Se, CLVI, -278-284.) [260 

a) Marchoux (E.) et Coiivy (L.). Argas et Spirochtes (/. Mmoire). Les 
Grau- les dr Leishman. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 450-481.) [335" 

^) _ Argas et Spirochles. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 620-644.) [335 

Marie (A.). Glandes surrnales et loxi-infections. (Ann. Inst. Pasteur, 
XXVI 1. 294-307.) [Action de l'adrnaline 

sur la toxine ttanique, de la glande surrnale sur la mme toxine ; ac- 
tion de l'adrnaline sur la toxine diphtrique : neutralisation. G. Tiiiry 

Marie (P. S.) et Villandre Ch.). licrherches sur la rsistance de Fintes- 
tin la digestion gastrique. (Journ. Pliys. Path. gn., 602.) [Une anse intes- 
tinale mise au contact du suc gastrique n'est pas digre. .1. Gautrelet 

Maximo-w (A.). Untersuchungen iiber Dlut und Bindegewebe. VI. Ueber 
phitmastzeUen. (Arch. mikr. Anat., 43 pp., 2 pi.) [275 

Maxwell (S. S.). On the absorption of waler bg the Skin of the frog. 
(Am. J. of Physiol., XXXII, 286.) [La peau de gre- 

nouille permable l'eau est peu permable aux sels. J. Gautre.let 

Mayer (A.) et Schaeffer (G.). Recherch''s sur la constance lipocytique: 
teneur des tissus en iipodes phosphores. (G. R. Ac. Se, GLVII, 156.) 

[Voir ch. XIII 

Maze (P.). Recherches de physiologie vgtale. (Ann. Inst. Pasteur, 
XXV H, 651-682, pi. XII.) [266 

Me Callum (E. V.) and Davis (M.), The necessitg of certain lipins in 
the diet during growth. (Journ. of biol. Chemistry, XV, 167-175.) [265 

Metchnikoff (E.). Eludes sur la flore intestinale. {Troisime mmoire.) 
Toxicit drs sulfocon/ugus de la srie aromatique . (Ann. Inst. Pasteur, 
XXVI I, 893-907.) ' * [329 

Metchnikoff (E.) et Besredka (A.). Des vaccinations antiti/phiqucs. 
(Ann. Inst. Pasteur, XXVIl, 597-607.) ' [327 

a) Mines (G. R.). On the summation of contractions. (Journ. of Physio- 
logy, XLVI, l'27.) [Les auteurs montrent que, dans les phnomnes de la 
sommation des excitations, les faits observs peuvent s'expliquer par les 
variations des hydrions, amenes par la formation et la diffusion de l'acide 
lactique cliaque contraction. Dans le cur, les effets de sommation sont 
einpclis par l'existence des priodes rfractaires. M. Mendelssohn 

b) On funcdiinal analgsis hg the action of elcclrolgles. (Ibid., 188.) 

[Du fait de la 
variation des ions II on peut observer dans les lectrocardiogrammes des 
dissociations dans les manifestations de l'activit cardiaque. J. Gautrelet 

C) l'unctioiial analgsis of cardiac niu.wle. {\X^ Congrs intern. de 
Physiologie, Groninguc, septembre 1913.) [273 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 245 

d) Mines (G. R.). Ou iJi/namic cquilibriuin in l/w heart. (J. of Physiol., 
XLVI, .'549.) * [En excitant plus frquemment le 
cur, on observe des oncles plus courtes et de vitesse moindre; on arrive 
ainsi, un certain moment, obtenir un rythme cardiaque plus rapide 
que celui qui rsulterait d'excitations plus frquentes. J. Gautrelet 

e) Ndte on the respiralorii movcmenls of Torpdo ocellala. (Proceed. 
Cambridge PUilos. soc, XVII," part II, 170-174.) [25() 

Miura (S.). Ueber die Bcziehunrjen der Thyreoporalhyroideklomie zinn 
Kuhletihtjdralslofpwechsel. (Biochem. Zeitsclir., LI, 423-443.) [234 

Montuori (A.). Les processus oxi/datifs chez les animaux marins par 
rapport la temprature. (Arch. ital. de Biologie, LIX, 140-156). [255 

Morel. Les relations fonctionnelles entre le foie et les parathyrodes. (C. 
R. Soc. Biol., 1, 29.) [284 

Mrazek (AL). Die Schwimmbewegunyen von Branchipus und ihre Orien- 
tierung. (Biol. Centralbl., XXXlll, 700-703.) [294 

Murlin (J. R.) and Kramer (R.). The influence of pancreatic and duo- 
denal exlracls ou the glycosuria and the rcspiratory uielaholism of depjan- 
creatised dogs. (Journ. of biol. Ghemistry, XV, 365-383.) [328 

Naumann (Kurt). Ein Deitrag zur Kenntnis des Ablaufs der Feltresorj)- 
tion im Darmrpithel des Frosches. (Zeit. f. Biol., LX, 58-74.) [271 

Negri Luzzani (L.). Le diagnostic de la rage par la dmonstration du 
parasite spcifique. Rsultats de dix ans d'expriences. (Ann. Inst. Pasteur, 
XXVll, 907-924 et 1039-1063, pi. XV, bibliographie.) [333 

a) Nicloux (M.) et Novicka (V.). Sur le pouvoir d'absorption de la 
vessie. (G. R. Soc. Biol., I, 313.) (Analys avec les suivants 

b) Sur la permabilit de la vessie. (G. R. Soc. Biol., I, 394.) 

[Analys avec les suivants 

c) Contribution l'tude de la permabilit et du pouvoir absorbant de 

la vessie. (Journ. Phys. Path. gn., 296.) [La vessie 

est permable pour l'alcool ; le passage peut se faire de l'urine vers le 
sang et inversement suivant la diffrence de concentration. J. Gautrelet 

Nicolle-(M.). L'aulolyse. tude de biologie gnrale. (Ann. Inst. Pasteur, 
XXVll, 97-118.) [Autolyse 

et ramollissement cellulaire, caractres des lments autolyss, condi- 
tions de l'autolyse, mcanisme de l'autolyse, autocoagulation. G. Tiiiry 

Oes (A.). Ueber die Assimilation des freien Stickstoffs durch Azolla. (Zeits. 
f. Bot., 145-163.) [267 

Onimus. Expriences sur les leucocytes. Diapdse. Phagocytose. (Journ. 
Anat. physiol., XLIX, 41-74.) [279 

Osterhout (W. J. V.). Protoplasmic contractions resembling plasmolysis 
ivhich are caused by pure distilledivater. (Bot. Gazette, LV, 446-451, 6 tig.) 

[La vraie 
plasmolyse n'est produite que par des solutions qui sont hypertoniques. 
O. montre que, dans certains cas, l'eau distille peut provoquer des con- 
tractions protoplasmiques offrant l'aspect de cette plasmolyse. P. Gurin 

Paal (Arpad). Temperatur und Variabililt in der geoiropischen Heak- 
tionszeit. (Ber. der deutsch. Bot. Gesellsch., XXXI, 3, 122-124.) [343 



jir, i,AXX:r: biologique. 

Paladino CR.]. rulersuchu}igoii iibereinif/e Ve)')i(leni)if/endes Sto/f'wechseh 
bei Tienn unch Exalirpation dey Schilddriisc und de Parathijroiden. 
(Biocliem. Zeitsclir., L, 497-508. i [283 

Palladin (WJ. Mmnng der Pflanzen als hydrohjlisd Oxydaiion. ( Ber. 
der deutscli. bot. Gesellsch., XXXI, 2, 80 82.) [258 

Palladin (W.) und Tolstaja (Z.). Ueber die Saiierstoffahaorplion durch 
dir \lmunf/schro))togene der Pflanzen. (Biochem. Zeitschr., XLIX, 381- 
307.) [259 

Parlion (Marie). Sur la teneur en glycogne du foie et des muscles chez 
les animaux traits par les prparations thyroidiennes. (Journ. Phys. Path. 
gn., 85.) [284 

Parisot (J.) et Mathieu (P.)- Modifications de la nutrition gnrale sous 
l'in/liience de l'Iiypcrglycrmie exprimentale. (C. R. Soc. Biol., 1,48.) [2GG 

a) Paulesco. Chez un chien inaniti, le foie subit-il une diminution de 
gh/cgne uniformment rpartie dans tous les lobes? (C. R. Soc. Biol., 1, 
627.) [P. conclut par l'affirmative. J. GxVutrelet 

b) Chez un chien aliment^ le glycogne est-il distribu d'une faon gale 

dansions les lobes du foie? (C. R. Soc. Biol., 1, 029.) [Les dosages 

semblent indiquer une rpartition ingale de glycogne. J. Gautrelet 

Pche (Kuno). Ueber eine neue Gerbstoffreaktion und ihre Beziehung zu 
den Antliohyanen. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 8, 462-471, 
2 fig.) [304 

Pescheck (E.). Weitere Versuche am Fleischfresser iiber die sticksto/fspa- 
rcnde Wiikunij vonSalzen, besonders von A atrumacetat. (Biochem. Zeitsclir., 
LU, 275-330.)' [321 

Peyrga (E.) et Vls (F.). Notes sur quelques relations numriques rela- 
tives aux ondes pdieuses des Gastropodes. (Bull. Soc. Zool. France, 251- 
254.) [295 

0} Pezzi (Ch.). Si l'on exerce sur une artre une contre-pression gale la 
pression diastoliqiie, la pression systolique augmente en aval. (C. R. Soc. 
Biol.. I, 321.) [Analys avec le suivant 

b) La dure de la priode presphygrnique de la systole ventriculaire 
l'tal normal et dans diffrentes conditions pathologiques. (Journ. Phys. 
Path. gn., 1178.) [Normalement, elle ocille 
autour de seconde 06; l'encoche semi-lunaire, ordinairement situe 
sur la ligne ascendante de la systole ventriculaire et concidant avec l'ouver- 
ture des sigmodes, sert de repre pour sa dtermination. J. Gautrelet 

Pezzi (C.) et Clerc (A.). Sur quelques troubles du rythme cardiaque 
provoqus chez le chien par la nicotine. (Journ. Phys. Path. gn., 1.) [275 

Phillips Bedson (S.). - Lsions des organes scrtion interne dans Vin- 
tuxicalion rermineuse. (Ann. Inst. Pasteur, XX\'I1, 682-700.) [330 

Pictet (Arnold). Nouvelles recherches sur llnbernalion des lpidoptres. 
(Arch. .se. phys. et nat., XXXV, 301 304.) [309 

Pieper (Arthur). Die Diapholotaxis der Oscillarien. (Ber. der deutsch. 
bot. Gesellsch., XXXI, 10, 594-599.) [339 

Poarkov. L'influence du jene sur le travail des glandes sexuelles du 
rinrn C R. Soc. Biul., 1, 141.) [266 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 247 

Pollacci (G.). Nuovericcrche .mil' asdmilazione del carbonio. (Atti dlia 
Soc. ital. per il progresse dlie scienze, VI, 818-819.) [^69 

a) Porodko (Th. M.). Vergleichende Untersuchungen ber die Tropismen. 
IV^ Mitteilu7ig. Die Gdtigkeit des Enevgiemen gegeselzes filr die negativen. 
Chemotropismus der Pflanzenwurzeln. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., 
XXXI, 2, 88-94, 3 fig.) [336 

b) Vergleichende Untersuchungen iiber die Tropismen. X^ Mitteilung. 
Das mikroskopische Aussehen der tropislisch gereizten Pflanzenwurzeln. 
(Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 5, 248-256.) [336 

Pottevin (H.) et Violle (H.). Cholra exprimental des singes infrieurs. 
(C. R. Ac. Se, CLVII, 343-345.) [Exprience russie chez Cgnomolgus 
et Rhsus. Une premire atteinte confre l'immunit. M. Goldsmith 

Pozerski (E.) et Pozerska (M.). Contribution l'tude de l'immunit 
contre l'action anticoagulante de la pepfonr. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 
23-50, 130-154.) [Pseudo immunit dont le mcanisme 

est une modification fonctionnelle de la cellule hpatique. G. Thiry 

Prell (Heinrich). Ueber zirpende Schmetterlingspuppen. (Biol. Cen- 
tralbl., XXXIII, 496-501.) [300 

Prvost et Reverdin (S.). Reclierches sur les brlures produites parles 
courants lectriques industriels. (Arch. Se. phys. et nat., XXXV, 75-76.) [312 

Prianichnikov (D.). La synthse des corps amids aux dpens de l'Am- 
moniaque absorbe per les racines. (Revue gn. de bot., XXV, 1-13.) [268 

Priestley (J. U.j and Knight(R. C). On the nature of the toxic action of 
electric discharge upon Bacillus coli communis. (Roy. Soc. Proceed., B. 588, 
348.) [L'action serait exerce par les acides nitreux et nitrique et l'o- 
zone, qui prennent naissance; en certain cas, par le peroxyde d'hydrogne 
(dcharge dans l'hydrogne contenant un peu d'air). H. de Varigny 

Przibram (H.). Grime tierische Farbsto/f'e. (Pflueger's Archiv f. ges. 
PliysioL, CLIII, 385-400.) [307 

Pugliese (A.). Neuer Beitrag zur Physiologie der MHz. (Biochem. 
Zeitschr., LU, 423-435.) [281 

Quagliarello. Beitrage zur Muskelphysiolog ic . Ueber die Funktion der 
degenerierten Muskeln. (Zeitschr. f. Biologie, LIX, 469-497.) 

[La dure totale de la contraction d'un muscle dg- 
nr exprimentalement ou pathologiquement est sensiblement allonge. 
L'augmentation de la dure porte d'une faon prpondrante sur la phase 
de relchement. Le rapport des dures de deux piiases de la contrac- 
tion d'un muscle dgnr est plus petit que l'unit, tandis que, dans un 
muscle normal, ce rapport est plus grand que l'unit. M. Mendelssohn 

Hanken (H. S.). .1 })reliminarg report on the Ireatmetit of human trypa- 
nosomiasis and gaws ivith metaUic aulimony. (Roy. Soc. Proceed., B. 
586, 203.) [Rsultats encourageants. H. de Varigny 

Raybaud (L.). Sur la prsence et la persistance de l'acide cyanhydrique 
dans quelques gramines des pays chauds. (G. R. Soc. Biol., LXXIV, 1116- 
1121.) [268 

Reed (Howard S.) et Cooley (J. S.). The transpiration of apple leaves 
infected with Gymnosporangium. (Bot. Gazette, LV, 421-430, 1 fg.) 

[Lorsque les feuilles de pommier 
sont envahies par le Gymnosporangium Juniper i-virginian, la trans- 



048 LANNKE BIOLOGIQUE. 

piration diminue, et l'arbre se trouve dans de mauvaises conditions 
pliysioIoi:i(iuos : le tronc et les fruits demeurent petits. P. Gurin 

Renaud Maurice). Sur l'irradinlion des bactries et les vaccAns irra- 
dis. (C. If. Ac. Se, GLVII, 299-300.) [3.32 

Renaut (J.j. Sur In glande inirrstiliclle du foie des ophidiens. (C. R. 
As.s. Anat., 15*' runion, Lausanne.) [285 

Jlesiilts l'rom the injection of the wax of tlw tubcrcle bacilhis indicating ils 
iii/hience on imniunity and susceptibility to the iuberde bacillus. (Pennsyl- 
vania Health Bulletin, n" 53, dc, 3 pp., planches.) [332 

fl) RettereriEd.). Vitalit des lments figurs et amorphes de la lymphe 
et du sang. (Journ. Anat. pliys., XLIX, 75-87.) [277 

b) volution et hmali formation dans les lots de Langcrhans. (Journ. 
Anat. phys., XLIX, XLIX, 489-505.) [277 

a) Richet (Charles). Des effets de l'ablation de la rate sur la nutrition 
{\h mmoire^ (Journ. de Physiol. et de Path. gn., XV, 579-584.) [281 

b) Une race de ferment lactique arsnicoptdle {accoutume aux doses 
fortes d'arsenic). (C. R. Soc. Biol., I, 1252. j 

[Le ferment lactique peut s'habituer vivre 
dans des liqueurs trs riches en arsenic, de manire constituer 
comme une nouvelle race, et l'arsenic, loin d'tre offensif, lui devient 
une condition indispensable de vigueur et de vitalit. J. Gautrelet 

Rigg (G. B.j. The effect of some Puget Sound bog waters on the root 
hairs of Tradescantia. (Bot. Gazette, LV, 314-326.) [Les 

TrtKli'scfiiiiia qui ont vgt dans l'eau de marcage prsentent des poils 
absorbants rabougris. 11 semble exister dans ces eaux une ou plusieurs 
toxines, dont l'action disparat par le drainage du marcage. P. Gurin 

Rippel (Augustj. Anatomische und physiologische Untersuchungen 
liber die \\ asserbahnen der Dicotylen-Laiibblcilter mit besonderer Beruck- 
sictitigung der handnerviqen Blatter. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., 
XXXI, I, 48-52.) [208 

Ritter (G. E.). Die giftige und formative Wirkung der Suren au f die 
Miaoraceen und ihre Beziehung zur Mucorliefebildung. (Jalirb. f. wiss. 
Bot., LU, 351-401, Taf. IV.) [315 

Roaf (H. E.). The libration of ions and tlie oxygen tension of lissues 
during activity. (Roy. Soc. Proceed., B. 586, 215.) 

[Explication du dispositif et de la mthode. H, de Varignv 

Roger (H.). Les produits autolytiques du poumon, leur action sur la 
pression sanguine. (G. R. Soc. Biol., Il, 12.) 

[L'autolyse diminue la toxicit des extraits pulmonaires et 
leur confre le pouvoir dlever la pression sanguine. J. Gautrelet 

Ros (E.). Kiii'rgie assimilalrice chez les plantes cultives sous diffrents 
clinrniirnl.'i. (Thse de Doctorat, Paris, 110 pp., 47 fig.). [310 

Rose (M.). Hecherches biologiques sur le Plaiikton. (Bull. Institut. 
Ucaiiogr., n- 276.) [337 

Roudsky (D.). Sur lu culture aseptique de Zeamais en milii'ii liquide o 
l azule minernl i-st remplac ds le dbut p<ir du srum sanguin du cheval. 
(G. R. Soc. BioL, LXXV.) rcette culture, 

I)arlaitciufnt russie, luoulre qu'une Phanrogame peut, dans certaines 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 249 

conditions, dtruire par ses propres moyens les molcules d'un compos 
azot complexe d'origine animale et s'emparer de son azote. M. Gard 

o) Rouzaud et Cabanis. Conlrifjitlion V(^lU(le de la choleslrinmie 
jj/ii/siologiqiie [Influence de la marche cl du summeil). (C. R. Soc. Biol., 1, 
469.) [294 

Ij) Influence de Valimenldiion. (C. R. Soc. Biol., I, 813.) [294 

Rubinstein (M.). Recherches sur le pouvoir anliseplique du seruui. (Ann. 
Inst. Pasteur, XXVII, 1074-1093, Bibliographie.) [327 

Rump (F.). Ueber den Einfluss der Lipode avfdie Ger'uinvng des Blutes. 
(Biochem. Zeitschr., LV, 101-115.) [D'aprs les expriences de 

l'auteur, la coagulation du sang est beaucoup plus favorise par la throm- 
bokinase que par les lipodes. D'autre part, le plasma, dbarrass de lipodes, 
ne coagule pas. L'auteur admet une diffrence trs nette entre l'action 
des sucs de tissus et celle des lipodes et conclut que les lipodes ne 
reprsentent pas la substance active des sucs de tissus. M. Mendelssoiin 

Russ (S.) and Chambers (Helen). -r- On Ihe action of radium rnys upon 
llie celle of Jensen's Rat Sareoma. (Roy. Soc. Proceed., B. 590, 482.) 

[Le sarcome irradi ne pousse pas sur le rat 
normal ds l'inoculation : il peut rester 60 jours avant de crotre. Avec une 
irradiation plus longue, on obtient la mort du sarcome. H. de Varigny 

Sakai vTakuzo). Ueher den Einfluss vermindevlen Chtornatriumgeh((Ue<i 
der iJiirc/isIrdmungsfliissigkeil auf das Froschherz. (Zeit. f. Biol., LXII, 
295-357.) [323 

Salimbeni (A. T.). Prparation de solutions toxiques l'aide de l'au- 
tohjse. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 122-130.) 
[Bacille de Shiga, Vibrion cholrique, Bacille pyocyanique, etc. G. Thiry 

Santon (B.). Sur la sporulation de l'Aspergillus niger et de rAspergillus 
f'umigatus. (Ann. Inst. Pasteur, XXVII, 328-336.) 

[Tous les lments du liquide de Raulin concourent la formation des 
spores de r^4. fumigatus. Il faut toutefois en excepter le zinc, dont le rle 
est douteux. Le manganse et le potassium sont les seuls lments dont 
la suppression provoque l'absence de conidies chez .4. niger. G. Tiiiry 

Sclifer (E. A.). On the eff'ect of pituitarg and corpus luteum extracis on 
the mammary gland in the Imman subject. (Quarterly Journ. of Physiol., 
VI, 17-19.) [328 

Scheunert (A.). Studien zur vergleiclienden Verdauungsphgsiologie. VI. 
L'eber das Scliicksal getrunkenen W'assers im Magenund harui des Pferdes. 
(Arch. f. d. ges. Physiol., CLI, 396-406.) [264 

Schindler (B.). Ueber den Farbenwechsel der Oscillarien. (^Zeitschr. f. Bot., 
497-575. ) [307 

Schley (Eva O.). Chemical and physical changes in geotropir stimulation 
and response. (Bot. Gazette, LVl, 480-4b9, 6 fig.) [Obser- 

vations sur les variations que peuvent prsenter, sous l'influence du go- 
tropisme, au point de vue de leur acidit, les deux flancs d'une tigelle. 
Le maximum d'acidit s'observe d'abord dans le ct concave, puis dans le 
ct convexe. L'acidit devient ensuite gale sur les deux flancs et s'y 
maintient tant que la tigelle conserve la position verticale. P. CtDrin 

Schlossmann (A.)und Murschhaiiser (A.). TJeer den Einfluss der vo- 
rangegangenen Ernilhruug auf den Stoffweclisel im Haiiger. (Biochem. 
Zeitschr., LUI, 265-300j. L'^66 



^:, i;a.nm':i^ biologique. 

Schnau i Karl von j. iMubmoosliitUcn. I. Die Vcrfarhmiy der l'ulijlri- 
ilmcrni in al/ialisch ragi rend en Fliis!>igkeilcn. (Flora, CV, 246-263, 
,,1. I\, [317 

Schryver (S. B.). Some invcsiigalions on t/ic jihcnomenfi of . Clt for- 
nifilioii. (Roy. Soc. Proceed., B. 590, 460.) [La formation 

(lu caillot dii lait dpend de la prsence de 4 substances : des substances 
inliibitrices simples, des collodes, du ferment et du calcium. Mais les 
rajtports de ces substances entre elles ne sont pas clairs. H. de Varigny 

Schulow (Iw.). Vcrsiic/te mil slerilcn KuUurcn der hhorcr Pflanzen. 
iber. der deut.sch. bot. Gesellsch, XXXI, 3, 97-121, 2 fig.) [334 

(I) Scerov (Slavko). Noliz-i-n illior den Farbenwechscl von Nemachiliis 
hnrbaliila L. (Zool. Anz., XLII, n 6, 273-276.) [302 

i) Uebcr einigc Farbenivcc/isclfragcn. (Biol. Centralbl., 473-487.) [302 

Sellei fJosefi. Die U irhung der Forbslojfe in Verbiudung milGiflen iind 
ArzneiiiiiUrhi. (Biocliem. Zeitschr., XLIX, 466-479.) [331 

ShawfT.^. Digestion in the ChicL (Am. J. of PhysioL, XXXI, 439.) [264 

Shull (Charles A.). Semi'permeability of seed coats. (Bot. Gazette, LVI, 
169199, 9 fig.) [253 

Simpson (Sutherland). Age as a faclor in the effects whicli follow tliyroi- 
declomi/ and t/u/ro-paralhijroideclonn/ in the S/ieep. (Quarterly Journ. of 
Physioi., VI, J 19-145.) ' " [283 

Sollmann (Torold) and Pilcher (J.). The effects of aortic Compression 
on tlie Circulai iou. (America J. of PhysioL, XXXI, 193.) [274 

Stanley Kent (A. F.). Neuro-muscnlar Slruclures in the Heart. (Roy. 
Soc. Proceed., B. 594, 198.) [Description d'un mcanisme 

local de communication, de corrlation, d'un arc rflexe local, qui, 
d'ailleurs, ne fonctionne peut-tre qu'occasionnellement, quand le fais- 
ceau musculaire auriculo-ventriculaire est hors d'tat. H. de Varigny 

Steinmann (Paul). Ueber Bheotaxis bei Tieren des fliessenden Wassers. 
(Verhandl. Naturf. Gesellsch. Basil., XXIV ; 23 pp., 3 fig.) [344 

Stepp ("Wilhelm). Ueber dus Verhalten der lebensivichtigen Stoffe zu den 
Lipoidexlraktionsmitteln. (Zeitschr. f. BioL, LXII, 405-417.) [321 

Stepp (Wilhelm) und Schlagint-weit (Er-win). Notizenzur Exlrahier- 
barkeit des Sekretins und zur Pankreassekretion. (Zeit. f. BioL, LXII, 202- 
207.) [289 

Stickel (Max). Experimentelle TJntersuchungen iber den Einfluss der 
JJriisen mit innerer Sekretion au f die Uterusttigkeit. I : Ovarium. (Archiv 
fiir PhysioL, 259-311.) [280 

Stoklasa (J.). De l'influence de l'uranium et du plomb sur la vgtation, 
(G. R. Ac. Se, CLVI, 153-155.) [Sous forme de nitrates et en trs petite 
proportion augmentent sensiblement la pi^oduction vgtale. M. Gakd 

Stuber (B.). i'eber Ulullipoide und Pfiagocgtose. (Biochem. Zeitschr., Ll 
211-224.) [345 

^) Leber lutlipoide und Phagocytose. (Biochem. Zeitschr., LUI, 493- 

501.) 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 251 

Terroine (E.). Sur le rle du suc pancratique dans la di(jeslioii et l'ab- 
sorption des graisses. (Journ. Pliys. Path. gn., 1124.) [290 

Terroine (G.) et Weill (J.). Sur le rle du suc pancratique dans la diges- 
tion et l'absorption des graisses. (Journ. Phys. Path. gn., 1148.) [290 

Tobler (F.). Zur Physiologie des Milclisafles einigcr Kautscliukpflanzen. 
(Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 10, 617-620.) [292 

Trndle. Ueber die geolropische Reaklionszeit. (Ber. derdeutscli. bot. Ge- 
selLscli., XXXI, 8, 413-421.) [343 

Tschugunoff (N.). L eber die Vernderung des Auges bei Leptodora Kind- 
tii [Focke) unter dem Einfluss von Nalirungentzielmng . (BioL Centralbl., 
XXXIII, 351-361, 7 flg.) [266 

Tullio (P.). Contributions la connaissance des rapports entre les excita- 
tions sensorielles et les mouvements rflexes. (Arch. ital. de Biologie, LV, 
377-392.) [Il rsulte des recherches de l'auteur 

faites chez l'homme malade que les ondes lumineuses et les ondes sonores 
modifient l'irritabilit et la tonicit musculaire. Ces modifications repr- 
senteraient un vestige des ractions rflexes provoques, chez les animaux 
infrieurs, par des excitations sensorielles [XVII, 3]. M. Mendelssohn 

Ubisch (G.). Strile Mooskulturoi. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., 
XXXI, 9, 543-552, 10 fig.) [334 

Unzeitig (H.). Veber die Wirkung der Rntgenstrahlen aufdie Bursa Fa- 
bricii und einige andere Organe junger lllmer. (Arch. mikr. Anat., 
LXXXIl, H. 4, 380-407, 2 fig., 1 pi.) [325 

Urbinati (Rosa). LHnfluenza di alcune soluzioni saline sulla riprodu- 
zione degli entomosirachi. (Bios, I, fasc. 2-3, 191-275, tables.) [324 

a) Ursprung (A.). Zur Dmonstration der Flussigkeits-Kohsion. (Ber. 
der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 8, 388-400, 1 fig.) 

