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Full text of "La Première bibliothèque de l'Hôtel de ville de Paris, 1760-1797 : avec les preuves extraites des archives nationales et des papiers de la ville"


LA PKEMIÈI5E BII$IJ()Tll(<:orE 



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PARIS 



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HISTOIRE GENERALE DE PVIIIS 



COIJ.ECTION DE DOCl MKNTS 



sors LKS \ISIMCKS 1) K IKDIMTK I' \ I! I SI K N NK 



LA PREMIERE BIBLIOTIIEOI E 



i)K 



LMIOTEL DE VILLE DE PARIS 



/'ni - /-UL/ 



LA IMilvMIKI'.K lîlliLIOTlIKOl \ 



ih: 

L'HOTKL DR VILLE l)K P\I{IS 

(1700-1797' 
AVEC i.iis i»iii;i;vi:s extraites des u!(;iii\i;s \\ti()\\li:s 

ET ItES l'\l>IEHS DE LA \ IEEE 

I' \ lî 

L. M. T1SSI<I5\M) 

CIIKI' ni lîlliKM' DKS RF,\l;\-\liTS KT l)i;S TliWMX IIISTOIÎKM KS 
\ l,\ IMiKI-KCTIllK l)K l,\ SKIM: 




PARIS 



IMIMUMEIUK PS AT ION AL K 



M DGGC EWIIl 



■o aiaiioTMeouEs o 








Digitized by the Internet Archive 

in 2010 with funding from 

University of Ottawa 



Folio 

7D2 



http://www.archive.org/details/lapremirebibliOOtiss 



AVANT-PROPOS. 



Habcnt sua fata lihelli. 



Les livres ont leur destin. Le poëte (jui Ta dit n avait en vue (jue le sort 
re'servé aux œuvres de l'esprit, et il se bornait à indiquer les chances de 
succès ou de de'faveur qui les attendent; mais sa pensée a pris, de notre 
temps, une tout autre extension. Ce n'est pas seulement lorsque le souffle 
populaire soulève un écrit encore inconnu et lui assure un jour de renom- 
mée, ou lorsque le vent de la critique le balaye comme les feudles ([au- 
tomne, qu'on peut dire de cet écrit : 11 a eu son destin. Le sens du texte 
latin est moins étroit, et sa portée pliilosopliiquc un peu |dus haute : la 
destinée des livres ne se mesure ni à la vogue passagère (piils obtiennent, 
ni à l'indillerence parfois imméritée qui les accueille. S'ils exercent une 
certaine action sur l'intelligence des hommes et sur la civilisation des 
peuples; s'ils forment les mœurs en même temps qu'ils sèment les idées: 
s'ils suscitent le talent, font éclore le génie el préparent ainsi les grandes 
expansions sociales, leur destin grandit alors avec leur influence, et Ion ;i 
vu de petits livres, lihclH, comme les appelle le poêle, devenir tout à coup 
de gros événements. 

Dans une sphère moins élevée, les livres ont aussi leurs vicissitudes : la 
première et la seconde Bibliothèque de l'Hôtel de \ ille de l*aris en ont fait 
successivement la triste expérience. Depuis le majestueux in-folio jusquau 
modeste in-douze, on les vole, on les mutile, on les brûle: on les convertit 
alternativement en cartouches ou en cendres; associés à notre existence tu- 
uudtueuse, ils en traversent tous les orages, et ils subissaient, hier encore, 
le contre-coup de nos agitations : quidqxiid dclirant... pkchiuiur. Ces pauvres 
livres ont donc une histoire dans la nôtre, et ce n'en est pas 1 épisode le 
moins douloureux. Une bibliothèque populaire. (|u"est-(e autre chose qu'un 



„ LA PltlîMIKIiK BinLIOTHÈQUR DE L'HÔTEL DE VILLE. 

rtiv iiKii-iil (|iii imit. se développe, iilleini son npogée, puis (h'croîl . laiiPiiit 
,>l iiHMiil. selon (pie le sentiment puMic le soulietil de ses sympathies, ou 
raliinidoiiiie. à ses lieiires d'égarement. La î;randeur et la décadence des 
livres. racoiiU-es par un hihliopliile fervenl , ne constitueraient pas un récit 
moins allacliani ipie Touvrage justement célèbre de Montesquieu, <'t le 
lecteur \ Iroiiverail sans doute plus d'un genre d'enseignement. 

('/est un chapitre de cette histoire que nous avons écrit il y a trois ans, 
alors (pie le vieil Hôtel de Ville était encore debout, abritant, avec une jiartie 
des archives de l'antique Échevinage et la plupart des papiers de l'Edilité 
iihmIciiic, (pialre-vingt mille volumes et plusieurs milliers de manuscrits. On 
.'•lail hieii loin alors de soupçonner les tristes destinées qui attendaient la 
l)il)liothèqii<> du peii[)le et celle des souverains, confondues depuis dans le 
même désastre. La Ville de Paris n'avait encore subi qu'une dé|)Ossession; et 
si. au mépris de Ions les droits, le Directoire lui avait enlevé ses livres pour 
en faire le noyau de la Bibliothèque de l'Institut, du moins elle les savait eu 
sûreté au Palais-Mazarin, et elle pouvait se dire, avec quelque orgueil , qu'on 
les avait trouvés dignes d'ai)parteiiir au premier corps savant du monde 
civilisé. Les annales de cet ancien dépôt, réduites d'abord à quelques pages 
ipji devaient être intercalées dans un ouvrage d'ensemble, ont pris, par suite 
de nos recherches, un (h'veloppemenl inattendu. A mesure que nous avancions 
dans ce travail, en apparence si born<', de nouveaux aspects se révélaient à 
nos yeu\; nous apercevions mieux le jeu des anciennes institutions munici- 
pales, qui semblent aujourd'hui si éloignées de nous; l'action des Prévôts, 
desEchevins, des Procureurs et (h^s Conseillers de ville nous apparaissait 
plus clairement marqu(''e, et, dans la formation diiiie simple bibliothèque, 
à la(pi(dle tant de citoyens ont voulu concourir, la magistrature, -le clergé, 
la noblesse, la riche bourgeoisie, l'humble tiers état, c'est-à-dire toute la 
soci('té (Talors. se montraient à nous sous leur meilleur jour. 

Il lie faut (loue point s'étonner si nous avons donné à cette monographie 
une ('•tciKliic (pi'clie ne semhiait pas comporter au premier abord, f^a véri- 
table et solide histoire diiiic ville n'est pas celle (pii raconte tout au long les 
événements accomplis dans ses murs, confondant ainsi les laits généraux 
avec les menus incidents de la vie commune. C'est en comptant, si l'on peut 
ainsi parler, cliacnm» des pierres qui ont formé les assises de la cite; en 
iiiciilioiinanl, aiiiKM! par année, les établissements (pii ont pris racine dans 
le sol: en relevant, de siècle en siècle, les fondations de toute nature, dues 
soit aux pouvoirs publics, soit à l'initiative privée; en reconstituant ainsi, 



AVANT- PU 01' os. III 

|(M'cc |)iir |iii'co. loiil I orji'niiismi; dt; ce f.;i-;iii(l corps. i|ii on jhiimciiI ;i lui 
iciidrc le iiioiivciriciil l'I \;\ Mc. l'Vlilin'ii . Le lin\. I)r L;iiii;ii<' . Ii'> seuls 
liislorii'iis (le l'iins \ i;iiiim'iiI dij^iics de ce iiniii, n ofil |iiis |ii()(i''d(' aiiliciin'ul : 
<'L, SI Ion lidiiNc dans Iciiis livres les (•l(''iiiciil.s dune reslilnlion si-rieiise. 
C C'sl |»arce (|ii ils se soill allai Ik'S de |)r('léreiice ail\ llisiliiilioiis iiMiiiniiiales . 
qu'ils CM (inl (•iirieiisenienl rccliercJK'' les orij'ines cl alleiili\eiii(;iil -iiim les 
d('\(d()|>|)('iii('iils. 

Le modosle récit (|ii"()ii \a lire ne saiiiail avoir la |iiéleiili(in d'èlrc cdiii- 
paré aux savanis oiivra{ji's dont nous venons de citer les auteurs; mais, si 
petite qu'ait été la place assijjnée à la Bibliotlièipie dans l'ancienne oqjanisa- 
tion de la Ville, si ri'cente qu'en soit la créalion. elle n'en constitue pas 
moins une londalion j)arisienne, qu ils eiissenl l'erlaineinent enre{jislrée. el 
dont ils n auraient pas nuuiqué de publier les lilics dans leurs />/r»(V'.s. si 
elle avait eu heu de leur temps. Ce qu ils non! pu faire, nous lavons 
entrej)ris en i86f), tout en nous félicitant de n en avoir pas eu la j)ensée 
deux ans plus tard. Plusieurs de ces ledimonia , sans les([uels il eût été im- 
possible de raconler les d('l)uts de la première iJibliolliècpie niunicijiale. 
n'existent plus depuis le -ih mai 1871. Les refpstres des paroisses, à laide 
descpiels nous avons pu reconstituer létal civil des fondateurs et des hieii- 
l'aileiirs de cet établissement, ont eu le même sort. (JiianI aii\ liuimiies 
obscurément dévoués, (pii se sont succédé dans les emplois de bibliothécaire 
et de sous-bibliotlu'caire, consacrant toute leur existence à sauvegarder et à 
étendre celte chère portion du domaine municipal, on ne cminaitrait aii- 
p)iii'd liiii ni leur naissance, ni leur mort, ni les principaux actes de leur 
vie. si l'archiviste du département de la Seine ne nous avail obiijjcainmenl 
fourni, avant la catastrophe, une partie des documents (pie nous publions 
en notes et dans les appendices, (jràce à cet heureux concours de circons- 
tances, les détails (pu on! accom|)ajf^né la fondation et les a{;randissements 
de la première Bibliothè(pie de la \ ille pourront échappera loubli. En sera- 
t-il de même pour le dép(U (pii lui a succédé, et dont il ne reste plus aujour- 
(1 hui que le souvenir? 

Cette seconde formation avait été très-laborieuse. Kb;iuchée |iai un 
homme de science el de dévouement, tians les années les plus sombres de 
notre histoire, entravée, à chaque pas, par l'hostilité des uns el pai lindif- 
férence des autres, ayant à lutter contre des préoccupations d'un tout aiilre 
ordre, (die avait peu progressé pendant le Directoire, le Consulat et le 
[)remiei' Kmpire. Si (pi(d(pies faibles crédits lui fiiicnl accordés tout tl abord. 



IV LA PHEMIÈRE BIBLIOTIIÈOUE DE L'HÔTEL DE VILLE. 

sur les sollicitations do Nicoleau et de Rolle père, ses premiers conserva- 
teurs''', on ne larda point à supprimer toute espèce de subside. Les budgets 
munici|)au\ ne portent, en ellet, aucune trace d'allocation, de i 8 i o à 1816, 
et il l'allut (juun ('minent administrateur, M. le comte de Gbabrol, prît en 
main les inte'rèts de la Bibliotbèque renaissante, pour la faire sortir de létat 
de pauvreté où elle languissait. 

A partir de 1817, une allocation régulière de sept mille francs lui est 
assurée; elle vit, pendant trente-buit ans, de ce modeste revenu, que les 
reliures et quelques rares acquisitions absorbent sans peine; à Tindigence 
avait succédé la médiocrité. Heureusement, en i84i, le Conseil municipal, 
(|ui comptait dans son sein de nombreux amis des lettres, désireux d'aug- 
menter les ressources de sa Bibliolbèque sans élever le chiffre de la rente 
quil lui servait, imagine une combinaison nouvelle qui donne immédiate- 
ment les meilleurs résultats. 11 vote des crédits spéciaux pour acquisition 
d anciens ouvrages, livres, plans et recueils d'estampes, relatifs à l'histoire de 
Paris, posant ainsi le principe fécond d'une bibliographie, d'une topographie 
et dune iconographie exclusivement parisiennes. M. le comte de Rambuteau 
souscrit à cette idée, et M. le secrétaire général Walckenaër en poursuit 
activement la réalisation. 

Pendant l'administration de M. le baron Haussmann, tous les services 
municipaux sont plus richement dotés au budget, et la Bibliothèque prend 
sa part de cette augmentation de crédits. Dès i855, sur la proposition de 
M. Merruau, alors secrétaire général, l'allocation annuelle est portée à plus 
de onze mille francs; quatre ans plus tard, elle atteint le chiffre de vingt 
mille, et s'élève graduellement jusqu'à cinquante et un mille cinq cents 
Irancs, en iSGg et 1870. L'ensemble des crédits correspondant à cette 
période administrative ne comprend pas njoins d'un demi-million. 

D aussi larges subventions |)ermirent de développer tout à la fois les 
anciens tonds d histoire, de littérature, de juris[)rudence, d'administration, 
dont on voulait assurer le com[)lément, et le fonds spécial de la bibliogra- 
|)hie et de l'iconographie parisiennes, ([u'on s'occupait de former. La Ville eut 
désormais son représentant aux ventes publi([ues; elle vit plus d'une fois 
d'ardents bibliophiles s'incliner respectueusement devant ses offres et renon- 

''' La seconde Bibliotlièque de l'Hôtel de Ville prévost, Ch. Loiiandre, Dailly, Knudsen, Sainl- 

n"a eu. de]niis I^>lle pèie, que deux ronseivateurs : Alljin, Prosper Bailly, \\i]>])r Dufoiu-, Poiipel, etc. 

MM. liiille lils et (lli. Read. On cotiipte parmi les M. Jules Cousin, de la liiljliolliècjue de l'Arsenal, 

sous- bibliothécaires et cnij)loyés : Mercier, Van avait ëtf; nommé bibliothécaire peu de mois avant 

Thol, Bailly père, Mi{jon, Sénis. Gounpy. Le- les événements de 1870. 



AVANT- PROPOS. v 

C(M" ;'i iiM liM'c, c(inv(iil(' depuis hm/fiies anii/'os, |)(jiir assiiicr ;'i la lîililiollii'i|iir 
iiiuiHCi|ial(' 1(; bénéfice de celle ac(|iiisili()ii. \'A . I(iisi|ii(' h' hasard dr^ l'iirheres 
lavai! Iialiie. d ii élail pas raro i|iii' le noIiiiiil' écliap|i('' à sa re(dii,'ndii' lui 
l'eviiil, (|iiel(jiie.s années pins lard, sons la loiiiie d nue rélrocessitm. 

Ces! ainsi (pie lui l'tail airivc' col iin.'stiniahle jovan. si connu dans le 
monde dos artistes et des bibliophiles sons le nom de rr Missel de Jii\i'iial 
rrdes Ursins, 75 et dont tons les amis des beaux livres dé[)lorent anjonrd lini la 
perte. On sait (pn; ce splendide manuscrit, qui avait été la propru'lé du duc 
de Bedlort avant d ap[)artonir à Jnvénal des Ursins, prieur de Saint-Mailin- 
des-Chani[)S, puis évoque de Poitiers et archevècjiu; do Heims, passa eiilre 
les mains do Raoul du Faou, évècjue d'Evroux, qui le légua à une abbaye de 
Normandie, et eut successivement pour j)Ossessours, depuis 1781), M. do 
Saint-Amand, préi'etde l'Euro, M. Debruges-Dunu-nil, le prince doSollvkoU'. 
et enfin M. Ambroise-Firmln Didot, membi'o du Conseil municipal, (pii. 
après lui avoir consacré une savante notice, le céda à la \ ille au pii\ d ad- 
judication. Cette merveille de miniature et de calli»jra|)hio était, en outre, un 
document de la plus haute valeur au point do vue; de la topographie pari- 
sienne : les lettres ornées, qui étincelaient à clia(|ue |>age, offraient, entre 
leurs jandjages, des vues de Paris et de ses principaux édifices au commence- 
ment du xv" siècle; un tel livre était à lui seul liuit un musée. Si quelque chose 
pouvait adoucir les regrets personnels que nous cause une telle perte, ce se- 
rait d'avoir, par la plus heureuse des inspirations, reproduit, on iSGy. trois 
de ces petits chel's-d œuvre dans le volume que nous avons consacré aux his- 
toriens originaux de cette époque'''. On nous permettra d'v renvover lo 
lecteur. 

Cet irréparable malheur a pres(pie fait oublier Ions les autres; et cepen- 
dant que de richesses bibliographicpios se sont abîmées dans les flammes, 
avec le Missel de Juvénal des Ursins! Le vieux fonds de Saint-Louis-la-Culture, 
augmenté des livres que la suppression des écoles centrales avait rendus 
disponibles, comprenait des collections théologiquos et classiques duii Irès- 
grand prix. Ce n'est pas sans peine (|u"iin l)iblio|)liilo voit disparaître ces 
énormes in-folio qu'on no réim[)rimo plus, eu qiiOii l'i'imprime mal, et qui 
présentent, dans le cycle immense des sciences religieuses et historiques, les 
travaux diîs Marlène, des Montfaucon , des d'Acherv, des Mabillon et do toute 
l'école bénédictine, les recherches de Surins, dos Hollandistes et do tau! il autres 

'■' Voir, dans la ciillecliun des publications liisto- et ses historiens au.r xit' et w' siècles, par MM. Le 
riqiii's (le la ville ilc Paris, l'ouvrage intitulé : Paris Houx de Liiicy et L. M. Tisserand. 



M LA pi;i:miki!k lunr.ioTiiÈoi !•: de i; hôtel de ville. 

orudils, ;\ qui IKjjlisr laisail des loisii's si iMiviés des savants modernes. Et ces 
scoliasles du \vi'- siècle (jni consacraieni leur vie à éditer un auteur antique, 
cl dont les commentaires s'éternisaient, avec le texte grec ou latin, dans 
une inipression monumentale, ne rejjrettera-t-on pas bientôt de ne pouvoir 
plus les lire dans leur propre édition, et n'est-ce pas un deuil, pour les 
amis des \ieu\ livres, d en voir ilisparaître tant de milliers à la fois? 

On nous reprocherait de ne pas envelopper dans le même rejjret la perte 
de plusieurs autres fonds, qui peuvent se reconstituer, il est vrai, mais dont 
les éléments dispersés ne sauraient être réunis de nouveau qu'au pri\ de 
beaucoup de temps, de soins et de dépenses. Sans parler des grands recueils 
d'histoire, de littérature et de biographie, sans mentionner les ouvrages à 
gravures, les encyclopédies, les dictionnaires, les corpm, les manuels et 
tant d'autres répertoires à l'usage des chercheurs, il est impossible de ne 
pas (léj)l()rer la perte d'une rarissime collection de monographies des villes 
et provinces de France, d une suite complète des almanachs royaux, depuis 
1700, d'une série d'ouvrages héraldiques et généalogiques devenus aujour- 
d'hui presque introuvables , et enfin d'un groupe très-nombreux de livres sur 
Paris, depuis la première plaquette de Corrozet (1 53 a ) jusqu'à la dernière 
brochure mise en vente la veille même de la catastrophe''*. 

De toutes les bibliothèques de Paris, celle de l'Hôtel de Ville était la seule 
qui possédât un fonds américain de quelque importance: nous voulons [larler 
de la collection AVatlemare, provenant de dons et d'échanges avec les grandes 
villes de l'Union. Elle était plus connue que consultée, et il faut le regretter. 
La littérature américaine, née d hier comme la nation, n est pas riche sans 
doute; mais la science positive et le régime fédéral ont fait éclore, aux Etats- 
Unis, une foule de publications économi(jues et parlementaires des plus in- 
téressantes pour les hommes d'Etat de noire pays. Aujourd'hui (jue la simili- 
tude des institutions donne aux études de politique comparée un caractère 
d'actualité quelles ne pouvaient avoir antérieurement, la perte de la collec- 
linn Wattemare est regrettable, et il est fort à désirer qu'elle se reconstitue, 
soi! à rilotel de Ville, soit ailleurs, avec les parties qui en ont été détachées 
pour être transportées à la mairie du xvi'= arrondissement; les villes amé- 
ricaines feraient le reste. Rien ne nous paraît plus utile (pie de généraliser 
le principe des échanges internationaux et intennunicipaux , aussi bien en 

''' Une seconde colli'cliuii (•(iiiiplcii' (li's iMlilioiis de M. Le lioux de Liiie\.eii vue dune édition 
de Coriozet. i'oinié('|);ir le service des Tr:iv;iu\ liisto- vai-ioimn. a (Hé sauvée, grâce à celte heureuse 
riques et coniiéc à i\L Paul Lacroix. a|)rès la Miorl circonstance. 



WWr l'Kni'OS. vM 

matière de livres (|iiCii nuillère de (■iiinmeicc cl (r:iidii-li ir. Les villes el les 
Klatss'appainiisseiil en |i;ii'(|ii:iiil leurs i(l(''es el leiii's juddiiils d;iiis les lidiiles 
de leurs IVontitM'es res|»cclives : il lunl plus (pie s a|)pauviii-; ils sisolerit 
dans leur iji^noraiice, s inlalm'iil (reu\-inèiii(îs, |)arce (|ii ils n'ont aueuri ieruH- 
(Je com|)araison. el vont ainsi, les yeux fermés, au-devant des abîmes. 

Le lecteur trouvera ces réilexions bien sérieuses peut-être, à propos de la 
perle de dix mille volumes; cVlail le cliidre de la collection Wattemare. 
Mieux vaut, sans doule, rari-acliei- à la douloureuse conleuiphilion du pass<;. 
et arrêter ses regards sur tin spectacle plus consolanl. La loiinaliDii dune 
troisième nibliotliè(jne municipale a été résolue le jour même où 1 hdilité 
parisienne a repris possession de la cité; et, aussitôt que ses représentants 
oui pu se grouper autour du cbel' de TAdminislration, ils ont unanimement 
exprimé le vœu que la ville de Paris eut, comme avaiil nos malbeurs, son 
grand dépôt littéraire. 

Mais cette résurrection exigeait presque un miracle : une l)ibliotliè(|ue 
générale se reconstitue sans trop de difficultés; une bildiotlièque parisienne 
est très-lente à se former, dans l'élal de (liss('iiiination où sont aujourdhui 
les livres doni elle doil se composer, el au prix excessif que les amateurs 
leur ont fait atteindre. D'ailleurs, pour une création de ce genre, un premier 
noyau est indispensable : l'ancien Echevinage, après avoir inutilement émis 
des vœux et voté des fonds, n'est paivenii à constituer un (b'pêl de quelque 
valeur (pi'eii groupant quatre ou ciiuj bibliotbè(|ues, léguées ou acquises, 
autour de celles de Moriau et de Uonamy. M. Jules Cousin, qui sait son 
histoire, a compris qu'il serait, pendant de longues années, bibliothécaire 
in partibm, s'il n'imitait la généreuse conduite de ses (levanci(>rs: il a donc 
spontanément offert à la Ville une collection bibliographique d'un prix consi- 
dérable et exclusivement consacrée à l'histoire de Paris; livres et estampes 
atteignent le chiffre de sept à huit mille. Avec un premier fonds de cette 
importance, l'avenir de la troisième Bibliolhècpie luuiiieipale est désormais 
assuré, et le principe de la spécialité parisienne, impossible à réaliser jus- 
(pi'ici par suite de la diversité des origines, se trouve imposé autant par la 
nature des livres offerts (jue par la volonlé' même de 1 Administration. Les 
chercheurs et les curieux, connaissant la composition exclusive de ce nouveau 
dépôt, seront certains d'y trouver les ressources bibliographiciues dont ils 
ont besoin, avec les recueils généraux nécessaires à l'intelligence îles textes, 
et le lecteur ordinaire, veiui pour v étudier l'histoire de Paris, aura h' choix 
enire fous les ailleurs (|ui oui eci-il les annale- de la grande cile. 



vin LA PnKMlÈRE BIBLIOTHÈQUE DE L'HÔTEL DE VILLE. 

Les (lostiiit'cs (lo trois bibliotlièquos, dont les années ajoutées les unes aux 
autres dépassfMit un siècle à peine, quel mince sujet d'études en apparence, 
cl j)()urlant cpielle ample matière à réflexions! Que d'événements dans le 
cours de ce siècle! Que de vicissitudes chez les hommes, encore plus que chez 
les livres! et combien les bibliothèques semblent durables, quand on les 
compare aux institutions! Les goûts littéraires ont varié sans doute, et les 
brochures ou les feuilles volantes, organes des écoles et des partis, se sont 
trop souvent substituées aux solides volumes que feuilletaient nos pères: 
mais, en dépit de tous les systèmes, malgré les enthousiasmes et les déni- 
p-rements, les bons et beaux livres ont gardé leurs fidèles; dans le camp des 
bibliophiles, il n'y a pas de défections. A aucune autre époque, le culte biblio- 
p-raithique n'a été si vif : jamais on a tant choyé ces vrais amis du jour et de 
la nuit, du dedans et du dehors, de la ville et de la campagne, comme les 
appelle Cicéron. et jamais aussi on n'a payé si cher le bonheur de les possé- 
der. Les bibliophiles étaient rares au temps de Gaignères : il fallait être un 
Mazarin ou un Colbert [)our se passer cette coûteuse fantaisie. Un siècle plus 
tard, le goût des livres était descendu dans les classes moyennes; de simples 
magistrats, comme Moriau, des hommes de lettres vivant de leur plume, 
comme Bonamv, parvenaient à réunir les éléments d'une bibliothèque 
municipale. De nos jours, ce goût sain et honnête va se développant sans 
cesse : les bibliophiles se nomment légion. 

Puisse cette passion, la plus pacifique de toutes, se généraliser encore et 
prendre la place de sentiments moins inoffensifs! La Ville de Paris a contribué 
plus que personne à la répandre en créant, il y a cent douze ans, une grande 
bibliothèque dans un (piartier populeux, privé de toutes ressources littéraires, 
et en fouvrant libéralement à tous les citoyens. Elle renouvelle aujourd'hui 
cette généreuse tentative, avec l'espoir que lamour des livres, en se démo- 
cratisant, deviendra la sauvegarde de ceux qu'elle rassemble aux lieux mêmes 
où les premiers ont été réunis '''. Plus ils compteront de lecteurs dans les 
rangs de la population parisienne, inoins ils auront à redouter les hasards 
des révolutions et la torche des incendiaires. 



'■'' La j)i-eiiiière Bibliothèque de la ville de Paris l'hôtel Carnavalet, qui n'est séparé de l'hôtel La- 

a été ouverte dans les bâtiments de l'hôtel La- moignon que par la rue actuelle des Francs-Bour- 

moignon, alors habité par le donateur, Moriau, geois. Ces deux résidences seigneuriales sont ligu- 

ii l'angle de la rue Pavée et de la rue Neuve-Sainte- rées sur le plan-fleuron placé en tête de la présente 

Callieriric. La troisième est en voie de formation à monographie. 



sovivi \iKi:. 



Origines (le hi l)il)li(i(lin|iic de l'Hôtel de \ ille de Piiris. — Ouvrages réuni-- |pniireti l'aire 
partie. — Vceiix expriiiu's en l'iiveui- de la rornialiim d'une l)il)liotliè(jue iiiiiriici|)ale. — 
L'idée est recueillie par l'un des olfiriers de la Ville. — Legs de la hiblidlliècpie d'Antoine 
Moriau. — Détails sur le donateur. — Nomination de Pierre Bonaiin couinie hildiotlii'- 
cain>, et de .lean-Haptiste Mulatlier comme sous-hihliollié'caire. — Dispositions relatives 
au local on ('tait |ilaci'e la bibliothèque léguée par Moriau. — (ionimissions de bililin- 
fhécaire et de sous-bibliothécaire accordées h Pierre IJou(|uet et <à Hubert-Pascal Aineij- 
hon, eu survivance de Bonamy et de Mulaltier. — La collection de [ilans loriiiée par 
l'abbé de \j;\ (irive est achetée j)ar Du Kresne d'Aubienv. (pii la réservr' à la \'ille. — 
Ex libris et iiianpies des volumes avant appartenu à Moriaii. — Ouverture de la biblio- 
thèque au public. — Bonamy ofTre sa bibliollièqiie à la \ille. nioyeiinant le payement 
d'une rente viagère. — Ex libris de Boiiamv. — Ac([uisition de la bibliotliè(jiie de .losepli 
Tauxier. — l\Lir(pie des livres provenani de cette source. — Délibération du Biiiran de 
la Ville relative à la li(piidation de la succession Moriau. — Accord lait avec les cbaiioine.s 
de Sainl-Louis-la-(]ulture, pour installer la bil)liùtliè(pie dans les bàlimeuts de la maison 
professe de la rue Saint-Antoine, occupé's |iar ces religieux. — Nomination d'Ameilhon 
comme bibliothécaire. — Description du iioiiveau loial de la bibliothècpie. — \enle di-s 
jetons et médailles ap|)artenant à la \ ille. — ,\iiroissemeiit de la bililiollinpn'. — Dons 
faits par l'évèipie de (lallinique. — Marcjue des livres donnés par ce prélat. — Jours et 
heures d'ouverture de la bibliothèque au public. — Le buste et les onivres de Bailly 
sont placés dans le local de la bibliotlièipie. — \iiieilhon est nommé bibliothécaire de 
la Commune. — Actes de vandalisme conseillés par Ameilhou. — AlVaire des papiers 
delà Bastille. — Dépôt littéraire étahli dans la maison de Saint-Lonis-la-(^nlluie. — 
Démarches faites par Ameilhon pour obtenir l'autorisation de choisir des livres dans les 
dépôts littéraires. — \ttribution de la bibliothèque à rinslilul. — Résistance d'Ameil- 
hon au dédoublement des places littéraires. — Translation de la collection au Louvre. 
— F].stampilles et marques des livres. — Nouvelles eslainpilles ajoutées par l'Institut. — 
Formation dune seconde bihliothèciue i)ar les soins de .Mcoleaii. ^ Installation de 
cette nouvelle hihliothèque. 

.Appendices et pièces justificatives. 



01U(jlL\E 



SUJETS SLI! IJOIS, SUR l'IKIIIlK ET SUH \(:iER. 



I'ag.«. 

I. L'hôtel Lamoignon et ses environs. — Fac-similé hèliofrrujthique. 

l'I.'iii (lit de Turgot (i 735 ) i 

II. Miiiikl-Etikwf, TuRiiOT. — PliotoHtliOffruphii'. 

lle|iro(luclion d'un |ii)i(riiil du temps -2 

m. 1*1..4N DES LOCAUX OCCUPES l'Ali LA IIIIILIOTIIÈQI'E l>ANS L HÔTEL LaMOIGXOX. liois. 

.\iinexe du l);iil de lociilioii ciilic la Mlle cl le propriétaire .") 

IV. Ev I.1BR1S d'Antoine Moriai;. — Hois. 

liililiotlièque do l'Iiistitul, iii-'i". ii' K 'iC) 7 

V. Makouk liiBLiocnAPiiigi k d Antoine Moiual. — ISois. 

I!il)li()tlii''(jiie de l'Institut, in-foi. 11° L lio 7 

VI. ,\UTRE marque. Bois. 

Bibliothèque de l'Institut, in-8°, n° Q 'i-jo 7 

VII. Autre marque. — Bois. 

Bibliothèque de l'Institut. in-8°, n" S ag'i 7 

VIII. Les bienfaiteurs de la bibliothèque. — Litliogrupliic. 

D'après les portraits et les tableaux du temps 8 

I\. i'r LiBiiis DE BoNAMV. — Boïs. 

Bibliolliè(pie de l'instilul , in-'i", n° C t o' i» 

\. Marque birlioobapiiique m-; .Ioskpii Talxier. — Bois. 

Bibliothèque de l'inslitul, in-fol. n" L to5 1 t 

XI. L'kvèque de Callinique. — Photolitkograpliie. 

D'après une gravure du temps 16 

XII. .VIarque bibliographique de t'ÉvêQUE de (-ALLINIQUË. — Bois. 

Bibliothèque de l'Institut, in-4°, n" B 4a 17 

XIII. Signature de Baii.lv. maire de Paris. — Bois. 

.Archives du département de la Seine. . . ao 



Ml LA PHKMIÈRK BIRLIOTHKOI K DK LHOTEL Dl-. VILLK DE l'AHIS. 

l'ages. 
MV. SlGNATlItK I)'Ami:iI,PI<1\. liot-S. 

Arcllives du ih'iiiirli'iiieiil ili' la Seine -^i 

W. l'ilKMlÈRK r.STA.Ml'Il.l.K. — IloiS. 

l!il(liolh(''(juc (le rinstilul , iii-i •? , n" M loK'j -JÔ 

XVI. DkIMÈME ESTAMI'II.I.Ii. B'iis. 

RibliotJKMiMc lie I Inslihil, in-i'j, ii" M i/iaS 20 

W II hsCKIPTION FRAI'PKK SUU I.KS VOLUMES, Bois. 

liililiotlièqtie do l'Institiif , in-/i", n" R 'la -il) 

Wlll. (ilUMli: MUIQIE BTBLIOGRAPHIOnE. lioi,S. 

lïililidtiièque de l'Institut , (iitzelle ilr France, iinnée 1689 dC 

Xl\. I'ktitk MAIioIlE. — liriix. 

Ribliothèqne de l'iiisliliit. iii-S". M \-j'Mi A -i-j 

\\. Première estampille frappée par l'^stitut. — Bois. 

Ril)liolhèque de l'Institut, 'm-h% n° A a 1 27 

\\I. Delxième estampille de l'Institut. — Bnk. 

Rihiiothèqup de l'Institut, in-l'oi. n" \\ 3a() 27 

XXII. Signature de Nicoleau. — Buis. 

Areliivps du dé|i.irlenieii( de l;t Seine 135 










Fsc-âurule héliogrApi.à^:^ 



LA PRE^IKHE 



BIBLlOÏHfcQUE DE L'HOTEL DE MLLE 



DE PAHIS. 



AuléricuiLMiieiil an wiii'' siècle, la Villf <lc Paris iic parait [las avoir eu df 
l)ibliotlK'(nic. Les (|uolques livres didit on lui l'aisail lioiiiiiiajife on (iiTelle acqué- 
rait pour sou usaoe particulier étaient, pour la plupart, des onvra<;es d admi- 
nistration et de jurisprudence, ([ue l'on conservait à Tllotel de Ville, dans les 
-chambres xoùtées du Grand et du Petit Trésor'^',- jionrèlre mis à la disposition 
exclusive des officiers cl employés du Buiean, et dont il devait être fait mention 
expresse cf dans rinventaire des cliartres et papiers d icelle \ ilie. •• Là se trouvaient 
replacez dans des armoires fermantes à clt-r, les registres du payement des rentes, 
ft titres, papiers et acquits. . .. les liasses concernant le domaine municipal, cens, 
«fonds de terics. oclroys et autii-s alTaires pnhlicpu's. . .. minutes, comjites. plu- 



'"' Ces trcliiimbrcs \oûlfe,- airectéfs au (tôpôt 
(les Aicliivcs . se retrouvent dans la pliipart des nn- 
eiens édilices ])nljlies; elles sont géiiL^raiement si- 
tuées il rétage supérieur. Le célèbre Hôlei - Dieu 
de Beiuuie. construit environ un siècle avant l'ilô- 



Icl de \ ilie de Paris el dans les mêmes conditions 
de magcnilicence, a conservé sa chambre voûtée, sa 
porte de fer el ses armoires p fermantes à clef'" où 



le Trésor de ses Charles est à 
prise. 



[dtri de toute entre- 



■2 I.A rni'MIKHE lUIÎIJOTlIKOlIE 

"iiiitirs, rangez par oïdic de clii-oiiologic (l'aiiiiéc iîm aniiéo, ol mis sur des ia- 
r hietics ou dans des Ixji'les de carton *''.n 

Cel onsend)lc de docunienls coiisliliiait |)ro[)rcnienl les Archives de l'Holel de 
Ville cl le sommier du domaine municipal; la garde en était confiée au grelfier 
de la Ville, et les livr(!s n'y occupaient encore, au siècle dernier, qu'une assez 
pelile |)lace. On y voyait, entre antres, deux exemplaires de « nng livre en vers 
tf latins, intitulé Lutclia, (jui traite des antirpiitez, des choses rares, remai'quahles 
cret des grandes merveilles de la Ville de Paris: n c'était le poëme descriptif olfert, 
eu 1611, par liaoul Boutrays, au Prévôt des Marchands, Jacques Satiguin, et mis 
par sou ordre rrau thrésor de ladicte Ville''*', n II y a tout lieu de ci'oire que ce 
poi-me était là en compagnie des livres deCorrozet, de Bonfons. du P. Did)i'eul. 
(le Malingre, de Le Maire et autres annalistes, qui avaient fait hommage de leurs 
essais historiques aux memhi'es de l'Echevinage parisien, sans doute rtdans l'idée 
trde lormer un commencement de hihliothèque'^'. 11 

Mais il était réservé aux grands ouvrages dont la Ville favorisa plus tard la 
pidjlication de constituer peu à peu le noyau d'une véritable bibliothèque niu- 
nici|)ale, et, jiar conséquent, d'en suggérer l'idée à des administrateurs intelli- 
gents. Bignon etTrudaine, en ti'aitant avec Félibieu et Lobineau, eurent certai- 
nement la pensée de rémiir quel(|ues bons livres aux exemplaires de YHisloire de 
Paris, qui devaient être remis à la Ville en échange de la subvention accordée 
par elle. Si le temps et les ressoui'ces leui' firent défaut, si leui's successeurs immé- 
ilials manquèrent d'initiative, le projet du moins bit i-ecueilli par le Prévôt Vlichel- 
Elienne Turgot, (jui a laissé de si brillantes traces de son passage aux alTaires 
nnniicipales'''. 

Précisément, et comme à point nommé, venaient de paraître les grands tra- 
vaux du P. Dubois, du commissaire De Lamare, de Sauvai, de Dom Bouillart et 
autres érudits voués à l'étude des ff singularitez et antiquitezn parisiennes; Lobi- 
neau achevait l'oHivie de Félibien; Bretez terminait son plan, et la Ville pouvait 
désormais a]q)eler h» public à lire son histoire. C'est alors que Turgot prit deux 
mesures (pii honoreront à jamais son administration : d'une part, il acquit un 
certain nombre d'ouvrages solides et provoqua le don d'importantes collections 
historiques, rrdans la pensée, dit-il expressément, de former un commencement 
■de bildiothècpie '^'; 11 d'autre part, il créa un emploi d'historiogra|)he, ])our cou- 



''' t^eijislres dit liurciiu de lu \illi\ (Arrhivos •"'' Miclicl-lilieunc Tiii-gol, |)ôre ilu célèbre éco- 

iialionalos, H i8.56 , fol. 1 .35.) noniislo, naquit à I^aris le 9 juin 1690 et mourut 

''' Registres du Bureau delà Ville. (Archives dans la même ville le 1" février 17.')!; il fui l'révùt 

nationales, H ly;).!, fol. .'îoy.) des Marchands de lyaç) à lyi". 

'' liegistres du lUirean de la Ville. (Aiuthives ''' lienistres du Bureau de la Ville, (/archives 

iKilioiiales. H i()*ii.) nationales, H i<)<m.) 



LA PREMIhK)'. RIBLIOTHF.Qll}: DF l! h0T[:I, Df" V1I,I,R DF- F'AKI:-. 




JUirh . VimlvûJ^/u 



y Scttlp^JJb. 



VitLç (le Pan5 Irava^ix hLsL. 



k,p A Bry Pans 



Michel Etienne Turbot 
Prévôt des Marchands de 1729 à 1740 
Premiei Fondateur dt la BilhotTiéque de T Hôtel -de -Vilh 



uv. i;ii()Ti;i, i)K \ iij,K i)K l'Ai'.is. :', 

limici' I ii'in rc lie l"'(''lil)i(Mi cl r-l.iiic [lasscr à l;i |i(»slt'Mili'' \i-< (;islcs dont I llolcl de 
fT \ illu possède les |)i'('uves dans son sein '". •:, 

La Iccoiidc adininislralioii de, Tiirjfot no piil, iiialjji'é sa diiive. réalisiM' les 
cs|)éi'ances (|ii'ell(' avait, lait coiicovoir; mais la penst'o de léininenl l'n'-vol a\ait 
été (•oin|)ris(' |iar I iiii de ses pi'incipaux olliciers, que ses (onclioiis rendaiiMil en 
(|uel(nio soilc iiiaïuovihlc, et (|iii consacra la nioilié de sa vie lanl, à rappidn 
aux Prévôts en ciiar<;e U\ projet de leur iliiislre prédéctîsseiir (pi'à réunir lui- 
lucme les éléniculs (rnne liibliollièque (lij;ne di' la Ville de l'aris. Cet ollicier 
était Antoine Moriaii, issu dune ancienne l'aniille de la hourjjooisie parisienni; et 
([ni avait succédé à son père en cpialité de |)r()cureur du l»oi et de la \ille<-'. 

Moriau ne lut pas seulement un excellent majjisti-at; cétail encoie un liiMio- 
pliile infatigable, et il avait très-heureusement pu mettre au service de (■ett(; |)as- 
sion une fortune considérable. Au moment de sa mort, sa bibliolliècpie renfermait 
quatorze mille volumes imprimés et deux mille manuscrits, parmi lesquels se 
trouvaient les précieux cartons dits de Godefroy '^*, qui conq)rennent une admi- 
l'able coHodion de documents relatifs à l'histoire de France. On y voyait encoi'e 
cinq cents portefeuilles remplis de pièces rares, de plans, de médailles, de cai'tes 
et d'estampes concernant la Ville de Paris. Jamais on n'avait formé sur celte 
matière aucun recueil ([ui approchât de celui-là; il se composait de juès de \ inj;! 
mille pièces, et l'auteur des Mémoires sccrcla, en cbercbanl à le dénijjrer, nous eu 
a fait connaître l'inestimable valeur: rf (]e ne sont, dit-il. cpi un ramas d'estanqies 
r du Pont-\euf, et autres niaiseries de cette espèce pi'opres à amuseï- des enfants'*', ti 



'' Registres du lîurenii de la Ville. ( Arcliives 
nationales, H i85G, fol. ilig.) 

^' Antoine Moriau , qu'on a confondu avec Guil- 
laume, son père, était ne le i3 novembre i6()(). 
ainsi qu'il résulte des registres de la paroisse deSaint- 
(iermain-r.iuxerrois : rDu vendredy, Ireziesme no- 
-venibre i G99, fut baptisé Antoine, lils de M" Nico- 
c las-Guillaume Moriau, consfùller du Roy, cy devant 
rpaycur des rentes de celte ville, et de dame Marie 
ff (Catherine Brillon, son espouse, rue JeanLointier; 
"le ])ari'iii M' Jean-lîaptiste Rrillon. advocat en 
frl'arlement ; la niareiiie dame l'rançoise lîaince. 
f femmed'.4ndré l'ioger, conseiller secrélairedu Roy; 
rr l'enfant est né cejourdhuy, et ont signé : Mokiaij, 
(tBrillo^, Baisce.i 

L'acte de décès, extrait des registres de la pa- 
roisse de Saintd'aid, est ainsi conçu : trl,,e diniaiicbi- 
ff vingt mai est décédé, rue Pavée, Messire .\nloine 
r Moriau. conseiller du l\oi, procureur el avocat de 
(fSa Majes(('"i'f dr la Ville de Paris, honoraire . âgé 



-^de cinquante-neuf ans environ, el a été inhumé. Ir 
•^lundy vingt un, dans la cave de la nef de celte 
"église, par nous soussigné docteur el senieur de 
•la maison et société de Sorbonne, en présence de 
-haut et puissant seigneur Jean-Baptisle-Élie Ca- 
- mus de Pontcarré de Viarnies, conseiller d'État, 
trl^révôt des Marchands de la Ville de Paris, Mes- 
ffsirc Charlcs-Uaniel Quesnau. conseiller honoraire 
-en la Cour des Aides de Paris, beau-frère, Mes- 
frsire .leaM-l'rançois lirallei . ('ciiyer, échevin de la 
•: Ville de Paris, et de Messire Louis-.Vchille Dionis 
"du Séjour, écuyer. conseiller en la Cour des Ai<les. 
-beau-frère, qui ont signé : G.\MusDii Pomc^rré dr 

rr\l\RMES, QlESXAU, BrALI.KT. DiOMS DU SÙOLB." 

'' Moriau avait sans doute acquis celte collec- 
tion à la rt <le Jean Godefroy, sieur d'Aumont, 

garde des Archives de la Chambre des comptes de 
Lille, fils et petit-lits d'érudits. 

•'' Mémoires secrets , dils deBachaunionl. •> avril 
i-iVi. t. I.p. 199. 



'i L\ PHEMIÈHK ninLIOTHKOUE 

Toll(>ir(''lait|)as(r;iillriirs l'opinion (liiBiin'aii delà Ville, (|ni, dopnis lon;ileiu]»s. 
a\ail iiii a|)nr(''ci(M' celte riclie collerlion, et s'en ex]iriniail ainsi dans sa délibéra- 
lion du -2 se|)tend)re i7()() : fcFeu Anloiiie Moriaii par la sinnidière consi- 

rdéi'alion (|u'il avoil pour la Ville, a léfjué à ladite Ville, par son testament des 
-■ I I el I h mai i yBç). sa bihiiotlièque, maïuiscrits, recueil de pièces fugitives, tant 
r- impriMi('>es (jue maniiscriles, de toutes les cartes, estampes, dessins exécutés à la 
tr main, des luédailliers et médailles qui y sont renfermées ou éparses dans quelques 
r- tiioirs des bureaux el cabinets, le tout sans aucune exception ni réserve, son désir 
raya ni loiijoursélé ipiil v eût dans l'Hôtel de Ville dePai'isune biidiotlièque, comme 
r il y on a une en lllôtel de Ville de Lyon, et ayant légué de plus cà ladite Ville 
flous les jellons (ju'il avoit rassemblés et qui foi'nioient jnirtie du médailler, et en 
r- outre tous les deniers comptants qui se trouveroient lui apj)artenir au jour de 
rson décès, comme aussy toutes les sommes qui pourroient luy être dues par la 

(f Ville pour bonoraires son intention ayant été ])ar là de mettre la Ville en 

r-état daccélériM' l'iUablissemenl de ladite bibliothècpie publique'''. 

Le legs de Moriau fut accepté les aa juillet et 2 septembre 1760, par délibé- 
ralions du Bureau de la Ville, <[ui nouuna bibliotbécaire Pierre-Nicolas Bonamy'"^-, 



'■' Voir, ;i l:i siiile tie celle notice, l'Appeii- 
(licp I. 

'■-' Nous avons empmnir ;ni\ anciens registres 
(les paroisses, conservas anlrelois aux archives du 
(li'[)arteuienl de la Seine el dëirnits aujourd'hui, 
les pièces suivantes, relatives à la naissance, au 
niariajje el au décès de Pierre-Nicolas Bonaniv. 

iGij'i. iQ jniivifr. rt Piei'rc-!\icolas DoiiiiDii/, lilsde 
rf Pierre Bonamy el de Marie-Geneviève Le Duc, a 
fêlé baptisé el nomuit! par Messire Nicollas deCor- 
~by, prêtre, assisté de Catherine lionaniy." (Ex- 
trait des registres delà jiaroisse de Lonvres en Pari- 
sis. Pièce dé|>osée pour le mariage ci-après relaté.) 

Le père de lîonaniv lut d abord maître de pen- 
sion au Thillay, près de Goncsse, ainsi que le cons- 
tate laclc d'inhumation de Maiie-deneviève Le Dur, 
sa femme, ci-joinl : 

T Extrait du registre mortuaire de l'église parois- 
rsiale (le Saint-Denis-du-Thillay en Erance, près 
rrGones.so, diocèse de Paris. 

«L'an mil sept cent vingt-sept, le moicredv doii- 
rfzièuK^ ré\rierau malin, a été inhumée dans r('glise 
"de ce lieu par nous, prêtre curé du Thillay sons- 
^signé, Manc-Gcncriève Le Duc, femme de Pion' 
riionaimj, maître de pension en (telle |iaroisse, d('- 
rrédée le joui- d'hier ai[i'e (lecin(]uanle-hnitans; la- 
"dite inhumation faite en présence di; son dilmary, 
rde maître Pierre lionaniv. prieur de SaiMl-.Salm- 



••nin au diocèse de l'oitiers el académicien de l'Aca- 
•de'mie royalle des belles-lettres à Paris, paroisse 
f'Sainl-Paul, de Monsieur le prieur de Marie, Mon- 

- sieur son vicaire et plusieurs antres parens et 
'famis.i 

'7 -.9- "'" nmcmlire. rr Le mardi vingt-deuxième 
-novendire, un ban publié sans opposition dans 
'•cette |)aroissse. vue la dispense des deux autr(_'s ac- 
■: cordée par l'un des vicaires généraux de M''' Charles 
•Gaspai'd Guillaume Vinlimille du Luc, des comtes 
^de Marseille, archevê(jue de Paris, en dalle du 
rrseize nn\endire de cette présente année, signéede 
•rCosnac, vie. gnalis, et plus bas Martin, insinuée 
rtetcontrollée le même joiu', signée Hamelin en l'ab- 
"sence du greffier, après que les témoins soussignés 
•Mions ont attesté (pie les parties ev après nommées 
"Sont libres à contracter mariage et (ju'elles de- 

- meurent sin- cette paroisse depuis plusieurs an- 
ffuées, les liançailles célébrées la veille, ont él(' 
" niai'iés Pierre-Nicolas Bonamy, bourgeois de Paris, 
f'agé de trente cinq ans et dix mois, (ils de Pierre 
■ISonamv et de défunte Marie-Geneviève Le Duc. 
■ses père el mère, demeurant depuis quatre ans 
-rue Culture-Sainte-t'alherine de celte paroisse, 
"et Aiiiir-.loiirliim Lf Loiiji , âgée de quaranle-lrois 
"ans ou environ, veuve de Pierre Pirepon, de- 
'-meuranl depuis plus de vingt-trois ans rue Cul- 
•■line-Saiiite-Catherine de celle paroisse. Ont as- 



LA PREMIÈRE BIBLIOTHÈQUE DE L'HOTEL DE VILLE DE PARIS 



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IBSTALLATICM DE LA PREMIÈRE BIBLIOTHÈQUE DE L'HOTEL DE VILLE DANS L'HOTEL DE LAMOIGNON 



DK i;iinTi:i. dk \illk di: i'\i;is. 5 

(li'-jà liisloi'iojfrapho do l'aris, après s'cHre drclaiV- r-dueiiiciil iiiforiiK'- de ses Ijoimes 
f^vii', iiiu'iii's, roiivoi'salioii, religion callioliijiie, aposlolicpie l'I roinaiiio, sens, 
trsiidisancc, capacité, expérience cl allcclion au service du Hoi.i La inèine dé- 
libération conférail le titre de sous-hibliolhécaire à Jean-Ba|)tisle Midaltier, ancien 
seci'étairc de Morian, (|Mi. r-dn \ivaiit diidil Icu sieur Moriau, avoil le soin el la 
fr suite de la dite bibliothèque O. •■> 

Au moment de sa mori , Morian habitait depuis sept ans l'hôtel de Lamoi[;non, 
situé rue Pavée, au coin de la rue Neuvc-Sainte-dalherine, et c'est li\ que le 
Bureau de hi Ville trouva sa bibliothèque installée. On résolut de l'y conservei' 
provisoirement, en attendant le choix d'un local définitif. En conséquence, le bail 
de l'hôtel Lamoij;non lut renouvelé pour trois, six ou neuf années, moyennant un 
loyer annuel de six mille livres. Nous reproduisons aux appendic(!s le texte de ce 
bail passé entre rr très-haut et très-puissant seigneur M?' Guillaume de Lamoignon. 
rr chevalier, chancelier de France, demeurant à Paris, place de Louis-le-GramI, à 
rr l'hôtel du chanceli(!r de France, |)aroisse Saint-Hoch, et Messieurs les Prévost 
(-des Marchands et Echevins de l'Hôtel de cette Ville, actuels et leurs successeurs 
rtesdites places, ce acceptaiis, preneurs audit titre pour laditi' Ville pendant ledit 
ff temps '-'. n 

A ce bail sont annexés des plans soigneusement dressés, ([ui iii(li(|U('iil la distri- 
bution de riiôtel, étage par étage, les pièces occupées par la bibliothèque et lap- 
partcment du bibliothécaire. C'était sans doute ctdni qu'occupait Morian . pour 
être plus près de ses livres; il est ainsi désigné dans une pièce conservée aux Ar- 
chives de l'Empire : a Logement situé, scavoir, en montant |)ar l'escalier principal, 
ff au second étage, et consistant en une anticliand)re , salle de compagnie, chambre 
cfà coucher, cabinet, arrière-cabinet et garde-robbes. Dans le grand corj)s de 
ff logis, ayant trois croisées du côté de la cour et quatre du côté du jardin, une 
tr chambre et arrière-cabinet ensuite, en aile sur le jardin, du côté de la rue des 
ff Francs-Bourgeois '''. -n 

ftsisld audit mariage, de la pari do l'époux, l'ierre '77"- 8 ji'iUel- "l-« diinanclio liuil juillet est dé- 

c-lJonamy, controlleur dans les Ibiinesdu l^oy, de- »cédé, rue l*avëe,s' Pierre-Nicolas llomimij. âgé de 

(fineurantà Saint-Denis en France, son père, M" -76 ans, de l'Académie des inscriptions et belles- 

rrJidicn Cosson, prôtre de cette paroisse, y demeu- cvietties. historiographe et bihliolliécaire de la V 



ilh' 



irrant dans la conmiunaulé; de la [)art de ré[)ouse. ''de Paris, censeur royal, et a été inhumé le lundy 

(tCharlotte Gohier, veuve de Nicolas Le Loup, sa f-neuf dans le cimetière de cette paroisse, en pré- 

jrmère. <lemeurante susdite rue Culture, Claude- -sence de M" Jean Ringnet. conseiller en l'élection 

ttliarlhéleiuy Morel, bouigeois de Palis, demeu- r de Paris, et de M" Pieire-Olivier Pinot, avocat en 

cirant à l'ahbaye Saint-Victor d'Amy, lesquels ont crParlement, amis, qui ontsigné.J.Ringuet, Pinot. - 

résigné avec les épou^. P. N. IJonamy, Bonamy, (Extrait des registres de Saint-Paul.) 
fAnne-Joachini Le Loup, Charlotte Collier, J. Cos- '' Appentlice I. 

«son, Moret. l\. Leduc, vicaii-e.i (Extrait des re- '"' Appendice II. 

gistres de la paroisse de Saint-Paul à l'aris.) ''' Arcliives nationales. H i<)')i. 



6 LA l'REMIKHE BIBLIOTHÈQUE 

(Uiaiil ;i la Itibliollièquc, elle occu|iait, tant an [)roiniei- qu'au deuxième étage, 
sent nièces bien éclairées et de facile accès. Les dispositions inalérielles prises par 
Moriau furent lespectées; mais on y ajouta ([iielque chose fcj)our la sûreté des 
rr]ivrcs,T ainsi que nous l'apprend un devis, dressé le i" mai 1761, crdesou- 
-■ vrajjes de serrurerie, épinglerie et peinture d'impression à faire, pour fermer les 
-devantures de ItiMiothèque dépendant de la bibliothèque de la Vdle, établie à 
-rriiùtel de Lamoignon.n II s'agissait d'établir des portes et des châssis à mailles 
(le (il de fer, pour soustraire à la main du visiteur les livres que Moriau s'était 
contenté de ranger sur de simples tablettes'''. 

Ces premières dispositions prises et les clefs de la bibliothèque ayant été ofli- 
ciellement remises à Bonamy par le greffier de la Ville, qui les détenait provisoi- 
l'ement, on s'occupa de régler les fonctions du bibliothécaire et du sous-biblio- 
iliécaire. Tous deux étaient tenus de prêter serment; le premier devait refaire 
"l'inventaire général et par matières de tous les livres, cartons, manuscrits, des- 
rrsiiis, médailles, jetions et autres générallement quelconques renfermés dans 
T ladite bibliothèque, veiller sans cesse à sa conservation et à son entretien, et 
r: exécuter au surplus tous les ordres qui lui seroient donnés par le Bureau de la 
rr Ville ;-i le second était chargé frdu soin de la bibliothèque et de tous les objets 
fr(jui la concernent, de proposer au bibliothécaire ses observations sur le change- 
cr ment d'éditions, achapt de livres nouveaux, manuscrits ou autres'-, n 

Grâce à la sollicitude municipale, l'avenir de la nouvelle fondation semblait 
assuré; cependant le Bureau de la Ville, toujours préoccupé du soin d'augmenter 
les garanties personnelles et réglementaires d'une bonne et sage administration, 
crut devoir, par délibération des 1 1 juin iGGi et 22 juin 1762, accorder àPierre 
Bouquet'^', neveu du savant éditeur des Hhloviens de France, une commission de 
bibliothécaire et historiogra])he, en survivance de Bonamy, ainsi qu'une commis- 
sion de sous-bibliotliécaire à l'ablié llubeil-Pascal Ameilhon''\ en survivance de 
Mulaliier'^'. 



'' Appendice 111. 

'•''' Appendice I. 

''' Mous n'avons pu decuuvni- que i ;icte d iiiliu- 
ination de Pierre I5oucjuet; en voici la teneur : 

i-]8i. ffLe mardy trois avril a été inhumé dans 
ttia cave de la chapelle de la Communion en celte 
"église, M' Pierre Bouquet, clerc tonsuré du diocèse 
rt\c Troyes, avocat en Parlement, commissaire du 
T trésor des Chartres de la (Jouronne. bibliothécaire 
•ret In'sloriojjraphe <le Paiis , prieur du priem'é 
"royal de Saint-Pierre de Mortagne en Poitou, dé- 
fcédé d hier rue des Juifs, âgé d'environ fi/i ans; 
-on ])rés('rice do M' Laurent .M.ircilly, avocat en Par- 
"loDioiil. son cousin, de M° Antoine de Foutenaille, 



-•avocat en Parlement, prêtre docteur de Paris, et 
ràe W Louis Parcy, avocat en Parlement et procu- 
Treur en ladite cour, tous deux amis. Signé: l'abbé 
ffdeFontenailles, de Marcilly, Parcy et Laborey." 
( Archives du département de la Seine , anciens re- 
gistres de la paroisse de Saint-Gervais.) 

'"' Hubert-Pascal Ameilhon mourut à Paris en 
1811, disent les biographes; cependant il nous a été 
impossible de découvrir un seul acte de son état civil. 
Son frère Jaccpies est mort à Paris, rue de Fleurus, 
le h avril 181 5. 

'^' Le décès de .Mulattier ou Mulatier est le seul 
acte que nous ayons trouvé. Voici celle pièce: 

i-jC>:l. r;Le mardi -îS octobre est décédé. ruePa- 



i)K i;ii(Vri;i. dk \ii.i.k di; 1'\i;is. 7 

('.(■l;i lail, 011 soiijn'a ,i Iciiiuiicr une aHairc lorl iiib'i'cssaiili' j)miii' la l)il)liu- 
llir([ii<' cl ([iii ('"lail |)i'ii(l;iii((' (l('|)iiis 17^)7. A ciîlle t''|)0([U(i, l;i Ville avait t-ii 
roccasion (rac(|iiciir iiin' |)i(''(iciisc (•(illcclion de |)laiis de; Pai'is {bravés (il nianus- 
crils, loiiiin' |)ai' le savaiil aitix'' de la (iii\c '-. Il M'iiail de iiHtiirir cl ses rncnliles 
allaient (Mre vendus. Mais la Ville nian(|uait darjjeiit; elle accepta donc avec i-ecori- 
iiaissance iOlTre (|ue lui lil nn des voisins du dériiiit, Nî sieur du Fresne (r\nl)i- 
{riiy, jj(Milillioiinn(' ordinaiiu; du roi, ((ui conserilil à se r'tnidi'e ac(|uéreui' de la 
colleclion cl ;^ la conserver jusqu'au jour où la Ville pourrait la lui raclieter. Au 
mois de dccenibi'e i-]i):>., le l'révot des Marchands rappela le l'ail au liurean de 
la Ville et proposa do désinlérosser d'Aubifjny. Celui-ci avait payé la collection 
seize mille livres, et, depuis vv moment, il n'avait cessé d'y faire travailler, rayant 
a môme em[)loyé (piel(|ues personnes pour eiitrelenir les planches en bon élal; - il 
consenlait d'ailleurs A recevoir en échange une rente viajjére, qui fut fixée à quinze 
cenis livres'^'. 



Les questions de pei'soniiel et d adnnnistration étant ainsi bien et dûment ré- 
glées, on procéda aux travaux d'inventaire, et Ton dut, selon toute vraisemblance , 
dresser un catalogue de la nouvelle bibliothèque. Nous n'avons point trouve trace 
de celte pièce dans l'imporlanle liasse conservée aux Archives de I l']m|)ire, sous 
la cote H 1961 , et (l'où ont été tirés la plupart des docunients ([ue nous rcpio- 
duisons. Plus lard, les donations et les achats grossirent considéralilement le 
noyau primitif de la I)il)lintliè(|ue, de telle sorte (jue Ye.v Ithrii^ et les mai(|nes de 




£k BMotkccà 

ANTONII MORIAU 

ProctiTatorvs & Aclvocatu 

Tî.e§is acUrliis. 





(rvée,Jean\Iulatier, ancien secrétaire de feuM.Mo- 
tfi'iau, procureur du Roi, de la Ville et sous-bihlio- 
rrthdcairc de ladite Ville, àtjé de 5.') ans, et a éU^ 
rrinlmnié le racrcedi -2 G dans le cimetière de cette 
w paroisse par nous soussigné vicaire, en présence 
fde Jacques Bon. diacre, et de François Billard. 
f-Bok. . . 5! (Ardiives du département de la Seine, 
anciens registres de la paroisse de Saint-Paul.) 
''' .lean de la (M-ive, prêtre du diocèse de Reims 



et géographe delà Ville de l'aris. mourut en f]i>'. 
à lâge de 68 ans, ainsi qu'il résulte des registres 
de la paroisse de Saint-I.ouis-en-l'Ile. Il habitait 
le quai Bourbon. (Archives du département de la 
Seine.) 

'' Le règlement de celle impurlante alTairo l'ut 
l'objet d'une longue délibération prise par le Bu- 
reau de la Ville le 10 décembre 1769. On en trou- 
vera le texte an\ Appendices, n VIII. 



s LA l'REMlÈRE BIBLlOTlIÈOliE 

Moriau sont inijourd Imi le seul moyen de reeoiniaîlrc les volumes (|ui lui nul 
app.irteuu. 

Aux termes de la délibération du -2 sejiLembre l'yGo (art. vu), louvcrlure de 
lii bihliollièque devait avoir lieu le i'"' avril 1762. Elle fut retardée d'un an ; et 
ce qui montre bien avec quelle impatience le ])ublic Tatteiidait, c'est que l'Alma- 
iiacli royal de 1768 et toutes les feuilles du temps s'empressèrent de l'annoncer : 
ce fut un véritable événement littéraire. Voici en quels termes s'exprime la Gazelle 
(Ir Fidiire àw vendredi 1" avril 1708: 

Le l't'u sieur Morian, procureur du Iloi et de la Ville, ayant légué par testament sa 

l)ilj|iotliè(iue à ia Ville de Paris, à condition quelle seroit publique, le sieur de Viarmes, Prévôt 
(les Marchands, et les Eclievins ont accepté le legs, et, en conséquence, nommé pour Liblio- 
lliécaire le sieui' Bonamy, de 1" Académie royale des inscriptions et belles-lettres, et pour sous- 
bibliothécaire l'abbé Ameilhon. Ainsi cette bibliothèque, qui est placée à iMiotel de Lamoignon, 
rue Pavée, au Marais, sera ouverte au public, pour la première l'ois, le i3 avril prochain, après 
midi, et continuera de l'être tous les mercredis et samedis do l'année jusqu'aux vacances'''. 

La Gazelle de Hollande du vendredi suivant, 8 avril, reproduisit presque identi- 
quement cet avis. Quant au Mercure de France et au Jotirnal de Verdun, ils parais- 
sent s'être entendus pour faire la même annonce. Voici ce que publia le Mercure, 
dans son deuxième numéro d'avril : 

AVIS al: public. 

Feu m. Moriau, procureur du Roi et de ia Ville, magistral respectable, dont lu probité et le 
goût pour les lettres faisoient le caractère, ayant laissé, par son testament, à la Ville de Paris, 
sa bibliothèque, à la condition de la rendre publique, M. de Viarmes, Prévôt des Marchands, et 
Messieurs les Echevins, toujours disposés à procurer les moyens de cultiver les lettres, ont ac- 
cepté le legs de M. Moriau, et, en conséquence, ils ont nommé pour bibliothécaire M. Bonamy, 
de l'Académie royale des belles-lettres, et pour sous-bibliofhécairs M. l'abbé Ameilhon. Ainsi 
cette bibliothèque, qui est à l'hôtel de Lamoignon, rue Pavée, au Marais, sera ouverte pour la 
|)reinière fois le mercredi i3 avril de cette année, apiès midi, et continuera de l'être tous les 
mercredis et samedis de chaque semaine jusqu'aux vacances. C'est un avantage pour les per- 
sonnes studieuses de ce quartier de Paris, éloigné des autres bibliothèques publiques <-'. 

Enfin, le jour fixé pour l'ouverture de la nouvelle bibliothèque étant arrivé 
( 18 avril 1778), le Bureau de la Ville se rendit solennellement à l'hôtel Lamoi- 
onon. 11 se composait de MM. Camus de Pontcarré de Viarmes, Prévôt des Mar- 
chands; l'ierre Le Biocteur, avocat; Louis-Denis Chomel, notaire au Ghàtelet; 
Jean Boyer de Saint-Leu, Pierre-Julien Darlu, anciens quartiniers, echevins; et 
.ln||i\et, procureur du Roi et de la Ville. Bonamy et Mulattier assistaient sans 
doute aussi h cette séance d'inauguration, dont ils durent rendre compte dans 

"' G<i:eite de France , vendredi 1" avril i/GS, '"' Mercure de France , a'' numéro d'avril lyO.'î, 

n"" 2t), |). ii()-i-20. p. 11 5. 



LA PREMIERE BIBLIOTHEQUE DE L HÔTEL DE VILLE DR PARIS 





U*4.iȕ" 



cJ . B . Elle Camus de Pontcarré 

Prévôt des Marchands. 
(I7b8 1763) 



Antoine Monau 
Procureur iu Hoi et de la Vi/le 
( : 699 -1759) 



Iinp Aug JJry.à Paris 



S9F' 




Armand Jérôme Biénon 
Prévôt des Marchands 
(J764-]77]) 




u B de la Mich 

Prévit des MardianJs 

[ym- vrrr 



Penauilie ae. i lUf . 



LES FONDATEURS ET ORGANISATEURS DE LA BIBLIOTHEQUE 

DE LA VILLE 



i)K i;ii(iTi;i, 1)1, \ ii.ij; m; i'\i;is. '.) 

Ii's j|azell(!S (lu lciii|is. Lrs (|ii;iln' |)i''ri()(li(|ii('S cilrs plus IkiiiI ru ciilicliiirriil 
leurs locloui's. cl I un deux cul |toiir iriioiicr lUniAmx lui-uiciue. \()M'i, eu (.'llcl . 
ce ((u'oii iil (liius le .lonnial de Venitiii: 

Le \'^ avril, le (kirjiN de \ ilic, à la lèle diiqucl l'ioil M. l'oiitcarri' de Viarmes'' , st; lraiis|ioila 
à l'Iiùlcl (II! Latiioijfiion, où il lit l'oiivt'i'lurc de la nouvelle Jjil)liolliè(|ue piil)li(|iic, que rnii a 
(h'ji'i aiuiotn'ee. Ainsi les Majjislrals niiiiiicipaux de la capitale du n)\aiuiie, «jui pai' leurs soins 
procurent à ses halulauls toutes les counnodités utiles à la vie, pourroiil enciue, par ret étahlis- 
senicnl, se {jlorilifr de leur avoir ouvcu-t un trésor propre à enrichir leur esprit. (Tesl une pensée 
qu'oïl poiirroit expiiiner jiar le disti([iie suivant : 

Comraoda dum viclùs Regina Lulclia praobel. 
[njjenii doolas iiir ([uoc[ii(! l'iindit opes'". 

Ces deux vcfs, ([u'ou sait être de Bonamy, cl quiluicul iuscrils|)ius iaitl. après 
uii lc<;ci' icuiauiomeiil, sur la porte d'entrée de la iiouveHc bibliothc(|iic. cqui- 
valeul à une siijnalurc : le hihliothccairc-historiotjraplie en oUVail la piinicui' aux 
lecteurs (lu .loioiitil ilc Icrdiin, dont il était li' directeur. 

Mais Moriau avait lornié sa bibliothètjue pour .son usa<;e pcrsoiiiu'l , cl les ci'ul 
quatre-vin,ol-<|uatorz(! volumes r sortis de l'armoire du Pelil Trésor tenant aux /V- 
rt lues Archives, -n où ils avaient été déposés dès 1786, rdans Tidcc de loinici- un 
frconniuMicemenl de Itililiollièque^^ , -^ n'avaient |)u siilliie à combler les lacunes 
(pii s'ctaicnl révélées dans le nouveau dépôt littéraire. Dès le mois d août, c est-à- 
dire quatre mois à peine après l'ouverture, Bonamy représentait au Bureau de la 
Ville crqu'il manquoit à la bibliotlièque de certains livres auxcjucis le jtublic a 
tf recours i'ort souvent; ([u entre autres les Mémoires de l'Académie n y étoient pas 
«à beaucoup près conqdels; (jue la partie des anciens auteurs et poêles y éloil 
«fort succincte, ainsi que; plusieurs autres parties qui dévoient composer une 
ff bibliothèque publique''.!^ Bonamy terminait sa requête eu iaisani observer 
([u'il était nécessaire d'ac([uérir innnédiatement les ouvraijes ni;ui(|iianls. mais 
qu'on pouvait échapper à celte nécessité en acce|)lant, moyennant une rente 
viagère, sa pro|)ie hihliothèque, laquelle était cr assez considérable pour renq)lir 
rtune bonne [)arlie des vuides qui se trouveroient dans celle de la \ilie.- 

L'arranoement proposé, ayant paru avantageux, lut conclu par délibération du 
liureau de la \ ille. en date du 1 (S août 1 7G3. Une rente viagère de six cents livres, 

'■' Jean-Baplisle-iilie (l.iruus de Ponlcarré de royaux, à partir de lyGS. On y trouve, cliaque aii- 

Viarmes lui Prévùt des Marchands de 1708 à i-jù'i. née, ipielques lignes fort intéressantes sur la hiblio- 

11 réalisa [liusieurs des idt'es administratives émises Ihèqne de la Ville, 

par son prédécesseur 'l'urgol. ''' Note annexée ii la déiihéi-alion du lîureau de 

'*' Journal historùjuc sitr tes iimlicres du temps, la Mlle. Voir .Appendice 1\. 

mai i7()."5. p. '100. — \ oir('>falemenllesaInianachs ■'' Appendice \. 



10 \A PliKMIÈKE lUHLlOTHÈOUE 

révei'siltlc pai' iiioilii' siii' la trtc de rxmamy, iïil stipulée an profil de Marie- 
Madeleine lionaniy, sa sciHii- el son niiique liérilière, et la biljliothèque du savant, 
liistorio<;raplie lui iuiniédiatenient incoi-j)orée à celle de la Ville. Nous possédons 
lieui'eusenienl le cataloifue de cette importante collection : les extraits étendus 
(pie nous en donnons aux Appendices''' penuettroni d'apprécier le nombre et la 
variété des onvrafres. On y trouve fréquemment la sijjnature de Bonamy sons 



lor 



rine (!(',/■ Iiliris. 



OOO UtJy^ .^, 



(;in(| ans |)lns tard, un arraii}]ement de même nature l'iitcoiiclu entre le Bureau 
de la \ ille, représenté jiar Ai'mand-Jérôme Bifjnon'-', Prévôt des Marchands, et 
M'' Joseph Tauxier'^', rt avocat au Parlement et ordinaire de la Ville, n Ce nouveau 
l)ieiifaiteur désirait que «sa liililiothèqiie fut jointe à celle de M. Moriaup: mais, 
ainsi (pie 1(( Bureau de la Ville le déclarait, le lejjs constituait «une acquisition 
r-pliit(jt (prune donation. 11 II s'agissait, en effet, de payer une somme de ({uatre 
mille livres à deux personnes désigncîes, plus une rente viagère de deux cents 
livres à la femme on à la sœur du testateur. Tout en reconnaissant le poids de 
ces charges, le Bureau de la Ville ne crut pouvoir les décliner : il vit dans I ar- 
rangement à intervenir un «témoignage de satisfaction pour le zèle et l'entier 
«dévouement avec le(|uel M'Tauxier s'étoit livré, en toutes occasions, à la défense 



'" Appeiulicc \t. 

''' Aniiand-J(îrùiiie Bignoii, (jii il ne l'aiit poiiil 
confondre avec Jérôme III, iloiit la Préviîté se 
place entre les années 170*^ el 1715, lui Prévi'il 
(les Marchands de lyG'i à 1771- H mourut le 
8 mars 177-^. ainsi ijue l'alleslc Fade suivant, 
extrait des anciens registres de la paroisse de 
Saint-Eustaciie ; 

177-2. crLe ij mars, haut et puissani seigneur, 
trM"' Ai'mand-.h'iôme Bionou , clievalier, seigne(n- 
fret patron de In Meaulle, Semilly, le Sanssa) . 
ttrisle-lîelle el autres lieii\, commandeur, prévost, 
-maître dos cérémonies des ordres dn Roy, con- 
"seiller d'iillat ordinaire, bibliotliécaire de Sa Ma- 
•rjesté. l'un des quarante de l'Académie française 
ret lionoraire de celle des inscri|)lions et helles- 
Tletties, Prévost des Marchands et des lilchevins 
trde la Ville de Pai-is, âgé de 6-2 ans, décédé hier à 
-la bibliothèque dn I5oy, rue de Richelieu, a été 
f présenté à celte église et transporté en carrosse à 
rrcelle de Saiut-^icolas-du-(lllardolUlet, pour y être 
"inhumé, en présence di' M" Jérôme-!*' rédéric l>i- 



■'giioii, bibliotliécaire du tioy, chevalier, seigneur 
Tel patron du Rozel, Jugauville, Ecosseville, Bar- 
"ueville et autres lieux, son fils, et de M. Anne- 
■f Charles Hébert, maréchal des camps et armées du 
•■tioy. — Signé : Bignon, d'Évry, Poupart, curé. n 
(Archives dn département de la Seine, registres 
de la paroisse de Saint-Eustache.) 

'" Nous n'avons pu découvrir, aux An-liives du 
déparleiuent de la Seine, que l'acte de décès de ce 
personnage. Le voici : 

rrLe dimanche 8 juin 1708 est décédé, l'ue Saint- 
-f Antoine, M" Joseph Tauxier, ancien avocat au Par- 
-lemeiil, à Paris, âgé de 78 ans passés; a été 
"inhumé le lundi fi, dans le cimetière de cette pa- 
•'roisse, par nous curé, en présence de François- 
'f Nicolas Tauxier, écuyer, avocat an Parlement, 
rt cousin paternel, el de niessire Emery-Pierre-Iiené 
•f Tauxier de Valriben, prêtre licencié es loix, pré- 
tfvosl de Saint-Ib.ord et chapelain de l'église de 
-Paris, cousin issu du germain, qni ont signé. 
rrTauxier, Tauxiei'. n (Anciens l'egistres de la pa- 
l'iiisse de Saint-Paid. \ 



m; I.IIOTKL \)\: \ II.LK l»l. l'MilS. 



11 



'• i\r la \ illc: -1 l'I il en il )IInIc cl iilili- d acnollic la liilili(illiri|nr ilc la \ illr, luiil 
(Ml accdidaiil à un de ses j)()iis .scrvitciiis " iiiic riM-otii|H'iise (|iii s'<''lr;iiflît sur si 
f-vcuvi' cl sui- sa sd'iir. i|uc sim (lcsinl»''i'esst'niciil iic lui a pa- |m'iiiii^ iIc laisser 
ffdaiis un «'lai aussi heureux ijimI I aiirnil dr^sin'' " . ii 

Les voluincs provenaiil de celle l)il)li()lliè(|ue ne sdiil pas fort rioiiil)icu\ : on \ 
i'euiar(|iiail , dil Taii\ier liii-iucnie, ui\ Trtulalus Tiwlaluiim^'-' , un Truilé A<i Joa.nnks 
i)K Ti:mi\ liiituA^-' sur la lolie des rois de France, des recueils de inrisprndenre, de 
t'aclums, oie. Il porleni Ions au verso la marque artiKU'iée du donaleiir, arconi- 
|)a{fu»îe souveiil «le \'cx libris de Secousse, doiil Tauxier avait aciielé presque tous 
les livres. 




Ces précieuses acquisitions, ainsi ((ue I allluence loujouis croissante du public, 
avaient donné en peu de temps à la bihliotlièque de la \ille nue importance 
réelle. Le Bureau setïorçait, au reste, d y perfectionner le service; et. au mois 
de juillet 1770, en même temps (pi il conlirmait à Anieillion la survivance des 
deux enqjlois de bibliothécaire et d'historiojjraphe, il rédigeait un nouveau rèjjle- 
menl , dont une pièce conservée aux Archives de ri''nqiiren()iis a transmis le texte. 
Ou le trouvera tout entier aux .Appendices'' . 

(v'est en cette même année 1770 (|ue le Bureau de la \dle piil une didibé- 
ration relative à la liquidation définitive de la succession Moriaii. (pii nVivail 



<■' Apix-iuilcc \li. 

'*' r.¥tait sans doute quelque gros ouvrage de 
jurisiJrudpiice, de médecine, ou de |iliiloso|)lii(> 
scolastique. 

''' Jean de Terrc-Veniieille. en latin de Terra 
Rubra ou Huben , ëtait originaire de Nîmes; il fut 
avocal du loi en la st^iK^chausséc do Beaucaire. 



Mesnard (Histoire de Mines j t. 111. [). 171 cl le P. 
i^eioiig ( Bibliolli. historique de la France, II, p. 658^ 
donnent la liste de ses ouvrages , parmi lesquels se 
place celui que possédait Tauxier cl qui est, en ellet, 
assez rare. Il est intitulé : Ad quem, Rege per ainen- 
tium rcffere iinpedito, Itegni regiinen attineat? 
'*' Appendice XIV. 



1-2 LA I'I!I:\III;I;E IlIltl.lOTlIKOllK 

1)11 l'iicori- l'iif i'('m;1i'm> depuis le décès du testateur. La cliai'ge de procureiu- 
du l'ioi et de la Ville. i|ue Moriau tenait de son père, avait été cédée par lui. 
en iTof), à M" Jollivel de \ aimes, (|ui, comme l)on noniliic de ses confrères 
d'alors et d'anjom-d'Inii, n'avait payé qu'une partie du pi'ix de cession. Ce fut 
donc à lui (pie la \i Ile s'adressa pour recouvrer- les rr deniers coniptans,:i ar- 
rérafjes. lioimoraires et généralement tout ce qui pouvait être du à Moriau, lius 
de son décès, aux termes des testament et codicilles de ce dernier. D'un aiilre 
côté, par suite de dillérentes reprises que la Ville avait consenties au protit des 
héritiers Moriau, ceux-ci s'étaient trouvés débiteurs envers elle d'une somme de 
Ireiite-lrois mille quatre cent quatre-vingts livres seize sols. Ils obtinrent, par 
acte du ^^9 juillet 1760, que cette dette lut réduite ti dix-huit mille livi'es, en 
considération des avantages ifue le legs de leur parent avait procurés à la Ville. 
Alais ce leliipiat. dont ils payaient seulement les intérêts et qui devait être rem- 
boiiisé en principal par M'" Jollixct de Vannes, ne fut point exigé de lui. 

Par une délibération du i5 mars 1770, le Bureau, considérant (jue la Ville, 
rr depuis qu'elle est en possession de la bibliothèque et des manuscrits du feu 
fr sieur Moriau, en a retiré de grands avantages par les renseignements ipielle y 
r-a trouvés sur les dilTérents droits à elh; appartenans et à son domaine, lesquels 
rr renseignements lui ont été fort utiles pour delfeiidre à nombre de demandes «pii 
rrtendoient à anticiper ou usurper sur ses droits et prérogatives; que la Ville est 
cr|)articulièrement redevable de l'utilité ipùdle en a retiré aux soins de M" Jollivet 
'•de Vannes, avocat et procureur du Roy et de la Ville, ([ui n'a rien négligé jiour 
rr mettre un hou ordre <lans ces manuscrits si prétieux pour la Ville, et que ledit 
'•S'' Moriau navoil pas eu le temps d'arranger; ([ue le zèle <[ue ledit S'' .lollivet 
rrde Vannes a apjiorté pour cet arrangement mérite de la part du Bureau de la 
rr Ville une reconnoissance. . . .:n par ces motifs, le Bureau cr croit être de la di- 
"l'iiité du Corps Municipal de ne pas retenir plus longtemps les dix-huit mille 
rrlivrt's restant, et d'en faire la remise et abandon, ensemble des intérêts à comp- 
rrier du I" juillel i7*>7, à mondit S"^ .lollivet de Vannes et à la dame de (Juema- 
rrdeii , son ('poiist^ '". f 

Ainsi se termina dignement, de |)art et d'autre, l'aflaire de la succession Moriau. 
La \ill(', satisfaite d'avoir acipiis un dépôt littéraire important et d'y avoir trouvé 
(h's litres jiour (h'Teiidre ses droits, ne voulut, point en faire une ipiestion d'argent. 

(iependani, le bail consenti en 17G0 par le chancelier de jjamoigiioii était ar- 
rivé à son lerme, et le Bureau de la Ville avait dû le renouveler pour trois ans, 
|)iiis(pie la liil)liolhè(pi(' \ était encore en décembi'e 177-'.. Soit (pie le proprié- 
taire ail \()iilii rentrer dans la jouissance de son Injtel, soit (|ue la \ ille en ait 

''' .Appendice W. 



/ 

l)K MIÙTKI. |)K \ WAA: Dl'] l'MllS. 1 :i 

lioiiM- II' l(i\cr lro|i 1(1111(1, elle cnil (IcvoiV ciilrcr en ii('';|(tci;ili()ii avoc les cIih- 
iioiiics ivjjuliers de Sjïinl-Loiiis-hi-diilliiic, colonie de (î('iiov(''l;iiiis oiivoyrtc ii 
raMciciinc maison inofcssc de la laïc Saint- Anionic, a|)n;s r«n|)nlsioM (les Jésuili's. 
ot nui s'y ti'ouvail, I(M'I à laisc, en ('jjard an |iilil nond)!!' de ses nicinhirs. |';ir un 
accord dn •>.'] s('|)l(!nd)re i77'.<, l<'s clianoincs coiisoiilirent à dcvcnn' les IkMcs 
de la liil»liolliè([n(' de la Vilh;, à daU^r du i"' jaiiviei' 1773, cl frpour aulaiil de 
ctlomps ([ne la Ville le ddsiroroil , n moyennant un loyer annuel de douze; cenls 
livres. (1 élail. un(! économii; considérable réalis(^e sur le loyer de llnUel de Lamoi- 
gnoM, et, de plus, la certiliule, pour la Ville, de n'èlre poini Ironhiéc dans lajoiiis- 
sance de ce nouveau local. En donnani, les mains à ce( ai'ranj;ement , les Génové- 
lains de Sainl-Lonis-la-Cul(ure, amis des livres connue jeiiis confrères de laljbave 
de Sainte-Geneviève, s'assuraieiil rusa<;(! d'une riche ltil)li()lli(''(|ue el s(! prouiel- 
taient sans doute d'en (Hre bienlcjl les seuls conservateurs. Ils stipulaient, en elle!. 
qu'apr(js la retraite ou le décès de Bouquet, qui avait succédé à Uonamv. Ameil- 
lion resterait seul bibliothécaire, comme survivancier désijjné antérieuremenl . 
mais (|ne rr le choix et nomination d'un chanoine réjjulier pour bibliothécaire et 
tr sous-bibliothécaire aurait lieu après le décès ou la retraite desdits sieurs Bou- 
ff qiiet et Ameilhon*^'. 11 

l'om' des mollis ipii nous sont restés inconnus, cette clause ne reçut pas ^on 
exécution, car, moins de neuf ans après la convention dont il s'agit, Hubert- 
Pascal Ameilliou. (|ui avait obtenu dès 1770 la survivance de Pierre Bouquet, 
l'ut nommé historiographe et bibliothécaire lors du décès de ce dernier, et se 
lit donner pour successeur, en ipialité de sous-bi!)liothécaire. son propre frère 
.Jacques Ameillion'-; 

(Juoi (|u'il en soit, la convention conclue avec les clianonies de Sainl-Louis 
paraît avoir satisfait tout le monde, y couqjris l'aljbé de Sainte-Geneviève, supé- 
rieur de la congrégation, et le chapitre général chargé de l'administrer. Par acte 
ilu 1.') octobre 1772, l'accord fut ratifié dans les termes les plus flatteurs pour 
le Bureau de la Ville: on y disait que le traité était tt aussi honorable qu'avan- 
crtageux au chapitre de Saint-Louis,^ et le chef de l'ordre, tr pénétré de recon- 
ft noissance pour le choix et la coidiance de MM. de l'IliMel de \ille de Paris. - 
s'empressait de le sanctionner'^'. 

Mais la \ ille avait songé d'abord à loger ses livres; il lui restait à pourvoir au 
logement de ses bibliothécaires, qui devaient (piiller IIkMcI Lamoignon pendant 
l'hiver de 177"-? à 177^, aliii de laisser le temps d'x faire les réparations loca- 
tives^''. 11 n"v avait pas d'appartements pour eux dans lancieniK^ maison prolesse 
de la rue Saiiil- \iiloine : les règlements de Tordre el les espérances du chapitre 

'■' Appendice Wll. ;' Appendice WIII. 

''' Appendices \V et \X1. '*' Appendice XIX. 



(• 



l/i LA PliEMIKRE lilItMOTlIEOLlE 

(le Saiiil-l.oiiis s'opposaient d'ailleurs à ce qu'ils y prissent, gîte. En coiisécjuence, 
et pour ne point se cliarger d'une location oncreuse, le Bureau de la Ville dé- 
ida (|ue les l)il)liotliécaircs se logeraient ce où ils jugeroient à propos; n puis il 
li\;i à <niatre ceiils livres rindenuiité à j)aycr tant à Bouquet (]u'à Hubert-Pascal 
Anieillion. l'ar la nirnu' délibération, datée du lo décembre 177^, le traitement 
de Jacques Anicillion, qui élait sans doute indemnisé par son frère, fut fixé à 
(pialn- cents livi'es; les gages du portier de la nunson de Saint-Louis à cent cin- 
([uante livres, et ceux du balayeur-frotteur-épousseteur à trois cents livres (". 

Les travaux de réinstallation durèrent plusieurs mois, et la bibliotlièque, mo- 
mentanément interdite au public, ne put lui être rendue que le iG juin 1773. 
La cérémonie de réouverture se fit probablement sans apparat, car les pério- 
diques du temps en disent fort peu de cliose. Le Mercure de France, le Journal 
(les Savants, la Gazelle de Hollande et Y Année littéraire n'en font aucune mention; 
la Gazette de France (n" du 7 juin) en [)révient ses lecteurs; le Journal de Genève, 
le Journal de Verdun, le Journal des Beaux-Arts (n° de juillet) et YAlmanach royal 
annoncèrent le fait au |)ublic lettré, en lui ra[)pelant que les jours et heures 
d'cnlrée, ainsi que les liibliotliécaires, étaient cr les mêmes que ci-devant. n 

Le dépôt municipal élait certainement mieux installé dans laucienne maison 
])rolesse de la rue Saint-Antoine qu'à l'iiôtel de Lamoignon. crLe vaisseau de la 
cr bibliothèque 11 avait été disposé en vue de cette destination spéciale, etPiganiol, 
qui écrivait au moment même de l'expulsion des Jésuites, trouve ((ue leurs livres 
y étaient fort bien placés. «C'est un peintre italien, dit-il, nommé Guerardini 
rr (Gherardini), qui en a peint le plafond à fresques, n Puis il ajoute: a On trouve 
rr(jue le volume des figures est beaucoup trop gi'and, et qu'elles n'ont nulle pro- 
rr portion avec la hauteur de la voûte. Quelle difl'érence de ce plafond avec celui 
rrdu grand escalier, où le même peintre a représenté l'apothéose de saint Louis, 
tqui fait un coup d'œil admirable '-M n Cette dernière peinture, qui subsiste 
encore, ne mérite pas les éloges que lui adresse Piganiol, et nous fait par consé- 
quent moins regretter la détérioration des fresques qu'il critique'^'. 

Les Jésuites avaient laissé dans le «vaisseau^- de leur ancienne bibliothèque 
(|ncl(pie cliose qui valait mieux que les fresques de Gherardini : c'était une partie 
lies livres de Ménage, de Ch. Guyet et du P. Daniel, qui n'avaient probablement 
|)as été compris dans la vente aux enchères de tout ce qui garnissait la maison 
|)rofesse. La bibliothèque de la Ville trouva là un léger accroissement; mais elle ne 

'■ Jacques Ameilboii (leineiir;i encore quelques trouver un [ilaii conlenip(ii;un de celle g'alerie, qui 

années à l'iiôlel Lamoignon. subsiste encore à tëtage supérieur du corps de 

'■' Description Inston'i/iic do In i-illc fir Paris , i. y , logis j)rincipnl, niîiis dont les dispositions ont élé 

|). 23. sensibionienl niodilii^es, lors de rall'eclalion des bâ- 

■'' Nous n'avons pu, malgré toutes nos rccliercbes, timents à un établissement d'insliuction publique. 



DK i;ii()Ti;L i)i; \ illk di. i'\i;is. ir, 

|iiil inalliciirciisciiicnl s'cniicliir (h- l.i iii;i;;iiili(|ii(^ colli^clioii h''j;ii(''(' ;'i 1,1 (l()iii|);i;;Mi(; 
(le Jésus par le (■('■Irliic lliicl, i''vc(|ui' (rAvraiiclics'''. Une claiisi; do la (loiialioii 
nnriail. en cllcl , i|ii<' si, |i()iir iiiic cause (|iiolcoii(|U(3, rcs livr(;s v<!iiaiciit à quittoi- 
la maison [irorcssc, ils Iciaicnl ifloui' à la l'ainillci ilu donaliMir: ci' (|iii cul lieu 
en vci'lii (I lin airci du (Idiiscil d'I^lat''^'. 

!.a Icanslalinn de la l)il)Ii()tlici[iii' iiinnici|ialc dans la maison ilcs chanoines de 
Saiiit-liOuis lui précédée el suivie de deux évéïieiuenls l'ejjrellahli''^. La \illi'a\;iil 
|)(n'dn deux ans auparavant son premier l)i])!iotliécaire-hislorio<|;iaplH'. \r sa\aiil 
et modeste Honamy, membre de rAcadéniic des inscriptions el édilcnr du .Idhi- 
iial dp Verdun depuis 17^9; iJonaniy était décédé à lliôlel l.ainoi;;iioii le N juil- 
let 1 770, à Yi\(ro, de soixante et (|uiuze ans. Privé des conseils de cet érudil, 1" \d- 
miiiistralioii iniiiiicipale eiil la mauvaise pensée de vendre les jetons et médailles 
(|a"elle possédait, |)our payer les frais auxquels avait donné lieu le déplacenicnl 
de sa l)ihliotliè(|ue. Il ne l'aiil peiit-clre pas charj^jer de ce mélail la mi'inoiie 
d'Ameillioii; mais nous le voyons, à peine installé dans ses fonctions de sous- 
l)il)liotliécaire-survivancier, présider ;\ cette vente, qu'il ne |)araît pas avoir dés- 
approuvée, et préluder ainsi aux actes de vandalisme qu'il a plus tiird accomplis 
ou laissé acc()nq)lir el (proii lui ajustement reprochés''*. 

Les considérants de la délibération prise à ce sujei [)ar le Bureau de la \ille 
sont peu dijjnes d'une grande administration. La Michodière , alors Prévôl des 
Marchands, expose (|U(\ a la translation de la bihliollièipic de la Ville de riiôlel de 
ffLamoignon au prieuré royal de Saint-Louis, et son établiss<'m<'nt en ce dernier 
ff endroit, ayant occasionné des frais assés considérables pour fpiil ne lut pas dési- 
cr rable de li-ouver dans la chose même les moyens d"y subvenir, sans les faiie 
rcsuporter au domaine de la Ville, qui n'est déjà que trop surchargée: qu'ainsx le 
rr Bureau avoit estimé que les médailles et jetions de ladite bibliolhcipie, n'élaiit 
rpoint d'un grand mérite et d'une grande utilité à ladite l)ibliollir(|U(' ni pour 
tries sçavans, pouvoient être vendus, et eu employer, en partie, le prix à l'acquif- 
rlemcnt des dépenses de celte translation, etc. '''n 

La collection comprenait soixanie-iiuit médailles, médaillons et pièces diverses 
en oi-, (piatre cent soixante-huit en argent et deux cent cinquante-six en bronze, 
plus six cent cimpiante-li'ois jetons en argent. C'était quelque chose pour le 
temps: aussi les amateurs furent-ils nombreux, tant [)our Tensemble de la collec- 

''' \()iv Les Anr. Hilil. de Piiris. l. 11, j>. ^7.'). rrposili ei pssent iiceret transferri . vel conimodandi 

''' Dans son commentaire iniitulé De rébus ad r jfratià , vel faciliùs commoiliùsve legenili et stii- 

eitm pertinentibus (Ainslenlam, 1718, p. Sq-j), le rdendi, vel ob aliani qiialemciinique causam.ri 

savant prélat avait écrit CCS mots: (t^ecdividi, nec '' Voyez Inlroduclioii à l'Histoire ijènérale de 

rrcnm alià commisceri et confundi; neu lil)ros ex eâ Paris, Précédents liistoriques . p. 198. 

fMlcltactos pciniulari, iieve extra iocuni in qno re- ' Appendice X\. 



10 LA l'HIvMlKliK HIlU.IOTIlEOl l> 

lion (jiic poiii- (•(■l'taiiies pièces i-nres, (elles (jiie le Lysiiiia(iiie (Por el le Pompée 
(l'ai'<;eiil. Le plus ollraiit élail cun sieur Pierre- Anclicr-ToLieseii Duby '", n qui 
lui déclaré acquéreiii' îles médailles au prix de trciiiq mille cin([ cent cin([uaute- 
ffciiKi livres dix-sept sols ([ualre deiiicu's*'- . t Les bronzes et les jetons de cuivre 
lurent adjiijjés à lahlié de Tersan -'', au prix de trente sols la livre poui- les 
l)roiizes et di\-liuil sols pour les jetons, ce qui produisit une miséi'able somme 
de (jualre-vin;;l-onze livres dix-neuf sols (^'. 

Tandis ([ue le Bureau de la Ville, à rencontre de TEdilité moderne, vendait 
ses collections à des amateurs, la bibliotbècpie ])roprement dite allait s'enrichis- 
saiil de jour en jour, fjràce à la munilicence de certains membres de TEclievinage 
.■I de quelques bibli(q)liiles éclairés. On cite parmi eux le Prévôt des Marchands 
Louis le Peletier de Mortefontaine'^', ([ui possédait, dans son liôtel de la rue de 
"\azaretli, une magnifique collection de tableaux, et tint à honneur de l'éparer le 
dommage causé à la lubliolhèque par son ])rédécesseur. Il y a tout lieu de sup- 
poser que, à l'exemple de Moriau, divers Échevins et Ofiîciers municipaux, en sor- 
tant de charge, donnèrent ou léguèrent à la Ville tout ou partie de leurs livres. 
On ne peut, en efl'et, expliquer l'accroissement rapide de la bibliothèque muni- 
cipale (|ue par de nombreux actes de munificence privée, puisque la Ville se 
déclarait, par l'organe du Prévôt La Michodière, hors d'état de subvenir à de 
simples dépenses d'installation"''. 

Mais le ])rinci])al bienfaiteur de la liibliothèque hit l'abbé de Livry ''', évêque 
In partibns de Callinique, en possession de plusieurs riches bénéfices, qui lui per- 
mettaient de satisfaire ses goûts de biblioj)hile, et probablement l'un des habi- 
tués de la bibliothèque de la Ville. Ameilhon, dont il était l'ami, sut (disons-le à 



.') Pionx'-Aiiclier-Tobicsrii Diiby , aixht'ologue, 
iiiiiiiisiiiiilc (;l interpiùlc du roi, néon 1721 . dans 
le canton di? Soleurc. i'aisait partie d'un rég^inienl 
suisse an service de la France, et eut la cuisse eni- 
porte'e à la lialaille do Fontenoy. Admis à lllôlel 
des Invalides, il se livra aux lettres, à l'érudition 
et à l'étude des langues. 11 a laissé deux grands 
ouvrages de numismati(juo. 

'■■ Appendice X\. 

'' (Ihai'les-Philippe (iarupion de Tersan, anli- 
ipiaire français, commença do bonne beure uni' 
collection d'antiques et de médailles qui devint la 
|)lus considérable el la plus belle do Paris. Il l'avait 
installée à l'Abbaye-aux-IJois , où elli; occupait |»lu- 
siijLU's salles. Dans sa vieillesse, il l'ut obligé, ])oiu' 
.se créer des ressources, de veudiv beaucoiqt dOb- 
jels de liant prix. L'abbé de Tersan est mort en 
i8i(), à l'âge de MIÎ ans, ne laissant giu':re (jue 



des uKiloriaiix pour un vaste recueil sur les Aris el 
iiKilcrs des anciens. 

"' Appendice XX. 

'''' Louis Ijo Pelelier, clievalier, marquisdeMoul- 
Miéliaud, soigneur de Morlofontaine el autres lieux, 
(iiuseiller d'Etal, etc., l'ut Prévôt des Marchands 
de 1784 à 1788, et signala son administration par 
d'importants travaux de voirie. Il eutpoursuccesseur 
l'infortuné Jacques de t^lesselles. 

'*' La collection des alr\nnachs royaux renferme 
des détails intéressants sur l'organisation et l'ac- 
croissement de la bibliothèque de la Ville; on n'y 
Irouvc lualbeureusement aucun renseignement sur 
les noms des donateurs. 

"' Nicolas de la Pinte de Livry, chanoine de 
l'ordre de Prémontré el docteur en théologie, fut 
nommé, on 1757, évoque de Callinique m ;)ftr«îiws 
l'I coadjuloiu- do Mâcou , après avoir adhéré à la 



LA PREMIÈRE BIBLIOTHEQUE DE E HÔTEL DE VILLE DE PARIS 




fhnfoar L Taaur 

"'ï\}jt de Pans ItavauxKis 



hnp Auj^ Bn.a Paris 



•L'abbé de la Pmte de Ljvry 

né en 1715 mort en 1795 
Dernier iienfaitevr de la BMothéq^ae de l'Hôtel-de -ViHe 



i)K i.iioTKi. Di; \ii,i.i. i)i; i'\i;is. 



17 



sa loiianrn' , on Idiil an miimiis à sa docliai'jjL') iiiellrc a jitolil crllc liaison, en 
ohiciiaiil , |)oiir le (li|i/>l doiil il avail la jjai'de, des li\ics cl de iiornliifuiscs 
soiiiiiics d'arjM'til. ( lie ((('hlKTahoii du liiiicaii (\i' la \ illr . en dair du i" {)'•- 
vrier 17^7^ "'oiistalc (|Mc la lHl)li(illM'(|iii' iiinriicijiali' dait rcdmaldc à r/'v^ciiic 
de CalliiiiiiiK' rdiiii lrùs-j;iaiid iioriibro d Oiivrajjos précieux , n cl (|iic. m dcimci- 
'•lien, ce |>iidal \ciioil encore de remcllic an liildiothi'caii'c une somme de m\ 
rccnis livres poiii' (Mi'c employée à rac(|uisilion des li\res (|ni puniidicnl (;nrieliir 
r la colleclioii de la ltil)liolliè(pie dans la ])arlie de lliistoire natiii-c|le " . -^ (le colc 
présenlail, en eilel, (picl(|iies lacniies, et, sous rin(lneiic(! de l'esprit scieulili(pie 
(|n"avait éveillé la pnhiicaliou de \ EnnjclopéiUc . la ltildiolliè(|ue s'ell'oi'cait de les 
eonihler. 

La plupart des volumes ([iii (ml appartenu a IV^xi^pie de (iallinicpn- poriciil sa 
mar([nc sur les plats : 




Dans 1 intérieur se voit une estampilie al)S(dnnienl ^endd;dile a la marque 
Irappée, et an bas de lai|nelle un lit ces mois : 

t:\ IJIlItlS HEVEH. D. L). DE Llllti , El'LSUJl'l (:AI.LI.\IŒ.\.SIS. 



Iiiiilc I luiieiiitiis. l'niii'Mi I iiniiée siiivuiitfi de \ uU- 
iiiiyi" r()\ai(' ilr Siiinle-Golnmi)e-lez-Sens. il habilail 
alleiiialiveiiiciil Paris ot Sons. G est dans colle der- 
iiièi'p \illi' (iii'il s'('lait relin' en 1787. et il y vivait 
obscui'i'iiii'iil do|iiiis la siipiircssion di's bénéfices 
('(■(■l('-;iastii|iii's. Ii)isi|iii' le i'ai'diii:d di' l,(imi'iii(> (le 



lîrii'iliit', arcli('\ô(]iip de Scn.--. el I aii-|ii'M'i|iii' de 
Trajannpolis. neveu de ce prélat, lurent décrétés 
d arrestation {ijcflt). Il rennt alors tons ses titres 
("rciésiasti(|nes au district de Sens, et ninurnl nri 
an après, ii Tâge de 80 nus. 
'"' .'appendice Wll. 

3 



18 ].\ Plil'MII'l'.E BinLlOTIlEOUE 

Ut'connaissaiil di; loiiles ces librralilés, le Bureau crut devoii', sur les remou- 
Irancos du [trocurciir (\[) Pioi et de la Viilo, adresser une letlre de reuiercîuieuts 
à révè(|ue de (Iallini(jue cl- lui olTrir une bourse de jetons, ])r(5seut analo<T;ue à 
ceux ([ue recevaient les membres de l'Echevinajje'". 

L"al)bé de Livry, (jui élait alors retiré à Sens, se montra fort touclié de la dé- 
niarclii' l't des procédés de Messieurs de la Ville. Dans sa l'éponse, que nous 
reproduisons aux Appendices, il raj)pelle cpiil avait mis sa pro|)re bibliothèque à 
la dis]H)sition de M. Lefebvre de Caumartin, alors Prévôt des Marcliands, et que, 
depuis trois ans, il fournissait à sou ami Ameillion les moyens d'aclieter de nou- 
veaux livres'-'. Il \ a tout lieu de ci'oirc que ces acquisitions se faisaient au pi'ofU 
de la Aille, ou, du moins, qu'elle ne tardait pas à en bénéficier. 

La bibliothèque municipale était alors arrivée à son plus baut point de pros- 
])éiilé. Elle comptait de vin;;t à Ireiile mille volumes provenant des fonds Moriau , 
Cxuiamy, Tauxier, de Eivry, aujjmenlés d'un certain nombre d'ouvrages écbappcs 
à la vente de la maison professe des Jésuites. Ces fonds juxtaposés s'étaient com- 
plétés d'eux-mêmes, et les lacunes qu'ils pouvaient présenter encore avaient été 
«■ondilées successiv(>uient par des donations et des acquisitions intelligentes. L'ad- 
ministration du Prévôt Le Peletier, mieux inspirée que celle de La Michodière, 
se montrait très-soucieuse de la splendeur de sa bibliothèque, et elle ne craignait 
pas de soumettre à l'approbation royale, par l'intermédiaire du baron de Breteuil , 
alors ministre de la maison du Hoi et de la Ville de Paris, les mesures qu'elle 
jugeait les plus propres à l'accroissement de son riche dépôt'''. 

Etablie dans un quartier cf vaste, isolé pour ainsi dire et éloigné de tout secours 
ftpour le j)rogrès des sciences et des lettres, n ainsi que l'avaient très-judicieuse- 
ment fait observer Moriau et l'évèque de Callinique, la bibliothèque de la Ville 
était ouverte aux lecteurs deux fois par semaine seulement, les mercredis et sa- 
medis, de trois à six beures en été et de deux à quatre en biver; ce qui était une 
publicité assez large pour l'époque. Les écrits du temps nous apprennent qu'elle 
('■tait très-fréquentée'**. Les vacances étaient d'un peu plus de deux mois : elles 
commençaient le 7 se])tendjre et se terminaient le 1 1 novembre. Un savant sué- 
dois. nounn(': Lidéu, (pu la visita peu d'années avaid. la Pié\()lution et qui lui 
assigne un des jjremiers rangs parmi les bibliothèques de Paris, constate (ju'elle 
possédait déjà vingt-quatre mille iiu[)rimés et deux mille manusci'its, parmi lesquels 
s(! distinguait les huit vohnnes in-folio de la BibUolheca Colbeiiina. On y remai- 
uait, en outre, dit Lidén, beaucoup de lettres manuscrites des rois de France 
puis Henri IV. (l'était, sans doute, la corres|)ondance originale des Souverains 
avec les Prévôts des Marchands'^'. 

-'' A|)|)fii(lice Wll. (*' Tlii(Si-y, Guide doi Amatcum, etc. l. I, ji. Giia 

' Il^'il. ('' Le ivi/i( ilii v(iv;ij;e tnw I,i(l(_'n lll, en l'^rance 



( 

(K 



.Ol'sqilr 



ni: i;ii(Vri;i, dk \ im.k nr, l'Aitis. lo 

i.orsqiir 1.1 lîi'voliilidii ('cliilii, l;i l)iMi(illir(|iir (le la \ illi' ili' P.nis rlail dans 
les iiicillciin's ciHidilioiis , iioii-sciilnm'iil |)i)iii' rlrȔ inaiiilomit! coiiiiin' pioprirli- 
(le la (loiiiiiiiiiic. mais (Micon! pour recevoir lie iiolahlos accroissiMiicnls, par suite 
(le la sii|)|)rcssi(iii de luidcs les (•oiiiiiiiiiiîMités r(;lijji(!iis(!s. [.a Maii'ic de Paris, alors 
l()iil(V|)inssaidc, iiavail (ju'à choisir parmi les monceaux de livres qni s'accunin- 
laicnl dans les dépôts lilléraires. Les i'rères Ameillion, devenns, j;rAce à lYdcclioii 
populaire''*, hibliolliécaii'e et sons-hibliolliécairtî de l.i (loinniiiiii' , l'Iairnl. ((iinmi' 
le remai(|uai( ré\è(pie dt! (jallinique, d'excidleiiK l)il)lio[)liiles, el ils avaienl, on 
oulr(!, donné assez de preuves de civisme |)our se l'aire adju{;ei' les parties de 
l3il)liolliè(|ues nioiiaslicpies dont ils connaissaient la valeur. Des circonstances aussi 
favorables ne lurent cependant point mises à pi'olit. 

A [>artir de 17^9, les deux l'rèies paraissent surloid préoccupés de maintenir 
et d'amélioi'er leur position, el ils déploient, pour \ parvenir, tout le zélé qu exi- 
geaient les circonstances. Au moment de la <;iaiidc popularité de lîaillv. le Conseil 
de la (lommiine ayant décidé fr(pH' les ouvrages de M. le Maire seroienl jdacés 
ttdans Tendroit le plus apparent de la bib]i()lliè([ue, avec cette inscription : (fAivres 
:^du premier maire de Paris, -n Ameilbon aîné multiplie les démarches pour que 
cette mesure reçoive immédiatement son exécution : il écrit lettres sur lettres au 
sieur Célérier, lieutenant de Maire au déparlement des travaux publics, presse 
le peinfi'e Baillv, choisi sans doute pour cette besojjne par raison d homonymie, 
el peut enfin, en janvier 1790, oll'rir aux veux des rares lecleuis ([ui fréquen- 
taient alois la bibliollièipu», non-seulement les (euvres. mais encoi'e crie buste 
ffde M. le Maiie, sur piédestal orné d une corniche el iiiise, peint en maiitre de 
ft trois natures, sçavoii'de poi'phyre, jjranit vert et bleu tnrcpiin, jjlacé à six couches 
rr de vernis, le socle portant sur sa face, en lettres d'or, avec des ondjres,ce qui 

rrsuit : OEuVRES DE M. BaU-LV, PREMIEH MAIUK DE LA \ ILLE DE PaRIS''"'." 

Un si louable empressement devait obtenir sa récompense. Aussi, I Assemblée 
nationale ayant décrété a que la Muiùcipalité aurait un bildiothécaire. ([ue le trai- 
cf tenient de ce bibliothécaire serait fixé, de la même manière que celui du Maire 
cret autres Ofliciers municipaux, par la (lommuue rasscnddée dans ses ipiaranle- 
cr huit sections, et que, de plus, ce fouclinnuaiic serait élu à la majorité absolue 



psI conservé;! la l)ii)liotiii'(iue de l'UiiiversiU! (l"t!p- 
sal. On y trouve des tlélails l'ort intéressants, tant 
sur les cottections puliliijues et |)nvées dans tes- 
(|tielli's le savant voyageur eut accès que sur les 
collèges , les sciences el les beaux-arts à l\u'is , dans 
la seconde moitié du xviii" siècle. M. A. (lelTrov a 
donné une analyse suljslantielle de ce travail dans 
les Archives des misxioii.'i sciciitifriiiex rt lilleniires 
(V volume, 8' el tf cahier). 



''' Dans un ra|iport du 1 1 mai 1791. écrit de 
sa main, Ameillion déclare qu il tra vu naître la 
T bibliothèque 71, qu'il a été depuis longtemps |)ré- 
|)()sé h sa garde et (jue ril a été nommé de nou- 
er veau et constitutionnellemcnt par le conseil géné- 
ttral de la Municipalité" au poste de bibliothécaire. 
(\oyez Appendice WIV.) 

'*' Mémoire du s' Bailly. peintre. (Archives du 
départenienl de la Seine.) 

i. 



20 l.\ l'HEMlKRE BIBLIOTHEQUE 

«des siillVages \nu- le Conseil général de la Commune''', n Ameillion fut élu rrcons- 
r liUilioiinellemenln le -iCi oclobre 1790, et ses honoraires, fixés sous l'ancien ré- 
jjinic (Tiiltord à mille livres, puis à (juatorze cents, et enfin à deux mille quatre, 
l'iirenl portés à trois mille, avec jouissance d'un logement dans la maison Saint- 
Louis-la-Culture'-'. Son frère, dont le traitement n'avait jamais dépassé quatorze 
cents livres, fui appointé à dix-huit cents, et le personnel fut complété par la 
uoMiin;ilii)ii (I un rraide de bibliothèque n à douze cents livres, ainsi queduii 
gai'çoii (le hildiothèque à huit cents'-'". 

Désoi mais rassuré sur sa situation personnelle et en bons termes avec les ad- 
ininistralcurs de la Counuune, Aineilhon put songer aux intérêts du dépôt litté- 
raire qui lui était confié. Les Archives du département de la Seine contiennent un 
certain nombre de lettres et de rapports signés de lui et se rattachant soit à des 
questions de réparations, soit à des demandes d'argent'*'. On regrette de trouver 
dans cette série un rapport daté de l'an n, où le flatteur de Bailly se fait le ser- 
\ilenr des .Tacobius. où llionimc de lettres conseille la dégradation et la destruc- 
tion des monuments: mais, ainsi que nous l'avons fait remanpier dans Ylntroduc- 
tion à llfiatoire f>étiévale fie Paris, Ameilhon, ancien homme d'église passé à la 
llévolulion. crut devoii', jjar peur ou par calcul, sacrifier aux dieux de l'époque, 
cl trouva ainsi le moyen de faire son clieinin. là où tant d'autres rencontrèreni 
des ])ierres d'achoppement'^'. 



'') A|)|)endice XXIV. 

■) Ihld. 

''' On coinpieinl (|iii\ diuis eo 111^1110 rapporl du 
1 I mai 1791. AiiicillKiii ait rrii ilrvitir stijjiiialisiM- 
•rl'i'spi-it d'(?conomio (|ui s'ëlait saisi tnut h con|) de 
fr l'ancien corps municipal, (juelqiie temps avant la 
-llévolulion.' Par délil)éralion du () mars 1787 
(voir Appendice XXIII), le Bureau de la Ville avait 
décid(''. en ell'et , rrcpie le luhliotliécaire ne pouridil 
rr point excéder en achat de livres la somme de 
ce douze cents livres; que même sur cette somme il 
- seroit pris aimuellemenl trois cents livres pour faire 
Tinventaire des livres composant la bibliothèque. ^^ 
(Archives nationales, K <J97.) Mais Ameilhon 
ne tarda pas à trouver que le nouveau régime était 
entaché du même vice. Dans une de ses lettres , datée 
du 7 novemlire suivant, on lit ce passage sigiiili- 
catif: tLh Municipalité est si loH à létroit. (pi elle 
fesl obligée de me refuser inipiloyablemenl une 
rrsomme assés peu considé'rable que je lui demande 
ir pour une acquisition de première nécessité qu'exige 
cria bibliothèque.'- (Archives de la Seine.) 

'' Ln de ces rapports motiva de la part de Buillv, 
cpii ne craignait pas de descendre dans les |)lns 



petits détails de l'administration nuniicipale, une 
lettre pressante aux administrateurs des travaux 
|)ublics de la Commune. En leur communi([uant la 
lettre d'Ameilhon. le maire de Paris ajoutait : ccJe 
"VOUS prie, Messieurs, de vouloir bien prendre les 
rr arrangements les plus prompts pour faire travail- 
"lei' à ces réparations, qui sont urgentes. Peut-être, 
-rcomme la bibliothèque est dans un bâtiment na- 
rlional, jugerez- vous h piopos de vous entendre 
■cavec .VIM. des biens nationaux; peut-être aussi 
"aurez- vous besoin de l'autorisation du Directoire. 
".Si vous la jugez nécessaire, je vous ])rie de m'en- 
"voyer mi devis estimatif des dépenses, et je le 
lierai passer au Directoire, en lui demandant son 
"autorisation. Le maire de Paris, 




(Archives du département de la Seine.) 

■''' Voici le texte du document dont il s'agit : 

ce Maison de Saint-Louis-la-Culture. 

ce Sur le perron en haut de l'escalier qui conduit 



DR i;ilnTi;i, |)K VIIJ.K DK l'AlilS. 21 

C'est peiulaiil radmiiiislnilioii de l'xiiliy iiiic lui Iniili'i' rallairtî (l(;s papiors il.- 
la Baslillo, riiiic des jihis iiiiporlaiilos (]iii aient été roiifii-es au Ijiltliollit-cairf ili' 
la Coiiiinuiie. Un sitMir l'oiiirot, liijiaire, ayant obl(MUi, on mai 171JO, l'autorisalion 
do rcclioirlioi- au dôpùl de Saitil-Louis-la-Cullurc plusieurs éditions saisies autre- 
fois (liez lui pai- la clianibi-o syndicale des libraires de Paris, puis déposées à la 
Bastille, d'où elles avaient été extraites après le 1^1 juillet 1789, eut occasion de 
constater qu'un {çrand nombre d'imprimés el de ni;iuuscrits, de même provenance, 
pourrissaient dans les locaux liumidos où ou les avait entassés. Il ollrit à la Com- 
mune, qui accepta, de faire le triajje de ces papiers sous la surveillance d'Amoil- 
hon, avec le concours de quelques employés, et il consacra pi-ès de deux années 
à cette boso<jne'''. Le Corps municipal se fit rendre compte du liavad, oi'donna 
de livrer au feu les ouvrages obscènes et fit remettre au bibliotliécairo de la 
Commune tttous les autres livres, soit reliés, soit brocbés, soit en ienilles, |)ru- 
pvcuanl de la Bastille, avec les inventaires et catalogues (|iii mit été dressés;^ 
en outre il le déclara ff garant et responsable do tous ces livres, pièces et papiers, 
(cde la même manière qu'il l'est de tous les objets précédemment confiés à sa 
r garde '-'. y. 

De telles précautions semblaient devoir prémunir contre toute éventualité un 
dépôt de cette inqiortance; mais la Commune était besoigneusc; les commissaires 
Oudard et Agier, qu'elle avait cliargés, concurremment avec Ameilbon, de suivre 
cette aflaire, lui avaient proposé de faire argent de li\i'es et de manuscrits ([u iU 
considéraient comme sans valeur'^'. Après un ajournement prononcé le 91 fé- 
vrier 1791, lo Corps munici|)al dut se rendre à cet avis, sans doute pour rentrer 
dans ses déboursés. C'est ainsi qu'un grand nombre (U documiMits du plus liant 



''à la iHbliothôqiift de la Coinnuiiifi, it y a une peiii- 
rrture à fresque, représentant l'apotliéose de saint 
r Louis. Le manteau royal du saint est parsemé 
crde fleurs de lys. Dans un oval peint en camayeu, 
rron voit Louis XIV passant le collier de l'ordre de 
rrSaiDt-Louis au roi d'un nouveau chevalier, avec 
"Cette léfjende: IkUjiiosa mUituv ijaUiciv décora. .4u 
tfniènie endroit est appliqué sur le mur un jjrand 
«tableau peint par Halle, représentant le Corps de 
"■Ville qui reçoit le rameau d'olivier, qui lui est 
rapporté du ciel, à l'occasion de la paix de lytja. 
"Le Génie de la France, qui ligure dans ce tableau . 
(test armé d'un bouclier couvert de fleurs de lys. 
ff I^es Echevins y sont parcs de leurs croix de l'ordre 
ffde Sainl-Micbel. La lanterne de l'escalier est en- 
Ttourée d'une couronne en cuivre ou en tôle, et 
ffattacbée à la branche de fer qui la lient suspen- 
ffdue par une fleur de lys. Je crois (ju'il est d'au- 
fftiuit plus essentiel de faire disparaître ces signes 



ttde la royauté, qu'ils [leuvent être aperçus de 
"tous ceux qui fréquentent la bibliothèque de la 
"Gonuuune, et que la circonstance même du local 
^oîi ces signes se trouvent ne manquerait pas d'ang- 
rrmenter le scandale. Signé: 



^fnalf} 



?aa 






\ 



/ 



''' .\ppendicc \\V. 
'*) Ibid. 
" Ibid. 



2--> I. V l'itKMiKiu-; bibliotiikouf: 

iiitiTi'l, mal (l(''l('ii(liis ])ai' foliii (|iii on avait la ;;ai(le, liiieiiL perdus [>our la 
Franco. Il en exislo onoore (jiiel(|uos-uns à la bibliothèque de l'Arsenal; mais la 
plupart ont passé en lUissie; on en conserve nolaninient un fonds assez considé- 
rable à la bililiollièque de rErniita<;e, près PéLersbourg. 

Cependant, les livres provenant des communautés et corporations supprimées 
s'entassaient dans les dépôts littéraires, et, par un heureux hasard, la maison de 
Saint-Louis-la-Culture avait été choisie pour abiiter une partie de ces précieuses 
épaves. Ameilhon, qui avait là sa résidence et ses fonctions, avec la garde provi- 
soire de ce dépôt, en attendant la foimation dos grandes bibliothèc]ues publiques, 
no songea que tardivement à mettre cette situation à profit; on ne trouve, en 
oll'et, qu'un seul rapport adressé par lui au citoyen Ministre de l'intérieur, le 
1 Ix vendémiaire an v, pour demander l'autorisation de faiio un choix dans ce (jui 
restait encore: cr Citoyen, dit-il, je suis le seul de tous les bibliothécaires qui 
f-nait pas la faculté d'aller dans les dépôts littéraires pour y choisir des livres. Si 
-vous tardez plus longtemps de ni'accorder lautorisation ([ui m'est nécessaire, je 
■ne trouverai plus que dos épluchures.n rr La bibliolliècpie de la Commune, 
rcajoute-t-il, est assez utile au jjublic ])0ur qu'on la fasse jouir du même privilège 
a que les autres''', n 

Le Ministre répondit, le i y vendémiaire suivant, dans un sens favorable au 
désir qu'on lui exprimait; mais les tenqjs étaient bien changés. La Commune, 
qui depuis plusieurs années songeait fort peu à sa bibliothèque, réduisait ses 
bibliothécaires à la portion congrue et sujq)riniait tout fonds pour achat de 
livi'es'-', dut encourager médiocrement les recherches d'Aineilhon; celui-ci, dont 
1 habileté n'était pas le moindre mérite, ne tarda pas à s'apercevoir que l'avenir 
ctnitailleurs, et songea tout naturellement à se pourvoir. Les grandes bibliothèques 
publiques, alors on voie de formation, offraient justement un nouveau débou- 
ché aux rares bibliophiles cpii avaient pu garder le culte des livres et échapper à 
la tourmente révolutionnaiio. D'aulro part, Ameilhon sentait que ie terrain allait 
manquer sous ses pas : l'Institut, de création récente, n'avait pas de livres, et, 
craignant sans doute de ne plus trouver, lui aussi, que des crépluchuresii dans les 
dé|)ôts littéraires, il avait demandé, sans plus de façon, que la bibliothèque dite 
(le la ]ilk lui lût accordée. 

Ce singulier arrangeinont fut l'objet d'une assez longue négociation. Par un 
arrêté du i"' messidor an v, le Directoire avait mis la bibliothèque de l'Arsenal à 

"' Inlrodiict. ù I'IIikI. /fcii. de Paris, p. igG. tniclion publique, pour demander la nomination 

'•' Les Arcliivcs iialionaies (F 17, i2o3)con- dune commission etiarn(5e de constater les acliats 

tiennent une lettre du 28 ventôse an ni. adressée de livres iju'il dit avoir faits de ses deniers, et 

par le citoyen Aiiieillion à la (iomniission de Tins- pnui' olitenir le remboursement de ces avances. 



\)E I.'IIOTKL DK \\\AA-: 1)K l'AlllS. T.', 

la (lisposilion de lliislilut. Des iiillu(.'nc<'s di\t'rs(;s, les ircliiiiialioiis d AiiirilInMi 
pcul-oli'c, qui aspiiail ù (Hrc iiominr conservalciir de celle l)il)li()lliè(|iie, déleriiii- 
iièi'Ciit le Gouvci'iicnienl à revenir sur celle décision. Un second anrlé du 5 |)lii- 
viôse déclara |)ul)li(|iii' la lMl»liolliè(|iic de l'Arsenal'", cl un Iroisiènie arirlé- du 
27 ventôse de la niènie année mil rr la |jil)liulliè(|ue dite ili; la Commune à la dispo- 
trsilion de llnstitul nalidiial des sciences et arts, en exéciitinn des lois du ^! lnii- 
trniaiie el du if) jjerniinal an iv. " Le piélexle invoqui'- pai' le Directoire élail 
bien d(> criouruir à rinsliliit n;ilional les moyens d(! reni])lir son im[)(u[anl(! dés- 
ir linalion pi mais la raison probable de celle spoliation était le désii- d'abaisser la 
Commune, (!n baine de ses excès, et de la frapper dans tout ce ([ui avait pu con- 
tribuer autrefois à sa splendeur. Ce motif n'est sans doute ni avouable m a\iMié: 
mais on le devine dans le sin^julicr dispositif (jui lernnne le (b'crel du Direcloire : 
trLe présent arrêté ne sera point imprimé, n Ne sendile-l-il pas (pu; le Directoire 
exécutif, lionleux de l'acte qu'il accomplissait, ait voulu le caidiei' au public''^*? 

Ainsi la Uévolution, (|ui. dans ses prenn'ei's jours d'eiilliousiasme. avait porté 
à la tète du gouvernement municipal un littérateur et un savant, ne se contenta 
point de briser le buste, de lacérer les ouvrages et de faire tond)er la tète de cet 
écrivain égaré dans la vie politi([ue; elle confisqua le dépôt que Hailly considérai! 
comme l'un des plus précieux trésors de son administration, et laissa la \ ille 
appauvrie, dépeuplée, sans un sou dans sa caisse ])our paver et éclairer les rues, 
sans un livre dans sa bibliolliè(|ue pour arraclier les citovens aux émotions mal- 
saines de la place publitpie. Nous voilà bien loin des brillantes espérances de 178(1. 

Il était réservé au Gouvernement consulaire de i(''parer toutes ces ruines. 

En présence de l'arrêté qui lui relirait, s'il est permis d'employer cette image, 
le commandement de son navire, Ameillion fil bonne contenance et insista poui- 
rester à son bord jusqu'au dernier moment. Celle attitude, fort digne en appa- 
rence, n'était peut-être pas absolument désintéressée : Ameilbon, bibliopbile ier- 
vent sans doute, mais amateur de bons emplois, cumulait, avec sa place de 
bibliolliécaire de la Commune, les fonctions de conservateur du dépôt Louis-la- 
Culture, de commissaire-inspecteur des autres dépôts, de membre de la Connnis- 
sion des monuments, et il lui en coûlail beaucoup, malgré son âge avancé, de 
renoncer aux avantages qu'il relirait de tous ces titres. Le 0.9. fructidor an v. le 
Ministre de l'intérieur lui écrivait : 

tr Lorsque je vous écrivis. Citoyen, pour vous faire part de la décision que j avais 
cr prise du dédoublement des places littéraires, dont la cumulalion est contraire 
ffà l'intérêt des lettres et au bon ordre de l'administration, je vous invitais, par un 
«P. S. écrit de ma main, à me répondre le plus tôt possible. Je n'ai cependant reçu 

'"' Procès-verbaux des séances du Direcloire, "' Appendice XXVI et Iittroduct. à l'Uist. jjén. 

|). ilio. de Paris , p. 196. 



ri 



■2'i LA PRE Ml EUE ItlltLIOTHEolE 

crde vous aucune r(''[)onse. Ji' présume que vous êtes disposé à exéouler celle lue- 
(Tsure; jai fixé, en conséquence, la fin de la présente année pour le teriae où 
crvous voudrez bien remettre les clés du dépôt Louis-la-Culture et du logement 
rrcpie vous y occupez au successeur (pii vous sera donné; votre appartement à la 
rr hihliolhèque de l'Arsenal sera prêt à la même époque. Vous voudrez bien me 

révfin'r du joui' où les transports de l'intérieur seront nécessaires à votre démé- 
nagement; les ordres seront donnés en conséquence ('Ir 

Malgré ce congé en règle, Ameilbon s'obstinait à ne point ({uitter la maison de 
Saint-Louis qu'il babitait depuis 178a, et où son frère alla le rejoindre plus 
tard'-'. Van Tbol et Palissot, qu'on lui avait donnés pour successeurs, insistaient 
près de Ginguené, directeur général de l'Instruction publique, pour prendre pos- 
session de leur emploi; de son côté, l'ancien conservateur, dépossédé tout à la 
lois de sa bibliothèque et de son dépôt, répondait à toutes ces instances par une 
lettre digne, fière, pleine d'amertume, que nous reproduisons aux Appendices 
et dont nous extrayons les passages suivants : 

En ce qui concerne le dépôt Louis-la-Cullure, ce J'abandonne, disait-il, les 
fr a])pointements attachés à la place de conservateur à celui qui est si empressé de 
r? profiter, comme ont déjà fait tant d'autres avant lui, du fruit de mes sueurs; 
r niais je demande comme une grâce spéciale qu'on me permette de sortir de 
rr])lace en homme d'honneui', (|ui ne sait pas se jouer avec sa responsabilité et ne 
rc veut pas s'exposer, pour l'avenir, à des recherches fâcheuses, n 

Relativement à la bibliothèque de la Commune, cr L'institut, disait Ameilbon. 
ffla fait transporter en ce moment au Louvre. Or ce dépôt ne peut sortir de nos 
romains pour passer dans celles du nouveau dépositaire, sans que les formes pres- 
sentes par toutes les règles du devoir et de riionnêteté ne soient observées de 
rc jjart et d'antre. ii 

11 terminait en récriminant, avec un sentiment de dignité blessée, contre 1 aj)- 
plication (ju'on lui faisait personnellement dune mesure prétendue légale : rr Cesl 
ffcet instant où je donne de nouvelles preuves de mon zèle, qu'on choisit pour 
« m'abreuver d'amertumes, pour me priver, comme un proscrit, du bénéfice d'une 
ffloi dont on laisse jouir tranquillement d'autres qui sont précisément dans le 
rrniême cas que moi, et qui, sous la protection de cette môme loi, possèdent une 
r fortune littéraire quadi'uj)le et quintuple de la mienne. C'est celte distinction qui 
r-me paraît injurieuse. Elle me serait moins insupportable, si elle ne venait pas 
ff de la part d'hommes avec lesquels je partage l'honneur d'être membre du plus 
tr célèbre Institut (|ui existe dans la république des lettres (^'. :i 

'■' Archives nationales, F la. i2o.3. (Voir Ap- trouvait alors l'entrée principale de lu maison 

pendice XXVI.) Saint-ljOiiis-la-Giilture, et son frère ëlait encore 

''' Selon rAlmanacli royal de 178.3, Ameilhon à l'hôtel Lamoignon. 

aîniS demeurait rue des Prêtres-Saint-Paul, où se ''' Ap[iendice \X\ I. 



m: i.iiMïr.i, ni; \ ii.i.r. dk I'ai'.is. '>'> 

Va' |)(''iiil)l(' (lilliTcinl ciilrr lioiiiiiH's (lu iiirinc hoid. doiil li'^ uii^ iHaiciil roslrs 
dans les lettres, tandis (jue les autres joiiaieiil iiii lole politique, ne pouvait se 
terminer (pie [)ar le départ d'Anieillion et l'expropriation de la (lotiniinric F. es 
deux frères s'installèrent donc à la l)il)liotliè(pic de l'Arsenal, a\ee un titre et un 
traitement convenables, et ils y terniinèient paisiijienient leur lonjjue carrière'". 

Quant à la bibliothèque de la Mlle, l'Institut, mis légalement en possession 
de ce riche dépôt, s'empressa de In l'aire transporter au Louvre, où il tenait ses 
séances; et, convaincu que le contenant devait suivre le conlrmi, il doinui l'ordre 
à son bibliothécaire Lassus de faire enlever r non-seulement les livres, mais encore 
tries corps de bibliothèque, les boiseries, armoires, portes grillées, etc. n C'est 
alors qu'intervint .^icoleau, ancien membre et président du Directoire exécutif du 
département de Paris, devenu, à la suite dune longue incarcération, simple bi- 
idiothécaire de la troisième École centrale. Grâce à ses représentations, appuyées 
par l'architecte Molinos, inspecteur général des biltimeiits civils du Département, 
rinstilnt dut se conlentci' des livres et des manuscrits. Le mobilier de la biblio- 
thèqui' ne fut pas déplacé, et, après avoii- servi à l'Ecole centrale, dont I installa- 
tion eut lieu peu de temps après dans les bâtiments des ci-devant Jésuites, il ne 
tarda pointa faire retour à la Ville'-'. 

Nous ne suivrons point de la rue Saint-Antoine au Louvre, et du Louvre au 
palais Mazarin, les livres de Moriau, de Bonamy, de Tauxier et de l'évèque de 
Callinique'^'. Cependant il nous faut constater le dernier acte de dépossession (ju ils 
eurent à subir. Indépendamment des marques de leurs anciens propriétaiies, (jue 
nous avons reproduites dans le cours de cette notice, ils avaient reçu, à l'inté- 
rieur. 1 une des deux estampilles suivantes : 



, >K>*/V^ 





"►vvvW' 



'' Aiupillion aîné mourui à l'aris le aS no- 
vembro i S 1 1 . tiisent les biographes. Son frère, qui 
partag-ea constaniiiient sa lionne et sa mauvaise 
Ibrtune, ne lui survécut que qiialre ans; il était 
plus jeune de vingt ans environ. 

« Appendice \\\1I. 

''' Quelques rares volumes ayant a])partenu à 
Moriau avaient échappé à la razzia opérée par le 
citoyen Lassus, bibliothécaire de l'Institut. La bi- 
bliothèque moderne de la Ville de Paris possédait, 
entre autres éditions rares et précieuses, un char- 



mant Aulu-(Jelle des El2e\iis, de formai iii-i!S. et 
relié en veau noir, à nerfs, dans le style de l'époque. 
Ce petit volume donnait la meilleure idée du gdùl 
qui avait présiilé à la composition de la bibliotlieqiie 
de Moriau. La bibliotlièque de Bonamy, dont nous 
publions lecatalogue par extraits, et celle de Tauxier. 
étaient moins riches : elles com|)renaient surtout des 
livres d'érudition. Quant aux nombreux dons de 
l'évèque de Callinique, ils consistaient surtout en 
ouvrages de sciences; c'est ce qui leur valut sans 
doute les préférences du bibliothécaire de l'Inslilul. 



20 LA PHEMIÈUE nir.LIOTIlEQ IIE 

Sur l(î plat, (les volumes, ou s'était, daus rorijjiue, couteiité de Taire IVapper eu 
Icllii's d'or lii simple iiisci'ipli(tii (|U(^ voici : 



BIBLIOTHEQUE 



D E LA VILLE 



r> E PARIS 



Plus lard, ou aj)pli(jua sur les livres de grand format l'une des deux jjelles 
mar(pi(ïs armoriées dont la Ville faisait antérieurement usage pour les ouvrages 
auxquels elle souscrivait ou ([u'elle faisait exécuter à ses frais. Conçue dans le 
plus pui- slvie Louis XV, la grande marque décore, notamment, la reliure du plan 




lil «le Tuir.ol. 



m: I. iioTKL m; \ ii.i.i: I)K I'aiiis. 



l'IiiliM on Iruinc sur le dus de (|iiclmirs xoliiincs, riilic cluiiiiir ncil. iirn- |if- 
lilc rii;n(|ii(' assc/ liiicinciil jrravi^'O et coiifiic dans le iikmik' sl\|c i|iii' la {{raiidc 




L'IiKsliliil III' supprima point reslanipillc municipale": il on lil lrapj)er deux doiil 
voici l'emprcinto : 





Puis, à mesure que les cliaiigeinenls de gouvernemciil iiinciifiunl di-s inodi- 
lirations (kins les sceaux el cachets, de nouvelles estampilles vinicnt i-cmplaccr 
celles doni on avait fait usa{To précédemment. On trouve anjoui'friini. sur les livres 
de rancieiinc Ijibliollièipie de la \ille. les timbres de l'Empire, de la liestaura- 
tion, du Gouvernement de Juillet, et même celui dont l'Institut se sert aujourd'hui. 

11 serait hors de propos, dans une notice exclusivement ((insacrée à 1 histoire 
de la première bibliothèque municipale, d'exposer comment la \ ille spoliée par- 
vint à reconstituer un second dépôt littéraire, plus nond)reu\ et siiilmil |)lus spé- 
cial que celui dont l'Institut s'était emparé. Cependant (|uel(|ues mots à ce sujet 
formeront naturellement l'épilogue de notre travail. 

Nicoleau, littérateur et professeur de mérite, sauvé de lécliafaud jiar le ij ther- 
midor, mais malade et ruiné par suite d'une longue détention, venait d'acceptei- 
II' modeste emploi de bibliothécaire de la troisième Ecole (■ciilialc. I.inicien pré- 
sident du Directoire exécutif du départeniciil [irit à cœur ses liumhles fonctions; 
il s'empressa de faire un choix pai'ini les livres restant encore dans les dépôts lit- 
téraires; mais il ne lioiiva pins ni traités de science, ni ouvrages de littérature 
et d'histoire; les conservateurs des grandes bibliothèques avaient tout enlevé. Les 
fonds qu'on avait le plus négligés appartenaient surtout à la théologie, à 1 histoire 
ecclésiastique et aux grandes collections béiié(hctines. iXicoleau prit ce ([u il trouva 
et composa ainsi un noyau que des acqui.sitions successives vinrent gro.ssir. 



28 l.A l'HEMlÈP.E BIBLIOTHEQUE 

.\('ul ;iim(''o.s so passèrciil ainsi; la Villo n'avait plus de bibliothèque, cl iNico- 
Icau. eu s'elloi-çaut (rcuiicliii' celle dont il avait la garde, ne se doutait pas qu'il 
travaillai! à réparer rini([uilé du Directoire. Pauvre, mais d'un désintéressement 
aniiqiie, il se relusa constamment, malgré les instances des professeurs de l'Ecole, 
à preudi'e sa part des émoluments communs; un maigre traitement payé par le 
Miiiislère de l'intérieur était sa seule ressource. Désabusé de tout, il ne vivait 
|)lu.s <pie pour ses livres. 

Le S pluviôse an xi (aç) janvier i8o3), un arrêté du Gouvernement consulaire 
ordonna que les bibliothèques centrales seraient mises à la disposition des muni- 
cipalités, (|tii nommeraient et rétribueraient les conservateurs. Le dépôt confié à 
Nicoleau était le plus important : on l'augmenta des ouvrages appartenant aux 
deux autres Ecoles, et la Ville se trouva dès lors en possession d'une nouvelle 
bibliothèque. Un arrêté du premier Préfet de la Seine, en date du 7 vendémiaire 
an xui, consacra cette nouvelle fondation'''. 

La création des lycées, (pii coïncida avec la suppression des Ecoles centrales, 
ne permettait pas de maintenir la bibliothèque dans la ci-devant maison de Sainl- 
Louis-la-Gullure, affectée au service de l'instruction pul)lique; elle fut donc trans- 
férée dans l'ancien hôtel des Vivres, situé rue Saint-Antoine, n" 387, et apparte- 
nant à une dame veuve Laponce'^'. Dans cet immeuble, qui était loué à la Ville 
moyennant une somme totale de treize cents francs (^', elle demeura juscpTaux 
premières aimées de la Restauration, époque à laquelle le comte de Chabrol lit 
disposer, pour la recevoii', les frsalles Saint-Jean, ii c'est-à-dire les bâtiments 
dépendant de l'ancienne église de ce nom. Transportée provisoirement au quai 
d'Austerlitz'*' pendant l'exécution des travaux d'agrandissement de l'Hôtel de Ville 
(1835-18^7), elle fut de nouveau et définitivement installée dans les nouvelles 
constructions élevées sur l'emplacement de l'église Saint-.Iean-en-Grève et de 
l'hôpital du Saint-Espiil. 

()uanl à Nicoleau, dont le souvenir est intimement lié à cette œuvre de répa- 
i-alion, il fut confii'uié dans ses fonctions par le Préfet de la Seine, qui le tenait 
en grande estime, et consacra ses dernières années à enrichir la nouvelle biblio- 
thècpu' nuinici])ale. Les Archives du département de la Seine possédaient de nom- 
iireiises pièces constatant le zèle empressé avec lequel il provoquait les dons des 
particuliers, encourageait la Ville à faire des acquisitions et vaquait lui-même aux 
soins nial(''iiels des transports de livres, pour économiser d'autant sur le fonds 

'■' Appondicft XWII. '"' Ea maison où eut lieu celte inslallalioii 

'^' C'est la maison qui porli'aiijdinirhiii 11' ir 1 10 provisoire a disparu pour faire place aux nou- 

el fait face à la rue Malhcr. veaux Ijâtiments de la gare d"0rlëans; elle portait 

'"' Le bail original était conservé aux Arcliives le n° .'i.5, et servait de lieu de détention aux con- 

(ki d('()artcment de la Seine. damnés disciplinaires de la garde nationale. 



itK i;ii()Ti;i. i)K \ ii.Lh; dk i-aims. -jd 

(•(Misacrt- ;iu\ Jiclials. Iwiiicicii pi'rsKlciil ilii Du rcloiii' i'\i''ciilil se <'()iilriiliiil i| nti 
lojjOllii'iil (11' liois [)iùr(!S dans los conihles ilr la inaismi La|Miiic(', et vivail roitiMii- 
un sajjc il un liailcuicui ili'iiclil couiruis''. Il uiouiiit l'U i S i (j cl cul jniiir siic- 
ccsscui' l'icri'C-iNicolas lldllc, ami cl coiiiiiali iule i\r l'Vocliol. 

Depuis 1 acte (li; spolialioii du ■>- vculùsc au v. j;ràcc à la uiuiiiricoiict! cclairct; 
des Picl'cls de la Soine cl du (lorps municipal, la l)il)liollic(|ue de la Ville sVd- 
l'oice de répan'i' sos perles. A cùlé des vieux fonds de Sainl-L()iMS-la-(iullui(' cl 
des Kcoles ccidrales sont venues se {jr'ouper successivement de «{randcs colleelions 
scientirn[ues, liistori(|ues et littéraires, qui embrassent à peu près tout lenscmhle 
dus connaissances humaines. Les niouojjrapliies des villes de IVance v soni nom- 
breuses, el I Insloii'c de Paris, ainsi tpie la biblio<{ra|)liie parisicniu-. \ esl lai;;c- 
meiit rcprésentiM!. Ij'injjénieux distique de IJouamy poiinail (loue, plus ju^lcmenl 
(pie jamais, èlrc inscrit aujoui'dliui sur les portes dn di'pùl municipal : 

(lor|ioris iiiuiicnsi iluiii \i('linn cl {'oiiiiiiodii curai, 
Hic ,uiiMii< (iocliis tlri)s (|ii(i(pii' [)iiii(lil opes'-'. 

''' Voir (Appendice WVII) iiiif iioto simple cl avec la réalité des itlioses. nous les avons inaiiite- 

toiichanle écrite de sa main, et dans iaipieile il d('- nues, autant pour nianjuer la date de ce travail 

crit philosoj)liii|iienicnt sa Chartreuse. (pie pour exprimer noire leime espoir dans la re- 

'■'* Ces lignes étaient l'crites et imprimées, lors- constitution prochaine de. la fr librairie-' municipale, 

(pi'iin désastre inouï dans notre histoire est venu l'nissc la troisième l)il)liolh('([nc parisiiMUie. dont la 

aniiantir la seconde bibliotliijipie de la Ville de Paris. rorniation a rencontré tant de sympathies, Aire plus 

liien qu'elles conirasteni pénihienieni aujonririiui heureuse ijiie ses deux devancière.s ! 



\i>im:m)I(:i:s. 



DKLlHlinATl()^ l'Ol H L KT AIJLISSRMK>T D'UM;: lUIJLIOTHliQUK, 
DU LEGS FAIT P\I! M. MOHIAU, 

IMIOCUKEUII ET AVOCAT Di: «OY KT Ui: LA MLLE, HONOIUIRK. 

(Archives nationales, II i<S(5(j, fol. •'.3, r".) 
■j septembre 1 7O1). 