[L'auteur applique, un dispositif appropri, le principe 
de son appareil montrant la cobsion des liquides. Henki Micijeels 

b) Ueber das excentrische Dickenwachstum an Wurzelkrilmmungenund 

u.ber die Erkldrungsversuche des exzentrischen Dickenwachstum. (Beih. z. 
bot. Centralbl., XXIX, Abt. 1, 159-218.) [344 

Verworn (Max) La question de l'o.vggne de rserve dans la substance 
vivante, (hevue gn. des Sciences, XXIV, 270-272.) [254 

Verzar (F.). Die Gi^sse der Milzarbeit. (Biochem. Zeitschr., LIII^ 
69-80.) [281 

Viale. Elimination du chlorure sodique au moyen de la sueur dans la 
fatigue. (Arch. A. BioL, LIX, 269.) 

[La quantit de sueur scrte par le front dans l'unit de temps suit 
une courbe d'allure parabolique ; elle dpend et du travail et de la temp- 
rature extrieure. La concentration de NaCI varie dans un sens constant; 
elle suit une courbe ordonnes toujours croissantes. J. Gautrelet 

Viehver (Arno). BotaniscJie l'nlersuchung harnstoff^spaltender Bak- 
terien mil besonderer Bericksichligung der speziesdiagnoslischverwertbaren 
Meikmale und des Vermgens der Harnstoff'spaltung . (Ber. der deutsch. bot. 
Gesellsch., XXXI, 6, 285-289.) [333 

a) Vls (Fred). Suri' absorption des rayons visibles jmr le sant/ de Poulpe. 
(C. R. Ac. Se, CLVII, 802.) ' [277 



Zyi I;a.\M':E im)LUGIQL'E. 

// Vls ^Fred). - uoscivation sur Ui locomotion d'Otina Otis. llemarquea 
SU) la /iro'/ifssioii des Gasiciopodes. (Bull. Soc. Zool. France, 240-250.) p'.l 

Vogel ( R. von !. Zur Topogrnpliie und Entivic/dwif/sgescfiicfile der Lcuchl- 
urtjanc von Lampi/ris nocliluca. (Zool. Anz.. XLl, no?, 11 fvr.1 [299 

Voltz i"W.)iin(l Paechtner (J.). .Ueber den AI/;oholr/ehalt der Milch nnch 
Zufu/ir irrr/isfin der Alkoholmenrien und unter dem Einfluss der Gemo/i- 
fwng. (Biocliem. Zeitschr., LU, 73-06.) [322 

VoukCV.). A'ochmah zur Frof/e nnc/i den Liclitsjiint'sorgancn der Lauli- 
hlllcr. (Zeitschr. fiir allg. Phy.sioloie, Saminelret'erat, (55-68.)' 

I Rfutation de certaines objections formules 
par ll.\i!i:iiL\M)T, la .suite d'une tude critique de V. sur la question 
des organes de perception de la lumire chez les feuilles. P. Jaccard 

Vries (Marie S. de). Die geolntpische Empfindlichheit des Seger/tafers 
bei extrcmen Tempera lur en. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch.,XXXI,5, 233- 
237, 3 fi.ir. ) [342 

"Wallengren Hans). Phj/Kidlogisr/i-bioldgisc/ie Shidicn iiber die Atmung 
bei dm Arl/iro/ioden. (Arb. Zool. Inst. Wien, Lunds Univ. Arsskrift, IX, 
30 pj)., diaiirammes.) [255 

"Waller (A. D.). The varions inclinations of ihe electrieal axis ofl/ie IIu- 
man hearl. I. The normal lu-ort. (Roy. Soc. Proceed, B. 590, 507.) [Etude 
curieuse sur les manifestations lectriques du cur. H. de Varigny 

u) "Wehmer (C). Selbstvergiflung in Penicillium-KuUuren ois Folge der 
Stir/isio/l-Erniihrunr/. (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 4, 210-225, 
3fig.) [270 

b) Uebergang lteren Vegelationen von Aspergilhis fumigatus in liic- 
senzellen unter Wirkung anqehaufter Sure. (Ber. der deutsch. bot. Ge- 
sellsch., XXXI, 5, 257-267, 7 fig.) [315 

"Weill (O.). Bilige'nie hpatique. (Arch. internat, de Physiologie, Xlll, 
166 187.) [309 

"Weill iP.j. Uf'bcr die Bilduny von Len/wzylen in den mensv/ilichen und 
lierischen lliymus des erwachsenen Organismns. XI. Fortsetzung der Stu- 
dien iiber das BInl etc. von Franz Weideiireirh. (Arch. mikr. Anat., 
LXXXllI, r6pp.,2pl.) [279 

"Widmark(M. P. E.). Ueber die Wasserstromungen in dem Gastrovascular- 
apparat von Atrrelia aurita. (Zeitschr. f. allg. Physiologie, XV, 33-48.) 

[Chez cette Mduse, la narcose thre qui abolit les 
contractions musculaires est sans influence sur les mouvements de cils 
qui sont le moteur principal de la circulation aqueuse. M. Mendelssomn 

'Wiliberg (M. A.). Die natilrliche Resistenz der Igeleinigen Giften gegen- 
i'ber. (Biochem. Zeitschr., XLVII, 157-175.) ' [3;U 

WillsttteriR.) und Everest (E.). /. Ueber den Farbsloff der Kornblwne. 
iLiebig's Annalen der Chemie, Bd. 401, 189-232.) [.304 

Willsttter (R.i, Fischer fM.) und Forsen (L.). Ueber den Abban der 
bridi-u Chlonijdigll-Koniponenlen durch Alkalien. (Liebig's Annalen der 
Chemie, Bd. 400, 147-181.) [;}Oti 

Willsttter (R.j und Fischer (M.j. AA7//. Die Stamsubstanzen der 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 253 

PJiilUino und Porphiirine. (Liebig's Annalen cler Chemie, Bd. 400, 189-194.) 

[309 

"Willsttter (R.) und Forsn (L.). XXI. Einfuhrung der Magnesiums in 
die Derivalc des ChlorophijUs. (Liebig's Annalen der Chemie, Bd. 396- 
180-193.) [30G 

Wilschke (A.). Uehe)' die Verteiliing der phototropischen Sensibilitt in 
Gramineen-Keimiingen xmd deren Empfindlichkeit fiir Kontaktveize. (Sit- 
zungsber. der K. Akadeui. d. Wissenschaft Wien, CXXII, 65-111, 1 pi. 
et3fig.) [340 

"W^ilson-Gree. The behavior of Leeches vu'lk especial rfrence to ils mo- 
di(iabiUty. (Univers. California public, in Zool., XI, n 11, 197-305.) [295 

WinogradoAv ("W.). Ueber dieunmitteJIjore Einwirkung hoher Tempera- 
turen auf das lier:. (Zeitsohr. f. Biol., LX, 1-28.) [311 

Winterstein (H.). Beitrdge zur Keuntniss der Narkose. Krilische IJeber- 
sic/it iJber die BerichUingen zwischen Xarkose und Sauersl<)//a())iuiig. (Bio- 
chem. Zeitschr., LI, 143-170.) [L'auteur con- 

clut que la narcose ne peut s'expliquer par un simple arrt des oxyda- 
tions cellulaires, comme l'admettent Verwrn, Burker et leurs lves. Les 
animaux (vers intestinaux), qui ont une vie presque exclusivement anaro- 
bie, sont sensibles aux anesthsiques et peuvent tre soumis la narcose. 
L'arrt des phnomnes d'oxydation dans la narcose ne constitue qu'une 
manifestation partielle de ses effets asphyxiques. M. Mendelssohn 

"Wolff (J.). Quelques proprits nouvelles du catalyseur dit <s.peroxydases . 
Bapproc/tement entre son action et celle des nitrites. (Ann. Inst. Pasteur, 
XX Vil, 554-569.) [262 

"Wollman (E.). Sur l'levage des ttards striles. (Ann. Inst. Pasteur, 
XXVll, 154-162.) ' [336 

"WoodrufF (L. Li.). The efjY'ct of excrtion products of lufusoria on the 
same and on dijferent species ivith spcial rfrence to the Prolozoan 
squence in infusions. (Journ. ofexperim. Zool., XIV, n"4, 575-582.) [330 

Zaleski CW.). Beitrdge zur Kenntnis der Pflanzenalmung {Vorluflge 
Milleilung). (Ber. der deutsch. bot. Gesellsch., XXXI, 7, 354-361.) [262 

Zielinska(Janina). Ueber die Wirkung des Sauerslo/fpartiuldruckes auf 
Begcneralionsgeschwindigkeit bei Eisenia ftida Sav. (Arch. Entw.-Mech., 
XXXV 111, 30-48, 1 fig.) [324 

Voir pp. 3, 15, 30, 61, 158, 179, 376, pour les renvois ce chapitre. 



1" Nutrition. 
a) Osmose. 



Shull (Ch. A.). Semipermabilit des enveloppes sminales. L'auteur 
signale, pour le tgument sminal du Xanlhium^ une semipermabilit 
analogue celle de VHordeum. Certaines substances ne pntrent pas, alors 
que d'autres pntrent plus ou moins rapidement. Cette semipermabilit 
n'est. pas sous la dpendance de la vitalit des cellules de l'enveloppe de la 
graine ; c'est un phnomne purement physique. 



M'.l L'ANNE BIOLOGIQl'E. 

La srmipcrmahilit a i dmontre pour des enveloppes de graines de 
plantes appartenant aux Alismaces, Gramines, Chnopodiaces, Rosaces, 
Lgumineuses et Composes. P. Gurin. 

/>) Faber iF. C. von). Sur la Iranspiralion et la pression osmotique chez 
les Maiioroviccs. Sciiimper et Karsten avaient attir l'attention sur la 
structure xropliytique des feuilles de ces plantes. Afin d'obtenir des don- 
nes colngiques concernant ce groupe vgtal, l'auteur a effectu des re- 
cherches sur leur transpiration. Elles lui ont prouv que cette fonction n'est 
pas minime et que, chez certaines espces (Rhlzophora nmcronata, Avicennia 
allid, Sonneratia alhn, Bntguieracaryophylloldes), elle pouvait devenir im- 
portante tant l'ombre qu'au soleil. Beaucoup de ces Mangrovies sont des 
arbres, avec couronne bien dveloppe, dont la hauteur peut dpasser 
8 mtres, vivant on des endroits o la temprature atteint souvent de 40" 
4" et pouvant tre .soumis l'action continue de la brise marine. On voit 
ainsi combien doit tre grande la quantit d'eau ncessaire ces vgtaux, 
qui n'ont parfois leur disposition que de l'eau sale, et combien leur pou- 
voir d'aspiration doit tre lev. L'auteur a mesur la pression osmotique 
des cellules pidermiques des feuilles. Voici les rsultats obtenus : Rhlzo- 
phora mucronala 72 atmosphres, 7?. conjugata'S, Avicennia alba6S, A. offi- 
cinnlis 52, Sonneralia alba 04, Bruguiera (jymnorhizn 34, Ceriops Cdndol- 
leana '?>2, .Egiceras majus 29, Acanlhus ilicifolius 24 et Lumnilzera race- 
niosa 30. Ces chiffres sont beaucoup plus levs que ceux que l'on obtient 
avec les plantes terrestres. Cette pression est d'ordinaire un peu plus forte 
que dans le msophylle. Fitting avait signal le contraire pour les plantes 
dsertiques. La pression dans les racines est souvent moiti moindre que 
dans les feuilles. 11 n'est pas rare que l'eau s'vaporant dans le voisinage 
des iles de corail, la concentration du substrat augmente et que les raci- 
nes-chasses ainsi que la vase soient couvertes de sel cristallis. Les acides 
de la vase obscure augmentent probablement la scheresse physiolo- 
gique de l'habitat des Mangrovies. Au littoral, les Mangrovies subissent 
souvent l'action d'une brusque variation de concentration de milieu par 
suite d'arrive de l'eau douce des grands fleuves. Pour supporter un chan- 
gement aussi rapide, elles possdent un haut degr le moyen de rgler 
la pression osmotique. Celle-ci fort leve est, chez beaucoup d'entre elles, 
obtenue par l'accumulation du sel. Chez d'autres, elle provient probable- 
ment de la prsence de tanin. Ce n'est pas la transpiration qui dtermine 
l'accumulation du sel comme le pensait Schimper, mais une particularit 
spcifique de la plante' ainsi que Fitting l'a signal pour les plantes dser- 
tiques. Henri Miciieels. 

{i) Respiration. 

Verworn (Max). La question de l'oxygne de rserve dans la substance 
riraittr. La question de l'existence d'une certaine quantit d'oxygne de 
rserve dans la matire vivante des organismes arobies a t, plusieurs 
reprises, l'objet de vives discussions au cours de ces dernires annes. L'au- 
teur croit trouver la solution de cet important problme, dans l'tude exacte 
l'v- variations du travail nergtique d'un systme arobie au moment du 
i' -ige soudain d'un milieu oxygn un milieu compltement dpourvu 
d'oxygne. 

Ainsi la niuelk- pinirrc d'une grenouille dont le sang fut remplac dans 
tout le systme circulatoire ]ar une solution saline isotonique compltement 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 255 

dbarrasse d'oxygne, ragit comme l'tat normal par un ttanos aprs 
injection de strychnine dans cette circulation artificielle. Ce n'est qu'au bout 
de trente quarante-cinq minutes que l'excitation de la moelle de la gre- 
nouille circulation artificielle s'teint compltement grce l'puisement de 
son oxygne de rserve, tandis que la grenouille normale l'aide de son oxy- 
gne peut toujours se rtablir de l'puisement caus par les accs convulsifs. 
Des phnomnes analogues s'observent dans le nerf, dont l'excitabilit est une 
mesure trs exacte de la quantit d'nergie dclanche par un stimulus 
d'une intensit et d'une dure dtermines. Il rsulte des recherches de 
l'auteur et de celles de ses lves que dans les bonnes prparations neuro- 
musculaires, l'excitabilit se maintient la hauteur primitive pendant une 
heure et demie deux heures aprs exclusion de tout oxygne. Puis elle 
dcrot progressivement, d'abord trs lentement, ensuite de plus en plus 
vite. Un tel tat de l'excitabilit aprs l'interruption complte de l'arrive 
de l'oxygne ne pourrait s'expliquer que par l'existence d'oxygne en rserve 
dans la substance vivante. Il importe de remarquer que les expriences de 
l'auteur n'ont port que sur un animal sang froid. M. Mendelssohn. 

Montuori (A.). Les processus oxydatifs chez les animaux marins par 
rapport la temprature. L'auteur a dtermin les variations de la con- 
sommation d'oxygne chez les htrothermes ports brusquement d'une 
temprature plus basse une temprature plus leve. Diverses espces de 
poissons, crustacs, mollusques et vers ont t soumises aux expriences. 
Il rsulte de ces recherches que sous l'influence de l'lvation de la temp- 
rature de l'eau dans laquelle est plac l'animal, les processus d'oxydation 
augmentent d'abord et diminuent ensuite. Il n'existe donc pas une augmen- 
tation uniforme et constante de.-i changes respiratoires, comme on le pr- 
tend gnralement. Tous ces animaux aquatiques possdent un mcanisme 
d'adaptation au milieu thermique. Ce mcanisme qui est pour ainsi dire un 
moyen de dfense entre plus ou moins rapidement en activit lorsque la 
temprature du milieu varie. M. Mendelssohn. 

"Wallengren (Hans). Etudes physio-biologiques sur la respiration des 
arthropodes. I. La respiration des larves d\Eschna dcapites. Matula avait 
constat en 1911 que la frquence des mouvements respiratoires des larves 
d\Eschna augmentait considrablement la suite de la dcapitation de l'in- 
secte. Au lieu de 15 18 mouvements respiratoires on en constatait 36 40 
chez les larves opres. Cette augmentation de la frquence des mouve- 
ments respiratoires devait, selon Matula, se maintenir ainsi jusqu' la mort 
de l'animal et il concluait que les ganglions cphaliques exercent normale- 
ment une influence inhibitrice sur les mouvements respiratoires. "W. a 
repris ces expriences et a constat que le systme normal reparaissait au 
bout d'un certain temps. Il faudrait en conclure, par consquent, que Matula 
n'avait pas obsei'v ses animaux suffisamment longtemps et que les mouve- 
ments respiratoires peuvent s'effectuer d'une faon normale en l'absence 
des ganglions cphaliques. L'augmentation du rythme respiratoire qu'on 
constate dans les premiers temps aprs la dcapitation devrait tre consi- 
dre comme tant due un choc opratoire. Le peu d'importance des gan- 
glions cphaliques pour la respiration est confirm par le fait que l'action 
rgulatrice que le degr d'aration de l'eau ambiante exerce sur les mouve- 
ments respiratoires se manifeste galement chez les larves dcapites. Ce 
serait plutt dans les premiers ganglions du thorax qu'il faut chercher, 
selon W., le centre respiratoire qui reoit les excitations du milieu ambiant. 



250 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

A]>rrs l'extirpation de ces ganglions la larve est. en effet, compltement 
indilTronto aux variations quantitatives de l'oxygne contenu dans l'eau 
ambiante. J. StroiiI. 

a) Garrelon i,L.), Langlois (J. P.) etPoy (G.). La polypne thermique. 

Pnruinognsln'qucs. Adrnaline. Il rsulte de ces recherches, qui 
viennent confirmer les expriences antrieures des auteurs, que la section 
des pneumogastriques chez un animal anesthsi en polypne centrale pro- 
voque une acclration notable du rythme respiratoire concidant avec la 
suppression de l'action de ces nerfs. De ce fait les auteurs ont dduit une 
nouvelle preuve de la fonction rgulatrice du pneumogastrique. Mais ils ont 
pu s'assurer que le rle de ce nerf est diffrent dans la polypne centrale et 
dans la polypne rflexe. Il est toujours rgulateur dans la polypne cen- 
trale, qu'il y ait ou non conservation des rflexes et de l'activit psychique. 
Dans la polypne rflexe, au contraire, et lorsque persiste l'activit psy- 
chique, la vgotomie provoque toujours une diminution du rythme respira- 
toire qui, suivant l'tat de l'animal, conserve le type polyjjnique ou bien 
prsente un ralentissement considrable avec augmentation de l'amplitude. 
Les auteurs pensent que cette action oppose du nerf pneumogastrique 
s'exerce non pas sur des centres diffrents, mais sur le mme centre bulbaire 
pris au sens physiologique, fonctionnel et ragissant diffremment suivant 
des conditions spcifiques qui modifient qualitativement son excitabilit. 

M. Mendelssohn. 

/j) Garrelon (L.), Langlois (J. P.) et Poy (G.). Pneumogastriques et 
polypiies. 1 Dans la polypne centrale avec ousans anesthsi, la section 
des pneumogastriques entrane une acclration intense du rythme respira- 
toire; 1?'^' dans la ])olypnc rflexe, la section des pneumogastri(iues entraine 
une diminution dans le rytlnne respiratoire, diminution qui varie dans les 
limites extrmes suivant l'tat ractionnel du sujet. Pour expliquer ces deux 
effets opposs on peut supposer l'existence de deux centres bulbaires assu- 
rant la lutte contre la chaleur, l'un fonctionnant au-dessous d'une tempra- 
ture centrale critique et mis en action par des excitations priphriques, 
l'autre n'entrant en jeu qu'au-dessus de la temprature critique sous l'in- 
fluence de causes centrales; ou bien on peut n'admettre qu'un seul centre 
polypnique, mais ragissant diffremment suivant qu'il se trouve irrigu 
par un sang ayant une temprature au-dessus ou au-dessous du point cri- 
tique. J. Gautrelet. 

^j Mines \Gt. R.). Notes sur les mouvements respiratoires de la torpille 
(Tnrpriii) ocrllaia). On sait que les mouvements respiratoires des poissons 
])rt'sentent diffrents types qui tous n'ont pas t compltement analyss 
encore. Un do ces modes spciaux consiste en une dilatation particulirement 
prononce du pharynx brusquement suivie d'une forte contraction. L'eau 
est ainsi rejote par la bouche, c'est--dire par une voie qu'elle ne prend 
d'habitude que pour entrer. Baghoni a vu dans ce genre de mouvements 
une e.spce de t crachement de nature rflexe command par des exci- 
tations venant du dehors (bulles d'air introduites dans la bouche/etc). M. qui 
a lait des expriences ce sujet sur les torpilles, est d'avis que ces mouve- 
ments sont dtermins en partie du moins par le systme nerveux central. 
Us apparaissent, en effet, des intervalles fort rguliers et cela mme 
lorsiiii'nii a pris soin do maintenir les conditions extrieures aussi uniformes 
que possible. J. bTUoiiL. 



Vc 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 257 

Elsas (B.). L'influence de l" alimentation swr /e.s changes gareux des 
animaux sang froid. La question de savoir si l'introduction dans l'orga- 
nisme de matriaux oxydables exerce une influence sur la rapidit des 
oxydations a suscit un grand nombre d'expriences chez les animaux 
sang chaud. Il n'en a pas t de mme chez les animaux sang froid. Les 
seules recherches poursuivies dans ce sens furent celles de G. Weiss qui 
l'auteur reproche certaines fautes de technique. L'auteur s'est adress des 
grenouilles {II. esculenla) et a estim la vitesse de leurs oxydations organi- 
ques par le nombre de cm'* d'oxygne utiliss, par un kg d'animal en une 
heure. La moyenne de chaque exprience tait calcule d'aprs la quantit 
consomme en 20 . 24 heures par dix individus. 

Chez la grenouille hianitie on constate une grande constance de la con- 
sommation d'oxygne, ce qui permet de la considrer comme un bon terme 
de comparaison. L'auteur a constat que la consomipation de l'oxygne est 
augmente (en comparaison de la grenouille inanitie) en moyenne de 5 9. 
si l'alimentation e.st compose de graisses (graisse de porc et huile d'olives) 
de 13 % si on alimente les grenouilles avec du sucre de raisins, de 26 ^f, 
(17 40 %) si on les alimente avec de la casine ou du blanc d'uf. Les 
rsultats de G. Weiss taient assez diffrents et cette diffrence est peut- 
tre due au f'ait que les deux auteurs n'ont pas effectu leurs recherches 
la mme poque de l'anne. 

La diffrence dans la consommation d'oxygne qui existe entre les 
grenouilles nourries au moyen d'albumine et celles qui ~ reoivent une 
nourriture non azote est probablement due au fait que l'organisme peut 
emmagasiner de la graisse et du glycogne l'tat collodal, tandis 
que cette proprit est rduite un minimum pour l'albumine. E. Ter- 

ROINE. 



Bach (A.). Les ferments oxydants et rducteurs et leur rle dans le pro- 
cessus de respiration. Nos ides sur le processus respiratoire sont troite- 
ment lies la connais.s''ance du mcanisme de la combustion lente. Tant 
que cette connaissance fut dfectueuse, le processus respiratoire, trs com- 
plexe, dut ncessairement paratre inexplicable par les lois physiques et 
chimiques connues. Mais aprs que la nature de la combustion lente eut t 
lucide, la connaissance du mcanisme de la respiration fit des progrs 
importants. La thorie de l'activation de l'oxygne par formation interm- 
diaire de peroxydes, thorie que les travaux prcdents de l'auteur ont 
aid mettre on valeur, permet d'expliquer nombre de faits qu'aucune autre 
thorie existante ne saurait expliquer. 

Si nous voulons faire abstraction de toute conception vitaliste, nous devons 
bien admettre que les lois (pii rgissent les phnommes de combustion 
lente prsident aussi au phnomne respiratoire. B. montre que l'adaptation 
des tres, vivants ces lois se fait de la manire suivante : 

I" Pour faire face au besoin d'utiliser l'oxygne libre pour les oxydations, 
la cellule produit un ferment l'oxygnase corps facilement oxydable 
qui fixe l'oxygne molculaire avec formation de peroxydes. 

2" Pour acclrer l'action oxydante de ces peroxydes, la cellule produit un 
ferment la peroxydase dont l'action sur les peroxydes est analogue 
celle du sulfate ferreux sur le peroxyde d'hydrogne. 

3'^ Les peroxydes qui se forment dans l'action de l'oxygne libre sur les 
substances facilement oxydables se convertissent par hydrolyse en peroxyde 
d'hydrogne qui, dans les oxydations hydrolytiques, peut se former comme 
l'anne BioLOGrrtuE, xvni. 1913. 17 



058 I/ANNKE BIOLOGIQUE. 

produit i)rim:iire. En s'accuinulant , le peroxyde d'iiydrno-ne pourrait, 
en raison de sa grande diffusibilit, exercer une influence nocive sur les 
parties plus dlicates du protoplasma. Pour parer ce danger, la cellule 
produit un ferment la catalase dont la seule fonction consiste d- 
composer avec la plus grande i-apidit le peroxyde d'hydrogne en eau et 
oxvi:ne inerte. Ce ferment fonctionne donc comme rgulateur du processus 
respiratoire. 

'1" l'infin. pour les besoins de Toxydation liydrolytique, la cellule produit 
un ferment la perhydridase qui acclre les processus oxydo-rducteurs, 
comme le font les mtaux du groupe du platine. 

B. reconnat que, dans cette conception du phnomne respiratoire, il y a 
encore des lacunes trs graves, mais elle coordonne une multitude de faits, 
en mme temps qu'elle ouvre un vaste champ au travail exprimental. 

M. BOUIUKI!. 

Chodat (R.) et Schweizer (K.). Xouvclles recherches sur les ferments 
oxj/dtinls. 17. La tt/rosinase est aussi une dsamidase. Les prcdentes 
reclierches de C. sur la question l'ont amen admettre l'hypothse que la 
tyrosinase doit avoir une action oxydante sur les acides amins. En partant 
du glycocoUe, la thorie conduit dans ce cas la formation probable de 
l'aldhyde formique, de l'acide carbonique et de l'ammoniaque. Si l'oxydation 
continue, il pourrait se former encore de l'acide formique, soit parce que le 
ferment oxydant aurait le pouvoir d'oxyder l'aldhyde formique, soit parce 
qu'interviendrait la raction de Cannizaro : une molcule d'aldhyde ragis- 
sant sur une autre molcule d'aldhyde, il y aurait formation, en prsence 
de l'eau, d'alcool mthylique et d'acide formique. Enfin, on pourrait supposer 
la production d'acide glyoxylique. 