(V jour, Nous l'nivôl des Marcliaiuls et j^'lnnins de la \ die, a^■■l'lld)l••s au lîiireau de la \ dli- , 
avec le prorureur du iloy el de la Vill(!, pour les alVaircs d'ieelle, ayani (•onsi(l(!ré (jiie l'eu \n- 
loine Moriau, décédé le 20 mai 17^)9, procureur el avocal du iioy el de la Ville, lioiioraire, 
avilit, par' la sin<[ulière considération qu'il avoit pour la Vili(!, Iiîjfiié à ladite Ville |)ai' son les- 
lauient des 1 1 et 1/1 niav audit an 17-^9, dont copie est jointe à la niinule diss présentes , sa 
l)il)liollièipi(\ inanu,scrits, recueil de |)ièces fu|jilives tant inipi inn'es ijui' manuscrites, de loutes 
les caries, estampes, dessins exécutés à la main, des médaillers et médailles ipii y .sont renfer- 
mées ou éparses dans quel(jues tiroirs d(>s bureaux des cabinets, le tout satis aucune exception 
ni n^serve, son désir ayant toujours élécjuil y eût en l'Hôtel de Ville de Paris une l)iblio(liè([ue 
publique, comme il y en a une eu l'Hôtel de Ville de Lyon, et ayant léjfué de plus à ladite Ville 
tous les jetton.s qu'il avoit rassemblés et qui formoient partie du médailler, el en outre tous les 
deniers comptants qui se trouveroienl luv appartenir au jour de son décès, comme aussy toutes 
les sommes qui pourroient luy être dues par la Ville [)our honoraires jusiju'au jour de sa dé- 
mission par luy donnée i(! 27 décembre 1768, son intention ayant (Ué par là de nicllri' la \ ille 
en état d'accélérer rétablissement de ladite bibliothèque publiipic; et dans la vue de suivre les 
intentions dudit feu sieur Moriau, et lui donner pour la Ville uni; marcjue de notre reconnois- 
sauce. Nous aurions accepté ledit le|fS,dont Nous auroil été lait délivrance par acie j)assé 
devant Bellanger elsou confrère, notaires au CJiàtelet de Paris, le 29 juill.'t diu'uier '''; en con- 
séquence aurions cru ne pouvoir mii!ux faire quant à jirésent, ne se trouvant pas un vaisseau 
à rilôtel de Ville propre à fornuir ladite bibliolhèqui' pul)lique, (jue de renouveler le bail de 

''' Celle délivrance avait eu lieu, en cll'et, à la r rentes, pesant ensemble liois marcs (|uatre onces 

date indiquée, entre les mains de M° Jean-Uap- w quatre gros, et neuf cent quatre-vin{[t-neuf jet- 

listc-Julien Taithout, gredier en ciief de l'Hôtel irions aussy d'argent, au coin de la Ville, pesant 

de Ville, lequel avait également reçu de M' Mac- ironsenible quaranle-deux marcs. :i (Archives na- 

chand, notaire, comme faisant partie du même tionales, K, cartons io5o-io5i. 
legs, rrceni un jetions d'argent des payeurs de 



3-2 L\ IMÎEMIKRR r.nîLlOïllKorE 

riiôtx'l ck' Laiiioi|jiioii, iipimrlriiaiil à M. le Chancelier, dans lc(|U('l ledit l'en sienr Miirian faisoil 
sa résidence et e^l df'cédé, ce qni a élé exécuté; et Nous serions d'autant plus portés à renou- 
veler ledit bail, tjue la bibliothèque se Irouvoit toute placée et en état d'être utile plus tôt au 
|uiltlic; ipiil ne s'a<;issoil plus à présent que de l'onner ce! établissement dans ledit hôtel de 
Lauioii'non, jnsipi'à ce «[u'il [)ùt être fait par la suite dans rinli'rienr des bâtiments de l'Hôtel 
de Ville; (pi'il paroissoit d'abord essentiel d'y établir un bibliothécaire dont les talents Nous 
seroient connus, pour vivre dans ladite bibliothèque, l'aire le choix des éditions nouvelles, 
v(nidre les anciennes (•dili(ms, suivant (|ue ledit sieur Moriau y a consenly jiar sondit testament. 
ronq>léler ladile bibliotliè({ne suivant les ordres (jui lui seront donnés par le Bureau, ouvrir 
ladite bibliothè(pie au public les jours qui seront par Nous ordonnés, et avoir par Nous la 
(diar^re et la garde de tout ce qui y est renl'ermé; qu'il paroissoit avant tout de la dernière con- 
séquence (piil lût lait, |iar celny (pii sera choisi par Nous pour remplir ladite place de biblio- 
thécaire, un recueil «[l'iiéral de tous lesdits livres et du temps de leurs éditions, de tous les 
dessins, estampes, médailles, jetions et de toutes les autres pièces renfermées dans les cabinets, 
lequel recueil jiar Nous reconnu sera déposé au greffe de ladite Ville; qu'il paroissoit encore 
nécessaire de iiver une habitation au biidiotbécaire dans ledit hôtel, ainsi qu'à celuy qui seroil 
sous ses ordres, tant pour le travail journalier à ladile bibliothèque (pie pour le service du pu- 
blic, et d'avoir pour la garde et la sûreté dudil hôtel un [)ortier ou suisse, qui seroit chargé en 
même temps du nelloyement et balayage nécessaires, tant dans ledit hôtel que dans toutes les 
pièces concernant ladile bibliothèque; que, quelque envie (jue Nous ayons de satisfaire le 
public par l'ouverture de cette bibliothèque, il ne Nous paroissoit pas possible de l'exposer au 
public (pi'au i" avril de l'année 17G2, tant à cause de la confection du recueil général de tout 
ce qui y est renfermé, (pie des autres dispositions essentielles pour ([u'ello puisse être exposée 
an public; (pi'il senddoil qu(^ Nous ne pouvions faire choix, pour rcnqdir la place de bibliothé- 
caire, plus agréable, et dont Nous puissions avoir plus de satisfaction, ([U(^ de la personne du 
sieur Bonamy, pensionnaire de l'Académie royale des belles-lettres, qui a déjà été nommé par 
Nous précédemment à la place d'historiographe de la Ville, et qui, par son travail assidu et ses 
lumières, a ramassé beaucou|i de matériaux utiles à la Ville, et dont il doit faire une collection; 
qu'il Nous paroissoit également de l'intérêt de la Ville, dans le service de ladite bibliothèque, 
de faire choix, pour la place de sous-bibliothécaire, de la personne du sieur Mulatlier, qui, du 
vivant dudit feu sieur Moriau, avoil le soin et la suite de ladile bibliothèque; qu'avec le secours 
et la connoissance de ces deux personnes. Nous ne pourrions manquer de commencer avec 
satisfaction cet établissement; qu'il Nous paroissoit nécessaire que tant le bibliothécaire que le 
sous-bibliothécaire ayent une commission de Nous, prêtent serment en nos mains, et qu'ils 
axent des appointements tels (jue Nous les jugerons les plus convenables, et en même temps 
une connoissance de leurs devoirs et fonctions; ([u'il devoit en être usé de même à l'égard du 
portier ou suisse dudit hôtel, dont les fonctions et les devoirs seront la sûreté et la propreté 
tant de ladite bibliothèque (pu' de l'hôtel; surquoy, la matière mise en délibération, et oiiy 
sur ce le procureur du Roy et de la Ville à ce consentant. Nous avons arrêté et délibéré, arrê- 
l(uis et délibérons |)ar ces présentes : 

AllTICLE PREMIER. 

(jue la iiibliolli('(|ue et autres effets y renfermés, qui a été léguée à la Ville par ledit feu 
sieur Moriau, décédé procureur du lioy et de la Ville, honoraire, demeurera établie dans l'hô- 
lel de Lamoignon, rue Pavée, pendant le temps et espace de neuf années, qui ont commencé 
le 1" juillet de la présente année, suivant le bail qui en a été passé entre M. le Chancelier et 
Nous, le , et plus de lem[)s ou ailleurs, s'il [ilaisoit à M. le Chancelier de rentrer 



i)K i;ii()Ti;i, ni; \ ii.i.r. dk I'AIîIs. :'.3 

dans soiidil liôlrl. jnMiiiM rc (|iril >c Innnc :i lllùli'l i\'- \ \\\i- un lii'ii |im|irc pour rcl ô|;il)li — 
scnicul. 

A HT. Q. 

Que pour la [farde de la l)ilili(illi('(|ii(', la siiilc, pdiir la n'iidri' plus (•(Hiipicllc, cliangcr les 
(■dilions, il .scia coinuiis pour hibliollircairi' la pcrsoMui- di' l'ii'rn.'-Mcolas l5ouaiii\ , pcrisioii- 
riaiic de rAcadéinic loyale des belles-leltres el liisloii()j;rapiie de la \ ille. 

Art. :}. 

Que ledit hiblioliiécairo sera lemi de faire l'iiiveidain; ;;éii('ral el par iiialièrcs, le plus lui 
(|u"il sera possilili', de lous les livi'os, carloii';. iiiaiiusrrils, dessins, nit'dailles, jetions et autres 
{"énéralienien! (pie!coiii|U(!S, renfermés dans Lidile l)iijliolliè(pie, lerpnd sera sijpié de lii\ el par 
Nous reconnu, pour èlre ensuite di'posé au grell'e de la \illi'; et sera iourni un doulde dudil 
iineiilaire audit liililiollK'caiie. 

A HT. 'i. 

Oue ledit liililiolliéeaire sera lo<;é audit iiolel, alliu de veiller sans cesse à sa conservation 
el à son enlretieu, et sur la conduite du sousbihliotliécaire et de ceux (pii ponrroienl èlre 
commis en sous-ordre; et exécutera au surplus tous les ordi'es rpii luy seront donnés par le 
lîureau, et les devoirs alla(diés à la commission ipii lui sera donnée ])ar le Bureau; il luy sera 
lait des appointements par ladil(; comniis--ion, et il prêtera sermeul en nos mains. 

AliT. î). 

Que le sous LiLliolliécaire sera cliar{;é, sous les ordres du liiMiolliécaire, du soin de la l)i- 
Idiotlièque el de lous les objets qui la concerneni, de proposer audit bibliothécaire ses obser- 
vations sur le changement d'éditions, acliapl di' livres nouveaux pour compléter ladite biblio- 
lliè(pie, manuscrits ou autres, lesquels clia!i[;emeiils, ventes ou ailiapis. lesdits bibliothécaire el 
sous-bibliotliécain! ne ponrronl l'aire (lu'eii verlu d'une délibération du IJureau, dont sera donné 
un double audil bibliothécaire pour sa décharge, et de se concerter en tout avec ledit .sons- 
bibliothécaire pour les intérêts de la Ville el le biiui dudil l'Iablissemi'iil. 

A HT. 0. 

(}ue la commission de sous-bibliothécaire sera douné(! à .leau-lîaplisle Mulallier. lequel sera 
tenu de prêter le sermeiil eu nos mains, el jouira des appoiiilemenls ([ui luy seront accordés 
par ladite coninii.ssion, el sera tenu de se conformer aux devoirs qui luy seronl prescrits par 
icelle. el jouira en outre d'un logemenl audil hôtel, ijui lui sera par \ous fixi'. 

A HT. 7. 

Oue la bibliolbèque commencera à être ouverte au public au 1" avril de l'année 171)2 ; el 
avons lixé les jours où elle sera publique aux meicredy et saniedy de chaque semaine, à moins 
que ces jours ne lombcnl sur des jours de fêle, auquel cas elle restera fermée. 

Art. s. 

Qu'il sera, eu outre , (•lalilv audil liôlel un portier ou suisse pour veiller tant sur la sûreté 
desdits ellels de la liiMiolhè(|ue (pie pour la sûreté et netteté de fhôtel, auquel |i(ulier ou suisse 
sera assigné un logemeul. el sera tenu de faire et exécuter ponctuellement lous les devoirs qui 



3i LA l'ISKMIHRE RI iîl.lOT IIF.O ME 

liiV seront indiqués par la coniinission (|iii liiy sora (loimi'c l'I prrlcra sermoiil i)ar dcvaiil Nous, 

et sera de même ])()ui-vm à ses j;a|fes par ladille r(uuniissKm. 

Fait et arrêté au lîureau de la Ville, ledit jour ■:>. septembre i 7G0. 

Sjouc ; (i.\.\ii:s, CiioMKL, IÎoyer , Le Blocteiiî, 

UaRLU et Joi.LlVKT. 



DKVOIRS DU SOIS-BIBLIOTIIKCMIIR DK I, \ VILLK. EN CONSÉoUI'NCE DE L.V DÉL1BÉî1\T10N DU BUREAU 
DU •>. SEPTEMBRE lyGu ET DE LV COMMISSION DU l I DUDIT MOIS. 

(Ai'cllivos nalionrdes, H iSGi), loi. 28.) 

Le sous-l)ibliotli(''cairi' aidera cl fera lout re cpii est uéeessaire pour uictire eu étal la liihlio- 
tlièque el faire uii iuvenlaire ;;éMi'i'al el raisouné, el parmalière, de tous les livres, cartons, 
repistres et manuscrits, pièces l'ujjilives, médailles, jellons, (■;dlecli(uis et autres taisant pailie 
de ladite bililiotliè pie 



(.Suiwjiil ilrs |iic>.iri|iliiins do ilrlail rcl;ilives au soi'vicp ilr lii Bililiullii-qnc.) 

l'ait au Bureau de la \ilie, le 1 1 si'jilenibre 17G0. 

Siiiné : Camus, Ciiojiel, Boykr, Lk Bi.octklii, 

DaRLU et JoLLIVET. 

II. 
BAIL DL LHOSTKL DE LAMOIGNOiN, POUR :? , G OU 9 ANNÉES, 

A COMMENCKli DU 1"' JL'ILLKT 1700, MOYENNANT 6000 «. 

(Archives du (léparteiiieiii de lii Seine.) 

;") ol () mais 1 7(10. 

I'\ii DEVANT LES cossEiLLEiis du lîoj , notaires au Cliàtelet de l'aris, soussiffués, 

Fut présent très liant et très puissant seigneur monseigneur Guillaume de Lamoignon, che- 
valier, Clianc(dii'r de France, demcuraul à Paris, place de Louis-le-Graud , à l'hôtel du (Chance- 
lier de France, paroisse Sainl-Boch. 

Lequel a donné à loyer, du premier juillet prochain pour trois, six ou neuf anni'es, au choix 
respectif de mondit seigneur le Chancelier, et ses sieurs preneurs ci a|)rès nommés, en s"avertis- 
sant pai' l'crit six mois avant rexpiration des trois ou six juciuières années, et promet pendant 
ledit temps faire jouir 

Me.ssieurs les Prévost des .Marchands et Eche\ins de rilôtel de cette Ville, actuels et leui-s suc 
ces.seurs esd. places, ce acceptans, preneurs aud. titre pour ladite ville pendant led. lenqis pour 
\P' .leau-Bapliste-Elie Camus de Pmitcarré, chevalier, seigneur de Viarme, Seugy, Beloy el 
autres lieux; Pierre-Julien Darlu, conseiller du Boy, (]uartinier; Jean André, écuyer, avocat au 



Dr, l/IIÙTKI, l)K VIf.I.K 1)1" I'\IilS. 3:. 

l'iirlcincnl , (•(iiiscillcr du lioj en I Ihilrl ili' \ illc; l'iciic le lîloclciir, ;iv()r;il au Purloiiicnl, fou- 
^-('ill('|■ (lu Uoy l'I (le la \ill('; cl Louis- Drins (.lionicl, ('(•uv(!i', avocal au l'arlcnifnl , coiiscillcr 
(lu l!(iY, nolairc à l'aii-., l'clicvins de celle ville, lous asseinltUîz au bureau (ricelle à ce |)r('S(;ul. 

|)e la Idialih' de I liiilil iiKiiid. seijjueiic le ( !li,iiice|iei s{'i-. en i-el(r' \d|e. nie l'av(M,', paroisse 
(le Saiiil-I'aiil , coin, jaidiu el d('|)eiidaiiccs dud. Ii(")l(d, uiu>v (|u il a|i|)aiiieiil à iiiond. seiifiicur, 
cl couiuie il diiil l'Ire reudu parla successiou dAuloirn! Moriau, ('ciixci', coiiscilh'r du itdV.sori 
proniicur cl avecal de la \ dic, aiul. jour preuiicrjuillel piocliain , (|ue liiiisseiil les neuf autit'es du 
bail (JUi lui eu a cle la il par un nul. M'ieiieiir le ( ,liaiiielier. pai(le\aiil \l' Jeaii-Frani'oi-- .luui d.iiii , 
luii dcsdils noiaircs soussi|{n('s, cL son coidière, le ou/.u uiav mil se|)l cent ciui|uaute un, (d ce 
conrornu^incnl à iélal dud. Iiôlei, lait double eu ex(!culion dud. bail entre mond. seijjneiir le 
(diancelier el led. s' Aloiiau , le viu};! liait janvier mil sept cent cin(|uaule (piatre , la communi- 
caliou (liupiel ('lai a ('h' doniKÎo auxd. sieui's Préviit des Marcliauds el l'lclie\ins, ainsi (|u'ils 
l'ouï reconnu, el ont d(''(larL' avoir une ronnoissanr(! sullisaiile dud. b()t(d, de ses d(^peii(hinces 
et de l'état dans leipnd la location leur en est l'aile, pour n'avoir ])as besoin de (K'sijjnalion plus 
ani|)le, et en sont contents, 

Pour pai'eiix. esil. ipialiti's et leurs successeurs esd.|)laces, eu joiiii' peiidaiil led. temps. 

(le bail l'ait moyennant la somme de six mille livres d(! loy(!r |)Our et par cliacime dc'sd. trois, 
six ou neuf ann('es, que lesd. sieurs Pri-vost des Alarcliands el Kcbevins.s"obli;jent esd. (iualit(''s, 
el pour leurs successeurs esd. ])laces, de {jariiir et l'aire leiiii- ledit b(')tel {jarny de meubles 
|)Oursùrel(' diid. lover, r(Mili('leiiir (!l rendre en lin du pivseni bail eu bon ('lai de toutes menues 
léparations locatives, el conroi'm(?inent à r('lat (pii sera lait incessammeiil de la consistanc(! 
dudit ii(jtel, aux trais de la \'ille, en pr(îsence de M. le premier ('(bevin (!l de M. ic procunïur 
du Hoy, assisté du maître g(Miéral des bàlimenls de la \ille, souH'rir l'aire les {jrosses n-para- 
lions, s'il (Ml convii'iil. l'aire jiavcr la Inxe des pauvres el salisi'aiie à loules les i-liar[fes de ville el 
police dont les locataires sont ordinairement tenus. Seront lesd, sieurs l'révost des .Mari bands 
et K(dievins tenus et chargés de rentretien du jardin, ensemble des tuyaux et conduites qui 
ain('n(!nt de l'eau dans les réservoiis, fontaines, bassins el lieux dépendants dud. hôtel; et ne 
pouriout céder ni liansporler leur dmil au pic'>eiit bail i|ue du conseuleiiu'iit e\[)r(''s et |iar 
écrit de mond. seigneur le Chancelier, au(pi(d ils fourniroul la grosse des piésentes incessam- 
ment, et sera ledit In'del tenu clos et couvert selon l'usage. 

Mond. seigneur le Cbancidier renonce, tant pour luy ipie pour ses bériliers, en faveur desd. 
sieurs Prévost des Maicbaiids el [vdievins arliiels et futurs, à pouvoir occu[)er eu [lersonne led. 
b()l(d pendant le couis du présent bail. 

El |)Our l'exécution des pn-scntes, mond. seigneur le (Ibaiicelier a élu domicile en 1 b('iiel du 
Chancelier de France, et lesd. sieurs Prévost des Marchands et Kclievins e.sd. (]ualilés ont élu le 
leur au liureaii de la Ville, auxipiels lieux, promellaul, idiligeanis chacun en droit soy lesd. 
sieurs Prévost des Marchands et Kchevins esd. (|ualil('s reuon(;anl. Fait et passé à Paris, en la 
])résence,de l'avis el consentemcnl de M" Jacques Jérôme Jollivet, con.seiller du Hoy, procureur 
el avocat duRoy et de la Mlle, pour ce comparani, s(;avoir: à r(=gard de mondit seigneurie Chan- 
celier, eu l'bôlel où il deuieure li-devaiil di'signé, le limi mars, et à l'égard desd. sieurs Prévost 
des Marchands, Fchcvins et in-ocineur du lioy, au Bureau de la Ville. Le six dudit mois de 
mars, le tout de l'an mil sept cent soixante, avanl midi, el oui signé la minutie des présent(\s 
demeunîe audit .M" Jourdain, notaire. 

Sigm'' : JornoAiN et Baixce. 

Rei'u cent vingt livres pour le |)r('.sent bail, la minute, projet, grosse, la pré.seute expédition, 
voiage à \ersailles, conférences au Bureau delà \ ille. 



36 LA PHI'MIEHK r.ir.LlOTIIKQUE 

III. 

DEVIS ni;s ()LVH\r.ES Dii; seurureuii:, éimncleuie et peinture dimpression 

À FAIRE DK I.'OIIDIIE. ETC. 

POUR FEiniEIi LES DEVANTURES DES COliPS DE BIBLIOTHÈQUE 

DÉPE^DA^T DE LA BIBLIOTHEQUE DE LA VILLE, ETABLIE À L'IlÛTEL DE LAMOIGNON. 

( Arcllivi.'s (lu il('|i,-ii-li'iii('at dr l;i Seine.) 
17O1. 

l'ilEJIlÈREMENT. 

IJjiii.s le })ulil l'JibiiR'l cil ciiliant .^cionl louriiiL'S et posûes, au corps do la biblioliiùijiic d en 
bas, douze perles dont onze à deux venleaux et l'autre à un seul venteau, lesquels seront coni- 
|)os('s eliacun de deux iiiontans et deux traverses de l'er, étanipé demi-rond de sept lignes 
aver un lilel de trois ligues. Un desd. iiiontaiis p(U'lera pivot pai- le bas et par le liant un tourillon, 
une traverse au milieu aussi de l'er étanipé demi rond, portant double lilet. Le tout sera assem- 
blé solidement, riv(; et blancbi convenablemenl. Le lilet des traverser et inontans sera percé au 
l'orel de li-oiis, de pouce en pouce, pouranèler le lil d'nrcbal. Sera aussi l'ournie et mise en place 
une bourdonuière et une crapandine pour les tourillons et [livots de cliacnn desd. venteaux, 
iequels seront entaillés dans le bois cl arrêtés à [toiiite ou à vis, ainsi qu'il sera nécessaire. 



Seront l'ournies el mises en place, pour fermer lesd. portes, douze serrures à demi-tour, 
les(pielles seront contoniiiées selon le dessein. Li»s gâches seront de même forme et le tout blan- 
chi et arrêté avec vis ou rivures. A chacun des dornians sera fourni et posé un crochet avec son 
piton, \is ou lacel , disjiosé |)our l'In^ bMiiii' par le recouvrement de la serrure. 



La partie de bibliolbèqu(( au-dessus sera aussi fermée pour la sûreté des livres ; pourcjuoi 
seront laites et fournies qualorze pareilles portes, dont trois à un venteau de même forme et 
façon ([ue celles ci-dessus, dont les bourdonnières et crapaudines seront doubles aux endroits 
où il sera convenable. 

i. 

Seront fournies et posées quatorze serrures, [fâches et crochets, pareilles à celles des châssis 
au-dessons et fermant avec les mêmes clefs. Seront fournies six clefs pareilles pour ouvrir toutes 
lesd. serrures. 

5. 

fous les châssis des deux corps de bibliothèque, dans la première pièce, seront garnis de fit de 
fer à mailles (!<■ dix lignes, et cet ouvrage sera fait de concert avec h- serrurier chargé de percer 
an foret les trous qui seront nécessaires. 



6. 

fous l(^s châssis des deux coips de l)ibliolhè(]ue dans le première pièce seront peints en cou- 



i)K i;ii(Vri;N nr, vii.i.i: dk imiiis. 37 

leur d'or à liiiilc l'i ilrnx cinicln's, .liiisi (|iic li' lil ili- Irr, sciriiri'> l'I ;;àili<s iluiil elles seront 
ijiiriiics. 

7- 
Dniis l.'i (li'ii\iriii(' [lièic di-slliK-' |i()iii li' |)iil)iic, les corjjs île l)il)lioliièi[iie du l)iis seroiil jjaiiiis 
de dix |iiii-lies de clins^is niivijiiilesà deux \eiite.iux, de pareil l'er, iiKisuicclcoiislriiflioti (|iie reiix 
(•i-(ie\;ilil e\|ili(|ii('s. 

8. 

l'our ]es(l. [iiirlcs, s(!ntiil founiios el posées en place dix serruros, aver leurs ([.îclies ,1 cro- 
cliets, en tout puroillos ù cidles qui sont préccdemnioiil c'\pli(iuées. 

'J. 

La partie siipérieun^ des ])ii)li()llir(pies dans lad. soconde pièce sei-i (f.irnie de dix pareilles 
portes à doux vcnteaux. 

1 o. 

Lesd. châssis seront ^faruis de dix serrures, leurs jjàches et crocliels, pareilles en tout aux 
précddentes. 

1 1. 

Tous les châssis, tant du lias ijue du haut, dans la seconde pièce de la hihliothèipie, seront 
paiTilhMiient garnisdeiil de 1er l'oruianl des mailles de dix li<îucs, lequel ouvrajfe si-ra aussi lait 
d(! concert avec le serrurier. 

il. 

Sera l'aile la peinture à huile, à deux couches, en couleur d'or, de tous les châssis, serrures, 
leurs gâches el fil d(^ i'ei- dont ils seront jjarnis. 

RÉCAPlTt LATION. 

Serrurerie 2,oG8ft 1 i' (V' 

Kpinj[lerie 37'! 

Peinture 62 2 8 

Total 2,io5" 0' S"* 

Présenté le 2IÎ mai i-ji'n. 
Déposé le 27 mai 1 7(11. 

IV. 

COMMISSION DE BIBLIOTHÉCAIRE DE LV VILLE DÉLIVRÉE \ IV \ P.oWAn 

(Archives nationales, série H, liasse n' ujtJi.) 
1 1 septembre i ylio. 

A tous ceux (pii ces présentes lettres verront, Jeau-Baptiste-Élie Camus de P(uilcarré, che- 
valier, seigneur de Viarnie, .Scugy, iîeloy et autres lieux, conseiller d'État, Prévost des Marchands. 
et les Échevins de la Ville de Paris, salut. Sçavoir faisons (ju'en conséquence de noslre délibé- 
ration du deux .seplend)re mil sept cent soixante, et Nous duement informés des bonnes vie. 
mœurs, conversation, religion catholique, apostolique et romaine, sens, sullisance, capacité el 



38 I.A l'ISKMIKl!!' lill'.MOTlIKOLi K 

i'\|)(Mi(Mir(', jinociion nii scnii.o i\u l!ov, de l;i pcrsdiiiic tic l'icnr-Nicolas lîmiamy, pension nairc 
(le l"Acii<l(Mni(! rovaic des lii'lli's-lclltcs, liisldiioMiaplic delà Ville, ii'chii pour ces causes el 
aulres à ce Nous uiiiu\aiil, cl nui cl à ce couscnlaiil le jirnc iirciii' ilu lioy el de la \ille, avons 
noniMic cl ciniisi. noinnioiis el choisissons jiarces préscnles. iHi)li(illiécaire de celte ville, pour 
avoii-, lenir l'I e\<rcer lad. connnission lant qu'il plaira an iîureau, aux appointeinens de la 
sonnne de deux mille livres ]iar an. y compris les (piinze cculs livres demi il jouil |)nr la coni- 
missidii à lui donuée d'iiislnriooraplie de la \ille, par acic du liurcaii, du premier iiclid)re mil 
s<'|il ceul Irciilc (pialic, cl ce à comnicuccr du premii'r oclidu'e de la présente anne'e ; laquelle 
somnu' de deux mille livres (ra|i]Hiinlcniens lui sera pavée de Irois mois en trois mois, des de- 
niers de la lecelle de la \ille, sur les mandemens (|iii lui en seront délivrés à cet ellel, à la 
cliarj;<' pal' lui dVxécuter poucliu'lliinenl les l'onclions el devoirs à lui pi'escrits, joints à ces pré- 
sentes. Dmpu'l Pierre-Nicolas Honamv, [lonr ce [uéseni. Nous avons reçu le siMiuent de bien 
el lidideiiH.'id cvcrcer lad. commission et d'exécuter au surjilus tous les ordres (jui lui seront 
diUMU's par le Iîureau. El avcuis l'ail nu'tlre à ces présenles le scel de la Prévoslé des Marcliands. 
(!c l'iil l'ail el (hiuné au luireau de la \illc, le onze seplemlu-e mil se|)l cent soixante. 

Camus, Cuomf.i, , Dari.u, Le Bloctelh, 

lîOYEP, , JoLLlVET. 



V. 

ni]'\iisE i)i;s cLKFs \)E L\ iiii!iJ(»ï[iî:oLE ^:^Tnl• les mains de p. n. bonamy. 

(Archives iialiduales, rcjj. Il i.SCh), l'iil, .'î.j.) 
Du \rii(lrc(lv cinq ilt'comijro mil si'|it reni soixante. 

(le jour. Nous Prévost des Marchands et Kchevins de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 
de lad. \ i;ie, avec le procureur du Puiy el de la Ville, [ioim' les aflaires d'icelle, le procureurdu 
lioy et de la Ville Nous a remontré (|ue la délivrance du leys (pii a été l'ait à la Ville par deirunl 
Antoine Moriau, procureur el avocat (h; la Ville, honoraire, Nous ayant été faille, suivant (|u il 
résulte de l'acceplation que Nous en aviius l'aille, pai' acte pass(' devant M' Bellanger et son cou- 
frère, imiaires au (Ihàtelel de Paris, le vinjjt deux juillel dernier, la ck-rde la première porte 
des cahinels, et celle du cadenas de lad. porte de la bil>lioléqu(> du feu sieur Moriau, léjjuée à 
ladite Mlle, aiu'oit ét(' remise suivant led. acte au [[cellier de lad. \ ille par M' Marchand le j"', 
notaire aud. Chàlelel de Paiis, (pii en avoit été déjiosilaii'e ainsi (pie d'antres eflets désigm's dans 
led. acte; ijii il crnvdil que le lîiiii'aii penseruil (pie, les disposiliiiiis (jn'il avoit ordonnées pour 
les loj;emens des biblidU'ipiaire et soii>-liihliiilé(juaire élaiil achevé, il convenoil de remettre iesd. 
clefs es mains dud. biblioli'ijuaire el en décharger le ;;rellier de lad. Ville; sur quoy, la matière 
mise en di'libi'ialion , et (luv sur ce le procureur du Poiy el de la Mlle en ses conclusions, Nous 
a\ons ordonni' (pie, |)ar le j;rel'lier de lad. Mlle, le.-d. deux clefs de sa première porte et du 
cadenas de lad. porte de la bil)liol('(pii! delà Mlle .seront remi.ses au sieur Bonainy, bibliolé- 
quaire, lequel étant eniré au iîureau les a re('û et .s'en est chargé envers lad. Ville, et avons 
donné décharge aud. grellier desd. deux clefs, el a led. sieur Bonamy signé avec Nous et le pro- 
cureurdu lîov et (le la \ ille sur la miniile des pivseiiles. l'ail au Bureau de lad. Mlle, les joui- 
cl an (jue dessus. 

Sii'ué: CvMcs, Ciiomei-, Boyeiî, LeBloctelr, 
Darlu, Joi,i,ivi:t el Boxaviy. 



\)\: i.'iioTi'.F, i)K \ ii.i.i; i)i; i'\i!is. .'{i» 

\ I. 
i)i:\()ii:s 1)1 liiiii.ioTiiKCAir.i: di: i,\ mi.i.k. 

KN (;o\SKgiJKM;i; 
OK I.\ mÎMlililUTION 1)1 lîl lil.M 1)1 •> SKI-TliMIllil' I ~(')0 l,T DM I. \ COMMISSION DI I 1 DIDIT MOIS 

1)1' si;i'I'i:miii!i; i ylio. 
( Archivi'S iialioiiali's, 11. 1 1|() i . ) 

Lfi bibliollu'cairc de la Viilc IVia un iiivcnlaii'C! {fiMKÎral laisuiiin' cl par iiialii-rcs de Ions les 
livres, cartons, rcjpslres, manuscrits, pièces l'ujjitives, nicdailhîs, jclloiis, collcclions ol autres 
faisant partie do lad. l)il)iiollic(|ue, et ce le plus tnst que faire se [jourra, le(|uel inveiilaire sera 
sijjné de Iny et reconnn i)ar U'. Hnreau, et dont il sera chargé; en conséijuence, led. inventaire 
sera (léj)osé au urelle de la Ville, el il lui en sera d('li\n' un dmilde. 

Il jouira du io{feinenlàriiàlelde Lanioi{[non, silué, sçavoir, en montant par l'escalier principal , 
au second élajfe, et consislani en un antichambre, salb; de; conipajpiie, chambre à coucln^r, ca- 
binet, arrière-cabinet et [;arde-rol)bes dans le jjrand corps de lojjis ayani trois croisées du côté 
lie la cour el i|ualre du côlé du jardin, une ciuunl)re el calunel ensiiile en ade sur le jardin du 
côté de la rue des Francs-Boui'geois. De l'aulie cùlé dud. {fraiid escalier, dans le corridor eu aile 
sur la cour, une chambre de domesticjuc; et cabinet daisauce ensuite. Dans les caves un caveau 
au bas du grand escalier sous le cor|)s de lo(jis principal, et un jjucher dans les caves faisant 
partie des léserves faites par la \illo. 

Tous les frais de bureau généralement quelcompies seront sur son compte, sans pouvoir par 
lui pre'tendre aucune sorte d'indemnité ou de j;rali(icalion ou auj[men(alioii (rappoinlemeiis. 

Si, dans le travail (ju'il fera pour la suite (;t le complet de la bibliolhè(|ue, il juge qu'il est 
nécessaire de changer quelques éditions, vendre (|uelques livres doubles, on laire quelques 
acliapts de livres ou de manuscrits, niédailes {sic), pièces fugitives on autres, il sera tenu par 
un iiK'nioire de rendre compte au Bureau de ses propositions, et il ne |)ourra agir que sur uiu' 
délilx'ralion du liiireau dont il lui sera remis un double. 

Lad. bililiothè(|ue couiuiencera à èli'e ouvert(! au public le premier avril mil >epl ceul soixanle- 
(l(ui\, et les jours indiqués j)ar le Bureau seront les mercredis et samedis, si ce n'est dans le cas 
où les lestes tomberoient ces jours là, au([uci cas lad. bibliolbèipie sera termée. 

Il aura soin que personne no puisse; ein|)orlor aucun livre ni antres ell'els, sons quelque pri'- 
texle que ce puisse èlre ni dans aucun cas. 

Il veillera à ce que le sous-bibliothécaire n'ait la facilité de prêter aucun desdils li\res ou autres 
effets, ni celui dans le cas d'absence dud. sous-bihiiolhécaire. 

11 donnera tous ses soins an meilhnir arrangeuieni de lad. bihIioliuHjne par ordre de matières, 
ainsi ipu' de loul ce (pii en di'pend. el fera des calh.iiogiu's suivant l'arrangement qn il en aura 
fait, doni il déposera les doubles au grelf»; do la Ville. 

Il veillera à la sûreté des croisées, des poi'les, des grilles et l'eirures au devant des labletles, 
et à ce que les dillerents lieux de cette bibiiotbèepie soient toujours tenus propres. 

S'il se trouve [lar la suite (jueiipu's racommodages, aug'mcntalions el a;;r('mens à faire dans 
lesd. lieux, il sera tenu d'en présenter un mémoire an Bureau. (|iii donnera les ordres (jn il 
jugera nécessaires. 

Il veillera à ce que le sous-bibliothécaire soit toujours présent les jours que lad. bibliothèque 
sera ouverte au pidjlic, el que le porlier ou suisse de l'hôtel remplisse avec assiduité el exacii- 



Inde tiuitcs les loiiclioiis et dcxoirs (iii'il cI('m;i i'('ni|ilir. sciil |iiiiir le soi'\ic(' di' 1 liùlC'l on fie l,i 
l)il)lio(lii''([iii,', soil pdiir snlisfairc iuix cliarjji's piildiijiii's. 

Fiiil au Bureau île la \ ille. le onze sepleiujjre mil ,se])l ceiil s(ii\anle. 

CasILS, CiIOMEL, lioYEH, 
Lk Bl.OfTIîL'R. UaRLL, JoLLlVKT. 

Ml. 

COMMISSION I)K SOlS-BIBLIOTHKCAir.E DE LA VILLE À JEAN-BAPTISTE MILVTTIEK. 

COMJIISSIO> DE SOLS-BIBLIOTIIÉCAIRE DE LA VILLE, 
E\ SLPMVAKCE DU SIELR MLLATTIEn,À lILBEIiT-l'ASCAL AMEILHOxN. 

SUiVIVANCK ET COMMISSION IVIIISTOIUOGRAPIIE ET DE lilBLlOTIlÉCAinE DE L\ VIM.E 

À PlEliliE BOIQCIET. 

( Archives nationales. H iiSGij.l'ol. -Jy v".) 

l-^licj-l ^l'u-i 76:!. 



ccnniissioN dk sols-bicliotiiecaire de la ville a jean-baptiste mllattier. 

A Inus ceux (|iii ces jirésenles letlres verront , Jean-Ba|)lisle-Elie Camus de Pnnlcarré, clie- 
valier, sci;jiieur de Viariiies, Seugy, Beiioy et autres lieux, conseiller d'Etat, Prévôt des Mar- 
chands, et les Kche\ins de la \ille de Paris, salnl. Sça\oir l'aisons (|n"en conséquence de noire 
délibération du 2 septendore 17G0, et ^ous duënienl inlormés des ])onnes vie, sens, suffisance, 
capacité et expérience, religion catlioli(|ne, aposloliipuî et romaine, el affection au service du 
Hoy, de la personne de Jean-Iiaplisle Mulattiei-, iceluy, pour ces causes et autres à ce Nous 
nionvanis, avons commis eli'tahli, commelloiis et établissons par ces présentes sous-bibliothé- 
caire de la Mlle, ouy et à ce consentant le |)rocureur du Boy et de la Ville, pour avoir, tenir et 
exercer ladite commission tant (pi'il jilaira au Bureau , aux appointements de la somme de mille 
livres par an, et ce à commencer du 1" octobre de la présente année; laquelle somme lui sera 
payée de trois mois en trois mois, des deniers de la recette de la \ille, sur les mandements (pii 
(Miseront par Nous délivrés, à la charge ])ar luy d'exécuter ponctuellement les fonctions et de- 
voirs à luy prosciils, joints à la niinutte des présentes; duquel Jean-Bapliste Miilatlier, pour ce 
()réseut. Nous avons reçu le serment de bien et fidèlement exercer ladite commission, et d'exé- 
cuter an .sHr|ilns tous les ordres (jui luy seront donnés par le Buieau, et avons l'ail mettre à ces 
présentes le scel de la Prévôté des Marchands. 

(le lut lait et donne'' an Bureau de la Ville, le 1 1 septendjre i^Oo. 

Signé : Camls, Chosiel, Boyer, Le Bloctelh, 

DaRLU et JOLLIVET. 



COIIMISSIOX IlE soi S-UIRLIOTUECAIRE DE LA MLLE, EX SURVIVANCE »l SUil R JIIXATTIEH, 

À ULBERT-PASCAL A.MEILUON. 

A tous ceux qui ces présentes lettics verroid, .lean-Bai)liste-Elie Camus de Ponicarré, cheva- 
lier, seigneur de Viarmes, Seugy, Belloy etaulres lieux, conseiller d'Etat, Prévôt des Marchands, 
et les Echevins de la Ville de Paris, salut. Sçavoir faisons que, duëment informés des bonnes 
vie, nid'urs, sens , snllisance , caiiacilé el expi'iience, religion callndique. aposliditpu' et rnniaine , 



DK L'IIOTKL l)K \ II.LK DK l>\l;lS. M 

(4 jiIIccIkiii .'III si'iMi-c ilii l!iiY,(|r {:i iiriMiiiin' de lliiljrii-l'.isc-il Aincillinii , ici'liiy, pour ces 
causes cl iiulics à ce Nmis iiioiiv;m(s, iivoii'' rnimiiis cl cliilili, oiiy et ;i ce coiiscnlant le procu- 
reur (lu liiiy cl (le In \illc, (■oiiiiuclloiis cl ('lahiissoiis sous-bihliotliécainj du l.i \iilc, en survi- 
vance lie .leaii-l!;i|ilislc Mulallicr, pour avoir, lenir el exercer ladite coiiiniissioii taiiL ([u'il Nous 
plaira, aux appomlciiiciiK de la soiiinie de iiiilli; livres |)ar aiUK-e, à coinniencer du jour du 

d($cèsdu(lil sieur Mulallicr, l,ii|iiclle soin Iiiv scu'a |)ay(;(; de trois en trois mois, de la recette 

de la Ville, sur les nianilei Is ipii en scimhiI par Nous ordoiini's, à la cliar|j(! par luy d'exé- 
cuter i)Oiicliicllcuienl les l'ourlions el devoirs à lui prescrits, joints à ces |)r(;senles; du(|uei 
lliilicri-l'ascal AiiiimIIkui, [)our ce présent. Nous avons re(;u le serment de Lien el lidi-lemenl 
exercer ladite commission, el d'exécuter au surplus tous les ordres (]ui lui seront donnés jiar le 
Bureau, el avinis lail inelire à ces présentt's le sce! de la l'réviité des Marchands. 
(le l'ut l'ail el doiiiK' au lîiireau de la Mlle, le ii juin l'ytii. 

Si|jné : (].\mis, (Jiiomkl, Lk Bloctelii, Daiilij, 

BoYEll et JOLLIVET. 



SURVIVANCE ET COMMISSION DMIISTOIlIOCIlAPnE ET DE BIBLIOTIIECAIKE DE L\ VILLE 

À riEllIlE liOlKJl'ET. 

A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Jean-lîaptisle-l<>iie Camus de l'onlcarn-, clie- 
valier, seigneur de Viarnies, Seujfy, Uelloy el autres li(!ux, conseiller d'Etal, Prévôt des Mar- 
rliands, et les Eclievins de la Ville de Paris, salut. Sravoir faisons (jue Nous, diiemeut informés 
des bonnes vi(! cl mœurs, conversation, religion callioIi(pi(^ aposloli([U(! el romaine, sens, suf- 
fisance, capacité, expérience et all'eclion au service du Uoy, de la j)ersoinie de Pii'rre Bouquet, 
avocat au Parlement, et en conséquence de notre délibération du 5 septembre 1700, iceluy, 
pour ces causes (!t autres à ce Nous mouvants, et ouy el à ce consentant le procureur du Boy el 
de la Mlle, avons nommé et nommons, par ces présentes, historiographe el bibliothécain; de la 
Ville, en survivance de Nicolas Bouamy, reviMu [iréseutemenl desdites commissions, pour avoir. 
tenir et exercer ladite commission après le décès ou la retraite dudit Nicolas Bonamv, el ce 
tant el si longtemps qu'il plaira au Bureau, aux appointemenls de la somme de deux mille 
livres par an, à counn(!ncer dudit décès ou de ladite retraite; laquelle somme de deux mille 
livres lui sera payée par (juartier, des deniers de la recelte de la \ ille, sur les mandements qui 
lui en seront délivrés à cet effet, à la charge par lui d'exécuter ponctuellement les fonctions et 
les devoirs à lui prescrits, joints à ces présentes ; duquel Pierre Bouquet, pour ce présent, Nous 
avons pris el re(ni le serment de bien ('t lidèlement exercer lesdites commissions, au surplus 
d'exécuteur tous les ordres qui lui seront donnés par le Bureau, el avons l'ail mettre à ces pré- 
sentes le scel de la Prév(jlé des Marchands, 

Ce fut fait et donné au Bureau de la \ ilb;, le 2a juin 170*2. 

Signé : Camls, Darlu, Boyer, Babille et Jollivet. 

VlU. 
ACQUISITION DES GBAVLRES, DESSINS ET MAM SCBITS DE LABBÉ DE LA GRIVE. 

(Archives nationales, H 1870, toi. 03.) 

1 el 1 6 diiceiubre 1 762. 

Du vendredi dix dc'cend)re mil sept cent soixante-deux. 

Ce jour. Nous, Prévost des Marchands et Éclievins de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 

6 



',•_' ]A I'I;KMIÈ1!E ribliotiieoue 

(le la Ville avec le ]in)(iireiir du l!ov el de ladile Ville pour les aiïaircs d'icelle, M. le Prévost 

des Marchands a dil <|iie, dès les coiniiierireiiieiis ([u'il a en l'I iieiir de remplir celte place, le 

décès du sieur altbi' de La (irive, i;éoj;rapli(! de la Ville, l'Iaiil arriv(', il avnit en coiinoissance, 
lors de son iiiveiilaire, de la colleclion de gravures, desseins el mannscripts, de tous ses ou- 
vrages (•(ineernanl laul celle Ville de Paris que ses environs; (pie, seiilani dès lors Pavanlafie que 
la \illi' piiiiiinil retirer un jour de la (•iillecli(ju , le |ieu d'avanlajjes que le peuple en relireroit 
si lors d(! la vente de ses elîels cette colleclion èloil vendue |iar division, ne voyant pas, d'un 
autre c()l('', possibilit(' à la Ville de faire celle ac(juisilion en aroent comptant dans le cours 
d'une (juerre qui duroit depuis loiifflemps, lui fil prendre le parli d'acceplcr la proposilion qui 
lui fui laille alors |)ar M. Du l^resne d'Aubiifny, genlillioniuie ordinaire du Roy, dans la maison 
dii(|U('l deineuroil ledit l'eu abl»' de La Grive, d'eu faire rac(juisilion en se rendant adjudicataire 
dans rcsp('rance que, lorsque la |iai\ seroit faille, la Ville pourroil plus ais(iment en faire du 
sieur d'Aubijjuy; que le sieur d Aubijjny s'en est effectivement rendu alors adjudicataire et a 
fait liansporler lesdits clfels en son logement à I'Ik'iIcI de l'I'.cdle royale militaire, dont il avoit 
été dans ce temps nomm(' directeur g(în(îral des études; que depuis ce temps ledit sieur d'Aubi- 
gny a été fort sollicité de se défaire de cette collection, et se trouvoit encore dans le même cas, 
mais y avoit r('sislé autant (pi'il lui avoit été possible, sentant (lar lui-même rimporlance de 
celte r('Uuion à la Mlle, [)ar les objets que reid'erme ladile collection, et (jue pour elfectuer 
plus aisément celle i('iinion à la Ville, et qu'elle ne se trouvant plus dans le cas d'eu pouvoir 
être [)rivée un jour, il venoil de lui faire proposer cette acquisition pour la Ville, moyennant 
nue rente viagère : M. le Prévost des Marchands, Nous avant lu le détail i>ar écrit de toulles ies- 
diles [jlanches de gravures, desseins et manuscrits dodit sieur abbé de La Grive, a ajouté que, 
sentant ainsi que lui (pie ne pouvant trouver plus de d('lails circonstanciés dans tous les quar- 
tiers de cette ville, propres non seidement à éviter heaucoup de dépenses dans les projets d'em- 
bellissements, mais encore à fournir beaucoup de connoissances au renouvellement du terrier 
de la Ville (pu' i\ous avons ordonné, il cioit (ju'il est de la plus grande importance pour les 
intérêts de la Ville que le Bureau saisisse cette proposition de M. d'Aubigny pour faire acquisi- 
tion de ces effets dont on connoit la justesse el la précision. Sur quoi, la matière mise en déli- 
Ix'ralion, ouï et à ce consentant le procureur du Roy el de la Ville, Nous avons arrêté et délibéré, 
arrêtons et délibérons que. pleinement convaincus de l'excellence, de la justesse et de la préci- 
sion (les ouvrages dudit feu sieur abbé de La Grive el de la nécessité dans laquelle la Ville se 
ti'ouvera dans le besoin d'en faire usage en beaucoup d'occasions, mais encore l'utilité qu'elle y 
lr(uivera |iour le renouvellement de son terrier que Nous venons d'ordonner, il sera lait ac(|ui- 
sitiou de l(ius lesdits ouvrages étant en la possession dudit sieur l)n Fresne d'AuLigny, tels qu'ils 
sont énoncés dans l'('lat que Nous venons d'examinei', moyennant une rente viagère telle que 
Nous en conviendrons avec ledit sieur d'Aubigny, pour être ensuite lesdits ouvrages rapportés an 
Bureau, recensés sur ledit état certifié dudit sieur d'Aubigny et (h'posés au greffe de la Ville, 
sauf au Bureau à faire faire la continuation [des cai'les] (jui ne sont pas achevées par telle per- 
sonne capable ([ue Nous commettrons, et à faire remettre au net jiarlie de ceux qui en auront 
besoin. 

Fait au Bureau de la Ville, les jour el an que dessus. 

Signé : Camus, Mercier, Babille, Devarenne, 

DeSIIAÏES el JoLMVET. 



Du jeiidv seize (h'cendire mil sept cent soixante-deux. 

Ge jour. Nous, Prévost des Marchands et Échevins de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 



l)K l.ilÔTKF, DK VIl.i.K DR PAMIS, /ilj 

(le In Ville de l';iris a\rr Ir |ii(jniiriii- du iîov '■< ili' Ih \ illi' |>i)iir les aiïiiiios (l'iccjic, est r.oiii- 

puiii if sieur Jciui-dluu les Du l'res l'Auhijjiiv, ancien |;enlillioiimi(; ordinaire du Koy, direc- 

lour (jc'nérai des l'Iudes de CKtoie loyale uiililaire, le(|ue!, en consé(|uence de noire di-libéralion 
du 1 () du (ui'senl mois. Nous a ia|i|Miile et mis sons les yeux lonlos ii's [[l'avuirs i-n |)lanflies 
de cuiMi', desseins et manusciipls du l'en sieur aldié de La (irivc, lors de la \enlr' de ses elIcLs. 
tels ([ue ces ouvrajjes sont détaillés dans l'i-lal (|u'il Nous en a présenlé, certiliié [)ar luy; ledit 
sieur (rAubijjuy Nous aui-oil dit ([ue, celle af(|uisi(ion lui étani revenue à plus de seize i7iille 
liM'es, quy avant lait tiavailh' (le|)uis avec le |)lus {[laud soin el \ a\,nit employé ([ucl(iue» 
personnes pour entielenir les |)lanclies en bon étal, il cspéroil que iNous voudrions liien lui en 
tenir compte, ainsi que du teuq)s qu'il les a gardé, les ayant toujours rejjardé comme devant 
appartenir à la Ville, et s'est ledit sieur d'Auhijjuy retiré; et, a[)r(;s en avoir ihMibéré, Nous, oui 
et are consentant le procuicui' du lîoy et de la \ille, a\(iii> airèté et délibéré, arrêtons el déli- 
bérons que, pour la vente à Nous l'ailte de tous lesdits ell'ets [)ar ledit sieur Du Fresne d'Aubifjny, 
il lui sera payé par le receveur des domaines, dons, octrois et i'ortiilications de la Ville, par 
l'orme de rente viajfère sa vie dui'ant, la somme d(; (piinze cent livres à commencer la jouissance 
du i'"' janvier de l'année |)rocbaine 17C3, la([uellc sera payable de siv mois en six mois sur ses 
siuq)Ies quittances, avec exemption de touttes impositions, attendu la nature de la chose , et, après 
le décès dudit sieur Du Fresne d'Aubigiiy, la sommes de six cent livres seulement sera réversible 
sur la tète el pendant la vie de la demoiselle Louise Desnols, qui luy sera payée de la même 
manière et avec pareille exenij)tion, à conqiler du jour du (brès dii sieur d'Aul)i{fny; et lui ren- 
tré a dit être content et Nous a remercié, et ont tous les ouvrages été à l'instant déposés au jfrefl'e 
de la Ville, et ont ledit sieur d'Aubigny et le procureur du Hoy et de la Ville signé avec Nous. 
Fait au liureau de la Ville, les jour et an (jue dessus. 

Signé : DiJ Fhksnk D'AiiiifJNV, Cami.s, Mkucif.ii. 1{u!illk, Dkvarexjje, 

DksIIAYES el .loLLIVKT. 

Suit la teneur dudit étal. 

IIÉIUOIRE SUR LES OUVRAGES DE FEL M. L-ADBÉ DE LA CRIVE, CÉOCliAPlIE DE LA MLLE DE l>ARIS. 

Les ouvrages de feu i\L l'abbé de La Grive peuvent se diviser en trois parties, s(;avoir : gravures , 

desseins et manuscripts. 

I. 

Les gravures consistent en un certain nombre de planches de cuivre gravi'es, de dilïi'rentes 
grandeurs, les plus grandes sont laittes poui- iuq)rimer sur le Grand Aifrlc et sont : 

1 ° Le plan de Paris i planche, 

2° Le plan do Versailles i 

3° Le plan de Saint-Cloud 1 

U" Les environs de Paris 9 

5° Le plan du (juartier de Bussy avec un projet d'une place au faubourg Saint- 
Germain 1 

6° L'esplanadi! des Thuilleries avec les Gbamps Flysées et celle des Invalides. 1 

7° Le plan détaillé de la Cité ou Isle du Palais 1 

8° Le plan détaillé du quartier de Sainte-Geneviève, que l'abbé avoit commencé 

el que j'ai achevé sur le même modèle 1 

9° Le plan détaillé de l'isle Saint-Louis et de l'isle Louviers, (|ue j'ai l'ait sur le 
modèle des [)récé(leus el dont la gravure n'est pas encore tout à fait achevée , 
mais à peu de chose près 1 

Ln tout dix-se[)t grandes planches 17 

6. 



M LA PREMIERE RIRLIOTHEOUE 

Les petites planches sont à peu près le quart des précédentes plus ou moins, sçavoir : 

1° Les environs de Paris d'après les neuf grandes louilies; 

a" L"n petit plan de Paris; 

3° Le^ bosquets de Versailles; 

li° Les château et jardin de Marly; 

5° La jdnce de Louis quinze au pont tournant; 

0° Les plan, coupe, prolil et élévation do la colonne que l'eu M. Moriau m'engagea de sup- 
primer ]iar ordre du Bureau de la Mile, ce que j'ai scrupuleusement observé, quoyqueje n'aye 
pas ignoré qu'il en a été fait une copie à mon insçue, et dont je lui ai donné avis dans le 
temps; 

7° Plan particulier de la ville de Beauvais; 

8° Petite carte de Bohème extraite de celle de Muller. 

Cela l'ait encore huit petites planches, qui, jointes avec les dix-sept grandes, font en fout vingt- 
cinq planches toutes bien gravées, et auxquelles il ne manque rien, si ce n'est qu'on désireroit 
trouver les montagnes sur la grande carte des environs de Paris; c'est aussi mon dessein de les 
y ajouter, et de renouveler par ce mo\en ce magnifujue ouvrage que les connoisseurs regardent 
comme un chef-d'œuvre de l'art, et d'en retoucher la première feuille qui, ayant paru longtemps 
avant les autres, est déjèi un peu usée. 

IL 

Les desseins regardent uni([uement le grand projet du plan détaillé qu'on pourroit propre- 
ment appeler le terrier de la Ville de Paris et de ses faubourgs; ils consistent en un grand 
nombre de rouleaux plus ou moins grands, etc. dessinés proprement, destinés à servir de mi- 
nuties à ce grand ouvrage. En voici le détail en suivant les numéros que je leur ai fixé dans 
l'ordre qu'ils me sont venus dans les mains : 

1° Le détail mis au net de l'espace r(!idcrmé entre les rues du Chemin-Vert, de Popincourl, 
du Mesnilmontant, et le renqiart au dehors de la Ville. 

2° Le détail mis au net de l'espace compris entre les rues du Tenqile, de Vendôme, de Saint- 
Louis, de i'Egout, de Saint-Antoine et le rempart. 

.'5° Le plan détaillé, pour la plus grande partie, le tout mis au net, de l'espace entre la rue 
des Saints-Pères en remontant par la rue Saint-Benoît jusqu'aux rues de Vaugirard, de la 
Harpe, des Cordeliers, dn Paon, de l'Eperon, la rue Pavée et la rivière. 

/i° Le contour des rues du faubourg Saint-Laurent et du faubourg Saint-Lazare jusques 
dans la campagne. 

ï)" Tonte la rue Saint-Marlin, celle de Saint-Denis, et l'espace compris entre deux depuis la 
rue Saint-I^aurent jusqu'à la rivière. 

(j° Le plan détaillé en grand de l'Lsle Saint-Louis. 

7° Le même en petit que j'ai réduit pour la gravure; (jui est piesque achevée. (Voyez ci-devant 
le n" f) parmi les gravures.) 

8" Le nièiiie où il n'y a (pie les emplacemens, avec les noms des propriétaires de chacun; 
c'est un extrait de la carte du domaine. 

9° L'espace compris entre les rues de Saint-Honoré, de la Féronnerie, de Saint-Denis, de 
.Saint-Sauveur, du Bout de Monde, du Mail et des Bons Enfants. 

lo" Le nièuie quailier rédiiil sur une feuille. 

1 i" L'espace compris entre les rues des Saints-Pères, de Saint-Dominique et de Bourgogne 
au faubourg Saint-C(!rniain jusqu'à la rivière. 

19° L'espace compris entre la rivière, la rue des Saussaies devant la Salpètrière, la nouvelle 



\)\<] l.'IIOTKL l)K VII, M- I)i; I'\I!1S. /j.", 

.ivcmic, les nips du Gros (liiilloii , ilii M.hcIk' hu\ (J]c\;iiix, «le S.iiiil-\'irtor l'I îles l'^ossiîs Sniril- 
lîcriiiird. Plus un plan |);u'liculi(M' de l'idihiiyc de Siiinl-\'iili)r. 

I ,"5" Les Invalides (li'|iuis la me de liourjfojpie, le flios (iailldii, les Cliani|is l'Ilysés el loul ce 
qui est cuire les é{jouls de la Ville, la rue de Kiclielieu depuis la (Jrau'je Hatelière, la rue 
Sainl-IIonoré en revenant au pont toiirnanl et la livière. 

i/r Les rues Saint-Jac(iues, de la Harpe et dl'jii'er avee U' délail compris ilepuis l'Observa- 
loire jus(pi"à la rivière. 

1 5° Le niônic réduit depuis la rue Saint-Dominiijue jusqu'à la rivière. 

16" Tout le détail qui est entre réjjoul de la Ville, le chemin du linuile .iii\ l'orclierons, 
depuis l'avenue d(! Ncuiilly jusqu'à la Granj;e IJatelière. 

17° Le détail en suivant i'éjjout de la Ville depuis la Granj[i' lîalelièn; juscju'à la porte du 
Temple el les Hemparls. 

18° Le délail entre les rues Saint-Jacques, de l'Estrapade, des Fossés Saint-.Marcel, Saint- 
Victor et Saint-Bernard el la rivièie. (Le quartier de Sainte-Geneviève gravé ci-dessous n° ^ 
parmi les {fravures en a été tiré.) 

19° L'espace compris entre les rues de la Monnoye, de Sainl-IIonoré, de Sainl-Denis et la 
rivière. Il y a quelques d(!tails. 

30° Entre les fossés de l'Arsenal, la jjrande rue du faubourj; Saint-Antoine, la rue de Rcuilly, 
celle de la Grange aux Merciers et la rivière. 

21° L'espace compris entre les rues Tliibaut-Odé, de Bélizi, de la Monnoye, de Saint-Ho- 
noré, des Poulies et la rivièie. 

29° Le même réduit, comprenant de plus U' \'ntu\ Louvre cl Imilc la r ne Eromenleau. 

2.3° L'espace conipris entre les lucs <l(! l'Université et de Saint lieTioit imi remonlani par la 
rue Cassette, la rue de Vaugirard, el revenant par la campagne rejoindre la rue de Bourgogne. 

2i° L'espace compris entre les rues de Sainl-Honoré, de la Croix des Petits Cliamps, des 
Fossés Montmartre, du Bout du Monde, des Petits Carreaux, des Poissonnières, le renqiarl et 
la rue de Richelieu. Il y a beaucoup de détail. 

26° L'espace entre les fossés de l'Arsenal, la rue Saint-Antoine, les rues de la Tisscranderie, 
des Arcis et la rivière. 

26° L'espace entre la grande rue d\i faubourg Sainl-Anloine, les rues de Reuilly et des 
Processions. 

27° L'espace entre les rues de Saint-Jacques, de l'Estrapade, de MoulTetard et la campagne. 

28° L'espace compris entre les rues de MoulTetard, des Coupenux, du Jardin du l'ov. du 
Marché aux Ciu'vaux, du (iros Caillou et du Ban(iuier. 

29° L'espace compris entre les rues Pot de Fer, des Canettes, du Fmn-, la Cioix Itouge, les 
rues Cassette et de Vaugirard. 

3o° La réduction que j'ai faille en une seule carte de la plus grande partie du cjuartier de 
l'Université que je voulois disposer à la g'ravure. 

3i° Une carte particulière des barrières de Paris. 

32° Plusieurs petits rouleaux conlenanl les opérations faites pour le nouveau rempart. 

33° Un grand nond)r(> de morceaux sépart's à rapporter ou à refondre dans les rouleaux 
précédens. 

34° Il reste encore une (juantité assez raisonnable de petittcs feuilles volantes ipii ne ])aroi- 
tront que des chiffons à quelqu'un qui ne sera pas au fait. Ils sont cependant précieux, parce 
que ce sont les brouillotis de plusieurs des nmrceaux ci-dessus et faits sur le terrein. 

Touttes les mesures y sont. 11 faut donc bien prendre garde de les égarer, pour n'être pas dans 
le cas de recommencer. 



^6 LA PI! KM 1 Kl! E BIliLIOTlIKOUE 

Tous ces morceaux sont pri'cieux el liion laifs, toutes lis mesures y sont marquées, et, s'il y 
en a eu (luelciues-unes où elles ne soient pas, je sçai où les ti'ouver tant dans les Ijtouillous que 
je \iens de niai(|uei' ([uc daTis les cidiieis qui vont suivre; y. ne dois cependant pas oriioltre 
nue, mali;ré tous les soins et toute Texaclitude qu'on a a])porlé à cet ouvrage, les faubourgs de 
Saiut-ATitoine el de Saint-Marcel, avec une pelitle pai'tie de celui de Sainl-Gerniain, sont à 
relaire. Ces |)ai lies nout pas été l'aitles de la mémo main que les autres, et par ([uel(|u"un cpii a 
alius(' de la coiiliance de M. l'abbi^ de La (Irive. J'ai viuillii' |iliisieurs endroits de ces trois mor- 
daus les diU'ércnls rouleauv ipii les contieuneni, el j'i ai trouvé beaucoup à redire. 



d'aux (I 



III. 

!\iaisvo\(His les manuscripis , ds onl pres(jue tous le niéuie objel du [ilan de Paris, et con 
sisteni en ueul'cabiers, tous écrits de la niaiu de M. l'abbé de La Grive. 

i" Les triangles des environs de Paris poussés jusqu'à dix lieues ou environ, rapportés à la 
méridienne et à la perpendiculaire. 

Les triangles de Paris en parliculier pour avoir les posili(uis de tous les clocliers d(! Paris. 

Les triangles des diilereuls cndroils où l'auteiu' a si'journé comme Nanteau, Maleslierbes, 
Sainl-Vrain, etc. 

2° Les observations de MM. de l'Académie des deux côtés de la méridienne pour servir de 
supplément aux volumes qu'ils en ont publié avec les vériliicalious de l'abbé. 

La même opération pour la perpeiuliculaire. 

Observations trigonom('tri<|ues pour la carte du terrier du domaine de S. M. bors de Paris. 

.3° Les angles pris dans Paris et aux environs dans le moment de l'opération et non calculés. 

/i° Les triangles des n"' i et a en nature el non calculés. 

Jj" Le plan détaillé de tout le coté de Paris appelé le quartier de la Ville; tous les emplace- 
ments y sont cotés par des numéros avec les noms des propriétaires et les seigneuries; les mai- 
sons n'y sont point figurées comme elles doivent être, cela a été copié sur la carte du domaine. 

6° Quelques rues de Paris avec les mesures el les plans de plusieurs maisons sizes en dilTé- 
leus (piartiers. 

7° Toisé général des rues de Paris. 

8° Etat commencé des maisons de Paris, distribué par masses avec le loisé et les noms des 
|)ro|iri('laires. 

9° Plusieurs dénombremens de maisons en différens quartiers de Paris. 

Le préseul étal contenant le détail des ouvrages de l'eu M. l'abbé de La Grive proposé à céder 
à la Ville a été [)ar moi certillié véritable ce i5 décemjjre 1762. 

Signé : Du FRES^E dAlbigny. 

IX. 

DÉLIBÉKATIOjN du bureau de LA VILLE RELATIVE À L'ÉTaT DES LIVRES 
AYA>T FORMÉ LE PREMIER NOYAU DE LA BIBLIOTHÈQUE. 

(Archives nationales, M if)(Ji.) 
170;!. 

Ce jour, Nous, Prévôt des Marcliarids et Ecbevins de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 
de ladite Ville avec le procureur du liov et de la Aille pour les allaires d'icelle, Monsieur le 
Piévôt des Marcbands a dit (pie. Ir liuicau ayant oidonni- par sa délibération du 2 septembre 
17(10 rétablissement, à Fliôlel de Lamoignon, de la bibliothèque léguée à la Ville par feu 



I)K L'IinTKl, DK Vll.l.i; l)i: l'MIIS. 



M 



Anloiiic Moriaii, îivocal cl procureur du i'nij cl de l<i Nillc, lioiiotairi' , il ci'ovdit iH-cossairc, 
avaid rouvcrlurc de ladilc l)il)liollièi|U(; au pirhlic, (|ui di'voil avoir lieu dans l(! couraMl du mois 
)irocliaiii , d'\ ajouli'i- (•iic<ii'c' les Iimcs (|iii avoii'id élé aci|ui< jiar la \ ille l'ii 17.V1, dans l'idéf; 
de l'orincr un conunenci'nH'Ml de l)iiili(illièi|ui', li'S([uols comsIsIcmI dans létal des livies (|u"il 
Nous luclloil sous les yeux el (jui siuil (le|iuis (<; letnps d('|)os('s dans une des pièces dépendantes 
<lu jfreHo de ladite Ville'''. Sur <luov, la matière inisi; en délihéi'ation , ouv et à re fonsentani 
le procuivur du l!(i\ el de la \iile, \(Mis av(uis anèli' el d('lil)éré, arrêtons el délibérons, <|ue 
les livres contenus en lélal (|ui demeui-era joint à ces [)résentes, après avoir <:!(; paraplnis de 
Nous el du procureur du lioy el de la Ville, seront trunsporh-s incessamment à l'Iiùtel dr- Lamoi- 
(jnon, |)our y être incorporés avec les autres livres de la l)ii)liothè(pii! de la \'ille, des(|u(ds le 
bibliothécaire se chargera |)ar ! ioxcnlaiie de la loLilid- (|u"il esl tenu de reuielire au ifrelle de 
la Ville, et, au moven de hupielle remise des livres contenus audit état ci-joint, le {freliier île la 
Vill(î en demeurera bien et valablement décharjfi'. 

Fait au Hureau de la Ville, lesdits jour et an (ju(! dessus. 

Si(}né : Camus, MEnciEn, Babm.m;, 1)evare>.nk, Desuayes, Joli.uet. 



AGQLISITION OK \A lUBLIOTlIKOtK 1)1^ Sll<;iJK BOWMV, 

l'ocR joindke à tKi.i.i) m; n vii.i.k, 
MOYENNANT 6()0 LIVRES DV. l'ENSlON VlACiKllE. 

(Archives nationales. Il 1870, foi. .'!i(j.) 
1 8 aoùl i7()3. 

Du jeudi dix-huitième jour d'aoùl mil sept ceni soixanle-lrois. 

Ce jour, Nous, Prévôt des Marchands et Echevins de la \ille de Paris, assemblés au Hureaii 
de ladite Ville avec h^ procureur du Hov et de la Ville pour les allaires d'vcelie, v est entré 
Pierre-Nicolas Bonamy, liistorio{jra|)he et bibliolliécaire de ladite Mlle, leipud Nous a re|)résenlé 
que, depuis que Nous l'avons honoré de noire conliance en lui déférant la place de bibliothé- 
caire de ladite Ville, il \ mauquoit de cerlains livres auxquels le public il recours l'orl soiuenl : 
(|u"enlre aulres les Mcmoires de l'Académie n\ ('toienl pas à i)eaucoup près (-(uoplels; (pie la 



'■ ' ETAT DES LIVRES SORTIS DE L'ARMOIRE UC PETIT 
TRÉSOR TENANT AUX PETITES ARCHIVES. 

D'Achery, Collecdo veterum .■icrlplonim (jui m 
Gallia , cic. 

Marlène et Diiraiid , Velcnim scriiiionnn et moiiii- 
meiitorum historicorum nmplinsima colleclio. 

Martène el Durand , Tltesaurus twviis. 

Mabillon. Vctem amdccla. 

Histoire de l'(dA>ai)e de Saint-Gemuiin-des-Prei . 

Histoire de l'nbbaye de Saint-Denis. 

l' élibien , llislaire de Paris. 

Sauvai, Aiitiiiuilés de Paris. 

DeLamare, Traité de la Police. 

Diiliois. Ilistoria Hccksia' Parisieiisis. 

Histuire de la maison de .Montmorency . 

Gallia cliristiana. 



Iladriani Vntesii , hiitoriographi rejjis , .\otilia 
Galliarum , ordinc lilteriinim dtffesta. 

Du Boullav, Ui'itoria Universitalis Parisieims. 

Ordonnances des Rois de France. 

Froissart. 

Tliovcl. 

Duhreiil, Antiquités de Paris. 

Marrior, Monasterii regalis Snncti- Martini de 
Campis Parisiensis historia. 

Ensemble ô'i vol. 

Gazette de France, de i63i à 17G0. . 1 i-> 
Gazette de Hollamle , de 1 7^8 à 1 760 . 18 
.ifficlies et Annonces , tle 1 70 1 à 1 760 . . i 



lîécapitulalioii dos volumes i t)'i 



/,8 LA PUI'.MIKllE lîIl'.MOTHEOUE 

nartic des anciens aulciirs ol poêles y ('toil Tort succincte, ainsi que plusieurs autres parties qui 
doivent composer une liiliiiollièque pnl)iique, et (juc Nous serions force's d'acque'rir; qu'il étoit 
dans le cas, a\aMl à lui iiiir hiliiiollirque assés considérable, de pouvoir remplir une bonne 
iiartie des vuides (jui se Irouveroient dans la bibliollièque de la Ville, si Nous voulions la lui 
acquérir moyennant telle rente viagère que Nous jugerions à propos de lui constituer, r(''vcrsible 
à sa sœur, son unique héritière; que, par ce moyen, la \ille ne seroil j)as obligée à une 
dépense considérable, et rendroil sa bibliothèque plus complelte et plus riche qu'elle ne l'est; 
qu'il Nous laissoit en consé([uence le catalogue de ses livres, de lui ceitilié véritable, et qu'il 
i)ensoit que la proposition ([u'il avoit l'honneur de Nous l'aire Nous plairoit d'autant mieux ([u'en 
un instant la bibliolhè(iue de la Ville se trouveroit de beaucoup enrichie, et sans que la Viiie 
soit obligée de faire de dépense actuelle: ipril |)eiisoit bien qu'en examinant le catalogue de ses 
livres Nous pourrions trouver quelques livres doubles avec la bibliothè(|ue de la Ville, mais 
qu'il pouvoil Nous assurer, et ce que Nous pouvions savoir par Nous-mêmes, que, dans toutes 
les bibliotliè(iues, les livres les plus en usage étoient doubles et quelquefois triples, et qu'il n'en 
(■toit pas (l'une bibliothè(iue [lublique comme d'une particulière, où on évitoit ces doubles, à 
moins qu'ils ne fussent d'une autre édition. Ledit sieur Bonamy retiré, et la matière mise en 
délibération. Nous avons, ouy et à ce consentant le procureur du Iioy et de la Ville, et après 
avoir vu et examiné ledit catalogue, arrêté et délibéré, arrêtons et délibérons qu'il sera fait 
achapl et acquisition, [lar la Ville, de tous les livres et autres ouvrages contenus et énoncés 
dans le catalogue dudit sieur Bonamy, le(iuel demeurera joint à ces présentes, après avoir été 
paraphé de Nous et du procureur du lîoy et de la Ville, au bas du certificat dudit sieur Bonamy, 
pour être, par ledit sieur Bonamy, remis dans leur ordre et nature de matières avec les autres 
livres de la bibliothèque de la Ville, et incor[)orés dans le catalogue qu'il doit faire de ladite 
bibliothè(]ue, connue de chose à elle appartenant à toujours; et pour ladite acquisition faite du- 
dit sieur Bonamy, Nous avons arrêté qu'il sera payé à Marie-!\ladeleine Bonamy, annuellement, 
par forme de rente viagère, des deniers de la recette de la Ville , la somme de six cents livres, 
sans aucune retenue et sur ses simples quittances, et ce à commencer du i" juillet de la pré- 
sente année, de six mois en six mois, dont le premier semestre écherra le dernier décembre de 
ladite présente année; laquelle somme sera passée et allouée en la dépense des com[)tes du 
receveur de la Ville, sans dilliculté, en rapportant ces présentes pour la première fois seule- 
ment; avons, en outre, arrêté qu'après le décès d(' ladite Marie-Madeleine Bonamy ladite rente 
viagère sera réversible à Pierre-Nicolas Bonamy, historiographe et bibliothécaire de ladite Ville, 
jusqu'à son décès, pour la somme de trois cents livres seulement et de la même manière. Et 
ledit sieur Bonamy rentré, après qu'il lui a été fait lecture de cesdites présentes, a dit en être 
content et Nous en a remerciés, et a signé avec Nous et le procureur du Roy et de la Ville. 
Fait au Bureau de la Ville, lesdits jour et an ([ue dessus. 

Signé : Camus, Mercieh, Babille, Devarem^e, Deshaves, Bonamy et Jollivet. 

XI. 

CATALOGUE DES LIVRES DE M. BONAMY. 

(extraits.) 

(Archives ii.-ilionales. si'rie H, liasse 11° 19G1.) 

Ecriture Sainte. 

Psalnionnii liber. Aniiierpiie, e\ ollieiiia (ilirisliqjliori IMantini, i.'iGA, in-12. — Item. Pro- 
verbia, Ecciesiastes, Cantica Canlicornm, Sa|iieMlia et Ecclesiasiiciis. Ibid. 