Or, les expriences poursuivies ont montr le bien-fond de cette thorie 
et les auteurs ont pu mettre en vidence la formation de l'aldhyde formique 
et de l'ammoniaque. La tyrosinase fonctionne donc bien comme un ferment 
oxydo-dsaminase. Les rsultats obtenus relativement au glycocolle montrent 
ds Hiaint(>nant une espce de respiration de matires azotes, aboutissant 
l'aldhyde formique et l'acide formique en prsence de l'ammoniaque. 

On s'approche ainsi du formiate d'ammonium, du formaraide et, par 
lmination d'eau, de l'acide cyanhydrique. Il faut donc se garder de penser 
(pie la i)rsencc d'aldhyde formique dans les tissus soit toujours une indica- 
tion d'une photosynthse par la chlorophylle, puisque ce corps se forme si 
facilement partir du glycocolle. 

Un autre rsultat de ce travail est de montrer l'analogie qui existe entre 
l'action de la tyrosinase sur le glycocolle et l'action de l'eau oxygne sur le 
mme corps. Ainsi se marque de nouveau le paralllisme qui est actuellement 
gnralement admis entre les ferments oxydants et un systme compos 
d'un ])croxyde et d'un acclrateur : peroxyde-peroxydase. M. Bouiieh. 

Palladin ("W.). De la respiration vgtale comme phnomne d'oxyda- 
tion hi/drolyli'/ite. Rappelons d'abord que P. distingue dans la respiration 
deux ijrocessus, l'un primaire ou res})iration anarobie, l'autre secondaire 
ou processus d'oxydation arobie. Si l'on dsigne par R le jjigment respira- 
toire et jiar RII., le chromogne, la respiration pourrait tre reprsente, 
d'aiirsP., par le schina suivant : lo Stade anarobie: CoH^.,Oc + 6 1I.,0 
-i- 12U = 6 CO. -1- 12 RH,,; 2o Stade arobie : 12 iH.y + 6 o = 12 H.'o 
-i- 12 R < 'ette manire de voir a reu l'ajipui de dcouvertes rcentes. En effet, 
U. \Vu:i.ANn a prouv la possibilit d'une oxydation des aldhydes en acides 



XIV. PmSILOGIE GENERALE. 259 

correspondants par l'action de l'eau en l'absence d'oxygne. D'aprs cet 
auteur, il y aurait d'abord formation d'un hydrate : 

R. COH + HoO = R. HC 

L'aldhyde humide secou, en l'absence d'air, avec du noir de palladium 
fournit un acide et de l'hydrogne uni au palladium : 

^OH //O 

R. HC ->R.C f + Ho. 

^OH ^OH 

En laissant ensuite pntrer l'air, l'iiydrogne est briil et la dshydrog- 
nation peut continuer. Le mme rle que celui de l'oxygne de l'air peut 
tre rempli par le bleu de mthylne, etc. La combustion de l'oxyde de 
carbone en anhydride carbonique peut avoir lieu par l'intermdiaire d'une 
phase acide formique : 

0H\ 
C : -> C : -> COo + H.>. 

H/ - 1 - 

('. Neuberg et ses collaborateurs ont prouv l'existence dans la fermenta- 
tion alcoolique de l'acide actylformique et d'actaldhyde comme produits 
intermdiaires. Kostytschew a observ la transformation de l'actaldhyde 
en alcool. Comme le protoplasme possde une raction alcaline, l'auteur, 
qui s'tait donn pour mission d'tudier le phnomne de l'absorption de 
l'oxygne par les chromognes respiratoires, a pris le soin d'ajouter des 
alcalis aux solutions de ceux-ci. Les recherches ainsi entreprises oilt entran 
les conclusions que voici : 1 les solutions alcalines des chromognes respi- 
ratoires ont absorb avidement l'oxygne de l'air et ont form, par suite, 
des pigments rouge-brun; 2" pendant la fermentation alcoolique (et par 
consquent aussi pendant le premier stade anarobie de la respiration), il y 
a production de substances qui cdent facilement au pigment respiratoire 
leur hydrogne et celui-ci est oxyd en eau par l'oxygne de l'air ; 3 les 
chromognes respiratoires (RH2) cdent comme les leucocorps leur hydro- 
gne l'oxygne absorb. Il en rsulte un pigment et de l'eau (R -|- H2O). 
L'oxygne absorb pendant la respiration est employ par consquent 
loigner l'hydrogne de la plante ; 4 les Bactries anarobies livrent direc- 
tement au milieu gazeux environnant l'hydrogne devenu libre par suite 
de l'oxydation hydrolytique du glucose et qui, chez les plantes suprieures, 
est oxyd en eau avec l'aide des chromognes respiratoires, mais qui est 
limin sous la forme d'alcool thylique chez la levure. Comme schma du 
. travail des bactries anarobies, on peut prendre la raction d'Oscar Lcew. 
En prsence d'oxyde de cuivre, une solution alcaline d'aldhyde formique 
fournit de grandes quantits d'hydrogne, d'o production d'acide for- 
mique. Henri Miciieels. 

Palladin ("W.) et Tolstaja (Z.). Absorption d'oxygne par les chro- 
mognes des plantes. Poursuivant ses recherches sur les chromognes, 
P. en collaboration avec T. prcise de la faon suivante les proprits chi- 
miques des chromognes, ou pigments respiratoires des plantes. 

Ces pigments peuvent tre extraits par l'alcool mthylique ; en solution. 
alcaline ils absorbent nergiquement l'oxygne de l'air tout en prenant une 
couleur brun-rouge. Or, le protoplasme l'intrieur duquel s'effectue l'ab- 
sorption de l'oxygne par les chromognes possde galement une raction 



2r,0 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

alcaliiio. Les cliroiuo^'nes sont oxyds aussi par la peroxydase et l'eau 

oxygne. 

L'extrait mttiylalcoolique des chromognes ne s'oxyde presque pas Tair; 
par c.intre, les c'in'oinognes maintenus pendant plusieurs jours dans une 
atmosplire prive doxygne et soumis l'aulolyse, absorbent ensuite trs 
nergiqnement l'oxygne et se transforment en pigments; cette dernire 
transformation peut tre inhibe par l'addition d'eau oxygne. 

La constitution de quelques chromognes a pu tre approximativement 
tablie; la substance des chromognes du haricot parat tre un dioxyphnol 
(brenzcatchine ou protluit voisin). 

Los chromognes respiratoires abandonnent aux prochromogncs leur 
liydrogne, lequel, en se combinant l'oxygne absorb par ces derniers 
corps, conduit la formation d'un pigment color et d'une certaine quantit 
d'eau. L'oxygne absorb pendant la respiration se combinerait, d'aprs P., 
ru des chromognes respiratoires, en formant de l'eau, tandis que la d- 
composition de cette eau librerait de nouveau de l'H qui reviendrait se 
fixer sur les chromognes. P. Jaccard. 

a) Maquenne (L.) et Demoussy (E.). Influence des conditions an- 
Icrieures sur la valeur du qiiotieiil respiratoire chez les feuilles vertes. 
(Analys avec le suivant.) 

) Sur la valeur et an nouveau mode d'apprciation du quotient respi- 
ratoire des plantes vertes. Le quotient respiratoire de nuit n'est pas inf- 
rieur au quotient respiratoire de jour ; ce rapport change chaque heure du 
jour et de la nuit. Si l'abaissement du quotient jusqu'au voisinage du zro 
tait connu, son relvement jusqu' des valeurs aussi normes que 1,5 ou 
],G est un fait nouveau. Lorsqu'on transporte l'obscurit un organe vert 
qui s'est charg d'hydrate de carbone par assimilation et qui s'est en partie 
desacidifi sous l'influence de la chaleur du soleil, ce sont les hydrates de. 
carbone, plus altrables et plus abondants que les acides, qui s'oxydent d'a- 
bord ; ils donnent ainsi naissance une nouvelle quantit d'acides fixes et 
seulement peu d'acide carbonique : le quotient respiratoire est faible. Mais, 
en mme temps, la rserve d'hydrate de carbone diminue et devient bientt 
insuffisante pour maintenir la respiration son intensit normale ; alors les 
acides, devenus prdominants, brlent leur tour, en proportion de plus en 
plus forte mesure que s'puisent les hydrates de carbone : le quotient re- 
monte et tend vers la limite, trs suprieure 1, qui correspond la com- 
bustion totale des acides organiques fixes. Telle est l'explication qu'on peut 
donner des variations du quotient respiratoire. Il est plus grand que 1 pen- 
dant toute la priode de vgtation active : son dcroissement et surtout son 
abaissement au-dessous de l'unit sont un signe de dgnrescence. La re- 
spiration est un processus de rduction chez la plante jeune. Il faut admettre, 
en outre, un facteur nouveau, la solubilit du gaz carbonique dans le suc 
cellulaire. M. Gard. 

Kostytschew (S.). Sur la nature de la respiration anarobie chez 
diverses Phanro;/ames. K. a fait observer nagure qu'il tait absurde de 
jjrtendre que la rcs]iiration anarobie de la plnpai't des Phanrogames et 
la fermentation alcooli(]ue taient des phnomnes identiques. Avec les 
divers matriaux dont il a fait usage dans de nouvelles recherches (fleurs 
de .Ic'T platanoides, oranges, plantules de Lepidium satirum, tubercules 
de Pommes de terre, etc.), il a trouv (]ue les ra])ports en poids entre le 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 261 

gaz carbonique et l'alcool forms variaient, suivant les objets, entre 100 : 
Wl, 100 : 10-3, 100 : 80... et 100 : 0. Les dosages d'alcool taient effectus 
en partie par la dtermination du poids spcifique, en partie par titrage au 
moyen d'acide chromique dans la solution sulfurique du distillt libre d'al- 
dhyde. L'incapacit chez les Pommes de terre de produire de l'alcool par 
la respiration anarobie doit tre attribue au manque de zymase et non au 
manque de matire fermentescible. K. se propose de continuer ses recherches 
sur la respiration anarobie des Pommes de terre et les prsentes tudes 
viennent donc confirmer l'opinion qu'il avait mise. Henri Micheels. 

Kostytschew (S.), Brilliant (W.) et Scheloumoff (A.)- Sur la re- 
spiralion des germinations de Fromenl vivantes et mortes. Rappelons que 
Kostytschew observe que les plantules de Froment capables de poursuivre 
leur dveloppement respirent normalement et que la production de COo de 
ces germinations n'est pas augmente par les phosphates. Les solutions 
sucres fermentes produisent cependant une augmentation du dgagement 
de CO^ qui peut tre rapport la respiration normale. Par contre, L. Iwanoff 
et W. Zaleski ainsi que leurs collaborateurs prtendent que les germinations 
de Froment montrent seulement une respiration anaorobie (fermentation 
alcooli(iue) et que la production de CO2 augmente aussi bien sous l'action 
des phosphates que sous celle des solutions sucres fermentes. Cette aug- 
mentation dans la production de COo n'est pas accompagne d'une augmen- 
tation dans l'absorption d'oxygne (o). Les produits de fermentation dter- 
minent au contraire un accroissement en CO2 et en formation d'alcool. Les 
nouvelles recherches de K., B. et S. les conduisent aux conclusions suivantes : 
1 Quand on diminue d'une faon minime l'accs de l'air, l'absorption 
de Oo par les germinations vivantes ou tires de Froment est fortement 
rduite ; 2'^ Les phosphates secondaires n'exercent aucune action sur la pro- 
duction de C0._, et l'absorption de Go chez les plantules de Froment vivantes; 
3 Les solutions de sucre fermentes activent la production de COo et l'ab- 

GO' 

sorption de COo par les mmes plantules vivantes. Le rapport -^ n'a pas 

cliang; 4" Chez les plantules de Froment tues, seule la production de 
COo par les solutions de sucre fermentes est stimule, mme dans des con- 
ditions d'aration irrprochables. On trouvera donc ici une augmentation 

importante de la valeur du rapport ^. Henri Micheels. 

Uo 

Kostytschew (S.) et Scheloumoff (A.). Sur la production d'alcool par 
les germinations de Froment. Ces auteurs ont expriment sur des plan- 
tules capables de germer et d'autres arrtes dans leur dveloppement. Ils 
concluent de leurs recherches que les germinations de Froment vivantes ne 
produisent pas la moindre quantit d'alcool lorsqu'elles sont en milieu com- 
pltement ar. Mme en prsence de toluol la formation d'alcool est extr- 
mement faible (CO^ : CiHyOH == 100 : 3). Les germinations vivantes sous 
une aration non complte (d'aprs la mthode de L. Iwanoff) donnent des 
quantits d'alcool plus importantes (COo : CaH-jOH = 100 : 50). Des plantules 
qui ne sont plus susceptibles de germer respirant faiblement produisent 
mme en l'absence complte d'aration des quantits d'alcool qui ne sont 
pas ngligeables (COo : CaH^^OH = 100 : 50). Chez les plantules vivantes, 
tout le gaz carbonique form et, chez les non susceptibles de germer, au 
moins la moiti de ce gaz doivent tre attribus la respiration normale. 



V(VJ L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Pans des rccherrhes sur la respiration v.^-tale, il est impossible d'admettre 
lo plus lii-er ralentissement par suite de l'accs de l'air. Henri Micheels. 

Zaleski ("W.). Contribution la connaissance de la respiratiim vrg- 
lalc. KtiSTVTsciiEW a montr que les germinations de Froment voient 
leur ])roduction de COo stimules par la zymine aprs avoir t trempes 
dans des solutions de sucre fermentes. Il en avait conclu que ces solutions 
rontiennent les produits intermdiaires de la fermentation alcoolique, qui 
sont oxyds par les germinations do Froment et donnent ainsi les produits 
finaux. On peut supposer que les plantes suprieures aussi, par la dgradation 
des hydrates de carbone, qui se produit anarobiquomcnt dans les premiers 
stades, forment les mmes produits intermdiaires qui seront ensuite oxyds 
par les ferments oxydants. Afin d'tablir cette hypothse, il tait ncessaire 
de prouver que les solutions de sucre fermentes stimulent la respiration 
arobie des germinations de Froment, car Kostytscmew n'a pas encore 
fourni d'argument tranchant la question. Ces germinations sont riches en 
ferments alcooliques qui, en l'absence d'oxygne, laissent chapper une 
quantit importante de CO2 et, par suite, luie quantit correspondante d'al- 
cool. D'autre part, il faut remarquer aussi, comme Palladin l'a indiqu, 
que ces germinations tues n'ont plus qu'une respiration anarobie. On peut 
mettre l'opinion que les solutions de sucre fermentes stimulent par la 
zymine la production anarobie de CO2 et non l'arobie, comme le pense 
KosTVTSCiiEW. Z., en s'appuyant siir certaines tudes faites par lui et aussi 
par L. IwANOFF, tend prouver que l'hypothse de Kostytscoew est fausse 
et il recherche quelles sont les substances qui viennent ici jouer le rle de 
stimulants de la respiration. L. Iwanoef avait cru pouvoir attribuer cette 
action la prsence^ dans les solutions de sucre fermentes, de phos- 
phates organiques et inorganiques. Divers physiologistes ont montr, en 
effet, que les phosphates inorganiques augmentent la production de COo 
chez les germinations du_ Froment et d'autres plantes dans l'air et dans 
l'hydrogne. Z. avait lui-mme trouv que ce sont les phosphates secon- 
daires et non les primaires qui interviennent pour stimuler la production 
de CO2. De ses recherches actuelles, il conclut qu'il ne faut pas attribuer 
l'acide phosphorique des solutions sucres l'action stimulante observe dans 
la production de CO2, mais une autre substance encore inconnue. 
Henri Micheels. 

"Wolff(J.). Quelques propi^ils nouvelles du catalyseur dit jicroxydase . 
Ita/)jjrochi-meiil mire son action et celle des nitriles. On sait que les cata- 
lyseurs naturels peuvent jouer un rle important au cours du dveloppement 
des vgtaux. 

La peroxydase, tant l'une des diastases les plus rpandues du rgne 
vgtal, a dj fait l'objet de nombreuses recherches. D'aprs certains 
auteurs, les peroxydases ne peuvent agir qu'en prsence des peroxydes. 
Le rle physiologique de ces catalyseurs serait donc intimement li la 
prsence des jjcroxydes dans les cellules vgtales. "W. montre que le 
concours des i)eroxydes n'est nullement indispensable au fonctionnement 
des peroxydases et que ces enzymes sont mme d'exercer une action cata- 
I y tique nergique par un mcanisme diffrent. On connat depuis longtemps 
la proprit des bases alcalines qui consiste fixer sur certains phnols 
l'oxygne atmosi)hrique. Or la peroxydase est capable d'accli^r d'une 
faon considrable les oxydations provoques par de faibles doses d'alcalis 
ou de sels alcalins sans le concours d'eau oxygne. 



XIV. PHYSIOLOGIE GiNRALE. 263 

D'autre part, l'acidit des sucs vgtaux est suffisante pour dplacer 
l'acide nitreux des nitrites. L'acide nitreux, mis en libert, peut donner lieu 
des phnomnes d'oxydation analogues ceux que l'on observe avec le 
systme peroxydase eau oxygne. Maz ayant mis en vidence la prsence 
constante des nitrites dans les vgtaux, AV. attribue aux composs nitreux 
un rle important dans les phnomnes d'oxydations dont les vgtaux sont 
le sige. 

En outre, l'auteur se demande si vraiment les peroxydes, que l'on ne ren- 
contre que rarement associs aux peroxydases, ont l'importance qu'on leur 
a accorde jusqu'ici dans les phnomnes respiratoires. 

W. va plus loin encore; faisant observer que l'on ignore comment ragis- 
sent in vivo les peroxydases, il met en doute levir rle physiologique. Mais 
l'auteur s'empresse d'ajouter que jusqu' preuve du contraire, on n'a pas le 
droit d'affirmer que ces diastases n'aient aucune utilit. 

Quoi qu'il en soit des hypothses, l'tude de la peroxydase prsente un 
intrt important au point de vue des proprits gnrales des diastases. 
C'est ce que dmontre le travail de W. Ph. Lasseur. 

7) Assimilation et desassimilation, asorplion. Fonclionchlorop/iijllienne. 

Bokorny (Th.). Sur la sparation entre la vie et Vactivit fermentaire. 
L'auteur montre sur un grand nombre d'exemples que les phnomnes 
vitaux de la levure (changes, croissance, bourgeonnement) sont beaucoup 
plus sensibles aux poisons que l'activit fermentaire : le sulfate de fer 
1 o{:, tue la levure et respecte la zymase; le chlorate de potasse 2-5 -ji em- 
pche la multiplication de la levure et respecte son pouvoir fermentaire ; le 
fluorure de sodium 0,1 % tue la levure et conserve la zymase; il en est 
de mme de l'oxalate de potasse 1-0,1 9,', de l'aldhyde formique 0,1 ^, 
du chloroforme 0,1-0,2 %, du sulfure de carbone 0,1 % de l'ther 
2-5 9^, etc. E. Tkkkuine. 

Lipschutz (A.). La nutrition des animaux aquatiques aux dpens de 
eomOinaisons organiques dissoutes dans l'eau. Le mmoire dcL. constitue ' 
une revue gnrale et critique du problme de la nutrition des animaux 
aquatiques tel qu'il a t pos par PCtter et dont il a t rendu compte ici 
diverses reprises dj (voyez Putter, Ann. Biol., XII, 252; XIV, 235; 
Henze, XI II, 230; Wolff et Lohmann, XIV, 237). A la suite de sa critique 
rs consciencieuse L. est d'avis c|ue les constatations qui ont t faites jus- 
qu' prsent ne sont pas de nature prouver l'hypothse de PCtter sur la 
participation de substances organiques dissoutes la nutrition des animaux 
aquatiques. Il insiste surtout sur le fait que les animaux en question sont., 
capables de supporter un jene prolong ainsi que L. lui-mme a pu le 
prouver par une srie d'expriences sur les poissons (voyez Zeilsehr. f. 
allgem. Physiol., Xll, 1010). J. Strohl. 

Delaunay. Recherches sur les changes azotes des invertbrs. C'est 
par l'tude, la plus complte possible, des corps azots contenus dans le 
sang ou son homologue, le liquide cavitaire des invertbrs, que l'auteur a 
abord le problme complexe des changes azots chez ces animaux. 11 r- 
sulte de ses recherches que le liquide cavitaire des Echinodermes contient 
une trs petite quantit d'azote protique et une quantit relativement 
importante (50 %) de corps azots appartenant l'azote restant parmi les- 
quels l'auteur a pu caractriser l'azote amin, l'azote urique, l'azote ammo- 



VCl L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

iiiai-al. ('liez les vers le taux dos divers lcmonts azots du liquide cavitaire 
est plus lev; les lincMits ligures de leur liquide cavitaire sont trs riches 
en azote restant. Chez les crustacs l'azote protique prend une valeur con- 
sidrable connue chez les vertbrs. Mmes rsultats chez les mollusques. 
En rai)pi>rtant la valeur de l'azote restant du sang 100 grammes de jjoids 
d"animal l'auteur a constat que le taux de l'azote restant est sensiblement 
le mme (1 ? milligr.) chez des tres trs diffrents (Astrie, Maja, Scpia). 
Seuls les vers (Siponcle) font exception. L'azote protique du sang des 
invertbrs joue un rle important dans la nutrition de ces animaux. Mais on 
mme temps et bien mieux que l'azote protique du sang, les corps azots 
du Ibie ou de l'hpato-pancras des invertbrs constituent une rserve 
destine la nutrition des tissus. M. Mendelssuhn. 

Denis (W.). Etude du mr'labolisme sur les animaux sang froid. II. Le 
sauf) ei l'urine de pois.'ion. Les lasmobranches prsentent la particularit 
d'avoir un. sang particulirement riche en ure (de Ogr. 8 1 gr. i)ar 100 gr. 
de sang); les tlostens ont au contraire un sang trs pauvre en ure (10 
50 milligr. par 100 gr. de sang). L'analyse de l'urine d'un tlosten Lo- 
p/iiiis j)israloriiis montre qu' cette faible concentration d'ure sanguine 
correspond une excrtion urinaire d'ure trs faible (120 milligr. par litre, 
reprsentant seulement 14,4 % de N total). D'autre part, chez tous les pois- 
sons tudis, on trouve dans le sang des quantits considrables d'ammo- 
niaque (5 milligr. 5 par 100 gr.). On saisira l'importance de ce chiffre en se 
rappelant que chez l'homme on n'en trouve jamais que des fractions de mil- 
ligramme. E. Terroine. 

Scheunert (A.). Eludes sur la jihy.si<)logie comparre de lu digesh'on. 
VI. Sur le sort de l'eau ingre dans l'estomac et l'inleslin du cheval. Lors- 
que le cheval ingre de grandes quantits d'eau, la plus grande partie vacue 
presque aussitt l'estomac; le reste n'lve plus le contenu en eau de la 
cavit gastrique que de 10 9^. C'est l une teneur qui n'est en rien anormale 
et qui ne peut modifier d'une manire dfavorable les processus chimiques 
de l'estomac. E. Terroine. 

Shaw (T.). Digeslion chez le poulet. L'extrait de muqueuse du 
plancher de la bouche contient un ferment amylolytique actif en milieu 
alcalin. Aucun ferment dans le gsier. 

Ds le second jour l'estomac scrte un suc gastrique renfermant des dia- 
stases protolyticpieset coagulantes actives en milieu acide. La scrtion pan- 
crative (au 7'' jour) contient des ferments protolytiques, amylolytiques et 
lipolytiques dont l'activit est maximale en milieu lgrement alcalin. 

Dans le foie, on trouve du glycogne au SO*-' jour d'incubation. J. G.vu- 

TREI.ET. 

Gayda (T.). Coniributions la physiologie de l'inle.'ilin grle survirani 
des mammifres. Etude des mouvements de l'intestin en dehors de l'or- 
ganisme. .\ l'aide d'un dispositif particulier, l'intestin est plong dans un 
li<|uide apte conserver ses fonctions et on l'ait circuler son intrieur des 
li(|ui(les varis. On enregistre ses 2 types de contractions : circulaires et lon- 
gitudinales. On constate ainsi que l'augmentation de la pression o.smotique 
du liquide contenu dans l'intestin par emploi de solutions de NaCl ou de glu- 
cose, dtermine toujours une augmentation du tonus des muscles longitudi- 
naux, parfois une augmentation de celui des fibres annulaires, et une augmen- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 265 

tation de frquence, de grandeur et de rgularit des oscillations de Magnus. 
Si l'on augmente la pression osmotique du liquide dans lequel plonge l'intestin 
jusqu' une concentration de 0,15 Mol. on obtient une augmentation du 
tonus dans les fibres circulaires et une diminution dans les fibres longitudi- 
nales. Ultrieurement apparaissent de grands mouvements rythmiques, 
isochrones dans les deux catgories de fibres. 

L'auteur passe ensuite l'tude de l'influence de la raction. A la solution 
isotonique de sucre, il substitue une solution de soude 0,02 N ou de carbonate 
de soude 0,146 N; on constate alors que les oscillations de Magnus des deux 
espces de fibres deviennent plus rgulires. On observe en outre une aug- 
mentation du tonus des fibres longitudinales. La substitution de solution 
d'acide chlorhydrique 0,05 N ou d'acide lactique 0,2 N provoque une augmen- 
tation du tonus des fibres longitudinales et une diminution des oscillations 
de Magnus et des mouvements pendulaires des deux catgories de fibres. 

L'addition d'alcali au liquide dans lequel baigne l'intestin provoque les 
mmes effets que lors de l'action sur la muqueuse. E. Terroine. 

Dienes (L.). Conlribiition la romirtissance du mlaboJisme pendant la 
grossesse et la lactation. Les changes sont augments pendant la gros- 
sesse. Le quotient respiratoire prsente une monte continuelle. La produc- 
tion de chaleur, gale 45,9 calories par kg. et par 24 heures au 23*^ jour de 
la grossesse, monte 55,4 au 56" jour, c'est--dire 8 jours avant la mise bas. 
Par contre, la lactation n'amne qu'une augmentation relativement faible 
du mtabolisme. - E. Terroine. 

Me Callum (E. V.) et Davis (M.). La ncessit de certaines lipines 
dans Valimentation pendant la croissance: La croissance des rats est 
retarde si on leur administre une alimentation compose de casine, lard, 
lactose, amidon, sucre et mlange salin, et ne contenant pas de substances 
lipodiques. Si Ton ajoute un extrait thr de beurre ou d'uf, la croissance 
est normale. On n'obtient pas ce rsultat par l'adjonction de lcithine ou de 
cholestrine. E. Terroine. 

Kleinert (F). De Vinfluence d'un rgime compos d'aliments apparte- 
nant une famille chimique unique sur la composition du corps et sur les 
changes respiratoires pendant un jene ultrieur. L'auteur a fait jener 
des chiens pendant 16 jours conscutifs pour rduire son minimum la 
quantit de glycogne contenue dans leur organisme. 

11 a alors dtermin la valeur moyenne de leur quotient respiratoire : 0,769. 