1)1. i;m)Ti:i. dk \ ii.i.i. di; ivmîis. v.» 

llchi'.Tii, (iliaMii'ii, (iiM'ia cl l.adiia iioiniiia \ii'()i'iiiii , {io|>ii|iii'iiiii , clc i|ii:i' m Uihliis li'jjiiii- 
liir. Antiicrpia', ox ofllciiia (]|irislr)[)h. l'Iaiiliiii, lôOfj. 

l'salli'i'iiiMi s('\lu|il('\ : IIi'Ium'iiiii rmii lril)iis Lalinis I). liicronviiii . lî. I'. Sancli.s l'ai^niiii <■! 
l'clicis l'raliiiisis, GraM'uin i,\\ itili'i|iit'liiiii rmii l.alliia \ iil;|ala , Scbaslianiis Gi\ |i|iiiis cxcudc- 
lial. Liijjduiii, i^So, in-8". 

I sacri Psalnii do l)a\i(l Iradulli dalla lichraica \('iila in \idgarc llaliatio |ii'i' Aiiloiiii) iSiii- 
cioli. In Veii(!lia, iicl aiiiio i.Vi'i, iu-iO'"'. 

Les PsoauiiMîs Iradnils en vers par lus meilleurs poëlos françois. Paris, iliez Dessaiiit l't Sail- 
lanl, 1751, in-i 2. 

Novum Teslamenliiiii {{raTinii, sliidio ri laiidi'c Slcpliani Curcciia'i. Ainsteloduiiii, fv ollicina 
lil/.everiana, iG58, in-ia. 

Jesu Christi D. N. Noviiiii Tcslainciiliim, {jnece ol latine, Tlicndoro [îi'za iiilcriirclc i^So, 
a vol. in-8". 

Evanjjclimn , Acia Aposloloruni , i'aidi l'ipislola' ratlidlira', cl A|>o<-al\ j)sis. Parisiis, ex olli- 
cina Roberli Slc[)liani, iS'iô, iii-ia. Deux liinics en 1 xdlinnc. 

Qualuor 1). N. .Icsu Clirisli Kvaiigciioruiii vcrsiones |)cranliqtia\ Golhica scilicel et Aiijrlo- 
Saxonica. Anistciodanii, apiid Janssonio-Wacshorgios, 1G8/1, in-/i°''-i. 

II \uovo Teslanienio di Giesn (Ilirislo Salvalore nostro, di [[reco Iradollo in vul;;are llaliano 
|)cr Anloiiio Brncioii. In Vcnolia, iicl aiino lôiA. in-iG ^. (Il n'v a (|iic les (|iiatrc Evangiles 
et les Actes des Apùtnw.) 

Concordances, Interprètes. 

Andréa; Rivcli tiieologica? et scliolastica' exercitaliones 190 in (icncisini. Luijdiini Batavo- 
rum, ex ollicina Bonavenlura; el Ahralianii Klze\ir. 

Histoire critique du Vieux Testament, par le |{. P. lîicliard Simon, sui\aiit la co])!!' imprime'e 
à Paris, 1680, in-/i°W. 

Conjectures sur les Mémoires originaux ddul il pareil ([ue Movse s'est servi pour composer 
le livre de la Genèse. A Hruxelles, chez Fricx, i/J-i, iu-i'>, (Par M. Asirur.) 

La Vulgale authenli(|ue dans tout son texte, jilus aullienticjue i[ue le texte hébreu, que le 
texte grec qui nous restent. Théologie de Bellarmin, son Apol<)gi(! contre Técril annoncé dans 
ic Journal de Trévoux, article 85, juillet tjijo, jiar le P. Frevier, jésuite. Rome, 17.Î3, in-12. 
(Cet ouvrage esl relie' a\ec le prc'cédenl.) 

LiTi RGiR ET Livres déci.ise. 

Voyages liturgiques de France, par le sieur (h; Vloléon. Paris, chez Florentin de Laulne, 
1718", in-8°l=*). 

Liber diurnus Romanorum Pontilicum, opéra el studio Johannis Garnerii. i'arisiis, apud 
viduam Edmundi Martini et Gabrielem Marlinum, itJ8o, m-h". 

Vlartyrologii Uomani labuke geographica;, auclore Augustiao Lubin. Luleliie Pai'isiorum. 
apud Florenlinum Lambert, 1G60, in-i". 

''' C'est probablement la (")" partie de la version licniie <le la Bible , aver cniiinientaires, par Antome 

italienne de la Bible, par Antoine Urucioli. avec lîriieioli. 
commentaires. '*' Imprimé à Amsterdam, par Daniel EIzevier. 

''' Sans doute, c'est la réimpression delà pre- d'après une copie maïuisci'ite inexacte, 
niière édition des Frag-mciils irLIphilas. ^ Ouvrage recherché par les bibliophiles, mais 

'' Probablement la 7' partie de la version ila- ditlicile à ti'ouver. 



50 LA PFîEMlElîE BinLIOTIl KOHI': i 

Udiiuiiiuin (!:ilriiilariiiiii cnpidsc i'\|iosilimi, acc(^ssil ("orcilhiiMiiiii de lioiiiitiio MarlvrnloMid , 
aiillidrc l'i'Ini (ia>s(Mi(l(). l'arisiis, iU.i/i, iii-V'. 

La Lilui'i'ii' ou l'^irmulairc des priùrt's [iul)li(|iii's, de l'adiiiiiiislralioii des sacrumcnls et. des 
autres ri-réinonics cl coiilumos de rKn[lis(', selon l'usajjo i\o. l'Iijjiisc aiiijiirarie, etc. Londres, 
l'oiir les lilirairi's IVaiirois, dans le SUmikL 1717, tu-]-?.. 

SS. I'kuics et Iv:rivains f.cclksiastiques. 
I Collection des œuvres de Tci'Iullieii, S. Cyprien, Alinucius Félix, S. Aujriislin et Merca- 
lor, son disci|ile, S. Jérôme, S. Daiiiase, Laelance, Siilpiee Sévère, S. Salvien de Marseille el 
S. Vinrent de Lérins, Sidoine Apollinaire, S. Pros[)er (rA([iiitainc, Isidore de Séville et. Martia- 
nns (;a|iella, S. Anselme, Lanirane, ilildebert, arch(>vèque ileTonrs, Al)eilard et Hi^loïse, Gui- 
herl de Nogent, Pierre de Blois, S. Bernard, el le Mirobiblion de Pholius. — Traductions des 
dirterenis ouvrages de Lactance, S. Paulin de Nol(>, S. Pros|ier et S. Dorotiu'e, père de l'Eglise 
grecque el abbé diin monastère de la Palestine.] 

TuiiOLOfilK SIIIIOL.VSTIIII'E KT Poi.KMIOUE. 

Peiri i>ond)ai(li, episcopi i'arisiensis, Senlenliarum libi'i /i. l'arisiis, a|)ud Gervasiuni Clie- 
vallonium, 1 53f) , in-A". 

Questiones magistri PeIri de Avlliaco, cardinalis Cameracensis, super libros Sententiarum , 
impressœ arle el industria ingeniosissiini viri Nicolai WoiH, Aleniani. i5oo, in-i". 

Roberti Holkot ojiera, s('ilicel in ([iiatuor libios Senlenliarum qua^sliones argulissima; ; que- 
dain ronferentie; de inipulaijililate pecrati (jiiestio non |)eniten(la, etc. antoris vila nuper ad- 
jecla. Lujjduni [Balavornm], in edilins .loliannis (Hein , i5i8, in-/i". 

Lettres curieuses, utiles et tb('olo<|iqn<'s sur la héalilicalion des serviteurs de Dieu el la cano- 
nisation des béatifiés, par le P. .losepb d'Audierne, capucin. Rennes, 4 vol. in-i-!, 175S- 
1 7 ") (_) 1 7 G 1 - 1 7 (î •! . 

L'Alliéisme (b'couvert par le IL P. liardonin, [('sniie, dans les ('crils de tous les i'èi'es di' 
l'Eglise et des [jliilosopbes modernes. 

Mémoires sur la canonicilé et l'instilnt de S. Duniiniipie, par le IL P. Pierre-Dominiijue 
Jacob. \ lii'ziers, cbez François Barbiit, 1750, in-M". 

L'Inoculation (b'Ierée à l'Ejflise et au\ magistrats. In-ia, i7r)<), brocbé. 

Traité des Supei-stitions selon l'I^crilure Sainte, par M. Jean-Bapliste Tliiers. Paiis, clie/. 
Antoine Dezallier, in-19, 2 \ol. 161)7. 

Les Imaginaires, par le S' de Damvilliers. A Liège, cbez Adolphe Beyers, i-6(i7, in-i -i C. 

Les Visionnaires. A Li('ge, cbez Adolpbe Beyers, i(iG7, in-i-!. 

Les principales propositions du livre i\rs Mn.rimrs des Saints . jusiiliées par des e\|n'essioiis 
plus liirles des SS. auteurs; avec plusieurs pièces de M. larclievi'ipie di^ llainbray pour la dé- 
fense di' ses |nincipes contre M. Bossucl. Iri-i->. 

J('riisalem el Rome au s(>ci)iii's de (lenève, j)ar Moyse MIondel. \ Sedan, par Jean Jannon. 
pour \biabam Pacanl, rue Saint-Jacques. Paris, iGai, in-8". (Livre rare.) 

Du jnbili' des églises ri'l'ormées, par (iliarles l)rrlinc;)iM'l. Et se vendeni à Gbarenlon par 
•lean- \ntoine Joallin , 1 li->7, in-i ■>. 

inslilulion du mariage cbrestien (par Nicolas Pillinii , (ils di' Pierri' Pilliou, avocat ). A Lyon , 
I ôGf), iii-<S°. (Reliée avec l'Apologie pour Hérodote.) 

'' (lot ouvrage el le suivant sont mentionnés le S' de Damvilliers (P. Mic.ole). rrCette jolie édi- 
sous le titre que voici : Les liiKigmaives cl les IV- flion, dit Brunot, a|)pnrlieiit à la collection des 
smnnmres , ou Lettres sm- l'Iiérésie iinagiimire, ^ar rr Elzevier. " 



i)K i.iioTKi. i)i: Mi.i.i: i)K i'\r.i.s. 



TlIKOlJKill-; MOIIM.K. 



Los IV lilii'ds (le lii liiiilaliiiii di' (.liiislo, ^ iiiimios iii'i'i'iii ili'i iriiiiiil'i. Iji Aiiiltcrcs, eu l:i oli- 
riiiu Plaiiliniaiia, i IJ.'id, iii-i ->. 

Iiiillalioii (lu i.'C. Tradiiclion iiouvcllc sur li'dilioii laliiii; de i y58, l'cviio sur liiiil inaiius- 
ciils, |iai' M. l'ai)!»' \aLMl. Paris, chcv, IJarlxiii, i~j^>[), iti-ia, broché. 

Li's A|ilii)risiii('s (U'A cont'esseurs collijjés <lcs si'iil((nc('s des docloiirs de ri'Jijli.su iiiiivfirst'll<;, 
pai' Eimiiaiiiicl Sa, jésiiilc. l'ai'is, ifioi, in-ia. 

Fraiiriiys IJarbare, Vuiiiliuii : De l'estaL el jjDUveriiciiieiil de Mariage, traduit du laliii en lan- 
gage françoys [)ar Martin du l'in. 1537, à Paris, in-S"'''. 

Les l'roviiiciales ou Iji'Itres ('criles par L'iuis de Monlalle, etc. traduites (ui latin, (!ti espa- 
gnol el en italien. A (^(dogne, riiez Haltliasai' WiiilVddt, ifxS'i, in-8°. 

l'arrallèle de la doctiiiie des Payens avee celle des .lésuilcs. i7-.«6, in-8". 

Sernionum sancli Viiicenlii pars Ixîrtia, (juie de Saiictis appellari solet. Lngduni, i5i8, in-6°. 

Tabula SeniKiiiuiii \eiieraiidi Palris Fratris ilenrici Herp, ordiiiis Miiioriiin de observantia. 
Inipressa iiiipensis an liil)il)li()|)ole doiiiini .lo. liviinion in niliciiia ili'iirici Gran, civis in ()p|iido 
impérial! liagcnan. In-^i". 

Sermons divers prêches par André' Valladier, abbé de Sainl-Ainoul de Metz. G \ol. in-i.».. 
Paris, I (il ■>-iG!!3. 

Panallèles el Célébrilez parlliéiiiennes pour joutes les l'êtes de la glorieuse; Mère de Dieu, 
|)ar Andn! Valladier. Paris, (diez Pierre (dievalier, 1G26, in-8". 

Trois livres du saint amour de Dieu et pernicieux amour de la chair cl du nioiidi'. |iar vi-iié- 
rable Père F. P. (Jrespel , prieur du couvenl des (Jéleslins de Paris. Paris, (diez (Juillaume de 
ia Noue, 1 Ggo, in-8". 

Sermons du P. de la liiie, de la {Compagnie de .bLsns. h vol. in-'i", i"' édition. Paris, 1 7 1 <j . 
de l'Imprimerie roïale. 

Diiorr CANON, (Joncilks. 

(îratiani D(;creluni. Anno i.m)8, in-i", {[olhiipie. Opéra .loliamiis Petit et Tieliiiani kerver. 
bibliopolarum Parisiensinm, in via Jacoba'a. 

Remontrances laites an loy Loiiys unzièine sur les privih'ges de TKglise gallicane et les [ilaiii- 
til's {sic) et doléances du |wiiple. — l'^lals tenus à Tours sous (Ihaiics \I11. Paris, clic/. .Ican 
Dallier, i.56i, in-8''. 

Traité histori((U(; de la nature des Dixnies cl des biens possi'ih-s par les ecclésiastiques en 
IVancbe aumône et de leurs (diarges, par M. E. D. !.. P. de !•". iiaillv des ville el iiian|uisal de la 
Palisse. Paris, chez ^allcv^e, i-jO\>., in-i!>. 

DliOlT IIOMAI.N KT ClVIl,. 

Francise! Baconii exemplum, traclatus de .luslicia univciNali sive de j-'onlibns juris. Parisiis 
Ivpis Vincent, 1752, in-iG. 

.Marsilii de Menandriiio, Patavini, vulgn dicti Delensor pacis. K\ bibliopolio Comeliniano, 
1399, in-i2(2). 

'' Cet ouvrage (le Fr. lîaibaro. noble vénitien. lîiiiiict ne parle pasde l'édition parisienne de cette 
a été piiblii' pour la première l'ois en i.5i3, sous même traduction. 

le titre : De ri' lixoria lihelli duo. Mais ce (|ui est '' \oici le litre complet decel ouvrage, qui cul 

plus rare f|iie le texte latin, c est la traduction Iran- un grand retentisseiiienl au xiv" siècle : Dffensor 
çaise dont il s'agil ici, iiupriiiii'e à Lyon en \W-\-j. pacis, sive Apoloffia pro Liidovico H , Imp. bavaro, 

7- 



52 LA PREMIÈRE RIBLIOTHEOUE ' 

(](ii|iiis Jiiris civilis. Eii;f(liiiii, in i)llirii);i nnillioliiiiuvi Miici'iilii , 1583, iii/i", ■> \n\. 

Aiijjiisliiii, jurliicjiiscopi Tanaroiirnsls, fie Ijc;;il)us cl Sciialiisconsiillis liber, l'arisiis, a|ui(l 
i'Egidiuin Hevsiiiiii, loi. ir)8/i. 

Fraiicisci Polleli, Caliiari, V. C. Historia l'ori loiiiaiii resliliila. Duaii, e\ otriciiia .loaniiis 
Rojjaidi , I ^f]f), iii-i -J. 

(lodicis Tlieeddsiaiii libri XVI ([iiain eiiiendalissiiiii, lufiC oninia ciiranle .lae. Ciijacio. 

Ilii;r()iiis (irolii Floruiii sparsio ad jus .liisliiiiaiianim. Parisiis, apiul viduaiu Guilieliiii Pelé, 
lO'r). iii-i". 

DiKiir i'I',\m;()1s, Edits, Ordonnances, Prockdirks, Mémoirks kt Factums l'AaTiciMKiis. 

(iaiiilularia l'ejfuiu Francoruiu a Raluzio. Parisiis, excudebal Fraiiciscus Miiouel, 1^177, 
fol. ■> vol. 

Le Droit |iidilic de France éclairci par les inoiiimieiis de rAnli(|iiili', pai' M. Boinjuel. Paris, 
chez Dessainl el Saillant, 1706, t. 1, in-i". 

Traite' de la majorité de nos rois et des régences du royaume; ensemble un Traite; des préé- 
minences du Parlement de Paris, par M. Dupuy. Paris, iG55, in-6°. 

Trailés loucliaid les droits du roi, par Dupuy. Paris, chez Augustin Couihé, 1 6.5.5, foi. 

Oidoniiances de Louis XIV, roi de France et de Navarre, données au mois de mars 1069. 
conceriianl la jurisdioliun des prévost des marchands et échevins. A Paris, chez Fr. Léonard, 
1 (170 , fol. 

lîecueil de pièces comeruani le différent des pairs avec les présidents à mortier du Parle- 
ment de Paris, el d'autres pièces nuMées, |iurnn les ([uelles est le supph'uient du Traité de la 
P(dice du commissaire D<' la Alare. In-l'ol. 

(loulumes de lieauvoisis, par M'"' Phili[)pes de Reaumauoir; Assises et bons usages du royaume 
de J(frusalem. par I\P Jean dYbelin, avec des notes et observations et un glossaire, |)ar de La 
Thaiimassière. A liourges et à Paris, iGyo, toi. ''' 

(iouluiues locales de Rerry et celles de Lorris, par Gas[)ard-rhomas de La Thaumassière. 
A lîourges. chez .lean Toubeau, 1G79, fol. 

(dio[i|iiiii d(! civilibus Paiisiorum moribus ac inslitutis libri III. Parisiis, apud Michaeleni 
Soniiiuiu, 1 .jc)() , loi. 

\ncieuues oi'donnances de ITiritel de Ville de Paris, en lettres gothi(pies, in-Zi°. 

Du grand el lo\al devoir, hdélité, obéissance de Messieurs de Paris envers ie roi el couronne 
de France, addri'sséau |)r(!vosl des marchands, \1. Guiot, et aux échevins, par Louis Reinier. 
1 ô()&, in-i •>. 

Le |)ré\i")l de l'HosIel el grand |né\()l de France, par Pierre de Miraumont. A Paris, chez 
Pierre Chevalier, i(3i5, in-8". 

(iharires, lellres, litres et arrêts de rauliquilé , droits, fonctions, elc. des notaires du 

Ghàleh^t. Imprimi' aux dé|iens de ladile ciinanuuaulé à Paris, i663, iii-/i". 

Traité de la Police, |)ar De la Alare et Le (Ilerc de lîrillet. Paris, 1705 el suiv. (Le supplé- 
nienl est dans le recueil de.s pièces coucernanl les Dillerenls des pairs.) Ix \ol. loi. 

Les Œmmcs d'Eslieime Pas(piier, contenant ses Recherches, son Plaidoyer pour M. le duc 

intclati/s lie iniH.sliiiioiir uiijiciii , unie cet:. y)r«y«' ''' Ce livre curieux, et dont les exemplaires sont 

«n/KM- .s'C)v/((«. el que le .U»««e/ de Bruuel irii|)rinic peu cumiinuis, est encore l'orl recherché par les 

avec uni! ponctuation défectueuse. Sin- lauleui-. liibliopliiles. Aussi son ancien prix s'est-il soutenu 

Miiiiiic Irancisc.iin et recteur de l'Université (le Paris, malgré la nouvelle édition des Coutumes de Iletiu- 

voir, dans cette collection, l'ouvrage intitulé PiirLs roitis , ])ubliée d'après les manuscrits de la Biblio- 

etaex liistoriens aux îir' el xv' siècles, p. 0. tliè(pie nationale. 



i)K i;ii()Ti:i. i)K \ iijj; di; i'ahis. r,:! 

(le LorraiiK!, ccliii do M" Vci'soris |p()iii- les Ji-suilcs, clc; li's l.i'lln's cl (HOumus iin'li'i's (IKNlii-riiic 
l'as(|iii('r, cl les Lollrcs de Nicolas l'asqiiier, fils (rivsliL'iiiic. A Anislcrilain, aux (Ii'|k;iis de la 
coin|»n;niic des libraires associés, i7'-!3, y vol. Ibl.l'' 

Mcruoirc iiri-sciilé au (](tnscil (U\ Sa MajosU!, sur lcqu(!l h; Roy a oidoiinc- ri'lahlissciinînl di; 
rinslruclion jfraliiilc dans les collcjfcs. l'aris, chez Jac([Uf's Qiiillau, 172'!, loi. 

M('iiu)iri' pour la Faculd' de UK-dccinc de Paris contre les prévosls el coniniunaud' des uiailres 
cliirurjjiens-jurés, délcndeurs. De rini|iriuierie de Qiiillau, i/'i.i, liroclii', in-V'. 

Alénioirc pour le S' {-"rançois La l'eyronicî ci les prévois el colli'jfe des luailres en chirurgie de 
Paris, conlri! les doyi'u cl docleurs-réjfcns de la FaculU! de uu-decine de Paris cl conlrc I I iii- 
versili' de Paris. De riniprinu'rie di; Charles Osnionl. 

Mi'iniiire pour le S' Dtiplcix contre la (^)Uipa{fnie des Indes. In-i°, Paris. >'■>[)■ broché. 

PlIILOSOPMIK Sl'ÉCIILATlVK. 

La Logicpie ou l'Art de penser. A Paris, chez Ouillauine Desprez, ililS.i, in-itf. 

Théologi(? payenne, par M. de Burijjny. Paris, chez de liiire. in-i->, 17.V1, ■> I. i-n 1 \ol. 

Janiblichns de Mysleriis i^jfvptioruin, (Ihalda'orutn, Assvrioruni; l'roclus in i'Iatonicnni 
Alcibiadeui de anima at(jue (heinoue; idem do sacrificio et ma;[ia; Porphyrius de di\inis atcjin' 
(hemouibus; Pseilus de (hemonibus; Mcrcurii Trisiuejjisti Pimauder; ejusdeni .\sclepius. Lu|;- 
duui, 1 577, in-i ■>. 

Essai analvtiipie sur les l'aciillés de l'àiiu'. |iar Charles MoiiMel. Copeniiajjiic. Pliilibert . 1 7(10. 
in-^i°, broché. 

Discours des Spectres ou visions et apparitions d"es[)rils, etc. par l'icnr Le Loyer. Paris, chez 
Nicolas Buou, i()o8, in-/i". 

Traité sur les apparitions des Esprits el sur les Vampires. |iar Doni Cainiel. Paris, chez de 
Bure, 1751, in-13, 2 vol. 

Nouveau Mi'uioire pour servir à riiistoire des Cacouacs. Amsterdam. i7.")7, brochure in- 1 :>. 

Catéchisuuî et décisions de cas de conscience à Tusage des Cacouacs, avec un discours du 
palriarche des Cacouacs pour la n-ception d un nouveau disciple. A Cacopolis. i7.)8, bi'ochiire 
in-S". 

Diogenis Laertii de Vilis, dojfin. el apopbthejfmatis claroriim philosophorum libri 10. Apuii 
.lacobum Stœr, lOiG, in-S". 

.lamblichi de Vila Pylhagorica liber, gra-ce et latine; accedil Malchus sive Porphyrius de Vita 
Pythajjora', rum uotis Lucie llolslenii et Conradi Rittershusii; ileuu[ue anouymus apud Photiuni 
(le Vita Pytbaijora'. Anistelodami, 1 707, in-.'i°. (Ou Irouve dans l(> mènu' volume : Caividii Leii. 
seu de puichra' prolis habendie l'atione, |)oema didacticon. etc. Lnifdiini l!ata\oruni el Parisiis. 
i655.) 

PiiiLosopiiiK moi;alk. 

La Morale d'Epicure, par rabix- Halteux. In-S', Paris, 17.JS. Broché. 

Les Caractères de Théophrasie, traduits du grec, avec les Caractères on les Monirs de ce 
siècle (par La Bruyère). Seconde ('dition, Paris. 168S, in-12'-'. 

''' Cette cnlleclion eonlienl les llecliciritcs de lu '■''' On ne dit pas ici s'il s'a;jit de la 1", de In 

frflHce, les plaidoyers, les lettres, les poésies latines -j' ou de la 3' édition do i()8H. Voici ce que dit 

et françaises, et les autres ouvrages d'Etienne l'as- lirnnet de ces trois éditions : 

quier déjà publics séparément, il l'exception du Cnï*;'- trPreniiére édition de ce jfrand moraliste. Pln- 

eliismc des Jrsuili's,, des Onlomiances (rénéralcs d' A- ffsieurs des biogra[ilies de l'auteur, avant pris la 

mmir, et de (juehjues autres opuscules. irdate du privilège pour celle de la publication du 



ô/i LA 1'RE:\IIK1!E hihliotheque ' 

Olùnics (le M;iilaiiii' la nian|iiisc de Laiiilirrl. A l'aiis, clii'/. la veuve Gaiieaii, ly^iS, iu-ia. 
a loiues en un \(il. 

Les llornnn's. iini[niènH' ('dilion, rcMie e( curri|;ée par fanleur. Paris, chez Ganeau, t^iJi. 
iii-i ■?. , 5 Mil. 

De la (laiel(', |iai- le inari|nis Garaccioli. Frand'ini el, Paris, Nyon, lylia, in-12, broché. 

Traili' lie la M'rilalile noblesse el des vertus (jui lui eoiivieniieni , elc. Iraduil du lahnde (llic- 
lho\eus jiar M. l'abbé de Méry. I*aris, cliez G. Desprez, 17O1, iu-12 " . 

Dicliounaire |)liil()so|)hi(|ue lui Iniroducliou à la ((umoissance de riunnuie. Nouvelle édilion, 
re\ue, (•ori'i|;('e el au;[uienlée eousidérableuienl. Paris, Durand, 170-:!, iu-8°, broelié. 

liérnlalion du nouvel ou\ra;;e de Jean-,Iac([ues lîousseau. iulilulé: '-Emile ou de rEilucalioii.n 
l'aris, Desainl el Saillaul, lyba, iu-8°, broché. 

i'.ssai sur rinslilution des avocats et |)rocureurs des (lauvies, ou Mémoire tendant au reiiou- 
M'Ileinenl des dispositions anciennes dont relî'et seroit : d'abord de faire rendre aux pauvres la 
nirmc justice ([ne celle ([ue les riches |ieuvent se procurer, etc. Paris, Prauil, 17(11, broché, 
in-i 2. 



PiiYsiQLE, Histoire naturelle. 

G. Plinii Secuudi naturaiis Historia, cum commenlariis et adnotatioiiibus variorum. Luffdiini 
Halavoruin et Roterodami, a[)ud Hackios, iGOç), in-8", 3 vol. 

Lettres d'un professeur (AI. Grevier) de rUniversité de Paris à M. R***, sur le Pline du 
P. Hardouin. Paris, chez Gbaubert, 1725, in-12. 

Gl. Salniasii Pliniaiue exercilationes in G. .lulii Solini Polvhisloriam. Parisiis, apud Hiero- 
iiyiiium Dnniarl, iGag, fol. 2 vol. 

Golleelion académique composée des iiKÛiioires, actes ou journeaux des plus célèbres académies 
et sociétés lilléraires étraiiijères, elc. concernant l'Iiistoire nalureile et botani([ue, la physi(jue 
exjiérimentale et la chyniie, la médecine et l'anatomie. A Dijon, 1765-1758, G vol. in-i". 

Marci Gatoiiis ac M. Terentii \arronis do Re rusiica libri,cam notis Geo!'(fii Alexandrini, 
Reroaldi, Aldi et Pétri Victorii. Apud Sebastianum Gryphium, lâiç), in-8°. 

ilei aeraria' auclores lei;es(iue varia', cura Wilhdmi Gosii. Amstelrodami , apud Joaiin. Jans- 
soiiium , 1 074, in-A°. 

Traité des corps solides et des lluides du corps luiiuain, nou\elle édition augmentée d'un 
traité de l'usage des langues vivantes dans les sii'gcs, particulièrement de la Françoise en méde- 
cine, |iar M. Malouin. A Paris, chez la veuve de Gh. Maui'. d'Iloury, 1768, in-12. 

La ;f(ui('iation de l'honime et le temple de l'àme. Paris, par Abcl L'Angelier, i583, in-/i°. 

Gahidii Leti Gallipa'dia, seu de pulchiw prolis habenda' laliinie, poema didaclicon ad hu- 
manam s|ieciein belle coiiservandam apprime utile. Lugdnni lîatavornni. \eiieuiit Parisiis a[)ud 
Tliomam Joliy, iG55, in-/i" !'-). (Get ouvrage est relié avec la Vie de Pylhagore par Jamblique.) 

S\pliilisoii le mal \i'nérien, |ioénie latin de .lérôme Fracasior, avec la traduction en françois 



-rlivi'e. loiiL indiqué iiiexacleiiieut sous la date de 
nibH'j. Gelle édition originale ne conlicnl que 
r/118 caractères; mais rouvra;;e a reçu des aug- 
ffmentations successives, etc. 

rLa seconde édilion, égalenienl iiupriinée en 
'•1O88. n'oll're que (pielcpies li'gcrs cliangejiients. 
relia troisième, sous la inènie date, n'esl (piuiie 
(f simple réini|)i'essii]n de la seconde. 1 

"' L'auteur du texte latin a d('Hli<l son livre Ja- 



coho Aiiiljiisiiitw , ce que le traducteur a rendu par 
.lacques Ambasicn, au lieu de Jacques d'Aiiiboise . 
Fini des neveux du cardinal de ce nom, el qui fui 
rélève de Glicthou. Ce théologien tlamaud hit l'iui 
des jireiniers et des principaux adversaires de Lu- 
ther. 

''' Première édition de cet ouvrage. Calvidius 
Letus est l'anagrainuie du nom de l'auteur, Glauile 
(Juillet. 



Dl' LIIOTKI. I)i; Vll.l.K i)l. I'\I!IS. .•).-) 

f| lies iKilcs. Paris, ilicz ,lai-i|. l'iaiirois (jiiillaii, i/Tj!!, iii-i'>. (lii'li'- aM'i- !<• MaiiiH'l des 
Dames de cliarili'.) 

M MllliM VTK.II KS. 

EiR-lidis l'ilcinciilniiiin lil)ri lô, j[i'a'cc ut latine, l'jirisiis, ajiiid IliiTiiiMiiiiini ilc Maniel. 
1 57.3, iii-i !>. 

Leçons de nialli('mali(|iics à Tiisaife des eolli'jjes, par le P. (le Merviili'. de la eoinpaîjtiie dr 
.li'siis, I. I''^ contenanl les l'IcMnenls (rarillini('li(|Me, d"al|fi'dire. de eécmu'lne et di' IrijjotiDMii'Irii- 
rectilijjne. A l*aiis, che/ lîai'hon, 17O1, in-S". 

Manuel de trij^ineniélrii' |ii'alii|ne, pai' \l. lalilx' i\f La (lri\e. l'aris, 1 liiv. II. L. 'iiiriin. 
1754, in-S". 

L'tisajfc de rasirolahe, avee un petit traité de la sphère, par l)(iinini([ne .lap(pnnol. (llianipe- 
nois. Paris, chez (luiliannie (!a\ellal, liV^S, in-S". 

La gnonidiiicpn' praliipie en larl de IraciT les radians solaires, par ilnin lîédos de (,(dles. 
ln-8°, Paris, 1760, brocln?. 

Di()])lianlis .Mexandrini arillmKiieornni libri se\ et de nnmeris niultan[;ulis lilicr unus. nnur 
(iriniuni jp'a'ce et latine edili alipie absolntissiniis comnientariis ilhistrati, aiirt()r(! Claudio (ias- 
pare Baelieto Meziriaco, .Sebusiano, \'. C l^ntelia" Parisioiinn . i(i->i , in-lul. 

Traité historique et pratique sur le (liant erch'siasticpic, par \l. I'.iIiIk' Lchcnl. \ Paris, chez 
Cl. .1. 15. IhM'issant, 17/11, in-S". 

Politique, Art miimtaii'.i;, \iiHini ltuhk, (lojniKRc.K et Ahts. 

La llépuhlique de Platon ou dialo{jue sur la justice (traduite par le P , jésuile). 

Paris, linicas, 17G2, •?. vol. in-ifi, hroelu'. 

LWnii des honiines ou Irailt' de la population, |iar le niar(piis de Mirabeau. '1 parties i-ii .') vol. 
in-i-.î. Avijfuon, 175C, broché. 

Dissertation sur l'état du commerce en France sous les rois de la priMiiiéic ri de la seconde 
race, par M. labbé Carlier. A Amiens, chez la vmne Codarl . 1 -jÎj'.] , in-i ■>. ( lîelié avec la disser- 
tation de M. Desniarets sur la .lonction de rAiij;lelerre à la France.) 

Mi'inoirr sur la jieintiire à rencauslicpie, par le comli' de Ca\Ins. In-S'. Ccnèxe. 17.);). 
broché. 

Abréjjc' mi'tbodiijue des piineipes héraldicpies ou du v('rital)le art du blason, par le P. C. Fran- 
çois Mi'iu'trier, de la compa|fuie de .b'sus. A L\on. chez Thomas Amaulr\. iGSti, in-i'i. 

De rorijpne et des productions de rinipi'iineiir priniiti\e en taille de bois, avec une n'Iula- 
lion des préjujjés plus ou moins accréditc's sur cet art. etc. par M. l'iuirnier le jeune. Pans. 
1 7-)9, in-8°, broché. 

Observations sur un ouvrajjc inlitiili- : \ indiria' tijpoip-apliirw . |(our servir de suite au traité 
précédent , etc. Paris, 17(50, in-S", bi'oidu'. 

Remarques sur un ouvrajfe intituit': l.ittrc sur l'origine de l'impriint'ric , vk. pour servir de 
suite au traité de l'oriijiiie et des produit ions de rimprimerie primitive en taille de bois, par 
M. Fournier le jeune. Paris, de rim[irimerie de ,1. Barbon. i7()i, brochure iu-i •>. 

Plan du traiti' des ori{jiiies typographiques, par M. Meerman. c'' et pensionnaire de Hoter- 
dam, traduit du latin en Irançois. Amsterdam et Paris, chez .\u|[. Martin l.ollin. i7("i->, in-S'. 
broché. 

Dissertation sur rorii;ine et les progrès de Tari de tailler eu bois, pour tVlaircir (|uel(|ues 
traits de l'histoire de riiiipnineru' el prouvei' (pie (iullember;; n Cn est pas rinvciilcnr. par 
M. Fournier le jeune. Paris, 175S, brochure in-S". 



r)6 



l,\ PREMIERE RIRLIOTIIEOUE 



(lllAMMAIIiES ET DlCT10N.\AIRKS. 

(iiiniiiiiiiirr "iMiriali' l'I raiscimiéc, avec des remarques par M. Duclns. A l'aris, chez Praiill, 



I -ïjli , iii-i •>. 

Trn|ics (II' AI. Du Marsais, in-8°. Paris, 1757, broché. 

l!u(liiiii'iila;;raiiiiiiatic(>sTlionia; Linacri ex anglico seriiione in hiliiiiiin vor.sa, inlcrprete Geor- 
jjio Ruchaiiaiii), Scdlii. Pari.siis, ir)33, in-S". 

\nssii (IcViliis seniioiiis, iii-/i". 

Noincllc iiirlliodc |i(iiir a|i|iroiuh'e faciiemeiil la lan;fup jjnviue (par D. Laiiccliil ), nmivolie 
(Hlitioii. A Paris, chez hi \ciive Rrocas, etc. 175/1, iii-8". 

.\ou\cih' luétiiodc |ioiir apprendre raciieinenl ha iaii|pic hiliiic, coiileiianl les règles des 
"Ciires, elc. avec un liaih' (h' la poésie latine et une brève instrucli(in sur les règles de la poésie 
latine (aulrenicnl uiélhode de Porl-Rûïal). Paris, chez Guillyn, 17O1, in-8°. 

Traité des éludes monastiques, divisé en trois parties, par D. Jean Mabillon. Paris, chez 
Charles Robuste!, lOcji, in-Zi" (". 

Les études convenables aux demoiselles. A Paris, chez Didot, 1755, in-12, a vol. 

Principes généraux et raisonnes de la grammaire françoise, par M. Restant. Paris, chez la 
\euve Loltin el J. II. Ruilard, 1755, in-12, 7'" édition. 

Nouvelle méthode |ionr apprendre lacilemcnt et en peu de lems la langue italienne. 9" édi- 
lion, Paris, ilID'i. (Par MM. de l'ort-Roïal.) 

Nouvelle méthode pour apprendre facilement el en peu de lems la langue espagnole, 2' édi- 
tion, |)ar de ïriguy. Paris, i(JC5. (Par MM. de Porl-Roïal.) 

Tesoro de las dos languas Irancesa y espanola (sic). Thresor des deux langues françoise et 
(■s|iagnole, par Ondin. Paiis, chez l'ierre Rilaine, 1 (52 1 , iii-6". 

Délia lingua piiniia presentemenle usata da Mallesi, etc. ovvero nuovi documenti li quali 
possono servire di lume alT aulica lingua eirusca; stesi in due dissertazioni, etc. dal canonico 
(iio. Peiro Francesco Agius de Soldanis. In Roma, 1780, in-8". 

Nuova scuola di nrammalica jier agevolmente apprenden' la Inigua pnnica-maltese, dal cano- 
nico Pietro Francesco Agius de Soldanis. In Roma, 1760, in-ia. 

Grammaire allemande de M. Gotisched. A Paris, chez Duchesne, 17.^)6, iti-12. (lielié avec 
la Grammaire raisonnée de M. Arnault.) 

Grammaire aiigloisc, par \l. Reny. Paris, 1762, in-8". 

.lohannis Ruxiorlii Lcxicon liehraRiiui el chaldaïcum. Basileas sumplibiis .bdiannis Konig el 
lil. 1C76, in-8°. 

Eexicon Scapuhe. Tvpis Elzeviriomm, iCua, fol. 

Rdlierli Slepiiani Thesanrns lingna' lalina>. Basileae, lypis et impensis Thuruisioi-um , 1760, 
loi. A \(il. 

\(](aliulaire universel latin-i'rançuis, contenant les mots de la latinité des dilléreus siècles. 
A Paris, ihez 11. L. Guériu, i-]^ôh, in-8°. 

Dictionnaire universel liançois et lalin, jiar le P. Le Rrnu, de la compagnie de .lésus. A 
liouen, chez Nicolas et Richard Lallemand; seconde édition, 17G0, grand in-h". 

De lini'ua' latina' in Gerniania per xvn sœcula amplius fatis commentarii, aulore Jacoho 
Rnrckard. llanovera',a Pudnicol Ffcrsler, 1783, in-8°. 

"' i.c piciiiier oiijel (le ce traité a été de réhiter cnndannié les (-Indes des moines. L'ouvrage de Ma- 

Routhillior de Rancé. ahl»' (le la Trappe, qui, dans billoii eut un grand succès à l'époque de sa pu- 

ses ('crits intitulés De lu Siiinlctc et des devoirs de hlicalion, et nii^nie no le traduisit en latin el en 

la rie iiinnaslique et La Itèfflc de sniiil Beiwil, avait italien. 



1)K I.IIOTKI. DK VII.M': l»l'. I'\I!IS. 57 

Olossariiim iid sniplnrcs nii'iliii' cl iiiliiii:i> la(iiiitiilis; accudit disscrlalio de iiii|iiTal()niiii (loiis- 
laiilinii|mlilaii()iMiiii iiiiinisinaliliiis. Auilmc (laroli) Diilirsiic diiiiiirio du (laiijfc. I.iilcliii- l'arisio- 
nim, I (("S , .'i vol. in loi. 

(Ilossaiiiiin inciliir cl iiiliiii.c laliiiilalis; l'dilio iioxa, sliidio cl o|)cra inoiiacliMiiiiii oiiiiiiis 
S. Hcncdicli. l'ai'isiis, 17.'!^!, G vol. iii-lnl. 

I)aiis(|uii Toriiacciisi.s ()rllio;fi'a|diia laliiii scniinnis velus cl nova. A|iiid [''icdcriciini Li'oiiard, 
l'aiisiis, I (177, fol. 

Tliresor tU' la lanj;uc lianrovsc lanl ancicniu' r|uc moderne, |iar Jean \icol. l'aris, idoli, lid. 

Manuel l(ixi(iue on diclionnaire porlalil' d(,'s mois François dont la sijjnilication n'(!sl pas laini- 
lièrc à (oui le nioiide. A Paris, chez Didol, i/Tiâ, -i vol. in-8". 

Dirlioiinairi! ('lymolo[;i([iie de la langues f'raru;()ise, par Mcnajjc. l'aris, cIkv. lîriasson, i7.)o, 
•i vol. loi. Im'ocIk'S. 

Diclionnairiî de la langue bretonne, par Louis Le l'cdlclier, relij;ieu\ Ix'in'diclin. A l'aris, clic/. 
François de La (1uoII(î, 17.^)2, in-l'ol. 

l)i('lionnair(^ Irancois-hrelon ou rrançois-celliijiie. cnrulii di' llicnies, [lar M. La*** ' . A la 
ila\(î cl se vend à l'aris chez 15ahulv, i']^t^'>, i)i-8". 

Dilliouario ilaliano oU'rancesc, par Nalhanael Duez, |)roinière j)arlic. A Genève, chez Sainuid 
de Tournes, 1 078. Seconde parlie : Diclionnaii'c ilalicn-l'raiiçois. A (Jenève, riiez Samuel (Jiouel. 
a vol. in-S". 

Diclionnaire de Tr(''\ûu\. l'aris, par la compajjnic des libraires associés, lyôa, 7 vol. loi. 

Dictionnaii'c porlalil'dcs heaux-aris, par M. Lacoinhe. A l'aiis. (diez .Icau lli'rissaul, 17:).'!, 
in-i 2. 

Le grand Diclionnaii'c hislori(|iie de Louis \lorci\. .V Llrechl cl à Amslerdain, lOyi, ■?. noI. 
loi. (]ui conliciinenl /i loiiies; G" edilion. 

OllATEURS. 

Hétlexions sur réloquenre des prédiraleurs ([)ar M. Arnaud). Paris, iGoT), in-t2. 

Cicerouis opéra omnia. Lnlcliiw, apud Bernardimi ïurrissannni, 1. )()(), 2 vol. fol. (]iii con- 
liennenl i tomes. 

M. Fabii Quiutiliaui Institutionum oraloriaiuin lilui d Icrini. Loiidini. ili'ii, in-S". 

Quintilien : de rinstilulioii de roralciir. Iraduil |iar M. iabbi? (l('dovM. l'ari--. chez Nyon el 
Guillyu, etc. 1 7,^)2 , in-i 2 , 6 vol. 

lsocralisoralionesetepis(ohe,gra'ceel laline. l'arisiis.apud Sébastian n m (diappclel. 1 li.'i 1 ,iii-8°. 

Oraison funèbre du cardinal de Fleury, ministre d'Etat, par le P. de Neuville, de la compa- 
gnie de Jésus. Paris, chez (loignard, 17^8, toi. hrocdié. 

Lloge du maréchal de Saxe, par M. Thomas, discours ipii a remporte le |)ri\ à rAcadéinie 
l'rançoise en i75().In-8°, Paris, 1759, broché. 

Kloge de M. de Fontenelle, par M. Le Cat. liouen , 1 7.')<), in-i •> . broclii-. 

OLuvres de M. le ciiancelicr d'Aguesseau. Paris, (liez les libraires associés, 2 vol. iii-'i", 1 7.")() 
et I 761. 

Serenissimi Burgundioiium diicis iaiidalio runcijiis, dicla <lic 2() iiiaii 17G1, in regio Liidovici 
Magni collegio societatis Jesu, a (daudio iM-aiicisco \\ iilarmet, ejusdem socielatis sacerdole. Pa- 
risiis, typis J. Haiboii, i7Gi, brocli. iii-8". Avec la Iradnclioii frauçoise. 

Traités de poésie. Poètes grecs et latins. 
Piiidari Olympia, P\lliia. \emea, Isthmia; adjuncla esl iiilerprelalio ialina ad vcrbuin. cuui 



" L'Aj'i 



ryt 



58 1,A l'I'.EMIEUK lîl lil>IOTllEOLiE 

i'\l»isilioiit' et (>\|ilii"ali()n(' vi'Ici-i ;|r;i'ca Dinniiio iilili et ciiiii sclioliis. ()li\:i Pauli Sli'|)liaiii, aiiiiii 
1 fiTjf) (Pai'isiis) , iri-i". 

l'iiulai'c llii'liaiii, (raduclioii micsIi'c de vers cl de |)i-()S(' par li' s' dp La(faiisi(\ Paris, Jean La- 
i]ii('lia\, i(j-.>{i, iii-/i", pareil. 

(!. Liicilii Siicssaiii Aiiniiu-aiii, sah rdjfraplioniin |)riiii'i|ii,s, ('ijintis l'oinaiii, Salvraruiii (jiia' 
su|)i'rsiiiil ri'li(|iiia'. Fraiii'isciis Jaiii F. Duiisa rollcoil , dispcisuil cl riolas addidil. Lii!;(luiii lîala- 
voniiii. c\ ollicina IMaiiliiiiaiia, iTiSy, in-/i". 

Tiliis 1,111 Tclius (]anis: di' Henini naliiia. Aiiisld. a[)ud .loaii. .lanssciiiiiiiii, iG3i, iii-iG. 

(jiiiiiliis Iloraliiis Flacciis. Ijiilcli;u, c\ typo];rapliia Uoberti Stephaiii, i (i i 3 , in-ia. 

Les p()('si(>s d'IForacc. A Paris, clicz DcssainI, cl Saillaiil, in-ia; Iradiiiles en IVancois |iar 
M. ral)l)é !?alleii\; nouvelle ('dilion , 17C0, 2 vol. in-i'j. 

(ialiilliis, 'rii)ulliis, Propcrlius. Parisiis, e\ ollicina Siinonis Culintei, ifi-'io, in-iG. 

i'iii)lii Ovidii ^asoIlis Faslonini lih. (i , Trisliuni lih. 5, de Ponto lib. li. Lueduni, apnd Seb. 
(îrypliiuni, lUoO, in-S". 

Pnblii \as mis Anialoria. id est Hei'oidinn epislolœ; Anli Sai)ini, ul ereditur, Episloiaî Ires; 
Flfoianiin liLri Ires; de Arte aniandi libri 1res; de Heniedio anioris libri duo; in Ibin; ad Liviani 
(le inorle Drusi; d(( iXnce; de Medicaniine l'aciei. A[)nd Grypliinm, Lngduni, i55/i, in-S"''*. 

i>es Kpîlrcs d'Ovide, truduiles en vers IVançois pai' Claude Gaspar Bascbel, s'' de Meziriac. 
\ Hour;; en Hresse, par Jean Teinlurier, 1682, in-8". 

1). \Ia;;ni Ausonii, I!nrili;;alensis, ()|)era. An)sle]redami,apiid Guibel. Jansson, 1621, in-iG. 

Joaniiis lîaplisUe Sauelolii, Viclorini, Openiin omnium edilio secunda. Parisiis, apnd Dio- 
nysinm ïliierr\, iGi)8, in-iy '-'. 

\nli-Luci('lius sive de Deo cl nalura libi'i novem, cardinalis de Polijfnac opus postbumum. 
Parisiis, 17^7, -î tomes en 1 \ol. in-(S". 

L'Anli-l.,ucrece, poiMni' sur la fclijjioii naturelle, composé par M. le cardinal de Polignac; tra- 
duit |iar M. de Bougainville, de l'Acadéniie royale (b's belles-lettres. Paris, 17^9, 9 tomes en 
1 vol in-S". 

PoKTIÎS FUAN'ÇOIS ET AUTRES. 

Parnasse françois, dédié au Pioi par M. Tilon du Tillet. Paris, (bez Jean-Baptiste Coignard, 
I 782, foi. — Second suppl('mi>nt au Parnasse François, i'j^ï), loi. — Descriplion du Parnasse 
françois, 1 7G0. 

Ilisloire (lu lliiVitre rran('ois dejuiis son origine jus(ju'à |)résent. A Paris, ('liez Le Mercier et 
Saillant, i.5v(d. in-12, 1 7/1.")-! 7'ir). 

Histoire du théâtre de i'Opi'ra en France. A Paris, chez Josepb Bariniu, 1753, iu-8". 

Po('sies de Malberbe iaiig('es pai' ordre clironologi([ue, avec un discours sur les obligations 
(lue la langue et la poc'sie frauçoise ont à Malberbe, et (|nel(|nes remanpn's bislori(jues et cri- 
tiques. A Paris, cliezBarbou, i 767 , in-8" '■*'. 

Mariatip, tragédie. — OEiivres deBacine. A Paris, (diez (Glande Barbin, 1G7G, 2 vol. in-i2(*'. 
(Il V a un troisiJ'Hie volume coidenant Eslher el Allialie, imprimé à Paris par la compagnie des 
libraires en 1787, in-12.) 

''' Les ('•(iitidiis lit )vi(li> (jue (iryiiliius a données '■''' Les remarques dont il s'agit sont dues à Le 

à Lyon, en i53G-i53(), en i54o ciiitLls, en trois Fèvre de Saint-.Marc. — Belle édition et la meilleure 

volumes in-8°, sont faites sur celles de Simon de Go- qui eût encore paru des poésies de Malherbe. 
Iines,qui a réinqirimédc nouveau le poëteen i56o. ''• C'est la premi(';re édition collective des neuf 

'''' Celle seconde édition de Santeuil est la dor- pièces dramatiques de Rachie ayant été représentées 

nièrcqui ait paru du vivant de l'auteur. jusqu'alors. 



i)K i;ii()Ti:l dk \ ii.i.k dk i'Mîis. ôd 

OImim-cs (le Molii'i'i', nninclli' (Mliliori. \ l'.iris, rlicz Clinslo|ilw D.-uid. .S miI. \ii-\->.. fj'.U\. 

Tlii'nirc (le iiii'ssiciii's de lînicvs cl de l'iilii|iriil. A Paris, clid/. Uriiissiii , f]'.>'o, ;"> loiiies «-ii 
3 vol. iil-iy. (On a l'ait relier dans le :!" mA. les (eii\res de (;lia|ii'lle el de |{arliaiiiiionl.) 

OJMlvres diverses du s' i{()ileail-l)es|H'eaii\. A Amsler<laiii, elle/, lleiirj Selielle. iii-i •.> , l'jo-,! '. 

(A)ides l'I ii(nn<'lli's en \ei> |iar \1. de La l'iinlaine; ridiivelii' (;(lilir)n corrijfée (fl au;;iiieiil('e. 
A l>a Haye, du;/. Gosse cl iNeauiiiie, lyiJ.'i, q vol. iii-ta. 

I'"aljles «lioisies par M. de l,a l'onlaiiie. A Anvers, rlirv. la veuve de lîarlli('lerny, l()8i), y V(d. 
in-i •>. 

Les \nionrs deMirlil (iioeine en prose). A Conslanlinople, 17(11, hroilii'. in-H". 

OEuvres divorsus du sieur Rousseau. A Soieure, clie/. Ursus lleub('i'j;er, in-i ■> , 171a '-'. 

Arosia anioruni. Lu|fdnni, apud Seb. (jrypliium, i533, in-i"<''. 

Noci liourj;nijfnon de (lui Itaro/.ai. Ai Dioni, elié Abran Lyron do Modene, in-i-.!, 17^0'''. 



iil , I 7.10 . ni-i -J.. 



Recueil de Noels anciens du patois de Besançon. A Besançon, chez .1. V.. l!ii;;ill 

Le Théâtre anglois. A Londres, 8 vol. iu-ia, i-]t\G-i']fiij. 

Le Joueur, lra|;('(lie hour;|eoise, traduite (h' ranjflois. A Londres el à Paris, chez Desain junior. 
1 7()9 , in-i'i, hrochi'. 

Le Paradis perdu, de Milton, traduit par M. Racine. A Paris, chez DessainI el Saillant. i-;i)ï) . 
in-i 2, 3 vol. 

Hudibras, i)oenie dcril dans le loms des troubles d"An;jleterre; traduit de l'aiijflois en vers l'ran- 
çois. A Londres, i7'')7, in-ia'^'. 

La Mort dWbel, poenie en cimi chants; traduit de l'allemand fie M. (iessnei- pai- \l. lluber. 
Paris, 1700, in-i ■.!, broché. 

L'Orphelin de la maison de Tchao, tra{[edie chinoise; traduite jiar le 1«. P. de Premare, 
mi.ssionnaire de la (ihine. A Peking, 1755, brochure in-12. 

Anionius de Arena, Provençalis : d(! bragardissinia villa de Soleriis, etc. ( poesi(!s macaro- 
nicpies), iii-i-.!. Londmi, 1708, brodu'. 

La Veuve rusée, comédie en prose, en 3 actes, par Charles Goldoui, avocat vénitien, repre- 

.sentée à Modene en 17^8; traduite de l'italien par D. B. D. V. Paris, chez la veuve Quillau, 

17G1, in-8°, broché. 

Mythologie, Romans. 

Natalis Coniilis Mythologiie; ejusdem ILbri i" de \enatione. Accessit G. Linocerii musarum 
.Mylhologia, etc. Excudebat (iabriel Carterius, 1096, in-8°. 

Tableaux tirés de ITliade, de l'Odyssée d'Homère et de l'Enéide, par M. le comte de Caylus. 
Paris, chez Tilliaid, 1757, in-8". 

Titi Petronii Arbitri, equitis romani, Salyricou, accurante Simone Abbes Gabbema. Trajecti 
ad Rheuuni, typis Gilb. a Zill et Theod. ab Ackersdyck, iC5A, in-8°. 

Les Avantures de Telemacjue, fils d'Ulysse. Paris, chez Florentin de Laulue, 1720, 2 vol. 

La Telemacomanie, ou la censure du roman inlilnié Les Avantures de Telemaijue, par 
M. Favdit. A Eleutiieropoh;, 1700, in-19. 



''' Celte édition est une jolie réimpression de 
rin-4° de 1701, dans laquelle sont ajoutés les pas- 
sages des poètes latins imités par l'auteur, le Cha- 
pelain décoiffe et les deux satires faussement attri- 
buées à Dospréaux. 

'*' Edition originale de ce premier recueil. 

''' Par Martial, do Paris, dit d'Auvergne. 

'*' Cette édition est mentionnée par IJrunet 



comme étant un petit in-8°; mais G. Peignot af- 
iirnie <pi il existe jusqu'à neuf éditions diiréreiites 
des Noëls sous la date de 1730. En tout cas, on 
peut se demander si i'in-ia du catalogue de Bo- 
namy ne serait pas simplement le petit iii-H' do 
Brunet. 

'*' S'agit-il ici de la traduction de J. Townelay, 
laquelle est ti-ès-estiraée en Angleterre ? 

8. 



(iO LA l'JtEMIERK HlliLlOTlIEOUE 

Les Voviijfcs (le (lynis, Jivcc un (lisrniirs sur la m\ lliolo;fi(' par AI. Haiiisav. Paris, clirz (juil- 
laii ol Bal)iilv, i7r).'5, iii-i-». 

I/Arifciiis (le liarclav. Iradiiil ilc raii;;liiis |iar l'alil)!' .lossc. (lliarlrcs, i ■y3'j , '.] vol. iii- i 3 , bniclié. 

Histoire (l(^ radiiiirahlc don (Jiiirliollc de la Alanclie, h' ('dilioii. Paris, 1700, l\ vol. iii-i9. 

La Princesse de (lleves. A Paris, parla compagnie des libraires associés, 170/1, in-i 3. 

I.e lionian conii(|ue de M. Scarron. A Paris, chez Micliel Eslienne David, 1737, in-i-j, .3 vol. 

Olùnres de maflri' l'^'ançois lîaiielais. A Anislerdam, clie/. Henri lîordesius, 171 i,in-ia,3 vol. 
((|ui conliennenl les cin(| (onies). 

Mi'nioires sur iancieime chevalerie considérée comme un elahlissemenl p(dili(pieel militaire. 
|)ar M. de La (]nrn(> de Sainte-Palaye. Paris, I75f), 2 vol. in-i9. 

L'Oi'dene de (■he\al('rie, avec nue dissertalioTi sur l'ori;;iue de la lanjfin' Irançoise, un essai 
sur les etimolojjies, (|U(d(pies contes anciens et un glossaire. A Laiizanue el à Paris, i~/^)(), in-iS", 
broché. (Par M. Harbazau.) 

L'Kleve de Minerve ou Telema(jne travesti en vers, '.'> Imnes in-i -j, [letit i'ormat. Paris, 1 ']^j\), 
brociu'. 

AmIQUTÉS, Poi.VCIUl'IlES, MlbmiRKS DK LITTÉRATIRE, .loLKNAl X, AcADlhlIES. 

.loannis Meursii (lecropia, sivc de Atlieuarum arce et ejusdeni auti(|uitatibns; item Forluua 
atlica, sivc de Athenariim origine. Lujjduiii Batavorum, e\ olllcina l'ilzeviriaua , iGG-J, in-4". 

De rejjio Persarum principatu libri très. Ex typographeo llieroniini (loumieiini, 1Ô9.5, ex 
adversariis V. VA. Harnabaj iirissonii, in-S°. 

.lusti Lipsii Admiranda, sive de mapnitudiae i-omaua libri lx"'\ Parisiis, apud Alarcuni Orry, 
1598, in-8°. 

Dissertation address(M> aux académies savantes de l'Europe sur une nation de Celtes nommés 
Hrigantes ou liriijants, loudaleurs de plusieurs villes de leiii' nom, du(|uel et de leur race il se 
trouve encore des bonnnes en Bretagne, paj' un auteur de la même nation. Breghente, 1762, 
broch. in-13. 

.loannis Saresbei-iensis Policraticus, sive de Nugis curialium. Lugdnni Batavorum. e\ officiua 
i'Iaiitiuiana, apud Franciscum Ba|)helengiuni, 1.595, in-8°. 

.Inlii Obse(juentis de Prodigiis liber, cum annolationibus .lohanuis Si-helTeri, Argentoralensis; 
accedunt Cour. Lycosllienis supplemenlum Obsei[uentis, item librorum a Schefiero editorum 
index. Auistehedami, i<Î7(), in-8°. 

Adriani Tuniebi Adversariorum tomi duo. l'arisiis, ex ollicina (jabrielis Buonii, i5G/i, 1 vol. 
111-^". 

Pétri \ iciorii varia rn m Leclionnm libri 2 5. Lugduni. apud .loannem Temporalem, 1 556 , in-4°. 

Auli Gellii .Socles altica', cum uolis .lo. Frederici (ii'onovii. Lugduni Batavorum, apud Joannem 
de Vivié, i(;88, in-8". 

.loannis Meursii allicarum Leclionum libri \l. Lujfduni Batavorum, ex ollicina i'^lzeviriana, 
1 (i I 7, in-'i". 

Do Diis Syris .S(ddeui. !>uj;dNni Batavorum, ex ollicina Bonavenliira' el Abrahami EIzevir, 
il) 29, in-8°. 

\tbenaM Dei|inosopliislarnin libri i|uin(iecini , gru'ce et lalini'; edil. Isaai'i (lasauboni. Lugduni, 
1 (il 2, fol. 

Polydori Virgilii de reriim lineiitoribus libri octo. Lugduni, a|)ud Anloniiim (lrv|diium, 1 586, 
in-i 2. 

Du (inile des dieux l'cticlies, ou pai'allele de rancienne religion de rEgy|)le avec la religion 
actuelle de Nigrilie. 1 7(io , in-i 2, broché. 



|)K I.IIOTKL |)K \ IM.K l)K l'MllS. <\\ 

Di.ssi'i'lalidii sur I Cciiliiii' liici'o|jl\ |ilii(|iii'. Aiiisicrdciiii , i'\ se Ii'diinc a Paris cIkv. Jus. liail)ou . 
t 7()'.> , linicli. in- I ■!. 

Mi'iiioiirs (le r Vcaili'Miic l'dyali' di'S iiisrii|ilioiis cl lirllcs-liitlrcs, '.îH Mil. iii-'i". Am'i- Ir-s oii- 
vrajfcs siiivaiis (|iii li'iir sim'M'iiI de siiilc: 

1° llislolrc i|i'ii('i'ali' di's lliiiis, des Turcs, des Mojjols cl d(!s auli"cs Tai'larcs ik cidciiiaux, cli-. 
|iai' M. de (Jiiijjiics, (\f rAïadciiiic, de. Paris, l'jFjO-i 7^8 , h Inm. en ô vol. iri-'i", lirocliés. 

•?." Dclensc de la cliroiiDldeic IdiidiV sur les iiiiiiiiiiiiens de l'iiislDir'i' .iiicieniie curdrc le svslr'liic 
(■lin)ii()l()j;i(|iie de M. Ncwlon, par M. Freri'l. Paris, t~/'.)ii, iii-'i", hrocln-. 

3° Heciicil (raiili(|iiil('s ej|;v[)li<niii('s, elrusques, j[rec(|U(;s el roiiiuiiies, jjar M. le loiiile de 
Cayliis. Paris, clic/. Desaiiil cl Saillaiil,, 5 vol. iri-/i". 

/l° Noiice de raiicieniie (iaiile, lirc'c des iikiiiiiimciis romains par M. d \iiMlle. l'ari-. clie/. 
Dcsainl cl Saillant, elc. 17()0, in-/i". 

Dissertalion conccrnanl les droits dos niclropoles ijrec(|ues sur leurs lolunics, i|ui a eu le jirix 
de TAcadeniie royale des belles-lellres, par M. de Bou|faiiiville. A Paris, clic/. Desainl el Saillant. 
1 745, in-i 2. 

Histoire de rAcadeniie royale des ix'llcs-iclircs. A Paris, clie/ lli[>|Milili' Louis (iuerin. i7'io. 
in-i a, 3 v(d. 

Mémoire liisl()i-ii|ue el lilleraire sur le Collejjc ro\al de l'"ran(e. par I al)l)(' (Joujel. 3 loin, 
iii-ia. Paris, 1768, broché. 

Siiile du Journal de Wrdiin, conimenranl an mois de janvier 1 7/17 ius(|u'à présent''-. 

Table générale du Journal de Verdun, in-8", <) tom. i'aris, 175(1. 

Table {{enerale du Journal des Savans, 9 tom. in-/i". Paris, 1 7.')3-i 70(), broché. 

Siiile du Mciiiirc de l'^rance, depuis le mois d'aoûl 17A7 iusi|u'à présent'^'. 

An A. 

Scaligeraiia. A Cologne, iljcjô, in-it!. 

Sanleiiillana ou les bons mois de M. de Santeuil. avec un abrège' de sa vie. \ La lla\e. cliez 
Joseph (aispin , 1708, in-8". 

Valcsiana, on les |)ens('es crili(pies, historiques et morales el les [joi'sics latines de M. d<' \a- 
lois. A Paris, chez Florenlin cl Pieri'c de Laulnc, i()95, iii-12. 

Parrhasiana, on pensives diverses sni' des malieres de crili(pu>, dhisloirc. de morale cl de 
polili(|ue, par Théodore Parriiasc. A Amsicrdam. che/. les hcrilicrs d Anioinc .'échelle. i(ii)(). 
in-1 a , '! vol. 

Longueruana, ou recm'il des |icnsées de l'eu M. Louis Du Four de Lonijiniinv \ Uerlin. 175^1. 
in-iD, deux tomes en un volume. 

Segraisiana, laisanl jiarlie des ceuvres diverses de M. de .Scirrais. A Amsicrdam. chez Fran- 
çois (Ihanguiou, 1733, in-13. 

Menagiana, on les bous mois el remar(|ues irili(|ues. liislori(|ues. morales el dermliliim. pai' 
M. Ménage. Chez Florentin de Laulnc, 171;"), iu-i'.>, 'i vol. 

Seviguiana, ou recueil de pensées ingénieuses, (Tanecdoles littéraires. hislori{|ues et morales, 
tirées des Leilres de M"'° de Sevigné. A Grignan (Paris), 1760, iii-i;?. (Heiié avec les Mémoires 
de M. de La Porte.) 

AliTEl lis HrlSTOLAIRKS. 

C. Plinii Ciecilii Secundi Epislolae. Parisiis, apnd Desainl et Saillaul , i7'i(), in-i-.!. 
"' Année 17G:;.— '' Idem. 



(î-i LA IM5EMIEUE BIBLIOTMEOUE 

Anloiiii Diuliiii AlIcsciT.r' Aiilcccssoris, Tolosaiii, NoUv cl iiljscrvnlionos iii XII lil)ros pjiislo- 
liirum H. (in't,nirii papu'. Tolus^i', apiid liaj mhiikIiiiii lîosc, iIiCk), iii-i°. 

Ivoiiis, (Miisroi)! (lanioli'iisis, l'i|)isl(ihr. l'arisiis, apiid Scbasiiaiium Nivolliiiiii, siib (licoiiiis. 
via .lac(>l)a'a, iii-'i", iJjSf). 

Li's Ecllri's (le l^raiirois lialiclais. |iar nions, de Sainlc-Marllic. A Bruxelles, chez François 
Foiipcns, iii-i •:• , i " lo. 

Lcllrcs clioisics de l'en M. (iiiy l'allii. A La Haye, clic/, Henri van lïnidereii, i 707, in-i •?., '■> vol. 

Lctires de l\l de S('vi|;ii(' à Al. de Poinponne, lirociiure iii-i'!. Anislerdani, 17.^0. 

Lettres <'lioisics de (llirislinc, reine de Suéde, par M. Laconilic, avocat. A Villi'IVanclic, cliez 
Hardi l'ilocratc, iniprinieur, 17");), •! vol. in-12, broclu'. 

Lettre du roi de l'olo;;iie, Stanislas I"', où il raconte la niaiiicrc dont il est sorti de Danl/.ie 
diiranl le sie;;e de cette ville. \ La Haye et à Paris, chez Tilllard, lirocliure in-i;i. 

L(!tlres (Mliliaiites et curieuses des !\!issioniiaires jésuites, y8" recueil, iii-i'j. Paris, i-jïiS. 
broché. 

Lettres s|nritueiles de uiessire Jac(|ues-I!('ni{jne Bossuel. A Paris, chez DesainI et Saillant, 
1 7/1(1 , in-i 2. 

Lettres de Al. Antoine Arnauld, docteur île Soriioiine. A'aucy, aux dépens de .loseph Nicolai, 

' 7"'"' '.) ^"'- '""' -• 

Lettres persanes. A (lolojjiie, ciiez Pierre Marli>au, 1709, iii-i':>. 

Lettres de saint Cbarles lîorroni('e, arclievè(|ue de Milan, cardinal de Saiule-Praxede, don- 
nées au public pour la première l'ois; Torijjiual italien est à la suite de la traduction. Venise, 
Pierre lîassaj[lia, i7()';!, in-ia, broché. 

(Ikocrapiiik, Voyaces. 

Becueil de cartes jjcojrraphiques, de plans et descriptions, d'estampes, etc. contenu dans six 
<rros portefeuilles. (Ces six jiortereiiilles contiennent un grand nombre de caries sur la geogra- 
piiie ancienne et moderne des quatre parties du inonde, et principalement de l'Europe et de la 
France; îles ()lans de plusieurs villes de l'Europe; des plans de maisons royales et de plusieurs 
edilices de Paris, tant gravés que manuscrits; les plans de Paris de Gombousl , de Jouvin de 
liochel'ort , de Bullet, de Delisie, de de Fer; l'ancien plan de Paris d'après une tapisserie qui 
est à rilètel de Ville, gravé par d'Heulland, et le grand plan de Paris fait par ordre de la Ville 
sous les pri'vùlés de Al. Turgot, etc.) 

Cellarii Geographia antiiiua. Lipsia', apud .loli. Friderici (iieditschii B. rdinni, 17.31 et 1782, 

•> vol. in-/i". 

Strabonis lîerumeeograpiiicai-iiiu libri 17; Isaacus Gasaubonus receusuit. Lutetiie Parisioruin, 
tyjiis regnis, 1 G20, in-l'ol. 

Pomponii Alehe de Situ orbis libri 3, curante Abrabamo (Ironovio. Liigduiii Batavoruin. ex 
ollicina Samuelis Luchtinans, 1739, in-8". 

Arriani, bistorici et |)liiloso[)hi, Ponti Euxini et maris lù'ylbraM Pcriplus ad Adiianum Ca'sa- 
rem,|fra'ce et latine, edeiite Giiilielmo Sluckio, Tignrino. Lugduni, 1077, fol. 

Baudrand, Parisini, Geograjdiia. Parisiis, apud Stcplianuin Michalet, 1O82, in-fol. 2 vol. 

Gosmographia- universalis lih. (i, in (|uil)us juxla certioris lidei sci'iploruin Iraditionem des- 
cribuntur omnium liabitabilis orbis iiaitium sitiis, propria^que dotes, regionum topographica; 
elligies, etc.; item omnium geiilium iiKU-es, lei;es, religio, niutationes, etc.; in liiiiic us(pie 
anuiini !.'').Vi. Aiictore Seiiastiano iMunsler, Basilea;, i554, foi. 

Novus Orbis, seu descriptionis india' occidenlalis libri 18, autbore Joanne de Laet, Antuer- 
piensi. Lugduni Batavorum, apud Elzcvirios, i633, fol. 



i)K L'iioTi'L i)K \ IIJJ-: uv. l'Ain S. r,:{ 

Tables j;('ii{|rii|ilii(|iics |)(iiii- les \ii's des iidiiimi's illiislrcs di; l'liitar(|iii-, drcssi-cs pai' li- H. I'. 
Liiliiri, aii<[iis(iii, |iic(licat<'iir cl |[{io[fra|ilu' onliiiairc du Hoi, sur lit noiivciii! I nid u cl ion du jfrcc 
l'aile |iar M. lalilir TaiIrniaMi. l'arls. ili^i, in-i->. 

Tlii'alrc de la ;;iieiie pn-seiilc d"Allenia;;iie, coiileiiaul la descri|ili()n j[e(ijria|dii(|U(' des (ia\s 
(•ù elle se l'ail acluelieuieiil; avec un journal liislori(|ue des opérations niililaires des arnii-es fies 
puissances bellijferaiiles (par le sieur (rileulland). Paris, chez Ducliesno, (j vol. in-i 3, ) 7">^i, elc. 

Vriciennes relalions des Indes el de la (iliiiie (l(! deu\ V()ya);eurs inahoineluns. Paris, chez jean- 
lîaplisle (]oi;|iiard, 1718, in-8". (Le Iraducleur el l'edileur esl rahhii lienaudol.) 

llelalion ahrejjije duu voyage l'ail dans linlerieur de rAuieri(|ue, par .M. de La (iondannne. 
A Paris, chez la vcmivi; Pissol, 1765, in-8°. (Avec la relalion du uienrlre de M. Seiiier/fues en 
la vilh^ de (inenca, au Pérou.) 

Journal du voya;;e de M. de La (londaniine, fail par ordre du lloi. Inipriniei'ie royale, 1 7.")!. 
in-/i". (On a l'ail relier avec cul ouvrajjc la Théorie du Coniinerce, Iraduclion lihre sur l'espaifiiid 
de Doni Geronymo de Uslariz. A Paris, chez la veuve Klicniu! el Uls, 1753, iri-i°.) 

Histoire naturelle, civile et geo;jraphi(|ue de rOren()(|ue, par le P. .loseph riiiinilla. de la 
c(Mnpa<j;nie de .lesus, Iraduilede respa|[nol par M. Kidous, .'5 vol. iu-i'i. A Avijjuon, el se vend a 
l'aris chez Desaint el Saillant, etc. 1758, broche. 

CuBONOLOCIK ET HiSTOinE UMVEftSKI.r.K. 

Censorini liber de die Nalali. Hatid)urjji, in bibliopolio II('rin;[iano, lOo/i, in-'i". 

Docloris Gobelini Person;e, decani Hilleldensis et ollicialis l'aderbornensis, Cosniodroniiuin; 
hoc est Chronicon universale, elc. Francofurli, 1 599, fol. 

Chronographia in duos libros distincta : prior est de rébus veleris populi, auclore (iilb. Gene- 
hrardo, iheologo Parisieusi; poslerior récentes hislorias pra'serlini(|ue ecclesiasiicas coui|)lccliliir. 
auclore Ar. Ponlaco, l)urdi|jalensi. Lovanii, ir)70, in-ig. 

Chronologia séries temporiiin el liisloriani rernni in orbe i|eslaruin coulniens ab ejus orij[iue 
ad annum 1200, auclore anonynio. cœnohii S. Mariani monacho. Trecis, i()o8, in-/i°, apud 
Nalaleni Moreau. 