Puis il a administr aux uns une alimentation presque exclusivement com- 
pose de graines, aux autres d'albuminodes, aux derniers d'hydrates de 
carbone. Lorsque leur poids eut atteint de nouveau son chiffre normal, il 
les a fait jener encore pendant 24 heures pour liminer l'action sur la 
valeur du quotient respiratoire du dernier repas. Puis il a procd de 
nouvelles dterminations du quotient respiratoire. Il observe les valeurs 
suivantes ; aprs une alimentation presque uniquement compose : 

1) de graisses : 0,674; 0,656; 0,726; 0,719; , 

2) d'albuminodes : 0,793; 0,784; 

3) d'hydrates de carbone : 0,796; 0,849; 0,892. 

L'auteur conclut de ses chiffres que les changes gazeux et le quotient 
respiratoire sont influencs pendant le jene par la nature de Talimentation 
qui a prcd le jene et par la composition du corps qui a rsult de cette 
alimentation particulire. Il faut, bien entendu, tenir compte des modifications 



066 L'AXNEE BIOLOGIQUE. 

causes par l'activit musculaire et par les altrations de l'tat gnral. 
E. Terruim:. 

Schlossmann (A.) et Murschhauser (A.). Influence de la nourriture 
Itrrnlable utr le mtabolisme dans le. jene. Trois lots de chiens sont nourris 
le premier surtout avec les graisses, le second avec les hydrates de carbone, 
lo troisime avec les protiques. Ensuite on laisse jener les animaux pen- 
dant 16 jours et on tudie leur mtabolisme dans le jeune. Le quotient re- 
spiratoire obtenu dans ces conditions se rapproche chez les animaux qui 
taient pralablement nourris avec les hydrates de carbone de celui que 
donne la combustion de ces corps; il varie de 0,796 0,892, tandis que 
chez les animaux nourris pralablement avec les corps gras il est de 
0,()5r) 0,726. L'animal habitu par la nourriture dtruire surtout des 
graisses ou surtout des protiques se comporte de la mme faon au cours 
du jene. Chez l'animal habitu aux graisses, mme au cinquime jour de 
jene 90 '/o des calories proviennent de la destruction des graisses et 
3 </o seulement du glycogne. Par contre, chez un animal habitu aux 
hydrates de carbone, au deuxime jour de jene 21 9e dos calories provien-"^ 
nent du glycogne et 15 % des graisses. Au troisime jour de jene, les 
rserves de glycogne s'tant puises, 79 % des calories proviennent des 
graisses et 8 % du glycogne. Mme dans ce cas, la destruction du glycog'ne 
est plus de 2 fois plus grande que chez un animal habitu aux graisses. 
E. Tefiroine. 

TschugunofF (N.). Les transformations de Vil de Leptodora Kindtii 
{Focke) sous l'influence de l'inanition. On constate chez Leptodura Kindtii, 
la suite d'une inanition prolonge, des processus de dpigmentation et de 
dgncration de l'organe visuel analogues ceux que Kapterenv avait con- 
stats cliez les Daphnies maintenues dans l'obscurit (voyez Ann. Biol.,W, 
285). Tsch. dcrit en dtail les diverses tapes de cette dgnration. Or, 
puisque ces phnomnes de dpigmentation, etc., ont lieu sous l'influence 
d'autres facteurs encore que l'obscurit, il n'y a pas lieu, semble-t-il, d'y voir 
un elbt direct du manque de lumire, comme le pensait Kaptekew. 11 se 
pourrait que dans les cas observs par Kapterew l'inanition ait galement 
jou un rle. J. Strohl. 

Po'iarkov. L'influence du Jene sur le travail des glandes sexuelles 
du chien. Un jene incomplet mais de longue dure provoquant la perte 
d'environ un tiers du poids de l'animal peut 1" rduire jusqu'au minimum 
le travail des glandes sexuelles et sminales ; 2'^ occasionner un arrt pro- 
nonc dans les phnomnes de spermatognse ; 3" provoquer l'apparition 
des formes tratologiques des spermatozodes. J. Gautrei.et. 

Parisot (J.) et Mathieu (P.). Modifications de la nutrition gnrale 
sous l'influence de r/iypcrglycmie exprimentale. L'tude de la courbe des 
poids chez le lapin soumis l'ingestion rpte de sucre manifeste l'exis- 
tence de 3 phases successives : a) diminution de poids; b) reprise ou aug- 
mentation de l'accroissement: c) diminution correspondant 3 modes de 
raction de l'organisme, accouturnance, tolrance, intolrance.- J. Gau- 
trelet. 

Maze (P.). Becherches de physiologie vgtale. Relations entre la 
constitution des solutions nutritives et la richesse minrale du ma'is, emma- 
gasinement des matires minrales dans les divers organes, rpartition des 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 267 

cendres dans le mas, exosmose radiculaire, absorption des matires or,!iani- 
ques complexes par le mas, rpartition des substances minrales dans les 
plantes alimentes par les solutions organiques ; loi du minimum et loi des 
rapports physiologiques ; vrification de cette dernire sur les cultures d'As- 
pcrgillus niger. Ncessit des assolements. G. iiiry. 

a) Acqua (C). Sur la signification des dpts forms l'intrieur des 
plantes cultives dans des solutions de sels de manganse. (Analys avec 
le suivant.) 

b) Sur la diffusion des ions dans le corps des plantes, relativement 
au lieu de formation des substances protiques. A. a cultiv des jeunes 
plantes dans des solutions dilues de nitrate de manganse ; ces solutions, en 
pntrant dans le vgtal, y provoquent la formation d'abondants dpts 
rouge-brun. Ces derniers, solubles dans l'acide chlorhydrique, proviendraient, 
selon l'auteur, du dpt des cations de manganse et reprsenteraient pro- 
bablement son bioxyde. 

Ces dpts ne sont pas dissmins uniformment dans l'intrieur de la 
plante, mais sont localiss dans des organes dtermins et mme dans des 
tissus dtermins eux aussi d'un mme organe. A. les regarde comme un 
produit de la diffusion et de la localisation des ions du manganse. 

D'autres sels de manganse ont donn des rsultats concordants, bien que 
moins nets. 

Cette mthode permettrait donc de pntrer en partie dans le mystre de 
la diffusion et de la localisation des ions, puisque les cations du manganse, 
donnant lieu un dpt insoluble et color, rvlent les rgions internes du 
vgtal dans lesquelles se font ces processus. Or, l'accumulation des cations 
par sparation des anions respectifs est maxima autour des tissus radicaux 
qui sont de formation rcente; au contraire, elle n'a en gnral pas lieu 
dans les parties ariennes de la plante, part quelques cas (haricot) chez 
qui les dpts se trouvent dans des cellules spciales, riches en substances 
albuminodes. A. a mis en vidence, dans le haricot, le rapport qui existe 
entre le contenu en substances albuminodes et la quantit du dpt rouge- 
brique provoqu par l'accumulation des cations de manganse. 

La formation de ces dpts nous rvlerait donc, avec beaucoup de pro- 
babilit, le lieu dans lequel s'accomplissent les processus d'utilisation de 
l'azote de l'acide nitrique, du soufre, de l'acide sulfurique, bref, des syn- 
thses des albuminodes. Ces processus se vrifiant principalement dans les 
racines, exceptionnellement dans les tiges et les feuilles, A. en tire la con- 
clusion que l'opinion gnralement admise jusqu'ici, savoir que l'organi- 
sation de l'azote et la formation ultrieure des albuminodes a lieu dans les 
mmes tissus que ceux o s'accomplit l'assimilation du carbone et la forma- 
tion (les hydrates de carbone, doit tre compltement renverse. La syn- 
thse des albuminodes se ferait dans la racine, non loin des points vgta- 
tifs. M. BOUBIER. 

Oes (A.). Sur l'assimilation de l'azote libre par Azolla. Les AzolJa 
sont capables de crotre sur un milieu semblable la solution de Knop, 
mais dans laquelle le nitrate de calcium a t remplac par du phosphate 
tricalcique; leur vgtation est mme plus active que sur la solution de 
Knop employe sans modifications. D'autres plantes aquatiques, Salvinia 
auriculata, Lemna trisulca^ L. minor, L. gibba, L. polyrrhiza se montrent 
au contraire incapables de crotre sur le liquide de Knop dpourvu d'azote. 



20.8 L'AXNKE BIOL(J(ilgUE. 

Copeiidaul les Azolla pnusso'-s sur un tel liquide ont une couleur jauntre; 
cet tiolenient n"e.st ])as d l'absence d'azote combin, il cesse (juand on 
remplace dans la solution nutritive le phosphate tricalcique insoluble par 
un sel soluble de calcium. La prsence de sels ammoniacaux et d'am- 
moniaque relarde la croissance des Azolla. Diverses observations permet- 
tent d'attribuer l'assimilation de l'azote libre de l'air par les Aznlla 
la prsence !Anama'lia qui vivent en endophytes dans leurs tissus. 

F. MOIEAU. 

Raybaud (L.). Sur la prsence et Ui persistance de l'acide rijanhydri- 
qiic dans quelques graminres des pays chauds. Chez deux espces d'Eleu- 
siiie, qu'il faut ajouter la liste des plantes CNH, et chez 26 varits de 
Sorghos, dans les conditions les moins propres l'accumulation de l'acide 
cyanhydrique, puisque les plantes sont irrigues, cet acide s'y trouve en 
quantit notable quand elles sont jeunes, migr plus tard vers les parties 
suprieures, y subsistant jusqu' la maturation complte des i)is, puis il 
disparat. M. Gard. 

Prianichnikov (D.). La synlJtse des corps amids aux dpens de fam- 
moniaque absorbe par les racines. Si les plantes tioles forment de l'as- 
paragine aux dpens de l'ammoniaque absorbe par les racines, les condi- 
tions ncessaires la ralisation de cette synthse ne sont pas les mmes 
pour toutes les plantes. Elles peuvent se ranger cet gard en trois groupes. 
Les unes, comme l'Orge, le Mas, la Citrouille, supportent bien les solutions 
faibles de chlorhydrate et de sulfate neutre d'ammoniaque et absorbent 
l'ammoniaque trs facilement; les autres, comme le Pois et la Vesce, n'ab- 
sorbent l'ammoniaque qu'en prsence de carbonate de calcium. D'autres, 
enfin, sous l'influence de sels ammoniacaux, prsentent des perturbations 
profondes dans leurs synthses. A ce groupe appartient le Lupin. F. P- 

CIIOUTRE. 

Rippel (August). Recherches anatomiques et physioJoyiques sur les 
conduites d'eau des feuilles de Dicotyles et plus spcialenieni des feuilles pal- 
mes. Les systmes de faisceaux conducteurs des feuilles de Dicotyles 
jieuvent tre rpartis en trois divisions o l'on rangera respectivement : 
I" les voies conductrices directes qui permettent de transporter directement 
l'eau de l'axe au limbe foliaire; 2 les voies de jonction qui permettent la 
restitution de l'eau entre les voies directes; 3" un rseau de distribution 
dans les mailles formes parles voies prcdentes et dont les traches four- 
nissent l'eau au parenchyme assimilateur. Suivant l'espce et le mode de 
parcours des faisceaux chez les feuilles palmes tudies, celles-ci ont pu 
tre disposes en deux groupes. L'un d'eux est caractris par des jonctions 
de faisceaux toute hauteur du ptiole et qui, dans certains cas (Renoncu- 
laces), peuvent atteindre le limbe. Dans l'autre groupe, ces jonctions sont 
localises en des points dtermins du ptiole. Ce dernier groupe prsente 
lui-mme deux sous-divisions. La premire runit les feuilles o l'on observe 
deux sries de jonctions fasciculaires, l'une dans la masse foliaire, l'autre au 
bord de la feuille. Sous la seconde, on n'aperoit qu'une zone la base du 
limbe. Si on compare les feuilles palmes aux pennes (tudies par Ge- 
NEsiiEiM), on n'aperoit i)as de diffrence essentielle. Certaines feuilles d'Om- 
bellifres montrent mme un passage progressif de la feuille penne la 
palme type dans le parcours des faisceaux. R. a tudi aussi la distribution 
des conduites ouvertes (vaisseaux vrais) dans la feuille. Ses diverses rocher- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 269 

ches, tant anatomiqiies que pliysiologiques, l'amnent aux conclusions sui- 
vantes : A l'intrieur d'une feuille typique de Dicotyle, il y a une quantit de 
voies qui, l'tal de vaisseaux vrais, courent des faisceaux du ptiole jusque 
dans ceux des nervures du limbe et ravitaillent un territoire dtermin de 
celui-ci. Sous l'action d'une transpiration rgulire, la conduite de Teau et 
des sels nutritifs est assure par ce moyen dans un certain territoire du 
limbe. Lorsque, dans une partie de celui-ci, la quantit exige n'est pas 
fournie compltement par la voie qui y est affecte, l'eau peut tre amene 
aussi par les membranes fermant les ponctuations des voies de jonctions 
hors des voies directes ouvertes qui les avoisinent latralement. De la mme 
manire, la rpartition rgulire des sels nutritifs pourra tre excute. 
Henri Miciieels. 

Bassalik (Kasimir). Sur la consommation de Vacide oxalique par le 
Bacillus extorquent, n. sp. Bacilius exlorquens a la forme d'un petit bton- 
net, ayant le plus souvent 3 [j. de longueur et 1 [x 5 d'paisseur. Il se meut 
l'aide d'un cil polaire. Ce bacille produit une matire colorante rose ou 
d'un rouge sang et ne liqufie pas la glatine. Il se trouve l'tat naturel 
sur la terre des forts et des jardins. Il vit parfaitement bien dans des solu- 
tions nutritives contenant des oxalates. II dcompose non seulement les 
oxalates facilement solubles, mais aussi les oxalates difficilement solubles 
comme les oxalates de calcium, de baryum, de magnsium. Une culture 
are de B. exlorquens consommait en 142 jours plus de 18 gr. d'acide oxa- 
lique. Cette dcomposition des oxalates sous l'influence du bacille est tou- 
jours accompagne d'une absorption d'oxygne, ce qui prouve que cette d- 
composition rsulte d'un processus d'oxydation qui aurait lieu d'aprs 
l'quation suivante : C^H^O^ -f = 2 CO^-f H^O. L'oxydation de l'oxa- 
late est due une enzyme scrte par le bacille. Celui-ci vit galement 
trs bien en prsence d'acide msoxalique, d'acide glyoxalique, d'acide 
glycolique, d'acide formique, d'oxamide, d'alcool mthylique, de glycrine, 
de sorbite, etc. B. extorquens n'est pas le seul bacille capable de dcom- 
poser l'oxalate de calcium. Cette dcomposition a galement lieu sous l'in- 
fluence de deux autres bactries du sol, mais un degr beaucoup plus 
faible. A. de Puy.maly. 

a) Dangeard (P. A.). Nouvelles observations sur l'assimilation chloro- 
phyllienne et rponse quelques critiques rcentes. D. confirme par des ex- 
priences nouvelles ralises avec Scenedesmus aculus les conclusions qu'il 
avait obtenues avec Chlorellavulgaris : il existe une concordance absolue 
entre la vgtation d'une Algue verte et l'absorption des radiations qu'elle 
contient : le maximum d'action se trouve entre 1 660 et X 670; la vgtation 
se dveloppe dans l'ordre mme o s'tend l'absorption d'une solution de 
chlorophylle au fur et mesure que la concentration augmente; malgr la 
forte absorption de la xanthophyle dms la rgion indigo, bleu et violet, sur- 
tout partir de X 490, l'nergie absorbe s'est montre incapable d'assurer 
la synthse chlorophyllienne d'une faon effective. D. rpond ensuite aux 
critiques qui lui ont t adresses et relatives l'emploi de spectres impurs, 
la contamination des cultures par des Bactries et des Champignons, la 
confusion de l'estimation du dveloppement de celle de la croissance avec 
l'assimilation chlorophyllienne, et la valeur de la mthode mme. F. P- 

CIIOUTIE. 

PoUacci (G.). Nouvelles recherches sur l'assimilation du carbone. P. 



?7n L'ANNEE RIOLOflIQUE. 

a l'ait dos oxj)t'Tiouces desquelles il rsulterait, si toutes chances d'erreur 
ont bien t exclues, que les plantes peuvent avoir d'autres sources de car- 
bone que l'acide carbonique de l'atmosphre. Des vgtaux placs avec leurs 
organes ariens dans un milieu priv d'acide carbonique et avec leurs 
racines dans un liquide nutritif priv de substances organiques et de sels 
carbonates, produisent de nouveaux tissus et leurs chlorophastes forment de 
l'amidon. De pareilles informations exigent, il va sans dire, de srieuses j 
confirmations. M. Boubier. M 

(i) Wehmer(C.). Auto-empoisonnement dai^s les cultures de Penicillhim 
par suite de nulrilion azote. Exemple intressant montrant qu'un mi- 
croorganisme, par son activit propre, peut, non seulement rendre son 
milieu de culture inutilisable, mais le modifier mme tel point qu'il fait 
mourir l'tre qu'il devait nourrir. Il est fourni par une varit verte du typ 
Pnicillium glaucum qui on a donn ct du sucre, du sulfate d'ammonia- 
que comme source d'azote. Seul, le sulfate d'ammoniaque, comme source 
d'azote, provoque ce rsultat nfaste. En suivant la marche du phnomne, 
on s'aperoit qu'un acide libre se produit en grande quantit dans la solu- 
tion nutritive. Cette formation d'acide libre apparat aussi dans les cultures 
'lu mme Champignon quand on emploie le clilorure ou le nitrate d'ammo- 
niaque, mais non avec le nitrate de potassium. L'assimilation de l'ammo- 
niaque met en libert l'acide et, pour le sulfate d'ammoniaque, il s'agit 
donc d'acide sulfurique. AV. fait remarquer qn' Aspergillus niger exerce la 
mme action sur ce sel ammonique, mais ne subit pas le mme sort. Par 
neutralisation de l'acide libre, on arrte son action. L'auteur a titr, dans 
divers cas, la quantit d'acide libre produit et il montre sa variation avec la 
dure de la culture. Henri Micheels. 

Javillier (M.). Becherches aurlasubslilntion au zinc de divers lmoits 
chimiques pour la culltire de .V Aspergillus niger. Dans l'unit de temps et 
aux mmes dilutions, le cadmium et le glucinium ne peuvent remplacer le 
zinc dans le milieu de Raulin. 

A des dsaccords de faits se rattachent gnralement des dsaccords de 
doctrine. C'est le cas entre Lepierre et J. Pour Lepierre, l'action du zinc 
s'explique par ce fait que celui-ci constitue non pas un lment pliysiolo- 
gique, mais, bien au contraire, un lment toxique. La surproduction de 
matire en prsence du zinc est simplement une raction de la plante vis- 
-vis d'un corps qui lui est tranger, lment contre lequel elle se dfend en 
prolifrant et en fixant le mtal. 

J. ne conteste pas que la plante puisse ragir certaines excitations 
chimiques, comme elle ragit diverses excitations physiques, par une 
activation de croissance, une surproduction de matire, etc. Mais J. fait 
observer qu'il existe, parmi les lments minraux, de vritables catalyseurs 
physiologiques, c'est--dire des acclrateurs de ractions qui interviennent 
normalement dans la chimie cellulaire. Qu'est le zinc pour V Aspergillus 
niger y Cn excitant de la nutrition, en raison de sa toxicit, ou un catalyseur 
])hysiologique? Les prfrences de J. vont d'autant plus volontiers la 
seconde hypotlisc que la ])remire n'aurait pas de valeur gnrale. Il exis- 
terait, en effet, des lments toxiques pour Aspergillus, en prsence des- 
quels le Champignon ne ragirait pas par une acclration de croissance. 
iMais il y aurait plus : la plante, dit Lepierre, construit au plus vite ses or- 
ganes de reproduction, s'empressant ainsi de i-aliser la tche (pii incombe 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 271 

tout tre vivant et obissant ainsi la loi gnrale en biologie de conser- 
vation de l'espce. Or, dans les expriences de J., c'est exactement l'inverse 
qui se produit : le zinc ne prcipite pas la formation des conidies, il la 
retarde. Quelques millimes de milligramme du mtal suffisent pour retarder 
la sporulation et, simultan aient, favoriser la croissance. Le zinc ne rac- 
courcit pas, au contraire, il tend le cycle volutif de la plante. Ph. 
Lasseur. 



Naumann (K.). Coiitribution la connaissance du mcanisme de la r- 
sorption des graisses dans rpithlium intestinal de la grenouille. Dans la 
premire partie de son travail, excute sur des grenouilles (/?. lemporaria) 
nourries avec de la crme, l'auteur a constat que la vitesse de rsorption 
des graisses par l'pithlium intestinal dpend dans une trs large mesure 
des variations de la temprature ambiante; les tempratures basses (2 3 C) 
retardent considrablement l'apparition de gouttelettes de graisse dans l'pi- 
thlium de l'intestin grle. 

La seconde partie de ce travail est consacre la vrification d'une opi- 
nion mise par Noll, opinion d'aprs laquelle les collections de gouttelettes 
graisseuses observes l'intrieur des cellules pithliales de l'intestin, 
rsulteraient d'une exagration de la teneur en 'graisse du protoplasme, 
la suite d'une abondante administration de graisse l'animal. N. admet 
que cette opinion doit tre rejete si l'on peut observer l'apparition de gout- 
telettes graisseuses dans l'pithlium intestinal d'animaux nourris au moyen 
de solutions trs tendues de savon. Des grenouilles jeun reoivent dans 
leur duodnum I 2 ce. d'une, solution 0,1 % d'olate sodique. La quan- 
tit de savon ainsi introduite dans l'organisme est trs faible (1 2 mg.), 
Et cependant l'examen microscopique de l'pithlium intestinal (pour les 
procds de fixation et de coloration employs, consulter l'original) permet 
d'observer trs nettement l'apparition de gouttelettes graisseuses dans l'in- 
trieur des cellules, en diffrents points de l'intestin grle. On peut donc 
dire que l'hypothse de Noll est improbable, et que, quelle que soit la teneur 
en graisse de l'alimentation, la rsorption de cette graisse se manifeste par 
Fapparition de gouttelettes graisseuses dans l'pithlium intestinaL 
E. Terroine. 

Lehmann (E. P.). Sur le cours de l'absorption de la cholestrine dans le 
tube digestif du lapin. On fait ingrer des lapins de la cholestrine dans 
l'huile et l'on observe, pendant plusieurs heures aprs l'ingestion, une aug- 
mentation de la cholestrine du sang. E. Terroine. 

a) Bloor (W. R.). Sur T absorption des graisses. II. Absorption de subs- 
tances semblables aux graisses, mais antresque les graisses. On sait comment 
se pose le problme et quelles sont les opinions opposes des chercheurs sur 
la question de l'absorption des graisses : pour certains, la graisse, avant d'tre 
absorV)e, subit une simple modification physique, elle est fragmente en 
granules extrmement fins, elle est mulsionne ; pour d'autres, au contraire, 
l'absorption n'est possible qu' la condition que la graisse subisse, comme 
toutes les autres substances, une hydrolyse diastasique qui la dcompose en 
produits plus simples, solubles dans les produits de scrtion qui se dver- 
sent dans le tube digestif. A cette question depuis si longtemps discute, 
B. apporte une contribution trs originale. Il s'adresse pour ses expriences 



27? L'ANNE BIOLOGIQUE. 

dos corps qui possdent un trs haut degr toutes les proprits phy- 
siques des ciu-i)s tiras : ce sont les hydrocarbures du ptrole et de la lano- 
line. Ces substances, en effet, sont trs bien niulsionnes par des alcalis 
dilus, cllos sont trs solublos dans les solvants des graisses, elles sont 
part'aiioniont liquides la temprature du corps. Bien plus, au point de vue 
chimique, la lanoline ressemble aux graisses par sa constitution, puisque c'est 
un tlier (ther de la cholestrine). Mais, bien entendu, aucun de ces corps 
ifest modifi par l'action des agents diastasiques : la lanoline n'est pas atta- 
que par la lipase pancratique. Or, si l'on fait ingrer ces substances un 
animal, aucune d'elles n'est absorbe : elles sont toutes rejetes quantitati- 
vement. C'est l un fait important qui permet d'accepter avec B. que l'ab- 
sorption des corps gras vritables n'est pas conditionne par une modifica- 
tion d'tat physique, mais ncessite une saponification pralable, une 
transformation en produits solubles. E. Terroine. 

b) Bloor (W. R.). Sur Vabsorption des graisses. III. Cluingements des 
graisses pendant l'absorplion. Sll'on tudie comparativement la compo- 
sition des graisses ingres et celles du cliyle, on constate qu'il se fait au 
cours de l'absorption des modifications importantes de composition. Les 
graisses point de fusion lev abaissent leur point de fusion. Les 
graisses point de fusion faible et indice d'iode lev lvent leur point 
de fusion et abaissent leur indice d'iode. Il y a donc tendance former, 
quelle ({ue soit la graisse ingre, un chyle de composition unifoi^me. 
E. Terroine. 

Brockmann-Jerosch (H.). Les Irichomes des gaines foliaires chez- les 
Gramines. Les gaines foliaires mortes de beaucoup de Gramines dispa- 
raissent lentement. Elles se feutrent entre elles pour former un manteau 
protecteur autour des gaines jeunes, d'une allure particulire suivant les 
espces. La production de ce m'anteau rpond des conditions climatiques 
non favorables ou daphiques. 11 manque dans les prairies toujours vertes, 
mais il se prsente trs souvent chez les Gramines des sols maigres et secs 
et aussi dans les Alpes, les dserts et les semi-dserts. La tunique diminue 
la transpiration. Chez les Gramines qui en sont pourvues, on rencontre des 
])(jils la base des gaines foliaires. Ils proviennent des cellules pidermiques 
et se dirigent vers le bas. Ces poils ont une membrane p9,issie et une fine 
cuticule. Ils prsentent des pores vers l'intrieur de la feuille et des cellules 
pidermiques voisines. L'auteur a rencontr ces poils non seulement aux 
gaines foliaires, mais aussi .sous une forme un peu diffrente aux rhizomes 
chez Slipa capillata L., Avenu pr al ensis L., Sesleria civrulea (L.) Ard., K- 
leria crislala (L.) Pers., l'esiuca spadicea L., F. ovina L., F. varia Haenke 
et Bromiis ereeliis lluds. Les gaines foliaires auraient pi'obablement, en ces 
poils, des organes qui pourraient servir absorber l'eau contenue dans les 
tuniques. Henri Micheels. 

o) Circulalion, sang, Igmphe; circulation de la sve. 

c) Fredericq (Henri). Sur la nature, myogne et neurogne, de la con- 
duction entre les oreillettes et le ventricule chez le lzard et la tortue. En 
prsence du dsaccord (|ni existe entre les rsultats obtenus par divers 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 273 

auteurs dans leurs recherches sur la conduction myognc ou neurogne, 
entre les oreillettes et le ventricule, l'auteur a cru utile d'entreprendre une 
srie d'expriences pour tcher d'apporter quelque claircissement la 
question. Ses expriences ont port sur le cur de Lacerta ocellata. Au 
moyen d'une ligature applique la face dorsale du cur, au niveau du 
sillon interauriculo-ventriculaire,il a spar toute continuit nerveuse entre 
les oreillettes et le ventricule. Parfois mme au lieu de ligaturer ces tissus, 
il les a sectionns en travers. Jamais, ni la suite de la ligature, ni la 
suite de la section, il n'a pu observer d'allorytlmiie. Cliaque pulsation auri- 
culaire continuait tre suivie rgulirement d'une contraction du ventri- 
cule. II croit donc devoir admettre que la continuit physiologique entre les 
oreillettes et le ventricule chez le lzard s'effectue par l'intermdiaire des 
lments musculaires. L'excision totale du ganglion nerveux situ la 
face dorsale des oreillettes et des nerfs y attenant chez la tortue n'influe 
nullement sur le rytlmie normal commun entre oreillettes et ventricule. 
La conduction dans le cur est donc de nature myogne. M. Men- 

DELSSOHN. 

a) Fredericq (L.). L'onde de contraction systolique des oreillettes du cur 
du chien. L'crasement modr de la paroi de l'oreillette droite voisine 
de la cloison inlerauriculaire provoque sur le cur du chien un retard con- 
sidrable dans la transmission de l'excitation de l'oreillette droite l'oreil- 
lette gauche. Le dbut de la systole de l'oreillette gauche peut dans ce cas 
retarder d'un dixime de seconde sur la systole de l'oreillette droite. Ce t- 
tard parle en faveur d'une propagation myogne de la pulsation dans son 
passage de l'oreillette droite l'oreillette gauche. Jamais on n'a con.stat un 
tel retard pour la propagation de l'excitation dans les fibres nerveuses sou- 
mises l'crasement. J. Gautrelet. 

a) Fredericq (H.). Sur les modifications des nerfs acclrateurs du cur 
et les modifications qu'elles prouvent sous l'influence des divers agents thra- 
peutiques. L'adonidine, la cafine suppriment l'excitabilit des acclra- 
teurs du cur. L'anneau de Vieussens contient, outre ses filets acclra- 
teurs, un certain nombre d'lments modrateurs action chronotrope 
ngative. - J, Gautrelet. 

c) Mines (G. R.). Analyse de la fonction du muscle cardiaque. Des 
^variations de frquence des excitations artificielles et des changements 
dans la composition du liquide de perfusion peuvent modifier notablement 
la vitesse de propagation de l'excitation dans le muscle cardiaque. L'inter- 
valle auriculo-ventriculaire s'allonge considrablement par le fait d'une 
augmentation de concentration des ions-hydrogne du liquide nourricier 
ou par l'augmentation de frquence de la stimulation de l'oreillette. Le 
muscle cardiaque ne peut rpondre un rythme plus frquent que si l'acc- 
lration des excitations est produite brusquement. Dans le muscle cardiaque 
battant rapidement, l'onde de contraction se propage lentement mais sa 
dure en un point donn ainsi que la phase rfractaire sont raccourcies. Une 
onde d'excitation provoque dans un anneau de muscle auriculaire peut 
continuer circuler en se propageant dans une seule direction. Les condi- 
tions de la production d'excitations se propageant en cercle dans des circuits 
ferms du syncytium se rapprochent de celle de la fibrillation. M. JVIen- 
delssohn. 

l'anne biologique, XVIII. 1913. 18 



J74 L'AN.NEE BIOLOGIQUE. 

a) Henderson (J.) et Baringer ^T.). Ehide des conditions dlermi- 
iiaiil h- cohiDic du couranl arlcrid. (Analys avec les suivants.) 

b) Des rapports entre la pression veineuse et le travail du cur. 

r) Influence de la respiration sur la rapidit du courant sanf/uin. 

Le dbit systolique, lorstiue le rytlime cardiaque et la pression veineuse sont 
normaux, est pratiquement constant. L'excitation des vagues peut augmenter 
l'amplitude des contractions, mais le rythme diminuant alors le dbit est 
diminu. L'excitation des acclrateurs n'accroit le dbit que si elle est ef- 
fectue sur un cur battant faiblement. 

Ce n'et qu'au-dessous d'une pression veineuse de 50 mm. d'eau que les 
modifications de ladite pression influent sur le dbit cardiaque. La pression 
ngative rsultant du vide pleural correspond peu prs ce cliiffre de 
50 mm. 

La respiration a surtout pour but de maintenir une pression veineuse suf- 
fisante afin de permettre au ventricule droit de se remplir aisment. - 

J. G.VUTRELET. 

Iziksohn (I.). Sur le pouvoir de rsistance du cur de la Grenouille 
de grandes pertes de substance. La rsistance extraordinaire du cur de 
la Grenouille, qui continue battre dans les conditions les plus dfavorables 
et aprs les traumatismes les plus violents, est un fait bien connu des phy- 
siologistes. I. a cherch appuyer cette constatation de quelques donnes 
d'ordre morphologique. Il a constat la rapidit avec laquelle le cur se 
rpare et obture les trous de sa paroi. Le phnomne le plus remarquable 
est riiypertrophie des fibres musculaires cardiaques. Enfin l'auteur termine 
par quelques considrations sur l'architecture de la musculature du cur et 
ses consquences physiologiques. Contrairement ce qu'admettent tous les 
physiologistes, I. semble dispos croire que la contraction cardiaque se 
propage de la pointe vers la base. M. Heklant. 

Sollmanu (Torold) et Pilcher (J. D.). Effets de la compression de 
l'aorte sur la circulation. La compression de l'aorte provoque normale- 
ment une rponse vaso-constrictivc de la part des centres vaso-moteurs, 
condition toutefois que la pression soit primitivement d"au moins 50 mm. 
Dans ce dernier cas ou bien si l'animal tait en tat d'asphyxie, la compres- 
sion aortique provoque la vaso-dilatation. La compression de l'aorte 
n'excite pas apparemment le systme dpresseur, elle excite, au contraire, le 
centre vaso-constricteur en augmentant la pression intra-cranienne. 

L'lvation moyenne de pression quand les vagues sont paralyss, varie 
de 40 110 mm. ; elle est moins considrable si les pneumogastriques sont 
intacts, du fait probablement du ralentissement du cur par l'intermdiaire 
de ces nerfs. Pendant la compression l'amplitude des contractions cardia- 
ques est peu diminue. J. Gautrelet. 

Langlois (J. P.). Sur la dure de la circulation pulmonaire. La 
dure de la circulation pulmonaire chez le chien augmente avec la taille de 
l'animal ])ar de fortes doses d'adrnaline qui provo(iuent une vaso-constric-' 
tion du bout central du pneumogastrique, l'autre tant intact, et par l'as- 
phyxie. La dure de la traverse pulmonaire du sang est peu influence par 
les variations faibles du rythme cardiaque et du rythme respiratoire. Ce- 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 275 

pendant si la pression est basse la dure peut tre double, dj pour une 
faible modification du rythme cardiaque. M. Menuelssohn. 

Pezzi (C.) et Clerc (A.). Sur quelques troubles du rythme cardiaque 
provoqus chez les chiens par la nicotine. Les expriences des auteurs 
tendent mettre en vidence le rle primordial du systme nerveux dans 
la gense du rythme cardiaque. 

La nicotine injecte dans le torrent circulatoire dose approprie dter- 
mine chez le chien divers troubles du rythme cardiaque : 

1 De faon constante on observe au dbut une bradycardie totale allant 
parfois jusqu' l'arrt, puis l'oreillette demeurant immobile, le ventricule 
entre en arythmie complte; 

2 Parfois l'immobilit auriculaire est remplace par la fibrillation ; 

3'^ L'immobilit ou la fibrillation de l'oreillette sont lies l'excitation de 
l'appareil cardio-inhibiteur ; 

4'^ Pendant la phase o les oreillettes sont immobiles ou fibrillent, l'appa- 
reil valvulaire tricuspidien est insuffisant; 

5 Au cours de la priode d'acclration ou cardio-tonique, on note sou- 
vent un raccourcissement marqu de l'intervalle auriculo-ventriculaire ; 

6 Les extra-systoles observes taient d'origine auriculaire ; 

7*^ La nicotine peut enfin exercer par l'intermdiaire du pneumogastrique 
intra-cardiaque une dissociation atrio-ventriculaire incomplte. J. Gau- 

TRELET. 

Maximow(A.). Recherches sur le sang et le tissu conjonctif. VI. Sur lex 
iVastzellen du sang. L'auteur poursuit la solution des questions suivantes : 

1" Y a-t-il deux sortes de Mastzellen, les unes histiognes (du tissu con- 
jonctif), les autres hmatognes (du sang), et quels rapports gnti(iues ont- 
elles entre elles? Ne peut-on les distinguer que chez l'adulte et ont-elles ou 
non une souche cellulaire commune? M. observe en effet deux sortes de 
Mastzellen, celles des tissus et celles du sang. Elles ont en commun le carac- 
tre fondamental de la basophilie de leurs granules, mais diffrent par la 
taille, la forme et la structure du noyau, ainsi que par les particularits de 
leurs grail^lations. Selon les espces animales, chacune des deux espces (et 
surtout les Mastzellen de tissus) peut encore pi'senter des varits. Comme 
toutes les autres espces de leucocytes granuleux, les Mastzellen proviennent 
chez l'embryon de cellules indiffrentes leucocytodes. Mais chez l'adulte les 
deux sortes de Mastzellen sont deux lignes cellulaires indpendantes l'une 
de l'autre, sauf chez le Rat o il existe dans la moelle osseuse des formes de 
passage entre toutes deux. Chez les Vertbrs infrieurs et notamment chez 
les Amphibiens Urodles, il en est autrement; il y a l des relations gnti- 
ques mme chez l'adulte entre les deux espces ; car on voit les Mastleuco- 
cytes se transformer en Mastzellen histiognes en se fixant (M. 1906, Weiden- 
REICII 1911). 

2 Les Mastzellen du sang sont-elles les mmes chez les divers Mammi- 
fres? Non, car selon les espces, elles offrent des particularits distinctives, 
et ne sont pas (Pappenheim) des lymphocytes frapps d'une dgnrescence 
mucode partout la mme. Ces diffrences ne sont cependant pas suffisantes 
pour autoriser la distinction de types spcifiques de Mastleucocytes. 

3" Les Mastleucocytes sont-ils une espce particulire de granulocytes, r- 
gulirement diffrencie, ou ne sont-ils que des stades d'autres granulocytes? 
Sont-ils ou non en relation gntique avec les autres granulocytes? Existe- 
t-il dans les organes hmatopoitiques, spcialement dans la moelle des os. 



270 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

des mylocyte^ particuliers correspondant aux Mastleucocytes, des Mastmy- 
locytes? Sur le premier point M. est absolument affirniatif; les granules des 
Mastzellcn sont nettement diffrents des autres; ils sont spcifiques (Ehrlich). 
Ils sont, comme les autres granulocytes du sang, prcds dans la moelle des 
os par des formes jeunes ou Mastmylocytes, noyau entier (contr. Benac- 
cino, Kardos, Pai'PEmieim et Szcsi). 

4'> Les Mastleucocytes, offrent-ils des signes dgnratifs ou bien sont-ils 
normalement dvelopps, et l'tat jeune capables de prolifrer? Les Mast- 
zellcn du sang ne sont pas des lments en dgnrescence. De ce que cer- 
taines cellules peuvent offrir en dgnrant des granules ractions baso- 
philes mtachromatiques, il n'en faut pas conclure que les Mastleucocytes 
sont aussi dgnratifs. Car on n'a pas plus le droit de traiter ces cellules de 
Mastzellen, qu'il ne convient d'appeler cellules pigmentaires des cellules 
pigmentes en voie d'atrophie. Les Mastleucocytes adultes, pas plus que 
les autres granulocytes, ne sont capables de se diviser ; mais les formes 
jeunes, les Mastmylocytes, se multiplient activement par mitose. A. Pre- 
nant. 

Landsberg (M.). Contribution l'tude de la coarjulation du sang. 
L'influence de la temprature sur la coagulation du sang varie suivant les 
prparations qu'on emploie. Si on tudie' la coagulation sur un plasma 
-|- MgSO.; en prsence de la thrombine de Schmidt, la vitesse de la coagulation 
augmente avec la temprature seulement jusqu' 18-20", reste constante de 
20 30" et diminue ensuite. Par contre, si on opre avec du fibrinogne et 
une solution de thrombine, la vitesse de la coagulation augmente rgulire- 
ment avec la temprature et l'optimum se place entre 37 et 40. Cette 
diffrence tient ce que la courbe reprsentant la vitesse de la coagulation 
est une rsultante d'au moins deux ractions simultanes. La raction prin- 
cipale d'ordre chimique se passe entre la thrombine et le fibrinogne, la 
raction secondaire est l'absorption de la thrombine par des protiques du 
srum. La seconde raction empche par consquent l'action del premire. 
La temprature augmente les deux ractions et, suivant le cas, son action 
est plus favorable l'une ou l'autre raction. Ainsi quand on se trouve en 
prsence de la thrombine et du fibrinogne, l'adsorption du ferment tant 
rduite au minimum, l'optimum de son action est sa place normale; par 
contre, dans le cas du plasma + MgSO-, et de la thrombine de Schmidt 
l'adsorption du ferment par les protiques est telle que l'optimum de l'action 
fermentaire est dplac 20". E. Terkoine. 

Bordet (J.) et Delange (L.). Sur la nature du cytozyme. Recherches 
sur la coagulation du .sang. La formation du ferment de la coagulation est 
due la collaboration de deux principes, dont l'un semble appartenir au 
groupe des lcithines. Ces deux constituants de la thrombine sont le sro- 
zyme et le cytozyme (de nature lipodique). G. Tiintv. 

a) Doyon et Sarvonat. Passage d'une nuclo-proleide anti-coagulante 
dans le sang. (.Vnalys avec les suivants.) 

'') Proprits anti-coagulantes de l'acide nuclinique extrait des glo- 
bules du sang des oiseaux. 

^J Action anti-coagulante de fhmalogne. 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 277 

d) Action compare des divers phosphates sur la coagulation du sang. 

e) Action du nuclinate de soude sur la glycolyse. 

f) Action compare du nuclinate de soude sur la coagulation du 

sang et la coagulation du lait. 

g) Pouvoir glycolytique du sang prlev pendant l'intoxication pro- 
voque par les peplones. 

h) Nuclinate de soude et pouvoir coagulant du srum. 

i) Action de divers corps sur le ])Ouvoir coagulant du srum. 

j) Action de diverses antithrombines sur le pouvoir coagulant du 

srum. L'atropine injecte dans le canal choldoque dtermine chez le 
chien l'incoagulabilit du sang par suite du passage dans ce milieu d'une 
nuclo-protide anti-coagulante. Les sels de soude de l'acide nuclinique 
extrait des globules du sang des oiseaux possdent la proprit d'empclier 
in vitro le sang de chien de coaguler. Mme rsultat avec rhmatogne 
extrait de jaune d'uf; les lcithines sont par contre sans action. Si l'or- 
thophosphate de soude n'exerce pas d'action anti-coagulante, le pyrophos- 
phate et le mtaphosphate de soude empchent la coagulation du sang. 
Le nuclinate de soude empche in vitro la glycolyse; il s'oppose galement, 
ainsi que les divers phosphates, d'ailleurs, l'action coagulante du srum 
sur le plasma ovalat. Mmes rsultats sur les antitlirombines de diverses 
origines. La glycolyse n'a pas lieu dans le sang rendu incoagulable par l'ac- 
tion des peptones. Ce fait doit tre rapproch de l'action anti-coagulante 
et anti-glycolytique des acides nucliniques, il incline rapporter l'action 
de l'antithrombine un groupement nuclinique. J. Gautrelet. 

a) Retterer (Ed.). Vitalit des globules sanguins. La lymphe et le 
sang empruntent leur vitalit aux cellules des tissus dont ils drivent. Le 
protoplasma des tissus et des organes, en se fluidifiant, donne naissance au' 
plasma vivant auquel se mlent des principes provenant de l'assimilation 
ou de la dsassimilation. Les noyaux et restes cellulaires mis en libert 
circulent dans le sang comme lments figurs, mais ce sont des lments 
vieux et tronqus. Globules rouges et blancs continuent dans la lymphe et 
le sang leur rgression, et le mme processus qui a prsid leur dvelop- 
pement, la fluidification, finit par les faire disparatre en tant qu'lments 
fiffurs. A. Weber. 



'&' 



b) Retterer (Ed.). Evolution des lots de Langerhans. Les lments 
des lots de Langerhans proviennent de cellules acineuses du pancras. La 
cellule de l'lot subit une volution dont le terme est une hmatie ne par 
disparition du cytoplasme et mise en libert du noyau hmoglobique. Les 
amas de globules rouges ainsi forms se jnettent secondairement en commu- 
nication avec le rseau vasculaire. Le jene et l'anmie provoquent la for- 
mation et la snescence d'un grand nombre d'lots de Langerhans qui 
voluent en lots hmaties. A. Weber. 

a) Vls (F.). Sur l'absorption des rayons visibles par le sang de Poulpe. 



078 L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

lndi)en(l;unnicnt de Diiki; et Burdei., et par une autre mtliode (mesures 
Kl)ectro})liotoiiilriques). nous arrivons des rsultats analogues. Le spectre 
d})en(l de l'tat de la solution observe : le sang centrifug, solution tout 
fait lim])ide d'un bleu sombre, prsente une forte bande dont l'axe d'ab- 
sorption spectropliotomtrique tombe sur X 573'"[i, et deux zones de trans- 
parence nettes (une rouge et une bleue sur 475) ; le spectre du sang brut, 
par contre, montre la disparition presque complte de cette zone de trans- 
pai'cnce bleue, de sorte que la bande adjacente perd sa nettet. Le rapport 

des coefficients de transparence pour deux X de spectre (tt^) est > 1 dans 

le sang total, et < 1 dans le sang centrifug. Cela peut rendre compte des 
nombreuses divergences des descriptions des auteurs. L'limination des 
radiations bleues dans le sang total est un phnomne de diffusion indpen- 
dant de l'absorption et dpendant de l'tat physique de la solution. Les 
dosages spectrophotomtriques doivent donc tre faits sur le flanc rouge de la 
bande d'absorption, seul constant dans les diverses conditions. La rduction 
montre l'vanouissement spectrophotomtrique complet de la bande 573. 
F. Vls. 

Griesbach ("W.). Sio' la formation de l'acide lactique partir des hy- 
drates de carbone dans le sang laqu. La foi'mation de l'acide lactique 
par les globules sanguins partir du glucose ne se fait que quand ces der- 
niers sont intacts, elle fait compltement dfaut avec le sang laqu. Par 
contre si on s'adresse, au lieu de glucose, ses produits intermdiaires de 
transformation en acide lactique l'aldhyde glycrique et la dioxyactone 
le sang laqu tout aussi bien que les globules intacts les transforment en 
acide lactique. Ces faits permettent de supposer que la glycolyse est effec- 
tue au moins par deux ferments : le premier transformant le glucose en 
aldhyde glycrique, trs fragile et dtruit avec la destruction cellulaire, le 
second transformant l'aldhyde glycrique en acide lactique, beaucoup plus 
rsistant, actif lors del destruction globulaire. E. Terroine. 

a) Lassablire (P.) et Richet (C). De Vimmunil leucocytaire. (Ana- 
lys avec le suivant.) 

b) De l'immunit (leucocytaire) gnrale. Aprs injection d'une 

solution isotonique de clilorure de sodium, on constate une leucocytose mar- 
que. A l'aide d'une seconde injection de chlorure de sodium, on conclut 
par l'absence de leucocytose qu'une vritable immunit s'tablit au bout 
de deux semaines, mais qu'elle ne dure pas plus de deux mois. La mthode 
d'exploration de l'immunit par la leucocytose est d'une sensibilit bien plus 
grande que toute autre; elle a permis aux auteurs de dcouvrir l'immunit 
gnrale; des injections antrieures de peptone, de NaCl, substances autres 
que la crpitine, sont susceptibles de produire l'immunit contre la crpi- 
tine, J. Gautrelet. 

Kollmann (Em.). Les globules blancs du Camlon. L'auteur ne 
trouve dans l'volution des leucocytes que deux points prcis, l'origine et 
le terme des transformations. Les leucocytes possdent au dbut un noyau 
vsiculeux nuclole protoplasma basophile, et par des voies diverses vo- 
luent en une forme noyau polymorphe ou multiple, dpourvu de nuclole, 
protopiasma acidophile, charg de granulations. L'volution nuclaire et 
l'volution cytoplasmi(iue sont indpendantes. Le lymphocyte devient gj-a- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 279 

nulocyle par l'intermdiaire de forme.s variables de mononuclaires. 
A. Weber. 

Onimus. Expriences sur les leucocytes. Contribution la notion 
fragile de la gnration spontane des globules blancs dans le srum et 
la ngation de leurs proprits de diapdse et de phagocytose. A. Weber. 

Weill (P.). Sur la formation des leucocytes dans le thymus de Vliomme 
et des animaux adultes. XI. Suite aux Etudes sur le sany, etc. de Franz 
Weidenreich. Ce qu'il faut retenir de gnral de ce travail, c'est que la 
substance corticale du thymus est le sige d'une formation de leucocytes de 
toutes les varits. Les petites cellules thymiques ne sont autres que des 
lymphocytes. Ceux-ci comme dans les autres organes lymphopoitiques vo- 
luent. Ils donnent naissance d'une part des cellules plasmatiques, d'autre 
part des leucocytes jeunes ou mylocytes noyau entier, susceptibles de 
mitose, dont il existe plusieurs varits : mylocytes spciaux, mylocytes 
osinophiles, mylocytes neutrophiles, mylocytes basophiles. Ces my- 
locytes acquirent un noyau polymorphe et deviennent les leucocytes 
adultes correspondants : leucocytes spciaux, neutrophiles, osinophiles et 
basophiles. A. Prenant. 

Leclerc du Sablon. Sur les causes du dyagement et de la rtention 
de la vapeur d'eau par les plantes. La permabilit des membranes cellu- 
laires varie avec la temprature et l'clairement et ces variations expliquent 
les particularits de la transpiration. La membrane protoplasmique est trs 
faiblement permable et ne permet qu'une faible vaporation sa surface. 
Grce sa sensibilit, le protoplasma peut augmenter ou diminuer sa per- 
mabilit et l'action du protoplasma consiste retenir l'eau qui a t ab- 
sorbe. Si cette eau s'chappe, son vaporation la surface des cellules est 
un simple phnomne physique nuisible mais invitable ; la rtention de 
l'eau, au contraire, est une fonction physiologique indispensable la vie. 
F. Pchuutre. 

e) Scrtions interne et externe; excrtion. 

a] Demoor (J.). Le mcanisme intime de la scrtion salivaire. De ses 
recherches sur la sensibilit des cellules de la glande salivaire la pression 
osmotique l'auteur conclut que l'excitation de la corde du tympan n'amne 
aucune scrtion de la glande sous-maxillaire irrigue par la solution de Locke, 
alors qu'elle dtermine pourtant les variations de circulation caractristiques 
de l'excitation de ce nerf. Le srum sal pur conserve donc la cellule salivaire 
son irritabilit vis--vis de la pression osmotique et sa capacit ractionnelle, 
mais il n'entretient pas dans cet lment la proprit de la scrtion. L'ad- 
dition au srum sal d'un peu de plasma ou de sang dfibrin d'un animal 
de la mme espce conserve intgralement toutes les proprits de la glande 
salivaire. Avec des lments sanguins d'une autre espce on n'obtient qu'une 
trs faible scrtion rflexe de la salive. M. Mendelssohn. 

b) Demoor (Jean). A propos du mcanisme intime de la scrtion. 
Les glandes (foie, pancras, rein, etc.), irrigues par le srum de Locke, ne 
fonctionnent pas. Pour que le pancras scrte, il faut ajouter au srum de 
Locke enrichi d'oxygne, du srum sanguin et une substance thermolabile 



oso L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

contonno dans les In-maties et de ])lus il faut que la scrtine corps ther- 
mostaltile fourni par l'intestin puisse agir sur la glande. Le rle de la 
scrtine, comparable celui de la sensibilisatrice qui agit dans rbmolyse, 
oonsislo permettre aux substances du sang de pntrer dans les cellules 
du pancras. Dans ce cas, par consquent, tout comme pour la glande mam- 
maire, le mcanisme rgulateur est purement humoral. D'autres glandes 
toutefois, comme la glande salivaire par exemple, ont besoin, pour travailler, 
d'une excitation nerveuse. Or, l'effet de cette excitation consiste prcisment 
faire apparatre l'intrieur des cellules de- la glande salivaire un hormone 
analogue la scrtine qui agit sur le pancras. Pour provoquer la scr- 
tion d'une glande salivaire au repos, il suffit, en effet, d'ajouter au liquide 
perfuseur de la salive provenant d'une glande excite. C'est que cette salive 
renferme, selon D., les substances excitatrices qui prennent naissance sous 
l'influence des excitations nerveuses. Le mcanisme de la scrtion des 
glandes rglage nerveux, comme la glande salivaire, serait donc, en der- 
nier lieu, galement de nature humorale. J. Strohl. 

Droge (K.). Sur les modificalions de la constitution chimique de Vorga- 
nisme animal aprs extirpation de la rate, des testicules et de l'appareil 
thyrodien. Les chiens drats prsentent un retard de croissance trs net 
vis--vis des animaux normaux, mais il reste savoir si ce retard est d 
l'enlvement de la rate ou simplement au choc opratoire occasionn par 
la laparatomie. Pendant la priode d'allaitement, l'extirpation de la rate ne 
parat apporter aucune modification la composition de l'organisme en eau, 
en graisses, en substances sches dgraisses et sans cendres. Pille parat 
provoquer un enrichissement trs net en cendres; cet enrichissement est 
d pour la plus grande part une augmentation de la chaux et pour une 
part minime une augmentation du phosphore. 

Les chiens thyrodectomiss prsentent, pendant la priode d'allaitement, 
une croissance analogue celle des sujets normaux. La thyro'idectomie ne 
modifie pas la teneur en graisse ni la composition des protiques. Elle pro- 
voque une augmentation de la teneur en eau aprs 18 jours chez un chien, 
aucune modification aprs 13 jours chez un autre. Elle dtermine une dimi- 
nution des cendres. 

Les chiens auxquels on a pratiqu l'ablation des testicules se dveloppent 
comme les tmoins pendant la priode d'allaitement. Cette opration ne 
modifie peu prs en rien part une lgre diminution du phosphore 
la composition de l'organisme. E. Terrolne. 

Stickel (Max). Recherches exprimentales sur l'influence des glandes 
scrtion interne sur l'activit de l'utrus. I l'ovaire. Recherches faites 
sur l'utrus de lapines l'aide de la mthode graphique. L'utrus des lapines 
vierges ragit au minimum, l'utrus gravide au maximum aux influences 
excitatrices de contractions. Chez les lapines qui ont mis bas, l'extrait ovarien, 
l'extrait du corps jaune de vache, l'extrait d'ovaires de lapines normales 
ou irradies aux rayons X exercent une action excitante ; l'extrait de corps 
jaune a l'action maxima. Chez les animaux castrs, l'action est moins forte. 
L'extrait d'ovaire de lapines prcdemment exposes aux rayons X a une ac- 
tion trs forte sur les lapines qui ont t pareillement soumises aux rayons X. 
Les rsultats de ces recherches conduisent l'auteur admettre que dans le 
corps des lapines est forme une hormone frnatrice des contractions et dont 
l'action est annule par une hormone antagoniste forme dans l'ovaire. 
E. Terhoine. 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 281 

Ascher (L.). Physiologie des glandes. L'extirpation de la rate pro- 
voque chez un lapin normal l'lvation du nombre des globules rouges, ainsi 
que l'augmentation del teneur du sang en hmoglobine. Une faible saigne 
provoque des phnomnes diffrents suivant qu'il s'agit d'un animal normal 
ou drat, tous les deux soumis un rgime riche en fer. La diminution de 
l'hmoglobine et des globules rouges est plus petite chez les animaux d- 
rats; la rparation se fait plus. rapidement que chez un animal normal et, 
quelques jours aprs la saigne, la teneur en hmoglobine et le nombre des 
globules rouges dpassent les chiffres du dbut. Ceci s'explique par l'acti- 
vit compensatrice de la moelle chez les animaux drats. 