Hisloria (ihi'isliana injperatoruni, consulum et pnpfecloruni pra'lorio Orieulis, Italia', Illyrici 
et Galliaruni; aia-lor(; P. Egidio Lacarrv, socielatis .lesu. Clarouionli, apud Nicolauni Jac(|nard, 
1G75, in-4". 

Dictionnaire hislori(]ue portalil', conlenani l'hisloire des patriarches, des princes hébreux, des 
rois, des enipenuirs, etc. par M. l'abbé LWdvocal; nouvelle ediliou. Paris, veuve Didot, 1702, 
•> vol. in-H". (Cette édition esl considérablement augmeate'e.) 

Mémoires de ce qui s'est passi? dans la chretienlé, par M. le chevalier Temple; Iraduil de lan- 
jflois. A La Haye, chez Adrien Mœljens, 1699, in-ia. 

Plusieurs liasses de gazelles de Hollande depuis 175a jus(iii'à présent 1 17()3 |. 

Histoire de l'Eglise. 

Histori;c erclesiaslica> scriptores gra'ci, nenipc Eusebii, Socratis, Thcodoreli, elc. Colonia' 
Allobrogum, ex inliM-pretatione J. Chrislophorsoni, episcopi (^icestrensis; excudebal Pelrus de La 
Rouière, 1612, fol. 

Eusebii Pamphili ecelesiastica> Historiœ iibri decem, grœce et latine, ab (lenrico Valesio edili. 
Parisiis, lypis Pétri Le Petit, 1O78, fol. 

Pauli Orosii llistoriaruni Iibri scptcni. Eucharius Cervicornus excudebal , anno i.'j-.Ui, in-l'ol. 

Acta primorum Martyrum sincera el selecla, opéra el studio D. Ruinart. Anislelodami. ex 
ollicina Velsteniana, 1713, fol. 



(i/1 LA PREMIERE BIRLIOTHEQUE 

.loliniinis M;il)ill()iui l'i^liiliones, Actis Sanctorum (inlinis S. Rcnodidi in saTiiloruni classes 



(lislrihulis pra'lixa'. ii(iliimaj[i, apiid Polriim Le Roiulicr, de. 17.32, in-4°. 

El'liini]»' ('(■(■l('siasli(|U(', ou Elal du (lIorgH, elc. iii-ia. Paris, 1 757, broché. 

Ilisliiirr ;;('ii('ial(' (lu .lauscnisuii', cunlcnaiit ci' ([ui sCsl |iass(' en l'^iauce, en Espagne, en Italie, 
dans les Pajs-Ras, clc. an sujcl du livre iiililiilé : Augusùniis (Juiiclii .laiisenii (par le P. (ler- 
lieron). Ainslei'dani , 1700, .3 V(d. iu-i-j. 

Relations ecriles par la nien^ Anifeli(|ue Arnauld de ce ([ni esl arriv(' de plus consideraiiie 
dans P(irl-I!(i\al. 171(1, in-12 (sans lieu diiiipression). 

Floriacensis velus Rijjliollieca Renediclina, sancla, aposlolica, ponlificia, clc.; opéra Joan. a 
Rosco, Parisiensis, (lieleslini Lu{[(luuensis, etc. Lugduni, apud Cardon, lOo.'), in-8°. 

('iOin|)te i-eudu des Clonslilulions des Jésuites par M. de La Chalotais, procureur gênerai du 
li'oi au parleuiciil de Rrela;|ne, i" et 9" comptes. 17C2, in-12, broché. 

Histoire générale de la naissance et des progrez de la Coiiip:i;;nic de .lesus, et analyse de ses 
Constitutions et Privilèges, etc. 1761, U vol. in-12. 

.lugemenl [)orté sur les Jésuites par les grands hommes de l'Eglise et de TEtat , ou portrait des 
Jésuites lait daprès naluic j);ir les plus illustres catholiques depuis Tan i56o jusqu'à l'année 
1G60. A Lisbonne, 17G1, iii-i 2. [Ibid. Le jugement que port oient sur les Jésuites M. le cardinal 
Le Camus, M. Le Tellieret M. Rossuet. Rroch. iii-12.) 

Histoire des Juifs, des Egvi'tiens, etc. 

Rellexious crili(|iies sur les histoires des anciens peuples, [)ar M. Foiirmoiit l'aîné. Paris, chez 
.Musier, etc. 1735, 2 vid. in-V'. 

Histoire des Juifs par .los(>|die, traduite avec la Guerre des Juifs par M. Arnauld d'Andilly. 
A Paris, chez P. Le Petit, il).')7, 2 vol. in-lol. 

Dissertation sur fetendue de l'ancienne Jérusalem el de son temple et sur les mesures hé- 
braïques de longueur, par JVI. d'Anviile. Paris, Prault fils, 1747, broch. in-8". 

Mémoire dans lequel on prouve (jue les (diinois sont une colonie égyptienne, etc. par M. de 
(îuignes. Paris, 1759, broch. iii-12. 

De inscriptione cpiadam a'gyptiaca, Taurini inventa et characleribus a^gypliis olim et sinis 
conimunibus exarata, idoio cuidam auti(juo in regia l niversitate servato, ad utrasque Academias 
Londinensem el Parisiensem riruni aiitiquaruni invesligationi et studio prœposilas, data epistola. 
Roma.', e\ typogra[)hia Palladis, 17G1, in-8", broché. 

L'Eg\'[)le ancienne , ou Mémoires hislori(jues et critiipies sur les (dijets les plus importants de l'his- 
toire du grand empire des Egyptii'iis, |)arM. d'Origny. Paris, Vincent, 1762, 2 vol. in- 1 2 , brochés. 

Histoire des Grecs. 

Gerardi Johaiinis \'ossii de Hislcuicis giu'cis libri IV. Lugdiini Ratavoriim, ex olficina Johaniiis 
Maire, iG.'n . in-'r. 

Herodoti llalicaniassi llistorianiin lii)ri Ç) , gra'ce ei latine. Loiidiiii, t\|iis Ihirton et Grover. 
1 G79, iii-lol. 

Tlincvdidis Alhenieiisis de Rello Peioponua'siaco iiliri octo, e gneco in iatinuni conversi, anc- 
lore (jeorg. Acacio Enenkel. Argenlorati, snm]ilibiis Lazari Zetzeneri, 161/1, in-12. 

La Retraite des Dix Mille, de Xenophon,de la traduction de Nicolas Perrot, sieur d'Ablancourl. 
Paris. 1 70(1 , iii-i 2. 

Paiisauia' acciirala Gr;eci:i' Descriptio, a Xylandro recognila, cum noiis ejusdeni Xvlandri et 
Frid. Sjlburgii ac veisione l'iomiili Amasa'i, grœce et latine. Hanoviœ, 161 3, fol. 

L'Histoire d lieirub> je l'hebaiii, |»ar le comte de Caylus, in-8°. Paris, 1708, broché. 



I)K L MOT Kl. |)K VILI.K DK IMI'.IS. C. 

<J. (^iii'lii liiili llisloriai'diii liliri iiiciiriilissiiiii- cilili. I^u{|iluiii l!;i|ji\iii'iiiii, i-\ iiliiciiui l:]|/i-\i- 
rijiiiii, 1 i]'.y.i, iii-i '.>. 

lIlsrOlItK IIOU.UNK. 

Pnlyljc cl Eiic'i! \v Taclicicii. j;ri'i' et lalin, l'dillDii di- (lii^iiiilioii. ['arisiis, a|iii(l IlitTonyiiiiiiii 
Drouarcluiii, lOof), fol. 

Polybii, Diodori Sicuii, Mcolai Daniasceiii, elc. cxcerpla ex collçrlancis (ioiislaiitiiii Aiijjusti 
Porphyrofjenelac, llciiriciis Nalcsiiis cdidil. l'arisiis, i 636 ,|fra.'(i' cl lalinc, siimplibiis Malliuriiii 
Diipuis, in-li". 

Tili Livii Palaviiii iliNloriarum ab l, rbc ((iiidila libri i|iu Mipcrsuiil 30, riiiii .su|i|dciiiciilis 
libioiiiin aniissoruiu a .1. Frcnsboinio coiu-iniialis; iccciisuil cl noiis illustravil J. B. L. Crc- 
vier, etc. Parisiis, 173Ô, <> v(il. iii-6". 

Tili Livii llistoriarum libri, ex rcccnsidiic (ininovii. Lii;;diiiii IJalavuruiii, c\ olliciiia Kl/.ovi- 
riaiia, iG5/i, iii-i 2 , 3 vol. 

Jdli. Frcd. Gron()\ii ad T. Li\ii Palavini libnis supcrslilcs nota;. Lu|jduni Halavoriini, ex olli- 
ciiia Elzeviriorum , 1 6/(5. 

(laii Jiilii C.a'suiis ([ua; cxlaiil cum seleclis varioruin coiiimciilariis, opcni cl sliidio Aiiioidi 
Mdiilatii. .Viiislclodaïui, ex ollicina Klzeviriaiia, 1G61, iii-8". 

Description de la Germanie et la Vie de Juliiis Agricola, traduites par M. labbé de La lîletorit!. 
Paris, rbcz Ducliesne, i-jïyb, in-12, ;> vol. 

L. Anaœiis Floriis; Cl. Sabnasiiis l^iicinm Aiupclitum addidil. Anislelodanii, apud Danielcrn 
Elzevirum, i666,iii-i2. 

HerodianiHistoriarunilii)ri \ 111, cum Angeli Politiaiii iiilerprelalioiie lalina. \iudocini, i665, 
in-S". 

Hisloriii; Auguslu' scriplores vi: /Elius Sparlianus, Julius Capiloliiius. l'^lius Lanipridius. 
Vulcalius Gallicanus, Trebellius Poliio, Flavius Vopiscus; cum notis Salmasii et Casauboni. 
Parisiis, 1620, loi. 

Aiuuiiarius Marcellinus, cum noIis ilcnrici et Adriaui \alcsii. Parisiis, ex olHciiia Aiiloiiii 
Dezallier, 1681, in-fol. 

Inscripliones antiqua; lolius orbis llouiani, cura Jan. (iruU^ri. L\ olliciua Commeliniana, loi. 

Numisniala imperalorum, aufjustorum et cœsarum a populis roinanœ ditionis {jrœce loquen- 
tibus ex omni modulo percussa, etc.; editio altéra, additis ad quemlibet imperatorem iconibus; 
cui accessit de noIis [jciecorum uumisuialum iileralibns el altéra de numcralibus ex|tlaiiatio, per 
Joan. Vaillant. Amsleledami, 1700, in-lul. 

Hisloria Romana a Julio Cœsare ad Gonstantinuui ma^jrium, per iiumisniala , elc. cl séries 
rejjum Syriai, .Ejjypti, Siciliie et Macedoniœ; auctore P. .Egidio Lacan-y. Clarouiouti, apud .lac- 
(]uard, 1O71, hi-li". 

Histoire des Empereurs romains, par .M. Grevier. A Paris, cbez Desaint el Saillant, 176;) el 
1755, in-12, 12 vol. 

Histoire du Bas-Empire, par M. Le Beau. A Paris, chez Desaint et Saillant, 6 vol. in-i 2. 

Aniiipiitales Boman;e ecclesiasiicu;, civiles, mililares, œcononiica>, etc.; opéra cl studio Pliilippi 
Garoli. .\eoburijo l'alalini-Francol'urti, i6/i3, in-12. 

Rituum qui oliin apud Romanos obtinuerunt succincla explicatio, a G. IL Niewport. Budissœ, 
1713, in-12. (Cet ouvrage est relie' avec la nouvelle Histoire de la Poe'sie, par AL Hardion.) 

HlSTOIKK GÉNÉRAL!: DR FrANCE. 

Bibliothèque historique di" la France, par Jacques Le Long, prêtre de l'Oratoire. A Paris, chez 
Charles OsmonI, 1719- iu-l'ol. 

•J 



66 LA PREMIERE RIRLIOTHEQUE 

llisloria Gallianiiii siil) iira'fcclis j)rœtorio Galllanini a Goiislaiilino magno ad Jiisliriianiiin 
impcratoroiii, aulliorc I'. .E;;i(li(> Lararry. Claronionti, 167Q, iii-6°. 

l'riina jiars li'aclaliis di' orijfinc, projfressu et excpllciitia rcgni et inoiiarchia» Fraiiconiin. a 
(larolo MoliiiM'ii. Liijfduiii, ad Salaiiiaiidra> sijfnuiii, a|)iid (llaud. SiMniotoiiiuiii, i50/i, \n-h". 

Le Royaume de France el les Etats de Lorraine, dis|)(>S('s en lornie de dictionnaire jiar 
Doisy, directeur du liureau des comptes des ])arties casuelles du Roy. A Paris, chez Tilliard, in-/i", 
1753. 

Ees aci|iiisilions de la l'rance |iar la paix, avec les cartes jfeographiques des lieux mentionnés 
dans les articles des tiailés de Munster, des Pyrénées, de Loriaine el aiities, par Du Val, j;eo- 
;;raphe. Paris, cIk^z l'auteur, il)0."5, in-ia. 

(Iregorii Turonensis opéra omiiia, stiulio Theodorici Ruinart. Luietia; Parisiorum, 1O91), loi. 

Aiinoini monaclii, (|ui aiitca Annonii nomine editus est, Historiœ Francorum libri \. Parisiis, 
apud Andreani Wi-ckelum, liïOy, in-8°. 

Historiœ Francorum scri|)tores, opéra ac studio Andréa; Du Cliesne, geograplii regii. Luteliœ, 
snniptibus Sébastian! Cramoisi, i636, fol. .5 vol. 

Recueil des historiens de France, par Dom Martin Rouquet. A Paris, de rimpriinerie royale, 
(1 o vol. in-foi.) 

Luc. d'Achery Spicilegiuni. Parisiis, apud Montalant, 1723, 3 \ol. iu-tbi. 

Thésaurus anocdotorum Domui Edmundi Martene. Lutetia; Parisiorum, i<Ji7, loi. ii \ol. 

Recueil des Rois de F'rance, leurs couronne et maison, etc. par .lean Du Tillet. A Paris, chez 
.lean Houze, 1607, in-i". 

Divcîrs écrits pour servir d'eclaircissemens à l'histoire de France, par M. i'abbé Lebeul. .V Paris, 
chez .lacques Rarois, 1738, in-12, 9 vol. 

Ilistoii-e de Froissart. A Paris, chez Michel Sonnius, i^)-]h, in-l'ol. 

Mémoires pour servir à l'histoire de France, par M. de l'Etoile. A Cologne, chez Herman 
Demen (?) , 1719, 2 vol. in-8". 

L'Histoire universelle du sieur d'Aubigné. A Maillé, pai' Jean Moussât, imprimeur, 'j tomes 
en 2 vol. loi. 

Abrégé chronologique de l'histoiie de Finance, par le sieur de Mezeray. A Paris, chez (ilaude 
liobustel, 1717, in-12, 10 vol. 

.Abrégé de l'histoire de France, par M. Rossuet, evè(|ue de Meaux. A Paris, chez Dessaint et 
Saillant, 17^7, in-12, h \ol. 

Histoire de France depuis l'établissement de la monarciiie jusqu'au règne de- Louis XIV, par 
i'abbi' Velly (el continiK'c par M. Viilaret). Paris, 10 vol. in-12, brochés. 

Tai)leltes anecdotes [sir) et hislori(jues des rois de France, par M. Dreux Du Radier, 3 vol. 
in-i>. Paris, 1759, brochés. 

Nouvel abrégé chron(dogi(pie de l'histoire de France, |)ar M. le Pi-esident Henault, 3" édition. 
A Paris, chez Prauit et Desaiut, 17A9, 2 vol. in-8°. 

Pièces fugitives pour servir à l'iiistoire de France. 3 vol. in-A". Paris, 1769, brochés. 

Les Œuvres de feu M. Claude Fauchet, etc. contenant ses Antiquités gauloises et françoises et 
antres onvrag'cs sui' la Frairce. Pai'is, par David Le Cleic, idio, in-A". 

HiSTOlIlES PARTICULIÈRES DK FrANC.K. 

Disserlalionssur le règne de (llovis. Paris, 17/11, in-8". (Heliik's avec le Parallèle d'Alexandre 
el de Tliamas Kouli-khan.) 

Di' tribus Dagobertis, Francorum regibus. Antuer|iia', ty|)is .lactdji Mi'uisii. iGôô, in-'t". 



DM i;ii()Ti:l dk \ iij.k dk I'\I(Is. c? 

Ilisloii'C (le rcinpifc di' (i<)iisliiiilirHi|il(' miii-; les i'rii|)cii'iiis l'iiiiirois, ccrili- |i;ir (i('()ll'r7i\ di- 
Villcliardoiiiii. A INuis, de riiiipi'iiiicric rojalc, lOTj-j, loi. 

Ilisidirc do saiid Louis, ccrilc par Jcati siro de; Joiiivilh,', (mricliic de iioiivcllcs olisr-i valions 
ol dissciliiiioiis liisloiii|ii('> |i:ir Du (iau;|i'. A l'aiis, rUvy. Sciiaslii'ii Malu'i>-(!rairioisi , ilidS, loi. 

Lcllrc du It. 1*. Malliii'u Trxic. domuiiraiu , où I Du |ii'<)um' ijuc sailli Louis est i\n à Pois^\ 
ot non à Nuuvilic-L'n-llc/.-lc-Cliàlcau. Du yf) oclohie 17)55. (Hi'li('c avcr la flisscrlalioii sur la 
.loiirlion de rAiijfli'Icrrc à la Franci', par M. Dcsiiiarpls, iii-ia.) 

Exaiiicii (•iili(|U(' des liisliuicus (|ui luil |ui'lriulii ipic i&s chansons d(; Tliiliaull de NavaiTi- 
s'adressoieui à la roiuc ISiaiiclic, par M. Ij'l']\è(pii' île Lu l{a\alli(''rc. A Paris, le 10 juilh-l 1737. 
(liolié avec la disscrlalion sur la .loiiclion de rAiijjlolcrrc à la Fraiirc, par M. Dcsiiiarcts, iii-i 2.) 

Hisloire des doniesN's du pa|ic Boiiil'acc (avoc le roi l'Iiilippc le Bel), par Adrien Baille!. 
A Paris, chez François liarrois, 171CS, iii-12. 

Traile's concernaiil Ihistoire de France, savoir la condaniiialioii des Templiers e( i'hisloire 
du schisme d'Avi/pion, composés par M. Dupuv. A Paris, chez la veuve Malhiirin Du Puis. lO.'j'i. 
in-Zi°. 

(llironi(|ues (ri'lujiucriaud de Aloiislrelel , coiilonansles cruelles |juerres civiles en lie les inaisoiis 
dOrleans cl de; Bour,<>()ii(riie, roccujialion <le Paris el Normandie pai' les Aiij[lois, elc. Paris, 
l'ierre Meltayer, 169 5, fol. (.'5 vol. ndic-s eiisemhle). 

Mémoire pour .servira Thisloire de France ol de Bourjfojpie, conlciiaiil un .iournai de Paris 
.sous les rejjnes de Charles \l el de (iliarles \li, elc. A Paris, chez .luIien-Micliel (landouin el 
Pierre-François Giiïarl, i']'i[), in-/i". 

Œuvres d(^ inaislre Alain (Iharlier. par André Duchesne. De riinprimerie de Pienr Le Mur. 
à Paris, ifii 7, iii-/i". 

Histoire de Louis XI, j)ar :\l. Durlos. Paiis, chez les l'reres (Jui'riu. 17'!."). /i vol. iii-i-!. 

Chroni(jue scandaleuse ou llisloin^ des elranges laits arrive's souhs le rcpie de Louis \l. ro\ 
de France. Iniprimc'e sur le vray orijfiiial, 1G90, in-Zi". 

Les Mémoires de messire Philippe de Commines. A Leyde. chez le> LIzcivirs, i()/tt<. in-i-j. 

Mémoires de messire Mailin du Bellay, sei<>iieur de Lanjjev. A lleidelher;;, chez Jean Mares- 
chal, i;")7i, in-8°. 

Commenlaire.s de messire Biaise de Alonlluc. A Paris, chez Anloine de .Soniniaville, ililii. 
in-i 2, 2 vol. 

Les Mémoires de Casieinau, illustrés el aujjnienlés de plusieurs coiiiinenlairi's cl manus- 
crits, etc. servans à donner la veriliî <le Ihistoire des règnes de François second. Charles () et 
Henry 3, par .1. Le Lahoureur. Bruxidles, 1731, 3 vol. in-l'olio. 

Mémoires de la reine Margueriti;; nouvelle édition. Bruxelles, ili,')!), in-12. 

L Histoire de France depuis Tan 1 ^fjo jusques à ces teins, par Lancelol Vœsiii (sic), s' de lu 
Popeliniere. i58i, 2 vol. loi. 

lîecueil de diverses pièces servant à Tliistoire de Henry li, roi de France et de Pidogne, sa- 
voir : .lonrnal de Henry 3, la Coide.ssion de Sancy, etc. Chez Pierre Du Marteau, à Cologne, 
1 693, in-19. 

Thuani Historia sni leniporis; r> vol. 1"""" edituni Parisiis, apud viduam Mamerli Palissonii. 
i&oh (Ires-rare); It"' alia , Genevœ, apud heredes Pétri de La Boviere, 162(1, loi. 

Satyre Mcnippée de la vertu du Catholicon d'Espagne. A Batisboniie, chez Matliias kerner, 
i G99, in-12. 

Mémoires de Sully. 3 vol. fol. dont les deux |)remi(M's sont manpn's : imprimés à Amstelre- 
dam, chez Alethinosgraphe, à renseigne des Trois Vertus couronnées d'aniaranthe; le 3' à Paris, 
chez Aug. Courbé, 1GC2. 

')■ 



08 LA l'ISKMIKRE BIBLIOTHEQUE 

Mrinoiros (In caivlinal ilc I'h'I/,. A (li'iicvc, clicz Fiihry cl Bai'illdl, i"]-)!., h vol. iii-12. 

Meiiioiros do Guy .loli, lonscilicr an (ilialcicl de l*aris. A Gciu'vo, chez Fabry cl Bariliol, 
1751, 3 tomes çn •> vol. iii-iy. (On Iroiivc dans celle edilion les Mémoires de AI""' la dn- 
clicsse de Nemoius cl Texlrail de renx de (ilande .loly, cliaiioine de N. I). de Paris.) 

Mémoires de la (lonr de France ponr les années 1G88 el iG8(), |iar M"° la condessi- de La 
Fayellc. A Anislerdam, chez Jean-I''rcdcric Bernard, \■]h•^^ in-i5>. (Reliés avec Pllisloire de 
Aladame Menrielle (rAnjflelerre.) 

Alemoires de (Jharles Perranll , d<' lAcadcmie i'^ancoise, etc. conlenani i)eaucoii|i de parli- 
cnlaril('s el d'anccdnies inleressanles dn minislçre de M. (ioll)(>rl. Avignon, i7-^>'), in-iy. 
brochés. 

Histoire du taiialisme de noire tents et le dessein (jn'on avoit de soulever en Franc(^ les me- 
conlens des Calvinistes, par M. Bi'ueys, de Monl|)(dier; seconde édition. A Montjielier, lyocj, 
2 lomes en 1 vol. in-i •!. 

Les Campagnes de Louis 1.^ represeidées par des figures allégoriques, avec une explication 
historique par Gosmond de Vernon. Paris, chez Taufeur, 1751, loi. 

Plans el .Journaux des sièges de la dernière guerre de Flandres, rassemblés par deux capi- 
laines étrangers au service de France. Sirasbourg, chez Alelchior Pouschinger, 17^)0, \n-k°. 

Belalion de l'ambassade de iMehemet-Eirendi à la cour de France en 1721, écrite par lui- 
même et traduite du turc. A Conslantinople, el se trouvée Paris chez Ganeau, 1767, in-12. 

L'Ambassade soleTinelle de la Porte Ollomane à la cour de France, contenue dans le Mercure 
de Vrancr, ]n\n 17/12 el décembre 17/4.3. Fn v(d. in-12. 

Généalouik des ohandes biaisons de France et AIélanges suk l'histoire de France. 

Traih' de la Noblesse, par M. de La Bo(jue. A Bonen, (diez Pierre Le Boucher, 17.3/», in-/i". 

Armoriai gênerai de la France, par M. d'Hozier |ieie pour les quatre premiers volumes; les 
ô, (■) et 7 sont de M. d'Hozier de Serigin. 7 vol. in-fol. ' 

Histoire genealogifjue et cbronologicpie de la mais(Hi royale de France, jiar le P. Anselme. 
Paris, 1712 , 2 vol. fol. 

La même, 3" édition. A Paris, chez Didol, 172G, i) xol. loi. 

Histoire des connétables, chanceliers et gardes des sceaux, etc. par Denis Godefroy. A Paris, 
de l'Imprimerie royale, iG58 (grand iii-hd.). 

Histoire geneal()gi(pi(! de la maison de Bethune, par \iidr(' Dnchesne. A Paris, chez Sebastien 
Cramoisv, 1 G2/1 , Fol. 

Ilisloire genealogi(pie de la maison des Cliasteigners, seigneurs de La Chateigneray. |jar An- 
dn- Ducliesne. Paris, cdiez Sebastien Cramoisy, iG3/i, loi. 

Histoire de la maison de (MiasIillon-snr-Mairie, par André Ducliesne. A Paris, chez Sebastien 
Cramoisv, 1 G2 1, loi. 

Histoire genealo|fi(]iie de la maison de Dreux l't de ([uelques autres laiLilles (|ui en sont des- 
cendues parles femmes, par Andri' Ducliesne. Paris, chez Sebastien Cramoisy, iG3i, loi. 

Histoire genealogicjui; des maisons d(> Guignes, de Gand, etc. |)ar André Ducliesne. Paris, chez 
Sebastien Cramoisy, i()3i, loi. 

Histoire de la maison de Monlmoiency, par Aiidr<' Diicliesni'. Paris, chez Sebasiien Cramoisy, 
1 G 2/1, loi. 

Ilisloire j;eiiealogi(|ue de la maisim de Vergy, par Aiidri' Diicbesni'. A Paris, chez Sebastien 
Cramoisy, 1626, loi. 

S" Beriiardi, Clarevallensls abbalis, genus illustre asserlum sindio Peiri Francisci (diidlelii. 
Divioiie, typis Philiberli Chavance, 1GG0, in-/i". 



\)V. i;ii()Tr.i. DM vilm; di; I'\i:is. (;<j 

Les l'ri'sidcMS nii iiinrlicr. |i,]i' l'V;iiiiiiis lîl.iiicN.uil. \ l'.nis. rln'z (l.iiiliii lii'>.oti|;iii'. i(i'i-. 
iii-lol. 

(!('i'cMiiiiii,il liancdis, [i;if (ii)(lcri-(i\. \ l'.uis, i()'i(|,'.> m)I. loi. 

llisliiiic (1rs \i( iics lie [''iMiici', |Kir Lo Itlillir. Amslcrdillll, clirz I'. \ir)|-|icr, jCq'?, ill-V . 

Ilisidiic !ill('r;iii'i' de l;i Kniiici', où l'on Imite de roriffiiii' cl du projjn's, de hi (i('c;id<'iicc cl 
dii rcl.d)liss('iiiciit des sciences |iarnii les (laulois (!l |iarnii les François, cic. pur d(!s IJoncdiclins 
de la c()ii(frof{a(i()n de Saiiil-Maiir. Tomes X el XI. Paris, lyôG cl i7-')(j, iii-Zi", l)n)chés. 

Hisidii-e du !!en\, ninlenaiil Imil ce (|ui l'Cjjardc cctlc province el li; diocèse de Bourjfcs, la 
vi(> el les eliijjcs des lioniines illiisli'es el les j|onealo{fies des maisons nobles, (Hc. p;ir fîaspard- 
Tliaiiriias de La Thaiimassicre, elc. Paris, Jacques Morel, iGiS*), loi. 

Ilisidire de Sahli^ par M. Mena(fe. Paris, chez P. [,e Pelil, i68;i, loi. 

lIlSTOIltK DES l'UOVlNCES ET VILLES DE Flt\>tE. 

Iladriaiii \'alesii notitia Galiiarum. Parisiis, apud Fredericum Léonard, 11)70, loi. 

Description de Paris, de Versailles, de Mariy, de Meudon, de Sainl-Cloiid. etc. |iar \l. Pija- 
niol de La Force; nouvelle edilioii. Paris, au Palais, chez Théodore Lejpas, 1 7^11 , 8 vol. in-i -i. 

Kclaircissemens ([eo;jraplii(iues sur rancienne (jaule, par M. rai)he lieley; précédés (fun traité 
sur les mesures ilineraires, par M. d'Au\ille. l'aris, chez la veuve; Eslienne, 1761, in-12. 

Les Côtes de France sur TOceau et sur la nier Medilerranée, cartes {jeoj[ra|)lii(|ues par De 
Fer. In-'i". 

Dictionnaire iiiii\ersel de la l'^rauce ancienne et moderne. Paris, 17:3(1, 3 vol. loi. 

Dissertation sur rancienne .lonclion de riViijflelerre à la France, ]iar \l. Desmaresl. Amiens, 
chez la veuve Gochirt, 1753, in-it>. 

Dictionnaire des Post(!S, conlenaiil h; nom de toutes les villes, hoiii'fjs, etc. où les lettres 
doivent être adressées, etc. par M. (luyot. Paris, 175/1, in-i", brochi'. 

Second abreg(' de la (larle (fenerale du militaire de France, eu l'orme de su|)])lemenf , depuis 
rétablissement de la monarchie jusqu'au premier mars 1785, avec la promotion des maréchaux 
et autres officiers d'arm('es, etc.; la suite du .Journal historique des fastes de [..oiiis XV. par 
P. Lemau de la Jaisse. Pai'is, 1735, iii-8". 

Cinquième abrégé de la Carie jfenerale du mililaire de France, sur terre el sur mer, depuis 
novembre 1787 jusiju'eii décembre 1788, avec la suite du .lournal hisloriijue des Fastes de 
Louis XV. Paris, 173;), in-ia. 

Introduction à la Description de la France par Al. i'iganiol de La Force. Paris, chez Charles- 
Nicolas Poii'ion, 1752, 2 vol. iu-12. 

Nouvelles .\nnales de Paris, avec le poëmc! d'Abbon sur le fameux siefje de Paris, par Doni 
Toussaint du Plessis, bénédictin. Paris, chez la veuve Loltin et .I.-H. Buttard, 1753. in-i°. 

Les Antiquités, clu'oniipies et sin{;ularit('s de Paris, par Gilles Corrozet. Paris, chez Mcolas 
Bonfons, i586, in-8°. 

Les Anti(juilés el sinjfularités de Paris, livre second : De la sépulture des roys et royiies de 
France, |)rinces, |)riiicesses, etc. représentez par fi{;ures, recueillis par Jean Babel, inailre- 
painlre. A Paris, Nicolas Bonfons, i588, in-19. (Reliées avec les Antiquités de Corrozet.) 

Les Anliipiit('s et choses plus remarquables de Paris, par M. Pierre Bonfons. A Paris, chez 
Nicolas Bonfons, 1608, iii-8". 

Le Guide de Paris, contenant le nom et l'adresse de toutes les rues de ladite ville et faux- 
bourjfs de Paris, par le s' de Chuyes. Paris, chez Jean Brunet, 16/17, in-i-!. 

Paris ancien el nouveau, où l'on voit la fondation, les accroissemens, le nombre des liabi- 



70 LA l'IîEMIKRE BIBM oTIl KQUR 

liiiis cl (ii's iiKiisiiiis (II' ci'lli' ;;i'an(l(' ville, |iap M. Le Maire, l'iii'is, cliez .^il•l)las Le (jlerc, lOc)^, 
;f \()l. iii-i •>. 

Les Aiilii|iiil('s (le la \ille de l'ai'is, par Claufle Marm[fre. Paris, iG/io, loi. 

Aiiliijuil('s (le la \ilie de Paris, par M"^ Henry iSauvul. Paris, chez Charles MdcHe et Giiill. 
Saujjraiii. elc. i7'i-i, ''> vol- loi. 

llisloire de la \ilie de l'aris. par Doiii Michel Felibien. Paris, 1725, 5 vol. fol. 
Vriiiorial de la \ille de Paris, de ses oouvernours et majjisirals municipaux. Fol. 

Discours l'ail en rassembh'e de l'ILMel de \ iile (enue touclianl les remèdes qu'on peul appor- 
ter aux inoM(lati(uis de la ii\iere de Seine, jiar le s'' Petit. Paris, chez liocolet, i658, in-4°. 

I)e\is pour la construction du Ponl-Neul' sous le règne de Henry 3. Ms. in-fol. 

liail lait an Conseil à (Charles de France, bourgeois de Paris, pour IVnlretenemenl du |iav(* 
delà ville de Paris. Paris, chez Hallard, 1C81, in-19. 

Eclaircissement de raucieu di'oil de l'evêque et de l'église (h; Paris sur Poutoise et le Vexin 
l'rancois, [lar M. Deslious. Paris, chez Maurice Villery, 169^, in-8°. 

Historia Ecdesiœ j'arisieusis, auctore Gerardo Dubois. Excudebat Franciscus Muguet. Parisiis, 
I 690, Q vol. loi. 

Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile de Paris, par M. l'ahlM' LebeuL Paris, chez 
Durand, 1739-17^8, 3 vol. iii-12. 

Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, par l'abbi; LebeuL i !") vol. in-12, Paris. 
1 75^-1758. 

Lettre à l'auteur de l'Histoire du diocèse de Paris, conlenaul (piehpies remar([ues sur le cha- 
pitre ayant pour litre : Luzarches et l'abljaye d'Herivaux. Genève, 1758, brochure in-i 2. 

De Academia Parisiensi, auctore Claudio Hemeraeo. Lutetiœ, sumplibus Sebasiiani Cramoisy, 
1037, in-/i°. 

Historia Universitalis Parisiensis, auctore Cœsare Egassio Bula>o. Parisiis, apud Franciscum 
Noël, i6G5, G vol. fol. 

Mémoire présenté au Conseil de Sa Majesté', sur lequel le Roi a ordonn(î l'établissement de 
l'instruction gratuite dans les collèges de plein exercice. A Paris, de l'imprimerie de Jacques 
(hiiliau, 172Û, fol. 

.loannis Launoii, Conslanliensis, Parisiensis theologi, regii Navarrae gymnasii Historia. Pari- 
siis. apud viduam Edmundi .Alartiui, 1677, in-6°. 

lladriaui Valesii disceptaliouis de liasilicis defensio; ejusdem de velustioribus Lutetiai basi- 
licis liber. Apud .bdiaiiueui Du Puis, Parisiis, 1660, in-12. 

Clirouol(jgi(; histori(|U(^ de messieurs les curés de Saint-Benoît, depuis 1181 jusqu'à 1762. 
A l'aris, chez Guillaume Des|)rez, 1702, in-12. (Relié avec le Voyage pittoresque de Paris.) 

\lenmire curieux, bistoi'itpie et intéressant sur la fondation, le jialronage et le droit de nomi- 
naliou à la cure de l'église paroissiale de Sainte-Marguerite au faubourg Saint-Antoine de Paris. 
1738, in- 12. (Relié avec le Dell'ensio de Basilicis d'Adrien de Valois.) 

Histoire de la paroisse de Sniut-,lacques-de-la-Boucherie, à Paris (par I\L l'abbé Vilain). 
!u-i 2, Paris, 17^8. 

Histoire critii[ue de Nicolas Flainel el de Pernelle, sa femme, recueillie d'actes anciens (jiii 
jusiilieni l'origine et la nu^diocriti' de leur fortune contre les imputations des alchimistes, etc. 
|)ar M. l'abbé Vilain. Paris, chez (ùiillaume Desprez, 1761, in-19. 

Histoire de l'abbaye royal (sic) de S.-Germain-des-Prez, par D. Bouillart. Paris, chez Gre- 
jfoire Du Puis, 1 72/1 , fol. 

Monasterii regalis S. Martini de Gampis, Parisiensis, Hisloria, per D. M. Marier. Apud Se- 
bastianum Cramoisy, 1687, in-Zi". 



DK i;ii(»TKL i)i; \ ii.i.i; m, i'\i:i.s. 71 

M.iiliiiiiiiia, iil csl lillcr^]', liluli, cjii-l:!', |)ri\il('j;i;i, r\r. S. Miirliiii a (i;nii|iis. l'ai-isiis. :i|iiiil 
Niciilaiiin Du F()SS(', lOdCt, iii-8°. 

Ilisloirc (lu rnoiiaslcri' l'I ioiimiiI i\r> \>\\ Ccirsiins de l'aris. A F^aiis, clicz la veuve (iliesa- 
lier, I (liK'! , iii-A". 

Di'scriplioii lli.sl()ri(|U(' de l'hôtel iijjal îles lii\ali(les, par rahbé l'eraii , a\ei- les plans, coupes, 
dévalions gfiomelrales de eel édifice, el les peinluros et sculptures de l'église dessinées el jjni- 
M'i's par le s' C.orliiii. A l'aris, (liez (JuillaunH! Desprez, i']^)^), loi. (/frand papier). 

Mslals des Fondalions lailes el (pii s"ac(|i]illeMl dans fejfli.si! paroissiale S. Jac(|ues-de-la-l{(ni- 
clierie, à l'aris, elc. De l'iiMprirnerie de (ili. (^Iienaiill, iCiyH, in-<S". 

Disserlalion sur la coulunie (de |)roinener la li;|;uic d'un .Suisse) à la([ii(lle ikj evenenieril 
rapporh' dans |)lusieurs Iiisloriens de la ville de Paris a doiin(' lieu, par \1. (lliapulin. (i'A- 
Irail du j/(w»)v' de jiiillel 17/1.^). He|i(' a\ec la disserlaliiin de la .louilioii de rAnj;lelerre à la 
France. ) 

Hisloire de lalibaye de S. Denis, jiar Doublet. A Paris, clie/. .loly, id-);"), iii-.'r. 

Histoire de l'abbaye royale de S. Denis en France, par Doin Felibien. C,bez Frédéric Léo- 
nard, à Paris, 1 70(1, fol. 

Ktat {r(>o{rraphi(jue de la province d(! iNorniandie, par le s' de Masseville. A liouen, clie/, J. li. 
Bosongne, 1797, 2 vol. in-19. 

Description o;eo{jraplii(|ue et liistori(|ue de la llautc-Norniandie. A Paris, chez .\von perc 
i7'io, 2 vol. in-i". (Cet ouvra {je est de. Doni Toussaint Du Plessis.) 

Uothoiuajjensis Cathedra, seu Rothonia<fensiuiu auctorilas et dijfuilas ponlilicuui in suani 
diœces[anani]Pontesiain,aut()roRobcrtoDenyaldo.Parisiis,apudCaroluni Châtelain, 1 G."53, in-/i". 

Abrégé de la Vie des evèquos de Coutances. A Paris, chez Harois lils, 1 -'ly , in-i ■>. 

Histoire civile el ecclésiastique du coint(' d'Iureux, pai- Le lîrassenr. \ Paris, chez François 
Harois, 1729, in-4". 

Réponse de M. Tabbé Lebenl au P. Texte, où il prou\e (|ue \\. .lean Hennuver. evèque et 
comte de Lisieux, n"a pas été Dominicain. Du '1 août 1762. (I{eli(' avec la dissertation sur la 
.lonction de l'Angleterre à la France.) 

Histoire des pays et comté du Perche et d'Alen(,'on, jiar Gilles l!r). A l'aris, de l'imprimerie 
de Pierre Le Mur, 1620, in-6". 

Histoire et antiquit('s du pays de Beauvaisis. A Beauvais, chez la \eu\e \alel. itJ.'îi, ■> \(il. 
in-i 2. 

Anciennes remarcjues de la noblesse Beauvaisiue, par W l'ierre Louvel. A Beauvais, chez la 
veuve G. Valet, 16/io, in-8°. 

Discours du siège de Beauvais, pai- Charles, duc de Bourgogne, avec une description du 
Beauvaisis, par .Iaci|U(>s Gervin. Beauvais, 1762, in-S", bnxdn». 

Mémoire des pays, comté el evèché de Beauvais, par Antoine Loisel, ad\ocat en Parlenn-nl. 
A Paris, chez Samuel Thiboust, 1G17, in-/i°. 

Factum du chapitre de Sens coTitre messire Louis Henrv de Gondrin. arcbeMvpie de Sens. 
Fn 1 007, in-/i". 

Histoire générale du pays du (iastiimis, Senonois et Hurpois (sic), composée par Dom (ùiil- 
laume .Morin, grand prieur de l'abbaye de Ferrieres-en-Gastinnis. Paris, iG3o, h\-!t". 

Dissertation sur l'état (l(\s anciens habilans du Soissonnois avant la conquête des Gaules par 
les Francs. A Paris, chez .1. Bapl. de Lepine, 17.3.5, Iti-i 2. (Par M. rabb(' Lelieuf. — Beli(' avec 
la dissei'tation sur la .lonction de l'Augdeterre à la France, par M. Desmarets.) 

Promptuarium sacraruin Antiipiilatum Tricassin;e diœcesis. Augusta; Trccarum, apud .\ata- 
leni Miirean (aulore (lainusal), 1 1 o , in-8°. 



7-2 LA l'HRMIERE BIBLIOTHEQUE 

Flodartli hic), iiicslivlcri, pcclcsi:!' lionieiisis caiionici, Ilisloiiaruiii cjusilciii (■cclcsiic iibri IV, 
cura et studio jacdlii Sinuoudi. l'arisiis, ajuid Scbaslianuni (Iraiiioisj , i(Ji i, iii-m. 

Hcoiiiaus, scu llistoiia mouastorii S. Joanuis Heomacnsis in tractu Lingonensi. Parisiis, apud 
Si'bastianuni Cramoisy, 1687, iii-/i°. 

Mi'Uiiiiics al|)hab('ti(]ues pour servir à riiisloii'c, au |Miiiilli' cl à la (li'scri|ili()ii du Barrois. 
A Bai-lo-Uuc, cIr'z L. Brifol, 17'i'j, iii-i-i. 

BaiTuni Cauipano-Fraiicicuni : na3V()rum Lolliareusi ronmiL'iitaiio, a Joaiuie-Jaeobo Ciiilllclio 
cdito, asporsorum demonstratio,autoro DavideBloudt'llo'''. Amstelœdami , ex typographcio Joan- 
uis Blacu, itîo-i, in-l'ol. 

Mémoire sur la Lorraine et le Barrois. A Nancy, chez Henry Thomas, 17.53, in-ti". 

Histoire des Evè([ues de Teiflise de Metz, par le R. P. Meurisse, de l'ordre de S. François. 
A Metz, iC3_/i, in-i'ol. 

La \erili' de riiisioire de rejjlise de Saiut-Onier et son antériorité sur l'ejrlise de Saint-Berlin, 
ou relulatiou de la dissertation hisloriipie et critique sur l'origine et l'ancienneté de l'abbaye de 
Saint-Bertin. Paris, 175/1, iu-/i°, broché. 

Histoire critique de rétablissement des Bretons, par M. l'ahbé de Vertol. Paris, chez Fran- 
çois Barois, 1720, 9 vol. in-i9. 

Disseitations (et Lettres) sur la mouvance de la Bretagne par rapport au droit que les ducs de 
Normandie y prétendoient, et sur (juelques autres sujets historiques, par M. l'abhé des Thuilleries. 
A Paris, chez François Fournier, 1711, in-12. (Relié avec l'Introduction à l'Histoire univer- 
selle.) 

Histoire dc^s Evè(pies du Mans, par Antoine Le C.oivaisier. A Paris, chez Sehastien Cramoisy, 
iGi8,in-i". 

Rerum scilu dignissimaruni a ]irinia liuidationeS" Nicolai AndegavensisEpilome, per fr. Lau- 
reiitiuui Le Pelelier. Andegavi, apud Adamum Manger, i635, in-8°. 

liecueil des Antiquités et Privilèges de la ville de Bourges, par Jean Chenu. A Paris, chez 
Robert Fouet, 1C21, in-/i°. 

Annales ecclesia; Aurelianeusis, sieculis et libris sexdecim, autore Carolo Sausseyo. Parisiis, 
apud llieronymum Drouart, 1 G 1 5 , in-h°. 

Délai! historique de la ville d'Orléans. Orléans, 1752, in-8", broché. 

Histoire du pays et duché de Aivernois, par M. Guy Coquille. A Paris, chez Abei Langelier, 
1 G 1 2 , hi-W. 

J. Geoi'jfii Altmanni disserlalio lilleraria de origine nominis Sequanorum,'eorum moribus. 
numinum cuitu, etc. Berna', 170/1, iii-8". 

Histoire de l'église abbatiale el collégiale de S' Etienne de Dijon. A Dijon, 1 G96 , in-l'ol. 

Apologie pour la v(!ritable présence du corps de sainte Reine d'Alizé dans l'abhaye de Flavi- 
irny en lîoiiigogne, |iar Dom George Viole. Paris, chez Jean Piot, i653, in-S". 

Réponse de M. l'abbé Lebeuf au P. Texte, dominicain, oiî il prouve qu'Amyot, eve([ue 
d'Auxerre, n'etoit ])as à la Cour dans le tems de la S' Barthélémy. Du G novembre 17/18. (Re- 
lié avec la dissertation sur la Jonction de l'Angleterre à la France, par M. Desmarets, in-12.) 

Histoire des comtes de Poilou el ducs de Guyenne, par Jean Besly. A Paris, chez Gervais Al- 
liot, iG'17, loi. 

''i Daxid lîlondcl ( iSq 1-1 65.5) , théologien et geait contre la France. — La biographie Didol 

historien esliiné, lut. ijnoicpie ministre protestant. mentionne, sous le titre suivant, l'ouvrage dont il 

honoré du titre d'iiistoriograplie da la cour. Il coni- est question dans ce catalogue : Bar-rum Campano- 

posa plusieurs écrits pour rél'uter ceux que le fa- Fiiincicum, adversus Cowmciitariuiii Lolhariiigicum 

meux médecin Iraiic-comtois J. J. Cliilllet diri- J. .1. CliiJJÎetii. 



I)i; I.IIOÏKI. I)K MI.LK l)K l'AlilS. T.i 

llisloiic (II' l.i \illi' (le l.i itdi licllc, |iiii- M. Arccrc \ l.i iioclicllc. clic/. I!cii(;-Jac(il) Di;s- 
liordcs, l'j.')!) cl 17I17. •'. \(il. iti-^i". 

Ilisloirc (le l;i ville (le L\((ii, |i;ir le I'. Mciicsliicr. A Lyon, clic/, Jc;m-Miiti.slc c\ Nicolas de 
\ ilic, iO()C, loi. 

Les annales (rA(|uilairic, fails cl j[cslcs cii soniinairos des roys d(! Fraiici; cl d'An(fl(!li'rro fl 
jiaïs (le Naplcs cl de Milan, icviics cl corrigées par l'auteur même jus(|ues en l'an i.^.')/. A l'oi- 
liers, par lùieiiillierl de Mariiel, if)57, in-lol. 

Noiilia ulriiis(|ue Nasconia' lum A(juilaniciC, aulore Ariioldu Oilieiiarlo. l'ansiis, apud Sebas- 
lianum Cranioisv, tCiiJ^, iu-/i"'". 

DisscrIalioMs sur les anciens monumens de la ville de Bordeaux, sur les (lalicis, les \iili(jui- 
t(is el les ducs (rA(|uilaine, avec un IraiU' sur les moiinoics (jue les Anjjiois oui rrapp(;es dans 
celle province, eh'. |)ar lalilx' Venuli, prieur de Livourne, en llalie. A Bordeaux, l'Si, \n-lx°. 
(Cet ouvrage est reiii? avec les AnuaKïs de Paris, de Dom Toussaint Du Plessis.) 

Séries et Acia c|iiscoporum Cadurccnsiuni, (piol ([uol liacliMius omnino cura iuM'oiii polue- 
runl, autore (!uill. de La Croix. Cadurci, apud J(duinn('ni Daluv. 1G9/1, iu-Zi". 

Marca Ilispanica, si\e limes Hispanicus, autore l'etro de Marca. Parisiis, apud Fruucistuni 
Muguet, lOS.S, loi. 

Histoire générale de Languedoc, par les Bénédictins. Paris, chez .1. Muceut, 1780, fol. ô vol. 

Hisloire du Languedoc, par Cuillaume Catel. A Tolose, chez P. Bosc, i()33, in-lol. 

Histoire des coniles de Toulouse, par Guillaume Catel. A Tolose, chez P. Bosc, iGaS, loi. 

LTIistoire de la ville de Nismes, par le s' H. Gantier, avec ligures. A Paris, chez André Cail- 
leau, el à Nismes, chez les libraires, 17-20, iu-S". (Belié avec le Parallèle d'Alexandre et de 
Tliamas kouli-Kaii.) 

Histoire (le la noblesse du Comtcî-Wniaissin, d'Avignon et delà principauh' d Oranjje, |)ai' 
Pithou-Curt. Paris, chez David Le Jeune et de Lormel, 17/13, h vol. in-i". 

Mémoires pour servir à l'histoire du Dauphine' sous les dau|diins de la maismi de La Tour- 
du-Pin,etc. Paris, chez Inibert de Bals, 1711, loi. 

Histoire de Daupliin(; et des princes ([iii ont porté le nom de Dauphins, particulièrement de 
ceux de la 3" race, etc.; avec une suite de litnîs disposés selon l'ordre des teins, etc. el plusieurs 
observations siii' les uueurs cl coutumes anciennes. 2 tomes en un vol. (icueve. chez Fabri el 
Bariliot, 17a'!. loi. (i'ar M. le Président de Valbonay, 2' édition.) 

Histoire des dauphins de Viennois, (rAuv(n-gue et de France. (Ouvrage poslhume de M. Le 
Quien de La N'eurville. ) Paris, i7()0. ■> vol. in-ia. 

HlSTOlRK MODERNK l)'.\l.Li;.M A(.M: , dAnGLETERKE , DE HoLLANDE, d'EsPAGNE 
ET AUTRES NATIONS DE l'EuROPE. 

Clironica Slavorum, seu Annales Helmoldi, presbyteri Ruzovieiisis in agro Lubecensi; his(|ue 
siibjecliiin dereliclorum Supplemenliiiii Aruoldi, abbalis Lubecensis, opéra et studio Beineri 
lieineccii Steinhemii, cum appendice lergcmina de cominunibus gentium Germanicarum et 
llcncUirnm a|)pellalionil)us, de illustri Billingorum l'amilia, de genealog'ia stirpis Fstensis, etc. 
Francol'urti, i58i, fol. (lielié avec la Chroni(jue de Gobelin Persona.) 

''' Le titi'C de ce volume est inconiplet et inin- coniœ principum , cœlerumque in Us iiisljpùum fa- 

telligible: nous le l'établissons d'api-és le Manuel de mUiamm stcmmnta, ex prnbalis operibus et vciuMis 

Brunel, nouvelle édition : Noiitia ittriusque Vasco- motmnentis exhibettir, etc. Cet ouvrage est l'uu des 

nia' lum Ibcricw lum Aquilmiicw , qmp prtvter nitum iiieilleui-s qui soient écrits sur l'iiistoire de la Gas- 

regionis et alia scilu tli(rnit , ^(^van•œ regum, Vas- cogne et des pays basques. 



7/1 LA PREMIÈRE RIRLIOTIIEOIE 

Gormanicarum reruni Scri|)loi-cs ali([iiot insi'fiics, ex l)ibiii)tlR'i'a Manjuanli Fivlicri. Fran- 
fofiirti, lypis Wi'clicliaiiis, apud Dnniclein et Davicicm Aubrios et Clementem Sclileicliium, 

1C24, fol. 

Nolilia ecclesiaruin Relgii, sludii» Aiilicrli Mini-i. Aiilii('r|iiii', a])ii(l Joliamn'in CiKibbaruin. 

lOSo, iii-/i°. 

Rolf^ai'iiin aliaruinque {jciitimn Aiuiab's, auctore Evcrarcio Rcitlaiio, Diouysio Vossio inlci- 
jin-lc. Lii;;(luui Ralavoiuiii, 1033, in-fol. 

^raltliu'i Paris, monacbi Albanensis, Angli, Hisloria Major. Parisiis, apud vidiiaiii (ùiill. 
Pcld, iGiiJol. 

Histoire de l'Irlande ancienne et moderne, par M. labl)e Ma-Geogliegan , tome I"; in-lt". Pa- 
rivS, 1708, brocht!. 

Histoire militaire des Suisses, par M. le baron de Zur-Lauben. A Paris, cbez DesainI el Sail- 
lant, 1761, iu-12, 8 vol. 

Origines Murenses (sîc) monaslerii in HelveLiis. Spirenibergii, in bibliopolio Brucknausenio, 
ilîiS, in-i". 

Origo et genealogia gloriosissimorum comitum de Hapsburg, monasterii Murensis ordinis 
S. Benedicti, in Helvelia fnndalornm, elc; auclore revereTidissiino domino D. Doniim'co, dieli 
monasterii Murensis quondam abbale. Edilio seeunda. Typis veleribus principalis monaslerii 
Murensis, perJohannem Carolum Roos, 1702, in-i9. 

Recueil de quelques pièces curieuses concernanl la reine Cbristine. A Cologne, chez Pierre 
Marteau, 16G8, iii-19. 

Histoire générale d'Espagne, traduite de l'espagnol de Jean Ferreras, par M. d'Hennillj. 
Paris, 1751 , in-Zi", 10 vol. 

A Inioneda gênerai de las mas curiosas recopilaciones de los leinos de Espaiïa, por Ambrosio 
de Salazar. En Paris, por Antonio Du P.rueil. 1 1 2 , in-i 2. 

Historia de las guerras civiles de Granada. In-S". 

Las obras y relaciones de Ant. Perez, secretario de Eslado, cpie fue del rey de Espana Don 
Plielippe II deste nombre, por Juan di Tornes. i64i, in Geneva, in-8°. 

Abrège' clironologique de l'histoire générale d'Italie depuis la (bute de l'empire romain en 
Occident, c'est-à-dire depuis l'an !i-]ty de l'ère cbretiemie jusipi'au traite d'Aix-la-Chapelle; 
tom. I"', partie première, depuis l'an /17G jusqu'à l'an 8/10. Paris, Hérissant, 1761, in-8''. 

Histoire des révolutions de Gènes, depuis son établissement jusqu'à la conclusion de la |)al\ 
de iy'jS. Paris, chez Nyon fils, 1760, 3 vol. in-12. 

Histoire du gouvernement de Venise, par Amelol de La Houssaye. A Paris, chez Frédéric 
Léonard, i685,in-8°. 

Histoire du demeb' du jiapc Paul V avec la repulilique de Venise, par le R. P. Paul, ser- 
vile,etc. A Avignon, 17Ô;), in-12. 

Abrégé chronologiqni' de l'hisloire du Nord ou des Etats du Danemarck, de Russie, de Suéde, 
de Pologne, de Prusse, de Courlande, etc. avec des remanjues particulières, etc. par M. de La 
Cond)e. Paris, Jean-Thomas Hérissant, 1763, a vol. in-8°, brochés. 

Description de l'empire russien, traduite de l'ouvra'fc allemand de M. le baron de Slrahlen- 
berg. Paris, 1757, 2 vol. in-12. 

Histoire des révolutions de l'empire de Russie, par M. Lac()mb((, avocat. Paris, i-(io, 
iu-12. 

Histoire moderne des Chinois, Japonois, Indiens, Persans. Turcs, Russiens, etc. A Paris, 
(lii'z Desaint cl Saillant, 17!")^, 8 vol. in-12. 



[){■: i.ii()Ti:L iJL \iLLi'. iJi: l'A m. s. 



\ IKS DKS l'KIlSONMiS ll.l.l S TIIKS. 



Pliil.iiilii 0|i('i;i, j'iccc cl hiliiir. laïk'liii' l'iiiisim mil . hpis ri'jfiis, a|iu(l.s(»ci(,'lal('in Gr.iicaruiii 
('(illioiiiiiii, i(ia/i, toi. a lomcs en 'i viil. 

I']um|i(! illiisliT. (()uatrc tomes coiiIimius en /i liasses, coiiiprenaiil les Vies abrejjéi.'s (le< 
|ii'rsomi('s les |i!us illiislics de !"Eiiro|)(!, deslinécs à accoiii|iajjiier leurs portraits, par le 
s'^ Odieuvre. M. Dieux Du lÎMiiier esl rmileiir de ces Vies. Les portraits n'y sont pas.) 

KIoges liisl()ri(jues des lioninies illustres de la province de Tlivinei'ais, avec un calaloj'uc 
raisonné de leurs ouvrajjes, par M. Dreux Du Radier. A Paris, chez lierlhierel Poilly, 1769, 
in-i 2. (Helié av(!c la dissertation sur la .lonclion de l'Anjjlelerre à la France, par M. Destnarets.) 

Mcnioircs pour servira l'Iiisloiie des lioniines illustres de Lorraine, par M. Clievrier. A l'a- 
ris, chez Merijjol, 1758, 2 loin, en 1 vol. in-ia. 

La vie de niessire Gaspar de (lolligny, seijjn' de Cliatiiloii, admirai de France. A Levde, chez 
Bonavenlure el Ai)raliain EIzevires, i0/i3, iu-19. 

\ ie de l'ieni' l'iliion, avec (piel([nes mémoires sur son père el ses frères, par M. (iroslev, 
avocat. Paris, 1756, a vol. in-ia, broches. 

Histoire des jjhilosophes modernes, avec leur portrait [jraM' dans le {joùl du cravon, d'après 
les planches in-/i° dessinées parles plus ffrands [)eintres, par M. Saverion; publiées par Fran- 
çois, graveur des desseins du cabine! du Hoi. — Histoire des métaphysiciens de Paris. De l'im- 
primerie de Brunet, 2' édition, 170-3, in-ia. 

Histoire des moralistes et des législateurs. Tome second (ser\anl de suite au précèdent). 
Paris, chez diU'erens libraires, 1761, in-ia, broché. — Histoire des restaurateurs des sciences, 
r" |)artie, 17O3, in-i->, bi'oché. 

Vita3 Pelri ^Erodii, (pia-sitoris Andegavensis, cl Guillelmi Mena;;ii, advocati regii Andega- 
vensis, scri|)tore .'Egidio Menagio. Parisils, apud Journel, 107,'), in-'r. (Cet ouvrage est ac- 
compagné de notes histori([ues el critiques.) 

Vie de Philippe Strozzi, [)reniier commerçaut de Florence et de toute l'Italie sous le 
règne de l'empereur Charles V el du roi François I", et chef de la maison rivale de celle des 
Medicis, sous la souveraineté du duc Alexandre; traduite du toscan de Laurent, sou frère, 
par M. Hequicr. La Haye et Paris, chez l'auteur el divers libraires, 1762, in-12, broché. 

Catalocues de livres. 

[Parmi les articles énumérés sous cette rubrique, nous avons remartjué ceux qui suivent : 
Catalogue des livres d'Ind)ert de Cangé, i733; de l'abbé de Longuerue, 173a; de Lancelol, 
de l'Académie royale des belles-lettres, i7'ii; de Le Pelletier des Forts, ministre d'Etat, 
1 761 ; du président Talon, 17'1/t; de GodelVoy, i7^iC; de de Valois, de l'Académie des belles- 
lettres, 17/18; de de Boze, 1703; de Secousse, de l'Académie des belles-lettres, 175,"».] 

Almanachs, Calemdriers, Etrennes, etc. 

Almanachs royaux, années 1721, 1726, 172.^, 1788, 175/1, 1756, 1757. 

Almauach des Almanachs, contenant la connoissance de tous les almanachs nouveaux el 
autres, publiés pour l'année 1766. A Amsterdam, et se vend à Paris chez Delaguelle. 

Almanaili du Laboureur, on le conservateui' d(;s richesses du paysan pour l'an de grâce 
1769, par une compagnie de villageois. Bordeaux, iu-i2. 

Almanach ou Calendrier d'Anjou, pour l'année 1768. A Angers, iu-iC, brochure. 

Elrenues historiques de la province de Bresse, pour les années 1756 et 1766. Brochure 
in-16. 



76 LA PREMIERE BIBLIOTIIEOUE 

Tnblollcs hislori(]uos, lopographiijiics (>l pliysiqucs do Bourgojjne , années 1756, 1765, 
1 75G, 1757, 17O0. 

Tnblnllcs liist()ri([ii('s de Clialons-sur-Marne pour les années 17^7 et 1758. In-8°, tllialons. 

Alnianaclis de la \illc (le Lyon, pour les années 1 75/1 , 1755, 1756,1757,1759 e( 17C0, 
I 7G1 , 1 7(1 ■!. Lyon, in-8". 

Calendrier de Melz, pour les années 1758. 1759, 1761. 

Alnianach liislorii]ue de Touraine, pour Tannée 1755. A Tours, 1755, in-i(i. 

Eplienieridcs Iroyennes, poui' Pan de jjrace 17C1. A ïroyes, chez Gobelet, el à Paris chez 
Duchesne, in-iii. — Item, pour Tannée 17(32. 

Les Rainponides (ouvrage critique contre les Ephenierides troyennes). Broch. in-19. 

Calendrier gênerai du gouvernement de la Flandre, du Haynaut, Cambrai et (lambresis, 
pour Tannée 1579. A Lille, chez la vinive Panckouke, 1759, in-12. 

Elrennes de Robe et d'E|)ée, utiles el curieuses, pour l'année 1762. Nancy, Chariot père el 
lils, 17G9, in-iO. 

Calendrier d(! l'Université, année 1762, contenant le Iribunal, les (jualre l'acullés, les indi- 
cations et instructions aux candidats pour passer dans les dilTereus degrés des l'acullés. Paris, 
v" Thiboust, in-16. 

Alnianach de la Vieillesse, ou noiice de tous ceux qui ont vécu 100 ans el plus; premier 
supplément pour Tannée 1762. Paris, chez A. M. Lotin, 1 702 , in-i 0. 



SUPPLEMENT AU CATALOGUE. 

(JOMMENTAIIIES SUR L'EcRCfURE SAINTE. 

Nouveaux éclaircissements sur l'origine et le pentaleuque des Samaritains, par un religieux 
bénédictin de la congrégation de S. Maur. Paris, chez Nyon, Chaubert, etc. 1760, in-8°, 
iiroché. 

Principes généraux pour Tintelligence des prophéties. Paris, Savoye, 17C3, in-ia, broché. 

Traduction nouvelle des pseaumes de David, faite sur Thehreu, etc. par M. Laugeois. Paris, 
Le Mercier, 17C2, in-12. l)rocbé, 2 vol. 

Liturgie et Livres d'Église. 

Oiilo perpetiiiis (livini olliiii juxia liluni breviarii et niissalis sancta; Roinanœ ecclesia:'; ordi- 
nabal monachus benedictinus e congregatione S. Mauri. Divione, apud Fr. Desventes, 1769, 
in-i 2 , broché. 

Ollice de S'° Marthe, latin et l'rançois, à l'usage des hospitalières el des personnes qui se 
donnent au service des pauvres; av(îc une instruction sur les devoirs des sœurs hospitalières. 
A Chaalons, chez Seneuze, 1760, in-8°, broché. 

SS. Pères. 

Di'ux Epitres (h; S. Clément, Romain, disciple de S. Pierre, apôtre; tirées pour la première 
fois d'un manuscrit du Nouveau Testament syriaque, et publiées avec la version latine à coté 
])ar.l..l. Wetstein. (iu 1762. (Cette brochure, qui est sans nom de lieu ni de libraire, a paru en 
1757, in-12.) 

i'airuin Ecclesia; de Paucitate adultorum fidelium salvandorum si cum reprobandis fidelibus 
conferanlur mira consensio adserta et demonstrata, juxla exeniplar Bonia-, 1762. Parisiis, 1 759 , 
in-i a. broché. 



|)K I.IIOÏKL l»K \ IIJ.K 1)1-: l'AIIIS. 77 

Ti'.iili' >iir II' [ii'lll iKiiiiliri' (1rs l'iliis, (liiiis li'i|iirl I iiMMiiiiiiili; ili's l'cri'^ ilr I l'ijflisi- sur li- jx;- 
lil niiiiiliii' (les lidck's .uliillrs (|iii seront snini's en coiiiiianiisoti (If! cuiix i|iii seront réprouvés 
csl ('iMlilic et |ir(iiM('(' |iar leurs |ir(i|ii'i's Icxics; Iradiiili." sur |i' l.'iliii iiii|iriirii' en i -joa , jimt ini 
discours iirrllniiu.ini' ri un |il.'iu di' disscrLillou ^nr \i- turun' su|i'l. I';iris. l'jfio. in-i-.>. 
brofilié. 

TlIKOLOOlK MORAI.K. 

(Jucsiions calokclifiiics ou isa|[0{{i(|in's l'I |irt'|):iraloin's aux vcrilés du ralcrliisini'. l'aris. riiez 
IJoudel, i7r),S, in-i'!, pelil l'orniat, relié. 

l'rojel d'iuslructioii pastorale sur les erreurs du Inri," intitulé : Uislnirc ilii pciifili' (h- 
Dieu, Pic. p;ir le P. Berruyer. Brochure in-ia, sans date, sans nom d'auteur, ni de liiii, ni di 
liliraire. 

DitoiT (1an'o\. 

Iie(iuète au Uoi pour les reli<;ieu\ de Tabliaye de S. Claude, dans le eonité de l!our{joj;ne, 
contre inessire César, cardinal d'Estrées, abbé commendataire de la même abbaye, où l'on lail 
voir l'abus el la nullité des statuts faits à i{ome par M. le cardinal d'Estrées, en (]ualité de (b;le- 
gué du pape, dans la vue d'introduire les Hel'orniés dans l'abbaye el d'en exclure la noblesse; 
par AI. Claudc-Cbarles Capon, avocat. Paris, 1707, in-i". 

Mémoire pour frère Michei-Alexandn! Le Moine, reiij[i(ïu.x proies et procureur conventuel de 
i'abbaye de S. Yves de Braiiu^, appellant comme d'aixisdu jujjement contre lui rendu par li' ;;e- 
neral abbé de Premonlii' le '3'i août 1756, contre l'rere Louis Parcbape de \ iiiav. abbé e| irrue 
rai de Tordre de Premoniré, intimé. I?rocb. in-/i". 

Mémoire pour M" Remy Chapeau, cimn'- de rejjlise royale el paroissiale de S. (iennain de 
l'Auxerrois, défendeur et demandeur, contre les marguillieis de Idnivre el l'abriipie de la même 
paroisse, demandeurs et delendeurs. Mémoire |)our les uiar|[uilliers en réponse à celui du curé. 
Paris, 17G1, iii-i", broclu'. 

Mémoire sur les demandes formées contre le jfeiieral el la socif'lé des .lesuiles, au sujet 
des engagemens i[u"elle a contracté par le ministère du P. de La Valelle. De l'iniprimerie de 
Lambert, 1761, in-.'i°, broché. 

Mémoire à consulter et consullation |(our les .lesuiles de France (à loccasioii des poursuites 
laites contre eux pour des lettres de changes du P. La Valette); \u-h'\ broché. De l'imprimerie 



dcL. Cellot, 17G1. 



Droit kiiançois. 

Code des terriens, ou princi[)es sur les malieres féodales, a\ec le recueil des leglemens sur 
cette matière. Paris, chez Prault père, etc. 1701, in-ia, broché. 

Exposé de l'affaire d'entre le tribunal du Cliatelel de l'aris et la communauté des Commis- 
saires, contenant des recherches sur ce tribunal et cette coinmunaut('. 17G0, in-'i". broché. 

Mémoire touchant la seigneurie du Pré-aux-Clercs, ap|)artenaiit à l'Université de Paris, 
pour servir d'instruction à ceux qui doivent entrer dans les charges de l'Université. Paris, chez 
Thiboust, i7''Î7, in-'i", broclK-. 

Cy ensuyveiit les chartres où soûl contenuz les droits et privilèges donnés et octroyés par les 
comtes el comtesses de Dreux aux maire, pairs et communes dudicl lieu de Dreux. In-i", 
broché. 

()bser\ali(uis Irès-necessaires sur les Coutumes de Berrv. avec une exacte conférence de la 



78 LA l> REMI EUE niBLIOTIIEOlE 

(iouliiiiic (Ir E(ii'r\N (ilis('r\('(> (Ml ccrlaiiis ciidi-dils de l;i pi'cniiicc'''. l'ai'is. rlic/. .Icnii de ijii (iaillc. 
i()7-!, iii-i-j. hroi-lii'. |ii'lil l'oniial. 

l'illl.OSdI'lIlK .Sl'Ér.lLATIVEi KT MOIÎALE, I^lIVSIOUi; , lIlSTlilliK NATIRELLE ET MODERNE. 

L'( )i'ii(lc des ii((iiM'aii\ |iliilosii|)ln's. pour scrvii' de siiili' cl (rçrlaircisscmoiil aux u'inrch de 
\l. di' \ (diairc (|)ai' TaldK' (!u\(iii). Borne, !']'>()■ in-i 2 , ItroclK'. — Suite de rOraclc des tiou- 
\eaux |iliiloso[)lies, clc. par li' luèiue. Berne, lyCo. — Additions pour la première el seionde 
éditions de rOrarie des nouveaux pliilosophes, etc. 

Lettres sur l'Eleeli'icite , dans les (pielli's on soutien! le prinripe des effluenres (^t alHuences 
siniuilanées, fonlre la doctrine de AL Fjanklin cl c((ntre les nouvelles prétentions de ses [)arti- 
sans, avec figures en taille-douce, seconde partie, |)ar M. l'abbé Nollct. Paris, chez (iuerin et 
Delatour, 17G0, in-i9, brociié. 

■Vliscellanea philosopliico-nialbeniatica societalis privala^ Taurinensis. Auguslai Taurinoruni, 
ex lypojjrapbia rejjia, i75c), 1700, 17G1, 2 vol. in-/i°. 

Le Clavessin électrique, avec une nouvelle théorie du mechanisme el des ]dienonieiies de 
reli'ciricité, par le B. P. de La Borde, de la compagnie de Jésus. Paris, chez Guerin et de La 
Tour, 17^1, in-i 9 , broché. 

Histoire abrégée des Insectes ipii se trouvent aux environs de Paris, dans la quelle ces ani- 
inau.x sont rangés suivant un ordre méthodique (par M. Geoffroy). Paris, Durand, in-/i°, 2 vol. 

Des semis cl plantations des arbres et leur culture, etc. taisant partie du Traité conqilel des 
bois el de.s Ibrèls par AL Duhamel du Alonceau, etc. ouvrage enrichi de figures en taille-douce. 
Paris, chez Guerin et Delatour, 17O0, in-8", broclu'. 

Essai historique sur la médecine en France. Paris, Lotlin, 17C2, in-12, broch. 

Traité de l'Education coi'|)orelle des enfans en bas âge, ou Beflexions prali(|ues sur les moyens 
de procurer une meilleure constitution aux citoyens, par M. Des Essaris, docteur en médecine. 
Paris, cju'z Thomas Hérissant, 17(50, in-12, broché. 

S(!cond mémoire sur ITnoculation de la petite vérole, contenant son histoire depuis l'an- 
née! 175/1, lu à l'assemblée publique de TAcademit! des sciences du i5 novembre 1758, par 
M. de La Gondamiiie. A Genève, chez Emmanuel du Villard, 1759, brochure in-12. 

AIatiikmatiques, Art militaire, (Commerce et Arts. 

Géométrie melapliysi(jue, ou essai d'analyse sur les eh'nieiis de l'étendue bornée (par M. lahW- 
l-'oiicber). Paris, chez Hérissant, 17.58, in-8", broché. 

.journal du camp de (lompiegne de i73(), aiigiiienlé des Epreuves des mines laites en pré- 
sence du Boi, par AI.\L de Tiirmel el Antoniazzi, capitaines mineurs; rédigé sur les lieux, par 
ordre de M. d'Angervillers. ministre de la guerre, jiar le sieur Le Rouge, etc.; au (juel on a 
joint un Traité prati(pie des Aliiies, par le inareclial de Vauban. Paris, chez Le Rouge et Du- 
chesne, 17(11, in-8', IicocIk-. 

Théorie el pratique du Goinmerce (U de la Alarine, traduction libre de l'espagnol de Doiii 
Geioiiynio de Lslariz, sur la seconde édition de ce livre à Madrid en 1 7/12. Paris, ciiez la veuve 
Estienne el fils, 17.53, in-'i". (Relié avec le Voyage à l'Equateur, par AL de La Condamine.) 

Cours de malhemali(|ues à l'usage de messieurs les élevés de l'Ecole royale militaire; pre- 
mière partie contenant la théorie et la pratique de l'arilhinetique, par M. Berlhelot. Paris, 
Piaoll. 17(12, in-8°. broclii'. 

'■ Lorris eu Gùliiiais. Sa couluiiiu avait servi de modèle à un grand nombre de coniiiiunes. 



1)1-; i;il()TKI. DK \ II.LK DM l'VIIIS. 



(ili VMM Mlli:, OllAÏKI IIS. 



Compcndi ;;i;iiiiiii;ilii:i' llrlnMM', l)ri'\ili'i- i()iri|)lr!clciis prœcipua qiia; prœserliin lyroiiihiis 

iiicnidi'in' siiiil iiiaiidiindii; ilciii. Diclliinai'idliirii |irii'il|iiiariirii radiciirii ipia' in S. Scripliira' \ (■- 
(ci'is Tcslaniciili "' (icciiriiiiil : aiiclori' Liiduvico de Dieu, vcri)! diviiii apiid Luj;(liirio-lialav(is 
(lis|)(Misaton'. Liijfdiiiii Balavoriini, ex olliciiia Hnnaveiil. cl Al)rali. l'^lzt'vir, ifiaO, iii-/i° oltloiii;. 
hroclK'. 

TraiU- des Sons de la laii;;ii(' IVariçoisc (ïl des caractères qui les represenleid. l'aris. riu'/. Jran- 
Tlioiiias Ilcr-issanl , ("Cm), iii-i-j, hroclK'. 

Lcllrcà raiilciii' du TrailiMles Sons de la lanjfiic IVaiiçoiso irii|)rim<' en ly'io, par l'aiili'iir des 
l{eiiiai'(]Mes diverses sur la proiioncialion el sur l'orliiojjraplie impriine'es en 17^)7, elc. l'aris. 
Mercier, 17(1'!, hriudu', in-i 9. 

PoËTES, lloM^xs. 
Le p()ëin(^ de Fonleiioy (par iM. de \oltaire). A Paris, de i'ini|)riiiii'rie royale, i"]!)-), in-4". 

I)l'0cll('. 

La Scanmo-manie ou le liane, |)oënie heroï-coniique, par M. L. U. Amsterdam, i7l)-5, bro- 
che, in-8°. 

The Orplian olCIiina, a Iragjedy; as il is perforin'd al lln' Tliealre-iioyal in Drury-Lane. Tlic 
second édition. Loudiin, i1^>[), iu-S", ])roché. (Tradiiclion an|;ioise de l'Orpliclin delà Chine.) 

Memoii'es de Miledi lî. par madame II. A. Amsterdam, et se trouve à Paris chez (luissarl, 17O0, 
){ parties en •>. vol. in-ia, petit format, broché. 

1/Rsprit de Sainl-Evremond. Amsterdam, riiez Arstée et Merkus, i7(ji, in-i-î, brocln'. 

POLVURAI'IIES, AmKJI ITKS. 

.lulii Caroli Schlœjjeri (lominentatio de numo Alexandri Ma|pii cum sumina rarilale, tiiin Ivpo 
siiiffulari conspicuo, et Ihesauri Kridericani ornaniento niaxinio; accedit de Thesauro suppellec- 
tiiis aniiquaria; sive Colleclioue (ipusculoruin variorum quibus viri erudili numos. ([eminas lapi- 
des(|ue veterum (n\TC(n-iim et Uonianorum illiistrarunt, pro\ime,si Dous volet, edendo, consi- 
lium. Hamburjfi, 1 73G, brocli. \\\-h". 

Nouveau traité di' Diplomaticpie, où l'on examine les l'ondeniens de cet ait. nu établit des 
règles sur le discernement des litres, etc. par deux relij;i(>iix bénédictins de la con{[re{jalion de 
.S. Maur. Paris, Desprez, 1769, in-i", tom. Sa. 

(jÉograpiiik, Voyaoks, Histoire sacrée et profvm:. 

Voyage l'ail par ordre du Hoi en 17.^10 el i7.'')i dans l'Amérique seplenirionale. pour recliller 
les caries des côtes de lAcadie, de Tisle Royale et de l'isle de Terre-Neuve, et pniir en fixer !e> 
|M'iu(i|iaux points par des observations astronomiipn's, par M. de (ilialierl. Paris, de riinprimerie 
royale, 1763, in-/i°, brociu'. 

Su|)plemenl au .lonrnal liisloriipie du Vovage à rE(|iialeur el au Livre de la mesure des trois 
premiers dejjn's du méridien, servanl de réponse à quelques objections, par .M. de La Conda- 
iiiine. Paris, chez Durand et Pissot, 1752, in-i", broché. 

Supplément an Journal du Voyage t» rEqualeur, etc. seconde partie, (liiez Diiiaiid et Pissot, à 
Paris, 1754, in-'i". 

Letire à M. *** dans la quelle on discute divers points dastronomie pratique, el où Ion l'ail 

'"' Il laul sniis doute suppléer ici le mol Uhris, ou uii autre analogue. 



80 LA IM'iEMIERE BIBLIOTIIKOLE 

(]ii('lqu(;s roinar(|U('s sur li' sii|i|ilriiicnl du Journal liisLorique du Voyage à i"E(iualour de !\1. de 
La C. par M. Houifucr. l'aiis, clicz (iucrin cl Dclalour, 176/1, in-i", hroclié. 

Iii-.'r (ibiouj; conliMianl des |>laus de plusieurs villes de Hongrie, de la Grèce, etc. a\er des 
estampes au coninuMicenii'iil (pii représentent le fameux siège de Vienne en Autriclie par les 
Turcs, a\ec les portraits des généraux des deux partis. Joannes Peters delineavil et excudit. 

IIlSTOlRK LMVEliSKLLE ET PAKTIClLlÈRE DE FrANCE. 

Jo. Danielis SclKeptlini, etc. Vindiciai Cellicœ. Argentorati, apud Amand. konig, 175/1, m-k". 
hroclié. 

Supplément au nouvel Abrégé elironologique de riiisloire de France (du P. llenault), etc. 
pour servira la 3' et /i" édition. Paris, chez Praull, 1706, in-8°, broché. 

Bibliothèque militaire, historique et politique, par 1\L le baron de Zur-Lauben, contenant : 
1° le General d'armée, par Onosander, traduit du grec; 2° la Campagne de Louis, prince de 
(]ondé, en 1G7/1; 3" des Mémoires concernant Arnauld de Gervoles dit rArchipnMre, etc. A Cos- 
niopolis, et se vend à Paris chez Mncent, 1760, 3 vol. in-ia, broché. 

Généalogies. 

Arnioiial des principales maisons et l'amillesdu royaume, particulièrement de celles de Paris 
l'I de risle-de-France, etc. [lar M. Dubuisson, ouvrage enrichi de près de quatre mille ecussons 
gravés en taille-douce. Paris, 2 vol. in-19, 1767. 

Catalogues et Armoiries des gentilhommes qui ont assisté à ia tenue des Etats généraux du 
duché de Bourgogne depuis l'an i5/i8 jusqu'à l'an 1682, tirés des registres de la Chambre de 
la noblesse. A Dijon, chez .lean-François DuraTid, graveur, 1760, grand in-fol. broché. 

Abre;;é de la Généalogie des vicomtes de Lomagnie, divisée en trois races, avec une dissertation 
sur la branche de Candale de la maison deFoix. Paris, chez Ballard, 1767, brochure in-12. 

Nobiliaire ou Armoriai gênerai de la Lorraine et du Barrois en forme de dictionnaire, 011 se 
trouvent les armes gravées et environnées de trèsb(\Tux cartouches et mises à côté de chacun des 
articles qui les concernent; par le B. i*. Dom Ambroise Pelletier, religieux bénédictin, curé de 
Senones. Tome l" contenant les annt)blis. A Nancy, chez Thomas, etc. 1708, grand in-fol. d(! 
8/1O pages. 

Histoire des provinces et villes de France. 

Mémoire sur les divers accroissemeus de la ville de Paris depuis César jusqu'à présent, etc. 
pour servir d'intelligence au nouveau Plan de civile ville publié par M. Robert de Vaugondy. 
Paris, (liez fauteur et Antoine Boudet, 17G0, in-8°, broché. 

Les Antiquili's de Metz, ou Beclierches sur l'origine des Mediomatriciens, leur premier éta- 
blissement dans les Gaules, leurs mœurs, leur religion. A Metz, chez CoUignon, 1760, in-8°, 
liroili('. 

Histoire moderxe étraxcère. 

.lournal histori(|ue de la campagne de Dantzick en 173/1, par AL*'*, alors officier dans le 
régiment de Blaisois. Amsterdam, et se trouve à Paris chez Le Prieur, 17G1 , in-19, broché. 

Mémoires pour sei'vir à l'histoire de la maison de Brandebourg, Berlin, 1762, 2 vol. 
in-i a. 

Histoire du Paraguay, par le H. P. l'ierre-François-Xavier de Charlevoix. de la compagnie de 
•lesus. Paris, chez Gaiieau, etc. 1760, 3 vol. in-8". 



i)i; i;ii()TKL DK \ iLi.i; di; I'\i;iv hi 



VlKS DES l'KIISONNKS ILLISTHF.S. 



\ il' ili' Wilikiiid, |iin!\I. Uruiix Du Hadicr, 1757, bmcli. in-12. 

Ilisloiii' (li's |)iiiliisi)|ilics iiKiilcriics, avec leur porirait. 

Aiicciliilcs lusl()iii|iics cl lilIcniiiTs sur l'liili|i|)u Dcsporics, aliljt' de Tyroii, |iar .M. lJn;ux Du 
Hadicr. lîmcliiin' iii-i ■>. 

Mc'iiiiiiii's SIM' la \ii' de M. de I'il)rai', avec les pièces jiislificalives, ses lettres amoureuses et 
ses (|ualiaiiis. AiiiNlerdain, cliez liev, i7''i, iti-i '.> , bro< lié. 

Vied'Mdnie lioucliardou, scuipleur du Hoi. l'ai'is, i-jC}-?., hrocli. iii-8". 

lilIK.lOTIIKQl KS, CaTALOGLES Dt LIVIIES. 

Bibli(>llici|ue {{enerale des aul((urs de France : livre premier, coiitenaiil la iiibliotiieque cliar- 
Iraine, etc. par Dom lliron. Paris, 1783, in-4°, broché. 

.le soussijjné, Pierre-Nicolas Bonamy, pensionnaire de l'Académie royale des inscriptions el 
belles-lettres, Iiisl(iri(){;raphe el bibliolhequaire de la ville, certifie le cataloffue cy-dessus et des 
autres paris veiilable comiue cliose à nioy appartenante el (|ue je promets insérer, incorporer et 
remettre dans la bil)li()lbei|iie de ia ville lorsqu'elle jugera à pro|)os dVn lain' rac(piisilion, el 
au surplus me soumet tant de su])leer celles qui pourroient y manquer buitaine après lailile 
acquisition. Fait ce dix-liuit aonsi mil sept cent snixanfe-lrois. 

BoNAMY. 

Ledit catalogue a été paraphé par nous, Prevôl des Marchands el Kcbevins de la ville de Paris, 
et par le procureur du Roy el de ladite ville, au désir de la délibération dr ce jourdbuy dix 
huit a(uisl mil sept cent soixanle-trois, (;l par ledit sieur Bonamy. 

C*M11S DE VlARMES, MeIICIEH . UvBM.l.K. DkSIUVKS, 
BONAMV. JoLLlVET. 



XII. 

EXTRAIT DU CATALOGUE DES MANUSCRITS 

DE L'ANCIEIN>E BIBLFOTHÈQUE DE LA VILLE DE PARIS'". 

IN-FOLIO. 

KclllTl'nE SAINTE. 

N" 1 (man(|ue). — Thaduction ancienne d'une partie de la Bible Ce ms. est écrit sur 

velin et l'ecritui-e paroil être du if)" siècle. Il est couvert en velours noir avec des plaques de 
cuivre, et recouvert d'une vieille toile. On a|)prend par une note (|ui est à la lin (|u il lut donné 
en présent par Tanneguy du Chatel. In-fol. quarré. 

-i (manque). — Ancienne TnADiciiox Françoise des Prophètes el des Macliabées. Ce ms. est 

<■> Ce Catalogue, qui appartient aujourd'hui à inanuscrils. il eu niaïKpic [)lus de cent ciii(|uaiile, 

la bibliothèque de l'Institut, est du format in- et. connue ou devait s y attendre, ce sont les plus 

folio, couvert on peau jaune, kn commencenient précieux et les plus anciens dont on a à regretter 

se trouve la table des manuscrits manquants, écrite l'absence. Ce catalogue n'est point |)aginé; il se 

d'une main moderne. L'inspection de celte table compose de -37 cahiers comprenant environ (ioo 



Jénioiitie que, sur environ neuf cent cinquante pages. 



1 1 



83 LA PREMIERE BIBLIOTHEQUE 

cK'ril sur vcliii cl rccriliirc |iariiil ("'Iri' du i o" siècle. La couNcrUire csl en bois recnuverl d'une 
basane avec des plaques de cuivre, in-loL (juarré. 

3 (manque). — Commentaire latin sur les Pseaunies. Ms. in-fol. (rime ocridire {[i)lhii|uc 
assez belle, à deux coliuines sans couverture. Il a appartenu autrefois au duc de Bouillon. 

!t (tnanciue). — Histoire de la Passion de N. S. Jesus-Christ, translatée du latin en françois, 
l'ail i3()(S, par ordre de très excellente et redoublée Dame Ysabelle de Bavière, parla {[race de 
Dieu Royne de France. Le traducteur ne dit pas son nom. Ms. in-fol. sur velin à deux colonnes, 
d'une ecrilure <|i)tliique très lisible sans être bien belle. Couvert d'un carton garni en parchemin. 
L'aiileiir, au coinniencenienl , dil (jti'i! a translaté cette Passion de J. C. de lalin en françois sans 
y ajouler moralités, ysloires, exemples ou fissures, fan i3<)S, par le commandement d'Ysabeile 
do Bavière, Reine de France. 

SS. Pères. 

u. — Traduction du livre de la Cité de Dieu de S. Augustin, dédiée au Roi de France 
Charles V. Ce ms. quoique ancien est écrit en 2 colonnes sur du très beau papier. Il y a quel- 
ques feuilles déchirées et d'autres enlevées à la fin et au commencement. Il est couvert en bois. 
Celle couverture est en f'ori mauvais ordre. In-fol. 

C'est la traduction de la Cité de Dieu jtar Raoul de Presle. 

6. — Responsiones Anastasii, episcopi Xiceni; Oralio catechetica S. Gregorii Nysseni; Homi- 
lia S. Chrisostomi habita post eversionein statuarum Theodosii imperatoris. Grœce. Ms. in-fol. 
sur un papier parliculier couvert en pandi. 

LlTLRfUE. 

S (mau<iup). — Missel latin, in-fol. ms. sur velin sans couverlure. Il commence par la 
Messe (jui doit se dire in commenuiriUione S" Marie per lotum annum. On trouve h la dernière page 
un avertissement donné au Prêtre de ne laisser sur l'autel ((ue le pain et ie vin qui doivent être 
consacrés, et d'oter le surplus de peur cjue la consécration ne s'étende sur le tout, etc. A la 
page 5 on voit une explication abrégée des différentes parties de la messe écrites en françois 
dans un langage ancien, et dune ecrilure difleiiMile de (clIe du corps du ms. 

9. — Petit office de la S'" Messe et autres prières tirées de la S'° Ecriture. Petit in f° ms. 
d'une écriture moderne imitant l'impression, décoré de vignettes et d'autres orneniens travaillés 
avec beaucoup de soin et d'elegance par C. Maucourt sur papier couvert en maroquin bleu avec 
donii'e. 

10 (maïujue). — Livre d'église contenant l'ollice de la Vierge, l'oflice de la Croix, l'olfice 
du S' Esprit et l'office des Morts. Ms. in-fol. sur velin, d'une belle et grosse ecrilure gothique, 
ornée de vignettes et de figures assez bien designées et peintes de très belles couleurs. Ce ms. est 
ciuiverl en velours violet et garni de fermoirs el d'ornemens d'argent dont quelques-uns man- 
quent. Il a clé oll'erl en 1 ■701 en [iresent à Emmaniiel-Tlieodose de la T(,ur d'Auvergne, cardinal 
de Bouillon, [)ar les jésuites du Collège de la Trinité de Lyon, comme il paroit par une dédicace 
i|ui (!st à la télé, dans la quelle on relevé la rareté et l'elegance de ce ms. 

1 1 (nian(pii'). — Offices propres de S' Sebastien, de S'" Geneviève, de S' Liez, avec l'office 
des Morts; le chanl noté. In-fol. ecrilure gothique sur velin, couverture de bois. A la fin de l'of- 
lice de S' Sebastien on lit ce (|ui suit : Honorables hommrs Nicolas le Noble cl Macc Laij, mais très jure: 
tapissiers à Paris, ont faict faire a leurs propres coût: et despens le service de Mous, sainct Sebastien en 
ce présent livre, Can i55o au mois de Décembre. lYie: Dieu pour eux. Et a clé escript et notté par Dom 
Jehan Boucaige, chartreux. A la fin d(^ l'office de S'" Geneviève on lit ces mois : Cest office île S' Ge- 
ncviefve a esté escript et notté par M. Jehan Paul, prehstre chapelain de la S" Chapelle et aussi chappclain 



DK i;ilOTKL Di: VII.IJ': DK l'AItlS. s:î 

de Messieurs les Maistres Tapissiers de eesto ville de Paris. Faicl ce 3(i' sept. i035. Ci; (|ui liiil voie i|uc 
ce livre a aiiiLirlriiii aiilreloisà la Coiiiriiuiiaulé des Maisires ïiipissiers. 

Droit civii,. 

1 20-1 (j^i. — HEfiisTRKS DL' Paulkment I)k I'ahis, Co liiines en S'i volumes in-foi. [Ces rejjistres, 
dont |)iiisicui's niani|iiriil , ((iiiiriieiiceiil à raiiii('i' lafi'i |iiiiir iiiiii' à l"aniié(! 166/1; les volumes 
colés 178 a 1 c)i reiii'eruieul les tables de la eolledion. A la suite de la description du volume 1 77, 
on lit cette appréciation (jui s'appli(jue à l'ensemble des registres, et dont le ton ne fait pas bon- 
neur aux copistes de ces volumes : | rrKn jfeiieral celte copie est l'aile avec beaucoup de nejjli- 
trgence. Le laliii y est deli{;iiré borribiemeiil. I,r l'rançois n'est {{ueres plus exact; souvent un 
«même mot, surtout si c'est un nom propre, y est écrit de deux ou trois manières dillerenles 
ffdans la même page. Un volume annoncera une cotte au commencement et il s'en trouvera uni- 
ff autre à la fin. En un mol, (piand on se seroit servi de purs automates pour transcrire ces rejjis- 
'^Ires. on ne poiirroil pas avoir de plus mauvais ouvrage. ■" 

Chanceliers et altres (;RA^Ds Officiers dk la Colronne, Secrétaires d'Etat, et tolt ce qli a 

QUELQUES rapport AUX AFFAIRES DES CoXSEILS ET Of ScEAL. 

293. — Histoire des Connétables, Chanceliers et Gardes des Sceaux, Maréchaux, Admi- 
raux, etc. avec leurs armes et blasons; ouvragi; commenté et mis au jour par Jean Le Feroii. 
l'an io55, revu, continué et augmenté par Denis Godel'roy. Paris, de l'imprimerie royale, i658, 
in-fol. grand pap. couvert en carton et parch. Cet exemplaire est mis au nombre des manuscrits 
parce qu'il y a sur li's marges des remarques écrites à la main. Iii-lol. en parcliemin. 

924. — Histoire de la Pairie de France par M. Le Laboureur. In-l'ol. en veau. 

220. — Traité des Chanceliers et Gardes des Sceaux dt; France. Fol. couvert en |)arcli. On 
a recueilli dans ce traité les noms des chanceliers qui ont vécu sous chaijue roi; avec la sous- 
cription des chartes oii ces officiers ont souscrit. 

2.37. — Uegîthe de Dépêches d'Etat en i5()2 cl ifjij.S. Iii-ful. couvert eu carton et pareil. 

Ouvrages concernant les Fiefs et les Coutumes. 

238 (manque). — Lecti ka Andrée de ^ beriiia de Pissis, super usibus Feudnriiiii. — Und. Lec- 
tura Jacobi de Belvisio super usibus Feudorum. Iii-ibl. velin, 2 colonnes, écriture ancienne. Ce 
n'est pas la même main ((ui a écrit les deux traités. Sans cimverture. 

2i4 (maïKjue). — Coustumes et usages du Beauvoisis. Manuscrit iii-lol. d'une grandeur 
moyenne, à deux colonnes, sur velin, d'une écriture ancienne; on lit à la tète ces mots : Ci com- 
mence le livre des coustumes et des usages de Beauvnisin celonc ce qtCil courait en temps que ce livre fut 
fait. Cest assavoir en l\in de ijrace laHS. Sans couverture. 

l'iiii.osopiiiE ET Sciences. 

269. — Nouveau système du monde, ou Entretien de Taliamed, philosophe Indien, avec un 
missionnaire François, divisé en trois conversations. In-l'ol. veau fauve. Ce manuscrit, qui est fort 
bien conditionné, a été écrit pour le prince Jules Frédéric de la Tour d'Auvergne; relié en veau 
fauve. 

960. — Le Livre doi: Trésor, lequel translata maistre Brune! Latin, de Florence, en Romans. 
In-fol. survelin, d'une écriture et d'un langage anciens. C'est un précis de tontes les connoissances 
humaines. Sans couverture. 

269. — Les Livres de la (]onsolation de Boece. mis en vers françois avec plusieurs autres 
petits ouvrages du même auteur, aussi eu vers, tels que son Testament, son Quodecire, sou petit 

1 1 . 



M LA PREMIERE BIBLIOTHEQUE 

Tcslanicnl, cl dos (iraisons à Notre Dame. Ce niaiiiiscril est écrit sur veliii, (rune fort belle ecri- 
lure, (lui naroit être du temps même de l'auteur, c'est-à-dire du i3'' ou ih° siil'cle. Pelil in-ful. 
relié en bois couvert de damas olive. 

Arts. 

38.2. — Pont-Neuf de Paris, manuscrit in-lbl. commençant par les lettres [latentes de 
Henri III pour la construction de ce pont. Il contient les devis des entrepreneurs et des détails 
de dépenses. 

Belles-Lettres. 

283 (manque). — Catholicon, manuscrit in-fol. sur velin, à deux colonnes, d'une écriture 
1res belle de l'an 1 aSC, comme le porle la date qui est à la fin. Cet ouvrage commence par des 
elemens de jjranunaire et de rlieloricpie qui sont suivis d'un dictionnaire où l'on donne l'expli- 
cation do tous les mots do la lanj;ue latine, avec les synonimes de ces mots : le tout en latin. 
(jO manuscrit n'est point parfait, il y man(jue ([uelques feuillets au commencement. Il est sans 
ciuivorture et renfermé dans un carton en veau. 

PoËTES. 

285 (manque). — Le Roman de la rose, commence' par Guillaume de Lorris et continué par 
.lean de Meun; avec le Testament de ce dernier et un autre ouvrage du même en prose et en 
vers sur S. Denis. Ecrit sur velin d'une belle écriture gothi([ue, couvert en bois, in-fol. 

987 (manque). — Chansons et airs en musique. Recueil de chansons avec les airs notés, 
écrites en ;|othique sur velin, avec des bordures en vignettes, in-fol. relié en veau. 

288-q8(). — Recueil de chansons faites en grande parlie sur les gens de la cour de Louis XIII 
et de Louis XIV. 9 vol. in-fol. couv. en basane fort usée. 

991. — Recueil de lettres originales écrites à M" Henri et Adrien de Valois, renfermées 
dans un carton in-fol. dont le dos est brun. 

Polyoraphes. 

9()9. — Recueil de lettres originales écrites à M. Sca'vole de S'° Marthe par les savans et 
les personnes illustres de Ions étals qui vivoient de son temps; in-fol. couvert en carton el pap. 
iiiarlin'. On a mis à la tôle de ce recueil un discours (|u'il fit au roi Henri 3 en i58/i. 

Histoire ancienne et moderne, sacrée et profane. 

3i3. — Histoire ou Chronique depuis Adam jus([u'à Jesus-Christ. Ce manuscrit est écrit 
sur velin dune écriture gothique. On lit à la fin ces mois : Cij jhic h livre des isioires dti commen- 
cement du monde. Ces! d'Adam et de sa lignée et de Noë et de la sienne et de 12 f h Israël et de la 
destruction de Tluhis, etc. Fol. couverl en bois. 

3i/i (manque). — Histoire universelle. Sur un rouleau en parchemin d'une écriture go- 
thi(jue avec des figures. Cette liistoire commence à Adam et finit au règne de Louis XI. 

Histoire. 

3i5. — CiiROMGON Alberici, monachi Trium Eonliuiii , Leodiensis diœcesis, ab iiiilio nuindi 
usque ad annum i9ii. In-fol. relié en veau. 

3 I (( (nianque). — La Fleur hvstoriale, manuscrit ancien écrit sur velin. C'est, comme le dit 
l'auteur dans son avant-propos, une compilation de plusieurs histoires tirées des anciens écri- 
vains, en commençant à Adam. J'ai compilé, dil-il. plusieurs hystoires des fait des anciens en hrief 
parole, etc. Fol. couverture de bois. 



\)\-: LiioTKi- i)i; \ii,M'; dk I'M-.is. nr, 

.■}->i. — TiuorcrioN riuNi;()iSK ili' TIIi'-IJm', laili' cl i)n'.s(;ul(M; au roi Jean, par fron; l'icrre 
Herct'urc, prieur de S. Kloi de Paris. iManuscril iii-l'ol. ecril sur deux colonnes, d'une écriture 
ancieiint' d i|ui |iarnil l'irr du i ^i" ou i .V' sieilc. (le nianuscril est très bien conserve; il est 
couvert en bois jfarni de cuir de? |)orcs, avec des |jariiilures de cuivre. 

322. — Manii.scrit coiilcnanl : i° les anciennes vstoii'es selon Orose, en Irancois; y" le Fail 
des Romains, compilé ensemble de Salusle et de Lucan, aussi en rran(;ois. Ce manuscrit iri-l'ol. 
est très bien conservé; il est écrit sur deux colonnes, d'une ecrilure (|ui |iaroil être du i 5° siècle; 
il est sans couverture. 

323. — Anoikn MvMsrniT coiilcnant plusieurs ouvrages : i" une partie de 1 histoire d Her- 
cules; 2° l'histoire de la ijuerre de Troyes, l'histoire des Grecs et de leurs guerres contre les 
Perses jusqu'après la mort d'Alexandre; 3° Les ilis moraulxfai: par les philosupltcg et translatés du 
latin en franchnis ; /i° une histoire du llaynault de()uis la destruction de Troyes jusqu'en l'an 1/467. 
Ce manuscrit est écrit sur |)apier. La première page est cottéc^ niji, ce ([ui l'ait voir (luil est 
imparfait ou (]u'il etoit précédé d'un autre vol. auquel II servoit de second. Fol. couv. en veau. 

32/1 (inan([ue). — CnnoMQUE dk Freke .Mahtin, de l'ordre des Prêcheurs. On lit à la tète de 
cet ancien manuscrit le titre suivant : Ci se commencent tes croniqiics de frère Martin, de l'ordre des 
frères preecheors , chapelain et penancier de nostre père le Pape; lesfjuelles chroniques il compila des vies 
et desfaiz des {p-uns papes et des ffrans empereors qui furent à Rome ou temps passé. In-fol. couvert en 
peau jaune. 

395 (manque). — Histoire de Gènes et de .Ierisvlem. Cet ancien manuscrit, qui est écrit sur 
vclin, contient l'histoire de (Jeunes depuis le temps aïKjuel les (ienois élevèrent ou aidèrent à 
élever Baudouin sur le trône de Jérusalem jusqu'en l'an i'!f)3 ou environ. Couverture de bois 
fort délabrée; ou l'a enfermé dans un carton couvert en peau jaune; fol. 

326 (maiHjue). — Histoire des Croisades, depuis (iodefroi de Bouillon. Manuscrit in-fol 
sur velin à deux colonnes, en françois, d'une écriture ancienne, sans couverture. Ce livre est une 
traduction de Guillaume de Tyr. Je l'ai fait relier en 1 770. 

Histoire de France. 

335. — Reflemo.xs sur l'histoire de France avec un traité sur la noblesse, par M. le. comte de 
Boulainvilliers. Fol. relié en veau. 

336 (manque). — Les Chroniques de France, depnis la naissance de la monarchie jus([u'à 
la mort de Charles V inclusivement. Manuscrit in-fol. sur velin, écrit en deux colonnes d'une 
ecrilure de 15" siècle. La couverture en fort mauvais ordre. 

338. — Manuscrit original en vers héroïques de l'an iZiiS, dédié à M»'' de Croy, contenanl 
les divers evenemens arrivifs en France sous les règnes de Charles VI et Charles \II, depuis 
l'an iSgo jus(|ii'en l'an i/i/i5. Petit in-Iblio sur papier, contenant 332 pages. Sans couverture. 

3Û0. — Différentes pièces concernant le règne de Charles VI, et entre autres rinformation du 
meurtre du duc d'Orléans en 1^07. Ces pièces, transcrites sur des cahiers détachés, sont renfer- 
mées dans un carlon in-l'oi. marqueté de taches noires. 

36 1. — Extrait d'un journal pendant tout le règne de Henri roi de France et de Pologne. 
Après ce titre on trouve ce nota : Tout ce qui est rayé en cet extrait a été retranché en l'impression. 
-Manuscrit in-fol. très proprement écrit d'une écriture moderne, relié en veau. 

359-36/1. — Mémoires de M"° de Montpensier. 6 vol. in-fol. veau marbré. 

•)65-370. — Les mêmes, 6 vol. in-fol. veau fauve. 

Histoire particulière des provinces de France. 
372. — Mémoires sur l'histoire de Bourgogne, par M. Prosper Bauvn, maître de la chambre 



86 I.A PREMIERE BIBLIOTHEQUE 

lies ciiiuiili's (le r)(iiir;;o;|ii('. (](illiili(iiiii(' sur riirij;iiial di' raiillioiir, (•()iiiinuni(|iK' |iar M' son fils, 
ronscillcr au Parlcuicnl de Dijon . ilaiis !(■ coninn'nccnicnt de l'aiinJe 1711. Ce mémoire conlienl 
(les ruiuarques sur i'iiisloiro de Boni'{fO{fnu tirées des actes de la Chambre des comptes. Manus- 
crit in-lbl. 

37Z1. — Histoire de Philippe surnommé le Bon, duc de liouryogne, comte de Flandre, d'Ar- 
tois et de Bourjfo|;iie. Manuscrite in-l'ol. d'une écriture moderne, relie' en veau. 

370. ■ — Démomdrement de tous les hommes, femnu's, {jarçons, fdles, valets, servantes et 
estran;f(?rs du gouvernement de Valenciennes, avec le nombre des maisons occupées et non occu- 
|)ées. le nombre de ses familles, des nobles, et de ses carosses, tant en particulier qu'en j;eiieral; 
où l'on voit aussi l'aujinientation ou la diTuinuticm des peuples; l'abbregé de ce qu'il y a de 
plus curieux dans I histoire de la ville; le dénombrement de Valenciennes en particulier avec le 
|ilan de ses rues; le recueil des prêtres, religieux, religieuses, couvens, abbayes et paroisses; 
celui des faubourgs, des Zi villages de la banlieue nouvelle et de toute la prévôté, avec le nombre 
de leurs chevaux, charues, bêles à cornes, moutons, terres labourables, prairies, bois et forêts 
communes et moulins, avec la dilference des mesures du pays à celles de France et diverses re- 
marques sur ce sujet. Dédié à M^' Magalotti, gouverneur de Valencienne, par le s' Desprez, 
l'u itJSS. Iii-fol. Les plans des divers cartiers de Valenciennes sont coloriés. Relié en veau. 

•''77"'''7'J- — ToMBEAiv des personnes illustres, nobles, célèbres et autres inhumées dans les 
églises de la ville et faubourgs de Paris, 3 vol. in-fol. v. f. C'est un recueil d'epilaphes qui se 
lisent ou se lisoient autrefois sur les tombeaux des diverses églises de Paris. On y a représenté 
les armoiries coloriées des défunts. Reliés en veau fauve. 

389. — Le Trésor des merveilles de la maison royale de Fontainebleau, etc. par le P. Piern^ 
Dan. ministre et supérieur de l'ordre de la S"'-Triuité et Rédemption des captifs, fondé au châ- 
teau dud. Fontainebleau. A Paris, chez Sebastien Cramoisy, 16/12. C'est la copie d'un ouvrage 
inqu'imé. On lit au bas du frontispice de ce manuscrit les mots suivans, qui font connoître celui 
qui s'est donné la peine de le transcrire : F. H. J. Jaillot tipud Fonlem Bellaqueum srripsit dum vi- 
vcrct . Jiliusquc (jus ualu iiiiiwr. Fol. veau brun. 

àhli. — Reci'eil en treize volumes in-fol. reliés en veau, contenant l'indication ou la notice 
d(^ Chartres et de titres concernant les diverses provinces du royaume. Le premier volume porte 
;iu dos ces mots : Orléans et Paris. Quehpies-uns portent au dos ce mot : Mélanges. Le dernier est 
une table. Il faut remanjuerque la seconde partie du sixième volume est double. Ce recueil est 
un inv(!ntaire dn Trésor des Chartes. 

Le premier volume concerne l'aris et Orléans. A l'article de Paris l'on cite des chartes qui re- 
gardent l'hôtel royal de S'-Paul, le collège de Navarre, la S"-Chapelle de Vincennes, S' Mandé, 
S' Maur, Melun, .Montarjfis, Eslauqtes et autres villes du Gatinois, le Valois, Beauvais, Soissons. 
A I article d'Orléans se trouvent des notices de chartes, non seulement pour l'Orleanois, mais 
encore pour la Touraine, le Maine, l'Anjou, le Berry, etc. 

/i/io à i5i. — [Ces volumes concernent les différentes provinces ds l'ancienne France, les 
affaires traitées et les négociations ouvertes avec les pays étrangers, divers points d'histoire reli- 
jjieuse et de droit canon on féodal, etc. 

/i;)Q. — Le volume i.'Ja contient la lable généiale des matières.] 

Histoire de FRA^CE. 

i8f>. — Médaielks i)i; Frame. Ce recueil contient la description et les légendes d'un assez 
grand nombre de médailles frappées en l'honneur de nos rois depuis Charles Vil, et en l'hon- 
neur des plus grands seigneurs du royaume et des premiers officiers de la couronne. Les mé- 
dailles lie sont point figurées, elles ne sont que descrites. lu-fol. veau brun. 



I)K I/IIOTKL l)K VIM.K DK l'AI'.IS. HT 

/,,S.'5. — ItKdisriiK ili's |iii'ircri('s du roy Louis i ,') , |ii()\('iianl('.-> des .successions de l'eus M' le 
Dauphin cl Madame la DaupliiiK! (ses père d iiinv), coiimicncé lu i" mars 17>7. Iii-lol. cou- 
verl eu \elin. 

/if<()-/i()3. — Ktat des provinces du royaume de France, dressi- par les commissaires deparlis 
dans clia(]ue province, par ordre du roi Louis li. Cet eslal est l'ail suivant la division descpialrr 
{jouvernemcns ecclesiasti(pie, militaire, de justice et de finances. 5 vol. iii-i'ol. d'ineyales i;raii- 
deurs, couverts en carton et parchemin jaune, et relie's en forme de re|{islres. 

A la tèle du premier \oluni(' ou voil Uii nu'moire inslruclif remis par ordic du f{oi à chacun 
de M" his Commissaires, char{;es do l'aire Tolal des provinces du royaume. 

ù(^(). — I'rojet d'une dixme royale qui, sujirimant la taille, les aydfs, douanes d'une [irovirice 
à l'aulre, les décimes ilu clerjjc', les alTaires extraordinaires et tous autres impôts onéreux et vo- 
lontaires, et diminuani le prix du sel de moitié el [dus, |)rodniroil au lîoi un revetiu certain et 
sullisani sans frais, et sans être à chargea l'un de ses sujets plus (ju'à l'autre, qui s'au|;metile- 
roil considerahlement par la meilleure culture des terres. 1707. Par M. le maréchal de Vauhan, 
in-fol. couvert en carton et papier marhn- '''. 

5iG. — Etat contenant la (juanlilé des bieds, farines, {rraii;,s el autres, entrées dans Paris, 
la consommation qui en a été faite pendant les années i79.")-i733, et ceux par qui la fourniture 
est faite ordinairement, savoir: 1° les grains de diverses espèces et denrées arrivés à la halle el 
aux poris de Paris, el le |U'ix tant des grains, jiaiu, que ilesd. denrées; 9° les grains conduits 
en di'oilure dans les communaulés, hopilaux el chez les lioulaiigers el particuliers; 3° les bleds 
convertis en ])ain el vendus par les boulangers qui étalent dans la halle el marchés, les noms el 
demeures dc'sd. boulangers et les lieux d'où ils tirent leurs bleds; U" les bleds et farines que les 
marchands envoyeni, jiar semaine, à la halle et port de Cr-eve, leurs noms el demeures et les 
lieux d"(u'i ils les lirenl. () vol. mss. in-fol. 



IN-QUARTO. 

EcRITLRF, SAINTE. 

1 (manque). — Evangile de S'-Malhicu en latin avec un commentaire. Ancien manuscrit 
écrit sur velin, in-i", sans couvi^rture. 

2 (manque). — Manuscrit contenant le texte de l'evangile selon S. Mathieu avec une glose 
interlineaire el des notes à la marge; après cet évangile suit une glose; sur les epiires de S. Paul, 
en counnençanl par l'epitre aux Romains el finissant à celle aux Hébreux. Manuscrit in-'i" sur 
velin, sans couverture. L'ecrilure paroi'l èlre du milieu du i 3'' siècle. Ce mauiiscril a appartenu 
à l'abbaye de Foutenay, diocèse; d'Autun. 

i. — Evangile S'-,Iean écrit en latin el en caractères très lisibles sur velin, avec des remarques 
entre les lignes t;t sur les marges. Ancien manuscrit in-/t", relié en carton couvert d'une peau 
jaune. 

ô. — Epîtres canoniques du Nouveau Testament, avec des remaniues entre les lignes et sur 
les marges. Le tout en latin. Item le Cantiiiue des Cantii[ues, avec de pareilles remarques. An- 
cien manuscrit écrit sur velin, in-4°. 

7 (mancpie). — Glose si pf.r Ecclesiastem, ancien mauiiscril in-'i°, ecril sur velin à deux 
colonnes d'une écriture 1res minutée, sans couverture. Ce manuscrit a appartenu au couvent 
de S'-Deiiis de Heims. 



m 



Ce même ouvrage se retrouve dans le format in-i°, sous le n° ■353. 



88 LA PUEMIKRE BIBLIOTHEQUE 

1 1 (iii;ini|iu' ). IlisTdiiiK lie F Aniicn cl du Niiincaii Testameiil en vers ialins. Mamiscril in-ù" 

surveliii: a a|i|iMrlcini jailli aux uiimics du S'-Denis de lUicinis. (le volume est le même que le 
precedeul. 

SS. Pkrks. 

ii; (uiaïKiue). — Ar.RKi.K DE b.i Cité de Dieu de saint Aufjusiin; sermons. Ancien manus- 
cril conlenanl ; T un abrégé des 92 livres de la Cilé de Dieu de saint Auguslin; a° quelques 
sermons écrits aussi en lalin. Ce livre est écrit sur velin en a colonnes, petit in-i°, sans cou- 

viu'lui'e. 

.>o A. — Semences tirées des SS. Pères sur loules sortes de sujets. In-li", mar. noir, dentelle 



LlTlJlCIE. 

90 B. — MissALE \etus; in-/i" sur velin relié en maroquin rouge. 

•M (manque). — Livre d'Epitres. Gothique, in-Zi" à 2 colonnes, à l'u.sage de quelque église. 
On lit à la iiu ces mots : Magistcr Pcirus diclus Cmjphas scripsit. 

.j5. — Heures Gothiques. Alaiiuscrii in-4° sur velin, d'une écriture très belle et très correcte, 
avec des figures et des vignettes; très bien conservé. Une autre main a écrit à ia suite des prières 
à la sainte Vierge et autres oraisons à diiïerentes intentions. Couvert en maroquin rouge. 

2(j (manque). — Heures Gothiques. Manuscrit in-li", petit i'oiinat sur velin avec figures et 
vignettes; couverture de bois recouvert d'une peau de basane. 

aT (manque). — Offices de la Vierge et des Morts, manuscrit in-lx" sur velin avec des es- 
tampes et des vignettes, relié en maro([uiii rouge et portant au dos ces mots : Heures Gothiques. 

3o (manque). — Rituel à l'usage de ({ucicjue monastère, probaljlement de Tordre de Saint- 
Benoit ; ancien manuscrit écrit sur velin d'une très grosse écriture très lisible; in-i° sans cou- 
verture. 

;j/,_/jo. — Tractatus de S'° Triiiitate, de sacrameuto Penilentia', de Indulgentiis, de sacra- 
uiento Ordinis,de Matrimonio, de Decalogo, et Tractatus in Epislolam ad Romanos. Manuscrits 
In-h" . 7 vol. C'est un cours de théologie scholaslique fait par M. Moriau et écrit de sa main 
dans les années 1718 et 1719. 

TllÉOLOCIE. 

.TÙ. — Enluminures du lameux Almanach des Pères Jésuites, intitulé ir( ilmnite et confusion 
lies Jnnsenistes , ou triomphe de Moliiui , jésuite , sur saint Augustin. Manuscrit in-/i° sur papier, couv. 
en veau. 

5f) (manque). — Varii Tractatus spiritualcs; ancien manuscrit écrit sur velin en deux co- 
lonnes, couvert d'une seule peau de parchemin, in-lx". Il a appartenu anciennement au couvent 
de .S'-Denis de Beims. On lit au bas de la i" page, qui commence par des retlexions morales 
suri" histoire de iXaaman, guéri de la lèpre, la note suivante : Librum istum dédit conventui pro 
rnmmuni Hbraria dominus Jacobus Joffridi. abbas istius ecdesie, anno Domini làSi. 

Oo. — Introduction' à la Philosophie, ou de la Connoissance de Dieu et de soi-même; in-i° 
relié en veau. Sur la couverture intérieure on lit ces mots : Ce Ti'aité est de 31. l' Evêque de Meau.r ; 
il appartient à M. l'abbé Bossuet, à présent Evêque de Troyes. Belié en veau. 

63 (manque). — Manipulus llorum coilectus a magistro Roberto de Ybernia, quondam socio 
de Sorbona. C'est un recueil de passages tirés de differens auteurs el rangés sous divers titres 
par ordre alphabétique. L'auteur donne à la fin une liste des livres et des ouvrages des saints 



1)1. LIIOTKL l)i; \ lU.i; l)K l'\lilS. 8'.) 

(Idcll'Uls l'I aiilirs l'(•|•i\;llll^ les jiliis coiiiiiis (le sou Irmiis. MiiniiMiil iii-V' -rui' \i'liii. lies liicn 
(•iiiis('r\('; (l'iiiic l'iiiliiir .'iiiriciiiii' iisscz ilillii-ilr ;i liii'. |{rli(' en iiciii |;uiii('. 

l)lUHT (.iAVO.N. 

Constitutions i:r Dkchktu.ks uns I'ai'es, l'iissciiiblik's en <iii(| Hmcs |);ir l'icrc Itiiyiiioiid, cliii|i- 
pelaiii el iicnilnicicr du pîijic (ircjfoire, eladn'ssi'cs par ci' riicnic papc! aux uiiivui'.sité.s de Paris 
ot de Holoijuc. Ancien inaiiusciil iii-/i°, eerilsur veliii m deux roloniies. On lil à In fin, sur le 
recio du dernier IcLiilIc^t, ces mois (|ui paroissent avoir rappoi'l à cet ouvrajje el peut-être même 
il ('(^1 exem|)laire : Ihitiim per manum tlomini tiblmtis Sanc.li l'auU iM/filuiivims , coiiimissurii ilomiui 
Pape super litijus mniH comtiuuionihus puittieandk , collationefacta rum cxtravlo ah orijrimdi tinmediaU' et 
a tabellione signala. An" Domini i-i'io. xiililiato aille dominicam qua cantatur Lelare .Icrusalem. Sans 
couverture. 

7/t. — TiiAiTi': iiisloriipie el i aii()iii(pie sur les livres delêudus; iii-Zi", liroclii'. Cet ouvrage. 
(|ui paroil avoir eli' desliné à riin|iressioii, a été examiné |)ar un censeur (|ui y a l'ail des correc- 
tions el (|iii en a paraphé loules les pa{[es. (^ependanl il n'y a pas d'apparence «piil ail jamais 
passé par les mains de limprimeur. 

76. — A Defknce of tlic supremac) oT y sea ol' Home a(j' llie muderii caluninv olv révérend 
I)'' l'ierre, etc. Ce manuscril en laveur de la supremacie du siejje de Rome est écrit en anglois. 
lil-i°, couverliire hriiiie en peau. 

77 (manipie). — Statita ordinis Cyslerciensis. Libelliis slatutorum Cyslercieiisis ordiiiis, 
iiioruni videlicel (|ue ad re|fulareni observanliam, correcLionem morum, viteipie discipliiiam 
|)ertinerc noscunliir. Ancien manuscrit écrit survelin d'une écriture lorljfrosse, correcte et très 
lisible. On trouve à la lin la bulle du pape Benoît \II |iour la lelurme de Tordre de (^ileau.x. 
écrite d'un caractère moins gros. Ce manuscril a apparli'iiu aux moines de Cbalis. In-'i° coinerl 
d'une simple vieille feuille de parcbemin. 

80 (mani[ue). Statuts de l'ordre de S'-Miclud, elabli en ih-ji) par Louis onze. .Manu>- 
ci'it iii-i° sur veliii, écriture ;[dllii(pie très lisible. Il y a à la (in deux listes de dievaliers iiun-ts. 
\ai première commence au 1" jour de mars 1617. L'aulre au jour S'-Jean iSag. Celte se- 
conde liste ne com|)reiid ipie trois chevaliers. Ce manuscrit est couvert en velours rouj;e. 

Ouvrages concernant les Fiefs et i-es Coitumes. 

<)8. — Coutume de Meau.x. Manuscril iccueilli |iar lèii M. Moriaii. (^e sont des cahiers dela- 
clie's renfermés dans u\i carloii. 

Ouvrages i>artii:it,iei!s sur ue Droit et les IMiocédukes. 

Recueil d'observations el de reiiiarcpies sur differeiis objets de juiispiiideiirc el de police ran- 
{jées par ordre alphabétique. Manuscrit iii-/i° consistant en des cahii'rs delacln's renfermés dan- 
un carton. Ce recueil a elé l'ail par M. Moriau. ijui en a écrit lui-même la plus {jrande |iarlie. 



iiiLosoi'uiE et Sciences. 



117 (maïupie). — Divers traités sur différentes parties de la l'Iiilosophie, empruntés de 
plusieurs auteurs, comme d'Avicenne, etc. Manuscrit in-/i" sur veliii , écrit à deux colonnes 
par différentes mains, en caractères fort menus. Ce manuscrit a appartenu jadis au couvent de 
S' Denis de Rheims. Sans couverture. 

118. — Manuscrit ;;raiid iii-i" ou petit iu-folio sur papier, d'une écriture assez ancienne el 
mauvaise, intitulé : L Esm de l'ortioie et de Vertu, partij entrais livres, ou premier des quel: est sauve- 



90 KA PREMIERE RIRLIOTHEOUE 

rainement démontré Je pmire et foible estât de Fortune contre l'oppinion commune. Il est coiivcrl (i'iiiic 
vieille oouvcrlurp de bois, dont un coté est à moitié emporté. 

19 1. ^ — ■ Dkvoirs des Grands. Manuscrit in-i°. On y voit li^s règles que M. de Conly setoil 
laites [lonr sa conduiti' parlu iilicrc. Rclii' ni inani([uin rouge. 

1 -3 2. — Dkvoirs d'un grand seigneur. Ce manuscrit est un recueil de plusieurs petits traités 
moraux et |)olili(pies sur les devoirs d'un grand seigneur envers le Roi en qualité de parfait 
courtisan, envers lui-nièuie, envers les autres et envers Dieu, etc. In-i°, m. v. avec les armes de 
Mazarin. 

13-. — PETRAiiriiK Manuscri[it. Manuscrit ancien contenant les ouvrages suivants de Pé- 
trarque : 

i" Francisci Petrarchc-e de Remediis utriusque l'orlunie libri a; 

9" Ejusdem Sccretuni de contemptu mundi lihri 3 ; 

.")" Ejusdem de Vila solitaria libri 2. 

On trouve à la fin aC Icllres de saint Jérôme. Ce manuscrit est écrit sur papier in-li" couvert 
en veau. 

i36. — LinER de Aninialibus, Avibus, Lapidibus et scul[)luris Lapidum. Ancien manuscrit 
in-/i", écrit en deux colonnes sur velin, d'une écriture assez difficile à lire quoique un peu grosse. 
Au nombre des ouvrages qui traitent de sculpturis hipidum, c'est-à-dire des vertus attribuées à 
certaines pieres à raison des figures et empreintes ([u"elles ont naturellement, on y remarque 
un composé j)ar un certain pliilosfqiiie juif noniUK' Tecliel. L'auteur dit lavoir traduit de sa 
langue originale en latin. On trouve à la lin de ce même manuscrit Mcditationes heati Bernardi 
ahbatis. Couvert d'un parcbeniin. 

Arts. 

1.38. — Manuscrit in-i° petit format, portant au dos Mundns imago Dei. Ce manuscrit est 
HMupli de desseins faits à la main, représentant cpiebyue sujet moral avec quatre vers latins au 
bas (le cliacun, relatifs au sujet represeidé, et vis-à-vis la figure une instruction morale aussi rela- 
tive au sujet. Ouelqu'un a écrit au bas de la première page ces mots, avec du crayon : Originaux 
de 1(1 main de Théodore de Brij'^^\ Couvert en veau. 

i3()-iio. — Deux Manuscrits m-h° couverts en parchemin, contenant des mémoires d'argent 
donné à differens peintres pour divers ouvrages de leur art. L'un commence à l'année i68i et 
va jus(pi'en i'y63 inclusiveiHcnt. L'aulie commence l'u \{\()h-i']-2i] inclusivement. Ce second a 
en t('l(! ces nmts : Mémoire de l'argent (pie j'ai donné des copies que j'ai fait faire pendant l'année iG()à. 
(Je n'ai pu rien découvrir (pii m'ait appris de ([ui ces mémoires viennent.) Relié en parchemin. 

Relles-Lettres. 

iU-j. — Les Fables d'Esope, d'Avien, d'Alphonse et aulcunes joyeuses de Poge Florentin, en 
françois et en prose. Manuscrit in-i° sur velin, d'une écriture gothique, assez grosse et très li- 
sible, avec un grand nombre de figures enluminées représentant les sujets de chaque fable. 
(>e manuscrit n'est pas conqdet. Le commencement de la vie d'Esope (jui est à la tète manque. 
Il mau(|ii(' aussi (|U('l(jiic liiose après le folio i 12. Couvert en parchemin. 

PoLYdRAPUES. 

iCio. — Œi vREs diverses d'Alain (Ihartier!-', sur velin. Ce manuscrit n'est point complet. On 

'"' Théodore de Bry ou de Brie, né à Liège en braire. Comme graveur, son œuvre est considérable 
1628 et mort à F'rancfort-sur-le-Mein en i5g8, et ses productions estimées. 
fut à la fois dessinateur, graveur, imprimeur et li- "' Haenel, dans son Cntalogns Uhronun manu- 



DK i;il(iTi:i. I)K VIIJ.K l)K l'\lilS. <JI 

1 ,1 (I ailli'iiis j;iil(' cil (■(iii|iiiMl dans |)lii.si('iii-.s ciidroils les vijjiu'tles et luLIrcs {jri.si-s. I11-/1" jjruiid. 
liclii' cil veau. 

I (I-. — ItixiiKii. (le |iicccs (niiciTiiaiil le iicjjiiiieiil lie la (lalollc. Maiiuscril iii-'i". rclii; en mmii, 

(iKOC.nAi'iiiK KT \oïa(;ks. 

iC,,^. — Ij.; \'(iya(;h raccdiinv d un i|iildaiii à Koiilaincbeileaii avec |ilusieur.s choses rares el 
curieuses (|irii a Mie>, eii>eiiilde la lelalimi \eritabie de tout ce ipril a veii el (aicl, el de ce 
(iiii s'esl |iass(' laiil eu siui aller (|ii"cii seii revenir. De |dus une cliarle du clieinin di- l""onlaiiii'- 
beiieau 1)11 il laiil leiiii'. Le loiil enricliy de (ijfures, composé el calculé par le inèiiie aiicleur. Di- 
visé pialre livres el dédié à ccluy (jui voudra s'attribuer cel lionncur. A Paris, cbez Nicolas 

Goujfiiio, à la rue l'a\('e dj'lstouppes, à Tescu de France el de Navarre, iGIii. Tel i~l le liliv 
d'un inanuscril iii-A" couv. en papier rou{fe. 

l'yo. — Deschiption d'Alleiiiajfiu', Italie, IIon;;rie, lîobèuie, Pays-Bas, Aii;[le(erre et Ecosse. 
Ouvrage composé |)ar M. Henry, duc de Holian, et dcdié par lui-même à M'"" sa mère; le toul 
commencé, ainsi (pu' son \oyajfe, le 8 de may i5f)8, el fini dans le mois di' lévrier de i'aiini'e 
lOoo. (Tesl roii;;iiial ecril de la [iropre main de railleur, relii' en veau brun, porlanl au dos: 
lloiiA\. 

Histoire ancienne et moderne, sacrkk kt i-roi-ank. 

1^1. — Stato délia lieiijpone Callolica in tulto il niuiido. por la Sanlila di nostro Sijjnore 
Innocentio XI, d' LIrbano C(!vii, se'frelario délia congregalioue di Propaj;anda, 1O77. In-i", relié 
en veau. 

18'.!. — Uacc.oi/ia de Condavi di Pio Pontaflci, con discorso di (lio. Krancesco Lollini sijpia 
r attione del Conclave; e discorso di Felice Giialterolli da Orvielo. por c<Miriilalioiie del Irallalo 
di (lio. Kran™ Lotlini sopra la medesiina malleria. Maniiscril in-'i". 

!()(). — Ancien manuscrit in-/i" (H'ril sur papier, doiil le (■oiiiinencemenl esl assez mal en 
iirdre. Il coiilieiil une jfiUKialojjie en vers l'rançois de René, roi de .leiusalem el de .Sicile, duc de 
Lorraine et de liar, addressée à ce prince par Tauleur. Celle <|eiiealo<;ie paroil a\oir eb- com- 
|)Osée principaleniont sur les epitapbes des aiicèlres de Reni' ([iii se Iroiivoieiil alors dans les 
divers lieux de leur sepiillure. 2° Une Cbroni(|ue des Uois de .lerusaleni en prose, el principa- 
lement de ceux de la maison de Lorraine. 11 v a à la lin un aili<le (jui coîilieiil des prières, des 
bymnes et des vers latins. Ce inanuscril esl coiiverl en bois. 

200. — H1STORIA Di Nai'oli, scrilla in (piatiro iibri da Noiar. Antonio Casialdo. délie rose suc- 
cedufe asuoi tempi nel governo di 1). Pieiro di Toledo, marcliese de \ illal'ranca, dove si descrive 
il tuniulto succeduU) in Napoli per evilare 1' iiujuisilione, ail" iiso<li .Spajfiia. ne Panno 15/17; el 
r inl'elic(\ fine de Ferraille Sanseverino. iillimo |ireiicipe di Saleino. Maniiscril iii-'i". iriiiie écri- 
ture moderne, relié en parcbemiii. 

Histoire de France. 

.!0(). — Manisc.kit iii-A", petit format sur papier d'une écriture assez dilTicile à lire et qui 
paroîl être du commencement du lO' siècle, conteiianl ; 1° des vers sur la jfuerre de Troyes en 
l'rançois; 1° Epilkapltium Karoli septimi, quondam rcg-w Fraiiciu', cditiim per domiiium Ludovicitm de 
Rtipe Canardi , Xantonensem tpiscopum; 3° une espèce de chronique de France, depuis l'oriifiiie 
des François juscpi'à Charles VllI; U" une autre cbroniipie des Ducs de Xonnandie el Rois d'Aii- 

scriplonini ipii iu Inhlmlhecis (iallifr... iisservantuf. bibliothèque de la \ille), a liansforiiié le titre de ce 
;i l'articli' de la Bibliothèque de riiislitiil (ancienne manuscrit eu celui-ci : Alaiii Carlliiis. opéra. 



92 LA PREMIERE BIBLIOTIIEOUE 

j{lel(>rro; 5° (^ompliiiiilc ilu Trépas de Cliarlcs \'11[, roi de l'^iaiirr, par Oclavicii de S. Gelais, 
('vè(|iio (rAnjfoiiloiiic. en vers Iraiirois, avce iCpilaplie de ee priiiee, aussi en vers Iraiicois. Pelil 
iii-.'i", inan«|iiiii rotijje. 

319 (man(jiio). — Desseins des Cotujuèles du lîoi (Louis \IV), de[)iiis 1 G(j'j-i()()-!, peiiiles 
par le sieiii- de \'andermeulen, présentés à Sa Majesté. Ces desseins sont coloriés et l'oiiiienl mie 
siiile d<' ii| lableaux, sans compter le cartouche qui renlermi» le lilre. In-i° nblon;;, coiiverls en 
iiiaro(|uiii vert avec dorures. 

;?92-9-îi. — NoivELi.ES à la iiiaiu depuis le i^juillel 1 -.'>■> jusiju'au 1/1 janvier >-/■>' inclu- 
sivement, contenues en .'! \ol. iii-6° (;t recueillies par M. I). F. Hegnard, ancien consul el an- 
cien eciievin de Paris. Relies en parchemin. 

lllSTOIliK CAUTICl LIÈRR DES PROVINCES DE FrANCE. 

hsTniiCTiONS pour M'* les Mar[;uilliers en charge de l'église paroissiale de S'-Leu-S'-(jilles, 
l'ondée à Paris, rue S'-Denis. 170;); manuscrit in-/i°, relié en veau. 

928. — Recettes des quêtes et des oH'randes de la conl'rerie du .S. Sacrement eri|[ée dans 
l'église paroissiale de S'-.lac(jues-dc-hi-liouc]ierie, à commencer du i"inay 1737-17'!.^. Avec la 
dépense générale. Manuscrit in-ù'\ relié en parchemin. 

■336. — CiiROMCA venerandorum abhatum illustriumque liiijus bealissinii alhli'la; Chrisli 
Henigni Divionensis nionasterii lienelactoruni at(|ue rundal(M'uin, cui maximo cnni labore 
mullisque lucubrationijjus adjunclum est, (]uod posi veiierabilem hujus prœl'ali cœnobii patrem 
lialinardum (?) reperies. Manuscrit in-'x" sur papier moderne, couvcrl en |)archemin. 

Mélanines .si r l'histoire de France. 

•!i'i3. — Abrégé historique des monnoies de France, iii-/i", couvert en carton; celti^ liisloire 
\a juscju'à la fin de Louis l'i. (lel abhregé esl très-succincl. 

Histoire uERALDiyiiE. 

•.>7:!->73. — Reconisoissances par lesquelles M. d'Hozier, garde de l'Armoriai gênerai de 
France, reconnuit (jue les armoiries de differens particuliers dans toutes sortes d'états et de di- 
verses communautiîs religimises et corps de métiers ont été enregistrées à l'Armoriai gênerai, 
(les reconnoissances sont écrites sur des feuilles d(! parchemin in-4° avec les armoiries ligurées 
el coloiii'es au liaiil de cliacune. Files sont rangées par (l(>iieralil('vs el renfermées dans deux 
carions in-.'i" |)orlaut an dos : Recueils dWvmoiries , etc. 

■i~jl\ A. — - Extrait des (ieiiealogies des principales l'amilles de Pans, avec leurs armoiries 
coloriées. Maiiuscril in-'i" couvert en veau. 

•!7^i R. — • Extrait des (Jenealojjies de |(liisieurs iliiislres i'amilii's de Paris. .Manuscrit in-/i" 
couvert en veau. 

278. — Relatione (hdia casa (jolonna et Orsina, e loro origine ccn gl' avvenimenli pas- 
.sati Ira (jueste,et i ponlelici di quel tempi. Manuscrit in-Zi" relié en parchemin. 



IN-DOliZE. 

Ecriture sainte. 

1 (man(|ue). — Bible latine contenant l'Ancien et le Nouveau Testamenl. Manuscrit In-i-?, 
lorme fie i)illot,sur velin à deux colonnes, d'une écriture ancienne 1res linc. (^ouverture de liois. 
il \ a à la lin une table des matières assez étendue. 



DK i;iiuTKi. [)!•: Mi.i.i': ui-: I'ahin. ',i3 



Lin lu.ii:. 



() ( ii];iii(|iii'). — Okiic i: de I'II^jMm'. \l;uiiisiiil iii-S" sur \t'liii, .nef (i>;iiic's et vi<jiiclt<'s. coii- 
MM'l on iii;tin(|iiiii r(tii;;c. 

7 (maii([ui'). ■ — llKiriKS (jotiiiqiks, iiiainisi ril iii-S" sur M'Iiii n-lii- iii.i;;iiilii|iirinciil eu ma- 
r()(|iiin IjIcu, avec dorure sur Iraiiclie el sur- la (•ouvcrlurc. 

,S (nian(|ue). — IIkmiks (ioTiiiQUEs, niaiiuscril iii-B" sur veliii, <ruMc i;iosse éeriluir, a\fc 
lijjures (il vignctics. On a ri'|iies('iité à la lèle les armes d'une laniillc. avec les piirirails de cimi\ 
à qui elles apparliennenl. On y voit le père, la niere et !\ enlans av<'c des lialiilii'uicns du tcnips. 

10 (manque). — IIkuuks de la Vierge, nianuscril sur velin orné ffun ;;raii(l n.iuihn' de lijjures 
el de vijpielles, liés hicn conservées. On trouve à la fin les i5 Joies de In \ irrgc en Irançois, 
avec d'autres |)rieres aussi en IVançois à la S"° Trinilé, ('te. Ces prières sont suivies de plusieurs 
oraisons et antiennes en l'iiouTieur des SS.; la dernière est pour S'" Apolline. [n-B" couverl cm 
velours bleu. 

1 1 (manque). — Livkk d'Kglise contenant des prières latines à Dieu et aux Saints avec beau- 
cou|) (le fijjures et petites mi[fnatures fort bien conserv('es. Manuscrit «[olliiipic sur velin, iii-8". 
L'on a écrit à la l(îte et à la lin de ce manuscrit la liste desenl'ans d'Andn' de Mastaiii};, avec les 
noms des parrains et marreines qui les ont tenus sur les fonds de l)at('nie. 

12 (manque). — Hecres (îotiikjies, manuscrit in-S° sur velin, d'une écriture tW's li-ililc. On 
lit à la fin, d'une écriture plus moderne, ces mots : hicqws de Thiiisij oij dniiiic ces présentes à ma 
honnc nicpce Pctrctle de Beznnnes, femme de maiire Hubert (Miirlwn. rspniisée en l'Efrlise le jour du 
mois de , l'an de grâce ii()3. Dieu les gart de mal. Apics vient une profession de loi. 

I 3 (manipie). — Oeek.i; de i/Eclise, manuscrit in-8"sur velin. avec lijfiii-es et vijfuetles, el 
relii' en maro(juin vert, avec dorure. 

1 T) (manque). — Heures à l'usage de Rome tout au lon<f sans riens reipierir. Manuscrit iu-f<" 
sur velin, avec figures et vignettes, couvert en maroquin rouge et avec dentelles doives sur la 
couverture. 

I G (manque). — Ancien mamscrit écrit sur velin. couleuanl l'ollice de la Vierge. In-8°, c(m- 
\erture de bois et vignettes; commençant par un calendrier (U finissant par une oraison à S'° 
Appolline. 

I 7 (man(|ue). — Oeeick de i.a Vierge, manuscrit in-H" sur \eliii. couvert en veau. La couver- 
ture garnie de broderie d'iu'. 

i8 (manque). — Heiues (Jutiikues, manuscrit iii-8", pelil lorinal sur velin, relit' en niaroquui 
bleu, avec dorures, et orné d'un grand nombre de figures. Il finit par une oraison de S'" Fiacrio. 
d'une écriture différente de ci'lle du cor|)s du manuscrit. 

•> 1 (manque). — Heures anciennes, manuscrit in-S" sur velin. avec une inullilude de ligures 
el de vignettes qui ) sont prodiguées; couvert en maroquin rouge avec filets. 

■39 (manque). — Heures Goiuk^ues, manuscrit in-8" sur vi^lin, avec des marges très larges, 
des figures et des vignettes; couvert en velours vert. 

•jf) (niani|ue). — IIore de S'" Cbuce, ancien manuscrit sur velin, av(>c figures et vignettes 
enluminées; conimeiu^anl après le calendrier par une antienne à S' Jean-Kaptiste et finissant 
par l'olfice (bïs Morts. In-8°, v(;au brun. 

2(). — Petit livre d'office, manuscrit in-iO sur velin, d'une écriture gotliique. commençant 
pai' ces mots : Seciindum loliannem , et finissant par ceux-ci : -^IjCs W joies de \. D.- l.ouvert en 
maro(|uin rouge. 

•>7 (maii(|ue). — Livre diieiues contenant l'ollice de la Vierge, de la (iroix, du S"-Lspril el 
desMorIs.à l'usage du diocèse de Maçon. Manuscrit sur velin orné de vignettes. On trouve à la 



9i LA l'UKMIERE BIBLIOTHEQUE 

lin (li's iiriiTcs en mts IVaiicois aildi'cssôes à la <Tiii\ ilii Saincur. à sa i-oiiroiiiir (IVpinc cl à la 
lance qui lui |H'ii;a le ii)l('. Iii-i 9. , rouvert do velours iioii'. 

■jo (niaiHiue). — L'Office de la S'° Vierge avec roilice des Morts. Maïuiscril sur veliii avec 
fiji-iires et vijfiieltes enluminées, d'une grosse et helle écriture. Il commence après le calendrier 
par une oraison à S' (Jeorj;e. 11 \ a à la lin (jiiel(|ues Icuilles (pii iiianqueiit. lii-8" relié en veau. 
La couverture est moderne. 

3() (man(pii'). — I'kocessional noté à Tusaye de. M. le Clianlre de la S''-Cliapelle de Paris. 
\nçien niauiiscrit sur \eliu, iii-12, sans couvert. 

'10. — Livres des Prières en allemand, sur veliii. Petit in-i -i, couvert en veau. 

'11. — Autre Livre de Prières en flamand. In-i 9 , couvert en maro(|uiii noir. 

'lû (maii(|ue). — Prières de la Synagogue des .luil's, en langue liebrau|ue. Manuscrit sur 
\elin in-19 oi)long, couverture de bois. 

Théologie. 

î)-. — Traduttionf, o sia transportatione in italiano d' un libretto composto in lingua Irau- 
cese. continente cimpianta verita clirisliane, disiribule in dieci capi ila Indrissarci, a la vera 
sirada d' uua boua morte. Manuscrit in-12, moderne, couvert en papier marbré. 

5f) (manque). — Vo\ Veritatis, Scientia Veri, Spiritus Precum, septem Psalmi Pœnitentia- 
ies, Litania'. Manuscrit in-(S°sur velin, d'une écriture moderne, très belle et ornée de figures très 
élégantes; couvertures de maro(|nin noir. 

(io (maïKjue). — Manlscrit in-8° oblong en hauteur, du 12° siècle ou au plus tard du com- 
mencement du l3^ Il contient des Lettres d'Hildebert, eveque du Mans, d'Yves de Chartres et 
d'autres auteurs. 11 y a un recueil de passages tirés de S. Augustin, de S. Jérôme, de S. Léon et 
d'auteurs plus modernes comme M. Anselme. Relié d'un carton couvert de peau. 

Philosophie et Scif.nces. 

8<). — Mamscrit in-i 2 , écrit en italien, dans lequel on a dessiné les marques que portoienl 
dans le tems les chevaux des Princes, Seigneurs, etc. des dilTerens pays, pour les reconnoitre. 
On V a joint un petit traité des maladies aux quelles les chevaux sont sujets et des remèdes 
|)ropies à les guérir. Le Roi de France qui regnoit alors etoit un Henry et probablement Henry IV. 
Couvert seulement en papier. 

f)0. — Révélation des misteres des Teintures essentielles des sept métaux et de leurs vertus 
médicinales, par F. Basile Vaientin, traduits de l'allemand par J. Israël, en 1668. Manuscrit 
in-8°, relié en veau. 

•jS-gi. — Dénombrement gênerai pai- ordre alphabétique des plantes qui se trouvent aux en- 
virons de Paris, par M. Sel)astien \ aillant, prolesseur royal des Plantes au jardin du Roi et 
associé de l'Académie royah^ des Sciences. Manuscrit in-8", 2 vol.; co[)ié de la main de M. Danti- 
(lisnard sur l'original écrit par M. Vaillant lui-même. Les 2 vol. sont reliés en veau. 

Arts. 

()(j. — Indication des beaux morceaux de Peinture et de Sculpture (jui se voyent dans Paris. 
Manuscrit in-26. couvert de pa|iier marbré. 

PoËTES. 

I 0(1. — Le Festin des Wrlneux, par le sieur Dersigny ou Deusigny. Ce festin est composé de 
58 mauvais sonnets, où l'auteur fait parler les Vertus et les Vices. Les 6 Vertus cardinales font le 
premier service. La Pudeur, la Modestie, la Civilité, la Bonté font /i plats d'entremets, et ainsi 
du reste. In-8°, relié en veau. 



DM i;ii()Ti;l dk \ wam di; i'\i;is. (»5 

Pdl.VillM'IlKS. 

1 i.!-i 1^1. — Ki;(;ri:ii. en '.i \ol. iii-S", ciiiilciiaiit les ()iivra|;(!s du coiiih; de (jaiiiaclics. (le 
iiiaiiiisciil [laidil rire ()ri;;iiial; il csl n'iii|ili de [diisii'iiis aiiccdiilc's curiciiscs. Il y a en parlirii- 
licj' uiio liste des Maîircs des HcqiKîsIcs et (Ui tous les .Ma[[islrats qui c(tin|iosi)ieiil le l'arleriieni 
du l('ni|)S de M. l'^diniiiel, sur-inlendaiit des finances, avec leurs porlrails el leurs ijoiiric^ on 
mauvaises (jualilés. Celle liste avoil eld l'aile par nrdre d(! M. Fou([uet. Uelie eu veau. 

HlSTOlIlK l'AIlTIClLlÈllK DKS eilOVI^f.ES DK FbANCE. 

1-îG. — Fontaines et Hecahds di' la \illc de Paris el de la cainiiajftie, i']'-'>o; nianuscrit in-<S". 
eouverl en inaro(|uin roujfe. On y voil loules les fontaines el regards dessinés à l'encre de la 
Chine 1res |ir()|ireinenl , a\ei' re\|ilicalion d'une ecrilure aussi 1res proiirc; rrlii' en rnaii]i|iiiri 
rouge. 

197. — ExTiiAiTs tiri's du livre el des cartulaires di' la l)ibliotlie(jue du Hoi. Ces exiraits 
sont des précis de bulles de Papes et de Chartres de nos Hois et autres pour S'-i\Iaur-les-Fossés, 
S'-Viclor, la S"'-Clia[)elle, l'Fvèque et le Chapitre de Paris. Manuscrit in-it>, assez mince, en 
|)apier marbre!. 