De mme, vis--vis de l'acide cyanhydrique, les animaux drats sont plus 
rsistants que les animaux normaux : ils accusent une diminution d'hmo- 
globine et des globules rouges plus faibles et une" tendance la rparation 
plus grande que les tmoins. E. Terroine. 

Dustin (A.). Dveloppement du Ihyimis de Rana fusca. La petite 
cellule thymique est un lment spcial propre au thymus, form sur place, 
et non un lymphocyte banal. Elle reprsente le seul lment fondamental 
caractristique de la fonction thymique et indispensable cette fonction. 
Son cytoplasme ne parat pas tre le sige de phnomnes scrtoires bien 
actifs. Toute l'activit cellulaire parait s'tre concentre dans le noyau. Le 
thymus serait un organe glandulaire trs spcial ne donnant pas lieu un 
produit de scrtion au sens propre du mot, mais agissant plutt en fixant 
certaines substances, puis en les distribuant l'organisme suivant les fluc- 
tuations de la nutrition gnrale. Au thymus serait dvolue la fonction de 
rgler tout au moins partiellement le mtabolisme des substances complexes 
caractristiques du noyau. L'organe accumulerait ces substances sous la 
forme figure des petites cellules thymiques, lorsque l'organisme en est 
abondamment pourvu ; lorsque la chromatine deviendrait ncessaire, dans 
les cas d'inanition, de phnomnes de croissance, de formation de produits 
sexuels, d'hmatopoise, etc., il mettrait ces substances en libert sous une 
forme encore inconnue, peut-tre par migration ou pycnose et caryolyse des 
petites cellules thymiques. A. Weber. 

rtjRichet (Charles). Des effets de l'ablation de la rate sur lanutrilion. 
Les expriences de l'auteur dmontrent d'une manire trs vidente 
l'action de la rate sur la nutrition. Elle assure l'utilisation plus parfaite des 
aliments, ou bien, ce qui revient peu prs au mme, elle pargne leur 
consommation. Par consquent, les animaux drats ont besoin, pour se 
maintenir en quilibre, de nutrition, d'une alimentation plus abondante que 
les animaux normaux ; ils meurent de faim lorsqu'ils ne se rsignent pas 
manger plus que les chiens normaux. M. Mendelssohn. 

Verzar (F.). Grandeur du travail de la ra^e. L'extirpation de la rate 
produit chez un chien curaris une lgre diminution des changes respira- 
toires; la consommation d'oxygne baisse de 0,7 %, la production de CO^, de 
1 %. La dtermination directe des changes de la rate montre que la con- 
sommation d'oxygne de cet organe est de 0<^305 par gr. et par min.; le 
besoin d'oxygne de la rate est gal celui de la sous-maxillaire au repos 
ou du rein en tatd'anurie. E. Terroine. 

Pugliese (A.). Contribution la physiologie de la rate. A la suite 
de l'extirpation de la rate, la scrtion biliaire augmente. Avant l'opration, 
un chien scrte par heure en moyenne 9*^=^57 de bile; aprs l'opration, 



282 L'ANNKE BIOLOGIQUE. 

ce chiffro s'lve ;"i 10'"''72. En mrno temps la teneur de la bile en fer dimi- 
nue de ll,;5-4'.' 9,44. La splnectonne produit aussi une diminution des 
globules rouges, de riimoglobine et du fer dans le sang ; un mois aprs l'op- 
ration la teneur du sang en fer. baisse dans une exprience de 10"l*^''94 %, 
dans une autre de 7"'P''53 %. La diminution du fer, la suite de la spl- 
nectomie, n'existe qu'au dbut; ensuite, grce aux processus de compensa- 
tion, la teneur du fer dans l'organisme redevient normale. E. Terroine. 

Magne. Sur le rle thennogne des organes splanchniques. Influence 
du curare. A l'aide de sondes thermo-lectriques places dans l'aorte 
abdominale, dans le tronc de la veine porte et dans une veine sus-lipa- 
tirpie, chez des chiens cldoraloss ayant conserv par consquent le tonus 
nmsculaire M. a pu se rendre compte que l'intestin participe environ pour 
moiti rchauffement du sang dans le territoire de la veine porte. Sous 
l'influence du curare, la tliermognse augmente beaucoup dans les organes 
splanchniques, comme pour suppler la production musculaire qui baisse. 
Ce fait peut faire attribuer au foie une importance trop grande dans la pro- 
duction calorique normale et il explique la chute relativement faible de la 
temprature gnrale. J. Gautrelet. 

Mansfeld (G.). Ilmatopose et. glande thyrode. Contribution la phy- 
siolagic des thyrodes. Etude de l'influence des glandes thyrodes sur la 
rgnration sanguine. Dans une premire partie de son travail, l'auteur 
tudie comment ragissent les animaux un excitant naturel : le climat 
lev; il constate que, transports une haute altitude, les animaux nor- 
maux prsentent une augmentation du nombre des globules rouges qui peut 
atteindre 19 %, augmentation concomitante avec une augmentation de la 
teneur du sang en hmoglobine ; on observe des phnomnes exactement 
inverses chez les sujets ayant pralablement subi l'ablation des thyrodes. 
Dans une deuxime catgorie d'expriences, M. s'adresse un poison rduc- 
teur, la phnylhydrazine, qui provoque toujours une diminution considrable 
du nombre des globules; il observe que la rgnration est beaucoup plus 
rapide chez les sujets normaux que cliez les sujets thyrods ; en 12 jours, 
elle est de 00,7 % du nombre initial chez les sujets normaux, de 22 % chez 
les thyrods. Dans une troisime partie, il tudie l'influence de la thyrode 
sur la rgnration provoque par l'injection de srums d'animaux rendus 
anmiques par saigne; il constate que l'effet de tels srums ne s'obtient 
pas chez les animaux thyrods. Enfin, il observe que l'injection souscu- 
tane au chien et au lapin d'extraits glycrines de thyrodes provoque l'aug- 
mentation des globules rouges. E. Terroine. 

Degener (Lyda May). Effet de rc.vlirjinliou de la thyrode sur l'hy- 
pophyse du Idjiiii, La glande thyrode fut compltement extirpe 
chez douze lapins adultes qui furent sacrifis des intervalles variant de 
19 a 179 jours aprs l'opration. Les hypophyses de ces animaux taient 
manifestement plus lourdes que celles d'animaux tmoins. L'accroissement 
en poids parat marcher paralllement avec la dure qui spare la thyrodec- 
tomie de la mort de l'animal : au bout de six mois la pituitaire a peu prs 
tripl. E. Tehroine. 

Simpson (Sutherland). Influence de l'ge sur les effets consccidif^ 
a thyrodectomie et la l/iyroparathyrodrctomir chez le moalon. L'ablation 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 283 

de la thyrode avec les parathyrodes internes, pratique chez 13 moutons 
adultes et IG agneaux gs de 7 8 mois, n'entraina pratiquement pas d'ef- 
fets nocifs ; pratique chez 3 agneaux gs d'environ 2 mois, elle en fit des 
crtins typiques. La thyroparathyrodectomie complte n'entraina aucun 
symptme chez 4 moutons adultes; chez 4 agneaux de 5 7 semaines elle 
provoqua prcocement une ttanie aigu et fatale. Chez les 3 crtins, 
l'ablation des deux parathyrodes externes pratique l'ge d'environ un an 
ne fut suivie que de symptmes lgers. En ce qui concerne les effets de 
la thyrodectomie et de la parathyrodectomie chez le mouton, l'ge est donc 
un trs important facteur. E. Terroine. 

Paladino (R.). Recherches sur quelques modificnl ions du mtabolisme 
chez les animaux la suite de Vextirpation des glandes thi/nndes et parathy- 
rodes. Chez un chien, la suite de l'ablation de la glande thyrode et des 
parathyrodes l'excrtion phosphore est extrmement augmente. Les 
pliosphates alcalinoterreux sont excrts en quantit trois fois plus grande ; 
l'augmentation porte aussi sur le phosphore organique dont la quantit 
double la suite de l'opration. L'excrtion de la chaux est diminue, celle 
de l'azote reste sans changement. E. Terroine. 

Juschtschenko (A. S.). Physiologie de la gla)ide thyrode : teneur en 
j)hosphorej en azute et en lipo'ides des animaux thyrodeclomiss. Les exp- 
riences sont faites sur une srie de jeunes chiens de la mme porte et sou- 
mis au mme rgime. A la suite de la thyrodectomie la teneur en phos- 
phore total et en phosphore organique du cerveau, du cur, de la rate et du 
foie diminue, tandis que le phosphore inorganique augmente. On obtient un 
rsultat tout autre pour le rein : augmentation du phosphore organique et 
du phosphore total, qui est quelquefois accompagne d'une lvation de la 
teneur en pliosphore inorganique. Le srum des animaux thyrodectomiss 
augmente en phosphore total et en phosphore organique et diminue en phos- 
phore inorganique. Si on examine les tissus aprs avoir extrait pralable- 
ment les lipodes, on trouve une teneur en phosphore plus faible que prc- 
demment et de plus peu prs la mme pour les diffrents organes. Le 
phosphore lipodique est donc le phosphore labile des tissus, tandis que le 
reste de phosphore organique est le phospliore stable. Chez les animaux 
thyrodectomiss le cerveau, le foie, les muscles, le cur et la rate sont plus 
riches en azote que les tissus normaux, par contre le rein et le si-um sont 
plus pauvres en azote que les tissus normaux. L'administration prolonge 
un animal normal de la tliyrodine de Merck provoque aussi des troubles 
dans la rpartition du phosphore et d'azote dans les organes; on observe 
quelquefois des phnomnes contraires ceux qui ont lieu lors de la thyro- 
dectomie : la teneur en phosphore total et organique du cerveau, des mus- 
cles et du cur diminue, celle du foie, du rein, de la rate et du srum aug- 
mente, par contre la teneur en phosphore inorganique diminue dans tous 
les organes. La teneur en azote diminue dans tous les organes. Dans le cas 
de la thyrodectomie, la teneur en lipodes diminue dans les organes sui- 
vants : cur, muscle, cerveau; elle augmente dans le srum. Dans le cas 
de l'administration de la thyrodine de Merck un chien normal, la teneur 
en lipodes diminue dans le cur, le cerveau, le rein et la rate, elle aug- 
mente dans le muscle et reste sans changement dans le foie. A la suite de la 
tliyrodectomie la teneur en purines de tous les organes augmente d'une faon 
considrable. L'ablation des thyrodes provoque des troubles du mtabolisme 
de l'azote, du phosphore, des lipodes et des purines. E. Terroine. 



284 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

Miura (S.). Rapport entre ta Ihyroparathyrodeclomie et le mtabolisme 
lies /ii/ilrates de carbone. Latliyroparatliyrodectomie unilatrale ou double 
n'inlluence pas la limite d'assimilation du chat pour le galactose. Elle 
n'exerce aucune influence immdiate sur l'excrtion de sucre et d'azote, ainsi 

nue sur le quotient chez des chats phlorhizins. La noformation du 
azote 

sucre aux dpens des protiques se fait donc normalement. Plusieurs se- 
maines aprs t'opration, on constate une augmentation considrable du 

siicrc 
quotient "- . E. Terroine. 
^ azote 

Parhon iM.). Sur la teneur en glycogne du foie et des muscles chez 
les animaux traits par des prparations thyrodiennes. Sous l'influence 
(lu traitement thyrodien le glycogne hpatique diminue de faon consid- 
rable; le glycogne musculaire ne subit qu'une diminution peu importante. 

C02 
Les changes respiratoires et le quotient -qy '^e sont que lgrement aug- 
ments. J. Gautrelet. 

Mansfeld (G.) et Hamburger (E.). Sur les causes de la destruction 
prmortelle d'albumine. Contributions la physiologie de la glande tJiyro'ide. 
Peu avant la mort provoque par l'inanition absolue, on observe toujours 
une augmentation importante de l'excrtion azote urinaire. La date d'ap- 
parition de ce phnomne est essentiellement sous la dpendance de la 
grandeur des rserves grasses que contenait l'animal au dbut de l'exp- 
rience ; cependant Schulz a tabli que cette excrtion se produisait un 
moment o l'organisme contenait encore des quantits apprciables de corps 
gras. Le mcanisme de ce phnomne est donc loin d'tre lucid. Ayant 
observ que la thyrode joue un rle certain dans la combustion des sub- 
stances albuminodes lors du manque d'oxygne, les auteurs recherchent si 
l aussi les thyrodes n'interviendraient pas. Ils constatent en effet que chez 
les animaux thyrods l'augmentation de l'azote urinaire n'atteint, pendant 
les deux derniers jours de jeune, que 15, ?I, 19 et 17 % de ce qu'elle tait 
dans les jours prcdents, alors qu'elle est de 110, 182, 127 % chez les ani- 
maux normaux. E. Terroine. 

Cramer (W.) et Krause (R. A.). Le mtabolisme des hydrocarbons 
dans leur rapport avec la glande thyrode. Effet de Vabsorplioa de thyrode 
sur le contenu glycogne du foie et la distribution de l'azote dans l'urine. 
Si l'on donne un peu de thyrode frache deux ou trois jours des rats ou 
chats rgime riche en hydrocarbons, on trouve le foie pauvre en glyco- 
gne : il n'en contient que des traces. Cela tient une inhibition de la fonc- 
tion glycogne du foie et non une meilleure utilisation des hydrocarbons. 
Pas de glycosurie. L'action sur le mtabolisme des protiques s'opre en 
partie par l'action sur le mtabolisme des hydrocarbons, car la distribution 
des composs azots de l'urine aprs le rgime thyrodien est trs semblable 
celle qui existe ajjrs suppression des hydrocarbons dans le rgime, ou 
trouble du mtabolisme hydrocarbon. H. ue Varigny. 

MoreL Les relations fonctionnelles entre le foie et les parathyrodes. 
Les chiens parathyroprivs auxquels on attribue, aprs a])paritioii des acci- 
dents .spciliques, l'opotlirapie hijatique, survivent au moins un temps 



XIV. PHYSIOLOGIE GNRALE. 285 

double des tmoins. L'anorexie, les vomissements, l'asthnie disparaissent; 
une diurse abondante s'tablit. J. Gautrelet. 

Hannemann (K.). Influence du cerveau sur les changes de matires et 
d'nergie. L'enlvement du cerveau total ou seulement des hmisphres 
ou des lobes optiques produit chez la grenouille pendant plusieurs jours une 
augmentation des changes et de la production de chaleur. Except pour le 
cas de l'extirpation des hmisphres, la production d'acide carbonique aug- 
mente plus que la consommation d'oxygne. E. Terroine. 

Renaut (J,). La glande inlerstilielle du foie des Ophidiens. Il existe 
dans le foie des vertbrs infrieurs une glande interstitielle constitue par 
une varit de cellules conjonctives voluant au milieu de vaisseaux san- 
guins. Ces lments ont une fonction scrtoire spciale et ont conserv les 
pouvoirs phagocytaires caractristiques de toute cellule de signification 
connective. A. Weber. 

Mansfeld (G.) et Mller (F.). L'influence du systme nerveux sur la 
m,oljilisation des graisses. Une contribution laphysiologie du mouvement des 
graisses. Les auteurs pratiquent tout d'abord des dosages de graisses sur 
les membres postrieurs du cobaye; ils constatent qu'il existe toujours une 
certaine diffrence entre la teneur en graisse des membres droit et gauche; 
ainsi, chez un animal on a 4,60 % et 5,37, chez l'autre 12,60 et 15,15; chez 
un autre 9,92 et 10,45. Lors de la mort par inanition, on constate que les te- 
neurs, d'ailleurs trs faibles, sont trs voisines des deux cts : 1,22 et 1,40 % ; 
1,55 et 1,60. Ces constatations une fois faites, les auteurs passent alors 
l'tude de l'influence du systme nerveux. Pour cela, ils pratiquent d'un 
ct, aseptiquement et pendant l'anesthsie par l'ther, la section des nerfs 
sciatiques et fmoraux. Ils laissent ensuite les animaux mourir d'inanition 
et dosent alors les graisses dans les deux extrmits postrieures. Dans tous 
les cas (6) le ct nerv est plus riche en graisse que le ct normal; la 
teneur peut tre de 2 7 fois plus leve (0,19 pour le ct normal et 1,35 % 
pour le ct nerv). Si, au lieu d'attendre la mort par inanition, on dose quel- 
ques jours aprs l'opration, on voit que la diffrence en faveur du ct 
nerv est beaucoup plus faible. L'innervation ne joue donc un rle important 
qu' la fin du jene. 11 semble donc que la graisse des dpts est mobilise 
aussi bien dans le membre nerv que dans le membre normal, la mobilisa- 
tion tant sous la dpendance du sang. Mais dans les derniers moments le sys- 
tme nerveux entre en jeu et c'est son action, laquelle on s'oppose par la 
section, qui aurait mobilis le surcrot des graisses de rserve. E. Terroine. 

Cushing (Harvey). Le corps pittiitaire et ses troubles. Mise au point 
minutieuse de la question de l'hypopliyse, comme physiologie et surtout 
comme pathologie. Outre un rsum de l'norme bibliographie existante, le 
volume contient des expriences de l'auteur, et une longue srie de cas 
cliniques indits, dont les photographies sont extrmement instructives. 

I. Physiologie hypophysaire. a) L'injection d'extraits hypophysaires 
produit, comme effets aigus, un accroissement de longue dure de la pres- 
sion sanguine, de la vaso-constriction priphrique, et une augmentation de 
la force des battements du cur. Cette action circulatoire est surtout pro- 
duite parle lobe infundibulaire de la glande'. D'autres effets aigus 

1. On sait que l'hypophyse est forme par un lobe antrieur (colonnes de cellules chro- 



086 L'ANNE BIOLOGIQUE. 

d'ordres trs divers se produisent sur les muscles lisses (excitation des con- 
tractions utrines et intestinales; proprits mydriatiques) ; enfin on ob- 
tii'Ut un piicnonine trs caractristique d'abaissement de la limite d'assi- 
milation des hydrates de carbone (glycognolyse). Des injections rptes 
de lobe postrieur produisent, comme effets chroniques, de l'maciation, 
par stinuilation du mtabolisme, b) Les ingestions d'extraits et les trans- 
plantations glandulaires ne donnent aucun rsultat net. c) L'enlvement 
exijrimental de la glande conduit une cachexie hypophysaire sp- 
ciale, terminaison rapide, dont les symptmes aigus dpendent de l'enl- 
vement du lobe antrieur. Les jeunes individus survivent mieux que les 
adultes. L'enlvement partiel de rhy])opliyse, moins brutal et permettant 
des expriences de longue dure, montre nettement que certains syndromes 
cliniques bien connus doivent tre rapports un amoindrissement (hypopi- 
tuitarisme) de l'activit de la glande. Les principaux eff'ets de l'hypopituita- 
risme exprimental consistent en modifications cutanes tenant une rpar- 
tition spciale gnralise de la graisse qui augmente ; en perturbations de 
la temprature du corps, qui-baisse au-dessous de la normale; en pertur- 
bations de la croissance : taille au-dessous de la normale, retards d'ossifica- 
tion dans les os longs; en changements mentaux : engourdissement mental, 
avec irritabilit; en altration de la tolrance pour les hydrates de carbone : 
d'abord glycosurie, puis finalement l'inverse une tolrance excessive du 
sucre. La scrtion urinaire est modifie (polyurie). Enfin des changements 
secondaires se produisent dans d'autres glandes closes : atrophie tcsticu- 
laire, avec anaphrodisie et infantilisme sexuel; modifications histologiques 
dans la thyrode, les surrnales, les lots pancratiques. Les diffrentes 
portions de la glande paraissent avoir ce propos des territoires d'influence 
nettement distincts : la partie antrieure est en relation avec les glandes 
closes de l'organisme, soit qu'elle les influence la suite de ses propres 
lsions, soit (castration) qu'elle subisse au contraire le contre-coup de leurs 
accidents ; c'est elle qui prside galement la croissance squelettique. Le 
lobe postrieur par contre est plus troitement li aux processus de mta- 
bolisme, et l'activit des systmes rnaux et vasculaires. 

11. l'alholoyie. Au point de vue clinique, les altrations de la fonction 
pituitaire (dispituitarisme) ont une extrme complexit du fait que les actions 
des deux lobes peuvent interfrer : une diminution d'activit du lobe post- 
rieur par exemple peut concider avec une suractivit du lobe antrieur ou 
inversement. Le groupement des cas cliniques de dispituitarisme, d'aprs la 
hirarchie et la combinaison des .symptmes apparents (symptmes dus 
des perturbations des organes du voisinage ; aux altrations de l'activit 
propre de la glande; des lsions crbrales loignes; un syndrome 
polyglandulaire complexe, etc.), amne un certain nombre de types carac- 
tristiques : le type Launois, dans lequel de l'hyperpituitarisme, prcdant 
dans l'volution de l'individu l'ossification des piphyses, a conduit au 
gigantisme; le type M((n'e dans lequel, arrive aprs l'ossification, l'hyperpi- 
tuitarisme aboutit simplement l'acromgalie; le type Frlich dans lequel 
au contraire l'hypopituitarisme prdomine, avec adiposit et infantilisme, 
et des caractres correspondant nettement ceux que l'on peut reproduire 
exprimentalement; enfin des types mixtes. 11 peut y avoir en effet des 
inversions au cours de la vie de l'individu : dans tous les cas d'hyperpitui- 
tarisme originel associ une tumeur par exemple, le rsultat final fonc- 

mopliilps > cl .rlir(niiopli()l)es ) qu'un hiatus spare d'un lohc posicrieur, c.onslilu]u\-nwmc 
par une couverture iiilliclialc (pars intcrmcdia) capable de scrter une substance collo- 
dale, et par une partie nerveuse (corps in'undihulaire). 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 287 

tionnel, au bout d'un certain nombre d'annes, aboutit de l'hypopituita- 
risme ; et dans la plupart des cas d'hypopituitarisme, on peut mettre en 
vidence des traces d'une ancienne tendance, plus ou moins marque, de 
riiyperpituitarisme. On tend donc dans tous les cas vers une insuffisance 
fonctionnelle, o tranent quelques reliquats irrversibles d'une excitation 
primitive de l'activit de la glande. 

Nous n'analyserons pas les dtails purement mdicaux des observations 
cliniques, qui occupent la plus grande part du volume; nous nous contente- 
rons de signaler pour mmoire Timportance au point de vue du diagnostic 
des modifications de la selle turcique, constatables par la radiographie, et 
dans beaucoup de cas, d'une restriction hmianopsique tout fait caract- 
ristique du champ visuel. Le traitement de C. consiste d'ordinaire en une 
dcompression sellaire, effectue par voie transsphnodale sublabiale, avec 
opothrapie pendant la convalescence. La mortalit avec ce mode opratoire 
est d'environ 13 %. 

Un des cas signals et intressant au point de vue hrdit mendlienne : 
un malade, avec dispituitarisme conduisant l'atrophie gnitale, provient 
d'une famille o, pendant une longue srie de gnrations, ont altern chez 
les hommes deux types distincts : un type viril hirsute et un type fminin 
glabre et infantile. Il y aurait donc des altrations hrditaires des glandes 
closes se transmettant d'une manire irrgulire comme l'hmophilie ou le 
daltonisme. F. Vls. 

Ascoli (G.) et Legnani (T.). L'hypophyse est-elle un organe indispen- 
sable la vie}' Ldi survivance h l'ablation de l'hypophyse n'a pas lieu s'il ne 
persiste pas quelque fragment glandulaire. L'issue mortelle a lieu la suite 
de l'ablation de la glande ou de sa ncrose par lsion des vaisseaux du p- 
doncule. La mort n'est pas fatalement immdiate. J. Gautrelet. 

Herring (P. T.). Nouvelles observations sur l'anatomie compare et la 
physiologie du corps pituitaire. tude comparative du lobe pithlial avec 
ses deux parties (pars glandularis, pars intermedia) et du lobe nerveux 
(pars nervosa). Recherche de l'action physiologique des extraits. A partir 
du lobe pithlial, on n'obtient pas de principes actifs influenant la pression 
sanguine, le volume du rein ni la scrtion urinaire. Mais certains extraits 
agissent sur la glande mammaire. L'hormone mammaire arait une sub- 
stance distincte des autres principes que l'on trouve dans le lobe nerveux.- 
Cette mme hormone se retrouve, et plus abondante encore, dans la pars ner- 
vosa, o probablement elle n'est qu'emmagasine aprs avoir pris naissance 
dans le lobe pithlial. La pars nervosa de probablement toutes les classes 
de Vertbrs contient des principes actifs semblables ceux trouvs dans le 
lobe postrieur de la pituitaire des Mammifres. Les extraits produisent une 
lvation typique de la pression sanguine, une dilatation des vaisseaux san- 
guins rnaux et un accroissement de la scrtion d'urine ; l'action est la 
mme dans tous les cas, il n'y a que des diffrences de degr. Il rsulte 
de l'tude histo-physiologique que la prsence des principes actifs dans la 
pituitaire est associe un tissu d'origine nerveuse (pendymaire et nvro- 
glique) pars nervosa que pntre une substance fondamentale glati- 
neuse contenant de nombreux granules fins et des corps hyalins. Il y a des 
raisons de croire que les granules sont la reprsentation hi.stologique des 
principes actifs et qu'ils sont le produit d'une partie du lobe pithlial les 
cellules de la pars intermedia; ils seraient entrans dans la pars nervosa, 
et l labors et emmagasins. E. Terroine. 



288 L'ANNKE BIOLOGIQUE. 

Grynfeitt (E.) ot Euzire (J.). Structure des plexus choro'ides d'un S- 
lacien. L'excrtion du liquide cplialo-rachidien hors des cellules pith- 
liales des plexus chorodes des Slaciens se fait sous forme de vacuoles d- 
pourvues de parois, qui traversent la bordure en brosse sans en altrer la 
mori)lioloiiie. Les gouttelettes de scrtion ne bombent jamais au-dessus de 
la surface de la cellule et s'vanouissent ds qu'elles arrivent ce niveau. 
A. Weber. 