198 (manque). — Cartulaire de l'abbaye de S'-Ymier en Auge, contenant plusieurs chartes 
du i3° et i4° siècles, dont les unes sont en lalin, les autres en IVançois. Manuscrit in-8° sur 
velin, dont l'écriture paroit être du ili" siècle. Sans couverture. 

i3o. — Copies de tiltres concernant le prieuré de S'-George de 6'fl/wifl^o, diocèse de Trojes, 
qui pourroienl être adjoutés à ceux que M. Cainusat a donnés au public en son Promplunrium. 
Ces tiltres ont été copiés à la suite de VOJiciuin S. Georgii MarUjris mm Octava : ad usttm Prin- 
ratus S" Georgii de Gannayo, Treccncis diœcesis; Trecis, Carolus Rriden, iG()'3. In-ia, relié en 
veau. 

i3i. — Diverses Chartes concernant l'église el les moines de S'-Lucien d(( Beauvais, avec 
un catalogue des eveques de Beauvais, recueillis dans un manuscrit qui est de Tannée 1609. 
Il commence par le journal d'un (hrvot illuminé cjui rend compte de la manière dont il a passé 
certains jours. Ce journal est écrit en latin. Manuscrit in-8°, couvert en parchemin. 

Domaines, Revenus de Sa Majesté, Dépenses, etc. 
i33. — I']tat et Menu général de la dépense ordinaire de la Chambre aux deniers du Rov . 
année 1706. On y voit quelles sont les personnes qui ont eu droit de manger aux tables du 
Itoi durant cette année. Manuscrit grand in-S", couvert en carlon et |)ai(heinin. 

Histoire héraldique. 
137. — Petit Traité de blason, sur l'origine des armoiries et la manière de les blasonner. 
Manuscrit iii-19 sur velin, caractères (fothiques, couvert en velours. 

Xlll. 

DÉLIBÉRATION 1)1 BTRE^I 

POUR L'ACCEPTATION DE LA BIBLIOTHÈQUE DE FEU M. TAUXIER. 

PAR LUI LÉGLÉE À LA VILLE. 

(Vrcliives nationales, H 1873, fol. a 6 v°.) 
là soplembre 17O8. 
Ce jour. Nous. Pnîvùl des Marchands et Fchevins de la N'iiie de Paris, assemblés au Bureau 



96 LA IMIKMIEUE BIRLIOTlIKOr E 

(II' 1.1 Mlle avec !i- |)i-ociircui' du lîoj ul de la Ville. Moiisictii' le l'i('\ôl des Marciiaiids a dil 
(|iie l'en M. Joseph Tauxier, avoeal au l'arlement et ordinaire de la Ville, par le deuxième de 
ses rO(liril(>s olojjraplies, en suile de son toslanient, aussy olographe, du 17 lévrier 1755, el 
ledil codiiile du 1 (i scplciidii'e 17(11, le lout conlrôlé el (li'posi- à M' Delallre de CoHeville, no- 
taire à Paris, le 1(1 juin dciiiier, ayani lej|ué à la Ville sa hihliolhèijiie, pour être jointe à celle 
de l'eu M. Moriaii, en nmis priant de lui permettre d'y melire |ioni- coudiliiiu de payer à M. le 
mar(|uis de V'ustan el à Vl""' la nianjuise de Jauson, ou au survivant d'eux, une somme de qualrc 
inillr livres, à parlaj;er <'nti'e eux par égale portion, s'ils sonl vivants l'un et l'autre, sinon la 
lotalili' au survivant, ladite somini! pavahie seulement après le décès de la lèmnie et de la sœur 
diidil \l' Tauxier, et cependant, à compter du jour de son décès, de payer à sa l'emme ou , à son 
ilél'aul, à sa sœui', si elli' survit à sa lèmme, la somme de deux cents livres de rente viagère, 
pour tenir lieu à sa rciiime de riisnlruil qu'elle a de ses hiens, et à sa sœur pour subvenir aux 
iiilii-niités (|ui sont une suile de son grand eîge, il croit devoir Nous proposer de délibérer sur 
racce[)tation de ce legs; que, (juoi([ue la condition op|josée par ledil M" Tauxier rende pour la 
Ville ce legs plutôt inu^ acquisition qu'une donation, il est persuadé que Nous entrerons dans 
les sentinienis dudil Ah Tauxier, (|ui sont une suite de son allachement pour la Ville, et que 
Xous ne relusenins point à sa mémoire, en acceptani cette liibliollièijue, un témoignage de la 
satisfaction que le Bureau a toujours eue de ses services; et a ajouté que le zèle et l'entier dé- 
vouement avec lesquels ledit M" Tauxier s'est livré en toutes occasions à la défense de la Ville 
semblent exiger de Nous une récompense qui s'étende sui' sa veuve et sur sa sœui', que son 
désintén^ssemenl ne lui a jias permis de laisser dans un élat aussi heureux ([u'il l'auroit désiré. 
Sur quoy, vu ledil codicile, ouy le procureur du lloy et de la Ville, et après en avoir délibéré, 
voulant donner à la mémoire dudil M" Tauxier une preuve de noire satisfaction du zèle el de 
l'enlier dévouemeul avec lesipiels il s'est livré au service de la Ville, avons, à ce consentant le 
|)rociii('ur du Roy el de la Ville, arrêté que le legs fait à la Ville, par ledit défunt M'" Tauxier, 
lie sa bibliolliè([ne, sera par Nous, pour et au nom de la Ville, accepté, pour être jointe à celle 
de feu M. Moriau, appartenant à la Ville, el i|u'il sera payé par la Ville audit s'' marquis de 
Vasian et à ladite dame maripiise de Janson, ou au survivant d'eux, la somme de quatre mille 
livres à partager entre eux par égale portion 

Fait el arrêti' au Bureau de la Ville, le 1 5 septembre 1 jdS. 

Signé : Oignon, Vieillard, Bolciier d'Argis, de Lens. 
DE LA Rivière, Jollivet. 



EXTRAIT DU SECOND DES CODICILES DE M* .lOSEI'U TAliXlER. 

.le lègue ma bililiothècpie à la Ville de Paris, jiour être jointe à celle de M. Moriau. Ce n'est 
pas r|n"('lle puisse, en aucune manière, lui être comparée; cepeiulant il y a dans ma bibliothèque 
un Tniilatus TracUitiiitm , que je ne crois point être dans celle de M. Moriau ; un Traité de Joannes 
lu: Terra Bibra, sur ce qui est à observer lorsqu'un de nos rois vient à lomber dans l'état où s'est 
trouvé Charles VI, qui n'i'loil el n'est peut-être pas encore dans la bibliothèque du Roy; un 
recueil d'i^dits, déclarations el arrêts, dans lequel il \ a, à la vérité, une lacune de plusieurs 
années, à foccasion du procJ's (|ue j'ai eu avec les enfans de ma premièri» femme, et un recueil 
de factums en bon ordre, (ju'on pourra joindre à ceux (|ue M. Moriau avoit rassendjlés. 



i)K i;ii()Ti;i, i)i; mi.i.i. di; paiiis. >.)1 

Di-ivoiiis \)\: i/iiisT(»ui()(,i;\i'iii; i;i i>i i;ii!I.I()Tiii';( \ii;i: i»i. i.\ \ii.ij;. 

(Ar(;lii\osii;ili(ifiiiles, Il 1878. loi. 05:1) 

•.eci jnillc-l 1770. 

L liis|(ii'i(i;|ia|ilii' (le lu \iilL' M'i:i Iciiii di' conliiiiiiT Irs (li'ii\ coriis d liisloiic i|iii aiiruiit ('ti' 
loiiiiiiciict'.s |i/ii' SOS prétlûccssours, liiii de la \illc ilc Paris, iaiilic dr I llôlid de ladite; \illi', 
laiil du passé jusqu'à prt'siuil (|iir |i(iiii' l'aM'iiir. cl do ^ous ((iiiiiiuiiiiciiioi' latil los projets (|u'il 
aura l'oruK^s pour parvoiiir à la suite de la eouipositiou ilosdits deux corps d iiisloire, que lesdils 
deux (M)r|)s d liistoin;, touleiois et quanles il eu sera par .Nous requis. 

Lesdites histoires, tant ce ([ui aura été composé avant luy <|ue ce (ju'il en aura lail. apjiar- 
tiendrout à la \ ille en manuscrits, pour par \ous on faire tel usa{fe que Nous adviserons bon 
être, los di'dier à ipii il appartiendra, les l'airi! iui|U'imcr si Nous ieju<;ions à propos, aux diipens 
de lad i le \ ille; el , eu cas d'iuquHission, \ ou Ions liien en donner aiidil liistoriojjraphe vinift-quatre 
exeuq)laires reli('s aux armes du Uoy el delà \ille, sans pou\oii'. par ledit liistorio[;rapiie, l'aire 
l'aire ladite impression , en son nom ou auhenieiil . ni dcinander el (dilenir aucun privilège pour 
raison de ce, sur cpielipie prétexte (pu- ce puisse èlre, uu~une sur celui que ce seroit à ses frais 
et dépens. Kt, en cas de décès dudil historiographe, toutes les compositions desdites histoires, 
et les matériaux tpii se trouveront parmi ses ellels et (pii y auront servi, apparlieiulront en en- 
tier à la Ville, ce diuit ledit liisl(ui(>{fra|)h(; sera leiju de faire sa soumission au ;|rell'e, en suite 
de la minute d(! sa commission. I"]l sei-a tenu ledit liistoriojjraphe de ne lien écrire, diiectemenl 
ou iudireclemenl, contre les intérêts et le bien du Rov et de la \ ille. 

Le bibliothécain; de la Ville sera tenu de continuer rinventaire général raisonné, et pai- 
matières, des liu-es, caitons, registres, manuscrits, pièces fugitives, médailles, jetions, collec- 
tions et autres, au furet à mesure des nouveautés qui pourront entrer dans la bibliothèque de 
la Ville, et sera aussi tenu de .s'en charger, sur un état tpril fournira au grell'e do la Ville tous 
les trois mois, après que lesdites pièces auront été reconnues et approuvi'cs par le Bureau. 

Si, dans le travail ([u'il fera pnui- la suite el le complet de la liililiullièipie, il jn;;r ijii'il est 
nécessaire de changer ((uel([ues éditions, vendre quelipies livres doubles, ou d(! faire achat de 
quelques livres ou autres choscw propres à la bibliothè(jue, il sera tenu de rendre compte de se-- 
propositions par un mémoire aulîureau, et il ne pourra agir (|uesur une ([('libération du Bureau, 
dont il lui sera remis un double. 

11 se conlormera aux jours indi(|U('s |)ar le Bureau pour l'ouverture de la bibliothèque au 
public; il aura soin que personne ne puisse emporter aucun livre el autres elfets, sous quelque 
prétexte que ce puisse être, el il ne lui sera ])as loisible de prêter aucun effet de ladite biblio- 
lliè(pie sans nue perniissiou par l'cnl du Bureau. 

Il veillera sur la conduite du sous-bibliollK-caire et du portier de l'InUoI de la biblioth('(]in'. et 
à ce (juc tous les lieux en soient tenus continuellement en état de propreté- et de sûreté. 

S'il se trouvoit (pu'bpu's changements, augmentations et raccommodages à faire dans iesdils 
lieux, il sera tenu d'en présenter un uiiMuoire au Bureau, (|ui donnera les ordres nécessaires. 

11 \eillera à ce (|ue le sous-bibliolliiVaire soit toujours présent les jours de l'ouverture de la 
bibliothèque au |ud)lic. 

Tous les frais do bureau généralement tpielcoïKjues seront pour son comple. sans pouvoir par 
lui |)n'leudre aucune sorte d'indemnité, ou gratification, ou augmentalii)u d'appointoniejits. 

1,3 



98 LA PREMIERE BIRLIOTII EQUE 

Lorsqu'il cnlnTa ni exercice de ladilo commission, il sern lemi de se charger, au bas do Tin- 
vcnlairo (jéiniral (jui sera d('|ios(' au yreiTe, de tous les efl'els de ladite l)ii)liolhè(jue, e( de ceux 
(|ui auroni pu y èlre déposés depuis, suivant Fétal qui en sera au ijreH'e de la Ville. 

Il jouira du uième logement, audit hôtel de la bibliothèque, et des autres endroits y attachés, 
dont aura joui son |ir('d('cesseur. 

Fait et ari-èlé au lîiii-eau de la Ville, le -37 juillet 1770. 

Sii[n(' : RiGNON, DE Lens, de la Rivière. Baslv. 

SaBAZIN et JOLLIVET. 



XV. 

DÉLIBÉRATION RELATIVE À LA SIJGCESSIOIN MORIAU. 

(Archives nationales. Il kjGi.) 
Du jeiuiy quinzo mars mil sept cent soixante-dix. 

Monsieur le PrévfM des Marchands a dit que l'eu M. Moriau, ci-de\aut avocat et procureur du 
Roy et de la Ville, a, par ses testament et codicil olographes en date des 1 1 et lù mai i75i|. 
di'posés à M" Bontemps, notaire à Paris, le ai dudit mois, contrôlés le 92 du même mois, in- 
sinués à Paris le 97 août audit an, suplié Messieurs les Pr(''vôt des Marchands et Echevins 
d'accepter le don et legs qu'il leur faisoit de sa bibliothè(|ue, manuscrits, recueil de pièces fugi- 
tives, tant imprimées que manuscrites, cartes, eslanqies, desseins exécutés à la main, médailles, 
médailler, deniers comptans qui se Irouveroient lui appartenir au jour de son décès, et de loiil 
ce (|ui pouroit lui rester dû pour honoraires jus(|u'au jour de .sa démission, plus de tous les 
jetions laisant partie du médailler. 

Que mesdits sieurs les Prévôt des Marchands et Echevins ont accepté ce legs, dont la déli- 
vrance leur a été faite, et que, par acte passé devant Bellanger, notaire, le 99 juillet 1760, entre 
lesdils sieurs Prévôt des Marchands et Echevins et les légataires universels dudit sieur Moriau, 
contenant com|)te des sonnnes revenantes à ladite Ville à cause dudit legs, les légataires uni- 
versels se sont trouvi's, au moyen des dilïérentes cessions portées audit acte, demeurer encore 
reliquataires envers la Ville d'une somme de 33,i8o livres 1 (j sols, et pour .s'en acquitter ils lui 
ont cédé |)areille somme à prendre sur ce <jui restolt dû à la succession dudit l'eu sieur Moriau. 
pai- .M. .lolivet de Vannes, du prix de ses ollices d'avocat et procureur du Roy et de la Ville, sui- 
vant le contrat passé devant Marchand le jeune et son confrère, notaires à Paris, le 9 3 janvier i7!ir), 
pour en commencer la jouis.sance le 1" juillet 1760. 

(Jue. par acte ensuite du ■>() juiHet 17G0, mesdits sieurs Prévôt des Marchands et Echevins, 
jiour marquer à la famille du sieur Moriau, en la |)ersonne de ses légataires universels, leur 
recormoissance par raport aux avantages portés par lesdits testament et codicil, ont rétrocédé aux- 
dits légataires universels la somme de i5,48o livres iC sols, au moyen de (pioy il ne leur est 
plus resté à prendre, sur ledit sieur De Vannes, cpie la somme de 1 (S, 000 livres. 

Que, ])ar délibération du Bureau de la Ville du -i-i octidjre 1761, mesdits sieurs Pré\ôt des 
.Marchands et Echevins ont autorisé le receveur de la Ville pour recevoir seulement les intérêts 
de ladite somme de 18,000 livres, .sauf le remboursement quand le Bureau l'ordonneroit. 

Qu'il est évident c|iie le Rnreau de la Ville, (|ni par cette dernière délibération a bien voulu 
suspeiidr(^ le remlionrsenient de ces 1 8,000 livres, a eu intention de se réserve]' un moyen de gra- 
tilier de cette somme telle personne qu'il jugeroil à pnqios. 



i)K i;ii()Ti:i. i)K \iLi.K i)i: i'\i!is. v.i 

Oiic, (Iciiiiis ([lie lii Ville es.! en |iossi'ssi(iii de l.i l)ililiolli('i|iic cl (|l•^ iiiaiiiiscrils liiiiiil Icii sii'iir 
Moriiiii, clli' en a rclin- de [[nuids avatiliiifcs, par les rciiscijjticiiiciils (|u"r'll(! y ;i lniiiV(;s sur les 
(liiïi'i'oiils (hiiils a|i|iarlciiaiis à la \'illc cl à sdii (loiiiaiiic, Icsijufls reilSoijfliiMlU'llts lui (iiil cli; l'cirl 
nlilcs |i(iiir (Icdciidrc à iiombn! de di'inaïulcs, cjiii Ictidiiicnl à aiiliripcr iiii usurper sur les ilioiN 
el prc'rojfalivcs ap|)arlciians à sdii dmiiaiiic cl à ses possessimis. 

(.)uc la \ illc csl parliculicrcniciil rc(|cvai)lc de lulililé ([u'elle en u relire aux soins de M. Jnl- 
livel de Vannes, a\oral el procureur du l{ii\ cl de la \ille, i|iii n"a rien néfflifjé poiu- nn-llrc nn 
liiin ordre dans ces uianuscriLs si précieux pour la \ille el que ledit feu sieur Morian n'a\iiil pas 
eu le lenips dai'ranjfcr; (|ui' le zèle ipu' ledil sieur Jollivel de Vanni's a a|iorlé pour ccl aii-an- 
jfenienl nieiilc de la pari du Ituicaii de la Ville une reconnoissance . el ipi'à son ('|jard nioiidil 
sieur lePrévol des Marcdiands <'sliine qu'il eonviendroil saisir Toccasion de la disposilion de ces 
18,000 livres, (pi'il croil ('In' lic la dijjnil(5 du Corps Municipal de ne pas relenir plus l()n|f(eiTij)s, 
el d'en faire la remise el abandon, enseinhie des inlérèls, à coni|)le!' du 1" juillel 1CO7. à nimulil 
sieur Jollivel de Vannes et à dame de Queniadeu, son dpouse, [)our eux et le survivant des (\i'u\ : 
sur quoi, la lualière mise en délibération, ouï et à ce cons(Milanl le substitut du procureur do 
|{o\ cl de la Ville, Nous avons délibéré et délibérons de faire remise et abandon, même en lanl 
qui' de besoin, loute donation de ladite somme de 18,000 livres el des inlérèls d'icelle, à compter 
ilu i"^' juillel 1707. audil sieur Jollivel de Vannes el à ladite dame de Ouemadeu, son épouse. 
|)our eux el le sur\i\aiil d eux deux, eu sorte i|ue le bénéfice résultant de ladite remise tourne en 
totalité au profil diidit survivant, et (pie, ledil sieur de \'aunes survivant, ladite dame son épouse 
n'ait aucune n'comjiense à l'aire à la ciunmunaulc', relalivenieut à ladite cniance dnni il demeu- 
rera décliarij(', cl (pie, ladite dame de Vannes survivant, ledil sieur son mai'i exerce, mais sans 
jfaranlie contre la Ville, les droits de ladite Ville, pour répéter conlre la succession diidil sieur 
son mari la totalité de ladite créance. Di'libérons en outre (pie, de la susdite remise, il sera passe- 
acte pardevanl M" Marchand, notaire de la Ville, et sou conl'n're. 

Fail au Bureau de la \illc, lesdils jour et au. 

Signé : BiG.xo.x, DE Lkns, de i.a Rivière. 
S.\i(\/.iN et Basly. 

\VI. 

SURVIVANCE DES COMMISSIOiSS DnilSTORIOCRAPHi' ET BIBLIOTHÉCAIRE 
DE LA VILLi: A M. HUBERT-PASCAL AMEILI10>. 

(Archives iialionales, H i863, foi. 601 v".) 

97 juillet 1 770. 

A loiis ceux (|ui ces présenUw lellres verronl, Armand-Jérôme Bijjuon, chevalier, seijjueur et 
patron de la Meaulle, Semiily, le Saussay, Lillebelle et autres lieux, coininandeur prév()l, maître 
des cérémonies des ordres du Roy, conseiller d'Klat ordinaire, bibliothécaire de Sa .Majesté, 
riin des<|uaraule de l'Acadi-mie fraïu-oise, el honoraire de celle des inscriptions et belles-letires. 
l'révcU des .Marchauds. elles Echevins de la Ville de Paris, salut. Sçavoir faisons que, voulant 
donner à Hubert-Pascal Ameilhon. de l'Académie royale des belles-lettres, el sous-bibliolhé- 
caire de cette Ville, des preuves de l'estime singulière que Nous avons de sa pei-sonne et de ses 
lalenls, et l'engager à continuer avec le même zèle ses travaux pour le service de la Ville, el 
duemeiit iiit'orniés de ses bonnes vie, mœurs, conversation, religion catholique, apostolique el 
romaine, fidélité el alfeclion au service du Roy, el eu conséquence de notre délibération du 

i3. 




100 LA PREMIER!-: ISIBLIOTHEOUE 

•> s('|ilriiil)ri' 1 7(Jo. icriiii. |]()iii- ci^s causes cl autres à ce Nous iiiouvaiils, avons, oui et à ce coii- 
scnlaiit 1(! procureur du Roy cl de la Ville, iionimé et nommons par ces présentes hisloriograplic 
el bibliothécaire de la Ville, l'ii sur\ivance de Pierre Rouquet, présentement jouissant desdiles 
commissions, auxquelles il avoit été nommé, en survivance de Nicolas Ronamy, dès le -la juin 
i-jlio; pour, par li'dil M' Amcilbon, a\oir, tenir et exercer lesdite.s commissions après le d('cès 
ou la retraite dudil M" Rouquet, el ce tant et si ion{jtemps (ju'il plaira audit Rureau, et aux 
appointements de la somme de deux mille livres par an, à commencer du jour desdils décès ou 
retraite; la(|uelle sonnnc lui sera payée des deniers de la recelte de la Ville, par quartiers, sur 
les ('lais i|ui en seront par Nous arrêtés, à la charge par lui d'exécuter ponctuellement les fonc- 
tions el hîs devoirs desdites commissions joints à ces présentes, (^1 tous les ordres qui lui seront 
doimés par le Rureau; du({uel Hubert-Pascal Ameilhon, pour ce présent, Nous avons jtris et 
rcceu le serment requis. En tiMiioin de quoy, Nous avons fait sceller ces présentes du scel de la 
l'rt'V(Ué des Marchands. 

(!c lui l'ail et donne- au Rureau de la Ville de Paris, le 97 juillet 1770. 

Signé: Rignon, de Lens, Sarazin, de i.a Rivière, 
Basly el JoLLlVET. 



le 



El ledit jour, 37 juillet 1770, est comparu au jfrelle de PHôtel de la Ville ledit M° Pascal- 
Hubert Ameilhon, lerpiel, a])rès a\oir pris lecture des devoirs et fondions attachés à sesdiles 
connnissions cy-dessns (riiistoriographe et de bibliothécaire de la Ville, a promis et s'est obiig(' 
de les exécuter en tout leur contenu, el entre autres à communiquer au Rureau tous les projets 
ipi'il aura Ibriiu-s pour la suite des deux corps d'histoire de la Ville de Paris et de l'Hôtel de Ville, 
loullefois el (juanles il en sera requis, les(pielles histoires appartiendront à la Ville ep manus- 
crits, poui- en faire tel usage (jue l(> Rureau avisera bien être; (ju'en cas de décès ou de retraite 
dudil Auii'iliion, toutes les compositions ipi'il aura faites pour lesdites histoires, et les matériaux 
qui se Iniuveronl parnn' ses elTets, ap|)arliendront à ladite \ille en entier, sans pouvoir, par ledit 
\iiieilhou, faire faire l'impression desdites histoires en son nom, demander ni obtenir aucun 
privilège pour raison de ce, sur quehpie |)r('le\le que ce soit, même sur celui (]ue ce seroil à ses 
frais et d('|iens. El pour rex('culiou de tout ce que dessus et de ce qui est porté dans sesdits 
commissions et devoirs, il a fait toutes soumissions requises et accoutumées, a élu son domicil 
en sa demeure à la hibliolhècjue de la Ville, rue Pavée au Marais, el signé. 

Signé : AMEiLiroN. 



Wll. 
ACCORD AVEC MM. DU l'RIEl RÉ DE SAI^T-L()LIS-LA-CDLTLRE, 

l'OlR LA JOL'ISSAffCE 

DU VAISSEAU DE LECl! HinLUrnliîQliE , Rl!E SAIM-ANTOINE , AFIN D'Y PLACER LX BIBLIOTIIÈqDE DE LA VILLE, 

ET ARHANGEMENT Ali SDJET DES PLACES DE BIBLIOTHECAIRE ET SOUS-BIBLIOTllÉCAIRE. 

(Archives luilionalcs, H 1875, fui. '11.) 
rîS sfiptemlire 1 77'J. 

Ce jour. Nous. Pn^ijl ilcs Marchands cl Écheviiis de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 



i)K i;ii()Th:i, 1)1", \ II.M-: i»k I'aius. idi 

(le la \illr ;i\ei' li' |ii'()i-iiii'iii' du Uni cl di' la Nillc, y soiil ctiln's M-iii'raliJi'S ift (Jiscri'.-lcs piT- 
sdiiiH's, (ilandt' Roussolcl , |iri('iir. (liaii(l(!-Nifola.s delà Morli("'n', l'icni' Mirori, Hdiissclli'. Aii- 
liiiiii' SiTini'iilr, lîriii' TlioiiiMs, i'iiTii' (icili.iiill . \iriuMl(l Maii|;iii cl .Icaii-Fraiirois fJaiiKTDii . 
Idiis |)i'(''ln's, cliaiioiiics rr;|iilici's, coiiipcisaiil |r ilia|iilrc du |ii'iciin' roval di' Saiiil-Loiiis-dc-la- 
(iullurc, iiic Saiiil-Viduinc de celle \ille. avec ii'S(|uels. d'a|iics dilVc'iciiles conli-i'ciiccs (|uc 
Nous avdus eues a\ee eu\, eu extrulnui de nnli'e d(-li|jeialiiMi ilii i i auùl dernier, siii' leurs pru- 
|)i)sili(ius au sujel de la li'aiislali(ui de la liildi<illu''(|ue di' la \ ille île l'Iiùhd de Laiiioi{|iioii dari> 
leur dile maison de Saiiil-Louis, cl après en avoii- à |ilusieuis i-epiises el dillcrcnles lois déli- 
l)('i'(' cidre iKuis, soniuH's, du couscnlcmeul du jirocun'ur du lloi cl de la Ville, dcliiiili\euicul 
(•(uneuiis de ce i|ui siiil; c'csl à sçavoir : 

(juc Icsdils cliaiioincs réfjulicrs cèdent cl abandonncnl à la Ville, ce accepté par Nous, pour 
cl au nom de ladite Ville, à commeiirei' du i" janvier |u'0(liain el pour aiilani de temps (]uc la 
Ville le désirera, la jouissance du vaisseau d(( leur l)il>liolhè(pie, cnseinide de deux pièces ou 
cabincis y conlijfus, dans leui- dite maison rue Saiid-Auloine, à l'cllel d'y [ilaccr la liib!iotliè(|ue 
de la Ville, el ce moyennant la somme de douze cents iivi'cs de loyer par chacun an, ipie nous 
prouiellons, pour el au nom (l(^ ladite Ville, de faire payer des deniers de sa recelle, aunuelle- 
nienl, pendant le leni|)s de ladite jouissance, el sans aucune releniie ni diminution, auxdlts 
sieui's chauouies l'èeuliers, es mains el sui' la i|uillauce du cliaunine procureur de l.idile maison 
de Saint-Louis, de Irois mois en Irois mois, aux leiines acconinmès, doiil le premier l'clierra le 
1°'' avril 1773. 

La Ville sera cliai'j;('e des ivparalions localises de l'inlèrieiir di' ladile |jiblio(lic(|ue el cabinets, 
el pourra v faire tels cliaugements et d('corali(Uis iiuVlle jujjera à propos, à la cliai'jje louleslois. 
dans le cas où la bibli()tliè(iue de la Ville viendroità être retir(;(! deladil(> maison de Sainl-I.ouis. 
de rendre les lieux en tel el semblable élat ([u'elle les aura reçus, à l'effet fie (pio\ il en sera 
dressé élal. 

La IranslalioTi de la bibliothèque sera faite aux frais el di'peus de la Villi'. -nus I in-pection 
des sieurs Bouquet et Ameilhon, bibliotlKÎcaii'cs actuels, qui continueront d'y exercer seuls leurs 
commissions, el en cons('([uenc(> auront l'accès de la bibliothèipie lii)re en tout temps el à toutes 
les heures du jour, exce|ilé de|iuis neuf heures du soir jusipi'à cin(| heures du niatin, temps de 
la clôlui'c de la maison. 

En cas de retraite ou décès desdits sieurs Bouqu((t et Anuîilbnu, les jdaces de bibliolhécaire el 
sous-bibliolhécaire seront remplies par deux chanoines réjfuliers de la con{[réj[alion de France; 
et sera le biblioth('caire choisi et noinuK- par le liureaii de la \ille, sur la présentation de 
M. l'abb(' (le Sainle-t^icnoviève, supérieur général desdits chanoines et du prieuré de la maison 
de Saint-Louis; le(juel bibliolhécaire ne pourra ni'antmoins, sous prétexte de cette nomination 
ou des fonctions attachées à sa place, |irélen(lre aucuns droits d'exemption de l'ollice canonical 
el aulriïs exercices réguliers, excepté aux heures auxquelles la bibliolhèipie devi'a être ouverte: 
el il continuera à \ivre, comme les autres chanoines réguliers de la maisoîi, dans la (h'pi'udance 
du supc'rieur d'icelh', et sous l'obéissance aux lois et règliMuents (h; la congrégation. Ivt t|uant au 
sous-bibliothécaire, lequ(d sera pour aider 1(î bibliothécaire dans les fonctions de sa place, il sera 
choisi par ledit bibliollK'caire dans les chanoines de hulile maison cl de fagréuieiil du prieur. 

\'A alteiidu (pie la survi\ance de la place de bibliothécaire, dont est re\èlii les' Iîou(|uet, a 
iil(' acconh'e au s' Aineilbon. (|ui exerce ladile place concurrenimenl avec lui, par acte du Bureau 
de la Ville du 57 juillet 1770, arrivani la retraite ou le décès dudit s''Bou(piel. ledit s' Ameil- 
hon exercera seul la place de bibliolhécaire, el le choix et nomination d'un chanoine n'gulier 
pour bibliolluVaire el soiis-hibliotluîcaire n'aura lieu ([u'après le (h'cès ou la retraite desdils 
s'^ Bou(|uel el Ameillion. 



f02 LA PREMIERE BIRLIOTHEOUE 

Liirs (le I'ciiIh'i' en roiiclidiis i]u l)il)li()tlu'cair(M'liaiioinc, il sci'a, sur riinciil.iiii' de lailili' 
l)ibli()|li('(|iR', lait ri'coK'iiiciil des li\r('s, luamiscrils cl aiilrcs clïots (ricclli', |)(iur par lui s'en 
cliari'cr envers la Nillc, auquel eilet il sera auloiisé parses supeiieurs. 

Le l)ililiolli(''caii'(' sera coiiiplable au liuroau de la \l\U\ de son aduiinislialiou, el, leiui de se 
(•nnlorniei' e\a(leuieiil aux statuts et règlements établis et à établir pour ladite administration. 

Et à raisiin desdites ronclions de bibliothécaire et sons-bibliolbécaire. Nous promettons, pour 
et au nom de ladite \ille, de faire payer comme dessus à ladite maison de Saint-Louis, pour 
partie de rentrelieu el nourriture desdils deux clianoines , annuellement la somme de douze 
cents livres, sça\oir : huit cents livres pour le bibliothécaire et quatre cents livres pour le sous- 
bil)!iotli('caiie; el ce à compter du jour qu'ils entreront en exercice. 

Pronu^ltons en outre de laire payei', aussi annuellement, trois cents livres d'une part, poui- 
gages el salaires tlu domestique qui sera chargé de balayer la bibliothèque, épousseter les 
livres, et l'aire, sous les ordres du bibliothécaire, le service ordinaire, lequel domestique sera au 
choix du prieur de la maison de Saint-Louis, après le décès ou retraite des bibliothécaires ac- 
tuels; et celle de cent cin(|uaute livres, d'autre part, pour les gages du portier de la maison 
qui sera employé pour le service de la bibliothèque. 

Dans le cas où Nous, Prévôt des Marchands et Echevins, voudrions observer quelques forma- 
lités pour donner aux présentes conventions plus de solidités, les frais qu'elles pourroient occa- 
sionner sei'onta la charge de la Ville. 

El de leur pari lesdits sieurs prieur et chanoines promettent et s'obligent de faire approuver 
cesdites présentes conventions par le chapitre général de la congrégation actuellement assemblé 
dans l'abbaye de Sainte-Geneviève, et d'en rapporter acte en bonne forme dans quinzaine pour 
être joint à ces présentes, dont expédition leur a été à l'instanl délivrée, ainsy qu'ils le recon- 
uoissent. 

Fait et arrêté au Bureau de la Ville, lesdits jour et an. Et ont lesdits sieurs prieur el cha- 
noines comparants signé avec Nous et le procureur du Roi el de la Ville '''. 

Signé : De la Miciiodière, Bellet, Viel, Quatremère, Jollivet, 
RoussELET, MiRON, Thomas, delà Morlière, Rousselle, 
Dameron, Sermente, Gerbaut et Mangin. 

XVIII. 

P,\TIF1(.ATI()^ Dl BAIL FAIT À LA VILLE DE PARIS PAR LE CHAPITRE 

DU PRIEURÉ DE SAINT-LOUIS. 

(Archives nationales, H 1875, loi. 44.) 

Nous, abé de Sainte-Geneviève et chanoines réguliers de la congrégation de France, compo- 
sant le chapitre général de lad. congrégation, assemblés eu i'abaye de S"'-Geneviève, après avoir 
pris communication d'un traité l'ait el passé entre M" les Prévôt des Marchands et Officiers mu- 
nicipaux delà Ville de Paris, d'une pari, et le chapitre de S'-Louis, liie S'-Anloine, membre 
(le notre congrégation, d'autre part, par ledit traité led. chapitre accorde, à titre de loyer com- 
mençant au 1"' janvier prochain, à M'' de l'Hôtel de Ville de Paris, la jouissance de l'emplace- 
ment de sa bibliotlièque el de deux cabinets contigus, et des conditions dud. traité. Veu aussi 

'*' L'une des pièces suivantes prouve que les stipulations de ce traité relatives au personnel de la 
bibliothèque n'ont pas été exécutées. 



|)K 1. Il or KL l)K \ ILI.I, DK l'MllS. lOli 

l,'i iV(Hii''l(^ piM'suiili'c |i(ir- II' II. I'. liouorld, {III I I ili- NOM rh;!])!!!-!', |H)Ui- i'II obli-tiii' la ralili- 

Ciilioii ,, -nous jii({é que ce Iraili- i-loil aiis>i liniioialiic i|iravaiita[j('U\ aild. iliapiln- de S'-Louis. 
il. |iriirlii' lie reconiioissnncc |ii)iir le rliniv cl la coiiliaiirc di; M" de riloii I de Mlle do Paiis, 
rallilions ri' Iraili' pour vive e\('cut(- vai son l'iilicr cl l'aiilorisons par ces prescrites si|fii(;cs du 
T. li. 1'. Viallcl, al)é (l(! S"-Geiievicve, |irésideiil du chapitre ijéiiéral et de noire seirélaire. 
A Paris, en diapiln;, le Irci/.e octobre 1779. 

Sij;iU' : .1. \ lALLET, allé, et Herhin, secrélaire rin chapitre 



XIX. 
I)|';lihi':uati()N uklative ai\ i.ogi^miînts et aux thaitf:mi;\ts 

DES EMPLOYÉS DE LA BIBLIOTHÈQUE. 

(.'\rchives nationales, II 1875, fol. 76.) 
Du jeudi dixième jour de décemlire 177J. 

Ce jour. Nous, Prévôt dos Marchands et Echevins do la Viilo do Paris, assenihlés au iUircau 
de lad. Ville avec le procureur du lloy et do la Ville pour les affaires d"icelle, Xous aurions con- 
sidéré c|ue, pour rexocution (h> nos délibérations des 1 1 août et 93 seplenibre derniers, concer- 
nanl la Iranslalion do la bibliollièiiuo do la Ville de l'hôtel de Lamoiffooii an prieuré royal do 
Sainl-Louis-(lo-la-Culturo, il nous resloit à d(!libérer sur la fixalion des lnjjonions dos bibliothé- 
caires, afin do les uK^tlro à portée de vacqucr à leurs déniénajjoincns et oniniénayomons dans le 
cours do cet hiver, pendant lequel toms nous serons obligés de faire remettre l'hôtel do Laiiioi- 
jjnou au même étal que nous l'avons reçu; de fixer en mémo Iimus les apointemens de celui (]ui 
fera le service à la bibliolbèquo, ot dos portiers et balayeurs d'icollo. Sur (|uoy, la maliî're mise 
eu délibération, et oui sur ci; le [)rocureur du Iloy et de la Ville, nous avons arrêté et délibéré, 
arrêtons et délibérons que les logemons des s" abés Bouquet et Ameilhon, bibliolécaires, qu'ils 
IMiMidront où ils jugeront à propos, seront fixés à raison do '100'" chacun par année; les apoin- 
lemoiis du frère du s' abo Ameilhon, que nous nommons par ces piésonlos pour le service du 
public à lad. bibliolbèquo, ainsi qu'il le faisoit, à la somme de quatre cent livres, aussi pai- 
année; les gages du portier do la maison du prieuré royal de Saint-Louis, à la somme de cent 
cinquante livres par an; ot enfin les gages du balayour-froteur-épouslour, à colle do trois coiil 
livres par an, lequel sera par Nous nommé; toutes les quelles sommes seront [)ay('os par quar- 
tier aux y dénommés, par émargomous, sur les états des apointemens et gages, par le commis 
préposé aux recettes ot dépenses d(! lad. Ville, sçavoir : les logemens des bibliothécaires, du 
premier janvier prochain, sur l(!ur sinqilc (|uittanro; les apointemens du iVère du s' abé Ameil- 
hon, du [)romier avril prochain; et les gages du portier, ceux du balayeur ot la [lousion do l'an- 
cien portier, du jour ([u'il sera exprimé dans les commi.ssions sur les états do quartier pour 
gratifications et pensions. Avons aussi arrêté (ju'il sera par Nous donné un brevet de pension via- 
gère de trois cent cinquante livres au uonmié Montiuçon, qui faisoit les fondions de jiortierde 
la bibliolhèqiio dud. bôlel do Lamoignon ol qui éloit chargé du balayage. 

Fait au Bureau do la Vilhî, losd. jour ol an que dessus. 

Signé: De la Michodière, Bellet. Viel, L. I). Sfhole. 

QtATREUÈRF. et JoLUVET. 



L\ l'HEMIEUE nilîM()TIIK(.»UI" 



XX. 



[)KLII{Kr.\Tl()\ lîELATlVi: À LA VEME DES MEDAILLES. JETO>.S ET BU()^ZES 

DE LA BIBLIOTIIÈQI F. 

(Archives nalionales. H icSyD. loi. 212.) 
Un jpudy 1 1! aoiH 1 773. 

('.!■ joui-, .\uus, Pivvôl (les Marchands et Echevins de la Ville de Paris, assemble's au Bureau de 
la Ville avec le procureur du Iloy el de la Ville, M. le Prévôl des Marchands a dil ((ue la trans- 
lation de la bil)lio|liè([ue de la Ville de Thôtel de Lanioijfiion au prieuré royal de Saint-Louis, 
rue Saint-Antoine, el son (■lalilissenient en ce dernier endroit, ayant occasionné des frais assez 
considérables pour i|u"ii ne lui pas désirable de trouver dans la chose même les moyens d'y sub- 
venir, sans les faire su|iorler au domaine de la Ville, ([ui nesl déjà (jue trop surchargé; qu'ainsy 
le IJui'can avoil esfinn' ([ue les médailles et jetions de ladite bibliothèque, n"étant point d'un 
;;ran(l mérite el d'une j;rande utilité à lad. bibliothèque ni pour les sçavans, pouroient tMre 
vendus, el en enqdoyer partie du prix à l'acquittement des dépenses de cette translation et étu- 
blissemenl, et le surplus, si surplus il y a, en acquisition de livres ou autre usage ulile i» lad. 
liil)liolliè(|ue; qu'en conséquence lesdites médailles el jetions avoient été vus, visités et pe.sés 
p:ir dinérentes personnes qui chacune avoit olïert des jirix; que celui qui en a oHert le plus 
avantageux de la totalité est le s' Tobiesen Duby, interprète du Roy, qui l'a porté à la somme 
de ciiu| mille cinq cent cinquante livres dix-sept sols quatre deniers, pourquoi il ne restoit plus 
qu'à prendre une dernière détermination. 

Sur quoy, la matièie mise en délibi'ralion , Nous avons, ouï et à ce consentant le procureur du 
iî.i\ et de la Ville, arrêté que lesd. médailles et jetions seront vendus audit Tobiesen Duby, au 
prix de (•ii](] mille cinq cent cinquante cinq livres dix-sept sols quatre deniers, dont sera passé 
incessamment marché, pour [)artie du prix être enqiloyée à l'acquittement desd. frais de trans- 
lalion el établissement, et le surplus, si surplus il \ a, en achat de livres ou aulre usage utile à 
lad. bibliothèque. 

Fail au Bureau de la Ville de Paris, lesd. jour et an. 

Signé: De LA MHJiiODiiiRt;, Bellet, Viel, L. D. Sprole, 
Qlatremère et Jollivet. 



VEXTE DES MEDAILLES DE LA lîlliLIOTHEyUE DE LA VILLE. 

Dii Ireiziènie jour ilu mois (t'aoûl 1778. • 

Ce jour. Nous, Prévôt des Manhands et Echevins de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 
de la Ville, y est entré le s' Pierre Ancher Tobiesen Duby, interprète du Roy, demeurant à Paris, 
Imllc cl paroi.s.se Saint-Roih. leipiel a dit ([u'il est prêt de réaliser les offres verbales qu'il nous 
a faites au sujet des médailles et jetions de la bi])liothè([ne de la Ville; en con.sé([nence de quoy 
el (le notre délibération du jour d'hier, avons, pour et au nom de lad. Ville, et du consente- 
ment du procureur du Rov el de la Ville, vendu aud. sieur Duby, ce acceptant, pour par luy 
en faire et disposer ainsv (piil avisera, les médailles et jetions d'or, d'argent et de bronze, com- 
posant le médailler de la bibliothèque de la Ville, consistants es pièces suivantes, lesquelles 
étoient placées dans les dilïérens tiroirs dud. médailler. 



i)i: i;ii()Ti:l dk \ im.k di. i-aius. ki.') 

ScaMiir : 

l ti iiK'dailldii (1(11' (II- l.\^iiiiii(|ii('. un |i('lil Crjnsluiiliii d or. 

l'ii iiH-iliiilloii (l'ai|;('iil (le l'IiiliMiK'c, Mil l'iiiii|ii>i' d'ai-jM'iil (,'1 une iiK'daillc roiiMilairc de la 
l;imill(> Afiaiiia, l('S(jiicls ('loicnl dans le 9.'.>.° liioir dud. iii('dailli'i'. 

Dix inédaillcs dor, dix-liuit iiH-dailIcs d'arjfL'iil el soixaidc diiix iiK'daillcs d ui|;('nl de dilli'- 
rcnlps ospJ'ci's, (|iii ('loicnl dans le premier (iroir. 

Oiiaraidc une |)i(''ces d'or, UK'dailles, moiiiioyes de dillénnils pais, aiiiifiinx el croissaiis, ijiii 
(■loienl dans le second liroii'. l'Iiis, une ni('daille (-inailk'e de L(n'iis XIV, el (|iiaraiil(! une pi(;ces 
d'arifenl de didérens alois, inédaillc.'s ou iiioniioyes, qui éloienl dans le ni(}ine liroir. 

Vin;fl se|)l nKÎdailles modernes d'arjfeiil, contenues dans le Iroisième liroir. 

Ti'enh? Iiiiil aiilres na'dai lies d'aryen I . (|ui étoieni dans le li' liroir. 

Viujil (|ualre pièces d'ar{[enl, nK'dailles anli([ues ou inic'ressanles, qui coinposoieni le .V liioir. 

(juarante ciii(| m(;dailles étranjfi'res, d'argent, (îlanl dans le G° liroir. 

(Juatorze autres médailhîsd'arjfenl, (jui (,'loienl dans le septième liroir. 

Vingt neuf m(jdailles d'argent, qui étoieni dans le 8° tiroii-. 

Ti'enl(! [K-uT nK'dailles d'argent, (|ui l'ormoient le (j'' liroir. 

♦juaranle sept médaill(;s de Papes, en bronze, qui éloienl dans le douzième tiroir. 

(juarante cin([ médailles en bronze, de Louis XIV; treizième tiroir. 

(;iii([iiaiili' trois médailles de Loiiis XV, en bronze; quatorzième tiroir. 

Ouaranle ciiKi médailles en bronze, de difTéienles jiersonnes; {[uinzième liroir. 

Trente cinq autres médailles en bronze, de difl'éreules personnes; iti'' liioir. 

Deux cent cin(i jetions d'argent; i5° tiroir. 

Deux cent (pialn; vingt onze jetions d'argent; /i6"" tiroir. 

Cent cincpiaiilc sept jetions d'argent; i^' liroir. 

Cent vingt luiil pièces d'argent; /iS" liroir. 

Six grandes médailles en bronze; tiroir dernier de la i'" colonne. 

Vingt cin(j autres médailles de bronze; tiroir dernier de la n" colonne. 

Et buil pièces d'or et deux moitiés de sceaux, de deux pièces chacun, et (juatre autres sceaux. 

De toutes lesquelles médailles, médaillons, jetions et pièces délivrance a été présentement 
l'aile audit sieur Duby, ainsi qu'il le reconnoit, parles s" Bouquet el Ameillion, bibliothécaires, 
pour ce comparans, lesquels en demeurent bien el valablement déchargés; toutes lesquelles 
pièces ledit sieur Duby a dit reconnoitre pour être les mêmes et en même nombre, (piantilé el 
poids qu'il a viies, examinées et pesées dans led. médailler el lorsqu'il nous a l'ait ses ofl'res; 
dont il a déclaré être content. 

Cette vente l'aile moyennant la somme de ciiuj iiiillc cinq cent cinquante cinq livres di.x sept 
sols quatre deniers, (pie led. s' Duliy a présentement payée à la i-erç|te du domaine de la Ville, 
es mains de Jean lionavenlun^ Henry Blanchard, écuyer, sieur Du lleste, par nous préposé à 
ladite recelte, pour ce intervenant, qui le reconnoit et s'en charge, duquel payement avons 
donné acte audit sieur Duby, qui en demeure quille el déchargé. 

Et ont lesd. s'" Duby. Du Reste, Bouquet el Aiiicillioii signé avec î\ous el le procureur du 
Roy el de la Ville, lesd. jour et an. 

Signé : Tobiesen' Dlby, Blaxchviid di Reste. Bolqlet. 
Ameilhon, de la .MicuoDiÈRE, Bellet, \iel, 

L. D. SpROLE, (jlATREMÈHE ul JoLLlVET. 

Ensuite est écrit : 
El le vingt sept dud. mois daousl mil sept cent soixante treize, ce jour, Nous, Prév(il des 



lOG LA PHEMll-MtE niBLIOTIlEOUK 

M:n'iliaii(ls et I*',(Ih'\ mis de l;i \ illc ilc l'ai'is, assi'itibli's nu BiinNui de In Villr avi'c le |iiiicuri'iir 
(lu lioy ('( (le la Ville, le sieur lîellel, échcvin, l'un de nous, a dit, (ju'ayaiil éh- eliarjf(' par nous 
de vendre des vi(Mix bronzes el jetions de cuivre provonaul de la bibliollièque de la Ville, ([iie 
les olIVes les |ilus avanlajjeuses qui lui ont été l'ailes a été par M. i'abé de Tersan , sçavoir : trente 
stjls la livre jiour les bronzes el di\ liuit sols jiour la livre di' jellons, et que, sur ie eoinple (|u'il 
Nous en a rendu, nous l'avions autorisé à terminer celle vente; (ju'en conséquence il a livré 
aud. sieur alx' Tersan lesd. bronzes, qui se sont trouvés peser 3o livres et demie, qui, aud. prix 
de 3o' la livre, l'ont la somme de 67'' 1 5', et lesd. jetions de cuivre, (jui se sont trouv('s peser 
iîiS livres, qui, à lad. rais(ui de 18 sous la livre, font la somme de Si'' 4'; lesquelles deux sonnnes 
eusendile l'onl cell(! lolalc de (ji'' 1 f)', (jui lui a été payée pai' le sieur ab(' de Tersan, et que led. 
s'' IJelIel a acluelleinenl représentée, et dont il demeure déchargé. 

El à l'inslant lad. somme de ()i'* 1 ()' a été par Nous remise au s' Du Reste, commis à la 
reci'lle du domaine de la Ville, pour ce comparant, qui le reconnoit et s'en charge et a sijiné 
avec Aous. 

Eail au Bureau de la Vdie. lesd. jour et an. 

Signé : Du la MicuoDiiiitK, Jolmvkt el Blanchard du Reste. 

\XI. 

CONFir.MATIOIS DE M. L'ABUÉ AMEILHON DANS LA PLAGE D'HISTURIOGRAPHE 

ET DE BtBLtOTHÉCAIRE DE LA VILLE, 

1:T COMMISSION l)K SOUS-lîIBLIOTriECAIRK AU S'' JACQUES AMEILHON, SON FRERE. 

(Archives nationales, H iijlîi.) 

8 mai 171S1 . 

Du maidi huit mai mil sepi l'ciit quaire-vingl-un. 

(le jour, Nous, Prévôt des Marchands et Échcvins de la Ville de Paris, assemblés au Bureau 
avec le procureur du Roy <'t de la Ville, Monsieur le Prévôt des Marchands a fait part d'un 
mémoire du sieur abbé Ameilhon, par le(|uel il expose que le Bureau, parson brevet du 97 juil- 
let 1770, lui ayant accordé la ciumnission d'historiogiapln^ et de bibliothécaire de la Ville en sur- 
vivance du s' abbé Bouqie'l , pourvu de ladite place, et l'ayant même autorisé à l'exeixer dès lors 
concurremment avec ledit s' abbé Bouquet, ils en avoient jusqu'à présent renlpii les fonctions 
conjoinlement; mais (pie, le s' abbé Bou([uel ('tant décédé, il alloit .s'en trouver seul chargé; 
(|ue celle circonstance néce.ssitoit un sous-bibliolhécaire, connue il (mi avoit été accord(' un lors 
de l'établi-ssenient de ladite bibliothèque au s' Bonamy, premier pomvu de la connnission de 
bibliothécaire; que le travail utile et assidu (ju'exigeoil cette place indiquoit d'avance toute l'im- 
p(U'lance d'un bon choix, et i|n'il (îloit invité, pour cette considiu'ation, à proposer au Bureau 
de vouloir bien nommer, pour son suc'cesseur, le s' Jacques Ameilhon, son frère, dont les ser- 
vices gratuits pendant quatre ans, et continués jusqu'à ce jour avec \o. nnîme zèle el sans autre 
encouragement qu'une gnatilicalion annuelle de quatre cents livres, sendjloient réclamer en sa 
faveur les sulfrajfes du Bureau; et (pi'enlin, sa nomination devant (Ure suivie de la sup|iression 
de ce trailement extraordinaire de ([ualri' c(!iils livnis, il en résultoit un avantage jiour la Ville, 
(pii juslilioil la ]U(''lérence qu'il solliclloil pour lui. 

A (juoi Monsieur ie Prévôt des Marchands a ajoul(' (pie l(!s témoignages qui lui avoient été 
rendus sur le comple du s' Ameilhon ne laissoienl aucun doule sur sa cajiacité, et l'annonçoient 
comme un sujel |iarl'ailemeiil digne d'elle associé aux Iravaux du s' abbi; Ameilhon, son frère; 



i)K I.IIOTKL l)K \ ILI.i: l)K l'AltlS. 107 

i|llr (I iiillcilis I Jiccdid (|iii (li'\()il iiiiliiiclli'irii'iil rii;|liil' cnlii' (lrii\ livics «"«illloil |ioiii I ii\i-iiii' 
Idiilr ,i|i|iiiii'ii( (' (II' ri\;ilili> cl (le iin'siiiIrlIi'M'nri', doiil le (l.iiijjfM- n'i'loit oi'diiiaiiciiiiMil (|iif Iroj) 
;i ciiiiiidii' dans I cxcicico de ^on(•ti()n^ coiiiriiiitics à d(.'.s cooiKlralcurs même suliordoiim-s; cl 
(|Ui' celte coiKsidéialioii inliriliiii'iil imjioilaiile lui [laioissoil un rnolif (U: plus pour condiT an 
s'' Ameilliori, pliilôl ([u'à lunl aulrc. celle place de sons-hibliolhécaii'e. 

Sur i|ini\ . la inalièiv mise en d('lil)éialion, el ouï et à ce consenlant le procureur du lli)\ i-t 
de la \ille, Nous avons arrèh' : 

r Quatlendu le décès dudil s'^ ahbe iiouquel, la place d liislorio|;rapln; et de IjiMiollii-caire 
restera conliée au s' ahlié Ameilliori seul, et ce conformément audit brevet du ay juilbH iH'jo, 
(]ui lui en avoil assnri' la sur\naiice, el (pi'il e\eiroil conjoiiilement avec le s' abbé f{ou(ju(;l; el 
(|u"eii c(>ns(;(|uence nouveau brevet scia expédié au s' abbé Ameilliori, p(jrlanl. (|u'à compter du 
'.') daviil dernier, jour du décès dudil sieur abbé Bouquet, il jouira des a|)|)ointemeiits de deux 
mille livres, altacliés à rexorcice de laditle place, et continuera de jouir des (juaire cents livres 
de supplémeni ipii lui oui ('lé accordées par délibération du Bureau du lo décembre i77'-!. 
pour lui tenir lieu de logement; au moyen duquel traitement, les mille livn;s d'apjiointements 
dont il jouissoil en vertu du brevcit du i"juin 17C1, ainsi que la gratilicalion de six cents livrer 
(|ui lui avoil été accordée parla d(flibération du 21 mars 1780, et dont la jouissance a été 
par elle limitée à répoipie de la letraite ou décès dudil s'' abbé Bouquet, cesseront d avoir lien 
à compter (ludit jour 3 avril dernier; 

•i" Que le s'^ Jacques yVmeilbon rem|)lira les t'oiutions de la place de sous-bibliollu-caiie. el 
qu'en conséquence le brevet lui en sera pareillement expédié, pour jouir de ladite place aux ap- 
pointemeiils de mille livres d'une part, et de (paalre cents livres de ^aull•(^ à litre de logement: 
lostpiellcs (pialorze cents livres lui seront payées à commencer dudil jour 3 avril dernier. Bien 
entendu qu'à compter de la même éj)0([ue les quatre cents livres qui l'ornienl le traileinenl actuel 
(ludit s' Ameillion seront el demeureront supprimées, sans que, sous aucun [irétexte, il [uiisse 
réclamer aucune somme excédant les quatorze cents livres, auxquelles ses appoinlcmenl-. en ipia- 
lilé de sous-bibliolliécaire, doivent être dorénavant fixés. 

Fait el arrêté lesdils jour et an. 

Signé : Caumahtin, I'ocuet, Blac(jle, Bicukk, Bokdenavk, Jollivet. 

WIl, 

DÉLIBKHATION 1)1 Bl BEAU DE LA VILLE 

PORTANT QL'IL SEHA I'HÉsENTÉ li^E BOLIÎSE DE CENT JETONS À M. LÉVÉQUE DE CAI.I.IMQLE, 

BlENFAITEdl DE I.A ilUlLlOTHtnl i: UE LA MLLK UE l'ARIS. 

UE.ME«CIEME^TS l)i; i;É\t^OLt; DE C.VLLI.MgUE. 

APPROBATION Dli BARON DE RRETEUIL, .«IMSTRE DE LA M.AISON Dl ROI. 
DE LA VILLE ET OÉiNÉRALITÉ DE PARIS. 

(Archives nationales. H 1961.) 
1" février, 9-21-22 mars 1787. 



DELIBERATION DU BCREAIJ DE LA VILLE. 

Le procureur (lu liov remontre (|ue le Bureau de la Ville a été touché de la munificence constante 



108 LA PREMIERE RIBLIOTHEOtlE 

(le M. rÉvr'(]ii(' (le ('.aliiiiiquc en favpiir de la bibliolliùque du la Ville; que cel élablissenieiil 
lui esl re(l('val)l<! d'un 1res jfi-and nombre d'ouvrages précieux; qu'en dernier lieu ce prélal vient 
encore de reniollre au bibliothécaire une somme de six cenl livres, pour être employée à l'acipii- 
sition dos livres qui pdiircoicnl enricbii- la coileclion do la bibliothèque, dans la partie de Tliis- 
loire naturelle; en rappelant les dispositions que le Bureau de la Ville a témoignées à cet égard 
dans plusieurs circonstances, le procureur du Roy requiert qu'elles soient réalisées; (pi'en con- 
séquence il soit délibéré, s'il y échet, d'écrire très-incessamment à M. l'Évèque de Callinique et 
d'y joindre rhoiiimage d'une bourse de jetons'^', dont la date olliiia toujours un i;rand intérêt, 
])uisqu'iis rappelleront l'époque du ministère et de la prévôté mémoiables sous lesquels l'exé- 
iition des embellissements de la capitale a été heureusement commencée <'-^'. 
Fait à Paris, le l'^février 1787. 

I'jTiiis db Corny. 



c 



I ne délibération conrornie aux conclusions du procureur du Roi et de la Ville lut prise 
par le Bureau, le ç) du mois de mars suivant. 



LETTRE DE L'KviiQCE DK CALLINIQUE À MESSIEURS DE LA MLLE. 

Messieurs, 

L'illustre fondateur de \otre bibliothèque a bien senti (pie la sienne seroiL d'une extrême uti- 
lité dans un quartier de Paris, vaste, isolé pour ainsi dire et éloigné de tout secours, pour le 
progrès des sciences et des lettres : il l'a donnée à la Ville; vues patriotiques et dignes d'un ma- 
gistral éclairé sur le bien public! Touché d'un si généreux exemple, j'ai pris la liberté d'oll'rir 
la mienne à Messieurs vos prédécesseurs, qui ont bien voulu racce[)ter. Peu nombreuse, je l'ai 
augmentée par moi-même; mais, obligé de renoncera Paris, j'ai prié M. Ameilhon, depuis 
trois ans, de vouloir bien prendre les soins et les peines que demandent les acquisitions qu'il 
fait avec un goût merveilleux et avec des connoissauces en tout ifenre bien supérieures aux 
miennes. Puis-je mieux donner ma confiance qu'à celui que vous avez jugé digne de la vôtre? 
Vous voyez par là, Messieurs, quel plaisir je trouve à orner une bibliothèque si intéressante et 
si utile de bons ouvrages. Il ne inan(|uoit à ma satisfaction que d'apprendre par vous-mêmes 
(]ue vous voulez bien leur accordei' voti(; agrément et votre suffrage. L'un et l'autre m'étoieni 
assez honorables, sans y joindre un présent qui, de votre part, ne peut m'être que très-flatteur. 
Je le reçois avec la plus vive reconnoissance, et je vous en fais mes très-humbles remerciements. 

Je suis avec respect. 

Messieurs, 

Votre tT'ès-huinble et lrès-ol)éissanl, serviteur. 

L'Ev. DE C-ALLINIQUE. 



\ Sens, (v 2 1 mais 1 7S 



''' La distribution des hoinsi's <ie jetons se fai- bourses qui lescoiUcnaii'ul étaient, selon la dignité 

sait sur une assez grande éclicllo dans rnncieune des ayants droit, en velours, en satin ou en peau. 

Municipalité. Los membres de rÉchevinage, c'est- FjCs comptes do la Ville contiennent d'intéressants 

à-diro les olliciers supérieurs de la Ville , rece- détails sur ce genre d'honoraires, 
vnient un nombre considi'rahle <lo jetons eu argent; '"' 11 s'agit du ministère du Jiaron de Breteuil et 

il en était alloué' une (piantiti' moindre et en cuivre de la [irévôté de Louis Le Peletier, avant-dernier 

aux olliciers inl'érieuis, ou menus officiers. Les Prévôt des Marchands. 



i)K i/iioTi'i, Dr, VII. m; I)i; i'\|{Is. 



Ki'.i 



[.KTTIti; 1)1 IHIKJN l)K 11I1I;TI;I II. M l'IlKNOT l)i:S MUII.IUNDS. 

Versailles, aa mars 1787. 
,1,11 MHS, Mdiisii'iii', sons les vi'ii\ <lii Itoi l.i (li'lilii'i'jilioii ilii itiiii'.iii 'le l^i Ville du i( ilr rr 
mois, conccrnaiil s,i i)iliiiollii''(|ii('. .S:i Vhijcsh; ;iy;m( n'coiiiiii (|un joules les (lis|iositioiis ((u'i'lli' 
coiiliciil soiil lit's-jii(lici<!iis('s, l'!lli' n'ii li'oiivé aucuiU! (liirK'iilU! h les api^'ouvcr. .lu vous juii" ilr 
vouloir liicTi en iulormor le lUin'iiii de la Ville. 

.)"ai riioiiiieiir d'èlre avec un sincère all.iciienieiil , .Mon.sieiir, NoIre Irès-iiuinliie el Irès-oln'is- 
sanl servil(.'ur. 

Le haroii m: liiiKri;i il. 



XXIII. 

l5Li|)(ii:T l)K LA BIIJLIOTIILQL'L l)L LA V1!>LL IM)l !', L"A>M:I': 1787. 

(Arcliivos nalionales. K 9<)7.) 



l'VUTlKS PIIENANTES. 



Vu procureur du couvent de la (lullure-Sainle-Cialheriui 
Lover <le la l)il)iiolhè(|ue 



.'\n sieur Aineillion, liîtliv, liisloriograplie el hijiliollii'ciire. 

A|i|)oiul(Miieus 2,000 ^ 

Lnireineiit '4 00 

Au sieur .larcjues Ameiilioii, soiis-bibliotli('caire. 

A])[)oinleinens 1,000 ** / 



Loîreinent. 



Zi o o 



An |irocureur du couveiil de la (luIlnre-Sainle-Catlieriue. 
Gages du |)ortier 

An iioiiuiK' Bernard, t'rotlenr el ('ponshuir. 

Gages, usiensiles el liabiilemens 



Totaux 



.-OMMKS 
,VNVI ELLES. 



I ,200 ^ 



■i , '1 O O 



;i.3o 



5, '180 



.'{00^ 011 



600 0(1 



;l3o 



•'/ 



iS 'i II 



ili-jo 00 



Nota. l'ar de'libéraliou du Uureau, du a() août 1 777, il a élé arrèlé (juil sérail fait aiinuelle- 
iiieiil lin fonds de t,->oo ^*, pris sur les revenus de la Ville, pour èlre eiiiplou' à aciieler des livres 
dont les biiiliolhi'c.iiies nn'senteroni Telal au Hureau, 



110 LA l'IUiMIKUi: I1II!L10TIII;(JL !•: 

Piii'iiulrc (l('lil)(T;ilnin . lin i( i]i;ir- i"]^]- il ;i l'I'' ;iii("l(' cjuc le liibliollii'cauc ne [lOLurdil 
l'XCrdi'r en aclial ilr liMi'> l.idilr suiiiiiir de i.-joo^; i|iir, iiirmc Mir ci'llo sonini(>, il sei'oil |ins 
iiiiiiiicllciiii'iil .'loo". |ii)ur biirc liiiic iiiM'iilaircs (1rs Inirs coiiiiiusaiil la liihlidllK'ijuc. 

l'ar (l(!lil)L'ralii)ii du «j mai 171^7, !<-.' liurcaii a aiirli- i|iril .sciiiil allaclié au servifr dr la l)il)!in- 
(liiMiuc, cl sous 1(,' lilrc (II' jiarcoii de iiildi(illi('(|ut', lui suji'l i{iii iic scroil disirait pai' auciiiic auli'c 
"(•('upalioii cl (|iM |ioin(ii( ilimiicr lnul smi Iciiis à ccl (d>jcl . sous les ordres du bibliolliiicairc; 
(iu(|U(d ''arcoii di' liililinlliccjiic li's a|i|ioiiilcuicns oui. ('!(' livi's à Ooo'^' |iai au. 

l'ai- ai-lc de ceiourd'hui o.li o(\(djre 17^7, le Bureau a couuuis, pour remplir la place de 
"aieou de bililiollièipie, i'jieiiue Josepli Alejct, prcseiilé pur AI. Aiueilliou. bibliolliécaire, avi.'c 
la jouissance des doo^' d'appointenieus. à couipler du i^juillel 17^7- 



XXIV. 

BIDGET Di: LA IJIDLIOTIIÈQIE DL LA COMML\E EN 1791 ET 1791!. 

( ViTliives du dcparlciiieul de la Seine. ,1 

1° ANNÉK 1791. 

i" [jcs boiioi'airc^ du l)d)lioib('iairc soûl de trois mille livres, d après le vœu de la (louimuin_' 
a.ssemblèe dans ses ipuiranle-liuil sections. L(^ sieur Aniedlion l'aNK'. qui reniplissoit depuis 
loujjlcnis celte place, et ([ui a vu naître la biltliollieque, y a été uiuuuk' de nouveau cl coiisliln- 
lioniudleuient jjar le (lonseil général de la .Muuicipalili', cy .'J.ooo'i 

9° Le sieur Auieilbon, son frère, allaché depuis sa première jeunesse à celte niénie 
bililiolbèipie eu ijualiti' d'aide, eu l'Ioil devenu sous-bibliothécaire eu 1780. Il avoit 
i'Inuineur de relever imniédiatemeul dn (lorps municipal, et son état étoit indépeii- 
(ianl de lexislence cl des volontés du (dief. Ses appoinleniens ne sont que de quatorze 
ceul livres, les mêmes qui ont él(' allribu('s à celle place lors de la création de la 
l)ibliolliè(pie. il V a di'ja plus de Ireuleans, Iraileuieul Iriqi modique poui' un liomnie 
(lui doit avoir assez dinstruclion , de conuoissance dans les lettres et de capacité, poui 
parla;;er avec le bibliolliécaire ses fonctions, pour le représenter en cas de maladie 
(Ui d absence luicée au|)rès des personnes (]ui fréquenleni la bibliothèque, pour leur 
répoudre sui' les (pieslioiis de lilh'ralure et auties (pi'elles peuvent faire relativement 
à l'objet (jni les amèue, les aider dans leurs recherches, et leur iiidi(juer même les 
livres qu'il leur (^sl utile de cousnilcr, enliu pour maintenir les catalo[pies en bon 
ordre, et y insérer avec intelli;;ence, el suivant le système bibliographique, les livres 
nouvellemeul ac(piis. Voilà ce que l'ail ou doit faire tout bibliothécaire public. Son 
ollice ne consiste pas seulement, nimme le croit le vulgaire ignorant, à tenir un maga- 
iriii de livres, donl il lui sulHse de coiinoltre les titre.s, el à les présenter à ceux qui les 
demandeiil. Le bibliolhi'caire de la Municipalité se réserve de faire ses représentations 
sur la iiécessil('' el la jnsliic d'aiiguicnler l(>s honoraires de celui ()ui lui serl de 
second, lorsque la bibliotliè([ue recevra une nouvelle orgaiii.salion. Ia(|uelle exigera né- 
cessairement un service et plus étendu et plus assujellissaiit, cy i,.'ioo 

3" In aide de bibliolli('(pie. Son devoir consiste à descendre des tablettes les livres, 

à les porler aux pciso 's (pii les demaudenl, à les remettre en leur place, à veiller 

allenlivemcnl pour (jiie les lecteurs soient lidèles à les rendre avant de sorlir, à prendre 



A rc|i(irler /(,6oo^ 



\)V. I.IIOTKI, |)K \ IM.K |)i; l'MîlS. I II 

ilr|,.,ll 'l.'ir,,,'! 

{[iiiilc (|iril-i ne li's (li'iliiit'iil , ni nCii coiipciil ii',-. ri'iiiiji'ls ou les lijjiii'i's. di'llc vijji- 
iaiici' l'sl (l'aulaiil pins iK'Ccssîiiic (laiis la liiiilii)lli('(|ii(' iji' la \illi'. (|ii"()ii y l'omiiin- 
rii(|iir liiii'' li's l'oniials, sans l'vccpli'f les plus pi'lils, ce (pil ni' si' piatlipic pas dans 
la pliipail (les aiiti'i's l)il)liiil|ii"Mpii's, l'I ipii' li' piililir v est allin' par l'avaiila;;!- qu'il 
a dv lfoiiv(M' un assorlimciil de lions ()nvra{j(!S sur Ims sciences, les ails el principale- 
nii'ul sur riiisloire ualurelle. 

Or ces livres soni en ;;('ni'ral lous Iri's cliers, et il en esl un jfiand noriihii! i|ue 
(les «[nivures et des planches supcubenKinl enluminées l'endenl inlininienl pii'cieux. 
On sent combien il est n(;cc'ssaire (|ue les yeux de lous ceux (|ui desservent la Itililio- 
tlièque soient perpétuellerneiil en sentinelle, et qu'ils suivenl tous les niouveniens des 
curieux enln; les mains de (pii on re'niet ces livn's. L'aide de la liiMiotlièqne esl 
encore souvent occupé à remanier les livres, lorsque le liibliolluMaire jujfe à piopos 
de Caire des changemens dans la disposition de la biljliolliè(|ue, on qu'il s'a<;it de 
mettre à leur raiiff des livn's nouvelleiuenl arrivés, opération qui nécessiti; des di'-pla- 
ceniens. Ces! le sieur Trecliard (pii reuiplil celle place; les appoinlenions son! de 
mille livres, cv i -ooo 

'i° Un jfarçon de hibliolliètiue. Son devoir est d'entretenir la bibliollièipie dans la 
plus grande propreté, de la l'roller, de housser les livres, de les battre de temps en 
tenq)s les uns après les autres pour en cliasser la poussière, de l'aire les ;;ros oii- 
vra|jes, etc. Les appoiulemens sont de six cent livres, a\ec un bnbilleiiienl complel tous 
les ans; plus deux voies de bois pour son usajje particulier. On dit qii'd a (!lé di-cidé 
depuis peu qu'il devoit être mis, comme les autres {jarçons de buieau de l'IlôUd dr 
Ville, à se|)l ceiil livres par au pour loul. d'esl le sieur lle/.el qui a cet emploi, cv . . 700 

."1" r/aucienne Municipalilé avoit arrêté (jue le bibliollu-caire pourroil. sans autre 
autorisation, disposer annuellenKml d'une somme de douze cenl livres, pour l'aire de 
nouvelles acquisitions et payer les reliures; son zèle pour les lettres, ravanla{[e du 
public el la gloire do rélablissiuuenl auquel il t'toit |)répos(' l'avoieiil engagé à pro- 
liler, pour l'aire augmenter progressivement celle somm:', des dispositions t'avoral)le> 
qu'il trouvoit quelquefois, ou qu'il savoit laire naître dans les personnes (]ui éloieiit 
à la tête du Bureau municipal. C'est par celle industrie, et en excitant la bienlaisance 
d'un citoyen, amateur des lettres, auquel il avoil inspiré une sorte d'amoiii- pour la 
bibliothèque de la Ville, ([u'il est parvenu à l'oiirnir celte bibliolhèqui' d'ou\ rages choi- 
sis, dans la partie des sciences el des arts, el surtout dans l'histoire naturelle. C'est 
par là qu'il l'a mise en état de rivaliser, il ose le dire, avec les plus grandes biblio- 
thèques de la capitale, et qu'il a le plaisir de la \oir, les jouis ipielie esl oiiverle an 
public, aussi fn^ipieuli'e, cl même plus, (|ue beaucou[) d'autres. Mais, un esprit d'éco- 
nomie s'élant saisi loul à coup de laucien Corps municipal, qindque temps avant la 
Hévolulion, la bibliothèque a été un des premiers objets qui ait ressenti les elTcls d'une 
rélorme, dont les studieux et les savans n'ont pas eu à se louer. Le bibliothécaire a, en 
consi'ipience, reçu ordre de ne pas outrepasser la somme de douze cent livres; ce 
([ii'il a observé scrupuleusmnent, cy 1 .i>uo 

G° Il a été alloué au bibliothécaire soixante-douze livres chaijue année, pour l'our- 
nir la bibliotliè(]ue et le public qui la fréquente de papier, encre, plumes, ('criloires, 
canifs el autres ustensiles de bureau, pour faire les frais de la correspoiulance et pour 

A iiporler 7.3oo" 



112 LA PREMIERE DIliLlOTHEOUE 



7,;jno*1 



aiilic- iiiciiircs (l('|iunse'.s. Icis (|ii(_' poils de lettres et de livres, [fralilicalions dounees à 
(les (l(niiosli(|ues ou coiiiiiiissioiiiiaires (|iii apportent des livres en |)résent de la pari 
de leurs maîtres, etc. cy 



7:37'^« 



.{"allesle la vérilé el Texacliludc des l'ails énoncés dans le présent état. 
A Paris, ce i i niay 1791- 

Si;[né : AMEILHo^, bibliothécaire de la Coniniuni;. 