/*) Hedon. Sur la scrtion interne du pancras et la pathognse du dia- 
bte pancratique. 1 et IL De ses expriences de transfusion H. tire les 
conclusions partielles suivantes : 1 Le remi)lacement de toute la masse 
sanguine d'un animal dpancrat par du sang normal peut faire cesser 
presque compltement la glycosurie pendant quelques heures. Cette transfu- 
sion diminue l'hyperglycmie, mais ne ramne pas le taux du sucre du sang 
. son chiffre normal. 2 Un change rciproque d'une grande masse de sang 
par transfusion carotidienne croise entre chien normal et dpancrat pro- 
duit les phnomnes suivants : a) une diminution considrable de la scr- 
tion urinaire ; b) une diminution de la glycosurie chez le dpancrat ; une 
glycosurie faible, passagre et inconstante chez le normal ; c) une diminu- 
tion de l'hyperglycmie chez le dpancrat, mais relativement peu accen- 
tue ; chez le normal une hyperglycmie notable mais infrieure ; 

d) Lorsque la dpancratisation d'un des animaux n'est pratique qu'au 
moment mme o s'tablit la transfusion carotidienne croise, l'hypergly- 
cmie se produit malgr la transfusion ; 

e) Quand on arrte la transfusion croise, les animaux reviennent rapide- 
ment leurs conditions antrieures. 

3'^ La transfusion en quantit relativement faible du sang veineux pancra- 
tique vm animal dpancrat par anastomoses veineuses peut faire baisser 
momentanment la glycosurie dans une proportion considrable. L'hypergly- 
cmie subit aussi dans le mme temps une lgre diminution. 

A^ L'intercalation d'un fragment de pancras sur le trajet circulatoire d'un 
animal dpancrat par anastomoses artrielle et veineuse, tablies de telle 
sorte que le morceau de glande tout en restant en place chez l'animal nor- 
mal, soit irrigu uniquement par le sang en dpancrat, peut produire ga- 
lement une diminution accentue de la glycosurie et un lger flchissement 
de l'hyperglycmie. 

5" Dans ces deux dernires catgories d'expriences, il est retenir que 
l'on observait : diminution de la diurse, en mme temps que diminution de 
l'excrtion du sucre, concentration de l'urine et augmentation du taux de 
l'ure, diminution relativement faible du taux du sucre sanguin. 

6 Le srum de sang veineux pancratic^ue parait dpourvu totalement de 
pouvoir anti-diabtique en injection dans une veine de la circulation gn- 
rale; en injection portale chez des chiens dpancrats qui liminaient peu 
de sucre, il a enray la glycosurie; mais le mme rsultat tait obtenu avec 
du sang artriel. 

Il se dgage de ces expriences l'impression que la cause primordiale du 
diabte doit tre dans un trouble de la fonction hpatique par mancjue d'ap- 
port pancratique par la veine porte. Si, en effet, la cause essentielle du dia- 
bte tait dans l'absence de substance pancratique rpandue dans la masse 
sanguine et devant agir sur tous les tissus, cette substance existerait dans 
le sang artriel, ot l'apport de sang carotidien (en grande quantit) emp- 
cherait radicalement les phnomnes diabtiques. On en vient donc ad- 
mettre que le produit de la scrtion interne du pancras agit exclusive- 



' XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 289 

ment sur le foie qui labsorbe et le fixe, de sorte que le sang artriel n'en 
contient que trs peu. J. Gautrelet. 

a) Hdon. Le sang veineux pancfi'atiqne possde-t-il une proprit anti- 
diablique. H. abouche une veine pancratique d'un chien normal avec 
la jugulaire d'un chien dpancrat en interposant entre les deux vaisseaux 
un segment vasculaire anastornotique; et pendant trois heures le chien d- 
pancrat et en priode de glycosurie intense, reoit 300 grammes de sang de 
son conjoint. Rsultats : le sang veineux pancratique a exerc une action mar- 
que sur la scrtion rnale : cette action s'est produite par une diminution 
de la scrtion de l'eau, la concentration de l'urine, un pourcentage plus 
lev d'ure et la disparition presque complte du sucre; par contre, l'hyper- 
glycmie ne subit qu'une faible diminution. J. Gautrelet. 

Stepp ("W.) et Schlagintweit (E.). Notes sur l'exlractibilit de la sr- 
crline et sur la scrtion pancratique. Des recherches antrieures ont 
l)ermis aux auteurs de constater que le suc gastrique de malades atteints 
d'achylie gastrique simple agit peu ou pas du tout sur la libration de h 
scrtine intestinale, mais que le suc gastrique de malades atteints d'achylie 
gastrique carcinomateuse est au contraire trs actif. Cette action trs nette 
dans le second cas, n'est pas due la prsence chez les carcinomateux 
d'acide lactique. Elle pourrait tre due la prsence deNaCl en abondance. 

En prsence de ce problme et l'exemple de Lalou, les auteurs ont 
tudi diverses substances organiques au point de vue de leur action sur la 
production de la scrtine. Leurs rsultats confirment en gnral ceux de 
Lalou. 

Ils ont inject dans la jugulaire de chiens un mlange d'extrait filtr de 
muqueuse intestinale broye et de la substance tudier, et ont recueilli le 
suc pancratique. Une solution 0,64 o^ de NaClqui possde la mme teneur 
en Cl qu'une solution de 0,4 o/-, de HCl est beaucoup moins active que cette 
dernire. 

L'optimum pour le NaCl est obtenu avec une concentration de I 2 %. 

HCl normal est moins actif qu'une solution 0,4 %. 

Une solution de Na-SO'' 4,9 9^, a la mme activit qu'une solution qui- 
molculaire de NaCl (0,9 %). Une solution quimolculaire de sucre de rai- 
sin fut moins active. 

Cependant, on ne peut tablir de paralllisme entre la teneur en sub- 
stances fixes (poids spcifique) et l'intensit de l'action sur la libration de 
la scrtine. 

Les auteurs ont ensuite tudi (sur un chien fistule duodnale, dont le 
cours de la bile tait dtourn vers le jjunum) l'action de substances agis- 
sant directement sur la muqueuse intestinale. 

Ils constatrent que l'injection dans le duodnum de suc gastrique de 
sujets sains agit aussi favorablement sur la scrtion pancratique qu'une 
solution 0,4 % de HCl. Par contre, des substances actives in vitro (comme 
le NaCl et le suc gastrique de carcinomateux) taient inactives si on les 
employait de cette manire. Enfin les auteurs font remarquer que, contrai- 
rement l'opinion de Delezenne et Pozerski, l'eau ne peut tre employe 
pour extraire la scrtine. E. Terroine. 



Lisbonne (M.). Le coefficient d'acidose chez le chien dpancrat. 
Chez le chien dpancrat, mais non diabtique, par suite de la prsence 

L'aN.NE biologique, XVIII. 1913. 19 



j.0 L'ANNKK BIOLOGIQUE. 

^. . ^ ,, . , / Indice formol \ 

d'une ffrcftc sous-cutane, le coeOicient d acidose j ri r ~ -. 

foiv V, , \^Indice hypobromique; 

jjiiur une alimentation dtermine, oscille autour de 4,6-4.8. A partir du 

moment o l'animal devient diabtique par ablation de la greffe, on note 

une lvation immdiate et constante, qui persiste jusqu'aux derniers jours 

de la cachexie, de ce coefficient dont la moyenne oscille autour de 6,3-6,.'). 

Il existe donc dans le diabte pancratique, immdiatement son origine, 

un tat trs net d'acidose, lequel n'atteint cependant jamais qu'un trs faibl> 

degr. .1. Gautkklet. 

Homans (J.). Les rajipoi'ti^ drs lota de Langcrhansi avec les acini pan- 
crati'jws suiis (liffi'mti's conditions d'activit si'crtoirc ~ Les ilts de Lan- 
gerhans renferment des granules .spcifiques permettant une identification 
certaine. Nulle altration ne se prsente dans les lots, aucune indication de 
coiiversion du tissu acineux en tissu lotique, sous l'influence de la scrtion. 
Au contraire, les deux tissus sont plus diffrents qu'avant. Nulle indication 
de la conversion de tissu acineux en lotique, au lieu de l'inverse, quand il ne 
reste qu'une partie du pam-ras pour entretenir la vie. Mais il y a des indi- 
cations que les cellules ilotiques sont rduites une condition oii elles appa- 
raissent semblables des cellules de conduit, le premier signe tant la dis- 
parition ou la dcharge des granules caractristiques des cellules B de 
BeusIey. Dans les mmes conditions il semble y avoir un accroissement du 
tissu de conduit : mais rien ne prouve que ce tissu forme de nouveaux ilts 
on en prenne la fonction. Aucune indication d'une importance vitale des lots 
pour le mtabolisme des hydrocarbans. H. de Varigny. 

Lafon. Sur le passage de la scrtion interne du pancras du ftus 
la mre. La glycosurie ne s'est pas manifeste cliez une chienne pleine, en 
fin de gestation, aprs extirpation du pancras, tant qu'il y a eu des ftus 
dans la cavit utrine. C'est au moment prcis o tous les ftus ont t 
expulss que le diabte a fait son apparition. II est donc vraisemblable que 
le produit de la scrtion interne du pancras du ftus diffus dans le 
sang de la mre et a suppl cliez celle-ci la fonction du pancras enlev. 
J. Gaftrelet. 

Terroine lE.). Sur le rle du suc pancratique dans la digestionel Vab- 
sorplioii des g)'aiss(S. (Analys avec le suivant.) 

Terroine et Weill (J.). Sur le rle du suc {lancratique dans la diges- 
tion cl l'absorption des graisses. A concentration molculaire gale les 
diffrents triglycrides sont ingalement rsistants la saponification in 
ritro par le suc pancratique; la labilit parait augmenter jusqu'au terme 
trilaurine. La digestibilit in vitro des corps gras naturels par le suc pan- 
cratique dpend de la composition : la digestibilit est d'autant plus leve 
que la proportion de trioline est plus grande. Aprs un repas en graisse, 
la tencMir du sang en corps gras augmente et obtient son maximum aprs 
t) heures. La saponification des corps gras est une opration ncessaire pour 
ceux qui ne sont pas solubles dans la bile. J. Gautrelet. 

Argyll Campbell (J. R.). J.a chimie de la glande mammaire. 
l-;tude de la teneur de la glande mammaire en eau, protines, graisses et 
sucres; tude spciale de la question : le lactose est-il un constituant de la 
glande mammaire? L'analyse de tissus mammaires de chiennes et de 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 'J91 

chattes montre que des diffrences considrables existent entre diffrentes 
parties d'une mme glande, entre glandes d'un mme animal et entre 
glandes de diffrents animaux de mme espce. Le lactose n'existe que 
lorsque la glande contient du lait, on ne le trouve pas dans la glande d'un 
animal en gestation; le taux du lactose est li la teneur de la glande en 
lait et permet de mesurer cette teneur. Par contre, la graisse ne pourrait 
servir cette valuation, car elle existe la fois dans le lait et dans le tissu 
de la glande. E. Terroine. 

Gradinescu (A.). L'influence den capsules surrniales sur la circulation 
et les changes. tude extrmement tendue sur la physiologie des surr- 
nales et dont nous devons nous contenter de rsumer les rsultats essen- 
tiels. Dans tous les cas, l'extirpation intgrale des deux capsules surr- 
nales est toujours suivie bref dlai de la mort de l'animal; la survie est en 
moyenne de 10 heures chez le chien, de 45 heures chez le chat, de 7 heures 
chez le lapin. L'extirpation d'une seule surrnale n'est pas mortelle ; si l'on 
pratique en deux temps l'extirpation des surrnales, la dure de survie peut 
atteindre 42 lieures chez le chien. Ces rsultats concordent avec ceux ant- 
rieurement apports par Brown-Seqtakd, Abelous et Langlis. 

L'extirpation complte des surrnales provoque des troubles considrables 
dans la permabilit des capillaires sanguins, il en rsulte un passage 
d'une quantit abondante de plasma dans les tissus et les sreuses, et, par 
suite, une augmentation relative considrable du nombre des globules. Le 
plasma sanguin est filtr tel quel et avec tous ses constituants; ses constantes 
physiques ne sont en effet pas modifies, et d'autre part la quantit d'eau 
contenue dans les muscles ne varie pas. 

G. donne, de l'action de l'adrnaline et des extraits surrnaux sur les 
vaisseaux, les preuves suivantes : ) la circulation artificielle des muscles 
de grenouille avec du liquide de Locke est toujours suivie par une infiltra- 
tion considrable du tissu interstitiel; l'adrnaline ou les extraits surrnaux 
empchent cette infiltration de se produire; nous devons donc supposer que 
l'adrnaline n'agit pas seulement sur les fibres musculaires, mais aussi sur 
l'endothlium des vaisseaux dont il modifie la permabilit et dont il lve 
le tonus ; b) l'adrnaline ou l'extrait surrnalien employ en circulation 
artificielle ou appliqu directement sur la langue ou le msentre du 
cobaye, provoque une contraction des cellules endothliales de la paroi des 
capillaires, qui a pour effet la diminution du calibre des vaisseaux et par 
suite un ralentissement ou un arrt de la circulation du sang. De ces faits 
l'auteur croit pouvoir conclure que le rle principal des capsules surrnales 
est d'agir comme rgulateur des changes intermdiaires des tissus, en mo- 
difiant la fois le diamtre des capillaires et la permabilit de leur paroi. 
Aprs l'extirpation des surrnales, les changes gazeux diminuent; le 
rapport entre l'oxygne absorb et l'acide carbonique rejet se tient cepen- 
dant dans des limites normales. 11 y a diminution croissante du quotient 
azot, ce qui indique une diminution dans l'utilisation des substances azotes. 
Dans tous les cas les animaux meurent en hypothermie, ce qui est la traduc- 
tion la fois d'une diminution des changes et du non-fonctionnement du 
mcanisme vaso-constricteur, qui est suivi par une lvation de la perte de 
chaleur. 

La production de la lymphe est considrablement diminue; par contre, 
la suite d'une injection d'adrnaline, il y a toujours un gros coulement de 
lymphe du canal thoracique. 
G. n"a jamais observ, contrairement ce qu'ont avanc L. Thomas et 



09? l"anm:e biologique. 

CiAiTHKLET. que linjection de srrum dca})sul produisait une chute de 
pression, et cela pas plus cliez l'animal normal que chez l'animal dcapsul. 
Chez l'animal normal les injections rptes d'adrnaline provoquent une 
lvation de la temprature, au bout de (pielques jours les animaux meurent 
en liy))crtliermie. Chez les chiens dcapsuls, de telles injections permettent 
une au.i:nientation de la dure de survie. E. Tekkoine. 

Lapeyre (N.). La fonction rnale aprs dcapsulalion. La dcap- 
sulation rnale est une opration bnigne, ne troublant pas la fonction r- 
nale, ne diminuant pas sa permabilit, n'altrant pas sa fonction d'monc- 
toire, mme la suite d'injections intraveineuses de chlorure de sodium 
hypertoniiiue, d'ure ou de glycose : et cela probablement aussi bien chez le 
rein malade que chez le rein normal. J. Gautrelet. 

Czerna(St. I et Kelemen (G.I. Grandeur du travail drs reins malades. 
Les expriences sont faites sur des chiens, dont les reins sont rendus mala- 
des par l'injection de cantharidate de potassium, d'actate d'uranyle, de 
bichromate de potassium, ou par la ligature momentane des vaisseaux du 
rein. La mesure des changes d'un rein normal ou malade montre que ce 
dernier travaille plus, il consomme plus de Oo et produit plus de CO2 que 
l'organe normal. Le travail du rein malade est gal 31 cal. par minute, 
celui du rein normal est de 20 cal. par minute. Donc le rein malade fournit 
30 % de travail en plus. Seulement dans les cas d'anurie ou d'ischurie la 
production de CO 2 et la consommation d'oxygne sont infrieures la nor- 
male. E. Terroine. 

Krause (R. A.). Influence de l'ge sur le mtabolisme de la crt ine: 
signification de so7i excrtion. Les analyses d'urine montrent en ce qui 
concerne le mtabolisme des protines des diffrences entre l'enfant et 
l'adulte masculin. Chez les garons, la cratinurie cesse vers 5 ou G ans; 
chez les filles, elle dure plus longtemps et dans quelques cas elle peut mme 
passer l'tat de cratinurie intermittente, caractristique du cycle fmi- 
nin. Le pouvoir d'assimiler la cratine est donc beaucoup plus faible chez 
les enfants. L'excrtion ou non-excrtion de cratine dpend de la ba- 
lance entre le processus de formation et le processus de destruction de 
cette substance. E. Terroine. 

Tobler (F.). Sur la physiologie du latex de quelques plantes caout- 
chouc. Ch(>z Mascarenhasia elastica, pendant les priodes de pluies, le 
contenu du latex en particules solides va en augmentant. Dans les feuilles 
longuement ensoleilles, il est plus grand que dans celles tenues l'ombre. 
Dans les jeunes, il est aussi plus grand que dans les ges. Lors d'une 
croissance dfectueuse, n itamment par manque d'azote ou de phosphore, ainsi 
que lois d'une assimilation interrompue, le contenu du latex en matires 
albumino'ides diminue. Au contraire, le contenu en caoutchouc augmente 
d'abord, mais montre finalement aussi une diminution lors d'une crois- 
sance gnrale trs dfectueuse. Les lments non solides de nature gom- 
meuse contenus dans le suc des vaisseaux laticifres sont plus nombreux 
dans les cultures bien soignes. Les parties solides sont, au point de vue de 
leur apparition, localement sous la dpendance de l'assimilation. Ils se 
rpandent ensuite par les conduites du latex. Dans celui de Manitiot (ilazio- 
rii, il y a aussi des corps de grandes dimensions, qui sont peut-tre des 
noyaux, des btonnets (caoutclumc) et des corpuscules plus petits (albumine). 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 293 

Le caoutchouc e.st plu.s riche partir d'un certain ge de l'organe et seule- 
ment pendant une priode dtermine. Sa quantit augmente jusqu' 
atteindre un maximum pendant la priode de croissance la plus active, 
pour diminuer ensuite. Dans les expriences d'annelation, surtout dans les 
incompltes autour de la tige, sous l'interruption des voies de conduites, il 
y a arrimage du contenu des vaisseaux laticifres, le suc est plus riche en 
btonnnets, mais il y a des diffrences compliques dues l'ge et la 
vigueur de la tige. Sauf pour Mascareuhasia, on ne peut plus soutenir que 
le suc laticifre ou le latex de caoutchouc servent de dfense contre les 
limaces. Henri Miciieels. 

Kamerling (L.). Peiiles notices. I. Pajjier de Cobalt. Il s'agit ici 
de dtails d'ordre technique de mme que dans la notice II sur la Mthode 
d'infiltration. 

m. Polijiiodium kmceolatiimL. var. ^erratum. Au jardin botanicjue de 
Rio de Janeiro, K. a trouv, parmi de nombreuses plantes normales de P lan- 
ccolatum, quatre exemplaires qui se distinguent de la forme normale par 
une dcoupure dente du bord de la feuille. L'tude anatomique lui a montr 
une parfaite concordance entre les individus des deux formes. 11 est pro- 
bable que Poh/pndiiim lanceolatum feuilles dentes {P. l. var. serratum ou 
var. ainunta Sim.) provient par voie de mutation du P. l. feuilles non d- 
coupes {P. L var. elonr/attun S\v.). 

IV. Les Hydathodes chez les jeunes feuilles de Ficus elaslica. Sur les 
feuilles des germinations de Ficus elaslica s'aperoivent des points jaune 
clair qui reprsentent des hydathodes que K. a tudies. Elles ne doivent 
pas jouer un rle important et peuvent tre considres en quelque sorte 
comme des organes restant rudimentaires. 

V. Fleurs doubles chez un Ruhus. Dans les environs de Rio de Janeiro 
crot trs frquemment une espce de Rubus qui ressemble notre I{. id.Tus. 
K. en a trouv fleurs doubles qui se sont probablement produites sponta- 
nment. 

VI. Importance biologique des bourgeons adventifs cliez Bryopliyllum ca- 
lycinum Salisb. Cette plante se rencontre trs frquemment aux environs 
de Campos et de Rio de Janeiro. Les exemplaires fleuris sont rares et sont 
plus grands. La multiplication de Br^ophyllum calycinum se fait presque 
exclusivement par les bourgeons adventifs. Henri Micheels. 

Production d'nergie. 

=^ Mouvements. 

Hofmann (F. B.j. Contribution la thorie de la contraction et de la 
rigidit musculaires. Se basant sur la comparaison des diffrentes phases 
des courbes de contraction et de courant d'action des muscles avant et pen- 
dant l'empoisonnement par la muscarine, l'auteur a mis une thorie d'a- 
prs laquelle il existerait une diffrence entre les processus d'excitation et 
le raccourcissement du muscle. La grandeur du raccourcissement dpend, 
tant pour la rigidit chimique que pour l'excitation lectrique, de l'tat des 
muscles, de son excitabilit chimique. Les thories de la coagulation bases 
sur un processus de gonflement perdent leur valeur en prsence du fait 
dmontr par v. Furth et Lenk savoir que le raccourcissement de la rigi- 
dit, phnomne rversible au dbut, est ensuite fix par la coagulation. 
M. Mendelssohn. 



004 LANNKK BIOLOGIUUE. 

Hoffmann (P.)- Sur la vitesse dr conduction de l'excitation danslemusch- 
stri l'tat de contraction et au repos. Les expriences de lautcur mon- 
trent que la vit(\^se de conduction de l'excitation est indpendante de la 
tension du muscle pendant le ttanos, mais qu'elle est influence par la 
louffueur (lu muscle, c'est--dire que le temps ncessaire l'excitation pour 
liasser d'une extrmit du muscle l'autre augmente avec la longueur du 
muscle. La longueur et la tension du muscle n'influent pas sensiblement 
sur la longueur de Tonde de ngativit. Ces recherches contredisent celles 
de SciiENCK et Kaskh d'aprs lesquelles la vitesse de conduction serait en 
rapport avec la structure du muscle et serait conditionne par le nombre de 
cases musculaires franchir, et non pas par leur longueur variable au 
repos et l'tat de contraction. M. Mi:ndi:i.ss(ihn. 

a) Hill (A. V.). La valeur mcanique absolue de la contraction d'un muscle 
isol. La valeur mcanique de la contraction musculaire a t dj dter- 
mine par FiCK, mais, ce que prtend l'auteur, l'talonage des appareils 
tliermo-lectriques de Fick a t purement thorique et les conditions dans 
lesquelles se trouvait le muscle avant la contraction n'ont pas t prises 
suffisamment en considration. L'auteur a dtermin en units absolues la 
chaleur produite par le muscle et a tabli par suite les rapports exacts entre 
l'nergie potentielle libre et la chaleur produite par la contraction isom- 
trique et isotonique du muscle. Les processus chimiques et la production de 
la chaleur dans le muscle en contraction dpendent de la surface chimi- 
quement active et non du volume du muscle. L'auteur donne une formule 
d'aprs laquelle on peut valuer l'nergie potentielle due aux nouvelles 
conditions lastiques des fibres du muscle en activit. La valeur de cette 
nergie serait gale la sixime partie du produit de la longueur du muscle 
par le maximum de tension dveloppe. M. Mndei.ssoiin. 

a) Rouzaud et Cabanis. Contribution l'tude de la cholestriumie 
/ihysiolof//ue [influence de la marche et du sommeil). (Analys avec le sui- 
vant, j 

b) Influence de l'alimentation. La marche n'allant pas la fatigue, 

le .sommeil physiologique n'entrainent pas de variations nettes de la choles- 
trinmie; pas de crise cholestrinmique la suite d'un repas dans lequel il 
entre mme de la cholestrine ; il y a une indpendance absolue entre la 
lactescence du srum et sa teneur en cholestrine. J. Gautrelet. 

Amar. Effets physiologiques du travail et deyr de fatigue. Tant que 
le rythme et l'amplitude des pulsations radiales suivent la progression du 
travail, tant que leur rgularit et le dicrotisme s'observent parfaitement, 
l'activit des muscles peut tre considre comme normale; ds que la 
pression monte 23 et que l'aspect dessphygmogrammes devient irrgulier. 
les conditions misent plus normales. J. Gautrklkt. 

Mrazek (Al.). Les mouvements natatoires de Branchipus et leur orien- 
tation. Les Branchipus nagent sur le dos, la face venti'ale dirige vers la 
siTijerficie de l'eau. A l'cnconti-e de Holmes (1909). de Mac Ginms (1911) et de 
l'EAKSE (1913), M. est d'avis que la position ({ue les Branchipiis prennent 
durant la nage n'est pas due uniquement l'elfet de U lumire, mais plutt 
la forme spciale de leur corps. Les Crustacs en question conservent, en 



XIV. - PHYSIOLOGIE GENERALE. 29*5 

effet, leur faon de nager alors mme qu'on lem' a enlev les yeux: ou qu'on 
a clair leur bassin la fois d'en haut et d'en bas. J. Strohl. 

b) Vls (Fred). Observations sur la locomotions d'Otina ofis. Remar- 
ques sur la progression des Gastropodes. (Analys avec le suivant.) 

Peyrga (E.) et Vls (F.j. \oles sur quelques relations numriques 
relatives aux ondes pdieuses des Gastropodes. Le pied est spar, en 
son milieu, par un sillon transversal. Les deux compartiments, ainsi raliss, 
ne participent pas en mme temps la locomotion. Le compartiment ant- 
rieur, aprs s "tre soulev, s'abat sur le sol et tire lui l'animal. Aprs quoi, 
le compartiment arrire se soulve son tour et se haie, tout d'une pice, 
vers l'avant. A ce propos, l'auteur fait remarquer que la classification loco- 
motrice qu'il a pose (Mollusques monotaxiques, ditaxiques, arythmiques) 
correspond, surtout si l'on considre les deux premiers, aux groupements 
naturels. Ses conclusions sont les suivantes : dans un mme animal, la fr- 
quence des ondes crot mesure que la vitesse de l'animal crot ; mais il 
n'y a pas proportionnalit; le dplacement lmentaire, c'est--dire la part, 
dans le dplacement total de l'animal, qui revient au groupe musculaire for- 
mant une onde entire, parat tre plus grande quand la vitesse est plus 
grande ; la priode de l'onde n'est pas inversement proportionnelle au carr 
de la vitesse de l'animal ni, par consquent, au travail fourni par celui-ci, 
il semble que le dplacement lmentaire croisse avec le travail; chez Vlla- 
liotis, on peut remarquer que pour des vitesses gales les priodes des ondes 
paraissent d'autant plus grandes que la surface pdieuse lest davantage. Les 
recherches ont port sur Haliotes tuberculata et Gibbula magna. M. H- 

RUBEL. 