ADDITION AU PRÉCÉDENT MÉMOIRE. 

Le bibliothécaire do la Municipalité observe que ci-devant la Municipalité payoit aux reli- 
jjieux (hi Sainl-Louis-la-Culture douze cent livres par an pour le loyer de remplacement cju'oc- 
rii]i(' la bibliothècjue dans leur maison, cy i.aoo** 

De plus, elle donnait à leur portier cent cinquante livres de gaffes, cy i.5o 

1,350» 



2° ANNEE 1792. 

Le premier luiids de la bibli(ithé(jue de la Municipalité est un legs que feu M. Moriau, avocat 
et procureur du Roy et de la Ville, lit à ses concitoyens, en 1769; depuis, cet établissement 
a reçu une existence constitutionnelle par le décret de la première Assemblée nationale, lequel 
porte (]ue la Municipalité aura un bibliothécaire, que le traitement de ce bibliothécaire sera 
lixé (le la même manière que celui du Maire et autres officiers municipaux, par la Cominune 
rass(;mblée dans ses quarante-huit sections, et que, de plus, ce l'onctionnaire sera élu à la ma- 
jorité absolue des suflrages par le Conseil général de la Commune. Ces formalités ont eu ieur 
exécution. 

>()31S ET TRAITEJIENS DES PERSONNES ATTACIIe'eS AU SERVICE DE LA BIBLIOTHÈQUE 

DE LA MUNICIPALITÉ. 

BIBLIOTIIKCAIUE. 

Ilulim-Pancal Amcilltoii , attaché à la bibliothèque depuis la naissance de cet établissement, 
c'est-à-dire depuis 17G0, et élu constitutionellement le 26 octobre 1790 par le Conseil général 
de la commune; ses honoraires sont do 3,ooo**- 

SOL'S-BIBUIOTUÉCAIRE. 

.luvqucH Amnllion, frère du bibliothécaire, attaché à la bibliothèque depuis 1778, 
d'abord en (jualité d'aide et ensuite de sous-bibliolhécaire; ses honoraires sont de.. . 1,800 



AIDE DE BIBLIOTHEQLE. 

Pour aider à l'aire le service public de la bibliothèque, les jours qu'elle est ouverte, 
veiller à la conservation des livres qu'on communique aux lecteurs et à ce qu'il ne 
leur soit l'ail aucun tort, travailler aux catalogues, etc. 

Le sieur Trcchard occupe cette place depuis le mois de janvier 1790, aux appointe- 
niens de i>20o 



A reporter " 6,000** 



i)K i;ii()Ti:l ni-: vili.I': dk i-aiiis. ii:? 

lî('[')orl (i.orii)" 

r.AIIÇO.N l)i: IIIIM.IOTIIJÎQI E. 

l'oiir la fidllcr, \ ('iitiT((;iiir la |irii|)i'(îlr, |iiiiii' veiller aussi |ieri(luiil les .séances pii- 
lilii(ues à ce (jtie les livres ne soieiil puinl eiii|)orl('s, décliiri'S ou niallrailés. 

Ia; siciir llc:vt remplit celle place (le|iMis le mois de jiiillel 17^71 -'mx :i[i|iolnle- 
mens (le 800 

l'Iiis, pour élrennes t •?. 

La lellrc du Direcloiro demande ([ucd est le monlanl d('s fonds deslinds à j'arquisi- 
lion des livres, (gravures, méihiilli's, mamisrrits , etc. 

L"aucienu(> Municipalilé a\()il cru (|ue, pour l'aii'e toulcs ces accpiisilions, une somme 
(le douze cens livies éloil sullisaule. La nouvelle a adoph; la même mesure, cv 1,200 

Plus, il osl alloué Irois louis par an au bibliothécain! pour liais de bureau, ccsl-à- 
dire pour fournira la bibliolliùque el au public qui la fréquente papier, encre, plumes, 
canifs, écritoires, crayons, pour porls de lettres, {fralificalions aux commissionnaires 
qui apportent (|uel(|uefois des livres en présent, el autres menues d('|ienses. Ccîtle 
somme a été li\('e dans un temps où le concours de ceux qui se rendcnl à la biidio- 
Ibèque, les jours ([u'elle est |)ublique, étoit |)eu considérable, et où il ne s'y faisoit j)as 
une aussi j'caude consomuialion de pa|iiei', deiicre, etc. qu'aujounriiui 72 

ÉTAT DKS BÂTIMKNS OCCUPES PAU l.\ lilliLIOTlIKQlK DK L\ iMl MCIPM.ITi:. 

Cette l)ii)liolbè(|ue étant sp('cialemenl la bibliotliè([ue des habitants de Paris, ipii en 
jouissent comme de leur propriété communale, ne devroil pas être ailleurs ([ue ilan> 
la maison commune; mais, l'Hôtel de Ville étant trop resserré, elle n'a \)n y être reçue 
jusqu'à présent. Lu attendant (jue les circonstances permissent de l'établir dans sa de- 
meure naturelle, elle est resiée, depuis sa fondation, à l'bôlel Lamoijjnon, rue Pavée au 
Marais, jusqu'en 1778, qu'elle a été transportée dans la maison de Saint-Loui,s-la-(lul- 
ture et déposée dans le vaisseau qu'y occupoit la bibliothèque des ci-devant Jésuites. Ce 
vaisseau est placé sous le comble de la maison, el consiste dans une longue et belle 
jjalerie qui s'étcuid de l'est à l'ouest, le long d'une des deux grandes ailes du bàtiinoni : 
à cette salle sont joints deux petits cabinets en retour. 

La .Municipalité paye annuellement pour colle incation i.-'.oo 

IMus elle donne au portier d(! la maison > '^o 

Ainsi, toutes les dépenses de la bibliothèque se nionteut pai- an à ((.'lo'i'^. Ces d(''- 
penses sont prises sur la caisse des domaines et finances de la Munici|ialilé. 



Total f).hr> 



i» 



Certifié véritable, à Paris, le -26 janvier i7<)9, fan iV de ia liberté. 



Signé : Ameiliion. 
Bibliothécaire de la Municipalité. 



Wà I. \ l'REMIERE BIBLIOTHEQUE 

xxv. 

AFFAIRE DES PAPIERS DE LA BASTILLE. 

(Arfliives (lu départenienl do la Soiiie.) 

I. 

A M. LE MAIRE, 
M. LE PROCUREUR SYKDIC ET MM. LES ADMIiMSTRATEURS DE LA VILLE DE PARIS. 

1 1) octobre i 790. 

Mes.sieurs, 

Le s' Poinçol, liliraiic à Paiis, (ililiiil an mois de may 1790, du Trilnuial de la Ville, une 
(inloiinance qui lui perniil d'aller recheichei' plusieurs édilions saisies sur lui par la ehaiiibrc 
syndicale, déposées à la Bastille et Irausporlées avec une l'oule d'autres à Saint-Louis-la- 
Culture. 

Les recherches que l<' sieur Poiurol avoit faites pour son compte lui donnèrent lieu de re- 
manjuer et d'observei- à MM. les Commissaires qu'il étoit possible de tirer parti, au profil di' 
la Ville, de cet amas nombreux d'imprimés, entassés au hazaid et sans ordre, qui se perdoieni 
dans l'humidité et la poussière, si on ne se hâtoitde les en tirer. 

Le s' Poinçot, en sa (|ualit(' de libraire, fit des offres de service; elles furent acceptées, il 
n'y eut entre les Commissaires el lui aucune fixation de payement. Le s'' Poinçot se contenta 
de la promesse qui lui lut l'aile d'une juste indenniil(', à partir du 1 /-i juin 1790. Il s'est livré, 
avec la plus grande activil(', au travail le plus pénible, le plus dégoûtant et le plus malsiiin; il 
l'a continué tous les jours, matin et soir, sans interruption (juo celle des dimanches, jusqu'au 
i5 septembre de la même année. C'est ainsi qu'à force de patience et d'efforts il est parvenu 
à rassembler plus de 5oo articles, dont il a donné le catalojfue à M. Agier, l'un des Commis- 
saires, qui vous en rendra compte. Il vous prie de lui procurer de l'emijloi, soit dans la suite 
des ouvrages de la Bastille, soit pour la prisée et vente des bibliothèques des Communautés, 
connue ayant déjà souffert des pertes considérables. 11 croit ne devoir rien ajouter à ce mé- 
moire, la vérité de son contenu vous l'Iaut attestée par la signature de MM. les Commissaires. 

Nous soussignés. Commissaires aux papiers de la Bastille, certifions la vérité du contenu au 
|)iésent mémoire. A Paris, ce 19 octobre 1790. 

Sign(' : AfilER, fllDARD. 

II. 

EXTRAIT DU RE(iI.STI!E DES DlÎLtRIÎRATIU-NS DU CORPS MUNICIPAL. 
(Archives du département de la Seine.) 

21 février i 791. 

PAPIERS DE LA BASTILLE. 

... Le Corps municipal , après avoir entendu le ra|)port de M. Dacier, ouï le second substi- 
tut-adjoint du procureur de la Commune, approuvant les mesures prises par ses Commissaires 
pour l'arrangement des [)a|)iers de la Bastille, 

A arrêté qu'il serait payé (ieu\ cents livres par mois, à dater du i3 décembre dernier, jusqu'à 
ce que le travail soit achevé, à la personne (jui en est chargée sous leur surveillance, tant pour 
traitement que pour frais de bureau de (|uelque e.spèce qu'ils soient, à l'exception des cartons 



I)K MIOTKI. I)K \1LIJ; l)K l'Ai!) S. 11.', 

el l't'jfisli'L's luVossiiiiTs, (|ui lui .seront roiiiiii.s sur le ccililii-al des coriiiriissîiiiT's; :i |i<'ircillciiiciit 
îii'i'èlé qu'il serait allimé au s'' Poinrol, pour la mise en ordre des iriipriiiiés Iransportés de l'ah- 
lia\e de S'-(ierniain à la (iiillure de S'-i,ouis, une indi-riinilé |irii|i()r(ioiiiiée à celle i|ui lui sera 
accordée pour le travail du même ifeiin; (|u"il a l'ait |)ar ordre de la munici|)alilé provisoire; et 
que cepeudanl il lui serait provisoirement payé une somme de trois cens livres, à compte de 
celte indemnité, dont les Commissaires proposeront incessamment au Corps municipal la lixalion 
définitive. 

Le Corps municipal autorise ses Commissaires : i° à employer un commis aux écritures, aii- 
ipiel il sera payé clia(|ue mois cent livres pour son traitement; 9" à rendre les ouvrafjes manus- 
crits et les im|)riniés aux personnes qui les réclameront el qui justifieront do Imir propriété; 

Autorise en outre le département des travaux [)ublics à Iburnir, pour ranieidiletiiciil et le 
service du bureau, un petit [)oëIe de fayence, une table et deux chaises, et le faire {[arnir de 
tablettes où les papiers seront placés, à mesure qu'ils seront inventoriés et mis en ordre. 

Le Corps municipal ajourne la proposition laite par les Commissaires de vendre les livres 
trouvés à la Bastille, à l'exception des livres obscènes, qui seront brûlés en lein- |irésence. 

IIL 

QLATl'.li'MI' r.EGISTRE DU CORPS ML.MCIPAI,. 

DÉLIBÉRATION DU 11 NOVEMBRE I79I. 
( Extrait. ) 

(Archives du département de lu Seine.) 

Le Corps municipal, sur le compte qui lui a été rendu, par ses Commissaires pré|)osés à l'ar- 
rangement des papiers de la Bastille, du progrès de ce travail confié à leui- surveillance; 
Le procureur de la ("oinniuiie entendu. 

Arrête : 

1° Que, pour satisfaire le désir manifesté plusieurs l'ois par le public de jouir de ces pa|)iers, 
ceux (jui sont eu ordre el qui h)rment la partie la plus considérahle el la plus inqiorlante de 
celte collection seront incessamment déposés à la bibliothèque de la Commune, où les citoyens 
pourront les voir el les consulter, ainsi que les livres el les manuscrits renfermés dans ce dépôt; 

3° Que le travail nécessaire |)()ur trier é\. arranger le reste de ces papiers, ne pouvant être de 
longue durée, ni s'achever- sans que les personnes qui en sont chargées ayent sous la main les 
papiers déjà classés el inventoriés, sera continué sous l'inspection et la surveillance du biblio- 
thécaire de la Commune, el que les administrateurs au (ii'iiarleiiicut des domaines continueront 
de faire paver cluupie mois, jusqu'à l'achèvenient du travail, la somme réglée par I arrêt(' du 
Corps inunici[)al, du /i lévrier de la présente année; 

3° Enfin que tous les livres, soit reliés, soit brochés, soit en feuilles, provenant de la Bastille. 
lui seront pareillement remis, avec les inventaires ou catalogues (jui en ont été dressés, el qu'il 
sera garant et responsable de tous ces livres, pièces et papiers, de la même manii're (pi'il est de 
tous les objets précédemment confiés à sa garde. 

PIÈCES DE COMPT.\BIL!TÉ. 

Par délibération du Corps municipal, en date du ii novembre 1791, il a élé arrêté que 
les papiers de la Bastille seront déposés à la bibliolliècpie de la Commune: que les personnes 
qui ont été justju'à j)résent chargc-es du triage et de l'arrangement de ces |ia])iers c(Uilinueronl 
ce travail sous iinspeclion et la surveillance du bibliothécaire delà Commune, et cpie les admi- 



m; LA l'IiEMIERE BIBLIOTHEQUE 

tiislrali'urs au (li'pnrlcincul, des doniaines coiiliniieroiit aussi de faire payer chaque mois, jus- 
(|irà raciièvcnuMil du Iravaii, la somme réglée par i'arièlé du Corps municipal du â lévrier 
précédeul. 

En consé([uence, je piic Messieurs les adminislraleurs au déparleineni des domaines et 
tinances de la Ville de Paris de l'aire payer à M. Lévesque, qui coulinue le travail des papiers 
de la Bastille, la somme de deux cents livres, échue ce jounlhui. 
'.]i> a\ril 1 71)'^. 

Ameiliion, 
Bibliothécaire de la Commune. 

IV. 

MANDAT Dl' PAYEMENT. 

MliMCir.VLlTÉ DE PARIS. 

Vu : L. aoo fr. Arriéré. 

DÉPARTEMENT DES D0.MA1NES ET FINANCES. 

M. Vallet de \ iLLENEivE, trésoricr de la Ville, payera des deniers de sa caisse à M. Le'vêque, 
et sur son acquit, la somme de deux cents livres pour le mois de ses appointements, échu ce jour, 
comme employé à la bibliothèque de la Ville, pour l'arrangement des papiers de la Bastille, 
conformément à l'arrêté du Corps municipal du 1 1 novembre dernier, et suivant le certificat 
cy-joint de M. Ameilhon, bibliothécaire. 

A la Maison commune, ce 3o avril 1792, l'an iv de la liljerté. 

GoÉTlN ("?), Cl'inot. 

Vu et contrôlé pour la somme de deux cents livres, enregistré n° 706, à la Mairie, le (i may 
1799, l'an IV de la liberté. 

Pétion. 
Enregistré ce 10 mai l'Uyi- 

[l'araphe.) 

Vu; point d'opposition. 

Ce 10 may 1 792. 
( Paraphe. ) 
P. 10 may 1792. 

(Au dos est écrit :) 
Pour acquit de (900 fr.) deux cents livres. 

LÉVESQUE. 

WVI. 

ATTRIBIJTION DE LA BIBLIOTHEQUE DE LA COMMUNE À L'INSTITUT 

ET CORIiESl'Oi\DAi\CE RELATIVE À CET OBJET. 

I. - ARRÊTÉ. 

Du 57 du mois de Minloso, l'^in v de l:i Répiibliiiuo française une et indivisible. 

(Procès veibaux des séances du Directoire exécutif de la République française, p. 17^.) 

Le Directoire exécutii', après avoir entendu le rapport du Ministre de l'intérieur sur la de- 
mande faite, par l'instilul national des sciences el des arts, de la bibliothèque dite delà Ville, 



DE i;ii(Vn:i. dk \ii.li; dk i'aisis. 117 

|)oiir roiiiicr la l)iljliollù'(iuu ([ik; la loi du i .') j;cnnliial lui acconli', voiilaiil, aiilanl ([ii'il csl en 
son pouvoir, foiiriiii- à rinslilut iialioiial les iiioyiîiis di; icmplir son iin|)orlaiil<' (li-slinalion . 
Arièlc : 

AllTlr;i.K PIlEMlKn. 

La bibliothèque (li(e (le la Cnmmuiic osl mise à la ilis|(osilioii de rFnstilut naliona! des 
sciences et ails, imi e\(Vnlioii des lois du .'! bniniairc cl du i "j jjerininal an iv. 

ART. 9.. 

Le Ministre de l'intérieur est chargé d'en l'aire eiïecluer le Iransporl i-t le fdacement dan^ h- 
local désigné i)ar l'Institut national, et qui lui a été accordé par la loi. 
Le présent arrêté ne sera point imprimé '". 

Pour expédition conforme : 
Le Président du Directoire exécutif, RFAVBELL. 

Par le Directoire executif : 
Le Secrétaire général, LAGAIWE. 

Pour copie conforme : 
Le Directeur général de F Instruction publique . Gf\GiE\'f:. 

H. - C01UtESP0\DA\CE. 

22 frnclidor an v. 

(Archives Nationales, F" i2o3.) 
Le .Ministre de l'Intérieir al- citoyen .Ameilhon. 

Lorsque je vous écrivis, Citoyen, pour vous faire pari de la décision que j'avais prise sur le 
dédoublement des places littéraires, dont la cumulation est contraire à l'intérêt des lettres et au 
bon ordre d'administration, je vous invitai, par un P. S. écrit de ma main, à me répondre le 
plus tôt possible. Je n'ai cependant r-eçu de vous aucune réponse, .le présume <|ue vous vous êtes 
disposé à exécuter cette mesure: j'ai fixé, en conséquence, la lin de la présente année pour le 
terme où vous voudrez bien remettre les clés du dépôt de Louis-la-Culture et du logement que 
vous y occupez au successeur cpii vous sera donni'. Votre appartement à la bibliothèque de l'Ar- 
senal sera prêt à la même époque. Vous voudrez bien me prévenir du jour où les voitures des 
transports de l'intérieur seront nécessaires à votre déménagement; les ordres seront donnés en 
conséquence; ce sera sans doute l'un des jours complémenlaires. 
Salut et fraternité. 

38 frucliilor an v. 

(Archives Nationales, F" i--'.o.').) 

Le citoyen Ameilhon au citoyen Ginguené, Directeur général de l'Instruction mrlioir. 
Citoyen, 
J'ai reçu hier soir, 97 de ce mois, une lettre du Ministre datée du •>•>. Avec de pareils arian- 

"' Cette disposition est assez remarquable : il ignorer nu public l'acte de spoliation qu'il coiu- 
seiuble que le Directoire exécutif ait voulu laisser mettait. 



IIS LA I>I{EMIEP.E BIBLIOTHEQUE 

;;i'iiiciis, il est ;iis(' de niellic les jjciis en (i{'l'iuil cl de se iiu'iiîijfer rotcasion de se [ilaindre qu'on 
ne n-poiul pas ou iiuOii irporid Irop laid. J'avouerai ce|)eii(Iaiit avec franchise que je ne me suis 
pas pressa de répundre an Miuistr(!, parce que j'avais inlérêl (|u'il]ùl lui-même un me'moire 
dans le(piei je lais un e\posé sommaire de lous mes travaux. Or je ne pouvais espérer qu'il y 
donnai son allenlion dans d(>s niomens où des objets de la pins lianle importance et qui inl('- 
ressaient si fort le saint de la pairie devaient l'absorLor tout entier. Voyant ie calme réialjli, je 
nie disposais à lui faire lemellre ce mémoire, lorsque j'ai appris cju'il venait d'èlre élevé à la 
dignité dirrcloiiale. Alors je crus qu'il convenait de renvoyer la discussion de mon affaire à son 
successeur. Mais je vois (|ue mes combinaisons ont écliou(' devant d'autres, auxquelles je ne 
m'attendais pas. Ce|)endant j(! lui adresse en ce moment mon mémoire, dans l'espérance que le 
Directeur, mieux instruit, r.qiporlera la décision du Ministre, qui ne l'était pas. 

\ tout évi'nemeni, je vous préviens (ju'il me sera absolument impossible de remplir les condi- 
lidiis de la dernière lettre signée du Ministre. On m'y donne conjH' pour le premier vendémiaire. 
Il laul (|ue ce jour je rende; les clefs du vasie dépôt (]ue j'ai formé à la maison de Louis-la-CuI- 
ture, et cela sans la plus |)etile formalité. Citoyen Directeur, quand on éconduit un homme 
chargi' d'une administration, on lui donne au moins le teins nécessaire pour rendre ses comptes. 
.1 aurai besoin de quel(|nes jours pour dresser l'état de mon dépôt, en faire le tableau et mettre 
en règle les écritures qui doivent servir à [)rûuver au (iouvernenient (jue, pendant les sept an- 
nées de ma gestion, j'ai répondu avec fidélité à sa confiance. 

S il est ahsolumenl décidé ([ne je dois être dépouillé, j'v consens. J'abandonne, à partir du 
premier vendi-niiaire. les appuintemens attachés à la place de conservateur, à celui (pii est si 
empressé de profiler, comme ont déjà fait tant d'autres avant lui, du fruit de mes sueurs. Mais 
je demande, comme une giàce speViale, (|u'on me permette de sortir de place en homnve d'hon- 
neni-, (jui ne sçail pas se jouer avec sa responsabilité, et ne veut pas s'exposer pour l'avenir à 
des recherches fâcheuses. 

On m'écrit (pie mon logement sera pièt, pour les derniers jours conq)lémentaires, à l'Arse- 
nal. Cela est encore impossible, .lusqu'à ce jour, il ne s'y est [irésenlé personne pour y mettre 
les choses en étal. D'ailleurs, Citoyen Directeur, l'Institut national fait transporter en ce momeni 
la bibliothèque de la Commune au Louvre. Or ce dépôt ne |)eiil sortir de mes mains pour passer 
dans celles du n(ui\eau dépositaire, sans (|ue les formes prescrites par toutes les règles du de- 
voir et de l'iionnèlelé ne soient observées de part et d'aulre; ce qui rendra ma résidence néces- 
sairi', an moins jusepi'à la lin de cette opération, dans la maison de I^ouis-la-Culture. 

Enfin je suis occiip(> à l'aire Iransporler dans l'('glise tons les livies qui l'empirssenl les salles 
deslin('es aux exercices de l'école centrale, (pii doit avoir lieu incessamment dans cette maison, 
el je lais tout ce qui (\sl en moi pour lever les obstacles qui pourraient en retarder l'établisse- 
nicnl. C'est cet inslani où jf donm' encore de nouvelles preuves de mon zèle, qu'on choisit pour 
niabrenvei- d'anierlume, |i(Mir me priver, comme un proscrit, du hc'uéfice d'une hù dont on 
laisse jbiiir IranqnillemenI d'autres, (pii sont précise'meni dans le même cas que moi, et qui, 
sous la proteclion de celle même loi, possèdent une fortune littéraire quadruple et quintuple 
de la miernie. C'est cette distinction (jiii me paraît injurieuse. Elle me serait moins insuppor- 
tahle, si elle ne venait pas de la |)art d'hommes avec lesipieis je partage l'honneur d'être membre 
du plus célèbre Institut (pii exisie dans la r('publi(jue des Letires. 



Salut et fraternité. 

AwEILHON. 



Dr: Liioi'KL i)K \ ILIJ-; di; I'Mus. m» 

l 'i vondéiiiiairean n. 
(Aicliivcs (l(; la |)irr(!cliiro ilc la Sciru-, arlii'lc i-'yO.) 

iViCOLEAU, DIBLlOTlIKiAllli; l)i: I,\ TIlOlSlblE KCOLK CFATBAI.E, AUX AdMIMSTHATEUIIS DU DKI>AIITEME>T. 

Ciloyens adiiiiiiislialiMiis, 

(m (l(M'rc'l (lu (lorps l(-uislatir a\aiil uns à la (lls{iii>lli(iii de riiislilul naliiiiial la lill)liollii'i|iii' 
(l(> la (liiniiiMini' ('laliiic aux (i-ili'vaiil .liisiiilos, l'Insliliil si' disposait, il y a (|in'l(|iir" temps, à 
l'aire enlever iion-seiileiiieiil les livn'S, mais encore les coriis de ljil)liotliè(|ue, les boiseries, 
armoires el leurs portes grillées, etc. Je m'empressai, Cilojetis administrateurs, (ré<Tire au Mi- 
nistre de l'inldrieur pour lui observer qu'il en coûterait beaucou[) pour démonter, transporter 
toutes ces boiseries et pour les replacer, attendu qu'elles neconviendiaient pas toutes ('{jalenient 
au local qu'on leurdestinail au Louvre; j'observai, de plus, (ju'il y aurait de grandes dépenses à 
l'aire pour établir la bibliolbètiue de ladite école centrale; h; .Ministre trouva mes observations 
justes et économiques; il fut décidé, en conséquence, que l'Institut laisserait les corps de biblio- 
llièque. Anjourdluii, pour des niolifs particuliers, le conseiller Lassus, bibliothécaire de l'Insti- 
tut, est venu aux ci-devant Jésuites avec un menuisier el des ouvriers, pour enlever tous les 
corps de bibliothèque d'un bout à l'autre do la salle. Je lui ai représenté les grands inconvénients 
<!t les frais considérables qui en résulteraient, et , de plus, la facilité de trouver, dans le dépôt lit- 
téraire et ailleurs, plus de tablettes et de corps de bibliothè(|Me ipi'il n'en faut à l'Institut. Si l'on 
enlève tout un côté de la bibliothèque de la Commune, il ne restera |)as de quoi placer les ma- 
chines ex[)érimenlales de physicjue, de chimie et d'histoire naturelle. Vous êtes suirisamnienl 
instruits, (Citoyens administrateurs, de la nécessité de conserver un nombre suffisant de corps 
de bibliothèque; vous prendrez dans votre sagesse les mesuii's éion(imii[urs (jue les circonstances 



exigent. 



Salut et respect. 



.\lCOLEAU. 



l 'i vcnlô'e an n. 

(Archives Nationales, F" iao3.) 

Van TiiOL, r.oNSERVATErn nu dépôt national LrrTKiiAiRE Loris-i.\-(]i:i.Ti kk au Ministre de l'intérieur. 

Citoyen Ministre, 

Le transport de la bibliothèque de la Cnmmune de Paris à celle de l'Institut national est fait. 
J'ai à présent de {{randes salles libres el propres à contenir les livres (|u"on doit dé[ilacer pour 
le logement des professeurs de l'Ecole centrale. 

X.Wll. 
REC0>'STITUT10I\ DE LA BIBLIOTHÈQIE DE LA VILLE IM- PM'.IS. 

1" A1U5ÈTÉ. 

Le Conseiller d'Etal, Préfet du Département de la Seine, 

\ u l'arrêté du (jouvernement en date du 8 pluviôse au xi. (|ui met à la disposition et sous la 
sur\i'iilance des iiuinicipalités les bibliothèques des écoles centrales supprimées, 



120 I.A l'ItEMIERE BIBLIOTHEQUE 

Arrôto: 

ARTICLE PREMIER. 

La ljil)ii()lli('(|iif l'aisaiil parlic de l\'iole centialu do la iiio Saint-Aiiloiae, qui a ('k' su|)iniin(>(> 
par rarrèlé du ^',\ (luifuUn- an xi, |i(irleia à l'avenir le tilie de la Bibliothèquo de la Villo de 
Paris. 

ART. Q. 

La coiiservalioii eu sera coiiliée à un bibliolliécaire iioniiné par le Préfel. 

ART. 3. 

FI V aura en outre, pour le service de réiabiissement , un ffarçon de bibliothèque, qui sera pré- 
seiilé par le bibliothécaire et noniiné par le Pre'l'et. 

ART. i. 

Il sera lait un règlement particulier pour Tordre intérieur de la liildiothèque. 
Fait à Paris, ce 4 germinal au \ii. 

Signé : Frochot. 

Pour amplialion : 
Le Secrétaire Général, 
Et. Méjean. 



II" ARRETE. 



Le Conseiller d'État, Prélel du département de la Seine, 

Par suite des dispositions de ses arrêtés de ce jour relatifs à l'organisation et à la fixation des 
déjieuses de la bibliothèque de la Ville de Paris, 

Arrête: 

ARTICLE PREMIER. 

M. Nicoleau. e\-bibliothécaire de l'école centrale de la rue Saint- Antoine, est. nommé conser- 
\ateur de la bibliothèque de la Ville. 

AKT. •1.. 

Ses appoinlenieuts, fixés par l'arrêté de ce jour qui détermine les dépenses de la bibliothèque, 
lui seront comptés à compter du i" vendémiaire de cette année. 

\RT. 3. 

lixpédiliiui du présent arrêté sera adressée à M. Nicoleau. 
Fait à Paris, le U germinal an xii. 

Signé : Frochot. 

Pour amplialion : 

Le Secrétaire Général , 

Et. Méjëan. 



\)li i;il()TKL 1)1. \ ll.l.l. 1)1. l'AlllS. 121 

III OllSr.ltV\TI(>\S l)K 1». MCOr.KAI SI it SON INSr\l.l.\ll(»\ PKRSO.WKI.I.K 
i)\\s i.\\(;ii:\ ii(Vri:i. i)i:s viviiks. 



Le i" jour cornpiémcnlairc an un. 



Monsieur li' l'ii'lcl . 



Ilii cliciiliiiiil lia local ((iiivciiahlc cl (1(111 \)r\\ lr(''s-iii(Kl('r(' |i(iiic la l)il)li(illi('(|ii(j de la Ville, 
je iii'oiililiai iiioi-inriiK' coiiiiiii' je le (levais. .Ial()u\ de répondre à la rdnliaiice dont vous m'Iio- 
iioi'i!/. el (i'('r(in()iniser les deniers de la (Idiiiiiiiine, je n'eus ;;ar(le de clioisir el de vous proposer 
des maisons où j'aiiiais pu me iojfer ddiie iiuiiiière IrJ's-conimode, li(''s-a;;n'ai)le, (d sans aulnes 
Irais (jiie ceux du Iransporl de mes meubles el elïels. Je |)relerui ((die (jui, par la modicili- du 
loyer, assiirail une épar{fn(! de cinq à six cents francs par an el une grande diininulion de frais 
piiiir le (le'nu!na(jenient, ([ui, à raison de la trè.s-grande proximité', a pu se faire beaucoup plus 
proinpieineni , sans voilures, sans aucun déjjàt, el (chose presque incroyable) sans la moindre 
iiilerruplion dans l'ordre ordinaire des s('ances publi([ues. 

Après ([lie la bibiiolbèque eul ét(? rijorganisëe dans le nouveau local, il fallut bien, Monsieur le 
Préfet, que je m'occupasse un peu de mon nouveau lojjement. Vous avez pu en voir la descrip- 
tion dans l'c'lat des lieux que j'ai eu l'honneur de vous adress(M', avec le bail à lover el les |)ièces 
juslificatives (h? loiites les avances que j'avais faites, (le logemenl consislail en un grenier, quaire 
pièces en mansarde, une Irès-pelile pièce en enirc-sol el une pelile (Viirie. 

Je me suis lait un plaisir et un devoir, Monsieur le l're'fel, d'abandonner le gnMiier et r('curie. 
Dans l'un, j'ai fait arranger avec beaucoup d'ordre les portes grilh-es, les armoires, les lablettes, 
les corniches et autres malériaux infiniment précieux |)rovenanl de l'ancienne bibliolhècjui! des 
ci-devant Jésuiles. Dans l'autre (c'est-à-dire dans l'écurie) , on a renfernu' le |)oéle avec ses tuyaux, 
des bureaux, des tables et autres effets beaucoup moins précieux, et l'on peut y mettre aussi la 
j)rovisi()n de bois de chauffage pour la bibliolhè(iue. La très-petite pièce en entre-sol ne |)eul 
servir qu'à mettre en sûreté noire bois à briller, nos ustensiles, noire batterie de cuisine. 

Voilà donc, Monsieur le Préfet, notre logement r('duil aux (juaire pièces en mansardes com- 
muniquant l'une à l'autre. Ce logement ne pourrait convenir qu'à un célibataire. 

La première pièce, un peu irrégulière, sans cheminée, sans tapisserie, est éclairée faible- 
ment par une petite croisée cintrée, garnie de verroux et de vingd |ietits carreaux de verre. J'y ai 
fait tendre du papier j)eint un peu gai et placer deux grandes armoires grillées dépendantes de 
la hibliothèque, dans lesquelles j'ai renfermé plusieurs ouvrag<;s doubles, dont une partie achèvera 
de renqdir les armoires de votn! cabiiud quand il vous plaira, et le surplus |)oiirra ('Ire ('cbangi' 
ou vendu, selon vos désirs, pour aujfmenler el aiiudiorer la bibliotliè(pie de la \ille. 

La deuxième pièce, beaiiccuip (dus longue (|ue large, est éclairée [iir deux croisiVs dont la 
|>lus petite est cintrée, garnie de vingt petits carreaux et de verroux, tandis que l'autre esl 
droite et garnie de six carreaux de moyenne grandeur et d'une espagnolette, dette pièce, Irès- 
irrégiilièreel Irès-difforme, avait été précédemment séparée en deux par une cloison qui n'exis- 
tait plus. Pour faire disparaître ces difformités choquantes et remédier un peu au désagrément 
continuel résullani de la nécessité indispensable de passer par celte [tièce pour arriver à la troi- 
sième, il a bien fallu établir une nouvelle cloison avec une alcôve el un cabinet de toilette, el 
sans cela ma femme aurait été logée dune manière très-incommode et Irès-désagréable. Elle se 
(h'plail encore beaucoup dans ce triste logement, malgré la dépense qne j'y ai faite pour le rendre 
liabilable. 

iti 



1-2-2 LA PHEMIÈHE BIBLIOTHÈQUE DE L'HÔTEL DE MLLE DE I>AU1S. 

La troisième pièce est celle (|ue mes infinnile's el des étourdissements Irès-lVéqiients m'ont 
forcé d'ofciiper pour être plus près d'un domestique ou franle-inahidc (|iii oicupc la quatrième 
pièce, large d'environ cinq mètres. 

(lliart'é de 79 ans, dont plus de 50 ont été consacrés au service de la patrie, mon grand 
àiM' Ht ma sauté, ruiu.M' par des travaux pénibles el par les cruelles maladies (pii eu on! été la 
suite, me rappellent souvent cet avertissement salutaire : Dispotie domi laœ; mis niim moripris. .le 
sens très-bien, Monsieur le Préfet , que je n'ai pas longtemps à vivre, et que le logement (juc j'ai 
ai rangé pour ma femme et pour moi sera très-probablement occupé bientôt par mon successeur. 
Ma femme a partagé les pertes éuorines el tous les malheurs cpu' j'ai éprouvés depuis la Révo- 
liitidii. 



JitccrU 



'C/fU^^^ 



IMDKX VLIMI VliKTKjl K. 



AfiiEn, cliai'{j('' pnr lii C-omiiiunc do suivro l'afl'aire 
dos papiers do la Rastillc, propose de iiioUre en 
vente ces docuinents, ai. — Ccrlilical délivré 
|)ar lui au sujet de ces mêmes documents, 1 1/4. 
\meiliion (llid)eit-Pascal). sous-hihliolliécairc de 
lu Ville en siuvivaiice de Midatlier, 6, lio. — 
Il est nommé Ijildiolhécaire el historiographe 
en survivance de Pierre Bou(piet, el devient en 
eiïet titulaire de cet emploi , 1 ."i , 99 , 1 00, 1 oG , 
107. — hiflcnmité de logement qui lui est ac- 
cordée. 1^1, io3. — 11 préside à la vente des 
jetons cl médailles de la Ville, i5, io5. — Il 
reçoit de Tévéque de Calliniquc des fonds pour 
acquérir de nouveaux livres à la hihiiothèque. 
,8^ 108. — 11 fait d'activés démarches pour 
que les œuvres et le huste de Bailly soient placés 
dans la salle de la hibliothèque, i(). — Son 
traitement à diverses époques, ao, 109, 110. 
— Il se plaint de fesprit d'économie apporté 
[)nr le (Jorps municipal dans l'enlreticn de la 
liililiollièque, an, 110, 111, 1 1 a. — Il signale 
des emblèmes de la royauté dans la maison de 
Saint-Louis-la-Culture et en demande la suppres- 
sion; sa signature, ao, ai. — 11 demande au 
ministre de l'intérieur raiitorisalion de choisir 
des livres dans le dépôt de Saint-Louis-la-Gulture 
dont il a la garde, aa. — Il est invité à re- 
mettre les clefs de la maison de Saint-I-miis-la- 
Culture, 3.3, a'i, 117. — Ui^sislancc ([uil 
oppose à l'Administration, a4, 117. 1 nS. — 11 
est forcé d'obéir et s'installe à la hibliothè(pic de 
l'Arsenal, où il termine sa carrière, aô. 
AMKU.iio>(.Iacques), fière du précédent, est nommé 
.sous-bibliothécaire de la Ville, i3, 107. — Son 
traitement, l'i, io3. 107. 109. — H est 
nommé sous-bibliothécaire de la Commune. 19, 
ao. — Ses appointements en cette dernière 



quahlé, 20, 110, lia. — A la suite de la dé- 
cision attribuant la bibliothèque de la Commune 
à l'Institut de France, il se retire avec son frère 
à la bibliothèque de l'Arsenal, a5. 

André (Jean), échevin, ligurant connue partie con- 
tractante dans le bail de l'hôtel de Lamoignon ,34. 

Armoiries d'Antoine Moriau, 7. — De Joseph 
Tauxier, 11. — De févêque de Callinique, 17. 
— Delà Ville, af), aG, 37. 

Arsexai. (bibliothèque de 1'); mise d'abord à la dis- 
position de l'Institut, elle est plus lard déclarée 
publique, aa, a3. — lluberl-Pascal Anieilhon 
s'y installe avec son frère, a.5. 

AuRiGNY (Du Fresne d"), adjudicataire des plans 
rassemblés par fabbé de La Grive, conserve 
cette collection pour la Ville, qui en fait plus 
tard l'acquisition, 7. — Reproduction de deux 
documents relatifs à cette acquisition. 4i , 4a. 
43. — Fiat détaillé de la collection dressé par ses 
soins, 43 à 4G. 

r>ABii.i.E, échevin . signataire de divei-s actes relatifs 
à la bibliothèque, 4i,4a, 43, 47,48, 81. 

15aii,lv, peintre, est chargé d'un travail de déco- 
ration dans le local do la bdiliothèipie, 19. 

lÎMM.v (Svlvaiu'l, maire de Paris; sou buste et ses 
œuvres sont placés dans la bibliolhèipic de la 
Villo, K). — Lotlre écrite par lui aux admiiiis- 
liateurs de la Conunune. relativement à la bi- 
bliolhècpie; sa signature, ao. — L'affaire des 
papiers de la Uaslille est traitée sous son admi- 
nistration, ai. 

lÎAiNCE, notaire au Chàtelel, signataire du bail de 
riiôlel de Lamoignon, 35. 

Basly, échevin, signataire de divei-s actes relatifs 
à la bibliothèque, 98, 99. 100. 

Bastille; un grand nombre de documents pi-ove- 

iG. 



IJ'i l.\ PHEMIEHE niBLIOTIIEOUE DE L'HOTEL DE VILLE DE PARIS. 



iiiiiit (1(! cette forteresse sont remis .m Ijibliotlié- 
caire de la (^omiiiiinc, •> i . — l'ièi-es relatives à 
celle aiïaire, i l 'i , i i5, i i (i. 

lÎKi.i.KT. (■clieviii. siî|nalnire île ili\ers ncles l'elntifs 
à la bil)li()lliè(n;e. to". lO.'J, lo'i, lof). 

lÎKJNON ( Arniaii(l-Ji'rniiie), ])rev()t des iiinrcliniids, 
conclut . au nom de la \ille, un airanjjenient 
pour rac([nisilion de la l)ililiolliè(jue (li> Joseph 
Tauxier; époque de sa ])révolé; son acte d inlui- 
nialion, lo. — Texte de l'arrangement conclu 
par lui pour l'acquisition de la liililiollièque de 
Joseph Tauxier. ()5, i|('>. — Autres documents 
portant sa signature, 97 à 100. 

BiGNON (Jérôme III), prévôt des marchands, traite 
avec Félibien pour la publication de ]' Histoire de 
Paris, a. 

Blacque, ëchevin, signataire d'une dc'libéi-alion 
relative à la bibliothèque. 107. 

HoNAMY (Marie-Madeleine), sœur et héritière de 
Pierre-.Nicolas Bonamy; une rente viagère, ré- 
versible par moitié sur la têle de son frère, est 
stipulée en sa favciu-, 9, 10, 4(S. 

l!o\uiv (Pierre-Nicolas), bibliothécaire et historio- 
graphe de la Ville; ses actes de naissance, de 
mariage et de décès, 4, 5. — Il publie dans le 
Jdiirniil (le I crilun un arlicle annonçant l'ouver- 
ture lie la l)ibliolhèque au public. <). — Obser- 
valions adressées par lui ;m IJmeau de la Ville; 
il oin-e de céder sa bibliothèque à la Ville moyen- 
nant une rente viagère, 9, 10. — Sa signature 
sous forme d'ex libris , 10. — Beprodnction de 
divers documents concernani sa nomination , la 
survivance de son em[(loi . la cession de sa bi- 
bliolhèque, 3i à 3i, ^7, 38, /)i, i8. — Cata- 
logue des livres cédés par lui à la Ville, 'iS à 81. 

BoRDENAVE, échevin , siguatatairi' d'iuie délibéralion 
relative à la bibliothèque, 107. 

BorciiER d'Argis. échevin. signataire d'iuir délibé- 
ralion du Bureau de la Mlle. 9(1. 

lîoryiET (Pierre), neveu de l'historien Mailin l'>ou- 
quet, reçoit une comnu'ssion de bibliothécaire 
et d'historiographe de la Ville en survivance de 
Bonamy, 6. — La survivance de son emploi est 
accordée à Hubert-Pascal Ameilhon, i3. — .Son 
indeumité de logement. lA. — Beproduction 
de divers documents concernani sa nomination, 
son indeumilé de logement, la suivivance de 
son emploi, /ii,9(),ioo, 101, io3. io(i, 107. 

BoDTRVYs (Baoul), auteur du Lulelia, offre ce 
l)oëme au Prévôt des Marchands, -2. 

BoYER (Jean), seigneur de Saint-Leu, échevin, 



assiste à l'inauguration du service public dans 
la bihliiilhèi|iie. 8. — Signataire de divers actes 
lelatils à la bibliothèque. 3/|, 38, ho, h\. 

C u,LiMoijE (L'évèque de), voir Livry (Nicolas de 
la Pinte de). 

(amus de Pontcarré, seigneur de Vianues, [)révôt 
des nuu'cliands, assiste à l'inauguralion du ser- 
vice public dans la bibliothèque, 8. — Actes 
divers dans lesquels figure son nom. 3i à 35, 
07 à 43, A6 à 48. — Il parafe le catalogue des 
imprimés de Bonamy, 81. 

Catalogue des livres cédés à la Ville par lionamy. 
48 à 81. — Des manuscrils de la bibliolhèque, 
81 à 96. 

Chabrol (Le comte de), préfet de la Seine, fait 
disposer un local pour recevoir la bibliothèque, 
•28. 

CnoMEL (Louis-Denis), échevin, assiste à l'inaugu- 
ration du service public dans la bibliothèque, 8. 
— Signataire de divers actes relatifs à la biblio- 
thèque, 3/1, 38, 4o, 4i. 

Dameron (Jean-François), chanoine de Saint-Louis- 
la-Cullure, signataire de l'accord fait entre 
l'Echevinage et le Chapitre, 101," 102. 

Darll'. échevin. assiste à l'inauguration du service 
public dans la bibliothèque, 8. — Signataire de 
divers actes relatifs à la bibliothèque, 34, 38, 
4 o , 4 1 . 

Deshayes, échevin, signataire de divers actes rela- 
tifs à la bibliolhèque, 4-2, 43, 47, 48, 81. 

Devarewe, échevin, signataire de divers actes re- 
latifs à la bibliolhèque, 4-2, 43 , 47, 48. 

Directoire exécitif; mesures prises par ce gouver- 
nemi?nt à Fégard des bibliothèques de l'Arsenal 
et de la Comnunie, i-i , 23 . 1 1 fi . 117. 

DiiHv (Pierre- A ncher- Tobiesen) . archi''ologue . 
achète la collection de médailles de la Ville; sa 
vie, iG. — Beproduction de l'acte constatant la 
vente de médailles qui lui est faite, io4, io5. 

Eciievins, voii' André (Jean), Babille, Basly, Bel- 
let, Blacque, Bordemave, Boucher d'Argis, 
BoYER (Jean), Ghomel (Louis-Denis), Darlu, 
Deshayes, Devarenne. La BiviIîre (De), Le Bloc- 
TEDR, LE^'s(DE), Mercier, Pochet, Quatremère, 

BiCHER, SaRAZIN, SpROLE , VlEILLARD, ViEL. 

Ecoles centrales; mesures prises sous le Consulat 

à l'égard de leurs bibliothèques, 28. 
Ermitage (Bibliothèque de 1'), près de Saint-Pé- 



\iji;\ A 1.1' Il \i:i.Ti(ji.i;. 



1 •-'.■) 



l('i>liiiiirj[, rfiircniiiiiit un iiiinilnï; considérai)!!,' 
lin ilopiinienls lires delà liiislilic, -j-j. 

EsT\MPii.i.Ks di" la liihliolliiiqiic, •).'). — Fra|)|)(Vs 
par riiistilul, -jy. 

Ktiiis de Gornv, procureur du Roi d de la \ille. 
dcmando f|u"iin U'moignnfj-e de reconnaissance 
soil adressé par riielievinajje à l'évi^que de (lal- 
iiniquc, 107, 108. 

Ev LiBnis d'Antoine Moriau, -j. — neiionnniy. 10. 

Fklibien (Michel), auteur de YHisloirc de Paris, 
traite avec Jérôme Bignon, prévôt des mar- 
chands, pour la publication de son ouvrage. 9. 

Frochot, iirél'et de la Seine, reconstitue la biblio- 
thèque, 119, lao. 

Gazktte de France; article de ce recueil annonçant 
l'ouverture de la bibliothèque au public, 8. 

Gazette de Hollande; ce recueil aimonce l'ouver- 
ture de la bibliothèque au public, 8. 

Gerbault (Pierre), chanoine de Saint-Louis-la- 
Culture, signataii-e de l'accord fait entre l'Éche- 
vinagc et le Chapitre, 101, loâ. 

GuERARDiM, peintre, exécute les fresques du pla- 
fond dans la bibliothèque de la maison professe 
des Jésuites, ili. 

GiNccEN'iî, directeur général de rinstrucliou pu- 
blique, esl sollicité par Van Thol et l'alissol , a '1. 
— Signataire d'un arrêté portant attribution de 
la bibliothèque de la Ville à l'Institut de France. 
1 17. — Lettre qui lui est adressée par .iVmcilhoii 
relativement au dépôt littéraire de Saint-I.ouis- 
la-Culture et à la bibliothèque de la Commune, 
117, 118. 

Grand Trésor (Chambre du), à l'Hôtel de Ville. 1 . 

Hezet. garçon de la bibliothèque de la (lomiiiunc. 
III, 1 1 3 . 

HisTORioGRAiniE DE LA ViLLE; Création de son em- 
ploi par Etienne Turgot. a. — Ses fonctions 
sont remplies par Pierre-Nicolas Bonamy, .">. — 
Id. par Pierre Bouquet, 6. — Id. par Hubert- 
Pascal Ameilhon, i3. — Ses devoirs, 97. 

IxsTiTrx DE France; il demande et obtient que la 
bibliothèque de la Comnume soit mise à sa dis- 
position, a-!. -23. — 11 fait transporter cette 
collection au Louvre, ai. — Nouvelles estam- 
pilles (pi'il fait ajouter à celles de la Commune. 
•2-j. — Documents constatant l'attribution qui 
lui esl faite de la bibliothèque de la Commune; 



correspondance relative à a: même objet, 1 i(j a 
1 I ;,. 

Janso\ (La marcpiisc de); une rente viagère «si 
stipulée en sa faveur par Joseph Tauxier, comme 
condition de la cession de sa bibliothècpie à la 
Ville. (,0. 

Je\n de Terre-Vermeille, auteur d'un Trait»? sur la 
folie des rois de France, 1 1. ()(j. — Son ori- 
gine . se^ fonctions ,11. 

JoLLiv et de Vannes . [irocureur du Roi et de la Ville . 
assiste à linauguralion du service public dans 
la bibliothèque, 8. — Délibération prise au 
sujet d'une somme qu il rievail à son prédéces- 
seur et (|ue la Ville était en droit de lui réclamer. 
1 -1 . f)8 . f)f). — Signataire de divers documcnfs 
relatifs à la bibliothèque, 3i, 38 à 43, ^7, 48, 
81, gli , 98, 100. loa, 107. 

JoiRDAiN, notaire au Chàlelet, signataire du bail 
de l'hôtel de Lanioignon, 35. 

Journal de Verdun; article de ce recueil relatant 
l'ouverture de la bibliothèque au public. 9. 

Li (iiu\K (L'ablx' Jean de), géographe; sa collec- 
tion de plans est achetée par Du Fresne d'Au- 
bigny, qui la conserve à la \ille. 7. — Repro- 
duction de deux documents relatifs à lacquisilion 
de sa collection, 4i. ia. 43. — Fiat détaillé 
des objets faisant partie de sa collection, dressé 
par Du Fresne d'Vubigny, 43 à 4G. 

La Michodière, prévôt des marchands, expose les 
motifs de la vente des médailles et jetons de la 
\ille, 1,"). — Actes divere dans lescjuels figure 
son nom. 1 00 à 1 06. 

L\moi(;non (Le chancelier de), propriétaire de l'hô- 
tel habité par Antoine Moriau. renouvelle le 
bail lie cette maison à la Ville. 5. — Reproduc- 
tion de ce bail, 34 . 35. 

I,A MoRLiÈRE (Claude-Nicolas de), chanoine de 
Saiut-Louis-la-Culture, signataire de l'accord 
fait entre le Bureau de la Ville et le Cha|)itre. 
101 , loa, 

Lapoxce (La veuve), propriétaire de l'hôtel des 
Vivres, loue celte maison à l'Échevinage pour y 
installer la bibliothèque, a8. 

La lin 1ÈRE (De), échevin , signataire de divers 
actes relatifs à la bibliothèque, 96, 98, 99. 100. 

Lassis, bibliothécaire do llnslilut, reçoit l'ordre 
d'enlever les livres et le mobilier de la biblio- 
thèque de la Commune , 1 5 . 119. 

Lk Bloctkur. échevin, assiste à l'inauguration du 



I2(i LA l>HEMIKUK BIBLIOTIIKQIE DE L'HOTEL DE VILLE DE PARIS. 



service public dans l;i ljii)lioliièque, 8. — Si^jun- 
taire de divers act(>s relalifs à la hiMidtliiMiiio. 
3i,35, 1x0, h\. 

LiiFiiVRE DE CADHAUTiiV, prévôt des inarcliaiids; ollic 
qui lui est faite par l'dvôquc de Calliniquo, 18. 

Lexs (De), ('clicvin, sijfuataire de divers actes re- 
latifs il la bililiolhèqiie. g(). (j8, 99, 100. 

I.K I'ei.ktiek (Louis), seigneur de Mcirtefontaine . 
prévôt (les marchands; sa sollicitude pour la lji- 
liliiillii''(pie, iG, 18. 

Lé\es(,ile, chargé du triage des papiers de la Bas- 
tille, reçoit une indemnité de 200 livres pour 
ce (ra\ail, i iti. 

LiDE.N , savant sui'dois, visite la |jiljliollièi|iie et lui 
assigne un des prenn'ers rangs parmi les biblio- 
thèques de Paris; son voyage, 18. 

LivRY (Nicolas de la Pinte de), évèque de Callini- 
que. bienfaiteur de la bibliothèque; sa vie, sa 
moi't , lO, i-j . — Sa marque bibliographique, 
17. — Témoignage de reconnaissance qui lui 
est oiïbit par le Bureau de la Ville, 18. — Do- 
cument constatant la reconnaissance du Bureau. 
107, 108. — Lettre adressée par lui au Bureau. 
108. 

LoBmEAi;, auteur de [ Histoire de Paris, traite avec 
Charles Trudaine, prévôt des marchands, pour 
la publication de sou ouvrage, a. 

LoMÉME (Le cardhial Etienne-t^harlesDE), comte de 
Brienne , décrété d'accusation sous la Teneur, i 7 . 

.Maison professe des Jésuites; elle est donnéi» aux 
chanoines réguliers de Saint-Louis-la-Culture. 
]'■]. — On y installe la bibliothèque de la Ville. 
1 3, 1/1 , 100, 101, loa. — Ce que dit Piga- 
niol de la Force des fresques exécutées dans le 
local de la bibliothèque, 1 h. 

.V1arqi.es BiBLioGRAi'HiQLEs d'Antoine Moiiau , 7. — 
— Do Joseph Tauxier, 11. — De Tévêque de 
Callinique, 17. — De la Ville, 26, 27. 

Médailles de la \ ille, 3 , i5 , itj, loi, loô, io(J. 

Mejet, garçon de la bibliothèque, 1 10. 

Mercier, échevin, signataire de divers actes relatifs 
à la bibliothèque, li-2. AS. ^7, iS, 81. 

Mercure de Frvnce; article de ce recueil aTinouçant 
l'ouverture de la bibliothèque au public, 8. 

.Mjro.x (Pierre), chanoine de Saint-Louis-la-Cul- 
liu'e, signataire de l'accord fait entre le Bureau 
de la Ville et le Gha[)itrc, 101. 109. 

MoLiNos, inspecteur général des bclliments civils, 
contribue à empêcher l'enlèvement du mobiher 
fie la Itibliollièquc de la Connnune. 26. 



Mounu (Antoine), procureur du Boi et de la Ville; 
importance de sa bibliothèque; ses actes de nais- 
sance et de décès, 3. — Il lègue à la Ville sa 
bibliolhèque et ses médailles, 3, li , 3i. — 
Son habitation au moment de sa mort, 5. — 
Son ex libris et ses marques, 7. — Sa libéralité 
est rappelée ])ar des recueils périodiques, à 
l'occasion de fouvei-ture de la bibliothèque de la 
Ville au public, 8. — Sa succession est liquidée 
délinitivement par luie délibération du Bureau 
de la Ville, 11, 12, 98, 99. — Volumes pré- 
cieux appartenant ii sa bibliothèque, 2.5. 

iMoRLAU (Guillaume), père du précédent, procureur 
du Boi et de la Ville, 3. 

MuLATTiER (Jean-Baptiste), sous-bibliothécaire de 
la Ville, 5, 32, 33, io. — Son acte de décès, 
6,7, — La survivance de son emploi est accordée 
à Hubert-Pascal Ameilhon, 6, io, il. 

NicoLEAU, bibliothécaire de la 3° Ecole centrale, 
empêche que le mobilier de la bibliothèque de 
la Commune soit transporté au Louvre, 26 , 119. 

— Son zèle, son désintéressement, 27, 28. — 
Le dépôt confié à ses soins forme une nouvelle 
bibliothèque pour la Ville, et il en reste le gar- 
dien, 28, 120. — Observations adressées par lui 
sur son installation personnelle à l'ancien hôtel 
des Vivres, 121, 122. — Sa signature, 122. 

OuDARD, chargé par la Connnune de suivre l'affaire 
des papiers de la Bastille, propose de mettre en 
vente ces documents, 21. — Certificat délivré 
par lui au sujet de ces mêmes documents, 1 14. 

Palissot (Charles), désigné comme successeur de 
Hubert-Pascal Ameilhon, insisté auprès du direc- 
teur général de l'instruction publique pour être 
mis en possession de son emploi, 24. 

Pétiox, maire de Paris, signataire d'im mandat de 
payement délivré à un employé de la bibliothèque 
de la Ville, 1 lO. 

Petit-Trésor (Chambre du), à l'Hôtel-de-Ville, 1. 

Pièces JUSTIFICATIVES : délibération prise, le 2 sep- 
tembre 1760, pour la formation de la biblio- 
thèque; règlement, 3i à 3à. — Devoirs du 
sous-bibliothécaire, 3i. — Bail passé avec le 
chancelier de Lamoignon pour la location de 
son hôtel, 34, 35. — Devis de travaux divers 
h exécuter dans le local de la collection, 36, 37. 

— Commission de bibliothécaire délivrée à 
Bonamy, 37, 38. — Remise des clefs de la 



I.NDKX \l,l'll \i;i TKJUK. 



r->7 



colloclion cnlre les iiifiiiis de Boiiaiiiy, 38. — 
Devoirs du l)il)liolli(5cfiiro, ."{g, /io. — Coiii- 
iiiission (lo soiis-bililidllircniro di'livrrp à Joaii- 
liajilislc Mulallier, fut. — (ioiiiiiiissiou de soiis- 
bibliollitfcaii'c accordoe à Huberl-Pascal Aincilhoii 
en survivance de Midallicr, 60 , /| i . — (lominis- 
sion d liislori(){jra|)iie et de l)ibliolliécairc accor- 
dée h PieiTc Bouquet en survivance de lîonamy. 
'11. — Documents relatifs à rac(|uisiti()n des 
gravures, dessins et manuscrits de l'abbé de l.a 
Grive, lu, Ixa, 43. — État détaillé des objets 
faisant partie de la collection de La Grive, 
dressé par Du Kj-esne d'Aubigny, 43 à 46. — 
Délibération relative à l'état des livres qui ont 
formé le premier noyau de la collection, 'iti. 
'17. — Délibération portant acquisition de la 
bibliollièquo de Bonaniy, h-j, 48. — Extraits 
du catalogue des livres de Bonamy, 48 à 81. 

— Extraits du catalogue des manuscrits de 
l'ancienne collection, 8i à ç)ï>. — Délibération 
prise piiur lacceplalion de la bibliothèque de 
Joseph Tauxier. ()5 . 96. — Devoirs de Ihistn- 
riograpiie et du bibliothécaire, 97, 98. — Dé- 
libération relative à la succession d'Antoine Mo- 
riau, 98, 99. — Acte qui confère à Ameillion 
la survivance de Bouquet, 99, 100. — Accord 
avec les religieux de Saint-l>ouisia-Calture pour 
la cession du local destiné à la collection, 100, 
101, 102. — Batificalion de ce même accord 
par l'abbé de Sainte-Geneviève, loa, io3. — 
Délibération relative au logement et aux appoin- 
tements du personnel attaché à la collection. io3. 

— Documents relatifs à la vente des médailles et 
jetons de la Ville, io4, io.5, loC). — Conlir- 
iiiationdo Hubert-Pascal Ameillion dans son em- 
ploi d'historiographe et de bibliothécaire, loG, 
107. — Délibération portant qu'une bourse de 
cent jetons sera offerte à révè(pie de («allini(]iie. 
107, 108. — Lettre de l'évêque de Callinitpie 
au Bureau de la Ville, 108. — Lettre du baron 
de Breteuil au l'révAt des Marchands; budget de 
la collection pour l'année 1787, 109. — Délibé- 
ration relative au personnel de la collection , 110. 

— Budget de la collection , devenue bibliothèque 
de la Goninnme, en 179» et 1792, 1 10 à 1 13. 

— Documents relatifs à l'aiïaire des papiers de 
la Bastille, it4, 11 5, 116. — Attribution de 
la collection à l'Institut ; correspondance engagée 
à ce sujet, 1 16 à 119. — Reconstitution de la 
collection , 119, 120. — Observations du biblio- 
ihécairesurson installation personnelle, 121.1 22. 



l'ociiKT, éclicvin, signatairr iluin' délibi'ratidii rela- 
tive il la bililiotlièi|uc, 107. 

PdiMiiT. hbraire, propo.se ii la (>omniUiie de faire le 
triage des papieis de la Bastille, 21, 1 1 4. — Iri- 
denuiilé qui lui e.sl accordée pour ce travail. 11.'). 

l'iiP.T DKS i.iMtKS au dehoi-s; dispositions qui l'inter- 
disent. 39. 

PnKV(Ws DES Marciuuds, voir Bignos (Armand-Jé- 
rûme), Bigvom (Jén^me III). Cambs de Po\t- 
cAiiRK, La .MiciioDiiiRK, Lefèvre de Caumabtiv. 
Le I'eletier (Louis), Sanuiin (Jacques), Tri - 
DAixE (Charles), Turcot (iMichel-Llienne). 

PnOCL'RELRS DE l,A ViLLE, Voic ÉtHIS DE CoRXV. JoL- 

I.IVET DE Vanxes, Morivu (Anluiiie), .Morhu 
(Guillaume). 

QrATREMÈRE, échevin, signataire de divers actes re- 
latifs à la bibliothèque, 102, io3, lo'i. 

Qi KMADKi: (La dame de), femme de Jollivet de 
\annes, menlionnée dans une délibération de 
l'Echcvinage, 12. 99. 

RiicLEMEXT de la bibliothèque, 32, 33, 34. 

BiciiER, échevin, signataire d'une délibération rela- 
tive à la bibliothèque, 107. 

PioLi.E (Pierre-.Nicolas), successeur de Nicoleau 
dans ses fonctions de bibliothécaire de la Ville. 

RoiissEi.ET (Claude), prieur de .Saint-Louis-la- 
Culture, traite avec l'Echcvinage pour la cession 
d'un local destiné .'i la bibliothèque de la Ville. 
101, 102. 

iîoissELLE, chanoine de Sainl-Louis-la-Culture , si- 
gnataire de l'accord fait entre le Bureau de la 
\ ille et le (jhapitre, 101, 102. 

Saint-Louis-la-Cdlture (Chanoines de); on leur 
accorde les bâtiments de la maison profe.sse des 
Jésuites, située dans la rue Saint-Antoine. i3. 
— Ils consentent à recevoir la bibliothèque de la 
\'ille dans le local de la rue Saint-Antoine, i3. 
100, 101, 10a. 

Saint-Louis-la-Cdltcre (Dépût littéraire de); des 
emblèmes rovalistes sont signalés dans le local 
de cet établissement par le bibliothécaire de la 
Commune, 20, 21. — Le même bibliothécaire 
demande l'aulorisalion d'y puiser des livres pour 
augmenter la collection confiée à sa garde, 22. 

Saixte-Gexeviève (Abbaye de); son abbé ratifie le 
bail fait à la Ville par les chanoines de Sainl- 
Louis-la-Culture. 102. io3. 



128 LA PREMIKIiK l!l l!Mf)T II ÈQUE DK L'HÔTEL DE VILLE DE PARIS. 



Sangi'in (Jacques), pi-tnol dos luai'cliiiiids, l'ail 
nieltip dans la cliainhi-c du Trésor, à l'Hùlel de 
\ilie. le Ltilelld de liiioiil i!iiiilra\s, •!. 

.Sakazin, éclieviri, sijjiialaire de divers actes relatifs 
à la bibliothèque, ()S, ()(), loo. 

Secousse (Denis), avocat; la |)lu[)arl do ses livres 
sont achetés par Joseph Tauxier, 1 1 . 

Sermente, chanoine de Sainl-Louis-la-Ciillure, si- 
gnataire de raccord fait entre l'Echevinage el le 
Cha])itro, loi , loa. 

SiG.vATUKEs : Ameilhon ( lliihert-Pascal), ai. — 
Hailly (Sylvain), -lo. — lîoiiamy (Pierre-Nico- 
las), 10. — Nicoleau, i-!-j. 

SpitoLE. échevin, signataire de divers actes relatifs 
à la bibliothèque, io3, lo'i, loo. 

Taitbout (Jean-Baptiste-Julien), grellier en chef de 
l'Hôtel de Ville, reçoit les livres, les médailles et 
les autres objets légués à la Aille pai- Antoine 
Moriau, 3i. 

Tauxieu (Joseph), avocat au Parlement, oll're sa 
bibliothèque à la Ville, moyennant certaines con- 
ditions, qui sont acceptées, i o. — Sa marque 
armoriée, ii. — Reproduction d'une délibé- 
ration ayant pour objet lacceptation de son 
legs, gS, (j(j. — Extrait du second de ses codi- 
cilles, ()6. 

Tersan (L'abbé de), antiquaire, achète les jetons et 
les bronzes de la Ville; sa vie, sa mort; sa col- 
lection d'antiques, i(j. — Procès-verbal de la 
vente de jetons qui lui est faite, io5 , i oG. 

TiiAJiN'oPOLis (L'évêque de), neveu du cai'dinal Lo- 



ménie de Brieniic, est décrété d'accusation sous 

la Terroiu', 17. 
Trechard. aide-bibliothécaire de la Commune. 111. 

1 1 a. 
Trudaine (Charles), prévôt des marchands, traite 

avec Lobineau pour la publication de \'Histoite 

de Paris, a. 
TuRGOT (Michel-Elieime), prévôt des marchands, 

prend des mesures pour former la bibliothèque 

et crée un enqiloi d'historiographe; sa vie. sa 

mort, a. 

Vacances de la bibliothèque, 18. 

Van Tiiol, désigné comme successeur de Hubert- 
Pascal Ameilhon , insiste auprès du directeur gé- 
néral de l'instruction publique pour être mis en 
possession de son emploi, ai. 

Vastan (Lenian|uis de); une rente viagère est sti- 
[iidée en sa faveur par Joseph Tauxier, comme 
condition de la cession de sa bibliothèque à la 
Ville, ()0. 

ViAi.LET, abbé de Sainte-Geneviève, ratilie le bail 
fait à la Ville par le Chapitre de Saint-Louis-la- 
(Julture, loa, io3. 

Vieillard, échevin, signataire d'une délibération 
relative à la bibliothèque, g6. - 

ViEL, échevin, signataire de divers actes relatifs à 
la bibliothèque, 10a, io3, 10/1, io5. 

VrvREs (Hôtel des); sa situation; on y transfère la 
bibliothèque. a8. — Observations adressées par 
le bibliothécaire sur son installation personnelle 
dans ce local , 1 a 1 , 1 aa. 




Réseau de bibliothèques 

Université d'Ottawa 

Échéance 



Library Network 

University of Ottawa 

Date Due 




a39003 00277Q 1 38b 



/ 



CE DC C7C2 
.H67T5 1873 
CGC TISSERAND, 
ACC# ICilôÇÇ 



L FRb^'IfRE eie 




COLL ROW MODULE SHELF BOX POS C 
333 10 09 09 07 01 9 





HISTOIRE GENERALE DE PARIS. 




■ a(rodac<ion A miNtoiro géïK^ralc de Paris, (Plan de la f n'Ieclion Précédents historiques, ]iar L. M. Tisse- 
iiASD, appendices et pii'ccs jnstilicalivps.) i vol 1 5 fr. 



GEOLOGIE ET PALEONTOLOGIE. 

)n Seine. — 1. Le Iîassi> paiusien' aux âoes ANTÉHisroniQUES, par E. REbcnAND, inspecteur {[énéial dos Ponis et 
V.II.1USW.C. direclcur des Eanx et des Ejjouts 'e la Ville de Paris; troi? volumes avec l'e nombreuses planches sur bois, 
■•■ rhromolithofjraphie et en photolilliO' Ujjnic i oo fr. 

TOPOGRAPHIE. 



Topographie liistoriqne <la Vieux Paris (Ré- 
fiiov m, LdivKE y.i iiEs Ti ii.Eiuts, t. 1 et 11), par len 
A. Beiit» et H. LEonAN», .nrchitecle-lopoffraphe; deux 
volumes avec soixante cl une planches sur acier, vinn;t 
et un bois gravés, deux liéliographies et doux fi-ii! ■ 

d'un plan jjénérol de restitution i i ■ 

T. III ( Bonio ET FAriioi ii(, SiiNT-tÎEiniAn ) minx pirs.i, 



Plans <Ic re>- . jU , plan cavalier 

restili , ,.oiitinuateur de la Topogra- 

.._ le' ;ji'and aigle, accompagnée d'un Plnn 

Ile renvoi, l une Ao/iVe historique et d'une Légeiidr 

r.r/i'' 'e tout dans une reliure-boîte. . . 3o l'r, 

11. . , ■rqiiM ••■1 (le l'ouvrage Inliluir : Pahi.< 

ET SI IlloMPI., s Al X XIV' ET \V° SiÈOI.ES, . . . 10 fr. 



MMISMATlOLiE ET HER ^DIQLE. 

Les Armoiries de la %'ille de Paris : 1. SoEAiix et emulèsies; II. liEiisES; 111. CouLEuns et LiviiiÎES; ouvragu 
posthume du Comle A. de Coêtlogo.\, refondu et complété par le Service historique de la Ville de Paris, sous la 
direilion de L. M. TissKiiA^n; un volume avec trente planches liori texte, en noir et en couleur, et pins de trois 
cents bois jfravcs dans le texte (sous presse) So fr. 

MÉTIERS ET CORPORATIONS. 

Le Livre des .llesliers d'Estienni; iioileau, édition variorum, publiée sous la direction de M. Léopoed Delisie, par 
MM. nr. Le< ■IKASSE et Bos.vAiinciT, archivistes-paléographes , attachés au Service des Travaux historiques de la Ville de 
"irib. 1 vol. \ -ous presse) io fr. 

SCRIPTORES RERUM PARISIENS o M. 

Paris et se» ''isinriens aa> >iH" et lil'si^eles. Documents et Echits originaux, recueillis et commentés par 
fiMi 1,E Roi X m. l.iscY, tonservateurlu..ioraiie de la bibliothèque de l'Arsenal, et L. M. Tisserand, secrétaire-àrchivisti 
de l.n Commission des Travaux hisloriipics de la Ville de Paris; un très-fort volume avec trente-huit planches hors 
Icxl". dinil treize liri'cs "n or el en roiileur, et cinquante gravures sur bois ou en héliographie dans le texte . loo fr. 

BIBLIOTHÈQliES. 



I.e.s aneicnnes BiMiotlié<|ues de Paris (Églises, 
MoNASTÈnES, Collèges, etc.), par Alfred Franklin, 
de la hihllothùquc Mazarinc; trois volumes avec 
vingt-quatre planches hors texte et plus de trois 
cents gravpips dans le texte, ('haquc volume pris sé- 
parément /lo fr. 

Les trois vobimeti pris ensemble loo 



Le Caltinet des inauascrilsdcla Bibliothèque 
impériale. Etude sur h formation de ce dépôt, coin 
prenant les éléments d'une histoire de la calligraphi' , 
de la minininre , de la reliure cl du commerce des iivn •■ 
à Paris avant la découverte de l'imprimei \ par Léo 
POLD Delisle, membre de l'Institut, l. ' . . Ao Ir. 
T. II (sous presse). 



La premi«^re RibiiollK^qoe de l'IIAiiel -le Ville de Paris, par L. M. Tisserand, chef du hu m des Beaux- 

. Arts et des Travaux historiques à la Pu-lecture delà Seine, i vol. tiré à très-petit nombre , avei. juali. planches 

hors texte et dix huit liois gravés . 20 fr. 



N . B. Tous tes volumes ih la Cnlleclion sont lire» s • pop 
Ijeiir prir est (/'un tiers plus <■'" 1 , 



reliii Irès-fnr' '' 



7 (I nu v 



lupltiires .mv veri;é. 



AuiiRv, ruu ."MijuiiM, 11^. 
DniiacLiN, quai des Augiistiiis, i3. 
DcNOD , quai des Aiif^ustiiis, /19. 
Dorand, rue Cujas, 9. 



LJBBM:.;,S btPOSlTAlRES 

F. S. Elli», à Londres, King Slicnt, 33. 
FoN-TAiAk.! assaije des l'anor-ainas , 35-3G. 
Maivon, , l'erics de i'Odéon. 
1 PoBQiET, qu.ii Vultairo, 1. 



Hapillv, quai Mnlaquais, 5. 
Ubnouard , rue de Tournon , 6. 
Sandoz et FisDACMEn, rue de Seine, 33. 
RoTnscniLD, rue des Saints-Pères, iH.