"Wilson-Gee. Le comportement des sangsues et ses modifications. 
Les deux espces tudies sont Dina microstom et Glossiphonia stagnai is. 
L'auteur passe en revue et classe les diffrents mouvements de ces animaux : 
mouvements dsordonns, reptation, ondulation, natation; les ractions aux 
divers excitants : nourriture, lumire, courants, pesanteur, temprature, 
vibrations, dessiccation. Les diverses modifications ont t obtenues soit par 
des agents pliysiques, soit par des agents chimiques. Nous ne retiendrons 
ici que quelques conclusions. Les mouvements oiidulatoires rythmiques 
semblent tre provoques par la respiration et peut-tre par l'excrtion 
tout au moins, un mode d'excrtion accessoire. Les facteurs qui prsident 
la runion en groupe des sangsues, ressortissent du thigmotactisme positif 
et du phototropisme ngatif. Remarquez, cet effet, qu'une forte lumire 
provoque des mouvements dsordonns d'une plus grande ampleur que ne 
le fait une simple bougie; que c'est la ncessit o elles sont d'entrer en 
contact les unes avec les autres et avec des objets quelconques, qui pousse 
les sangsues se blottir en groupe sous les pierres; et que, grce encore au 
thigmotactisme, les sangsues adultes portent leurs petits, sans qu'il y ait le 
moins du monde la manifestation d'un instinct maternel. Le cerveau semble 
tre le centre de tous les mouvements de l'animal. Les sangsues s'adaptent 
aisment aux chocs et aux ombres rpts toutes les demi-minutes. Cette 
adaptation ne semble pas due une fatigue musculaire, mais plutt un 
affaiblissement de la sensibilit des organes rcepteurs, ou bien de lgers 
changements prsents par les centres nerveux, ou bien enfin ces deux 
derniers facteurs combins. Les sucs alimentaires en diffusion dans l'eau 
intensifient la tendance aux ractions positives l'gard des contacts, sur- 



'>% LAN.NEl- HIOLUCilglE. 

tout lorsque les animaux en exprience sont aflams. Les penchants thigmo- 
tactiques alecicnt les i-actions l'gard de la lumire. Enfin, il faut tenir 
grand compte de l'tat de Tanimai : la faim l'irrite, la plthore d'aliments 
le prdispose la paresse et semble le fatiguer. M. Hribel. 

) Bro-wn (T. Graham). Mouvemenls rythms chez les mammifres. 
Chez le chat dcrbr une section rapide de la moelle pinire produit 
des mouvements rythms des membres postrieurs, rappelant les mouve- 
ments de progression de l'animal intact. 11 y a d'abord flexion prolonge 
puis mouvements rythms et extension prolonge. Ces mouvements prolon- 
gs ne sont pas de nature rflexe, car la section des racines postrieures ne 
les supprime pas; ils sont commands par une impulsion centrale qui se 
manifeste par un balancement entre deux activits gales et opposes de 
tlexion et d'extension. Dans la narcose, aprs abolition des mouvements 
rflexes, les mouvements de progression se produisent aprs extirpation 
d'une moiti latrale de la moelle lombaire. M. Mendelssohn. 

Glnard (Roger). Les mouvements de l'intestin en circilation orlifi- 
cielle. Grce la circulation artificielle pratique l'aide du liquide de 
Locke, l'auteur a pu tudier les mouvements de l'intestin grle du lapin et 
de plusieurs autres vertbrs (chat, cobaye, pigeon, anguille, tortue, gre- 
nouille). Pour enregistrer ces mouvements il s'est servi de prfrence de la 
cinmatographie. Durant des heures l'intestin en survie vacue normale- 
ment son contenu. Toutefois, l'action modratrice du plexus solaire et des 
centres nerveux de l'organisme tant limine, les mouvements sont un peu 
})lus rapides que normalement. En prenant soin d'introduire dans l'intestin 
de l'empois d'amidon color au carmin, G. a pu contrler l'influence du con- 
tenu sur les mouvements de l'intestin. En ajoutant d'autre part au licjuide 
perfuseur des substances vasomotrices et pristaltognes, l'auteur a gale- 
ment pu vrifier leur action et procder un classement de substances acti- 
vant ou paralysant les contractions intestinales. L'extrait de la muqueuse 
intestinale, connu sous le nom d'hormonal, exerce, son tour, lorsqu'il ])ro- 
vitnt d'un animal sain, une action excitante sur les mouvements de l'intestin 
perfus. J. Stroul. 

a) Carnot (Paul) et Glnard (Roger). De l'action du sn sur les mou- 
vements de l'intestin perfus. Les anses d'intestin de lapin, isoles et per- 
fuses 38 dans une solution de Ringer oxygne, montrent les phnomnes 
suivants : une infusion de follicules de sn k 2 % introduite dans l'anse 
produit une hyperexcitabilit gnrale : mouvements pristaltiques plus 
nombreux et mme tranglements et bagues de contraction; le frlement 
de l'anse pi-ovoque des mouvements nergiques et spasmes. Introduite dans 
les vaisseaux de l'anse , l'infusion de sn cause les mmes phnomnes 
mais moins nergiques et moins durables. Les anses d'un lapin ayant reu 
une demi-heure avant sa mort une inlusion, sont galement hyj)erexcitables. 
Enfin le srum d'un animal trait par le sn produit dans les anses intes- 
tinales d'un animal tmoin les mmes phnomnes. 11 semble donc (jue \o 
sn, au contact de divers organes, la muqueuse digestive en particulier, 
provoque la production de substances pristaltognes qui passeraient dans 
la circulation. |{. Legendre. 

0) Carnot (Paul) et Glnard Roger). J)e la perfusion intestinale 
chez ranimai vivant. Une anst' intestinale, ])r>rfuse par le liquide de 



XIV. PHYSIOLOGIE GEiNERALE. 297 

Locke, chez l'animal vivant, conserve ses mouvements habituels. Si l'on 
sectionne les nerfs de l'anse, les mouvements pristaltiques augmentent 
pendant fort longtemps et la transsudation s'exagre. Une solution de sulfate 
de soude, injecte dans le sang, exagre les mouvements pristaltiques des 
anses encore vascularises, mais n'influe pas l'anse perfuse, c moins que 
celle-ci ne reste en communication avec le reste de l'intestin, auquel cas, 
au bout d'une demi-heure, elle prsente des contractions nergiques. Celles-ci 
pourraient tre dues au purgatif qui passe dans l'intestin en trs petite 
quantit; elles sont vraisemblablement dues la formation par l'organisme 
d'une substance pristaltogne. R. Legendre. 

Bose ( J. C.j. L'cxcitabiliU- chez Mimosa et ses variations diurnes. 
L'auteur a observ que, chez Mimosa pudica, l'excitabilit n'est pas con- 
stante, mais subit aux diffrentes heures du jour des variations notables. 

Ainsi, au printemps, l'excitabilit atteignait sa valeur maxima vers I heure 
de l'aprs-midi. Survenait ensuite une diminution progressive de l'excita- 
bilit qui atteignait son minimum le jour suivant vers 9 heures du nuitin. A 
ce moment-l;i, la plante tait presque insensible aux excitations. Puis l'exci- 
tabilit augmentait graduellement et passait de nouveau par un maximum 
vers 1 heure de l'aprs-midi. L'auteur a pens que ces variations prio- 
diques de l'excitabilit taient probablement en relat'on avec l'influence de 
certains facteurs externes (lumire, temprature, etc.) dont les variations 
diurnes sont galement priodiques. Pour le dmontrer, B. a examin com- 
ment se comporte l'excitabilit l'gard de ces diffrents facteurs externes. 
Ainsi l'obscurit persistante provoquait une diminution de l'excitabilit. 
Lorsqu'on exposait la plante la lumire, l'excitabilit diminuait tout d'a- 
bord puis augmentait notablement. Un abaissement de temprature pro- 
duisait une diminution de l'excitabilit et, si le froid tait ti'op intense, cette 
diminution tait suivie d'une abolition de l'excitabilit. Par contre, l'excita- 
bilit augmentait progressivement mesure que s'levait la temprature, 
et cela, jusqu' une temprature optimale au del de laquelle on observait 
une diminution de l'excitabilit. L'influence des facteurs prcdents n'- 
tait pas immdiate, c'est--dire que les variations de l'excitabilit ne se 
manifestaient que longtemps aprs la cause qui les avait provoques. De 
ses recherches sur Mimosa l'auteur conclut que chez cette plante les varia- 
tions diurnes et prio liques de l'excitabilit sont sous la dpendance de cer- 
tains agents extrieurs qui se produisent galement d'une faon priodique. 

A. DE PUYMALY. 

a) Faber (F. C. von). Biophytum apodiscias,une nouvelle plante sensitive 
de Java. Elle constitue un sujet merveilleux pour l'tude des excitations 
physiologiques. MoLiscu l'avait observe dans les ruines du temple de Bra- 
b.dr, mais il n'eut point le temps d'entreprendre des recherches plus d- 
tailles. Elle se distingue de B. sensilivum et de B. Reinwardlii par le fait 
que ce ne sont pas seulement, comme chez ces dernires, les divisions fo- 
liaires qui se meuvent, mais aussi les rachis foliaires aprs l'excitation d'un 
choc ou d'une blessure. Le mouvement se fait de bas en haut, c'est--dire en 
sens contraire de ce que l'on observe chez Mimosa pudica. Par suite de la 
propagation de ce mouvement, une rosette de feuilles se rejoignent en se 
relevant pour protger la fleur. Le coussinet foliaire se relche dans sa 
partie suprieure et se contracte dans sa partie infrieure. Les mouvements 
photo- et thermonastiques des rachis sont aussi caractristiques et la plante" 
ragit promptement sous l'action d'une variation dans ltat d"humidit de 



'KJ8 L'ANNKE BIOLOGIQUE. 

l'air. Le luouvement de sommeil est influenc un haut de.i;T par la pe- 
santeur. On peut ainsi, par le renversement de la plante, provoquer un mou- 
vement en sens contraire du sommeil ordinaire qui se manifeste par le 
relvement des rachis. Les mouvements de sommeil cessent au bout de fort 
peu de temps dans la rotation du clinostat. Ainsi que Mac Dougal l'avait 
oiiserv pour H. sensi/ivnm et B. Reimvardtii, l'excitation "hez B. apodiscias 
se transmet aussi travers des parties tues des feuilles. L'auteur a tudi, 
suivant la mthode de Helmoltz, la vitesse de conduction de l'excitation. La 
diffrence de vitesse dans le sens basifuge et dans le sens basipte est paz'ti- 
culirement marque chez B. apodisciaK, o. cette vitesse est deux fois plus 
grande dans le sens basipte. Les excitations dues au choc ou une blessure 
j)rovoquent dans les rachis des dilfrences de potentiel lectrique qui se 
rpandent trs rapidement. L'intensit de la diffrence de tension dpend 
de la grandeur de l'excitation et elle est, un haut degr, sous la dpen- 
dance d'influences extrieures. Elle disparat chez les plantes narcotises ou 
places dans Tobscurit ou soumises la chaleur. Les diffrences de tension 
accompagnant des phnomnes physiologiques doivent probablement tre en 
rapport avec le mouvement du plasma et celui-ci est conduit avec une vitesse 
beaucou]) plus grande que la raction ne le laisserait prvoir. Des oscilla- 
tions de potentiel se produisent d'ailleurs en des endroits o un mouvement 
par excitation a lieu et o aucune raction n'est dnonce. Au point de vue 
cologique, le mouvement des feuilles, chez B. aiiodiscias. servirait pro- 
tger les fleurs. Henri Micheei.s. 

= Production de chaleur. 

b) Fredericq (Lon). Sur la rgulation de la temprature chez les ani- 
maux sang chaud. Il y a longtemps que l'auteur a insist sur le fait que 
la lutte contre le chaud n'est pas la contre-partie exacte de la lutte contre le 
froid et que l'on a tort de confondre dans une mme tude le fonctionne- 
ment des mcanismes nerveux ou autres, chargs de combattre les causes 
d'chauffement et de ceux qui doivent combattre le froid. Il rsulte des 
expriences de l'auteur que la rgulation thermique contre le froid est pr- 
ventive et parfaite. Les causes de refroidissement sigent toujours en dehors 
de nous et ne peuvent agir sur l'organisme que par notre principale surface 
d'change avec le monde extrieur, la peau. En effet les nerfs cutans sont 
les gardiens de l'organisme contre l'invasion du froid extrieur. Ils provo- 
quent par voie rflexe une augmentation dans la production de chaleur (dans 
les muscles) et une diminution des pertes de chaleur (par vaso-con.striction 
cutane). C'est en cela que consiste la lutte contre le froid. 11 en est autre- 
ment dans la lutte contre le chaud. Les causes d'chauffement sigent en 
nous-mmes. Elles augmentent la temprature des centres nerveux sudori- 
pares, vaso-constricteurs (et respiratoires) et provoquent par voieautomatique 
la sudation, la vaso-dilatation cutane (et la polypne thermique). Leur mise 
en jeu n'a lieu qu'aprs rupture de l'quilibre thermique (augmentation de 
la temprature interne). Le chaud ne provoque pas une diminution de la 
thermognse. M. Mendelssohn. 

b) Hill (A. V.). Production de chaleur dans le muscle. Les muscles 
excits dans l'oxygne produisent la chaleur de re.^tituliou pendant plusieurs 
minutes. Cette production quivaut la production primaire de chaleur qui 
suit iunndiatement l'excitation. Les muscles relchs et raccourcis pendant 
la ])riode latente ou ])endant celle d'nergie croissante mettent moins de 



o 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. 299 

chaleur; les muscles relchs aprs dveloppement de toute leur tension 
mettent la mme quantit de chaleur que les muscles maintenus pendant 
tout ce temps l'tat d'extension. La secousse musculaire dveloppe donc 
de l'nergie potentielle de tension qui peut tre employe tout degr pour 
l'excution de travail. Le muscle met pratiquement en libert toute son ner- 
ie sous forme d'nergie mcanique libre qui peut tre transforme en 
chaleur si le muscle ne donne pas de travail mcanique. M. Me.ndels- 

SOHX. 

= Production de lumire. 

Vogel (R.). La tojiO(/rap/ue et le dvelojij/ement de Vornane lumineux de 
Lampyris noctiluca. La topographie des organes lumineux des Lampyres, 
qu'on trouve dans les traits classiques, n'est pas prcise ; on y lit que ces or- 
ganes existent dans les derniers segments ; pour plus d'exactitude, leur posi- 
tion doit tre indique en comptant les segments abdominaux, d'avant en 
arrire, parce que les derniers segments sont rentrs l'intrieur du corps; 
de plus, il ne faut pas ngliger de compter le I*"" segment qui est plus on 
moins visible. Ceci pos, la larve et le mle possdent seulement dans le 
8 segment abdominal deux petits organes lumineux dont la position est 
ventro-latrale ; la femelle possde aussi ces mmes organes lumineux du 
^^ segment, mais en outre il existe une grande plaque lumineuse dans le 
I')- et le 7^= segment abdominal. Chez quelques femelles on voit encore de petites 
taches lumineuses, variant en forme et en nombre, sur le ct ventral du 
^)'^ segment abdominal. 

Chez des embryons vieux de 18 jours, l'organe lumineux du 8^ segment 
consiste en un amas lenticulaire de cellules places contre l'hypoderme et 
ressemblant des cellules adipeuses, mais elles renferment de nombreuses 
et tnes sphrules protiques. Plus tard, on distingue deux couches dans cet 
organe: une ventrale, couche'lumineuse ou parenchymateuse, et une dorsale 
qui recouvre la premire ; c'est la couche des urates qui pourrait, cause 
des urates renferms dans ses cellules, fonctionner comme rflecteur. 
V. pense que cet organe est d'origine msodermiciue, comme le corps adi- 
peux, mais il faudrait observer pour plus de certitude des stades plus recu- 
ls; d'ailleurs les cellules de cet organe ressemblent celles du corps adi- 
peux et, de plus, les plaques lumineuses des 6*^ et !<' segments drivent du 
corps adipeux, elles se dveloppent pendant la mtamorphose. Chez les 
stades larvaires les plus gs les enveloppes conjonctives des masses du 
corps adipeux disparaissent; dans les parties les plus voisines de l'hypo- 
derme qui donneront l'organe lumineux, on observe de nombreuses divi- 
sions mitosiques des noyaux des cellules adipeuses; les anciens noyaux 
de forme irrgulire et sans membrane sont remplacs par des noyaux 
arrondis ou elliptiques et pourvus d'une membrane nette ; on peut dire que 
les noyaux se rajeunissent par ce processus. En mme temps, apparaissent 
d'importants changements dans les cellules; les cellules du corps adipeux 
renferment comme inclusions principalement des sphrules protiques, 
qui ressemblent aux sphrules vitellines de l'uf et en moindre proportion 
il existe des globules graisseux. Pendant la formation de l'organe lumineux, 
les globules protiques des cellules sont disloqus, il apparat des vacuoles, 
les fragments deviennent de plus en plus petits et finalement, dans les cel- 
lules qui produisent la lumire, il n'existe plus que fines granulations osino- 
philes qui reprsentent la i substance lumineuse . Il est remarquer que 
le mm.e processus se montre dans l'ieuf ; aussi voit-on briller l'uf fcond 



;U)0 LANNHI^ BIOLOGIQUE. 

t>t non fcond; Bongardt et Dubois ont eu le mrite de montrer que la 
substance lumineuse, ne provient pas de la mre qui a pondu luf, mais 
existe dans l'intrieur mme de Toeuf. Armand Billard. 

Il) Dubois (Raphale. Sur la nature et le drvelnpprwrnt de l'orr/ane lu- 
mineux du L'impijie nuctilur/ue. Cette note se rattache troitement aux 
travaux antrieurs de l'auteur et en constitue comme une conclusion, crite 
' la suite du travail de von Vogel. L'tude du dveloppement montre que 
les organes lumininix sont indpendants des corps adipeux et uniquement 
d'origine ectodermique. 11 enestde mme chez tous les animaux; ces organes 
sont des glandes, soit scrtion externe (Myriapodes), soit scrtion 
interne (Insectes). M. Goldsmitii. ^ 

= Production dr sons. 

Prell (Heinrich). La stridulation de certaines chrysalides de jjajjil- 
lons. L'auteur a constat la production rgulire de sons par les chrysa- 
lides de Zepliyrtis quercus. La stridulation se fait travers une fente de 
l'enveloppe chitineuse, entre le 5^ et le (>'^ segment, et non pas , comme on 
pourrait s'y attendre, travers les stigmates du systme trachen. 
J. Strohl. 

rj) Pigments. 

(t) Ballowitz (E.). Sur des rylhrophores d'espce particulire dans la 
peau des Pois&ons osseux. Tandis que le pigment rouge dcrit jusqu'ici 
dans les rythro[)hores des Poissons osseux appartient, comme le pigment 
jaune des xanthophores, au groupe des lipochromes, solubles dans les sol- 
vants de la graisse et notamment dans l'alcool, B. a trouve chez divers T- 
lostcns des pigments rouges, qui rsistent l'alcool. Ils sont contenus 
dans des chromatophores spciaux ou rythrophores, qui sont de deux va- 
rits. Les uns, de couleur gnrale carmine, renfemient deux sortes de 
granules, les uns rouges et plus gros, les autres petits et plus ples. Les 
autres rythrophores, de coloration gnrale brun-rouge, contiennent aussi 
lieux espces de grains pigmentaires, les uns rouges, les autres jaunes, ces 
derniers solubles dans l'alcool; ce sont donc en ralit des xantho-rythro- 
phores. 

Ce travail est d'ailleurs purement morphologique et ne traite pas de l'ori- 
gine de ces pigments. A. Prenant. 

b) Ballo-witz lE.). Sur les rythrophores de la peau de MuUus L. et sur 
lephniomne de la concentration et de l'expansion instantanes de leur picjment. 
B., qui a publi dans ces derniers temps une srie d'observations sur les 
phnomnes de mouvement des chromatophores examins l'tat vivant, a 
pris comme nouvel objet d'tude les rythrophores des deux espces ordi- 
naires de Mullus. Il confirme les rsultats obtenus auparavant par l'obser- 
vation des mlanopliores. Il retrouve ici les alternatives rgulires de con- 
centration et d'expansion du pigment; l'expansion se fait toujours dans la 
mme dii-ection et sous la mme forme, de faon que le prolongement 
pigmentaire est reproduit tel qu'il tait l'instant prcdent. 

Quand la cellule se contracte pour mourir, le noyau reste en place dis- 
tance de la boule pigmentaire contracte; c'est donc que le ])rotoplasma 
demeure immobile et (pie seul le pigment se dplace. La rgularit de l'ai'- 



XIV. - PHYSIOLOGIE GNRALE. 301 

rangement radi des grains de lipoclirome et de leurs dplacements font 
supposer l'existence de canaux rayonnants dans lesquels ils se mouvraient. 
A. Prenant. 

c) Ballo-witz (E.). Sur des organes chromatiques, des cellules doubles 
rouges et noires, et d'autres complexes particuliers de chromatophores, sur la 
fragmentation des chromatophores et sur la fine structure jyrotoptasmique des 
cellides pigmentes. On a cru jusqu'ici que la couleur des Poissons osseux 
est due des cellules simples, les chromatophores, et que le changement de 
coloration est uniquement produit par la contraction ou l'talement du 
pigment dans des cellules. En ralit des complexes de cellules htrochro- 
mes sont trs rpandus chez ces animaux, o ils forment de vrais organes 
chromatiques. 

On peut observer d'ailleurs diverses combinaisons de chromatophores. Il 
y a des organes chromatiques qui reprsentent des assemblages de mlano- 
phores et d'iridocytes cristaux de guanine et qu'on peut appeler des mla- 
niridosomes : les iridocytes y occupent la priphrie et forment une cap- 
sule l'intrieur de laquelle se trouve un grand mlanophore dont les 
prolongements s'irradient en dehors de la capsule. Ailleurs l'organe se com- 
pose d'rythrophores et de mlanophores ou plutt de cellules doubles, rouges 
et noires; en ralit la cellule rouge est forme de plusieurs rythrophores, 
dont chacun drive d'une cellule jaune ou xanthophore ; il n'y a jamais 
de mlange des granules pigmentaires rouges et noirs; mais l'agencement 
du pigment rouge influe fortement sur celui du pigment noir. Dans une 
troisime combinaison, plus complique, des figures lgamment toiles 
rsultent de l'association d'iridocytes, de mlanophores, de xanthophores et 
mme de cellules doubles rouges et noires. 

B. a observ des phnomnes de dsagrgation, defragmentation des m- 
lanophores, sans pouvoir dire si c'est l une dgnration ou une multipli- 
cation. Il met de nouvelles vues sur la structure du protoplasma des chro- 
matophores et sur les causes du courant granuiaire de pigment. Il voit le 
protoplasma des chromatophores travers de canaux radiaires anastomoss 
dans lesquels le pigment se dplace, nageant dans un peu de liquide, dans 
le sens centrifuge ou centripte. C'est la contraction de la paroi protoplas- 
mique de ces canaux qui dtermine les dplacements du pigment. Le proto- 
plasma et les noyaux demeurent en place. Le pigment n'est au repos que 
quand il e.st amass au centre de la cellule. Quand il est tal, mme au 
maximum, il est toujours en mouvement; dans les phases intermdiaires 
entre la contraction et l'talement, les granules effectuent aux extrmits 
des prolongements pigmentaires une danse trs curieuse. A. Prenant. 

d) Ballowitz (E.). Le comportement des noyaux pendant les mouvements 
du pigment dans les rythrophores des poissons osseux. D'aprs des observa- 
tions sur les rytlirophores vivants du rouget. Les rythrophores qui se 
trouvent dans les tguments cutans des rougets [Mnllus barhalus et M. 
sermuletus) permettent une observation trs nette des dplacements du 
pigment qui se trouve leur intrieur. Tout comme dans les mlanophores 
des poissons osseux tudis prcdemment par B., on constate que les 
granules pigments se concentrent et se dispersent l'intrieur de la cellule 
qui les contient sans que le noyau de cette cellule participe le moins du 
monde leurs mouvements. Le pigment semble se mouvoir dans des cana- 
licules prforms. Les figures qui accompagnent le mmoire permettent de 
suivre les diverses tapes de ce plinomne. J. Strohl. 



:',(:> L'ANNEE BIOLOGIQUE. 

n) Busacca (A.). !^ur la f/riirse du pifment rlioroidien. (Analys 
avec le suivant. 

h) Sur lit fine strnclure dr la chorode. Les lecherches furent 

pDrlcs sur les embryons do poulets et, confirment les vues de Champv, 
Pkenant, Szil et Leplat. Le granule pigmentaire a pour substratum un 
stroma, auquel la substance noire est surajoute, et qui peut tre dcolor 
par des procds convenables. Ce stroma peut alors tre color parla safra- 
nine : il reprsente un cliondriosome dtacli de btonnets formant le systme 
mitochondrial de la cellule. L'origine des grains pigmentaires n'est donc pas 
nuclaire. Dans les cellules suffisamment jeunes, on trouve le systme 
mitochondrial incolore dans la partie centrale de la cellule. Au fur et 
mesure que la cellule avance en ge, les btonnets diminuent, tandis que les 
granules pigmentaires deviennent de plus en plus nombreux la priphrie 
et dans ses prolongements, et finalement il ne reste plus qu'un amas de plus 
en plus rduit de chondriosomes au voisinage du noyau. Dans les choro'ides 
non pigmentes on trouve des cellules toutes semblables celles des cho- 
ro'ides pigmentes, mais oi les granules de pigment sont remplacs par 
des chondriosomes incolores colorables par les teintures |I]. Y. Delage. 

a) Scerov (Slavko). Xote sxr les chaKjements de coloration du Xcm<i- 
cliilus barbntnla L. La section du sympathique produit chez ce poisson 
une coloration plus fonce de la partie caudale ; cependant la coloration pri- 
mitive revient plus tard, probablement par suite d'une rgnration des 
nerfs. Certains tats ])athologiques(tels que perte d'un il, d'un fragment 
de la peau du dos, de la nageoire caudale) provoquent l'apparition de grosses 
taches noires qui se disposent sur le dos en stries parallles. Les cellules 
noires toiles, isoles, se comportent diffremment dans les milieux diver- 
sement clairs : la lumire est ncessaire pour leur conservation mme 
en dehors de l'organisme. M. Goldsmith. 

//) Scerov (Slavkol. Ausajet de certains jiroblmes <lu^ c/umf/ement de 
coluraliim. L'auteur dfend contre v. Frisch (IQlv?) le rsultat des exp- 
riences qu'il avait publi en 1909 sur la transformation du pigment noir en 
pigment color sous l'influence de lumires colores (voyez Ann. Biol.,X\Y, 
;'.08j. Les observations de v. Frisch ne font que confirmer, selon S., l'exis- 
tence d'un tel phnomne, sans qu'il y ait lieu pour cela de nier l'influence 
du systme nerveux et des organes des sens sur le changement de colora- 
tion. .1. Stkoul. 

Dhr (Ch.). Sur la diversit des hmocyanines suivent leur provenavice 
:ooloiii(jue. [") La prcipitation par dialyse est complte dans certains 
ciiantillons {Eledone, Seiche), tandis qu'il reste des traces d'oxyhmocya- 
nine en solution dans d'autres cas (Escargot); la prcipitation se fait l'tat 
cristallin (Escargot), ou amorphe (tous les autres). 2") La raction violette 
du biuret s'obtient avec le sang de Cplialopode directement par addition de 
NaOH >ans ajouter de Cu, celui-ci tant enipi-unt l'oxylimocyanine 
elle-mme avec laquelle sa liaison est relativement fragile] ; la raction ne 
marclie pas dans ces conditions avec le sang d'Escargot; les Iimocyanines 
d'Artiiropodes donnent la raction, mais en rose. Le biuret par' simple 
addition de NaOH n'est donc pas suffisant pour dmasquer le Cu dans 



XIV. PHYSIOLOGIE GENERALE. :50:3 

toutes les hmocyanines.